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..

.L'I.LLUSTRATIO·N,
~OUBRAL URIVEBSBL.

22 8 ANNÉE. VOL. XLIV.

Direction I Rédaclion, Administration :
Toutei les communications relatives au jou!"'al, réclai;nations, d~mandes
de ohangements d'adresse , do1vent etre adressees franco a

Nº

f 131.

Ahonnrmenls pour Paris el les Déparlemeuls :
3 mo;,. 9 fr.;- 6 mois, 18 fr.; -

unan, 36 fr.; - le numéro, 15 c.
la collection mensuelle , 3 fr.; le volume semestriel, 1~ fr.

· • AUG. JIIARC, DfflECTEUR GERANT.

t 864,.
L'adminislralion ne ripond pas des maouscrits et ne s'engage ¡amais a lea insircr,

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d'nn mandat sur París ou sur la poste.

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BUREAUX : RUE RICHELIEU', 60.

Les abonu. partent du ter no de chaque mois.

0

8amedt 19 Oetobre

Gravure, : Distribution de croix et de médailles faite par M. ie ,iceSOMYAIRE.

amiral de Cbabanne,, le 16 oclobre, sur la place d'Armes de Toulon.
- V11la Peillon,

Rem politique de la semaine. duce de Nice. -

(nou,clle) 1uite. -

Courrier de Voya¡e. - Correspon-

Correspondance d'Amérique. Riéges. -

Rossini. -

La cbanson de Roland, poeme de Tbéroulde. La ,tatue de Jasmin. -

Bibliographie,

Les lilas blancs

Théodosie de Crimée. Revue musicale. -

a Nice :

Résidence de LL. MM. 11. de Russie. -

Événements des États-Unis : Campagne du général Sberidan, batailie
de Fisher's-Rill (i~ sep'.embre}, ! gravures. - Riéges (3 gravures).
- Rouini. - Tbéodosie de Crimée. - Re,ue trimestrielle. p•r Cham

( 14 gravures). - Le mois d'o~tobre. - Rébus.

REVUE POLITIQUE DE LA SEMAINE.
Nous sommes a. ce mtiment solennel qui est l'objet
d'une si vive préoccupation. Le 24, le parlement italien
s'est réuni a T11rin. La session qui commence n'étant
que la suite de celle qui a été prorogée il y a quelques
mois, ce n'est pas le roi qui l'a ouverte en personne, c'est

iuW!re,
1ta\11
dwa

1UET,

DISTRIBUTION UE CIIOIX Er UI! 111WAl1LES l'AITI:. PAII M. LE VlCti-AllllllAL DE CUAl!ANNl!S, LE 16 OCTOBIIE, SUR LA PLACE D'AJ\illES DI! TOULON. - llapré, un croquia de M. Letuaire.

�'t7 4

L'lLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

le général La Marmora, président du conscil et ministre voit souvent. Quoi qu'il en soit, l'Autriche déclare ne
vouloir pas de privilége pour elle, mais elle n'en veut
COIJBRIBR DB WO'TAGB.
des afiaires étrangeres.
pas
non
plus
pour
la
Prusse.
C'est
a
ce
propos
que
la
Toutes les mesures avaient été prises pour le maintien
De Nice a Dordighera : Eza, Roquebnme, Monaco. _ 1de l'ordre, et nous devons a,ussi constater le concours Presse de Vienne invoque énergiquement, mais un peu
palmiers de Dordigbera. - L'obélisque d~ la place •
preté au gouvernement italien par toutes les classes de tard, les droits de la Confédération germanique, les prínVatican : Sixte V et le pécheur de Dord1¡¡hera. -n..
lasociété, pour assurer le calme et la pacification _des es- cipes constitutionnels de l'Allemagne. (( On peut, dit ce
di¡¡bera int1·a-muros. - Douaniers modeles. - Vinlimiatia,
prits. Le maire et le commandant des gardes nat1onales journal, faire de Kiel un port fédéral, et de Rendsbo_urg
- San-Remo.- Le palais Borea.-Une :ue de San-~
Les jeux de Monaco. - Enfer et Parad1s. - Une Tille•
~aient publié, la veille de l'ouverture du parlement, des une forteresse fédérale; mais cela regarde exclus1verepos. - La ¡¡arnison de Monaco. - Pourrai&amp;-je ,o1r le
proclamations. Des manifestes, émanant des sociétés ou- nfent la Confédération germanique. i, La meme feuille
¡¡ouverneur? - Cannes.- Le club. - Un hótel de pl111.
vrieres recommandaient l'ordre et la tranqu.illité, et in- s'éleve contre la prétention que montre déja la Prusse
vitaient' les ouvriers a prouver par leurs acles que le d'accaparer le Lauenbourg a litre d'indemnilé de guerre.
Les jeunes misses pales et languissantes ne sont PII
En atlendant, les exigences du gouvernement pruspeuple turinois ne dément pas son ancienne renommée.
encore venues respirer l'air vivifiant et tiede des tillea
sien
redoublent
daos
les
Duchés.
Quelle
que
soit
la
résiLa plus grande partie de la presse s'est associée a ce
d'biver, les lords anglais et les majors russes ne ch&amp;oi.
mouvement public, et son langage est empreint de con- gnation du Danemark a accepter les plus_ lourds s~crifices,
il ne parait pas qu'1l ait encore réuss1 a convam~re fent pas encore leurs rhnmatismes au soleil dn llidi, la
ciliation.
catarrheux de tous les p1ys ne toussent pas encore IOII
Presque tous les députés et les sénateurs étaient :mi- lesalliés de son sincere dé~ir de voir la paixse conclure.
les orangers et sous les citronniers chargés de mi.
vés depuis quelques jours a. Turin. Lundi, a deux heures L'occupation a chaque jour des rigueurs nouvelles. Non
déja jaunissants; la belle saison de Menton, de Mo11111o,
de l'apres-midi, les deux chambres italiennes étaient contents d'avoir ruiné le Jutland par la prohibition de
de Bordighera, de San-Remo, ne commencera guere._
réunies au grand complet. La Chambre tles députés était l'exportation des eéréales et du bHail, les élrangers
viennent de prendre une mesure qui annulle compléte- dans un 11\0ÍS; n'importe, profitons de ces quelques loiprésidée par M. Cassinis.
sirs qui nous restent, résignons-nous a nous passer des
Le président du conseil, général de La Marmora, a pré- ment l'article 6 de \'armistice, en vertu duque\ les excé-• misses, des lords et des majors,a ne rencontrer daaa la
senté la convention du i 5 septembre et la correspondance dants trouvés dans les caisses publiques, apres payement des fournitures faites aux troupes alliées, et des paradis terrestres de la Méditerranée que des gensfni,
diplomatique échangée a ce sujet.
dispos et bien portants, et faisons une petite promeDMe
Le ministre de l'intérieur, M. Lanza, a présenté le pro- dépeoses de l'administration, doiveot etre restitués au
sur
la Corniche.
jet de loi pour le translerement de la capital e du royaume Danemark' lors de \'év11.cuation du pays. Le général-com.
.
Aimez-vous
les longues montées en diligenceY Laroate
d'ltalie de Turin a Florence; M. Lanza a demandé l'ur- mandantde Falkenstein vient, en eflet, de fa1re para1tre de Nice a Menton jusqu'a la Turbie sera bien ,oin
un
arrété
duque\
il
ressort
clairement
que
bien
loin
gence pour ce projet.
affaire : vous aurez le temps d'admirer tout a,otte lile
Beaucoup de députés ont déposé des propositions d'avoir a toucher un excédant quelconque apres la con- le golfe de Villefranche et d'y rever un port magni&amp;qa
clusion
de
la
p1ix,
le
Danemark
doit,
au
contraire,
~•attendant a ordonner une enquete sur les événements de
tendre a payer une somme considérable pour acqu1tter t:e beau gol fe est si bien abrité, la roer y est si tranquille,
Turin.
il s'arrondit avec tant de grace, que c'est vraimeot doa,
La Chambre a accepté l'tnquete. Le président Cassi- toutes les dépenseR de l'occupation.
Quoi qu'il en soit, le Danemarka été contraint de céder mage de n'y pas voir toute une tlotte a l'ancre, ao PÍN
nis a désigné une commission de neuf membres qui sera
a la force. La question de délimitation des nouvelles d'une grande et s•Jperbe ville couvrant, comme C.,
chargée de cette enquete.
un des plus harmonieux amphithéatres que la 1111111
M. lE. général de La Marmora a fait au sénat les me mes frontieres et la question financiere ont été réglées coro me se soit plu a dessiner; je serais bien étonné si •
il a plu aux grandes puissances de les régler. Mais voila
tommunications qu'a la Chambre des députés.
ne nous laissions pas prendre quelque jour a la teotalill,
En dépit des rumeurs qui avaient circulé a Paris lundi maintenant les conquéraots aux prises, et \'on se rapQuand on a dépassé la Turbie, on descend, et si tila,
soir, et qui présentaient Turin comme en proie A une pelle les prédiction• des journaux aoglais, qui disaieot qu'en vérité c'est dommage; on voudrait qu'uo 4Wlla
vive agitation et meme a des troubles, la ville était par- récemmeot : (( Le Danemark sera vengé t6t ou tard par indirect du chemin ne vous cachat pas si tot Eza,le
faitement tranquille. Aucun déploiement de forces n'a eu ses spoliateurs, loraq:u'ils se retrouveront face aface apres vieux nid de pirates; les pirates ont disparo, mais le li,
la spoliation. »
.
lieu.
perché snr son rocher, a conservé toute sa pittoresq11111
La
Suisse
présente,
en
ce
moment,
un
spectacle
qui
Le paquebot transatlant1que, en retard de plusieurs
sauvage
physionomie; on voudrait jeter un regard ._
jours, est arrivé dimanche a Saiut-.Nazaire, apportant prouve a la fois sa prévoy1nce et son humanité. Le sau · rapide sur RoqtJebrune et deviner un peu ce qu'apea
vage
écrasement
du
Danemark,
apres
celui
de
la
Pol~goe,
des nouvelles du Mexique.
le prince de Monaco en consenlant a vendre les _dnl
Ces nouvelles sont datées de la capitale, i Oseptembre. lui a fait comprendre que! danger menace les nallona- qu'il tenait de ses ancetres, et que son peuple anit f11
Les opérations milit1ires, apres l'anéantissement des lités faibles en nombre et en territoire, devant la force soin de rendre quelque peu illusoires; on soubaileni
guérillas qui infestaient les provinces centrales, ont été brutale érigée en loi supreme. La Suisse montre l'exemple que la montagne ne se hatat pas tant de vous ma..-r
dirigées contre Juarei. lui-méme. Ce dernier n'a P~ at~ a plus d'un grand État par l'énergique et active sympa- Monaco lui-meme, mollement étendu sur son cblllllll
tendu l'attaque. ll aurait licencié son armée et pr1s, }ui thie qu'elle témoigne aux débris de la Pologne. En meme
promontoire.
troisieme, la route de Chihuahua, saos troupes, presque temps qu'elle tachait d'arracher le général Langi~wicz
Nous voici a Menton.
saos escorte, en fugitif. On attendait d'un jour a l'autre des mains de l'Autriche, en lui conférant les dro,ts de
La France, en ajoutant Menton a son territoire~ irl.
la nouvelle de la prise de Matamoros. Le général Zu- citoyen suisse, elle donnait asile a un grand nombre enrichie de vergers d'oliviers, d'orangers et de ~
loa"a ancien président de. la république, le général La de proscrits et les aidait généreusement a se créer chei. niers d'une avenue de platanes, d'une petite plaee l
Ga;r;, le géaéral Uraga et le général Doblado, ont fait elle des moyens d'existence. Elle pousse actuellement
peu ~res carrée qui ne fera jamai~ beaucoup. de bnl
leur soumission et ont adhéré au nouvel ordre de la réalisation d'un projet con~u par des bommes ém1- daos le monde de boutiques a ense1gnes anglaises, 111
nents de l'émigration. Un comité siégeant a Zurich s'occhoses.
cupe
de fonder une maison d'invalides pour deux grand h6tel d'Angleterre, et de quelques centaines d'lt
Une seule cbose nous inquiete : au moment ou la corbitant.-. dont l'occupation la plus importante paral&amp;*
respondance du Mexique publiée par le Moniteur annonce cents blessés polonais. Le comité de Zurich fait un de se sentir vivre agréablement en évitant de troulll
que le général Doblado a fait sa soumission, nous li- appel spécial aux artistes fran~ais et ~tra ng_ers, en _fa- cette douce quiétude par un geste trop brusque OI
sons le discours que ce meme Doblado vient de prCl- veur d'une loterie d'olijets d'arl qui se tiendra1t a Zur1ch mouvement trop rapide. Et pourtant, ces bravee
noncer a New-York, a l'occasion de l'anniversaire de au profitde l'reuvredes invalides polonais. 11 prie les ~r- ont fait leur révolution en i848. Oh! la bonne,
l'indép~ndance du Mexique, discours dans lequel il fait tistes qui seraient disposés a concourir a cette. fondat1on douce, la tranquille petite révolution que cela
enteudre les plus énergiques appels a la résist1nce contre de vouloir bien envoyer leurs offrande~, a Zur1ch, au se- etre !
Maximilien. La correspondan ce officielle nous représente crétariae a•; comité de la maison des invalides polonais, a
Peut-etre, quand vous vous serez promené une
Juarez ayant licencié son armée et errant saos troupes l'agence polonaise. Espérons que les artistes fran~ais, heure daos Menton et que vous saurez la ville sar
au hasard. Le fait peut etre vrai, cependant le gouver- toujours si sympathiques aux bonnes reuvres et aux bout du doigt, vous aviserez-vous de trouver_que ,
nement des États-Unis ne parait pas croire que lapo- belles causes, prendront une part digne d'eux a ce no- curiosité est fort désappointée. Regret de tonr1ste,_ ~
sition de Juarez soit si désespérée. La preuve, c'est ble concours, et qu'une telle entreprise rencoutrera_par- a-dire d'égoiste; ne fallait-il pas que pour votre_plaillf
que ce gouvernement vient d'accorder l'exequatur a tout, et ~ous toutes les formes, l'appui dont elle est digne. bon~ Mentonais se fatiguassent a batir des éghses
On sait que l'empereur de Russie a traversé une
M. José Solero Nieto, nommé par Juarez consul ASanpartie
de la France, accompagoant a Nice l'impératrice dioses et des pa\ais somptUt~ux, alors qu'ils pon
Francisco. Le gouvernement des Etats-Unis pourrait-il
etre parfaitement heureux sans cela?
reconnaitre l'autorité de Juarez, si celui-ci était errant, sa femme, a qui les médecins ont recommandé le doux
En contemplant du i;euil de l'h6tel d'Angleteffl
climat méd.iterranéen. L'empereur et l'impératrice ont
fugitif et sans domicile connu?
bonheur
si calme, je me suis sentí pris d'un lége!'.
u parait que la Prusse n'a pas beaucoup a compter été accueillis a Nice avec tous les honneurs que les villes Pissement; au lieu d'y céder, comme un Mentona1U
· J·•a1· secoué la
sur la complaisance de l'Antriche, au sujet des petits ar- d'eaux ne manquent jamais de rendre aux augustes per- certainement pas manqué de le faire,
sonnages.
On
nous
dit
qu'il.
quelques
stations,
entre
rangements que M. de Bismark se tlattait de conclure
et je suis partí pour Bordighera : le démon du
a la faveur de la constitulion du nouveau duché de Macon et Marseille, leurs majestés moscovites ont pu est impitoyahle.
. •
Slesvig-Holstein. Le cabinet de Berlin voulait, il est entendre beaucoup de voix crier : Vive la Pologne !
On sort de Menton par une avenue de launers,
L'empereur Napoléon est parti le 26 pour faire une
vrai laisser au gouvernement autrichicn une part
visite
courtoise au czar et a la czarine, et presque nous, cette avenue est un peu ruaigre, et pe~t.-é~
d'inlluence. On parlait de Rastadt, ou l'Autriche tienrait-il a propos de remplacer l'arbre de la vi
drait seule garnison, tandis que la Prusse aurait son tous les journaux de l'Europe se préoccupent, a _des un ombrage moins glorieux_ et plus_ touflu.
contingent dans le Nord, a Rendsbourg. Mais ce n'est points de vue difiérents, de cetle entrevue; les fewlles
A une demi-lieue de la v11le env1ron, la mon
point ainsi que l'entendent les journaux de Vienne : ils anglaises, tout en déclarant qu'une tclle.démarche ne peut déchire de la facon la plus sauvage; en avant dt
ont peu de coníiance daos les concessions de la Pr~_se, avoir aucune signification politique, constatent cepen- ravine escarpée ·une borne se dresse, qui porte
et beaucotJp de méfiance a l'endroit de la pos1tion dant qu'elle a provoqué dans les cercles une assez vive aur une de ses faces le mol frtutt,t, et sur l'autre le
qu'elle voudrait prendre en Allemagne. Les alliés d'hier inquiétude.
Italia.
EDlfOND Tllllll,
sont bien pres d'itre ennemis aujourd'hui, et cela se

.ª

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
- - -- - - - : . : - - - - - - - - - -- -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- -- - - - - - - -

Je ,ous engage beaucoup a passer la frontiere, ne
rut-ce que pour av~ir 1:oc~a..~ion de voir vos bagages
,isités par les douaniers 1tahens. Avec quel soin minutieus, quelle sage lenteur, ils font l'inventaire de ll
malle la plus innocente; certes, on n'aurait pas beau jeu
atenter la contrebandr; je félicite le gouvernement de
Sa Majesté Victor-Emmanuel d'etre si bien servi, et c'est
plaisir de rencontrer des gens qui remplissent si conscieocieusement leur devoir.
La route grimpe bientot sur la montagne, traverse,
au bout d'une heure, l1 citadelle de Vinlimiglia, puis
redescend pour s'engager daos la grande rne de la ville,
00 j'ai admiré la plus belle maison bleue que j'aie vue
de ma v:e.
Nous 50mmes arrivés a Dordighera, une pépiniere de
palmiers. \'ous savez qu'en Jlalie c'est avec des palmes
qu'on fete l'annivcrsaire de l'entrée du Sauveur a.Jcrusalem: ces palmes viennent de Bordighera, et voici l'anecdote qu'on raconte a ce propos.
Le pape Sixte V avait résolu d'éleYer un obélisque
sur la place du Vatican. Lejour fixé pour l'érection du
monolilhe était arrivé. La foule était immeose, et défense avait été faite, sous peine de mort, de pousser un
cri, de proooncer un mol j usqu'au moment ou l'obélisque serait debout sur son piédestal.
C,ependanl les ouvriers ~'épuisaient en vains efiorts;
la lourde masse demeurait immobile et les cables tendos allaient se rom pre.
- Mouillez les cordes, mouillez les corJes! s'écria
tout acoup une voix.
f.ette voix était celle d'un pécheur de Bordighcra.
• On suivit le conscil du pauvre pechcur, et bientot l'obélisquese dressait au milieu de la place.
Si1te,Quint, le terrible justicier, ne se souvint pas de
la déíeose qu'il avait faite, et meme il da.igna accorder
a Bordighera le monopole des palmes pour la fete des
Rameaux, en récompense de l'heureuse audace d'un de
ses enfants.
GrAce ases palmiers, qui étendent leurs parasols audessas des oli viers au pale feuillage, le paysage de Bor-digbera pent tres-bien passer pour un paysage africain :
le c1el sur legue\ ces beaux arbres découpent leur tronc,
élégamment élancé ou recourbé avec ~race, ne brille-t-il
pM d'ailleurs d'un éclat presqu'aussi radieux que le ciel
de l'Afrique, et n'est-ce pas la méme mer qui baigne
Bordíghera, Alger et Ceuta?
lléme aprés le paysagc, la petite ville assise sur sa
collioe a bien son mérite. Ne vous lai,sez pas décourager
par l'aspect banal de ces maisons peintes a la dctrempe
en bleu, en rose, en jaune ou en lilas; cherchez une
1'icille porte. ruinée et entrez dans la Bordighera du
temps pas~é. La petite cité républicaine Yaut bien une
mite: vous revieudrez amoureux de ses tours démanteléts, de son chemin de ronde, suivant le circuit dr. ses
f~rtes marailles, de ses roes étroites et pleines d'ombre,
ou passeot des femmes et des filies robustes portant sur
la tete un fardeau qui ne les fait pas plo)'er.
L'église vous gardera une surprise artistique dont vous
serez ra,i : imaginez-vous un autel en marbre blanc rcb~ d'or et de marbres de couleurs différentes, de
l'etfet le plus doux et le plus tranquille, et sur cet autcl
ooe statue de la Vierge, les hras ouverts, la face tournée
,en le cicl, d'un élan extraordinaire et d'une suavité infioie: cela ne dédomu.age-t-il pas de tant de fresques barbares,semées aYec une fécondité et une libéralité inépui~l~ daos les moindres eglises des villages de la cote
hgor1enoe,
.
~i ,ous couchez a Bordighera, soyez sur que le lendemam vous ire1 revoir tout cela.
Sao-Remo, apres Bordighera, c' est presque une
gra~de 1'ille. On y entre, ma foi, par une rue a peu pres
dro,~ et apeu pres alignée; et tout d'abord un 1mmense
Plbis Toos montre que San-Remo n'est point pour etre
lraité eavalierement. Ce palais est le palais Borea. JI
t1t loat l fait magnifique, mais le bon gout y a Rouffert
P1us d'une atteinte.
Lea de111 portes sont charmantes et ornées des sculpturea les plus Mlicates en marbre blanc; maís les feoh! il y aurait beaucoup a dirc contre les
¡nétres; franchcment, c•c~t du rococo, en avance de
eox 8iecles, mais du rococo éoormc, du rococo qui
lembl~ fait pour des géanl,. Le rez-de-chaussee, avec
DDe hien,eillance de grand seigneur, donne a..,ile aux
modeste~ industries. Aufond du vesliliule, qui raptes ,esubules des palais génois, se voit l'ecus_,. des Borea: un Borée souffiant a pleineR joues. CP

:étret;

::e

:estibule est bien le plus hospitalier qu'on p~isse voir¡:
1\ est ouvert a tout venant, et les San-Remo1s abusent
vraiment un peu trop de l'hospitalité ... dans les coins:
Borée sourtlerait au naturel, au licu de soumer en reinture, que les vis1teurs un peu délicats ne songeraieut
pasa s'en p aindre.
Otcz de San-Remo cette rue du palais Borea dont l'a..,pect est presque moderne, et vous aurez la vi lle la plus
encbevctrée, la plus étrange. la pl1Js bizarre, et aussi la
plus amusante qu'on se puisse figurer: c'est le dédale
le plu., incongru et le plus inextricable de ruellcs, qui
montent, descendent, se croisent, s'embrouillent et
grimpent les unes sur les autres en escaladant ou en
dégringolant une colline abrupte; achaque pas,"des arcades sombres, des escaliers, des ponts suspeodus, joignant deux maisons, et,jetés daos ce fouillis, deséglises,
des bouls de jardins, des débris de fortíficat1ons. Dans
les ruelles, des femmes assises sur les seuils, vons regardent avec curiosité, et une foule d'enfants Lruns
barbotJillés vous entourent familierement, vous interrogeant avec leurs grands yeux noirs, et parfois vous souriant d'un air en mcme temps ingéou et mutin.
Voila San-Remo.
Un brave homme a qnitlé son ouvrage pour nous engager a monter sur la terrasse de sa mai•on, d'oi.l l'on
découvrait la ville, la campagne et la mcr.
line vigue, la plus haute que j'aie vue, a coup sur,
tentée sans doute par la beaulé da spectacle, s'ét1mdaii,
d'un seul jet droit et vigourPux, a quara11te pieds du sol
en s'attachant au mur. Cette ,·igne avait donné trois récoites cette année . il fait bon étre vigneron a SanRemo.
Je suis entré dans une église de belle apparence ; par
malbeur, je ne puis guere YOIJS en parler: on l'habillail
pour la fete du soir ou du lendemain. Les Jtaliens croiraient faire une grosse impolites~e a Dieu, a la Vierge
ou aux saints, s'ils ne couvraient pas, daos les grandes
occasions, les plus beaux marbres de serge ou de percaline rouge.
J'avais vu, il y a trois ans, Mooaco; mais alors les jeux
étaient modcstemcnl logés dans un pav1llon donnant sur
un joli jardin : depuis lors, M. Blanc leur a hati une demeure digne d'eux, de l'autre coté du fort; Je suis retourné a Monaco pour voir le nouveau temple de la
déesse Roulette et du dieu Trente-et-Quarante.
La route de Menton a Monaco court au-dessus d'un
immense jardjn d'orangers, de citronniers, de fig11iers,
ele capriers, qui descend vers les eaux lileues de la liéditerraoée; il est impossible d'aller a la fortune ou a la
ruine par un plus joyeux chemin.
Le Casino s'é!eve au milieu d'un pare délicieux, planté
de beaux arbres, embaumé des plus doux parfums : il
domine lamer, au bord de laquelle on arrive par de
magmfiques escaliers en marbre blanc et des terrasses
ornées de supcrbes balustres.
L'édifice est d'une blancheur éblouissante, immaculée:
il vous vienten le contcmplant des pensers d'une pureté
virginale; oo se demande si l'on a l'ame assez chaste
pour y pénetrer, et l'on s'attend a trouver dans le vestibtJle une statue de l'Innocence.
Un pb1losophe, qui avait pcut-etre perd11 la ve1lle
quelques napoléons sur le tapis vert, me montra, d'un
geste tragique, la roer, dont le Oot chantait, et le contonr
harmooieux &lt;lu golfe, puis le Casino, que la Ju[¡e enveloppait de ses plus amoureuses caresses, et d'nne voix
sentimentalc pronon~a ces quatre mob : l'enfer dans le
paradis.
J'entrai l,ravement daos l'enfer, au bruit d'uue valse
de Strauss, que jouait l'orchestre.
Autour de la table il y avait trois croupiers, deux dames ou den, demoiselles, peut-étre l'uu et l'autre, OWJpéesa piquer gravement sur de petits cartons les numéros sortis, une autre dame qui jouottait sagement, prudemment, froidement; une demi-douzaine de messieurs,
pas tous tres-propres, qui risquaient bien quarante sous
a la fois, et une dizaine de curiem qui regardaient, ou
jouaient en esprit.
JI dut se pcrdre et se gagner, daos cette folle nuit, cinq
cenL, francs, au moins.
A d1x heurcs une cloche sonna; a la porté de l'enfer
quelques-uns des damnés montcrent en omnibus, et
s'en allerent preudre un joli petít batcau a vapeur qui
les ramena a Nice.
Je tenais a revoir Monaco, et je \'ai revu avec infiniment de plaisir. Enfin, j'ai rencontre une Yille qui, en
troisans, n'a pa..q percéunerue, creusé un égout, bAti une

¡ 1;1~ison : tellP elle ótait ~u l R6i, tell e elle est en i R64_
J a, retrouvé le méme chatc:iu, les memes fresques dans

¡1a cour, dignes de Rorrc ou de Flnrrnce, dont la restauration arnit étéwmmenc"e par ~lnrat, un peintre de talent que la mort nous a pris avant 11• temps; le meme escalier, daos le gout de celni de fontainehlean, et qui n'a
qu'un ioconvénient, celni d'ctre un pcu plus grand
qu'il ne serait nécessaire; les memes remparts, les
mcmes pieces d'artillerie : onzr canons d'un calibre formidable et deux ohusiers, les memes tas de bombes et
de bonletsrangés sur la place, et je crois, le meme factionnaire a la porte du palais.
L'importance eles forces militaires de la principa.,té
n'a point changé non plus; je me suis renseigné sur ce
point : toujours quatorze hommes de troupe, c'est bea,ucoup, car l'armée monégasque, si l'on tient compte de
la population, est aussi 110111hreuse que l'arm \e fran~aise.
Les soldats de Charles lil sont écrasés de bcsogne.
- Vous avez, disais-je a un habitant, des gendarmes,
des douaniers, des sergents de ville?
- Oui, monsieur.
- Partant, un nombre considérable d'employés et de
fonctionnaires?
- 'on, monsieur.
- Comment cela?
- Ce sont les quatorze hommes de troupe qui sont
douaniers.
- Et les gendarmes?
- Encore les quatorze hommes de troupe.
- Et les agents de police?
- Toujours les quatorze hommes de troupe.
- Et ils remplis5ent en méme temps tant de fonctions
diO'érentes?
- Oh! non, monsieur, successivement: celui qui
était gendarme avant-hier, douanier hier, est aujourd'hui sergent de ville, sera soldat demaiu, et redeviendra gendarme aprcs demaio.
- Et !'uniforme?
- L'unirorme, monsieur, change avec la fooction,
oaturellement.
Je désirais visiter l'rntérieur du palais, et j'avais songé
a solliciter une autorisation du gouvemeur.
- PourrJis-je voir le gouverneur? demandai-jc a
un scrgent de ville du jour, douanier de la veille.
- Voir le gouverneur!
Je n'oublierai jamais l'acccnt de stupeur avec lequel
ce lirave homme, bouleverse de mon audace, pronon~a
cctte phrase.
Un instan! je pensai que la Jangue m'avait peul-etre
tourné, et que j'avais demandé a contempler Dieu face
a face.
Quand l'honnete sergent dP ville fut un peu revenu
al11i, il ajouta :
- Monsíeur, le gouverneur a du monde.
J'exposai te motií de ma demande.
- Adrr.ssez-vous au commnndaot du pala1s.
Malheureusemcnt, le commandant du palais était sorli
et n'avait delegué ses pouvoirs a persvnne.
Je m'en retournai asscz dé~appointé. En passant devantles prisons, l'idée me vinl de dcmander la permission
de YOir les priso11niers; mais je craignis de commettre
une indiscrétion, et n'en lis ríen.
. . . . . . . . . . . .
Avant de dire adieu a la Corniche, je m'arrete deux
jours a Cannes, ou l'Angleterre m'offre la plus cordiale
hos¡,italité. I.'année derniere, j'annon~is la création, a
Cannes, du premicr cl1Jh méditerranéen. L'idée est de"enue, a l'beure qu'il cst, uu fait accompli, qui se manifeste á tous les yeux par un tres-gracieux édifice, élevé
en pleine vue de la mer.
M. Béchard, le vic~-présidcnt de la société, a bien
voulu me faire visiter, dan5 tous ses détails, les appartements du club, dont le conforLaLle ne le cede en ríen
a celui qu'on rencontre dans les étahlissements de ce
geme les mieux organi~és.
Autre nonveauté : un hotel immense et somptueux,
sorli de terre comme par enchantement, tout armé et
tout orné.
- Et Canncs aura, cet hiver, assez d'étrangers pour
peupler ce grand caraYansérail? demandai-je.
- Per.;onne ici n'en doute, m'a+on répondu.
11 en est, a ce qu'il parait, des hótels comme des journaux: ils multiplient les voyageun; comme les journaux
multiplient le., lecteurs.
X. fn¡¡r;1r.

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Gorges de la Sbenandoab.

BATAILLE DE FJSHER'S-BILL -

D'apres les croquis de W. S.

Lir;uc, rebelles.

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-l

�CORRESPONDANCE DE NICE.
AU DIRECTEUR.

Nice, U octobre t 864.

L'empereur et l'impératrice de Russie sout arrivés ici,
hier a cinq heures du soir, daos le traiu impéria\. Une
foule considérable a stationné toute r apres-midi le long
de l'avenue du Prince lmpérial (une magnificence), qui
aboutit a la gare, et le long de~ rues par lesquelles devait passer le cortége impér1al pour se rendre a la résidence de Leurs Majestés. Toutes ces rues avaient été,
comme la gare, pavoisées de drapeaux russes et fran~ais, d'oriflammes surmontant des écussous aux aigles
noires.
L'empereur et l'impératrice ont été re~us daos l'intérieur de la gare par la colonie russe, nombreuse aNice,
par des personnes de distinction, Frao~ais et étrangers,
qui avaient été invités. L'incognito, que l'on avait si
fort recommandé, a été rompu au clernier moment. En
effet, quelques heures avant l';;.rrivée de LL. ~rn ., le
grand maréchal du palais exprima au préfet le plaisir
que l'empereur éprouvrrait a étre re~11 par les autorités.
Done, le préfct, le géntral commandant le département
et le maire étaient présents, en grande tenue, a l'arrivée d11 train ímpér1al.
L'empereur, en costume de voyage, paletot et petit
chapeau gris, est desceodu le premier du wagon, ét il a
offert la main a l'impératrice pour lui aider a descendre
le marche-pied. Le grand chambellan a présenté a
Leurs Majestés d'abord les &lt;lames russes, puis les hommes, groupés il. gauche; enfin, les autorités frangaise~,
qui attemlaient a l'entrée du passage conduisant a la
sortie de la gare. L'empereur a adressé la parole individuellement au préfet, au général et au maire, pour
les remercier de l'accueil qui lui était fait, el leur exprimer le plaisir qu'il éprouvait de visiter un si beau pays.
Cet accueil a été tres-digne et tres-respectueux. En ce
seos, l'incognito que désiraient LL. M.1'1. a été rigoureu••
seruent observé.
•
L'empereur et l'impératrice ont été recus a leur villa
par les dames de la halle, 'l ui leur out oÓ:ert des masses
de fleurs. L'impératrice s'est montrée tres-sensible a
cette atlention. Ce déluge de fleurs l'a .étonnée, et elle
en demandait toujours que les corbeilles étaient épuisées.
Les résidences impériales se composent de deux propriétés, dont l'on a réuni, par une élégante passerclle,
les deux pares splendides plaotés d'orangers, qui seront
couverts de fruits jaunes daos un mois, et magnifiquement plantés d'arbres de tous les pays. Les arbres tro, picaux se trouvent la comme cbez eux.
La villa Peillon, habitée par LL. MM., est une des plus
belles de Nice. Elle cEt située sur un versant de colline
et exposée en pleio midi. L'aspect de la maison est gran-•
diose avec ses trois étages, et son rez-de-chaussée ento•1ré d'une galerie a colonnes grises. Elle est flanq uée de
·deux pavillons bas d'un rez-de-chaussée, surmontés
chacun d'un groupe de statues; dans les niches creusées dans ces pavillons, se trouveot égalemeot des statues. L'intérieur de la villa répond a l'extérieur. C'est
tres-vaste, tres-áéré, trés-riche. Le salon impérial est
d'un gout excellent, et meublé comme peu de villas le
sont ici. Il s'y trouve, chosc encore asscz rare a N1ce,
des objets d'art a~sez bien choisis. Les tentures sont en
soie bleue; les ornementations en or, pas trop surchargé,
les meubles du style Louis XV rocaille. De la grille qui
ferme l'eolrée de la villa a la maison, on arrivc par di:ux
allées en pente douce.
A droile de cette habitation, en regardant le midi, et
séparée d'elle par quelques bouqnets d'arbres, se trouve
la villa destinée aux dncs. Cela a un peu l'aspect forteresse, avec des votltes colossales et une grantle et belle
terrasse sur laquelle s' élcvent trois jeunes palmiers, ce
qui donne un certai1. caractere a cette maisoo.
La villa Bermond, voisine de la précédente, se com. pose de quatre pavillons ou palais, comme on dit.aussi.
Ces babitatiuns, qui oot été la demeure de la grandeduchesse Hélene, ainsi que l'atteste une inscription gravée sur les portails en pierre de la grille d'entrée,
sont moios priocieres que celles de la villa Peillon; elles
sont échelonoées sur une propriété qui ne compte pas
moios de huit ou dix hectares, et sont cacltées daos une
véritable forét d'orangers et de citronniers. On y arrive
par une splendide avenue d'oraogera. Les villas Ber-

sur sa figure chérie; nous nous serrions la main dana
une muelle étreinte, qui nous prouvait que nous n
..
d
.
oaa
et,_ons tous eu1 c~mp~.1s saos ~ou_s parler, et je n'ypen.
. sa,s plus, ou du moms J y tacha1s s1 fort que je parvellaii
souvent a réussir.
Que de bonheurs mystérieux et tendres deux C«l!ura
qui s'entendent peuveut trouver ainsi da:is un regard, dans un sourire, daos un serrement de mains
sympathique et doux ! Ne me plaignez ·pas trop, lectenr
car en vérité, je le sens maintenant, je n'étais pas alo~
a plaindre.
Un de ces gran,ds bonheurs qui paraitra puéril peut,
ctre, mais que je veux rapporter, parce qu'il fut le premier, disons meme le plus grand, c'est celui qui inonda
mon creur le jour ou je remis pour la premiere fois ama
mere l'or gagné par son fils .
~'était le prix d'une traduction interlinéaire des rabies
d'Esope, aá usum paroulorum; elle n'était meme pas signée. O ~loire !
Eh bien! j'ai dit plus haut que l'or de ma mere me pa.
CORRESPONDANCE D'AMÉRIQUE.
raissait pleurer; il me sembla que cette fois je voyais le
mien sourire !
AU OíRECTEUR.
Done, j'étais heureux apres tout; et comme la riviete
New-Yorl.., 5 octobre t 86i.
un instant soulevée par la ternpete, redevient hmpi~
et calme, ma vie avait repris son niveau, moins enthonJe vous envoie deux croquis faits pendant la deroiere siaste et moins passionnée peut--étre, mais pure et hondes deux grandes batailles que le général Sheridan a néte, et méme un peu enthonsiaste encore, mais de cel
livrées au général Early, a Vinchester, le rn septembre, entbousiasme qui prend sa source dans les régions les
et a Fi,her's-hill le 23. 11 a cvmplétement battu ce gé- plus intimes de l'ame et qui l'éleve sans la troubler.
néral et presqne anéanti cette armée qui, il y a peu de
Il est temps maintenant que je présente au lecteor
temps, mena~ait Washington.
Emmanuel de Terville. Quoique effacé en apparence, le
En quelques jours, Sheridan a balayé la vallée de la róle qu'il joue daos cette simple hisloire eut un proíond
Shenandoab, fait six mille prisonniers, pris toute l'ar- retentissement daos roa vie.
tillerie confédérée et les drapeaux de la brigade dile
Emmanuel était mon ami des le collége, et sans que
Stooewall-Brigade, en sou venir de son général Stonewall cette amitié eut jamais trouvé l'occasion de se prou,er
Jackson. Ces drapeaux, déchirés et noircis par le feude par un fait particulier, elle portait cependant ames yem
vingt batailles, sont maintenant a Washington.
ce cachet de franchise et de sincérité qui fait présumer
Toute tentative d'attaque contre le Potomac esta pré- que, l'occasion venue, le dévouemeut ne fera pas déíao~
seot mterdite au général Lee, et la route de Lynchb11rg j'en a vais ainsi jugé, et je dus croire, auxjours du mal,
sur Richmond est ouverte. 11 ne reste plus aux confé- heur, que j'en avais jugé sainement. Ce qu'Erumanoel
dérés qu'il. réunir les derniers débris de leurs armées était pour moi la veille de ma ruine, il le fut le lendemain,
sous Tes murs de Richmood, .pour résister an choc que rien de plus, mais rieu de moins, et c'était beaucoop.
vont lui porter sur ce point toules les forces combinées La main tonjours loyalement oflerte, le regard toujoun
du Nord. M. Seward, dans un récent discours, compa- nettement et amicalement fixé sur moi, l'abord toujoun
rant la sécession il. la coquille d'un reuf, disait : &lt;&lt; 11 y a fr:mc et cordial, tels étaient les indices sur la foi deamai ntenant une pointe écrasée, le reste doit bientót quels s'augmeotait l'attrait qui m'avait toujours entomber en moreeaux. 11 Nous sommes tous de cet avis et trainé vers .Emmanuel. Aux yeux d'un homme qui, tMs
ootre enthou, iasme est immense; la démoralisation la que la fortune l'avait trahi, avait pu voir taot de jellllll
plus complete regne, au confraire, dans le parti en- gens traverser le boulevard a son aspect, afio de gagner
nemi. La lm de cette funeste guerre approche, il n'y a le cóté opposé et n~ pas suhir la géne d'une renconlre
plus a en douter, et l'Uoion sera rétablie. Nous écrase- importune; pour celui qui avait vu tant d'ingral~, mille
rons, s'il le faut, jusqu'au dernier débris de la résis- fois les obligés de sa famille, détourner avec atrectatiol
tance; nous servons une cause qui nous permet la ri- la tete et ne pas le saluer, on m'avouera que cette OOII•
gueur et que nous devons faire triompher a tout prix. duite d'Emmannel avait quelque mérite; cela est triste
Une révolutioo s'est faite déja dans les esprits et daos a dire, mais il fut le seul exemple d'un semblable héles mreurs a l'égard des negres; il était facile de la pré- roisme, car, daos notre société, l'homme riche qui res
voir. Dils qu'on permeltait a ces braves ~ens de verser connalt en pnblic un ami pauvre peut passer pourDI
lcur sang daos nos rangs sur les chamris de bataille, on héros de courage ou de singularité. Une chose m'ank
les relevait a leurs' pro pres yeux et aux nótres, et ils de- encore touché, c'était l'attitude d'Emmanuel envers ma
venaient forcémentnos égaux. Aussi voit-on maintenant mere; il semblait la saluer avec une nuance de respei
saos étoonement un blanc causer en pleine rue avec un plus marq uée encore dans sa mansarde de la ruc du Bit,
negre et lui donner la main; un négre monte dans une qu'il ne l'av~it jamais fait daos les salons aristocrali·
voiture publique ou sur un s'teamer et y occupe s.a place ques dont elle avait été si longtemps la reine; et cepet'
tout i::omme un aulre, et nous comptons par centaines daot il joignait a ce respect quelque chose qui, sans étre
des negres portant les épaulettes de capitaine et les de la familiarité, avait le bon parfum d'une affecliol
portant tres-bravement. Les espérances d'un abolitioniste vraiment sentie, et tout cela prelait, pour moi, a ceUt
n'anraient jamais osé s'élever jusque-la, il y a quelques unique courtisan de l'infortune, un ch arme irrésistible el
tout-puissant. Rien n'était d'ailleurs plus charad
années.
Pour
extrait:
P.
PAGET.
qu'Emmanuel quand il le voulait.
·
Agréez, etc.
Juste assez beau pour n'etre pas remarqué, justeallli:
simple pour ne pas sembler négligé, tout, chez Emllll'
nuel, paraissait réglé par le bon goi.tt et par une sort
LES LILAS BLANCS.
de gr-a.ce molle, qui, saos e1Iacer en lui le caractere df
l'homme, lm donnait cette espece d'attrait qui vientil
1sum ,).
la doucem·, et qui est particulier aux femme's; spiritoflt.,
mais d'un esprit mordant et vif, il semblait ordioaiJ1!l&gt;,i
N'importe, parl'ois eocore le vieil homme se réveillait
ment dédaigneux de montrer son esprit, et 1'ab1itít
en moi; le bruit d'un triomphe étranger arrivait jusqu'a
sous un masque d'insouciaoce .trop naturelle pour ,.,
nons; un succes venait de faire apparaltre s1Jr l'horizon
raitre a1Iectée; puis, soudain, quand un mot oo
littéraire un nomjeune et jusqu'alors inconnu; un autre
pensée venait a heurter plusvivement cetteinsouci&amp;D
avait touché ce but, un instant et vaioement entrevo
comme l'étincelle qui, s011s le choc, jaillit de la pie
1 par moi. Je pnis le dire, je n'étais pas bassemeotjaloux,
il laissait échapper une réflexion qui frappait juste,~ce sentiment n'est jamais entré daos mon creur, mais,
qu'il exprimait par une parole presque toujows inc
malgré moi, il m'échappait un soupir. A son tour, ma
et sceptique. Cela peut-étre m'etlt fait mal augurer
mere l'interceptait au passage, et je voyais alors un reson creur, si maintes fois je n'avais YU perler une l
gard anxieux et comme voilé d'une \arme s'arreter sur
dans ses yeux au récit de quelque souffrance 011
moi ; bientót je la rassurais d'un sourire qui se reflétait

mond sont'. occupées par la maison de l'impératrice. Le
jardin d'Alphoose Karr, ce nid de roses, cst limitrophe
avec la villa Peilloo.
Voila, au couraot de la plume, ce que je puis vous
dire aujourd'hui des demeures impériales et de l'arrivée
de LL. MM. a Nice. Cependant, voici deux faits caractéristiques. Comme je vous l'ai dit plus haut, l'impératrice a été enchantée des montagnes de flcurs qu'on a
répandues a ses pieds; et l'empereur s'est haté, ce
matio, de passer, sur la place d'Armes, la revue dubataillon de chasscurs de la garde, chargé du service
d'honneur.
Je vous tiendrai au courant. Et avant de terminer, je
vous dirai qu'on attend ici deux frégates russes pour
compléter une escadrille. Une fr~;;ate et une corvette
sont déja mouillées a Villefrauche.
Loms DE SAINT-PIERRE.

¡

.279

L'lLL UST RATlON, JOURNAL lJN IVERSEL.

L' 1LLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

etqoe belle action. 11 cachait cette !arme soit par res-

tu troubler notre bonne vie? Mes livres, ton amour et

qo bumain, soit par systeme, mais cela suffisait a me l'amitié d'Emmanuel, ne sont-ce pas les éléments d'une

~ croire

que l'attendri~se~ent, :ve~ait bien réelle- existence heureuse?
- Aussi ne s'agirait-il pas de l'interrompre dit-elle ·
:,
esprit paresseux qui se réveille a l'improviste et je suis désireuse de la conserver autant que !u peux e~
00
etre jaloux toi-méme; mais sans l'interrompre on peut
nijailüt san~ avoir eu le temps de mesurer son élan.
q Do reste, il m'eut été impossible d'expliquer alors le l'embellir; voila ce que m'a proposé Emmanuel et ce
.,
'
,éntable caractere d"Emmanuel ; il me serait encore que J approuve tres-fort. Assieds-toi pour mieux enimpossible de l'expliquer aujourd'hui que je le connais tendre.
arieDI, si l'on refusait d'admettre qu'il y ait des gens
- Voyons, dis-je, la séance est ouverte et je suis tout
tout ala fois sceptiques et croyants, bons et pervers, in- oreilles.
- Emmanuel a si souvent parlé de toi, de tóñ talent
capables de_ la m~indre indélicatesse, et fort capables de
ces petite, rnfam1es de creur, que le creur condamne, de votre amitié a sa cousine, la comtesse Blanche, qu;
mais que le monde absout. Ces apparentes contradic- cette dame désire te connaitre; présenté par Emmanuel
tions ne peuveot, je crois, se concilier qll.e par le mot tu_serais re~u par sa cousine comme un ami, et tu pour~
que j'ai déja prononcé plus haut, le mot : systeme ; on ra1s trouver dans son salon, sinoo des connaissances
est né boonete, mais il faut de la vertu, pas trop n'en qui plus tard te seraient utilés, au moios cet écbange
faut, dit le systeme, et l'on obéit au systeme. 11 y a tout de pensées et ce frnttement avec d'autres esprits qui te
un admirable code a l'usage des gens du monde, et dont sont, je erois, nécessaires. Il n ·y a pa.s de repos qui
oous nous taissons presque tons aller a respecter les dé- puisse valoir celui-la, et c'est, j'oserais le dire, le com.crets; la probité, dans certains cas, est chose inviolable; plément presque indi,pensable d'une existence de Jadans certains autres, elle passe pour duperie; une beurs et de fatigues intellectuelles.
Puis, voyant que je restais muet, elle ajouta :
mauvaise action qui tourne en élégante raillerie n'est
- Quelle objection peux-tu faire au projet d'Emmaqu'une plaisanterie spirituelle etgaie, et dont oo ne fait
plus que rire; c'est convenu, c'est entendu, et bien col- nuel?
- Mere, je ne sais, lui dis-je; je suis loin d'avoir de
Jet monté serait celui qui se gendarmerait pour si peu.
Tel était saos doute Emmanuel: une bonne nature, sots préjugés, et je ne crois pas que l'h.omme ruiné ait
gatée par un caractere incertain, et que n'avait jamais dtl perdre de sa valeur persnnoelle par le seul effet de
éprouvée l'infortune, cette grande maitresse. ~lais je sa ruine, mais j'bésite a la pensée de retourner dans ce
m'aper~o1s que je me laisse aller a juger Emmanuel avec monde ou j'ai vécu dans des circonstances meilleures ·
la lumiere que devait m'apporter !'avenir; au moment puis, je n'ai pas encore senti jusqu'ici le besoin de cette'
011 je le présente au lecteur, je ne le jngeais pa$ aiosi; diversion a mes pensées dont tu parles, et je craindrais
j'avais bien remarqué chez lui de nombreux disparates, que le travail ne me ftlt, au contraire, rendu plus pénimais je l'avais toujours vu linvariablement mon ami, et ble, si je m'exposais a gouter, ftlt-ce rarement, les plaicette ~délité, en ce qui me conceroait, compensait gran- sirs élégants d'un monde aimé jadis, mais qui ne doit
dement a mes yeux sa versatilité sur d'autres points. plus étre le mien.
- Tout ce que tu dis la serait sans doute fort juste
Bref, je l'aimais, et c'est tout dire; daos ma nouvelle
sitoatioo, les affections étaient rares ; je croyais a la interrompit Em~anuel, avec cette nonchalance grac1eus;
sienoe, et elle tenait une bien grande place daos le cer- dont j'ai parlé plus haut, s'il s'agissait de te laocer a
nouveau dans un tour~illon inconciliable, je le crois
cle restreint ou j'enfermais mes pensées.
comme1oi,
avec la vie sérieuse et digne que tu as adopAossi fus-je vivement peiné, et meme un peu froissé,
tée;
aussi
n'est-ce
pas la ce que je te propose; laisse-moi
lorsqu'un jour ma mere me dit, daos.une de ces causete
faire
un
court
historique
du salon de ma cousine et
ries coofidentielles qui composaient un de nos graods
'
tu
verras
les
choses
sous
un
tout autre aspect. Blanche
booheurs :
- C'est étrange, rien de ma part ne justifie ce senti- est mariée a un vieillard qui a qnarante-cinq aos de plus
qu'elle, qui ne sortjamais, et a de plus le ridicule d'étre
ment, mais je n'aime pas M. de Terville.
- Pourquoi? fis-je, avec un bond de surprise. N'est-íl d'une jalousie supérieure a celle d'Othello. Ces diverses
pas le seul de nos amis qui ne nous ait pas atandon- circonstances foot a roa pauvre cousioe une existen.ce
des plu!- décolorées, et son unique ressource contre l'ennés!
- Je sais tout cela, dit-ell~; je sens que je suis, que nui mortel qui la menace, est une société tout intime et
je dois elre injuste, mais c'est plus fort que moi, je ne composée de gens intel\igents et distingués, joignaot
aux recherches de l'esprit la simplicité de gout des
l'aime pas.
Ceue découverte me serra le creur, etje pensai que gens sages. Je recrute pour ce salon tout ce que je conma mere recoonaitrait elle-méme que cette répugnauce nais d'esprits jeuoes et brillants, capables d'animer ces
de sa part était saos cause, et, bonne et juste comme je réunions sans leur faire perdre leur cachet·de réserve et
la conoaissais, je ne doutai pas qu' elle ne fit tous ses de bon gotlt. A ces titres, tu m'as paru une recrue
a ambitiooBer, et j'ai plaidé cette cause, je te l'avoue,
eft'orts pour la vaincre.
Un jour vint ou je crus voir se réaliser cette espé- plus encore daos l'intérét de ma cousine que daos le
rance ; je rentrais d',me conrse, lorsque je trouvai tien propre, quoique je partage les idées de ta mere en
Emmaouel seul avec ma mere; ils semblaient occupés ce qui te concerne. Quant a Blanche, c'est le naturel et
d'une conversation qui les absorbait, car j'arrivai pres- la bonté mémes, et des que tu la connaltras, je suis etlr
que jusqu'au milieu de la chambre saos qu'ils eussent que tu l'apprécieras comme elle le mérite. Bref, en acl'air de s'apercevoir de ma présence. Enfin, ma mere se ceptant moo invitation, ajouta-t-il, ~u obligeras deux
personnes, Blanche et moi : Blanche, en lui donnant un
lourna vers moi et me dit :
ami;
moi, en ne me faisant pas subir l'affront de m'étre
- Je viens d'avoir avec notre ami Emmanuel une
targué
de plus d'influence sur toique tu ne m'en accordes
co~versation qui m'a charmée, car ses paroles réponréellement.
daient ades craintes secretes que je nourrissais depuis
- Et quel jour comptes-tn présenter a ta cousine le
quelque temps au fond de mon creur.
poete
que tu protéges? lui dis-je en souriant, a moitié
- Qu'est-ce done? fis-je, surpris et charmé de l'air
convaincu.
SOuriant de ma mere.
- Samedi, si t1J le veux bien, je lui présenterai l'ami
- Un complot infernal, dit Emmanuel avec cet air
ros:nenard, au moyen duque! il cachait quelquefois la que j'aime, répondit-il avec cette grace irrésistible, une
de ses séductioos les plus réelles.
vénté sous la raillerie.
- A samedi done, puisque vous le voulez tous deux,
. - Depuis longtemps, cher enfant, reprit roa mere,
J~ m~ demandais si ce bonheur si grand que je ressens a repris-je en me décidant.
Et Emmanuel sortit emportant ma promesse.
ta,01r tout a moi, n'était pas entaché d'égoisme, et .si,
- Tu es done un peu revenu sur le compte d'Emmaen conservant la bonne vie que tu me fais, il n·y aurait
nuel?
dis-je il. ma mere quand nous fumes seuls .
pas moyeo d'introduire dans ton existence quelquesOui
et non, dit-elle en souriant. Emmanuel a fait
unes de ces distractions, presque un besoin. pour qui
preuve
a
mes
yeux de deux déhcatesses dontje me plais
:llaille sans cesse; a force de se tendre la pensée se Cague, et peut demander d'autres ressources qu'un tele-a- a lui savoir gré; il o'a pas ignoré notre misere et n'a
~ avec une mere, bien tendre saos doute, mais qui jamais tenté de nous faire de ces offres de services tounest pas bien amusante, ajouta-t-elle en mettant une jours humiliantes, si franchcs qu'elles soient, et, je le
crois, cette abstention de sa part est le fruit d'une noble
IIU&amp;nce de coquetterie daos sa voix.
-.Oh! mere, luí dis-je avec élan, pourquoi crains-tu réserve ; car je le sais généreux et méme prodigue a
que Jepuisse m'ennuyer avec toi? Et pourquoi voudrais- l'occasion; de plus, il est fier de l'amitié de mon fils, et

ent du creur, et que la ra1llene n etall que le caprice

---------s'en pare hautement; voila une raison bien forte contre
l'espece de·froideur inexplicable et certainement injJ~te
que, malgré moi, je ressens po11r lui.
J'embrassai roa mere, doublement heureux, et de ce
qu'il y avait de caressant pour moi daos sa phrase, et de
ce qui s'y trouvait de flattenr pour un ami bien cher a
mes yeux.
Nous étions au lundi; c'était done dans cinq jours que
j'avais promis de retourner, pour la pre111iere fois depuis ma ruine, daos ce monde dont les portes jadis m'étaient ouvertes a deux hattants, et dont une crainte,
puérile saos doute, me faisait alors redouter iostinctivement le contact.
Ce ne fut pas sans quelqnes réflexions que je vis s'approcher ce jour, en lui-meme si peu solennel.
Un~ des ch oses dont se préoccupe le plus l'imagination
de l'bomme dans sa jeunesse, c'est la croyance de son
importan ce personnelle aux yeuxd'autrui; aucun horr.me,
Cut-ce le plus obscur et le plus iofime, ne veut se per-•
suader que ses pas, ses démarches, sa tenue, puissenl'
ne pas etre l'objet des commentaires et de la critique de
ceu.x sous les yeux de qui il passera; de la, une crainte
qui, parfois, lorsqu'on s'efforcc le plus de fuir le ridicule
Y0US le fait atteindre du premier conp et au grand com:
plet.
Si e'est la un sentiment naturel a tous, il faut avouer
que j'étais assez excusable de m'y abandonner· saos
. . ,
'
'
a,_01r J0Ue un role. br1llant avant ma ruine, puisque j'éta1s encore trop Jeune pour en avoir joué un qui me fút
personnel, cependant on n'avait pas ignoré daos le
monde élégant de París, et quelle avait été roa'situation
passée et quelle était celle dont les circonstances m'avaient fait une nécessité. Sans doute, depuis d.eux ans
déja, tout cela s·était accompli, et il aurait du etre évident pour moi que pas une ame au monde ne s'en souviendrait; mais l'bomme ne peut se juger avec les memes yeux que les indifférents; et lorsque ceux:-ci ont
oublié depuis longtemps son nom, son infortune et jusqu'a son souveoir, l'homme en est encore au lendemain
de ses malheurs et croit en trouver le reflet daos le regard ou daos la voix de chaqne personne qui !'aborde.
n,_en é_t~it ainsi de ~oi, et, pour bien expliquer le genre
~ rnqmetu~e ressent1e au fond de mon creur, je dirai que
Je ne sava,s trop si, dans le saloo de la comtesse Blanche, je devais prendre l'attitude d'un élégant ou celle
d'un homme pret a accepter le patronage des gens influent~ qu'~mmanuel_ avait nommés a n:a mere, et qui,
daos 1ave~1r, pouva1ent m'aider de leur suffrage ou de
leur appm. En un mot, que devais-je laisser prédominer en moi? L'homme du monde ou l'homme de \ettres !
Apres Y avoir beaucoup réflécbi, plus, je crains bien
q_ue cela n'.était nécessaire, je me décidai pour un troi~
s1eme part1, en eflet le meilleur: c'était de me mootrer
~urement et simplement comme un homme bien élevé
JU?eaoi, que c'était la le point de contact qui unit
m1eu1 l homme de lettres, l'homme véritablement digne
d~ e~ nom .d~ moins, a~ véritable homme du monde, je
d1ra1s au ver1table genttlbomme, si ce mot était de mise
de nos jours.
C'était la une délibération bien futile saos doute et
je n'en aurais certainement p11s rendu compte au J~cte~r, si je o'étais entré, en faisant ce récit, dans une
vo1e de franchise qui me fait désirer de relever un a un
jusqu'aux antécédents les moins 1mportants de mon iotroduction daos une société, sonrce des beures les plus
douces et les plus cruelles de roa vie.
Enfin, ce samedi, l'objet de tant de réflexions, arriva.
Emmanuel fut exact au rendez-vous, et vint me prendre
a huit heures.
, Ma ~ ere m,': ~br~sa'. qua~d ~ous partimes, aYec plus
d effus10n qu a I ordma1re; e éta1t, depuis la mort de mon
pere, la premiere soirée que j'allais passer loin d'elle .
puis, peut-étre, elle aussi, se préoccupait-elle de cett; •
nouvelle entrée de son fils daos le monde; puis, peutetre entore, qui sait? pressentait-elle, tremblait-elle
craignait-elle, comme craignent, ~omme tremblent:
co~me presseotent souvent les meres, saos, causes et sans
ra1sons appareutes.
Une fois dans la rue, Emmanuel congédia son coupé
et prit mon bras.
Juus DE WAILLY ms.
(La suite prochainement.)
,\

1:

Reproduction interdite aux j ournau1 qui n'oat pu traité uec la Société
le1 gens de lettm.

�280

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

,

1

RltGES.

Ce mot, qui
ne doit certainement exister sur aucun
dictionnaire
géograph ique, est le
nom d'un petit coin de
terre quin' est
pas saos intérét pour l'artiste, pour le
géologue,
pour le cbasseur, en un
mot, pourtout
ami de la nature, qui n'est
la ni mutilée,
nitransformée
par la main

des bommes¡
mais si les livres se taisent
a son égard,
les belles cartes dres.ws
pour la r..
margue, soil
celle de l.
Veran, d'Ar1es, soit celle
de M. Ílii·
líen Damll,
de Somllires,désigDellt
dans la parlie
méridionale
du vaste della
du Rhone,a
milieu des
étangs et del
0aques d'ea
qui sépared
l'étang de
Valcaresdela

,

armi ces bandes ·d'alluP
01er,
,r
Tions fluviatiles r écentes don t
vent de roer cbange ' les
un
t ..
dispasitions, tant ces e~rams
sont bas ., ces cartes, d1sonsdésignent une langue
S
ollU'
.
d'alluvions"ane1ennes, longue
de quatre kilometres et large
d'environ cio_q ~en~ metres.
Cette ile est md1quee comme
s'élevant de deux metres quatorze ceetimetres au-d.issus de
lamer : ce qui est une altitude énorme, daos un pays ou
la platitude est telle qu'elle
vous cause, a J'état de vertige,
la crainle, , sioon de tomher
daos un ¡1réci1)ice, ainsi que
cela arrivc lorsqu'on est a
la marge d'un haut rocber
taillé apie, du moins d'ctrc
envahi de tout coté par les
eaUI.
Qui connait ce pays, que
ces eau1 et la dislance placent
loin de toute hahitation et préscrvcnt ainsi de ton te dévastation? Des chasseurs passionnés et intrópidcs, des gardicns
de hreufs saurages parvicn- ·
ncnt sculs rlans cette solitude.
L~s arhrcs y poussent et y
rucurcnt san, y etre mutilés.
Les oiseaux aquatiques, des
troupes de 0ammants, des avoceles, rle~ goi\lands y vi venten·
pai1, el les pancl'atium épa-nouisscnt leur corolle odorante sans que les jardiniers
fleurisles vien nent arracher ala
terre qui- les nourrit • leurs
bulbcs recberchées. 1 Le bois
qui couvre toute la petite ile,
el qui s'appelle le bois de Rie- ·
ges, est done une vraie forét
,ierge. Les arbres qui la· composcnt. sont: le Juniperus phreaitea(legeucvriermurvan), qui
éleve son parasol, souvent élégant, sur dos toufles enchcvctréesdephyllil'ea.Au printemps,
les grands asphodeles éL'.llent
ROSSINI. - D'apres un médai!lon de M. H'• Chev•lier.
leur tige chargée de fleurs
blanches. Des cystes divers y
brilleut aussi err abondance. En été, les statices parcnt de d~lresse. Enfin, arrivé sur la terre forme, nous
le sable, et, au commenccmenl -de l'áutomne, l'aster avons tracé sur le papiér l'image de ces troncs morts,
11111ellus s'y montre, sinon plus fastueux, du moins renversés, desséchés, qui reslent debout au mi'ieu de
plus gracieux que
8'!S congéneres nombreux de l'Amérique du Nord, qui
sont, a la meme
époque de l'année,
la parure la plus
apparente de nos
parterres. Chasseur
de pittoresque aussi
passionné
qu'un
chasseur de gibier,
nous avons voulu •
connaitre le hois de
Rieges. Avec des
goides, nous avorrs
tra,ersé de grands
espaces d'eau; nous
a,ons troublé, pen- ·
dant nne matinée
de printemps, des
troupes de 0amlllants, craign an t
saos doute de voir
détruire lenrs ooufs
déposés-sur le sable;
des avocetes, planant sur nos tetes
.
'
IIOllllaieµl lle~ .9ri&amp;- - .

1 ••

la vigoureuse verdure des plus
jeunes, et nous reproduisons
ici deux de nos croquis exécutés d'apres nature.
Si le bois de Rieges et le
terrain qui le supporte sont
11ne antiquité, végétalement
et géologiquement parlant, il
n'en est pas de méme des autres parties de la basse Camargue. 11 n'y a guere que cent
cinquante ans que le cours liu
Hhóne a été grandement modifié, et il y en a deux mille
que l'étang deValcarcs h'avait
certainement pas la forme
qu'il présente aujourd'hui. On
trouve t.les prcuves 111atérielles
de ces changements incontestables clans le niveau de constructiun~ romaines, existant au
bord de l'eau et daos l'eau
meme de l'étang, a la bauteur
du grand dornaine appelé le
chatcau d'Avignon. Ainsi que
peut le faire comprendre notre
dcssin, une couche de deux a
trois metres d'alluvions fluviatilcs recouvre ces traces de
conslructions romaines. Est-ce
la trace de la ville de Natilia,
dont parle Strabon, comme
exislant aux emboucburcs du
Hhone? 11 serait bien difficile
cl'éclaircir ce point de géographie anciennc. Contentonsnous d'o~scrver, avec les ré0exions qu'ils doivent faire
naltre, ces spectacles imposants des pbénomenes de la
nature, a coté des témoignages de la fragilité des· choses
humaines.
J. B. LAUOENS.

ROSSINI.

Ce grand artiste est né a
Pesaro, pctile villc de la Romagne, le 20 février i 792.
Son pere, Giüseppe Rossini,
était tubatore, trompelte de
ville. C'était lui qui proclamait les arretés municipaux, qui annoncait les cérémonies publiques, les ven les aux encheres, ;te., etc. 11 était
en outre inspecteur dé la boucherie. :&amp;Iais les deux places
réunies ne produisaient qu'un assez
maigre revenu.
Sa femme, Anna
Guidarini, était filie
d'un boulanger de
Pesaro. Elle avait un
gotit tres-vif pour la
musique, et une jolíe voix, dont elle
tira partí un peu
plus tard, quand le
vent des révolutions
eut soufflé sur l' ltalie, et que Giuseppc,
victime de la réaction, fut hors d'état
de nou·rrir sa famille.
En i796, en effct,
le général Bona-•
parte, vainqueur de~
Autrichiens et maltre de la haute rta-lie, partil de Bologne, baltit J'armée
papale, et contraignit le saint-pere au

tr~ité qe Tol~M!!!ij,

�is3
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - -- = - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - L'ILLUSTRATION. JOURNAL UNIVERSEL.

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300,000 fr. Il n'a répondu que par un sourire, et l 1'11,
Il forma la république cisalpine,'puis la république ,fis.- filfreprésenter, dans le courant de l'année t8t2, six fermé son manuscrit avec cent autres ouvrages, gr._
padane, et une république anconitaine se forma bientót opéras, daos trois villes difiérentes: a Venise, l'Inganno ou petits, que ses amis seuls connaissent. Aprea llli
d'elle-méme. En t798, ce qui restait encore du domaine felice, Il. cambio della ualigia, la Seala di seta, l'Occasione
été toute sa vie au-dessus de ce qu'il produisai1, 11
de saint Pierre ful envahi, Rome prise, le pape exporté. fa il ladro, - a Ferrare, un opéra sérieux : Giro in Batrouvé moyen de se mettre au-dessus de sa gloire ea.;
Une république romaine fut organisée, et bientót apres bilonia, - a Milao, un opéra bouffe en deux acles, la
méme. Ce grand musicien est assurément un grand ,i.
une république ¡,artbénopéenne. 11 parait que ces grands Pietra del Paragone. JI y a daos l'Inganno un finale charlosopbe.
G. HtQun.
changements inspirerent a Giuseppe Rossini plus de maot, un trio qui est un chef-d'reuvre. La Pietra del Pasympathie que d'borreur, si bien que l'an d'apres, quand ragone mit en émoi toute la Lombardie. Oo accourait a
la chance tourna, il perdit ses deux emplois et fut mis Milan, pour l'entendre, de toutes les villes environTllÉ0D0SIE DE CRIMÉE.
en prison, ou il resta dix mois. Anna Guadarini se ré- nantes, et l'auteur ayant, sur ces entre!aites, atteint sa
fugia a Bologne, obtint de débuter au théatre Cit&gt;ico, vingtieme année, le prioee Eugene, vice-roí d'Italie,
Théodosie, CAFFA ou KtFt, port de laRussie d ~
réussit, et tint l'emploi de prima donna, pendant plu- l'exempta de la conscri¡,tion. Il justifia immédiatement
est
situé sur Je détroit de Caffa, qui unit la mer Noire ¡
cette
faveur
exceptionnelle
par
la
partition
de
Tancredi,
sieurs années, a Sinigaglia, Forli, Ferrare, Mantoue, etc.
celle
d'Azof. Cette ville ful batie en t266 par les~
executée
a
Venise
pendant
le
carnaval
de
t8l3.
Tancrede
Giuseppe, devenu libre, la suivait partout, et jouait
sur
les
ruines de l'antique Théodosia, qui devint alonle
est
plein
de
beautés
du
premier
ordre
et
d'inspirations
la partie de premier cor daos l'orchestre des théAtres
centre
du
commerce de leur république avec la
que
Rossini
lui-meme
n'ajamais
surpassées.
ou elle remplissait les premiers róles. Gioachino RoslaPerse
et
l'Inde. lis la conserverentjusqu'en ft75,é~
L'ltaliana
in
Algeri
~uivit
de
pres
Tancrede.
En
t8H-,
sini, leur fils unique, a done entendu chanter, répéalaquelle
Mahmoud
ll !es expulsa de la Crimée, etronia
Rossini
fil
jouer,
a
Milan,
A.ureliano
in
Palm!ra
et
le
ter, jouer du clavecín, etc., des sa plus tendre enfance.
de
cette
presqu'ile
un
Etat tartare dépendant de ta y.,
Turc
en
Italie,
puis
Sigismondo
a
Venise.
En
t8i5,
l'enll avait sept ans lorsqu'on pla~a tant bien que mal ses
quie.
Cet
État
passa
sous
la domioation russe en t7tt
trepreneur
des
théatres
de
Naples,
Barbaja,
s'allacha
le
petites mains sur un clavier et qu'on tui apprit le solfége.
sous Catherine JI. Mais avant d'abandonner Tbéodosie.;
jeune
et
triomphant
maestro
par
un
traitement
magni11 avait une voix charmante. A neuf ans, il commen~a
de chanter dans les églises de Bologne. A onze ans, il fique, t2,000 fr. par an. JI débuta, a Naples, par Eli- Russes, les Tur~ la détruiairent ~e fond en comble, 1
ne firent qu'un monceau de rumes de cette cité, 4(i
cbantait a merveille et exécutait a premiere vue, avec sabetta. Puis il y écrivit successivement la Gauetta et
était
panenue a un tel degré d'importance et de r i un aplomb imperturbable, tous les accompagnements Otello (t816), Armida (18f7), Mose in Egitto, Ricciardo e
qu'on
l'appelait la petite Consto.ntinople. L'étendne de•
qu'on tui présentait. Son pere luí avait appris a jouer Zoraide (t8t8), Ermione, la Donna del lago (t8iíl), et
ruines
et les vestiges de ses fortifications, attestent e-.
du cor. Un artiste de Bologne lui donna des le~ons de Maometto mondo (!820).
son ancienne grandeur et l'état llorissant daos leqael
Ces
grands
011vrages
ne
sont
encore
que
la
moitié
de
violon. Quand la mue vint lui enlever sa voix de soelle se trouvait, a cette époq11e, sous la domination g6,
prano, iJ tira partí de son talent d'accompagnateur, qui ce qu'il produisit daos l'espace de six années. ll
noise ou turque. Elle comptait alors une population d'•
trouva
encore
le
temps
d'écrire,
a
Rome,
Torwaldo
était fort remarquable. Des cette époque, il était déja
viroo t 5,000 ames, qui fut dispersée, et se comJIOIII
e
Dorliska
(1815),
Je
Barbier
de
Séville
(t8t6),
Cenerentola
d'uo grand secours a son pere, dont le métier ne valait
en grande partie de riches oégociants arménieos; cq¡.
(t8t7),
Adelaida
di
Borgogna
(t818).
11
partil
de
Rome
rien, et a sa mere, dont la voix s'était promptement faci, dirigés par leur esprit actif et industrieux, y avaleal
tiguée. 11 avait écrit déja quelques pieces de musique, apres y avoiT donné Cenerentola, pour aller écrire a
établi l'entrepot de leur commerce. On n'en sauraitdol,
Milan
la
Gazza
ladra.
11
retourna
a
Milan
le
lendemain
de
bien qu'il ne sut pas un mot de contrepoint. Son merla premiere représentation de la Donna del lago, pour y ter, si J'on songe que q~arante-deux églises arménie•
veilleux instinct lui révélait toutes les regles.
étaient élevées daos son enceinte.
Il y parut bien quand les Mombelli vinrent a Bolo- pire jouer Bianca P. Faliero. Cette accumulation de
Depuis une vingtaine d'années, Théodosie tend hegne, et que M"" Mombelli la mere, en lui donnaut chefs-d'reuvre improvisés coup sur couµ efiraie l'imagi- co11vrer son ancienne prospérité, depuis surtout qae 11
successivement les paroles d'un air, d'un duo, d'un nation.
Il revint a Rome en t82t et y donna !,(atilde di Sha- constructiou d'un chemin de fer, qui•la réunit l . .
quatuor etc., qu'on essayait des qu'ils étaient faits,
cou et a Saint-Pétersbourg, et qui relie, par suite, ta
Jui fit composer, de cette fa~ou, un opéra tout entier. l&gt;ran. Puis, Barbaja ayant soumissionné et obtenu l'en- mer Noire a la Baltique, est venue apporter nne vie•
C'est l'opéra intiulé Demetrio Polibio, ou l'on trouve des · treprise du théatre impérial de Vienne, il écrivit pour velle daos cette contrée, et donner au commerce •
inspirations du premier ordre, notamment un duo et un Vienne Zelmira (1822), ou il déploya des richesses d'har- impulsion extraordinaire. Plus de cinquante maia
quatuor qui sont des chefs-d'ceuvre. Depuis, Rossini a monie a éblouir les Allemands les plus exigeants sous ce nouvelles s'élevent tous les ans sur les ruines de l'•
été plus savant, mais il n'a jamais montré plus de rapport.
Semiramide, jouée a Venise en t823, fut sa derniere cienne cité, et la valeur territoriale s'est considérülagénie.
reuvre
italieone. Sa carriere de compositeur italien, com- ment accrue. Des que les communications entre Call&amp;II
C'est ce qui décida son pere a le mettre au lycée
mencée
a la fin de t810, emhrasse done douze années. l'ancienne et la nouvelle capitale de l'empire russe •
musical de Bologne, dans la classe du pere Mattei,
l&gt;endant
ces douze années, il avait mis au jour une qua- ront établies d'une fa~on réguliere et rapide par la 1li
professeur de contrepoint, alors en grande réputaferrée, eette ville deviendra le Dieppe de la Russie ella
tion. ll avait quioze ans. 11 y resta jusqu'a dix-buit ans. rantaine d'opéras. - Je n'ai pas mentionné tout ce qu'il rendez-vous de toute J'aristocratie. Déja, en effet, mllpl
- Trois ans consécutifs de contrepoint et de fugue! Se a produit.
On luí proposa un engagement pour Londres. Il l'ac- l'éloignement des autres points de l'empire, ses blil
figure-t-on bien tout ce qu'a pu faire, pendant une péde roer sont tres-fréquentés. Batie en ampbitbéatre •
riode aussi longue, et tout le chemin qu'a dü nécessaire- cepta, et passa par París, oti il revint apres quelques mois des collines chargées de vignes et surmontées de..,
ment parcourir un éleve aussi ¡,rodigieusement doné Y de séjour en Angleterre. Ces quelques mois, qu'il em- lins a vent, Théodosie présente un aspect des plus pilll
Les pédants, qui, pendant tout le cours de sa car- ploya moins a écrire qu'a se faire entendre et a se faire resques et jouit d'un air pur et sain. Du haut destf
riere, Jui ont reproché, on ne sait pourquoi, de ne pas voir, furent l'époque la plus lucrative de sa v1e d'ar- teaux qui l'entourent, on a devant soi une magmt,I
étre assez savant, ne soup~onnaient guere a quel tiste. C'est la qu'il amassa !e capital qui, tres-habile- perspective, et le plus riant tablean se déroule
ment administré et grossissant d'année en année, a propoint l'accusation était ridicule.
yeux. La vue peut se porter tour a tour sur de rielll
L'étude des procédés scholastiques ne lui faisait pour- duit la belle fortune dont il jouit aujourd'hui.
Le gouvernement fran~ais d'alors tenait a honneur campagnes ou sur la ville, ou bien elle s'étendra lit
tant pas négliger celle des maitres, sacrés ou profanes.
l'immensité de la surface de la mer Noire, de celle
Il dévorait toutes les partitions qui lui tombaient sous d'J\llacher nossini a la France. 11 s'y prit convenable-- zof, de la mer Putride ou Sivasch, le Putridum flMII
la main. 1l s'était pris de passion pour l'école allemande, ment, et il réussit. nossini, directeur du Théatre Italien
anciens.
dont les inveutions harmoniques ouvraient a son imagi- sans en avoir le titre, puis inspccteur général du chant
La population actueHe de Théodosie est d"en
'
titre
qui
n'était
qu'un
prétexte
a
appointements,
écrivit
nation des perspectives infinies. Il adorait Haydo et
t5,000
ames, parmi lesquelles on compte bon nomlllt
Mozart avec autant de ferveur que Paisiello et Cima- a París, de t825 a 1829, ll Viaggio a Reims, piece de Francais. Mais les Arméniens forment toujours une
rosa, et oo l'appelait, daos J'école, Il Tedeschino, circonstance pour le sacre de Charles X, le Siége de Co- grande partie de cette population. lis possedent, ootre
le petit Allemaod. C'est en se nourrissant de l'art alle- rinte, qui n'était que le Maometto s,condo, arrangé pour anciens temples ~nés, quatre nouvelle~ églisea
mand qu'il se préparait a transformer, a régénérer l'art la scene frau~ise et enrir.hi de morceaux nouveaux; ont fait édifler, et sont entrés daos une voie de p
Moise, autre arrangement oti la parlie purement franitalien.
~aise
avait encore plus d'importance; le Comte Ory, oti rilé qui rappelle l'époque ou ils faisaient de leurvilll
Il était d'usage, au lycée de Bologne, que Je meilleur
des plus riches entrepóts de l'Orient. Cette situatiOI
éleve fut désigné, chaque année, pour composer une les deux tiers du Viaggio trouverent leur place, et enfln fait que s'améliorer a la suite de la nominatioo de JI,
cantate, qui était exécutée en séance publique et en pré- Guillaume Tell, joué pour la premiere fois le 4 aout briel Aivazovski, un des directeurs du collége nation
sence des autorités municipales. Rossini, apres un an t 829. 11 avait alors trente-sept ans. Il était dans toute ménien de París, et frere du peintre qui fut
d'études, obtint celte récompense et cet bonneur. Sa sa force. ll pouvait faire encore, sans se fatiguer, vingt a notre expositioo universelle de t85!:(, au poste
cantate, intitulée: Pianto d'armonia perla morte d'Orfeo, chefs.-d'reuvre. Mais ces chefs-d'reuvre ne pouvaient cbeveque diocésain. Le R. P. Gabriel a toujOUJI
fut exécutée le R aout t808. 11 avait alors seize ans et guere ajouter a sa gloire, et leur enfantement aurait en effet, mériter la réputation qu'il s'est acq
certainement troublé le repos auquel il aspirait. - 11
quelques mois.
París, dans le monde savant, par ses qnalités n
Malgré le succes de sa cantate, i1 resta encore al'école est bien temps, dit-il, que je laisse la pl:ice aux au· et ses profondes connaissances linguistiques et th
pres de deux années. Ce ne fut qu'a la saiso~ d'au- tres.
C'est lui, en effet, qui a fait connaitre en France ques. O'apres ses conseils, un riche et patriote Arm
tomne de t8l0 qu'il débuta a Venise sur le petit lhéatre
M. Kbaliboff, a doté la ville de Théodosie d'un
San-Mose, par une partition boufie en un acle, intitulée Meyerbeer, Bellini, Dooizetti. Quant a lui, ríen n'a pu fique collége, dont la construction seule coute P
la Cambia/e di matrimonio. En t8t 1, il fil une cantate: tui faire rompre le silence. Son Stabat, composé Ala quatre cent mille francs, valeur représentant,
Didone abbandonata, et un opéra en deux acles: L'Equi- pricre d'nn chanoine espagnol, n'était pas destiné a conditions ordinaires, plus d'un mili ion en France,
,ioco strauagante. Ces trois premiers esssais ayant pleine- voir le jour, et n'est connu que parce que le manuscrit, ontété inaugurées une importante bibliotbeque et
ment réussi, tous les théatres de la haute Italie s'ouvri- mis en vente par les héritiers du chanoine, esl tombé primerie, qui sont en pleine prospérité, grAce aDI
rent devant lui. Or, il était assez Jaborieux, assez actif, entre les mains d'un spéculateur. L'an passé, pour amu- assidus et éclairés de l'archevéque.
et il avait l'imagination assez féconde pour faire face de ser ses loisir&amp;, il a écrit une messe qui est une merveille,
Pow adrlil: P. P.
ious,les wtés a la fois. Cbose incroyahle ! il écrivit et el l'a tait entendre une seule fois. On luí en a offert

-----r----~---·----

R-,

SOII•

perdre, nous, notre honneur et nos biens, et de nous
voir réduits a mendier. Le jour viendra de cette si
LA. CHANSON DE ROLANn .
grande fete de saint Michel, le terme passera, et Charles
PO.EllE DE rneROUI.DE.
n'entendra de nous paroles ni nouvelles. Il est fier et
son creur est cruel ; il fera trancher les tetes de nos ótaSi populaire que soit le nom de Roland, qui vient ges. Mais mieux vaut que nos fils y perdent leurs tetes
d'emprunter, pour ainsi dire, un iotéret d'actualité a la que de perdre, nous, notre belle Espagne, éclatante de
préstJotalion du bel opéra de M. Mermet, le poeme de lumiere, et d'avoir a supporter taot de maux et de souf;béroulde, qui cha11te ses gestes et sa mort, est a peu frances. »
res inconnu. Tout le monde ne peut pas lire un pocme F.l les paiens de dire : «11 a raison ! »
~u douzieme siecle, et tout le monde ne préfére pas a la
Le roi Marsille a leve son conseil. 11 appelle a lui dix
tangue d11 óix-neuvie~e siccle, qui ~~t pou~. nous la des rtus félons : « Seigoeurs barons, leur dit-il, allez
tangue vraimeot vulga1re, cclle du sememe s1ecle, que trouver Charlemagne. Portez daos vos mains des bran-·
• Génin a jugée mieux faite pour reproduire le~ gr.ices ches d'olivier, signe de paix et de soumi sion. Diles a
11
naives de la cbanson de geste. Ce n'est pas ici le lieu Charles que, pour son Dieu, il ait merci de moi. 11 ne
d·esposer tcutes les rai~ons ri me font préfér~r, pour verra point s'achever ce premier mois que je ne l'aie
la traductioo du poeme de Théroulde, la tangue que rejoint avec mille de mes fideles. Je recevrai la loi chréparlon~ a celle que parlaient nos peres il y a trois tienne, je serai son homme-lige par amour et par foi.
0005
cents ans. Une seule raison suffit : cette Chanson de Ro- S'il veut des otages, je luí en donnerai. Ayez assez d'a/atld, dont on ne sait presque plus rien que le nom, esl dresse pour nous mettre d'acord, et je vous comblerai
le ,ieux cbant oational de la France; tous ceux qui ont d'or et d'argent, je vous donnerai terres et fiefs autant
pu ta tire doivent vouloir qu'elle redevienne popu- que vous en voudrez. » El Blancardin de dire: « Vous
aurez a vous réjouir de notre message. » Am.
taire.
c·est la peosée qui me l'avait fail traduire il y a trois
Les messagers montent sur leurs mutes et vont a
aos. Mais le~ esprits étaient alors bien loin de notand, Charles, qui tient la France ~ous sa gouverne.
bien loio meme du roi Charles, notre grand empereur.
L'empereur est daos un granel verger. JI a aupres de
Une tentative bardie, couronnée par un brillant succcs, lui Roland et Olivier, le duc Sanche et le fier Anséis, et
a rajeuoi ces viei!les gloires de la France et de la che- bien d'autres encore. lis sont la quinze mille fils de la
valerie. Le jour de Théroulde est venu.
douce France. Ces cbe,ahers sont assis sur des tapis de
En offranl aux lecteurs de l'Illmtration la CuAxso;s- DE soie blancs, ils se divertissent au jeu de dames, les plus
RoLAND, j'ai du la débarras~cr de quelques rediles et de agés et les plus sérieux jouent aux échecs, et les jeuoes
quelqucs développements qui ne sont point saos grace bacheliers s'amusent a l'escrime. So11s un pin et a l'omdaos le poéme, mais qui ne pouva1ent pas entrer daos bre d'un églantier, brille un fauteuil tout fait d'or pur :
te cadre du journal. On ne trouvera saos doute pas la sied le roi qui gouvcrne la douce Fraoce; sa barbe
ici tout,le poeme de Théroulde, mai on ne trouvera ríen est blaoche et sa tete pleine de beauté, son corps est
que tui. En l'abrégeant, je ne me suis du moins jamais noble et bien pris, et sa contenance est fiere. A qui le
pennis de parler a sa place.
cherche, il n'est besoin de l'indiquer.
ALEX. DE SAINT-ALBIN.
Les messagers de Marsille descendent de leurs mutes
et vont saluer l'empereur avec empressemenl et respect.
Blancardin parle le premier, et dit au roi : « Soyez béni
de Dieu le glorieux que nous devons adorer! Voici ce
LA CILL'ISO:i DE ROLAND.
que vous mande le vaillant roi Marsille. Apres avoir bien
cherché des moyens d'arrangemcnt, il veut vous donner
une grande part de ses trésors. Vous avez été longtemps
La Trahison.
en notre pays, vous devez avoir bate de retourner en
Fr;mce. Mon maitre vous y suivra, il en prendl'engageLe roi Charles, notre grand empereur, est depuis sept gcment. »
ans en Espagne. 11 a conquis jusqu·a la mer ce nohle
L'empereur leve ses mains vers Oieu, puis, la tete
pays; il n'y a pas de chateau qui tienne cootre lui, pas pencbée, se met a réflécbir. 11 ne se presse point de réde mur ni de ville qui reste a forcer, hors Saragosse, pondre, accoutumé de prendre son temps pour parler.
mise sur la montagnc. La regne le roi Marsille, qui Enfin, il releve la tete, el montrant aux envoyés sarran'adore pas Oieu, qui sert Mahomet et invoque Apollon : zins un visage ple in de fierté, il leur dit : « Vous avez
~¡ son adresse ne pourra le soustrair~ au malheur. tres-bien parlé. Mais le roi Marsille est mon grand enAo1 (1).
nemi. f.,1mment pourrai-je m'assurer en ces promesses
Le roi Marsille est a Saragosse, dans un verger, coo- que vous venez de me faire? - Par des ótages, dit le
ché a l'ombre du feuillage, sur un perron de marbre Sarrazin, dont vous aurez, ou dix, o•J quinze, ou vingt.
bleo. Plus de vingt mi lle hommes J'entourcnt._11 s'adresse Au risque de sa vie, j'y mettrai un mien fils, et vous
a ses ducs, a ses comtes : u Eotendez, seigneurs, quel n'en aurez pas, je crois, de plus noble. Quand vous
mal nous encombre. L'empereur Charles est venu de serez en votre palais impérial, a la grande Cele de Saintson pays de France en celui-ci pour nous confondre. Je Michel-du -Péril, mon maitre vous rejoindra, il en prend
n'ai pas d'armee qui puisse donner bataille a la sien ne. l'eogagement. C'est la qu'il veut Jevenir cbrétien. »
f.onseillez-moi done et sauvez-moi de mort el d'afTront. » Charlemagne répond: «11 peut done se sauver encore !»
Pas un de ces paieos ne trouve un mol a lui répondre, Aor.
bo~ le subt1I Blancardin, qui lui dit : « Ne vous effrayez
Le soir est beau, et le soleil encore éclatant. Le roi
po1~L Feignez de vous soumettre a cet orgueilleux. Té- Charles fait conduire a l'etable les dix mulets. ll fait
mo1goez-lui une grande amitié. Eovoyez-lui quatre cents dresser daos le verger une tente ¡,our les dix ambassamnlets chargés d'or et d'argent, cinquante chars chargés deurs. Les Sarrazins y passent la nuit et resteot jus.de n:aéme,donnez-lui ours et lions, et chiens et chameaux, qu'au grand jour.
et antours déja grands. Mais c·est assez de guerre en
L'empereur se leve de grand matin. 11 entend messe
IIOlre pays: qu'il retourne en France. Promette1-lui que et matioes. JI va s'assec,ir a rombre d'un pin, et fait ap'º~ l'J rejoindrez ala fete de saint Michel, pour y rece- peler ses barons pour tenir conseil avec eux, car il veut
YOl? la loi des chrétiens et devenir son homme-lige. S'il en toutes choses marcher d'accord avec les Frau~ais.
,e~t des otages, vous tui en envoyez dix ou vingt. Pour Arrivent la le duc Oger et l'archeveque Turpin, le vieux
qnil prenne coofiance, nous lui envoyons les fils de nos Richard et son neve1.1 Henri, le preux comte Acclin de
femmes. Au ris~ue de sa vie, je luí envoie le míen. 11 Gascogne, Thibauld de Reitns et son cousin Milon, et
'1111 bien mieux qu'ils y perdent leurs tetes que de. Gerer et Gerin; avec elll arrivPnt le comte Roland et
le noble et preux Olivicr. JI y a la plus de mi lle Fran~ais
~I O. ••• PII PU bien 61,r le seos de ce mol, qui termine I• plupart de France. Arrive Ganelon, qui trahira. Le conseil s'ou~ - - •· Francisque Michel. le premier éd1teur de la Cha111on de
._ 4tJ l."'~ ••ee &amp;•M'z dA 1'1'111fmhhoce un cr, de guerre, une tnduc- vre, dont l'issue sera funeste. Aor.
191it en • elan 1ur l'ennemi, away. 11 •e dem•ude crpenda11t •• ce ne
L'empereur leur expose !'affaire, et lcur dit : « Le roi
. _ . : ane excl1mation du jon~leur pour urrur le n,eoelrier que la
Marsille
me rejomdra daos ma résidence d'Aix, il y recela do ft qa",l 111 a .-.r,éter. llllis ulle e1cl1m1tion de•ra1t se trou,er
111
_
, loa1ea lea llnd,a, et il en e.t, au contrlire. un graud nombre vra notre loi, meilleure que la siennP; devenu chré,- .. 1oot pu.
tien, il tiendra de moi ses domaines. Mais je ne sais
•.....,:Opcu
8::.iilllle no1e manuscr,te
que J'•i so111 le• y•uz, M, lilonmerqué relate
pas quel est le fond de son creur. » Et les Fran~ais de
l'op10100 de ll. Barrv,s, qui re~arde Ao1 co..,me une
liiiL Iba de ce qu, pr,cPde. uoe contracMu de Oui. 0111, c'elt bitn dire : 1( 11 nous faut prendre garde ! 11 Aor.
"""
combien de slaoces de la Challlllll ,u RD'4114 ,,,enoent conLe comte Roland, qui ne veut entendre a rien avee
._ iaterpnlatioJI !

.

le Sarrazin, se leve vivement et vient repousser les propositions : « Ne croyez pas aux promesses de .Marsille,
dit-il au roi. Voila sept ans que nous sommes en Es¡,agne, Marsille ne vous a fait que trahison. 11 envoya
quinze mille de ses paiens, chacun portant une branche
d'olivier et vous disant les me mes paroles qu'aujourd'hui.
Vous prites le conseil de vos Frao~ais, qui vous persuaderent d'accorder quelque treve. Vous envoyates au
paieo deux de vos comtes, Bazin et Bazile : il les fil décapiter... Poursuivez la guerre comme vous l'avez entreprise, conduisez votre armée a Saragosse, poursuivezen le siége, s'il faut, toute votre vie, mais vengez ceux
que le trailre fit périr ! 1i Aor.
L'empereur rembrunit son visage, il tourmente sa
barbe, il lord sa moustache, et ne réµond ni oui ni non
a son neven. Tous demeurent en silence, bormis GaneIon, qui s'avance et tient au roi ce discours : « N'écoutez ni moi ni d'autres, n'écoutez personne, n'écoutez que
votre avantage. Quand le roí Marsille veut se rendre a
mains jointes votre homme-lige, tenir toute l'Espagne
de vous et se soumeltre a notre sainte loi, celui qui vous
induit a rejeter ces offres ne se soucie guere, sire, de
quelle mort nous mourrons. Conseil d'org•1eil qui ne doit
pas prévaloir. Laissons les fous et tenons-nous aux
sages. 1i Aor.
Le duc Neimess'avancc pour parler au roi, qui n'a pas
de vassal plus fidele: 11Vous avez entendu !'avis du comte
Ganelon? 11 est plein de sages.~e. Le roi Marsille, vaincu
par vos armes, a vu tous ses chateaux rasés, ses remparts détruits par vos machines de guerre, &amp;es villes brulées et ses troupes défaites. Quand il se rend a merci et
vous offre des ótages, ce serait pécbé de vouloir faire
encore plus cootre luí. Cctte guerre terrible ne doit pas
etre poussée plus loin. Et les Fran~ais de dire : &lt;( Le
duc a bien parlé. » Ao1.
1&lt; Seigneurs barons, qui enverrons.-nous a Saragosse,
au roi lJarsille? » Le duc Neimes répond : 1( J'irai, si
vous daigoez m'en charger. Donnez-m'en le gant et le
baton. - Vous étes homme sage, lui dit le roi. Par ma
harbe et par ma moustache, vous n'irez pas si loin de
moi cette année. Allez vous asseoir... s~igueurs bar,ms,
qui pourrons-nous envoyer au SarrazioY » Roland répond : 1( J'y peux bien aller. - Non, ferez, certes ! dit
le comte Olivier. Votre courage est trop bouillant, vous
vous feriez qnelque affaire. Si le roi le veut, j'y peux
bien alter. - Ni vous ni luí n'y mettrez les pieds, répond
le roi. Par ma barbe blanche, les douze pairs y seront
malvenus! 1i
Tout le monde se tait... Turpin, l'archeveque de
Reims, se leve et dit : (( Laissez les reposer · depuis sept
ans que vous étes en ce pays, ils ont eu assez de peines
et de fatigues. Donnez-moi, sire, le baton et le gant, et
j'irai trouver ce Sarrazin d"Espagne, et connaitre un
peu l'air de son visage. » L'empereur lui répond d'un
ton faché : « Allez vous asseoir sur ce tapis blanc, et ne
parlez plus que je ne vous l'ordonne ... Fran~ chenliers
pouvez-vous m'indiquer un baron de mon domaine pour'
porter mon message a Marsille?
11 Celui qui vous convient, dit Roland, c'est Ganelon, mon beau-pere. 1i Et les Fran~ais : « JI s'en acquittera bien! Vous n'en pouvez trouver un plus habile. »
Mais le comte Ganelon tombe daos une grande angoisse. «Fou! dit-il a Roland, d'oti te vientcetterage? On
le sait bien, qne je suis too beau-pere ! Tu m'as proposé
pour aller chez Marsille! Si Dieu permet que j'en revienne, je t'en garderai un souveoir qui ne fin ira qu'avec ta vie. - Orgueil et démence ! répond Roland. On
le sait bien, si j'ai souc1 de vos menaces ! Mais il faut
pour cette mission un homme habite. Si le roi le veut,
j'irai a votre place. - Tu n'1ras point ama place. Si
Charles me commande pour son service, j'irai trouver
Marsillc a Saragosse. »
Ganelon lui dit encore : « Ne comptez plus sur mon
affect1on, apres avoir fait tomber sur moi ce sort
funeste ... Juste empereur, me voici devant vous, pret a
fa1re ce que vous me commanderez. Je vois bien qu'il me
faut alter a Saragosse. Et qui va la n'en peut revenir.
Apres tout, je sois le mari de votre sreur; j'ai d'elle un
fih1, le plns beau qui se puisse voir. C'est Beaudouin, qui
¡,romet d'etre plus tard un preux. Je lui laisse mes fiefs
et mes domaines. Veillez sur lui, mes yeu1 ne le verront
plus. » Charles répond : « Vous avez le ereur trop tendre. Puisque je vous l'ordonne, il faut partir. » Aor.
Quand il vint recevoir le baton et le gant, Ganelon
dit au roi : « Sire, c'est Roland qui a fait tout cela. Je ne
le luí pardonnerai de ma vie, ni a Olivier qui est son

�REVUE

TRIMESTRIELLE,

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L'lLLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL .

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Furmation de la marine allemande. - Le capitaine : Prenez
uu riz. Le matelot : un riz ! ~loi connaitre que cl,oucroule.

Préléranl n'avoir affaire qu'aux petits joueurs.

- Yous m'avez tout ralisié et ,·ous vous appelez un troupier !
Allons done, vous n'etes qu'un croupier.

_ Sergeut, c·eit done necessa1rP les manreuvret

pour gagner les batailles !. - pui: z·a~ ca••p de Cbáloot! parce qu'1I m'esl inltrd,t d y fa,re usage de ma
fourchette.

M. llillaud trouvant mo¡en de faire marcber son jourual.

. Vuu.s avei visité la Fraoce au mois d'aoül ! Qu~y disa,too '? Rh ! Lambert ! M•Jesté. - Mais, on dit cela aussi cbez
mo1 depuis I• 15 amit.

V,EME A

tl!EMEA
u

Ce négociant habite Turin et tu lui écris a Florence. • que je faia elt daos l'int~rét de l'ltalie.

Le capitaine confédé_ré Sen_&gt;mes ay~nt la gracicuseté d'altend t·e l'arrivée do train de pla1s1r parti de Paris pour commencer le branle-bas
de combat.

\__

- -~

Madame,' CP.

Les &lt;lames allemaudes rempla~anl lcurs bijoux par des saucissons de Strasbourg, afin de gagner l'Alsace a l'Allemagne.

l.

, Vous permelttz?, •

- Moosieur l'adminislration exige qu'on soit encbaioé daQs sa &amp;talle ponr
voir Roland? '.._ Oui monsicur, 1ou1 vous laisseriez entrainer par le chreur du
3• acle it. vouloir ta~r aussi sur les Sarrasins.

« Viens ici, ma filie, que je te mocche.

-=-11

.. THfATR.E D~fiAiELET j t

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Votre mari, - II est dans ma malle; l e douanier a perdu la clef,

L'Opéra el l'B/\lel• Dieu lout ~a le méme Jour. Les
malacJes qui ne trou,eronl pas de place A l'un,
iront se !aire soiguer a l'autt'e.

-

a B~de, cette année? Oh
pardon, ¡e ne pensais plus au nouveau reglement.

l{adam•i, aurai-Je le plaisir de vous voir

- Si ce n'est pas ■•• hurreur ! Le diab:e q111 a dea chateau1! Parbleu, c'est
M. Renan qui y aura fail u fortuue.

Do• Quichotte s'échappant du 1ivre de G. Doré pour
cnurir au G~mnase.

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4e s¡-per111a•11-1'4u11rrol•l - lrlPll1le11r1o'e1t poi~, !llOIPJ u11 qvart,

- Vuye•-vuu•, mauame Poch, 1, i\s cnaugeront les noms ~-e•

1'1111 ·puur des u,,rns d'hommes. JI o'y a pas de daoger qu lis

IIOtuient du now&amp; de cb1eos, lis n'aiwent pas asscz ces pauvres
béta pour ~-

- Allou:;, bon, voilt qu'il,

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chau..:e 1~ uum U~

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rue pendan! que ¡'étai• au ,pccl•cle; 1I t•I 1111ou11 el Je ne
sais plus ou je demeure.

Le tht:éltrt 1'd1~1cu1 (¡,rojct). - \'ous m'avcz vulllu cellc contnmarqu~ en ~e
d1saut qu'il y .vait eucore c1uq aelu, el 11 n'y en avait 4u'un. - Mons,eur, Je
voua ai dit &amp;al.lit acte.

�286

IL

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

éompagnon, ni aux douze pairs qui n'aiment que luí. Je
le~ défie tous, Sire, sous vos yeux. » Le Roi l11i dit .
« Vous avez trop de rancune. Mais partirez-vous, quand
je vous le commande ! »
Quand Ganelon veut prendre le gant que luí tend
l'Empereur, il le laisse tomber aterre. Les Frao~ais de
dire: e&lt; Oieu ! quel est ce présage ! II nous adviendra de
grands malheurs de cette ambassade. - Seigneurs, dit
Ganelon, vous en entendrez parler... Sire, donnez-moi
votre congé : puisqu'il me faut partir, je ne veux pas
attendre. » Le Roi lui dit: « Pour la gloire de JésusChrist et pour la mienne ! &gt;&gt; De sa main droite il l'absout
et lui donne le signe de la croix, puis il luí remet le ha.ton et la lettre.
Vous verriez tant de chevaliers plenrer, qui disent a
Ganelon : « Sire, emmcnez-nous ! - A Oieu ne plaise '.
répond-il. Mieux vaut périr seul que d'entrainer daos
ma perte tant de bons cbevaliers. Vous retournerez,
seigneurs, daos notre doux pays de France ; allez salner
de ma part roa femme et Pinabel, mon pair et mon ami,
et Baudouin, mon fils, que vous conuaisse1 bien. Aidez-le et le tenez pour votre seigneur. &gt;&gt; Il se met en
route et va ou le Roí l'envoie. Ao1.
II chevauche, il rejoint les ambassadeurs sarrazins
sous un grand olivier, car Illancardin a ralenti lepas pour
l'attendre. Ils s'abordent avecdes paro les pleinesd'artifice.
Blancardin dit a Ganelon : « Que! homme merveilleux
que ce Charles ! 11 a conquis la Pouille et toute la Calabre . '11 a passé la mer salée pour conquerir a SaintPierre le tribut de l'Angleterre. :Mais que vient-il chercher daos notre pays? - Telle est son humeur, répond
Ganelon; et jamais homme ne tiendra devant lui ! Les Fran9ais sont vraiment gentilshommes, repart Blancardin; mais ils font grand tort a leur seigneur, ces
ducs et ces comtes qui lui donnent de tels conseils : ils
tourmentent et ils désolent lui et les autres. - En vérité,
répond Ganelon,je n'ensais pas un qui mérite ce reproche,
si ce n'est Roland qui encore en aura honte. Hier matin
l'Empcreur était assis al'ombre daos une prairie, devant
Carcassoune; arrive son ncveu, vetu de sa cuirasse et tenant a la main une pomme vermeille: Tenez, beausire, dit
Roland a son oncle, je vous o[re les couronnes de tous
les rois de la terre. Mais son orgueille devrait bien confondre, car chaque jour il s'expose a la mort. Vienne le
coup qui le tuera, et nous jouirons d'une paix profonde.
- Roland est hien cruel, dit Blancardin, de vouloir réduire toutes les nations et mettre tous les pays en guerre.
Sur quelle nation compte-t-il pour faire de tels exploits?
- 11 compte sur les Fran~ais, qui l'aiment tant, quejamais ils ne luí feront faute. lis ont par lui tant d'or et
tant d'argent, et mulets, et destriers, et vetements de
soie et vetements de fer. L'Empereur meme doit tout a
sa valeur. Roland lui fera la conquete du monde d'ici
jusqu'en Orient ! » Aoi.
Tout en chevauchant, Blancardin et Ganelon s'engagent l'un a l'autre leur foi de travaiiler a la mort de
Roland. Et tant ils chevauchent par voies et par chemins, qu'enfin a Saragosse ils mettent pied aterre so•1s
un if. Blancardin, tenant Ganelou par la main, s'avance
aux pieds de l'Empereur et luí dit: ce Charles vous envoie un bomme a lui, un noble baron, !'un des plus
considérables de France. Vous allez savoir de lui si vous
aurez la paix ou la guerre. » Et Marsille de dire : &lt;e Qu'il
parle, nous l'écoutons. » Ganelon dit au Roí: « Voici ce
que vous mande le puissant Charlemagne: Vous recevrez la sainte loi de Jésus-Christ, et la moitié de l'Espagne vous sera donnée en fief. ·s¡ vous ne voulez pas
accepter cet JJ.ccord, vous serez pris de force et garrotté,
amené a•1 siége de l'empire, A Aix-la-Chapelle, et la un
jugement finira vos jours, et votre mort sera pleine de
honte et d'ignominie. &gt;&gt;
A ce discours, le roi Marsille, tremblant de colere et
d'eflroi, leve le javelot qu'il tient a la main et veut en
percer Ganelon. Ma1s ceux qui l'entoureut ar:etent son
bras. Cependant Ganelon a déja porté la main a son
épée, il en a tiré du fourreau la longueur de deuxdoigts,
et il lui dit : &lt;&lt; Ma belle et glorieuse épée, tant que je
vous porterai a mon coté en la cour de ce roi, jamais
l'Empereur de France ne pourra dire que j'ai péri seul
sur la terre étrangere: auparavant le sang des meilleurs
vous aura payée. » Et les paiens de dire : (( Empechonsles de se battre. &gt;&gt;
lis ont fait ra~seoir Marsille sur son fauteuil. Son oncle,
le calife, luí dit: « Vous avez mal conduit vos afiaires,
en voulant frapper le Fran~ais: vous devez l'écouter.
- Sire, dit Ganelon, cela ne m'a point otfensé. » Puis

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

s'approchant du roí: « A tort vous vous emportez quand
Un autre paien, Climorins, vient, d'un visa;:;Charles vous mande de recevoir la loi des chrétiens. 11 et riant, dire a Ganelon : e&lt; Prenez moa heaume ja ett
veut vous donner la moitié de l'Espagne a fief et donner je n'en vis un meilleur. Aidez-nous contre Rola;d 1111s
l'autre moitié a son neveu Roland: un arrogant compa- curez-nous le moyen de le couvrir d'opprobre. _: p~
gnon que vous aurez la! Si ne voulez accepttr cet accord, sera fait, répond Ganeloo. &gt;1 Puis ils se baisent a la::
vous serez assiégé dans Saragosse, pris de force et gar- che et a la j.:&gt;ue. Aor.
rotté, conduit en France et condamné par jugement a
Alors vie~t la _reine _Bramimonde : e&lt; Je vous airte
la décollation. Voila le bref de notre Empereor. » l\lar- beaucoup, sire, d1t-elle a Ganelon, car mon seigneoret
sille, rouge de colere, brise le sceau et en jette la cire. tous ses bommes vous ont en grande estime. A'Olre
Le fils du Roí dita son pere: (( Ganelon a parlé comme femme j'enverrai ces deux bracelets : voycz que d'4t
un fou. Livrez- le moi, j'en lerai justice. » A ces mots, d'améthystes et de jacinthes! Tous les trésors de
Ganelon brandit son épée, il va s'adosser a la tige d'uo ne valent pas autant. Votre empereur n'en eut ja11q
pin.
de si .ricbes. &gt;l Ganelon les prend et les met dallS
11
Le Roi est descendu dans le verger, emmenant avec botte. Aor.
lui ses meilleurs vassaux. Blancardin lui dit: ce Appelez
Marsille prend Ganclon par l'épaule et luí dit: 1 y11
le Fran~ais, il m'a engagé sa foi d'agir pour nous. &gt;, paroles sont belles et sages. lllai~, par cette loi que lOII
e&lt; Le noi luí dit : e&lt; Amenez-le vous-meme. 1&gt; Blancardin
tenez pour meilleure que la notre, gardez-vous de cb11prend Gane:on et le mene au Roi dans le verger. La, ils ger envers nous. Je veux vous faire de mes ricbtrament la trahison déloyale. Aor.
une large part. Jamais année ne se passera saos queje
,, ·neau sire Ganelon, &lt;lit lllarsille, j'ai été un peu trop vous donne dix mulets chargés de l'or le plus fin d'A.
vif. Je veux vous offrir, pour réparation, ces fourrures rable. Prenei les clefs de cette opulente cité, oll'rez-ea
de martre zibeline: c'est la valeur en or de plus de cinq tous les trésors au roi Charles. Mais faites-moi donner
cents livres. Tenez pour vrai que je suis disposé a vous l'arriere-garde a Roland. Si je peux le trouver dans 11
aimer beaucoup. Je veux vous entendre parler de Char- passage ou dans un défilé, je luí livrerai un comha
lemagne: il estsi vieux ! il a fini son temps. Si je ne me mortel! - M'est avis, répond Ganelon, que je tarde
trompP, il a deux ceuts ans et davantage. 11 a démené trop. » 11 monte a cheval et se rnet en route. Ao1.
L'empereur Charlemagne approche de son royanme.
son corps par tant de pays 1 11 a paré tant de coups sur
son écu bouclé ! ll a vaincu ou tué sur les champs de Déja il est arrivé a Gauna, la cité que le comte Rol._
bataille tant de rois superbes ! Quand done scra-t-il las a prise et démantelée. (11 y a cent ans de cela et elle
de faire la guerre? - Jamais, dit Gaoelon, tant que est restéc deserte.) C'est la que le roi attend des noa.
Roland vivra. 11 n'y a point de vassal pareil d'ici jus- velles de Ganelon et le tribut d'Espagne. Le matin, •
qu'en Orient. C'est encore un vaillant preux que son premiers feux du jour, le comte Ganelon arri,e •
compaguon Oli~ier. Les douze pairs si chers a Charle- camp. Ao1.
L'Empereur s'est levé de bon matin, il a enteadl
magne sont l'avant-garde de vingt mille Fran~ais. Bien
messe et matines. 11 est sur 'l'herbe verte, de,ant a
tranquille est Charles, qui ne craint homme vivant. Beau sire · Ganelon, j'ai mon armée: vous n'en verrez tente. Roland est avcc lui, et le-·brave Olivier, et ledac
pas de plus belle. Je peux avoir quatre cent mille the- Neimes, _et bien d'autres. Gauelon arrive, le fo urbe, Je
parjure ! Ses paroles sont pleines d'artifice. 11 dit •
valiers; je peux combattre Charles et les Fran~ais. N'ayez pas cette confiance ! vous perdriez grand nombre roi : « Que Oieu vous bénisse! je vous apporte ici 11
de vos pa'iens. Laissez la témérité folle, tenez-vous-en au clefs de Saragosse, je vous en fais amener de grana
savoir-fa1re. Donnez a l'Empereur tant de richesses, que richesses et vingt otages. C'est le roi Marsille qui•
tout Fran9ais en soit émerveillé. Sur la foi de vingt les envoie. Vous n'avez pas de reproches a luí Cairel
otages que vous lui enve_rrez, le Roí s'eu retournera ·daos propos du calife, car j'ai vu de mes yeux trois cent milt
le doux pays de France, laissant apres lui son arriere- hommes armés, vetus de le,urs hauberts, qnelques-a
garde, ou seront, je !'espere, son neveu Roland et Olivier. couverts de heaumes, ceints de leurs épées a la gut
lis sont morts, si l'on veut m'écouter ! Charles verra d'or niellé, qui se sont embarqués avec le calife. lis •
t.:&gt;mber son orgueil superbe, et il n'aura plus l'cnvie de voulaient plus vivre sous Marsille et venaient se réCu/1
vous faire jamais la guerre. - Beau sire Ganelon, que au milieu des chrétiens. lis n•étaient pas a quatre liew
Oieu vous bénisse ! par que! moyen pourrai-je tuer Ro- du bord, 4u'ils furent assaillis par une tempete furi
lis filrent engloutis, et jama!s vous ne les verrez. Si
land?
seul
avait survécu, je vous l'aurais amené. El q
- Le Roí sera daos les grands défilés de Fizaire, ayant
roi
pa'ien,
tenez pour assuré, sire, que vous ne
derriere luí son arriere-garde, ou seront Roland et Olipoint
passer
ce premier mois qu'il ne vous suift
vier. lis conduisent avec eux vingt mille Fran93is. Faites
marcher contre eux cent mille de vos paiens, qui d'abord royaumc de France, pour y recevoir notre loi chrétielllli
leur livrent une bataille ou ceux de France sont blessés 11 vous rendra hommage ses deux mainsdans lesv~
et tués. Je ne dis pas pour cela qu'il y ait un grand mas- et tiendra de vous le royaume d'Espagne. - Que Dií
sacre des votres. Vous livrerez de méme une autre ba- soit loué ! dit le roí. Vous vous en eles bien tiré,
taille. N'imporle daos laquelle, Roland y restera. Et de en aurez un grand proftt. »
Mille clairons sonnent parmi l'armée. Les Fr
toute votre vie vous n'aurez plus la guerre : car qui
pourra faire que Roland soit tué, fera perdre a Charles lcvent le camp. On cbarge les chevaux de somme.
le bras droit de son corps. Ce sera la fin de ses mer- tous s'acheminent vers le doux pays de France. Aoi.
Charles '1e Grand a dévasté l'Espagne; il en a pris
veilleux bataillons. Charles n'assemblera plus jamais de
chatea!lX
et forcé les villes. Le roí déclare la guerre
si puissantes forces. Et la France sera condamnée au
et
dirige
sa
grande armée vers le doux pays de Fr
repos. » Quand l\larsille entend cette promesse, il saute
Le
preux
Roland
plante au front d'une moutagoe
an cou de Ganelon et l'embrasse; puis il commence par
éteudard,
qui
llotte
sur le ciel. Les Fran~ais se cam
faire venir son trésoricr. Ao1.
par
toute
la
contrée.
Marsille dit a Ganelon (pourquoi tarderais-je plus a
Les pa'iens chcvauchent daos les profondeurs de
le redire?) e&lt; 11 n'est preux conseiller dout il ne faille
une assurance : Jurez-moi, s'il y est, que vous le trahi- vallées, vetus de leurs hauberts, couverts de leurs h
rez. &gt;1 Ganelon lui répond : « Qu'il en soit selon votre mes, l'épée au coté, l'écu au cou, les lances bien Ci
plaisir. 11 Sur les reliques de son épée Murglcis, il jure la bies, les étendards bien attachés. Quatre cent
hommes attendent le le ver du jour.
trahison. Et le forfait e&amp;t consommé ! Aor.
Dieu! quel malheur que les Fran~ais n'en •
Marsille fait apporter devant lui un livre ou est
écrite la loi de Mahomet et de Tervagant. Sur ce livre, rien ! Aoi.
(La .mite prochainerd-)
le Sarrazin d'Espagne fait le serment, s'il trouve Roland
a l'arriere-garde, de le combattre avec tous ses hommes,
et, s'il peut, jusqu'a la mort. Ganelon lui répond: &lt;&lt; Que
votre commandement soit béni ! » Aor.
CIXl:11.@flDQIWIE flll~IBCALI.
Un paien, Valdabron, qui éleva le roi Marsille, s'avance
d'un air riant et dit a Ganelon : ce Prencz mon épée,
Le succes de Roland a Roncevoua: a pris des pro
personne n'en a une meilleure. La garde en vaut plus I tions énormes. On le donne trois fois par semaioe,
de mille mangons. Par amitié, beau sire, je vous la qui, je crois, ne s'était jamais vu a l'Opéra. A ch_
denne, pour que vous nvus aidiez contre Roland, que représentation la salle est ple_ine, et les di~ett~ti
nous pmssions le trouver dans l'arriere-garde. - Bien ont leurs entrées, a quelque titre que ce s01t, J?
sera fait, tui répond Ganelon. » Puis ils sel baisent a la listes, auleurs, compositeurs, professeurs, abon_oes,
joue et au menton.
peuvent jouir que daos les couloirs. On court a

a-;

¡

d tons les coins de París et de tous les points de la
~ce, en attendant q_ue les théat~es d~ province
t1rent 8 leur tour ce festm de haut gout a l 1mpatience
~aJDée du dilettantisme départemental. Déja l'on répcte
Rolaod a Lyon, et c'est M. Dulaurens qui jouera le role
du Ci&gt;rmidable paladín. M. Dulaurens n'a pas tout a fait
la taille que notre imagination prele an propriétaire de
ooraodal. 11 faut, ce semble, un bras plus qu'ordinaire
pour manier une telle épée. Mais M. Dulaurens a un
laryDI d'airain, d'ou les la et les si de poitrine s'élanceot clairs et vibraotq comme ceUI d'une trompette, et
c'est la le point important. 11 renouvellera entre Rbone
et Saóoe toutes les prouesses de M. Gueymard. 11 ébran.
lera les combles du grand théatre. 11 fera frémir tous
les écbos de la rue lmpériale. Que faut-il de plus?
Le succes de M. Gueymard grandit de jour en jour,
00 de soir en soir, comme celui de Roland, et il est certaio que l'on concevrait difficilement l'un saos· l'autre.
11. Jlermet a écrit Roland pour M. Gueymard, cela est
é'fideot, et je ne serais pas étonné que M. Gueymard
elil été créé et mis au monde pour chanter Roland. Cette
prédestination est bien aussi vraisemblable qutl celle du
cauon chargé de toute éternité qui tua le maréchal de

rurenne.
La presse a été a peu pres unanime pour acclamer le
triomphe de M. Mermet. Oeux ou trois notes discordantes oot tenté vainement de troubler ce ooncert d'éloges:
on oe les a pas entendues. Que le poeme de Roland ne
soi1 pas une piece, qu'il manque de variété, que la note
béroique y sonne d'un bout a l'autre, et y couvre un
peu trop les accents de la tendresse, tout cela peut etre
vrai, mais il 11'en est pas moins certain que M. Mermet
a touché d'une main tres-vigoureuse la corde qui vibre
le mieux en France, et y réveille le plus d'échos. La est
le principe de ce succes si franc des le premier jour, et
qo'UDe ceuvre plus complexe n'aurait peut-etre pas
obteou.
1111' Patti a ramené la foule au Théatre-Italien. Son
meilleur role est, comme l'an passé, celui de Norina,
daos Don Pasquale. Pourquoi? C'est qu'il ne faut la que
de la ,erve, de l'audace, de la gaieté, de la mutinerie, et
l'éclat d'une vocalisation pour laquelle rien n'est diíficile. A cet égard, elle a gagné encore depuis ses débuts.
Sa ,oix est plus étendue, plus sonore, plus brillante
que jamais, et il n'y a pas d'exécution plus facile, plus
natorelle, plus spontanée, plus insouciante que la
sienne. c•~t un grand charme d'écouter une cantatrice
qui chante comme on parle, et qui ne fait jamais venir
a!'esprit l'idée de l'effort, ni meme celle du travail.
Elle est fort bien aussi d1ns la Traviata, surtout au
premier acte. 11 semble que le role de Rosine, daos Je
Bar6i,r, devrait lui convenir, et pourtant elle y a un
peu trompé l'attente du public. N'est-ce pas parce qu'elle
J 111et trop du sien? 11 esl dangereux de substituer aux
idées de Rossini ses propres idées.
M. Baragli n'a décidément pas assez de voix pour le
tbéatre. Personne n'en doute apres l'avoir entendu daos
le ~bier. M. Scalese veut trop bien faire. 11 charge le
couuque de ses roles. 11 Coree sa voix, et luí donne le
tim&amp;re ffatteur d'une crécelle. Souhaitons a M. Scalese
moins de zele et plus de gotit. M. Naudin a chanté la
2\&gt;aviata en homme qui va bientót passer a l'Opéra et
qui, d'avance, exhibe ses titres. Quels éclats de v;ix !
qnels Cormidables cris ! Et quelle lutte va s'engager, daos
qnelques mois, entre cet atblete et M. Gueymard !
~ai eu a peine, il y a quinze jours, la place nécesS&amp;ll'e pour annoncer l'heureux début de Mm• Gennelier,
i l'Opéra-Comique, dans le Songe d'une nuit d'été. Chaque représentation nouvelle a justifié les applaudisseme~ta du premier jour, et fait apprécier davantage l'inlelligence musicale de cette artiste distinguée, et l'élé81Dce de son exécution.
llon honorable confrere Seudo a succombé au mal
lerri~le qui avait brisé la plume daos sa main, et qui
l'n~t depuis deux mois éloigné du monde. 11 est mort a
Blo18, dans une maison de santé. Né a Venise et élevé
en Allemagne, Seudo écrivait notre langue avec une
srande correction et une remarquable énergie. 11 avait
na atyle tres-original, qui était l'expression firlele de
9:° caractere et de son tour d'esprit. Son gotit était sé' re~ et parCois un peu exclusif, et il e1primait ses antis~tout daos les derniers temps, avec úne vivallllguhere. Cette amertume, cette violence de lan~n'éhient que le symptome de sa maladie, et, s'il a
. quelques amours-propres, sa mort doit avoir
'Plilé leur ressentiment. Cet homme de talent était un

:es,

honnete homme daos la plus haute acception du mot. n
honorait la presse, et la presse doit honorer sa mémoire.
L'association
de!! artistes musiciens qui, chaque
,
annee, honore comme il convient sa patronne sainte
Cécile, prépare pour le 22 novembre prochain une solennilé religieuse et musicale digne de l'attention des
dilettanti. La messe de Beethoven sera exécutée a SaintEustache, avec tout le soin et tout Je respect dti a cette
reuvre sublime, par des chreurs uombreux et un orchestre immense. On a déja entendu cette messe l'année
derniere. Elle a produit un grand e[et. L'expérience
doit avoir porté ses fruits, et l'on ne peut douter que la
seconde exéculion ne soit encore plus satisfaisante que
la premiere.
M. Henry Warnots a une belle voix de ténor dont il
sait tirer un grand partí. On l'a en~ndu a l'Opéra-Comique, il y a trois ou quatre ans, si je ne me trompe;
daos Jean de Paris : mais ce role n'allait pas a la nature de son talent, et l'on se Terait de lui une tres-fausse
idée, si on le jugcait sur cet essai. M. Warnots n'est pas
seulement un chanteur de mérite : c'est un pianiste fort
habile, qui a un doigté brillant et délicat, beaucoup de
grAce et d'expression. C'est, de plus, un lecteur imperturbable, un musicien consommé. C'estcnfin un compositeur instruit, un contrepointiste exercé, un harmoniste
ingéuieux et hardi, dont les combinaisons surprennent
souvent, et charment toujours. L'éditeur S. Richault a
publié, il y a quelques mois, no échantillon tres--intéressant de son savoir-faire. Ce sont six morceaux de salon,
six mélodies pour voix de ténor ou de meuo-soprano,
dont le chant est gracieux et expressif, et dont l'accompagnement est d'une rare élégaoce. - Rappelle-toi, -

Nitella, - l'Écrin, - Sur terre on peut encore aimer, -

poétiques, U0,000 francs, qui furent consacrés au soulagement d'infortunes, a la réparation d'églises de village, a la dotation de pauvres orphelines. Le curé de
Vergt et ses paroissiens tui envoyerent un tableau représentant l'église de Vergt. Le curé de cette petite
commune avait eutrepris de batir une église a ses frais,
mais manquant d'argent pour élever le clocher, il s'étalt tout naturellement adressé a Jasmin. Celui-ci fit
une tournée, rapporta 20,000 francs, et l'église de Vergt
eut un clocher, qu'on appelle encore aujourd'hui le
clocher Jasmin.
Auch a donné au poete une coupe d'or, Toulouse un
rameau d'or, GaiUac une bague, Angouléme une tabatiere d'argent; Villeneuve-d'Agen lui a fait présent
d'un cachet, reuvre de Froment Meurice, et dont les
quatre faces, sculptées en relief, représentent des sujets
tirés des poemes de Jasmin. En me montrant toutes ces
belles choses, la femme du trouvere languedocien me
disait: e&lt; La muse a visité mon hom,n¿, il l'a re~ue
comme l'ange du ciel, et depuis ce jour tout a pr&lt;»!péré
dans notre maison. » Maison bénie, en etfet, ou l'on
respira1t les trois plus rares parfums de la terre : la
poésie, la bienfaisance et le bonheur.
On ditque le Midi, reconnaissant, vent élever une statue a Jasmin daos sa ville natale, et qu'une souscription
est ouverte a cet effet. Nous sourions parfois de la statuomanie qui s'est abattue sur la France, et qui improvise
des grands hommes meme ou il n'y en a pas. Mais Jasmin est une figure assez populaire, assez poétique,
assez inspirée pour se dresser, en marbre ou en bronze,
sur une place publique. Celui-la est vraiment passé
demi-dieu; il a droit a l'apothéose.
PI.ERRE PAGET.

~
la Neige, - la Fiiuvette. La Neige me semble mériter
une attention toute particuliere, pour le charme de la
M. H. Taine vient dP publier, a la librairie Hachette,
mélodie et pour la belle basse qui descend chromatile tome quatrieme et complémentaire de son Histoire
quement sous le rcfro.in. 11 n'arrive pas a tout le monde
de la littérature anglaise, contenant l'ét11de des auteurs
de faire d'aussi heureuses rencontres.
contemporains
: Dickens, Thackeray, Macaulay, CarG. Ü4QUET.
lyle, Stuart Mili, Tennyson. On sait que daos cet ouvrage, autour duque! il a été fait tant de bruit, M. Taine
appliquant a l'bisloire une nouvelle méthode, a cherché
LA STATUE DE JASIIIN.
les lois générales d'apres lesquelles s'accomplissent les
événements. Afin de donner de la précision a cette reNous avons déja dit, dans le dernier numéro, quel- cherche, il a pris une civilisation particuliere, et a suivi
ques mots de Jasmin; nous y revenons, et d'aulres apres daos les monuments littéraires la série comp,ete des
nous y reviendront encore, car Jasmin est du petit transformations par lesquelles le Saxon· barbare est denombre des poetes qui ne meurent pas. Le malheur de venu l'Anglais que nous voyons aujourd'hui. Le volume
Jasmin, aux yeux de nous autres, gens du Nord (est-ce que uous annou~ons contient done la dernicre phase
un malheur?}, est d'avoir été vraiment inspiré dans de cette transformalion, étudiée par l'écrivain avec tant
une languP. que nous ne parlons pas et que nous com- de vigueur et d'éclat. (t vol. in-8, broché, 7 fr. 50. L'ouprenons peu. Aussi, de ce coté de la Loire, ne connait- vrage complet, 4 vol. in-8, brochés, 30 fr.)
on guere de Jasmin que la gloire et le nom; son amvre
n'est vraiment appréciée que daos ce Midi aui le com-----=&gt;&lt;&gt;&lt;&gt;o&lt;:prend, qui l'aime et qui sait par creur tous ~es chants.
P RIME DE. L'ILLUSTRATION.
La, il regne et il est le roi acclamé de pres de dix millions
de sujets, car cette langue d'oc, que nous appelons dé&lt;EUVRES NOUVELLES DE GAVARNI.
daigneusement du pato is, est, sinon parlée, du moins
Par-ci, par-la, et Physionomies parisiennes, splencomprise par une population de dix millions d'indidide collection de tOO sujets, tirés sur chine par Levidus.
Cependant, Ja5min a fait sa tro11ée jusque chez nous. mercier, formant t magni~que volume grand in-4° colomce Vous etes l'Homere de notre temps, » lui écrivait bier, relié en maroquin et doré sur tranches;
M. de Lamartine. Les critiques les plus autorisés, Sainte•• r.. AU LIBU DI f aO fl',
Beuve en tete, se sont occupés de luí et l'ont traité avec
5 fr. en sus pour l'envoi franco daos une cais.se,
tous les honneurs dus a son génie. Ce qui distingue la
p~ur
la France continentale. Les souscripteurs de
poésie de Jasmin, c'est le tour gracieux, joint a la vil'Etranger devront le faire réclamer par leurs corresgueur de la pensée. 11 est original dans une langue
pondaots.
originale, mais on peut affirmer qu'il n'etit ríen perdu
de son originali té si, doué comme il était, il fut né a
París et s'il etit drapé sa pensée daos les plis majesMM. les souscripteurs dont l'abonnement expire le
tueux, mais un peu lourds, de la poésie fran~aise. 3l octobre, sont priés de le reuouveler immédiatement
Jamais pocte (j'excepte Béranger) n'a exercé sur le s'ils veulent n'éprouver aucun retard daos la réceptio~
peuple une inffuence plus directe. Tous les paysans du journal.
du Midi savent ses chants par creur, et lui demandaieut saos cesse des vers nouveaux. Un jour que
je causais avec Jasmin, daos sa boutique de coif.
a11L1oe1A PHI ••
four, entra un campagnard qui venait se faire couper
d'un Artiste dans le Liban, par M. Richard Corles cbe,-eux. 11 s'assit et dit aJasmin : - Moussu, dija Aventures
tambert. - París, Maillet, f86i, 1 vol. in-So.
nouss auna devise en me coupant lous piels (dites-nous des Peuples et voyngeurs contemporains, par le méme. - París
Gay, fSM.. in-1.2.
·
'
versen me coupantles cheveux). Jasmin était trop rbapsode par tempérament pour ne pas se rendre aussitot a Impressions d'tm Japonais en FranCI!, suil1its du imprt1tions
des Annamites en Europe. - Paris, Faure, 1.84», in-1.8.
la priere de la pratique. Sa conversation, d u reste, était
vive, colorée, pittoresque comme sa poésie.
Daos l'espace d'un mois, M. Richard Cortambert vient
11 avait chez lui un musée. La, il étalait glorieuse- de faire paraitre les trois ouvrages dont les titres sont
sement les prix que lui avaient décernés les villes ou il énoncés ci-dessus. Il y a des auteurs qui ne livrent leurs
avait promené sa muse populaire. Dans respace de dix productions que l'une apres l'autre, par a varice, parcoans, le rhapsode agenai$ avait récolté, dans se1 courses quetterie, et quelquefois aussi par d'autres motifs; il y

�288

L' 1LLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

en a d'aulres qui ap¡,ortent
leur gerbe toute faite. Au
reste, celle fécondilé s'explique dans la circonstance
actuelle: il y a plusieurs années quedeux de ces ouvrages étaient a peu pres terminés, comme nous l'apprend l'auteur.
Les Aventures d'un A!'tisle
dans le Liban forment un
agréable récit, rempli d'anecdotes piquantes et de
sccnes aémotions. C'cst ala
fois un voyage et un roman,
ou plutót unesnite d'aventures, comme les aiment les
Orientaux, mis en gout par
les Mil/e et ttne nuits, et
comme les aimeront aussi
les Occidentaux, dans l'ouvrage que nous citons. Eo
elfet, il y a de la chalcur et
de l'enthousiasme, qualilés
de pluseo plus rarcsaujourd'hui, dans toutes les pages
de ce livre,coloré des chaudea nuauccs du ciel oriental. On sent que l'auteur est
artisle; il a du manicr le
pinceau en memc tcm ps que
la plume. Nous signalerons
le chapitre ou est racontée
J'histoire complete de la vie
d' Abd-el-Kader.
Vous plait-il maintenant
d'affronter sans dang,·r les
glaces du pote et les sables
de l'Afrique, ou de vous
élanceren Australie ctdans
les savanes du Nouveau
monde? Parcourez Je volume intitulé: Peuples etvoyageurs contemporains ; vous
ferez le tour du monde saos
aucuoe fatigue. Le jeune
auteur y présente un résumé de toutes les grandes
explorations contemporaines, et fait déíller devant
nos yeux la plupart. des
peuples qui, depuis une dizaine d'années, out atliré
sur eux l'attcntion publique : les Chinois, les Japonais, les Annamites, les
Touaregs, les Mexicains, les
populalions voisines du
lleuve Amour.
Ce livre, écrit d'un style
facile et élégant1 se recommande de lui-meme aux
amis des voyages et de
l'ethuographie. C'est un annuaire exempt de pédantisme,
qui va droit au but et n'égnre pas le lectcur en d'inutiles
et fastiuieuses digressions. Non-~eulement il fait connattre la géographic contcmporaine, mai~ il sait aussi la
faire apprécier et aimer.
Le troisieme ouvrage a un vif intéret d'actualité; c'cst
le récit des lmpressions d'un laponais en France. Tout en
restant !'interprete indiscret et malin d'un certain docteur Kouen-fou, M. Richard Cortamhert a su remuer,
daos ce livre, bon nombre d'idées qui lui appartiennent. C'est done un savant Japonais, avide de connaissanccs, qui vienten France; il a pour guido une espece de Figaro, voyageur du nom séduisant de Francrour. 11 voit tout, il étudie tout: les musées, les bibliotheques, la société, les théatres, etc., ele. Aussi en rapporte-t-il une moisson de remarques caustiques, d'amusantes anecdotes. L'auteur n'est pas un moins aimable
causeur, sachant nous altacher et nous intéresser, daos
la relation qui termine l'ouvrage et qui retrace les
aventures réelles d'un certain truchemcnt annamite qui
a dernierement visité l'Europe. M. Richard Cortamhert,
curieux, lui aussi, de tout ce qui est étranger et élrauge,
a beaucoup connu ce jeune el docte personnage de l'ex-

~reme_ Orie~t durautaoal6,.
JOur a Par,s; ¡¡ peat ._

en parler en cono.._
de cause, et il en Parle hiea.
GUILLAUIIE DEPPII&amp;.

Le Roman de deux jelllltf ~'-i
par M. Pascal Doré (t).

i•-..

Elles ne se sont
vues. Aucune des deu 11
connatt le nom de l'llllrl,
El pourtant ce sont dela
amies intimes. Elles
fient leurs pensées et lela
aventures les plus - .
tes, - par COITelflldancc, · bien entcnda.....
Et il arrive que, sans '"
doulcr, elles viveot SOll le
mcme toit, se voient 'les jours, se haissentle,r.
cordialemcnt du monde,a
le discnt avec une rra..
chise qui va parfois ¡ la
brutalité. El il se lroate
que !'une de ccsjeDDell,
les en cst a son ~econd1t,
ri, qu'elle est la belle-llla
de l'aulrc, qui la c1'Git •
rivale. Ce bizarre imbNJgla
amene en foulc les iocidall
étrangcs, les complicai..
les scenes passionnées,a
dres ou violentes. Cetldi,
toire n'a point pour IWI,
tre le pays lointain des a
et une Nuits, mais la F!ace, et, daos la France,•
élégante, paisible et•
cieuse ville de ~ancy,•
pres de laquelle Venala
meme n'est que bruit,11multe et confusion. Ne•
pas a l'innaisemblanee,111
du moins ne tirez pai
cette invraisemblanee.•
conclusion fachease. L'lill!ur a le talent de IW
gue. ll sail l'art de lii
contrastar les car.-,
de préparer les situllillldc les scrrer, de les. ilt
nouer. JI a le dialogue 4
rapidc, vigoureux, oo""
de saillies selon l'ocellla
11 a to utes les qualilél •
font réussir au thMII
C'esl la que sa n . pousse, et je luí ~
fort de ne pas manq...
sa vocation.
Une nouvelle qui fait suite a. son petit roman el
¡,lete le volume, !'Intrigue masquée, olfre la réunica
memes qualités et des memes défauts. Le style de
Doré a besoin d'elre réglé, aussi bien que son i
tion. On peut lui souhaiter un peu plus de correcti
pe11 plus de goul. Mais cela lui viendra tout naturell
s'il est jeune, comme je le crois, et s'il travaille,

se-.

LB MOIS OOCrOBI\E.

RÉBUS.

(t) Paris, llicbel Lé•y Creres.
~

Nous avons indiqué le Lion et la Tortue 4'Eug,
croix, publié daos notre dernier numéro, comine
nant de la collection de M. Alíred Robaut, de
Nous ajoutons que ce fac-simile remarquable re
un dessio faisant partic de la collection de M, le
P. de l'Aage.

~.-

MAile, directeur-gh'ant.
En11. T&amp;11.ER, rédacteur m chef,
AUG,

~ - ,,_,.._...,.__ _ _"""!

ElPUCATION DU DEI\NlEI\ RE.BUS,

Les fédéraux el le; confMérés continuanl encore leur

lulle homicide.

Imp. de L'JLLUSTRATION, A. )!are,
22, rue de Vmitutl.

1...

et

�</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>L'ILLUSTRATION,
IOUDAL URIV .SBSEL.
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catior,,
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1rthi,

leslii

laFnn-

ce,celle

!lsika-

Direction, Rédartion, Administration :
1..1.. les communications relati,·es au journ,l, récla'!'at1ons, d~mande•
de changements d'adresse , do1vent ette adressees franco a
11. AUG. !IIARC, DIRECTEUR•GÉRANT.
l es dem~ndes d'abonnement doivent étre accompagoéeP
d'un mandat sur Paris ou sur la poste.

SOMMAIRE.
Reout politique de la semaine. -

Courrier de· Parí,. - Voya¡¡e en
Fl'lllce de Leurs Majeslés l'Empereur et l'lmpératrice de Russie. - Cau. ierie dramatique. - Les États de la Plata. - La Cbanson de Roland,
poeme de Tbéroulde lll). - Comba! de l'Oued-Derm•I. - Les A.llinges.
_ Le cbemin de fer dans les Pyrénées (i• article ). - Mª" Barbara
et Carlolla llarcbisio. - Nou•eau reliquaire de Saint-Lllurent.

22e ANNÉE. VOL. XLIV.
8amedi 5

Nº

f f 32.

No-ve111bre

L'admi11islralio11 ne ripond pas de1 manumits et

18&amp;.&amp;,
ne s'engage ¡amai1 ales iosirer.

Vu Jes trailC.~, la lraduction et la rcproduclion i. l'clrang-e.r ~ont interdites.

BUREAUX : RUE RICHELJEU·, 60.

Gravures : Voyage en France de Leurs Majeslés l'limpereur et l'lmpératrice de Russie (5 gravures). - Les Étals de la Plata (• gravures). Algérie : épisode de la défense du camp de l'Oued-Dermel, par le
3• tirailleurs. - Procession pour la féle de Saint-Fran~oi, de Sales, au
chaleau dea A(linges (Haul&amp;-Savoie). - Le cbem•n de fer daos les Pyrénées ( 8 gravures ). - Alª" Barbara et Carlotta Marchisio. - Nouveau reliquaire de .; Saiul-Laurent , exposé daos la l,a¡ilique de
Sainl•Laurent, a Rome. - Échecs. - Rébus.

Abonnrmenls pour París et les Départements :
lmois, 9fr. ; - 6 mois, 18 fr. ; - unan, 36fr. ; - le numéro, lSc.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel , 1~ fr.
ADONNEIIIENTS POUR L'ÉTRANGER 1
Memes pnx ; plus les droits de post&amp;, suivant les tarifs.
Les abonu. partent du l er no de chaque moi~.

REVUE POLITIQUE DE LA SEMAINE.
Les documents diplomatiques déposés sur le bureau
du parlement !italien ne permettent plus de douter
du sens qu'il faut donner •a la convention du i5 septemhre. Tout le monde a Ju les deux dépéches de M. Vis-

~cy,aersailm
ruit,11Nen

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AKRIVIÍE Ok LL. MM. 11. L'EMPERhlJR ET L'!MPÉRATI\ICE DE RUSSIE AU GRAND llUTHL DE LYON. - ll'aprPs un croquis.de M. Steyert.

�!20

L'ILLUSTRAT10N, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
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conti-Vcno~ta il M. igra, remontant toutes deu! a 'o11 s i;ur ces ru11$, qui viennen
1e e
. l · d I' • 1
dn proces Müller.
rigine meme des nl\gocialions, et la dépeche dP. M. Ni- gne. Nous ne sommes pas opposés, b1eu om e 4 , "' a
gra au ministre des affaires étrangeres d'ltalie. Apres convocation d'une réunion pacifique, 011 les grands inté'Avant de rentrer dans le broubaba parisien,j'ai'fOalt
la lecture de ces documents, il n'est plus permis de se rets européens seraieol solennellement examinés. Que!
savourer une derniere fois, tout a mon aise, le cahnet1e1a
réfugier dans les équivoques. L'llalie a signé le traité, que ful le résultat d'un Congres, nous croyons que les
province, et je me suis arreté pendant trois jours a Dijoa.
mais en réservant ses aspirations unitaires. Elle s'inter- discussions qui s'engageraient éclaireraient d'une vive
J'ai parcouru, saos trop craindre les voitures, les rae.
dil tout moyen violent vis-a-vis (lü sonverain pootife, lumiere la situation si difficile et si compliquée des peutarges, bordées rl'hotels du xvn• siecle, auxq11els te1111
mais elle ne reoonce pas a l'emploi des forces morales. ples et des gouveroements.
grands toits d'ardoises, leurs hautes fenetres, leurs beU.
Elle n'entrera pasa Rome par la breche, mais s1 la porte
Napo\éon 111, en quittant Nice, s'est dirigé vers
portes cocheres ouvertes sur de vastes cours dollllenl
de la ville éternelle tui est ouverte par la volonté du T,mlon, 011 il a assisté aux grandes manreuvres de
un air noble, intime et hospitalier en meme tempg; i'li
peuple romain, elle n'hésitera pas a se rendre au vreu ta llotte cuirassée, puis de la il est partí pour Marétudié dans tous ses détails la belle fa~ade de Notre.
de la population. Tel est le seos qui res.~ort des docu- seille, ou il a visité le boulevard Dugommier, la nouve_lle
Dame, pleine de grandeur, de grace e~ ~·originalité; i'li
ments diplomatiques publiés crs jours deroiers, et apres rue de Noailles, la rue Impériale, les docks, le chantier
eu tout le loisir de m'étonner que la v1e11le tour du ~
ta ler.ture attentive de ces pieces, nous défions les ca- de la cathédrale et l'Hotel-Dieu.
teau des Ducs se dressél.l, apres tant de sier.les, si ferae
suistes les plus retors d'y Jire autre chose que ce qui
Le lendemain, l'Empereur était a Lyon, ou il passait
et
si droite encore daos le ciel ; j'ai admiré, saos ae
y est.
en revue l'armée de Lyou. 11 revenait mardi soir, a
presser, les tombeaux de Philippe le Hardi et de Jeaa,
Le parlement italien a nommé ses bureaux, chargés dix heures, a Saint-Cloud.
sans-Peur; seul au musée, j'ai longuement et libi.
de !'examen et du rapport de la convention. Ces buLe Moniteur annonce que les nouvelles du Mexique
mentessayé de retrouver le Téméraire, ce sauvage broal,
reaux se sont prononcés a une graqde majorité en fa- continuent a etre satisfaisantes. Un combat aurait été
loo qui donna tant de tracas au hon roi Louis XI, daa
veur de cette convention, et pour la traoslation du siége livré, daos le&lt;.'uel Je colon el Martín, tué daos cette jourle portrait le plus étrange et le plus inquiétaut qui du gouvernement a Florence. L'opposilion se concen- née, aurait vaincu et dispersé, a la tete de cinq cents etre ait jamais été peint; j'ai vu, saos étre déraogé par
trerait sur deux points principaux : lº sur la nécessité Fran~ais et de.cent Mexicains, les dernieres troupes de personne, tomber, au souflle du vent d'octobre, i.
d'ajouter, a. l'article relatif a la translation de la capitale, Juarez, fortes de quatre müle hommes avec vingt pieces feuille~ jaunes dans le pare aux allées majestueuses, ff
le mot provisoire¡ 2º sur la nécessité pour le parlement d'artillerie.
Jes plantes frileuses frissonner daos lejardin de l'Arqae.
de renouveler le vote du 27 mars ill6l, en proclamant
La paix est signée entre le Danemark et 1'Autriche et buse; j'ai vainement cherché ces dames au balcon da
le maintien absolu des droits de \'ltalie sur Rome.
13. Prusse. Pour l'échange des ratifications un délai de
théatre.
Parler de Florence comme capitale provisoire, ne se- trois semaines a été fixé~ a l'expiration duque! commenLes longues heures de pluie, - elles m'ont paru hiea
rait-ce pas altérer !'esprit de la convention et préjnger en cera un nouveau délai semhlable pour l'év:i.cuation du courtes, - je les ai passées dans l'atel_ier d'un scnlp,
quelque sortc Je résultat d'une expérience loyalement Jutland. Le principal point de la nouvelle frontiere est teur, un des meilleurs éleves de notre Ecole des beaai,
conseotie par l'ltalie? Le véritable caractere de la con- Christianfeld, ville du duché de Slesvig, située a huit ki- arl~, petit-fils par alliance du maitre de Rudde, mallre
vention est, en effet, de laisser le pouvoir temporel libre lometres du petit Belt. Les sommes exigées du Danc- a présent loi-meme dans sa vil le natale; et j'ai eu alle
en face des Romains, afio que, si Rome doit un jour mark ont été &lt;liminuées d'un demi-million. Ces vain- bonne fortune de rencontrer en M. Dameron un artistu
échoir a l'Jtalie, l'lta1ie ne doive Rome 4u'au libre suf- queurs sont bons princes.
modeste, qu'il semble ignorer lui-méme que son W.
fragc de ta population. Quant au renouvellement du
Il reste a savoir ce que deviendront les Duchés, que peut supporter la pleine lamiere de la publicité, et qae
vote dn 27 mars l 86l, c'est-a.-dire la &lt;léclaration réité- les armées austro-prussiennes avaient la prétention d'af- le jour ou son nom sera connu, il sera bien pres pea,
rée de Rome, capitale de !'avenir, a. quoi bou? Cette dé- franchir et qui ont été si peu conqu)tés sur leurs propres etre d'etre célebre.
claration pouvait signifier quelque chose avant le destinées. Des mesures seront-elles prises en faveur de
Des rues qui n'ont pas changé depuis deux siecles, •
1:¡ septembre; mais, formulée aujourd'hui, elle ne ser- cette importante portion de la P?Pulation qui a constam- l'on ue risque ni d'étre heurté ni écrasé, de belles proa,
virail qu'ajeter des doutes st¡r !'esprit de la convention, ment protesté de ses sympathies pour le Danemark et nades solitaires 011 l'on poursuit commodément se.~ pea,
saos ríen y ajouter en réali{é. Les bureaux se sont pro- qui en est séparée malgré elle~ Comment r~glera-t-on le sées ou ses reverie~, un vieux donJ0D et de vieiBI
noncés pour une simple déclaration de príncipes, et conflit entre les compétiteurs qui aspirent a gouverner églises qu'on ne songe ni a gratter ni it. récrépir, •
la convention sera définitivement sanctionnée par un le Slesvig et le Holstein? Consentira-t-on enfin a. con- salle de spectacle qui u'est peuplée que d'honnetes reaordre du jour motivé, rédigé d·accord avec le gouver- su\ter les babitants, a leur demander sous quel régime mes de, arti~tcs trop modestes !
nement.
il leur convient de vivre et quel est le duc de l~urchoix?
E~t-ce 1.,ien vrai que Oijon n'est qu'a soixante-dix-1111
La retraite de M. le comte de Reichberg, annoocée
Que devient l'insurrection du Frioul? On sait qu_e licues et trois quarts, et a si.t heures trente-quatre •
déja depuis une dizaine de joul'l-, est un fait accompli. cinq cents hommes environ, revetus du costume gar'.- notes de París!
C'est M. te comte de Mensdorfl-Pouilly, gouverneurde la baldien se sont lancés dans les montagnes pour entraiOui, soixante-dix-huit licues et troi~ 11uart~, ou llá
Gallicie, qui succedea.M. de Reichberg, comme ministre ner l'll~lie dans une levée de boucliers contre l'Autri- cent quinze kilometres, pa.~ davantage; voyez plutlJt
uesalfaires étrangeres et de la m~ison impériale. Daos les che. A Turin, on croit que cette insurrection a des chan- Livret Chai:J;; six heures trente-quatie minutes lout ■
circonstanres présentes, il est ~sez uaturel de supposer ces, et que si elle peut durer quelques jours seulement, juste, puisque je pars h1er a ome heures _cinq~anlHI
que cet événement n'est pas étraoger aux affaires géné- Garihaldi n'hésilt'ra pas a. prendre le commandement minutes du soir, et que j'arrive aujourd'hu1 a. s1x ben
rales de \'Europe. La Gazette d'Augsbourg,dénonce ou- des volontaires. Mais, d'apres des nouvelles qui arrivPnt et demie du matin.
vertement l'inconsistance et la versatilité de la polilique d'Allemagne, on serait porté a croire qu'on se fait beauA peine débarqué, je jette bien vi~e les_ yeux ~
suivie par M. de Reichberg, daos toutes les grandes ques- coup d'illusions en Italie sur la portée de cette insurrec- de moi, et je prete l'ore1lle a1u brmts qui se croilla
tions de la politique européenne. « Daos l'espace d'uoe tion. La petite troupe qui s'est lancée dans le Frioul et se cboquent daos les airs.
année, dit la feuille allemande, nous avons vu la po- serait bloquée par les troupes autrichiennes, et toutes
París, qu'as-tu a apprendre a l'enfant prodigoeqaialitigue autricbrenne accomplir les sauts les plus s~r- les issues seraient gardées. Du reste, si la conquete de vient9 Que\ est ton nouveau vice? Quelle est ta•
prenanL~. A t'improvisation habile du congres_des pr1n- la Vénétie doit se faire un jour, elle n'est possible que velle vertu? Que! est too dernier deuil et ton denil
ces a succédé la renonciation a. la réforme fedérale; a par l'armée italienne, l'armée disciplinée. De~ _volont_~i- éclat de rire? Ois-moi le succes d'hier et la mode
\'ho~tilité envers la Prusse, l'abandon aux vues de la res peuvent donner le branle, mais a la cond1t1on qu 1\s 'lJain, ta plus fraiche snttise et ton prochain. chef-d
rivale &lt;lu Nord,. a. l'accord avec la France et l'Angleterre soient suivis par une grande force organisée.
vre ta belle action la plus récente et ton recent
daos ta question polonaise, la conversion vers la Russie
Le roi des Hellenes vient de signifier a l'a.qsemblée dal~. De quoi te van tes-tu, de quoi t'indignes-tu, de
et les a,qpirations a. la sainle alliance. Le dernier revire- nationale, siégeant a. Atbenes, d'avoir avoter, dans le te moques-tu?
ment de celle politique mobile semble consister en un délai de dix jours, un projet destiné acompléter la consTrois expositions ont ouvert leurs portes aux
retour vers les puissances occidentales et daos un nou- titutioo, dont la premiere partie a déJa été d1scut~e ~ar qui ne se contentent pas du Louvre, du Luxembo~!f,
vel éloignement de la Prusse. » C'est a la convention du les représentauts du peuple. Ces derniers auront ega e- \'hotel de Cluny, du Conservatoire des Art~_ ~t M~\í
l5 septembre, d'une part, et a l'avantage remporté par ruent a voter, daos le délai de dix jours, la loi électorale du Muséum d'histoire naturelle: c'est l'expos1t10010
la PruSlle dans \a question douaniere, que la Gazette qui lcur est soumise en projet par le gouver~ement. tionale el permanente des heaux-arts, de l':,gri_
&lt;f Augsbourg attribue ce nouveau changement de front Daos le cas 011 l'assemblée nationale refusera1t de se et de !'industrie, l'exposition des beaux-arts apph
daos la politique autrichienne. M. de Schmerling serait rendre a. l'invitation du roí, Sa Majesté lui laisse la res- 1'ind11strie et l'exposition des arts industriels.
favorable a un rapprochement entre l'Autricbe et la ponsabilité de ce qui peut arriver, et se réserve toute
Je suis bien impatient d'aller voir l'exposition des
France, et Je comte de Mensdorfl-Pouilly partagerait l'o- liberté d'action. La Constituante atbénienne s'est con- vres d'Eogene Delacroix.
pinion de M. de Schmerling.
.
.
formée aux injonctions contenues daos la missive royal e,
On commence a. vendre a. !'hotel Drouot. L'autrt
L'empereur Napoléon lll est rentré seul a Par1s. Le et tout danger de conllit entre les deux pouvoirs semble c'était une collection de faiences persanes.
czar est repartí pour la Russie, et, sur cette entrevue a écarté pour le moment.
EmtOND TEXIER,
~ous avions les faiences italiennes, les faied
Ro1Jen,
les faiences de Marseille, les faiences de
Nice entre les deux souverains, on a ha.ti, a l'étranger
ttJ""4
CJ
T CI &amp;,n
surtout, un vaste éd1fice de suppositions. Que laut-il
tier. Salut et bienvenue aux faiences per~anes! V
nouveau moyen offert !lUX honnetes gens riches
croire t Ríen, puisqu'on ne sait rien et qu'on ne peut
COIJRBIBB DB PABl8,
rien savoir. Cependant, s'il faut s'en rapporter a. certaipenser agréahlement leur argent.
Changement de décoration sur la place de l_a
nes feuilles étrangeres, une entente complete se serait Recueillement avant París. - Aimei-vous les expositions?...
établie entre Napoléon 111 et Alexan&lt;lre 11 sur la conven- Autres faiences. - Les transíormations de la place de leine : les trotto1rs rétrécis, la chaussée élarg1e,
la Madeleine. - Ruines. - Modes nouvelles. - Le Pal11- arhres plan tés de char¡ue ctilé de la rue Royale.
tion d'un Congres. Ces journaux affirment merne quP les
medt. - MIi• Dupont. - Mallrt t;uérin. - Les deux éléPuissent le gaz et le bitume étre cléments aux P
négociations tendantes a cette convocation seraient
phants du Cirque. - La demiere de M. Sardou. - ~ bal~ de (a place de la Madeleine !
tres-a vancées; que la Prusse et l'Italie y adhéreraient,
let aox ltaliena. - Tbéátre religieu1. - Le ténor qu 11 hu
Grauds embellissements derriere
que l'Angleterre, et l'Autriche elle-meme, ne feraient
faudrait. - M. tmile • Girardin, auteur dramatique. que de faibles objections. Nous ne saurions tarder Utre
0

de•

foul un quartier tombé sous la pioche en moins de rien !
Ce n'est plus que monceaux de phl.tres et de moellons,
ors bonteux tout étonnés de voir le jour, mysteres de
111
uvres'vieux logis brutalem.:nt mis a nu. De loin, au
~lie•J do désert, on aper~it la Chapelle Expiatoire,
111
:ec sa funelJre architecture et ses mélancoliques om:rages. Cn étranger la pourrait croire consacrée au die u
des ruines.
11 y a une nouvelle coiffure q11i s'appelle Zingarella. La
robe dumoment est la robe Récamier, et le moucboir en
,ogue est le mouchoir Tallien. Cela sent bien un peu son
Directoire ; et pourquoi pas? le Directoire avait du bon ;
les mreurs y étaient peu séveres, et les costomes
légers: un joli temps, qui ne nous effraie pas du tout. ·
ties-,ous prude, Madame? prenez le loup en chenille,
00 mieux encore, le masque en jais, et l'on ne vous
recoooaitra que si vous le voulez bien; n'est-ce pas la
l'importanl !
Le t• novembre, les plus illustres coureurs de la
saison ont montré leurs talents a Porchefontaine. Porc.hefootalDe est, vous le savez, un nouvel hippodrome.
lloi, je m'étais figuré que c'était assez de Longcbamps,
de la Mar1he, de Vincennes, de Chantilly : une erreur
impardonnable ; Porchefontaine était néccssaire, Porcbefootaioe était indispensable. Saos Porchefontaine,
point de salut pour la race chevaline.
Une nouvelle Revue nous est née.
Ni politique, ni économie politique, ni &amp;eiences naturelle11, ni romans, ni finances, ni poésie, ni histoire, ni
géograpbie, ni arcbéologie, ni ,critique, ,ni peinture, ni
sculpture, ni musique, ni théatre, ni sport, ni escrime.
La re,ue nouvelle s'appelle le Palaméde.
Elle s'est donné pvur mission l'avancement des échecs,
du wbist et du piquet: une noble idée !
Une des bonnes soubrettes de la Comédie-Francaise
'
uoe de ces fideles servantes de Moliere qui ont fait tant
d'booneur a leur maltre, w•e DupJnl, vient de mourir.
En reoon~ant a la scene, elle n'a,·ait pas renoncé a la
comédie, et son grand bonbeur était de dire une des
bellPs scenes du vieux répertoire, n'eut-elle pour lui donuer la réplique que le plus inexpérimenté des Frontins,
des Orgons ou des Tartufes.
Je la vois encore, cette pauvre Mil• Dupont, avec son
sonrire franc et spirituel; on lui aurait preté bien des
&amp;nnées encore sur sa belle mine; je crois qu'elle n'avait
jamais dti etre plus jeune qu'en sa vigoureuse vieillesse;
les cbeveux les plus blancs et les yeux les plus noirs, et
jaillissant de ces yeux des regards dont ríen ne saurait
reodrP. la finesse et la malice.
Samedi dernier, a la Comédie-Fran~aise, premiere représentation de Maitre Guérin, une comédie en cinq
' actes, de M. Augier. Quelques personnes ont critiqué le
litre de la piece: c'est un litre qui ne signifie ríen, disaient-elles. Que fait ce maitre Guérin et que! est-il?
no avocat, un peintre, uu musicien o.u un avoué, 1mposmble dele deviner, a coup ~tir. Moi, je trouve que celle
iocertitude 011 M. Augier laisse les curieux est tres-sage:
il y a des gens qui, sur un titre, batissent une piece, et
si la piece de l'auteur n'est pas celle qu'ils ont élevée
daos leur petite imagination, ils la trouvent détestable
et la aifflent. M. Augier, qui est un homme d'esprit, a
,oulo coojurer ce danger. Pour accroitre les chances
• IUCffl, il a semé a pleines mains, daos son reuvre,
l'esprit, l'éloquence, la verve et les audaces beureuses: wit mieux !
Tout Pariscourt a Maure Guérin; ceux qui ne trouvent
PIS de place au Théatre-Fran~ais se consolent en allant
'ºir, au Cirque, les deux éléphants dres.~s et présentés
JlU' l. Moffatt; il faut aveir de la pbilosophie, en ce
~nde, et nous en avons beaucoup, nous autres Parimeos, Certes, c'est plaisir d'entendre de la honne prose
ldmirabtement dite, mais les- éléphants ne sont pas non
plus t.dédaigner.
Le Théatre du Palais-Royal a dtnné une comédie
ooa,elle de M. Sardou, intit11lée les Pommes du voisin.
~ement, il s'en est suivi quelque bruit. Les cri~ - et les confrcres de l'auteur ont trouvé que les
Ptallllea de M. Sardou étaient un peu beaucoup les
IIOaaeade son voisin, et qu'il avail eu mauvaise grace a
ne PIS nommer son voisin, Charles de Bernard, mor-t
dePlia quinze ansa peine. A quoi M. Sardou a répondu
qne lotiere avait emprunté a bien des gens qu'il n'avait
PIIIOllmés, qu'il avait, lui, abandonne d'avance le tiers
~~é8ees que luí rendraient ses pommes a l'éditeur
~OlliD,qo'enfin si la critique et ses confreres se monlrlient i~ point puritains, c'est que sa piece avait réussi.

.

Elle a réussi, c'est vrai. Avez-vous remarqué que les
pieces de M. Sardou réussissent toujours? On dit qu'il a
des relations avec les esprits; je le croirais volonticrs. 11
y a cinq ans environ, il fit une petite piece qui s'appelait les Pattes de mouche et qui n'etait pas un vaudeville,
puisqu'il n'y avait pas mis de couplets. Deux ou trois
scenes de cette bluette étaient charmantes. Depuis lors,
M. Sardou a écrit Nos Intimes, les Ganaches, la Papillonne,
et pourtant la 011 on le joue, il y a foule: il faut bien
que le diable s'en mele.
M11 • Tbérésa, pour ménager sa voix #licate et suave,
chante maintenant a couvert, elle est retournée a !'Alcazar, qui fut, si je m'en souviens bien, son berceau.
A M11 e Tbérésa, l'Eldorado oppose M11• Risette.
Le Théatre-ltalien n'a ríen a y voir.
Ah! si Mil• Thérésa ou M'1• Risette dansait ! Le ballet,
voila ce qui, pour le moment, préoccupe M. Bagier.
La danse, aux Italiens, est-ce une idée vraiment heureuse? J'ai peur que ~l. Bagier n'ait pas autant sujet de
s'en féliciter qu'il le croit. II me semble que les Italiens
perdront beaucoup it. ce qu'on s'y amuse trop. On y allait
pour regarder la salle et non la scene, pour y lorgner
le prochain et en médire gentiment et poliment, avec
accompagnement de bonne musique; quand il se passcra dcrriere la rampe des choses trop intéressantes,
cela distraira : adieu le spectacle clans la salle; de ce
jour-la, le Théatre-Italien deviendra un théatre comme
un autre, et sa fin pourra bien élre proche, car il n'aura
plus pour tui que Rossini, Bellini, Donhetti, Verdi, les
meilleurs chanteurs et les plus belles voi:x du monde, et
cela, je le crains bien, ne suflira pas aux alJoonés.
11 est toujours question de la création d'un théatre
religieux. Les lilJres penseurs se sont fort égayés a ce
sujet; reste a savoir si les spectateurs trouveront plus
tard l'idée aussi joyeuse.
Le clergé ne s'est pas encore expliqué sur et projet.
L'homme d'imagination qui l'a con~u se croit sans
doute stir de l'appui de l'Eglise ; il voit d'avance les
cardinaux se disputant ses avant-scenes, les éveques et
les archeveques louant a l'envi ses loges a l'année, les
curés se jetant a l'assaut des stalles d'orchestre, et les
simples abbés s'étouffant a la porte du parterre.
Si pourtant l'Église allait qualifie1 d'impiété la pensée
d'un théatre re1ig1eux?
Fb ! eh! il y aurait bien a celle sentence quelques
petits prétextes assez spécieux.
Puissent mes craintes etre chimériques! Si le théatre
religieux se fonde, je prends la liberté de recommander
des a présent, a M. le directeur, un sujet qui asa place
naturellement marquée daos une troupe édifiante et
chrétienne.
C'est un téoor qui s'appelait..... Quand M. le direct~ur
en témoignera le désir, je lui dirai le noru de mon ténor.
N... avait obtenu des débuts a l'Opéra. La redoutable
soirée était arrivée : le pauvre gar~on, qui deva1t remplir le role du Daupbin daos Charles VI, tremblait a
faire pitié. Ses camarades essayaient de l'encourager
daos le foyer, et il n'en tremblait que plu~ fort. Le spectacle commence; le moment 011 N..• doit entrer en scene
approche; il est venu.
- Entrez, dit l'avertisseur.
- N... ne bouge pas.
- Entrez done.
- N... s'appuie c0ntre un portant et sent ses jambes
fléchir.
- L'avertisscur court a. lui pour le pous.~er, alors N...
jette un regard vers la frise a défaut du ciel, fait un
grand signe de croix, s'élance sur la scene et entonne
bravement son récitatif.
Le ciel lui accorda de cbanter juste.
Le bruit court que M. Émile de Girardin va Jire au
Thédtre-Fran~ais une piece intitulée : Le Supplice d'une
femm11.

Jusqu'a présent, l'auteur dramatique ne pe~ait pas
beaucoup sous le polémiste; mais M. de Girardin rst
l'bomme de l'imprévu et des sorprises. Apres des années
d'alinéas, ou de style politique reuilleté, M. de Girardin s'est soudain mis a la pate ferme de la longue tirade. Des lors ríen ne saurait nous étonner du rédacteur
en chef de la Presse.
Une grande tombola s'organi¡¡e par les soins de laSociété
des artistes dramatiques. La liste des lots a été publiée.
Le Vaudeville, les Variétés, le Tbéatre-Lyrique, le.~
Folies-Marigny octroient a certains numéros gagnant~
une entrée d'UD an dans leor salle.

11 y aura un mortel favorisé de la fortune qui gagnera
111i°e entrée de deux ans il. l'Ambigu !

Une entrée de deux ansa l'Ambign!
Je vois figurer parmi les lots un portrait de Grassot
par Lhérilier... C'est plu~ drMe.
Muller, reconnu coupable d'avoir as,assiné M. Briggs,
vient d'etre condamné a mort : cet arret sera certaiaement blamé par Jud. J'aime a croire que cet bonnéte
hommr, donnera quelques )armes au sorl d'un confrere
infortuné; malheureusement, il est probable qu'il s'eíforcera de dérober ce mo•JVement de aensibilité a la police. . . . . . . . . . . . .
Et voila, un peu au bas.ird, les nouveautés que m'offre París a mon retour... saos compter les Sept Chdteaux
du Diable et la Tour de Nesle.
X. F&amp;VR.'iET.

VOY.A.GE EN FRANGE
0

DE LL. M~. L'EMPEREUH ET L 1111l'tRATRICE DE RUSS11t

Nous publions trois dessins dus au crayon de notre
correspondant, et rappelant le séjour it. L)'On de Leurs
.Majestés l'Empereur et l'Impératrice de Rus,ie. Parties
de Mnlhouse le i9 octobre, a lO beures du matin, Leurs
Majestés sont arrivées .a Lyon le l9 au soir, a 8 heures,
et se sont immédiatement rcndues au Grand hotel de
Lyon, 011 tout avait éte faposé pour la réception des
illustres voyageurs.
Le Grand hotel de Lyon est, comme chacun le sait, la
station habituelle des cours et maisons souveraines; disposé pour les besoins d'une clientele aristocratique,
il offre toutes les ressources d'un confortable exceptionnel et de bon gout.
Un envoyé de Sa Majesté l'Empereur l'iapoléon rn s'était rendu a !'hotel de Lyon dtlja depuis quelques jours,
pour aviser a toutes les mesures nécessaires.
Nous empruntons aux journaux de Lyon les &lt;létails
qui suivent :
« L'Empereur et l'Jmpératrice de Russie sont arrivés
le l 9 octohre a. la gare de Perrache, a huit heures du
soir, accompagnes d'une nombreuse suite.
« Leurs Majestés amenent avec elles a Nice leurs trois
eofants, la princesse Marie, agée de onze ans, le prince
Paul et le comte Serge.
(( Son Excellence M. le maréchal r.anrobert et M. (;bevreau, conseiller d'État, prMet du Rh&lt;ine, s'étaient rendus
a la gare pour salucr Leur~ Majestés Impériales. Une
vingtaine de voitures stationoaient dan~ la cour de la
gare pour recevoir les illustres voya~curq et leur
suite.
« L'Empereur et l'lmpératrice ont pri, Jllt~r &lt;lans la
prcmiere, puis le cortége a gagné le Grall · hotel de
Lyon, en suivant le quai Tilsitt, le quai Samt-Antoine
et la rue Grenette.
« t.:n piquct de dragons précédait les voitures, mais il
n'y a pas ea de déploiement de troupes; seulement rle
distance en distance étaient postés des sergents de ville
et des gendarme~. pour faire observer l'ordre.
&lt;( Les apparlemcnts destinés au czar el a la czarine
sont s1tués au premier étage, en face le grand escalier.
(( Le directeur du Grand hotel de Lyon a fait subir
a son étahlissement tous IPs embellissemenl~ dont il est
susceptible¡ des fleurs garnissent toutes les embrasures,
des lustres, partout allumés, répandent des flots dt: lu
miere ; on remarque colui qui est ~uspendu au plafond
de la piect&gt; d'honneor, qui est en cristal de roche le plus
pur. L'administration a déployé, en cette circon~tance,
un luxe de tapis et de tentures, qui ne pour,a manquer
de donner aux augustes voyageurs la plus haute idée
de l'industrie lyonnaise.
« Sa Majeste l'lmpératrice a été transportée JU~qu'a
son appartement en cbaise a porteurs. L'Empereur suivait la chaise et précédait les jeunes princes. Sa Majesté
n'a pu, a cause de son etat de soufrance, as.~ister au
diner. L'Empereur a done seul, avec ses enfanl~, pris
plaee a la table dressée daos le grand !la.Ion d'honneur,
et il a graci('Usement in.vité son Excellence le maréchal
Canrobert a s·as..c;eoir a cette table.
« L'lmpératrice et les dames dela suite n'ont pa.~ couché dans les lits du Grand hotel ; des meables les
ar..eompagnent. Ce sonl des lits en palissandre, d'une
forme simple et sévere, et n'ayant d'autres ornements
qu'llD filet d'or garnissant les aretes.
« L'EmperellJ' et l'lmpératrice de Russie étaient vetos
comme de simples mortels. L'Empereur portait une re-

�292

L1 ILtu·s rRATlON, j()lJtlNAL UNlVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

293

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IILI.JiOEUVRES EXÉCUTÉES PAR LE BATAILLON DIS CBASSEURS A PIED DE LA GARDE DEVANT S. M. L'RMPEREUR DE RUSSIE, SUR LA l'LACE. D'ARMES, A NJCE. - D'apre&amp; un croqua de H. Lieto."

« Quant al'Impératrice, nous pouvons dire qu'elle était
dingote nc.ire, avec un pardessus de nuance gris foncé,
d'une
simplicité qu'une bourgeoise eutpeut-etre dédaignée.
et avait sur la tete un de ces chapeaux de feµtre rond,
«
Alexandre
II est de tres-haute stature. 11 domine de
aailes étroites, que la mode a adoptés. Sa Majesté ne
toute la tete les personnes de sa suite; ses traits énerportait, d'une f~on apparente, aucune décoration.

S • E U 'R!t'IO HOTEL D~ LYU'.'i - D'apr~s les cr,¡4u1, Je tll. Sleyerl.
SALLll A MANGER DES OIGNITAIRES ET &gt;Oflllf.ll!RS C:OllPOSANT LA 1,UITE DE LL. MM. 11. L'EMPHREUR ET L'OIP.EltATRICE DE RU :;l · A 1,; '
• '

giquement accentués rcspirent la force calme froidement
impo8ante. Cette belle tete blonde et cette fiere physionomie contrastent étrangement avec le visage doux et
poli de l'impératrice Matie Alexandrowna.

LS. 11. L'EldPEREUR NAPOLÉON PASSANT SUR LE QUAI DES PALMlBRS, A NJC!,

�294

L'ILLUSTHATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JO URN AL UN IVERSEL.

faisait la le~on a une bonnete femme (fourvoyée), et la ils éclaireraient la femme légitime, si aveugle qu'on\
mariait, si j'ai bonne mémoire, ou du moins la récon- suppose. La piece toute entiere repose sur cette équi,~
voiture et a visité toute la ville. Sa Majesté est entrée a
que, sans laquelle point de dénoument. Mais ce dél'église Saint-Jean, dont elle a attentivement examiné les cilia1t avec son mari.
MM. Meilbac et Delavigne ne sont pas si séveres pour noument, qui n'en 6St pas un, fut-il admis par le bon
détails archéologiques.
les charmantes filies d'Eve ,qu'ils nous font voir aux sens, que dénouerait-il, en réalité? La femme abandon.
&lt;&lt; Leurs Majestés ont déjeuné a l'hótel, et sont parties
née se tiendra a l'écart, je le veux bien, elle en a pris
prises avec une situation encore plus délicate : elles se
un peu avant dix heures.
l'engagement, un engagement comme celui de Ninon 1
« L'lmpératrice a deux fois 1émoigné sa vive satisfac- font seulement \'une a l'autre une peur affreuse, par La Chatre; mais l'enfant, devenue la cousine de son Yrai
suite d'une double méprise, qui ne tarde pas, du reste,
tion des bons soins qui lui ont été prodigués a \'hotel de
pere, recevra-t-elle impunément le&amp; caresses de celni-ci!
Lyon; Alexandre 11 a également remercié avec beaucoup a s'éclaircir. La comtesse Ismail a bien vite reconnu que Que! intérieur nous est offert en perspective par cette
la baronne de Lauwereins n'est qu'une fausse Bébé-Patade grace et d'etlusion les administrateurs et les dames
comédie, qui a pourtaut des intentions de moralité! La
pouf et la baronne s'est doutée tout de suite que la comfemme
de Marcel vivra-t elle tonjours dans l'ignorance
de !'hotel.
tesse IsmaU ne pouvait etre une vraie Nina Patapon !
« La population l,vonnai~e, fort empressée sur le pasde \'indigne supercherie a laquel\e on n'a recouru, 80¡_
Mais comment se trouvent-elles, et toutes deux en
sage de LeursMajestés, a été calme et respectueuse, exerdisant, que pou.r \'empéeher de mourir? Mourir! qnelle
meme
temps, dans une position si fausse, étant donné
~nt dignement celte hospitalité que les grands peuples
plaisanterie. Tont au plus pourrait-ony croire, si M••Froce qu'elles sont? Mon Dieu ! ríen de plus simple, vous
doivent aux représentants des grandes nations. ))
mentin, qui joue avec une passion si vraie le role de la
allez voir. La comtesse Ismail, qui arrive de Pétersbourg,
ma1trese abandonnée, jouait celui de \'épouse trahie.
avait cbargé son intendant de luí retenir pour quelques
On nous écrit de Nice :
Mais a qui M11• Dortet, avec sa voix qu'on prendrait ponr
LL. M)f. II. de Russie et leurs enfants (excepté jours un appartement meublé; or, ce maladroit, par er- celle de Madeleine Brohan, sa tante, a qui cette lloris11
le prince héritier, qui ne sera ici que le mois reur, lui a limé l'hótel de M • Nina, partie de la veille sante ingénue fera-t-elle croire qu'elle va mourir, qu'elle
prochain), ainsi qu'une suite de soixante personnes pour le camp de Chalons. La comtesse, avertie, n'en va se tuer? E3t-ce qu'on meurt comme cela dans
environ, sont arrivées le 2t octobre, a cinq heures trouve que plus amusant de profiter, pendant une heure cette immortelle famille?
du soir, a Nice. Malgré l'ordre qui avait été donné de ou deux, de cette méprise, en recevant ceux des amis de
Mais uous avons trop insisté sur le fond d'une piece
respecter l'incognito de Leurs Majestés, la ville avait fait la maison qui peuvent ignorer le départ de la demoiselle. que la forme seule a sauvée. Ne prenons pas le pué dn
Parmi ces personnages, qu'elle retrouvera plus tard
décorer l'avenue du Prince impérial, la rue Masséna et
bon sens pour écraser la mouche de la fantaisie. A•ec
la rue Saint-Étienne de trophées et de drapeaux fran- dans ses salons, - et elle s'en fait d'avance une fete, tous ses défauts, et elle en est rousue, la nouve\le cose trouve un jeune bomme du meilleur monde, dont la
~ais et russes.
médie de M. Barriere est une des plus gaies, des plus
Le lendemain matin, Leurs Majestés ont fait une pro- cousine, la baronne de Lauwereins, se meurt d'envie de vivantes que nous ait données cet esprit incomplet, invoir l'intérieur d'uue Aspasie ahsente. On comprend que
menade en caleche découverte.
culte, bizarre, mais d'un mordant et d'une verve irréA midi, l'Empereur a passé la revue du bataillon de le jeune comte, a¡ant reconnu la comtessc, profite de
sistibles.
chasseurs a pied de la gartle impériale, envoyé de Ver- l'occasion pour mettre en présence les deux curieuses.
Le Ménage en ville est en outre joué a ravir par Numa,
Le
dénoument,
vous
le
savez:
le
cousin
emmene
sa
sailles, par l'Empereur Napoléon, pour le service de
impayable
dans le personnage de l'oncle Vaubernier, et
Leurs Majestés. L'empereur Alexandre, en costume de cousine tout attrapée, et le comte Ismail, qni venait pour par Landrol, qui mene toute la piece, daos un role de
général des chasseurs russes, était accompagné du tout autre cbose, se trouve arrivé fort a point pour offri:- beau-frere et d'ami dévoué. Ce dernier role est e.cellent,
comte d'Adlerberg et du comte Orloff Donizoff, ses aides son bras a sa femme, et la ramener a un bótel plus sé- du reste, et il fait honneur a M. Barriere, tandis que cede camp. A son arrivée sur la place d' Armes, la íanfare rieux que celui ou il l'a trouvée.
lui de Numa vaut surtout par son interprete. En d'anTout cela cst bien simple, comme je le disais, a l'exdes chasseurs a joué \'hymne russe; puis ont commencé
ception du caprice de nos deux dames: mais, la encore, tres mains, au lieu de faire en grande partie le succesl
les manreuvres, qui ont été suivies du défilé.
de la piece, il l'eut pent-etre compromis.
L'empereur Alexandre 11, avant de quitter la place se montre le tact des auteurs, et l'excellent gout du
Mm• Fromentin rend vraiment trop intéressante la
d'Armes, a demandé a M. le comte de Geslin, comman- Gymnase.
femme
délaissée qu'elle ne nous fait qu'entrevoir. c·est
Observez bien que nos curieuses appartiennent a cette
dant du bataillon des chasseurs, de lui présenter le corps
le seul reproche que je trouve a lui faire, et elle me le
des officiers, pour leur témoigner sa satisfaction. 11 a haute société cosmopolite, que sa grandeur n'attacbe pa,rdonnera d'autant mieux, qu'il s'adresse a rauteor
serré la main a M. le comte de Geslin, un héros de pas invinciblement aux memes rivages que la bonne autant qu'a l'artiste . .Luuise Vernon est une figure qn'il
Crimée, ou il a été grievement blessé, ce qui ne l'a pas compagnie franpise. Cette nuance explique tout, et fallait ou ne pas montrer, ou montrer tout a fait en
M11• Delaporte la rend avec la plus remarquable finesse;
empeché de se disting11er en Italie.
pied : telle qu'on la voit un instant, elle fait hair
L'empereur Napoléon III, arrivé a Nice le 26 octobre, la pbys1onomie, l'accent, le geste, la démarche, la mise, l'homme qui l'a séduite et abandonnée, tandis qne la
a visité la ville le lendemain : la foule se pressait par- tout fait d'elle non pas seulement une comtesse lsmaU, femme légitime, avec sa beauté réguliere, sa jalousie létout sur son pa.~sage. Nous donnons un croquis fait au non pas meme une slave, roa.is la slave, le slavisme, le gale, ses pleurnicheries de petite filie, palit devant ceue
moment ou Sa ~ajesté a parcouru le quai des Palmiers. panslavisme !
Mil• Pierson ne s'est peut-etre pa.c; aussi complétement nouvelle Hermione, une Hermione que Pyrrhus aurait
Agréez, etc.
Pour extrait: P. PAGET.
assimilé le germanisme de baut vol; mais elle est jolie rendue mere, et qui épouserait Thersite, pour faire na
sort a son enfant ! Voila, traduite en grec, la Louise
-----r--.-.W"""-----elle est blonde, elle ne prononce pas tres-bien le franVernon de M. Barriere et de Mm• Fromentin. On com~ais, et tout cela fait d'elle une cbarmante baronne de
prend a que! point une telle note fait dissonance dans
Lauwereins.
une partition aussi gaie que celle d'Un ménage en viU,;
Berton est la distinction meme dans le personnage
Le théatre du Gymna,,e a comvlétement et beureusec'e$t l'ut de poitrine de Tamberlick daos les GendarM
du
cousin; il joue son role comme ce role est écrit, élémenl renouvelé son affiche, ou se prélassaient depuis
de Nadaud ; la romance du Saule dans une opérette
trop longtemps des ouvrages dont la valeur n'égalait pas gammeot, aisément, simplement, en homme dn monde. d'Oíl'enbach.
Derval est parfait dans 1~ personuage d'une illustratoujours les prétentions, ni surtout les dimensions colosUne autre dissonance, mais celle-la est un mi
tion
financierc, que tout le monde reconnait, a la fasales. La piece en cinq actes et en vingt tableaux débo~
couac, c'est l'apparition de M. Ludov1c d'Orilly, dont le
dait par trop cetélégant et modcste pa5se-partout, taillé ~on dont il aboie et fait le chien.
role, a peine pl'lS long que le nom, serait supprimé a,ec
a la mesure des pastels et aquarelles de M. Scrihe et de Enfin, M11 • Céline Chaumont donne a un personnage avantage pour tout le monde, bien qu'il soit joué Cort
son école. Ne pouvant élargir le cadre, et vraiment, il aecessoire de femme de chambre une mal ice, une convenablement, du reste.
serait facheux qu'on le put, on a réduit les images, on gentillesse, un relief, je dirais presque une imporConvenable aussi est Nertann dans le personnage •
leur a donné beaucoup de marge, et le to!lt n'a fait qu'y tance, qui completent !'ensemble de cette remarquable sacrifié du mari infidele; impossible d'etre volage a,ec
gagner. C'en est meme au point que la plus réduite, les interprétation.
_
M. Barriere aime les tours de force, et c·en est un moins de légereté.
Curieuses, en est de bcauconp la mieux venue. M~f. MeilQuant a M11u Dortet et Samary, ces deux jeunes dé
bac et Delavigne en sont les auteurs, et je leur en fais qu'il vient d'accomplir au Gymnase, en faisant réu,sir a butantes n'ont guere tenu qu'a moitié les prome~es raíce théatre si régulier, une piece en trois actes, con~ue
mon bien sincere compliment.
tes en leur nom par la presse. Leur jeu dénote une pré,Cela n'est qu'une esquisse, mais on y reconnait, avec en dehors de toutes les regles, une piece hasée sur la coce expérience, mais ríen de plus jusqu'a. présent, el
la touche de l'arliste, le gout, le tact de l'homme corume coníusion de tous les genres, une piece enfin dont la cependant on ne saurait dire que la timidité ait paralJl6
il faut, ce sentiment des convenances, de la mesure, ce donoée est grave, pénible meme, et qui fait rire pres- leurs moyens.
je ne sais (JUOi de fran~ais, qui manque a beaucoup de que d'un bout a l'autre, mais rire comme on n'avait pas
Avec le Ménage en mi/e et les Curieuses, le GylDJllll
nos écrivains, et des plus en vogue, meme en des sujets ri depuis bien longtemps au Gymnase.
don ne depuis huit jours, et il donnera longtemps encort,
Cctte donnée, elle est tout entiere dans le titre, un tibien moins ~cabreux.
un charmant lever de rideau de MM. Barriere et LoriD:
tre
elliptique pourtant, mais que l'usage aide trop a faire
Celui qu'rnt abordé ~rn. Meilhac et Delavigne est de
Quand on veut tuer son chien... est le titre de ce pro,erbe.
ceux ou il faut parfois savoir plus de gré a l'auteur de comprendre : qui ne sait, en effet, qu'Un ménage en ~ous n'en dirons pas davantage sur une reprise doll
ce qu'il a tu et caché, que de ce qu'il dit ou fait voir. vil/e, c'est un ménage irrégulier, rival secret du foyer Landrol et M11u Pierson et Chaumont ont fait presqlt
Que ne verr1ons-nous pas, en etlet, que ne serions-nous conjuga!, et destiné tot ou tard 1l. y faire éclater la fou- une nouveauté.
pas exposés a entendre, si MMmu lsmail et de Lauwereins, dre; car un mari libertin ne trouvera pas tous les jo•:irs,
Au théatre de la Gaité, le Marquis caporal, apresquelune fois introduiles chez une de nos cydalises, y trou- comme le Marcel de M. Barriere, un oncle assez dé"oué ques représentations peo fructueuses, a fait place kla
vaient la millieme partie de ce q•1e, sans trop s'en rendre pour prendre sur lui tous les torts, pour épouser la femme Tour de Nesle, rajeunie par une splendide mise en dDI
compte, elles y sont venues chercher ! - 011 si seulement en ville, et recounaitre pour sa filie la petite-niece que et une nouvel\e interprétation. Dumaine y tient, a,ec
lui a donnée son neven.
elles s'y rencontraient avec la déesse du licu !
une autorité suffisante, le role du fameux Buridan, et 11
Et encore faudrait-il qu~ cet oncle impossible eut
L'énormité d'une telle rencontre, et de bien d'autres,
non moins fameuse Marguerité de Bourgogne a tro11•
en l'a vue se produire au Palais-Royal, da.ns un vaude- donné a son neveu et filleul tous ses propres noms de dans Mil• Agar la meilleure interprete qu'aitjamais elll
vil\e intitulé, je crois, Vente cfu11 riche fMbilier. La cu- famille, car, autrement, ces noms inscrits sur un acte ce personnage si éminemment dramatique. - Ce ..
riosité ét,,it la cruellement punie par une drólesse qui de donation ou la petite filie est implicitement reconnue,
« A huit heures, le lendemain, l'Empereur est sorti en

Nommé d'al,ord consul pour trois ans, don Carlos Anprouve, par parenthese, que meme pour interpréter
t?nio_ Lo_pez se vit proclamer président de larépublique a
LES ÉTATS DE LA PLATA.
)(11. Gaillardet et Alexandre Dumas, il n'est pas mauvais
1exp1rat1on de son mandat. Imbu d'idées, si.non plus libéd'avoir commencé par traduire Corneil\e et Racine.
Les contrées baignées par le Rio de la Plata formaient rales, au moins plus intelligentes que son prédécesseur, le
Le Vaudeville, lui aussi, a renouvelé son affiche
grace a une reprise de l'éternel Jeune homme pauvre e~ sous la domination espagnole, la vice-royauté de Buenos~ nouveau président s'empressa d'ouvrir les ports du Parade rleux nouveaux actes, dont nous parlerons la pro- A,vres. En 1806, les Anglais ayant déclaré la guerre a guay au commerce étranger. 11 eut le talent de savoir se
cbaine fois. Ce spectacle, bien composé et hien accueilli l'Espague, s'emparerent par surprise de Buenos-Ayres, faire rééliie plusieurs fois et de gouvcrner Jusqu'a sa
permettra d'attendre, saos trop d'impatience, la Jeunes~; et essayerent de soulever toutes les provinces · mais leur mort, tout en ayant refusé le pouvoir a vie, qui lui était
de Jlirabeau, de M. Aylic Langlé, l'heureox: auteur d'Un libéralisme suspect tronva tres-peo de partis~~s et loin otlert par un congres complaisant. A défaut de libertés,
de l~ur vemr
· en aide, l'opinion publique applaudit
' ' aux que sa prudence croyait ne devoir acco,der qu'il ues
Mfllme rle ríen.
L'Odéon, auquel le présent, meme le plus brillant ne s~cces de~ Es~agnols qui, commandés par Liniers, par- doses infinitésimales a un peuple trop jcune pour
pouvoir les supporter, don C.-A. Lopez a bP.aucoup fait
fait pas négl!ger !'avenir, a re~u une piece en qu;tre vmrent b1entot a reconquérir le terrain perdu.
Néanmoins, a la faveur de cet intérim de liberté de pour la prospérité intérieure du Paraguay. L'lllustration
actes de M. Edouard Plouvier; mais le succes toujours
croissant du Marquis de Villemer ne laisse pas prévoir pa~ler et d'écrire, les idées libérales avaient pu se pro- ª. déja parlé de ce personnage et de son fils, clon Franmeme approximativement, quand sera ouverte la suc~ d~1re et ger·mer, dans l'attente d'une occasion plus pro- cisco S. Lopez, qui luí a succédé, il y a deux ans, dans
cession d'un gentilhomme (JUi songe si peu ii mourir. Le p1ce a leur complete éclosion. L'invasion de l'Espagne h prés1dence; nous nous contenterons de di1e que don
Napoléon détermina une crise 0"énérale ' dont les Francisco marche dignement sur les traces de son pete.
,oila pourtant centenaire, et sa vogue n'a point faibli. par
.
v1oleutes
secousses agiterent simultanément toutes les Sous son administration éclairée, le Paraguayest devenu
Cette belle création de George Sand est de celles qu'on
colonies
espagnoles.
La métropole perdit en un msta:1t un État parfaitement organisé, dont l'importance s'accroit
,eut voir ~lus d'une fois, ne fut-ce que pour s'expliquer
ces
beaux
pays
qu'elle
avait conqnis au prix de tant de tous les jours. 11 possede des voies ferrées, des lignes téléeomment Brindeau, avec un art et des moyens tout
sacrifices,
mais
que
son
insatiable avidité lui avait graphiques, des canaux, et un service régulier de bateaw:
autres que ceux de Berton, soutient et fait meme valoir
aliénés
pour
jaruais.
a vapeur, lesquels descendent le Parana pour vemr corl'fÍéritage d'un si habile artíst~.
Apres
bien
des
péripéties
et
des
luttes
sanglantes
dont
resµondr·e
avec les steamers anglais et les paquebots des
Nous voici maintenant arrivé au plus grand événela
narration
demanderait
plusieurs
volumes
la
viceMessageries
impériales, qui, tous les quinze jours, apment de la quinzaine, et, qui plus est, de toute l'année
.
'
dramatique, a la premiere représentation de Mattre Gué- royauté de Buenos-Ayres en est arrivée a ~e fractionner portent alternativement de Southampton et de Bordeaux
rin, comédie en cinq acles et en prose de M. Émile Au- en tro1s républiques reconnues par toutes les nations le~ nouvelles d'Europe.
Le Paraguay est, relativement a sa superficie, la plus
gier. Le peu d'espace qui nous reste dit assez qu'on civilisées, saufl'Espagne, qui ne peut se consolerencore
peuplée des républiques hispano-américaines · il compte
trouvera uniquement ici une sorte d'avant-propos a de leur perle.
. i ,500,0&lt;,o habitants. Cela tient surtout' a ce qut&gt;
Seul des trois républiques, le Paraguay n'eut pas a envnon
l'étude q~e dem~nde un pareil ouvrage, interprété par
subir
de
guerres
intestines,
ponr
arriver
a
fixer
les
limites
la population n'a pas été décimée par les guerre~ civile~,
les prem1ers arllstes du premier théatre du monde.
Disons avant tout que Mattre Guérin a obten u un succes de son ~err1toire et a posséder un gouvernement unique comme dans les république&amp; voi~ines. Elle se composc
eomplet, et ajoutons, si on veut bien nous le permetlre dans l'Etat. Le docteur Francia, qui avait pris l'initiative de trois races distinctes et du produit des mélanges de
qu'a nos yeux ce succea est complétement mérité. L'au~ du soulevement contre la domination espagnole, confis- celles-ci. Ces trois rdces sont, comme dans toos les pays
teur s'est monlré paríois plus bril\ant, mais il n'a encore qua a son profit le pays qu'il venait de déltvrer. Les de l"Amér1oue : les lndiens, d'origine américaine; les
rien donné au théatre de si achevé, de si mur, au point Paraguayens ne firent que secouer un joug ponr en blan~, d'origine européenne, et les noirs d'ori"ine
0
prendre un plus lourd. Pendant 26 ans, de i.8l i a t 840 africaine.
'
de vue surtout du style.
Les indigenes font partie de la nation yuarw,ie la
Iaitre Guérin est une comédie de caracteres; c'est la la main de fer du dictaleur s'appesantit sur ce malbeu:
un point qu'il ne faut jamais oublier, pour la juger et reux peuple. 11 le séquestra du monde e-ntier pour le plus vaste de l'Amérique du Sud, car, daus le príncipe,
mém~ pour la bi_en gouter. De"ses buit personnag-es, pas mieux subjuguer. 11 n'était permis a personne de sorlir elle s'étendait de la Guyane jusqu'a la province de
un n est accesso1re, tous ont une large part dans J'ac- du Paraguay, et ceux qui parvena1enl a s'y introduire Buenos-Ayres, apres avoir traversé tout le Brésil. La
étaient obligés d'y rester. Le célebre naturaliste A. Bon- seule tribu qui soit restée a l'état sauvage est celle des
tion, et chacun d'eux asa pbysionomie propre.
De tant de caracteres cependant, aucun n'est neuf pla~d dut,.Y pa.c;ser les meilleures années de sa vie, pour Caaguas; ils vivent tres-pacifiquement dans le nord-est
absolument parlant, mais ils doivent tous au milieu tou~ avo1r eu 11mprudence de frauchir la frontiere a la pour- du Paraguay. Il n'en est pas de méme des lfbayas, qui,
afait actuel d'ou ils sont pris (la scene est en l 864), cette suite dequelque plante qui manquaita son herbier. Fran- ayant changé leurs flechPs contre les armes de la civ!lisation européenne, se servent de celles-ci pour donner
nouveauté de nuance, la seule peut-étre qu'il soit désor- cia le chargea de construire une route de commerce.
La
position
géographique
du
Paraguay
se
preta1
t
a
de temps en temps de rudes le~ons a leurs maitres. lis vimais possible de mettre en scene, soit daos le roman
mervei!le
a
son
isolement;
il
représente
a
peu
pres
un
vent sur les confins du Brésil et du Paraguay.
soit au théatre, sans sacrifier a la fantaisie, une déesse ~
triangle
dont
la
hase,
tournée
au
Nord,
est
défendue
par
Oans la capitale du Paraguay, a l'Assomption, on relaquelle M. Augier ne prodigue pas son encens il
d'infranchissables
foréts
peuplées
d'Indiens
saun11es·
trouve
les derniers restes d'une population toute locale
s'eo pique du moins; et pourtant si \'on eherchait bieL.
les_
cótés
s~n_t
óordés
par
les
rivieres
Parana
tt
Parag~ay'.
les
Payaguas;
ils vivent la comme a l'époque de la con~
~a n?~velle piece, quoi qu'on en ait dit, et malgré ce
qui precede, ne manque 1pas d'unité, mais ce n'est ni qm, se reJotgnant au sommet, forment une presou'ile. quéte, mais ils ne sont nullement a redouter. Ces bradans l'action, qui commence par ~embler double, ni dans (&lt; Le Paraguay dut se suffire a. lui-méme; son agriculture ves sauvaites ne demandent qu'a échanger leurs carle temps, ni daos le lieu ou se déroule cette action· c'est et son industrie devaient satisfaire a tous les besoins de quois inoffensifs contre la monnaie du voyageur ama'
dans le caractere de Maftre Guérin qu'il faut la 'cher- ses habitants. Le dictateur permit seulement des relations teur de curiosités.
Le Paraguay comp~ i i Oéglises, la plupart construites
cher, comme du reste le titre !'indique assez clairement. de commerce tres-insignifiantes avec le Brésil, par Jtapua, et encore n'accordait-il ces autorisations qu'a un su~ le méme mode, le mode des jésuites; c'est tout ce
Réduit a sa plus simple expression, le sujet de la
nombre
limité de pcrsonnes, auxquelles il donnait un qm reste des fils de Loyola. On sait que, sous Ja domi.
m~die de M. Augier c'eat l'honneur et l'argent, un sujet
permis
spécial
signé de sa main.
nation espagnole, les missions avaient réussi a fonder
qui porte bonheur, un sujet vieux comme le monde et
«
Francia
prenait
les
précautions
les
plus
minuune théocratie assez puissante pÓur lutter victorieusetoujours aussi neuf, aussi actuel que la lutte éternelle
tieuses
pour
empecher
toute
réaction
contre
sa
dicment pendant un siecle et demi, contre les reveudicade l'esprit et de la matiere. Ces deux pui$sances ennetature.
II
remplit
les
cachots
des
citoyens
les
plus
tions
armées ou diplomatiques de la métropole.
mies, l'auteur les a personnifiées dans Mo.itre Guérin et
respcctables,
et
sacrifia
sans
pitié
heaucoup
d'enlre
eux
Les
principales ressources du Paraguay provicnnent
fils, u~ notaire et un soldat, au-dessous desquels
peut-etre
pour
inspirer
la
terreur.
Saus
amis,
sans
con~
d~
\'agriculture;
seule, la yerba mate ou tM du Parayuuy
sétagent d1vers représeotants ou alliés des deux forces
qu'ils symbolisent. Le choix des deu1 professions a été seillers, il remplissait lui-méme toutes les fonctions du fa1t entrer tous les ansiO millions de francs dans les cai;
critiqué, mais quelle antre désignation d'état n'etit preté gouvernement, qui n'avait d'autre regle que sa volonté. ses de \'Etat, qui a le monopole de l'e1ploitation et de
davantage encore a la critique? Une autre hardiesse Personne ne pouvait l'approcher, le voir, ni lui parler. la vente. Apres viennent le tabac, qui y est e.xcellent
qu'oo peut louer, du moins, sans blesser persono e, et que 11 mourut le 20 septembre 1840 d'une attaque d'apo- les cuirs, les bois, les matieres tmctoriales, etc... Pou;
le s~cces a hautement sanctionnée, c'est ce jugcment en plexie, ne laissant ni pap1ers ui correspondance • il s'é- résumer en trois mots la richesse du pays, ou tout au
faonlle, dans lequel une heureuse interversion des roles tait toujours refusé a recevoir celle qui venait de l'ex- moins faire l'éloge de la perception de \'impot : l'Etat
·
n'a pas de dettes; au contraire, il compte a l'act1f une
fai~ applaud1r a la condamnation du pere par le fils. térieun (1).
Une
particularité
de
sa
mort
prouve
bien
a
que!
pcint
forte réserve métallique. La chose est as.se¿ rare pour
Quon se rassure cependant, Maltre Guerin n'est point
il
était
redouté.
Quelques
instants
avant
de
rendre
le
étre remarquée.
battu par l'ordonnance du colonel Guérin, son fils, corome
dernier
souvir,
il
ordonna
a
son
médecin
de
le
soulever
La République argentine est le plus grand des Etats
Géronte par Scapm; on ne lui vole pas sa chere cassette
un
peo;
ce
mouvement,
quoique
exécuté
avec
toutes
les
formés
par le démembrement de la vice--royauté de
eomme a l'Avare, de Moliere. Tout au contraire et a
l'bonneur des mreurs modernes, on la refuse, sa ca:sette, prccautions desirables, lni occasionna sans doute une Buenos-Ayrcs. Sous le sage gouvernement du genéral
et on le laisse seu! avec elle, et c'est la sa punition. Le sensation douloureuse, car il jeta un cri de fureur et se D. B. ~htre, elle commence a se remettn de l'épuisement
saisit d'une arme qui était a sa portée. C'en était fait du prodmt par des luttes de partís, aussi inatiles que san~ •
pere garde son argent, et le fils garde son honneur.
~t ce qui prouve que ce dénotiment, qui ~ent son Cor- malheureux médecin, si cet effort n'eut épuisé les der- glantes. l'i'étaient les périodiques invasions des Jndiens
ne1lle, n'est pas si étranger aux mreurs ou du moins au nieres forces du dictateur; le bras levé retomba lour- cur~e.ux de rev~ir leurs anciens domaines, et quelque~
lentimentmoral de notre époque, c'est ~u'il est applaudi dement, entrainant le reste du corps, qui gfüsa a bas du s~d_1ttons sans 1mportance a l'époque des élections, sélit. Le médecin rcndit graces au ciel aµres avoir cons- d'.t1ons dénommées pal' les journau1 du pays, Ma11ifestutous les soirs avec transports.
.
, Et maintenant, par quclle succession d'événemenl~ par ~té que son bourreau était bien mort; puis il fit signe t~o?5 de ~a tJref~de vitalité politique du pays, la tranquillopJ)Os1tion
· · de quels caracteres l'auteur a-t-il rendo
' ce a un des gardes de venir \'aider a relever le cadavre : lite sera1t parfa1te.
dénoument si naturel et si patbétique a la fois, c'est ce « Je n'oserais jamais le faire, répondit cet bomme en . Le sol es_t ~res-fertile, et la culture devient de jour en
J0Ur plus ser1euse, grace aux bras robustes et intelligents
que nous tacherons d'exposer d:rns notre prochaine tremblant, sans qu'il l'ait lui,meme ordonné ! »
de nos Basques. On en compte au moins 251000, et pres.
lll U 1Rlpu&amp;ltque au Parag11at, par le colouel A. du Graly,
eauserie.
A. DE B&amp;LLoY.

co.

'?º

�296

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

que tous dans la province de Buenos-Ayres. Le préfet des
Basses:Pyrénées essaye vainement d'arreter l'éroigration toujours
croissante. Les Basques sont bien vus, bien traités, bien payés
dans la République; ceux qui y sont, y restent, et font signe a
Jeurs faroilles, aleurs compatriotes de venir les rejoindre.
Nuus devons dire, a l'honneur de notre département, que ses
fils gagnent la petite aisance qu'ils vont chercher au dela des
mers, au prix d'un travail assidu, d'une honneteté et d'une
bonne tenue qui ne se démentent jamais.
La Républi~ue argentine compte une armée réguliere de 6,000
hommes qui, a l'occasion, peut etre portée a plus dudo uble; cette
petite armée est organisée al' européenne et surtout a la fran~aise,
car les instructeurs sont presque tous d'anciens officiers fran~ais.
On trouve chez les Argentins qui la composent toutes les vertus

du soldat: la bravoure, le respect de la discipline, et surtout une
admirable patience pour sopporter les privations et les intempéries des saisons, terribles sous leur climat. La cavalerie de ligne
compte dans ses rangs les fils de ces fameux hussards de BuenosAyres q11e commandait le colonel Rauch (un Fran~ais), et qui furent la terreur des Indiens Pampas; les descendants des lanciers
d'Olavarria, descuirassiersde Lavalle, descarabiniers de Brandzen
(encore un Fran~ais), et des grenadiers montés formés par le général Iosé de San-Martín. Tous ces noms, illustrés a l'époque de
la guerre de l'indépendance, appartiennent maintenant a l'histoire. Ces vaillants cavaliers, montés sur des chevaux indomptés,
firent alors une campagne prodigieuse. Apres avoir battu les
Espagnols a San-Lorenzo, sur la cote du Parana, ils traverserent
les neiges de la Cordilliere des Andes et délivrerent le Chili par

------

--~~~~

~"'("0""--

ARMÉE DE LA RKPUBLIQUll ARGllNTINll : IN'FANTERIE.

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L'ILLUSTRATION, JOU RN AL UNIVERSEL.
les victoires de Chacabuco et de Naypu ; puis, ayant aidé les Péruviens a expulser l'ennemi commun de Lima et du Callao, ils
s'unirent a l'armée colombicnne, commandée par Bolivar et
Sucre, et contribuerent puissamment a,u soeces desjournées de
Rio-Bamba, de Pichincha et enfin d'Ayacucho, qui acheva l'émancipation de la Bolivie. Ils revinrent enfin daos leur patrie,
mais non pour jouir d'un repos bien mérité; un nouvel ennemi,
le Brésil, venait de s·emparer de !'Uruguay. La cavalerie argentine le for~a a reconnaitre, apres la bataille d'ltuzaingo, l'indépendance de la Banda Oriental.
Buenos-Ayres, la capitale de la République, est incontestablement une des villes les plus éclairées de l'Amérique espagnole;
la seule rivale qu'on puisse lui npposerest Santiago de Chili. Elle
püssecie une université avec toutes ses subdivisions en facu lté~,

une bibliotheque de 30,000 volumes et un observatoire. On y
remarque plusieurs beaux monuments, entre autres : !'Hotel de
Vi lle Cavildo; Recova, immense bazar avec arcades, la cathédrale et les églises de San-Francisco el de la Merced, l'Hótel
des Monnaies et le palais du gouvernement. Les ru~s, Lirées au
cordeau et se coopant toules a angle droit, la font ressembler, comme toutes les villes de l'Amérique, a un vaste échiquier. Comme luxe, Buenos-Ayres peut rivaliser avec Mexico et~la
Havaoe; les voitttres les plus élégantes s'y croisent en tous sens,
transportant de charmantes senoras vetues selon les dernieres
modes de París. Une des particularités de cette ville est que
tous ceux qui n'ont pas de voiture vont a cheval; meme les
mendianls.
Buenos-Ayrcs n'a p1s d'industrie spéciale; il luí suffit

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

!:~9~8~-----~--------~~~~~~--=-~==-;-::-:::::::::-::::=-::::::;;~;;-;-IH~~~~¡;;z-;~w~;;;i~~~~~;
•
e personne.
Hauts sont les pies, et ténébreuses les vallées, et noirs
1 . t'

erde leurs écus etde leurs épieux deValence. Ils laist tes mules et tous les palefrois pour m_onter sur le_urs
•~tre
l'entrepAt
g1néral
des
produits
de
la
République
'
Le
Paraguay
apprécie
a
situa
ion
m1eux
qu
'
d
'filé
f
d
L
F
.
de
u
e
et comme il a tout intéret a ce que !'Uruguay reste ré,. les rocbers, et les e s pro on s. es ran~a1s passent triers, et ils cbevauchent serrés. L~ _Jour est cla1r et
qui consis_tent en cuirs, viandes salées, laines, e~c., ~te.... publique inrlépendante, il s'occupe ae porter sournoise- ce jour-la dans une sombre tristesse. Le bruit de leurs ·nant le soleil. L'or de ces armures etrncelle et flamtout ce que l'on peut faire avec l'immense béta1l qm erre menl son effectif militaire a 40,000 hommes. 11 faudra pas s'ente~d ~e qui?ze lieues ! Mais ils appr~chent de la ,ie. Et, pour que ce soit encore_ plus beau, ils font
dans les vastes plaines, nommées Pampas.
mere patrie, 1ls voient la Gascogne, domame de leur
tir roille clairons.
n manque a Buenos-Ayres un bon port; .il n'a malcomp ravec lui.
,
seiimeur.
n
leur
souvient
de
leurs
fiefs,
de
leurs
tenbru·it
en est tel que les Franrais l'entendent. Olíd
Ent. _., le gouvernement (ran~ais vient de donner 1orv
beureusement qu'une rade fortdangereuse, ª cause es
'd
biens,
de
leurs
enfants,
de
leu.rs
nobles
_épouses.
d'it
·.··
&lt;
Srr'
e compa.,anon,.nous pourrons bien,J·e crois,
o
dre a son représentant de presser vivement 1a 11qu1 ar
,
sables, et aussi des Pamperos ou vents des Pampas. n a tion des vieilles dettes montévidéennes. Que va-t-il sortir II n'en est pas un qui ne pleure d'at~endr1sseu_ient.' voir bataille avec les Sarrazins. - Dieu nous la
parlé, dans le temps, de foads a v~ter pou_r 1~ cons:ruc- de tout cela?
A. :nE Losr~or.
Mais, sur tous les autres, Charles est plem d'ango1sse; donne! répond Roland. Nous devons ici bien nous
tion d'une immense digue. Co proJet se reahsera tot ou
il a laissé son neveu au p_ays ~'Espag~e, et les ~ouze oontrer pour notre roi. Il fa•1t pour son seigneur satard et doublera l'importance de la vílle.
~~
pairs, et vingt mille Fran~a1s qm ne cr~1gnent pornt la voir souffrir détresse, endurer le chaud et le froid,
La capitale de l'Uruguay, Montevideo, est tres-a;,m~mort. Daos sa douleür, il ne peut reten1r ses !armes. 11 isquer sa peau et sa tete! Que cb.acUD s'apprete a
geu~ement située sur une petite péninsule de ª rive
LA CHANSON DE ROLANn.
.s'acbemine vers la France, cacbant. sous so~ manteau rapper de grands coups. Qu'on ne puisse pas chanter
gauche du Rio de la Plata. Elle possede un ·port qui est,
son visage baigné de pleurs. Le duc Ne1mes, qui chevaucbe nous une vilaine chanson ! Le tort est aux paiens,
saos contredit le meilleur, sinon le seul de tous ceux
PotME DE THEROULDE
a son coté, lui demande:)&gt; Qu'est-ce qui vous afflige! » ~ cbrétiens Je bon droit. Jamais vous n'aurez de moi
de ces parag;s ; ceci lui constituerait une _supérior!té
Traduit par Alexandre de Saiot-Albin.
Charles répond : &lt;&lt; Daos un si grand deui_l, p~is-je ne auvais exemple ! &gt;) Aox.
considérable si jusqu'a présent les révolutions ne 1a« pas gémir? Par Ganelon la France se~~ detrmte. C'est livier monte sur un grand pin, regarde a droite daos
vaient empe~hée de tirer complétement parti_ de sa_ posi11.
&lt;&lt; lui qui m'a fait mettre_Roland a l'amere-~arde._ Il me allon touffu, et voitvenir la borde paienne. 11 appelle
tion. L'Uruguay est celle des provinces-UDies qm ª le
&lt;&lt; l'a fait laisser en unétrange pays! Mou D1eu! SIJe le and son compagnon: e&lt; Voici venir du coté de l'Esplus soutfert pendant la guerre de l'iu dépeo dance. S?n
LA BATAILLE.
&lt;&lt; perds, nul ne me le remplacera ! &gt;'. A~x.
e un grand tu multe. Que de blancs h1uberts ! que
territoire a été sillonné alternativement par les armees
Le grand Charles ne_ peut retemr_ ses !armes._ Cent beaumes flamboyants ! Nos Franc;ais vont faire ici une
· nes sans
Le ¡· our s'enfuit, la nuít arrive; Charles s'endort, \e
.
brésiliennes, espagnoles et b uénos-ayrien
', .
éfil , d mille Fram;ais s'attendr1ssent avec lm et sont P1ems de rencontre ! Ganelon le savªit bien, le félon, le traiId
ts
d
Art,
puissant
empereur.
11
se
voit
en
son
ge
aux_
d
es
e
.
_
compter les ravages qu'y firent les terri bl es so ª , . -,
d f~
frayeur pour Roland.
qui· devant l'empereur nous l'a. préparée ! - Paix,
Cisaire. 11 tiententre les main, sa lance de b01s e rene.
fas un libérateur comme l'on en a tant vu en Amerique ·
Marsille mande les barons d'Espagne, les comtes, vi- ·,er'. dit le preux Roland. C'est mon beau-pere : ne
'
1· ·
· ·
Le comte Ganelon la luí prend, la secoue et la hrandit
Aujourd'hui encore, l'Uruguay est 1_vre en proi~ ª, un
comtes et ducs et aumacours, les émirs et lesfils de séna- ri·en de luí. »
·
1
general
si fort r¡ue J·usqu'au ciel en volent les éclats. Charlesdort
libérateur · voila bientot dix-hmt mois que e
teurs. En trois jours il en rassemble trois ~ent mille. Il Olivier est monté sur un pin, d'ou il peut bien voir le
Flores a e~trepris de délivrer un pays qui ne se plai~t si bien qu'il ne s·éveille pas.
fait battre le tambour dans Saragosse. Il fait exposer ~ur ame d'Espaime et cette si grande troupe de SarraApres celle-la, il reve une autre vision. Il est en France,
l ,
v
nullement des exactions de son gouvernement · Le Préslla plus haute tour l'image de Mahomet : i n est paien .11 voit les heaumes reluisant d'or et de pierreries,
· b
· s ' asa chapel!P, a Aix.Un sanglier mécbant lui mord le bras
dent, M. Aguirre, est un fort honnete omme, qm ~ · u~ceque cette vue n'enllamme. Puis ils chevauchent.tous e11 les écus, et les hauberts ciselés, et les épieux, et les
·
t
tt t
droit. Du coté des Ardennes, il voit venir un léopard
dé a M. Berro d'apres les regles fi xees par ª cons I u iou.
grande bate; a travers la Cerdagne, et les vaux et les aoons au vent. Mais il ne peut compter les bataillons:
11 d
,. btenus par qui l'attaque tres-rudement. De l'intérieur du palais
Un paquebot apportela nouve e essucc.,so
monts. lis voient les gonfanons de France et l'arriere- ¡¡yen a qu'il n'en sait la mesure. 11 en demeure
¡
M t
s'élance un lévrier qui vient a Charles, sautant et bonle général Flores : il est maitre de tout e pay_s; 00 evid
¡·
earde des.douze compaenons.
bti au dedang de luí. 11 descend du pin et vient aux
t b
dissant. Il arrache d'abord l'oreille droite u sang 1er, v
v
deo inv&amp;sti de tous les cotés, ne peut tarder ª om er en
· d'
Le neveu de Maroille arrive sur un mu_let: &lt;&lt; Bea_u sire ~ais leur rendre compte de tout : « J'ai tant vu de
'
b
· t
d q e le puis se J. ette furieux sur le léopard. Lr.s Fran~a1s 1sent :
,
son pouvoir. Par le paque otsmvan , 00 appren u
roi, dit-il a son oncle d'un air joyeux, ¡e vous a1 tant ns que J. amais homme ici-bas n'en vit davantaa-e !
• ¡·
d
¡ t
e&lt; Quelle grande bataille ! )&gt; Mais ils ne savent qui la gav
général Flores s'est retiré a vmgt ieues a_ns. es . err,es;
, 11
serví! J·'ai eu pour vous tant de labeurs et de fatigues l j'ai en aceot mille a l'avant-garde, avec leurs écus, leurs
.
bl
d
fa
te
¡
n
y
a
gnera.
Charles
dort
si
bien
qu'il
ne
s'evei
e
pas.
Aox.
sa retraite n'est explica e par aucune 8 1 ' 1
livré tant de combats et remporté tant de victoires ! Ac- mes lacés, leurs blancs hauberts, leurs lancesdroites,
t
L'ombre a fui, et l'auhe blanche apparait. L'empereur
ul · ·
l
bruns épieux luisants. Vous aurez une bataille
Pas eu de combat. Le généra a rec e umquemen ~our monte a cheval et promlme un regard de fi erte· sur son cordez-moi pour ma récompense l'honneur d'abattre
avoír la faculté d'avancer de nouveau; saos dout e I11 ui
Roland. Je le tuerai de mon épieu tranchant, si Mabo- me il n'en fut J·amais! Seümeurs fran"ais, demanarmée : e&lt; Seigneurs barons, dit-il, voyez ces défilés et
v
x
•¡¡
de met veut m'assister. Je délivrerai toutes nos provinces aDieu le couraee
! Demeurez fermes et ne soyons pas
Plait de continuer la campagne.
,
1·
&lt;&lt;
ces
étroits
passages
.
a
qui
me
conse1
ez-vous
v
Fatigué de ce manége, le pays en a appe le au,x na ions
d'Espa"'ne depuis les défilés jusqu'a Durestant. Charles eus! » Et les Pranc;ais: &lt;&lt; Malheur a qui s'enfuit! Pas
· ,. ,. ¡ f ·
L
&lt;&lt; donner l'arriere-garde? )) Ganelon répond : &lt;&lt; A mon
o
•
voisines qui ont aussi tout interet " e aire cesser. es
d b
d · se tassera, ;es Fran"ais se rebuteront. Vous serez délivre de nous pour mourir ne vous fera défaut! » Aox.
'
1·
·
d
t&lt; beau-fils Roland. Vous n'avez point e aron e s1
•
ministres d'Angleterre, d,e la Répub ique argentme et u
de la guerre pour le reste de vos jours. » Le roi Marsillt Les pa1ens ont le grand nombre, dit Olivier, et il me
·
&lt;e rare vaillance. &gt;) A ce mot, le roi le regarde durement
Brésil ont otfert leurs bons offices pour essayer de reconlui en accorde le gant. Svn neven lui dit d'un ton fier, la le que nos Franrais sont bien peu. Compaimon
~t lui dit : e&lt; Vous etes un vrai diable ! Quelle mortelle
•
v
cilier les deux partís, les blancos et 1es colora.dos.
main wuverte du gant qu11 vient d'obtenir ; « Beau d, sonnez votre cor : si Charles l'.entend, il rame-•
..
Apres bien des pourpar1ers, 00 e·tat·t t 0mbe' d'accord &lt;&lt; rage vous est entrée au corps! l&gt;
sire roi, vous m'avez fait une grande faveur. Ch01s1ssezson armée. -J'a.,&lt;&gt;irais comme un fou! répond Ro'
d I f t
Le comte Roland,qui s'entend ainsi reléguer al'arrierel
sur les termes d'un traité tout a avantage u P us or ,
moi onze de vos ·barons: je combattrai les douze pairs de . Je serais perdu d'honneur en notre France. Je vais
·
·
d
d
garde, parle en chevalier : &lt;c.Sire beau-p_er,e, q_u_e ne vous
le général Flores. Amnistie, reconnaissan~e '.es gra,. es
France ! )) Fanseron, le frere du roi Marsille, répond to
t frapper de grands coups de Durandal; la lame
¡
,
dois-¡· e pas, d'avoir demande pour mo1 1arriere-garde !
militaires conférés par le généra1; 1es lffipots qu 1 ª
le premier : &lt;t Beau sir e neveu, vous et moi nous irons, iera sanglante J. usqu'a l'or de la garde ! Félons pa'iens
'd' '
e Mais le roi n'y perdra ríen, j'en réponds! 11 n'y perdra
levés pendant la campagne seront consi eres comm
, •nous la livrerons, cette hataille ! L'arriere-garde de la mal venus dans ces défilés: je vous les garantís tous
· l d ni
·t ni palefroi, ni destrier, ni mule, ni mulet chevauchab,e,
&lt;&lt; entrés dans le trésor nationa •n ; e ~us, on reconnai
!rrande armée du roi Charles, nous la détruirons ! &gt;1 AoL · amort ! )&gt; Aox.
·
t t a ni roussin, ni sommier, dont nos épées n'aient aupara- o
lui devoir une petite note de faux fra,s mon an
b
,.
Puis viennent tour a tour le roi Corsalis, rempli d'as- 'Yier reprend deux fois encore: (( Roland, mon coro·¡¡·
t d ·d
t
vant fait payer la valeur! » 11 drt encore a.son eau-pere:
500 000 piastres, soit deux mi tons e emt e no re
fi
·
tuce, Mauprimis de Rigaut, plus prompt a la course on, sonnez votre oliphant. Si le son en arrive a
'
·
·
&lt;&lt; Ah! misérable fils de race maudite ! Tu te gura1s que
monnaie. C'était lort convenable; neanmoms, toutes
qu'un cheval, l'émir de Balaguer, fier 6t de beau vis3.ge, es qui passe aux défilés, il viendra nous secourir
,
t
t le gant me tomberait des mains eomme a toi le ha.ton
.
b '"
réflexions faites, Flores n'y a pas trouve son comp e, e
fameux par sa bravoure, et qui serait assez no le su ses barons. &gt;J Et deux fóis encore Roland lui réil a demandé en plus que le ministere fut changé et devant CharleSl )) Aoi.
était chrétien. Chacun dita Marsille: t&lt; J'iraijouer m : «Dieu me garde de faire a la douce France cette
,.
· ¡¡
t&lt; Droit empereur, dit le baron Roland, donnez-moi
composé de telles et telles personnes ; " ce prix, con•
·
corps a Roncevaux : si je trouve Roland_, ce sera sa fi. ! Que nul homme vivant ne puisse dire que 1''aie
· bl'
l'arc que vous tenez au poing. Je suis bien sur au moms
sentait a laisser le président de 1a repu ique exercer
·¡ et celle d'Olivíen, et celle _des douze pa1rs ! Les F_ran pour des paiens ! Mes parents ¡· amais n'auront a
,
h ·
·¡ r10
que je n'aurai pas l'affront de le laisser choir comme 1
..
L'
y périront! »
· ce reproche. Q11and J·e serai daos l'ardente melée,
Paisiblement le pouvoir jusqu aux proc a_me_s e ec_ .ºs
t
advint
a Ganelon quand sa main re~ut 1e b'atoo.»
emM. Aguirre a refusé ce qu'il croyait contraire ª sa digm e,
b
d
L'aumacour de Maurienne, le plus félon du pays d'
pperai et mille et sept cents coups de Durandal, roa
·
d ·t h t
ti · e pereur rembrunit son visage, tou_ rmente sa bar e et_ tor
et il a eu le bonheur de voir sa con ui e au emen oue
Ar
¡
paene,
et
Turgis
de
Tourtelouse,
et
Ecremis
de
Vautern
épée que J''ai ceinte a mon soté. Vous en verrez
'd
sa moustache, et ne peut retemr ses 1armes. r1ve e
.,
dans uue réUDion populaire tenue a MonteVJ eo.
d ? L et Esturganz et son compagnon Estramariz, tous de
sanirlant ! Les Fran"ais sont braves, et ils frappe·
d duc r-ieimes qui dit au roi : &lt;&lt; L'avez-vous enten u e
v
•
D'autres médiateurs se sont présenté8 avec aussi peu e
'
,
félons et fourbes, et traitres, et Margariz de Sibille, ,aillamment! Et ríen ne sauvera ces pa'iens de la
· ·
t · &lt;&lt; comte Roland
est dans une grande colere. L arrieresucces: le ministre italien et Urquiza, qm eut autre ois
qui les dames sourient, et Chernubles de Mont-Ni
!, Aor.
· ,.¡·
A
t' d d' t
(&lt; "'arde lui est adjugée: vous n'avez baron pour Ia conla gloire de délivrer la repuu ique rgen me u ic a- e&lt; "'duire mieux. Trouvez-lui qui le seeonde t·1en. )&gt;
dont les eheveux balayent les talo ns, et qui porte P De que! reproche parlez-vous? dit Olivier. J'ai vu les
teur Ro3as.
L'empereur appelle son neveu Roland : &lt;&lt; Beau sire s'amuser un faix plus lourd que celui de quatre mnle
· s d'Espagne si nombreux que les montagnes et
De .,auerre lasse, le plénipotentiaire brésilien ª pré- ct neven J. e vais vous donner la moiti é de mon armee
· : 1·1s 1,'ont tous au roí Marsille promesses pareilles : «
lées, les landes et les plaines en sont toutes cousenté un ultimatum dont les terllles ne sont pas encore
'
f · · , l · con.dui·ra1· ma compagnie a Roncevaux. Si¡· e trouve R . Gr•nde est l'armée de cette race étranee ! Et nous
,
é
(( prenez-la, c'est votre salut. - ~e_n'en era1 r1en. m
,.
v
connus,· on sait néanmoins qu'il n'a pas éte accept, ¡et &lt;( dit Roland. Dieu me confonde s1· ¡e dé mens ma race., land, J·e Je garantís mort! Charles ne passera plus
squ'une bien faible compagnie! - Mon ardeur
que les relations diplomatiques sont rompues 1:ntre ª
·¡¡ ts F
· p
¡·our sans Je pleurer... Ne vous tourmentez point! M·
lecroit, répond Roland. A Dieu ne pla1se, ni 4 ses
., · ¡
d · ¡ · t &lt;&lt; Je garde avec moi vingt mi11e va1 an_ . ran~a1s. ~république et le Brésil. De l¡,. a a, guerre ec
aree
e
t
met
est
plus
fort
que
saintPierre
de
Rome
:
Fhonneur
niasesan.,"'es,queparmoi laFranceperde sa.,0-loire!
·
• (( sez tes défilés avec assurance; et, mo1 y¡van , ne cra1surtout commencée, il Y a loin; si ¡ on en cro,t ce qu ª
la bataille nous restera! Les douze pairs sont tous ju
mieux mourir que de supporter cette honte ! L'Em-

te

dit le président du conseil devant le sénat brésilien, le
l
t
gouvernement diamantin se bor_n_erait, pour .e ru_om_en~t,
a user de représailles. Le Bresll ª· de grandts rliltere
s
·t
dans l'Uruguay, surtout daos les departemen s imi ro· 1 d
d0 S
Phes de la province du Rio-Grande- • ur, oula Pus e
28,000 de ses nationaux sont établis; c'est de · surtout
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que viennent les réclamat1ons.
D'un autre coté, il ne faut pas perdre de vue que la
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république Argentine et le Brési ont touJours_ Je e es
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regards de convoitise sur la Banda Orienta ; 1. s saven.
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l'importance d'un port tel que celm e
evi eo, qui
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voit forcément passer tout ce qui entre dans 1es con r es
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de la Plata ou en sorl. L'Uruguay est la Belg,que u
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nouveau monde· le Brésil peut Y voir aussi sa ron ii:re
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du Rhin, et l'on con~oit qu'il regretle e av01r a1sse
échapper en t828.

« gnez person~e ! ))

d · A1 · · · t
Le comte Roland monte silr son estrier. 111 se Jom
é.
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Olivier son compagnon, et G rm, et 1e preux coro e
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Gerer et Josse et Bérenger, et Jastor, et le vie1 Anse1s,
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et le fier Gérard de Roussillon, et 1e r1c e uc a1 er.
·
&lt;&lt; Par mon chef, dit l'arcbeveque Turpm, ¡·,·1ra1· auss1.· G ·
·
·
Et je vais avec vous, dit l_e ~omt~ . aut1er. : Je s_ms
l'homme de Roland, je ne lm do1s fa11lrr. » Et vmgt m1lle
chevaliers se désignent ainsi. Aox.
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p
Le comte Roland appelle Gautier e Luz : &lt;&lt; renez
l
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mille Franrais de France notre terre; occupez es mon s
•
,
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et tes défilés si bien que l'empereur n y per e pas UD
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des siens. )) Avec mille Fran~ais de leur terre e r rance,
·
Gautier se J. elle sur les défilés et les monts. Si mauva1ses
d'
nouvelles qui arrivent, il n'en descendra pas avant avoirtiré aept centsépées.

Nous demeurerons inébranlables en la place. C'est de
nos bras que viendront et les coups et la mort! &gt;) Aor.
ALEX. DE SAINT-ALlllN.
(La suite prochainement.)

•

a· m"rt! Les Franr.ais mourront et la France seradése
nous aime davantage quand nous frappons
•
~
Nos e'pe'es sont bonnes et tranchantes, nous les fe
,
chaudes et vermeilles du sang de nos ennemis ! N
d est preux, et Olivier est sage : ils ont tous deux
vous ferons présent du royaume de France. Nous P
age étonnant! Des qu'ils sont a cheval et sous
dronsl'empereur Charles et vous le donnerons. LesF
s, ils n'esquiveront point la bataille ..:our
écb.ap"
"ais périront, et la Frauce sera honnie ! Le vi_eux Charl la mort. Les deux comtes sont braves, et leurs pa•
a la barbe fleurie, passera le reste de ses ¡ours dans &amp;~res!
deuil et daos la fureur. Avant un an, nous aurons P paiens chevauchent, animés ala vengeance: &lt;&lt; Ro.
la France et nous pourrons coucher au bourg de Sai dit Olivier, voyez : les pa'iens sont tout pres, et
Denis ! n
est bien loin de nous ! Vous n'avez pas daigné
Les douze pairs se sont réunis ·, ils menent avece Totre oliphant: si le roi était la, nous n'aurions
cent m1·ne Sarrazins qui s'entr'excitent et s'enflamme. mma.,ae. Regardez la haut, vers les défilés: vous
pour le combat. Ces pa'iens vont dans une sapiniere -Yétr oir dolente l'arriere-garde. - Paix! dit Roland,
leurs cottes de mailles sarrazines, Jacer leurs bons heau_ faire outrage! Maudit soit le creur qui faiblit!
mes de Sara¡osse, ceindre leurs épées d'acier vieDn018

C0MBAT DE L'0UED·DERMEL.

Camp de l'0ued-Dermel, 3 oetobre 1864,
La colonne commandée par le colonel de Lacroix,
du 3• tirailleurs algériens, a laquelle est venue se
joindre la. colonne du sud du colonel Séroka, apres
un assez long séjour a Bou-Saada, vint camper pres de
la fontaine, située vers la bouche de l'Oued-Dermel
(Foum-Oued Dermel), a quatre lieues du camp insurgé.
Le jour de son arrivée, elle eut une petite affaire avec
les insurgés, qui nous tuerent quelques chasseurs de
France; le 2, a midi enviroo, les cretes des I\1ontagnes et
les ravins qui entourent le camp, sur sa face occidentale, se couvrirent de fantassins arabes, qui ne tarderent
pas a venir nous attaquer de pres.
Quelques compagnies de tirailleurs et du 66• de ligne
habilement placées, et les grand'gardes ont eu raison
de cette agression. Malgré la vigueur avec laquelle elle
a été conduite par le ca'id Brahim, gentleman de BouSaada et membre du Cercle militaire avant sa défection,
- qui a été blessé daos cette affaire par un éclat d'obus, - le soir, quarante-quatre morts ont été recueillis
et transportés a Bou-Saada, ou les habitants de ce ksar
ont pu reconnaitre quelques-uns de leurs freres. Je ne
parle pas des morts et des blessés qu'ils ont emportés
en grand nombre.
Nous avons regretté de ne pouvoir faire razzia, a cette
occasion, sur quelques troupeaux oour améliorer l'ordinaire. Mais le 4 octohre, vers midi, nous nous sommes
amplement pourvus de viande de mouton. La colo1rne a
pris, daos cette journée, plusieurs milliers de moutons
ou de chevres, saos compter l'orge et le beurre enfouis
dans les silos.
L'ennerni est toujours retranché daos l'Oued-Medjedel, ou il est a l'étroit. Nous pensons en finir bientot
avec lui.
Pour ea;trait: P. PAG&amp;T.

LES

ALLINGES

(Haute-Savoie)
t

ET LE PÉLERINAGE DE SAINT-FRAN~0JS DE

SALES.

A peu de distance de la petite ville de Tbonon, - ancien chef-lieu de la province du Chablais, aujourd'b.ui
chef-lieu d'arrondissement, - surgissent, au falle de
deüx monticules escarpés, détachés de la chaine des
Alpes, d'immenses ruines féodales, reste du 'double chateau-fort des Allinges.
Ce site merveilleux, fréquemment visité par des touristes
profanes et par de pieux pelerins, jouit d'une célébrité
grande dans toute la contrée. Une tour de construction
moderne, haute et blanche, servant de clocher, s'élance
du milieu des décombres et annonce au loin la forteresse démantelée, enserrant l'oratoire d'un saint a qu¡
le catholicisme doit d'avoir reconquis sur le protestantisme le plus beau comme le plus fertile des cantons
lémaniques de la Savoie.
De Thonon, un chemin agreste, embelli par de fraiches prairies, des ruisseaux d'eau vive, les sources de la
Versoie - que la médecine songe a utiliser - et opulemment ombragé par des noyers et des chataigniers,
centenaires, conduit d'abord au village des Allinges,
commune et paroisse de la physionomie la plus rustique.
De la, apres avoir tourné le mont tout en le gravissant,
on pénetre, par une porte béante et croulante, daos
l'enceinte ravagée de l'antique fort. Les remparts se
présentent sous l'aspeét de rriurailles presque entier~ment éboulées, crevassées, pantelantes, couvertes de
ronces et de végétations sauvages.
Aucun batiment n'estdebout sur ces cimes ou sourflent
tous les vents,- surtout l'apre bise,-si ce n'est la chapelle et une maison, demeure des pretres desservants, ou
pour mieux dire, queteurs.
Au nord, on découvre Thonon et sa plaine, puis le lac
Léman, purs le canton de Vaud, et enfin la ligne bleuatre du Jura, formant fond de tableau..• d'un tableau Siliaissant.

Au midi, on embrasse du regard une partie du massif
des Alpes pénines avec leurs sapins, leurs roes, leurs
paturages d'un vert éclatant, et ce qui s'en détache le
mieux,c'est la croupe boisée du mont Hermone. Au pied,
sur le premier plan, des vallons aux luxuriants omhrages laissent entrevoir les villages de Fessy, de Périgny,
de Draillans et de la Rochette, semblables a des nids a
demi cachés dans d'épais buissons. Cette nature du
Chablais est essentiellement forestiere ... ou bocagere,
si vous aimez mieux. Elle fait penser aux toiles de Claude
Lorrain.
Je résume en quelques lignes une description qui,
pour etre complete, demanderait bien des pages, car,
ici, les sites exceptii:mnellement beaux et les lieux célebres ne se comptent pas.
Les deux sommets étagés du baut coteau des Allinges
portent chacUD une ruine. Il~ ne sont séparés que par
un tout pelit pli de terrain, ou un taillis s'est installé
saos fa~on, et qu'il n'est point facile de traverser.
Certains auteurs lo·caux peusent que les deux fiefs
jumeaux avaient des maitres différents qui, d'apres de
vagues traditions, étaient toujours en guerre, ou du
moins en état de rivalité; mais l'histoire n'en dit ríen.
Le nom des Allinges indique etfectivement la dualité.
Les chateaux rén.nis pouvaient contenir quime cents
hommes, garnison plus que suffisante pour ten ir en respect le Chablais. lis avaient titre de marquisat et ont été
l'apanage d'une illustre maison qui portait : de gueules

a la croia: d' or.
Le 14 septembre 1594,- c'est-a-dire soixante ans environ apres que les Bernois eurent introduit dans le
duché de Chablais le culte réformé, qui y régnait alors
saos partage, - a la chute du jour, deux étrangers,
simplement vetus et voyageant a pied saos aucun bagage, se présenterent devant la herse du chatean, qui
était plein de troupes et daos un formidable état de défense. Ayant décliné leurs noms, ils furent introduits
chez le baron d'Hermance, qui commandait les Allinges,
et pour lequel ils étaient porteurs de trois lettres de
recommandation. L'un de ces voyageurs, agé de vingtsept ans, avait une physionomie douce, reveuse, et l'allure bénigne : c'était Fran~ois, fils du comte de Sales,
gentilhomme savoyard de haut parage. L'autre était
Louis de Sales, son cousin. Tous deux avaient embrassé
par vocation l'état ecclésiastique, le premier, au grand
regret de ses parents.
Le baron re~ut avec joie ces visiteurs des qu'il eut pri~
connaissance des lettres dont j'ai parlé : l'une émanait
du souverain (le duc de Savoie), l'autre de l'éveque
d'Ann1Jcy, dit de Geneve, et la troisieme du comte de
Sales. Comme il s'agissait alors de la conversion du
Cb.ablais, définitivement abandonné a ses anciens maitres, ie duc ordonnait au gouverneur de la province de
preter aide et assistance aux missionnaires de bonne
volonté qu'il leur dépechait. L'évéque le priait de les
protéger; quant au eomte de Sales, il suppliait M. d'Hermance, son ancien ami, d'empecher que son fils et son
neveu ne s'exposassent, par exces de zele religiet.U:, a de
trop grands dangers.
Le gouverneur, catholique de creur et d'ame, n'avait
nul besoin de recommandation pour étre favorable a
une entreprise qu'il avait appelée de tous ses vreux. Il
félicita les deux pretres, les invita a souper et leur dom1a
UD appartement dans le redouté chatean. Le lendemain
matin, on célébra la messe,- ce qui n'avait pas eu lieu
depuis bien des années; - ensuite le baron fi t visiter a
ses botes la forteresse et ses moyens de défense. Les
ayant conduits sur la terrasse, bordée de cano11s qui
mena~aient le bas pays, il leur dit : - Nous n'aurons
pas besoin de tout cela si les calvinistes peuvent se résoudre a vous 011ir. Et cette parole peint on ne peut
mieux la brutale intolérance de ce convertisseur canonnier.
Pendant qu'il parlait, Frangois de Sales, accoudé sur
le parapet, restait abimé dans une coatemplation douloureuse; il découvrait de tous cotés, dans la campagne,
des croix renversées, des couvents et des églises en
ruines; enfin, n~us dit-on, il se prit a pleurer et s'écria :
- Seigneur ! les peuples ré-Yoltés contre vous et contre
tiotre Christ sont entrés daos votre héritage; ils ont profané vos temples, abolí votre culte, ruiné votre sanctuaire. Levez-vous, Seigneur'. Jugez vous-meme votre
cause, mais jugez-la dans votre misérieorde. La réfutation d'un pareil langage serait bien facile, mais nous
ne voulons ni ne devons faire ici de la controverse reli•
gieu.se.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

301

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

300

PLAZA VLEJA, A VITTORIA.

Al.GÉRIR. -

ÉPISODE DE

u

DÉFENSI&lt; llU

cu,r DR L·ouED-DliRMEL, PAR

LE 3• TIRAILLEURS. -

D'aprés

Ull croquis

de M. E. Caillot.

l

Une autre version prete ce
laogage a celui qui a été
décoré du titre d'Apótre du
CJ¡ablais: «Voila done comme
le Seigneur a arraché la baie
de cette vigne autrefois si
chérie; voila comme il a
détruit tous les murs qui la
déíendaient; elle est exposée
au pillage et foulée aux
pieds... O Chablais! O Geneve ! O Jérusalem ! convertissez-vous au Seigneur votre
Dieu. »
Nous préférons, quant a
nous, cette version a l'autre'.
Si c'est le Seigneur qui a tout
fait, pourquoi attaquer les
Cbablaisiens et les menacer
ducanon? N'est-ce pas agir·
oootre l'reuvre meme de Die u?
Les deux cousins commeneerent immédiatement, d'apres les conseils du baron
d'Hermance, par ouvrir une
mission a Thonon. lls s'y
reodaient a pied quelque
temps qu'il flt, cbaque ma1io, ne portant qu'un ha.ton
et un sac dans lequel étaient
no bréviaire,- bien étonné
de se trouver en compagnie.
d'uoe Bible. - Le soir, par
précaution, les convertisseurs
reotraient aux Allinges et y
coucbaient.
lis eurent a surmonter de
grands obstacles, a vaincre
de vives répugnances, et
,~yant bien qu'attaquer de
frontle culte établi, c'etit été
s'eiposer a un écbee com~e~ ils procéderent par les finesses, les feintes,
les roses, les équivoques, et le saperent a petit
bruit, daos l'ombre, jusqu'au moment ou le prince,
Tiolant ouverlement le traité de Nyon, qui garan ·
lissait la liberté de conscience dans le Chablais,
preta a ses envoyés l'appni d~ la force militaire.
0n a reproché au quiétiste Fran~ois de Sales, a

liGLISR !JE P.HiCOl\110.

VIA IJUC APHKS MII\ANllA.

V!LLAGE DK l'ANCORllO

VIADUC DE PANCORJIO.

TUNNEL IJE PANCUl\llU.

!'ami de Mm• de Chanta!,
au doucereux apótre, de
tricher au jeu. Oans !'affaire
de la conversion du Chablais et du pays de Gex, il
fut fidele a ses habitudes
de joueur. Pendant qu'en
France Henri IV accorclait a
ses coreligionnaircs l"édit de
Nantes, l&lt;'ran~ois de Sales,
jetant en fin le masque, obtenail de son souverain l'expulsion du clergé proteslant,
et luí faisait déchirer un
trailé qui l'avait mis en
pcssession d'une province.
L'apótre écrivait ceci au
duc, entre aulres cboses :
&lt;( . .... II importe beaucoup
qu'eq obscrvant les articles
du lraité de Nyon, et laissant
la liberté de conscience a
ces peuples, vous favorisiez
principalement et ahsolument les catholiques. » Ce
conseil blesse les plus vulgaires notions de l'équité.
A en croire les hagiograpbes,
nos missionnaires eurcnt a
affronter mille périls, aévitcr
mille embuches t::ndues par
les protestan Is. Nous n'avons
pas besoin de dire que ces
assertions sont empreintes
d'une exagération manifeste.
L'bistoire des cxpéditions
di urneset nocturnes des deux
de Sales nous entra,nerait
trop loin. Et nous ne vouluns pas memela résumer.
Pendant que !'Apdtre du
Chablais rompait des lances
contre l"hérésie;lson pcre lui écrivait pourjle dissuader
de poursuivre cette reuvre ardue, lui disant qu'il fallait, en désespoir de cause, &lt;&lt; contraindre ces peuples
a recevoir la foi par la seule bouche /tu canon; » mais
le jeune lévite ne voulut point déserter sa táche,
resta sur la breche, et bientót l'ancien culte fut
rétahli per fas et ne.fas.

I\UlN~S OU CliATEAU 1J'ISAl!b1LE JI,

�L'lLLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

303

L'ILLUSTRATION, JOUtlNAL UNI-VERSEL.
son chreur fermé par des grilles de fer, et au-dessus du- plus anciens romanciers ne nous le peig11ent paaLa chapell e, lieu de pelerinage tres-Créquenté, est
un jour plus favorable. Ecoutez-les :
80lls
d'ailleurs fort peu remarquable. Le chreur oflre quelques que! eslle dome, avec ses sculptures, ses colonnettes, ses
Ce fut malgré tui qu'il épousa Chimene; quand le .
traces de fresques, et on exhibe, sous un globe, le cou•• pendentifs; une vi~ion; elle a sa sacristie; un musée Alphonse exigea de lui ce mariage, il avait quar~
rempli des cbefs-d'reuvre de Murillo et du Greco, sa salle
vre-chef du bienbeureux.
de Juan Cuchille, qui ne contient qu'une chose : un quatre ans, et il était veuf, - j'en demande pardon l
Le petit et modesle temple, éclairé par des ouvertures
coffre retenu au mur par des crampons de er : lourd, la peésie, mais qu'elle s'en prenne, de tout ceci, al'Jii&amp;.
en forme de croix, porte sur sa fa~ade deux tablettes de
profond. Arretez-vous devant cette malle en bois ver- toire. « Seigneur, fait dire au Cid la Cronica rimada,
marbre ou sont deux longues inscriplioIJS latines dont je
vous m'avez fiancé contre ma volonté, mais je jure Plr
moulu, aux ais effondrés : c'est le Cofre del Cid. Vous en
vollS fais grace. L'un d~ ces échantillons d'épigraphie
le Christ, que je ne verrai pas cette femme avant d'~YOi
cléricale oflre le millésime de {836, date de son inau- savez l'histoíre, ou plutot la légende.
Le Campeador, manquant d'argent, fit venir en sa mai- remporté cinq victoires en bon combat. l&gt; 11 tint Parole.
Une autre fois, les vassaux du roi Alphonse t·accuae..
guration.
son, - la maison du Cid existe encore a Burgos, - l'usuCertain dévot personnage, qui s'est caché sous la dérent du meurtre de son pere : le roi fut humilié t ce
rier le plus honnete qui se pul trouver; c'est ce coflre qu'il
nomination de l'Ermite de Bange, a publié,a.Annecy, une
point que les chevaliel'1'1 castillans lui firent jurer, en1rt
oflrit aujuif pour nantissement, avec défense de l'ouvrir
petite brochure intitulée : Pelerinage aux Allinges ; en
leurs mains, qu'il était innocent de ce crime. Dans 80I
avant que lui, le Cid, n'eut remboursé la somme emprunvoici un extrait qui complétera cette trop courte notice :
indignation, il s'adressa a calui qui, plus audacieux que
tée. L'usurier y conseotit. - Remarquez que leschroni1&lt; Environ cent ans apres la mort de saint Fran~ois
les autres, avait exigé ce serment, a Rodrigue :
ques ne tiennent jamais compte des invraisemblances. &lt;t Tu as fait mal, ó Cid, de me faire jurer une telle
de Sales, c'est-a-dire au commencement du dix-huitieme
Quánd le Cid eut ten u ses engagements et payé lasomme,
siecle, le roi Victor-Amédée JI fit démolir la forteresse
chose, car, plus tard, tu devras me baiser la maiu.
on souleva le couvercle du coffre : il était plein de sable
des Allinges, et les matériaux furent vendus. La cba- Baiser la main du roi n'est pas pour moi un honneur.
et de cailloux. Le Campéador vit, dans un geste du juif,
- Éloigne-toi de mes terres, mauvais cheulier, a
pelle, on ne sait comment, demeura debout, environnée
comme un regret rétrospectif de son imprudente conet couverte de décombres, et exposée a toutes les inj ures
n'y
retourne pas d'aujourd'hui a un an.
fiance : - Que craignais-tuY dit froidement Bivar; ne
- Cela me plait, dit le Cid, que le premier ordre qae
du temps. Un siecle plus tard, a. l'époque de la Révolucontenait-il pas l'or de la paro/e du Cid?
tu me donnes soit celui de mon exil : tu m'ex1les pou
tion fran~aise, quelques vandales du philosophisme et de
Puisque nous voyageons avec toute la liberté, tout le
l'impiété l'aper~oivent et frémisst:nt de rage. L'ordre est caprice du touriste, faisant halte ou il nous plait de nous un an, je m'exile pour quatre. »
Lorsque le roi entendit cela, il dit : « Celui-ci n't11
donné de la raser entierement. Les hommes chargés de
arreter, permettez-nous de vous parler de ce fameux
cette inique mission arrivent sur la colline. A l'aspect Rodrigue Diaz de Bivar, de ce héroi- de l'Espagne; peut- pas un homme, mais il a la mine d'un démon.
C'était un terrible homme, en effet, que Rodrigue Dial
de ce monument religieux auquel se rattachent de si etre n'aurez-vous pas perdu votre temps a nous lire.
de Bivar, le premier de ces soldats indomptahles dn ODdou:c sm.wenirs, une foru surnaturelle semble enchafner
Le Cid était, au seizieme siecle, un des saints involeurs bras; ils s'en vont sans avoir osé toucher cet édi- qués du peuple. 11 faisait des miracles : la légende avait zieme siecle, toujours a la tete de leurs bandes terribles,
fice; mais effrayés par les menaces de ceux qui les sanctifié Rodrigue. Le Campeador, toujours en armes, ne reconnaissant ni la religion du Christ, ni la loi de laavaient envoyés, ils reviennent a la charge et se dispo- vei\lait, disait-on, couché au fond de son tombeau, dans homet, ou plutot les acceptant tour a tour, vivaiit de la
sent a renverser la cbapelle, guarid tout a coup un orage l'église de Saint-Pierre de Cardegne. 11 arriva un jour guerre et du pillagc, et ne relevant ni de Dico, ni a
roí, mais de leur épée. Voulez-vous encore un trait dece
des plus tet'ribles les disperse et les force a renoncer a
qu'un juif entra dans réglise, pour voir face a face ce
cette entreprise. Des lors ce projet odieux ful oublié et Campéador si redoutable. L'église était déserte. « Voila démon : je le prends daos un romancero du ldooziae
la chapelle demeura, comme auparavant, en hutte aux done, dit-il, ce Oiaz, dont personne, tant qu'il vivait, siecle.
Le Cid suit le roi Ferdinand a Rome, ou il "
iotempéries des saisons. La voute était ~urchargée, dans n'osa toucher la barbe. Si je la prenais a présent, que
toute son étend11e, d'un tas de décombres qui avait on1e me ferait-il, ce héros endormi depuis cinq siecles dans rendre hommage au pape. Daos l'église de Saint-Pierre,
pieds d'épaisseur. On a peine a coroprendre comment son cercueil?i&gt;Le mécréant s'approcba done du Campea- ou il entre avec son souverain, se dressaient les se,t
trónes des sept rois chrétiens. Le trone du roi 4e
elle n'a pas été écrasée sous ce fardeau. »
dor; mais au moment ou il étendit la main sur cette
Enfin l'oratoire fut déblayé, restauré et restitué au barbe vénérée, le Cid se saisit de son épée, et tira, comme Fra.nce était d'un degré au-dessus de celui du roí d'llculte en i836, comme il appert de !'une des inscriptions aux jours de combat, l'invicible Tizona hors du fourreau. pagne. « Le Cid alla a relui du roi de France et leraversa d'un coup de pied; puis il prit le trone de son ni
de la fa~ade, le l 4 septembre.
Le juif tomba a la renvel'!-e comme foudroyé d'une telle
et le posa sur le degré le plus élevé. Un duc Honoré,ct
C'est en mémoire de cette restauration que l'on céleapparition ; revenu a la vie, il raconta le míracle et
bre, chaque année, un triduum avec indulgence plénicre se convertit a la foi catholique. Apres un tel prodige, luí de Savoie, lui dit alors : u Soyez maudit, Rodri&amp;lt,
et excommunié par le pape, parce que vous avez déslleles i4, 15 et lGseptembre.
et bien d'autres encore, le roi Philippe II, répondant au
noré le meilleur et le plus noble des rois! .,, Quan,11
Les cérémonies religieuse~ et les processions autour
vreu du public, fit demander la canonisation du CamCid
cut entendu ces paroles, il répondit ainsi : • Lait
de la montagne, sous les chataigniers, attit'ent un grand
peador aupres du saint-siége, et quand on retira de son
sons
la les rois, duc ! Si vous vous sentez offen!lé, terlinombre de pelerios.
ALl'RED DE BouGY.
cercueil le héros chrétien, on le trouva enseveli dans ses
nons i'affaire entre nous deux. 11 s'approcha du dacfl
vetements arabes.
tui a.sséna un violent coup de poing. Informé de ce~
c·est qu'en effet le Cid, - notez qu'il porte un nom
s·était passé, le pape excommunia le Cid. Quand ~
arabe, - avait été, peodant sa vie, aussi musulman que
LE CHEMIN DE FER DANS LES PYRÉNÉES.
gue le sut, il se prosterna devant le pape: u DonneHli
chrétien, et avait passé les plus vaillantes .années de
l'absolutioo, pape, sinon, vous me le pai~rez cher. -u
sa jeunesse au service des rois mabométans de Sapape, en pere clément, tui répondit avec beaucoÍlp ■
Nous voila arrivés sur le platean de l'Espagne: A par- ragosse. Pendant que la chronique espagnole s'emparait modération : ti Je te don ne volontiers l'absoluúon, 11
tir de la, l'Alava et les Castilles vont dérouler devant trop tardiveroent de son personnage, pour bien juger j'espere qu'a ma cour tu seras courtois et tranqoille.J
nous leurs panoramas dfl cités pittoresques. C'est un sa personne et sa vie, des Arabes, ses contemporains,
Jly aloin dece CidauRodriguede GuillendeCastro.•01
immense musée de vieilles villes du moyeu age que écrivaient son histoire. Les premieres notes, les premiers homme, le fléau de son temps, a dit l'auteur arabe, tlll.
cette Espagne. Parcou.rez-la. dans toute son étendue, renseignements biograpbiques, viennent d'eux : on les par son amour pour la gloire, par la prudei\te Cel'911l
des Pyrénées a son Guadalquivir, de Valence a Ba- trouve dans lbn-Bassaro; elles sont curieuses a relever. de son caractere et par son courage héroique, oA ..
dajoz, plus que tout autrc pays du monde, elle montre, « Tel était, dit !'historien arahe, en réclamant son héros miracles du Seigneur. )1 C'est cette vaillance qui ••
orgueilleuse de son passé, ses cités pienses et guerrie- avec orgueil, tel étaitce chef terrible, dont la vigtoire sui- fait un béros populaire. Les jongleurs Pt les polll
res. Voici Vittoria, avec ses larges places, ses portes ma- vait toujours la banniere, qui triompha des barbares do moyen a.ge se sont emparés de éette gloire guerrilll
jestueuses, les vastes fa~ades de ses palais aux fenetres (des cbrétiens) a diflérentes reprises, qui combattit leurs La poésie a imposé silence a l'histoire. Suivant l'ialf
armées de grilles, et ses églises gotbiques. Miranda est chefs, tels que García, surnommé par dérision Bouche- changeante que chaque époque donne a ses héros,leal
plus loin, avec son chatean et ses murs qui l'enserrent Tortue, le comte de Barcelone et le fils de Ramire, s'est métamorphosé insensiblement. Soldat terribleaa•
dans leur triple enceinte. Le chemin de fer a jeté un qui mit en fuite leurs armées et tua, avec s'&gt;n petit nom- zieme siecle, gardantencore sa raideur ausiecle
immense viaduc de l'une a l'autre des rives de l'Elbe; il bre de guerriers, leurs uombreux soldats. »
s'épurant, s'ennoblissant avec les époques plus
Voila un puissant auxiliaire pour les Arabes: la nature
entre par un tunnel a Pancorho, que deux chateaux
plus nobles : type complet du temps ou on le chante
maintenant en ruines défendaient autrefois; il atteint de ses alliés séyait, du reste, a la nature du Campeador. des pocmes succes.~ifs; plus tard, loyal serviteur
Briviesia, entourée de ses murailles; la locomotive (role « On étudiait, ajoute lbn-Bassam, les livres en sa pré- son ro1, bon chrétien, rendant graces aDieu de ses
dans son •ol Quintanapalla, pauvre village qui vit, dans sence, on tui lisait les faits et gestes des anciens preux res; plus tard encore,génére1u, loyal, avec toute la
son humble église, le mariage d'un roi d'E~pa~e,-Char- de l'Arabie, et, quand on fut arrivé a l'histoire de Mo- rosité et la loyauté de l'Espagne du quatorzieme si
les 11,- et d'une niece de Loui~ XlV. Nous voici a Burgos. hallab, il fut ravi d'extase, et se montra rempli d'ad- au siecle qút suit, le modele de la galanterie castil1
Burgos, la capitale de la Castille, avant que Madrid miration pour ce héros. &gt;&gt;Quel étaitceMohallabY Un sol- beau diseur et amoureu~ comme les persono
n'eut éteint en elle la s1iprématie de toutes les villes es- dat rusé, qui ava1t pour surnom le Menteur. U agissait Cervantes. Le Cid n'est pas un homme, c'est un
pagnoles, n'a pas, i1 est nai, comme Saragosse, Tolede d'apres ces parole~ du prophete, qui disent : • Chaque Son hiRtoire est celle de l'Espagne, qui s'est peinW
ou Cordoue, cette physionomie du passé que le temps a men!\Onge sera compté pour tel, a l'exception de trois : son héros favori. Le peuple anglais s'est nommé loi
laissée a ses sreurs de l'Aragon, de l'Andalousie ou des le mensonge que l'on fait pour réconcilier deux per- John Bull, et le peuple fran~ais Jacques Bon
Castilles: mais elle a sa cathédrale aux fleches tailladées sonnes qui se querellent, celui de l'ilpoux envers son mais c'est la une simple dénomination; le
en scie, brodées et festonnées; avec sa tour, ciselée dans épouse, quand il lui promet quelque chose, et celui du sa vie écrite en un poeme tour a tour guerrier,
ses moindres détails, et son magnifique portail, fouillé, capitaine en temps de guerre. &gt;&gt;
valeresque et amoureux, en une légende dans 1
Voila le Cid des historiens arabes, celui que la Coi
décoopé comme une dentelle. Un peuple d'arehanges,
il se reflete a toutes les phases de la civilisation de rois, de moines suspPndus a. ses flanes, fourmille dans aucune religion, que le respect pour aucun pou- gloire de l'Espagne.
sur les bas-cotés et les pilastres, comme les légions di- voir n'arrete dans ses fureurs. Est-il done odieusement
Pardonnez-nous cette digression historique, et
vines dans la cité de Dieu ; elle asa porte en bois sculpté, transformé par les écrivains musulmans, ce héros de nant, en route pour Madrid.
H. wvOIJ.
qui clonne 1111' le doltre, un illcomparable chef-d'reuvre, l'&amp;,pagneY Non, il est vrai, soyez-en sur; du reste, les

soi•

4

COURRl&amp;R DX LA IODK KT DX L'IJDUSTRII.
1.,e5 rob~s que l'on portera le plus volontiers, désor191Í9, en biv~r comme e~ tou~e saison, sont celles diles en
~ de I Inde. Un etabhssement de premier ordre
le eo,,iptoir des _Indes (i29, boulevard de Sébastopol):
appetant a son a1de les plus charmantes dispositions de
•-~, a su donner un attrait inconnu jusqu'ici a cette
"'°reuse _étoffe, et l'usage de ce nouveau genre de
perie, qm ne le _cede en rien au tafletas le plus riche
et qui coüte un pr1x beaucoup moindre,
'
Ne trouve plus aujourd'hui de cruelles.
Ah! les belles variétés de robes dºautomne, les ravis•ts foulards a fond hlan.c, a petits dessins de toutes
Dllllces, que nous avons admirésau Comptoirdeslndes!
sans parler d~s corahs, des bandanos et des riches
eaehe-nez destmés a messieurs nos maris! On vous en
es¡,édiera, sur demande, les spécimens ou les écbanlilloDS le,s plus attrayants. (Nous parlons des foulards.)
Poor I ornementat,on des robes et des confections
d'biter, on emploiera princi~alement, cette annéc, les
dlalDll'ures et la passe_menter1e. Les garnitures artistiqaes e~ perles de corail et en perle~ d'acier, celles surtoot ~u1 sortent des !°agasins de la Ville de Lyon, passeaent1ere d? S._ M. l lmpératrice Eugénie (6, rue de la
(liaossée d Antm), ne peuvent manquer d'obtenír un
gr¡nd et légilime suc1-es.
Comme
primeur
pour la sailOlld'autom
oe, la Villt
•LiJon oflre aox belles étrangettS qui visittnt París,
eta nos Parisiennes elles-memes,
la ceioture
&amp;l■te, en
tres - large
rabaon°RO,
~é d'un
dlilé neigeuxse drapanl autour
• 1a taille,
!lit oouant
derriere par
un rbou relOmbanl en
1rois pans;
- pu1~ CI'.
IODI de lreslarges cemlatts en ruhn d'or, rappelaotde
loincellesde
•~pirants de_ 1~ marine;- puis des boucles en écaille,
• aaer _et en Jais, pour les hautes ceintures en roban
P'OI gram; - puis des gants Récamier s'enfilant
une mitaine de peau, sans bouto'ns ni man' - et enfin, le gant Joséphine, qui n'a pas de
~ le long du petit doigt, et qui moule a ravir le
'81gnet et la main tout entiere.
Yeilr:s', la Vi/le de Lyon, a qui l'on doit toutes ces mer. , n est pas pres de déchoir de sa haute réputation
1 llllle~ent acquise : elle sait la conserver, et y ajoute;
~eJour un nouveau lustre, par le bon gout qui dislllgae aes produits, et par l'activité qu'eUe déploie pour
• créer de nouveaux.
L'activ1t· é ! c'est la,, en effet, un des é!éments essen111a
• , : progres, ,. et ~ est surto?,t en m_at1e~e de toilette
Alllli ~ce qu 1I n est pas d mnovation msignifiante.
tlaee la Cemture-Régente de M11. . de Vertus a-t-elle sa
leQsetmat:'lºé~ dans touÚ: Rev1Je de la ~lode. _Bannissons
l1111re el~t1que, la pahssade de haleme, s1 contraires
ti.Me hygieoe, pour porter laCeinture-Régente qui a le
-.; a,antage de mettre en relief le talent de notre
et de n_o~s dégager les banches ainsi que la
6e&amp; • ~tte mmiature du corset ne se trouve que
~ames qui l'ont inventée (3i, ruede la Chaus~ti~); elles _n'en ont établi de dépót nulle part.
~ é Co,s, a la promenade, au bois ou au théatre, j'ai
quelque dame du monde, et le zéphir m'a re1161
ie a¡~~om d,e tel ou t~l_par_fu~enr en réputation. Celui
._. , el !11 ª poursume amsi pendant une soirée en11'11· c éta1t aux ltaliens, il est vrai, et c'est la surtout
lrouve rassemblée la haute clientele du fournis-

=

.,.:re,
._,lea

seur des reine~ et des princesses de l'Europe. Mai5 l'espace
11:1~ man~uerait pour énumérer seulement ici les compos1t10ns s1 nombreuses et si variées dont la. fée Beauté a
donné le secreta Rlmmel (17, boulevard des ltaliens¡.
U~e tell e no~enclature donnerait le vertige; il faudrait
avo,~ recours a quelque cordial pour le fa,re cesser. En
pare1I cas, quelq_uos gouttes d'eau de Mélisse produisent
un bon, effet,. et 11_~st prudent d'en avoir toujours un
flaco u a sa d1spos1tion. Mais il faut ici encore choisir
son fourniss~ur : 1I en est qui v~ndent des'produits
ayant la méhsse pour base, mais ne possédant auca.ne
des vertus de l'eau de Mélisse des t:armes de Boyer
(i4, rue Taran'ne). Celle-ci est d'assez vicille noblesse car
11 n'y a _µas moins de deux siecles que les Carmes la mi~ent
en lamiere sous le patronage de leurordre et de teurnom.
Elle _ren~, dans l'apoplexie, dans les maladies des vo1es
resp!rato1res, dans une multitude d'aflections enfin des
s~mces dont la médecine elle-rueme a recon~u l'efficac1t~ :_ elle guérira vos vapeurs et vos vertiges, elle les
prev1endra, pour mieux dire; que puis-je ajouter de
pIus apres cela?
~ous n'arrivons que trop tot a cette période tranchée
qui nous condamne a jouer le role de spectatrice dans
les fétes du monde, et il ne dépend que de nous de retard~r, cette h~ure fatal e. Oes qu'un pli accusateur
se _revele au v1sage, aussitot qu'un fil argenté s'introdmt dans une tresse blonde, et surtout urune, - comme

. Prim des p!aces :

Premieres. . . . . . 700 fr.
Secondes . . . . . . 400
S'adresser, pour passage, fret des marchandises des
especes,.et pour tous autres renseignemeots :
'
A Paris, au bureau spéollll de la Compagnie, t2 boulevard des C~rmcmes (G_rand-Hotel) ;
'
Au Havre,a. MM. Wilham lselin etc• agents ·
A New-York, a M. Geo. Mackenzie, Broad~ay.

