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                  <text>��•

BUI,L~TlN HISPA 1QU"E

!'f.__,

(ll'aiN,s, h de ~ é •

-Tome XXIII, 1"21, N- 1

80Ml!!dAIHB

Clror, Yelilán Gonzll• daos la Cbroniqae léonaise . • ••
A. llerel-f• :&lt;:.lal!igue des maDUs¡:rits de M. l\hirel,- Fallo
G.

J. Sarralllt,

~ e s sobra,s du Cádiz d Gaidós . . . • • •

G. Le Gentil Le lllouveineflt mteUeclttel en Portugal. Academia das Sc1eóciu de Lisboa: • • • • • • • • • • • • • •

AN!IALES DE LA FACULTÉ DES LE'.lTRES DE BORDEJ.UX

Vuth# Ceñantes et* Freres Thar ud (&lt;l. ~ot), p. 57.
daiver)dtes et e11UigJle111e11t: Progah,uue d s ~un ~alion
~ de cerlificat pour l'année

rp,, I'· 6o.

JJtlJJ'!Bl&amp;pbie: ln~111igacio11er actrc.r tl.arqaeologro y preh4loria ú,,
la reqwn aalm•ttna por el P e 11,;,ú,r BA¡o6,, {R. R.), p. 61; Ric&amp;BDO V.BJ.ÁIQVJ&lt;z Bosco, )tletü.na A zqhra y /amif'iya (Prosper
IJloard), p. 62; - DVQ.lll! DB BK&amp;Wilm. y ns Au&amp;, Conlribucw,i
ellallio dé la pt!rlOIIIJ del JI/ tiuque
Alba (G. illrot}, p. 661...,
boaE1uo, !\ove/as y novefial (G. C ), p. 68; - T. N,1.n11ao Toll,{
Manual de pronanciaciQn upaliD/a (Q., Millprdet), p. 69; - A. o
LI.Affo Rou os AllPvnü, El r,&amp;, de Caravia (0. C.), p 76.

•

BULLETJN HISPANIQUE

•

G11nv... - Itinéraires de Feruán Gaeúlez, p. , , .

DCP~CTIO.N ET ftlÍ:DACTION
IIC B. •

"'!t--,·~-...-;;,_,..,,, _

QJMlÍE, 'f-..,. b - . , de la. . .e et lllb!nluro ..Nnoleo
-ruvenllf de Toulou99, dor• honorunt-de la Faculté dee LeUrea~

'11. A. IIJOREL-FA"llO m mbrodel"lw&amp;,tu prol'e.,.urau CollrpdeF
dln,ct

ur acljolo1 • l'tcole deo Haui.. E:1~dea.

H. P PAIU!I. meolbre ~ liQIUlu~ror._u,
l'Ar\ ti l'Vnh·__,
blipao1qaea l Madrid

.

attb~logie el d'hlolblre

Borde1u.z.. dJreo&amp;eu,- de l'tco)e d• Btut&amp;. Elll

s.,,.,,,;,.

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la páaiquea

111. G. CIKOT. ,,..,_., tft&amp;lldeo bl
facult daol.ellres

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:-----,-------------BJSLIOiECA CENTRAL.

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Duwrnr-&lt;MrsAt •
M. G. RADE1\ profe.ueur d"hiltotre ancienaa i l'UrúvenJW
onora.ire de la .Fa ulté de• Lellrea.

U. A. t-;. L
ele Bordeau1,

doy

'

.t p B., lV' SiatE. - Hull. hUpan., XXIII,

1921, 1.

�Anuales de la Faculté des Lellres de Bordeaux
et des Universités du Midi
QUATRIEME SÉRIE

Commune au1 tnirersilés d'Aix, Bordeaux, Montpellier, Toulouse
XLIII• ANNÉE

BULLETIN HISPANIQUE
Paraissant tous les trois mois
sous la direction des Universilés de Bordeaux el de Toulouse

TOME XXIII

1921

Bordeaux:
FERET &amp; FILS, ÉDITEURS, g, RUE DE GllASSI
Lyon:

H1:i.R..1

GEORG, 36-4~,

PA..SSAGR

ns

L'l16TRL-D1su

Marseille: PuL RUAT, 54,.auE P.t.un1s I Montpellier: C. COULET, 5, GaANo'Rus
Touíouse: Énoo.1.RD PRIVAT, 14, !\VE DES A1tTs
lllladri~: E. DOSSAT, 9,

PLA.Z•

os Sun

A1u.

París:
E. DE BQCCARD, I I RUE DE MEDIC!S 1 \'le
ALPHONSE PICARD &amp; FfLS, 82 1 RUE BONA.PAUTE: ,

Vle

�Vol. XXIII.

Janvier-Mars 1921

FERNlN GO~ZALEZ DlNS LA CHRONIQUE LRONAISE

J'ai montré • dans quelle mesure la Chronique léonaise s'intéresse spécialement aux comtes de Castille: 1º par des emprunts au Cronicón de San Isidoro de León, 2° par des passages
qui lui sont propres. L'examen de ces derniers otfre un intéret
considérable.
Arrivons au passage de la Chronique ou il est question de
la capture de Fernán González (II, ¡r):
Huius Ordonii regis anno regni V, era DCCCCX:CVIII, prediclus
comes Fernandus Gonzaluet fuit captus et filii eius in Cironfa, in
ecclesia sancti Andree apostoli, a predicto rege pampilonensi Garsia
Sanctii, et transmissus Pampilem, inde Clauillum, inde Tubiam. Ynde
cum Sanctia eiusdem regis Garsie sorore 1 que prius Ordonii regis legionensis, poslea comitis Albari IIarrameliz extilerat uxor, habens nesciente fratre co1loquium, liberatus est, dato prius eidem sacramento
quod, si eum inde educeret, eam duccrd in uxorem. Quod et fecif.

11 convient de nous y arrcter avec altention, d'abord parce
que l'équivalent ne s'en retrouve pas ailleurs (abstraction faile
des Annales Compostellani, qui n'en reproduisent, je l'ai dit,,
qu'une faible partie); ensuile, parce que nous y voyons
résumé, avec toute la sécheresse, mais aussi toute la précision
qui semble, au moins au premier abord, convenir a un texte
historique et meme le dénoter, le fond essentiel du Poema de
Fernrín Gon:.rílez; enfin, parce que ce morceau, inséré dans la
Chronique au milieu du texte commun aux chroniques diles
de Silos et de Sampiro, semble bien se rattacher aux autres
1. Bull hisp. 1919, pp. 93-102; pp. 150-159 du tiré 8. part(l.a Chronique léonaüe,
Bordeau:1 , Feret, 1920).
L Bull. hi&amp;p. 1919, pp. g3•D4i pp, 150-151 du tiré i part.

�3

BULLETIN BJSPANIQUK

FBR:'fAN GONZALEZ DANS LA CHRONlQUE LÉONA ISE

additions relatives a l'hisloire des comtes dé Castille, et auxquelles nous arriverons ensuite.
Comme les deux autres addilions relatives a la mort du
comle Rodrigo et a celle du comte Diego, additions spéciales, on l'a vu, a nolre Chronique, la capture de Fernán
González est dalée (huius Ordonii regís anno regni V, era
DCCCCXC Vlll}; et il ne peut y avoir de doule sur la date que
l'interpolaleur a voulu marquer, puisqu'il a soin de la préciser en donnant a la fois l'Era el l'année du regne. La date de
955 (Era DCCCCXCIII) pour l'avimement de Sancho I, comme
porte le Sampiro édité par Flórez • ainsi que notre chronique,
s'harmonise bien avec la chronologie marquée par cette derniere pour celte série d'événemenls:

serait done déja d'Ordoi10 IV (el Malo} qu'il serail question.
Mais le P. Fita a maniré« par de tres solides raisons n, remai-que
l'éditeur de ces charles, que le regne d'Ordoño III n'a fini
qu'entre le 3o aoiit et le r 3 novembre 956 •. Admellons que
l'auleur ou l'inlerpolateur de la Chronique léonaise s'est
tro mpé sur les dates; il faul bien faire remarquer toutefois
que les noms d'Ordoño (lll ou IV?) el de Sancho s'enlrecroisenl de bien singuliere fa9on dans la série chronologique des
documenls da tés de 955 a 962. Le Becerro gótico de Cardeffa
publié par le P. L. Serrano, fait figurer, a coté du comle
Ferrán González,

2

Ordoño.