1:

~--,,-_-

Nous donnons ci-contre la vue d'une des rues principa!es de Grasse (Al pes-Maritimes), ou est installée la fa~r.1que de_ri~rfums de M. L.-T. Piver. Nous n'avons pa.s
a ms,_ster ic1 sur cet éta,blissement, qui peut etre classé
parmi les gr~ndes usines de l'iudustrie fran~aise; il nous
suffira de d1re que la science du préparateur et les
moyens de _fabrication dont il dispose, ajoutent encore
a !ª réputat1on des produits qui sortent de son laboratoire ;_ réputation qui justifie le mouvement incessant
des cmq ~aisons de dét~il que possede, a Paris,
M.-L. T. P1ver, et de son importante maison de Londres, Regent-Street.
~

LES S&lt;EURS

MARCHISIO.

Nées a Turin, elles ont grandi ensemble, elles ont
fai t leurs
études musicales dans
lamémeécole, elles ont
débuté le
méme jour,
en t 857, sur
le meme
théatre et
dans le meme ouvrage. C'était
Matilde di
Shabran, ou

FABRIQUE 08 PARFU\1S n¡¡ L.-T. PJVER, A 1:IIASS~ (Alpes-.llarit,mes.

un juste ~hatime~t, sans doute, de nombreux péchés de
coquetter1e, - ,1 convient de s'adresser a M. Guislain
(H 2, rue de Richelieu), qui a le secret de l'Em, de /q_
Fl~rifL:,. et qui fera tout rentrer daos l'ordre. Ce n'est
pomt
t .
. 1c1, une emture ~our !es cheveux que je vous propose• e est ~e eau b1enfa1sante, cornposée des sucs de
plantes exot,ques: elle rend leur couleur naturelle
aux tresses qui l'ont en partie perdue, et leur donne, en
outre, une v1gneur de seconde jeunesse.
A. DE c.
~ --COMPAGNIE &amp;tNIRALE TRANSATLANTIQUE

••me• po1ta1 tren~
EN1'aE I..E RA.WRE ET NEW-YORK
l~I ISCALS

Pal' lu 111af11',4quu paqiubot, tl rouu

W&amp;sa.u;GroN, capitaine A. Duchesne, de 5,600 tonneaux de déplacement et 950 chevaux de force
LAFAYETIE, capitaine A. Bocandé, de 5,600 tonneaux
de deplacement et 950 cbevaux de force.
. Les départs se feront le mercredi, tous les vingt-huit
JOurs, tant du Havre que d!l 1'ew-York.
Les prochaim départs auront lieu comme mit :
DU DAVRE;

Steamer Wa.~hington. Mercredi i6 novembre.
Lafayette.... Mercredi i4 décembre.
DE NEW-YORK :

Steamer Lafayette.... Mercredi 9 novembre.
WaMington. Mercredi 7 décembre.
UJflJIJeUe.... Mercredi 4 janvier i865.

Carlotta
remplissait
le role de
Matbilde, et
Barhara celuí d'Odoardo. Leur
succ/os fut
hrillant, et
elles jouerent succcss i vt&gt; me n t ,
daos le cours
de cette saison, - toujours a Turin, - llfos~, Guglielmo Telt, Jl
Trovatore,
Semiramide,

'nfm t f t
II
ou l'union
, i e e r:i erne e de leurs voix donne un si grand
char~e au duo du second acte. Elles contracterent
ensuite, sans se. séparer jamais, des engagemeuts
avec les. entrepr1ses tbéatrales de Venise' Trieste '
Ale~andr1e, Rom~, Parme, Milan. Méry, voyageant en
Itah~, le~ en~end1t, et tes applaudit avec transport dans
Semtramtde; 11 parla d'elles avec enthousiasme a M. Alp~onse Royer, le directenr d'alors, qui envoya aux deux
v1_rt uoses deux. pté11ipotentiaires' i\lM. de Nuitter et
D1etsch. Le traite fut co:iclu a Alexandrie et c'est . .
. a pu en ten dre, en 1860, Sémiramis,
' élégamment
ams1
que Pa. r1s
t~aduit~, éleg~mment chantée, et mootée avec tout le lnxe
d un theatre impérial. Oepuis, les deux srelll'!, Marchisio
ont chanté ~n Italie, en E~pagne, en Angleter~e, en Allemague, et ~usques en L1vonie. M. Bagier nous les arendues au. prmtemp_s derni_er, et leur rentrée prochaine est
annoncee. Les dilettant, ne pouvaient recevoir une plus
heureuse nouvelle.
G. B.

NOUVEAU RELIQUAIRE DE SAINT LAURENT.

L~ reliquaíre oflert par M. 1~ comte de NédonchelChoiseul pour renfermer la tete de saint Laurent a été
ex~osé, par ordre du saint-pere, dans la basili~ue de
Samt-Laurent inDamaso.
La chromolitbograpbie pontificale a exécuté une l'th
1
"
h'ie co1or1'ée de ce beau monument; M. le chanoine
onrap.
8arh1er de Montault en a fait une de~cription détaill'
' M1
ee,
etde' d'é
I e .. . e comte Huyttens de Terbecq, qui la fit

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

304

publier en un splendide in-folio, imprimé a Rome par
Benri Sinnimberghi, et qu'il a généreusement oflert
a des personnes de
istinction et a ses
amis.
M. Je comte Georges de NédonchelChoiseul eut, il y a
deux ans, la pieuse
inspiration d'enfermer la téte de saint
Laurent daos un reliquaire vr:;.imentdigne du saint martyr
et de Rome. M. le
commandeur Poletti,
architecte de sainl
Paul, eut le talent
de combiner, dans
un harmonieux ensemble, les regsources di verses du bronzier, du statuaire,
du peintre el du mosaiste. Le dessin obtint la haute approbatio11 du saint-pere. ~...:::::
,--,
Le reliquaire, en
,,,
/¡.I
style ogival italien du
.'
/
treizicme sieclc, ap- 1
1/
partient a la catégo,11 /
rie des monslrances;
il est tout a jour et
laisse voir la relique
a tnvers le cristal.
/
'
11 esl en bronze coulé, ciselé et doré, el
'
"'-.,
pese 195 livres. Sa
hauteur est de 1 metre 25 cenlimetres,
et sa largeur, ala ba11ª" BARBARA ET f.ABLOTrA IIARCBISIO. se, de 55 centimctres.
11 se décompose en trois parlies : le souba.~sement, la
theque et le clocbeton. Le soubassement, baussé de trois
marches circujaires qui donnent acces au petil temple oil
sont conservées l_es reliques, dcssine un hexagone. Trois
écussons en mosaiques décorent trois des faces. La par•/

f

'/
j

---~,

__-.;::

tie supérienre eat
contournée par une
tahlette en saillie aa,
laquelle six statnet.
tes sont rangées.Une
se~nde tablette pina
é~a1sse, et ornée de
pterres précienaes,
forme, le socle des
si1 colonnettes de la
theque et le suPPGrt
du chef da saiot mu.
tyr. Si1 baies, 91
ogive treflée, COl'ftl.
•
pondent aux si1 pana
de la theque, etlOld
fermées par des lames de cristal. Aadessus de la téte de
saintLaurent,estune
volite divlsée par
pans et peintc sor
cuivre aux effigiesda
sauveur 1:t dessaints.
Le clochclon s'annoncc a l'intérieur
par une coupole, i
l'extéricur par une
fleche ; ses peotes
sontcouvertesdellOsair¡ues, et la &amp;tatue
du saint mart)l' e!l
aq sommet. Au pied
des pignons se tiennent debout, dus
l'attitude du recueilf
Jement,desanges~
chantent un bymne
ala louangedeaill
Laurent.
Les armoiries al
celles du saint-pen,
celles de Mgr le Sacrisle, qui comene
la reliq•Je danslalipsanotheque dupaD'apres une photograpbie de 11. Trinquart (Voir page 303),
lais apostoliqne, el
celles du donateur, M. Je comte de Nédoochel-Choisenl.
Le Pere Tongiorgi, de la compaguie de Jésus, a compá
les in~criptions du reliqu~ire, qni ferout parvenir ala pallé
rilé le nom du pieu1 donateur et ceu1 de tous les artisteslfÍ
ont concouru a son e1écution.
C. CAsrEUUIIS,

------=,,.., ~1-C&lt;&gt;,-.C=------

- - - - - - : = &gt; O - E l~ O

_,,i~~~p~t i
RÉBUS.

ÉCHECS.

PRoBLtM&amp; N• 178, PAR M.

ALBERT

ENsoR.

EULICATION

nu

111
(1
11r

DEI\NIER RÉBUS,

L'année se ferme, la chasse ouverle.
_ _ _ _ __,,_=. , . . , . ~ - - ~ - - -

nu PROBLDIE Nº t 77.
Cercle de l'Union a Saint-Georges-sur-Loire ..l. Laugé, de 11;
ziers; Café Moliere, a Nantes; Jose Librero, a Burgos;ME. f.,
Paris; flombaut, E. Vallet, Henry Frau, Sliennon de _.
Persoz, L. Ilonnin, Cercle de Pont-a-Mousson, cercle du .
ld. de Vaucclle. tmile Frau, Cercle de Duras, Café B~
Montrouge). Café des Écoles réunics (Paris); J. M. V._;a
Cercle douaisien, a Douai; P. Bartet, de Nantes; Moncel~•
Café de la Comédie, a Périgueux; Cercle du Commerr.e a.
t1éres; Cercle Jnduslriel de Douai; l.. Lefrancq, V. Th•
L_:ercle de Lezignan (Aude); Gazelle des étran¡:ers. G
Echecs, de Liége; (;ercle de la Sorgue, a l'lsle; Ded n
Sourvillé.
J. A. • p,
3OLUTIO:SS !.UCTES

Les bl:mcs font mat en quatre coups.

SOLUTION DU l'ROBWE

Blarm.

1.

c 6• c n

~- R ~• R
3. D 3• R rchec.

N°

~~~

AuG. MARc, directeur-gérm1t.
Eo11. TEXIER, rél}.actP.Ur en chef.

177.

1'ioirs.
1. R 5• R
i. R 5• D

3. mal.

NOUVKAU REf.lQt;.~lllf: DE SAJ!,T LAURENT,

l!xpolé dan1 la lluilique d mut Laurc, t, i Rome,

Imp. de L'ILLUSTRATION, A. Marc,
i.2, "'e de \'erntuil

t11

laa

._¡,
t.:....
11111:

�</text>
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                  <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1132, Noviembre 5</text>
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                <text>Publicación periódica</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>L'ILLUSTRATION,

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Direction, Rédartion, Adminislration:
flllltl let1 communication• relati•e• au journ&gt;l, recla';"ations, demande~

de changements d'adres~e , do1vent ctre adressees franrG "
■· ~ U G . lllA RC, DIRECTEUR•GÉRA.NT.
leo demandes d'abonnement doivent etre accompagnee•
d'un mandat sur Paris ou sur la poste.

22e ANNÉE .
llamedi

t~

m. XLIV. Nº

t f 33.

N oTembre 1 it6.&amp;.

L'adminislralion ne ripond pas dei manuserils et ne 1'engage ¡amais i •les insírer.
Vu Jtt trait.é.111 , 1:1 lriduclion et b. reprodnction i l'cll'ilnger sont mterclita.

BUREAUX : RUE RICHELJEU-. GO.

1847, elle n'a done pas eo.core
dix-sept ans; le grand-duc
Nicolas, né le 20 septembre
1843, en a vingt et un. lis
sont l'un et l'autre remplis
de distinction, de bonnc gnire
· et d'élégance. La princesse ei t
de plus une tres-jolie pc1sonne.
uu asrnre que te grand-dr e
s·appliquc aacquérir une coi naissance approfondie des b, soins et des ressources de la.
Russie; qu'il n'ignore poi11t
qu'il manque a la. Russ,e
beaucoup de ces choses que
la civilisation apporle ave e
lle, et qu'il est convainm
qu'on doit pou.sser sans rclache la Russie dans la voic
des réformes ou elle est entrée depuis trois ans, si l'on
veut qu'elle se maintieone aLL
rang élevé qu'elle occupc
parmi les grandes nations de
la terre.
La samr ainée de la 1irineesse Marie-Dagmar a épousé~
au commencement de ":rnnée derniere, le prince Je
Galles, fils ai né et héritier óe
la reine d'Aogleterre, en sorle
que deux filles de ce roí Chri~tian IX de Danemark donl la
situatiou est aujourd'hu1 ~¡
pénible et si incertainP, sont
appelées a régner a Londr1s
et a Saint-Pétersbourg, et
que la maison royale de Danemark sen. le trait d'union
entre ces deux puissances que
tant de passions dive~es et

som1AIRE.

1ymoe
sainl
SIIODI

-¡,ere,
JeSaneene
laliu pa·

e, el
l.

m~
posté
tesqoi
.IIIS,

h Jrllld- duc Nic,las et la princ•sse
llrie llmnar. - Rnue politique de
la -••~- - Courrier de Paria. c.n-pondance• de Nice, Toulon et
llaneillt. - La cié rle&lt; cbamps. lspéditioo dan, les pro,inces du Nord
.. l,sique. - L• cab,o, t La Marmo•
n. - 1e marquis Vi,conti-Yeuosta.
- Clornniqu, music•le, - Le chf•
llio ~. ftr daru&lt; les Pyrénres (lllº
lllide). - L' Air el le Monde aérien.
- llsai typo~rar,hiq•oe ,ur I• ~,av,,rc
•boi1. - L'am•r-.il Ron1ain l)c,fu»é;.
Cltnrtl: 1e 1trand-dur.,hérifür Nicol•s
ft I• princes•c Mar~e na~mar. - for..
lflOOldances de Nice, Toulon et Mar.sle (4 ~r••ure•.)- Fxpéd,tion daus
In pnmnc,s ~u Nord du Me,iqu,
ti ~•uures,. - Le cabinet L• MarllOrl (9 gravurrs). - Le chemin de
ler dan l,s P!renee• (6 ~ravures ¡.
- L'Air 11 le llonde airien ( 4 grallffl). - S. Eic. l'amiral Romaiollafilél. - Rebus.

LE GRAND-DUC NICOLAS

ll la priocesse Marie Dagmar.
Le grand -duc Nicolas, fils
aioe de l'empcreur de Russie

Aleiandre II et son héritier,

'ª se marier avcc la princessc
r.¡, llaymm·, deuxicmc filh:

de Christian IX, roi de Oane·
lllrk. La ·nouvelle de ce mana«e, a11no11cé depuis si:&lt; se~ ' rst aujourd' liui offi9elle; les fian~ailles ont été
célébrées a Conenha&lt;&gt;ue et
r
,. º '
.on pense a préparer l'éducalio~?eligieusc de la princesse,
~. Bllivant l'usa&lt;&gt;e devra
t.:....
0
'
llll1l profession du culte orlhodose de l'Église catholique
8retqne.
La .
•
( prmccsse llfarie Dagmar
I) est née le 2G novemure
.:_1.e P~nom de Dagmar est d'oltt, dio,.,se 11 &amp;i¡¡nifie Vierqe du
~D n•,is 1• donnerent, au com1 du lre1w•u1e si,cle 8 une

'

Abonnrments poor Pilfis et. les Départements :

1 mois 9 fr. ; - 6 mois, 18 rr.; - unan, 36 fr.; - le numéro, n c.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel, 1~ fr.
A B O~
POUR L'ÉTRANG ER 1
Memes pnx ¡ plus les droits de poste, suivant les tarifa.
Lea abono. partent du I er no de ebaque mois.

LF. GRAl'lD-01:C UEHITIEH NICOLAS ET LA l'llt~t'FSS6 MAIIIK 1J1,. 11 di.

de leurs reiues, llarguerile de BoMme,
qui nait tpousé le roí Waldemar, d,t
le Victorituz. La reine Dagmar tient
une grande place dna lo "1lciennc1
lradillons du Nord ; elle étai,,. selon SIi
léitende, remarquahl,ment betle, et renommee pour 5' piélé, pour sa douceur et pour 10n inl&gt;puiubie cbarité•
L,s ptuple&amp; du NQrd snnt con•aincu•
que le prénom de Dnomm· porte bonheur a cellc• i. qni on t'a donné att momenl de leur uaiewoce.

�306

L' í LLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

novembre. Le roi, daos son message, a exposé les-;;:
ditions de la pau. Ses sentiments soot les memes que
ceux du peuple, au moment 011 il vient demander aux
députés de sanctionner la cession d'une partie dn territoire natiooal · mais il invite le peuple a conser1er la
'
.
force d'ame nécessaire pour s11pporter un grand malheur
et en éviter un plus grand encore. Le Oanemark, en et.
fet ne peut trouver son salut que d~ns !'intime cohésiQJl
de' toutes ses parties constitutives, auxquelles on ne
pourra certes plus reprocher maintenant de n'etre pas
homogeoes.
Les nouvelles de New-York signaleot un fait impor.
tant. Les gouverneurs des États du Sud auraieut tena
une conférence daos laquelle ils auraieot résolu, nonseulement de poursuivre la guerre avec vigueur, mais
encore de changer de politique a l'égard des negres, qu¡
seraient désormais employés pour le service public, c'es&amp;a-dire incorporés daos les armées séparalistes. Ríen ne
prouve mieux a que! exces d'épuisement est tombée la
Confédération du Sud.
A l'h.iure ou nous écrivons, le peuple américain, assemblé daos ses comices, nomme au suffrage universel la
électeurs chargés de choisir le futur président; les deux
seuls concurrents sérieux sont MM. Abraham Lincoln,
le président actuel, et le général Mac-Clellan.

307

restreirrnent daus d'étroites limites le sens des déclara-Comment! c'est bien simple; mais songez done mon- gloire, et, que notre génie ait enfanté un cbef-d'ceuvre
A propos de musique, un des derniers numéros de
tions de M. Nigra relativement aux aspirations natiosienr, qu'il y a le papier, l'impression, la commission aux ou que notrejockey soit arrivé premier aux courses de l'lntermédiaire, cet excellent moniteur des chercheurs
nales de \'Italie et au maintien de ses droits sur Rome
lllJ1Cband$ en détail, saos compter la rédaction .....
Loogchamps ou au steeple-chase de la Marche, c'est et des curieux, nous apprend qu'il y a en Angleterre des
comme sa capitale naturelle. lis ne vont pas cependant
_Ah! vous ne savez done pas? dit le monsieur com- de !'argent que nous gagnerons.
bacheliers et des docteurs en musique. Pour obtenir le
jusqu'a. détruire la légitimité de ces aspiration~. _Hs
Mon Dieu! j'entends bien que le génie, voire méme le grade de bachelier, il faut j ustifier de sept années d'éplaisant.
_ Quoi done? ....
établissent que l'ltalie renonce a aller aRome, auss1 bien
simpíe talent, ne dispense pas de mangar, et qu'au-des- tudes musicales, et présenter une cantate a cinq voix et
_ Eh bien, mais, ~ se fait dans les prjsons.
par les manceuvres d'agents révolntionnaires sur le tersous du cerveau il y a l'estomac, qui a ses exigences, a grand orchestre. Le grade de docteur n·est conféré
ritoire pontifical et pa!' toute excitation tendant a proque bon gré, mal gré il faut contenter; je sais qu'une qu'a¡;res un second stage de cinq ans : l'épreuve est 'lne
duire des mouvements insurrectionnels, que par le
Lesentretiens de larue de la Pau vontrecommencer... ceuvre de !'esprit n'en sera pas plus mauvaise parce cantate a six ou buit parties, qui doit etre executée publimoyen d'attaques dirigées du dehors contre les États du
ao wauxball.
qu'elle nourrira son auteur. Gilbert, Malfilatre, Hégé- qnement, tam 'VOcibus quam instrumentis etiam musicis.
pape; mais l'Italie ne se condamoe pas, et la Fraoce ne
)l. Alexandre Dumas ,ioit aussi causcr quelque part, sippe Moreau, et ce pauvre et doux Armand Lebailly,
C'est parmi les docteurs en musique qu'on choisit le
dit pas qu'elle veuille la condamner ~ renoncer ~ Rom~,
a&amp;'inre-ton.
qui vient de mourir a l'hospice Necker apres une vie si profcsseur de l'uoiversité d'Oxford, et c'est devant l'unimeme si les Romains. rendus aleur hbre volonte, se desnr quoi M. Dumas causera-t-il? Sur Benri lII, sur douloureuse, tous ces jeunes poetes qui eureot faim et versité que les candidai,s au baccalauréat et au doctorat
barrassaieot saos le coocours d'aucun élément étranger,
AntoDY, sur Schamyl, sur Garibaldi, sur les Bourbons qui eurent froid, moins souffrants et moins dénués, se présentent pour ohtenir leurs grades.
du gouvcrne~ent temporel, pour se donner a l'Italie.
de Naples, sur la Terre sainte, sur la chasse au fusil, au n'auraient été ni moins ínspirés, ni moins éloquents, ni
Le premier prol'esseur de musique d'Oxford fut, dit-on,
L'éventualité d'une révolution intérieure aRome est
temer ou a l'oiseau, sur les empereurs romains, les moins mélodieux. Que le labeur de la pensée rapporte installé en 886, au temps d'Alfred le Grand.
complétement réservée et reste abolument en dehors
coorses de taureaux, l'astronomie, les mathématiques, doncacelui qui lui consacre sa vie de quoi largement subDes bacheliers et des docteurs en musique ! Étonnezde la convention.
011 la cuisine? Ríen de tout cela. M. Dumas cansera sur venir aux besoins du corps, et que le paio quotidien de vous apre~ cela que l'Angleterre ait produit tant de grands
Une dépeche de M. Nigra au général L~ :Marmo_r~,
Eugene Delacroix. Je ne serai pas faché, je l'avoue, de l'écrivain soit abondant, a la bonne heure; mais est-ce musiciens.
éualement reproduite par le Moniteur, cont1ent le rec1t
r,onnaitre les opinions de l'auteur des Trois mousque- une heureuse idée que la prime introduite dans la littéVoila une institution que nous devrions nous hater
t;es-détaillé de l'entrevue de M. Nigra et de M. Drouyo
tairtS, en peinture. Évidemment il a sur cette importante rature? Voila qui est 'bien contestable. La digoité des d'emprunter a notre alliée.
de Lhuys. M. Nigra s'attache a constater que le contenu
maliere de grandes lumieres, comme sur toute autre écrivains, a coup sur, n'y gaguera rien. Les lettres y
L'lntermwiaire ne nous dit pas si les bacheliers et les
REVTIE POLITIQTIE DE LA SEM.AINE.
dlose, et il est dans le cas de nous prouver qu'il a con- gagneront-elles quelque chose?
de la dépeche du i5 septembre, cette dépeche qui ~
docteurs en musique portent perruque : J'aime a le
sacré la moitif\ de sa vie a l'étude des maitres anciens
Je doute fort que l'appat d'un prix de quinze ou de croire.
X. FEV"NIT.
La polémique soulevée par la convention du i5 sep- donné lieu a tant d'interprétations, a été reconnu vra1
~
et
modernes
.....
a
moins
qu'en
nous
parlaot
d'Eugene
par
M.
Drouyn
de
Lhuys,
qui.
a
tou~efoi~
ajouté
qu'~u
vingt
mille
francs
soit
capable
de
donner
a
ceux
tembre était a pen pres éteiote, lorsque les deux dépeEDMOND Tuw.
Delacroix, il n·oublie de nous parler de ses tableaux, ce qui ne seraient point devenus sans cela de grands
ches de M. Drouyn de Lhuys sont venue~ la raviver. Ces point de v'.le financier, il ava1t beso~n ~ etre c~mpleté
CORRKSPOND~CKS DK HICE, DK TOOLON KT DE IAI\SKILLK.
qui polll'l'ait bien arriver.
auteurs comiques, de la gaieté, de la verve, de l'observadeux documents, relatifs a la ..:onvention franco-italienne, sur plusieurs points. Reprenant les prmc1paux pomts sur
Nice, 31 oclobre.
llalgré tout le plaisir que j'aurai a entendre Eugene tion, des idées et du style. Si l'Europe a dit vrai, .nous
ont pour but d'en préciser le seos et la portée. Ils sont lesquels oot porté les éclaircissements résumés daos la
COUBRIIB&amp; DB PA&amp;l8.
dépeche
de,M.
Drouyn
de
Lhuys,
le
ministre
d'Jtalie
exDelacroix,
homme
ou
peintre,
raconté
par
M.
Dumas,
il
verrons bien.
datés du 30 octobre et du 2 novembre, et soot adres~és
Passons sur les hésitations, les contre-ordres et les
m'eot été plus agréable d'entendre M. Dumas raconté
La chance d'étre joué au Thédtre-Lyrique, de par le contradictions qui ont précédé le voyage de l'empereur
a M. le baroo de Malaret, ministre de France a plique et rectifie les interprétations don_nées, s_urchacu~ Tout pour !'esprit. - Feuilles d'hiver • - Le secret d'111
par lni-meme.
de ces poiots, aux passages de la prem1er~ depeche q~1
talent seul, saos sollicitations, saos présentations, sans Napoléon a Nice. 11 est venu, malgré qu'on ait d1t, et
journal a bon marché. - Les causeries du WaUihall. Turin.
M.
Dumas
sur
Eugéne
Delacroix.
U?e
anec~ote.
Le
Tont est possible a M. Dumas, me dira-t-on, et il ne démarches, ou se dépensent le courage et le temps, c'est tout ce quej'ai a vous raconter. En vertu du privis'y
rapporteot.
Qu'ou
nous
permette
de
c,t~r
les
exphOn se rappdle les interprétations données par les
prix de comédie. - Concours du Théatre-Lyr1que. - La
!andrait pas trop s'étooner qu'il lui convint de fa1re a nous donnera-t-elle un bon opéra? Nous le saurons lége dont semble jouir l'Empereur, le temps, qui était
journaux de toutes nuances a la dépeche de M. Nigr~, cations fournies par M. Nigra, sur un des pomts les plus
Fiancée d'Abydot de M. Bol'dier.-Pourquoi il y a tantde
son
aimable et sympathique figure, une petite place daos bientót.
importants
ou
M.
Orouyn
de
Lhuys
les
avait
provoquées.
aux averses diluviennes, s'est mis au beau le jeudi maen da1e du 15 septembre, dépeche daos laqnelle M. Nlgrands musicie?s en An¡¡leterre.
lecadre
ou il se propose de nous montrer le plus illl).Stre
«
M.
Drouyn
de
Lhuys
a
rappelé,
dit
M.
Nigra,
que
dans
Le Thédtre- Lyrique a mis un opéra au concours, sur tin, et peu s'en est fallu que l'Empereur entrat a Nice
gra disait que le gouvernement italien ré~.udiait tout
peintre de temps-ci 1
Qui done a osé dire que nous avions 1:e~prit exclusiTe' un poeme donoé, dont M. Adenis est l'auteur : tous les par un soleil éblouissant. Malheureusement, la nuit élait
moyen violent pour entrer daos Rome, et qu 11 ne corop- les conférences, il avait été déclaré, de parl e_t d'autre,
Plaise
au
ciel
qu'il
en
ait
l'heureuse
pensée
!
mentaux
cboses
matérielles,
etque
lesspmti;.ellesneno111
qu'on
ne
devait
pas
se
préocc~per
du
cas
ou,
~al~é
lauréats des prix de Rome étaieot appelés a prendre venue, et c'est a la lueur de milliers de lampions que
tait que sur les forces morales, le progres e~ la ci;ilisapréoccupaient
pas?
C'est
une
abominahle
calomnie._JaBah
!
bah
!
il
n'y
pensera
pas.
Cela
se
fera
saos
qu'il
\'exécutioo
loyale
de
la
convent1on,
de
la
part
de
I
Itahe
part a la lutte. L'age ne faisait rien a !'affaire; le seul Sa Majesté, en voiture découverte, ayant a ses cótés le
tion. Ces interprétatioos de la presse fran~a1se et etranypense.
point était de montrer une tete couronnée, blonde, brune, ¡,réfet du dé¡,artement, a traversé au pas les rues, ¡,laces
gere ont paru au ministre des affaires étrangeres de et de la France, le gouvernemeot pontifical ne pourrait mais au contraire, il n'y a eu un mouvement plus tif et
-A merveille. Quelle bonne fortune, s'ilallait... sans blonde ... ou ch:i.uve.
et avenues, qui l'ont conduit a la préfecture, ou e1istent
France nécessiter des explications réciproques, :i.fin de plus subsister par lui-meme et ~e r_endrait im~ossible; plus 'marqué vers les choses de !'esprit. T?u.t le monde
y
penser
... nousraconter lui-meme quelques-lllles de ces
s'en
mele,
et
c'est
vraiment
un
spectacle
ed1fiant
et
reLa récompense du vainqueur était le droit d'etre re- des appartements spécialement affectés aux souverains.
dissiper les équivoques, de prévenir les malentendus, et que cette év~ntualité aurait const1tue une s1tuat100 noumille anecdotes dont il est le sujet, que tout le monde présenté daos l'année.
velle, indépendante de la conveotion, et en dehors des confortant.
Le roí Victor-Emmanuel les a hahités, mais ils ont été
de constater enfin l'accord des deux gouvernements, sai~ mais qu'il mettrait si bien en scene. Celle-ci, par
Voulez-vous
des
faits
irrécusables?
Le poeme avait po'.lr titre : la Fiancée d'Abydos. Si.x rerr,aniés depuis cette époque. lis se composent de deui
accord qui, selon M. Orouyn de Lhuys, ne pouvait se con- prévisions des parties contractantes .•~es de~x .gouv~reiemple.
Une dame s'est fait inscrire sur le registre du seerélamusiciena sontentrés en !ice. Six ! etDieusait que les prix belles chambres a coucher, d'un salon, d'un cabinet de
cilier avec certaines divergeoces qui séparaient le com- nements se réservaient pour ce cas, s 11 veua1t a se reaUnjour, un de ses amis entre dans son cabinet, elle de Rome ne manquent pas ! Six ! Et les autres, pourquoi toilette et d'une longue galerie vitrée, plus reruarquable
riat
de
la
Sorbonne
et
va
subir
!'examen
du
baccalal·
liser
toute
liberté
d'action
de
part
et
d'autre.
Cette
rémentaire de la léuation
italienne
des
commeotaires
o
.
IIOue en manches de chemise, suivaut sa coutume, pen- se sont-ils abstenus? Est-ce modestie, P.st-ce timidité, par son ampleur que par le gout dudécor. Cette galerie,
aotérieurement émanés de la chancellerie franga1se. serv~ mentionnée par M. Orouyn de Lhuys, esl parfai- réat es-lettres daos le courant du mois.
dié sur sa table, et couvraot de sa belle écriture une est-ce saisissement en face du paradis entr'ouvert?
Un
nombre
prodigieux
de
journaux
sont
sur
le
poill
teme~teiacte,
etj'ai
eu
soin
de
la
faire
conuaitre,
en
son
que l'on avait toujours connue sous le nom de Galerie des
Une conférence a eu lieu, a cet effet, entre M. Drouyn de
feaille
de ce grand papier a lettres, sur lequel il aime
temps
au
uouvernement
du
roí;
mais
je
n'ai
pas
cru
Le jury vient de prononcer sa sentence : la partition Palmiers, a cause de la forme des colonnes qui soutiennent
de
parailre.
Lhuys et M. Nigra, et, apres qu'on se fut mi~ d'accord,
i ,oir sa plume courir en tra~ant une scene de drame de M. Barthe (de Bayonne) l'a emporté sur celles des cinq le plafond, a été débaptisée et s'appelle aujourd'hui, je ne
M. Peyrat, aucien rédacteur en chef de la~,•
elle ful renouvelée devant l'Empereur. Les dépecbes pu- devoi; ta r~ppeler daos une dépeche livrée a la publioade comédie, un cbapitre de roman ou d'impressionsde autres concurrents .
obtenu
l'autorisation
de
publier
un
jonrnal
quotídiel,
cité.»
11
résulte
done
de
la
note
de
M.
Orouyn
de
Lhuys,
sais pourquoi, et on serait embarrassé de me le dire,
.bliées par le Moniteur sont le résultat de cette double
,oyage.
dont nous ne connaissons pas encore le litre.
comme
de
celle
de
M.
Nlgra,
que
daos
ce
cas;
qui
n'a
Au moment ou le titre du libretto était publié, un Salle des Garetes. Elle sert de vestiaire, aux jours de réentrevue.
- Eh! quoi, toujours au travail, Dumas? lui dit le poete et un musicien, M. F. Dartol et M. Paul Bordier, ception du préfet.
M. Ernest Feydeau fon de le Bon sens. Le Bon sem, '~
M. Drouyn de Lhuys s'étudie surtout a préciser le pas été prévu par la convention, les d~u:x gouverne.~ents
tisiteur.
une
feuille
ou
Panny
n'a
guere
de
chance
d'etre
réía·
se
réservcnt
également
leur
liberté
d
act1on.
La
serie
de
écrivaient a plusieurs journaux, non pas pour protester
Les autres p1eces des appartements impériaux sont
sens de )a conventioo, dans la pensée du gouvernement
-Toujours.
contre le chou du sujet, mais pour revendiquer la prio- fort belles. Le salon, ou plutót le cabinet de l'Empereur,
fran~ais, et il formule une série de propositions qm ,le- ces nouveaux documents est complete, et l'on peut dé- primée.
-Ah! ~a, mon ami, quand vous reposerez-vou3?
On aononce un journal intitulé la Rive gauc/11.
sorruais les étudier et les apprécier daos leur ensemble,
rité de l'idée : depuis plusieurs aonées ils avaient une est tendu de damas de soie vert; on y remarque deux
mandent a etre reproduites :
- Qnand je me reposerai? dit M. Alexandre Dumas. Piancée d'Abydos en deux actes, toute prete a marcher a belles glaces de Venise, un tableau représentaot la place
Un
sol
iourat
et
fécond
a
la
fois
que
cette
rive
ganehe:
« t• Parmi les moyens violeots dont l'Italie s'est in- en toute connaissance de cause.
o
.
legarde1 bien.
Par un décret reodu su, le rapport du ministre de la les fruits précoces n'y murissent guere, ma1s
l'autel, ou a eotrer en scene, si vous l'afmez mieux.
et l'église de la Superga, le portrait de l'Jmpératrice et
terdit l'emploi, on doit compter les manceuvres d'agents
Et il onvre un tiroir daos Jeque! il y avait une pieee
Cette Piancée, depuis lors, s'est résignée a sortir de celui du prince Impérial, les bustes de Napoléon 1" et du
révolutionnaires sur le territoire pontifical, ainsi que maison de l'Eropereur et des Hcaux-Arts, une commission
S'ils tombent, ces jeunes journaux,
d'or et quelques pieces de monnaie blanche.
l'ombre du foyer paternel, ou elle abritait trop pudique- roi Louis. Le cabinet de toilette est d'une élégance digne
toute excitation tendant a produire des mouvements nouvelle cst instituée, qui aura aexaminer d'importantes
La terre en produit de nouveaux,
- Vous voyez cet argent.
questions
relatives
a
la
ville
de
Paris.
Plusieurs
édifices,
ment sa jeunesse. Pourparler en prose, M. Retlé a édité de l'impératrice Eugénie, aqui il a servi lors du voyage
Comme
eux
tout
préts
.....
a
disparaitre.
iosurrectionnels;
-Oui.
atlectés
aux
services
publics,
peuvent
ne
plus
répoodre
le
poeme de M. Dartol et la musique de M. Bordier, et de 1861; il est, comme les chambres a coucher, de style
« 2• Quant aux moyeos moraux dont elle s'e~t réservé
Ce qui n·empeche pas que nous ne souhaitio~s boDM
- r.omptez-le.
la
partition est aujourd'hui exposée a la vitrine de Louis XV.
au
beso
in
de
ces
services,
et
il
devient
nécessaire
de
les
l'usage, ils consisteot uniquement dans les forces de la
chance a la Rive gauche : le courage et la perse,~
L'ami compta.
M.
Brandus.
agrandir,
ou
meme
de
les
reconstruire
totalement.
C'est
L'Empereur, qui fut re~u a !'hotel de la préfecture
· civilisation et du progres;
ont parfois lassé la sévérité des dieux.
.•
~~y aquarante-trois francs cinquante-cinq centimes,
La Piancée de M. Barthe ira au Théatre-Lyrique, celle par le général commandant le département et par le
« 3• Les seules aspirations que la cour de Tw-in con- ainsi qu'on doit rebatir l'Hotel-Dieu, et remplacer par des
Nous avons encore le Contemporain, de MM. Benn
de M. Bordier irait un peu plus haut encore qu'elle se- maire de la ville, les garda a diner, et a peine le diner
sidere comme légitimes sont celles qui ont pour objet la abattoirs extra-muros ceux qui, depuis l'annexion de la
Lasserre
et Duboscq de Pesqu.idoux: un journal hebdomt
- Eh bien! dit M. Dumas, je me reposerai quaod il rait tout a fait a sa place : elle charmerait le vrai public, achevé, Sa Majesté, en habit de voyage, et accompagoé
banlieue,
se
trouvent
en
dedans
du
mur
d'enceiote.
La
réconciliation de l'Italie avec la papauté;
daire tout pénétré du soufOe catholique. La note légete• 1llra dans ce tiroir soixante francs.
et les abonnés eux-memes daigneraient l'accueillir avec du général Fleury, ;on aide de camp, sortit a pied pour
i&lt; 4° La translation de la capitale est un gage sérieux commission décidera quels sont les immeubles qui sont
sera
;ourtant pas bannie du Contemporain. 1'. Dans In cetemps-la, il gagnait deux cent mille francs paran. quelque bonté; car un opéra en deux a..:tes n'a jamais parcourir la ville sans que son incognito ait été trahi.
donné a la Fraoce; ce n'est ni un expédient provisoir_e daos te cas d'etre agrandis ou reconstruits, daos quel
salon, Rivarol aura le d~oit de_ rire et de d1re ~ ~
VÓUI .6gurez-vous cela accommodé par M. Dumas lui- empecbé qu'on dansat un ballet1e meme soir.
Le lendemain, 28, le v01le de l'incognito avait été levé;
ni une étape vers Rome. Supprimer le gage, ce serait ordre les travaux devront etre exécutés, quelles sont les mots, apres une dissertation pmssante de M. de Maislft.
l!ae,
a,ee sa belle humeur et son esprit?
J'ai
entcndu
l'ceuvre
de
M.
Dartol
et
de
M.
Bordier
au
propriétés
domaniales
dont
l'aliénati~n
pourrait
etre
au~
les
réceptions officielles commencerent, et bientót on
détruire le contrat;
Ainsi s'exprime M. Lasserre daos sen prograwme. i'
piano : une action bien conduite, pas une longueur, des aonon~a l'arrivée de l'empereur Alexandre, qui voulut
i&lt; 5• Les pro¡,ositions de M. lecomte de Cavonr,en i861, torisée daos le département de la Seme; elle aura auss1
Enfin le Diable vert..... dut le Nain jaune en creter
Le sénie íait le mort, on songe a l'obliger a secouer récitatifs d'une clarté et d'une rapidité.extreme, une poésie devancer l'empereur Napoléon. Les deux souveraios se
ne cootenaient point cette clause relative a la capitale; a donner son avis sur les moyens d'exécution. Tout cela
•Mlhargie.
dépit.
.
.
•
pleine de grace, d'élégance et d'élan; voila pour le li- retirerent daos ce salon tendu de damas de soie vert
est
fort
bien,
mais
beaucoup
de
gens
persisteront
acroire,
en outre, elles limitaient a un chiffre déterminé l'armée
Beaucoup de journaux, c'est un grand pomt; DIII
L'~ apprenu a ses confrer-es parisiens qu'il serait bretto, et c'est bien quelque chose, les plus difficiles en et y resterent enfermés plus d'uoe demi-heure. II y avai~
avec
nous,
que
toute
commission
de
ce
genre,
quelle
. du saint pere, et assignaient pour le dépar.t de nos tr?un'est pas tout, il faut que les jour.naux ne cotilent
'8eilion de rétablir le prix qui avait été créé par la se- conviendront. Daos la partition, les contrastes les plus de la cire aux trous des serrnres, et ¡:,as une parole
pes un délai de quinze jours. On ne saura1t méconna1tre qu'elle soit, ne saurait suppléer aux délibérations d'un
cher.
:
~publique pour la comédie la mieux écrite et la beureux et les plus habilement ménagés de douceur et échangée n'arriva au dehors. Un peu apres, l'empereur
véritable
conseil
municipal.
les différences considérables qui existent entre ces proVous savez a quels prodiges de bon marc~é D°!'9
-..
ltile
aux mceurs. Et ce prix, que serait-il? Une d'énergie, l'accent dramatique saos effort, les cótés ten- Napoléon, en uniforme de général de di,ision, se rendit
M.
Persil,
conseiller
d'État,
est
nommé
sénateur,
~t
positions et les arrangements du mois de septembre.
babitués certaines feuilles. 11 y a des gens qm ne 8
llb.l....~es
reuvres de Moliere, de Regnard, ou de Beau- dres et passionnés du poeme, rendus avec une suavité a la villa Peillon, ou l'empereur de Russie, en uniforme
M.
le
comte
Treilhard,
directeur
de
la
_presse
au
m1&lt;t 6º Le cas d'uoe révolution qui viendrait a éclater
quent
pas
qu'on
puisse
donner
tant
de
marc
-:-~T
Un buste de Plaute ou de Térence, ou tout infinie et une chaleur entrainante, et sur les accompa- de colonel du régiment de Lithuanie de sa garde, rc~ut
ºspontanément dans Rome n'est point prévu par la con- nistere de l'intérieur, passe au Conseil d'Etat. Il est propom·
si
peu
d'argent.
•
une couronoe de lauriers? Non, vraiment, gnements les plus riches et les plus variés, des motifs Sa Majesté, et s'enferma avec Elle daos un salon du
,ention. La Fraoce, pour cette éventualité, réserve sa bable que M. Treilhard n'aura pas de s~ccesseu~ au mi- Et penser que cela ne coute que ..... (mettez le
•
le
hebonnesomme
de quinze ou de vingt mi lle francs; 011 la mélodie ahonde toujours. Le piano vous montre rez-de-chaussée de la villa. L'entrevue dura encore
nistere de l'intérieur, et que les fonct10ns de d1recteur
liberté d'action.
qu'il
vous
plaira),
s'écriait
l'autre.jour,
en
_frappanl
i:-es-nous
pas
dans
le siecle de l'utile et du positif? tout cela, mais que de trésors perdus que l'orchestre et pres de trois quarts d'heure, tete-a-tete et portes closes,
« 71 Le cabinet de Turin maintient la politique de de la presse sont supprimées; mais le régime admioisson
jo•irnal,
un
brave
homme
qw
voyage:ut
en
IIÍlu1
les
temps
anciens,
daos les a.ges naifs, pour les voix releveraient soudain. La Piancée cl'Abydos a déJa avaot que l'empereur Jliapoléon se rendit au premier
M. le comte de Cavour. Or, cet homme illustre a déc~aré tratif auquel la presse estsoumise n'est malbeureuseme~t
de fer; n'est-ce pas inconcevable?
..
¡,,¡
~ ou pour réveiller le génie, on montrait a'.11. fait un pas vers le public; un autre, vraiment décisií étage, ou l'impératrice l'attendait.
pas
modifié.
Il
y
aura
un
bureau
la
011
il
y
avait
une
dtque Rome ne pourrait etre unie a l'Italie et en de,ernr 11
- Mais non, c'est bien simple, dit un voiSll
gloire en perspective et leur nom au Temple celui-la, lui reste a faire ... par malbeur, ce n'est pas de
A partir de ce moment, il n'y eut plus de mystere daos
capit1\e qu'avec le consentement de la France. » vision.
cieux.
; aujourd'hui, le billet de banque remplace la M. Bordier tout seul qu'il dépend de luí frayer le ehemin. les paroles, dans les cordiales poignées de n1ains, dans
Les
séances
du
rigsraad
danois
ont
commencé
le
5
Nous ne pouvons nous dissimuler que ces docuroents

tant d'intéréts opposés scmblent diviser profon~émcnt.
Mais on se tromperait si ¡'on croyait que le mariage du
grand-duc Nicolas a été dé~erminé p~r. de_s considérations politiques. Le jeune prmce a cho1s1 lm-meme pour
son épouse la princesse Marie Dagmar de D~nemark,
parce que c'est elle qu'il préfere. Du reste, eec1 es_t conforme aux usages de la cour impériale de Russ1e e~ a
ses traditions. Quand l'empereur Alexandre ll se maria,
¡¡ y a vingt-trois ans, avec la princesse ~ari~ de HcsseDarmstadt c'est que cette princesse lu1 ava1t plu entre
toutes les 'autres. Le mariage de feu l'empereur Nicolas
avec \a princesse Louise-Charlotte de Prusse ne se fit
pas autrement en 18i7. Les empereurs ~usses ont pour
babitude de laisser les princes et les prmcesses de leur
maison se marier a leur gré. lis considerent les ma-·
riaues non comme des allaires d'intéret public, mais
co~me des choses de la famille, 011 la diplomatie n'a aucune r:i.ison d'intervenir.

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�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
308

L' ILLUSTRATION' JOURNAL UNIVEB.S~L.

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llil: I,~ DE RUSSJB ASSISTANT AU SRRVICK DIVIN DANS LA CHA PELLE RUSSB, A NlCR.

309

�3t0

L' ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, .lOURNAL UNIVER~EL.

------------- - - du Nord, la place des Fainéants, ou l'Empereur a
les sourires échangrs entre les deux souverains. Tout se guerre pré~ents sur rade, en meroe temps qu_'ils se cou- une députat.ion de l:i société des portefaix; le bo~
vraient
de
pavois,
et
que
les
hommes,
montés
sur
les
verpassa devant témoin~. Pourtant, pendant la visite a l'imv_ard Dugom'?i.er: la ru_e Noailles do~t les belles propo:.
pératrice, il ne resta dans le salon que les trois augu~tes gues, faisaient entendre les cris de: Vive l'Empereu_r!
t1ons ont att1re I attent1on de Sa ~laJesté, qui a exprilllé
L'Empereur,
apres
avoir
visité
la
Delliqueuse,
aiRsi
personnages. La pluie s'était de nouveau abattue sur la
a diverses reprises son admiration.
-.ille; elle cessa pour laisser l'Empereur passer la revue que le batiment bélier, le Taureau, et la seierie a -.apeur,
L'Empereur s'est arreté devant l'hOtel du·Lou'l'e et
de la garnison, y compri~ le bataillon des chasseurs de a fixé un momeot son attention su_r un are de triorophe de la Paix et est allé faire une courte visite au roi des
la garde. L'Empereur fut fort acclamé, par les milliers élevé par les ouvriers, au moyen des outils divers Belges. En quittant cet hotel, l'Empereur s'est dirigé
de curieux qui encombraient les abords du cours et cou- de charpentiers.
II s'est rendo ensuite a bord du 8-0/fér'ino, oü il a été vers la C&lt;tnnebicre et la rue Impériale, bordée déji de
ronnaient les terrasses longeant le bord de la mer. Promaisons gran dioses en -.oie de construction. 11 a décoré
menade daos les rangs, dislrihution de croix, défilé, toot re~u par M. le vice-amiral comte Bouet-Willaumez, a la de sa main, au_ milieu meme des chantiers, M. Chatelain
cela fut !'affaire d'une heure, apre~ quoi Sa Majesté par- tele des états-majors de l'escadre, et la, il a distribué les l'habile entrepreneur, entouré de ses quinze cents
til pour Villefranche, oü Elle visita les batiments de guerre croix de la fLégion d'honneur et les roédailles militaires vriers, qui applaudissaient a lile distinction si bien méru~~es et le yacht l' Aiqle, qui y sont encore mouillés. aux officiers et marins ; en passaot devant la frégate es- ritée.
A six heures, il y eut grand diner chez l'empereur de pagnole Isabel/e, qui se trouve mouillée sur notre rade,
Apres avoir parcouru cette magnifique rue, l'Empe.
Russie. L'empereur :'\apoléon était placé, a table, entre l'Empereur a été salué par to,1te l'artillerie de ce 'navire, reur s'est rendu au nouveau port, dont les ouirea,
qui
arborait
en
meme
temps
a
son
grand
mat
les
courempereur et l'impératrice. Les maisons des deux soucomme ceux du port intérieur, étaient tou_s puo~
verains a-.aient été invitées a ce diner. La, il y eut une leu_rs fran~aises.
LPs vaisseau_x et autres hatiments composant l'escadre sés et cou,ert.s de marins. Sa Majesté a -.isité d'abord le
distribulion de croix de la Légion d'honneur ,:t de croix
vaste établi~sement des Docks, création importante doot
de Russie. Des deux cótés, grands cordons et comm:10- se sont mis en mouvement pour exécuter au large uo on appréciera de plus en plus l'utilité, et qui est no des
deu~. - ríen de moins, - furent créés en nombre exercice &lt;le feo général, puis a eu lieu_ un branlebas et points remarquables du vaste bassin Napoléon IIJ.
assez respectahle. Le soir, il y avait spectacle de gala simulacre d'attaque contre les forts et batterie qui déSa Majesté a ensuite visité la cathédrale, oú l'atteodait
aux Italiens, offert par la municipalité. L'empereur ~a- endent l'entrée de la rade, et au milieu_ duque) de Mgr l'é-.eque, entouré de son clergé; Elle a parco1111
poléon, anivé le premier, a fait les honneurs de la loge nombreux tirailleurs, placés sur le pont, n'ont cessé de a-.ec intéret ce vaste et beau monument; ¡mis l'H&lt;\tela l'empPreur Alexandte, qui vint un quart d'heure aire entendre le bruit d'une mousq•1eterie a volonté.
Toutes les hauteurs de la c1ite étaient garnies d'une Dieu, qui vient d'etre reconstruit presque en eotier sur
apres lui. La salle accueillit avec enthousiasme l'empeles plans laissés par Mansard qui n'a-.ait pu qu'ébaocher
reur des Fran~ais, pendant que l'orchestre jouait l'air foule de spectateurs.
A cinq heures, les naYires revenaient, en petite rade, ce monument, a également re~u la visite de l'Empereur,
de la reine Hortense. Ou ne ménagea point les bravos a
auquel un malade, un pauvre petit enfant de cioq ana,
l'empereur de Russie, que salua l'hymne national russe. reprendre leur poste, et Sa Majesté, rentrée a la préfec- amputé du bras gauche, a remis un placet et une l'Ol!e.
ture marilime, réunissait, a sept heu_res, daos un grand
lis étaient tous deux en habit de ville.
C'est cet épisode que représente roon croquis.
Des fleurs a profusion garnissaient l'escalier et le dioer, les autorités maritimes,..civiles et militaires.
En rentrant a la gare, l'Empereur a témoigné UI. de
A huit heures, les salons de la préfecture étaient le
salon qui précede la loge impériale, richement ornée
de
Maupas tout son contentement pour la rapidité et te
pour la circonstance. Daos le salon, l'empereur Napo- rendez-vous des chefs &lt;le corps de toutes armes, des di- soin aYec lesquels a été exécuté le programme ~o'il
léon a admiré une corbeille, un vrai chef-cl'reuvre de recteu_rs des divers services administratifs et des nota- aYait tracé lui-meme, il y a quatre ans, pou_r la !'éoo,.,
flenrs et de feuillages, que la rounicipalité avait com- bilités de la ville.
Pour extrait : P. P.
L'excellente musique des équ1pages de la flotte, dirigée tion de Marseille.
mandée au seul jardinier capable de la con[ectionner
avec un tel gout et une telle éléganie; j'ai nommé Al- par son habile chef, M. Duchou_x, artiste d'une réputa-•
phonse Karr, a qui l'on commanda également, le lende- tion bien méritée et d'un zele infatigable, s'est fait enLA CLÉ DES CHAMPS.
main, un splendide bonquet que le train impérial ero- tendre pendant tout le diner.
L'Empereur
s'estmontré
a
trois
reprises
diflérentes
au
porta a la destination de l'Jmpératrice. Vous ,avez le se-•
De la dépouille de nos bois
cret que possede Alphonse Karr d'expédier daos toute balcon, et a exprimé a M. Montais, préfet du départeL'automne avait jonché la terre;
l'Eu_rope des bouquels qui arrivent frais comme au mo- ment du Var, le bonheur qu'il éprouvait de l'accueil qui
Le bocage était saos mystere,
luí était fait, et luí a témoigné, en méme temps, le
Le rossignol était sans voii.
ment oü on les cueille.
L'Empereur est partí samedi matin a huit heures, saos désir qu'il avait de donner a la popu_lation une marQuoi qu_'en dise le poele élégiaque, le rossignol o'll•
bruit et saos appareil. L'empereur 'Alexandre s'est mis que de sa sympathie, en la personne d'un homme que
tend
pas ordinairement la chute des feuilles pour peNlre
en rou_te, de son cóté, hier, dimanche, a onze ,heu_res du l'opinion publique et !'estime générale désigoeraient a
sa
voix.
Les feuilles jaunissent et tombent sur le MI:
matin, se dirigeant sur Pétersbourg. On m'assure qu'il une telle faveur.
on
les
ramasse,
- parlons en vile prose, -pourenfaire
C'est alors que le premier magistrat a nommé a Sa
reviendra a Nice a la fin de décembre ou_ ,lans les pred'excelleuts
composts,
quelquefois des litieres d1111
miers jours de janvier. C'est alors que pourrait bien s'ef- Majesté M. Pons Peyruc, président du Tribunal et de la
les
bergeries,
la
chasse
sous bois commence l de•
Cbambre de r.ommerce, président du conseil d'arrondisfectuer le voyage a París prématurément annoncé.
venir
possible.
La ville est revenue au_ calme. Je ne vous écrirai pin~ sement, ancien conseiller mu_nicipal. L'Empereur, en déLe rooment est ven u_ de faire le bilao de la prododial
corant M. Pons Peyruc, lu_i a adressé des paroles tres qa.'a l'occasion.
Lou,s nE S.uNT-P1ER11E.
agricole
de t864. L'année, en somme, n'a pas été mu•
flatteuses, et lui a dit qu'il tenait a honorer !'industrie,
vaise,
et
mal venu serait celui qui s'en plaindraiL D
en décorant \'un de ses représentants les plus distingués
faut
dir~
pourtant
que les fourrages naturels ou artifi.
daos notre pays.
Toulon, 31 octobre 1864.
ciels
n'ont
pas
été
abondants, et que la production de
A dix heures, tout était terminé et la foule s'écoulait.
la viande s'en est fortement ressentie. Daos les uDimanche,
30
octobre,
l'Empereur
s'est
rendu
a
pied,
Samedi 29 octobre, et vers une he1Jre de l'apres-midi,
nées seches, on éleve moins et on engraisse moins; par
l'Empereur arrivait a la.gare de Toulon, venant de Nice, a huit heures 6t demie, a l'église de Saint-Louis, pour y conséquent, la viande se vend plus cher, et tout ntllentendre la messe.
accompagné de M. le général Fleury.
Sa Majesté est montée ensuite en voiture pour se rellement, on s'en prend a la liberté de la boucberie,
Déja M. le ministre de la marine attendait a la gare
rendre a la gare. La, elle s'est arretée quelques instants pou_r luí reprocher de n'avoir pas fait baisser le l'ÍI
Sa Majesté.
d'une denrée dont on consomme de plus en plos 1'11
Apres que le wagon impérial se fut arre té, l'Empereur, au milieu_ d'officiers supérieurs, d'officiers et de sous-offi- les jou_rs, et qui devient plu_s rare quand la ¡.ai80I ei
en grand uniforme de lieutenant général, est monté en ciers de la marine et de l'armée de terre, auxqu_els ont
défavorable.
voit•ire, daos laquelle ont pris place M. Chasseloup- été remises des décorations.
Pour les blés, malgré tout ce qu'on a dit de la riL'Empereur e~t monté daos le train impérial et est
Laubat, roini~tre de la marine, M. le général Fleury et
coltf'
actuelle, il ressort de tous les renseignements ...
M. le vice-amiral Jurien de la Graviere, pou_r se rendre parti salué par la fou_le.
j'ai pu recueillir, - ils sont précis et nombrem, directement al'arsenal maritime.
~ue la récolte a été tres-ordinaire. - Mais les priull
Partout, sur son passage, Sa Majesté a été accueilhe
A l'arrivée du wagon impérial daos uotre gare, baisséY me dira-t-on. - Une récolte ordinaire, et 1M11
par les plus vives acclamations de la foule. 'routes les
écrit-on de Marseille, l'Empereur a été regu_ par M. le au-dessous de l'ordinaire. n'est pas une mauvaiM ""
fenetres étaient pavoisées.
coite, répondrai-je. Et puis, ne faut-il pas lenir coafl
L'Empereu_r a élé re~u a la porte de l'rseanal, par sénateu_r chargé de l'administration du département, des arri-.ages de l'étranger, et su_rtout du stock
M. le vice-amiral préfet maritime, vicomte de Chabannes M. le général commandant la division, Mgr l'éveque de gasiné chez les cu_lti-.ateu.rs on chez les négocill9i
et M. le vice-amiral, comte Bonet-Willaumez, com- Marseille, le roaire et le corps municipal. Sa Majesté s'est stock qui était considérable au moment de la récolllt
dirigée vers la salle d'attente des premieres, qui avait été
mandant l'escadre d'évolutions.
Il est probable que les prix ne baisseront pastocoovertie
en salon, et la Elle a re~u un grand nombre de
Les troupes de marine, se composant de la gendarL'effet de la liberté du commerce des grains, qui 1'1
merie, de l'artillerie, du 4e régiment d'infanterie, des fonctionnaires civils et militaires.
Apres la réception, Sa Majesté s'est rendue daos la pas permis que nous fussions affamés, il y a trois ..,
équ1pages de la J.ivision, formaient u_n vaste carré, sur
cour de la gare, ou stationnait u_ne foule immense, en se fera nécessairement sentir daos quelques sel!llilllt
la place de l'Rorloge.
La liberté, qui nous a sauvés de la disette, empecllll
Apres ,noir pa~é la revue des troupes, Sa Yajesté a tete de laquelle on remarquait les médaillés de Sainte- l'avilissement des cours. Daos ce moment-ci, l'AIP"
pris place daos le canot impérial, qui s'est dirigé a la Helene, les sociétés de secours mutu_els, et la société terre vit, comme on dit, sur elle-meroe. La crise e..
rame vers !'arsenal de Castigneau; sur son passage, Sa chorale !'Avenir.
Sa Majesté est ensuite montée en voit11re d a invité ciere qu'elle subit lu_i interdit momentanément .,,,Majesté a visité la petite canoonicre cuirassée et démonspécu_lation sur les céréales; elle est obligée d'entable, et la frégate cuirassée de 40 canons, la Provence. M. le sénateur d.e Maupas a prendre place a ~LS cótés. En son stock, et il parait qu'il est assez entamé, car les,..
De la, le canot impérial, trainé par deux chalou_pes a face se sont placés l'amiral Jurien de la Graviere et le tits ports de l'Océan commencent a demander des t ·
vapeur, s'est diri¡é vers les chantiers du Mourillon, et, général Fleury, aides de camp de l'Rropereur.
Le cortége s'est mis en marchepourentrer daos la -.ille. au port de Nantes, peur alimenter la consoIJllllllllf
a mesu_re qu_'il sortait de la passe, Sa Majesté a été saluée
Le cortége a pwé par les boulevards de la Liberté et courante.
par une triple salve d'artillerie, de ton~ le~ navires de

on:

e_.

Oo ne sup-pose pas que la crise financiere dépasse la

pant plus ~irecte~~nt le vitrage interne, il n·y a plus de

311
Les ménageres possedent une foule d'autres procédés

6JJ d•J roois &lt;le novembre. A cette époque, la liquidation condensation, el I a1rconserve toute l'humidité nécessaire. pour con~erver les reufs frais; seulement ces procédés

aura été faite, et les établissements ébranlés auront dis-

maison~ solides, les crédits a l'épreuve ré»isie,oot, et les aff:ures de spéculation reprendront leur
cours normal. Or, qu_'arrivera-t-il? Il faudra réparer tes
breches faites daos le stock pendant la crise; a qui s'ad,eSSera-t-on? Les glaces auront paralysé le mouvement
intérieur d~s marchandises américaines; on ne pourra
plus eipéd1er les blés ou les farines que la guerre aura
épargnés; la Baltique sera fermée, le Danube aussi. JI
faudra nécessairement s'adresser a la France dont les
ports soot voisins, dont les frontieres sont ouv~rtes.
~oc~¡ j'avais -~~ blé,. et que je n'eusse point trop
l,esOtn d argent, J a1mera1s autant « voir venir. »
Faut-il s'en rapporter a M. Mathieu (de la Dróme)?
Ses prédictions sont peu_ rassurantes pour i 865. Comme
il est interdit de les reproduire, meme partiellement
111t\me indirectement, et que je ne vtmx pas ex pose;
l'JU.Stration a un proces en contrefa~on de prophétie
je renvoie les lecteurs a. l'Annuaire de i865, au n,mhl;
j ~ h o~ au Triple Almanach; ils y verront que, si
J. Jlatb1eu (tl y a des noms prédestinés) dit plu~ vr~i
que son homonyroe Laensberg, on fera bien de gardrr
sa récolte; mais je n'en jurerais pru:, d'autant mieux
qu'on proverbe dit que « il ne faut jurer de rien. &gt;&gt;
AD reste, des que le mois de novembre arrive il fait
bon prédire le beau et le roauvais temps, parÍer des
récoltes et do prix du blé, aupres d'u_ne flambée de sarmeot, les p!eds su~ les chenets, pendant q11e la pluie
fooette les vitres rmsselantes. Le vigneron tire alo!'s une
boooe bouleille de derriere les fagots, car on peut bien
oe pas trop ménager le bon vio, l'ann¿e l81l4 a élé excellente. On ~ eu, chose rare, presque partout la qualité
"ec la quant1té. Dans quelques mois, quand le vio aura
(ait son travail, ce sera le moment de monter sa cave.
En Bourgogne, les vignerons se réjouissent de la récol~, et !Is P;.étendent qu'ils ne craigoent plus Ja
gelee~pmsqu 1ls espacent leurs ceps, et qu'ils donnent
ala ,1gne toutes les fa~ons dont elle a besoin. On n'a
besoin ni de paillassons, ni de toiles-abris ni de
íamée au printemps; la houe suffit a préserver Ía viaoe
des te~ibles g~lées d'avril et de mai. La vigne résiste
ID íro1d, produ1t davantage et produit de meilleur vio•
e'est tout bénéfice. II faut plus de travail le travail es~
~ox payé, et. tout le monde y trouve ;on a vantage,
1111tres et ouvr1ers. Je crois qu_'on peut appeler cela du

paro, Les

progres.
11 parait qu'aujou_rd'hui le progres pénetre partout.
En ce moment-ci, la construction des serres est a la
Yeil_le de subir, non pas une transformation, mais une
•éntable révolution, La révolution nous vient d'Angleterre, et c'est un célebre horticulteur anglais, M. le
11' Li_odley, qui esta la tete du roouvement. JI s'agit de
er111r les serres d'un double vitrage. Le double vitr1ge
reae~ble aux vetements de faine blanche, dont on nous
pul11t a la classe de physique; il garantit du froid et
4u ~a~d. Je m'explique. Le double vitrage repose sur
eepnnc1pe de physique, que l'air est maunis conducteu_r
a ealorique. Pourquoi nos vetements de laine épais
•lleUI, nous tiennent-ils chaud? Parce qu'ils empri~
llllllleot l'air daos leur épaisseur, et s'opposent ainsi a
la dé_~rdition du_ calorique. Mais, s'ils empechent la dé,erd1t1on du calorique daos l'hiver, les memes épais
1tleme_nts
laine, su_rtout s'ils sont blancs (A cause
•la refraet10n), nous isolcnt du calorique extérieur par
le méme motif. Les Arabes ne résisteraient pasa l'ar- du soleil d'Afrique, s'ils n'avaient pas la tele et Je
-,. cou,erts d'épaisses étolfes de laine blanche.
Le double vitrage produit absolument le meme elfet.
~ eouche d'air, interposée entre les deux parois des
lllra,_ est un écran que les rayo ns solaires ne traversent
..e d1fficilement, et avec lenteur, quoiq,1'ils soient pé-. Pai: le~ rayons lnmineux. La couche d'air qui enleloppe 110s1 la serre entre les deux vitrages met la
,._ l l'abri du froid, en meme temps qu'ell~ la met
,
•l fab~· d'un echaulfementexcessif,
produit par les rayons
IOletl. On peut done supprimer l'usage des paillassons
ett auss·I cette pemture
.
verdatre qu_i donne a l'intérieur'
lllle serre un aspect sépulcral, qui blémit horrible:-' le vi~age des visiteurs, et altere accidentellement
eoloration des fle11rs.
0n Bait aussi que, pendaut le froid, l'humidité conte~ d~s l'air de la serre se condense su_r les vitres, ce
obhge amultiplier les arrosages et les seringages.
'te le_ double vitrage, la fraicheur extérieure ne frap-

d:

r

Je n'ai pas besoin d'ajouter qu'il est absolument indispensable que l'air interposé entre les deux vitraaes
• .
o
n a1t aucune espcce de communication, soit avec l'air
exléricur, soit avec l'air intérieur. Saos cela tout le
bénéfice de la transformation serait perdu.
. On économise encore, par le ·double vitrag~, une quanltté ~ez considérable de combustible, l'air intcrieur
se mamtenant a peu pres uniformément a une tres-douce
températu_re. Le double vitrage est surtout un isolant •
c'est la le caractere particulicr qui lui donne tant d'a~
vantages pour la culture en serres. 11 est bien entendu
qu'il faut tout vitrer, les parois aussi bien que le toit de
la serre.
Je soumets cette innovation a ceux de nos lecteurs
qui possedent une serre et tiennent, tout en faisant des
économies, a conserver a leu~ plantes un a~pect agréable. « Pendant sept mois, écrit a ce &amp;ujet M. Naudin
membre de l'Institut, il n'y a plus a s'occuper du fou_r~
neau ni de ses accessoires, .mais ce n'est encare lil.
que la moinrl_re partie des bénéfices du nouveau systeme; ce q111 vaut bien mieux, aux yeu_x de l'horticultenr et de l'amateur, c'est la brillante santé, la vi¡rnrur et Ir rapide développement des plantes soumises
a re régime, qui sont lcls que, si on travaille pour Je
commerce, les produits peuvent devenir doubles de ce
qu'ils seraientavec une serre construite dans le svstcme
ordinaire. »
•
Je n'ai pas besoin d'ajouter que la serre a double vitrage a pour premier résultat de diminuer considilrablemPnt les arrosages. Un léger seringage le matin en
. . est suffi sant; on en donne deux ou ' trois par ' seete~
mame au príntemps et a l'a,utomne, et un seul tous
les huit ou dix jours en hiver.
Puisque nous nous occupons des serres, il ne sera pas
hors de propos de mentionner ici un remede contre les
pucerons, publié par un journal hortiMle. Que n'a-t-on
~as fait pou_r détruire les pucerons? f ,..rosages, fumigat1ons, le tout saos résultat, ou entminant des inconvénienls souvent pires q1-1e le mal. Les fumigations de tab~c, par exemple, qui tuent les pucerons, tuent quelquefo1s la plante, et, daos tous les cas, remplissent la serre
d'une atmosphere empestée. Un amateur, qui ne se
nomme pas, a eu l'idée de recueillir, daos son jardin
une vingtaine de cGccinelles; il les mil dans sa serre et'
en trois joúrs, les pucerons furent dévorés, et les pl~te~
attaquées reprirent leur vigueur. « 11 faudrait, ajoute
le narrateu_r de cette Saint-Barthélemy di! pucerons arrivera élever artific1ellement ces intéressants petits 'animaux. ,&gt; La domestication de la coccinelle, voila une
question qu'il faut renvoyer ala Société d'acclimatation •
mais la Société protectrice, qu'en dira-t-elle •
'
Un mol, eu terminant, sur une question qui intéresse
les cultivateul'8 et les ménageres. 11 s'agit des reufs. Un
petit journal auquel je suis fort attaché, la Ga:.ette du
village, vient de publier, sur les reufs de poules, une petite étude tres-intéressante. On y dit ce que pese un reuf:
son poids varíe de 50 a 88 grammes. Les plus gros nesont
pas lPs meilleurs. La qualite des reufs est tres-variable.
Les reufs ae voliere, bien soignés, $00t gén~ralement plus
délicats que les reufs de poules vagahondes, dont la principale nourriture consiste en vers et en lar\'eS. Quaud on
veut manger d'excellents reufs a la coque, il faut done
conserver les pondeu•es en bas•e-cour fermée, et les
nourrir exclusivement de grai11 et de verdu_re. Les reufs
de ponles qui ont glané le nouveau grain daos les champs
récemment moissonnés, sont de premiere quahté; dans
ce cas, le grain ahonde, et la poule dédaigne de rechercber les insectes. Les renfs de poules habitant les montagnes sont plus savoureux que les reufs de poule de la
plaine. Lorsqoe le jaune de l'reu_f est foncé, cela indique
une poule qui a mangé de l'herbe. Enfin, les poules
nourries au_ mo)'en de vermisseaux, de hannetons,
d'escargot.s, de vers a soie, roort.s ou malades, pondent
des reufs d'un gout détestable. On d1t que les reufs clairs
c·e~t-a-dire non fécondés, sont mal•ains; ilil valent au~
tant que les a11tres, mais ils se con~ervent moins bien.
Je ne connais qu'un seul mo)"en de conscrver les
reufs frais : il a été inventé par un négociant du Mans.
On en&lt;luit l'reuf d'une e~pece de Yerni~ a ba•e de térébenthine. J'ai conservé, ainsi préparés, des reufs pendant
huit mois. Mangés a la coque, la légere odeur de térébenthine qu'exhalait la coquille était assez dtlsagréable •
mais l'reuf était tres-frais. Sur le plal, ces mufs étaieu~
excellenL~.

n'ont qu'u_n seul inconvénient : ils ne conservent pas.
VJCTOR Bl)Rli:.
~

llP&amp;OITIOJ

om us PROYIWCKS DO XORD DO IIIIOOK
{NOEVO-LEON

ET COUABl'ILA.)

ISuit•.)

r

Sal hilo, !t aotlt I S64

[le Matehuala a Saltillo, la distance est

a peu pres de

60 a 70 lieues, a traver• une immense plaine inculte

imprégnée de sub~tances salines, et daos laquelle o~
trouve, en abondance, le carbonate de soude. On ne
peut, du reste, mieux comparer cette plaine qu'au dé~ert algérien : au loin, a l'horizon, s'étendent de hautes
montag-nes entierement dénudées, pas un arbre, et, a la
place des touffes de l'Alpha algérien, des toulfes d'une
grande bruyere a fleurs blanches, et d'une plante connue sous le nom de Saladilla.
~n sortant de Matehuala, du coté du nord, la campagne est encore cultivée en mais, ju_squ'a une lieue
c'est-a-dire jusqu'au petit et misérable village de Ojo
Agua. La, commence la grande plaine dont nous venons
de parler plus haut, puis, a cinq lieues plus loin on
trouve la petite vi lle de Cédral, jadis importante pa/son
minerai d'argent, mais aujourd'hui bien déchue. La ville
a pourtant des rues larges, droites, mais non pavées
des maisons a un rez-de-chaussée, quelques-unes gran~
des et autrefois belles, mais u'avant pour la plupart
'
d' autre ouverture que la porte, •laquelle
est toujours'
close : aussi croirait-on etre daos une ville dont les habitanls auraient abandonné leurs pénates! Du soir au
ma_ti_n, on ~encontre tout au plus quelques etres, pales,
cbet1fs, qm constituent la population de Cédral; - ils
sont tous employés a transporter le précieux métal, a le
broyer et a le laver.
Non loin de Cédral, mais tout a fait au centre des
montagnes de la Sierra Madre, est la ville de Catorce
qui, ~ans le principe, était tout simplement un gisement
de mme appelé Purissima Concepcion de Alamas de Catorce, en 1773. Sa découverte est due, sPlon les traditions, a un negre, iequel ayant couru inutilement tout
u_n jour, daos la montagne, apres un cheval écbappé se
trouva surpris par la nuit, au sommet du cerro de
torce Viejo (ainsi appelé parce qu'il avait autrefois serví
de refuge a une cuadrilla de quatorze voleurs). Ayant
froid, le pauvre ncgre fit un grand feu toute la nuit et
l'on peut juger de son étonnement, lorsqu'en remu¡nt
a la pointe du jou_r, son foyer, il y trouva un morcea~
d'argent.
En 1778, Don Dernabe Antonio de Cepada, apres avoir
recherché, pendant plusieurs mois, quelques veines de
p1inerai, en rencontra une, appelée Veta grande dont
il tira un million de pesos.
'
Le pr~duit moyen des mines de Catorce, a cette époque, était de 2 a 3 millions de pesos par an. Aujourd'~ui encorP, la principale mine est celle de Dolores, situee nu nord-est. Les de1u premiers mineurs furent
lldefonso Diaz Iéon et Javier Martin · leur filon atteignit
une extension de l 9,000 vares.
Les autres mines sont celles de Seceno, a 80 vares·
celle de la Escondida, a 240, el celle de S. Ramon a370'
La mine de la Purissima, située a l'est-sud-est'de Ca~
torce, antique propriété du colonel Obregon donnait un
produit annuel de 200,000 pesos.
'
La chaine de montagnes de Catorce est un rameau
de la Si11rra ]ladre : les richesses métalliques de cette
montagne occupent une superficie de 7 a 8 licues. On y
trouve, en outre de !'argent, l'amiante, la serpentine et le

d;

Ca-

cinabre.
La vi lle de Cato-l'ce est située ~ur une montagne aride·
elle ne p~ssede qu'u~ s~ul édifice : la Parroquia, qni
appartena1t aux franc1scams. - Catorce, situé a 2,füíOm
au-dessus d11 niveau de lamer, a un c!imat froid; il y
tombe pourtant rarement de la neige, mais il y gele
fortcment.
Oe Catorce, un chemin pavé comme les anciennes
voies romaines, parl a pie du haut de la montagne et
C')11duit a !'hacienda de Vantgas, remarquable surtout
p~1: ses sources d'ean thermale, dont les propriétés méd1c111ales sont nombreuses. Vanegas est situé aux pieds
d'un petit cerro en forme de cune isolé au milieu de
l'immense plaine qui conduit a Saltillo ': ce petit cóne
es• terminé par des colonnes en basalte. Unr i,oprce

I •

�L'JLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
pcu rultivJes, mais nourrissent un grand nombre de

i,reur~ et de chevaux.

i1o1Jv1111u1 11111nsT1E1111 1T~Ul!N,

Le lcndcmain, l'cscadron se remettait a la poursuite
de la guérilla, prenant la route &lt;le Chihuahua, par
p,aras, tandis que le o• escadrou, apres une marche
de nuit de seize licues, arrivait a Agua Nueva, a sept
¡¡eucs de Sal tillo et ~ix de Buena-Vista, ou se trouve Je
quartier géneral d'Ortega. Cet escadron surprend, a
cinq hcures du matin, le régiment &lt;le los fieles de
l{'de1)1)-Leo11, lai tue vingt hommes et fait six ¡¡risonniers : un cha,&lt;,seur d'Afrique, nommé Vincmt, est
tué, et le capitaine commandant Micarcl gricvement
bles.,c,
Le 17, la division Castagny arrive a !'hacienda de
Apa .Xueva: la on apprend qu'un général de l'ancien
goo,erneur de Nuevo-Leon, Viam,ri, le général Quiroga est entré a Montel'ey, et qu'Ortega et Negrtte abandoooent au plus ..-ite leur posilion fortifiée &lt;le la Angostura, adeux lieues de Saltillo, position au moyen
de laquelle i's espéraient arreter l'armée fran~aise.
La Anaostura est un déíllé domin~ par 1me petitc
mootlgne, ~ur laquelle est un fortin : Ortega y avait
amuncelé des munitions et descanons f(U'il abandonna
daos sa fui te précipitée. - C'est a la An 0&lt;&gt;03tura, c1u'en

· ,. ALl'IIOXSR DR L4 MAII.\IORA, Pllli.SlllRNT Dll CO~SF.11..
LF. GKN~IIAL

i84&lt;l, un général américain b1ttit complétement les
llexicains rrlranchés.
Le 20, le général Castagoy fait son entrée· aSallillo
que venait d'abandonoer Juarcs pour se sauver &lt;lau;
le Chihuahua.
Saltillo, appelée aussi, par un décret de 1'État de Cohuhuil ,, Cuidad de Leona Vicaria, est une p~tite ville
proprette et assez bien située. Ses rues sont droites
et larges. Les maisons, excepté quelques-unes sur
la ~lace principale et daos la grande rue qui 'condmt a la route &lt;le Mon!erey, sont de médiocre construclion. La Parroquia et une maisoo appelee le Palais
&lt;lans laquclle résidaient les autorités de l'État, son;
a~ez remarquables.
Su/tillo est le point de transit du port de Matamoros
pour les vi lles de Monterey, Duranao et Zacateca&amp;. '
A l'ouest de Saltillo, et séparé seulement par une
gran?e rue, cst le pueblo de Tlaxcala. Ce pueblo fut
foode par un_e colonie de Tlaxcolie,is que les Espagnols emmenercnt au quatorzicmr. ~icele pour Jeur
gervir d'auxiliaircs contre les Thichimequcs,'qui avaient
détruit les établissements- fondés ¡&gt;ar les conquérauts
en 1582. - Ce ful le vice -roi Don Luis de Ve/asco
.
'
qui, en 1502, emmena cette colonie, composée de

ilPÉDITION DANS US l'ROVINCES DU NORD DU MEXIQUB. - ROUTE DE MONTER&amp;Y : SALTILLO, aiége do gounrnemeut de Juares, jusqu'au !O aoüt 18M.

abondanle et déhcieuse, chose si rare au milieu de ce
desert, sorl des tochers silués non loin de la source
d'eau thermale, forme un petit lac ombragé de vieux
trembles, et sert..a'abreuver les nombreux troupeaux de
breufs et de chevaux errants dans les montagnes.
Le 8 aout, toute la division du général de Castagny est
réunie a Vanegas. Un colonel polo1dis, du nom de Tabagensky, commirndant une guérilla de soixante-dix

hommes, fait défcction complete et ,adbere a l'empire. voirs d'eau; a une heure de la nuit, la petite colonne
Apres deux jours de repos, la colonne se porte au ran- arrivait a El Sal/lao, grande hacienda fortifiée, eotonree
d'eau salée; elle repartait trois heures apres, passait &amp;Q
cho de L·is Anim 1s. - Le méme soir, un e.;cadron de
chasseurs d'Afrique ainsi qu'une compagnie du 7° batail- petit village de S. Salva•.lor et arrivait a !'hacienda de la
lncarnatio11, aprcs quarante bcures de roare,he.
lon de chasseurs a pied, quittent suhitement le camp,
La Jncamation, que venait d'abaodonner au plus ,ite
pour aller tomber, apres une marche forcée de treute-trois
la guerilla de Naranjo, fait partie du territoire de C.·
lieues sur une guérilla commandée par Naranjo, lequel
hulla : c'est une grande hacienda dont les terres sont
a pour mission de détruire toutes les norias et les réser-

11. LANZA, IIINISTRE DE L'l:'lTRRIF.l'R.

l U B&amp;R0:'1 NATOLI, 111:"IISTR&amp; OE L'l:'lSTRt:CTION l'UBLIQUB,

)l. SELLA, MINISTRB DES FINANCF.S.

M. LE GENÉllH COllTE l'ETITTI, MINISTIIE llP. LA GUERRE.

Al. J. VACCA, IIINISTI\B DB LA J¡;sncs.

11. JACIXI, IIINISTRE DF.S TR, VAUX PUBLIC~.

quatre cents familles. Aujourd'bui, le pueblo de Tlaxcala est
coa,ert de jardins bien arrosés
et dans lesquels prosperent les
ubres fruitiers des terres froides et tempérées. Le climat de
Sollil/o est plutót froid que
~d : les hi vers y sont assez
hgoureux; daos les autres sailOns, le ciel est toujours pur.
Acmr.1.E Crnot.

LI CABlHKT LA IIARIIORA

r Le nou,·eau

ministere itaien, malgré son caractcre
'81entiellemeot transitoire
1'
_est formé daos des condi-'
lions lelles, et se trouve ap-

~

/

~-Y~
M. TOIIELLI, MINISTR&amp; U&amp; L'AGRICULTLRR llT IJU COIL\IBRCl!.

M, VISW~TI VENOSTA, t;X-MINISTRR DES AFFAIIIES i-:TIIANGERES

ll'aprea lea pbotograpbiea de IU. llurua, et llurer.

•

pelé a présider a des acles
d'une si haute gravité, que la
rcvuc des personnalités fort
diverses &lt;lont il se composP.
offre un intéret tout particulier
de circon,tance. - 11 ne faut
pas chercher ici un parti liicn
caractérisé, arrivaot au pouvoir a la suite d'une viotoire
parlementaire, et constitua11l
un grou¡ie compacl et homogcne. Appelés, dans un momcnt de tronble indescriptible,
par un général illustre, pour
sauver l'Etat en péril, cr~
hommes politique~, tri,·s I n
peu an hasard sur les 1,an, s
des deux chamhres, et nalurellement saos ¡?rancie cohésion
se sont cepcndant mis a l'ret.-'

�314

L' JLLUSTRATlON, JO lJ Rl', .\L UN l VERSE L.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

s~;

sion, etFerdinand TI le fitjeter en prison avec les
l'impot. Ali sujet d'un amendement pr~posé Pª: lui, et
vre :n-ec un zele tout a fait patriotique. lis ont a faire
que Je ministere refusa, l'ancien mimstre pnt feu et les Liborio Romano tt tant d'au.tres. Il n'en sorlit q,1
face a de grandes difficultés, d9nt les débats act~el\.ement
tlammes et attaqua M. Minghetti avec une force et une, pour J'exil, ou il resta dix ans, a Florence.
ouverts dans le Parlement ne sont que le prelude. -:-Rentré cbez tui en i860, quand la révolution de Silogique ~ui le désar~onnerent presqu~ et qui produisiEspérons, pour le bien de l'Jtalie, qu'ils sauron~ se temr
cile
eut contraint Fran~ois II a remettre en vigueur le
rent Je plus grand effet. A dater de cette mémorable
jusqu'au bout a la hauteur de la tache entrep'.1se.
statut
constilutionnel, M. Vacca re~ut l'offre du porte.
séance, M. Lanza abandonna la majorité et revint a ses
Le président du conseil, ministre des atfaires étranfeuille
de la j ustice, qu'il déclina pour travailler de tont
anciens amis du centre gauche (alljourd'hui le tiers-parti).
geres et de la marine, est ce meme gén~ra~ Alphonse de
son
pouvoir
au mouvement unitaire, qui entrainait
M. Rattazzi et tui :se donnerent de nouveau la main.
La Marmora dont les campagnes de Cr1mee et de LomNaples
a
l'annexion
avec le Nord. - ll accepta de la dicM, Lanza est un bomme tres-énergique et tres-integre.
bardie ont ;opularisé le nom dans l'Europe entie~e: 1~
tature
de
Garibaldi
la
charge de procureur générat pres
U possede une grande intluence danJ la chambre, q~i,
est issu d'une famille de tres-ancienne noblesse (lame
la
cour
de
cassation,
reprenant ainsi sa carriere judj.
depuis t862, Jui maintient la présidence de la comm1sportait le titre de prince de Masserano), et tou~e mili~aire.
ciaire,
si
longtemps
interrompue.
Appelé au sénat do
du budget. Reste a le voir a l'reuvre daus le poste
ny a eu \ongtemps, dans l'armée sarde, tro1s géneraux sion
royaume
d'Italie,
il
fut
nommé
aussitot
vice-président
si considérable et si difficile en ce moment de ministre de
du nom de La Marmora. Celui dont nous nous occupons,
de ce grand corps, 011 il exerce une grande influence.
arrivé a ce grade ¡)ar sa brillante conduite pendant ,la l'intérieur.
Sur le méme rang que M. Lanza, et d'une importance M. Vacca est auteur de plusieurs écríts, parmi lesquelg
guerre dei848, fut, au mois d'octobre. d~ l~ meme annee,
pulit1que et administrative au moins égale a la sieune, un opuscule tres-remarqué dans ces derniers temps:
appelé par le roi Charles-Albert au m1mstere de la guerse présente le commandeur Quentin Sella, chargé du sur la situation des provinces napolitaines.
re dans ce cabinet Rattazzi qui eut le courage, en mars
M. Jacini, ministre des travaux publics, est un des plus
portefeuille des finauces. Celui-la a fait preuve d'un déi84~ de recommencer les hostilités avec l'Autriche,
riches
propriétaires de la province de Crémone (Lombarvouement hors ligne en consentant a prendre l'héritage
plutót que de désarmer et de mettre le Piémont a sa
die).
11
se fit connaitre en i857 par un tra.vail sur la
de cet incroyable M. Minghetti, qui, apres avoir, en
merci, comme le conseillaient la France et l'Angleterre.
situation
de la propriété fonciere daos les provinces
outre des resEources du budget, dissipé un emprunt d'un
_ Apres Novare, ce fut le général Alphonse de _La Maritaliennes
de l'Autriche, qui lui valut d'etre rechercbé
milliard en unan et demi, laissait, au jour de sa retraite,
mora qui réorganisa l'armée et prépara l~s sohdes b~par l'a.rchidue Maximilien, lieutenant de l'empereur a
le trésor avec cinquante mille francs en caisse et tous
taillons de la Tchernafa et de San-Martmo. Au mo1s
Milan. En i859, M. de Cavour appela M. Jacini au poste
d'avril H\59, il quitta son portefeuille pour le comman- les services a découvert.
de ministre des travaux publics du royaume d'Italie.
M. Sella, arrivé tres-jeune au pouvoir (il n'a pas quadement en second de l'armée piémontaise, a la tete de
M.
Jacini ne garda ces fonctions que quelques mois. rante ans) par ses aptitudes exceptionnelles, appartient
laquelle s'était placé le roí. Apres l'armistice et les _conDaos la chambre, il était un des plus chaleureux partí.
a l'ancien Piémont. lngénieur tres-distingué, il fut d'aventions de Villafranca, M. de Cavour étant sorll des
sans du dernier minislere, qu'il a soutenu jusqu'a la fin.
bord professeur de mathématiques a l'université de ~u.affaires M. de La Marmora donna son noma l'adminisUn autre Lombard, M. Louis Torelli, est chargé de
rin. Sa carriere politiq11e ne date que de i 862, ou 1l
tration 'qui se forma alors, mais dont le p_résident réel
l'a&lt;&gt;riculture et du commerce. Ecrivain de talent, enaborda la députation. Plusieurs discours fort écoutés,
º mortel de l'Autriche, M. Torelli prit une part actile
fut M. Rattazzi, ministre de l'intérieur, q_m prépar~, p~r
nemi
sur des sujets spéciaux, un grand bon sens politique, une
son habileté et son énergie, les annex1ons de l ltahe
a l'insurrection de Milan, en mars i 8,48. ll fit ensuite la
remarquable facilité d'élocution, le signalerent a l'at- .
centrale, réali~ées au mois d'avril suivant.
campagne de Lombardie comme oíticier d'état-major.
tention de M. de Cavour, qui, peu de temps avant sa,
En i8M, l'ltalie ayant été partagée en grands comRéfogié en Piémont, apres tes revers, et naturahsé, il
mort, luí fit offrir un porteíeuille, qu'il eut certainement
mandements militaires, le général de La l\larmora fut
fit partie de la chambre des députés depuis iR49 jusqul
occupé saos la fin si soudaine de l'il\ustre comte. - En
pourvu de celui qui avait rnn siége a Milan. Quelq_ue_s
i86i, 011 il entra au sénat. ll parlait souvent, et était
i862, M. Rattazzi l'appela au poste de ministre des
mois plus tard, et sur la µriere pe~so~n_elle du ro1, 1\
toujours tres-écouté. Tres- lié avec M. de Cavour, qu'il
finances dans l'administration qu'il formait. M. Sella déalla remplacer a Naples le général C1aldm1 d:rns la ~eme
soutint envers et eontre tous, il prit une part active it. la
passa toutes les espérances que l'on avait fondées sur lui.
position. C'était l'homme qu'il fallait pour ces p,rovm~~'
rédaction du Risorgimento, journal de l'illustre homme
ll eslreconnu que s'il eut eu le temps de réaliser tous ses
fort peu gouvernables, et livrées aux tléa~ de 1~nar~h1e
d'Etat. Apres la guerre de i859, M. de Cavour l'envoya
intérieure et du brigandage.- En 1862, a la suite _d As- projets, la situation financiere de l'Italie ~erait, al'he~e commissaire civil en Lombardie. Depuis, il a été tour a
roruonte M. de La Marmora fut cauRe de la retra1te du actuelle complétement assurée, et la me1lleure peut-etre tour préfet de la Valteline, de Palerme et de-Pise.
p b·net R;ttazzi pour avoir fait illégalement arreter et de J'Eur~pe. 11 prépara. la concession des chemins de fer
Le département de l'instruction publique, enfin, a ponr
ca 1
,
f d.. napolitains a la maison Rothschild, si mal adroitementrefudétenir dans une prison de Naples les députés l or m1,
titnlaire M. le baron Natoli, de Messine (Sicile), sénateur
sée par la chambre (et la scandaleuse enquete BastoggiFabrizi et Calvino,. malgré les ordres réit~rés du minisdu royaume. M. Natoli, qui joua un role dans les événeSusani a suffisamment dit pourquoi et comment), celle du
tere, auquel il affirmait avoir entre les mams les preu:es
ments de i 848, fut un des citoyens exclus du bénéfice
crédit foncier italien au crédit foncier de France, et nomde la complicité de ces députés dans le mouve~ent mde \'amnistíe par Ferdinand ll, lors de la rentrée des
bre d'autres mesures de la meme portée. Les diverses plasurrectionnel : preuves que, le moment venu, Il ne pµt
troupes royales a Palerrue. ll resta en exil jusqu'en 1880,
ces italiennes avaient la plus entiere confiance en son
Revenu a la suite de l'expédition de Garibaldi, il occopa
cependant fournir.
.
Le général La Marmora est céleb~e _en Itahe par son haLileté, et il y eut trouvé un crédit illimité.
quelque temps, dans le cabinet du dict~teur,, le poste~
M. Sella fut un des députés appelés par M. Minghetti,
énergie, et par sa rudesse comm_e mm1stre de la guerre.
ministre des affaires étrangeres. Appele au senat, M. Ri•
apres la signature de la convention' du i5 septembr~,
C'est le Cr9quemitaine de~ parlls extremes. Il a re?r1s
casoli lui confia le portefeuille du commerce daos son
pour renforcer le cabinet. Aiosi que MM. Lanza, Bert1,
Genes aux Mazziniens apres Novare, et ~on nom ¡~~
administration. Depuis, M. Natoli a été préfet a Brescia,
Petitti, il refusa de s'associer anx ministres en charge.
pose singulierement a la m•Jl!itude. On sa1t que lo~squ 1l
et, en dernier lieu, a Mes~ine. C'est un homme de fa~m
_ Rentré aux affaires avec le général de La Marmora,
a accepté une consigne, il la fa1t respecter et executer
tres-courtoises, un parfait gentleman, dans toute l'a~
il est désormais le ministre des finances indispensable
jusqu'au bout.
.
,
.
de toute administration sérieuse, le seul capable de sau- tion du mot.
Sa spécialité militaire ne l'a pomt empeche de se fa1re
Tels sont les ministres actuels de l'Italie. - J'ai di~ ea
ver l'Ilalie de la ruine, et de procurer cet équilibre tant
commen~ant, que ce cabinet était essentiellement PtO_"
une place dans le Parlement.
désiré entre le budget des recettes et celui des dépenses.
M. Lanza, ministre de l'intérieur, est un gra~d-pr~visoire. En effet, son chef, le généri!.I LaMarmora,ad&amp;Le portefeuille de la guerre est confié a un officier de
priétaire de la province de Casal, qui a j~dis p~1s le diclaré, des Je premier jour, sa ferme intention de rela plus haute distinction, le lieutenant général comte
plome de docteur en médecine, pour avo1r un t1tre. I_l a
mettre le pouvoir en d'autres mains, aussitót que laconAugustin Petitti-Baglioni di Roreto. Né a Turin en i8t4,
vention du i5 septembre aura été votée et se trouten
cinqoante-six ans environ. Membre du Parlem~n: p1éd'nne des premieres familles du Piémont; sous-lieutenant
montais depuis la création, M. Lanza appartena1t a cette
en bonne voie d'exécution, du moin.s quant au transAen i8~i, major d'artillerie pendant la campagne de 1848,
fraction de la gauche qui, sous le nom de ~entre gauche
rement de la capitale. 11 est probable que la ruissioo de
qu'il fit brillamment, M. Petitti devint, en i853, secrét sous la direction de M. Rattazzi, fi.t al hance 'en i 852
constituer un ministere définitif sera confiée alors i
taire général de la guerre, sous M. de La Marmora, et
eavec uu,. de Cavour, et luí assura définitivement le pouM.
Ricasoli ou a M. Rattazzi, suivant les circonstaoees
. aida puissamment ce ministre dans son énergique revoir. Presque tous les bommes du centre gauche arr1qui
se seront produites d'ici la.
constitution de l'armée. Il fut chef d'état-major du meme
verent successivement aux affaires. M. ~anzadébuta ~~r
générat en Crimée et en Lombardie (1859). Apres cette
etre vice-président de la chambre. P01s, en i857, si_ Je
derniere
campagne, le général Petitti fut nommé présiLE MARQUIS VISCONTI · VENOSTA.
le portefe01lle
ne me trompe, M· Rattazzi lui fit donner
.
,
dent de la commission de délimitation des frontieres
de l'rnstruction publique. Des dissent1ments ayant eclat~,
Le marquis Visconti-Venosta, ministre des atl~
entre la Lombardie et le territoire resté a l'Autriche.
au commencement de i858, ·en_tre ~'. de Ca.vo.~r, ,P:és1étrangeres
daos le dernier cabinet italien, et signa~
L'année ·d'aprés, il remplit le meme emploi pour les
dent du conseil, et M. Rattazz1, mm1stre de
• ,,l mlerieur,
·
é frontiéres de la Savoie et de Nice. Il re~ut en outre di- de la convention du t 5 septembre, est Lombard de nmt:
ce dernier sortit du cabinet. M. Lanza, qm s eta1t rang
sanee et descend de cette illustre famille Visconti ..
verses missions diplomatiques, notamment en Russie.
du partí de M. de Cavour, en fut récompensé par la conLe général Petitti fut ministre de la guerre daos le régn¡ a }filan pendant le moyen a.ge et eut l'honneurdt
fi nce entiere du tout-puissant maitre de l'Etat. 11 cumula
cabinet Rattazzi. ll accomplit le grand acte politique de s'allier a nos rois.
mªeme bientot deux portefeuilles, en joignant'.a son déDévoué a la cau.~e nationale comme toute la noblell
la fusion des restes de l'armée méridiouale (volontaires
partement celui des finances.
.
\ombarde,
M. Visconti-Venosta, a l'exemple de ses coade Garibaldi) avec l'armée réguliere, acte anquel ses
Rentré daos la vie privée apres V1ll~franca, M. Lanza
patriotes
les'
plus distingués, quitta de bonne heure IOl
prédécesseurs s'étaient ob:tin~ment re~usés._ L'organisafut par les soins de M. de Cavour, le premier pré~ident
pays
devant
les persécutions de l'Autricbe. A.p~e&amp; aJ
tion militaire actuelle de l ltahe, que l on d1t excellente,
' se donna le Parlemeut italien. A la mort du celebre
assez
long
séjour
en France et en Angleterre, ou 1! éllque
l
. . é . lui est due en grande partie.
e
d'Etat
il
devint
un
des
cheís
de
a
maJor1t
qm
hom m
M. Joseph Vacca, garde des sceaux, né a Naples en dia avec profit les hommes et les instit~ti~ns, il ~ot ~
'
appuyait
le ministere
Ricasol!· Pl°:s tard' I·1 fiit une o~poi809, parcourut tous les degrés de la magistrature ju~ fixer a Turin, centre du mouvement 1tahen. Il sy
sition remarquée a l'admimstrat10n de M. Rattazz1,_ et
qu'en t848, époque a laquelle il fut nommé, par le m1- avec M. de Cavour, et étudia la politique ainsi que ladisoutmt
contr ibua fortement a sa chute. M. Lanza
.
. .
nistere constitutionnel, directeur au ministere de grace et plomatie sous ce grand maitre, qui, peu facile daos
. e dernier cabinet jusqu'au jour 011 M. Mmghe~t1 vmt
amitiés, avait cependant été conquis par le caractere _.
justice. Apres lesévénementsdu 15 mai, ildonnasadémisprésenter au Parlement la loi sur la péréquation de

¡

ll

érenx et la remarquable intelligence du jeune gent.il.
boonne milana1s.
On en vil la preuve au mois d'avril i859. - Le général Garibaldi avait été chargé de pénétrer le premier en
(.Olllbard1e, pour faire une diversion utile aux ¡,rojets de
)'état-major franco-sarde, et soulever les populations.
)(. de Cavour confia au marquis Visconti-Venosta les
importantes fonctions de eommissaire royal aupres de
ce corps d'a!'mée, avec mission d'organiser le pays au
(111' et a mesure de sa délivrance. M. Visconti-Venosta
s'acquitta de cette tache ardue avec un zele et un dé,ouement au-dessus de tout élogti.
Elu en t86i député au premier parlement italien,
)(. Visconti-Venosta fut appelé aussitót a faire partie du
comité diplomatique, sorle de conseil consultatif institué
aopres du ministre des affaires étrangeres. Il y déploya.
de telles aptitudes, une telle science du droit public, et
nne si parfaite connaissance des questions a l'ordre du
jolll' de la diplomatie européenne, qu'a la formation du
cabioet Farini (décembre i862), le nouveau ministre
desatlaires étrangeres, M. Pasolini, luí ofirit de devenir
son secrétaire général.
M. Visconti-Venosta accepta cette position, et le comte
pasolini s'étant retiré quelques mois ~pres, il lui succeda, et devint ministre titulaire des affaires étrangeres,
comme il l'était déja réellement de fait. - C'est en cette
qualité qu'il a présidé aux négociations avec la France,
el signé cette convention du t 5 septembre, que le Parlemeot italien discute en ce moment. Ca. DE LA VARgNNR.
o

CIIMl@faDCWJI fll\DIIIC&amp;LL

L'Opéra-Comique vient de se mettre en frais. Deu:x
pieces nouvelles en moins de deux semaines ! La premiere, a la vérité, n'a qu'un acte, et l'on voit peu d'aetes aussi l~gers. L'auteur a voulu montrer que les Ab,ents, quoi que le proverbe en dise, n'ont pas toujours
tort. Son béros, M. Eustache, que l'on trouve charmant
tanl qu'il apprend, a la ville, le métier d'avocat, arrive
comme un tourbillon, ravage le potager, casse les assiettes, apprécie mal les attentious de M11 • Suzette, et méconoail la délicatesse discrete de ses sentiments, en un mot,
blesse tout le monde. On voit alors ses défauts, qu'on
mil oubliés pcndant son absence Quant a M. Léonard,
qui est toujours la, et qui n'est qu'un sot, ces revirements
ne cbaogent rien asa pJsition. D'oi.t il suit que si les absen1s ont souvent raison, les présents ont toujours tort.
(!uelle que soit la valeur du théoreme de M. Daudet, il y a
daos sa démonstralion des scenes bien posées, et traítées
6nement. Son dialogue est naturel, vif, rapide, souvent
spirituel, sans que l'on puisse l'accuser jamais de faire de
!'esprit. 11 n'y a ríen, daos sa piece, qui ressemble a ce
qo'oo nomme au théatre une intrigue : mais elle passe
si lite qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer.
L'auteur de la musique est M. Ferdinand Poise, un
des meilleurs éleves d'Adolphe Adam. 11 rappelle sou,enl son maitre par la clarté de l'instrumentation, mais
il o'a pas, a beaucoup pres, sa facilité, son natnrel et
son abondance mélodique. Tous les morceaux des AblOII.! sontcourts, lres-courts, et la partition ressemble fort
ho album de chansonnettes. La plupartsont vives etassez piquantes. Quelques-unes ont de l'originalité. A ce
point de vue, il faut citer en premiere ligne une chanson maritime intercalée dans un duo· entre M. Eustache
et l. Léonard, et les couplels cha.ntés par ce Léonard :
Coiament voulez-vous qu'on aime? M. Sainte-Foy y met
une expession touchante, que l'on a vivement sentie et
lpplaudie comme il. convenait. Le vieux jardinier ra")
r.onte la dévastation de ses légumes et de ses giroflées
daos 11D petit air plein d'entrain, et d'un tres-bon comi•oe. faime moins une romance a trois temps chantée
par Eustache, dont lajolie voix et la bonne exécution de
K. Capoul ne corrigent pas la banalité. Il y a, au commeniementde la piece, un petit trio dont le rhythme est vif,
~ ou les voix sont assez bien disposées. Bref, la partiliondes Absents ne fera pas de révolution daos l'art, mais
~~ des parties agréables, et personne ne regrettera de
entendue. Elle est, d'ailleurs, fort bien rendue par
•~Girard et Révilly, MM. Capoul, Sainte-Foy et Nathan,
~sachant, comme on dit, leur affaire, et dont le liretliste n'a pas moins a se louer que le musicien.
~. Tresor de Pierrot se trouve au fond d'un puits; mais
~ &amp;lait jeté? Je crois que c'est Jean de La Fontaine.
, t ne ressemble pas mal au savetier du bonbomme,
cela pres que les usages de l'Opéra-Comique et le dé••
COrQn¡ d'un tbéatre impérialont e:rigé qn'il futjardinier .

;voir

.315 ,

11 est fiancé a la jolie Lucette, et la cérémonie du ma- trine, et il y a beaucoup de la dans le r~le du comte
riage doit avoir lieu dans quelques heures. Avant de d'Essex. On comprend facilement, d'ailleurs, cette prépasser son bel babit, il tire un seau d'eau poiJ.r arroser dilection de M. Fraschini. Achaque la qu'il lance dans l'esses lleurs, et amene une cassette pleine de pieces d'or. pace, les applaudissements éclatent a la fois de tous les
Le voila riche! Et aussitot il devient avare, cupide, cotés. Décidément, le public aime cette note; des qu'il
foar-be, déloyal et sot. ll ne songe plus qu'iL augmenter l'entend, il est traHsporté dejoie, et M. Fraschini suit Je
sa fortune, et manque brutalement de parole ala pauvre conseil de Bilboquet. A Dieu ne plaise que je !'en blame !
Lucette, croyant épouser la filie d'un richard qui est son
D'ailleurs, il chante noblement et avec une helle exvoisin. Lucette pleure, et luí adresse de tonchants re- pression certaines parties de son role, notamment son
proches dont il ne fait que rire. Florise lui préfere un air du dernier acte, dont l'andante est remarquable.
dragon, le luí dit fort nettement; et lui notifie qu'elle Il y a dans le role Elisabeth un grand air qui ne l'est
le traitera en Georges Dandin. - N'importe ! JI s'obstine pas moins. ll y a encore un trio dont le mérite est ina ne voir que la dot, jusqu'au morr¡.ent ou Lucette, en contestable. Le reste de cet ouvrage est banal. La fachabit de noces, traverse le théati:e au bras du dragon, ture en est savante, sans auc11n doute. On y reconnait a
qu'elle feint d'épouser. Alors il n'y tient plus : la jalou- · chaque mesure la main d'un maitre, mais rl'un maitre
sie réveille en lui l'amour, et l'amour réveille ses bons pressé par le temps, et qui se passe de l'idée, quand
sentimentsd'autrefois. Pierrot redevient honnete homme l'idée se fait attendre. Si, au lieu de jeter sur le papier,
aussi promptement qu'il avait cessé de l'etre. Mais pour- avec uue rapidité déplorable, pres de quatre-vingts
quoi rejette-t-il dans le puits ce terrible coffret, qui a opéras, Donizetti se füt contenté d'en écrire trente, il
fait tant de mal? Un plus sage que lui se servirait de ce nous aurait laissé trente chefs-d'reuvre, au lieu de dix
qu'il contient pour rendre Lucette heureuse; mais les ou douze, qui, pour la postérité, composeront tout son
nouveaux convert1s poussent toujours le zele trop loin. bagage. A la véritél, c'est déja beaucoup, et tous les
Cette ceuvre légere de deux écrivains de talent et musiciens n'en pourraient pas offrir autant.
d'esprit, MM. Cormon et Henri Trianon, a fourni a M. EuL'Elisir d'arnore doit etre comptée, assurément, parmi
gene Gautier l'occasion d'écrire quelques bons mor- ses meilleures partitions. C'est la que les idées abondent,
ceaux, - un joli trio boufie : Toi qui guéris de l'amour, élégantes, gracieuses, piquantes, pleines de verve et de
charmante bouteille, etc.; un duo bouffe entre Pierrot et joyeuse humeur. 11 faut done féliciter l'administration
le dragon, duo p:us plaisant encore que le trio; un du Théatre-Italien d'avoir remis en scene M charmant
chreur de tailleurs qui viennent babiller Pierrot; un air , ouvrage, et d'en avoir donné le role principa a
du maitre tailleur, qu'on ne saurait écouler saos rire. M110 Patti. Aucune autre ne lui convient mieux. Elle est
Des gens qui aiment a faire parade de leur mémoire, la sur son terrain, comme dans Don Pasquale. Sa grace
diront peut-etre que le tailleur de Pierrot leur rappelle naturelle, son piquant minois, son regard expressif; son
celui du bourgeois gentilhomme, et que l'air qu'il geste mutin, tout ce qui caractérise son talent d'actrice
chante les fait penser a Grégoire. Mais je leur réponds est parfaitement a sa place daos le role de cette coque la scene n'en est pas moins gaie pour cela, ni la quette de vil\age, et il semble que ces cantilenes vives,
musique moins chantante. Enfin, il y a vers le dénou- légeres, sémillantes, et d'une élégance si peu étuiiée,
ment, lorsque Pierrot redevient raisonnable, un air : aient été écrites pour sa brillante voix. Quelle facilité,
Ainsi qu'u.n chien fidéle, ou l'auteur, qui est quelque peu quelle hardíesse dans les vocalises! quel!e justesse et
archéologue, a ressuscité les formes d'il y a un siecle quelles fines nuances dans l'expression ! Jamais cette enet demi, mais ou il a su mettre Ull chant expressif, des fant gatée de la na. ure et du public n'avait été mieux
harmonies distinguées et une couleur tres-originale. inspirée, et jamais elle n'aTait olas complétement réussi.
Tous les 111.orceaux u~ valent peut-etre pas ceux que je Tout París, - j'entends le·París dilettank, - voudra la
viens de mentionrier. Laissons-les en paix, et conseil- voir daos l'Elisir, et tout París l'applaudira.
lons a M. Montaubry de ne plus se charger de roles co1\1. Naudin la seconde bien. 11 ne trouve la que tresrarement l'occasion de forcer sa voix, et c'est tant mieux
miques, lesquels ne sont pas du toút son fait.
Le Théatre-Lyrique ne se lasse pas de traduire. JI a pour lui, comme pour ses auditeurs. M. Scalese (Dul~
pour cela d'assez boones raisons, que je ne dirai poiot, camara) parle son air d'entrée au lieu de le chanter, ce
parce que je ne veux désobliger personne. Violetta qui n'est pas agréable a tout le monde; mais il dit bien
vient done de remplacer Don Pasquale, dont le succes ses deux duos, quand il ne se laisse pas trop emporter.
élait épuisé. Violetta, c'est la Traviata de M. Verdi. On M. Antonucci n'a pas, tant s'eu faut ! une mauvaise v@ix.
l'avait chantée en italien le mardi, place Ventadour. On Quel dommage qu'il la mene si lourdement, et qu'il
\'a chantée en fran~ais le jeudi, place du Chatelet. Exécu- soit si souvent en mauvaise intelligence avec l'orchestre !
tion tres-soignée. Beaux décors, riches costumes. Chceurs Malgré ce petit inconvénient, l'Elisir d'amore a fait le
et orchestre manceuvrant a merveille, avec des nuances plus grand plaisir, et sera sans doute joué fréquemmen
et des finesses dont le Tbéatre-Italien ne se doute pas. cet hiver. 11 y a de tres-jolis chceurs. Or, les choristes
C'est M. Monjauze qui joue le role du ténor, qui s'ap- ont toujours chanté jusle, et n'ont pcrdu la mesure
pelle Germond dans la partition italienne, et dont j'ai qu'une seule fois. 11 faut prendre note de cettc amélio- .
oublié le nom franpis. M. Monjauze dit assez lourdement ration : depuis longtemps, le chreur du Théatre--Italien
\'a.ir a boire du premier acte, mais il a de la tendresse avait perdu l'habitude de ménager les oreilles du public.
dans la romance, ainsi que dans le duo du dernier acte,
Apres l'Elisir, on a vu le premier essai cborégraphi-•
et de la force dans le finale, 011 il commet les gros- que, - un divertiss,ment, si l'on en croit \'affiche. C'est
sieretés que vous savez. M. Lntz est chargé du role de une succession incessante de tab/ea'Ull) vivants, comme
Germond le pere, et l'on regrette vivement que ce per- on dit en All~magne, accompagnés d'une musique qui
sonnage ne tienne pas dans la ¡,iece une plus grande m'a semblé passablement monotone. Le tout a duré plus
place, car M. Lutz a une voix tres sympathique, un ex- d'une heure. M. Costa, l'auteur de ce divertissement
cellent style et beaucoup d'expression. M11• Nilsson, qui a prétendu, ne comprend-il pas qu'on cesse de se divertir,
débuté dans le role de l'héro"ine, est Suédoise, blonde, quand on se divertit aussi longtemps, et toujours de la
assez jolie, tres-distinguée dans toule sa personne. Sa meme fa~on? Dans cette immense quantité de tableaux,
physionomie révele du sentiment et de l'intelligence, sa il y en avait de fortgracieux: mais cela, autant que l'on
voix est fraiche, pure et d'un timbre charmant. Le mé- a pu en juger, ne se rattachait arien. Pas de fable dradium en est faible, mais le registre aigu a une sonorité matique, pas d'action appréciable, pas de seos, par contres-brillante, parce qu'elle ne fait jamais d'efforts. Elle séquent. J'ai bien vu une troupe de beautés a demi-nues,
vocalise avec facilité, correction, souvent avec beaucoup plus ou moins bien enjambées, et armées, qui d'une
de grace, et prononce nettement, - mérite qui com- harpe, qui d'une cithare, qui d'une palette, qui d·un
mence a devenir trés-rare, et qu'on ne saurait évaluer compas. Elles représentaient sans doute les Beaux-Arts.
trop haut. - Début tres-heureux et plein de promesses. Ces Beaux-Arts pre¡:¡aient des poses étranges, et levaient
M. Carvalho doit s'en féliciter a tous les points de vue. parfois les jambes bien haut -pour des Beaux-Arts. Au
J'offre de par1er qu'il ne fera point traduire Roberto milieu d'eux ou d'elles se promenait un homme barbu,
Devereux, qu'on vient dé reprendre au Théatre-Italien. portant pourpoint et haut-de-chausses, a la mode du
On y avait déja donné sans succes, en i 838, cette ceu- temps de Charles IX.... Que faisa.it-il la? Je n'ai pu le
vre hative de l'expéditif Donizetti, qui trop souvent deviner. Il m'a semblé ne songer qu'a boire. Je crois que
cueitlait le fruit ava.nt qu'il ne fut mur. Quelle in- Y. Bagier a été, cette fQis, assez mal serví par des arfluence s'est trouvée assez puissante pour la faire exhu- tistes qui connaissent ras encore le gout fran~ais. Il
mer apres vingt-six ans? C'est, dit-on, celle de M. Fras- nous faut des choses qui aient un sens. 11 nous faut une
chmi, et je n'en serais pas étonné, car M. Fraschini pa- piece, une action, une histoire quelconque. Autrement,
rait aimer pass1onnément a pousser des la de poi- les jambes les plus belles du monde et les plus agites

�L' lLLUSTRATION, JOURNAL UN lVERSEL.

316

1/ ILLUSTRATION, JO URNAL UN IVERSEL.

3i7
vrant au mouvement industrie! 'cteños jourS:et
se transformant d'une
fa~on si complete, nous
songions a ce fantome de
forteresse qui avait glissé
devant nos yeux. Derriere la Valladolid moderne,
nous avioos vu la ville de
Philippe U, et plus loin
cncore, dan~ le passé, la
vieille cité du moyen agc.
Nousévoquions dansnotre
mémoire tous nos souveoirs sur la vieille Espagne, toujours en armes,
couverte de castillos, luttant incessamment contre l'ennemi commun, le
\laure, qui l'avait envahie, et voyant combattre
sur tous les points de son
vaste territoirc ses barons
et ses comtes: lutte de dix
siecles et plus, qui fi t de la
péninsule une tcrre gucrriere, hérissée de villes
fortes et dech:Ueaux. Nous

U CHIIIK DK FER
¡¡..,NS t,ES PYRÉNÉES,

(111' article).

ont hicntot dit tout ce qu'elles avaicnt a
dire,ctnc peuvent plus queserépétcr. Done,
si Al. Oagier vcut absoment nons prendre
par les yeux, il fera bien, amon avis, denous
dunner de pelits ballets pantomimes courts
et amusants, comme le Marché des Innocents
ou Diatolina : mais il ferait mieux encore,
dans l'iotérel de sa Lourse, de nous pl'endre uniquemeul par les oreilles. On ne lui
demande que cela.
Les concerts dn Cirque Napoléon ont
recommcncé. . L'aftluence y est aussi

AVILA.

L'l!SCURIA L.

GRANOS TUNNl!LS DE GUADARRAIU,

avec un plaisir extreme l'ouverture des Joyeuses
commeres de Windsor, charmante composition de ce
Nicolai qui est mort, il y a peu d'années, apres
avoir été longtemps chef d'orchestre, puis directeur
du tbéatre italien de la capitale de l'Autricbe. L'ouverture des Joyevses commeres de Windsor est savammenl écrite, et néanmoins tres-chantante. C'est la
facture allemande appliquée a la mélodie italienne.
11 résulte de cette combinaison que la science n'est
amais lourde, et que la mélodie n'e~t jamai~ frivole.
L'assemblée a vivement applaudi cette reuvre charmante, et. l'a bissée tout d'une voix. Un tel soeces

grande que l'année derniere, l'auditoirt
aussi avide, aussi attentif, aU$Si entboosiaste. Ce sont toujours [les graods sym.
phonistes allemandR qui en fünt les frais,
et l'on comprend que 1:i. critique n'a plus
a s'occuper de la symphonie pastorale ou
de l'ouverture d'Oberon, sinon pour at.
testi:r que ces chefs-d'reuvre oot été dignement rendus. Mais elle doit applaadir
aux efforts que fait M. Pasdeloup poor
agrandir et varier son répertoire. C'esl
ainsi qu'an sccond conccrt on a cnlendn

Si Je platean pittoresqne et dénudé de la Manche el des deux Castilles
ne nous appelait a luí,
nous oous arreterions, au
sortir de Burgos, achacun
de ces Pueblos gracieuseDlentassis sur le penchant
des coteaux ou endormis
an fond de leurs vallées,
aQuintanelleja, a Estapar, a Quintana, a Torqnemada, dans tous ces
,illages situés au milieu
des jardins arrosés par
!'Hormaza et l'Arlanzon.
)lais il nous faut aller en
avant; aussi bien n'est-ce
pas la encore l'Espagne
,éritable, avec ses paysages séveres et gran dioses;
p85$0ns done, franchissons

LOPHORINll SUl'ERBI!.

VIADUC' DR RO8LllDO.

ARRIVIÍE A MADRID

encouragera sans doute M. Pasdeloup a ces tenla•
tives au:xquelles l'art a tout a gagner.
On m'annonce la mort réceute d'un digne artiste
que nous avons tous r.omm, et 11ui s'était retiré a
Bordeaux depuis dix-huit mois seulement. M. Rbeil
éíait un musicien tres-instruit, excellent barmoniste,
pianiste élégant, babi le accompagnateur et lecteuri•
perturbable, bomme aimable, homme de bien, el doal
le caractere était aussi correct que le talent. Tous 111
artistes parisiens qui ont eu avec lui qnelques relations personnelles le regretteront fincerement, el
honoreront sa mémoire.
G. HtouET,

JlUllAbE.

Cardenas en race de Rubens.
11 était tard quand nous
quittames Valladolid, et la
nuit se faisait lorsque nous
arrivames, quelqucs heures
apres, a :Médinadel Campo;
l'obscurité n'était pas tellement grande que IJOUS ne
pussions apercevoir devant
nous, comme une masse
noire, les ruines d'un castillo; c'étaient les restes de
la Mota, cette vieille fortcresse ou · César Borgia fut fait
prisonnier, et ou mourut lsabelle ¡re : la dernicre chose
vue dans une jtiurnée de
voyage et celle sur laquelle
s'arrete l'espri,t. Oubliaot
done Valladolid avec ses
monuments et son musée,
avec Philippe II qu'elle vit
naitrc et Christophe Colomb
qu'elle vit mourir, sentant
tomber une a une les pensées qui ava\ent plus ou moins longtemps séjourné ¡lan_s
notre cerveau a la vue de cette vieille capital(} envahie par l'activité et !'industrie modernes, s¡ou-

Duena, et Cabczon, et arretons-nous quclques hcures a Valladolid, l'ainée ~ apres Tolede, des capitales de l'Espagoe, la vi lle préférée des rois, jusqu'au moment ou Philippe II, nolez que ce rei est né a
Valladolid, - installa la
coor a Madrid. Le roi
temble avoir pris acreur
de se faire pardonner
toningratitude enverssa
filie natale; Valladolid,
reconstruite, réédifiée,
loteu grande partie son
ltD'fJ'e. Elle lui doit sa
cathédrale, dont Herrera avait voulu faire
llDe rivale de SaintPierre de Rome son
église de la Cr;z, sa
Plaza Mayor, aux vastes
galeries dallécs aux
. aquatre'étages
18aisons
de balcons, qui devaient
!enir de modeles a la
place de Madrid. Valladolid a un musée
tomme presque to ules'
les ,mes de l'EsP.agne,
lllle réunion &lt;les toiles
les plus médiocres et de
cbels-d'oouvre : Basch a
~ du Bronzino, RiGravures tirées de l'ounage de M.
'alta aupres de ~furillo,

Arlhur Man,in, t'Ai1· et le JC011.de aérie11, éJité par M.

•.

--

\. J!,, )?~c1)
e:
-

:..-&gt;

FULGOHK PORTE-CHA1illHLE \graua nat.)

nous eoJormlmes, et, r l vaot de ce passé; les imagcs du
Cid, d: Sanche le l•'ort, de Piene le Justicier, chargés de
leu.rs armures d'acier, traverscrcnt nos songcs.
La voix d'un cmployé
d'uoe statiou nous réveilla aux premiers
rayonsdujour: elle criait
Avila ! Lorsque. nous
evamcs les ycux, nous
crümes que notre revc
se prolongeait : devant
nous, daus un pli de la
moulagnc, sur· un sol
nu, s'élevait, avec toule
la mine imposante et
flcre d'une cité belliqucusc du treizicme
,iccle, nnc Yillc enser-•
n;e dans ses murailles
commc un chcvalier
dausson armure. Avila
' 5c drc~sait, élevant sa
tete au-dessus de ses
l'ortiflcations et coilfée
de sacouronne de tom·r,
Pas un mouvemcnt, pas
un bruit autour d'elle.
Nous nous arrctames,
laissant nos compagnoos poursuivrc leur
routc, et nous marchames seuls pendaot pres
d'une dcmi-heurc vcrs
Alfred Mane et fils.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEt.
Ainsi, MM. Mathieu (de la Dróme), Raspail et co-;;;cette apparition qui s'était mootrée a nous aux premiers que s'éleve l'Escurial. L'endr9it est merveilleusement ponrroot se vanter d'avoir contribué, a leur mao·•1'11
choisi
pour
un
te!
palais
:
une
chartreuse
royale
daos
.
tcre,
rayons du soleil. Nous ne pouvions croire a une ville enaux progres de la sc1ence. Le malheur est qu'en me
un
désert.
Vous
avez
vu
saos
doute
quelque
beau
et
saichaotée, pourtantnous nous promenames quelque temps
temps ils propagent de nouvelles erreurs, des préjo:
sous ses murs, comme si nous n'avions devant nous qu'une sissant portrait de Philippe 11 par Titien; vous vous nouveaux sur un sujet déja si fécond en fansses idé
vision; no 11s tournions autour de cette enceiote, de cet rappelez ce roí terrible, énigmatique, qui garde, sous
De remede a cet engouement si stupide, je n'en ,:·
hexagone irrégulier,011 ni les hommes,ni le temps, n'ont son pourpoint de drap d'or, zébré de bandes d'argent, p_as d'autre que la diffusion, .trop lente hélas! des con~
encore ouvert une seule breche :nousregardions ces mu- sous sa toque noire que surmoute une aigrette de dia- naissaoces positives, elles-memes si imparfaites encore
railles, baties comme des murs cyclopéens en pierres poly- mants, sa physionomie sombre et ascétique; malgré le que la science possede sur les éléments du temps.
'
gonales; nous levions les yeux sur les tours arrondies, aux merveilleux talent du peintre, vous ne pouvez faire reL'air,
cette
enveloppe
mobile,
indispensable
a
la
vievécréneaux denticulés et profondément entaillés, sur ces vivre qu'a demi, daus votre pensée, le fils de Charles- gétale et animale, ce théatre _de tant de phénomenes ªllSli
murailles, portant en collerettes leurs machicoulis, nous Quint: pour le comprendre il faut entrer daos ce mo- mobiles et aussi variables que lui, est indispensable a
éloiguant avee un certain respect des gueules béantes de nument de granit, au corps de logis a six ou sept étages, connaitre pour qui veut se faire une idée un peu nette
ces forteresses, comme s'il en devait tomber encore le masse énorme, 011 le jour ne pénetre que par de petites des changements incessants du temps, et des causes
plomb fondu et l'huil~ bouillante. Quand nous nous fenetre~ écrasées: un couvent et une caserne. 11· faut probables de ces changements. Sa composition son
fumes bien assuré que ce n'était plus la une ville, mais marcher dans ces clo1tres a arcatures basses et tristes, poids, sa hauteur, la densité de ses couches, l'acti;n de
le cadavre d'une vi lle endormie, comme le Cid, &lt;lans son 011 l'ennui vous tombe sur les épaules, pénétrer dans la chaleur solaire sur les mouvementsde ses parties, etc...
tombeau, nous entrames, nous guidant nous-memes, cet intérieur d'église triste et nue, regarder, anpres des Voila autaot d'éléments dont il est impossible de sepastant bien que mal, dans l'écheveau de ces vieilles rues stalles du chreur, la place 011 s'asseyait le sombre roi ser, quand on veut, je ne dirai pas résoudre le probleme
et au milieu de ces constructions des temps passés. Apres d'Espagne. 11 faut enfin passer quelques instants daos mais se rendre compte de la difficulté de la solution. '
quelques détours, nous arrivames sur une place oü cette cbambre ou Philippe II rendit !'ame, les yeux fixés
Ce sont ces premieres notions qu'un vulgarisateur
s'éleve une église, église anx murs de granit. Des sur le sanctuaire de l'Église. Elle est comme prise dans bien connu des gens du monde ainsi que des homm~
lions'héraldiques, accroupis au portail, roogent les mors le mur de la uef; elle ne re~oit de jour que celui qui de science par ses précédents travaux, a voulu répande fer d'o11 partent des chaines qui les relient les uns lui vient de l'intérieur de l'église; ce n'est pas une dre sous une forme attrayante.
aux autres; deux statues, l'une d'uo homme, l'autre chambre royale, c'est une cellule.
Daos son nouvel ouvrage : l'Air et le monde Ufflll,
Depuis que Philippe II a fondé l'Escurial, le couvent
d'uoe fell!me sauvage, couvertes de poils, montent la
M. Arthur Mangin s'est proposé de mettre a la portie
est
resté
une
résidence
royale
pleine
des
trésors
de
la
1
garde de chaque coté de la porte. Les murailles, saos
des personnes qui n'ont pas de connaissance11 scienliflornements, auxquels ne sont appendus aucuns tahleaux, monarchie espagnole, d'ornements, de reliquaires, de ques étendues ouspéciales, tout ce qu'on sait de l'atmosont une nudité austere. Le sanctuaire est comme emhas- chasses, de lampes, de Uambeaux, de vases en or mas- phere, considéré aux points de vue physique, chimique et
tillé, le clocher est crénelé comme une tour. C'est bien la sif, ciselés et ornés de pierres précieuses. Bien que Ma•• météorologique. Tout ce qui, de pres ou de loio, touche
une église du douzieme siecle, digne d'avoir pour évéque drid ait en partie recruté les richesses de son musée na- a l'air, exige son intervention ou se manifeste daos son
tional de peinture parmi les tableaux que renfermait
~ de.ces pretres guerriers qui, auxjours de batailles, se
l'Escurial,
la galerie du palais n'en est pas moins en- milieu, est l'objet d'explications ingénieuses, rendues
c01ffa1ent du heaume et revetaient l'armure du checore fort précieuse; elle retient 1e voyageur bien des plus claires et plus attrayantes encore oar des fig•1res
valier.
beures devant ses toiles nombreuses. Quant a sa biblio- abondamment répandues daos le texte. M. Maogin n'a
Avila, perdue jusqu'a ce j"ur pour les voyaaeurs
theque, si riche en manuscrits orientaux, que la piété et point oublié la partie historique 011 anecdotique de son
éloignée qu'elle était de toute route suivie' est'oar&amp;ce a~
la magnificence des rois 1d'Espagne ont rendue •rne des sujet, et les chapitres oti se trouvent racontés, daos un
chemin de fer, comme retrouvée. Elle est l'idéal de la
plus précieuses du monde, si vous y etes conduit par la style vif, imagé, pittoresque, l'invention du baromelre, ·
place forte, de la ville inexpugnable du treizieme siecle.
curiosité, ou mieux encore par quelque sérieux iotéret les expériences aéronautiques et la découverte de la
Étrange contraste I C'est dans cette cité guerriere qu'une
d'étude, soyez plus beureux que nous, et que votre bonne composition chimique de l'air, offrent le plus réel intériL
sainte filie, !'ame pleine de l'amour éthéré et brulant
Une troisieme partie de i:e beau volume est consacrée
étoile vous mette en rapport avec quelque moine, nouvel
de la flamme céleste, vécut d'une divine extase. L'hon arrivé dans le cloitre, et qui sache vous guider au mi- aux habitants de l'air, Ji. ceux, du moins, parmi ces haneur, la gloire d'Avila, c'est une femme, sainte
lieu de ces trésors de la science, a travers cette biblio- bitants, que leur organisation a·plus spécialement destiThérese. Avila conserve de la sainte quelques restes
theque de manuscrits arabes, dont Casiri nous a donné nés a se soutenir et a se mouvoir daos l'air, aux oiseani
du mobilier de sa cellule. Sur l'emplacement meme
et aux insectes : c'est le monde aérien dont l'aotenr
un catalogue, devenu a ce qu'il parait inutile.
011 s'élevait sa maison, s'est fondé un couvent de
Une heure encore; passez les stations de Villalba, de passe en revue les individus les plus curieux, les types
carmélites placé sous son advocation. Le couvent a subí
Torreladones, de Las- Rosas et de Pozuelo, pueblos qui principaux. De sorte qu·apres avoir suivi des le~ns de
bien des transformations ; il a passé par les appropriapointent de temps a autre daos ce désert, et daos le physique, de chimie et de mécanique, le lecteur se
tions les plus di verses. Celle a laquelle Il est aujourd'hui
lointain vous apercevrez les palais, les clochers, les do- trouve avoir complété son instructiou scientifique par un
soumis n'est pas la moins singuliere de toutes. Il estdemes coupant la ligne de l'horizon de leurs silhouettes : cours, aussi agréable que savant, de zoologie.
venu un conservatoire de musique' et de déclamation.
11 n'est pas inutile de dire que l'Air et le.monde ahlM
c'est Madrid.
H. LAV@'..
Les ~utres établissements, !Ilis sous le nom de la sainte,
forme un beau volume, imprimé et illustré avec soin, el
~
ont été mieux respectés, tels celui de l'Incamation, 011
si, pour joindre la critique aux éloges qu'il mérite, j'asainte Thérese prit le voile, et de San-Jose, le premier
joute qu'uo certain nombre, parmi les gravures, me
L'AIR ET LE MONDE AÉRIEN (l).
qu'elle fonda.
paraissent un peu en dehors du sujet, ce n'e~t pas le
Nous reprimes a pied la route poudreuse qui mene
La pluie et le beau temps, le chaud et le froid, la public qui se plain dra de cet exces de désir de luí
d'Avila a la station du Ferro -Carril, 011 le train nous
A.lliDiE GUJLLDIJII,
neige et la grele, en un mot, tous les phénomenes mé- plaire.
prit apres une heure d'attente. La locomotive, a partir
~~
téorologiq ues, sont choses qui intéressent a peu pres tout
d'Avila, se lance daos la région du Guadarrama. Elle
le monde, et cela pour mille et une raisons que je ne
vole parmi ces roches amoncelées, ces montagnes jetées
prendrai pas la peine d'énumérer, par le motif fort sim- L'ALMANACH DE L'lu.usTRA.TI0N est en vente : s, pagel
daos les vallées, sur des remblais, dont quelques-uns
ornées de 78 gravures.
ple que tout le monde les connait aussi bien que moi.
mesurent jusqu'a cinquante metres dºélévation · elle
Prix
:
t
fr. broché et doré sur tranches.
Il n'est done pas étonnant que quelques prophetes a
s enfonce daos les tunnels forés daos le granit, bondist
fr.
25 par la poste.
longue échéance des variations et des vicissitudes atmossant de souterrains en souterrains de mille metres
pbériques, aient réussi a attirer l'attention de la foule
comme a Navel-Grande ou a Robledo, franchissant les'
sur leurs prédictions : un certain appareil scientifique,
sauvages et montagneuses contrées de la Castille.
un habile mélange des préj ugés populaires et des corrnaisASSURANCES SUR LA VIE.
Il_ est des pays qu'il faut visiter en voiture, 011 plutót
sances astronomiques; en fin, une imperturbable assua p1ed, lentemel'.l.t, relevant détail par détail chacune
L'attention publique s'est portée depuis quelque templ
rance devant les démentis infligés par les faits a leurs
de leurs beautés. Il en est d'autres sur iesquels il faut
sur une institution déja ancienne, mais que des événeprédictions hasar!olées, paraissent avoir détroné pour ja- ments récents et la polémique qui s'en est suivie OII
passer a vol d'oiseau, planer pour ainsi dire. La Castilla
mais les bons vieux prophetes des almanachs d'autrefois, grandement mise en lumiere.
Vieja, avec ses immenses horizons, ses solitudes coules Matbieu Laensberg de l'ancien régime.
Cómme pour toute chose utile, la publicité a fait ret'
vertes de roches bleues, bizarrement amoncelées, comme
Avouons, comme beaucoup d'autres l'ont fait déja, sortir les nombreux avantages que présente cette iJllli:
daos un cataclysme, avec ses vastes forets de sapins, est
que cette recrudescence de charlatanisme a eu du bon: tution; et il n'est pas aujourd'hui un pere de famille qll
de ce nombre. Nous doutons que les touristes les mieux
elle a secoué la torpeur des savants patentés, des météo- ne sache que, moyennant un prélevemeníannuel sur•
co~stitués, les enragés de couleur locale, ceux qui ne
rologistes de profession, etsi nous nesavons pasquel temps revenos, il pe11t assurer apres ·lui la tranquillité et 11
vo1eni pas saos quelques larIIles la vapeur s'emparer
il fera le t2 novembre {865, µar exemple, nous sommes bien-etre de ceux qui lui sont chers.
d~s pays classiques du pittoresque, regrettent ces temps
,Édifiés maintenant sur l'institution en général, il ~
arrivé~ du moins a connaitre, jour par jour, l'état du
a ceux qui en recherchent les applications, a faire
ou la vieille Castille se traversait en trois jours : tout ce
temps daos l'Europe entiere, nous pouvons prévoir la choix judicieux de l'établissement auquel ils con
panorama sauvage est de l'aspect le plus saisissant et
tempete qui éclatera demain. Grace a la promptitude des intérets aussi précieux, et nous croyons leur readlt
des plus curieux, mais a la condition de passer rapidedes télégrammes électriques, les cotes sont renseignées un service en leur indiquant une compagnie qui se 1P
ment
devant vos yeux. C'est d'un waaon
qu'il faut le
.
0
sur les mesures a prendre pour meltre les navires a commande par son ancienneté et les garanties qu'
vo1r, pendant le temps assez court qui sépare Avila
l'abri, et le nombre des sinistres va en diminuant de présente, tant sous le rapport et l'importance de
de l'Escurial : -quelques heures de plus, et devant ce
plus en plus, avcc le perfectionnement de !'admirable fonds social et delses réserves, que par l'honorabili\é
spectacle toujours le meme, vous sentez promptement
service météorologique aujourd'hui centralisé a l'Obser- hommes qui l'administrent.
aniver la monotonie et l'ennui.
La compagnie l'Union, établie a Paris, rue de la
vatoire de Paris.
C1est pourtant en face d'un de ces rudes et désolants
que, nº i5, compte aujourd'hui t.rente-cinq an
d'e:xisten ee, pendant lesquelles elle a fait ses pre11ves
paysages, s'appuyant sur le flanc du Guadarrama et
(1) Par Anhur .llangia. Ua vol. in-3•. - Toun, Alíred Mame, IH4,
regarda.nt sur la campa¡ne onverte devant 'lui
1

'

'

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

319

,empli ses engag?ments, non-seulement avec l'exacti- la rive gauche de la Marn u t
·
tude que le pubhc est en droit d'attendre de tout éta- 1 ch
. ~- ne orce motr1ce de i50,
blissement sérieux, mais encore avec t'équité et l'empreseva~Í marchant_nuit et JOur, met en reuvre cet énorsement qu'il désire trouver daos une administration ;e outi age de cyh~dres en granit, de moulins a sucre,
binveillante.
e broyeuses, de melangeuses, etc.

tout_a f~it remarquable, on inventait simulta11 ément la
fabmation du papier. Ce concours d'événements heure~- ª quelque chose d'extraordinaire, et semble prémed1!é pour annoncer une époque oti il était écrit que la
p~n~e~
pr~~dra1t des forces nouvel les, pénétrerait partout,
Cette com_pagnie revendique l'honneur d'avoir introu_n
cordial
d'une
nature
tout
hyaiénique
et
qu·
re?ene~era1t
en quelque sorte l'espece humaine. Les preduit la pr~m1ere en Fra~c? le systen'le de la participation a b
,.
º
'
i
des a..~ures daos le~ b;nefi~es de la compagnie, et c'est , ie~ son ~er1te, apres le repas, - nous en parlons m1~rs hvres imprimés le furent a11 moyen de tranches de
la seule encor_e qm_ l apphque en traitant ses assurés d apres_ des temo1goages irrécusables, - c'est la liqueur bo1s s~r lesquelles on avaitgravé enrelief et les caracteres,
comme ses act10nna1res, de telle fa,-on cependant 1
d~s .mome~ bé~édicti~s de l'abbaye de Fécamp, dont le et les 1~ages dont on voulait les accompagner. On ne
· ~'ont que 1~s benefices
' '
t ue
les P1:oners
de• l'association, saos
depot est etabh a Pans, i 9, rue Vivienne. Sa base spiri- se serva1t alors que de la brosse pour faire marquer les
jamais pouvo1r etre, attemts par les pertes auxquelles les tueuse re~oit l'ar?me des nombreuses plantes qui crois- lettr~,s et les dessinsenduits d'encre. On exécub. de cette
seconds sont exposes.
sent ~ans les fala1ses de la Normandie, et ces plantes y mamere la Bible aes pauvres en 40 planches, l'Ars moLa p~rticipati~n peut étre em_ployée a l'augmentation
riendi, t { planches de figures et i t planches de texte·
do cap1ta,I assure ou a la réduct10n de la prime; et meme sont mf~sé_es au moment de la séve ou de la floraison.
Jugez
ams1
_de
la
,s~:eur
et
des
effets
de
cette
liqueur:
le
Specu~u~ h~manm salv~tionis, 58 planches; l'Apoc:
les assures o~t la faculté de recevoir en argent la part
elle
~st
tomque,
emmemment
digestive,
et
d'un
gout
lypse
et 1Histoire de la V1erge. La presse inventée un
qui !e?.1" re~1ent, ~e telle sorte que le contractant retire
peu p!us tard, fut un grand progres. Le' premier ouains1 11ntéret de ses versements et fait un placement en exqms l
ou\me temps q_u'un acle de prévvyance.
vrage en caracteres mobiles date de l'année i454.
La ~o.mpagme ~' ?u reste, déja. fait a ses assoéiés onze
. A peine
, . ces. trois moyens de multiplier et d'orner 1es
HYGIÉNE PRATIQUE.
répartil!ons de benefices ~ont les résultats ont été des
l1vi:es eta1ent-11s découverts, que leur tendance a popaplus remarquables, comme on peut s'en convaincre en
_On n•~ pu percer encore le mystere du saYant chi- lariser
se manifestait. Les gens
, . les travaux de \'esprit
.
consaltant ses prospectos.
miste qm_ se cache so.us les initiales A. B. et qui a établi tres-r1ches, les grands se1gneurs pouvaient seuls achechez M. Bmet (29, 1'.º~ de Richelieu) le dépót de son Eau et ter les couteux manuscrits du moyen a.ge. 11 fallait une
de s~ Pommade vivifique. Ces deux produits ont été infortune royale pour réunir quelques centaines d'ouvra LEJouRNAL DES CREMINs DE FER publie chaque semaine ventes pour com~attre la.chute des cheveux et, au beges. Le texte, presque toujours écrit en latin traitait le
une corre~p?ndance financiere de l'un des plus émi- som,. pou~ le~ ~aire rena1tre; ils donnent des résultats
certams,_ mfa1ll~bles _et incounus jusqu'ici. - Avis a plus _souvent des matieres scolastiques, théoÍogiques et
nents pubhc1stes d'Angleterre.
,Cette corresp~n~ance, .qui, des son apparition toute nos lectr1c_es. qm sera1ent menacées de se voir prématu- ascét1ques i les_ poemes, les ouvrages d'imagination, les
de toute reuvres fac1les a comprendre formaient la minorité. Des
recente, a atttre 1attent10n de la haute banque vient ~é~ent pnvees de ces indispensable~ avantaaes
0
que typographie et l'art c\,e graver sur bois sont incompléter le cadre, déja. si complet, du JouRNAL D~s CeE- J0he femme.
Puissent-elles ne pas hésiter non plus daos l'occasion ve~tes, ~a ~roportion change. Les livres savants et absIIINS DE FER,
En effet, cette feuille, la plus ancienne de toutes co _ et s'empresser ~•avoir recours a M. Déjardin fils, pro: tra1t~ d1mmuent, reculent au second plan; les protient. ~es articles d'appréciatiou sur toutes lea v¡le! fesseur de prothese et de ch1rurgie dentaire (57, bou- d~ct1ons en tangue vulgaire, d'un intéret général, definanc1eres; e_lle donne également les rapports de toutes leva~d de Sébastopol); comme professeur, M. Déjardin v1en~ent plus nombreuses_, s'emparent de l'attention
les Compagmes et fournit tous les renseianements de est I auteur de plusieurs traités spéciaux daos soIJ art
et _nous n'avons pas ici asecommander ses ouvraaes' ~u~h_que. Cette révolution, comme le remarque tresBourse et de finances.
t&gt;
qui
sont t;es-répandus; mais en sa qualité de praticie~, iÍ Jud1c1eu~ement M. Didot, n'a pas eu seulement une
Des primes sont délivrées aux abonnés.
a compose u,ne Eau qui a la propriété d'entretenir et de {?'~nd~ importance au point de vue de la librairie et de
On s'abonne a Paris, 22, rue de la Banque.
10 fr. par an pour Paris; t2 fr. pour les départe- conserver daos tout leur éclat ces fretes ornements de la l ?1sto1re des beaux-arts, elle exer~a une influence cament~; i8 fr. pour l'étranger.
boucbe, d?nt l_a perl~ ou l'insanité déparent les plus p1tale ~u_r la htt~rature elle-meme. Tandis que les
grac1eux v1sage~; les resultats sont certains. Que n' a-t-on compo~1tLOns or1gmales, enfouies daos les bibliotbeques
~
~as te~té saos soeces contre de tels maux ! et quelle sa- des pr1_nces et des couvents, sortaient de l'ombre et de
t1sfact10n de rencontrer un remede presque infaillible ! la sohtude, les auttrurs furent conduits tout natuUN TlRAGE DÉFINITIF LE 28 NOVEMBRE
~elle~ent a s'occu_per, bien plus qu'ils ne l'avaient fait
Billets a25 centimes dans toute la Franoe
Jusqu alors, d~s suJets et des formes littéraires accessibles
LES Vrns ET srnoPs DE QmNQUINA ne contiennent jamais
Cb~z tous les libraires, débitants de tabac, etc.
l'ensemhl_e
~es príncipes que renferme le Quinquina; a tou~ le m~n~e, puisque tout le monde maintenant
La ires-importante et tres-intéressante
de ces prmc1pes, les uns manquent tout a fait quoique P?uv_a1t_ acquer1r leurs ouvrages. Les gravures sur bois
LOTERIE DES ENFANTS PAUVRES ET INCURABLES
sed~1sa1ent la foule, comme jadis les miniatures char~•une u~ilité abs~lue; les autres n'y sont qu'e~ proporma1~nt_les_ grands. Pour compléter cette métamorphose,
603 lots. - Gros lot, t50,000 fr. a gagner pour 25 c.
:10~ ~ou~ours variable et tres-restrei,nte. - M. LAR0CHE,
les ccr1v_ams _abandonnerent le haut style, renoncerent
LOTERIE MUNICIPALE VILLE DES ANDELVS
~ 1a1de_ de procédés dont il est l'auteur, est parvenu a
3!0 lots. - Gros lot, t00,000 fr. a gagner pour 25 c. mtrodu1re, daos un Élixir agréable et privé d'amertun:ie a 1~ vers1ficat1on; s'adressant au peuple, ils furent contramts d'adopter sa langue, la maniere la plus natu'
WTKRIE MUNICIPALE V1LLE DE SAINT-CLo'.lD et LoTERIE la totalité des principes actifs de cette précieuse ecorce.
relle de s'exprimer : ils parlerent en prose.
0RPBELINAT de l'Avenue au BEL-Arn d~nt le tirage
~'extrait ~ompl_et _de quinquina (ou Quina Laroche),
C?mme toutes les choses a leur début, l'imprimerie
de~tif est fixé au 28 novembre. '
presenté a 1Academie de médecine, a déja. valu a son
ava1t ª.~ors ~es procédés et des habitudes nahes. BeauLe BUREAu EXACTITUDE a placé ce qui restait de billets auteur, M. Laroche, les éloges les plus flatteurs. Aucune c?up d im_pr1meurs transportaient un faible matériel de
d'.one douzaine de loteries qui ne les pla~aient que diffi- pré~ar~tion gfticinale,,s~ ce n'est cet extrait, ne présente ';~le en v1lle pour le mettre au service des libraires, et
c'.lement, - et, tres-rapidement, ceux d'une vingtaine lareumon des plus prec1eux alcaloides des matieres rési- seJou_rna1ent daos uu endroit aussi longtemps qu'on ocda_ntres lo~eries dont il a eu la totalité des billets (32 lo- n~uses et _du tannin, substances auxquelles l'écorce du cupa1t leurs presses. Quelle différence entre ces typoPerou do1t ses vertus fébrifuges toniques et antiseptiter1es representant t5 millions de francs).
g~aph_es º?mades et ceux de nos jours, qui ont besoin
Il ~lacera aussi promptement les billets de ces quatre ques, et daos la thérapeutique son rang de remede in- d atel~er~ immenses' de nombreuses machines, d'un
tlemieres nouvelles loteries, surtout ceux des Enfants comparable. - Rue Drouot, t5, a Paris.
attu·a1l d1spendieux et de fonds considérables l
~es, loterie qui se recommaode par son but de bien~
Les ducs de Bourgogne, et surtoul Philippe le Bon
(IASallce genérale.
Parmi l~s diver~es ~ubstances tour a tour proposées encourag~rent ~es premiers le nouvel art. Pour enrichi;
Le BoREAu-EucrrruDE, qui a re~u sia: cent mille Jetet employees depms vmgt ans pour la fa bricatioIJ des sa. splend1de b1bliotbeque d'ouvrages en langue vultres de demandes de billets, re~oit de si nombreuses
dents artificielles, il en est qui offrent de nombreux et ga1_re, le fils de Jeau-sans-Peur avait fait traduire du
::mandes de _r~nseifnements, qu'il se voit dans la nécessité graves inconvénients. M. Georges Fattet auteur du latm plusieurs _liv_res célehres, notamment le Speculum
répondre 1c1 qu 11 est complétement étranger a toute
~raité de prothe~e. dentaire (255, rue Sain;-Honoré), et humana¡ salvationis, que Jean Mielot, chanoine de Lille,
antre _actuelle L0TERIE et a ces papiers a combinaisons
l un de nos prat1c1ens les plus distingués, se sert depuis translata _par son ordre enprose(ran~oise, des l'année i448.
~ s fra~tionnées, saos contróle ni limites, qui ont longtemps, lui, d'uoe nouvelle matiere tout a la fois Le Recueil des histoires de Troyes, composé par Raoul le
Paru le~ t1tres _les_ mots Crédit foncier, - Vi lle de légere et diaphane, et complétement inaccessible a l'aci- Fevre, son chapelain, en t463, sortit de sous la presse
.. , ma1s que na signé aucun des directeurs des ad?ité des aliments et des boissons; cette matiere peut vers i467. De tous les ouvrages écrits daos notre lanlllDistrations dont ils prennent le titre.
etre surnommée la rivale de la nature tant elle imite gue, c'est ~e premier qui fut imprimé. William Caxton,
le plus anc1en des typographes britanniques, employa les
la teinte et la transparence des dents n~turelles.
~emes c~racteres pour sa traduction anglaise de ce
~
llljGrice• a~ pro~es industrie\, Je chocolat n'est plus
hvre.Ilen commen~a l'impression aBrugesetlat .
t47t ' C
ermma,
Ollrd_hm un ahm_ent de luxe, et quelques kilos de
e~
' a ologne. En f475, le fameux Colard Mansion
ES5AI TYP0GRAPBlQUE ET BIJ!Ll0GRAPIUQUE
1C' précieux analept1que sont bien accueillis partout.
entreprit daos la vi!le flamande une série d'éditions tresSUR
dtp•. 1aune _fabrication qui_ s'est beaucoup développée
reche~chées ele nosJours par les bibliophiles et les curieux.
l,'HISTOIRE DE LA GRAVURE SUR BOIS
pazDIB f82? : une seule usme, celle de Noisiel, dirigée
Par1,s et Lyon devaoce,rent l~s autres villes du royaume
Par Ambroise-Fimun Didot (1).
,_,'Id M~mer, en prod~it annuellement pres de 5 mildaos I .usage des. caracteres mobiles et de la gravure
1
dire .e hvr~s (8,090 kllogrammPs µar jour), c'est-asur_ b~1s. La ca~1tale conserva un gout prononcé pour
~u m~m~nt 011 rart des miniaturistes allait ElispaD '1Dgt fo1s plus s¡u'on n'en consommait en France
la htterature latme et pour la littérature sannte en lanra1tre, ou 1on alla1t cesser de peindre lentement et
~ ~ quarante ans. Nous avons eu l'occasion de visi~ue vulga1re : c'étai~ le séjour de l'université; Lyon
pieusement des images sans nombre dans les livres
¡¡ Y a peu de temps, cet établissement exceptions
oc~upa _surtout ~es lmes populaires. Depuis les débuts
d'heures, les missels et les évangiles, le procédé nouL'~t nous en avons conservé le meilleur souvenir.
de
1emp~re , r?ruam, Lyon, comme le remarque M. Diveau, qui devait remplacer la vieille rnéthode,naissait en
paz de de Noisiel forme un vaste parallélogramme réuni
do~,. ~va1t ete un centre de civilisation pour la Gaule
meme temps que l'imprimerie, et, par une co'ineidence
,~ux ponts solides et élégants, d'un coté a J'ile de
mer1d1ona~e. «Favorisée par la supériorité de sa position
1
am vastes dépenaances qu'elle possede 'sur
(1) 1 vol. in-&amp;• i. deux eolonnes.
topograph1que, par sa condition de ville franche, elle

'.ª

ld

�L'ILLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.
,-oyait, au quinzieme siecle,
ses foires attirer une afOuence
considérable d'aebeteurs. La
typographie, une fois introduite dans eetle intelligente
cité, y prit un essor extraordinaire; les chilfres en font
foi. Daos les vingt-huit aonées r¡ui se soot écoulées de
1473 a 1500, on y compte
quatre-vingt-trrize imprimeurs, tandis que, pour la
meme période, le nomhre ne
s'éleve, a Paris, qu'it soixante-rlix-huil Les livres frao~ais, sortis coup sur coup des
prr.~ses lyonoaises, ~on t extremt ment nombreux.
« La gravnre s·acclimat..,
sur les bords du Rhone pmqne aussi vite que la typographie. Bienlót les imprimeurs
lyonnais ne publierent plus
gucre de Iivrcs fran~a is 411 i
ne fussent orn11s de gravnrc~.
11 en cst ainsi a partir ele
1484 environ, meme pour
leurs édilions prin, eps; de
plus, des qu·un livre fran~a,s
avait étP. pulJlié ailleurs san~
gravures, l'imprimerie lyonnaise s'en emparait aussitót
et lui donnait une nouvelle ·
vie, une nouvclle destination,
cu le décorant de son imagerie. 11
Ces détails imporlants et
curieux, que nous ti rons
d'un seul chapitre, donncront une idée suffisante clu
volume de Al. AmbroiseFirmin Didot. C'est une
reuvre exécutée avec la patience la plus méritoire, oir
ahondent des rensei¡rnrments de toute especc. L&lt;'~
i•nprimeurs, les dessina
teurs et graveurs sur lJoi~,
l ·s historiens et les amnteu rs des beaux- arts 11\:
pourront guere s'en pa~srr
désormais. lis y ,·erront
lraitées une foule de r¡uc~tions intéressantes a divers
litres; ils y apprendront
:,, FXC, L'AIIIUAL
commcnt s'cst fondé, com menta grandi, quclles vici5~iturles a éprouvées un art désormais populaire. La gra..
rnre rnr bois a pris de tcls développements depuis un
quart de siccle, on l'a employée a tant d'usages, le pulJlic y est si bien accoulum~, qu'elle forme maintenanl
110 auxiliaire indispensable de la typographie, qu'on ne
renoncera jamais adécurer de ses travaux uoe foule de
puhlicalior.s. Tout ce qui la concerne, tout ce qui a rapport ason histo,re éveillc done immédiatcment la curiosité. L'ouna~e de M. Firmin Didot y réussit d'autant
micu\ qu'il suit en meme temps les destinées de 1·1mprimcrie et celle$ de la gravure. En caracteres ordinaires, il composerait un vol ume de six ou sept cents pages.
Nous regrellons sculement que l'auleur n'ait pas joint a
son texte un certain nombre de planches qui auraient
montré les di verses phases de l'art 1ylographique, pcrmis de comparer les différents styles. La gravure sur
lJois ne pou,·ait nulle part ctrc cmployée avec pl•Js d'i.t
propos. Le savant historien a sculement reproduit les
monogrammes et les marques des artistes; ce n'cst pas
assez. Mais comme l'ouvrage aura une scconde édition,
M. Ambroise•Firmin Didot comblera saos doute cette
!acune, _malgré les dépenses considérables qu'exigeront
les spéc1mens.
ALFRED M1cmE1..s.

IIOM.AIJ\•V~S~O~S►S. -

ll'apm u11 ¡,vrtml de 11.

RÉBUS.

mort le 25 octobre. Joserta
Romain - Desfossés élait .
• G
ne
a. ouesnau (Fmistere), le 8
decembre ii98; entré ao
service a l'tl¡;e de neuf lll
·1
.
,,
1 comota1t, sur une ciistea
ce de soixante-dix ans, pres
~•un dcmi-sieclc de naviga.
tJon.
11 Pcndant de longuc~ an.
nécs, dil l'Opinion natio,!ale,l
laquelle nous empruntona cea
lignes, l'existence militaire~e
celui qui devait ctre un joar
le premier de notre marine
ful aussi ru¡le que stérile, e;
déja il avait parcouru plus de
la moitié de sa carricrc sana
que ricn pul encore hn faire
prcvoir a lui-mcme 11ue le
b,lton de maréchal de Fr3nce
dut éLre un jour la ré1·ompense de 5es services.
« lleureusement, enfiu, les
qualités eiceptionnelles qui
distinguaient le jeune officier
attircrent sur luí l'attention
du prince de Joio~illc, qui
exer~ait, a cette époque, !Ur
notre marine une inOuence
si favorable ; et des lors íranchissant rapidement les gra•
• des d'officier supérieur, le
commandant Desfo~és se
voyait, en i847, nommé contre-amiral, a l'age de 4!1 am,
apres une série non interrompue Je serviccs utiles.
« Séparé presque au~itot
par les événements de celui
qui avait étéa la fois son protecteur et son ami, l':imi•
ral Homain-Desfosséssutalon
1
concilier les devoirs de la re•
con naissance a vec ceux do
citoyen et clu mililaire. don•
nant ainsi un exemple biel
rare au milieu ,le nos lour•
mentes populai1·es. 1&gt;
Peu de tcmps aprcs, appelé
a siéger a la Chambre par
nos populations du littoral
breton, auxquelles il apparlcnait de crour et de naissance, il commen~ait sacarriere politique et adminitJules lla,el,
tralive, qui ne ful pas !01
moindre litre de gloire. En effet, tour lt tour dépnti,
ministre, conseiller général, sénateur, l'amiral Homain:
Desfossés eut saos cesse a tache de se montrer l'apt9
et le soutien de nos gens de mer, dont il était a la fais
le représentant et le chef; et si, imbu des idées dt IGII
temps, il ne crol jamais possilile de les affrancbir ff
plus injusle des servages, au moins prit-il pour 1111&amp;
constant de sa vie et de ses etlorts ó'attircr les fueun
et la sympathie du pays sur ces victimes sacrifiées d'¡.
vanee asa prospérité et a sa puissance.
Au momcntde la guerre d'ltdlie, l'amira: Romain-Ddfossés, alors vicc-amiral dep•Jis l'année i853, coro_.
dait en chef l'escadre de la Méditerranée, et, soos •
halJile et énergique impulsion, une llotte formidJblr,
sortie en moins de deux mois tout armée de nos ¡iorlP,
se présentait devant Venise.
Depuis cette époque, il vivait retiré de la ~ie ~
18
quand, il y a quatre ans, la dignité d'amiral venall
trouver au sein de ce repos si bien gagné, et contribaal
a clore dignement une carricre si belle et si noble_.
rcmplie.
Pour extrait : P. PAG11'•

- - ~..~
Aoo. MARc, directeur-gérant.
Eo.11. Tu1rn, rédarteur r.n chef.

..

~~

L'AMIRAL ROMAIN-DESFOSSÉS.
EXrLIC!TIO:i' nu DERNIEII RÉJJUS.

S. Exc. l'amiral Romain-Desfos5é~, sénatcur, ancicn
C'esl aux bains de mer que les ciladins prcnncnl la
ministre de la marine, grand-croix de la Légion d'hon11eur, président du Conscil général du Finisterc, est el l.i santé.

Imp. de L' lLLUSTRATION , A. Marc&gt;
for&lt;'e

22, rue de VtnttMII

t

....

�</text>
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                  <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>L'ILLUSTRATION,
URIVIBSBL.
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Direttion, RMaction, Administration :

.2.2e ANNÉE. VOL. lLIY.

y,.. les communications relati~es au joumal, réclamations , demandes
dr cbangements d'adresse, doivent etre adressées franco a ·
11. A.UG. MARC, DIRECTEUR GÉRANT.
J,es demandes d'abonncment doivent etre accompagnéeP
d'un mandat sur París ou sur la poste,

Nº

t 134.

Abonorments pour Paris et les Déparlemeuts :

8amedi 19 Novembre 18416.
L'adminislralion ne ripond pas dir manu1erih et ne 1'engage ¡amais a les insiru.

0

Vu Jes lraiti.•, 1a trad11ction et la reproduction 3 l'etranger 5c&gt;nl mlerdilea.

BUREAUX: RUE RJCHELTEU·, 60.

1111ois. 9fr. ; - 6 mois, 18 fr.; - un 'an, 36 fr.; - le numero, 1Sc.
la collection mensuelle, 3 fr.; le. volume semestriel, tk fr.
ADONNmlENT8 POUR L'ÉTR.ANGER ,
Memes pnx; plus les droits de poste, suivant les tariís,
Les abono. partent du I er n• de chaque mois,

COD·

ans,
oter-

1

is.
ssilol
cclui
1pro-

·~mi-

ialors

.a re-

1

Gravures: Pa~sage de S. 11. N•poléon

SOMMAIRE.
lletat polilique de la 1emaine. - r,Qurrier de Paris. New-York. - Ouragsn du 5 oclobre,

a Calcutta. -

m a Lyon:

Distribution d( ré-

compenscs sur la piare Louis•le-Granrl. - Éleclion présidenlielle aux
les élecli ns

~

,Le général Cha-

Élats-Unis: Maniíeslation daos Broadway tNew-York). du 5 octobre, i Calcutu. - Le général C:hapelié. -

REYUE POLITIQUE DE LA SEMAINE'.

Ouragan

Mise en liberté

pelié. - Le proc•s TrÜ!llpy, - Causerie dramatiquc. - Le retour du

du ·docteur Demme, Palais de Justice de BerILe. - Banquet dans Mirldle-

tlÍDC:u, - Revue littéraire. - La chan1on de Roland (fin l. - Le
géoéral baron Létang. - Ateliers de construction de machines de Bren!.

Temple. - Le général de division Létang. -

-Lea ~cheries de la maisnn Derocque, sur les cotes de Nor,ége .

tuées sur les cotes de Norvége. - Échecs. - Rébus.

Machi ne • vapeur por-

tative de Bre•al. - Les pecheries de la maison Derocque, de Paris, si-

On sait qu'au moment ou le Parlcment italien allait
délibércr sur la convention italienne, le j4mrnal l'Italie
publiait le texte d'une dépcche de M. le général La Marmora a M. le chevalier Nigra. Cette dépeche conticnt la
réponse directe et collective que le cabinet italien a cru

do

donbien
tour-

Lppelé
e par
1ttoral

.ppar•

oais-

acar·

miniseon
épnté,

is

,maio·

'appoi
la (oís
le soo
1ir dll
1r bol
avcurs

is d'a•

n-Dd-

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idable,
port.&lt;,

acti'«,

oail le
:riboail
,temen&amp;

,GIT•

-

PASSA(;E DR S. M. NAPOLÉON lll, A LYON: DISTRIBUTION DE llECOMPllNS~S SUI\ LA PLACE LOUIS-LE-GRAND. - O'apres

un croquis

de M. Sleyert.

.I

�L' 1LLT.;STRATION. JOUR~AL U~IVERSEL.
devoir faire a la derniere dépeche de M. Dro•1yn de
Lhuys. Le cabin.it de Torio annonce la ferme résoh1tioo
d'exécuter loyalement la convention du i5 septembre,
parce qu'il est convaincu qu'elle est avantagcuse a
l'ltalie, eu ce sens surtout, qu'elle est fondée sur le
priocipe de noo-intervention, proclamé par les deux gouvernemeots comme la ba~e de leur politir¡ue respective.
En s'interdisant (l toute interprétation qui ne corrcspondrait pas ponctuellement au sens naturel du traiti\ pris
daos son texte, » le gouvernement italien (( ré,erve absolument toutes les questions aulres que celles qui
touchent ala fidele exécution des engagementsstipulés. »
Abordant les différents points sur lesquels ont porte\ les
commentaires de M. Drouyn de Lhuys, le général La
Marmor, croit pouvoir affirmer, sur le premier poiot,
qne l'ltalie ,1 a une foi entiere dans le5 forces de la civiJisation et du progres, doot la seule puissance suffira
pour amener le triomphe de ses aspirattons nationales. 1&gt;
Et quelles sont, en dehors du traité lui-meme, ces a~piratioos? Le ministre Cran~ais a voulu les définir dans sa
dépeche, mais le gourernement italien refuse de le
suivre sur ce terrain, et il déclare (( que les aspirations
d'un pays sout un fait qui a;ipartient a la conscience nationale, et qui ne peut, dans \'opinioo du callinet italien,
devenir, a aucun litre, le sujet d'un débat entre deux
gouvernements, quels que soient les li"ens qui les
nnissent. » Ainsi le gouvernement italicn dislingue
et sépare, avec autant de bou scns et de oetteté que de
d1gnité et de franchise, les qucsliou~ pratiques, celles qui
naissent du traité, et les queslions éventuellcs, cellcs qui
sont dans le domaine de !'avenir et des événements; il
s'eogage résoh)ment sur ie3 U1Jes et se ré;erve sur les

Ala 5uite d'une entrevue entre l'Empereur Napoléon
et le roí Victor-Emmanuel, a Valeggio, il fut constaté
que le rvi Victor-Emmanuel n'accepta les préliminaires
de p,iix, arrelés a Villafr&lt;!-11ca, qu'en ce qui le r.:gardait
per,onnel!ement.
1l Lors de la mort du comte de Cavour, l'f·n1crcnr
Napoléon reconnut généreu~ement l'llalie, ce qui rendit
pO$~~hle ~a re~onna1ssance par d'a~tres puissanrr•.
11 En 1862, 1 Emperenr des Frao~a1s envoya son r-c:idre
complimenter le roi Victor-Emmanuel a :'\ap1cs. L'Empcreur a peut-etre eu des doules jadis, comme plusieurs
d'enlre nous, sur la possibilité de ru11ité rlr l"ltalie, mais
aujourd hui, f en suis convaiocu, il peu•e qne l'unité cst
11

Daos un proces qui v:i. commencer (le proces des Tre~
le barreau fl'an~ais prouvera qu'il n':i. pas dégénére tze)
défendant avec fermeté les [raochises électorales. 'en
L'empereur d'Aulriche a ouvert la session du Reicb
rath par un JiscourR qui ne satisfera pas la curiosi:
publique. Il avait été question, on le sait, d'une entente·
de l'Aulriche avec la France au sujet de l'll:i.lie ma·
rempereur ~ran~ois-Joseph ne_ touc~e qu'incide~men~
, dans son d1scours, aux quest1ons rnternationales et
prend un soin scrupuleux d'écarter laquestion italie~ne
Le nom de l'llalie n'a pas meme pu trouver une tou~
petite place dans un des paragraphes du discoul'8 impérial.
EoMo:-.o TE~:tER.

¡

irrévocable.
------cc-i~:&gt;C&gt;•--« Nous ne ferons pas un pas en arricre, nous iron~ en
avant avec prudence et lenteur, mais saos reluche. La
counnma DE •~nis.
question de Rome n·est pas encore complétement éclairce
daos les esprits, en ce qui trrnche au mode de sasolulion; M. Persil. - Deux candidats érincés. - fieprésenta'ion de
il n'est done pas mauva1s d'avoir du temps ~cvant soi.
retraite de Ilouffé. - La staluc d" Oaubenton. - na..
llJ'a1 grao&lt;leconliance daos l'Empereur ~apoleon, qui
benton et Ilutfon. - Le berger Da•1benlo11. - Le serpeat
connait parfaitemtnl la question rumaine. Je crois aussi
de M. 1;rüsselba.:k. - L'homme vola•ll. - L'reil térnoin.
- L'abbé Caselli chez M. Ilertall. - La Revue de Pnril.
qu'il nous aidcra pour Venise. Je parle comme simple
- In vúio...
particulier et non comme ministre. Quelque solution peut
devenir possible a l'égard de Venise.
M. Persil vient d'etre nommé sénateur. On se ~onvient
«Je crois que !'esprit de l'enpereur d'Autriche pourrait
que
M. Persil ful un de ceux qui offrirent la lieutenan~
etre amené a des résolulions nouvelles sur cet ohjet.
générale
au d11c d'Orléans; les antécédents de M. Pem1
1tJe renouvellc l'expre$sion de mon désir que vous apferont done nécessairemrnt de lui, au Sénat, l'appui e1
prouvicz le lraité du 1:; SL•ptembre. 11
l'avocat de toutes les lois libérales.
Ce discours, dont nous ne donnoos que le résumé, a
En se rencontrant a•1 Luxembourg, M. Persil e1
fait tout l'intéret de la séance. Accueilii par les applauM. Oupin se rappelleront avec plaisir, sans doute, lenr
dissemenls de l'immen~e majorité, il aura pour résultat
démarche au chateau de Neuilly en !830.
d'abrégcr le •lébat, dont l'opinion publique atteod h conUn autre souvenir leur est commun et qui date de
clusion avec une si naturelle r,t si juste impatience.
plus
loin. En 1808, M. Dupio et M. Persil concoururent
autres.
Le banquct annuel du lord-maire a eu licu, le O notous dcux pour une chaire de droit a la Faculté de
Au Parlement, la discu~sinn a commencé et elle
vembre, a Guildhall. Lord P:i.lmerslon y a prononcé un
Paris. Toas deux furent évincés par les juges. Mais les
se poursuit avec beaucoup de calme; le discours prodiscours, dans lequel il Pxprime l"espoir que la guerre
noncé par M. le marquis Visr.vnli Veoosta, ministre des
éleves protestcreut, et une dép11tation alla leur porter
d'Amérique sera li1entot terminée par laconclusion d'un
affaires étrangeres daos le précMent cabinet, a produ1t
arrangement entre les partics belligérantes. Espérons l'expression des regrets de tous.
un g~and effet. Ce discours rélute viclorieusement les
qu'cllc cessera, dans tous les ca$, parla chute de llichmond.
Avant-hier a eu lieu, a l'Opéra, la représenlation de
arguties de ceux qui ont es,ayé d'exagérer ou de dimi ·
Les confédéres épuisent lenrs dernicres ressources; les
retraite de Boufié. C'est dans le role du pere Grandet, de
nuer la portée de la convention du t 5 septemllre. La resfedéraux en ont d'1mmenses. Nous ti~ons dans une pro11 Pille de l'Avare,que le Gérard Oow de l'artdramalique
pecter scrupuleusement et laisser les aspiralions nalioclamallon présidentielle, en date du 22 octobre, que la
nales s'affirmer, tel est le programme qui a été dévea fait ses adieux au public.
popul:ition libre des ElaL~ du Nord s'est augmentée par
Bouflé a soixante qualre ans : il débuta sur la sd:nt
Joppé par M. Visconti Vcnosla, d'accord avec ses anciens
l'émancipation et l'émigralion; que de nouvelle~ richesses
du
Panorama-Dramatique, ou on l'avait engagé am apcollegues. Les injures d,int les anciens ennemis de se sont ouverles; q11e les eflort~ de~ travailieurs ont trouvé
"Itahe les poursuivent nr, les détourneront pas de ce
pointements de ti:ois cents francs par an.
daos toutes les branches de !'industrie une aro ple récomLa prcmiere piece qu'il joua s'appelait Ismael d ..
programme; elles n'emr,echeront pas que le traité noupen~e. Ce sont des fai"ts que toule~ les corres¡iondances
ryan. Le liaron Taylor en était l'auteur. Bouffé ! reanau,qni sanctionM le~laitsaccomplis dcpuis Y1llafranca,
confirment, tandis qu'elles s'accordent a dépeintlre la
pl1ssa1t le role d'un Arabe qui venait raconter une ba·
ne soit la solennelle con~,·cration de l'unilé italienne.
des confédérés.
11 faut aussi signaler le discours du prési,lent du con- détresse
taine
perdue.
Ce qui vient de se pas~er en ºAngleterre est un beureux
Entre gens qui úiment, les adieux se prolongent, 11
seíl. Le général La Marmora a fait faire au débat un pas
symptome de concorde et d'alliance intellectuelle. Le
avant-bier tous les spectatcur~ oot dit a Bouilé: Al
tres-impartant, par sa p:irole empreinte d"une simplicilé
B:irreau d'Angletcrre a felé celui de France, daos la
et d'une franchise toutei- militaircs; il commeuce ¡iar déperc;onne de )f. Berryer et de M. Desmarest, hdtonnier revoir.
clarer qu'il était cootra1re a la convention avant qu'elle
de l'Ordre des avocats de Paris. Au hanquet qui leur a
Dimanche dernier, une statue élevée a Daubentoll&amp;
ne ful conclue; íl craignait qu'elle ne troublal l'union
été offert daos la grande salle de Middle-Temple, a•sisété inaugurée au Jardin d'Acclimatation.
déja cimentée des provinces italiennes, et n'occasionnal
taient lord Brl1ugham, lord Kingsdow, mt. Glad•tone,
Daubenton, qui eut le litre et les fonctioos de grid
le retour de conflit3 iulérieur~.
Hrebuck, Walpole, le lor/! chef de la just1ce du banc de
démonstrateur
du cabinet 1J.'h1stoire naturelle, un des bom« Étant en Francc,je l'ai dita l'Emperem· Napoléon et
la reine, et lcR plus haul~ dignitaires de l'ordrcjudiciaire
mes
les
plus
consciencieux
et les plu.~ modeste~ qui aiell
aM. Drouy11 de Lhtty~: de relour en Jlalie, je fus amené, tlans la Grande-Breta~ne. La réunion était présidee par
honoré, servi et accru la science, ful l'aide et le collabocontre mes inleolionc;, a accepter le ministcre daos une
l"attorney genéral, sir íl.oundell Palmer, qui a porté un
rateur de Bulfon et le compléta merveilleusemenl
situalion d1fflcile. Trouvant un traité 1mportant signé.
toast a l'al\iance des barreaux des deux peuples. Jl a préL'un éta1t la théorie, la synthese, le regard pui_.,
j'ai mis de coté loute appréhension et me suis prépare
une sorte d'a.ssociation fraternelle entre tous ceux
fix:mt orgueilleusement !'ensemble des etres, sou,en&amp;k
a le soutenir, d'accord avec mes collegues; je c0nstatai conisé
que leurs talents et leurs connaissances mettent a meme
divination, parfois !'aventure; l'autre, le bon sena, 1'1que, contre mes prévisions, il n'y avait pas de danger
de faire prévaloir la vérité, d'éclairer la justice, de souréel de discordes, pas de risque de renouvellement des tenir les faibles, de prendre la défense des libertés pu- nalyse, l'observation, l'exp~rience, la patieuce, le~
et la loupe, fouillant et iuterrogecmt minutieuselllellk
troubles.
bliques, toutes les fois qu'elles sout menacées.
«Je ns aussi que tous, en ltalie, prennent au sérieux
Les réponscs des deux botes de l'Angleterre ont été nature.
Différents au physique comme au moral, Co-rier 111
l'engagement rlu i5 st'ptembre, et que les sentiments
interrompues a plu.c;ieurs reprises par des applaudissemanifestés par le Parlement, a l'occasion du récent men~. ll. Berryer a parlé avee unP émotion profonde. peignait a10si :
11 Bufion, d'une taille Yigoureu~e, d'un a~pect _..
échange de dépeehcs avec la France, prouvent la loyauté
Naguere, ses confreres de París célébraient la cinquansant,
d'un naturel impérieux, avide en· tout d'one jolllqu'ils apportent a l'exécution de cet acte. No11c; avons
taine de sa profes.sion d'avocat, et il trouve sur la terre
sance
prompte, semblait vouloir deviner la vérité e&amp;II
done pu dire que le ministere aura la force de faire
étrangere un accueil presque fraternel. Quelle carriere
\'observer ... Daubenton, d'un te~pérament faible, '11
exécuter le traité, force qu'il a prise daos notre union
d'avocat pl11c; heureusement couroonée !
regard doux, d'une modération qu'il devait ala
et dans le concours moral du pay~.
~l. Oesmarest a eu aussi d'heureuses inspirations. «Je
autant qu'il. sa propre sagesse, portait daos toutdS
« La question de la translation de la capitale est délisigne avec vous, a-t-il rlit en terminaot, un traité d'alrecherches la circonspection la plu.q scrupuleose.., •
cate pour moi, qui sui.• Turinois.
liance qui servira a la conquete du progres. »
En fin, le superlle Buffon éta1t de nohle nais.~
« Turin, militair~ment, ne peut etre capitale, mais on
M. Gladstone a rappeli\ qu'il avait vu, aNaples, les loís
aurait du préparer les espr1ts a la nouvelle de sa dé- violées, le régirue parlementaire renversé, les municipa- l'humble Oaubenton était tout bonnement le ftll
notaire; sa mere s'appelait Marie Pichenot.
cbéance.
lítés détruites, la presse baillonnée, les cours de Justice
Jl était né a Montbard comme Buffon, il anit
« Je regrP.tte que J'on cherche a vous mettre en sus- envahies par des soldats, et qu'en face d11 despotisme,
avec
lui tout enfant. La destinée semblait d'avanct
picion cootre lll France. J'ai pu approcher plusieurs fois le barreau bravant l'arbitraíre et la violence, avait toul'Empereur Napoléon. Je l'ai trouvé disposé, des 1852, jours gardé son indépendance et sa dignité. 11 a passé mettre dans le meme chemin.
a s'occuper un jour de l'ltalie. 11 admit, rnalgré cer- en revue lesservices rendus par le barreau d'Angleterre, Tout faible de tempérament qu'il était, Daubentol
taines oppositions, qu'on s'occupat de l'Itahe dans le et il a payé au barrean de France un tribut d'éloges mé- vPcut de beaucoup au vigoureux et robuste suffon;
mourut que le 3t décembre i799, agé de qua
Congres de Paris.
rites. Nous avons vu, en effet, a toutes les époques, la
quatre ans. Nommé membre du Sénat conserT
,Vous vous rappelez la visite de M. deCa,onra.Plomliberté de la parole se réfugier sous la toge de l'avocat.
bieres et la gloríeuse guerre d'ltalie.

.

.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVER~EL.

(nt soudamement attemt d'une congestion cérébrale
daos
.. la, •3alle
- meme. du. Sénat' le J·our ou, pour 1a pre1111ere ,01~, 11 y venatl s1éger.
Promenant
· ·
,la main sur ses membres que la mort PD,ab1ssa1 1 peu .. peu, il indiqua avec uu sang-froid admira~le
· t les progres du mal aux personnes qui. 1,entoura1en .
Ses re~tes furent
. déposés daos un toro beau p1acé au
sommet du 1abyrmtbe
1
,. du Jardín dc.s Pla nes.
1
n
1703
,
a
ors
qu
11
avait
soixante
di
,
E
.
,d
..
x-sept ans, 11. séta1t vu 1orce e so 111c1ter un certi licat d . .
··11· bl' t I
e CIVlqme. Pour
qu. I o m p us
.
. facilement, ceux q01• s'éla1ent
e1 trem1s
. . dans celte c1rconstance avaient fa,·t de 1u1. un bern-er
\,11c1 en qucls termes et avec quelleorth
h
" :
fical lu1 rut délivré :
ograp e ce cerll-

« Appert que ,r~pres le rapport faite de la Société fra-

ternelle
..
, · de
d' la sect1on
. . des, sans culotle sur Ie bon C1v1sme
human1te
qua
touJ·ours
té
.
é
.
moign 1e berger
Oauben ton, l Asscmblée génerale arr'te
.
· 11 ·
d· · ,
'-' unanimement
qo i Ul •sera
ellvre
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cerlificat
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.
e 1 1sme, et le pré,1.e
rilus1eurs
memlires
·.
deot, ~ume
1 e Assemblee
.• ¡ d
·' de ladºt
J
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1
.
.
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·
ce amallons ducs a un
'.™e modele d humanile, ce qui a été tém01·,, . .
mure reprise.
0°e par pluel 1a1L~

« R. G. 0ARDEL, président.
« Pour extrait conforme

'

~our se reposer de ses travaux sérieux' Dan benton li
~a1t
. les plus. des
l romans,
,
. des
. conles' et J·usqu'a
,
ux ¡·11res
fr"ºes; e est ams1 que, suivant son ex . . . .
.
son esprit a la diete.
preSSt0n, 11 metta1t
M•• Daullenton, qui vécut jusqu'&gt;

l'a

~:s

d
ruigt-~ix-sept ans, était une femme ~u
e quatreplus a1mable caractére et de la plns v1·vpe . t º1,~blc, du
·1 • ·
ID e 1aence ·
e11e a,a1 ecr1t un roman intitulé· Zél" d
º .'
litre naiment piquaot !
· te ans le désert. Ln
:";ous devions Lien une statue a Daub
•
que par ce molif qu'il a
. . e_nto~, ne ful- ce
1
·e
.
e prem1er rnd1que d'une roa
n1 re certame les diiférences qui d. r
,
de l'orang-outang.
is mguent I homme

321

Un malade eraint les hrouillards, le froid et la neiae si souvent ici. Mais, dessinalenr ou photo¡rraphc ne
- Bo~ docteur, je vo•Js en supplie, supprimcz l'hi;e; sacr1firz pas. tes fe mmc~ aux savants: contmuez
.
,
cette
pour
mo1' etrendez-mo·, le senl1meot aux premicrsra.vons ""ª1cric tle porlra·l
.
de
mai.
1s 81· &lt;1oux, s1• har1110111cul
s 1 J 'a
mrnt pos q
•
., ·
e r,,am.
. r ' q111 scmlilr un homma~1: rendo a la "eaut .
" • ~·cmm1oes.
· •
·
u , e
Un souverain se voit a la veille d'etre renversé par et a la' rirac~
L'alihe Caselli ne sºrn formalison peuple.
·
s?ra pas_; n _e,t-il pas lrop ahsorhé danq ses contempla- D?cleur, in?omparalile docteur, la léthargie je vous t1ons sc1~nt1fiques pour voir quoi que ce soil autour de
en conJure, la lelhargie jusqu·a. l'he•1rr ou ils m'
. lUI? Et
. ces portra1Ls
. ra,issants,
" d a1lleuro·, sºil 1es voya1t,
pellcront.
· e rapqnrl ,,rand mal, a pres toul? i'\e sont-ils pas du plus noble
uJ/ten~s -~~- _In~es qui demande amter endormi tant et du me1lleur monde?
q .ª po tente n aura pas lacéréll's toiles dºE •· O
lacro1x • M v·
Uc ene e. . ' - . iennct, lant que le l1011rre1u n'aura as . Je YOUS ~arlais, .ta semaine dPrnicre, des fcuilles nouhrule sur_ la pl,1ce puhlique les reuvres du romanti-~e ,e_1lem~nt ~clmes a la publicité et de cPlles r¡ui s'appreet
repris• Arboaas/P.
. J'I • Gralller
. ' 1a1ent ~ na1lrr. "''.ici aujourd"hui •11w rcnai~sance, pasd le
C Theatrt&gt;•·F'ran~ais
O'
•
' e 3:ssaºnac, tant que ses contemporaios n'auront
mo1 le barloan,mc; la lícwe de l'a, t\ r1•11trée rnr la
trouve en lu1 l'étolfe d'un homme ,l"Etat. _ ,111, X lpas . cene ti y ~ q uclquc temps, virnt dºcnr,iler lrs plum es
que dan sera MIi• z
. '
··· anL
M ll
.
. •. - M. Coquille tant que vhra le~ plus vadlanlc~, les plus je unes el les plus céli'llrl'S.
~1- avrn' - M. Duve;t, tant qu'on jouera des drames de elle_ se ~ent _si bien en f''.1nds d'csprit, de vcrl"e, d'imagi~
' . Denncry; - M. '"agner, taot qu'on mctlra rles air~ ~al1o_o el d /111mo11r, qu cllP pri-lcud n'cn pou,oir asscz
daos les operas; - M. Vacquerie, taot que le porc aux
cptnser,
rt, . non conlrnle de narailrP.
. par
.
t''
. druv
., 1·OIS
choux n'aura pas ses franch1ses au theatrc. - 1'I C . , mo1s, comme Jadi~, clic a la hardtes~e de se transformer
ta t
~111• d
, ' • ous1n,
n 4ue :
e Longue, illc ne répondra pas il sa flamme· en reme hcbdomadairc.
-dº M. M1chelrt, tant que le monde ne •se pª11111era pas'
\"oule1-rnus ~onnailre son programme nouveau? Lisez
cxta~e de1 ant les amour• des mollusquts et des caillou,; crs quelr¡ues ll¡tnes de son brillaut ré,Jacleur en cheí
-11. Reoan ..tant que cetle itlylle qui n·estpas saos« agre- !ti. Hcnr1 de la Madelcne .
'
ment, » et r¡u on appelle l'é, angile, aura des admiraleurs;
(( f&gt;oint dºarli~I• s ex cathcdró, dogmatiqucs, guindés,
- ·11
)l. tDupanloup, tant que )l. Rcnan érrira., - .,'I . Gr an,J- pretrnllcux e~ nles, cn!1emis de toulc vcrvc gauloise et
gUI o , tant r¡ue ~l. Paulin Lima~-rac chaulPra ses h, mnes de t_uut sounrc_ ralirla1sien. Au r,nntraire, aulant que
au Consl1tulio11ne1, ~t M. Paulin Limayrar, tallt que 1~ poss1I,le, de~ arllclPs courts nep·eu:-. ~crrc·s dº
1
t
fl
'
, . . ,unccclyre de M. Granrlgmllot retcntira au Puy•· - \I "•d
ure
ac1
e,
dºun
a!'pccl
allra)ant,
de
la
forme
la
plus
lant
1
'
•. nn ar,
que es peuples ne seront pac; converlis Hhélice ... ,•n·e. »
E~t-c~ dirc que la ncvue dr Paris ne ~era pas une
L'hélice, m
_ aisc'rstune
vieillerie, l'hél1ºce·nous.
.
,
verrons r~, ue ~eneu,e? En aucune fa~on; dcp111s trop longlemps
avant peo h1en m1cux vra1ment, nous YCrrons un I1o
~n _oullhe chez. nous ,¡ue ja111a1q, au\'. bonnes l'poques
volanl... grace
· a• .,l.
, Van Grour; j't'·corche peut-elremme
un hllera1rcs, le ~cr1cu1 n·a cié en France 1
' ·
' e synonyme
~eus?1: Illlm, ~ue le hardi novatcur me pardonne. Si du peda11t1sn1e.
1exp('r1ence qu on no11s promet reussit, c·est done de l.1
\'i~e 1~ Rewcde Paris, r¡ui entrc)lrend de nous rendre
Hollande_qu~ nousvieudront les ailes. En vo~·ant ces lioos la memo1re !
Hollanda1s s1 graves, s1 rdlrchis, si économc~ de leurq
mouvemenl~
et les accomplissaot avec une SI. maJCS·
?ooc, ne soyons ni guindés ni prudes, et prenons !'est
I
ueuse enteur, parfois un pru lourds et un peu e· :
prit
ou nous le tro_u vous, dans lrs saloos, a. l"Académie
ti
d'
pa1s,
:-- va saos ire que c'est au physique seulemrnt que. 00 dans la roe, su1vaot l'occasiuu.
Jeueparle_, d- vous
~·'.lutrc jour, un de mes amis passait deYant une des
· sericz-vousdoutejamaisnuc
.
., c·est:
. ,tcux
q no,IJS e1T1ons un JOur de &lt;lennir oiseaux?
g~11les du ~u,cmbourg: un homme se prrsente qui avait
, )f. _\an _Groof apparail; mai, M. i'íadar ne connait pas la1sse son c1¡u1hllre daos la boutique dºuu marchand .d
·
e
1en_v1e =. a1les ou ~élice; n·e~t-ce pas toujour, l'espace \IOS.
trave~se, et la Sor.1cté de la navigatioo aerienne com- On n'enlre pas, dil le factionnairc.
mand1le noblemenDJ. Van Groof.
- Comment, on n'enlrc pas? Et pourquoi o·entre-t-on

:cz-

.ª

a!tC::~sFque le der_ni~r feuilleton scientifique de la
too dan rance aura1t Jeté le sage t.l prudent Daulleus un profond étonnement t
méme malgré la b dº
, e que Buffon luí'
ar 1esse de son gé ·
. .
quelque peu ébah · L
.
. nie, en aura1t eté
lanées
.
t. .ª quesl1on des générations sponlifiqu ~as,,1on~e depms ~uelque terups le monde scicnvo1c1 une qui soudaio s'é,·eille, bien plus
Ne sortons pas du merveillcux.
pas?
Vo
·
·¡
- Parce que ...
mo· d
encore, et dont la solution n'est pas d
• •J 5 sou\'Jeut-1 qu'il y a un an eoviron, il nous arri,a
ID re cooséquence pour le .
. ,. e
l!IT&amp;nls.
s ignorants que pour les d Angleter~e ou d'Amérique la nou,elle dºune décou- 131_-Ah! oui, je comprend,: ,·ou~ ne voulez pas me
verte phys1olog1quc smgulicre :
~:,er e~tr~r parce que je sui~ ... gri~.
~n
sa,·aol
ava1t
constaté
que
l'cril
d'un
mourant
garm~~~s
ecmons g, i.~, mais i'iiomme pronon~ait autre~ ~ee:et1_-lelellee ~tre lindéfiniment suspeodue daos les
a
vo
onte?
11
•
d
.
0
que cela v
· e s agit e nen moins da1t fixé sur la rét1ne., a pres la mort l'image du d . .
.
objct sur lcqucl il s"ctait arr•te'
'
.
ci mcr 1 :-- Eh bien! alors,. dit-il, ou est l'cntrée des bommes
. ous voyez que la chose en vaut la peine
. .
'-' .
gr1•?
.. .
,
.
·
l.On
G -raconte qu'un pro,esseur
a 1,Unt\'ersité
d'Hpsal
O~
vo1c1
~e
que
nous
apprcnd
un
journal
américain
:
X.
fEYRNET.
est p
·• •
Y
,
leqaelrusselhack
il d '
. r~pr1eta1re d'un petit serpent chcz 1~ rcllne d une fcmmc a~,a~sinte a ele ¡ihotoora1•hiui .
L'lli en ?r~ et _revctlle la vie comme il lui plait.
l cp~euYe grandie, qu'a-t-on vu ~oudarn apparailre? Un~
a,_omd_me ~ l ore1lle cassée, de M. Edmond About nous porlton de mage qui presente une rc~semlilancc frapLES ÉLECTlONS A NEW-YORK.
nerlls., et cha
leaun
dilait.
. cun, en ¡·isant ce charmant vol' ume· paote avee le v1.sa~e d un individu soup~onné du crime,
AU DlRECI'EUR.
,i. ingt'~~ En ,érité, 0~ ~e saurait imaginer une rabi; et sur lequel la Just1ce avait mis la mam
Ntw-York., 5 oclobre.
'-" . use et plus spmtuelle. JI Grace a M Grüssel . Le journal américain nomme la fe~me a.ssa,sinée
- , nous allons p t-e
·
· fllale o'était , eu. t~e apprendre que la preteudue ti n~omme le pho~ograpbe ... Certes, voila del! raisons d;
Nous sommes a la veille dujour ou le sort de l'Union
l'ian .
qu une b1stoU'C vraie; que M. About n'a cro1re a la vérac1té du récit. Elles nous s'uffisent amplev_a
se d~cider. C'est daos deux Jours que nous sauroos
·r· éta1t un colonel ment, a nous, gens simples etde bonne foi. Pour les scep- mventé
d b du tout, que son colonel
s1 le_s democrates, c'est--a-dire les sudistes, J'emportent,
,_.
e
on
et
q •·1
•
,
·
,
C.dimin '
u 1 0 a aatt qu écrire sous sa dictée t1ques' dont elles n'entraineraient pas la conviction o~ s1 notre brave et ferme Lincoln est reélu. Je n'entre-.,,.,. . uera.fort la gloire de l'auteur de la Grece con~ pe~t• ctre auront-ils la sage,se de ne pas traiter tout d;
ra1 p_as !et daos l~s détails politiques a ce sujet; vous etes
ane, ma1S tant
.
de lasorte
. pis pour ¡w,· on n,en 1mpoi;e
pas smte _la oo~velle du jouroal américain de conte hleu, et au.,s, bt~n rense1gné que moi, et vous connaissez a fond
aupubltc.
se. d1ront-tls : &lt;' Apres tout, ríen ne démontre de les consequences qu'aura !'une ou l'autre de ces élections.
Qael heureux partiº- ne verrons-nous pa.c; tirer de la
~erte
pr1me-abord que le fait iioit physiquement impossible
ne vou~ parl~rai que ~~ la ~hysionomie de notre
lllt (ll'O,· ~e M. Grusselback, loraqu'il sera parvenu a atten don~. ,,
' i~le, ph~c;1onom1e fort agi.tee, amsi que peut vous le
,_ 4ea L'IOtrement et a ressusciter, a heure fixe, non
Ca1re. coruprendre, je !'espere, le croquis que je ,ous
d~;pents seulem_ent, mais des etres humains !
Allons, ph?togr~phes, a ,os objectif.~! et mettez vos ta- envo1e.
•
....
anee en esprtt aux pl11c; magnifiques appli- lenL~ au sernce de la science ...
?~puis plusieurs jours, toutes nos fenetres sont pa., ~a science est une llclle chose, assurémcnt; pourtant v?1sees de _hannieres, ornées des transparents les plus
~i_able ~eurt de faim, taodis qu'un oncle, J ~• presque envie d'engager MM. Bavard et BertaU 4~ qe li11.arre~, smvant l'usage, les uns, en l'honneu.r du « L1ttle
- Vite enter, fatt bon ne chere et vit joyeusement. reserv
L t'
·
•
. . , e_r pu
ot pour les savaol~. Le merveilleuxportrait
Mac '.&gt; les ~utre.s, tout ala louange de Lincoln. - Des
ildigeaa¡ , docte,ir, endormez-moi jusqu'a la suprcme que J a~ ,u rautre jour, dans leur salon de la. roe de la mamfestatJons comme je n'en ai J·arua'ts ,u
.
·•1 b'
, quo1que
00
Ua .
de mon oncle.
~adele~e, ~·un de~ plus illustres phys1c1ens de ce temps- J ,a tle le pays depuis bon nombre d'ann~es circulent
, . i:fllle homm~ est épris d'nne jeu.ne filie cbarmante, ~1, d~ 1abbe Caselh, qui a résolu le grand probleme de dans Broadway a tous momentc;, silloune~t la ville
- , P~nts hu refusent et marient a un vieillard
1~erit~e ~eproduite a dii-tanee par le télégraphe! c·cst en tous seos, ¡,réeédées de leurs gigantesques drapeaux
i....,~~ot' docteur
II qu,on sonne pour. la
--ewcti
. ' a m01·., voi·1~
~ten 1att1tude' le regard, l'hahitude du mage de et de bandes' ou muSiques,
·
dout la grosse ca1sse
.
fait
le llle on nu_pttale, faites-moi mourir en toute bate, et 1 homm~ de _pensée et de méditation. Le crayon vra1- l~s plus gros frais. De terops a autre, ces processions
lhaL ~itez que le jour de l'enterremeot de mon ment
n aura,t pas mieux fait , meme le v·tr
.
o e mon- s arretent, ou daos un carrefour ou dennt une maison
&amp;eur Bertall, dont I'esprit et la délicatesse nom charment quelconque, et la, haranguent la foule par la bouche

impo:t~:t~

:it

!~

,ra.

.:a':~

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
d'un orateur populaire, faisant partie
de la manifestation, ou sont haranguées, il. leur tour, par une voix sortant de la maison devant laquelle on
est arreté.
Tout se passe avec calme; dans le
quartier des Irlandais, il y a bien quelques gourmades d'échangées; mais il
n'y a pas plus de désordres qu'aux élections ordinaires, et malgré l'excitation
générale des partis, nous savons
qu'une fois l'élection terminée, bien
que ta guerre puisse durer quelque
temps encore, l'agilation cessera. Pendant les élections, on se promene en
procession, on s'e:xhibe, on crie, on se
111ontrc le poing; des que la voix de la
majorité s'est fait entendre, tout le
monde se soumet. En Amérique, il peut
y avoir du désordre le jour des élections, mais le lendemain, jamais.

Ji,;,-

OURAGA;'&lt; DU 5 OCTOHRE, A CALCU:J'TA. - D'aprés un croquis de M. L. RousselP.1,

315

rclracer toute la lugubre horrcur.
&lt;( On entendait de tous cótés
les
cris d'angoisse des malheureux qui s'étaient cramponnés aux débris qu'ils
avaient pu saisir, et qui disparaissaient
bientót dans l'abime en implorant ceux
qui ne pouvaient les secourir et qu'attendait peut-etre le meme sort.
« 11 faut renoncer a décrire l'effrayant spectacle que présentait le
fleuve, dont le flot montant entrainait
avec lui tout ce qu'il avait envahi sur
les bords, tandis que le ventrenversail
les arbres, qui s'enlevaient les racines
en l'air, abattait les maisons, dématJit
les batiments a l'ancre, cassait les
paratonnerres et ébranlait les édificcs
les plus solides.
« Al'embouchure du Gange, !'lle aux
Tigres, Sangor, a été subitemeo.t ceuverte par 22 pieds d'eau. La station de
la poste et du télégraphe, A l'entrée
Po1.i1· ea:tmit : P. PAGET.
meme du fleuve, a été presque enticrement détruite, et l'on a retrouvé des
cadavres dans les parties de l'établissement qui avaient résisté, mais ou l'eau
UURAGAN DU 5 OCTOBRK ! CALCOTTA
s'était engouffrée.
&lt;( Toutes les cases, tous les villages
Nous empruntons au !fessager du
riverains ont été rapidement emportés;
Jlidiles détails suivants, sur l'ouragan
rien n'a résisté. Archipoor, un beau
q•ii a ravagé une partie des Indes anvillage en aval de Calcutta, a été
glaises le 5 octobre dernier, et dont
complétement ruiné.
notre corresµondant nous a adressé 1111
« A Calcutta meme, le fleuve, enLB GÉNÉRAL CHAPELIÉ. - D'apr~ une photograpbie de MM. Gbémar fr~res.
croquis qui donne bien l'idée de cette
vahissant la partie basse de la ville, a
etfroyable catastrophe, plus terrible encore que celle ravagcs : i20 navires de commerce complétement surprís beaucoup de malheureux, et bien des maisons,
de l732 :
perdus, i2,000 persónnes tuées ou noyées (de nouvelles sapées par les eaux et ébranlées par le vent, ont ensc• f.alcutta, 10 octobre.
correspondances disent 50,000}, des villages eotiers veli lenrs habitants sous leurs décombres. 11 est peu
emportés par la 1ourmente, tel a été le résultat de cette d'habitations qui n'aient pas souffert.
« C'est le 5 octobre, le lendemain de la pleine !une, a épouvantable catastrophe, dont il est impossible de
«Chandernagor, cette petite ville fran~aisesi coquette et
l'époque des plus
si mélancolique a la
hautes marées, que
fois, a vusesjardin~
l'ouragan s'est déet ses arbres rencbainé. Depuis la
versés et noyés; un e
veille, le barometre,
partie de la ville a
baissant rapideété ravagée; mais
ment, annon~ait une
c'est sur le fleuve
tempéte prochaine.
meme que les elfels
Les navires avaient
de l'ouragan ont été
pris leurs précaueffrayants.
tions, et bien des
« Les na vires,
babitants renfortombant les uns snr
~ient leurs demeules autres, coulaient
res dans les villages
sur place, ou, s'enet les cantpagnes richevetrant par leurs
maines. l'llais on ne
matures et leurs
ponvait s'attendre iL
agres brifés, forl'effroyable tourmaient des masses
mente alaq uelle rien
que le mascaret souo'a résisté.
levait et poussait
« A ouze heures
dans toutes les dido matin, le vent,
rections;
rnasses
~éjil tres-violent au
dangcreuses qui s'éoord-est, est passé
cra:;aient entre elles
ao sud-s11d-est, et Ie
et dont l'abordage
cyclone s'est ahattu
élait fatal a tout ce
comme la foudre sur
qu'elles
renwnle Gange, depuis la
traient.
merjusqu'a i6milles
« Des navircs en
ao-dessus de Calfer, de tres-grandes
cutta.
dünensions, chargés
« En meme temps,
de 20,000 tonneaux
le mascaret atteignai l
de riz et plus, se
noe élévation de 22
crevaient les uns
Pieds au-dessus de
contre les autres et
la plus haute mer.
disparaissaient sous
C'e~t d'une heure a
les eaux. Plusieurs
trois que l'ouragan a
étaient jetés a terre,
étédanssa plus gransoit debout, soit
de violence; a troi~
couchés; d'an1r",,
heores et demie, le
dont la m,llü: e
Tent passait au suden tiere craqua!t :, u
00est etle barometre
raz du pont, étaie:it
remontait.
ouverts par la CilU le
1 Ces
quelques
mcmedr cette 1~::\t::heures ont sum pour
re, et lourno) a1u,t
eauser d'effroyables
au
gré du COL,r, 11t
MISE BN LlBERTÉ DU DOCTBUR DEM»B: PALA IS DE JUSTIGE OB BERNE. - ll'apré• un croquis oe M. Oidier.

�L'ILLUSTRATION, .IOURNAL UNIVERSE L.
- -- - - - - -- - jusqu'a ce qu'ils somhrassentou qu'ils fussent assez heu- Trümpy, négociant a Berne, mourait daos sa maison a velue. Voyez ses lettre~ a Sophie, voyez sa traduction de

326

Tibulle: c'est Polypheme voulantimiter Acis; ou le berWabern.
Le bruit d'un suicide s'étant répandu, l'autorité or- ger offre a sa belle des agueaux, le cyclope ollre des
oursons.
donna une expcrtise.
Ajoutez que tout en lui était m-:iins grand que colossal,
L'autopsie amena la découverte de plus de dix grains
de strychnine dans les intestins du cadavre. C'étaiL une meme ce qu'on appelle d'un nom trop doux et trop fai ble
quantité de poison plus que surfisante pour détcrminer son éloquence; il enlevait plulot qu'il ne persu:i.dait; ¡¡
ne parlait pa3, il tonnait.
la mort.
Ce Mirabeau a demi légendaire, mais dont l'histoire
Le médecin de M. Trümpy, M. Hermano Demme, dont
se
fait peu a peu tous les jours, M. Aylic Langlé, j'en
la famille est tres-considérée aBerne, avait passé la nuit
appelle
a tous ceux qui ont vu sa piece, ne nous en a
dans laquelle le malade avait rnccombé et celle qui l'adonné
qu'une
image matériellement incomplete et movait précédée aupres du lit du moribond.
ralement
apocrypbe.
Incomplete, elle devait l'etre pour
L'en~uéte judiciaire établit en outre que M. Demme
mille
raisons,
dont
la
meilleure n'est pas le titre de la
avait cnlretenu des rc1ationsadultcres avec Mm• Trümpy
picce;
mais
du
m.,ios
devait-on nous mon trer, dans
du vivanl de son mari~ et depuis la mort de M. Trümpy.
Ces deux circonstances inspirerent des soup~ons aux l'reuf, l'embryon de cet oiseau Rock qui en devait sorlir
un jour; or, nous n'avous vu qu'un moineau.
magistrats : )f. Oemme et ~1me Trümpy furent arrelés.
Et, Ju moins, si c'était un moineau franc ! .Mais un
lis
oot
comparu
devant
la
courd'assises,
d:rns
les
derLE GÉNÉRAL CHAPELIÉ.
nir.rs jours du mois d'octobre, sous l'accusation d'empoi- moine:i.u apprivoisé, un moineau fidele, un moinean
presque platoniqne !
La Bel&lt;&gt;ique
vient de perrlre un homme éminent, qui. sonncment.
o
Et encore G.ú&lt;l :Ois, notez bien qu'on ne blame pas ici
fut une des plus belles intelligences de l'armée, et qui
C'est le 5 nóvembre seulement que les jurés ont rend11
le poele d'avo1r tesumé la jeunesse amoureuse de Miraen sera nne des gloires les plus chcres.
leur verclict.
hcau daos sa passion pour Sophie de Monnier. lndbJean-Jacques-E l011arJ Ch1pelié, dont la mort inspire
M. Demme et Mm• Trümpy ont été acqnittés.
pendamment
des réserves qu'impose justement la scene,
des regrets universels, débuta rlans la carriere militaire
La loi suisse autorise la cour, en cas d'acquittement,
je
sais
qu'il
avait
affaire a ce p~éjugé _re~pectable, qui
en ~ervant gloriensement, pend:i.nt plu,ieurs années, la a accorder des dommages intérets aux accusés. Une in-·
de
tous
les
amoureux
illustres fa1t des eto1les, eussentFrance, son pays natal. Né a Marseille le 13 octobre demnité de t ,500 fr. a été allouée a Mm• Trümpy.
ils
été
réellement
des
constellations, des voies lactées.
i702 il entra le i er novembre l 812 a l'Ecole polytechniLe verdict du jury a élé accueilli avec une faveur
Au
Dante
on
donne
pour
unique amour Béatrice ; a
que,' dont il ful u.-; des éleves les plus di~tingués. Ad_- extreme; des applandissemetits ont éclaté da.ns la s:i.lle,
Pétrarque'.
Laure
de
Noves;
au Tasse, Éléonore d'Este;
et
M.
Demme,
mis
immédiatement
en
liberté,
a
été,
a
la
mis comme lieutPnant au corps d'état ma.1or en i8 IO, 11
fut employé da!1s ce grade a l'état-major général dn porte de l'Hótel-de-V1lle, ou les débats avaient eu lieu, aRaphael, la Fornarine; a Báranger, Lis~tte; a La~artine Elvire; enfin a Mirabeau, Sophie ; r1en de m1eu1,
4• corps de l'armée des Pyrénées, le 3 mars 1823, et l'objet de manifestations sympathiqnes tres-vives.
·
va done pour Sophie, mais que ce soit au moins la vraie
quelques mois plus tard au corps d'armée d"occupation
PIERRE PAGET.
Sophie, dut-on renoncer a lui donner pour interprete
en Espa"ne.
ll
se
fil
remarc¡uer
bientót
par
sa
tres0
MIi• Fargueil. •
grande activité, sa bravoure et une haute intelliLa vraie Sophie était blonde, potelée, le s1ng a lleur
gence. Il se distingua particulierement a la défense de
de
peau, swtimentale en paroles et par mode, mais
Vich .
charnel!e
par nature et par imagination; la volu¡1té inSes services en Espagne lui valurent la croix de la
caroée,
en
un mot, et, a ce titre, la seule fem me qu'ait
Légion d'honnenr,. le grade de capitaine au choix et
On savait depuis plusieurs mois que J'autcur d'Un
pu
vraiment
et longlemps aimer Mirabeau. ~lle n_'aima
les drcoralions ~e Saint-Ferdinand et &lt;le Charles III. 11 homme de rien un des plus légitimes succes de l'an derpas
d'ailleurs
que lui seul, comme le fera.1_t c~o1rc la
'
'
fit parlie de l'expédition cl'Afrique contre Alger. l\ trouva nier, travaillait a une Je,1,11esse de Mirabeau destinee au
nouvelle
piece,
et n'attendit meme pas. qu 11 fut ~ ort
l'occasion de s'y distinguer de nouveau. et dut a sa théatre du Vaudeville, et le sujet de la nouvelle picce
pour
lu:
donner
un successeur. On sa1_t ~nfin q11,elle
belle cond11ile rl"étre cité dans le rapport du général en n'in~uiétait pas sans de bons moti fs ceux qui avaienlle plus
courouna
une
vie
de
désordres par un sU1c1de qm n eul
chef, rn date du t•r avril 1830.
rrouté la premiere. J'avouerai qu'a. ce litre j'étais un des
.
.
Le 6 septemhre suivant, le capitaine Chapelié fut ~oins rassurés : l~ vraie jeunesse de .Mirnheau me parais- pas meme une grande passion p~ur ~xc~se.
Une telle femme, je l'avoue, n ava,t r1en de bien prenommé chef d'escadron d'état-m1jor, et ~uelques jours sant aussi peu digne ele la sccne que difficile a y prod11ire
plus tard il obtint le grade d'officier de la Légion avcc un succes de hon aloi. L'événement, si favorable sentable; rnais c'était la le vice d'un sujet que rien
d'hnnneur.
qu'il ail été, n'a pas donné torta mes c1·aiotes : la nou- n'imposait a M. Langlé, et contre le1;uel son ouvrage
Peu apres les événements poli tiques de i 830, Cha-- velle ¡iicce de ~1. Aylic Langlé a bien réussi en effet, et n'est, au fond, qu'une lutte perpétuelle et mal déguisée.
pelié fnt envoyé en mis,ion en Ilclgiqne, sr.ns les orrlres non sans un certain éclat, muis je crains qu'elle ne le Je doute fort, d'ailleur~, que le moraliste, meme le p~os
sévcre, n'eut pas. préféré la Sophie que je vie ns de pem•
du général Desprez. A son arrivée, il fut nommé lieute- ctoive a ses défaats bien plutot qu'a ses qualilés.
nant-colonel, et chargé des fonctions de sous-chef de
S'il en était réellement ainsi, le &lt;lrame aurait en, toute dre, - en buste, - a celle que l'auteur nous m_on~
l'état-major général, fonctions qu'il a rcmplies provisoi- proportion gardée, le meme sort que son héros, mais ce sur un piédestal, M11• Farguoil aidant. Quant a mo1, laremcnl pendant onze moi~, et r¡ui !ni furent officielle- serait le seul rapport qui existerait entre 1'110 et l'autre, voucrai-je? une franche loronne eut moins froissé mes
ment conílées par arreté royal du 12 octohre 1832. Ce car il n·y a. en somme, daos la Jeuntsse de Mirabeau ni sentiments conservateurs que celte élégiaque préside?te
qui plante liJ. son mari pour suivre son ~mant, ~t quon
grarle, il le conserva chns l'arméc fran~aise jusqu'en jeunesse, ni Mirabeau.
t8'tl, 1'poque a lar¡uelle il fut dérnissionnaire honorahleLe propre de la jeunesse, de la jeunesse amoureuse, veut nous faire non pas seulement plamdre, m méme
ment et promu au grade de commandeur de la Légion c'est qu'elle aime parce qu'elle aime, et saos chercher a excuser, ce scrait trop peu, mais admirer, mais r~spec·
d'honnenr.
ses erreurs d'autre excnse que la force meme de l'en- ter; qu'on nous présente enfi~ comme l'a_ng~ de l a~olChapelié avait su méritel' l'o.:slime dn roi Léopolrl, et la trainement qu'elle su bit. L'age mur est plus raisonne_ur: tere. J'en aimerais mieux le demon; celm-la, au moms,
.
Belf:l"ique était devenne sa p trie adoptive. C'est en il veut aimer tout autant et meme plus que la jeunesse, serait clans son role.
Ces anrres-la, d'ailleurs, ne sont pas une créat1on du
-1851-, qu'il accept:i. la mis,ion il'organi~er une école mili- mais :un aux dépens de sa propre estime, ni surtcut de
taire pour tontes le, armes. 11 se consacra tout entier celle d'autrui, et ~n vue de concilier la passion et le de- dix -huiti:me siecle; les ailes leur sont ven ues plus_tard~
asa tache. Grace a son 1ele infatigable, a son dévoue- voir chose trop souvent impossib1e, il plaide en casuiste et tandis qu'ils lis:i.ient en cachette, uon pas Volta1re DI
ment sans bornes , l'école militaire helge est élevée les dro1ts de la passion, sans prrj11d1ce des llroits de J.-J. Rou~sea:i, mais bien la plus éloq11ente éleve . de ce
maintenant, sous le ranport ,le l'organisation et des ré- l'homrne ... et &lt;le la femme . Or, le nouveau drame du dernier. La Sophie de ~1. Langlé procede bien morns de
sultatQ, a la hauteur des écoles les plu, cstimées &lt;le l'Eu- Vaudev1lle, et e'est ce que je lui reproche, n'est qu'une Mm• de Warens que d'Inrl.iana et de Vale11tine. . .
Quant a ce pauvre M. de Monnier, qu'il falla1t bien
rope. 11 a rendo il la Ilelgique, et en parliculier a l'ar- reprise en sous-ordre de cctte vieille plaidoirie. Voila
présenter
comme un monstre, pour faire de sa fe~me
mée beige, des services dont la grandcmr est inapprécia- en quoi surlout il manque a mes yeux de jcunesrn.
un
ange,
on
ne l'a pas swlement ravalé aux der~i~
ble, et dout le souvenir rend sa mémoire chere a tout
Quant a Mirabcau, le Mirabeau convenu a défaut du
derrrés
ele
l'échelle
humaine, on fa déporlé, en le ' 1~
jamais.
vrai il ne brille pas moins dans ce drame par son abLe lieutenant ~rnéral Ch:i.pelié était grand cordon de sen;e, bien que Febvre, a la voi1. pres, reproduise fort Jis;aot de plusi-:urs centaines d'années. Ce débonn~
l'ordre de Léopolrl, grand cordon de l'ordre de Saint- exactement 1'apparencc extérieu:-e du personnage. contemporain et collegue de l'auteur '1u Temple de
Stanislas de B.ussie, et commandeur de plusieurs autres Qu'est-ce, eu elle:, que \lirabeau,-je parle de l'et~e mo- est devenu daos la Jeunesse de Mirabeau, une sorte
orrlres.
ral et non de l'homme poli tique, elont il ne pouva1t etre podestat de tvranneau italien duquatorzieme siccle¡oa
Ses fnnérailles ont eu liru avec la pompc et les hon- ici 'questio11 scirieuscment, el clont le roete, son titre le se dema~de c~mment le Dante a pu l'oublier daos SOl1
neun réservés ala haute dignité dont il était revetu.
&lt;lit, n'a entendu donner que les prémices ou les pro- Enfer. Aus~i, lorsqu'a la fin de. la piece il ~ppo~ ~
grace de Mirabeau et de Soph1e, condamnes,_ l un
GusuvE Lrn.unE.
mes~es tout au plus'I
Mirabeau, c'est l'outlaw, le type meme du déclassé, mort l'autre a une détention perpétuelle, un fr1sso~18
l'homme extraordinaire, a la leLtro; quelque chose plutót répa~d daos toute la salle. - On est naif, au Vaude.ille,
que quelqu'un, mais quelque chose d"énorme; une force surtout les jours de premieres représentations ! -:-::
LE PROCES TRÜMPYanum1le et tout iod1viduelle, n'appartenant a aucun toutes ces dames comprennent et appr,&gt;U~ent l_e 1_su1C1 ll".
de Sophie: co'Tlme•-it réintégrera:t-elle un dom1c le co
Un granrl. proces crimine! vient de tenir, pendant ele genre, i1 e.ucun ordre, impossible a classer, un monslre,
jugal ou l'attendent, sans doute_, tous les ins!r~melonf:l"ues a11 licnce,, la ville,le neme en émoi, et les débats, enf:n ' comme l':i. dit Marie--Antoinelte.
.
des Borg1a •
de torture des Orsini' tous les. po,sons
En amour' M1rabeau n'est pas moins exorbitant, moms
publ1és par les journ:wx judiciaires, ont vivement excité
.
.
Pauvre
président
de
M
onrner!
11
ne
se douta1·1 gu~re
da
extravasé que daos to ut le reste. C'est tJlus et moms
Li curiosité en France.
que,
plus
de
cent
ans
apres
sa
mort,
sa
carogne
qu'uu tiomme1 c'est un dieu des jardins; il en a l'oreille
1 MUS la ouit llu 15 a.u iti févr1er 1804, M. Gaspard

reux pour s'arreter. Surun point moins agité, quelquesuns s'échouaient et se sauvaíent d'une destruction com-·
plete.
&lt;&lt; Le cyclone n'a pas plus épargné le golfe que le
fleuve. De tous les bricks-pilolcs qui étaient dehors, on
n'en a vu rentrer qu'uo seul, rasé comme un pon ton.
« Les sinistres du 5 octobre vienrlront augmenter la
crise qui pe~e en ce moment sur l'Inde. JI était impossible a la prudence humaine de prévoir une tourmente
aussi horrible, aussi ·suhite surtout, et qni semble avoir
choisi de préférence, pourthéatre de sesravages, la partie du district la plus riche et la plus•fréquentée. n
Pol),r extrait : H. C.

11

Gn:

L'!LLUSTRATION,

JOURNAL UNIVERSEL.

321

mettre sons les verrous un fils toujours prét a tomber sa douleur et pansé ses blessures, il se hasarde a sortirde
chez luí pour y faire de telles esclandres. Aujourd'hui sa retraite, il revient a pas lents et comme instinctivememe, en plein dix-neuvicme siccle, on ferait pour ment vers le sérail. Le célihat pese a.ce fils des solitudes,
moins enfermer les gens, quoiqu'il n'y ait plus de Jet- il a sentí pas1·er un air Liede qni lui apporte l'apre partres de cachet, dit-on. Mirabeau, d'ailleurs, lui qui pro- fum du tr011peau. 11 s'avancr., et il aper~oit le victorieux
clame si baut lesdroits du fils, méconnaissant ceux du pere, qni l'altend, fier, imposant, terrible. Cependant le vaincu
Miraheau devrait liien un peu se dire, qu'au demeurant, luttera encore sous le regard des belles, il luttera et
M01• du Pailly n'a fa1t que ce qu'il va faire faire lui-meme succombera une seconde fois.
toui a !'heme a Mm• Sopbie de Mon:.iier, aux bijoux pres,
Aprcs cette défaite supreme, il renoncera décidément
Nesle?
et encore ver rons-nous Sophie regretter, en Hollande, aux amours... jusqu'a la saison prochaine.
P. P.
Le début de la nouvelle piece promettait mieux que de n'avoir pas emporté ses diamant~.
de pareils anacbronismes. Le rideau se leve sur une
Mais, a défaut de ces diamants qui, dn reste, sont
L'lllustration a fait un tirage a 250 exemplaires, avant la
petite fetc champetre tout a fait dans Je ton des deroic- birn a Pile, elle a ses beaux cheveux qui ne lni apparletlre,
des eaux fortes déja publiées et inédites de Bodmer;
res ann,1es du dix-huitieme siecle. Le fameux marquis tiennent pas moins, et elle les vend pour fournir aux
elles rormeront une série d'albums numérolés, qui seront
de Yirabeau, le gentilhomme aux idées avancées, l'Ami besoins d'un petit ménage dont Gensonné fait parlie, on olTerls a la fin de l'année, dans des conditions de prix_ tres•
des hommes, une sorte de loup revetu rl'une peau de bre- ne sait trop pourquoi. Comment les deux amis, comment modiques, aux seuls abonnés du journal.
bis, re~oit les hommages de ses vassaux et prend le Mirabeau surtout, en sont-ils venus a n'avoir plus que
~
menton a ses vassales. Au nom de la nature et de la de tell es ressources dans le pa_ys des libraires par excel raison, dont les bannieres enrubannées s'inclinent de- lence? L'auteur nous l'apprend dans ce que.j'appellerais
REVUE LITTÉRA.IRE.
vant sa perruque, il couronne la Justice sur le front de la plusjolie scene de son ouvrage, sij'en pouvais eITacer
LES BEaUX llVRES.
M. de Monnier, et les graces daos la personne d'une ber- le nom de Mirabcau.
•
gerette tres-lestementaltifée en Vénus.
Da.ns cette sccne, un éditeur, dont Saint-Germain fait.
Un peu de temps a pa~sé déja sur les quatre grandes
Pour dater mieux encorc cette farce pastorale et hu- une crt\atiou excellente, demande a Mirabeau des 011- publications illustrées par Gustave Dor~: Le Dante, Permanitaire, on an nonce la mort &lt;l u Patriarclie de Ferne,1/: vrages dans le genre de ceux de Louvet; mais Mirabeau, ranlt, Atala et Don Quichotte; ma:is elles domineront
- Volt:i.ire, dit M. de Saint-Mauris, vient de rendre son le vertueux, le pudique Mirabeau, repousse avec hor- longtemps, comme des arbres puissants ou gracieu1,
Ame... - A qui? interrompt spirituellement &amp;1m• du reur une telle proposition, et met l'éditeur proxénete a toute cette végétation de vi.melles aimahles qui, par un
Pailly; et le mol est fort applaudi. Mais déja Mm• de la porte. Que &lt;lis-je? il fait bien pis que tout cela : avant contraste piquant, semble ileurir de préféren.ce au1 apMonnier se rlessine par un aparté mélancoliquem~nt vol- de chasser le libraire, il le raille, il l'insulte, tant il est ¡&gt;roches de l'hiver. Cette année, d'ailleurs, sera moins
tairien. Aurait-elle lula Pucelle? Quant a Mm• du Pailly, indigné : - Monsieur, lui dit-il, vous avez une filie; elle féconde que ses :i.inées; Doré lui-meme se repose, laissant
c'est tout simplement l'amie, comme on disait alors, du est jeune, elle est pure; eh bieu ! je vous fcrai le livre monter la séve jusqu'a. ce qu'elle dé borde et s'élance en
marquis de Mirabeau; elle tient ouvertemeot, dans le que vous rue demandez, a condition que M11• votre filie jets nouvea11x; on dit r¡u'il.•e prépare un cbamp immen~e,
creur et dans la maison de ce grand seigneur philan- cu corrigera les épreuves. - Avais-je tort de dire que qu'il défriche une terre antique pour la rajeunir, enfin
tbrope, la place de l'épouse qu'elle a ch:i.ssée, et du le Mirabeau de M. Langlé n'cst pas le Mirabeau des qu'il veut greffer son talent et 53. renommée sur des léfils qu'elle fait languir dans les prisons du chatean Lettres a Sophie, et de tant d'aulres pages non moin~ gendes saintes, et associer son nom aux plus impérissables
d'If.
galantes? Daos la scene que je viens de citer, il n'est souvenirs de l'humanité et du christianisme. Nous Je féAjoutons une chanoinesse rappelant les plus frais pas- méme plus le Mirabeau de M. Langlé, il est le Mirabeau licitons de sa noble ambition et du recueillement qu'il
tels de l'époque, et le sémillant avocat Gensonné, tour- des familles.
impose, devant une grande reuvre, a l'impétuosité de sa
nant le rouet de cette Omphale, etnous aurons indiqué les
Euíln, pour achever br;evement une analyse déjiJ. bien nature. Taodis que son inspiration murit daos le silence,
principales figures de ce tablcau, dont la vérité, encore lougue, et qui n'a plus gucre d'objet, diions que Mira- nous nous proposom de mesurer l'évolution déja connue
une fois, est saisissaote. Malh~ureusement, de tous ces beau arreté en Hollande, mais pouvant s·échapper, grace de son talent, le chemin qu'il a parcouru, les qoalités
personnages, les plus vrais, ou vont disparaitre, comme au dévonemcnt de Sophie, refuse encore une fois de qu'il possede et celles que nous souhaiterions lui voir
le marquis et sa maitresse, et nous ne les reverrons plus, partir sans elle. 1\ms deux, apres une détention de acquérir, et ce qu'il ajoute aux modeles qu'il interprete.
ou, tels que l'avocat Gensonné et la chanoinesse, ils tra- quatre ans, pendant laquelle furent écrites les fameuses
La conception de l'écrivain et celle de l"artiste obéissent
verseron~l'action pour l'orner, l'égayer, mais comme de Lettres a Sophie, ils se retrouvent au dernier acle &lt;levant a des conditions diflérentes, ou plutót, la premiere est
simples arabesques, etsans s'y rattacher par le moindre un tribunal militaire, présidé pal' l'odieux Saint-Mauris. ahoolumPnt libre daos le domaine du sentiment et de la
lien logique.
Les juges, malgré l'éloquence de Gensonné, et saos ég~rd pensée, dans l'espace comme dan~ le temps; la seconde
Mirabeau ne paraít qu'a la fin du premier acte, et, aux protcctions de sa chanoinesse, con damnent les deux est to11jours borné.e. Le raisonnement et la parole, tout
grAce a une entrée longuement et habilement préparée, il accusés. C'est alors que M. de Monnier oílre a Mirabeau ce qui est intérieur, tout ce qui est successif, échappent
yproduil l'effetdu lion tombantdans la bergerie. Mm• du une grace aux conditions de laquelle Sophie échappe en au peintre; il ne peut que faire supposer ce qui esl inPailly vient de le recommanrler a uu homma ele police qui se tuant d'un coup de poignard.
visible. II choisit un moment, une attilude, un sentiment,
doit le conduire du chateau d'lf au fort de Joux, et, au
Les dcux derniers acles du drame uu se relient les et laisse a deviner ce qui a précédé ou ce qui va suivre.
moment ou la scene se vide, un homme veto de noir y divers fils de celte intrigue peu histo;-ique, ne valent pas Celui qni v1mt peindre une pensée, une réllexion, une
pénetre furtivement par une porte latérale. Cet inconnu, les deux premiers comme détails; mais les situations maxime, tombe dans l'allégorie, qui est un procédé pardéja a mo1tié deviné, bien qu'on ne le voie que de dos, qu'ils présentent, bien que peu variées, font heaucoup tieulicrement lilléraire; il oublie que son art a pour but
va droit a un buste de la marquise, placé tout au fond d'effet. Le talent de l'auteur ne fait, du reste, pas ques- d'interpréter la réalité extérieure, et il échoue, comme
de la salle; mais, a peine s'est-il agenouillé devant cette tion, rnrtout au point de vue du style; b_izn pc11 de ses Ary SchefTer a échoué dans son tablean des Priéres de la
vénérable image, qu'un bruit de pas le tire de sa pieuse confrcrrs auraient mieux que lui élndé les dilílcultés terre s'r!le 1·ant vers l~ ciel. C'est a l'écrivain seul qu'il apreverie; il se releve, se retourne, et ron reconnait Mira- d'une tache que sa premicre faute est d'avo1r abordée. partient d'orner et d'animer eles abstractions..
beau.
Cette faute, il ne la rcconnaitra pas, sans doule, surtout
Mais si la plume cst un instrument plus complet que
On comprend la stupéfaction de M01• du Pailly a en présence de l'accueil fait a son ouvrage, non pas seu- le pinceau, si elle peut a la fois repréEenter le dessous et
l'aspect de son prisonnier se dressant ainsi devant elle, lrment par le pul1lic, mais par prcsque tout!! la presse, le dessus des choses, décrire la nature et les formes vilibre, menagant, terrible. L'attenle de la scene qui va et si ces lignes lui 1;assent sous les yeux, il pourra n'y vantes et peindre le fond des ames, il n'en faut pas moins
a'ensuivre est l'émution la plus vive de tout le drame; pas voir la sympathie cependant bien réelle que m'ins- reconnaitre son insuffisance relative dans la représenllais la scene n'y répond pas complétemeut, a mon avis. pire:1t a la fois son caractcre et son talen t. Ce sont la de tation du réel. ou triomphent la peinture et la statuaire.
faécepte difficilement Miraheau portant la main su r une ces choscs donton ne prencl qu'a regret son parti; il faut C'est ici que l'artiste va trouver sa place auprcs de l'éfemme, une femme indigne, sans doute, ruais qu'il sait cependant s'y résigner, et, dut-on ne pas etre écouté, crivain; il donnera un milie11 a l'action, il arretera les
,rotégée par la faih lesse de son pcre, et qu'íl rencon- s~voir au besoin crier gare a un galant hommc qm se contours des personnages, et les exigences du texte lais'lli sous le toit de ce méme pere. Si violent qu'il ful, je fourvoie littérairement et moralement.
seront encore a l'interprétation sa part d'origiualité,
De le reconnais pas arrachant du cou de cette femme un
La meille,:re preuve, au reste, que la piece de )J. Aylic puisqu'un s11jet rlonné peut se lraiter de cent fa~ons di'éllllier... qui, heureusemMt, ne tient guere. Un homme Langlé n'est pas a me~ yeux la prrmicre cliose venue, verses. L'expression des ílgures et des sites devra etre
ifihang et de l'éducation de Mirabeau, ne touche une c'est que pour elle j'ai noirci, ~ans m'en aperceToir, un rrt1et de l'écrivain; mais la composition, les attiturles,
lft!lnme que pour lui ba1ser la maio rn.. ou la tuer. Car tout l'espacc blanc qu'en comcience j'aurais du réserver le choix du momeat et du lieu, restel'ont la propriété
.11'onblions pas que Mirabeau, au plus fort de son répu- a d·autres, ne fut-ce qu'am excellenta artdes qui joucnt personnelle du dessinateur. Celle distinction est applillliean1sme, se rappela toujours et sut meme fort bien avec un si admirable ensemble la Jeunesse de ltfirabeau. calJle a toutes les estampes de Gustave Doré. Nul ne
?appeler aux au tres qui il était. N'est-ce pas du b,mt de
s'entend rnieux que lui a l'agencement d'un vroupe, a
A. DE BELLOY.
lllribnne révolutionnaire, que, parlant de je ne sais plus
l'exécution des paysages extraordinaires que Dante lui
'8!t grand personnage : - Le prince, ou le roi un te!,
a suggérés ¡ il cr~e une seconde fois, d'apres une vision
4-it-il, qui, par parenthese, était mon cousin...
intense,
les cercles de l'enfer, les contorsions des miséLE RETOUR DU VAlNCU.
Atec tout cela; la sce1:e est belle, mais qu'elle l'etit été
rahles, les escarpemenls hizarres de la région désolée.
Mtantage, si Mirabeau, par la seule magie de ~on éloNous les avons vus aux prises, ces dcux rivaux, nous Mais poJJr donner une tete a ses personnages, un sens
•uce, eut fait tomber du con de Mm• du Pailly cette les avons vus combattre, et l'on sait que] étail le prix de préci3 a lenrs acles et a leurs cris, il a besoin d'une ins•twicre de diamants, au lieu de la lui arracher ! Une la victoire. Le vainqueur s'est ficrement campé, - Salo- piration plus dirccle; encore ne réalise-t-il pas toujours
lelle violence, d'ailleurs, a l'inconvénien: de justifier les mon drs foréts, - au milieu de son troupeau de fem - la pensée du mailre ¡ en tout cas, il n'y ajoute ríen : le
"',lis,,"fiolentes mesures du marquis. Si coupable qn'ait mes. Quant au vaincu, brisé, écrasé. bonteux, il a fui modele est trop complet. Plus tard, nous le verrons cherélé celui--ci en donnant a sa maltresse les diamants de daos la profondeur des fourrés, pour cacher sa honte et chant a marquer ses figures de trails plus individucls,
11 femme, on pourrait comprendre, a la fin, qu'il fit sa défaite. Mais apres avo ir, pendant quelques jours, cuvé a les animer d'une vie plus particulieJe, au risque d'exafemme, comme dirait Moliere, le ferait honnir a ce poim
par·un fort honnete éerivain, devant les plus honnetes
gens du monde.
A l'endroit de M. de Saint--Mauris, la vérité historique
se trouvant c:tdrer un peu mieux avec la donnée du
poete, elle a été un peu moins travestie. Ce fut en e!Tet
un vilaio personnage que ce gouverneur du fort de
Joux, oú fut détenu Mirabeaa; mais était-ce une raison
pour faire de luí un pendant au G1tbetta de la Tour de

�VA.IN CU.

�L'ILLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.
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L' 1LLl'~T RA TION, JO (1 RN AL UNIVER8EL.

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- -·•--peu la téte et ne regardaot qu'autant qu'il faut pour mot descriptif, poétiqut1 en toutcas inutile, qui ralentigérer ou d'altérer l'intention de son auteur; partout tout mootrer a son compagoon; il porte en lui la paix rait 1'action; il se sent devant nn petit public curie11t
. .
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nous le trouverons concevant mieux le groupe que la
es rcg1ons qu I autte au sein de a g 01re, pa1x que qui eman e es aventures et non es r1;veries. D'autre
d
Dante ne connaitra 1·amais, mcme daos le~v1sions exlati- I part, aucun de ses personna11es ne se ressemble. Dans
personne et la nature que l'bomme.
0
Peut-étre Dante (1) est-il le meilleur compagnon qu'il ques tlu Parad is; oui, meme au retour du foyer de la l'Enfer, bommes et femmes sont tous des maudils et des
ail pu choisir pour dis!imulerses défauts (qui n'en a pas?) théologie, Dante ne sera jamais que «. celui qui revient I desespérés. Dans la l'ie, dont les Contes im1tent la diveret mellre dans tout lcur relief ses vigoureuses qualités. de l'enfer. 1&gt;
silé, chacun a son c3.raclcre qui délermine sa de~tinee.
L:i variété n'est pas le caractcre de l'eofer dantesque;
Nous c1tions tout A l'heure trcs-franchement j usqu'a Le petit Chaperon rouge est tlél.neur et élourdi; le petit
livrés a la fiamme, aux glaces cuisantes, aux fourches et cinq compositions qui nous déplaisent; nous n'admirons Poucet futé comme un singe; le marquis de Carabas
aux fouets des démons, loQ.s ces troupcaux de damnés pas tootes les autces, m,;, H y en a plas de ,;ogt que homme • se laOSe, toujm, r.;,e Jo,sq,•;1 s'ag;t , ..;
courbeot le froot sous le méme joug de terreur et de nous tenons _pour accomplies. Dans &lt;( la forct obscure » bien immédiat; Ceodrillon, une résignée qui ne désesdésespoir; le mémc jour lugubre éclaire leurs supplices. qui obstrue « le rnilieu du chemin de notre vie, 1&gt; il faut pere pas, et qui a raison; Peau d'ane, une véritable
lis ne se distinguent les uns des autres que par leur nom, louer l'attitude naturelle du Dante, qui tourne la téte femme qui aime les belles robes et la vertu ,· la Belle ao
quand le poete !'indique.
avec précanlion et crainle (uº 1). Plus loin, on est péné- bois dorinaot, unejeuoe filie réveillée qui n'a plus guél'I:
Les groupes seuls et les tableaux ont un aspect et une tré par le froid de la peur en cette noire, a!lreuse besoin de sommeil. 11 y a a11ssi l'ogre Ala face luisante, a111
physionomie propre. Etc'est ce qu'il fallaita.Gustave Doré. ravinf, a peine. éclairée par un coiu de ciel pale, d)nt yeux ronds; la femme de l'ogre, grande et forte aussi
Toutes les foisqu'il a présenté une figure isolée ou prioci- la lueur argente faiblement les contours du grand et d'une beauté tranquille, comme H convieot a une'
personne qui voit manger sansdégoutde la_chair fralcbe ,
pale, l'inspiration l'a lrahi. Sa grosse tete de Dante, noire, lion a!Tamé (nº 3).
moroe et lourde, bien 'lu'elle reproduise des traits conLes deux pocles se rencontrent snus de grands arbres et puis les fées, tantót vieilles marraines rabougriea,
sacrés, accuse un ennm solennel plus qu'uoe amertume décharoés, tandis que les végétations plus humbles con- taotot belles reines, suivaot que la face du deslio se
vengeresse; le Mrnos, vu de dos, n'est qu'uo gros géant servent eocore leurs feuillages; A l'borizon, le soleil se masque de mal ice ou de solennité.
On a dit avec raison que Perrault est moins ,,roforrt
accroupi; le dragon ailé qui emporte les de1u poi!tes, cour.he avec une suave tristesse. La couleur mouraote
l'immense jouenr de cor et le vieillard aux longs bras, du jour prépare bien !'esprit a.u voyage sombre (oº 4); 'lUe Grethe, et moins réveur que Novalis ou Musreus: ..1
qui fait tant d'eflorts pour poser Alerre Virgile endolori c•e~t la nuit qu'il faut descendre aux enfers, ou du grande découverle ! et cependlnt il ne manque ni de
et Dlnte effaré, ne sont pas non plus de nos amis. Qu'oo moios a l'heure ou le crépuscule brunit l'air (nº 6), lors- porlée, ni dP. poésie. Est-ce que la Be/le au bois dorman,
nous permette encore de ne voir daos la Fran~oise de que les fantómes et les visions sorlent de la terre avec n'est pas une inventioo di,·ine? Est-ce que tous nous ne
Rimini (oº l5) qu'une forte fcmme nue, a la douleur les hrouillards des vallons. On n'aura plus qu'a. laisser \'Oudrions pas aimer des femmes qui eu•sent loujJurs
vulgaire; et nous en aurons fini avec la critique. 11 nous les etoiles aussi bien que l'espérance en franchissaot la dormí, en revant, s·entend? Et Riqnet a la Houpe, que
faudra méme cxcepter de notre jugement géoéral les porte ouverte dans une haute muraille de basalte (nº 8). son esprit emb,illit? Et la Olle polie qui re~oit pour don
tetes des deux poetes; suffisamment guidé par la tradi- JI -y a foule sur la rive de l'Achéron et l:t v1cieuse race de ne parler que par diamants et par rubís? Et la curiotion et les types qu'oot adoptés deja Raphael et Delacroix, d'Adam rn presse pour entrer dans la barque : ce ne silé, presqne mortelle, de la femme de 83.rbe-Bleue!
Doré a le plus souvent bien rendu la fierlé sereine de sont que bras jetes en l'air, cris aílreux, tetes cachées N'y a-t-il pas la des enscigoements et des consolatioos,
Virgile et la sombre tristesse de Dante. 11 possede a fond dans les maios qui se crispent, avant-gout de la douleur ponr parler en langage de prcche? Quant Ala poésie,
ces deu1 phy,ionomies et les maoie a son gré; qu'il les prochaine; l'aspect du groupe qui se développe en Ion- elle Mhorde; elle est hors du cadre; aussi, pour la senprésente de profil ou de face, tranquilles ou agitées, on gueur est ,;aisissant : hornmes et femmes sont drus tir et l'1maginer, faut-il laisser de cólé le te:\le et rever
les recoonall toujours. La réussile était ici absolument comme poissons daos un fllet, et lenrs gestes violeots, Ason propre comple. Chaque page nousouvre des échapnécessaire. Dante et Virgile sont, en somme, les seuls désolés, ne les arracheront pas au réseau d'ombre qui pées vers les boi~ et les champs; toujours la foret est l
personnages netlement caractérisés de celle partie de la les enserre (nº iO). Dante a relégué daos son en fer Ho- l'horizon; on comprend a chaque instaot que ces cootea
Divine Comédie; ils doivent etre le centre de toutes les mere, Horace, Ovide, Lucain; mais au moins ces grands si naifs sont un des plus antiques heritagesde l'humaoité,
scenes; c'est pour eux que s'est ouverte la porte fatale, hommP.s jouissent d'une paix relative sur la füiere qu'ils sont venus de bonne beure s'acclimater daos la
et le degré d'borreur des visioos funebres se mesure A d'une foréL profoode, sous des hétres au feuillage impé- terre cellique, et qu'ils se sont épaooui3, comme les
nétrable (n• 12). lis ne font point partie du tourbillon druidesses au1 faucilles d'or, sous les rameaux des graods
l'impression qu'ils en ressentent.
Le Dante a fait beaucoup pour Virgile; saos doute, il qui serpente au gré de l'ouragan infernal, environnant cheoes. Le pere de Pean d'ane, ce nouveau Cioyras, ne
a élé guidé par l'opinion du moyen a.ge, qni transfor- de SPS volules animées l&amp;. roche qtJ.i sert de piédestal va-t-il pas consulter un vieux druide qui mache rlu gui
mait le créateur de Didoo en bienveillant magicien; aux deux voyageurs (nº i4). Voici venir les victimes de de chéne, as.sis en tailleur sur un dolmen sacré? Depuis
mais il fut surtout sédmt par la descente d'Enée aux l'amour, consumées d'un feu intérieur, et les bea•1tés quaod n'y a t-il plus de poésie daos le clair de luoe,
enfers, ou se trouvait le germe de son triple poeme; il antiques et les couples modernes : « L'amour les a con- daos les robes couleur de temps, les tleurs de&amp; boia
se crut aussi obligé A une recoryiai,sance éclatante en- duits a. la mcme mort (nº i8) ! » Les étonnants rlccourcis cueillies peudaut que le l')up y est, l'amoureux inslinct
vers celui doot il voulait exploit€r et enrichir l'béritage. du nº 20 expriment autant de tortures que les visages qui guide l'une vers l'aulre les ames adolescentes, les
Il le prit done pi&gt;ur conducteur dans son voyage étrange, les plus défa1ts et les plus aoxieux. Un maudit veut moo- princesses deveoues bergeres et les clefs enchantées d'oü
et ce choix fut un trait de génie. Qui ne s'mtéresse da- ter dans la !,arque (nº 25), quelque assassin, quelque le sang ne peut s'cffacer? Relisez les Cantes de PerrauU
vaotage a Virgile, A un bomme divinisé, mais homme hypocrite. Un mépris souveraio assombrit la figure de avec le commentaire de Doré, et vous ne les accusere1 paa
encore, qu'a cette auslére Eihylle de Cumes, impassible V1rgile: &lt;( Va t'en d'ici, a-t-il dit, avec les aulres chie ns!» rl'une sécheresse et d'une vulgarité qui n'ela1ent qoe
compagne d'Énee? Béatrice, la vertu théologale, eut été lis vont, les ton!bes e111brasées s'ouvreot á leur aspect, dans votre imaa ination paresseuse.
0
Voyez le petit Poucet ramasser ses cailloux au bord
bien froide; d'ailleurs, il ne convenait pas d'imposer a et les éclairent de reflets blafards (oº 39); ils sont ínterson idéale clndeur l'affreux spectlcle de tous les vices rogés par de superbes ceulaures grassement dessinés, d'une source, aupres d'uo vieux saule éveolré; une fraiet des téoebres odieuses. Yirgile tempere et accrolt a la commc les ei.t revés Delacroix (nº 33) ·, f1tient les harpies, cheur vous viendra de ces bois ou respire la ro!tée. En•
{oís, par le conll·aste, l'épouvanie et l'amertume qui vautours a téles de vieilles, et les arbres humains; trl- trez a la queua leu- leu dans la foret, comme les buches'exhalent de ces régions inconnues. Quelle noblesse verseot la neige aux flocoos de feu; voient la grande rons et leurs eofants; le petit Poucet semant sa míe de
daos ¡,on maintien ! quelle mesure et quel cbarme daos Thaiset lly&lt;Tha 1•;m p;e, dootles nnmsetles e,; mes pé- p,;, ,u, ,;sem ,nos len pe; ne A,.;,. Que la na;~
ses paroles! quelle sécurité majestueuse au milieu de netrent Dante d'une chaste horreur (n•• H et G3); p10- au milieu des arbres, et la lamiere lointame, et le sentil'inlernal tourbilloo ! 11 n'a point de baine; les iofurtu- cession Je chapes de plomb, melée a deux étages de meot de 13. solitude, amenent de tristesse daos le crear
nes imméritées ne l'ont jamais aigri, et son ame peut misérables hvrés aux étrei11tes des serpents (53, 54-), af- des eofants ! lis risqueront plutót les denl5 de l'ogreque
garder b. toutes les miseres une pitié compatible avec le íreux mutiles sans tétes ou san~ jambes, mer ele glace celles des loups. Du haut d'un perron tombe sur les supsenliment de la juslice. Désintéressé par ll mort de ces ou suroageut des crancs qui se rongent (5!l, Gi), epuisent pliants le rayon d'une lanterne, et le pelit groupe re•
luttes de passi~ns sauvages qui ont a peine eflleuré sa enfin l'imaginat1on ferlile du pocte, et nous revoyons les commence a vivre : l'homme, surtout l'eofant, ne soot
pas faits pour la nuit.
vie, il voit de plus haut et plus grandemeot que l'ascé- éto1les qué nous avions perdues (75) !
Mais croyez-vous que l'ínfaligahle Doré va tlo?mir
O chateau moussu, discret, de la priocesse endormie,
tique exilé, qu~ le maiKfe gilJelio au menton dur et aux
narines pincées. 11 eovisageait autrement que lui l'exis- ongtemps apres cette cxcur~ion pénible de rocher, en ro- superbe allee de sycomore~ ou &amp;'avance le jeune chastence et la nature humaioe; cha~te jusqu'a étre appelé chers, de lac en tac, rt d'horreurs en horreurs? Que non. seur, fa~ade prestigieu~e ou la Renaissaoce succede l
la Vierge, il n'avait ,pas cepeodant réduit l'amour aux Aus~itót qu'1l f. r:ijour il r~taillera ses crayons, cette fois peine au gothique tlamboyant, éeuyers et pages im·
éllns mystiques et a l'adoration austcre. Un ioslant, a pour une r1ante fanlaisie qui le déla.,sera micux que le mobiles, enfio, chamhre envahie par les clématitese&amp;
son contact, s'attendrit le creur nlcéré Ju Dante. et Fran- srmmeil. 11 y a lom de Dante a Perrault, et c'est pour- les plantes qui grimpaient jadis autour des fenétres;
cesca trouve grace aux yeux de l'amant d'une morte. quoi Doré a deux fois réussi. S'1l avait tenté :a Bible somroeil riant qui appelle l'amour! Seulement la prin·
L'artiste a compr1s tout cela, et partout des nuances aprcs le Dante, il aurait risqué de se faliguer la main cesse a un bras hjen trop gros, a ce qu'il semhle; mais
tres-distinctes et tres-justes e1priment les sentiments aux figures sévi'res et aux sceoes solennc'lcs. ltais le ba~t! ru&gt;us l'aimons quand meme, puisque nous J'avoDI
tl11Térents des deux iMéparables devant les speclacles Chal botté, mais le pelit Poucet et Pean d'ane, esqu1sses réveillée.
~Peau d'ane descend l'escalier du pala1s; il fait clair uv
pareils qui se déroulent A leurs pieds. Le Romain est légeres et olives d'un contcor saos pretention, forcent
beau, ses tra1ts sont harmonie1u comme les plis de son son talenta serenouvcler. Au•si, touten produisantune !une; elle parl sur un petit chariot attelé J'un moutoa,
manteau; qnelquefois ses proportions prennent tJ.ne am- reuvre charmaole et bien digne de la délicie1?:e préface inquietr et belle, pre~que couronnée du croissant, pi"
pleur eicessive. L'autre, angulcux et ravagé, serr~ daos de Stah', il a.•souplit sa puis~ance, il prl'.lude au Don rei,le a. Dianc. Daus sa crainte d'un pere qui veut l'épcuser, elle se fait bergere, mais elle ne perd pas SI
une longue tunique étrcite, ~emble volootiers courhé Quicholt•.
Perrault (1) esta la lois tres.. simple et tres-varíe. Ses beauté. Avec un vague espoir, elle se regarde dansla
sous le poids de ses pensées. Quand celui-ci est terrifié
ou brisé par la douleur, celui-la est calme et mélanco- indicalions scéniques sont courles et ne donnent pas un ciaire fontaine, au pied des monlagnes. On est toojour'
filleule des fées, lorsqu'on a beauté, pat1ence et bon
lique, toujours droit daos sa riche stalure, retournant
courage.

I

11) .......... 11-Wio.

(1) lllbel, 11--folio.

33f

- - - - - - --

Quan d Fasaron,
l
f rere du roi Marsille voit- son -neve - I'- h- -t ·1
f .
'
u ene lnteur Siglorel, qui déja futf en enfer. (Iupiter l'y
mor ' J sort ur1eux de la presse, se met devant les
l'
1 .
mena par art magique}.
«
~~ JOur
~a perdre
l'honneur
de provoque
votre douce
France ! »
rang~,
pousse
e cri des
pniens et
les Franfais:
La melée cepeodant est devenue b orrible : Francais
01 11wr se Je lle sur Ie Sarrazin, lui brise l'écu, lui rompl 1et paiens se po_rtent d'affreux coups. Les uns frappe.nt,
1t' h au 1icrt, 1u1• plante atJ. corps son gonfanon et a pleine es autres
1 se defendent. Cornbien de lances rompues et
lance le desar~onne et l'abat mort.
ensang antées ! combien de gonfanons, combien1 d'eoseiLe roi· Cº. rsa bl.11 inlerpelle les autres Sarrasins: «Nous 1n_1es en_ lambeaux ! í'.ombien de t,ons Franra
J' ·s lai·•·ent
""
O
b
c leur Jeunesse ! lis ne reverront plus leurs meres •
pmoos ""
eombat, eu des F,aa¡,;s le leu" íemmes, ,; leu,s am• de Fmee, qo, les atten'.
t
nombr~
eS
misérable.
Nous
avoir en plS
mépris
ceux dent au pays. Aor.
q.u~ ~01la_. Le no__m de Charlesdevons
n'en sauvera
un seul.
I
,
1
1
La bataille est grande et terrible. Roland et Olivier
1
Turpm,
q u1 1~u
a. eotcndu,
et va frappent
. ;
rend les coups par
oici_ e JOU'.
leur faut éperonne
mourir ! &gt;son
MaischeVll
l'archevéque
rude ment . L'_are hev1;que
A
fra ppcr Ie Sarr3.s10
. avec tant de force .:¡u'il lui brise l'écu F
mill.ers. Les douze pa1rs ne sont point en retard. Les
et lu 1 fra_c3:~se Ie haubert. 11 lui plante au corps son
ran~a1s frappe_ nt tous_ensemble. Les paiens tombent par
g d é
cents et par m_ille ! Qui ne s'enfuit n'échappe pas a la
1
gl?n~on
la mort
poussiere,
il ne le Puis,
laissevoyant
pas sans
. o&lt;&gt;re ma Igré' ehacun y laisse ses aonées ! Les
ran g1sant
r•_eu etdaos
'abat
au chemin.
le mort. Don
01
h11 d1re: « Marau d paien, vous en avcz menti ! Charles, 01
Fr_an~a,s
CI 1 ne reverron_t plus leurs pcres teurs parents,
not
iar emagoe, qui le&amp; attend a l'issue des défilés.
, re SJre, e,t toujours notre rempart. Nos Franfais . Une tourmente effroyahle désole la France : l'orage
n ont pas le talent rle fuir. l'\ous clouerons sur place tous eclate, le tonnerre gronde, le vent mugit, la pluie, la
- - - - i\.',DRÉ LEft.vu.
v~s tcompagnoos !I, Je vous annonce cette nouv~lle, que grele tomhe Atorrents, partout la fo1Jdre et &amp;es ravae eS pour voiis heure de mourir! Frappez, Francais ! ~es, ~.t Ia terre qui tremble de Saiot-Michel de París
8
LA CHANSON DE ROLAN n.
nousnu:
: D,_
eu vo?s
so1t loJié
! » Et il! críe:
Mon/ioie!
• 11 . en.'
port de Wissanl! 11
que
de
ne s'ouhlie
Le premier
avantage ~st a JUSQU
s tle BesanfOD Jusqu'au
·
t.
"aupr1mes
de
Brigaut
est
occis
par
An&lt;&gt;elier
et
Salan
d
.
.
.
•r
'
n est abr1 dont les mnrs ne se crevent. .,L'o pte·m m1'd i,
vo YE DE rntRour.ot
emporte son ame. Et Gerer, le compa,,;on d:An&lt;&gt;elier
e n~ire~ tenebres; plus de lumiere au ciel que le feu
rraduJt :,ar Alexaudre de Sa..iut-Albiu.
frappe l'émir, lui brise l'écu, lni démaille le haub~rt e~ des eclairs. Pas un homme que ce spectacle n'épou1
lu1.. pou_ssant au creur son bon épieu, ('ajuste si droit
,
Et plusieurs de 11dire : « C'est la fin du monde ª
fivante.
1
&lt;Fio.J
qu_ 1~ lut traverse le corps. « Oh! la belle bataille ! 1, dit .n du siecle préser.t! lis ne le savent, et il n'y 0la
,
Ol1V1er.
rien de vra1 : c'est le grand deuil pour la mort de R _
1RolanJ,
fi
·
. e duc Sanche attaqne l'aumacour, et, apres lui avoir land
L!
quiI' voit. 1venir
le moment de la bataille, est
L
10
pu, erq~c 1011111 eoplrd.
· c1se
• 1é de fleurs et d'or, luí transperce le
_ es Fr_an~ais oot frappé avec courage et v ,,ueur. Les
. 11 inlerpclle Olivier: «L'Em- br isé son e_cu
ptre.ur
con fiie 1se_s1Fran(;ais, en a mis a part creur, Ie eo1e et le pou mon. Anséis 'ºº"e daos le corps de hpa,eos gisen_
t qui
11 nou~ ~ 1
d t morts par milliers, par troupeaux. u Nos
1
flO: mi e, _parmi esque s I ne connait pas un couard ! Turg1s de Tourtelouse la poiote de son bon c'p1·eu, et le
it Rolaod, soot de vrais preux. JI est e'cri·t au
Gommes,
Pour1sonh seigneur,
d I fon doit souffr1r graods mau1, endu- ,icr ressort par le dos. Angelier, le Gascon de Bordeaux . ts a Fra_ nconim_ .:¡ue notre empereur a les braves .' »
m e e ª11t et he . rnid extreme, on doit savoir perdre va rrapper Escrem1ze de Vauterne entre les deux ma-,
Le roi llars11le arrive sur eux, commiP.. sortaot de
0
11
tm ~ang e sa
e
a,r.
Frappe
de
ta
lance,
et
moi
de
Oo11
t
•
1
lerre_
en vi·n~t
b
me es, e
P cine lance le renverse de sa selle mort b , avec sa grande armée. 11 l'a parta&lt;&gt;e'e
"
1
faD d I ma_ . onne épéP, que le roi me don ua! Si J·e Apr1;s
, quo1,· 11· lui d1t: « Vous n'avez pas de chance!
'
taillons.
Oo
voit
luire
les
heaumes
éma
·11e·s
d'or
et dºe
~
1
lle~"'• qm 1aura pourra d1re : • C'était l'épée d'un Am.
P ~1r1reries, et les écus, et les cuinsses frangées. Sept
"' ' ant.h1 »A
Le pa1en
- Es torgant est occis par Gautier, et Astramar,·z mi
b _e trompettes sonnent la fanfare et remplissent de
Lare ev.,que 11 Turpin
1 F pique son cheval, gravit une p1r Dcren,,er.
« Olivi
• 11 Des douze pa1rs
. du roi Marsille en voila
ru,t
touter la contree.
tm,~ence, Appe e e~ ranfais et leur t1ent ce di&amp;cours : dix de tue~, ¡¡ n'en reste plus ue de Ch '
e ' moo compagnon, mon frere, &lt;lit Roland
S barons,l' rour nutre roi no11s devons
.
·e le ,félon, a juré notre
. mort: sa trah'ISOil est'
• Seigneors
bien comte l1'1·ar"0 ar1z.
·
q
ux, ernuble et le Ganelon,
I e,~te. L empereur en t1rera une vengeance terrimoonr.. outen~z h~nneu: du nom chret1en. Bataille
Uans cctte melée merveilleuse e
man,
M, 'º.~5 en eles liu:n ~ur~, c~r s0~1s vo~ yeul voila laod ne s'epouvante oiot. 11 fra t con fu~~
I (e preux Ro- ble N~u~ all~ns avoir une bataille et rude et cruelle.
1
b Confes•ez
.
coup
.
fOn ne v1t Jama1s un tel rassemblemeot rl'hommes. 11e vais
s. Sarra~rns.
vos peches ' cr1cz a Die u merci , l'cp1eu
· · 1u1• dure. Aup qumzicme
. .
ppe
de l'epieu taot
.
O. que
0
0
·
•
·
•
1re
uranua
sa
onne
épée
il
ép
f
,
,
mpa
oon
1·
Je ,ous a soudrai pour le salut de vus ames Si vous p'-s JI
D
.1 1
b
' arme eIJSle rapper de mon épée Duraodal et vou- co
ourez,
vous
eronne
'
·1
1 srrez
h t tous 1qaiot~ martvr~·
. ' vos places soot che vaI et Ya frapper c'hernuble II lm 'br1•e son
h •a son ,ous
A rapperez
. de llauteclaire . »
es au P 1:s an parar is! ,, Les F!'a11~ais de3cendent oü luisent des escarbo ueles il. lui C d · 1 e ume . u ,,_remier raog des ennemis chevaucbe un Sarra. ~heval, s ageno~illent en terre, et l'archeveque les iert a fines mailles et tou; le
en . son .~ a,nc
1 hau- i:rn, ~bime, le plus scélérlt de la bande, le plus souillé
eo,~ au nom de Dieu. Pour pénitcnce, il l~ur commande chure sur la selle {ocrustée d'o~or¡t .JUS'lU ª enfour- d~ crimes et d'hombles félonies. 11 ne croit pas en
Le,
. 11' é
1·0· t 11le ~Dieu,
d le flls
I de la sainte Vier11e
o .I ll est no·ir comme po11
bienFrrapper.
ch eva'
1 1u1· tranche l'eprne
. . sans cherchcr
· epee lerencontre
.
ranfais, a eg s de leurs péchés, se retlres~ent et ahat morts sur le pré sur Í·h b d
I S iu ; e e on ue. I aime le meurtre ~t la trahison plus que tout
R sur. leurs deslriers agiles.
sa mon t ure.
m.
.ontent
'
er e rue, e arrlSID et l'or de Galice. Aucun homme ne l'a J·am a1s
· vu JOuer
•
5
olao&lt;l e~?age aux dcfllés d'Espagr'.e, sur Veillaot1f,
Le comte Roland chev3.uche A tr v
rire ! Br~~e
1 cepen~ant et follement téméraire, et c'est
bon cour~ier. 11 porte ses armes et !I leur préte taot randa! a la main O0 1
•t.
ª ers le camp, Du- par lit q•l 1 a su p\a1re au félon roí Marsille II porte¡
01·,v·ier non p1us ne
· se met
e voipasJeler
un mort
leur signe de ralliement.
·
e
t grace
. 1 '. 11 porte au poiog son épicu dont le fer rer·arde
o
en retard
d sur
f l'autre.
O0 dragon,
•
ae' _au so_mmet eSl lacé son go~faoou tout hlanc. Les n'a r,en a reprocher aux dollle a,r
e rap~er.
11archev~q~e ne peut_ pas nimer ce scélérat. Sitót
f,· es d or lu, baltent dtns la mam. II va majestueux pent d'cstoc et de taille le• -P s. .Les Franfais frap- Qll. le voit, ,1 son ge il. 1attaq11er. 11 se dit tranquille
'Qlmeet snuria?t.
lu, mmhesna eom pagoo,: uos ,·enoou;sseot. L';"h;~"::• ~e~""''
quelq~es- ~entálu;-~•me,.' Ce Sam,;n me pa,a;t "" fie, hé,.:
1
toos ces Frangais qui le proclameot leur prolecteur. notre nohlesse, » Et ¡¡ críe .
ti · 1«C~flet
b~en, tique. Le meilleur a faire estrl'aller l'occire. Je n'ai jamais
anee 0 ~ regar~ fier sur les Sarrasins, et lourne sur Charle~. Am.
·
JO e·
eS e cri de supporté couard ni couardise. » L'archevéque éperoone
Fran~ais un ~•I ~oux Pt modesle.
Ohvier chevauche a travers la mel .
b~avtlment son c~eval, frappe Abime sur son écu d'éLes deu~ armces 5 approchent et •e vont aborder. u Ce brbée, mais du tron .00 !I fra e le e~. Sa lance e~t11 ~ir, semé de diamanL&lt;, d'améthystes, de topazes et
pas I icure de parler! dit Olivicr. Vous n'avez pas Jui brise son écu cise~e d'or e/Je flen~a•~~ 1~:u;e.ro~,. 1 1 esc_arhoucles: Abime le re~ut de l'amiral Galafre, qui
~so~ocrvotre o_llf&gt;hant: vous n'aurcz aucun secours hr les deux yeui de la tete et la ce 1
bait
•
avait refu lm-méme d'un démon au Val Métas. Apres
f ar es. 11 ne ,ait mot de notre détresse: ce n'est pas pied,. JI le reuver,e mort a:ec scpt c;~~ ; tom e /~s le coup de Turpm, vaul-il encore un denier? ... Ce coup
ante,
brave! ...t \laintenant,
seigneurs barons, che- il occil Tur"is
. 1e tron~on
s arrasms.
ms travers~
hez dele toute
C
º et Estragns. pu1s
de ,a lance
Ce dAhime
t I deF l'uo a. l'autre llanc .
,
.
vo re orce e~ tenez ferme au champ. se brise et s'eclate jusqu'a la oirrnée . « Co '
p~n an es ran~a1, voient les paiens déborder de
00
ds ~o prie, au nom de D1eu, formez le fcrme pro- tui dit Rr,land '}ue faites-vous? ~oºtelle bat 1.1~pagooo'.
tous cotés. lis chrrchent Roland, Olivier, les douze pairs
11
e bien frapper, de bien recevoir et rendre. N'ou- 1 sert un ha.ton? Le fer et l'acie~ voila n ª e, 1 qu~, leur_ rempart. ~!ais l'~rchever¡ue leur dit: « Ne céde;
_pas le_ ~r• rle _Charle,!» A ces mot,, les Franfais est IJauleclaire, votre é ée au m~n·he d'os
_.~ ~u pls ª. un mauYm sent,ment! Ne fuyez pas! Mieux vaut
0 armes ..010
01. · MontJnie! Qui les eut alors eotendus, ne perdrait de diamaob? _ Je ne ~a p
.
d'
r
,
.
la
P
mourird en .combattaot.
c'est ici
1
s le souven d'
. bl
eux irer, it 0 1mer carnee
de nolre
.
•1 Nolre
. . compte est ré"lé:
º
nt .
ir une si no e arde_ur. Puis ils s'a- co1J;ner, j'ai trop a!la,re ! » Aor.
'
. ermer ¡our. ais, Je vous le gar:mt1s, le saint
' Du~u ·1 avec que lle audace I lis ¡nquent des deux
Et pourtant 1¡ la tire Sl b
é 11 f .
11 paradis1 e,l vou&lt;., ou vous siégerez parm1 les bienheu;~upe~ au plns court. Mais les Sarrasins ne reculen; Roland par un coup de vra¡°n~e e~. e, _1 1. 1ªf ait voir
reux ! &gt; Cette pensée rallume leur ardeur, et ils crient
I
an~ais
et
paiens,
les
voila
face
a
face
!
paien
Jwtin
de
v
F
.1
el
~va
_ier
·
rappe
un
tous
neveu de ~I ·11 h
' ,
a.• erre, • Ul parta0o-e la téte par le
U : Sllontjoie
. ! Ao1.c1·
.
arsi
e
e
evauche
en
avant
des
troupes
milieu
il
luí
fend
avec
I
c
•
.
f
n
arrasin,
ce
qui refut la foi de GaneI l imborm
nt mauvais p
el
F
.
'
,
e orps sa cu1ra,,e a rao "e et Ion t
'fé
b .
úi .
rop~s _e nos •ran~a1s: 1&lt; 11 estfou, vo- sa IJonne selle, aussi émaillPe rl'or· il ourfend l'é .
'e_ par ami
e aisa sur la bouche, vient frapper
d 'qm vousª la,~,es llans ces defiles ! La France y du cheval il renversc morts
p• 1 S
c_hme Angeher de Gascogoe, le tr:iverse de son fer et le rerasa »renommée,
le bras droit de sa montur~· « Je vous'reconna1s
~urpour
e pre'
arrasm
et touroe
corps
Qu J • -etRCharlemagne
d .
mon efrcre,
tui &lt;lit
mo t A11 ba~,
J' mort.
° , dit Roland, vo·t•
111
1 &lt;&lt;.11Sire comparrnon
. •
an, 1ou,t OIan , Oieu ! quelle colerc il en íloland. C'Pst pour de tels cou 15 u l'
·
1
r nge ier, e mei eur chevaher de l'armée. - Dieu
11
soiique son cheval et le lance a br1dc ahattue sur aime. » Et de tous les c,ités on c~ie ~Ton~?'~e,r;ur nous me don ne de le venger ! » répood Olivier. Et presque
~nt. 11 lu_i rompt l'écu et lui ouvre le hau~ert, il lui
Gérin et son com¡,agnon Gerer ·brised/'i:~/~pieu :~ meme temps le Sarrasin tombe sous Hauteclaire. Les
ileu -:~ ~•, il lm délache l'echioe du dos, et de son daos le corps du paien T1mozel, et le reove;sent a:
:mportent son ame:
.
1 Ut arrache l'ame du corps.
beau mileu d'un guéret. L'arche,équeoccit aux pae tue le duc Alpha1en, décap1te Escababis, dé1ens sarme sept Arabes. Mais Valdabron, l'º"";en
--. gouverLe talentde paysagiste que Doré nous révélait dansle
t0le, ,'e,t accru et complété dan&lt;. Je Perrault. Mais ce
i c,t plus important, il 1 trés-sonvent réussi a donn('r
~ exprl•·•·on indi,iduclle a· ,es per,onna~e,. a~e d11re de cette uniform:té tlangereuse qui s'accordai·t avec
tri~tP.,se tmjonrs ég-ale clu peintre de l'Enfcr. l,a renilr~ dn loup et du Chaperon ·rouge, la rié,olation des
¡x bticherons ?iui n_e peuvent oourrir leurs e~fants, les
11 tetes de Cendr11loo et de sa marraine, du "iem
Jde, de Pe,u d'aoe, et de !'héroioe des Fi&lt;s, témo;· Sans doute il y a en•nt d"a
eJ d' ~n p~ogr_es certa1n.
-e un peu d exagerat,on daos l'énorme stature et les
11 sa1·nan t~ de l'og re ; trop,¡• au&lt;1acedan• le chat boll~
pas assez de r 11se; le ha!, dauc; Ccnrlrillon ' et la ciiur
1p~re de Peau d'ane sont de• char0rres un peu outre'es.
ais espérons que le don Quirholte aura sati•fait cetle
o1íd n burlcsr¡ue qu1· po~,ed e Dore'
· et qu'il acquerra le
!OÜI, scntiment e1quis, qui coomte a ne dépasser en
~ul la mesure 1111e juste assez pour donner am: clres et
,ull cbo,es le relief, le mouvement et la vie.

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�L'lLLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.

---

333

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.
r de Marsille, abat mort le duc San che. Mais Roland,
~:~andal au poing, fond sur Valdabron, et lui pourfend
~ ne cuirasse et corps.
J eT~rpin venge pareillement Anséis occis par Maucuidant. Un paien, Grandogne, fait sorlir l'áme du corps a
Gerin, a Gerer, ~ Bérenger, ~ G?y de S~int-Antoin~, au
duc Anstore. Ma1s Roland lm cr1e: 11 D1eu ,te maud1sse !
Je ,ais te vendre cher la vie de ceux que tu as tués ! »
Grandogne~ qui n'ajamais ,u Roland et qui le
,econnait d'abord .ª son
1 fier ,isage, est epou,aoté, ¡¡ veut fuir ... 11
est irop tard : Roland
lai apartagé le heaume
jusqu'au nez, et ensuite
le corps, malgré les
mailles du haubert.

Cependant il vaut mieux que le Roi vienne pour nons
venger. Les pafons ne doivent pas retourner daos leur
pays. Mais quand les Frangais descendront dans la vallée,
ils nous trouveront morts et mutiléE, ils nous emporleront
daos des cercueils, aux cimetieres de nos moustiers, a
l'abri des lou ps, des sangliers et des chiens! - Vous
avez bien parlé!» lui dit Roland. Ao1.
Roland embouche l'oliphant et son ne a pleins poumons.

~~

~~

III
LA MonT DES PREUX.
La bataille continue
terrible et fougueuse.
frao~is et paiens combattent pleins de fureur.
Que d'hommes morts et
blc~s! L'herbe verte
~t inondée de sang.
Toos Jeschevaliers fran¡ais sont tués, hormis
soi1ante, que Dieu a
épargnés et qui vaudront cherement leur
,ic!
Roland interpelle Olitier : &lt;l Cher compagoon,nouspouvons bien
laplaindre, notre douce
et belle Fran ce, qui reste
,eo,e de tels preux ! Hélas! notre bon Roi, que
n'etes-vous ici ! Olivier,
mon frere, qu'avonsooos afaire acette heure!- Mieux vaut mourir, dit Olivier, que de
troom son salut dans
la bonte! - Je vais, dit
Roland, sonner l'oliphant, et au fond des
déft!és, Charles l'entendra, et les Fran~ais reliendront. - Quand
j'en parlai, reprend Olitier, vous ne l'avez pas
1oolu faire. Et si vous
le faites a cette heure,
TOUS le ferez sans vigueur: vos bras sont
loot saignants ! - J'ai
llonné de si bons
!IOlps! dit Rolaud ...
Maiala partie est trop
lorté :jecornerai, je suis
lir qne Charles m'enlendra. - Ce ne serait
PIShrave! reprend Oli.Tier... Par rna barbe, si
Je rnois jarnais ma
lltor Aude, ma noble
seor, vous ne serez
iamaisson époux ! »Ao1.
•Pourquoi cette colert'ditRoland. - Camal'lde,c'estvolre faute. Si nos Franfaissont morts, c'e3tpar
~irnprudence; et nous sommes perdus pour Charles.
Si,0118 m'aviez cru, le Roi serait accouru, nous aurions
l_a bataille, et nous aurions pris Marsille morl ou.
""lais votre prouesse fait que nous n'aiderons plus
lravaux de Cbarlemagne, Je plus grand homme
OII ,erra jamais j11squ'au jugement dernier ! Vous
Jlérir ici, a la hontc de la France ! n Mais l'archese jette au milieu de leur débat : &lt;1 Sire Roland et
sire Olivicr, au nom de Die u, ne vous clisputez point !
er du corps ne peut plus nous sauver maintenant.

!Pé

Et le duc Neimes: &lt;l C'est un brave 'lUi son ne! 1l y a
bataille la-lias ! 11 l'a trahi, qui veut si bien vous donner
le change. Criez votre devise et volez au secours de votre
neveu. Vous entendez assez la détresse de Roland !i,
L'Empereur fait sonner ses hauthois. Tous les barons
de l'armée s'arretent, descendent, revetent leurs bauberts, se couvrent de leurs heaumcs, prennent leurs
épées, leurs écus, leurs lances longues et solides, puis
remontent sur leurs destriers et piquent des
~ :--.
:::----,,._
deux. Hcilas ! aquoi bon?
~~~~~
ils sont trop en retard.
Le Roí faitsaisirGanelon pat les garfons de
cuisine, et dit au maitre-quéux : &lt;.( Garde-le~
~~
moi comme un félon qui
"
a trahi roa Maison ! n Les
º::::S:.
1
gar~ons de cuisine arracbent au traitre la barbe
et la moustache, le frarpent a coups de poing, le
lientcommeun ours et le
jettent sur un sommier.
Le Roi Charles chevauche plein de fureur, et
avcc lui tous les barons
de France, qui déja voudraient etre avec Roland, qui a cette heure
se bat contre les Sarrasins d'Espagne.
Roland voit les landes
et les monts couverts
de cadavres fran~ais. 11
pleurc en nolile che,,a!icr : 1&lt; Seigneurs barons, Dicn VOUS ait en
sa grace ! Q1i'il ouvre a
toutes vos ámes son paradis ! que surles saintes fleurs il les fasse repo_ser ! Meilleurs guerriers que vo1Js, je n'en
vis ja!Dais. Terre de
Fr;¡,ncc, ó mon doux
pays, vous voila veuve
de tant de vaillants soldats ! Barons franfais
qui mop.rez par mafaute, je n'ai pas pu vous
sauver, que Dieu vous
aide, Dieu qui ne trompe jamais !... Olivier,
mon frere, je ne vous
faillirai pas. Je mourrai
de douleur, si le fer ne
me tue. Allons, sire compagnon, allons combattre encare! n
' 11 reparaitdans la melée, Durandal au poing.
Comme devant les chiens
fuit le cerf, ainsi fuient
les Sarrasms devant Rolan&lt;l. Voici cependanl
• Jllarsille qui arrive en
g1Jerricr. 11 tue Beuve,
sire de Beau ne et de Dijon, puis Yvc et Yvoirc
et Gérard de Roussillon.
Roland quin'cstpas loin,
cric au pa'icn : &lt;1 Dieu
te damne, toi qui viens
de m'occirc mes rompagnons ! Tu vas en recevoit· le prix avant que nous nous
séparions! tu sauras aujourd'hui lenom de mon épée ! &gt;&gt;
Et d'un revers de Durandal il lui tranche le poing droit.
Puis il prend la tete de Jurfalcule Blond, le fils de Marsille. c1 Au secours, Mahomet ! » crient les Sarrasins.
Puis ils se disent !'un a l'autre : &lt;&lt; Sauve qui peut ! ,,
Et cent mille hommes prenncnt la fuite. On peut bieu
les rappelcr : jamais ils ne rcvicndront.
Marsille en fuyant laisse sur le terrain son oncle Marganice, avcc ses Élhiopiens au noir visage, qui che-•
vauchent pleins de fureur en jelant le cri des pa'iens.