955 . Era DCCCCXClll, avénement de Sancho J.
956. annoque uno regni sui expleto, fuite de Sancho, remplacé par

Sancho.

Ordeno IV « el Malo n.
960. Era DCCCCXCV!ll, cinquieme année d'Ordono IV: capture
de Fernán González .

Ordoño.
Sancho.

D'ailleurs les dates sonl celles qu'indiquent Luis de Salazar
y Castro dans son Historia de /.a Casa de Lara (t . l", p. 48) et
M. Fernández de Bethencourl dans son Historia genealógica de
la Monarquía espai!ola (l. l", pp. 445-6). La dale de 956 pour le
début du regne éphémere d'Ordoiío el Malo lrouverait une
confirmation dans deux charles de Valpuesta publiées par
M. Barrau-Dihigo, (regnanle Domino Ordonio in Legione et
comite Fredenando Gondesalboz in Castel/a/ et confirmerait elle-.
memela date de 957 qui y figure (XV Kalendas decernbres, era
DCCCCLX" V; XIII/ Kalendasjanuarias, erct DCCCCLX'V). Dans
la charle du 1 e, avril 956, qui les· précede dans le recueil de
M. Barrau-Dihigo, et qui présenle a peu pres la meme íormule
(1·eg1wnle rege Ordonio et comite Fredenando Gondesalbii) 3 , ce
1. C'cst bien la date marq1iée dans la 2' comrue dans la 3' éd. du t. XUI de l'Esp.
sagr.; mais peut-étre la ,u a-t-elle la date erronée DCCCCLXXXIII que releve
M. Barrau-Dihigo (Charles de l'église de Valpuesla, Revue hisp., 1900, p. 3~3).
2. lbid., n••XXXIV et X.XXV.
3. Cetle similitude, au surplus, ne prouveraíL rien par elle-m~me, puisque la
charlen• XXXII, qtie M. Barrau-Dihigo atlribue ~ l'année 950 ou 95, et au rCgne

8 et 23 aout 955
23 aout 956
1" janvier 957
14 janvier
l)
23 mars
l)
1•· juin
)l
1" juillet
1•• mai
958

•

Ordoño.

22

juillet

l)

28 janvier 959
))
29 juin
))
4 sept.
3 février 961

Sancho.

'

Ju
l~r

nov.
mars

•

962, etc.

d'Ordoiío Uf, en comporte une semblable. Mais comme la date 950-951 n'est qu'une
correclioo (le te.1.te porle era DCCCCLXXXV ou DCCCCLXXXl/1 selon les copies), on
peu t aussi bien supposer qu'un· X tt été omis: on aurait aiosi l'année 955 ou 957; et
en 957 H s'agirait encare d'Ordofio IV. JI s'y rctrouve les noms de quatre ou cinq des
témoins qui figurent daos les n"' XXXIV et XX.XV, ce qui ind.iquerail assez des
acles contemporains.
1. Bol, de la R. Acad. de la Hist., t. XX.XIV, p. la59. Le P. Fitasignaledes dipldmes
datés du rflgne de Sancho etdu 13 nov. gá6, du 14 janvier 957 (publié par Berganza),
du 13 íávrier 957 (celui que publie le P. Fita lui•ml!me), du ,3 mars 957 (Berganza),
du 1 ,janvicr 958 (E~p. !agr.). Le premiar qu'on puisse atlribuer süremcnt a Ordoiio
el Malo serait du 26 mai 958. 11 es~ ccrtain que tout cela concorderait avec l'indicalion anno uno regni sui explelo de Sampiro·Silos, a condilion d'ajouter un 111. l'Era
DCCCCLXXXXl/1, marquée par ce texle pour l'avenement de Sancho: d'autanl que
le ~6 avril 9Go, ajoule le P. Fila, Sancho dale ainsi : tt anno regni nostri 1111" et de
advenlu Spanie II "; son rllgne n'aurait done bien commencé qu'en 957. Les &lt;, tres
solides raisous,&gt; du P. Fila e:r.igent, en lout cas, que l'on corrige les dates qui ne
s'accommodent pas avec elles.

�4

5

BULLETIN HISPANIQUE

FERNA~ GONZALEZ DA.NS LA CURONIQUE LÉONAlSB

Un tel nottement doit-il s'expliquer et s'amender comme
s'il provenait d'erreurs malérielles? Ne peut-on imaginer un
désarroi bien naturel dans un ro-yaume oll l'usurpaleur n'est
ni parlout ni constamment reconnu, et oll le souverain légitime a pu garder des fideles, surtout parmi les nolaires?

Dans le Diccionario geográfico-hi.s/6rico de la Rioja de Casi miro
Govantes, autrement dit Diccionario geogr. hi.sl. de Esp. por
la R. Academia de Espat1a (prov. de Logroiío), on nous dit, s. v.
Tobia, p. , 92, que « en el volo del conde Fernán González se
no mbra el ria de Tobia »; et p. 193 : « En el voto del conde
Fern án González se nombra así : el rivo de Tubio i&gt; J. puis s. v.
Clavija, que « G"tavijo está expresado en la escritura del voto
del conde Fernán González asi: et Claviggo et ria de Leza ».
L'au teur s"empresse d'ajouter : « Cito este documento por su
anligüedad, prescindiendo de las grandes cuestiones sobre si
~s falso o verdadero ».
Ce document, Morales (Coronica, XVI, 16, 1) et Mariana
(VIII, f), qui semblent d'ailleurs ne le conna1tre que par
l'an alyse qu'en fait Garibay (Compendio, I, 8, t. ]" , p. 52),
l'ad mettent comme authenlique sans guere plus de ,·éserves
que !'historien guipuzcoan. D. Antonio Yepes l'a publié en
appendice (Scriptura XIX) an t. l" de son Chronicon genera/e
Ordinis S. Benedicli. Les passages visés par Govantes se liennen t (p. 5 11) :

Quoi qu'il en soit, nolons la précision des détails qui, dans
l'addition en question, localisent la capture de Fernán González
et de ses 61s : ce ful a Cirueña, dans l'église de Saint-André,
apotre, d'ou il fnt conduit a Pampelune, puis a Clavijo, ensuile
a Tobia .
Si nolre texte dépe.ndait du poeme de Fernán González, ou
tout au moins de la meme tradition, ce n'est ni Pampelune,
ni Clavijo, ni Tobia, qu'il mentionnerait, puisque ces noms
ne figuren! pas dans le pocme, mais Castroviejo (str. 597, 605,
611, éd. Carroll :11.arden), puis Belorado (sir. 665, 68r), oü un
forgeron lui enleve les fers. Ciruefia seul est commun aú
poeme(str. 582, 584) et a notre Chronique •.
Pusieron su lugar do a uistas veniesscn,
Touieron por bien anbos que en &lt;;iruenna fucssen,
De cada parle cinco caberos aduxesscn,
Fablarian e pornian lo que por bien touiessen ...

Fueron pora Ciruenna assi commo mandaron;
Con el cond de Casliella solos seys enbiaron ...
Dentro en Cmlro Viejo al buen conde metieron ...