LE GÉNIÍR \L DE]lll\'iSlON LÉTANG.

A plus de trente licues, Charles l'entend avcc loule son
armée: «Nos gens livrent bataille ! » dit-iUfais Ganelon

vcut le détourner de cette pensée. Roland sonne encorc
avec un plus violcnt elfort, le sang jaillit de sa bouche,
et la tempe de son front e~t brisée. Charles dit: &lt;1 C'est
le cor de Roland ! Et jamais il ne le sonne qu'au milieu
de la bata1lle. - 11 ne s'agit point de bataille; réponcl
Ganelo11. Ne connaissez-vous ¡,as l'orgueil ele votre neve u?
Pour un seul lievre il va cornant toute une journée ! »
Mais Roland sonne toujours l'oliphant, avec des efforts
plus dollloureux: &lt;l Ce cor a longuc halcinc ! » dit le Roi.

�1

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSF.L.

L'ILLUSTRATION . .101 : n '.\.\ L U~lVERSEL.
«Voici notre fin, dit Roland1 mais félon qui ne vendra
cher sa vie ! Que le Roi, notre aire, trouve ici poar un
cadavre fran~ais quinze cadavres d'infideles, et il ne repartira pas saos nous bénir ! » Ao1.
Le Marganice vient frapper Olivier par derriere, il lui
traverse la poitrine de son épieu. Olivier, qui se sent
frappé a mort, abat l'acier bruni de Hauteclaire sur le
cimier d'or de Marganice et partage la tele jusqu'aux
dents : &lt;&lt; Maudit paien, ni ata femme, ni a aucune dame
au monde, tu n'iras te vanter de m'avoir frappé. ii Puis
il appelle Roland a son secours. Ao1.
Olivier profite de ses derniers iostants pour frapper
en brave, démembrer les Sarrasins, jeter un cadavre
sur l'autre. Il crie encore Montjoie ! de toutes ses forces.
Roland cependa~t le voit livide et pale et sans couleur,
et lui-meme se pame sur son cheval. Olivier, qui toujours 0-a¡,pe, ne reconnait plus personne. Le sang qui
coule de ses blessures lui obscurcit la vue. Il assene sur
le cimier de Roland un coup qui fend le heaume jusqu'au nasal, mais saos toucher la tete. Roland rouvre
les yeux et lui demande avec dciuceur : (\ Sire compagnon, l'avez-vous fait expres? C'est moi, Roland, votre
meilleur ami ! Vous ne m'avez pas défié, d'aucune fa~on.
- Je vous entends, mais je ne vous vois pas, répond
Olivier. Je vous ai frappé : pardonnez-le moi. EC que
Dieu vous protége ! - Je n'ai pas de mal, dit Roland, et
je vous pardonne ici et devant Dieu. ii - lis s'inclinent
l'un vers l'autre avant d'etre séparés.
Olivier, qui sent venir la mort, joint ses deux mains
qu'il leve au ciel. JI demande a Dieu de le recevoir dans
son pararlis, de bénir Charles et la douce France, et son
compa6non Roland et tous les hommes. Le creur lui
faut, son heaume se penche, le preux est mort! Roland
pleure et se lamente, et jamais vous n'entendrez sur
terre un homme plus désolé. &lt;&lt; Sire compagnon, dit-il a
son ami mort, nous avons pa~sé ensemble tánt d'années
et tant de jours, et cependant je n'ai jamais re~u de
chagrins de toi, ni toi de moi ! A présent que tu es
mort, ce m'est douleur de vivre. i&gt;
Cependant tous les Fran~ais .ont péri, hormis l'archeveque et Gautier de Luz, !{Ui parcourt la vallée, appelant Iloland a son secours : « Ou es-tu 1 Je n'eus jamais
peur aux lieux ou tu étais. l::'est moi, Gautier, qui vainquis Maiilgut et qui, pour ma valeur, étais ton favori.
&amp;la lance est brisée, mon écu percé, mon haubert tout
rompu. Un épieu m'a traversé le corps, je vais mourir,
mais avant je veux vendre cherement ma vie ! n Roland
accourt, frappant tout sur son passage. 11 renverse morts
vingt paiens, Gautier six et l'archeveque cinq.
Mais voici veDir mille Sarrasins a. pied et qnarante
mi lle a cheval. lis n'osent approcher des trois preur,
mais ils font pleuvoir sur eux, de loin, lances, épieux,
dards et ja.velots. Les premiers coups ont achevé Gautier. Turpin de Reims a une blessure a la tete et quatre
épieux daos le corps. Il tombe, mais il se releve, cherche
des yeux Rolan&lt;!. et va lui dire: &lt;&lt; Je ne s1-1is pas vaincu;
un bon soldat n'est jamais pris vivant. i&gt; 11 tire Al mace,
son épée, il Crappe les infi&lt;leles de mille coups et plus.
Charlemagne a raconté qu'il trouva autour de Turpin
quatre cents paiens, les uns blessés, d'autres coupés en
deux, d'aulres dé,;apités.
Roland, malgré ses blessures, sa1sit encore son olipbant et en tire un son plaintif. L'empereur s'arrete :
e Seigneurs, nos affaires vont bien mal! Roland se
meurt ! Qui Teut le revoir, se ha.te! 11 Les hautbois sonnent, les paiens qui l'eotendent se diseot : « Voici
Charles ! Que! désastre de nous ! Si Roland vit, la guerre
recommence, et notre Espagne est perdue pour nous ! &gt;l
Ils se jettent quatre cents sur Roland, ils font pleuvoir
sur lui dards et lances, épieux et matras empennés, puis
ils s'eníuient Ters l'Espagne.
Roland, qui ne peut plus les poursuivre, vient secourir l'archeveque Turpin. 11 lui délace son heaume, le
débarrasse de son ha11bert et lui bande ses plaies. 11 le
presse contre son cmur et le dépose mollement sur le
gazon. Puis il lui dit : &lt;&lt; Donnez-moi uJi peu congé, que
j"aille chercher les corps de nos compagnons, que nous
aTons aimés et qui sont morts. - Allez, répond l'archeTeq11e : le champ maintenant est a nous. » Roland rapporte un a un Gerer et Gerin et Berenger et Othon et
An~éis et le duc Sanche et Gérard de Roussillon. Lºarcheveque ne peut se défendre de pleurer. 11 leve lamain
et bénit les cadavres : « Que Die u re~oive vos ames!
qn'il les fasse reposer sur les saintes fleurs dans son paradis !... Si je regrette la Tie, c'est que je ne verrai plus
le puissant empel'!Jur! ll

Roland rapporte le corps d'Olivier, le serrant étroitement contre son creur. 11 le couche sur un écu aupres
des autres. L'archeveque les abs1ut et les bénit.
L'archeveque, qui voit pamer noland, saisit l'oliphant
et se traine vcrs une eau courante. Mais il a perdu tant
de sang, il est si faible, qu'il ne peut avanccr. Le creur
lui faut, et 11 tomhe la face contre terre. noland, qui reprend ses sens, voit l'archeveque gisaut. JI récite le Con~teor a mains joiutcs, et prie Dieu d'ouvrir aTurpin son
saint paradis. Puis il lui place ses belles mainsblanches
en croix sur la poitrine.
Mais ason tour Roland sent venir la mort. Sa cervelle s'en va par les oreilles. 11 prie Dieu pour ses pairs,
luí demanae de les appeler a lui, et invoque pour luiméme l'ange Gabriel. Puis il prend l'olipharit et Durandal, gravit une émínence en regal'd de l'Espagne, entre
daos un blé vert, et se laisse toniber sous un arbre, car
la mort est prochP.. Un Sarrasin l'épiait, couché par
tcrre, contrefaisant le mort; il se releve soudain et saisit Roland : « Vaincu le neveu de Charles! J'irai porter
son épée en Arabie! » Roland rouvre les ~·eux: « Tu
n'es pas des nótres? » &lt;lit-il au paien. Et d'un coup de
son oliphant, il lui fait jaillir les d~ux yeux de la tete et
l'abat mort.
Mais la vue de Roland s'obscurcit. 11 se dresse sur ses
pieds, il frappe dix coups de Durandal sur une roche
brune : il Youdraitla briser, sa L,onneépée, pourqu'clle
ne tombe point aux: mains des pa"ien~. Il frappe encore
sur une roche de sardoine : l'acier grince, mais saos la
moindre breche : « lla Durandal, si belle et si saintc !
quclles belles reliques as-tu dans ta garde dorée ! ·une
dent de saint Pierre, du sang de saint Basile, des cheveux de monseigneur saint Deni~, de la robe de la
vicrge Marie.! Un paico ue doit pas te po,séder, tu ne
peux etre que daos des mains cbrétie1rnes ! i&gt;
Le froid de la mort gagne le creur. Roland esl couché
la Cace tournée vers la gent paienne . il veut mourir en
guerrier! 11 demande a Dieu pardon de ses fautes. Et
tous les souvenirs du passé lui reviennent a l'esprit. Il
songP. a la douce France, a son lignage, a Charlemagne.
11 ne peut se défendre de pleurer. U tlit a Oieu: « Notre
Pere, qui n'avez jamais trompé, qui avez ressuscité Lazare d'entre les morts, et qu, avez $auvé Daniel de la
dent des lions, sauvcz mon ame, arrachez-la au péril
des péchés que j'ai commio, en ma vie ! » Sa tete s'incline sur son bra~, de la main droite il oílre il Dieu son
gant. Saint Gabriel le prend . .,Et l'ange chérubin etsaint
Michel du Péril se joignent asaint Gabriel pour em'porter l'aroe du preux en paradis.
ALE."I:. ,DE SAL'..-r-ALBIN.

LE GÉNÉRAL BAR0N LÉTANG.
~l. le général de division baron Létang,sénateur, grand~
croix de la Légion d'llonncur, dont nous reproduisons
le portrait, est mort a Ath, en 13elgique, l1: 10 SPptembre
dernier, a l'age de soixante-seize ans, apres avoir fourni
une carriere vaillammcnt remphe.
Geor~es Létang naquit a Mculan, le 2 mai 178~. Eleve
a l'Ecole milita,re de Fonlainebleau en tS0li, sous-lieutenant au fO• régiment de chasseurs a cheval en i807,
il arrive a temps a la Grande Armée pour entendre le
canon de Friedland.
De {8(18 a l 8t3, il combat en Espagne avec une rare
bravoure, s'empare de deux drapeaux ala bataille d'Ocaua
et a !'affaire de Baza, et sauve la vie a un sous-officier de
son régiment a la prise de Burgos; vingt ans plus tard,
quand il sera colonel du 2• de chasseurs d'Afrique, il
exposera plusieurs fois ses jours daos des circonstances
semblables.
Létang quitte l'Espagne avec le grade de capitaíne et
la croix d'honneur, payés par trois blessures, cinq chevaux tués sous lui, et une série d'actions d'éclat. JI fait
les campagnes de Saxe et de France dans les chasseurs a
cheval de la vieille garde impériale, se distingue a Dresde
et a Leipzig, re~oit une blessure grave a Breda; et a
l'heure ou Napoléon signe a Fontainebleau sa premiere
abdication, Utang, qui n'a pas encore vingt.six·ans, est
déja chef d'escadron et officier de la Légion d'Honneur.
Lieut«:nant-colonel en t82t, colon el en i829, il se
montre, en temps de paix comme en temps de guerre,
l'nn de~ ofSci~rs les plus brillants et les plus expérimentés de notre cavalerie légere.
En t 832, il organise le 2m• régiment de chasseurs
d'Afrique. Soldats et officiers se modelent sur leur éner-

•)'1 !!

-------- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ~•10í)

gique colonel, et celui-ci ne tarde pas a le;;¡;ave~ or¡.rueíl romme une cohorte de béros.
ter
L'expédition de Mascara, daos laquelle il fut bl .
grievcment, valut au baron Létang le grade de maré:
dP cam~,. et I honneur de figurer dans une des beU
compos1t1ons &lt;!'llorace Vernet.
e!
11 ~e dist!ngua ensuíte. daos le commandement de~
provmcc d Oran et batht, dans plus1eurs rencontres
l'émir Abd-el-Kader; mais sa derniere bles,ure le íor~~
de renlrer en Franc!:, en l R3i, et, aprcs avoir command,
pen ,ant huit années le département du Pas-de-Calai
ou il a laissé le meilleur souvenir, íl obtint les étoiles:;
lieutcnant généra\.
Le général Létang exer~a successivement, de ms i
l 852, les fonctions d'inspcctcur général, de conimanda
1
des divisions territor!a!es de ~hal?~s, Toulou~e et Basti~
de membre du com11e de I Alger,e, et enfin celle~ d
présidcnt du comité de la cavalerie.
e
En 1853,_ il pril place dans la section de réserve do
cadre de l'EtaHJajor général, apres quarantMixa,isde
services et dix-sept campagnes de guerre; Dlais sa haoll!
expérience et son dévouement au pays furent encor, uti.
li~és pendant les guerres de Crimée et d'ltalie : il rem~¡
une mission uiploD1atique et militaire pres de l'empereu:
d'Autriche, en l854, et eut le commandement supérieor
de l'Ouest.en l8:rn.
JI avait été appelé asiéger au Sénat en {852, et élne
a la dignité de grand-croix de la Légion d'Honneor
en 185,.
Le général Létang n'tltait pas seulement un vaillant
milita1re : c'était un général habíle, d'une acti,ité et
d'une énergie peu comrutJnes, et plein de sollicitudepoor
¡e soldat. C'était aussi un cEprit eclairé, toujours ocrape
des choses qu'il aimait le plus, la cavaleric et l'Algérie·
il a traduit ses pensées dans des publications qui 00;
conservé toute autorité.
H. C.

C0URRIER DE LA M0DE ET DE L'INDUSTRJE.

Avant l'entrée de l'hivcr, nous engageons nos lectrices a faire, si elles ne l'ont déja faite, une vi~ite ala
Teinturerie Européenne {26, boulevard Poissonoiere,u
deuxicme étagE:), si rcnommée pour ses belles et brillantes teiotures de soieries, taffetas, velours et moires antiques, C'est la seule maison qui donble la force d!s
étoíles en les leignant.
On a dit souvent que París est la seule ville du mon4t
ou l'on sait s'ltaliller; il eut été plus juste de dire•
l'on sait habiller. Entre les premiers tailleurs de Paris,il
faut citer Kerchoff, 43, boulevard des Capucioes, el Ga·
lerie d"Orleans, Palais-Ro)al, qui s'cst fai t une repula·
tion sérieme, gr.ice a la fa~oo raisonnée avec laquelleil
habillc. Kerchoff n'imposr pas son gout a son clien~
ma,s il le guide súrement daos son choix, et on ~tqm
la premicre condition, pour etre bien babillé, esl de•
plairc;de se trouver a l"aise daos son vetement; ajoa·
tons qu'íl pos~cde l'assortiment d'étoffes le plus compld
et le plus choisi.
Les véritaliles élégants et les amateurs de belles 11
bonnes chaussures nous sauront gré de leur donoer•
naissance du changement de domicile d'une des pll
honorables maisons en ce genre. Nous voulons parter•
la maison Clercx, fondée en l 824, rue Vivienné,"
vient de transférer ses magasins et ateliers du bouietllll
des ltaliens au boulevard de la Madeleine, l 9. Troú •
dailles aux expositions universelles de Paris, LoDel
et New-York, ont consacré la réputation jllStementit
ritée de cette ancienne maison.
Mm• Saint-Hilaire, dentiste pour dames, 2, plau IMvois, a, pour la pose des dents, la plus rare babiieté.1111
premieres célébrités médicales ont constaté son tallS
daos de nombreux certificats. Nous la recomman-'
vivemen.t aux meres pour la seconde dentition de Jell
enfants.
Parmi les diverses substances tour a tour propoe,,
et employées depuis vingt ans pour la fabricati0• •
dents artificielles, il en est qui oflrent de nomb~
graves inconvénients. M. Déjardin fils, 57, bool
Sébastopol, l'un de nos praticiens les plus disti~ésiJ
sert depuis longtemp~, lui, d'une nouvelle ntatJere
a la fois légere et diaphane, et complétement ina~
a l'acidité des aliment.c, et des boissons; cette
peut etre surnommée la rivale de la nature, tant
imite la teinte et la transparence des den~ naturel'

-i:

•

La GRA.'IDE MAJSo~, cette vaste manufacture de veteroeots pour hommes et pour en,fauts, a , pris, cette
aonée une telle extens,on, qu elle a du s·annexer
les nº: 7 et 9 de la rue Croix-des-Petit~-Champs, pour
donoer ases magasins un développement en rapport
avec son chiffre d'affaires. - Cette vogue est d'autant
plu~ méritée, que la ~ra_nde Maison a adopté pour prmc,pe de vendre au deta,I au meme pr,x qu'en gros, et
cororne elle a ~o person_nel d'élite, on est sur de trouvcr
daos ses galer1es un chmx de vetements bie11 faits, d'un~
qoalilé supérieure et d'un bon marché tout a fa1t exceplioonel.

UN TlRAGE DÉFINITIF LE 28 N0VEMBRE
Bil/ets a25 centim1s dans toute fo. Prance

Cbez tous les libraires, débitants de tabac, etc.
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Poor recevoir a toute destin:i.tion, 20 billets assortis
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ou en timbres-poste, cinq francs: au directeur du Bureau
EJactitade, rue Rivoli, 68, París.

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Rue Vicq-d'Azyr, aoci•nne ru• C.hastillon, ~t. Paris.

C'e~ a M. Breval qu'appartient la priorité M l'invention de ce systéme de machines locomobiles, qui, rlepu1s
;epi anaér,, ont été im,tées par tant d'autres constructeurs avec ua ~ucces plus ou moins contestable.
Sa machine a vapcnr portat1ve, dont nous 1eprodnisons le dessin ci-coutre, est une de, plus rngérneuse~
combioaisons qui aient été applir¡uéesjusqu'ici · elle permel de concil:er l'emploi d'une force motrice ;missante
uec le.q exi~cnces, souvent impérieuscs, d'un local restreiol pour l'exploitation d'une grande rnda,trie. - Elle
íorme un ensemble d'une solidité atoule épreuve et d'une
~ande simplicilé : c'est la chaudiere elle-meme qui
sert de bali général ¡iour cette machine vertical e, et pour
tous ses accessoires sans exception. L,e foyer est disposé
de fafOD a pouvoir bruler toute espece de combustible,
~aos les meilleures conditions d'économie; car les deux
~ bouilleurs inlérieurs re~oivent le coup de feude la
méme maniere que les chaudieres fixes. En résumé,
cette machine n'exige aucuns frais d'inslallation, elle
tienl trcs-peu de place (une machine de la force de
i ehevaux n'exige que f m 30 cent. carrés, et elle peut
etre placée et autorisée parlout : daos une cave, daos
ooe arriere-boutique, dans un maga~in, et meme aux
étages supérieurs d'une maison); la manreuvre en est des
plus simples (le chatfffeur aya11t tout sous la main), et
luolidite de r appareil est extreme. De plus, elle ne laisse
rien adcsirer pour la régularité de la marche, ni pour la
facilité de l'entretien.
Pour donner une idée de sa régularité et de sa puissance de travail eflectif, nous dirons que c·est une macbioe a vapeur portative de M. Breval (de la !'orce de
qoatre chevaux), qui donne l'impulsion aux presses ser,aot aimprimer 1'11/u~tration.
Oo coostruit également daos les ateliers de M. Bre,a1 : des machines a úaprur {i.xes de toutcs forces,
uee ou sans condensatioo, nouveau condenseur a
double effet et détente varial,le, brevetés · - des mafiilla avapeur locomobiles avec ou sans train, a quatre
roaes et attelage de 2 a 20 chevaux de force; - des
~ ae mcuvements en tous genres; - des pom~ • ~ de toutes dimensions, pour épuisements et
IITígabons; - des pompes de compression et presses hy~ ; - enfin, des scieries circulaires pour le débit
bo1s.
Voici un aper~u des prix des machines a vapeur du
:ime de_ ce_ll~ ci-contre, co_mprenant : la chaudiere a
eurs rnter,eurs, la chemmée de 3 metre~, l'appar·eil
~ ~bauffer l'eau d'alimentation, une pelle, deux
lilenn1ers, deux tu bes en cristal de rechange pour le ni:/'eau, un paquet de clefs pour le semce de la ma. , ~atre boulons de fondation; en un mot, la ma'iae bien complete, entierement prete a fonctionner
IYee &amp;a poulie de commande.
·
'

PRIX

Ofte de t petit chev. saos régul. t,500 fr.

-

t cheval fort
i, 700
l
avec régul. t ,ROO
2
2,400
3

4
6

R

iO
l2
t5

~~º
3,400
4,600
5,800
7,000
8,000
9,000

POJD•.

700 kil.
l ,000
t,300
1,500
t,750
2,800
4,000
4,650
5,300
6,000

_;_ =. ,=~.., .-'. _; .~--d.""t~=c,ttt~~~~~~

~....;;:..::.::..--_-'-_-_.,[
___
,,..,,re----,,_~
__ ...,./~·-- ~==d:.~~=~g~~~§~~
lllACBINR A V!PBUR

l'ORTATIVB.DB_BREVAL.

11 reste en plu~ i\ la chargc de l'acquéreur, en dehors de ces prix, les frais de transport et d'embnllage.
Toutes les machines sont essayées au frein dans J'établissement avant d'etre livrées.
A. de C.

LES PECHERIES DE LA .MATS0N DER0CQUE,
DE

PARIS,

•

Situées sur les cMes de la Nnnége.

La peche de 13. morue est une de ces queslions qui
rappellcnt involootaíremenl l'aphorisme de Jacotot. 11 y
a en eflet un peu de tout daos la grande industrie organisée pour la peche de e~ précieux: poisson.
Calcnlez les intérels que cette peche importante met
en jeu ! La marine marchande, qui arme plus de quatre
cents batimcnts pour cette exploitation, la regarde avec
raison comme une des sources les plus certaines de sa
prospérité. - L'Etat, qui trouve dans ce grand mouvement maritimc de la marine marchande une ressource
importante pour son inscription maritime, n'hésile pasa
favoriser par des primes le développement de ses opérations. - Notre littoral du Nord, particulierement voué
acette peche, qui fait partir chaque année pour l'Jslande
et le Banc de Terre-~euve ses plus robustes marins, s'y
montre attaché comme au travail qui constitue l'un de
ses meilleurs revenm. - Les populations qui achetent
ces produiL~, s'en préoccupent sérieusement, car l'abondance ou la rareté de la morue est une des questions
avec lesquelles l'alimentation doit compter. - Les malades, enfin, sont peut-etre les plus intéressés de tous
a Toir prospérer la peche de la morue, car c'est elle qui
doit leur apporter en abondance cette hienfaisante Huile
ele foie de morue dont l'action énergique vivifie si puissamment le tempérament affaibli des générations présentes.
C'est a propos de ce dernier médicament que je tiens
a faire connaitre l'intéressante organisation que la maison Derocque, de Paris, vient de donner aux importantes pecheries dont elle a fait l'acquisition sur les cotes de
la Norvége, en vue d'améliorer toutes les opérations qui
servent a l'extraction de cette huile, aujourd'hui connue
et appréciée dan.~ le monde entier.
On sait comment, jusqu'a présent, s'obtient l'huile de
foie de morue. Dans les ateliers des pecheries de TerreNeuve et d'Islande, que les pecheurs appellent les chQ.,1f-

fauds, deux ouvriers spééiaux, appelés le trancheur et le
décolleur, préparent les morues qu'on leur apporte. L'un,
le décol/eur, leur coupe la tete, et l'autre, le trancheur,
les ouvre daos toute leur longueur pour les dépouiller
complétement. C'est pendant celle derniere opération
que le ·roie est arraché et donné a un aide qui va le jeter
avec des milliers d'aulres daos un tonneau a part, qu'on
appelle le cayeot.
Malheureusement, daos l'exploitation de cet(e industrie, l'huile n'est, comme on le voit, que le produit seconrlaire, et la mor11e reste, bien entendu, le produit
principal. Aussi qu'arrive-t-il? C'est que les foies, mal
prr.parés, mal conservés, sont parvenus a un degrf\ de
fermentation tres-avancée quand on commence a en
extraire l"hui!P. JI est clair qu·avec un systeme aussi primítif, aussi néglígé, cette huile ne s'obtient que dans les
conditions les plus détestables, et l'insupportable odeur
que les malades trouvent a ce médicament provient des
rr.atieres nauséabondes que l'on exploite. L'agent réparateur, c·est-it-dire J'iode que renferme le foie de la morue, reste bien ég-alement cont~nu dans l'huile, mais la
pratique médicale sait quelles répugnances invíncibles
elle provoqu,e; et c'est surtout pour cette médecine qu'il
faudrait songer a emmieller les bords du vase.
C'est la précisément la pensée qui a conduit la maíson
Derocque, de Paris, a faire l'acquisition des pecheries
dont nons donnons le dessin daos ce numéro. Cette maison, qui !'coule ce produit daos des proportions énormes
s'est dit avec raioon que si l'huile de monte était mau~
vaise, c'est qu'on n'avait rien fait jusqu'a présent pour
l'obtenir bonne, et que le progres avait, la comme partout, sa réforme a accomplir. Et le plus heureux succes
a couronné la teulative du réformateur. Un mot sur la
judicieuse organisation du service des pecheries, exploitées par l'acquéreur meme.
Et d'abord, J'ancien systeme est nalurellement renversé. La maison Derocque ne s'occupant pas de la morue, le foie seul de ce poisson et l'huile qu'on en ctoit·
extraire deviennent l'unique produit que l'on manipule
daos ses établissements d'cxtraction. L'huile de foie de
morue n'est plus des lors un produit de rebut, mais un
produit soigné, préparé comme une marchandise de
premier ordre. La situation exceptionnelle des établissements d'extraction, pres d11 lieu de peche, permet aux
opérateurs d'obtenir immédiatement de tous foies frais
et choisis, une huile dont la nuance n'est pas hl;nche
mais citrine, et la saveur de morue fraiche qu'elle con~
serve est une garantie de sa pureté.
De plus, la maison Derocque, avec son établissement
de pe~heu~-extracteur, vendant elle-meme son propre
produ,t, d1rectement et so11s sa responsabilité personnelle, préscnte une situation toute différente de celle de
la plupart des armateurs dont l'éqmpage, recevant pour
salaire, cha.cun suivaut son grade, une part proportionnelle par la~t (le last est de deux tonneaux), a tout intéret a ne s'occuper que de la quantité et non de la qualité d'huile a recucillir.
Enfin, la maison Derocque a inauguré dans ses pecheries un nouveau mode d'extraction par le vide, sur les
comhinaisons duquel il importe de donner quelques explications compara\ives, au sujet de la fabr,cation ordinaire des huiles de foie de morue.
Les huiles de morue du commerce, ¡:,réparées, autant
au point de vue industrie!, pour la préparation des cuírs
qu'au point de vue médical, sont de trois qualités : ]~
premiere, l'huile pale ou blonde, s'écoule spontanémeut
et sans l'aide de la chaleur, de la masse des foies déposés
daos le cayeot, avant leur putréfaction. Cette premiere
huile est un peucolorée, transparente, mais un commencement de fermentation lui a déja communiqué une
odeur de poisson désagréable. F.ientót la putréfaction
s'empare des foies, et il se sépare une nouvelle quantité
d'huile couleur de vin de Malaga. C'est la deuxieme qualité, l'huile brune du commerce et du pharmacieu. Son
aspect, son odeur forte de hareng salé, sa saveur
amere et a.pre a la gorge, en font un médicament tresdifficilement accepté des malades. Enfin la troi~ieme
qualité, l'h1úle noire ou rouge, est le produit des foies
complétement putréfiés et soumis a l'ébullition. Elle
est acide, d'une saveur acre, extremement rance et d'une
odeur nauséabonde.
M. Dubail avait déja perfectionné ce mode d'extraction
en s'appliquant a extraire son huile de toies frais qu'il
réduísait en pulpe, et qu'il faisait fondre au bain-marie
.
a' 65 ou 70° env1ron.
11 obtenait ainsi une huile blan-'
che, d'odeur et de saveur peu prononcées,

�336

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

PKCBllRIES DE U MAISON DllROCQUB. DE PARIS SITUÉES SUR LES COTFS DE NORVÉflE,

Le docteur Williams, en Aoglcterre, el en fin M. Mollrr par sa méthode d'extraction par le vide. Son appareil se
de Chrisliania, apporterent quelques modifications im- compose d'une chaudiere a vapeur, munie de dcux
portantes a ces divers procédés, qui, néanmoins, onl le tuyanx, portenrs chacun d'une certaine quantité d'autres doubles chaudieres en fer battu.
défaul de ne permellre d'exlraire qu'a l'air libre.
C'est a cet inconvénient qu'a remédié M. Oerocque
Daos les chaudic~s internes, on place, en les séparant
par des diaphragmcs, les foies parfaitement frais, bien
oettoyés, soigoeusemenl choisis; on lute l'ouverture par
-----C&gt;C&gt;~
un couvercle autoclave. L'un des deux tuyaux passe a
travers chacune des doubles cbaudicres, taodi!: que
ÉCHECS.
l'anlre décrit son parcours en spirale dans la partie rcsPilOBWJE N° ii9, PAR M. J.-A. MILES.
téc vi¿e, Le développemeot de chaleur produil par la
vapeur forme le vide,q ui, tout en produisant l'effet d'une
veotouse et en brisant conséquemment les utr:cules des
foies, provoque l'éconlement de l'huile. On laisse rcposer
1e produil pendant viogt-quatre hcures el on ol.Jtient
aiosi, sans le seconrs d'aucune combinaison chimique,
une huile de morue pure, citrioe, exclusivement médicinale, avec une odeur et une saveur trcs-pe11 prononcécs.
Aussi la réputalion des produits de la maison Derocque, bien vite établie daos toute la Norvége, n'a-t-elle
pas tardé a se répandre rapidemcnt en France et dans
tous les pays. Les aoalyses de la science justifient d'ailleurs celle bonne renommée. M. O. Henry, membre de
l'Académie de médecine et professeur agrégé al'école de
pharmacie, termine ainsi le rapport qu'il a fait sur les
huiles de la maison Oerocque: «Nous pouvons dire,d'apres
notre analyse dirigée dans un but thérapeutique, que
l'huile de foie de morue soumise a no:re examen est de
t1 es-bonne nature, et qu'eEe contient i 53 parties d'iode
sur l ,000.
Le docteur Homolle, ala suite de di verses expéricnces,
Les blancs fonl mal eu cinq coups.
s'exprime aiosi: «Ces essais, renouvelés comparativement
avec des échaotillons d'huiles de foie de morue médicinales prises dans les maisons les plus estimées, permetSOLUTIONS EXAC.TES DIJ l'ROBJ.tME Nº i 7R.
tent d'affirmer qu'elle est au moins égale aux meilleures
Les membres du caíé Moliere, a Nantes; M. llenri Fra11, huiles de nos bonnes pharmacies.
t;ercle de la Basse-Indre, Ed. do Vauccllc, de Générée-~our« J'ajouterai que, l'ayant expérimentée un certain
villé, Café mililaire, a Versailles; Émile Frau, JI. Bonnet,
nombre
de fois, j'ai pu constater: 1° qu'elle était prise
L. Bonniu, Cercle d'Ornaisons, L. Muthuon, L. Lefrancq,
saos
répugoance;
2° qu'elle étail I.Jicn su¡,portée par
G. N~udet, capilaine Gharousset, E. F., it P.uis; Ad. Darl'estomac;
3°
enfio,
qu'elle avait, apres un usage suffilouneuf, Baillif, G. ll., Cercle des Échecs de Liége, Ccrcle Laborie, de Perpignau; Cercle Mantoue, a Soissons; samment prolongé, produit une amélioralion évidenle
daos l'état des malades. 11 11 ne faut pas s'étonner des
Ccrclc du Creusot.

lors de voir l'huile de foie de morue de la maisoo llfrocque se répandre dans la pratique médicale. Elle ,iat
d'obtenir, en t 864, une médaille d'argent, et elle esl
aujourd'hui seule admise dans les hopitaux de Paris.
HENRI VIGNE.

RÉBUS ••

-

--::=.
- -

K.tÉLE6"l
PMILOSOPHE
'-LlEMAKO

..c.,, ll!2.l-\80A

Ki

ITA

EXPLICATION DU DEllNIEll RÉBUS,

Rien d'aussi raviss:ml que les bords de la Seine, de 1'11

a la roer.
AuG. M.u1c, directeur-gér1111t.
En11.

TBXIER,

rédacteur en chef,

Imp. de L'JLLUSTfiATION, A. Marc,
22, rue de Verneui!.

�</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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L'ILLUSTRATION,
-lOUBIIAL UK!ftBSBL.

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d'un mandat sur Paris ou sur la poste.

■

~~e ANNÉE .

VOL. 11li.

Nº

i 135.

8amedi ~• Nove111bre IN,.
L'adminislralion ne répond pas des manuscrils et 11e s'engage ¡amais ales iosirer.
Vu Jts traitis, la lraduction et la reproduction i l'étranger sont 1Dlerditea.

BUREAUX : RUE RICHELTEU·, 60.

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Mémes pnx; plus les droits de poste, suivant les. tarifs.
Les abono. partent du Jer 00 de chaque mota.

SOMMAIRE.
falagontiou de la statue de Fran~• ¡,, a Cognac. - Revue po1itique de la s,maine. - Courrier de
hris. - Cormpondances d'Algé•
rie. - Attaque de SimODO;iSki
¡Japon). - Ioauguration des docks
e Saint-Ouen-Paris, - Les lilas
blues lnouvelle}, suite. - Quelqllll réfleuons IIVJ. - Les victimes
de la mode (derniere série). Cbronique mu1icale. - M. Carrere,de
lodei. - Mamrs et lypes d'aujourd'hi \fin). - L'exposition des BeauxArll, aBerlín. -Le fortrait de Toi~cbansoude M. Gustave Nadaud.
- Gilllfle du palais. -Le Khleb-Sol.
Grafllrli : Statue de Fran~ois l",
i11ugurée le 30 octobre a Cognac.
- C.001écration de l'église de Bhub. - Le pie de Goudjilab, poste
d'édai,eun fran~is en avant du
fador. - Attaque de Simonosak1
ll1pon). - Jnauguration des docks
M Saiot-Ouen-Paris. - Lanceallll des magasin1 Oottants. - Les
1ictimes de la mode, par Bertall,
•iere série (10 gravures). - Expoiition de peinture de Berlin : les ,
Mp1 pécbés capitaux. - Les bords
4.. la lleu,e, - Le portrait de ToillOIL - Le mois de no•embre. Dhb&amp;I ( pain-sel) , présenté, a
l'iee, i S. M. l'lmpératrice de Rus•
ie. - Rébua.
~

INAUGURATIO.N

de la

lt!TUI DI rRANQOIS!•• ACOGNAC.
AU DIRECTEUR,

Cogoac, l novembre 1864.

. La Tille de Cognac, an mi-

líen de ses préoccupations
CO!nnierciales et industrielles,
1 conservé le culte des souvellirs historiques. Elle a voulu
ftndre hommage au vain'1ieordeMarignan, en meme
leinps qu'au promoteur de la
llenaissance, au pere des
Lettres et des Arts, au roi tres~is, Frangois lº', le plus
--u-e de ses enfants. Elle
lai aérigé, sur la place qui

ST1,'rU: DI! l'~AN(OJ$ ¡,,. INAIJGURÉE I E ~O OCTOBRE

A

COGNAé. - b'apris une photograpbie de MM. 1'ebas el Maury.

porte son nom, une statue
équestre en bronze.
Cette statue, ou plutcit ce
monument, est du au ciseau
du sculpteur A. Etex, qui a
imprimé a son ~uvre le cachet de vigueur et de mouwment caractérislique de son
talent. Le roi Frangois J•r cit
· représenté apres la victoirc de
Marignan, tete nue, l'épéc il
la main, calme et souriant.
Sa monture, puissante et vigoureusement lancée, fran ·
chit le corps de deux Casti liaos terrassés, dont l' un expire, et dont l'autre essaie de
frapper le poitrail de !'animal
avec son poignard.
Le groupe en bronze esl
supporté par un piédestal en
marbre d'Italie, sur les faces
duque! sontsculptéshuitbasreliefs retra~ant les principaux épisodes de la vie du mooarque. Sur le devaot, sont
les armes de Fran~ois Jer, encadrées par deux génies taillés
daos le bloc. Sur le coté opposé, sont les armes de Cognac, enlacées de ceps de vigne avec leurs fruits, et encadrées par deux petits vendangeurs également taillés
daos le bloc. - Des pltJmes ·
plus autorisées que la nótre
feront l'appréciation arlistique de ce monument, dont
l'effet est vraiment imposant.
Fiere, ajuste titre, et de la
grandeur du sujet et de la
grandeur de l'reuvre, la ville
de Cognac a voulu couronner
tous ses efforts par une fete
d'inauguration splendide, qui
a eu lieu le 30 octobre, et dont
la presse a donné les détails.
- Organisation intelligente,
discours remarquables des
notabilités du pays, festival
des sociétés musicales de la
Charente, décorations et il-

�332

L' ILLUSTRATION. JOURNAL UNIVERSEL.

L' ILLl'STRATION, JOU RN AL _UNIVERSEL.

fonction de conseil général du département de la Se'
Nous ne voyons jamais revenir ces décrets saos regre:·
que Paris soit placé en dehors du droit commun, et q t
les électeurs ne soient pa'&gt; appelés a choisir leurs
seillers municipaux, de meme qu'ils nomment leun députés.
Em1o~m Tr..........
...... .
~

luminations féeriques, artistement r,ombinées par la mai- Frioul? I1 ~erait difficile de l'apprécier; il ne serait pas
son Bavard, de Pari!I, feu d'arlifice, concours immense non plus facile de dire exactement quelle est la force
de toutes les populations environnantes, temps superbe de cette iosurrection, et quelles sont les ressources sur
rien n'a manqué au succes de cette solennité, qui res- lesquellcs elle peut compter. Tout se fait oaturellemeot
tera daos la mémoire de tous comme l'une des plus belles a,ec beaucoup de mystere; les nouvelles qui arrivent
sont confuses, et il n'est pas aisé de déméler si elles exdont nos contrées aient été le théatre.
priment une portion quelconque de vérité ou si elles
DEBAS et MAURT.
sont imaginées pour exciter l'esprit public en ltalie. Le
COIJBRIBB DB PABl8.
gouvernement italien a fait pu~lier, daos la Ga:.ette o{ficielle, &lt;( qu'il réprimerait énergiquement toute tentat1ve L'Africaine. - Les décors. - Le mancenillier de la fin. _
REVUE POLITIQTIE DE LA SEMAINE.
d'invasion snr le territoire autrichien. 11 Mais ces sortes
Mil• Salvioni. - La cantate de l'Institul a l'Opéra. _ Le
théatre Saint-Germain. - Les d= Reim.,. - La pw,;.
La question italienne vient d'entrer daos une phase de déclaratioos ne produiseot pas toujours l'effet qu'on
culta,·e. - Les champignons prosr:r1ts par arrtté mllbid'apaisement: 317 voix contre 70 ont approuvé le traité en altentl; elles amenent souvent l'elfet contraire. Cecipal. - Ramoneurs et médailles. - L'Avenir.
du l5 septembre; la majorité coosidéraule acquise a ce pendant, il n'y a pas a en douter, daos la déclaration
11vernement italien est certainement
qu'H
a
faite,
le
go
traité dans la Chambre des députés de Turin, alteste
Müller est pendu, M. Demme et Mm• Trümpy sont acassez que l'Italie a foi daos !'avenir que tui réserve la de bonne foi.
quittés,
on nejoue pas encore la comédie daos les salOIIS,
La meilleure preuve de sa bonne foi, la voici: un enconvention. Ce vote du Parlement italien est conforme
on
ne
dansera
que dans six semaines; nous avons done
aux espérances des amis de l'ltalie. Ses ennemis avaient gagement a eu lieu, sur la frontiere du T~ rol, entre une tout le loisir de parler musiqne a Paris, et l'A(ricain,ett
redoublé d'elforts pour animer les ltaliens les uns contre bande d~ volontaires et les troupes italiennes. Ceux de~ la grande conversation du moment.
les autres. Nous avions raison de ne pas croire au suc- volonlaires qui sont tombés entre les mains de la troupe
De la partition, je ne vous dirai qu'un mot : des geoa
seront livres a la just1ce. La Gazette officielle duRoynJ.me
ces de ces excitations.
calmes,
nullemententhousiastes a lroid, quionlentendu
Aprcs les explications elonnées a la tribune par le ca- l'annonce daos un article con~u en termes tres-nets. Le répéter le premier acte au foyer, a.~surent qu'il surbinet italien, apres l'échange des notes diple,matiques, langage tenu par le gouvernemeot suffira-t-il pour dé- passe le quatrieme acle des Huguenots.
les fausses interprétations soot impossibles. Le bon sc3ns tourner la jcunes,e italienne de s'engager en des échaufMeyerbeer n'était point homme a se tromper ~ur la,...
public est acquis, daos les deu.x pays, a l'acte 11ui vient fourées sanglaotes, qui ne sauraient avoir aucun bon leur de ses renvres : il n'ignorait done pa.q les beautéa de
d'obtenir, dans le parlement, une majorité si considéra- résultat?
Le nouveau ministre des affaires étrangcres d'Autri- I'Africaine : il l'a bien montré, d'aill~urs, en écri,ant le
ble. Maintenant qu'il est sanctionné par les représen •
testament r.u il entoure cétte filie de son génie de soin.,
tants de la nation, le traité du t5 septembre va recevoir che, M. de Mensdorlf-Pouilly, a communiqué a la Cham- si tendres et si respectueux.
son accomplisseme11t, sans rencontrer daos les esprits hre des seigneurs le pacte de famille signé par l'archiCependant, il a renoncé volontairement aux applaud'autre sentimeot que celui d'une patriotiqtle adhé- duc Maximilien, avaot d'accepter le tróne du Mexique. dissemeots, aux acclamations du public, a l'éclat qo'ar,e
Par cet acte, Maximilien renonce pour lui et sa deseensioo.
dance
a tout droit de succession a l'empire d'Autriche victoire nouvelle, la plus grande peut-ctre qu'il aorait
On sait l'exemple patriotique donné par le roi Victorremportée, ajouterait a sa gloire; il s'est privé de loal
Emmanuel, qui a renoncé a trois millions sur sa liste et aux dhers royaumes ou duchés actuellement possédés cela, sachant qu'il s'en privait. Or, dédaignail-il la
civile, et fait abandon, en faveur des eommunes, de par la maison de Lorraine-Hapsbonrg. L'archiduc Maxi- gloire? Non, assurément: il a voulu saos doute protrois ou quatre chateaux. Cet exemple, venu de haut, milien et sa descendance ne recouvreront les droits sa- longer sa renommée et l'accroitre encore par deli le
a été suivi. - Presque toutes les villes d'ltalie ont offert cri!1és par eux qu'au cas ou il ne subsisterait plus, en tombeau. Immense orgueil ! dira-t-on; soit, mais comau gouvernemeot italien !'avance de l'impót foocier de dehors de la famille de .Maximilien, aucun représentant bien en ser,lieot capables, combien, pouvant triompher
t865. Bre cia, qui a eu l'honoeur de commencer ce roa.le de la dynaslie de Lorraine. 11 faut remarquer ce- vivants, aimeraient mieux triompher morts?
mouvemeot, a été suivie par Naples, Caserte, Milan, pendant 11u'un article de ce contrat de famille réserve,
On s'occupe déja beaucoup des costumes et des décon.
Capone, Come, Ancóne, Livourne, etc. Ce désintércsse- en termes vagues et obscurs, certaines compensatio11s M. Lormier, penché sur des dessins pris sur les mona•
ment universel prouve une fois de plus que l'Italie est pécuniaires a l'archidur, Maximilien, si, d'aventure, il ments ou copiés sur les tableaux el les miniatures, élovenait a perdre le trt,ne du Mexique.
digne des grandes destinées qui l'attendent.
Le paquebot Ganada nous a apporté la nouvelle de la d:e les costumes portugais du quinzieme siecle. Le• d6Quant a la Cour de Rome, elle continue a garder le
corateurs hrossent déja leurs toiles.
silence. Les journaux qui, co'mme la France, ont voulu réélection de M. Abraham Linco!o. Le présideot des
On verra, au premier acte, la salle de l'lnqui~itioo; 111
expliquer la convention daos le seos le plus favorable Étal~-Unis a obten u la majorité daos tous les États, a d,euxieme, le cachot de Vasco de Gama; au troisieme,
au maintien du pouvoir temporel, sont reniés par le gou- l'exception du Kentucky, du New-Jersey, de New-York et un vaisseau, un víl,isseau superbe, a faire palir toa
vernement pontifical : « Nous regardons la France, elu Delaware. On sait quelle e~t la sig1.ification de cette les vaisseaux passés qui ont vogué sur la scene. Soudaio,
dit la Correspondance de Rome, comme plus dangereuse rP.élection : Guerre a &lt;16Jlrance contre le Sudju•qu'a son la roer se couvrira de pirogues de sauvages. Oo rera a
et plus hostile au saint-siége que les feuilles ouverte- entiere et complete soumi~sion. 11 esL probable que les ces insulaires, qui ne maoqueront pas d'étre des deu
ment ennemi'es. » La France avait prétendu que la Cour évéoements mihtaires onl lan~ui depuis quelque tempq; sexes, l'accueil le plus poli, et, pour reconnaitre tanl de
de Rome, tout en gardant une grande réserve au sujet cela tenait 1t ce que, de part et d'autre, on attendait le courtoisie, ils danseront un ballet a la mode de cbel
de la ~onvention du t5 septembre, paraissait de jour en résnltat du scrutin. L'énergie de la lutte va maintenant
eux.
jour plus disposée a envisager cet acte avec un senti- redoubler. On s'atteod a ce que Lee, a la tete de l'arLes· deux dcrniers actes se passeot daos une ile TOI•
ment favorable. La Correspondance de Rome maintient mée confédérée, fasse un mouvement offensif, et l'oo dit sine, et fourniront deux magnifiques sujet~ de paysaget
formellement que le gouvernemem pontifical u'a fait que le commandaut de l'c1rmée fédérale de Géorgie, Sher- étranges et grandioses.
counaitre a personne des dispositioos favorables a l'acte man1 ayant détruit Atlant11, qu'il ne jugeait pas possible
Quelle est cette ile voi~ine? 11 y a des gens qui af.
de défendre, marche sur Charleston.
du i5 septembre.
firment,
comme s'il n'y avait pas le moindre doolf~
Les correspondaoces du Nouveau-Monde nous entreLe Mémorial diploma/ique n'a pas été plus heureux. 11
dessus,
que
c'est Madagascar; pour moi, j'ai lieo de
avait avancé que M. de Bonnechose, cardinal et arche- tiennent d'un fait important. C'est le projet de fédéra- croire qu'iis s'avancent un peu trop, et que Scribe el
véque de Rouen, avait rendu compte a M. Drouyn de tion entre les diver,es provinces britanniques de l'Amé- Meyerbeer eux-mémes n'auraient pas osé se proooneer
Lhuys des bonoes dispositions daos lesquellcs il avait rique dn Nord. Ce proJet, d'abord di~cuté daos des réu- la-dessus aussi catégoriquement.
nions pr1vées, puis soumis a une convention de délélaissé le ~ouvernement pontifical, au sujet de la convenL'essentiel, c'est qu'il y aura, au quatrieme acte, •
gues
des colouies iotéressées, est sur le point d'aboutir.
tion. Mais la Corresr,ondance de Rome lui répond : « Un
cortégesuperbe,
et, si l'on s'en tient rigoureu..~menUI
prince de l'Église ne ment pas, et l'éminent archevéque La convention de Québec, ou figuraient des envoyés du libretto, des éléphants; mais la question des élépbaall
de Rouen ne peut avoir eu meme la pensée de donner bant et du bas Canada, de la 'ouvelle-Écosse, du Nou- est réservée: il parait que le testament de Meyerbeer •
aM. Drouyn de Lhuys l'assertion qui lui est prétée si veau-Brumwick, etc., etc., a posé les bases de la foture prescril rien, o. ce sujet, a peine de nullilé, comme on •
union. ll y aurait dan3 ces nouveaux États-Unis une
gratuitement. 11
chambrc
haute et une chambre basse, et le pouvoir exé- au Palais.
Si \'on a con~u des espérances sur la solution amiahle
Autre point d'interrogation : les naturels el les nallde la question vénitienne, les feuilles autrichiennes font cut1f serait exercé par un vice-roi ougouverneur général, relles de cette lle, doot on ne sait pas bien positivead
tous leurs efforts pour ruiner ces espérances. Ces jour- u¡¡mmé par la couronne d'Angleterre, et entouré d'un encore le nom et la situation, a quelques degrés de lolnaux déclarent que l'Autriche tieot absolument a ses cabinet responsable. Les mcmhres de la chambre gilude et de latitude pres, seront-ils noirs ou ~uld
possessions italiennes, et qu'aucune influence morale ne haute seraient choisis par la reine, c'est-a-dire par son cuivrés? S'il n'y avait que des messieurs, !'affaire senl
la décidera jamais a y renoncer. La Nouvelle Presse libre représentant; ceux de la ehambre basse seraient élus de médiocre importance, mais il y a des damet, CIII
semblait d'abord se rendre compte des embarras et des par le peuple.
Les six provinces qui teodent a l'union ont, a l'heure vaut la peine qu'on y réíléchisse.
périls que le maintien de la domination autrichienne en
A n'env1sager les choses qu'au pointde vuede 1'~,
Vénétie pourrait susciter au gouvernement de Frangois- qu'il est, 3,600,000 habit~nts, et daos une vingtaine mie, l'Opéra gagnerait a ce que ses naturels ne ÍIIWl!'I,
Joseph; elle se plait aujourd'hui a mettre en relief les d'années, si leur population continue a suivre la mcme ni noirs, ni cuivrés, mais tout si11.1plemenl blanca.
dispositions du parti libéral du Reichsrath daos le seos loi d'accroissement, elles en auront le double. Le Nou- elfet, un acteur teint coute plus cher a l'admi
de l'inféodation complete de la Vénétie a l'empire. 11 est veau-~londe va done compter nn État de plus, car le lien tion qu'un acteur qui ne l'est pas; elle est tenue ck
vrai qu'une fraction de la gauche a proposé de manifes- qui rattaehe le Canada a la Nouvelle-Écosse et al'Angle- payer des feux en dehors de ses appointements,
ter, daos l'adresse a l'empereur, le désir de voir les ins- terre ne sera plus que nominal.
c'est juste, le salaire est proportionné au tranil
Des décretq, en date du l 5 novembre, nomment les
titutions coostitutionnelles appli11uées a la Vénétie, mais
avec toute la complaisance imaginable, un blanc ne.
la Vénétie n'accepte pas le role que daigne lui réserver membres du Conscil municipal de Paris; ils sont a,1 métamorpho~e pas en negre ou en peau rouge,
la munificence de quelques députés autrichiens. C'est a nombre de soixante et formeront, a,•ec les huit mcm- se donner un peu de mal; mais l'Opéra est trop
Floreoce, et non a Vienoe, qu'elle veut étre représentée. bres nommés pour les arrondissemeots de Saint-Denis seigneur pour se décider par de sembtables consi
Quelle est au juste la portée de l'insurrection du et de Sceaux, la commission départementale faisant

co:~

ii

tío~~, et il en faudra de plus puissantes pour l'empecher
d'etre fidele ala couleur locale.
L'Africaine brouillera M. Desplrchin avec les hotaoistes; mais pourquoi le poeme lui demande+il deq
chostS iropossibles?
•
AU dernier ~e.te, l'héroine mcurt sous un mancenillier.
Or,_lemancemlh~r est un a~bre de la taille d'un pommier;
11111 le .m~yen, ~e vous. prie, de faire mourir le personoafl'C prmc1_ral d un opera en cinq acles, sous un petit
a,bre de r1en
.
. . du
d tout? Saos compter qu'il doit •v a,.01r
ooe appar1t1on aos le maocenillier de M. Scrilie . une
apparilion daos un pommier, comme ce sera,t imposanti
L'artiste a done pris bravemeot son parti en depit d~
Linnée, de J_ussieu, de Candolle, de tous 'tes savants
~ et presents ~?i se ~ont occupés du mancenilher :
il f11t un mancemlher énorme, gil{aotesnue, couvrant
la~cen~ to.ut entie~e de ses rameaux, et dont les parfums
poorra_1ent asphyx1er un régiment tout entier a Ja fois.
Taot pis pour la botanique !

prcndre, ignorer la maniere de former ppur la soeiété
des .hommes beaux, vertueux, sages, instr•JiL~ robustes
et bien portant•?
'
..Les puericulteurs n'ont pas manqué jusqu'a présent :
Xenophon, Rah~lais, Fénelon, Locke, Rousseau, Lanca~ter, Pestalom, pour ne citer que des noms fameux
se sont essayé, a cette grande tache, mais ils ont laissé
beauc~up o. faire apri&gt;s eux : puisse le docteur Caron
co~1plcter leur reuvre! Mais, me dira-t-on, c'est l'éducJt1on morale des enfants q•Je les hommes que j'ai cités ont eu surtont en ,ue. Saos doute; mais je me plais
a supposer que M. le docteur Caron eotend faire de la
puer~culture au complet, et ne pas se horner a la partíe
phy~1que e.t matér,elle, comme s'il s'agissait de l'espece
bovine, ovme ou porcine.
Nous avions déja la méthode mixte ou simultanée m~tuelle, la m~thode catéchistique ou socratique, la méthode polona1se, la methode lancastérienne et la méthode
Jacotot, et cent autres enrore; salut a la méthode Caron !
.D~n~ le Vieu:r-Neu(, cet excellent livre de M. Fournier
ou I a1mahle et spirituel érudit JJOus montre si bie~
qu;' nou.~ n'avons pas inventé grand'chose, je lisais hier
qu an F1ecle dernier une dame' qui se contentait de
révél.~r au. public.la letl:e initiale de son nom, avait
puhhe un hvre qui porta1t le titre suivant : CANTATRJCE

Uestquestion de reprendrc le ballet de laMaschP.rl! avec
une dao~ense
qui nous vient encore d'lta¡·1e,.
. . nouvelle,
C
1111• Sa1v10n1. omprenez-vous que l'Italie soit de to
.,
.
'
us
1~ pays peut-dre celu1 qui produit le plus de danseuses?
11 fait si bon y demeurer ass1~ , ou meme couché, •ans
se·
~ner le plus petit mouvement; comment y songer jallllS a da~ser? Je ~ais bien qu'il y a la tarentule; mais GR~IIYAIRJt:.,:-.E, 1l11 l'art d'apprerufre /'orthographe frandes oaturahstes sout1ennent que cette araignée ne pousse caise seul, sa~ le serours d'•m mattre, par le moyen de
pas dn tout a l'entrechat.
chansons érotiques, pastorales, a11acréontiques.
Je ne .sais si M. le docteur Caroo prend pour devise :
L'aotre s?ir, la cantate couronnée par l'Jnstitut a été i&lt;. Instrmre en amusant; i&gt; mais je suis sur d'avance 11ue
~tée a 1Op.éra : c'était la premiere fois qu'on appli- s1 pour enseigner l'orthographe o. ses jeunes éleves il :
1011t en ce point le nouveau re"'lement.
:ec~ur~. aux chansons de la Contatrice grammairienne,
L'lnsti~ut, ~ela va sans dil'e: était en force dans la ti sen t1endra aux pastorales, et encore ferait-il probasalle, et Jama1s on ne vit tant de peintres de graveurs blement un choix.
de ~ulpteurs et d'architectes écouter e~semble de 1;
J'empruote au Vieux-Nei1f, a l'intention de M. le doc■1111que.
te~r Caron, le moyen d'apprendre de bonne heure le
Quelqu'un disait en sortant : J'aimais mieux la can- ~ali~ a~x enfants. Rien de plus simple que e~ moyen;
111e. a l'lnstitut qu'o. l'Opéra. Apres deux disr.ours, elle ,t s a~1t seu.le?1ent de dooner aux nouveaux-nés des
a,11t la douceur de la rosée qui tombe a la fin d'une º?º~rices latm1s~es. L'idée est d'un ltalien, qui s'appelait
¡ournée étouílante, le ch11·me d'une pervenche a eóté G1gh. Un beau Jour, le bruit ~e répandit qu'il existait
~ed~~ soucis. Ah! si j'étais lauréat de l'lnstitut, comme daos ~a magni':iq~e. ville de Sienne un collége ou des
¡e dlJ'ais . « Qu'on nous ramene au palais Mazarin ! »
no~rr1c?s, a qm C1ceron et Virgile étaient familiers, donn~1ent a téler a leurs nourrissons le plus pur latín, en
rJeodi dernie~, le théatre Saint-Gerinain a ouvert ses ~eme te?1ps que le lait le plus saluhre. De plusieurs
portes au pubhc. La salle de concertsde larive gaucbe est i1lles arr1ve~e~t .amsitot des messages par lesquels des
de,en~esalle.d~ sp.ectacle; mais la musique n'a pas perdu pare~ts sclhc1ta1ent l'admission de leurs fils daos un
ses.~'~, et s11 onJoue un peu le vaudeTille et lacomédie étabhssement oú l'allaitement m«fme éta1t instructif.
le drame aussi peut-etr~, sur cette stene nou ~ ,. Par .mal?eur, le ~ollége de Sienne n'étaitbati que daos
' on Y, ~hant?_ra beaucoup I opera-comique et l'o- 11ma~inat1on _de G1gli. Mais je ne pense pas que M. Du,éreUe.•Je_ 1a1me d mstioct, ce théatreSaint-Germain, c'est ruy ~ oppose a ce que M. le docte•Jr Caron en Conde un
le fi~saioe de la liberté des tbéatres, et le premier soir de pare1l chez nous.
ta~ est une date historique :' que les dieux lui soient
Quel dom~age que l'~onorable professeur ne s'occupe
~ices, _et que les hommes d'esprit et de talent qui lui que de puer1c_~ltur~! S1 I~~ adultes étaient aussi l'objet
J.!I con6e le ~ort de leurs muvres, aient a se louer d'avoir
de ses cours, J aura1s pla1s1r o. lui rPcommander l'ouae aes parrams !
vrage su!vant, qJJe me signale eocorP l'ioépuisable
Tbédtre-Lyrique, les tentatives hardies ne nous M. Four~1~r : LE RON c•;1s1:-1ER, recettes de mets en couplets,
lliL~t ~a.•, et M: Carvalho .est un audacieux, chacun le pou,· faciliter au3: domes les moyens de faire des ragouts
"""-- opera-c~m1qu~ ne lm suffit pas; il joue le grand et sa•.iccs a leurs sujets subalterne~.
;:;._et le voila qui s'apprete a tenter le drame avec
Je vou~ a1 parlé, cet hiver, d'un ouvrage de
llél.as ! ~ue les dames de Rochefort ne prennent plus
1
pl~m de belles situations et de beaux vers, la peme d apprendre a « leurs sujets subalternes ,1 l'art
re titre était: Les dew: Reines. :&amp;f. Gounod acheve en de réussir la croute aux champignons ! M. le maire vient
...■:::~ des c~reurs ~ui méleront la musique au drame, de bannir le champignon des murs de Rochefort. Lisez
rt étud1e le role d'Ingelburge et M. Carvalho plutot:
IOII donnera sans doute Les deua: Rein~s au priotemps.
&lt;e Nou;, maire de la ville de Rochefort etc.
' de toute es1&lt; Arretons: La vente des champignons,
. . : : l'horticulture est ~e jolie chose, mais la pué- pece est interdite daos la commune de Rocbefort. »
- • est un peu plus ut1le, on en conviendra.
C'est a.•sez clair.
....~ est-c~ que la puericulture'I me demandez-vous
Les crypto~ames sont dans le ravissement den 'étre plus
- e.
.
' mangés, ma1s les Rochefortais trouv!'nt que M. le maire
vie~t du latm puer, enfant, et colere, cultiver; a un .peu trop,de sollicitudc pour eux. En cffet, vous penpnéncuJture est l'art d'élever les enfaol• comme sez bien que 1.honora lile magistrat muniripal ne proscrit
lture est l'art d'élever les poissoos. Ce mot, p~s les ~hamp1gnons tout simplcment parce qu'il ne tes
le docteur Caron qui l'a imagine, et il aspire a a~mc pornt l',on; des motifs d'un ordre plus élevé l'insle 11. Coste des petits gar~ons et des petites filies. p1rent, tt 11 ne prend son arreté qu'aprcs avoir consince~a son cours prochainement, si déja il ne déré que les ~hampignons ont causé beaucoup d'accince.
dents, que la v1e de pln,ieurs haHtants a éte récemment
~ croire que la salle ou il professera, si grande compromise, que beaucoup de champignons saisis sur
toit, sera trop petite pour contenir la foulc de le m_arché ont eté reconnus tres-dange¡eux, qu'il est imreront ses lc~ons.
. poss11Jle el~ fa1re une d1stinrtion exacte entre les bons et
la ilat~ bien des pec~es et des abricot~, produire les mauva1s champ1gnom, et enfin, que les champignons
les
ne ou le dabha vert, empoissonncr la mer ne ~ont pas des olJJets d'alimentation de premiere né,.::-set les étaogs? e.t créer des bancs d'huitres: cess1té. De premiere nécessite, non, monsieur le maire.
~:les tr:naux mé~itoll'e~, qui ont de quoi tenter mais , d'un go~t fort agréable, et voila pourquoi votr;
de gens, ma1s qw voudrait, pouvant l'ap- arrété contrarie un peu vos administrés.

:;ail.

&amp;!º

.t~'é,

~r

333

Un passag.e de cet acle mémorable m'inspire d'asse
grav~s réflex1ons; c'est celui ou M. le maire de Rochefort
('ons1dere qu'il est impossible de faire une distinction
eiact~ entre les bons et les mauvais champignons.
.Ma1s alors a quels épnuvantables dangers l'autorité qui
l~1sse vendre des champignons o. la ha!le ne nous
hvre-t-elle P.a.•, malheurenx habitan Is de París que nous
sommes ! ~diles p~ri.sie_ns 'vou~ ltes négligents ou traitres
~ vos devoirs, et J a1 bien en v1e de vous livrer &amp;. la jost,.ce de m~n pays... Oui, mai5 s'il y a de mauvais cham~1gnons, J! y eu a de bons, M. le maire de Rocbefort
l avoue lm-méme, et les bons champignons.. , c'est bien
hon. Apres tout, il y a des chances pour qu'on ne tombe
pa.s sur les mauvai.s; édiles parisiens, je vous épargne.
On a remarqué, de¡rnis l'arrété de ~l. le maire de Roche~ort, que le nombre des voyageurs entre Hochefort et
Par1s a augmenté. Cela ne m'étoone pas: les gourmets
rochefortais viennent saos doute manger des champignons chez nons. A quoi tiennent pourtaot les recettes
des chemins de fer!
Un autre maire, celui deGrenoble, vientde prendre un
arrelé portant que les habitants feraient a !'avenir ramooer le~rs cheminées deux fois par an, au commencement .et a la fin de l'hiver. M. le maire de Grenoble est
c•invamc~ de la vérité du proverbe que deux précautions
va.lent .m1eux qu'une. 11 exige en outre que le ramonage
so1t fa1t par un ramonenr médaillé. Je ne Tois pas de
mal cela au point de vue de l'utilité et de la séc~rité
publiques, mais au point ele vue poétique, hélas ! voila
un arrété désastreux. Comment voulez-vous mettre en
v~rs un petit Savoyard médaillé. Vous souvient-il du Petit Savoyard de Guiraud ? 11 vous fait venir les larmes
ª,ux yeu~, ce. pauvre innocent; donne1.-lui une médaille
e est fim, ad1eu l'émotion !
'

.ª

Je .m'avise, aumomentdefinir, qu'il y a bien longtemps
que.Je ne vous ai donné quelque preuve éclatante de la
sott1se et de la crédulité humaines. Vous vous imaginez
peut-étre q~e le bon sens regne sur la terre; une telle
er.reur sera~t trop dangereuse, et je ne veux pas vous y
la1sJer. U~ JOurnal qui vieot de me tomber sous la main
~e fourn,,t une belle o1:casion ele vous désabuser. Ce
JOu~·nal s appellc l'Atenir. L'Avenir ! lis oot osé prcodre
ce Litre, qu.e Lamenoa1set Lacordaire ont Ajamais associé
ª,u souve~1r de. leur nom éloqueot. Et savez-vous ce que
e estq_u~ ~ avenir de l864? C'est le mooiteurdu spiritisme.
Le' ~pm!1sme devenant la doctrine des temps futurs!
Qu en d1tes~vous? Une partie du journal est consacrée
au.x commumcat1011S7:1édia11imiques, ce qui sigmfieen fran~a1s, paroles adr1issees par les morts aux vivants par l'entremise d~s m.édiums, et daos le uuméro que j'ai sous
1es. yeux, Je vo1s une allocutioo aux freres, signée : Celui-

qui fut Bab1ze.
C'est trop bete ! c'est trop béte ! c'est trop béte !

-------

X.

FEYRNET.

CORRESPONDANCES D'ALGtRIE.

C0N!.'ÉCRATION

DE t.'~GLISE DE

BLIDAB.

Le di manche, O octohre deroier, la consécration de ta
nouvelle église de Blidah aYait lieu au milieu d'un
grand nomhre d'habitants de la ville et des environs.
L~ fete religie~se ~ été céléurée par Mgr Pavy, évéque
d Alger, qui n ava1t pas voulu céder a un autre te bonheur d'ouvrir les portes du nouveau temple élevé a la
rehgion chrétienne.
M. de Chao~el, sous-préfet de Blidah; M. Raüel de
Montagny, mall'e de cette ville; le conseil municipal et
tous les fonctionnaires civil~ et militaires, sont allés a ta
rencontre de .M~ Pavy, qui a été conduit processionnell~ment a 1éghse; tout le cortége était précédé de la
mu:-1~u~ du 3° régiment de hussard~ en garoiQon a
Blidab.
'
•
Apres avoir remis a Monseigoeur la clef de la nou:clle égli_se, M. le maire a prononcé un difconrs qui a
eté ~coute par toule l'assistance avec la plus grande atte~110n. S~ Gr~deur a répondu a ce discours par une
brillante allocut10~, daos laquelle il a rendu hommage
au zele des mag1strats et de l'arcbitecte, M. Gentil-

�334

L' 1LLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

L' 1LLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

homme, qui ¡ont
mené cette reuvre a bono.e fin.
!8 octobre 1864.
&lt;&lt; La reconJe vous adres.
« naissance, filie
« du ciel, a-t-il
se un croquis
« dit, inspirait
de la position
occu_pée sur le
« votre parolel,
pie de Goudji&lt;&lt; monsieur le
lah par une frac.
« ~faire, quand
tion de la tribu
« vous avez évodes Guenadza,
&lt;( qué le souvenir
nos éclaireurs
• :t des
hommes
dans
le Sud.
« qui ont con~u
Si Mohamed« et réalisé le
ben·•IJamza le
" projet de la barepliant dnant
« silique que
les troupes do
u nous
venons
général Yusuf, a
« consacrer au-·
qui tté ses posi&lt;( jourd'hui.
ti ons au sud do
(&lt; Vosfélicitations
Djebel-Amour,et
&lt;( s'adressent au
concentre
en ce
(&lt; magistrat qui a
moment
ses
for&lt;( con~u
l'idée,
ces
sur
l'Oued&lt;&lt; au gouverneZergoun, point
(&lt; ment qui l'a acvers lequel se di&lt;&lt; cueillieetal'harige a marches
(&lt; bile architecte
rapides la colonu qui l'a exécune de M'. le gé,
« tée ... »
néral Oeligoy,
Apres ce disLe géol\ral
cours, qui a proMartineau
a pris
duit la plus propossession,
saos
fonde émotio!},
coup
férir,
da
Monseigrieur a
CO~SECRATION DE LA NOUVELLE ÉGLlSE DE BLIDAH, - D'apres une pbotographie de M. Portier,
ksar
de
Brizioi,
procédé a la coníiñ des centres de réserve des dissidents.
sécration.
. .
préfet, b!. le sous-préfet, M. le M~ire et M. de T~nna~,
Tout porte a croire qu'une rencontre sur l'OuedA midi, un somptueux banquet, auquel ass1staient
ancien président du Tribunal de Bhdah. Les c~n;1ves
M. Poignant, nouveau préfet d'Alger; ~: S~r~ande, sont séparés ensuite, emportant de cette ce~emo~1e, Zeruoun si elle a lieu, amenera la soumission de l'enmaire de cette ville,· était offert par la mumc1~altte, dans ainsi que la foule qui y avait assisté, un souvemr qm ne ne~i, dint le moral s'affaiblit de jour en jour.
les salons de !'hotel de la Régence' a Monse1gneur et a
Agréez, etc.
s'effacera pas de longtemps.
A. RAvEAU,
LEFEBVRE,
toutes les notabilités civiles et militaires.
Plusieurs toasts ont été portés a ce banquet par M. le

:e

~
ALGÉRll!: L.B PIC DE GOUDJIL.\H, POSTE D'ECUIRKllllS FRANG\IS E'.'I AVAIH llU '.'1-1.1)011. - ll'aprés w1 croquis de M. Lefebvre.

JAPON: LES ESCADRES ALLlEES FOBCAN'I.LA.,_PASSK DE SJMONOSAKC. -

ATTAQUE DE SIMONOSAKI
(JAPON).

Ao mépris de traités couclus entre les puissances européennes et le fapon, un des da'imios les plus puissants
de cet empire, le prince de Nagato, dont les forleresses
commandent le détroit de Simonosaki, avait fait tirer
1W' quelques navires marchands se rendant daos les

385

D'aprés un croquis de M, A. D., ensei~e de va1sseau.

mers de la Chine, et prétcndait interdire le passage ala
marine européenne.
Les réparations exigées a cette occasion ,n'ayant pu
etre obtenues, une expédition composée de navires frangais, anglais, hollandais et américains en station au Japon, fit voile, le 29 avril, pour Simonosaki, afin d'infliger
au prince de Nagato le cbatiment mérilé, et de ren&lt;lre
libre le passage des mers intérieures.
En trois jours de combat, les seize batiments compo-

sant la flotte ont détruit, malgré la résistance opiniatre
des batteries japonaises, l'apparei\ militaire accumulé
sur ce point depuis plus d'un an, et forcé l'ennemi a demander la paix.
Soixante canons en bronze de gros calibre ont été pris
et embarqués sur la flotte.
·
La perle des forces ·alliées a été relativement peu considérable; il y a eu dix-sept tués et environ soixante
blessés, parmi lesquels on compte le commandant de

....
INAUGURATION DBS DOCKS DE SAINT-OUEN-PARIS: LANCEAIBNT DlS !IAG!SlNS FLO'ITAN'IS.

�1 UNlv ERSE L.
L' 1LL UST RAT lO N, JO ll h.~N~A.::.__ _ -------:--:-:----=~~=7":-

.

.

cette fois, me fit rire ; de la gravité, de la tenue, le plus
Ces bases étant posées, il est évident que si le millionl'Euryalus, navire anglais, qui a eu le pied traversé par naire est mur, sa femme est de droit maréchale de possible ton menton dans ta cravate blanche, ~t si le
v'ieux pandour t'envoie quelques co~ps de bo~toll', reune baile.
.
.
France des femmes mariées.
yois-les comme un descendant .des :1eux cro1ses.
L'honneur de la conduite de cette _brillante alf~1re re- Et le comle 7 fis-je.
.
Ces recommandations une fo1s fa1tes, nous entrames.
vient en grande partie a notre am1ral. M. Jaures; nos
- Le comte, reprit-1l en redoublant d'ironie, est mur
Quand on nous eut annoncés, je pus reconnaitre ¡
trois navire~, la Sémiramis, le Duple1x e! le Tancréde se
a ce poiot qu'on peut t:spérer qn'il tomhera de l'arbre que!
point mes craintes ~ur le plus ou _moins d'attention
sont distingués. La frégate amiral~, parfa1tement emb,o~de la vie au premier sourtle de la mort.
sée a écra~é les batteri s ennem1es par son feu prec1qu'on pouvait faire ama p~ésence ~ta1ent mal ro.ndées.
- Et tu erois ta cousine capable d'a voir fait ce c~l.c'll?
Sauf la ma1tresse de la ma1son qm se souleva a demi
pitt 350 coups de cau( n environ en une heure.
.
dis-je, choqué, je ne sais pourquoi, de son scept1c1sme
pour nous recevbir, et un vieux monsi~ur, le comte sans
Les Anglais étaiur ten admir.a!ion devant notre ar~1\lea l'ég'ard de cette jeune femme.
.
doute, et qui, aux trois quarts ass?~p1 sur ~n fauteoil,
rie et les canon; Armstrong sont décidément en ba1sse.
- Elle? ... Non, la pauvre enfant, je ne \'en cro1s pas
,
.
p
redressa vivement la tete et eut l a1r de m envelopper
Pour extrait : P. A.G.ET.
capable; mais ses parents l'ont f~it P?ur elte, 'et comm_e
d'un coup d'reil rapide et per~ant, les au~r~s personnes
elle était une jeune filie bien elevee, elle na pas d1t
~
arurént ne pas s'apercevoir de notre amvee. J'entreTis
non, de sorle qu'elle est aujourd'~ui tres-suffisam~ent
:ans un coin deux ou trois messieurs, parmi lesquels je
comtesse, parfaitement millionna1re, e~ -~out ce q~ '.~ y reconnus deux académici~ns des plus cofln~s et des plus
!IUUGURA.TION DKS DOCK&amp; DK SA.INT-OUKI-PA.RIS.
a de plus malheureuse, unie a un Vletllard chaº1,m,
classiques. lis continuerent une conv~rsat1o_n grave ~t
docks bou,,on et jalolll'. Il est vrai qu'elle a la ressource desD.!IDanche' 13 octobre' a eu lieu l'inauguration '1es
savante, saos daigoer 3'occuper de qm ent:~1t ou SOrtail
·¡
d' d
de Saint-OÚen-Paris: A cette occasion, le conse1 . a - pér:r et d'attendre, et la consolation de penser que
S r un c:wapé deux femmes, jeunes et elegantes, traministration avait invité les notabilités de la ca~'.tale a raltente ne peut pas etre bien longue.
v;illaient a u~ ouvrage de broderie_. L'une ~iliblait
assister a11 lancement d'un magasin flottant, et a I irrup- C'est triste, mu.rmurai-je, d'at_tendre son bonheur
l'expl·iquer a l'autre, tandis qu'une pet1t~. demo1selle de
tion des eaux dans le grand bassin des docks.
.
de la mort d'un homme.
.
douze a.os suivait attentiYement ces exp icat1ons, et se
Les maoasins flottants, qui sont au nombre de cmq,
- Ce serait bien plus triste, dit Emmanuel, .si cet
montrait tres-désireuse d'en profiter pour son propre
présenten; chacun sous la forme d'un immense ponton, hommé s'avisait de ne pas mourir. .
..
le groupement de ~ent cuves pou:ant co~tenir 2,~oo,_oo~
- Et 'de quel reil . ton jaloux cousrn v01t-1l tes assi- compte.
Ce détail eilt suffi pour me leprouver,Emmanuel &amp;Yait
litres d'huiles, d'essences, d'espr1t8 et d autres hqmdes duités a1ipres de sa femme?
.
.
. dil vrai en m'aonon~aut que les soiré~s de la comtes..oe
- Oh! moi, tu sais, je suis sans pretentwns et Pª:fa_1volatils ou dangereux.
.
Blariche étaient bien réellement ce qu on peut appeler
La mise a l'eau de cette colossale masse de fer const1- tement sans conséquence, dit-il nonchalamment; pu1s J.e
,. . .
tuait done a elle seule un de ces émouvants spectacles irnis un pa.rent, presque un frere,. et le comtc n'osera1t des soirées intimes,
La comtesse, devaót laquelle je . m mchna1,, tandis
que la foule recherche toujours avec empressement, et a étendre son ostracisme j usqu'a mo1.
. qu'Emmanuel me nommait en me presentant, m ad~
- Es-tu done le seul jeune hommc pour lequel il
complétement réussi.
. ,
,
simplement·une de ces phrases d'u~age et de bon accueil
Le grand bassin, qui.vient d'etre termme, presente fasse exception? dis-je avec surprise. .
. . , que les femmes ont toujours_ en rese:ve, ~our ces oceaune superfi el·e de 2::u,000 metres et une profondenr
. de¡ Emmanuel eut l'air d'hésiler un mstant, p~1s il re- sions-la., et que je nommera1s volonl1er~ . phrases de la
7 metres, correspondant a un cube de 175,000 metr~s: I pondit :
,
.
..
pourrait recevoir les navir~s du.~lus f?rt tonnage,s1 Ja- Jusqu'ici, oui, je suis le seul repres~ntant de not~~ premiere minute.
Apres l'avoir saluée, je ~•ª:ª~~~1 ver~ 1~ v1~11lard qoe
mais la mer était amenée Jusqu a Par1s.
,
sexe qui put a la rigueur effrayer un Jaloux. 11 y a .ª mon arrivée semblait avo1r reve1lle, ma1s J~ n e~s p_as l_e
Le conseil d'administralion avait pris les mesures ne- qÚelques jeunes femmes aimables et charm~ntes; ma1s
temps de terminer le complime~tq~e je l~1 deslma1S; 11
cessaires pour que les quais du canal el ceux du grand sauf toi et moi, les hommes sont tous' so1t ~ar _leur
m'interrompit d'une petite voIX _se~e, ª. laquelle •1ne
bassin fussent débarrassés de tout obslacle et pu~~ent ª"e soit pl\r la gravité de leur caractere, a I abr1 dn
toux presque perpétuelle et l'hab1tude, des lo~gtemps
o '
. 2~"' 000 spectateurs admis sans. aucune
plus petit soup~on.
.
recev01r
. . ,cond1t10n.
.
contractée sans doute, de parailre finir pour_ lm seul la
Malgré le mauvais temps, la foule qui ass1stall a cette imS . t11 lui di•-je un peu surpris de cette ctrcons- ais- '
"
•
•·¡
de la géné- phrase commencée pour un autre, donna1t un cac~~t
portante cérémonie était considérable.
H. C.
tance saos comprendre pourquo1, qui y a
,. .
de familiarité grondeuse, assez déplaisant~ et plus ~oerosité a introduire un rival, si peu red?u.ca_ble qu tl s01t, trange. Si vous joignez a cela un regar~ v1f, sardom~
dans une société dont tu devais etre mev1tablement le
et percant, jaillissant comme un écla1~ de ~eux pelíll
/
• 'f\lants de malice seule chose bien v1vante dw
LES LILAS BLANCS.
roi?
.
.
't n yeux pe
.
s m'em- Oh! je te l'ai déjil. dit; d'~bord ¡e sms s~ns pre e ~ toute sa ipersonne, vous le, comprendrez, Je
ne pu.
.
(sum).
tions puis j'ai tant parlé de to1 aBlanche, qu elle ~eu~ pécher d'ctre de l'avis d'Emman~el et de le tralter, 11
d'en~ie de te. connaitre; or, ce que femme v,eut reuss1t
morose et chagrm.
.
La comtesse demenrait rue Saiut-Dominique-~aint- toujours; et quoique tu puisses t'atte_ndre a ~uelques Petlo' de vieil\ard
. sa1s...
. hem ,.... hero I.... , l'am1 de uotre beau
_ Ou1 Je
Germain, dans un petit hotel qui formait le coi~ d_e rebufades du vieux Cerbere, comme ¡e ~e ~ais, ~ss::
'
¡ h ro, Son alter ego' hem !. .. Oreste
,
cette ru~ et de l'esplanade des Invalides. 11 fa1s~1t d'esprit pour ne pas paraiire t'en aper~~vo1r, Je n a1 pi cousiu Emn,anue, e · ...
et Pylade, hem !. .. C'est tres-beau, sans doutei' hem ":·
un temps superbe, une de ces premiere~ belles SOi - cru devoir hésiter a risquer ce coup d Etat. Quant a a
Enchanté, monsieur, enchanté, hem ! hem .... e~p:
rées de printemps qu'on aime tant a tesp1rer au ~or- rivalité dont tu parles, elle ne peul exister par une
vous etes poete, je crois, hem ! hem !... Je vous e
tir de l'hiver, et pendant lesquelles on se_ se~t _re:anre. bonne raison, c'est qu'il n'y a PªS,(ieu a combat. Le sa. .
La course n'était pas longue, tout nous mv1ta1t mar: Ion de ma cousiue est un pays d mnoce~ce_ et de _can~ mon complimeot .. . hem !... sincere...
Je ne sais combien de temps il eut pu prolo_nger a•ns
cher; et je fus d'autant plus ~•avi,s. d_e nous .ren,dr~ a deur, ou l'amour existe pent-etre en theor1e: ma1s o
• ¡e
· sais IItoms encore
• ,n discours en phrases hachees,
.
pied a notre destination, que ¡e n eta1s pas rache da- il reste au ran" des cho&amp;es idéales et des utop1es.
~~
que j'aurais pu lui répondre, et mon attitude ne 1udresser quelques questions a Emmanuel et de prendre
Emmanuel ;e donna ces explications en ~yant pai:sait pas d'etre genée devan: ce ~etit vieillard doot:
un peu, comme l'on dit, l'air ~u burean.
faitement l'air de penser a autre chose; auss1 changea1-•
gard ne semblait pas voulo1r ro abandonner,. et p 1
- Voyons, dis-je a titon ami, causons un peu.
je la conversation.
.
·t m'inspecter d'un air méfiant et narquo1s, lo~.
_ Causons, dit-il.
•
.
.
_ Et ta cousine, lui dis-je, quelle attitude a-t-e11_e sa1
. .
ar une douce voll uc,
fot,
grace au ciel, mterrompu P . . . ,
. d'al- Tu ne peu.x m'en vouloir d'essayer .ª conna1tre le dans ce salon, ou je vois qu'elle reg~e peut· etre, roa1s
plus mélodieusement timLrées, qm lUJ d1t d un all'
terrain sur lequel je vais mettre les pieds. Tu ne me ou, a coup sur, elle ne gouverne pas.. .
trouveras done pas trop indiscret, je \'espere, de te poser
- L'attitude de son emploi, répond1t-1I avec un léger fectueux intérét :
- Sonnerai-je, mon ami?
it
une question.
siffiement dans la parole, vierge et ma1·tyre.
.
Je bénis a part moi cette voix. El~e roe par~~v=tpll
- Pose, dit-il.
- Mauvais plaisant! lui dis-je, ne peu.x-tu. cesser de
tervention cé\este ; et je dus le cro1re~ el\~ n tenr ti
_ Tu m'as prévenu que le mari de la co_mtes~e Blan-11
t
a railler?
·
, 1 moins d'influence sur mon étr~nge mter ocu '
che était de beaucoup plus agé que e; ~1~1 es -ce qui
- Je ne raille nullement; Blanche est la grace, a
d ·e détourna imméd1atement, et, sans pi,
.
. •¡ , dit :
pu décider ta cousine, jeune, belle ~t-~p1rl~uelle comme douceur et la placidité memes; ce qu'il ~eut y a~o1r de son regar ~
avoir
l'air
de faire attent~on a mm, i rep~n voila••
tu me l'as dépeinte, a épouser un v1e1 ar .
doulourenx et de pénible dans son ex1stence. mt1m~,
_ Hem! hem !... om. sonnez, hem .... ._
- Ah! mon cher, répondit-il en prenant cet accent
trahit chez elle que par une teinte de m~lancohe
11
, 11. est temps. •• Ces dames
Derfl•beures
passees,
.
as, 8111
railleur qui lui était propre, un de ~es confrcres, un de ~e~l::ent insais1ssable, qu'il faut bien la conna1tre pour
. . ? Hem I··.. elles ne v1endroot P iA tt
tes maitres en l,ittérature, je ne sa1s plu_s leq,uel, a d1·t, s'en douter. c'est du reste, de sa part, une preuve s~- sont pas arr1vees.
.
1 h 1 11 faut, done que, rbel
je ne sais plus ou, une bien grande :ér1té, c est que le 1reme de b~n goüt; un peu plus d'_animat(on, elle sera1t doute, ce s01r, bem · ero···· ,
1
nonce a roen mort; c'est fort desagreable . belll,
mariage était la seule carriere poss1ble pou.r les filies lnvraisemblable ... ou indiscrete, aJouta-t-11 en rendant
!. .. enfin !. ··
¡ poorP
de notre monde.
a sa voi.x son accent incisit.
, hem
Pendant cette phrase, qui pouvait passer p us.t
• - Oui, eh bien?
Je ne connaissais pas encore la comte~se Blanche: et
- Eh llien ! cela étant, tu m'avoueras d'abord que, cevendant je fus instinctivement cho_que de la mamer~ aparte que pour une réponse, la ??m.tesse a~ai res
un valet de chambre était entré, s eta1t place p
dans cett e carriere-la, épouser un milhonnaire, c'est légere dont Emmanuel parlait d'une ¡eune ~arente, qm
comte et lui offrait respectueusemenl son br¡lS. .
obtenir lu premier bond un assez .bel avancement.
devait au fond lui etre chere, car je le sa:1a1s ,natu~elleLe vieillard le prit, s'achemina vers la porte,
- SJit, lui dis -je en riant, j'avoue.
ment bon. Au%i gardai-je le sil en ce; Je n_ ~~ra1~ pu
milieu de l'appartement, JI se retourna cOtllme
- Si le millionnaire est vieux, il est convenu que d' e en uoi ses µaroles me déplaisaient, ma1s Je n_aud Bl
ses cheveux blancs équivalent pour sa. femme a la grosse \ i~
q I l'exoiter dans cette voie en le question- flexion, et dit :
ra1s pas vou u
- Hem ! hem !. .. ne veillez pas trop _tar '
épaulette.
.
. .
,
f • nant davantage.
' vous savez que cela vous est contrairc.
_,..
- Ou veux-tu en vemr? d1s-¡e, sachant qu une o1s
t nous étions arrivés a la porte de la hem •
d' ·¡
,'.ant an.,
.
•
i·
é
de
sa
Tout en causan ,
Et il me lan~a un dernier coup re1 per1
,
Emmanuel
ne
s'arreta1l
pas
saos
avo1r
ir
lanee,
.
. f
•
1 comtesse.
· ,
·
p'.aisanterie tout ce qu'elle lm pouvait our~1r.
.
h a, e dil Emmanuel avec une solennite qm, se remettre en marche.
- Rétléchis done, dit-il en prenant un air convamcu.
- A ~ .m
1

r:.

L'JLLUSTRATION, JOURNAL UNJVERSEL.
337
-------· - -- - - - - - - -- -- -- - - - - - -- Oui, mon ami, je vous le promets, répondit la com-

_
ieue avec une douce condescendance.
Elle alla vers luí, le reconduisit jusqu'au seuil du saloo, en lui parlant has, comme. on fait pour calmer les
enfants, et prit congé de lui avec un signe de tete amical et gracieux.
Je m'étais promis d'observer et je vis que le champ ne
manquérait pas a IItes observations. Je ne perdis pas un
des details de cette scene, nouvelle pour moi, mais qui
oesemblait pas avoir pour les autres personnes présentes le rneme allrait de nouveauté, carpas une d'elles Re
parut s'occuper de la sortie du comte.
seul, Emmanuel fixa sur moi des yeux ouje vis reluire
UD sarcasme et une malice qui ne le cédaient en. rien au
regard de son vieux cousin.
•
Quand la po'l'le se fut refermée sur lui, la comtesse
revint vers n~us avec le meme air de calme placidité,
mais j'y crus Jire cependant un muet soulagement, qui
se trabissait encore dans le geste plein de grace qu' elle
me fit pour m'inviter a m'asseoir irupres d'elle. Ce geste,
selon moi, signifiait clairement : Maintenant, nous som~
mes libres, causons.
J'obéis a ce·geste, et, tout en causant avec elle de ma
mere et de ces mille choses qui semblent banales, mais
oides femmes savent mettre tant d'intéret quand elles
le veulent, je ne pus m'empecber de me sentir 'le creur
serré en pen~ant a. l'étraoge union qui avait fait de cette
jeone femme la compagne de ce vieillard.
Notre conversation particuliere fut bientót interrompoe par une voix qui s'écriait gaiement :
- Peines perdues, baron; vous ne me persuaderez

pascela.
- Qu'est--ce done, ma cbere Hortense? dit la comtesse
¡ la plus agée dee deux jeunes femmes assises sur le canapé.
-C'est le baron qui,selón son habitude, prend congé
de moi en me j urant un amour éternel.
- Et pourquoi ne voulez-vous pas me croire, cruelle?
répondit gaiement un monsieur a cheveux gris, mais a
l'air aimaLle et jeune, qui se disposait a partir.
- Vous ne pouvez seulement pas me sacrifier une
heare de votre soirée, et vous ne· reutreriez pas un quart
d'heure plus tard chez vous, meme pour me convaincre.
Vous autrcs hommes, vous parlez beaucoup d'arnour,
mais pas un de vous ne pourrait seulement nous donne-r
une bo~ne fois pour toutes une définition de ce que vous
entendez par ce mot.
- Mais si, dit le baron en riant avec une aimable
malice, l'amour, c'est le bonheur.
- Nun, l'amour, c'est un mystere, dit la plus jeune
des deu1 dames.
- L'amour, e'est tout au plus un reve, dit en souriant
un peu la comtesse.
- Erreur, belle cousine, dit Emmanuel en prenant
alors la parole; l'amour est un petit monsieur qui, de
toas temps, a eu le privilége d'e1re méchant comme un
gamin, de voler comme un oiseau, de marcher comme
UD a,eugle et de mentir comrue une femme.
De violentes réclamations interrompirent ici Emmanuel, et la comtess,i, se tournanl vers moi, me dit:
- Voyons, monsieur, vous aurez peut-etre une définition plus neuve et plus aimable a nous donner que
celle deM. de Terville; nous n'espérons plus qu'en vous.
- Veuillez m'excuser, madame, dis-je en souriant,
l'amour, c'est encore pour moi l'inconnu, car je n'ai
rencontré jusqu'ici que celui de ma mere.
-Tartuffe ! dit Emmanuel.
Alors commen~a une de ces cunversations a batons
l'Olllpus qui ne sont possibles qu'a París; conversations
oi les questions sont effleurées avec une légereté si graieose et pourtant parfois si profon de; ou !'esprit fait
labre l'esprit, et pendant lesquelles une société de
ieanes femmes et de jeunes gens discutent gravetitent
tes éternelles questions du creur qui les occupent, méme
les plus sages, plus que tout autre chose sur terre;
lllour, bonheur, jeunesse, beauté, mysteres magiques
iont on cherche sans cesse le mot sans se lasser de ne
le lroover jamais !
An milieu de cette convcrsation dont chacun prenait
11 Part, selon son caractere, la comtessc, avec une
dooee mélancolie, les deux dames étrangeres, !'une
a,ec enjoucment, J'autre :i.vec un scepticisme un peu afl!eté, Emmanuel avec son ironie de parade et moilé111e avec la réser,·e d'un bomme qui Uilc le terrain et
le_se livre qu'apres etre sur d'etre a l'unisson de ceux
!Ui l'entourent, on annon~a: Mesdames Dervieux!

- Si tard ! fit la' comtesse en se levant pour aller audevant d'elles; le comte s'est retiré, ne vous espérant
plus.
- La! j'en étais sure, ma sreur; tu vois qu'il n'était
plus temps, dil la plus vieille des deux &lt;lames d'un air
contrarié.
- Qu'importe, ma sreur,.répondit l'autre, qui, quoique presque aussi agée qu'P,lle, laissait voir assez volontiers cette jeunesse de caractere qui rend si gracieuse la
vieillesse; nous aurons toujours eu le plaisir d'embrasser
cette mignonne, et D0!ls serons encore rentrées a temps
pour que les mauvaises langues ne s'am,usent pas trop
sur notre compte; mais de qooi cauiiez-vous done a
ootre arrivée? Vous sembliez d'une gaieté folle et d'une
animation sans pareille.
- Nous cherchions a nous tous une définition de l'amour, et nous n'en pouvions trouver une.
- Eh bien! moi, je vais vous la donner, reprit-elle
gaiement, ne fut-ce que po11r prouver que les vieilles
[emmes sont encore bonnes a quelquc chose.
. - Ah! voyons, fit-on a la ronde avec un ensemble
joyeux. On comptait évidemruent beaucoup sur sa promesse.
- L'amour, mes enfants, c'est une partie de whist ;
une jolie femme y a toujours les quatre d'honneur;
qu'ellejoue mal, elle perd le tri, une renonce lui fait•
perdre la partie, mais n'importe, au bout du compte, a
ce jeu-la, les hommes sont toujours sblems.

(La suite prochaínement.)

JoL&amp;s DE W.AJLLY

FILS.

Reproduction inlerdile aU1 journau1 qui n'oot pas traité avec la Sociéle
des gens de lettres.

QUELQUES RÉFLEXIONS.

VI.

S'il faut s'en rapporter aux revues et aux journaux
anglais, il parait qu'on se préoccllpe, a Londres, de certaines p11blications fran~aiscs qui ne montrent pas l'Angleterre sous son aspect le plu~ glorieux. Au dela de la
Manche, on s'eflarouche de ces histoires, de ces mémoires
publiés chez nous, et qui prétendent prouver que l'Angleterre, pas plus que la France, n'est a l'abri de ce
fli&gt;au moderne qu'on appelle le fléau des petitesdames :
le fait est que, depuis une quinzaine d'années, Londres
a vu dans ses mreurs des changements qui témoignent
que le. vieil esprit anglais s'aflaiblit ou se relache. L'Angleterre est peut-etre bien encore aujourd'hui une Chine
d'occident qui résiste aux influences de l'étranger, mais
la métropole a fait bien des concessions aux faux dieux
du continent.
A l'époque de la premiere exposítion umverselle,lorsque débarquerent a Londres les Prenchmen, ce fut dans
tollt le West-End un to/le immense. La longue barbe de
ces étrangers excita une stupéfaction générale, et le
Punch se crut obligé de traduire a coups de crayon les
épigrammes &lt;le ses compatriotes rasés. - D'ou viennent
ces barbares? disaient les belles &lt;lames. Sont-ils
nés sur les bords du lac Ara! 011 sur les rives de la Seine?
Soot-ce des Scytbes ou des Fraficais? Le shoking était
maoifeste.
Aujourd'hui, métamorphose complete! Les jeunes fellows, ceux qu'on voit caracoler entre trois et quatre
heures, a cóté des misses et des ladies dans l'allée de
Rotten-Row, ont des barbes qui semblent postiches, tant
leurs proport10os sont exagérées. Cbez nos voisins, si
cuirassés contre toute importation continentale, l'imitation succéda presque aussitót a la critique. Londres
nous prit nos barbes, et voila comme le résultat le plus
imméuiat de la premiere exposition universelle fut la
révolution des visages britanniques.
Les puritains protestcrent contre l'envahissement de
cette mode continentale, et le révérend docteur Cumming, qui a pris la douce habitude de prédire, tous les
six mois, la fin prochaine du monde, vit un nouveau
signe des temps dans cette floraison inattendue des
mentons britanniques. Et en effet, quelques années plus
tarrl, les gardiens séveres des vieux príncipes se confiaient a l'oreille des choses extraordinaires. On avait
vu s'élever, dans les environs de Regent's-Park, de petites maisons tres-élégantes, habitées par de belles jeunes
filies venues on ne sait d'ou, saos argent ni recommandation, et qui menaient l'existence a grandes guides. A
elles les plus riches voitures attelées a la Daumont, les
toilettes les plus fraiches, les chevaux les plus fringants.

Et ces créatures avaient leur logc au tbéatre de Sa Majesté et a Covent-Gardeo, et elles se montraient non
moins fieres et &lt;¡uelquefois plus be)les que les Jadies
dnns celte allée de Hyde-Park, ou l'on voit passer les
plus illustres blasoos de la Grande-Bretagne. Évidemment, la vieille Angleterre avait perdn la rigidité des
mreurs antiques. Regent's-Park devenait un quartier
maudit, un Breda londonnien, l'abomination de la désolation. 11 n'était plus permis de fermer les yeux iil. l'évidence. Le demi-monde, cette peste du conlinent, avait
·rrancbi le détroit.
Alors ce fut un déchainement dans les conversations,
les livres, sur le théatre et jusque dans la cha1re. De
toutes parts on tonna contre les anonymes qui causaient
un si grave préjudice non-seulement a la bourse des
gentlemen, mais encore aux lois les plus sacrées de la
famille. Un écrivain, pour complaire a l'aristocratie, fit
une comédie, et la représentation de cette comédi€, ou
les meres se plaignaient de ne pouvoir marier leurs
filies, s'éleva presque a la hauteur d'un événement national. Trente fois de suite le plaidoyer moral ful applau&lt;li; mais cette piece vertneuse ne 6.t que consacrer
l'institution qu'elle prétendait détruire. Les anonymes,
mises en relief par ce débordement d'attaques, ne furent
que plus recherchées, et leur triomphe définitifporta une
atteinte considérable a la respectability, ce mot et cette
chose qui ont tantd'importance daos les Trois-Royaumes.
11y a vingt ans, un gentleman eilt été rayé de la liste
des gens respectables, s'il eiit été soup~onné d'entretenir
des relations suivies avec une femme qui n'eut pas été
la sienne. Londres ne connaissait pas encore cet arrondissement vague, interlope, qui a toujours existé,
plus ou moins, a Paris. Les jeunes gens se mariaient de
bonne heure, ou, s'ils persistaient dans la voie scélérate
du célibat, ils ne donoaient aucune prise a la médisance.
lis observaient toutes les pre¡:criptions de la resp~ctability tant qu'ils étaient dans leur pays; mais comme le
diable ne perd jamais ses droits, c'était le continent qui
était annuellement le tbéatre de leurs galantes fredaines. On donnait a une miss légere rendez-vous a Paris,
a Bruxelles, ou sur les bords du Rhin. Chacun partait
de son coté, et ces deux . creurs réunis mangeaient une
lune de miel extra-légale a la barbe de l'étranger, qui
ne pouvait trop admirer la bonne harmonie et les délicates tendresses de ces jolis petits ménages britanniques.
Quand le tour était fait, le gentleman se collait sur le
visage un masque rigide en débarquant a Douvres, et,
e1it-il fait le diable a r¡uatre dans son voyage, eut-il,
comme cela est arrivé quelquefois, présenté cumme sa
femme, dans d'honorables fainilles et meme daos certaines cours, une femme q11i n'était souvent qu'une maitresse de rencontre, notre homme était le plus respectable des hommes. L'Angleterre n'avait pas le plus petit
mota dire.
Eh bien ! ce masque, ce faux-nez de la respectability,
que tout bon Anglais se croyait obligé de porter autrefois pour ne pas blesser la susceptibilité puritaine de son
pays, les jeunes Londonniens d'aujourd'hui l'ont déchiré
et en ont jeté au vent les morceaux. Les aventures de
voyage, les courses galantes a l'étranger ne leur s•1ffisent
plus. Les anonym~s ont pris la corde, et dans l'aristocratique hippodrome du pare, quand on voit passer
comme un éclair une de ces dames emportée sur un
cheval de dix mille francs, tout le monde sait a qui elle
apf)artient, ou plutót qui lui appartient. Comme dans
certains autres pays tant maudits du continent, ces
femmes sont devenues un des luxes de la classe riche.
Les genllemen ont une anonyme en titre. 11 n'aura pas
fallo plns d'une dizaine d'années pour que ce mot solennel de la langue anglaise, ce mot respectability, ait
re~n un de ces chocs qui écrasent.
Et maiotenant, les revues anglaises ont-elles bien le
droit de se plaindre si le continent, malmené et mépri11e
par l'Angleterre, décbire le voile de la vie britannique,
et montre que Londres n'est pas plus que Paris a l'abri
du fléau? Certes, ce n'estpas moi qui applaudiraiala publicalion de ce~ mémoires et de ces histoires licencieuses
qui sont l'apotheose des courtisanes. Je ne vois pas ce
que la moralité du lecteur peut gagner a apprendre que
certaines de ces &lt;lames dépensent par année plus de
douze mille livres sterling (300,000 fr.). Mais l'Angleterre
nous a assez longtemps reproché notre demi-monde,
qu'elle appelle une fnstitution parisienne, pour que nous
puissions lui dire, sans manquer aux lois de la cbarité,
que, plaie pour plaie, la sienne n'est pas moins grave que
la nótre.
EDKOND TElliR.

�L'lLLUSTRATION' JOURNAL UN l VE RSEL.

L'•ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

338

LES VICTIMES DE LA. MODE, PAR BERTALL
Le sceptre de la
mode échappe ala
France. Cette phrase, qui sent son
Prudhomme d'une
lieue, n'en est pas
moins d'une vérité
désespérante. Les
Italiensetles Espanols nous coifrent
et nous rasent,
l'A.utriche et la
Prusse font nos robes, les A.nglais
nous étriquent, et
lesA.llemandsnous
chanssent. Le goüt
fran;,ais n'est plus
pour ríen dans cette débauche du laid
et du prétentieux,
il laquelle nous assistons
chaque
jour. Que le c,ielen
soit béni !
:Mais cependant
&lt;ruelle tristesse de
voir les pauvres
femmes victimes
,le la conspiration
de tous ces marc:hands exotiques.
et par suite de tous
les marchands de
la patrie.
La femme 1&gt;sl
leur chose, leur
propriété : il s'agit
de la mettre . en
valeur le plus qu'il
sera possible. Vite,
entourez-la de batiste, de soie, de
velours, de dentelles, de fourrures;
plus il y aura de
metres,,plus l'opération sera belle.
Entassez les jupes,
les sous-jupes, les
cerccaux,lesrobes,

LES VICTIMES DE LA MODE1 PAR BERTALL (DERNIERE
.

8

(DERNIERE SÉRIE). -

Vozr les N° 1118, H26 et 1128. les

dessus et lea
par-dessus • multipliez les lé; et lea
plisi Que la nature
la _grace et lego~
so1ent offensés la
belle affaire I C'est
h_ien ees cilGleala qu on se soucie•
Mais la note
p~yer sera splen.
d1de, et messieors
les marchands rouleront carrosse.
Ces marchuida
le ~avent bien, lea
tr,a1tres ! Une jolie
femme est le plll
charmant cadeau
qu~ ~ous ait íaitla
creat1on. Pourquoi
done se géner? De
quelquela~qu•on
1:entoure, qu'on
1emballe et qu'oa
l'empaquette, 81
beauté saura bien
se faire jour el
garder a nos yen
son charme éter.
ncllement invincible. Marcbonsdone
sans crainle,se disent-ils, taillons,
coupons, rognons;
non, ne TOgllOlll
pas, rognons le
moins possible
mais varions, ctwi'.
gcons et bouleverson s, en sorte que
lPs francs, les thalers, les roubleset
les ¡iuinées vicn•
nent chanter dans
notre caisse lear
artistique concert.
Le reste nous est
de tout point indil"férent. ·
JI faut lo dire

?e

i

CRINOLINHAUSBN . .
Congre, des ttilleurs et coutW"iers pout dames, pour íavJriser l'augmentahon de la dépense et l'amé,ioration des prix con;acrés aux articles de la toilette des íemmes.

,oor ces,abominables 01archands, la
eriooline, avec ses
baff8Urs, est une
de ces créations
gipntes'IUeS qui
4o111inenttouteune
épO(!Oe. Si nous
sonimes bien inronnés,la crinoline
et sa carcasse de
fer sont un mal
d'origine anglaise.
,irUJ fatal qui s'est
propasé sur la surrace do globe avec
ta rapidité et l'in8eiibilité de la
foudre. C'étaitbien
1111 Anglais, race
d'aspect gauche,
mtrcantile et dégingaudé, qu'il apparl8l!ail de créer
ces cloches rigidel, tombeau de la
gnce et de la

- 1r1001ieur Ploumann, recevez toutes les íélicitations du congres pour avoir créé eette
étotfe mer,eilleuae, qui cotite remarquablement cber, se coupe de suite a tous les plis, et
présente des auances ai auaves et si délicates qu'il est impossible d'eu !aire une [robe qui
1e porte pm d'une foia.

Aussi l'été dernier, dans une ville
d'A.llcmagne que la
pudeur fran;,aise
nous défend de
nommer, les couturiers pourdamcs
et les marchands
de nouveautés se
sont réunis en congres pour agiter
les grandes questions de mode. 11s
voulaient décerner
des prix et récompenses aux inventions de nature :i
détenniner une
impulsion nouvelle
aux spéculationsde
la toilette féminine. L'inventeur de
la crinoline, acclamépar l"unanimité
de l'assistance, a
recu la grande
médaille d'honneur, pour services
exceptionnels rendus a la cause dE's
marcbands.
En réponse aux
aeclamations enthousiastes de l'in-térieur, les gens
de gout, les artistes et les maris,
_pauvres victimes 1
tous ignominieusement mis ala porte
de l'édifice, répétaient en choour :
« Qu' il soit maudit I et que pendant
l'élernilé, il roule
entrainé par Je;
spirales de fer de
ses ab¡¡urdes jupons, dans les
fournaises de l'infini 1 &gt; BERTAI.I.,

fo¡me.

Hélas I par l'effet
de cet engin déplorable, la robe
d'one femme, qui
jadis mesurait a
peine 6 métres ,
recouvre mainteDIDI 20 a 24 metres de superficie ;
inc:essamment on
espere arriver a
l'bectare.
Depuis celle inteDlion, lesaffaires
1111 décuplé, les
magasins de non,eautés occupent
militairement le
rez-de-chaussée de
toalel les grandes
'lilles, et leurs propriétaires gouveruol le monde.

/

,.~Jf

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1 '/ '

1

f.
I

~ auné•, M•" Hodde et Mélanie Brun ont
les bavolet• qui avaient íail leur temps.
1....Lueu1 ont prii la place, depuis trop
'""'11-P• u1urpéc.

Lea

•t/

'

)

\

'

UNE FEMM.E ~ONOMR.

Mon _bon _ami, je te réponds
Que ¡e sucs économe et sage:

J'ai tanl d'étotfe a mes jupons
Je n'en mets paa a mon coraage.

Un pcu de cbignoo oe íerait pas de mal.

PROJET DB TOILETTE l'OUR CBT HrYER, PROPOSÉ 'AU CONGRES PAR M. W .••
IRobe de Lampas'á ·37 fr. 75 le metre habit de meme élolfe. b~odé d'or au plumetis, boutons d'or ci1elé, relevé• de rubís, épaulettes de diamaot, jupe porta¡it l't metrea de queue, garnie de~peiotures de Meissooier,
• •
'
de Fiche!, de Plassan, ou Willems, suivant les fortune,; éventail peint;par Vidal, et cheveux btonds:d'Beosse.

- Mons1eur, nos reglements sonl íormels,
-vous n'etes ni tailleur ni coulurier, et vous
étes marié1 done vous n'eotrerez pu 1

SÉRTE).

.,

Deux heures de c¡uestion, par le fer et par le, feu.
Quellc réponse?

Quelques artistes s'étanl (au6lés daos l'eoceinle du coogres, aoat
priés loslamment de ne pll auister aux séances.

339

Quancl on penseque l'année derniere
· Déeidémeot, lps cneveu1,ldeviennent de
plus en plus • la mode. II y a beaucoup on av~il eneore la niliserie de porter
de bausse sur l_cs _cbeveux, ma1s oo al- ces atrreux bavolets qui garaotissaient
tead de procbains armages d'Amérique. le cou, et permettaienl de n'avo1r que
ses qualre cbeveuJ•

•

Cette année, on les porte blonds,
e~ ca~utcboue, creux a l'intérieur;
rien II est plus léger el n'accompa~ne mieux l'attacbe du cou quand
ti est un peu macgre.

Mais, en revanche. les chapeaux
étaieot élevé, en íorme de serr•
on Y exposait des oiseaux becque:
13nt des primeurs.

Un joli chigoon en c¡ueue de castor
mouble agréablemenl les épaules.

&lt;ln y Caisait des exoosltioos de papilloos

et d'borticullurP.
Que dira l'année prochaine !

�340

____ L'lLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L' ILLUSTRATION, JOURNAL ONIVERSEL.

membre de la commission des bospices et du hureau d
chante habilement et aYec assez d'expression l'air du
bienfaisance, et remplit les_fonctions de président de ~
premier acle : Or sai chi l'onore, etc. Je ne saurais lui
Chambre consultative des Arts et Manufacture~, et de
faire un crime d'avoir supprimé celui du second acle,
juge au Tribunal de com_merce.
qui demande une voix pure, facile et point fatiguée.
Ses ateliers d'imprimeur étaient soumis a une diaei.
Autrefois, - cet autrefois comprend toute la période M111 Van der Beck a beaucoup a apprendre encore pour
commen~ant a \'inslitution des grands prix et finissant dire convenablement la musique de Mozart. M. Baragli pline nécessaire, il n'en était pas rooins le pere de Bel
a l'année 1863, - les concours de peioture, sculplure, perd de jour en jour le peu de timbre que la nature lui ouvriers: il n'cn renvoya jam.ais un seul pendant lea
musique, ele., étaient jugés par I' Académie des Beaux- a donné. M. Oelle Sedie chante avec beaucoup de grace tem¡is de chómages.
La ville tout entiere a voulu honorer les funéraillesde
Arts. Les couronnes étaient distribuées sous la coupole le duo: Lá ci darem, el la sérénade: Deh! vieni al/a fidu palais Maiarin, et la cantate du compositeur lau- nestra, el il est plein de feu dans l'air: Pin ch'hun dal vino. cet homme de bien. Un immense concours a accompagné
P. P.
réat y était exécutée en séance publique. Quclques- Quel dommage que sa voix ne soit pas plus grave, et sa dépouille mortelle jusqu'au cimetiere.
unes de ces cantales, - celles de ·M. Fr. Bazin, par qu'elle disparaisse si souvent dans les morceaui d'en~,
exemple, de M. Aimé Maillart, et en ·dernier lieu, de semble ! Celle de M. Scalese a le meme défaut, qui est
M. Paladilhes, - furent chantées ensuite a l'Opéra: funeste daos Don Giovanni. ll y avait des basses-tailles
mais c'était une faveur exceptionnelle, et qui ne t1rait du temps de Mozart: il n'y en a plus maintenant. Est-ce
IHEURS ET TYPES D'AUJOURD'BUI.
pas a conséquence. Cette prérogative de juger les con- la faute de Mozart' Est-ce celle de la nature? Non. Mais
LE G.lR{:ON DE llUREAU.
cours ayant été tout récemment ótée a l'Inslitut, on a les ch 1teurs d'aujourd'hui font de tels efforts pour acdécidé que la cantate couronnée serait exécutée cbaque quéril n haut quelques sons !'riards, qu'ils déplacent
Voir le N• t t!8.
année a l'Opéra.
leur v 1let en détruisent le timbre. M. Mercuriali se tire
C'est ce qui a eu lieu, vendredi dernier, pour celle de assez i L'D du role de Masetto. 11 paraiL jeune, et pourra • Resté seul, le chef de division se remit a sonder la
M. Sieg, qui a obten u le grand prix au dernier concours. faire , aelq11e chose s'il travaille. Mais M. Antonucci, grave question qui lui était soumise, et dont la Fnnc:e
Un concours préafable avaic été ouvert pour les pa- qui chante toujours faux, s'est surpassé dans le role du s'inquiétait a si juste litre. II s'agissait d'une somme de
roles de la cantate. L'reuvre préférée, lvanhoe, 3. été Commandeur.
trois francs cinq¡¡ante, que réclamait un vitrier, et que
prise, comme son titre !'indique, dans le beau roman
Au dermer concert du Cirque Napoléon, M. Pasdeloup seize employés stupéfiés (de cinq a d1x francs par joor
de sir Walter Scott, etje ne doute pas que M. V. Rous- a faiL entendre puur la premiere fois une symphooie de louable éconumie) avaientreconnueetre indumentpo~
sy n'ait fait les plus louables efforl~ pour mettre dans ses Rohert Schumaon, coupée sur l'ancien patron, divisée, sur le comple de l'ébéniste.
alexandrins l'éloquence, le mouvement, la verve, la par conséquent, en quatre parties : Allegro vivace, Ríen ne prouve que dans le cas ou sir Edward eutea
passioo, et la merveilleuse poésie de l'écrivain écossai~. Larghetto, - Scherz.o, - Pinale. Seulement, le troisieme une arme en sa possession, il n'eut pas commis quelqae
II faut lui savoir gré de l'intentioo. S'il n'a poinl réuss1, morceau est lié au second, et le premier est précédé, monstrueuse action. ll s'était approché d'une grande ft.
comme le premier allegro de la sylnpbonie en ré de Mo- netre, et calculait avec férocité le nombre des pavésa,ec
ce n'est pas sa faute.
11 doit toujourt y avoir trois personnages daos ces zart et celui de la symphonie en la de Beethoven, d'une le carré des distances. Tout a coup, d:ms le paroxysme
sortes de picces, le programme !'exige, une femme et introduction a~sez largement développée. Cet ouvrage de sa rage, il poussa un cri terrible :
deux hommes afin que le ruusicien puisse faire chanter est tres-savamment écrit et vigoureusement instrumenté.
- J'irai chez le secrétaire général.
successiveme;t un soprano, UD ténor et une basse-taille, Malheureusement la mélodie n'y est pas abondaote. Beure11sement, sir Edward était bien mis. ll s'engapuis les accoupler dans un ou deux duos, et les .r~unir J'entends cette melodie claire, aux formes précises, a gea daos des galeries toutes brodées d'arabesques, et la
dans un trio, qui sert de couronnemeot a son ed1fice. l'allure Mgagee, au caractere franc et décidé, a l'ex¡,res- huissiers dai,rncrent l'aouoncer. 11 attendit longtempa¡
Les trois personnages de la cantate sont Rebecca, lvan- sion saisi~sante, que l'on trouve toujours daos les reu- les secrétaires génMaux n'aiment pas a etre importahoe et Brian de Bois-Guilbert. Ivanhoe, comme de rai- vres des grands maitres. Vous ne savez jamais quel sen- nés quand ils allument un cigare. Enfin on l'iotrodoilit.
son est le ténor, le faroucbe templier la basse-taille. timenl anime le compositeur, et vous cherchez vainement
Des les premiers pas, le gentleman s'aper~ut qo'il
Le ~ntraste de ces trois caracteres offrait évidemmeut ce qu'1l veut vous dire.. JI y a cependant une phrase as- avait quitté la puante atmosphere des bureaux, et qo'i
de grandes ressource, au compositeur, qui avait toutes sez agréable daos le $Cherzo, et de jolis eflets daos le fi,- parvenait a la région des hommes d'esprit. Entre a
\es occasions dés1rables de meter « le grave au doux, 1&gt; 1iale, qui est, je crois, le rri.eilleur des quatre morceaux. chef de division et un secrétaire général, il y a un lel
la teodresse a la férocité, les effets suaves aux effets vio- Bref, la symphonie en si bémol de Schumann est évi- ablme, que c'est un fo! espoir a !'un d'espérer detenir
\ents et les soupirs de la flute aux hurlements sauvages demment l'reuvre d'un tres-habile bomme, mais c'est le l'autre. L'administration étroite cesse au seuil de ce cadu t;ombone. La faiblesse poétique du livret n'était pas produit du calcul plutot que de l'inspiration. - Musiqne binet, et, coro me l'administration large n'existe pas, il
un obstacle, ni peut-etre un inconvénieul : c'cst juste- trcs-eslimab!o, mais trcs-peu délectable. Que de volonté, n'y a plus d'administration du tout.
ment le role de la musique de mettre daos une rouvre de travall tt de science dépensés en pure perle, faute de
II est bien entendu que nous parlons de l'homme el
cbantée la vigueur d'expression et la vivacité de colorís ce je ne sais quoi que la nature seule donne et que rien de la place,considérés relativement a eux-memes¡ relaqui ne sont pas dans les paroles. Comparez, par ext)m- ne peut suppléer '.
tivement aux employés, le secrétaire rénéral peut d'ailple, l'effet que produisent sur vous, a la lecture, ces vers
Dieu, apres avoir fait le monde en six jours, dit la Ge- leurs etre tatillon au dernier point. Ce n'est la souffll
ncse, se reposa le seplieme. Mais M. Adolphe Sax ignore qu'une forme, dont il rit lui-meme entre deu1 mon;i
de Guillaume Tell :
ce que c'est que le re pos. et cr monde d'instrumenls sait qu'il esl la pour géner les autres; il n'ignore pi
Déji Gessler, préludant au1 batailles,
nouveaux qu'il a créés s' accrolt cha que jour sous sa main que chaque employé est créé pour entraver quelqa
O'un vieillard a tranché les jours :
infatigable.
Dernierement encore, il a fait enteodre un chose; il tient a donner l'exemple et a remplir quelqae,
Cette victime attend des funérailles,
saxophone alto, un trombone et nne trompette acylindres, fois sa place. Plus d'un colon, qui fait donner le fooell
Elle a des dro1ts a tes secours,
un dernier-né dans la nombreuse famille des saxhorns. ses esclaves, est tres-philanthrope a dlner.
et \'impression que vous recevez du chaot énergique, so- Oo rie saurait imaginer la puissance, l'éclat de ces merCe secrétaire-la étail un coureur de ruelles ; fort I.W,
lennel et profondément passionoé que Rossini a écril veilleux agents de sonorite, et en mr.me temps leur dou- il s'habillait a ravir. 11 savait que les femmes regardell
ceur, leur extreme volubilité, leur justesse inahérable. rarement la tete d'un homme, mais observent toojOIII
· sous ce quatrain ridicule.
Je ne veux point opposer ici a M. Sieg, qui n'est en- CPstubesimmenses, autrefoissi rehelles,se preteotmain- ses gants. 11 y a si peu de belles tetes, il y a tanL dejtcore qu'un heureux écolier, Rossioi ou tout a11tre maitre. tenant a toutes les fantaisies du compo5iteur le plus ca- lis gants! C'était aussi, el par conséquent, un courtislL
Mais oo a le droitde chercher, daos une cantate couron- pricieux. lis nuancent la mélodie comme des violons. lis Au mieux avec la femme du ministre, il couvrait 11
née, quelles qualités, ou au moins quels g,ermes de t~- moJ.ulent,soupirent, papillonnentetmultiplientlestriples roaltresses de ce dernier. Comme ambition, il aspini
lent luí ont acquis les suffrages dujury. l avoue que Je croches comme des flutes. Le plus curieux de !'affaire, au conseil d'État.
'
' point tro11vés. Que l'haruio01e. en so1t. correcte, et
les ai
c'esl qu'une véritable flute se trouvait la, et qu'au milieu
Sir Edward eut quelque velléité de ne pas dire !lO"'
l'instrumentation réguliere, je ne le nie point. Mais don- de celte formidable tempate de sons cuivrés, pas une des quoi il était venu. :Mais sa colere, un instant LOmbét,
ne;ait-on le prix de l'éloquence ou de la poésie a une notes produites par le délicat instrument n'a été perdue. remonta a son cerveau, et il parla.
piece qui a•nait pour mérite principal d'etre exempte de Ce M. Sax est décidément un grand magicien.
Celle fois il comprit qu'il n'avait pas de ménageG. HtQuET.
a garder, et il accusa pele-mete garfon, em¡,loyés, e-'
solécismes? On y demande encore autre ch ose, des
idées par e1emple, et d~.ns une reuvre musicale quelde bureau et de divis1on.
- Mais c'est toute l'administration que vous,_
ques 'idées mélodiques .n'auraient pa~ été _de ~rop. ,L'aume dénoncer, fit le secrétaire général.
teur, dit-on, est tres-Jeuoe, et son 1magmat1on napas
M. CAIUIERE, DE RODEZ.
eu le temps d'éclore. A la honne heure ! cela !'excuse,
- Toute, répéta sir Edward.
- Écoutez, reprit le secrétaire, comme votre .,.,
mais ne j ustifie pas le jury, qui, en couronnant solennelleLa ville de Rode1. et la presse départementale vienoent
n'est pas une affaire administrative...
ment un long et pale tissu de lieux communs, semhle
de faire une perte regrettahle. M. Pitrre-Blaise Carrere,
dire aux éleves de l'école : Voila, mes amis, ce qu'il faut
- Mais si, cría sir Edward.
directeur et propriéta1re du Journal de l'A.,:eyron, est morl
- Comme c'est une aflaire personnelle, je ne
{aire pour réussir. On ne saurait donner ala jeunesse
au commencement de ce moi~.
qu'une chose pour vous : allez de ma part trollfl'
un plus mauvais conseil.
11 trouva dans le patrimoiue héréditaire le Joumal de
chef du personoel; portez-lui votre plainte, j'
Le Tbéatre-Italien a repris Don Giovanni. L'exécution
l'Aveyron, qu'avait créé son pcre. 11 sut donner a cette
instrumentalc est plus soignée de beaucoup, plus intellifeuille une importance et une vitalité e1ceptionnelles, en qu'il vous fera droit.
- Vous espérez... murmura sir Edward.
gente, moins décolorée qu'elle ne l'a été depuis l~n~la consacrant a la défen~e de la cause qu'il servait,
- Que voulez-vous que je fasse? Tout le monde
temps, bien qn'elle n'ail pas encore toute la nettele decelle de la liberté et de l'ordre.
peut pas tout faire dans une administration. Je
sirable, et les intentions du maitre sont mieux tendues.
11 fut maire de Rodez a deux reprises différentes, et
111
renvoie al'homme qui a la charge des personneli
L'exécution vocale est moins sat1sfaisante. M Palti est,
dépleya daos les fonctions municipales une intclligence
a \a vérité, une ravis~ante Zerline, actrice pfeine de
de plus?
Sir Edward alla trouver le chef du personnel.
grace, de finesse et de coquetterie naive, cantatrice d'une et une fermeté rares.
M.. Carrere fut egalement, pendant de longues années,
simplicité adorable et d'un gout exquis. Mme de la Grange

•

- Un gar~on de bureau, tui dit ce dernier... cela ne
pas. Voyez le chef du matériel.
Sir Edward alla trouver le chef du matér1el
- Bien, tui dit celui-ci, j'en causerai avec ie chef d
• 11 ement le gar~on est dans son tort u
boreau, et s1· ree
- Réellement? Moi, sir Edward, je vous le dis.
...
- Bien, bien, ~ien; j'en causerai ... je vous promet~
d'eo causer. _Ma1s l'heore sonne ... Ah! mon Dieu !
)l, Bayeu1 qui part. .. toujours avant la demie... Vous
rmettez?
.
peEt le chef courut apres
son employé.
C'élait a peu pres l'heure de la fermeture. Toutes ces
. t f d' ,
courses avaien re ro1 1 1ardeur de sir Edward, mais
ooo sa volonté. 11 se retirait lentement
- Eo causer, songeait-il. Et avec le ~hef de bureau..
C'est une affaire arrange~, le gar~on restera.
·
Unjuroo ful alors proféré. ll est intraduisible en tano ·
gage eur1.
n..aod sir Edward fut daos la rue
vu . .
.
···
- Ams1, contmua-t-il, j'aurai le dessous. Moi rrentl ~
.,
··t· 1 • · ,
,0
e
man, J aura1ere a mee
d un laquais' et toute sa vie
•
cel omme se 1vrera a 1a joie en pensant a moi Pe 1_
h
élre en cet instant il conte son exploit asa fem~e e~)
ses enfaots, s'il en a. Cette pensée m'Gst insupportabl ,ª
Qooi' serai-je forcé d'aller jusqu'au bon Oieu pour
ieoir justice, et pouvoir saos honte contempler roa st
111ette'
a11e regarde

o:~

Le soir meme, apres son dlner qui fut amer sir Ed
'
,
ward passa uu f rae et se rendit chez son ambassade .
Dl'avait connu a Londres et ce dernier le re,.ut
~

bien,

,

i

t'or

Poor la septieme fois, sir Edward récita sa mésaventare.

1( termina, ~n demandant a l'ambassadeur de lui obteDJr une aud1ence du ministre.

- Pour cela? dit l'ambassadeur.
- L'Aogleterre tout entiere a été iosultee dans ma
persoone.
- Goddam ! fit l'ambassadeur.
,:.,L'aff'airi:
. . prenaitd'immeoses proportions. L'entente cor-e eta1t en so~~ance. Nul doute que Baptist.e, sem~ble au Romam des guerres puniques, n'eut tenu la
pllX et la guerre daos les plis de son manteau.
A oeuf _h~ures, l'ambassadeur et sir Edward étaient
dtez le ministre,- II y avait petite réunion. Sept ou huit
lemmes, _don~ cmq ou six jolies, minaudaient et caque~eot: B1en~ot le sujet de la conversation générale fut
le~trée de l ambassadeur d'Angleterre. Ce dernier avait
pns_l~ ~ini~tre apart; que pouvaient-ils se dire? Grande
el leg1t1me emotion.
Ce~odant, quand les deux hauts personnao-es revinrt~~ ils paraissaient calmes; leurs allures étaicnt bien•e11l.ntes; aucun nuage n·obscurcissait leur front· auCIID
'
,
i . re~.le d'ecume
ne blanchissait leurs Jevres. Nrille
~d1SCretion ne ful commise; mais on remarq11a ces der~rs m~ts, d1ts par l'Excellence fran~aise a l'Excellence
bn1aD01que :
- Soyez certain que réparation sera faite.
laLe lendem~io, cette phrase avait couru daos París, on
com~ent~1t dans les cafés et les salons; quelques
gens bien mformés affirmaient qu'une collision san::te.avait eu lieu entre trois vaisseaux de la marine
.~se et quatre navires anglais· que les Fran"ais
ltllet"
.
,
'$
0 et~. v~mq~eurs
sur toute la ligne, et que la
: : ne s eta1t po1nt passée ailleurs qu'entre l'ile de
mé!y ~t le cap, de la ~og11e. O'autres accoururent ef.' disa~t qu 1_ls vena1ent du ministere, et que l'en"Jé angla1~ ava1t fait demander ses passeports.
'ti.Ouant ~ sir Edward, il s'était retiré plus tranquille; il
pouvait plus douter de l'accomplissement de sa ven~ · Une pensée néanmoins le chagrinait encore. Le
avait dit: «_ Des demain j'en parlerai au secre. g~néral. A quo1 me sert de gravir les échelons sonlllit 8lr Ed-~v~rd, SI· on me for~e a les redescendre
' de
r1111re
,
cote• Sir Edward aura1t vouli1 que le ministre
141 lui méme prendre Bapfate au collet et te
lai,- deho_rs. 11 commen~ait a comprendrc l'ulilité de
ueue dr,nte.
Sorto
,-~ouh
. ut, d'it-'i·1 en qu1ttant l'ambassadeur, ne laissez
llthés lier cette affaire. Mes yeux ne sont pas plus atCe ama téte _que ce de~ir ne l'est a moa creur.
~~.nu1t-la, sir Edward dormit mal. Tout au conun de nos compatriotes qui, le lendemain se
• é•eill
'
.._
~ ~· b·1en portant, ·11 se trouva le leodemain tout
lains u~eux qu~ la vei_lle. Sa fureur était peut-étre
demonstral1ve, malS plus intense et plus profonde.

:litre

.:!

341

Quand
,
~ - - - - ____ _
lais e~ne ~en~é~ ~ e~t lo~ée dans le cerveau 'd'un An- criminelle et l'a fait guillotiner. Je ne sais pas si je
gil . ~ en y v1eil11t Jama1s et n'en sort a aucun prix; pourrai quelque chose pour vou~.
I e _e_sl arrange la une P&lt;'tite case asa fanta1sie, y élit do- - Mais... fit sir Edwtrd.
m,c, e' paye ses contributio
•
..
os, v1·1 comme
elle peul et
- Je vais toujours essayer, inferrompit le roi.
ne rel~o1t p~~ de v1~1~es. Elle n'e,t nullement iocommodée
Et, ayant pris un papier, il écrivit:
~~:ce :su ~~;~me~. Si: ~.dward retrouva son idée a la
« Je prie M. le Ministre de .... de renvoyer sur l'heure
1 Ce endaot~a1t la1gsec la ve1lle.
,.
et_d~ ~e plus tolérer comine gar~on de bureau daos son
fi P
e_ ge~tl.eman co~pr1t qu 11 fallait sacri- mm1stere, le nommé Baptiste... , etc.
1 er queIq~es JOUr~ a la pat1ence. L'affaire était en
Et il signa:
bonnes mams • l' b
d
. .
.
.
, '
assa eur para1ssa1t y temr autant
~ LB Ro1. »
1
I que, ~1, e~ 1ambassadeur voyait le mmistre quand il le
vou.a,t vo1r.
-:- J,e ne r~ponds encore de rieu, dit-il en tendant le
11
·
•
,
fi Y ª heu de croire qu en efTet un grand travail ph a I Angla1s.
~~a~:r:~r cette ques~ion, qui ne fut pas, comme tant
. Celui-ci s'en empara, remercia, sorlil et vola au mia autr ~,1~baodonnee dan_s ~ coin du pamer. De temps nistere.
.
·re, am~assadeur d1sa1t au gentleman:
Commeot
t
ut-on
pu
résister a cet ordre venu de si
« out va bien. »
baut, et lancé a toute vapeur par la main de sir EdEL 1 • •
. .
ce ui-ci ne la,ssait pas d'espérer, tout en se de- "'_ard? Comme bien ,ous pensez, le gar~on de bureau
mandant
b' d
·
1, : 1 com ien e temps il falla1t pour rnettre un va- disparut et l'Anglais revint a sa statuette.
etaaporte
Parfois il souriait en songeant qu'il n'avait rien moios
r rms·. mo1s· · tro1s· lon"s mois. •· ¡·
t . ,. : '
. 0
s ecou crent amsi; et fallu ~ue. le sceau royal dans un plateau de la balance
a~tot e etait une difficulté, tantót c'était un retard. pour eq111hbrer la volonté de llaptiste.
..ous les _chef~ avaient été consulté~, les ordres don- Deux mois apres, le chef de bureau obtint de l'avanne_~ ~eve~a1ent ~ le_ur auteur; en fin une décision ful cero~nt. JI fut nommé chef de division et réintégra
pr~e, ;~ ement irrevocahle qu'on put la croire exPcutee. Bapt1ste daos_ son anlicharnbre. La chose :,e fit saos
ir ward attendit encore huit jours; pu1s n'ayant
bru1t: les pet1ts ayaot toujours raison.
dP~: revu la stalu~t~e depuis l'heure de l'atten~at, il se
L:égalité mod_erne, c'eit tout simplement l'infériorité
mgea vers le mmwtere
de I homme poh et la supériorilé du rustre.
11
•
. •
_Y belutra v1olct, ams1 que tout Anglais bien né; il en
&amp;'íl\Y MARET.
sort1t . anc, avec des taches noires, comme cette femlle
de pap1er.
Le premier visage qu'il avait vu, c'était le v1sage goL'KlPOSITIO! DIS BUUI-ARTS, A BKRLIJ.
gueoard et dédaigneux du gar~on de bureau.
. -;- Bien~ ru~it sir EJward, le gouveruement veut que
~e qui frappe au premier abord, daos le salon berli••
Je I assassme, Je l'assassinerai.
~01s de cette année, ouvert le 4 septembre, r,'est la pe~ir ~dward se plaignait sans raison. Si, au lieu d'a- hlesse des toiles et le progres évident de la technique.
vo1r éte msulté par un gar~on de bureau sir Ed d Sous ce :apport'. les peintres alleruands de Dusseldorf ou
' t ·1· 1 . •
,
war
eu e e ma traite par un officier de paix il eut été
t . td f . 1
'
con- ~e Mumch. ava,eut beaucoup a gagner. Les Berlinois
ra1~ e aire ui-meme des excuses. Pour que l'ordre 1ont compr1s, et, avant de fonder a leur tour une école
subs1~te danq unP. société, il est, parait-il, indispensable ~te que celle qui se forme actuellement sous nos yeux
que I ho?ncte bomme obfüse au faquin.
i s_ sont all~s, pour la plupart, il Paris apprendre Á
. La nmt ayant porté cooseil, l'Aoglais résolut un der- ~emd;e. Riches d'idées et de sentimen;, mais timides
01er efiort, avant d'en arriver au meurtre ou au suicide Jusqu ato~ daos l'exéeution et presque aveugles pour la
11 retrouva _son a~bassadeur, et, cette fois saos lui don~ couleur'. ils sont allés apprendre chez Delacroix Cout
ner de mot1fs, e11gea une audieoce du roi.
L. Cogmet, Gl~yre, Daubigny, Rousseau, aexp;imer ~::~
Daos ~e temps-la, un roí régoait sur la France.
gement leurs mtentioos et a représenter la nature
commentai~es ph·1I osoph1ques.
.
sans
-· .Ma1s pourquoi? elclama l'ambassadeur.
lis ont compr1s a temps
, -:- ?ites que je tieos a voir le roi aujourd'hui méme. que ~ornéhus et Kaulbach ne leur donnaient point le
J a1 decouvert une conspiration.
dermer mol de l'art allemand, et qu'il ne suffisait pas de
- Les détails?
concevo_1r des compositions colossales et apocalyptiques
- Nul ne les saura de moi que Sa Majesté elle- pour f~1re de la grande peinture. Ramenés, d'ailleurs
meme.
au senttment et au naturel daos l'invention ils
,
.
,
se sont
L'ambassadeur
aux Tuileries., et, quaod 1.1eut apphqués a· 1a ?emture
,
. courut
.
de chevalet et ont commencé
a rfi.rme la morahte
de son compatriote, le ro1·, t re·s-10- f~r~s de la tech01que fran~aise, a regarder le monde ex~
.
qu1et, se _pre~ar~ a le recevoir. II fit évacuer son cabi- tér1eur de leurs propres yeux.
net, et b1eotót sir Edward fut iotroduit.
en se d A part un~ magnifique étude de femme nue, couchée
- Mon cas est épineux, pensa sir Edward
ans un bo1s et de grandeui: naturelle de M V . t
voyant en présence du souverain.
Muller, de Francfort, large et solide peinture .
JI se jeta a corps perdu daos le péril.
~embres de l'Académie ont cru devoir par pud::re es
- Sire, dit-il, l'un des premiers jours de ma·
.
. Ed d ., . .
1, ruo1, 1.e~uer daos u~ corridor sans lumier~, une Léda'
sir war , ~ ~1 éte ~rossicrement insulté par un gar~on e~egamme~t pemte'. de M. Boutibonne, de Paris, un énera_e bureau. J a1 grav1 tous les échelons ile l'échelle so- g1que Clirist et Marie- Madeleine de PlockJw t t
ba
'
rs , e un asc1_ale pour ~~tenir j ustice; tous se sout brisés sous mon sez
b
e u groupe représentant les dett:t Marie au tomp1ed. M~ vo1c1 au plus élevé; je lui demande satisfaction.
eau, par ~m• Anna Schley, la grande peinture n'est
_Ce r~1-la eta1t, par hasard, un homme d'esprit. il se guere representée parmi les sept cents toiles d t
m1t a r1re.
'
compose l'exposition de Berlin. Une Graziella d
Rse
. - _L'échelon vous l'accorde, répondit-il. Mais, la cons- !olphe Leh7aim, de Hambourg, que nous croyoens ~vo:;
p1rat1on? ....
ue au_ ~a on. de Paris de i857, et qui rappeile daos la
- L~ voila, reprit sir Edward saos s'étonner. Daos le compos1t1on 1Improuisate11r de Léopold Robe t
.
s~ul fa1t que le plus bas commande au plus haut, n'y a une_ toile pleine d'intérel, si l'air et la lumie're :., :;:1t
t-11 pas conspirat10n cootre Sa Maj este?
q11a1ent presque absolument. Telle qu'elle est /
-. Vor1s ne conna1ssez rien aux soc1étés, dit le roi en n_ionotone, elle laisse a p~ine apprécier la fi~;rne et
sour1ant.
. . Ce dont vous vous plaignez est la base des ~1~usc et passionnée de lajeune Napolitaine, pe~ch:::~;
const1tut1ons.
Le senius servorum n'est pas seu 1ement l epaule du bel etranger qui le roman de Pa l t v:· .
.
vra1 pour ~e Pape, il l'est pour toru: les souverains. Ah! nie A la main, forme le cent;e du tableau Leu
irgis1 vous anez eu a vous plamdre de moi c'eu· t él . b'
ch~s
capit_
a
u.x,
de
M.
Ernest
Ewalcl
qui
v1·e·
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P~d·fr
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e ,en
'
e rentrcr
i crent; vous a_uriez partout trouve des protecteurs. dans sa \'t 11e natale aprcs un séJ·our
d
h
.
.
mt ans a Par1s
Pour se ve_nger, il ne faut pas monter, mais desceudre. et ~n 11.ª¡-ie, meritent de nous arretere davanta
e Nou8
Plus vous irez haut, plus vous trouverei de faibl esse. reprodu1sons cette compo•ition • 'd
· .
N
"
, evi emment ~msp1rée
ous ne commandons a personne tt tout le monde nous par 1a vuc des grandes reuvres rlass·
. qui.
·
•
.. .
· u¡ues ma1s
~ornmanile. Quand o~ veut punir un gar~oo de bureau, neanmoms a ete fort di5cutée Quo·
t·
.
'
¡,
t
·
iqne 1llen, Paul Véil n~ faut pas ecr1re a &amp;es ~upérieurs; la lettre reste au ron se e meme Raph'lel, a1ent traité des sujets analodossier.
Il faut aller trouver sa femme • Tenez, Je
. con- .g_ues, o~ se demande, en etfet si un pareil mofl'
.
1
a '
ne conna1s un _av_oc~t général qui a partagé YOtre infurtune; v1endra 1t pas da t
q 'a
.
van age la decoration architecturale
comme_ JI eta_it avocat général, il a fini par trouver un
1
u . a pemture, telle du ruoins que nous l'entendons d
stratageme: ti a compromis l'homme daos une affaire nos JOurs. Nous avons cessé de DOUi intéresaer aux type:

I
I

ª°'

'~¡°r

ro:;

;r.

!_..

�PGB~BAEI DI IGEBGB

•

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

342

M. G. NADAUD

PAROLES ET MusIQUE DE

~
UNE CHANSON PAR MOIS.

POUR CHANT ET PIANO.

-+--+--+Andantino.

p

CHANT.

Voici le portrait fi. de. le

PIANO.{

.J

. ._,

~

-

•

...

...

11

p

Qui prendra,j'en ai bien peur,

1

.~

~ C'est la fil.le la plusi . blon.de
V

le

p

,-..

_,. Ano · WCDUPLET;._,

De cel .

Du

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.. m}-P·

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Vou.lez-vous savoir son nom? ,

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Toi . non.
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1

p

1

"'
EXPOSITION DE PE!NTURB DE BERLIN: LES SEPT PECBÉS CAPITAUX. -

abstraits ou allégoriques, et une gardeuse de dindons a
plus de cbarmes pour nous qu'une diviaité de J'Olympe.
Nous y avons gagné quant au naturel, mais nous devons
d'autant plus de reconnaissance a ceux qui," de nos
jours, ont le courage de ne pas désespérer de l'idéal et
mettcnt Jenr talent au service d'une pensét élevée. Le
tableau de M. Ewald est peint, d'ailleurs, avec beaucoup
de solidité et fait preuve d'une grande science de dessin.
Un fort remarquable -tablean de ·M. de Heyden, connu
aParís, ou il a valu ason auteur une troisieme médaille,

Tab,eau de Al, J!.w•ld.

représente une Sainte Barbara, apportant a un minwr
mourant ies derniers sacrements. L'auteur a été, dit-on,
mineur lui-meme, et c'est ce qui explique et excu.~e cette
étrange scene dans laquelle le costume moderne (c'esta-dire la veste et le pantalon) se rencontre avec l'apparition merveilleuse d'une sainte. Si nous ne croyons plus
a de pareils prodiges, qui, par conséquent, seront pour
nous sans intéret, nous croyoas toujours a la grande
peinture, et M. de Heyden est sur la voie qui y conduit.

Pour terminer la série des grandes toiles, je ne feni
qu'indiquer le tableau de Lessing: f!.uss de1Jant le büehtr,
reuvre consciencieuse, d'un beau caractere, quoique
· d'une touche un peu léchée, comme toutes les reuvres de
ce maitre et de l'école de Dusseldorf. Cette grande
composition est, du reste, déja connue par la gravure,el
je ne sais trop pourquoi elle a pris place a l'expositioa
de cette année. Personae cependant n'a le droit de s'en
plaindre, car elle est le seul véritable tableau d'bistoire
que l'on ait a mentionner.

Sa che.ve.lure in.do

ci. le

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Os . cil .

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"',, Son nez
, . plein de hard"i . es. se

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...
J

1

C'est la fille la plus blonde
Du monde·
Voulez-vous savoii son nomy
Tomon.
Sa cbevelnre rndocile
Oscille
Comme le seigle mouvant
Au vent.
Son nez plein de bardiesse
·
Se dresse,
Klle a des petits 1eu1 gris
Sonns,
Avec un reflet étrange
D'orangP.,
Ou se gh,sse un rayon pur
Dazur.
!

Ses levres semblent deux fraises
Fort mes
De voir les perles qm sont
Au lorid ·
Kl deu1 pEliles Íossettes
Soot pr~tes
Arire au premier bon mot
D'uo sot.
Sur sa peau !impide éclate
• L"agathe,
.
Kl, sous les tissus disrords
Son corps
'
Souple comme un cou de cygne
S'md1gce
De l'étrernte des corsets
rran~s.

~

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Elle a des ,:Íetits yeux gris

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Áve'c un reflet e. frange D'o. r~n .
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C,

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1
5

CbtnOIS,

Et quand sa main éléganta
Se gante,
Oo la pourra1t d'un baiser
Toisar
Elle est bien la plus mignonne
Personne
Et !'esprit le plus étroit
QUI SOlt.

Elle n'a pas deux idées
Soudées
Dans son tout petit cerveau
D'o1seau.

,:,,

Elle n~fait rienqui vaille
Et Mille
En arrangeant le matio
Son teint.
'
Et puis comme une aloue\le
Caquete,
'
Quand oo est dans son boudoir
La soir,
Elle dll des fariboles
Si folles
Qu'on les repele parlo1s
Au bois;
l!ais ella en rit la premiare
Bien fiare
'
De montrer ses dents et ses
Succes.

4.

-,
l

r

•

D'a. zur.

3

Elle a des pieds rid1cules ·
Ses mules
'
Chausseraient_au plu1 deux doigts

r

Rnll

o.u se' glisse,un rayon
, pur

. ge,

J

-.. ....-d!f",

r

1

,SIÚ l"eZ

'

k~

Ses lévres sernblentdeux

~

-~=
p

1

o Tempo

p

r

...

...

~

7. \

Adieu, rires, cbansonnettes
Fossettes,
'
Cbeveux, propos et regards
Epars 1
Voyez-vous celle amoure11se
Pleureuse,
Qui n'eut jamais de chagrín
Un grain 1
Sa nalveté fnvole
S'envole,
Le colorís de son teint .
S'étefot;
Elle n'est plus qu'une bonne
Personne
Eh bien, malgré' tout cela,
Voila.

6

Klle n'a jamais pu snivre
Un !me
Jusqu'au tro1sieme feuillet
. Complet,
Trava11ler. comme la pluie
L'enouie;
Réfiécbir, pas ne le peut
Qui veut.
Kntrepnmd-elle un ouvrageY
.Couragel
Vos do1gts sont de si gent1ls
Outilsl
M
a1s erar.! son aiguilla lasse
Se casse,
Ou son pet1t dé d'enlant
Se fend

Elle pleure une romance
Immense
Rien que ponr niootrer qu'elle a
Le La.
Klle crie un air a boire
lilstoire
'
De !aire apprécier, Chut¡
Son Ut !
Bref. elle est inim1tab!e
Atable·
lla1s si i?mais, qoelque jour,
Lamour
Eot1ait chez,ce:te poupée
Drapee
Dans des flots de falba!as
Lilas,

BEl:GEL ET COMP., ÉDITEURS,

0

REFRAIN.
Voici le portrait fidele
De cella
Qui prendra, j'en ai bien pe~r.
llon cmur.

�...

-

L'ILLUSTRATl ON , JOURN AL UNIVERSRL .

l'assistance du gouvernement fran~ais? la misere, lea
souflrances des Polonais récemment ~m1grés ~andill8ent
cbaque jour. 11 faut soul_ager ces m1seres, ti faut_~
b5traction de toute opinton el rle toute nuance pohüque
apour ne voir que la faim, qui· menace de morl ~1us1e
·
1111
centaines de Polonais, dont beaucoup sont gr,e,emeot
blessés. Ceci n'est point un appel banal a u~e charift
· ·t son heurc •, il faut que sans retard •11 so1t fait
QUI· CbOISI
face a ces bcsoins. Que cbacun donne ce qu 11 pourra.
. de la Poloane qui, par cetle note, font appel 1
Les ant1s
0
•
•
d
la France entiere, proposenl une souscr1pt1on ont le
mínimum est fu.é a 25 centime~. Les versemenls aeroot
re~us aux bureaux de tous les JOurnaux
· f . de Pans et des
départements. La distribution en sera a1te par u~e com. . pre'••i'dée par M· t'abbé Deguerry, cure de .la
m1ss1on
Madeleine, entre les mains duqu.el le~ sommes ré11Dies
par ehaque l.ournal seront versees. C est Psur cette
. .pa-.
roisse, a l'éghse de l'Assoruption, que Ihes o1od~a1s e~t a Paris se reun13Sent e aque 1man-.
grés rés1dan
d
AOn donnera commuuication des noms et ,ª ~e~saui
•blessé5 ou des familles qu'il est urgcnt d ass1ster
,
personnes qui. dés1reraient remettre e11es- mcmes 1eun

En revancbe, le genre bistorique est représen:é par
BIBLU@elU,PIOI l.
r t . téressantes a la tete desquelles il faut
des reuvres 1or m
·
'
éd · ·,
Jacer les scenes tirées de l'histoire du grand Fr e~u' Ler dett:.c filies de M, Plichon, par André Lto. -:" Librairie
p M W Camphausen. Son Prédéric le Grand, avec sa sutte,
.
Achille Faure, 23, boulevard Saint-)lartin.
par . .
oossant
une revue ...,. Postdam, esl a peine peint,
. . .tant la
,
leur en est gri-se et assourdie. Mais la d1spos1llon geToute la presse s'est occupée d'Un Mariage _scanilaleux,
~u le la correction du dessin, la ressembhnce des por- premier ouvrage d,Andre• L'eo, u n nom
. mconnu la
:;~~ '1a minulieuse e:-cactitude des coslume~, en ~ont
·11 et qui le lendemain fixait l'attent1on de tous. Le~
e,
" entant
une ~uvre des plus précieuses pour ceux qm étud1cnt ve1
Filies de M. Plichon juctifieront, en 1es au:m
.
cette époque ~¡ glorieuse de l'bistoire de la Prusse. d
encore les espérances qu'avaient fait con~c,01r les deUn bon tableau de genre historique, dont_ cepen an~ buts de l'auteur. Les Filies de M. Plicho~ ne sont
.
d . bien de vous envoyer un dessm, est celm
mieux c'est une étude pme sur le
Je me gar era1
. . M t ar pas un r ºman , c'est
·
'
J
nde
de M. Fritz. Schultz.e, intitulé : les Prussiens a on m if c·e~t la lutte de ce qui est, et que tout e mo
tre le soir du 30 mars t 814.
. .
:n~ens~ avec ce qui devrait étre et que tout le _monde
. ée n'est pas seulement la campagne de i8t4 qm a ms- raille; 1~ lutte de l'idéal et du positivisme. D'esp_r'.t, daos
iré les peintres allemands. Plusieurs tableaux du Salon
.
as l'ombre. et ue croyez pas a une critique de
ce l1vre, P
,
,. t a a place
~ont destinés a éterniser les hauts faits des armées com- notre part. L'esprit n'est bon que lorsqu t1es. s
.
binées de la Prusse et de l'Autricbe contre le. pauvre 11 cede le pas ici a des pages vraies, senties, émue~,
etit Danemark, et les lauriers de Dupp~l ont rr1s p!ace pleines de détails ravissants de tendresse et de chastte.
~ cóté de ceux de Waterloo. Cet enthous1a~me de fra1cbe On nous a dit que \'auteur est une femme; nous ª\l~
date n'a, du reste, pas produit de~ chef~-d reu~re. ~n ne rions devmé sans peine, a la délica~esse de touch~ ,qm
fait as de l'hiEtoire comme on fa1t du Journahs~e ·.
re ne dans tout l'ouvrage. Quest1onnn son é~1tl!ur,
d dé t meuts qui ....
Mp Pauwel d'Anvers, tient au Salon de Berhn I une co~me nous l'avons fait, il vous répondra comme ilnous secours.
(( Les journaux de Paris ou es par e .
'.,..
des .premier:s places. Son Retour des bannis duf d~c a répond11, par un sourire, et il ~ura r~ison. Que vous ouuli, n'auraient pas re~u cette note, sont mstamment
. eharma nte' peinte avec une
ra1- .
ffet~ Lisez le livre a1mez l auteur que! que priés de la reproduire. ))
d'Albe est une to1le
.
importe, en e ·
'
h roble
cheur et une légereté qui contrastent avec l_e_ faire un peu soit son sexe, et tout est dit. Le li vre_ po:te u~e i ueu a
---~,---1 d des écoles allemandes. Cette compos1t1on, dans la- et fiere devise : Paulatim crescam, Je "rand1r~ pi' .d'
o;;lle les épisodes sont' peut-etre un peu ra~assés les peu. Est-ce la devise de l'auteur? est.-ce celle e. e Jp B IME8 DE L' 1LLlll8TRA. TI ON.
q
I utres est néanmoins des plus habites, et ga- teur? Nous l'ignorons, mais tous d~ux en sont dignes.
uns sur es a
,
.
Jargeur
C0LLECTI0~ C0MPLÉTE
íondeur l'espace qui lu1 manque en
• Done bonne chance a tous deux, car nous ne sav~ns
0118
gne e\:roon voit les murs de la ,ille d'Anvers couverts . n de plus svmpatbique que l'intelligence des a[a1res
r1e
•
.
.
A gauc ' .
. balance a la vue des arrivants, mise au service d'un talent vra1.
OOOVRRS SPtCUliRS \lO\;R PlANO ADBUX IAIU
d'une foule Joyeuse qu,
'
l S h Id
'DI
JoLES
DE
\VAJLLY
FILS.
des étendards et des guirlandes. Au dessous, a _c e e
BEETKDVUI. 1 DZlRT, WEBER, HlYDI
bateaux
qui
ramenent
les
ex1lés.
est cou,ert e par les
d·
1T DI
distinguée sert dt pendant fort angereux
SEPT SONATES CH0ISIES de CLEMEim
Cette reuvre
h ader I' des
.
.
t
·
mais
trouvées
.
a un petit tableau du prolesseur Ju/es Se r '. un . Les questions rehgieuses ne se son Jª
L'Illustralion a mis en Tente deP,uis peu de jours la ,ene
chefs le l'école de Berlin, table,u qui, ~ous le litre de . lus inllmement qu'aujourd'hui m~lées aux que~t,o~s
Phili ine Welser préscntant 11n placet a l'empereur ~~r- politiques. De la cette tend~nce qui po_rte tant d ém : complete des sonates d'Baydn, 7• et 8• TOI. de la _collecdina:1 Jer' a Schanbnmn, rappelle beaucoup la mamere ~ents esprits a étudicr l'origme, la portee, les tran_sf~r tion des reuv1 t.S spéciales pour piano a deux mams des
mations possiblcs et les dcslinées probables du chr1st1a; maitrcs classiqucs, annotées et doig(ées par Ufosc~eles.
correcte de M. Comte.
·
Ces volumes paraissent a des intervalles ~sse.z elo,gnés
C'est une nouvelle incarnation de M. Schrader qui, nisme ..i"iés a une époque d~ transition et d'en~antemen '
dt:puis son beau tableau d'Esther, de!ª galeri.~ Wag;~~; nous assist.:&gt;ns ou nous coopér/Jn~ tous dans I ordre de_s les uns des autres; mais cette lenteur est ,_nd1s~ensule
idée· inséparaule de celui des fatls, a un grand tr~va1I pour la bonne exécution du tirage. Néa~mo1ns l oump
'/ton de l'exposition de Par1s de l805, se
et son M'
,
. .
lle et avec de r¡'novation qui s'opcre comme a tatons, san~ ~1rec- complet sera terminé avant la fin de l année.
chercber tous les jours une d1rect1?n no~ve ' .' .
Nous rappclons a nos abonnés que tous ~eux fl
un rand talent et un faire parfo1s magistral, n .ªm_ve tion universcllement acceptée. Chaque homme. tl son
reuvre
et
chaque
groupe
a
son
drapeau.
Parm1
es
redug
.
éellPment
originale
et
reuss1e.
souscrironl
d'avance a la collection complete n alll'Ollll
pas a une express1on r
.
Tout le monde n'a pas le bonheur d'ct_re un pemtre vres sérieuses, qm. resteront comme des ,monumcnts·vree payerque 50 fr. au lieu de 87 lr.
.
complet comme M. Knaus. Pour lui, des,m et c~~leur~ cette période de lutte, nous signalons a I av~nce le 1; t
O1 et dJil!'lée par le úlebre P,..Collection allemande, annl ee de Ut p••es cbacun. eu ..,-.
M Emilc Barrault va publier prochamemen ' e l~tte
MOSCRELES, formen U 'º umes
..,. .
lt
idée et exrcution, tout se fond dans un ensem e QUI
n~us avons été assez heureux pour enten~re u~e
on• les' ,olumes, 14 r,. au beu de n .
s'appelle : le succes.
d Berlín
les 1 ,olumes, 11 r,, au li_ea de 11 r,,
lecture presque complete. 1l est intitulé : le Ch!'ist, diaLe portrait est fort peu représenté au salon e
.
WIIIEI\ '
1~ I ,olumes, 11 fr. IU l~cu de 11 :
, ma1s
. t·¡ l'est du moins par
le prem1
~TD•,
les 1 ,olum11' 1O r, au beu de 14 .
de cette ann.-e,
.
é I er
s logue theologique entre des gens du monde. Noust~m::~
aLaNllllTI,
1 ,olume. G fr. •u liea de I r,,
intre de \'école, M. Richter, et par ses dignes mu e ' convaincu qu'il rrovoquera de la part de tous e p
Prix
de
la
COLL!CT1011
a11nzu de~ H volumes :
~M. Plockliorst, Schrader, E. ?Jildtbran~, Osear Bégas~ seurs un examen sérieux.
Gracfe, et Knaus. La supérior1te de M. Rt~bter a été r~
80 francs au lieu de 8'S, et 158
SE~!':
¡&gt;'lur ceux de nos abonnés qui soullCl'lront d avan~ reuaeall
connue au salon des Cbamps-Elysées, et Ion se ~appe _e
PUBLlCATIONS N0UVELLES ILLUSTRttS.
tion complete. Cette derni~re fnveur ne sera rigood • 11
JésUS· Christ res,uscitant la fi.1/e de Jaire, de_l expos1son
d
·
leur
brillante
et
accordée que aur l'envo1. de 50 rrancs en un man at
0
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de 1857 Science de essm, e u
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le
monde
va
pouvoir
acheter
les
Misérables.
~ne
poste, ou en une valeur sur Pari~.
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:o~érée tout .a la fois, exécution magistrale ~es acce~ou
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Les pri:.c ind1qtlés c1-des~s supp
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soires et, par-dessus tout, expression e~ sent1.ment, te - édition illu~trée para1t par 1v~a sofü,
un peintre éminent, Brion, qui s'est charg~ des_ dess1~s, dans nos bureal.lX; les frais de poa!e (OO ctnt. pa
les sont les qua\ités de cet artiste, quahté~ qo1 nous
nous donne toutes les quatre pages, 1 esq_u,sse d un ,ioyt i,ollmtnt) n'y ,ont fHJI compru.
etter de ne pouvoir l'admirer dans quelque grau e et
'
.
.. s011
· ante m1lle exemtableau Le succes
est immense
.
1111111
::;re bistorique. Sans etrc indiscret, je _crois p_ouvoir
laires.
vendus
en
peu
de
semaines,
pronvent
la
populaL'/llustration
a
fait
un
tirage
a
250
e~em~la1resd,;..
. ortante a laquelle il trava1lle
annoncer une to1·¡e 1mp
.
.de- P
,
.
. ¡ lettre, des eaux ,,ortes dé'a
J publiées et 10éd1tes
tés e i . 1 t mps et qui achevera d'asseoir sa reputat1on rité de l'reuvre et de l'art1ste.
Lá meme lihrair1c prépare, pour les é~ren;ei un~.~~~ 1 elles fonneront un~ ~e dd'alb:s :0:::;:ns de~~;'~e::t~eed'bi;toire. Plus de cent figures entrent dans
.
Robin~on suisse, avec des dessms e an
olTerts a la fin de 1ano e, ans .
cette vaste composition.
.
1 de cette t10:/~•est la ·une bonne fortone pour les enfants _et un I modiques, aux seuls abonnés du Journal.
M Knaus rivalise avec M. Rtchter au Sa ~n . ,
~~cc~s assuré. Le texte a été légerement remamé ~ar
, cer~1"8~ 4
et cerendant dans un portrait en p1ed, il sen
. bien délicate et amie de l'enfance; nous la..
:~i°tee~u encore aux dimensions de la p~inture:e
UM m~m nous memeavecun vif plaisir; et Falken-llorst,
MM. les souscripteurs dont l'abonn~men~:xpile
C'est une femme en robe blanche, admirable e
vons re u
; le singe l'autruche, la baleine el le boa,
30
novembre~ont priés de le renouveler immé .
la
grotte
au
se
,
'
•
d'
·
t
de
et d'effet se détacbant comme une statue sur un fond
.
fin ou tout se trou,e en fa1t ammaux e
s'ils
veulent n'éprouver aucun retard dans la
de tapis~erie, qui donne au portrait toute l'apparence ce pa)S en '
core paru e'excellent.5 intermérlantes nous ont en
,
du
journal.
d'un tableau achevé.
.
diaires 'entre le simple livre d'aventures et ce qu on apMai~ c'est le genre qui abonde, et c'est un ffibo~ lsl1gn~,I
pelle les ouTrages sérieux.
l
b .
1
•
ar cela
prouve que, rtaute de commandes o c1e .es,
OUVRAGIS SCIKRTIFIQUKS DX I LOUIS 1IGUlll
. e nous sommes entrés chcz M. He~e ' sou a1; a des acbete,.m sérieux ala pcrtée desquels les art1~tes,
Pmsqu l bonne année a la petite prmcesse Ilsée,
· · ier
·
.
d a préférer le
Les livres de science populaire de M. Lou1s ~1~
au risque de se faire petits, ne demandent pas m1eu1 tons eneore a
fraiche source orgueiUeuse qui ~p~r_en
,
beaucoup contribué a répan_dre _dans le pubh: ul
que de se mettre.
WILLIAM RJm1omi.
bien qu'elle peut faire a la purete o1s1ve de se~ eaux.
le
gout des connaissances sc1enhfiqucs, et a p ~
ANDJlt LEFtVRE.
(La R1J.ite prochainement.)
une foule de notions utiles. Tout le mond~ stift
~
d·a·111eurs, a reconnaitre la grande valeurdsc1en
uct1oos ..
On nous prie d'im:érer la note ci-jointe, que nous nous les qualités littéra1res des nomureu~es ~ro. en
. . . Les ouvraues de M. Lou1s F1gu1er
Le quatrieme numéro de la Gazette des Abonnés vient empressons de reproduire :
ecr1vam.
0
d'étreond
pour
une large pe.rt, dans les cadeaux
1( Malgré
de nombreux etlorts individuels, malgré
de paraitre.
.
Bureaux : ti, rue Grange-~atehere.

~~!t

:::~T '

~rane:-

fo:1

é

!:: ~é

L'ILLUSTRATION, JO URNAL UNIVERSEL.

--;;i an prochain, parce qu'ils s'adressent a plus d'un

8;.re de lecteurs, en raison de

leur diversité. Par ses
01 Tolumes illustrés, le Savant du foyer, les Grandes
_,,,.,¡ons, la Tme avant le Déluge, la ferre et les Jlfers,
etle oouveau volume qui vient de paraitre, )·mstoire des
p10tes, M. Louis Figuier instruit la jeunesse et lui inspire
le gout des lectures sérieuses. Par ses autres ou~ragrs,
l'Annte scienttfique, l'Alchimie et les Alchimistes, l'llist,ir, du merveille1;:c dans les temps modernes, etc., il s'ad,esse aux gens du monde et aux savants. Tous ces
oaYl'ages ont été puhliés par la librairie Hachette, 77,
bolllevard Saint-Germain, et se trouvent cbez les principaol libraires des départements et de l'étranger.

:e,

J45

Pensée tout ce qui constitue la toilette la mieux comprise, lui-meme, que ce nom était celui de M. Osiris-Iffia; et
celle qui a, daos ses momdres dét1lils, une distinction M. Osiris-Iffla fit un proces en diffamation au Figarode bon aloi.
Programme et a M. Naquet. Le Tribunal condamna

Car ce n'est pas seulement sa mise •i'un gout irréprochable, son ton réservé, qui désignent une femme du
monde; ses dentelles, ses rubans, sa parfumerie, etr.,
donncnt le cachet supreme a toute personn\l qui porte
une toilette bien composée. Vingt fois, a la promen:ide,
au bois, au tltéatre, coudoyant quelque helle dame, on
prononce le nom de tel ou tel fournisseur en réputation.
J'ajoulcrai qu'1l y a dans cette maison, et c'est la un
de ses meilleurs ti tres a la confiance, des traditions de tenue intér,eure, d'honneteté commerciale, aussi I ien que
de luxe et de bon gotit dont on ne se départ jamais.
Les hals, les ~pectacles, sont pour les femmes une
arene ou elles luttent de beauté et de grace, et pourtant,
en ce mois de novembre, le vent glacé d'hiver conspire
contre les teints les plus délicats, les gerce et les rougit.
Pour braver le froid, pour prévenir ou guérir les ger~ures, pour garder les roses de son teint, il faut employPr
la Créme de la ll1ecq11e, précieux produit dont un des príncipe~ est la magnésie, et qui a as.~uré depuis longtemps
a son inventeur, Mm• Dusser, (1, r ue de Grenelle
St-Hoooré;, la clientele de toutes les dames du moude
élégant.
Parmi les praticiens dont le cabinet de cbirurgie
dentaire reste célebre a juste titre, nous devons mentionner ici M. d'Arbovillc (3, rue Scribe ), qui, l'un des
premiers, a propagé en France l'usage des dents :.rtifidelles, si utiles sous le double rapport du bien-ctre et
de la conservation intacte des lignes du visagc. M. d'Arboville fait mage depuis longtemps, - pour supplcer ces
perles disparnes auxc¡uellcs tient tant toute jolie femme,
- d'une nouvelle matiere tout a la fois légere et diapbane, qui peut etre surnommée la rivale de la nature,
tant elle imite la teinte et la transparence des dents naturelles.
A. DE C.

M. Prével, rédacteur en chef, a 100 francs d'amende, et
lf. Naquet a un mois de prison; il ordonna en outre

l'insert1on du jugement dans le Figaro-Progrrimme.
El la Cour vient de confirmer la sentence.
Le 6-rand-Or,ent de France a-t-il diffamé M. Brouillet
et Mil• Durand? C'est ce que nuus saurons plus tard.
Pour le moment, il ne s'agit d'ailleurs que d'un proces
civil, el point correctionnel.
Le Grand-Orient a pour voisin, rue Cadet, le Casino,
et pour voisme la maison de M. Brouillet et de Mil• Du~
rand. 11 ne se plaint pas du Casino. Sans doute les plaisirs du lieu sont ('.Uelque peu bruyants, et, parmi ceux
N0UVELLES llIACHINES A COUDRE.
qui le fréquentent, il se glisse bien de temps en temps
des personnes qui ne sont peut-ctre pas « de vertu sinNoos veoons de voir une charmante petite couseuse
guliere; » mais le Gran~Orient fer me les yeux et se
mécanique, qui sera bientót entre les mains de toute
boucbe les oreilles. JI pardonne done ses fredaines au
dame qui voudra posséder une de ces ingénieuses et
voism, mais la voisine le trouve plus sévere... 11 a fait
aules machines.
bail a M. Brouillet et aM11 • Durand, et par la convention,
e.elles que nous avons vues cbez MM. Thuiller et C", o,
les
preneurs se sont engagés aJ0uir des lieux loués en
boulevard des llaliens (au 2m•), ont l'avantage de pouvoir
bons
peres de famille : or, le bailleur affirme qu'ils en
s'attacber a la premiere table venue et de fonctionner a
jouissent
en peres de famille trop indulgents, et qu'ils
la main au moyen d'une manivclle, faisant tres-rapidey
accueillent
certaines personnes avec une bonté vraimeot un joli point de chainette, absolument comme les
ment
excessive.
De la, demande en résiliation.
grandes machines. Le prix de cette petite merveille n'est
A l'audience, M. Brouillet et Mil• Durand s'étonnent
qae de 40 francs, a Paris, et nos lectrices des départeun pe11 de voir le Grand-Orient en meme temps si tolémeots peuvent la recevoir franco en adressant A MM. A.
rant et si prude. A quoi le Grand-Orient répond, en juTboiller et c• un mandat de poste de 45 francs.
rant ses grand3 dieux, qu'il n'entend et ne voit rien de
~
ce qui se past1e au Casino, tandis qu'il est bien forcé de
voir et d'entendre ce qui se passe cbez les sous-locaCOIJRRIKR DK LA IODX XT DX L'IBDU8TRil
taires de ses locatajres .
Le Tribunal a ordonné une enquete, et les cboses en
La Grande Maison de Blanc (6, boulevard des Capucisont la!
nes) est totJjours le Comptoir central de Lingerie des
Parlcz--moi du proces de M. Ropiquet et de Mm• Osmond
mufactures fran~aises; c'est aussi !'affaire commerdu Tillet : voila qm n'a pas trainé.
ciale la plus importante qui ait été créée jusqu'ici, a
M. Ropiquet est un ténor; et la Gazette rose va nous
París, dans cette 8pécialité. La, se trouvent réunis tous
dire,
bien mieux que je ne pourrais le faire, ce qu'est
les objets de luxe et d'utilité compris sous la dénominaMm•
Osmond
du Tillet et ce qu'elle n'est pM. Ouvrez le
GllETTE
DIJ
PALAIS.
tioo générale de blanc : linge de table ouvragé, linge
numéro du t0 mai dernier:
de toilette, de bain, liuge damassé, toiles, blanc de coVous connaissez les détails de cettegrandesoiréedans
« ...11 n·e,t bruit dans tout Paris artistique et élégant
too, immense assortiment de mouchoirs, linge ctmfec- laq 11elle le Barreau anglais a si cordialement conclu, que de lar •vélation d'une nouvelle cantatrice qui Ticnt
tionné, rideaux brocbés et brodés, guipures, trousseaux, daos la salle de Middle-Temple, uu pacte fraternel avec d'aborder Riooletto en cbanteuse qui connait la valeur de
layettes, dentelles et lingerie aristocratiques, telles que le Barreau fran~ais, en présence des premiers magis- la mélodie classique et qui brtile les planches comme
toiletleR en mousselines, broderies, coiflures) etc.,y sont trats, des orateurs les plus éloquents, de quclques-uns une coméditmne qu'elle n'est µas.
itlefflamment renouvelé.s, suivant les fantaisies de la des hommes politiques les plus célebres de l'Angleterre.
« Étiez-vous che1 ltm• Osmond du Tillet? ~e dellOde, ou dans le but de faire profiter le consommateur Vous avez Ju les discours prononcés par l'attorney géné- mande-t-on en s'abordant au concert des Champs-Élydes progres journaliers de la fabrication. Pour mettre ral, par M. Berryer, par M. Desmarl!st, batonnier de sées. &gt;&gt;
aiosi en contact le producteur et l'acheteur, il a fallu l'ordrc, par le lord cbief-justice, par M. Gladstone; vous
« Pourquoi cclte question ?
•
supprimer tous les intermédiaires, et chacun a déja. pu se avrz entendu l'écbo des toasts, des apµlaudiss1;menta.
« Parce que Mm• O,mond du Tillet a chanté le r61e de
!!odre compte de cctte vérilé, aujourd'hui bien aceréJI ne me reste done qu'a écrire une date qui ne sauGilda d'une facon tellement remarquablc, que l'oritée: la Grande Maison vena bon marché, afin de vendre rait etre omise dans ces cvlonnes1 ce lle de cette mémo- chestre du Théatre-Lyrique, qui l'accompagnait, s'est
ltaicoi,p. C'est la un probleme qu'elle seule pouvait ré- rabie soirée du 8 novembre, oú un si splendide hommage arreté pour l'applaudir.
roodre, grace aux relations de ses gérants et a l'impor.. a été rendu par nos voisins a la li bre parole, en la peru Et qu'est ce que cette Mm• Osmond, s'il vous plait ? »
taaee de ses affaires.
son ne du plus illustrede~ avocats fran~ais; il ne me reste
« Une lionne qui monte admirahlementa cheval et
L'on des accessoires indispensables de la toilette de nos qu'a me réjouir de voir un homme qui n'a ni rang, ni qui commence a tenir salon.
ilégaotes est aussi traité, avec tout le soin qu'il exige, fonctions, ni dignités, qui n'est rien que par son talent
« Et qu'est-ce qu'une lionne? me dira-t-on. La lionne
par une maison de premier ordre. Nous voulons parler et son caractere, honoré, loué, admiré, acclamé comme
est la fem~lle du lion, comme la gandine est celle du
'- Jupon multiforme de E. Rattier et C• (37, rue du plus d'uu souverain voudrait l'ctre.
gandin. Mais, entrr la lionne et la gandine, il y a la diflac). Sans ríen couper ni découdre, on peut, en quelEt maintcnant, causons un peu de nos petits proces... férence de la femrue du monde acceptée et de celle qui
fiel minutes, changer la forme et les dimensions de ce en atlendant qu'il nous en vienne de grands.
ne l'est pas. &gt;&gt;
~. ~t ces modifications n'alterent en rien l'harmonie
Done M. Osiris-lffla plaide contre le Figaro-Programme,
Ainsi M•• Osmond du Tillet est une cantatrice q:ii
"aon ensemble. En temps de pluie, il se releve gracieu- le Grand-Orient de France contre M. Brouillet et M1 1• Du- brtile les planches, c'est une lionne, autrement dit, une
lllent de cbaque cóté, ce qui produit un léger dégage- rand, Mm• Osmond du Tillet contre lit. Ropiquet,
femme du monde acceptée, et ce n'est pas une comé-~ et permet a celle qm le porte de prendre place Mil• Hazard contre S. M. le roi de Patagonie et d'Arau- dienne.
.. le parapluie, au bras d'un cavalier, sans que rien canie in partibus, et Jes ¡.•astilles de Yicby de Mlf'. Callas,
L'obligeante Gazette rose vient de nous apprendre que
llharrasse la marche de ce dernier et lui rende la pro- Blondeau et Roche cbercbent noise a celles de Mll. Mau- Mm• o~mond du Tillet avait chanté Gilda. Le proces nous
lltnade insupportable.
privez, Demurs et Boucher.
apprend qu'elle avait cnga¡.té M. Ropir¡uet pour cbanter
AParis, surtout depuis quelques années, on voit dans
De quel crimc le Figaro-Progromme s·e~t-il done rendu Rigoletto, et qu'au dernier moment elle avait donné le
~e branche d'industrie des établissements s'élever, coupable envers M. Osiris-Iffia, qui n'est point dieu, mais róle a un autre ténor.
._ des proportions immenses, et etre a~surés aussitot tout simplement capitaliste et millionnaire, ce qui rapEt dPVant les juges :
r11e clientele nombreuse Pt toujours croissante; on porte au moins autant d'adorateurs en ce temps-ci?
- Une indemnitl- m'est due; prononcez, me.~sieuNl,
-.rend, en effet, que créée daos de tell es conditions,
II vous souvient peut-etre que, le 25 janvier dernicr, le je m'en remets a vous, dit M. Ro¡&gt;iquel
~-aaison puisse offrir aui clienl~ des articles de pre- bruit courut daos Paris qu'un M. J. M..., qui s'en reve- Vous n'ctes pas venu a la répétilion générale, ré:reboix, a des ¡,rix hien plus avantageux qu'elle ne nait tranquillement cbez luí le soir, avait été attaqué pond M•• Osmond du Tillet, j'étais daos le plus grand
tollrrait faire étant d'un ordre inférieur.
rue Rossini) je crois, et fort maltraité. Le Figaro-Pro- embarra~, la représentation allait manquer par votre
i. ..ison Henri, 5, faubourg Saint-Honoré (A la Pen- gramme avait régalé ses lecteurs de la nouvelle, dans un faute, c'est vous-meme qui m'avcz mise dans la néccs.~ité
~ rondée depnis plus d'un demi-siecle, vient ainsi article intitulé Une ,;endetta, ou M. Paturot, - lisez ~a- de cbcrcber un autre chanteur : point d'indemnité.
"'lmenter ses magasins, qui occupent aujourd'hui trois quet, - assurait que le vol n'avait p~ été le rftobile des
- Madame, répliquc a, ec beaucour, de politi:sse M. Ro_: dentelles, bijoux, rubans, merceric,jupons, par- assassins, que la vengrance avait armé leur bra~, qu'on piquet, si j'ai manqué la répétition générale, c'est queje
, lout ce qui entre dans la toilette d'une femme, savait a la Bour;;e que M. J. M... avait des ennemis, et suis tombé dans l'escalier de M. Alexandre Dumas; mais
libe eiceptée, est compris daos ces vastes galeries que lajustice saurait découvrir et punir les vrais cou- j'ai eu l'honneur de vou~ fairc écrire presque aussitot, afin
pables, fussent-ils plusieurs fois millionnaires.
1 dissantes de lumiere.
de vous prl-venir de cet accident et de vous dire que je
~nés que soient sea gotits, si grandes que soient 1 11 y avait évidemment un nom sous-entendu dans cette comptais•bien elre en état de me mettre le surlende~
lligences, une femmP est assurée de trouver a la phrase-la; il se trouva, M. Paturot-Naquet en convient main avotre disposition.

�a,_-

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVEílSEL.

revendiqué le mooopo1e
Des &lt;leux cotés, les
ont rivalisé de science techo¡.
1p1e: ah! le superbe'toll?Qojt
lls o~t parlé chimie et
maete de ~a~on a réjonir la
ombres de Pelletier et de c.,
det-Gassicourt; et le Codex
a ten u, daos leurs plaidoiriea,
autant de place au moiosque
le Code.
Mais je n'ai pas le loisirde
rapporter, méme en gros,eea
belles discussions, et je lle
puis que vous dire: lesproaciens ont tr.iorophé !
Et penser que si le jap.
mcnt a troublé la digellia
,les défencleurs, les malbeareux seront obligés d'aller
acheter la guérison chez lean
ad versaires !

-

Et M.m• Osmond du Tillet
paiera 500 francs de dommages-intéréts a M.Ropiquet.
. -~,,(I
Bélas ! daos que\ siecle vi---1.
vons-nous, ou de royales infortunes ne préservent pas
.~~
. :....--::--....d'une citation en police correctionnelle !
/'
Celui qui fut Orllie Antoine
/
~~,~
Jer, et qui n'est plus que
,,,./&lt;....
M. de Tonnens, ex-roi daos
• ·• .. c.;;;:
l'Amérique du Sud, ex-avoué
a Périgueux, saos royaume
et saos étude, n'a pas pu
,,;ff,
acquitter ses dépenses de
nourriture et de logement d·,,
dans un hotel garni; il esl \ /.'(.'
prévenu d'avoir abusé de s011
ancien litre et d'avoir fait ,,
briller aux yeux de son hotesse de mensongeres espérances pour oblenir cré&lt;lit, ll
comparait devant la septie(
me chambre.
A l'aud1ence, tout cela s'é- l
,,
claircit. Quel roi détróo&lt;i
ne se croit pas majesté tout
comme devant? Quelle tete
découronnée ne Cait pas
des réves de restauration?
Les Chiliens se figurent
qu'Orllie Antoine 1°' va débarquer sur leurs cotes avec
trois vaisseaux, et les mal•·
heureux som tout tremblants
de peur. Comment M. de
Tonnens ne s'imaginerait- il
pas, lui, qu'il v9. trouver cinq
millions pour \ever une armee a la téte de laquelle il
reconquerra son royaume~
M.. le substitut a compris
les illusions d'un prince trahi
par la destinée ; la prévention est par luí abandonnée,
et l'histoire ne comptera pas
un souverain de plus gémissant dans les cachots.
Majestés et pastillesse heurtent daos le tourbillon judiciaire ! Étrange pays que le
Palais!
Les pastilles de Vicl1y sontelles ou ne sont-elles pas un
médicament? les pharmaciens ont-ils le droit exclusif
de les vendre, ou bien est-il
permis au preroier venu d'cn
faire comroerce? Telle est la
question. Et pour la premiere
fois elle se présente, les pharmaciens n'ayant pasjusqu'ici

p_,:

-·

/ '~-\~;§'

-~-

\

'

• -

;,,,'•/
•f.

llENRYS,

LE KBLEB-SOL.

L'usage, en Russie, ell
d'offrir aux nouveaux arri,és
le pain et le sel (khleb-tol)
sous forme ile préseots de
plus ou moins de valeur. C'ell
a cet usage qu'a obéi M, lorechtchenko (de Moscon), représenté a_Paris par M. Pedotty, qui a offert a S. M. l'impératrice de Russie, asoo mivée a Nice, un assortimeot tle
boites de thés, choisi parmlles
plus exquis, groupées sorle
· pain traditionneletentonréel
des ileurs les plus rares.

BALS MASQUtS DE L'OFw.-

\

Samedi, iO décembre 1~,
prcmier bal masqué de la
saison. Strauss conduira l'orcheslre.
Les personnes localains
de loges pour la saisoo IOII
priées d'en retirer les coopons
avant le i"' décembre.
Passé cette époque, l'adainistration en disposera.
Prix de l'abonnement pGlf
la saison (treize bals), SO t.
S'adresser, pour la loalil
des loges, a J'adminislrl&amp;MI
des bals, 3, -rue Dro1Jot.

,...........
f

. ' .

ll! IIOIS DI! NOVilYBll.E.

~

SOLUTION DU PROBL~M.E Nº

Blancs.
1. T pr P 6 T R
2. Fe CD
3. T 6 CD

l 78.

Nofrs.

RÉBUS,

1. P 5 D
2. R 4F D
3. R 4 D

4. T 4 C D échec el mal.
V.ARIA!iTE.

Bluncs.

Nths.
3• coup. P. 4 1)

4• coup. F 2 T D échec et mal
La Revue des Échecs et autres jeux est éditée
maintenant par M. Lahure, 9, rue de Fleurus, sous
la direction de M. Paul Journoud; cette nouvellc
publicalion est remarquable, el nous lui prédisons
un ~ucces mérité. En Allcmagne, il existe deux
feuilles apécialement consacrées au jeu d'écbecs; la
plusrécenteest celle publiée a Berlín par M. G. R.
Neumann; a Londres, M. Lowenthal ~e propose de
commencer une revue rlu meme genre, dont le premier numéro paraitrait en janvier prochain.
J. A. DE R.

Auc;. MARC, airecteur-gérant.
EDM. T1mE11, rédacteur en che(.

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_ r--'"--t:i __, '----"
KHLl!B-SOL (paio M'I} préseuté i S. 111. l'lmpénlrice de Hus,,ie
Par 11, Pedotty, repré1entaol de la Korecblcbeako, de llo1coo.

Imp. de L' ILLUSTRATION, A. )!are,
!12, rut de Yermmll.

/.:

.

· ~~

Át
llPIJC.lTION DU D&amp;J\NI.ER lltBUS,

Si quand un homme sent son tort, sa remm
conciliation esl difficile.

..

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..

..

...

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                  <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>Siglo XX</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>L';ILLUSTRATION~i
IOUBK.A.L URIVEBSEL.

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Direction, Rédarlion, Administration :
r..- les communications relati,·e, au ¡ournal, réclamat1ons, demande&amp;
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·• ~UG. ll!ARC, DIRECTEUR•GÉR.11.NT.
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SOMl\1AlílE.
lene rnlitiquc de la Etmaine. - Courrier de Paris. - Publications nou.
ttl'el: la B1ble de l'h11manitl. de Michelet, ele - lnaugurat,on des
stal»e• de Barth•z et de La P,yronie, a Mnntpelli,r, - Oura~•n de
la~utlJ. - 11e f.halons á p.,;,, - L'Expositinn rlts B•aux-Arts, a
tulio I!' article). - Christup11e Colomb; - Bis1oire íantastique du
ietcb e Pierrot. - Lt C1el,
Cmuru: Iniurrection d'Alcérie : ramp d'ob,ervati1 1n de la colonne du
¡mnl I rgrar,d, sur J'Oued-Saída, pro,ince d'Oran. - Emig,ation de

22e

ANNÉE.

8amedi

VOL. lLll

Nº

t t 36.

3 Déeembre t " ' •

L'admini11ra1io11 ne ripond pas de1 manuserits et ne 11en~oge ¡amai1 i 111 i111i11c.
Vu les lraitel, la traduction et b reproduclion i l'elranger root inteNlit-.

BUREAUX : RUE RICHELJEU·, GO.
Circa,siens. - inaugura bon des ,tatues de Barthez et de La Peyronie, i
Montpellier. - Désutres causé• par le cyclone du 5 octubre, aGalcutta.
19 gravures). - L'E1.1,11sition des B•aux-Arts, á Berlin (3 gravures). Christoobe Colomb découvre le nouveau monde. - Bistuire fantaahqu•
du celebre Pierrot (4 gravurcs¡. - Le Ciet 13 gravures). - Échecs. Rébos,

REVUE POLITIQUE DE LA SEMAINE.
M. de Girardin a publié une brochure qui a pour
titre : les Droits de la pensee. Un exemplaire de ce lravail

AbonnrmPnls pour París et 1~ Dép~rlements :
S mois , 9 fr. ; - 6 mois, t 8 fr. ; - un an, 36 fr. ; - le numí,.., ll -.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel, 1~ fr.
ADO~NEIIENTS POUR L•ÉTRANGF.R t
Mémee prix ; plus les droits de poste, smvant les tarifa,
Les abonn. partent du I er oO de chaque mo11,

a été envoyé a M. le duc de Persigny, qui a répondu a
M. de Girardin. Daos celle réponse, M. de Persigny déclarait qu'il se sentait &lt;&lt; peu disposé a maintenir le ré~ime actuel saos de sérieuses modifications. »
11 parait que celte déclaration de M. de Persigny a
causé dans les hautes spheres une certaine émotion, el
le Comtitutionnel, invoquanl un nom que l'on n'a l'babitude de voir dans aucune polémique, a annoncé a la
France enticre que l'Empereur avait manifesté. a M. de

)fÉRA,-

re l86t,
é de la
lira l'or-

)cataires
son soot
;coupoos
re.
1, l'admiera.
1enl poor
,s), 50 fr.

alooatioa
nistratioo

)llOt,

~

,

·~~'1( 1

'lllsUIRECTION D'ALGHRIE: CAMP[D'OBSERVATION DE LA COLONNE DU GfNÉRAL LEGRAND, SUR L'OUHD•SAIDA, PROVINC:l! D'OltAN, -

J

D'arrcs un crtQuis Je &amp;1. R. n.. licutenanl d'F.lat-Major.

�348

L' 1LLUSTRATION. JOURNAL ONIVERSEL.

Persigny son mécontcntement a pro pos dP la lellre loi du 28 juillet i 860, i;ur le rehoisement des montaadmsée a M. de Girardin.
gnes.
COORRIUR DE PAR18,
Nous nous demandons comment le ConstiMionnel a
A l'extérieur, la politique n'est pas beaucoup plus inpu se croire aulorisé a se íaire le moniteur des satis-• téressante. A Turiu, la translation de la capitale a été Ce qui n'est pas le grand événement. - La cinquau'-e
factions et des non satisfactions impériales. L'Empereur votée presque silencieusement, et les projets financiers
politique de S. A. le prince de Schwarzburg-Rudolstadt.
pent certainement blamer tel ou tel ronctionnaire, mais de M. Sella ont été acceptés dans les deux chambres.
- La féte. - Des deux cótés de la rue de la Paix. _ L'-.
nous ne supposons pas que ,e Con.~titutionnel ait re~u L'llalie va tronver de rargent avec le paiement antithétique. - La sci~nce atlrayante. - Des Esquimautdaaa
lune. - Les conférences de Mm• N.... - Grands mota. la
l'autorisation de rendre ce blame public. Une pareille cipé de l'impót, avec l'aliénation des cbemins de rer,
Alphonse Karr promis. - Orphée aux Enfers a Lo~
autorisation, si elle avait été donnée au Constitutionnel, et avec la vente des biens domaniaux. Nous avons parlé
- Mort de Jules Gérard. - La famille Tom Pouce.
·
aurait de trop graves conséquences.
du magnifique élan des popula1ions italiennes pour
On a annoncé que les ministres se sout réunis en conjurer les embarras financiers de l'Etat. C'est par
Le grand événement de ces derniers jours, ce 8
conseil, dans le courant de la semaine, au ministere milliers qne l'on compte lés communes qui avancent
pas
la réélection de M. Lincoln ala pré:;idence des~
d'EtaL II s'agissait d'étudier la question ue l'extension la totalité de l'imp,it pnnr 11165. Le cercle du commerce
U
nis;
des pouvoirs des conseils municipaux et des conseils de Savone s'est chargé de payer pour les contribuables.
Ce n'est pas l'énigme que le docteur Demme et flo
généraux. Nous constatons le fait saos l'apprécier, ne A Pérouse etdans plnsieurs autres villes, l'administraTrümpy
ont do.cné adeviner a leurs contemporai111, ,asacnant pas la direction daos lnqaelle sont engagés les lion provinciale ou mumcipale avancera les fonds. A
travaux. S'agit-il rl'une transformation ou d'une réforme Sienne, les recteurs, les présidenl~ des dem facultés et certains s'ils doivent rleurer la mort volontaire 111
laissant subsister les attributions actuelles élargies ou les profes.,eurs ont voté, a l'unanimité, l'abandon des in- médecin calomnié et d'une jea ne filie romanesque, OI
bien admirer l'esprit inventif d'un couple adroit·,
réduites 'I
demnités auxquelles ils ont droit.
Ce n'est pas l'arrivée au jardín des Plante~ do•
Cependant, les préoccupations memes auxquelles
Unecorrespondancede New-York, adresséeauMoniteur,
Fourmilier,
du Mora de Patag,•nie, du Puma, Ju Griloa,
don ne lieu cette grave question, en révelent l'impor- constate que le général confédéré Sterling Price est rentré
du
Kamicbi,
d'un Lama sauvage, de deux Jaguan de
lance, et nous ne pouvons qu'applaudir aux travaux daos l"Arkan~as, apres nvoirsubi dr,s rertescon~idérables;
trois
Aulruches,
de deux lbi~ rouge~, de plusieursPeaedont elle est l'objet.
les confédérés ont égnlcment essuyé, daos le Tennessec
lopes
et
d'un
Pecari
a levres blanches;
M. le ministre de l'instruction publique aadresséit l'Em- occidental, un échec a la suite duquel ils ont du évacn&lt;'r
Ce
n'est
pas
la
nouvelle
d'un Gorille remelle altead,
pereur un rapport relalif a !'examen du baccalauréat es Johnsonville, qui a été immédiatement réoccupée par le
a
Londres;
lettres et es sciences. Ce rapport estremarquable a plus général fédéral Shrfield JI faut compter, pour com¡,léter
Ce n'est pas la lettre de M. le duc de Pers1¡,:ny ¡ l
d'Ltn titre et il répond a la satisfaction d'un vreu depuis ce succes, sur l'influence mürale '1Ue ne peut manqner
de
Girardin et la note du Constitlltionnel a 11ropo1 •
longtemps exprimé par tous ceux qui se sont occupés de d'exercer In déi:ision soleonelle des États-Unis. Ce n'écette
lellre ;
ln question.de l'instruction publique. Le ministre propose taient pas deux bommes qui se trouvaient en lutte, c'éCe n'est pas la liquidation un peu inopinre de la
de supprimer, daos !'examen du baccalauréat, tout un taient, d'un coté, le maintien de la -:on~titution et la
appareil formidable de programmes, de questionnaires, destruction de l'esclavage; de l'autre, le maintien de l'es- Banque des États;
Ce n'est pas la réouverture de la salle Beaumarehais,
etde tirage au sort; il propose de fortifier !'examen en le clavage et la degtruction du pacte fondamental. Malgré
toute
fraiche, toute pimrante, toute coqoette;
simplifiant, de le rendre plus paternel lout en le ren- les efforts désespérés ilu gouvernement esclavagiste de
Ce
n'est
pas le proces des treize et la démonstralicie
dant plus sérieux.
Ricbmond, on n'a eu a constaler, pendant la période élecde
cctte
proposition
surprenante, qn'en arithmetiqle
(( Le baccalauréat, dit avec juste raison M. le Ministre, torale, que des troubles rares et isolés. L'immense majocriminelle,
le
nombre
treize est égal au nombre TIJl8I
n'est pas un concours ou les plus dignes seulement em- rité des populalions a voté avec le plus grand calme et
un
et
le
nombre
vingt
un
au 1wmbre treize;
¡,ortentla cQuronne; ilest la simple constatation d'études a manifesté sa volonté de la maniere la plus imposante
Ce
n'e3t
pas
le
festio
ou
Lucullns-Yéro11 offre ila
bien faites, et a ce titre, le diplome doit etre accordé a et la plus significative. Leurs vreux si neltement exprimés
beauté
le
beurre-crevetle~sprotes
de Norwége, ,~ ftlm
tous ceux qui ont fait des études suffisamment bonnes donneront saos doute a réfléchir au1 Etats du Sud.
dll
poularde
pochée,
farcie
d'ortolans
et de trulles,~
poor mériter d'étre classés parmi les bommes d'éducaLa presse allemande reprodu1t le texte du projct d'asal
mis
d'tslomacs
de
caille
(pelit
gibier
a l'e~~ence, ~
tion libérale. » Cela est tres juste et tres bien dit. M. dresse de la Chambre des dépulés autrichiens, e11 réponse
rabie
de
jeune
lievre
sauce
au
sang,
et
vingt
autresmDuruy veut que dorénavant on fasse appel, dans les au discours du tróne. A pres avoir exprimé le regret que
examens, a l'intelhgence et non a la mémoire du candi- l'action constitntionnelle ne fonclionuat pas encore dans veilles gastronomiques;
Ce n'est pas l'organisation de la Confédératioo cmdat, et en agissant ainsi il tue toules ces officines ou tout l'Empire, la chambre recommande rarticulierement
l'on fabriquait en trois mois des bacheliers qui oubliaient, au gouvernement les relations fédérales avec les États de dienne;
Ce n'est pas l'apparition du journnl le Club, qui coale lendemain de leur examen, tout ce qu'ils avaient ap- la Confédération germanique, et le reglement des Duchés
plétera
k journal le Jockey, et du journal le Jockeyqá
pris par le procédé artificiel des préparateurs spé- daos le seos de l'autonomie. Le projet réclame ensuite
complétera
le journal le Club;
ciaux.
des économies et des réductions dans les dépenses de
Ce
n'est
pas
le retour des invités de Compiegne (3Un décret en date du 27 novembre, suit le rapport du l'armée et de la flotte. Les questions relat1ves aax chesérie),
annonfant
le commencement de l'hiver offlciel;
ministre et confirme toutes les dispositions énoncées mins de fer et a la nécessité d'une révis1on des traités
Ce
n'est
pas
le·
chignon
rempla~ant le bavolet, leatdaos ce rapport.
commercianx etfinanciers avec l'Allemagne, sont ensuite
rin
au
bord
de
cygoe,
et
le
pantalon sultanc en foullri
L'importance du reboisement et du gazonnement des passés en revue, et les députés terminent le projet d'aPoongees,
oa
en
;oulard
S"
ara
faisaut leurs débnll •
montagnes, démootrée par de nombreuses éludes, a dresse en assurant le souverain de leur fidélité et de
la
scene
de
la
mode
;
motivé les lois du 28 juillet {860 et da 8 juin t864-. ltmrrésolulion deconsacrer~outes leurs forces a l'reuvre
Ce n'est pas le rouge vénilien, remis en honoenrpir
Toutes deux laissaient a des reglements d"administra~ pour laquellP l'empereur a demandé le conseil et l'assisles
femmes lasses d'etre brLtnes ou l,londes, et la grame
tion publique le soin de déterminer le mode d'exécution tancP de la représentation de l'Empire.
dépense
d'ammoniaque qui en e~t la con.séquence;
et de conservation des travaux, le mode de constatation
Le général Berg a re~u de Saint-Pétersbourg l'in;oncCe
n'est
pas la mort du pere Lall,uille, qui mootra ■
des avances faites par l'ttat, les mesures propres a en tion de faire signer par les habitan Is une adres.se aa
assurer le remboursement en principal et intérets, en fin czar pour demnnder l'incorporation comrliitc du royaume monde qu'on pouvait faire un bo11 diner bors Parit,
les rl&gt;gles a suivre pour la cession ou l'abandon des ter- de Pologne a l'empire russe. Ce sera Pncore une source et qui appr1t aux gourmets le cbemio des Batignollel;
Ce n'est pas le vote du Parlement qui fait rle Flonll
rains dont les communes se dessaisiraient au profit de de persécutions et de mesurei! vexatoires; mais quand
la
capitale du royaume rl'Italie ;
l'Etat. Un décret en date du 10 novembre, publié par le meme des sigoatures seraient ex~or1·,ées par la conCe
n'est pas le projet de loi qui, s'il esl ,oté, ...
Moniteur de ces derniers jours, complete les disposi- trainte, le sentiment national protesternit contre ces réprimera
du jour au lendemain tous les usuriers ea fl"
tions de t860 et de tR6i.
titioos mensongeres.
clamant
la liberté de l'intéret de !'argent;
Les reboisements et gazonnements sont divisés : en
Pour préluder a la libre rMi•sion des vre11x de la poCe
n'est
pas le début prochain d'Arnal aux Boull
facultatifs, entrepris aux frais des ¡,ropriétaires des coro- pulation, on continue a lever des contribolionsarbitra1res,
Parisiens.
munes ou des établissements publics, avec subvention a déporter, a traduire les Polonais devant les commisde l'Etat; et en obligatoires, accomplis par les soins des sions d'enquéte, et a prndre de temps en temps les
Le grand événement, e' est la célébration do ciDqllll'
agents forestiers, de \'inspecteur des ponts etcbaussées hommes les plus dévoués a leur pays.
tieme
annivel'l:laire de ravénement du prince ~
ou des mines, du directeur général des foréts, et du j Notre premiere gravure représente la colonne du gépréfet du département.
néral Legrand, qui, apres avoir rejeté dans le Sud le Gunther de Schwarzburg-Rudolstadt. En ran 1866, •
Lorsque des terrains sont compris daos les périme- 1 marabout Si-Lala par son mouvement combiné avec le souverain fetant son mariage d'or avec la colJ!Gllll
tres déterminés par les décrets déclaratifs de l'utilité mouvement du général Jolivet, a gagné le Tell. CPtte N'est-ce pas la vraiment la cbosc la plus extrsordimirl
el la plus invraisemblable que pul voir notre génér#
publique, les communes, établissements publics ou par- colon ne est cam¡,éP- a Saida, sur les bords de l'Oued.
La princirauté de Son Altesse FrédéricGuntbern'afl
ticuliers auxquels ils appartienneot, ont un délai d'un
Nous donnons a1mi dans la seconde gravure un épisode
dix-huit
milles carrés, j'en conviens, et soixante••
mois pour déclarer s'ils entendent effectuer eux-mémes de cette grande calamilé, qui s'aprelle l'émigration cirbommes,
femmes, v1eillarrls et enfans composent •
les travaux ou en abandonner l'exécution a l'adminis- cassienne. Vaincus par les Russes, les malheureax
son
peuple,
j'en conviens encore; mais il n'est¡&gt;Plil'
tration forestiere.
montagnards sont contraints d'aller chercher un refuge
soin
de
soixante
mille personnes pour faire une riWllr
En cas de privation temporaire d11 piturage sur les n'1mporte ou. Dénués de tout, ils meurent par rentaines.
tion,
~t
sur
un
espace
de dix-huit milles carrés, il J
terrains communaux qui seront l'o1'jet de travaux de Cette population toute entiere, expulsée en plein dixbien
place
pour
des
barricades.
reboiAement ou de gazonnement, les décrets décla- neuvieme siecle, chassée de ses foyers et de son pays,
Ah! Son Altesse est un be11reu1 mortel, et le people
ratifs de l'utilité publique fixent des indemoités en rap- sera un des reproches les plus terribles que l'h1stoire
Schwarzburg-Rudolstadt
est un bon peuple!
port avec les ressources et les sacrifices de ces com- jettera éternellement a la face de la Russie.
Noas n'avons a'lcun détail sur les fétes qui
munes, et les besoins des habitants nécessiteux.
Em110No TEXIER.
marqué ce grand anniversaire, et je o.'ai point en
Est rapporté le décret du 27 avril t 86i, portant regledire que l'Illustration ait re~u le plus petil boot de
ment d'administration publique pour l'exécution de la

L'ILLUSTRATIO~, JO(IHNAL l'NIVERSEL.

fiis, Je

349

de 11 scrne, qui ramene tant de comédiens au public :
m'en étonne Pt je m'en afflige : il est !)ien
Mcnjaud
ne revintjamais, et sa mort seule a rappelé son
regrettable que la plum_e et le crayon ne puissent conc·est en fait de science surtout que nous étions
nom
peodant
un jour.
sscrer dignement la memolre d'uu événement si pro- autrefois reu Favants; aujourd'bui eucore, il y auraitbien
digieux.
des choses it dire; mais avant qu'il soil longtemps nous
Une lettre de M. le cnnsul de France a Sierra-LeíJne
_ ~ai~, me direz-vous, pourquoi l'lllu.stration n'en- serons des chimistes, des physiciens, de naturalistes et
annooce la mort du tueur de lions: M. Jules Gérard se
y0vait--elle pas a Rudelstadt ses rédacteurs et ses dessi- des astronomes tres-suffisants... Des plomes élégantes
serait noyé en essayant de pa%er un des fle11\eS de l'A¡1eurs!
et aimahles écrivent pnur nous des livreq scient1fir¡ues
0
frique centrale.
_ Eh! monsienr, qui pouvaitse douter d'nne pareille si chnrmanl~, que les éditeurs illustrent de si jolis
Jules Gérard avait passé des mois entiers, ~eul a l'aícbose; el puis on ne va pas a Rudolstadt comme on va de~sins !
fut, en attenrlant son terrihle gibier : il avait tué trente
¡ aome, a Vienoe, ou a Madrid; ce n'était pas le tout
Grace a )l. lfacé, asa Rouchée de paill et .\ses Serviteurs
lions. Apres s'ctre mesuré tant de fois avec celui que les
de pa~tir pour la principauté_, fallait la trouver, ce qui de /'~tomac, nous savons a peu pre• commént nous ~om- pot•les appellent le roí du désert, 11 lui avait pris fanpoo,a1t ne pas elre t~es-aise.
. .
mes fails et ce qui se passe en nous; M. Piguier nous a
taioie de se mesurer avec le désert lui-nicme et d'en
Do reste, a _défaut d _un compte rendu offic1el, Je me I raconté l'histoire de notre planl&gt;le, et nous a révélé
triompher. 11 était parti pour le Sénégal, méditant de
figure as~cz lnen 1~ petite fé~e :_ .
.
.
¡ toutes les heaul&lt;'S et toutes les 111erveilles de notre de- se rendre en Algérie en traversant le Sahara. 11 s'est
Le matm, r?cept1on des d1gmta1res, fonct1onna1res et meure ici-bas; mai• on ne peut pas vivre chez ~oi sans
noyé en essayant de traverser un fleuve a la nage.
bants em~loyes d~ gouvernement. Discours. Le doy_en mettre le nez a la fenetre pour regardrr un peu le sodeS conse1llers ba1se In main ~e Son Altesse, Son Altesse leil, la !une et les étoiles; M. Guillemin ra hien compris,
On attrnd aPari~ le ~énéral Tom Pouce, sn femme et
embrass~ le doyen des conse1llers. Larmes ver~ées de et c'est pourquoi il a écrit le~ Afondes, il y a deux ans, sa filie. Le ir«-néral, qui a vingt-huit ans aujourd'bui, a
partet ~ autre.
. .
&lt;'lle Ciel tout récemment. Le Ciel, un beau titre, et un épousé une jeune personne d:mt la taille était assortie a
Eosu1le, messe ou préche. Je ne sa1s s1 SonAltesse est livre hien utile, j'en ¡;ui, tres-convaincu depui, l"autre la •iennc. Dr cette union, que le ciel a béniP, est nile
catholique ou protestante.
soir.
une flllr qui ne pesait ras moins de nenf livres a un ao,
Apres la messe ou le pr&lt;'cbe, les députations des cor·
Je pa,sais sur le pont de la Conrorde : la nuit était sn- c·e~t-il-dire une géante, un colosse, si on la compare a
poration~ marchandes et hourgPoises de _la résidence perbe et la lune brillait. Un ouvrier ~t nn apprenti mar- papa et a maman.
91J11Udm1ses aupres de Son_ Alies ~- Autres rl1sco11rs. Pour chaient sur Je mcme trottoir c¡oe moi.
Frcle et chétif pygmée, diminutif de l'homme, hola bonne bouc_he, députation d~ Jeunes filies en blanc :
- Tu vois bien toules ces étoiles, disait l'ouvrier, eh m1,nru/11~ élevé PD serre chaude, le général Tnm Pouce,
e des ~eputees prend la p~ro,e pour adresser un com- bien! c'est des mondes comme le notre.
1111
qn'un enfant tnrasserait d'une cbiquenaude, se porte
pliment a Son Altesse · la Jeunc filie balbutie qualre
_ o, 1¡, oui, répondait l'appreuti.
bien, il est pere, un joar peut-etre il sera grand-pere.
mots, se trouble,. per~ la mémoire et reste court. Son
- Et la lune, contmua.l'autre, la tune a des montagoes,
X. FEYRXET.
AlteS-~ la remerc1e, 1embrasse avec prPsque autant de la lune a des babitanK
~aisir qu'Elle en a eu a embrasser le doyen de ses con- Mais oui, mnis oui, je le sais bien, dit le petit d'un
- - - - - - ~...=----!tillers, et dit a chacune des autres deputées une petite air capable. c'est des Esquima:ix.
PUBLICATIONS N0UVELLES.
cbose aimable qu'il accompagne d'ane petite tape sor
Au fait, M. Guiilemin serait peut-ctre bien embarrassé
de
pro
u
ver
a
mon
aprrenti
de
l'aLttre
soir,
que
les
habilajooe.
La Rihle de l'humanilt, par Michelet. - Chamerot, éditeur.
Acinq beures, grand diner a la cour : viogt couverts ! tants de la lune ne sont pa• des Esquimaux.
Un vol. in-1R. - LII R,hle pop11laire, pu M. l'abbé Drio 1x.
Asept heures, concert in~trumental : une symphonie
docleur en théologie. Lahure-Hachette, premiere partiein-4•.
A propo, d'enseignemeutet d'entretiens,j'ai lu biercette
de llozart, un qaatuor de Beethoven, une symphonie du
11 est doux, certes, et salutaire, de voir, au milieu
pbrase dan~ le Courr1er d•J Monde élégant d'un des jourmox Havdn.
d'une
alonie et d'une hésitation générales, s'aititer,
¡ r.euf beures, feu d'artifice; aneuí heures et deruie, naux hebdomadnires les plus sérieux et le mieux accr~memr,
d'nne vie un pen fébrile, un peu inégále, les
Son Altesse se met au lit. - Un prince qui vient de cé- dités de París aupres des gens les pi us difflciles: (t Mm• N...
pui••antes
intelligences toujo11rs éveillées. 11 est doux
léker le cinquantieme anniversa1re de rnn avénemcnt, « se met a la dispositiün de nos gracieuses lectricrs · Ses
de
Jire
des
re•1vres
parfois bizarres, excessives, arbitrair,e coucbe naturellement de bon ne beure. - Son AltPs,e &lt;( co11f&amp;ences ont lieu daos son entresol charmnnt de la
res, mais d'autant plns convaincues. Ne pas penser
ieodort en savourant les délicieuse3 émotions de la « rue de ... ll
jooroée, elle est toute préle a recommencer daos cinEt quel est le sujet des confére,ws de Mm• N... ? Une comme tout le monde, par un temp• oit la société ne
pense pas; parmi les plus hardis des écrivains et des
qoante ans.
ceinlure destinée a remplacer le corset.
Ah! nous nimons les termes nohles. et il ne nous dé- pionniers aventareu'f, prendre la place la plus lointainc a l'avant-irarrle, et s'il le -fant, en tirailleur; étre
La fievre d'instruction qui nous tient depuis quelque plait pas d'habiller les choses de grands mots.
le
plus ardent daos la voie juste, méme avant que cette
lemps est plus violente que jam1is, - a Diea ne pla,se
11 ~- a longtemps que nous n'avons plus de portiers, les
voie
soit complétcment déblayée; voila l'bonneur de Mique je m'en plaigne ! Ne prendra-t-il pas fantaisie a concier;res auront bientot disparu pour faire place aux
chelet.
~!que hahile homme d'enseigner publiquement cbez gérants et nux a,lmim~trateurs; il } a longtemps que lrs
Dn fover vérlique oii l'hymne reconnai•sant cbantait
llOIII l'art de régner cinquante ans de S!lite?
coilleur~, les tailleurs et les cnuturieres 11'ont plus de
Ir
bienfait du reu et de la clarté féconde, s'est écharpé
pratiques, mai~ dPs clients et des clic11/es, et voici que ces
ver~
lni un cbaud rPflet de la vérité, trait de fen par ou
fanis annoncé que les Eotretiens de la rue de la messieurs et cb dames ne se contentent plus de coifler,
l'rPil
pénetre rlans la nature des Dieu"&lt;, si vainement cherPaiJ émigraient, et voila qu'on m'apprend que de nou- de prendre mrsure, d'essaycr leurs babit~ ou leurs rohes,
chée
par Cicrrnn; sous l'ombre au•tere et saine d~ l'Ar1WII entretiens y vont etre prochainement inaugurés: ils ou elles ont avec leurs clients ou leur, clientes des
hre
lle
vie aux rruits divim, le voyageur s'est pencbé
plu~ieul'!! des hommes le~ plus spirituels et les rlus élo- co11ft}rences.
vers
l'eau
féconde, et il,nous en rapporte daos le creux
~ots de Paris y viendront Jire ou causer sur les sujets
de
sa
main
pour nous désaltrrer. Homere, E~cbyle l'ont
On annonce que M. AlrhoMe Karr va arriver aPari~:
de littérature ou de science les plus importants.
mené
aux
sanctu1ires
delphir¡ues, sur la montagne de
Tandis qu'une réunion intelligente et polie applau- qu'il viendra done a propos, ce génie du bon seos! Et
Phocide,
oú
l'homme
s'est
élanré dieu du bucber d'Herma nos poetes, nos romancie~, nos économistes, nos s'il lui plait de rendre l'esso1· a ses guépes, ah! qu'elles cule, et il nous revicnt amoureu't
de la belle Céres, fils
leurés, de l'autre cóté de la ruc, la foule s'étouffera de- lrouveront d'amusantes piqures a faire, les spirituelles
dévoué
d'Athenes,
ennemi
du
diea
-t)·ran, Zeus, et de
'IDt l'éhloui~sant étalage d'un joaillier a la mode, qui, petites betes !
Bacchus,
le
dieu-femme.
11
vons
a
fouillées,
nécropoles du
le aoleil couché, éclaire la nuit des feux de ses diamants,
lis
sont
bien
hPureux,
nos
excellents
voisins,
parfliteNil,
sombres
rituels
ou
le
malheureux
homme,
brulé par
de aes rubis, de ses grenal~, de ses topazes, de ses émetement
heureux
:
Sa
Gracieuse
~lajest{•
la
reine
Victoria
!e
soleil,
écrasr
par
les
fardcaux.
n
placé
la
vie
daos les
raades et de 11es sarhirs.
jouit
d'une
san
té
rarfaite,
le
prince
et
la
princesse
de
douces
ténehres
de
la
mc,rt;
et
vous,
bourbiers
syriens,
INos Parisiennes de l864 sont passionnées poar la
Galles
se
portent
aussi
a
merveille.
l'ln&lt;le
pst
tranquille,
couverl~
de
fleurc,,
dnués
d'haleines
factices
par
les
par,eesie, pour la chimie, pour la phy-iq11e, pour ou conles
Chinois
mangent
toujonrs
de
l'opium,
lord
Palmerfnms
qu'on
brula
sur
vos
bords,
comme
il
vous
retourne,
lltM. RP.nan, pour ou contre M. Augier, rour ou contre
la con,ention du 15 septernbre; ce qui ne les empéche ston rJjeunit tous les jours, le princire de non-inw.rvea- écarte vos voiles vol'lptueu'f, et, d'un sooffie, vos aro,. d'a~orer les grandes croix en or ou en brillants et les tion triomphe ... et l'on donne a Londres OrpMe aux mates mentenrs ! Et votre lie malsaine est amenée a In
surface, et de vos profondPurs immondes sortent des
,eadaots énormes qui tombent de ca,cade en cascade des Enfers, a comic opera of Jr. 1. Offenbach.
11 parait que sur la terre de la liberté et de l'h11bea.~ miasmpq pourris, comme d'un cadavre mal embaumé!
Gfeilles jusque sur les épaules. Ah! que !'esprit de nos
corpus, de grands obstacles s'étaient dresséR devaot Or- Yntre corruption doucereuse a u;agné le voisinage, et,
-mporaines est vaste, et qu'il y tient de cboses !
phée aux Rnfers, et rendant trms ans le peuple anf.!lais a rar une contagion rapide, s'est infiltrér dans toutes les
loos ,errez qu'elles demanderont, un de ces jours, soupirt\ arres Orphée, comme le cerr arres l'eau des doctrines, tous lessymboles du monde antique; plus enfontaines, comme les amis de In bellP architecture, en core : jnsque chez nous, jusqu'au sein d"une morale
• eoars d'esthétique.
L'estbétique : voila une cbose et un mot dont nous ne France, apres le courom1ement de l'édi{ice.... EnHn le j pnre, elle a rrnétrr, aussi difflcile a extirper que la lave
-dootions guere, en France, il y a une vingtatne penrle anglais a Or¡,Me miz Enftf"S, il ne désire plus refroidie d'un volean, apportanl daos ses ondes figées
l'orleur endormante du naphte, la fatale Grace, ennemie
fllllées; aujourd'hui, ni la ch ose, ni le mot ne nous ríen.
de la Loi juste, la morne résignation, le dédain de la
.._eot le moins du monde; il nous semble aussinatuMenjaud, ancien sociétaire du Théatre-Fra11~ais, vient vraie vie humaine, l'attente d'une douteuse félicité !
lll d'apprendre l'estbétique que d'apprendre l'histoire
de
mourir. - La tenue, l'élégance, la grace aisee et SJJÍ·
Que! tableau se déroule, el quels mysteres sublimes et
lllagéographie, et en voyant M. Taine nommé profesrituelle
des
maniere~,avaient
bien
vite
val
u
il.~enjaud
la
dé~olants
tour a tour!
- d'esthétique et d'bbtoire i,. l'École des beaux-arlq,
faveur
des
gros
les
plus
délicats
et
des
gourmels
de
La haut, sur les plateaux d'Asie, dans une lumiere
d~ nous, j'en suis sur, n'a eu besoin d'ouvrir son
bonne comédie. Jeune encore, en plem talent, en plein déja sereine et délivrée des mnl~ains brouillards ou s'est
naire ¡,our comprendre le premier des deux sujets
su~ces,
il _se déroba aux np¡,la,udissements et a la cél~-1 for1née la terre, s'épanouit la race flere et jeune du pa: l'en_seignement confié au brillant auteur de l'Histoire
br1té ; vainement on ei;saya d esperer en cette nostalg1e triarcbe-titan fapet. Et déja, durant leurs comset1 da111
11

!'

I

¡

t::

litllralure anglqise.

�350

L' 1LLUSTRATION, JO URNAL UN IVERSEL.

-

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL .

¡esgraods paturages, durant leurs
éditalions oocturnes, nos pasto111
raus ancctres ont reconnu &lt;&lt; les
graods parents du monde, les deu:x
'ternels compagnons de voyage, »
:e Ciel et la Terre. L'un est Varouoa-Ouranos, l'étendue, on bien
il est Dpus-Zeus, la lumierc;
l'autre, c'cst Sri-Céres, l'abondance· puis Sita, le sillon. Le couple
primordial se confond en Ad,iti, le
co111 mencement et la fin, l'éternelle sub:,tance. Nulle conception
plus sublime. Il f~u~ maintenant
entrer daos les deta1ls : daos le
ciel tes astres, les vents, les nuages; · sur la tcrre , l'homme, les
eaux, les animaux. Parmi les astres, le soleil, qui ·est Sourya, celoi qui fécoude; Mitra, l'ami; Aryamao, le bon, qui est Indra encore,
lorsqu'il disperse les dragons de la
noe oragr,use. lci-bas, le lait des
1roupeau1, le suc des plantes. Et,
entre les régions célestes et le monde ioférieur, pour les unir, un intermédia1re éclatant: le feu! le fen
allumé par l'orage daos les grandes
(oréis, on créé par la patieace de
l'bomme, le feu du foyer domestique,Agni enfin (l'ignis latín), ideotique ala lumiere du soleil, l'es~euce
du monde, source du mouvement
et de la vie, qui circule a jamais
d¡¡¡s les veines des choses, visible
oo in,isible. La découvere du feu
est le grand fait de ces age~ primitiís, la gloire et le bien del'humanité
oaissantc, le lien entre le soleil et
ce qu'il a enfanté, le gage donné
par les cieux a l'homme. Aussi le
coite ne fut-il d'abord que la commémoration de cette découverte et
de ce bienfait. Chaque jour, a l'aurore, a midi et le soir, le pretre
créait Agni par le frottement de
deux morceau1 de hois, arrosa1t
.,gni de beurre clarifié et d'une

INA UGLKATIVN lll,,S l&gt;TATUS llE IIAIITHlZ ¡.,y DE LA PbYRONIE A 110:ITPtLLIER. - D'apr•1 ~ne pbol. de id. Rouet.

35t
liqueur fermenlée, le S6ma, céléliraii Agni par des chants pleins d'images saos nombre. La , oi1 n'a,ait
pas assez de sons, assez de mots
pour peindre l'éclat, la c!Jaleur,
les mérites et les exploits d'Agni.
Ainsi, deux choses en présence: la
parole humaine, le signe caractéristique de l'hvmme ; et le feu,
essence des etres, évocateur des
formes; ce qui divinise et ce qui est
divinisé : Le pretre et le dieu.
Voila le fond de croyances, 011,
pour mieux dire, d'idées métaphysiques, dont chaque race émigrante
emporte sa r,art; on le devine daos
les légendes celtes, germaniques,
scandinavcs et slaves; mais on le
retrouve lout entier dans l'lnde, la
Perse et la Grece antiques, sous
les broderies ingénieuses de leurs
mythologies. Ce culte de la lumierc
a pu s'amoindrir ou dominer, il n'a
jamais disparu ; il a 1aissé des traces
jusque daos l'époque choisie pour
certaines de DOS retes. Dans l'lnde,
reJeté au second plan par les conceptions subtiles des brahmanes et
des philosophes, il n'en demeurc
pas moins le grand purificateur :
les ascetes ne gagnent le ciel qu'en
passant par les feux de l'austérité.
En Perse, la lutte de la lum1ere
contre les téncbres, entre le bon
et le mauvais príncipe, Ormuzd
sans cesse victorieux et Ahrimane
toujours dompté, est l'unique sujet
de toute spéculation religieuse ou
philosophique. Le Ciel et la Terrc
l Ouranos et Ge, Zcus et Démétcr),
Apollon, Vulcain, Prométhée, ne
tienncnt pas les moindres places dans le Pan théon hellénique.
lléraclcs (la gloire de l'air), n'est
autre qu'un soleil humain, le peudant d'Apollon, l'intelligencc et
la force civilisatdce allant se placer par l'action, le sacrifice, le cou-

lliSASTRES CAIJSÉS PAi\ Lll CYCLO!il! DU 5 OCTOBBE, A CALCUTrA: \ UE PRISll SUR LE R!VAGE DE SEELPORE. - D'aprés les pbot. de 11, Pemoo Wallmoo, communiquées par M. Secondé, de Calculta.

�352

L'ILLUSTRATION, .JOlJRNAL UN I VE HSEL.

roais soit que son style rhytlimique et nerveux S:y tende régiment. Gentilhomme de la chambre de Louis ~
raoe au plus haut du ciel, jusqu'a se faire le
son premier chirurgien a~res le dé~es de Marécbat, ap..
de zeus. L'homme et le Dieu se coníondent chez les outre mesure ou que les idées qu'il y exprime ne nous pelé en consultation par Pierre l_e Gr~od ~t par ~tanislas,
Grecs; ils savent fort bien, malgré une réserve_ appa- soieót pas fa~ilieres, les six ou se.pt premiers chapitres fondateur de l'acad~mie de chll'urg1e, 1I eut I honneur
de laseconde partie nousont moins ch armé 1ue le reste_du
rente, que la divinité est un do_n de leur~. ruams, et
d'attirer a París Louis et Quesnay. Louis XV l'anoblit
qn'ils ont droit de donner aux heros ce qu 11~ ont dé- livre. Les deux derniers, au contraire, sont une merve1lle en 1.721. Ce savant, auquel l'art chirurgical dut son in.
cerné a des symboles. Leurs dieux sont leur _1mage, le de diviuation de logique; on ne saurait trop le redire: dépendance et sa constitution, (( commen~a comme Am.
porlrait en pied de leurs éphebes, de leurs v1erges, de les superstiti;ns extatiques de la femme ont triomp~é de broise Paré, vécut comme Mécene el finit comme Monleurs athleies. Les belles figures mythiques ne perdenl la raison bumaine, abrutie par la débauche as1at1que, tyon. ii Ainsi s'exprime M. Bouissoo, et ce rare éloge est
pas de leur grandeur, pour revétir d'admirables contours, l'invasion barbire et le pesant moyen a.ge.
On put croire un iostant que la Révolution avait ~our a tous éga1ds mérité.
et l'homme consacre son droit d'inventeur en les marLa Peyronie mourut en 1.747, aux Tuileries, ou nne
jamais mis en pieces le filet ténébr~ux . qui e~serra1t la
quaot de son effig1e.
. . , ,
,
décision
royale lui avait donné un lo~em~ot.11 existeon
Nulle cooception métaphysique du d1vm na depasse pensée • mais ce mouvement de react10n qui, fatale- buste de lui, par Pigalle, et un portra1t pernt par Rigaud,
la sublime alléoorie védique etl'anthropomorphisme grec. ment' ~uccede a tout élan incoosidéré,. rattacha, plus gravé par Daullé.
D'ORNANT.
Quant a l'antique morale de Japet, elle contenait celle sené que jamais en apparence, le reseau. que _nos
que nous pratiquoos aujourd'hui. Des l?~stant que l_e femmes et nos filies ornent de tant de broder1es, p1erpere et la mere, le fils, le frere et le v~1s1n ou\ existe, reries et fleurs artificielles. Si bien que le dix-neuvieme
la morale est fondée et le regoe du dro1t commence. 11 siecle, ce géant, est lié, comme Gulliver, ~ar une wultin'y a jamais eu que deux axiómes, axiómes fuodés sur tude de Lilliputiens et de Lilliputiennes qui menacent de
une expérience immédiate, générateurs de tout or~re lui crever les yeux, s'il fait un mouvement P?ur emporMaitre Guérin, la derniere coniédie cte M. Émile Aosocial : u Ne faites pas a autrni ce que vous ne voudr1ez ter ces toiles d'araignées; ce qu'il y a de pis, c'est q_ue O'ier vient de paraitre a la librairie de Micbel Lévy, et
pas qu'on vous fil. i&gt; - (( Faites a ahtru~ ce q~e vo~s le Gulliver rnoderne &amp;e soumet, ayant soin de ne fa1re le s~cces du hvre égale déja, s'il ne le dépasse, le sucvoudri1::z qu'on vous fit. i&gt; Sur ces den_x potes, l un 1!~- preter ses cbaines qu'autant qu'il e~t nécessa!re ~our ces toujours trcs-soutenu, de la piece représeutee.
oatif l'autre affirmat1f, tourne a jama1s le monde. Le- gagner de !'argent sans trop de peine. Ces precaut1o~s M. Émile Augier, si parfaite que soit généralement l'in~•litt\ et 13. bonté, voila les deux piliers oü ~•a_ppuie la finiront si l'ou n'y preod garde, par une paralysie terprétation scéni.::¡ue de ses ouvrages, e~t ~n -de nos
base de l'équilibre moral; pareils a cet ?llVle~ dont locale; ~t quelle? (pour parler comme Michelet) La ~ara- auteurs dramatiques qui gagnent le plus a etre lus. n
Ulysse avait fait le pied dé sa couche n~pt1a(e, 11s ont lysie de la libre pensée et des plus hautes facultes de doit ce trés-rart! avantage a la corr~ction hardie, ala
¡;ris racioe quand la premiére tr(bu pr1_t na1ssance, et notre cerveau !
fermeté a la vivacité d'un style qui, si je ne me trompe,
Tandis que Michelet tire des traditions japétiques _sa
nulle tempete ne les déracioera. S1ed -tl a nos code_s et
lui ser; compté uu jour comme !e premier et le moios
a. nos doctrines de tant s'enorgueillir de leur pm·ete ou Bible de l'humanite, 1\1. l'abbé Drioux offre au pubhc, contioaent de tous ses mérites. C'est par la qu'il vivra,
de lenr justice? Quand la justice et 1~ _purei~ maoq.ue- sous le nom de Bible populaii'e, une bistuire illustrée du Chose étranO'e et qui l'étonnerait lui-méme s'il en poupeuple juif. Le tissu de l'ouvrage consiste en morce~ux
0 '
,
rent-el'es? Quels mo"1eles de fratermte ou d arnou1 ne
vait etre témoin
: car le don de la forme etant
ehez lni
de l'Ancien Testament, rattichés par les commenta1res
sont égalés par l'lndien qui accepte p?ur ~reurs les ~él~s
presque •gratuit, il doit en fairc moios _de co'.°pte que_ de
féroces, par un Épamioondas et un Pelop1das, une Arria ou les bypotheses de l'auteur, et ran~és dans un ordre tant d'autres qualités qu'il a ou cro1t. av01r conqmses
a peu pres cl!ronologique. Tout ce qui, daos _la B1ble,
et un Pretus?
'
, .
.
est
illisible pour les enfants et les femmes, qm v~ulent par l'étude et la rétlexion.
Nos µeres de l'lnde out iostitué le foyer domestique,
A bon entendeur, demi-mot. Je ne m ex~hquera1 pas
etre respectés, a disparu sous les ciseaux. atten~1fs de
l'autorité réciproque du maitre et de la mailresse de la
davantaoe. Quan1 on se méle de prophét1ser, un peo
M. Drioux· mais il n'a pu enlever la triste legende
maison. Nos oncles de Grece ont fait l'éducatioo com ..
du péché ~riginel, la supercherie de Jacob, !'horrible de concisioo et meme d'o,bscnrité ne fait pas mal. C'est
plete de l'homme; ils ont créé la cité. NuLre avance sureux
assez, d'ailleurs, que la questioo d'opportu~it_é, ou d'a_cn'est pas grande, si m~me nous ne sommes en retard par cruauté des douze patriarches, le lévite d'Ephraim, pm~ t ali té pvur parler la tangue du jour, m a1t 10terd1t,
quelques points importauts. N'ayons_pas honte, au reste. toute cette série de rois, fous, sensuels ou 1neptes, qm d:us ~on deroier article, l'analyse que j'y voulais faire
Plus de mille aos, nous avoos recule; un courant ne se s'en va, descendant parSaül,David et Salomon jusqu'aux de la comédie de M. Augier; je ne veux pas aujourd'~ui,
Joas, aux Sellum et aux Jécbonias. Notons encore qu,e
remonte pas comme il se descend.
a propos de ses procédés _littér~ire~ et de ses doctrmes
)J. Drioux parait n'avoÜ' tenn que peu de_compte desdeReculé! mais que devient la théorie du pro?res? E_lle
sociales entamer une d1scuss1on a laquelle maoquecóuvertes moderoes. Mais quelles que sOient la valeur
n'est pas affectée de ées déchéar.ces temporaires i la1sraient l'~ir, l'espace, et peut-etre la liberté. .
sons-la done hors de cause. Oui, nous avons recule. Que et la portée de la Bible populaire, les éditeurs ~euveot
Laissaot done de coté la question de 1' eose1goemeot
peut la fourmi dont le vent ou le pied d~ tt'oupeaux a compter sur un rapide succes. J.:ouvrage est d ~n ~r1x obligatoire, et telles autres que M. Émile Augier a laodémoli la fourmili ere? En recoostruire une autre. E_h tres-modeste; les gravures abondent, et, parm1 eiles, cées daos sa piece avec l'a propos d'un mars en careme,
on remarque cinq ou six planches de Yan d'Argent et de
bien! le monde japétique a, d'un coté, croulé pour avo1r
Gustave Doré· enfin le style clair du narrateur et la je m'en 'tiendrai aujourd'hui a anno~ce~, pour la~mal assis ses foodemeots; de l'autre, sous l'ouragan,
conde fois et en y iosistant, la pubhcat10n de sa tréS·
sous les pieds des barbares. Pouvait-11 éviter la ruine, marche historlque adoptée par lui, donnent l'encyclo~ décousue 'mais tres-charmante comédie.
pédie hébra'ique l'attrait et surtout la coherence qui
écarter les deux causes qui se tienneot? Saos dout~,
Et par 'occasion, par pure occasion, car _certes 1•~trop
souvent y maoquent.
il le pouvait; rien n'est absolu, n'est fatal, ,dan_s.~es evelogie n'y est pour rien, je recommander~1 non ~o~s
ANDRÉ LEFÉVRE.
nements oü l'hómme, un étre libre, est de mo1t1e. _Sans
iostamment au lecteur une autre pubhcat10n due a le~
Alexandre qui a jeté le génie grec dans les bras enerditeur de Maitre Guerin: c'est le Theatre d'Alarcon, ~
vaots de l'~sie, l'effort de l'Hellade et de l'Jlalie, se conduit pour la premiere fois par M. Alphonse Roye~. De¡a
INAOGURATION
centrant daos l'Occideot et le Nord, eut civilisé le monde
nous devions a ce dernier une excelle~te tr~duction du
des
germaoique comme il fit des Celtes, e~ laissé l'Asie
théatre de Michel Cervantes et de ce~u1 d~ T1rs~ de_ Mo~
STATOES .l)E BARTHKZ KT DE LA PKYROHIE AIOHTPKLLIER
éléments de décompositioo qui trava11la1ent son sern.
lina, et on ne saurait trop le remerc1er d y av~1r a¡ou
Peut-étre méme le mal remontait-il plus haut. Par la
un travail analooue sur le fier et charmant géme auq~el
Montpellier a inauguré, il y a quelques jours, deux
Phéoicie la Phrygie et le commerce ionique, s'était
notre Corneille doit son Menteur, et qui doit a Corne1lle
statues dest;nées a rappeler la m~moire de deux de ~es
déja, ve;s la lin des ages falJuleux, insinué daos la Thesd'avoir
été présenté a la France.
. .
enfants le médecin Bartbez et le chirurgien La Peyrome.
salie et de proche en proche, un d1eu funeste, tr~uble·
Une autre piece cr Alarcon' le Tisserand de Seg""''' a
La vi~ accidentée de ces bommes illustres a des ti tres
raison, dieu de l'orgie sai;rée, de l'exta~e, ennem1 de la
eu les honoeurs d'une imitation en vers,. fort ~em~
ivers mais éaalement respectables, a été racontée a vec
d
science et du travail, enseignant que le bonheur est
quable pour le temps. Vers 1845' en pleme reactl
'
°
F
1
'
cbarme et compétence pardeuxprofesseurs de la acu te
dans i'oubl~ dans les l~rmes memes, né_es de l'ivresse du
de médecine, MM. Bouisson et Dupré. 11 suffira de rap- pseudo-classique' M. Hippolyte Lucas no~s donna, a~
plaisir ou de la douleur. Ce Baccbus, frere ~es Moloch et
Comédie-Fran~aise' tout ce que nous ét1ons de f~rce
peler ici les dates et les faits priocipaux. Paul-Joseph
des Baal des Adonis et des Sérapis, fut bien re~u des
supporter de ce beau géme espagnol, tour a tour s1 ~
femmes 'et les hommes durent plier. Le sto'icisme en de Barthez (ainsi est- il appelé par Desgenettes, ?arlant ~t si doux. Des tentatives plus hardies ont ass~z b1ea
'
.
devant sa tombe au nom de la Faculté de Pans) navain, prenaot pour type Héracles, vou_lu_t se Jeter_en traréussi depuis lors, pour que cette imitation' mem_e ~
vers · il fut débordé par les divimtes malsames de quita Montpellier, le t t décembre ti34., Fils_ d'u~ ~n~é- montée au ton du modele, eut encore chance de reu&amp;!ll
nieur de la province du Languedoc, medecm mtl1ta1re
l'Ég;pte et de la Perse dég~nérées. De ~a, un ~~aiss~aujourd'hui. M. Hippolyte Lucas ne ferait pas mal~
a l'armée de Normandie et a l'armée d'Allemagoe,
ment qui préparaii le succes et méme l efficac1te pa1 ºonger. En attendant, la prose de M. Alphonse Roy
collaborateur de l'Encyclopédie ou l'avait fait admettre º
-edratielle d'un culte nouveau, dont les origines ue sont pas
donne une idée presque complete de ce poem
l'amitié de d'Alembert, qui l'appelait familie~eme~t s~n
dégagées encore de tout nuage.
.
matique' un des plus beaux qui existent dans anC1JJll
Nous voudrions suivre Mi¡:helet dans son excurs1on puits de science, médecin du duc d'Orléans,_ pu1s m_e~ecrn
langue.
. .
is del!;
sur le terrain biblique et chrétien; mais nous dépasse- consultant de Napoléon Iº', associé de l'Institut, pre~1deot
Changer pour trouver mieu.:x et Acquerir des ,am ' nde la société médicale d'émulation, ai:chi-chanceher de
rions les bornes qui nous sont prescrites. Ce n'est pas,
comédies o11 abondent !'esprit et la gráce, ~ ont:.
d'11illeur~, a nos yeux, la meilleure partie de son livre. l'uoiversilé de Montpellier, il imprima a la sc1ence u_n daot moins frappé que le Tisserand de Ségovie, ce
Le don d'intuition qu'il possede a si baut point, don qui mouvement de réaction bippocratique dont les c?~se- si accidenté ou en raison méme du genre, se mon
parfois l'engage a lier des donoées disparates, t·~, quences dogmatiques, atténuées mai~tena~t, ont ete au davantage c;tte élégance dans la force quí est le .
début cousidérables, Barthez mourut a Par1s, le i 5 octocroyons-nous, partiellemeot égaré en Egypte! en Syne
tere méme du O'énie
d'Alarcon. A cette double qu
0
.
• ·
, l'auteur du Tisserand
1·t une féeoD
et en Iudée. Non qu'il n'y ait, dans le second t1ers de son bre HS06.
de Ségovie
¡01gna
Francois Gigot de la Peyronie apP,artint égale~ent a
livre des inductions excellentes, entre autres sur la bonté
ui ne nuisit J. imais a la perfection de ses oa~rages.
la méd;cine militaire. Chirurgien de l'armée de V1llars, q
· · d1
d'lsi;, l'évano11iss.ement de la force male sous l'influence
écrivit un nombre prodigieux de poes1es
_versd
.
aux Cévennes (i 704 ), et de l'armée de Flandre p~ndant
oroissante des Adonies, et surtout le véritable seos du
beaucoup de pieces de théatre, drames et comedies,
· la campagne de Fontenoy, il organisa les infirm1ers de
Clillltique des cantiques, qu'il entend mieux que Renan;

fil;

ª.

,mx

L'ILLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.
tes plus remarquable~, traduites ou analysées par M. Alpbonse Royer, ont désormais leur place marquée et assnrée, une place... d'boonev, dans toute bibliotbéque
dramatique.
La meme abondance de matieres qui m'avait empeché
de revenir en détail sur Maitre G,.térin, m'a fait commettre, a l'endroit de l'Ouvriere de Londres, une omission plus facilement réparable. Le sujet de ce long
ouvrage n'est autre, en effet, que celui des Réprouvés,
volumineux roman de miss Braddon, traduit de l'anglais
par M. Bernard Derosne, et illustré acoups de sabre daos
rmustre Jour11al pour tous; or, comment supposer que
personne ignore ce qu'a publié le Journal pour tous?
Reste la petite anecdote qu'ont racontée et embellie
tous les jouroaux; mais, en la répétant, n'arriverai-je
pas eocore trop tard? Qui ne sait l'agréable surprise du
directeur de l'Ambigu, lorsqu'apres avoir re~u, les yeux
rermés, l'Ou1&gt;riere de Londres présentée par Mm• Marie
Laurent, il apprit que la piece était du directeur du Cirque; et son étonnement encore plus vif, lorsque, to11jours grace a Mm• Marie Laureot qui en joue le principal role, cette piece eut, ma foi, tres-passablcment
réussi?
Cvrsaires acorsaires ne font pas, dit-on, leurs affaires;
mais il parait qu'il n'en est pas de méme de directeurs
adirecteurs. Comme ex1::mple, c'est effrayant, j'entends
poor !'avenir des auteurs drama.tiques ne dirigeant
aocun théatre, et non pour celui du public, car, encore
nne fois, l'Om!riere de Londres a parfaitement réussi,
malgré des longueurs qu'on peut du reste s'épargoer
tres-commodément : la piec~, qui esl en cinq actes, ne
commencant réellement qu'au troisieme.
Les d¡nx premiers actes sont consacrés a• des préparatioos, a des récits d'une longueur et d'une na'iveté qui
étonneot de la part d'un auteur aussi expert que doit
J'etre M. Hostein. ll devrait savoir que le public, en général, et surtout le public tout spécial des théatres a
mélodrames, n'exige pas tant de précautions oratoires.
Pom· lui, une situation forte est toujours assez expliquée,
et d'autanL mieux que toutes les combinaisons dramatiques lui étaut aujourd'hui connues, sa memoire les
justifie quand ·elles sont justi6ables, ou leur pardonne
de ne pas l' étre, en considération de leurs longs étaL, de
service.
Le roman de miss Braddoo d'ou est tirée la piece de
11. Hostein, a pour sujet un assassin se substituant a
l'homme qu'il a assassiné; une bistoire vieille comme les
roes, et que cbaqne nouveau conteur, en -la l,rodant
poor la faire parilHre neuve, reud de plus en plus invraisemblable; c'est ce qu'a bien compris Tbéopbile
Gautier Jorsque, reprenaot cette vieille donnée en sousreuvre, il l'a judicieusement transportée dans la sphere
du merveilleux, et en a fait ce petit chef-d'reuvre de
seotiment, de narration et de style, qui a pour titre
Avatar.
L'auteur des Réprouvés n'est pas alié si loin que Théophile Gautier; cette demoiselle est restée tranquillement
enAugleterre et en plein dix-neuvieme siecle, c'est-a-dire
en un pays et daos un temps ou le meurtrier qu'elle met
en se/me n'aurait pu se substituer avec succes asa victime
peodant seulemeot vingt-quatre heures. Aussi est-ce une
mie pitié de voir avec quel art, digne d'une meilleure
cause, cette adroite miss prévient, élude, esquive, et je
dirais volontiers escamote, daos sa fiction, toutc:s les cirr.onstaJ1ces, toutes les rencontres, qui, daos la vie réelle,
aaraieat dénoncé son triste béros.
En cela seulement, M. Hostein n'a pas osé imiter son
mode!e, et pour prévenir tl'irréfutables objections, il s'est
eoofondu en explications préalables, quand il n'y avait
qae deux ¡iartis a prendre: ou ne pas commettre la faute,
- il est si aisé de ne point écrire un drame en cinq
Idea, - ou la commettre carrément. Quand vous avez
ilnné un fusil de bois a un enfant, et que celui-ci brule
4e partir pour la chasse, l'arreterez-vous pendant une
heure pour lui expliquer comment ce fusil, qui a l'air
d'an jouet de quatre sous, esi un fusil véritable, et que
Lefancheux vous l'a garanti? Évidemment non, ou bien
renlant, s'il est mal élevé, vous jettera votre fusil au
'2, en répondant que vous l'ennuyez a la fin, et qu'il
sait trop prudent ou pas assez riche pour lui donner
Trai fusil. Je sais bien que rien de semblable n'a enété répondu a M. Hostein; mais cela prouve-t-il r¡ue
· e de iondres est un vrai fusil? Non, cela prouve
ement que le public de l'Ambigu est un enfant bien

classique, et oü l'oo est bien mal assis, principalement
aux meilleures places; les fauteuils de balcon surtoutsont
de véritables brancards, et de la vient peut-étre que j'ai
trouvé si longues les explications de M. Hostein.
En pareil cas, pourquoi ne mettrait-oo passur !'affiche
a quelle beure commeoce véritablement l'action de la
piece représentée? N'y a-t-on pas lu bien des fois, en
grosses lettres, le moment précis• oü la Mer de glace
faisait irruptioo s•1r la scene? Le théatre de la
Porte-Saint-Martín, tout en se piquant de littérature, ne
prévenait-il pas aussi exactement les amateurs de l'apparitióo du Vaisseau fantóme? En fin la Gallé, aujourd'hui
meme et pour longtemps; si je ne me trompe, la Gallé
n'en fait-elle ¡,as de meme pour son fameux tableau de
la Corvette?
Ce deroier théatre, du reste, aurait pu sans trop de
vanité se dispemer d'une telle annonce, a propos du
Fils de la Nuit. Le tableau de la Corvette viraot deux
fois de bord, ioclinant son beaupré jusque daos l'orcbestre, et repoussant a coups de canon et d'espingards
une tentative d'abordage, tout cela sans doute est fort
intéressaot, et aucun autre spectacle du meme genre
n'en a égaléjusqu'ici la réalité graodiose: mais le drame
de M. Víctor Séjour eu.t Cort bien pu se passer de ce magnifique hors-d'reuvre.
Le Fils de la Nuit est une des plus heureuses créations
de son a uteur; bien que la pre miere représentation n'en
remonte pas plus baut qu'au i2 juillet ! 856, on y respire d'un bout a J'autre le souffle orageux mais vivifiaot
des belles gihoulées de 1830. La scene se passe daos une
sorte de monde a la fois italien, espagool et levaotio,
vu a la clarté de feux du Beogale, un faux Orient tressupérieur au véritable, et qu'on ne retrouve plus aujourd'hui que dans les Orientales de Víctor Hugo, les -poemes
de Lord Byron, la Namouna d'Alfred de Musset, et les
ioiles entlammées de Ziem, ce peintre fort peu ordinaire
des fétes galantes du soleil. Il faut savoir gré a M. Víctor
Séjour de nous avoir rendu un si juste reflet des belles
visions de notre jeunesse. J'aime son Ben-Leil, ce radieux
fils de la ouit, ce heau jeune forban, jetaut les sequms
a la volée, vivante paooplie toute rnissehnte d'émeraudes et de saphirs; je passe tout a ce charmant pirate
en faveur de son turban de crépe rose Jamé d'argent,
de sa petite veste en velours soutachée d'or, de ses larges
culoltes en gaze pailletée, de ses babouches en satín
brodé d'aljofar; et je soupire quand la boucle blanche
qui frise au milieu de ses cheveux noirs, le fait reconnaitre, en fin de compte, pour le dernier rejeton de l'illustre maison napolitaine des Scilla. Que m'impone la
joie de sa noble mere et de sa belle fiancée ! Tout est
fioi maintenant; ce héros, ce représentant de l'ancien
jeune romantisme, il va désortnais croupir dans une
belle position. II va devenir un simple honnete homme,
un bon époux, un bon pere comme tout le monde. Hélas ! &lt;( qu'est-ce que tout cela me fait a moa! &gt;J comme
disait cette pauvre cbere Dorval; Ben-Leil n'est plus BenLeil; (( nous n'irons plus ensemble voir l'équateur en
feu, Mexique oü le sol tremhle, et l'Espagne, et l'Espagne
au ciel bleu ! »
Ce mélancolique dénoument se produit, du reste, au
milieu des danses les plus échevelées et des fetes les
moins bourgeoíses, le tout sur un tbéatre qui surpasse
en splendeur tous les milieux 011 s'est déroulée l'action.
On peut se dire que le ruénage de Scilla ne sera pas trop
terre a terre, que le pot-au-fou y fera quelquefois sauter
son couvercle, et daos ce doux espoir on prend son parti
d'une déchéance laissaot une si belle marge a la fantaisie et au pittoresque.
Au demeuraot, le Fils de la Nuit Jaisse un sonvenir
tles plus agréables, et la réflexion n'atténue enrien eette
impression; elle la corrobore meme en la mettant d'accord avec les regles de l'estbét1que élémentaire. Ce n'est
pas que la piece de M. Séjour soit, plus que l'Ouvriere de
Londres, conforme aux lois de la vraisemblance absolue.
Jama1s, au coutraire, ces lois n'ont été aussi complétement méconnues que dans le premier de ces deux ouvragcs. Mais méconoaitre ou insulter n'est point du tout
la meme chose. On sent, ou du .moins on peut croire,
que l'a•1teur du Fils de la Nuit peche par ignorance, et
que, en donnant au public un fusil de bois, il croit lui
faire prl.;ent d'un vrai fusil. Aussi, point d'explic:itions
préalables et accusant le trooble d'une mauvaise cQnscience. En d'autres termes, M. Victor Séjour, contrairemeot a M. Hosteiu, aplacé une action invraisemblable
é.
daos un milieu de pure fantaisie. Des la preiniere scene,
PauTre enfantl il est pourtant a une école bien peu et a la seule vue du premier décor, on sent qu'en nage

:.153

en pleioes Mille et une nuits; arrive mainteua11t le fils
de la nuit, et il semblera tout simple qu'il ait taut de
peine a trouver sa mere.
Daos l'Ouvriere de Londres, au contraire, le rideau rn
leve sur une gare de chemin de fer, c'est-a-dire sur ce
qu'il y a de plus froid, de plus ponctuel, de plus rigoureux, de plus inflexible dans toutes les réalités de la vie
moderne. Et la-dessus, tout le monde de s'écrier: (( Oh!
comme c'est ~a, comme c'est bien ~a! ii - Eh ! oui.
parbleu ! c'est ~a. Mais, des que l'action commence a
s'engager sor ce terrain, ~a n'est plus ~a, plus du tout
ca. La réaltté ctu milieu choisi, e tte réalité !lggravée
par l'excellente exécution du décoJ\, fait réssort1r la
fausseté d'un dialogue oü des Anglais, s'exprimant entre
eux en fran9ais, conservent parfois l'accent britannique
pour faire rire le spectateur.
Et grace a tout cela, tandis que le Fils de la Nuit vogue
de Cythere a Catane, daos sa galére capitane, avec ses
quatre-viogts rameurs, et que la reine Mab fr:rnchit
l'espace bleu sur sa conque taillée dans une coque de
noisette, l'Ouvriere de Lond1·P.s manque le train.
Qu'elle s'en console, la pauvre filie! M. Victor Séjour
l'avait bien manqué, lui aussi, et de plus longtemps
qu'elle, avec son Jl!al'qui:s caporal; espérons que l'insucces de ce dernier ouvrage,joint a la secoode réussite du
Fils de la Nuit, rappellera ce tres.. estimable écrivain a
sa premiere mani~re : c'était la bonne, ou du moins la
meilleure; il a double motif d'en ctre aujourd'hui couvaiocu.
Le Fils de la Nuit est monté avec un grand luxe, et,
ce qui vaut mieux, avec beaucoup d'art et de soin. De
ses deux ballets, le premier, cepeodant, aurait mieux
figuré daos l'Ouvrit!re de Londres. Les danseuses anglaises
qui l'exécutent rappellent moios les almées ou les houris
de l'Orient que les dernieres baigneuses de Brightoo,
par une froide journée de septembre.
A cela pres d'un détail si peu important, l'interprétation est parfáite. Dumaioe, daos les roles de Scillupére,
de Scilla fi/s et de Ben-Leil, a tout le brío, toute la tendresse, toute la fougue que demande ce triple role. Son
embonpoiot meme le sert : qui s'est jamais figuré un
Turc maigre?
M11• Agar est belle· et bien disante, comme toujours,
mais un peu trop solennelle peut-étre; disons le mot, un
peu trop ro.6édienne, dans un personnage et dans une
piece qui procedent si peu d'Antigone ou de l'Orestie.
Mm• Lacroix est mieux dans le sentiment et daos la couleur de son role. Comment se fait-il qu'on voie si rarement une artiste si distinguée, si pathétique, si naturelle? Ah! le naturel, la seule grace qui manque a
Mw• Juliette Clarence, et le plus clair du talent si sympalhique de Perrin !
A. DE BELLOY.
~

OURAGAN DE CALCUTT A.•

Le dernier courrier des lndes nous apporte, en
meme temps que les pbotographies que nous publions,
de nouveaux détails sur le terrible ooragan qui a
dévasté Calcutta et ses environs dans la journée du
5 octobre.
Cette ville, par sa position géograpbique, est exposée
a des sinistres de ce genre, qui se renouvelleut périodiquement tous les dix ou douze ans; mais jamais, de mémoire d'bomme, elle o'en a éprouvé d'aussi violenl.
Pour comble de malhenr, l'arrivée de cette trombe a été
accompagnée de celle du bore ou cascaret, flot gigantesq ue
que les moussons du sucl-ouest amenent chaque année
des confins du póle, et qui vient s'engoutfrer dans _la
baie du Ben gale et se briser dans l'Hooghly, bras du
Gange, sur lequel Calcutta est situé.
C'est entre onze heures et midi que la trombe, accompagnée d'un bruit de tonnerre lointain, a éclaté sur la
ville. En quelq •Jes instants, les arb1 es ont été déracinés,
les toitures enlevées et les ruurs renversés. Les belles
allées de Fort--William n'existent plus, les jardins d'Eden
soot transformés en désert, la plupart des églises et des
ruosquées sont en ruines, le tbéatre James a disparo,
les grilles en fer meme n'ont pas pu résister a la violence du vent, et ont été presque toutes arrachées.
Quant aux misérables buttes des faubourgs habités par
les Iodiens, elles ne forment plus qu'un monceau de décombres.
Si terribles qu'aient été tous ces désastres, ils n'approchent pas encore de ceux: qui ont eu lieu dans le port.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNlVERSEL.