•

Omnes villas de Riuo de Alesaco

1,

&amp; Riuo de Cardinis, de vertice

aquae vsq; Najara, &amp; de Riuo de lubia &amp; Najara cü iuis villis, &amp; omnes
vill~ de Riuo de Ruegga, Metrano, Bequera, Clauijo ~, rim, de Leza, &amp; riuo
de lubera 3, per horum riuorum omnes villas ex vtraq; parte aqua•
. de vertice vsq; ad lberum, &amp; etiam de Barado, Castro, vsquc sarla
acuta4 1 orones villro ex vtraque parte aquae pcr omnes domus sin•
gulas medidas de vino, &amp; singulos panes in offerla ...

Tornemos en el conde dol auemos dexado,
Era en Castro Viejo en la caree! echado ...
Fues pora Castro Viejo, demando por los porteros ...
Caballeros castellanos, companna muy lazrada,
Fueron a Byl Forado fazer otrra aluergada ..•

Naire Chronique se. trouve done avoir une relation intéressante avec le fameux privilege de Fernán González en faveur
du monastere ·de San Millan: d'autant plus intéressante qu'il

Llegaron de ,·eniJa lodos a Byl Forado,
Aquesta vylla era en cabo del condado;
Un ferrero muy bueno demandaron priado,
El conde don Fernando de fierros fue sacado.

Belorado.

n 'est question, dans ce privilCge, ni de Castroviejo ni de

Alesanco et Cárdenas, au S. et a l'O. de Nájera, et aon loin de Ciruefia .
Ria de Iregua; Medrana sur la rive gauche; Viguera et Cla,·ijo sur la rive
droile.
3. Le Leza e~ le Jubera, qui se réunissent pour se jeter daos l'f:bre.
4. Sartaguda, sur l'Íbre, au N.-0. de Calahorra.
1.

La plupart des localités citées ici et dans les pages suh'antes se lrou:vent marquées roit dans la Carte de France dressée au Dépót des fortifications (feuille XIII), soil
dans la Carte tauri!te de France(feuille XIII), mais les noms y sont parfois estropiés.
Voir de préférence l'Atlas de Coello (Logroño et Burgas).
1,

2.

�6

BULLl!:Tll'( BISPANJQUB

FE!',NAN GONZALEZ DAl':S LA CHR01'fIQUE LÉONAISE

Ce document, Garibay a soin de le dislinguer de I'espece de
pastiche qu'en a publié

On sait de reste que Clavijo est mentionné dans le non moins
íameux privilege de Ramiro I en faveur de saint Jacques
de Compostelle (Esp. Sagr., t. XIX, p. 331) comme lieu de la
balaille livrée par ce roi anx infideles: « pervenimus in collem
qui Clavigium nominalur ». La date de ce privilege serait
l'Era DCCCLXVII, année 829 (cf. ibid., p. 329), soit I05 ans
avanl la dale adoptée par Garibay et Mariana ponr celui de
San Millán (Era DCCCCLXXII, année 934). Mais je ne puis
enlrer ici dans la discussion relative a l'aulhenticité de !'un
et de l'autre docnment •.
Je ferai seulemenl remarquer que dans le second, il est fait
allu sion a nne éclipse de soleil qui dura une heure :

7

~

Alonso de Fuetes en el libro, que escriuió de los Quarenta Cantos ...

dando a entender, que el voto de sant Millian, a que el llama Cogolla,,
otorgó el conde DO Fernan Gon1talez en su señoria de Castilla por esta

victoria, y en la glosa y exposicion del Canto primero de 1~ quarta
parte 2 quiere poner vn privilegio 1 sin data entera, con alguna imi•
tacíon d'el antiguo Romance, que a su parecer, se podia hablar en
este siglo. Es verdad, que en los cosas que despues va tratando sobre
esta materia, pone algunas razones, de las que se contienen en eJ

privilegio suyo, que es el primero d'e\ libro d'el Becerro de Sant
Millian ...
D'autre part, ce meme document, qui est done en tete du
carlulaire de San Millan, Garibay n'affirme pas qu'il ail pour
origine la vicloire de Simancas, a laquelle il ne pense pas que
le comte ait assisté :

Nam in istis fere temporibus talia in terra apparuerunt signa, quod
furor Domini veturus credebatur esse in ea. In era nongentesima

septuagesima secunda XIII!. Kal. Aug. •olis die VI. feria amitlens
lucendi virtutem obscuralü constitit ah hora secüda in tertiam. IIII.
fer. Idus Octob. colorem eiusdem solis multi cognouerunt effectum
palidum, signa magna facla est in coelo 1 vento africo ...

El privilegio, que por razon desta victoria, o por otra qualquiera

que fuesse, dió el conde al monesterio de Sanl Millian de la Cogolla,
que en el libro de Bezerro de aquella casa está escrito en letra bien
crecida 3, con muy largas y copiosas razones, conuertidas en lengua
castellana, tiene al principio estas palabras .. .
1. « ••. puesto en los montes de Oca, i¡ se llamó antiguamente de san Feliz .. . )J 1
note Mariana.
:i.. Je ne puis consuHer aucune des éditions décrites par Durán (Bibl. Aut. Esp.,
l. XVI, p. 685) et Gallardo (n.. :i.269 et -2270), mais je suppose que le Canlo 1 de la
JV• parle n'csl autrc que celui que reprodu it Durán (t. X, n° 69G), el oll, a pres que
Ramiro(I ou ll?) s'est mis sous la protcction de saint Jacques,on rnit l~ coml.cdc
Castillo et le roi de Navarre se tourner vers San Millan:

Y el conde Fernan Gonzalez,
Tambien el rey Don Garcia,

Respondieron : Otro H[!lo,
Muy devoto a maravílla, ~
Hay, que yace en nuestra tierra,

Que san lifillan se decia,
Al cual damos nuestra estado,
porque él nos ampararia ...
3. 11 y en a un du in' siCclc, note FJórez (l. XIX, p. 78) et c'est celui-18. que llerganza a consulté, ainsique Sandoval elle P. ~toret, négligeant l'original, en gothique,
sous prátexle que les • donaciones y escrituras ... del Becerro gothico, como tan
antiguo, estan de calidad, que no se puede h.icer cabal juicio de ellas .• ,, Flórez
ajoute (p. 81) quo le mastro Argaiz eut recours, lui, au Becerro golltico;cf. la note 3
Je la page 280 de la Revue hisp., 1900 (Charles~ l'églis.:de Valput!ta).

Or, notre Chronique ajoute au texte silésien (II, 68) une
date, celle de l'Era DCCCCLXXI, et celle phrase, qui se relrouve,
moins le dernier mol (diei), dans le Sampiro interpolé par
Pélage , :
Tune ostendit Deus signum magnum in celo et reuersus est sol in
tenebras in universo mundo per unam horam diei.

J'ai déja eu l'occasion 3 de dire que celte píuase provient
du Chronicon de San Isidoro, soil les Anales castellanos I pour
M. Manuel Gómez Marlírrez, qui imprime ainsi le texte 4 :
In era DCCCCLXXVII · videlicel die II feria ora llll sic demoslrabit
Deus signum in celum · et versus est sole in tenebris in universum
mundum quasi ora una.
• · Voir les notes despages 112 el 196-198 du t. 111 de l'édilion de l'Hisloria general
de España de Mariana par B. Monfort, Valen ce, 1 787. J.a premiére est tirée des Advertencias de Mondéjar (pp. 77-78 de l'éd.de 1746). Masdcu, bien enlendu lui aussi, considere les deux. documenls comme apocryphes (Hisl. crílica de Esp., t. XII, pp. 140
e t 218). Cf. Barrau-Dihigo, Revue hisp., n• 1 09, p. 64.
2. Cí. Ball. hisp., 1916, p. 143 (p. 130 du tiré b part).
3. Bull. hisp., 1919, p. 102 (p. 15 du tiré a part).
4. Discurso, leido! ante la R. Acad. de la Hist., p. :i.[¡.