355

L•ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

""'-~-------------__:~~=--=~----_:_----==-:=======:;::;;::;::;::=----:s;:ur:-;;d:eu~x;c:P~n~ts~n:a:v~ir:es;,:p:ou:r~~la-:p1:;:0f1Ut:=~
••~~1,e:---;,~:;;~FPrr~an~k~la~·"~,dd~e~i~,2;0lOO~to~n;n;ea~u~:r~;tle;;------------==--~__:...=_~~~=-~~:_:_~_:_:~--------- - - forl tonnage, qui se trouvaient en l'lde 1111 __..-,e, de i,357 tonneaux, et bien d'au· -. happe' d'11 saos anries, Le 1 il aes
...-r··
·
n'en a pas ec
rurent coulés en que1ques 1mtants.
Le
:=... _:-- - - - caret, qui n'a ordinai_rem~nt que cinq 1"": ;e:mer Bengal, de la Compagoie péninsu-_-___
pieds de hauteur, rodlS qui celte íois
wreet orientale; les steamer Thunclei·er et l'Ateint vingt-cinq a trente pie~s, secondé par .i,tl (;asey, navire fran~ais, furent lancés
ta violence du vent, enleva1t les 'aileeauz IJiell 1,aot dans les terres. Les nav1res amaravec leurs ancres et leurs bouécs, et lea iél eo!emble par rangée n'avaient pas le
gloutissait ou les rejetait sur ia terre ,-: lelDP5 de se détar.her, et étaient broyés l'un

••lit:

LE STATIU.V.VAIRI N IIISIIG stl U. PROllESADE.

~

NHIRES BRISBS PRES DR LA GAR8 DU CBElllN DE FER.

TI/E T/IUN;E/l8R, llB !,0u0 to~NEAUX. BNLEVÉ PAR LES LAMES ET l'ORTil. SUR LA ROUTE, PRES DE IIA GLACIERI!.

viere renommée par son poisson et ses e:xcellentes écrevisses. Mais c'est la son moindre titre. Ce qui tui assure une place hors
ligne, ce qui fait que son nom re,ient si
souvent an:x bulletins du camp, c'est que
dans toutes les pelites guerres, daos tous
les simnlacre$ ou frgurl! l'attaque et la défense d'un fleuve, la Suippe joue le role du
llhin ou du Danube. 11 en est des rivieres
com_me des hommes : pour faire quelque
liru1t 1ci-bas, il ne s'agit que d'etre en situation.
Je vis arriver et défiler successivement
t?ules les troupes : les unes pre~ant posit1on sur la rive droitc, les autres se massant
sur la rive gauche, de ce cóté-ci du camp.
11 pouvait etre eoviron six heures quand la
cavalerie et l'artillerie traverserent ta
Suippe agué, l'infanterie sur des passerelles
tant ce fleuve d'emprunt cst de bonn;

DI CIMlll PillB.

contre l'autre. Cette magnifique rade, qui
portait fierement une foret de mats, ornés
de~ pavil\ons du monde entier, n'oflre _plus
a \'reil qu'une masse informe de tristes
épaves.
On estime a cinq mille le nombre des
victimes de ce désastre; les premieres nouvelles avaient fort heureusement exagéré le
nombre des victi10es; mais qui sait si ce
chiffre, déja effra1ant, ne sera pa~ doublé
par les conséquences de cette terr1b\P. catastropheY Des milliers d'lndiens ~r;ent
sans paio et sans asile, e~ ~~ quaot,t~ d_e
cadavres charriés par la r1v1cre ou la1sses
saos sépulture dans les ruines fait redouter
sérieusement une épidémie.

tTt:DES COIIPW!llltllll WNDES AR~l~ES

•-'·

e._

11 y aun
mois bientót,
quelques alfailllflill ameoé a Chalons. Si pres ■ •l la teille meme
de la cltilan..,. ■aoamvres de
la campagne,~pu assister a ce
spectacle, ~ • • rail j'y po•.1,,ais etre _..,r.i.11ain, je me
trouvai done, llija da iour, sur les
bords de la•
Qu'est-c:e . . . ., me dernanderez-,ous.
La Suippe••OlO?Sd'.eau, aux
confios DON4~ ■e petite ri-

Pour extrait : P. P.

VUB PRISB SUR LA. PLACB¡DU GOUVBrummNT.

MAISON OU COLONEL DIRC.B, P•RK STREET. '.

:~
.-:.:==--~

-:=-==-~-==-~
-=--=_.;--

•

-=-·§-~

-,. -

ARBR8 ARRACUÉ SUR LA PROIIIENADE.
ARBRKS BRISES liT ARRACBts SUR U. ROUTB CIRCULAlRE.

D'apres les photographiu de 11. Purt00 Waltmoo, com-.~oiqoéts pir 11, Sec3odé, de Calculta.

DÉSASTRES

CAUSÉS

PAR

LE

CYCLONE

�'.156

L'ILLUSTRATION,

JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTHATION, JOUH l'lAL UNIVEHSEL.
111aniement des pieces. Des ,Qu'un officier arrive á un
commandemenl
.
,
•ct personnel,
. . a celui d'une batlerieou
d,uoe sect,on e bat1er1e ' 1¡ se borne a la ct 1rectrnn
· . génera 1•e, ·¡et ne commande
plus lui-méme les manmuvres
.
de deta, ,. 11 en resulte,
pour
les grades inferieurs,
".
1,ba,
bilude d ·un•tcoup d mtl plus hbre'"ulus exerce·, Pus
1 sur.
,
' ee o es pas seulement par son babi Jeté p 1
de son r
, ar aJus~e
. ir,_que se fait remarquer l'artillerie t'ranr11se, ma1s auss1 par sa direction savante 8Ur 1es champs
de bata1 11 e. Cec, ¡,ese beaucoup plus que toutl
,
sor qu'elle a pris
deputS les •uerres
de la ll?
reiste.
•
evo
utlonL esel
0
401 a1touJours
elé
en
progressant
elle
d
.
'
1
•
¡tr C'
d
,
e Olt surtout a
)apo eon ' . est ans ces combats de géant de mmpire qse ,1 on vo1t apparailrc, pour la prem,ere f'o1s ces
lllasses rl art1ller1e
qm vienoent, pa r 1eurs 1,eu.x concen'
.
tnqucs, dec1der
du
sort
d'une
Journée
•
, comme a Eylan
aFr1e, di an d,. a Wagram.' qm cban ooe OI une defa1te
. en,
-mil desastre ,mmense, comme a la Moskowa o . 1 R
, " es60 000
us"''· íoudro¡·és
,
pa~ 400 p,eces réun,es, perdirent
hommes.. o
Vos generaux excellent dans ces gran des 'mao~uvres. n peut dtre que jusqu'a present ti
1
os egaux d 1
s ::on restes
sa .
ans eur ~rme, leursémulateurs ne les ont
¡amais
. .
• f su1v1S
· que de bien Juin.J tanct ·I:). que vos 0 enerau.x
im anter1e et de canleric out f&gt;
agues émules.
_uuveot rencontré de

:is;

vi~ille Moscovie avec son Tsarisme n'existe plus; il faut d
«Vos générau, tiren\ bon parti de ces heureuses disl'::1i~echercbes plns g,lantes. Ce ,ont les femmes qui .
vo1r ce que sera la Jeune Russie.
France, c'est instincth·ement que le soldat demeure a ¡,ositions. Toujours préts a tenter meme l'impossible
.
ent, et, chez les femmes, particuliCrement les
composition. Amis et ennemis marcbaient en silcnce, et,
'
• Telle est sommairemenl 811 d
son
rang.
on
les
a
vus
prendre
des
villes
et
forcer
des
relrancbeetolfes,
de sorte qu'en parlant de ses tableaux on se d
a. voir la placidité de tous ces gens, on ne se 'Serait vrai;
de nationalité mon op· . Í,·
chors de tout esprit
« Yotre infanterie légere est fort supérieure aux autres
mande
· Préfé rcz-vous sa robe bleue ou sa robe' .a .,emenls
avcc
de
la
cavalcrie.
Les
généraux
allemandssoot
.
ment pas douté qu'i\s allaient se combattre avec achardes pui!!:)ance; contioe~~:~:~ ~:: ~:ª~~che sor les grantroupes de meme arme d'au dela du Rhin. Tout se réu- beaucoup trop méthodistes pQur se laisser aller a de tels
nement. Leur figure ne trabissait pas la moindre émocontrcr .sur les champs de bat:11·11 e.)&gt; rance peut ren- 11 est ;rai que ces robes sont admirables. Quaut a
nit ¡,our concourir a cette supériorité. Son armement risques; ils perdront un lc\llPS précieux acalculer, a pe'11erl, ~ est duo .enthou!-iaste de Meissonier, qui du· res:.
tion, pas la plus légere apparcnce d"boslilité.
A petoc avais-je en le t
d
.
est des meilleurs, son équipement commode et bien ap- ser toutes les chances po!l-sihlE:s, l .t o'aboutissent pas a
. a fort admiré, les petites,
de!lon intéressa l
e~ps e remercier le général e . 111 ren bien, car ce dernter
Au commandement de halte qui se fait entendre, les
proprié ; mais ce qui vaut beaucoup mieux que cet l'action. Ayant entré les mains un ¡pstrument de choix,
n econversation que
é•
.
1
1
:e M. ';erner, \ors de son passage a Berlín. C'est
faisceaux soot formés, les chevaux attachés au piquet,les
Je luí serrai affect
'
nous t10ns arr1vés.
accessoire matériel, c'est d'a,·oir en partage - corome ils ne savent pasen joueri la preuve, c'est que la cava.
ueusement la main en 1 . d
lentes dre;sées en un clin d'mil. Le feu s'allume et eréla
permission
d'
¡·¡·
,
Ul cmandant M \" ,"º qu elles out de grandes qualités. Seulement
u I tSer toul ce q •·¡
.
tous vossolJ.ats, d11 reste, - l'iotelligence et l'agiiité, la \erie allemande, conrluite par des officiers Íran~ais dans
· ,, e,
· dre et vise
• au plus haut'
11 n'y mit d'a 1
..
u I venatt de me dire. dan.:
pite sur toute la ligne, - feu tout pacifique encore ; il
1 ner • commence
. . • ,. a pem
présence d'esprit, qui sait tirer de toute circonstance les guerres de \'Empire, compte á son avoir des fails
·
u
re
cond1t100
q
11
,
a
spec,altte
qu
ti
s'est
choisie
Alle
nommer.
ue ce e de ne le pas
s'agit seulement de préparer le café. Avec que\ eutrain,
uelq
é
·
odons encore
donnée le meillcUI' µarli possiblc. Tandis que l'Alle- d'armes qu'elle n'eut jamais exécutés avec des chefs de
q
ues
ann
es
pour
le
placer
il
coté
des
ma ·1
quelle rapidité tout cela s·exécule ! La baguette d'un maJe m'y sws
. rormellement engagé.
Le genrc
bí é
, res.
mand, que le Russe surtout, se sortent fort mal d'une
.
'
com
n
avec
le
paysage,
est
une
Corm
sa nation.
·
gicien n'opere pas plus prcstcmrnt.
Gusuvt
GtR.ARD.
échaulfourée, le Fran~ais y a \'avantage.
pemture
charmantc
et
féconde
qui
se
fat
e de
tt
La
cavalerie
prussienne
ne
conserve
plus
que
des
1
Soudain part un coup de canon, signa\ de la batailic,
de to
¡ •
comprendre
&lt;( Les Russes, que l'on peut anéantir, mais qu'il est diftraces
loinlaines
de
cette
instruction
solide
qui
faisait
.
us,
p
a1t
en
méme
temps
a
\'esprit
et
a
l'ima
inaEn aussi pell ·de temps, les teutcs sont repliées et enleficile de rompre et de va1ncre en colonne serrée-,sont pres- jadis l'orgueil de ses régiments et de ses généraux. Elle
1100,
et
peut
se
preter
aUI
plus
poétiques
conce
tus
vées. Les fantassins courent a \eurs armes, les cavaliers
que nuls en tirailleurs. lsolé, le sold&gt;l russe perd énor- a adopte le syslCme d'instruction de la cavalerie rus!ie,
L'XIPOSITIOI DIS BIAITX-ARTS, A BKRLII.
M. G. Spa,1ge11berg y lient une place a part, si o~ n'es;
sautent a cbeval, les voitures de l'ambulance vont se
mément; il a. besoin de sentir le coude de son voisin, parce que celle-ci a bonne apparence, mais toutse borne
(!•
article
)
par
la t~cbnique, du moins par la tenJance lé endair
ra.nger a la suite, toutrs prCtes a. recevoir les bleesés.
d"enlcndre la voix de son chef. C'esl une machine qui a l'apparcnce. Les inspecteurs généraux se plaigneot
archa,lque
de son pinceau. Ses tableaux rcpr~duisen~
Déjala fusillade est engagée.
ne fonct1onne bien que daos son milieu, avec tout le beaucoup du déclin de la cavalerie prussicnne. Daos le
Tout ce qu'il m·a été donné de bien saisir au milieu
d,rour bl~ peinture de genre, M. K11aus marche a la tete
que qu'une des vieilles Sagas germarnques en .
son engrenage.
nord de l'Allemagne, il ne reste plus que le Hanovre
scom alla.nts, et, nouveau Léomda
.
o , ral avec un sentiment poétique trCs-profond pari:i~
des tonrhillons qui envahissaient l'atmosphCre, ce doñt jcu« de
L"iufanterie prussienne, beaucoup plus pro!lfe a qui ait une cavalerie bien instruite. ·
su1· v1cto1re Une F
s, remporte v1ctu1re a,ec un grand IJonheur d'e1pression.
je me sois paríaitemcnt rendu comptc, c'est que l'enl'allaque en tirailleurs que celle des Russes, est bien
t&lt; La cavalerie autricbienne, la cava\erie bongroise
d'intér1eur d·une harrnome
emme _enadora\ile
couches estqu un
M St rylaº sk·y, saos tra,tc_'r les mérnes snjets, assoc,e telnemi a été battu, eufoncé sur toute la ligne: le Fran9ais loin d'opposer la mlmc ténacité en colonne. Elle s'en· petit tablean
ll'
lcme.nt
est as~ez coutumier du fait. Ce que je puís affirmer en- gagera vivcmcnt, mais elle se fati gue vite. Plus manceu- surtout, est bien supérieure aux cavaleries prussienneet
coulcur' produit l' t11
de la réaltlé
' méme
,, par un
e
el
de
nature a ux scenes les plus s11nples de la vi
Q 1
,.
femmes
chucbollent
,u
pied
du
I
L
1
.
,
ue
qucs
qu
ti
les
rend
fantast,ques quand mcme A .
e,
core, en toute certitude, c'est que les voitures de l'ambu- vriCre que l'infantcrie autrichieunc, elle a plus d'entrain russe. Ce qui lui manque, ce sont des généraux qui sa, Les Russes,
qui
trainent
apres
eux
d
.
' es mas,~ for- le sem ason no
.
. i ' aJeune mCre dol.'.lne ele Gah-cie
t l
. rns1, les Juifs
lance sont revenucs a vide, et que le soir pas un seul aussi, mai-s moins d'baleine, moins de coosistauceréelle. cbcnt la conduire á la f,·a,u;aise. Je dois dire cncore que 11da.bl e!! d.artl
1
uveau
ne,
tand1squ'un
p
t
t
prim,
e
ans
mi
cimehere
se
détacbe
t
lcr1e,
ont
prouvé
simpl
b
ement que l'on
son armement n'a pas la légereté, la commodité ni la
t gar~on, lSSIS dfoend de dbrou1llard qui les emprei~t d'un c•racnt'rseuprleu,nn
~•l
bomme ne mauquait a l'appel.
. etre. ric e en canons et f'ort pa uvre daus l'arl de dco11tre le ltl' s"étellll· et bátll e. Une autreetotle
« Je ne sache guere que les bataillons de chasseurs solidité du vi'ttre; il esl de trop ancienne fabrication.
représente
gr
....
1,;
Victoire inoffensivc entl'C tant d'autres si sanglante~ !
1en
servir.
bes
pays,ns
tyroltens
sermonés
par
leur
curé
pour s'ct
an eur. M. Riefstahl, en mettant en scéne d
autrichiens qui puisseut soutenir .la comparaison avec
((
Avec
des
ressources
iuHnies
en
chevaux,
et
des
Celle-la au moins o·aura coilté de !armes a personne!
• Votre
.
L~~:~: i~,rorlc:l e~core les marques ,te lcur equipé:~ ~:i::a~ tyr;ltens prtant autour d'une chapclle sur ~:
r ¡ nouveau
r
•systeme d'at·tillerie est ven u opere,
les vótres. Soldats de choix, rompus aux exercices, ex- hommes que l'on peut pétrir et fa~onner asa gU1sc, la
ue
ev
0 •110n, .metamorpboser compl e·te meot la science
.
.
•
cellents tireurs, mais moins agites, moins hons mar- Russie n'ajamais eu qu'une cavalerie médiocre, qui n'a
s,eme
t:St 11.n~::r~o:tutre le bras en écbarpe, le tro1- ldont_s·7:~re_;;:oct~e:e:b~:~~::1;~~:~!~:spthic:,1.ee·,dceesrbealte_f
1ta1re. Les di verses
puissaucec.:. , se sont empressees
. de
JI,
.
cheurs, et aya.nt cncore ce dé!l-avantage vis-3.-vis de vos positivement marqué daos aucune des grandes lulles de adopte
lus
que Je soup~onne d'avotr porte les es c,m C
"
u
r, en y mtroduisant luutefuis certains chan"e. mau.va1&amp; coups. Mais la prmc1pale figure est un caes. est une peinture d'une v1oueur \
so\dats de ne point pratiquer l'escrime de la baionnette. l'Empire. Tout est sacrifié á la ¡iarade. L'alignement, la
P
o~. Leur
Le lendemain, pendan\ le trajet de Chalons á Paris,
. amour-propre natJonal bl esse eherchati.º a. ~~crn QUI asStsle le curé et dont la tete e,t un chef- et QUI ccpendant, gracc a l'harmoni; d Ictonnaote,
« L'usage de cctte arme, auquel votre bouillance de satisfaclion du coup d'mil sont, aux yeux des généraux
je me trouvai daos un compartiment seul a seul avec
e~uvnr au moins d'a.pparentes innovations. Ju:)qu'ici e muvre digne de tout ce que la petoture de cnre a donne l'illosion de ce calme sublime ' e a couleur,
sang s'adapte si hien, l'empressement a y recourir des russes, le nec plus ultra de la perfection. Les soldats mag
qu'a quelques millters de ptcds au-::s:~,ne rencontre
tatonnements
. n,ont guere ¡&gt;roduit, JamatS produtl de plus accomplt.
un bomme d'uo ;ige plus que mür, mais bien conservé ;
d
.
' tous ces e~sa1s
que l'occasioos·en préseote, sont encare une des causes nceuvrent tout d'une piece, comme ces jouets, comme
MI;
Knaus
a_urait
presque
un
rival
daos
la
personne
de
Un bae traversan! la Moselle, de M. Charles des platoes,
un de ces vieillards qui pla.ntcnt volontiers encorc, mal\ es. depense~ enorrees et tres-peu fructucuses .
relatives de votre supériorité. Les troupes allemandes ces soldats de bois ou de plomb qu'un ressort fait agir.
. . aut1cr st ce dern
d .
de Lausanne, eleve de l'éco\e de Du;scldoScfhles111ger,
!Doletcrre
en
sa1t
quelque
chose'
L'rnt
11
·
.
.
gré Je, •ns, comme l'octogénaire de la la~le. Sa phy~
,.
·
e 1gence crea- d\1 . d' '
ier, ess1oatcur adniirable était idylle
¡·
r' est une
n'únl jama is montré beaucoup de propension pour l'arme
oue une coulcur plus brillante M B V '. '
compele, toute plcinc de la poes1e d b
.
~Wt rarement I m11tatem·· el d'a'II
sionomie fran che et ouverte, son too, ses manieres, tout blancbe, les Russes encare moins. Ooués généra\ement lis sont accoutrés, équipés de 1, maniere la plus ge.
. . . au,ter est un d'cté, et qu, rappellc la .l/at'uriad'Hébe1·1 MesS ebalux so11·s
jvurs inventer3. nouveau. '
, eurs, elle peut Suiss F
próvenait en sa faveur. Nous etimes bientót lié conver- de plus de force musculaire que la race latine, les pen- nante, et de plus tres-mal armés, Mousquetons, sabres,
.· e- ran,ats, eleve de l'école de Dusseldorf qui d
el p
1
. . e csrn•er
lances, casques et cuirasses, tout ce matériel cst exces- • Ce qu'il m'a éte donné de vo1r ou d'appre d d
JIUIS quc_lques années, s'cst fait un nom en AIÍcm:•n:•, armt es petotres de genre de laJeune Ali
o
sation •
ples du Nord et les Germains se serviraient plus volonsivement défectueux.
r1enl!es sur les divers systemes d'a
n re . es ~omme illustratcur aussi bien que comrne peintr; d; un talent hors ltgne. JI se d1stto•u
emagne,
J"appris de mon compagnon de voyage qu'il avail
de ball
¡
rmes portat1ves
tiers de la crosse du fusil qne de la baionne~le.
lt Les chevaux sont superbes. Uans les régiments de
º º'.lfe. Ses SuJets renfermeot tous une ,·cte·e fine ou ,·- tunent prufond de la nature, pat°u:/gu;1:~t piar un sensuivi en amateur les opérations des Austro-Prussiens
. es, sur es canons et projecules, sur tous les oua
t
p
ce de des,m
.
e ,me seten(t Votre iníantcrie a done sur les autres. le double avancontre ce malheureux petit Oanemark. Ancien officier tage de l'emploi intelligent des feux de tirailleurs et du \a garde, ce luxe est poussé a l'extréme. On n'y admet
ectwnnemcnts de votre artlller1e, sur l'effrayantc ; . n e, et son. expression est toujours a la bauteur du 1 .
QUI .sera,ent plutol fran~atses si elles n'e
,UJet. On admtre surtout un coup\e d'amoure
aient avant tout les frmts d'un gente tout il. f ·1 . . lliJOD de son t1r : - ces pauneaux tro . .
supérieur au service de la Confédération du Rhin, sa mauiement de la baionnette. Vos petils soldats déploient que des chevaux d'une robe pure et sans tache, noirs, ao500
'l .
ues aJOUr O
blancs,
alezans,
ttc.
En
cela
comme
en
tout,
l'appame res par la boite a m1traille a i 200 .
visite au camp de Chil.lons était un dcraier hommage da.ns l1attaque en colonne une vigueur, une puissance,
~e btulit de la _porte qui s'entr'ouvre.
~l ortgrnal. M. Ernest 1I,/debrui1á a pour lni laª~.~;:~::~
l'obus a ball .
.
,
,
metres
. • e cst le ltlre du tablean. Les deux com ltces
exqu1Se expre sion du dessm. Uncjeune ~lle t t
rendo a \'armée fran~aise, dans les rangs de laquelle il que l'ou n'aurait pas cru attendre de leur constitution: rence d'abord, la qualité a !'aventure. Les petits cheu
. es' - tout cela demontre que la haute
vaux
cosaques,
qui
ne
paient
guere
de
mine,
sont,
l
Jellcnl
un
regard
inqU1el
du
cóté
d'oú
vicnt
le
I
enfunt
tandis qu'elle va putser de l'eau a la ,.
uR
se faisait hooneur d'a,•oir comb3.ttu : c'était comme le
i,on placee a la tete des travaux,entend liten ne pas
la furia francese supplée a ce qni leur manque.
mon
avis,
bien
préférahles.
Cette
cavalerie,
particuliere
l~•:dtS
qu'on
,pcr,o,t
plus
has
une
chevre
QUI,
cberc;~~;
a
notre
avts,
la
toilc
la
plus
sympath1que
du
•;:~
:\~st,
ccuronnement dt sa longue carriere, des études bienbni.r aux résultats acqu1s, et qu'elle s'm,renie sans
(t En définitive, il n'existe encorc qu'uoe seule infana. la Russie, a beaucoup perdu des avantages qui [aipa ure, a poussé la porte du bout de ses "Ornes U
une de ces muvres deslmées a étre reprodutles pan. 1
e a en obtemr de plus pos1lifs eocore º
aimées de toute sa vie.
terie de llquelle on puisse dire, cümme Napoléon á Lut- saient sa valeur, depuis qu'on l'a organisée, disciplinee
•UPour me, rérli mer, car Je
· vo.1•s que nous· approchons tre JOU?e petolre, JI. Paul Meyerlieim le ;adet
n ~u- lhographie ou par la gravure, et qui dev1enn~nt :e:e:e( Je n'étais pas ven u en France, me dit-il, depuis t852,
zen : (&lt; L'iufanterie fran~aise· doit savoir se suffire. 1i
a l'em·opéenne.
époque a laquellej'assistai a la grande revue du Champ• gare, 1armee franfaise, jugée dans l'eusemblc de mc1lllle d armtes, annonce déja un gr:nd maitre dunanºs laa- satrement populatres. La place nous man
(( Ots trois armes, infanterie, cavalerie, artiHerie, la.
P , e pemtn S M
deerire tous les tablcaux de •cnre qu,· me' ·t que pour
« Je ne roe s11is jamais expliqué cette miinie qu"oot
de-:.iars. Si j'avais été frappé déja des progres de votre seconde étail assurément celle qui donnait le plus de
orga~1sat1~n, est une des rneilleures, - et l'on peut l'e
"º:
ª énagerie est le tablean a succes de
d
o
rt era,ent enfüen n'est m1eux obf&gt;erve· pi
core e oous arréter. Je ne puis qu'cou é
armée, je puis dire que je l'ai été bien ¡ilus encore 'de prise a la critique de détai\s. On dirait qu'elle a lenu á. s'y tous les Allemands de déprécicr votre cava\erie. On
e.d1re, a tout prendre, la premiere armée du ,e xpos1tion.
l
1
•
•
'
us
sa•emenl
M
Otto
Becke
\'b
b
I
r
m
rer ceux de
m ' ni pus spmtuellement dess1né. Les sin;es 1
•
r, a I e ithographe etl'excellcnlcolo . t
ceux accomplis dans cette derniere période décennale., soustraire pour uue bonne partie. Quoique deja supé- croil avoir toul &lt;lit quand on a répété pour la milliéme
\
fois: « Les Fran~ais ne sont pa.s cavaliers, ils mónteot 'L'Autriche a seule
,.
« Vos troupes ont wie attitude bcaucoup plus faite
.
assez ·de ver1tables
re-=sources pcrroquets, un chameau, un lton méme, sont cara;té:,~ de M. Gr«ef, l'uo des peintres qui ont décoré de fre:is e,
rieur a celui des autres ·puissances, son armelllent of- mal a cheval. • D'abord, le reproche est loin d'avoir aoqu'a\ors. Elles manreuvrent avec un aplomb, avec une íensif et défensif a encore été perfectionné. Les régiments
:•!~:1r une \~ti~ contre la France. !lais l'¡utriche sés avec amou_r, et le mot n'est pas lrop fort, car le Jeune ~.!~s~e d~~erléin¡-' de MM. Guterbock, Lasch, Boscit::
b' t ud ie . w, eve d1strnguée d'Ary Scheffer et me
économie notoire de (au:r: (rais, un laisser-aller qui sont mieux montés que jamais; quelques-uus d'entre jourd'bui la meme portee qu'il a eue; ensuite, la cavale- ks ·ct· omogéne1te. L'op¡iosilion des races la di ver pemtre est, d1t-on, le vis,teur le plus assidu du J d
rie fran~aise demande a étre jugée daos son ensemble
·
ar m a e_r e passer au ¡iaysage.
'
i wmes la géneot t 1
,
- zoolog,quc · Au prern,er
n'apparticnt qu'a elles, qui dénote bien cellc confiance eux ont méme des chevaux de pure race. Les hommes
Pan
1 ' un bercule' á la ('igure
e a paralysent daus ses vulga1l'C expo
La surtout nous recoonaitrons cbez 1
et snr les hauts faits inscrits a son compte. Lord Welling- ements s' d
íllimitée qu'ell es ont en leurs propres forces.
con ·. i ans votre France les derniCres pro- d
'
se un gros serpent boa qut se roulc autour
,
es meilleurs
aussi ont bcaucoup gagné sous le rappurt de l'iostrucson cou et dont la tete erre sur lcsspectateurs ébabtS ¡etnlres allemands, l'tofluence de notre admirable écol
« Volre infauterie de ligne est belle et bien tenue. tion. lis manceuvrcnt mieux; a.ais ils n'oot pas en- ton, dont on ne récusera sans doute pas le témoigoage 111Cien:w54:s s?nt pour le moins aussi dévou.ées que
1.s•~-':1s de 1111, un pélican ouvrc le bec com,ne s',I vou-· ranp1!ie. C'est en etud1ant les reuvres des Corot R e
Sans doute, si on la compare, U.la parade, avec celles des care cette tenue tout d'un bloc, si l'on peut s'exprimer et l'autorité, a dit quelque part qu'il n'avait jaroais rien •••·· bes, ti nea est pas de rnCme de l'ao-ofoméra• a1t
t ¡ ¡
seau DaulJirrny T
F
, ousvu
de
plus
admirable
et
de
plus
terrible
que
oes
cbarg&lt;I
._,e
ienne
LeV
·
t
l
ºº
. '
º ' royon, ranpis, D1az, Lambíoet etc
grandes puissances étrangeres, on trouve qu'elle n'a ainsi, que l'ou remarque notamment en Autriche. lis ne
:
ene e, e Hongrois, le Gallicien 1 1.n11 er a aconde enrouée du dompleur. On admire
de
la
cavalerie
fran~aise
se
succédant
sans
relache
peoauss1, du
art1ste, un marchand de cb'"evres QUI qu
ont acqms UJle qualité fort neu
:'
point la.frontomanie, la rectitude automatique des Russes, savenl pas a.ssez mairrtenir l'allure de \eur béte, et pren' 1e Bohcme, le Setbe et le Transilvantcn s; al
d mCme
.
vete~Is Q'
, allemande.. ¡'•,. na,dant
pres
de
deux
heures
sur
le
p\ateau
de
Mont-Saiot.
orce_
e
v1vre
avec
sa
marchandise,
en
a
pris
la'
b
~
l'All.
u
oo
,ne
prenoe
pomt
ceci
pour
un
paradoxe
!
ot
rcbelles
a
to
·
d
.
'
des Prussiens et des Aulrichiens. Elle fera moins bien ncnl trop vite le galop. Cet tilan trop précipité a uui
u1 proJel e fus10n, et entendent
Jean. « Celle cavalerie, écrit-il daos ses dépecbes, noos , er 1eur nationalité.
s10nom1e. 11 y a dans les composilions de M. Meyer~eim ll ema?.d n cst pas plus nail qu'tl n'est enthou•1aste
l'exercice; ses feux de pelotons, de bata.11\ons, ne seront bien souvent a la cavalerie fra.n~aise, malgré lout son
entouraitcomroe si c'etit été 1, nótre. •
une force con:11que qui lui procurera bien des succe,.
peut s echauffer peu á peu pour une idee qu',l -a a .
Autricbe a ne' anmoms
· une grande force d · ·
pas aussi régulicrs, auas:i corrects peut-étre, qu'imDep ·
.
e res1s« Son élan fut incomparable. Des carrés chargésdix i
courage.
.!I.
Hoguet, pemtre tres-productif et tres-sµirituel (pcutet re_tournée auparavant daos tous lts sen~1
7
9
portel ;i le, halles frappent . plus juste! En général,
U1S
2
JUSQu'en
i815
on
l'a
en ¡¡r,,
.
,
vue presque
« Un autre reproche a tui adresser aussi, c'est de trai- douze fois, quelques-uns anéantis presque enlielf, , o est po111t primesaut1er, ¡¡ ne se ltvre jamais á s;
vos fautassins, quoiqu'ils la1ssent a désirer sons ce rap- tcr trop négligemmeot sa rnonture. Ce manque de soius
ºne, bien que bauue presque toujours étre lrop), M. Salentin, M. de Heyde11, M. Hiddemann
ment, d'autres taillés en pieces aux deux tiers: soixaote
les' pr~miere impression et n'ag1t qu'en vertu d'un system
port, tirent néanmoins beaucoup mieux a la cible que a été souveut la cau,e de perles considerables. C'est a
qu: \~ Prusse a failli etre rayée de la carte d; M. de 1Ville, et surlout M. Solm, chercheot a "agner
O
ratSonné et préeon~u. Avec cette tournure d'esprit e
piéces de canon, six drapeaux enlevés, la seconde lignl , pres la perle d'unc seule bataille. La Prusse sulfragcs~ non-s_eulement par de bonnes qualité,
a1·1·1st1·les fantassius étrangers.
lui que l'armee fran~aise a dú d'en éprouver de si in- anglaise atteinte, le désordre jeté jusque dans les ré&gt;tlues m
"
peut arriver a exé I d
on
.
. . cu er es compos1t10ns sa van tes de la
• Sur le champ de manceuvres, vo~ troupes n'appor- croyables pendant la campagne de Russie, tandis que
one valeur nominalc; elle n'a pas le poids voulu q . ~ a1s auss1 par l'intérét mCme du sujet de la comphtlosoph1que, de la sculpturc métapb;sique
pu1ssance de prem,er
· ordre. En prisc de toutes p0Stt1on .
teront pas autant de précision dans l'a.lignement, daos la cavalerie alhéc, qui marchait daos ses rangs, en ves; voila ce qu'une partie de la cavalerie fran ·
abandonnée a elle-méme, saos direction en chef, a
Au
contraire,
MM.
Carl
Becker,
Kraus
et
Werner
dé
d
l'
arch1tecture
archaique, mais on íera difficilcmen\
11
les conversions que les troupés allemandes ou russes;
e e re.ssemble /¡ un serpent dont les lon!?S
éprouvait de bien moins sensibles.
(ait a Waterloo ! Que l'on cite done une autre cavale ·
~a,gnent
cette
derniere
rechercbe.
lis
font
de
l'art
ou;
a
e
·at'\
or,g:nal.
Cependant
un grand nombre des jeunes
º
ma.is cette extreme précision a-t-elle jamais donné la
« Quelq ue regrettable que soitcetto négligence, elle n'in- capable d_e pareils elforts, de semblables prodiges!
dusera1ent C' coupés ' disioints
~
, a p1us1eurs
1
art,
el
les
sujets
de
leurs
tab\eanx
ne
sont
que
des
ppréo
rl1,tes
de
1
éco\e
de
Berlín
ont prouvé qu'avec le temps
victoi"re 1 On a done parfaitement rai!-ion de ne pas s'en Oue que snr la force et la vitalité Jes chevaux, saos donner
co_rps. eSl un pays d'enclaves avant plus
textcs
a couleur
des bouquets de fleurs saos paríum nin pouva,t se. débarrasser de ce doctrrnar1sme
· .
«
On
se
montre
beaucoup
plus
juste
a
l'égard
de
v
·
.
,
gcrmapulalton hostile, ou pour le moins fo~t peu afoccuper outre mesure en France. C'est faire preuve de toutefois la mesure de la valeur intrinseque de la cavaartillerie.
On
reconnait
volontiers
la
supériorité
de
1'
M.,
Karl
Becker
est
un
admiralile
coloriste
non
moin;
fr
~u:
el
se
hvrer
sans
arriere-pensée
a
l'impression
;
un
pays
enfin
dont
tout
le
passé
glorielll
tact militaire que de ne pas dépcoser en purc perle un lerie. Si le soldat, pris isolément ou en masse, n'est pas
qu un excellcnt dessinateur. C'e·t un Vé ·t·
a,c e et spootauee de la nature.
IU.r un seul borume.
temps précieux po&amp;r un médiocre résultat, que &lt;le tenir un cavalier parlait; s'il ~aspille parfois les forces de seignement que ses officiers rc~oivent a l'École, et d
.
.
:)
m ien pur sang
Les comp .f
b'b.
le développement pratiquc les suit daos toute Jeur
, os1 io~s I llques de J. W. Schirmer, direc·•
bataille d'léna sufllra toujours a le réduire a qui ne se pla1t que daos le velours, le satin et l.i our~ te r
compte de l'espl"it et du caractére nat,onal. Le Fran~ais son cheval; s'il ne le soigne pas toujours convenableriere. En vain a-t-on essayé partout d'établir de
pre. Une séa,ice du C,mseil présidée par le doge ne :epré- ui dée I Atdénne de Carlsruhe, mort en i863, formen!
est d'inspiralion vive, d'allore dégagée, impatient de ment, ces défaul~ sont singutieremcnt atténués par des
blables écoles, elles sont restées bien en arriere de 1
ta la R.uss1e,
. depuis le mo11,·ement qui s'est senle aul:e .chose que des prflals autour d'une taulc st ~es e"º ort rcmarqu;b\e de huit paysages de grand
toute entrave, de tout lien. L'Allemand, le Rus~e, au qualités innées, par son adresse a manier le sabre, a
dan
modele. ll en est de certaines institutions comme
contraire, sont lents, com¡)a.ssés, saos initiative person- faire le coup de pointe, par sa ré,olution et son impéd s les tdé_es' depuis le reldcbemenl de cette ca~sact, ecrivant ou cachetant des lettres. Mais quell; bi~toireºº~~.~ daos le veritable sentimcnt de la grande
quelques plantes, qui se dépaysent tres-difficilemenl.
couleur, qncllc opulence d'éloffes
1
:
qu t s retraccnt. La Fuite de Lntl, A•ar el,¡ 1
nclle: á chacun selon son aptitudc. Si ces deroiers n'a- tucuse témérité. ll a, en outre, \'avaotagc de rester
. e fe~, qui la tena1t enserrée comme daos un fum
brtllanlc
d' r . ,
,, que
par-- Desert le Sacrifice d'l
, '
,.. e
« Vos officiers d'artillerie se distinguent particult
an
iqmte
artistique!
C'est
de
la
grande
peintW'e
pe
/
.
_sw,c, sont de fort belles toiles un
. metta1t aux .mains de son autocrate toutes les
vaient pas plus de cohésion dam: les rangs que les groupé comme le fanta.ssin, lors mcme que daos la viment par la connaissance de la tactique de leur
ma1s d'u~ sévere et beau caracte1e.
es de la natwn, c'est l'inconnue a dégager. La saos but. M, Kraus a les qualités de ce genre avec M.uWi~:;:.1~rmer'
troupes frangaises, on n'y ver1·ait bientót que oonfusion vacilé de \'attaque, il rompt ses rangs et se .précipite
de 1Académ,e de Berlín, fait du
lis ne se perdent point daos les détails élémeotairtS
et désordre; car chez le Russe et l'Allemand, c'est le
cadre seul qui rattacbe et contraint les bommcs. En saos ordre.
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L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
style a grands efJets de lumiere. Son Matin dans le
golfe de Naples est un paysage plein de lumiere et
de grandeur. M. le comte Kalck-rev.th cherche daos
son Cháteau du Saint-Graal, dans son Poysage de montagne dans les Pyrénées, afra¡,per l'imagination, et ne
réussit qu'a produire un effet d'éblouissement, malgré de fort belles qualités. M. Eschke, luí, cherche
aussi les grands effets de lumiere, mais il les tro11ve.
Sa Baie de Saint-Aubin, et son Elisabeth-Castlc, dans
\'ile de JerS!!Y, sont de magnifiques paysages d'un
style tres-audacieux et tres-large, melé a d'excellentes recherches réalistes. M Ruths est un paysagiste original, d'une rare énergie de touche. ÜD admire aussi un vaste paysage demontagne de M. Rollmann, UD beau paysage d'automne de M. Dressler, un
Plateau norwégiw de M. Knor et un Bois de Chénes
de M. Louis Spangenberg.
Mais les peiDl.res vraiment a la mode sont les réalisles. Sous ce rapporl, M. Théodore Weber est un
véritalile Parisien. Sur les six tableaux qu'il a expo-•
sés, il ~ en a trois qui représentent les bords de la
Seine, ou les env1runs de París: et les autres qui
sont des marines de la cóte de Bretagne. Dans le
tablcau de tui, que nous avons reproduit daus
notre dcrnier numero, 011 découvrira un sent1meDt
na'if et profond de la nature, une couleur pleiDe
de vérité et cD mcme temps un grand style, du a la
siDcérité et a la s1mplicité de l'iuspiratioD. Quantaux
marines de M. Weher, elles soDt suffisamment connues a París, et l'oD n'a pas oublié son tableau du
dernier salon, intitulé la Derniére Vague. M . Bem1ewitz de Loefcn est un maitre tout a fait original, exact comme la photographi.e etdélicat comme
Daubigny. Personne n'a, je crois, jamais peint la
nature comme il la voit, et tout le monde trouve
que la nature est telle qn'il l'a reproduite. Tout le
charme de ses paysages consiste daos la vér1té de
l'accent, dans l'énergie plastique du dessin, dans
l'h'.\rmonie calme et naive de.la co1Jleur. M. Ockd
est aussi forl original, mais moins distingué el parfois un peu trop crii. Chez Af. de Schamplvllee.r on
trouve, outre la parfaite observation de la nalure,
un sentimeDt poét1que d('s plus délicals. Les freres

---

Aschenbach, de Dusseldorf, sont de grands maitres
•• P .
en
paysage. Oo conna1t a ar1s 1es ,·ues de Naples 18
clair de \une, cl'Oswald, vrai tour de rorce de coulell?
et d'harmonie. M. Gentz, le seul peintre qui ait eiposé
des paysages orientanx, se distingue aussi pár un réali&amp;me poig~ant, qui est le fruit naturel d'un long séjour
fait en Egypte, apres de solides études faites a Paria
M. Gentz a bien voulu nous permetlre de reprodu~
son Camp de Bédouins, dout on adroirera la vérité de
couleur et l'habileté de dessin. Ilien d'autres noma
mériteraient d'etre cités a c~té de ces maitres. Nous
rappellerons entre autres M. Brendel, le fameux peintre
de moutons, MM. Flamm, Leu, etc. L'espace dont DOUI
disposons daos l'lllv.sttation ne D0US permet pas de
détailler davantage, et uous craignons déja que nolle
compte-rendu n'ait parfois beaucoup trop de ressem.
blance aver. le livret de l'exr,ositioD. Nous n'avons pu

/

/

111THll'1' l.A~t:K LE CliAPON .l. PIERHo,T,

ri..us et l'Amo111·, de M. fir.inhol,l
Bega~, est un chcf-d'muvre de 010_
1 delé, de style, de naiveté et ele technique. L'Amour s'est blessé en vou~1, e~ blesser d'autres. C'est bien
~.'d1~a-t-ou, malgré lajolie moue
'111 ía1t et la grace parfai te de ses

LES Ul-.•uu~s HUQIJ~S l'All TIIISnMl'lLTE.

dr ~culpture, qui méritent d'ctre
nommées, mai~ elles sonl aussi a
cc111 pieds au-dessus de to1.1tes les
autres.
WILLl,1:11

CfllU~TOPIIK COLOJ\18 Ut.COL \ !lb

CHRISTOPHE

• n, 0 ,V Vháu
,.

l,..1:.¡

fiErno:-o.

.L\.luNuc,

COLOMB

PA~ M. AUGUSTE DE llELLOY.

- -J•,-r:::::--

-~~
......~

n

11 . . .

Ilustralions de Flameng. -Ducrocq, édileur.

Voici les livres illustrés qui nous annoncent les étrennes. Le mois de décembre est le mois des beaux volumes et des
bonbons. Un sac de marrons glacés 8•·1
1
est acco
" · d' un beau livre, n'en' est
. mpaone
que m1eux accueilli.
Le récit de la découverte du Nouveau
Monde, entrepris par M. Auguste de
Belloy sous ce tilre : Christophe Colomb
est un de ces sujcts qui tentent les hislo,'.
r1~ns et le, poctes. Ce récit il a déjil élé
1l et bien souvent; mais '¡¡ reste to _
JOUrs a l'aire, parce qu'il en cst peu q~i
~arlcnt anlaDt que celui-la a l'imaginat1on. Des aventuriers, conduits par un
ho1~~e d«: génie, et partant d'un port de
la v1cille Europe pour aller a la découverte et a la conq•1ele d'un contincnt,
On les suit il travers l'Ocfan on ¡1Jrtaa.
leurs
· ·Js' 1eur enthousiasme,
'
• leur
oe
.
JJ_cr1
de_sespo1r. On prend part a toutes ces
scenes préliminair1's, a loutcs ces aventures qui
. doiw nl aboutir "' l'e've· nement
le plus immensc des temps modernes
M. Auguste de Belloy ne s'est .pas
coute,,té de suivre ses deva11ciers. De sa
nalurc' il n'aime gucre les chemins
frayés. Pour
A
. peu qu'il. co·te' , ou lllcute
un peu loin de la graude route' il y

:ª

.-=::~
_---.::--e-

-:..:=-~·

-

PlERROT llliPE:i'O
&lt;
ROSltil! CONrHE liN TIGUE.

PIERROT PRIÍCIPIT8 LE~GÉAXT RABARDANTES AU PlllD DR LA MURAILLR.

�¡lier_ qui a pris yo~r .e~sei~ne al'Ombre d". 1:rai. c·e~t la ¡ (40, rue Mar.arine), n'a pas de moins précieul a,

ait un petit Rentier, - non encore foulé, - on
peut etre certain qu'il s'y jettera saos trop s-'embarras~er des cailloux ni des brous~ailles. 11 a d0nc
laissc de coté tous les récits antérieurs, et il a été tout
droit au\ sources, compul~ant, chercha11t et trou1ant, si
bien qne, dans son livre, il redresse bien des inexactitudes et des erreurs. M. de Belloy joint a l'érudition
une qualité qui n'cst poiot a déd:iigner: il s3it le grand
art d'écrire, il en possede toutes les fioesses et toutes
les graces, et c'est poorquoi son Christaphe Colomb surv1vr:i. aux jours cphém~res du i " janvier. Quand le
temps des étrennes sera passé, il restera toujours un
beau et bon livre.
·

I

re!~-i
~

I

..Pri:r des places :
Prem1erc,. ' ' • • • ~-~o
IV fr
Sccoudcs . . . . . . 400 ·
S'adre,scr (IOlll' pas~:J."C r el
esper,•s, et :our tous ~u· tr"e .' rct es marchandises, drs
,\ P· . 1
.
s ren"•J''111·me11t- .
. ar1s, au hnreau sperual di' la "c
. ,, .
levard de~ C~p,1cme~ (Grand-H;itcl). ompa,,111e, t2, bouAu Hane,a mi. William lseli t C•
A New-Yoi·k a. )l G M • k n e ~• ag-cnts;
'
· eo. ac enz1e, , , Brnad way.

Pl.iBLICATIO:\S MU\'ELLES

m:u~on de Par1s ou etmcehent le plus de_ chamants et ou ni moins efíicaces. D'un emploi facile agrrable~
ils C?utent le moins cher, car on n'ofí~e ic1 que l'éclat de il prévienl et guérit les ger~ures. So~ usage
la p1err~- rare, et non sa vale1~r elferyve. ~o_us avons vu levres leur fralchenr et leur coloration naturelles. CIIJ.
la des h1J0lU montés en ~n, d un gout parfa1t, entre au- dans de charmantes pelites boites a tiroir ~cellt&gt; el
tres, des houcles d'oreilles amí•ilailles d'or antiques; puis cachet et de la signature de l'inveuteur afi~ de I re·es
. d~ r~nta1s1e
. . rormé de _cro1s~anl~
·
' délivre' revenir
un co111er
plats dont 1~cen- t~utes les co,n~refa~vns nuisibles, que l'on
litre est_ écla,re par un pet1t br11lant; pms, la magmfique c1eux cosmet1que. 11 n'y a qu'une voix pour con~
collect1on des émni1JJ {lorP11li11~, disposés en peignes, son elficacité.
broches, croix, bracelel~, etc.; enfin des oroements de
M. J. Pierlot prépare aussi le véritable Thé de Sai
c?iff~res dans le style russe, qui sont adoptés aujour- Germain (thé de longue vie), ainsi appelé du nom n~
d hui p:ir toute_i; \ei; íem°.'es a la mode. .
famcux comte qui brilla pendant longtemps ala courde
. L~s -~~cessa1rr~ de toilette, caves a !Jqueur, coupes, Louis X\, et qui lui devait, disait-il, une longé,ilé 81_
Jard1meres de Z1mherg, passage des Panoramas, sont traordinaire.
,
chaqu_e année autant ?e ravis~antes !n~ovations; se~ corQuJ.Dt a Rimmel, il voit cbaque jour s·accroitre Je l'tfretsde,bene e.t ma\a~b1;e,éodr~es de v1e1\ ar!(ent, sont sur- nom de son étahlis~ement de parfumerie. C'est tnojoun
to~t un ~01_1t e~qu1s"' s mr~ tout amate~r, tous ceux au n• i7 du boulevard des ltaliens, qu'il íaut demander
HlST0IRE FANTASTJQUE DU CÉLEBRE PIERJl0T
Q?' ont rleJOl)es etrennes aolfr1r, et ceux qui ontde splen- l'EAtrait de ju, rle limons et la Glycerine, qui rermet de
d1d~s salons a orner.
.
.
conjurer l'apparition des rides rlu ,·isage. L'espace ._
PAR M. \I.FRED A5$0LA.'\"T,
~1mberg est du reste, dans sa part1e, un art1ste du plus manquerait pour énumérer les differPntes compositioae
sér1eux talent. ,
.
. rlu meme genre dont Rimmel a le secret; qu'1l noouarDessins d'Yan d'Argent. - Fume, éditeur.
Le foulard d_e l l~rle se porte ma1_ntenant en toute sa1- fise de dire que eet encbanteur c~mpte dans sa clieatele
M. Alíred Assolanl est aussi un écrivain et un écrivain son. E~ elTet, 11 coute be~ucoup m?m_s c~er que le taffe- de~ reinei;, des princesses et les &lt;lames de la plus haate
tres-vif, trei;-mordant; peu d'arehers, parmi les plus ha. tas, et 1\ ne le cede en r1en a celu1-c1, m comme étofTe ar1stocratie rle l'Europe entiere.
de luxe, ni pour \'éclat &lt;le ses couleurs.
Le choix d'un cordial, pour les cas d'indispositioo 111•
hiles, lancent d'une main aussi sure la fleche de l'éL':1sa!Xe ~e ce gen re de s?icrie s'est r~pide~ent ,rro- bite,. doit étre fait avec discernement. Tous, en rife~ ne
pigramme. JI a été a l'école de Voltaire, et je suis bien pa_ge depms q~elq~es annees, ~race_ a I attra1t QIJ a su conv1ennent pas egalemcnt hien a toutes les cont!titacertain qu'il sait par creur Candide, /'Homme aux qua- lu~ donner un etahh~sement de yrem1er ordre (le Comp- tions. L'un des plus univer~ellement adoptés est l'Eao de
rante éc,1s, l'ificromflgas, la prinwse de Babylone, tou~ ces to~r des Tilde~, i2!l, houlev_~r~ Seba,topol). On peut y ad- méhsse, et il est prudent d'en avoir tou¡ours un ftacon
chefs-d'reuvre d'esprit et de bon seos qui occupeot une m1rer unP charmante var1ete de robes aux_couleu~s cha- asa disposition. Quelquci; gouttes ~uífisent rour prodnire
de&amp; premiercs places daos le royaume de l'intellil'(ence. toyantei;; des foulards íond h\anc, a pet1ts dessms de rl'excellrnts effets, mais il faut, ici encore, chmsir son
M, Alfred Assolant est toujours armé en guerre, et par toutes nuances; les fouhrds corahs, les bandanos, les fournii;seu r ; car il en est qui vendent des produitsayant
ce temps de défaillance uoi1erselle, j'aime assez, je l'a- riches cache· nez de l'Inde et de la Chine, si utiles par la mélisse pour base, mais ne possédant aucone des
vone, les tempéraments batailleurs, pourvu qu'i\s ba- le tem~s de bise qui nous assiége. Le Comptoil' dfs Indes vertus de l'Eau de mélisse des Carmes de BoYer (14 rae
franco ses échantillons aux &lt;lames qui lui en foot Taranne).
•
'
tail\ent, comme f écrivain dont je parle, non comre expédie
la demande.
Celle-ci est d'assez vieille nohlesse : il n 'y a pas moim
les personnes, mais contre !Ps choses. Dans rnn dernier
Un mol qui parait aujonrd'hui bien suranné, c'er;t le de deux siecles que les Carmes la propa¡rüent sont le
livre, M. As~olant est parti po•Jr le beau pays du merveil- mol corset. Le mol et la chose ont été avanta1euseme11t patronage de leur ordre et de leur nom. Elle rend,dans
leux, et daos ce pays-la, nous retrou-vons, cbose étrange! reRlplacés, depuis plusieurs annéPs, par la Ceint11rP.-1lé- l'apoplexie, daos les maladies iles voies rrspiratoim
les abus, les préj ugés, les injustices des pays civi- gente, inventée par Mmu de Vertus, 31, ruede la Chaus- daus une mullitude d'affectioos, en fin, des sert~
lisés. L'Hisloirefantastir¡, ~ du cPUbre Pierrot n'en est pas sée-d'Antm. CPrtes, l'hygiime et la grace plastique y ont dout la médecine elle-meme s'est rendue garante.
Un autre cordial, hygiénique aus~i dans sa spécialité,
moins nne des histoires .~i; plui; amusantes et les plus ga¡rné. La Cei nture-Régente ne comprime pas la taille:
elle
laisse
a
la
poi
trine
une
entiere
libt&gt;rté,
et
n'apporle
c'est
la liqneur des moines bénédictini; de l'ahhaye de
ébourilfantes qui aient jamais été contées
enfants
petitr; et grands. Ce petit paysan sGrti de la chaum1cre aucune entrave aux íonctions de l'appareil respirat,1ire. Fécamp, dont le dépot est étahli aPar is, 19, rue \'i,ienne.
Anjourd'hui, pour qu'une robe paraisse birn réussie, il - Sa base spiritueuse (les eaux-de-vie de Cognac des
paternelle et devenant général, amiral et finale est indispensable de porter cette mignonne ceinture, dont meilleurs cru•) re~oit !'arome des nombreuses plantes
ment grand connétahle, il n'y a rieo la qui puisse les avanta¡;es hy!(iéniques sont tres-compatibles avec les qui croi•sent dans les falaises de la Normandie, et rts
nous étonner, nous qui avons vu des héros en sahots gra,•es d'une taille mince a ten ir entre dix doigt,.
plantes y sont iníusées au moment de la Eéve, ou de la
s'asseo1r tranquillemen t sur des trones; mais tout le
J'ai visité, boulevard Poissonnicre, 24, au fond de la 0orai,on. On peut juger ainsi de la saveur et des eft'eis
cbarme est daos la fa~on de l'auteur, daos son style ra- cour, de, maga,ins qui sont un vrai parad is des enfanls; de cette hqueur : elle est too.ique, éroioemmeot digespide et dans son inépuisable esprit. Seconde par le des- je parle de la maison Rohmer, qui fabrique les plus char- tive, et d'un gout exq uis '.
Les , er1tables élégants et les amateurs de belles et
sin:iteur M. Yan d'Argent, - un habile, - M. Atrred maules poupées articulées, depuis le ¡.rix de iO írancs,
tout
habillées;
on
y
trouve
des
trousseaux
complets,
bonnes
cliaussures nous sauront gré de leur appreodre
Assolant a fait un livre ch¡lrmant, pour ne pas dire
parmi
lesouels
il
en
¿st
de
riches
comme
cenx
d'une
que
la
maison
Clercx, fondée en i R24, rue \'1vieooe,
plus.
EoMo:-o TExu:R.
priocesse. Tout cela est si mignno qu'on prendrait plaisir vient de transíérer ses magasins et atcliers du houlenrd
~~
soi-rceme a habillcr ces jolis enfants de 11orcelaine. Que! des ltaliens au boulevard de la Madeleine, 19. Troi~ ~
ne doit doit done pas ctre celui de leurs petites meres dailles aux expositions de París, Londres et New-Yort,
COURRIER DE LA MODE ET DE L'INDUSTRIE.
de 6 a iO aos'I
ont co11sacré la réputation de cette ancienne mai50D,
Le chocolat, grace au progres industrie\, n'est plus
On n'a pas en('ore percé le m~•stere des initiales A.B.,
C'est la Ville de Lyon, pas~ementiere de S. M. l'lmpératrice (6, rue de la Chaussée-d'.A.ntin), qui a le mono- aujourd'hui un aliment de luxe: quelques kilos de ce sous \esquelles se dérobe le savant ch1miste qui aétabli
pole de toutes les garnitures artisti4ues qu'on peut ohle- précieux analeptique sont maintenaot tres-bien accueil - chez M. Binet (29, rue nichelieu), le dépot de son !al
nir avec l'aide de la passementerie; c'est elle qtri a créé lii; partout. Pour donner une idée de l'extension qu'a. et de sa Pommade 1&gt;irifique. Ces deul produil~ oot été
la collection la plus variée d'épaulettes de tout gen re, et prise cette fabrication depuis i825, nous d1rons qu'unc iovenlés pour comhattre la rhutP des cheveux, e', dalll
de to,it grade, de~tinées a agrementer les robes de nos seule usinP, celle de Noisiel, dont M. Ménier est le dircc- certains cas, pour les faire renaitre; ils donnent des reteur et le propriétaire, en produit an nuellement pres de sultaL, infaillihlcs et inconnus jusqu'ici. - Avis acelles
élégantes.
La vogue est acquise aux perles d'acier, aux perles de 5 millions de livres (8,000 kilog. par jour), c'est-a-dire de nos \ectrices qui seraicnt prématurément mend
corail, au jais, aux cbamarrures, atout ce q\li miroite vin¡rt fois plus qu'on n'en consommait en France il y a de se voir privéc, de ce~ indispensables avaotagP.s qu'en•
q11arante aos.
vi-e toutc jolie íemme.
et produit de l'effet.
Une vi~ite que nous avons faite, il y a pen de temps,
Pui,sent-elles aussi, daos l'occasioo, ne pas bésiter
Les galons ornés de boules de passementerie et de
corail, les plaques également µerices de corail, :i.vec a crt établissement exceptionnel, nous a laissé le meil- d'a,oir recours aM. Déjardin fils, pNíesseur de prothe9e
et de ch1rurgie dentaire (57, boulevard rle Sébastopol).
boutons assortis, etc., etc., constituent l'ensemhle des leur souvenir.
L'usine en áctivité a Noisiel-sur-Marne forme un Commc professeur, M. Déjardin est \'auteur de plusieo!1
ornements qui servent, a l'beure présente, aux garoiture!'I des robes et des confectioos J'hiver; demaio pe1Jt- vaste paral\élogramme réuni par dcux ponts solides traités spéciaux fort estimés, mais en sa qualité de p~etre ces ornemenl, feront place it cl'autres bigarrures et élégants, d'un coté a l'ile, de l'autre aux vastes dé- ticien, il a composé une Eau qui ro,sede la propnélt
d'un aspect plus original, ou d°un gout rneilleur encore. pendances qu'clle possede sur la rive gauche de la ri- d'eotretenir et de con,ervcr dans tout \eur éclat ces
Citons, parmi les créations les plus réccntes et les ,icrc, et une force motr1ce de 150 chevaux, marchant fretes orn ement~ de la boucbe dont la perle dépare kl
mieux appréciées, une charmantc coiffine pour entree nu1L et jour, met en reuvre un énorme out1llage de cy- plus gracieux visages. Que o·a-t-oo pas tenté sanssucdl
et sortie de théatre; elle se nomme la c::arine; elle est lindres en granit, de mouhns a sucre, de broyeuses, de contre de pareils maux !
Anti.E LEBARBIIII•
en laine cachemire, tricotée au point diamanté, avec
mélangen,es, etc.
bord de cygne faisant neige et poudre autour du vi~age;
Le soeces est la consécration de la suptlriorité de toute
puis la ceinture a/mtle, les gants Rtcamiu, le gant José- découverte utile, et celui de l'Eau de la Ploride est a,c;sez
La Librairie lnternatiooale, i 5, boulevard j .;n&amp;Jlllrlle,
phine, etc., etc.; - nous remplirions deux pagei; avec avéré aujourd'hui, puisqu'ellP estpassée dans le domaine vient de puhlier, dans la collection Hetzel-Lacroix, un tol' énumération des merveil\es créécs par la Vi/le de Lyon. de la mode. La précieuse eau de M. Guislain (112, rue lome de nouvellt&gt;~ qui, sous le litre de Co~,ES A ~
Les dentelles soot a la femme ce que le parfum e~l alc1 Richelieu) arrive, daos un temps donoé, a produire une contient huit rtlciLq : Simp/ice, le Carnet de J)llnU, ._
fleur: sous ces flol~ nuageux et transparents, elle semble co\oration natnrelle et persi,tante et avivifier les tissus, qui m'aime, la Fee Amourw~e, le Sa11g, Sreur-des-~
cent íois plus charmantc. Elles le ~avent si bien toutes, de ía~on a développer au moins de moilié la crue de la les Voleurs et l'Ane, les Aventul'es tlu grana Sidoinecl
qu'e\les la font enlrer aujourd'hu1, en général, dans la cbevclure. Elle agit « sagement et lentement, 11 comme . petit l',fédé,•ic (i vol. in-ill jésus, 3 fr. ). Ce ,oto~~
151
composition de leur toilette; c'eFt le hurMus en dentelle la nature, et son emt&gt;loi est des plus Rimples aussi bien l'reuvre de d~\11,t de M. Emile Zola, qui est ~n lt1 •
de yal dont on s'enveloppe an sortir d'un bal ou drs \la- que des plus efficaces. Constatons cependant que, mal- ture de la ramille des esprits \ihres, pa,,ionn~s t ' ~
liens; ce sont ce~ admirable~ jupes tnniques en dentelle gre ses propriétés incontestahles pour rendre aux che- ment railleurs; i1 procede de Mérimée, Yolta1re, ~
de yak ou cama'ieu, qui sont d'une si grande ma¡;nificence vcux blanc~ leur c,,uleur primitive, l'Eau de /" Fl ,1'ide de Mnsset, ~odit&gt;r, Murger, Heine. C'esl •lll eontear. ll
1
pour soirées; c'est enfin, pour &lt;lames agées, le hurnous, n'c~l point uue teinture; c'est une bicnfaisante lotion cause avec sa Muse selon son caprice d 1 mo~en~
les pointes, les ch,ller; doubles en d1'ntelle de lama.
exrlusivemeot composée des sucs de nombreuses plantes ce livre élr,ml-(e, oú chaque réc1t nait d'une in~
ll existe, rue Vivienne, 5, un quasi mystPrieu:\ et tout a ex&lt;ltiques.
1particuliere. Le soeces des Contes aNinon est ~
fait joli petit saloo, fréquenté par les l'emmes les plus
Le Cosmétique au Raisin, inventé par M. J. Pierlol pres de tous les gens de gout.
riches et les plus elegantes; c'est celui de l'habile joail-

ªº"

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- : - - : r - - - - - = : - - - -- L_'l_L.=
L_.=_U:__ST~R
:A~T ION' ,1OUH NA L UN l V ERS 1: L.

L'ILLUSTRATION, .JO U~AL UN IV ERS!&lt;:L. ,

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En vente chez E. De11tu, éditew·, Palais-Rurnl .

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Envois franco saos augmentatioo de prix.
ílE CIIATKAVURIANO,

~

¡;t3,iE~,¡e;J '

___ ,, J
Le. Gnu~~ o1~rnal, des son appar1tioo a obt

!Uctes_qm ne s est yo_int ralenti : a ca1~e de si~uf~J~

'!ªt gigante,qu~, d1~a1ent les amateur~ d'mnovatioos originale~: dmalg-re, son formal, disaient les mécontent•
Poor ne epla1re ~ personne autant que faire se peut et
=~~/our s_avo1r dans q_ue le;; pro¡,ortions se proct'u1s opG1mon~ contrad1cto1res, le spirituel rcdactcu1
eo eber d~ r:iwt J.mmat, ~r. Albéric Second
· ,
derecour,r au sufTraae universel
' a eu I idee
•
•
0
de vote insérédans \es 23 000 e·
1.
Uo Bu11,etm
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irage
duJournal
permet'tous
les
I
t
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' ou la "'mod1ficat· eceurs
se dec1
er pour le mainl1Po
d , e
t t I
ion u 1or~• ac ue .' et comme on a cu l'inuémeuse précauti
d~aoch1~ ce b?lletin d'avaoce,
abstentions n'n~~
pomt de ra1s0~ d e~re. Al'hPure qu'il est, deux emplovés
:r;orotes depou11lent le scrutin, et les Yotants peuvent
••
~rs que le Grand Joul"llal aura le respect de la
..,onte.

1:s

CRÉDIT F0NCIBR DE FRANGE.

1:e 22 décembre 1864, aura lieu le 48• tira&lt;&gt;e d . 0bl'
galloos foncieres 3 et 4 0/0 de l'émission de s53~~ i-

1

Répartition des lots :
1 lot de . . . . . . . .
t lot de. . . . . . . . · · · · · · ·
t lot de. . . . . . . · · · · · · ·

rno,ooo rr.
50,000
40.000
30,000
20,000

l lot de. . . . .
. ... .
...... . . · ·
1 Jot de
d ...... . ..... • . ·
e. . . . . . . . . . . .
8 lots de 1&gt;,000 fr. ensemhle.
1 lot

T OTAL • • •

rn,ooo

40,000

- - - - - ~ ~ ~ - r - •- - - - L1&lt;; r:n.:L.

N'otions d'aslrouomie
:,1 t' u~age des i;ens du monde et de la
.
¡eunesse · par Amédée GuillPmin (1).
,

Le sous-t1tre de ce beau volume, dont nou, nous cm
pres,uns_ d'annoncer la mise en wnte, en rnd1 ue ,;
~ut spéc1aL. Comme il le ~onst:ite en outre dans s~ préacel, 1~ s_,naut et con•c1encieul autcnr ci1•s 5t011des n'a
vou• u, ecr1rt&gt;• que &lt;&lt; ponr 1es e.,pr1ts
• . cur1e11\
.
· •
de scienc1'
1 ;~1 n ont n1 la volonte' ni le tcmp, de devrnir des a,~
1 ~no~1~s. ,1 Ce hut, h.ltons-no1Js &lt;le l'ajoukr ~l. Amedce limll,!mm
a sn l'attemdre · 11 a cu assez' d,.111telli.
, d'
j
fence, e,p~1t, d'empire sur lui-meme pour ne pa• ",
. e
·eal'Ser11 entram1•r au dela des hornes· qu·1·1 ,s'e'ta1·t 1mp11~ es.
Vll'nt done de publier ' - c·est
le
pl11
1
1
·
""' tC v·¡ O'"C
que nous puis~ions en faire - un ou
., "
1 elem
·
.
'
Hag-e vra1mcnt
"enta1re, qu1'.1qne paría1temcnt informe de tous les
proorcs de la sc1ence modcrne, clair, conris, méthn&lt;l11 que, complet, d'nne lecture si agréalile et s1 fo.clic .·
compreodre que l , ,
,t
.'
es _u11anl~ eu\ -memc-, au1juel il n·.,,t
1 pas de_stme' en ct~dirront toutcs les pages avec autant
1 d_e íru1t q:1e de pla1-1r et d'interct. C'cst un pht:111,menc
s\ rare 'l'l un savant qui u'cst ui lourd ni ennu,eui ni
1 º. iscnr, m fier d'étaler a tout propns u~e scienc~ in;; s1hle po?r le vulg-a1re et memc pour les antrt•., ~ava'1:;''
1 Ren1erc1on, d'antant plus M. A. Guillemin d'
. I · '·
soigneu•ement de s
.
av~ir ianni
et de
l
. on _h, re to1Jte la part1e mathemat1que
mons rat1ve de I a,tron
t1on ph. .
,, , . .
om1e, i¡ue, dans sa descr1p,s1que uc I unl\, r· ·1
,
r1·
s, J a accortle une lar·'c ¡1lacr.
«au\- rtail·I·
¡
·
o
•
s es p us mtcre,,ants, relatif• a la coustitu
hon de· mond
.
· t
'
es qui peuplent l'etendue, et au\ oh,cn:1ions les p_lns nouvelles faite,, avec les magnifiques inst~um~n!~ rnstalles daos !es observatoirc~ rl'Europe ~t
d Amcr1que. l&gt;
unAJ_outons-le
hvre . ccpendant: .si le Ciel est, dans• 1a ~1ormc,
t 1 " E:1ementa1rc, redige tout expres pour lajt:urn•,,c
:, es oe~s du_monde, c'estau fond un livre tres-savant.
. A. Gu11lemm, doot le prem1er ouvrage' intitule les
Mondes, a obtenu un soeces si grand si mérite' s· d
ble a vo ¡
'
, · 1 ura. ,'
u u mettre cet essai de scicnce populaire comme
il I appelle trop modeslemeot, au niveau des plu~ récen~~s et de,; plus autbeotiques découvertes. 11 s'est adres~é
irectement aux vlus illu tres des astronomes des de~
~ondes. :ous lui _ont_ librement octroyé le conconrs de
e~rs lum_1eres: memoire~ origioaux, dessins' photo"raph1es, lu1 ont été envoyés de tous les centres scie~ifi ..

I

(t) Un •o•ume graort m- 18 . illuslré de 11 1 h .
et de 2t 6 •i~ne•lt-5 •m nmtt• da•
p anc es tirees en couleur
et Comp •o r
p
s le t,xte. Pari•, 1865, lLtcli•·tle
•, "' ranct..

290 11,10 fr

Le méme Jour
·
'
·
liacie
aura lieu le 5• tirage des obligations

res 4 0/0 de l'émission de {863.
Répartition des lots :

RÉBUS.

:::! ~:· ......... .

i00,000 fr.
30,000
~ lots de ·5;000 fr.' ~~s~~bie: : : : 40,000
lots de i,000 fr. ensemble . .
30,000
T OTAL• • •

COIIPAGNIE

&amp;l!NeRALE TRANSATLANTIQUE
lffTlce pol\al franQ&amp;la

ac.u.1
Par lu lllllgfli/lquu p~boll A l'OIIU
U.Ka

1'.amn,'CGTO
' '
.._
d ' . li, capitame
A. Duchesne, de 5,600 toni.,, e deplac~m~ot et 950 chevaux de force.
le4ép!Trm:, capitaJOP, A. Bocaodé de 5 600 tonneaux
¡._ ;ement et 950 cbevaux de orce. '
;.., laoparts se feront le mercredi, tous les vingt-huit
1 du Havre que d!l New-York.
I.et proclv.Jins départs auront lieu comme suit :

¡

DU DAVRE:

er Úlfayette.... Mercrcdi 14 décembre.

lleam

.

DE NEW-YORK :

er Washington. ~lercredi 7 décembre.
Lafagetú.... Mercredi 4 janvier l 865.

san

i1/

;~i~:~

;¡

ITRE LE B.4.l'RE ET IWEW-TORK

lleam

Happclon~--le d'ahorcl, M. Amérlée Guillemin ne ,
pas controle de pu1scr au ha,ard danº ¡··
. s est
e ·¡ d
' immen•e re
uc1 e, trav,1ux anciens et modernes ui , . :
les
archJ\•es ,i-tronom111ue,.
il a ch0 i~1 Ie•q ,,a1Ls
~onst.tuent
·
-,
)Ps plus
mcon 1estes, les oh,enat1ons le. plu ,
. ,
authentique~; il a discute co~ . : recentes et le~ plus
.
,
pare tous ces noml
'JUI, en astronnmic ont des swn·fi t·
. . ires,
t
.
'
,, 11ca 1ons s1 rntcre•
e~; 1I a sotnent refa1t lm-mcme (nou~ d~vo I' cro1re ,ur parole' nous, qu1· l',l rnns vu a l're• ns ) 1en
calculs qui y cooduisent · il a el. lo
uvrc es
pre,sions, muotrer, en ~résenc':' ~~1 n se~ propres ex011 i rage Pst destiné et q . '
pubhc auqoel cet
,
'
u1 n a pas toujours t l
ma ns '"' elements d'un contr il
;
en re es
pect de la vérit ·
. .t e spccial, avec quel resqnittP d'un tra:~i;;::~111~¡ s~1':i~::sciefnci2ux il s'est acLe e ¡
r1 · . •
'
rs, ort attray:int
. ,e est 1v1se en trois parties. Dans la r ..
qui a pour ti1re : le Monde solaire M A
em1~re,
mm énumere les astres q . t
' . m ee Guille¡ d'
u, orment le systeme solaire
1:ti~:ue le sens d~s ~ou.vements de rotation et de révo~
. ' pu1s les mchna1soos respectives du I d
btteF. !.es trois livres de cette premiere atan ~so~vent l rntrn luclion du \(onde sol
p t1e, qm su1prc111ier au soleil, le :ecnnd .au:ir~~.~~ntsconsacrc~_: le
aux cometes. ~l. Amé 1· G 11 . 1 ele.' le tro1s1e111e
,,.
,
&lt; ce u, emm termmc par un o
u reil d t:nst&gt;n,blc sur le •"" onde ~o 1aire.
.
e up
La d_eul1i'111e partie, ou le Monde sidéral est d' . .
:iretrdo1,l' IJ\ res : l~s. étoiles, les nebulcuse, 'et la
e u111vers v1s1hle.
_La tru1s1cme 1&gt;artie a ponr sujet : les lois d ¡· ,
m1e' les· mélhode ~ et 1PS m,trume11Ls.
.
e ast1 ono~e heau et interessant volume, mag-nifi urment . prime par Lahurt•, sur rm p,1pier de lu1e e~t illustré1m
1.1; planches
ti i·rcs. en coulcur, el
:
de
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· de 21 G', v1¡inettes
gra1e• ,l\ec un " 1111 particulirr et 1w ·
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,erecs &lt;ans le texte
' L cra,t-1111 qul' re¡r1rder le Ci I d \I
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e · · A. Gmllemm
1·•r€t ., ;fire, _ces gravures, qui offrent toutr.s un vifin:,
1 , su 1ra1e11t au l,e,11in pom donr . : I· .·
l'l au " . u
icr a ,l Jeunes•e
. \ ,.,e11s u rnondc une uotion "'énrrale 1' 1·
..
m1e cu 1,ui· · .
.
"
&lt;e a,trono.'
' rn-,11rnnt un irr,•,ist1t,1r dc,ir d' 't d'
r;c1cncr' r1¿Ji1 riche en oh~t)rvations e~ en r:s~1::; cett~
uons a ,revele,. comme par miraclt• , de.' f:u·,s que l'intel
s, qui
,.
,ig-ence ,1u111a111e semhhit el •, •
•
des ,iérle,.
'
cvon i:::nor¡•r Jusqu'a. la fin
1.

200,000 fr.

~

I

ques avec une généro,ité qui !'honore. P:i.rmi les astr
nome.~ étrangers. ' i·1 a du• des encoura"e111ents et des
ocon_,~11~ ª? i c111•ralilP patriarche tles a,trt~o111es contempor,uns, sir John lleNhel, ii l'amiral Smvl11 afül W
reu. d1• la Hne et l.a,scll en An"l!'lt'ne.
a:1·1·1'1,1 .'l. ·d. ar0
t,
1 1·
·
,
s re 1reccur,
&lt; e uhservatnire &lt;le Puulkowa Otto ~l
1l. · a
',
.., ru I.e en
uss1r.; : )~. P. G. l:lond, aux Etat,. Unis. En Fr;ncP
\l\f. Le \crr1er, Laustiedat, Chacornac Goldschmidt 1 ~
ont, tout en l'aidant &lt;le leur~ cooseils 'com~ . .' 111
observations inédites. Enfiu, il a mis l;r em nmque d~s
hnti1111 toutes les p11lilicati110, ancienr~s ;¡i~orlontr1· d'a,tronomic ' ¡es ou1Tagcs de, Schrreler drs La1 eroes
¡ ·
de, l:lt•ér et \l¡p(ller, des S11·1ne. les afia~ ct'·11· d. ' p acde,
1"11
·
' · , , ,ir 111g et e
dJ uRlrP
. 1, drl'ecteur de l'observatoire de Berne, Ar"elanrr. L rec11e1l spPc1al ,¡ ple in de fa't.
d A ,.. .
1
che -¡v l · ¡
'
s, es str/i11omi,' ac mr tle11, de Bcrlin; les l11Jlletini; et le. . .
r1's. de ta sor1e
· te· astrunomique de Londres. les mcmo1t .
tles A1ry. dP~ Hind, des lord Ro~se dPs 'u. st.. ravalux
1!' ·
'
.
.' '
.naCrdCr · e
pu ' '.~auons &lt;le l'Ac;i_dé1nie des sdeuces de Sai11t-I;1,i'er~~
tw_ur".' le f'A"m1i- ti Humboldt, le beau TruitP. d'ustro11~mie d Arago, et cnfiu toutes les notes pl'écicnscs é i ~
dans lt•s c11111ptc~-rendu~ de notr1• Acad; . d
_t ar. r.s
et signées ilt's norns d'Ararro de. s·10t1 ml1c Bes ~c1ences,
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c,1y1', rle Dclaunay, etc.
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- Ainsi, d'unc p&lt;ll't' •c1rnee profonde rt con, letP
sume rntelh;;cnt de toutes les certilud s t I p ' rethéJl'Jes de~ plus ,avants ~str~no
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E~f!JCATIO:'( DU DERXIER Ri!BCS.

Maint romancier, par Je temps qui i:ourt, va tro .
cerveau l'emporte.
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«. Éto1111a11tp pni-~ancc rJn' l'h omme I d'it \! A 'd.
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sion, et les di,tances des lus
r c1s1on es d1111enevalue le
. · p , · rapproches de la Terre
urs masses, pms, decouvrant daos le péle-mel;

�L' 1LLUSTfiATION. JOURNAL UNlVERSEL.

••
l.hS PUAScS OK LA LUN~.

(IOUIE~SIO~S,t,,l!PARÉFS UlS PRINClPALI t O1PS DU '11o~uB SOi.AiRE.

tous les mouvcments célestes, et définit la onlure de la
des grourcs 3rtificicls les associations réelles, i1 arrilc a
force universelle qui équilibre les mondes. Tels soot les
recoor.ailre l'ordre au milieu d'one coníusion apparer.tc,
íruits de l'immeose labeur de viogt géoératioos d'astro11 íait plus: s'élevant, par un suprcmc cffort de la-penséc,
oomes. Elle est l'reuvre du géoie el de la patieote peraux plus abstrait(s spéculalioos, i1 trouve la loi qui régit
sévérance des bommes qui se votieot,

ÉCHECS.
PROOl.fil!E

l'\ iSO,
0

PAR

M. T.

S!.llTII.

depuis deux mille aos, a l'étude des
phénomenes dont le ciel est le théatre.,
ADOLPDE J OANNE,
~
SOLUTJON DU 1'RO8IBIIE Nº

i79,

)&gt;AR M, MILES.

"l\'oir1.

Blanc1.
1. D 2• F R

2. D pr F
8. D ¡ir p

4. C 2- ~ R érhcc.
5. D 2t T R éthec.

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2. D 5• D
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VAIIIA!:'iTE,

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1.. 1) 2 t' R
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3. D pr D
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Koir1.
1.. T 2 D
2. D 5 D
3. T 8 F R

Les Llancs foot mat en trois coups•

4. T pr D.

5. C 2 F R échec el mal.
SOLUTIO:&gt;S EUC.TES DIJ l'ROBUl!E

~

no.

A. Thionv11le, les membres du Caít!
llloltere, a Nantes; G. naudel. Sli~nnonde-~leurs, E. Frau el C. Durand, E. Wall.il
EJ. Je Vauccllcs. Cc1 d&lt;' Laboric, de Per1,ignan; A. F., du Ceicle des f:checs, de
l'aris ; L. Mu•liuon, L. 8011ni11, Romhaul,
Ar1s!it.le PPlieu, CerrJe de Montreuil sur
Mer; Joseph Schuhert, L. Leírancq, Jlenri
Frau, D• Re~el, Cercle l\lantoue, de Soissons; Cercle civil de Bougie, pour le probléme n• 178; A. F. de Généres-Sourvillé.

Réponse a M. Mm•tin. - Si Je pion noir de la tour~
arrí1er a dame, se chan¡¡eant en c:ivalier, il rerait écbeC •
roi IJlanc placé ala troisicmc ca,c du ~a\'alicr, et le prol,lltlt
se1ait nul.

AoG. MARC, direr.te11r-qtra11I.
Eow:. Tu:tER, rédarteur r.n cht.'.

Imp. de L' ILLUSTI\ATION, A. ~are,

�</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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L'ILLUSTRATION,
lOUBRAL Ul'IVEBSBL.

22e ANNÉE. VOL. XLIV.

Direction, Rédaction, Administration :

r.- les communications relativos au journal, réclamations, demandet
de changements d'adresse , doivent etre adressees (r/1JU!o a
M. A.UG. MARC, DfflECl'EUR•GÉRA.NT.
Les demandes d'abonnement doiveot etre accompagoée,
d'uo mandat sur Paris ou sur la poste.

Nº

Allonuements pour París et les Déparlements :

ff 37.

8amedi :10 Déeembre :1 N,.
L'administration ne ripond pas des manamits et ne s'engage ¡amais ales insirot.
Vu ks traitd, la lraduction et la reproduction i l'élrange.r sont 1nlerdite&amp;.

BUREAUX: RUE lUCHELrEU·, 60.

Gravures: Uniformes de la brigade auslro-mexicaine. -

SOMMAIRE.
-.;pde austro-mexicaioe. - Revue polilique de la semaioe. - L'Avelir et la Bonaparte. - Courrier de Paris. - Correspoodaoce des
Dall-Unis. -

Chronique musicale. - Correspondance. - La nouGazette du Palais. - Les Lilas bienes
(lonelle) suite. - Le musée de Montpellier. - Kazan. - Le Tour
le lome. - Bistoire des plantes.

'lelle capitale de l'ltalie. -

¡

,

M. le comte
de llensdortf-Pomlly, ministre des atfoires étrangeres, en Autriche.
- Correspor..dance des Étali-Unis l 4 gravures). - Palais de l'Exposition interoalionale des arts et de l'iodustri•, a Dublio. - Cbapitte
anouel de l'ordre de Charles 111, tenu daos la thnpelle royalP., a Madrid, - La Bible populairt l 3 gran res). - Le musée de Montpellier (3 grnures). - Hifloire des plantes (l O gravures). Rébus.

S moi•, 9 fr. ; - 6 moi.s, 18 fr.; - unan, 36 fr.; - le oumóre, ,..,
la collection meosuelle, 3 fr. ; le volume semestriel, 18 fr.
ABONNEMENT8 POUR L'ÉTRANGER t
Momea pnx ; plus les droits de poste, suivant les tarifa,

Les abono. parteot d11 t•r no de cbaque moia.

BRIGADE AUSTRO·MEXICAINE.

La brigade autrichienne au service du Mexique, teute
composée de volontaires et dont une partie s'est déja embarquée a Trieste, est placée sous les ordres du général
comte Franz Thum et du lieutenant--colonel Zach. Elle
est organisée d'apres le systeme autrichien.

ur poutli
l écbl!C al

1 problellf

-

--

UNIFORMES DE LA BRIGADE AUSTRO-MEXICAJl'IE.

re,

Olficiers d'artillerie,

Cbirur¡ien en chef.

Hulana.

Olficier de busiards.

Oíficier de cbaaieurs.

Huisard.

Clairon, Offic'er supérieur. €líficicr en 1en~e da eamp•f(De,

Chasscur.

�370

..

L'J LLUSTRATION, JOURNAL UNIVEHSEL.

L' lLLUSTRATlON, JOURNAL UNIV~RSEL.

bourg, il re~ut le command~ment su~é:ieur de Banat.
Nous ne savons si la vie politique se réveille dans notre
Depuis i 862, il se tro11va1t en Galiic1e, dont il était
Pour l'équipement aes tru11pes, on a dü preo~re en pays; mais, dans tous les cas, ce ne sont _pa_s les cano-ouverneur
général.
considération la uature du climat et du pays o~ cette . didats qui _manquent daus la circonscr1ptt?n ?e la 0
11
fil
ré11ner
la tranquillité daos l~ province, en em.
brigade est appelée aservir. Les uniformes sont stmples Charentc-Infrrieure qui va bientót élire un depute. On
ployant
s~rtout
la douceur, de préférence a ~a violence.
et commodes a porter.
cite MM. Paul Belhmont, de Senneville, Renaud} _un
n est marié avec la comtesse Alexandrme de DieLes chasseurs ont le pantalon rouge, des guétres de vice-amiral; M. Lugeol; un contre-amiral, M. G~er,'n;
cuir, la blouse bieue, le sombrero gris avec plu~e de coq un général, M. Chardonneau; un insµectenr gcner~I tricbstein.
Nous donnons aussi une vue des batiments de l'expo.
noire· ilssontarmés d' une carabine avecsabre-\Ja1ono~tte. des prisons, M. Lothmeyer; trois membres du co?seil
Le; ofliciers portent a leur coi!Iure des plumes d au-- aénéral : MU. Gabiou, avocat; Omer Charlet, pemtre silion internationale de \'industrie et. des bealll-arts,
truche grises; ils ont une ceinture vert, rouge et ar~ent, d'histoire • Normand, ancien juge de paix; un introduc- qui doit s'ouvrir, en m:ü i8~5, a Dublm..
Ce vaste batiment, quin aura pas m01ns de 150,000
, avec plaque aux armes impériales, et soot tous armes de teur des ;mbassadeurs' M. Delajus; en tout, onze caupieds de superficie, est constmit_dans le ~!us beau quarre vol vers.
,
.
,
didats, saos compter M. Eruest Baroche, et M. Duf~ure,
Les chasseurs, la troupe de ligne, l état-~aJO~ n ont qui n'a pas encore déclaré nettement s'il se presen- tier de la ville, avec les fonds d une socteté par actlons
et d'apres les plans de M, Jo~~s, architecte _distingué.
pas le col militaire, mais une cravate de satm ~01r.
On recevra a cette expositwn les prodmts de tona les
terait.
blº
.
Daos la troupe de ligne, la plume de la co1ffure est
La Ga;.ette officielle de Turin contient la pu icat1on pa.ys. Les exposants jouiront gratis de l'espace qui leur
blanche · elle est rouge daos l'artillerie.
des listes des communes qui ont voté le pa~ement ~nLes h~ssards ont \'uniforme hongrois, culotte rouge, ticipé de l'impot foncier de l.865, des députatwos .~rovm- sera accordé.
Les objets destinés a la vente d_evront en porter l'indolmau bleu foncé, brandebourgs d'a.rgent, sa~re au- ciales qui s'eogagent pour les communes hors d etat _de
dication. Cinq pour cent sur le pr1x de vente seront retrichien et pistolets d'ar~on; leur coiffure est gr1se avec faire cette avance, et des syodics ou des simples propr1étenus par la société.
.
.
,
plumes d'aigle noire.
.
. taires qui o([rent de payer _perso~oell~men~ pour le
La troisieme gravure represente 16 chap1tre de l ordre
Les hullas ont le pantalon vert fooce avec passep01l compte des contribuables don\ la s1tuat1on n est_ pas en
de Charles III. Chaque année, le 7 décembre, dan~ la
rouge et la bolle de cavalerie. Leur coilfure {konfrederata)" rapport avec le patriotisme. Partout le m~me elan, ~e
chapelle royal e de Madrid, ce chapitre se réunit soos la
est blanche, avec plumes d'aigle comme les hussards.
meme dévouemeot a la cause national_e. Comme. le fa1- présidence de LL. MM. C'est pendant cetle cérémonie
PIERRE PAGET.
1. t remarquer deroierement les feu1lles aogla1ses, oo que se fait l'investiture des nouveaux membres de
sdª .:ºt t atteodre d'un peuple qui entend ainsi la solida01 ou
. .
' l'A t . h l'ordre .
·t , l'uoioo les devoirs du patr1ot1sme; auss1 u r1c e
Le secrétaire donne lecture des statuts aux nouvea111
r1 e,
'
d . ,
tac
commence-t-elle a compreodre que ?es estrnees son - membres, qui jurent de les ohserver, et qu! ~ont enREYTIE POLITIQUE DE LA SEMAINE.
complics en ltalie. On assure que M. de Ba~h, ~?1bassa- suite présentés a la reine par le grand patriarche des
deur d' Autriche a.Ro me, insiste aupres du samt-s1e~e i·our
L'événement de la semaine a été le proces dit des amener une transaction avec le gouvernement ita ien._ lndes.
Le costume des mem)&gt;res de l'ordre de Charles lll se
Treize. bes avocats les plus célebres, ceux qu'oo. appelle Espérons que le cabíoet de Vienne ne tar_dera pas .auss1 compose d'uu grand manteau en soie bleue orné d'éles princes du barreau, ont pris la ~arole _dans cett~ af- a compreJidre la nécessité d'une transaction au suJet de
toiles d'argent.
.
· qui a vivement occupé I attent1on, publique.
raire,
p· d la Vénétie.
L'ordre de Charles m (u'abord duc de Parme, putJ
.
MM. Berryer, Dufaure, Crémieux, Hébert, Grev!,. icar '
On sait que le transport de la capitale a Florence do1t roi des Deux-Sicilcs' et en fin roí d'Espa?oe) fut e~
Jules Favre, etc. Le proooncé d~ jugement ava1t eté re~- étre précédé du vote d'u~e l~i ~-u~ification de ,toutes les
par lui, le t 9 septembre i771' en souv~mr de la ~aisvoyé aú mercredi suivant : ce Jugement, on le conna1t législations qui ont survecu a I umlé. ~fi? ~e ~ eot_eo~re sance de son fils Cha.rles-Clément. Aboh en 1808, il fnt
aujourd'hui. et il confirme la sentence rendue par les sur cette mesure, les députés de la maJor1t_e, e est-a-dire rétabli en l.814. C'est un ordre spécial a la-ooblesse espremiers ju~es, qui condamne les préven~s en_500 francs presque tous les députés qui ont voté la 101. su: 1~ tra~s- pagnole et étrangere. 1l se divise en deux ~lasses: les
d'amende. Nous nous abslenons de toute reflex10n.
.
port de la capitale a Florence, se sont reums a Turm. grand'croix, soixante, en plus du souv~ram et de la
Nous avons signalé, la semaíne derniere, l'excel~ente La premicre réunion de l'assemblée él~it coi_nposée d'une famille royale, et deux cents membres qui touchent une
mesure prise par le ministre de l'instructiou pubhq,ue, éentaine de membres environ. M. R'.casoh a _spoot~n~pension de 375 ducats.
qui vient de simplifier les éprcuves du bac~alaureat. ment déclaré que l'unification des 1_01&amp; orgao~q_ues eta1t
EDMOND T.EXIEII.
M. Duruy a également rendu obligat~ire l'et~de des une nécessité pour toute l'ltalie, ma1s plus speciale¡nen~
laogues vivantes dans les colléges' et e est .u~e rnno_va- encore pour la Toscane. M. Ricasoli a également ~x_horte
tion a laquelle nous applaudisso?_s. Un a_rrete _tl_u mem_e les députés présents a avoir confiance daos le mmisl~re
· · tre a décidé q11e le cours d econom1e poht1que
fa1t
mmts
,
. actuel. M. R.a.tazzi a parlé daos Je meme seos et a IIl ·
L'AVENIR ET LES IlONAPARTE.
·e
de
l'enseianement
de
la
troisieme
annee;
ma1s
. t' comme M. fücasoli sur la nécessité de donner au
part1
e
,.
l d d .
SIS e,
'
\
.
des scenes regrettables ayant eu lieu a l Eco e e. ro1t' ministcre la faculté de metlre en vigueur les o1s orgaUn volume in-8•, par Charles Duveyrier•
.1 ' té décidé qu'on ne sera provisoire:nent adm1s a ce
i a e
d' . d.
d niques.
..
•
t
cours que sur la pr-ésentation d_'une carte . _etu iant. ~
Cette union des pa.rtis, si désirable, s1 impatte,mmen
Un livre vient de paraitre, l'Avenir et les Bonapart~,qui•
troisieme ou de qualricme annee. Cet arrele est motive atteudue par les amis de l'Italie, puisera sa ~uree et sa
a
quelque point de vue qu'on le juge, est appele a_on
i º sur les dimensions de la salle ou se fa1t le cours fa- stabilité daos les conditions except1onoelles ou se trouve
rand retentissernent. L'auteur, M. Charl~s Du;~yner,
cultatif d'économie politiquc : cette salle ne peut conaujourd'hui le pays.
.
.
~e placant en dehors de la sphere des part_1s, et s elevan!
. que six cents auditeurs, et deux mi lle personoes
Les vacan ces du parlement angla.is ne sont pas les v_a- dans 1~ pur éther des idées générales, _e1amrne sous ton~
•
.se.
t ernr
sont présentées pour etre ad mises;:º s_ur 1a ue~~ss1te cances parlementaires; on pron~n.ce be~uc~up de d1sses faces la situation présente. 11 vo1t un nouvel emp~
d'assurer successivement a tous les etu~1ant.s de I Ecole
. se fon de et il se demande si les bases de ce~ empire
cours, en ce mo ment, de l'autre cote du
. detro1t. Lesban,
de droit le bénéfice régulier de cet ense1gnement' et de quets remplaceront Westminster. Au lieu de parler a se~
~:~oseut sur' un terrain solide; il croit a \'avemr et a~
pourvoir en meme temps au maintien de l'ordre., ,
• es le député s'adresse a ses commeltants. Parm1 Bonaparte, mais a la condition que les_Bonaparte m~es
11 egu
'
·1
elu·
Nous trouvons juste et naturel que ~e c~urs d econ~- co
les discours des députés britanniq~es, nous c1 ~ron~cr·~ i
'un pied sur vers \'avenir; tout le hvre de )l. Char.
mie pol1tique soit obligatoire pour les etud1auts de tro1- de M. Layard, sous-secrétaire d'Etat au Foreian- ,~ce. ebentd
. . . d
ttepensee
sieme et ue quatriéme année; mais l'empress~ment té- M. Layard, en son noru et au nom de _lord_ Russell, s est Ouveyrier est contenu, pour a10s1 d1re, ~o~ ce d ·ec1e
de Napoléon 1lI: &lt;&lt; Marchez en avant des i~ees nsi~
moigné par le public en faveur du ~ouvel_ ense1gnement appliqué a démontrer que pour avo;r fa1t des remonelles vous soutienneot; marchez a leur smte' elles nt.,
e1igeait plutót un changement de d1menswns de la salle trances et plaidé la cause du droit ~ontre la force' sans
entrainent; marchez contre elles, elles vous renverse ar
u·une modi fication daos la nature meme du cours. . les appuyer d'une intervention arrnee, la ~raude-B~eta~
Nous n'avons malheureusei:nent ~as ass~z _de pla~~•~
q Dans une "rande ville comme Pans'
· ou· l' economi
'
e
gne n'avait rien perdu de son prest1ge; e est un po1~t a analyser, comme il le méritera1t, ce hvre orig10al, pe~
pohtique pet~t etre utile a tant de gen~' et ou tant de
.
11 a en outre déclaré que le chefdu Fne1gn- d' dont l'applicatioo de quelques-unes est pe~eat
,
,
.
''t
uous nous exammer.
Office n'avaitricn entrepris, dans cette aílalfe, sa~s se re
~M, en ef""t
~, s'intéressent a celle sc1cnce,
.
ene~eslable mais ou l'on sent circuler le souffte . J.
félicitons de voir l'étudiant et le pubhc se parlager le préalablerneut concerté avec les ca\Jinets de Par1s et _de Co
. n,est po1n
·tunenneDlluo
. M' Charles DuYeyrier
,..,d
bénéfice de l'enseignement. C'eut éte une b?nne chose Saint-Pétersbourg. Heureuse l'Angleterr~, dan~ ces cir- de la ful · ·
·
t c'est r-··
la dynastie nouvelle, tout au contra1~e, e
le
l'ét•1diant pour le public et pour le ma1tre, que ce constaoces délicates, d'avoir eu a sa tete de~ ~om~es
pour
'
.
, el
,
qu'il voudrait qu'elle prit de fortes racmes da~:. :
partage. Le haut enseignement perd touJ~urs ~ ~e se- fermes inaccessihles aux mesquines cons_tderatJons
qtt'il a tracé, saos se lai~ser arréter p~r des cons;oera ae
paré .. on ne tartlera pas a s'en apercev01r. N.est-tl
, pas d"hoon'eur et d'humanité, incapables de_ ceder_ a un d'un ordre secondaire, les grandes h?nes du P,.
1
reo-rettable que l'un des rares établissemen~ ou on ~n- mouvement d'entraioement pour les Dano1_s et les Polou'il soumet au puhlic. Toute dynast1e, pour si•~ tonda·
e
~ Paris l'économie politíque, ne s01t access1ble
.
1 1 . bé' : deux o1s ª'
. o.• une eo-uerre ruineuse contre les pmssances alle- q
se1gne, &lt;1
,
•
•
l'E. ¡ d oa1s,
daos les esprits, do1t, se on ~1, .º ir a
. que sur la présentation d'une ioscr1pt1ou a •cu e e
mandes et la Russie !
mentales: elle doit avoir u_n ideal et un fr,ein, leteJ'l'8 el
Daos les gravures du présent numéro, ~ous donno~s le Gui\laume IJl prit possess1on du treme d Ang réSell'
droit?
.
l' d Il t
On fait valoir la nécessite de mallllernr or re. es porlrait du nouveau ministre des affa1res étrangeres
fonda la dyoastie de Hanovre, il se _trouva e~ ~l. el
bien vrai qu'il y a eu, ces jours deruiers' ~uelq~e ta- d'Autriche qui succede a M. de Reichberg. M. le comte
' ne aristocratie dont il fallait consohder les priVI ~..t
page : on a crié, on a ri, on a méme cha~te ! ma1s t??t de Mensdo~íl-Pouilly est le fils d'une duchesse de Saxe- d u
·¡ f ll .t donner une I'"""
d'une bourgeoisie a laquelle i a ~1 ,
e o'il j,
cela n'aurait pasten u' tout cela se sera1t vite ~~a1se.
Cobourg-SaaHeld.
.
plus large d'iofluen_ce et d~ pouvo1r; e e:t ~sit~nr.ill
L'importance et l'utililé du nouveau ·co_urs cree rr
Né le 4 aout i8i3, a l'age de seize aos il entra1t dans Rassurer l'aristocrat1e, en 1~1 conserv_~t s p I fnt l'id#
M. Duruy auraient bientot paru au grand J?ur. ºº,:; eSt
b ·11 t a Co et aider la bourgeoisie a faire sa pos1t1on, te ~
trop promptement efi'rayé de quelque_s ~r1s? et_ 1on a l'armée.
En i843, il accomplit un fait d'armes _r1 an
- dynastique de Guillaume d'?raoge et d~ s~\: &amp;8_,¡,j
pris une mesure qui témoigne d'une irr1tat1on muttle. morn; re~ut, en i850, 1~ gr~de de maj~r-genéra.1, et fu~
L'Angleterre, si bien compnse dans ses ~nter 'eu¡,W,
La jeunesse a l'ine~tim~hle av~_ntage_ d'etr~ laje~esse; chargé ensuite de misstons importantes _pour_ le S~hles- vivre daos la personne de son souveram. Un p
elle est pleine de v1vac1té et d impauence . ce n est pas v,ig .. Holstein. Nommé ambassadeur a Samt-Peters
dans ses défauts qu'il faut !'imitar.

8;:w

Q_.

,oit ses intérets pour ainsi dire identifiés daos son prince
n'a pas de peine a etre layaliste.
Que! est, selon M. Charles Duveyrier, l'idéal dynastíque des Bon aparte? La noblesse n'existe plus, les monopoles, les priviléges, tout cela a été emporté par le coup
de veot de i789. JI ne reste en face de l'Empereur
Napoléon Jll que la bourgeoisie dont la position est faite,
et le peuple dont la position esta faire. - La bourgcoisie
en France tient la place occupéci par l'aristocratie daos
l'établissemeot de la dyoastie de Hanovre, c'e~t le peuple qui est l'élément en progres, c'est luí qu'il faut, sans
porter alteinte aux intérets de la classe arrivée, appeler ala vie poli tique et sociale, par l'iostruction, par la
liberté, par l'association, par des mesures a preodre qni
le conduiraient au bien-étre. M. Duveyrier énumere
longuement ces mesures, sur lesquelles nousne pouvons
insister, parce que la place nous manque, mais elles
prouvent que l'auteur est un homme de creur qui a
longtemps interrogé le spbinx social. Le livre de M.'
Duveyrier a des entrailles, c'est le plus bel éloge qu'oo
poisse faire d'un ouvrage politique.
Apres avoir montré que! est l'idéal dyoastique, l'auteor propose comme frein le régime parlementaire, &lt;(élémeot le pi us actif du renversement ou de la coosolidation
destrones. » Selon que le souverain marche ou ne marche pas au pas des idées et des iotéréts de la nation. Le
(rein cst nécessaire a tou( pouYoir humaio, autrement
le pouvoir le plus légitime, animé des intentions les meilleures, s'exagerc et sort de la voie. Les exemples ne
manquent pas a l'appui ~e cette vérité : quand nous ne
citerions que les successeurs d'Auguste !
Telle est, non pas résumée, mais a peine indiquée, la
pensée-mere de ce livrevraiment intéressaot, et j'ajouterai passionnaot, pour tons ceux que préoccupe le grand
probleme politique et social. Nous ne savons comment
il sera accueilli par le monde officiel, mais il n'est pas
besoin d'elre prophete pour annoncer qu'il produira une
profonde sensation daos le public.
EDMOND TEXlER.

COIJBRIEB DE P&amp;B18.

Les bulles Chaumont de ra··1nii;. - Le dessus et le des&amp;0118 de Paris. - L'¡;gout a ·ruer et l'égout d'aujourd·hui. En wago11 et en bateau. - Ce qui manque aux égouts. Visile au général Tom• Pouce et a sa famille.- Les bouquels de M. Karr et l'herie oux tu,·quoises. - Mise a la
relraite d'Alexandre, d'Argine et d llector.

J'ai rencontré ce matin un de mes amis :
•Ah! mon cher, allez voir cela, m'a-t-il dit, j'en suis
emerveillé, ce sera quelque chosed'unique au monde. Que
les anciens viennent apres cela nous parler des jardins
de Sémiramis ! Les jardins de Sém1ramis, la bel le affaire!
Nos enfants riront de leurs professeurs d'hisloire, quand
ceu1-ci leur raconteront ces vieilleries ! Allez voir cela
aoplus tot, vous dis-je.
- Mais quoi done?
-Figurez-vous des terrasses gigaotesques, des tapis de
gazon, des parterres de tleurs, des cascades, un lac, des
falaise@ a píe de quatre-viogts píeds de haut! Tenez, votre.
Sémiramis me donne une prodigieuse envíe de rire. Et quel point de yue : Paris tout entier avec ses domes,
!el tours, ses fleches, et ses beatJX horizoos de collines
W'lllonieuses. Pour voir Paris a vol d'oiseau, il rapait
i-.U'a présent grimper la butte escarpée de Montmarlre et se mettre a l'ombre du dernier des muulins a
11'1t; celll faisait venir des pensées mélancoliques. ll y
l'lit bien encore la chapelle du Pere Lachaise, mais ce
a'élait guere plus gai; a \'avenir, ce sera dn plus gran'• et du plus riant observatoire que les Parisiens
PGllrront contempler le splendide panorama de leur

tille.
- llais pour l'amour de Dieu, ou est-il, votre observa-

loile' '
- .lu buttes Chaumont, ne vous !'avais-je pas dit?

6loardi queje suis!
-Oh! ohl les buttesChaumont, mais c'est aux antipo'-,eela; c'est beaucoup plus loin que le Japoo et que

la~.

lnan, pour vous plaire, j'entreprendrai quelque jour
le Toyage : seulement, vous me parlez de falaises de
...._"fingts pieds, c'est bien mesquin; j'ai envíe d'at-

lenc!te, pour me mettre en route, qu'on aittransporté le
llont Blanc dans la plaine Saint-Denis : je trouve qu'il

serait temps d'épargner am. Parisiens l'eonui de faire
cent cinquante lieues pour voír des forets de sapins, des
glaciers, des neíges éteroelles, et la plus haute cime de
l'Europe. Que nos édiles, comme d1t M. Prudhommc,
me permetteot aussí de leur dooner un conseil, c'est de
débaptiser les lrnttes Chaumont quaod elles seroot traosformées et de les rcbaptiser d'un autre noru : bulles
Chaumont, quoí qu'on fasse, rappellera toujours a !'esprit quelque chose d'iodigent, de pelé, de galeux qui
gaterait l'aspect nouveau si magnifique qo'il fut. Et maintcnant, mon ami, puisque vous aimez les choses merveilleuses, !aissez moi vous cooseiller a mon tour UD voyage
dont vous ne vous repentirez pas: Vous avez vu la Suissc,
l'Espagne, l'Italie et la butte Chaumont, aller voir les
égouts de París.
Je l'ai fait tout récemmeot, cet élrange voyage; au
retour, je n'avais _guere plus de coosidéralion pour les
égouts de Tarquín que mo11 ami n'en aYait pour les jardios de Sémiramis en reveriaot des buttes Chaumont.
« Tortueux, crevassé, dépavé, craquelé, cou¡,éde foodrieres, cahoté par des coudes bizarres, montant et descendant saos logique, fétide, sauvage, faronche, submergé d'obscarité, avec d&lt;.s cicatrices sur ses dalles et
des balafres sw· ses murs, épouvaotable, tel était, vu rétrospectivement, l'aotique égout de Paris. Ramificatioos
en tous seos, croi~ements de tranchées, branchements,
pattes d'oie, étoiles comme dans les sapes, crecums, culsde-sac, vodtes salpétrées, puísards infects, suiotemeotR
dartreux sur les parois, gouttes tombant des plafonds,
ténebres, rien u'égalait l'horreur de cette vieille crypte
exutoire, appareil digestir de Babylooe, antre, fosse,
gonfTre percé de rues, taupíniere titanique ou !'esprit
croit voir róder, atravers l'ombre, daos de l'ordure qui a
élé de la splendeur, cette -énorme taupe aveugle, le
passé '. &gt;&gt;
Ainsi parle M. Víctor Hugo dans ses Misérables, et ríen
n'égale cette description des égouts d'autrefois, sinon
celle qu'il doone de l'égout d'aujourd"hui.
11 « est propre, froid, droit, correct. Il réalise presque
l'idéal de ce qu'on enteod en Aogleterre par le mot
&lt;&lt; respectable. l&gt; 11 est convenable et grisatre, tiré au cordeau, on pourrait presque dire a quatre épingles ... On
y voit clair. La faoge s'y comporte décemment... L'égout
actuel est un bel égout, le style pur y regoe ... L'égout
a pris aujourd'hui un certain air officiel. Les rapports
méme de police dont il est quelquefois l'objet ne luí
manqueot plus de respecl. Les mot~ qui le caractériseot
dans le langage admiuistratíf sont relevés et dignes. Ce
qn'on appelait boya u, on l'appelle galerie; ce qu'on appelait trou, on l'appelle regard. )&gt;
L'homme qui a métamorphosé ainsi l'égout, qui l'a rendu « respectable, » dans le seos anglais, comme dit heureusemeot l'illustre écrívaín, c'est M. Belgrand, le plus
modeste et le plus courtois des ingénieurs en chef, et,
düt sa modestie en souffrir, il faudra bien qu'il me permette d'ajouter qu'il a accompli le plus iigaotesque travail que les Parisiens aient peut-étre vu mener a fin .
C'est par un élégant escalier affleurant au sol de la
place du Chatelel que nous sommcs descendus dans le
Paris souterrain. au grand ébahissement de la foule.
No11s al'ons tout d'abord visité la chambre Notre-Dame,
une salle voutée magnifique, dans laquelle on donnerait
UD bien beau ba.l.
A quelque distance de la_. nous sommes montés en
wagon, et nous sommes partís, poussés par les égoutiers¡
la vapeur n'est point employée daos les égouts, mais
cela viendra.
L'égoutier s'est civilisé avec l'égout; j'ai trouvé en lui
un bomme du meilleur monde.
Ce n'est pas Dusautoy qui l'habílle, mais il porte les
bottes les plus cheres qui se fabr1quent a Paris : quarante francs la paire, pas un sou de moins; il est vrai
que si elles sont cheres, elles soot grandes. L'entrepreneur qui dépeos~ tant d'argent en bottes, n'en dépense
guere en gants, cela fait compensation.
Le train roulait au-dessus des fl.ots. Chaque wagon est
muni d'une vanne ¡ cette vanoe s'abaisse jusqu'il. un
·demi- metre du lit de l'égout, et la force du courant,
s'accroissant en meme temps que l'espace se resserre,
pousse devant lui le sable et la vase, et c'est l'égout luiméme qui se nettoie.
u Aujourd'hui, nous dit UD des inspecteurs, nous n'avous pas baissé les vannes, parce que c'est UD voyage
d'agrément. »
De gros tuyaux couraient le long des mun; : c'étaient

37t

les:conduites d'eau qui alimentent les fontaines; de temps
en temps, un tuya.u d'un moindre díametre venait s'y
adapter : c'était une prise d'eau particulicre. Des fils
minces tapissaient la voute: c'étaient les fils télégraphiques. Au-dessns de cette eau qui emporte leoteroeut au
néant tout ce qm est usé, flétri, fini, la peosée vivante,
féconde, qui porte !'avenir sur ses ailes et passe plus
rapide que la foudrc.
De dístance en dístance s'ouvraient des bonches 11ombres : c'était le vieil égout qui venait se perdre dans l'égout moderne, comme on voit des ruelles sales, infectes,
misérables, aboutir sur nos boulevards et nos avenues
triomphales.
Figurez-vous maintenant les lumieres du train plongeant dans l'immense voie souterraine, jetant lcurs reflets pales sur les voyageurs, et dessioant sur les murs
la silhouette des égoutiers, et vous aurez le coté pittoresque du voyage.
Le ruisseau devient riviere. Nous descendons de wagon
et nous montons en barque.
La riviere devient fleuve. Nous quittons la barque
pour un navire ou quarante persoooes tieodraient a
l'ai~e. L'égout a cinq mctres de large : nous passons
sous la place de la Concorde, sous la rue RJyale, sous
le boulevard Maleshcrbes.
Arrivé aux environs de la nom,elle église de SaintAugustín, la nostalgie de la lumiére me prend, je saute
du bateau sur le quai, je sors par un regard, et me
trouve nez a oez avec une víeille dame épouvantée.
J'ai visité les égouts de París un peu comme la plupart des voyageurs visitent la Suisse : ils se contentent
de l'Oberland bernois, du lac de Geneve, et du lac des
Quatre-Cantons : je m'eo suís teou a la chambre NotreDame, au pelit collecteur et au grand collecteur. Mais
que de courses et de découvertes a faire pour un touriste qu'embraserait le feu sacré ! Mettez hout a bout les
rues de la ville-cry¡.,te, et vous aurez un souterrain de
cinquante lieues de long. Cínquante lieues de long,
voila de quoi se dégourdir les jambes!
Je prendrai la liberté d'engager respectueusement
l'admini~ll'ation a installer, dans l'intéret des voyageurs,
quelques buffets et quel'}ues caloriferes.
Ne pourrait-on pas aussi décorer les collecteurs grands
et petils de peiotures murales? Quel vaste champ ouvert a l'imagioation et au talent des jeunes artistes qui
rcvenl la gra11de composilion !
Apres le gigantesque dans l'reu-vre de l'bomme, l'infiniment petit dans l'reuvre de la nature :
J'ai eu l'honneur de présenter hier mes hommages a
M. et a Mm• Stralton, a miss Minoie Slratton et a sa
jeune tante. M. Stratton s'appelait, il y a vingt ans, le
géneral Tom-Pov.ce ¡ aujourd'hui qu'il est UD noin arrive
(¡e ne dis pas un nain-partenu, ne vous y trompez pas),
il a mis de coté son nom et son titre d'empruot et se
contente d'étre ce qu'il est: « Moi, dis-je, c'est assez; &gt;•
il a voulu présenter sa femme et sa tille aux. Parisien~,
pour les remercier sans doute du bon acceuil qu'il
re~ut d'eux jadis. C'est daos un des plus graods salons de
!'hotel du Louvre que quelques centaines de privilégiés
ont eu la faveur d'etrc admis aupres du couple lilliputicn.
La pbysionomie de M. Stratton est vive et intclligente,
ses mouvements sont prompts et décidés, et je ne serais
pas étooné qu'il eut autant d'hurnour que bon nombre
de ses compatriotes de taille beaucoup plus haute que
la sieone.
Mm• Stratton a les yeux. uoirs les plus brillaots du
!llonde, des traits agréabler, et sympatb1ques, de tresbelles épau.les, qui semblent dorées par le soleil d'Jtalie
ou d'Espagne, et ses manieres sont tuut aíait gracieuses. ·
Le mari et la femme ont toute l'aisance ue gens habitués a vivre dans le monde élégant, et je o'ai jamais vu
de maitres de maison faisant avec plus de uaturel les
honneurs de leur salon. 8erai-je indiscrct si j'ajoute qu'a
certains petits a parte confidentiels il est facile de comprendre que l'astre qui préside au1 uoions bien assorties répand ses plus doux rayons sur M. et Mm• Stratton?
La sreur de celle-cí, jeune filie de dix-huit ans, a toute.
Ja réserve qui convient a une demuiselte bien élevée,
mais sans la moindre gaucherie.
Quant a miss Minnie, c'est un cbarmant baby; mais
si elle ne s'arrete, elle sera plus grande que pere et mere; elle a dix-huit mois, et je connais des enfants de
cínq ou six mois qui ne sont guere plus petits. Misli Minnie est gaie, tres-souriante et tres-care1,sante, et je me

�372

373

plus d'un valet, surtcut s'il est valet de Moliere
facbera de son rang subalterne, et voila les e~
brouillées.
X. FEVRNET.

\romper:ús bien ou ce 1sera une excellente personne.
Vous saviez qu'Alphonse Karr était jardinier,
et que pour 20 fr:i.ncs une femme pouvait ajouter
un de ses bouquets a sa parure ; 20 francs de
fleurs de Nice cueillies dans lejardin d'un bomme
d'esprit;ce sont des fleurs données.
Voici que, pour 20 francs, M. Karr vous enverra
vingt-cinq pieds d'herbe, pour peu que le cceur
vous en di,e.
- Quoi, de l'herbe?
- Oui vraiment, mais de l'Herbe aum Turquoises,
e'est-a-dire une-berbe qui pousse a l'automne une
belle grappe de baies semblables a des turquoises.
Qui ne voudrait transformer ses pclouses en[écrins?
Et quelle ressource pour les maris, au prix ou
sont les bijoux aujourd'hui !
Une invention toute nouvelle pourra bien faire
hausser les j0ux. de cartes, a l'Hotel des ventes.
Un homme h1bile a eu l'idée de remplacer les figures classiqn~s des rois, des &lt;lames et des valets par
eles portrails de comédiens et de comédiennes en
vogue. Ingéniense idée. mais pleine de nérils :
plus d'une Jame voudra l'emporter sur le roi,

L' ILLUSTRATION' JOURNAL UNIVERSEL.

L' ILL USTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

~

CORRESPONDANCE DES ÉTATS·UNIS.
AU DIRECTEUR.

New-York, 15 110,embre,

M. LE CO~ITE DE MENSDORFF-POUILLY,

Ministre des a!Taires étraogeres en !utriche ( Voir la Révue poliliq1U ).

Le grand événement est accompli: Lincoln est
réélu. Cette beureuse réélection avance plus
l'issue de la guerre que toutes les batailles que
nous pourrions gagner. L'Américain est pratique
et les démocrates, découragés comme ils doiven;
l'etre et comme ils le sont réellemeat, comprendront qu'ils n'ont rien a gagner a. soutenir la
cause de la rébellion, qui perdra ainsi son phJSsérieux appui. Cet événement produit déja ses
effets : les affaires ont pris une rccrudescence loute
nouvellc, et la construction navale, c"est la un indice bon a signaler, semble revenue aux temps
passés: nos chantiers sont pleins de navires dn
plus fort tonnage qui s'achevent et qui bient6t
prendront lamer.

Cependant, les operations militaires ne se ralentissent pas: le
siége de Richmond avance, malgré toutes les difficultés qu'il
présente; ríen n'arrete nos généraux ;, s'ils rencontrent une
montague, ils la percent ; s'ils
ont un circuit trop grandafaire,
ils l'abrégent en creusant une
route_ou un canal, témoin le
Dutch-Gap Canal dont , les travau,x \se poursuiveut avec rapidité, et qui permettra bientót a
nos canonnieres de s'avancer
bien pres de Richmond et de
coopérer avec l'armée de terre
a l'attaque de cette place. Ce
canal est percé a travers un
isthme appelé Dutch-Gap et rattachant la pre,qu'ile Farrar a la
rive nord d~ la riviere James.
L'isthme de Dutch-Gap a 300
yards de large (presque 300
metres) et 8ú pieds de hauteur.
C'est assezvousdire quelle masse

- - ··----.--- - É'f,ATS-UNIS: ~IÉGE DE RICHMOND; TRAVAUX DU DUTCH-GAP CANAL• - D'apres
' 1-ea croquis
- . de M. W.

s.

. la Ret111e politique d8 la scmaine',.
PALAIS DE L'EXPOSITION1 ¡LNTERNA.TIONALE DES ARTS ET DR L'INDUSTRlE, A DUDLIN • - D,apres un eroqu,s
. de M• D• Robertson. [Vo,r
ETA'fS- UN tS: lltSTJ\Ut:TlúN llU ~A.VlllE C~lKASl&gt;E CuNFEIJEHE L' ALl:J&amp;MAIIL&amp;

�L'ILLOSTRATION

I

374

L'l LLUSTRATION, .IOURNAL UNIVERSEL

oous. En France, il signifie la charge, et en lblie la
g~i~té, ce ~ui e~t bien difiérent.-La musique de M. Fréde terre il faut boule..-erser. Le canal traversera \'isthme
der1c Barb1er n cst pas assez lt1gere, assez vive, as.~ez fa•
diagonalement; notre tlolte aura alors sept milles dP,
CDHl@ll!IOOJi!JJI! llillU~D~iL!,
cilement mélodique, assez gaie, eofin, pour le sujet et
moins a faire, et évitera les innombrables oh~tacles, les
le ~tyle de la piece. Ce qu'on y a le plus applaudi, et en
formidables batteries que les rebelles ont accumulés
Le théAtre Saint-Germain a fait son ouverture si longsur ce point. Les travaux ont été commencés en aout et temps attendue, et j'ai sous les yeux une circulaire de cela on a e11 raison, ce sout deux morceaux oroés de ,ocalises élégantes, gracienses, que Mil• Mézeray fait ..-,.
sont a peu pres terminés; c'est immense, ce que peut la.
l'administratioo portant que 11 Son Excellence M. le Mi- loir par une exécutioo habile el brillante. M'1• Mé~ray
volonté du Yankee; et le canal de Dutch-Gap sera. cer- nistre ele la Maison de \'Empereur et M. le Préfet de poest une toute jcune filie, svelte, élancée, jolie comme une
tainement daos les annales militaires no des faits les
lice ll l'ont autorisée « en vcrtu du décret impérial qui tete de Greuze; - elle s'était gAté le visage, le p1·emier
plus curieux.
a proclamé la liberté des théatres.
jour, par d'alfreuses plaques de noir et de blaor, de bleu
L'Albemarle, le redoutable bélier cuirassé de lamaSi le décret impérial est réellement exécuté, si \'indusrine confédérée, vient d'etre détruit; il était a l'ancre trie théatrale est libre, il est assez rlifficile de compren- et de rouge, qn'elle aura saos doute mieux placées et
daos la riviere Roanocke, lorsque le lieutenant Easting, dre que le théatre Saint-Germain ait besoin, pour ou- mieux fondues aux représeotations subséquente~ _ Sa
voix est bornée. Les notes graves lui manquent ahsolude la marine féelérale, con~ut le projet de In faire sauter
vrir, d'etre « a.utorisé. 11 Qu'il ait été soumis a l'inspecau moyen d'un torpedo, monté daos un canot, et misen tion de M. le Préfet ele police ou de ses délégués, cela ment. Mais le registre aigu a une sooorité charmante
mouvement par une petite machine a vapeur; il choisit est tout simple. Mais un proces-verbal constatant tan-t qu'elle ne fait pcint c\'elforts. La mu~ique de 11. F'.
des matelots de bonne volonté de l'escadre de l'amiral que l'édifice est solide et oe s'écroulera pas sur les Barbier lui en demande quelqnefois, et c·est un malhenr
Porter, avec lesquels il s'embarljua sur le canot, et s'a- spectateurs, qu'il est suffisamment aéré, qu'on en peut pour M. Barbier comme pour elle. 11 faut absolument, si
van~a le long de la cote, garnie de nombreux piquets. Rortir facilement en cas d'incendie, qu'il est isolé et ne elle veul réu sir et si elle veut durer, qu'elle reoonce ¡
11 passa, saos étre apen:u par une balterie llolta.nte, peut compromettre la sécurité des édifices qui l'eotou- la force, qu'elle s'en tienne a la grace. Quels bons confranchit les barrieres de chaines qui défendaient I' Albe- rent, uo te\ proces-verhal n'est pas, a proprement par- seils lui pourrait dooner Mm• Damoreau, si elle était
marle; il fut découvertjuste au momant ou il allait al or- ler, une autorisation. C'est un acte semblahle a ceux encore la!
A coté de Mil• Mézeray, on éco1'e avec intérét un
der; il ne répondit pas plus aux qui-vive qu'aux som- par \esquels le Sénat déclare &lt;&lt; ne point s'opposer. ,,
,
jeuue ténor, M. Laglaize, dont la voif est fraiche, bien
mations de se renelre.
Quaot-a M. le Ministre de la Maison de l'Empereur,
Aussitot on ouvrit sur la coquille et son équipage de on ne saurait imaginer en quoi cette affaire a. pu le con- timbrée, sympalhique; puis no baryton et une bas.,e
treize h')mmes, un feu roulant d'ariillerie et de mous- ceroer. Le décret impérial du 7 janvier t8G4 a eu pour chao tao te forl convenables, que je prie de me pardonqueterie. Le lieutenant avait déji\ attaché la torpille aux but de sou~trairc a son autorité tous les théatres non ncr d'avoir oublié \eurs noms. Je crois que la basseflanes dt1 géant des mers; il mit \11i-mcme le feu a la subventionnés, de mettre les entrepreneurs dramatiques taille s'appelle Falchicri. Bref, il y a la de tres-bonR él~ 1
meche électrique; une seconde apres, une épouvantable daos la meme situation que tous les autres industriels, ments, dont un compositeur adroit pourra. tirer partí, si ~
explosion se faisait enteodre et fai~ait sombrer la frete de les faire rentrer dans le droit commun. A-t-on besoin la musique est mie1u accucillie cette fois qu'elle oe J·a
été jusqo.'il présent au quartier Latín.
embarcation.
d'une autorisation de ~l. le Ministr'l de l'Agriculture et
Le Lion deSaint-'\farc est une hoooe houfionoerie.Les intrépides Joups de mer n'avaient aucun espoir d'é- du Commerce pour ouvrir boutique daos Paris, ou pour
Un
vieux bourgeois de Venise, qui tremble et de,ient
chapper, car, des deux cütés du lleuve, ils recevaient batir unP ferme? La circulaire de M. Gérault est done
pale
a la seule idée des inquisiteurs d'État et du cooseil
une gréle de projectiles; 11 lueur de l'explosion le~ dé- iointelligible, ou il en faudrait cor!clure que la liberté
,les
Oix,
trouve chez luí un billet doux adressé asa
signait aux coups de leurs adverr,airei,.
proclamée en droit n'existe pas eo fait, car, ú M. le Mi- filie. Mais le poulet est rédigé en termes mystériem.
Le lieutenant Easting, qui avait eu le te~ps d'üter son nistre a accordé l'autorisation, il pouvait la refuser.
11 le croit écrit par un conspirateur, el va le jeter dans
uniforme et ses bolles, gagna la rive a la nage ainsi
Quaot atLl précautioos nécessaires a la sécurité publi- la guenle du \ion de Saint-Marc. Voila la police sor
qu'un de ses matelots, resta caché pendant douze heures que, je ne puts me dispenser de faire observer qu'on ne
daos les roseaux, et finit par rejoindre \'escadre de l'a- saurait accuser M. le Préfel de police de ~•etre montré pied , et le gonvernement en alarmes. Desceotes de
lieux, interrogatoire~, surveillance organisée, eRpioo,
miral Porter aprcs cet exploit héroiquc.
a cet égard trop exil!eant. Le théatre Saint-Germain
On a des nouvelles préci~es i;ur les opératioris de o'a qu'uoe issue. On y afllue de tous les points de la apostés, souriciere, menaces de proces criminel, ele.
Sherman en Géorgie. Ce général, ayant réuoi une armée salle par des couloirs et des escaliers trcs-étroil~. Si done Les terrcurs du bonhomme étaot toujours comiques, oa
qu'on évalue a 50,000 hommes et une grao&lt;le quantité il arrivait,je ne dis pas une catastrophe, mais un de ces rit depuis l'exposition jusqu·au dénoument. La piece
d'approvisionnements, cootinue son mouvement olfensif. accidcnts légers, qui suffisent quelquefois pour jeter la est bien conduite, le dialogue amusaot, la musique ra11 menace la ville de ~acon et semble vouloir porter la panique daos une salle de spectacle, on aurait certaine- cile, fine, légere, élégante, pleine d'entrain etde gaieté.
C'est \'heureux début el'un tout jeune homme, M. Legucrre au cceur meme des États confédérés.
.
ment des malheurs a déplorer. Deux issues latérales me gouix, qui évidemment a de l'avenir, car son stylenr
Beaucoup d'obscurité plane sur les mouvements paraissent indispensables. Elles ne seraieot pl!.s, _ic crois,
des généraux Hood et Beauregard. Le géoéral Magruder tres-difficiles a ouvrir a travers l'immeulile qui envelop- et san3 apprlt n'empcche pas qu'i.l ne sache le métier
a essayé de franchir le lleuve Mississipi, pour se jeter pe ia salle nouvelle comme une r.arapace, et qui en est tout aussi bien, si ce o'esl micux, que les composite1111
les plus forts sur le contrepoiot, les plus emµesés et les
dans l'État de ce nom et se rallier ultérieurement a
évidemmeot une dépendaó&amp;e.
plus \ourds. Ce pet1t ouvrage esl assez convenahlemenl
Beauregard: cette maoce11vre n'a pas réussi, et les conféLe théatre Saint-Germain u'est pas Je premier fruit de chanté d'ailleurs, et joué avec beaucoup de verve.
dérés oot du se retirer, apres avoir subi des pertes con- la liberté dramati'lue, puisque nous avons déja vu s'ouOn a dooné depuis deux autres pieces eo un acte aa
sidérables, ainsi que du Missouri, ou le général Sterliog vrir le théatre del&gt; Folies-Marigny, le théatre Saint-Pierre,
thMtre
Saint-Germain. Mais la presse n'y a pas été ~
Price a..-ait pénétré, et du Ten!1essee ou ils ont du éva- et qu'en ce moment mcme la petite salle de l'École
voquée,
et je n'en puis ríen dire.
cuer Johnsooville qui a été imméd1atement réoccupé par lyrique sert aux exercices préparatoires d'une troupe
Au ThéAtre-llalien, on marche de reprise en reprise,
le général fédéral Shnfield.
pour laquelle on construit, rue Lafayette, un théatre
A la suite de tous ces succes, les corps d'armée de nouveau qui n'a pas encore de nom. Mais c'est celui Marta, Un Bailo in maschera, Norma, ont défilé coop'81'
roup. Mil• Patti est daos Marta ce qu'elle est par\Oll
Sherman et de Sheridan seront sous peu réonis a. l'armée de tous ou la musique a obtenu la plus large place.
Que deviendrait le Théatre-Italien sans cette jeuoe filie
de Grant, et l'on portera le dernier coup a la rébellion, Les acteurs engagés sont des acteurs d'opéra comiqui porte toul le poids du répertoirc en se jouaat, el
a moins qn'elle ne se décide aimplorer la paix.
r¡ue, et c'est \'opéra-comique, eo, elfet, que l'on y riant, en sautillant, et saos se douter r~:1t-etre d11 W
Le général Philip Sheridan, qui vieot d'etre appelé au joue. Le spectacle d'inauguration se composait de trois
grade de major génér1\ a la place de Mac-Clellan, qni pieces: - le Libre échange, la Bouquetiere de Trianon, le de force qu'elle accomplit? M. Brignoli a elébuté ••
succes a coté d'elle. On a le droit de supposer qu'il •
apres sa défaite ékctorale ?. donné sa démission, et le Lion de Saint-M,,rc. Glissoos sur le Libre échange, triste
descend pas en ligne directe d'Adonis ou d'Antioo69- D
géoéral Shermao, sont tous deux éleves de Westpoinl. et p\:;.t vaudevi\le chargé, - je ne saurais dire orné, Philippe Sheridan est né en l83t daos l'Etat de l'Ohio. de quelques airs nouveaux et d'uoe ouverture préten- chante un pe•1 du oez, ce qui a fait dire a de 11'8111
critiques qu'il imitait M. Mario. Je crois qu'il a'illile
Sorti de Westpoint en 1853, il servit d'abord comme tie•ise. 11 est déji\ ouhlié. Que la tombe lui soit légere !
personne. Le timbre ele sa voix résulte apparemmdt•
lieutcnaot daos les territoires voisios de la Califoroie et La Bouquetiere de Trianon, saos avoir rien de bien noula forme et de la disposition de ses organes. L&amp; falJII
exposés aux incnrsions ind1ennes, pu_is daos le Tcxa~. veau, - le' nouveau est aujourd'hui, au théatre, une
en
est a la nature. Apres tout , ressem bler a )larie •
Des le début de la guerre actuelle, il ful fa:t capitaioe, denrée fort rare et de tres-haut pri1-otlra1t, du moios,
un malheur dont on peut se cousoler. D'autres lai 1t'
et ses scrvices émineols l'ayant mis en évidence, il fut une intrigue et quelques situalions. Si le sujet manque
prochent de chanter de la gorye , - toojour~ eóllll
placé a la tete de la division de cavalerie de l'armée ilu un µcu de vraisemblance, - il s'agit d'un vieux geotilMario. Quoi qu'il en soit, il a de l'acceot, du go6t, i
Mississipi. Sa cooduite aux batailles de Corinthe, de hommP, jadis officier de cavalcrie, qui, se voyaot ruiné,
sait chantcr a demi-voix, et il crie tres-rarement: eelli
Buell, de Rone-River lui valut le grade de géné- s'est fait pAtissier pour reco11struire sa fortune, racheter
par le temps qui court, me semble tres-original, et,.•
ral, et c'est le corps d'armée placé sous ses ordres qui, le maooir de ses aocetres et doter sa fille,- ..ettc clonnée
j' ose dire tont ce que j' en pense, héroique. 11 Can\_.
on se le rappelle, remporla les victoires d'Ag-uepan et est beaucoup moins extravagante que celle des Diamants
que je n'ai pas été tout seul de moo avis, et qo'oo 111•
de Fisbfr-Hill et balaya l'armée d'Early de !a vallée de de la couronne et de vingt autres opéras-comiques acsu gré de son courage, pnisqu'on l'a applaudi et~
Shenandoah. William Sherman est aui,si de l'Oh10. ou il ceptés et applaudis. Je conviens que les auteurs n'en oot
11 n'y a pas de claquenrs patcotés au Théatre-ltaliel,
naquit en t823. Sorli de Wcslpoint en i84t, il fit la cam- pcut-etre pas tiré tout ce qui en pouvait sortir. Mai~ enfio,
les
bi~ signifient la quelque chose.
. .1
pagne du Me1ique. Colooel au Mbut de la guerre ae- leur ouvrage esl d'ap\omb sur ses pieds, leste, ,·if et ele
Le Dal masqué a été forl hien rendu. M. Frascbill
tuelle, il prit part au siége de Vickshurg avec le grade joyeuse humeur. La musique en cst « bien fait~,» commc
M. Delle Sedie y font merveille. Mm• Charton •
de général. Sa helle campagne de Géorgie et la oo dita l'école, sérieusement écri~e, laborieusement insy déploie beaucoup de talen t. Comme la troup~ i ~
prise d'Allanta ont fait de lui, ajuste titre, un des géné- trumentée, et, en général, peu récr~ative. C'esl de la
n\;~t ja.mais complete, c'est le róle du page, au¡o
raux les i&gt;lus distingués de l'armée du ~ord.
musique boufie qu'il aurait fallu la : ce n·cs~ pa~ de la qui est sacrifié. Je pense bien que Mil• Van der Bect
musique boufie que l'auteur a faite.-Je prends ce mot, pas de gros appointements. On aurait done m
Pour extrait : P. PAGET,
musique boufie, dans le seos que lui dooneot les llaliens grAce a se montrer exigeant envers elle. C'e!!t UDe,,..
qui out inventé le genre, et oon daos le seos qu'il a chez

~

iatrice écooomique. Mais que ces économies-la coütent
cher!
Quaot a Norma, jouée par les deux sreurs Marchisio
JI•• c,arl~tta'. cru~~lemeot indisposée, n'a pu aller qu';
grand peme Jusqu a la fin du prcmier acle. C'est partie
re111i~J.e premier
de la Sociét'e dn
. concert
. extraorlimaire
.
eonserv1to1re a eu 11eu d1manche dernier. Jl était consacré il. la mémoire de Meyerbeer. On y a done exécuté
uois morceaux de ce grand musicien, un chceur de Marpente rfAnjou, l'ouverture du Pardon de Ploérmel t 1
..,.,~· 1·ton,de~ poignar
·
ds, daos les IIuguenots. Ce dern
'e ierª
..,_..,e
chceur a éte d1t un peu plus lcntemcnt qu'on ne le d" _
sait a l'Opéra du temps de llabeneck. Je ne vois p~s
qo'il ait beaucoup gagné a ce changement de rhythme.
- Je ~e parle que du ~orceau a. trois temps. - Il en
est m01ns mena~ant, moms furieux, moins féroce, et ce
u'est pas le résultat qu'on devait chercher.
ll est facheux qu'on n'ait pas commencé par le commencement, ~•est-a-dire par la sccne ou Saint-Bris ré,~le a ses amis les projets sioistres t&lt; protégés par les
e1eox, et des longtemps con~us par Médicis. » Il v a d
&amp;i _beaux effets daos la harangue fauatique de ·saint~
Bns aux « chefs dévoués de la cité fidele, &gt;• et ce mer,e11leux
orchestre
.
t· , les .ai;rait si bien rendus ! Personne,
¡e 1e garan 1s, n aura1t trouvé cela trop long.
L'ouverture du Parwm de Ploermel a été exécutée avec
un ensemble p1rfait, une énergie, un éclat et une verv
iDcomparab!e~. Rieo de pluF 'pittoresque, de plus vive~
ment colore que cette symphonie un peu étrange, et
dont la coupe ne ressemble a celle d'aucun autre mor
ceau de ce genre. On n'y comprend guere l'iotervention
de la harpe, et eocore moios Ja faofare de trompettes .
. tal'"
.
QUI
nen
improv1ste
se jeter au travers du chant reliaicux
de l'~rc~estre et du cantique chora\ qui lui répond. Ce
cap~1ce tattendu, qui n'a point de rapport au sujet, l'Ui
ne~app ique a aucun des incidents de la piece, semble
altérer le ca.ractcre général de l'reuvre et en détruire le
plan. ~~yerbeer, a _coup sur, n'avail pas be3oin, pour
étre or1gmal, de se·hvrer a de semblables fantaisies.
Verum uhi plura nitent in carmine non ego paucis

oll'endar maculis,
etl'ouverture du Pardon n'en est pas moins un ouvrage
d'lln mr.rite immensc, que Meyerbeer seul a pu écrire.
Le cbreur de Margullfite d.'Anjo,, est un morceau charlWlt, _dont le _chaot est plein de grace, l'harmonie tout
i la ro_1s tres-simple et tres-distioguée. La encore cepen~t, 11 Y a _des fantaisies orch~Lrales dont l'aut~ur aumt P~. se d1spenser. Mais il faut prendre chaque artiste
tel qu II e8t. Ses bizarreries mcmes coocoureot a-coostituer s_o~ individualité, et il a.rrive souvent que, toul en
les cr1t1quant, on les aime.
~ concert avait commencé par la symphonie en ,~
ma¡eor de Beetboveo, dont le premier et le dcroier
~rceau ont é~é dits. évidemmeol beaucoup trop vite,
~u~ les tra1ts rap1des n'y ont jamais été oettement
~es. L'orchestre du Conservatoire, autrefois, n'a1111 pas ce défaut-la, qui est aujourd'hui celui de tous
IOI orchestres. Est-ce a l"invention des chemins de ter
doit s'en prendre, comme le prétendait Jlo-

:1:00

M.

ne°:· ~lrred et Henry Holmes, qui viennent de donner
mtéressante séance de musique de chambre daos la

:• B_erz, soot deux violonistes aoglais ou irlandais qui

dtJa parcouru, l'archet en

main, toute l'Europe, et

,e {on a -ª~plaudis partout. M. Henry Holmes, prioci-

,al~nt, J010l a un brillant mécanisme et a une belle
de son, beauco11p d'accent et de vigueur. ll a
.._eoteodre un q~intetto de sa fa~on pour deux violons,
líes, altos et un v1oloncelle. JI est divisé en qua.tre paral aelon le ~rogramme classique. Le plan des morceaux
._w.. pu touJours tre_s-~ettement dessiné. La forme en
.111 peo vague. Ma1s 11 y a bea11coup d'idées. Les mé~y sont élégantes et expressives, et l'harmonie n·est
.._ ~late. C'est incontestablemeot un artiste de m1L
~u• pe~t aller loin, s'il s'exerce et s'il rétléchit. La
ava~t commencé par un quatuor de M. Erost,
11
,_•bre_ virtuo3 e 1Ju'une maladie cruelle a depu;s qurl-.,lllnees contraiot au silence. On a Mja fait grand
'-té daos certain~ jouroaux, de ce quatuor. Je J'ai
llo ITec une extreme atteotion . mais j'avoue - a
11
-.C ~te, - que je n'y ai rien compris. Je ne s~urais
ni le louer, ni le critiquer. Je me récuse.
G. HtooET.

:ité

'

37&amp;

JOURJAL UNIVEílSEL.

CORRESPONDANCE.

A propos de l'article : la Pipée dan~ le Morvan un
correspollllant a~onyme nous adresse des rétlexion; qui
ne manquent m de sens ni d'opportunilé. Nous ferons
cependant remarquer a notre corresponda::it que l'auteu~ de la ~ipee_, en racootant la chasse dont il a été témom, a ~r1s som de prolPster lui-meme contre ce massarre des mnocents. Aussi nous in,érons bien volontiers
celle \c~tre, qui n'arretera pas, nous le craignons, l'ar~
deu~ devastatrice des chasscurs, mais qui répond a un
s~nt1me~t humaio que oous parlageons completement.
Nous lwsons maintenant Ja parole a oot
·.
re corresPoodant
.
Mons1eur,
Permettez-moi de vo•Js le dire je n'ai a
1 sl~ns _uln
frémissement d'inelignation voil; le mol p1• sh?
.
,
dC e, art1c e
sur 1a Pipée, que contenait votre numéro d '&gt;2 t b
Je ne fais partie d'aucune société pour ~a~ o~ o /e.
des animaux; je .sais que pour se nourr1·r l'h pro ecd10?
.
,
•
, omme 01t
tuer;
. JC ne
. me sens ni délicates,e puérile, ni p·t·
1 1e. ma1a1ve; ma1s lorsqu'on me vient conter sur O l b d"
d
les tortures de beles iooffensives, lo;s~u·o~ m:ndé~•it~
plai,ir le supplice de pauvres oi,caux contorsionnl~ dans
les 7Y.ms lamentables que Dante donne á ses da é
.
g11ant~, ci demi dépl11més piteux a voir lo
' mn s, _.~aide ce~ agonies lorsqJon s'en dive;tit rJ~qu on se JOUe
,
, e vous avoue
que mon creur se souleve et que je me dtmaode ,¡ cett
école de cruauté fera de nos fils des homm s . . . e
lanl,, bien généreux, de nos jeuoes filies ed b1~0 va1Ibonnes et douc,is?
es emmes
Libre a l'anteur de la Pipé€ doot je ré
1 .
tioos et dont j'admire •ince:emcnt le h::;~ ~s i:~encriptif, libre a lui de céiébrer cctte hcurcuse mª e~tn esamor..
phose q~i transforme les al'tistes ailés qu'on 11ommait h-

noltes, pmsons, merles, rossignols, (auvettes, en rót excellent.
Ah! certes, je recoonais la haute importance du rót
excellent daos to11te socié_té bien ordonnile. Cependaot,
ne pensez-vous pas, mons1eur, que si l'on nons Jaissait
quelques rossigools et quelques fauvetles, la sociélé
ne •'en portera~t pas..plus mal? Ne peusez-,·ous pas ,¡ue
des chansons prmtan1eres daos les bois valent peut-,,tre
une bouchée de rliti, pow· friande soit-elle?- Et quand
~ous auroos dépouillé nos campagnes de ces harmooies
J~yeuses _qui en font le charme, quand il n)- aura plus
m_ ga1.ou1~lem~nts sous la feuillée, ni hruit d'ailei;, ni
tr1_olel~, m fusees de notes ]impides, ni de ces h~mnes du
so,r et du m:i.tin qui élevcnt Oútre ame et ta peoetrent
de bonheur, en serons-nous plus avancés? L'homme
e_nt~c uo r~ti d~ fauvettes et un salmis de ro,signols, 0 ;
s av1sera:t-,1l po1~t de reg-retter quelquejour le g-rand silence QUI s e~t fa1t autour de lni?
Tucz et maogez, il le faut bien; mai~ ne vous amusez
pas _des douleurs que vous imposez; surtoul ne venez pas
les etaler sous no, veut.
Ce ~·~st pas une ~aison, parce qu'une créature d~ Dieu
cst c~el1ve, qu'clle _ne pent ni se défendre ni ~e vengrr,
ce n est pas une ra1soo pour la tourmeoter saos merci, et
pon: ~e moquer de ses hlessures. L'agonie d'un animal
mut1lr peut sembler fort plaisante; ses membres ensanf!lantés, sa chair déchirée peuvent présenter un spectacle hurle~que; des g-ens peuvent ~e trouver qui s'en divertissent; quant a moi, une tcllc vue me révolte. j'ai
honte d'etre hornme, et il me prend une sauvaac :nvie
d'exercer sur ces beaui rieurs notrc honne vieille loi du
talion.
Au risque de l'absurde, je suis ponr les tués contre les
tueurs. Si le ridicule c'cst d'avoir compassion des bétes
qu'on supplicie, je snis ridirule.
~ecevez, monsieur, l'a~surance de ma haute con~idérat,on.

LA NOUVELLE CAPITALE DE L'ITALlE.

Les Tosca.ns sont les descendaots des Étrosque~. Le
nom de Tusci, par lequel les Romains les dési¡rnaiPnt
e.~t une altération de Trusci ou EtnLSci, Etrusques. Le~
Tusci s'éteodaient jusqu'aux environs di! Rome, ou ils
fonderent la ville de Tusculum, célehre par le ~éjour de
Cicéron et par ses Lettre.~ t•,~n,lanes. Le pávs des T11,ci
s'appelait Tuscania, d'ou Toscane.
·
A la chute de l'Empire romaio, la Toscane passa sou11

la dominalion des Barbares. Les Goths s'en emparerent
en 't:08, et y r égnerent 60 ans. En 56~, les Longobards
c~a.,scre.nt les _Goths et s'établirent a leur place. lis confi_erent I autorité politique a un duc et le pouvoir judic1a re a un comtc; un marquis fut chargé de uéfendre
les marches de la Toscaoe, c'est-a-dire les frontieres.
Ch:"~emagne ayant rem·er,é la mouarchie longoharde,
en , ,~, la ,Toscaoe pa,,a sous le sccpll e impérial el y
resta JUsqu_en 1074 ou elle était gouvernée par la comt_esse Malh1lde. Celle-ci, en mourant, légua tous ses
Et~ts au saint-sicge ; ~ai• les empereurs d'Allemagne,
ro1s. des Romains, ne reconnurent pas cette donation.
De la, un~ lutte qni dura deux siecles et qui divisa Je
pavs
. en deux
. . 1ac
r t·100s, ce11e ele l'empereur et celle du
P~P~· Phihppe de Souabc, descendant de la rnaison
G1bhng, se mit a la. tete des partisaos de l'cmpereur.
Othon i,su de la ro 1·
d w¡
'
.
' ·.
ª
e e phe, prit fait et cause
pou_r le souveram pontife. C'est la l'origir-e des dénominallons de Guelfes et de Gibel · c
·
·
.
·
tns. e~ guerre~ mtcstmes
re55erc11t avec les ~lédic!s, qui ne fnrPnt d'ahord que les
protecleurs de la Republ1q1Je llorentine, mais qui fioirent
par en devenir les maitre L FI
·
,
·a· . . · " · . . s.Lees dorentms
chas,erent
les
1 ,,1e 1c1s ¡usqu a tro1s fo1s
..
·
r
·
· · ur ern1erc expuls111n eut
i:~ ;en l527. lis en appclereot a leur parent Clément VII,
~e Flo~r.~ro~ura ~ne armée. _lis firent, en i531' ~e s!ége
é . e ce' a v11le ~~t cap1tuler, apres une hero1~ue
r :~1s1_ance' et le!' Méd1c1s y rentrerent. Cette famille s'étc1géu1ht en ii37. Alors la Toscane ful cédée a l'Autriche
en c an¡rc de la Lorraioe
·f t
· A¡
Le ~
, qm u _annexee d a France.
. . eco~1~ grand-•duc de cette rna1son, Pierrc-Léopold,
•~trodu1,1t en :rosra~e toutes les réformcs qui signalerent
p us tard la revolullon fran~aise. JI abolit les priviléges,
les mooopoles, la peine de mort, et il allait oi:troyer a
son pcuple une charte constitutionnelle, lorsqu" son avénc~ent a.u trone impérial l'obligea de renoncer a ce
proJct en meme tem
'a 1
cale. '
ps qu a couronne grand-duC'est en To,;caoe que renaquirent les sciences, les
~rts _et les lettres, apres la grande cata~lrophe qui livra
1~Lalie au_x barbares du Nord. Aucun pays au monde
na produ1t, sur une au,•si petite porulation IJO pareil
nombre d'hommes supérieur:; dam toutes le; branches.
Qu.~n: ~n élr~nger amve a Florence, la premiere chose
qu il .~1t est d aller aux l.'ffi.zi. Les vastes portiques de
cet éd1fice sont ornés des i,tatues des Toscans illustres.
Ce soot a'abord des renommées univpr,.r•lles, comme
D~nte, Boccace, Pé~rarq•1e, Giotto, Léonard ele Vinci,
M1~hel-Ange, Andre elel Sarte, Bcnvenuto Cellini Mach1avel'. Americ \ espuce, Guichardin, Galilée; puis: une
fo~le d autrrs hommes moin~ connus, mais non moins
estimables, tels que Nicolas de Pise, le perc de la sculptur~, daos les tcmps moderoes; Donatcllo, l'un des
~c1lleurs srulpteurr florentins; Léon-Bapti~te Alberti
1un des cré~teurs du s_t~le de la Rcn1issance; André
Orcagoa., ~emtre' orfevre et architecte de premier
ordre;. Gm Arétin, l'_inventeur des notes de musique;
Fra_o~o1s Red1, médecm et pocte, fondateur de l'entomolog1e. et aute_ur de sonnets exquis; Antoi11e Césalpin, natu_ral,ste, qui soup~oona la circulation du sang; Antoine
~l1chel, botaniste, qui a découvert et décrit, a luí tout
seul, plus de plantes que tous ses préMcesseurs et ses
su~ce:s,eurs ensemble. Et que de grands noms on pourr~1~ aJouter a cettc liste, déjil. si gloriPuse ! C'est ~larsile
F1cm, le prcmier traducle1Jr et commrntate•ir de Platon.
Ange '.olilicn, ~ro:ond érudit, pocte excellent en grec:
en latm et en 1tahen, Torricelli, l'inventeur du barometr~ ; Jcan ~illani, le chroniqnenr élPgant; Angelico
da F1esole, pemtre aogélique comme son nom; Fra Bartol~mmeo, l'un eles précurseurs ele Raphael ; Ghirlaoda¡o et Benoz10 Gonoli, qui ont Mcoré de fresques ad~irables les ég\i•es de Florence et le Campo Santo de
Pise ; Arn~l~he di Lapo, l'architerte qui a hati la plupar~ des eel1fices d~ 1~ Républiqne, le Dome, SainteCro1x, le Pala1s ele la Sci¡meurie, la halle de Saint-Michel ; Brunellesco, le créateur de la coupole du dóm
le véritablc fondateur du 11ouv;au stvle d'arch~~
tecture; les musiciens Lulli, Chrruhi~i et mille
autrPs de ccttc force. Ajoutez que Mirabeau et Napolilon sont d'origine tlorentine : Mirabeau descend
des Richetti /Riquety\ étahlis a Mar~cille; et Napoléon
d~s Buonaparte, qui, expul~és de Florence, se réfug1erent a Sao-Miuiato, puis en Corse.
. . Floreoce (Floreotia) était une colonie romaine sans
1mportance.. Son nom est formé du participe floren.~,
com°:1e celu1 de Valentía (Yalence) du participe oo.lens.
11 fa1t sans doute al!usion a la fertilité du sol. Florence

:ºº

i

�376

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
a, dans ses ar!Des, pon pas un
lis' comme,on1le
croit génera e!Dent, mais une
iris, tleur trescommune dans la
vallée de l'Arno.
i.aracine de cette
plaote, réduite en f~~ine,
fournit un cosmet1que
tres-estimé, dont la poudre de riz est une imitation et une contrefa~on.
Les Toscans sont maigres et petits. Cela ne les
empeche pas d'étre de
tres-bonssoldat~. Eni848,
les volontaires toscans se
batlirent comme des lions
aCantatone et a Monta-oara.
Le trail saillant du caractere toscan est l'indi,idualisme. Trois des plus
grands hommes de la Toscane, Dante, Machiavel,
llichel-Ange, étaient misanthropes.
&lt;t. Chacun
pour soi, chacun chez
soi » cst la devise des
Florentins.
On p~rle souvent de la
,ivacitéméridionale. C'cst
une de ces vieilles erreurs
qu'ilserait temps derectifier. Les Espagnols, les
ltaliens, et en particulier
les Toscans, sont les peuples les plus graves de
l'Europe. « Chi va piano
"sano » (Qui va lente..
meot, va surement);
• Stavemo a vedere l&gt;
loous verrons bien) ; «
abbiate pazienza l&gt; (prenez
patience) sont des adages
qoireviennent saos cesse
dans la conversat1on italieone. Les Toscans, étonnes de notre vivacité,
l'ont appelée furia franeae, comme nous pourrions appeler leur lenteur
~ toscan.
Quoi qu'on ait pu dire,
les Florentins sont une
des populations les plus
dé,otes de l'Jtalie. Quand
il ne pleut pas, ou quand
il pleut trop, 0D décou"' la Madone de l'Annoociade, et une foule
énorme court adorer l'i11age miraculeuse et Iui
demander le retour de la
~Die ou du Lean temps.
Cela n'empéche pas ce
pet¡ple d'étre le plus blas!lbémateur de la terre.
Lea noms de Dieu et des
lliats reviennent sans
le8Se sur ses lcvres, acCGI&amp; au1 épithetes les
plus in¡ur1euses.
llorence est lavil, e de!
doehes. Elles sonnent d11
lllin au soir et du soir
1U 111atm.11 y a des mailOQs oti on les entend telleinent, que les malheureq¡ babitants en devienllent presque fous. D'aillears, 1':imour des cloches
l'a rien d'étonnant dans
lne ville dont le plus !¡el
RID
'ORDRE DE CIURLBS Hl TBNU DANS LA CHA.PELLE ROYAL!!, A. MAD . CHAPITRE ANNUEL DR L
'

D'apres un croquis de M. Levasseur.

EW!LEllES DES TRIBUS IUIVES.

SCENE DU DELUGE.

BAS·RELIEF PROVBNANT DU PALAIS DE SARDANAPALR: UN CO:lVOI DE PRISON~IERS.
Gravures ti.rées de la Bib~ popt1laire illu:trü, de l'abbé Driou1, rub:iee pir Ch. !.1hure ( Yoir le dernier N').

:377
édifice est un
clocher, ce mcrveilleux campanille de Giotto
que Charles V
aurait voulu mettre sous verre.
Florence, qui
a de si belles
églises et de si beau1
palais, n'a pas un aque,duc qui luí fournisse de
1'eau potable. Les modernes ont toujours agi au
rebours des anciens ;
ceux-ci pensaicnt toujours au nécessaire; ils
s'occupaient ensuite du
superflu. J,'eau de puits
que l'on Loit a Florencc
est impure et fétide. Florence n'a point de baius
publics et pas un marché
en rapport avec sasplendeur et sa grandeur. Les
rues sont généralemont
étroites et d'un parcours
diíficile, acause des marches d'escalier~, des perrons, des bornes, des entrées de caves, qui Lordent les maisons et qui,
pendant le juur, sont de
facheux obstacles a la
circulalion, et, pen fant la
nuit, de véritables cassecous.
Les Toscans ont été nos
maitres dans !'industrie
comme dans les arts. Ce
sont des Toscans qui ont
introduit en France la
culture du ver a soie, le
tissage de la laine, la céramique, le dessin, la musique, le chant, et a peu
pres tout ce qni constitue
cette civilisation dont
nous sommes si fiers. Aujourd'hui, !'industrie est
vivante chez nous et morte
chez eux. Mais elle pourra renaitre, si le gouvernement italien le veut
bien.
En revanche, les arts
sont assez florissants. Les
quartiers nouveaux sont
batís ¡avec gout, et plusieurs anciens édifices
ont été restaurés dans la
perfection, entre autres le
palais de la Seigneurie,
le palais du Podestat, ou
Bargello, le palais Guadagni, le palais Feroni, l'église de Sainte - Marie
Nouvelle.
Plusieurs sculpteurs
méritent une mention
particuliere. M. Pio Fedi
a renoué la tradition de
Phidias. La sculpture moderne n'a ríen produit
de plus nohle que son
groupe représentant Pyrrhus qui, apres avoir terrassé Polydore, le dernicr
fils d'Hécub~, arrache des
bras de cette mere infortunée Polyxette, sa der••
, niere filie, pour aller
l'immoler sur le tombeau
d'Acbille. Ce groupe a
été acheté par une souscription nationale. 11 sel'a

�378

L' ILLUSTRATION, J0URNAL ONIVERSEL.

L'!LLUSTRATION; J0URNAL UNIVERSEL.

on a cité a l'audir.nce quelques fragments de ces Animé par ce beau regard qui ne me quittait pas et Je ne sais, je crois que je re~us d'autres félicitations en_ Quoi ! nous avons fait partie du comité et noos ne
¡ ttres que i\t. Léon Lacordaire ne jugeait pas dignes que je sentais, pour ainsi dire, passer sur moi caressant core, mais j'ai honte d'avouer que je m'en apergu:i apeine.
sommes pas coupables, demandait spirituellement
G.1.ZBTTE DIJ P.1.L.'18.
Enfin, l'heure de ~e retirer était venue; je ne le fis
et cloux, désireux de plair_e, surtout a celle qui m'appa••
; sérieux et grand esprit de son frcre; cclui-ci, entre
M• Crémieux, daos une &lt;les plus éloquentes plailfoiriea
0
pas
saos avoir demandé la permission de venir remer-utres, d'une lettre adressée par le célebre dominicain raissait si belle dans cctte pose d'abandon et d'intimité,
Belles semaines pour l'éloquence et pour la liberté qu'il ait prononcées. Est-ce que par hasard vous nou.\
cier
la
comtesse du charmanl accueil qu'elle m'avait fait.
j'élevai
peu
a
pe11
la
voix
et
mis
prcsque
involonlaire: un religieux qui avait monté a cheval daos la foret de
auriez épargné parce que, daos votre pensée, nous a1J.
que ces deux rl.eruieres seroaines !
Tous
les sameclis soirs, et tous les jeunis, a partir
ment
dans
roa
diction
une
chaleur
plus
grande
que
je
eoropiegne :
Les Treize ont comparu devant la Cour; ce grand pro- rions agi sans discerneUient?
de
deux
heures,
je re~ois mes amis, mes vrais amis,
ne
me
scrais
cru
capable
de
le
faire;
a
bien
¡irendre,
•
Croyez-vous
que
Jésus-Christ
soit
bien
aise
de
vous
A cette question, quelque peu embarrassante, M. l'a.
ou était en"'a"é
suivant l'heureuse expression deM.
c"s
"
0 o ,
d . vocat général·ne répondit point; et vraixyent, pour mon
,oira cheval,lui qui est entré a Jérusalem sur unane? .. c'était pour elle que je parlais, et il me semblait ne ajouta-t-elle avec une douce inflexion de voix; je vous
Hébert un autre client plus intéressant encore, le ro1t
serai reconnaissante, monsieur, d'en vouloir bien augQuand M. de Rancé se convertit a Dieu, il vendit ses parler que pour elle.
électo:al a été plaidé une seconde fois, et, daos l'en- compte, je le regrette.
Mais
je
crois
le
moment
venu
de
dépeindre
au
lecteur
menter le nombre.
bevaux,
ses
voitures,
quilla
les
habils
magnifiques
qu'il
Quoi qu'il en soit, M• Crémieux, M' Senaru et ceux qui
ceinte d¡ la juridiction supérieurt, le débat, si éclatant
Je m'inclinai et nous sortimes; Emmanuel m'accomla
'
c
omtesse
Blanche,
telle
que
je
la
vis
daos
sa,
premiere
·
:,ait
coutume
de
porter,
et
il
enveloppa
de
deuil
un
déja devant les premien1 juges, 'l ºpris une importance et réclamaient avec eux, n'ont point oblenu la faveur mo,
corps qu'il avait longtemps consacré au péché. N'est-ce soirée, ou elle devait produire sur mon creur une im- pagnait.
deste qu'ils sollicitaient; la Cour a joint l'incident au
une "randeur nouvel\es.
- Eh bien! que dis-tu de roa pelite cousine? me dit-il,
pression
si
vive
et
presque
inefía~able;
c'est
aipsi
que
je
pas
la
le
mouvement
d'une
ame
reC11eillie
et
pénitente?
•
No~s avons assisté souvent a des proces politiques, fond.
fetes.
'
eroyez-vous qu'un jeune incréclule qui vous verrait a l'ai revue longtemps daos tous mes revcs, quand j'évo- une fois dehors.
En premi~re instance, i1 vous en souvient saos donte,
Pl usieurs artistes étrangers ont fait a Flo:~n~e 1eur re- souvent aussi nous avons vu s'asseoir sur les bancs de
- Je &lt;lis que tu es un Welche, lui répondis--je, en
rbeval ;;crait tenté, le soir, de se mcttre a genoux de- quais sa pensée, c'est aínsi que je la revois encore lors-·
Mº
Jules
Favre
avait
stnl
plaidé
:
il
avait
été
si
logique,
putation et leur fortune. Tels sont_ W'• Fehc1~ de Fau- la police correctionnelle des malheureux entrai~és, fasaffectant a des,ein la franchise pour dissimuler le trouque
parfois
je
me
laisse
entrainer
comme
aujourd'hui
vant
vou
•
et
de
vous
décou
vrir
les
mi
seres
de
son
creur?
si
éblouissant,
si
entrainant,
qu'aucun
de
ses
confrel't8
veau, la gracieuse sculptrice fran~a1se, et M. Hlram Po- cinés, dupés par des habites, prude_mment re.stes,_ daos
ble étrange qui me dominait encore; comment, tu m'as
~on, je ne le pense pas. Un homme a cheval est trop vers les choses passées.
n'avait voulu prendre la parole apres lui.
wer~, le sculpteur américain.
.
la coulisse : personne, avant Je J0ur de l aud1ence,
La
comtes~e
pouvait
avoir
vingt-ciuq
ans,
mais
en
paparlé pendant une heure de la comtesse, et tu ne m'as
baut pour qu'on se melle a genoux devant· lui. 11 (aut
Cette fois, tous ont plaidé, tous ont voulu affirmer
Les peintres distingués sont nombreux. Nous nomme- ne savait ces noms obscurs, et perrnnne ne s'en souvenait
pas
dit qu'elle était tout bonnement une des femmes
raissait
a
peine
vingt;
sa
tete
était
couronnée
d'une
de
s'abais~er pour pouvoir obtenir des abaissements. i&gt;
hautement leur conviction, et cette conviction intime et
rons M. Ussl., auteur de I'.Expulsion du. duc d' Athenes
.,, ..; le lendemain; quelques-uns posaient betement devant
les
plns charmantes, si ce n'est la plus charmante
ces
épaisses
chevelures
lilondes,
dont
le
ton
fin,
soyeux
Eh
bien
!
je
ne
trouve
pas
cette
lettre
si
indigne
de
M. Pollastrini, auteur de la Sortie de Sienne de~ re,ugi~s lajustice, d'autres, interdits et tremblants, avo~aienla':~c ri"oureuse a donné a leur parole une énergie, une
femme
de París!
et
doux,
parait
garder
le
refiet
des
pensées
ch
astes
et
celniqui
l'asignée,
n'en
déplaise
a
M.
Léon
Lacordaire.
f!orentins; M. Ciseri, ,qui t:aite _avec talent les suJets reh- humilité, rl'autres enfin se disputaient du m1eux qu 1ls ro:"ue une ampleur, une éléva.tion qui ont saos cesse
Peste,
ílt-il, et l'autre, qu'en dis-tu?
pures
qu'elles
abritent;
elle
laissait
généralement
re-A.
KArnPFEN.
ém~ e~ souvent enthousiasmé l'auditoire. M. Berryer,
gieux; MM. Gatli et :sanes1, pemtres de genre. .
pouvaient avec la prévention._
.
.
,
. 1,{. Hébert, M. Oufaure, n'ont jamais été plus ardents a
- Que! autre? dis-je saos comprendre?
tomber de cbaque colé de son front deux de ces longues
Le dialecte toscan est devenu la tangue offic1elle de
Rirn de pareil daos l'afía1re qm a pass1onne Par1s
- Le mari. Est-ce que tu as déja oublié qu'il y a un
bouclas qui ont l'air, achaque mouvement de la tete, de
l'Italie comme le dialecte d'oil est devenu la tangue of- pendant quinze jours et qui le ¡;assionnera longtemps la lutte, plus vaillauts, plus triomphants; en toucbant a
se tordre, de se rouler sur elles--memes et de vivre enfin mari? demanda-t-il d'un ton g6guenard.
ces
grandes
et
immortelles
vérités
qui
ont
enfanté
le
. 11e'de la France. Ces dialectes doivent leur
LES LILAS BL!NCS.
. dsucces,
, . encore : des accusés qui sont tous d'honnetes gens et du
fi c1e
Eu effet, je l'avais oublié; c'est absurde a dire, mais
d'une vie qui leur est propre et qui n'appartient qu'a
non pas a leur mérite intrinseque, mais a ce 1m . es ecri- meilleur monde,des hommes quiontdignement gouverné monde politique nouveau, qui \'animent et l'éclairent de
ce
ressouvenir me fit mal; aussi ne répondis-je pas et
elles;
je
ero
is
que
l'on
appelle
ces
houclcs
des
anglaises,
(SUITB).
. qm. s'en •ont
servís cians leurs ouvrages.
S1,Dante, Jeur pays daos les moroents diffü:iles, ~t sont nobleme~t leu~s chauds et purs rayons, ils se sont sentis jeunes
vams
,
.
nous
continuames a marcher en silence.
je
ne
sais
trop
pourquoi,
car
aucun
ornement
ne
.pouBoccace, Pétrarque, Machiavel, a~ heu d~. ~a1Lre e~ descendus du pouvoir; d'anciens reprcsentants, des de- comme autrefois, roais plus forts, car les années et les
Apres
cette
définhion
empruntée
au
whist,
sa
derNous
parvinmes bientot au logement d'Emmanuel,
vait
mieux
alter
a
la
figure
de
la
comtessr
Blanche,
événements avaientjustifié leur foi et le~r avaient prouvé
·
e e'tai·ent nés en Sicile, Je d1alecte
, . s1c1hen snra1t putés, des candidats aux dernieres élections, des avocats: que ce qu'ils croyaient était vraiment bon, juste et
Tosean ,
niere et désormais son unique passion, mais couser- figure éminemment fran~aise par la grace, !'esprit et la a égale distance a peu pres de la rue du Bac et de !'hoaujourd'hui la langue classique de ~ Itah?.
. tous avouant franchement et Eimplement leurs actes et
vanl comme uu reflet de souvenirs moins innocents, la vivacité. Elle avait adopté ce genre de coiffure,je pense, tel de la comtesse; Emmanuel me quitta, et j'en fus
Les lettres ont fleuri en Toscane Jusqu en i859. La li- en revendir¡uant hautement· la responsabilité, car ils vrai.
vieille dame se prépara apartir au milieu du sour,re gé- pour se vieillir un peu, car sa figure excessivement bien aise, car j'avais besoin d'elre seul.
La Cour a repoussé l'appelpar l'arret le plus convainco
berté de la presse les a tuées. La politique a absorbé croient n'avoir fait que ce qui était leur droit et leur deJ'arrivai rue du Bac daos cet état étrange, qui n'est ni
néral, avec J'airsatisfait cl'une vie11le femme aqui !'a.ge n'a jeune et presque enfantine, faisait ressortir encore
et le plus affirmatif qui se puisse voir.
to utes les intelligences et accaparé t~utes les plum es. Les voir et beaucoup le pensent avec eux.
le
calme ni l'agitation, ni la joie ni la tristesse, mais qui
pas
fail
perdre
la
vivacité
de
son
esprit,
et
q•Ii
o
'est
pas
d'une
maniere
plus
choquante
le
disparate
qui
existait
Belles semaines µour la liberté que ces dernieres sedeux. infatigables éditeurs Le Monmer et Bar~era _ont
Jl~ ont pour défenseurs ce qne le barreau fran~ais
est
fait de ce quelque chose de vague, précurseifr des
fachée
d'en
fournir
de
temps
en
temps
quelques
preuves.
entre
elle
et
le
comte.
Son
front,
d'une
blancheur
de
cessé Jeurs publicatlons. Tous le8 _iournau: hlté~a1res compte :le plus illustre, et la plupart des avocats ont, maines, ai-je dit, et, apres l'arret, je le dis encore.
troubles
du creur.
Les
deux
dames
sortirent;
les
mes,ieurs
q11'Emma
ncigc,
avait
cette
élévation
pleine
de
lumiere
ou
semble
Ces puissantes voix se ~ont tour a tour élev_~es, pour atdont Florence était inondée ont fa!l place a des JOUr- comme leurs clients, représentl\ ou gouverné la
Ala
bonne
mere m'avait attendu; ,-¡uand elle me vitennnel avait qualifils d'hommes graves s'étaientretirés un rayonner l'intelljgcnce; c'éta,t un front que la nat11re
naux exclusivement politiques. Les principaux sont: la France, ou la représentent encore : ce sont M" Marie ~t tester les príncipes chers a tout ce que ce siecle a vu de
trer,
elle
me
dit avec empressement :
a
un
et
nous
restames
seuls,
Emmanuel
et
moi,
avec
la
paraissait
avoir
formé
pour
qu'on
y
posat
une
couronne
Nazione, organe de M. Ricasoli; la Gazzetta del Popo_Io, M• Crémieux anciens membresdugouvernementprov1- grands esprits et de grandes Ames s'éprendre du progres
Eh
bien?
et
pour({u'on
y
déposat
un
baiser.
Ses
yeux,
d'un
bleu
comtesse et ses deux amies.
de la meme nuance; le Zenuro (le gingembre), fe,11lle soire· M• Se;ard, ancien ministre de la République, an- et Iutter po•Jr lui; ces males accents ont re mué les creurs,
- Ah! roa mere, elle est charmante ! m'écriai-je, ·
Une observation que je ne pus m'empccher de faire vague et indéterrniné, étaient cependant pleins de prol'écho
en
a
retenti
daos
toute
la
France,
et
celte
belle,
de \'extreme gauche; le Firenze et le Contemporaneo, cien ;résident de l'Assemblée Constituante; M• H_ébe~t,
8ans m'aperr,evoir que je répondai~ a ma pensée plus
fondeur
et
de
reverie,
et
je
ne
pus
m'empecher
de
trouel
que,
je
crois,
tout
le
monde
eut
faite
comme
moi,
pacifique et féconde émotion ne sera pas éphémere.
.
feuilles autrichiennes.
. , . . . ancien procureur général, ancien ministre de la Justice
c'était le changemcnt immédiat d'aspect s1&lt;1bi par le ver entierement fa•ix le portrait qu'Emmanuel m'avait qu'a sa quest1on.
L'arret n'est point encore irrevocable: ce que la Conr
Il y a deux ans, on a fonrlé une revue ht~era1_re mt1·- sous le regne du roi Louis-Philippe; Oidier, M• Gré~,
Elle
n'eut
pas
l'air
non
plus
de l'avoir remarqué, et
tracé
de
sa
cousine.
Certes,
quoi
qu'il
en
eut
dit,
il
y
salon
depuis
la
retraite
d11
vieux
comte.
A
notre
arrivée,
impériale a lié, la Cour de cassation peut le délier, et si
tulée: le Borghini, du nom d'un cél~~re ant1qua1re. ~lle anciens représentants du peuple, M• Jules Favre et M• P1me dit:
avait
daos
ces
yeux
!'indice
certain
de
la
passion,
lachacun
causait
a
voix
basse;
on
s'observait,
pour
ainsi
publie aurtout des articles de cnt1que et de philo- card, députés au corps législatif; M• Arago, ancien secré- cette supreme juridiction proclamait que l'arret a exaclc- Allon~, tant mieux! car j'ótais plus inquiete que je
dire, et on sentait régner daos le ton général des con- tente et contenue, sans doute, mais réelle et sérieuse.
ment interprété la loi, eh I bien, nous avons un gouvernetaire
général
du
minist/\re
de
la
justice.
Seul
de
tous
les
u'osais
l'avouer; mais puisque tout s'est bien passé, je
Son
nez,
finement
modelé,
s.
u
rrnontait
une
bouche
un
msations
cette
apparence
de
contrainte
ou
se
trahit
la
logie.
.
·
t ·
ment pour proposer des lois nouvelles, et des législate'on
L'immense majorité de la populat10n florentme es s1~- défenseurs )1e Desmarest, un des avocats qui est comme
presence d'uue personne en désaccord de pensées et peu mélancolique, mais pres.que toujours entr'ouverte crois queje puis dormir tranquille.
.
.
cerement ralliée au nouvel ordre de choses. Les p~tri- l'atticisme, la grace et l'urbanité de la _democrat1e, n a pour les voter.
Et elle me souhaita le lionsoir sans m'inte:-roger dad'esprit avec ceux qui l'entourent; mais, en se retirant, par un sourire doux et tendre, qui creusait deux imperTandis
que
se
plaidait
ce
grand
proces,
le
Tnbunalétail
.
-merñes
sauf
un
tres-petit
nombre,
sont
Itahens
vantage.
ceptibles
et
mignonnes
fossettes
dans
des
joues
légerepas
rempli
de
fonctions
politiques,
ma1s
M"
Desmarest
le vieillard avait enlevé avec lui le froid manteau de
c,ens eux
,
d' . .
.
appelé a se prononcer sur les dernieres volontés d'DD
de creur, quoiqu'ils soient pour la plupart origme ger- est le batonnier de l'ordre des avocats.
Un des effe1s les plus étranges des émotions vives et
~ace qui paralysait chacun, et peu it peu, comme les ment renflées, comme celles de toutes les jeunes filies.
homme dont l'ame fut une de celles qui vibrerentle plus
anique · car les nobles toscans descendent des Longo.
Vous le voyez, c'était, passez-moi la familia~ité de l'e~- éloquemment aux souffles qui ont agité et pénétré laderfteurs qui se montrent une a une q11and la neige lond, C'était la, je l'ai dit, le caractcre distiuctif du visage de profondes, est une espece d'obscurcissement de la pensée
:ards, c~mme les nobles anglais desce~dent des_ Nor- pression, un proces assez bien composé; et J~ ne cr~is
les rronts s'étaient relevés, les sourires avaient reparu, la comtesse; cette figure composait ainsi un mélangc qui ne vous permet pas de voir bien clair daos votre
génération.
_
mands. 11 suffit de lire leurs noms pour sen colnd:ªh'~cr~)· pas qu'il y aiteu, pendant huitjours un endro1t a Par1s, niere
el
bieotot, les paroles aidant, une gaieté douce et com- enchanteur de l'enfant qui se souvient et de la jeune propre creur, avant que l'impre:ision ressentie n'v ait
Le R. P. Lacordaire a écrit un codicile par lequel il
.,
·c1· quetnues-uns: Alighieri (proprement A ig ,eri ' ou se soit trouvée réunie compagnie plus honnete, plus
été, pour ainsi dire, gravée plus profondément p~r un
mnnicative
avait remplacé la sombre réserve des pre- fille qui espere.
"'º VOi. h"eri· •¡ Berti Uberti Albert1,• Robert1.. Ghºb
.
d,spose au profit de M. l'abbé Perreyve &lt;( des papiers per1
ert1,
Son
cou,
un
peu
long,
mais
blanc,
rond
et
flexible,
eminstant de calme et presquc d'oubli: de meme quP. daos
brillante,
plus
illustre,
que
celle
dont
ces
mémorables.
miers
instauts.
,
• , . •
•
· •
•
Ben lmg 1 ,
sonnels que l'usage des ordres relig_ieux permet ?.et~
Baldi' Ubaldi' Garibald1' Sm1bald1' Schalch1' ~am- débats remplirent la salle d'audience des appels de poDe cette gaieté, la comtesse était évidemment le foyer, pruntait acette longueur meme une grace encbanteresse; les chocs physiques, l'engourdissement du coup empeche
mettre par voie de legs ou de donallon, parcde,qu 1ls nonl
. s·,m,·calchi
Udolfi' Pandolfi,
Ganclolfi,
Ridolfi, lice correclionnelle.
le centre et le rayonnement, et le bonheur émanait il semhlait fait expres pour se replier avec les douces de sentir immédiatement la blessure, daos ces grands
sehaIch1,
·
,
.
.
.
d'autre valeur appréciable que celle accor ee aux son•
Le général Salomon, qui serv1t autrefois l'empereur
Fridolfi (Ricasoli), Sismo~di, G~1sm?nd1_, L~nd1,. G~a4'elle
comme le cbagrin émanait de son vieil époux. C'é- ondulations des cygnes, et pour se relever a•1 hesoin chocs moraux qui bouleversent et renouvellent une ame,
venirs par une amitié fidele. il Quelques jours a~an~ de
landi, Bardi, Algardi, Riccard1, B1anc1ard1, Gmcc1ar- Soulouque, a suivi assidument l'a!fai_re : je n'ai jamais
tait
elle
que chacun consultait du regard apres avoir avec la majeslé des reines. Dans la molle et nonchalante il y a presque toujours un intervalle entre le moment oú
mourir il remettait entre les mains de cet ecclés1astiqoe
vu visa"e
d'ébene plus intelligent, plus énergique et. plus
parlé, c'était sur son visage qu'on cherchait cette muelle attitude que j'ai décrite, il se courbait un. peu, et cette vous avez été frappé et celui ou vous vous sentez dominé.
0
dini, etc.
.
.
d
l'é"l" d
les pa~ers inniqués daos le codicile.
11 y a quelques jours, Je su1s entré ans e ,se e noble : les plus beaux discours du monde, prononces en
approbation, si flatteu,e quand elle vient d'une pcrsonne courbure servait encore a faire roieux remarquer lt, O'abord il nait en vous une espece d'émoi, d"une nature
Un des freres de J'illustre préd1cateur conteste Al_'abW
Sainte-Croix, et je me suis arreté devant le tombeau du faveur de l'émancipation de la race noire, ne vaudraient
~nnue pour un sur arbitre d'esprit et de bon gout. finesse d'attache qui le liait a des épaules et a une poi- si confuse que vous ne savez quel nom lui donner: bonPerreyve le droit de publier aucnn des man~!iCrttsda
heur ou tristesse; puis un tra vail caché s'opere, et Je
poete Filicaia. Ce poete est l'auteur du fameux sonnet pas un regard jeté sur cette belle tete.
- Voyons, monsieur, dit-elle en se tournant vers trine sculpturalement modelées.
R. P. Lacordaire, et sollicite du Tribunal un J,ugemeal
Qu'on
se
la
représente
tell
e
que
je
l'ai
dépeiotc,
attenmoment
arrive ou vous vous trouvez face a face avec le
Devant
la
cour,
le
proces
des
Treizt
a
eu
un
prologue
aoi
avec
un
doux
~ourirc,
maintenant
que
nous
sommes
qui a lté considéré pendant longtemp~ comm,_e l~ ªs
qui interdise a!'avenir la vente d'un livre intitule:,~
fnnebre de l'Italie, et que les étrangers a1ment " rep ter assez piquant. Onze personnes, parmi lesquelles MM. Se- du R. P. Lacordaire a desjeunes gens, dont quatre editiOIII
en petit comité, ne consentirez-vous pas a payer votre tive et souriante, son menton doucement posé sur une fait accompli et avec l'irrésistible réalité.
main fine et blanc!-le, qui semhlait le scul appui digne
Ce ful la ce qui se passa précisément daos mon ame.
dans. .leur esclavage, nard et Crémieux dont le jugement avait inscrit le nom
•envenue cbez moi?
aux Italiens, soit pour les confirmer
.
déja épuisées.
.
, lé.
de cette tete charmante; qu'on se la figure, les yeux une fois rentré ch,ez moi, je voulus repasser une a une'
Comment
te
pourrais-je,
madame?
demandai-je
soit po•1r les stimuler a en so:t,r. Le vo1c1:
. dans ses considé:ants, sont venus réclamer le droit de sont
Un des arguments de M. Léon_Lacordaire est qu eD
a,ec un regard ou elle dut tire que j'étais pret a tout fixés sur moi avec un air de bienveillance et de bonté les émotions éprouvées par roon creur et les observa(( Italie I Halie ! 0 toi a qui le sort acco~fª un ~lagn 1- s'asseoir a coté des prévenus.
guant
des manuscrits n;ayant d'autre ~aleur _q~e ~
et ne cherchant pasa cacher une émotion trabie a peine' tions faites par mon esprit, mais ce travail d'analyse me
fique douaire de beauté, qui n'a servi qu" acero, re 1es
&lt;( Le Tribunal a déclaré que nous avions fait partie du
,oor
lui complaire.
qu'y peut attacher l'amitié, le défunt a mterd1t impliácomité, disait M. Senar&lt;l, parlant pour lui-meme et les
- Emmanuel a commis l'indiscrétion de nous dire par les faiblesondulationsde son corsage, et l'on m'excnse- fut impossible; quelque chose de vague flottait devant
malheurs inílnis que ro portes écrits sur ton front;
tement
au
Jégataire
d'en
tirer
profit.
.
!
, que n'es-tM moiQ.s belle ou plus forte, afio dque. dix autres mécontents, il \'a déclaré saos que nous ayo~s
qae ,ous étiez poete; et quoique vous prétendiez ne pas ra si j'avoue que, des ce premier moment, je sentis qu'on mes yeux, irritait roa pensée saos parvenir a la fixer, et
« Oh .
Mais quel est, dira-t-on, l'intéret de M. Léon Laco~811t
-aitre l'amour, ajouta-t-elle avec une fine intention ne pouvait voir cette femme et res ter indifférent pour elle. finit par m'engourdir comme ce roulis des vaisseaux
celui qui t'admire tr. craignit davantage et ne te con m- été cités devant lui sans que nous ayons pu nous deLe soin d'une cbere roémoire, que des reuvr~s_1mpa,
O jeunesse du creur, que ta puissance est magique, qu'on sent n'etre jamais en place, saos pouvoir jamais
fendre • nous avons'le droit d'interjeter appel d'une déde raillerie, il n'est pas possible que vous ne l'ayez pas
slt pas a la mort tout en t'adorant !
faites diminueraient daos le respect de la pos_terité. ill
'
.
.
puisqu'aujourd'hui
meme, en retra~ant ces lignes, je me dire exactement ou ils sont. Aussi bientot mes yeux se
,elqoeíois un peu revé; faites-nous partd'un de vosreves.
lors J. e ne verrais pas s'élancer du baut des Alpes cision par laquelle nous sommes attemts et convamcus
_ Eh quoi '. les manuscrits du Pere Lacorda1re sont(( A
'
.
sens
troublé
par
une
émotion, écbo des émotions de- fermerent-ils et je tombai dans un de ces sommeils aniJe
m'inclinai
en
signe
d'obéissance
et
apres
avoir
un
des torrents d'étrangers armés pour ta perte, Je º? ver- d'avoir violé une Joi. Nous pensons, nous, n'avoir usé
indi"nes
de
voir
le
jour?
.
.
puis
si
longtemps
passées
!
més ou l'on vit d'une vie iudécise, mais plus séduisante
1
IIOment
reflúchi,
je
récitai
a
demi-voix
et
avec
un
léger
rais pas le~ coursiers gaulois boire les ond~s du Po. , , que de notre droit, et nous entendons le pro~ver aujour~Non, pas tous peut--etre; mais c' est a r~éntier qu
Tout
en
parlant,
tout
en
tenant
mes
yeux
fixés
dans
l'esque l'autre. Toute la nuit je vis une forme divine, mais
hattement
de
creur,
une
de
ces
folles
improvisation~
de
d'hui.
C'est
d'un
acle
politique
qu'il
s'agit,
d'un
acie
« Et je ne te verrais pas toi-meme mamant ºº.~ epee
appartient de décider ce point, car il conlmue la '-1'
pace,
je
ne
l'avais
pas
un
instant
perrlue
de
vue,
et
cefugitive, deux grands yeux profonds et reveurs, un soultjennesse
ou
le
talent
manque
peut-etre,
mais
ou
l'on
dont
nous
nous
honorons;
mais
les
príncipes
sont
abqui ne t'appartient pas, combattre a~ec 1~ bras de I etr~ndu défunt.
. 1t
~ du moins pal pi ter la chaleur et la foi, et qui, a ce pendant je ne l'avais pas une fois regardée; mais quand rire doux et presquc tendre, et deux boucles de cheveux
ger pour etre toujours esclave, v1ctor1euse ou vam- solus, et si desjuge3 ont pu dire qu'un homme était cou- sonne
_ Mais les bénéficeo de la publication , qui les
les derniers mots eurent expiré sur mes levres, je ne pus qui me faisaient l'effet de s'enrouler autour de mon cou
ijt,e, trouvent grace aux yeux des femmes.
pable d'un délit politique saos l'avoir i_nterrogé, sa~s
cue. &gt;)
cueillera?
ré
n4lf
Des que j' eus commencé, la comtesse, pour mieux m'empecher de la regarder enfin, pour lui faire com- et de l'enlacer daos leurs anneaux soyeux avec la grace
Que doit dire le poete patrio!e,_ s!, du roya~me des l'avoir entendu, d'a11tresjuges pourront d1re, sans I avo1r
__ L'héritier, tout naturellement, vous Po
l'écouter saos doute, attira vers elle la chaise que j'a- prendre que ¡e n'étais ambitieux que de son sufirage; et le despotisme d'une caresse aimée.
ombres, ¡¡ voit son noble vreu reahse et _son amere ~:o- interrogé, saos l'avoir entendu, qu'il est coupable de
M. Léon Lacordaire: la loi_le _com~ande. ,.
1W •ais quittée, la don na pour point d'appui a son pied elle le compril saos doute, car elle me dit:
JUI.ES DE W AILLY FILS.
phétie démentie ! Que ne pe~t-11 re~emr a la lum1ere 'luelque délit honteux, de quelque crim~ iní~me. »_
Heureuse loi ! qui met s1 bien d accord I mtéré\
(La $1,ite prochainement.)
- Vous eles un vrai poete, monsieur, merci.
dtoi~ placa son coude sur son genou, son menton fin et
- Le jugement a déclaré que vous av1ez fa1t part1e du
pour cbanter l'hymne de la resurrecllon?
,.
Et elle me tendit sa blanche main, sur laquelle je
~e daos la paume de sa main, et parut s'absorber
comité électora.l poursuivi; soit, mais vous n'avez p_as morts et celni des vivants.
Reproductiou iulerdile au jou!'lllu1 qui u'Ollt JNII traite • - la Soei6té
Lou1s DELATRE.
11 est facbeux pour M. Lacordaire que les juges 11
m'inclinai
avec une émotion profonde.
dea geu• de lettres.
daos une entiere et sym~athique attention.
été déclarés coupables, a répondu le ministere pubhc,
pas pensé qu'elle put étre appli~uée dans la cause,
vous n'avez pas le droit d'etre jugés.

placé, dit-on, ~ous la Loggia d'Orcagna, pres du Palais
de la Seigneurie.
.
M. Jean Dupré, dont le grand-pere, ~tait Fran~a1s,
excelle daos les sujets bibliques et chretiens. Son ~-bel
l11i a valu une médaille de premiere classe a l'expos1t1on
universelle de i855.
11 faut citer encore M. Pazzi, auteur de l~ statue ~e
Dante qui sera dressée sur ~a pla~e de Sa_1nte-C~~1x,
au mois de mai prochain, a I occas1on du ~~x-ce~lle~,e
.
·re de la naissance du grand poete g1behn.
anmversa1
Nous reoroduirous eette statue en rendant compte des

'

•

•

1

f

1

�380

_______.:._::_=-=-:::-=-=~~-:.________________________v~=an-~O:sta:d:;:e:--,-:s:es~s;-_:-s;;ses Terburg, ses Gérard
Dow, ses Metzu et ses
Miéris surtout, ses trois
Berghem, ses Wouver.
mans, Cuyp, Karel-Dujar.
din, Paul Potter et 11.uysdael émerveillent encore
le visiteur le plus passion
né des galeries de La •
Haye, de Rotterdam et
d' Amsterdam. Comme valeur pécuniaire, on peut
se demander, aujourd'bui
qu'un Murillo se vend
600,000 francs, si la
charge d'un agent d~
change pourrait se troquer contre les richesi,es
du petit , salon carré,
transforme par Valedeau
en véritable tribune de
l'art du Brabant et de la
Hollande.
Depuis le~ gotbiques de
l'italie et -des Flaodres,
Giotto et Memling, conti..
nués par Raphael, Jules
Romain, Caravage, le
Josepin, Ribera, le Par.
mesan, Audré del Sarto,
etc., etc., jusqu'aux peintres de geure et aux paysagistes fantaisistes etréalistes de nos jours, Knaus,
Loubon, Lambinet, Bodmer, i. Héreau , de
Tournemine, on trouve
daos ce salon une collection complete des divers
types de la peinture, et la
pluparl d'un choixparfait.
Un contraste heureux y
réunit S. Bourdon, qu'on
rencontre ici d~ssinaie11r
,· sincere et fin, de meme

LK lUSll DK 11.0NTPKLLIKR.
Le musée de Montpellier est un des plus importants de la province.
Vers les dernieres années de la Restauration,
la ville de Montpellier ne
possédait, en fail de mu~
sée, qu'une collection de
dessins et quelques portraits qu'un certain
M. Xavier Atger, amateur
émérite et écrivain philosophiste (sic), avait léaués a l'École de Médeºcine de son pays natal.
. Un des premiers éleves de !David, le baron
!•'abre, natit aussi de Montpellier, est le fondateur
du musée actuel. 11 rapporta d'un long séjour a
Florence, au milieu des
circonstances les plus favorables, un premier
groupe de tableaux et de
dessins appartenant en
grande partie aux écoles
italiennes, etqui fut estimé des lors a la somme
d'environ 400,000 francs.
Vinrept s'y adjoindre, en
i 837, les donations en
nature de M. Valedeau,
agent de change, et de
M. Collot, ancien directeur de la Monnaie de
París. Celle de M. Valedeau, plus particuliererement composée de tableaux de l'école hollandaise, était estimée apres
de 600,000 francs. Ses
douze Téniers, ses deux

MUS~E DE MONTPELLIER: RBPAS DANS UN APPARTEMf;NT, par Jean Steen.

qu'on y trouve Girodet ver,eox et coloriste! 11 ya des
oavid pleins d'effet et un
~,ascassat humide de fraicbeur. (En passant, signalons a M. Courbet un torse
de Christ mort, par Louis
earrache, l'idéal du réalislDe.) 1l y a des paysages de
Moucberon et de Boguet, et
onJeune Samuel del'Anglais
Reynolds; on parle aussi
d'une galerie déja célebre
depeinture contemporaine,
formée par un hardi amateur dé la ville , comme
pounnt venir, d'un jnur a
l'autre, enrichir encore le
masée Fabre. Au musée de
iontpellier figurent aussi
qoelques échantillons de sculpture
plus ou moins ancienne, et des
marbres modernes, dus aCanova, a
rradier et a Gumery. Oeux salles
cootiennent des dessins, des sépias
el aquarelles (genres trop absents
do musée du Luxcmbourg), signés
Boissieu, Prudhon, Géricault, Bonoiogtou, Devéria, Gudin, Cbarlet,
Eog. lsabey, etc., etc. Un superbe
croquis a la plnme, de Raphael,
avec buit vers autographes de la
méme main se trouve la aussi.
Nous ne saurions donner ici le
catalogue complet de ce musée;
meotionnons au moins le Po1'tmit
d'a jeune homme, d'abord altribué
a Raphael, ensuite au Francia; la
nm de sainte Cécile, inscrite au
limt sous le nom de Nicolas Poussin, et, sous celui de Chardin~ un
F'ortrait de Jllm• Geoffrin. Ces trois
cheís-d'reuvre sont d'une valeur et
d'un intéret hors ligne.
L'original du Repas dans un
,ippartement, par Jean Steen, est
une toile dite de chevalet, mais
que recommandent, daos une scene
de genre plus que familiere, les
plus sérieuses et les plus belles qualités. C'est, comme gout et meme
amme style, par la science de l'arraagement, la sévérité et le soin
il dessin et la solidité simple du
-1é, fort au-dessus du caractere
~ l de l'art hollanfíia. La principale figure,
loe maitresse femme qui
&amp;e renverse, le verre en
lllin, dans un éclat de
rire, est admirable. On
lronve rarement réunies
llllant d'ampleur et de
Mhriété, autant de verve
etde convenance. A coté
se voit un autre tableau
petit, du meme

VIJK GENERA.LE DE KAZA.N.

Mtellerie; tout aulre chose que le précé~t. C'est d'une vérité
etoordissante d'exécution,
lliis dépourvu de caraetere et d'espritpittores-

KAZAN.

EGLISB SA.IN'f-PIKRl\11. E I' SAINT-PA.UL.

,f1111e

,e.

LE Pl!TIT PA.llESSl!UX, par- Greuze.

L'auteur du Petitpares• , Greuze, le peintre
llélodr:Mnatiquc· si próué
Pat Didcrot, a, au musée
Fabre, une douzaine de
toiles, compositions et
llorceaux d'étude. Daos
~ dernieres, l'artiste se
"'éle a ,ec des fi ncsses
des transpareuces de ton'
et avec un brio de touche'

tout a fait exceptionnels.
La peinture du Pctit paresseux brille par un carac••
tere d'heureuse improvisation en pleine pate. On la
prend sur le fait, comme
le peintre a pris lui-meme
son sujet. Lejeune Samuel,
par sir Joshua Reynolds,
est 'un des rares échantillons, en France, de l'ceuvre du maitre anglais, dont
il n'y a ríen au Louvre.
Daos ce tablean, a l'attitude na1ve, se joignent,
dans un contraste non
moins naturel, une émotion profonde et une expression inspirée. La verve
aristocratique de la brosse,
la vigueur du clair-obscur, le caractere portrait de la tete, peuvent
parailre se rattacher a la maniere
de Van Dyck, dont l'influence a été
si grande sur l'école anglaise, notamment, apres Reynolds chez ses
plus brillants représentants, Gainsborough et Lawrence. Cette simple
figure, touchante par le sujet et d'un
effet pittoresque tres-saisissant, a
été souvent et toujours mal gravée, alors qu'il faudrait au moins,
dan~ ce cas, le crayon prestigieux
d'un Mouilleron pour l'interpréter
dignement.
JuLES LAURENS.

Steen : Scene a la porte

LE JEUNE SA.MU&amp;L, par S. Jo&amp;bua Reynold&amp;,

381

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L' lLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

"

PALALS SERGREFFIU.

Le voyageur qui vient du sud, et
qui arrive au confluent du Volga et
de la Kama, voit se déployer devant luí les i¡nmenses plaines du
gouvernement de Kazan. Quelques
collines au borrl du Jleuve, et les
dernieres ramifications de la chaine
de l'Oural du coté de l'Orient, sont
les seuls accidents de terrain que
luí présente ce pays ondulé, coupé
en tous seos par des rivieres et des
lacs, qui se couvrent de glaces de
. novembre en mai. La clurée, plutót
que l'exces du froid, le retour fréquent des gelées matinales, la fraicbeur des printemps a11noncent le climat de la
Russie septentrionale. La
végétation a changé d'aspect : les píos, les bouleaux ont succédé aux
chaines des forets situées
au sud et a l'ouest du
Volga; le lin croit avec
peine, les vergers ne rapportentque despommes et
des cerises communes.
Pourtant cette contrée,
si pe u favorisée de la natu re, en apparence, est
!'une des provinces les
plus riches et les mieux
cultivées de la Russie
asiatique. Ces plainessont
fertiles en seigle, en orge,
en blé, en sarrasin, en
millet et en chanvre. Les
paturages nourrissent de
nombreux bestiaux ; les
!aes et les ri vieres abondent en poisson; les forets
offrent de beaux bois de
construction, et le sol
recele des mines de fer
et de cui vre et des carrieres d'albatrc. Au milieu

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

VI LLUSTRATION, .JOURNAL UN !VE RSEL.
les éleves. Il est accordé a cbaque enfant un espa;¡
de ces solitudes s'él~ve !'importante ville de Ka- ¡ vie, 66 fabriques de potasse,\i 8 savonneries et 39 tan ne
deux pas de long, ou il place son maletas, ses etlets ~
zan, séjour animé et brillant pendant l'hiver, et dont les ríe . La fabrication des cuirs de Russie, des peaux de
meme ses ustensiles de cuisine, qu'il doit porter a,
habitants rivalisent avec ceux de Moscou pour le luxe bouc maroquinées et des savons, a beaucoup perdu de
luí. Les jeunes Tatars sonl envoyés a l'école des l'Age;
de leur table et l'eclat de lcurs fetes.
son importance. Cependant les c,innaisseurs tirent en·
sept ans, el y restent cinq années. Ceux qui se destinen~
Kazan, c'est-a-dire le chaudron en langue tartare, se core dircclement de Kazan son fameux sav(ln d'reufs. Ce
a l'état ecclésiastique proloogeot leurs eludes au del'
présente en amphithéalre sur les bords de la Kazanka, produit, composé dejauncs d'ooufs frais, de beurre égalede cet intervalle. L'enseignement comprend les dogme~
qui, a une lieue et demie plus bas, se jette dans le Volga. ment frais et de drogues plus ou moins préc.ieuses, se
de la religion mahométane, la lecture et l'écriture
Elle est située par 55° 47' 51' de latitude nord, et par vend dans des boites en laque, ornées de peinture: il
a.rabes, et souvent le boukh:i.ro-persan et le russe, Les
47° O' 45' de longitude est, a t,519 verstes (275 licues) ,aut de 5 a 2:i rouhles la livre, tandis que le ~avon de
Tatars parlenl tres-puremeotle turc, leur laogue natal,
est-sud-est de Saint-Pélersbourg, et a 82i verstes (165 suif ne coute que 8 roubles le pain. Le1- Boukhares, les
quoiqu'ils ne la fassent point étudier a l'école, (( alteado'
lieues) est de Moscou. Ancienoe capitale d'un royaume Persans et autres Orientaux, en emportent annuellediscnt •ils, qu'il est superflu de paycr une instructio~
tatar, Kaz:m doit a plusieurs incendies considér:ibles meut une grande quantite. Ajoulons que le marché de
qu'on peut recevoir chez ses parents. » Le maitre n'est
d'etre aujourd'hui régulierement lialie et de posséder KazaH fournit aux ¡.,euplades qui l'entourent des poteJJOinl rétribué en argent~ mais en vetements et en denun grand nombre de beaux édifices publics. Son Krem- ríes, des toiles, des char1ots, des traineaux, etjusqu'a
rées que lui apportent les éleves sous forme de e&amp;·
!in, seul débris de son anti que splendeur, aux murs de des maisons en bois, que l'on peul monter et démooter
deaux.
briques üanqués de Cortes tours, semhle &lt;lomiuer encore a volonté.
Les négociants russes et tatars ont pour émules les
la ville moderne. 11 renferme les palais du goU\·erneur
La population qu'alimente ce grand mouvemeot
Boukhares, qui luttent avec eux de finesse el d'astuce.
et de l'archeveque, la cathédrale batie par Jvan IV et commercial el industrie! se compose d'éléments tres-diLa Chine, l'Jnde, la Perse et la Russie sont le terme des
surmontée d'une belle coupole dorée, la chancellerie, vers. En i827, le gou,ernement de Kazan comptait
voyages de ces marchands noma.des, dontles caravanes
les casernes, et de jolies maisons nouvellement cons- i ,028,150 babitanls, répandus sur une superficie de
de trois a quatre cenls chameaux, traversent pre!qoe'
truites. La partie de la ville qui s'élendsur la penle des i,123 m1lles carrés géograpbiques. Trois races compotoule I'Asie. lis apportent aKazan de la poudre d'or, d~
collioes est tout en pierres et en briques, et forme des sent cel ensemble : les Russes, les Tatars ou Turcs, et
monnaies d'or de Perse, du lapis-lazuli rarerueot por,
rues bien alignées. Les quartiers situés dans la plaine divers peuples 'finnois, tels que les Tchérémisses, les
des bérils, des rubis-balais, des turquoises et autre,
offrent des maisons de bois, des rues pavées en bois et Thouvaches, les Mordouins et autres. Les Russes s'y dipierreries de l'indc, du coton écru en fil ou travaillé, de
tous les défauts ordinaires des villes russes. Les üots dé- ,•isent, comme daos tout l'empire, en nobles, en bourmauvaises étoffes de soie, des peaux de brebis et d'abordés du Volga couvrent, a.u printemps, les prairies qui geois et en paysans ou artisans. Les Tchérémisses, que
gneaux a laine frisée, des peaux de tigre et de cbatbordent la ville et semblent l'entourer d'une mer. La nous prendroos comme type de la race finnoise, ont 3Utigre. Obligés de passer sur le territoite des Kirgbiz-e«r
circonfért:nce de Kazan est de trois licues. Cette vaste trefois invité les Russes a la conquete de Kazan. lis sonl
saques, ils payent a ceux-ci un tribut de deux ducals
euceinte renferme, d'apres les rapports olficiels, une cependant demeures fideles, pour la plupart, au culte
par cbameau, pour prix d'une escorie qui ne les protégt
population de 50,244 indh·idus, dont i5,000 n¡usulmaus mahométan, et exercent toujours leur p1 ivilége d'époupas toujours contre le pillag..:. Leur commerce est, d'ailbabitant les faubourgs. On ll.dmire daos les enviroos de ser qualre femmes a la fois. Quelques cércmonies pa'ienleurs moins actif a Kazan qu'/J. Orcmbourg, centre comla ville le joli palais de Sacqufka.
aes devant le féticbe de famille orécedent encore lemamun des caravanes russes qui se rendcnt en Boukharie,
Kazan possede, depuis i81\3, utte université qui, en riage, méme chez les Tchérémisses cbrétiens. Ceux qui
et des caravanes boukhares qui apportent en Russic :es
i 83!f, comptait 34 professeurs et 252 étudiants. A la sont restes ou,ertemeot paiens ont des pretres ou magimarchantlises d~ l'Orient.
H. CAm.LllA."i~.
meme époque, le gouvernement, dont cette ville est le ciens appelés moukehan. Le11rs temples sont des aires
chef-lieu, reofcrmait f98 écoleá, daos lesquelles 414 de terre ncttoyée, quelqueíois battue, au sein des foréts,
mai:res instruisaient 8,459 éleves. Destinée surtout a surtout au milieu des ¡.,ins hlancs. lis immolent un cherattacher a la ¡.,opuiation russe les tribus asiatiques qui val atezan a la (ele du primemps, et adorent la divinilé
LE TOUR DE MARNE
l'environnent, l'Université consacre des soins particuliers finooise Jouma et son epouse Ioumonava, auxquels ils
UN BE.A.U V0LU.IIE
a l'enseigoement des tangues arabe, persane, turque et offrent des pales frites dans la poele. lis ont pour toute
Par MM. Ero. de Labédolliere et lldefonse RousseL
mongole. L'académicien Schmidt a composé pour ce écriture quelgues entaillcs faites sur des batons, etpourdernier idiome la grammaire et le lexique qui lui man- tant ils asrnrent avoir possédé des livres écrits, (( que
Qu'est-ce c'est que le Tour de Marne? Est-ce seulequaient. Divers voyages scientifiques, entrepris daos personne ne comprenait, et qui ont été devorés par la
menl la descriptioo écrite et illustrée des rives de la
l'intérieur de la Russie, t~moignent d l l'excellent es- grande vacbe. » Resscrrés par les colons l'1Jsses daos des
Marne? Est-ce, en un mot, une succession de desaipprit de l'Uoiversité, qui dispose d'une biblotheque conle- limites plus étroites, les Tchérémisses, aulrefo1s chas- tions et de points de vue admirablement reproduits par
nant t,600 volumes el 3,000 manuscrits turcs et mon- seurs et pasteurs nomades, sont devenus d'eiellents l'appareil photograpbique1 C'est cela, el e L~l autrt
gols, d'un observatoire, d'un laboratoire de chimie, &lt;le agriculleurs. Les hommes se rasent la tele, tout en cho,e. Le Tour de Marne, grace a l'esprit d1,; :.;.E.~.
collect1ons d'instruments de pbysique, de méda1lles t:t de adoptant ¡.,our le reste le co,tume des paysans ru~cs. Lahédolliere, sera. tout ce que l'on voudra: uue his:u.rt,
mineralogie. Kazan est, en oulre, le siégc de l'unti des Les femmes tiennenl encore a leur enorme bonnet cylin- une rcverie, une symphonie, un aimable traité pbilOIUquatre académies ecclésiastiques de l'empire : cclle driquc, surchargé de pirres de moonaie, de Ycrrolcries
phique. Pourriez-vous me dire au juste ce qu'eft k
académie, fondée en t803, ~e compose de i6 profcsi:eurs. · et de frange~. !::lle, po1te11t, en eté, un ca.le~on el une l'oyage autour de ma chambre? 11 est des reuvres qo'aa
Dans le couvent de Silandovo, un séminaire forme des chcmise tres-rourtc, 01 ni'·e de lireloques qui annoncent
ne peut définir d'une fa~on absolue, et le Tour de Jlll'II
missionnaires parmi les enfants tatars, tchérérm~ses, de lum leur appri1che.
est une de ces reuvrei,.la.
rr,ordouins et aulres. On trouve aussi daos cette ville
Les mreurs des Tatars, vu, puur parler pl113 exacteMais ce qui est certain, ce qn'il est impossible de«un gymnase académique ou l'on enseigne toutes les ment, les Turcs de Kazao, se rapprochent iofioiment
tesler quand on a tu le Tour úe Marne, c'est la gr6ce •
tangues.de l'Europe, et qui a une bihliotheque de 5,000 plus de !a tivilisation européenne. Industrieux, riche,
récit, la belle humeur du conteur, le charme de cetes· volumes, 4 écoles normales, une école de clinique, un sobre et plein de vertus domestic:ues, ce peuple vaincu prit improvisateur qui voit les choses sous l'asped le
jardín botanique, une école militaire pour 350 fils de semble presque supc1 ieur aux Russes, ses vamqueurs.
plus favorable, et qui, - quelque atrabilaire que puilll
soldats, et une école navale. L'arsenalde la marine, l'un Malgré lcur taille, généralement peu élevee, u1.e phyetre le lecteur, - finit toujours par le dcrider, l'intedes principaux de la Rus~ie, contienl des maga~ios con- sionomie noble et intelligente, des yeux noirs et ¡.,erresser et lui prouver que le Tour de Marne est tout IIÍlsidérables el des chantiers pour la construction des ~nls et une longue barlie leur donnenl un air impoplerrent un livre ple in de délicatesse, de finesse et d'•
vaissseaux rle ha11t bord, des fregates et des bricks, saot. Leur costume est celui de l'Orient, avec les modique l'on fait descendre par le Volga daos la roer Cas- ficatioos que commande le climal; celui des femmes prit.
Le role de M. Ildefonse Rousset daos ce Ji,re n'd
pienne.
brille par le luxe des franges et des perles. Tout en conpas non plus saos importance. C'estlui qui, avec l'olljeOPlacée avantageusement pre's de deux grands üeuves, servant l'au,térité de leurs mreurs et leur exaclitude a
tif, a fixé sur le papier tous les points de vue, to111 III
dont les afüuents facilitent en toul temps !e transport remplir leurs de,oirs religieux, les Turcs de Kazan monsites, to utes les scenes mnettes ou vivantes de ce ~
des marchandises, Kazan était nalurellement appelée a lrent aux chrétiens une tolerance hosp1taliere, et
mant voyage au pays de la Marne et de la
devenir l'entrepót du commerce entre l'Europe et la M. Erdmann a pu relracer, comme témoin oculaire, le
Jamais encore nous o'avions vu quelque chose de pll
Sibérie. Elle communique a la fois avec Arkhangel, tableau de leurs cérémomes nuptiales. Quoique la polysuave, de plus gracieux, de plus réossi. MI. BIL •
Perm, Orembourg, Astrakban, Taganrog, Moscou et gamie leur soit permise, peu de Ta.tars épousent pluLabédolliere et lldefonse Rousset n'ont pas ee._.
Saint-Pétersbourg. En f 828, 1,851 marchands ont dé- sieul's femmes a la fois; seulement, si la premiere épouse
été babiles, ils ont été heureux. Il faut, en effet,
ciaré, cooformément a l'usage ru~se, un capital de a vieilli, une autre, plus Jeune, partage la couche du
du bonbeur pour réussir a ce point. Le Tour di_,,.
6,438,517 roubles. L'exportation cousisle surtout en fa- maitre, mais non pas les bonneurs domestiques de ,a
se présente comme un des livres les plus dignesderines, en bois, goudron et potasse, en bestiaux, cuir, maitresse. Le8 écoles frequentées, les mosquées bien tecourir au b'fand prix du jour de l'an.
cire, savon, etc. II rcgne daos le gouvernement de Kazan nues, et une grande activité daos les fabriques et daos
EDllOIID 'fd,
une industrie tres-remarquable, et les métiers y sont les ateliers domestiques, placenta un haut rang les Ta~
en activité dans les campagnes comme dans les villes. En tars du gouvernement de Kazan, qui ont dans cette ville
Ouverture des bals masqués de l'Opéra, sanredi lt
t830, i54 fabriques occupaient 3,522 0L1vriers. La roa- une typographie turqueetleurs principaux étahlissements
cembre 1864. Premier bal masqué, paré et travesli-t
nufacture de drap, fondée en l7i4 par Pierre le Grand, et industriels. II y a ordinairemeot pres de chaque moschestre, d1rigé par Strauss, exécutera le nouveao
qui est devenue une propriété particuliere, occupe a quée une école, dont le mollab, ou ministre, esten meme
toire pour le carnaval t864-65.
elle seule t,000 ouvriers. On tisse, daos tous les ména- temps profes:;eur. La maison, ordinairement donnée par
NoTA. - Les cavaliers ne seront re~us qu'en
ges, des toiles, des éto!Ies rle colon et de laine. Cilons, un riche Talar, tandis qu'un autre se charge de son enbal (habits et pantalons noirs ou costumés). Lea
parmi les autres établissements industriels, des fabriques tretien, se cornpose, en général, d'un pet1t vestibule et
costumées
ou dominos.
de passementerie, de fourrures, de colle-forte, de chan- d'une grande salle, dout le plancher est disposé en
On délivre des billets d'avance a la loeatiOD, I;
delles, des fonderies de cuivre, des verreries, des mou- pente. Cette salle sert en memo temps de logement pour
lins a. huile, 85 moulins a scier, 66 distilleries d'eau-de- le maitre, et de classe, de dortoir et de réfectoire pour Drouot.

I

r.--

Ji!.

COURRIER

DE

LA

UNE BIBLIOTHEQUE

MODE.

Ce courrier ser~ le point de départ de nolre voyage aux

1■0POSÚ

i,eaux pays des etrennes. Notre premiere stalion sera

Aux c,¡mmunes, aux ,ociélts, aux familles.

daos le musee G~nd11lol (15,. ~ue T?rgot), que la ~en~ée
d'une, bonne a,:llon_ ava1t fa1l naitre, que la grande
beaute de ses produits a. maintenu et fait prospérer.
p~es. de ces ª~~ira.bles guipure~ d'art, filet ou poinl
de ~eo1se, toute 1m1talloo est gross1ere; elless'emploient
90us toutes les formes que revél la mode actuellc : chapeaux1 voilet_les, robes d~ ~apierne. Aujourd'hui, j'indiquera1 ce qui est plus spec1alement pour étrenoes : sacs
¡ bonbons, boites a ouvrage, coiffures napolitaines ca
. pelotes, cbaocelieres, parures' 'file;
Pucbons catalaos,
tu po1nt de Vemse, mouchoirs a entre-deux de filet vé•
aitien, etc.
¡;pe autre station chez Guerlain. Je ne vous donne pas
ron adresse; il n'est pas une Parisienne pas une femme
de goüt qui l'ignore.
'
Demandez a voir ses sacbets velours ou soie rose
blanche, bleue, oroementés de üeurs, de perles ou
dentelles, si séduisants tous, qu'on ne sait auquel s'ar~r, si délicalement parfumés, soit a la violelte des
lloiil, au vétiver,
l'~éliotroye, a l'aubépioe, qu'il
semble que Guerlam a1t su derober au printemps ses
paríums et ses brises.
La clientele de Guerlain étant des plus sérieuses il
estimpossible de rien lrouver chez lui d'un gout dout:ux
ou d'une qualilé secondaire. Tout ce qui est compris
uos la parfumerie proprement dite : eaux de toilette
blao~ e! rouges p~ur le teint, dentifrices, est composé
lle prmc1pes saluta1res. Daos cette ruaison, il ne s'agit
p15 seulement de vendre, il s'agit surtout de s'attacher
ane clientele, de conserver la réputation attachee a ce
nom.
Les éventails, coffrets, miroirs de toilette, üacons, nécessaires de voyage, sont autant d'reuvres d'art · tous ces
aeneilleux accessoires de la toilette, si chers aux
femmes surtout, font vaguement rever d'Orient.
Pour cadeau d'étreones utiles, qui ne préferera donner quelqu'une des ravissantes robe.$ de foulards du
(',oaptoir des Indes (129, boulevard de Sebastopol) en
place de la bolle de bonbons la plus attrayaote? '
Tout ce que la fantaisie a creé de plus riche, de plus
aiquet, de ~lus nouveau en coiffures et résilles, ceintures,
tlt.,est touJours r,hez Mayer, 30, ruede la Paix; ses gants,
1e.1 era vates, sonl les seuls adoplés par la fashion.
Atoutes les meres, pour la secoode dent1t1on de leurs
enfaoL~, a toutes les femme~, pour les soins de la bouche
¡e. recommande Mm• Saint-Hilaire, dentiste pour dames'
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mnées de pratique, la place aujourd'hui au pre~ier
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L'atte~tioo p~blique s'est portée depuis quelq-ue temps
sur une _10s11tut1on dcJa anc1cnne, mais que des événemeots recents. et la polemique qui s'en est suivie ont
grandement mise en Jumiere.
C?mme pour toute chose ulile, la publicité a fait ressorhr les ~ombrem. avantages que presente cette institut1on, et 11 n'est pas aujourd'hui un pere de f'amille qui
ne sache que_, moyennant un prélevement anouel sur
ses ~evenus, il peut assurer apres lui la tranquillilé et
le ~1en•etre de ceux qui lui sont chers.
. Edifiés marntenant sur l'iQstitution en général, il reste
a c~u~ q~i _en rechercheot les applicalions a faire un
cho1x JUd1cieux de l'établissemeot auquel ils confieront
des rnt~rets aussi prec1eux, et nous croyons leur rendre
un serv1ce en leur indiquant une compagnie qui se recornmande par son anc1enneté et les garanties qu'elle
présente, tanl sous le rapport et l'importance de son
fonds social el de ses réserves, que par l'bonorabilité des
hommes qui l'admi11islrcot.
La compagnie l'U11ion, établie a París, rue &lt;le ta
13,anque, o• fa, compte aujourd'hui treote-cioq années
d em~ence, pendant lesguelles elle a fait ses preuvcs et
remph ses eog:i.gemenL~, noo-seulement avec l'exactitu~e que le pulilic est en droit d'allendre de tout étabhs5ement serieux, mais encore avec l'équilé et l'empressemeot qn'il désire trouver dans une administration
bien veillan le.
Cette compagoie revendique l'honneur d'avoir intro~uit la premiere en France le systeme de la participat'.on des ass11rés dans l~s ,béoéfices de la compagnie, et
c est la seule encore qui I applique en traitaot ses assurés comme s~s actionnaires, de te lle fa1,:on cependaot
que les prem1ers n'ont que les bénéfices de l'assotiation
sans jama.is pouvoir etre atteints par les perles auxquelle;
les seconds so~ exposés.
La P.articipati?n peut etre employée a l'augmentation
du capital assure ou a la réduction de la prime· et meme
les_ assurés ?ºt la faculté de recevoir en arge~t la part
qui leur rev1ent, de telle sorte que le contractaot retire
ainsi l'intcrét de ses versements et fait un placement en
meme temps qu'un acle de prévoyance.
La compagnie a, du reste, déja fait a ses associés
onze répartitions de benéfices dont les résultats onl été
des plus remarquables, comme on peul s'en convaincre
en consultant ses prospectus.

____

~ de

14 planches hrées en couleur et de 216 vignetlel msérées daus le texte. - Prix, broché, 20 fr.· relié
~ en chagrin, plats en toile, tranches dorées, 25 fr.)'.
Librairie Hachette.

----.---,.--~--,,__

RÉBUS.

.Décrire dans un style clair, noble saos emphase et
lllple sans trivialité, les merveilles du monde solaire
1 do monde sidéral, dérouler sous les yeux des perlllnes les plus étrangeres aux sciences, dans une série
•etableaux pittoresques, le panorama grandiose des phé-~oes que le télescope a révélés au sein de l'espace
illn1, le Soleil et ses taches, les tourbillons el les tem(liles qui sillonnent la surface de ce géant des astres ;
llllre Lune, ses montagnes, ses craleres volcaoiqnes ·
In et ~es póles ~lacés; Jupiler, ses bandes nuageuses;
~~lhtes; les smguliers anncaux qui cntonrent Sa•u_e de leurs zooes lumineuses; et les cometes, et les
•lliers d'étoiles, tantót dispersées, tantót groupées en
llaa prodigieux; raconter enfin, de maniere a intéresllt ~os les ages, tout ce qu'on sait de la constitutioo
~lque des corps célestes : telle a été la prétention de
Amt\dée
Gu'llemin
•• .'
.1
en écr1·vant Ie e·ie l .
Ell'UC..1.TI0N DU DER!l'lER RWUS
1
~
1llustratioos de ce beau volume, imprimé daos un
.
.
·
¡;;tde luxe et sur un papier magnifique, ajoutent a la
Samt Pierre est chargé de faire atout saint l'ouverture des
des descriplions du texte: 216 vignetles gravées portes céle5les.
llaiicb le~ ~ocuments les plus autbentiques, et onze 1 - - - - - . . - - ~ - - - - - ..._ ';8 t1rees en cou!eur, en font un spleodide caAuG. MARc, directeur-géra,ú.
~~-étrennes, en meme temps qu'un ouvrage de biEDK. Tllllll, rédacteur en ch,{.
--....que.

I

383

Pour ~a pr_emi_ere fois on va faire sur une grande
éc~elle l apphcation de la loi de 1863 sur les ventes publiques.
Par suite de la liquidation de l'ancieune maison
H~o~ARD et Com¡.,. aura lieu, daos la grande salle du
pala1s ~e la _Bourse, la vente d~ pres de 90,000 houleilles de vms v1eux authentique des premierscrus de Bourgogne et de Bordeaux.
Les vios de la haute Bourgogne provienneot des crus
de Clos-Vougeot, Romanée, Chambertin Musi"ny
C~ambolle, P~mard, Volnay et Beaune; tou~ soot de tl
recolte de t8a8, une des plus recherchées par les amateurs.
Les bordeaux rouges (récolte de i858) ont pour provenaoce : Chateau-Larfille, Chateau-Margaux, BranneMoutoo, Gruand-Larose, Pichon-Longueville
Cos
d'Étournelle, Margaux-Me&lt;loc, etc., etc.
'
Les bordeaux blancs, meme année appartiennent aux
crns du Haut-Preigoac, Haut-Batsa~~ llaut-Sauterne et
Bommes-Sauterne.
Parmi les vins vieux on remarque tout d'abord des
Rauzan et des Léoville (1848), pui» des Graves-Ludon
L~to~r, Pichon-Longueville, Cbateau-Laffitte Rauzan e~
Leov11le (1851 ).
'
Cette vente, la plus importante qui ait jamais eu lieu
sous le rapport de la qualité et de la quantité, commen~era. le t2 décembre et se continuera pendaot buit
J0Ul'S,
EII! aur~ lieu, d_e trois a cinq beures, par le ministere
de. M .~ube, courller de commerce, 53, rue Viv,eune,
qu! dehvrera ~es cartes pour etre admis a l'exposition
et a la dégustat10n d'un certain nombre de bouteil:es de
chaque sorte de vio, qui aura lieu le di manche t l courant, d~ deux a quatre, au palais de la Bourse.
Ces vms sont déposés daos les caves de MM. O. Degrand
el Comp.! 31_, port de Bercy; chargés des livraisons.
Les adJud1cataires n'auroot d'aulres frais a payer que
1 fr. tO c. 0/0 pour courtage et enregistrement.
Des catalogues sont distribués chez MM. Aubé courtier
de commerce, 53, rue Vivienne; O. Degrand Comp.,
négociants, 31, port de Bercy; et au secrétariat de la
13ourse.

¡t

Afl8.

Le_ renouvellement du t •r janvier élanl le plus
cons1dérable de l'année, occasionne daos nos
Lureaux un travail exceplionnel, qui serait treslong A accomplir avec une parfaite régularilé si
loules les demandes al'I'ivaient en méme temps
aux derniers jours.
L'extension loujours croissante que prend l'lllw.tration nous fait un devoir de rappeler ce fait a nos
souscripteurs, et de prier instammenl ceux d'entre
eux dont l'abonnement expire au 3t décembre, de
le renouveler au plus lót, afin de n'éprouvt!r aucune
inlerruplion daos l'envoi du journal.

HISTOIRE DES PLANTES,

PAR

M.

L0UJS

FIGUIER

(f).

&lt;( C'est en fait de scieoce surtout que nous étions autrefois peu savants; aujourd'hui encore, il y aurait bien
des choses a dire; mais, avant qu'il soit longtemps, oous
serons des chimistes, des physicieos, des naturalistes et
des astrooomes tres suffisants.... »
Ces ligncs, que j'empruote au dernier Courrier de Parí~ de l'lllustration, témoignent d'une espérance que je
n_e partage ~eut-etre pas au meme degré que notre spir1luel chromqueur. Assurément, on fait, anotre époque,
d_e_ louables ~!Iorts pour propager les connaissances posi~iv~s ~t deve~opper le gout de l'étude daos la jeune
generat100. Ma1s, de la a faire de chacun de nous des
sa_vaots, des physiciens, des cbimistes, etc., il y a
lom.
Ce qui, a mon seos, justifle la vogue des ouvrage@ qui
ont pour objet de populariser la science, c'est qu'ils répondent a un besoin de l'opmion, tres-ébranlée daos
ses _vieilles ~ro!ances et trop ignorante encore pour asseo1r ses prmc1pes nouveaux sur des convictioos 5olides.
Le surnaturalisme s'en ,a, il n'en faut pas douter; m:i.is
entre temps, le scepticisme qui regoe dégrade les carac~
teres et fausse les consciences. Le malaise qui résulte
d'une telle situation est le symptóme d'une régénération
(t) Un vol in-8• de !130 pages, illuotre de 415 •igoettes 1aaer. dua
le tute. Pana, L. Bacbette, 1865,

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

384
dont le caraclere sera tout a la fois intellectuel et moral.
L'intelligence de la nature, de ses pbénomenes, de ses lois, est une des bases nécessaires de la rénontion que nous croyons
en train de s'opérer, et c'est la ce qui
nous parail expliquer le besoin d'inslruction solide auquel les auleurs répondent,

.HISTOIRE DES PLANTES
PAR M.

L. FIGUIER.

« Bien que condensé en un seul volo-;dit M. Figuier dans sa préíace, l'ou~
que nous présenlons a la jeunesse em.
brasse le tablean complet de la botaniqu
Si nous º'.ª~~ns approfondi aucune d~
grandes dms1ons de cette science 11
moins figurent-elles toules daos no~ ca.
dre. De cette maniere, ceux de nos lee-

Tou

CBARBON DU MAIS.

PEUlLLES EN l!NTOIIIIOIR (Samceoia).

filite

Gmui
Camli
1

!PIN SYLVl!STRB.

saos avoir peutetre toujoursconscience du role
qu'ils jouent.
Ainsi, le mou-•
vementdontnous
UClll!ll D'ISLAIIDB.
parlons avorterait, s'il n'arrivait
qu'a ce résultat: créer des
capacilés spéciales, ingénieurs, naluralistes, etc.
11 aboutira, au contraire,
s'il parvient a faire des
bommes.
En attendant,nous nous
soromes mis pour notre
part a l'reuvre; et voila
pourquoi nous ne pouvons
qu'applaudir a ceux qui
se sont voués, soit depuis,
soit avant, a la meme
éroancipation intellectuelle.
Parroi eux, M. Louis
Figuier est un des premiers et des plus féconds.
Recommander ses reuvres
aux lecteurs de l'Illustration est peine superllue;
son style, sa maniere, sa
méthode d'exposition sont
BULBB 01! SAFRAN.
connus des longtemps du
public.
Celle année, il ·a publié une Hístoire des Plantes
dont le texte est accompagné de nombreux dessins cxplicatifs. L'lllu.stration reproduit quelques-uns des
plus remarquables.

luu

Ain-

leurs qui voudron t pousser
plus loin leurs
études, scront
préparés a abortler toutes les parINl'LORl!Sf.E~f.8 l!N GRAPPI! (grost1ller rl)IIJtl.
lies de la science
des végétaux .... 1&gt;
COROLLl! DU IIIUFLIEII •
L·Ilistoire des Plantes se
divi~e en quatre parlies:
t • l'Organograpliie et la
Physiologic des Plantes,
coroprenantla description
des organes essentiels qui
entrent daos la composilion des végétaux, et l'cxposé des fonctions qui
f.ALIC6 A AIGRETU Dl Us'exécutent par l'interméVALl!RIAIIE.
diaire de ces organes; 2° la
Classifi,cation des Plantes,
c'est-a-dire le développementdes principes sur lesquels repose la di~tribution des végétaux en gro upes parliculiers; 3° lesFamil/es naturclles; 4° la Géo!Jl'aphie botanique, c'est-adire la dislrilmtion des
plantes a la surface tlu
globe, selon les lieux oiI
CALICK IRRÉGLl.lil ..
on les rencontre.
L'ACOlllT•
Le public accueillera ce
nr.1! DI! CACTt:S. - Librairie L. H1cbelle et C'".
nouveau volume de rinfatig:i.ble vulgarisateur avec le meme empresseDleDI
ses publications antéricures, M. Louis Figuier n'eal
de ceux qui ont besoin des éloges de la critique.
Imp. de L'ILLUSTilATION, A. Marc,

.

-----r--~--,-.------

A.MÉDÉE Gi;tLI-

22, rue de Ver11euíl

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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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        <name>Brigada Austromexicana</name>
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                    <text>ne,

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L'ILLUSTR,
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ATION,
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Direction , Rédaction, Admioistration :
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11. A.UG. IIIA.RC, DIBECTEUR-GERA!WT.

Les demandes d'abonoement doivent etre accompagoées
d'un mandat sur Paris ou sur la poste.

22 8

ANNÉE.

VOL. lLIV.

N•

tf 38.

lamedi 11 Déee1nbre IN,.
L'adminislralion ne ripouJ pas des manuscrill el ne Í'cn~age ¡amai1 á lcs inserer,
Vu lts trailCs, la lraduclion el la reproduclion

a l'élranger sont inlerdites.

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Les abono. partent du t er no de cbaque mois.

quais et se pressait autour de l'escorte qui cnlourait un coups de canon. Cette visite était un événement important pour la Cocbinchine, et rappeiait aux indigenes
la voiture du gouverneur.
stupéfaits
les antiques splendeurs de Saigon.
Un
silepce
solennel
régnait
quand
le
jeune
roi,
porVilile de S. M. le roi de Cambodge a Saigon. - Revue polilique de la se11
y
a
pres
de quarante ans que Je célebre vice-roi
tant
le
costmue
national,
a
débarqué,
au
bruit
de
vingtlll&amp;ine. - Courrier,de París. - Les 1 ilas blancs (nouvelle), suite. - Revue
lilléraire. - Les ministeres du royaume
Ta-Coun avait re~u la visite des
d1talie, a Florence. - Causerie dramadeux prétendants au trone du
:-.:
... -·· ~ . ..,_ ~ ::::,'~,,
bque. - Les comtes d' Egmont et de
Cambodge, qüi venaient se souBornes. - Arcbéologie comparée. mettre a son arbitrage. Depuis,
Dlllbenton. - Le Livre de la Ferme et
aucune démarche aussi imporu, Jfai8011s de campagne. - Incendie
de la manufacture royale des tabacs~ a
tante n'avait eu lieu.
-~~
lallrid.
Le roi a été re~u par M. le
,..,~~
chef
d'état-major général de
Gmures : Visite de S. M. le roi de
,_
Jonquieres, et est monté en voiCllnbodge a Saigon (3 gravures). i luurrection d'Algérte. - Arrivée a
ture découverte entre deux hai&lt; s
Ain-llladry de la colonne du général
de soldats et de curieu.x. Tout
lartioeau, aprés la soum1Ssion du
le
monde a remarqué l'élégance
Djtb-el-A.mour; - Passage du défilé
de ses manieres, son air satisde Reddadc, par la coloune du géoéral
lutineau. - Les ministéres du royaume
fait et souriant, la richesse de
d'llalie, a Floreuce (4 gravures). - A.rson costume.
cbéologie comparée (3 gravures). - AloAu Gouvernemcnt, tous les
llllJl)eot des comtes . d'Egmont et de
officiers de l'expédition ont été
Boroe1, a Bruxclle,, .- Statue de Dauprésentés par l'amiral de la
benton, ioaugurée au Jardín d'acclimalatioo. - Le Livre de la Ferme et des
Gran diere au roi, qui a demandé
lairon., de campagne (t 8 gravures¡.
ensuite a voir les portraits de
- Incendie de la manufacture des
l'Empereur et de l'Impératrice.
tabae1, a Madrid.
Écbecs. - Réhus.
Pendant trois jours, le jeune
prince a parcouru, avec une ardente curíosité, nos établissements principaux. 11 a visité les
YlfilTI DE S. l . LK ROI DK CUBODGK
écoles de nos missionnaires et le
bel établissement des sreurs de
A SAIGON,
Saint-Paul de Chartres; il a vu
S.M. Phra-NorÓdón, écrit-on
nos machines, notre hópítal,
de Saigon, vient de se rendre
nos magasins, questionnant sur
toutes les cboses nouvelles qu'il
dans cettc ville pour protester de
·voyait, et s'informant surtout de
son dévouement envi:rS la
tout ce qui pourrait etre. utilisé
France et de sa reconnaissance
rlaQs son pays. L'imprimerie
PGnr la nation, qui garan ti t ses
impériale et le télégrapbe ont
droits au trone. JI a pu se conparticulierement attiré son at'aincre, par ses propres yeux,
tention. 1
que ses protecteurs actuels
Le 26, dans la matinée, le roi,
étaient a meme de le soutenir
suivi d'une nombreuse escorte,
eo6tre tout empiétement de ses
s'est rendu a la ville chinoise,
Toisins, et il regrette amereou il a été re~u avec les bonlllent la convention sans valeur
neurs accoutumés. Une députaqu'on lui a imposée.
tion de notables est venue saLe 25 octobre, a neuf heures
luer Sa Majesté, et lni expridnmatin, la canonniere 32, pormer, au sujet de l'extension de
lant le pavillon royal du Camleur commer::e, des vreux qui
bodge, a mouillé dans le port,
ont
été écoutés alee bienveil:tlieu de l'escadre pavoisée.
lance.
S.
M,
Pllll!-NORODON,
ROi
DB
CAMBODGE.
D'apr~1
une
pbotograpbie
de
M.
Gillet,
pbotographe
•
8aigon.
foule immense counait lM
SOMMAIRE.

�•
L'ILLUSTRATIO~, JOURNAL IJNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNlVERSEL.

386

nombreux préparatifs de meetings pour répondre al'ap.
Le territoire de la France est divisé en six grandes
pel de l'a55ociation de la réforroe.
inspections postales. Cbaque inspecteur, résidant au
Au vote du sénat d'ltalie, sanctionoaot le lrao,fert de
chef-lieu de sa circonscriplion, aura pour mission de
la capitale a Florence, succede maintenant l'approbation
surveiller toutes les parties du-service et de prendre 1es
des diverses mesures proposées par le gouvernemeot
mesures propres a assurer de la maniere la prus prompte
potJr accorder des compensations a la ville de Turin. Cea
la transmission des correspondances tant sur les voies
compensationscoosistent: t O en une inscription d'uo milferrées que sur les voies de terre, et de régler la coini ion 67,000 fr. de rente au grand livre; 2° daos le transfert
cidence entre ces différents moyens de \ransport.
de la cour de cassatioo de Milan a Turio, et 3° daos !'auto.
Une note qui accompagoe ces décrets expose \'extenrisation accordée a diverses grandes sociétés industrielles
sion considérable, depuis la réforme postale, du mouve~t commer.ciales d'y conserver le siége de leurs opératiom.
ment des correspondances et des envois d'imprimés, de
D'apres les deroieres nouvelles de New-York, on ne
fa~on que, malgré la réduction des taxes, les recettes
s'occupait daos cette ville que des opératioos de Sber.
out suivi une progression sensible. En t847, elles s'éleman. Leur déhut a été des plus heureux. Ne rencontrant
va,ent a 53,287,190 fr. Leur total, en !863, a dépassé
qu'une résistance impuissaote, ainsi qu'il l'avail pré,o,
72 millions.
le général fédéral avait déja dépassé Macon et pris llilLe gouvernement, ajoute la note, s'est constamment
ledgeville, capitale de l'État et siége de la législatnre.
préoccupé de réunir les améliorations désirables; les
Celle-ci s'était dispersée a son approche. Gordoo, un de
services maritimes ont pris une grande extension; des ses lieutenants, était en route pour Savannah. Le~ conconventions postales ont été négociées avec les gouverfédérés réunissaient leurs etforts supremes cootre le
nements étrangers , et un traité a été conclu entre la
danger qui les mena~ait. La levée en masse a été décréFrance et l'Italie pour l'échange des mandats d'argent.
tée en Georgie; toutes les milices disponibles daos les
Pour satisfaire les vreux de quelques conseils génédeux Carolines ont été envoyées dans l'Etat voisio, poor
raux, des améliorations ont aussi été réalisées daos un arreter le mouvement si hardi de Sherman. Bood guergrand nombre de départements : la transformation des
roye conlre Thomas s•1r le Tennessee el l'a forcé a rebureaux de distribution en directions, l'augmentalion
culer; Early, daos la vallée de la Shenandoah, a défait
des facteurs de vi lle et des facteurs ruraux, etc. , etc. la cavalerie de Sheridan; mais ces succes partiels, remEolio, l'organisation des bureaux ambulaold vient d'ctre
portés loin du terrain ou se décideot les deslinées de la
récemment l'objet d'une réíorme importante, par la
Confédération, ne peuvent exercer aucune influeo~ dé~ubstitution des bureaux stationnaires aux wagons. Des
cisive sur la marche des évéoemeots.
le commencement de l'aonée prochaine, les communes
EDMOND TEXID.
annexées a Paris seront dotées de sept distributions par
.;;._--- --~C&gt;CI_.----jour. Cent nouveaux établissements de poste seronl égaH. CA.srEülANS.
lewent créés daos le courant de t865.
COllBBIEB DE P&amp;BIS.
L'.ordre du jour, adressé par le roi de Prusse a son
armée, commence par ces mots : &lt;&lt; La guerre glo1'ieuse
Plus de salon des reíusés. - La décentralisalion postale. contre le Oanemark est terroinée; elle a été mivie d'une
Vente des bijoux de yn, '". - Que nous sommes done
REVUE POLITIQUE DE LA SEMAINK
paix gl,rieuse. » Qui se serait douté qu'il y e~t tant de
vertueuxl - L'Arl de la reliure e11 France. - Pri:t de cerGrande émotion causée daos PariS' par le discours de gloire dans un combat de dix contre un? Cette triste cotaines reliures, - Le comte de Caumont, relieur t Londres, et Delille. - Clause du testament d'un bibliomane.
M. le préfet de la Seioe, a la séance d'iosta\lation de la médie, sifllée par le public européen, ne prouve qu'une
- Le Supplice d'une (mime. - Venise a Paris - M. lloccommission municipale. M. le préfet de la Seioe ne voit chose, c'est qu'en fait de gloire la Pmsse n'est pas diffiquard, avocat. - Le poignard de M• Chaix d'~l-An¡¡e.
rien, ·dans la coroposition de la vi lle de Paris, qui puisse cile a satisfaire.
Les arroées austro-prussiennes sont rentrées daos les
justilier la préteotion qu'aurait cette cité d'etre une comLe Moniteur nous a donné, celte semaine, une trille
mune, au meme litre que les autres villes de l'empire. deux capitales, couvertes de lauriers. La force a triomphé nouve\le : il n'y aura pas de Salon des refu.scs en 1865.
Paris est le lieu de réuoioo, le centre de tous les étran- sur toule la ligne. Les ares de triorophe se dressent. Les Les amis de la gaieté en sont tout afOigés. Nous ne les
gers riches, le point de mire de tous les déclassés, de plus grandes journées de l'histoire ne sont rieo a cóté verrons done plus, ces tapleaux de haute fantai,ie qlli
tous les naufragés de la fortune, - population immense d'Alsen et de Duppel. La Prusse, qui avait, on ne l'a pas nous avaient si fort réjoui cette année et l'année der•
accourue de partout, el au mi\ieu de laquelle il serait oublié; déclaré, au début de la guerre, qu'elle n'élevait niere. Plus de paysages inouls, plus d'odalisques abra•
di[ficile de recoonaitre le vrai Parisien. A ce litre, Paris aucune prétentioo sur les Ouchés, a complétement chaogé cadabraotes, plus de chevaux bleus, verts ou lilas. Oh!
ne saurait etre administré comme Orléans, Blois, ou d'avis. L'appétit vienten mangeant, et le roi de Prusse les chevaux ! je les regrette surtout; nous en avioos ea
toute autre ville. París, en un mol, n'a pas le droit d'a- invoque aujourd'hui nous ne savons quels vieux par- de si cbarmaots, de si joyeux, de si exhilaranls ! 11 n'évoir un conseil municipal, c'est-a-dire de s'administrcr chemins, qui prouveraient ( les parchemins prouvent tait pas de mélancolie si profoode qm tinl devaolC!S
lui-meme : unci commission noromée par le chef de l'E- tout ce qu'on veul) qu'il a des droits incontestables sor chevaux-lA. Je supplie tres-humblement le jury de 1'11
tat et collaborant avec M. le préfet de la Seine, telle esl le Holslein et la partie annexée du Sleswig.
prochaio d'admettre quelques-uns de ces prodigiem
On pourrait se demander, maintetJant que les visées chevaux, daos l'intérel de la bonne humeur el de la
la seule administration qui lui convieone.
Nous ne nions pas qu'il n'y ail aParís beaucoup1\'étran- de la Prusse sont connues, si le roi Guillaume, avant saoté publiques.
gers riches et pauvres, beaucoup de déclassés, beaucoup d'entrer en campagne, n'aurait pas du faire connaitre
de gens tentés par l'ambitioo et accourus pour chercber les parcbemins qu'il juge a propos d'exhiber a¡ires coup,
pour appuyer ses droits a la succession des Duchés. Oo
II n'en faut pas trop vouloir au Moniteur; un jour a
fortune, mais a qui fera+ou accroire que le Parisieo
comprend, a Berlín, la loyauté de la méme fa~on que la nous plonge daos la douleur, le lendemain il nous cacse
n'existe pas? A qui appartieonent done les cent mille gloire.
les plus agréables surprises. Que de fois, nous •~
maisons qui cooslituent la cité colo se? N'y a-t-il pas de
Les litres en vertu desquels la Prusse revendiquerail libérau.t , n'avons-nous pas poussé ce cri : &lt;&lt; Déc~ntnli15
contribuables, daos París, et, s'il y a des cootrihuables,
la succession des Duchés, seraient les stipulations consi- sation ! décentralisation ! ll Or, un décret tout fra P""
n'ont-ils pas le droit, comme rous les cootrib.uables, de
goées daos l'actc de mar1age entre la princesse Élisabeth, mulgué divise la France en grandes inspections.15potveiller par délégatiou a la bon ne adroinistratioo de leurs
fille du roi Jean de Danemark, qui a épousé en t500, tales comme un aulre décret la divisa autreío •
deniers? La théorie de M. le préíet de la Seine. est nouJoachim 1u, électeur de Braodebourg, fondateur de la grands commaodemeots militaires. Le jouroal otftci~,
velle, et, de plus, elle est fausse de tous poiuts. Si Paris
dyoastie prussiennc aujourd'hui régnanle. Un journal de daos l'article qui accompagne l'acte émané du souie1111,
n'a pa.s le droit d'avoir des const!illers muoicipaux, il ne
Vienne trouve plaisaol d'opposcr a. cetle revendication déclare que la déceotraliEation est faite ... daos les poetet,
• doit pas non plus avoir le droil d'élire des députés.
Voyez ou nous conduirait cette théorie ! Le gouverne- celle de la maison d' Autriche, foodée, elle aussi, sur le Done, chaotons Alleluia !
mariage de la priocesse Cbristine, filie du roi Christian ll,
Le meme décret transforme les directcurs des~
ment proclamera1t le sutirage uoivcrsel, mais il supprisuccesseur de Jean 1er, laquelle ayanl épousé Fran~ois daos les départements en receveurs, el les iospectelll
merail l'élection.
de Lorraioc, est la mere et l'aicule de tous les princes départementaux qui les survei\lent en directeurs. Cea
0
Le Monit,eur a publié, daos sa partie officielle, des déde la dynastie impériale. Est-il possible de prendre au est puremeot et simplemeot une approprial ~ plll
cret.s qui apportent des 1 éformes importantes daos l'orsérieux de pareilles préteotions, qui remootent Aplus de exacte des mots aux choses. L'article auquel je vieDI •
ganisation des postes.
trois siecles?
fa,re allu.sion nous !'explique tres-bien. Ces métalllf'
Les chefs du service des postes, daos les départeroeots,
En Aogleterre, le mouveroeot de réforme électorale phoses ne flattent done ni ne blesseot nos opioioos; !Dd
qui porteot aujourd'hui le titre d'inspecteurs, preodront
preod des proportions de plus en plus importantes. Les ce grand amour de l'auturilé pour la logique nous d'
celui de directeurs. Tous les établissements de poste du
départeruent daos lequcl ils exercent leurs fonctíons feuilles liberales constatent le succes des meetings en chante.
faveur de cette réforme. Chacuoe des objections présen- 1
.sont placés sous leurs ordres.
tées contre cette grande mesure est réfutée d'arnnce, et
Quillons les hauteurs el laissons 1~ ~oniteur ",
La dénominalion actuelle de directeur des postes sera
la seule pla•1sible, la seule qui ait fait vivre peodanl les pour ces feuilles légeres que la poltt1que ne préd
remplacée par celle de rcJceveur des postes. Les di recdeux deroieres aonées le ministere actuel, l'apathie po- pas et qui semblent ne pas songer beaucoup aux teurs comptal,les preodront le titre de receveurs pri11ci . 1.
p1ux. Les receveurs des postes reroplisseot leurs fooc- pulaire, trouve sa réíutation daos les grandes assemblées \ nées des empires.
de Manchesler, de Rochdale et de Bradford. La guerre ne
Oans ces feuilles-la, qui parfois ne _sont 01 m~ ~
tions sous l'autorité des directeurs chefs de service.
fait encore que commencer, et les escarmouches sont vives rituelles ni moins amusaotes que _s, elles _traitat
Le service des postes, daos le département de la Seine, daos les journaux · mais elle ne s'arrctera pas IA, et on Cond, une fois par semaine, la quesllon dano1se, la
recevra une organisalion semblable a celle des autres ne doute pas que les fetes de Noel ne soient l'occasion de tion américaine et lar uestion romaine, j'ai lu que~
départements de l'empire.
La fin de cette journée a été employée par le roi a
faire exécuter sa photographie et a parcourir les priocipaux magasins de ootre ville. Sa Majesté a fait l'emplctte de plusi~urs produits de !'industrie européeooe,
au nombre desquels nous citeroos quelques articles de
modes, destioés saos doute a rehausser la beauté des dames de la cour deHoudon.
Le 27, il a visité le paquebot ~es messageries ~mpériales le Tigre, et a v1Vement 1dm1ré ses grandes d1mensions et son splendide améoageruent. Sa Majesté a également visité le Duperré.
Le soir, toute la société de Saigoo était réunie au
Gouvernement, et le roi Norodóo a eu le rare bonheur
d'assister au premier quadrille et a la premiere polka
qui aient été dansés en Cochiochioe.
.
Parmi les souveoirs qu'il emportera, le plus riant et
peut-etre le plus cruel, sera celui des charmantes invitées, qui représentaient si bien, rualgré leur petit nombre, nbs gracieuses compatriotes.
Le lendemain soir notre royal allié et notre plus
' Or1ent
' remonta,t. a bord du
fidele ami daos !'extreme
.
Gia-dinh, reconduit avec les honneurs souve¡ams.
Cette visite, qui resserre nos liens avec le Cambodge
el qui a une si grande importance pour la sécurité de la
colonie, a eu un grand retentissement parmi la population.
Aucun événement ne pouv:1it mieux attester l'a.~cendaot irrésistible d'une marche droite, ferme et honnete
sur ces cours corrompues, ru5ées et cauteleuses de
l'Orient, qui ne respectent d'autres engagements que
ceux qui sont maintenus par la force.

.

l

avail :eodu ses diamaots : il y a des demoiselles qui ont

des d1aro~ts. Au feudes cncheres, une ceinture avait
atleint le cbitfre de 3, iOO fr., un bracelet était monté a
4,625 fr., un pcigoe a 4,080 fr., une paire de boucles
d'oreilles a5,400 fr., une autre a ll,700.
Et les bons bourgeois de s'ébahir et de crier au
scandalc, en faisant l'addition des émeraudes des
saplurs, des i-ubie et des brillaots de cette d;moiselle !
Et l'on dit que nous ne soromes point naifs ! Point
oaifs, grands dieux ! Lisez un peu la chronique du siecle
dcrnier, et vous verrez que les écrins de M11 • ••• étaient
de ¡,au1rcs petits écrins modestes qui auraient bien fait
rire les jeuncs personncs auxquelles les gentilshommes
et les fioanciers de ce temps-la avaicnt coutume d'ofTrir
leurs horomages. Ah ! quels pleutres que nos financiers
d'a présent, et quels ladres que nos gentilshommes !...
El quelle époque que la nolre, ou une iofortuoée jeune
pers?noe, dont la beauté est célebre a. Paris dcpuis cinq
oo s11 aos, peut-etre plus, trouve a peine, en fouiHant
dans tous ses tiroirs, 40,000 francs de bijoux Avendre
lej?ur ou il tui plait de rcnouveler ses parures ! Ogéné~
rat1on vertueuse que nous sommes !
On assure, il est vrai, qu'il y avait fuuJe de femmes du
meilleur monde ~ l'expositi~n des diamauts de M\1• ~,
regardant, cxammant, adm,rant toutes choses avec l'attentioo la plus hienveillante, et croisaot, avec les éclairs
qui jaillissaient
des boucles et des bracelets, des reaards
.t
,,
as.scz express1ts. Beaucoup de jeuoes filies avaicnt été
~eoées la par leurs meres. Ah! tant micux ! Voila qui
ra,t un peu compensation et releve ce temps-ci daos mon
tsprit.
Xoas verrons bientot d'aulres ventes : les grands
juurs de la salle Sylvestre approchent : M. Edouard
Fourníer, qui nous en a dil fort long autrefois sur les
offrandes que les mortels du dix-huitieme siecle mettaieot aux ~ie~3 d~ leurs divioités, vient de publier, au
profit des b1bl1opb1les, sous ce litre: l'Art de la ,·eliure en
France, úo vol~me plein d'a propos, digne, par la beauté
dntexteeilasc1ence aimable autantque sure qui en rempht les pages, dt: la plus richc et de la plus éJéaante
0
reliare.
•
Et saos etr~ bil:liophile, ou bibliomane,on y trouve tant
dechoses qu II estagréable d'apprcndre et bon de savoirl
J'y ai luque des livres qui ne valent pas graod'chose par
enx-meu:ies, s~ v~ndent trois ou quatre mi lle francs pour
ltnr hab1t, quin esl cependant orné ni de perles ni de
dJamants, ni de rubís, roais qui sort autbentiq:ement
~ l'atelier d'un tailleur célebre.
J'y ai vu encore qu'en l 835, le prince Ogioski exilé de
Pvlogoe, se lit relieur a Paris, comme le comte'de Cauaont, émigré, s'était fait relieur aLondres.
_11. E~ouard Fournier raconte, en rappelanl. l'extrémité
ou ava,t été réduit un des plus grands seigneurs de la
tAlW' de Fra~ce, une jolie anecdote. L'abbé Delille, peodaot so~ séJour aLondres, lui avait donné arelier un
~empla1_re de ~on pocme des Jardins : le prix de la re~ore cta1t de nngt-qualre louis et sembla un peu cher a
labbe. Aquelque temps de la, il allalirc au comte quelqnP~ fragments de ~on poéme de la Pitié. Lorsque de
• ' 011 la plus émue, il déclaroa ces quatre vers: '

.M. de Girardin devait lire, la. sernaiuc dcrniere sa comédie au comité du Théatre-Fran~is; au derni~r mo11'.ent, le ~~le?'.c publ!ciste a demandé un sursis. Soyez
surs que s 11 s eta,t ag1 d'un voluroe sur 11 politique europ_écnne, M.•d~ Girardin aurait eu fini au jour dit;
ma1s une comedie est une reuvre autrement importante
et autrement diflicile !
Yous savez que la piece du rédacteur de laFresse s'appclle : le SupJ)lice d'une femme. Ce titre fait travailler
toutes les teles féminines : le supplice d'une femine,
qu'est-ce que cela peut étre?
C'est de ne point etre aimée de son mari.
C'est d'en étre trop aimée.
C'csl de ne le point aimer.
C'est de ne point ctre belle.
C'est d'ctre trop belle.
C'est de n'aller ni ABade, ni a Trouville, ni a Biarritz
quand son amie intime y va.
C'est de n'avoir qu'un coupé quaod l'amie intime a
une caleche.
C'esl de s'étre fait faire une délicieuse robe bleue
pour un bal, parce qu'on est blonde, et de s'apercevoir
4ue la délicicuse robe bleue cst verle aux lumieres.
C'est mille autres choses encore, dont pas une saos
dvute n'est celle que M. de Girardin a eu l'idée de mettre a la scene.

Rome et Venise, tel est le litre d'une plaquette qui
depuis une quinzaine, esl dislribuéc a des millie~
&lt;l'ex!lmplaires. Que Sa Sainteté et le sacré collége se rass1,1'.ent,, que les A_utrichiens ne s'eflraieot pas, il ne s'agit
pomt d une solullon nouvelle de la qucstion italicone·
. personne ne songe a metlre Rome .et Vcnise sur un trai~
de chemin de fer et a les diriger sur París. M. Ponti a
eu tout simplement l'idée de mootrer aux Parisieus les
, ues les plus intéressantes de ces deux admirables, ílles
photographiées el grossies a l'aide d'un instrument don;
il ~st l'inventeur. Vous voyez qu'il n'y a rien la dont
pu1ssent prendre ombrage les diplomates et les princes
de l'Eu'.ope abs~lutiste. Vous plait-il de voir le panorama
d~ Vemse, depms_ le Campanile, la place Saint-Marc, la
P1azzetta, le pala1s Ducal, l'escalier des Géants, SaintMarc, le quai des Esclavons, la Bibliotheque, le GraodCanal, le poot du Rialto, la Ca-Doro, le palais Cavalli
!'Arsenal, San-Zanipoli, I Frari, le palais Vendramin I;
Rio dei Santi-Apostoli, le pool des Soupirs, l'ile Sa~lGeorges-Majeur, eolio toutes les beautés de Venise
partez
. pour. le boulevard des Capucines, eotrez daos 1~
ma1soo qm porte le oº 39: places, palais, égli5es, ouvriroot a vos regards leurs perspectives barmonieuses
dres~eront et développeront devaot vous leurs ligoe~
grac1euses et cbarruaotes, vous réveleroot toutes Jeurs
ricbe~es, toutes leurs splendeurs, tout leur irrésistible
et poctique allrait : en un mol, la ville cnchanteresse se
montrera a vous, ruisselante de soleil ou baignée de la
douce lumiere de la !une, avec ses teintes cbaudes sa
spleo~ide luroiere ou ses ombres mystérieuses ... , et le Íen..
dema,?, :ous prendrcz votre passe-port et vous partirez
pour Vemse alin de la revoir.
M. Ponti nous a donné Venise, íl nous promet Rome:
grace a s~n alétoscope, nous aurons saos doute avant peu
les plus belles v11les du monde réunies a Paris.

Oue dis-je, ce poeme ouje peins vos miseres
Do't
· . a· des mams
· noblement mercenaires
'
1 1e JOW
·

~ son

vétement d'or un Caumont l'embellit,
'
Et de son luxe hew·eux mon art s'enorgueillit,

~~ jusqu'aux_!armes,_ le comte prit l'exemplaire de
~lí4 que le pocte tc11a1t a la main, le luí rendit ma~uement relié, et ne voulut jamaia recevoir Je prix
la reliure des Jardins.
_Voolez-vous, de plus, un traitadmirable de bibliomalle; c'~t encore M. Fournier qui nous le fournit:
"4M. Gaignat, receveur des consigoations des requctes
..:alai~, avail une magnifique bibliotheque. &lt;&lt; Tout,
. 1Grimm, y est d'un clioh. e1quis, et l'on n\ trouve
lleade me·d·wcre. » Gaignal en 6tait si fier qu'il
• voulut
JOGird'
.
'
. avauce de la glorrt' posthumc que lui vaudraie1 t
e&lt; L'espoir de ce bonbeur, raconte M. Fou1
_,; ut un des grands charmes de sa vie. Pour en ellll
11,;.. assuré, pour n'avoir pas a douter que sa biblio--,oeu scr~_it· mise
· en_ venl~ et illustr~rait
,e¡
nom par
lle q e grande bata1lle d encheres, 11 écnv1t a ce sujet
'llie claus_e spéciale daos son testament. )) Voila une
Paa1on, j'espere.

:rli7es.

~º-º

Tout le ruonde savait que M. Mocquard Je secrélaire
partic_ulier de l'Empercur, qui a succombé, il y a quelques JOurs, a une pleuro-pneumooie, avait écrit un ro..
man intitulé Jessie et des drames, et qu'il était un des
aut~urs de la Tireuse de cartes et des Massacres de Syrie;
ma1s beaucoup de gens ignoraient qu'il avait élé souspr~f~t a Bagneres-de-Bigorre sous le regne de Louis~~1hppe, qu'.11 avait donné sa démission pour aller reJomdre le prmce Louis a Londres, et qu'avocat au barrean de Paris pendant la Rcstauration, il siégeait au
banc de la défcnse daus les proce~ de l'Épit1gle noire
&lt;le la Souscription nationale et des Quatre sergents de ¡~
Jloche/le.