�8

8ULLET1N HISPANIQUE

11 semble done y avoir un lien entre ces ditférents textes.
Mais il faut bien se dire que pour créer ce líen, il a pu suffire
d'un emprunt de copiste ou d'annotateur.
El, maintenant, que Fernán González ait été conduit a ·
Pampclune, c'csl ce que consignent également les Annales
Composlellani. Mais j'ai déja. expliqué que ces derniers peuvent
tres bien amir emprunté a notre Chronique.
Dans le Rodrigo, l"itinéraire ditfere a la fois de celui du
Poema el de celui de notrc Chronique; c'est a Bañares que le
comle ful pris lrailreusement, et c'est aTudela qu'il ful conduil;
il n'est pas quesLion de Cirueña:
Et ovo de aver contienda con el Rey don Sancho Ordonnez de
~auarra. EL este Rey don Sancho Ordonnez fizo vistas con el conde Ferr-

nand Gorn;.alez en vn lugar que di&lt;;en Vannarez. E yendo el conde seguro, prissol el rey en enganno. Et lleuolo presso a Tudela de N,tuarra.
Et yazíendo e1 conde presso sacolo donna Coslarn;a, hermana del Rey
don Sancho Ordonnez. Et yaz.iendo el conde en los fierros, tÜrnolo la

infanta a sus cuestas .. Et dio con el en vn monte, e encontraron a vn

•

•Gipresle de ay de Tudela de Nauarra ... El salio del monte priuado ...
(f:d. Bourland,1/evuehisp., 1911, l. \:\IV, p.310.)
C'esl évidcmmcnL un anachronisme que de meltre Tudela
en possession du roi de Navarre a celle époquc. Peut-etre !'auteur du Rodrigo, ou celui dont il s'inspire, avait-il une malice
a cxrrccr contrc un archipretre ou en général contre le clergé
de cetle ville; l'hisLoire peu édifiantc dont le Ferncín González
expose moins sobrement les dé-tails mais ne spécifie pas a ce
point ce héros, serait ainsi dcvenuc une satire presque personnelle. 11 n'y a done pas lieu de s'arreler acelte locali 0 ation du
licu ou le comte aurail été conduit pour etre emprisonné; elle
est arbitraire et tardhe . Au conlraire, le nom de Baí1ares,
petit village a deux licues au nord de Cirueña et a la meme
distance que celle-ci de Santo Domingo de la Calzada, de Bclorado el de Nájera, parait elre une localisation lraditionnelle;
el il est possible au surplus que la capture du comte ait eu lieu
_a Cirueña, mais que la poursuite ait commencé a Bañares. En
d ·autres termes, les deux localisalions ne son t pas i nconciliahles.

f'ER'.UN GON'ZALEZ DA."15 LA CHRON!QUE LÉONAISE

9

Notous que loutes ces localités se trouvenl voisines de la
chaussée qui va de Belo,·ado a Logroño el Pampelune. Cctte
chaussée est ·mcnlionnée dans le poeme (c'est au momenl ou
Fernán Gonzálcz el sa compagne fuient de Castroviejo) :
El camino fran(es ovyerOn a dexar,
YU grrand enQinar,
El conde don Fernando non podia andar,
Ouol ella rn poco a cuestas a llevar.
Tornaron a synieslra por

lis évitent la chausséc pour é, itcr les rencontres et ils passent par la montagne:
Quando se fue la noche el dia quier parcscer;
Enant que ningun omne los podicsse ver
Vyeron vn monte cspesso, fueron se y meter,
Ovyeron alli la noche atender ...

D'autre parl, llañar-es faisait partie de la Junta de Valpierre,
sur laquelle on pcut voir le Diccionario de Govantes (,. v. T'ctlpierre). Or une balaille cut lieu en cel endroil, d'apres le Poeme,
entre Caslillans el Navarrais.
Ayuntaron se en vno en vu fuerte val!Pjo,
Buen lugar pora ca,;a de liebres e conejo,
Cojen .) mucha grana con que liiien bermejo,
Al pye !(' passa Ebro much Jrado sobejo.
Valpyrrel dizen todos, e assi le llamaron ...

Et l\ladoz, s. v. Bwiares, nous apprend que « no lejos de
Bañares, en la llanura llamada de Valpiedra, fueron vencidos
dos mees en , 157 los Navarros ... ". Vatpyrre, Vnlpierre, Val
piedra sont done les formes diJTérenles d'un meme nom, qui
est lié historiquemen l a celui de Baiíares.
11 est vrai que la balaille de Valpyrre, •dans le Poeme, est
postérieure a la capture et a la délivrance du comle: il en est
de mcmc dans la Chronique générale, du moins d'apres le
ms. X-i-4 (Pidal, S 7 16; Marden, p. 15 r ). Mais une autre
batail le antérieure a la capture, et dans laquelle, d'apres le

�10

FERNAN GONZALEZ DANS LA CHI\Q;,JQUE LÉONAISE

BULLETiN HISPANIQUE

Poeme, fut lué le roi Sancho, se serait Iivrée dans un endroit
appelé Era Degollada.
Quando ovo el buen conde su rrazon acabada,
Mando contra Navarra mover la su mesnada;
Entro les en la tierra quanto vna jornada,
Fallo al rey don Sancho al Era Degollada.

Or, comme la note M. C. Marden (p. 217), le ms. X-,-4 porte
(Marden, p. 125; Pida!, S 695) "el
Era Degollada, el es en vall Pirri n el l'auteur de la Crónica
del conde Fernán González, le P. Gonzalo de Arredondo, qui
ful abbé de S. Pedro de Arlanza de 1505 a 1518 (Esp. sagr.,
t. XXVII, p . 54, 2• éd.), ajoute: ce E por la gran matanza y
degollacion que el conde y castellanos fezieron en los
nauarros le mudaron el nonbre y le dexieron la era de
gollada n; il n'y a probablemenl la du reste qu'un grossier
calembourg du a une fausse graphie: Mariana dit (VIII, 5 )
" ad Gollandam oppidum n, " cerca de vn lugar llamado Gol-

a l'endroit correspondant

lada

11

Ainsi Valpierre était lié par deux souvenirs a l"histoire du
comle: cela expliquerait assez la place donnée a Bañares par
le Rodrigo. Une confusion avec Ciruefia, en admettanl que la
capto.re a bien eu lieu dans celte derniere localité, s'admet
aisément. Nous sommes bien la en pays de souvenirs épiques,
en «terre d'épopée }).
Au surplus, précisément parce qu'il n'y a pas concordance
entre les trois itinéraires, on peut dire qu'ils décelent par leur
CJ,au.:uH
_ _ _ _ _ -/J1/Efinir81N¿,,]¾ninf1

... -----------.fH}

-

du Rodd¡o .