•

s_ans peur _et saos reproche ait eu recours a des suggeslions auss1 taches, aussi ctiminelles?
.- II cst alié jusqu'A se dire carbonaro, répood Pomn11er...
- Que diter,-,,ous la? reprend le président.
- Oui, cootioue Pommier, Despinois, pour m'arracher
&lt;lis aveux, m'a dit que lui-merne était carbonaro, qu'a, a~t un mois, il linerait Mantes, et que je n'avais ríen a
cramdre de lui .
- C'est une monstruense absurdité, dit le président.
11 cst lrop invraisemblabfe qu'un brave guerrier qui a
tuujours bien servi stm roi, soil descendu a de !elles basscsses, a de si monstrueuses perfidies.
A ces mots, M• Mocquard se leve et·s'écrie:
- 11 y a une d:stinction a faire e·ntre l'impossible et
1·1nvraiscmblable. Quelle nuc soil Mon~ieur le présidenl
•
·1
'
'
~ cten.~ue de votre pouvoir discrétionnair'e, il ne va pas
Jusqu a reculer les bornes de l'impossible. 11 est des généraux fideles il l'honneur, il en est aussi qui ont forfait
al'bonneur.
M. de Marchangy se leve el déclare qne de parcilles
ei pressions sonl un oubli de toutes les convenaoces.
- Ce ne sont que des géuéralités, répond M• Mocquard.
L'avocat général re,uiert contre l'avocat; tous ses
confreres se levent pour le défendre, et le président
charge M• Mérilhou, avocat de Dories, de présenter des
obscrvations pour luí. M• Mérilhou s'acquitte de cette
~nissioo, et la Cour se conteule d'engager M• Mocquard a
ctre plus circonspect a J'avenir.
·
On accusait le capitaine Massias d'etre carbonaro.
' 11 1ci en quels termes M• M
ocquard répondit a l'accuba•
tino:
&lt;&lt; Massias est carbonaro ! Voila le grand mot, celui
sur leq~el on fonde tant d'espérances I On n'allend pas
un méd1ocre effet de la terminaisun italienne : elle vient
a propos_ ra¡eunir ce qui vieillissait déja et rompre la
m~ootome de ce genre d'accusation. ll en est trop qu'on
vo1t échouer; le caractere frau~ais, 011 le sail trop n'est
pas celui du conspirateur; le sileuce profond la résolut1on solitaire ne tui convie11nent pas... »
'
Aiosi s·exprimail celui qui devait etre plus tard !'ami le
plus dévoué du prince Louis Bonaparle.
Un i,11cident assez piquant marqua la plaidoirie de
M• Cbaix d'Est-~ge, alors un enfant éloquent, cbargé
de la défense de Blcheron. II avait été question aux débats de serments pretés sur des poignards.
« S! Bicberon a preté des serments, disait-il, ils sont
a•surement moios terribles que ceux des fraocs-ma~ons.
s'il possédait u~ p~ignard, les ma~ons en ont aussi; j'e~
pu,sede un mo1-roeme, el le voici. »
Et M• Cbaix d'Est-Ange, - raconle le Recueil des causes
célebres,-:- brandissaitgentiment un joli petit poignard.
Quand 11 se fut assis:
- M• Chaix d'Est-Ange, tui dit le président la cour
vous a entendu avcc intéret, el je n'ai pasvoul~ vousint~rrompre. Mais a présent, je dois vous rappeler que
1art. 3t4 duCode pénal punil d'une amende de l6 fr. a
200 fr. tout porteur d'arroes prohibées, car vous venez
'.le vo~s avouer possesseur d'un poignard; je vous invite
a le deposer sur le bureau.
- _Je vai, v~~ donner une explication bien simple,
Mons1e°: le pres1dent, répond M• Chaix d'Est-Ange. Mou
pcre éta1t franc-ma~on, je le sui~ moi-meme ...
- Nous pcnsons I.Jien, interromptle présidenl en sour1ant, que vous ne faites pas un usage habituel de cette
arme.
- Oh! saos doutc, dit M. Chaix, je ,ne l'ai apportée
que pour le besoin de la cause.
Et M. de Monmerqué se borna a ioviter le jeune avocat a ne faire usage de son po1goard que daos l'intérieur
des oges.
X. FEYRNET.
------,---■...ll.&gt;-1~r.--.:::Jff!!tc~-&lt;ICI&gt;&lt;=------

LES LILAS BLANCS.
(1u1n).

D_ans celle derniere affaire, M• Mocquard défendait le
Je me ré,·~il(~i le lendemain tout re,eur, et le precap1tamc Massias, a i'égard duque! ll. ¼larchaogy aban- ~1cr mol q111 s echappa de mes levres avec un long soudonoa a pcu pres l'accusation et qui fut acquillé.
pu· de soula~cruent ful le doux n~m de Blanche, qite
~e ~eune avoca~ se uwotra lres-vif: Pommier, un &lt;les jC murmura1 presqu'a mon insu et comme s'il faisait
pr1_~c1~aux accuscs~ ~yaut _affirmé que le général Dcspi- partie dé~ormais du souflle de mou ame.
1101s I ava1t cugagc a des1gucr Massias comme carlioEu déjcunant, je parlai amamerc avec détails de ma
uaro:
~01rée de la ,eille, dcsvers que fav;is récités de'l'ama- Comrueut ercz-\om,cro1re, dit le prcsidenldc Mun. bilité_du IJarun, de l'el~gance &lt;le la broderie 'a Jaquelle
merqué a Po11lID1er, qu un general frao~ai~, qu·un oflicier trava11la1t Hortense, de l'air vraime11t digne et bon que

�•
388

L'lLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L' lLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

------=--==-

--- ---.:.-=--•

389

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ARRCVÉE DB S.~. LE ROI DE CAMBODGE A S,UGO:I, LE 15 OCTOBRE.

. ux, de 1el ma mere respecta. mon. d'
silence.
l · une des dames Derv1e
••avaistrouvédans lapusJe
.
•
A..lafindurepas,¡elu1 1s:
..
htrange accueil que m'avait fait le comte, et Je ne d1s
- Ie crois q~e la politesse exige que j'aille lu1 fa1re
pas un mot de la comtesse. d' . tant parlé je me tus une visite jeud1.
Puis, fatigué, sans doute, avo1r
'

--.,-,~

- e-'
-~

- -:;_l'

,;a _¿_.

-

1

_
_
_

A qui? dit ma mere; au vieu1 corote ,
Non, a la comtesse.
T'y a-t-elle invité ?
Oui, sans doute.

l:i'SURRECTION D'ALGÉRIE .A.RRIVÉE A A!N-IIADBY DE LA~COLONNE OU GÉNÉR.A.L IIIARTINEAU, APRE.S LA SOUIIIJSSION DU llJBB-RL-A.MOUB:

- C'est done certainement ton devoir.
Je me remis a mon travail ' avec acharnement, mais
Le' temps vole ou rampe, selon ce qu'on' attend de I'aAlors, je ne remarquai ríen, mais il me semble au- l'auteur grec que je traduisais n'avait pas, j'en suis bien
venir;
aussi, les quatre jours qui me séparaient dujeudi
joord'hui, en retra~ant ces paroles, entendre un écbo sur, intercalé dans son texte les blondes spirales que je
me
parurent-ils
d'une longueur invraisemblable; lccmalicieux de la voix de ma sainte mere.
voyais a cbaque instant se dérouler devant mes yeu:r.
pendant, quoiqu'il nous semble ramper ou voler, comme

·~- - ~--r-

. •
::E A. L'ÉTABLISSKM¡NT DES SOEURS DE SAINT-PA.UL, DB CllA.RTRES.
VISITE DE S. M, LE ROI DE CAMBO
.
. és par le Ministere de la Marine,
D'apre• les cr~u11 commu111qu

PASSAGE DU DÉFILÉ DB REDDADE, PAR LA COLONN, DU GÉNÉRAL MARTINEAU. - D'apret les croquis de M. lefebvre,

�L'ILLUSTRATION, JOURLQAL UNIVERSEL.

390

L'ILLUSTRATION. J0URNAL ONlVERSEL.

gnant il me sembla, erreur sans do11le, que j'entendais
&lt;e Je ne \e permets pas, je le désire, ,, avait-e\le dit;
le temps I.Ilarcbe toujours de son pas réglé, mais sur, quP.\ texte inépuisablc de réflexions; cent fois je me r~- comme un soupir.
Je pressai le pas, comme si j'eusse ~té en retard, et
\'heure de ma visite arriva.
pétai ces mots sans parvenir a en ép~iser le charro~; Je pourtant il était a peine neuf heures. Etait-ce done qne
Pourtani, bizarre effet des incertitudes• du creur, a1~ ne sais qui a dit qu'un sonnet vala1t tout un poeme,
je me croyais attendu, ou seulement que toute mon Ame
moment d'entrer chez b. comtesse, je fus presque tente mais quel poeme peut lutter avec une _phrase de la
était depuis longtemps déjala oii je me rendais?
de m'enfuir.
.
femme aimée, \orsque dans cette phra~e et dans la rr.aLorsqu'on m'annon~a chez la comtesse, le salon olTrait
Quand on m'annon~a, la comtesse écoutait ª:tentive-: niere dont elle a élé prononcée, un tamant peut trouver
apeu pres le meme aspect que le premier jour, sauf que
ment, en brodant, lalp\us vieille des dames 'oerv1e~x, q~1 un secret encouragement a ses espérances? ll était im·· le vieux comte était assis a une table de whist, en train
Jui exp\iquait \es tracas éprouvés par elle dans !l aelm1- possib\e, il est vrai, de croire que \e creur de la com- de raire un mort avec les dames Oervieux. '
nistration d'une société de cbarité dont elle éta1t dam_e tesse put enrien etre le complice du mien,et cependant
Au moment ou je passais le seuil du salon, j'entendis
patronesse. Mon entrée n'arreta pas un instant le récit pourquoi ce long regard en dessous p~ur ép_ier le elépart
\a voix d'Emmanuel qui s'écriait :
du oomte comme fait l'enfant ~ourno1s qui trouvc un
de la viei\\e dame.
.
- Arrive done, mon ami; tu fais comme les poctes
La comtesse me fit un simple geste de bon accueil, mal in plaisir a tromper le tyran redouté? C:ainte_ gé~é- vainqneurs, tu te fais attenelre. Ces dames ont tant parlé
et le comte, assis a quelque distance sur ur¡. canapé, e_ut rale l me disais-je, habitude de réserve v1s-a-v1s d un de tes vers ce soir, que tout le monde iei brule du d~sir
u·n léger tressaillement nerveux et un acces de sa petite vieillard morose et ja\oux l Ooux ménagemept peut-etre de les entendre de nouveau.
d'une ame noble et bonne, qui veutépargner méme !'omJe m'inclinai vers la comtesse, et j' ali a.is demander a
toux seche et irritée.
Je m'assis et m'absorbai en aµparence dans \'atten- bre d'un chagrín a un etre qu'e\le plaint sans l'am~~r. Emmannel s'il élait réellement \'interprete du vreu gétion \a plus ~crupuleMse pour le récit de la vieille dam~; Oui, cela devait etre; cette précaution était tout entiere néral, Jorsque la voix secbe P.t irritée du vieux comte
elle 'daiana me prouver, en se retournant qnelquefo1s a l'adresse du vieillard, sans que j'y fusse -personne\les'éleva.
vers !11~, que cette preuve d'intéret n'était pas per~ue ment -pour rien; elle eut agi de meme pour _tout autre
- Pardon l hem l. .. hem l. .. monsieur de Trrville,
que pour moi ; mais alors, encore, pourquo1 ce ton de mais ii est impossible, hem l.. hem !. . de con ti :1uer a
pour elle.
. ..
.
Elle allait recommencP.r, ponr \a d1x1eme fo1s -peul- confidence et presque d'intimité en me · parlant? Po\'.r- jouer, hem l.. avec le bruit que vous faites, henr!...
etre l'histoire de ses effroyab\es µetites miseres, le tour- quoi snrtout ce regal'd obstinément baissé? Lorsqu'o~ in- hem !. .. Vous venez de me faite commettre 1:ne faute,
me;t de sa vie, quand le vieux comtc \'inte-i:rompit en vite quelqu'un, \'usaj!'e, la politesse, l'in1l!~érence memc hcm! .. . 'lUi me fera perdre la µartie, hem !. .. C'est tresvous forcent a le regarder ·en face pour JOmrlre la gr_;¡.- désa.rrréablel heml ... et mon excellente amic, )[m• Der•me lancant un regard.
_ H;m l hem !... je vous demande pardon, ma chere cieuseté du regard a \a gracieuseté de l'invitation. Com- vieu;, n'a pas manqué, hem l. .. d'en profüer, bem !...
amie,.mais, hem !. .. je me sen~ \a tete un peu \ourde, ment se faisajt-i\ que la comtesse, si au courant de tonentre parenthese, hem !. ..
hem 1 bem 1••• Je prie la comtesse de me permettre tes \es Jois du savoir-vivre, y eut manqué de la sorte a
Ici \'acces de toux devint si fort, qu'il fut obligé de
hem l ... de me retirer un instant chez moi,
mon égard? N'était-ce pas que la oii le creur co~m:nce s'arreter.
'
Et Je sonffreteux viei\larel se leva, et prit en cbancelant a parler, la aussi cesse la politesse banale? N etatt-ct
- Dam ! mon cher comte, au jeu, chacun pour soi,
le chemin des appartements intérieurs; mais ce ne fut pas un muet accord de nos pensées secretes? Et ~ans dit \a plns vieille des deux clames, évirlem!,Dent de \'espas sans se retourner µ\usieurs fois vers moi en poussant mcme croire que la comtesse eut conscienc~ de to~t ~e pece des mauvais joueurs qui se fachent lorsqu'i\s ~erqu.3 j'avais vu; en admettant que tous ces s1gnes_d mtl·· dent, et rail\ent \ors,:¡u'ils gagnent; nous_ a_vons le tri et
son éternel hem ! bem !. ••
.
,
Lajeunesse a des prud~nces_qui sont, ~ans_ qu'elle s'e~ mité, pin~ grande que ne 1:1.justifiait notre con~a1ssa~ce deux d'bonneurs, ajouta-t-elle avec ga1eté, cela n~os
doute de véritab\es ind1scrét10ns. Je n ava1s -¡ias bouge si nouvelle encore n'eussent pas étñ la mamfestat1on fait quatre, entendez-vous, ma. smnr; marquez bien
quand le comte avait -¡iarlé, mais ses fréquents re~ard~ volontaire d'une s~pathie naissante, n'avaient-ils v_as
quatre.
..
me donnerent apenser qu'i\ serait -¡ieut-etre sage de me été arrachés a .Ja comtesse, a son insu, par une -¡iuisCette réponse, faite d'un ton ,moqueur, av~1t donn_é
retirer aussi; je me levai done; i~ sembla le rem-arquer sance secrete plus forte qu'elle-meme? ~'éta~t-ce ~as au vieux comte le temps de reprendre haleme, ma1s
a-.ec plaisir au moment de dispara1tre, et \a comtesse ne cette puissance qui avait insliDGtivement fa1t ba1sser s~n n'avait fait qu·augmentrr sa fureur comme le chant dé
fit rien pour me retenir.
.
.
. regard et qui l'avait empeché de se relever sur ~01'. triomphe d'un ennemi; aussi ajouta-t-il avec un redouCela était bien dur, cependant, partir sans . lm ~vo'.r N'était-ce pas ceúe puissance qui avait rendu sa vo1x s1
d'aigreur:
.
avoir entendu \e son de sa v01x; \ mte- douce? Et ne ·m'était-il pas permis, sans vaine infatua- blement
- Quatre ! qnatre l hem l. .. sans doute, cela fa1t q~apar\é' Sans
.
.
. .
.fl l
ret seul de \'avenir pouvait me fa1re ams1 sacr1 er e tion, de penser que quelque chose de\~ préoccupation tre, hem !. .. je \e sais bien, je suis incapab\e de le mer,
déja si tendre de mon creur avait -pu s·e~parer d: ~a bem !. .. mais il m'est permis ele croire, hem l. .. que saos
-présent.
•
Quand je m'avan~ai vers la comtesse pour prendre comtesse et \a ,lominer secretement, par suite de ce d1vm M. de Terville vous n'eussiez pas fait l!! tri; c'est forl
, d'el\e J. e remarquai pourtant qn'elle rele".a lente- maanétisme de deux ames qui sont faites pour s'entencon ge
,
¡ · ·n d
désagréabfe !
.
.
ment les yeux dans la direction prise Pª: e _vie1 ar , dre0 un jour et se devinent avant m~me d'y songer?
_ Je vous demande -pardon, mon cousm, d1t Emma•
comme ponr s'assurer qu'i\ était bien parti, pms elle les
Sa douce voix ! Était-il possible qu'elle \'eut si douce nuel que semblait seu\ divertir cette scene, mais il faul
rebaissa sur sa broderie, et me dit, sans me regarder un en par\ant a d'autres? Hélasl la raiso1l me répondait: pard~nner quelque chose ii. \'enthousiasme et a l'amour
seul instant, mais d'un ton dont \e diapason me parut oui; mais que pcut la froide raison contre un creur qui
des vers.
·
baissé comme -¡iour une confidenee :
- Les vers ! \es vers ! hem !... bem !. .. sans doute, reespere?
_ Vous verrá-t--on samedi soir?
On comprendra que de semblab\es réflexions, sans prit !'obstiné vieillard qui semblait s'animer de plus~
_ Si madame la comtesse me le permet.
~esse reprises, sans cesse interrompues, sans cesse _exa- plus -¡iendant la donne. Monsieur est poete, heml... J1
_ Je ne vous le permets pas, je le désire, fit-e\le de minées sous toutes \eurs faces, aient rempli ma v1e. et le sais, bemk. mais je ne co~nais -pa_s de vers, hem! ...
fait bater la marche d'un temps que j'étais toujours d1s- bem 1... qui vaillent une -partte de wh1st.
meme.
.
Je m'inclinai et sortis un peu soulagé. J'emporta1s sa
JULES DE WAIT,LY FILS,
p0eé atronver trop long.
, .
. , ,
douce voix dans mon creur et dans mon orei\le~ c?m~e
Ma mere depuis qu'elle m ava1t conse1lle d aller le
(La suite pl'ochaineJ)lent.)
le souvenir d'une mélodie bien aimée. 1\ est vra1, Je n ~- samedi che; la corotesse, ne m'en avait plus aucuneme~t
Reproduction inlerdile aut jourrumt qui n'ont pas traité ..ec la Seeilll
-.ais pas une seule fois rencontré son beau_ regard, ma1s reparlé, et moi je n'ouvrais -¡ias _la boucb~ de ce conti,des gen&amp; de lellres.
ne peul avoir tous les bonheu~s en_ un JOur. . .
nuel objet de mes pensées; c'éta1t le prem~er secret que
00
Au moment ou je sortaia de l'botel,Je me heurta1 con- j'eusse pour ma mere; je me \e re'proc~~1s s_ans_ doute,
REVUE LITTÉRAIRE.
mais une certaine pudeur, a laque\le J obé1ssa1s sans
tre Emmanuel.'
_ Ah i c'est toi, dit-il; y a-t-il quelqu'un chez ma en bien comprendre \a cause, m'interdisait de -¡irononL'année 186\. Les revues; la philologie. - Les S011rct1 ~
Ni/ traduit de ~peke par Forgues; in-,.8, Har_hel~:_
cer tout baut le nom erra.nt sans cesse sur mes levres;
cousine?
De; Femmes par une femme, par Mm• Dora d'lstria;
,_ Les dames Dervieux.
j'étais encore trop jeune pour_savo~'. qu'on fa_it d'autant
in-8, Librairie internationale- - Le Monde de lamer,,.
Il fit une moue significative.
mieux de taire ces secrets-la, qu 1\s se trab1ssent touFrédol (grand in--8 illustré), Ha::hette. - Les Pf~n/eS'. ,.
_ Et 1e vieux comte y est-il encore?
Grimard (2 vol. in-18 i\lt1strés), Hetzel.-Récits_ hist~:
jours bien assez d'eux-memes. . .
.
.
_ Non, il est-rentré cbez \ui au moment ou je me repar Dauhan (in-18 grav.), Tandou. - ÚI pelile P ~
Le samedi soir vint, et je m'haln\\a1 pour partir; ma1s
Jlsée; le nouveau Rohinson suisse, par P.-J. Stahl (2 ,ol.
au moment oii j'allais embrasser roa mere, on sonna, ~t
tirais.
.
,
_ C'est ¡usley fit-il en consultant sa montre, c est son ma mere introduisit le commis du libraire pour Jeque! Je
Hetzel.
heure.
,
.
,
travaillais. Jl venait me faire une commission de 1~ pa~t
L'année qui s'acheve ne périra pas tout entiere;~llel
Je ne remarquai pas a\ors cette observat1on d Emma- de son ma1tre et m'a¡iportait une lettre a laquelle,J ét:us
produit
quelques reuvres qui annoncent ,~~e vé~1
•
'
ab3oJument ;bligé de faire une réponse im~édiate. La renaissance intellectue\le; les unes ont deJa passe .
n~L
,
1
_ Les viei\les da'mes Dervieux, hem l hem. comme sueur me vint au front, je rong~ai m~n fr,:m, et ~orce
· 1es yeux de nos lecteurs; ce sont: la Littérature GIIO
fait mon Musi~, c'est rude ;' enfln, puisque j'arrive just~ me fut híen d'obéir a la nécess1té qm m 1mposa1t ce ele Taine monuroent systématique dont les
pour te relever de faction~ íl f~ut se dévou~~ •
lignes ne'nuisent pas a la ~érité ~es _-peintures ~\.
retard.
Et il me quitta apres m avo1r serré \a marn.
vons connaissez, n'est-ce -pas? c~s taquineries du ha- statues qui le décorent; plus1eurs ltvra1sons du
Quand je rentrai, ma mere me dit:
sard qui viennent juste, a point nommé, pour enlraver naife de Littré; et tout récemment la_ Bible de l'
- Oéja revenn !
, .
vos désirs les plus cbers~ On dit que le hasard es~. aveu- de Michclet. En dehors do cadre bab1tuel de ceUe
_ Oui • la comtesse avait do. monde, et, d a1lleurs, gle. A défaut de clairvoyance, il fant avouer qu.~l posnous citerons l' Histoire élémentaire et cri1,ique di
·•ai cru ~e devoir faire q1,1'une apparitioii; d'autant, sede un instinct bien infaillible. Les ohstacles qu 1I vous
ar Peyrat livre définitif que \es intéresscs se sonlli
Jajoutai-je apres une pause, qu'elle m' a mv1
. ·t'e pour sa'
·
ce ••ont .
oppose sont aux passions ce que l~s digues sont aux P
rrardés d'allnqucr.
Philosopb.1e, h.1st01re,
m~.
. eaux • ils les arretent un instant, ma1s pollr rendre en- fetes de la liltérature, de cetle puissance qne p~
_ Tu as bien fait, dit ma mere, et tu feras bien auss1,
suite '1eur cours plus rapide et plus dé.; , ~on~.é.
. appelleraient Mgion, et dont le multip\e essor finitl
1
je crois, d'accepter ~a nouvi:Ue iuvitation.
Enfln, je terminal 1l. la bate et j :! pirt1s ;_ J embr~ss~ doute pílr décourager les ténebres' en quelque
Et en passant pres de moi, elle m'embrassa doucement rapid~ment ma mere, qui ne dit •:10t; ma1s en mélo1•
au front,
1

391

Chontaquiros, Conibos, dont les types hideux sont fide- nous semble µarfois que Mm• Dora d'Jstria va un peu loin
lement représentés par te Tour du monde de 1864.
1 dans ses vreux d'émancipation. Mais on aime a voir une
La femme est le fond et le pivot de nos sociétés mo- femme demander beaucoup pour les fcmmes. Pour nous,
I
dernes; sur elle tourne la vie privée, qui, bien mieux nousnous b.ornons encore a leur souhaiterune instruction
que la vie publique, indique a \'historien attentifles pro- 1 plus conforme a la notre. Qu'elles lisent un peu moins
gres de l'ame humaine et la m_arche de la civilisation. certaines productions ha.tardes et un peu plus des lívres
La négr~sse ou la squaw rouge est une bete· de somme, sains et vrais, comme leur en offren\ les étrennes de
l'Européenne est un~ reine mineure, protégée et domi- cette année, le Ciel, de M. Guillemin; le Monde de la
na trice. Elle a tort peut- etre de se plaindre d'une tutelle m.er, de M. Frédol.
~arfois genante, qui la préserve des affaires et des intéCes deux superbes cuvrages ont trouvé ou trouveront
rets desséchants de la vie, pour \ui laisser pleine liberté ici meme des appréciateurs plus compétents que nous.
da11s l'empire des sentiments tendres. Nous le croyons Toutefois, nous devons louer au moins leur belle
fermement, \orsque le divorce aura remplacé l'immonde exécution typographique, leurs 11elles planches en cou-•
séparation de corps, \orsqu'une instruction moins bornée, leur. La li\]Jochromie reproduit avec toute leur trans~oins fansse, luí permettra de comprendre les aspira- paren ce P.t leurs formes fantastiques ces etres de la roer;
Dans son sein, que n'épuise aucun enfantement,
twns modernes, quand certaines barrieres de routine gélatines vivantes offertes en pature aux poi~sons de
' Les futures moissons trembler confusément.
auront été enlevées de son chemin, la femme n'aura que proie et a la gourmandige humaine. Nous avons Ju avec
Il faut désormais que les esprits les plus frivoles, -¡iour peu de chose a demander aux lois : quelques réformes plaisir, dans le livre de M. Frédol, les pages consacrées
n'etre pas dépaysés, d'ici a dix ans, dans les conversa- et point de révolution ; elle obti~ndra tout du temps, a certain mollusque cher aux gourmets. On y reconnait
!'esprit fin et érudit d'un savant illustre, qui a voulu se
tions intelligerítes, se tiennent au courant des découvertes non par des cris démagogiques, mais par des sourires.
Nous
avons
entre
les
mains
l'intéressaut
ouvrage
de·
cacher
sous un pseudonyme : modestie posthume que
de la critique. Qu'ils en suivent la marche claris les
Mm•
Dora
d'Istria
:
Des
Femmes,
par
une
femme.
On
y
nous
devons
respecter. Ce cbapitre est enricbi d'aneclivres, les jouroaux, surtout dans les revues : soit sous
verra,
notamment
tome
l",
pages
67-78,
combien
les
dotea
et
de
citations
: en voici une empruntée a Monforme académique et par trop uniforme daos la Revue
utopies
de
Fourier,
de
Saint-Simon,
de
Cabet,
sous
prétaigne
:
«
Étre
sujet
a la colique ou se priver de mandes deua; mondes (ou l'ordre prévaut un peu sur la liberté),
texte
de
libérer
les
femmes,
les
rabaissent
en
réalité.
ger
des
buitres,
ce
sont
deux maux pour un; puisqu'il
soit daos le langage moins arrondi mais plus personnel
Certes,
la
loi
ne
peut
rien
sur
les
passions,
et
s'il
suffi•faut
choisir
entte
les
deux,
basardons que\que ehose a
de la Revue germanique. on· leur conseillera meme, s'ils
sait
de
reglements
pour
supprimer
les
amours
illicites,
la
suite
du
plaisir.
&gt;i
ne veulent suivre l'er¡seignement de la Grammaire comLa botanique asa part dans les publications illustrées.
parée, si brillamment inauguré, lundi dernier \5 dé- nous n'applaudirionsjamais, pour notre part, a ces cha in es
violemment
imposées
aux
élans
des
creurs;
mais
la
biM.
Figuier nous donne l'Histoire des plantes; et, bien
C'erobre), par notre ami Michel Bréal, de lire daos le
zar.re
théorie
de
Fourier
ne
nous
conviendrait
pas
daqu'i\
se préoccupe trop peut-etre d'étab\ir un accord
Journal asiatigue le rapport oii M. Mohl expose avec tant
vantage
Laissez
aller
toutes
les
chQses,
et
ne
nous
parinutile
entre la seience et les données bibliqu.es, l'ingéde lucidité les travaux des sociétés sav3ntes et des orien-.
lez
pas
~e
Favoris
et
Favorites
en
titre,
Géniteurs
et
Génieuse
distribution de son livre et l'abondance des gratalistes. Ils y verraient se découvrir tout un coin du cie\
nitrices,
Époux
et
Épouses,
encore
moins
de
simples
vures
qui
font passer sous nos yeuxlasériedenosgrands
que le moyen age avait chargé de brume, et paraltre au
Possesseurs
l
JI
ne
faut
ni
légitimer
ce
qui
peut
nuire
a
arbres
et
Ies portraits des botanistes fameux depuis
jour l'histoire de nos origines et les pensées de nos aieux.
la
société,
ni.
interdire
tout
ce
qui
est
irrégulier,
sous
Tournefort
jusqu'a Candolle, ne manquerout pas de lui
. Les yeux ouverts sur un plus vaste horizon, ils pourp'eine
de
paralyser
la
vie.
Bornons-nous
a
instrtiire
attirer
de
nombreux
lecteurs.
raient attrihuer a certaines doctrines, a certains faits,
les
femmes
et
a
leur
faciliter
le
cboix
raisonné
d'une
Nous
préférons
toutefois
l'reuvre, d'un format plus
une importance plus limitée, et s'apercevoir que les
carriere et d'un époux. Déjii. est levée, en grande par- modeste, mais d'une allure plus personnelle, que
croyances, résultat d'une science incomplete, changent
tie et pa_rtout, cette interdiction civile, physique et reli- M. Grimard vient de publier chez Betzel. L'auteur n'a
avec les ages. Mais quittons ces régions encore étrangieuse dont elles furent frappées par le christianisme du pas uniquement cboisi la Plante (tel est le titre de ~on
geres et qui bientot seront l'ordinaire terrain de l'histoire
moyen a.ge; d~ia leur vo\onté erpresse est requise pour livre) comme sujet de vulgariaation; elle s'est i.mposéea
et de la critique, voire de la causerie; mieux vaut mener
la célébration du mariage. En somme, la vie s'ouvre lui : on sent qu'il l'aime et qu'il lui a consacré les meilnos lecteurs par des chemins plus attrayants, bien
pour elles bien plus facile que pournous. Qu'ont-elles a leures heures de sa vie. JI lui éleve avec bonheur et taqu'aussi peu explorés, et qui les prépareront insensifaire? Elles ont a trouver un homme qui les nourrisse. lent un monument de reconnaissance. C'est, chose rare,
blement aux- études que je le11r recommand-e. Les voyages
ému.
forment la jeunesse, &lt;lit la sagesse poncive, et je- crois . C'est a nous, en général, de cbercher de quoi les un«savant
Les végétaux jouent dans notre existence un role
nourrir.
qu'elle a raison : au moins donnent-ils lieu a de perpéMm• Dora tl'Jstria n'a point fait un livre de discussion. tout autrement important qu'on ne le croit peut--efre au
tuels retours sur nous-memes, a des coroparaisons fépremier abord. Qui ne se souvient, avecune sorte de biencondes entre les races, les aptitudes et les destinées Elle veut nous présenter le tableau de la société fémi- veil\ance amicale, de tel vieil arbre, o,me, tilleul, acacia
nine, cbez les peuples latins, germaniques ou mixtes, et
humaines.
les
di verses tribus orientales, juives, indoues, hongroi- ou platanc, qui, a la campagne, devant la porte de la
11 est impossible de marcher avec le malheureux camaison paternelle, a ombragé ses premiers jeux! 1l est
pitaine Speke ii. la découverte des Snurces du Nil, sans ses, ql}.e les migrations ont implantées sur le sol de l'Eu- tels de ces arhres de famille qui résument des mondes
s'écrier a chaque page : Non, la nature du negre n'est rope. On se laisse aller au plaisir d'une lecture ou la
ele souvenirs. ,,
pas celle do blanc ! Non, Monsieur Quatrefages, vous curiosité est sans cesse éveillée par une foule d'anecdoEt tous les souvenirs antioues de l'humanité ne se rat•aurez beau dire et beau faire : i\ y a un abime entre les tes anciennes et contemporaines, ou les -¡irincesses cou- tachent-ils pas plus étroitement enrore a l'arbre, a la
doient
les
aventurieres,
oii
Lola
Montes
trouve
place
deux peaux, et aussi entre leurs doublures, les intellicomme la dnche~se de Berry, Rache! comme Mm• Bee- p!ante qui \'a précédée sur c~ globe, comme la vie végégeuces. Ce ne sont pas la les variétés d'un meme type.
tale a précédé la vie des animaux?
« On netµeut se demander sans étonnement comment cher-Stowe. Ici ce sont les Fran~aises, mystiques, philo« Ce dut etre :un étrange spectacle que celui de ce
la race negre est restée immobile depuis tant de siecles, sopbes, politiques, socialistes, souvent frivoles, toujours · monde primitif qu'évoquent nos talculs et nos reves.
lorsque le µrogres a pris une marche comparativement aimables, a moins qu'e\les ne soient dévotes; la, au con- Oes iles, géné:ralement plates, dormaient sur l'universel
si rapide dans tous les pays qui environnent \'Afrique; traire, les Germaines, froides, cbastes en dessus, molles océan, comme 'de gigantesques feuilles de nénuphar.
par la meme on est conduit a cette bypothese que, si les et dures a la fois; plus loin, l'ltalienne cnflammée, l'E~- De grands troncs de fougeres, couverts de mousses, se
races africaines ne sortent pas bientot des ténebres ou gnole ignorante et voluptueuse, la Gypsie bizarre, l'Israé- croisaient, s'enebevetraient, élevant vers la lumiere
elles sont plongées, leur sort inévitable est d'etre rem-- lite dévouée, la Beige raisonnable, la grasse Hollan- voilée du ciel leurs grands éventails de feuilles ailées,
placées par des etres d'un ordre supérieur. ,, Et Speke daise et l'Américaine insolente. Rien n'échappe au coup brodées et frémissautes comme d'énormes panaches de·
ajoute, avec une naiveté toute brita.nnique : «Lenr salut d'reil perspicace et pourlant indulgent de rauteur, asa · plumes ... Nul chant d'oiseaux, nul bruissement d'inserait assuré si on pouvait lear imposer un gouvcr- longue expérience du monde e! des cours. Elle sait beau- secte. Ríen d'autre que l'écoulement des vapeurs, qu.e le
nement pareil a celni que l'Inde a re~u de nous ! i&gt; coup du présent et du passé, surtout du présent, si bien chuchotement mystérieux d'mT monde nouveau-né qui
Triste avenir a leur souhaiter, mais enfin préférable a que son livre esta la fois bistorique et contemporain, et s'essayait a vivre l i&gt;
!'horrible état d'animalité ou ils végetent. « Ce que ses plait en meme temps qu'il instruit.
Mais déja, dans l'avidité de la racine, se révélait la
L'examen des législations qui rcglent la condition des
freres ont fait, le negre le faít a son tour. Comme eux,
loi
de la nutrition; dans l'élan des tiges, des feuillages et
il force sa femme ii. travai\ler, vend les enfants qu'elle femmes donnera Jieu a p!Ús d'une curieuse comparai- des ileurs, dans la féconditédes fruits, apparaissaientl'insluí a donnés, réduit en esclavage tous ceux sur lesquels son. Les Fran~aises, par exemple, sont plus -favorisées tinct du dévcloppement, le désir qui constitue la volonté
il peut mettre la main, et, hors du temps oii · il combat par le Code que leurs voisines d' Angleterre, de Suisse et et la vie. Déja la cellule végétale est la sreur de la celainsi pour s'asservir les autres, il se contente de boire, d'Ita\ie (la Lombardie et la Vénétie exceptées). Les lois lule vivante, et les granules qui s'agitent dans les sede chanter, de danser, pour tromper l'ennui qui le ronge, sur le divorce ne sont pas plus uniformes : ici, comme crets réservoir~ des fleurs sont les globules du sang. On
menant a peu dé chose pres la vie du singe, ,, mais plus comme en Russie, il sufflra du consentement mutue\; la, peut dire enfin que e&lt; les plantes sont le reve de la napernicieux a lui-meme et aux autres que les plus féroces comme en Angleterre, les causes les plua graves seront ture, dqnt l'homme est le réveil. ii
betes des jungles -et des pampas. DeS' idiots en liberté; nécessaires. Les questions financieres ne se pretent'pas
Que de bonnes cboses a citer dans le livre M. Grimard,
telle est l'impr'essíon qui reste des peuples que Speke · a des solutions moins différentes : en 'Hongrie, les fem- en se restreignant a ce qui intéresse les idées générales !
a rencontrés entre la cote de Zanguébar et les grands lacs mes administrent leurs biens; en Suisse, les veuves ne On les découvrjra sans peine dans les chapitres intitulés:
de l'Afrique centrale. l,e negre est l'ébauche du blanc. peuvent ríen décider sans le consentement de leur tu-• Coup d'reil général, le Poeine silencieux, l'(Eil et le mi•·
Entre la négresse et la blanche, il n'y a guere que deux teur. Est-on -¡ilus d'accord en matiere d'1mseignement? croscope, Géographie botanique. Un second volume conre!lSemblances, le sexe et la superstition; mais tout le L'Espagne craint que ses filies apprenoent a Jire; a Lau- tient des clefs analytiques résumées d'apres le systeme
reste, lout ce qui f~it le charme, de nos femmes, beauté, sanne, on punit séverement les parentsqui n'instruisent de Lamarck; c'était le complé!Ilent indispensable d'\rne
Propreté, pudeur, amour, dignité, ne se rencontre pas pas les leurs.
Que fauHl changer a tout cela? Beaucoup et peu. I1 Botanique s(mplifiée.
une fois sur dix mi\le chez ces Vouahoumas1 Vouagandas1
qu'elles se réfugient. Nous verrons, daos tpeu d'années,
le roman, la poésie, reprendre le baut rang t¡úi•leur appartient dans la série des \ettres et luire tl'un éclat noüveau. Le premier nous a donné déja des reuvres accomplies, telles que Madarne Therese et l' Ami Fritz, par
Erckmann-Cbatrian; l'autre, intimidée par l'indifférence,
reste un peu en arricre, mais elle est prete, nous le sa•ons, a peindre de couleurs fraiches le monde extérieur
et les sentiments de l'homme.
Ne prenez pas ces perspectives pour de simples vooux
de bon ne année; je n'annonce la que les conséquences
nécessaires du mouvement qui se 'déclare; un champ
oouveau est préparé, et ce siecle rajeuni sent déja

�392

L'f~LUSTRATION, JOURN AL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOUR0AL UN IV ERSE L.

393

blaEons. Ce sont les écussons des divers quartiers de ·1a de Vérone et de Camerino, les républiques de Pise et de
ville et des divers gouvernements auxquels larépublique Raguse, le grand-maitre de Saint-Jean-de-Jérusalem et
a été soumise. On y voit l'écussón des guelfes, lis blanc le grand kan de Tartarie.
sur fond rouge; celui des gibelins, lis rouge sur fond
Apres la chute de la république de Florence, Come J•r,
blanc; les armes du duc d'Anjou; d!i roí Robert de comme nou~ l'avons déja indiqué, fit rebatir l'intérieur
Naples; du Saint-Siége; du duc d'Athenes; les outils de du palais par Vasari et en 1540, il vint y habiter luicardeurs de laine qui furent maitres de la ville pendan t meme. 11 y resta jusqu'en i549 ou il acheta le palais
six jours; les six halles des Médicis, et enfln les abeillcs Pitti qui a toujours été, depuis lors, la résidence des soude Napoléon et les aigles des grands-ducs de la maison verains de la Toscane, et qui va devenir celle du roí
tle Lorraine.
d'Italie.
Ce palais a vu l'élévation et la chute rapide de GauLe palais Médicis, plus généralement connu sous le
thier de Brienne, duc d'Athenes. Le 8 septembre i342, nom de son dernier propriétaire, le marquis Riccardi
les prieurs et les magistrats placés en ordre sur la ba- est destiné au ministere de l'instruction publique; mai;
lustrade de ce palais, firent donner lecture de la con- comme ce ministere n'en occupera qu'une petite parlie
vention par laque!le Gaulbier était nommé sei~neur de la il abritera en outre, et il abrite déjll, l'Jnstitut de perfe;
république pour unan. Tous les cardeurs de lainerassem- tionnement, la Caisse d'épargne, un corps de gai·de, et l'Ablés devant la balustrade se mirent acrier: Pour lavie! Qu'il ·adémie de la Gresca. Voila un ~ingulier amalgame!
soit notre seigneur avie ! A peine cette excl amation a vait- Ce palais fut élevé par Come l'Ancien, en 14'64, sur les
elle retenti, que les nobles cnlcvercnt le duc daos lenrs &lt;lcssins lle Michelozzo.
uras, le p:&gt;rterent en
triomphe dans les aplais fut fundé.
partemcnts du palais,
Les magistrats de
et hisserent .;a banla république étaicnt
niere au sommet de la
si fréquemment expotour. Mais on ne tarsés aux violences poda pas a se repcntir
pulaires, qu'il parut
de c-i choix. Le duc
indispensable de les
écarta des affaires
mettre a l'abri d'un
tous ccux qui avaicnt
coup de main, et de
favorisé son élection;
leur fonrnir méme les
fft périr sur l'échafaud
moyens de se défenles principaux cidre en cas d'attaq1Je.
toyens, et augmenta
Voici les paroles du
consirlérablement les
chroniqneur :.
gahelles. Trois cons(( En l'an 1298, la
pirations s'ourdirent
commune deFlorence .
contre luí et éclatecommtn~a la consrent a la fóis. Le 26
1ruction du palais tles
juillet 1343, les conPrieurs. Les disscnsions
LES PALATS DE FWRENCE, - PALAIS 1ÍD1111IJISTKRE OE L'll"iSTRUCTION PUBLIQUE.
jurés parcourureut la
qui régna1ent entre les
vil\e en criant: « Aux
gens du p·eupleetJles
armes! &gt;&gt; Le peuple se souleva aux cris de Mort au duc et
par
Bandinelli,
le
David
de
liil•
.\nge
et
le
Marzocco,
ou
grands, 1es désordres qui troublaient la paix publique
aux siens! On l'assiégea dans le palais de la Seigneurie;
a l'époque &lt;le l'élection des magistrats, furent les motifs !ion de la république, car la.blique de Florence avait,
les combats durerent cinq jouis. Au bout de ce temps, le
comme
celle
de
Venise,
on
li11aas
ses
armes.
de cette fondation. Les prieurs ne se trouvaient pas en
duc demanda a capituler. On lui accorda la vie sau.,e,
Plus l~in, est une fontaioenie de Tritons et de nymsureté dans la maison des Cercbi oú ils avaient coutume
rnais on mit en pieces deux de ses ministres et leurs enphes
en
bronze,
et
d'nn
Nepttrolossal
en
marbre.
Cette
de s·assembler. On acheta diverses maisons particulieres,
fants.
Le duc se retira sur le territoire romain avec les
fontaine occupe la place oo, le ti mai 1408, le moine.
entre autres célle des Toraboschi, et sur elles on éleva le
trésors
qu'il avait amassés par ses exactions.
Jérome _Savonarole, de Ferm, apres avoir été le grand
palais en question. On conserva la tour des Toraboscbi,
Quand
de l'extérieur du palais on passe a l'intérieur
qui avait 50 brasses de bauteur. Mais le palais resta sans meneur de la républiqoe de lnce, fut, par ordre de cetle
et qu'on entre dans la cour si élégante et si légere, on
meme
république,
brulélifc,ae
hérétique
et
factieux.
symétrie, parce qu'on ne permit pas qu'il s'étendlt sur
se croil raj euni de lrois siecles. Les colonnes aui forment
Le troisieme étage do plirst couronné de machiles terrains, a gauche, oú avaient existé les maisons des
le portique furent ornées de stucs par les meilleurs arcoulis, sous les arceaux dc911isont peinls vingt-qualrc
gibelins Uberti, que le peuple avait démolies. l&gt;
tistes de la Renaissan ce
Ain_si s'explique pouren i565, a l'occasion du
quoi la tour n'est pas au
mariage du prince Franmilieu de l'édifice. D'un
~ois, fils de Come J•r,
coté, se trouvait un emavec
l'archiduchessc
placement sur lequel il
Jeanne d'Autriche.
était défendu de batir, de
Au milien de cette cour,
l'antre, µne église qu'on
s'éleve une fontaine déne voulait pas abattre; il
corée d'une charmante
s'ensuivit que la fa~ade
statue en bronze, reprédut demeurer irréguliere.
sentant un enfani qui tue
En outre, l'origiue difféun poisson, par Verrocrente et antérieure de la
COUI\ DU_PAUIS DE U SKIGNEURIK.
chio.
tour explique pourquoi
LE PALA.IS 08 LA SEIG!iEURlE : Miuistere des Affaire• élrangéres et de l'Agriculture et du Commerce.
C'ist la Salle des l;inqles créneaux sont échanCents, qui servira aux séances du Parlement italien. Cette La la~ade, a vec ses dix-sept fenctres et ses cinq portes
crés,
c'est-a-dire
gibelins,
tandis
que ceux du palais sont
salle fut batie en 1404, apres l'expulsion des Médicis et ·1a offre un coup d'ceil imposant, m1lgré tous les défauts qu:
¡ivré de ses allures pé1antesques. Le texle est de Müller
restauration du régime républicain sous l'influence du moine lui reprochent les hommes de l'art. L'attique est
et Stahl, les vignettes de Yan Oargent. Moins l11xueux, parallélipipedes, c'est-a-dire guelfes.
Ce vaste édifice présente une masse quadrangulaire,
Savonarole. La construction avan~aitsi rapidement, que Sa- ¡ourd; les portes ne sont pas d'aplomb avec les fenetres.
moins cboyé que sa pelite sceur Ilsée, pour qui on ne
vonarole prétendait que les anges y mettaient la main. Au seizieme siecle, quatre portes furent murées et Michelpeut inventer de vétcments trop délicats, le nouveau divisée extérieurement en trois étages. La fagade n'a
Des qu'elle fut acbevée, le frere Jérome y convoqua les re- Ange fut chargé d'y pratiquer des fenétres dont le style
Robinson réunit cependant, dans une agréable mesure, que de tres-rares croisées et qu'une seule porte. Auprésentants du pcuple au nombre de mille. lis y siége- j 11re avec celui du reste de l'édifice. C'est un de ces anautile dulci, le charme a l'utilité. C'est la premiere ency- dessus de cette porte, on 'voit un médaillon contenant le
monogramme du Christ, accompagné de l'inscription
rent jusqu'a la prise de la ville par les Impériaux en 1531. chronismes et de ces solécismes qu'on ne remarque plus
clopédie de l'enfance.
.
Cette salle est enrichie d'un grand nombre de statues tant ils sont communs dans les palais italiens. L'époque
Nous ne voyons p~us rien a l'horizon des étrennes, s1 suivante :
Iesus Chrislus rex Florentini
allégoriques ou historiqucs. La volite est couverte de pein- actuelle, comme pour rivaliser de barbarie avec les préce n'est les monuments anciens, immortels, le Dante, le
S. R. Decreto electus
tures dont une est singulierement flatteuse pour Florence. céde_ntes, a affublé les fenetres du second :étage de
Pcrrault, l'Atala et le Don Quichotte.
ANORÉ LEFÉVI\E.
Elle oílrc la réception des douze ambassadeurs, envoyés pers1ennes verles. Proh pudor/
En- 1527, la république florentine, menacée de toutes
par diverses puissances a Boniface VIII poür le célebre
Tout l'extérie_ur cst incrusté de pierres en bossage qu
~
parts et ne sachanl plus a que! saint se vouer, se mit sous
jubilé rle l'an i 300. Tous ces ambassadeurs se trouverent vont en se rapet1ssant a mesure qu'elles se rapprochent du
la proteclion de Jésus-Christ et l'élut pour son roí, sur la
c:re Florentins, ce qui'fit dire au pape que les Floren- couronnement. Ces pierres ont pris avec l'aO"e une belle
LES MINISTERES DU R0YAUME D'ITALIE
.
o
proposition du gonfalonier Capponi. Cette nomination, faite
tios étaien t le cinquieme élément. Voici la Iiste des puis- temte sombre qui les fail resse1rrbler a du bronze. 11 en
A FLORENCE,
par les mille membres du Gr:i.nd Conseil Al'unanimité des
sances qui avaient choisi des Florentins pour les repré- est de meme de tous les édifices florentins de la meme
votes moins vingt, n'empecha pas la république de succomsenter aupres du Saint-Siége : c'étaient le roí de France, période, qui sont batís avec des gres de Fiesole. JI est
Le Palais de la Seigneurie et le Pabis Médicis.
ber quatre ans apres, sous les armes de Charles V et de
le roi d'Anglelerre, le roi de Bohéwe, l'empereur d'Al- entouré a sa base d'énormes bancs de pierre ou des bouClément
VII.
lemagne, le roi de Sicile1 le roi .'.de Naples, les seigneurs quinistes étalent leur marchandise. Aulrefois, au bon
Les monuments sont des documents. Dans les villes ou
COUll DU P!LAIS MÉDICIS Devant
la
fa~ade,
on
voit
le
groupe
d'Hercule
et
Cacns
le présent n'a pas dévo_ré le passé; chaque édifice est

cette remarque s'applique. La reine del' Arno a conservé,
L'histoire nous fournit a son tour le Christophe Colomb
comme un livre d'histoire. C'est surtoul a Florence que
de M. de Belloy; le nom de l'auteur et du héros suffisent
presque intacts, tous les anciens témoins de sa gloire
au succes. Sous ll.\ titre de Récits historiques, M. Dauban a
et de ses vicissitudes. Son Palais de la Seigneurie, vieille
réuni, sur les événements principaux de l'histoire rofurteresse, féodale, est comme le représentant de la rémaine, une foule d'excellents passages tirés et traduits
publique ; le palais Médicis, morne comme une prison,
des auteurs les plus divers; l'idée esl bonne el parl'aitement réalisée. C'.est un livre ·c1assique, mais intéressanl, est le digne berceau du despotisme.
A présent que ces célebres édifices.vont recevoir une
qui peut parfaitement convenir iJ. des enfants sturlieux.
nouvelle vie en devenant !'asile des nouvelles institutions
Aux adolescents moins sérieux, le tres-judicieux édide l'Italie, il est intéressant de feuilleter leurs pages a
teur Hetzel, doublé du bon, de l'ingénieux P.-J. Stahl, préla clarté de l'histoire, et de signaler les principaux évédente un bijou de tlélicatesse dans une enveloppe qui est
un chef-d'ceavre de bon gout .. Puisse la Petite princesse nements dont ils on t été le théalre.
Le palais de la Scigneurie, qui doit contenir le ParllséP. la petite source lütiere d'abord, si amoureuse de
lement italien et les ministeres des affaires étrangeres
sa :ureté qu'elle' s'isole dans des creux inaccessibles,
et de l'agriculture et du commerce, fut ha.ti en i 298 sur
puis punie de son orgueil et heureuse de répandre qans
les dessins d'Arnolpbe, restauré par Michelozzo d'apres
les plaines la verdure et la vie, enseigner aux jeunes
les intentions de Come l' Ancien, et refait intérieurement
lecteurs surtout aux lectrices, que l'utilité est le plus
'
. a l'usage de Come J•r, par Verani.
diO'ne but de l'existence, but noble et beau par lm, Le chroniqncur Jcan Villani nous apprend les raisons
m~me. Un mot encore au Robinson suisse, embelli et dépour lesquelles ce pa-

1

,

�394

L'ILLUSTRAT10N, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATlON, .IOURNAL UNIVERSEL.

vieux temps, les maitres du logis se tenaient la, les rnirs
d'été, a faire la causette avec leurs amis. La voie publique était leur salon, et ces bancs étaient leurs sofas.
11 y a deux cours. La premiere, supportée par des colonnes d'ordre corinthien, date de la fondation du palais.
Le marquis Riccardi fit orner les parois internes d'encadrements qu'il rcmplit d'inscriptions grecques ou latines,
de cippes fun éraire~, de fragments de bas-reliefs an-tiques. Daos la frise qui regne entre les chapiteaux des
colonnes et les feoetres du premier étage, on voit douze
médaillons, rlont quatre contienncnt les armes de la famille Médicis, et les hYit autres des bas-reliefs par Donatel10.
La secoode cour n'a de remarquable qn'une fontaine
surmontée d'•me statue d'Alexandre de Mrdicis, premier
duc de Florence. 11 est représenté ou, un sceptre daos
ll\ main droite.
Loms DEurnE.
(La suite prochainement.)
_ _ __ _ _ , , , - - ~ - - - - - -- CIIUIIERIIE DIIIA■lTDQIUII,

Une petite scene, qui, apres de brillants déhuts, donnait
depuis quinze ans, pour tout spectacle, celui d'une lente
et triste agonie, le Thédtre Deaumarchais, passe en ce moment par une de ces crises, et su bit une de ces médications qui sarivent un malade ... ou l'achevent.
L'argent, cela va saos dire, est la base, l'excellente
base de ce traitement énergique, et tout va dépeodre de
la fa~on dont il sera administré, autrement dit, du talent
du nouvel administráteur.
Le premier soin de ce docte 11r, qu'on dit habile, a été,
naturellement, de faire faire pean neuve au malade, et,
grace a la susdite base, le traitement a parfaitement
réussi. La salle du Thédtre Beaumarchais, daos ses dimen-sions re&amp;treintes, est aujourd'hui une des plus confortables et' des plus éléganles de Paris.
D'abord, on y entre ais~ment, et, ce qui est beaucoup
plus rare, on en peut ~ortir. Entendons-nous bien, cependant, quand je dis qu'on en peut sortir, c'est en ce sens
qu'a la fin du spectacle, la sorlie s'effectue avec moins
de difficulté que daos la plupart des autres théatres.
1
Ainsi, par exemple, supposé le cas d incendie, tandis
qu'au Gymriase, a la Porte Saint-Martín ou i l'Ambigu, le
quart au moins des spectateurs aurait chance de se
sauver, c'est tout au plus si, au 1hedtre Deaumarchais, le
merne nombre périrait dans les flammes.
Hassuré, dans cette mesure, sur un point que j'ai la
faiblesse de regarder comme important, le spectateur a en juger par moi - a l'reil réjoui, en entrant, par la
décoration rouge et or de la salle. On sait tout ce que
les toilettes, et méme mieux que les toilettes, empruntent
de retlets doux et chauds a ces toas aimés des Rubens,
des Van--Dyck et autres peintres· de la chair. Toutes les
couleurs ont été essayées pour la décoration intérieure
des salles de spectacle; mais il a toujours fallu en revenir a ce rouge-groseille, a ce rouge ardent et calin
également favorable a toutes les carnations du beau sexe,
a toutes les ébenes, a tous les. jais, a tous les ors des
chevelures féminines et meme atout !'argent des notres.
Malheureu~ement,au Thédtre Beaumarchais, lestoilettes
et les épaules ne brillent encore que par leur absence.
Les fonds et les accessoires sont supérieurement et richement traités, mais les personnages manquent d'éclat et
de relicf; quelquefois meme, par places, ils font tache,
ou restent a l'état de pure abstraction.
Je sais bien que le c!irecteur est un peintre habile, et
je comprends aisément qu'a ce titre, il n'ait pas d'abord
laissé s'éclipser, sous une foule de portraits vivants, la
splendide fraicheur des susdits fonds et accessoircs; mais
il y a un terme a tout, la figure hu maine, etje diraismeme
le nu, réduita. de justes limites, sont le plusdigneobjetde
tous les arts imitatifs, et moins que tout autre un théAtre
doit étre un tableau de natore morte.
Mais n'insistons pas davanlage sur ces détails. Que le
public, et la salle 011 il est parqué, soient la chose essentielle daos un théatre, je serai toujours le premier a en
convenir. Mais que les ouvreuses, l'orchestre, les décors,
les actrices, les acteurs et meme les picces aient aus,i la
quelque importance, on ne refusera pas de me l'accorder,
je suppose, ne f1it-ce que par politesse. En tout cas,
te lle est évidemment une d€s convictions de la direction
Beaumarchais, a ea juger par le soin qu'elle a mis a organiser toutes ces parties du service.
,
Disons done que rarement il nous a été donné de voir

des ouvreuses aussi heureusement choisies que celles du
nouveau Thédtre Deaumarchais : jolies et meme prévenantes jusqu'au degré, exclusivement, ou commeneerait
l'importunité; - uniforme élégamruent simple; - age
moyen, l'age de la r!iscrétion, de la prudence, de l'indulgence; trop de maturité pours'intéresserpersonnellement
aux faiblesses humaiues, trop de jeunesse encore pour
n'y point compatir; - physique du meme genre, et a•n
memes fins a peu pres: rico qui blesse une vue sensible,
rien qui puis~e amener d'encombrement daos les couloirs. - En un mot, comme vous le voyez, la perfection,
le type, l'idéal de l'ouvreuse parisienne.
L'orchestrt, moins indispensable peut-etre, mais qui a
bien pourtant, luí aussi, sa petite importance, l'orcheslre,
composé en grande partie dejeunes gens, accuse chez le
directenr une ambition qui pourrait un jour, saos désavaetage, s'élever jusqu'a l'opérelte. Pour le moment, il
accompagne les entrées et sorties des comédiens; il don ne
la clédu sentiment daos lequel doivent etre interprétées
les situations de la piece; il revc, il tente d'impossibles
accords avec les décharges de mousqueterie et les coups
de canon qui tonnent et détonnent dans les plus beaux
endroits du drame. Il charme aussi la longueur des entr'actes, par des airs variés que le public semble assez
vivement gouter. En fin il a donné devant moi une
preuve de modestie et de bon gout, en se refosant a rejouer un sohi de grosse caisse que toute la salle avait
bissé.
Passons maintenant aux décors: il n'y en a pas moins
de six ou huit daos la piece d'inauguration, et la plupart
sont fort jolis. .Peut-etre, et c'est la seule critique a ·ea
faire, représentent-ils des espaces trop vastes pour les
proportions exigucs auxquelles les réduit foreément le
peu d'étendue, et surtout de profondeur de la scene. Mais
ce défaut a son bon coté; il inilie aux artifices de l'art
décoratif un public toujours, et plus que jamais, curieux
des petits mysteres scéniques. A voir ces décors qui, de
loin, feraient l'effet de la nature meme, et qui, de si pres,
laissent compter tous les coups de brosse et toutes les
tfainées de balai de l'artiste, bien des illusions vont s'évanouir sans doute, mais l'éducation du peuple en profitera.
Et le voila ainsi presque résolu, ce probleme dont l'inventenr de Mattre Guérin cherchait la solution par la
mécanique; la voila obtenue, san~machines et sans gendarmes, obtenue par la seule grace de l'art, cette fameuse
instruction obligatoire; oui, obligatoire: le théatre aprésent, n'est-il pas devenu une nécessité?
Certes, on me pardonnera de m'échauffer un peu devant
la perspective d'un résultat dont je n'aí fait entrevoir
encore qu'une moitié de la grandeur; car, désormais,
quiconq11e aura vu les décors de Robert Sttrcouf, se dira,
si enveloppé qu'il puisse etre encore daos les vieux tanges
de la snperstition: - décidément, ils ne sont pas rnrciers,
ces peintres.
Et ce n'est pas tout : cet utile désenchantement, grace
au splendide éclairage de la nouvelle salle Beaumarchais, il s'étendrajusqu'a la personne méme des acteurs
et actrices, et ce s~ra encore aulant de gagné pour la
morale. En les voyant plus distinctement que partout
ailleurs, ces beaux jeunes-premiers, ces ravissantes ingénues, ces divines grandes coquettes, véritables déeors
vivants, en reconnaissant au premier coup d'reil ce qu'ils
doivent a la peinture, et tout ce qu'il y a chez eux de
postiche, ou se dira qu'eux non plus ils ne sont pas sorciers, ou que leurs charmes, en tout cas, relevent toutau
plµs de la magie blanche.
Heureuses alors celles qui n'auront cu qne peu de
chose a emprunter a l'art, telles que Mm• Aguillon, par
exemple, ou qui devront tout ala nature, comme Mil• Gérard ! Ceci nous amene a parler de la nouvelle troupe
donl cette toute jet.ne débutante est, jusqu'ici, la meilleure recrue.
Ce n'était ¡,as une petite affaire que de composer toute
une troupe dramatique, ne fut-elle meme que passable,
sous les yeux per~ants et entre le~ griffes agites de la
fameuse compagnie, Nantaise hier, Parisienne aujoard'hui, Universelle ... apres demain. Eh bien! ce coup de
maitre, il a été fait en un tour de caries par un homme
nouveau dans la carricre, M. Dufour; et, sur ce nom, de
grace, pas de mauvaise plaisante;ie : rien de plus sol
que de jouer sur des ooms propres; c'est bien Dufour
que s'appelle cet habite homme, et non du Four, comme
l'ont dit et le voudraient certains prophetes de malheur.
Robert Surcouf, la piece d'ouverture du nouveau théatre Beaumarchais, ne compte pas moins de vingt et un

1

personnages, dont la plupart ont une assez grande importance, el qui tous sont rendus au moins fort convenablement. De Jouanni, l¡iur chef de file sur l'afAche,
et auquel est échu le principal role, je dirai seulement
qu'il a fait ses preuves, tell es quelles, sur plusieurs de
nos grands théatres. Talent moins hardi, moins passionné que correct, le róle d'un corsaire tel que Surcouf
n'était peut-etre pas ce qui convenait le mieux a la taille
de Jouanni, et la direction doit a présent s'en rendre
compte; l'honnete, le bourgeois; le sage Jou;¡.nni, servira
toujours mieux daos un corps régulier que dans une
arme aossi exceptionnelle, aussi fantaisiste, dirai-je, que
celle de messieurs les forbans. Meme avec des Iettres
de marque, ce n'est pas la mer, c'est quelque chose de
moins vaste et de plns nourrissant que sauront t.:injours
le mieux écumer ces douces natures.
Cette campagne hasardeuse aura pourtant serví a
Jouanni : elle lui aura permis de révéler un don et un
talent qu'on ne tui savait pas encore, ét que la direction
pourra utiliser, si elle réalise ses prC1jets d'opéretle et
meme d'opéra-comique. Jouanni, au moment d'attaquer un galion anglais, chante fort agréablemeut une
chanson de bord dont les paroles et la musique ne manquent ni d'entrain ni de couleur maritime. Ce petit morceau, dont le refrain est répété en chreur par l'équipage
de Surcouf, anime un excellent décor représentant le
pont d'un navire, avec larges hunes et cfüijeau de poupe,
comme on n'en voit et n'en verra plus qu'au musée de
marine. C'est la qu'a la ronde succ~dent une manreuvre
et un abordage exécutés avec beaucoup de vérité et d'ensemble, le tout acclamé et applaudi avec non moins
d'ensemble et de sincérité.
Ce n'est pas pour rien que Paris porte un navire daos
ses armes : en attendant que cette ville soit devenue un
poh de mer, ce qui ne peut tarder, ses habitants ont la
passion de la marine, et montrent au besoin une aptitude innée a cette noble prClfession. La frégate-restaurant, en sa qualité de vraie frégate, n'a qu'un médiocre succes, j'en conviens, mais, en revanche, au thratre, les scenes navales n'excitent pas seulement; chez le
public, une ardente curiosité: elles sont encore exécutées avec la plus rare perfection. Robert Surcouf en offre
une preuve nouvelle. Jouanni semble bien un peu embarrassé de son grand porte-voix, qu'il tient, par instants,
comme une seringue; mais tout son équipage, Dumas
en tete, n'est composé que de matelots fin is, etM11 • Brache grimpe dans les haubans, s'afTale par le trou du
chat, et r.hevauche une vergue en mousse qui n'ignorP.
aucun des secrets du métier.
C'est a des titres plus féminins que se recommande
et se fait applaudir Mm• AguilTon, dans le róle de femme
le plus important de la piece. Cette agréable comédienne, dont on avait déja remarqué les débuts a je ne
sais plus que! théatre des boulevards, a fait des progrcs
depu_is cette époque. Elle a une tenue parfaite, et, généralement, elle dit bien; mais elle réussit surtout daos les
traits et les tiradiS de passion.
Citons encore Mm• A. Rolland, pour sa gaieté; Aimé
Gibert, pour sa distinction; Léon Nitscb, ¡,our ses costumes; Lava!, pour sa férocité; d'Eng!em et Brunet, deux
comiques, qui, le premier surtout, font honneur au
choix de la direction. Quant a Karl, bien qu'il vienne
apres Jouanni ~ur l'affiche, c'est lui qui, dans un role a
travest.issement, aurait les honneurs de la piece, saos
Mil• Gérard, déja nommée.
M11• Gérard est la fleur du panier dont nous terminons
ici l'inventaire. On n'a ni plus d'ingénuité, ni plus d'ame,
ni de plus Leaux yeux, ni moins d'art, 011, pour n1ieux
dire, moins d'habi_tudc. Elle ne sait encore, cette enfant, ni entr_er ni sortir, ni se tenir en scene, ni marcber sur ces tristes planches, 011 l'on glisse si aisémenL
Et cependant, que M. Oufour y prenne garde: la Compagoie universelle et les sept péchés capitaux couvent
des yeux cette enfant-la. Mais M. Dufour est hal&gt;ile, je
l'ai déja dit, je le répete, et, pour finir, je le prouve par
un seul trait.
Généralement, les directeurs de nouveaux théAtres
cherchent a se concilier la presse; du moins se croientils obligés de la convier a leurs débuts; eh bien! sen!
pe11t-etre jnsqu'a ce jour, M. Oufour s'est refusé a payer
ce tribut, qui rapporle plus qu'il ne coute; du moins
a-t-il été assez avare de ses invitations púur que l'Ulustrtr
tion et d'autres encore n'en aient re~u que d'indirectes
et de verbales.
C'est la que git l'habileté.
Mieux que tous ses confrerPs, M. Durour connait les

ivains; il sait qu'a un déni de billet , pas un cl'eux
est bomme a répondre par des attaqnes et qn'au
traire, en pareil cas, tous se feront un point d'bon..
ur de publier tout le bien qt¡'ils penseront de son
'atre.
0r, je vous le demande, n'e,t-ce pas la un excellent
lcul, et, de mcme que tous mes confreres, ne viens-je
d'en justifier l'habileté par mes éloges? Tout ce que
avais a dire du nouveau théatre, je l'ai dit, et de mon
iieux. Quant a la picce d'ouverlure, si je n'en ouvre
¡as la bouche, c'est qu'ayant 'peut-etre quelques. criti-¡oes a en faire, je craindrais que l'anteur ne les attrihuat
1a dépit.
Quand je vous disais que M. Dufour est nn habile
•1mme!
n voulez-vous une dernicre preuve? Lisez la spirille réclame par laquelle M. Dufour annence aujour~ui, daos tous lesjourna111, l'inauguration dunouvean·
ll'átre BeaumarchJis, et vous verrez si l'appréciation
'il Y.fait de Robfft Surcouf n'est pas, de tout point,
íorme a la mienne. Voici textuellement ce morceau
fine critique :
• Au Théatrc Beaumarchais, tous les soirs, Robert
Surcouf, drame iL grand spectacle, en cinq acles et
huit tableaux. Tout Paris voudra voir la uoovelle
;alle. Ríen n'est plus coquet, rien n'est plus gracie11x
que ce charmant théalre, qui est, a juste litre, regardé
comme le mieux réussi de tout Paris. 1&gt;

• Pour copie conforme : A .

DE BELLOY.

LES C0MTES D'EGM0NT ET DE H0RNES.
Bruxell•s. 14 déccmbre t 864.

de ses anciens compagnons d'armes qu'íl rencontrait sur
son passage; il était coiffé d'un chapeau orné de plumes; il portait un pourpoint dont il avait lui-meme
coupé le collet avant de quitter la prison, et une robe de
dam:is cramoisi, au-dessus de laquelle il avait jeté son
manteau. - Ce manleau se détache des épaules du
comte, et ainsi l'artisle est parvenu a vaincre une
grande difílculté du vide occasionné par l'écartement
des jambes.
D'apres ces memes relations, on sait que le comte de
Bornes tenait a la main une toque milanaise qu'il serrait violemment. L'expression de sa physionomie et l'attitude tout entiere de celte majestueuse figure réveleut
la fnreur concentrée qui dominait le noble comte·eo se
voyant conduire a la mort pour prix des services qu'il
avait rendus a sa patrie. Dans l'attitude d'Egmont, il y a
peut-ctre plus de calme et de résignation, mais aussi
moins de fierté que daos celle de llornrs.
Représenter groupées les figures d'Egmont et de
Bornes, c'est une licence saos doute, car ce dernier a
été exécuté une heure apres d'Egmont, mais les liens de
famille, autant que tous les actes de leur existence, et
surtout leur mort, ont rendu ces deux grandes victimes
de Philippe II inséparablcs daos la pensée d'un monument consacré a leur mémoirc.
Les deux statues consacrées a servir d'ornementation
au piédestal et a remplacer les bas-reliefs descriptifs par
une seule figure, représentent, sous les traits de vainqueurs de leurs mémorables batailles, la personnificatio_n de la gloire mililaire de ce, hé~os, lllartyrs de la
tyrannie espagnole. Pour l'une de ces statues, il a done
paru rationnel d'emprunter le costume de la cavalerie
légere commandée par le comte d'Egmont, et pour l'autre, celui de la grosse cavalerie a la tete de laquelle
était placé le comte de Hornes.
On ne peut nier que, pour qui invoque la fidélité morale de l'bistoire, on ne pouvait mieux faire que d'élever
le monument a l'endroit meme oú d'Egmont et de
Hornes tombcrent victimes.
·L'reuvre de M. Fraikin a une vigucur, une sobriété,
une puissance, que l'on n'osait point attendre de ce
ciseau si charmaut, si délicat. Si l'on songe au peu de
parti que l'artiste pouvait tirer du costume, tres-ingrat,
si, d'aulre part, on rétléchit aux difficultés de l'emplacement, jugé longtemps impossible, chacnn se plaira a
reconnaitre que M. Fraikin, en surmontant victorieusement tous ces obstacles, mérite de vif., éloges pour avoir
doté son pays et toute l'Europe d'uue oonvre aussi complete, aussi sagement exécuté, que sagement con~ue.
GusTAVE LE:ll,\JRE.

Le 74• anniversaire de la naissance du roi Léopold,
e l'Europe admire pour son bon sens et sa fidélilé a
parole jurée, ne pouvait etre célébré plus dignement
e par l'inauguration des statues de deux béros dont la
lgique a appris depuis longtemps a vénérer la mé1re : je veux parler des cooites d'Egmont et de Bornes.
lamentable histoire des deux victimes du despotisme
1-pagnol, popularisée par les beaux tableaux de M. Galbt, est trop présente a la mémoire de tous pour que
j croie nécessaire d'insister sur leur bravoure et leur
tn misérable. Disons toutefois que c'est a la place mcme
t leurs nobles tetes tomberent sous la hache dn bourun, que s'éleve, en ce moment meme, le monument
ipiatoire. Le choix de cet emplacement a donné lieu a
~ longues discussions; ce n'est qu·aprcs plusieurs
,anees laborieuses et apres avoir pris !'avis de plusieurs
l'listes du pays, que le conseil communal s'est enfin
noncé pour l'emplacement actuel. Vous connaissez
GOLLECTION COMPLETE
ns cloute, ainsi que vos lecteurs, la belle place de l'Hón••
de-Ville. D'un coté, se dresse l'antique hótel de
ffiUVRES SPÉCIALES POUR PI.UO A DEUX MAI~S
le, surmonté du célehre saint Mir.bel terrassant le
gon. Vis-a-vis dn vieux monument communal, vous
de Beethoven, Mozart, Weber, Haydn
uvez la maison du Roi, d'une importance architectuET DE SEPT S0:'&lt;ATES CllOISIES DE CLEllE:STI.
e tres-grande, et c'est devant eette derniere que s'ée le groupe dont je vous envoie le dessin.
Nous venons de terminer la collection complete des
En raison meme de l'importauce historique et monu- reuvres spéciales ponr piano a deux maiñs de Bcethontale que cette place possede, la tache de l'artiste ven, Mozart, Haydn, Weber, et de sept sonates de Cleargé d'exécuter le groupe d'Egmont et de Bornes of- menti, collection aonotée et doigtée par le célebre
·1 de tres-sérieuses difficultés. Il fallait d'abord rester professeur Moscheles. L'reuvre matérielle était immense.
s le ton, dans la couleur locale, que eette place con• 11 a fallu, pour la mener a bonne fin, un soin, une pere dans toute leur intégrité : toas de bronze et de sévérance, dont on se fera une idée quand nous aurons
. Le piédestal devait avoir assez d'élévalion pour que dit que dix-huit cents planches out été tirées, et que,
motif de la porte, montant jusqu'au deuxieme étage, pour que le tirage fut parfait, il a fallu gue chaque note
' lui servir d'encadrement.
fut découpée séparément et appliquée sur des épreuves
D'autre part, il fallait donner au piédestal la largeur pour former une contre-planche en relief qui permlt de
essaire pour éviter la lourdeur. Pour le meme motif, surpasser l'impression ordinaire. C'est a ce travail, mépanneaux clevaient recevoir quelque ornement léger; ticuleux, microsco!lique, inusité jus,qu'a ce jour, q1ii
n, la couleur des écussons devait servir a lier plus exigeait une grande patience et un temps considérable,
·mement le bronze avec la pierre. Bref, tout l'en. que nous devons d'avoir atteint a la perfection.
ble du monument devait etre inspiré par l'aspect de
Cette collection complete est une des .primes les plus
cien perron, dont la disposition avec fontaine et es- importantes qui puissent etre ofTertes au-c abonnés d'un
ier datail de la plus belle époque de la grande place. journal. L'édition annotée et doigtée par Moscheles
tes ces diffi6ultés, M. Fraikin est parvenu a les sur- passe a bon &lt;lroit, en Allemagne, pour la plus parfaite
nter fort heureusement : le nom de M. Fraikin était 1 ~~ ~o~les celle_s. qui ont, été publiées; elle rest~ ~o?1me
gage certain de l'reuvre qu'on lui avait confiée.
1ed1t1on déílmt1ve, et c est parce que sa supér1or1tc c~l
L'artiste a ch0isi pour sujet de son groupe le moment unánimement reconnne, que l'lllttstration en a acquis la
les comtes d'Egmont et de llornes, les deux héros ele propriété exclusive pour la France et la Belgique.
'felines et de Saint-Queutin, marchent au supplice.
Elle forme l l vo'umr.s de 160 pages chacnn. Le prix
Les relations hisloriques de l'époque constatent qu'au pour le puhlic est de 87 fr., mais il sera réduit a 50 fr.
ment 011 le comte d'Egmont fnt conduit au supplice, jusqu'au iº' janvier 1865, pour tout abonné qui adreslenait a la rilain un mouchoir et saluait du geste ceux sera sa demande avant celle époque. (5 fr. en sus ponr

---~

I

395

frais d'emballage et de mefsagerie.) A partir du 1er janvier, le prix de la collection complete, pour les souscripteurs de 1'1llustration, sera irrévocablement fixé a 60 fr.
A.M.

ARCHÉ0L0GIE C0MPARÉE.
Comparaison des monuments buddhistes de l'Asie avec le~
symboles drs anciennes pierres levées de l'Écosse.
Résumé d'un lllémoire de M. Thomas Wise, de la Société
Royale d'edimbourg, et de divers documents hindous.

Les anciens monuments de l'Hindostan, comparés a
ceux de l'Europe occidentale et méridionale, ont entre
eux de frappa-gtes analogies. Celles-ci suffisent a constaler un passage des raees asiatiques sur les littoraux
de la Méditerranée, de l'Atlantique et de la Baltique.
Les monument~ communs a la presqu'ile de l'Jnde et
a l'Europe celtique peuvent se diviser en quatre classes.
i O Les Cairns et les Barrows.
· Les cairns sont des monceaux de pierres. Les barrows,
des monceaux de terre. Pres d'Hiderabad, un de ces
cairns est environné d'un cercle de pierres, comme ceux
des pays européens.
2° Les Cromlechs et les Kist-Vaens.
Les cromlechs sont formés d'au moins de~x pii:rres
verticales recouvert~s d'une pierre tabulaire. - Les
kist-vaens se composent de plusieurs pierres verticales
surmontées d'une pierre horizontale. Les parois intérieures de ces constructions formentchambre ou coffre,
ainsi que !'indique le mot danois kist.
Une large dalle pave les kists et les cromlechs. Elle
est percée d'un orífice circulaire pour laisser aller et venir a volonté !'ame du mort, dont elle préservait la dépouille humaine. Sous cette dalle, on trouve des urnes,
Jes poteries rouges ou noires contenant les cendres purifiées par l'incinération, et des sarcopbages avec leurs
squelettes.
La forme des cromlechs et des kists varie : le eolonel Mackenzie en déc(luvrit pres de Rodroog, dans l'Jnde
centrale, ou l'on distingue les tentatives sculpturales
d'un art avancé. Comme les cairns, les cromlechs sont
quelquefois entourés de cercles de picrres.
3° Les Mens, les Obétisques et les Mut~.
Les mens sont des pyramides tron&lt;¡uées, en pierre
brute, debout et isolées. Elles sontconnues en France sous
le nom de pierres levées. En langue celtique, men signifie
pierre, el l'on trouve des meas partout ou cette langue a
régné. Les obélisques frustes de l'Inde centrale rappelleut les mens de l'Europe. Mais certaines parti~~ de
l'lnde ne fo~rnissant pas d'asse1 larges blocs ~e pierre,
on y a subst1tué des structures appelées Muts dans les
lndes. Elles sont comµosées d'Üne cbambre et d'une espece de clocher pyramidal. Ce ne sont que des modificatioos visibles de l'érection monolithique. •Les Hindous
construisent encore aujourd'hui des mnts.
Les mens celtiques ne sont, le plus souvent, que des
mémoriaux d'événements importants. Les obélisques, en
général, sont funétaires : tantot mausolées ils sont
•
1
'
halls sur les cendres d'uu mort regretté; tantot
cénotaphes, ils ne marquent qu'un souvenir. Ces muts
sont plus ou moins bien décorés ¡ ils consistent en une
o·u plusieurs pyramides en cloche. Les meas, ou pierres
lcvées, les ohélisqnes et les muts paraissent avoir été
quelquefois dédiés a la divinité.
4° Les Cercles de pie-tres.
Ces cercles semblent indiquer des lieux sacrés destinés
a. autre chose q·u•a signaler des tombes. Les cerclcs de
l'ln&lt;le centrale sont a peu pres de meme dimension que
ceux existant encore en Écosse. Ceux-la, formés de picrres arrondies p.1r le frottement des e4ux, mesurent de
7 mctres 80 a 9 metres environ. Un cercle ovale mesure
9 metres sur 7 metres 95.
En Europe, au fur et a mesure que le christianisme
et les arts firent des progres, on cessa de construire de~
monumenls de ce genre. Il n'en a pas été de mémedans
l'lnde. Les cercles de pierres s'agrandirent peu a peu
jusqu'a donner des temples aussi vastes que celui de
Depaldinna (la colline, la montagne de lumiere), dont on
admire les ruines magnifiques pres d'Amravatty. La gisent d'immenses excavalinns environnées de cercles concentrique$, formes d'innombrables pierres couvertes de
figures m,ythologiques et d'inscriptions en sanscrit des
trois idiomes. Les scul ptures-sout remarquables et les imcriptions supérieurement gr:1vées. Daos le voisinage, existent des restes nombreux de kists, de cercles et de barrows,

�396

par la distance et le temps. Les noms de rivieres d
montagnes et autres portions ,des . terres du sud e; de
l'ouest de l'Europe, portent temo1gnage 1de ce qu•i
ont appartenu a une race celtique antérieure aux pre.
mieres dates authentiques de l'histoire. Cette seule cir.
constance montre a l'archéologue une ligne de recher.
ches qui, suivie avec persévérance, renouerait le fil roD'. •
pu de la tradition entre les races antiques et les raccs
modernes.
Les races asiatiques envabirent l'Europe a des époqurs
différentes de civilisation. Il s'ensuit qu'il existe des di(.

Ces quatre classes de monuments s'élevent principalement dans les endroits retirés et d'un aspect sauvage
de l'Europe celtique et de l'Indostan.
Les traits essentiels des anciens cercles de pierres de
I'Inde centrale sont réunis a Culna, pres des rives de la
Bargaretla sacrée on riviEre Hoogly, dans deux structures
appartenanl au Maha Hajah de Burdwan. Dans le premier temple, il y a deux cercles concentriques de cent
buit blocs de marbre, portant chacun un temple. Le cercle extérieur a ses entrées nord et sud, etcelui
intérieur est et ouest, a peu pres comme Depaldinna.

39¡

L'ILLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

GRAIN DE RA!SIN FENDU
PAR L'OIDIUM.

KIST-VAEN.

CROMLfiCll.

férences dans leurs idiomes, leurs monuments et leui;
usages. Quelques remarques sur les peuples asiatiques et leurs religions feront comprendre les expfo.
tions des biéroglyphes des anciens obélisques de l'/:cosse, dont ce résumé s'occupe plus spécialement.
Un réformatenr du saba"isme et de l'adoration br!h•
minique du feu des anciennes races asiatiqucs donna
naissance a la forme actuelle de la religion buddhistc.
Celle-ci s'établit dans le nord de l'Inde, au vr• siecle ami
J.-C. Le buddhisme, inculqua la croyance d'une triade 011
trinité de la perfectibilité de la nature bumaine, de In
transrnigration des ames, de la vénüation des serpcnli
et de certains arbres, etc. La sainteté des pretres étail

Dans le centre de celui-ci est un grand bassin d'ran.
Dans le temple de Bengale, ou le culteestrégulierement
cfübré, il y a un puits appelé le Yoni, ou symbole de
Parvati, le principe fémiain de la création.
Cette identilé générale des anciens monumcnt,s du suJ
et de l'ouest de l'Europe et de ccux de l'llindostan se
prouve encore par la conformation pbysic¡uc des races
qui babitent les conlrées éloignée,, par le rapprochement de leurs lois, de leurs coutunies et les
affiaités extensives et décidées du ccltique et des autres langages de l'Europe occidentale avcc le sanscril.
Ce sont la des évidences prononcées d'une coanexiou
reculée entre des r¡¡ces a présent si largement séparécs

CH1RllON DU MAIS.

RIZ CO~IMUN.

FlTUQUE ÉLEVÉE.
STATUE DE. DAUBENTON, INAUGlRÉE ·AU JARDIN D'ACCLlliATATION.

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AGARIC CHAMPih'RE.

ABEILLE MALE. ABEILL~ l!RRE

l!O~U.füNT DES COMTES D'EGil!O~T ET DE RORNES, A DRUXELLES. - D'apres une ph, togrdpb1e ae

grande, Jeur zele actif, la bénévolence des doctrines efficace; la nouvelle religion s'élendit done avec rapidité
sur tout l'Hiadostan. Quelque temps apres l'invasion de
l'Inde par Alexandre le Grand (247 ans avaat J.-C.),
Asoka, le grand monarque buddhiste, régnait sur ce
pays; il propag_ea probablement la religion en faisant
graver ses édits et ses préceptes sur les rocbcrs et les
piliers (ldts) de son empire. On n'avait pu,jusqu'ici, déchiffrer le dialecle vernaculaire de cette période; Je génie de James Prinsep a pu seul y arriver. Ces inscriptions, modifiécs, sans doute, selon !'esprit des peuples
:i.uxquels elles s'adressaient, sont tres-nombreuscs dans
l'Inde. Elles enseignent l'honneur aux parents et aux
membres de la tamille, le respect et la libéralité aux
bons, et a leurs guides spirituels, la tempérance et la
modération daos les parol~s et les actions; enfin,
l'humanité la plus touchante e'nvers l'homme et les créatures inférieures. On cssaya de convertir a cette doctrine les contrées soumises a Alcxandre (satrape de Perse ); a Antigunus (souverain de Phrygic et de Lycie), a

.». C.

_:·· .~

--

-rH1EB,WL'1'

CHOU-RAVE.

MOISSONNEUSE DE MM. BURGESS;¡ET KEY.

LA COURTILIBRE.

ABEILLE OUVRIERE.

N,yt.

Magas (beau-fils de Ptolémée), a Philatlelpbus-Ptolémée
(soit le premier ou les quatre premiers princes de l'É·
gypte), et a Antiochus Je Grand. Ces noms ont été pré·
servés de l'oubli a cause de leur notoriété dans l'lnde.
Les buddhistes devinrent bientót une congrégation
ricbe et puissante, et, dans le v• siecle, le voyageur
cbinois Fa-He:i.n trouva le tiuddbisme la religion domi•
nante de J'Inde. Au vu• siecle, un autre Chinois (HwanThsang) la trouva déja une religion dégénérée. La richesse, l'ég&lt;&gt;'isme et l'hypocrisie l'avaient corromp11e. JI
en résulta une guerre CJJtre les Hindous et les brahmi·
nes. Les buddbistes, vainc11s et persécutés, se réfugic·
renta Ceyfan. Ceux qui mtcrent daos l'Hindostan
toujours, depuis cette rl~l'aite, été peu nombreux; ill
vivent encore aujourd'bui dans les austérités les plussé-!
veres et les plus monotoncs de la vie monaslique. OD
en compte dans toute l'Asie envirón trois millions.

~SR DU SRIGLl! GROSSIE (b¡
iT GRANDEUR NATUHFLLE a)

CHENILLE DE LA PHALENR EFFEUILU,¡TE

ºº'

ARISTIDE ME!lll,LE,
illEN.

OBÉLJSQUE.

(La suite prochainement )

TAURUU DE ll RACI! WEST-HIGHLAND (Voir page 398).

COSSUS GATE-B01S.

�398

L' 1LLUS'l'RATION, JOUílNAL UNlVERSEL.

L' ILLUSTRATlON , JOURNAL UNIVERSEL.

blage de petits traités saos ordre et saos lien, tandis qu'il
nous offre un tout ou les choses sout bien a leur place
IL.i ~ lFIL.lUf~ IIDl1ILIL~~
DAUBENTON.
et se rattachent naturellement les unes aux autres, comEN
La statue récemment inaugurée au jardín que possede me si elles étaieut l'reuvre d' un seul. Ce résultat surprela Société d'acclimatation au bois de Boulogne, est un nant n'est pas un des moindres mérites de la publicajuste hotmeur rendu a un des hommes les plus utiles, tion qui nous occupe, et quand on son ge aux efforts et RÉSERVEES AUX AilONNÉS DU JOURNAL L'ILLUSTRATIOX
les plus savants et les plus modestes a la fois dont la aux sacrifiees qu'il implique, on loue saos réserve ceux
France puisse s'honorer. Le dessin que publie aujour- qui se les sont imposés, en meme temps qu'on félicite
d'hui l'Illustration, do. au ciseau magistral de M. Godin, M. Joigneaux de les avoir obtenus.
Ce n'est pas en quelques lignes que nous pouvons
témoigne que l'artiste était digne de son héros.
donner
une idée de ce grand travail, oii l'on n'a rien
Daubenton, né a Montbard, en Bourgogne, en i7f6,
PAR M. JULES JANIN
omis
de
ce oo.\l importe de savoir daos une ferme et
est mort a la fin de t799, a \'a.ge de 83 ans, professeur
t mngoiftque 'l'olume royal in-4°. Paple,
d'bistoire naturelle au collége de France, membre du daos une maison de campagne: qualités nécessaires au
cultivateur
~t
a
la
ménagere,
étude
des
terrains,
engrais
extra-fin de Jeund'hcurs
Sénat. Son pere le destinait a l'état ecclésiastique. 11
de
diverses'sortes,
théorie
et
pratique
des
labours,
assai.vint a Paris, et,. au lieu de suivre les cours de théoloE Nl\,ICilI DE 453 GRAVUH 11S
gie, il se livra avec pasEion a l'étude de la médecine et nissement et défricbemcnt, constructions: ~oila pour le
BXÉCOTÉBS
particuliertment de l'ai:atomie. Apres avoir été re~u début; puis vient la culture des céréales, ou figurent néPAR L'IÍLITE DES GIIAVEORS ET DES DESSINATBORS
docteur aReims, il retourna aMontbard exer&lt;;er la pro - cessairement le ma'is et le riz, ainsi qu'une belle machine
a
moissonner;
celle
des
plantes
tubcrculeuses
avec
fession de médecin. Buffon était aussi de Montbard et
Splendidement relié
dos en maroquin du Levant, plaques en or fin
Daubenton était son ami d'enfance. Nommé intendant des considératious nouvelles sur la maladie des pommes
trimches dorées, gardes en moire
du Jardin du Roi, Buffon con~ut le plan du magnifique de terrc; celle des plantes racines, ou, pour la premiere
· ouvrage qui a illustré son nom; il songea aussitót au fois, nous voyons établir une distinction fort nette entre
( IMPRlllBRlE GÉNERALE DE
LAllURE)
jeune docteur de Montbard, lui fil donner la place de le cbou-navet, racine véritable, et le chou -rave, dont on
Prix : 35 fr. pour Paris
gardien-démonstrateur du cabinet d'histoire naturelle, n'utilise que le renflement de la tige. Les fourragesartificiels,
etnaturels
cultivés
pour
leurs
feuilles
et
leurs
ti
ges,
,
et
312
francs
pour l e s D é partemE;nts
qui devint, sous la direction de Daubenton, le premier
et
quelquefois
aussi
pour
leurs
graines,
cómme
le
pois
musée de l'univers, et associa son ancien camarade
au lieu de 125, prix de la hbrairie
a ses travaux: Daubenton se cbargea des détails de des- gris, occupent un.i large place daos le Livre de la Ferme, Adresser un mandat de 37 francs au directeur du
cri ption et des études anatomiques nécessités par ce~te et nous remarquons que l'attention du cultivateur est
journal, pour recevoir le volume, franc de porl, renvaste conception. Daubenton possédait, nous dit•on, les app_elée par de bons dessins sur les diverses graminées
fermé dans une boite en bois.
les
plus
recommandahles
:
paturin,
vulpin,
fétuque
élequalités 'indispensables pour ce genre d'étude: une
grande justesse d'esprit, une exaclitude rigoureuse et vée, etc., etc.
Les plantes industrielles diverses, en tres-grand nomune pa.tience a toute épreuve.
bre,
et les plantes nu\sibles, ont été l'objet de descripEn effet, '.la collaboration de Daubenton se reconnalt
&lt;EUVRES NOUVELLES DE GAVARNI.
tioos
d'une enctitude rigoureuse. Ces maticres intéresaisément dans les éditions d'ou elle n'a pas été enlevée,
Par -ci, par-la, et Physionomies parisiennes, splensantes constituent la premiere partie de l'ouvrage sous
et complete ainsi l'ceuvre cornmune aux deux savants.
dide
collection de ti O sujets, tirés sur chine par Lele
tilre
d'Agriculture
proprement
dite.
La
seconde
partie
Mais le titre le plus connu de Dauhenton a la recouest
consacrée
a
la
zootechnie
et
a
la
zoologie
agricole;
mercier
~ formant i 11agniMue volume grand in-4° colomnaissance du public fran~ais, e'est l'introduction en
bier,
relié
en m2roquiñ et doré sur tranches :
tout
ce
qui
a
trait
au
bétail
mérite
les
plus
grands
éloFrance de la race ovine espagnole de mérinos, sous
ges;
c'est
a
la
fois
l'ceuvre
d'écri,·ains
en
ren()m
et
de
10 Ir, AU LIBO DI J 10 fr.
Louis XVI. Ce fllt grace a ses soins que le troupeau
prospéra, et grace a ses conseils que la race se propa- dessinateurs habites, ainsi qu'on ·peut s'eo convaincre
5 fr. en sus pour l'envoi franco daos une cai~,
gea. La France lui doit done ses laines fines, c'est-a-dire par la figure du taureau de la race West,-Highland. Les pour la France continentale. Les souscripteur. de
une partie importante de sa richesse agricole. L'instrv.c- chapitres qui traitent des abeilles et des vers a soie sont l'Étranger devront le faire réclamer par leurs correstion pour les bergers, écrite par Daubenton, en i782, est pleins d'inléret; on lira également avec plai~ir et profit
pondants.
en~ore un chef-d'reuvre ou cultivateurs et agronomes le travail ou un habile entoroo:ogiste passe en revue les
insectes
nuisibles
et.utiles
dans
un
slyle
simple,
facile,
vont cbercher de sages et précieux enseignements.
Daubenton est done une des gloires de notre pays et soigneusement dégagé des expressions barbares qui héCOLLECTION COMPLETE
un bienfaiteur de la patrie ; a ce double titre, nous lui rissent d'habitude le vocabulaire des savants. Ajoutons
DES
devions une marque publique de respect et de recon- que les figures viennent en aide au texte et qu'elles ont
été bien exécutées; on en jugera d'ailleurs par celles de
OOUVRE&amp; SPEUUE&amp; POUR PIANO A DBUX IUINS
naissance.
DI
11 faut remercier la Société d'acclimatatiorí d'avoir l'oscine du seigle, de la courtíliere, de la phalene
acquitté, "is-a-vis de l'illustre naturaliste, la dette de la effeuillante, du cossus gate-bois.
BEETHOVEN, 111 OZART, WEBER , HAYDR
La troisieme partie du Livre de la Firme comprend
France.
V1cTOR BoRIE,
IT DI
l'arboriculture et l'horticulture. On ne saurait rien imaSEPT SONATES CHOISIES de CLEMENTI
giner de plus complet, de plus varié, de mieux illustré.
La vigne et ses produits occupenl, ajuste titre, la. place Colleetion allemande, annotée el dóiglée par le célebre profad
d'honneur; non-seulement les cépages ont été bien dé- · IIOSCllELl!S, formant U volumes de 168 pages ehacun, en moyeuae.
LE LlVRE DE LA FERME
terminés, les modes de culture bien enseignés, mais
Cette colleetion, que nous mettons en vente au prix
l'o'idium a élé aussi étudié avec une attention particude s, fr., au lieu de ioo fr. au moins qu'elle emite·
ET DES MAI,SONS DE CAMPAGNE (t).
1iere.' Viennent apres cela tous les arbres fruitiers de nos
rait,s'il en existait une édition fran~aise aussi parfaite,esl
Ce litre est celui d'une des publications les plus re- climals~ parmi lesq11els les pommiers et les poiriers sont réservée en prime au prix de 60 fr., et 50 fr. seule•
marquables de notre temps, par les sujets qu'elle em- assuremcnt en premiere ligne. On a eu l'excellente idée ment po11r ceux de nos abonnés qui en feront la de·
brasse, par les belles et lres-nombreuse3 gravures qui de figurer en regard de la description les meillcurs fruits maude avant le t5 janvier prochain.
les illustrent, par une impression irréprochable, et sur- .de chaque genre, et, sous ce rapport, le chapitre du poiComme pour le Gavarni, ajouter 5 fr. en sus pour
tout par une rédaction claire et presque toujours atta-• rier devi~nt un véritable musée d'au nous sortons la frais de port et d'emballage.
chante, meme dans les questions ou le public ne soup- poire Duchesse d' Angouléme.
~onne aucun attrait. Tout ce qui intéresse l'économie
Les arbres a cid re n'out pas été plus oubliés que les
l'Urale a été traité, dans le Livre de la Fe1,me, par des arbres des forets, et pour donner une satisfaetion légihommes spéciaux, forts de ce que la pratique leur a rn- time a tous les amateurs, il a été parlé aussi des arhustcs La France ancienne et moderne, par Mary Lafon, 1 beao •
in-8•. - Jérusalem et la terre sainte, par l'abbé G. D, •
seigné, surs de ce qu'ils avancent, et aussi heureux d'ornement, des pares et des serres. Un long et intéresvol. in-8•, Morizot éditeur, rue Séguier, n• 3.- Corresptll'
qu'on peut l'etre pour les explications théoriques daos sant chapitre a été atrecté a la culture potagere, mise a
dance de Nupoléon ¡er, publiée par ordre de Napoléon llli
l'état actuel des connaissances humaines. 11 est permis la portée des intelligences les moins exercées; nous y
16• volume. Pion édileur, rue Garanciere, 8.
de n'etre pas en tout et partout de !'avis des auteurs, avons ludes considérations tout a fait neuves en ce qui
rnais il uous parait difficile de les prendre en défaut sur concerne l¡s champignons; enfin, les plantes médiciComroen~ons par le plus pressé, par les publicatiolll
les points essentiels. Le gros inconvénient des livres en nales et la culture des fleurs completent ce~te troisieme illustrées. La France ancienne et moden1e, par M, Mll1
Lafon, se présente en un seul volume. Un volume PI"
collaboratiun, c'est de rnanquer d'ensemble, d'unité de partie.
vues, e'est de ressembler plus ou moins a ces encycloLa quatrierne embrasse, som la dénomination de con- faire tenir pres de dix-hµit siecles ! On ne dira pll
pédies ou cbacun Illarche asa maniere, sans s'inquiéter uaissances diverses, l'hygiene de l'homme, traitée de que M. Lafon abuse de la patience de son lecteur. Ad
de ceux qui suivent ou de ceux qui vont en avant. L'in- main de maitre, l'hygiene du bétail, lacomptabilité agri- ce livre, qui, du reste, est énorme, est-il plutóL un 11'
convénient a été prévu, et pour l'éviter, nuus ne dirons cole, la chasse, la peche et les re_cettes di verses._
bleau qu'un récit. L'auteur procede par résumés et af(f,
pas absolument, mais autant qu'on pouvaitraisounableLe Livre de la Ferme,. on le v01t, est une Ma1son rus- tant d'hábileté, qu'on est tout étonné de voir que
ment le désirer, Ja direction a du se roultiplier, tordre tique dans la plus large acception du mot. 11 aura plus entre daos sa narration , - le fait et l'idée. Le style
quelques résistauces, froisser quelques susceptibilités. Si \ qu'.u~ succes de l_ibr~irie, il aura un succes d'estime, ce vif. Ou sent que l'auteur s'efforce de courir pollt
cettc direction a'1ait monfré de la faiblesse et de l'.rré- qm n est pas a deda1gner non plus.
pas s'oublier aux petits détails. En somme, ce li
M. Mary Lafon, illustré de belles vignettes sur acier .
solution, le Lim·e de la Ferme n'etit été qu'un assemnos premiers artistes, es~ WJ vrai tour de force, U
~
11) C:bez Viclor ldasson, place rle l'École de Médecinr.
1

i ,rm~~~i~

PRIMES EXCEPTIONNELLES

LA RÉVOLUTIONFRAN~Al~E

en.

téresse, et l'on est tout étonné d'avoir franchi tant d'éiapes bistoriques saos avoir éprouvé la moindre fatiaue.
M. J'abbé G. D. est l'auteur de Jérusalem et la Terre
,ainte, un vol~me ou sont décrils, avec beancoup de
goiit et de vér1té, ces paysages célebres, ces scenes qui
sont daos l'imagination d~ tout le monde. De b~lles
gravures accompagnent également ce livre Jérusalem et
/a ferre sai~te. L'auteur, M. G. D., garde l'~nonyme, ou
plutót ne lme que la premiere leltre de son prénom et
de son nom; mais cela suffit pour qu'on reconnaisse en
tui un des prélats les plus éminents du clergé fran~ais.
Q~ant a ~a C?rr~spondance de Napoléon Je•, il n'est pas
de hvre qui so1t d un plus haut intéret. C'est l'bisloire
do Consulat_ et ~e _l'Empire écrile jour par jour par celuila meme qm fa1sa1t cette histoire. On reste confondu devant la prodigieuse activité de ce génie universel qui
prévoit tout, qui combine tout, qui embrasse tout. Nous
regrettons que l'espace 'ne nous permette pas de citer
quclque fragment de cette correspondance de .Napoléon
avec ses freres, avec ses généraux, avec ses ambassadeurs. L'homme apparatt tel qu'il est, sans pompe officielle, mais revétu de toute la splendeur du génie.
PIERRE PAGET.

c?m~arés entre eux : la vulcanite (caoutchouc), la dent
d ivoire (osanore); - rle l'influence des dents cariées
moyens de les conscrver; - les deux dentitions· - le~
~scla,es .d~s préjugés, a propos des dents artificieÍies;etude crtt1qu~ sur q_uelques dentistes contemporains.
To~~e crea~IOn ~u! con~titue un progres 4ans une bran-che d mdustrte merite d etre sianalée
et surtout si elle
0
est d'•une 1mportance
·
·
'
reelle
pour la santé
on ne 'saurait
trop 1~ recommander a l'attention du iuultc. Un des
p~odmts de la parfumerie dont l'utilité est aujourd'hui
ge.néraleme?~ reconnue, c'est sans contredit le vinaigre de
toil~tte Superieur de la maison Botot; ce vinaigre compose de s_ucs de plantes exotiques, possede le parfum le
~lu~ exqm~, et ses propriétés précieuses le rendent bientót
md1spensable aux personnes qui en adoptent l'usaae.
Qua~t aux ,dentifric_es, Eau, et Poudre de Botot, approuve,s par I Académie de Medecine et la commission
norom~e p~r .so.n Excellence le Ministre de I'lntérieur, la
perfe~l\On 1~mrutable de ces produits leur a valu la réputat10n urnverselle dont ils jouissent aJ. uste titre depu1·s
" 1e.
·
AotLE LEBARBIEn.
Plus d' un s1ec

1,E

DE

LA

MODE.

_Donner, a son début, l'adresse de la Teinturerie Europeenne, 26, boulevard Poissonniere au deuxieme étao-e
0
' ·
' daines; mais au-'
~''ta'l
e 1. re~dre un serieux
service aux
¡ourd h~ que pre~que toutes ont été aroeme d'apprécier
ses ad_m1rables te1~tures de taffetas et de moires antiques,_Je rappellera1 seulement qu'elle teint aussi les cacbem1res, et que la gaze de ChambérJ, rendue par elle
rose, ma~ve, etc., garde toute la fra1cheur du neuf.
La ~a1s~n Susse freres, 3i, place de la Bourse, vient
de fa1re I ouverture de son exposition générale des
elrennes. ~out ce que l'art et !'industrie ont produit de
plus parfa1t_ ~t de plus élégant en bronzes d'art pendales, f~nta~s1es _de ~~ut~ ébénisterie, papeLerie d; luxe,
maroq~mer!e, hbrame 1lll¼5trée et jouets d'enfants, se
lrouve réun,1 d~ns ces galer1es a la mode, lorsque l'on a
un cadeau a fa1re.
. P~ur faciliter le cboix de l'acheteu;, tout est marqué
a11r1x fi.xe et en chiffres connus.
Tout~. acquisition au-dessus de iO fr. donne le droit
de, cho1s1r, une des trois primes suivantes : un almanachb1Jou dore' o~ une carte enfantillage aquarelle' ou un
bon de portr~1_t en photographie. .
Pour les v1s1tes du jour de l'an, je ne puis trop recommander_ les ?ea~x et e~cellents,?ants de !fayer, 30,
m.e de la Pa_1x. Parm1 ses art1cles de fantaisie, on trouve a
la1~e le,cho1x de~_plus charmants cadeaux d'étrennes.
. U~e ~Lrenne d a propos, un cadeau utile et cbarmant
afa1re a une filie' a une sreur, a une épouse, c'est une
parure de fourrures. P~ur cette occru;ion, la fabrique de
!-Ourrures, 06, rue de Rtchelieu, met en vente le choix le
plo.s_beau et le plus complet de ces articles' qui, pour
íac1hter le choix de l'acheteur' sont marqués en chiITres
ronuus. C'est ainsi que nous avons vu dans cette maison
de confiance une parure' comprenant le col, le mancb~n et les manchettes, en vison d'Amérique, taxée au
\lrtl de 35 fr., au lieu de 80 fr., sa valeur réelle. D'autres
parares en ast~a~an ~ont offertes depuis 38 fr., au lieu
ír. Un_e d1mrnut1on aussi sensible que celle que je
~ cite ex1stant sur tous les produits vendus dans cette
lla1S00,_ explique l'affluence d'acheteurs qui s'y presse
cbaque ¡our.
!ien_ da ~lus gracieux que les chapea•u et coiffures de
1 Mel~n1e Percheron, 30, rue Vivienne. Le rang que
~ _ma1~0? ~onquis est du ala grace, a la distinctiou,
simphc1te r1che de ses créations se renouv~lant s2.ns
i:esse avec une prodigieuse imagination.
don~ ce temps d~ pluie ~t d'humidité, nous recomrnanetCo a nos lectr1ces le ¡upon multiforme de E. Rattier
, mp. (37, rue du Bac); c'est le seul qui se rétrécisse
1
,
dél 1onté, de fagon "'., ne pas gener
la marche par son
e1oppement.
,._~ Dar~ovill~, l'un_ de nos praticiens dont le cabinei
ltllabh ~ Par1s.deputs de longues années (actuellement
3
Scr1be), v1ent de pubher une brocb11re qui reu1\ i' les conse1ls les plus utiles a tous ceux qu'intéresse
~ene dentaire, aux gens du monde comme aux
.5 _classes de la société.
.!º~c•~estitresdes principaux chapitres de cet écrit: ils
llllorraités par ~. Darbo_~ille avec _une scfence qui fait
laetd té.~º. p~re11le mat1ere, et (llll n'exclut enrien la
Lese Iecr1vam de bonne compagnie :,
L. _dents au double point de vue de la santé et de la
-.:tOlé•
· cont1enl
·
,ro , ce ehap1lre
de {spirituelles remarques a
~es dents ~rtificielles; - la perte des rlents,
'-m ree success1vement chez l'homrne et chez la
e; - les divers systemes de dents artificielles

:so

.ª

'º

"'1:

~;é

DE

L.&amp;

MEB

temps : c'est l'ceuvre humoristique de Henri Monnier
les Scénes populaires, personnifiées par le type si conn~
de Joseph Prudhomme, illustrées pnr l'auteur de
qua~re-~mgts jolies vignettes. Ces tableaux animés de
la v1e reelle, d'une gaieté entraina.nte et communicative
~ont u~ v~ritabl_e spectacle dans un fauteuil, spectacl;
a la fo1s recréat1f et des plus variés. Ce beau volume de
640 pages, tres-bien relié, se vend to fr.
'
La_ Gazette des ~bonnes, ~ublication de luxe illustrée,
para1ssant deux fo1s par mo1s, est envoyée gratuitement
a toutes les personnes qui chargent M. de Villemessant
de prendre leurs abonnements aux journaux de Paris
pourvu que le m,ont_ant .~'un abonnement ou de plusieur~
a~onnements reums s eleve au moins ·a l5 francs par
tnmestre.
Adresser les mandats a l'ordre de M. de Villemessant
i 4, rue Grange-Bateliere, a París.
'

~i~rairie V. MAssoN. - Maladies de l'estomac, t vol.,
pr1x ._3 fr., par le docteur CARNET, roédecin consultant
a Par1s et a V1chy.
'
______
., ~-.;J!b,"'3o1-&lt;_,_ _ _ __

Dl~CBtPTlON, VII 8.T MO&amp;lJRS

DES

COURRIER

MONDE

399

PLANTES ET DES ANIMA UX J\IARLJ.'iS

380,000 FRANCS A G.\GNER.

par Alrred Fredol.

UN TIRA.GE DÉFINITIF POUB LES ÉTBENNES,

Un. magnifique volume in-8 jésus, ill ustré de2 I pl:mehes
TlllAGE DE LA LOTERIE MUNIClPALE DE SAINT·CLOUD.
gravee~ s1:11' aci,er et tirées en couleur, et de 200 vignettes
su~ ,bo1s msérees d~ns le texte. - Prix, hroché, 30 fr.;
P~ur recevoir? par retour du courrier, Vingt billets asrehe, dos en chagrm, plats en toile tranches dorée· sortis des loter1es Saint-Cloud, _ Enfants Pauvres _
35 fr. - Liurairie de L. Hachette et é•.
,, A_ndelys, - adres_ser ( mandat de poste ou timhres-po~te)
~ la vue de cette immense masse d'eau qui couvre les Cm_q francs ~u dtrecteur du Bureau-Exactitude rur Ritro1_s quarts de la surface de la terre, on est tenté de vo~1, 68, Pans. - 0.n participe a toutes les ch~nces de
cro1~e que le globe a été créé . surtout pour les etres gam des t,068 lots. ~Gros lots to0,000, -50,000 fr.)
marms.
~
, P~rtout les mers sont peuplées, partout les rives de
1ocean ~t de ses pro~o?~eurs, se~ pJaines et ses montagnes,
INCKNDIK DE LA IIANUVACTURE ROYAL&amp; DES TABACS
ses vallees et ses prec1p1ces, meme ses ruines sont auimés
et embellis par des étres innombrables. '
A Madrid.
Ce sont d'abord des plantes solitaircs ou sociales
dre~sées ou penda_ntes, établies en prairies, groupées e~
AfJ Dif\ECTEUI\,
oasis ou rassemblees en immenses foréts.
.Madrid, 6 décerubre.
. Ces plan_tes protégent et nourrissent des millions d'arn~a.ux r¡m rampent, qui courent, qui nagent, qui volent,
Hie: matin, 5 décembre, le tocsin soirnait dans tous les
qui s enfoncent dans le sable, s'attachent a des rochers,
quartters
de Madrid: le feu venait d'éclater a la manuse !ogent daos des crevasses o.u se construisent des abrís,
fac~u~e
de~
tabacs., et, avant que les secours ne fussent
qm se recherchent ou se fwent, s·e poursuivent ou se
b~~t.ent, se caressent avec aroour ou se dévorent sans arn_ves, . e est-a-d1re en rnoins.d'un quart d'heure, ¡¡
pille.
a~a1t pns des proportions effrayantes. Les autorit~s ciL'eau, qui est l'éléroent de l'asphyxie et de la mort v~l~s e~ militaires, les directeurs de l'établissement,
est done, ponr des millions d'animaux un élément d; dm?eaient les efforts des tra.vailleurs. Les régiments
vie et de santé.
'
el~ hgne, deux bataillons de cbasseurs, les soldats du aéC'e~t ce mond.e merveilleux qui nous e~t décrit par
n.1e, la gar~e ~ivile, rivalisaient d'ardeur avec les po~A. Fredol avec sc1ence et poésie. L'auteur expose le développement et les métamorphoses des elres leurs ruses p1ers de_s d1str1cts et ceux des compagnies d'assurances,
e~ leur industrie, lenrs combats et leurs ai'nours. 11 in- et, tand1s que les uns cherchaient a sauver une partie
siste sur les produits de la mer, sur l'abondance de ses des tabacs en. magasin, a mettre a l'abri des flammes
une partie ~u mobilier des directeurs et employés habifruits, sur l'utilité de sa culture.
, Cette histoire naturelle de la mer, muvre posthume tant la_ fabrique, les autres, stimulés par leurs officiers,
d un savant dont 1.a trop courte carriere a été consacrée monta1ent sur les toits, pénétraient dans les salles enaux plu~ sé:ie~ses spéculations de la science, est splen-• flammées pour attaquer le dangereux élément dans son
d1dement ed1le. De nombreuses vignettes, intercalées f?yer meme. Malgré . tous les efforts, il a été imposda_ns le texte, et de magnifiques gravures coloriées s1ble de se rendre maitre de !'incendie, et a dix
pe1gnent aux yeux et daos tout leur éclat les plantes de
he~res du matin, moment ou j'ai pu arriver ·jusla mer, des buissons de corail, des touffes d'anémoues
qu
aux abord~ de la_ manufacture et prendre rapidedes vers marips aux couleurs de l'arc-en-ciel ou donnen~
dans toute leur vérité la chasse au poulpe géant pres de ment le eroqms que Je vous envoie, toutes les fenetres
aia_dere, la peche a' la tortue, le combat des morses au de la partie Est vomissaient de tels torrents de flammes
q~e leurs grilles étaient aussi rouges que si elles sorSp1tzberg, cte.
Le Monde de lamer, reuvre d'académicien fiaure dans la1en\d~s fom:n~aux d'une forge; la fa~ade nord, celle
les bibliotheques des savants et sur les tabl;s d°es salons que J a1 dessmee, présentait l'aspect terrifiant d'un
?,n ne saur~it ?onner tout ~ la ~ois un livre édité plu~ volean.
11chement, ecr!t avec plus d esprit et de variété, et préAu milieu de l'ardeur silencieuse déployée par chasentant un mterét plus attachant et plus instruclif.
cun, un sourd murmure annon~ait de loin un accident
GEORGES STENNE,
ou un ~ heur ; _bientót~ en etfet, du sei·n de la fu~ée,
appara1ss. 1t un tr1.ste cortége, soutenant un blessé, portant un 1;1for_tu_ne sans connaissance. Tout a coup, un
L'éditeur Deny1 a publié, cetle année, deux splendides craquemcnt sm1stre se fait entendre et des cris d'effroi
volumes pour etrennes que nous ne saurions trop re no_us remphssent de terreur: une longue colonne de fucommander. C'est d'abord le Panthéon des hommes utiles- mee, d_e ilammes et de cendres annonce que les plapar MM. Hippolyte Lucas et Gustave Chadeuil. Ce su: f~?ds _v,~nnent de s'écrouler, entrainant dans leur chute
pe~be volu~e, illustré de magnifiques gravures sur d m_trep1des soldats du génie que l'ardeur au travail
ac!e~, cont1ent plus de cinquante biographies des célé- ava1t trop longtemps retenus daos ce poste périlleux.
b~1tes .de tous les, pays qui se sont fait un nom comme
Par.un .bonbeur providentiel, le plancher sur lequel
b1enfa1t~urs de 1humanité et comme conquérants de
se
trouva1ent les militaires manquant sous Jeurs pieds
notre b1~n-etre. Ce s~perbe volume, qui ne coute que
12 fr., r1cbe~ent rehe en chagrín, est le plus beau assez lentement, leur avait donué le temps de fuir mais
et le pl 1Js ut1le cadeau qu'on puisse faire a des je1mes aveuglés par la fumée acre des tabacs en feu, trois d'entre
g~n~. - Le second volume est tout a fait un livre de eux tomberent évanouis, et de prompls secours purent
bibliotheque dont la réputation est faite depuis long- seuls les rappeler a la vie.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

400

lNC&amp;NDl.8 DB LA .MANUFACTURE UR TAHAC.S, A MADR1D, -

D'apres un croqui1 de 11. le ,icomte oe Uu. •
1

L'incendie s'était propagé avec une telle rapidité, qu'a
six henres et demie les quatre faces des deux cours du
Nord brtilaient a la fois, et les eiforls des travailleurs
durent tendre a préserver le reste de l'immense para!-

•

-----~"~~-o..c----ÉCHECS,
PROBWE

Nº {8{,

PAR

M. H.

LEDNER,

tristes réllexions sur les pauvres ouvrieres, au nombre
lélogramme qui compose \'ensemble de la manufacture.
de trois roille, qui étaient occupées aux travaux des taDaos l'ane des dépendances, du coté de l'ouest, un
bacs et trouvaient la un moyen assuré de gagner leor
garde civil nommé Francisco Roncéros Sanchcz, occupé
Vt• Loms DE O.u.
asauver une partie du mobilier, voit touta coap la por.te pain quotidien.
d'entrée envahie par les flammes, le plancher miné laisse
.,-----échapper des torrents de ·fumée; en vain il cherche a
R.ÉBUS.
s'ouvrir un passage, i1 ne lui reste d'autre issue que la
fenétre ; i1 s'y élance, mais une grille s'oppose a sonsalut ; il appelle au secours, ses cris sont entendus, mais
t-0us les efforts du dehors sont impuissants a arracher
les barreaux auxquels il se cramponne; a la famée
succedent les flammes; i1 va périr, lorsqu'un lieutenant de son régiment a l'benreuse idée de lui faire
passer le tuyau d'une pompe, a l'aide duque\ il combat
les progres trop rapides de l'élément envahisseur el
donne a ses compagnons le temps d&amp; pratiquer daos le
mur de briques une ouverture par laquelle on pcut enfin
le sauver.
.
Un moment on avait espéré que le feu ne se communiquerait pas aux caves votitées dans lesquelles étaieot
renfermées de grandes quantités de tabac en feuilles,
des caisses pleines de cigares et de paquets fabriqués,
mais 011 reconnut bien vite qu'il n'y avait aucuo moyen
ElllJCATION DU DERNJEll Rtl!US.
de les préserver, et, en moins d'une heure, cts immenses
cryptes dont les soupiraux donnaient auras des cours et
Aimer el luller, ,oila les deux grandes nécessilés dela•
des rues adjacentes, ne présentaient plus qu'une immen&amp;e
~
et rouge fournaise, qui brule encore au moment ouj'écris
SOLUTIONS EXACTES nu PROBLtME Nº i80.
ces lignes.
Café suisse, boulevard de Sébaslopol; D. Thionville,
Malgré tous les bruits qui coureut, on ne sait pasencore a quelle cause attribuer ce funeste accident, favo- Frau, Cercle des Échecs, de Liége ¡ capitaine Charou~
Generes-Sourvillé, Rombaut, Cercle Laborie, de Pe~
risé par la na~ure mcme des matériaux entassés dans la Stiennon,
de Meurs; Ed. de Vaucelle; Cercle de CháJnWlli
manufacture, et qui, saos les secours prompts et effi· J. Planche, A. Besset, de Nimes; G. Naudel, Fischer et
caces qui ont été apportés a l'envi, aurait pu prendre pond ; Cercle de Montreuil sur mer; L. Lefrancq; Cal
Grand-Balcon, a Vincennes; G. K., H. Frau, L.
des proportions incalculables.
Damolle, Café Obozinski. a Maubeuge; Cercle de
On assure que la plus grande part1e des tabacs brulés A.
ville-sur-Sa6ne; Cercle de l'Union, aSaint-Georges-sur-Lailll
appartenait a M. Campo, adjudicataire d'une portion Roustan, A. Melfre.
des fournitures a faire a l'État, et que ces tabacs étaient
assurés, tandis que l'étahlissement de la manufacture ne
AuG. M.ARc, airecteur-gérant.
J'était pas lui-meme, car, pour une raison que nous ne
EDK.
Tnml, rédacteur en chef.
pouvons comprendre, l'État n'a pas un seul monument
public d'assuré.
Ce matio, la manufacture était entourée d'une popuImp. de L' ILLUSTRATIO;--;, A. ~tare,
lation immense, a peine contenue par de nombreux piU, rue de Vel'fleuil.
quets de garde civile, et de tous les groupes sortaient de

----~..

Le

r..:

Les blancs font mat en trois coups,
SOLCTION DU PkOBL~YE Nº

{80,

Noir1.
t.D5cD
ad /ibitum.

B/ancs.
1, De C R

2. C3• 'e R

3. D donne mat,
VARI.U."IE.

2. C 3 R
3. Dame

i.F5cD
2. F pr C
a la case dufou du roi fait mat.
AUTRE VA.RJANTE,

Blancs.
t. De C R
2. D 5 F D

3. C e F O fail mal.

Noirs.
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2. U pr U

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                  <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>Jean-Baptiste-Alexandre Paulin, (1800-1859)</text>
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                <text>Charton, Édouard, (1807-1890)</text>
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                <text>Francia</text>
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                <text>Publicación periódica</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>Fondo Fernando Díaz Ramírez</text>
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                <text>Universidad Autónoma de Nuevo León</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>L'ILL·USTRATION,
lOUDAL URIVIBSEL.