_. _ . _ . -/Ch,j . d,M CA_,~ lüN1S,

1) ' ·

1. M.C. Marden cite également Berceo dans son San Millán (1fso3):
Por medio de Valpirri, vn sequero lugar,
Fasta que en Villuvio ovo de arrivar...
Or Viltuuio n'est évidemment autre que le Bilibo dont il est question dam; les vers
précédcnts(texte de Sánchez-Janer, B. A . E., t. LVII, p. 65):
Sopo que sant Felives en Bilibo moraba,
La ora de veerle veer non la cuiclaba,
Non lo metió por plazo nin lo quiso tardar;
Movióse de la sierra, empezós a desprunar ...
11 s'agit du risco de Bilibio, oU saint Félix avait son ermitage, au nord de Haro. Et
poul" y aller de Madrid (pres de Beiveo, dans le barrio de Berceo, a deux lieues de
Nágera, au pied de la sierra de San_ Lorenzo), oU il était né (ibid., str. 3),

Cerca es de Cogolla de parte de Orient.
Dos leguas sobre Nagera al pie de Sant Loreo.t,
El barrio de Berc;;eo, Madriz la iaz present:
Y nació Sant .Millan, esto sin falliment,

le chemin du jeune MillanJtait en effet par le Valpierre. Pour Bilibio, menlionné
aussi dans le privilElge de Fernán González(Termino Cellorico, Villi!Jio, Burde .. . ) 1 voir,
oulre Madoz et l'Atlas de Coello (A.laua), le Dice. de Govantes et le Dice. gcogr.-hi31 .,
de Esp. por la R. Ácad, ~ la Hist., t. Jer, oU. la source de Berceo en cet eadroit cst
indiquée, Braulion: « Dictaverat ei fama esse quemdam eremitam nomine Felicero,
vir11m sanctissimum, cui se non immerito proeberet discipulum, qui tune morabatur in culello Bilibio. Arripiena iler pervenit ad eum. &gt;l (Patr. Iat., t. LXX~
col. 703•4). Seulement Braulion ne dH ni d'oU partit 11aint Emilien, ni par oU n pa 811a,
ni du reste oll il eat né.

/

ensemble une lradition locale. Les divergences marqueraientelles simplement des variantes ou des rivalités de clochers ...
ou de monasteres?
Ni Tudela ni Bañares ne figuren! dans le privilege de Fernán
González.
D'apres le Diccionario de Govanles, le monaslere de Santa
María de Bai,ares fut donné en 1075 a San Millán de la Cogolla,
qui des avant 1020 • avait re~,u celui de San Cristóbal de Tobia;
le chatean de Clavijo apparlenait au monaslere d'Albelda
depuis w33, el Ciruefia, a celui de Santa María la Real de
· Nájera depuis 1052: " Cimniam cum omnibus suis pertinenciis n, est-il dil dan, l'acte de fondation par D. García el de
Nájera '· Peut-on invoque.- les traditions respectives de chacun
de ces trois monasteres pour expliqner celles que refletent
i. En 1014 1 d'aprCs Dom Férotin (Hist. de l'Abb. de Silos, p. 35)¡ saiot Oomioique
Y fu t prieur six mois.
2 . C'est du reste daos les archives de ce cou\'ent que le fuero de Ciruefia était
conservé, selon Moret (Anales de l\'avarra, X-16) cité par le méme Diccionario .

�BULLETl:'i BlSPA:ilQUE
1•

le Poema,

2º

le Rodri{Jo, 3° notre Chronique (et les A11nales

Composlellani)?

L.itinéraire du Poema inléressait Sancta María de Nájera par
Cirueña, et celui du Rodrigo intéressail San Millán de la
Cogolla par Baiíares. Mais celui de la Chronique inléressait
Nájera par Cirueiía, San Millán par Tobia, A.lbelda par Clavija :
cela dn moins dans la seconde partie du xu' siecle. Doit-on
voir la un compromis, une fusion de traditions divergentes?
C'esl possible, maisje ne pnis qn'indiquer ce poinl de vue; el
il esl aisé de constater que l'Hinéraire de la Chronique passe,
en droite ligne et forcément, par Castroviejo, au retonr de
Pampelune et de Clavija . 11 ne fait done qn'allonger celui dn
Poema, qui a pu exploiter de préférence 1111 sonvenir, anlhenlique 011 non, du passage par Castroviejo . Toujours est-il que
la localisalion la plus importante est celle de Cirueiía, commune au Poe,na el

a la Chronique.

J'ai rappelé que le Pocme, suivi par la Chronique générale
(X.-i-4), place daos une chape lle, une« ermita» oü il s'était réfugié, la capture du comte. Or la Chronique léonaise nomme ce
lien saint: « ecclesia sane ti Andree aposloli »; et par Madoz nous
savons que te! élait bien vers 1850 le vocablc de l'église parois-

FERNA~ GONZALEZ DA~$ J,.A CliRONIQOE LÉO;,iAISE

Peut -etre cependant une église ou une simple chapelle
avait-elle élé déja construite ou reconstruile a l'époque ou le
comte castillan fut pris en trahison par le roi de Navarre. C-esl
bien ce que le Poema donnerail a inférer. On poúrrait meme
supposer que ce ful ponr expier la profanalion de cet asile
par son pere que le roi Sancho érigea ce monastere. Mais nous
ne pouvons faire état de telles conjectnres; il est plus prudenl
de ne pas affirmer, jusqu'a. prenve certaine, l'hisloricité des
délail s relalés tant par la Chroniqne que par Je Poeme, el de
nons en tenir a cette simple observation : que sur ce point les
deux textes .sont d'accord et reprodnisent une meme tradilion,
íondée ou erronée.
Dans le ms, 10814 (ancien li-73) de la Biblioteca Nacional
de Madrid, un de cenx qui représentent, pour M. Menéndez
Pida!, la Chronique de 1344, le lieu du rendez-vous et de la
lrahison esl déformé : il devient t;:eruera.
(Fol. 138). Et el conde tomo cinco caüallos de mulas ·, consigo
seys

r;

mas non . de aqllos meiores

q auia

a'ql dia q el puso e 9eruera cuydando
eubi,:tra de;ir. . . ·

syn armas ningunas t fue
ansy coffio lo

q ve'nia y el rrey

siale de Cirueíta, desservie par un religieux du monastere

Santa María de Xájera. Le Diccioll&lt;ll'io, cilant encare le P. Morel
(IX, 4, 10 et X, 1-) rapporle que « el Rey D. Sancho de Pamplonse fun_dó el monasterio de San Andrés de Cirueña en el
dia ,3 de noviembre de la era w10 (aiío 972), repoblando a
Cirueña y dándola fueros».
Au premier abord il semble que la dale de cette fondation
du monaslere de Saint-A.ndré dénonce une erreur dans l"addilion qui nous occupe, puisque celle-ci place dans une église
de Sainl-André apotre une scene qui se serail déroulée en 960
(Era DCCCCXCVIII). On dira que le monastere a pu etre bati
en 972 et l'église exister en 960. Mais l'acte de fondation
du monaslere, en 972, reproduit par Yepes et cité par le
Dicci.onario, porte que le lieu , olim fnil sub imperio pesimorum hret·eticorum habitatum, et a catholicis christianis
deserlum n.

~Iais si Castro viejo esl bien encare l'endroit ou sont condnits
d'abord le comle et ses compagnons, il esl ensuite séparé
d'eux et jeté dans une antre prison. N'avons-nous pas la un
son venir de Clavija 011 de Tobia?
(Fol. 138·). Entonce mando el Rey leuar al conde &lt; los suyos para
Castm viejo r: mandoles dar muy mala prisyon. Et partierO al conde
de los suyos r; lanyaronlo en otra prisi5.

11 est vrai qu·ensnite c·est bien encare a Ct!.stro viejo que le
lronve le comle de Lombardie (fol. 139); c'esl de fa aussi,
natn rellement, que le tire D• San-cha. Taus deux évilent le
cbemin fra119ais .
(Fol. 140 ). Et entorn;es se fueron su camino
fran~s ala mano syniestra por vn monte ...
Ball. hUpan.

~

dexaron el camino

'

�14

' BULLETIN IDSPANIQOE

Enfin c'est

a Bilforado encore que les fers

lui sont enlevés :

(Fol. ,41 ). o ansy llegaron abilforado que era de ally ~erca. Et el
primero lugar-del condado ij partía con nauarra. Et despüs q llegaron
abilforado enbiaron por un ferrero que tiro los fierros al conde . ..

CATALOGUE
DES MANUSCRITS DE .M. MOREL-FATIO

Dans la Chronique générale éditée par Ocampo en 15,\i, on
retrouve Cerueña (f' ccXLvm), Castro viejo (f' ccxux) el
Bilforado (f' ccL').
Enfin dan~ la rédaction que Menéndez Pelayo suit pour
l'illustration de la Comedia de Lope de Vega (Obras de Lope
de Vega. pub/. por la R. Acad. esp., t. VII, 1897), et qui est
celle d'un manuscrit de sa bibliotheque personnelle, c'est
encare á Ciruenna et a Castrovieio que sont localisés ces faits,
ainsi que daos la comedia elle-meme.
Quant aux romances, sur lesquels je reviendrai a propos de
!'Infante de Navarre qui délivra le comte, il n'y a rien a en
tirer, aucun de ceux qui concernent cet épisode n'étant antérieur au début du xvr• siecle, comme l'a démontré M. R. Menéndez Pida! (Homenaje a Menéndez Pe/ayo, t. I, pp. 471, 485, 495,
477, 486, 496). U n'y es! question que de Castroviejo et de
Bilforado.
G. CIROT.

( A suivre.)

J'ai donné a la Bibliotheque municipale de Versailles mes
livres et mes manuscrits. M. Cirot, secrétaire de naire rédaclion, a estimé que, vu les frais considérables réclamés par
le Catalogue des manuscrils des bibliotheques de France, il valait
mieux publier, dans le Bulle/in hispanique, l'inventaire de
mes manuscrits; j'y ai joint ceux de mon ami, H. Léonardon,
mort le 23 novembre 1912, qui furent donnés, comme
les miens, a la Bibliotheque de Versailles, par sa veuve,
M•• H. Léonardon.
Parmi mes manuscrits on trouvera :
,• La préparation a des articles publiés, soit dans le Bulle/in
hispanique, soit dans d'autres ouvrages et revues, avec des
retouches plus ou moins importantes;
2° Des cours au College de France;
3• Des mémoires qui n'étaient point encore en étal d'etre
publiés;
4• Des lettres et autres documents se rapportant surtoul a
l'histoire et a la littérature espagnoles.
Je n'ai conservé, par devers moi, que les notes relatives
a Jean de Quintanadoine, seigneur de Brétigny, le fondateur
des Carmélites en France; la biographie de D. Francisco
Amorós, marquis de Sotelo, le promoteur de la gymnastique
en France; des documents sur les révolutionnaires espagnols,
et une étude sur Mérimée •, espérant, s'il me reste des forces,
les publier, car vita, sine /itleris, mors esl. En tout cas, les
1. Une pelite parlie de cette étude, sous le litre de Mérimée et Ca/ckron, a été
publiée daos la Revued'histoire li,t.iéraire tú la France, t. XXVII, PP- 61 8. 69,

�BULLETI~ HlSPANIQUE

•

notes se rapportant aux quatre sujets en question devront faire
retour
la bibliotbeque de Versailles.
Les manuscrits donnés
la bibliotheque de Versailles ne
pourront etre consultés que quinze ans apres ma mort; ceux
de H. Lé,onardon en 1927.
A. M.-F,

a

a

CATALOGUE DES MANUSCRJTS DE M. MOREL-FATIO

6. Bartolomé de Torres Naharro. - Mceurs. - Mots. - ProYerbes.
- Variantes de l'exemplaire de la Bibliotheque \"ationale lle Paris, Y
6,31 (Séville, 1533).
7. Tragedia llamada Josephinr1 ... trabada por ,lficael de Car1.•qjal ...
J'a precedida de un prólogo ... escrito por D. 11/anuel de Cañete.
Variantes de l'exemplaire appartenant a M. de la Sizeranne (Palencia,
por Diego Fernandez de Cardaba, 1540).
8. Fiches de la Bibliolheque Colombine Sévillc, par Barlolomé
José Gallardo, communiqul•es par llenry Harrisse. - Epreuve et copie
des appendices des Excerpla Colomúiniana de 11. llarrisse. - Lellre
d~ M. Jean Babelbn.
9. Nouvelles espagnoles. Lines picaresques et nouvelles. Gazman de A(farache de Mateo Aleman. - Notes bibliographiques. Catalogues de la Mazarine, de la Héserve de la Bibliolheque Nalionale
de Paris et de D. Pedro José Alonso y Padilla, ele. - Catalogue de
laletlre y, de la Ribliolheque Nalionale de Paris (nouvellesespagnoles).
10. :\'oles sur fAraucana de D. Alonso de Ercil!J y Zuíiiga, d'apres
l'édilion donnée par M. J. Ducamin, Paris, 1900.
H. Copies de la Bibliotheque Nationale. -- Correspondance de
Chifllet, d'apres la Colleclion Baluze 16,. Extraits. - Copies dh·erses.
t2. ProcCs intenté par M. le duc de Frias 3 M. Je baron Pichon,
pour la restitution du saint- ciboire, donnt'' par le roi Jacques 1~r
d'Angleterre, en 1604, a un de ses aneé tres, al'occasion de la paix entre
l'Espagne et l'Angleterre, et que le duc de Frias offrit au xvn• siElcle
au couvent de Santa Clara de Medina del Pomar. D'apres la Gaze/le
des iribunaux de mars et d'avril 1885.
t3. Léopold Micheli ( 1877-19 1o). Dcux lettres de Léopold Micheli. Sept letlres de M. Fréd. Gardy.- Lettre deM. Ernest Muret. - Letlre
de M. Louis Cbavet.
t4. Dialecte navarrais. Chronique de Garcy Lopes de l\oncesvalles.
Copie de la Collection Duchesne
la Bibliotbeque 1iationale de
Paris, 113, fol. »7. - Extraits du fond franc;ais de la Bibliotheque
:'lationale de París, 6539, fol. 3; du fond latín 9,61, fol. 56, etc.
t5. Ate relegata et Minerva restituta, de Juan Perez de Tbledo.
D'apres le ms. fonds latin 876, de la Bibliotheque Nationale de
Paris. Cf. Une comédie de col/ege" Ate relegata el Minerva res titula»,
dans les Éludes sur l"Espagne de A. Morel-Fatio, t. lll, Paris, 1904,
pp. !09-137. - Lettre de D. llamón Menéndez Pida!.
16. Vicente Nogueira. Deux lettres de M. Sonsa Viterbo ºe t un
arlicle du meme, au Jornal da Manha, du 9 décembre 1889. - Letlre
de F. Adolpho Coelbo. - Lettre de M. J. A. da Grac;a Barreta. Lettre de M. Antaine Thomas. -Lettre de M. Joaquín de Vasconcellos.
- Lettre de Mm, Caroline Michaelis de Vasconcellos et un extrait du
Catalogue de la bibliotheque d'Evora mentionnant des lettres de