·.:- ,

-==---- &gt;

~~~ .

Direction, Rédaction, Administration :

22e ANNÉE. VOL. l11l

Toute• les communications relatlves au journal, réclamations, demandes
de chan~ements d'adresse , doivent étre adressées franco a
11. AUG. IIIARC, DIRECTEUR-GÉRANT.
Les demandes d'abonnement doivent etre accompagnées
rl'nn manrlat sur París ou sur la poste.

N•

&lt;:......:.,;..&gt;

ti 39.

lamedi ~• DéeemlH'e t

tt••·

L'.,J:niuistrat 011 ue reponJ vas Jes manusmt, et ,.e s"e11~age ¡ama11 á lrs cii,rr.
Vu les traites , la traduclion et la reproduclion

- - - - - - - - - - - -- -······-- -

a l'ctran;er &lt;:onl inlerdites.

DUREAUX : RUE RICHELIEU, 60.

Abonnemenls pour París et les Déparlemenls :
3 mois, 9 ír. ; - 6 mois, 18 ír. ; - unan, 36 ír.; - le numéro, 15.:.
la eollection mensuelle 1 3 ír.; le volume semestriel, t~ fr.
ABONNEIIIENT8 POUR L'ÉTRANGER :
Mémes pnx ; plus les droits de poste , suivant les tariís.
Les abono. partent du I er n• de chaque mois,

- - - -,--- -- - - -·---·---- - -···-- -- - -- - - ~--- - -- -

SOMMAIRE.

nombre
des taner leur
Du.

1e,ue politique de a semaine. - On demande
des Parisieus. - Co~rri•r de Paris. - La rentrée
des troupes pru,siennes de I• campa~ne du
Sl,swig-Holstein. - Fete d'inau~uration des
ebemms de fer vicioaux de St•asbourg á IIArr,
lolsbeim et Wa,selonee. - Cbronique musicale.
- Leo sangliers. - La grande cave, il Berne. Arehéolo,ie comparée (2' article). - Hy,tro- F.1tracteurs de MM. Bulfaud íréres, construct•urs.
- La Révoluti,,n írau~sise, par M. Jules Janin.
- Gazette du palai,. - La Chine.
Gr11111re1 : M. Mocquard. ,énateur, cheí du cabinet
de l'Empereur. - llentrée df l'armée du SlesvigRolst•in a 8,rhn. - Fete rl',n•u~uralion des
ehemios de f r v1c111au1 de ~tl'8shourg a Barr,
Molsheim et Wa1Fclo1,n~ 5 (;!'•avur,•!l,i. - Lf&gt;S sanJlien. - La ~ranrl• r.ave, á Derue. - Archeoio,ie comparée. - Hyrlro-E,t•acleu,sde I IM. llufhud íret't'F, CoOSUUClCUn. c,1ur, d'H rb,u,illt',a
Lyon. - La Révolutiuu rran~,ise, par Jules
Jauin (2 Fravures¡. - La 1.1,iuc 12 ~ravures.• keltu1
1

-rr-'

on.

REVOE POLITIQOE
DE LA SEM,1 INE.

l:nc dépecbe télégraphique de NewYork a apporté l'analyse du mc~sage
adres,é par le président Lincoln au
tongres dont la session vicnt de s'ootrir. Le président donne des explica!s delatil. tions au sujet des bruits répanclus sur
les prétendues démarches paci(i,¡ues
dont il aurait pris l'iuilia1i1·e auprcs
ies États confédérés. Cls démarcltes
ville,t.llil De pouvaient etre faiLtl~, pÜisque entre
,rousseli1 ~ Nord et le Sud toulc co11ciliation cst
Perpigdi
Cbambiti illpossible, le but po1Jrsuivi par le Sud
:her et lit étant la rupture de l'Union, et le Nord,
q¡ Café~ IOcontraire, voulant le maintien comL. Bo
plet, absolu, de la Confédération.
tede ~
s-sur-Loil'i l Lincoln déclare done que ponr le
~d, il n'est qu'un seul rnoyen d'!tLleDtr la paü, c'est de se soumetlre purelleot et simplement a l'autorité fodérale
Quant ala queslion de l'cscla I age, le
~résident Lincoln reproduit et mainn·c,
~ot sans résene le programme que
loo connait déja, 11 prop~se et il re-

--

---

M. MOCQUARD, SÉNATEUR, CHE~' DU CABlN~T DB L'flMPEREUR. - D'apre, uné phot,,¡;.

ª" M. Cremiere,

commande au congres l'adoption d'un
amepdement a la Constitution, ayant
pour objet l'abolition de l'esclavagc
daos tous les Etats de l'Union. Sur la
question relative a la guerre, Ioin de
laisser percer la meme défiance et le
méme décCiuragement que le prér,idclit
Jafferson Davis, il affirme que le gouvernernent de l'Union lrouvera dans
les ressources du pays, qui sont ioépuisables, les moyens de coutinucr la
lutte indéfiniment.
Sur le .Mexique, M. Lincoln dit aus~i
son mot. 11 annonce que le Mexique cst
toujours le théatrc d'une guerre civilc,
et les aernieres nouvelles publiées par
Je Moniteur confirment malheureusement cetle assertion du président; mais
il déclare que, sans ríen changer a ses
relalions avec le Mexique, le cabinet
de Washington conserve aYec le nouveau gouvernement daos ce pays une
attitude de neutralilé.
On sait que, par suite du refus fait
par la reine d'Espagne de consentir a
l'abandon de Saint-Domiogue, lemarécbal Narvaez et ses collegues avaient
donné leur démission. Pl usieurs tentatives avaient été faites pour constituer un nouveau cabinet, mais aucune
n'avait réussi. Tout a coup une dépécbe télégraphique annonce la fin de la
crise ; le cabinet Narvaez tout enlier
reprend possession du pouvoir; mais
cette dépeche ne donne aucune explication. Le marécbal Narvaez a+il
cédé sur le point capital qui élait l'objet du clissentiment du cabinet avec la
reine, sur la résolutiou d'abord arretée
par luí d'abandon ner Saiot-Domingue?
Est-ce au contrai::-e la reine qui est revenue sur son premierrefus et qui s'est
ralliée a la: politique ministérielle?
Constatons le fait en attendant qu'il
nous soit donné de l'expliquer.
S'il faut s'en rapporter a tout ce qui
se dit, l'Espagne traverserait en ce
rnoment quelque cbose de plus qu'une
crise m¡nislériellc. Bien qu'il ne faille
pas ajouter complétement foi aux journaux légilimistes quand ils parlent desaffaires intérieurcs des Monarchies de

�402

, L'ILLUSTRATION,

L'ILLUSTRATION, JOURNAt UNIVERSEL.

.IOURNAL UNIVERS~'.L.

-----

4Q:~

le8q_uels avait plaidé M. Léon Duval, e:-iir_e_n~t-:d~on_ a_u- - -- - - - - - - - -- - - ~--:..::_
lointain aux regards effarés des vaincus de la vie Q .
M- Lissagaray a pensé que la causerie étant désormais sp1r tu 1
'f
Th_éátres aux Variétés, que les clowns anglais soot les
branche cadelte, nous croyons devoir menlionner les \ En dehors de ses fonctioos, il était l'homme du monde en douLe1 N'est-ce pas le sort, non-seulement de Panº'
. , e arncat. " . Léon Duval a pensé qu'une si pré-- ¡
N1
ce qu'on v!en.t de voir, º? ne saurait lui donner tro; •CJCose
rehque devait ctre le trésorde la France et non '.eres 'e son,,qui ontfait courir lotlt Paris, que le ballet
ioformations qu'uo correspoodanl adresse a l'Ur1io11 et ¡,ar excellence, doux, affable, aimable, ,ouriant il. tous, mais des autres grandes eapitalei, de recueillir les ép::
d'écho, et i1 vier.t de pubher le premier ouméro du Bul- cehn d'un particulier, et mardi dernier le crear' de Vol- d cn:ants ~ debulé devant le public de la capital,, que
qui montreut l'Espagne, et surlout l'armée, envahies mCme aux adversaires. - ll avait ce qui est si rare en ves de tous.les nauírages 1 N'est-ce pas sur ces gre,e,
letín rlei Entretien_s et Lectures: une revue qui chaque di- t
élé d. ,
le r_o_le prmc1pal esl tenu par une actrice des Bouffespar les sociélés secretes. L'Union s'attend a voir bieatlit France daos le monde des fonctionnaire, el de l'admi- immenses que viennent s'échouer toutes les ambitions
epose
a
la
Bihliothcque
impériale.
111anche, reprod_u1ra les plus intéressantes canseries de la aire
Celas esi,ra11 saos broiL et saos pompe; µas de déµu- pans1ens, et qu_e l'auteur de la revue esl !l. Guénée, rééclater quelque pronunciamiento mililaire.
\ nislration, il avait le liant, qnalité précieuse, - c·est le el tons les reves 1 Mais Londres ne com¡,te pas moins
rue Cadet, et t1eodra le public au courant do mouve- taüon de _I Académ1e' pas de discours, pas meme la g1sscur du Pal_a,s-Royal; mais, a cela pres, la piece esl
On sail, du reste, que l'Anglelerre a reconou comme miel donl parlait llenri IV; - malheureusemcnt, pres- d'ambitieux, d'aventuriers, de naufragés, de hohémes
ment de la causerie en france.
·
momdre p1ece de ve~' rien qui puisse scandaliser le toute_rouenna1se. Done, soyons sur le qui-,·ive et poussons
belligérants les Dominicains; l~s journaux de Loudrés que tous nos hauts ronctionnaires n'ont que le vinaigre. de fmits secs que Paris, et cependant Londres a tous l~ ·
M. Lissagaray a pris la parole, i1 y a quelques jours,
Monde, l'Union, la Gautte de France et le Correspondant. ~\::s~our oous tenir en éveil: Parisiens, prenons garde
o'ont point encore annoncé celle nouvelle, mais ils trai- - M. Mocquard était né a llordeaux eo li9I.
droils municipaux des aulres c,Lés d'Angl~lerre. Allei,our causer_ sur le programme des soirées de la rue
1
donc ,Jire a un Londonnien que Londres élant un gou[11 faut avouer que l'incrédulilé fete assez pauvrement
tent forl légerement les litres de l'Espagne sor la petite
EoMONO TE:&lt;.IER.
C,ade_t, et le Bul/,~in, qui sténographiait tandis que
Qu'opposer_on, nous a 11 provinee? JI y a a Londres,en ·
fre, un abime, un oc~ao, etc., il n'a plus, lui, l'bomme
)l. L1!-!-agaraycausa1t, m'apprend que la critique contem- ses samts.
républiqoe de Saint-Domingue. Celle allitude de l'Ande la Cité, le droit de oommer son lord-maire et ses alparaine ¡iarlée a sa plaee dans ce programme. Voila ,. C'e'.t peut-etre qu'a cerlains incrédules d'aujourd'bui, ce momenl•c1, une jeune Américaine qui parle toutes
gleterre doit douner beaucoup a ré0échir aux journaux
ON DEMANllE DES PAR!SIENS.
les_ langues du monde, y compris l'héLreu, qui est mudermen, et il vous rira au nez, s·il ne. vous envoie tout
nnr no~"~auté... pr~sque une nouveaoté, voulais- je 1,ncreduhlé de Voltaire parail bien timide.
de Madrid. La Epoca, nolamment, lrou,ve que la situalioo
s1c1enne
de premier ordre, qui est 11orte commeLamardroit
a
Bedlam.
Est-&lt;:e
la
faule
des
Parisiens
si
la
popudire, ~ar Je 111~ souv1ens qu'un homme de beaucoup . Uu jour, on cilail Vollaire devant nn membre de l'lnsde l'Espagne, dans celte affaire, devient tres-délicate.
Espérons que le chef uu cabinet restauré lrouvera quel11 íaut bien avouer qu~ jamais discours n'a obtenu, lation nomade y est plus nombreuse qu'a'Versailles ou ¡
tine,
Vir.tor
Hugo et Musset réuuis; qui fait des armes,
l1lut
qm
ne
croya1t
pas
ep
Dieu.
fespr1t tenta, ti y a deux ou trois an~, de causer sur le
que moye n honorable de tirer son pays d'embarras.
je oc d1s p1S plus de succés, mais plus de notoriélé. On !lelun1
monte
a
cheval,
danse et joue la tragédie a donner
~h
!
je
vous
en
prie,
répondit-il,
ne
me.parlez
pas
5alon, et causa si spirituellement qu'on lui ferma poliCord Palmerston vicnt de présider le banquet de l'as- ne parle que de ce discours. OiJ ~u'on ,oit, - au club,
enm
a!!.
Ponsard
d'ecrire un pendan! aLucréce on ne dit
- Mais, interrompit quelqu'un, vous savez bien qn'il
des
momer1es
de
ce
cagot
de
Vollaire,
menL la bouche.
sociafion agricole de Romsey. 11 a profilé de la circons- dans la roe, a la Bourse, au lhéalre, il ne saurait etre o'y a plus de Parisiens.
Je connais des gens a qui cette boutade semblerait la pas _qu'elle_sache l~s malhématiq•es, la phJsiqu~ et la mé·
Espérons que la crilique contemporaiue parlée aura
t:ince pour porter un toast a la presse britanniquc, sou- question d'autre chose. AÍlez dans un salon, - le 1iredccme, qu elle marche sur la tele, qu'elle rende des points
- Et les innombrables maisons alignées de cbaque
de mrilleures destinées daos la salle do Grand-Orient. plus naturelle &lt;lu monde.
tien de la liberté civile etreligieuse, digne de l'admiration mier ven u de la rive droite ou de la rive gauche; si coté des rues et des boulevards, croyez-vous done qu'elles
A pr~pos do procés que je rappelais tout a l'heure, on a Léot~rd au lrapeze et a lllondin sur la corde raide,
Xe sera- cepas charmant et piquant d'entendre ju•er
dn monde enlier par son indépendance, par la noblesse vous essayez de g\is:;er un mot, un seul, sur la derniere apparlienneot a des lroquois1 EL ces terrains sur les11comédie de M. Augier, de M. Ponsard de M. Du;a, raconta1tque crem· de Voltaire avait passé, cbez M. de ma1s c est extrcmemenl probable. Elle e,t belle par-dessus
et l'é\évation des príncipes qtli la dirigent. Un ministre mode, le bonbon nouveau, le dernier scandale, le livre quels se dresse Paris, et qui représentent des milliard~
Hls, de !l. Barriere ou de M. Sardou, qu'~n aura vu re- V1llelte.' par d étranges vicissitudes. Le marquis avait le marché, comme nn ange et un démon toutensemble et
qui boit il la liberté de la presse, avouez que cela ne se en renom, la picce en vogue, - halle-la! on vous arre le. sont-ils la µrop¡iété des oomades de M. le préret? Et ces
présenter la veille, ou le dernier livre de M. de Lamar- en m_at,ere de religion, des opinions tres-bésitantes : u~ sa _ver\u esl plus _saoYage que la cliute do Niagara. Élle
voit qu'en Angleterre.
-11 ne s'agit plus, vous dil-on, de ces cboses rrivoles ... uégociants, ces manufacturiers, ces détaillants, ces hour-lloe, de M. Víctor fü1go ou de M. !lichelet, dont onaura ¡onr 11 éLait s,ceptique it outrance' le lendemain la foi a e'.é autrrfois a1de de camp d"un général de l'armée
Naturellement, daos cette réunion a•ricole, lord Pal• !lais d'abord eles-vous ParisienY Nous sommes a la re- geois, et méme ces ouvriers logés daos les faubourgs,
lu le matm _le dermer chapitre, surtout si Je juge s'ap- 1~ plus v1,·e l emhrasait, Je surlendemain il se rejetait féderale ou de J'armée confédérée, je ne sais pas-au
merslon a beaucou¡, parié d'agricullurc el un peo de cherche d"un Parisien; il oous faut, coule que coute, quj vivenL honnclement du labeur de la journée, pcnpelle !l.' Sa_rnte-Beuve, !l. Théophile Gaulier, ll. Paul v~olcmme~1t _dans l'incrédulité' et ces seutiments si dií- Juste, et pour le moment, elle émerveille les Anglais en
politique. La charrue avanL l'épée, mais a la con.Jition no Parisien. N.ous sommes d'auLanL plus désireux de s~z-vous qu'ils funt égalemeot partie de la foule des
de Samt-Victor, !l. Édouard .Fournier, M. Sarcey 00 ferents fa1sa1ent au cmur de Voltaire na sort différent remphssant, _daos une piece intitulée Mazeppa, le role
pourtani que l'épée ne sera pas trop loin de la charrue. voir, de coulempler ce phénoméne extraordinaire, que aventuriers et des lénébrcux? Qu'est-ce done, s'il vow.
a_uss1. M. de V1llette était-il daos un acces de scepti- do Jeune hcros emporté a travers les bois et les plail. Jouvin 1
" L' Angleterre, a-t-il dit, est heureusement en paix avec ll. le ha ron llaussmann, qui doit s'y conuaitre, affirme plail, que celte bourgeoisie de Paris, qui a sou hisloire
c1sme, i_l en~ou~ai~ de soins et de respects ce cre1Jr véné~ ncs sur un cbeval nu. Voir pour le costume du personLa roe Cadet promet un accueil cordial aux voya-- rabie' 11 Ju, fa,sa1t un sanr.tuaire daos l'endroit le plus ,nage la gravure qu'oo trouve dans toutes les cbambres
toutes les puissances; mais cette paix ne sera que plus que ce curieu.x animal a, pour ainsi dire, cessé d'exister. a part, et qui méme, sous la mona.rchie absolne, avait
ge_nrs qui voudront bien raconter leurs voyages au pu- honorable de son appartement, il lui rendait un culte d'hótel garni.
[acilement maintenue, taol que nous donnerons 1~ spec- Si, par hasard, vous éles i'animal en queslion, votre for- ses franchises et ses droits qu'elle exer~ait libremenl!
J,hc_- La roe de la Paix n'entend pas ctre moios hospi- ~1cu~; r~devenait-il enfant soumis de l'Église, aussitOt
tacle de notre armée, de notre marine, de notre mil ice, tune est raite. Naos nous emparons de vous, nou.s vous Quoi! sous l'empire du suffrage uniYersel, Paris serait
On assu~e que M. Marc Fouroier est alié engager une
1ahere
que la roe Cadet: elle annonce une série de lec- ,1 élo1gna1t avec horreur ce creur détestable, il ne voulait per~onne si bien douée : voila déj:l une bon ne affaire.
de nos volontaires, toujours prel:! a déíendr, les iotérets, mettons en cage et nous vous montrons pour deux ,ous. r~duit aregrelter l'ancien régime ! les Parisiens ne ro,.
. wres sur la llirmanie par un homme qui y a séjourné pl_us le vo,r, 11 le reléguail, dil-oo' jusque dans legrel'honneur et 1• dignité du p1ys, contre quiconque auraiL • Spectacle extraordinaire ! Un Parisien ! race éteiote meraient plus qu'un peuple d'ilotes au milieu desdépu¡iendant deux aooées.
Mais je ne me consolerai jamais qu'on ne n~us fasse
l'idée d'y porter atLeinLe. • EL maintenant, parlons done comme le carlin '!! 11 n'y a pasa douLer que les t,800,000 temeots émancipés ! 11 ne leur resterait plus qu'un senl
met' po•1r le tirer' tout repentant, de l'exil"quand la
Peut-etre vous souvient-il qu'il y a un an l'll/us- pénode dévote était passée.
de congrés et de désarmement de ce coté du détroit.
habitants de Paris, qui ne sont pas des1 Parisiens, vou- priv1légc: le privilége de payer un budget colossal, pas la galanterie du danseur a une seule jambe, qui
~ion. entr~tenait ~es lecte~rs des sourfrances et des
Nous ~ommes encere forcés de revenir aujourd'hui sur dront voir, - depuis le premier jusqu au deroicr, - ce un budget, qui dépasse celui des royaumes secondairei
Oan_s son nouvel asile, 1~ crear de Voltaire, si agité de pa:t~ge avec la jeuoe Américaine les fa,·eurs de nos
di&lt;ept109s d une pelite colo•ie fran~aise qm étail partie s,m v1vant' _gollt~~~ saos doute eníln le repos que la v01sms. Un daoseu~ ~ une jambe! 11 ne restait qu'une
les iuiquités, le despolisme, les bouleversements dunt le íossile, ce mastodonte, ce ptérodactyle qui avail le droit de I' Allemagíle !
pour la Biru1anie pleine d'ardeur et d'espérances.
Le discours de M. le baron llaussman est trés-éloquen~
Sleswig-HolsLein est le théil.tre depuis que ses libéra- de concourir a l'élection, d'un conseil municipal droiL
ressource a la provmce, c'était de se procurer un danmort méme, Jusqu iCJ, ne lui avait pas donné.
Le ch~f de 1:expéd1tion étail M. Thomas Anquetil, neteur, le tienneot sous lenr prolect,on. On ne permet complétement supprimé depuis que, par suite d'une suc- ma.is la tbéorie qu'il soutieut a l'inconvéníent de u'étrt
seor saos jambes, et elle courait risque de le chercher
'!º del l11stor1en et d'Anqurtil Duperroo l'oricntalisle
plus méme aux populations con~uises de regretler le cession de révolutions démocratiques, le Ool toujours mon- pas sérieuse. Comment admettre qu'un gouYernement
Une assemblée des lsraélites de Paris a voté l'érection lon?temps,. ce _qui nous aurait toujours donné quelque
petit-fils d'Anquetil de Briancourl, consul général chef d~ d~ux synagogues : l'une au Marais, l'autre rue de· la rép,Ue sa1s bien qu'on annonce un poete .allemand qui
gouvirnement danois et l'ad01inistr~tion danoise. Daos LanL des populations hétérogenes acomplétementrnbmer- qui repose sur le su[rage universel, qui !'exalte atol1I
1
de ,I• nat,o~ [ran~aise daos l'lnde, un des fond~teurs '1cto1~e.
propos, puisse songer a supprimer l'élection 1
le Sleswig du nord, ootamment, un corps spécial de gé l'aurocthonie parisieone. Ceci a toé cela, et voila 1
Cent ans plus tót' un pareil événement anrait a ~crit _une tragédie intitulée l'l11ade ~nie, qu'il déclame,
- Amen! dit un auditeur, et puissions-nous revenir
el I agenl genéral de la compagnie des lndes fran~aises. remph le creur de Voltaire de deux émolions bien &lt;liffé- qu 11 m,m~ et~_u'il joue a lui tout seul; c'est bien quelque
gendarmerie est ehargé de sévir, saos le moindre mé11 existe encore une cerLaine liberté daos les salons;
. Revenu de la 8Jrma01e avec les nolions les plus pré- rentes: ,1 s'en serait réjoui pour l'amour de la tolérance chose, .mais o importe, Je regrettera1 toujoors Je danseur
nagement, conlre toule manifestation de ce genre. elle va' meme quelqueíois jusqu·au barbarisme, - té- le plus 101 possible a ce graud príncipe des peuples maaeu~~
sur ce cur1eux pays rnventeur d'un procédé pour il, s'en serait _afiligé po_ur l'amour de la philosopbie. 1Í it une ¡alllbe . .
Quant a la question allemaode propremenL dile, le parli moin ce mol auloctbouie, qui n'est admis par aucuo jcurs : que les dépenses doiveot etr~ voléeset conWléel
le
de,1dage
do ver a soie tussor, qui donne des cocoos n Y a pas de ¡01e parfa1te en ce monde.
L'lliade ~nie me rappclle un joli mot d'uo président
féodal redouble d'efforts en Prusse el anssi en Autriche. d1ctionnaire . On s'empare du discours de M. le pré[etde par ceux qui les supportent.
Et
c'est
ainsi
que
la
politique
s'est
faufilée
daos
les
~nl
la
grosseur
égale presque celle d'un reo[ de poule
Le cabineL de Saint-Pétersbourg serail, dit-on, disposé la Seine, el on le disseque bel et bien, - non le préfet,
plem d'humour
cest M. Thomas Anquetil qui nous parlera de l'histoir;
On appelait devaot lui une ailaire de séparation de
a favoriser les teodances envahissanLes de la poliLique mais le discours. - !loi, dit un homme u'un cerlain salons a la suite du discours de M. le baron llaussmann!
'Si passionnés que nous soyons pourles causeries, nous
Dllorel!e, de l'bistoire polilique, de l'art m0IJomental n a_voos pas encore renoncé a la musique. Les premiers corps : Ménélas était le nom des époux.
EDMOND
TEXU:R.
prussienoe, parce q1i'il comple lui-méme élre secoodé a.ge, je ne suis pas d'humeur chagrine, et j'avoue qu~
do com?1erce et de !'industrie, et en fin de )'avenir de I; fro,ds ont fa1téclore la premiere opérelte . elle s'appelle
" Ménélas contre Ménélas ! • criait l'huissier.
par la Prusrn daos la q11eslion polonaise.
les grands travaux qui ont saccagé le vieux Paris ne
B1nna01e.
11
melera
a
ces
intéressants
sujets
le
réeit
de
Stella,
_un
litre
poétique
el
charmanL.
'M.
Montini
a
.
,1 Comment, cette affaire-la n'est pas encore finie ! •
Or, l'AoLriche se rapprochauL de plus en plus intime- m'ont pas Lrouvé indifférenl. 11 est quelquefois bon que
!!S cbasses al'embouchure de l'lraouadi; or je vous laisse
é?nt
le
l~brello,
et
M. O'Kelly la parliLion; une parlition d1l le_ spirituel magistral avec le plus grand sérieux. .
menl de la Prusse, il semble bien que les Prussiens du les villes changenL de peau. C'est nn avaotage qu'elles
COllBBIEB DI! PA.818,
apenser _qucl gibier on chasse daos ce pays-la. Pour d ~o gout ac~ievé, d'une grace et d'une fraieheur ex!101, Je croyais l'Jliadt fioie, comme l'aflaire Ménélas.
nord s'acheminent vers la triple alliance que l'on 1le- ont sur l'espeee humaine. O'ailleurs, en dépit des arlisIOD prem1er entretien, qui aura hcu dP.main dimanche
quises, chaotee a ravir par 11m• Peude[er, par M. Ar- 11 paralt que je me trompais.
mandait si fort, il y a peu de temps encore, a Vienne et Les, des écrivains et autres gens mal balis, noLre pays Ce que causer veut dire en 186i. - Le Bulletin des Entrttiens et Lectures. - f..e programme de la rue Cadet. l. Anquetil nous promet uue chasse au tigre ... Un joli chamhau et par M. M... Un auditoire qµi avait le
aPSaint-Pétersbourg.
est passionné pour l'alignemenl. La roe de Rivoli avait
X. FEYRNET.
Le feuilleton parlé. - La Birmanie a la rue de la PaiL
dlbut,
n
'est-ce
pas?
dr01t
d'elre
diffi'.ile,
car
les
musiciens
de
talenl
y
élaient
Le ministre de l'inLérieur d'ltalie ,ienl d'adresser eu tant de sucées sous les Bourboos el sous Louis-Phi- Qu'est devenue la propriété litléraire? - Le creur lit
nombreux, a_ tres-br1llamment feté, daos le salon de
nne circulaire a toas les préíets do roya11me. Tout en lippe, qu'on a pu la reproduire a peo pres partouta la ssVolta1re 3. la Bil,liothéque. - Vicissitudes de ce CIIII'
Ne vous ap~rr.~vez••VOUS pas, au milieu de ce grdnd
dt!i le marquis de Vtllette. - Les Jeux ·synagognes. 11 · Aug. Wolff, cetle sourianle et louchante Stella qui
constatantque la derniere insurrection tenLée dans la Vé- tisfaolion générale. Toas les nou&lt;'eaux boulevards ne soot
LA RENTRIE DES TROUPES PRUSSIENNES.
aouvcmenL sc1enl1fique el lilléraire qui don ne la fievre
La premiCre opérette de l hiYer. - La revue en province.
pourrait bien elre pour !l. O'Kelly la premiere éloiie du
nétie a été complétemenl réprimée, le ministre &lt;le l'inté- que des rues de Rivoli revues et augmenLéeS. ll me sem- La grande Américaine. - Le d!mseur a une jambe, ~ Par1siens et qui déja commence a gagner la France,
succes.
rieur, en s'appuyant s•1r les rapports qni lui sout parve- blait bien qu'on allait un peo vile daos la démolition et
DE LA CAMl'AGtirE DU SLESWJ~ -IIOLSTElN ,
- L'Jtiade finie.
'1&lt;1 Y a bien longlemps qu'on n'a parlé de la propriété
nos, croit savoir que le parli d"acLion songerait a faire la conslruction; mais, plus ou ira vite, pensai-je, plus tliL
lillira1re !_ Depois tanllil deux ans, elle était de•anL le
Mercredi, 7 décembre, a eu lieu la rentrée wlrnnelle
Décidémeol, la proYioce se donne des airs d'indépeoune oouvelle levée de boucliers au prinlemps procbain. on aura fini. Un conseil municipal n'aurait pcut-etre
Done, causo ns, puisque causer est le grand plaisir ella
DJll~1l d_'Etat, cette pauvre propriété, cxamioée, interde
l'armée prussienne dans la. capitale, apres une camLe gouveroemenl iLalien s'opposera a toute folle enLre- p11s permis l'éventrement de lant de quartiers, le sac de grande affaire de Paris en ce moméot-ci, puisqu'ca
rogee, d1scutée, approuvée par les un,, attaquée par les da?ce tout ~ fail alarrnants; on lui alantdil qu'il fallail
p~gne
de pre~ d'u'.1e année, et un résultat 'qui cst Joiu
qu
elle
se_
decentrahsdt
et
,ecouat
le
joug,
qu'elle
a
pris
prise, et il [era bien, mais nous croyons que le parti de tant de maisons; il aurait certainement procédé avec cause rue de la Paix, puisqu'on cause rue Ca.del, puisllllres. Cependant le llot des brochures s'était tari les
d
e_tre
proporlionne
aux sacrifices d'une pareille expéses
~onse~l.leurs
au
mot
et
que
la
voila
en
pleine
insurl'actiona Lrop d'iulelligeuce et de patrioLisme pour ue pas plu, de lenteur dans le renou•ellement de la toileLte qu'on cause a la Sorbonne.
~lk:3ts, pour et contre, qui avaient plaidé avec 'tant
d~t1on.
s_,
les
tro~p~s
fu~sent rentrées il y a six mois, on
rect,on.
si
cela
conlinue,
elle
est
capable
de
se
meltre
cumprendrequ'ildoit atlendre et se réserver ponr l'avenir. de Paris; mais, puisque la cbose est presque faite, le mal
Soit diL en passant, ne vous avisez pas d'ouvrir Jediollldeur daos les salons et ailleurs se taisaient audans l'idé? d'opprimer Paris a son tour, de nous traitcr lt.s. aura1t accuc11\1es avec un ,,éritable enthousiasme
A. l'iotérieur, rien de nouveau. On parle de décrets o'est pasgraud. L'reuvre termiuéc, nous rentrero'ns en Líonnaire au mol eaiiser, vous y trouveriez, j'en ai peor,
lears ~t éJiteurs, a bouL d arguments: n'écrivaien: plus
plus cavaherernent encore que M. le préfet de la Seine Mais la diplomalie ne leur ayant pas permis•de quitte;
devant bientót parai\re, et qui súpprimeraient le mono- possession du droitqu'a chaque conlribuable de contróler une défiuition qui ne s'accorderait guere avec ce q•
lle hgne el ne souíllaient plus mot; on altendait en siet de nous réduire loas au rang d'iloles.
' plus ~0t le champ de bataille, elles onl du faire lem·
pole de l'irnprimeric et de la librairie, comme a été sup- les dépenses, et nous aurons en fin le mcme privilége q11e nous appelons causer depuis deux ou trois ans.
111,ce la décisioo de la grave assemhlée : or, cette décircn!rre en pleine paíx et en plein refroidissemcDL. En
E)le
o'a
point
encore
rompu
politiquement
et
adminisprimé le monopole de la boucherie et de la boulange¡ie. nos conírcres les bourgéois d'Orléans et de Pontoise.
Causer, a présent, signifie 'monter snr une estrlÜt 1111, elle est conoue a présent, et je o'aurais pas mans'asseoir daos un rauteuil en face d'uoe table cou•erll llé de vous en informer, n'étaient deux lignes in- trall\'ement avec la métropole, elle ne s'esl pas fédéralisée dép1t de ces circonstances défarnrables les choses se
A déíaut do Panthéon qui n'exisle plus, la place do Voila ce queje me disais.
elle n'a pas ses armées, ses généraux, ses ministres et u~ sont passées forL coovenablernent. Seul;meot au li
crenr de VolLaire, oilert ~ M. le ministre de l'inslructiol).
- Et vous vous trompiez, inter~mpit une jeune d.'un tapis vert, et, ala lumiere de deux bougies, hre,,..
l!rées. l'aotre JOUr
.
au Mo11ileur, qui me rappellent amoi
d' une arm é.e en tenue de campagnc, brunie et' déchiréc
eu
publique par les hériliers du marquis de Villette, n'était- femme qui avail écouLé avec la plus vive atteotioo. Or- citer, rarement improYiser, devant cent, deux cent-=~ cill: llllme a· tous que le compte-rendu de ce qm se passe b_udgeL :. mais elle joue des revues-freries qui sonl aelle,
nen qua.elle, comme les Pommes de ten·e ma/ades et le par la ~ata,lle, cou,erte des glurieu, haillons de la vic- elle pas a l"Académie [ran~aise1 llais l'Académie n'a pas léans est une commune, Poutoise est une commune; cents persono es, un discours sur un sujet arfiché daos
::: les séances ~•1 cooseil d'État est interdit. Me voilil.
Bant
d'h,ultres ~laienl an Palais-Royal, Ohe! les Petits to1r~, e est une troupe rcposée, fraiche et pimpante, qui
jugé a propos de réclamer ce dépót. Le gouvernement a ma1s, si je dois m'en rapporter au discours de M. Hauss- Paris depuis buit jours, ea s'interrompant de tempf
contramt, bien malgré moi, d'c\Lre discret et dé
agn.eattx.
~m ,ar1étés, comme Zut au berger! est aux a defilé en parade par la porte monumeolale de Brandonc décidé que le don des héritiers de Villelte serait mann, Paris sera tout ce que vous voudrez, exccpté cela. temps pour boire de J'eau sucrée.
len tenir a.• ma. bonne mtenuon,
·
·
'
en vous priant
de
Tol,es-Mang11y.
Vous comprenet qu'apres cela (out est debour~- et _le long &lt;le la splendide ,roe des Tilleuls.
porté a la Bibliolhi\que lmpériale, oiJ il figurera desor- C'esl un goulfre, un abime, un o&lt;:éan, un égoul, uu préciEt qu'un au1re que le causear a l'estrade n'ai!le
•en
savoir.gré.
poss1ble.
C'esl
le
Tbcillre-des-Al'ls , de Ruuen , Gui· le pre- Auss1, 1,llus'.on do danger el de l'héroisme étant depui,
.
mais a coté de la grande mappe-monde, parmi les curio- piee, un marais; or,je n'aijamais entendudire qu'un ma- s·aviser de causer a son tour, on crierail a l'iocoD
1111er
~
eu
cctte
incroyable
audace. La premiere repré- longlemps evaµorée, le public o'applaudissaiL-il que
Oú
es!'
le.
corps
de
Voltaire1
JI
me
semble
que
la
sités que les élrangera et les provinciaux viennent ,isiter. rais, un précipice, un égout, un océan, un ahime, un gouf- nance, et l'on meura1t l'indiscret a la ¡iorte; s, le
Nous donoons a la premiere page du numéro de ce [re, ·ou tout autre Lrope de ce calibre, íut une commune. lui en d1L, i1 eausera le lendemaio saos que pe
~olem1que qui _a fait couler t_ant d'encre réeem- scntat1on est tout bonncment une date révolulionnaire colllme on applaud1t il. un heau spectacle. Toutes les fe-. na pas complelem,-nt écla1re la qncstion. Au nn rn aoiil déparlemental. Et remarqucz bien qu'il n~ ~et'.es, tous les loits, toas les tilleuls de la rue regorjour, le ~ortrait de M. Mocquard, che[ do eabinet ,ie
- JI est vrai, reprit l'interlocuteur, que M. le préíet ail le ·dr~it de mettre un mol daos sa cau~er1e, car,
,,;:.s n'a-t-oo jamais ignoré_ oú était _le creur de ce ma_nque r1en a cette revue de Rouen: cinq acles, ,ingt- ºc~1ent de monde. Les corporations des métiers forl'Em~ereur, et qui esl mort il y a peu dejours.-M. Moc• de la Seine a, daos un tablean tres-largement peint, sa nouvelle accepliou, le mol f! causer )) veut dire, a
d homme. Un legs en avait transmis la propriété tro1s tableaux, une footaine en diamante; au second acle ma1enl la haie de la porte de llrandebourg jus1u'a. la
quard avait toujours été honoré de l',mitié de l'Empereur représenté Paris comme le reíuge des chercheurs de la Lout : « Parler seul devant un nombre indetermin•
11
. lll~quis de Villette, et il y a quelque temps, a la un l1allet rl'enfants et des. clowns angl:,is. Je sais bie~ slatue du grand Frédéric. Les mnsiques militaires faiet il avait tout fait pour la mériter. Tres-actií, i1 expédiait pierre philosopbale, des coureurs d'aventures, des pour- personnes. • Que les auteurs de dictionnaires en P
d un proces célebre, les héritiers du marqm"l, pour qnr la fontainc de diamante; e~I cclle ,te la Liberte de~ sa1ent cntendre lelJl's pas rcd11•1hlés les plus helliqnem.
les affaires dont il était chargé avec une sitreté ex- suivaots de la fortune, des déclassés de toas les départe- ration ne l'oublient pas.
tr.anrdinaire.
' ments el de tous les pays. Paris est l'étoile qui luil dans le
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L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATlON, JOllRNAL UNIVERSEL.

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WASSELONNI!. - te maire présenle au préfet le service olfert oar les souscripteurs.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

400

' L'ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

beaucoup trop vite la priere : Des cieu/e oti tu résides
Aussi les habitants de Wasselonne l'ont bien compris, dont il détruit par ce mouvement guilleret l'onction et 1'
Toutes les ba'ionnettes étaient ornécs de couronnes, en inscrivant sur l'arc de triomphe construit a l'entrée
.
d
a
toutes les poltrines de médailles. Des ma'ts couverts de de la place principale de la ville, ces mots : t&lt; M. Migne- ma.1estueuse gran eur.
- Je ne sais, me di~ait un jour un dilettante peu mubanderolles et de drapeaux flottaient au vent; la plupart ret, création; M. Coumes, exécution. »
sicien, pourquoi ce U,l\rceau ne fait plus sur mon Ame
des maisons étaient pavoisées de g11irlandes, de conOécrire tous les détai\s de la fete, dépeindre le bon- la meme irnpression qu':iutrefois.
ronncs, de drapeaux ou de tapis. En un mot, la mise en heur général, raconter cecharmant voyage et les inci- ·
- C'est que les temps sont changés, lui répondis-je
scene ét:üt-telle qu'on pouvait la désirer. Ajoutez a cela dents officiels; rendre compte ·des discours, d'autres -Comment! que voulez-vous-dire av.ec vos temps? .... J~
un temps superbe et un air ticde. Et, cependant, \'en- l'ont déja fait. Qu'il nous suffise de signaler surtout
veux dire les temps de la mesure.
tbonsiasme n'était guere P,lus chaud. A part quelqnes . combien cette ínauguration se.diflérenciait des cérémoM. Naudin a fait ses adieux, le i7 décembre, au pufemmes élégantes que la vue de¡: uniformes électrisait nies ordinaires, ou t0ot est prévu, calculé d'avance,
blic du Théatre-Italien, dans la Traviata. Le voila, juset qui agitaient au'&lt; fenet~s leurs mouchoirs de den- soumis a une sorte de réglementation, meme en matiere qu'a nouvel ordre, a l'Opéra, tout entier aux répétitions
telles, la foule ne paraissait point emportée par un élan d'enthousiasme. Rien de tout cela dans la journée du
de l'Africaine. Plus on étudie cet ouvrage, et plus on v
généra\. On sentait qne la fete arrivait trop tard !
25 septembre : une joie na'íve, expansive sur tous les décou vre-de beautés. ll sera pret, dit-on, vers la fin d~
Sur la place de Paris, entre la porte de Brandebourg visages; dans tous les creurs, de la reconnaissance pour
févrjer ou du commencement de mars. Si Meyerheer
et les '.l'illeuls, le corps municipal atteudait, _sur une les travaux passés, de confiantes espérances pour la était encore vivant, \'affaire, assurément, n'aurait pa~
estrade pavoisée de drapeaux, le passage de l'armée. Le
prospérité a venir.
marché si vite.
Roi, suivi de la Reine et des Princesses, ouvrit la
Nous vi mes"Molsheim et s011 hótel de ville, d'une re·
Je retourne au Théatre-Italien, ou M. Brignoli a íait
marche. Puis vint \'ar·mée, ayant a sa tete le prince marquable architecture, orné d'un escalier que jalou- son seconrl. début daos Don Pa~qiiale, et le troisieme
Frédéric-Charles de Prnsse, en costume de hussard. Le sent les anliquaires. Nous traversames le Kronthal dans Linda di Chamounioo. Chaque épreuve a confirmé
bourgu!)mestre Seydel \ui adressa ,une allocution daos (vallée de la Couronne), dont les carrieres ont fouroi, et accru son succe~, ·_ malgré la ressemblance de sa
laquelle il félicitait le prince de ses victoires, en lui rap- en grande partie, les pierres employées a la construc- voix avec celle de Mario. - Cette ressemblancc, apres ·
pelant le mot du roí Frédéric-Guillaume lll : t&lt; Ce que tion de la calhédrale de Strasbourg, pour nous arreter tout, est plus apparente que réelle. Si les deux virluoses
la Pmsse a su conquénr doit étre une conqwite pour l' Al- quelque temps dans Wasselonne; la, MM. Migneret et étaient la, l'un a coté de l'autre, on apercevrait bien vite
Coumes re~urent, au milieu des acclamations les plus
lemagne. )&gt;
ditférences.
Le prince remercia au nom de \'armée, sans répondre chaleureuses, les rnuvenirs (deux magnifiques services lesC'est
Mil• Patti qui joue le role de Linda. Elle y met
a11x allusions politiques du bourguemestre. Ce qu'il y a a thé en argent ciselé) que leur avait préparés la recon- tonte sa spontanéité, toute son originalité, toute sa grace,
de singulier, en effet, dans la situation actuelle, c'est naissance publique, au ·moyen d'une souscription a et, clans le bel air qui termine le second acle : Nó, IIOII
que le gouvernemenL et la nation se trouvent en plein laquelle petits et grands avaient voulu prendre part.
ever, mentirono, tradil'mi tu non puoi, elle déploie un
malentendu. Le gouvernement prend pour un retour
Puis, nous saluames la ville de Rosheim et ses belles tres-grand talent d'expressiou dramatique. Je ne crois
monarchique \'enthousiasme produit dans la nation par églises, la vi lle d'Obernai, située au pied de la célebre pas c¡ue ce morceau .i.it jamais été mieux rendu, meme
la derniere guerre. Celle-ci, a son tour, parait croire mont.agne de Sainte-Odile. Vers le soir en fin, Barr, la, par Mm• Persiani, qui nous l'a fait connaltre en 1842.
que le gouvernement a fait une concession aux ten- cité industri{\use, nous apparut, entourée de ses vigncs Elle y exprime la doÚleur la plus intense, - une doudances germaniques, en enlevant les Ouchés au Dane- et de ses forets, dominée par les ruines des :rntiques ma- leur qui lui fait perdre la raison !· - sans efforts, sans
mark. Tous les deux se trompent, et l'avenir n'en esL noir3 que l'on rencontre si souvent en Alsace ...
cris, ~ans contorsions, presque sans mou vement, et la
Une henre du matin sonnait a Strasbonrg lorsque le so11ffrance se peint sur sa physionomie sans altérer un
pas moins gros d'orages.
A l'autre bout de la splendicle rue des Tillenls, le roi convoi d'honneur rentrait daos les murs du chef-lieu
seul instantl'harmonie des ligues.de son gracieux visage.
attendait l'armée. Apres avoir rassemblé autour de lui du département du Bas-Rhin, ramenant les nombreux Le grand art de ; ~ricieng, dont la sublime tete de:Niobé
tous les officiers et les so\dats décorés, il les félicita ~ les imités, qui se rappelleront longterops cette journée, si
tist un monument inr, · ;,sable, a été retrouvé par l'insremercia de leur courage el de leur bonne conduite, et chere anx amis de la décentralisation.
L...
tinct d'une enfant de gé'llie, qui ne calcule rien peutles troupes renlrerent dans leurs quartiers.
etre, et qui devine tout. Elle a obtenu dans Linda,
Le soir, grande illumination. Une foule immense remqu'elle jouait pour la premiere fois, et ou probablement
plissait l'es rues, et, par une aberration inexplicable de
elle n'avait vu aucune de ses devanciere-, un .de Sei
la police, les voitures circulaient plus nombreuses que
plus beaux triomphes.
jamais. De la, a ious les coins de rue, des rixes, &lt;les
Cet air du seeond acte de Linda di Chamouni:e ést
cris, le danger po1Jr les piétons d'étre littéralement
On a rcpris Moise a l'Opéra, - si tant est qu'on ait d'ailleurs un des morcealL'I: les plus heureusement insp~
étouffés, et pour les gens en voiture l'ennui de circuler le droit d'appeler reprise la représentation d'un ouvrage
rés et en meme temps les pl11s habilement calculés de
au petit pas ou ele rester stationnaires au milieu des qui avait été écarté pendant quelques mois seulement
Oonizetti. Est-il rien de plus dramatique que ces mots
clameurs d'une multitude irritée. '
du répertoire. Rien n'a été changé, d'ai\leurs, dani; la entrecoupés, ces sons interrompus, ces pbrases sans liai. Les illuminations ne sont pas encore le fort des Ber·· distribution · des roles. C'est toujours Mil• 13attu qui
son, ces contrastes frappants entre les notes les ples
linois. Peu de gaz, peu de lampions, beaucoup de bou- chante la partie d' Ana1 la belle juive, cause de toutes
aigucs et les plus graves, et cet éclair de gaieté fébrile
gies; tel en est le menu. En revancbe, on voyait partout les tribulations rl.'Israel. Son talent n'a rien perdu, et il
qui vient tout a coup se meler aux g~missements de la
!lamber dans les rues le fameux papier-feu d'artifice, semble que sa voix ait quelque peu gagné : la sonorité
pauvre filie trahie? Était-il possible de peindre avec ples
appelé papiel' de Duppel, fabriqué par l'inventeur cié la en est plus forte, plus pleine, et en meme temps plus
de vérité et plus d'éoergie les tortures d'un coour qui se
no.uvelle poudre a canon, le capitaine Schultze. C'est le douce, ce qui veut di1 e qu'el\e en a légerement modifié
-déchire, le désordre d'un esprit qui s'égare et d'une raífeu d'artifi~e populaire par excelleuce, el mis a la portée le timbr·e. M. Warot devrait bien suivre cet exemple, et
son qui s'éteint'? Et tout cela, sans que la mélodie soil
de tous; et, celte fois, ce fut la fo11le qui en fit les frais. rendre son organe moins guttural. 11 se fatiguerait
un seul instant suspendue, sans que le discours musical
WTLI.IAM REYMOml,
moim, et serait beaucoup plus agréahle a ses auditeurs. perde i-ien de son unité ! C'est le comble de l'art! 1ll
M'1• de Tai~y continne a luí vocaliser 1es consPils d'une pare.il morcean fait pardonner bien des rémi~iscenees,
sage belle-mere avecautantde correction que d'élégance. bien des cantilenes sans couleur, bien des contre-sens,
- &lt;&lt; P()'ll,r vous j'ai le creur d'une mere, mais songez a bien des défaillances. On en pourrait relever ~n asset
Ft.TE INAUGURATIVE
l'État, ,1 etc. - Comme cette politique fait bien en si bon nombre dans cette partition que l'anteur paralt avoir,
de la
naturel
majeur! et comme M. de Iouy comprenait ce qui suivant son habitude, jeté.e trop précipitamment sor le
PREMIERE SECTION DES CHEM1NS DE FER VICINAUX
convient a la musique! Cet air, plein de passion et d'an- papier. Mais a quoi bon insister sur les négligences!Ot
de Strasbourg a Barr, Molsheim et Wasselonne.
goisse dans l' ou vrage ital ien, est froid comme glace daos blions-les plutot, et jouissons des beautés qui les ral'imitation fran~aise; mais M11• de Taisy sauve tout par·
Le di manche, 25 septembre t864, restera un jour mé- l'habileté de son exécution. M. Obin s'est fait une superbe chetent, de l'élégante mélodie chantée par Ant,onio ·
morable dans les annales alsaciennes : cel11i de l'inaugu- tete de Mo'ise, il est ma~nifiquement drapé, il dit tout Ambo nati in q•.Lesta valle, de la fraiche et piqttante t.lvatine de Linda : O luce di quest'anima, du gracieux d•
ration de la premiere ligue des chemins de fer vici- son róle avec un grand style; mais cette fon este habiqu'elle chante avec son amant, et du brillant col
naux.
tude de forcer la voix que tout le monde contracte a d'nne instrumentation qui répand de l'intéret jusque
Transformer les chemins viciaaux en chemins de fer l'Opéra, ote a son chant le portamento, l'onction, les
vicinaux, introduire les bienfaits de la locomotive a la nuances. En vérité, c'est grand dommage. Si M. Faure les idées qui, par elles-memes, ont le moin!l de val
On a repri~ Mireille au Théatre-Lyrique, avec
Tapeur dans le sein des carnpagnes, faciliter a \'infiui n' ¿st pas encore arrivé, dans cette voie, au point ou est
modifications
qui me paraissent assez bien enten
les moyens de communication, n'est-ce pas une reuvre parvenu M: Ohin, il y court- peut-etre, hélas! saos le.
Le troisieme acte, qui était funebre, a disparu too\
grand1ose et de la plus grande utilité, si l'on songe sur- savoir. Le courant l'entraioe, et les applaudissements
tier. De denx petits airs et d'un duo du qnatrieme
tout a11x ressources~ employées pour atteindre ce ré- de ce public intelligent et pléin de go1it qui n'a plus
combiné avec le finale du cinquieme, on a fait nn
d'admiration que pour les grands gestes et les grands sieme acle en deux tableaux, qui n'est pas trop long,
sullat'r
Ce ne sont ni les ricbes compagnies financieres, ni les cris. - Non m'applaudisconoche quandourlo, disaitFraspiece.ainsi allégée court d'un pas leste au déno
importantes administrations des chemins de fer qui ont chini, l'homme du monde qui avait le moins besoin de
qui était lamentable, et qui est devenu consolanL
coopéré a cette belle entreprise; les intéressés seuls, les crier. C'est done le public qui est le vrai coupable, et
reille mourait l'hiver dernier : maintenant Mire
communes, y ont travaillé.
l'on ne peut accuser les artisles : mais il est permis de marie, ce qui vaut mie11x pour elle, ainsi que.
Grace, en eflet, a\'initiative et a l'infatigahle éner-Vincent, et ce qui d'ailleurs réjouit les ames se
gie de M. Migneret, préfet du département; grace a la lesM.plaindre.
Georges Bainl a scnsiblement ralenti la rapidité La partition étant moins chargée, on apprécie mie
science expérimentale de M. Coumes, ingénieuren chef, excessive qu'il avait imprimée, dans l'origine, a certains
bonnes choses r¡ui s'y trouvent, \'introductlon,
aidés par le conseil général, et, on peut le dire, secon- ruorceaux. Peut-etre a-t-il r2~n a ce sujet quelques
exemple, la ballade et le finale du second acte; lé
&lt;lés par la population entiere, six années out sufft pour bons conseils. Écouter les· conseils est un mérite rare :
air : Heure~ pet~t berger, etc. Le duo de ~ireille
mener a. bonne fin UIJ'l enlreprise ~usqu'alors incon- il faut l1+i en tenir compte. Cepen4ant, il m~ne toJJjour~
pJie,

..-------

------"""~

Vincent,. mieux ch_anté cette fois, a été beancoup plus
g~uté. Cest M. _M1chot qui joue a présent le rote de
vrncent. Le serv1ce de l'Opéra l'avait fati'gue' : sa v01x
. a
recouvré toul~ sa fralcheur et tout son éclat. II chante
saos effor,t, et, p~r coaséquent, H fait plaisir. JI a dll
goO.t, de I express1on,
, . quelquefois ducharme• On a donne,
le, role
e
la
bohemienne
a Mme lJaalde
qu1,· pom. qu,on
d
bl'"
, . •
.
o
,
1
n ou iat pas or1f;IOe or1eotale de son personnage s'e t
íait
, le1teint
. cuivré d'une bayadere. On se donoe, .au'thé·~él·
tre, . e _te,mt que l'o~. veut. Que ne peut-on se donner
auss1
. h.a1~ement dla vo1x
. .qu'on voudrait avoir,. L'au teur a
enr1~ i 1e ro1e e M1re1lle d'un nouveau morceau. C'est
un air de bravoure, une valse avec des paroles, un peu
r~cherchée, un peu contournée, mélodiquement parlant,
ou les .manrouvres
de la basse étonnent l'oreille, dieran,
h bº
gent ses a i_tudes, l'in~uiétent, la tonrmenteot. Malgré
cette
affectallon et cet mconvénient, la cant•¡;..
,,
1 "ºe a de
eclat, elle esl- piquanté, et Mm• Carvalho l'ex"cu
,. te avec
u~ aplo~b, _Qne hardiesse, une légereté, une sóreté
dintonallón mcroyables .. Daos tout le reste du rote, elle
est, comme
partout,
éleoante
.
.
"
, graci·euse , doucernent
express1ve,
de
, pleme
..
, finesse et •de gout, Tou t Ie mon de
voudra l y vo1r, ou l y revoir.
.
.Mm• Faure-Lefevre a gardé le róle.du petit berger, role
bien court pour son taleut· Elle en a un pl us 1mportant
.
daos les Béga'iements
,
. , d'amour
.
, opéra en un act e qm. a pre1 de q~elques Jours la reprise de Mireille. La, elle est
cedé
veuve, - Jeun~ veuve, bien entendu, - frisée, poudrée,
pórlant
a talons bauts' et "O'rands falbalas • Bour· , mules
1
ge01se
"
a
mode
du temps de LouísXV, elle
•
t
. a toutes 1es
graces, OIJS 1es c~ar,µles, avec un seul défaut: elle bégaie
un _peu. Son pretendu bégaie aussi. On devine ce q .
arri~e l~ur premiere entrevue lis se· croient tous de:~
pers1fles, ms~ltés, pufs la vérité se découvre, et touts'arrange. _Ce 3UJet ne donnait qu'une scene. Les auteurs se
so~t mis !'esprit a la torture- pour en faire une piece.
lla1s,
·1 • comme
t • &lt;&lt; on
, ne 'peot
. .tirer
, du sano-o d' un ca1·11ou, ))
1s n on . rnvente auc'Un
rnc1dent
qui mérite, o• lec1eur
,
'
de Ious P.tre raco nte.
M. Grisar a bro~~ sur ce canevas quelques petits airs.
On .! tro~ve. sa facilité, son _naturel .ordio,aires. Il y a, a
et la, Je JO hes phrases, ma1s ríen de saillant ~
t 1· ,., d'
• vi;uvre
rop e~cre un homme de talent, d'uo compositeur élégaot, a1mable, et habituellement mit:ux inspiré.
11 _Y a. plus de fonds plus d'idées, et meme plus de
savo1r f~1re dans le Cousin JJabylas, bou1fonnerie en un
acle qui accompa?nait les Bégaiements l},'amour. Piece
extravagante, m~1s tres-gaie. Musique d'un assez bon
s.tylc houffe, ~ab1lement écrite et bien instrumentée ou
1 applaud1t en riant rleux duos, un quatuor, e~ de
ohs couple_ts. Ceux du cousin Babylas : Lorsque j'étaís
dans ~on uillage, sont surtout tres-droles. Deux Caspers
~1s au ~onde cette amúsaote bluette, deux freres
q01, a ce qu il semble, s'entendent a merveille m la ,
le prove~be l~titl. M. Émile Caspers a fait les p;rol:s":~
M. Henr1 ~as~ers la partition. Qu'ils perséverent d~os
eette. assoc1at10n frateroelle, pu,isqu'elle leur as·1 bº
réuss1 !
1en

~

=

º?

ºº!

Un~ autre bouffonnerie plus folle encore, c'est le Serp~t a plumes, que notre spiritucl collaborateur Charo

YJent de donner au:x Boutles-Parisiens. - Charo d1·tes

m,

,ou~?
' dont·
I"
.. :-- O · Ch am en personne. L'enfanl de Noé,
. imag1pat1on fantaisiste ne connait pas le repos
changé cette fois son crayon cootre une plume et c~tt
plum e a donné le jour au susdit serpent dont J.'
e
raeo t •
. .
e ne vous
o era1 pas I h1stoire, parce que ces histoires-la ne •e
raconten~ pas-Qµ'il vous suffise de savoir qu'on rit &lt;lis
l~s preq11eres scenes, que vers le milieu de la piece o
~t a1Jx écl~ts, q~•a l'_app_roche do dé11oument on rit au~
armes, et il s~ait d1rficile de dire jusq u'ou irait ce rire
en crescendo si la chute du rideau ne donnait fort a P pos un peu_de répit aux spectateurs. lis n'ont pas tr:~
pour se calmer, de toute la durée de l'entr'acte et d'u '
promenade hygiénique dans le passage Cboise'u1.
ne
Ce~te fol!e litléraire est doublée d'une folie musicale.
•:,Leo Deh~es est un musicien fort habile' et qui a étodie tr_e~-sér1eusement son métier. Rien n'égale les ex~otr1c1tés de ces ~ens sérieux, lejour ou il leur arrive
~ se mettre en goguutle. Ríen de plus léo-er de plus
'1f
' ·
" de
' M. De. , de plus reJOUlssaot
que toutes ces mélodies
!1b~s- Je ne cilerai aucun morceau en particulier, parce
qn il fau~rait les citer tous. Et pourtant, comment ne
pas ment10nner cette marche en style barbare a grand
reníort
de tambourm,
· ou· l'on s,eíforce de charmer
' le red
v:utaLle serpent que l'on cherche partout et que l'on ne
uve nulle part?lSoyez certain que cette marche pas-

sera la roer, et que les Psylles de la vallée du Ni\ en
feront bientot teur profit.
•
MI'• Valentine Fleury est une belle jeune personne a
la figure nobl? et s~vere, a la voix grave et profondément accentuee, q01 se dssline a l'ensei&lt;&gt;nemeot du
chao:, ?t q~i ~mploie pour se faire connaitre le ~eul
procede_ qm reussisse. Elle s'est fail entendre il y a
quelques jours, daos un concert donné dans 'ta salle
Herz au profit, des asiles du cinquieme arrondisrnment.
E_lle y a chante en Cran~ais et en italien - d'abord un
a1~ d' Al,ceste, puis le Brindisi de Lucrece n'orgia. Elle a fait
vo1r qu el\~ eomprenait aussi bien la musique ancieone
que la ~oderne, que Glnck n'avait pas pour elle plus
~e ~y&amp;~eres que Donizetti, et les applaudisseroenls de
l aud1to1re luí ont montré qu'elle n'avait plus qu'a marcher to~t droit devant -elle, et qu·elle pouvait s'avancer
saos cramte daos cette carriere épineuse mais honorable, ou e_lle ñasardait avec une émotion ,bien naturelle
ses prem1ers pas.
.
G. liJ.lQUE1',

LES

SANGLIERS.

~~res le cerf et le daim, ces aJiimaux innocents et
pa1s1~lea, qui tiennent a juste litre le premier rang
~arm1 les hOtes de nos forets, et doot la chasse sera tou.
JO~rs, quoi qu'on en dise' le passe-temps favori des
prmces et des rois, il n'est pas, a coup sor, de proie
plns noble et plus Lelle que cet animal redoiité et redoutabl?, qui a su racheter, par la terreur de son nom
par la v1gueur de. ses moyens de défense, par sa brutal;
et farouch~ énerg1e, une parenté grossiere et trop réelle
dont on lm a souvent fait un reproche.
Le laisstr-c~urr_e du sanglier est un des plus fatigants
et des plus_ d1ffic1les, au dire meme des meilleurs piqueurs; ma1s comme on est beaucoup moins exposé au
change que daos toute autre chasse une fois !'animal
attaq~é et bien donoé aux chiens, il ~st rare de ne ¡¡as
réuss1r, surtout si l'on distribue bien ses rel:tis.
_On se sert de différents termes pour connaitre des sanghers, et ces terQ.Ies varient a mesure qu'ils avancen!
en age. En naissant, ils s'appellent marcassins - ils
ga'.dent ce ~om jusqu'a six mois, époque· a laquell~ ils
gmtteot la• hvrée. Depuis six mois jusqu·a un an , on tes
no_mmc betes rousses, a cause de la couleÚr de leurs
~Oles. Pendant leur seconde annee, comme ils ne se séparent pas encore les uns des aut.res, on les désigoe
sous _le nom de beles de compagnie. De deux a· trois
ans, 1ls preonent celui de ragots et abaodonnent leurs
camarades pour vivre seuls. Lorsque !'animal a ses trois
a~s révolus, on le dit sanglier a son tiers-an; quartanrner de quatre a cinq ans, époque a laquelle il se défend avec succes contre toute espece d'attaque meme
contre celle de plusieurs loupsréunis; et enfin, 'passé ce
temp~, on ne le no~me plus que vieux saoglier, grand
~angher, quelquef01s sanglier miré ou solitaire. Quant
a la femelle, chacun sait que, jeunc on vieille on la dit
laie a tout age.
Le sanglier tient de oien pres a une famille immonde
avec laquelle il ne fait évidemment qu'une seule et
me_me espece; et, .malgré l'opinioo de certains auteurs
qui_ opl!osent dans la c~n~ormation externe du saoglier
et du cocbon quelques d1fferences assez sensibles comme
le naturel de ces animaux se rapproche beauco;p, ·qu'ils
on~ a peu de chose pr_es les rr.emes mreurs, les memes
gouts, les memes habitudes, et qu'enfin ils produisent
en s'accouplant ensemble, ?es mdividus capables d'en~
~endrer a leur tour, caractere qui, au dire des naturahstes, constitue l'unilé et la constaoce d'une race il fa t
bi~n se d~cider a, les_ placer sur la meme ligne. 'Diso:s
m1eu_x: l un est l ammal sauvage, l'autre !'animal domestique. Tous deux ont les memes imperfections quant
aux formes; seulement l'un a conservé daos l'état de
nature les qualités que donnent en partao-e l'indépend~n?e et la ,liberté, taodis que l'autre a tellement dégénere dans l esclavage, qu'il est devenu, pour ainsi dire,
le plus brut et le plus grossier des quadrupedes.
. L?s sangliers sont plus ou moins répandus daos les
diiierentes contrées de l'Europe et de t'Asie: ils sont
tres-~ommuns en Afrique, puisque daos les diverses
provmces de l'Algérie, on en rencontre des compagrnes
ent1eres tres-nombreuses, que les cbeiks arabes cbassent
a ch~val, a'i~C leu_rs_ lévriers, et tuent, une fois qu'ils
parv1ennent a les ·omdre, soit au fusil soil a coups de

407

lance. Les demenres qu'ils affectionnent le plus dans
~os pay,s ,ou; nous sommes plus A meme d'apprécier au
Juste_ leurs gDOts et leurs hal.Jitude~, sont les grands
ma~s1_fs de forets entrecoupés ~-\ et la de marais, de
prames et de plaines; ils aimenl surtout les hautes futaies ot\ croir,sent beaucoup de fougeres et de houx et
c:est la qu'ils se tiennent d'ordinaire en bauge, au :Uiheu des plus épaisses broussailles. Leur nourriture au
bois se compose d'herbes, de champignons et de diverses
P,speces de fruits agrestes. Ils rechercbent beaucoup les
ver~ blancs_ et les racines de carottes sauvages, qu'ils
fomllent av1dement avec Lcurs boutoirs; ils apprécient
encore tout particulierement les chataianes les faioes
l
.
" '
,
es, ~o!seltes,. les_ glands; et, quoiqu'ils ne soient pas
pre~1sement carrnvores, ils se jettent quelquefois sur la
cha1: m?rte, sans doute alors par nécessité, plutot que
par mstmct, et dévorent jusqu'aux jeunes animaux tels
que levra~ts, lapereaux et'jeunes faons, qu'ils ren~ontrent sur leur passage. Daos les chasses peuplées en
faisans, ils nuisent beaucoup, par la quantité de nids
~u'ils_détruisent, A la propagation de l'espece. En été,
1ls qmttent les forets pour s'approcber des bordures et
s~ ~enir_ plus a portée des blés, des seigles et des avoines,
ou 1ls font la plus grande partie de teurs nuits. En automne,. ils ~onnent aux: pommiers, noyers et autres
arbres a fru1ts, aux champs de sarrazin, de pommes de
terre, de belteraves, et principl!,lement aux vignes daos
lesque_lles ils commette11t d'autant plus de dégats que
tres-fr1ands de raisin, ils goütent, pour ainsi dire, Á
chaque grappe, abandonnant un cep pour en entamer
un autre.
·
Grace aux habitudes no~ades de ces animaux, qui
v~yagent presque toutes les nuits, beaucoup de_bracon0_1ers: e_t m~me d'honnetes propriétaires que la loi autorise a s armer pour protéger leurs récoltes, en tuent un
bon nombre a l'afl'Ot, surtout par les beaux clairs de
lune; mais il fa~t avoir soin de bien se placer au-dessous du vent_ et d'observer le plus profond silence, parceque 1~ s:rngher a l'ouie et l'odorat si fins, qu'il rebrousse
chemm au plus petit bruit et a la moindre émanation
suspecte. 11 est bien rare, du reste, que !'animal reste
sur le coup, a moins qu'il ne soit tiré de fort pres et en
belle place.
·
Un jour, dans la Champagne, il y a de cela plusieurs
années, j'étais alié coticber en foret, che1 un o-arde avec
lequel je comptais chasser le lendemaiu. Nou; fumes
réveiHés de grand matin par 1rn sabotier du v'oisinage
qui venait, disait-il, de faire coup double sur deux san:
gliers, comme il était a l'affut dans sa vigne. Mais ni
\'un ni l'autre n'étaient restés. Nous nous levames aussitot, et, arrivés avec lui sur les lieux, nous vérifiames
le fait.
&gt;.. en juger par le pied, ces animaux devaient
etre tres-forts; l'un mrtout, qui nous sembla faire sanoº
des deux cotes, par cooséquent avoir été traversé.
A ta maniere dont il avait gravi la cote pour rentrer
au búiS avec son camarade, l'autre devait avoir une
cuisse _cassée, celle de gaucbe; il ne marcbait plus que
sur tro1s pattes, et de larges caillots indiquaient de toin
en loin les endroits ou les deux fugitifs s'étaient arretés
pour_ souffler et reprefülre vent. Entrés en forl!t, nous
peos10ns trouver le premier animal mort a cent pas tout
au· plus, tant les rougeurs auxquelles nous le suivirns
étaient abondantes; mais au sortir d'une mare daos
l~~u~lle les. d~ux sangliers, s'accompagnant toujours,
s etatent somlles, nous perd!mes tout a fait leurs traces.
Ce ne fut que cinq jours plus tard que le garde dont
l'attention avait été attirée par un vol nombre:U de
corbeaux, tournaot au-dessus d'une des enceintes les
plus fourrées du bois, puis s'y abattant en croassaot
les retrouva tous deux a plus d'une lieue de l'endroit oü
ils avaient étftirés.
yun, ~?rt de~uis quelque temps, entrait déja en
decompos1t1on; l autre, en_eore vivant, était baugé
pres du cadavre du prem1er, mais il était dans un
état de faiblesse tel, qu'il ne put pas mtlme se Jever
et se laissa achever a bout portant. Le plus gros de ces
deux ani~a~, c~lui malhe~reusement gaté, pesait plus
de t 75 k1L_,c_ éta1t un tres-Vleux solitaire, l'un des plus
forts que J a1e vus de ma vie. 11 avait une hure monstrueuse,' et ses défen_se~, armes formidables que j'ai
c_onservees corome cunos1té, mesuraientjusqu'a 24 cen..
t1metres de longueur.
LeoN BERTIIAND:

�408

L' ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

L'ILLlJSTRATION, JO URNAL UNIVERSEL.

409

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L'ILLUSTRAJION, JOURNAL UNIVERSEL.

Dans quelques cas, la tri¡¡.de est représentée sous ¡
2° La matiere inorganique (Dharm:r) représentée par
forme
d'un fer a cbeval, et la matiere organisée sous
un cercle, ou par un monogrammé formé des initiales ·
forme d'11ne poule (fig. x). ·
ª
LA GRANDE CAVE A BERNE
des iíléruents de la nature;
Une
troisieroe
variété
de
la
déité
spirituelle
est
11
3° La matiere organisée ( Sangha ), par uo troisieme
11 existe a Berne, dans le centre meme de la ville, un
carré sculpté, ou une fourche oblongue, modification dn
cercle, lequel, quand il est orné, se forme de la combivaste établissement, une brasserie,' connue sous le
naison des symboles de !'Esprit et de la Matiere. Sur les la croix ou saeté labyrinthe d~s buddbistes. I,a fig. 9e
nom de la Grande Cave, ou les amateurs peuvent trouver,
trouvée sur_des poleries phéniciennes, est ia croix co~
en sus des mets et des boissons de toutes sortes, le pit- moonaies on VClit seulement un corps organisé.
En examinant les formes de ces symboles on doit s'at- pliquée des buddhistes; elle est aussi considérée comme
toresque le plus complet : c'est priacipalement les jours
tendre a ne rencoatrer que dans les dessias les plus étant la lettre tau des Phéniciens (fig. b), symbole de la
de fete ou de' marché que cet immense établissement
simples, l'idenlité cberchée entre les obélisques d'Asie et vie divine. On la trou:e aussi sur les monuments chrémérite l'honaeur d'une visite.
tiens et sur le _vetement d'ua fossóyeur des catacombes
Deux entrées au niveau du pavé de la rne, et sembla- les pietres levées de l'Écosse. Sur les monnaies buddbistes de Rome. En Ecosse, cette croix se présente SQr la quala triade est dessinée par trois hémispheres qui ne sont
bles a deux énormes soupiratix, conduisent a la cave, qui
trieme ligne de la pierre de Newton (fig. y). On voiten.
semble un goutTre ténébre1u quaud on y pénetre par un probablement mis la que pour des cercles. Daos le core des modifications du labyrinthe buddbiste sur les
grand temple d'Ellora et dans plusieurs autres excavabeau solei\. Celte cave n'est autre qu'un colossal caveau
pierres de Maiden, d'Abernetby et autres (fig. o p).
tions
buddhistes, ces trois cercles soat tracés dans le
vouté, et soutenu a droite et agauche par des P!liers derOn trouve également en Écosse d'autres symboles rle la
meme ordre r¡ue sur les coins: deux sont a" la base,
riere lesquels soat alignés d'immenses tonneaux, confoi hut!dhiste. La vénération qu'ils avaient pou'r certains
un au sommet ( voir fig. L); c'est le symbole de la
tenant ou pouvant conte'nir un nombre fabuleux de bouarbres semWe avoir donné aux pretres de cette religion
teilles! Le chiffre que chaque tonneau contient es;t inscrit triade buddhiste. Ce symbole _est nettement et ex-ac- leur nom occidental : Druides. Dru, en sanscrit, IJrut
iement tracé sur la pierre levée de Kinnellar, daos' le
sur le devant; c'est par i5,000, 25,000, etc., que l'oa
en grec, deru, en gallois, dair, en erse, signifient 0;
compte. Autour de ces chiffres sont peints les écussons comté d'Aberqeen. Senlement, pour marquer d'une fa~on arbre ou un cbene, Dans l'Orient, certains arbres étaient
plus intelligible la triade, les trois cercles-sont inscrits
des cantons suisses. L'on est servi par de je unes Bernoisacrés pour différentes sectes buddhistes, suivant que
dans un plus grand. C'est la forme la plus simple de la
ses, presque toutes fort jolies, en costume national, c_ortel ou tel ~ai nt révéré était né, avait fait pénitence, avait
~riade dans l'unité. L'ornement en croissant qui se trouve
set de velours noir, manches blanches, jupe de couleur.
au dessous de ceite'formule graphique prouve l'identité preché ou étaiL mort sous ses rameaux. Tels étaient le
Quand la vue s'est bahituée a l'obscurité, on voit alors
de la pierre de Kinnellar avec les autres pierres sculptées ficus indica, 1e ficus glomerata, 1e ficus religiosa, le mitoutes les tables garnies de consommateurs, bommes,
de l'Écosse, sur lesquelles la triade se montre sous une mosa sericha, etc. Ceci explique la variété des arbres qui
femmes, éclairés par la lumiere vacillante des ~handelles;
forme embryotique d'animal ou de végétal quelconques parais,eot sur les moanaies et médailles buddhistes; la
tout cela boit, maf!ge, avec un appétit a faire eovie, puis
dynastie régnaate, adoptant tel ou tel saint pour patron
un va et vient de curieux, de bourgeois, de touristes, dans un cercle .imparfait.
Cependant, la forme la plus usitée de l!Í. triade bud-- acloptait en meme temps te! ou te! arbre pour emblem:
de militaires, de cbasseurs, de paysans, rappelant les
Dans les Indes, les arhres isolés semblent avoir été choidhiste sur les pierres écossaises se compose de deux cerintérieurs de tabagie des peintres flamands.
sis; en Europe, au contraire, le chene des forcts les plus
cles (!'Esprit et la Matiere), unís par une ceinture et traÁMÉDÉE Ce:AMPOD.
sombres avait la préférence. La fig. l.2 est un exemple
versés par une barre, .aux extrémités de laquelle Jeux
d'arbre s'élevant d'uu vase ou d'une espece de haie et
cercles se joignent pour indiquer le p:mvoir su,
'
la üg. 9 est uu arbre semblahle copié d'apres la pierre
pre111e de la croyan~e buddbiste, principc coordonné et
d'Eassie. La pierre de Faroell (fig. r) est la représenta.
ARCHtOLOGIE COMPAREE.
origine de tout ce qui est. Ces rleux cercles sont désignés
tion
d'un arbre sacré et de deúx pretres célébrant, saos
sous le titre pittoresque d'ornements en lunettes quand il
(i• article).
doute,
Tes mysteres de leur religion, pendant que deux
s'agit des pierres d'Écosse, tandis que le dessin représerpents versent sur eux leur divine influence.
ser1tant Sarigha, ou la nhture organisée, emprunte le
Les Asiatiques furent idolatres des les temps primitifs.
Outre les lions (fig. u), les chameaux (fig. ,,), les ser.nom de croissant de sa forme.particuliere.
Comme ils eurent quelques connaissances des arts et
pents
et les taureaux de sacrifice (fig. s), les centaores
Quelquefois, le croissant est traversé par des sceptres
d'immen~es ricbesses, ils construisirent dans leur pays
figurent
aussi sur les pierres levées de l'~cosse. Peo.tpour indiqner la souveraineté des lois que suit la mades temples magnifiques et des idoles splendidea de
etre
sont-ils
dus a quelques mystérieux Pélasgiens, ado,;
tiere organiqne. Cette ioterprétation se confirme souvent
Buddha, tandis que pour l'usage des rudes tribus de la
rateurs
druidiques
du chene? Le centaure était le type
par deux yeux placés pres de l'endroit ou la barre transBretagne an.glaise, ils se bornerent a ne tracer que des
du
dévastateur
barbare,
et il est représenté sur les 1lanet
versale jolnl les sceptres, lesquels yeux ont déja été vus
de
la
croix
avec
d'autres
monstres, coro.me sur la pierre
symbole~.
sur leR topes indiens. Voir la pierre d'Aberlemno, c'est
Voici l'énumération des ruines actuelles des monude Gla.mmis. Sur celle de Meigle et d'Aberlemoo, let.
un bon exemple d'yeux surles pierres écosFai~es (fig. 10
ments de l'Inde; elle servira a la comparaison de celles
centaures tiennent une·hache d'armes dans chaque main
et ka).
d'Écosse :
'
Mais les cercles ( fig. i ) et le iroissant (fig. a, a') (fig. t) et trainent apres eux des brancbes d'arbres peor
iº Temples superbes excavés d:ms le roe vif. Plusieurs
ne suffisant pas a donner une idée claire du troisieme rappeler la destruction des bocages druidiques par les
d'entre eux sont élégamment décorés de peintures et
troupes romaines. Ces arbres semblent avoir été respecmembre de la Triade, les artistes buddbistes sur les
tés par les Calédoniens apres l'iatroduction du christiade sculptures;
pierres d'Ecosse le représeuterent par un embryon 011
2º Utts, ou obélisques de pierre siEceuse, portant des
nisme. On les voit a coté de la croix de Jésus, taodis que
par un animal quelconque. C'est ainsi que sur la pierre
inscriptions d'édits royaux sur les préceptes, les céréles centaures occupent la partie inférieure et la plusdéde Dunnicben, la matiere organisée est représentée par
monies et les observan ces de la religion ;
une fleur a deux tetes (e) gracieusement inclinées vers le graciante des pierres druidiques ou buddbi.stes.
Ces monuroents sont nombreux sur la cote d'Écos.,e.
3º Vastes monasteres;
symbole de Dieu; que sur l'ornement d'argeot tronvé a
Les
auteurs nationaux de la Grande-Bretagne conlien4° Muts ou Topes (édifices religieux ).
Norrie's Law, un jeune chien (f), et, sur la pierre de
Ceux-ci, en forme &lt;le domes hém\sphériques, ne soot,
neat sur eux de curieuses et alJsnrdes légende~; c''51
un éléphant a peine formé, re~oivent de !'Esaproprement parler, que des cairns régulierement batís ; Kiatore,
prit l'influence créatrice. La meme idée est exprimée de tout ce qui reste de leur hisloire.
C'est probablement apres la persécution dQRomain Sl&amp;leur nom ne signifiaat que mont ou· tumulus. Les topes la mcme maniere sur les coins buddbistes, et les fig. 5
tonius (50 ans avant J.-C.) et la destruction des foretsde
sont funéraires, mémoriaux ou dédicatoires.
et 6 montrent l'union des deux membres de la trinité,
Lá grande doctrine du buddhisme consiste dans une
l'Ecprit et la Maliere (a, ] ), et d'un petit d'élépbant, ou Mona et autres places sacrées qne les druidcs rejoiglitriade ( tri-ratna ), les trois joyaux ou les trois pierres monstre placé ea dessous (5) ; tandis que la matiere or- rmt leurs freres d'Eco~se et que le buddhisme compl&amp;
précieuses. IJuddha est !'esprit de Dieu; Dharma est la ganisée est représentée par une m¡¡.in, un embryon (7), le plus d'adorateurs enthou,iastes. Le climat de l'EéoíM
Joi; et Sangha, la communauté buddhiste ou les initiils. un serpenl (7), un breuf (8), etc., sur d'antres coins. ne permettaot pas la création de nouvelles forets sama
- Buddha pent etre aussi considéré, suivant une autre
C'est en.core une preuve de l'identilé de ces symboles pour iadiquer les lieux des réunions, y tracer leurs &amp;111"
interprétation du sens mystique de la triade, comme étant
boles et célébrer leurs myster.es, ils planterent les cerdes
iadiens avec les pierres de l'Ecqsse.
la spirituelle ou la divme essence du monde, 011 la cause
Ou pourrait citer des modificatioas norobreuses; on de pierres. Les mens remonlent sans doute a la meMe
efficiente incréée de tout ce qui est. Dharma comme l'es- cite ~eulement l'exemple du rocher de Galloway. L'or- é·poque. Plus tard et peu a peu, les croyants druidiques
sence matérielle d1t monde, la cause incréée et plastique; nement en lunettes s'y voit pres du so111met du rocher se convertireat au christianismé, roais, encore attacMs
et Sangba, cause dérivée et composée des deux autres, avec la matiere organisée sous la forme d'une corae, a leurs superstitions, les monument$ chrétiens gardtlll
quelque temps les signes buddh1stes enlacés a ceux,de,
comme étant l'énergie collective de !'esprit et de la nadont la base, extremement ornée, est tournée vers la
ture dans l'état d'action; ou bien, en d'autres termes, la tléité. Du ventre de cette corne, deux ligues divergentes l'Evangile. Les conversions commencerent, seloo Teri,\·
lien, vers l'an 209 de Jésus-Christ. C'est au,si vers ctUe
création embryotique, le type et la somme de toutes les
s'échappent et se terminent en cercle, l'embryon d'une
époque que les premieres. crbix du Fils de l'Hommes'ériformes spécifiques spontanément aées de l'union de
tete (fig. m), tandls q]Je beaucoup plus has, une autre
gereat, mais ce ne fut qne vers le vme siecle qae ~
13uddha et de Dharma.
tete, mieux formée, et considérée saos doute comme huLes anciennes races asiatiques ont cru, et les modernes
crucifix deviot un objet d'adoration, d'apres la ,doctriBC
maine, est rounie de deu:x; anteones, organes du touchet,
croient encore a quelques modifications pres, a cette pour communiquer avec le monde extérieur. L'embryon de saint 1ean de Damas.
doctrine. Elles ~dorent aujourd'hui une .déité spirituelle,
Les dessins entrelacés des pierres levées d'ri-e
se trouve ainsi développé et complété dans la pensée de
ont une grande ressemblance, se Ion le docteur O.•
une terre féconde, un príncipe male et femelle, l'enten •
et du spectateur.
dement et la matiere: Osiris et Isis, Vénus- Génitrix et l'artiste
Le serpent est gravé sur plusieurs pierres d'Ecosse, son, avec les ornements, dragons, serpents et mol#
Phallos, Pater .iEther et Mater Terra, Liogam et Yoni, comme symbole de la déité ou Esprit; il y est done re- indescriptibles des ancierismanuscríts irlandais. Plusidl8
Brabma et Sarsaswete, et autres diéux avec leurs sacktes
belles initiales des manuscrits. d'Irlande du v1e siecl.,.;oprésenté comme transpercé par la. barre transversale
tamment
ceux du l1vre de Kells, sont presque semblélel
ou épouses; Yang et Yin (a laChine),etc. .
uaissant les deux extrémités des deux sceptres (fig. n1,
Les missionnaires buddhistes, pour fixer les croyances
aux sculptures buddhistes. Il en e,t de roeme du id'
comme sur les pierres de Belutheron et de Meigle: sur
en Asie, employerent les symboles suivants :
lesquelles un éléphant a l'état d'embryon typ1fie la ma- veil!eux bouclier de saint Maído, qui date du vuftÍt'
i O L'Esprit (Buddba) représenté par un cercle ou roue,
ele.
•
type du passage de l'~me atravers le cercle de l'existence ¡ tiere organ!sée.

t'

Concluons cet article en supposant que la religion
buddhiste de l'Inde est identique avec cE)lle des druides.
o·autres faits nomltreux corrohoreraieat au besoin cette
bypothese, qu'on soumet au j ogement du public.
Les monuments intéressants de l'Ecosse, si l'ori n'en
prend soia, o'exisleront bientol plus. II serait a désirer
que le gouveracment aaglais prit des mesures conservatrices a leur égard.
ARISTIDE MERILLE.

HYDRO-EXTRACTEURS
DE MM. BOFFAUD FRÉRRS, CO:'ISTRUCTEORS

C'.ours d'Herbou,ille, a Lyon.

Les industries qui ónt besoin de sécher des matieres
tle toute nature, doivent dooaer la préférence aux turhiues essoreuses ou hydro-extracteurs de MM. Buffaud.
Les teinturiers de laine, de cotoa, de soie, de lin, les imprimeurs sur étoffes, les fabricants de tapis, dr drap, de
cotonnades, .de produits chimiques, de couvertures1 de
sparteries, d'étoupes pour la marine, les laveurs de \aioes, le~ mégissiers, les foulonnicrs, les décatisseurs, les
blanch1sseurs, etc., etc., ont l'emploi de ces machines
qui sont __devenues de véritables modeles. MM. Buffaud
oJt seuls le. prívilége de l'essorage des carbonates et
sulfates de baryte et de soude, du séchage des "ªrances, du dépot rapide des fécules, des terres a pote~ies
et afa'ieuceries.
Les établissements thermaux, les buanderies les bopitaux, les colléges, etc., etc., ont intéret a :mployer
ces appareils pour le sééhage du tinge. Une de ces turbines, établie a la Salpétriere, a París, essore par jour
4,500 kilogramm·es. Voila pour la rapidité du travail. Le
linge cst a~ssi beaucoup plus hlanc. L'action énergique
alaquelle 11 est soumis, chasse jusqu'aux dernieres traces de lessive et d'eaux savonneuses conteaues dans les
tissns. Les hospices de París, de Lyon, de Roubaix, l'établissement de Vicby, etc., obtienuent d'excellents résul-tats de l'emploi de ces machines. Dans les sucreries et
les raffiaeries, on se sert des hydro-extracleurs pour le
clairgage et la purge des sucres. Le choix du systeme
d'ap pareils employés est ici tres-importaot.
MM. Buffaud ont donaé a leurs essoreuses pour ces
.md1Jstries, un perfectioanement qui réal ise une
' économie sérieuse, comme rapidité d'opératioo et comme ren~ement. La facilité avec laquelle peut etre changé le
t1s~u mét:illique des tambours est un progres évident,
qm permet pe varier la grosseur des trous de la toile
suivaat les matieres a traiter. Ces industriels construiseot quatre systemes de turbiaes (voir notre dessin).
Le nº 1, a moteur direct, supprime toute transmission,
et par cooséquent les inconvéoients qui en résultent.
Oo l'emploie dans les étahlissemeots possédant un générateur de vapeur. Sa vitesse est variable. Un frein arréte instantaaément la marche du tam bour, doat le démoatage est facile, grace a la disposition du palier supérieur. Un godet circulaire empeche 1a· projection de
l'buile a graisser, et évite toute táche aux matieres
soumises a l'essorage. Le pivot de la crapaudine, enlierement a l'ahri des eaux d11 séchage, peut etre graissé
régulieremeat. L'appareil marche saos bruit, tantsa construction est parfaite.
L'essoreuse nº 2, a coúrroi¡ et a friction, possede,
comme perfectioanement , un débrayage instantané
substitué a la poulie folle ordinaire. Ce débrayage es~
la propriété de MM. Buffaud. 11 produit l'arrét absolu et
supprime l'iaconvénieut de la mise en marche inopportuoe peudant le chargemenl et le déchargement du tambour.
L'appareil nº 3, ou essoreuse anglaise, a mouvement
e_n dessous, satisfait a certaiaes exigences d'iastallallon. MM. Buffaud ont simplifié cette machine en arigmeotant sa solidité. lis y ont appliqué .un frein qui arrete
le tambour saos altérer aucun orgaae. Ces essoreuses
o'oat aucun mécanisme au .dessus de la cuve : garantie
de plus de propreté pour les matieres.qn'oa y traite.
L'essoreuse a bras, nº 4, est la reproduction exacte
des deux preroieres. Elle est destinée aux ateliers qui ne
font aucun usage de force motrice.
Les dimensions de ces appareils varient de om,40 a
l•,20 de diaroetre. Leur roanreuvre est simple, et assure
Dne grande rapidité dans le travail, doot l'opérateur
peut régler a volonté 1e degré de perfe.ctiQn. Oo estime
~ cinq minutes \e t~mps d'action pour une opératton,

U~ seul hommé avait trouvé la musique et les paroles,
la :1~ et le mouvement, la majesté, la grandeur, l'au.
tor1te de cet hymne aux accents si divers. Un seul homme
avait réuni, dans un couplet de chansoa cette verve
' !armes, ces
e·¡.º.~uente, cet héro'isme inou1, ces cris, ces
p1t1es, ces vengeanc¡is. Ah! r¡ue c'est beau, LaMarseillaise,
et quel malheur que, triomphante a tant de frontieres
elle ait été hurlée au pied de tant d'échafauds!
'
Le mo11de entier vous dira le nom du ·poete et du mnsiciea a qui la France est redevahle de ce chaat de
guerre. JI n'a fait que cela ( et c'est bien assez ) da.ns
toute ~ne longue vie. En vain pendaat quarante ans
É~IILE 8 0URDELIN,
p~cte et musi&lt;.ien, il a couru apres quelque inspiralio~
lngénieur civil.
aouvelle, il n'a plus ríen trouvé dane son ame impuissant_e, et . diso~s mieux, épuisée. 11 s'appelait Rouget
r
de I Isle ; ti ava1t vmgt ans a peine, il était officier d'artillerie en garnison a Strasbourg. Poiite et musicien ,¡¡
était d_oublement l'éleve et le disciple de Jean-Jacqu~s;
RÉSERVÉE AUX AllONN;ÉS DU JOURNAL L'ILLUSTRATIO~ 11, ~av_a1t par creur le Devin au village et le Contrat social.
C e~a1t au commencement des m~uvaises journées. i792
plem de menace et de tristesse; la famine était partont
meme dans ces opulentes et paisibles maisons de la vieill;
Alsace, ou l'hospitalité fut si longtemps une reli"'ion. Q e
1e~ ehoses e'ta1eat
.
u
ehangées' Quelle misere apreso tant d'aPAR M. JULES JANIN
bondance ! A peine oa mangeait du pain neir, roais on
Un mngniOque "olume roral iu-4o, Pnpier
le
man?eai~ en pleine jeu_nes~e, et l'eau fraiche, a vingt
extra-fin de Jeand'henrs
. ans, emvre a la fagon Ju vm d AI, quaod le je une bomme
ENHICH l DE 453 GRAVURES
et la Jeune fil ie, son hotesse, ·ont bu dans Je meme
verre.
' « A~i, di~ait mademoi~elle Dietrick au jeune officier,
PAi\ L'IÍLtTE DES GR!VEURS BT DES DESSl NATBURS
e est bien 1_heure ou jamais, d'inventer une éloquente
Splendidement relié
ch~nson qm no_us console en ces jours de tristesse, et
dos en maroquin du Levant, plaques en or fin
q~1 ~orle ~u 101~, comme un écho de nos espfrances. ))
trancbes dorées, gardes en moire
A10s1 pa:la1t 1~ Jeune ~lle, et le jeune homme, a l'en( rnPRIMERlE GENÉRALE DE en. LAIIURE)
te~dre_, a la vo1r, se senllt lo ut rempli de l'inti1De émotion
~Ul fa1~ les cbefs--d'reuvre. Un seul jour lui suffit pour
Prix : 35 fr .. pour París
et 31 francs pou r les Départements im_p~ov1_ser ces paroles brulantes, et daus la nuit qui
su1V1t, il trouva la note iacendiaire. Au point d .
I'
au licu de 1'll5, prix de la hbrairie
reuvre e'ta1't compIete, et le matin veau tout le cau JOUr,
f
retenfissa1·t dans 1a grande cité
. si voisine
' du vieux nRh.
ique
Adresser un mandat de 37 francs au directeur du
10
L'h
d
J
•
,
journal, pour recevoir le volume, franc de port ren- (( _ymne ~ ap~tr'.e etait trCluvé! )) vous diraM. de La-martme. «Helas, d1_t-1l_ encor~, il devait etre au~si l'hymne
fermé dans une bolle en bois.
'
de la Terreur! n Ams1, de v1lle en ville, l'reuvre de Rou-~
get de l'Isle envahit toutes les ames. Marseille ent
Nous n'entreprendrons pas ici l'éloge du célebre écri- toutes les cités révolutionnaires, \'adopta pour etre'chan~:
vain connu de tout le,monde; nous nous bornerons a au commencement et a la fin des séances de ses el b
citer une des pages de ce remarquable Jivre pr'ise au Les Marseiilai_s le répaadirent en France en Je cban~a:~
sur les chemms. De la lui vi1Jt le nom de Marseill .
hasard.
-·
L · ·11
, d
aise.
_a_v1e1 e.mere e, M. Rouget de L'lsle, royaliste et relig1eus~, _ep_ou~antee d~ retentissement de la voix de son
LA · MARSEILLAISE
fils,
: « Qu est-ce done que cet hyn1n e revo,
1 · lui ecr1va1t
•
ut10n
ua1re
que
chante
une
borde
de
brigaads
qni
traROUGET DE L'lSLE.
; erse la France et ~uquel on rnele notre nom? » De L'Isle
Mais la plus grande et la plns éloquente inspiration de a son_tour, proscr1t en qualité de royaliste, l'eatendit,
ce temps-1~, c',é~ail uue chanson immortelle; uq c~ant en fr1s~oaoant, retentir comme une menace de mort a
de guerre 1mper1ssable appelé: LaMurseillaisc. Elle eni- ses ore1lles lor,qu'il fuyait dans les sentiers des Hautesvrait d'enthousiasmc et d'ardeur militaire les fédérés ~lpes. « ?ommeat appelle-t-on cel hymae? demanda-t-il
les ga~des nationales, la province et París, les société~ ª,son ~m~e.-; La Marseillaise, )) lui répondit le paysan.
e~t ams1 q_u _11 app;it le nom de son propre onvragt. 11
popula1res, les femmes, les enfanls, les vieillards. Elle
e~
~1t
ro_urs~m par 1enthousiasme qu'il avait semé der-présidait aux enrolemeats militaire~, elle allait pieds nus
r,ere
lm. II echappa, non sans peine, a l'échafaud. L'1rme .
a la _froatiere, et mal armée, en haillons, elle prenait
des vil les, elle gagaait des·batailles, elle rejetait l'eaaemi assez souvent se retourae contre la mai n qui l'a fo ué
La R'evo 1~fion en demence
,
e.
ne reconnaissait plusr0 sa
daos ses remparls. La Marseillai~e étai t une armée • elle
était _la fete et l'émotion de ce grand peuple • en: en- propre vo1x !
M. ~ouget de l'ls!e eut l'honneur d'as~ister a la réfantait des miracles, et nos jeunes soldals la chantaient
de la Marseillaise en l 830. 11 était vieux, pauvre,
allant a l'enuemi:
' surrect1on
bl"
é
ou
.
ie,
ru
connu, ch~ncelant sous sa propre gloire. 11
Allons, enfants de la patrie,
~va1t de_ux graads amis qui l'aimaient d'une vive amitié :
Le jour de gloire est arrivé...
1 un é~a1t le, plus grand poe!e de son siecle, il s'appelait
P_uis, cette strophe éloquente, égale a ce que les poetes Béranger; 1autre était un grand statuaire David (d'A ant1ques ont en~anté de plus hardi, ue plus glorieux:
gers). Sans ces deux hommes l'honneu; de le
nt
l'auteur de l"hymne ¡e plus
' illu5t~e
'
url'aar ,
qui
ait
fanatisé
Amour sacré de la patrie,
des peuples,
serait mort daos la rrÍisere
m~
.
. et l'aban don,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs.
d
que
isons-nous?
dans
le
suicide.
C'est
au
ro·
L
.
Liberté, liberté chérie,
~ PhT
1 OUJS1ippe que Rouget de l'lsle fut redevahle enfi d
Combats avec tes défenseurs 1
calme et du bien-etre de ses derniers jours.
n u
Sous nos drapeaux que la victoire

En comptant six a sept minutes pour le chargement et
le décha.rgemeat, oa arrive a douze minutes pour un essorage complet.
Les hydro-extracteurs Buffiud ont re~u une v'éritable
sar!ction de la pratique inrlustrielle. Trois cents esso·reuses ont été livrée~ déja par les constructeurs. Il a été
constaté daos áes essais sérieux de ces machines, r¡ue Ir
rendement variait de 75 a 00 pour cent, suivant la nature
matieres soumises a l'essurage. Les jurys des
expos1t1ons de Roaane, de Chambéry , de Nimes et
de Bayonne oat décerné a ces 3J&gt;pareils plusieÚrs médailles d'argent et d'or.

?~s

PRIME EXCEPTIONNELLE

LA RÉVOLUTIO~ FHA~~AISE

?

a

Accoure tes males accents;
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire l...
Auxarmes, citoyens I formez vos bataillons 1
Marchons I qu'un sang impur abreuve nos sillons J

EXÉCUTION DE LOUI3 XVI.

ª.

Le 20 ja.avier, deux heures, s'ouvrirent les portes
du Temple aux c,toyens Garat minis&lt;re de la .
'
"'
JusS'il est vrai que cha.que époque a sa chansoo, son t'1ce ;. L. ebrun' des· affaires étrangerés;
Grouvelle
hymoe ou son cantique, il élait impossible en efiet de secr~ta1re du Conseil, et plueieurs membres de la Con~
signaler par un chant plus noble, aux. accents plus vi- ve_nt1oa deva~cés par Santerre. lis furent re~us par le
brants, le passage de la ~évolution fran~aise a trav~rs ro1 sur le seu1I de sa chambre, et Garat fit au roi Já 1
le mon~e épouvanté.
ture de l'arret qui le condaQlne. Le roi l'écouta

S:;

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L' lLLUSTRATION, JOURNAL ONIVERSEL.

412

7

palir; il prit-le décret,
le plia et le mit dans
o . '
son porteíeuille. 11 avait
é~rit a !'avance une let12
'{¡
tr.i adressée a la Convenlion. U demandait
X
un délai de trois jours
y,
pour se préparer b. paraitre devant Dieu, le
droit de resler seul et
de voir sa famille sans
,r
témoios, et que la Convcntion se souvint de ses
serviteurs qu'il laissait
sans récompense et sans
forlune. 11 dcm1ndait
surtout la permission de
voi r son confesscur, et
d'uoe main íerme il écri'7lt
v:iit l'adresse de M. l'abbé Eúgeworth de Fir-e D O O
01011t, n• 483, rue du
Bac. A cette demande
00
la Coovention répoodit
O ºo oº O O
qu'il était libre a Louis
d'appeler un ministre
de sa religion, de voir
sa íamille saos témoins;
m,
Ll nation, daos sa jusw
tice, aurait soin de ses
créanci ers; enfin, que
le sursis de trois jours
était refusé. Louis XVI
écouta silencieusement
cet ordre su prcme, et
parut satisfait quand
Garat lui annoo~al'abbé
Edgeworlh de FirmJnt.
M. l'abbé Edgcworlh a
r~.conté celte grande
7~
scime, dont pas uu incidcnt ne dut échapper
a sa mémoire.
Au moment de s0n
J
11,
C1,
et
N,
C1,
et
entréc, le roi venait
d'entendre le fatal &lt;lél!{}J
cret qui lixait sa mort
pour le lendemain. 11
était calme et presqne
souriant. D'uil geste, il
congédiasún entourngc,
et resté sei1I avec l'abbé
Edgeworth qu'il fit as/U
seoir en face de lui .
&lt;&lt; Me voici done arrivé, tui dit le condamné, a la grande et
senle affaire qui doive
m'occuper daos la vie:
la quitter pur ou parARCBÉOLOGIE CO!!l'ARlÍE (Voir la page 410).
donné, devant Dieu,
A peine il achevait la lecture de l'acte solennel de sa ' Apres un instant de silence (il en avait grand besoin
afio d'en préparer a
inoi et aux miens une meilleure ... Accordez-moi quel- volonté derniere, un municipal lui vint annonce.r que rn ·\ pour rappeler toutes les forces de son ame en ce su1
ques moruents de répit, et laissez-moi vous lire mon tes- famille descendait vers lui. Lonis XVI, tres-érnu : « Ne pre me accablernent), le roi reprit la parole : &lt; Hélas !
tarnent. ))

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V

1)

J

/

vous montrez pas, dit-il
a l'abbé Edgeworth
'
votre presence
leur fe-'
rait trop de mal. n
11 était. huit heures
et demie; la reine. entra
tenant son fils par la
main; venaient ensuite
-Madame Élisabcth ~t
Madame Royale... En ec
moment d'une pareille
douleur, il y cut un silence ineffable. On n'entendait que gémissements élouffés, sanglots interrompus, paroles entrecoupées. C'était une de ces douleurs
íncomparables, sur laquelle le pcintre antique eut jeté son voile
fQnel1re el) désespérant
de la reproduire.
La reine et le roi s'assirent l'un pres de l'autre; le roi tenait son fils
entre ses genoux, sa
filie a sa droite a coté
de Madame Élisabeth.
On pleurait, on se taisait; to utes ces graces
et toutes ces miseres se
contemplaient comme '
on faít en reve. 11 racontait son proces, il
pardonnait a ses juges,
il donnait a ses eníants
ses bénédictions dernie•
res, recommandant le
pardon. lis furent sept
quarts d'heure accablés
de cette agonie. Enfin
le roi se leva, les prianl
1 de le laisser seul dans
un recueillement dont
1
il avait grand besoin.
1
11Je vous revcrrai de_\ main, je vous le prof mets, adieu. )) 11 dit ce
mot adieu! avec l'accent du martyr. Alors
Madame
Royale tomba
1
évanouie aux pieds de
son pere qu'elle tenail
embrassé. Cléry et Madarne Élisabeth la rclcverent. «Adieu ! adicu: »
leur dit le roi une derniere fois. Il rentra dans
la tourelle, ou l'attendait le ministre de Jésus-Christ.

~ ~ ~ ~~

l

~

BYOIIO·EXTRACTEURS Uf! MM, BUFFAUU FRERES, CONSTRUCTBURS, COURSi· D'HERBOUVILLl!, A LYON,

isait-il a l'abbé Edgeworth,
quelle e_ntrevue et quelle séparati?n ! ~tre,aimé si tendrement,
avo1r s01-meme en son creurtoutcs ces tendresscs, et mourir
emain ! Pardonnez ..moi, monsieur, un instant ·de faiblesse
.
cL mamtenant
aidez-moi a tout'
oublier, pour ne songer qu'a
mon salut. Voila désormais toute
01a pensée et tout mon devoir. )&gt;
Cependant il revenait, péni hlement préoccupé, a la douleur de la reine ,et de ses enfants, au deuil de tous les siens.
Peu a peu s'apaisa cette impression funebre, et, plus calme, il
s'inquiétait de ses derniers moments: « Occupons-nous de l'étcroité. )&gt; Pour prendre un peu
de force, il but un doi"t de vio
0
'
il mangea un morceau ae pain.
Le prctre, attentif a tout ce couragc, eul alors une généreuse
pensée. 11 savait que ce -chréticn qui va mourir élait/ privé
dcpuis longte1nps dessaints mystcres, et il lui proposa de fui
dir~, une heure avant soµ ·der·•
oier départ, la messe des mort~.
Le roi, a cette heureuse pensée, ~ut un moment de joie; il se
• eontmt cependant; il se disait
qu'il exposait a de grands dangcrs, a des vengeances prochaincs, l'abbé Edgeworth; mais
celui-ci, sans attendre la réponse
de cet infortuné, descendit en
toule hate dans la salle·du Conscil, ou se tenaient le ministre
Garat et les représentants de la
Convention. 11 exposa, non sans
peine, a ces représenlants d'un
si terrible pouvoir qu·ils seraient
vrai~ent impitoyables s'ils s'opposaient aux dernieres volontés
du condamné.
Quelques -uns hésiterent par
rc~pect hurnaio .... ; ils avaient
pcur d'ctre accusés de f~M1 ismc; un d'eux exprima la crainte
qne l'hostie et le
1 in &lt;lu sacrifice
russent empoisoanés : 11 Je les
11rendrai de votrc main ! n s'écria l'abbé Edgeworth. A la fin,
la permissiuu fut
accordéc, el GatJl répu111l1L a1 1
niessagt' I' d1!
l.ouis : (l Citoye11
minis1rc d11 c11l te, le Cu11,l'il a
pris votrc ticmande en cunsitlér~tiun, ¡11,11r1u que vo1Js signiez votrc rc•1uetc . et o: uc
10111 Lcxcrcice ·d,!
1otrc religion soil
3chcvé dernain a
icpt heurc~. A
h_uit hcurcs pré•ciscs, Louis Capet . doit partir
]lOur le li').i de
son exécutio11. »
. Cette pcrmisiion étan t accordée, il fallait
llOunoir saos re-

413
tard atous les objets nécessaires
au culte, oublié deja, depuis si
longtemps, daos la prison du
Te,!D ple. Or, tres-heureusement
nous avons retrouvé (c'est un
détail qui jusqu'ici avait échappé a l'histoire) la lettre autographe de l'abbé Edgeworth
adressée aM. le .curé de SaintFran~ois d'Assise, qui. était le
curé de la tour du Temple en
i 793. Nos lecteurs jugeront
comme nous, que le plus vif in. térét se raltache a cet autographe du dernier confcsseur du
roi. 11 se compase de deux gran•
des pages pleines in-folio, avec
l'entete imprimé de la Commune de París.
J ULES JANIN,

GllETTE DIJ P.IL.118,

Si je comptc bien, c'est pour
1~ quatriemc fois qu'il est ques-

tion, daos ma Gazette du Palais

du proces des correspondan ces:
,'

...1,:

. ,\
. •'li 11

Ll!S ADIEUX DE LA FAlllLLE ROYALE. - Gravum e1traltes de la•'lltvollllion
,.
(ra,lf'n
.,,...11e, par J . J anon.

n~ vo1ts plaignez pas encore
nous ne sommes pas au bout. '
Le fait de jeter a la poste a
l'adresse de quatre ou cinq directeurs de journaux de provin·ce, une letlre manuscrite ou autog_raphiée qui sera peut-etre .
reproduite daos ces 'journaux
constitue-t-il, par lui seul 1;
!)ublication d'un écrit tra1ta;t de
matieres politiques?
- Oui, avait dit le Tribunal de
police correctionnelle de la
Seine.
. - Oui, avait dit la Cour impér1ale apres le tribunal.
- Non, avait dit la Cour de
Cassatiqn apres le Tribunal ~l
la Cour Impériale.
- Oui, ,·ient de dire la Cour
de Rouen, devánt laquelle le
proces avait été ren voyé.
•
La Cour de Cafsation est de nouveau saisie. Celle
fois, elle jugera
en chambres réunies, et, si l'arret
de la Cour de
Rouen est cassé,
la cour chargée
&lt;le statuer au
fond sera tenue
de se conformer
a l'opinion de la
Cour de Cassation.
Et rnoi qui me
íigurais naivement qu'\I ne
pouvait entrer
&lt;lans !'esprit de
personne qu·un
écrit, mis sous
cnveloppe, cacheté, confié a la
poste et adressé
a des personnes
déterminées, pul
ctre un écrit public: Voyez commc on peut se
tromper, et comme ce qui parait
tout simple aux
uns peut ne pas
paraitre tout
simple aux au-

�L'ILLUSTRATION
414

L'JLLIJSTRATION . .IOUHic\L · UN IV U-tSEL.

sions ardentes avec une voix mélodieuse poúr en expritres. Q1_1and je pense que pendant des 'années j'ai eu
mer les désirs, cet ensemble relevé par d'excellentcs mal1lI~ n»l11-CT~ IID~l1l1~~ i1rmu~~~I~
la tén1érité d'affirmer a tout venant que deux et deux
nieres,
faisait
de
M.
ae
Martignac,
un
bomme
fort
faisaient quatre; on ne m'y prendra plus a ]'avenir,
PRIMES DE L'ILLUSTRllTI0N,
séduis¡rnt, pendant que les entralnemertts de la jeuo.esse
aussi longterops du moins qÜe la conr de cassation ne
le livraient a toutes les séductions. &gt;1
1
COLLECTION COMPLETE
l'allra pas déciaé en cbambres réunies.
11 me semble, en vérité, qu'on ne sa.urait mieux dire :
DES
Aujourd'hui les cau~eries et les lectures publiques Root
voila
un
portrait
ou
l'on
sent
la
vie.
URUVBBS SPRCIUBS POUR PIANO A DBUX IAlNS
si fort a la mode, qu'avant peu, un homme ne lisanl
A propos de discours, laissez-moi revenir un peu en
DI
pas ou ne causant pas devant ses concitoyens et ses conarriere. Je ne vous ai poiot parlé des bar-angues prononBEElHOVEN
,
111
OZART,
WEBER , HlYDII
citoyennes sera une rareté. Peut-etre a+on oublié
&amp;T DI
cées a l'ouverture de la nonvelle année judiciaire, garqu'uu d·es premiers qui importerent a París ce délasseSEPT SONATES CHOISIES de CLEMENTI
dez vous bien de croire que les magistra(s aient manqué
¡pent ut1le, depuis longtemps r.n vogue en Angleterre et
a l'antique usage, et que la Justice n'ait pas re~u son Collettion allemande, annotée et doigtée par le célebre pro!llflear
aux Élats-Unis, fot M. Leroy, un des fondateurs du salon
llOSCBELES, forman! U volumes de 168 pa~es cbacun, en moyenne.
trilrnt accouturné d'éloquence. C'est justement parce que
de la rue de la Paix.
les riles ont été accomplis suivant le cérémonial ordiCette collection, que nous rnettons en vente au prix
Comme tous les novateurs, M. Leroy n'eut pas sujet
naire, que j'ai omis de vous cntretenlr des audie11ces de 87 fr., au lieu de ioo fr. au moins qu'elle coiitede s'applaudir beaucoup de son ionova'tion. On trouva
de rentrée. J'ai eu tort cependa1it; j'aurais dti. signaler, - rait,s'il en exislait une édition fran~aise aussi parfaite,est
quelque part un peu trop d'a·ccent aux lectures et aux
celte année encore, la tendance de plus en plus mar- réservée en prime au prix de GO fr., et 50 fr. seulP.causeries de la rue de la Paix, et l'autorilé prudente, qui
quée des orateurs de ces sólennités a sortir du sentier ment poJJr ceux de nos abonnés qui en feront la ueveut épargner aux citoyens les émotions violentes, ferrna
trop battu par leurs prédécesseurs. On commence a mande avaut le tº' janvier prochain.
le salon dont un public intelligent commengait i con••
Comme pour le Gavarni, ajouter 5 fr. en sus pour
s'apercevoir, daos 13. magistrature, qu'il y a ruieu~ a
frais de port et d'emballage.
naitre le chemin.
faire que de re·commencer sans ccsse d'Agucsseau et de
M. Lcroy, qui est licencié cs-leltres, sollicita alors l'au~
torisation d'ouvrir un établissement d'instruction secon- discourir acadérniquement, une henre durant, sur l'impartialité, sur la modération, sur la gravité et autres
&lt;EUVRES NOUVELLES DE GAVARNI.
dajre. Cette autorisation lui fut refusée. J'ai lu qu'entre
verlus ohligatoires du 01agistrat. On s'attaque a des suautres motifs, la décision alléguait les antécédents poliPar-ci, par-la, et Physionomies parisiennes, splentiques de M. Leroy, et cette circonstance qu'en lS52 il jels plus vivants, plus nouveaux, pln~ féconds en aper- dide collection de l.í O sujets, tirés sur chine par Legus originaux et plus hardis; en un mot, qu'on me parn'avail pas voulu préter serment : je vous demande un
mercicr, formant I mogni~que volume grand in-4° colomdonne la familiarité du terme, on renonce aux poncifs
peu si cela %1 poss1ble. 11 y a des gens, en vérité, qui
bier, relié en maroquin et doré sur tranebe :
du genre. Pour moi, je pense qu'on ne saurait trop
calomnie:ot bien légerement le pouvoir.
10 fr. AU LIRU DI t so Ir,
louer de leur audace ceux qui ne craignent pas, en dépit
Non, si l'autorité ne perroit poínt a M. Leroy d'ensei5 fr. en sus pour l'envoi franco daos une caisse,
des prr.cédents, de s'engager dans cette heureuse voie.
gner, il est évident que c'était pour de toutes autres raiJ'ai appris tout réce~rnent, par hasard, qu·un magistrat pour la France continentale. Les souscripteurs de
sons ... Seulement, par honbeurpour M.Leroy,c'étaientdes
M. Lespinasse, premicr avocat général a la Cour de Pau, l'Étranger devront le faire réclamer par leurs corres-.
raisons mauvaises, el le conseil d'Éta'l vient d'annuler la
avait osé prendre pour theme ce sujet palpitant : La pondants.
décision contre laquelle lejeune professeur s'était pourvu.
Je ne dirai pas précisément qu'on a causé, il y a lmit fcmme dans la famille et dans la société.
A la honne heure ! Je ne puis ríen dire do disco\lrs, ne
A.'\'18,
. jours, a la Bibliolheque ~es avocats, a l'occasion de la
l'ayant pas lu encore; mais l'exemple est excellent, et l'on
rentréP. de la conférence; le mot serait un peu cavalier,
Le renouvcllcmenl du i •r janvier, élanl le plus
ne saurait trop, amon sens, féliciter celui qui le donne.
eu égard a l'import~nce de la.solennilé. Je diraí qu·on y
1
considérable
rle l'année, occasionne dans nos
II y a quinze ans, un homme d initiative, un éerivain
a parlé fort élégamment et fort éloquemment.
lmreaux
un
travail
exccptionnel, qui serail tresplein d'ardeur, mon'taitdans une des chaires du Collége
M. Desmarest; batonnier dé l'ordre, a parlé sur la
long
a
accomplir
avec
une parfaile régularilé si
de France et prenait pour sujet de ~es éloquentés leprofession d'avocat, et, bien que le sujet ne fut pas tout a
loutes
les
demandes
arrivaient
en mflme lemps
~ons, l'Histoire mora/e des femmes. Apres avoir raconté
fait nouveau pour l'auditoire, personne ne s'est plaint :
anx
clerniers
jours.
leur role daos les sociétés anciennes et dans les sociétés
la modestie s'e!Iarouche d'un éloge personnel; mais,
L'extension toujours croissanle que prend 1'/llmmodernes, il concluait en réclamant pour les filies : la
-si délicale et ombrageuse q11'elle soit, elle ne s'oftrat-ion
nous fai l un devoir de rappeler ce fait a nos
réforme de l'éducation, une loi sur la séduction, un age
fense point des louanges décernées 'in abstracto,
plus avancé, pour le mariage, l'intervention réelle dés souscripteurs, et de prier inslamment cenx d'enlre
commll on dit en philosophie; ou plutót la modestie est
fiancés dans la rédaction du contrat, J'abolition des eux. donl l'abonnement- expire au 31 décembre, de
i.ne vertu a l'uFage des; particuliers' non a l'.usage des
sommations respectueuses, t&lt; qui pcsent sur les peres le renouvelcr au plus tOt, afio de n'éprouver aucune
corporations, ce qui est fort beureux, rar c'est la fierté
cornme une injure, sur les enfants comme une injus- inlerruplion dans l'envoi du journal.
' qm fait la grandeur de celles-ci. tt Je suis-- beau, je suis
tlce &gt;1; pour les épouses : úne majorité, J'administration
fort, je suis grand, &gt;1 voila. uu singulier insupportable.
d'une portion de leurs biens particuliers et le droit d'en
et Nous sornrñ.es beaux, nous sornmes forts, nous sommes
JARDlff D'ALPHONSE KARR A NICE.
disposer; le droit de p&amp;raltre en justice sans l'au-grands, ,, voila un pluriel qui n'a rien de choquant;
LOrisation du mari, la limitation du pouvoir du
HERBE AUX TURQUOISES
aussi, parrni les nombreux avocats auxquels s'adresFait
mari sur la personne de la fernme, la création d'un conM• Desmare,t, n'en est-il pas un qui se soit fait scrupule
POLYGONATUM ANGUSTIFOLlU.M
seil de famille chargé de contróler la part du pouvoir
d'applaudir lorsque !'honorable batonnier a prononcé
qui lui serait laissée; pour les meres: le droil de direc-,
Des touffes serrées d'un gazon d'un vert vigoureUJ
ces paroles :
tion, le droit d'éducation, le droit de consentement au sortent, vers la fin de l'automne, des épis composés de
&lt;&lt; La lutte des &lt;leux príncipes, les triomphes succe~sifs
rnariage des enfants, une loi sur la recherche de la pa- six a dix baies de la grosseur d'un pois et du plus beao
de la justice sur la violence, constituent l' histoire meme
ternité, la création d'un conseil de famille pour juger ble u céleste, produisantcompléternent l'effet d'une grappe
-du progrcs; et, si les aspirations de !'esprit moderne ne
les di!Iérends graves entre le pere et la mere ; pour les de turquoises orientales.
sont pas une déception, nous pouvons,. en promenant
En envoyant a M. Alpb. Karr, a Nice, un bon de diz
femmes, en &amp;énéral, r admi$sion a la tutelle et au connos regards sur la carte du globe, assister aux dernieres
f,·ancs
sur la poste, on re~oit, franco, et a domicile dans
seilde famille,J'admission aux professions privées et aux
toute la France, soigneusement emballés dans une peconvu)Fions du regne de la force, et entrevoi:r al'horizon
professions social e~ dans la limite de leurs facultés et de tite boite ell bois, DIX PIE.OS DE L'HERBE AUX TUKQUOTSES, l'ombre grandissante de la justice. Ce qu'il m'importe
25 plantes ponr 20 francs.
surtout de procl.amer, c'est que daos ~e conflit qui dure leurs devoirs.
(( Les réformateurs absolús trouveront que nous deUne petite note sur la culture ·de cette plante accom·
encore, la place de notre drape:w est marquée a )'avance.
mandons bien peu; les ado!'ateurs du passé, que nous pagne les cnvois. M. Alpb. Karr continue l'expéd1tionde
Nous sommes 11:s adversaires-nés de l'arbitraire et de la
dem:indons beaucoup : cela nous fait espérer qHe nou~ ses magnifiques houquets contre un bon de poste de
force. Nous sommes du bon colé de la vi&amp; et du bon coté
d~mandons assez, 11 disait M. Lcgouvé en terminant sa 20 francs. - Boite,. ernballage et port compris, daDI
de l'bistoire: nous sommes du colé de la justice. En effet,
derni~re lcgon. La jeunesse applaudissait, mais ceux qui toute la France.
notre role commznce !iVec la civilisation; oü. regne la
n'étaient plus jeune~ n'en pom•aient croire leurs oreilles
barbarie, nous n'existons pas. &gt;l
et ils étaicnt biert pres de crier a l'utopie.
L'éloquence ne gate rien a la louange, le díscours de
B 1 18 L D@@ lll &amp; P 11-0 D!E.
Apres qua1orze ans, M. Lego1Jvé puhlie une nouvelle
M. De~marest l'a prouvé une fois de plus.
édition du recueil de s~s lc~ons. Dans l'intervalleT des !tlémoú·es sw· la CT,ine. - Histoire, religion, gouvernem~
Le batonnier s'est tu, et denx stagiaireg, choisis par le
coutume·:,. par Je comle d'E~ca)•rac de Lauture. LibraJnl
rcrivains éminenls ont lraité ce grand sujeta leur tour.
du Moga~in 7,ittoresque, quai des Grand$-Augustins 29,
conseil de l'ordre, ont pris la parole. Ainsi, dans les céré11 cft, comme on dit, aJ'ordre du jour, et les magistrats
monies sacrées, la voix desjeuneslévitesalterne aveccelle
On n'a point encore oubl1é les aventures du comte
rux-memes s·en préoccupent; beaucoup d'étonnements
dn prétre consacré depuis l_ongtemps au service dés autels. ~r ~ont di&amp;sipés, IJcaucoup de préjugés se rnntévanouis, d'Esca-:,rac de Lautnre pendant la. campagne de Chi~
M. d'Escayrac de Lauture, attaché a l'état-major génélW'
M. de Fallois a parlé de la publicité judiciaire;
d le probleme rn µose a chaque imtaut plus pressant en qualité d'iuterprcte, fut pns par les Chinois, comlllt
M. Toussaint a fait l'éloge de Martignac. Une aimable et
et plm, grave. En relis3nt les pages dn livre de M. Le7 les Chinois savent preudre, c'est-a-dire traitreusemenl:
cbarmante figure a retracer que celle du ~inistre libéral
gouvé, pages émues, éloquentes, toutcs pén-étrées d'un ll suliit le traitement le plus é¡,ouvantable~ les plfl
de la Restanration, et je nll sais s'il était po,sible de la dc~fouífie généreux, plus d'un de ce.ux qui les traitaient insupportaliles tortures; et ses poignets, liés par •
siner d'un crayon plus fin, plus délicat et plus vrai; je n'en
jadis de vaines tbéories se &lt;lira : cela pourrait bien cordes qu'on arrosait de temps en temps pour les f:
puis, et je le regrette, montrer íci que quelques t.raits :
gonOer, témoignent encore aujou.rd'hui des odi
ctre la 'l'érilé.
t( ll était dans la fleur de lajeunesse, écrit M. Tomsaint.
C'est qu'au dix-neuvienle siecle, les esprits font hien traitements au1quels il a été soumis. La trace des co
Une taille un peu élevéll, mais bien prise, des cbeveux
se voit encore el forme comme deux. bracelels, au·
do chemin en quatorze ans.
sus de ses mains. Rendu a la liberté, apres trente ouq
bouclés, de~ yeux bleus tres doux, sur lesquels retomA. KAEMPl'l!.N,
rante jours de captivité qu'il passa dans une prison,
baient avec mollesse des paupieres légerement aba issées,
une physionomie mobile, beauco11p de finesse, des pas-

compagnie · des derniers crirninels du Célesfo Empire
M,. d'Esca~rac de,L~utu~e ue se remit qu'au bout de plu~

sieurs mo1s du reg1me epouvantable qu'il avail subi en
dehors de toutes les lois humaines, puisqu'il avait été
s:üsi pendant la durée légale d'un armistice.
M. d'Escayrac de Lauture a payé cber le droit de bien
connaitre_la C~i_ne, et il la connait, en eff~t, mieux que
personne : reltg100, mreurs, administration ressorts du
~ouverneme~t, bistoire, ríen ne_ lui esl étrauger. Son
1tvre est le hvre le plus neuf, on peut dire le seul VTairoent original q1ii ait été publié sur cet immense pays
qui nous apparait en-core aujourd'bui comme a traver~
un nuage de réCits fabú.leux. Les seuls récits antérieurs
sur la Chine nous viennent des missionnaires qui secopiaient les uns les aulres, d'e sorte que la narration du
dernier reproduisait les erreurs, les contradictions les
préjugés du premier. Celte publtcation de .M. d'Esc~yrac
demande a etre examinée sér1eusement, et non en quelques mots, comme_ nous faisoos aujourd'bui; aussi y renendrons-uous: Nous montrerons, le livre de M. d'Escayrac ~ la 11ia1n, qnel partí on peut tirer de ce grand
pays qm nous est ouvert, au double point de vue de noire inUuence politique et eommerciale.
Ces Mémoires sur /.a Chine 'sontornes de planches et enricbis dll cartes qui facil1tenl singulierement la lecture de
l'~uvrage d_e M d'E~cayrac,en cesensqu'elles placentl'objet
11s1ble a c..ote de. I obJet
decrit.
Typograph1e' buravures et
' •
,
pap1er, nen na ete negltgé pour fa1re de ce volume
un ouvrage de_ luxe; les gravures sont faites tl'apres des
pe1Dtures or1grnale:1, exécutées en Chine s011S les yeúx
de l'auteur, et pourtant !'t.euvre ser1eu~e de M. d'Escayrac est une de celles qui pourraient le mieux se pas~er
de ces brillanlS accesso1res.
P1ERRE ·PAGET.

JOURNAL UNIVERSEL.

'

About, X.-B. Saintine, etc.; des ouvraues divers de
voyages, de littérature et d'éducation; enfin les soixante
et q11elques volumes de la Bibliotheque rose, écrits pour
les enfa~ls et les adolescents, par Andersen, Th. Barran, Beleze, Berquin, Mmez. Carraud, Mayne-Reid Perraull, Mm• la comtesse de Ségur, etc., et illustrés par
nos plus célebres artistes.
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DICTIONNAIRE UNIVERSEL
Francais, historique,_ biographique, mythologique ' géographique et étymolog1que,
Par 1'4. Th. BÉNARD,

Chef de bureau au Mims!ere de l'ln,truction publique.
DIXIEME tomoN. Présentant : lo· Les acceptions propres, figurées et familiéres des mots JUSTIFIÉES PAR DES
,EXEMPLF.S; - les termes techoiques et scienl1fiques · LA c,ONJUGAISON DES VEl\BES IRÍ\ÉGULIERS OU DEFECTUEUX '. les etymologies; - l'explication des locutions latines 'rréquemment employées dans le discours.
2° DEs NOTICES msTORIQUES sur les peuples anciens et
mo~ernts, sur les guerres, traités de r,aix, conciles, ele.
~ DEs NOTICES BIOGRA.PB.ÍQUES sur les personnages histortques de tous les pays et de tous les temps.
4º ~ GÉOGRAFBIE ANUENNE ET MODERNE avec toutes les
donne~s de stalistique : POPUI.ATlON de tous les centres
fra~&lt;;a1s ou étrangers; - LONGUEUR des tleuves, etc. ,
. 5 UN DICTIONNAIRE DE LA. PRONONCIATION .des IDOtS diffiC1les. Un fort uol. grand in-i 8, cart. : 2 fr. 60. - Joli car-

marquahle~, un aquarium du plus pittoresque effet • il
se com~ose tl'un vas~ de cristal, monté sur bois sculpté
et garnt en bronze; il est de forme tres-simple; dans ce
v~s~ on d1spose des fleurs, et au-dessous un cspace in.
gemeuse~ent réservé' permet de voir frétiller de vifs et
geot1ls poi_ssons. Puis c'est un coffret a bijoux, avec moulures eu ebene et colonnes en or vif. 11 est orné d'émaux en grisa1lle, représentant Psyché et ses sreurs • il y
a la enfin, entre mille autres objets d'étrennes du ~eilleur goO.t artistiq ue, une eoupe sur.rnontée d'un corn,et
en .cristal incrusté d'or, dont le pied représente un
rav1ssant groupe d'enfants enlacés de guirlandes.
LA MA.ISON SIRA.UDI.N.
Depuis i860_ que s'est établie la rnaison Siraudin, la
c_onfiser1e a fa1t de notables pro 11rcs auxqnels son initiallve ~ con~ribué pour une large° pa;t, et qu'elle a étendus Josqu aux plus pet1ts deta1ls. Pour s'en convaincre il
n'~ a,qu'a voir les sacs a bonbons qui ont été faits de-·
p~1s_l ?uverture de cette maison, et surtoi¡t celui qu'elle
a edtt~ cetle année.
~uis le boo~~n, cette cbose qui s'est si longtemps résumee e~ un senllment de défiance pour la santé vu l'ins_ulubnt~ de_s ~atiéres qui entraient dans s; colorat1on, qu est-1l devenu? U y~ des noms qui servent dejalons p_our r~tourner en amere d~ns le passé si coul't de
la ma1son S1raud1n, et qui fait époque,
Les bonb~us ~reférés sont : le Ma!tais, la Praline du
club, la Pralrne L1vry, au sacre de violette · l'Émélie l'Orangme, puis les Ganaches, qui eurent p;esque le s~cces
de la p1é_ce de yictor1en .s~rdou, etc., etc. Cette liste, a
l~quelle 11 se_ra1~ faclie d aJOUttr bien des noms, prouve
1ardeote aclt~1~e de l'homn:ie pratique qui a pris les renes de cette elegante et ar1stocratique maison.

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tonnage, 3 fr.

LIVRES D'ÉTRENNES.

La librairie Hacbette annonce aujourd'hui sa collection de livres d'etrennes, qui comprend la série la plus
eumplete qu'on puisse lrouver, tlepws le volume m-18
¡es~Jusqu'au volume in-follo: ed1L10n de grand luxe.
Xuus remarquous cvmme llvres uouVll:iUX : 10 Le
Jlomte de tu Jlfo·, par A. FreduJ, reu vre d' esprit el de
sc1ence, daos laquelli; l'autew· uous donne le resultat de
ses lougues eLuues sur la structure, la v1¿ et llls wreurs
des p1autes et des ammaux marws, des plauchlls cu10nces y pe1guent aux yeux les merve1Jles de l'oceau •
to le Uiet, par A. Gu11lemrn, notions d'astronomie a !'u~
~ge des geus d_u monde el de la Jeunesse, tablean fidete et p1ttore_sque des phénomenes que le télescope
decouvre au sern des espaces influis; onze planches t1rees en couleur et de n._¡mtJreuses vi.,nettes oruent ce
magnifique -.:olume; 3° t'Hi~totre des Pl~ntes, par M. Lollis
F1gu1er, dans laquelle il a presenté l'h1slo1re ries veo-euux avec le charme litteraire et la préc,sion scie;tifique; 4° les Sources du Nil, journal de voyage du capitaine Speke, qui nous cond111t de page en page a la de~u~erte. géograpbique la plus 1mpo1·tante de l'époque;
ªº t annee l 804 du Tour du ,donde qui contient eulre
•
' G. Doré et Ch.
' Daaotres rec1ts
de voyage, ceux de MJ\I.
tiUier en Espagne, de M. et Mm• de B.:&gt;urboul6n en
Chine, de M; P. Marcoy dans l'Améi;ique du Sud, de
l Chamey a Mad..tgascar, elu., etc., a1us1 que les auaees de ptusieurs autres publ1cat10ns per1uu1ques · 60
IQl nouvel a.luum Tr1m, le bon Totu et te me~hw,t 1'om ·
.,. d
,
1 • e~x nouvelles b11Jl10Lheques: la BtbtwthetJue áes mertalfos des sciences, des arts et de l'in ..tu-st/'ie et la lJibltotie¡ue des jeuiies filies de quaturze a dtx-1:uit uns, qu'1uugurent d1tferenles reuvrea, les Me,·veilles de la méf«lrolugie, [)ar AHJ. Zurcher et ,\largollé; les Merveilles
le l'archüeGture, par A. Lefevre; la 8ibél'te, par F. de
Lanoye; Pom¡,éi e, les Pompéiens, par Marc Monnier · les
ll~ore, shotsies de 13ernarJ10 lle Saiot-P1erre et de
'1er de Ma1stre; 8° entin tro1s nou veaux volumes de la
liótiothequ.e rose, F,wi~ois le Bvssu, par ium e la comtesse
de Se0u1·; les Mémoires d'un pettt gar9on, par Mll• Jul1e
Gouraud, et les Gr,mpeurs de rochets, par le capitaine
layne- l{eid.
Ces ~omb_reuses,_publications seront ajoutées a un
~ods ~1en ricbe de~1.1, daos l_equel on distingue, au prelle~ :~ng, les Lro1s grands o~ vrages illustrés par G.
~~ .1 E,ifer, Atala et Don Quichotte, splendides publieations da.ns lesquelles le crayon du de~sinaleur a lutté
l~ec la plume des poetes; puis viennent lés livres de
populaire de _M. Lou~s Figuier, qui forment déja
~~u1 sculs une pel1le b1bl1otbé4ue; les quatre pre1/teres années du Tour du Monde, un recue1l qui v&lt;lus
ne ~ans tous les pays, vo~s décrit tous les paysages;
~ ~a1tconnait~e tous les peuples, sans que vous aiez
peme de qu1tler votre fauteui l; une collection de
. ds Diclionna1res, , érilable encvclopédie des c11nssances bumaines; toute une colleclion d'Albums
les enfants de trois a six a06' qui les diverllssent
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en co~men~_ant leur educat1on morale et intellece; une série d'reuvres in-4° et in-So, illustrées par
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M. L. CuRMER _vie~t de terminer le livre le plus magni-

,fique ~t le plus 1oteressant qui ait jamais été tenté. Les
É_vangtles des d-imanches et fétes contiennent 500 paues
d'.lferentes ~ imprin:iées ~n co•1leurs, reproduisant les
p.us splend1des manuacrits du moyen aue depuis le vn•
Jnsqu'au xvrr• siecle, et de tous les pavs. L/~uvrao-e forme
deux ou tr_ois volumes, avplonté, et i·on trouve°un tresg_r_and cbo1x des reli 11res les. plus riches et les plus var1ees dans ses salons, rue de Ricbelieu, 47.
MAISON TAHAN.
Tahan, _l'ébéniste de l'Empereur, vient d'ouvrir a la
foule, touJours empressée chez lui, ses magnifigues sal~ns de la rue .~e la Paix, 34, au coin du bo'ulevard.
Cest une expos1lion féerique; les chefs-d'reuvre de 1·art
et de la fantaisie y sont amoncelés. Cambien nous reg~et~o~s de _ne pouvoir leur consacrer une descriptiou
det:ullee ! C1tons pourtant, parmi les objets les _plus reLA'

; G

QI"

~

RÉBUS.

•

Xa-

, Po~r les étrennes spécialement deslinées aux dames,
e _est a la,. Grande Mcnson 'de Blanc, boulevard des Capucines, qu 11 faut les cboisir.
Ou admire ~ur~out, daos ces vastes galerie~, les plus
mer~e1lleux_ cho1x. de dentelles. C'est une exhibition
anm. plend1de que le fameux palais de dentelles, qui a
f,ut ~poque, 11ag11ére, tlans un dt:s décors les mieux
reuss1s de Rothumago.
Toutes ~es v1lles célébres par la fabricalion de Jeurs
dentelles s_y trouvent représentées. La lingerie~ les trousse~ux, le hoge de table, depuis le plus somptueux. jus. ~u a cetu1 qui sert dans les menages les plus modestes,
s Y font remarquer par un choix t'abuleux d'articles de
tout genre; et _les mille futilité; qni tiennent tant de
place da~s la toilette férninime, y out aussi un tel cachet
tle, magmfi_cence, ~u·on éprouve une hallucination, et
qu_on en v1ent ~érieusement a se demander si l'on n'esl
pornt transp?rte dans un palais de lees, et si toutes ces
merv~tlles n alttndent point le réveil de quelque Be/le

au bois d-01-mant.

·

On ~a aussi chercher des objets d'étrennes dans les
magasms de ~JJI., Ransons et Yves, a la Ville de Lyon, rue
~e la _Chaussee-d Antrn, 6. lis sont nombreiu et variés;
J _e_n ~1te _quelques-uns: gants Joséphfoe, auoptés par l'aristocratie; ~011fures et res1 !les catu!unes en tous gen res;
cerntures elegantes pour toilettes de. soirées. en rubans
d~ntelles et passeuie_nteries; boucles de cei~tures; gar~
n:tur~s de _bou.ton~ r1cbes Lo~is XV' Renaissance ou gardcs-franfaises, bu1tes assorties en merceries et ouvra"'es
de_~c1mes; Jupo ns élégauts, petits cbapea11x de velou~s
~odettes loups, aumonieres et une foule d'ebjets d'un;
elegaoce hurs ligne.
On sait, de reste, que la Ville de Lyon a le monopole
de tou,~ les ge,11:es de garnitures pour robes qu'on peut
obten11
1· avec
d I a1dc de
, la passementerie • C'est e11 e, en sa
qua i~e e passementiere de S. M. l'lmpératrice, qui a
duane la vogue, cette année, aux perles d'acie.c aux
perle_s de cora1I, au jais, aux chamarures, a tout ~e ui
m1roite et produít de l'effet. Elle a combiné tous ces ~éments, et elle en a pr~duit le choix le plus varié et le
p~s art1stique, _en f~1t de garnilures pour robes,
q
s; puisse . imagmer. On peut dire justement
que c est la Vi/le de Lyon qui occupe aujourd'hui
toutes les coutures des vetements de nos elégautes.
UN TIBilGE DEFINITIF P0UR LES ÉTREN.NES.

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COURRIER DE LA .MODE.

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�</text>
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                  <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1139, Diciembre 24</text>
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                <text>Publicación periódica</text>
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                <text>Siglo XIX</text>
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                <text>Siglo XX</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>Fondo Fernando Díaz Ramírez</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>L'ILLUSTRATION,
IODDAL ·ua1, EBSEL.

Direction, Rédaction, Administration :

iie ANNÉE. VOL. lln.

N•

1140.

Abonnrmenls pour Paris el les Départements :

Tealts les communications relatives au journal, réclamations, demandes
de cbangements d'adresse , doivent étre adressées franco a

Aamedi 31 DéeemltNl 18•••

11. A.UG. IIIARC, DffiECTEUR-GÉRAIWT.
Les demandes d'abonnemcnt doivent étre accompagnéea
d'un mandat sur Paria ou sur la poste.

L'1dmiuistral1tn ue r,ponJ p~s J,s maousmh tt 1,1 1'1niag1 ¡ama,s á lts tnstm.
Vu les lrilitcs , 13. lraduclion et la. reproduclion 3 l'elrangtr ~ont inttrditcs.

BUREAUX : RUE RICHELIEU, 60.

SOMMAIRE.

ae,ue

politique de la semaioc. - L'mventaire de l'anr,ée 1864. - A
propo1 des étrenncs. - Combat de Majoma. - Co¡nbat de Simonouki, 1u Japon. - Caurerie dramatique.
- Lea Lilas blaocs (nou,elle), suite. Lel stations d'hiver : la •ille d'H1eres.
- Qucstions . poli1iques et littéraircs. tlablissement thermal de Vicby. - Cbe,eux blancs et noirs, cbaoson, paroles
el musique de M. G. Nadaud. - Je dine
• filie. - Gabriel Ferry,

r

1

Maintenant, le cabinet Narvaez va-t-il mettre a exécution le programme qu'il avait présenlé a la Reine, et
dont la non-acccptation par la couronne l'avait engagé
a donner sa démission : l'abandon de Santo-Domingo?
JI est difficile de le savoir, en
parcourant tous les commentaires de la presse espagnole. Certains journaux disent oui, d'autres non. L'Esprit public, consi••
déré comme l'organe confidentiel du maréchal Narvaez, se
prononce avee une grande vivacité contre le projet d'aban•
donner la colonie que l'Espa•
gne s'épuise a défendre. Cependant le journal la Correspondencia croit pouvoir annoncer que le projet de loi relatif a
!'abandon de Santo - Domingo
sera soumis immédiatement au
Sénat.
Il y avait, daos le discours
royal, un paragrapbe relatif a
l'ltalie. La presse italienue s'est
cmparée de ce paragraphe, et,
saos s'en étonner ni s'en émou..
voir, elle fait remarquer que ce
paragrapbe aura poar effet d'élvigner plulOt que de rapprochcr l'époque ou les relalions
politiques seront renouées entre
les deux pays. (( Permis a la.
reine lsabelle, dit l'ltalie, de
faire passer, avant les intérets
de son gouvernement, seit sympathies et son amour filial pour
le pere commun des fideles;
l'Jtalie, qui, jusqu'a ce jour, a
pu vivre et grandir saos la
reconnaissance de l'Espagne,
l'attendra bien encore. Les relations diplomati1ues ne se
comptent pas; elles se pesent
et s'apprécient a leur valeur. 1&gt;
On sait qu'en l832 parut la
famcuse encyclique de Gré~'-goire XVI, destinée a foudroyer
les erreurs roodernes. Le pape
\\'''
'
"
1\
Pie IX vient aussi de lancer, le
-.:_,
8 décembre i864, une nouvelle
encyclique, qui est une seconde
(Voir page 419),
édition de celle de Grégoire XVI.

daos une aventure qui peut mal tourner pour elle; elle
est tourmentée par les surexcitations du parti progressiste, qai représente les aspirations généreuscs de la
majorité de la nation.

Growru : Réception des troupes Cran~ai111 daos Durango; - Bataille de Majoma
(!I 1eplembre 1864); - Plan; - Enle,ement du Cerro de Majoma. - Combat
de Simonosaki, au Japou (31tra,ures) Les sl.tions d'hi,er : la ,ille d'lly~res
(1 gravures). - Élabhssemenl thermal
de Vicby. - Cbevcux blaocs et noirs,
puol•s et mu,iquo de 11. G, Nadaud Le moia de décemhre, - Écbecs. Rebus.

REVUE POLITIQUE
DE LA SEM.1I1\E.

La reine d'Espagne vient de
rompre avec to utes les tradi(ions
gouvernementales. Le discours
qo'elle a ré_cemment prononcé a
l'ou,erturc des Cortes espagnoles ~ distingue par un aveu auqoel l'optimisme habituel des
gouvernements ne nous a pas
habitués. La Reine a avoué que
l'&amp;pagne est daos une situation
JICU salisfaisante. C'est quelque
cbose que cet,aveu, mais ce n'est
PIS assez. ll fallait dire en quoi
eette situation laisse a désirer.
Adéraut du discours royal, qui
Glrde le silence sur ce point
délicat, ne pourrait-on soulever
le voile? L'Espagne n'a pas des
&amp;nances florissantes, el la preuve
ea est daos l'annonce faite par
lt Reine de la nécessité d'un
tmprunt. L'Espagne est écrasée
Plr les charges que lui impose
la ~ssion de Santo-Domingo;
elle est engagée avec le Pérou

3 mois 9 fr. ; - 6 mois, 18 fr.; - unan, 36 fr.; - le numéro, 75 ll.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel, t&amp; fr.
ADO~'NE~IENT8 POUR L'ÉTR~GER :
!\lemes prix; plus les droits de poste , suivanl les tariía.
Les abono. partent do fer n• de cbaque mois.

~~'\

RÉCE!'TIO.N DES TIIOCPES FRA'.'i~IS~S OANS DUR.\'.'iGO. -

�418

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L' ILLUSTRATION, JOURNAL UN iVERSEL.

~a lui fait plaisir, il ce bon Maximilien ... Et puis ces exlecteur, déchu de ses droits de gou, erner, par un conscil
cellents lndiens sont si heureru: de l'événement, s'il laut
de famille.
en croire les correspondauces du Constitutionnel : c'était
Cet,exemple de la chamhre hessoise parait devenir
bien le moins qu'on cherchat a etre agréable a ces paucontagieu.,.' La dicte du petit duché d'Anhalt-Coelhen vres gens: depuis la découverte de l'Amérique, ils n'ont
a chargé une commission de rechercher les moyens de pas précisément eu des jours filés d'or et de soie. _
faire cesser la situation auormale du pays, dont resouve- Guerre du Danemark: Hurrah! hurrah! hurrah! pour
rain, saos respect pour la constitution, promulgue les les Prussicns ! lis sont br.ives, ils sont íorls, ils sont ¡0 _
lois rejetées par la chambre, en y ajoutant dérisoire- vincibles ! Quel bras pour terrasser leurs ennemis !
ment la formule conslitulionnelle : " L'avis de la diete Quelle voix pour célébrer leur vicloire! A dix contre un
entendu. • Les petits souverains allemands s'amusent. ils ne craiguent personnºe t Honneur U. ces audacieux
Cbaque année, une vente a lieu a !'hotel Lambert, au Gloire a ces intrépides! - ltalie : Florence, capitale du
profit des Polonais malheureux, Au moment oú cette royaume d'Jtalie, évacuation de Rome par les troupes
, ente allait commencer, on aµp renait la mort de la prinfranpises. ..
'
~esse Czartoryska, veuve do prince Adam Czartoryski.
1864. - Eh bien! allez-vous encore railler?
La vénérable princesse est morte subitement a MontQoELQU'UN. - Dieu m'en préserve! j'applaudis du
pellier, oú elle avail été conduite a cause de l'état grave meillenr de mon creur : le souverain pontife lui-meme
de sa santé. Un nouveau deuil a ajouter au1 autres n'a-t-il pas déclaré par sa propre bouche, ou loat au
damnée.
deuils de la Pologne: la princesse Adam Czartoryska moins par celle de son ministre, qu'il ne s'était jamais
« L'Église doit Mre séparée de l'État el l'État de l'É·
élait, en e[el, la Providence des malbeureux.
allendu a ce que no• soldats reslassent éternellement a
glise. » - Proposition condamnée.
Cependanl la vente se tiendra il l'hólel Lamber!, pen- Rome" - La qucstion américaine ... Ah'. pour le coup,
• 11 faul proclamer el observer le príncipe qu'on apdant tous les jours de celle derniére semaine de l'année. l'anoée 1861t, quel µas lui avez-vous fait faire a cctte
pelle de non-intervention. • - Condamnée.
Un service de dames polonaise, supplée la famille abmalheureuse question?
« JI est faru: que la liberté civile des coites et la liberté
sente. Toutes les dames de la Société parisienne qui
1864. - Vous me condamnerez quand vous aurez ,u
entiere garantie atoas de manifester publiquement tooavaient accepté les fonctions de vendeuses pour alléger
1865 a l'reuvre.
tes sortes d'opinions et de pensées conduisent a la cordes souffrances devenues plus pressantes a la suite des
QuELQu'uN. -Ceci n'est pas répondre. Enfin, passons.
ruption des mamrs et a la peste de l'indi[érentisme. »
récent, désastres de la Pologne, sont a lenr poste, et
Ecrivez,
monsieur Prudbomme.
- CondamnÚ.
nous espérons que la vente produira une ample recette.
Litltrature. Des livres bleus, rouges, Yerts, saumons,
« Le pontife romain doit se réconcilier 'et transiger
Les fonclioos que remplissait aupres de l'Empereur cbamois; des volumes, beaucoup de volumes, ríen q!.le
avec le progres, avec le libéralisme et avec la civilisation
M. Mocquard, donl nous donnions le portrait dans le des volumes; pas un livre. De la prose court.-vetue ,t
moderne. • - Condamnée.
dernier numéro de I' Jllustration, viennent dºetre divi- décolletée a scandaliser des hussards, fardée et maquilLe pape a fail son devoir ,en signalant aux fideles
sées. M. Conti, conseiller d'État, est nommé chef du caquelques-uns des écueils de la foi, mais les bommes binet impérial, et M. Franceschi Piétri, attachó au cabi- lée a réjouir toutes ces demoiselles ...
1864. - Telles mreurs, tels écrits.
,
voués a la cause.des príncipes sur lesquels reposen! les
net, est nommé secrétaire particulier de l'Emµereur.
QotLou'uN. - Eh! morbleu, voila une belle excuse;
sociétés modernes, n'auront-ils pas également il !aire le M. Conti reste cooseiller d'État en service extraordipourquoi vos mreurs n'ont-elles pas été meilleures!
leur en revendiquant les droits de la raison 1
EDMOND TEXLER.
naire.
Vous bais:-ez la tete, fort bien, cest la seule allitude qui
ll est bon de remarquer que la nouvelle encyclique

De méme q~e son prédécesseur, Pie IX s'en. prend
directement atu: príncipes sur lesquels, au point de
vue politique et administratif, les sociétés moderne,
sont basées depuis 1789 : liberté de conscience, liberté des coites, séparation du pouvoir temporel.
La seule société cbrétienne est celle ou les sujets
obéissent saos discuter a leurs princes, les princes au
pape, et le pape a Dieu seul, oú l'unique coite public
est celui de la religion catbolique, et oú le crime
d'bérésie esl puni avec toute la riguenr des lois.
Nous allons citer quelques-unes des propositions condamnées par l'encyclique.
« La puissance civile, méme exercée par un prince
infidele, possede un droit négatif en matiere religieuse;
elle a done non-seulement le droit d'("Cequatur, mais encore celui d'appe! comme d'abus. • - Proposition con-

!

vous conviennc.
do 8 décembre, non· seulement ne tient pas compte de
Tht!átrcs . Comédie-Fran~aise : Maitre Guérin, ou C.
LºINVllNTAIRll DE L'ANNÍlE 1864.
J'inOuence que les évéoements survenus depuis soixantequi
prouue que !'esprit ne fait pas la gaieté, et qu'un noquinze ans ont forcément exercée sur les esprits, mais
QuELQU'uN. - Hé ! madame l'année 1864, avant que taire malhonnite homme n' est pas beaucoup plus divertuqu'elle nous fait rétrograder jusqu'au moyen age. Si vous ne passiez le seuil de \'éternité, ayez l'obligeance
.~ant, pendant cinq aete.r;i, que ne poun-ait t'etre un notain
l'on suivait a la lettre le manifesle du saint-pere, il faude vous preter a une petile formalité.
vertuew,: et sans tache.-Académie lmpériale de musique:
drait recommencer les guerres religieuses, courir sus au
1864. - · Une formalité! la,¡uelle, s'il vous plait?
Roland á Ronce,,aux, Poéme héroiqu~, musique béhuguenot, rétablir l'inquisition ,. rééditer le décret de la
Qu,wu'uN. - 11 s'agit de nous aider toul simplement roique, chantenrs héroiques, recelles héroiques. Accarévocation de l'édit de N,.tníes; en un mot, raser coma procéder a votre inventaire.
blés de tanl d'héroisme, les abonnés supplient la d1rec•
plétement le grand édifice de 17K9. Saos examiner si
t864. - A quoi bon? Laissez-moi, je vous prie, me tion de changer un peu plus souvent le spcctacle. Láches
cela serait juste, est-ce possible 1
: recoeillir a ce momeo\ sGpreme, et ne me troublez pas
abonnés! - Cirque Olympique: Ltoiará et l'Écuyerqua11 parait que, tuul comple fait, le nombre des prétendaos mes réfl.exions.
drumane, bumiliation du singe par l'bomme : paum
dants, daos le Sleswig-Holstein, est aujo11rd'hui porté
QueLou'uN. - A merveille, je suis charmé de vous papion ! moins beau, moins souple, moins lesle, molos
a sept, - un cbi[re cabalistique: - le duc d'Augus- voir en de si sages dispositions; l'inventaire don! je
tenbourg, le prince de He~se, la branche Eruestine de prends la liberté de vons parler est précisément la cbose brave que M. Léolard, et pas bacbelier es-lettres. - Elil
la maison de Saxe, la Prusse, l'Autriche, et en dernier la plus propre do monde a vous fournir la matiere des de la revue au ThéátreJJéja,.t ·et aru: Fplies-Marign,.
lieu la Baviere, qui fait valoir les droits de la maison méditations oü vous avez le dessein de vous plonger. Que la revue bete s'éloigne, tant mieux ! Et que la reme
fine, spirituelle, railleuse et hardie la remplace: ce sera
Palatine. On parle, en outre, des revendications du Commen~ons done tout de suite, s'il vous plait.
pour nous une toute nouvelle conna1ssance qui noos
comte de Rantzau, qui a été exproprié par le Danemark,
186•De
grace
...
surpreudra
bien, et a laquelle nous trouverons mille
et de celle, du comte Styrum, qui se rattache a la maison
Qut:LQu·UN. - Commen~ons, vous dis-je; ce sera si
agréments.
Mouvement
de la presse .•.
d'Oldenbourg par des liens de paren té.
t&lt;it fait; !'affaire d'un quart d'heure, tout au plus.
1864.
Et
la
liberté
des théatres, mon éternel hon•
Du reste, il ne faut pas se dissimuler que plus il se
1864. - Allous, puisque vous l'exigez absolument, je
neur,
vous
l'oubliez?
produir&amp; de nouveaux prétendants, mieux cela fera !'afme résigne.. . lnventoriez done a votre aise.
QuELou·u•. - Ah! pardon, mille fois pardon : en,¡.
faire de la polilique prussienne, et c'e3t uniquement pour
QuELou"uN.-A la bon ne benre, vous etes une année tout
gagner du temps el laisser les prétenlions nouvelles se a fait raison nable. Hola!monsieur Prudbomme! approchez, rité, je ne sais oo j"avais l'espr1t. La Liberté des thldtra;
produire, que la Prusse demande !'examen le plus dé- je vous prie, calligraphe illustre, vous passez la fort il écrivez, monsieur Prudbomme, écrivez : la plus recoade
des libertés; grace a elle, nous avo ns vujouer Moliere ala
•
taillé de toutes les préteotions déja connues a la succes- propos. Prenez r.ette plume fraichemeot taillée. Voici
de Porte-Saint-!lartio el au Théatre-Déjazet; elle a fondi
sion des Duchés. La durée du temps qu'il faudra pour 'l'encre et du grand papier; écrivez de votre plus belle
examiner et pour classer ces diverses prétentions est ronde: Inventaire de l'an 1864 de l'ére chrétienns, dressé le TbéAtre-Saint-Germain, qui es\ resté ouverl pendan!
trois semaines ...
d'autanl plus difficile ii. calculer, que la Prusse entend pendant le dernier guari d'heure de ladit, ann~e :
186•. - Allons, voila que vous raillez encore.
soumettre aux jurisconsultes de la couronne le:i préReligion. Église catbolique : rien de nouveau. ProQrELQu'uN. - Eh! bien, j'ai tort, j'en conviens. Ld
tentions qu'elle met en avant pour son propre compte testantisme : grandes dissensions intestines : t( - Vous
plus
petites libertés oot du bon; celle-lá, un peu 11mide
au nom de la maison de Brandebourg. Par celte tactique ne precberez plus!- Nous precberons! - Vous eles des
au
déhut,
senbardira bientot. Que le gouvernemen~
habile, la Prusse aura tout le loisir désirable pour .pré- philosophes ! - Vous eles des oppresseurs 1 - • Les cagrands
diclll,
ne s'olfense pas de mes paroles, qu'il ne
parer les voies rt. ses mesures annexionistes.
tholiques regardent et écoutent attcntivement, en bénisLes a[aires de l'éleclorat de Hesse semblent prendre sant Dieu de ces benreuses querelles qui ne peuvent que nous la reprcune pas, cette innocente liberté, et quºil
daigne nous en octroyer quelques ·autres t
une tournure sérieuse. 11 est constaté que l'état mental
tourner a la gloire et au profit de l'Église.
.l1o&gt;;vemC11t de la presse : Création du Grand Jou,,,.L
de l'électeur ne lui permet plus de gouverner. Les Élats
Philosophie. En femme qui se respecte, la pbilosophie Un mctre carré de superficie, ou il peu pres. Rien o'embes;ois ont e1posé avec une vérité dé,olaule la situalion
n'a point fait parler d'elle.
pécbait d'olfrir aux lecteurs autant de matieres dans une
de ce petit pays, don\ le sort es! livré aux caprices d'une
Superstitions. On a vu, comme par le passé, beaucoup
intelligence maladive; on assnre que les agnats de la de gens croire a la mauvaise inlluence du veudredi. Le reuille pliée en quatre ou en buit : les articles o'au·
maison électurale vont faire des démarcbes aupres de spiritisme a continué a détraquer complétement de raient pas été moins bons et la lecture en eüt été pi•
la diete fédérale, ponr faire déclarer !'incapacité du sou- pauvres cervelles infirmes, et il grossir le chapitre de la commode; - mais les Parisiens voulaient du noutelll,
meme génant, on leur • dooné du nouveau. - Le p,.-¡
verain el la nécessité de ponrvoir • l'administralion dn
betise
bumaine.
Journal est arrivé au cbi!Tre de un m11liard d'abonnés-•
pays par un conseil de régence. On désigne déja, comme
1864. - Vousetes bien dur pour le spiritisme.
envi ron; je néglige les millions; c'est un peo plus que~
fulur régent, le prince de Hesse, héritier présomptif de
QuELQU'UN. - On ne saurait l'etre trop, et je le prou- population du globe. ll continue a ne poinl íaire deréla couronne électorale.
verai avant qu'il soit longlemps. Vous, l'année 1864,
Les précédents ne manquen! pas dans l'histoire recente vous ctes montrée beaucoup trop indulgente a ce Uéau clames, il ne point batlre la caisse, il repousser sans pitil
de, maisons régnautes d' Allemagne. Le grand-duc de ridicnle et f11neste, et vous anrez a vous en repentir ces aoecdoles impossibles qui s'ébaltent librement daJI
les colonnes de certains journaru:, sous le nom vulgail'
Bade a été longtemps régent du pays don! il esl aujour •
daos l'autre monde. Mais contínuons ...
de cana,·á.s, a ne ílatter aucune individoalité, ancll
d'hui le souverain, et le duc de Brunswick a été déclaré,
Politique. lntroni,ation d'un empereur au Mexique. Si
pour des faits moins gravea que ceru: qu'on attribuea l'é-

pouvoir'. ~u_cune cl~e de citoyens, á direa tous les plus
dures veriles, manier saos tr~ve ni repos le fouet sanglant de la sat1_re ... el a donner des recetles contre les
engelures.-Tnbunaux: Des empoisonnements descoups
. ' d.1es, des
.de~ couleau,
r .d des
d coups de poignard , des meen
in an tc.1 es, es étranglemcnts, les forfaits du Comité
des !re1ze, et antres crimes atroces. -Travaux publies .
Acbevemeut do Tribunal de Commerce' triompbe d~
style fol atre, achevement de la gare dlls Nord ...
lS 6•· - Ah! ah! qu'en pensez-vous?
QuE1.ou'_uN.- Un noble édifice, comme disent nos amis
les AoglatS. - Sciences: De grands efforts dwt l"année
1865 recueillera peul-&lt;ltre les résultats '
M p
.
.
. . Run_uo~11E, .. - Tultt alter honores, comme disait
le ¡enne Virgile.
~ uRLQu'uN. - Monsieur Prudhomme, vous etes ici pour
éc~1re et ~on pour parler; ne l'oubliez pas, et ne faites
pmnt de patés,- -Les naluralistes se disputen! sur la que•t10n des géneration, ,pontanées; les physiciens font fa
cour a~ sole1l pour ledécider a colorer ses épreuves pbotograph,ques; M. Matbieu (de la DrOme) se mcle de plus en
plus rndJScretement aux relatioos de la !erre et d 1
lu_ne, et n'entend pas qu'un orage éclate ni qu'un n:uv:
deborde saos que ces acc,dents soient autorisés par s s
cal cuis ; M. Nadar ne cesse pas de rever au moyen :
oou.s ~nvo.yer a tous les coins du monde sur les grande
cbemms de l'air, de proclamei- l'inanité du ballon et d s
promettre !'~venir A !'hélice. - Beaux-Arts : Le ,alon~
Grande bata11le. de la critique autour du Sphina: de
llor~au. Le v1eux moostre mythologique ne s'attendait guere, saos _doute, a passionner, au bout de trois
m1\le ans, des íemlletonistcs parisicns. ce rcoain de
dpularité
·
fdoit lui .paraltre assez doux, et', franºb
e ement,p~-,1
mt un ameux c1erge il M. logres et aM. Moreau. Grand
pru décerné á la statue ébaucb~e d'un sculpteur mort;

ª.

419

QUELQu'UN. - Eh bien! pourquoi 'crier au scandale des m é d' . .
lorsque je rapproche ce que les femmes mclentsi agréa'.
délu~ es aut1qmtés et de curiosités de toote sorle:
blement?
can a ~es, pendules, meubles fouillés, reliquaires
M. PRUDITOMME. - Au fait ce!~ me parait fort 1 ._ ::eux chmois et o,¡eux indiens, statuettes, crucifix, la~
que...
'
og,
eaux, v1e1lles et ¡eones éto1Tes .

I

Q11ELou'11N. - Monsieur Prudhomme veu·11
·p
'
1 ez nous
e argner fOS marques d'approbation aussi scru 1 menl que vos réllexion- critiques. A votre plome~~:~::
plume !. .. Mais non nous voic1· au bout d 1. .
e
.
.
'
e no re rnventa1re; Je n'aper~ois plus rien qui vaille la peine d'etr
noté. Je vous rend; votre liberté Votre
·1
e
.
.. .
serv, eur monS1enr Prudbomme. (A l'année
, ) Et
'd
186
l'année passée' je ne vous retiens ~as d:ºv:'i:1a;: a:e
revoir !
... u

b Souds les mains des successeurs de Boule, l'ébene le
o1s e rose se marient .,· h
·
'
s
J,
• .:il
armomeusement avec les
eto[:st les _métaux préc,eux, qu'il est difficile de songer a maliere en préseoce des miracles de l'arl.
Une consp · t'
f
t
1
. ira JOn est ormée pour attaquer !'ame par
~os es seos. Le soere, le caramel, les fruits confils la
pate tendre se pr t a I d
'
, .
•
ien · P us e mélamorphoses que
".:n. mven;a Ovide, á plus de changements que n'en
e,i ,~agm, ~rotée, il plus de combinaisons que la cbi-

1864 (souria11t tristement).- •Au revoirI vo '
,,, pas. Ce n'esl pas «Au revoir 1, qu"on dit ::;
années, c'est: « Adieu ! »
.
.
, es
QuELQu'uN. - Vous avez raison. Adieu done!
1864. - Vous m'en voulez beaucoup?
QuELQu'uN. - Moi 1 non en vérité pauvr .. ·u
née; peut-étre meme te 'regretterai-je a ;:/n1~sª~:
vestre procbaine.
Y
186, . - Je ne •eru: pas le soubaiter
QoELQu'uN. - Voila une bonne paro!~ ... Adieu, adi
encore !
. eu

;¡:~r

m1e nen eul fourm A Lavoisier daublé de Berzéliu,.
d 11 ne ~ut pas cro1re, ¡\ Athénien,! qu'il soit faci le de
on~er .e~ cadeaux d'étrennes; il ne .suffit pas d'avoir a
s::tpos1l1on le nerf do cadeau et de la gverre, l'arg ' il faut encore, - surtout • l'égard de certains
personnages, - fairc preuve de bctucoup d'invention
ou tout au moins d'.ingéniosité.
'
Q~ao d le feu prmce' de MetleraiclI était le ministre
~,mmpote_nt que vous savez, M. de Rolhschild celui de
d ,enne_ (11 y a des Rothscbild partout), fil 'a la filie
I u prrnce un cadeau qu, €SI resté célebre dáns

1864. - Adieu ! (Sur le point de pa.&lt;ser la po,t d l'
tcrnité II
e e •' e e se retourne, soupire d:une uoiz eteinte
Ohé! Lamber!! et disparalt. )
X. FEVRNrr.

tes anh•ales _germa mques du jour de l'an. Mil• de Metermc avait bu1t ans · le b
·
h' • ·
fil f b .
.
anqmer are i-m1lhonnaire
filie a riquer une poupée de la grandeur de lajeune
' tu1s il commanda pour la poupée un trousseau
comp et de prmcesse impériale, robes de brocart,
dentelles CD po1nt d'Angleterie et d'Alenfon; cbaque
';.ouc~o1r vala1t cent éeus, et au cou de la pou1eeLes enroelait
·
d un collier de perles de 40 , 000 francs.
pnnce, e Melternich n'aurait jamais permis qu'un
banq01er pr,t la liberté d'envoyer a la jeune princes•e
i-a fill_e un trousseau et un cnliier de perles ... Mais u~e
poopee,cela n'a pas d'importam:e, cela ne se refuse pas.
V~1la, certes, une /a~on dél icate at galante d'offrir a
w,e ¡e~ne filie de grande maison des robes et des bi¡oux. J a1 cité l'anecdote pour que le procédé p1it servir
A quelq_ue lecteor de 111/ustration qui se trouverait daos
la pos1t1on, - je nu dis pas embarrassée, mais emharrassante, - de M. de Rolhscbild.

1:

IL

A PR0P0S DES ÉTRE~JIES.

v ·· ¡ .
o1~1 e ¡our de l'an, et il ne faut pas se dissimuler
que I ant1que usage d'offrir des étrennes n'esl pasen-

ell: est adm1rable, cette statne, puisqu'on lui a donné le
pr1x. « 11. faut _enc~urager les vivants, récompensons les

core aboh.
Je suis pour l'échange des cadeau1. Que l'oo s'envoie
morts, • s est d11 le ¡nry. Tous les raisonnements sont daos au corr.mencement de l'année, ces brimborions qui cou'.
lanature. ~ -E~position d_'Eugene Delacroix. « Cet hom- tent s1cber, rien de mieux, a monavis.
~e-la mérite d,"ller en en fer, » disail un jour un des
Cette vieille habitude ne subsiste-t-elle pas en d , 'l
tnfreres de I illustre peintre, encore vivant alors de toutes nos révolutions, depuis que l'homm: quitt"P\
sortant de&amp; salons du boulevard des llaliens, plu; les forets, s'est constitué en personnage ci;ilisé an
d im pemtre contemporam serail volontiers alié dire a
gentleman, comme disent las Anglais 1
' en
char1table confrere : " Ah! monsieur accordez m . _u
est _done juste' il est coovenable qu'en ce jonr du
,ous prie, la faveur de me do.mner u~ peu. » - m, Je t Janv1er, les amis se rappellent au souvcnir les uns
.186•. - Vous oubliez encore quelque cbose au cha- des autre~, et fetent, par des présents o[erts el refus la
p1lre des Beau.,-Arts.
b,envenue de l'année nouvelle.
·
'
QuELQo'UN. - Quoi done?
Mais ce qu~ je ~omprends moin,, ce que je ne com1864. -;- La suppression do salon des Refusés.
P;ends pas' e est 1,mpót vexatoire (et il en est de plus
QcELou ""· - Ah I vous avez bien tort de 11i'en /air
d une espeee) contre lequel tout , le monde se récrie et
sou, emr : un de vos crimes madame Hél ,
' e que chacun acquitte religieusement.
•
'
·
as. nous na11 t d
nons pas tro~ de sujets de gaieté; pourquoi nous ravir
es es gens qui passent deux mois a !aire des
celm-l a? Esperons que l866 nous le rendra .-1UO
" des ,iou- courses
el des. démarcbes
pour que le total de 1eurs con-,
. .
1 ·b· f
" 11es : Chapeau1 saos bavolet pendants d'orei'le d'
ri a wns s011 redu1t de 5 francs.
d~_mi-pi ~d de ~ong, introducti;n du gigantesqu: d:as ~: . C~s mCmes gens distribueront volontairemcnt, le j er
b1¡outerie, avenement définitif de la bolle pour fe
. Jªº:'.er, de 200 a 300 francs a des etres qu'ils détestent.
apotbéose de la chevelnre rouge, entretiens et le:;:;
S II est un fonct1011naire civil qui ¡oit peu aimé de la
de la Sorbonne et de la rue Cadet
populat1on par1s1enne toute entiere, c'est cet etre omnilR6ó . .- Comment pouvez-vous-;approcber ainsi des polen\ et désagréable qui s'appelle concierge, et que les
cboses s1 graves et des choses si frivoles?
locata1res appellent portier.
M. Pnu~DOY&gt;IE. - Prolanation! profanation!
,suni~gt mille locataires, trouvez,m'eu dix, trouvezQu~wu_uN. - Encore une fois, monsieur Prudbomme m en tro1s, qm oseront s'a1Trancbir de l'impót du cordon.
:•~s eteSJc1 pourte~ir la plume ... Tenez-la, ettaisez-vous'. )101-~eme' qm en _ce moment excite mes concitoyens
oos, madame I année 180., je consens 11 répondre. a 1~ iévolte, ¡e sera, le premier, - je rougis de le dire
~1-II vra1 que les dames de 1864 ont coupé le bavolet - a doooe~, cette année, d1x francs d'étrennes de plu;
~ leur cbapeau, comme Alcibiade avait coupé la queue Amon, po~lier, pour qu'il n'insinoe pasa la noble dame
son cb1en, el par la meme raison, peut-etre?
dont J ai I bonne~ dºelre le locataire, que mon apparte186,. - Cela esl vrai.
~ent, - vu sa s1tuat1on élevée, - est susceptible d'une
UELQ '
E ·1
legere augmentation.
d' Q . uuN. - s1-1 vrai-uºellesportentdespendants
ore,lles plus longs que ceux des sauvages, et des bouCe q_ui manque le plus dans notre pays c'est le condes de ce,nture pareilles a des boucliers?
rage CIVIi.
.
'
l864. - Cela est vrai encare.
Cbez les Romams, - meme au siecle d'Au•ust Qu,Lou'UN - Est•il vrai qu'elle! se chaussent de bolles le cadeau d'élrennes était encore élémentaire.ºs; ue; ria,ec aggravation de glands?
' cbe .c,toye,n, un consul,_ un sénateur, recevaitsans honte .
1864 (baissant les yeux). - J'en conviens
la p1ece_ d o_r que ses chents lui meltaient daos la main
QuELQo'u,. - Est-il vrai que blondes et .b
les parl1cul1ers n'écbangeaient entre eru: que des olives'
daine
rones, sou- 1 des rubans des fig
d ·
'
. meut alteintes de la fievre du roux disent a I'
'
'
, ores e c1re' des dalles' des figues
•on1aque pouah, . F .
'
am- $eches et des rayous de miel
·••• • « a1s-nous rousses ' fais •no os
¡ e ne crois pas commettre· une énormité en
lles ?» .. •
't
he186, ,
dant q 1
··
pre en(a,une voia: faible). - Je ne puis le nier.
d d ue es patric,ens ~e l865 seraient assez mal vus
Qunou UN. - Est.-il vrai' en fin, qu'elles conduisent ~s ames p~ris1ennes, s ,Is se bornaient a déposef cbez
~nrs chapeaux sans bavolel, leurs pendants d'or ·11
e les, avec le _tribu\ de leurs hommages et de leurs
nrs boucles leurs bolles el !cu b
e1 es, vreu1, un pamer de figues seches.
ea~rie. s~ientifique
,
rs e evetu: rouges a la
voyez'. en eiiet, les somptueux étalages oú se déploient
de M, X... el Ala lecinre hilosoplnqqe, h1storique, économique ou littéraire d ~ Z • 1 :es robe, ondol_euse,, les chales tissés d'air et de soleil
, 1864 (triomphant). - Saos doute.
e . .... es préc1euses eto[es, les dentelles aériennes !
'
Le luxe de~ magasins a m~ toute!- voiles dehors. Voici

~

,!'.

EHMOND

Í l.XlER.

---~r----~w-------COMBAT DE MAJOMA.

Le journ_al ófficiel a publié le rapporl du comba! de
Ma¡oma, ou _le c_olonel !larlin a soccombé. Ce comba\ a
ca~1sé une vive impression au Me1ique · il éta·t 1
ra1t, la derniere espérance des troupes 'de Juar~;. i paJuarez, apres avoir concentré pres de Naz 1
lrounes
' rieres
· des généraux Ortega, Patoni et
as Nees
• , regu
grete, en forma le • corps d'armée d'Occide I r d
quatre
mille ·¡cinq cents con¡battants et de vmgt
n_ • ort
d
p1écese
e canon, et I en confia le commandement au gé é 1
Ortega.
n ra
Depuis la défense de Puebla, Ortega o'avait plus joué
un role aclif daos cette guerré II avait levé de no 1·
troupes ·1 t
·
.
·
uve 1cs
•
' t es vra1, ma1s lor~q ue le.~ Fran~ais se Prése terent devant. Zacatécas
n
,
' il évacua e" 1 , v,·11 e saos cornb
altre.
Pato01,
Negrete
s01virenl
la
meme
¡·
d
d · , D
1gne e con01 1e a urango el il Monterey. On atlribuait généralement cette _longue retraite il !'esprit de vertige ou de
~ramte, ma1S on appr1t avec surprise qu'elle était d
a un plan combiné.
ue
Ortega répétait, en eO'et, a ses intimes qu'il attendail
le _moment ou les Fran~a1s se seraieot affaiblis en dissémmant
lenrs forces .sur. une
ligue de 350 r1eues, pour
t t
.
en er conlI'e eux, d1sa1t-1l, « la manreuvre de K0 I O
sur Ka!
· pour se dérober et co uso
. ouga, » e,est ü, d1re
leur hgne de communicalions.
uper
Tous ces projrts furenl mis a néant par l'intrépidité
de la _colonne aux ordres do colonel Martín, cbar ée de
coumr
g
· d les
· abords de Durango. Cette colono e se composa1· 1d e cmq
compago•
de
zouaves
d'one
de
h
,
,
e asseurs a,
p'.e ' et d un escadron de cbasseurs de France; en !out
cmq ce~tlltr~nlde et un combattants, qui eurenl l'audace'
sans
art1 téembt· e campagne, d'auaquer. l'arm ée¡uar1Ste
. . '
¡
or1emeo ta ie, avec vingtpieces de canon sur I Ce '
de !la¡oma.
'
e rro
L'audace n'eilt pas suffi, si le commandant Japy do
2' de zouaves, qui prit le commandement aprCs la ~ort
du regreltable col_onel Martín, n'eüt dirigé l'atlaque snr
le défaut de la cu1rasse de la ligne ennemie. l'extre
bravonre filie reste.
'
me
Le oombat ful sanglant, mai, prompt et dÚisif. Le,

�L' !LLlJSTnATION, JOURNAL UNIVEllSEL :

L'lLLlJSTRATlON, JOUIU'c\L UNlVEHSEL.

BA'UlLLE DE MAJOMA (U septembre i8li4.)

'

juariste a perdu artillerie, bagages, munilions, et s'est débandée tout entiere.
Pour extrait : P. PAGET.

zouaves enleverent a la balonnette le Cerro de Majoma, clef
de la positioa; les cbasseurs ~e
France culbuterent l'infantene
juariste quaud elle voulut. reprendre l'offensive, et le~ ~hasseurs a pied la pourswv1rent
en l'obligeant a abandonner
ses dernieres pieces.
Nos pertes furent cruelles et
nombreuses : le colonel Martin,
le lieutenant Tramond, mouru-·
rent l'épée a la main, et no~s
eitmes un homme sur sept mis
hors de combat; mais la noble
courluite des docteurs Bintot et
Manoha qui prodiguerent indistioctement leurs soins a tous
les blessés sous le canon meme
de l'enne~i, prouva une fois de
plus combien, dans _l'armé_e
fran~aise, le corrs médic~I sait
unirle dévouement a la sc1ence.
Les résultats de la bataille
ont été importants : l'armée

COMBAT DE SIMONOSAKI
AU JAPON.

Les dessins que nous publions
sur le combat de Simonosaki se
recommandent par la plus
grande exactitude et par le ta•
lent du témoin ocula1rc auquel
on les doit. _ Le public nous
saura gré d'avoir reproduit les
principaux incidentsd'~nco~bat
dans lequel notre marme v1enl
de donner une nouvelle preuve
de tout ce qu'elle peut accom•
plir . ....,.. ll régoait au Japon,
moins toutefois dans la population japonaise que parmi les
princes de ce pays, un extreme
mauvais vouloir contre tous les

·

====

.

•iame au 18' bataiUon de chasseur&amp;

uropéens. Ces belles et riches
cantrées étaient fermées au commerce de l'Occident. L'un.de ces
princes da'imios, un des grands
feudataires de l'empire, celui
qui pa~sait pour le plus puissant, avait commis divers actes
d'hostilité contre les marines
étrangeres, et l'on sait qu1une
premiere fois l'amiral Jaures,
commandant les forces navales
íran~aiscs dans les mers de la
Chine et du Japon, avait été
ohligé,. pour venger une insulte
faite a notre pavillon, de donner
an prince de Nagato une sévcre
le~on; que plus tarcl, les Anglais
égalcment, s'étaient vus dans
l'obligation de chatier l'orgueil
de ce prince. - Cependanl ces
le~ons n'avaient pas produil les
résultats qu'on en attendait; les
mers rcslaient fermées,etl'oo ne
tarda lJas it reconnaitre que pour
les ouvrir, il fallaitfaire plus encore qu'on'.n'avait tenté jusquela. - On se décida des lors aune

a pied).

action commune de la part des
diverses marines européennes
représentées au Japon. - C'est
cette action commune combinée
entre les Fran~ais, les Anglais,
les Hollandais et les Américains,
qui a a·rnené le combat de Simonosaki, livré par les forces al.
liées, le 5 septembre dernier;
c'e-st a ce fait d'armes, auquel
notre marine a pris une part si
glorieuse, qu'est due l'ouverture
définitive des mers du Japon :
rérnltat comidérable, dont on
appréciera. plus tan! tous lr.s
avantages, soit au point de vuc
des iotérels commerciaux, soit
au point de vue plus élevé de la
civilisation de !'extreme Orient.
- Lesrap~orts officiels des dellx
amiraux Jaures et Kaper ont fait
connaitre tous les incidents de
. ceglorieux combat; nousn'avons
point a revenir sur ces détails et
nous nous bornons a les reproduire par la gravure.
H. CASTELMANS.

RAT1'ERIF. DR QUATORZE PIF.C.rs

LES ZOUAVES EMPORTllNT LA. POSIT!ON DE MAJOMA. - (D"aprei'..les croquis de M. Marque, cap1

,

ocn PlÍF.

PAR LES ALLIÉS.

�L' ILLUSTRATION , JOU RNAL UNIVERSEL.
L' lLLUSTRATION , JOURNAL UNlVERSEL.
La reprise, d11 reste a été, de' tout point, ce que pouvait
envoyait de longs extraits cités daos les Leqons franqaises soubaiter l'auteur, et ce qu'il avait droit d'attendre d'un
de litterature et de morale, entre une tirade de Corneille théa.tre qui lui doit tant de belles et franches victoires .
CU,\I\DIIHOIE Dlll&amp;ll§l&amp;TOQI\DI•
et de prétendus vers de M. Jouy.
.
décors nouveaux et pittoresques, mise 'lln scene riche e~
Meme alors, ceprmdant, les Truffes auraient dü se b.a- soignée, brillants costumes, halletE, cortéges, tout a été
Bien que l'anniversaire de la naissance de Racine et ter. Apres la Physiologie du gout, de Urillat-Savarin, prodigué a la Suite des Mousquetaires, et, brochant sur
les représentations auxquelles il a donné lieu aient été celte farce eüt paru un peu vieillotte.
le tout, ces habites et vaillants comédiens que vous sale fait capital de cette derniere quinzaine dramatique,
c:est que déja le temps était passé 011 l'on se faisait vez : Mélingue, Lacressonnicre, Clarence, Delaistre
on nous permettra d'en garder l'exposé pour la fin gloire d'avaler douze douzaines d'hu1tres avant déjeüner, W1• Adorcy, tous enfin, tous, et ce n'est pas moi qui Je'
d'un article qu'il envahirait tout entier, s'il paraissait 011 l'on pariait de grosses sommes a qui aurait mangé'le dis, c'est le public qui les acclame tou.s les soirs.
plus vite, et saos boire, vingt brioches ou trente biscuits.
aux premieres lignes.
Il n'est pas si chaud que cela, au Palais- Royal, le puDe Phedre, des Plaideurs, comment en venir, en eflet, Au Parasite des Barras, au Pique-assiette de l'Empire, ·au blic; il ne rit que du bout des dents a l'Histoire d'une
a Une femme, un melon et un hr;rrloger? Comment passer Ventru de ll Restauration, avait succédé le gourmet de patrouille de MM. Albert Monnier et Edouard Marlin el
.
'
des Freres ennemis, si faib\e que soi~ cet ouvrage, a l'En- l.830. Que peut done nous vouloir aujourd'hui le Goin- meme .aux e1centricités
dn Photographe, comédie-vaulevement d'Hélene, le dernier grand succes des Variétés, fre de im. Edouard Martin et Monnier? Aux yeux do deville de MM. Meilhac et Ludovic Halévy.
lorsque le nom, rien que le nom de Racine, nous fait Repu de i864, il n'est plus qu'un anacbronisme, cet
A:u commencement, il est cependant assez dróle, ce
rougir d'avoir seulement indiqué cette derniere insulte homme qui a encore faim, qui a toujours faim, et que photographe par amour , auquel Gil-Pérez prete sa
a la plus adorable création du génie antique.
Pradeau acheve de rendre, invraisemblable par la vérité physionomie de pince-sans-rire. Voila un comedien qui
Un autre motif, d'ail\eurs, nous interdit de nous éten- q11,'il lui donne. Car on partage l'agaccment du jeune n'a guere le don de se transformer. 11 dit a cela qu'on
dre sur cette longue et froide parodie : l'Enlevement ménage, qui, ayant comploté un petit souper a deux, l'aime comme il est, et que personne ne jone aussi bien
d'Hélene est une opérette dont la musique, tres-supé- finit par jeter une &lt;linde truffée, qui devait en faire les que lui les Gil-Pérez; a quoi j'ajouterai qu'avec lui, du
rieure aux paroles, échappe a notre compétence; aussi fraí3, a la tete de l'importun. Sans Berton et Mm• Célíne moins, on saít toujours a quoi s'attendre.
n'en avons· nous fait mention que pour signaler, non Montalaud, dont on se pique d'égaler au moins la paCe qu'on n'attend pas, je !'espere, c'estqueje raconte
sans r¡uelque regret, l'invasion de la musique sur un tience, le public se serait débarrassé plus tót, et avec ci, en détail, comment le jeune comte de Gardefcu s'éthéatre voué jnsqu'ici a l'observation des mreurs bour- moins de cérémonie, de ce Gargantua san~ vergogue, tant donné pour un photographe, attire dans un atelier
que l'exce\leníPradeau a eu l'unique tort de rendre trop improvisé la baronne de Gourdakirch, ni comment, tirée
geoises et populaire&amp;.
' C1est la, du reste, un fait que nous avions prévu et
d'une position si peu délicate par le baron, qui la prend
au naturel.
annoncé comme le plus probable des futurs résultats de
Si le lever-de-rideau de MM. Martín et Monnier a pour pourune a.utre, cette noble dame se jointa son mari pour
la liberté des théatres; nous le constatons aujourd'hui défáut de n'elre pas assez moderne, en revanche, les trois ínviter 6ardefeu a'Ses samedis. Un tel sujet indique déja
sans humeur, sans vouloir surtout, le moins du monde, actes de MM. Labiche et Delacourpechent par l'exces de trop les situations et \'esprit d'une piece 011 l'invraisemen faire un reproche aux administrations thM.trales; il la qualité opposée. Le réalisme le plus actuel, le plus cru, blance et la crudité du fond ne sont sauvées ni par la
nous parait seuleruent imputable a cet épuisement de la s'étale dans le Point de Mire, avec tout le sans-gene qui gaieté, ni par le naturel, ni par la délicatesse de la
veine dramatique que nous signalons chaque jour, distingpe ce ftls naturel et mal élevé du xrx• siecle.
forme.
tout en admirant qu'il ait pu etre retardé si longtemps.
Cependant tous les gotits sont dans la nature, et il n'est
Il y a pourtant la un détail qui a bien son prix, • '
Que\ aveuglement, en effet, quelle ingratitude n'y aurait- pas impossible que ce tableau vivant ne soit pas sans comme le~on de morale, et encore plus comme signe
il pasa en chercber la cause principal e ailleurs que daos attraits pour quelques-uns de nos lecteurs. Si done vous du temps : c'est le valet de chambre du susdit comte
!'admirable fécondité qui a fini par se produire? Chez etes curieux d'assister a un des lundis de M. etdeMm•Car- de Gardefeu, qui, élevé pour un moment a la dignité
tous les peuples dont le théatre a lieu d'etre compté, bonel naguere encore limonadiers a Courbevoie,aujour- d'aide-photographe, se met a tutoyer son maitre et a
sa période originale et active a rarement depassé le terme d'hui gros rentiers retirés je ne sais ou; si vous tenez a lui frapper sur le ventre. Cela rappelle, dans le fait side vingt--cinq années; en France, elle se poursuit, avec pénétrer dans cet intérieur infime, et a savoir comment non dans l'intention des auteurs, le jeune menteur de
plus ou moins d'éclat, depuis pres de trois siecles; et vivent, et quelles gens voient ces petits cafetiers, qui Corneille, réduit, pour soutenir ses impostures, a invoaujourd'hui encore, c'est-a-direen un tempso11 lesscenes ont fait fortune en vendant et en servant eux-memes quer le témoignage de son valet. Pourquoi pas, en effet!
des autres nations vivent d'emprunts faits a la nótre, on des demi-tasses de chicorée et des petits verres de Le propre du vice est de rapprocher les conditions, el
ne saurait parler du déclin de cette derniere qu'en la rhum Claparede ou autre; s'il vous intéresse d'appren- c'est par lui que nous arrivons, pas a pas, a cette égacomparaot a elle-méme, qu'en lui opposant son midi.
dre que, dans le salon de Mm• Carbone!, il gele si lité regardée comme la plus noble conquete du dix-neuL'honneur est done sauf, et, grace a lui, rien n'est la fenetre est ouverte, et il fume sí elle est fermée; vieme -siecle, par tant de laquais utopistes. Pas sí utopisperdu; mais, pour le moment, le fait existe; les direc- si vous aspirez a connaitre M. Duplan, ancien ha- tes, peut-etre. Déja, au Vaudeville, nous avons une piece
teurs l'aoousent, non-seulement daos les spectacles qu'ils bitué du café Carbone], resté fidele chevalier de des mieux tournées, des mieux écrites, ou un domestinous donnent, mais encore, et plus haut encore, s'il est l'ancienne dame du comptoir, et le fils de M. Du- q•Je se cro1t aimé de la femme de son maitre. Cela s'inpossible, dans leurs doléances privées. Tous se plai• plan, qui ne sait s'il aime Mil• Carbonel óu Mil• Pérugin; titule les Erreurs de"Jean; mais c'est la un faux titre, n'en
gnent de la faiblesse des nombreax ouvrages qu'on leur si, de plus, vous ne voulez pas mourir sans savoir p:ir doutez pas : Jean ne s'abuse pas autant que l'auteur
présente, et, devant une si stérile abondance, plusieurs, qui est enfin touché ce point de mire de deux meres veut bien nous le dire, par respect humain, je suppose.
- comment les en blamer? - s'appliquent le bénéfice aussi terribles que les Meres terribles de MM. Chivot et Allons, courage, messieurs les valets, le jour des gran·
du vieux dicton : Ce qui-ne vaut pas la peine d'etre dit, Duru, jouées cet automne a l'Odéon; alors, oh! alors, des saturnal" approche, et elles dureront plus d'un jour,
allez voir le· Point de mire de MM. Labiche et Delacour. celles-la. Aussi bien, puisque le maitre d'aujourd'hui
on le chante.
Alá bonne heure, mais qu'on le chante juste au moins !
Avec M. Labiche, d'ail\eurs, si peu gai que soit le sujet, était le valet d'hier, et vice versá, pourquoi y mettre taot
Qu'a défaut de !'esprit, les oreilles soient satisfaites. il y a toujours le mot pour rire dans la piece. Les situations de fa~ons? Embrassons-nou~, Folleville, et que tont
Qu'on ne nous donne pas des chanteurs pour la forme, plai5antes n'y manquent pas non plus, et l'effet en est
et des chanteuses pour l'unique plaisir des yeux. A dé- d'autant plus certain, qu'il s'est déja produit, avec soe- finisse!
Encore un moment, cependant, le temps de dire un
faút de voix de poitrine, ayons des voíx de tete, et meme ces, dans maint autre ouvrage , grace a des moyens mot du deux cent vingt-cin'quieme anniversaire de la
des voix de nez, passe encore; mais ne sortons pas de
nais~ance de Racine. Ce ne sera pas long, car déja vous
tout pareils.
ces régions é\evéei; c'est au go~ier, et non aux jambes,
Le Point de mire est en outre joué a merveille par savez comment le Tbéatre-Fran~ais a solennisé ce beao
de faire des trilles et des roulades; jamais un mouve- M119 Mélanie, par Blaisot et par Lesueur. Je nomme jour, et je ne vous apprendrai rien de plus en ajoutant
ment de hanches, si indécent qu'il soit, ne remplacera Blaisot avant Lesueur, parce que la pal~e du commun que Phedre, les Plaideurs et les deux derniers actes de la
un point d'orgue. Passons-nous, s'il le faut, de l'ut de lui appartient dans ce concours ou Menehand, Victorin, Thébatde, ont été joués dans la maison de Moliere avec
poitrine, ce n'est pas moi qui m'en plaindrai, mais ne Widmer, Frances et Boudier ont mérité, ex cequo, la troi- autant de perfection que de respect.
tombons pas daos l'ut de maillot.
sieme place. C'est au point que, Mm•• Montalarnl et PierJe m'étendrai un peu plus sur le Vaudeville, qui,
L'impresario qui s'abaisserait j usque-la serait absolu- son empruntent d'un tel voisinage une distinction qui seul, s'est distingué de cette ribambelle de théatres, si
men~ inexcusable, attendu que rien n'est pour l'y con- qui n'est certes pas dans l'esprit de leurs personnages. · prompts naguere a jouer Coroeille et Racine, et qui,
traindre, dans l'état actuel des choses. Les sujets ne Elles assainissent, elles parfuruent une piece ou l'on d'un si beau feu de paille, n'ont pas meme gardé de
manquent pas pour la muliique, s'ils sont rares pour la étoufferait sans elles; elles en bannissent l' odeur de cuiquoi a\li;mer un lamy,ion.
comédie. On trouverait, en ce moment, plutót vingt té- sine et de renfermé qui y rentre des qu'elles sortent;
Honneur done a la direction du Vaudeville et a ses
nors passables qu'un médiocre premier role de comédie, grace a elles, enfin, sous cette cloche a Béotiens, on excellents acteurs ! Eux aUS$i ils ont joué les Plaideurs, et
de drame, ou meme de vaudeville.
croit par instants respirer un double zéphyr venu de si je n'avais a parler que de Mm•• Lambquin et Laurence,
Malgré cette disproportíon dont il ne souffre pas moins l'Attique. - S11is-je assez galant aujourd'hui?
je dirais, ma foi, je dirais que nulle parl les Plaidelltl
qu'un autre, le .Gymnase ne s'écarte pas de la bonne
C'est sur un ton plus sérieux qu'il convient de parler n'ont été mieux joués.
voie ; sauf une ou deux erreurs qui ne. lui ont guere de Mm• Duverger, cette zélée comédienne, qu'une nouQuant a Saint.-Germain, Ariste, Ricquier et Colson, ils
profité, il est resté fidele au genre mine, qui a fait jus- velle création au théatre de la Porte-Sainf-Martin vient ne pardonneraient pas q~'on les pla~at au-dessus ni
qu'ici sa fortune et son bon renom. C'est. la une j ustict de fair~, ala fois, reine d' Angleterre et du boulevard, en meme au niveau de \eurs maitres, des maitres de la coque nous lui rendons volootiers, et c'est aussi une rai- attendant mieux. Passer du personnage de Marguerite médie, aussi dirai-je seulement qu'ils s'en sont montril
son ajoutée a bien d'autres, pour ne pas juger trop sé- Baudry (daos les Drames du Cabaret) a. celui d'Henriette
dignes éleves.
verement les deux dernieres pieces qu'il vient de nous d' Angleterre (dans Vingt ans aprés), ce n•~st pas !'affaire lesDe
Phedre, il va sans dire qu'il n'en a pas meroe élÍ
d'un simple changement de costumes; il y faut encore question : le Vaudeville a bien le droit de jouer la trt
donner.
La premiere, - un petit acte intitulé les Truffes, ce don de transformat(on qui est le signe &lt;les vrais artis- gédie, mais il a trop d'esprit, et il entend trop bien~
bien que signée de denx auteurs jeunes encore et d'un tes, des comédiens de race et d'étude. Oisons simple-· intérets pour jamais s'en avouer coupable. La tragédil
esprit habituellement tres-moderne, remonte, comme ment, et pour tout éloge, que, de cette décisive épreuve, n'est bonne que pour les théatres subventionnés, AD
inspiration, jusqu'au Directoire. Peut-etre eüt-elle fort Mme Duverger s'est ~rée avec éclat,
réussi a. l'époque 011 BercboITT écrivait sa Gastronomie, et

'

'

reste, lamo~estie du Vaudeville, si elle a lui cou~·t~é~dd'';un~e~cll;-~ilil~~~~~~~~~~i~~~;~;~:-----:------ - - - - -- ---~4~2~3
. ole
p_art,hooneu,
elle hn adepro~té
de l'autre,
en lui épargu:~t,le sté- et
elle,ésgnée.
s_embla s'absorber danst une reverie mélancooque
l'
dele,r,,
des Thébaidts.
::;;''.' m'est ':stée de ces instanIs; elle me f,app,
C'est une idée co~me une "Jtre que d'exhumcr, tous
les ans,'exune des m01ns
bonnes pieces de nos trag1ques,
.
e
P'"'.' ~n public, revue, co,cigée, et considé,-ablement
\ abregee; ll y a meme daos un te! p 'd,
t de
te d'ob t' t·
..
'
roce e, une
s '","ºn na,,e, que je contempleavec la "''"
de respect qua le sauvage pour l'innocenL
A cette simplicité pourt t ·
'f
'
an , Je pre ere encore celle de
M. _de BeanD10nt, qui, pow, l'anni,..,aire 'de Racine
''"' •~ut •mplement dema•dé • M. Edoua,d Fonrni,;
""' p.eee de ,u-constanee, ee clulrmant llaeim • U.~
'" r&lt;ls1'r~ de cireoostanee tant que Racine sera !u¡'
me1oedec1rconstanceetquelesfreresenne . l
m1sne e seront
pas.

le la '"mv&amp; si belle et si touchante aiusi, que les la&lt;tmees
vmre~t
rnermdeevant
ll aux yeux, et je fus tenté de me prose ,.
. Pour ~ésisler a l'émotion dont je me sentaís envah1
Je me detourna1· et '
h . ,
'
• . b
m apprnc " d un groupe qui causait
vo" ,sse; Emmanuel s'était remfa a feuilleter négli
gemment un album et pe d t .
tendit
. '
n an quelque temps on n'en• que le brmt des jetons et des""" paroles échangees par les joueurs, jouant le whisl avec tout le silence
sao-,mentel.
la - Schlem ! '.º~s !tes sehlem ! hem ! hem ' o-ia en fin
d petite ~01x flulee du vieux comte,etdans le transport
e. son triomphe
. . toute ·.,¡_
, . ' 1·1 se 1'"""un, ,mcrté
oans le séjouc de Racine a u,es, l'auteur a "' trou,e
en repet,nt "" satléW son o-1 de jole tan¿ que
,on-:eulemen_t un_ motif • apologue, mals encore le
a
dame Dmleux semblalt consterné.'.
iet
_d
une
vra1e
p1ece'
sino'n
d'une
piece
tout
a
f
·t
Ic1'.
idl
fut
~ncore
évident
pour moi que la comtesse
vra1e.
a1 vena1t
e fa1re
un coup
d'État.
S

'°'

su'.

ti'?

,.,.u,

_' ·'"' que ¡e pu,se me l'expliquer, et elle ne me
qmtta
plus depuis.
J'ai oublié
de dire qu'E
1
. .
.
.
mmanue ,~ mellent music~en, quand il ava1t vu que sa cousine et moi nous caus1_ons a part, il s'était levé négl1·aemment e·ta1·t alle' a
p,ano !et s' 't ·1 . •
'
'
u
e " m,s a promener doncement ses mains
su_r le_s touches. Une de s_es habitudes e'ta1·t de ne J·amai·s
ne~ ¡onc, de omnu, maos sa mémofre était telle et il
ami tant In de muslque, qu'il se Iaissait aller ad;s impro:•sat&lt;ons
pfil1alent sou,ent de, réminlseenees,
m'." '.º'.q?eiles ¡¡ sa,ait cependant donner un eaoh,t
qm lu! e_ta1t_propre: tandis que nous causions, Blancbe
et mo1' a.vo1x ba.c;se' ,·¡ sembla,t. prendre part • notr,
oin,ersabon par un areompagnement mélancollque ·et
.ague_- s:ns dépasm les homes de confiance que semblalt Just1fier la scene
qui avait
inauguré
. ,
Blanche
entrevoir
plutót
qu'elle cette
ne· mes&lt;nree,
tra·t l me laissaít
·
moo-

º"

ª:::

La pléee tout afait vral,, qui nous eúl montré R
a U~esd, n'eút p,s été fort amusante, tand~ que

.

1 ans prononeer un sen! mot, ,t felgnant de ,rolre en rol: es secretes ;m"tumes de sa sltuatlon, ,t mes pae '?yant ~ehout,. que le ,lellla,d voulalt se refuer ',u,
s, qumqoe p emes de résem, lul lalssalent com-•
sort1r e, la vraisernblance la plus exacte, l'aut:ur est dª;ªlt sonn~; un domestique était entré avec la pré;ision pren~e que JC les avais devinées; en échange, je luí
arvenu .. nous mont l
un serv1ce automafq
d . 1
parla1s a mon tour des épreuves que J''ava1·s sub1'es d
.
rer e g,and Racineen ge,me dans
.
.
, ne epms on,,aterups niglé et
é
e
an
'
ma m.re, de n°".e '.mour mutuel, de mes t,avau,: et,
P Racme adoleseent, et natureilement amoureux L pr~nla,t son hcas á son maltre.
plus doux intéret anime cette préface d'. 1 " ,
: e . L ivresse de s_on succes l'avait sans doute d1'spose' a· ""n- sans r1en d1r~ q?• put me faire croire que tout cela eut
. r .
.
ª ouee, qm est
tmu ¡
w
pour elle un mt et t· ¡·
a a ,ms ee le de l'homme fra•ile que 1n 0 .
.
er a parne, d~s . l'espoir d'un sue&lt;és nou,eau, '
parnn "'' elle aemhlait cependant
do1grand poete
1 qui nous domi~e.,. mais º:at~:ons, et quand, au moment ou il se disposait a se rasseoir il l éco~ter avec l i~dulgence d'une ame bonne et sensible.
·¡· r ,
'
ureuse- aper"ut le bras d
¡
'
Qm ne conna1t ces conve s t·
·
'
'"' a ,oree d'en reste, moi-m!me A la préfaee
.'
u "et toujours respectueusement et
.
r , rnns ou aueune parole
de eeueme,h_arma,te comédie, et d'en remettre la suite • patmnment tendu "" lul.
..
qu'un '"" ne pút entendre n'est pconon,ée, et eepenment
•• pro,hame causerie. Ra&lt;.in&lt; • U'"8 anr, paro alora
U regarda d'abo.-d cet homme ovec surprise, pu~ son dant au,ro~d desquelles on ,roit sentir palpite, quelque
~os. eette forme du llne a !aquelle ¡¡ dma un second rega.-d _gbssa de lui '1a comtesse; Blanehes'était "'"" chos, d mUme, detendreet de,oil!? Les femmes sur""'"' et Je pou,rai, en en tra¡ant le canevas laisser et tenaol ses yen, obsllnément bai~és, de sorte qo'll ne to~t "'"llent -~ans '.es eutreliens, tout composés de dede temps
causer le poéte lul-méme. '
pul les rencontrer. eomprit eette altltode saos d t
m_,-temtes, " ¡ ose run~ parler, et Blanche était femme

i'

~ "".'P'.

11

. Pour ,u¡ou.-d hm, faute d'espaee ou &lt;le mesure apeine car •~ns dlre un. mot, sans pousser le moi~dre he•~ e,
Je encore
~e dro1t def dire que l'interprétati¿n de la ilpr1t
?bel1t
1ece
est
e avec
bras la
du'passivité
do t· d'un enfant qui se sent doi:~·e;·'
.
vra,meut par aite, et que Miste, Saiot-Ge..mes ,que et se retira ,ans •
'."'n, Colson et y .. Derleus et Laurenee, leurs qualltés t,urnor la téte.
meme
P
etant données, y font assaut de talent et de zele.
Cett~dfois
e?core,
comme
plus
haut,
je
fus
convalneu
que, s1 espotique que fut l'empirc du .
.
·t · d
.
v1eux comte 1¡
e _a1t e certams moments oü, quand elle s'y vo ait
A. DE BE_LLOY.
cee, ~l~n~be savait utiliser son influence sur r!spr1·todreson v1e1l ep
L· d
. ne l'en plaignais
oux. om
l'en trouver
a pla'
Je
queedavantage
carmoins
pourun
. rndre,
ble comme ¡ ·
d
' •
eamenoLES LILAS BLANCS.
. .
a s!enne, e pareils redressements, loin de
po1ds ?e la servitude ordinaire, ne devaient
dauimmuer
( SUITB),
contraire que l augmenter, en lui faisant dé l

ª~:

¡

:e

. Je ne ~avais plus trop quelle contenance aarder· un
signe. qm tenait de la supplieation et de l?amíti/ me
lut fa1t par
. pas assez vite
.
. la comtesse '. elle se leva, ma1s
pour qu Emmanuel n'ait eu le temps d'ajouter:
- Calmez-vous, mon cousin, on ne dira pas de vers
avant que votre partie ne soit finie.
-:- Mais, hem ! hem • je !'espere bien, répondit encore
le v1e1llard en me lan~ant des regards fulminants.
d Toute
t .. cette
, scene m'avait honiblemelt gA.,ne. et 1a
e niere reponse du vieillard était bien pres de
: ~es e~treme_s limites de \~ politesse, si toutefoi:pe~~~
,. es depassa1t pas, ma1s Je sentís que j'aimais assez
deJa
tontes les hum·1·
dec pour supporter en silence
.
11at·1ons
. e genre, afio de resp1rer le meme air que celte belle
JeUDe íemme. Je ne pouvais m'empecher de l'admirer
:/e moment; el(e parlail has au vieillard avec cet air.
. J~ et tend~e, s1 naturel aux femnies qui se savent
aimees; auss1 ¡•orage finit-il par s' éteindre pe •
com
¡ d .
u .. peu
1. m~ • e~ erme~·s grondements de la foudre daos l;
omtam' il fut éVldent pour moi que la vo1·v d 1
· toute-puissante, en certains cas... sur
e cea
dcomtes·~e e't ait
~:~o~e; il fut évident ~our moi que ce vieillard ain1ait
1Je une femme; ma1s quel amour, mon Dieu '. et de
qoe martyre affreux il me semblait devoir etre la
!Oorce !
Un~ i~pressio? tres-vive fut produite aussi sur moi
~ ~ att1tude d tmmanuel; il paraissait plus désireux
· 1a co 1ere
. du VJeux
.
.de1c1ter
. que d'apatser
comte, si j'e
:f;ais ~ar la _malice qui pétillait dans ses yeu~ cett:
re 1amusa1t et le divertissait. J. e ne trou '.
eette co d ·t . ,
,
vais pas
ai . n ~ e ge~ereuse de sa part; n'augmentait-il as
ee~s1 les d1fficultes si grandes déja de la situation pde
cce!¡eune fem~e? N'y avait-il pas la un manque de
sem ~t de boote? Je me promis de lui en parler sérieuPo en ' ~t cependant, ~i ce soir-la ni jama is je ue l'osai.
urquoi? Je ne saura1s le dire.
je tº::t a B!an~he, je puis bien la nommer' ici comme
....-¡¡ ~rna1s s1 souvent daos mon creur son reuvre de
.....,i
, e11e revm
• t s•asseoir' saos regarder
pers cat1on achevee,
onne, pas meme moi, et, penchant un peu la tete

d,

'

au supréme degni.
1
Tout enrcSlait
me parlant
cependant,
en me répondant
Blanche
les yeux
fixés daostout
l'espace.
Em
'
1
. .
.
,
manue
¡ouao tou¡oocs, Que trahissait le regard r!,eur de 1
comie,se?
Qu'_entendalt-elle
aln&lt;Iqu'elle
chante,
dans lea· '?
~e ~on ame?
Eta1t-ce ses pensées
écoutait
Etait 1
.
ms1.
-ce a mns1que douce et vague d'Emmanuel?
Enfin, minuit sonna; Emmanuel cessa de jouer et
nous-memes de causer.
'
~ Minuit, l'heure des crimes, dit Emmanuel pa tons!
, r
J
l
e me evai sans répondre.
- ~dieu, me dit Blanche simplement en·me tendant

fon:

des efforts de ~évérité contraires a sa nat
p oyer
Quand le vieux comte eut disparu Bla:~
t
vers moi et me dit :
'
e se ourna

la marn.
Et n_ous la quittames saos ajouter un mot; n'avais-je
pas ra1son, et daos certains instants la politesse n'est-

- Mainten~nt, Monsieur, si vous voulezetre assez bon
pour
.
sante. nous d1re vos vers, je vous en sera·i reiwnna1s-

elle_pas l,lne hótesse importune qu'on oublie?
Bientot
Emmanuel
meduditsucces
:
-:J'espere
que tu as
! tu plais a Blanche et

Cette ph~ase fut ~rononcée d'un accent si doux et si
caressant, J y lus ou Je eros y Jire tant de mélan ¡·
chée et tant d'e cu . d'
.
co ie ca. la sexconde
ses m.
et discretement
que, ' pour
fo1s,irectes
mes yeux
se mou1·11e·voilées
t d'
!armes t ·
,.
ren e
' e Je sus gre a Blanche de n'avoir
. ,
mot a tout ce q_ue j'~vais cru trouver daos~:\~~º::ª:
et suavement timbre de sa voix.
º
. le me disposai • lui obélr sans lui cépondre ·
fi
~.1len~e, e_t je redis les vers qu'une premiere f¿isº~é.;
J ava1s fa1t entendre; ma1s mon creur n'éta·t l r J_&lt;&gt;
était do~iné p_ar un_e -~oésie_ autrement ré~ll: :: f~~t1~
que la ~uenne' auss1, J en sms certain, je dus mal d' .
que m'1mportait?
ire,
Cependant, quand j'eus fini il mes bl
fl
,
em a entendre
un
murmure
atteur,
mais
tout
fut
absorbé
par le geste que Blanche fit en se reculant sur po
l ur mo'.,

le v1eux pandour t'a pris en grippe.
L'occasion _était ?~lle pour luí faire des remontrances
sur sa co_ndmt_e ª. 1e,g_ard_ de_ celui qu'1·1 appela1·t le v1·eux
pand~ur' ma1s Je I a1 d1t, Je n'osai pas et il contin
du meme ton.:
'
ua
-;- Vieillard ~tupide ! je ne puis m'empecher d'espérer
qu un de ces Jours, daos une bienheureuse colere sa
de caco,hyme l'emportera; ce sera la preml!re'fois
qu elle ne m'aura pas été désagréable a entendré
Je haussai les épaules et répondís :
.
- Tais-toi ~onc, m?n cher Emmanue\' tu es un excel_lent cre~r, Je le sa1s, mais tu dis parfois des choses
qui pourra1ent en faire douter.
-Ah ~a! est_-ce que tu plainscet exécrable vieillard?
me demanda-t-11 avec surprise.

ou elle était assise, et pur lequel elle m'app Ie_tca,nape
·té II
e ª1 a ses
co
s.
.
me
sembla
qu'en
agissant
ainsi,
elle
possess1on de moi, et mon creur bondit d . . prenait
A
r d
e Joie.
par ir e ce moment, sauf Bianche tout di•p t a
me! yeux. _Comment s'en allerent les p:rsonnes·p:::en.
tes. que d1rent-elles en s'en allant? partirent-elles sans
prendre ~ongé? J~ !'ignore. J'étais tout entier envabi
par la vo1x, la presence et le sourire de Blanche. un
parfum suaTe et doux s'exhalait de ces d' .
b '
d •·a
mnes oucles
e¡ tantmes
vue~J0ues,
daos et
mes
parfois,
elles effleuraien;
pr~sque,
lareves;
sensation
de fraicheur
embaume
ll
e que es envoyaien~ a mon front eut suffi pour troubler un creur plus fro1d que le mien; je crus souvent
que, comme dans mes songes, elles allaient s'enlacer
aluto°:1' d~ moh_ cou et que j'altais mourir d'ivresse daos
eur etrernte b1en-aimée .
?n co~prendra que je ne puisse rendre en détail ce
qm se d1t entre nous; une seule impr!;lssion, nette

'°'.'

, - Je vois du ~oin~ la, dis-je sans lui répondre di1ecternent_, une s1tuat10n pénible, et qui ne me parait
pas un suJet décent de plaisanteries.
- Bon ! fi t-il en redoublant d'ironie te voila daos 1
!une! Poete n !
'
ª
S
·¡¡
d. ª. ra1 erie me faisait mal, ce soir la; je ne lui répon'is rie~, e~ ce fut avee plaisir q•e je vis s'approcher
l endro1t ou,_ parvenu,devant sa demeure, il devait me
q~1tter. Auss1, en face de sa porte, fis-je un temps d'arret comroe pour lai souhaiter le bonsoir; mais il continua a marcher en me disant:
-· Non, je vais t'accompa¡;ner jusque chez
1 toi j'ai t
te parler.
'
JULES DE

(La

WAJLLY

FILS.

suite prochainement.)

iDlerdite am ¡ournaux
·
desReproduction
gen, de lettres.
qui. n,ont pu traité avec la Sociélé

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRAT.ION, JOURNAL UNIVERSEL.

LES STATIONS D'HIVER.
LA VJLT.E o'nvtRES.

Tandis qae, dans le Nord,
la pluie a succédé a la pl uie,
depuis le premier jour du
printemps jusqu'aux derniers jours de l'automne, et
que l'hi ver prochain s'apprete /J. continuer l'hiver
dcrnier, il est en France
ooe délicieuse oasis ou ,
depuis le premier jusq1J'au
dernier jour de l'année, le
,oleil succede au solcil.
Cette oasis est la terre des
myrtes et des orangers,

-

,

LA PLACK DES PAU!IERS A IIYERF.S. - ll'apres les photograph1rs de .ll. féri~noH.

la ville d'Hyeres ,{ si favorisée d u ciel , et qui
mérite si bien le nom de
serre chaude de la Provence. llyeres n'est cependant connue dans le monde
que depuis que la ligne de
fer de la Méditerranée l'a
placée /J. quelques heures de
Paris. On l'avait rcgardée
;usqu'alors comme un mylhe, comme une lcgcnde faLuleusc, el cette jolie ville
de notre littoral, sreur aioée
de Toulon, dont elle est
un élégant faubourg, était
confondue avec les Hes peu

�L'ILLUSTRATION, JOUHNAL UNIVEHSEL.

L' ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

__:_~=~~~~--.-::-~==::-:;:::-~::-:;:-;::;;:--;;;;;;;~~~~~
et les remparts qui prolégeaienl la ville d'autrefois el do- dans notre langue. Mais ce qu'il Ya peut-etre de plus

4!7

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -proporlion
- - -considérable
--- -- - - le nomlire &lt;les visiteurs, qui a

¡ au commencemenl de la révolution, ni au milieu, • de chaque Élat, coro me aussi de !'ensemble des États
dépassé vingt el un mille en l 864, - la population d'une
¡ a la fin, ni daos les temps qui lui succédérent, il • et de chaque groupe de nalions, »
·,te'es aui
enlourent sa rade magnifique d'uue _gra- mineut encore la ville d'aujourd'bui.
bl e en ¡01,· e'est que sa v1·e a to u¡ours
·
· · un
0
'
remarqua
ete
bab
, ne témoigna de prédilection iustinctive pour une forme
A mes yeux, la 101 posée par M. Gervinus esl loin d'étre ville de second ordre. - La facilité des moyens de comintnre. Au¡·ourd'bui,les litlériteurs, lesart15tes,
n
t de ·sa pens ée, e· est que son systeme po1,·1,·q ne est
1
Hyeres
parait,
en
eflet,
occ,uµer
a
peo
pres
la_
p
ace
re
e
Ce
clellse
quelconqne de constitution bien déterminée, et que les complete. Les révolutions les plus profondes ne sont pas munication est certainement pour beaucoup dans ce
0
malades, en ont fait l'agréable découverle_,
de une consequence
·
·go•□r •use
de se• théories histor,·q ues,
1
l'antique
O!bia,
colonie
phocéenne
contemporarne
r1
les
Surtoul
et
différentes formes poliliqnes dont il fit l'essai, ne celles qui étendentJe cercle rles bommes qui bénéficient résultat; on y arrive commodément de partont; mais ne
ville n'est plus assez grande pour contenir les ri- de
Qne11 es son 1 donc ces tb eori
· ·e·, qui ont produit en Alie1
Massilia,
et
esl
située
a
quelques
kilometres
de
la
plage_
et la
• furent jamais mises en pratique d'une maniere com- de la lilterté; ce sont celles qui changent, transformcnt, faut-il pa; méltre surtout en ligne de compte l'extension
tñgers qui arrivenl d•y toutes parts lu_i'd_emander o\J fut la station navale romaine de Pamponiana, et ou magne une 51· v1·ve sensat1on?. Sur quels príncipes repoches étr
, yléle et avec esprit de suite. •
élargissent la liberté elle-meme; et peut-etre les pre- que prend chaque jour la vente des vroduits de Vichy,
. son soleil, et les convalescents q_"' vie_ nnenL Y
¡·
1 11 ? o· aboutJS·sent elles daos leurs conclus·1on
'on
retrouve
encore
les
vesti•
es
d'un
curieux
étab
1ssesen
-e
es·
u
s
place a
Puis, u.ne fois lancé dans ses variatiQns rnr ce beao miCres ne sont possihlcs et eff:caces que r,ar les secondes. qui peuvent, sans altération, parvenir dans les eontrées
0
l
chercber la vie et la sanlé. Les populaLlons
elégantes
pratiques?
.
ment thermal. C'est au meme lieu qn'un pelil bois de
tbéllle, l'historien reproche a la constitution de l79I , de II n'en est pas moins vrai que la formule bistorique de les plus éloigoées? La est surtout le secrct de cette merde Bade de Vichy de Bagneres, de Dieppe, etc., Y
•
Au fvnd, s'il fallait caractériser M. Gervinus, je l'an..
, n'avoir pas gardé quelques ménagements pour les M. Gervinus est bien plus voisine des idées démocra- veilleuse prospérité, et roo veul -achever a la source la
'
'
L ¡
d ·ns peo pins d'ltalie recouvre les murs écroulés de l'ant,_que
,
prennent leur quartier d'hiver. es Pus mon ª'
pellerais
volontiers
le
grand
doctrinaire
de
l'Allemagne.
guérison commencée au loin.
1
• priviléges les plus essenliels de la monarchie, » et tiques que la formule de M. Guizot et de ses disciples.
vent préíérer Nice, le plus beau Oeuron de la con- couvent des bénériiclins de l'Almanarre, remp ace dau
Comme M. Guizot, il penseque les fails s'éclairent
La cbimic, d'ailleurs, a.. t-elle dit son dernÍer mot sur
• d'avoir aboli toute distinctioll héréditaire des cl2.sses. »
Mainteaant, si l'histoire a un dernier mot essenJ.ielle.,fique. ,nnexion ·, les plus mala- treizieme siecle par un couvent de religieuses de l'or re par leur succmion elle-meme,
,
parce qu ,.1
• s sorteo\ les
les
parlies constitutives dm; eaux minérales? 1l serait
ronne de nolre Pac
11 reproche égalementa la constitulion de l'an lll d'avoir menl démocratique, que! sera ce dernier mot? lci, l'édes préféreront peut-etre Hyeres, la ville calme,. aux de s~int Berna rd ·
d 1
, d uns des autres par une loi de causalité directe et abpermis
d'en douter, en comparant les produits artificiels,
• exagéré la centralisation non-seulement du Gouver•• crivain de Heidelberg, plus habile aanal y., ~r les faits ex·ses ,-•des
Le l 8 ¡·uillet l254, la llotle qui ramenail ed a cro1Sa
. ¡usqu
.
,,• cctte proe et parfumées,· 1·¡ en sera de meme auss1 d_es
I de solue. 11 ne fouille done pas l'b'isto1re
composés
des memes éléments reconnus aux memes
brl .,s de1 la nature et des art·istes, qw· -,auronl appréc1er Louis IX, la reine et ses trois enfants, entra ans ara e
• nement, mais de l'administration. » Certes, íl y aurait térieurs qu'A. discerner les idees intimes dt.. 1a civi\isatiou
. et de la
·11
fondeur oi1 les idées fondamenta1es de 1a ra1Son
doses,
el
pourtanl
si diflérents comme résultats Jci se
am,, ce qn•·,¡ y a de µ·,ttoresque, de splendide et _de gran_- de Hyeres. La nouvelle eu fut donnée a la v1 e par un
bien des réflexious aprésenter sur ces critiques, au moins humaine, ~st assez embarrassé de trouver um. llolution;
.
. 1.1smt
. tran"'
t
¡ conscience bumaines se 1a1ssent
apercevmr;
,
trouve
encore
une
des
causes de la prospérité de Vieby;
1 daos ses ,·mposantes montagnes, ses colimes b01- pecheur. «Eh! Sire, dit Joinville, véez-wus pas e pav1 •
10·,ose
forl légerés. On pourrait faire observcr sorlout que la ou plulol il en a une toute prele daos son emJarras lui,.
· d
t l?
quillement le cours des événements e1ter1eurs,
et leur
par
la
cristallisation
des
seis qui composent ses eaux,
d 'es et ileuries, le soleil qui dore ses vastes horizons, el Ion de France qu'on a hiss é sur Ie don¡on u case , ·•
constitution de l'an lll, bien loin d'étre ultra-centralisa- méme, dans son indécision et dans l'iO.décision de se
. meme de 1eurenon
peut
obtenir,
che:
soi
et partout, de véritables haius
Adouc
le
roy
s'accorda
de
descendre
¡¡
Veres,
dont
la
loi
n'est,
a
ses
yeux,
que
l'expression
Se
trice, ne s'est pas hornée a proclamer le príncipe de dé- contemporains, qu'il éleve a la hauteur d'une sorte de
'1a roer qui se découpe entre les iles en gran ds Iaes azoh I chainemenl. Pour lui, comme pour M. Guizot, il y a une
minéralisés, dans les mcmes conditions qne pres de la
centralisation, mais l'a organisé de la fa~on la plus heu- doctrine.
'esl I' qu'au·.... rayons de ce chaud soleil qui ne royne et la compaignie furent tres joyeuxb... Au el a,;te évo}ution
.
. 11 e, dans 1es
spontanée, insens1'bl e, contmue
4
C
rés.
reuse daos son mécanisme admini,tratif. « Sous la
, Une meme loi, dil-il, régit en général la marche de source. Non licet omnibus... tout le monde ne peut
laisse pas de place a l'hiver' de fréles tempéramenls d'Yeres sejourna done le roy ... Apres ces e ouses, ~,roy sociétés; il n'y a pas de révolutions, du moins, de rév0• constitution de 1795, dit un écrivain peu suspect » l'histoire, mais le caractere particulicrdechaqueévé- aller a Vichy; le voyage est quelquefois impossible pollf
•·1ennenl
robustes, que des enfants faibles et palesre- .se partil d'Yeres et s'en vint en la •citéMd'Aix,
, ,
. , d.1re,
'
d 1 ·en ro~
qm lutions légitimes. Les peup1e:, epmsent,
pour arns1
de
• d'une tendresse exagérée pour lessoovenirs révolution- » nement dépend de la volonté des bommes. La victoire des persounes qui pourraient etre sauvées par l'usage
·•ches couleurs de la _san_té, et que les vence, pour l'honneur de la beno1le ag e ame'
de creer
, 1eurs élé ments
dans
leurs
origines,
la
puissa,
ce
Prennent les fra
, naires, M. de Barante, il y avait nne administratioo )&gt; appartiendra-t-cllc ala répuhlique ou ala monarchie, de ces eaux; aussi est•ce un bienfait de la science mo"aiescents
retrouvent leurs forces epmsées. Les pro
_- gi~•ait
~ne
petile
journée
pres.•
,
¡s restent, une rJIS
· ¡orm és, avec Ieur consr,.
'
es
Charles
IX
vint
a
Hyeres
le
28
octobre
1564,
accomessenliels;
i
COD
, municipale par ca~ton .. , Cette forrr.e a souvent été re- • a la forme constitutionnelle ou a la forme démocra- derne d'en avoir facilité l'usage aux plus éloignés. Le
, gres des maladies les plus graves y sontsouv~n1 enray ;
d
· d tution native, et leur premiere heure renferme déjale
• gretlée par des hommes éclairés et saus préventiun, » • tique? Un gouvernemenl libre sera-l-il établi tempo- bien qui n'est pas a la portée de tous m•nque a son
parfois, et sou1ent roéme, le mal est conJure.
'
pagné de la reine-mere' du duc d'Anfou. et ~ ro1 e secret de leur avenir.
Ue\t facheux que M. Gervinus ait rnéconnu des ra,ts si » rairement seulement ou d'une maniere permanente? devoir.
'on ne cro,·e pas, cepeud·•nt,
que la vue detres :l'avarre, qui fut depuis Henri IV. Cétait
1
,
d le ¡our de
Nous verrons bientot que cetle phºII osop h.,e générae
0
c·est surtout depois qu'une compagnie fermiere s'est
Que l ·,enne attr'1ster la populat·,on d'Hyeres. Au de_· la Touss•int. On avait planté sur le lieu e son passage
coosidérables. Mais son excuse, c'esl que les appréciations » La qualrieme classe ( la classe oú~riere ) doit-elle ob
.
des app1¡.
·
o·
,
ta·
de l'bistoire a recu, de la parl de !l. Gervmus,
mise
ala tete de l'exploilation de cetle stalion lhermale
Souflranls V
auxquelles il se livre sur les deux grandes constitutions » tenir des droits et des inRlitutions vis-8.-vis des autres
·
t ha mome deux rangs d'orangers eouverts de fruits. une ,on me
•
hor:,, tout est ,ie, force el sante, toul es en r . .
. ·lr .1
b
cations tres-hardies, quoique peut-étrcun peu flottantes,
que
son
extensi,~n s'est accrue daos des proportions jusde la période révolutionnaire, se retrouvent presque tex- &gt;1 classes, ou bien s'assilllíler a elles, former avec elles
avec la sérénité do ciel' la gaieté d'un paysage amme construile aupres de la grande porte ¡a1 1Ss11
a on- et qui se rapprochent singulierement des opinions déque-la
inconnues,
lles neul sources qui composenl !'entoellement daos les ouvrages de M. Guizot. Sans doute, » une seule et méme société? Ce sootautant de questions
et la douceur des teintes de lamer et des masscs de ve~- dance de l'eau de fleurs d'orangers ; un ro ine/, ~n mocratiqoes; mais enfin, considérée en-e1le~méme, elle semble
de
la
concessi,,n,
l'État est propriétaire de sept,
M. Gervinus ne parait ¡las s'en etre inspiré; il appartie,.L • dont la solulion dépend de l'babileté des autres classes
tao"ºes boisées. La ville' d'ailleurs, r_éunit forme d'arrosoir, faisait pleuvoir cette eau ~ar umee
é ºdé F
At l tr
mais
l'exploitalion
est
restée
sous le controle de l'autod
P
d
sur
le
roi
,t
sa
suite,
toutes
les
fois
qu'il
entrait
daos
la
est
la
philosophie
qui
a
pr
SI
en
rance
ous
es
ades
mºD
dure
,isiblement a eetle rare élile.d'esprits de premier ordre • et des pouvoirs politiques, de l'opportunité ou de la
peodant l'biver des gens do monde •~nus e aris,_ e
,aux les plus célebres de 110s bistoriens doctrinaires,
rité;
il
n'est
pas
un
des
rroduit5:
qui ne porte son estam1 1. f
i¡oi n'ont pas besoin de maitres et qui marchen! dans • folie de leur résistance. •
Londres, de Saint-Pétersbourg, de V,enne' de Berlm' ville ou qu'il en sortait. Les clefs de la ~il: "\ ur~nt
On ne s'étonnera done pas si M. Gervinus, comme tous
pille,
comme
les
cartes
et
le
tabac;
ce n'est pas un breleur indépendance; seulement, partan\ des memes prinOn voit par ce\te citation que M. Gervinus est prel a
'me de l'ltal1'e. Un the'a'lre, convenablement dm•oé, présentées par les consuls' accompagnes
. me'd.1ocremen t de
e
l
du e erget' et les doctrinaires de France, se souc1e
ve\
S.
G.
O,
G.,
comme
le
dil
spirituellement
le docleur
et
m
cipes qne le grand historien de notre école doctrinaire, accepter les combinaison, politiques les plus différentes;
y offre d'agréables soirées_; des bals _et des concerls y précédés de jeunes filies dansant des.o te~ el. es mar m- haler la marche si lente de la civilisation humaine, et
Daumas
daos
un
livre
sérieux
qu'il
a
publié
sur
les eam.
il about.it le plus souvent, s.ans le vouloir, peut-etre saos il n'y en a qu'une qui lui semble cornplétement odicuse
sont organisés. Les e1curs1ons en vmturt'.! ou par cara- galles. Le roi ne pouvait se lasser (Bouche; mst. de Pro~.; montre vis a vis des iniquités per.sistantes ou triomde Vichy; c'est une vérilable garantie; la fraude est
le
savolr,
aux
memes
conclusions.
et
abominable:
le
despotisme.
Seulement
il
juge
que
la
'cheval
.
. ré.signee:
,
•
'•''ne
• ou'• pied, emploient la plupart Denis, Frov. pitt., Hyeres) ¡d'admirer
·
·la beauté do ,ite pbantes, une palience deºd a1gneuse
malS
vªDes·o'urnées. La pre•qu",le
Le plus souveul, disons-nous, mais pas toujours, Et monarchie constitutionnelle elle-mcme, si elle prévalail, impossible, Ce n'est pas simplement, - pour employer
p1·t1oresque de Giens et les et la fertilité des jardins; i sy trouvait un orangerb que , L'bahitude, écrit-il, l'hab',tu de de me'd.1tcr sur l'b.IS t,
·
mre
des·nes
c'esl ici qu'apparait l'originalité de M. Gervinus et la ne subsisterait qu'il la condition de faire sa part a « la un gros mot scientiAque,- du carbonate de soude que l'on
J de son ··1eux
cha'teau' 1",le et le•. fortere_s_ses de le roi ' son frere el le roi de Navarre ne purent
'
•
• em
• •raso: du monde a, de bonne beure 1 re rou I'e en mot. ces rcves
expédie dans le monde entier sous la banderolle prolecrul
place curieuse qu'il mérile d'occuper dans l'école doc- quatrieme classe. •
es, 1e ¡·o,l. v1·11 a•0 e mari t1me de ser, et sur l'écorce duquel fut gravée cette mscriphon :
d 15 1 témé a·ires qu,· ag,·tent tant d'autres
~inaire.
11 y a peut- etre lieu de douter qu'une conclusiou aussi trice et sous le nom de ,seis de Vichy, c'estl'eau de Vicby
rorquerolles' el' Plus Pr
1
t Caroli regís omplexu glorior, Ce bel arbre.1)éril daos l'bi- " ar en e
r
Carqueiranne; les ruines romaines de _I' A manar~e e
, hommes ... elle nous apprend a ne pas nous bercer de
elle-méme, aussi pure, aussi minéralisée que pourraient
b au ver de cette meme année. limerveillée de la quaolité
!(. Guizot avail préparé ses théories en ayant sous les vague puis e donner a l'activité politique de l'Allemagne
de Pomponianá, la chartreuse de _Mont- R,eux, cae ee .
h.
, l'espoir impatient d'atteindre rapidemenl un résultat
,enx les éléments de la société fran~aise au commence- une allure nette, précise, triomphante, C'est le défaul la fournir les sources de la-Grande-Grille et des Céles'ond
, d'une dél·,c·,e,,se
.. valle'e bo·1sée-, la visite des hall- d'orangers' de palmiers' de ca_ prierseel debtc_arou
t d ,ers u politique, mais en roCme temps e11 e .nous a.ver t·t
I d' ac~ent de la Restauration; et, comme le passé et le pré- général des théories doctrinaires de systérnaLiser forte- tins, et l'analyse de ces seis donnerait les memes résul
'escadre qu·, sta1·1onne fre·quemment daos_ épars daos la campagne' la reme-m re o · m e son
. 1es triomp
.
bes et Ies su ec s
¡
, cueillir saos colere les ¡rivo
l
ments de
sent ne lui offraienl pas de différences absolues, sa syn- ment le présent au détriment de !'avenir. 11 n'en est pas iats que reau sortant de la source. 11 est deux manieres
de auss1 fils qu'li lui ferait batir en ces lieux une maison roya e,
la rade, sont autant ·de buts de promena 5
« momentanés des partís triomphants. •
lbese historique ne fut guere qu'un compromis entre moins vrai que l'ouvrage de M. Gervinus est un vérita- de préparer les seis naturels de Vicby : une, qui est ioagréables pour ]'esprit qu'utiles pour la santé. Partout
Hyeres est encore aujourd·hui ce qu'ell: était so:
On ne s'étonnera pas non µlos si M, Gervinus - toutoos les éléments contemporains, qu'il rejetait, pour ble monument bistorique. L'Histoite de la civilisation de eomplcte, donne des cristaux brillants qui sédoisent le
l'artiste trouve des motifs de paysages' le naturahste les Romains' do temps de sainl Louis el u leffmp~ e ¡·ours comme les doctrinaires de France, - incarne v.ainsi dire, dans le lointain des siecles. Son Histoire de M. Goi10t présente les mémeslaeunes, les mCmes erreors regard, mais qui ne contiennent, en effet, que le carbo·, , 1
tero Charles IX. Des générations d'bommes se sont e acees,
es su¡· ets d'étude, el 1~ touriste, mat1ere • a con lontiers les idées politiques de l'Europe moderne daos
la eivilisation e,t construite avec un art merveilleux, capitales que le livre du publicisle allemand, et de plus nate de sonde du commerce avec lequel on fail l'eau de
,
t Ieur des murailles antiques se sont écroulées; aux v,llas rodlation ¡ ¡¡ la fülnerie. Les mala es mero
es on
é 1 ses di verses races et soutient ce vieux theme,_aujourd'hui
d
8
mais en fin elle est construite sur le modele de la Charle. graves encore peut-etre. Ce n'en est pas moins uae reu- Vichy artificielle; ce moyen est plus économique el
p
t les maines el aux couvents du moyen Age ont succéd a
part de ces gracieux tableaux, car les beau1 s_pe~
remisa la mode par plus d'nn bel esprit qui se croit h1.&amp; méthode générale de M. Cervinos ressemble celle vre qui est assurée d'une immortalité légitime. On la dé- dúnne des produits plus considérables; l'autre, plus lent,
. de la nature les entourent, et viennent, pour a1nS1 dire, ville el les villas d'uoe eivilisatiou nouvelle; mais rnn béral, que les An•olo-Saxon, rcprésenlent dans le_ ru_onde,
brillant soleil lui est resté, el ,ses montagnes et ses
da grand historieu franfais: au fond, elle se ramene a passera, on l'a peut-étre dépassée déja; mais on la contem- ¡,los coOleux, est celui qui est employé par la compagnie,
trouver
, co- en vertu de leur nalure etbno•0 raphique, le prmc1pe de
un savant éclectisme; mais les éléments ~ue l'illustre plera toujours comme une des p\us graudes conceptions Les seis ainsi préparés contiennent taus les principcs
·
•
leaui Oeuris se mirent daos les mémes flots azures.
1es
Les belle, et confortables babitations mises par 1ª poliberté el les néo-latins le príncipe d'autorité.
dépulé de Francforl avail a combiner étaicnl bien diffé- de la science humaine. 11 en sera de mcmede l'ffis!oire du minéralisateurs des eaux de Vichy, et le praticien qui
·· d
éléga ts v1s1
Oepuis quelques années, l'administration m_ unicip_ ale
,
pulation de Hyeres a la dispos1t1on e ses
n ·b 11 1 11
On ne s'étonnera pas enfin si l'on trouve daos soo
rents de ceux qui s'étaient offerts aM. Guizot. Au lieu de di,:-neuviéme siecle de Gervinus, qui est moins originale les a ordonnés peut compler sur l'effel qu'il veul obletrangers, sont, en eflet, pres- a entrepris de grands travaux pour ero e ir a v1 e,
,
.
ble moé
des
'
el
1
t
les
Trois
boulevards
ont
été
percés,
unjardin
public
esl
oulivre
cette
idée,
développeeavec
une
SI
remarqua
méditer sous l'inlluence de la Charle, i1 dut méditer en que l'ouvrage de M. Guizot, mais qui est beaucoup plus nir. L'année derniere, 25,000 kilogrammes de ces seis
leurs des mal.des
que toules admirablemenl situé~s sn_r e~ peo es
.
,T
dération par M. Guizot, reprise avec tant de fougue par
flCe do grand mouvement démocratique qui a précedé large d'idécs. On est tenu de la lire si l'on vent connai- ont été expédiés de l'établissement, et ce chiffre, qui
·eux abr,.tées de la rr,onta•one ou la v1lle s étale au so- vert aux promeneurs. ·D'aulre part, des ma1sons se¡ e- la multitude banalc de ses successeurs, re'futée naguere·
d
!I suivi la révolution de l8ó8. Ce mouvemenl corres- tre á fond l'état actuel de l'Allemagne intellectuelle et s'accroit chaque année, est une prell\'C sans réplique de
m' en espal·,er . tels sont les grands botels ,deslles-d'Or ver,tde tous cotés el facilitent á. chaque position e ord d Q. ,
•
1
d
1
1
d
tune
le
choix
d'une
location
meublée;
les
villas
se
avec
une
éloquence
souveraine
par
M.
E
gar
orne,
pood a bien des idées. Al. Gervinus ( et en cela encore polilique; et on la lira encore dans la poslérité la plus leur efficacité.
lel1
et d'Orient, les maisons et les botes e a Pace .es
,
que la monarchie est une transition nécessaire entre le
C'est une curieuse statistique que celle de l'extension
il ~e montre doctrinaire) '! voit surtout l'avénement poli- lointaine, pour bien comprendre oll la. scicncc humaine
Palmiers' de la rue d'Orient, et du nouveau quart1er multiplient; l'élégance, le confort, préside~t a l'a~e¡?a- régime aristocratique, et le régime démocratique,et que
qu'a
prise la vente des bouteilles d'eau de Vicb y. En l853,
tique d'une classti, la dasse laborieuse, ou ce qu"il ap- en était au milieu de ce dix-neuviCme siCcle si agité, si
dont la ,plendide demeure de M. le duc de Luynes e,t gement iutérieur de toutes les constructions.? el II on les peuples, par une sorle de fatahté, ont besom d_e grandate de la mise en ferme de l'établissement, l'expédipelle
le«
quatrieme
Etat
))'
par
a.llusion
au
famcux
tiel'Sincertain
encare,
mais
qui
finira
certainement
par
prennue le centre, tels sont aussi' dans la dn·,ct100 de peut affirmer que l'étranger trouve' pour s ms a er, d·,r sous la tutelle de princes absolus µour de,·emr hbres
ital de 1789. Cel avénement, il ne le regarde pas sen- dre consciencc de lui-meme eu fondant le regne défini- tion íut 'de 380,150 bouteilles; l'année suivanle, el!,•
dev e
'
· · 1 ·11 d toutes sortes de íacilités.
5
er, abrités au tlanc des collin_ es bo1sees,
e_sttvi as
e
.
.
était de 487,750; en 1856, de 658,SOO; puis, suivanl une
¡
sqoe
La
proximité
de
Toulon
et
de
Marseille
est
une
ciret
ma¡eur
·
.
.
.
~ment comme inévilable, mais coro me dévoilantle sen, tif de la liberté complete,
la ro
'
Fatnta1c MomN.
Costebelle, ombragées de palmiers' et e_ pi ore
d
11 est inutile d'ajouter que' M. Gervmus, qm ne crmt
marche ascensionnclle rapidc, nous la trouvons, e11
intime de l'histoire. Sa conclusion diflere done cssenaux
journaliers
. 1 crmt
. asscz peo, en par-.
e c1'teau de sa·101-P·1erre-des-Borts, constrml el meuhlé constance heureuse, qui aide
·
,.besoios
déd
·
t
l'I
Al el pas aux révolutions en génera,
1860, de l,058,000, et quatre ans apres, en l864, de
h
liellement ici de celle des doctrinaires fran~ais, D'apres
'le'gant du moyen, a·ge' et_ dont les la vie, Les bolels n'y sont 1,pomt •
a,gner, e ,o e ticulier a la révolution fran~aise. 11 n' est pas trés-élOl•
1,700,000.
Ceci est tout un enseignemeut et une preuve;
e
, dªDs le Style le Plus
ieux-ci, le progres consiste tout simplemenl en ce que
tourelles et les hautes terrasses cré»elces dom1nent un des Iles -d'Or a une réputation qui s'étenéd ~uHio_in.
~né de 'ia ¡· u.•er comme M, Guizot. _11 en admet,,_ i1 en
mais
que
ne
peut-on, en memc tcmps que ces eau1, enETABL!SSEMENT THERMAL DE VICKY.
On assure que le jour n'est pas éloign ou yeres sera o
,
lts d1vers éléments de la société se pouderent d'une
,les plus beaux panoramas du mon de.
ti
01 ·,re mcrne certaius résultats, et il pense qu 11 serait •
voyer
avec
elles
leur air natal 1 Leur eflét serait encore
'
111
,
s aussi une station d'été. Sa plage est belle, en e el;
la¡on plus équitable. D'apres M, Gervinus, le progrts
Les jolies vues photographiques rl e Hyeres que non
la fois odieux et impossible de les supprimer. Mais i
Vichy, rendez-vous des estomacs délicats, - et mtlme bien plus puissant.
le se résume pas daos une reuvre d'équilibre; il est
publions donneront a nos lecteurs une idée exacte de la pourquoi ne s'y baignerait-on pas~
critique, avec une certaine amertume, dans
espnl
de ceux qui ne le sont pas, - rendez-vous de l'élégance
Qui ne connatl les pastilles de Vicby?[Qni n'a gouté,
iien plus vivant, bien plus fécond, et voici sa formule
beauté et do caractere tout oriental de ce beau pays,
GEnMAIN DE SAINT-PIERRE.
meme, c'est-a-dire dans ce qu'elle renferme dessenuel
et de la mode, de ceux qui viennent lui demander la une fois au moins en sa vie, un de ces bonbons au goOt
lelle qu'il l'expose lui-meme :
santé et de ceux qui ne recberchent que quelques se- légCrement acidulé et salio, et qui renferme, sous une
qu'un paravent de hautes m?nt~gnes sépare do No rd '
~
et de vraiment immortel:
.
• Du despotisme oriental au gouveroement aristocra··
et qui semble avoir re~u de 1 Afr1qu~ tropical~, a_vec sa
En premier lieu, il ne veul point que ce soit elle qw
maiues de villégiature dans un beau pays, avec lous les enveloppe agréable au gollt, un si puissant moyen d'ac•tique de l'antiquité et du moyen 8.ge, gouvcrneruent agréments do confortable, Vichy a cu de nombreux bisch ande tempéralure' sa belle végetallon d alo~s' de
ait inoculé a&lt;J monde l'idée do droil por, de 11 ¡usll&lt;t
tion? Voila encore un de ces produits auxquels le controle
• fondé sur l'esclavage et le servage, et de ce dernier toriens (!); la vertu de ses eaux a été constalée par lant
myrtes, de lentisques' de lauriers-roses et doranQUESTIOlS POLITIQUES lT LITTERlllES.
supérieure et antérieure á. toute institution établie. Celle
ile l'~tat vienten aide, pour combaltre la concuri-ence du
• gonveroement au systeme politique moderne encore eu
gers.
. . ,
idée, a l'en croire, aurait été le don magrnfique des
de succes, analysée plr tant de savants, que nous, qui carbonate de soude. 400,000 boites de ces µastilles sont
• Toie de développement, il faut constater le développe- ne le sonuncs pas, nous ne pourrions que redire a ce
Le séjour de Hyeres n'est pas romos mteressant po,ur
XVII.
litats-Unis a 1:t vieille Europe: bien entendu, il n'y an1t
sorties l'année passée des ateliers de Vicby; qui sail si
• meot régulier de la liberté intellectuelle el civile. Cettc sujct ce que tant de plomes aulorisées ont déja procla'archéologue que pour l'admirateur de la nature. L équ'un peuple anglo-saxon qui ful a mcme de trouver el_
daos dix ans il ne íaudra pas ajouter un zéro á ce chiffre ,
¡
t
Les théories h1st01·iques et politiques de M. Gervinus.
¡¡.
l
•double liberté, d'abord l'apanage d'un seul, devienl mé, et l'augu~te visite que retoit chaque année cette ré~
oque celtique s'y révele par les hac h es et es con eaux
de faire rayonner sur le monde l'image sublime de_ la.
formidable? Si ce précieux bonbon vient en aide aux
•ensuite le partage de quelques-uns, el finit, de nos sidence thermale est la plus éloquente preu\'e de reffi- estomacs délicats, n'est-il pas aussi un puissant 1péritif
pde silex que l'on rencontre quelquefois, entrainés par
berté idéale. Quant aux révolutionnaires fran~ais, ils
M. Gervinus a ¡·oué daos l'Allemagne politique et joue
_,_
•
joors, par elre le droit de tous. - Mais daos les pais
1
1
eaux dans le lit des toaents. L'époqne de ª co omont flotté asset misérahlement, - toujours d'ap...
pour les ,·igourcux 1 et ne ,•aut-il pas micux se préparer
cacité de ses eaux.
un role de pre.
les ion grecque a laissé des traces encore reconnaissa- eneore dans l'Allemagne intellectuelle
1 oú la liberté a accompli ses derniers progres, l'écbelle
d . .
d M. Ger,inus, - entre le désir de copier la constit_uuOII
Chaque
année,
d'aillcurs,
voit
s'accroilrc
da.ns
une
ainsi
il un bon repas 'qu'au moyen de ce poison décoré
ta mier ordre. 11 a été, en 1848, l'un es mspirateurs e
,.
Sat
• est redescendue, et la liberté redevient le privilégc de
daos quelques substructions eyclop éeones. Quan .
d'
d ·angla·,se etcelm d'acclimater sur les rives de la Seme"'
du
nom
d'absinthe?
d
l'assemblée de Francfort; il est l'auteur une gran e
d
bles
1 quelques-uns , pour elre, en dernier lieu, l'apanage
(t) Bau.:c mintralu d, Vichu, par M. le docl.eur f.u. Daumu. Ii.-18.
L'abondance des sourees de Vichy est eonnue, el
l'époque romaine, elle jouche encore le so1 e ses g,- Histoire du di:r.· neuvieme siecle qui est en cours d'exécu- constitution américaine. • Le caractére d'oscillation •
Cbei
Plou.
Cuide a VWhu, par C&amp;.stanié. Garnier rrcrea,
• d'un seul. Telle esl la Ioi du développement historique
ntesques débris' et la longue période do moye_o age
.
.
d'' t d ·15 " peuple fran•ais, dit-il, se manifesta surtout en ce que
Jé
tion, et dont plusieurs volumes viennent slrc ra m
•
,
ga
y révéle sa force et sa grandeur dans les tours crene es

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L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

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j'éta1s amou.reux,

Et, porn· ma mat

Ca plus noire tresse.

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PlfisdWJ fil d'argent

DPvoir;n~n sauspein~.

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Alors,jeme dis.

Da'ns ma pureé .be.ne

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Fera1t asa bel.

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J'ava1s vingt-cioq aos, j'étais amoureu1
Et, pour ma maltresse,
Je voulus cboim, parm1 mes cbeveux,
La plus noire trem.
Tout en la coupant, je fus bien forcé
De voH, non ians p,me,
Plus d'un fil d'argent qui s'était glissé
Dans ma pure ébene.
Alors je me d1s: Un aman! discret.
Feiait a sa belle
Un don qui toujours le 1appellerait,
Sans danger pour elle
Chaque cheveu blanc ful pns ason tour,
El, la mo1ssoo faite,
J'offris ce présent a ma belle un jour,
Le jour de sa féte.

---

..

Joffr1s ce pré.sent

TIEUGEL ET COMP. , ÉDITEURS,I

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"""Cllaquecheveu blanc

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ama belle,un jour, Le jourde sa

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•••• - -

J'avais cmquante ans, j'étais amourelll
El, pour ma maltresse,
Je voulus choisir,' parmi mes cheveux,
La plus blanche lresse.
Tout en la coupant, je vis d'un cOté,
Non saos quelque gloire,
Plus d'un cheveu brun ancore meraste
Dans mon pur IVOHe.
Alors je me dis : Un amaot discret
' Ferall a1a belle
Un don q111 IOujours le rappellerait,
Saos danger pour elle.
Je pris un par un chaque cheveu noir,
Et, la moisson faite:
J'offiis ce présent a ma belle un soir,
Le soir de sa féte.

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Sans danger pour el .

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llhAmánldis.

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3

Ces deu1 souvenirs écrits en cbeveux,
La m~me personne
Tous deux les re~ut, les garda lous deux:
C,la vous etonne 7
Le temps est passé de la floraison
Argentée ou noire;
L'automne a détruil ma double toison
D'ébene et d'1voire
ltlais nous posséi:lons quslque chose la
Que rien ne déflore,
Un coour brnn donné. qui jad1s parla,
Qui bégaye encore.
El nous revoym nos jours et nos soirs,
La vendange faite,!
El mes cheveux blancs Et mes\cheveUI noirs,
Quand revient saJrnte.

�L'ILLUSTRATJON
L' 1LLl'ST 11 AT ION, .}()UH;'; AL
430

u~ n· En::;EL.
menti, collection annotée et doigtée par le célebre
professeur )loscbeles. L'reuvre matérielle était immeose.
11 a fallu, pour la mener a bonne fin, un soin, une persévérance, dont on se fera une idée quand nous aurons
dit que dix-buit cents planches ont été tirées, el que
pour que le tirage füt parfait, il a fallu que chaque no~
fut découpée séparément et appliquée sur des épreU\es
pour former une contre-planche en relicf qui permit de
snrpasser l'impression ordinaire. C'est a ce travail méticuleux, microscopique, 1nusilé jusqu'a ce jour, qui
exigeait une grande patience et un temps considérable
que nous devons d'avoir atleint a la perfection.
'
Cette collection complete est une des primes les plus
importantes qm puissent etre ollertes aux abonnés d'un
journal. L'édition annotée et doigtée par Moscheles
passe a bon droit, en Allemagne, pour la plus parfaite
de toutes celles qui ont été publiées; elle reste comme
l'édition définitive, et c'est parce que sa supériorilé est
unanimement reconnue, que l'lllustralion en a acquis la
propriété exclusive pour la France et la Belgique.
Elle forme I t volumr.s de t 60 pages chacun. Le prix
pour le public est de 87 fr., Qlais il sera rédo1t a 50 fr.
jusqu'au t5 janvier 1865, pour tout abonné qui adres~era sa demande avant celte époque. (5 fr. en sus pour
prb, d'emballage et de messagerie.) A partir du i5 jaovier, le prix de la co\leclion complete, pour les souscripteurs de l'll/ustration, sera irrévocablement fué a 60 fr.

le matlre et la mailresse de la maison. Cinq ou six
pourtant elles ne suffiraient peut-etre pas a l'immense autres invilés, - encore des inconnus, - arriveront
q11antité de bains qui se donnent journellement. Daos apres moi. A sept heures et quart, les óeux battants de
l'année qui vient de s'écouler, il y a tel jour oü l'on en la porte s'ouvriront, et le domestique prononcera les
a administré jusqu'a 3,500. Pour remédier a cet état de paroles sacramentellcs : &lt;&lt; Madame est servie. ,,
choses, poor que le service ne soit jamais interrompu,
Madame se levera et prendra le hras du convive le
la compagnie fermiére a fait constroire, soos les va~tes plus quali6é; Monsieur conduira la dame la plus consihatiments 011 sont renfermés l'expédition des bouteilles, dérahle par l'/ige ou par le rang ...; le reste suina daos
la lingerie, la buaoderie, d'immenses cilernes qui ne le plus bel ordre pO$sible, et l'on entrera processionnelcontienoent pas moins de 2,400 metres cabes d'eau mi- lement dans la salle a manger, du pa.~ soleonel d'un
nérale. Cioq jours suffisent a les remplir; cette opérarortége de grand opéra, mais sans musique.
tion se fait daos les premiers jours de mai. A compter
Le coup il'roil de la table sera magnifique: au mili en,
du IO aoO.t, époqne ou cesse la grande affluence, les un vase de Chine, g3rni de camélias rouges et hlaocs et
caux reprennent leur 1;ours naturel, les citerues sonl d'azalées, cioq verres devant chaque assiette: un verre
vides, et c'est un des passe-temps des baigneurs d'aller pour le vio ordina1re, un autre pour le vm de Madere,
les visiter. Poor donner une idée de l'affluence des vi- de Xéres ou de Marsala, un autre pour le vio de Boursiteurs de Vichy, noos ajouterons que, l'année derniére, gogne et de Bordeau1, le qualrieme pour le vio de
810,000 pieces de tinge sont sorties des vastes ateliers de Cbampagne, le· dernier et le plus petit pour le vio de
la buanderie.
Lunel ou de Malaga; la nappe sera damassée, agraods
11 y a deox choses essentiellement distinctes dans l'éramages. Les porcelaioes, les cristaux, l'argenterie étintahlissement tbermal de Vicby : d'abord tout ce qui a celleront a la O.arome d'une lampe et ,de quinze bougies
rapport aux bains, a l'eau bue aux sources mcmes, puis
la partie purement industrielle : la fabrication des seis suspendues.
.Cbacun s'asseoira a la place que lui indiquera un
et des pasti\les, l'expédition des eaux en bouteilles. Le
petit papier ports.nt son nom. J'alll'ai une dame a. ma
dessin pr\ncipal de la planche qui accompagne cet ar- droite ou a. roa gaucbe, et une demoiselle a ma gauche
ticle est la vue de l'usine qui renferme ces difl'érent, ou a ma droite, a moins qu'on ne m'ait mis entre deux
services. Tout -y est sur une grande échelle, tout y est &lt;lames ou entre deux demoiselles, ou meme entre deux
A.M.
fait en vue de rendre l'exploitation commode. llalgré les
messieurs.
dimensions, sera-t-elle toujours suffisante en regard de
Et je commencerai a maoger en silence le diner de
la prospérité croissante de cet étahlissementY A !'avenir
:M. et de ~m• X...
AVIS.
¡qipartient de résoudre cette question.
Le diner de M. et de Mm• X.1 Non, vraiment, mais le
Depuis que la compagnie fermiere a pris possession de
rliner de M. Chevet, ou dr ~rn. Pote! et Chabot, celui
Le renouvellement du i •r janvier, étanl le plus
l'établissement, Vicby a élé transformé ;TAllier qui sou- que j'ai mangé hier, celoi f(Ue j'ai m:rngé ·avant-hier,
considérable
de l 'année, occasionne dans nos
vent mena~aitjusqu'a l'existence de la ville, a été dompté, celoi que je mange depuis dix ans, celui que je mangeliureaux
un
travail
exceptionnel, qui serait trhgrace a de nomureux travaux exécutés par l'État ; sur rai daos dix ans encore, si Dieu me préte vie, car il n'y
long
a
accomplir
avec
une parfaite régularité si
la digue protectrice s'est construit un nouveau quartier a qu'un diner a Paris, toujours le meme, comme il n\
toulPS
les
demandes
arrivaienl
en m~me temps
toot couvert d'arbres et de 0.eurs, an milieu desquels s'é- a qu'un Pont-Neuf, un Panthéon et un dome des Invalevent d'élégants chalets; on remarque entre autres les lides. Et quand le domestique de M. et de ;-,rm• X... , aux derniers-jours.
L'exteosion loujours croissant.e.que prend l'Jllú,trois que l'Empereur a fait édifier pour sa résidence tbcr- de M. Chevet ou de MM. Pote\ et Chabot, voulais-je
tration
uous fait un devoir de rappeler ce fait a nos
male; celm du ministre des finance~, M. Foold; ceux de dire, ~·approchant de roa cba1se, murmurera ces mots
souscripteurs,
el de prier instammP11l ceux d'entre
feuM.ErnestAndréet de M. le comte de Clermont-Ton- amon oreille : &lt;&lt; Monsieur acceptera-l-il du turbot sauce
eux
dont
l'abonnement
expire au 3i décembre, de
nerre. La ville de Vichy doit alacompagnie un avantage aux capres, du filet madere, de la milanaise, de la
le
renouve!Pr
au
plus
tOt,
afio de n'éprouver aucone
pcut-etre aossi considérable ¡jusqu 'a préscu t, elle ne vi vait poularde truffée, du homard, du paté de foies gra~,
inlerruption
daos
l'eovoi
du
journal.
que pendant la saíson des eaux¡ du i•' octobre au des écrevisses bordelaises ou de la glace va[Ji\le et fram1:; mai suivant, semblable a cette ville des Mille et boise? j'aurai quelque peine a ne pas lui répondre :
une Nuits, oü tous les habitants étaient changés en pierre, « Merci, mon ami, merci, je connais. » Polll'lant, j'acil semblait que la vie s'était retirée d'elle; il n'en sera cepterai; les autres convives feront comme moi, et tout
CRÉDlT FONCIER DE FRANCE.
plus ainsi maiotenant, la saison durera toute l'année.
48• TII\AGE DES OBLIGATIONS FONCl€RE3 3 ET 4 0/0
se passer:i le mieu1 du monde.
C'est que la maladie o·attend pas, c'est que le secours
(tR53-t854).
Qu'uu vaudevilliste recommence le meme vaudeville,
donné atemps préserve souvent de graYes complications, M. Oennery le meme drame, M. Dumas le meme rom:rn,
Le 48° tirage des obligations foncieres 3 et 4 0/0 a en
et d'ailleors, bien des gens: les agriculteurs, les labouun peintre ou un rousicien le meme tableau ou le lieu le 22 décembre 1864.
rcurs, certains propriétaires terriens, etc., ne peuvent, meme opéra, un journaliste le meme article, le gouLe n• 42, i24, sorti le prcmicr, gagne I00,000 fr.
saqs léser leors intérets, s'absenter a \'époque de la vernement les memes fautcs, oous nous fücbons tout
50,000
Le nu i01,40i
2°
moisson; le doux climat de Yichy, l'abri parfait que ron rouge. On nous sert éterne!lement le meme diner, et
40,000
Le n• l 41 ,5,22
3•
a su ménager daos les établissements ele la Compagnie, nous le mangeons docilement, saos qu'une plainle ou
30,000
Le nº I00,43i
4°
20,000
permettenl cette beureuse innovation, et laCompagnie n'a qu'un murmure nous écbappe, si ce n'est quand il nous
Le n• i79,480
,5•
I0,000
certainement pas commis en cela la mcme erreur que ce arrive de ne lepas digérer. Étrange inconséqueuce !
Le n• 68,897
6°
Et les n•• 44,514, - !05,095, - 14,440,
mafre qui, voyant que les deux portes de la ville proDemain, je recevrai probablemenl un billet ainsi
- 8,568,-i51,137,-175,86t, - i25,538,
duisaient un octroi coosidérable, avait imaginé d'en oucon~u:
- t 57,875, sortis ensuite, gaguent cbacun
vrir deux autres... pour doubler ses revenus.
« ~lonsieur et madame Y... prient monsieur Henri Este 5,000 fr., ci ................... . 40,000
Mieux que nous ne pourrions le faire (et d'ailleurs les « de leur faire l'bonneur' de venir diner chez eux merTotal ....... 290,000 fr.
bornes de cet article ne_le permettraient pas ), les guides
« credi prochain, 4 janvier, a sept heures. »
spéciaux de Vichy diront la vertu de ses eaux, les mal3dies
Le mercredi, je recommencerai chcz M. et 1\111 • Y... le
qui viennent leur demander secours; ils diront aussi la ~iner que j'~urai f~it le mardi c~e_z M•. et M11 • X: .. et ¡¡• TlRAGE DES oBUGATIO'.\'S rn'.\'CltRES 500 rn. 4 0/0 (1863
beauté du pays, les agréments que l'on y lrouve, les pro- Je supportera1 cette epreuve avec res1gnat1on et 1e v1sage 1
\ Le 22 décembre t86i, a eu lieu le 5° tirage trimt.1·
menades charmantes de ses environs; nous avons voolu sooriant.
Seulement, il ne me sera pas désagréable de diner trie\ des obligations f?ncier~s de 500 fr. 4 0/0 (IR63).
envisager Vichy soos un autre point de vue plus pratiquc,
6 2
dire les efforts de la compagnie fermiere pour répandre le lendemain, a la fortune du pot, chez quelque vieil ·
. . ~• sortI : ,3 8. .
.
HE:sRt Esn:.
Les 40 obhgabons portant ce numero gagnent, ~
daos le monde entier le hienfail de ces eaux; nous avon, :i.mi... un peu gourmet.
vant la série a laquelle elles appartiennent, les lots 8111·
voolu surtout faire ressortir l'importance de cette gavants:
~
rantie tutélaire qui assure l'authenticité des produits, el
231 série, i00,000 rr.; - 2se sér1e, 30,000 fr.; - Seqni rend maintenant impossible toute fraudoleuse conries
27, 21, 31, 16, 13, 25, 2, rn; chacune 5,000 fr.;trefa~on.
P. Bu:-.i;s \Rll.
Et les séries 39, R, 37, 35, t, 33, 30, 34, 4, 36, 18, U,
PRIMES DE L'ILLIJSTB&amp;TION,
5, 28, 22, iO, 15, 3, 7, 9, 40, 38, 29, t7, t2, H, 11, !I,
32, 6, cbacune 1,000 fr. - Total, 200,000 fr.
C(,LLECTION co:JPLtTE
JE DINE EN VILLE.
DBS
La rste de5 numéro~ d'obligations sortis aUl tiragd
et){. et M,me X.•• prient M. Henri Este de leur faire l honprécédents
et qui n'ont pas encore été présentés au Id'
(IUVR!S SPlCIURS rorR VUNO ADRtx li\N8
boursement est adressée franco a toute personne halincur ue venir diner cbez eux, mardi prochain, 3 jaoBEETMOVEII, 1 OllRT, WEBER, HAYDI
1 tant les déparlements qui en fait la demande par leart
vier, a sept belll'es.
« R. S. V. P. ,,
1T DI
a!francbie.
J'ai accepté l'invitation de M. et de Mm• X.. .. Done,

..

SEPT SONATES CHOISIES de CLEMENTI

--------

mardi procbain, asept beures morns cinq minutes, mon C,11lectioo allem&amp;Dde, annotee et doigtc_e par le célebre professeur
Libraine V. lasSlln, place de r!cole de »édecme. - 1 ,ol. 3 ~
hahit noir, ma cravate blanche, mes gants paille, mes
MOSCUELES, formant U ,olumes de tlt pa¡;es cbacun, en moyenne.
MALADIES DE L'ESTOIIAC
bolles vernies et moi-meme, nous cntrerons daos un
Nous ,·enons de terminer la collection complete de~
Régime,
hygiéne et traitement
salon en satin jaune, 011 seront réunis déja qoatre ou reuvres spéciales pour piano a. deui mains de Beethocinq invités que je ne connaitrai pas, et qui cause- ven. \lozart, Haydn, Weber, et de i;ept .~onates de Cle- ll' CAR~ET, médf'cin consultant, a Paris et a VichJ·
1
ront a voix bas.,e et d'un air grave. Je ~ah1erai

COURRlER DE LA MODE .

U.Y a en ce moment daos la maison Dariez de
Ba1Z1eux (8, ¡,lace Vendome), qui a pour clientes des reines et_ tou~es les notabilités aristocratiqoes féminines
d~ux s1 rav1ssa~ts t:ou~_seaux, qu'ils semblent revés et
faits par une 1magmat1on et des doi&lt;&gt;ls de fée. toilette
de contra!, ~e mariée, de visites; j; voudrai; pouvoir
vous les deta1ll~r toutes; voici la toilette de contrat, qui
•~os donuera idée de ce que peuvent etre les autres.
Cest une robe Loute en tulle rose plissée, le corsage est
blanc, brodé de rose et forme tunique derriere· ríen n'égal: !e charme et l'él~?ante simplicité de cette toilette.
1refére~-vou_s les btJ_oux, pourvu qu'ils ne coutent pas
tr?~ cher. -~uivez-mo1 au premier étage du nº 7, rue
~menne. S1 Je ne vous disais pas : nous sommes ici a
1_Ombre du vrai, e~ ~e que vous voyez est mirage et féene, vo~s vous cromez poor le moins daos le boudoir
de la fce aux Perles_. Pre~ez vos vrais bijoux, et comparez-les a:ve~ ceux-c1, qui n'ont d'autre valeur que la
fa~on art'.stique avec laquelle ils sont taillés et fa~onnés
et vous n Y trouverez aucune dilférence.
'
Un mot qui parait aujourd'bui bien soranné c'est le
mot cors~t. Le m?t et la chose ont été avantage'usement
rempla~s, de~u1s plusielll's années, par la Ceir1ture-Rigente' mventee par Mm•• de Verlas 31
d 1
f.haussé
' ·grt1ce
' roe
e a
,
e-d'A nt·m. c_ertes, l'h!giene et la
plastiqoe
y ont gagné. _La Cemture-Regente ne comprime pas la
~lle; elle J:usse a la poi trine une entiere liberté et
n apport~ aucune entrave aox fonctions de l'app;reil
~sp1rat01r~. A~jolll'd:hui' pour qu'1me robe paraisse
bien réuss~e' ti est mdispensable de porter celte mi~onne ce1~ture' dont les avantages hygiéniques sont
tr_es-compa~1bles avec las graces d'une taille mince a ten1r entre dtx doigts.
UnT ca_deau d'étre~nes, signé Rimmel, 17, boulevard
des
· lalJens,
l · est louJours le bien venu • Cette parromene_ ang a1se~ adoptée par les f~mmes élégantes, a, pour
le 1our de I ao, les plu~ grac1euses innovalions. Outre
ses ~olfrels, ses éventa1ls, je recommande le bouquet
~•que, dont la tige recele des parfums qui ravivent
~~ote des fleurs, des jardinieres de salons garnies
a_r astes parfumés; enfin, des sachets pbotograpb1ques.
« _S'il es~ une _invention appelée a rmdre de grands
~rv1ccs, e es_t bien celle qui a pour but de garantir le
p~eds du fro1d ~t de l'humidité, cause de tant de mala~
d1cs. » - (Exlra1l du rapport du marquis D11ranty et do
D' B. Lunel, sur les semelles hygiéniques en crin au
colhydrofuge). Lacroix, breveté S. G. D.G. Passage Choiseul, 72; les seules réunissant ces qualités. Le pri1 est
2 fr. 50. c., pour dames, et pour enfants 2 fr. Envoi
eontre timbres-poste.
'
Par~i l~s substances employées depuis vingt ans pour
la fabr1cat1on de~ dmts artificie/les, il en est qui présentent de !raves mconvénients' comme cbacun sait. 11. G~orºes Fattet (255 ' rue Saint-Honoré), auteur do
Traite de Prothese de11tai_re et l'un de nos praticie11s les
plus en reno~, emplo1e depuis longtemps, loi, une
nouvelle malt~re' to~t a, la fois légere, diaphane' et
eo~p\étement macc~ss1bl_e a l'acidité des aliments et des
bo1,sous. Cette maltere imite parfaitement la teinte et
la lranspare~ce des denls naturelles; elle peut etre surnummée la r1vale de la nature.
A. DE C.

'

.JOURNAL UNIVERSEL.

d'apres_ des témoignages irrécusables - c'est l r1
d~s momes bé~édiclin_s de l'abbaye de Fécamp~ d
d_epOt est étabh a Paris, i9, rue Vivienne. Sa base spirit~eose re'1oit !'arome des nombreuses plantes ui
cro1ssent daos les falaises de la Normand·
t q
plan~es y sont infusées au moment de la sév~\ue de~!
~ora1son: Jugez ainsi d_e la saveur et des elfets de cette
1~ueur o· elle _est tomque, émioemment digestive et
d un go t exqms!
'

;;:~!

COMPAG~ll:. FRA.N(,AISE D'AUMENTATION,
Les ~ervi~es signalés que rend au public la Compagnie
fra~aise d Alimentation, par la fabrication spéciale de
s~s Légull?es et_ Joliennes conservés a l'état frais n'ont
~a~s besom auJoord'hui d'etre énumérés : ils Íui ont
~a fo_urmture du gouvernement fran~ais et lui ont
~1 o te~1r,_ aox expositioos de Londres et de París plusie°:5 meda1lles d'honneur.
'
L entrepot central des usines Chollet et c• ancienne°:1ent roe Marbeuf, a Paris, est transféré da;s les ma asm,s de la C_ompagnie fran~aise d'Alimentation. c•eila
e5l étabh le. centre de cette fabrication spéciale de
, gomes et Juhennes conservés a l'état frais pouvant
s e1porter, et se consommer sous tous les cl.m:ts.
Noos n avons pas besoin d'insister auprcs des ménageres sur le~ avantagcs que lcur olfre ceae espece de
Conserv~s .ª.h?1en,tairee; cbacun aoJoord'bui en a reconnu 1ut1hte : e est la plus économique de toutes les
C~nservcs, t'."lt po~r la consommation des familles, étabhsse~ents t~d_ustr1els ou religieox, cbil.teaux, etc., que
pour I approv1s~oonement des flottes et des armées.
La Compagme fran~aise d'Alimentation fabrique en
out~e, daos ses _P,ropres établissements, el fournil .iux
me11le~res cond1ttons, toutes especes de prodoits alimenta1res manufacturés, tels que Conserves de Viande et
Légumes en boltes, Bouillons, Laits Cafés coneentrés.
Chocolats,
Pates et Farines' Karoub;' etc., etc.
'
S' d
a re~er, pour le catalogue et les commandes a la
~pagnie fran&lt;;aise d' Alime11tation 4 tt.Le du Cygne 'quartter des Halles, París.
' '
'

[ ·i°

l~

~

PnOTOSCULPTURE DE FRANCE (iO secondes de pose).
Statuettes - Bustes r Médaillons.
Avenue Wagram' 42' pres !'are de Triompbe.
L~ Gazette des ~bonnés, publication de luxe illustrée
para1ssant deux fo1s par mois, cst envoyée gratuitement
ad toutes les personnes qui char"ent
M· de V111emessant
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e prendre leurs abonnements aux journaax de Par·s
pourvu que le m_ont~nt .~•un abonnement ou de plusie~~
abonneruents reurns s eleve au moins a i ~ r
trimestre.
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Adresser les mand~ts al'ordre de M. de Villemessanl
i4, rue Grange-Batehere, a Paris.
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~ AIAISON Srn.u:D1:,, RCE DE LA Pux.
et pour recevoir vingt billets assortis, adresser (mandat
.M. Sir~udin, in~_ust~iel habile, natnre énergique de_ poste ou timbres-poste) Cl~Q francs au directeur du
aula~t qu homme d m1t1at1ve, a opéré une véritable ré- Bi:REAu-Ex..i.cTJTUDE, rue Rivoli, 68, París.
,~l~llon d_an~ le commerce de la confiserie, par des innoYattoos tres-m~é_meoses, dont ne s'était avise jusqu'ici
aucun des. prattc1ens de la profession. 11 a créé tout reGABRIEL FERRY.
~mment, e~tr~ autres merveilles, trois bonbons qu'il
IDlporte de decr1re, au point de vue de l'art...du coofise
l.
f.e sont =. 1º l'A(ric~ine, pour leqoe!M. Siraudin fait ve~f;
En i846, au deuxieme étage d'une des maisons de la
chaque JOOr d Afr1que des fraises (raíches afin de les
p~ace de la B~urs.e' se trouvaient les vastes bureaux
:ba~mer .?~os un_e suc~erie exquise : pr~bleme insod
une compagme d assurances marit1mes nommee l'E libi1e Josqu 1c1, ~r il ava1t été considéré comme impos•
.
s
é
p
'.anee; ~"t
e a1t
un grand foyer d'alfaires.' Du matin au
re e, en confiser1e, de conscrver la fraise : exposée au
le d1recteur de Jadite compagme _ un homm d
u, elle perd tout son parfum. - 2• le hlont-Carmel q . so1r,
36
.
'
e e
ans env1ro~, au front inlelhgent, qui, deux ans aude récipi~nt a la liqueur hygiénique des mome~. ~ ·
~andarins, dont les parois sucrées recelent la m~n- parav~t, ava1t fondé cet établis~ement, - recevait daos
au me. - ~t nous ne parlons pas, faute d'espace, des son cabmet des ,arm~teurs, des capitaines de vaisseau,
ftlres _créations de M. S1raudin, qui ont quinze J.Olll'S ou to~ les gens d alfa1res enfin ·avee qui il était en _
"" mo1s de date !
lalton.
re
ceocoL~rs-tTREMiEs. - De tous les objets ollerls au
Cependant, t?ut en causant, en écoutant oo e~ discu~ de I an, le Chocolat est, saos contredit le plus en tant avec ~es mterloeuteul'l1, il trouvait moyen d'écrire
Jue; 1~ mode l'a sérieosement adopté, et ;íen ne sau- que_lques hgnes, daos des pages eparses sur sa table .
•llil le detrOner, surtout quanj il s'appelle praline-mar- vra1s~mblableme,nt, on pouvait croire qu'il notait de~
..,. se, boochée duchesse ou honbon maltais et qu'il est
vuert
· · comme sait en' créer tooR rense1gne~inls celos daos le cours de la eonversalion.
les
andaos
. ce_s rm·11 e 1·~nta1s1es
.
.. pourtant trompé : ce que cet homme écn!re F 5 1a~c1enne ma,son L. Marquis, galerie du Tbéél.- On. se sera1t
va1_t, au quheu du _tumulte ~es alfaires, ce n'étaient pas
• ran'1ats 8 9 i O t t
u
' ' , ' .
bienº ~ordial _d'une nature tout hygiénique, et qui a des notes commerc1ales, ma1s bien des récits que la Ren mér1te' apres le repas' - nous en parlons 11U4 dts Deux-Mondes publiait. rlepui~ deux ans, a la

:f

u}5

11

grande_ satisfaction de ses lecteurs, sous le nom de ~
de _la v,e sauvage au Me:x:ique, et qui élaient signés : Gabriel Ferry.
~o e~et, _Gabr_iel Ferry, dont nous vous entretenons
ª?JOUrd hui, éta1t, en i846, directeur de la Compagnie
d_ assura_n~es maritimes l'Espérance ! - Nous devoo
aJOUler ,_c~ une particularité : c'est que Je che( de 1
comptab1hté de cet établissement était un jeune hom
ª, la figu'.e spirituelle, le propre neveu du directeur. U
s appell_a,t Paul Duplessis, - c'était le futur auteur
Douc~t~$, des Grandsjours d'Auvergne .... Nous croyodf¡
to~te ep,1grammc a part, qu'on trouverlit difficilement
auJoord_ hui: sur la place de la Bourse, une compagnie
composee d un pareil personnel.... Elle avait raison de
s'appeler l'Espérance !
Mais revenons a Gabriel Ferry.

¡.;

TI.

Ce fut vers i845 qu'il ouvrit sa carriere d'écrivam
dans la Reuue des Deu:.c-Mondes, par les Scénes de la
sauvage au Me:i:ique.
_Ces récits, d'un style ferme et coloré, étaient l'bisto1re de ses voyages, de ses aventures, ne ses impressions
p_e~·son~elles.: c1r, dans sa jeunesse, par goúl et parpos1t1o_n, ti ava1t énormément voyagé; il avait parcouro le
~ex,que d":°s to utes ses parties : du nord au sud' de
l Océan Pacifique a l'Océan Atlantique.
~aos une excursion qui dora un ao, ou ¡¡ ne 6t pas
moms de qu~~rze cents lieues a cheval, il avait pénélré
daos ces _pra1r~es ~uvages, daos ces déserts illuslrés par
Cooper; il ava1t vmté la Californie presque déserte, et a
son ret,our en France, le tourbillon des affaires l'avait
abs_orbe; et quand, plus tard, il prit la plume ce fut
m01ns _µar vanité littéraire que par désir de fher des
souven_irs qui, loi étaient ehers. Toutefois, le succes l'engagea a persevérer daos la voie qui s'onvrait devant loi
et d~ns les années 1847-1848, la Reuue des De11:i:-Mo1 de;
publ~a les émouvanles Scenes de la vie mexicaine; vint
~nsuite le Coureur des bois ! Popularisé par des édittons
mccssantes, traduit daos presque toules les langues ce
roman -est reg~rdé com_me le chef..d'reuvre de l'aut:ur.
E~p~rons qu un dermer succes lui est réservé : la consécration de la sceue. Costal l'lndie11, Tancrede de Cllat~au_brun, la Chasse au:c Cosaques, les Scenef de la vie milttatre au Mexique, les Squatters, la Clairiere du bois des
Bogues, ~oila les Oeorons de la couronne littéraire
de Gabriel ~err~, en moins de ciuq ans. Que n'eút-il
pas e~c?rc f,ut, s1 la destinée, lrop avare bélas ! ne l'etit
enleve a la v1e !
A ~ous ces grands ouvrages, Ferry mélait des travaux
quobd1ens daos les jouruaux.
, ll rendit compt~ de l'exposition de peiuture de 185i'
l I~lu~trat,on pnblta des notices biograpbiques sor les
prmc1paux personnages politiques du Mexique : SantaAnna, Alaman, Tturbide, Bustamente. Jointes a de nouvelles études, elles forment la matiere du nouveau volume posthume de Gabriel Ferry, paru derniereme11t
avec tant d'éclat.
. Si la famille
. de Ferry avait livré a la pub11·c1·té ses cur1eux pa~1ers, - journal' correspondance notes nous a1mons eu la pbysionomie complete de ~e de '.
et pe. u.t etre !'aur1ons-nous estime autant pour cern1er,
qiúl
a !a1sse qu~ pour e~ qu'il comptait faire . Quoi qu'il en
so1t? en 18al, Gabriel Ferry, qui ne trouvait pas dan~
l1ttérature un aliment suffisant il. ce besoin d' .
t é
1.
¡¡· .
agir'
~n en m, _s? ,cita un poste diplomatiqoe en Amér1.que; .sa pns1t1on, ses connaissances lui permettaient
~ y asp~rer .. Le gouvernement répondit a ses sollícitations : ti lu1 confia la mission d'aller recevoir a S
Fa .
é .
'
an,~ neis~, nos . m1grants, - on était daos le fort de
l e_m1~rallo? cahfornienne, - et de veiller a leurs beso1_ns Jnsqu a, ce qu'ils eosscnt troové des ressources. Gabnel Ferry s embarqoa, le 2 ,·anvier 1852, &lt;1• South ampton, sor le paquebot l'Amazone, pour se rendre ,
~~a~
T:ente-six beures s'étaient a peine écoulées le
~avire venait a peine de perdre de vue les cote; de
1~ngleterre, que, daos la nuit du 4 au 5 la cloch
d alarm_e retentissait a bord, el le cri :' .A.u feu!'~
reve1lla1t
..
. . en surs·aut les passagers· Ali oro ée, on ne
sot .J~rna1s comment' la flamme dévorait la partie
superieure du bél.timenl. Au dire d'on passager échappé
a cet affreox désastre, I' Ama:one présentait un aspect
d~passant les bornes de l'borreur : c'étaiL une scene
digne en toot point de l'enfer. - 11 faisait complétcment

t:i;

!ª

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
nuit; la mer était orageuse;
........
on ~tait a trente lieues de
la terrc la plus voisine, et les
Jfammcs sanglantes, activéc~ par le ventd'hiver, faiient, · de minute en mi,
..
ute, d'effrayants progres.
u dire ciu mcme passager, la
clbntenance de Gabriel Ferry,
-,,,,~
,,...
au ®ilieu des vertiges et de
___,,
)J terreur de tous, ful admirable de sang-froid : il s'enveloppa sto"iquement dans
son mantean, et s'appuyant
contre un bordage, il contempla tranquillement l'incendic rugissant autour de
lui; il rassasia ses régards
de la derniere scene que sa
destinée aventureuse lui
réservait. Invité par le capitaine a descendre daos
une barque, ,il s'y refusa :
Mourir pour mourir, mieu:c •
vaut mourir ici, lui répondit-il, - et il continua a regarder l'effrayant spectacle
jusqu'a la fin. Cette mort
pathétique, déja passée a
l'état de légende, selon l'expression de George Sand,
émut l'opinion et acbeva de
mettre en lumiere le nom
de Gabriel Ferry; c' est une
si admirable. artiste en re·
nommées que la mort!!! Lesouvrages de l'écrivain se répandirent; les éditions s'en
multiplierent; aujourd'bui
cncore, la vogue est attachée
aux reunes de Ferry comme
si elles venaient d'éclore.
- U y a quelques mois,
la presse accuei\lait avec d'unanimes éloges le dernier de
ses livres posthumes : les Reuolutions du Mexique, livre
que George Sand enrichit
d'une éloquente biographie
sur son auteur.
Aujourd'hui, la libr¡.irie
Charpentier publie une nouvelle édition des Scenes de
fa uie sauvage au Mexique,
édition rajeunie par une
notice circonstanciée sur
Ferry, qu'on lira avec plaisir, meme apres celle de
George Sand.
Une anecdote sur ce der..

-~

--

nier ouvrage, pour terminer.
On était en i 847; Ferry, encouragé par le succes qu·avaient obtenu les récits de la
vie sauvage, venait de les
réunir en un volumc. Un
jour, comme il sortait des
bureaux de la Reuue des
Deu:e-Mondes, il !fut accosté,
daos la rue Saint-Benoit,
par un homme agé, grand,
maigre, de la plus parfaite
dislinction dans ses manieres, qui sortait égalementde
la Revue, et qui avait halé
le pas pour 1e rejoindre.
- Vous etes bien M. Gabriel Ferry? fit-il en abordant
celui-ci.
Ferry s'inclina affirmativement.
- En ce cas, laissez-moi
vous remercier d'u~ double
plaisir que vous m'11vez procuré : j'avais lu avec intéret
vos récits, je viens de les
relire avec un nouvean
charme réunii en volume.
Ferry s'inclina derecher.
- Mais mon suffrage eat
peu de chose, ¡;oursuivit son
interlocuteur, il en est 1111
autre queje ne veux pa~oos
raisser ignorer : hier, j'étais
a l'Abbaye-au-Bois; la cooversation est tombée sur votre
ouvrage : M. de Chateaubriant en a parlé avec
éloge.
- Votre nom, monsieur!
exclama Ferry, ravi de l'idée
que rauteur du Génie da
christianisme avait loué SOi
Jivre.
- Je suis le comte llolE
de Champlatreux! répondil
le vieillard en saluant et ea
se retirant.
~ I \1.1/' ~.I
...._ --~,
11 était daos la clestinée de
........ '--.__.::._...
:~·
Gabriel Ferry d'etre goüté
par des juges ill ustres.
,",.........:a~~
Dernierement, Alexandre
Dumas disait a celui q ·
écrit ces lignes, en lui mo
trant un volumt: des Revol
tions du Mexique :
&lt;' EZ : ~- - Gabriel Ferry est WI
; : . ..
de ceux que j'aimé le mie
a la lecture !!
Fuvms.

'-:,.._

~

..

~

~

~:
~

Nº i82,

FIN DE PARTIE PAR

~
~

LB MOIS 01! DBCl!l!BPJ!,

SOLUTION DU PROBLÉME Nº

ÉCHECS.
PROBLÉME

'\-."

M. Srmmz.

RÉBUS,

i8L

1. T 4• F D
2. R 2" F

P pr. T (a)
R 4• D

(a)
2. R 3• R
3. F pr. P R éch!lc

R 4' D variante
R pr. T

3. F ~r. P F écheé

mat.
mat.

SOLUTJONS EXACTES DU PROBLÉME Nº

i8L

Café Suisse, boulevard Sébastopol; cercle de Pont-a-?l~ousson, A. Thionville, L. Lefrancq, cercle des Eche~s ~e Ltége,
cercle de Chambéry, G. Baudet, H. Frau 1 cap1ta_me Charousset, C. Fassin d'Engis, L. Mulhuon, F1scher a ~ouen,
Urbain-Bernard de Nantes, café du Grand_ Balcon, a Vmcennes, Rombaut, cercle Labor\e de Perp1gnan, cercle -~~ ·
Montr-euil-sur-Jler, A. Meflre, Sttennon de_ Meurs, caíé M1h
taire a Versailles Jules Bunel, Ch. Fran~01s-Dertelle, Gran~
c:1fé de la Comédie :i Périgueux, E. Frau, Café Mu~seau, a
Napoléon-Vendée, E. de Vaueelle, A. Damolte, Fcbyr_et,
J . M. a Lyon, Dégiron, _E. yall~t, D' Revel, cercl~ Doua¡s1en
aDouai Société de l'union a Samt-Geor¡¡es-sur-Lo1re, D Radot, caié Duriaux, Versailles.
J. A. de R.

a

·-----.---~

AuG. M.uc, directeur ..géranl.
Eox. TllllR, rédacteur m chef. '

-------~

'
l\llP· de L' ILLUSTRATION, A. ~tare,

Les blancs forcent le mal en quatre coups.

22,

!'lit

de Verneuil.

EIPIJCATION DU DKRNlE.1:1 RÚlUS.

Mathieu (de la Drome),

cette année, aura prédit faux,

TABLE GÉNÉRALE
AN ALYTIQUE

ET

\

\

ALPHABÉTIQUE

DU ·TOME XLIV

DE L'ILLUSTRATION

AenAYE ll! l\loNnlAJOOR. 259.
Auo-EL-KADER fran,:-mac;on. 35.
.tbsents (les). - Representation de cette
pillee A l'Opéra-Comique. 315.
AcclllENT du Grand Trunk-Railway (Cauada).
66.
ACHE~B1cn (M.) au Salon df 1864. 39.
.lciion de Jésus su1· le monde, par M. D. namée. 21 5.
.bFICHES (les) le premier jour de la lil&gt;: rté
des ú1éAtres. 18.
Afhcai11e (/'), de Meyerbeer. 83. 332.
AtGUES-MOnTES. 195.
Ai,· (l') et le monde aétie11, par M. A. Mangin. 318.
\uuzst (~l.). - Ses presses mécaniques. 74,
.4/cade (/'). - Représentation de cet opéra
au ThéAtre-Lyrique. 182.
ALEUNDnE II A Nice. 274. 278. 291.
Awén1E. - Nouvelle organisation. 66.
ALLtl\GES (les) et le Pelerinage de saint Franc;ois de Sales. 299.
Auu-TADENA (111.) au Salon de 1864, 38.
.lmbass11de (urte) fi·a11raise en Chine, par M.
le mm¡uis Ferriilre le Vayer. 2.
.lmer (I') de la planta/ion. - Modele de réclame. 163.
IIÉRICAl:'IE (la grande). 403.
A1t~o (Just). - Courrier de Londres. 250.
.lmnu,•s (les) de Jlem·i IV, par M. de Les' cure. 118.
.b m ASt (\1. ). - Un orage dans J'Obcrland.
61. - Carpentras. Le saint clou. Ch2pellc
miraculeuSl'. Chapiteaux. Translntion de~
reliques. 1bs. - Ses talileaux au Salon de
1864. 37.
.hGLBTBnne. - Message de prorogation du
Parlement. 82. - Mouvement de réforme
électorale. 386.
.\~TUROPOGLOSSOS (l'), 82.
.\PPUEIL 1J'tCLAlRAGE SOVS·llARIN de M. Bazin.
267.
,\VPAREIL DE L!COURAGE A VAPELR, 2j5,
.lpl'es le Cirq1Je, aux Folies-l\larigny. 7.
A PR0POS DES ÉTRllNNES, 419.
.haovtLLB (M. d'), dentiste. 345, 399.
.\1cutoLOGIB CO&amp;IPARtE. 395. 410.
.\nus IIORT ET Anus Vll'A:--T. 2j0,
.\111tE MEXICAINE. - Régimcnt belze Impératrice Chadctte. 225. - llrigade autrichieune. 363.
.hntrií relatif /J. l'entréo des nrtbtes /J. l'Opéra
en 1800. 51 .
AnQl\'ÉE DB t'AGUA Eoo1N an camp de Cha• ref (Algéric). 164.
-hRtVÉE DU MARÉCIIAL Mtc-ltwo:-. a Alger.
230,

DU 1rr JUILLET AU 31 DÉCEJIB ll E 1864.

Ann1vllE ou PRtNCE Hu1,1nr.11r a Cherbourg. 108.
AnttSTES (deux) EN ESPAGliE. 83.
ASCEl'iSIOli ou Géant A BruxellPs. 246.
AssASSl~ATS du cMteau de Btullard. 135.
ASSOCIATIONS CATII0LIQUES ALLEMAl'ilJES AWurzbourg. 194.
AsSOLANT (M). - Hístoire fantastique du célebi·e Pierrot. 360.
Asso»PrtON (1'). - Démolition de ~on dr,mP.
211.
ASSURANCES (les) sur la vie. 223. 383.
ATIAQUI! DE St&amp;IOliOS.\KI. 335, 420.
ATTnAPEuns (les) DE nATS A Londres. 134,
AUDITION DES l:'ISTRUilENTS ré~emment inventés par M. Sax. 47.
Aunuc (M. d'). - De la wwigaiionaérienne.
1'11.

AUTODIOGRAPIIIE D1 UN
1C. 5t 70. 86.

POETE,

par 1\1. l\lartin.

Ave11fr (l') et les Ronapai·te, par M. Duveyrier. 370.

Arniir (l') du spil·itisme. 333.
A~1mtui·es d'u,1 ariiste drms le Liban, par
M. Cortaml&gt;ert. 288.
D

8ACCALA~RÉAT. - Rapport et décret du 27
novembre A ce sujet. 3118.
BADE. ._ Ex pul.ion des da mes seules. 82.
füDtN (».). - Voyage d'un Parisien a la recherche de la naturt). 167.
BAtNS (les) d'Arc~clion. 88.
Bms (les) d'Ems. 95. •
8AL donné par le vice-roi d'f:gypte dnns le
palais de Ras-el-Tio. 1O.
BALFOIIRtEn (M.) au Salon de 1864, 39.
BALLET (le) au Thé:ltre-ltalien. 122.
BA:-. (le) des vendanges. 218.
BANQUBT oíl'ert, A Versailles, il In 1" battcria
du 1" régiment d'artillcrie de la garde. 21,
B.1.no:-1 (M.) au Salon de 1864. 27.
BIROT (~l.). - Ses Lctlres sur la pltilosophie
de 1'11istoire. 1711.
BAnnALLT (M, ).-Le Cllt'ist, dialogues théologiques. 344,
IlATZ (Théophile). - Tubleaux du Morvan.
234, 266.
BAV0VX (M.) au Salon de 1864, 39.
BAYAnD (M.). - Le général de division Létang. 333.
fü.zAt~E (~l.) nommé maréchal.178.
nm:i (M.). - Son appareil d'éclairage sousmarin. 267.
BEcnn (~t.) au Salon de 186'1. 27 .
flégaiemenls (les) d'amour. - Premierc rcprésentation. 406.
IlsLEZE (M). - Dictiormaire de la víe p1'alique a tu vi/le et a la campagne. 31.

BELFAST (Irlande). - Désordres ayant cu lieu
daos cette ville. 130.
BELGIQOB. - Les élections. 114.
BEuor (M.) au Salon de 1864. 39.
BELtOY (de). - Ch,·istophe Colomb. 359. (Voir Causerie dramatique. )
BELLY (M.) au Salon de 1864, 26.
BilNARD(l1. ). - Diclionnaire universel. 415.
BiNtmcrlON de la chapelle de Notre-Dame
d'Afrique. 217.
BENOIT RACLBT. - Inauguration de son buste.
254,
BtnANGER. - Projct de statue a lui élever. 67.
IlERCEAU (le) SAUVEUUR. 211.
BEncui::nE (M.) au Sa!on de 1864 . 27.
BERCY (ch:l.teau de). 99.
Il.enNAno PALISSY. - Sa statue A Saintes et a
Pari&lt;, 187.
BEnnYER -(M.). - Sa réception A Londres.
322. 345.
8ERTALL (M ). - Les victimes de la mode.
72. 73. 201 . 237. 338. 339. - Quelques réflexions sur la mode. 338.
BERTR 1:1D (M. Léon). - Les Sangliers. 407.
BtzlERS. 227.
Bíble (la) de l'humanité, par Michelet. 340,
Bihle (la) populaire, par M. l'abbé Drioux.
349•
filBI.IOGRAPIIIE, 62, 79. 127. 144, 174, 208.
222. 230. 255. 280. 344, 349. 414.
Brntiotui::QcE de La Pommerais. - Sa vente.
102.
Bm:111N1E (la) rue de la Paix. 403 .
BtSllARK (M. de) et le baron de Werther. J.eurs dép~ches publiée:i par le MorningPost. 17.
Bt.ANcurnD (M.). - Consécration de l'église
Sainte- Perpétue. 12. - Banquet otTert il
Versailles a rartillel'ie de la garde . 21. Arril'ée des eaux a Cann~s. 28. - Vue du
thélltre de la guerre en Virginie. 36. - FCte
du Courban-Bair·am. 60. - Accident arrivcl
sur la Saóne. 65. - Régates du HRl•re. Arrivée de M. de Lcsseps. 85. - Vue gér.érale d'Arcachon. Casino. ButTet-restauraot.
88. 89. - Flotte de l'amiral Porter. Llgnes
d'attaque. 101. - Panorama de PortoNovo. Maison du l\1iughan. 104. 105. Le pnpe visitant la caserne. 140. - Jlot
de Sacrificios. 176. - Cavalier pahuenche.
Étrier de Pahucnche. Volr,an d'Osorno. Le
lac de Tous les Saiuts. 184. - Glacier de
'fl'onador. Vue du Desague. 185. - Ascension du Géanl. 245. - Station de Rodtio.
252. - Expériences d'éclairage sous-marin
(2 gravures) . 268. - Vi la Peillon. :176. Bataille de Fishers'hill. 377. Arrivée du czar
:m Grand-llótel. 289. - L'Empereur sur
le quai des Paltniers. 203. - Buenos-,\yres.

296, 297. - LL. MM. 11. de Russie assi,tant au service divin. 309. - Ouragan ,\
Calcutta. 324, - Pie de Goudjilah. 334. - .
Camp d'observation du colonel Legrand.
347. - Vue prise du rivage de Seelporc.
351. - 1'he Thunde1·er. Le Stationnaire de
police. 354. - Travaux du Dntch-Gap canal Exposition de Dubliu. 373. - Palais d!'
la Seigneurie. Cour du pnlais de la Seigneurie. Cour du palais de Médicis. 392. 393 .
- Incendie de la manufacture de tabacs
A Madrid. 400. - Attaque de Simonosaki'.
421 . - Grand temple. 424, La phce des
Pulmiers. 425. - Etablissement deVichy.
428.
IlLAVET (1'11.). - Féte de Notre-Dame-de-Samé
A Carpen tras. 106.
BLONDIN a l'Hippodrome. 19.
llODillER (M.). - Un terrier de rennrds. 24.
25. - Le rennrd en chasse. 125, - Un-i
source sous bois. 168. 169. - Le combat.
204. 265. - Le retour du vaincu. 328. 329.
Les Sangliers. 408••
Bout111zNs (les). 102.
BoNNET ET CoutELIER (MM.).-.\rt de l'ornementatioo en zinc. 191.
IlORDIGUEI\A. 274.
lloRIE (M.). - (Voir la Cié des Champs. ) Daubcnton. 398.
.Botor (maison). ;¡99_
BooFFt. - Sa représcntation de retraite. 322.
Boocy (M. de). - Les Allinges. 209.
BoGLET (Je) de S. M. le roí de Portugal. 67.
BooRDEt.JN (M.). - Labourage A la vapeur
(3 gravures). 256. - Chemin de fi·r d,•
Bayonne A Madrid. 260. 261. 301. 316. Hydro-extracteurs ButTaud. 412.
BRANDT (M.) et son enseignement international. 211.
BRAVO (M. Gonzales). - Sa circulnire au\
préíets. 258.
BnEtON (M.) au Salon de 1864. 27.
13REVAL (M). - Ses ateliers de cou,truction
de machines. 335.
8ntGADB AU~TRO-AIEXICAINE, 363.
na10N (M.) au Saloa de 1864. n

e
CAnAT (M.) au Salon de 1864. 39.
CAF~ (un) a Constantinopla. 207.
CAFÉ ¡le) DE F'oY. - Sa mise en vente. 19.
GAISSF. CbÉRALE DES AIANCES sur ti tres. 159.
175. 191.
CA1ssE ct~tl\ALE des chemins de fer. 31. i().
Campagnes et stutio11s sur les cótes de l'Ame1·ique du Nord, par 111. du Hailly. 222.
Cu1PAaoo, (M . ). - Proces du collier, 11 8.
C,N\ES, 274,

�TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES MATIERES.

4:H

TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES MATlERES.

DuMAS (M. A.). - Ses causeric~ sur Eug~ne
DANICOURT (M.) et l'hybridation du froment.
COMPAGNIE FRAN~AISE o' ALlllENTATION, 43 t.
Delacroix. 307.
218,
Do~JAS (M. Victor) au Salon de 1.864, 27.
COIIPAGNIE IRLANDAISI!', 63,
r.uucUIS (les} A LONDRES, 251,
DANSEUR (le) monopode. 403 •
Du PAY&amp; (M. ) . - Salon de 1866. 26. 38. 91.
CO}IPAGNIB DE NICE, 127,
DANTE, _ Monument qu'on doit Jui é_lever a
~atlll (M.), de Rodez. 340,
COMPAGNIB TRANSATLANTIQ0E entre le Havre et
DcPONT (M11' ). - Sa mort. 290.
Florence. 114, - Illustré par Dofé, 330. ~-•· 5 (nouvelles) A ,ou1R. 372.
New-Yo1k. 31. 95. 175. 223. 30.3. 301. ·
DuMND (G.). - Bohémiens disant la bonne
'LI (l':1bbé) chez M. Bertall. 323.
DARCEL (M.). - Excursion sur . J_es cOtrs de
aventure. - Halte de Bohémiens. 192.
Compognons (les) de la Marjolame, par M.
Normandie. 92. 124 - Expos1tion des reu~ (M.) au Salon de 1864, 39.
DoRIEZ DE BA1zrnux (maison ). - Dentelles.
Maret. 267.
vres
de
Delacroi
x
au
boulevard
des
Itnr.u rBOl'HES (les récentes) • 66.
COIIPTOIR DES INDES, 63, 143 • 255. 3o3. 360 '
431,
ll\lB DRUIATIQEE, 7 • 42, 72 • 102,139, 165,
liens. 202.
.
DuRoY (l\1.). - Son discours a la distribution
383,
DAnJOU (M. }. _ Don Quichotte. 76.-Les Fli03. 230. 262. 294, 326. 352. 394, 422.
du conr.ours général. 08. - Sa circulaire
CoMTE (M.). au Salon de 1864, 27.
st111B du Wauxhall. 307.
busliers de la Sonore. 165.
aux facultés de prnvince relative nux lcCo11Pn-Cmx (M.) au Salon de 1864. 27 •
~
IITUBB RÉGENTE, 63, 95, 143, 191, 255. 360,
DAUBAN ("61. ). _ Récits historiques. 391 ,
Co1ITES (les} o'EGMONT ET DE HORNES, - Leur
~ons an1logues a celles de la Sorbonne; 242.
DAUBENTON. - lnauguration de sa statue.
Duvuu
(M.) au Salon de 1864, 27 ·
monument
a
Bruxelles.
395.
' C4J.tBamoN
43f
· p·ierre, 1t. In
de la fete de sa~nt
322. 398.
DovenGIER oE HAUIIAN~z (M.) etl'Alhambra.83.
Comtesse Cla) d'Escarhognas. - Reprise. 42.
DAVID ("M..). _ Ses débuts a l'Opéra. 13,
cbapelle Saint-Louis de Tums. 52.
Gomtesse (la) Eva. _ Représentation de cet
DuvEYRIER (M). - L'Avenir et les Bonaparte.
DAX (vicomte de). - Incendie de la manuCBTTE et se&gt;changements. 243,
opéra a Bade. 160.
,
370,
facturo de tabac~ A Madrid. 399.
CHURB n'ÉCONOIIIIE P0LITIQUE créée a l'École
CONCOURS INTERNATIONAL DE IIUSIQUZ. DHARIIODEJARDIN
(M.).
_
Son
opuscule
sur
l'bygiene
de droit. 194, 210.
NIB a Arras. 178.
des denta. 63,
CHAIRB D'HOM&lt;EOPATHIE, 210,
E
CONCERTS DO CmQUB•NAPOLÉON, - RéouverDELACROIX (Eug.). - Cavalier arabe. 200.CHA1x-o'EsT-A~GE (M.), - Son poignard· ~87•
ture. 316,
CuALONS (de) A PARIS. - Études comparauves
Un lion. 272.
CoNcouRs AG111coLE de Korn-er-Bouet. 111.
DEUTRE (M.). _ Canti e pianti. 115. f.AO D! DtJAIIDlN, 127, 319. 334, 360.
sur les grandes armées du con~inent. 354 •
CoNcouns au Théltre-Lyrique. ~07.
Journée du 22 ao0t il. Geneve. 153. - La
}i!U DB LA FLOIIIDB, 63. 95. 143. 101. ll55.
Ceu1 (M.} . ~ Revues trimestr1elles. 44, 45.
CoNFÉRH~CB DE LONDRES, - Sa derniere séannouvelle ca pitale de l'Italie. 375. - Les
2114, 285. .
.
303. 360.
ce. 1.
.
nouteaux ministres italiens. 392,
EAU DE MÉLISSB des Carmes. 31. 63. 127, 101.
Cau1P1GNONS (les} proscrits par arr~té mumConfére11ce-~ ~e M"'' N..._349,
.
16
DEMBINS~I (général). - Sa mort.. ·
223. 271, 303. 360.
CoNGRBS de l'Association internat1onale pour
_cipal. 3(3M3. ) - O•age daos l'Oberland. 61.
De par le Roi. _ Représentauon de cette
EAU ET POIIIIADE virifiques. 255, 319. 360.
,,
c, BAMPOD
le progrés des sciences morales. 162.
EAUX (les} DE u D1101s a Paris. 172.
_ La Grande cave a Berne. 41o.
piece a Bade. 68.
CoNGJIBS de Mali~es. 130. 162,
331
298
DEPPING (M.). _ Bibliographie, 287.
283
Échos du passé, par M. Delorme. 46, .
CBANSON (la) DE RoLAND, •
·
'
CoNS!ILS oÉNÉRAUX: - Discours politiques.
Di\PnET (M. ). _ Giulia (nouvtJlle). 4, 22, 43,
(,cLAIRAGI! PAR LB scmsn de MM, Gu11lemont
CuAPELlt (le général). 326.
I a
146,
51,
.
CuAPITRE ANNUEL de l'ordre de Charles II '
et Heu. 190.
CoNSÉCRATION de I' Église Sainte-Perpéme a
DEnocooes (la maison). - Ses pecheries aux
Écou (1') DE DESSIN de la rue des Tournellet.
Madrid. 370.
Nlmes. 12.
!les Lotfoden. 335.
147,
CHAIILBS (le roi) de Wurtemberg. 2•
Con/es aNinon, de 1\1. Zola. 360.
DERO~ (M.). _ Vue de Matehuala. 56._ m•)
Ses
débuts
au
ThéMre-LyÉcoLE DE DussELDOR•· (!') au Salon de 186'1,
eHARRY (M • Con/es (les) de Pel'rault illustrés par G. Doré.
Dieppe. _ Abbaye de Saint - VandÉr1l!e·
27,
riq11e. 14,
330,
Fécamp. Yport. Sainte - Adresse. gl'.se
Éco~Ollll!S (les) de mesdames de la _Halle. m.
Cu~SEURS (les} D'ÉGOUT a Londres, 78,
Contes slaves, par 111. Cbodzko. ~3 .
,
Saint-Léonard . 94. - CM.teau du Mesml.
ÉGLISB 01 Bi.IDAH, _ Sa eousécrat1on. 333.
CHATEAU DE LA füSTIDB-BESPLAS, 160.
.
CoNTI (M.) nommé chef du cabmet de 1 EmAbbaye-aux-Dames. Cathédral~ de Ba.~eux.
ÉGOUTS (les) DE PARIS, 371.
Cu.1.nAUBR1AND. - Projet de ~tatue a lu1 élepereur. 419,
Cherbourg. Notre-Dame•de-Samt-Ló. GranÉLECTIONS dans la Cbarente. 370.
ver a Saint-Malo. 192.
CoNTREXÉVILLE (Eaux de)• 15.
ville.
:Église
SaintGermain.
Cathédra~e
Elisir d'amore. _ Reprise de cet opéra au
CeAu»oNT (les buttes). 3;1,
CONVENTION du 15 septembre entre la France
d'tvreux. 124. - Palais de l'Iudustr1c
., )• _ Les romanciers grecs et laThMtre-Italien. 315.
.
CHAUVIN (1U,
et l'ltalie. 194, 209. 241. 257, 306. 321,
d'Amsterdam. 148. _ Réservoir des eaux
ELWART (M,). _ Audition des nouveaux ins•
Hu . n
115
_ Discussion au parlemeot italien a ce sude la Dhuys. 172. - L'Augustt.um a ~nBAYONNB A MADRID,
•
truments de M • Sax. 47,
CBBMIN DB FER DB
,
jet. 274, 290. 322. 332, 370.
.05 _ San-Miguel-Allende. Cóté
E11BELLISSEIIENTS (les) DE NAP~ES, 237 ,
.
cyre. • ,
d a
138. 262 . 301, 316.
.
Sn
COQUILLE (une) D'mPRIIIIERIE, 147·
u ) _ Manuel prat1que de I e:rplo1ouest de San-Miguel. 212. - Rolan
CHEIIIN DB FER DON PÉDRO 11 (Brésil). - O
1110N
(
lU,
•
E
CORMESPO,XDANCE o'ALGtRIE, 3.19, 34. 54, 23
Roncevaux. 24t, _ Forft de Calabl'e, tata/ion des chemins de fer. 135,
inauguration. 251.
. .
254, 258. 333.
blean de M, Gérard. 2fi4. - Pont du cheM)
_
Le
général
Dembrnsk1.
16,
ÉNAOLT (?ti.). _ Le tac des Cygnes. 239.
(
eHENO · ·
CORRESPONDA1"CE DES ÉTATS-UNIS, 102. 278.
e lonel -. baron
min provisoire. 252. - Saltillo. ;,12. ENcYCLIQUE du pape Pie lX. 417 •
Comte Wonsowicz. 33, - .. 0
M
372. - Siége de Ricbmond. 372. - DesMise en liberté du docteur ~em~e. 325
Encyclopédie de d1·oit pénal' par M. Ad.
Aymard. 56. - Général MéJ1a. 57. - S. .
truct,onde l'Albemm·le. ¡,.74,
Arbres brisés sur la route c1rcula1re. Arb1·e
. d d'Assi·se • 81 • - Hachette.
Franck. 192.
..
Marie-F!lrd1nan
CORRESPON0ANCE italienne. 140, 249 ·
arraché aur lt. promenade. 35/¡. 355 •
Encyclopédie militafre et mal'il1me. 155.
112. - Desmarets, 141. - Le_ comnlanCo1111ESPONDANCES de Nice, Toulon et MarDes femrnes, par une femme, par 111m• Dora
. 160 Litta Gavazz1. Meazza.
ENFANTIN (le Pere). - Sa mort. 162. 165.
deur Négri.
..'
Statue
seille.
278.
307.
Enli!vement (t') d'Rélene. Premie!'(\ représen•
.
d'Istria. 301.
164 _ Prosper Enfantrn. 165. . Con11ESPONDANCE de Valachie. 67.
DES»ARETS (M.). 142. - Son discours a la
de Gasparin. Anvers couronnant Ten~er_s.
tation. 422 •
Conor (M.) au Salon de 1864, 39.
,.. d' t 93 · _ Fac-s1m1le
rentrée de la Conférence desavocats. 414 ,
ENTRBIIETS (les) ET LBS ÉPICBS, 190,
\S8, _ Murad-Euen 1.
·con·espondance de Napoléon Jer, 308.
DESPOIS (M.). _ Les satiriques latins. 171.
du portrait de la princesse de Parme. 236,
ENTRETIENS et lectures. 402 •
CoRTAMllERT (M.) . - Aven tw·es d'un nrtis/e
Deux (les) filles de M. Plicho'l , par André
- Mm• de la Grange. 245, - Narvaez. ~48,
ERCK!UNN-CHATRIAN, - Ses romans. 26,
dans le Liban. _ Peuples et voyageurs
EsCAL!ER DE CRISTAL (maison de I'), 14~- Jasmin. 268, - Rossioi. 2_81._ - Srenrs
Léo. 344,
conlemporains. - Jmp1·essions d'un Japo. ·o 364 • - Ministere itahen (9 gra•
Deux (les) Reines, de M. Legouvé: 333.
ESCAYRAC (111. d') de Lauture. -Mémoires sur
Mareh1s1 •
nais en France. 287 •
_ Véuus et l'Amour. 359. Deuin (le) du village. - Reprise de cette
ta Chine. 414,
313
)
vures.
·
'd
CosMllTIQUE AU RAISIN, 143,
piece au Vaudeville. 182 •
EsPAGNB (l') telle qu'elle est. 147 •
Comte Mensdortr-Pouilly. Génénl Shen an.
CooR (la) DO HARLAY. 3 •
Dictionnai"e des communes de France , par
ESQUIMACX daos la tune. 349,
Général Sherroan. 312,
CooRONNRIIENT du roi de Cambodge. 115.
ESTE (M. l. _ Je dlne en vi/le . 430 • .
M. Ad. Joanne. 62. 19\.
Cheualier (le} dusilence, par·M. de Lavergne,
COURRIER D' ALLEMAGNE, 68 •
Esther a.vec chreurs au ThMtre-Franc;a11. 18.
Dictionnaire univel'sel de Larousse. 14, 62.
Courrier du dimancl,e. - Sa suspension.162.
126.
('' ) - Ses cours prép~ratoires
223,
40. 42.
CHBV ALLIER u1, •
COURRll!II DES EAUX, 31,
_ De Bénard. 415.
.
EsTHÉTIQUB (J' ), 349,
.
au baccalauréat. 191.
CouRRIEB DE LONDRES, 250.
ETABLISSEIIENT TBERMAL de la frégate la V1//1Dictionnafre de la vie pratique a la v1lle et
CazvÉ ~l.). -Sa mort.147,
CouRRJER DE PARIS. -(Voir cha.que numér~.)
ala campagne, par M. Beleze. ~1. .
de-Paris. 240,
CmNTRB0IL (M.) au Salon de 1864.' 39.
CouRs o'tcoNOMIE POLITIQDE a l'École de dro1t.
_ Campement de C1rcass1ens t.
ETAT SANITA(Rt DE L' ARMÉE. - Rapport du
_
Contcs
slaues.
23,
DIDIER (M •) ·
9
eUODZKO (M•)·
Troubles a l'ouvertur?. du cours. 370 •
marécbal Randon. 227 •
Erzúoum. 40. 41,
Chrislophe Colomb, par M. de Bell;;/51;4,
CouRSES
1)8 PRINTEIIIPS A PÉKIN, 10 ·
DmoT (M. A.·F,), _ Histofre de la gravure
Etats (les) de la Platc. 295.
CHRONIQ0B IIUSICALB, 13. 39, 94,
C0DRSl!S DB LA PROVINCE D' ALGER. 258 •
tTATS (Unis). - Siége de Pélersbourg. 18.sur bois. 319.
,.
182 246, 286. 315. 340. 374, 406,
.
CooRSES DE TAUREAUX a Nim~s . _194,
L'armée fédérale devant Richmo~d. JS. ·.
t Ugendes des rues de Par1s ,
DIRECTEUR (le) DE THÉATRE, 122,
Chromques e
Cousin (le) Babyfos. - Prcm1ere représen•
Inv11Sion du llfaryland. 50. - P:1se de Jilo,
DiscouRS (le) LATIN du concours géntiral. 67.'
ar
Ed.
Fo1,1rnier,
3.
.
P
le nord du l\lex1bile. 146, - Convention de Clu_cag~. 1?8,
DISTRIBUTION
DES
PRIX
au
collége
franc;a1S•
tation.
406
•
d
C1110T. - Expédition ans
CoNTY (M. de). _ Ses Guides pratiques. 63.
- Prise d' Atlanta. 104. - V1cto1res di
arabe d' Alger. 84 •
que. 55, 2l1, 311,
Sbelidan. 258. 278. 386. - Armemen~ des
DISTRIBUTION
DES
PRIX
de
l'école
arabe-fran131.
CID (le) CAMPEADOR, 302.
Couu (le prince) et la loi rurale. 178.
negres daos le Sud. 306. - _Les éle_cuom.
c;aise, a Tiii-Ouzon. 161.
.
.
l {le) par M. A. Guillemin. 301. 383.
eie '
_ 332__ Message du prés1dent Lmco!D.
de ¡• avénement
Cozic (M.). -Appareil Rumkborff et_le théAt_re
D1STRlBUTION
DES
PRIX
au
Conservatoire.
82.
323
CINQUANTIEMB ANNIVERSAIRE
Roliin.
.
_
Les
ea.ux
de
la
Dhms
a
Par1s.
63
du prince Frédéric Gunther de Scbwarzburg05.
é
401,
d
roéfl
Do11 Giovanni. - Reprise de cet op ra au
ÉTUDBS COIIPAR.lTIV!S sur le• gran es ar
171, _ Caisse générale des avance~ sur
Rudolstadt. 348,
titres. 159. 175.-Statue de Bernard Pahssy a
du continent. 354,
ThéAtre-Italien. 340 •
.
CrncASSIENS (les) EN BXIL, 41, 50.
Don Quichotte _ Représentat1on de cette
ÉTUDB DBS UNGUIS VIVANTBS daus les collége5,
Saintes et a Paris. 187.
Débuts
des
éléphants.
290,
) CIRQUB (1e•
CRÉDIT FONC!ER DE fRANCE, 15, 143,223. 360,
- Nouvelle mesure a cet égard. 370, .
piece au Gymnase. 102.
Cié (la ) des champs, 59. 218, 310.
Etude sur la signifi.cation des noms de l1tlff
Don Pasquale au ThéMre-Lyrique. 18_2.
·son) _ Ses chaussures. 334, 360.
430.
¡
CLl!RCX ( ma
·
Creme de la Mecque de Mme Dusscr. 345.
DonÉ (G.).-L'Aiguilleur. 96, - Le lrv,·e fa_en France, par M. Honzé. 144,
CLUB (le) DES BtBtS. 50,
vori. 173. - L'eslomac. 269. - le Portrait
EuGtNJB (l'lmpératrice) a Schwalbncb. 178,
CRICKET·CLUB, - Ses statuts. 3.
Coc1. (111. de} au Salon de 1864, 39 .
de Toinon. 343 . _ Cheveux noirs et blancs.
CRITIQUE (la} ARTISTIQUB contemporaine. 91.
Europe (l') en 1864, brochure. 146,
Coco. _ Son histoire. 147,
CnozB (Ferdinand de) . 235 •
429 . _ Talent de cet artiste. 327, .
CoFFRB \le) A QUATRB CORNES, 142,
Eu.. 274'
Normandie. t2Curieuses (les). _ Représentation de cette
DORÉ (M. P.). _ Le Roman de dell$ Jtunes
ExcuRSION~ sur les cotes de
Con.IN (M. J.) et les chceurs d' Esther. 41,
pii!ce au Gymnase. 294,
.
fi./le.~. 288.
124,
) - Composition de Bodmer. 263 •
Co11BAT ()e.
CuRIOSITÉS et réhabilitations histr&gt;r1ques. 118 •
DonA D'ISTRIA (Mº"). - Des femmes, par une
EXÉCUT!ON DE LOUIS XVI. 411.
Combat (le) de l'honneu", par lit. A. Roberr.
Cz,1.RTORYSKA ( princesse douairiere ). - Sa
EJPtDITION daos les provinces nord du
femme. 391.
·
.
267.
. ) 290
Di·ac
(le).
_
Représentation
de
cette
p1ece
mort.
419.
que. 211. 311,
.
Col!BAT DB L'OUED·DBRMBI. (Algér1e.
.
ExPOSITION Dl!S BEAOX-AIITS dr Berlm. 341:
au Vaudeville. 230.
.
CoMBAT DU P.I.B DORAKAU a la Nouvelle•Z~lande.
E'lros1r10N des reuvres d'Eug. Delacro11
DRioux (l'abbé). _ La Bible populaire. _349 •
D
DROUOT (l'rl.). _ s()n pétrisseur méc1m1que.
08.
ss (Alexis de} ' -Son Thédtre.
103.
boulevard des ltaliens. 202.
.
70
llBEROUS
.
Co
EXPOSITION !1"TBRNATIONALE de Dubhn. 3 •
C 'd ·e (la} humaine et Balzac. 203. .
60.
V
DAGRON (!11.). _ Photographie microsco~ique.
ExPOSITIONS (les) du mois d'octobre. 290,'
DROU!N DE LHUYS (111. ) au lycée de anves.
de la maison des Invalides polona1s,
191.
__ Sa dépcche a "M. Je comte de SarExtmvctgances (les) du hasa1·d, par M, d
102
Zuricb, 274,
.
DAMES SEULES en troisieme classe.. 179.
tiges. 226.
ricault. 267,
Co1n11ss10N instituée pour exam1~er les ques·
DANSE (la) au Thélttre•ltalien. 83,
tions relatives ala ville de Pans. 306.

C&amp;ffA'I&amp; de l'Jnstitut a l'Opéra. 333. 340,

i

º•

0

c::Tt1

a

F
r,,rsr (M ). - Sa prothese dentaire. 143.
271, 319 . 431.
FAYOT (M.). - Le Duelliste. 35.
Femmes (les) sérieuses. - Représentation de
cette piece au tbé:Ure du Palais-Royal. 42,
fu111s (une} iníestée par le gibier. 157.
fEBBAlliDll (M.} au Salon de 1864, 22. 27.
fERRIBRE LB VAYBII (marquis de).-: Sa mort,
2,

fBRRY (Gabriel). 431 .
fERVILLE. - Sa mort. 130.
fiTES ART!STIQOES o'ANYERS, 187,
FtTB (la) DES BERGERS a Markroningen. 156,
Féns DU 15 .lOUT i. Paris. 114.
ftTB DO 15 AOUT au camp de Ras-oued-elAnceur. 179.
JAT1 no 15 AooT a Rio-Janeiro. 253.
FlTE DII couRBAN·BAiRAII ABrousse. 60.
FtTB INAUGURAT!VB des chemins de fer vicinaux du Bas-Rhin. 406.
FiTB IIOIIARRA'!I a Bombay. 218.
Fét1 DI NoTnE-Dui1-oE-SANTt a Carpentras.
106,
Ftus A Vr;amtLH pour le roi d'Espagne. 114,
132.
FÉVAL (M. Paul.) - Ses romans. 23.
FBYINET (X.). - (Voir Cou1·rier de Pa,·is et
de Voyage. ) - Renard et perdrix. 26. · La fuite d11 renard. 126,
Fiancée (laj d'Abydos, de M. Bordier. 307.
F1caoT (M.). - Aéroscaphe Cbarvin. 48, Cérémonie d'inauguration du Palais de !'Industrie a Amsterdam. 1/¡9, - Monument
des comtes d'Egmont et de Hornes. 396.
F1i:VRE (la) DO PLAISIR : Autrefois et aujourd'hui. 130,
f1GUIBR (M. ). - Ses ouvrages scientifiques.
345, 383.
Pille (la) du maltre de chapel/e. - Représentation de cette piece aiu Bouff'es. 94,
Fils (le) de la Nuit.- Reprise de cette piece.
353.
FINANCB (la} autrefois et aujourd'bui. 207.
Finance (la) journal financier. 15.
FLAVIUS. - Gabriel ferry. 431 ,
Fuo11s msTORIQDES des dames. 70.
FLEURY (M'".). - Son concert. 407.
Flibustiers de la Sonoi·e (les). - Représentation de cette piecP. a la Porte Saint·Martin.
166.
Flore latúie des dames. 78.
FLOIIZNCE, 375.
FONDS MEUCHNS. 63,
FONTAINE (la) DE VAUCLUSI, 188,
FouRNl!R (Ed.). - Ch1·oniques et légendes des

rues de Paris. 3.
FuN~us (M.) au Salan de 1864, 30.
Fra11ce (la') a11cienne et moderne, par Mary
Laíon. ;i98.
FuNCK (1\1. ). - Encyclopédie d~ droil pénal.
102.
FRAN~OIS D'ASS!S&amp; (S. M.) a Paris. 82. 146,
FREDOL (M. ).-Le .!tfonde de la me,·. 391. 399.
Fa1ouL (le). - Insurrection dans ce pays.
290. 332.
F&amp;O!IENTIN (U.) au Salon de 1864, 27.
fUITB (la) DU RBNARD. 126,
FctntRT·DOMONTHEIL (M.). - Une nuit du
docteur Rémus. 150.
G

GmnRAu (M.). -Dieux asteques. 16. - Redoute rose. 20. - Audition des instruments
de Sax. Instruments de Sax. 48. - !11esse
célébrée a la. chapelle Saint•Louis de Tunis.
52. - Théátre Robin. Bloc de-verre. 64.Catastrophe sur le Grand Trunk-Railway.
69.-Presse de M. Alauzet. 76. - Coocours
de Korn-er-Houet. lnstallation de .111. Bernrx. 112. - Piece principale du feu d'artiíice. 113. - Décoration de la place de la
Concorde 116.-Fétes données a Versailles.
132. - Le coffre a quatre cornes. 141. A1c de triomphe des usines. 148. - Tete
du pont du Mont•Blanc. Prise de !'arsenal.
153. - Le cháteau de la Bastide-Besplas.
Cour intérieure du chUeau. 160. - Féte
uu camp de R1s-oued-el-Anceur. 180. Monuments du camp de ChAlons (5 gravures). 196. - Dolores Hidalgo. Vallée de
San-Francisco. 213.-lncendie de GresbamStreet. 216. - Entrée de Mac-Mahon aAlger.
228. Statuedu général Pajol.2/¡0.-Monument
de Benoit Raclet. Macbine a fabriquer les
tuiles. 253. - Manreuvres sur la place
d'armes a Nice. 293. - Départ de Sa Majesté de Nice. 309. - Élections a New-

York. 324. - Péchcries sur les cótP,s de
Norwége. 336. - Consécration de l'église
de Blidah. 334, - Navires brisés pres du
chemin de fer. Maison du colonel Birch. VuP
sur la place du Gouvernement. 354. 35~. Visite du roi de Cambodge a S1igon. 388.
-Palais Médicis. 392.-Bataille de Majoma,
Les zouaves emporteot la position. 420.
GuunAN (M.). - Sacrificios. 175.
GANOILLOT (le muséP.). - Dentelles. 383.
GAVOT (11.). - Affaire de Blagnac 2~3.
GAZET'fE DU P.1.LAII /¡6. 61, 110. 135, 345, 413.
Gazet/e de la poupée. 147:
Gazette (la) de Québec. 35.
GBNBVE. - Troubles ayant eu lieu duns cette
ville. 130. 178.
GéRARD (Gust.). - Études comparatives sur
les grandes armées du colltineni. 357,
GtaARu (J ules). - Sa mort. 349.
GERMAIN DE SAINT-PIERRE (M.). - Les statio11s
d'hiver. 425.
GÉR011z (M.•) au Salon de 1864. 26.
GIRARDET (K. ). - Un tir dans le Tyrol. 109.
- Pyramides de Ritten. 128.
GIRARorn (M. de), auteur dramatique. 291.Sa brochure le, Droits de la pensée. 347.
GrnAuo (M. Eug.) au Salon de 1864, 27.
GwLIA (nouvelle) de M. L. Dépret. 6. 22. 63.
57.
Goo11,LOT (maison). 03.
GonTSCHAKOFF (le prince) et la question révolntionnaire. 130.
GRANDE (la) CAVE A BERNE, 610,
GRANDE IIAISON DE BLANC, 143, 345, 383. /115,
GRANDE JIAISON (la). - Confections pour
hommes. 335.
.
GRANO 1'SSORTIIIBNr · de dieux et de demidieux. 19.
GRAND PRIX DE L'EMPEREUR pour les artistes.
115.
GRANOS PRIX et Envois de Rome. Concoura
pour les grands prix. 243.
GasuZE. - Projet de statue a lui t\lever. 51.
GRIIIARD (M. ). - Les Plan tes. 301.
Gnosso (M11• Bencditta). - Ses débuts a Nice.
259.
GaussELRACK (M.). - Son serpent. 322.
GoERLAIN. - Parfumerie. 383.
Go1LLEMIN (M.). - L'air et le monde aérie11,
par A. Mangin. 318. - Le Ciel, 361. 383.
- Histoire des Plantes. 383.
Gu1LLAVIIE l" de Wurtemberg. - Sa mort. 2.

D
HACHBTTB (M.). - Sa mort.111.
H.1.1LLY (M. du). - Campagnes et stations
sur les cotes de l'Amérique du Nord. 222.
HAMMAN (M.) au Salon de 1864, 27.
HAMON (M.) au Salon de 1864. 38.
HARAS (question des). 59.
HASTREL (d'). - Costumes du Paraguay. 2go,
HAUDOUART (M.). - Distribution des prix a
l'école de Tizi-Ouzou. 161.
HAoSSMANN (M. ). - Son discours a la séance
d'i nstallation de la Commission municipale.
386.
RAYE (M._de la). - Voyage dans les régions
septentrionales de la Patagonie. 184,
HEBRARD (maison). - Sa Jiquidation. 383.
HEMBNT (M.). - Premieres notions d'histoire
naturel/e. 110.
·
HENRI (maison). - A la Pensée. 345,
RENRYS. -(Voir Gazetle du Palais,)
HÉQUBT (M. ). - (Voir Chronique musica/e, )Bulletin bibliograpbique. 127. 144, 191.
222. 239. 287. - Progres du systeme métrique a l'étranger. 271. - Rossini. 281, Les sreurs Marchisio. 303.
He1·be (I') aux tui·q1Joises d'Alpb. Karr. 371.
414,
HtR1cAULT (M. d'). - Les Exfravagances du
hasard. 267 ,
HISTOIRE (une) de la famille Bonapartc. 83.
Hisloire fantastique du célebl'e Pierrot, par
M. Assolant. 360.
Histofre de la g,·avu1·e sur bois, par 111. A.-F.
Didot. 310,
Histoire des Plantes, par L. Figu1er, 383.
HoL11Es (MM.) violonistes anglais. 375.
H?mmes et choses de divers temps, par 111. Ch.
Romey. 208.
HOl,UIB (1'} VOUNT , 322.
Ho:-ionINB (MI'•). - Ses d~buts au PalaisRoyal. 74,
HooiHnENCK (M.). .:... La fécondation artificielle.
218.
Hon~EIIANN (M.) au Salon de 1864. 27.
HOTEL DES Po~Tss. - Son changement. 211.
Hoozl? (M.). - Eludes sur la significatia11
des noms de lieux en France. 144,

Hoco (Victor) . - Une lettre de lui en 1828.
19.
HuGoNNET (M.). - Encyclopédie mili/aire et
maritime. 155. - Correspondancc d'Algérie. 254.
HuMB!RT (le prince) 11 Paris. 178.
HrnRO·EXTRACTEURS de MM. Buff'aud. 411.
HYERES, 425.
HYGIBNB IT llltDBCINB, 63, 127, 191. 223.
1
DB LA NOUVELLB GBNÉRATION INTBLLECTUl!LLE. 16.
lLIADE (1') FIN!E, 403.
lmpressio11s d'un J11ponais m France par
M. Cortambert. 288.
INAUGURATION DBS DOCKS DB SAINT·ÜUEN·P.ll\1S,
336.
INAUGURATION du Palais de )'Industrie a Amsterdam. 150.
INAUGURATroN des statues de Barthez et de La
Peyronie. 352.
INAUGURATION de la statue de Franc;ois Jtr a
Cognac. 337.
lNADGUR.lTION de la statue dr. Larrey a Tarbes
et de la rue lmpériale A Marseille. 151.
INAUGURATION de la statue de M. de Gasparin
11 Orange. 186.
fllAVGURATION de la statue du général Pajo!,
240,
lNCEN 011 D! LONDRES. 217,
INCENDIH de la manufacture de tabacs a Madrid. 390.
INDUSTRIES (les} INCONNUES DB LONDRES. 78,
134, 219.
INFIORATA (l'} de Genzano. 8.
INSTALUTION de M. Bernex, nc,uveau maire de
Marseille. 112.
lNSURIIECTION D'ALGtRIE. 3, 50,
INSURRECTION (1') DE TUNIS. 27.
INVE1"TAIRE DE L' ANNÉE 1864, 419 .
lsABELLE u (S. M.). - Son discours a l'ouverture des Cortes. 417 .
IsTHIIE DE SuEz. - Décision arbitrale de
l'Empereur. 82.
IDÉBS

.,
LAi-.GE (M. ).-Arabes enlevant le corps
du sbérif Si-Lazereg. 1. - Combat contre
les Flittas. 4. - Procession de l'lnfiorata .
8. - Charles, roi de Wurtemherg. 17. Bal au palais de R.as-el-Tin. 20. - Vue
d'El•Abiod. 33. - Arrivée de l'empereur
Maximilien a Vera-Cruz. 49. - Combat
d'Ain-el-Sueta. 52. - Combat de Matehuala. 56. 57. - Le sultan recevant le
prince Jean. 68, - :Épisode des inondations
a Bucharest. 69. - Le marabout AbdelAzis. 84, - Prise du fort Orakau, 97. L'empereur Maximilien dans les rues de
Jllexico. 100. - Couronnement du roi de
Cambodge (2 gravures). 117 . - Fétes a
Varaovie. 129. - Régates II Toulon. 141.
- Visite de l'Empereur a Montlu~on. 145,
- lnauguration de la statue de Larrey a
Tarbes. 152. -Passage de la manifestation.
153. - Distribution des prix de l'École
arabe-franc;aise. 161. - Arrivée de l'agba
Eddin. 164. - Bal donné dans le Partbénon. 181. - M. Cox. 184. - Funérailles
du sénateur Vaisse. 197.-Le Maréchal Bazaine. 209. - Place Saint-Charles II Turin
le 22 septembre. 216. - Féte célébrée a
Bombay. 220. - Un tahout, 221. - Affaire
de Blagnac. 224, - Colonne sous les ordres
du colonel Pécbot. 229, - Statue en bronze
doré découverte a Rome. 248. -Prisonniers
arabes a Tiaret. 251. - Distribution de
croix a Toulon. 273. - Salle a manger des
officiers russes a Nice. 292. - Armét: de la
république argentine (2 gravures). 296. 297.
- Le grand-duc héritier Nicolas. 305. Arrivée de l'Empereur II Toulon. 308, L'Amiral Romaiu-Desfossés. 320. - Passage
de l'Empereur a Lyon. 321. - Général
Chapelié. 325. - Emigration de Circassiens.
350. - Passage du défilé de Reddade. 389.
- Rentrée des troupes a Berlín. 404. Spécimen des pieces. Batterie occupée par
les alliés. 421.
hNIN (Jules). - Les Oiseaux bleus. 23. Rouget de l'I~Je. Exécution de Louis XVI.
411.
J.&amp;no1N DES PLANTES. - Les noureaux pensicnnaires. 178.
JASMIN. - Projet d'une statue a lui élever.
287.
Je dlne en ville . 430.
JANET

¿

Jérusnlem et la Terre- sai,¡te par l'abbé

~

D. 398.
JBUNB (le) ÁNCLA!S (nouvclle). 182. 10. •
Jeunesse (la) de Mfrabeau. - Preniier~J
sentation de cette piece au Vaudevill/
JoANNE (M.). - Dictionnafre des C071,
1
dela France.191.-Le Ciel, pa.r .M. A
lemin. 36t.
Josn (M.). - Une ferme tnfestée par·
bier. 157.
JosBPH II a11 café de la Régence. 3.
JouRDAIN (M. ). - Testament politique d'Au•
guste (2 gravures), 204. - Plan de la bataille de Majoma. 420 ,
Journal (le) des chemins de fe,·. 319.
Jounial (le) des petites filies. 80.
JooRNAUX (les nouveanx). 306.
JOURNÉE (la} D'UN ÉLÉGANT de Calcutta. 3.
JO0RNÉB (la) DU 22 AOUT a Geneve. 153.
I[

•
KAROUBA (le). 31. 111,

KAZAN, 38.
Ksncaorr (maison de confection). 334,
KHLEB-SOL (le). - Pain sel. 3/¡6,

L

Lac (le) des cygnes par L. Éuault. 238.
LACOlrBE (M. de). - Monuments du camp de
CbAlons en 1864, 105.
LALLEMAND(M. ) . - Jnauguration des chemins
vicinaux du Bas-Rhin (5 gravures). 405.
LA M¡1R'!t0RA (cabinet}... - Son programme.
226.
Lamhertl Ohé! Lambe,·tl 130.
LAIIBRON (M.) au Salan de 1864, 38.
LANDAIS (M.). - M. Rouviere, maire de Marseille. 32.
LANDAUBR (M.). - Féte des bergers a Matk•
groningen. 156.
LAN0°UB (M ) an Salon de t 864. 39.
Lara. - Reprise a l'Opéra-Comique. 214,
LAROUSSE. - Son r,rand dictionnafre. 14, Cl2.
223.
LAURENS (M. J.-B.). - Fréjus et Cannes
{3 gravures). 29. - Grands pins de Cannes.
Villa Alexandra.. Vue de Cannes. 77. - lle
Sainte•Marguerite. lle Saint-Honorat. Le cap
d'Antibes. Antibes. Puits et jarres. Oliviers
de Napoléon Jer, Les Alpes-Maritimes. 120.
121. - Fontaine de Vaucluse (2 gravures).
189. - Rieges (3 gravures). 280,
LAORENS (J.).-Le musée de lllontpellier. 380.
LA VARBNNB ( M. de). - Nouveau ministere
italien et M. Visconti V11nosta. 313.
LAVERGNE (M. Alex. de). !... Le Cheualier du
silence. 126.
LAvo1x (M.). - Cbemin de fer de Bayonne a
Madrid. 262. 302. 316.
LEBRBT0.'t (M.. ). - Arrivée du prince Humbert
dans la rade de Cherbourg. 196. - Visite
de l'empereur du Brésil a I'Aslrée. 252. Les escadres for~ant le passage de Simonosaki. 335. - Destruction du navire l'Albemarte. 372.
LBFEVRB (André). - (Voir Reuue littéraire.) Publicalions nouvelles. 174, 192. 208. 255.
349, - La littérature béarnaiae, 90.
LBFEBVRE (M.). - Correspondance d'Algérie.
334,
L1coovÉ (M.). - Recueil de ses lec;ons. 414,
LEGRAND (M,) . - Le probleme de la vie. 208,
LELeux. (M.) au Salan de 1864, 27.
LELIO (M. ). - Correspondance ilalienne. 140,
249,
Ls111.1.rnE (M. Gust, ). - Fétes artistiques d'Anvtln. 187. - Monument des freres Van
Eyck. 219. - Régiment mexicain-belge. 225•
- Le général Chapelié. 326. - Monument
des comtes d'Egmont et de Homes. 392.
Lfo (André). - Les deux filles de Al. Plichon.
344,
LÉONTINE (Mm•). - Ses modes. 143,
LEREBOURS (Pierre). - Sa mort. 7.
LESCURB (!11. de). - Les Amours de Henri IV.
118.
LETANG (le général baron). 334,

Letlres (les) sur la philosophie de l'histoire.
par M. Odysse Barot. 174,
LBVERRIER (M.). - Féte qu'il a donnée a
l'Observntoire. 66.
LlBERTÉ DBS THÉATRES. - Son premier jour.
18. - Ses conséquences. 103. - Premiere
représentation de cet\e pi~ce aux Variétés.
139.
LIEUTAOD (Ch.). - Ferdinand de Croze. 235.
LILAS (tes) BLANCS (nouvelle). 214. 230. 278.
336. 379. 387. 423,
LIIIE SULFURIQUB pour les cors. 191.

�TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES l\lATlERES.

TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABltTIQUE DES MATIEl1ES.
et émoluníents des divers ~eprésentants

du nouvel ero pire a l'étrang~r. 130. - Soumission du général Doblado. 274 . -- ComChamounix.-Reprise de cet opéra.
bat de Matehuala. 34, 55. - Combat de
Majoma. 419,
'). - Perfectionnement daos l:\
M1c11EL (M.) au Salonde 1864, 39.
ion des serrl'.s. 311.
M1ceELET, - La Bible de l'humanilé. 349,
). - Les entremets et les épices.
?.'.l1cmELS (Alf.). -Histoire de la gravure sur
bois. 319.
E, Ses discours. 62,
M1ttET (M.) au Salon de 1864, 27.
1\ DES BÉNÉD(CTINS de Fécamp. 83. 360 .
J',1INISTERE ITAUEN (nouv.eau). 313.
M1N1STERES (les~ du royaume d'Ita.lie. 302.
TEB (:d.), - Distribution des prix au colMireille. - RPprise de r.et opéra.. 406.
lége franc;ais-arabe d' Alger. 84,
ltiisanthrope (un vers du). 51,
LtffiRAT0RE (la.) BÉARNAISE, 90 ,
MocQ0ARD (M.). - Sa. mort. 387: 402.
LtVINGSTONE (M.) en Europe. ,82.
MODE (la). :~38.
L1vRES (!Ps beuux ). 327.
· M&lt;EqRs ET TYPES 0 1AOJOIJRD'no1, par Maret.
L1VRES d'étrennes. 415122. 238. 340,
Livre (le) de la ferme et des maisons de camMohicons (les) de París, - Représenta.tion
pagne. 398.
de cette pi~ce a l' Ambigu. 166.
LONDRES. - Ses tranRformatious. 250.
Mo1GNO (l'abbé). - Ses entretieos. 51.
LOSTALOT (M. de). - Les ~ta.ts de la Plata,
Moise. - Reprise de cet opéra. 406.
294.
MOLIERE AU BOULEVARD. 18,
LOTERIE DES BNFANTS pauvres et incurables.
MoNACo. 274,
319.
Monde (le) de la mer. par Fredol. 391. 399.
Lorz (M.) de Nantes. - Son a.ppareil de laMoNNIER {M.). - &amp;enes populaires. 111.
bourage a vapiiur. 255.
MoNTALIVET (M. de). - Rien, dix-huit années
Lm11Nus (M.) a.u Salon de 1864, 27.
d11 gouvernement pa?'/ementaire. 18.
MoNT•BLANG (le) . - Les ascensions. 115.
MoNTPELLIER. 178,
MoNOIIENT (le) n'ANCYRE, 206.
MACIJINES A COIJDRE pour familles. 127.
MoNl'lolENTS DO CUIP DE CBALONS en 1864, 195.
MACBINB A FABRIQUER LES TIJILES, briques
M0No11ENT (le} des frercs Va.n Eyck. 219.
creuses. 254.
Mon1N (i\l. Fréd.). - Questions politiques et
MAc-J',úTION (le maréchal) nommé gouverneur
•littéraires. 14, 426,
de l' Algéric. 162 .
MoRIN
(M.). - Juillet. SO. -Aoílt. 144, ?.hDELENR (~!. de la). - Théories completes
Septembl'e. 208. - Octobre. ~ss. - Node l'art du chant. 155.
vembre. 346. - Décembre. 432,
M.i_os1.ENF. (H. de la.). - Notre-Dame-de-fin
MonN,1ND (~l.). - Courrier d'Allema.goe. 68.
des-Terres. 107 .
Mouclte N• 4, - Accidenta Lyon. 35,
~SEN (M 11• Camille de). - Ses débuts a
MoLLEn. - Dénoil.ment de son proces. 291.
l'Opéra. 13. 182.
MoNTZ (1'1!, -)- - le jeune Anglais.182, 198.
MAGASINS (les) DU LorVRE. 239.
Munrn-EFFENDI (S. A.). 193.
MAGUELONE, - Son église. 243.
MosÉE DE MONTPELLIER, 380.
MAGY (M.) au Salon de 186/1, 27,
MuSICIENS (les) EN ANCLETERHE. 307.
J',1A1suT (i\1.) au Salon de 1864. 3.

•

quet du lord-maire. 322, Banquet de l'association agricole de Romsey. 402,
Paris (de) a Montpellier. 178.
Paris (de) a Constantinople. 126.
Parthéno11 (le) de l'histoire. 32.110.128, 411.
PARVILLÉ (i\1.). - Féte du Courban-Bairam
•60.
PASTELOT (M.), - Fruits cueillis, tablea.u de
M, Maisiat. 13.
PAoQUET (?.l.). - Paysans formant le tapis
de fleurs. s. - Exposition des restes de
M. Rouviere. 32. - Le Livre de Ruth, tablP.a.u de M . Fauvelet. 37 - (Edipe et le

sphinx. Un dimanche au musée du GrandDuc. 92. - Arrivée del! pom¡iiers de Périgueux. Arrivée des pompiers de Cbateauroux. Incendie de Limoges. 133. - Inauguration de la rúe Impériale. 152. - Statue
de Van Ryswick. 188. - Monument des
freres Van Eyck. 221.. - Régiment beige
Impératrice CharlottP.. 225. -Cél'es rendant

la 11ie aTripfoleme. Ulysse courbe l'urc. Homere dar.s l'ile de Scyros. Argus e11dormi
par ltfercu1·e. 244,· - Chambre a couchP.r

02 . - Osiris I fíla (M.) contre le Figarop,.ogramme 3~5. - Proces du collier, par
M, Campardon. 118. - Proc~ des Treize.
66. 110. 370. 378. - Progres (le) de Lyon
contre le Pl'ogres de París. 46. - Ropiquet (M.) cootre Mm• Osmond du Tillet.
345, - Tonnens (M.) , son proces. 346.
- Trümpy (proc~). 326.
PROJET DE FÉDÉRATION entre les diverses provinces britanniques del' Amérique du Nord.
·332.
PnOMENADB AIJ JARDIN DO Mm!. 30. 75. 119;
PnoPHETES (les) du temfS, 67.
p,.ovincial (le), revue publiée a Dijon: pal'
M. Charles Brugnot. 19.
PnovosT (M.). - État des travaux dn Palais
de J ustice. 5. -Thé:\tre des Burattini. Vi !la
Eugénie. SS. Villa. Marguerite. Villa. Bremoutier. 89. -1\fascaret oe Caudebec. 176.
- Distribution des prix au:x orphéon~
' d' Arras . 177. - Bénédiction de la cbapellc
de Notre-Dame d Afrique. 217. -'- Palai,
del'exposition a Naples. 236, - DJfilé de In
Ang,ostura. 312. ~ lnaugiiratioo'des docks
de Saint-Oueo. 335. - Ruines du théatro
Saint-JamPs. 354, - Vuti d' Hyeres, hOtel
des Cle'.s-d'Or. 425.
Pµél'iculttwe (la). 333.
PYHAMIDES (les) de Ritten. 128.

de LL. MM. a Lyon. 292. - Procession de
saint FranQois de Salles. 300. - Napoléon a
l'Hótel-Dieu de Marseille. 308. - Banquet
offP.rt aBerryer. 332. - Statuede Francois I••
11 Cognac. 31!7. -Inaug'urntion dessta.tues de
Bartbez et de La PPyronie. 351. - PstJché.
358. - ·Chapitre annuel de l'ordre da Charles III. 376. - Le roi de CambodgE\. 3!15. QoELQIJES RÉFLEXIONS, par l\1. Eo, Texier. 337.
M. Mocquard. 401. - La grande cave de
QoESTIONS l'OLITIQUES ET LITTÉRAmES, 14, 426.
Berne. 409. - Réception a Durango. 417.
QUJNQUlNA LAROCIIE. 95, 143, 270, 319.
PAYS\GB (le) au Salon de 1S6i. 38.
PtRou (le). - Difficultés. entre ce pays et l'EsR
pagne.18,
PenceMENT de l'isthmE: de Suez. 84,
RACINE. - Célébrati on du' 225• anniversail·c
PEIICREno~ (maison 111élanie). 398.
de sa naissance. 422.
PsRnoT (M.). - Le monument d'Aocyre. 206.
RAMBAU, - Projet de statur. a luí élever a
·Psns1GNY (t.l. de) -Sa réponse aM. de Gil'arDijon. 122;
di:1 a p, ops de la. brochure de ce dernier,
RA11tE (111. D.) - Action de Jésus su,. /¡,
les Droils de 1,, pensée. 3~7.
monde. 255.
PERSIL (M.), ~énateur. 322.
RAlIONEURS ET llÉDAILLÉS, 333,
Petit sorciei- (le). - Son exécntion. /J.
RAousSET•BooLBON (le comte). - Sa. vie. 166.
Pelife (la) pl'incefse Ilsée, pa.r Stahl. 391.
]¡\ATOPIIAGES (les) en Angleterre. 82.
MaUre Guérin. - Premi~re représentation.
Peuples et voya_qeurs contemporains, par M. R.
RATs (le.&lt;) de París. 3.
N
290 . 294. - Publication dti l.~ pi~ce. 352.
Cortambert. 288,
RATTJER (M.). - Jupon mnltiforroe. 345,
MALO.N (111. ), construcieur du cMtenu de
PnoTOGRAPUIB Bayard et Bertall. 270.
Nain jau11e (le). - Sa transformation. 52.
RAVEAIJ (M.J. - Correspondance d'Algérie.
PuNOS de la mnison Mnury et Duma.s de
Bercy. 99.
NAJ&gt;OLto:-.-Lou1s-JosEPn-J tROME (naissance du
258,
MANET (M.) au Salon de 1864. 38.
t-lmes. 3L.
REBOISBMENT et gazonnement des montagnes.
prince). 50.
MANGIN (A.).-L'afr et le monde aérien. 318.
P1En1.0T (maison). -Son cosroétiqne. 360.
NAP01.foi; III. - Sa. visite :\ l'empereur &lt;le
- Décret du 10 novembre. 3i8,
Manuel pratique de l'exploitation des chePrnnr.oN (?.1.). - Un café a Constaotinople.
Russie a Nicc . 200.
REnooL. - Projet d'uoe sta.tue a lui élever.
mins de fer, par M. Emion 135,
205,
N,\,R0ONNE, 227.
51.
MAQIJART (al.). - lncendi!l de Limoges. 127.
Pierrot posll111me. - n~présentatioo de cctte
NARl'ABZ (cabineL). 194, 401. - Le roaréchal.
Récifs histo1·iques, par Dauban. 391.
b'IARAND (M.). - S. A. Murad-E!Tendi. 193.
piece a.u V~udeville. 166.
218.
Rtco1.TE en 1864. ~9. 310.
MARC (L.). - Inaug11ration de la statue de
Pinceaux (les) d' Héloise. - Représentntion
REFUSÉS (le.5), - PlllS de Salon pour eux
Navigrdion
(la)
aérienne.
110.
M. de Ga.~parín. 186.
de cetle piece aux Vai-iétés. 43.
NeGRI (le commandeur). 160.
l'exposition. 386,
MAnc (Aug.). - Grands prix et envois de
PipéP. (la) d!IIIS le Morva11. - Correspondan ce
Nemea. - Ballet a l'Opéra. 38. 94.
RtcATES
du Havre. 83.
Rome . 243,
a ce sujet. 375.
HEtCIIBERG (le comte de). - Sa retra.ite du
NicE. -Ses embelli53ements. 259.
MARCHAL (M.) au Salon de 1864. 27.
PinoDO~ (U.) . - Les Sept péchés copilaux.
Nicous (le grand-duc) et la princesse Narie
min;stere. 290.
MARcms10 (les sreurs). 303.
156.
RE1CHSRATH (session du). - Discours de l'emDagmar. 305.
MARET (H.).--Mreurs et types d'nujourd'hui.
P1ven (1\1.). - Sa. fabrique de parfums i1
NrnEs. - Les Arenes. 194,
pere.ur d'Autriche. 322.
122. 238. 34_0. - Les compagnons de la
Grnsse. 303.
RELIQOAIRE (nonveau) de Saint-Laurent. 303.
Norma au Théatre-Ly1·ique et a la. PorteMarjolaine. 267.
Plantes (les), par Grimard. 391.
Reliure (l'a1·t de la) en Fmnce. 337.
Saint-Martin. 39.
MAR1E-ANTOIN&amp;nE.-Ses nouvelles lettres. 99.
Plumes (h's) du paon. - Premiere rcprésenRENARD. (1\1.). - L'insurrection de Tu nis. 27.
NotnE-DAME•des-Fin-des-Terres. 107.
Mmni-Cen1sT1NE (la reine). - Sa reotrée a
ta.tion de cette piece a l'Odéon.166. 203.
- Royaume de Porto-Novo. 103. 13 5.
Point (le) de mire, prcmi~re représemation
Madr:d. 200.
RENARDS ET PERDRIX. 26.
o
Jllarie Stuart et le comte de Botl.well, par
au Gymnase. 422.
RENTRtE DES THOUPES ,\, BEnLIN. 403,
Poltc!tinelle. - Journal des jeunes garc;ons.
M. Wiesener. :MS.
ÜBSEQOES de la. princesse Czartoryska, 130.
Respeclability en. Anglelerre. 337.
lllAnQuIS. - San chocola.t. 431.
271.
Onsi::Quss de l\I. le sénateur Vaisse. 198.
Résumé compa1•atif des mnrcltundises imltlarquis caporal (le). - Représentation de
PoLOGNE (la). - Nombre des victimP.s de la
Ocrno1s (les). - Bruit de leur suppressi on.
portées et exportées en 1861, 1862, 1863 c1
cette pioce a la Gaité. 263.
derniere gnPrre. '130.
194.
1SM. 59.
MARTIN (M .). - Autobiographie d'un poete.
Pommes (les} d,i voisin . - Représeotation de
Ooto:,i. - Insuífisance de la troupe de ce
lletou,· Qe) du vaincu. 327.
10. 54, 70. 86,
cett8 pi~ce au Palais-Royal. 262.
REvoE LITTtRAlllE. 23, 118. 170. 267. 327.
théatre. 231.
MARTIN (l\UL) et C', banquiers. 143 ,
l'onTo Novo (roy:1uroe de). 103 135.
CE1L
(1')
témoio.
323,
390,
MARY L4FON (~1. ). - La France ancierme et
PoRTRAITS (les) nu Salon de 1864·- 91.
CEoFS (les) . - Lour conservation 311.
REvoEs (les) 11ttéraires en 18611, 390.
modeme. 398.
PosrE DU PIC DB GoVDJILAH (Algérie). 33~.
Ciseaux hleus (les), par J. Janin. 23,
RevoE des modes, des arts et de !'industrie.
MASCAnET de Caudebec. 175.
Po;TES (le~). - Réformes dans l'organisation
ÜM6RE (1') DO VRAI. - Bijou, faux. 360. 431.
63. 95. 143, 190. 255. 303. 334. 360, 383,
MATHIESEN (maison). 163.
de cettc adminisu·ation. 386.
On demande des Pw·isiens. 402.
398.415. 431,
Mne1eu l~f.) (de la. Dróme) et ses prédictions.
J&gt;oonTALES (ventti de la galerie). 143. 162,
ÜPtRA. - Lettre de S. ?.1. l'Empereur au suRevue
Qa.) de Pa1·is. 323.
Premieres
notions
d'histoire
naturelle,
par
311,
jet de la comtruction de ce théritre e'. de
REVU B POL!TIQOE DB LA Sfl!AINE, - (Voir cha·
MAUR (maison). 383. 399.
M F. Uément. 119.
relle de l'H0tel-Dieu. 82.
que numéro).
MAzoN (M.) au Salon de 186~. 39.
PRESSES 11téANIQUES de 11-1. Alnuzet. 74.
ÜPÉIIA·BOFFA (!'), 13.
Revue (la) des provinces. 19.
Mémoires sur la Chine, par M. d'Esca.yrac de
P7'11bléme (le) de la vie, par M. Legrand.
REYBAOD (111'"' Charles). - ,Valdep~iras. 2••
OnAGE dans l'Oberlanrl. 61.
Lauture. 414,
208.
ÜRNANT td'). - M. Desmo.rets. 142. - InauREYMOND (William). - Exposition des beaux•
MENIER (M.). - S011 usine a Noisiel. 319. Pnocts Cnurns. - Affaire de B\agoac. 223. guration des statues de Barthez et de La Peyarts a Berlin. 341. 357. - Rentrée des
·son chocolat. 300.
Aumalc (M. le duc d') contra le préfet de
roniP, 352,
troupes a Berlín. 403.
MENJAIJD. - Sa mort. 349,
police. 6l. - Cornpagnie (la) do publicité
Otro-Wrnen (M.) au Salon de 1864. 27.
Rl!YN,1.IJD (M.). - Les ruin~s d'Ani. 250.
Ménage (un) er1 ville. - Représcntation de
di11rne
11t nocturne. Sou proc~s avec la. ville.
OonAGAN du 5 octobre a Calcutta. 325. 353.
RIBRS (~l.), acteur de l'Od,\on. - Sa mort. 7,
cette piece au Gymnase. 294.
46. -Cnm1spond11nces (prods des) ala. cour
Ouvriere (I') de úmdres. - Premiere repréRrnoT (l\1.) au Salon de 1864. 27.
MENSDORFF-POUILLY (M, ). 370,
de ca.ssation.413.-Crouy-Chanel (M. de) conscntation de cette piece. 353.
Riclwrd If, par M. Wallon. 118,
MÉQOILLET (M.) etla réha.bilitation de Lesurtre le dnc de Modcne.62 -D,•lprat (M.) contre
füt:CES. 280.
qucs. 51.
M.
Clrnrpc,itier. 135. - DPribeaucourt (M"')
RIMMEL (parfumerie). 63. 9:i. 143, 191. 223,
p
,Meres (les) terribles. - Représentation de
contre le théatre du Palais-Royal 62. -Gama
303. 360. 431
cette pi~ce a l'Odéon. 230.
Machado (le commundenr). Son prot~ en
RoBAUT (l\l.). - Pac-simile des des:;io,
PALAIS DE JUSTICE (nouveau). 3.
MERILLE (Aristide). - Archéologie comparée.
appel. 3:;, 46. - Grand-Oricnt (lt·) conPAu1s Mfo1c1s a Florcnce. 392.
d'Eug. Delacroix. 222.
395. 410.
tre le Ca.sino. 345. - Juppel (111.} contre
PALAIS DE LA SEICNE0RIB a Florence. 392.
RooeRT (M. A.). - Le Combat de /'lto11neut,
llERLES (1\1. Hugues) au Salon de 186/t. 27.
MM. Vinet et Roze, 46. - Lacordaire
Palamede (le) franfaís. 255. 290.
267.
Messe de Sainle-Céci/e b. Saint-Eustache. 287.
(M. Léon) contre l'abbó Perrcyve. 372.
PALAVAS. 179,
Rom N (théatre). ()3.
Mex1QoE. - Arrivée de l'emperenr Maximi- Nevcux (MI'') co::tre le théillre Déjazet.
PAL!JEr,StO:'i (lord). - Son discours au banlien. 18, 311. 49. 50. - Attributions, titres

•

Ronnn (maison). 360.
RoLAND (Mm•) a Bercy. 09.

a Roncevaux. - Représentation de
cette piece a l'Opéra. 214. 246,
I\Oll.1.IN-DESPOSSÉS (l'amiral). 320.
ROYAN (le). 23.
Roman (le) de deux jeunes filies, par M. p.
Doré. 289.
Romanciers (les) grecs et lalins, par M. V.
Chauvin. 23.
ROMEJ (M.). - Hormnes et clwses de divers
lemps. 208.
RooN (M . de). - Sa visite a CMlons.162.
RoQIJEBRIJNE, 274,
Ross1N1. - Ina~uration de sa statue 11 Pesaro. 1~4- - Sa biographie. 281.
ROUGET DB L'lSLB. HL
RoussEAo (M.; a.u Salon de 1~64. 139.
ROOSSELET. (11'.I.). - Fl!le moharram a Bombay.
219,
Rouv1imE (M.), maire de Marseille. - Sa mort.
32.
Ru1r-ES (les) o'ANI. 250.
RuuK11011FF (l'apt,areil) et la. science a.u thé:ltre Robín. 63.
•
Rossrn (la) en flammes. 210.
RotN DE FrÉ (lit) et son théAtre. 67.
Roland

s
SACRIFICIOS, 175.
SAINT-HJLAIRE (Mm•), dentistepour dames. 334 _
383.
SAINTINE (M.). - La Seconde vie. 267.
• SAINT-NAZAlllE, 227.
SAJNT-PIBRRE (Louis de). - Correspondancc
de Nice. 278. 307.
SALON de 1864, 26. 38. 91.
SALVIONI (Mll•). - Ses débuts. 33 a.
SANGLIERS (les) 407.
Satiriques (les) latins, par M. Despois. 170 .
SAX (M.). - Nouveaux instruroents. 340.
Sce11es populaires, par u. i\lonnier. 11 1.
ScnnEYER (M.) au Salon de 1864, 27.
Scu_o11AN. - Éxécution d'une de sessymphomes au concert Pasdeloup. 340.
SCIENCE (la) ATTRAYANTE. 349.
ScuDo. - Sa mort. 287.
ScoLPTORE (la) au Salon de 1864. 91.
Seconde (la) vie, par Saintioe. 267.
• Sept (les) péchés capilaux, tableau de Jadin.
156.
Serpent (le) a plumes. - Premicre représentatíon aux Bou!Tes. 407.
SERRET (M.). - Son volume de romans. 23.
SeERJDAN (général). 374.
S1mnMAN (général). 3'74.
S1eG (M,). - Exécution ;de sa cantate a l'O·
péra. 340,

SmAODIN (maison). 431.
SrnoP DE RAIFORT 1oot de i\1. Grimault. 63.
SLESVIG HoLSTEIN (question du). 1. 18. 34, 50.
60. 81. 98: 113. 1:10. 177. 274, 200. 380.
402. 418,
Soc1ÉTIÍ DIJ CoxsE~VATomE. - Son premier
concert. 375.
Socll'.TÉ FRA~~AISE DES Atft05CAPHES. 48,
Soc1ÉTÉ GÉNÉRALi anonyine d'entrepl"ises
industriellesen Italie. 239.
Socuhií 111uon1ui-:ne du boulevard du Temple. 15. 79.
Soc1ttÉ muomL1i:ne de Limoges. 79.
Soc1ÉTIÍ INTERNATIONALB des courses de Porchefontaioe. 127. 130.
Sources du Ni/ (les) , traduit de Speke par
Forgues. 391.
SOORCE \U0e) SOUS BOIS, 170.
SPIRITISME (le) 67,
SPORT (le) NAIJTIQ0E. 130,
STAnr, (i\l.). - L'1 petite princesse Ilsée. Le nouceau Robinso11 suisse. 391.
STATIONS (les) D'lllVER, 425.
STATOB EN BRONZE DORÉ trouvée a Rome. 249.
$TATUES DE DIVlNITÉS exposées au musée de
Mexico. 16.
Supplice (le) d'une femme, par M. de Girardin. 387.
Su1'cuuf (Robert). - Premiere représentation
de cette piece au théá1re Beaumarchais .
394.
SrsTili1E MÉTn1QuE. - Ses progr~ a l'étran ~
ger. 271.
SweRTCHKOW (i\1.) au Salon de 1864. 27.
T

TAnLEAUX DU MonvAN : A pro pos de la pi pée.
234. 266.
TABLEAUX. (les) VJVANTS. 51.
TA111N (maison) 415.
TAINE (M.J. Histoire de la littéi-atw·e anglaise. 114. 287.
Tarlufe ou 1'a1·tu(fe. 51.
l'urtuffe an théó.tre Saint-Pierre. 3;;,
TEINTURERIE E0ROPÉENXE, 334, 398,
TsmR (Edm.). - (Voir Revue politique de
la semai11e) . - Promenad\l au I ardin du
Midi. 30. 75. 119. - Quelques ré!lexions.
337. -Cllristophe Colomh. - Histo ire fa11
la$lique de Pierrot. 360. - L'A.ven fr et
les Bonapurte, par M. Duveyrier. 370. Le Tow· de Mame. 382. - On demande des
Parisiens. 402.
·
TEXTOR DE l\AV1S1 (i\l.). - Leco!Tre a quatre
cornes. 142.

Thédtre d' Alarcon. 3 52.
TUÉATRE BEAIJfüRCIUIS. 394,

Sil réouverture.

THÜTIIE (le) INTEnNATI0N.11.. 66. 72.
TnÉATRE•lnus~. · - Sn réoul'erture et sa
troupe. 182 - Les ballets. 290.
THÉATRE-LYIHQUE . - Sa réouverture. 182.
Thédlre de Nollant, po.r M"" Sand. 74_
T11BATRES (les) en projet. 13.
•
TntATRES (les nouveaux) EN Pf.OVINCE. 67.
T11t ATRE RELtGIEIJX, 291.
Tl!ÉATRE SAINT·GERllAIN, 333. 376,
THIÍATRB &lt;le Saint-Germain-en-Laye. 203.
TnÉATRE Saint-PiPrre. 203.
TIIÉODOSIE DE CRLMÉE, 282.

Théorie complete de l'al't du chant, pal'
M. Stéphen de la Madelene, 155.

Théories histo,·iques et politiques, 'dr. M. Gervinus. 426.
Tnu1ttER (MM.) . - Nouvelles machines il
Coudre. 345.
TIREORS (les) TYROLIENS, 108.
ToMBOLA (la) des artistes dramatiqu~ . 291.
Tou Poucs et sa farnille. 3ó9. 37 t.
Tour (le) de Marne, par mf. de la Bédollicre
et Rousset. 382.
Trésor (le) de Pierrot. - Représeutntion de
· cette piece a l'Opéra-Comique. 315.
'I'.Roovt (M.). - Cours qu'il fa.it a Passy.
211.
Truff~s (les). - Preroiere représentntion o.u
Gymnase. 422.
Toeun (1~) de puuaises de la reine d'Angleterre . 219.
TunrN. - Collisioos meurtrieres d11 24 septembre. 209.

UNE N0IT DO D09fE0R Rélws. - Nou1·ellc.
150.
UNION {I'). - Compa.gnic d'assuranccs sur la
vie. 255. 318.

"

VA1sss (M. ) . - Samort. 178.
Valdepeira}, par M••• Ch. Reyl&gt;aud. 23.
VALtRIANATR ,D'AMMO:'IIAQUE de Pierlot. - De
son emploi. 175.
VANNUTELLI (M.) au Salo:1 de 186'¡. 27.
VENCE-CAG!IE. 259.
VBNISE A PARIS, 387.
VENTE DES BIJOUX de MIi• ***. 386,
VENTES (les) de ces dames an siecle dcrn ier.

n,

V1u.E (la)
LroN. - l',lngasi
menterie. 255. 303. 300. 1115.
Viole/fa. - RP.p1·ésentation de e
Théátre-Lyrique. 315.
Virginia. - Valse bril 'antedc M,
122.
VTSC0NTI-V EN0STA (M.), 313.
V1s1TE de S. i\1. l'Empereur a
1110,

V1s1TE du roi de Ca.mbodge a Saigo
VoLTAIRE. - Son creur a la Bibliot,
périale. 402. 403.
'
VoVAGE D'ui; PARISrnN a la rrcherchr dt
tme. 167.
VoYAcs dans 163 régions septent'rionalcs ~
Patagonie. 184,
VoYAGEUHS (les) 11',\I.IE\ S dnns le Kanat
Bo11kara. 163.

(1

w

...
Wm.1.v (Jules de). -Les Liladla11cs. 214.
230. 278. 336. 370. 387. 423.
Wm;o~ (M.). - Riclta1·d Jf.118.
WAnNOTS (M.). - Ses six ~orceanx de salo».
287.
.
W1ESENER (111. ). - Marie Stum,t ,et le comle
de Botl1well. 118.
·
W1LLE&amp;1s (M.) au Salo:i de 1864, 27.
W0Nsuw1cz (le comte Dunin). 33.
WonMs PI. l. - Courses de printemps a Pekín. 9. - Le Tribunal des eauxde Valence.
tableim de M. Ferrandiz. 21. - Coup de
vent dans les plaines d'Alfa, tablean de
M, Fromentin. 37. - Les chefs des Flittas
demandant !'aman. 53. - Convoi de prisonniers dlnois. 8/¡. - Lagune de PortoNovo. Maison des feticl.leurs. 104. 105. Porto-Novo (12 gravures) .136. 137. - F.:pisorle de la défense du camp de l'Oued-Dermel. 300. - Un camp de Bédouins, tablean
de M. Gentz. 358, - Unirormes de la brigade austro-mexicaine. 363. - Arrivée d11
roí de Cambot'ge 38S. - Arrivée .\ AinMadhy . 389.
WORMS (M.) au Salon de 1854, 27.
WunreunEnc. - Onvertnre des chambrcs dn
royaume. 50.

z

3.

VERMOREL (J',I. ). - Les industries inconnuc~
de Londres. 78. 134, 219.
VETTER (M.) au Salon de 1864, 27.
V1c11r. 427.
VicNs (H.). - La finance autrefois et aujourd'hui. 207. 415,

ZEI,ANDE (nouvelle). - lnsurrection. 98.
ZmnERG (magasin). - Né~essaires ce toilettr.
360,
Zo (M. Achille} an Salon de 1864. 27.
ZoLA (l',l.). - Contes a Ninori. 360.
ZwARLEN (M.). - L'lnfiorata de Genznno. 8.

..

�TAilLE ALFHAilÉTIQUE DES GRAVURES.

.

Petitti (général) .. • .. • .. .. • ..........
Pbra-Norodon, roi de Cambodge ...... ..
Romain-Drsfossés (amiral) .............
Rossini. Médaillon de M. Cbevalier. . . . .
Rouget de l'Isle .......................
Sella (M.) ...................... . ....
Sheridan (général) •.••.... ............
Sberman (général) .. ... . ..............
Sodji , roi de Porto-Novo. . . . . . . . . . . . . . .
Torelli (M.) .......... .. ........ . . . ...
Vacca (M.) ...........................
Van Ryswyck (Théodore). Statne ........
Viscooti Vcnosta (M). .. .. .. . . .. .. .. .. .
Won1owicz (le comte Dunin)...........

;

TABLE ALPHABÉTIQUE
DES GRAVURES

313
385
320
281
413
313
372
372
136
313
313
188
313
33

\

SINISTRES, -

Fabrique de M. Piver, a Grasse. • • ... • • 303
Distribution de croix et de mt!dailles sur
Hydro-extracteurs de MM. Buffaud freres. 412
Ja place, d'Armes de Toulon .•... • • 273
&amp;GBICIJl,TIJBE,
La.bourage a la vapeur (syste¡ie Lotz) .. 256
Distribution des prix de l'école arabe-íran•
Machine a fabriquer les tuilea, carreaux,
Concoura ae,ricole de Korn-er-Houe!._- •. H2
fran~aise de Tisi-Ouzou •.. ,. • •• • • 161
etc.................. •••••••••• · · 2~3
Distribution des prix aux orphéons du
a
va.peor portative de Bréval. .. .... 335
177
grand concours d'Arras ..........
ABCBÉOLOGIE,
Pecheries de la maison Derocques sur lea
Entrée du marécbal Mac-Mah(•n a Alger. !128
cotes de Norwége .... ............ 336
Archéologie comparée. Cro~lech. KistExposition (des· rest.is de M. Rouviere
(oouvelle) mécanique de
AlauVaeo. Men. Mut. Obéhsque... 396·412
32
Marseille ... • . • • • • • • • · • • · · · · · · · · ·
zet.... ... .. ........ . ... . ........ 76
Augusteum (l') a Ancyre....... • ....... 205
Féte des bergers a Markgroniogeo (2 graInstruroents (nouveaux) de Sax. • •. • • • • l8
Ruiues d'Ani (Arménie) ............ "· 240
v~res) ........................... 157
Ruines romaines, pres du Jac Valcares .•. 280
60
Féte du Courban-Bairam. • • • · · · · · · · · · · •
Statue; de dieux azteques (5 grav.)... . 16
LIVBE8 ILLIJ8TBÉS,
Fétes données a Versailles en l 'honneur du
Testament politique de J'empereur Au132
roi
d'Espagne
..
•
•
..
•
·
·
·
·
....
·
·
·
..
Polichinelle jouroal illustré .. ... .. • • • • • 271
guste ..... • .. • • • · .. • · .. " " · · .. • 2G4
Féte du 1? aout, célébréc au camp de Ras,
L' Air et le :nonde aérien, de M. Mao~io
180
Oued-el-Anceur • • • •• • · · · · · · · • · · · ·
• (4 grav.) ................ • .. • • • .. 317
BE&amp;IJX■.l.BTS,
Féte du 15 aout a Paris. - Piece princi•
Christophe Colomb, par M. de Be~loy • • • 350
113
pale du feu d'artifice. • • • · · · · ·: · · · ·
Canlier (un) arabe, dessin d'Eug. Dela•
Histoire fardastique du célebl'e Pierrot , .
- Décoration de la place de la Con200
par M. AS!olant (4 grav.) • •: • • • • • 1b.
croix... • . •.. · • .. · .. · .. " · · · " .. ·
116
corde...... •••••··· ·· ···· ···· :···
Envois et prix de Rome ( 5 grav.) ....... 244
Le Ciel, par M. A. Guillemin (3 grav.). 362
Féte
'musulmaoe
(Moharram)
célébré(l
a
Exposition de Berlin. - Les Sept péchés
La 1Jible populaire, par l'abbé Drioux ( 3
Bombay ......... · · · .. " · · · .. · · " 220
capitaux' tablean de M. Ewald ..• 342
grav .) ...... .. •• • • • • • • • • • • • • · · • · 377
Fétes
a
varsovie.
_
Le
gouverneur
pas•
- Les Bords de la Seine, tablean de .
Histoire des plantes, par L. Figuicr (10
129
aaot sur la place de Saxe. • • • • · · · · ·
M. ·weber........... .. "··"... ib.
grav.) ......................... 384
Funérailles de M. le sénateur Vaisse. • • • 197
- Un Camp de Bédouins, tablea u de
Le Livre de la fe1'1ne.. .... • ...... · .... · 397
Inau1turation des docks de Saint-Ouen3 8
La Révolution fran,aise' de 1. Jaoin.. . 413
M. Geotz.......... •.... · " " • " • ~
335
Paris....... • · .. · · · · · · " · · · .. · · "
- Psyché, statue de M. Sussmann... . . . ib.
Mémoires sur /a Chine, de 1\1. d'EscayInauguration de la rue Impériale a Mar- Yénus et l'Amour, groupe de M. Be•
rac de Lauture, ................. 416
. ib•.
seille ................ .. ... . ...... 152
gas . . ................... ... ··•:t
Inauguration de la statue de Larrey a Tar•
Exposition des Beaux-Arts. -:- .Frui s
MIJSIQIJB,
bes..•........................•.. 152
cueillis, tablean de M. f)la1s1at.. .. 13
Inauguration
des
statues
de
~arthez
et
de
- Tribunal des eaux de Vale11ce (le),
L'Aiguilleur, chanson de Nadaud ... • !16
La Peyronie a_Montpelher • . • • • • · · · 351
tablean de M. Ferrandis •• • · · · · · · • 21
Le Livre favori ....... •.id .. "· ...... · 173
Infiorato. (l') a Genz3no. - Paysans for_ Le Livre de Ruth, tablean de M. FauL' Estomac .. .. • .. • .. · · .. id· · .. · · · · " • · 260
mant un tapis de fieurs. - Proces•
37
Le po.rtrait de Toinon •.. id._. .......... 343
velet...... · · · · · · ... ·" .... ·; · · · ·
sion de l'Infi1irata .... • .. · " .. ·: · g
- Coup de vent dans les pl~ines d Alfa,
Cheveux noirs et blancs • • • • · · · · · • · · · · · 4~9
Installation de lit. Bernex, nouveau ma1re
tab'eau de M. Fromenuo. .... .. .. . ib.
de Marseille ... • .. · .. · .. " .... "· 112
- (Edipe et le Sphinx, tablean de 112
PORTR.I.ITS, - ST.I.TIJES,
M.aximilien
(l'empereur) et l'impératrice
M. Moreau ..................... .
Cbarlotte daos les rues de Mexico. Do
- U11 dimanche au musée du Grand·
Abd-el-Azia (marabout) • • • • • · • · · · · · • · · · 84
Messe célébrée a la chapelle Saiut-Louis
Duc tablean de M. Jundt. · · · · • · · ib.
Aymard (le colonel) • .... • .. · ...... "· · 56
52
(Tur.is) .•. • • • · · · · · · · · · · · · · · • · · ·..
Lion (le) e~ la Tortue, dessin d'Eug. DelaBazaine
(marécbal).. •.. • .... • .. · .. · • .. 209
Napoléon III passant sur le quai des Pal.
• ..... 272
cro11 .. • ... • · .. • · · .. · · ... ·
Chapelié (général).. • .. • .. ": .. " "·" · 325
miers a Nice.... • • .. · .. · · · · .... · · 293
Musée de Montpellier. - Repas dans un
Charles (S.M.), roi de Wurtemberg. •. • 17
80
Napoléon lII arrivaot a !'arsenal de Tou•
appartement, par J. Steen. •• • ·' · • 3 .
Cox (M. ), voyageur dans les Pampas du
loo .. . ....... .. ................. 308
- Le Petit pai·esseux par Greuze...... ib.
Chili. ...........•....•...... . ... 184
FtTES ET &lt;:ÉBÉMONIES
_ visitant l'HOtel-Dieu de Marseille. · · ib.
- Le Jeune Samuel, par Joshua Rey- .
Dagmar
(princesse) •····· ··· ·:···;···: 3o'S
PIJBLIQIJES.
Napoléon III a Lyon. - Distributio.n de
nolds ........................... ib.
Daubentoo. Sa statue au Jardrn d acchrécompenses sur la place Loms•leSept (les) péchés capitaux, tablean de
matation .... • • .. • · · · • · " .. · " · · · 397
321
156
Arrivée des eaux a Canñes. •;: .. • · "•... 28
Grand
.... • • • •• · · · · · · · · · ·" · · · · · ·
1\1. Jadio ...... •""·" ... · .. " ..
Dembioski
(géoéral) .. • .. • .. · .. · .... " 16
Arrivée de l'empereur et de 1impératrice
1
Statue de bronze doré récemment découDeamarets
(M.)
..... ........... .... " '141
du Mexique a Vera-Cruz.••••····.· hO
.ª_c~~.-~ 140
. 248
verte ..• Rome ......... · • •...•.
·
Eofaotin
(Prosper)
• • • •· · · · · · • · • · · · · · · • 165
Arrivée de la famille impériale de Russ1e
Procession pour b. f~te de saint Frani;o1s
Ville (la) d' Anvers couroooaot Teniers
Tranvois
¡er.
Sa
statue
a Cogoac .. • .... · 337
au Grand HOtel de Lyon ......... · 280
300
de Salles, au . cba.tcau des Allinges.
b
(;asparin
(comte
de),
Statue
de M. Héhert. 188
(groupe) .. ....... • • · .. .. •• . ... .•• 188
Arrivée de M. de Lesseps au oeuil d'El
Réception de 111. Berryer a Lond~ : an164
8
Gavazzi
(M)
•
"
'
..
·
""
"·
.. " · · """
332
Guisr ... • • •• .. · · • · • · " .. " · • · · · · ~
queta Middle-Temple. • • • • · • · · · · · ·
Graoge
(!!tm•
de
la)
...................
245
&lt;:.IBIC&amp;TIJRES,
Arrivée du prince Humbert dans la rade
_ Des troupes frao~aises a Duraogo. . 4~~
112
Hacbette
(M)
•
•
.
•
•
·
·
·
·
•
·
•
•
·
·
·
·
•
·
·
·
·
·
·
·
de Cherbourg .... • .......... · .. .. 196
Régates (grandes) du Havre. • • • • • • · · • · ·
.. (M}......... ........... . ....... . 313
Revue trimestrielle, par Cbam. 44•45·28k-285
Jacm1
1
14
Arrivée de S. M. le roi de Cambodge a
Régates a Toulon .... • .. · .. · · · .. · · : " ..
261
Victimes (les) de la mode, caricatures par
388
Jasmin .. • , .. •.... · · · .. • "" • " • " • "·
Roi (le) de Porto•N.,vo doooant aud1ence
Saigon
..
•
•
•
•
•
•
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
313
llertall•..•...•.. 72.73.201-237·338-330
Lanza (M) ... • .. • · · .. · • " .... " · " · • · •
Ascensiou du ballon le Géant a Bruxelau consul de Fraoce . . ......... 136-137
333
Létang
(général
de
division)
..
·
..
·
.....
•
les . ............................. 245
Service divin dans la chapelle russe ?e
Litta (M.) .. : · " ................ " " .. 164
c.aaTES ET PL&amp;NS.
Bal donué au palais de Ras-el-Tia. . . . . . 20
Nice devant LL. MM. 11. de Russ1e. 3C9
304
Marchisio (les sreurs) • • • • · •. · ·: · • · · · · · •
Bal donné dans le Parthénoo par M. le
St:ltao (le) recevant le prin~e Couza . .' 68
Marguerite
de
Parme.
Fac-sunile
du
por•
~arte de la communication entre le Pavicemte Hamelot. •• • · • · · · · · · · · : · 181
Translation des reliques de sa1nte Véromtr.iit desainé par la duchesse de
cifique et l'Atlantique ..... • .... " 184
Banquet offert, a Versailles, a la bMter1e
que a la viei!le église de Soulac ... 108
Parme ..... • .. • • .......... · " · · • 236
C:r.rte des excursions sur les cotes de Nor•
d'artillcrie de la garde a son rev· .\e de l'Empereur a Montlui;on (2 ¡;ra•
Marie-Ferdinand-Fraoy0is
d'Assise (S. M). 8l
maodie et de Bretagne......_. .. _." o~
21
1s1 vures) ........................ 145·148
tour du Mexique ... · • ...... · .. "
Carte d'une partie de la commu01cat'.on
Marmora
(génMal
de
la).••
• • • • • · · · · · · · 313
Bénédiction de la cbapelle de Notre•
Visite de l'empereur du Brésil a bord de
16
du Paciflqueau lac Nabuel-Huap1 .. 185
217
252
Meazza
(M).
•
•
•
•
·
·
·
·
·
·
·
·
·
·
· · · • · · · · · · · · 57&amp;
Dame d'Afrique . .. • · .. · .... : .. "
l'Astrée .......... "· · · "· " .. "·
Plan aénéral d'un quartier nouveau sur
Mejia (le général) • • · · · · · · · · · • • · · · · · · • · 372
Cérémooie d'inauguration du Pala1s de
Visite de S. M. le roi de Cambodge ll l'éta•
la colline de Chiaja a Naples ...... .236
Meoadorff-Pouilly (comte de)•••••·······
149
!'Industrie
d'Arnsterdam.
·
·
•
•
·
·
·
·
·
blissemeot.des
sceurs
de
Saint-Paula
420
Mocquard (M) ....... • .... " .... " .. ·" 401
p¡ d la bataille de Majoma. · • · · · · · · ·
388
Chapitre
aonuel
de
l'ordre
de
Charles
111
.
1~
133
Saigon
....
•
•
•
•
·
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d~ quartiers ioceodiés a Li~og~s ..
Murad-Effend1. • •. • • • • • • • • • • • • • • · • • • · •
a Madrid .... • .. " .... • ...... "" 376
248
Plan des terrains de la Compag01e im·
Narvaez
(martlchal)
..
•
•
..
•
......
•
·
·"
·
Consécration de l'église de Blidab •... .. 334
7
Natoli (baroo) ........ • .. • .... " .. .. .. 313
mobiliere de Limoges. • • • • · • · • · · · · si
INDIJS1'BIE.
Consécrati()n de !'église Sainte-Perpétue
Negr1. (le commandeur) •• • • • · · · · • · · · ·. • • 1~
aNlmes ......................... 12
Nicolas (grand-duc héritier) et la prm·
Él'ÉNEMRNTS B18TOBIQIJE8,
Couronoement du roi de Cambodge (2
.. 305
Aéroscaphe Charvin ........ · .... · : " " 48
cease Dagmar. • • • • • • • · · · • · · • · • ·
grav.)............ . .. _. ... ........ 11~
E de Mélisse des Carmes. Magasrn .. . 271
Pajo! (général). Sa statue a Besao~on .. 240
AdieUJ de Louis XVI a sa famille ....... 413
Courses de Priotemps aPékin. " ..... "
t:~rage électrique de M. Bazio (2 grnv). 268
Campement de montagaards du Canease
Départ de Nice de S. M. Alexandre n.... 309
dans Je cimetiere d'Erzeroum ..... 40-41
Élection présidentielle aux États-Unis.
_ Manifestation dans Broadway • · · 32 4
Escadres (les) alliées fori;ant la passe de Simonosaki ... • .. • .... • · .. · · "· 335• 421
Guerre aux États-Unis. - Vne avol d'o!, seau du tbé!tre de 1-tt-guerre en Virgioie •..••.. • •. • • • ·· · · · · · · · · · · · • · 36
_ Flotte de l'amiral Porter passan! les
Rapides ..... • ... • •· · " .... ·" · · · 145
_ LignllS d'att3que devant Pétersburg. • • 101
_ Bataille de Fisber's Hill (2 grav.) .. " 277
·_ Destruction du navire l'Albemarle. • • 372
_ Travaux du Dutch-r.ap canal .. • .... 373
Guerre du Mexique, combat de Matehuala . .. .. .. .. • .. .. • .. .. .. .. .. 56-57
Bntaille de Majoma. • • • • · · · · · · · · · · · · · ·. 420
Guerre du Slesvig- Hol~tein. - Con;.01
de prisonniers dano1s ameoés de 11le
d'Alsen a Reodsbourg ........ ·.... 84
_ Rentrée des troupes prussiennes b.
Berlín •••..... ••••··············· 404
Insurrection d'Algérie. - LesArabes enlevant le corps de Si-Lazereg • • • · · · • • 1
_ Combat livré contre les }'littas. • • • • · 4
- Redoute Rose .. • ........ · .. ·" .. " 20
_ Vue de la ville d'Ei-Abiod. • • •• · • · · · 33
_ Combat d'Ain-el-Sueta .. • .. ".""" 52
_ Les chefs des Flittas recevant 1aman• 53
- Arrivée de l'agha Eddin au camp de
Charef ..••• • • • • • • · · · · · · · · · · · · · · • 164
_ Colonne. opéraotcootre les Ouled-sidi•
l\laosour •..•.• .• ...........•.... 220
- Prisonniers arabes internés a Tiaret. 257
- Épisode de la défense du camp de
J'Oued·D~mel .... • • .. · " · " .. ·" 3oo
_ Pie de Goudjilah, poste d'éclaireurs
334
frani;ais ... . • .. • • • · · · · · · · · · · · · · · ·
_ Camp d•observatioo sur l'Oued-Saida, 347
_ Arrivée a Ain-Madhy de la colonne du
géoéral Martineau. Passage du défilé
38
de Reddade. · • · · · · • · · · • · · · • · • · · ·•
Insurrection a Geneve (3 grav.) ........ 153
Iosurrection a Turin . ........ ·" ...... 216
Prise du rort Orakau (NouvelleZélande) • • 97

ª·

Presse

ilCCIDENTS,

Accident de lu Mouche n• 4, t. Lyon . . . . 65
Catastrophe du Grand Truok - Railway
(Canada).. . . . • . . . . • . . . . . . . • . . . . . 60
Éplsode des inondations a Bucharest . .. ib.
Incendie de Limoges (3 grav.) ......... 1SS
- de Gresham-street, t. Londres ....... 2111
- de la msnu1acture de tabacs de Madrid ......•............•.. . ...• 400
Ouragan a Calcutta .•.....• 324·351-354-355
Orage dans l'Oberland.. . .. .. .. . .. .. .. 61

M.

TBÉ.I.TBES.

Don Quichotte . . . . . .. • .. . .. .. . .. . . . . . .
Les Flibustiers de la Sonare . . . . . . . . . .
/1.oland a Roncevaux ...... .............
Théritre Robín.. .. .. .. . .. .. .. .. .. . .. ..

76
165
241

64

TIP.ES. - SCENES DE IIICEIJRS.
Armée mexicaine. Régiment beige Impé•
ratrice Charlotte ............... .. 225
- Brigade austro-mexicaine . . . . . . . . . . . 363
Armée de la république argentine. .. 206-2117
Bobémiens disant la Loone aventure. . .• 192
Cavalier pahuenche.. . .. .. • .. .. .. . . .. .. 184
Costumes du Paraguay ................ 206
Émigration de Circassieos.. .. .. .. . .. .. 350
Halte de Bohémiens ................... 192
Tir (un) dans la campagne du Tyrol .... 100
Types d'habitants de Porto• Novo ( 10
grav. ) ....... .... .... . ... . ... 136-137

'\'&amp;RIÉTÉS.

Abbaye•aux•Dames, A Caen ............ 124
Abbaye de Saint-Vandrille. . . . . . . . . . . . . 93
Alpes (les) Marilimes ................. 121
Audition des nouveaux instruments d'Ad.
Sax..................... ... ... .. 48
Bains (lr.s) d'Arcachon (7 grav. ) ..... . 88·80
'Blagnac (affaire de). Attaque de la maison Guimbaud ........... . ....... 224
Bloc de verre traversé par l'étincelle de
l'appareil Rumkhorff.............. 64
Café (un) i Constantinople........ . .... 205
Cap (le) d'Antibes ..................... 120
Cathédrale de Bayeux ................. 124
- d'Evreux ......... . ................ 124
Cbambre a coucher de l'impératrice de
Ruasie au Grand HOtel de Lyon ... 292
Cbapelle miraculeuse de Notre-Dame-de•
Santé, a Carpentras. . . . . . . . . . . . . . 108
Chapiteaux de l'église de Soulac .... . ... 108
ChAteau de la Bastide-Besplas (2 grav.) 160
- du Mesnil•Guillaume. . . . . . . . . . . . . . 124
Chemin de fer de Bayonoe á Madrid ... 260
261-300-316

- don Pedro II (2 grav.) ............. 252
Coft're (le) a quatre corues ..... . ....... 141
Combat (un) de cerfs. Dessin de BodroPr . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 264-265
Église Saint-Germaio, a Argentan . . .... 124
- Saint-Léouard, a Honfleur. . . . . . . . . . 93
Escorial (l') .......................... 316
État actuel des tral'aux du Palais de
Justice................... . ...... 5
Étrier de Pahuenche .... .'............. 184
Fontaioe de Vaucluse (2 grav. ). . . . . . . . . 189
Glacier d11 Tronador................... 185
Grande (la) cave a Berne.. .. .. . .. .. .. . 409
Grands (les) pins de la plage de Cannes. 77
HOtel des Clés d'or, a Hyeres.. . . . . . . .. 425
HOtel-Dieu de Carpentra8. . ........... 108
Khleb-Sol présentt! a Nice a S. M. l'impératrice de Rus, ie .............. 346
Lac (le) de Tous les Saints (Chili) ...... 184
Manreuvres des chasseurs a pied de la
garde sur la place d'Armes a Nice. 203
Mascaret (le) de CaudPbec ............. 172
Mise en liberté du docteur Demme a
Berne .....•..... . ....... . ....... 325

•

Mois (les). Dessios de Morin. J uillet .. . 80
- Aout.. . , .. . . . .• ... .......... . ..... 144
;.... 'eptembre.................. . ...... 208
- Octobre .. .. ....................... 288
- Novembre............. . ........... 346
- Décembre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 432
Monui'nent de Benoit Raclet ............ 253
Monumeots du camp de ChAlons (5 grav.) 196
Notre•Dame de Saint-Lo ...... ......... 124
Oliviers oil Napoléon s'est reposé le 1••
mars 1815, pres d' Aotibes ........ 121
Palais d'exposition a construire sur la
colline &lt;le Cbiaja, a Naples ..•..... 236
- de l'exposition ioternntionale de Duhlin .... . •, .............•....... 373
- de !'Industrie d' Amsterdam....... .. . 148
- (les) de Florence. Pnlais Mérlicis. Palais de la Seigneurie. . . . . . . . . . . • . 392
PancarLo. Viaduc et tunoels ........... 301
Place des Palmiers, a Hyeres . . . . . . . . . . 425
Porte dorée A Fréjus.................. 20
Puits et jarres de la campagne d' Antibes ............................ 121
Pyramides (les) de Ritten ......... : .... 128
Reliquaire (nouveau) de Saint-Laurent .. 304
Renard (le) en cbasse. Dessin de Bodmer 125
Réservoir des eaux de la Dhuis A Méni!montant. .. . . .. . . .. . . . . . . . . . . .. . . 172
Retour (le) du vaincu. Dessin de Bodmer ..... .................... 328-329
Roble~o (viadnc de).. . . • .... . .. .. .. .. .. 316
Saint clou (le) a Carpentras ... . . ...... 108
Salle a maoger des dignitaires et orticiers
de la suite de LL. MM. II. de
Russie au Grand Hotel de Lyon .. . 292
Sangliers (les) . Dessin de M. Bodmer.. . 408
Source (une) sous bois. Dessin de Bodmer ......................... 168·169
Tabout exposé dans les rues de Bombay
pendant les fétes de llloharr,1m ...• 221
Temple de Simonosaki . . . . . . . . . . . . . . . . 424
Terrier (le) du renard. Dessin de Bod-

mer ......... . ........ .. .. . .... 2/1-25
Tunnels de Guadar·rama ........ . .....
Tunnel d'Osina . , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Van Eyck. Leur monument. . . . . . . . . . .
Viaduc d'Ormaiztegui . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vicby ....... .... ....................
Villa Alexandra a C111mes. . . . . . . . . . . . . .
- Peillon a Nice ........... . .........
Volean d'Osorno ......... .............
Vue du Desagne de Limay ......... . .. .

316
261
221
261
428
77
276
184
185

"l'IJES. -

Ani (vue €éoérale) ......... .
Antibes ....•... .•. .•... . ...
A!ila . .................... .
Barr ..... , ... ....• ..•......
Bayonoe1 .......... .. .. .... ,
Bizerte. Régence de 'funis..... .
Buenos-Ayres ..... . .•.. . . ..... .
Burgos.... . .............. . .. . .. .
Cannes et la plage de la Croisette . .
Carpentras .......... . . . . . ......... .
Cherbourg..•... ...... ........... . ... .
Dieppe ......... . ......... . ..... . ... .
Fécamp ............. .., . . . . . . . . . . . . . . . ib. ...
Florence... .. .. . . .. . .. .. .. .. .. . . .. .. . . 233
Fontarabie ... : . .•.•.................. 260
Fréjus et les restes de l'aqueduc romain 29
Granville.................. .. ........ 124
Hyeres•...... . ........ .... ....... .. .• 425
lle Saint-Hooorat .•............... . ... 120
- Sainte-1\farguerite. ................. ib.
Kazan (3 grav.) ...................... 381
Madrid ............................... 316
l\iexique. San-Miguel Allende. Dolores
Hidalgo. Vallée de San-Francisco.. 212
- Saltillo. Défilé et fort de la Angostura ........ .. . . ...... . ......... 312
- Matehuala.-. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
- Ilot de Sacrificios, pres Vera-Cruz ... 176
l\1olsheim ..... .. ...................... 405
Napoule (le) et le golfe de Cannes...... 29
Obernai ....... . . ..... .......... ...... 405
Pasages (los). .. . . . . . . . . .. .. .. . .. .. . . 260
Portazgo. . . . • . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . 261
Porto-Novo. Panorama de la ville. Laguoe de Porto-Novo. Maison du
mingham. Maison des féticheurs. . . 104
Rieges (3 grav.) ....................... 280
Sainte-Adresse.. .. . . . .. . .. . . . .. .. .. .. 93
Saint-Sébastien . .. .. . . .. .. . .. .. .. . .. .. 260
Tbéodosie de Crimée .... . .. ........... ~81
Turin ....... .•.. ...... . ...... ... ..... 232
Vallée de Segama ..................... 261
Vittoria.. .. .. .. . . .. .. . . . . . . . . . . . .. .. ib.
Yport................. .. ............. 93
Zumarrega et Villa-Réal. ......... .. ... 261
Wasselonne............. . ... ......... . 405

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                  <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1140, Diciembre 31</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>11 ~far 1912

L'lLLUSTRATlON

HOLBEIN.
f enne homme en pourpoint brun.
(Col 1eclion di la reine_Wilhelmine.)

C:-0SWAY. - Portrait du prince Lubomirski.
(Co//ection du prince de Ligne.)

L'EXPOSITION DE LA MINIATURE.
A BRUXELLES

L'exposition de miniatures ou,·erte a Bruxelles,
en l'botel des barons Goffinet. est vraiment la premiere et peul-elre la derniere ele son espece. Celle
de Paris (1906) s'appliquait uniquement a la production du &lt;lix-huifieme siecle. Partielle encore celle
de Strasbourg (1910), consacrée aux seuls miniaturistes de l'Alsace-Lorraine, les meilleurs de France.
L'exposition de Bruxelles se distingue de loutes ses
ainées par son but et son caractere de synthese générale, jnxtaposant toutes les époques, écoles et styles
de l'art délicat et minntieux dont n'apparut ailleurs
q ne telle face on telle phase isolée de ton tes les
autres. Elle constitue, grace a une sélection méthodic¡ue parmi les principales collections européennes,
l'histoire graphiqne de cet art, dont beaucoup recherchent l'embryon dans les images des anciens
manuscrits ou psautiers, d'antres dans les figurines
des vases étrusques on des gouaches exhumés des
fouilles de Pompéi, réw1is dans la Maison des
Amours rlorés, et Yisiblement reflétés dans la maniere ele te! peintre moderne: Guérin ou Bourgeois,
par exemple, comme le fait observer M. René
Hteeus, le tres actif et a1·isé :;ecrétaire elu comité ele
l'exposition &lt;le Brnxelles.

Da11s toutes les sections, et notamment dans la
section frangaise, organisée avec le concours éclairé
de M. le comte Allard du Chollet, s'affirme la
volonté des organisateurs (l\Im.. les comlesses de
Flandre et ele Mérode, le baron Kervvn de Letlenho\'e, MM. Cardon el Lambolte) rl~ présenter
un tableau eoorclonné el Incide ele l' &lt;&lt; art mÍ&lt;'roscopique » en tous ses ages et dam, la snccession de
tous ses genres. Pour la Frauc·e. les empnmts faits
aux collections de M:II. Bernard Franck, Charlier,
Doistau, le comte Durrieu, le duc ele Vendome,
r'lamena-, le romte Allarel cln Chollet, Paul Garnier. Edgar Stern, le prince de la Moskowa, de
1\1""ª la duches.--e de Rohan. la duchesse rl'Uzes, la
comtesse Adrien de LéYis-1Iirepoix. Achille Foulrl,
Porges, ele., ne se bornent pas a nons fournir
des !ipéeimens typiques ele l'art miniatura! des
tlix-septieme et dix-huitieme siedes, pnis de l'époque romautique richement représentée par de pillo-

D'apres CAINSBOROUGH,
Princesse Elisabeth de Hesse-Hombourg.
(Co//ection Torok.¡

HOSKINS.
La princesse Henriette-Marie de France.
(Musée d' Amsterdcm.)

resl¡ues imag-es de M"'º Lisinska ele l\Iirbel, et de
nombrenx et &lt;'harmants portrails de Rochard, de
Boichar&lt;l, de Chalon, de l\I"• Deharme, etc. On a
eu souci, pai· surcroit, de choisir, clans l'reuvrc de
chaque maitre, eles peiutures exécutées u des age:;
elifférents, u chaqne lournant de lenr art, de !elle
sorte qu'a coté d'uue histoire globale de la minialure nous ayons sous les yenx les éléments de comparaison qni nous livreront l'histoire incfaiduelle
de rhaque esthétiquc et de ses lentes ou brust¡nes
éYolntions. Les organisateurs ont aecompli uinsi uu

CuÉRIN. -

Portrait de jeune femme en c.ostume grec.
(Col lec/ionl_Normand.)

tour de forre qui fait honnem· a leur au&lt;late, &lt;'omme
lenr splendi&lt;le détor de tapisseries, ele meubles, de
grands tableaux de maitres, de scnlptures et boiseries, contemporains de &lt;·haque groupe de miniatur&lt;'ll
et puisés, uotamment. clans les rolleetions ele
AL Cardon, du pri1a·e de Ligne, du duc rl'Arenberg,
fail honneur a leur seus de l'hannonie ambianle. On

SlcAKDI.
Portraits d"enlants.
(Co//eclion du comte Allard du Cho/le/.)

SMART. - Portraif de jeu:ie fille.
(Collection Stctti11er.)J

ton~oit toutes les perplexités dn thoix que nons
aYOllS eu a faire entre pres ele 3.000 minialurcli.

Pour les écoles étrangeres, nous a1ons dit nons
borner aux reunes que voiti: 1º Por/ rail du pri11C'e
Lubomirski (eollection du prin&lt;·e de Ligue, Bruxclles) par Cosway, le prinre ele l'art miniatura! aug-lais du clix-hnitieme siecle, exquii:;e imnge sur iroire
cl'nn bloud adolesl'ent anx tons si délirats, aux
chairs :-i lenclres, qu'on l'a prise cl'aborcl ¡,our l'effigie d'une filletle el étiquetée dans le catalogue proYisoire: « Prince~se Lubomirska »; loufes les qualités de poésie et de sentimentalisme particulieres
anx artistes anglais y apparaissent a,·ec ce eléfaut,
presque touchant, el'une anglicisalion inconsciente
des types les plus exotiques, ele telle maniere que
le charmant pelit prince polonais dont il s·a~rit
passerait aisément pour un g-racieux enfant d'Albion: 2º l:ne je1111e filie (collection Stettiner1 Paris), froire sur méclaillon (de 180-!) par ,Jolm
Sm¡ul. l'éleve ou l'alter ego &lt;le Coswa)·, dont le clessin, plus Yiril, ne s'enYeloppe pas moins de l'atmosphere de teintes vaporeuses, quasi élégiaqnes, qui
caractérise l'art de keepsake eles meilleurs miniaturistes d'outre-::\IanC'he; 3º la princesse Eli:,al:eth de
TIesse-11om bourg (collection Tiirük, de Bruxelles),
copie, par un anonyme anglais, d'un Gaiusborongh,
du chatean de Winelsor, dont le miuiaturiste a transposé le fascinant modele avec des scrupules de fidélité infinie; 4º la Prinresse JI enriette-Jlarie de Frrmc,i
(mnsée rl'Amslerclam ), par ,John IIoskins, le hrillaul
miniaturisle anglais du dix-septieme; rérituble tablean, ee portrait sur ,·élin, a (•:t1lre cl'émail, auquel
nons réservons la reprodud ion en f'onleurs; ;íº .Te1111e
homme 1'11 pour¡ioint lirun (&lt;·ollcl'!ion lle la reine
"'ilhelmiue), par le prestig·ienx Hans Ilolbein,
méclaillon a fond hlcu. &lt;'e porl rait. a peine plus
grnnd, arec son cadre &lt;l'or c·iselé, qn'nue piere &lt;le
t•ent sous, a la rnleur qu'en litlérature on ar,·onle
au plus parfait sonnel. En tui. dans l'iuteu;;e nulditation ele &lt;"e ¡rnn;:onnet aux ,Yenx pel'(lns 1lans on ne
sail que! re,·e. se co11cle11:,;e et se &lt;·ristallise lout le
génie portraictural du granel peiutre du seizieme
siecle qui exaspérait les ressemblances foncieres de
son modele a un &lt;legré e11rore inc•011m1. sa11s rien
sacrifier ele sn perso1111alité propre ou ele son impeccable techniqne. ,J'ai nt roug-ir el soupirer de
conrnifise, deYatit ce « morceau de reine ii, le pcin-

AU..;USTIN.
M11• Duchernois, de la Comédie.Franyaise.
• (Collection E. Stem.)

8oLRGEOIS.
Portrait de Mº'"},Vial,
(Co//ecllon H. de Cal/ias.)

�410 -

L' 1LLUSTRATlON

Nº 3;11

11 MAJ 1912

EcoLE FRAN&lt;;AISE. - Portrait d'une des filies de Louis XV{?).

(Colltdion Fitz-Htnry.)

GuÉRIN. - Portrait de Mme de Montbrison.
(Collection du comte de Buisserd de Blerenghem.)

tre Ji'lameng, don!, pourlanl, la propre collectiou
fnil teíleruent d'envienx. Abstraction faite de ses
mérites intrinsElques. cetie effibrie saisissante conslitue un des principaux prototypes ele l'art des miniaturistes anglais, antérienrement ~ l'inflnenee de Yan
Dyck snr lenr maniere.

En Ja rid1e cuntdbution fran~ai::;e a. l'expositiou
bruxelloise, nons avons cueilli quelques typiques
joyaux que nous désignerons dans 1eur ordre 3
peu pres chronologique. D'abord, une délicieuse
Je1&lt;ne Fen.,ne, a cheveux poudrés (collection FitzHenry), qui passe pour le portrait d'une des filies
de Louis XV, el qui esl dans lous les eas assimilable
a l'arl de Roucher, 011 mCme de Fragonard, par la
distinction du dessin el l'élégante combiuaison des
nuances tendres, tranchant sur le fond crépusculairn d'uu jardín aux sombres l'erdures. Puis (collection Flameng) 1 une bonbonniere ele laque bleue
d'oU se détache, avec un relief de médaille, la face
grassement malicieuse du fameux acteur Préville,
en un déshabillé blanc qui pourrait etre un des
costumes de Grispin ou de Figaro. La. délicatesse
des moindres dótajls de la figure, du bonnet blanc,
clu vetement luche, s'accompagne de la vigueur de
frait propre a Fragonnrcl. Et, pour l'histoire du
Théatre-Fran~ais, tJ_uel joli docnmenl que re portrait parlant du grand et spirituel comédien qni seul
réussit a dérider le maussacle Louis XY !
Perronneau, connu surtout comme pnstelliste, mais
aussi appréciable daos la miniature, est représent{&gt;
a Bruxelles (colleclion Flameng) par uu Porlrail
d'ltomme : un seigneur de la fin du rCf."110 de
Louis XVI, évldemment.. Toute la gamme des gris
s'harmonise. par un véritable tour ele force, en cette
image de quelquei:; centim0tres. D'un elessin trP!-.
poussé el d'un coloris peut-étre un peu trop frane.
le double Porlrait d'e,¡fants, par Sieardi (collection
Allarcl clu Chollet), rnais quelle gritee ingénne d'attitudes et cl'expres!-.ion, distraite chez le joli gar~on,
interrogative et infinimenl tendre chez sa mignonnP

1'

1

\

f,lfetlr!

,¡

Nos lef'le111"R seront ~l'dnits autant que nous
par le l'avissant Portrait de Af. 01 ª T'ial, de Bourgeois, (]lle l'exposition a emprnnté a M. H. &lt;lf'

Callias el donl les lignes pures, les tons de lys el ele
rose, accusanl si jolimenl le sang sous la pean, se
nh·Plent, avec un relief de camée, sur l'écaille noire
cl'une lahatiE!re, ehoisie pour amener les opposilion~
d'effet!-. clu !-.f~,Je pompéien. cher fl Bourgeois commc
a GnPrin.
U' nom ele ,1.-B. Augusiin évoque, comme aujourcl'hui relui de Bostand dans la poésie ou celui ele
Constantin :Mennier dans les arts plastiqnes, une
véritable famille ele miniaturistes abonclarument el
noblement représentée a l'exposition. Nous metton!hors de pair un chef-el'ccuvre du fondateur meme
de eetle pelite dynastie : le Porlrail d, M'" Du-

celui cl'une prelTesse, les cltereux flottants, Utl{'
main tenant une coupe, l1autre effleurant un vase
de feu sarré. C'es\ une merveille ele .grfi.ce, de mouvement, rle ehasle idéalité, ele poésie polycbrome.
comme ee non moins savomeux Portrait de jem,e
femme "'11 costume grec, de Guérin (collection Normanel), qui, traité aussi a &lt;&lt; la pompéienne ¡¡ 1
comme les meilleurs Bolll'g·eoi:;, apparnit sur s011
fonel noir et en son ravíssant cadre ovale comme
une figtll'e de b"'l.'áee antique, inlerprétée avec une
souplesse loule moderne. La collection dn cornte rlt•
Buisseret de Blerenghem (de Brnxelles) nous présente un Guérin probablemeni antérieur : un Portrait, sur ivoirn, ele j)fme de Montbtison, captivante
symphonie en gris et noir.
Et nous voici devant une profusion el'ceuvres
cl'Isabey, ele l'ondoyant mais presque toujoms génial lsabey. Nous y admirons un adorable Portrait
de femme, contemporaine, sans cloute, du Directoire
(colleclion Flameng), exéculé avec une scieuce raffinée de la earnation, et un joli et louchant Isabey
e&lt; elernifre maniere &gt;): Marie-Louise, reine des Belges,
en ,mwzone (coUection du duc ele Venclome), bu la
blonde et grncieuse silhouette de la filie ele LouisPhilippe cst présentée a l'heure de l'équilalion, en
habit bleu paon, le chapean voilé d'une écharpe de
dentelle noire clont les enroulements et les em·olements autour ele la tete et clu buste, comme la composition générale de l'c:euvre1 proclament clairement
l'avenement de l'école romantique ... CEuvre d'un
anonyme du dix-neuvieme siecle, le Porlrait de Garat (collection Doislau¡, qui complete notre cneillelte parmi le trésor de !'hotel Goffinet, est du style
antérieur. Outre sa valeur artistique, ce portrait sur
lsABEY.
ivoire, ornant. une bonbonnifr~ en racine de hui~.
Portrait de Marie-Louise, reine des Belges, e:n amazone.
a un réel intéret documentaire. Yoila bien, avec celle
(Collection du duc de Vend6me.)
chevelure noirei soignée comme celle d'une petitechesnois, de la Comédie-Fran~aise (&lt;·ollec•tion Stern). maitresse, sous cette large crm·at.e savamment mii:-e
en scene et dans cet élégani habii a boutons d'or,
admirable peintnre sur ivoire dont le cadre de
bronze doré, ciselé et encerclé d'une auréole de perles le beau Brummel d'Opéra, si épris de soi, et· donl
fines, rehausse encore l'harrnonieuse Béduction. L~ les fines levTes, au retroussis froniqne, s'ent r'ounenl
célebre ri\'ale de M 11 e Georges nous est représentée comme pour une réplique mordante ll quelque hanelans un appareil classique. le reg-al'fl inspiré, le! tnin insolent.
Que d'autres perles il nous faul négliger!
On en jugera par rell~ filie 11ons tirons de ee
\':tste écrin !
~
G&gt;ÍRARD TIARllL

ECOLE FRAN'1AISF..

FRAGONARD.

Portrait de l'acteur Préville, de la ComéJie.Fram;ais~.
{Collection F. Flamn1g.}

IsABEY. - Portrait de femme.
(Co/1,ction F. Flameng.)

PERRONNEAU.

Portrait d'homme

(Collfftion F. Flameng.)

Le chanteur Garat.

(Collection Doistau.)

��L'ILLUSTllATION
1

· comme 1111e s&amp;rie de tablean 1 la ~
ft ta aoie fanée des vieillea robes, des lt_oali!~
dñ, des abaye, rouges ou violettea, des l(ef,¡
liy" blaact ou jaJIJle&amp;, l'argenl: des jette-~
1 long col, des aiguilree, des plats, des arm•l
for des bijou Wdoaina aertiuaDt lea pierrea dí
couleur, jettot des tu_.. tant&amp;t br6lanUt ~
tant&amp;t cl'1111e douéeur inefable, et aurtoht ~
Dl'ardte 1 c,s visagea broDRI donl: le■ ;rélrii
brillent, cloát lea lmes rouges reinuent, bt
lea uarmea se tendent, et qvi devaient ata.
euctement lea llllmea quaad -Jéaut cbassait ~
marchanda du Temple et quaad. ,:eu-ci ~
iu{ent de lui un royamne ~ UD royaúl!le
d'dairet, ll n'eat pu pc,nible que· Rembr~
n'ait pu reDCODtzé lean parella dau le ~
el'Amaterd,.m. Són Ho~ ta Fiu.~• ~
je lea veía ici en chair et en os, aes ~
rartd &amp;flC Jeur teiDt IIW'qm des DlorllB!lit
du tempa, et leun yem: dont t. reprd t.éli
1'o8f: 1M dau les Úpel CODlpJiépl OU Ulii
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10l_.. aiigleie '11 liiacloa;, ~ toujouu des
d,1...l¡ .._,

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coueb6,, COIIIJIII a'il

uaifilli~ftllhet Klfffl, Toute une &amp;ip
cl'Orie.1tnitl6e l11111trlates &lt;:omllllll QC:éiden
...,.J)au ce .-llJllalt. ....,Jage de
-.lízl•qne 1-1lldel n'out pu 6parpa; il
11!18 Cllofe póUr ltipulor ~ • SOGt
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11 ,._ au: F'11IIMl!O!ina, au:
~-•• au: Cogtes 19i a petit alltel

ap &amp;p.~ n'Ollt pre qu'uae pgre~
i,t ~ !IOJlt lea perti,, C:0111111~
~ - "te)i¡imil. Le Cln6, 1'il ~
aMJt&amp;ittoatel•ckÑCRV!~~,--hütoUI
me; 31 de .... 'IIPIJlltl.
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�L'Ii.LUSTRATION

L.

Wiecmfeble- Maia c'eat bien la couleúr qui eat ici la
i-· trola enceintes de fintmeur, divisées par des rangéet
de pilien (la plapart des colounes provieunent du temple
de Jlipitér blá par Adrien,
il y a 'ici, a1111111e a Roiiie,
~ de manumeots), aout baigdes d'une ombre
llJeue ilDe auui. n r.ut quetqa. lllstaDta poar ,'habituer
l cétte «Nllbte, Et puia l'on a tll'vie de crier de joie quaad
• clb11vre- la ,rp!mdtur dea wtquea et des vifrau,
~tci- ola ror et le ~ .. lllhit, .. coníoadeat, toDt
1111 ar nrt en faaioa quaml le aoleil le &amp;61e. Maia les vitralu,
11\Rl:o..t, t i ~ du pNdige: leur lle. eat ~ 1 cehii
dlla t.pú d'Orieát, et teat un eutre1ace invraiumblable de
-.iolets, d'mdigoa, de i-., de nrts et d'm. Le deeain a'iit
)¡, '.Hlllble-t-iJ, que pour ~ en valor c:o11 to111 diun,
JN1I lear ~ 1-- lee aucJac•~ tootea les fau(aielea,
~ I01'tir de la
d'Omar, Je l'oJeil 110U8 affllglé,
Noua regre1:toill la WeQr do111.11 et la- lumim tami,6e

cu

mo"'*-'

• rmtmear...

·

UI Jllll D11 Ulllltt4Si01'J

Lé ~

cl'íillor au

apt, tuáfre MaHá la ilbir, • ·

11111r

des Iae/Jlma~

.,, • '1111 jout .. ~ pour

les

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Ja lllllli¡ue,
~ ... -le dé nen.

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riiklo __. f"•• -.u piljl de telltlll' wmidable dollf:

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dans le ck&amp;monial, plua de ráerve daas les gestea,
n'a cet air de Iolie llaCffil que les hommes vont noua
Cewt-ci, daDS UD i;ertain. ordre qui &amp;!pare lea sectes ~
·natiou, ofFrent toute la diversité des costmnes de l
et de YOccident melés. En voici, vetas de
. gotea, avec dea lavoris qui lelJl' doDDeDt im upect de
autrichielll et sur la téte le banal tarbouch rouge : cl'
avec lelJn robes de 09uleli1T lan&amp;ei, 10Dt pareile 1 ~
mardiuda de la ville: maia leJ Juifs pololiaia, rusa.,
cieu, tcMquee, hongroi, pertenb d" magnifi'Jllel ho1uppel&amp;l
de velouta violet, mordoÑ, indigo, et dee boDDeta de
Writege fr&amp;Dlmis 8&amp;D8 doute de pere ID fila dana les
. deiiuia un temps immmnorial. Un vieillard aorti cl'1111e
de Rembr9it, aalt et superbé, psalmodie une lituiie ~
· cluieur npread d'1111e voi:a: triste. Ces etrophes IUW!iq
composent UDt ~ ~ lugubre.
RieD De pejt i:eac1re.Í:.;¡;i;ii, de leur acctllt.
iL, ne a'arriteul!4 pu ~ Saiais d'un délire ~
d'au ~ d'hystuie, les uu cognmt leur ffle ~
~ et fon fttend le choc:. D'autna toUl'Dent aur
Jli8aiea - - dela, f.oapies on du derviches, D'autree
11!1 liVJ,,'ftt,1 1111 mouvelllellt de baacale ou de va-et.vieai
léiir (i11- peocher le '°1'le ID avant et qui &amp;irait Pl'-l'
·le mal Je 111er, Le W e a ~ de eoupirs et de
qui ~ la PliJlerie CIOlllllle si eJle 61;,ait 98M"'Jipáy aara.il pu Ji, ~ ailleura. w 011J&amp;Diettica aa
e t ~ t Lí D ~ n e e e ~ pu A'.tra'V!ml
de tiWeil tlU aveú- W. admiDi•bw et ce!íl'JiMt, N
oueedNjqiV!lla'~puleurfflJI~
aa mur del ~ T eo_, les plemeasel antiqliél
beau ~ .qid - - le ehllellr et - riües houp
dÍi Vihiua 1il eeraieat,.ilá pu coaq,arablea. 1 4es p, "
nielst ~ ----- la touré CJ1d a'ont pu be8®a de
eD Wile0llt4- ~IDOina brr'DallfN et JDdim l'égüli,a
Maia elhiS ~ en to\ite aia=it&amp; la deatnidioa:
Tlfl!lple et la ~ eles Juifs, POlll1 l'6motion et la
tuM de • pielU: ~ il ommeaf c l ' ~ avec

lonc-

--Ji-~~.
~.ar, íi

M

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!/ -.,¡ ~ ..

' Nflillin.

~ ~ ' 9 Ja ni.lle obtc:mie ola._
tld 1161, la ~M/Qile ,o leve. C'e!!t Je qp:ill du

�L'ILLUSTRATION

SALON DE

1920

SOCIÉTÉ DES .ARTISTES FRANCAIS

C.-L. LÉANDRE. - La bonne malson

F. MARTIN-KAVEL. - Dans l'ate!ier.

J ULES GRUN. -

Lecture.

CH . GARRY.
En Artois

J.-8.-A. GUILLEMET.
Le Loing, a Moret.

CONSTANTIN FONT.
P,,rtrait de la marquise d'Orgeix.

PAUL ESCHBACH.
Histoire vécue.

HENRI BR!SPOT. - 'Le défilé

HENR I ROYER. - Au pays d'Ar Mor.

a la

sacristie.

JEAN GEOFFROY ..- La voiture

a iine.
Photographies Vizza¿·ona

�,,

STt DES AR'flfiTES FRAN\"AJS

L"!LLUSTRATION

HENRI MARTIN. -

S.HON JIE

1920

8ALON DE

1920

L' 1 L LUSTRA TI O N

La Moisson.

A. DAWANT.
f-'urtrait de M. A. D.

G. BRISGAND.
La favorite (pastel).

F. SABATTÉ.
Cathédnle d' Arras pendan! la guerre.

A. DE BROCA.
Riviere d'Hennebont.
A. TRONCET.
Portrait du général Curé.

JOSEPH BAIL.
La tap!sserie interrompue.

Mn" JULIAN BEAURY-SAUREL.
Portrait du Révérend Pere Sertillanges.

F. HUMBERT.
Portrait de M"" X.

MARCEL BASCHET.
Portrait de Mil• de La Rochefoucauld
(pasteÍ).

J.-M. DUVAL.
Portrait du général Cherfils.
CYPRIEN BOULET.
PAUL THOMAS. - Portrait dans un :ntérieur.
Photographies' VizzaV1Jna.

HENRY JACQUIER.
Portrait de Mm• de W.

EMILE ADAN. -

Les dernieres fteurs.

Femme

a sa

toilette.

A. CALBET. -

Pour le dieu.
Photor,aphies Vizzavona.

�Sri

L•ILLUSTRATION

DES ARTISTES FRAN911S

S.1L01 Df'.

19Z&lt;l
SALON DE

L'!LL USTR ATIO N

1920

Sn\

DES ARTISTES FRANQAIS

1918

GEORG ES LEROUX. - Partie centrale du triptyque • 1918 ! ,

G. LORAIN. -

M. BARTHOLD.
Le bon vivan!.

Automne.

AD. DÉCHENAUD.
Portrait de M. J acques André.

MAURICE GRÜN. -

G. BEFAN l. -

J.·A. MUENIER. -

Dans le pare.

Souvenir d'antan.

E. FOUGERAT. -

Le miroir.

En écoutant Mozart.

l

R. DEVILLARIO.
Chrysis.

A.-F. GORGUET. Photographies Vizzavona

Le verger de Pomone.

AUFRAY-GENESTOUX.
Arlette Dorgere (pastel).

FRÉDÉRIC LAUTH. -

Reverie.

FRAN~OJS FLAMENG. - Fete vénitienne.

EDGAR MAXENCE. -

Vendéenne.

�S"

L' l L LUSTRA TI O N

DES ARTISTES FRANQAU

SALON DK

1920

L•ILLUSTRATION

Mm• N. !NGLESSI.
Le baiser aux fleurs.
R. SUDRE.
Les trophées de Salem.

WILLIAM LAPARRA. - L'ouvroir.

ST•

DES ARTJSTES FRANQAJS

M11 • SUZANNE HUREL.
Le point d' Alen~on.

H. CORDIER.
• Gloria victoribus •·

P. LANDOWSKI.
Le pugiliste (G. C... )

ERNEST DUBOIS.
Paul Déroulede.

L. LEJEUNE.
Ephebe.

r

A. MA!LLARD. - Bacchante.
CL YDE DU VERNET HUNT
Fils de France

Buste de la comtesse de Pourtales.
ANTONIN CARL~ (185! 1919)
·
,

F. COGNÉ.
Victo!'!eux !

D
-

Eternelt:1" ,
li' ocme.

!UX BUST!S ET UN! STATU! FICURANT A L'!XPOSITION

Bust d I C
e e a "º Aimery de La Rochefoucauld·

t

R TROSP!CTIV! Dl! SON Cl!UVR!

PAUL GERVAIS -

H. PINTA.
Portrait de Mgr A. L. R.

Le jardín des Hespérides.

A. SALA-BRAITOU.
Marivaudage.

ANDRÉ MARCHAND.
M. André Calmettes dans le role de Metternich.
Phf'lfographits Vizzawna.

�STll

L'ILLUSTRATIO N

DES ARTISTES FRANQ.HS

8ALON DE

192P
SALON DE

JEAN-PAUL LAURENS.
Byzance.

LÉON BONNAT.
Portrait de Mm• Tsang.

192()

PIERRE LAURENS.
Portrait de M. Georges Diéterlé.
JOSEPH AUBERT.
1871. - Protestataires.

F. CORMON. -

Funérailles d'un chef.

G. ROCHEGROSSE. -

L"fLLUSTRATION

NILS FORSBERG FILS.
Strasbourg. le 14 juillet 1919.

DES ARTISTES Fa,NQAIS

JOSEPH AUBERT.
1918. - Libérateurs.

Du saug ; des !armes.

P.-M. DUPUY.
Portrait du général Pau.

P.-A.-J. DAGNAN-BOUVERET.
Portrait du maréchal J offre.
EMILE FRIANT. -

J EAN LEFEUVRE. - J eux marins.

8"

R. DU GARD IER. -

Lionne.

Les enfants et la mare.

GEORGES SCOTT.
La garde du drapeau.

A. MATIGNON.
Dune fleurie.
Photographies Vizzavona.

A. FAUGERON.
Donneurs de sérénades et beiles écouteuses.

F. ROTIG.
Lions a l'affut.

HENRY BATAILLE.
Le Phalene.

ANDRÉ DEVAMBEZ.
Bateleurs, avenue d'Orléans.

CHARLES LENOIR.
Sous les oliviers.
Photograph1fs V1uavon a.

�L'!LLUSTRATION

8ALON DE

1920

STé DES ARTISTES l&lt;'1tANQAIS

RIDGWAY KN!GHT.
Cendrillon.

FRANZ!Nl D'!SSONCOURT.
Portrait de Madame P. et de ses enfants.

DEN!S ETCHEVERRY.
La Femme aux bleuets.

'11
,

,,

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/
....
L. DE JONC! tRES. -

('-

'

I

PAUL CHABAS. - Sirenes

Dans le coin chinois.

1 '

t
,

,/

JEAN-GABR!EL DOMERGUE
Fernande .Cabanel.
Photographies Vizzai1011a.

LUC!EN

JONAS.

-

« Le Sauveur ».

GEORGES-H. D!LLYÍ916-17).
Portrait de M. Duhem (otage

'

.'

�/ /

$ALON DE

1920

L'!LLUS:rRAT.10 '

SALON DE

MAURICE DENIS.
Décoration pour la chapelle du Souvenir, dans l'église de Gagny.

BERNARD BOUTET DE MONVEL.
Boussigault et André de Ségonzac.

« Lily •·

RA YMOND WOOG.
Lieutenant-général Sir J. A.

V. COSTANTINI.
Romance d'autrefois.

P. MADELINE. -

A. PINOT. -

,_ 10/,ALE DE S BEAUX-ART S

BEAUX-ARTS

Jean

COUNTESS OF WARWICK AND
CHILDREN: BY R'OMNEY

i,

1920

SOCIÉTÉ NATIONALE DES

W. MALHERBE.
M11 • M. Lequien, de l'Opéra.

~ ,t

Paysage décoratif.

Mi" A. KARPEL E:S. -

Offrande.

VAN DONGEN. -

Mm•• L. G.

J.

Photo grapliies Vizzavona.

�;-,iTt

N..\TJON.\LE

L•!LLUSTRATION

flALON ílF.

DE S BEAUX-ARTS

¡-

SALON DE

1920

L'ILLUSTRATION

VICTOR KOOS. -

A. BRUNELLESCH l.
Portrait de S. A. R. le duc d' Aoste.

L. SIMON.
Décoration pour l'église N.-D. du Travail.

P. URTIN.
Portrait de Mm•

J.

Mm• M.-L. COTTON. -

U.

Por\rait de Mm• Patrie.

8Tá NATIONALE DES BEAUX·ART8

Accords champétres.

V. GILSOUL.
La Maison de la grande dame, Béguinage, Bruges.

W. ABLETT. -

Portrait de Mmc X.

I

(
A. DAUCHEZ. - Sauzon.
R. MÉNARD. -

EUG. DAUPHIN.
Matin d'été a Balaguier.
Photogrnphfrs VUza1JOna.

J. CREALOCK.
Le Canapé jaune.

• ALBERT BESNARD~ !talle.
Un ruisseau dans la montagn '

RUPERT BUNNY. -

Courtisanes

a la

campagne.

Les Patres.

JEAN DUVAL.
Paons blancs (panneau décoratif).

CAMERON BURNSIDE. - Toilette.
Photog,aphies Vizzavona.

�L'ILLUSTRATION

Sri

8.UON DE

J92Q

NATIONALE DES BEAUX-ARTS

J.· J. ROUSSEAU. -

La Préférée.

J EF' LEEMPOELS.
Suivant la procession.

L. DAUPH IN. -

ALBERT GUILLAUME. - Le Jugement de París.

JACQUES SIMON.
Paysage avec vaches.

A. WILLETTE. -

L'Automne.

J .·F'. RAF'F'AELLI. - Menton.

AMAN-JEAN. -

lntimité.

Porte de Péronne.

RENÉ CARR ÉRE.
Portraits de Lord and Lady L.

C.-N. LAMBERT. - Belle journée d'été.
Photographits Vizzavona.

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L'ILLUSTRATION

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Da1u le Palais de la Belle au Bois dormant.
Eau,Jorle par DRIAN
pour le., • ConltJ de l'erraull •.

Le jeune pri~ce travene plusieurs cbambres ...

�L' I L L U S T R A TI O N

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Le Mariage de Peau-d'Ane.
Ra11-Jorle p11r DRIAJ\'
¡,,mr leJ 11 Co11fo1 ik l'trrmdl •,

Enfin, de tous les coins du monde d
U en debarque, et la cour en abon e.. ·

·. _,., Y"'
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1

L'ILL U ST R A. TION

GRAVURES DE MODES

A

1 .

.

cédés de reproduction autrement variés et fideles, des
Emile de Girardin, de qui la mémoire
ressources matérielles autrement completes qu'on n'en
demeure a jamais illuslre parmi les hommes
possédait voila un siecle, voila seulement \'ingt ans.
de notre métier, Emile de Girarclin, apr~s
Il n'en faut pas plus
un journaliste jeune, actif,
avoir débuté clans la earriere, en 1828, par
entreprenaut, pour se décicler. Alo1·s, vite a 11ooune !
la création d'un amusant recueil dont se
Et cl'abord, il serait puéril de songer a eréer un
dirnrtissaient eucore nos enfauces, a l'aube
&lt;&lt;
journal
de moeles » si I'on n'est en liaison a\'eC ceuxde la troisicme République, le r oleur, placé
1?~ mémes qui régissent la mode. M. Lucien Vogel eut
sous l'invocation double de Voltaii·e et de
la bonne fortune de rencontrer le plus sympathique
Pabbé Trnblct, fondait l'année sui\·ante la
accueil
aupres des priuces ele cet ernpire aimable et
JJiode, qui dm·ait Ctre, dans son esprit, 1&lt; le
frivole: je cite, d'apres la Gazelte et, selon sa forrégulateur du monde élégant ll,
mule, &lt;( par ordre alphabétique i&gt; Chéruit, Doonillel,
On 1ú1xait pas oublié déjU, nonobstant la
Doueet,
Paquin, Poii·et, Redfern et Worlh.
Charte, les sourenirs de Pancienne monarComme
illustratem·s, il pen~a a ceux qn'on a nomchie, du temps oU un coup d'rnil de Louis
Chapeau et voilette,
més plus ha.ut, plus quelques nutres, Antonio ele La
enfantait des merveilles et oU la plus éléGandara, Carlegle, Georges Barbier, Gosé, Ch. :Martin,
par Gosé.
gante, la plus policée des com-s, donnait
Aodré E. Júarly, Georges Lepape, Maggie ...
le ton a Puni,·ers, impérieusement; M. de
Enfin, les agrégés, les docteurs es élégances auxGirardin moins qu'un autre. Aussi, éditeur avisé, songea-t-il c1€s l'abord a
quels allaienl étre confiées les chaU:es de cetle univerplacer sa jeune feuílle sous un auguste patrouage: S. A. R. 1\Ime la duchesse
sité du bon lon, fureut non moíns soigneusemeut choide Berry daigaa accepler d'etre la protectrice officielle de la ]Iode; des armoisis: on déploya un raffinement de coquetterie a mCler
ries fleurdelysées en estampillerent la premiere page.
11. des éerivains aux précieux talents les amuseurs monHélasl M. de Gil'ardin, si clairvoyant qu'il fftt, n'arnit pu tout prévoir.
dalllS les plus &lt;lllment breretés.
Avant que son aimable gazette ent atteint un an d'Uge, sur.._ Croquis de Sacchetti.
Des proses futiles co=e des bavenaient les &lt;&lt; Trois Glorieuses &gt;&gt; ¡ la monarchie légitime était
,·ardages de boudoirs ou serlies
précipitée. Il devenait bien vain, sinon quelque peu périlcl'idées savoureuses qui y chatoient pareilles a des fils cl'or
leux, de se réc!amer, désormais, de la biem·eillance ele la filie
fin dans une trame de soie pure, sont signées tour a tour
des rois. Emile de Girardin, saus hésiter, veudit la Mode.
Marce! Boulenger et Gabriel Mow·ey, André de Fouquieres
Elle n'abdiqua point. Créée pour représenter, dans le doet Jean-Louis Vaudoyer. M. Benri de Régnier a donné a la
maine de la fantaisie, la rCgle, l'autorité, elle demeura fid8le
Gazette un conte exquis, et ce sage et souriant Henri Bidou,
a son principe initial: en face de l'esprit noureau elle incarna
le snccesseur, an grare rez-de-chaussée des Débats, du po€te
le vieil esprit. Elle se haussa a devenir un journal politique,
des Jlédailles d'argile, n'a pas cléclaigné de préfacer, de préun journal d'opposition farouche, et, par sa crU.nerie, consenter au public la jeune rente, d'en révéler les ambitions et
quit le ch-oit de vivre, de dmer daYantage meme que le régirue
d'en exposer la doctrine.
qu'elJe combattait, a\·ec une place em·iable dans l'bisloire dn
&lt;&lt; On voudrait, écri\'ait-il, recueillir dans ces pages cette
journalisme.
grfi.ce elu temps présent épm-se au Bois, a la comédie, aux
M. Lucien Vogel songeail-il a ce précédent fameux quancl,
courses, aux thés, a un cUner, a une féte, et la prenant toute
a Fautomne clernier, il fonclait sa Gazette du Bon 1'on ·?
\"ÍYe a l'esprit meme de ceux qui la créent, en conserver iei
Ecartons, s'il vous plalt, les arriCre-pensées politiqnes : ñ
la
fraicheur. ))
l'áge qu'a la Gazette, la Mode était descendue déja dans
Aimable programme, et digne qu'ou y applaudisse. Mais
l'arene des partis. Mais toutes les autres ambitions que réalisa
comment le Téaliserl D'une part, eu recueillanl cc les idées
sa devanciere de 1830 sont permises, du moins, la jeunesse
de toilettes inventées par des artistes )) 1 en leur demandant
de la nouvelle venue, aprCs les benreux débuts qu'elle a faits.
des « inventions de parures )) ; de l'autre, en les chargeant
Je vois tres bien son fondateur méditant, quelque soir a la
ele reproduire, en des planches so.igneusement exécutées,
lueur des lampes, sur !elles de ces feuilles volantes que des
Bonnet de voyage,1
&lt;&lt; les toilettes inveutées au contraire par les couturiers et
beautés disparues maniaient jadis d'un doigt inclifférenl, et
par Georges Lepape.
réalisées par eux n, en d'autres termes en lenr confiant le
qui décorent aujourd'hui des boudoirs raffinés, dessins de
soiu de faire « les po1traits de ces toilettes ».
Leclerc, de Denais, de Watteau, de Gabriel de Saint-Aubin,
Pour dire vrai, je n'ai clans la premiere formule qu'une demi-confianee. Si
pour la Galerie des Mocles, croquis enlumiués de Yernet ou planches arrach~es
eerlains
chapeaux imaginés - sans grand effort apparent - par Paul Méras,
au Journal des Dames de Ln Mésang-t'l·e, et se disant qu'a1)l'es tont rien n'emJ.
Gosé,
Louis Strimpl, GeoTges Lepape sont amusants, les quelqnes toilettes
pCche de refaire, pour la délec.tation des anrnteurs de i'aYenir - voire de ceux
sorties
toutes
parées clu cerveau de dessinateurs mC!ne en vogue. sans la collad 13. présent - aussi bien, sinon mieuxj qu'Abel Faivre, Pierre Brissaud, Berbmation
de
l'bomme
de métier, je veux dii-e du couturier, m'apparaissent tres
11
nard Boutet de Monvel, Mnurice l aqnoy, Brunelleschi, ringt autres ont, tout
inférieures en harmonie aux autres, con~ues paT les couturiers seuls. Les artistes
autant que les ce petits maltres &gt;&gt; du dix-huitieme, le sens des élégances francln pinceau et du crayon me semqaises, l'imagi.nation déliée, abonblent manifester pou~ les 1·éalifés
dante et légere, le crayon alerte
un trop superbe cléclain; le proet le pinceau souple ; que, par
céclé d'exéeutiou leur doit paraitre
aillem-s, un homme de gollt qui
assez contingent, - quand tout, au
vondrait tenter l'a\'enturei troucontraiTe, dépencl de lui. D'ahorcl
verait a sa disposition eles pro-

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e.a stlhouette nouvelle, croquis de Saccnett'.

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L'OlSEAU DE PARADJS

Robe d'apr&amp;s-midi ele Dcenillet

Rohe de jardin

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LE f EL'. lJl~S GRACES
Robe tl'apres-midi de Pa.,iuin
JJc.\"sin de George.r Dnrhicr

�L'ILLUSTRATION

ils revent, puis griffonnent. Le Gilles, « grand mantean pour l'hh·er )) 1 de
M. Georges Lepape, de qui le talent est ici hors de conteste, n'est qn'uue ~ittoresqne fantaisie, et quant aux projets de M. Bakst, rien de plus labor1eux,
de plus saugrenu, de plus barbare, de moins f~an~ais surtont. On brftle de lui
crier, transposant :Moliere: (&lt; Watteau, avec deux traits, en dirait plus que
vous. ))
M. Bakst et ses émnles en ce genre onblient que dessiner, ce n'est pas seulement arreter d'un trait une forme, c'est modeler, c'est draper, sans cesse.
En ce moment, il me ressouvient de ces prodigieux cours de costume que
professait naguere, une ou deux fois J'an, a I'Ecole des Beaux-.A.rts, M. Heuzey.
Avec quel art souverain, ch.iffonnant un tissu vulgaire, le maltre dressait sur
l'eslrade Eos se clévoilant, une figurine tanagréenne ou une comédienne de
Pompéi ! Il pétrissait l'étoffe comme un
grand sculpteur la glaise. Or c'est ainsi
que je me représenle l'art du couturier
artiste i ainsi que je le vois, parant de
velours ou de taffetas, de gaze ou de
drap, suivant le caractere meme de la
forme féminine qu'il a devant lui, l'élégante qui se confie a son expérience, a
son tact. Que! peinlre, que! dessinateur,
a moins d'une miraculeuse prédestination, aurait ce don Y
Combien je préfere les spirituels croquis de M. Saccbetti synthétisant, juste
a la limite de la caricature, la Silhouetl{
,wuvelle, cette cocasserie, non dénu~
de charme, de la femme de cette saison
et des deruieres, cette démarche gCnée,
ces gestes bésitanls qu'entrave et retient
la peur de rompre facbeusement un
équilibre bien instable, - ou encore les
interprétations que donnent, de toiletles
eréées par les couturiers amis de la
Gazette du Bon Ton, les collaborateurs
attitrés
de la sémillante revue.
Coiffure de théatre,
Leur ingéniosité s'y révE!le jusque
par Paul Méras.
clans Je cboix des tilres, leur sens esthétique affiné, par la joUesse, Fharmonie, la grace des compositions oll ils p~ésentent les épbémeres chefs-d'muvre auxquels ils ont assumé d'assurer la surV1e.
Car c'est en cela que la Ga-zette d'aujourd'hui l'emporle sur ses devancieres,
et que ses gravnres de modes different de celles dont se contentait jusqu'ici
I'ame ingénue et modérément assoiffée de beauté des tailleuses et des lingeres,
et dont nous ne prononcions le nom qu'avec clédain : étre e, mis comme une
grav1u-e de mode ,,, quelle infélicité !
Ces gravures-ci s'intitulent Un peu d'mnbre, enfin! ... le Jeu des Grdces,
Je suis perdue l'Oiseau de Paradis, la Miniature ancienne, Sur la terrasse,
Ah! 1non beau' cháteau, la Caresse iJ, la rose, Lassitude, Soyez discret, Faites

•

•o
•

SUR LA TERRASSE

.,¡,.

Robes d'aprcs-midi de W orth
Drssin dr lamrs Gosé

entrer ! ... et done, elles ont « des sujets n, tont comme des tableanx. Et il en est
de purement exquises, - la Coquette surprise de Wortb et .A.ndré Marty, entre
autres. On jugera, par les quelques reproductions que nous en donnons, de
!'esprit qui les anime .
Je vois tres bien des pages comme les Tro-is 'Tobes neuves, reproduites ici,
oii M. Georges Lepape a évoqué, avec un narquois humour, la stupéfaction
d'une famille bourgeoise et un tantinet arriérée, devant les fantaisies d'aujourd'hui, comme le Mariage au chiiteau, parfait spécimen de l'art sobre et
aristocratique de M. Pien-e Brissaud, ou comme la Fenime au paravent,
« mantean de cour » par A.bel Faivre, pieusement recueillies par un &lt;e curieux »
de Pavenir, et, savamment encadrées, souriant aux murs ele quelque petit salon
intime...
L'art, le soll.1 avec lesquels sont exécutées ces images leur conferent tous les
litres a cet enviable houneur.
Si, pour l'interprétation des dessins, on a renoncé a la gravure sur bois,
on demeure fidele, a la Gazette, qnant au coloriage des planches hors texte,
qui abondent dans chaque numéro, au patron ou pochoir. Man.ié par des artisans experts, il produit des fac-similés étonnants de perfectiou, et appareote
un peu plus, s'il se peut, aux muvres du di.-x-huitiCme, ces produclions de
contemporains. Et si les harmonies en sont parfois un peu vives, c'est un
défant léger que se chargera bien de corriger le temps; quelques déjeuners de
soleil remettront tout au point.
Encore que cette aimable revt1e n'ait pas atleint le terme de sa premi€re
année, les premieres toilettes qu'elle fixa out déja je ne sais quelle mélancolique
saveur de choses désuetes, passées, - tant sont fugaces les caprices de l'éternel féminin ! Et déja l'on a le recul suffisant pour juger du style des coull)riers en vogue, comparer la maniere Uiéatrale, affectée, tarabiscotée de celu1ci, au genre simple, clair, logique, de pure tradition fraw;;aise, enfin, de ce!
autre.
Aussi bien, la Gazette prétend-elle ne point borner l'exercice du magistCrc
qu'elle ambitionne au seul royaume du chiffon. Si elle prom€ne son coup d'ceil
sonvernin sur l'une apres l'autre des provinces de ce capricienx empire, si tels
des exég8tes expérimenlés que j'ai nommés commentent tour a tour, avec le
sérieux qui sied, le dogme de l'ombrelle et celui du bonnet de nuit, discntent
l'évangi1e relatif aux pendants d'oreilles et celui qui a trait a la cravate, si
un esprit bardi, meme, s'aVenture jusqu'a consacrer un chapitre aux « alentours,
pourtours et dessous &gt;i - honni soit qui mal y pense - d'autres suivcnt 1~
1
fantas9ue mo~e au tbé&amp;tre, aux premiCres tapageuses, aux grandes ventes, q~
sont brnn auss1 de leur ressort. Et leurs consultations leurs arrets, leurs mom~
'
'
to1res, au nom du Bon Ton, sont imprimk, chaque ruois, dans la plus class1que
et la plus seyante typographie qni soit : car M. Lucien Vogel travaille bien plus,
peut-etre, pour les bibliophiles que pour les snohs. Et c'est cela qui recommande
a Pattention sa si jolie revue, c'est pour cela que L'lllustration toujours R
l'affj¡t _eles choses actuelles, neuves surtout, sympathique aux efforts vers la
perfection dans un dornaine qui l'intéresse entre tous puisqu'elle y a sa bonne
pl~ce, devait a ses traditions d'applaudir a ces capti;,antes images, a ce texte
élegant, a tant de « bel ouvrage n.
'

LA

....
MINI ATURE

ANCIENN E

Robe de diner de Redfern
D,.,.rin d, B,,rnard B d, Mon~,I

GUSTAVE BABIN,

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                    <text>.-426
_, -

Nº 3612

18 MAl 1912

L'ILLUSTRATION

L.-H. MARQUESTE.
Pastorale.

A. TERROIR. -

BOURDELLE.
Pen6lope (Société Nationale).

PAUL AUBAN.
La source (fonlaine).

Vision antique.

H. LOMBARD.
(La Ville de Paris •·

L. CONVERS. - L' lnspiration et l'Har¡nonie.

PERRAULT-HARRY.
La mort du cerf.

CHARLES VINCENT.
Carmen.

�Nº JC&gt;12 •

18

)fAI

LA SCULPTURE AUX DEUX SALONS

19)2

H. BOUCHARD. - Le défrichement.

I

IN J ALBERT. - Muse consola trice.
(s,c Nat.)

E. FONTAINE. - Danseuses.

ALFRED BOUCHER. - • S'il le faut •·

A.-J. LE DUC.
Un compagnon de du Guesclin,

JEAN DE POUILLY.
Jeanne d'Arc a cheval,

a Cocherel.

G. GARDET. - • Hallah ,.

425

�L •I LLUSTRATION

•
•

Les Fetes de la Victoire,

il

y a un an : départ du Défilé Triompl1al, Avenue de la Grande-Armée.
Pei11t11re ,l fo ,901tacbe íJe CHARLES JJ/TVENT;

•

�Le Déillé Triomphal du 1 4 Juillet
º.

,

L

cemture a la gou/llflf

:

devant

l'Eglise de la Madeleine.

HdRr,Rs nur;,r;oNT.
r »

·

�I,

L' I L LUSTRA TI O N

L'JLLUSTR/\TION

Le Yang-Tsé-Kiang, pres de Chang-Ha1: c'est Londres et la Tamise. mais dans une atmosphere d'or...

Apres trois jours ele mer. loin encore ele J'estuaire clu Yang-Tsé-Kiang, la
multitucle des bateaux annonce l'approche de la grande voie fluviale; des ilPs
basses et grises émergent de tous cotés, se confondant presque 2.vec l'eau.
8i la Uhine o bien souvenl ins7Jiré de piUoresques descriptions d des voyageurs ~otre vapeur, le Sakio-,llaru, remonte depuis trois heures, de toute la puisou d des écrivains curicux d'impre.~sions exotiques, elle n'a pas encore lenté, comme sa.nce de ses machines, lorsque brusquement surgit ele la brnme, a.u loin, une
elle le méritait, le crayon ou le pinceau des artisles. Jll. Le Riche, le peintre et ville énorme. une cité européenne; et le spectacle qui s'ofíre a mes yeux me
dessinateur bien connu, qui a conc-u el réalisé l'heureu.c projel d&lt;' la visiter, l'an rappelle quelque chose de déja vu : c'est Londres et la Ta.mise, mais clans une
tlernier, en a rapporté une ample et be/le moisson de croquis don/ il ri défa, a atmosphere d'or... Tout accuse cette singuliere oppoRition de l'Occident a
r/pux reprise.~. distrail quelques-uns pour nos lecteurs
el des études plus pous- l'Orient : les cheminées des steamers crac:hnnt la. fumfr sm les hautes jonqtws
seés, a l' huile et d l' aquarelle, dans lcsquelles il a su rendre toutes les /antaisies .\ voiles earrées. cl\m rouge sombre, la merveilleusr h:irmonil' &lt;l&lt;' c:t's batea.ux
de la couleur, si diver.~es ld-bas, et les ieu.c intensPs de l&lt;i lu111iere orienta/e. C'est jaunes avan~ant a la voile ou que menent a la rnme les Rampagniers ,·etus
une suite de ces études que nous reproduisons ici, avant l'exposition ou elles de turquoise, produisent une étrange, indéfinissable impression.
1:ont étre, prochaine111e11t, réunies. Elles sont accompagnées de quelques notes
Dans ces tableaux mouvants qui se renouvellent sa.ns cesse, le Sakio-Jlaru
écriles, au couranl des impressions, 71ar le Nyayeur.
mancnuvre pour aborder. ll y a denx Yilles européennes a Cbang-Hai, la franExécutées au commencement de l'année 1911, avant la crise qui, en quelques l¡'aise et l'internationale. - ou, plus exactement, l'a.nglaise. Bien baties, percées
111ois, a transformé l'empire jau ne, ces co111positions fixenl des aspecls de la vieille de larges avenues, elles ne se différcncient gucre que par la police, faite, dans la
Chine, de la Chine traditionnelle, qu'il fallait Jieut-étre se háter d'enreyistrer. premiere, pa.r de petits Annamites eoiffés d11 chapean en galette, d'une remarquable correction, clans la seconde
CIIAXG·H.\i E1' SOX PORT
par de gi~antesques sikhs aux turA.pres avoir quitté )loscou.
bans multicolores. A coté s'éleve
t¡uatorzc jonrs de voyage a travers
la ville chinoise, qni a dépassé ses
les steppcs glacés de laSibéric m'ont
antiqncs limites, et s'étend it l'ouest
couduit au bord de la mer ,Jaune,
sur les borcls du Houang-Pou. Entre
dans cette triste et morne Dalny,
ces cleux cités, mitoyenncs et si disbanale et incolore. De n, jr pourrai
tinetes, il n'y a cl'autres barrieres
gagner la cote voisine, qui est a
matérielles qu'une vieille mura.ille
quatre jours de traversée. Car je
délabréc et un canal empuanti d'impréfcre abordcr la grande Chine par
moncliccs ; et cep&lt;'nclant la scission
Chang-Jfai, qui st'ra ma premiere
est extrnordinairement nette. Auétape.
cune pénétmtion d'un monde a
,Je quitte Dalny par un temps
l'autre. A peine franchie la porte
ra&lt;licux. Le froid cst vif ; eles ilots
bass&lt;' et sombre de la ville chinoisr.
ele gbcr, oú les moucttes viennent
on se trouve transporté a milll'
se poscr, errent da.ns le port. Bienlicues dl' tout !
t&lt;Jt les hautes montagnes, couvertes
Singulicre Yillc, construite suide ucige, qui portent, visibles sur
vant une eonception des formes exleurs flanes, les rudes balafres de
térieures qui 11ous étonn&lt;'. VisionH
la guenc russo-japona,ise, et le prou'une harrnonie xoutl'nuc par la
montoire &lt;l'un bien intense &lt;lenicn·
rutilance eles la1¡u&lt;&gt;s rougcti, le roux
ll'c¡ucl se clrvinr Port-:\rthur.&lt;lispasombre clPs l'll&lt;'lil'K :'t prine rchiirft's,
Assises sur le bord de leurs pimpantes charrettes, les fernmes mandchoues
rnissent ;\ l'horizon.
sont jolies sous le maquillage...
t'&gt;c·ht drs fa&lt;""~ !-1' cl{·t:whant &lt;'ll or

IMPRESSIONS DE

Les Fetes de la Victoire (14 Juillet 1919) : le Général Mangin, en tete de l'Armée Coloniale,
passe sous l'Arc de Triomphe et salue de l'Épée.
Peinlure

a

la gouache íJe CHARLES DUVENT.

CHINE

�L' 1 LLUSTRATION

L'JLLUSTRATlON

Le port d'Han-Kéou vu du haut des marches qui dévalent vers la berge du grand fleuve.
Le temple du Ciel se dresse, au milieu d'un pare, sur une vaste plate-forme de marbre ...
sur le fond rembrandtesque des boutiques ademi obscures... , tout est un émerveillement pour les yeux. Je commence ici ma moisson de souvenirs. Toute la
&lt;lifficulté réside dans le choix. Il faut essayer de faire percevoir le charme des
&lt;.:hoses vues, et faire le départ entre le beau et le bizarre, qui voisinent ici, et se
confondent bien souvent; il faut, en quelque sorte, controler, classer ses impres:;ions, et échapper aJasédnction d'une ambiance parfois troublante, déformante...
l'Í!KIX, LE TE)ll'LE DU CJEL
E1' LE PALAIS D'ÉTf;

.. . Pékiu, ville étrauge, d'un
tracé de grande capitale et d'une
saleté de village. Ici, tout est
contraste et bizarrerie : étincelantes et somptueuses devantures sculptées a jour, intérieurs
nauséabonds et délabrés; aveuues la.rges, d'une belle proportion, bourbeuses a la moindre
pluie et couvertes de poussiere
des qu'il fait sec. Et polll'tant
cette cité capricieuse est inoubliable. La clarté nacrée du ciel
ele Pékin se détache encore plus
vive sur ses gigantesques murailles, tandis qu'au loin le
cercle bleu des montagnes mongoles auréole l'borizon d'azur
sombre.
Les habitants sont d'un pittoresque de coulelll's et d'attitudes iuattendu. Qu'elles soient
a pied ou assises SUI le bord de
lcill's pimpantes charrettes, les
femmes mandchoues apparaissent jolies sous le maqt1illage,
élégantes de silhouette et d'a.1lure. Haut perchées sur leurs
:;O&lt;'&lt;]tlf'R, vetues de la longue robe

de soie blanche ou me.uve, toutes fardées et coquettement parées de fleurs,
séduisantes en leur grace un peu enfantine, elles vont par groupes da.ns les
pittoresques marchés, fumant leurs petites pipes, riant aux éclats, croquant
a belles dents l' odorant lin-soui, qui est leur friandise préférée.
L'impression la plus rare, celle qui reste, da.ns ma mémoire, la plus éblouissante, ce sont les temples qui me l'ont donnée. Le calme, le recueillement de ces
pares encadrant de vert les plus
beaux monuments d' architecture
chinoise qu 'il soit possible de
contempler, de ces vastes enceintes, ou des chemins de
marbre aux dalles disjointes
conduisent au temple élevé sur
sa blanche terrasse, sont infiniment doux et reposants. Tout
est ruine, ou presque tout, et
il faut se hater, avant l'effondrement définitif, d'enregistrer
cette admirable vision, de subir
l'enchantement des rouges jadis
éclatants, aujourd'hui estompés
par le temps, d'admirer les
grandes peintures mUiales aux
inlassables processions, les colonnes de bois d'un diametre
énorme, dont les sommets vont
se perdre dans la demi-obscurité
des plafonds.
Parmi toutes ces demelll'es des
dieux, le temple de Confucius,
le temple des Lamas, le temple
du Ciel surtout, m'apparaissent
comme les plus merveilleux. Le
temple du Ciel, d'une conception
grandiose, est le seul, je erois, de
son type au monde. Il se dresse,
au milieu d'un pare, sur une
Tout au bout de la piece d'eau du Palais d'Eté, la célebre jonque de marbre
vaste plate-formr el&lt;&gt; ma.rbre.
apparait comme une véritable demeure flottante ...

Petit et circulaire, il semble énorme, tant les proportions en sont heureuses ;
et cette impression de grandeur est encore accentuée par la disposition des toits
étagés, qui vont en diminuant a mesure qu'ils sont plus proches du sommet.
L'effet tres inattendu des tuiles bleues qui les couvrent sur le ciel bleu est d'une
délicieuse harmonie. Un peu plus loin, s'éleve une autre terrasse, qui supporte un
seul autel : c'est la que l'empereur vient officier en plein air, en communication
directe avec le Ciel, son
pcre.
On s' arra.che difficilement au cbarme exotique
de ces lieux, incomparables
dans tout l'Extréme-Orient.
En vérité, le peuple qui a
été capable de concevoir
et de dessiner Pékin et ses
temples, est un peuple de
grancls artistes.
... A quelques kilometres
Pékin, sur le
Houang-Chéou-Chan, &lt;&lt; la
montagne des dix mille ans
de longévité &gt;&gt;, le Palais
d'Eté, construit pa.r Youg
Tcheng au bord d'un lac
artificiel tout serti de marbre blanc, étage ses terrasses
couvertes de pagodes, que
couronne un vaste pavillon
aux tuiles d'uu jaune éclatant. Vu de la petite ile qui
surgit a.u milieu du lac,
I' ensemble ne manque pas
d'une réel!e grandeur. Tout
au bout de la piece d'eau,
la célebre jonque demarbre
- étrange fantaisie d'un
empereur qui ne voyage

jamais - apparait comme une véritable demeure flottante, dont les refiets
tremblent au moindre souffle. Plus loin s' éleve le délicieux pont impérial, ou
seul le fils du Ciel peut cheminer. C'est une élégante construction de bois
laqué, aux tuiles vernissées, posée SUI des piliers de marbre blanc.
Un pare parsemé de merveilleux animaux de bronze, aux formes hallucinantes et fantastiques, et planté de ces arbres il, fleurs dont raffolent les Chinois, environne cette somptueuse résidence, que l'on
voudrait voir peuplée de
ricbesrobesjaunes de cour...

a l'ouest de

Le pont impérial sur le lac du Palais d'Eté: c'est une élégante construction de bois laqué,
aux tuiles vernissées, posée sur des piliers de rnarbre blanc...

HAN-KÉOU,
LA CITÉ DU TRAFIC

... Douzecents kilometres
en bateau sur le Yang-TséKiang séparent Chang-Ha1
de Han -Kéou. )le voici
dans la grande cité de trafic,
aux rues encombrées d'une
active multitude. La ville
elle-meme domine le port,
auquel on descend par
d' énormes escaliers. Du
haut des marches qui dévalent vers la berge du
grand fl.euve, le regard
s'étend sur un des spectacles les plus étrangemcnt
colorés qui se puisse imaginer : c'est une invraisemblable agglomération
de jonques &lt;'t cl'hommes.
Je ne fais que passer u
Han-Kéou, mais j'en rapporte la curieuse vision de
ces quais grouillants, contre
lesquels s'aligncnt, en rangs
serrés, les na.vires jaunes...

�L'ILLUSTRATION

U;ie femme mandchoue, haut perchée sur ses socques.

Un acteur chinois en travesti.
COSTUMES

AtTEURS ET DAXSEUSES

DE

VILLE

ET

DE

Une danseuse chinoise sur la scene.

THÉATRE

La danse, peu agitée, est accompagnée d'une musique étrange aux moclulations
étonnamment caressantes.
Dans la salle, il n'y a que des loges découvertes. Plus de mystcrr : on cst, il
est vrai, entre Célestes, et les visages blancs sont rares. C'es sortes ele petits box
carrés sont occupés par de riches Chinois et leurs famillcs. Ici, les femmes sortent avec leur mari et leurs enfants : vetues ele longues robes, leurs cheveux
noir bleu plaqués sur la tete et parsemés de perles, ces gracieuses personnes
fument de minuscules pipes et boivent sans discontinuer clu thr, qui parfumc
l'air de son arome.
Tout ce monde est gai, poli, familier sans trivialité.
Combien ce public aimable et discret est différent de celui qui fréquente
certains théatres plus popu.laires, d'un moindre confort, ou se jouent, devant
une&lt;&lt; salle&gt;&gt; vibrante a souhait, des pieces héroiques illustrant sans art des épisodes de l'histoire nationale, ou des farces d'un comique tres appuyé, souligné par les gros rires des
assistant:,, - le tout présenté dans des décors aux
tons violents et durs,
et accompagné d'une musique assourdissante.clont
les éclats résonnent fa.
C'heusement aux orcille~
drlirates. .. ki, le sp&lt;'C·
tac le est plus ra ífiné, et.
s'il demeure étrange anos
yeux cl'Européens, notrc
sensibilité s'y adapte.
J'ai pu pénétrer dans
les coulisses, ou les actems et les figurants s'habillent et se cléshabillent
dans le plus extraorcli11aire tohu-liohu. Le chatoicment des étoffcs ele
soie a, la lumicre des lampes, l'éclat eles maquillages, tous ces ors, ces
rouges, ces jauncs, font
une gamme de couleurs
d'u11e éclatante harmonie... Et ma soirée au
théatre de Chang-Hat &lt;,'achcve sur cette inoubliable impression.

... Ce Reir, en compagnie d'un interprete chinois et d'un lieutenantfran~ais,
je suis alié eutcnclrc les acteurs les plus réputés et voir les meilleures clanseuses
ele Chaug-Hai.
Les Chinois sont grands amateurs ele spectacle.:;. II cst rare qu'un théatre.
ici, ne fassc pas recctte, et certains artistes sont payés a Wl taux qu'envierait
plus d'une vcdette de nos sccnes parisiennes. lis sont cependant, par une bizarre
contradiction, fort méprisés, et placés, dans la hiérarchie socia.le, encore audessous des perruquiers, qui doivcnt a l'obligation de se tenir debout aupres
de leurs clients - fussent-ils les plus infimes des coolies - une mésestime
générale. Car, en Chine, le fait d'etre assis, ou mieux, couché devaut quelqu'un
constitue une supériorité manifeste, dont notre Fígaro a natte sera toujours
privé, - sans pour cela avoir, comme son compagnon de disgriice, le coméclien, la chance d'une
compensation pécuniairc.
Le programme comporte deux parties
cl'abord, une piece moclerne. aux intentions génércuses, guia pour objet
de montrer la déchéa,nce
du fumcur d'opium et
d'exaltcr l'idée de patrie,
- nom; sommes en ¡anvier 1911. Ce sont des
hommes qui tiennent indi:;tinctemen t les roles
eles cleux sexes. Le principal artiste, qui n'a pas
de natte, est vetu a
l'européenne. Succes tres
vif.
La seconde partie est.
une sccne dans le mode
antique : splendides costumes, figuration nombreusc, sujet totalement
incompréliensible pour
moi. Les intermcdes, que
je prrfere au fatras chaotique clu spectacle, sont
rcmplis par d'adorables
clanseuscs, dont les robes
somptueuses se détachent
:-ur un foml de Roie unie.
Un marchand de volailles,

a Pékin.

II. Lis HlCHE.

�Venus entouree de petits Genies.

DeMin de la col/1clio11 Cbevrier.

au
On considérerait comme une faute de gout de ma part si, au seuil de
ces pages consacrées a la gloire centenaire de Prud"hon, que M. Henry
l.apauze célebre clignement au Petit Palais des Champs-Elysées en montrant
ses reuvres, je ne me pla&lt;,ais pas sous J'invocation de M. Anatole France. 11
publia ici meme, en effet, dans le numéro de N"oel de J'année 19u, les pages
les plus justes qu'on ait jamais écrites sur ce maitre de la sensualité et de
la tendresse. M. Anatole France nous donnait la, par avance, le sentiment
de ce que pourrait etre un jour le livre qu'il projetait alors d"écrire sur
Prud'hon et en vue de quoi il avait déja réuni beaucoup de notes. Les
amenera-t-il jamais, ces documents, a la lumiere !impide, a la forme tranquille
et détendue sans laquelle un volume, füt-il plein d'érudition, demeure un
volume et ne sera jamais un livre? 11 reste a !'historien de Jeanne d' Are, au
romancier de Jéro111e Coiguard assez de verdeur d'esprit, assez de graces
déliées de la pensée pour réaliser, entre autres, ce projet dont l'exécution nous
procurerait sans aucun doute les memes joies que les Dieux ont soif.
Dans les pages qu 'il confia naguere a L' Jllustratio11, il nous esquissait en
souriant la vie de cet artiste, fils d'un tailleur de pierre, sa naissance a
Cluny, pres de l'abbaye bénédictine, en 1758, ses études chez les moines
et chez le curé de l'enclroit, ses débuts encouragés par ceux-la memes qu'on
repré~ente souvent comme des iconoclastes, son mariage déplorable, mais
régularisant la situation d'une jeune filie qui avait pris en attendant, commc
eüt clit Saint-Simon. un pain sur la fournée, son apprentissage chez le
i&gt;culpteur Devosges qui fut aussi le maltre de Rucio'!, son arrivée a Paris et
son penchant pour M11• Marie, dont J'amabilité lui faisait oublier 1"11umeur
de sa femme, son séjour a Rome oú il copia, pour
ks Etats de Bourgogne, une « machine a fracas »,
le plafond ele Pierre de Cortone, son goút de la
~olitude, son retour a París avec íemme et enfants,
ges succes, sa décoration par l'empereur auquel
il se ralliait comme tant d'autres, apres s'etre rallié
á la République, son élection a l'Institut, ses
malheurs, la folie de sa femme, son amour pour
11 11 • Constance 11ayer, son él.!ve, le suicide de
celle-ci, enfin sa vie se trainant jusqu·a sa mort
en 1823, dans l"ohsession de ce souvenir tragique ...
Le triomphe lui était venu en 18o81 avec le
iameux tableau de la Justice et lo. Ve11gea11ce divine
pours11iva11t le Crime, que possede le musée du
Louvre. On raconte que l"idt'.e lui vint de ce
ta bleau en entendant un jour, dans un diner á
l'Hótel de Ville, cette citation des vers d'Horace :

Raro a11tecede11tem scelestum
Deseruit pama.
Dans cette langue concise, dont on comprenait
alors les finesses et qu'il n'ét1i, point ridicule de
savoir ni de citer au cours cl'un plantureux repas.
tout y est. Raro, rarement. 1'oujours. Fatalité.
lrrévocable avenement de la onnition pour le criminel. Etroitesses de la poursuite. JI entend derriere
luí le grand vol de l'archange punisseur, la
sombre malécliction qui lui remplit l'oreille ainsi
qu ·un bourclonnement, les ténebres qui obscurcissent sa vue et font vaciller a ses yeux la
1 éalité clu monde qui était si beau, si clair, quancl
lui-meme était pttr. A11tecedente1,1 sce/estum. Le
crimine! marche devant; il ne marche pas en avant,
mais il fuit, il fuit l'épouvante. Raro deseruit pa:na,
rarement la peine a manqué son homme. 11 a
beau fuir rapiclement, il s'essouftle, son pas s'alourdit, la terre l'appesantit, le retieut a elle pour se
faire la complice du chatiment. P(Cna, la justice
divine. Gorgone aux cheveux dénoués et flottant
au vent, emportée dans un vol de victoire ailée.

1

.Petit Palais .
l'reil agrandi par la colere, la bouche ouverte comme pour clamer une
Marseillaise, le' cou svelte et nerveux, le nez grec, le visage retourné en
arriere pour guider les coups de la Vengeance armée d'un glaive. Elle
evoque a mes yeux le souvenir de Lucile, sreur de Chateaubriand, fuyant
clevant la tempete sur la lande sauvage ele Combourg... A terre, le corps
d' Abe! assassiné, inerte, mais sur Jeque] la !une dépose, comme une touffe
de lis blancs, l'offrande paisible de ses rayons.

Malgré que Prud'hon donnat, pendant quelque temps, dans le travers un
peu naif des idées révolutionnaires et qu'il en eut contre « le gout de la classc
des hommes paresseux », il maniiesta toujours une prédilection pour les sujet,;
amoureux et aimables, et c'est par cela seulement, et superficiellement, qu'il
se peut rattacher au dix-huitieme siecle ot't il fait figure, réellement, d'isolé.
Zéphyr ; l'Amo11r caressé avant de blesser ; /'Amour réduit a la raison ;
l'A111011r séduit l/Jnnoce11ce, le Plaisir l'e11trafoe, le Repentir suit ; le Cruel
rit des pleurs qu'il fait ·verser ; Daplmis et Chloé : autant de titres qui, sans
que nous voyons ce qu'ils désignent, nous suggerent assez bien la galanterie
du dix-huitieme siecle dans ce qu'elle a Lle fade et de maniaque.
Mais pa~sez la barriere de cette formule, regardez l"reuvre. Comme le
vienx theme usé est rajeuni, excité, affermi par la sensibilité de l'artiste qm
recrée chaque mythe et l'éprouve avec une émotion si fraiche que celui-ci en
est cemme _renouvclé ! Le secret de cette résurrection, de cette renaissance
des ancicns dieux, il faut le chercher non pas au dehors, mais au dedans de
lui-meme. C'est une introspection qui régénere la fable et lui donne cet
accent tragique d'un roman vécu. Prud'hon n'a
qu'a regarder en lui-meme, dans sa vie douloureuse, dans ses débuts difficiles, dans son mariage
lamentable, dans sa tendresse passionnée pour _v
trouver le sens profond des parabolcs dom le
monde ne sait plus que balbutier machinalement,
1
du bout des levres, l'expression litté1 ale. A la
clarté de cette lampe intérieure, comme tout
s'éclaire différemment ! Au lieu d'une sentimení:alité pour dessus de pendule, d'une sensil,krie pour
gravurcs en couleur se faisant pendant de chaque
cóté d't:ne cheminée, de mignarclises pour pctits
contes Ebertins et licencieux, voila que nous
percevons Je frisson qui transforme et purilie la
lourde sensualité. On le dirait des cet instant
cotnme réchauffé a la Aamme de l'alchimie, allégé
par un culte ésotérique, dans un cerde d'initiés.
spiritualisé et concluit a l'extase par &lt;les paroles
magiqucs.
L'approche des etres destinés l'un a l'autre, la
subtifü¿ de leur premier contact, la délicieuse
fragilité de leurs impressions initiales, l'élan p:·ogressif et mutuel ele leurs corps, les reverie~ par
lesquelles une femme cherche a justifier un geste
contraire a ses habitudes de pudeur, h délicate
réserve qui donne plus ele prix a son abandon et
le rend plus désirable, la mélancolie des amants
séparés !'un de l'autrc, le nuage ,l'ombre qui
semble passer sur leur visage, cet aspect livide,
exsangue de leurs chairs, comme si .:!n effet le
sang ~e retirait ele leurs veines ou que leur
creur cessat de battre quancl un doute effleure leur
ame ...
Que nous voila loin des gestes de l'amour fixés
par un crayon complaisant dans l'arabesque un peu
riclicule de l'extase cl'tm instant ! Une émouvante
pulsation ennoblit les altitudes des amants et nous
1
croyons les voir, non plus tels qu'ils sont en général
clans la vie, mais dans l"image qu'ils se forment
par a vanee ele leur abanclon et aussi dans celle,
La Danseuse au triangle,
déja
Yoilée par le regret, estompée par l'oubli,
Colleclio11 Deli,¡,md.

-,

_.j

�L' lLLU~TRATlON
, C ,
d ·t D hnis pour se dévetir
ap
.
l' d
q u'ils en gardent. La caverne ou hloe con U1
·
E 'b
'est pomt on e
devant lui est aussi une caverne du n01r re e. e ~
,
fraiche d'un ruisseau !impide, a la clarté du jour des v1vants, ou elleb va
baigner comme dit le conteur, son beau corps, mais l'eau d'un fleuve som re,
déroula~t ses méandres au pays mystérieux de l'au-dela. Les corps nus ne
sont pas ceux des athletes vigoureux qui se découpe~t en ro~d~-~osse da~s
)e plein air et dont on peut circonscrire de tous P?_mts 1~ reahte palpa~ e,
mais celle des figures qui s'estompent dans la lum1ere pale des bas-rehefs
funéraires, sur le marbre a peine entaiilé des steles que ca~esse ,un~ ombr_e
envahissante et subtile. II semble que Prud'hon, dans son reve d arhste, ait
erré plus volontiers le long de la Voie ""."pp'.enne bordée de tom~eaux,. ~u
dans les cimetieres de l'Attique qu'envah1t I acanthe, que dans les mu~ees
011 triomphe la froide et trop énergique gesticulatio~ d'une_ f~ule de gymnast~s
bien portants. II se plait au crépuscule du souvemr et, s1 _l on pense parfoi~
devant ses reuvres aux petits poetes de l'école d'Alexandne, on songe auss1
que leurs poemes les pl~s p~rfaits ,é~aient écrits dans la forme courte,
ramassée et fixe qui conv1ent a une ep1taphe.

c

de langueur. Les Italiens ont un mot qui définit admirablement cet air
Junaire, sélénite : morbidezza.
Cynthie, pour Chateaubriand, n'était autre que Mm• de Bea~mo~t; Prud'hon
songeait a Constance Mayer; la méme pensée d'une fe~me mfimme~t ,tendre
et mélancolique emplissait leurs creurs, enveloppant d ~ne ombre legere les
formes du peintre, cependant qu'elle mettait une sourdme aux rythmes trop
éclatants de l' écrivain.
Mais l'imagination amoureuse et triste qui inspire pe~t-étre Chateaubriand
obsede et poursuit Prud'hon. II introduit _dans ~es mo1~dres choses de son
talent une note affectueuse qui vaut la peme qu on la s1gnale, par le temps
qui fuit, et l'on ne peut étre qu'étonné agréablei_nent, au~ourd'hui que
l'émotion n'a plus cours a la Bourse, quand on vo1t un arhste rapporter
tout dans la vie a ses plus cheres affections. II va jusqu'a composer pour
Constance Mayer, qui ne fut pas que son amie, mais s?n éleve, le ~rojet
du tableau le Reve dii bonhe11r qu'elle exécutera et qui est au musee du
Louvre.
J usque sur ses portraits d'hommes qui ont sou~ent cett_e . exp;ession
égarée qu'il admirait sur le visage de Jésus,. dan~ la Cene ~u d1vm Leona:d,
il réussit a projeter un peu de son ame pass1onnee. Quand 11 montre la reme
Hortense et ses deux fils, il met je
ne sais quoi de fébrile dans l'effusion
maternelle, et il n'a aucune peine
a célébrer l'Apothéose de Racine,
ce génie de la calme volupté, dont
la touchante figure d'Andromaque,
a jamais illustrée de nos jours par
Madame Bartet, a plusieurs fois
requis sa main et ses crayons. A
peine, oh I a peine pouvons-nous
découvrir une intention d'ironie
dans Vémts, l'Hy11um et l'A11101ir.
L'Amour est endormi sur les gcnoux de Vénus ; est-ce la faute
de l'Hymen, dieu du mariage ?
Prud'hon, mari malheureux, a-t-il
voulu se venger par un\! allusion
a peine indiquée ? Je préfere ne
voir dans cette reuvre, ainsi que
dans sa Marguerite, que l'adoration
de la nudité qui s'éclaire mystérieusement, ainsi qu'en un tableau du
Correge ou du Vinci, ses maitres
avoués et préférés...

Je ne sais pourquoi, ou plutot je sa1~ bien que c'est la une équivalence,
mon esprit rapproche invinciblement Prud'hon de son contemporain
André Chénier. Je dirais presque
volontiers qu'il fut l'André Chénicr
de la peinture. Il semble qu'a peu
pres a la méme époque, un méme
dégoüt ait envahi deux hommes
rares pour la rhétorique des assemlilées populaires, pour l'éloquence
citations, pour le psittacisme grécoromain des avocats de la Convention, qui se souvenaient encere de
leurs études classiques dans les
colleges religieux de la monarchie
expirante, pour les ci-devant qui
faisaient de la surenchere politique et dont le passé revenait
a chaque instant sur les levres,
comme un désaveu involonta1re.
Chez le peintre, ainsi que chez le
poete, il y a le méme joli et fin
sentiment de l'antiquité, non pius
verbale comme dans les discours et
les tragédies fabriquées de l'époque,
non plus formelle et canonique
Prud'hon fut avant tout un maitre
comme dans les tableaux de l'éccle
de la tendresse inquiete, mais cette
de David. L'ame de Virgile, surinquiétude meme qu'il ajoutait a la
tout celle du quatrieme chant de
sensualité du paganisme indifférent,
l'Enéide, revit dans ces composic'était une notion qui lui avait été
tions comme dans ces poemes a
inculquée tout jeune quand il était
peu pres contemporains. Oui, je
chez le bon curé de Cluny, puis
sais aussi que Chénier mourut sur
chez les moines de la grande abbaye
l'échafaud, tandis que Prud'hon se
donna entierement aux idées noubénédictine. Le musée de Dijon
velles. Au moins peut-on dire qu'il
possede précisément une tete de
les accréditait par son mysticisme
Vierge oú l'on surprendra, avec les
naturel et qu'il les embellissait de
secrets de sa facture, de sa techsa sincérité.
nique, de son travail, comme un
Il est un autre écrivain auquel je
souvenir de Léonard de Vinci, de
pense quand je regarde un tableau
sa grace énigmatique, de ses attiPortrait de M. de Mesmay, par Prud'hon.
de Prud'hon : celui de la Lettre
tudes penchées et fuyantes, et aussi
Collection Euouard Dedjodl!éd.
sur la Campagne Romaine, Chales plus subtiles intentions d'un
teaubriand. Rappelez-vous le début
esprit ou la sensibilité chrétienne
de Cynthie : « Que ce tombeau ne
s'unit aux effusions de l'anthologie
vous cause aucune épouvante, c'est celui d'une femme jadis aimée comme vous,
grecque. Point de ces clinquants de lumiere, comme il disait, qui fatiguent
Cécilia Metella reposait ici. Qu'elle est admirable, cette nuit, dans la campagne
l'reil et empéchent le spectateur de jouir doucement de l'objet qu'on lui
romaine ! La !une se leve derriere la Sabine pour regarder la mer; elle fait
présente. Au contraire, un ton tranquille qui plait sans éblouir et laisse
sortir des ténebres diaphanes les sommets cendrés de bleu d'Albane, les lignes
!'ame a ce qui l'affecte.
plus lointaines et moins gravées du Soracte... Asseyons-nous. Ce pin déploie
L'ame, ce mot revient sans cesse sous sa plume. ll voulait fair&lt;"
son ombrelle parmi des ruines. Une vapeur se déroule, monte et enveloppe
impression sur !'ame. Psyché, en grec, signifie le souffle des étre3
l'reil de la nuit d'une rétine argentée. Cynthie, ta voix s'affaiblit, il expire
vivants. Les Latins traduisaient par Anima, qui est encore la respiration.
sur tes levres Je refrain que t'apprit le pécheur napolitain dans sa barque
Nous en avons fait l'a.me. Rendre !'a.me, c'est exhaler le dernier souffle, cclui
vélivole. Va aux défaillances de ton repos, je protégerai ton sommeil. La
apres lequel rien ne ternit plus la glace que l'on approche de la bouche des
nuit dont tes paup1eres couvrent tes yeux dispute de suavité avec celle que
1::iorts. Prud'hon, dans son tableau de Psyché ettlevée par Zéphyr, exprime
t'Italie assoupie et parfumée verse sur ton front. Parques a la robe de lin,
l'immatérialité légere et délicieuse de l'ame.
cuvrez la porte d'ivoire a ces songes qui reposent sur un sein de femme
~yant preté tant de scrupules chrétiens a la beauté paienne, il n'a aucune
sans l'oppresser. »
peme, sur le tard de son age, a se réhgier dans la douleur apprise, avec le
m~sticisme, sous les voütC's de Cluny. Lorsque Constance Mayer, cette femme
N'ai-je pas décrit, rien qu'en citant ces phrases, l'atmosphere d'un tableau
qm lui avait tout sacrifié et s'était crue inutile quand elle n'avait plus trouvé
de Prud'hon ? Quels mots pourraient mieux en rendre le jour particulier ?
ti.e sacrifice a lui faire, se tue, lui, inconsolable, il s'obstine a ressaisir sur
Cette douce clarté noblement épandue, tombant de tres haut, convenait au
la toile les contours de ce tableau : la Famille 111alhe1ire11se, que son amie
type de femme qu'il affectionnait et en exaltait le caractere. i:arguerite,
avait laissé inachevé sur le chevalet. Quand son amour l'abandonne il use
son modele préféré, M 11• Constance Mayer avaient toutes deux ces arcades
les dernieres forces de sa vie a épaissir autour du Christ eti croix que
sourcilieres profondes qui se remplissent d'ombre, quand la lumiere est
c?n,serve, 1~ musée du Louvre, les ténebres qui naguere n'étaient que va~eurs
convenablement disposée, et aussi cette grande bouche qui préte
la fois
legeres, a I aube, sur le corps gracieux cíes amantes nues.
aux interprétations de la force, de la reverie, de la tendresse, et qui
communique a )'ensemble du visage une physionomie de douceur, presque
LÉANDRE V AILLAT,

a

a

L'lLLUSTRATlON

Les

(&lt;

Cent P ortraits

On commence a
s'émouvoir de la période d'art confuse ,
troublante, 011 nous vivons. On ne sait plus
ou l'on va. Par curiosité, par réaction contre
des formules qui semblent avoir trop duré,
ou simplement par snobisme, une partie de
l'opinion, méme éclairée, a suivi des novateurs dont les exces
l'inquietent tout de
méme un peu et heurtent son bon sens. Pour
ra ffermi r sa foi, elle se
&lt;lit que toutes les théor i es nouvelles ont
d'abord soulevé la méfiance, sinon d'ardentes
coleres, et elle s'entete
a marcher de l'avant,
par
peur de paraitre
Théodore de Banville, par Renoir,
rétrograde. ll est meme
des esprits tres sinceres,
tres pondérés, que trouble ce mouvemenl : ceux qui cherchent obstinément le
beau partout 011 il peut étre, qui s'efforcent de le pressentir jusque dans
les tentatives les plus inattendues. On ne peut avoir tout &lt;lit. II y a sürement
de la beauté inconnue, et il faut faire crédit aux chercheurs qui s'aventurent
en dehors de l'idéal en quelque sorte consacré. Mais encore faut-il s'assurer
de ne pas s'égarer tout a fait a la suite de ces initiateurs. N'est-il pas
temps de se ressaisir? Et, comme se retournent instinctivement vers J'horizon
d'o11 ils viennent ceux qui s'avancent dans l'inconnu, on éprouve le besoin
de jeter un regard sur le passé pour garder un contact qui rassure. C'est la
l'utilité des Rétrospectives et pourquoi en ce moment elles sont si favorablement accueillies.
Dernierement, les (&lt; Cent ans de Peinture frarn;aise » prétendaient nous
montrer toute J'évolution de notre art depuis Ingres et Delacroix jusqu'a
nos jours. On courut a cette exposition pour y chercher non seulement un
plaisir, mais une vérité. Et des les premieres salles, réservées aux grands
maitres du siecle, ce fut en nous comme un apaisement, un rassérenement.
Une fois de plus, on constatait !'admirable effort du génie frarn;ais pour
créer des reuvres claires, sobres, équilibrées, tenant toutes des qualités de
la race. On se battait aussi dans ce temps-la pour des idées, pour des
formules; 011 défendait avec véhémence sa fac;on de sentir, d'exprimer. Et
voila que ces reuvres, qui avaient déchainé tant de passion, se réconciliaient
dans le recul du temps, harmonisées, abandonnant ce qu'elles avaient pris
d'agressif dans le combat, ou leurs airs inaccessibles de choses immuables,
impératives et solennelles. Entre tous ces grands artistes existait un abime
de sensibilité, et l'on retrouvait en eux une sorte de fraternité qui révélait
une origine, une formation commune. II y avait done une tradition. Et ce
fil conducteur allait nous amener aux contemporains et permettre de nous
y reconnaitre ... Oh ! stupeur !... Etait-ce done la l'aboutissement de cette
belle école franc;aise, ces étrangetés, ces pochades, ces inventions géométriques auxquelles étaient réservées les dernieres salles ? Un théoricien
intelligent et subtil, M. Lhote, avait eu soin de nous prendre par la main
pour nous guider et nous expliquer que leurs reuvres, loin d'étre en dehors
de la filiation artistique, étaient en germe dans Ingres.
La manceuvre était bien conduite, mais n'a pas suffisamment convaincu.
Il faut savoir gré aux promoteurs des « Cent Portraits » d'avoir repris
l'expérience, bien que sous une autre forme et pour nous conduire a d'autres
conclusions. Ces expositions valent mieux que des manifestes.
Celle-ci a été organisée dans les Salons de l'Union interalliée par la
section artistique du cercle, présidée par l'actif comte de Beaumont, homme
de goüt et grand réalisateur. Des artistes, presque tous faisant partie de
l'Institut, y ont apporté leur appui et leur expérience, ainsi qu'un érudit
critique, M. Lucien Corpechot. MM. Léon Bérard, ministre de l'Instruction
publique, et Paul Léon, directeur des Beaux-Arts, s'y sont personnellement
intéressés. C'est dire l'importance de cette manifestation. Ses recettes iront
aux veuves des artistes tués a l'ennemi. L'exposition se double d'une bonne
reuvre.
Les « Cent Portraits » reprennent la filiation depuis les derniers temps du
second Empire et nous menent également jusqu'a nos jours. Antérieurement
l'histoire est fixée, les admirations consacrées. Mais est-ce par hasard ou
par occasion que ses organisateurs se sont adressés aux seuls portraitistes?

))

au Cercle lnteral1é.

Ne se sont-ils pas plutot rappelé qu'aux heures de crise ou de doute, c'est
presque toujours le portrait qui a tiré notre art du péril? II semble que,
désorientés, nos peintres viennent y puiser la force de résister aux engouements du moment, aux virtuosités, aux théories littéraires, aux attrayantes
nouveautés. II y a en eux un instinctif besoin de vérité, de sincérité, qui
les ramene a l'étude de la nature, a l'observation de la physionomie humáine.
Au seizieme siecle, ne sont-ce pas les Clouet qui, contre le prestige et les
séductions du style italien, opposent loyalement la concision, la pénétration
de leur art et s'entétent a continuer la tradition franc;aise? Ce sont encore
les Le Nain, de véritables portraitistes, puis les Claude Lefebvre, les Rigaud,
les Largilliere, qui, au cours du dix-septieme siecle, devant chaque nouvelle
invasion de la peinture étrangere, de leurs écoles décadentes, donnent le
coup de barre, pour éviter le maniérisme, les habiletés conventionnelles. C'est
encore, un siecle plus tard, David qui se dément lui-méme, oublie ses
doctrines rigides de chef d'école par lesquelles il risque d'immobiliser, de
paralyser la vie, d'imposer le goüt de la peinture lisse, pour créer, en
présence de la figure humaine, des chefs-d'reuvre d'un sobre réalisme,
puissants, expressifs, traités d'un large pinceau épris de belle matiere. C'est
alors qu'il donne ses grandes lec;ons.
II se peut done qu'en ce temps présent de désarroi, les portraitistes aient
quelque chose a dire, et il n'était pas inutile de les interroger.
De la vue d'ensemble des reuvres exposées se dégage, plus forte encore
qu'aux &lt;( Cent ans de Peinture franc;aise », cette impression d'harmonie,
de cohésion. Il advint tous ces artistes ce qui est arrivé a David. Lorsqu'il
s'agit, non pas seulement de saisir une ressemblance, mais d'aller au dela,
de pénétrer un caractere, non seulement de fixer une attitude, mais
d'exprimer les secrets d'une intelligence, d'une ame, avec ce qu'on a pu
surprendre de leurs vanités, de leurs faiblesses, de leur mystere, alors les
programmes d'école deviennent bien superflus et les théories bien embarrassantes. Les classiques, si souvent froids, compassés, si confiants en leur
érudition, vont droit au fait devant le modele, s'animent a surprendre
l'instant si fugitif 011 se fixe une physionomie. Les grands coloristes, sans
abdiquer leur liberté, enferment la lumiere dont ils ont fait leur grande
inspiratrice dans un dessin plus serré. Tous ils regardent avec franchise,

a

M. Arthur Meyer, par Weerts.
avec le dessein de tout voir, de tout dire, d'un trait décisif, d'un pinceau
qui perpétue de la vie. Un meme but, un méme besoin, un méme idéal,
faut-il s'étonner qu'ils paraissent si proches?
Quelle salle de musée l'on reverait de former avec un choix des ceuvres
qui figurent aux « Cent Portraits » ! Une des toiles de Ricard, cet inquiet,
poursuivi par la h:intise de la perfection, attiré tour a tour vers tous les
grands maitres auxquels il demandait leurs secrets, nature tourmentée et
raffinée ; un Cabanel de la bonne époque, de celle 011 il ne sacrifiait pas

�L'ILLUSTRATION
Victor Rugo, hiles Ferr)', ap¡.,artiennent a l'époque écoulée.
Elles sont de sa maniere rola Duchesse de Vallombrosa ;
buste, destinées a la durée.
de Delaunay, sa Mere, porEt puis ce sont les Dagnantrait si sobre, si pénétrant,
Bouveret, les Flameng, les
cu est racontée toute une vie
Gervex, les Humbert, les Besd'austérité' un peu triste ; le
Giraud de Baudry; de Jules Lenard et leurs cadets, parm1
febvre, sa S&lt;rur, ou a son délesquels il est di fficile de faire
faut Pelpcl; un de ces Fantinun choix sans s'exposer a des
Latour, méditatifs, concentrés,
omissions injustes. La chaine
pleins de pensée grave et pron·est pas rompue. Tous ils se
fon&lt;le ; 1111 Henner, ce pasresserrent autour d'un culte
sionné de lumiere; le Fra11rais
auquel if est difficile ele donde Carolus Duran, brillant,
ner un nom. C'cst le style.
lihre, spontané; le Théodore de
C'est aussi la raison, le goüt,
f/a11ville de Renoir, do&lt;lu, rose,
la mesure, le savoir. lis ont
au sourire mince, aux yeux
appris. II y a des jeunes que
vifs, pétillants de malice, une
cela fait sourire. Se rappelle111erveille d'expression; un
t-on que La Tour, déja lancé,
Carriere, sensitif, peureux de
en pleine vogue, s'enferma
toute violence qui effrayerait
dans son atelier, aban&lt;lonnant
les tendresses, les méditations ;
,,
sa clientele pour travailler,
Portr.1it de Rodenbach, par Levy-Dh1.1·mer.
une toile de Courbet, l'un de
pcrfectionner son art, frappé
1/!11,,./e tJi1 L11.wmbo11rg.
ces artistes inégaux, mais qui
par l'insistancc que mettait
arrivent a une heure nécessaire
Jean de Boulogne
luí dire :
pour bousculer la routine,
&lt;• Dessinez, jeune homme, dessinez longtemps » ? Que! exemple ! Ce culte
ouvrir des chemins nouveaux ; le Faure de Manet, qui n'est pas suffiest libéral, puisqu'il réunit parmi ses dévots des artistes de tempéraments si
samment représenté, si l'on songe la place qu'occupe ce peintre clans J'hisdifférents, comme pour n'en citer qne quelques-uns qui voisinent au Cercle
toire de l'art au dix-neuvieme siecle, et dont il faudra toujours regretter que
de l'Union, Marce! Baschet, Déchenaud, Chabas, Blanche, Simon, Forain,
le Bon Bock ait échappé a notre Louvre. On mettrait encore dans cette salle
Raffaelli, La Gandara ...
le Docte1ir, de Meissonier, un bon Hébert, la Comtesse Eugimc Postré, et
Les organisateurs n'auraient-ils pu faire un plus large accueil aux modernes,
cette ceuvre célebre qu'est Sarah Bernhardt, de Bastien-Lepage.
marquer
davantage !'extreme limite ou peut concluire la tradition fram;aise,
Sait-on que nous avons failli avoir une réplique de ce tableau? c·est
puisqu'il
faut
revenir a ce mot qui résume tous les autres? Elle n'empeche pas
un bal chez l'éditeur Charpentier que Bastien-Lepage rencontra la grande
les
affranchissements.
~fanet et d'autres l'ont prouvé. Elle n'empechera pas
artiste et lui exprima le désir de faire son portrait. Les séances commenl'fvolution
en
cours.
?llais
celle-ci ne doit pas se faire sans elle. Car cette
ct:rent. Mais Bastien-Lepage, tres exigeant, réclamait une immobilité absolue
lvolution
existe.
On
ne
peut
songcr la nier. On se sent la fin d'tm cycle.
pendant la pose. Naturellement peu communicatif, concentré, et tout a son
De
meme
que
la
génération
de la seconde moitié du dix-neuvieme siecle a
ceuvre, il ne soufflait mot. Sarah Bernhardt, dont on connait l'activité,
subí
l'influence
des
impressionnistes
sans toujours s'en douter, de meme les
réprimait son impatience, mais souffrait. Elle souffrait d'autant plus que,
artistes de notre époque n'échapperont pas au mouvement actuel. Déja les
sans contester la beauté de l'ceuvre, elle regrettait la pose choisie, de profil,
Salons annuels modifient progress1vement
le dessin trop accentué du nez, ces paulcur
physionomie. Nos g-outs, nos yeux
pieres baissées qui cachaient le regard
s'habituent
ces expressions nouvelles.
ou il y a tant de vie. On venait la
'l'outes les nouveautés, toutes les libertés.
,isiter et la distraire. Un jour, le grand-duc
c'est bien, mais
conclition qu'elles ne
Nicolas, frere du tsar, au ccurant des
sacrifient
pas
les
qualités
essentielles de cette
regrets ele la grande tragédienne, demanda
traclition
dont
les
portraitistes
nous montrent
au peintre : « Voulez-vou, faire pour moi
la
belle
continuité.
Ils
ont
re&lt;;_u
de leurs
un second portrait de Sarah Bernhardt,
devanciers
le
flambeau
qui
est
celui
de leur
mais celui-ci de face ? » - (&lt; Je réfléchifoi
artistique
;
ils
sont
prets
le
tendre
a
rai », répondit simplement Bastien-Lepage,
leurs
successeurs.
Encore
faut-il
que
ceux-ci
qui continua a peindre. Il hésita quelques
soient disposés
le pren&lt;lre.
jours, puis finit par accepter. Le prix était
C!nébre aux succes nlon&lt;lains,

' '

a

a

a

a

a

a

a

a

a

fixé a 30.000 francs. L'ceuvre fut commencée, mais ne fut jamais achevée. Bastien-Lepage ne voyait pas Sarah Bernharclt
de face.
Dans ses Conseils pom· la pei11t11re de
fortraits, 11"" Vigée-Lebrun disait : « Avant
de commencer, causez avec votre modele.
essayez plusieurs attitudes et choisissez non
seulement la plus agréable, mais celle... qui
peut ajouter a la ressemblance. Avec les
fcmmes i1 faut les flatter, leur dire qu'elles
sont belles, qu 'elles ont le teint frais... Cela
les met en belle humeur et les fait tenir
avec plus ele plaisir. » M'"" Sarah Bernharelt
navait pas besoin de tant d'encouragements.
:\fais Vigée-Lebrun, comme femme, s'y
connaissait. Bastien-Lepage était un grand
peintre, mais non un profond psychologue.
X ous connaissons des artistes de notre
tcmps qui, avant de commencer la pose.
aiment
regarder vivre leur modele, étudient ses gestes familiers, ses expressions,
et, clurant les séances, s'astrcignent, sans
meme demander la fixité de l'attitucle,
r1aintenir sur le visage qu'ils observent le
naturel ele la vie. Ceux-ci sont les portraifates nés.

Telle est la le&lt;;,011 que nous avons cru
entendre. Les ceuvrcs ttaient éloquentes, les
modeles ne l'étaient pas moins. C'étaient
Víctor Rugo, Goncourt, Rochefort, Gambetta, Puvis de Chavannes, Fantin-Latour,
D2rbey d'Aurevilly, Verlaine. Legouvé, Ribot, Banville, Edmond About, Gide, Léon
Dierx, Péguy, Roclin, Saint-Saens... Leurs
yeux, pleins ele pensée fran&lt;;,aise, plaidaient
pour la clarté. lis n'ont pas toujours poursuivi le meme icléal, mais leur accent personnel s'est accordé dans cette grande harmoriie a laquelle tend le genie de la race.
l·,t les femmes,
leur tour, grandes clames,
bourgeoises, comécliennes illustres, réclamaient pour le gof.•, le bon ton. Depuis les
primitifs, l'art les av1it gátées. Les peintres
sacrifiaient naturellemenf a leur grftce. On
a su de tous temps que la beauté a eles
arrangements "~ - '., avec ía vérité. Sans
doute le dix-huitieme siecle avait trop trahi
!'une au profit de l'autre. Mais :es femmes.
depuis, ont fait, elles aussi, un retour vrrs
le réalisme. 'l'out de meme, elles aiment a
sc:ntir que, dans l'c.-euvre dont elles sont
l'inspiratrice, il y a un hommage. Ce sont
des manieres traditionnelles qu'elles souhaiteraient Yoir ne pas trop oublier...
Il faut aller aux « Cent Portraits ». II v
regne une atmospherc propice aux sages ¡t
uti les réflexions.

a

a

a

a

Les artistes contemporains prfsents cette
exposition apparaissent clairement comme
les continuateurs de cette génération. L'un
&lt;l'eux meme, M. Bonnat, gráce
une verte
vieillesse, relie le présent au passé. Mais
~es ceuvres, par leur date, Madame Bomial.

a

M"'• Ida Rubinstcin, par La Gandara.

�L'ILLUSTRATION

Le pont sacré de Nikko. laqué de rouge et réservé
Phot. J. du Merle.

NOTES DE TOURISME AU JAPON
On sait quel grand voyageur est M. Brieux, et combien, surtout, il a été attfré
par l'Extreme-Orient. Apres avoir visité Oeylan et l'Inde, la Birmanie, l'IndoChine - d' ou il a rapporté ces &lt;&lt; simples notes d'un touriste &gt;&gt; que publia naguere
L'Illustration - il estallé aua:Indesnéerlandaises et au Japon. De son carnl't
de route au pays du Soleil Levant, il a bien voulu nous autoriser a détacher, avant
la publication en volume chez l'éditeur Delagrave, trois chapüres du plus vi/
intéret. Pour les illustrer, nous n'avions qu'a puiser dans l'abondante collection
cI'excellents clichés qu'il avail pris lui-mém&lt;&gt; au vérascope. Mais nous avons pu
augmenter encore l'attrait de c&lt;&gt;s 7&gt;ages 71ar la reproduction en couleurs de clichés
autochromes dus a M. J. du Merle, un distingué o/ficil'I' de marinP /mnrais,
qui /ut plusieurs /ois déja notrP collaborateur.

a l'Empereur

du Japon.

sage, de l'ardeur mystique des pelerins. Savez-vous qu'il en vient chaque
année, e tous les'points du Japon, plus de cinq cent mille? Une ville, Yamada,
s'est créée pour eux. - Lourdes? - Non. Les foules qui vont a Lourdes,
y vont implorer le miracle. Leur dévotion est intéressée. A Isé, on va adorer
les dieux créateurs de la patrie. Et adorer n'est pas le mot juste. On va se sauctifier un peu en les approchant. On va, pour mieux dire, y rafrakhir sa vanité
nationale, on y va renouveler sa provision d'orgueil japonais.
- Et dans le Saint des Saints, ou seul l'Empereur peut pénétrer, qu'y a-t-il ?

..
LES TEMPLES D'ISf ET LE SHINTOISME

Pendant que je préparais mon voyagc, quelqn'un, qui aimait le _Japon,
me dit : « Ne manquez pas d'aller a Isé. - Isé ?... - Oui ... Vous en 1gnorcz
memo le nom ! Beaucoup de tourist&lt;.'s omettent la visite d'Isé. lis ont tort.
Un voyage au Japon sanH Isé !... - Qu'_v a-t-il a Yoir ?... Des temples ? - ll
y a des temples, en effct. Mais on nr les laisse pas voir. - L'extériem ? - lis
sont cntourés de palissades. - Et ne peut-on obten ir l'autorisation ?... »
Jfon interlocuteur se mit a rirc: «Non. On ne peut pas. Les grancls dignitaires de l'empire franchissent la premierc cnceinte, la seconde pcut-ctre.
Hormis les pretrl's, srul, l'Emp('rrur pt'ut s'approcher du sanctuairc. - Alors?
- Et d'ailleurs, ces temples sont d1• simples cabanes de bois. - Pourquoi
done faut-il aller a Ist~ ?. .. Le puysage? - Le paysagr est joli, mais il rn cst
cent de plus bruux au .Japon memr. - ,Je ne comprends plus. - Allt'Z a Isr,
c'cst la seule petite chanre que vous puiRsirz rencontrer de co111prenclre. si pt•u
que ce soit, ]'ame japonaisC'. - Par quoi. si lrs trmplcs sont invisibles et sans
intéret? - ("est le liru saint du .Japon.
La l\lcrqur? - l\li&lt;.'ux.
.H-rnsalem ? - Autre chose. - 13énari\s ?
- Oui et non. L'&lt;.'ndroit, pour tout .Japonais, est tcllt•m&lt;.'nt sacré, qu'en
1889 un Japonais, le vicomte :\Iori, ministre de l'lnstmction publique vous cntendez, un ministre japonais - a_rnnt commis l'acte irrcspertueux
de soulevcr, du bout de sa rannc, le voile qui C'achc la porte ele la pr&lt;'mirrc
enceinte, fut, six mois apres, assassiné par un fanatiqut', un institutPur. Lr
meurtrier fut tué sur place, mais sa mémoirc t•st honorée dans tont le ,Japon.
- A que! Dieu t&lt;.'rrible ce temple est-il clone ronsacré ?
- Il est consacré a la déesse du i:;oteil, Amatérasou. Ce n'est pas parre
qu'elle cst la déesse du Soleil qu' Amatérasou cst vénéréc a ce point, c'est parrP
qu'elle est l'ancetre dcscmpereurs du ,Japon, de cette famille unique au monclc,
de cette d_ynastie ininterrompue qui, clepuis les ages préhistoriques, regne srule
sur l'cmpire du Soleil Levant. .. C'est, du moins, ce que croient les Japonai~.
- Je comprends. - Non. Si vous dcYcz comprendrc, vous compre11dn'z
la-has. En 1905, apres les victoires sur la Russie, l'Empcreur est allé a Isé
remercier les dieux du Shinto, ses ancetres, clu succes de ses armes. C''est- a
Isé que bat le creur du Japon. - l\Iais un Européen doit rester froicl dcYant
ces palissades, puisque vous me &lt;lites, n'est-ce pas, qu'on ne pcut voir que '
des palissades? - Allez a Isé. Une émotion se dégage de la grandeur du pay-

Les sonnettes a longs cordons des temples japonais, que tirent
les fideles pour appeler l'attention du dieu.

�L'ILLUSTRATION

L'ILLUSTRATION

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- - - - - - - - - - ---------·- - -

Une statue? - Non. 11 n'y a rien. - Rien? - Rien qu'un embleme. Un
miroir pour la déesse Amatérasou, un sabre pour son frere Sousanou, dans
un autre temple. Chaque embleme est recouvert de voiles nombreux. Lor:i·
que la longu~ série des années a rendu yieille jusqu'a l'effiloche~ent Ia:,soie
du dernier voile, on place au-dessus un voile nouveau. Et cela depms des s1ecles
et des siecles. La religion shintoiste est la plus vieille du monde. Le miroir et
le sabre sont des emblemes femelle et male de la vie éternelle. Sousanou naquit
du nez d'Izanagui, Amatérasou de son reil gauche, et le dieu de la 1Lune de
son autre reil. Sousanou était violent : au cours d'une altercation avec sa
sreur, dans sa colere, il lui lan~a un cheval écorché sur le métier ou elle tissait. - Et ne vous parait-elle pas un peu ridicule, cette mythologie japonaise?
- Mais elle comporte d' autres éléments qui ne le sont pas. Je vous laisse le
plaisir de les apprendre sur placl3. »
Et c'est ainsi, que, par un soir de printemps, j'arrivai a Yamada ou se trouvent les temples d'Isé.
&lt;&lt; ATTRAPE·NIGAUDS » POUR TOURISTES
De la gare jusqu'a !'hotel, on suit une longue, longue rue. 11 est 10 heures
du soir. Nous filons dans des kouroumas, ces cabriolets pour un, huchés sur des
hautes roues, comme une araignée sur ses pattes longues et minces et qu'un
homme, le kouroumaya, traine pendant des heures, au pas de course. Les boutiques éclairées filent de chaque coté sans qu'on puisse voir ce qui s'y vend,
car la íoule est ~rande, malgré l'heure tardive. Ces boutiques sont presque
toutes des tirs qm rappellent trop ceux de nos foires. Et le nombre en est considérable. Toute cette rue de plusieurs kilometres est une kermesse.
... Il y a, pour les gens « qui veulent tout voir », une petite série de mystifications, je dirais d'attrape-nigauds, si je ne craignais de froisser la grande
majorité des touristes. Le guide fait comprendre au voyageur qu'on peut,
moyennant quelques yens (yen': 2 fr. 50), assister, la nuit, a des danses qui...
enfin a des danses... ou il vaut mieux ne pas conduire Madame. Elles sont
d'ailleurs mentionnées dans le Murray, qui met les honnetes gens en garde
contre elles en disant que ces spectacles sont donnés dans des maisons douteuses. Alors on conduit sa femme a !'hotel ; on lui parle de cérémonies sacrées
auxquelles les hoD?-mes sont seuls admis. Elle en croit ce qu'elle veut, on lui
P:omet de tout lm racont~r au retour, et l'on part avec la petite joie, pimentee de honte, de ceux qrn vont vers le scandale. Dans la nuit, on déambule,
on voit de plus pres les marchandages spéciaux, et l' on entre enfin dans une
maison ou de vieilles femmes vous re~oivent avec les courbettes ordinaires.
On paie beaucoup plus de yens qu' on ne s'y attendait. Mais le guide vous
fait comprendre qu' on en aura pour son argent, et on le suit, en se cherchant
des excuses. On traverse des salles tres larges et tres basses, dont les larges
planches brunes du parquet tres ciré, rc:fletent comme une eau sombre les
lumieres des lanternes de papier. Bien entendu, il a fallu se déchausser des
l' entrée. Enfin, on vous introduit dans une salle plus grande, mieux éclairée,
sur toute la largeur de laquelle on voit une galerie de bois qu'on devine etre
l'endroit ou vont se passer les choses... enfin, les choses que l'on vient voir.
Et l'on vous installe en face, sur une natte. On vous donne un éventail et l'on

vous laisse seul pendant quelques instants dont profite votre imagination
pour vagabonder. C' est alors que ceux qui sont capables de remords préalables en goíitent tout~ l'ame~e. douceur.
.
Bientot, entrent six mus1~1ennes, chacune avee ~ª, gmt_are a long 11?-anehe
et a trois cordes. Elles en tlrent quelques sons qw egratignent les ore1lles et
enfin, sur la galerie, apI_&gt;araissent six ~ºu huit perso~es tres fardées, vet;es
de la tete aux pied~, qm_ font sans grace et sa~s pla1sir, sans art e~ sans foi,
trois ou quatre pet1tes pirouettes. Elle les agrementent de gestes d ensemble
qui m'ont rappelé les répétitions du ballet au théatre des Arts a Rouen, les
années ou le direeteur était éeonome. On sent, a n'en pas douter, qu'on est
mystifié, mais, eomme on veut sauver la faee, on ne dit rien. Ces dames s'en
vont. Il en revient d'autres qui se livrent exactement aux memes exereices.
Le guide parait confondu d'admiration, et vous regarde eomme pour vous
prendre a témoin de la splendeur du spectacle. On hoche sileneieusement la
tHe, on s' en va, et l' on raconte a sa femme en rentrant qu' elle a bien fait de
ne pas insister pour venir.
CE QU'ON VOIT DES TEMPLES LES PLUS VÉNÉRÉS DU JAPON

Le lendemain matin, nous sommes allés aux temples par un beau soleil.
Je vais vous dire tout uniment ce que nous avons vu.
On sort de la ville ou regne Sousanou et l'on arrive a un pare. Est-ee bien
pare qu'il faut dire 1 On n'est pas enfermé dans des arbres, et la route gue l'on
suit est tres large. Tout autour de soi, cependant, on ne voit - maIB assez
loin - que les futs gigantesques des nobles cryptomerias. L'arbre qui porte
ce beau nom que je ne me rassasie pas de prononeer, est de la famille des cedres.
Peu a peu les pelerins, par pet~ts groupes, deviennent de plus en plus nombreux. A leur allure, a l'atmosphere qu'avec le paysage ils contribuent a eréer,
on se sent dans un milieu autrement saeré et autrement fanatique que celui
des temples bouddhiques. Des gardiens s'aper~oivent, assez fréquemment.
Ils portent !'uniforme des gardiens impériaux. Nous sommes, en effet, dans une
demeure impériale, dans la demeure des premiers aneetres du Mikado. Voici,
en contre-bas, un étang ou chacun va se laver les mains, en signe de purification. On passe sous ces grands ares de triomphe primitifs que sont les Torii.
Puis, sur le bord de la route, des petites eonstructions de bois, extremement
simples, servant d'abris a des marehands d'images saerées, dont nous reparlerons, et a des marehands d'almanaehs. Des eoqs blancs sont en liberté. Ils
sont vénérés parce qu'ils annoneent le lever de ce soleil, pere des souverains
japonais. Et on arrive devant une palissade trouée d'une porte. On entre,
pour se trouver devant une autre palissade, dans une eour interieure. Aucun
ornement d'aucune sorte. Un grand drap blanc voile une nouvelle porte qui
donne acces a une autre cour semblable que l'on entrevoit, et dans laquelle,
également, il n'y a rien. C'est ce voile que le vicomte Mori souleva de sa canne.
Des fideles, a genoux, prient et laneent, sous le drap, des pieees de monnaie
ou des papiers.
Nous sommes accompagnés par un Japonais qui est un homme fort instruit,
professeur, parlant anglais, fran~ais et qui a visité l'Europe. Depuis quelques
instants, il est resté sileneieux et sa physionomie s'est enveloppée d'une gravité
religieuse. Puis, a voix basse, et apres nous_avoir éloignés un peu du voile

Dans la premiere enceinte des temples d'lsé : les pelerins prosternés devant la porte interdite (1).
sacré, il nous explique que ses titres honorifiques lui donnent le droit de franehir une porte de plus que le commun des mortels et il nous prie de l'attendre.
II va a une petite guérite a gauche, parlemente avec des pretres et leur laisse
son ehapeau et son pardessus (il est vetu a l'européenne).
Notre compagnon pénetre par wie petite porte dans l'enceinte voisine. II
ne cesse pas d'etre visible po;1r nous, ~t, _la 011 il est, \1 ne voit rien de plus que
ce gue no~s voyo1~s nous-memes. 1!~1s 11_ est un petit peu plus pres du sanctua1re, et 11 en dev1ent tout rouge d emobon. A son retour, il est comme transfiguré.
Quand je &lt;lis qu'on ne voit ríen, d'ou nous sommes, j'ai tort. Au-dessus des
pa~issades, on, distingue p_lusieurs toits a double pente, en bois. Et les perches
q~1 _forment 1 angle
p1g~on se ,prolongent vers le ciel. C'est la cabane prim1t1:7e, la hutte pre_histonque. Chacun, autour ele nous, citadins, paysaus,
marms, montre un v1Sage grave et respectueux.
Et e'est tout. C'est tout ce qu'on voit dans le temple shiJ1to1ste le plus important et le plus vénéré.

?~

LA LÉGENOE ET LE SENS DU SHLNTOlSME

Groupe de pelerins se rendant aux temples d'lsé.

Qu'est-ce done que le Hhinto'isme l ~•~st la religion nationale du Japon.
E~e peut se s~perposer, ~ux autre~ relig10ns; on peut, parait-il, etre bouddh1ste, mahometan, chrehen et shmto1ste tout a la fois. Athée et shinto'iste
ég!l-lement. Mais, avant de vous répéter ce qu(' j'en ai appris pendant mon
sé¡our au Japon et apres, voulez-vous que d'abord je vous en dise la léaende
?
0
Je l'ai apprise sur deux kakamonos achetés a Isé.
- Y~ila, me dit notre aimable et savant compagnon, toute l'histoire de
1
nos ongmes. Ces
deux personnages sont Izanaaui et sa samr Izanami. - Les
P!emiers dieux l - Non. Avant eu_x, il y eut° de nombreuses générations de
dieux Sll1; l_esq~iels nous ne savons _rien, ou presg,ue ric!1. Izanagui et Izanami
furen~ designes par _eux_ pour creer 1arch,1pcl ¡a_pona1s. - Pourquoi regardent-ils ces deux pet1ts OJseatL"\'. avee tant d attenhon? - lzanaaui et lzanami
ignoraient l'amour, et_ e'est des oiseaux qu'ils l'apprirent.- Et quand ils lP
surent l_ - De leur muon sont nés les iles ~u Japon e~ beaucoup d'autres dieux.
lzanailll mourut en mettant a~ monde le dieu du feu. Son mari, tel votre OrphéC',
voulut al~er la rep,rendre au dtet~ ~es morts. Il la retrouva, apres bien des combats, ma1s, dans I ardeur de sa ¡01e et de ses embras:;ements il brisa une des
dents du peigne de son Eurydic_e, et s'aperyut alors, avec hor;eur, qu'il n'avait
plus dans les bras qu'un amas mnomrnable de chain; putréfiées. Pour se puri-

1
1

fier, il alla se baigner dans un torrent. De chacune des pieces de son vetement
laissées sur la rive naquit un dieu, et aussi Amatérasou d'un de ses yeux et
Sousanou de son nez. - Sousanou, si j'ai bonne mémoire, est ce dieu qui fit
a sa sreur de _s~ blamables plaisanteries, apres une dispute ? - Vous l'avaz dit.
... Et e'est 1e1 que se place un tres gracieux épisode de la mythologie japonaise.
Amatérasou, la déesse du Soleil, vexée de la brutalité fraternelle, alla bouder
dans une grotte d' 011 les supplications des dieux ne purent la faire sortir. L'un
d'eux cependant - qui connaissait déja le creur féminin - amena devant
la grotte une déesse d'une grande beauté. Les dieux s'assemblerent en un orch~s~re, ,et, aux: sons de cette musique, la déesse dansa. Et, tout en dansant,
vo1c1 qu e~e la1sse tomber successivement les vetements qui eouvraient son
corps adn:urable. A la chute de chaque voile, les dieux chantent, exaltent
la splendeur des charmes qui leur sont ainsi révélés. Amatérasou, du fond de
sa gr~tte, entend ?es louan~es. Piquée dans son amour-propre et un peu jalousC',
elle ecarte les p1erres qm fermaient son abri, afiu de voir s'il est réellement u~e fem'!le, autre qu'elle-meme, qui mérite de tels hommages.
Un dieu, qw l'attendait a ce moment, saisit les pierres entr'ouvertes, les
renverse, et Amatérasou se trouve ainsi en face de la déesse nue dont il lui
faut bien constater l'éclatante beauté. Mais aussitot on !ni présente un miroir;
et Amatérasou, apres s'y etre regardée, se reconnaissant comme la plus belle
cesse de bouder et consent désormais a éclairer la terre.
'
Son frere Sousanou fut banni du eiel. On lui donna l'empire des mers. II
tua un dragona huit tetes qui était la terreur du pays, et, apres bien des évé~1ements ou il est guestion d'un sabre enehanté et d'mie grue gigantesque,
11 fut, avec l'asseutiment de sa sreur Amatérasou, l'ancetre de Jimmutenno
le premier Mikado (2).
'
11 semble bien qu'il n'y ait pas la la base d'une religion. Et, en effet, ces dieux,
en tant que dieux, n'ont poü1t,_de fideles. lis ne sont adorés que parce qu'ils
font partte du Japon, parce qu ils sout les eréateurs du ,Japon. C'est le Japon
&lt;¡u'o~ ad?re e? e~1x. Nul autr~. peuple_ au.mond~ n'a eu l'idée de déifier sa propre
P,~tne, e est-a~due ~e _se de1~er SfL·meme. ~ach~nt cela. _comment peut-on
s etonner de I orgueil ¡aponais? (omment sen etonner, s1 l'on connait les
1 (_:t'll1· phulo¡.m1phi,• ¡wul i·ln· 1"1!11-i&lt;l,·1·i·t• ro111111.- 1111i1pw.

l,'app,11·,·il

d1111I ,,. ,,·rl

\l. lll"ll'U\, le d·rnsro1w lllrhanl, 1·,I d 1111 11,¡11•1·1 tli-1·11 1; 1• :x,·,1•· 111• 11nln· ilJ11,1rc 1·0111pn-

lri11II' prenonl son l'iil'lti' 111· ful flo1l1'

I"" 1·1•111arc¡11i·.

111ais il i·lail l"' "i-la11I an,,i ,lan¡.wrru,

lll'llh'ln· 11111· rPllli tlu I i1·n111l1• \l1ri.

t Lt• KfJjiki lpremi~re hi~lofre t/11 J11¡,u11, ,l'apri·, t:lw111h1•1·li11. Thi11y• J11¡11111ese, 1·1 W· ,11. J.a

"ºl~licrc·. Je Jnpon.

�de plus, shintoistes, c'est-a-dire adorateurs du J apon, du seul pays de la terre
qui soit l'émanation des_ dieu.,x, ~ont l~s. souverains soie~t les descendants_ des
dieux, dont tous les habitants s01ent divms par leur passe et par leur aven~.
Si l'on veut se faire une idée du sentiment que professent les Japona1s a
l'égard de leur empereur, il faut ~maginer_ celui qu'.éprouverai?_nt des ehrét.iens fervents devant un chef dont ils saura1ent certamement qu il est un descendant du Christ. Tout cela se résume dans cette phrase de Hirota : (e Les
ames des morts continuent d'exister dans le monde invisible qui nous entoure,
et tous deviennent des dieux avec des caracteres différents et différents degrés
d'influence... et, comme s'ils habitaient encore leur enveloppe corporelle,
ne cessent de servir leur prince, leurs femmes et leurs enfants. &gt;&gt;
Done, une seule loi : le respect des ancetres ... Et c'cst seulement lorsqu~,
apres un séjour a Isé, j'ai compris cela, que j'ai compris aussi que les Japon~1s
pouvaient etre des marchands déloyaux, et vendre leurs filies sans se croire
coupables. Comm~nt le seraient-~s, P!1isqu'ils ne fo~1t que répé~er les actes de
leurs ancetres, qui ne saura1ent sen facher !. .. et qm sont des dieux !

ero anees s iritualistes de ce peuple 1 Pou~ lui, les m?rts sont plus ".ivants
u!Ies viva~ts. Les vivants n'agissent pas, ils sont «ag1_s &gt;&gt; par ~es espn~s ~!~
lorts qui les entourent, et qui sont en train de de~emr d~ ~eux,_ qm ~
dans le chemin des dieux. Le « chemin des dieux » e est la s1gmficat1on meme
du nom de la religion : Shinto.
. S
d t
La foi du chrétien ne peut etre comparée a cclle d':_ J apona1S. a1;1-s oud:
le chrétien croit que !'ame survit au corps, ~t qu_e l_es ªD?es de son P~~e J!me
mere sont encore en communion avec lu1. Ma1s il rro1t cela sans rea
·
foi s'exerce dans un autre monde que ce~ui-ci. II dira, par e~emple, e~ pr·
lant d'un pere déíunt: « Si mon p~re me v01t. &gt;)_Pour le Japon~1s, ~a_si1;v{,e -~
morts est réellc matériellement, s1 l'on_pe~t ~e. A?t~n~ q? 11 cro1t a ex~s
de lu1-meme, 11 cr01t a l ~xistence des e~pnts
t ence de la terre, de l'air, du feu,
. . , mv1S1
. . "bl: de i::eux. qu_' 11 a vw moUilI
ou plus exactement a la contmmte
. · Et
ces morts ils ne vivent pas dans un empyree, au par~d1s, au pur&amp;atout' e_n
enfer1 c'e;t-a-dire tres loin. Non. lis sont la ~utour d~ lUI,_ dans la ma1son amiliale dans la tablette qui les représente, 011 üs sont 11~r1ts S?US un autre nor
que '1eur nom de mortels, sous leur nom d'éternels, de J(aini. On leur offre e
riz et le saké. On les consulte dans les cas graves. On les salue chaqu ~atin on les salue avant de partir en voyage, o~ les salue au retour. n es
re~ercie de ce qui arrive d'heureu.,x dans la ma1son, car c'est leur reuvre. Tout
est rapporté aeux.
.
.
'
.
.
Le Sbinto·isme est la dévotion a 1a mort, a d1t Lafcadio Hearn. C est mieux ·

s:

0

D'ISÉ A NIKKO

DE VEMPEREUR AU SHOGUN

Isé. c'est le temple de la déesse du Soleil, ancetre des empcreurs. Nikko,
c'est le tombeau des deux grands Sbogum qui, au dix-septieme siccle...

Le tombeau de Yeyasou.
Yomeimon, un _des portiques du temp.e de Yeyasou.
(en cst la néoation. Quellc import.incc peut avoir ce l¡uc nous appelons la vie,
l'n Lace de 1a"' vic éternellc? C'cst cette dernicrc seule qui cst réelle. Tous les
Japona1s morts sont des dieux ou sont dans la voie des dieux, en devenir divin.
Le Japouais qui vit aujourd'hui est un etre qui attend la vie ~~rita:t&gt;le, celle
ou l'on entre par la mort. On co!Uprend alor:; le peu_ ~e_cas qu 11 fa1t _de son
existence, et l'on s'expli_que la folie d~_son courage n~1~tan-e. On peu~_dire qu_e
le J aponais n'a pas de clieu11:, parce qu Il en a des nulliard~, _Pare~ qu ü es~ ~m;
meme un dieu futur. Les d1eux, ce sont toutes les humamtes qui ont precede
cclle qui vit aujourd'hui.
.
,
.
Le Shiuto1sme n'a pas de livres sacres, pas de dogmes, pas de 101s. Les
vivants ne sont que la manifestati?n des _K,amis, les di~ux n'ont pas be~oin
qu'on leur édicte une morale. Et HHata (cite par Lafcadio Hearn) a pu dire
« La dévotion a la mémoire des ancetres est le ressort de toutes les vertus.
Celui qui n'oublie pas ses devoirs envcrs eux _ne _Peut et!e irr~spectue~x des
dieux ni de ses parents. Un tel bonune sera fidele a son pnnce, a ses amis, bon
et dom&lt; envers sa íemme et ses enfants. &gt;&gt;
Est-ce a dire que tout J aponais raiso~n~ com1?1_c nou~ yenons de le faire,
et que chacun se fasse du Shinto1sme un~ idee auss1 m1ma~enelle 1 Non. Le peuple est pourri de superstitions. On le v01t frapper des mams devant un temple,
meme shinto1ste ou tirer les cordons des grosses sonnettes suspendues pres
de l'entrée, pou; appeler l'attention, du dieu. Il n'échappe pas ~ cet irrési~tible besoin de l'homme d'appeler a son sec?,urs une Toute-Pmssance 9u'.1l
croit pouvoir se rendre favorable par un~ pnere et pa~ 111?-e offran~e: D ailleurs, beaucoup de Japonais sont bouddh1stes ou confueiarustes. Ma1s 11s sont,

Fontaine sacrée
La porte d'entrée, en laque rouge, du temple de Yeyasou,
par temps de neige.

LES TEMPLES DE NIKKO,

ou

les fideles se lavent les mains avant de pénétrer
dans les sanctuai res.

DES DEUX GRANOS SHOGUNS

Qu(•lqu'un a qui je fais lire les éprcuvcs de ce livre: u Vous devriez bien nous
dire ce que c'est qu'un Shogun. -Tout le monde le sait. - Le saviez-vous avant
de partir ? - Non ... Enfin, vaguemcnt. - Alors l - Eh1 bien, le Shogun ...
- Vous nous diriez deux mots d'histoirc ... que certains vous en sauraient
gré ... - J'humilierais les autres. - Soyez bref, on vous excusera.
- Ce sera d'autant plus facile qu'on sait tres pcu de chose de précis sur
l'histoire du Japon jusqu'a l'arrivéc du bouddhisme, qui lui vint de Chine,
par la Corée, en memc temps que les doctrines de Confucius. en meme temps
que l'imprimerie, la boussole, etc... Une belle civilisation, aux huitieme et neuvicme siccles, fut suivie d'une décadcncc. On se battait bcaucoup entre clans.
Si bien qu'en 1192 le )likado d'alors confia a l'un des chefs la mission d'assurer
l'ordre et la paix du pays. Ce chef fut nommé Shogun, c'est-a-dire généralissime. Pendant cinq cents ans, les Shoguns régnerent sur le Japon.
- Et le Mikado ? - L'Empereur restait dans son palais de Kyoto, effacé,
ignoré le plus souvcnt. Respecté a l'égal d'un dieu, et comme tel laissé a
l'écart. - Mais le príncipe vivait... - Le principe vivait, et c'est grace a cette
petite flammc couservée dans un sanctuaire que la Révolution de 1868, qui
renversa le dernier Shogw1, put s'appeler Restauration. Quelque chose subsistait, qui empecha le pays de se trouver tout a coup désemparé eomme un
navire sans boussole. Le Mikado vivant alors prit le pouvoir, et comme il était
un homme de génie, ou que, tout au moins, il sut s'entourer d'hommes de grande
valeur...
- Mais vous a vez fait un joli bond, de 1192 a 1868... - A la fin du seizieme
siecle, le Japon s' ouvrit a la civilisation européem1e. JI accueillit les étran-

�L'ILLUSTRATION
L'ILL USTRATION

gers dont il re9ut les armes a feu et le christj3:nisme. - Le christia~s~e !
_ A un certain moment, il y eut 200.000 chret1ens au Japon, et les ¡esmtes
furent puissants. Yeyasou, un ~es deux gra~ds Shog~s ~ont, les corps
~eposent a Nikko établit des relat10ns commerciales avec l Asie, l Europe et
l' Amérique du Sdd. Il autorisa le prince de Send~·¡ ~ ~nyoyer une ambassade
a Rome. - Et comment ces bons rapports ont-1_ls ete 1?~errompus_1 - _Les
franciscains eurent avec les jésuites, qu'ils avai~nt su1v1s, de~ dissens10ns
assez crraves. Les jésuites voulurent établir trop vite l~ur pouv01r. Des clans
chrétiins se melerent aux guerres civiles. Les, Hollan~a1~ ':ºU:urent accaparer
le commerce, et dénigrerent les autres Europeens, qill derug!erent les Hollandais. Et l'on raconte q~'un jour, un bat~u esl?agnol a_yant fa1t naufr~ge sur l~s
cotes japonaises, le. pil~te, par orgueil castilla?, _dit q~e _son maitre a,va1t
asservi cent pays lo1Dtams, et que le soldat sU1va~t ordi~3:1rem~nt le p~etre.
L'autre Shogun, Yemitsou, sentit le danger, r~nd1t un edit q~1 chassa~t les
étrangers, persécutait les chrétiens, et ~éfe~da1t a tout J aponais de sortir du
pays, et meme d'apprendre les langues d Occ1dent.

endant si longtemps ! On met pres de trois heures a
ch ent presquc. Et Cela P
,
o . · d ul
aller
d'un bout a l'autre, a.upas de co~rse d un kouroumaya. n croise ~s m es
h ,
des pelerins avec leurs batons et leurs chapeaux en abat-¡our, et
cd arJgees, . s dont les yeux et la bouche sourient sous la lourde auréole de
es apona1se . De place en place des poteaux te'l'egraph.1ques irn
· ·tent le
, ,
leurs ch eveux nOlIS.
touriste qui aura.it voulu ne pcnser qu aux T~k_ugawa.
.
Et l'on arrive ainsi a une longue rue qm rnterrompt pa,r ses boutiques de
· 't's la noble enfilade des grands arbres aux troncs dores.
cur1os1
· · sur un t orrent . L' un
· e · · devant nous un pont deux ponts vo!SlllS
'
'
.
N l ,
L' t
P UlS voici,
~st de bois laqué rouge avec ~es orne~ents de ,cuiyre. u n y passe. a.u re,
banal, est celui que foule le pied vulgaue des ~elerms et ~es cur1eux. . .
Le pont laqué possede une légende. U~ samt bouddhiste c~_ercha~t, il y a
bien des siecles, pour y élever un sanctuaue, une _montagne qu il ~v~it vue en
,
Ar · é devant le torrent 011 nous sommes, 11 la trouva. Ma1s il ne poureve.
r1v
.
,
·
d h · T
vait franchir le torrent qui l'en sépara1t. ~l en e¡irouvait un gran ,C agrm. out
a coup un serpent bleu s'approche de lill et lm of~re de le,tuer d embarras. Le
saint accepte et, tout aussitot, le serl?ent bleu d~v1ent un, enorme dragon rouge
dont la queue se reposait sur une ~~ve, et la tete sur l autre._ ~e samt passa
eux et lorsqu il se retourna pour remeICier serpent ou
sur ce pont merveill , ,
,
,
,
dr ·
t
dracron tout avait disparu. Plus tard, on eleva, a ce meme en _01t, un pon
de boi; a la forme élégante, et qu'on laqua de roug_e en s?u".e.mr du drago!1
complaisant. Mais seuls le~ Shoguns, ava~e?t ,le droit de 1ut11iser, deux ÍOJS
l'an, et ce privilege est mamtenant reserve al Empere~. ,
.
Le pont franchi (le pont des mortels), on retrouve b1entot les ,cr_yptomeri~s.
lis couvrent la colline. Ils se pressent autour des temples et des edifices sacres,
qui sont placés pres les uns d~s autres, da.ns un d~sordre appa~ent. De nul
point il n'est possible de les voir tous ensemble. 11 n est pas poss1ble non plus
de p;endre du recul; l'architecte a voulu qu'on ne les découvre que lorsqu'~n
en est tout pres. Ce sont des bijoux, et n~n des monu~ents. (Une Pª~?de tres
haute est placée ~a comm~ ~'es_t le campamle deva~~ Sarnt-Marc, afin d 1mp?scr
a l'ceil une certame appremat10n de~ hau~eurs.) ~ 1ls .~e sont pas sur la memc
ligue, ils ne sont pas no_n plus a.u meme mveau ; ils s e~gent sru: ~e fl~nc, de la
colline. De larges escahers de quelques marches condmsen\ de l un a ~ autre
a.u milieu de lanternes de pierre et de bronz~, et sous la _lurruere verte gm passe
a travers les feuilles des hauts cryptomenas. Des rwsseaux, de mmusc~les
torrents s'écoulent en chantant par de petites cascades. Autour des fontames
de bronze et de pierre, des pelerins, dévotement, boivent l'eau que des gestes
rituels ont sanctifiée.
LA

SPLENDEUR

DANS

LA

GRACE

... Les temples ressemblent un peu, vus du dehors, a des arches de ~oé. Le
soubassement a l'indienne, est dissimulé par une galerie extérieure qm court
tout autour du sanctuaire couvert d'un toit double pente. Pas d'étage.
L'intérieur n'est guere plus 'haut ni plus grand qu'un salo~ parisien. M~is, dans
ce petit espace, l' artiste jap_onais a accumulé to_ut~s ~es ,d~lic~tesses, les nches~e~,
les ingéniosités. Pas un pomt des surfaces, qm n a~t ete_ pieuse~ent trava1l~e.
Le bord du toit abrite des groupes sculptes en plem bo1s, et pernts, et dores.
Ce sont des fleurs des animaux. L'un de ces groupes est célebre :
il représente trois peti!s singes; de ses ~e~ mains,_le _premier ferme sei;_yeux,
le second ses oreilles, 1 autre sa bouche, mdiquant 8,lllSi aux hommes qu il faut
se refuser a voir, entendre ou dire le mal. Les portes sont des débauche~ de
richesses décoratives. Sur le pilier de l'une d'elles on mon~r~ 1;0e imperfect10~.
On vous explique qu' elle est volontaire, que, de propos deliberé, on a commis
cette erreur, afin que l'ceuvre n'étant point sans défaut, les dieux n'e~
fussent pas trop jaloux. Partout l'éclat miroitant de la laque, d'un rouge qU1
sait n'etre pas offensant, et les brillantes ferrures d'or; le tout e~tretenu ª".ec
le plus g1:and so~. Tout parait neuf. 11 semble ~ue c,h~que matln ,d~s mams
pieuses a1ent poli toutes ces surfaces avec les soms delicats que_ mentent des
pieces d'orfevrerie. A l'intérieur, sur de larges panneaux, des ammaux fantastiques mais gracieux, des oiseaux géants, charment l'roil par les courbes élégantes de leurs longues plumes tombantes. Les plafonds ont été traités avec
le meme respect, la meme délicatesse, le meme talent. Des lanternes de bronze
montrent la finesse de leurs ciselures. De tout cela, on pourrait faire un inventaire, on n'en peut pas donner de description: c'est la splendeur dans la grace.
Sans qu'on s'en aper9oive, on est conduit a un escalier de pierres moussues qui monte, étroit, le long d'un mm: 011 l'humidité, qu'entretiennent l'om·
bre des arbres et les ruisseaux voisins, met la teinte verte des végétations
minuscules. Il faut monter longtemps, gravir deux cents marches. Puis on
arrive a une sorte de plate-forme sur laquelle s'éleve une petite pagode de
bronze : c'est la tombe du Shogun. Le contraste de cette simplicité et de ces
magnifi.cences provoque le respect et la méditation.
.
Les Tokugawa méritaient de tels honneurs. Lafcadio Hearn racQnte cec1
de Yeyasou : « Alors qu'il était virtuellement maitre de l'empire, ce conqu~rant - le plus grand des capitaines et hommes d'Etat japonais - fut surpris
un jour par un serviteur, secouant et lisant de ses propres mains un vieil ha·
kama de soie qu'endommageait la poussiere : « Ce que vous me voyez faire,
lui dit-il, n'est pas tant cause du prix que j'attache l'objet lui-meme que
pour toute la peine qu'il coute a produire. C'est le résultat du labeur d'Wle
pauvre femme, et c'est en cela que je !'estime. Si nous négligeons de réfié.chir,

a

a

Une gracieuse rencontre sur le chemin de Nikko.
- 11 forma le Japon. - A double tour, et ne laissa pas la clef sur la porte.
Si bien que pendant deux cent cinquante ans le Japon fut totalement isolé
du reste du monde. La civilisation s'y développa en vase clos. Les seuls étrangers avec lesquels on garda quelques rapports furent les Hollandais. - Tout
de meme. - Oui, ma1s de quelle fa9on ! Les Hollandais étaient parqués sur
un ilot de 175 metres de long sur 85 metres dans sa plus grande largeur, et
n'y furent tolérés qu'au prix d'incessantes humiliations. Et, pendant deux
cent cinquante ans, le Japon ignora la guerre. D'abord régna la plus grande
prospérité. Les lettres, les arts furent en grande faveur. L'éclat de la cour de
Shogun rappelle celui de la cour de Louis XIV, a qui, d'ailleru:s, le Shogun
fut souvent comparé.
- Eh bien, maintenant, parlez-nous de Nikko. &gt;&gt;
SOUS L'OMBRE DES CRYPTOMERIAS

ravais pris la résolution de ne pas ?iter, moi milliem~, le pr?verbe japonais : « Ne prononcez pas le mot merveilleux avant d'avou vu Nikko. » Mais,
vraiment, il est impossible de ne pas le répéter.
Une allée de cryptomerias géants qui se poursuit, ininterrompue pendant
40 ~ilometres, - _plus loin qu_~ de París a Ponto~e. Au bout, un groupe de
petits temples qill sont des b1¡oux de laque et d or, avec des merveilles de
sculpture sur bois. Et, au-dessus de ces temples, tres simples, les deux tombes
des Shoguns Yeyasou et Yemitsou, les Tokugawa. C'est pour ces deux tombes
que l'allée des dix lieues a été plantéc, que les temples-joyaux ont été laqués
dorés, sculptés.
'
~l ne faudr,ait pas qu'o~ s~ représentat une allée droite et large laissant
v01r, a la fin d une perspective llllmense, des temples dont on pourrait embrasser
l'ensemble d'un seul coup d'ceil. On se tromperait : l'allée est tout étroite
et son cours sinueux. Elle est encaissée. Lorsqu'on voulut honorer les dépouille~
des deux grands Shoguns, ce fut al'aide d'une sorte de souscription. Un daünio
pas riche offrit simplement de planter, le long de la route, de jeunes cryptomerias. On accepta, et lui, pour ne pas etre accusé de parcimonie, planta les
arbustes a tres courte distance les uns des autres. Mais depuis trois cents a.ns
ils ont grandi. Ils sont devenus énormes. lis lancent tout droit vers le ciel des
futs ro_bustes, orgueilleux, qui portent la-haut, a leur sommet, une abondante
fronda1son. On passe sous un tunnel de verdure. Les tronca resserrés se tou-

a

a

en usant de ces choses, au temps et a re/fort qu'elles e,xigent, notre manque de res·
pe,ct nous ravale au niveau de la béte. »

Nou~ savons encore qu'a l'heure de sa plus grande prospérité il résistait
au dés1r de sa femme qui, trop souvent a son gré, lui voulait offrir des vet~ments nouveaux: « Quand je pense, protestait-il, aux multitudes qui m'env1ronnent e~ aux générations qui doivent venir apres moi, je trouve qu'il est de
mon devou, par égard pour eux, d'etre tres économe des habits queje possede (1 ).&gt;)
Les deux Shoguns enterrés Nikko sont les véritables fondateurs de cette
d7ua~ti;, qui, ,Pendant deux cent c~nquante ~ns, ass~a la paix au Japon.
L amvee des et~ange1:5, vers. 1850, mterrompit cette ere heureuse et fut la
c~use de lutt~s mtestmes qm aboutirent au renversement du sho~unat. On
v1t alors le Mikado Mutsuhito se dresser de toute sa taille légendaue devant
l'étranger mcna9ant, et, comme un héros endormi depuis des siecles se réveiller
dans la _g~oire, s'im~oser a l'admiratio~ du m?nde. entier, comp~endr&lt;' a ver
une rap1d1té dont l Europe fut stupéfa1te la necess1té cl'emprunter aux bar·

a

(1 Lnf1•1111io ll,•111·11. nulwro. Trarl11t'lion 11,· ll•• 1.i·u11 ll«J 11«1.

-

bares d'O~cident leurs machines industrielles et guerrieres et de prendre
de leurs s~ie~ces, tout. ce q~ était nécessaire pour les repous;er.
'
~st-ce ª. dire que le derrue~ Shogun a vécu? Non, peut-etre. On peut prév?ir ql!,e, si ~e Japon se trouva1t sous l~ terreur d'une guerre civile ou la mena.ce
d une rnvas1on,_ l,Emp~~~ur, af½i de la1S~er hors de discussion le príncipe divin
dont la perenmte a deJa sauve _l~ patne, nommerait un généralissime chargé
de pren_dre to;1tes les _responsabilités et d'accepter la poss1bilité d'une défaite.
Ce sera1t la ,~esurrect1on du shogunat. Si cela devait arriver, souhaitons pour
le J apon qu il trouve alors un homme noble et valeureux autant que le furent
Yeyasou et Yemitsou.

LA DANSE DES DIABLES

a

E~ passant Nara, pres d'Osaka, nous avons vu ce qu'y voient tous les
~ounstes, la p~gode et les temples. Il nous a été donné d'y assister, en outre,
a un s~ctacle emouvant.
. A N~ra-Hotel ~ un des hotels les plus confortables que j'aie vus - on nous
dit c¡u'il y a, ce soir roeme, dans un villag~ voisin, deux lieues d'ici, une cérémome, celle de la danse des diabUJS : « Comment peut-on y aller ? - Ni chemin
d~ fer, ni voiture. Le kourouma seulement. - Va pour le kourouma. Comb!en de temps ? - Quarante minutes. - A quelle heure faut-il partir ? - Apres
diner. - A quelle heure serons-nous de retour? - Vers minuit. - D'autres
touristes y vont-ils? - Peut-etre des Américains. »
L'heure du départ arrive. Pas d' Américains. Allons-nous nous livrer tout
seuls, par la nuit ~oire, en pleine campagne, a ces deux traineurs de pousseDans les jardins du temple de Nara.
pousse 1 (Notez bien que nous sommes depuis peu au Japon). Est-ce bien
pru~ent 1_ N?us ne parlons pas japonais, ces hommes ne parlent que japonais,
et sil amva1t quelque chose... Et enfin... ces hommes...
Des conducteurs nous ont pris par le bras et nous emmenent plus qu'ils ne
J'avais déja remarqué, dans une excursion précédente, combien le voyacreur
nous dirigent. On oblige a s'écarter des gens, beaucoup de gens qui nous font
en ko1:11'ouma est a la discrétion de son conducteur. Et je m'étais dit qu'il
place sans hostilité. :Mais, tout de meme, il y a des regards qu' on voit tout a
suffira1t, en somme, en un endroit désert, que celui-ci laissat s'élever les brancoup, tout, tout pres de soi... des yeux si noirs et brillants que révele subitecards pour. que le voyag~ur fut a terre sur le. dos, les j ambes empetrées, sans
ment, devant les notres, l'éclat d'une lumiere qui passe ... On nous ernmene
défense. Rien de plus simple ensuite que de l'assommer avant qu'il ait eu
toujours dans la nuit. 11 faut enjamber des fl.aques d'eau, gravir des marches...
le temps de se relever, rien de plus facile que de le dévaliser, de le rouler da.ns
On arrive. Une porte s'ouvre, nous tournons un angle...
un fossé et de disparaitre. Pour les tres pauvres gens que sont les traineurs
Coup de surprise.
de poussc-pousse, la tentation peut etre forte.
. Nous so~es dans un temple... seuls, dans l'espace réservé, tout pres des
Nous partons tout de meme, a huit heures du soir, par une nuit sans lune,
dieux... Mais nous sentons une foule, nous entendons une foule frémissante ...
seuls, sans autres armes que ma canne.
Mais oui, tout autour de nous, il y a des souffles, des mouvements, des rayon~e ,ctoi~. qu'.il e~t ho~e~e de 'Yº:1~ dire tout d~ suite qu'il ne nous est rien
nements de vie. Nos yeux s'habituent la lumiere. Tout autour de l'espace
arnve, q~ il n cst ¡ama1s nen arnve a aucun tounste, et qu'on peut, a.u Japon,
réservé, ou nous sommes, derriere un grillage qui s'accroche de colonne en
voyager a toutc heure de la nuit, et dans les endroits les plus déserts sans
colonne et encadre le sJ1nctuaire, une foule ondoie et s' agite, toute une foule,
avoir l¡i piment d'aucun danger ni le mérite d'aucun courage.
'
serrée, pressée, s'étouffant, grouillant tout de meme, et impatiente, déja trouSeulement, pendant q~e nous roulions dans l'obscurité, je me distrayais
blée, escomptant la grande émotion de tout a l'heure, le spectacle qui ne se
d_e 1~ m?n~t?me du ?he~ en me racontant ces histoires de brigands. Et j'armontre qu'une fois l'an... Et, dans cette multitude, on pourrait deviner, a
nvais ams1 a me faire ¡uste assez peur pour ne pas m'y ennuyer. 11 fallait,
en effet, ti:ouvei; _en soi-ru.eme des sujets.. _qe distr_action. Ttrnt. ce que l'Qilpou~ . _leur air plus grave, les enfants co_nd1:1its ici pour la premiere fois.
Des gens venus _de tres_ loi!1 sont arrivés hier; "a pied, et, depuis ce matin,
vait voir en écarquillant les yeux, c'était le reflet de notre lanterne sur un
attendent, les mallls agnppees comme des grilles aux mailles du grillacre.
0
petit drapea.u, fi.xé a un brancard du kourouma, et, tout le long du chemin
L'heure approche. Les physionomies, de plus en plus, deviennent anxieuses.
tres étroit, les premieres herbes des champs invisibles et noirs au milieu desquels nous courions, dans le silence que rythmait le bruit mou et régulier des
LES PRÉPARATIFS DE LA CÉRÉMONIE
pieds nus battant le sol de nos Japonais.
Ap~es une demi-heur~, nous sentons que nous approchons. Des lumieres
L'espace vide 011 nous sommes entoure les dieux d'une sorte de couloir
se voient la-bas, tout la-bas. Nous traversons un village dont les maisons
rectangulaire.
On nous laisse et nous éprouvons une sensation d'étouffement
sont fermées et obscures. Et nous passons si doucement, sur nos roues caoutd'etre
ainsi
isolés,
avec cependant tant d'humanité autour de nous et d'etre
choutées, que c'est a peine si nous réveillons un chien. D'ailleurs, le silence
aussi
pres
de
ces
dieux
bizarres, grima9ants, de ces e,x-voto, et de' ces vases
nous donne en"'.ie de le rendre plus ~omple~, et nous nous appliquons a ne
étranges,
et
de
ces
cierges,
et de ces objets qui sont des objets de culte, certaipas farre de brmt. Avez-vous remarque comb1en le silence « se gacrne » et s'imnement,
;~
d~nt
n~u~
ne
pouvons
deviner l'~sage... A coté de la place qu'on
pose facilement et puissamment a notre respect 1
°
nous a designee, vo1ci des banquettes, des pet,tes tables, des livres.
Nous reprenons la campagnc... Nous devinons, plutot que nous ne les voyons,
Des pretres chaussés de galoches arrivent avec des clic clac de bois sonore.
des ombrcs frolées ... des hommes, des femmes qui se rangent et dont la silhouette
Sous
le~rs étole~ doré~s, ils s'avancent pr~s, de lampes antiques a l'huile, qui
apparait dans une vision rapide, sous l'incertaine projection de nos lanternes.
nous laIBsent vorr, mamtenant, une quantJte de fleurs artificielles.
Voici maintcnant quelques autres lumieres. On s'arrete, on parlemente.. .
_Un _pretre souffl.e dans un coquillage. C'est la conque grecque. Dans quel
Des gens s'agitent dans l'ombrn, et maintenant, au pas, nous roulons encore.. .
lo~tam
passé s_ommes-nous tout_ a cou.1_&gt; rejetés !. .. ~oici maintenant les globes
N ous croyons distinguer des murs, des statues de dieux... Nous voyons luire des
rut~ants et ga1s des lanternes ¡apona1ses. La mus1que est assez émouvante
feux dans des petites mares, restes de pluie, ou.s'éclaboussent les jambes des kouM3:1s elle a comme fond d' orchestre les palpitations de la foule qui la rendent
roumayas, et que coupent nos grandes roues minces ... Puis on nous fait despU1ssante sur nos nerfs.
cendre... Cette foiR, il nous le semble bien, nous sommes au milieu d'une foule ...
Les bruits des cloches de bambou battent la cadence des soupirs, des haletements, des murmures, des cris étouffés. De temps en temps un pretre passe,
en costume, et s'en va, donnant seulement l'impression de préparatifs.
On _allu,me. les brule-parfums. Un homme vient, vetu de rouge, et refait
le plem d huile dans les lampes. Je pense au moyen age, aux mysteres, au
moucheur de chandelles, a Notre-Dame de Paris.
... Maintenant, c' est commencé...
. Le gra_nd pretre s'ava1~c?, tr~s digne et tout pareil a un officiant catholiq~e un ¡o~ de grande ceremome. 11 y a des ensembles, puis un solo du grand
pretr~ repns en chceur par les autres pretres et que l'orchestre développe
amplifie. Les cymbales battent, aussi la grosse caisse, et les cloches sonnent'.
L'ensemble est d'une babileté un peu trop visible, d'un art un peu élémentaire, et cependant émeut.
V~ici maintenant le premi~r défilé. ]?~ns l' espace vide un bo~me surgit, costume de rouge, comme un diable. Relig1eusement, gravement, 11 entre par une
po~e, sort_ par l'autre en agitant un sabre ·avec des gestes mystiques, puis il
revient, fa1t un deuxieme tour, agrémenté cette fois de quelques pas de valse.
Des pret,res suive?t le meme chemin en so~ant da.ns des c_oquillages qui
font les memes brwts que les cornea des mardis gras d'autrefo1s. Et toujours
dans notre dos, et a coté de nous, et plus loin encore, tout autour, l'impression
énervante de cette foule énervée.
J?e longs moments s'écoulent encore. On apporte de l'eau dans une coupe.
Pu!S sur un feu on jette des herbes odorantes, mais on sent que le moment
solennel, appro~he. Les gestes des _pretres se font plus rarides. Les ~gures sont
p\us preoccupees. 11 y a des s1gnaux:, des appels qm se mult1plient de';;n~ent plus vibrant&amp;, plus fébriles, et, subitement, toutes les lu~ieres
s ete1gnent.
... Cela serait peut-etre sans émotion si nous ne sentions o.erriere
nous, tout pres dC' nous, la multitude anxieuse et palpitante s'agiter,
Les Bouddhas de Nara.

a

a

�L'ILLUSTRATION

UNE CÉRÉMONIE FANTASTIQUE DU VIEUX JAPON. - La danse des diables,
D'apres les documenrs de M. Brieux.

a Nara.

rnurmurer, onduler, soupirer, frémir, crier, puis, tout a coup, se taire I apparaitre ~out a coup, sous des lueurs dansa.ntes qui les rou~i~ent, 1 des ?endans un silence absolu. Si profond qu'il soit, nous sentons tout de meme,
taines de v1s~ges a_ux yeux ~rands o_uverts, aux bou?hes tirees d ango1sse,
et d'une fa9on si vive qu'elle en est presque douloureuse, la présence
ou tordues d un me qm hesite, qm se force, et qm souvent se change en
de ces bommes, de ces femmes, surexcités.
grimace d'épouvante.
Il y a des femmes et des enlants qui ont des
figures de damnés et qui hurlent comme les
UN SPECTACLE FANTASTIQUE
chiens a la mort... II y a des íuites !éroces ;
certains cherchent /¡ grimper le long du grillage
Une fois la nuit faite, le silence devient
ou le renverser pour aller prendre part la
vraiment, pour nous, lourd 8, supporter... Seules,
lutte ... D'autres, plus blasés, rient, mais aucun
des flammes, de courtes flammes intermittentes
de leurs rires n'est tout fait exempt de terqui viennent d'un grand brüle-parfum !ont
reur. Cette foule a réellement peur et lait sem·
briller les points d'or sur les statues et devI·
blant de se moquer de sa penr. II y a des éclats
ner les contours des colonnes.
de rire qui sont plus stridents et plus ango1s·
Un grand coup de gong. Sept ou huit hommes
sants que les cris d'effroi... Et c'est une parnmasqués de masques effrayants surgissent en
que, des enfants piétinés, des femmes pamées,
brandissant des torches et gesticulent comme
des hommes éperdus, lorsqu'un des démons lei11t
des damnés.
de vouloir franchir la barriere et menace la
Ce sont les diables déchaínés. Des pretres
[0túe, en faisant pleuvoir sur elle des gouttes
doivent livrer combat a ces diables et les ré·
brúlantes de résine enflammée. A certains moduire a rimpuissance. Des pre.tres, en cffet, sont
ments, dans une large place, il n'y a plus perentrés et les poursuivent. lis sont violcnts, brutaux; ils se rucnt sur les diables avec un ensonne debout; tout le monde, jeté aterre, s'eftrain qui s'exaspCre 8. chaque minute. Les diaforce se relever. On ne voit qu'une débacle
bles se déíendent. La lutte qui s'engage, si
d'humanité: comme des épis de blé murs couelle est la plupart du temps simulée et ino!chés, ravagés, enveloppés par un tourbillon ...
fensive, on sent qu'il !audrait peu de chose
Le jeu devient dangcreux pour tous. Un d1apour que le fanatisme des uns et des autres la
ble est a terre, blessé.. . Un pretre éteint son vé[lt dégénérer en une lutte réelle. Et déja les
tement en flammes. C'est fini. II était temps ...
coups se !ont violents, les cris de douleur aigus,
La lumiere réapparait.. . Les démons, vain·
les e!!orts d'attaque, de défense, de riposte de
cus, rentrent dans la coulisse.
plus en plus vifs. On voit que les diables et
La foule s' écoule, et, tout de suite, s' enfonce
les prétres se prennent a leur jeu, et on se
dans les ténebres, s' éloigne dans les profon·
demande, non sansanxiété, dans quelles fureurs
deurs obscures ...
leur !anatisme ne va pas les jeter touta l'heure.
Nos traíneurs de kouroumas viennent nous
Ce danger s'augmente d'un autre. Les bommes
chercher avec une hatesinguliere, et nous pres·
se poursuivent, se saisissent, se terrassent, chosent de nous éloigner avec une insistance,_ une
quant les unes contre les autres leurs torches
lébrilité dont je ne trouve pas l'explicatwn ...
d'ou jaillissent des étincelles, d'ou tombent
lis nous ont saisis par les poignets et nous lor·
des flammecbes ... Voici qu'une torche est jetée
cent courir. Ils sont muets et impérieux. Une
a terre, sous un coup plus violent... Un diable
fois aupres des konroumas, il faut y monter tres
la ramasse, s' en saisit, et, follement, la seco ue
vite, les hommes s'attellent et partent saos luau-dessus des tetes de la foule, fait plcuvoir
miCre, sans lanterne d'un train vertigineux ... Ils
sur elle des étincellcs qui ne sont pas sans dan·
ne se ralentiront que daos quelques minutes, lorsUn des quatre empereurs qui gardent la troisieme porte
ger. Dans ces moments, les spectateurs sont plus
que toutes les lumieres et tous les bruits seseront
intéressants regarder peut-étre que le spe?·
du temple de Yemitsou.
éteints dans l'éloignement...
tacle lui-meme. La lumiere des torches fa1t
Phol. J du MPrif
BRIEUX

a

a

a

a

a

1

a

d, l'Académie fran¡aise.

�L' I L L U S T R A TI O N

Un aspect de la soirée de gala du
donnée

par la

28 ma1 1924,

Croix-Rouge fran~aise dans les nouveaux Magasins du Printemps,
par RENÉ LELONG.

Supplémenl

a L'lllustration titt

19 J,ú//el 1924.

�</text>
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          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                  <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>Nº 361&lt; -

L'ILLUSTRATION

I" Jurn 1912

475

Sur la cheminée, l' lvresse du vin, de Clodion. Sur le panneau vo1sm (en commenyant par le haut) : Watteau, Hubert Robert, Fragonard.
Boucher, Perronneau (au centre), Watteau, deux Lespinasse, Hubert Robert, Fragonard, Hubert Roben.
Sur le panMau de droite: Boucher, Mme Vigée-Lebrun (Portrait de M1118 Grand), deux La Tour; au dessous : Saint-Aubin. Fragonard. Watteau. etc.

PETIT SALON. -

SIECLE

LA MAISON D'UN AMATEUR AU
djo

djo

djo

CHEZ M. JACQUES DOUCET
( Photo-Couleurs.)
Rue Spontini, a l'an~de Je h1
µetite rue de N"oisiel. est situé

!'hotel de M. Jacques Doncel,

mine oslentation, mais seulement

amateur d'art fastueux. De son
jardinet en terrasse, on nperc:oit,
a la fois, la résidence de l'économiste Raphael-Georges Lévy et

méditer au senil de sa demeure, ltll

soucieux de vivre en paix ra rmi
les belles choses qu'il aime. Et l'u11
ne peut se défendre de remarquer
ll. que! point ces rouncs d'art,
faites pour orner d'opulcntes demeures, prennent Ia un autre
caractfre qu'elles n'auraient si
elles étaient emprisonnées dans un
musée; comme elles conser\·ent une
vie qui leur fera bien souvent

qui n'avait vu dans la science des
nombres et du cnlcul que le mayen
de satisfaire, une fois terminée sa
carri€re d'affaires, une passion ardenle et éclairée pour les rouvres

gneront, étiquctées et numérotées,
le long de cimaises nationales.
Sur les paliers, quelques beaux
bnstes; dans une ni che, un vase

d'art.
Aucun Parisieu, mClé U.· quel-

&lt;lécoratif en plomb, orgueil, autrefois, de quelque pare seigneu-

que titre que ce soit au moll\·e-

rial, représentant le 'l'riomphe de

ment artistique, n'a manqué de

Galathée.

s'arreter, curieux, envieux, plus

L'impressiou d'inti.mité, de vie
personnelle, paisible, au milieu de

le petit hotel du dessinateur JeanLouis Forain. Ce double voisinage
contrasté dut plus d'une fois amuser le collectionneur passionné,
quand d'aventure il lui arrivait de

Buste de Richelieu,
. par Warin.

Ues l'escalier, ele belle pierre grise, simple eucore, on a l'impression qu'on
pén€tre dans la demeure d'un homme de gont parfait, s01gneux d'éviter toute

&lt;léfaut du moment

ou

elles s'ali-.

ou moins, d'en franchir le seuil,
devant celte imposante mah;on,
sobl'e d'arcbitecture, et oll tout le luxe, un luxe royal, par exemple, était

a peine

amoneelé

mnis il'nne élégan&lt;'e un peu froirle

a l'intérieur.

beautés de loutes sorles, se précise
dans le vestibule, baut,
La marquise de Rummy. par La Tour.

�..
I"' Jurn 1912

L'ILLUSTRATION

476 -

l" Jurn 1912

L'ILLUSTRATJ()N

~o lb\4 -

481

Nº 3ó&gt;4

et distante, en son ensemble. Pourtant, ce petit meuble « tJ.•ianonesque &gt;&gt;, aux
bois précieusement sculptés, babillés de soies discretes, esl bien engageant. On
ferait la longtemps anticbambre saos ennui, amasé a détailler les fines ciselures de ses acajous et ses lampas de camaieu viole!. D est Louis XVI, mais
sent déja un peu son Directoire; c'est, je crois, comme date, le terme qu'avait
du fuer a son gout M. J acques Doucet, épris surtoul des amvres d'art du
dix-buitieme siecle, qu'il avait collectionnées presque exclusiYement, avec un
cerlain nombre de raretés étrangeres ou exotiques qui faisaienl fureur a l'épo-

faisanl valoir !'une l'autre, elles devaient resplendir de tout leur éclat. Seule
peut-étre, Ja profusion fait hésiter un temps l'admiration. Elles semblent etr;
presque trop abondantes.
.
.
.
.
La porte qui s'oU\-re au fond d~ cl,ur vesbbule vous rnlrodu1t d'abord dans
le petil snlon, ou Salon des Dessms.
Cette porte, aux vantaux peints
do;és, e?cadrés de greles colonues, esl
elle-meme une délicate producbon d art decoratLf. Ma1s quand on !'a franchie
n'a plus qu'a peine le temps de la décom~·ir, tant l'atlention est de tout.,;

,et

---------------~---......,
00

tout autour, ii coté, en face, des piec0s rarissimes, dessins, pastels, peintures:
Watteau el Hubert Robert, Fragonard, - représenté notamment par l'une de
ses reuvres les p]us fameuses, les plus savonreuses aussi, le Feu gux poudres)·
Perronneau et Boucher, Saint-Aubin et Lespinasse Greuze et la Can·iera et
les ~eux gra,nds Anglais, enfin, Lawrence et Ro~ey. Et commeut citer ]'un
piulo! que I autre de ces cadres ou de ces toiles!
L'ameublement1 d'ailleurs, dans les miroirs oll se reflftent ces omvres si
aimables, répond a leurs som-ires.

tonnier surmonté d'une fine pendule en bronze1 d'époque Louis XVI, meuble
d'une délicatesse exquise atlribué a Philippe-Claude i\lontigny, maitre menuisier ébéniste. Et quand M. Doucet avait affaire de,-anl ce bureau. il s'asseyait
dans un fauteuil 8 poudrer sculpté, ciselé et fignolé rornme nn reliquaire, oll
quels charmes onl pris place, jadisY
Enfin, peut-etre, de tout cet ensemble, le plus exquis, c·cst, dans un retrait
exigu, sur quatre mftres carrés de parquet, un boudoir d'un indicible charme,
&lt;lont M. Jacques Doucet ne se séparera jamais - jnmais, quoi qu'il anive,

GRAND SALON. - En haut, deux La Tour (Portrall présumé d.e d'A_lembert et Portrait d'un inconnu) et un Perronneau (}acques-Charles Dutilliers);
au-dessous, entre deux autres Perronneau, un Portra1t de ¡eune femme, par Nattier. - Sur le meuble, deux bustes par Caffteri.
PETlT SALON . - En haut, apres un portrait ovale de l'Ecole frani;:.use. des portraits par Lawrence, Romney, Rosalba Garriera. - Au-dessous, ceuvres de Cochin,
Maréchal, Boucher, Fragonard, Saint-Aubin, Greuze, Prud'hon. Watteau. -- Sur le bureau, buste de Sabine Houdon, par Houdon.

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'

1 '

que, laques, porcelaiue:;, bro~, et d'an&lt;;_iens inst!uments .de maLbéma~qu~.
Dans la salle a manger, touJOUIS la meme sobnété raffmée : des b01senes
blanches sculptées · un régulateur de Lepaute et de N. Petit, acajou et bronze,
au fronton couroO:.é d'un lournesol; une belle étagere de grauit rose montée en
bronze verl de la silhouette la plus fine, et, morceau de tout premier ordre,
une cheminée qui fut exécutée pour Marie-~toinette, - on e~ a la cerlitude
en voyant les deux aigles affrontées du mohf central; elle prov,ent tres probnblement du cháteau de Saint-Cloud.
Mais les deux salons surlout révelent pleinement les goiils, le caractere du
maitre de céans, dn passionné collectionneur qui, aprCS a'\'oir pntiemrnent accumulé de telles riches.ses, lenr a rlonné avec cette sfireté, ce tact, le cadre oñ. ge

parts sollicitée par des ceuvres plus précieuses, et si nombreuses, si aLLiranLes.
qn'on ne sait o. laquelle courir d'abord, a laquelle s'arreler. Des tapis ~yeux
de l'Odent qui chatoient doucement sur le parquet au haut plafond luID1neux
qui tami~e a toutes ces merveilles un jonr savamment dosé, c'est pour les yeux
l'encbantement.
L'énumération seule des noms que comporterait le catalogue d'un tel cabinel
constituerait une rc,:ne de toute l'histoire de l'art au dix-huilieme siecle.
, .1
C'est 8. ces murs, tendns d'une soie paille, que sourit de son air un pea pueri
M'"' Grand, peinte par Mmº Vigée-T.ebrun, que nous l'eprocluisons en hors te,:te.
Au-dessons d'elle, deux « préparations ,. de La Tour, denx teles de fcmm~s,
nvec ces yeux, ces 1Cvres que l':i,1mirable maitre se11l snt leur donner. Et puis,

La cheminée, de marbre gris, relevé de brom'..es expressifs eomme de belles
écritures d'aulrefois, supporte un groupe de Clodion, l'lvresse du vin, encndré
de deux sevres pñte tendre, ii couverte bleu marbré, montés en brule-parfums,
en bronze doré, sous Louis XVI. Le petit canapé d'alcOrn qui tend ses bms
aux reveries, a droite, babillé de velours rose fané, date de Louis XV par son
bois sculpté et doré, signé du nom de Philippe-Joseph Pluvinel, mailre ébéniste
en la rue de Cléry. Et le canapé, les bergeres, les fauteuils, les chaises épars
loul autour de la piece, sonl de bois sculpté el doré, Louis XVI, recouverts de
tapisseries de Reaurais a fond creme, décorées de bouquets et de corbeilles dans
la maniCre rle Salem\Jier.
FnrP au délicienx et illustre Fragonard, est une table-bureau avec un cal··

llui le suivra oU qu 1il réside - un joyau pur sous un étroit plafond en dOme
avec des boiseries décorées ainsi que de précieux: manuscrits.
,
l)u Grand Salon, on ne sanrait encore moins1 sous peine de se lancer dans
n~e longue et fastidieuse énumération de commissaire-priseur, dénombrer les
treSOl'S.
Les bolas peintres en sont F. Largillifre, La Tour, Lawrence encore, Hoppner
Reynolds, La Tour, Perronneau, Nattier, Chardin - représenté par des pa~~
i~signes - et, surprise aimable, Ma.ne~ et Sisley, cbacun avec une toile; ;ue
daulres encore, Les srnlpteurs, rnff1en, Ilomlon, Lemoyne ..Jcan "~nl'in enfiu
arnc le busle illnstre &lt;lu Cardinal de Rfchelieu, tiré nutrefoifl- ñ six éprem·es:
qualre par le fondear Ilubert Lesneur et deux par lienti Perlan, dont on ne

lci s'intercale une gravure hors texte avec feuille de garde.

�482 .-

L'ILLUSTRAT!ON

1" Jurn 1912

Nº 3bi4

a

GRAND SALON. _ Oevant la cheminée, écran du temps de la Régence. Sur le panneau, droite: en haut, un La Tour (Duval de l'Epinoy) entre un Largillii!re
et un Ducreux: au-dessous, portraits par Hoppner. Lawrence et Reynolds (Omiah. indigene de O'Tahiti).

cv1111ait plus 4ue 4ualre: bienlOt il
y en aura deux - avec celle que

M111 e Edouard Audré vieut, en mourant, de laisser a l'Instilut - de
classées daos les collections 1w tionales, la troisierne étant a l' Albertinurn de Dresde.
De,·ant la cheminée, de marbre
et de bronze, couronnée d'une monumentale pendule qu'eneadrent
des vases de Chine, bien fouetlé,
montés en brom-:e sous la Régence,
un écran de
bois sculpt(·
et doré, de la
Rég-ence aussi,
ten&lt;lu de vieux
velours bleu,
prolégeait le~
teiu ls délicats
contre

Marie-Madeleine Riggieri,
par Fragonard.

les

ardeurs

de

1'8.tre ;

et,

dans l' augle
opposé, il Y
avait une ta-

ble de jeu
earrée, c.hargée aux ang-les de flambeaux .d'argen~, proc~e
une belle bibHothl!que, a, liauteur d'appm, d'acaJOU treillagé ele bronze...
.
Enfin au lrnut bont ele ln picce, une table supportrul
des inst;·uments de matbémnliques, d'un travail curieux;
et l'hémicvcle
, , en atTiCre de sveltes colonnes de dchéne,
abrilait une bibliolheqne tonte cbargée de. cbau ~ et
intronvables relinres, rnaux pleins, maroqums détemts,
timbrés d'armoiries céll!bres.
D fant 1iarler a l'imparfait, bélas! 111. Jaeques Doucet
s'est décidé - par qnel caprice, qnelle lassitude invraisemblable ! - a se séparer de tout cela. La semaine pro-

clmiue weme, tablcau. x,
. des8ius,
pastel~, meubles, brorn:es, - tant
de merveilles vont se disperser aux
quatre vents. Et les derniers sonvenirs fidelcs qui eu resteront, qui
pourront les évoquer, aux yetu:: de

leur a11c·ie11 possesseur lui-mCme
comme Jes amis qu'iJ accueillait
en sa demenre hospit.aliere, ce seront les clichés ici reproduits, ol1
1;our la premiCre fois la photographie en coulenrs laisse une vision
exacte cl'nn
intérienr admirable, dont
les procédés
anciens eussent été impuissa n ts a
rendre !out le
charme, tontes
les nuances,
l'atmosphere
Portrait de jeune femme.
enfin.
par Nattier.
Et 111. Jacques Doncet
s'en va habiter, pro&lt;:!1e de la rue Spoutiui, un appartemeut m?derne,
- tres moderne, oll plus rien ne subsistera du gl~rieu_x et
magnifique passé, que la tradition qui doit reher a _e•
passé les menbles, les hibelots ou des artistes conlemporaws
vont s'efforcer d'imprimeL' leur cachet personnel. Car on
s'était trop pressé, paralt-il, de décréter que l'art no~veau, l'art du vingti€me siCcle, était morl avant ~'aY~
vécn. Nous allons - on nous Je prornet, du rnows d
assister a une renaissance inattendue .. AUendons-l~ét81-~
8
eonfiance ... Du moins l'intérieur merrn1lleux que
,~
,
.
t
le nonYenu
cree 111. Jacques Doucet nous est-,1 garan que
Sabine Houdon.
~era d'nn gout in·Pproehable.
par Houdon.
GUSTAVE BABIN-

�L ' lLLUSTRATlON
DiME ET AIGU11,lE DU (:;.oÜTU

~10NT fü.AMC

A IC UI LL.E D\! Mt»l

:

t

L_ _ __
Le Mont Blanc vu du sommet du BJvédere des Aiguilles Rouges

(z.966

m.).

Les deux glaciers qui descendent du Mont Blo.nc et du Dóme du Gollter sont le glacier des Bossons et le glacier de Taconnaz.
Aqunrtll~ dt P.11l'L llF.LJJRO.\'XF.R, puw· l'.rllbu111-A111u.w ,Je ,ra JJucni1lim1 q/omllriqut (Waillk Ju

lntérieur de

l'église

par

Saint-Nicolas

LOUJS-CJJ. CRESPIN.

ª Gaud

/Í!OlJ'

/rm1ra1,1u (lUJuelio11 nu.\· )i J),

�l¡

,.
A1c 1:11t.1..t N o 1u: DE Pt1'ÉRET

L1:s

T JO N

DAMEs ANCl,A!llEli

MoNT llt.ANC DE Couuun:uR

A1ct1ILL! BuNCHE DE PtTÉRET

AIGtlll,LE

o~:

LA BRINVA

Lever de SoleJ sur le MassiÍ du
/Íq11arelle oar PAUl llET,BROX,\rER, pour /'¡/{b111w A

vu du Col du Géant (3.36 9 m.),
l

geomél ,·iqu e te
'J. '¡ at'/1ée

Ut!,J
'1

Al¡,e.i franrai,l'!J (Ré,)uclion

(11/,'(.

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AoÍit.

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Les

P etites

et les Grandes

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J orasses,

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lés Glaciers

de

T alefre (a

Aq"n,.e/1,, nnr P .ílUL 1-IRT, RRONN ER, no:1r

-

gauche) et de Lescliaux ( a droite ), vus du sommet d e
/' ✓J/b,11n-~411,u,.\·e ;J,, "ª D e.,.cripli:m, .'l•:o,n,-ffri'/111• ,)éfailf1t,. / ),,,, / //nt ·,, . 1i ·a11p11..o,•,, (Jf h}u,·l/t&gt;u

'

•

.

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~-

l' Aiguille
au.-t·

¡/ i

).

rlu Moine { .'3.-4 • 2

m. ).

�'....'ILLUSTRATlON

UN

IMAGIER MODERNE

cotillon. )lais le mythe est admirablement rendu. On sent bien que c'est
une puissance d'En Haut. Tout le corps développé par le sommet,
délaissés depuis longtemps, qu'on croyait ajamais oubliés. reuaissent tout
par la base, semble suspendu dans l'air par les plis légers du voile
acoup. Témoin la délicieuse aquarelle, publiée aujourd'hui en hors texte, effilé
qui flotte. I1 pese a peine sur le bras de la Gorgone. On dirait qu'il prend
et la gravure reproduite ici, d'apres le meme auteur. Ces deux curieuses
appui sur sa gorge pour s'élancer, de nouvea.u, dans le ciel. II n'a pas
pages rappelleront a taus les amateurs d'art la fantaisie extraordinaire.
les talonnieres de Mercw-e, mais ses chevilles sont habillées comme les
les gaucheries touchantes et les procédés minutieux des lmagiers du
ergots d'un oiseau. Son casque extraordinaire doune l'idée d'un armet
mayen age. Elles sont dues a un jeune artiste de Nice, M. Gustav
magique. Son geste subtil et maniéré marque l'absence de tout effort.
Adolf Mossa, qui se révele, ainsi, le contin-.ateur des vieux enlumineurs
Choque trait de cette éblouisde missels ou de • Tres Riches
sante fantaisie ravit les yeux
Heures », sans autre prétention
par les somptuosités de sa couque de se distraire, et de nous
lt:ur et emporte fimagination
distraire aussi, des laideurs et
bien loin de la réalité, au pays
des banalités de la vie, en nous
de la Fable. C'est mie vision de
entra!nant dans le pays de la
poete.
Féerie et du Réve, par de rich""
De meme, l'image intitulée
irnages tirées de la Fable ou dea
Bruges-la-Morle. Nous ne sompienses légendes d'amour.
mes plus, ici, pa.rmi les dieux
Le sujet de l'aquarelle, le
c·ruels de la Fable antique, mais
Persée, est tiré de la mythologie
avec les ames douces et pienses
antique. 11 y avait, une lois, didu moyen age. Un poete airnait
sent les auteu:rs anciens, un horune princesse des Flandres ; il
rible monstre appelé MM.use, la
parvint a se fiancer a elle. Malplus redoutable des Gorgones.
heureusement, WlC nuit qu'elle
Sa tete était hérissée de serétait a sa fenetre, Wl bel oiseau
pents; elleavaitdesdentscomme
d' or lui apporta un message du
des défenses de sanglier, des
démon.Les démons s'occupaient
mains d'airain, des ailes d'or.
beaucoup des gens en ces temps
Persée, fils de J upiter et de
de piété vive, dans ces villes
Danaé. résolut d'en purger la
pleines d'églises. Celui-la proterre. L'entreprise était hasarmcttait a la jeune filie l'accom·
deuse, car cette figure féminine
plissement de tous ses désirs,
du Mal avait la propriété de
quels qu'ils fussent, gráce il. un
changerenpierrequiconqueosait
talisman dont il lui serait fait
la regarder. Mais Persée était
do11 , si elle avait le courage de
agréable aux dieux. Minerve lui
venir le chercher, seule, sur le
donna son bouclier, poli comme
q uai du Ros aire, lorsq ue le befw1 miroir, oll il pourrait voir
froi sonnerait minuit. Elle y
se refléter la Méduse sans la
alla: c'était un pii&gt;ge. Le démon
rega.rder. Mercare lui donna ses
ne lui donna point de taiisman,
sandales ailées qui le transpormais ]ui arracha lecreuret l'emteraient par les airs jusqu'au
porta, la laissan t inanimée sur
but. Pluton lui donnasonheaume
le pavé. Au matin, le poetevint
magiquequile rendrait invisible.
a passer avec sa lyre et son
Ap1'e8 cela, s'envoler au-dessus
lallrier d'or. U crut, d'abord,
de l'Océan. landre sur l'lle de
qu'elle était endormie et lui dit:
la Gorgone, la surpreudre endor&lt;i Levez-vous et allons-nous-en»,
mie dans une prairie émaillée de
mu.is, elle ne réponda.nt rien, il
fleurs, lui couper la tete et em&lt;·omprit qu'elle était mort.e ...
porter cette tete, avec taus ses
Regardez cette image. C'est,
serpents, collée a son bouclier,
du.nH un raccourci a. la fois
· . :.:t.
ne fut qu'un jeu pour lui. On
savant et naif, toute l'fi.me de
,econnait, ici, la prouesse ord.iBruges qui appara!t : son anl
:a :; . . .Ali&lt;_"
naire de ces héros de la mytho·
tiquité, ,es vieilles maisons
.
logie que la complicité des
assemblée::i . brique a brique,
dicux dispeusait de tout effort.
ses canaux plcins d'eaux
Ce fut pour le jeune Persée l'enmortes, ses ponts courbes, ses
BRUGES-LA-MORTE
trée dans la carriere héroique
fenetres a O!livrs. son beffroi,
D'aprts une aquar.1/c de Gus/av Adol/ Mossa.
et pour les artistes, depuis bien
ses toits poÚ1tns. oU deux escades siecles, un theme inépui•
liers montent l'un vers l'autre
sable a tableaux et a statues.
pour se rejoindre dans le ciel, puis sa richesse passée, la somptuosité
Ce theme si rebattu, M. Mossa. l'a renouvelé entierement. 11 ne de ses costumes, l'éclat de ses joyaux et de ses orfCvreries, cnfin la
s'astreint nullement a suivre la lettre de la légende, mais il en pénetre désolation de sa mort lente au ·milieu de ses µ:lorieux souvenirs. Tout
!'esprit avec cette vue directe d'un enfant qui entend conter wie bis• cela se lit dans le détail infuii de cette enluminure. Et, en méme
toire pour la premiere lois. Pour lui, la Gorgone n'est nullemenl une temps, la terreur de l'enfer, le sentiment de la puissance démoniaque se
femn1e horrible, repoussante; elle n'aurait pas eu la puissance qu'on voient daus ce petit gnome velu et comu qui dévore le crour tout dé·
dit de pétrifier les hommes, si elle avait été laide : tout au plus les gouttant de sang, et l'aspiration vers le ciel danl! ces clochers montant a
aurait-elle fait sauver .. . C'est une tres jolie femme, tout a fait dénuée de l'horizon au-dessus des héltels de ville, des hopitaux, des béguinages,
creur : sa monstruosíté est rriorale. Ses serpcnts sont simplement ses des trésors. Dans cet entassement de choses pittoresques et révélatrices
cheveu.x épars, profus, nombreux, répandus et mouvants autour de sa oll. se complait M. Mossa, nous reconuaissons la minutie et la conscience
tete ; ,es ailes sont m1e parure.
vieux maitres.
MaIB elle n'a pas d'§.me : c'est 18. qu'est l'horreur ; ses mains ne sont desCes
vieux ma!tres, les Priniiti/s comme on les appelle, ont été
pas de bronze, ma.lli elles ne sont pas bienfaisantes, protectrices; c'est 18, longtemps dédaignés. lls sont mis au pinacle aujourd'hui, et chaque
qu'est l'insensibilité. Ce n'est qu'une figure de cire et de métal... Quand pays se vante de posséder les siens. C'est que, s'ils Haient parfois
on la tue, on s'aper9oit qu'elle n'avait pas un atome d'humanité. Ses inexpérimentés, souvent gauches, toujours incomplets, ils rachetaient
cheveux deviennent des al~ues, elle a les bras désarticulés d'une poupée; ces défauts par une invention merveilleuse, une belle et pure couleur,
elle sernble éparse, émiettée parmi les herbes comme une jonchée de une ferveur appliquée aux moindres détails de lem táche. Leurs plus
plumes bleues, la dépouille du geai. Tout son etre a fondu. II n'en reste modestes artistes : les enlmnineurs des Heures, des Légendaires ou des
plus que la téte, -cette tete cruelle, cette tete sans expre.ssion de lemme Ymages du Mon&lt;IR., ne sont pas les moins divertissants. Travaillant en
sans creur.
marge de la grande peinture, serrés dans l'étroite bande de parchcmin
Aussi, Persée n'a-t-il aucun scrupule a lui enfoncer son inimense baste qui leur était concédée, ils s'estimaient heureux de récréer les lecteurs
dans la gorge. 11 le fait d'un air dur et justicier. Toutefois, comme c'est par leurs inventions fabuleuses, par leur !aire précieux et snbtil. Depuis
un amateur de belles choses - sans quoi serait-il le fils de Jupiter et longtemps, l'art s'est orienté dans de tout autres voies. II n'en est que
de Danaé 1 - il prend bien garde d'écarter, du bout de son fer, le collier plus curieux de voir, a notre époque, en fOein viugtieme siecle, un jeune
de la Méduse, afin de ne pas gater ses perles bleues ... Certes, c' est la un artist,e renouer ces vieille.s traditions, toumer le dos au Réa.lisme et nous
personnage íort invraisemblable ! Il commence comme w1 guerrier japo·
nais et finit comme un danseur de ballet. Sa lance interminable semble entra.iner en plein ~ve.
RoBERT DE LA SrZERANNK .
la hamue d'un étendard de gaze rose et son carquois un accessoire de
On voit parfois, en art, des reviviscences inattendues : des genres

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L' I LLUSTRA T!ON

VISIONS BIBLIQUES

Copyright t·uclcrwood , l'mlcrwoo&lt;l.

Tous droita réscrvés.

PREMIÉ.RE APPARITI0N DE RUTH A 8002
Lea plwlog,aphiu dofll "°"' com111et1""1' la publioation /urent pri,e, en
Tme Sainte, en ce, lieta ou, a cAaque pa,, ae dre,aent a la inétnoire et ata
yeuz du oroyant comme du lettré ou de l' artim le, figure, i111111ortelZ.. de la
plu, mm&gt;eilleuae hiatoire qui ait encllanté l'dme de, luitnmea. Leur ataeur 11'a
"" garde de mettre en aceM, de /aire poaer, a la /at;OII d'u11 opé,ateur de oinéma·
•-pli•, de, acteura complaisanta et bien atyléa. Soi11 inutile, ici, ou la d' au•
lre/m, la llie 1,iblique ,'eat 00111ert&gt;ée parcille, a traVffB lea aie&lt;JZ.., a ce qu'elle
flait au i-pa de, patriarchea, des propMtea, de, apotrea ; otl toua le, tableauz
IOUl'ltalier, aemblent l'illuatratiOII lliwnte dea Ecriture, ; otl le pa,aant le plua
déilué d'imaginatioo n'a qu'a regarder autour de lui, en koutant parler aes aou·
Nllira. Le, rapprochementa, i111péri&lt;U1ement, a'itnpo,ent a BOII esprit. ll ne tui

.,¡,

•

f

reate plu, qu'a /euilleter le ,aint Liwe, a chercher le cllapitre, le ver,et ...
Voici l' apparitioo de Ruth la Moabite a Booi, da111 le cAamp /raí$ /auché
ou quéunt le, glaneuaea.
... A/ora .Booz dit a Ruth : • Ecoute, ,na filie, ne va point glaner da111 un autre
cAamp. Ne ,or, point d'ici. Ne bouge point d'aupru de me, aert&gt;allte8. Regarde
le cllamp ou elle, 1110iuonneront et apru elle,. Et, si tu as aoif, t&gt;a auz vaaea
et bois l' eau que mea serlliteurB auront puiaée... •
Bientot, "" le guéret d'or que borne au loin un 1110l horit1m de collinea, du
ciel /impide deacendra l' ombre, • 11upti.ale, auqu,te, ,olennelle •· Et la ooúmté
de l'Eternel s'acootnplira. Oa, de Ruth doitnaítre Obed, ¡,ere cl'lsa~, ¡,ere de
Dat'id.

"ª

�L'JLLUSTRATJON
L' ILLUSTRA TION

Copyright Underwood

LES CE.ORES DU LIBAN
I! est rapporté au LitJre du Rois (chapitre V) que lorsque Salcm1on, fils de
David, eut en fin établi sa dominatioo sur tous les royaumes dont la conquéte n' avait
laissé ason pere nul répit, il dép&amp;ha des ambassadeurs OO"B Hiram, roi de
Tyr et Sidoo, ¡wur lui dire :
•Je prétends b&lt;Uir une maison au nom de l' Eternel, mon Dieu, car il a dit a
David, mon pere : * Ton fil• que ie mettrai a ta place sur ·ton tróne sera celui
• qui b&lt;Uira une maison a mon nom. • C'est pourqu-Oi commande qu'on coupe
dea cedres du lliban. Mes serviteurs tracailleront avec les tiens. Et je paierai a
tes serviteurs le salaire que tu auras fixé. Car tu sais qu'il n'y a point, parmi

nous, d' hommes qui s' entendent a couper le bois comme les Sidon ·
Hiram donna au roi de Juda et d' Israel tout le bois qu'il voulut, et ~
pentiers seconderent, pour l'édification du temple sans pareil, les ou
fils de David. De cette maison du Seigneur, il ne demeure pas m~ une
rien que l'incertain emplacement. Tout ce qui !'évoque d la mbnoire du
geur, ce sont trois a quatre cents cedres millénaires, cou,.,.ant de leurs
gigantesques quelques ares, au:t ff,ancs rocailleu:t de l'altier Liban,• la JI,
gne blanche •• dominant de .Bces cimes neigeuses ces vestiges d'ulll
!Ilustre.

t.

l'nderwOOl.l.

LES " TABERNACLES " SUR LES TOITS, EN SYRIE
Il_ est rapporté au !ivre d~ Néhémi_e (chapitre VIII) que les chefs d'lsrael, les
sacrifi,cateurs et les lémtes a assemblérent vers Esdras le Scribe afin d'apprendre
de lui les vomités du Seigneur.
« Ils trouverent écrit dans la loi que l' Eternel avait édicth par la bouche de
Moise que les m/ants d'Israel devaie,ú de,neurer dans des « tabemacles " pendatú
la /éJ,e solennelle du septiffiW_ mois... Le peuple alla done sur la mcmtagne. Il en
rapporta des rameaux tfol,me,·s et des rameaux tfautres arbres résineux, des rameaux de myrte, des rameaux de palmiers ; et chacun se construistt des tabernacles sur son toit, dans la cour de s, maison, dans les parvis de la maison de

Dieu. Et ainsi, tous ceux qui étaient revenus de la eaptivité firent des tabernacles. »
Qui sait si cette coutume qu'oot auiourd'hui les gens de Syrie tfédifier sur
/eurs toits, a la saison chaude, tf ombreuses eabanes de branchages n' est pas
une survivance de l~ /éte ?,blique d~• ~abernacles? Et si ces hu/tes éphimeres, que
le soleil aura bientot /anees et desseehees, ne sont pal imitées de celles que les
Hébreux construisaient, sur l'ordre e:tpres de l'Eternel, au-dessus de leurs terras~es, dans leurs cours, au seuil du te,nple? Les e:tégetes auraient ainsi re:r;plieatwn d~ ce mot « tabernacle » dont le sena de,neurait iadis, anos yeu:t tfen/ants,
st mysteneux.

�L'ILLUSTRAT!ON

L' lLLUSTRAT!ON

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Tous droit, rhrrvEs.

Copyri¡ht Undcrwood • t·udcrwood,

Tou, ilroits réservés,

LA BONNE MESURE
Déjd le Deutércmome prescrivait au peuple de Jého,;ah ,!:l.tre tres acrupuleux
da!lf les peaées et les mesures : • n n'y aura point dan, ta maison deux sortea
de boisaein&lt;z, un grand et un petit. » Le Nouveau Testament va plus loin encore:
« DIJ!\!!A bonne mesure, pressée et taeaée, en amoncelant le grain au-deaBUS
du boisasau, et il t'OUS ,era donné dana le aein mesure pareille ; car de la
m&lt;!me me,ure que vous vous aervez O'II vous mesurera. " Ainai parlait Jéau, a aes
disoiples le jour m&lt;!me ou il élut les douze apótres.
Áujourd'hui encore, cette recommandation est respectée de, Arabes, ainai qu'on
peul le wir sur ce marché auz graina de Bethléem, ou fut priae cette photographie.

La mesure est remplie d' abord de grain bien presaé, bien ta,sé, selon la

paroll

que recueillit saint Luc (chapitre VI). Puia, apoignées, on la comble eMOre "::.
ce qu'elle peut aupporter. Tout le grain qui demeure en cóne au-desBUB du
aeau appartient a l acheteur. Alors celui-ci emporte la proviaion qu'il vielN
quérir, non dana un panier ou dana un sac, maia dana une vaate poche .......,-.
dana son v&amp;ement, aur la poitrine. Et ceci encore se paeae comme au ~1'8 ol1
le Chriat enseignait en Galilée : « n vous sera donné aana le sein », dit ,a.m..!!;
ce iui semblerait indique, que les Israélites déja portaient ces poches dwr-,¡ l intérieur de leurs tuniques.

!.~

L'ÉCOLE DU PROPHETE
A la we de cette école indigene d'un modeste village de Syrie, on pourrait évoquer plus d'une scene bíblique. Mais c'est ici récole de Rama, le lieu natal du prophete Samuel, et r artiste qui ra photographiée a ramené awsitót aa pensée vera
la ieunem édifiante de celui qui, sur r ordre du Seigneur, donna a Israel tour
atour aes deux pr~ier• roia. L'enfant a'éwitpréparé aaa misaion divine de, renfance i « n aervait en préaence de rEternel étant jeune gar9011, .etu d'un éplwd
de lin. Sa mere lui taillait et cousait de pet1U v&amp;ementa, qu'elle lui apportait
ckaque année, quand elle montait, auec son mari, pour olfrir 8® sacrifico solennel."
Il devait auivre ausai une école toute semblable ace/le-e,:, et, comme ces enfants,

psalmodier, au grand aoleil, a la bel/e aaiaon, les Ecritures, tandis que rou·
coulaient lea ramierB faiaant échc auz oo,x putriles. La 1°l le commandait :
« I natruia renfant au de'but de aa vie. "
J
Les petits écoliera de Rama aont a préaent ~tus de laine et de eotonnade, avcc
de longues gandourae brunea rayées de blanc ou de petites vestes de calicot anglais
- a moina qu'il ne aoit allcmand - que leurs maman, ont cousuea au88i av,c
une attentive sollicitude, et la partie la plw origina/e de leur eoatume demeu,·e
le petit bonnet cocasse, décoré de rayurea amusantes, de desaina peut-hre tres aneiens d' origine.

�L'JLLUSTRATION

L'ILLUSTRAT!ON

C4)pyright LmlcrwooJ

Tous tlroits ré!lcrvés,

Copyri¡ht l'nderwood • Underwood,

•rous droit1 ré1ervés.

DAVID A LA TENTE DE SAUL
U,i aite dam rune des vallée8 aridea de la Judée. Des Bédouins ont campé
ld, dé-ployé leurs tentes sombrea atriéea de bandea claires, dam la régioo ,neme
ou la 1aloueie et la haine du roi Saiil poureuivaient David erran!, sor,, BucceBaeur élu
de Jéhovah.
« Saiil se campa au coteau de Hakila, qui est vu•a•via de J ésimoo ... Or, David
,e tenait au déserl, et il a¡,erput Saiil qui venaü pour le pourauivre. Et il envoya
dea espiooa gui lui coofirmerent que c'étaü le roi qui étaü lcl. Alors il se leva
et vint au lieu ou Saiil était campé... »
Le dúert est demeuré tout pareil, pierreuz, dpre, brolé par le simoun. Et ce

soot toufoura les mémes lentes brunea de poil de chevre qui abr,1ent les_ err~
au¡ourd: hui pacifiques. Sous un toit aussi /re/e, aussi groasier, reposau le :
plein de rage quand le berger prédestiné 8' en vint vers lui. Seulement, D
aujourd'hui, n'est plus armé d'une lance, ni d:un are, ni d:une fronde: un brefuail a la croase incruatée d:ivoire, rehaussée de cuivres luisants, pend ala le
te lle sur son épaule. Et e' est le changement le plus marquant, pem-ltrecl qRtllA
temps ait apporté a la vie de ces paya que parcourut, proscrit, le petit filsde e Les Arabes soot bien demeurés, en Judée, les dignes rempla~nts "
qui habitent sous les lentes », seloo r expressioo de la Geneae.

1:,.¡

1:

L"mkrwuoJ.

LES RAISINS DE LA TERRE PROMISE
Tandis que les Hél)reuz erraient ele désert en désert, regrellant lea poiBB011s
et les oign008 du Nil, l' Eternel ordoona a Moise d' envoyer au pays de Chanaan, qu'il destinaft a son peup_le,. douze. espior,,s, ~h.oisis, el r~is011 d'un par
tribu pour recoonattre la terre atnBI prom1se aux desirs d Israel.
• Vous verrez, leur dit Moise quand il les eut choisis, quel est ce pays-la et
quel peuple l'hal,ite, s'il est fort ou /aible, si le aol est gras ou inaigre, et s'il y
a des ar/)res ou non. Et prenez du /ruit du paya. •
Les douze ent'oyés monterent done vers le Midi, et allerent juaqu'a Hébron.
... • A"ivés au lorrent d' Escol, ita couperent la un aarment de vigne

avec une grappe · et il fallait deux h0111111es pour la porter aur une perche.•
La co11trée autdur d'Hé/)ron et deBetklée111, n'a rien perdu de sa /ertilité paB·
sée. Les vatlons ou les champs· a'étagent en gradim, comme cela se voit sou•
vent dans notre' Midi, sont admirablement cultivés. Les vignes y alternen! ai•ec
les olivettes. Le méme aoleil d:or y mt1rit des raiains magnifiques encere, mais
bien moins volmn!Meuz toutefois qu'aux i_ours lointains ou, d'aprea les No_mbres,
les espior,,s de Moise 71liaient sous le poiiu de leur butm. A la saisor,, ou • les
prerniers raisir¡a mtlriaaent •, les fréles cloigts aux o~gles teints ·cl'une /emme
ou d'une filie/te suffisent a cueillir leurs grappes verme1lles.

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L ' ILLUSTRATION

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l'ntknrooJ,

L'ANESSE DE BALAAM
De nos jours etlCOTe, l'árn, est l'a,nimal d, somme le ¡ilus com111uné111e11t employé
dat1.1 tout l' Orient.
C' élait sur une dnuse que voyageait le prophete Balaam de qui l' histoire
est oontée au chapitre XXII des Nombres.
Balac, roi de Moab, fils de Tsippor, avait /ait appeler ce saint homme afin qu'il
vlnt chez lui ,naudire les I sraélites échappés a: Egypte, qui lui semblaient dans
aes Elata des hotes encombrants. Mais Ba/aam, averti par Dieu que c'élait
la son peuple élu, re/usa longtemps de répondre aces invites. Pourtant, un matin,

il se décida asuivre les ambassadeurs de Balac. • Il se leva, sella son ánesae d
s'en alta avec les seigrn,urs de Moab. Ma,:s la oolere de Dieu s'enfiamma, ~
qu'il a'en allait, et l'ange de t'Eternd se tintdans lechemin poura'opposeralu:¡}
Dans l' équipage ou cette photographie représente ce Bédouin, juché sur •0~
cide ánon, on se représente le désobéissant prophele cheminant le long di
piste brúlée, et ce /ut au milieu d'un sentier pareil que se dressa aux yeux .
l'animal, plus clairvoyant que son maitre, l'ange tenant l'épée nue "' sa matR,
• Et l'ánesse se áétourna du cheinin et s'en alta a travers champs. •

�L ' !LLUSTRATION

UN ,Jfd!TRE JlfODERNE DU PORTRAIT AU PASTEL

Un coin iJe la villa J' E,te.

Francis Lainé par lui-meme,
d'apres son portrait par Roslin.

Portrait de Mm, Lilla:z.

Un ,·~in Je la ,,i[/11 Torlonia.
L'EXPOSITION

,\1.ARCEL BASCHET,

A LA GALERIE GEORGES PETIT

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PARIS GOTHIQUE
De,,.,i11.i J'w1 artit1tt américa in

A. C. ¡¡;r¡¡ B B.

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La grand'mere de

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Les Chimeres de Notre-Dame.

Le général Gouraud.

M. Maurice Donnay.

PORTRAITS AU PASTEL PAR MARCEL BASCHET

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La Rue et l'Eglise Saint-Severin.
Le Porclie de Saint-Germain-1' Auxerrois.
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La Sainte-Chapelle du Palais.

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                <text>fre</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>��(

T.

��L• I L LUSTRA TI O N

LA VISION EN RELIEF PAR- LES ANAGL YPHES
L'HYPER-ST~R~OSCOPIE

Si les vues stéréoscopiques possedent un charme tout particulier par le relief
qu'elles nous montrent, on peut toutefois leur fa1re un: reproche sérieux : c'es!
de ne pouvoir etre examinées simultanément par plus1eurs spectateurs, ce qm
a fait dire du stéréoscopiste qu'il est un égo"iste ; de plus, l'impression de ces
vues dans un texte est d'un emploi peu pratique, car il implique l'usage de
stéréoscopes a main d'u_n maniement délicat ;_ ~n outre, ;'obli~at_io,n, de f_aire
figurer rote a cote deua; unages d'un format vo1sm du carre et hID1te a env1ron
65 millimetres - a cause de l'écartement des ycux - leur doune un aspect peu
esthétique.
.
On a done cherché un remede a cet inconvénient; Ducos de Ha uron, le gémal
inventeur de la trichromie (dont les lecteurs de L'Illustration pem·ent souvent
apprécier la beauté dans nos tirages en couleurs et plus particulierement dans
nos numéros du Salon et de Noel), iniagina en 1891 un procédé fort ingénieux
pour obtenir la synthese du relief sans etre limité par les, dimensi?ns
_images..
Son procédé, qu'il baptisa anaglyphes (du grec 1V(t,yt.v1\ n, obJet c1sele, figure ·
en relief) est basé sur un phénomene de physique bien connu et que nous
rappeller~ns en quelques mots : il s'agit de l'abc;orption d'une couleur par sa
complémentaire.
Si nous examinons deux images colorées de nuances complémentaires (par
exemple rouge-orangé et .blen-verdatre) au travers ~•~m écran transp.arent
rouae-orangé l'image de meme couleur ne sera plus ns1ble, alors que l 1mage
"
' nous apparaitra en noir; réciproquement, s1. nous examrnons
.
1es
bleue-verdatre
deux memes sujets au moyen d'un écran bletHerdatre, l'image de cette couleur
disparaitra, tandis que l'image rouge-orangée se silhouettera en noir.
II suffira done, pour obtenir pratiqnement le relief stéréoscopiqne dans une
publication, d'iniprinier (en bleu-,·erdatre, par exemple) la perspective gauche
et de lui superposer relle de droite, tirée en rouge-orangé. Une telle image,
vue a l'reil nu, présente parfois un mélange inextricable et peu plaisant de ligues
et de couleurs; mais, examinée au moyen d'un lorgnon bicolore comportant un
verre ou une gélatine rouge-orangé pour l'reil gauche et bleu-verdatre pour
l'reil droit, chaque CPil ne pourra ,·oir que la perspective qui lui est destinée,
a l'exclusion de l'antre. Les conditions requises pour la vision stéréoscopique
se trouvant ainsi parfaitement réalisées, l'image résultante nons apparaitra en
relief et d'une teinte uniforme se rapprochant d'autant plus du noir que le
choix des encres sera plus heureux.

?es

LA VISION BINOCULAIRE

•

Pourquoi et comment voyons-nous en relief tout ce qui nous environne,
I1 est moius simple de répondre a cette question qu'on ne se !'imagine de
prinie abord, car ce probleme toucbe a la fois a la pbysique, a la physiologie
et meme a la psycbologie.
L'immense majorité des etres vivants possedent deux yeux ; sans affirmer
que ce nombre pair d'organes visuels résulte d'une impérieuse nécessité, on
doit cependant reconnaitre qu'il ne pent etre le fait du basard seul ; il constitue,
en quelque sorte, nn de ces moyens de « self-defense » mis par la nature a la
dispositiou des etres animés daos le bnt de leur faciliter la lutte pour la vie.
La vision binocnlair.-i permet de se rendre compte de la distance exacte d'un
obstacle, d'un ennemi on d'une proie, et, sans elle, l'écureuil qni saute de
branche en branche manquerait son but, l'oiseau en plein vol ne saurait saisit·,
avec cette précision qui nous étonne, l'insecte dont il se nourrit.
Est-ce a dire que, r¡ans le secours des deux yenx, il soit inipossible d'apprécier
le relief ~ Dans une certaine mesure, cette sensation peut etre éprouvée avec
un seul «.Pi!, et c'est un fait heureux pour tons cenx (trop nombreux, hélas !
depuis la grande guerre) qui ont perdu l'usage d'nn des yeux.
L'accoutumance intervient chez le borgne pour lui donner l'illusion du relief,
par la diminution progressive de la grandeur apparente des objets a,·ec leur
éloignement, par les modifications de forme et de positions relatives de ces
memes ob,iets lorsqn'il se déplace transversalement, par l'accommodation de
l'ooil (différente avec la distance), par la perspective aérienne diminuant la
netteté et les contrastes des objets lointains, tout en modifiant leur coloration.
Les memes phénomenes interviennent chez l'homme possesseur de deux yeux
normaux lorsqu'il regarde un tableau
ou, sur ur; seul plan, l'artiste, par l'observation des lois de la perspective, par
l'éclairage convenable du sujet et par la
dégradation progressive des contours
jusqn'a l'horizon, nous donne l'illusion
du relief.
Mais la .sensation réelle du relief,
l'appréciation exacte de la position des
objets situés daus plnsieurs plaus ne
peut etre réalisée que par la vision binoculaire.
Représentons en O,, O, les deux
yeux d'un observateur examinant un
point P situé devant un fond FF. Si
cet observatenr ferme alternativemcnt
les yeux, il verra successivement le
point P projeté vers la ganche, en G,
lorsqu'il regarde avec l'reil droit et,
inversemeut, en D, avec l'ooil gauche.
Il est évident que la sensation du
relief sera d'autant plus forte que le
point P sera plus rapproché des yeux,
c'est-a-dire que l'angle de com·ergence
O, P O,, appelé paralla.re, sera plus
grand.
Cet nng-le de com·ergence des yeux, joint a l'effort d'accommodation nous
donuc la sensatio11 du relief, et les rayons O, l', O, P eonstituent, en ~uelque

sorte. deux branches de compas-, ou deux mains immatérielles qui se referment
sur l'objet ponr en « palper » la forme et en apprécier la position dans l'espace.
La sensation du relief cessera lorsque l'écartemeut des points G et D
derieudra inférieur a la limite du pouvoir de séparation de l'ooil; il en résulte
que la distance a laquelle cesse la possibilité de voir les objets se détacher les
uns devant les autres varíe selon les observateurs. On admet généralement que
cette distance est voisine de 225 metres pour une vue normale : elle peut
atteindre jusqu'a 700 Jretres chez des personnes douées d'une acuité visuelle
exceptiounelle et poss{dant deux yeux de meme sensibilité.
Il est facile a chacun de nous, en se promenant, de faire une petite expérience démontrant les faits que nous venons d'exposer ; il suffit, daos une rue,
de regarder une perspectiYe d'arbres ou de réverberes en fermant alfernativement cbaque ooil pour voir se déplacer ces objets rar rapport a l'arriereplan. En fermant l'reil gauche, les objets observés par l'reil droit semblent se
déplacer brusquement vers la gaucbe, et inversement ; ces déplacements sont
d'autant plus importants que les objets sont plus rapprochés de nous : la
distance a laquelle ils cessent de se produire marque le point ou disparait la
sensation du relief pour l'observateur.
Si la vision binoculaire ne nous permet guere d'apprécier le relief an dela
de 225 metres, cela tient a l'écartement des yeux qui est en moyenne de 65 millimeh'es et varíe, selon les races et les individus, entre 54 et 72 millimetres ;
en adoptant l'écart moyen de 65 millinietreg, on voit qne la seusation du Te!ief
cesse a enYiron 3.440 fois cette distance.
Peut-on augmenter la portée du relief binoculairef Oui, dans une certaine
mesure et par di\·ers moyens.
Le plus simple consiste a examiner le paysage a l'aide d'nne jumelle de
campagne ; le seul fait de Yoir ainsi les objets plus rapprocbés augmente la
limite de perception du relief dans la proportion du grossissement de l'instrument.
Un autre moyen Téside dans l'augmentation artificielle de l'écartement des
yeux; !'examen de notre premiere figure démontre qu'en
,
1
agrandissant la base du
/
\I;
\\
triangle O, P O,, la paral' \\~\,
/
\
la.re, et, par suite, la distance
/
\
\
limite de la perception du
\\ ,.I
'1
,I
relief, se trouvent augmentées proportionnellement.
1
I \
1
1
I \
\
L'artifice le plus simple
/
\
1
,/
pour produire cet accroisse1
I
\
\
ment de l'écartement des
: / / \\
'\
I
ycux consiste a examiner le
/
I
\
1
1
I
\
\
paysage a l'aide d'un jeu de
I
/
'
\
miroirs disposés comme !'inI
/
\\
\\
1
I
dique la figure ci-contre ;
1
I
\
1
I
I
\
\
l'iniage est perl)ue comme si
: /
\
\
les yeux se trouvaient réel:/ I/
\ \
\
\
lement en O, et O,.
\1
\1
1'
/'
1
I
\
\
La combinaison de ces
1
I
\
\
/ ,'
\
\
deux procédés donne un
/
I
\
1
• 1
I
\
\
moyen encore supérieur, car
1
elle ajoute le grossissement
2
de l'image a l'accroissement
:-:_::::if:
M
de l'intervalle séparant les
yeux; cette combinaison -se
trouve réalisée dans les
Íí
~\
jumelles a prismes (dont
fi
~
~
l'emploi s'est pen a peu
a:il s_auche BASE._[il roit
substitué a celui des anciennes jumelles de campagne) et dans lesquelles
les objectifs ont toujours un écartement supérienr a celni des oculaires, maintenus obligatoirement dans les environs de 63 millimetres.
L'effet maximum est obtenu dans les jumelles dites « a ciseaux », ou l'écartement des objectifs peut atteindre 50 a 60 centimetres, et surtout dans les
télémetres de la marine, ou il atteint jusqn'a 3 metres.
S'il est difficile de dépasser cet écartement dans un appareil optique devant
servir a examiner le paysage, la rhotogra1 hie ,·ient ici a notro secours en se
montrant - comme en bien d'autres cas - supérienre a la vision directe.
Nous verrons plus loin qu'elle nous permet d'écarter a notre gré, et sans
aucune limite, la base de prise de vues d'objets éloignés, fussent-ils a des millions
de millions de kilometres, comme les étoiles et les nébuleuses.

/

M*//

I

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u
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~

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------(1)

LA STÉRÉOSCOPIE

La stéréosropie ne difiere en rien, comme principe, de la vision binoculaire;
elle consiste a réunir deux images d'un meme sujet, prises exactement aux
emplacements de chacun des yenx de J'obsen·ateur, puis a les examiner de
maniere a ohtcnir la sc.nsation du relief.
Tout dispo~itif permettant a l'reil gauche de ne voir que la vue de gauche
et a l'ooil droit la rne de droite (quel que soit le systeme adopté pour que cette
vision séparée se produise) réalisera la vision stéréoscopique par la fusion
cérébrale des deux images.
La sensation du relief donnée par la stéréoscopie communique anx images
un attrait incontestable. Nos lecteurs l'apprécieront particulierement dans les
jolies vues pri~es par :M. J. Petitot, aux musées du Luxembourg- et du Trocadéro,
6t par M. L. Robach, dans les Pyrénées. La stéréoscopie est susceptible, en outre,
d'nn certain nombre d'applications pratiques ; elle offre, entre autres, un moyen
original et infaillible de comparer deux textes ou deux gravures, en apparence
identiques, et d'en déceler les moindres différences par des reliefs inattendus;
ees reliefs sont dus aux plus ou moins grands intervalles sérarant les raracteres
cl'imprimerie ; il suffit d'un écart mieroscopiquc pom· que le:; yeux ne voient
plus les lettres se dessiner sur un meme plan de l'espace ; ce procéd:. est utilisé
dans la recherche des falsifications de billets de banqne, cheques ou titres
quelconques.
La sléréosco¡ ic a encorc trouvé une application des wlus remarquables et

�L'ILLUSTRATTON

Camille Flammarion.
'illustre auteur de \'Aslronom1e populaire est représenté ici a sa table de travail
dans la grande bibliotheque de l'Observatoire de Juvisy.

La comete de Morehouse, le 23 octobre 1908.
Hyper-steréoscopie de M. Quénisset faite a l'observatoire Flammarion, de Juvisy; les étoiles ont marqué
des tralnées tumineuses sur ta plaque pendant que l'a.stronome st•ivait la comete dans la lunette.

Pomte de

mi

Saint-1.ouis. Au loin, le Panthéon.

L'Ue de la Cité et Notre-Dame, vues du clocher de SJint- Gerv:;iis.

Avant la pluie.
Hyper-stérér.,;:copie de nuages (cumulus et cumulo-nimbus) obtenue par M. F. Quénisset
au moyen de deux appareils cistants de 160 metres.

Jne salle de sculpture au Musée du Luxembourg.
Au premier plan : u Malm, par Hector Lemaire; plus loin, agauche: &lt;Edipe d Colone, par Jean Hugues ·
a droite : Perste el la Gorgone, par Marqueste; Anacrion, par E. Cuillaume; Tarcisius, martyr,
par Falguiere. - Cliché de M. J. Petitot

Vue prise du sommet du Cambres d'Aze (Pyrénées-Orientales).
Hyper•stéréoscopie, prise par M. H. Allard a 2750 metres d'altitude avec une base de 30 metres, marquant
les plans successifs des sommets jusqu'2ux plus éloignés, distants de 8 kilometres enviren.

Tombeau de Fran~ois 11 et de Marguerite de Foix.
D'aprés le chef-d'muvre de Michel Colombe a la cathédrale de N:111t~
Cliché pris par M. J. Petitot
sur la réplique du Musée de sculpture comparée du Trocadéro.

Fontaine de l'Observatoire.
Monument de Davioud, avec chevaux marins et tort:ies, par Frémiet, et le célebre groupe de Carpeaux : les quatre parties au Monde soutcnant une :p here.

VISIONS DE PARIS EN RELIEF

Ces photographies, provenant de clichés stéréoscopiques, et imprimées en deux couleurs, prendront un relief saisi
l'effet de perspective des vues stéréoscopiques, pers'

Ar.aglyphes L. Gimpel et E. Touchet. -- Clichés P. Schulz. - Copyright by i..'Ihustration.

�L'ILLUSTRATION

L'lLLUSTRATION

Panorama de Dijon vu de la tour de l'Hotel de Ville.

La fayade du trésor de Cnide (C'elphes) et la Victoire de Samothrace.

AU MUSl!E DU LOUVRE. -

Salle des Caria tides.

A11ag1yphes l. Gimpel et E. Touchet. - Clichés P. Schulz. -

Copyright by L'lllustration

Ces
avec le
L'lllua
premiere
vier d
lecteurs

Semur-en-Auxois : les bords de

l'Armany0n.

VILLES ET PAYSAGES DE FRANCE
Anaglyphes L. Gimpel et E. Touchet. - Copyright by Illustration.

�L' I L L U S T R A TI O N

Mausolée de Marguerite d' Autriche.

L'ILLUSTRAT!ON

Une des statuettes latérales du mausolée.

Détails des mausolées de Marguerite d' Autriche et de Philibert le Beau.

Retable d'albatre.

a hauts reliefs, représentant les scenes de la vie de la Vierge.

CHEFS-D'CEUVRE DE LA RENAISSANCE DANS L'~GLISE DE BROU A BOURG

UN CHEF-D'CEUVRE DE LA RENAISSANCE DANS L':ÉGLISE DE BROU A BOURG

Anaglyphes L. Gimpel et E. Touchet. - Copyright by lllustration.

Anaglyphes L. Gimpel et E. Toucher. - Copv1 ight by lllustration.

�L' I L LUSTRA TI O N
L'ILLUSTRATION

Nantua et son lac,

a 475

metres d'altitude, entre les escarpernents abrupts des hauteurs de l' Ain.

Pont de pierre enjarnbant la Valserine,

a 64 rnétres de hauteur,

aux environs de Bellegarde.

VILLES ET PAYSAGES DE FRANCE
Anaglyphes L. Gimpel et E. Touchet. -

Copyrz"Rht by lllustratlon.

La galerie d' Apollon.

élre regardées
re offert par
lemps que la
hes, le 26 ;anos abonnés ou
·éderaienl pas,
!mplaire, sous
,¡dela somme

poste.

Sta tues de Vénus.

Venus rl• Mi!o.

$tatues de Vénus.

AU MUSÉE DU LOUVRE. J.naglyphes L. Gimpe/ et E. Touchet. -

S;ille de la Vénus de Milo.

Clichés P. Schulz. -

Copyright by L'lllustration.

�L'ILLUSTRATION

ATION

Le ·mouvement d'un chronographe.
Cet anaglyphe, oomposé de deux photographies prises a 130 millimetres !'une de l'at tre, accuse le reliet de tous les organes du mouvement
d'hortogerie ainsi que du boltier lui-meme. - Pholographies L Gimpel.

Na\ade.

V~nus.

Au MusÉE ou LouvRE. _ Salle de Melpomene : au fond, dans l'hémicycle, statue de la Muse de la Tragédie, en un seul bloc de marbre.
La Lune, telle qu'elle serait vue par deux yeux écartés de 45.000 kilometires.
Hyper-stéréoscopie oonstituée au moyen de deux photographies de l'Observatoire de Paris, prises par M. C. Le Morvan a deux ans d'lntervalle,
le 2 janvier 1902 et te 28 février 1904. La surface de notre satellite révéle la présence de chalnes de montagnes Ws élevées, de reg1ons orillanles, de
grands espaces sombres dénommés improprement • mers ,, de longs rayonnements lumineux et, surtout, d'un nombre oonsidérable de crateres et de c1rques.

La Mouche.
Pour ce dipttlre reprodui I par la microphotographie et grossi cinq fois,
14 millimetres de base ont suffi pour constituer un écartement anormal
des ye1 x, provoquant le relief ci-dessus. - Pholographies L. Gimpel.

Les Appennins lunaires vus par deux ye11x qui seraient écartés de 96.400 ki'ometres.

A L'EcusE SAINT-ETIENNE-ou-MoNT. -

Une des portes et !'un aes cotés du Jubé (1601-1609), entre la nef et le chreur
VISIONS DE PARIS EN RELIEF

Anaglyphes L. Cimpel et E. Touchet. -

Clichés P. Schulz. - Copyright by L Illustration.

Le massif des Appennins, au centre, mesure 550 kilomatres de longueur; le grand crattlre, en haut et a
gauche, est Archimade, son diamétre a 83 kilometres. Hyper-stéréoscopie réalisée au moyen de deux clichés
pris .\ l'O~rvatoire de Paris par M. C. Le Morvan a trois ans c!'intervalle, le 9 mai 1897 et Je 7 février 1900.

Neige et brume en montagne.
Vue prise par M. L Robach au bord d"une route des Pyrénées.

Anaglyphes constitués par MM. léon Cimpel et Em. Touchet.

AR LES ANAGLYPHES
au lorgnon bicolore joint a ce numéro; dans le cas ou certaines de ces gravures ne produiraient pas immédiatement
: les plans successifs apparaitront graduellement.

�L' I L L u s T R A T I o N
des plus utiles dans la ra~iographie. II e~t in~tile d'insist~r sur. l'avantage
que présentent, tant au pomt de vue de I ense1gnement qu au pornt de vue
cliniqne, des images radiographiques dans lesquelles les organes ou les corps
étran.,.ers peuvent étre situés dans l'espace.
No~s ne dirons ríen des appareils utilisés pour la vision en relief, ces
appareils dénommés « stéréoscopes » étant au~ourd'hui tres répa~dus ; nous
ajouterons cependant quelques mots sur la pr1se des rne_s en rehef.
.
Dans l'immense majorité des cas, nous ne photographions que des .obJets
rapprochés soit seuls, soit formaut les premiers plans d'un paysage s'étend~nt
jusqu'a l'h~rizon ; l'écartement normal de 65 millimetres entre les object1fs
(dans certains appareils il s'éleve jusqu'a 90 millimetres) suffit pour nous
restituer le relief donné par !'examen direct du sujet ; aussi les constructeurs
d'appareils ont-ils établi des instrume~ts formés de deux petite~ c~ambres
noires accouplées dont uu obturateur uroque commande les deux obJectifs pour
rendre possible la prise de vues animées.
L 'HYPER-STÉRÉOSCOPIE

Nous avons vu plus haut qu'a partir d'une distance voisine. de 225 metrE:S
la sensation du relief cesse pour l'homme ; pour la méme ra1son, l'appareil
stéréoscopique est incapable de traduire le relief au dela de cette limite, et
tout le monde a pu observer qu'a. partir de cette distance le paysage semble
peint sur une toile de fond.
A fortiori, tous les paysages vus d'un peu baut par les aéronautes ~t les
aviateurs leur paraissent absolument plats et les mouvements de terram les
plus accentués deviennent invisibles, a moins que la position du Soleil au voisinage de l'horizon n'en donne une vague idée par les ombres port_é~..
Ici, plus que jamais, l'appareil stéréoscopique, _avec ses de~x obJec!ifs acco~plés a faible distance, est incapable de nous reshtuer le momdre rehef ; _mais,
comme nous l'avons dit précédemment, nous a,·ons un moyen tres simple
d'allonger a volonté la longueur de notre base en augmentant de plus en plus
la distance séparant les objectifs : on accroit ainsi le relief d'une maniere considérable, on fait de l'hyper-stéréoscopie.
Point n'est besoin pour cela d'un instrument spécial ; il suffit, dans la
plupart des cas, d'un appareil quelconque et, pour les Yues animées, de deux
instruments munis d'objectifs semblables.
Dans le cas d'un paysage inanimé, on prendra successivement deux clichés
du méme sujet de deux points situés sur une meme ligne horizontale et i\ une
distance variable avec l'éloignement des premiers plans.
Lorsqu'il s'agit de reproduire un snjet en momement, te] que ce beau ciel
nuageux di'i a M. Quénisset, astronome a l'Observatoire Flammarion, de J uvisy,
deux appareils deviennent nécessaires ; cette vue a été prise aYec deux instruments placés a 160 metres l'un de l'autre et déclenchés a un signal con\'enu.
Dans un bateau longeant une cote, dans un ballon ou dans un av:ion, le
procédé est encore plus simple : il consiste a prendre successivement deux
clichés du méme paysage ; entre l'obtention des deux mes, l'opérateur s'est
déplacé d'une distance plus ou mo:ins grande qui constitue la longueur de la
base de notre hyper-stéréoscopie.
Pendant la derniere guerre, l'hyper-stéréoscopie, pratiquée en avion par le
Service photograpbique de l'Armée, a rendu des services inappréciables en permettant de déceler &lt;les trarnux de l'ennemi qu'il eüt été impossible de repérer
par l'observation directe ou par la photographie simple.
La jolie vue des Arenes de Nimes, que nous devons a la Compagnie Aérienne
Fran~aise et que reproduit notre planche bors texte, est un exemple - pacifique,
celui-la - de ces vues hyper-stéréoscopiques.
Est-il besoin de rappeler que l'aviateur a qui nous devons ces ,·nes ne ponvait lui-meme percevoir le moindre relief lorsqu'il survolait les Arenes? Mais,
en déclenchant successivement son appareil aquelques centaines de metres d'intervalle, il a créé une base suffisante pour nous donner cette extraordinaire Yision,
Voici maintenant un panorama des Pyrénées-Orientales pris rar M. II. Allard
du sommet du Cambres d'Aze, a 2.750 metres d'altitude, ayee une base de
30 metres ; cet écarlement des yeux nous permet de discerner le relief des
ruontagnes jusqu'a la ligue d'horizon, distante d'environ 8 kilometres, et nous
donne la sensation d'un plan en relief vu de tres pres.
Il est nécessaire d'ouvrir ici une parenthese pour signaler l'emploi particulierement précieux de l'hyper0 stéréoscopie dans le lever des plans et le tracé
des courbes de niveau.
La métrophotograph1e, que nous devons au colonel Laussedat, utilisait au
début la photographic « monoculaire &gt;&gt; pour les levers topographiques ; elle
n'a pas tardé a se transforruer en stéréophotogrammétrie, car l'utilisation de
clichés stéréoscopiques, pris sur une base plus ou moins grande, a fait faire
a la topographie des progres considérables, dans les détails desquels nous ne
pouvons entrer ici ; nom, devons, toutefois, mentionner qu'un de nos compatriotes, M. Prédhumeau, a créé récemment, sous le nom de stéréotopometre, un
instrnment aussi simple que précis dans legue! il suffit de suivre, au moyen
d'un index, les lignes et les reliefs d'une image nte dans un stéréoscope pour
que des bras de leviers (rappelaut tout a fait ceux du pantographe) inscri\·ent
sur une feuille de papier la configuration du terrain et les courbes de niveau.
Nous arnns vu que la surface terrestre parait uniformément plate a l'aviateur
qui la survole d'un peu haut; a plus forte raison les corpR e:élestes, aux énormes
distances qui nous en séparent, nous paraissent absolument sans relief; mais
l'hyper-stéréoscopie vient au secours de l'astronorne pour lui montrer la forme
r6elle des astres et leur situation relati\'e dans l'espaee. L'écartement des deux
images, ou, si l'on préfere, la base des photographies, prend ici des valeurs
insoup&lt;;onnées et la Terre n'est plus assez grande pour la contenir.
Voici une photographie de la Lune presque pleine ; elle offre une étonnante
sphérieité qui déconcerte tout d'abord ; cette \'lle est constituée au moyen de
deux clichés de l'Observatoire de París, mis aimablement a notre disposition
par son savant directeur :M. B. Baillaud; ils out été obtenus par M. C. Le
Morvan au grand équatorial coudé de 18 metres 05 de longueur focale et
ont servi a la confection du « Grand Atlas lunaire » de MM. Loowy et
Pniseux.
La Lune tourne constamment la méme partie de sa surface vers la Terre
et nous devons perdre tout espoir de savoir ce qu'il y a de l'autre coté ;
toutefois, le phénomene connu sous le nom de libration, en nous découvraut

tantot l'Ouest, tantot a l'Est, une petite portion de cet hémisphere mystérieux,
8
produit le meme effet que nous ressentons devant un globe en fermant successivement un reil, puis l'autre.
.
.
,
,
Cette vision de la Lune est celle qu'éprouvera~t u~ Titan aux 1eu~ ecartes
de 45.000 kilometres el regardant notre satellite a 384.000 kilometres de
distance!
1 · d J' h' ' ·
Mais l'ou peut faire mieux encore ... ; l'étonnante col echon e e i~ es reums
. M
Le Morvan l'Observatoire de Paris recele des merve1lles ! Deux
pai · ·
l ·
f · t d S I il llon"'e sur
clichés du premier quartier, alors que l'éc airage l'lSan u .º e a "'
le sol lunaire ]es ombres des moutagnes, donnent des e~ets -rna~tendus. AYe&lt;'
ce paysage des :Monts Apennins, nous sommes transpoi:tes en av1on au_-dessus
de notre satellite et, comme nos yenx se sout encore écartes d~rnntage -:-- ils sont
ici distants de 96.400 kilometres ! - nous percevons les morndres rehefs de la
surface lunaire.
.
.
Les applications de l'hyper-stéréoscop~e so_nt ,mnombrables en Astro~om1c.
Si nous profitons de la rotation du ,s?leil qm depl~ce les ta~hes, nous "º~ons
l'astre radieux ré\'éler sa forme spher1que; les planetes se detachent en a, ant
des étoiles · les satellites de J upiter sont distribués dans l'espace a des plans
différents ~utour de l'immense planete ; les cometes lé~eres et vaporeu~es sont
suspendues en plein ciel et laissent voir au travers de lenr queue drnpbane
le ridcau des étoiles, etc.

e

a

La grande base qui caractérise l'hyper-stéréosc~pi~ ~1'impliq_ue pas obligatoirement des longueurs importantes : tout est relat1f 1c1 has;. si nons nous. pcnchons sur les petits objets et a f ortiori si nous nous mumsso_ns, d'un m1cr~scope pour voir les infiniment petits, il suffira de quelques_ c~ntimetres - \'01re
méme de quelques millimetres - pour créer une base considerable, la rarallaxe
seule entrant ici en ligne de eompte.
.
Voici notre anaglyphe d'un mouvement de chronographe; exammon;--le_ arer
le lorgnon bicolore; nous sommes surrris de trom·er a cette montre une cpa1sscur
inusitée qui semble en interdire le port dans l(' gousset ; c'est r11r l'hyrerstéréoscopie que l'on a exagéré ici - volontail'ement d'ailleurs - l'écartc~~nt
des différeuts plans ; c'est la un excellent mo?en de ,nontrer d'une mamere
éYidente de minimes différences d'éraisseur ou de niYeau.
Si nous prenons un sujet plus retit, te! que la mouche g-_rossie cinq fois _et
vue avec une base de 14 millimetres seulement, nous obbendrons un rehef
non moins caractéristique.
Non seulement les images que nous publions pourront donner a toutes les
personnes qui les verront une sensation intense de relief, mais, en exécutant
ces mémes vues sur verre il sera possible de les projeter pour de nombreux spectateurs sous la seule ré;en·e que chacun d'eux sera muni d'un lorgnon bicolore
semblable a celui que nos Jecteurs auront facilement confectionné avec les
éléments joints a ce numéro.
L'un de nous a présenté a la Société Fran&lt;;aise de Photographie (1) une
méthode tres simple et tres süre d'obtention rapide d'anaglyphes au moyen de
la plaque autochrome Lumiere, dont les premieres applications out été exposées
dans L'lllustration du 15 juin 1907, et nous avons présenté a la méme Société,
le 25 janvier eourant, un nouveau procédé permettant a tous les amateurs de
projeter directement en relief leurs clichés stéréoscopiques.
L 'ULTRA-STÉRÉOSCOPIE

Apres ce rapide exposé du procédé des anaglyphes et de l'état actuel de la
stéréoscopie et surtout de l'hyper-stéréoscopie, nous dirons un mot de !'avenir
réservé a cette derniere branche de la photographie, appliquée a l'Astronomie.
11 faudrait la « Machine a explorer le temps » de Wells pour en imaginer la
réalisation immédiate et l'Humanité devra, en son absence, s'armer de beaucoup de patience.
On sait aujourd'hui, d'une maniere sure, que le Soleil se déplace rapidement
dans l'esrace, a raison de 19 kil. 500 par seconde, vers un point du ciel appelé l' « Apex » - situé entre les constellations de la Lyre et d'Hercule.
Ce rapide mouYement se poursuit en ligne droite saus que rien ne nous indique
une iucun·ation ou un changement de direction. Ainsi, lorsque chaque année
la Tcrre repasse a ce que nous croyons étre le meme point de son orbite,
elle se trou\'e en réalité a 6ló.000.000 de kilometres de la position qu'elle
occupait un an aupara\'ant. Ce déplacement, s'accumulant toujoun,, offre une
base indéfinie aux photographies hyper-stéréoscopiques stellaires.
Le résultat de ce mouvement intersidéral du Soleil est, en effet, un déplacement d'ensemble de toutes les étoiles d'avant en arriere - l'avant étant
l' « Apex »; tout le tablean céleste semble pivotei· autour des étoiles Joiutaines,
a la maniere du paysage qui, vu de la portiere d'un rapide, para,t tourner tout
d'une piee:e autour du clocher qui pointe a l'horizon.
La réunion stéréoscopique des clichés stellaires pl'is a des dates de plus en
plus espacées montrera des quantités d'étoilcs et de nébuleuses en avant d'autres
étoiles situées plus loin et, déja, la comparaison de clichés de la Carte du Ciel
exécutés en 1887 et en 1923 révele de nombreux effets stéréoscopiques.
Nous avons vu que le relief s'étend en profondeur a 3.440 fois la base
sépa~ant les deux clichés; ainsi chaque année nous gagnons 61.i000.000 x 3.440,
soit ..,,116.000.000.000 de kilometres vers les profondeurs sidérales.
_la comparaison de clichrs pris a des centaines ou a des milliers d'années
~•1~tervalle montrera des dispositions insoup~onnées dans la répartition des
ct,01les, dans leur groupement autour des nébulenses et dans la forme méme des
nebuleuses les plus rapprochées, - sauf perturba:j0,r, ;tpportées dans le relief
par les ~ouvements propres ~es étoiles. TI est_ réservé a l'ultra-stéréoscopie (2)
de l_1avemr de montrer le rehef de ces merve1l1eux paysaO'es lointains d'ou la
lum1ere - malgré sa prestigieuse vitesse de 300.000 kilom1tres par seconde met des siecles a nous parvenir.
LÉON GJMPEL et E~ULE TOUCHET.

(1) Bulletin nº 6, juin 1921.
( 2 ) Nous proposous le terme d'ultra-stéréoscopie pour désigner toute vue stéréoscopique
dont les ~lé~cnts sont détenninés uniquement par le facteur temps sans qu'il soit possible de
les _obten,r simultanément. Dewc vues prises d'un meme avían constituent une hyper-stéréos•
co~•e (on pourrait, a la rigueur, les prendre simultanément au moyen de dewc avions). Par
co, tére, to~tcs les vues astronomiques que, seul, le temps permet de constitucr sout des 11/lra•

ster oscop1cs,

�N" 3tb6 -

L'ILLUSTRATION

31 MAi 1913

LA SCULPTURE AU SALON

THÉODORE RIVl ÉRE. -

La capture du Roghi.

L.-H. MARQUESTE.
Buste de Mme Léon Bertaux.

L. PALLEZ.
Mlle

Cécile Sorel. de la Comédie-Fran~aise.

ANTONIN MERCIÉ. -

ANTONIN CARLÉS. - Dans les Gaules.

Mireille.

DENYS PUECH. - Enfant au dauphin.

H. LOMBARD. -

La Vérité.

521

�31

ó22 - N&lt;&gt;

J. LORIEUX.

&lt;,

M:Al

1913 - IS2~

3666

Jeu de main, jeu de vilain &gt;&gt;.

A. CARON. -

Un platre

(~o:,é1e Nat,onae).

P. LECOURTIER.

Un différend.

LANDOWSKI. - Aux gardiens du feu éternel.

A. ALLAR. -- ldylle.

La faute.

AUGUSTE RODIN. -

P. CURILLON.
La défense de Tournus {1814).

AUGUSTE CARLI.
Vers l'infini.

LE CLOU DE LA ~ECTION D' ARCHITE
Nous avons déj'.i montré, dans L' 1//ustration du 12 aoüt 1911. !"ensemble de cette
On s'étalt inqulét , 11 y a quelques mols, du sort dt

: PLAN DE ROME ANTIQUZ, PAR BIGOT
ion de la Rome impériale au ¡ye siecle, alors qu'elle était exposée aux Thermes de Dioclétien.
mlrable 01uvre arehéolo¡lque, que Parls possédera désormals.

E. DESCA. -

MARIOTON. -

La mort du lion,

M1gnon.

�;n MAr

L'ILL USTRATIO N

524 -

1913

•'

Nº 3ó6ó

M. FAVRE. -

E. L'HOEST. - M. Aristide Briand.

M. Gustave Mesureur.

R. DE SAINT-MARCEAUX.
Buste de Forain (So:iété Nationale).

E. PERRAULT-HARRY.
Le chevreau qui danse.

RAYMOND RIVOIRE.
Baigneus3.

R.-C. VERLET. -

•.
A. MAILLARD.
Dom Pedro 11, empereur du Brésil.

J•

La Jeunes.e et l'Amour.

VlLLENEUVE. -

Ronde printaniere.

H. ALLOUARD.

Uno ~ij,ale.

�</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>.,
TOM. J.

Sábado 3 de Setiembre de 1864.

NUM. 1.

ANALE~ DEL fORO MEXItANO.
RESUMEN.
PROLOGO.
JURISDICCION CIVIL.-Sociedad tácita. Obligacion solidaria.-Juicio sobre alimentoi,
promovido por el hijo natural: declaracion previa de ellos: datos necesarios para hacerla.
JURISDICCION CRIMINAL.-Conato de homicidio en la persona del Marqués de Valero:
delito de lesa magestad,

I

La urgente necesidad que se esperimenta en el Foro de tener reunidas en
una coleccion las decisiones de nuestros Tribunales, decisiones que, como
es sabido, constituyen un suplemento
á la legislacion, interpretándola y aplicándola á los casos ocurrentes, nos ha
determinado á emprender la présente
publicacion.
Los estractos de los principales negocios ejecutoriados, tanto civiles como criminales, serán el objeto de ella,
y á fin de aumentar su utilidad, á la
conclusion de cada estracto harém9s
un resúmen de los autores de mas nota que tratan la materia, citando asimismo las disposiciones vigentes relativas. Insertarémos las leyes y decretos
conforme se vayan espidiendo, procurando que puedan reunirse en tomos
separados, comenzando nuestra colee~
cion desde la fecha en que se publicó

en México la ·aceptacion del trono por
el archiduque Fernando Maximiliano
de Austria; y finalmente, dedicarémos
una parte de nuestro semanario á dar
publicidad á los artículos mas notables
de nuestros abogados sobre legislacior1
y jurisprudencia.
En todo el curso de esta obra guardarémos la debida reserva en ]os nom ·
bres, para no irrogar perjuicio alguno á
las personas que hayan mtervenido en
los negocios det¡ue nos ocupamos.
Concluirémosmanifestando que, nuestras columnas estarán siempre abiertas
para las producciones de nuestros com ..
pañeros que se dignaren remitírnoslas,
y que recibirémos con gusto todas las
indicaciones que se sirvan hacernos re·
lativas á nuestro periódico.
México, Setiembre 3 de 1864.
J. C. M.

I. p,

•

�' lf
4:

\

ANAL.ES DEL FORO MEXICANO.

1

JURISDICCION CIVIL.

TERCERA SALA.

DE LA SUPREMA CORTE DE JUSTICIA.
Seii0t'e9 magi.atradoe: Lebrija, Bonilla. Contreras.
JUZGADO

3~ DE

LO CIVIL,

A c:rgo que fu~ del Sr. Lic.

D. ANTONIO AGUADO. SECRETARIO, ISIDORO
GUERRERO.
¿Para que la obligacion sea solidaria1 es
esencial el que se estipule espresamente, ó
basta el que los términos del contrato así lo
determinen, y que existan presunciones pa·
rn considerarla así~
i,El contrato de sociedad puede presumirse? Y, en caso de que se pueda i,CUáles son
las circunstancias que pueden determinar el
creer que se ha contraído tácitamente la sociedad1
Sobre la ebligacion solidaria tratan las leyes, 1~ tít. 16 lib. 5 de la Recop. y 10 tít. 1~
lib. 10 de la Nov. Recop.
Escriche, Diccionario d~ legislacion, arts.
obligacion indivisible, y obligacion solidaria.
Gutierrez, Practic. quaest. 96. Carleval, de
judiciis, tít. P disput. 5~ á núm. 5. Ayllon
ad Gomez, lib. 2, cap. 12 á núm. 2. Solor,
zano lib. 2, politic. cap. 19, fol. 125, verso.
11
Y así mismo." Giurb. ad' consnetud. cap.
9, gloss. 6 á ntlm. 18. Barbosa, in lib. 1!,
par. 4~ á núm. 102, soluto matrim. Gomez,
lib. 2, variar. cap. 12, núms. 1 et seqqs.
Sobre los modos con que puede contraérse tácitamente la sociedad, tratan: Giurb. ad
consuetud. cap. 7, gloss. 19. Castillo de
Usufr. cap. 3. Jul. Capon. tom. 5, discept.
394, á uum. 4. Menochio lib. 3, prae.ssumpt.
56, y Cyriac. controv. 477, la segunda. Sobre si los socios se obligan in solidum, y pueden ser ¡econvenidos de la misma manera,
tratan: Guzman de Evict. quaest. 61 á núm.

41. Cyriac. controvers. 467 y 477. Olea,
de Cession. jnr. tít. 4, quae st. 8, núm. 34.

D. Sebastian P. y D. Aquiles M., á quienes el Supremo Gobierno habia concedido
privilegio esclusivo para abrir pozos brotan.
tes por el sistema chino, convinieron con D·
Mariano P. y D. Francisco E. en venderse lo, limitando la enagenacion á el solo 8stado de Puer,la. El contrato se redujo á escritura pública, en la que, dupues de espresarse que el pago se hacia dando la mitad
del precio al contado y el resto en libranz1s
de á quinientos pesos cada una, A uno, dos,
tres y cuatro meses de la fecha de la escritura, se puso la siguiente claúsula: 11En la
inteligencia de que para seguridad de este
contrato, faltando á cualesquiera plazo de
los pagos estipulados, perderán la cantidad
dada de contado y la cesion del privilegio."
Las dos primeras libranzas fueron pagadas,
y no habiendo sncedido lo mismo con la tercera, los vendedores, apoyándose en dicha
c1al1sula, nulificaron la venta y enagennron
el privilegio A un tercero. Entonces uno de
los compradores, D. Mariano P., se presentó
demandando la devolucion de los mil pe,os
valor de las dos libranzas y su rédito legal,
fundandose en haberse estipulado unicamenle la pérdida de los dos mil y quinientos pesos dados de contado y la del privilegio.
D. Sebastian P., contestando el trasla- ·
do que se le mand6 correr de la demanda,
pidió se rechazara ésta, en virtud de que la
escritura de venta que otorgaron él y M. lo
fué, sin constituirse ninguno responsal:&gt;le in
solidum de las óbligaciones del otro, por cuya razon no podiá deducirse directamente
contra él la accion por toda la cantidad, y la
demanda tenia el vicio de plus peticion. En
seguida oponía la exepcion dilatoria de falta de personalidad para contestar la deman-

ANALES DEL .FORO MEXICANO.

•

cho son personales, sino comunes (ley 10 tít.
da, supuesto que la accion debía dirigirse
Contra él y D. Aquile¡¡ M., y carecia de la
l. 0 lib. 10 Novísima Recopil_acion), y así
personalidad de este Qltimo; agregando que
como el cumplimiento puede exigirse á 11110
solo, de la misma manera uno solo puede
dicha exepcion tenia lugar tambien respec;to de el actor, porqne no tenia ia personali- exijirlo. Por otra parte, ~ún cuando yo y
D. Francisco E., antes no fueramos socios,
dad de E., el otro comprador. El negocio
ni lo mismo P. y Aquiles E., en este con.
se recibió á prueba, en cuyo término se jus·
trato
sí Jo fuimos: ellos vendieron juntos una
tificó el pago de las dos libranzas, y en semisma cosa y nosotros la compramos de la
guida se entregaron las actuaciones J&gt;!lra
misma
manera, y en derecho, es un princialegar¡ Jo que verificaron de la manero. si·
pio indudable que el socio, sin necesidad de
guiente.
El actor espuso: que el demandado no barepresentacion jurídica, puede demandar por
bia negado que eetnviera obligado á la desi solo el cumplimiento de una obligacion
volucion de la suma, supuesto que las exdebida á la sociedad y ser demandado por
epciones opuestas, en realidad tcnian por
ella (Escriche, Diccionario de legislacion,
objeto el eludir ó mas bien demorar el pago. .artículo sociedad.) En conseeuencia, como
"En efecto, dice, la primera exepcion se
la obligacion de los vendedores es indivisidesvanece con solo i:rtender á que el reo y
ble (E:scriche obra citada, artículo, obligaD. Aquiles M. vendieron juntos el privilegio:
cion indivisible), resuita que el demandado
á que esta concesion era comun á ambos, y
eslá obligado al pago de la cantidad que le
no podian enagenarla cada uno por sí solo,
demando y al de todas las costas causadas.
El Sr. D. Sebastian P. contestó lo que si·
por lo cual en realidad han contraído una
gue: ''En la escritura nada se ha espresaobligacion comun, son correi debendi et ere·
do sobre la obligacion in sólidum mia y de
de11di, y son responsables in solidum. Eh
esta.clase de obligaciones el cumplimiento
Aquiles.; simplemente se dijo que nosotros
de ellas puede exigirse en su totalidad (\ uno
por una parte y los compradores por la otra,
celebraban el convenio: por lo mismo la
de los deudores y por uno de los acreedores.
(Escriche, Diccionario de !egislacion, artí·
obligacion era a prorrata y no in s6lidurn,
culo, "Übligacio11 solidaria"); y aún cuandQ