a

L La Société espagnole au XVIII' siécle (huit cahiers). , . Tab3.c; Afeites; Visites; Refrescos; Tertulias; Monnaies; l\Janger;
Boire. - 2. Madrid; Provinces. - 3. Littéralure; ThéB.trc; Musique;
Danse. - 4. Galanlerie; Cortejos; Allure de la femme et de l'homme;
Majisme. - 5. E:ducalion; Mariage et famille; Domestiques; Classes;
Professions et métiers; Usages, Mobilier, ele.; Toros, Grossiereté;
Jeu; Voitures. - 6 . f:glise; Étudiants; Saleté; Hospicio; ~laladies;
Gouvernement; Soldats. - 7. Mots et expressions; Menaces et
imprécalions; Jurnns et ex.clamations; Noms de personnes; Emploi de
la journée. - 8. Coslume; Étrangers el Modes nóuvelles.
2. La II monja alferez 11 , Da Catalina de Erauso. Copie, par D.
:\Januel Goicoechea, de la Relacion verdadera de las grandes haza,ias
y valerosos hechos que una rmijer hizo en veynle y quatre años q sirvio
en el 1/eyno de Chile. 1625.
3. Anciennes bibliotbéques espagnoles ou bibliothéques lran9aises
contenant des manuscrits en espagnol. - D.. Pedro de Aragon; le
comtc de Villaumbrosa ; l\Iarca; Noailles; Olivares ; Biblioleca
lleberiana; Baluze el le marquis de Mondejar; lnvenlaire de la
bibliothCque de D. Gaspar Ibaíiez ele Segovia, rnarquis de Mondejar;
Sevilla; Extrait de la bibliotheque de Gerónimo Zurita, d"apres les
Progresos de Dormer ; Lanzina; Trichet du F'resne.; Mazarin ;
Th6venot; Duchesne; abbé d'Estrées; Allaemps. - \otes prises pour
le catalogue des manuscrits espagnols el porlugais de la Bibliotbeque
Nalionale de Paris.
4. Sote:, pour la comédic du Pobre honrado, de Guillem de Castro,
publiée par D. M. Serrano y Sanz, dans le Bulleltn hispanique, t. IY,
pp. , 19 et 3o5. - Lettres de D. M. Serrano y Sanz et de ;\,l. Ernesl
~lérimée. - Corrections de Léo Rouanet.
5. Copie d'un roman -d'aventures (Cod. Val. 6966, fol. 68), commenc;ant par: «En el Reygno descocia ovo un escellente Rey complido
de todas virtudes, specialement en ser Justiciero, commo la mesma
Juslic:.ia, el qual en su postrimera hedat ovo una sola bija a quien
despues de sus dias subcedia el Hegno, la qual llamaron por nombre
mirabella ... " Cetle copie a été faite pour M. Adolf Mussafia, qui me
l'a donnée.

17

a

�18

Vicente Nogueira. -

BULLETIN HISPA.NIQUE

Cinq lettres de M. le Prof. Gatti et une copie des

lettres de Vicente Nogueira conservées a la Bibliothf:que Barberiána. Divers documents ulilisés daos la Zeilschrift far romanische Philologie, l. Ill, pp. 1-38. - Boletim de bibliographia portugueza, t. 11,
n° 1 : Série chronologique des Jettres enlre Vicente Nogneira et d'autres

personnages, publiées par M. J. A. da Gra&lt;;a Barreto, d'apres les
originaux ou les copies d' Ajuda, Evora, Torre do Tambo, Bibliolh8que
Nacional de Lisbonne.

17. D. Pedro Calderon de la Barca. Comptes rendus de M. G.
Baist du MáJico prodigioso, de M. Morel-Fatio. Heilbronn, 1877 (Literaturblatt /ü1· german. und roman. Philologie, 1881, n° 6), de D. Jerónimo Borao (Revista de archivos, bibliotecas y museos du 5 janvier
1878), d'anonymes (Magazin Jür die Literatur des Auslandes, La
Academia, 13 mai 1877, Lilerarisches Cenlralblatt, 15 juin 1878,
Revista contemporanea, 3o mai 1877). - El Día: á D. Pedro Calderón
de la Barca ... dedica este número el 25 de mayo de 1881. - Los
últimos autos de Calderon, avec fac-similé de la signature de l'auteur
(La Jlustracion española y americana, 1881). - Neueste deutsche
Calderon-Literalur par Rugo Sch.nchardt (B,ilage zur Allgemeinen
Zeitang, 1&gt;-19 juillet 1881). - Compte rendu des Documentos para
la biograjia de D. Pedro Calderon de la Barca par D. Cristóbal Pérez
Pastor, de M. Wolfgang von Wurzbach (Zeitschrift f. romanische
Philologie).-Biografia de Pedro Calderon de la Barca, Madrid, 1840.Calderon-Literatur par M. Engelbert Günthner (Literarischer Handweiser, n°· rg, 20 1 :¡j, ~3, :14, 1906). - Segismundo's soliloquy
on liber·ty in Calderon·s La vida es sueño par M. Milton A. Buchanan
(Publications oj lhe Modern Language Associalion of America, XXIII,
n ° ,).- Du m. Notes on Calderon : the Vera Tas sis edition; the text o}
La Vida es sueño (Modern language notes. Mai 1907) - Du m. Notes
on the spanish Drama. The date of Calderon's La Vida es sueño
(Modern language notes. Novembre 1907). - Leopold Schmidt, Deber
Calderon', Behandlung antiker Mythen (Rheinisches Museum jür
Philologie, 1855). - D. Adolfo de Castro y Rossi, Una joya desconocida
de Ca/deron, Cadiz, 1881. - Lucien Paul Thomas, la genese de la
philosophie et le symbolisme dans la Vie est un songe de Caldero n
(extrait des /1,félanges offerts a M. Maurice Wilmolte, Paris, 1910). Catalogue des ouvrages de Calderon conservé au département des
imprimés de la Bibliotheque Nationale, Paris, 1905. - Poesías inéditas
de Calderon, Madrid, 1881 (Biblioteca universal). - Poesias de Calderon
de la Barca, Madrid, 1874. - Edmund Dorer, Die Calderon-Literatur
in Deulschland Bibliographische Uebersicht, Leipzig, 1881. - Edmund
Dorer, Beilriige zur Calderon-Lileralur, ¡er et :1e cabiers, Dresden 1
1884. - Trois lellres de M. Karl Vollmoller. - Vita et Martirium SS.
Cipriani el Jastinae ex Simeone Melaphraste, etc. Copie. - Lettre de

CATALOGUE DES MANUSCRITS DE M. ?tlOREL-FATIO

19

D. Cayetano A. de la Barrera yLeirado a Antaine de La tour, Madrid, ,5
aout 1869. Copie. - Biographie de Calderon, d'apres le livre de
D. Felipe Picatoste y Rodríguez. Copie . - Catalogue des comedias de
Calderon, publié par Vera Tassis, dans la Verdadera quinta parle
( 1682), ele. - Memoria para la Biblioteca Nacional para el presente
año 1870, Madrid, 1870. Copie. - Exemplaire des fuc-similés qui
accompagnent le Mágico prodigioso (lleilbronn, 1877). - Papiers
divers . Exlraits d'éditions de la Bibliotheque Nationale de París. Notes
sur la comédie de Calderon, Guárdate del agua mansa, ele.

18. Correspondance d'Espagne. Deux arlicles du Temps, 31
décembre 1885 et 9 jamier 1886. - Deux articles de Revue du monde
latin ( 1886 ), signés Domingo Rostrituerto, sur A. Cánovas del
Castillo et sur Marcelino Menéndez Pelayo. - Letlre de D. A. Cánovas
del Castillo. - Douze lellres de D. Antonio María Fabié. - Lettre de
D. Marcelino Menéndez Pelayo. - Six lettres de Francis de Pressensé.
i9. D. Carlos Coloma. Lettre de D. Carlos Coloma au cardinal
Guid o Bentivoglio, Madrid, .26 juin 1637. Original. - Exlraits de
l'ouvrage de Azevedo Coutinho y Berna!, Généalogie de la famille

Coloma. S. l. n. d. (vers 1770) - Papiers divers pour servir a la préparation de l'article intitulé : Une letlre de l'historien D. Carlos Coloma,
dans le Bulletin hispanique, t. XIJI, pp. 230-,33.
20. Poétes castillans du xv• siécle. Préparation a l'article intitulé
le Débat entre Anton de Aforos el Gonzalo Davila, dans la Romania,
t. XXX, pp. 49 a 64. - Copie des imprimés de la Bibliolbeque
Nationale de Paris, Yg 86 a I Jj, et Y. n. p. Réserve; entre autres :
Unos coplas de las comadres, etc. - Article de M. Karl Vollmiiller
sur le Catalogue of the Manuscripls in the Spanisch Language in the
Brilish Museum (t. l" et II), dans la Zeitschrift Jur romanische Phi/ologie (dédicace).
21. Los proverbios de Salomon. Texle et introduction, d'apres le
ms. Español n' 559 de la Bibliotheque Nationale de Paris. - Lettre
du P. Félix Rozanski.