supuesto que para. lo contrario era Hecesario
que se estipulara espresamente (Curia Fílipara esto, en lo general, se necesita una cstipulacion espresa, sin embargo casos hay en . pica, Escriche y Febrero en su parte teórica). La l·ey 10 tít. l ~ libro 10 de la Nov.
que existe sin ella, como cuando se obligan
Recop. es en este punto terminante, y resulpor una misma cosa, y runcho mas cuando
esta, como en el presente caso, es indivisitando de ella que ~a obligacion que hemos
ble (Pothier, Obligations, part. 2~ cap. 3. 0
cootraido es de mancomunidad simple, las
acciones que de ella han nacido deben ser
~ 2. o número 266.) Los vendeclores, duede la misma naturaleza. Ai;í el actor solo
ños pro indivj.so del privilegio, lo enajenaron
puede deducir su accion por solo la mi.tad
Jtmtos á mí y á mi socio y por este solo hede lo que demanda; y por el mismo princicho quedaron obligados in sólidum, supuespio, así como yo no puedo dirigir mi accion
to que la cosa que vendían era indi,isfble y
las estipulaciones del contrato acerca de la
contra solo P., porque no tiene la representacion del otro comprador, así tampoco pue·
eviccion y saneamiento &amp;r.., eran unas é inde
reclamarme toda la cantidad, porque yo
divisibles, como aparece de la misma escrino tengo la representacion del otro vendetura.
La segunda exepcion está igualmente
dor. Luego el actor, conforme á la ley 9\
tít. 3\ Part. 3~, no tiene personalidad, y su
desvanecida: en las obligaciones solidarias
demanda debe ser desechada .con condenaninguna prestacion, así como ningun dere-

.
'

�I

\

ANALES DEL FORO MEX1CANO.
cion en costas, confo~e á las leyes 42 y 43,
tít. 2!, Part. 3~
Las doctrinas de Pothier y de Escriche,
citadas en el alegato de la contraria, soire
la accion solidaria y la accion indivisible,
no tienen lugar en este caso; porque la primera, trati,. de las sociedades mercantiles, y
la segunda de los principios generales del
derecho, segun se vé por sus mismas defini. ciones: la ley 8~ tít. rn Part. 5~ no deja duda alguna. Finalmente se ha incurrido en
la plus peticion, puesto que se ha exigido el
pago de una cantidad i la que no se tenia
derecho en el todo, y por lo mismo se deben
aplicar las leyes penales de este vicio, absolviéndoseme de la demandi,. y, condenando al actonn todas las costas del juicio.
A D. Mariano P. lo patrocinó el Lic. D.
Ignacio Otero, y á D. Sebastian P. el Lic. D.
Antonio M. Vizcaíno.
La sentencia que pronunció el juzgado es
como sigue:
"México, 6 de Noviembrede 1862.-Vístos estos autos seguidos por D. Mariano P.
contra D. Sebastian P., reclamindole á éste
la devolucion de mil pesos y los réditos correspondientes, en virtud de estar limitada la
pena en caso de que no cumpliera las entregas estipuladas en la cláusula 4~ de la escritura de venta, que á favor de P. y E. otorgaron P. y M. del privilegio que, para abrir
pozos artesianos, les concedió el supremo gobierno, y ellos lo enagenaron por lo respec• tivo al estado de Puebla, á perder la cantidad de dinero que entregaron al contado:
Considerando que fué de dos mil y quinientos pesos, y que en dos libranzas de quinien·
tos cada una pagaron despues mil pesos que
son el objeto del presente juicio: Consideran.
do que la ley 10, ttt. 1?, lib. 10 de la Nov.
Rec., ea clara y terminante en el presente
caso, pues que establece que cuando dos personas se obligan por contrato, ó en otra manera alguna para hacer y cumplir alguna
cosa, que por ese mismo hecho se entienda
ser obligados cada uno por la mitad, salvo
si en el contrato se dijere que cada uno sea

obligado in s6lidum: Considerando, que
en la escritura de venta, la obligacion de P.
y M. es simple, y por lo mismo solamente
están obligados cada uno por la mitad: que
habiendo presentado la demanda solo contra.
P., en virtud de esa ley, no se le puede re- ·
clamar: teniendo presente que en virtud de
la exepeion, inclusa la falta de personalidad
de D., este negocio se recibió á prueba por
seis dias; y despues, a. peticiou del actor, se
prorogó primero por quince dias y despues
por todo el de la ley, sin contradiccion del
demandado; que de consentimiento de las
partes se hizo publicacion de probanzas; que
todo esto se practicó sin perjuicio de la naturaleza del negocio, como se decret6 por
auto de 13 de Diciembre de 856, f. 12, cuaderno principal; constando la peraonerta de
D. del poder que corre en el cuaderno ~,
por el que tiene facultad para demandar y
percibir de P. las cantidades que le adeuda:
Considerando, que el contrato en virtud de
que se demanda, consta. por escritura pnbli·
ca, y el pago de las dos libranzas de á qui·
nientos pesos cada una, cnyo pago está JUS·
tificado por la declarac1on de D. José C.,
que fué el encargado de cobrarlas¡ que ademas la parte demanaada no ha negado haber cobrado dicha SU!Ila, y solo ha alegado
la exepcion de plus peticion, por coasiderar
que solo se le debe cobrar la mitad: teniendo
. presente que, en virtud de todo lo espuesto
y de las constancias del espediente, el juicio
siguió su curso en Jo principal y en via ordinaria sin oposicion de las partes: que conforme á la ley 2~, tít. 16, lib. 11 de la Nov.
Recop., los juicios deben fallarse atendida la
verdad y buena fé, y prescindiendo de las
fórmulas; en tal virtud y fundado en la ley
10, tít. l?, lib. 16, de la Nov. Recop., debía
declarar y declaro: primero, D. Sebastian P.
solo está obligado por la mitad, y en consecuencia debe pagar quinientos pesos: seguado, que no habiéndose constituido en mora
por habérsele reclamado mas de ltt que de·
bia, no ha lugar a. los intereses ni á los gas.
tos del juicio; y que cada parte pague lo que

ANALES DEL FORO :MEXICANO.

.

'

.

,

haya erogado. Así, fallando definitivamente, lo proveyó y firmó el señor Juez ~ de lo
civil, Lic. D. Antonio Aguado. Doy fé..A. Aguado.-lsidoro G-nerrero, secretario."
D. Sebastian P. apeló de la sentenc¡a, y lfll.
biéndose admitido el recurso, se remitieron
las actuaciones á la Exma. 3~ Sala de la Suprema corte de justicia, ante la cual los abo.
gados de ambos litigantes, hicieron valer las
siguientes razones:
Por parte ~el apelante se so.stuvo, la interpretacion de ia cláusula 4~ de la escritura de
venta en el sentido lato que le dió al contestar la demanda; á. saber, que por dicha cláusula convipo el actor en perder toda la can,
tidad que hubiese dado de contado hasta el
dia en que faltase á algun pago, y no á limitarla á la cantidad dada de contado en el
acto de firmar la escritura¡ fundándose para
hacer esta esplicacion, en las reglas de la
gramiítica y concordancia. Igualmente sostuTo ser ésta la interpretacion legitima, en
visti,. de haber 61 presentado, en la segunda
instancia, una cart&amp; firmada por al socio del
actor despues de la firma de la escritura,
y en la que bajo la razon social espresaha
estar conforme en que, faltiincfose á un pago,
Mperdiese todo lo que se hubiese pagado hasta allí. Y por Qltimo, sostuvo que si otra
fuese la inteli¡encia, esa cláu1ula en vez de
ser pena para el actor lo seria para. él, supuesto que la cantidad dada de contado no
lo indemnizaba del valor de los aperos que
entregó al comprador y de la parte de precio
que perdió, al hacer el segundo contrato de
venta con un tercero, al cual enagenó el pri·
viligio por la cantidad que se le restaba del
primer contrato.
D. Mariano P. manifestó que: la inteligencia dada por el juzgado 3~ á la cláusula 4~,
es la verdadera y conforme ¡¡ la regla de interpretacion que el Escriche asienta en ~se
verbo en su Diccionario de legislacion; supuesto que esa cláusula es penal, y la pena
debe ser siempre moderada y no exhorbitante,-eomo la que pretende el apelante, quien
Jli~gua dafio resiente y solo trata de que el

'•

7
lucro que le resulte sea mayor¡ y cuya doctl'ina está fundada en las reglas de derecho,
4,7, tlt. 7, lib. (4 1)., y 38, § 18, tlt. 1, lib. 45
D., y en la 8~ que trae el mismo Escriche,
las que espresan que, en las cláusulas penales, debe entenderse lo mas favorable al que
incurre en ella,s.
Ademas, el mismo apelante al confesar
es~lfeitament~ que me debia 500 $, ~chazó
la mterpretac1on que ahora quiere dar, y me
relevó de toda prueba re!pecto de la deuda
(ley 2, tft.13, Part. 3~) Mas, como fundándose en uná carta que ha presentado suscrita por mi socio, pretende ahora negar todo,
manifestaré que esa carta no tiene valor alguno. En efocto, consta en el poder .que Je
otorgué, que solo le di facultades para firmar
Is. escritura de venta en los términos convenidos, y siendo el poder especialisimo, no
podía hacer otra cosa ']Ue firmar, y en manera alguna hacer aclaraciones etc. (Febrero
de Tápia, tom. 2, lib. 2, tít. 4, cap. 14, § 22,
leyes 19, tit. 5, P. 3 y 11, tít. 10, lib. l! del
Fuero real, y Escriche, Diccionario de Je.
gislacion, art. poder), supuesto que para ello
necesitaba cláusula especialísima. T~mpoco había razon social, ni mi soci9 en la compra tenia el uso de ella, de manera que esa
carta nada vale, porque yo no la he firmado¡
y que es falsa lo manifiesti,. el hecho de que
el apelante firm6 la escritura tal cual está, y
al día siguiente le ocurrió pedir esa aclara·
cion por documento privado: iºº era mas natural que en el mismo acto de firmar la escritura la pidiese1 y qo pusiese su firma hasta
que no se hubiera hecho1
La Sala pronunció esta sentencia:
"México, Junio 1! de 1864.-Vistos en
grado de apelacion estos autos seguidos por
D. Julio D., ·personero de D. Mariano P.,
contra D. Sebastian P., por la devolucion de
1.000 pesos y los rMjtos corre~_Pondiente$, en
virtud d~ estar limitada la pena e~ caso de
po curnplirse con las entregas estipuladas en
la cláusula. cuarta de la escritura de venta
. '
que á favor de P. y E. otorgaron P. y :M. del
privil.egio que, para abrir pozo~ nrtesittnos

•

•

�ANALES DEL l!'ORO :MEXICANO.
convencion, son. un derecho universal con.
les concedió el supremo gobierno, y ellos ena·
signado en la ley de Alcalá: 1\ tit. l~, lib. 10
genaron por lo respectivo al Defartamento
de la Nov. Recop., y no habidas del derecho
de Puebla: Considerando que la sociedad es
Romano: quinta, que ellas de ninguna mauno de los contratos consensuales: que en
néra han sido derogadas por la ley 10 dei
ellos el consentimiento se esplica no menos
mismo libro y título, que1 desenvolviendo el
por palabras que por hechos: que la eleccíon
principio supremo de la voluntad, como ley
del negocio y la persona estfln bien esplica.
de las convenciones de cualquier modo codos con el de procurar y adquirir en comun
nocida, no quiso derogar mas que las sutileel objeto de la sociedad, poniéndole en ac·
zas del derecho comun Romano, estableciencion no con ánimo de ganar, el cual no se
presume, sino con el de dividirse las ganan- · do que ninguna obligacion, ni accion se precias: que el capital de un socio puede .ser . sumiese solidaria, para esclufr nada mas, á
juicio de Acevedo ya citado, las obligaciones
cuolquiera cantidad, cµerpo ó industria proy acciones nacidas de la fórmula de la estiductiva, ó las relaciones sociales de u~o
pulacion ó promesa de los co-reos, y la qne
• de ellos, y con mayor razon un privilegio de
por el mismo derecho producía la de los comvencion ó introduccion, Pardessus, Droit
fiadores, Acev. coment. á la referida ley, n~
comerc, Part. 4, cap. l!, sec. 5\ núm. 989:
5: sesta, que por la confesion de P . y el conque por la asociacion, la propiedad ó su catesto de la misma escritura aparece, que al
rácter esclusivo perece para el socio, sustitusolicitar éste y M. el privilegio de abrir pozos
yéndosele la co-propiedad que trasmite á los
brotantes y absorventes, contrajeron una so·
otros; que esta trasmision surtiendo todos los
ciedad, y al enagenar de consuno la parte de
efectos de adquisicion ó título oneroso, da á
este privilegio en lo relativo al departamen·1a sociedad derecho á la eviccion, h~ciendo
to de Puebla: sétimo, que la escritura preque la cosa introducida perezca para la sosentada por el actor á f. 2, cuad.1º, aprobanciedad, no para el socio: Pardessus cit., núm.
do en este hecho su contenido, refiere que E.
990; que esa co-propiedad ó ese dominio es
compró, usando del poder de P. y obrando
en aquella omnimodo, surtiendo para los sopor sí tambien en el negocio, en lo que ma·
cios el efecto de un mandato, por el que cada
nifl.esta
que entre uno y otro babia sociedad,
uno representa á la sociedad 'en los términos
hecho de la. misma manera confesado por el
estipulados en la convendon; á no ser que
reo: octavo, que por lo mismo, habiendo P. y
· en ella se haya nombrado algun socio geren:M. por una parte, y por la otra E. y P. cote; de snette, que si adquiere ó si litiga, lo
municádose los bienes 6ociales traidos, perhace pbr la sociedad y para ella, Acev. comdido sn esclusivo dominio y convertídose en
ment. á la ley 1\ tít. 1~, lib. 10 de la Nov.
co-propietarios, se otorgaron tambien manRecop., núm. 6, y ley 6, tít. 10, Part. 5, endato
mútuo, en cnya virtud cualquiera ha
trando en el acervo cualquiera adquisicion
podido,
en nombre social, demandar sus depara agregarse á él ó para dividirse: segunrechos, recibir soluciones y librar de esta
do, que en consecuencia, á los ojos del dere.
manera á sus deudores, con obligacion de in·
cho, las obligaciones de ese cuerpo compues.
troducir lo percibido al acervo de la sociedad,
to de los socios, así como de sus derechos,
á fin de dividirlo: noveno, que por la eseri·
son todas solidarias: tercero, que disuelta la
tura de venta otorgada por una parte entre
sociedad por muerte, ó de cualquier modo,
E. por si y como apoderado de P., Y.P. Y
las obligaciones nacidas durante la sociedad,
M. por la otra, se estipulo que el precio de
tales cuales se contrajeron subsisten, y se
la parte del privilegio relativo al departatrasmiten á favor y contra los herederos:
mento de Puebla, seria la cantidad de 5.000
cuarto, que estas máximas, nacidas las unas
ps., con calidad de exhibir 2.500 ps. al con·
de la esencia y otras de la namraleza de la

s

•

J

.
ANALES DEL FORO MEXICANO
9
tado, y el rest_o en abonos de á 500 ps. men.
Desd
·
suales, sujetándose E. y P . á perder la can·
dar l e ~ué fecha se deben comenzar á
tidad dada de contado y la cesion del priviel os al~mento~; desde la del auto, desde
legi? por cualquiera pago á que faltasen:
parto, o prévmmente á és1e?
décima, que la cantidad dada al contado ha
sido la de 2.500 ps., que en és1os no se cuentan 1.000 ps. de dos abonos hechos, que indudablemente
lo fueron al cumplirse los
l
Pazos estipulados. Con fundamento de las
leyes y motivos de derecho ya espendidos.
1!, se ºrevoca ~a .sentencia pronunciada por ei
Juez 3 de lo cmlde esta capital, Lic. D. An·
t~ni~ Aguado, que, fundado en la ley 10, tít.
l., hb. 10.de la Nov. Recop., condenó á D
Sebastian r'. solo al pago de 500 ps. de lo~
l.OOOrecibidos;ysedeclaraquela devolucion
debe entenderse de la cant1'da·d de 1.000 ps.,
importe de dos abonos, hechos ett los dos primeros meses, despues de estendida la escritura de venta del privilegio. ~~ Se declara
que la parte de D. Sebast1an P. debe abonar
á la de P. el interés legal de esta cantidad á
ra~on del 6 por 100 anual, contados desde'e1
primer cobro hecho por P. en 9 de Mayo de
1854 3º Q
d
ue ca a parte debe pagar las
· ·
costas legales que hubiere causado, 4~ Há0 ase sab
ºer Ycon copia de éste, vuelvan los
autos al juzgado de sn origen para los efec.
tos_colisig?i~ntes. Así lo determinaron los
Senores m1mstros que componen la Exma. 3ª.
S l del
a~
Supremo tribunal de justicia del impeno. Y firmaron • -Lebriia
B ·zz
:1 . - oni a.Contreras-José del Villar y Martic
Secretario."
orena,

-JUZADO

l ?

DEL RAMO CRIMINAL

A cargo del Sr. Lic.

'

D. AGUSTIN NORMA.
Cuando en un juicio sumario de alimentos, el demandado niega ser su hiJ·o el
lo ·a
quese
s p1 e, basta la declaracion de la madre
que afirma la paternidad, para que se le con~
cedan?
iEl au~o interlocutorio en que este punto
~ determina, admite el recurso de nulidad?

. ..Sobre la oblig¡ci:::-aar alimentos á los
h1Jos naturales, tratan: la ley 5 tit 19 p t
4\ Riccius, Part. 61 collect. 2'.43¿. ~are~:·
de ex~ens1~,
. cap. 3, y Escriche, Diccionario
'
'
de leg1slac1on, verbo, hijo natural.
_La forma del juicio en que se piden los
alimentos, determina que sea sumaria el art.
417 de la ley de administracion de justicia
de 29 de_No~iembre de 1858: y tratan de
ella, l\lohna, lib. 2 de primog., cap. 15, núm
75; Vela, dissert. 39, núm. 8 y 40. Castill~
de Alímentis, cap. 4.
Sobre eI modo de probar la fili .
la ley 7, tít. 19, Part. 4~; Do:~;~º¡'¡~~a~~~
comm., cap. 2 et 4, y lib. 20, cap. 8· Gomez
leg. 9, Tanri, núm. 2 et seqqs. et 1:ge 80, n'.
75, Cevallos, 2, Part. cognit. qurest 4 á
4, á núm. 8 et 58. Surd. deciss. 83. . Ricci:·
Par t. 5, oollect.1.741 et Part. 2, collect. 2.056:
Part. 7, collect. 3.047·. Robert l1'b 2 v
· d'
'
., · , er.
JU 1cat., cap. 17, fol. 193 et cap. 18. Barbo.
sa, rubr. solut. mat. 1 Part. á núm 13 C
·¡
'
• • as.
ti lo, lib. 5, controvers. cap. 104 et tom 6º
c.ap. 1~5, y de Alimen t. cap. 31 n~m. 26. M~~
lma hb. 2 cap 16 • 39
'
'
. ' num. . Barbosa vot
22 á núm. l . Escobar, 1, Part. de J~ris.:
qurest. 6, § 4 á núm. 43 et qureest 8 § 2
52· Cova~ru b. de Matrim. cap 8· i ' 3 M
' n.
.
,
. , ~ . l enoch., hb. 2 de Arbitr., casu 89 y lib. 6 de
Prresumpt. prrosumpt. 33.
D~ Josefa.H: entabló, ante el setior juez l ~
del ramo . crimmal, una acusacion por estupro en la persona de su hija, contra D. Ma1'.uel 1'.f· Pendiente la conclusion de las diligenc1~s del .sumario, la acusadora presentó
un escnto al Juzgado, manifestando qu e, hab'
llegado el caso en que recayera una dec1s1on sobre los alimentos que el acusado
estaba obligado á dar á su hija y al hijo que
~~ ~lla había ~en~do, cuya decision, sin perJU1c10 de lo prmc1pal, debía de darse previa
la via sumaria y breve que la ley fija en es-·

'.ª.

'

,,

�•

•

10

ANALES DEL FORO :MEXICANO.

la estuprada, es claro que la prole que ha rete caso, y con el carácter de puramente prosultado se presume de él, mientras no se
visionales que dicha disposicion da á los ali·
pruebe lo contrario.-La presnncion fleta
mentos, cuando no se ha fallado definitivamente. Que con este objeto pedia se citara que resulta, segun la ley, de la denegadon
de M. á contestar la posicion que le articulé,
á M. para que espresamente desconociera ó
unida á la que 'nace del hecho que él mismo
reconociera al hijo, y, fecho que fuera, se deha
confesado en su declaracion, hace una
cretase lo que en justicia corrcspondia.-El
prueba completa, suficiente para fon&lt;lar h
juzgado mandó se practicase la diligencia
sentencia condenatoria que tengo pedida, y
pedida, y en ella el acusado contestó de esmucho mas, si se atiende á que la ley de Parta manera: '·que no contestaba nada, porque
tida
que he citado antes, solo exige una pruetenia contestado, y que recusaba al presente
ba cualquiera, aun semiplena para condenar
juez con los requisitos de la ley.'' En vista
de esta respuesta se mandó: "que vista la al padre á dar alimentos á su hijo, cuyo fa.
Uo es el que pido de toda justicia. El juzcontestacion dada por M. se procediera de
gado decretó lo signiente.-''México, Setiem·
oficio conforme á lo dispuesto en la ley 7,
bre 19 de 1861.-Visto el escrito anterior y
tít. 19, Part. 4~, y que al efecto se ampliara
de conformidad con las leyes 5 Y. 7, tít. Í9,
la declaracion de la hija de la acusadora,
Part. 4~, se declara, con calidad de provisiodándose fé del niño que se dice haber nacinal y por ahora, que D. 'Manuel M. está oblido, y reservándose el punto de la recusacion
gado á ministrar alimentos al hijo de Juana
para prover, concluido que fuese el sumario."
H., los que se fijan en la cantidad de veinte
La parte actora presentó entonces un escrito
pesos mensuales, reservándose para despues
esponiendo que: el demandado al negarse á
el proveer sobre los gastos que se justifiquen
contestar en la diligencia de reconocimiento
haber erogado en el parto. Lo decreté y firde su nieto, creyó quede esta maneraevadiria
mé yo el juez por ante mis testigos de asisla obligacion que la ley le impone sobre prestencia, con quienes doy fé.-Mariscal.-A.
tacion de los alimentos; pero se ha equivo.
Domingo del Pozo.-A. Jitan Barrera.
cado, porque las disposiciones de la ley apoNotificado M., apeló del auto, protestando
yan espresamente su solicitud. La ley 7,
al mismo tiempo de nulidad, por no haberse
ttt. 19, Part. 4~, se ocupa del caso en que un
recibido las pruebas que en un escrito babia
padre, por no dar alimentos, desconoce á su
solicitado.
La apelacion solo se admitió en
hijo; y previene que en este caso, cuando tal
el efecto devolutivo. La acusadora pidió
duda sobrevenga, "el juez debe saber llanatambien, se aclarase el auto sobre el día desmente é sin alongamiento, si es su fijo de
aquel por cuyo se razona ó non;'' sigue ad- , de el cual debían prestarse los alimentos,
porque en el fallo solo se dá la obligacion de
virtiendo que por la fama pública, por juraprestarlos y se fija su monto, omitiéndose el
mento del actor, ó por cualesquiera otra sedía, el cual pide se designe con alguna anteñal ó manera, se tenga por lJien acreditada
rioridad al parto; supuesto que desde mucho
la paternidad, y concluye diciendo: "E si fa.
antes de él se originan gastos indispensables,
liare por algunas señales que es su fijo, delos cuales, segun los principios muy conocibe mandar al otro que lo cric ó lo provea."
dos del derecho, debe de sufragar el que hiM. no ha negado su paternidad, sino que
zo el mal. Que esto procedía con mucha mas
simplemente se ha rehusado á contestar ne•
razonen el caso presente, en el que la pergativa ó afirmativamente; pues bien en este
sona estuprada carecía absolutamente de recaso, segun las disposiciones legales, se precursos, y el estuprador era persona acomoda·
viene que se tenga por confesado aquello que
da. A esto proveyó el juzgado lo siguiente:
se pregunta; y habiendo adema:s convenido
"México1 Octubre 7 de 1861.-Siende,pu- •
en su declaracion que tuvo acceso carnal con

ANA:LES DEL FORO MEXICANO.
11
ramente provisional el auto de 19 de Setiem"México, Noviembre 14 de 1861.-Vista:
bre pr6ximo anterior, en qne so mando dar
no pudiendo tener legalmente entrada en esalimentos al hijo do Juana H., deben entente juicio el recurso de nulidad, por ser interderse éstos desde la fecha del auto, reservánlocutorio el auto de que se interpone, por hadose para definitiva proveer lo &lt;lemas. El sellarse pendiente el de apelacion otorgado á
ñor juez lo mandó y firmó. Doy fé.-Mala misma parte que lo interpone, y por no
riseal.-A. Domingo del Pozo.-A. Juan
haberse instaurado en el término qne conceGarda l'illalobos.''
de el art. 83 de la ley de 4 de Mayo de 1857,
se declara: no ser por ahora admisible dicho
Concluido el sumario, el juzgado 3° de lo
recurso de nulidad, y de consiguiente tamcivil se dió por recus.ido; y habiendo pasado
poco la prueba que se ofrece. Llévese á
las actuaciones á conocimiento del juzgado
efecto el auto de 19 de Setiembre próximo
1~ del ramo, M, insistió en su recurso de nupasado, notific6ndose é D. Manuel M. exhilidad, por no haberse recibido las pruebas que
ba las mesadas vencidas hasta la fecha, y
solicitó en un escrito, y haberse fallado sin
cubra puntualmente las que se venzan; y
citacion de las partes. Se corrió traslado al
dando la parte acusadora la correspondiente
attor, quien, evacuándolo, contestó que: el
fianza, para el caso de revocacion del fallo
auto en el que se mandaban dar los alimenapelado, remítase el correspondiente testimotos era purament~ provisional é interlocuto·
nio al Superior Tribunal de justicia, previa
rio, y que por ese carácter no procedia el recitacion de las partes, para la sustaaciacion
curso interpuesto, supuesto que la ley de 4
de la segunda instancia, conden6ndose al
de Mayo de 1857, en su art 83 prevenia que:
acusado, con arreglo á las leyes 8, lit. 22,
solo se admitiese de toda sentencia definiti·
Part. s, y1\ tít. 19, lib. 11 de la Nov. Reva que causase ejecutoría, lo cual no sucede
copilacion, en las costas personales que la
en el caso presente, y mucho menos cuando
contraria ha erogado en este artículo. El C.
está pendiente la apelacion y el fallo no se
Lic. Agustin Norma, juez 1.0 de lo criminal.
ha confirmado, prescindiendo por un momenasi lo decretó y firmó con los de asistencia: ,
to de su carácter de interlocutorio. El juzf~.-.Agustin Norma.-A. Manuel Rugado dió el siguiente fallo:
ga.-A. Jost Maria Tina}ero.

Doy

JURISDICCION CRIMINAL.
REAL AUDIENCIA DE MEXICO.
ATROZ DELICTO DE LBSSA MAGESTAD IN
PRIMO CA.PITE,

[l]

En la Ciudad de México, en diez y siette
días del mes de Junio de mill settezientos
díez y ocho años, habiéndose juntado en ·
aquerdo esttraordinario el Exelentísimo Señor Virrey Marqués de Valero, con todos los
sefiores oydores y Alcaldes, conviene á saver, el Sr. D. Francisco de Valenzuela VelI] Este caso esti1 copiado literalmente.

negas, del orden de Santiago, oydor mas
antiguo, Marquéz de Villa hermossa de Alfaro, Liz. D. Feliz Gonzales de Agüero, Liz.
D. Juán Oliban, Doctor D. Antonio Terreros y Ochoa, Liz. D. Feliz Suares de Figueroa, Lizdos. D. Juan de la Pefia y Flores y
D. Nicolas Chirinos, D. Juan de la Beguellena y Sandoval, D. Diego Francisco de
Castañeda, J). Francisco de Barbadillo y
Bittoria yD. Pedro Sanchez de Alcar6z1 con
asisttenzia de los Sres. fiscales, Doctor D.
J oseph de Espinossa, del orden ~ Sqptiago,
de lo zivil y Doctor D. Francisco de Oyan-

�•
12

/

ANALES DEL FORO MEXICANO.

guren, de lo criminal: conferidose sobre el
caso suzedido el dia de Aier diez y seis de
Junio de estte dicho año en que zelebró la
festibidad y prozesion de corpus, en que viniendo de ella dicho Sr. Exmo. Marqués de
Valero, acqmpañado de todos los Tribunales
como es costumbre, haviendo entrado en su
Real Palazio y apéadosse de sn Coche, al
hir a. coxer la escalera se le atrabesó un
hombre y le echó 1!1ano al espadín que traía
en la cintta y se lo sacó, á que se atrabesó
el Sr. Marqués de Villa hermossa y el ofi.
éial Francisco Sanchez que lo es de la guar·
dia de los Alabarderos, lo agarró y demas
soldados con otro número de jente, y para
averiguar tan atróz delicto de lessa mages·
tad ü, primo capite, sus circunsttancias y
complizes, respectto de que el referido dia
se suspendieron las dilijenzias con el mottí. vo de ser nottorio ser loco el que comettió
tan exsecrable excesso, á que instó el Exmo.
Sr. Virrey: Premedittado y conferido estte
negozio, con la madurez y Refl.exion que se
deve por su Grabedad, se resolbió de comun
aqüerdo se fulminasse caussa á estte Reo eu
toda forma, concurriendo á su susttanziazion
y detterminazion Todos los Señores Ministros de Ambas salas, para lo qual mandavan
y mandaron sea traído el Reo á la Sala de
la Real Audienzia, se le tome su declarazion, se le Rexistre y Visite la ropa por si se
hallaren l:.íigunos papeles en ella ó indizios
de maior fondo en estte delicto, y se exsaminen los Testtigos que fueren nezessarios,
y se pro:zeda á las &lt;lemas eficazes diligenzias que fuere possible para la aberiguazion
de la Berdad, y assi lo proveieron y rubrica.
ron.-Doce rúbricas y una firma de D. Jo·
seph Sanchez, Escribano de Cámara.
. Luego inconttinentti dichos señores hisieron Parezer antte si 11 un hombre que es el
mismo Presso por estta caussa, de quien se
rezevió juramentto qne lo hizo por Dios
nuestro señor y la Eetial de la Sántv. Cruz:
Socargo de el Promettió dezir Berdad, y
siendo pregunttado como se llama, su ofizio,
esttado, calidad_ y natturaleza y sobre lo de-

más que conttiene el auto Caveza de Prozesso-Dixo llamarsse Nicolas Joseph Cama~
cho, que es español, natural del Pueblo de
San Juan del Rio de Querétaro, que ha sido
soldado, que aora no tiene servizio alguno,
respectto de hallarsse enfermo de ínal de S.
Lazaro y que quando Tenia salud Texia
saial para abitos de San Franzisco, que Vive con un Primo suio al Barrio de San Juan
de Dios llamado Bentura de Arias, y que
como muchas personas le conozieron con el
saco de Loco de San Ipolito, haviendo passado la enfermedad que passó en lo qual le
conozia toda la Ciudad por Loco no siéndolo, lo que se ofrezia muchas Vezes y en es.
sas ocasiones como le conozian le dezian
que si este Jugara unjuguettillo con el Sr.
Virrey le Bolbería su espossa, porque como
su Exa. savía la havia traido de la Beracruz
y la tenia en cassa del Sr. Oydor Bracamon·
te y que no la ha vistto por esttar ella en
Alttittud y él en Baxeza, que no puede señalar las perssonas que le dezian hiziesse el
Juguette con su Exa. por ser tantos que no
los conoze y le tienen por Loco, q~e ha derramado
muchas lagrimas en el mundo y que
;
Padezió muchas llagas en el alma y en el
cuerpo y penó muchos Tormenttos y que
Aier arrancó el espadín á su Exa. por ber
si le Bolbia su honra y su espossa y nomas,
que lo dexa al Justo Juizio de Dios y que
Dios guarde á su Exelencia, Y en estte esttado mandaron suspendP.r dichos señores
estta declarazion por lo disparattado de ella
y que el Escribano ponga certificazion del
aspectto y demostraziones que esttava haziendo al Tiempo de hazer dicha declara.
zion, y dicho Reo dixo que la que ha declarado es la Berdad y que es de hedad de
Arriba de Veintte y ocho años. Todo lo
qual devajo del Juramento, y firmó, y dichos señores lo rubricaron y al darle á fir.
mar echó la ultima rúbrica.-Trece rúbri·
cas y una firma.
(Continuará.)
Editores responsables,
IGNACIO OTERO y J,CARLOS lUEJIA.

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                  <text>Semanario jurídico editado por Ignacio Otero y J. Carlos Mejía. Contiene estudios sobre legislación, jurisdicción civil y criminal e información de los Tribunales de Justicia del país, así como nombres de los magistrados que integraban la Suprema Corte de Justicia durante los años de su publicación.</text>
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                <text>Semanario jurídico editado por Ignacio Otero y J. Carlos Mejía. Contiene estudios sobre legislación, jurisdicción civil y ciriminal e información de los Tribunales de Justicia del país, así como nombres de los magistrados que integraban la Suprema Corte de Justicia durante los años de su publicación.</text>
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                <text>Universidad Autónoma de Nuevo León</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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        <name>Juicio de alimentos</name>
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                    <text>•
TOM. I.

NUM. 2.

--------

JURISDICCION CIVIL.-Cumplimiento de una sentencia ejecutoriada: en qué forma ~e
ljecutarse. Recursos que se desechan en su sust~nciacion.
JURISDICCION CRlMINAL.-Conato de homicidio en la persona del Marqués de Valero:
(Conclusion.)-Homicidio. Circunstancias atenuantes.
ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.-Indicaciones sobre la importancia y necesidad de la
reforma de las leyes penales.

JURISDICCION CIVIL.
TIIBIJUL SUPERIOR DRL ESTADO DE IICHOA·vu.
PRIMERA SALA,

Señores m~tradoa: Bustamante, Ceballoa, Tena.
Secretarlo Huarte.
JUZGADO DE LETRAS DEL PARTIDO DR
ZAMORA 1

A c:rgo del Sr. Lic.

D. JOSE DOLORES MENDEZ. ESCRIBANO,
MARIANO PENA.
¡La ejecutoria de un tribunal que manda
se proceda d una particion, conforme á las
reglas que ella mismd. establece, puede dar
lugar á un nuevo juicio en el que se discuta
si esas reglas se han aplicado exactamente?
Y la sentencia del juez ejecutor, aprobando la cuenta formada en virtud de la ejecutoria iadmite ei recurso de apelacion1
Sobre el cumplimiento de las sentencias
ejecutoriadas tratan los artículos 521, su
w ativo 304 de la ley de administracion de
Justicia, de 29 de Noviembre de 1858, y las
leres 1~, 2~ y 3~ tít. 17, lib. U de la Nov.

a-p.

. :Sobre el lJ\ismo punto, tratan el Conde de
11 C~, juicios civiles, parte 3~ tap. l!,

núm. !; Curia Fílipica, parte 2~, i 12, núm.
17; Cujac. in cap. 1, 13 y 15, lib. de exception; Garcia de Nobilit. Gloss. 6, § 2; Riccio,
part. 4, collect. 99B, part. 6, collect. 2,252
y part. 7\ collect. 2,539; Valenzuela cons.
691 72, 78, 123 y 124; Donel. lib. 'l'f, comm.
cap. 1°¡ Otero de Pasquis, cap; 22, núm. 11.
Guzman. de evict. quaest. 30 á núm. 22;
Salgado, part. 2 de Retent. cap. 31 li núm.
62 y 78; Solorzano, tomo 2º de jur. indiar.
lib. 3 cap. 9 á núm. 59, y lib. 5. Polític. cap,
81 fol. 8211 Versic. "Y tambien¡ Escobar,
part. 2 de Purit. quaest. 4, art. 1 y siguien7
tes; Pareja de edit. tít. 21 Resolut. 61 núm.
316, y tit. 6, resolut. 7, núm. 85; Larrea,
allegat. 71¡ Salgado, part. 3~ Labery. cap. 1,
á núm. 178; Febrero de Tapia, lib. 3, tít.
3, cap. 2, mim. 9; Oovarrub. cap. 25, Pract.
Ante el juzgado de 1~ instancia de la ciudad de Zamora, los Señores T. y A. promo·
vieron y siguieron un juicio, sobre formacion
de inventarios á los bienes que quedaron por
el fallecimiento de la Sra. T., esposa del primero, y de la cual el segundo era albacea
testamentario: sustánciose el juicio en Ja forma debida y no habiendo estado conformes
los herederos y deibas interesados, no solo

�•

•

•
A ALES DEL FORO :MEXICANO.

H

1 •

con l,os int'eUtarios, ~ro Di adn con la c·ta de par~n, se~o:9'6 y sustanció un
juicio con&amp;radittorfo sobre dichas difer,n~ias,
el cual fu6 decidido definitivamentti¡ep ter·
cera. tttancia por sentencia de la primera
sala del Trjbunal Superior del Departamento de Miehoacán, en la que, de conformidad
con las dos sentencias anteriores, se previno,
se procediese desde luego á la formacion de
la cuenta de particion y division de los bierds testamentarios, segun los puntos que se
establecian en ella misma.
Las partes de comun acuerdo nombraron
para este cargo al Sr. Lic. D. Rafael Verduzco, quien, en CU!'Ilplimiento·de él, presentó la cueuta de particion. Se corrió traslado
á los interesados, y el representante de A. le
hizo varios reparos, pretendit-ndo, entre otras
cosas, que debian de aumentarse treinta y
taqtos mil pesos que había de diferencia en
el valor de una de las fincas del cuerpo de
bienes, actualmente, con el qlle tenia diez
años antes, cuya diferencia constaba porr el
último valúo: fundábase para pedir esto en
que, en la sentencia de 1~ instancia del juicio de inventarios se habían mandado agregar al caudal los aumentos que hubiese habido en los bienes, por razon de frutos, y que
bajo este nombre, se debían comprender todos los aumentos que por cualesquiera cau11a hubiesen en los espresados bienes. La
parte de T. representada por D. convino en
que las razones, sobre que se debia haeer el
aumento habido en los bienes eran ciertas;
pero negó que en efecto hubiese mayor valor, ni aumento de clase alguna, y sobre to·
do consideraba ya dichas cuestioues termi·
nadas perlas sentenc(as de cuya ejecucion
se trataba.
En visia de todo esto el juzgado falló,
aprobando con algunas modificaciones la
cuenta de· particion; y dejando á las partes
sus derechos á salvo para averiguar de la
manera que creyesen conveniente cuales
eran los aumentos que conforme á la sentencia citad&amp; debían agregarse. Dicho fallo
fué pronunciado en 1~ de Julio de 1844.

La parte de A. fjdió aclaracion 6 ese fa.
llo, á. la cual se declaró no haber lugár por
ser esplicita la, aprob~n dt.Ja cue• de
part1cion. Entonces se entabló el recuiio
de apelacion y en su virtud paRaron lis autos á la 1~ sala del Tribunal Superior del
Estado. El apelante espresó agravio,y, al
evacuar el traslado que de ellos se le m .
correr, D. formó articulo de no conteslr,
fundandose en que en la sentencia apela~
se trataba únicamente de cumplir una s n1
tencia ejecutoriada, sobre la cual ya no ca·
bia recurso alguno; lo que se contradectrta,
faltandose á la ley, 11i se recibiesen nueva,
mente á discusion los puntos ya definidos,
y se prolongarían indefinidamente los juicios; razones que rebatió el apelante manifestando que, como se trataba Je la inteligencia y aplicacion de los puntos resueltos, ma:
lamente comprendidos en la sentencia apelada, su derecho era espedito para pedir par
todos los medios que la ley ofrece, la asaeta
aplicacion de aquelles. La Sala, sustanciado el articulo pronunció el siguiente fallo.
En la ciudad de Morelia A veinte y uno
de Febrero de mil ochocientos cuarenta y
cinco. Los Sres. Presidente y :Ministros de
esta primera Sala del Superior Tribunal de
Justicia del Departamento, D. Tomás :Mariano de Bustamante, y suplentes, D. Juan
B. Cevallos y D. Agustin Tena. Habiendo
visto estos autos seguidos por la parte de los
•
A., en virtud de la apelacion
que esta interpu:iio de la sentencia que pronunció el juez
de primera instancia de Zamora, declarando
que la cuenta fprmada por el Lic. Verduzco
estaba arreglada á derecho: el escrito qne
presentó mejorando el recurso de apelacion
y pidiendo los autos para espresar agravios.
el en &lt;¡Ue insiste en la mejora del recurso y
acompaffa el poder para acreditar su personerta: el en que manifiesta que está conlltme, y pide ccmozca en el presente asunto el
Sr. Cevallos, quien se había excusadg ~e
hacerlo: el e'n que espresa agravios: el ~uto
de 14 de Noviembre del año.prócsimo pasado, ¡,or el que se mandó correr tr~lado ~ la

.'
\

15

tanto menos cabe este recnrf), cuanto que el
otra parte: el éscrito . 911.~ ésta present6 for'ñeg~o
des~ de ejticu\oriado¡ perderla el
mando íu'tiiinttde ~n"tat: el presentado en e.lltestac'ion por !~arte de ~ ~l au- . . .cter de ~ecuw qíle le dA la cosa juzto de de NovJ.eibre Qltimf por el que se gada, Y. tomaría el de or4~ario,~mo lo.ai·
ce \ev1a B'otafos en ib4'i'ria ii't1fpica, parmaqsó citar \Jlfpartes para definitiva: la
te 2~ § 12 núm. 17: qae de dar entrada á las
relaci,¡ que de los ele l!l materia se ·hizo, é
infanne A ~ vista que leyeron las partes, apelaciones interpuestas de actos dirjgidos
á ejecutar las sentencias de revista, se segfii.,
con todo lo demas que tenerse presente y
ría
que un mismo asunto tuvieíMll&amp;S de tres
~ cfivino, dijeron: que considerando que
instancias, infringiendo con esto é ilusorian·
1ilepa~os opuestos por la parte de A., ante
do ya el art. 34 de la 5~ ley ronstituoional,
81Jnfenor, á la cuenta formada por el Lic.
y ya el t 83 de las bases Organicaa de 1843
D. Rafael Verduzco, no se dirigen sino á los
[l]: Considerando por último que a(m estltn~~os puntos ya ventilados en la 1~, 2~ y
3JLnstancia, y decididos por las sentencias do en el caso de conceder algun recurso
respectivas de 22 de Mayo de 839, 16 de Di- contra dichos actos, solo puede hacerse, practicada la ejecucion, atendido lo terminanteciembre de 841, y 13 de. :Mayo de 843, siendo la cuenta el resultado del juicio terminamente dispuesto por la ley 3\ tít. 17, libro
do y no el principio de otro alguno; que en
11 de la Nov. Recop., con la qne no se cumconsecuencia la cuestion no se versa, como
plió en el caso de que se trata; y, con arrelo ha confesado espresamente el apode~ado
glo á todas las doctrinas y leyes ya citadas
de dicho A., en diversas partes de sus alega- se declara: que la parte de O. no esti oblitos é informe á la vista, sino sobre la ejecu- gada á contestar, n1 en esta, ni en otra insCf!in, es decir, el complemento de la sententancia, sobre la apelacion interpuesta del
cil de revista, no pudiendo por tanto dudarauto citado de l~ de Julio anterior, mientras
se que el punto controvertido depende y
no sr ejecuten en todas sos partes las sen.
pertenece al juicio fenecido por aquel fallo:
tenc1as ejecutoriadas tambien citadas: de·
que la misma pa1te que lo inició, ha · manivolviendose al efecto los autos al inferior, á
festado estar convencida ie ella, al promo- quien se le prevendrá, cuide de cerrar la
verl~ Y hacer sus reparos á la cuenta por
puerte, li la malicia y cavilosidad de las par·
medio de articulo, como lo hizo ante el intes, dando solo lugar A las gestiones que de
ferior: que la parte de D., desde que sustanderecho deban admitirse. Y por la notoria
ció ese mi~mo artículo, objetó la cosa juzga·
temerid:1d con que la parte de A. ha iater·
da, al pedir se declarase que la cuenta reclapuesto y seguido el recurso de apelacion, se
mad~ estaba conforme á las sentencias ejele condena en las costas procesales y persocutoriadas que se han citado, y protestó, nales causadas desde que se ioterplllO, con
apoyada en aquella escepcion, contra. la ap 9arreglo Íl la ley 8~ tfL 22, Part. 3~ y 7~, tít.
lacion concedida del auto del juez de 1~
17, lib. 4 de la Nov. Recop., y se estraña
\nstancia del 1° de Julio próximo pasado: muy severamente al juez por haberla admi·
qle tal recurso no se puede conceder de los
tido, principalmente no estando todavfa eje~scesos del ejecutor cuando los haya, sinó
cutada la sentencia. Y por este auto asf lo
es en el caso de que ellos se cometan noto·
p1oveyéron, mandaron y firmaron: doy fé.
ilimente en personas no citadas, 6 cosas no
-Bustamante.- CevaUos. - Tena. - Lic.
ttahfdas al- juicio,
cuya
sentencia
se
ejecuta·
Mariano Huarte, secretario.
•
1
1
•un ª termmante doctrina del Sr. Conde
A. interpuso el recurso de súplica y la SaaPla Cañada en sas Juicios civiles, parte 3~
la lo desecho en los terminos siguientes:- En
e,ap. 1~ núm. 2, y los reclamos de A. no se
(l) E1toe arttculo11 son conformes al 546 de la IV de
h41t'•ersado sobre escesos de esta clase: que ad111inistr3cloo de just¡eia de 29 de Noviembre de 1958.

ii

1.

..

�•

•

•
16

'i\NALES DEL FORO MEXICAND.
la Ciudad de Mo)lliat4.7 de Agosto de 184.5,
cayó: otro escrito pr~ ado por el mismo
los Sefior~pre~e\te y magi1trados de la
M. en que recusa al 89r núµistt9 tercero:
Exma. 1~ sala dél Superi8'1f ribonal de Jd
el auto de 31 de JIJlio en que se adllitió di- •
ticii del Departamttto, &amp;c.: habiendo visto
el superior auto, pdiftunciado en 21 de Fe·
brero último, declarando que la parte de D.
no esta\ obligada á contestar, ni en ésta, ni
en otra instancia, sobre la apelacion interpuesta, mientras no se ejecuten en todas sus
partes las sentencias ejecuto1iadas, previniendose ademas al inferior cuide de cerrar
la puerta á la malicia y cavilosidad de las
partes; y condenando á la de A. en las cos·
tas procesales y personales, por la notoria
temeridad con que ha sido interpuesto y seguido el recurso de apelacion; el escrito pre·
sentado por la parte de A., suplicando de
dicho superior auto, espresando agravios, y
pidiendo que admitido el recurso, se remitan
los de la materia á la otra Sala: el de 24 del
último Marzo, en el que se mandó se traje·
sen dichos autos por el Relator en artículo,
citadas las partes: el de 29 del mismo, previniendo se les entregasen por tres dias pa·
ra el cotejo: el escrito presentado por M.;como apoderado sustituto de A., pidiendo los
mencionados autos por un término prudente
para instruirse de ellos: el auto que á él re-

•

tigos acordes todat ~bre el delito, sin mas
notables eiredbst$cits qoe~ que reiere
el auto cabeta de p?ociio.
Err la Ciudaa dflléxico en diez y siette
dias'&lt;iel mes de Junio de mill settezienttos
~ 1 ocho aflos, los Señores Presidente y
Qydo1es de la Real Audienzia de esta r;uevai Espafla y Alcaldes de la Real Sala del
C~en, haviendo visto la sumaria y decla... ration de Nico14s Josepb Camacho: resultta11do por todas las deposiziones de los Testtigos y declarazion del Reo ser Loco y ser
avido y tenido por tal en todo el Reyno, calificandose por no haver hablado en su declarazíon con conzierto ni orazion coordinada, para maior justtificazion del aecidentte
que padeze, Mandavan y mandaron que todo el Prothomedicatto de estta Ciudad lo reconozca, expresse y declare su Senttir devaxo de Juramentto, y que estte sea con cittazion de su Curador, ad litem, al qual fle le
nombra 4 Mathias de Oisneros, Procurador
en esta Real Audienzia, quien comparesca,
accepte y Jure y se le disierna el cargo¡ y
así lo proveiron, mandaron y rttbricaron.Acept6 el curador en toda forma.

cha recusaciom los diver&amp;Q, de 28 y 31 del
mismo, en que se hace saber t .las parte$ los
señores que componen la sala: las rtitpuestas que á ellos dieron: la relacion que de los
de la materia se hizo é informe á la vista
que leyeron las partes, con todo lo fJmnas
que tenerse presente y ver convino, Dijert111,;
que atentos los fundamentos y leyes en qtt
se apoya el referido auto de esta Exma. Sala de 21 de Febrero Qltimo, y 4 no causar
gravamen alguno irreparable á la parte Jode
A., por no ser absoluto, declaraban y decla~
raron sin lugar la sáplica interpuesta por su
parte, conden~ndose á esta en las costas t&gt;tocesales y personales de este articulo; y en
consecuencia mandaban y mandaron se lleve á efecto lo dispuesto en dicho superior
auto de 21 de Febrero del corriente afio. Y
por el presente, así lo proveyéron, mandaron
y firmaron: doy fé.-Alvires.-Oevallos.Puga.-Lic. Mariano Huarte, secretario.
El recurso de denegada suplicacion, que
tambien se interpuso, fué igualmente desechado por la misma Sala, en auto de 11 de
Agosto de 1845. •

JURISDICCION CRIMINAL.
REAL AUDIENCIA DE MEXICO.
ATROZ BELICTO DE LESSA MAGESTAD IN
PRIMO CAPITE.

,.

[ConclU,ye.]

'

Luego ineonttinentti, Presenttes dichos señores se reconozió y rexistró al referido Reo,
quien se halla sin camissa y solo con unos
calzones de pafio pardo á raiz de las Carnes
y cobixado con un Capotte muy viejo de paño acanelado, muy rotto y remendado y no ·
'se ~ halló papel, ni Cosa Alguna en una
Bolssa que tiene en los referidos calsones.

1

._

Y para que constte en conformidad de lo
mandado lo Pusse por certtificazion, como
ast mismo la doy de esttar el lteo con Gran
Serenidad y frescura en presenzia de tod•
los referidos setiores, riéndose sin Altterarse
ni inmuttarse de Cosa Alguna de lo que se
le ha pregunttado, y hablando como ba expresado mil! disparattes füera del inttenUo
de ta Caussa, y para que Constte doy la presentte en la Ciudad de México á diez y si8
tte días del mes de Junio de mili seuezien·
ttos y diez y ocho afios.-Joseph Sane•·
-Se recibieron varias declaiaeiones dé tes-

AN.&amp;s DEL FORO :MEÍIOAN&lt;X

/

Luego inconttinentti haviendo comparezi·
do, antte dichos señores, el Doctor D. Juan
de Brizuela, Doctor D. Juan Joseph de Bri·
zuela y Doctor D. Marcos Joseph Salgado,
Prothomedicos en estta Ciudad, ha viendoles
rezevido juramentto que hizieron por Dios
nuestro Señor 'f la Sefial de la Santta Cruz,
segun derecho, so cuio cargo promettieron
viar bien y fielmentte su exerzizio en el reconozimientto que expressa el auto, y dixeron que en cumplimientto de lo mandado
han vistto y r:econozido un hombre que se
halla en la Real Carcel de estta Cortte, y hechole varias pregunttas, á todas respondió
discordementte, porque dezta que el Señor
Oydor Bracamonte le tenia á su muger, que
porque se ia havia pedido le havia rompido
la caveza con una carabina, y que havia
denamado muchas lagrimas y padezido muchos Tormentos &amp;c., todos esttoa disparattes y Desconziertos y segun su tempera-

17
mentto, les indica el parezer de estar Loco
y otros n ~ s Desvario~ que (3!üican su demenzia, y que~ tto es lo-)ue'!allan y sientten á todo su Wal saber y enttender por el
jurament~ Cl:ªª tienen &amp;cho en ¡ ue se afirmaron y rattificaron ..:..Be recib16 una certificac1on de haber estado el reo encerrado en
San Hipólito.-''El fiscal pidi~ en estos te¡:minos."
;

1

Vuestro fiscal, en vista de la sumaria que
de mandato de V. A. se le entrego, dize: que
attnque de las deposisiones de los test\¡OS y
declaracion del Proto Medicato y de el hecho de a ver estado el reo de este delicto en
San Ilipólito, resulta el ser demente, y _por
la enfermedad de su juizio i infelisidad de
su hado no tener animo, dolo, ni voluntad de
delinquir que es lo que se mira para la µnposicion de las penas y Oastig&amp; de los delictos, pareze que confoxme á Leyes, assi del
derecho comun como de el de Nuestra Es.
pafia, es incapaz el reo de delinquir y de
que prozeda contra él el cargo de haverle
sacado da la cinta el espadín á Nuestro E.:x:elentisimo Virrey, mayor mente cuando de
las sumarias diligencias resulta la demencia
antecedente y faborecerle la presumpcion de
que permanecia en ella al tiempo del referido hecho,. y así incapaz de pena como el
ausente ó muerto JX&gt;r la qualidad ingerente
eIJ el animo; sin embargo, como quiera que
el .delicto cometido por este reo es de lessa
Magestad in primo capite y tan atróz por
todas las circun,tancias que en el concurrieron, le ase digno de la mayor pena; la diferencia que hay y tratan los médicos entre
la demencia y el furor, pues en el tiempo de
éste son impunieles los delictos por lo arre·
batado de su commission, lo que no concurre en la demencia, porque esta consiste en
la qualidad que le turba y desconcierta las
razones y le ded lugar para disernir I~ bueno y lo malo en el interbalo que le permite
y no le molesta la enfermedad, y asi no es.
tando, coino no está1.probado en todas lu di·
ligencias de la sumaria que al tiernpQ de tan
desacatado y escandaloso hecho eataba ac-

�/

18

,,

1NALES DEL FORO :MEXICA,NO.

tualmente con el furor, se debe proceder al
cargo y á la imposiclon de las penas en que
está incursd, en~ su execucion se difiera
al tiempo que se M.llare Iibf de la demen·
cía, para Ia correccion de tan euo~ y atroz
delicto y qa't sirva de freno que reprima la
audacia de los que pensaren 6 intentaren,
patrocieados llel color de demencia ó furor,
c&amp;meter semejantes delictos, y en cumplí·
mfnto de Justicia pide el fiscal el castigo
de éste-México y Junio 18 de 1718 años,
DOctor Oyanguren.-La real audiencia sentenció como sigue.
En la Ciudad de México á diez y ocho
dias del mes de Junio de mill settezientos y
diez y ocho años, Los Señores Presidente y
Oydores de la Real Audienzia de la Nneva ·
España y Alcaldes de la Real Sala del Cri·
men, haviendo vistto esttos auttos y lo Pedido por el Señor fiscal de la Real Sala del
Crimen y lo que constta á estta Real Au·
dienzia de haver hecho Nicolas Joseph Ca.
macho dos acttos de furor y locura en la sala de ella, Porque fué imbiado á el hospital
de San lp6lito y resulttar de la deposizion
de los Testigos, certtificaziones del Protho
medicatto, Testtimonio de la Parttida del
libro de entradas y salidas de Locos en di·
cho hospittal, haver esttado sin intterbalos
luzidos Loco y muchas vezes furiosso, declaravan y declara ron, no dever prozeder
cargo contra dicho Nicolas Joseph Camacho,
loco por la demencia y furor que padeze, y
mandaron que el Escribano de CámaJa,
acompatiado de los ministros, puestto el saco de Loco, Jo lleve al hospita! de San Ipolilo y lo entregue al Superior para qlle lo
mande enxaular y Tener con toda seguridad
y Custtodia, rogandole y encargandole no
lo sueltte sin orden del Exmo. Seiior Virrey
y de estta Real Audienzia; y por ser el caso
singular y nottable y deversele notiziar á S.
M. por ello y darle quentta de las dilijenzias
que se han executtado, mandavan y mandaron se saque testtimonio de dichos autos
l la ldtra y se remitta á S. M., y as( lo pro.

..

veieron y rubricaron; ~'1te my Joseph San·
chez.-Se le vi,tió el lac~ de 'joco.
tliego inconttinentthm execuzion de lo
mandado yo el escribano, con asistteazia. de
Joseph de Oseguera, Man. de Sorolas,
Domingo Camacho y Juan Frarlcisco, miflistro11 de Bara, passé al dicho hospital de S'ar
lpolito al referido Nicolas Joseph Cam~}fo
y esttando presentte Fray ~igual de Vf&lt;li·
vieso, Prior en dicho hospital, á quien cióy
feé conozco, le rogué y encargué con el re.
ferido autto Leiendoselo de Berbo ad berbum
y enttendido de su conttenido dixo-que en
execuzion y cumplimifintto de lo que los Se·
fiores Oydores y Alcaldes se sirven de Man·
dar, esttá prompto á rezevir como rezibe la
persona del dicho Nicolas Joseph Camacho
y á dar como da orden á los Padres Fray
Diego·de Morales, enfermero maior y Fray
Joseph de Montoy tengan al suso dicho con
toda guarda y custtodia, en cuio cumpli·
mientto dichos Padres mandaron poner al
suso dicho un Par de Grillos de que me pi·
den de fee. Yo el escribano la doy de ha,
verseloe vistto poner y de quedar el dicho
Nicolas Joseph Camacho en una de las xaulas de los demas locos y entre ellos, y dicho
Reberendo Padre Prior lo firmó con los padres expresados, de ello doy fee.-Fray Mi·
guel de Valdivieso.-Fray Joseph Montoyo.
-Fray Diego :Morales.-Ante. my Joseph
Sanchez.
En veintte de Junio de mill settezientos
diez y ocho atios se sacó testtimonio de esttos auttos para dar quenta á S. M.-Joseph
Sanchez.
EXMA,

3~ S.U.l

DE LA. SUPREMA CORTE DE JUSTICIA
Srea. magistradoe:-Lebrlja, Cof!trerae, Rublños.
José del Villar, Sr10.
JUZGAJ&gt;O DI

1~

INIT.lKCU. DE CUBRKAVAC.l,

A. cargo del Sr. Lic.

D. MIGUEL QUINONES.
¿Cu!l es el valor de la circunstancia ate·
nuante que alega el homicida de haber sido.
su hijo matado por el occiso?

:rb\o MEXICANO.

ANALES DEL
El 1ftmtctdio ejecµtícÍo :Sajo la fuerza de
esta imp~oS.,&lt;iufclase de pena merecet
Sobre estos puQ&amp;os pueden verse las leyes,
8¡
SI, Part. 7~; y 4\ m. 21, lib.12, Nov.
Rec. Y de los mismos, tratan: Matheu, de
re-crim.1 controv. 33¡ Gutierrez, lib. J., Pract.
quresL 2; Gomez, lib. 3,· variar. cap. 3; !Jul.
Cap. tom. l., Discep. 8; Escriche, Dice. de
t«Jisl. arts., circun~tancias, y Excusas; Fe·
brerode Tápia, tratado criminal, cap. 2, § 50¡
&lt;Jítierrez, Práctica criminal, tom. 3!, cap. 5!,
§ 1~, cap.~' núm. 12 y 13; Vilanova, observ.
101 cap. 7, obs. 7, cap. 1°1 observ. 6, cap. l!

i~

Un gran dolor puede impulsar al hombre
l\ ejecutar un crimen: una pasion puede cegar su razon, hasta el punto de hacerle cometer los mas grandes excellos; y aunque, si
bien se puede decir, que las pasiones no constituyen un estado de enagenacion mentah
como á lo menos, cuando son violentas, debilitan considerablemente la libertad moral,
y dominan, por decírlo asf, la razon y lavoluntad, los filósofos y los jurisconsultos se
han dividido sobre la mayor ó menor pena,
que merecen los delitos cometidos bajo el in·
flujo de esos movimientos irresistibles, y se
han ocupado de examinar las diversas cau·
sas que pueden producirlos, para asf graduar
su intensidad. No parece justo, en efecto,
que la ley castigue de la misma manera el
homicidio á sangre fria, que el ¡;erpatrado
bajo el impulso de una pas1on dolorosa¡ y
aunque la misma ley ha dejado, fijando unas
,feglas generales, al arbitrio judicial la califi·
eacion de esas circunstancias atenuantes¡ sin
embargo, en la práctica es dificil su exacta
clasificacion, por la multitud de circunstan·
etas diversas que intervienen comunmente
en los varios casos que se presentan. Asf,
tba compilacion de decisiones judiciales, en
las cuales aquellas se considerasen de varias
maneras, seria muy útil; y para realizarla,
n0&amp;.proponemos presentar una série de ellu,
á la qle 4, ¡jrincipio el presente nefocio.
Florencio Velazquez se haflaba ocupado

19

en algunas conl/l,4en la plaza de la ciudad
de Cuerft.'aca: preséntasele un desconocido
que lo injuria con palabras descomedidas, y
que, con una arma, trata de heril'lo: Velaz.
quez, indefenso, procura evitar los goJpes coa
su sombrero; mas a 1fin es vencido, y eje
herido de muerte. Un solo testigo presenci6
estos hechos¡ mas de lo que pasara entre
ambos en el altercado que precedió al homicidio, ninguno pudo declarar. El homicjda,
Francisco A., anciano sexagenario, es el único que lo refiere, y de esta declaracion se
deduce lo siguiente, asf como de las diligencias del sumario. Francisco A. tenia un hijo,
el cual militaba en las filas del partido opue§to, al en que igualmente militaba Velazquez:
hecho prisionero aEJuel en una accion, y ya
maniatado, fué muerto por el occiso: la no.
ticia llegó al conocimiento de A'ragon, y conmovido por el acervo dolor y loco de desesperacion al tener delante de sí al asesino de
su hijo, no pudo contenerse y le mató.
Los defensores, tanto en la primera como
en la segunda instancia, hicieron valer esta
causd impulsiva, única circunstancia atenuante del delito confesado por el reo, de la
manera siguiente: ' 1Ar~gon ha delinquido en
un momento de insensatez que reconocía el
origen mas justo. Velazquez le babia ma.
tado su hijo: este precedente es1~justificado
por el certificado de foj. 26, y por algunas
circunstancias en que el mismo Velazquez
convino. Estaba dominado por ese sentimiento de dolor, y el resentimiento c~signiente. Fácil de·sentir es el trastorno y la
conmocion que ha de sentir el alma de un
padre que se encuentra con el asesino de so
hijo¡ y si el loco que mata no es acreedor á
pena ninguna, ni se le puede imputar la atcion, nadie mas loco que el padre que se ar.
roJa lleno de dolor y de enojo sobre el ases(no de su hijp. Mr. Bellart, tratando de pr9r
bar que el hom1é'f!lo en un caso semejant~
era cometido sin verdadera voluntad, decía:
c:hay diversas especies de locos ó de insensatos: aquellos á quienes la naturale~a ha
condenado á la pérdida eterna de su razon)

'

,

�20

ANALES DID. FORO :MEXICANO.

.

ANALES D,EL FORO MEXICANO.

y los que no la pierden siOofrtstantátleamen-

ocho meses de obras públicas, en aquella
te por efecto de un gran dolor, &lt;Msiuna gran
ciudad, contados desde 6 deltgeslo de 1862,
sorpresa, 6 de otra semejante causa. Entre fecha de su formal prision: vista la apelation
estas dos locuras no hay mas diferencia que
interpuesta por el reo: lo,alegado en las dos
de la duracion, y aquel á quien la desesinstancias por sus defensores, Lic. D. I¡1taRéracion trastorna la cabeza por algunos dias
cio M. Altamirano, y procurador D. Ignacio
ó por alg11nas horas, est11 tan completamente
Ourefio: Jo pedido por el Sr. fiscal en su res- .
loco, durante sü agitacion, como el que. depuesta de 2 del actual, y teniendo presente
lira durante muchos años. Reconocido esto,
que: si bien el homicidio fué perpetrado fueseriii una suprema injusticia juzgar, y sobre
ra de rifia y con ventaja, circunstancias que
todo condenar, á uno ú otro de estos insenindudablemente agravan su entidad, y que
satos, por una accion que se les hubiese espor lo mismo son muy de atenderse en la
capado durante la pérdida de su razon." Orclasificacion del delito y graduacion de la
1ila, no muy conforme con las doctrinas an. respectiva pena, no es menos atendible por
teriores, sin embargo ias acoge en casos como
otra parte, y para estos mismos efectos, la
el presente (Medicina legal, tomo 1!, pág.
poderosa causa impulsiva de su perpetracion,
504): Aplicando estos principios al caso, veá saber, el profundo y justo dolor que en el
mos que Aragon era un anciano, sin mancha
ánimo del procesado debió inspirar la noticia
anterior en su conducta, y que, arrebatado
de que Andrés Velazquez babia · de propia ·
por un sentimiento natural, se arroja sobre
autoridad dado la muerte á un hijo del reo,
Velazquez; ¡no se le puede considerar como
estando aquel prisionero y maniatado, dok&gt;r
un loco en el instante del delito1 Podia,
que es de suponerde exacervado, á la vista
acaso, conservar la ealma y la reflexion en
del que reputaba matador de su mencionado
aquel acto? Examinándolo bien, se ve que
hijo, sin embargo del tiempo trascurrido:
el delito se puede llamar involuntario, y que
considerando que aun cuando este hecho no
el reo es acreedor á una pena meramente
aparece en las actuaciones plenamente procorreccional. (Dice. de Escriche, pág. 560).
bado, hay, sin embargo, datos suficientes paEl Inferior condenó al reo á la pena de
ra creer que tal era la persuacion de Aragon,
tres afios, ocho meses de obras pti.blieas¡ y la
mas ó menos bien fundada, pero que de todos
Exma. 2~ Bala de la Suprema corte de jus- modos ella fué la que la indujo á la perticia, á la que pasó la causa en grado de
petracion del delito, el cual no admite otra
apelacion, pronunció el siguiente fallo:
mejor esplicacion por las constancias del pro''México, Abril 20 de 1864.-lista en graceso, especialmente cuando no se trata de
do de apelacion esta causa, seguida de oficio
estimarla como un mérito para la absoluta
en el juzgado de e instancia de Cuernavaexculpacion del reo, sino como circunstancia
ca,á Francisco Aragon, de aquella vecindad,
atenuante para la mitigacion de la pena¡ con.
casado, albañil y mayor de veinticinco afios,
presencia de lo dispu.esto por las leyes 1~, tít.
por el homicidio perpetrado en la persona de 21, lib. 12 de 111 Nov. Rec., y 8, tit. 31, Part.
Andrés Velazquez, y portacion de arma: lo
7~ 1! Se revoca la mencionada sentencia
espuesto por el reo en su contestacion á los
de 1~ instancia, en que se condenó á Francargos: la sentencia pronunciada en 12 de
cisco Aragon á tres afios, ocho meses de obras
Enero del año próximo pasado, por el juez
pdblicas; y se le imponen cinco años de plllsuplente D. Miguel Qui~s, quien, con arsidio por el homicidio de Andrés Velazquez
reglo á lo dispuesto en los arts. 13, 39 y 41,
y la portacion de arma, con descuento de la
de la ley del antiguo Estado de México de
prision sufrida. 2~ Hágase saber, y con
23 de Enero de 1849, y en la 8~, tít. 31. Part.
testimonio de este auto, devuel~e la causa
7', condenó á Francisco Aragon á. tres años,
al lnfürior para su ejecucion. Así lo man-

daton rfümaron los S~s. ministros que forman la 2~ Sala.del Supremo tribunal dejustic~ del imperio.-Fernandez Leal.-Bucke¡--Lozano.-Lic. LHis Barbedillo, Srio.
Se interpuso el recurso de sCiplica, el que
se determinó en el siguiente fallo:
"México, Junio 9 de 1864.-Vista esta causa, en grado de suplicacion, ·in~truida en ef
riuzgado de Cuernavaca, contra Francisco
Asagon, de aquella vecindad, casado, albafiil y mayor de veinticinco años, por homici·
dio y portacion de arma corta: la sentencia
de l~ instancia de 12 de Enero del año próximo pas'ldo: lo alegado por el procurador del
reo, y lo pedid~ por el Sr. fiscal, y el suprelllO auto de vista de 20 de Abril del corrien~ año: teniendo presentes las consideraciones
de 2~ instancia, y que un ánimo alterado por
el dolor de la muerte de un hijo, fácilmente

1

•

21

pudo ser turbad\\ ~ta el estremo de no tener un ccmocimiento claro de la malicia del
homicidio; pero tambien q ne el acto no fqé
primo, y que tuvo tiempo Aragon para llamar en su auxilio la razon y alejarse del
hombre en quien vefa el homicida de sn ijo. Se reforma el supremo auto que, revocando la :senwncia • 1~ instancia que condenó á Aragon á tres años ocho meses de
obras ptblicas, le aplicó cinco años &lt;Je presidio por el homicidio y portacion de arma,
con descuento de la prision sufrida, y se le
imponen ocho afios de presidio en los mismos términos y en el lngar que designe st1
Magestad Imperial. Hágase saber, y con
testimonio de este auto, remitase la causa al
fozgado de su orígen. Asi lo proveyeron los
Sres. mmistr0$ de la Exma. 3~ Sala del Supremo tribunal de justicia de( imperio, y fi.r.
maron.-Le'briJa.--Contreras.-Rubiños.José del Villar, Srio."

ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.

o
•
INDICACIONES
SOBRE U

IMPORTANCIA Y NECESIDAD Di LA REFORMA
DE LAS LEYES PENALES,
par el Sr. Lic. D. Mariano Ottro. Lll

Diunrso pronunciado en el Ateneo
Mexicano.
SENORES:

Obligado á presentar hoy al Ateneo una
ectura sobre algun punto de legislacion,
911.ando sentia la debilidad. de mis fuerzas,
Jie oido la voz del deber que me tranqui~aba¡ presentándome una materia tan
propia de nuestra asociacion y tan conforlll Por flfr ne.cesaría la lectura de este discurso para la
mejori~ncia de los Estudios sobre el sistema penitenciari~®ttfismo autor, lo publlcamtH! á peear de haber
sido ya impreso en el afio de 1843.

me con el asunto senalaao, que he venido
aquí confiando en que perdidas ante la
grandeza del objeto las desventajas y los
desaires que le agregara sin duda mi manera de tratarlo, vosotros no veríais en es·
tas indicaciones, mas que la voz de un
hombre qu~, amante del bien público y conocedor de la nobleza y la generosidad de
vuestros sentimientos, ha querido que la
primera lectura de legislacion que se escuchara en el Ateneo, no fuese un conjunto
de pensamientos brillantes y de frases pomposas; sino el recuerdo de un gran d&amp;ber
social, cuyo cumplimiento toca á los hombres ilustrados y á los corazones generosos
que, como vosotros, se asocian para gustar
las dulzuras del cultivo de la inteligencia
y difundir en la sociedad el inestimable
bien de los conocimientos útiles.

�22

..

ANALES DEL FORO 1,IEXIOANO.
Sí, sefiores: entre los ipmensos objetos ello depende la. realidad de la legielacion,
que la ciencia de la legislacion pudiera y en esto se prueba mas que en alguna
ofrecerme para cumplir con el deber im- otra parte la combinacion del talento, el
puesto, he creido que la reforme. de nues- progreso de la ciencia. .
•
tro sistema penal, que esta idea, al parecer
Y bien: tqué es, senores, lo que lost~is-·
tan sencilla y tan propia solo de los hom- }adores han hecho hasta el dia sobre esto!
bres de la facultad, envolvia, atente. y filo·
gCuáles han sido los recursos que frente :í.
sóficamente considerada, un problema in· frente del crímen y de la corrupcion ha
menso, en el que vosotros veríais un ma- desplegado el genio del hombre para vin·
nantial inagotable de reflexiones filosóficas,
dicar las leyes de la moran ¿Cuáles han.siMbre la marcha, el estado actual y el por- do, en una palabra, los medios con que las
venir de las sociedades humanas bajo su sociedades humanas han procurado repelar
aspecto mas importante, bajo el de su carel delito, para salvar y conservar la bondad
rera en el camino de la perfectibilidad hu- natural, la bondad inherente al hombre1
mana; y sin apartar la vista de este objeto,
Vosotros lo sabeis. El mundo admira
voy á someteros a]gunas reflexiones sobre
con veneracion aquellos génios que, dota·
los pasos mas importantes de la ciencia y dos de un poder creador, han dado vida y
el estado en que nos hallamos respecto de
aliento á los pueblos; esos hombres portenesta materia.
tosos, que sacando á las sociedades humaLa legislacion criminal, sefiorell, es á la
nas de la barbarie ó de la decadencia, se·
vez el fundamento y la prueba de las instimejantes á la divinidad, han llamado _ante
tuciones sociales. Cuando un legislador ha sí generaciones enteras, las bn animado
establecido la forma de gobierno, organizacon el soplo de su genio y mandándoles
do los poderes públicos, promulgado las le·
que vivan y sean grandes, las han dejado
yes civiles, y arreglado, en una palabra, topara que recorran las edades, seguros de
das las relaciones de los asociados, por vastos que monumentos animados y grandiosos,
que hayan sido sus planes, profundas sus
todavía despues de su muerte conservarán
miras y sábias sus combinaciones, no podrá
una gloria que no perecerá jamas.
vencer la imperfeccion inherente á todas
El nombre de Aténas perpetuará eternalas cosas humanas. Con la semilla del bien mente el de Solon: Esparta no dejará olviél mismo habrá planteado mas de una
dar el de Licurgo: Roma consagrará para
causa del mal: sus leyes serán violadas:
siempre el recuerdo de Numa, y los israeel egoismo amenazará al bien público, y litas, que todavía son un pueblo despues
las pasiones, sobreponiéndose á la justicia, de tantos siglos de no tener el palmo de
· producirán el crímen, este escollo terrible
tierra que aun el salvaje posee, haran in-,
del órden. El legislador entonces está yá mortal la memoria del legislador que sa·
en lucha ,con el hombre, y encontrándose
cando de Egipto la descendencia de Abraen peligro-sus instituciones, necesita mos- ham, le imprimió un carácter de nacionatrar su genio venciendo las malas inclina- lidad indestructible .... Bajo este aspecto,
ciones, estrechando á los hombres ála sen- los legisladores antiguos merecen inconda del deber; y haciendo de manera que
testablemente un respeto y admiracion
sobreponiéndose su obra á esas dificultades profundos.
diarias y constantes, permanezca eficaz y
Mas permitidme, sefiores, que manifieste
activa, gobernando la sociedad, impulsán· mi sorpresa al ver que esos monumentos
dola al bien, conduciéndola á la perfeccion. de legislacion que nos ha dejadO'J)a~unca
En esto consiste la sancion de las leyes; de bastante adpiirada antigüedad, tan porten·

.

A...~ALES DEL FORO :MEXICANO.
tosos como son bajo el aspecto político y
portado la afrenta de que la idea de la
civil, fueran pobres al tratar de la legislacrueldad, de que el espectáculo del dolor
cion criminal; de tal suerte, que mientras
desesperante y el refinamiento infernal del
que en las edad@"s modernas á un solo puemal, por decirlo así, debieran buscarse pablo. ha sido dado igualar las antiguas insti·
ra encontrar su tipo mas horrible en las
tuciones, y que hoy todavía es objeto de
leyes conservadoras de la moral y tutelares
merecidos elogios y constante estudio aquel
de los derechos humanos.
derecho civil que los romanos tomaron de
En el mundo antiguo las revoluciones se
l~ griegos y trasmitieron á los pueblos mo-.
sucedieron ]as unas á las otras: las naciodernos: su legislacion criminal no sea ya
nes brillaron por su gloria, por su saber y
objeto casi mas que de justas censuras y
por la dulzura de sus costumbres, y Jas
~iles reformas. Tal vez la historia del
grandes verdades que debieran redimir al
espíritu. humano no presenta un contraste
mundo, comenzaron á propagarse y á dofhas sorprendente que éste, ni una materia
minar, tan sin fruto para la reforma de la
mas propia para las indagaciones del sábio.
jurisprudencia crimina], que la civiUzacion
Pero en el hecho no cabe duda alguna, y
romana, heredera de todos aquellos adebasta dar una ojeada á la legislacion de
lantos, y que contaba nombres como los de
todos los pueblos conocidos, para convenCiceron, de Sócrates, de Platon, de Séneca
cerse de que al mismo tiempo que se desy de Epitecto, no contenta con los horribles
cubría tanta justicia y buena razonen las
tormentos· con que martirizaba á las vfotileyes civiles y tan inmenso como profundo
mas de su pretendida justicia, ibaá buscar
conocimiento de los resortes del corazon
en el seno de los bosques de los países mas
humano en las leyes religiosas y las insti·
remotos, bestias·feroces que divirtiesen á.
tuciones políticas, vemos que hasta los úllos ciudadanos en el circo, destrozando el
timos afios del siglo pasado, las leyes penacuerpo de las víctimas y haciéndoles sufrir
les no han sido mas que la horrible compihorribles agonías.
lacion de todo lo que el genio del mal podía
Y si este era el mundo degenerado con
inventar de mas absurdo y mas cruel para
el politeismo, despues, cuando esta ~viliultrajar y atormentar la especie humana.
zacion desapareció por fortuna del .gEnero
Las causas de este fenómeno no son dihumano, y que la Europa entera se vió sofíciles.de descubrir. Lo último que el hom.
metida á otra civilizacion nueva, á un dogbre ha conocido en el mundo, ha sido la
ma regenerador que predica la teoría sue]evacion de su sér y la dignidad de su
blime del arrepentimiento, que proclama
destino; y por eso es que sin ir á buscar
como la primera de las verdades y el prirecursos contra el crímen en las verdades
mero de todos los deberes la caridad, y que
mas altas que solo una civilizacion profunllegó á prescribir como un deber el amor á
damente espiritual y religiosa podia revelos enemigos, que la filosofía hut!iana ni
lar, parece que los legisladores han olvidasiquiera babia entrevisto, iCreeis •que por
do su ciencia, que han olvidado su genio y
esto las leyes penales perdieron su ba1·basu mision sublime, cuando para luchar con
rie y se despojaron de aquel carácter de
el crímen, vencidos confesaron que no hamaterialismo y de venganza que domina·
llaban mas camino que el crímen mismo
ha
en ellas1 Por el contrario, entonces fué.
m. tenian otro recurso contra los malhecho-'
cuando se inventó aquella execrable lógica
res mas implacables que el de escederlos
judicial que se llamó el tormento y que teen b~~· Y han conseguido este funesnia secretos horribles para atormentar toto triunfo, sefiores; y la humanidad ha redas las partes del cuerpo segun que se que-

.

..

.:

"

�ANALES DEL FORO :MEXICANO.

•

ria alargarlas, torcerlas ó dislocarlas, y entonces fué cuando se llenaron volumenes
inmensos con so1o la descripcion de estos
suplicios ¡onibles, de estos tormentos infernales, respecto de los ~males la conducta
del salvaje que arranca la cabellera de su
enemigo y lo hace despues quemar vivo en
una hoguera, puede decirse que era humana y piadosa.
La crueldad no poclia llevarse á mayores
escesos, y para recordar la duracion de ta~
maño mal, basta observar, sefiores, que no
hace todavía un siglo que la nacion mas
culta y mas civilizada, que la Francia, or·
gullosa con la gloria del gran siglo y tea·
tro entonces de la revolucion que las teorías mas atrevidas han producido en el
mundo, vió en el conocido suplicio de Damiens, uno de los espectáculos mas horribles que pueden figurarse. Todos conocen
esta relacion honible que yo no necesito
repetir, y qne prueba por sí sola cuán inútiles habían sido para·la reforma de las
leyes penales la civilizacion, el cristianismo y la :filosoíia, cuya voz comenzaba á
tronar cdotra los abusos y ~ue despues ha
producido.tantos y tan asombrosos cam·
bios. 1.á9 demas penas que no llegaban á
la d~ muerte, y eso que ésta se prodigaba
nt&gt; solo por las menores faltae, sino tambien
por quiméricos delitos, estaban en comple·
ta armonía con tal espíritu de barbarie y
de venganza: la marca, la mutilacion, los
azotes, la esposicion á la vergüenza pública, y las prisiones sin luz y sin aire, formaban el digno cortejo de aquella sancion
horriblt, que realizó en el mundo las mas
espantosas visiones de una imaginacion
depravada.
Los resultados fueron consiguientes. La
estadística del crimen crecía en una pro·
porcion espantosa. El delito pareció disputar á la virtud la fecundidad de sus víctimas. El cadalso sembraba y recogía ca·
da vez mas abundante cosecha, y, sabe
Dios, sei'i.ores, hasta dónde hubiera ido la

desorganizacion social, si en esta sucesion
de beneficios que la Providencia otorga á
las sociedades humanas, no estuviera ya el
de sustituir á aquella eancion material,
sangrienta é impía que deprava á un t!empo á. la víctima y al verdugo, otra sancion
moral, humana y religiosa, que repara el
crímen, que mejora á la víctima y ennoblece á. la sociedad.
Ya entendeis, senores, que os hablo del
sistema penitenciario, de este sistema que
ha venido á salvar á un tiempo á la humllnidad y á vindicar á la virtud de la impo·
tencia de que tantos siglos la acusaron, J
con el cual tenemos, á mi jnicio, la institucion mas importante y elevada que hoy
conocemos, la adquisioion mas preciosa, el
título mas noble con que la ciencia de la
legislaeion se ha enriquecido desde la antigüedad hasta nuestros ·dias. ¡Y cuán cierto es, sefiores, que las verdades morales
tan sencillas y tan fecundas, como las leyes matemáticas del mundo, nos sorprenden de tal suerte con su simplicidad, que
nes admiramos de que no hayan sido comprendidas durante tan largo tiempo!
A todos esos pueblos cuya legislacion
bárbara honoriza, no se ocultó que la comparua de los malvados deprava, que la in·
famia envilece; que los tormentos no mejoran, que la soledad hace meditar, que la
religion eleva el alma y que la sancion de
las recompensas induce al bien; y oon todo, no sospecharon siquiera el sistema penitenciario, que no es mas que la práctica
de estas máximas sencillas. Esta mejora
pert~nece toda á nuestra época: es la hija
mdisputable de las investigaciones· de l~s
homtires generosos de nuestros dias, y &lt;!e
los nobles esfuerzos que los pueblos han
hecho en estos últimos anos por mejo:tar de
condicion, por sacudir el yugo vergonZQ.$)
9.ue los ha oprimido tantos siglos: por realizar, en fin, esos sistemas elevados y grtudiosos de libertad y de mejora que todavía
tie~en quien los juzgue mal, pero no ya
quien los venza.
(Continuara.)

y.

Editorea responsables,
IGNACIO ~TERO y J . CAR~.MEJIA.
Calle &lt;Ú Cliaoarría núms. 31

Im.

DE

f. ABADIANo, Escalerillas n~ 13.

1 •

�</text>
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•
TOM. I.

Sábado 17 de Setiembre de 1864.

NUM. 5.

ANALE~ DEL fORO MEXIUANO.
RESUMEN.

'

JURISDICCION CIVIL.-Juicio de comiso. Culpa que presta el Porteador .
•JURISDICCION CRIMINAL.-Rapto y estupro.
ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.-Indicaciones sobre la importancia y necesidad de la
reforma de las leyes penales.-(Conclusion.)

JURISDICOION CIVIL.
JUZGADO

l~

DE LO CIVIL DE ESTA CIUDAD,

A cargo que fu~ del Sr. Lic.

D. JOSE IGNACIO BAZ.
2~

SALA, •

DEL SUPREMO TRIBUNAL DE
JUSTICIA.
Sres, M~istradoa. Lares. Arriola y Rivera. Lic. Pablo Vergara, Srio.

3ª SALA

DEL MISMO TRIBUNAL,

~res. magistrados: Lebt'ija, Contreras y Rubiños.
Lic. J osé dd Villar y Marticorena, Stio.

JUICIO DE COMISO.

¡Deben caer en la pena de comiso las mercancías que se encontraren en camino sin
los documentos aduanales correspondientes,
cuando esta falta proviene, no de malicia
del cargador ó dueiio, sino de una negligencia del Porteador]
Y en caso afirmativo: ¡,Qué derechos tiene el primero contra el segundo?
¿Qué culpa presta el Porteador1
Sobre comisos1 contrabandos y jurispru.
dencia mercantil: Vease é Hutteau, Du contrat. de bonage des voituriers par terre et par
eau. Solorzano. De Jure Ind. tom. 2, lib.
6, cap. unic. núm. 72, y lib. 6. Palit. cap. 10.
Yigel. hb. 3: Jur. civil, cap. 15. Eacalon.

lib. 2. Gazophilat. 2, part. cap. 12 y lib. 1,
cap. 14, núm. 7, 8 y 2, part. cap. 6. núm.
34 y siguientes. Bolaños, lib. 3. commerc.
naval. parr. 61 7, 8 y 10. C1riac. Controv.
370. Salcedo. Integr. tract. de Contrabando.
Antun. lib. 1 de Donat. part. 3, cap. 34. Boler. Ut. 5, de Decoct. quest. 27. Codigo de
Comercio de México. Curia.-Filipica Mexicana. Parte 5~ Febrero de Gárcia Goyena.
4~ ed. lib. 3~ (Tom. ~) Febrero de Pascua.
lib. 2~ tít. 5~ (Tom. 4~) Sobre tnbuQales de
hacienda veanse los decretos de lf de Febrero y 30 de Mayo de 1826; y la Paula
de comisas de 28 de Diciembre de 1843.
En 27 de Marzo de 1851, el Comandante
de celadores que era del puerto de Veracruz
D. Silvestre Ituarte, dió parte al adminis·
trador de aquella Aduana, manifestando,
que por tener sospechas fundadas•de que en
los carros de la linea acelerada se internaban efectos sin los documentos aduanales
correspondientes, habia encargado la mayor
vigilancia al celador D. José M. Blanco,
quien despues le dijo que creía que en uno
de los carros que habían salido yá de la
ciudad se conducia un número de tercios
sin guias. Con esta noticia dispuso el Co.-

�26

ANALES DEL FORO :MEXICANO.

mandante referido qne los celadores Blanco
y Ramos, saliesen á alcanzar el carro y confrontasen los documentos coa la carga; que
verificado esto resultó que 24 tercios y una
caja de los que conducía el carro, carecían
de documentos, por cuyo motivo ocurrió en
persona el Comandante á · la casa estacion
del forro-carril, á extramuros de Veracruz,
en dónde estaban detenidos los efectos, y or·
• denó su regreso á los almacenes de la aduana, haciendo depos1tur los 25 bultos, y poniendo á connnuacion sus nOmeros y marcas.
En vista del parte anterior, y con asisten·
cia del Contador de aquella aduana qne lle·
vaba la voz fiscal, nsando el Administrador
de la facultad que le concede el art 5~ de
la Pauta de Comisos, Eleclaró caidos en comiso los 24. tercios y la caja de que se está
haciendo mencion, mandando notificar esta
determinacion á D. E. AJ., responsable de
esas conducciones, para que en el acto ex·
presase si se conformaba, y en caso contra·
rio se pasase el expediente que se babia formado, al juzgado de hacienda, para que con.
tinuara los procedimientos con arreglo á la
.ley.
Hecha la notificacion á !l., manifestó que
no estaba conforme con ella, y con esta res, pnes~ y el oficio del administrador de la
aduana, se pasaron las diligencias al juez de
Hacienda, quien, luego qne las recibió; man·
dó citar una junta, y en ella dada lectura al
expediente, ordenó que alegaran las partes lo
que tuvieran por conveniente. En este acto
M. dijo, que él no era parte en el negocio, ni
sabia por qué se le había citado; y que no
teniendo poder de los dueños de la casa á
que per~necia la lfnea de carros, se le concediera un plazo de ocho dias para escribir
participándoles lo que pasaba, á fin de que,
en contestacion, le dieran instrucciones ó le
remitieran poder para representarlos, pue~
sin esto no tenia otro carácter que el &lt;le simple dependiente; por lo que se retiraba, pudiendo el juzgado entenderse con los dueños
de los efectos detenidos, que eran los Sre rñ

•

ANALES DEL FORO :MEXICANO

D'O, H. y C\ qnienes, citados que fueron,
manifestaron, que se encendieran las diligencias con su apoderado el Sr. Mendizáhal.
Habiéndose presentado el Sr. Mendizábal,
dijo: que él solamente contestarla el juicio en
caso de que M. se negara á hacerlo como re.
presentan te de la linea acelerada, para cnyo
efecto pedía declarase M. si efectivamente
abandonaba el juicio y no lo contestaban ni
él ni otro alguno de los dependientes de la
casa. Llamado M., juntamente con los Sres.
R. y C., el primero reiteró cüanto babia dicho y que no contestaba el juicio. R. y C.
dijeron, que eran dependientes de igual categoría, pero reconocían como m¡is antiguo
á M., y que éste firmaba las libranzas y demas correspondencia de la casa. Mendizábal pidió al juzgado, que en vista de la respuesta anterior I determinara si M. debia
responder al juicio. El juzgado resolvió afirmativamente; pero habiéndose negado M. y
retirádose, determinó el juzgado seguir eljui:
cio en rebeldía. El Sr. Mcndizábal pidió en
seguida que fueran examinados los Sres. R,
y C., dependientes de la línea, sobre el partic\llar; y habiéndose accedido por el juzgado, R. declaró: que en la tarde, víspera de la
salida de los carros, los Sres. 0'0 y C\ enviaron A la casa de ia línea 24. bultos de
ropa, diciendo que al dia siguiente mandarian 1la guía que aun no hab1an sacado:
que al día siguiente se colocó la carga en
los: carros, habiendo ido R. á ver al Celador D. Joaquin Martinez, para enseñarle
las guías y pedirle la boleta, y que pudieran
salir los carros por la puerta nueva: que en
este intermedio llegó el Celador Blanco y notó que faltaban las guías de los tercios; á lo
que R. contestó, que la que faltaba se mandaría luego: que regresaron juntos á la casa,
á cuya puerta se encontraba el carro, y ha.biéndole mostrado á Blanco el libro en que
se asientan las marcas de' la casa, tomó razon de ellas el segundo, volviendo á poco
rato acompañado del Comandante del resguardo; d'3 suerte, que cuando se dió el par·
te aun no se babia movido el carro de la ca-

'

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..,

'

21 '

sa., como lo ~1ará constar por los trabajadores
El tercero, dijo: que como ll las siete y me·
de. la misma.
dia de la maiiana salió el illtimo carro, y
El Celador :Martiucz expuso: que por órden
que cuando Blanco llegó, estaban amarrAn ·
del AdrIJi11isJrador de la aduana y para que
dolo.
no se perjudique el comercio, se permite que
El último expuso: que cuando Blanco se
salgan los carros por la puerta ~ueva, prepresentó, ya habian salido algunos carros,
sentando las guías al celador d-e la de Mé- · pero no recuerda cuantos; y que salieron enxico, quien dá una papeleta, estando confortre siete y media y ocho.
mes las guias y la cuga: que es cierto qne
En este estado el juez mandó, qne en WS·
el Sr. R. le presentó las guías, pero la pape·
ta de lo actuado promovieran los interesados
Jeta iba conforme con las guias, y en ellas
lo que creyeran oportuno.
no se comprendían los veinticuatro tercios,
La parte del administrador de la aduana
materia de este juicio.
• expuso: que está bien claro que la casa D'O
El Celador Blanco declaró, que cuando lley C\ no tuvo la menor idea de cometer frau:
gó el Sr. R. á la puerta de México, estaba
de, y qne si los efer.ros salieron sin guías,
ocupado con otros arrieros, pero qnc Martifué por cnlpa de la línea acelerada, á quien
1
nez le manifestó qne en los carros babia mas
cree responsable; pues la ley establece tercarga de la que aparecía en las guías, y que
minantemente, que los conductores de caresto mismo advirtió á R, y fué á dar parte
gas no admitan éstas sin los documentos que
(l su Comandante, quien comisionó al Cela.
las cubran¡ y con arreglo á esta ley, pide el
&lt;lor Ramos para que fuera a detener la carcollliso de los efectos.
ga, enseñándole las marcas, cuya razon fué
El Comandante.de celadores, por las razoá tomar á la c¡u¡a de la linea acelerada, dines espuestas, reiteró la peticion anterior.
rigiéndose en seguida á la estacion del Fer.
El Lic. D. Pedro A. Rojas, defensor de los
rocarril, en donde se hallaba el carro, el cual
Sres. D'O y 0\ manifestó que éstos habian
detuvo, volviéndolo en seguida á la plaza
expresado
ya, que no se consideraban parte
.
.
l
para cuya operac10n tuvo qne manaar por
en el juicio, al que solo habian concurrido
mulas, porque d carro se hallaba ya sin
por el abandono que de él habia hecho M.:
ellas, y qne esto pasó como á las siete de la
que ellos no tenian mas conocimiento del
mañana.
El Celador Ramos ratificó la declaracion juicio, que la noticia de haber sido aprehen·
didos los efectos que habían remitido con
anterior.
promesa de e11vic:1r ;a guia, como lo han de'El Comandante la ratificó igualmente, aña.
diendo, que cuando él llegó á la estacion, el clarado los mismos dependientes de la línea:
carro se hallabit sin mulas y puesro ya en el
que cree qne la casa de la linea no ha propasage para acomodarlo en el wagon.
cedido con dolo, como lo prueban los hechos
:Mendizábal pidió que se abriera á prneba
de haber ocnrrido al Celador Martinez, homel negocio, sobre el punto de estar aún el
bre de notoria probidad, por el permiso para
carro en la pue.rta de la casa de la línea ace·
la salida de los carros, expresando los bultos
lerada, cuando se hizo la aprehension. Para
que llevaban: que en seguida llevd al Celaeste efecto se citó al dependiente de la casa
dor Blanco á la casa, para que tomara notiD.M. B., y á los trabajadores F., A. y C.
cia de los efectos que remitían. Que acreEl primero declaró, que el tlltimo carro saditando, como se ha acreditado, los hechos
lió entre siete y media y ocho de la mañana,
referidos, y quedando manifiesta la inculpay que cuando llegó Blanco aun estaba allí bilidad, .tanto de los Sres. D'O y C\ como de
todavfa un carro.
la casa de la línea acelerada, cree que los
El segundo, queeuando se presentó Blan·
efectos no deben sufrir la pena de comiso
1
~o, aun no habían salido todos los carros.
por no haber habido ni el menor conato de

..

i

�•
4

• 28

ANALES DEL FORO :MEXICANO.

defraudará la hacienda pública: que ademas
el permiso dado por un dep~mdiente de la
aduana para la salida de los carros, y acep·
. tado por otro dependiente de la misma, li·
bertan a la carga de la 'Pena de comiso, CO·
mo lo conocerá cualquiera que lea con detenimiento las disposiciones legales relativas,
y concluyó pidiendo que por las razones expUfBtas se declaren libres· del comiso los
veinticinco bultos que se versan en este
juicio.
El Promotor fiscal dijo: que de lo actuado
y probado resulta, que la negoc!acion de la
línea acelerada no es un establecimiento acé·
falo, sino que tiene w1 representante, que lo
es el Sr. M.; y suponiendo que no lo tuvieran, este abandono no podria perjudicar 6 los
que proceden de buena fé, como en el caso
los Sres. D'O y O\ que remitieron sns efec·
tos ofreciendo mandar la guía; y si se pusieron los efectos en camino sin esperarla, fué
por culpa de la línea acelerada, quien debe
ser responsable de este acto; en tal virtud, y
considerando que el art. 25 de la Pauta de
comisos prohibe á los ~onductores de cargas
ponerlas en camino sin guías, bajo la pena
de perder los carros ó bestias que las conduzcan: y habiéndose encontrado los veinticinco
bultos de los Sres. D'O y O~ en camino y sin
guías, pide al juzgado se declaren caidos en
comiso, tanto los efectos aprehendidos, como
el carro que los conducía, con sus mulas y
enseres; que esto no es castigar al inocente,
porque siendo notoria la culpabilidad de la
línea, los Sres. D'O y O\ pueden reclamar
el valor de los efectos á la casa de la línea,
como sucede en el caso de que los conductores extravien camino y por esto caigan en
cowiso los efectos, pues los duefio~ tienen expeditos sus derechos para reclamarles su
valor.
En este estado se mandó citar para sentencia, la que se dió por el juzgado en 3 de
Abril del mismo año, declarande: 1~ Que
habían caido en la pena de comiso las mercancías de los Sres. D'O y C\ con arreglo A
· los arts. 15 y 25 de la Pattta, asi como el

.,

carro y mulas que las conducían, por no haber llevado los documentos que previene la
ley. 2~ Que Don E. M., no obstante su negativa, era el principal encargad~ de la casa
de la línea, y como tal, el responsable, ó la
casa. misma, á indemnizar á los Sres. D'O y
C~, los daños y perjuicios que les babia ocasionado y ocasionara, con la pérdida 9ue de
sus mercancías habían sufrido, por haberlas
puesto en camino sin esperar los docu mcntos
que habían ofrecido remitirles; y 3~ Que no
habiendo culpabilidad por parte de los Sres.
D'O y O~ en la remision que se hizo de sus
efectos aprehendidos, por carecer de doeu ·
mentos legales que los cubriera, quedaban
expeditos y con su derecho~ salvo, para repetir contra la mencionada casa de la línea,
y contra quien lugar hubiera, el importe de
las mercancías decomisadas por su culpa; y
los daños y perjuicios que por tal incidente
les ocasionara.
Esta sentencia, que fué revocada en la segunda instancia, en la tercera•se confirmó en
todas sus partes.
Hasta aquí el juicio de camiso que breve·
mente hemos relatado tanto por su importancia coma porque lo hemos considerado
como un preliminar indispensa~le para la
recta inteligencia del que en 20 de Febrero
de 1861, entabló la casa de De W. y compª
en representacion de la de D'O. y comp. contra Don C. R. ante el juzgado 7~ de lo civil de
esta ciudad, demandando la cantidad de f
9.855 49 valor procente de las mercancías
decomisadas y de los da.fios y perjuicios que
se les babia irrogado.
Don C. R. contestó la demanda manifestando que el fundamento de ella es la sentencia del juez de Distrito de Veracruz; y que
esta solo declaró que los efectos aprehendidos habian caido en la pena de comiso, pero de ningun modo comprendió el contrato
celebrado entre los Sres. D'O. y comp~ con
la empresa da la línea acelerada: que 6 la
simple vista del testimonio del juicio de co- '
miso que presentó la parte actora, se notan '
los hechos siguientes: que el 26 de Marzo

1 1

ANALES DEL llORO :MEXICANO.
!!9 •
'
los Sres. D'O y compal1la remitieron á la
que le era desfavorable la sentencia; por lo
casa de la linea veinticuatro bultos de zara.
que admitido el recurso y remitidos los auzas, ofreciendo enviar la guia al dia siguientos á la superioridad, se mandaron entree:ar
te: que en es.e dia se colocaron los tercios
para la espresion de ngravios.
' en un carro. que permaneció en la puerta
Don C. R. expuso que la sentencia apelada
de la casa en espera de la guia, y que en
se funda 1~, en que la Suprema Corte al dP. .
esa situacion fueron aprehendidos los etec·
r:larar que los efectos hablan caido en la petos; resultando de estos hechos que la casa
na de comiso, condenó 6 la empresa de la
de la línea no hizo otra cosa qlJe tener preUnea de carros, al pago del valor de dichll
parados los efectos para que marcharan en
carga; y~' en las leyes que · cita, Que no
el momento que se presentara la guia; que
puede decirse que exista sentencia ejecutosi en esto hubo culpa, fué solo de los Sres.
riada en este sentido, supuesto que se ha se0'0 y comp~ que no cuidaron de hacerse de
guido un juicio ordmario en que ha recaído
los documentos á su debido tiempo¡ y por·
sentencia declaratoria: y si hubiera la ejecuque sabian que en la casa de la linea no se .toria de que se hace mérito, no habria sido
recibian efectos en depósito sino para reminecesario seguir este nuevo juicio. Que la
tirlos inmediatamente. Que se advierte adeley 58, tlt. 33, lib. 9, de la Recopilacion de
mas, que la sentencia que mandó el comiso
Indias, citada en la sentencia, no está vide I~ efectos, es notoriamente injusta y congente entre nosotros; pues que es sabido que
traria á derecho; y que en este caso quiere
los contratos mercantiles, se rigen por las
la ley que el juez que la pronunció, pague
ordenanzas de Bilbao: y por otra parte la esel interés que se verse en el negocio¡ que de
presada ley se refiere á las condncciones de
esto está tan convencida la parte actora, que
dinero y mercancfas que se hacen por mar,
ha dejado pasar seis afios sin hacer reclamo
y no es aplicable por lo mismo al caso prealguno, promoviendo despues de este tiempo
sente; ni puede hacerse extensiva, porque
una demanda cuando ya es tan dificil justienvolviendo una pena debe restringí~, lificar los hechos.
mitándose al t1nico caso que expresa. Que
Admitido el negocio á prueba, rendidas
la ley 7, tít. 8, Part. 5~ que tambien se cita,
por l'as partes las que respectivamente les
se refiere 6. las obligaciones que contrae el
incumbía y sustanciado el juicio por todos
arrendatario de un fundo á favor del propie- '
sus trámites, é consecuencia de la supresion
tario, por los perjuicios que por culpa del
del juzgado 7~ de lo civil, la parte as=tora deprimero se originen al segundo, y tampoco
signó al juzgado l~, que estaba á cargo del
es aplicable al caso.
Sr. Lic. D. Ignacio Baz, para que siguiera
Los Sres. De W. y comp! dijeron, ,que su
conociendo en el negocio, y hecha saber la
demanda contiene los tres puntos siguientes:
radkacion se mandó citar para sentencia,
1° El importe de las mercadcías decomisala que se. pronunció en 12 de Abril de 1862,
das en Veracruz. 2° La diferencia del camcondenando á Don C. R. á pagar á De W. y
bio entre dicha plaza y México sobre el vacomt como representante de D'O y comp~,
lor de las mercancf as; pues habiéndose he·
la eantidad de $ 5,386 50 valor de los efectos
cho el comiso en Veracruz, y justipreciAdose
decomisapos, como igualmente el importe de
allí las mercancías, haciéndose el cobro en
las costas del juicio de comiso, absolviendo
esta capital, nada,mas justo que pagar la
al mismo R. del pago del camhio del dinero
diferencia de situacion del dinero de un puny de los intereses ó réditos.
to á otro: y 3~ El J'fdito é razon dé un 6 P8
Noti.6.cada la sentencia á los interesados,
sobre el valor de los efectos y demas gastos
Don C. R. interpuso el recurso de apolacion,
que tuvieron que hacerse en el juicio de CO·
haciendo lo mismo la contraria en la parte
miso, y como una pequeña remuneracion de

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•

•
ANALES DEL FORO MEXICANO.

los perjuicios que han resentido, privados
por tanto tiempo del uso de su dillero. Ma·
nifiestan que resuelta como les fué favora·
bl~mente la primera parte de la demanda,
condenando á R. al pago del valo, de las
mercancías y al de las costas del juicio de
comiso~ era natural esperar que lo hubieran
sido igualmente las otras, por ser sus consecuencias precisas: que el juzgado absolvió
al Sr. R. del pago del cambio del dinero y
de los réditos, dando por razon para lo pri·
mero que no se ha probado el gravámen de
los interesados con el cambio en el comiso,
ni que este t'1aya sido preciso é indispensable; y para lo segundo, que tampoco se ha
probado no haber podido venir al juicio hasta la fecha en que se hizo; y que de esta de·
. mora no ha recibido provecho ·alguno la
parte de R., antes bien ha sufrido el daño de
no poder recobrar de su dependiente M.; lo
que se le hace lastar, por haber caido ya éste
en pobren. Hacen en seguida la refütacion
de estos fnndamentos, alegando que no hay
necesidad de probar que indispensablemente y como consecuencia del comiso se hayan
gravado con el cambio del dinero, porque
basta tener presente que los efectos decomisados se valorizaron y vendieron en Vera·
cruz, lo que prueba que allí estaba el capi·
tal, que pagándose hoy en Mexico hay una
diferencia en contra de los interesados, pues
es sabido, que el dinero vale mas en Veracruz que en esta plaza; y que en la época
en que se efectuó el comiso valía el dinero
en Veracruz un tres por ciento mas, ci/cuns·
tancia que han probado ya en autos. Que
por lo que hace al rédito, está probado con
la declaracion del Lic. D. Gua.dalupe Covarrubias, abogado y apoderado que fué del
Sr. R., que se le hicieron incesantes recia·
mos para el arreglo de este negocio por medio del Lic. D. Hilario Elguero y de D. Esteban Ben~ke; y que cuando se perdió la
esperanza de obtener un arreglo pacifico fué
cuando se entabló la demanda. De manera que, ni foé posible entrar al juicio ántes,
por estar esperando el arreglo: ni esta con-

•
ANALES DFL FORO MEXICASO.

sideracion excesiva con el Sr. R. debe perjudicar al actor. Que no es exacto que el
Sr. R. no haya sacado ventajas de la moratoria, supuesto que se ha aprovechado del
dinero desde la fecha en que fué condenado
á pagarlo, por la sentencia de revista en el
juicio de comiso. Y que no obsta que ahora
no puede reclamar á M., pues ni está probada la pobreza de este, y la obligacior¡ del Sr.
R. es absoluta y sin relacion á otro. Finalmente expusieron que la sentencia de l"
instancia no condenó a-l Sr. R. al pago de
las costas todas del juicio, como debió ha·
cerio, en vista de que no ha tenido la menor razon para oponerse al cnmplimieuto de
las obligaciones que le impuso 11!1ª sentencia ejecutoriada, cuya circunstancia lo colo ca en la categoría de los litigantes temerarios, debiendo sufrir por lo mismo la pena
q ne la ley impone y es la condenacion · de
costas. Concluyen pidiendo se confirme el
primer punto de la sentencia, y se revoquen
los Jema.s.
La Exma. 2~ sala mandó citar para sentencia habiendo oido previaraP.nte los alegatos de los patronos de las partes, Licenciados D. Pedro Elgnero y D. Francisco
Osorno, y en 12 de Noviembre del año pasado pronunció la siguiente:
Méxic0, Noviembre 12 de 1863.-Vistos
estos autos, promovidos por la casa de W.
y comp~ .en nombre y representacion de los
Señores D'O y H., contra Don C. R. sobre
pago de nueve mil ochocientos cincuenta y
cinco pesos cuarenta y nueve centavos, im·
porte de veinticuatro tercios de zarazas,
cambio de dinero, costas del juicio de comiso eu que se declararon mcursos dichos efectos y réditos de esas sumas, conforme con .
la sentancia de la suprema corte, su fecha
quince de Julio de mil ochocieutos cincuenta y cuatro: la sentencia que pronunció el
juez primero de lo civil de esta ciudad en
doce de Abril de mil ochocientos sesenta y
dos, por la que declaró que Don C. R. debe
pagar á De W y comp\ como representan·
te de D'O y H. y comp\ la cantidad decin·

•• 1

co mil trescientos ochenta y seis pesos cin·
cuenra centavos, valor de los efectos decomisados, como igualmente el importe de las
costas del juicio de comi!IO¡ absolviendo al
mismo R. del pago dei cambio del dinero y
de los intereses ó réditos; lo alegado por escrito y de palabra por los patronos de las
partes, Licenciados D. Pedro Elguero y D.
Francisco Osorno, con lo demas que se tuvo
presente y ver convino. Considerando: que
así en la sentencia de primera instancia co.
mo en la tercera que la ejecutorió, pronunciadas en el juicio de comiso, se dejó eYpresamente A salvo el derecho de los S;fiores
D'O y H., dueños de los efectos decomisados, para repetir la indemnizacion por su
pérdida, daiíos y perjuicios ocasionados por
el comiso contra Don E. lf. como administrador de la casa de la línea acelerada de
carros, 6 contra esta misma ó contra quien
hubiese lugar. Considerando: que habiendo las sentencias dejado á salvo el derecho
de los duefios de los efectos para repetir la
indemnizacion, es claro y evidente que las
referidas s~ntencias nada decidieron acerca
de ese derechopporque dejarlo á salvo es
precisamente declarar que nada se decide
acerca de él. Considerando: que el derecho
del fisco para la declaracion del comiso q,ie
se decidió en el juicio breve y sumario, es
enteramente diverso de los que en virtud
de esa declaracion pudieron hacer valer los
duefíos de los efectos decomisados para repetir la indemnizacion ó del administrador
de la casa conductora Don E. M., ó de esta
misma, ó de quien hubiese lugar, los cua
les no se discutieron entre las partes, ni el
juez de Hacienda conoció de el1m:, ni los
decidió, sino que fueron los que las sententencias expresamente declararon quedaban
á tialvo para que se dedujeran contra quien
hubiese lugar. Considerando: que no habiéndose conocido ni decidídose en el juicio de comiso, de los dereclws del dueflo
para repetir la indemniiacion, las sentencias p~onunciadas en aquel juicio, breve y
sumario, no pueden producir en éste, que

;31

es ordinario, excepcion de cosa juzgada respecto de tales derecho!.!, que quedaron á
salvo. (Oasaregis. Discurs. 2S, núms. 83
9-1: y 95.) Considerando: que et derecho qu;
se dejó á salvo á la casa, due:ño delos efectos,
es el que ha ejercitado en este juicio ordi·
nario contra Don C. R. como dueno\ de la
ne~9ciacion de carros, cuyo juicio se ha. segmdo de comun consentimiento de ambas
partes. Considerando: que segun las constancias de los autos Don C. R. no era dueno
de la negociacion de carros el veinte y siete
de Marzo de mil ~ch?cientos .cincuenta y
uno en que se verifico el comiso sino los
Sres. G. D. y K. Considerando: que el hecho que se atribuye á Don E. M., factor ó
administrador de la casa de G. D. y K, con·
ductora de _los efectos, de haber puesto á éstos en cammo sm esperar las auias cualquiera que sea la obJiaacion qge pr~duzca
respecto de la referidaºcasa de G. no puede producir ninguna respecto d~ Don C.
R., que no era dueño de ella al tiempo en
que el hecho tuvo lugar mientras no se
pruebe que el citado Do; C. R. al hacerse .
dueño de la negociacion de carros se obli!!b
áfresponder por el comiso de efectos de l~s
Sres. D'O y II. Considerando: que acerca
de este punto no se ha presentado prueba
alguna. Se declara: que la parte actora
no
proba~o que Don C. R. esté obliga.
d? a _mdemmzar á la casa D'O y H. por la·
perd1?ª. ~e los efectos decomisado!!, danos
y pe1Jmc10~ que se le hayan seguido, y en
consecuencia se revoca la sentencia de primera instancia de doce de Abril de mil
ochocientos sesenta y dos en la parte que
lo.conde~~ba á pagar la cantidad de cinco
mil trescientos ochenta y seis pesos cincuenta centavos, valor de los efectos decomisados; y de conformidad con la ley 1~ tít. 14:
Part. 3~, se le absuelve de la demanda
con:firm~ndose en consecuencia. la referid~
sente~cia de primera instancia en la parte
que lo absolvió del pago del cambio del di·
n~r~ ,Y de los intereses ó réditos. Y no adv1rtiendose temeridad en la demanda cada
parte pagará las costas que de derech~ sean
de pagarse y las comunes por mitad. Há
gase saber y vuelvan los autos al juzgado
de su orígen, con copia certificada de esta
suprema de~erminacion para su cumplimiento. Ar.1 lo decretaron y firmaron Jo::i
Sefiores Ministros que componen la seo-unda sala del. Supremo Tribunal de Justicia
del Imperio. -Lares.-Arriola.-Rfrern.
-Pablo Vergara, Srio.

!1~

( Conti,marti.)

•

'

�ANALES DEL FORO MEXICANO.
ANALES DEL FORO MEXICANO.

32

JURISDICCION CRIMINAL. ·

l
•JUEZ 1

11

DEI.O CRIMINAL,

D. FELICIANO SIERRA Y ROSSO.
3~ SALA
DEL SUPREMO TRIBUNAL DE JUSTICIA
Sres. magistradoe:-Lebtija, Bonilla y Contreras,
J osé del Villar, Srio.

RAPTO Y ESTUPRO .

· Puede imponerse alguna pena al estupra·
'
.
dor, cuando la parte agraviada se desiste de
la accion criminal que tiene por las leyes!
¡El rapto de seduccion debe perseguirse de
oficio,
Sobre el rapto y estupro puede consultarse á Gregorio Lopez. Glosa fin, tít. 19, lib.
l º, y todo el tit. 20, Part. 7~; Ant. August.,
Part. 3, lib. 36, tft 4, Part. 6 y 8; Cevallos,
Com. qumst. 596; Gomez, in l. 801 Tauri.
núms. 5 y 36; P. Malina, De iust. tract. 3,
disp. 105; Matheu, De re·crimin., Oontrov.
65¡ Menochio, lib. 2 de Arbitr. cas. 292; Fa·
rinat:io, tom. 4º, Prax. qumst. 145; Serna y
Montalban, cap. 3 y 4, tít. 10, lib.~, De los
delitos y sus penas; Febrero de Garcfa Go·
yena, 4~ edic., tom. 5~, pAgs. 318, 320 y 325,
y 329, núm. 470; Id. de Pascua, tom. 7!,
págs. 109, 153 y 249; Id. Mexicano, tom. 2\
ágs. 666 y 744.
l.

E n nuestra legislacion estA sAbiamente
sancionado, que el delito de estupro sola·
mente se persiga y castigue Ainstancia de la
agraviada ó de sus padres; porque se previó,
con razon, que de lo contrario s~ alterarin á

i'

cada momento la paz y el órden en las familias, autorizando A 19s estraños para que
se introdujeran en el hogar doméstico de los
ciudadanos y se apoderaran allí de secretos
que nunca debieran revelarse: tergiversando
hech~, las mas veces de una acrisolada virtud, para tener pruebas de un delito, por su
naturaleza clandestino. Es verdad que de
aqui ha nacido algunas veces la impunidad
del delincuente, pero este mal debe tolerarse
en óbvio de otros mayores. El interes de
las familias así lo requiere y la reputacion
de las mismas mugeres ofendidas, interesa·
das generalmente en ocultar su debilidad.
C. S., hombre casado, tuvo relaciones amo·
rosas con la jóven H. V., de diez 'Y seis afios
de edad; y para poderse entregar libremente
A ella, se la robó de la can paterna en que
vivia. Entablada la acusacion, el Sr1 juez
~ de lo criminal, procedió á formar la cor ·
r~spondiente averiguacion.
De las constancias procesales resulta, que
la robada ya no era virgen cuando se fué
con el reo, y que esto verificó de su voluntad 1 sin haber mediado fuerza ni engaño,
pues sabia que S. era casado. En vista de
estas constancias y del desistimiento que hi·
zo la madre de H., el Sr. juez sobreseyó en
la causa, amonestando á los reos para que
se abstuvieran en lo sucesivo de las relaciones ilícitas que habían mantenido, y condenando á S. á pagar treinta pesos de multa,
que se le imponía por el escándalo que causó con el rapto de H.
Remitida la causa A la 2~ instancia, la
Exma. 3~ Sala la mandó pasar al Sr. fiscal ,
quien la devolvió pidiendo que se aprobara
el sobreseimiento decretado por el juzgado
de ti' instancia, fondado en la doctrina de

Escriche, en el artículo "Rapto," donde enseña, qua el de seduccion no ofende A la sociedad, sino al marido, padres ó tutor de la
seducida; de lo cnal se infiere, que es un delito privado que no puede perseguirse de oficio: y en el art. 477 de la ley de 29 de No·
viembre de 18581 pidiendo asimismo que se
revocara la multa de treinta pesos que. se
impt~so AC. S.¡ pues por la misma razon tle
tratarse de un delito que no puede perseguirse de oficio, desistida una vez la parte
acusadora, no hay mérito para imponer pena alguna.
Hechas las debidas citaciones, la Sala pronunció la sentencia que sigue:
"México, Agosto 13 de 1864.~Vista esta
causa instruida en el juzgado 3~ del ram9
criminal, coHtra Don C. S., por rapto y estu·
· pro: el auto del Inferior de 2 de Junio último, y lo pedido por el Sr. fiscal. Teniendo
presente que el delito de estupro, en concepto de la ley 4, tít. 29, lib. ¡2 de la Nov. Rec.

33

es un mero daño: que el daño solo se persi·
gue por la persona ofendida y no toca al oficio del juez p1:rseguirle ni imponerle pena:
que el rapto de seduccion no ofende á otro
que á los derechos de padre de familia: cu ya
persecucion tampoco incumbe al oficio judicial; y á que de autos no resulta otro mal
ejemplo ó escándalo, que el consiguiente á
la nuda y simple ejecucion del delito: se
aprueba el sobreseimiento dictado por el juez
Lic. Feliciano Sierra y Rosso, con arreglo á
la ley citada, en el auto relacionado. Se revoca el mismo auto, en la parte que impuso
una multa de treinta pesos á S. Hágase
saber, y con copia certificada de este supremo auto, vuelva la causa al juzgado de sn
origen, para los efectos consiguientes. Así
lo mandaron y firmaron los Sres. ministros
que componen la Exma. 3~ Sala de este Supremo tribunal de justicia del imperio.-L,brija.-Bonilla.-Contreras.-Jost del Villar1 Srio.11

.,_
ESTUDIOS SOBRE LEGlSLACION.

INDICACIONES
SOBIIE LA

IMPORTANCIA Y NECESIDAD DE LA REFORMA
DE LAS LEVES PENALES,
par el Sr.Lic. D. Mariano Otero.

Diaenno pronnneiado en el Ateneo
.
Mexicano.
[Concluye.]
El sistema penitenciario que consiste, como sabeis, en la soledad que hace reflexionar, en el trabajo que doma las malas inclinaciones, en el aislamiento que preserva, en
la instruccion que elev11i en la religion que
moraliza y en el arrepen~imiento que rege·
nera, este sistema.concebido como un arre-

.,

glo monástico por un benedictino y ensayado malamente por un ministro belga, no
cuenta su existencia sino desde el día en que
para predicarlo y perfeccionarlo, se reunieron el sublime sentimiento de un filántropo,
que consagró su vida al alivio de los desgraciados que gimen en las prisiones, y el pensamiento profundo, inmenso del filósofo mas
grande que han producido los tiempos modernos en la ciencia de la lPgislacion. La
Inglaterra puede reclamar al mundo el do.
ble honor de haber sido la patria de Howar
y de Bentham; y por una coincidencia ~ingul¡u, de la misi:na manera que la raza inglesa ha venido á C()Sechar en los bosques
espesos del Nuevo-Mundo los ópimos frutos
de la libertad, los Estados-Unidos fneron
tambien el suelo privilegiado donde debía

'

�•

1

34:

,

ANALES DEL FORO MEXICANO.

nacer y fortificarse la realizacion de aquella
idea moral, profunda y religiosa, que vino á
probar al mundo que para salvar la santidad
de las leyes, la sociedad tenia el recurso de
la virtud y no el del crimen. Y así, cuando
los campos y las ciudades estaban ya llenas
de estos monumentos que el orgullo, 6.si se
quiere la gloria, han erigido para perpetuar
el recuerdo de la grandeza, en Pensilva11ia
se levantaron por la primera vez las humildes paredes de uno de esos establecimientos
de redencion que las naciones cultas y los
hombres filantr6picos, se han apresurado á
construir en el resto del mundo civilizado.
Hoy, sefiores, los Estados-Unidos, la repá·
blica Suiza, la Inglaterra, la Francia y la
Bélgica, han levantado ya y se ocupan toda·
vfa en levantar sus penitenciarías, perfeccionándose todos los dias mas á la ciencia
verdaderamente grande y casi divina, que.
vuelve á los criminales ll la senda de la virtud, y adquiriéndose sin cesar los mas autén·
ti~ y satisfactorios comprobantes de este
método, ante el que ceden los caracteres mas
enérgicos en la carrera del mal, y que ha
evitado asombrosamente el nQmero de las
reincidencias, de este mentís incontf)stable,
cuanto vergonzoso, con que la esperiencia
de los siglos había confundido todas las antiguas legislaciones.
De esta manera las sociedades no marchan
\ ya todas en un camino de perdicion yde injusticia: repentinamente un solo descubrimien10 ha cambiado la faz de la legislacion criminal, y encontrado este medio sencillo de
salvacion, que por tantos siglos estuvo oculto. Ahora la sociedad que persiste en el antiguo camino, no tiene ya escusa: y aunque
hayan desaparecido los tormentos y las mutilaciones, es todavia horriblemente injusta.
Ved por qué, mirad qué es lo que ella hace
todavía.
Yo no presentaré nunca, señores, el crimen
como el efecto de la necesidad; pero reconociendo que en el 6rden moral existen tam·
bien causas estrañas á la voluntad humana,
que la determinan fuertemente, es innegable

ANALES DEL FORO .MEXICANO.

que, en las sociedades que conocemos, y
principalmente en estas sociedades de hoy,
tan orgullosas con su civilizacion, las clases
llltimas del pueblo que ministran casi solas
el horrible contiugente de los presidios y cadalsos, se ven impelidas al mal de una mn·
nera muy activa, y cuya culpa no deja de
serlo, porque recaiga sobre pueblos enteros.
En estas clases infelices, sefiores, la ignorancia, el error, las preocupaciones, la miseria y
la abyeccion que constituyen su funesta herencia, corrompen dl hombre desde los primeros dias de su vida; de suerte, que cuando comienza á obrar, todo lo inclina al vicio
y nada le separa de él. Por consiguiente,
cede á la fuerza de las malas inclinaciones
y va á espiar su delito, satisfaciendo á la jus.
ticia humana.
Que sea bien así en hora buena, pero ya
entonces ¡,qué es lo que hace la sociedad con
ese hombre de que se apodera? Oidlo: Re- .
cibe un sér cubierto de miseria, y en vez de
mejorar sn situacion, la empeora de una manera espantosa: recibe un hombre destituido
de toda instrucciou y pervertido por malos
ejemp!os, y dejándolo en su ignorancia y en
su estupidez, le dé por compañeros á los cri·
minales mas famosos, y no le permite que
s~ separe de ellos ni un dia, ni uba hora, ni
un instante: recibe un hombre que ha contraído el funesto hábito de la ociosidad y le
prohibe el trabajo, para qne no desperdicie
ni un momento la compafiía horrible en que
está forzado á vivir¡ en fin, recibe á un hombre que ha afrontado ya la vergüenza pública, y en vez de elevar sus sentimientos y hacerlo, que aprecie el valor de la estimacion
de los demas, Jo espone diariamente á la vergüenza, lo dá á reconocer en las cal les y en
las plazas como á un sér infame, y lo acostumbra á familiarizarse con este tratamiento.
Prescindamos por un momento de las ideas
ligeras y superficiales que la preocupacion
nos ha hecho formar, y digamos de buenti. fé
si el dominio del mal pudiera hacer mas p~
ra pel\'ertir á los hombres que lo que hacen
semejantes instituciones, y si hay escuelas

mas eficaces de corrupcion y de crimen que
esos establecimientos penales •••• Y todav(a
mns¡ porque despues, cuando ya dnefio ese
desgraciado de su libertad, mas corrompido
que antes, cediendo ii la fuerza de ll)S malos
Mbitos que contrajo desde muy remprano, y
que se le ejercitaron y estendieron en su prision con tan solfcito cuidado, vuelve á cometer otro crimen, las instituciones sociales, en
vez de ver en él su propia hechura, y de
avergonzarse como c6mplices de ese delito,
apenas puede creerse, recuerdan á ese hombre- la prision que sufrió, le hacen cargo de
que no saliera virtuoso y morigerado de nna
escuela de delito y de desver6üenza, y considerándolo como nn sér incorregible en el
que no obran ya las sanciones de la moral,
lo condenan á una prision mas larga, es decir, á una enseñanza mas dilatada de inmoralidad, hasta que mas tarde, al fin lo conducen al patíbulo, creyendo que han heeho
una grande obra de justicia y de expiacion¡
y-el infeliz destiuado á la muerte horrible del
' suplicio, la sufre sin que ni una voz, ni un
suspiro, reclamen los derechos sacrosantos
de la humanidad, y prediqmm á la sociedad
que es necesario ser justa, en vez de ser
atroz.

1

••

Mas paremos aquí consolándonos con que,
como antes viéramos, se encontró al fin el
remedio de una subversion tan espantosa.
Aquella era la sociedad antigua, profundamente cimentada sobre la ignorancia de los
sentimientos morales y generosos del hombre y con él la reforma de hoy establecida
sobre el principio contrario, presenta un contraste por cierto asombroso, pues que el sistema penitenciario, al cual yo definiría diciendo: "que es el empleo de todas las teorias
" saludables y de todos los esfuerzos religio"sos q11e pueden hacerse para volver lamo " ral, y con ella la dicha al desgraciado que
" ha delinquido," ofrece un sistema completo para todas las situaciones en que el hombre cede A la tentacion del crímen. A1 niiio
abandonado por la madre, le presenta Jas
salas de asilo, al jó\ten la casa de· correccion

35

y al hombre la penitenciaria; y como la pre.
vision de la caridad debe seguirlo mas allé
del dia en qne concluye la expiacion de su
delito, las sociedades de proteccion para los
que han cumplido sus condenas, se presentan despues sosteniP-ndo las fecundas raíces
que en el corazon del criminal han arrojádo
la instruccion, la soledad y la religion. Y
esto mismo todavfa será perfeccionado, co·
mo lo son todas las instituciones fundadas
en la verdad.
Yo no emito mi op1mon, senores, sino
con la mas grande ~esconfianza; pero algunos anos de atenta meditacion me han hecho creer que el sistema penitenciario adelantaria mucho y haria una revolucion muy
provechosa en el sistema penal, el dia que
el legislador .estableciese como un principio, el que la duracion de la pena debía
prolongarse ó acortarse en proporcion que
el criminal adelantara mas ó menos en la
carrera de la mejora; de suerte que cual·
quiera que fuese el delito de un hombre y
la estension de un tiempo dado, que se fi.
jara como irremisible para·constituir lo que
la ciencia llama la intimidacion penal, la
suertJe de un condenado en la penitenciaría y el término en que debiera disfrutar
de su libertad, se decidieran solo en virtud
de los adelantos que hubiera hecho en la
carrera del bien, apreciando estos adelantos por datos fijos, como la instruccion que
hubiera adquirido, el capital que hubiera
acumulado, las afecciones de familia que
hubiera mostrado, y su conducta en la comunicacion que por grados debería devolvérsele, no con sus compafieros de prision,
sino con la sociedad esterior, como se permite á los detenidos.
Yo solo indico aquí esta. idea que á primera vista puede ofrecer grandes dificul•
tades. Para otro dia procuraré presentar
al Ateneo
• su desarrollo, y prescindiendo
de eUa para fijarme en las grandes verdades
que hoy están unánimemente reconocidas
y que la esperiencia ha demostrado plena-

�36

. ANALES .DEL FORO ::MEXICANO.

mente, ¡no deberé yo, sefic•res, para concluir
esta fastidiosa y desordenada lectura, mostraros mi conviccion, la conviccion íntima
que me asiste de que la seccion de legislacion del Ateneo mexicano deberia ocuparse
preferentemente de promover por los medios que son propios del carácter de este
establecimiento, la reforma y la mejora de
las prisiones1 Nue~tra legislacion civil por
confusa que haya llegado á ser, es en sus
principios radicales la que practican todos
los pueblos cultos, y con algunas reformas
en ella, y otro código nuevo de procedimientofl, en muy poco tiempo, y sin mucho
trabajo, podríamos estar sin duda al nivel
de los pueblos mas cultos; mientras que en
la legislacion criminal nos separa ya de
ellos tanto en el órden de los procedimientos como sobre todo en la naturaleza de las
penas, una diferencia sustancial y enorme,
que es un verdadero oprobio nacional.
Senores, 6 no existen sobre la tierra principios ningunos de moral y.ni los gobiernos
tienen obligaciones que cumplir ni las naciones tampoco grandes designios providenciales que llenar, ó la reforma de las
prisiones es un deber al cual no puede eludirse ni con la vergonzosa escusa de nuestro atraso, ni con el frívolo pretesto. de que
no hay fondos para objetos mil y mil veces mas sagrados que esas obras magníficas que atestiguarán el gusto de la nacion
y sus progresos, si se quiere; pero cuyo bien,
si aca~o alguno resulta de ellas, ni comparacion tiene con el de la mas modesta y
humilde penitencia.ría. No, sefiores; cuando todos los pueblos se afanan en cumplir
este deber ea.grado, cuando por todas partes la mejora de las costumbres y la diminucion de los delitos atestiguan la bondad
de ese sistema, México, llamado á conducir
á la raza meridiona! del Nuevo-Mundo por
la senda de una civilizacion espiritual y
'
dulce, tan análoga con su noble caracter,
no permitirá que se le cite por mas tiempo
como la escepcion de ese movimiento ge·

.

neroso, ni será tampoco la que ofrezca el
último asilo al verdugo, que las naciones
civilizadas se esfuerzan por arrojar de su
seno.
Todo lo que es hum{lno, piadoso, grande,
noble y religioso, pertenece á México, como le pertenece el dulce calor que vivifica
la naturaleza en nuestro suelo, y yo jamas
prescindiré, setiores, de le. dulce ilusion de
creer próximo el dia de nuestra reformá
penal. Uno de nosotros ha gastado parte
de su vida en promoverla en une. de nuestras repúblicas hermanas: otro ha levantado por sí mismo, y con sus solos recursos,
una casa de correccion: algunos de nuestros amigos trabajan en levantar en Puebla y en Guadalajara grandes penitenciarías: muchos de nosotros hemos votado un
dia el respeto á la vida humana como' el
primero de los derechos, y la adopcion del
sistema penitenciario como el mas urgente
de los deberes. Este. semilla generosa no
será perdida: la vivificará esa juventud fo.
teHgente y ardorosa que promete tan grandes esperanzas de reparacion, y entre tanto
que esa obra se realiza, á nosotros, simples
particulares reunidos en esta asociacion
con el loable fin de ser útiles á nuestro
p.ais, nos toca solo pensar que para esta
grandiosa obra de piedad, se necesita la
accion del pensamiento, el esfuerzo de la
razon, el trabajo de todos los hombres ilustrados que deben popularizar y facilitar
las ideas útiles. Seguro estoy de que el
Ateneo lo hará así, y me atrevo tambien á
contiar en que vuestra indulgencia perdonará al que hablando de esta materia ha
querido escuchar el eco de vuestros sentimientos benévolos y generosos, mas bien
que el fallo de otra razon severa é ilustrada.-DIJE.
Editores responsables,
IGNACIO OTERO y J. CARLOS !IEJIA.
Calle de Cha!larría míms. 31 y 13.

In. DE J.

ABADIANO,

Escalerillas n~ 13,

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                  <text>Semanario jurídico editado por Ignacio Otero y J. Carlos Mejía. Contiene estudios sobre legislación, jurisdicción civil y criminal e información de los Tribunales de Justicia del país, así como nombres de los magistrados que integraban la Suprema Corte de Justicia durante los años de su publicación.</text>
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                <text>Semanario jurídico editado por Ignacio Otero y J. Carlos Mejía. Contiene estudios sobre legislación, jurisdicción civil y ciriminal e información de los Tribunales de Justicia del país, así como nombres de los magistrados que integraban la Suprema Corte de Justicia durante los años de su publicación.</text>
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                    <text>TOM. l.

Sábado 24 de Setiembre de 1864.

NUM. 4.

ANALE~ DEL fORO ·MEXItANO.
RESUMEN.
' JURISDICCION CIVIL.-Juicio de comiso. Culpa que presta e] Porteador.
de srnooncia.-(Conclusion.)
·
JURISDICCION CRIMINAL.-Parricidio.
RS1'UDIOS SOBRE LEGISLACION.·-Sistema penitenciario.

Aclaraciou

JURISDICCION CIVIL.
JUZGADO

1~

DE LO Cl VIL Df: ESTA CIUDAD,

A cargo que fué del Sr. Lic.

D. JOSE IGNACIO BAZ.
2~

SALA.

DEL SUPREMO TRIBUNALDE
J{JSTICIA.
Sres, ?tlagistrados. Lares, Arrioln y Rivera. Lic. Pablo Vergara, Srio.

3~

SALA DEL MISMO TRIBUNAL,

Sres. magistrados: Lcbrija, Contreras y Rubiños.
Lic. José del Villar y Marticorena, Srio.

JUICIO DE COMISO.

[Concluye.]
Notificada la sentencia á los interesados, la parte de De W. y comp~ interpuso
el recuri;o de súplica, y susta.nciado el artículo, se remitieron los autos á la Exma. 3~
sala.
La parte actora en la vista alegó que la
sentencia de 15 de Julio de 1854, que ejecutorió la del juez de Hacienda de Veracruz, fué pronunciada con audiencia del Sr.
R. como se comprueba con las constancias
de autos; con las cuales se comprueba ademas, que cuando se averiguaba quién era
el dueño de la línea acelerada, se presentó
R. y dijo que á él le pertenecia. Que con
la sola lectura de la sentencia de la Supre-

ma Corte que confirmó la del juez de Hacienda de Veracruz, se vé que ella impuso
á la casa de la línea acelerada la obligacion
de pagar el valor de las mercancías decomisadas y los danos y perjuicios que resultaron á sus duefí.os, sin haber tenido necesidad de ocuparse del contrato celebrado
entre éstos y el Porteador: se averiguó que
la culpa había sido de la línea, y sobre ella
se hizo pesar la responsabilidad conforme
al art. 25 de la Pauta de Comisos de 184:3,
que prohibe se reciban efectos sin' las correspondientes guias. Que si en este juicio
el actor habia procedido en la vía ordinaria y no en la sumaria, era porque se trataba de justificar el importe de danos y
perjuicios, y así era de procederse con arreglo á la doctrina del Sr. Conde de la Cafiada. (Instituciones prácticas, tomo 1~,
part. 3\ cap. 2~, núm. 8.) Que en cuanto
á la excepcion que opuso el demandado de
que el comiso se verificó por culpa de la
casa de
comp\ está juzgada ya en
el juicio principal, pues probaron estos sefiores nada menos que con las declaraciones de dos dependientes de la línea, que
mandaron sus efectos con órden de que no

•

n,o y

•

�•

38

'·
\

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.

A:XALES DEL F'OHO :MEXICANO.

se pusieran en camino hasta que no remitieran las guias. Que en el caso toda la
culpa fué de la línea, la que estaba obligada por razon del contrato de locacion de
obras á prestar la leve, y esn culpa fuó declarada en la sentencia de revista en el
juicio principal. Que es falso que el cano
fué aprehendido antes de salir, pues que
con el oficio del Comandante Itnarte y las
declaraciones de los celadores Martinez,
Blanco y Ramos se prueba que la aprehen::ion se verificó en la Estacion de extramuros del camino de fierro, lo que á mayor
abundamiento certifica el Encargado de la
misma Estacion. Finalmente, que en cuanto á la última excepcion de que la sentencia es notoriamente injusta y contraria á
derecho, y nula por consiguiente, se des·
truye supuesto el tenor de las leyes 2\ 19
y 24: del tít. 22 1 Part. 3"
El demandado alegó que la sentencia de
15 de Julio de 185! que confirmó la de 3
de ábril de 1851, tiene incuestionablemente todo el vigor de una ejecutoria en cuanto al punto de comiso que debió solamente
resolYer; pero que no la tiene en cuanto á
los otros, de que espontánea y voluntariamente se ocuparon los jueces que la pronunciaron, en razon de que por las leyes,
les estaba prohibido semejante abuso de
facult~des. Que éstas están perfectamente demarcadas en las leyes de 14: de Febrero de 1826, y 28 de Diciembre de 184:3, las
cuales, fuera de diversos casos que comprenden. que ninguna relacion tienen con
el presente, no dicen mas sino _que conocerán los jueces de Distrito de las causas de
contrabando, almirantazgo y presas de mar
y tierra, señalando las causas ,por qué se
incurre en la pena de comiso, y ordenando
q ne á los eonductores de carros se les condene á perder éstos, así como las bestias y
arneses que se les encuentren al tiempo de
la aprehension del cargamento, si éste se
declara caído en la pena mencionada. Que
,'sta es en resúmen la suma de facultades

•

'

.

de los juzgados privativos de Hacienda y
de las únicas penas que pueden imponer,
sin avanzarse á hacer declaraciones, de las
obligaciones que podían resultar de su fallo, cuando éstas no tienen conexion alguna con el interés del Erario; y cuando por
su propia naturaleza, la resolucion que debe recaer acerca. de ella~, corresponde exclusivamente á la j urisdiccion ordinarin. en
el juicio ordinario respectivo, y no en el
sumario que únicamente debe decidir el
comiso. Que supuestas las razones alegadas era preciso convenir en que tanto la
sentencia del juez de Distrito de Veracruz
como su confirmatoria, no pudieron exten·
derse legalm'ente á otra cosa, que, ó á de ·
clarar libres las mercancías de la pena en
que se pretendia habian incurrido, ó á falla.r en sentido contrario que debian caer
en dicha pena, y que los conductores perdiesen los carros y mulas que las conducian. Que para corroborar mas los fundamentos y consideraciones expuestas, bastará atenderá la diferencia notabilísima que
existe entre la sustanciacion particular de
un juicio de comiso, y la que conforme á
las leyes comunes tienen los &lt;lemas que son
del resorte de la jurisdiccion ordinaria; que
nadie negará que para que pudiera hab.er
recaido una sentencia en forma sobre si el
dueño de la línea 6 su Administrador," de- ,
bian pagará D10 y_ comp\ el importe de
las mercancías decomisadas, hubiera sido
indispensable, qu~ ante el juzgado de Distrito que ordenó el comiso, se hubiera controvertido la cuestion relativa; y que no
habiéndose verificado esto porque legalmente lo impedia la sustanciacion especial
del juicio, nada pudo decidir aquel sobre
el punto de indemnizacion á que nos ,enimos refiriendo. Que es sabido que al juez
que traspasa los límites de sujuris&lt;Hccion,
se le reputa hombre privado, y se le puede
resistir: Judex qui suCB }urisdictioni~ limites ~.i·cedit, ut privatus habetur, eique po·
test resistí, y consecuentes con este principio, enseñan los mas respetables autores y

ANALES DEL FORO :MEX!CAtó.

,.

.,

previenen las leyes 15 y 16, tít. 22, Part.
3\ que las sentencias han de corresponder
á las accione~, á las cosas y á las personas
que forman el juicio; y que en cualquiera.
parte de las tres, qne falte la conformidad,
llevarán el vicio de nulas, y no producirán
efecto alguno, ni merecerán el nombre de
sentencias. Que por otra parte, la inteli·
gencia regular y funqadísima en que naturalmente se hallaba el Administrador de
la línea al recibir los efectos con la promesa que se le hizo, fué, la de que los ihteresados 'necesariamente se habrían ocupado
en cumplirlo el mismo dia de la remision,
pues sabiendo, como sabian, que en el inmediato debían precisamente salir los carros conductores, no podia esperar, que fuesen tan negligentes en un negocio que directamente les interesaba; pero que no fué
así, sino que 6 bien por olvido, 6 por cualquiera otra causa que no es preciso averiguar, se olvidaron de su compromiso, y esto dió lugar, á que el citado Administra·
dor, eu el concepto de que estaban sacadas
las guias, hubiera mandado cargar, en la
mañana del dia inmediato, los efectos que
debía remitir, y obrando con toda la pru·
dencia de un hombre diligente, quiso que
los de la casa del Sr. o~o. fuesen los últimoe, para que no saliesen sino hasta que
llegaran las citadas guias. litas avanzando
la mañana, y no llegañdo los documentos
qne esperaba, y que suponía ya en poder
de los dueños de los efectos, obró con mas
prudencia todavía, pues en virtud de la
costumbre que se observaba de que los
carros pudiesen salir por la garita, hasta la
estacion del Ferro-carril, donde ya verda·
deramente se ponian en camino, se ocurrió
por uno de los dependientes de la referida
línea, á sacar el pase del gefe de dicha ga
rita, quien lo dió, y en virtud de esto se
pufo toda la carga en camino. Que con los
hechos referidos, se prueba: que si hubo
culpa, ó acaso intencion de defraudar á la
Hacienda púb1ica, no fué evidentemente
lel -'dministrador de la línea, sino de quien

39

no remitió los documentos necesarios para.
que caminasen los efectos, despues de haberlo ofrecido; y de esta. verdad quedad
una plena conYiccion, si se atiende á que
el provecho del ahorro de los derechos, en
el caso de que se hubiese cometido fraude,
no hubiera sido ciertamente para el Admi·
nistrador de la línea, sino para el dueño de
las mercancías; b~jo cuyo supuesto está
ésto sujeto al principio de derecho que dice:
Qui commodmn sentit, incommodum etiam,
sentire debet. Que si alguna responsabili
dad contrajo el Administrador, por la in·
fraccion del art. 25 de la Pauta, admitien·
do la carga sin que los dueños le entrega·
sen la guia de ella, tambien la contrajo el
dueño; porque el articulo relacionado, tanto impone al conductor la obligacion &lt;le
que se ha hecho referencia, como al dueño
de la carga, la de entregar dicha guia; castigándose la falta de cumplimiento á estas
obligaciones, con imponer al uno, la pérdida de sus carro~, mulas y arnesei;:, y al otro
la pena de comiso; resultando de lo dicho
que la ligereza é imprevision del Adminis·
trador de la línea de carros, quedó suficien·
temente castigada con la pena que se le
impuso, relativa á la pérdida de sus mulas
y carros, y que esa pena no pudo extenderse á otra cosa; y rnenoe, á la ilegal decla:a·
cion de indemnizacion y personas que de·
bian hacerla. Que no porque los Tribunales especiales de Ilacienda que conocieron
del comiso, declararon, sin acatar la justi·
cia y la razon, la obligacion de indemnizar,
debia llevarse adelante esa disposicion,
porque esto seria echar por tierra los principios tutelares del derecl.o y quedarian
para siempre autorizados los avances de
todos los jueces, que sin la jurisdicciou correspondiente, hicieran en sus fallos, declaraciones que no les competen.
Por otra parte, que aun en el caso de que
pesara legalmente sobre el Administrador
de la línea, la culpabilidad y responsabilidad de que se ha hecho mérito, no puede
pasar ésta al dueño ó duefíos de la nego

•

..

,.

•
I

�•

40

ANA.LES DEL FORO MEXICANO.

ciacion; porque ei:tá puesto fuera. de toda
ningun argumento favorable á su intencion
duda., que entre éstos y su Administrador,
puede sacar de que haya sido oído en dicho
hay un verdadero contrato de mandato, y
juicio, ni menos deducir la consecuenda,
nadie ignora que en qerecho y conforme á
de que por esta sola circunstancia quedó
las doctrinas de los autores mas caracteriel mismo Sr. R. condenado á la. indenmizados (Febrero 1,fojicano. Tomo 2~, pág.
zacion que pretende. Qué Don C. R. fué
P.2, párr. 7), debe el mandatario cumplir el
ciertamente oido en ese juicio, pero lo fué
manda.to, sin excederse de las facultades
con posterioridad á la primera instancia de
que se le han conferido en el contrato, so
él, y mucho tiempo despues, cuando por
pena de quedar espuesto en caso contrario,
gestion ~e la contraria, se quiso traerlo á
al resarcimiento de los perjuicios que huél personalmente; pero de que entonces hu·
biere causado: y de aquí muy rectamente
hiera intervenido en el repetido juicio,
~e infiere, que si el repetido Administrador
nunca puede inferirse en buena lógica otra
de la línea de carros, traspasó los límites
cosa, sine, que acudió á. procurar rechazar
de esas facultades, que le prohibían admila respomabilidad que contra él se quería
tir cargamento sin guia, él y úuicamente
hacer pesar muy particularmente, para sa.
él, es el responsable dQ.un hecho particucar de el1a la indemnizacion que despues
larmente suyo; porque no es siquiera. conse le ha exigido con tanto empeño. Que
cebible, que el duefio ó dueños de la negoal alegarse la nulidad de la sentencia que
ciacion que administraba, lo hubieran auejecutorió el. fallo del juez de Hacienda de
torizado para infringir las leyes que neceVera.cruz, no se contrae la parte al recurso
sariamente debía. tener presentes en el
que por ella pudo entablarse, de la senten~
cumplimiento de su encargo. Esta es la
cía de comiso; pues para esto pasó el tiemrazon en que se fundan los mismos autores
po oportuno; sino á presentar ante la conpara enseñar, que el mandante no está
sideracion de los Tribunales, que deben
obligado á cumplir los empeilos contra.idos
fallar sobre la indemnizacion pedida de
por su mandatario, cuando éste no se ha
contrario, las diversas leyes y doctrinas de
sujetado al poder y atribuciones que se le
respeta.bles autores, que se oponen á esa
han conferido al efecto; (Febrero. Tomo cipeticion, porque califican ipso jure nulas,
tado, pág. 83, párr. 8. Escriche. Art. Manlas declaraciones de los Tribunales que exdante.) y por ta.oto resulta demostrado hastienden sus sentenCÍl\S ~ puntos que no se
ta la evidencia, que en el caso de haber
han ventilado, ni hao debido ventilarse
habido culpa, y que haya producido alguante ellos. Que hay una diferencia muy
na responsabilidad, ésta no puede pasar y
notable, entre el recurso de nulidad que
exigirse, sino de quien cometió dicha culpudo interponerse de la declaracion del
pa, y no de quien no tuvo participio alguno
comiso, y entre las que produce ipso jure
en que se cometiese. Que Don C. R. al
algunos actos de los Tribunales, por la
presentarse á. contestar en este juicio, no
monstruosidad que envuelven sus procediha hecho otra cosa, desde que se pretendió
mientos y resc.Juciones. El primero tiene
arrastrarlo á él, que defender sus derechos,
un tiempo fijo y determinado por las leyes,
para. no ser víctima de los ataques que se
para interponerlo; pero las segundas, por
le han querido asestar. Así es que, cuando I
ser perpetuas, se pueden alegar en cualla contraria no ha probado hasta ahora, que
quiera tiempo, para que sean atendidas en
el expresado Sr. R. haya sido duefio de la
los Tribunales, ensefiándolo así la CIÁ.ria
línea acelerada de carros, al tiempo en que
Filípica en su parte l \ párr. 18, num. 13:
acaeció el hecho que dió lugar al comiso,
el Sr. Salgado en su tomo 2~, tít. 3º, dis-

•

ANALES D.FL FORO MEXICANO.
y el Dr. Alvarez en su Manual
de práctica forense mexicana, cap. 5\ págs.
139 y 140.
La Exma. 3~ Sala pronunció la siguiente
sentencia:
'
;\léxico, Jnnio 10 de 1864.-Vístos en grado do sQplica los autos promovidos por W.
y compafiía, comerciantes de esta plaza y
representantes de la casa de comercio de
D'O y H. de Veracruz, ·bajo el patrocinio del
Lic. D. Pe&lt;lro Elguero contra Den C. R. vecino de esta capital como dueño de la empresa de carros conductores de mercancias
de Veracruz a México, conocida bajo el nombre de línea acelerada, demandándole el pa~
go de nueve mil ochocientos cincuenta pesos, cuarenta y nuev~ centavos, como in·
demnizacion de daños y perjuicios causados
el año de mil ochocientos cincuenta y uno,
á consecueucia de haber puesto en camino
el factor de dicha línea veinticuatro tercios
de zarazas, vahµdas en cinco mil trescientos ochenta y seis pesos, cincuenta centavos,
y una caja de jamones, sin aguardar las
guias ó documentos aduanales, cayendo por
este hecho en pena de comiso, segun ejecutoria de quince de Julio de mil ochocientos
cincuenta y cuatro: vistas las varias excepciones opuestas en las tres instancias por el
demandado que últimamente ha sido defendido por el Lic. D. Francisco Osorno: lo alegado por ambos abogados en el acto de la
vista y considerando: primero, que dichos
tercios se entregaron al factor ó principal
encargado de la casa de la línea con expreso aviso de que las guias aun no se sac~ban
de la Aduana, pero ofreciendo remitirlas:
segundo, que admitidos los efectos con ti(
advertencia, estaban los dependientes de la
lín~a en obligaciou de aguardar las guias,
so pena de perder ellos mismos los carros y
el cargador sus mercancías, segun lo dispuesto en el art. 25 de la ley de 28 de Di.
ciembre de 1843: tercero, que á pesar de conocer el riesgo ó debiendo conocerlo, sin
mas documento que un pase del guarda de
la puerta de México, fe arenlur6 á condu~

puta 16;

1

41
cirios hasta la estacion del Ferro;:.carril don·
de se aprehendieron: cuarto, que el Administrador de la línea acelerada por ~u negli·
gencia, digna de calificarse, sino cual culpa
lata, por lo menos leve, en razon de haber
admitido la diligencia de un padre de familia exacto y medianamente cuidadoso; y no
constando que obrase con dolo ó ánimo di- ,
recto üe perjudicar al cargador ni defraudar
al tesoro público. Y considerando por último, que el cargador de las zarazas foo igualmente culpable en mandarlas poner en la
1
casa de la línea acelerada antes de efectuar
el pedimento de guias, cuando sabia ó debia saber: que los conductores no han debido recibir carga sin ese requisito que á los
duefios corresponde allanar conforme está
dispuesto especialmente por la ley de 28 de
Diciembre de 1843 en su citado artículo 25.
Atendiendo tambien, á qne sea lo que fuere
sobre la cuestion de si era ó no Don C. R.
dt1eño de la línea acelerada cuando los efec.
tos cayeron en la pena de comiso, basta que
en el juicio respecttvo hubiera pedido en tercera instancia ser oido, asegurando ser due,
ño del negocio, y que la Exma. 2ª Sala
mandase considerarlo parte, reportando sobre si las consecuencias del litigio, segun
sostuvo el Ministerio Fiscal en aquella fecha, y lo dispuesto en auto ge siete de Enero de mil ochocientos cincuenta y cuatro: en
que se declaró ejecutoriado y consentido; el
de veintiseis de Agosto de mil ochocientos
cincuenta. y dos, por el cual hizo suyos Don
C. R. los fundamentos del Promotor lt'iscal
del Tribunal de Circuito de Puebla, que á
mas de esta consideracion hay la de haberse constituido parte en el presente litigio por •
el hecho de contestar directamente la &lt;le.
manda sobre cobro de daños y pe1juicios,
motivo suficiente para que con arreglo á lo
establecido en la ley 27, tít. 5, Part. 3~ "el
juyzio que fuesse dado contra el, se deua
cumplir en sus bienes." Considerando asimismo que cuando el cargador y el Porteador son culpables de la pérdida, seria sobre
manera injusto gravará uno solo con el re-

�I

'

ANALES DEL FORO MEXICANO.
sarcimieato del dalio. Considerando, en fin,
psta Exma. Tercera Sala del Supremo 11ri •
que la equidad es inseparable de la ju1;ticia
bunal de Justicia del Imperio. Y firmaron.
y con fundamento de las disposiciones ante·
-Lebrija.-Contreras.- Rubi1t08, - José
1formcnte citadas: á que segun la ley 81 lit.
del Villar ,y Marticorena, Secretario.
8, Part. 5~ el Porteador debe poner toda la
diligencia que le sea posible y exija la naNotificada esta sentencia á los interesados,
turaleza de las cosas que trasporta: que la
la parte de R. presentó un escrito manifesley 2, tít. 16, lib. 11, Nov. Rec. manda que
tando, que se advierte desde luego que lo
los jueces que conocieren de los pleitos y los
que la motivó; fué la culpabilidad mutua,
hubieren de librar los determinen y juzguen
en que á juicio de la sala incurrieron, tanto
segun la verdad q ne hallaren probada, y el
el Administrador de la línea de carros, por
art. 7, cap. P de las Ordenanzas de Bilbao
haber recibido los efectos sin guias, y haque previene se determinen verdad sabida
berlos puesto en camino; cuanto el dueño de ·
y buena fé guardada, se reforma el Suprelos mencionados efectos, por haberlos manmo auto de la Exma. Segunda Sala de este
dado á la casa conductora, sin los docum~nSupremo Tribunal de doce de Noviembre
tos con que debían caminar. Que bajo tal
de mil ochocientos sesenta y tres y Se deconcepto la mente de la Sala no ha sido otra
clara primero, que Don C. R. debe indem.
sino que los interesados sufran por una riuizar á la casa de D'O, y compañía la can.
gorosa mitad las consecuencias todas del
tidad de dos mil seiscientos noventa y tres
comiso que tuvo lugar, y que dió origen al
pesos, veinticinco centavos, importe de la
pleito que acaba de fenecer. Que por lo mismitad del precio de las mil ochenta piezas
mo pedia á la Sala que se sirviera aclarar
de zaraza: segundo, igualmente debe indem·
la referida sentencia en el punto de costas,
nizarle de cuatrocientos sesenta y tres pesos,
pues que en autos hay una constancia de
nueve centavos, mitad de las costas que se
haber satisfecho esta parte la cantidad de
causaron en el juicio de comiso, cuyas dos
trescientos treinta y Juatro pesos que imporpartidas importan tres mil ciento sesenta y
taron las co5tas del juicio de comiso, la cual
seis pesos, treinta y cuatro centavos: tercero,
cree que deberá dividirse entre las dos parque justificando bon C. R., dentro de seis
tes litigantes; pidiendo asimismo que se dedías pE'rentorios, ante el inferior el monto del
ciare que los Sres. 0'0. y comt deben abo.
precio de los carros, mulas y atalages que
narle la·mitad de las costas personales que
con este motivo le fueron decomisados, en
erogó en dicho juicio por la misma razon
lo que el juez procederá breve y de plano,
que á ella se le ha mandado pagar á esos
la mitad de esta suma se rebajará de la de
Sres. la mitad de las que gastaron; fundántres mil ciento sesenta y seis pesos, treinta
dose en que la sentencia ha tenido por base
y cuatro centavos, en que por la cláusula
de sus resoluciones la culpabilidad de amanterior restllta condenado: cuarto, no adbos litigantes, resolviendo que cada uno rovirtiéndose temeridad entre ambos liligantes
slenta por mitad las consecuencias de la culsufrirá cada uno las costas que hubiese ero.
pa con que pro~edieron.
gado en el presente juicio y las comunes por
Ilabiéndose mandado correr traslado á la
mitad; y como hasta este momento se concontraria, esta contestó oponiendose á que
sideran lítigiosas las cantidades demanda,
se haga la aclaracion que s01icitó el Sr. R.,
das, no ha lagar al cobro de réditos, .interefundado en que solo puede interponerse este
ses ni resarcimiento alguno; y lo acordado.
recurso con arreglo al art. 424 de la ley de
Con testimonio de este auto remitanse al in29 de Noviembre de 1858, cuando la senferior para sn cumplimiento. Asi lo provetencia en su parte resolutiva fuere contra,
yeron los Señores .Ministros que componen
dictoria1 ambigua ú oscura e.n sus cláusulas

ANALES DEL FORO MEXICANO.
ó palabras, lo que no sucede en el caso presente. Expuso que á Don C. R. no se le
decomisaron carros, sino un solo carrn con
sus mulas y atalages, segnn aparece de las
sentencias pronnnciadas en el juicio de co·
miso¡ y pedia por lo mismo que se aclarase
el artículo 3~ de la sentencia, exprnsáudose
que solo un carro, sus mulas y atalagcs na
lo que debía a valuarse, para deducir la mitad de su valor de la cantidad de $ 3,16634 en que fué condenado Don C. R. por las
cláusulas anteriores de la misma sentencia.

La Sala pronunció el siguiente fallo: '
México, Julio 4 de 1864.-Visto el recurso que Don C. R. promovió en tiempo y forma sobre aclaracion de la sentencia el diez
de Junio del afio próximo pasado, en grado

43

de revista, la contestacion de W. y comp~;
y como lo que se solicita importa una adi.
clon ó enmienda de la sentencia para lo cual
ha ce}ado la jurisdiccion de esta Exma. 3ª
Sala, y el art. 424 de la ley de 29 de Noviembre de 1858, solo permi'te se mterponga .
dicho recurso cuando la sentencia fuere con·
tradictoria: ambigua ú oscura en sus cláusulas ó palabras; s~ declara no haber lugar
á aclaracion, y se condena en las costas del
incidente al que lo interpuso. Y con respecto á la aclaracion del tercer punto de la
misma sentencia, al juez toca calificar lo
que la casa de la línea acelerada perdió
realmente si en el término señalado se justifica la pérdida. Hágase saber á las partes.
-Lebrija.-Contreras.- Rubiños. - José
del Villar. Secretario.
'

• 1

JURISDICCION CRIMINAL.

DE LA SUPREMA CORTE DE JUSTICIA.
Sres. mogistrados:-Baz, Valle, Jáurcgui.
Velazquez, Srio.

,
l

1
JtZGADO DE LETRAS DE CU.lUTITLAN,
A o::rgo del Sr. Lic.

D.1 LUIS GOMEZ Y PEREZ.
gEI reconocimiento por dos facultativos de
un cadáver, es absolutamente necesario para la averiguacion de un delito, ó basta el de
solo uno? ¿Lo mismo sucedo, cuando se trata de la exhumacion de un cuerpo ocultamente enterrado hacia tiempo?

Véanse Gonzalez, in regul. 8, Gloss. 11 1
nCim. 98; Sane/tez, lib. _2 de Matrim., disp.
46; Riccio, Part. 2, collect. 401 y Part. 4\
collect. 1.139; Giurb, Ad. consultud. cap. 4,
Glos. 1, núms. 2 y 6; Gaceta de los tribuna·
lea de la Repíiblica me:dca11a, tom. 1~, pág.

455, y 20 pág. 380; Escriche, Art. Cadáver;
Diccionario de Jurisprudencia criminal me·
xina, por el Dr. Ramon Francisco Valdes,
Art. Parricidio.
La noche del 15 de Agosto del año próximo pasado, en el pueblo de Teóloyucan, jurisdicciou de Cuaútitlan, se cometió uno de
esos crímenes que revelan en sus autores, ó
la inmoralidad mas depravada, ó el efecto
funesto de esas pasiones qne obsecan la razon, acallan los sentimientos de afeccion
mas naturales en el corazon del hombre, y
lo arrastran al horrible precipicio del crimen.
José Santos recibió la muerte en sn propia
casl!. y fué sepultado inmediatamente en una
milpa próxima. Pasó el hecho entre la muger del occiso María Juana y el amasio de
ésta José Maria Sanchez, á presencia de la .
niña María Gregoria, de edad de ocho años,
hija del matrimonio. Todo permaneció oculto é ignorado por el espacio de mas de un
mes, hasta que el 22 de Setiembre, Basilio
Toribio, padre de Santos, denunció á In an-

I

�ANALES DEL .FORO MEXICANO.
toridad la desaparicion de su hijo, la que sos. pechaba ser resultado de un delito, que ignoraba aún. Estrañaba la larga ausencia
de su hijo, que su nuera le hacia entender
tenia por causa un viage; pero vió en la casa la frazada y el mecapa! ensangrentados y
debajo de una estera; y no pudiendo obtener
de Juana ~na esplicacion satisfactoria, la recabó de su nietecita y supo la realidad del
acontecimiento. Procedióse, en consecuencia, á practicar la averiguacion, y de ella resultó que Sanchez y Juana habían tenido
relaciones ilícitas, en las·que procrearon cuatro hijos, nat:iendo el último ya casada Juana con S~ntos; que para que se celebrara
este matrimonio, hacia diez años, cortaron
aquellas relaciones; pero que, trascutridos
seis, las reanudaron, sin que de ello huhiese
tenido el mas ligero conocimiento Santos,
hasta el grado de que la muger no pudiera
aseg.urar quién de los dos era el padre de la
última criatura que tuvo. Qud en el dia del
delito, Sanchez había pasado la tarde con
Juana, y á las siete de la noche, sentado él
en la cabecera de la cama y ella acostada,
viendo llegar á Santos se retiró á esconder
en la cocina de la casa. Santos pidió de cenará su muger, quien se rehusó á dal'le y
aun á calentarle unas gorditas que él llevaba; entonces pasó á la cocina á hacerlo por
sí mismo, y allí se encontr6 con Sanchez á
quien dió un manazo. Este entonces toma
á Santos de los cabellos, lo imastra á la otra
pieza, lo arroja al suelo, y ayudado por Jua.
na, lo ata con su propio mecapa!, pide un
cnchillo, y Juana lt dá una pala de hierro y
con ella le tira á la garganla. Juana toma
una piedra y la dá á su amasio para que lo
acabara de matar: Sanchez la toma, y dán,
dole con ella á Santos en la cabeza, lo deja
exánime. Carga entonces con él, y aligerát1dole el peso Juana, que llevaba el cadáve! por los piés, lo conducen á una milpa;
con la pala de hierro cavan una fosa y lo se,
pultan. Vuelven los dos cómplices á cenar,
y continúan tranquilos sosteniendo sus ilíci·
tas relacionef. Tales son los hechos como

se desprenden de la averiguacion: la niña
Gregoria, con la sinceridad propia de su edad ,
los esplica, como van referidos, muy porme·
norizadamente; y aunque los acusados pretenden desfigurarlos, por otros datos y por
su propia confesion, se dá vigor á aquella
deposicion. Juana supone que rehusó á
Santos de cenar, porque ya no tenia que darle; y notándose en esto que la hora en que
llegó el occi!o no era avanzada, se corrobora
lo que dice la niña: que despues de e!"c hecho quiso maltratarla, y al efecto la amarró
y estuvo tirándole con varia&amp; cosas, hasta
descalabrarla, dejándola enferma por quince
dias; mas en este punto la desmintieron los
testigos, que de su curacion citó.
Sanchez asegura, que, maltratada Juana
por Santos, como se babia quedado cerca,
entró en su auxilio llamado por Gregoria, y
suplicó á aquel no la maltratase; pero como
éste quisiera pegarle, lo desarmó, y con su
mismo palo Je dió un golpe que lo dejó muer·
to, procediendo á enterrarlo. Por último, el
recongcimiento del cadáver hecho por un fa.
cultativo, corrobora la relacion de Grego~ia;
pues éste cree por Ja posicíon del cadáver,
que la muerte se la dieron, estando tirado
en el suelo y acaso en un cstddo incapaz de
de defender-se.
Entregada la causa á los defensores de los
reos, se pronunciaron las siguientes defens~.
Por Sanchez espuso el C. Andrés Rodriguez,
que solo una declaracion habia en su contra
la de Grcgoria, la cual no formaba prueba'
conforme á derecho, por no tener mas que
ocho años (ley 9: tít. 16, Part. 3~); por ser
sn testimonio singular y no formar ni aú111
semiplena prueba (Escriche, Dice. de legisl.
palabra ''prueba y semiplena);" y tercPro,
por ser contradictoria consigo misma. Que
la confesion del reo debe tomarse t11l cual es,
esto es, como homicidio ejecutado en defen_sa propia, mieutras no exista prueba en conttario. Que fuera de que la confesion no es
prueba plena en las causas criminales, Ja
confesion no ha de admitirse solo en la parte adversa y rechazarse en la favorable, sino

ANALES DEL FORO MEXICANO.'
que se debí~ admitir en toda su plenitud,
bastando que pruebe el reo lo que asienta
para su escnlpacion, aun con testigos que
sean de los esceptuados por la ley, para que
se les dé crédito y valga la excusa. [Hevia Bolaños, Curia Filípica, parte 3\ pár. 15,
. número 17, citando 11 Bartolo y otros). Los
cargos no estl\n fundados con la claridad y
plen.itud que exigen las leyes 12, tit. J4,
Part. 3~ y 9, tít. 31, Part. 7~ Ademas, la
agresion fué del occiso, y en este caso mi
tlefen~o está comprendido en la ley 2, tít. 8~,
Part. 7~, que lo absuelve de toda pena.
Por Maria J uana1 sn defensor José María
Rodriguez, espuso: que procedia la absolucion de la acusada, en virtud de no haber cargo alguno en su contra; porque la declaracion de la nifia Gregoria no formaba
prueba alguna segun la ley 9, tít. 16, Part.
3:; y por ella venían á tierra los cinco cargos que se le habian hecho; no estando ade·
mas probado en la causa que ella llamase á
Sanchez, y sí que Santos la maltrat61 por la
fé de la herida en la cabeza que dió el juz.
gado.
La sentencia que recayó es como sigue: Cuautitlan, Noviembre 12 de 1862.
Vista esta causa instruida contra José Ma.
ría Sanchez l' María J nana por el homicidio de José Santos, verificado la noche del
cuiince de Agosto próximo pasado, ejecutado
con una pala de fierro y una piedra, en la
casa del occrso, en lo qne están confesos so.
bre el hecho princi.Pal y no en haber sido
con las armas mencionadas; pues aseguran
que fué con un palo, escepcionandose el pri- '
mero con haber sido en justa defensa: Con.
siderando: que no está probada la escepcion
de justa defensa, y sí obran en su contra el
hecho de haber agredido á Santos en su casa, de noche, y las relaciones flicitas que tenia
con la muger Ju~na, esposa de Santos, el
haber sido la causa en perturbar este matrimonio, el haber sepultado el cadaver de éste
sin haber dado parte á la justicia ni á sus
deudos, indican de una manera convincente
que su proc.eder era contrario á las leyes y'
\

45

11 la sociedad; pues que es notorio que el que
obra en justa defensa 110 tiene per que ocul·
tar sus hechos, pues es admitido este derecho en todas las naciones. Considerando:
que su complica Marta Juana tamhien guardó silencio en el homicidio de su marido y,
que despues de perpetrado ensanchó el l\ni·
mo de Sanchez, con que baria creer á sus
deudos que estaba ea viage, y el haber conti·
núado las relaciones ilícitas con él, los cuatro años anteriores á la desgracia, en que
confiesa haber reanádado laa relaciones has·
ta el grado de ignorar de quien de los dos
serta la última creatura que tuve, todo esto
indica que tardeó temprano ellos habian de
fraguar contra la vida de Santos, pues qne
era e.l ob1ce para que disfrutasen ampliamente de sus criminales relaciones. Consi·
derando: que no hay mas testigos presenciales, que la niña María Gregoria de edad de
nueve años, y que si bien se le tilda por su
corta edad y por haber resultado falsas algunas de la~ cosas que tiene declaradas, es·
to no ha sido sobre el hecho principal, pues
en éste resulta sn dicho corroborado con el
certificado de auptosia del facultativo que
reconoció el cadaver y por la posicion forzada en que se le encontró; mas en el caso
presente es en el que se admite la prueba
privilegiada, tanto mas que existe en su apoyo la coufesion de los reos, la existencia del
occiso, la del instrumento del delito que es
la pala de fierro, y la piedra, y no parece el
garrote con _que los confesantes dicen perpetraron el homicidio. Considerando: que
respecto del adulterio, el marido es el Cmico
que puede entablar esta accion contra su
esposa, ó en su defecto el padre de ella ó su
hermano, 6 su tio, hermano de sn padre ó
de su madre, y no habiendolo hecho ninguna de estas personas que la ley designa, no
hay mérito ¡&gt;{lra condenarlos. Considerando:
que el crimen de homicidio esta sustancialmente probado; aunque no con todas las
cualidades que JÓ agravan y constan en los
cargos, esto no constituye crímen diferente,
aunque f:Í altera la ~na. En vista de todo

�46

ANALES DEL FORO MEXICANO.

lo espuesto, y de lo alegado en defensa de
los reos, fallo: con arreglo 4 las leyes 2~ tft.
11, Partida r., 10, tít. ,&amp; Partida 1\ la de 5
de Enero de 1857, capitulo 3~ articulo 30,
Regla 19, Parti'd.a 7~ tft. 34: Gutierrez, tomo
3!, artículo 4~, párrafos 6, 1, 8 y 9. Antonio
nomez, varias resoluciones, parte 3~, capitulo 12, parrafos 2, 7. 8 y 19: que debía condenar, como condenó, al reo José Maria Sanchez 11 cinco afios de presidio en el lugar que
designa el Supremo Gobierno en el decreto
de 25 d~ Agosto próximo pasado, y á la reo
María Juana á cinco afios de servicio ·de
caree], y no les impongo pena por el adulterio por no haber parte legítima que haya
intentado la accion. Hagáseles saber á los
reos y 11 sus defensores, y previa su citacion

ANALES DEL FORO MEXICANO.

remítase esta causa á la Supre~a Corte pa·
ra que se digne revisar este fallo. Definiti·
vamentA juzgando, asilo decretó el juez que
suscribe actuando por receptoria: doy fé.'Lic. Luis Gomez y Perez.-Nicolds Olvera.- Vicente de la Serna.-En el próximo
ntlmero daremos razon de la segunda ins·
tancia.-Antes de concluir este estracto, debemos manifestar, que inmediatamente que
presentó su denuncia el padre de Santos, el
juez conciliador pasó á la casa del occiso, y
encontró ocho gotas de sangre seca en el
tiuelo, y un.os cabellos, en un membrillo qnr.
estaba en la puerta, los que pertenecían al difuRto, segun su hija, cuyos hechos influye·
ron mucho en la confesion de los acusados.

I'

ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.

C!RT! SOBRE PENITENCIARIAS.
[MORELIA,]

Sr. Lic. D. Juan B. CB'Vallos.
Mi querido amigo y ccmpañero:

.•

Me hé impuesto muy detenidamente del
plano que, para construir una penitenciaría
en esa capital, ha formado el Sr. D. José Bezosi, y hé meditado, sobre los diversos pun·
tos que contiene tu favorecida, con el mayor
empeño; pues por una parte, me estimula el
vivísimo deseo que tengo, de que entre nosotros se adopte el sistema penitenciario con
todas sus ventajas, y por la otra, el no menos vivo de que una obra, que se ha emprendido bajo tu administracion y que espero la
. · honrará como un monumento perdurable de
ilnstracion y de amor á la humanidad, sea
tambien muy honroso, considerado bajo el
aspecto del arte, y de los adelantos, que en
nuestros días ha hecho la ciencia de las prisiones. Y aunque para conseguirlo, deberás

buscar luces muy superiores á las que yo hé
podido adquirir eu un estudio de mera aficion, contribuiré en la parte que me toca, esponiéndote con toda franqueza mi juicio.
Tú sabes muy bien, que todas las peniten.
ciarías están construidas bajo dos sistemas
diversos, aunque parecidos, el de Filadelftl
y el de Aaburn: en el primero, los presos
permanecen cada uno en su celda, sin reunirse jamas para acto alguno, y en tal incomunicacion, que se han tomado cuantas medidas sugería el ingenio para impedir que se
conociexan¡ y en el segundo, los presos, que
duermen separados, se reunen de día para el
trabajo, el ejercicio y los actos religiosos. Este último sistema fué el que se planteó en '
1820, y de consiguiente debió reunir todo el
prestigio de una reforma, que sustituía á la
perpetua comunicacion, 1 la ociosidad y á
las costumbres asquerosas y depravadas de
las antiguas cárceles europeas (cuyo estado
guardan todavía nuestras prisiones), el trabajo, el silencio, la separacion, la limpieza y

·,

una vigilancia constante; y asf, no es estraño que este sistema haya obtenido mucho
crédito, principalme.nte cuando el de Filadelfia, inventado para mejorarlo, comenz6 en
1829 bajo bases que, como la prifacion del
trabajo y la absoluta incomunicacion, aumentaban considerablemente los gastos de
la prision y hacian tan lamentab!e la suerte
de los detenidos, que empezó á verse como
una innovacion peligrosa, de manera que todos los primeros juicios le fueron desfavorables.
Pero las esperiencias se repeiian todos los
días: en los Estados-U nidos de América, y
en diversas naciones de Europa, se. levantaron nuevas penitenciarias bajo estos si::ite.
mas: se variaban sus pormenores, se modificaban los reglamentos y se estudiaban cuidadosamente los resultados, con el fin de
encontrar una combinacion que satisfaciera
todas las condiciones, de c6moda adminis.
tracion, economía de gastos, buen régimen
interior y verdadera reforma de los criminales, que se buscaban en el sistema penitenciario. El resultado es, que hoy el sistema de
Filadelfia ha prevalecido completamente sobre el de Auburn, y que en él están de acuerdo los hombres ilustrados que, en América y
en Europa, se han dedicado esclusivamente
á visitar estos establecimientos y á observar~s. El célebre Dr. Julius, que visitó las penitenciarfas de América y de Europa por
encargo del rey de Prusia: los Sres. Demetz
y Blouet, que lo hicieron por comision del
gobierno francés: Moreau Cristóphe, inspector general de las prisiones de Francia: los
Sres. Cravwoford y Wittworth Russell, que
dirigen la de Inglaterra: el Sr. Eduardo Duepetiaux, que Jo es de la Bélgica: G. V. Smith,
persona muy versada en las de los Estados
Unidos, y el célebre legislador Eduardo Livingston, han publicado obras muy preciosas
sobre las prisiones¡ y en todas estas obras,
que tengo reunidas, se demuestra con los raciocinios mas convincentes, con la autoridad
muy respetable de los directores de los establecimientos penales, y con la segura guía

47

..

de los documentos de estadistica, que el sistema de Filadelfia es con mucho preferible
al de Auburn; opinion que estl\ ya tan generalizada que, cuantos establecimientos penales tengo noticia haberse proyectado en estos
últitnos diez afios, atloptan todos el sistema
del aislamiento continuo.
Sin embargo, por el poco estudio que entre
nootros se ha hecho de esta materia, los planos de penitenciaria,s aprobados para Gua~
dalajara, Paebla y Toluca, estl1n formados
para plantear el sistema de Anburn; y aunque tú te hallas muy convencido de la inferioridad de este método, temes verte reducido á adoptarlo tambien por las dificultades
que presenta el de Filadelfia, y me consultas la manera con &lt;1ue podrán ser vencidas.
Reconozco la exactitud de muchas de tus
observaciones, así como el peso de semejantes dificultades, y muy empeñado en que no
te detengas por ellas, voy á manifestarte cuál
me parece ser su verdadero valor y la manera de disminuirlas, y á mostrarte los graves
inconvenientes que á su vez tiene el sistema
de Auburn, inconvenientes de una naturale.za tan séria y tan insuperable, que todo pesado, es imposible decidirse á favor de este
último.
La primera y mns grave de las dificulta.
des del sistema de Filadelfia, es el escesivo
gasto que demanda la construccion del edificio; porque, si bien en ambos sistemas se
necesita una celda para cada uno de los presos, esta celda, vacia en el sistema de Auburn durante las horas del trabajo, el ejercicio y las prácticas religiosas, no necesita mas
dimensionés que las precisas para que un
hombre pueda tener alli su cama y algunos
muebles muy sencillos, y respirar durante la
noche el aire suficiente; mientras que en el
trabajo aislado, el preso, que no ~ale de su
celda ni de dia ni de noche, necesita mayor
cantidad de aire y mas espacio para su trabajo, lo que-por precision aumenta el gasto.
En la penitenciaria de Auburn las celdas no
tenían al principio mas que siete piés ingleses de largo, siete de alto y tres y medio de

•

.. .

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1

48

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•

••

ANALES DEL FORO MEJJCANO.

"

ancho; y como estas dimensiones eran sumase que, eR el sistema de Filadelfia, se abona
el gasto de los tallare¡ comunes.
mente redneidas, el deterioro de la salad de
Haz que las celdas tengan la estension nelos prisioneros advirtió que era necesario
cesaria para el sistema de Filadelfia, y que
construirlas mas grandes. En Inglaterra la
se construyan algunos talleres y una escuela, y asf el edificio podré acomodarse á los
medida recomendada es la de doce piés de
dos sistemas; podrá ensayarse uno primero
largo, ocho de ancho y diez de altura:•en
y otro despues, y será posible plantearlos á
.Francia se adoptó la de cuatro metros de lar·
la vez; mientras que si las celdas se constrn·
go, dos, veinticinco centfmetros de ancho y
yen pequeñas, toda modificacion será imposible,
y por mas que la esperiencia demuestres de alto; y calculando el consejo de salutre la superioridad del método de'Filadelfia,
bridad de :Mllxico las condiciones de nul!stro
será imposible adoptarlo, sin emprender el.
clima, cuya temperatuJi es mas caliente y
costo de una nueva prision, cpsto demasiado
grande. Por otra parte, presumo que vdes.
su aire mas raro que el de Europa, ha estavan á construir esa penitenciaría, para que
blecido [Correo nacional de 2 de Setiembre
sirva, aunque sea por ahora, 6 la detencion
de 1848], que se necesitaría que cada celda
de los presos no sentenciados, y si es asf, la
estension de las celdas es mdispensable; pues
contuviese cincuenta y cuatro varas cúbicas
tú sabes muy bien que á un detenido es nede aire, cuya capacidad aumentaría, si los
•
cesario mantenerlo por mucho tiempo inco
presos trabajaban en algun oficio que alteramunicado, y que obligarlo á estar en compa
ra la atmósfera•.
ñia con toda clase de criminales, seria una
iniquidad,
fatal en la construccion actual de
,.t;\.hora bien, en el plano que me has mannuestras cárceles, y del todo indisculpable,
dado, aunque no son iguales todas las celdas,
cuando se reconoce la necesidad de mejorarlas mas tienen cuatro varas de largo, dos y
las, se emprende la reforma penitenciaria y
se emprenden los gastos consiguientes: ~ta
una tercia de ancho, y supongo, por lo que
última observacion adquiere mucha fuerza,
indicas el corte transversal que se les dará
si se recuerda que en las prisiones regidas por
. el alto de tres varas y media, y asl contenel sistema de Auburn, no se puede conservar
lá disciplina sin recurrir A los castigos cor&lt;lr6n 32 vpras i cObicas de aire, que es una
I porales mas duros; y te advierto cuánto recantidad menor de la que se necesita en Eupugna este trato, respecto de quien tal vez
ropa; pero si á cada celda aumentas media
es un inocente, perseguido por la desgracia ó
var; de ancho y una de alto, tendrás la esla calumnia.
(Continuará.)
tension pedida sin un grande gasto, porque
OBSEQUIO A LOS SUSCRITORES.
esto solo aumenta 17 varas y l mas de pared
Agradecidos los redactores por la bondaen cada celda, y suponíendo á cada vara el
dosa acojida que ha tenido este semanario,
costo, incluido el cimiento y techo, de tres
están traduciendo varias de las obras de derecho estranjeras mas modernas, y las pupesos, tendriamos que, en quinientas celdas,
blicarán por entregas de á ocho pájinas
el esceso era de 25.720 pesos. No se me
semanarias en cuarto, que se repartirán
oculta que hay otras combinaciones en las
gratis como un obsequio á los señores susque ~an podria ser n;iayor la economía, pues
crítores, comenzando por las cuestiones de
por eJemplo, con dar 3 varas 6}7 dti ancho,
penal del célebre jurisconflulto naderecho
tendremos la misma capacidad, con solo aupolitano Nicola Nicolini, que tanta celement~r 9 y ! varas de pared en cada celda¡
bridad ha adquirido en Europa. De esta
pero prefiero la combinacion anterior por tres
los suscritores á los Anales del Foro,
manera
razones: 1~, porque no estiende demasiado
irán
formando
una biblioteca de los autores
los radios de la penitenciaria, lo cual exige
mas
raros,
y
qne
son joneralmente admití·
mas terreno, mas esteusion en la pared de
dos como de mas mérito entre nosotros.
ronda, y mas trabajo para el servicio y vigi·
La primera entrega del Nicolini, se reparlancia: 2\ porque el aumento en alto es mas
te
con la presente de los Anales.
sano; y 3\ porque así se pueden c,.locar ventanas mayores y mas altas, que aumenten la
Editores responsables,
ventilacion y disminuyan el peligro de la coIGNACIO OTERO y J. CARLOS MEJIA. '
municacion. Por lo demas el gasto de puerCalle de Cha?arría núms. 31 y 13.
tas, nioebles, etc., es el mismo en una celda
grande que en una chica¡ y no debe olvidarIn. DE J. ABADIANO, Escalerillas n~ 13.

•

•

'

1

�</text>
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Sábado 1.·Q de Octubre de 1864.

TOM. I.

NUM. 5.

ANALE~ DEL FORO IXIUANO~
RESUMEN.
1

JURISDICCION CIVIL.-Rescision de contrato. Observancia de las leyes del Cuero comun
que la arreglan, en los contratos celebrados entre el Supremo Gobierno y los particulnres, Cesion condicional de los bienes de temporalidades. Sus efectos.-Sociedad, Caso en que uno de
los socios puede exigir la devolucion del capital que introdujo á la compaiiía. Pre1uncion del
dolo, y efectos de aquella .en el contrato de sociedad.
.
ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.-Sistema penitenciario. (Continúa.)

..,

JURISDICCION CIVIL.
EXMA,

3~

SALA.

DE LA SUPREMA CORTE DE JUSTICIA.
Srea. magistrados:-Dominguez, Jimenez, Atristain.
Garayalde, Srio,

¡,El Supremo Gobierno, en los contratos
que celébre con los particulares, tiene que
sujetarse, en cuanto A la rescision y demas
causas de nulidad, á las leyes del fuero comunt-,Los-bienes de temporalidades cedidos por el Gobierno á Corporaciones de beneficencia bajo condicion, pueden ser enagenados por él mismo á un tercero, y subrogarse en lugar del deudor?

•

Sobre rescicion de contratos veáse: Pebre·
ro de García Goyena, Seccion 7~ del título 61. Valenzuela, Cons. 70, núm1 94. Cirtaco. Controver. 381. Paz. de Tenuta cap,
41. Ceballos. Comm. quest. 251. Salgado.
Part. 4~ de Protect. cap. 8, núm. 174. Her
mosilla. in l. 561 tít. 51 Part. 6, Glos. 8 y 11~
Gonzalez. In reg. Glos. 56, núm. 148. Guzman. De Eviction. quest. 81, núm. 28.
Sobre Regalías tratan: Riccio. Part. 3~
.,- Collect. 727 y Part. 4~ Collect, 10 14.. Arau·
jo. De statu civil. disput. 12. Robert. Lib. 3.

..

rer. jud. cap. l. Parlad. Lib. 2, rer.jud. cap.
1, núm. 17, Solorzano. Tom. 2 de Jure Ind.
lib. 4 cap. 9, núm. 66 y cap. 10, nllm. 47 y
66. Giurb. Cons. 621 nllm. 7. Gomez, in l.
40, Taur. nt1m. 10, in fine. Barbos. voto
126, ntlm. 318. Rutherforth's. Institutions
of national law, vol. ~ 1 Chapler IX Parri·
graph 6~ Henry W'Matoii. Del dominio eminente. Cap. 4~ Parte segunda, De los derechos internacionales primitivos 6 absolutos.

Don José R. celebr6, en el afio de 1842, un
contrato con el Supremo Gobierno, por el
cual redimió un capital de 9,500 $ que reconocía la casa nllm. 561 en la Ciudad de
Veracruz, en la calle nombrada de San Juan
de Dio~; y cuyo capital se habia·consignado
.al Ayuntamiento de la misma, para la fébrica de un hospital general que intentaba construir. El V.irey D. José de Iturrigaray, quepor órden de 13 de Marzo de 1805 cedió el
terreno en que se hallaban construidas esa
casa y otras al Ayuntamiento, lo hizo con
las condiciones, de que el valor del remate
de ese terreno le sirviera para la construccion de un hospital, y la de que el remate
tuviese lugar en hasta pública, obligandose

•

�•

50

'

ANALES D'.EL FORO MEXICANO.

á los compradores A pagar el rédito de un

cinco por ciento al mismo Ayuntamiento,
para que lo emplease en objetos de benefi.
cencia, y á continuar reconociendo el capital
el qnEJ no exhibirían hasta qne se principiase la obra del hospital, que en aquellos días
parecía próxima.
El terreno se remató á diversos sujetos
entre los cuales estuvo D. Manuel Blanco,
primer dueffo de la casa núm. 561: el remate se aprobó por el virrey en 5 de Agosto de
1808.
Las cosas permanecieron en ese estado,
hasta el afio de 1842, en que R. solicitó redi·
mir el capital. El gobierno previo informe
de la tesorería
general, la admiti6, y mandó
,,.
que R. enterase mil pesos en efectivo y E\l
resto en créditos del cobre y que se chancelase
la escritura, lo que se verificó. El Ayunta. miento de Veracrnz, escitado por la junta de
caridad, representó en 1T de Di~iembre del
mismo aiio para que se revocase aquel decreto y se continuase reconociando el capi·
tal. El ministerio de hacienda dispuso, con
vista de los antecedentes, que informase la
mesa respectiva, la que opinó, que, estando
ya hechos los enteros prevenidos por el con·
trato y atendiendo á la escazés del erario, el
capital se reconociese por el gobierno, pa·
gando sus réditos, y no e:x:hibiendolo hasta
el caso de hacerse el nuevo hospital. El gobierno decretó de conformidad, y se ratificó
el contrato e41lebrado con R. En Agosto de
'
1845 volvió á representar el Ayuntamiento
de Veracruz; el ministerio pidió los antecedentes y permaneció así el negocio, hasta
Febrero-de 1850 en que se mandó informa·
ra la mesa. Esta lo hizo en sentido contrario Asn dictamen de 1842, alegando que R.
no pudo hacer el contrato, ni el gobierno ad·
mitirlo, porque la cosa de que se trataba no
pertenecia al mismo gobierno; de manera
que éste dispuso de una cosa que no era suya. El ministerio mandó entonces rescindir el contrato, librando las órdenes corres.
pondientes y mandando que el pago de los
8,500 J de cobre se consignase al fondo de

•

desamortizacion de dicha moneda. R. elevú
una representacion al Gobierno maniftistan·
dolt, no proceder la rescision del contrato; y,
en vista de no tener efecto, ocurrió A la Su
prema Corte de Justicia, manifestandole los
hechos anteriores; qne el gobierno podía dis·
poner de aquel capital como proveniente de
bienes de temporalidades, y que aunque se
babia consignado al Ayuntamiento de Vera·
cruz, fué bajo una condicion que no babia
cumplido en treinta afios; qne el contrato no
plldeció el vicio de obrepcion, porque cuando
lo ratificó el mismo gobierno provisional, fué
con pleno conocimiento de causa. Igualmente espuso que, aunque el acto no fu6 revisado el año de 1845, ni por el gobierno, ni
por el congreso general, por uu decreto A que
hace referencia, no anuló sino que dejó subsistentes otros contratos de igual naturaleza .
Tambien manifiesta que tratandose hoy de
la rescision, este punto toca al poder JUdi·
cial y 110 al ejecutivo; asl como habiendo
disminuido el valor de los certificados del
cobre él ó el erario nacional serían perjudicados; y concluye pidiendo que, se declare
ser válido y legal aquel contrato, no haber
lugar á la rescision, sino que se debe llevar
á puro efecto, amparándosele en los derl?·
chos que en 61 se le otorgan y no debiendo·
se hJcer alteracion alguna mientras no se
resuelva el punto en cuestion; y por último
que se le libren las órdenes correspondientes
para que las cosas permanezcan en el.,estado
que guardaban antes del mes de Febrero de
1850, hasta que se dicte la resolncion definí·
tiva.
A pedimento del Sr. Fiscal se mandó pa·
sar al Supremo Gobierno, p3:ra que este informara lo que le pareciera, con la justifica.
don é instrucciones convenientes: el ministerio de hacienda contest6 remitiendo el espedien te original de la soHcitud de R. en
Abril del citado afio de 1842, en el que constaban los hechos anteriormente referidos,'
Con presencia de esos documentos el Sr. fjg.
cal, Lie. D. José Maria Casasola, en dos dictamen&lt;'s, estendido el segundo en vista de los

• ANALES DFL ~'ORO MEXICANO.
informes dados por el Ayuntamiento de Veracruz á quien quiso olr para mejor provéer,
manifestó lo sisuiente:
''Suprimida la Congregacion de MontesClaros, el edificio en que se hallaba el hospital que estaba á su cuidado, y los demas
&gt;ienes que le pertenecian, debieron entrar al
ramo de temporalidades, por el dominio y
propiedad que en esos casos pertenece algo
bierno. Con el intento de construir un hospital general el Virey Iturrigaray cedió el
terreno en que se encontraba el edificio al
Ayuntamiento, ~condicion de que el valor
de la venta se recono~iese hasta la construccion del edificio y se aprobase el remate por
el VirPy: así la cesion hecha al ayuntamiento no fu6 absoluta, para que considerase el
capital como suyo y pudiera de él di11poner,
sino para que se aplicase y sP reconociese al ·.
. nospital proyectado, y de consiguiente el dominio no se trasladó al Ayuntamiento, ni se
le podía trasladar, porque esa adjndicacion
fué precisamente para el objeto que se de·erminó." "Ha transcurrido cerca de medio
iglo durante el cual el capital se ha mas
1ue triplicado con el producto de los réditos,
sin que el objeto de la cesion se halla cumplido. Eu consecuencia el gobierno ha po·
dido disponer de ese capital, para atender á
las urgencias del erario, sin dificultad alguna, supuesto que no se ha cumplido con la
condicion de la cesion. El mismo gobierno,
con facultades omnimod!I.S, sefialó en la ley
de 6 de Diciembre de 1941, que los bienes
de temporalidad.es de religiosos exclaustrados se asignasen para la amortizacion del
cobre: unicamente escepmó los qne estuvieran destinados A objeto, de beneficencia pllblica, lo que 110 comprende al presente, pues
su objeto no ha llegado á realizarse."
"Al admitir el gobierno á R. la redencion
del capital, y, despues de la oposicion del
~yuntamiento y con presencia de los documentos, al ratificarlo, subsanó y purgó todos
'os YÍCÍOS que aquel contrato pudiera tener.
~udo el gobierno tomar ese capital ó cual.
riera otro, como se ha dicho, para atender

á las urgencias del erario, supuesto que en
un periodo tan largo no se ha cumplido eón
la condlcion pnesta á la cesion por llurrig11·
ray; mas no lo hizo asi, sino que lo único
que hizo, fué subrogarse en lugar del duefio
de la casa paia el reconocimiento: así no ha.
habido en esto violencia, error, ni engafio ó
cualquiera otra causa que pudiera dar lugar
á la rescision &lt;!el contrato."
"Los bienes de temporalidades, como se
ha dicho ya, dt,bieron e!}trar al dominio del
Soberano: el virey pndo mny bien hacer la
aplicacion al Ayunt~miento, pero no pudo
hacerse esta aplicacion sin consulta y aprobaciou de la junta de Real hacienda, entonces existente, segun lo disponían !,arios ar·
tículos de las Ordenanzas de lntenl1entes, y
sngetandose dicha providencia á la aprobacion del rey de España, segun estaba prevenido por muchas leyes del Código de Indias,
principalmente las del tlt. ~ lib. 3!, y en especialidad la 7~ de éste. Resulta pues que
dicha cesion era provisional, hasta que el
Gobierno la aprobase: el rey de Es.paffa no
tuvo tiempo ó lugar de ratificarla, y, consn·
mada la independencia, esa providencia que
no ha perdido su caracter de provisional,
pudo restringirse ó reformarse por la Nacion,
como mejor le pareciera."
"No habiendo podido tener la cesion su
cabal cumplimiento, el Gobierno pudo muy
bien disponer del capital, y tambien porque, habiendose hecho con una condicion
que no se ha cumplido, bien se puede revocar, conforme á la terminante disposicion de
la ley 6~ tít. 4° Partida 4~"
"Tambien debe tenerse presente &lt;1ue, el
pago de la cantidad de cobre hecho por R.,
conforme á lo prevenido y en el plazo de la
ley de 24 de Noviembre de 18(1 era justo:
ademas que éste contrato no se nulificó, co
mo otros muchos, por la 1ey de 5 de Marzo
de 184.5, segun aparece de su tenor. Así es
que, enagenado ese capital que se reconocía
sobre la casa en cuestion, quedó este contrato aprobado por la ley, observandose que R.
amortizó sns certificados de cobre en nna

-

'

�,

•

ANALES DEL FORO :MEXICANO. •
52
y consignado al establecimiento de un hosépoca en que tenian mayor estimacion en la
pital,
se encuentra comprendido en la ley de
plaza, y que desprendido de la accion que
5 de Marzo de 1845, que dispone que los bie· •
ellos le daban para entrar al fondo de la
nes de temporalidades y cualesquiera otros
amortizacion del cobre, qued6 privado dti los
prorratéos 6 repartos que se han hecho A los que hasta la fecha de su publicacion estu·
\'ieron invendidos pertenecientes á los hosacreMores; y que, rescindiendose ahora su
• contrato, se perjudicarfa y tendrfa el gobier- pitales, casas de cuna y demas estableci·
mientos de beneficencia, se devuelvan é sus
no un nuevo reclamo. En atencion é lo esantiguos dueños, asf como tambien los ca·
puesto, V. E. se ha de servir declarar que no
pitales que se reconozcan á consecuencia de
hay mérito para rescindir el contrato que D.
estas enagenaciones y que no se hubieren
Jos6 R. celebró con el Supremo Gobierno en
pagado: infiriéndose necesariamente por es·
Abril de 1842, y que éste contrato es válido
disposicion que deben respetarse las ena·
ta
y subsistente, segun se ratificó por el supregenaciones que se hubieren hecho de los bie.
mo decreto de 1843, cuya resolucion se le
nes de los ho.spitales, y los pagos de los crécomunique por el ministerio de hacienda paditos que hubieren pertenecido á estos estara los efectos consiguientes."
blecimientos; y atendiendo, por último, á que
1
el Supremo Gobierno en el negocio de que
· La sent~ncia pronunciada, por la Exma.
se trata no ha tenido otro caracter que el de
Sala, es éoino sigue:
parte contratante y por lo mismo no ha podido rescindir por sola su voluntad la enaMéxico, Mayo 15 de 1852. Vistos: aten.
genacion que hizo del crédito de la junta de
diéndo á que, en la época en que D. Jose R.
caridad de Veracruz, y mandar que quede
celebró con el Supremo Gobierno el contraviva la escritura y sin efecto la ultima chan. to de que se habla en el ocurso que presentó
celacion; se declara, de conformidad con lo
al ministerio de hacienda en 25 de Abril de
pedido por el Sr. Fiscal, que no hay mérito
1842, el poder ejecutivo se hallaba investido
para rescindir el contrato que D. José R. ce·
con las facultl!,des omnimodas que le concelebró con el Supremo Gobierno; cuya resoludía la 7~ base del Plan de Tacubaya, en vireion se comunicará al ministerio de hacientud de la cual podia organizar todos los rada para los efectos consiguiente!!, baciendomos de la admimstracion pllblica; é que la
se saber al Sr. Fiscal y é las partes. Asl lo
revision para calificar la justicia ó conveproveyeron los Setiores Presidente y .Minisniencia en todos los actos del gobierno, que
tros que forman esta 3~ Sala de la Suprema
practicaron á consecuencia del ejercicio de
Corte de Justicia, y firmaron.-M. Domin·
este poder, quedó esclusivamente reservada
gu,ez.--Jimenez.-Atristafo
..-José M. Gaal congreso general, que debía instalarse serayalde, secretario.
gun la 6~ del mismo plan de Tacubaya, y
por consecuencia solo el cuerpo legislativo,
en el primer afio de sus sesiones, pudo desaprobar el contrato de D. José R., ~in que el
poder judicial pueda calificarlo ahora y aunque en este contrato se noten algunos vicios
· é irregularidades, pasó el tiempo en que de:
bieron tomarse en consideracion por el llnico
poder que se estableció para este caso; é que
por otra parte, tratándose en el referido con·
(
trato de R. de la ocupacion de un fondo perteneciente é la junta de caridad de Veracruz

ANA.LES DEL FORO MEXICANO.

53

EXKA. 8~ s~i,j.
DE LA SUPREMA OORTE DE JUSTICIA.

blice. ó privada el de companía, confiando
en la buena fé de M., á quien habia entreSrel. magletradoe: Toniel, Seplllveda, Arriola. Agullar
~do la suma de mil y quinientos p~os en
Y Sancbez, oficial mayor,
varias partidaa para los fines propuestos:
p~ro que .M., en lugar de Qbrar con la leal·
JUZGADO 5~ DE LO CIVIL,
tad
que ese contra.to requería, babia abusa·
A cargo del Sr. Lic.
·
do de una maner¡i inaudita, no solo no conANTONIO MADRID.
siderándolo
como su socio en todos los efec·
Escril!lmo: 1. Peñas.
tos de esta palabra, sino que celebró todos
los contratos en su propio nombre• tomó
i Uno de los socios puede exigir al otro la
para sí solo las utilidades, etc.; por cuyos
devolucion del capital que introdujo á la
motivo!!, Y no habiéndosele considerado
companía, y no la liquidacion de cuentas,
como socio en la espresada negociacion se
cuando el socio gerente celebra todos los
. .
'
ve1a precisado á reclamarle la devolucion
act?s de la negociacion en nombre propio
de la.ieantide.d de mil y quinientos pesos
Y em dar cuenta al demandante9 Esta omique le babia entregado, sus réditos, ~ in·
sion hace presumir el doM
demnizacion de danos y perjuicios. ·
M. rechazó la demanda ~o todas sus par. Ace~~a de Sociedad véanse Ja ley 5. y
tes, fundándose: primero, en que no habian
s1gs., tit. 10, Part. 5~ Donell. Lib.13, Oomsido mil y quinientos pesos los que intro•
ment. capít. 15 y 2. Covarrub. Lib. 7, Com·
jo á la sociedad agrícola; y segundo, en que ·
ment. cap. 13. Vigel. Lib. 19, iur. civil. c.
aun cuando así fuero, habiendo él (M.) to10 Y 11. Riccio. Part. 6, Collect. 2121 ...
mado en arrendamiento el raneho antes de
~ol~na, de just. tract. 2, disput. 4-, 10 y
celebrarse la companía, y convenida ésta
siguientes. Ara11jo, De statu civil. disput.
G. no quiso que se viera al dueno de la íinci:
1, quest. 5. Giurb. Ad consuetud., cap.
para que ~e reformara. el arrendamiento
Gloe. 6, núm. 13, Y cap. 8, Glos. 8; núm. 1.
poniénd~e en nombre de l9s d~ en razon
&amp;oto. Lib. 6, de just. queat. 6. Cir.iaco.
· á que no estaba conforme, ni con las condi·
C?ntl'OV. 238. Febrero de Garda Gt,yena.
clones, ni tiempo de la locacion, sino que
Titulo 4-3 del Lib. 2º Febrero de Pascua.
Ja compaiíÍa se ent~n~iera _por el tiempo de
Cap. 11 del tít. 4. o, Lib. .2. o NuefJo Fsla voluntad para ¡&gt;Qderse separar cuando
brero MeJ:icano. Caps. 1 y .2 del tít. 30, lib.
les conviniera: que en este supuesto la so2• 0 M.cv¡ro Y /3eleiía. Elucidationes tít.
c~edad era po~ mitad de pérdidas ganan·
26 del li~. 3. o ~er,i.a y Mont&lt;&amp;lban.' Tít.
eias, ~ que no habiéndose tenido mas que
IX del Lib. 4-. 0 . 8(da. Ilwit,a~ion del Delas pnmeras, no estaba obligado á devolver
recho.Real de Esp~fía. ed. de ¡g52 .tít 15
la suma demandada á G.; sino que por el
del lib. 2. o
··· ' · ·
contrario, éste debia irrogar la pa'rte que en
las ·pérdidas le tocaba.
D. Ignacio G. se presentó, ante el JuzgaEn vista de esta contestacion, el Juzgado
do 5. o del ramo civil, manifestando que,
man~o recibir el negocio á p.rueba, en cuyo
en etano de·1Si2 habia celebrado un contérmmo ambos litigantes rindieron Jas que
t~to de sociedad con D. lfJnuel M., con el
á su derecho convenian: y en seguida se
obJeto de tomar en an:endamiento y cultiprocedió á. alegar, lo que verificaron de la
var la rancheria de Tlalpa.ltengo: que, armanera siguiente.
rendada la espresada finca, no tuvo él cui,
Por la parte actora el Sr. Lic. D. :Miguel·
dado de que el contrato se hiciera en- ~omC. de Ale.triste, espuso: que estaban probabre de los dos, ni de reducirá escrit~ púdos los tres puntos que contenia la deman-

..

n.

'°

y

'

..
,

�5-l-

ANALES DEL FORO MEXICANO.

da, en vista de los cuales se creia exonera
do de estar á las pérdidas y ganancias, co·
mo sucedia en toda companía; y con justi·
cia para pedir la de·rnlucion de los mil y
quinientos pesofil, por debérsela tener mas
bien como un refaccionario. El primero y
segundo puntos, á saber, que se celebró
companía y que introduje mil y quinientos
pesos en ella, estánju'stifi.cados con testigos
y con documentos reconocidos por el deudor: el tercer punto, esto es, que no se me
. consideró como socio, lo justifican todos los
testigos al declarar que en los diversos
contratos que celebraron con M., éste no

sentaba, en la cual, de las palabras mil'mas
de G., se deduce que no solo estu'\"o al tanto
sl,lo al frente de Ja negociacion, con lo que
se nulificaba el argumento que se preten·
dia sacar de la ley de partida citada, la
cual era por otra parte contraproducente
Finalmente, que, analizando las declaraciones testimoniales, se ~eia que no estaba
justificada la entrega de los mil y quinien·
tos pesos, puesto que en todas ellas no se
afirmaba con precision la cantidad, ni se
decia de su entrega real ante ellos: por to·
do lo col pedia se le absolviese de la de
manda.

les dijo ser de companía, sino personales de
él, agregando dos testigos haberles dicho el
mismo deudor que la cantidad que le entregué fué para fomento y progreso de la
siembra. Esto no puede dejar duda algu·
. na sobre la mala fé con que obró M., y el
que éste en ningun caso me consideró como socio, sino mas bien como refaccionario. Así es que por este motivo me ví obli-

Citadas las partes para sentencia, !ie pronunci6 la que sigue:
México, Octubre 13 de 1849. Vistos estos autos seguidos por D. Ignacio G. contra
D. Manuel :M. sobre que éste devuelva á
aquel mil y quinientos pesos que Je entregó
para que trabajasen en companía el rancho
de Tlalpantongo, y ademas los réditos de
tres ·anos, y danos y perjuicios causados
por·no haber cumplido con la companfa
celebrada; lo espuesto por el actor en su

pdo á hacer á un lado la accion pro socio
Y deducir la otra. Que por otra parte, pro·

hados como lo están los hechos anteriores,
de todos modos, procede la devolucion de
·
los mil Y quinientos pesos, pues es claro
que hubo dolo por parte de M. al celebrar
la sociedad, y que por lo mismo está en el
caso de la ley 5\ título 10, Partida 5~

•

El Sr. Lic. O. Rafael Rebollar contestó,
por la parte demandada, que: probado como lo estaba el contrato de sociedad, no
solo por las constancias de autos sino por
IJ afirmacion del mismo actor, era claro
que el presente negocio debia arreglarse á
las leyes de la compaf'iía: que en consecuen·
c:ia, la accion que se ha deducido debia de
desecharse, puesto que la única que corresponde es la accion pro s1Jcio para liquidar
las cuentas, y en vista de su resultado obli
gar á los socios á lo que correspondiera.
Que respecto de la alegacion de no haber
G. sido considerado por M. como socio, se
de5vanecia con solo leer la carta que pre-

demanda: la declinatoria opuesta por parte
de M. y auto en que se decidió en su con·
tra: la contestacion á la demanda contraída
á decir que, habiendo habido ptrdiclas en la
negociacion nada tiene G. que reclamar, y
mucho menos con Ja accion que lla inten·

I

tado, cuando solo puede corresponderle la
de pro ,ocio, y cnaodo lo único que puede
hacerse es que ambos socios exijan cuentas
á D. Hipólito R., á quien nombraron, de'
comun acuerdo, administrador del dicho
rancho; y que en consecuencia la tal de
manda debe desecharse con condenacion
en costas: las pruebas que G. ha producido
y cuadernos presentados por M: las diligencia~ relativas á procurar entre ellos un avenimiento voluntario y amistoso, que al fin
no tuvo efecto: lo alegado últimamente por
uno y otro en virtud de haber solicitado
G. se pronunciara sentencia definitiva, la
cual se ha detenido por la pteferencia que

ANALES DEL FORO' MEXICANO.
el juez que s11scribe ha creido deber dar á
los negocios de oficio de la Comandancia
ge!1eral; y finalmente, teniéndose á la vista
todo lo que de autos consta.-Atendiendo
á que el hecho de haber entregado G. á M.
,nil y quinientos pesos para Ja companía,
no solo aparece por el documento de fi:. 2,
sino por la dec]aracion de L. y otros testigos, los cuales aun cuando no fijan precisamente la misma cantidad, sí declaran de
manera que dan mucha fuerza á Jo que
consta de aquel documento, principalmen- !
te no habiendo probad~ nada en su contra
M. en el largo tiempo que ha tenido para
ello: á que supuesta la verdad de ese hecho
y ]a de Ja celebracion de la companía, es
fuera de toda duda que M. quedó obligado
IÍ contar para todo con su socio, dánd-ole
oonocimiento de cuanto ocurriese, y sobre
todo produciéndole C\lentas fieles y esactas
que pusiesen en claro la marcha y final resultado de la companía: á que no aparece
CLUe M. hubiese cumplido con esta indispensable obligacion; pues los cuadernos que
ha exhibido, Amas de hallarse en contra·
di"ccion con lo que R. ha declarado, no
contienen mas que gastos hechos, pero no
los productos, ni mucho menos la cuentafor·
mal que M. ha debido producir con sus correspondientes comprobantes; porque aunque dice que esta abligacion es de R., como
administrador nombrado por ambos socios
y único responsable á los dos, este nombra·
miento no eolo no se ha probado, sino que
aparece desmentido por el testimonio del
mismo R.: á que resultando tan completa
falta de cumplimiento por parte de M, es
~in duda aplica~le la ley de Partida en que
se apoya G., y ademas las doctrinas reconocidas y que en términos muy claros y
espresos ensena el autor de la Curia (lib. J,
com. 3~, cap. 3, núms. 16 y siguientes), sobre que el perito en el ejercicio de una negociacion se presume que gana, si no es que
prueba que ha perdido; porque Je incumbe
l~ prueba, y que el capital de la eompanía

se presume ser salvo y no perdido, si no es
que se prueba la pérdida: A que M. nadr.
ha probado que pueda favorecerle acerca
de estos puntoe, y finalmente, á que la con·
ducta que ha observado en todo este negocio dé idea muy poco favorable de su sin·
caridad y buena fé: se declara que el eepresado M. está obligado á devolver á G.
los mil y quinientos pesos de capital, condenándosele en las costas del juicio, y de·
jando á G. sus derechos á salvo por lo que
toca á los danos y perjuicios. Lo proveyó
el Sr. Juez de estos autos y firmó: doy fé.
-Antonio lUadrid.-lgtiacio Peria."
Notificada esta sentencia, M. apeló de
ella, y sustanciada por todos sus trámites
la segunda instancia, la Exma. 3~ Sala de
la Suprema Corte de Justicia pronunció el
siguiente fallo:
"México, Junio 30 de 1853. Vistos e~tos
autos promovidos en el Juzgado 4! y conti~
nuados en el 5? de lo civil de esta capital,
por D. Ignacio G. contra D. Manuel Y., sobreque éste le devuelva un mil y quinientos pesos que le entregó para que trabajasen en companía en el rancho de Tlalpantongo, y ademas los réditos de tres anos y
los danos y perjuicios causados por no haber cumplido con la compafiía celebrada:
Vis\a la Eentencia pronunciada por el Juez
Líe. D. Antonio Madrid, en trece de Octubre de mil ochocientos cuarenta y nue,·e,.
declarando que M. está obligado á devolver
á G. los un mil y quinientos pesos de capital, condenándolo en las costas del juicio y
dejando á G. sus derechos á salvo por lo
que toca á los danos y perjuicias: Visto lo
nuevamente alegado y probado en esta Ee.gunda instancia; y atendie11do á que el hecho de haber entregado G. á M. un mil y
quinientos pesos para la companía, no !iolo
aparece comprobado por el documento de
fs. 2, sino por la declaracion de G. y otros
testigos, los cua]ei;, aun cuando no fijan.
precisamente Ja rnisma cantidad, F-Í declaran de manera que dan muchn fuerza 2 1o

•

�ANALES DEL FORO MEXICANO.
56
dolo non teneatur." l. o Se confirma en
que consta do aquel documento, particu·
todas sus partes la referida sentencia de
larmente no habiendo probado nada en su
primera instancia de 18 de Octubre de
contra M.; y á que á la conducta que éste
1849. 2. 0 , con arreglo á la ley 2\ tít. · 17,
ha observado en tódo este negocio dá idea
muy poco favorable de su sinceridad y lib, 11 de la Nov. Rec., se condena al refe·
rido M. al pago de las costas de esta segun·
buena fé: conforme á lo prevenido en la ley
da
instancia. Devuélvanse los autos al
5\ tít. 10, Part. 5, que dice: "enganosa·
mente se trabajando algnn home, para auer Juzgado de que proceden con copia de esta
determinacion para su ejecucion. Asi lo
compania con otro; si la compania se afir·
proveyeron los Sres. Presidente y :Minia·
masse por pleyto, de$que el otro conosciestros que componen esta 3~ Sala de la Su·
se el engano, non es tenudo de lo guardar,"
prema Corte de Justicia, y firme.ron.y segun la glosa de Gregorio Lopez á la
Tornel.-Sepúlveda.-Arriola.-M. .AgHi·
citada ley, que dice: "non valet societas
.
lar
y Sanchez, oficial mayor." .
. dolo consocii contracta. neque est socius de

ANALES DEL FORO MEXICANO.

senran en el sistema del trabajo comi1n; pues

ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.

ros, pasamaneros, cord9neros y cesteres. To·
dos estos oficios y algunos otros que de pronto no me ocurren&gt; se enseñan fácilmente; de
modo, que con media hora de leccion diaria,
lContinúLJ
cualquiera
los aprende en dos ó tres meses,
La dificultad del trabajo aislado, que era
otra de las condiciones mas difleiles de esta es decir, con un gasto que no llegará á quin·
clase dd prision, se ha vencido 4 fnerza de ce pesos; sin contar con.que muchos de los
esmero y de perseverancia, al menos hasta presos saben ya un oficio. Para 9bligarlos
donde es posible. En todas las penitencia· 4 trabajar, no se necesita coaccion alguna:
la soledad completa es de por si una pena
rias del sistema de Filadelfia, los presos se
tan dura, que el trabajo se presenta como el
ocupan ya en trabajos productivos, y en
único alivio, y que es ardientemente soliciFrancia, consultado uu célebre fabricante
tado
por los presos: en nuestras cárceles la
íMr. Pradier] sobre las artes y oficios que
ociosidad procede de la disipacio·n que traen
podrían ejercitarse en la prision solitaria, se·
consigo, la constante sociedad de los reos, los
ñaló hasta 73, ofreciendo tomar por su cuen·
juegos y el uso de los licores espirituosos; y
ta el trabajo de ochenta ó cien detenidos; y
si bien es verdad que entre nosotros no po· sin embargo, tú habr4s observado que desean
drian plantearse todas esas industrias, por el el trabajo y que ejecutan obras tan perfectas,
y de tal paciencia, qne demuestran el placer
atraso en que estamos, quedan un gran núque
la ocupaeion les proporciona.
mero que pueden adoptarse1 y de las que te
Para enseñarlos A leer y escribir, ~e pr&lt;r
indicaré algunas: sastres, zapateros, sombrecede
de la misma manera, y se obtienen ade·
Ieros1 constructores de gorros , medias y
guantes, ojalateros, cinceladores de acero&gt; lantos muy rápidos.
Es preciso confesar, sin embargo, que es·
pulidores de piezas de metal, reboceros, man·
tos resultados son inferiores á los que se pretero¡¡, cepilleros, encuadernadores, talabarte·

~&amp;&amp;TA SOBRB PBNITBNCUIIU,

•

•

'

de los cAlculos eatadfsticos recogidos en diversas penitenciarias, resulta que en las re·
gidas por el sjstema de Auburn, el valor del
trabajo de los presos es mayor que en las de
Filadelfia¡ aunque en éstas basta para es.
pensar los.gastos privados de cada preso y
los comunes del ertablecimiento, dejando
aélemas un sobrante para el socorro de sus
detigraciadas familias y para que á su salida
de la prisión cuenten con u11 pequefio capi·
tal. En Inglaterra son notables los produc
tos de la penitenciaria de Glasgow1 y yo
creo que en México habrán de ser tambien
muy considerables: hace pocos años que los
presos detenidos en el presidio de Mescala,
sito en una isla del lago de Chapala1 eran
mantenidos por una contrata, y, si mal no
recuerdo, mediante una indemnizacion de 5
octavos de real al dia1 se les ministraba de
desayuno,. 1 l cuartillos de atole y 4 onzas de pan; de comida, un cuartillo de
elido, 12 onzas de carne sin hueso, un plato
abundante de garbanzos ó frijoles y 8 torti·
llall; y de cena, otro guisado de legumbres y
4 tortillas: por lo que hace al vestido, 4 pa·
res de zapatos, 2 camisas, 2 calzoncillos, 2
pantalones de jerga, ~ blusas de ídem, 4 sá• banas de manta y 2 frazadas, pueden obte.
nerse por 2~ pesos. Con esto un presidiario
tendrá todo el abrigo y alimento que requiere nuestro chma¡ mas adquirirá el hábito de
un vestido y un tráto muy superior al de la
mayor parte de las clases pobres de nuestra
sociedad que habitan los campos, los pueblos
y aún las ciudades; y, calculado su gasto de
ropa en 22 pesos al año, y el de comid.1 en
Só, con solo que ganen 2 reales diarios, pre·
tio infimo del trabajo de un artesano, y precio que es muy fácil duplicar y triplicar luego que estén enseñados, se tendr4 en 300
dias útiles 75 pesos, ó JlD sobrante de 18. Yo
no temo asegurar, que, por término medio
este sobrante no bajará de 4. pesos, mientra;
que en nueai,as prisiones actual~ 11:1, sociedad se grava con. la subsistencia de los reos,
sus familias se ven envueltas en la miseria

57
y en el vicio; y esos desgr~iados, el dia que
abandonan la prision, se encuentran desnudos, con el hábito de la ociosidad, deteriorados por la embriaguez y por vicios aún mas
vergonzosos, relacionados oon criminales in.
corregibles1 y ~estituidos de todo sentimien·
to de pudor.
Pero me estraviaba al considerar la urgen·
cía de la reforma de un mal tan grave¡ y co· .
mo, decididas las autoridades de ese Estado
á emprender obra, tan religiosa como patriótica, solo se trata de resolver las dificultades
que te ocurren para la adopcion del sistema
de Filadelfia, me ocuparé de lo relativo á la
manera de procnrar el aseo, el servicio de la
comida y el ejercicio; asi como de los medios
propios de obtener el silencio y la iucomunicacion, puntos todos de
. que tú me hablas,
asi como de los ya resueltos.
Para el aseo de las piezas, en algunas penitenciaríc1s se babia establecido el uso de
vasos de servicio, que á determinada hora recogían los criados, y es lo que se practica
principalmente en las prisiones del sistema
de Aubnrn, para el tiempo d~ la noche en
que se aisla á los presos; mas este método,
que es el usado en nuestras cítfflades para
todas las personas que viven en un solo cuarto, es muy desaseado; y se l,a sustituido po ·
niendo en cada celda un vaso fijo, que se
comunica con un caño que arroja las suciedades á dep6sitos,comunes, de donde el 1tgua
los espele¡ este método no es muy costoso ni
trae inconveniente alguno bajo el aspecto de
la salud, siendo de advertir que hoy se em.
plea en ambos sistemas, '1e modo que su costo no es argumento en contra del que te recomiendo, Segun una nota colocada en el
ángulo del plano del Sr. Bezzosi, en cada
celda debe haber un comun, y adem¡s se
encuentran colocados otros en las esquinas
del presidio y en lugares i11mediatos á las
salas de trabajo en comun. Por lo que hace é los bafios, faltan absolutamente e~ el
Qlismo plano¡ y como uno de éstos puede
b~tar el serv~cio diario de diez presos y Qas·
tara que cada uno se baiie tres veces al mes,

•

�!ANALES DEL FORO MEXICANO.
58
sin necesidad de un eje1cicio tan frecuente;
se necesita un ba.do para cada cien prisione·
y tercero, que el ejercicio en comun ha pre·
ros ó para cada eincuenta, si solo se han de
sentado tales inconvenientes en las prisiones
bañar por la mañana. El servicio de la coregidas por el sistema .de Aubern, en razon
mida se hace de una manera muy sencilla,
de la f.acilidad que presta para que los pre··
y en consecuencia rlipida y económica: eu
sos se comuniquen y puedan cometer desórcada puerta hay una especie de torno sufidenes, que en las mas de ellas s~ han visto
ciente para colocar en él una porta-vianda,
precisados á suprimirlo. En el plano del Sr.
y en las horas de la comida, un criado lleva
Bezossi faltan del todo los prados. Respecmuchas de éstas en un cajon y otro coloca.
to de los medios de obtener el silencio y la
cada una en el torno¡ el preso la toma, y, á
incomunicaciou, cuantas personas han visideterminado toque, vnelve á poner allí los
tado estos establecimientoE, están conformrs
trastos para que los recojan los mozcs del
en que, así como en el sistema de Auburn
servicio: en el sistema de Aubnrn los presos
es
de todo punto imposible consegnir la in·
reciben de éstos sus porta-viandas, y cada
comunicacion, en el sistema de Filadelfia el
uno entra á comer en su celda.
resultado es muy satisfactorio. Los presos
Proporcionar ejercicio á los presos; es de
se intro~ucen á su celda sin ver el resto del
todas las condiciones que una buena higieedificio; las puertas y ventanas de las celdas
ne demanda en las prisiones, la mas difícil
están
construidas con tales precauciones, que
de satisfacer en el sistema de Filadelfia¡ por
pudiendo el vigilante á cualquiera hora ob·
qué, calculando que cada preso haga nna ho.
servar
lo que pasa dentro, los pre~os no puera de ejercicio y que ésto pueda hacerse en
den ver lo que pasa en los corredores, si no
doce horas, se necesitan para cada diez prees cuando se les abre la puerta, sin tener otro
sos un prado, que reuna la circunstancia de
medio de pedir auxilio, cuando lo necesitan,
recibir el aire_-iibre, de no tener medios de
que
el de tocar un cordon, que hace tocar
comunicacion con los otros prados, ni con las
una campana ó aparecer sobre la puerta una
demas partes habitadas del edificio, y de esbanderita, que indica que se llama á uua per·
tar colocada bajo la inspeccion de un punlo
sona de fnera. Los arquitectos que han estu.
central, y esto es muy difícil, creciendo la
diado esta materia, no solo han conseguido
dificultad en proporcion que es mayor el nú·
que sea imposible la incomunicacion por las
mero de presos. Sin embargo, en algunos
puertas, las ventanas y los caños de aseo, si·
planos se ha logrado esto con bastante feli·
no
que han construido las paredes divisorias
eidad: en· Cherry-Hill, cada celda tiene un
de manera qne no trasmiten el sonido; para
pequefio prado, y este mismo método se ad·
cuyo fin se recomiendan mucho dos proee·
vierte en muchas penitencinrías; pero como
dimientos inventados en Inglaterra para la
él aumente bastante, la estension del edificio
pnsion de Milblank: consiste el primero, en
y el costo de la construccion, se ha prefe11do
construir las paredes con ladrillos de diver·
poner nn número menor de prados, en los
sos tamafios; de manera, · que la superficie
que é horas diversas hacen ejercicio los reos,
interior queda muy desigual y el hueco ~
y sobre esta base·me parece mny notable
llena de arena: el segundo, que todavía dá
una combinacion inventada por el Sr. Grif·
mejores resuJtados, se reduce A levantar esa
fon, en un plano del que quizá lograré remi·
pared con tres tabiques divididos, llenando
t irte una copia. Acerca de tal punto es de
de arena los dos huecos. Entre nosotros, sin
notarse: primero, que nuestras cárceles ac·
emprender tanta gasto, una pared comun
tuales Iio presentan ninguna m11nera de sabastaría para impedir la comunicacion, si se
. t1sfacer esta necesidad: segundo. que esté
atiende a. que la falta de conocimiento entre
acredit~do por la experiencia, que la Ealod
los reos, el cambio de celdas, el silencio que
de los presos se conserva en el mejor estado,

ANALES DEL FORO MEXICANO.
debe reinar y la facilidad de vigilar sin ser
visto, son otros tantos elementos de conservar la disciplina. Las infracciones adverti·
das en las penitenciarías sobre este particular, son raras J sin consecuencia; mientras
qne frecuentemente salen de ellas presos que,
despues de muchos años de cárcel, no cono·
cen 11110 solo ~e sns compañeros de infortunio.
lo espuesto creo resueltas las diticul·
tades que se te presentaban para preferir el
sistema de Filadelfia; y pue~lo que hasta ·
ahora nos hemos ocupado de puntos en que
en cierto modo es inferior al de Auburn, preciso será, segun ofrecí, que muy compendiosamente te es ponga los inconvenientes en que
este otro abunda, y que, no habiendo podido
·vencerse á pesar de los mayores esfuerzos,
ncabará por hacerlo desechar.
1;011

•

La. hase qel sistema penitenciario es la iucom nnicacion, que obliga al criminal á volver sobre sí y meditar sobre su suerte¡ la soledad que lo coloca solo, ais!ado, impotente,'
ante la justicia ofendida; la soledad que Jo
priva del trato de los demas criminales, y
que lo vuelve wn dia á la sociedad, domina·
do por esas impresiones y ya habitua'uo al
recogimiento y ahtrabajo, y esta condicion
esencial no se logra jamas. La penitenciaría de Anburn es considerada, entre las de
su clase, como nn modelo de disciplina, y no
obstante Livingston que la conocía muy bien,
aseguraba al Dr. Vaux:, "que durante los trabajos, los detenidos aglomerados en 011 espacio pequeiio, en medio del ruido de lo~ ins.
trumentos de su trabajo, no solo se comunicaban por sefi~s convenidas y por escrito
sino tambi~n de palabra, sin que los vigilan~
teE=, ni los mas cruel.es castigos, pudieran impedirlo." En 1827 la legislatur¡ de Nueva
York nombró una visita para el establecí·
miento, ysu informe, confirma plenamente la
existencia y lo incurable del mal, á pesar de
la severidad de la disciplina: decía¡ "hace
pocas semanas que hemos leido cartas escritas sobre pedazos de cuero, en las que se ex-

59
citaba á los presos al motin, y es muy fre.
cuente ver que éstos platican, rien, cantan
Ysil van, riffen y ann se baten entre sf y con
los vigilantes." Lo mismo ha sucedido
las otras prisionés, y es muy natural que suceda, supwesto el deseo natural del hombre
de entrar en comunicacion, y la facilidad de
hacerlo, estando incesantemente reunido con
otros. Y si esto se observa·en Ingl::tterra y
en los Estados-Unidos, á pesar de la dureza
de su carácter, del buen servicio de sus empleados y de que cada director es un hombre
entusiasta por la reforma, ,qué sucedería entre nosotros?

en

Para evitarlo en las prisiones de Aubnrn •
'
se ha conocido que era indispensable armar
á los vigilantes del derecho de intimidar en
el acto con c_as~gos formidables. El látigo
formado de un cuero de buey sin curtir1sue·
na todo el dia sobre las espaldas de los detenidos: hasta, dice Livingstou, sorprender un
gesto respetuo~o á una miráda de inteligencia para que el vigilante, sin necesidad de recurrir al director, aplique inmediatamente el
castigo¡ porque de otra manera seria imposible que centenares de criminale,, reunidos
y provistos de instrumentos que podrian convertirse en armas, obedezcan á un guarda,
inferior tal vez en fuerza física; y por la
naturaleza misma de las cosas, segun ob·
serva Mr. Demetz, en este castigo, que si.
gue insliutivamente á la falta, no hay forma
de justicia ni defensa, ni altercado1 ni mas
medida que la de restablecer el órden. En
vano el castigo llega á un estremo de cruel·
dad inaudita, altera la salud y produce la
muerte: los legisladores y los tribunales, no
contienen el mal, porque es necesario, y reconocen al contrario, dice el mismo Livings•.
too, que este derecho entra en las facultades
naturales no solo del dhector y de los iospectores, sino tambien de los puros guardias.
Y .estos guardias son muchas veces crimina·
les que mejoran su suerte con el desempeño
de esas funciones, y siempre hombres duros1
sin educacion, sin sentimientos de justicia

�•

,
60

·.

ANALES DEL FORO MEXIOANO.

sin la menor idea del alto fin de reforma moral que el legisla:Jor busca: No debo callll'r .
que en la penitenciaria de Waterffi.cl, ijonde
por alguno$ años esmvo suprimido el uso del
látigo, al fin, con gran sentlmiento del director y de las personas empefiadas ill esa me.
jOra, ha sido preciso usarlo con tanto rigor
como en las otras;
Do aquí, de esta fatal combinacion procede que, mientras el detenido en las celdas de
Filadelfia, no tiene ni aun tentaciones de re,
sistir y vive sometido á la necesidad~ el sP.ntenciado en las prisiones de Anhurn, viva
dominado de dos sentimientos, del empeño
de infringir la disciplina que á cada momen·
to cede ante la astucia, y de un sentimiento
de ódio y de aversion á la justicia, que se le
presenta sujetándolo de una manera brutal
y violenta. Los que han observado las prisiones, convienen en que los presos de An.
bum se muestran ~oléricos é indisciplinados
en los momentos mismos en que el látigo los
despedaza; mientras qne los caracteres mas
duros ceden en una celda á aquella sancion
que obra de una manera invisible, que no
lucha porque es irresistible, que no hiere porque no · necesita látigo ni dolor para intimidar. El resultado de esta diferencia ha sido
hasta hoy, el de qne el sistema de Filadelfia
tenga mas ejemplos de correccion que el de
Anburn. Mr. Demetz asegnra, que el director de la prision de Singsing le manifestó
que allí tenia á las dos terceras partes de los
presos qt1e la administracion de Aubmn re·
comendaba como los mas corregidos.
Por último, el sistema de Auburn tiene de
comun, con nuestras prisiones, el gravísimo
inconveniente de que los presos se eonócen
y so relacionan en la prision; de manera que
cuando han salido en libertad,coutinQan esas
relaciones y generalmente se asocian para
cométer nuevos crtmenes. En los EstadosUnidos y en Europa, con muclia frecuenci1
se h.a observado, no solo que los malhechores incorregibles se asociaban 4espaes de su
prision para cometer nuevo~ delitos, sino qne
aún los que habian salido con buenas dispo•

siciones morales y estaban dedicados al trabajo, han sido arrastrados al crfmen por la
seduccion de sns antiguos compafieros de
cárcel, y aun por la amenaza. de descubrir·
los y hacerles perder su colocacion en las fá·
bricas ó talleres donde estaban ocupados.
Podría estenderme aún mncho mas, ptiro
creo bastante lo espuesto, para decidirte á
que no adopten un sistema qne adolece de
tantos defectos, y que antes te indicará, tiene contra sí la opinion de los mismos directores de los establecimientos y la opinion de
los hombres mas instruidos do Europa y
América. Las citas que ya hice de las obras
mas célebres, prueba que esa opinion es uniforme; y ella supuesta, i,no seria un acto in·
disculpable el que nosotros, qne no hemos
hecho una eYperiencia, que no hemos obser,
vado esos establecimientos que solo conocimos por el estudio de los libros, quisiéramos
contradecir el re~ultado de una experiencia
repetida, de una observacion filosófica; q11e
nos empeñáramos en convencer de error á los
hombres mas eminentes y mejor iustruidos1
Por estas razones yo inici~, en el congreso
general, la adopcion del sistema de Filadelfia
con las mejoras últimamente introducidas; y
por lo mismo deAearia, que todos los letrados
se informaran en un puuto tan importante.
Mas con todo, en el carn que las autoridades de ese Estado no se decidan por adoptar desde luego la prision solitaria de dia y
de noche, se podria tomar un tpmperamento
muy prudente, haciendo que las celdas tengan la estension necesaria para el sistema de
Filadelfia, y que se constmyan algunos ta·
Jleres como espuse al pripcipio.
Ya antes te manifesté, que este aumento
de las celdas no acrecentaría considerablemente el gasto de la prision solitaria para
5l6 detenidos, si ésta se construye con la
sencille~e los últimos planos, publicados en
Europa y en los Estados-Unidos; costará
menos, mucho menos qne el edificio trazado
por el Sr. Bezossi, en razon de que el aumento de gasto qne resulta de hacer la.i celdas
un poco mas grandes, será con mucho, inferior al costo de los talleres comunes y de los
presidios que contiene dicho plano. Te recomiendo veas los planos de las penitenciarías de Cherchy Hilly de New-Conty, que
se hallan en cualquier obra, así como el de
la casa de fuerza de Gand, y los levantados
aquí por los Griffon é Hidalga, que se publicarán muy pronto.
(Continuara.)
• Editores responsables
IGNACIO OTEkO y J. CARLOS MEJIA.
Calle de ChmiaM-ía n'11u. 31 y 13.

•

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                  <text>Semanario jurídico editado por Ignacio Otero y J. Carlos Mejía. Contiene estudios sobre legislación, jurisdicción civil y criminal e información de los Tribunales de Justicia del país, así como nombres de los magistrados que integraban la Suprema Corte de Justicia durante los años de su publicación.</text>
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                <text>Semanario jurídico editado por Ignacio Otero y J. Carlos Mejía. Contiene estudios sobre legislación, jurisdicción civil y ciriminal e información de los Tribunales de Justicia del país, así como nombres de los magistrados que integraban la Suprema Corte de Justicia durante los años de su publicación.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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'

•

TOM. J.

Sábado 8 de Octubre de 1864.

NUM. 6.
- - =:-

ANALE~ DEL FORO MEXmANO.
RESUMEN,
~ 4

JURISDICCIO.N ClVlL.-Recurso de denegada apelacion. Obligaciones del depositariu
judicial. Forma que se debe observar para exigírsele judicialmente la devolucion del depósito.
-Responsabilidad del tenedor de una Iit&gt;ranza por los cod!ratos celebrados por el aceptante con
los endosantes. Efectos del contrato de hipoteca agregado á otro convenio, celebrado primerttmente sin ella.-Prcscripcion de tres aiíos. No puede alegarse en contra de los fondistas y clemas personas que espenden los alimentos condimentados.
.
JUR(SDICCION CRIMINAL.-Riiia y heridas. Arbitrio judicial &lt;ln la irnp·osicion &lt;le la pena. Valor legal de las presunciones adversas al reo.
ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.--Sistcma penitenciario. (Concluye.)

..

JURISDICCION CIVIL .

Enu. 3~

.

SAL.A.

DE LA SUPREMA CORTE DE JUSTICIA.
Sres. magistrado,: Lebrija, Contreras, Rubiños.
Lic. 1. del Viliar, Secretario.

JUZGADO

•

5~ DE

LO CIVIL,

A cargo que fué del Sr. Lic.

D. ALEJANDRO VILLASEÑOR.
Lic. llfateo Portugal, Sccretatio.

Promovido un juicio se libra órdcn á una
tercera persona para que retenga á disposicion del Juzgado una cantidad que reconocia
al deudor: concluido el juicio Stl Je exige la
entrega de esa cantidad, y no verificándola,
se le embargan b~enes, de los cuales él mis,
mo se constituye depositario y fiador de saneo: l~gado el caso de hacer el pag.o se
mandan rematar l~s bienes secuestrados: el
duefio se opone alegando no haber sido parte en el juicio, y se discute: primero, gsi en
este caso se debe proceder contra el deposÍ·
tario por la via de apremio, ó si es necesario
entabhn contra él un juicio? y segnndo, ¡si
· cabe el recurso de denegada apelacion res·

pecto al auto que la admite en solo el decto
devolutivo y que declara siga adelante el
remate?
Sobre depósito y depositario judicial,
véanse: las leyes 1~ y 2\ tít. 9, P. 3 y 8, tír.
3, Part. 5. F'ebrero de Tapia, libro 2, tít. 4,
cap. 21, nl1ms. 2, 7 y 9. Ilermosilla en las
glosas 3 y 6 á la: ley 3, tít. 3, Part. 5~ Bobaailla, Política, lib. J, cap. 14, Serna y
Montalban. Derecho civil y penal, lib. 4, tít.
12, párr. 3. Escriche, artículo Secuestro dci
Diccionario de Legislacion.

•

D. Juan Z. se\ presentó ante el Juzgado
5º de esta capital, demandando {l D. Manuel
M. y su esposa el cumplimiento de un con·
trato por el cual le habían cedido los derechos y acciones que la sefiora esposa de M.
tenia á. la cantidad de cuatro mil pesos que
por su quinto y dote le recoflocia la testamentaria de sn primer marido F. Presentado el escrito de demanda y antes de decla•
rarse si la accion intentada poi Z. era ó M
ejecutiva, se libró órden, á solicitud del mis•

,.
}

'

�•
62

..

,.

I

ANALES DEL FORO MEXICANO.

mo actor, á los albaceas de la testamentaría
de F., para que retuvieran en su poder y A
disposicion del Juzgado los réditos vencidos
y los que en lo sucesivo se vencieren del
espresado capital.
Declarada ejecutiva la accion deducida
\
por z., se previno 4 M. en consecuencia que,
como esposo de D~ Luz G., otorgara dentro
de tercero dia Afavor del primero, la escritura
de cesion de las acciones y derechos que su
esposa tenia 4 los espresados cuatro mil pesos, 6 en su defecto el endose del reconocimiento que tiene que otorgarle la mencionada testamentaría; lo cual no llegó á verifi·
carie por la resistencia de M., hasta que citado el reo de remate, no se opuso á la ejecucion en el término que la ley le señala, y
previa citacion para sentencia, se pronunció
ésta por el J nzgado en doce de Marzo de
18!S6, previniéndose en ella al demandado:
que en el término de tres dias cumpliera con
lo que se le tenia mandado respecto del
otorgamiento de la escritura: trascurridos los
tres días, el actor pidi6 y el juez decrfltó de
conformidad, que procediera el Juzgado al
otorgamiento de la escritura, y que se noti·
ficara á los depositarios que, previa la liquidacion correspondiente, entregaran los r6ditos vencidos para su depósito en el Monte de
Piedad, reteniendo hasta nueva órden los
que en lo sucesivo se causaren, y el capital.
Los albaceas de F., contestaron en la notificacion que se les hizo del auto anterior,
que no tenian réditos algunos en su poder,
puesto que, aun cuando eran albaceas de la
testamentaria, no se entendían con ninguno
de los negocios de ella, por tenerlos encomendados á su apoderado V., á quien ya
habian remitido la órden de rettincion des·
pues de imponerse de ella. Entonces se les
hizo presente que la diligencia er.a---personal,
y contestaron no .tener dinero para pagar los
seiscientos pesos que importaban los réditos
vencidos y costas, y señalaron una casa en
el pueblo de los :Remedios, en la que se tra·
bó ejecucion, enca1géndoseles los términos
de ella, y poniéndose aquella en dep6si-

to, á satisíaccion del actor. Los albaceas
se opusieron, alegando que, cuando se decretó la. retencion, la testamentaría no debia
los réditos que se demandaban, ast como el
qne ellos no eran parte en este negocio, sino
el Sr. V., encargado de los asuntos de la espresada testamentaria.
En este estado se suspendió el negocio
por haberse admitido h apelacion de una
tercería interpuesta:en él¡ ma~ habiéndose
desistido el apelante y devuéltose los autos
al inferior, Z. pidió y el Juzgado decretó de
conformidad, que se otorgara la correspondiente escritura de cesion,. segun estaba
mandado, y se mejorara la ejecucion en otros
bienes que fueran bastantes para cubrir los
réditos vencidos y las costas causadas. En
virtud de este auto, Don Hilario F., uno de
los albaceas, fué requerido en 1~ de Noviembre de 1861 para que en el acto entregara la
cantidad de dos mil pesos que hasta entónces sumaban los réoitos vencidos y las costas. Este, no pudiendo hacerlo como se le
prevenia, conyino con Z. en que lo haria
dentro de tres meses contados desde la fe.
cha, garantizando su compromiso con dos
ranchos que dijo pertenecer á la testamentaría, y en los cuales se trabó ejecucion, constituyéndose ademas F. fiador de saneo.
Cumplido _el plazo concedido por Z, sin
que se hubiera hecho el pago, pidió al J uzgado tomara en consideracion el incidente
seguido por D. Juan N. contra la testamenría por los honorarios que en estos autos tenia devengados como escribano su finado
padre, y el cual había seguido en virtud de
la cesion que á su favor hizo la parte de Z.
de las acciones que tenia á los dos mil pesos que importan los réditos y costas, entre
las cuales se comprenden los honorarios del
mencionado N., y en virtud de la cual con·
siguió se hiciera el avalúo de los referidos
ranchos y se diera la primera almoneda,
pidiendo Z. que en consecuencia se procediera 6. la segunda.
El Juzgado pronunció el siguiente auto:
México, Octubre 5 .de 1863. Siendo el

.

'
\

ANALES DEL FORO MEXICANO.
púnto de que debe ocuparse el Juzgado, en
el.estado que guardan estos autos, el del
pago de los dos mil pesos de réditos de que
se constituyó responsable como :fiador de
saneo, y lo es como depositario D. Hilario
F., en obvio de mayores gastos, p6ngaseles
de manifiesto el avalúo de los ranchos h~cho en el incidente de N., á ]a parte de
y á la de F., para que espresen en el acto
de la diligencia si están conformes con di·
cho avalúo, ó en caso contrario nombren el
perito que les corresponde, apercibidos que
de no hacer este nombramiento, en el acto
se procederá al remate de los ranchos, bajo
el avalúo existente, hasta hacer el remate
de ellos, para hacer el pago de los réditos
que se demandan y costas legales que se
causaren. Lo decretó el Sr. Juez 5~ de lo
civil: doy fé.- Villaseiior.-Portugal, se·
cretario.
·

z.

Notificado este auto á ]a parte de la tes·
tamentaría apeló de é], protestando de nulidad sobre toda lo que se estaba actuando
en este negocio, por no haberse demandado
á la testamentaría de su cargo en la forma
correspondiente:
Con fecha 23 de Diciembre de 1863 el J uz.
gado decretó lo siguiente: Vistos: con arre~lo al art. 401 de la ley de procedimientos se
ad~ite la apelacion interpuesta por la parte
de D. Hilarlo F. del auto de 5 de Octubre
del pre~ente ano, solo en el erecto devolutivo. Remítanse estos autos á la superio_ridad, ejecutado que sea el auto apelado,
haciéndose saber éste á las partes. Lo proveyó el Sr. Juez 5~ de lo civil, y firmó: doy
fé.- Villaseñor.-Mateo Portugal.

.'

En consecuencia se entabló el recurso de
denegada apelacion, el cual se sustanció en
la forma prevenida por la ley.
El Sr. Lic. D. Pedro Elgu~o, por F. expuso: que la sesi.on hecha por M. á z. no daba á este mas derechos que los que aquel
tenia, es decir que para proceder contra la
testamentaría, tenia aquel que emplazarla
en toda forma, siguiendo el juicio correspon·

I

63

diente; lo que no ha sucedido aaí, sino que
la s&amp;ntencia que se pronunció en el juicio
ordinario seguido entre M. y Z. se ha querido ejecutar de plano contra la testamenta·
ria, como si ella hubiera sido parte en ese
jnicio y como si hubiera sido condenada en
formal sentencia á pagar la suma que hoy
se le cobra· En la primera ejecucion que
se trab6 en los bienes que sefialaron los albaceas, estos siempre se opusieron alegando
que las cantidades que se les cobraba ya las
ha'hian pagado hacia tiempo y desde antes
que se•decl'eu!ra su r~tencion, lo que se habrfa aclarado si las diligencias se hubieran
entendido con el apoderado como se pidió
en ellas al juez, y este desatendió las peti·
ciones.
f ste negocio se suspendió por .una terceria sobre propiedad de algunos efectos embargados y al traslado que de ella se le
mandó correr contestó que la testamentaría
no era parte en el negocio ni babia contratado con Z, Decidida la tercerfa, se mandó
ejecutar de nuevo á la testamentaria, y á
pesar de todas las protestas que se hicieron,
aquella diligencia se mandó llevar adelante;
se embargaron- los ranchos y lle mandaron sacará remate: que interpuso el recurso de apelacion y habiendosele negado en el efecto
suspensivo, entabló el de denegada apelacion.
El juicio promovido por Z. contra :M. pa~
ra obligarlo á otorgar escritura de cesion de
los derechos mencionados no es ejecutivo,
sino ordinario, aunque aquel caracter se le
pretenda dar ahora, puesto que se trataba de
exijir el cumplimiento de un contrato: en este juicio no litigó la testamentaria, y á esta
sin haberla citado previamente, sin haberla
demandado en debida forma, se la quiere
exijir de plano y fin figura de juicio el cumplimiento de las obligaciones que se supone
tiene, á favor de la causante de los derechos
de M., proc&amp;diéndose sin oir las defensas de
la testamentaria, desechando hasta la excepcion de pago.-En el caso no se ha promo. vido contra la testamentaria un juicio y me·

�•
,

ANALES DEL FORO YEXIOANO.

'·

,

•

nos ejecutivo, porque Z. supuesta la cesion
que le hizo M. 110 podia tener mas derechos,
que los que el cedente tenia, y asf como este habria tenido necesidad de ' entablar un
juicio en toda forma para hacer efectivo¡ Pns
supuestos derechos, del mismo modo y por
la propia rnzon Z. debió entablarlo tambien
c1rcalidad de cesionario: los procedimientos
contrarios han siuo irregulares qne linn atropellado los intereses de la testamentaría sin
seguirse contra ella un juicio en fo1ma, sino
que con el protesto de que s..e le mandó hacer una retenc:on de cantidades que 110 debía, y cuya retencion tampoco se le notificó
oportunamente,se quiere ejecutar úna sentencia en SllS bienes, sentencia que llO debia
producir otro efecto que el de que M. otorgara á Z. la escritura de cesion. Dicho au ,
to, pues, trae un gravamen irreparable y
en consecuencia se debió otorgar la ape·
lacion en ambos efectos.
El juzgado informó á la superioridad exponiendo los hechos tales como los hemos
referido al principio de este estracto; y el Sr.
Lic. D. José Mnnuel Dnane, por la parte de
Z. sostuvo el auto de 5 de Octnbre de 1863,
fu11dán~ose eri que en el jntcio presente se
trataba &lt;le exijir al depositario la. devolucion
del deposito, cuya tn,mitacion es sumarísima, y se debe despachar de pin.no.
La Exma. Sala pronunció el siguiente
fallo.
México, Junio 28 de 186(.
Vistos, y teniendo en consideracion que el
• auto por el cual se manda que D. Hilario F.
devolviese el depósito qlle se le confió en la
diligencia de 26 de Agosto de 18ó7, no solo
está fundado en esa Qi(igencia de embargo
que es nn instrumento que trae aparejada
ejecucion, sino qne ademas cuenta con la
expresa obligacion á que D. Hilarin F. se sujetó, no .solo contrayendo con el juzgado 6
recibiendo cJ.~ él ese deposito, guardando dicha. cantidad á sn disposicion, para cuya
devolucion no solo asiste derecho, para re·
querirle ejecutivamente sino que ademas s~
&lt;liibió proceder de plano y por via de apre

..

mio y sin figura de juicio, segun doctrina
comun de los autores. Se confirma el a11to
apelado de veintitres de Diciembre del año
próximo pasado que declaró inapelable en
el efecto suspensivo, el auto de cinco de Octubre del propio año, condenando al pago de '
las costas legales cansadas en estR instancia
li la parte de D. Hilario F. IIagase saber
á las partes. .A&amp;I lo mandaron y firmaron
los Sres. Ministros que componen la Exma.
3~ Sala de este Supremo Tribunal de J nsticia del lmperio.-Leb1'ija-Contreras.-Ruvi1ios.--José del Villar.

2~ SALA

/

DEL

TRIBUNAL MERCANTIL DE MEXICO
Sres. illinlstros: Moncoda, Vaquero, Batres. J. D, Ulibnrrl, Secretario,
Asesor, el Sr. Lic. D. José l\Ianuel Zozaya.

tLa hipoteca agregada á un contrato, que
en un priqcipio se celebró sin ella, induce
novaclont
¿El tenedor- &lt;le una libranza es respon3able por los contratos que anteriormente l:m·
hieren celebrado, el tomador 6 endosantes
que le han precedido1
Sobre el primer punto, veánse las leyes 15
y siguientes, tft. 14, Part. 5~ Donell. lib. 16,
Comm. cap. 20. Vigel. Lib. 24. jur. civil.
caps. 12, 13 y 14. Ptanclds. Decís. 15. Ric- '
cio. Part. 2. Collect. 309; parte 5~ collect.
1,922, y part. 6. collect. 2,481. Amalo. Var.
1, p. resolut. 50, Ciriac. Controv. 486. Marescot. Lib. 2. Var. cap. 56. P. Molina. De
inst. tract. 2. d1sput. 559. Salgado. Labyr.
3. p. cap. 2. núm. 45, y cap. 11. núm. 04.
Giurb. Ad cpnsuetud. cap. r. Glos. 1. núm.
ll. Menochio.'Lib. 3. prresumpt. 134. Febrero de Garcia Goyma. Lib. 3~ tít. 51, Seecion 6~ Febre1'o de Pascua. Lib. 3~ tít. 3~
cap. 5~ parrs 12 al 16. Feb,·ero "1éxicano.
Lib. ~ lit. 43, cap. 3° Serna '!J Mrmtalban.
Lib. 4~ tít. 29 seccion 6~ parr. 8.

• J

,,
I

..\

'

ANAtES DEL FORO MEXJCANO.
Sobre el segundo punto pueden ser con- teresas y costas que so causaren basto s11 to·
sultados: Carl~bal. De Jntlicis. tít. 3. dispnt.
tal solncion.
6. Riccio. P. l. r.ollect. 40. Molino. Tract,
Al trabarse la ejecncion mandada por la
2. de just. di1put. 409. Noguerol. Alleg. 16. Sala, la demandada e~puso: qne sin atribuir
nt1m. 6. Bobadilla. Lib. 5, Polft. cap. 4,
al Tribunal mas jnrisdiccion qne la qne pÓr
núm. 84. Hennosilla. iu l. 6, Glosa 2, núm.
derecho le compete y protestando dPjar á
5. tít. 1, Part. 5~ Gaceta de lo, Tribunales
salvo sus derechos para. probar cuando lti
de la R epública I'rlexicana. Tomo 2°, r~ gi
convenga la novacion del contrato por la es- ,
nas 233 y 472; y 3~ página 809. Esúiclte. critura pres·mtad'l, y por consiguiente la iuArts, Letra de cambio y Libra11za. Cttria
compett&gt;ncia del fuero de comercio, segun la •
Filípica. Parte 5~ seccion 10. Febrero de
parte 4~ art. 34 de la ley de J5 de NoviemGarcía Goyena. Lib. 3~ parte 2~ tft. 9! Febre de 841, sefialaba en prueba de su bneria fé
brero de Pascua. Lib. 2! tft. 5! cap. 9~ Or- para la traba de ejecncion, por no tener dine- ·
lienanzas de Bilbao. caps. 13 y 14. C&lt;Jdigo · ro, los efectos de la imprenta designada en
~ GJmercio de México. título 8~
la escritnra, á reserva de rescatarlos con numerario siempre que le conviniere; trabán·
dose por lo mismo la ejecncion en I t citada
En 18 de Marzo dP, 1851, Don I. de B. y
imprenta.
J. ocurrió por escrito á la 2~ Sala del Tri ·
En el término del e'ncargado, la parte debunal .Mercantil de esta ciudad, manifestan- mandada, entre otras pruebas, presentó las
do que, era tenedor de una letra que exhibia,
siguientes: Uua cuenta firmada por Don J .
girada en doce de Noviembre del año ante,
de la G. de cincuenta y un bultos de m~terior, por Don J. M. y C. á cargo de O~ F. B.
riales de imprenta venidos de Nueva.,.York
Y~ favor de Don J. de la G. por la cantidad
por encargo de la Sra. B. y entregados en
de $ 3.000-00, pagadera á loli cuatro ~eveintiseis de Noviembre de cuarenta y nueses de su fecha; cuya libranza fné endosada
ve, en la cual aparece un líqui&lt;to á favor del
á favor del repetido Don I. de B. Presentó
referido Señor Don J. de la G. de$ 2.121ademas una escritura otorgada ante el escri18; otro documento del tenor siguiente:bano D. Ramon de la Cueva, en veintinueve
11Con esta fecha ha aceptado la Sra. D~ .F.
de Noviembre ~e ochocientos cincuenta, por
G. B. una libranza á cuatro mflses por valor
la misma Sra. B. á favor de Don J. de la G.,
de($ 3.000-00.) tres mil pesos, pero se en por l,os mencionados tres mil pesos de la li.
tiende que no es responsable mas qne al pa.
branza, procedentes del resto del valor de
go de dos mil cientl) veintiun pesos, y diez
una imprenta que el último le facilitó pay ocho centavos importe de st\ deuda origi.
ra hacerla bien ~ buena obra, y cuya cannal, y ii los prPmios qne ha costado y pueda
tidad se obligaba á pagar en los cuatro
costar el descuento de las libram.:as.-:i\{éxim11ses de la libranza, con la hipo~a espe, co y Novjembre 12 de 1850.-1 de " ' (}.
cial de la misma imprenta, sin derogacion
(firmado.)" Ambos documentos fueron ,¡.
de la general de sus bienes. P-edia que, en
tualmente reconocidos por Don J. de la G.
vista de la libranza, la Sala se sirviera man· Al alegar de bien probado, el act()r expu- ,
dar que la Sra. 8'. reconociera bajo jnramen. so: que por el cotPjo de la fecha de la libran- ,
to la firma puesta en la aceptacion, y, resulza, que es de do".e de Noviembre de 'ochotando ser suya, se le requiriera de pago por
cientos cincuenta, y el de la focha de la 'es,
los tres mil p"?sos de sn importe, gastos de
critura, que es de veintinueve del mismo mes
protesto y costas causada.s y no haciendolo
y afio, se viene Pn conocimiento de que la Ps_
en el acto se trabara cjecncion en bÍenes
critma se otorgó diez y siete dias despues dt\
equival~ntes á r.ubrir lii deud1 principal, ineJtendida la librnnza: qnc ésta, por sn n~-

.

'

�..

.·

•!

66

ANALES DEL FORO MEXICANO.

turaleza de letra de cambio, que en razon
de .su forma y firmas que la cubren toma
por las leyes de comercio el carácter de moneda ó numerario en circulacio~, endosable
al arbitrio del tenedor, y sin mas calidades
que las que lleva escritas en si misma, no
admite conversion en ninguna otra clase de
obligaciones, ni puede ser desvirtuada por
un documento, que, aunque jurldico y de
• notoria fé, no es de notorio conocimiento ni
vá anecso A. la libranza. Que ademas, la escritura se otorgó, no para invalidar la libran·
za, sino al contrario para darle mas fuerza,
como se deduce de su contesto.
La parte demandada, en su alegato, maní·
festó: que tres son los puntos que ha proba·
do satisfactoriamente, en cuya virtud sostie,
ne que no debe pagar á Don l. B. la libran·
za que presenta: 1~ Ltl novacion de contrato;
porque al prin:::ipió celebró un contrato con
Don J. de la G. para cuya única seguridad,
el acreedor le exigió la. libranza en cuestion,
y despues celebró otro nuevo, para el mismo
fin, extendiéndose una hipoteca de la im·
¡ncnta. Que segun las leyes y los autores
ha y novacio.n cuando, conservadas las mis·
mas personas, se añade ó quita algo que fa}.
taba ó comprendia el contrato, como sncede
en una obligacion pura con la agregacion de
día, fianza ó condicion¡ que la fianza y la
hipoteca se asimilan en derecho surtiendo
los mismos efectos; infiere por lo mismo que
el primer contrato quedo insubsistente, puesto que la novaciones uno de los modos de
extinguir las obligaciones.

,I

'

-.

.,

2~ La usura; porque segun ha acrediLa·.
do con el mismo Sr. Don J. de la G. estaba
debien.do solamente$ 2.121-18; cuya cantidad desde el 26 de Noviembre de 1849 en
que le entregó la imprenta, hasta 11 de
:Marzo de 1851 en que se cobró la libranza,
al sets por ciento anual, dán $ 164-34: al
dos y medio mensual son $ 820-00, y todavia restan t 57-00 que sobran de la di·
diferencia de S 2.121-00 á $ 3.000-00; y
que, con arreglo á las leyes 32, tit. 1~, lib.1~
de la Nov. Rec. y 2, ttt, 22, lib. 12 del mis·

mo Código, el acreedor no tenia derecho á
cobrar la libranza.
3~ La plus-peticion, que claramente se
conoce, pues que debiendo la demandada
$ 2.1:¿1-18 mas$ 164-00 que importan
los réditos por el plazo tra$currido, se. ha entablado contra ella la demanda por$ 3.000
-00
Pasado el expediente al asesor, extendió
el siguiente dictamen:
"Señores Presidente y Colégas de la Se·
gunda Sala del Tribunal Mercantil:
Don l. B. demandó fl la Sra. D~ F. B. la
cantidad de tres mil pesos por valor de una
libranza que presentó¡ y seguidos todos los
trámites de la vía ejecutiva, el apoderado de
dicha Sra. ha opuesto, en su alegatd de justicia, tres excepciones para no pagar la libranza, y son, novacion, usura y pluspeti·
cion.
, La novacion se apoya en que, (l mas de la
libranza, se estendiO una escritura que corre
en autos á los diez y siete dias de girada
aquella, incluyéndose en sus cláusulas la
de hipoteca especial de una imprenta, cuya
venta hizo Don J. de la G. á dicha Sra. B.,
y de aqui dimana tanto la libranza como la
escritura; y para fundar el apoderado de la
Sra. la nova~ion, arguye con que la fianza
es lo mismo que la hipoteca, -y si aquella in·
duce novacion, lo mismo debe suceder con
la hipoteca.
Este raciocinio no es exacto, porque la
fianza absolutamente hablando no induce
nova~ion. Asi lo dispone la ley (15, tít. 14,
Part. 5~), hablando del manero, ó de otro
deudor dado en lugar del primero, "á aquel
"á quien debiese la debda á placer de él, di"ciendo abiertamente el debdor que lo facia
''con voluntad que el primero fuesse desata·
11do, é este debdor ó manero que metiesen en
"su lugar de nuebo, que fincase obligado
"por la debda é el otro quito. Ca estonce
"valdría el segundo pleito, é seria desatado
"el ~rimero. . . . . . Mas si las palabras so"bredichas non dijese el debdor cuando re"novase el pleito segundo, mas simplemente

ANALES DEL FORO :MEXICANO.
digese quedaba. por debdor, 6 por manero
"de aquella debda A. fulan; estonce por este
11

,·

"renovamiento del pleito non se dMataria
"el primero: ante decimos que se afirmaría,
"é fincarían obligado!! por la debda, tambien
''el uno como el otro."

•

He aquf segun el texto expreso de la ley
que la dacion de otro deudor, que es lo mis·
mo que fiador, no renueva el pleito, si expresamente no se pacta lo contrario, y esto
mismo debe decirse de la hipoteca que la
escritura contiene; mucho mas cuando en la
misma escritura, á fojas cinco, se dice, que
ademas de la libranza que se cobra se convino en extender la correspon°diente escritu·
ra, que es decir, que desde su origen se pac·
tó que habia de haber escritura y libranza,
y por consiguiente, tanto la una como la
otra, fueron condiciones originarias del primer contrato, y no puede por Jo mismo haber novacion; porque segun la ley citada, el
renovamiento desata la obligacion principal
· de la deuda, bien así como la pága; y en
este negocio no se ha pactado por la escri·
tura el novar con ella la libranza, sino que
tanto esta como aquella son seguridades convenidas y no pacto nuevo.
La usura y la plus peticion, que se alegan en favor de la Sra. demandada, tienen
un mismo origen', y es, qae la Sra. compró
á Don J. de la G. una imprenta, por la cual
le ~edó debiendo dos mil ciento veintiun
pesos, segun resulta por menor de la cuenta
de fojas 19, cuaderno segundo, firmada y
reconocida por el mismo Sefior G., y á pesar
de eso la libranza, para cubrir este resto, fué
de tres mil pesos, porque en el papel reconocido de fojas veintiuna explicó dicho Sefior,
que la libranza se tir6 por esa cantidad por
los premios que pueda costar, y ha costado
el descuento de ella. De aqul se deduce la usura 'por el exceso que se cobra, á
mas de la deuda principal, y lo mismo la
plus-peticion porque se cobra mas de lo que
se debe. Estas retlecsiones serfan de -valor
si el que demandase la libranza fuera el mismo tomador de ella; perb no se pueden to.

,

67

mar en consideracion respecto de los otros
tenedores, y la razon consiste en la naturaleza del contrato de cambio que se celebra
en el hecho de girarse una libranza, pues
pasando esta á otros tenédores por endoso,
no se examina en el comercio si ha habido
entre el tomador de la libranza y el aceptante algunos convenios particulares que no
consten en la misma libranza, porque lo Onico que se examina es la persona que acepta,
y los términos en que estA redactada la libranza, para saber si tiene alguna condicion
ó cláusula que pueda entorpecer el pago al
vencimiento de ella.
Es tan cierto qne los tenedores de libranzas no tienen que ver en los contratos que
anterionnente hayan tenido el tomador, 6
endosantes &amp;.nteriores, que si no fuera así,
estarla ya proscrito el uso de las libranzas
en el comercio, por la desconfianza natural
que todos tendrian de que hubiera habido
algun convenio particular con el primero, ó
con los demas tenedor~s de la letra; y esto sería perjndicialísimo A los comerciantes, y opuesto al curso rápido que las leyes
del comercio (Artículos 4! y 21¡ ~ap. 13, Ordenanzas de Bilbao.) conceden á las libranzas.
En virtud de lo expuesto, con apoyo de
las ley~s que llevo citadas, y no obstante las
excepciones puestas á nombre de la Sra. demandada, podrá V. S,: si fuere servido de- ·
clarar ha~er habjdo lugar á la ejecuci~n,· y
que, previa la fianza de la ley de Toledo, se
haga al act~r pago d! la Büerte principal,
con el premio de medio por ciento al mes y
con condenacion de costas á la Sra. B. por
se~ de naturaleza del juicio, dejándose!~ &amp; la
m1~ma Sra. sus derechos A salvo contra
qmen corresponda, sobre el reclamo que bi
hecho.en.orden á. º? deber pagar mas que
dos mil ciento vemtmn pesos.
México, Setiembre 25 de 1851.-Lic. Zoza'!Iª·
La S_ala pronunció el siguiente auto:
México, Setiembre25 de 1851.-Como parece al Sr. Asesor. Lo mandaron los señores jueces de la 2~ Sala, y firmazon.-Moncada.- Vaquero.-Ferno.nd~z.-J. D Ulioarri. Secretario.
·

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,.

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�ANALES DFL FORO MEXICANO.

'69

ANALES DEL FORO MEXICANO.

JUZGADO 6~ MENOR
m1 ESTA a1unAo,
A cargo del Sr, D. Cirloa Carpio.

¿La prescripcion de tres años, de que bahla la ley 10, tít. 11, lib. 10 de la Novís.
Rec., es aplicable á los alimentos condimentados que suministren los fondistas1
Yéause Riccio. Part. 5\ Collect. 1992.
l'c,la: Discrt. 26, núm. 66. Ciriae. Controversia 307.
D. J. C. se presentó ante el Sr. Juez 6~
menor, demandando á Don P. R. la canti·
dad de cien pesos qne le debía por importe de los alimentos que le babia suministrado durante algun tiempo. El demandado contestó, que ya babia satiEfecho á C. la
cantidad enunciada, esponiendo asimismo,
al tiempo de alegar, que había prescrito
enteramente el derecho que tenia para reclamarle con arreglo á lo dispuesto en la
ley 10, tít. 11, lib. 10 de la Novís. Ree.
El Sr. Juez, previa eitacion, pronunció
el siguiente fallo:
:Méxíco, Mayo 7 de 1864.-Vista la demanda promovida "por Don J. C. contra
D. P. R. sobre pago de cien pesos que le
adeuda por alimentos que le suministró: la
contestacion á la demanda en la cual manifestó el demandado que ya babia satisfe·
cho la suma que se le reclamaba; y al tiempo de alegar opuso tambien la excepcion
de prescripcion: las pruebas rendidas por
ambas partes: los apuntes de alegato exhibidos por éstas,· con lo demas que consta
de autos, se tuvo presente y ver convino:
Considerando que todo demandado debe
justificar las excepciones que alega en su
favor, lo que de ninguna manera ha hecho
R.; puesto que las posiciones articuladas á
C. no dieron el resultado apetecido, ni la
ley 10, tít. 11, lib. 10 da la Novís. Rec. ordena que las acciones de los fondistas, por
los alimentos que suministren al fiado,
prescriban á los tres anos; porque ella habla de los duefios de tiendas de abarrotes
y otras cosas de comer, como los especieros, confiteros, etc., y de ningun modo

de los que proporcionan los efectos condimentados, como lo verifican los fondista~ .
Considiirando que aunque se al'ega por el
demandado, que la excepcion de prescripcion
110 puede renunciarse por los interesados,
esto tiene lugar cuando se trata de renunciarla antes de haberla adquirido, y esto en
el supuesto de que tuviese .lugar en el presente caso; pero no cnando se hubiese ad·
quirido en los ca!los que demarcan las reyes.
Considerando que aún en el caso supuesto
de que la prescripeion tuviese lugar. e1 el
reclamo de C., se entenderia renunciada con
el hecho de haber opuesto la escepcion de
pago, la qne indudablemente escluye á la
otra. Considerando qne los fondistas 110 están en la obligacion de llevar libros como
los comerciantes, y que aún cuando debieran llevarlos incurrirían en una mulla si
no lus llevaran en forma, esto de ninguna
manera prueba que R. haya satisfecho los
cien pesos que se le reclaman. Considerando que los documentos exhibidos por el ac· .
tor no vienen en el papel del sello correspondiente; con arreglo á !a ley 8, tít. 3~ part.
3~ y 10 tít. 11, lib. 10 de la Nov. Rec. fallo:
1° Que Don P. R. pague dentro de tercero
dia á Don J. C. los cien pesos reclamados y
los gastos del jnicio: 2° Que acrediten R y
C. haber satisfecho dentro del mism() término en la Administracion del papel sellado,
el diez por ciento qne les corresponde,por
mitad sobre ciento cincuenta v dos pesos, valor del documento extendido en treinta y
uno de Julio de mil ochocientos sesi:nta: 3~
Don J. C. acreditará dentro del mismo término haber satisfecho por vía de multa otro
diez por ciento, sobre ciento cincuenta pesos
valor de la cuenta, que en papel simple presentó tambien: 4~ 'Se apercibe de ejecucion
á su costa á Uon P. R. si no cnmple con lo
que se le previene, asf como á C. en la parte
que Je toca. Asf definitivamente juzgando
lo deeretO el Sr. Dr. D. Carlos Carpio, juez
6~ suplente menor en ésta Capital, y firmó:
d.0y fé.-Dr. Carlos Carpio.-Alejandro
'. Vazquez, Escribano.

JURISDICCION CRIMINAL.

3~ SAL \
DF, LA 8U~REMA CORTE DE JUSTICIA.
:RXMA,

l-;ree. magistrados: Lebrija, Bonilla Contreras
José del Villar, Srio. '
•
EXMA. 2~ SALA
DE LA SUPREMA CORTE DE JUSTICIA·

Sre~. magistrados: Femandez Leal Bucheli Loza
Barbedillo, Srio.'
'
no.
JUZGADO DE

'

LETRAS DE OUERNAVACA.

A c:rgo del Sr. Lic.

D. MIGUEL QUINONES.

,,

iEI arbitrio judicial puede conmutar en
nna pena pecuniaria una corporal?
iQue foerza tiene la presuncion que re·
sulta de ser el agresor el qne salió ileso en
una riña de dos personas1
Veanse las leyes 12, tít. 14, Part. 3ª., 261
tit. 1º, Parf.

...

7.

Sobre presunciones veanse:
Villanova, observ. 10, cap. 4, núm. 170 á
191, tomo 2. Gutierrez, Practica crimina~
tomo.1~, cap. 2, § 8, pag. 2~5. Febrero de
Tapia, tomo 6, tit, 4, c!p. 2, pág. 350. Sy·
mane,
lln
•
.• de Catbolic,, instit· tít · 50., J.Y.tancin
d~ Jure sac,o, dissert. 4, cap. 3 et seqs. Ric:
cius, p. 5'. collect. 1,785. Molina, de just.
tract. 4, dtsput. 15 4 núm. 6. Castilw, lib.
4,
cap· 2' ex núm· 30· E seobar,
d controvers.
.
. e punta t. 1, part quaest. 8, § 1 á n O.m. 8.
Menocli. lib. 1 de praesump. quest. 2 et
seqqs. Averid. in diction. f. 199 et seqs. Go.
mez, var. resolut.
. lib. 3, cap· 3· núm.2. cap
12, &amp;c. et in 1, 9. Tauri núm. 2S.
'
·
.Francisco O. y Juan A. tuvieron una riña
de
la cual. resultó herido el segundo, De Ias
co.n
.stanci.as del proceso aparece que A. fué
qmen provocó la riña, arrojandose sobre O.

y dá~dole un fnerle empellon que lo arrojó
por tierra: entonces el agredido se levantó y
se trabó la riña de la que resultó herido el
agresor y que dió lugar á la fo~macion de
la presente
t'
. causa· Ninguno de los tes1gos
presenciales vió cuando el acusado infirió
Ja herida, y au~que aquel se excusa diciendo que él no pudo~ansarla por no llevar ar~a, la q1~e en efecto no se le encontró, tamb1en es cierto que ninguna otra persona tomó parte en la riña. La herida se clasificó
de grave por esencia, aún cuando 'el herido
sanó de ella á los trece dias de cmacion. El
Juzgado de primera instancia, previa la defensa del reo, concretada á hacer váler eÍ
derecho
que tuvo O· para repeler 1a agres1on
.
. .
lDJUSta de A. que lo maltrató no solo de palabra sino de hecho; á no estar probado que
e~ acusado ,causare la herida, supuesto que
nm_gun~ de los testigos presenciales vió que
se mfinera, y á n~ portar arma el reo porque lo que se pedia su absolucion; falló condenandolo á pagar una multa de veinte pesos para el sostenimiento de la careel pllbliea y al de_ las dietas y curacion del herido.
O. apelo de este fallo: la causa se remitió
á_la Exma. 2~ Sala. y se sustanció la apelacwn. . El. defensor
del reo, Lie , D. M'1gue1
.,
Madrid p1d10 la absolucion fundándose en
que la. pres~mcion de ser el heridor se desvanec1a, pnmero, con los antecedentes paef.
ficos del acusado, y su conducta previa al
acto d~ la riña, que resistió todas las amena~as é 1~sult_os de A. y aun los golpes que
este Je_ mfir1ó, los que ciertamente podria haber
. evitado si llevase arma· 2• L a presunc1on que resulta contra uno de los qne rifien
de que él fué el Heridor del que resultó las·
timado, tiene lugar cuando ambos se tienen

I'

'
I

...

�,

. ,,

una odiosidad tal que llegado el caso cada con la citada respuesta se revoca la senten·
cia del inferior, y por los fundamentos que
uno haga uso de todos los medios que le
su Señoria expone se condena al reo Fran·
sean posibles para' ofenderá su contrarío, es·
cisco O. á un año de obras públicas con aboto es, que halla enemistad capital; de mane,
raque aquella presuncion disminuiría á pro- no de prision sufrida, quedando obligado
á pagar la curacion y dietas del herido. Há·
porcíon que sea menor la exaltacion de los
gase saber y con testimonio de este auto, re·
ánimos; y cuando en uno de ellos no existe
mítase la causa al juzgado de su origen pa·
esa animosidad no debe refluir sobre él ninra su ejecucion. Asilo mandaron y firmaguna clase de presuncion; que es lo que tie·
ron los señores ministros que forman la 2~
ne lugar en el presente caso respecto de O.i
Sala del Tribunal supremo del Imperio.quien consta no tenia animosidad contra A.,
Fernandez Leal.-Buchtli.- Lozan1&gt;.-·Lic.
y que evitó hasta donde le fué posible el re·
Luis
Barbedillo, Srio.
fiir con él; y la presuncion leve contra O. que
El recurso de súplica que se interpuso de
aunque quedase, se desvanecería con lo dieste
fallo, se decidió por la Exma. 3~ Sala
cho primeramente. 3~ que el dicho de A.
en la siguiente sentencia. México, Agosto
que sostiene ser su herider O., no tiene fuer10 de 1864. Vista esta causa el1 grado de
za alguna, segun las doctrinas del Sala, de·
súplica
instruida en el juzgado de Ouern~recho real lib. 3, tít. 16, § 1, núm. 9 y Antovaca contra Francisco O., de ücotepec, canio Gomez, tomo 3, cap. 13, núms. l 7 y 18.
sado, labrador, de veinte y nueve años de
El Sr. Fiscal pidió que, advirtiendo ser
edad, por heridas: la sentencia del juez Lic.
bastante grave el delito para poderse conMiguel Quiñones de 22 de Julio de 1862, y
mutar la pena corporal en pecuniaria, con
el supremo auto de 7 de Junio prócsimo paarreglo al art. 37 de la ley del Estado de
sado: considerando que el hecho de resultar
México de 23 de Enero de 1849, vigente en
herido Juan A, puede ser esplicado con él
Cuernavaca cuando se cometió el delito, se
de
que este ¡,ortara la arma hiriéndose con
impusiera al reo un año de obras públicas
ella, cuando la conservaba en el bolsillo, ó
con abono de la prision sufrida, quedando
aún teniéndola empuñada, y siendo un prinobligado á pagar las dititas y curacion del
cipio evidente en materia de presunciones
herido.
que siempre que el hecho funda alguna de
La Exma. Sala pronunció el fallo que siestas puede ser explicable de una manera
gue.-México, Junio 7 de 1864. Vista esta
favorable al reo, y el juez puede escojer este
causa instruida en el juzgado de letras de
estremo: en atencion á •todo lo espuesto y
Cuernavaca contra Francisco O., labrador,
con arreglo á las leyes 12, tít. 14, part. 3~ y
de veinte y nueve años de edad cuando cometió el delito de heridas, por el que se le ~ 26, tít. 1~, part. 7\ se reforma el supremo
auto suplicado que de éonformidad con lo
ha procesado. Vista la sentencia del infepedido por el Sr, Fiscal condenó á Fran·
rior de 22 de Julio del·afio pasado de 1862
cisco Ortiz á ua año de obras públicas con
por la que se condenó al ,eo á pagar veinte
abono de la prision sufrida, y se le absuelpesos de multa, aplicables al sostenimiento
ve del cargo. Hagase saber y con testimode aquella c6rcel y al pago de la curacion y
nio de este auto remítase la causa al Juzga.
dietas del herido: la apelacion del reo y es'
do de su origen para su cumplimiento. Así
presion de agravios del procurador; lo pedí·
lo proveyeron los Sres. Ministros que com·
do por el Sr. Fiscal y el resultado de las
ponen la Exma. 3~ Sala del Supremo Triprovidencias que se mandaron practicar, co·
bunal de Justicia del imperi&lt;', y firmaron.mo tambien la respuesta fiscal de once del
Lebrija.-Bonilla.-Contreras. - José del
prócsimo pasado Mayo, con lo demas que
Villar, Srio.
fué de tenerse en cuenta; de conformidad

'
ESTUDIOS SOBRE LEGISLACION.

1f

•

i

7i

ANALES D~L FORO MEXICANO.

ANALES DEL FORO MEXICANO.

70

....

'
CARTA SOBRE PENlTBNCIARIAS.
LConcluye.]

•

•

1

Hasta aquí solo me hé ocupado de emllirte
un juicio sobre la cuestion abstracta y general de la manera con que debia plantearse el
. sistema penitenciario en ese Estado; y nada
te hé dicho del plano del Sr. Bezossi, sobre
el cual quieres que te dé mi juicio; y aunque
esta calificacion es por su natnraleza odiosa,
como sería verdaderamente criminal callar
por consideracion personal y contribuirá que
se gastara el dinero en una obra, cuyos defectos cederían despues en perjuicio ptlblico
y en mengua de las autoridades q ne van á
realiza!' esta obra importante, te lo espondré
conf ranqueza, aunque él sea tan desfavorable como lo indica este modo de comenzar
su 1:xámen; advirtiendo que, para mayor seg~r~dad,. hé consultado con dos arquitectos
d1stmg_m&lt;los, en cuya opínion apoyo mis observaciones.
El Sr. Bezossí ha adoptado el sistema de
c?nstr.nir galerías ó crugías de celdas, en la
dire~c1on de lo~ rádios de un círculo, que es
un sistema casi necesario, cuando se trata de
levantar una penitenciaría para muchos presos; pero reduciendo sn obra á un cuadrado
de 155 varas de frente, por 125 de fondo, ha
construido 8 crug~as totalmente deaignales;
de manera que, m1enhas una tiene 10 celdas,
otra cuenta veinte, las de los lados 30 y las
de los ángulos 39, resultando las últimas de
~stas crugias con una crugía absolutamente
meg_ular; cualquier plan que consultes, te
manifestará que estas crugías se forman todas ?e. una misma ó casi igual estension,
co11v1rt1endo la figura en polígono regular de
6 ú 8 lados. Este defecto, que hace que el
plano se p~esente sin el mérito arquitectónico que deb1a tener, está en relacion con otros
defectos de una naturaleza toda vía mas
grave.
Los talleres se han construido inmediatos
á. las ceidas; de manera que, las cabeceras
de éstos se forman con las paredes donde están las ventanas de las celdas, y de aquí re·
s_ult~ que éstas. carezcan de buena luz y vent1lac1on; es decir, del elemento mas indispensable.Porque de facto, por dichas ventanas no
puede h~ber mas luz, y mas aire, qne el que
se trasmita de estos talleres, y estos. mismos

están muy mal ventilados, porque solo reciben b luz que les comunican dos puertas y
una ventana que caén á pátios respectivamente pequeños, y cuatro ventanas que caén,
á. los que se lla~an cuadros del presidio;
siendo de advett1r que en el piso bajo estas
cuadras, e~tán cubiertas con un techo, varias ·
celdas no tienen ventana, porque contra ellas
se apoya la pared de los talleres; y así, no
quedarán con mas luz que la de la puerta ó
la de una ventana que se coloque arriba de
ésta y en los corredores. Pero estos mismos
corredores, algunos de los cuales tienen 56
varas de largo, no tendrán mas que 2 varas
de ancho, y la lnz que puedan comunicarles
los tragaluces situados sobre el seiiundo pízo. Prescindiendo de que esta ango.:Stura del
corredor dificulta mucho el servicio y facilitan la comunicacion, ella va á dar por resultado q ne las celdas sean sombrías, faltas de
ventilaciou, unos verdaderos calabozos, y de
consiguiente mal sanas, é inadecuados al
trabajo, súpnesta la mala combinacion de
las ventanas. Esta sola objecion basta pnra
manifestar que el plano es inadmisible.
Por otra parte, es condicion esencial de toda penitenciaría, tener un punto desde el
cual se domine todo el edificio; y este plano
carece absolutamente de tan importante condicion; porque úesde el centro de inspecc1011
no se vé nada del piso alto y casi nada del
patio de los talleres, y menos de las salas
de éstos: tampoco es exacto qne, con solo
abrir un poco las'puertas de los cuartos, puedan todos los presos rer al sacerdote que celebra la misa. Si se adoptara el plano del
Sr. Bezossi seria preciso poner en cada uno
de los diez talleres que se encuentran totalmente separados, el número de vigilantes y
empleados que se necesitarían para conservar el órden en cada nno de ellos; y esto es
en gran manera costorn y difícil. Para que
formes idea de la grave trascendencia de este defecto, que despues se encuentra con mas
fuerza en el arreglo d'e lo que se llama presidio, te diré que en el sistema de Auburn se
colocan varios vigilantes á distancia11, calculadas para que cada uno atienda y corrija
un número corto de presos; que todas las sa.
las ofrecen medios de observarlos sin ser vis·
to de ellos; y que solo por estos medios se
consigue conservar alguna disciplina~
Teniendo presente este principio de la ins-

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ANALES DEL FORO MEXICANO.

peccion central, se concibe todavia menos
qué es lo que se ha quendo hacer con ese
presidio compuesto.de galeras y cuadras, tan
estensas como los lados del edificio, y sin
embargo, sin mas ancho que el de cinco varas. Esta parte de la prision está enteramen·
te fuera del edificio, no puede ser vigilada
por el director, y no alcanzo q~ se quiere
que hagan los presos en esos calllejones inmensos: si el presidio es para los reos del establecimiento, ide qué sirven los talleres?: estando el presidio calculado para 700 hom·
bres, y no habiendo mas qae 516 celdas,
idón9e duermen los 184 restantesi Si los
presos han de estar ocupadru1 en el trabajo
i,cuáles son los que van á desempeñar en
esas cuadras eslrechisimb.s y en esas galerías descubiertas? ¿Y cómo podrá conservarse el órden, colocándolos en tal disposicion, que los primeros cubrirAn á Los segundos, y que por crecido que sea ei número de
vigilantes nadie podrá impedir que se cambien señt1s, que conversen y qne concierten
una fuga, tanto mas fácil, cuanto que solo los st=lfiarará de la calle una sola pared?
Hablando con verdad este presidio, no solo
me parece enteramente contrario á todas las
condiciones del sistema penitenciario, sino
qne es tan malo, tan incómodo é inseguro,
que no podría concebirse ni aun _en una de
nuestras cárceles comunes. Porque no tengo conocimiento del programa dado al arquitecto, ignr;,ro si estos defectos (proceden
acaso de él; pero sea lo que fuere, estas sencillas observaciones te harán pensar que en
la formacion del plano de q ne nos ocupamos,
se han desconocido completamente todas las
condiciones de la arquitectura penitenciaria;
y, para que mas le confirmes en ello, te haré
otras reflecciones sobre puntos de menor importancia. En la parte alta del edificio hay
dos enfermerins, suponiendo que los enfermos estarán en una pieza comun, y ya la esperiencia ha advertido que de esta manera.
los presos estaban constantemente empeñados en pasar A: la enfermería, para librarse de
las reglas de la prision, el trabajo y el silencio; por lo que, aunque sea un poco mas costoso, se ha preferido construir algunas celdas mas ámplias para curar en ellas á los
enfermos que no podian asistirse Pn sus propias celdas. Hay tambien dos salas bastante espaciosas para retenidos ó de distincion,
y esto en ninguna penitenciaría Jo encuentras, porque tan luego como se reunen en
una misma pieza para vivir y dormir dos 6
mas presos, ya no hay régimen penitenciario. Si por retenidos se entienden los detenidos, es decir, los que aQ~ no se declaran
bien presos, éstos atln en l~s cárceles comunes se ponen incomunicados, para que los

,
'

delitos puedan ser averiguados, y respecto
de los distinguidos ó de las personas de buena educacion, que por desgracia cayeren en
una prision, á éstos, menos q1.1e á ningunos
podian destinarse á vivir en comun; porque
la socied'1d forzada con los demas presos,
lejos de ser un goce es una pena: á estas personas podrían darse cuartos mas espaciosos
y permitirles muebles, comida y ocupaciones
análogas á sus gustos, en cuanto el rigor de
la pena lo permitiese despues de la sentencia.
La colocacion de un cuartel para dos compafiías de tropa es innecesaria en una penitenciaria, porque para la seguridad del edificio bastan algunos dependientes, y si se
quiere una guardia corta¡ mientras que la
reunion de los soldados en el mismo edificio, '
contribuirá eficazmente á relajar la disciplina, en cuya severidad consiste todo el poder
del sistema penitenciario. Falta ademas la
pared de ronda, y es indispensable para la
seguridad del edificio y vigilancia de los presos, aunque po:lria servir · de ella lo que se
llama galeras del presidio.
Por tlltimo te diré, que uno de los arquitectos cuyas luces quise consultar, me manifestó que sobre los dP.fectos notados, la entrada general de la penitenciaría era muy
angosta, se estorbaba por va1ias puertas y no
se prestaba al necesario registro de entradas
y salidas: que todos los patios, menos el central, tenían dimensiones insuficientes para
la ventilacion: que el número de las escaleras interiores es insuficiente: que los comunes están mal situados y carecen algunos de
luz y ventilacion: que la vivienda del alcaide, por su sitnacion, no se presta á vigilar,
ni la entrada, ni la salida: que las antesalas
de los juzgados son oscuras: que no hay piezas para que los presos reciban sus visitas,
y que la fachada no tiene género alguno de
arquitectura.
Creo, pues, por todo esto, que es absolutamente necesario procurarse otro plano.
Las ocupaciones que sabes tengo y la es~
trechez del tiempo, no me han permitido ocuparme de este asunto todo lo que yo hubiera querido para corresponder á tu confianza. ·
Deseo que estas observaciones te sean útiles ,
y si ellas contribuyeren á que en ese Estado se adopte el sistema penitencünio con todo el adelanto á que ha llegado, tendré una
sat~faccion positiva. En este asunto, lo mis- «
mo que· en cualquiera otro, puedes disponer
de la inutilidad de tn mas adicto amigo y
compafiero que B. T. M.-Mariano Otero.
Editores responsables,
IGNACIO OTERO y J. C.ARLOS MEJIA.
Calle dt Chatarria máns. 31 y 13.

In. DE J.

ABADIANo,

Escalerillas

n~

13.

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