22 . Gil Bias. Poesías de Don Pedro Calderon de la Barca, con anotaciones y un discurso por apéndice sobre los plagios, que de antiguas comedias
y novelas españolas cometió Le Sa¡¡e al escribir su Gil Bias de Santillana, por Adolfo de Castro, Cadix, 1845. - Essai s«r la question de
l'originalité de Gil Bias ou rw.uuelles observations critiques sur ce
roman, par Charles Frédéric Franceson, Leipsic, 1857. - /Jlémoire
sur l'originalilé du Gil Bias de Le Sage, par M. Eugene Baret, Paris,
1864 . - Die Geschichte der Gil Blas-Frage, von Edmund Veckensledl,
Berli n, 1879. La question de « Gil Bias n, par ~l. Ferdinand
Brunctiere (Revue Bleue, 26 mai 1883). - Autre exemplaire manuscrit du Discurso de Castro. - Bibliographie de la question du Gil
lilas. - Notes bibliograpbiques.

�20

BULLETIN IDSPANIQUE

23. D. Juan Ruiz de Alarcon (deux cahiers), 1. Variantes de la
Parle veynle y dos de las comedias del Jenix de Espa,ia, Lope de Vega
Carpio, d'apres l'exemplaire de la Bibliolheque Nationale de Paris,
Yg 292, et notes concernant 1~ Verdad sospechosa. -

Autre copie,

remise d'Espagne, de la Verda sospechosa, allribuée a Lope de Vega Notes relalives /¡ la scene du duel de la Verdad sospechosa, de 11. Léonardon. - Sept paquets de fiches concernant Alarcón :
2.

21

CATALOGUE DES M.ANUSCRITS DE M. ?tlOREL·FATlO

1.

Biographie:

Langue; 3. Coutumes, modes; 4, Stylc, citations; 5. Classes;

6. Localités; 7. Pensées. - :J. Los estudios universitarios de .fuan Ruiz
de Alarc6n y Mendoza par Nicolás Rangel (Bolelin de la Biblioteca
Nacional de México, año X, núm. 1 y 2, marzo y abril de 1913), avec

deux lettres, l'une de D. Nicolás Rangel. - Cours sur Alarcon fait au
College de France, 1900- 1901, 4 cahiers. - D. Pedro Henriquez Ureña,
D. Juan Ruiz de Alarcon, México, 1914, daos Nosotros, n° 9. Marzo
1914 (double exemplaire; l'un, tiré a parl, avec dédicace). - Noticias

Cujas. - Sanloutius. -

Nom de Galés. - Quatorze letlres de Eduard
Deux lellres de D. Julian Paz. Lettrede M. Emesl \luret. -Lellre de D. José E. Serrano y Morales. Notes préparatoires /¡ l'arlicle de Ed. Boehmer el M. Morel-Falio :
L'humanisle hélérodoxe calalan Pedro Galés, dans le Journal des
Savanls, de juillet a seplembre 190,. - Bulletin de la Sociélé da
Boehmer el une copie en anglais. -

p,-oteslanlism.efram;ais du 15 avril, 15 mai, 15 aollt, 15 septembre 1900.
- Ol"ienliana par Louis Havel (Revue de philolog~e, de liltéralure et
d'hisloire anciennes, X.XVI, 2ª livraison, Paris, 1902). - Elnfalscher

Brief Justinians an Narses von a. 505. Ein J(rilik von Felix Dahn
(Beilage zur Allgemeinen Zeitung, 1902, n° 84 1

tl

avril).

30. Ambrosio de Salazar. Lorenzo Salazar, Sloria della Jamiglia
Salazar, Bari, 1898 (dédicace). - Du m., Sloria dellafamigliaSalazar.

r Sala::ar in Italia, Bari, 1900. - Eugenio ~lele, Tra grammatici,
maeslri di lingua spagnuola e raccoglilori di prove1'bi spagnuoli in

biográficas del dr4malurgo mexicano D. J1zan Rui= de Alarcon, par

/lalia, dans les Studi di jilologia moderna, Anno YII, 1914, fase. 1-0

Nicolás Rangel (Boletín de la Bibl. Nac. de México, vol. XI, diciembre
de 1915, núm. 2), avec une lettre de D. Nicolás Rangel. - J\'uevos
dalos para la bibliografía del insigne dramaturgo D. Juan Ruiz de

(dédicace). -

Alarccín, allega,dos por Francisco Rodríguez Mario. ~1adrid, , 91 2

Espexo. -

(exemplaire annoté).
24. Manuscrits des Augustins de Lyon, cnnservés á la bibliothéque de !'Arsenal. Catalogue des livres manuscrils, tres anliques el

M. le comle d'Oncieu de La Bil.lie. - Leltre de M. A. Perrin. -

curieux sur le velin el papier, etc. Lyon 1 s. d." Copie. -Aulre copie du

diL catalogue fail par Chabaneau a Monlpcllier. - Notes prises sur
les manuscrits des Augustins de Lyon. - Note de D. Antonio
Rodríguez Villa.
25. Arioste. L'Ariosle, caracteres généraux de son reuvrc par
G. d'Hugues (LefOn aouverlure du cours de liUéralure élrangere,
prononcée a la Faculté des lellres, le 9 novembre 1893, dans la Revue
bourguignonne de l'enseignemenl supérieur, t. IV, Dijon, 1894. -

Cours sur l'Ariosle fait au College de France (1896-1R97). -

Notes

prises pour ce cours.
26. Clairvaux en Espagne au xv1• siecle, d'apres les archives de

l'Aube.
27. Alfred Loisy. Notice sur les publications de Af. Alfred Loisy. Alfred Loisy, le&lt;;on &lt;louverlure du cours d'histoire des religions au

College de France, 3 mai 1909, Paris. -

Decoupurcs de joul'Daux. -

Quinze lettres de M. A. Loisy. - Lettre de M. George Foucart, avec
une carte de Gastan ;\!aspero le recommandanl. - Six lettres de la
ma.rquise Arcona ti Visconti. - Deux lettres de M. A. Houtin.
28. Camoens. Cours fait au College de France (1897-1898). - ~o tes
prises pour ce cours.

29. Pe 'ro G1lés. Pedro Galés. -

Antonio Aguslin. -Casaubon:-

Grammaircs el diclionnaires. - Lettre ele D. Eduardo
de Hinojosa. - Notes biographiques. - \'otes bibliographiques. Almoneda general.-Vergel del alma.-Las clavellinas de recreacion César Oudin et autres grammairiens. -

Dcux leltres de

Lellre

de l'archiviste de l'Aube. - Discours sur le déluge de Barcclone. Secretos de la gramalica española. - Floresta de Santa-Cruz. Tres tratados. - Traduclion du Faret. - Espejo de la vida humana. Libro de armas. -

Thesoro de diversa leccion. -

Tratado de las cosas

mas notable, de Paris. - Histoire journaliere de loul ce qui s'esl passé
au voyage du Roy, s. d. - Response apologélique au liúel/e d'un
nommé Oudin (reproduclion de l'exemplaire de la Bibliotheque
Mazarine,

20. 220).

3i. Los nuevos libros de los apologos naturales. Exlraits du ms.
Espagnol 350 de la Bibliotheque Nationale de Paris.
32. Berna! Diaz del Castillo. Notes pour l'explicalion des premicrs
chapitres de la Ilisloria verdadera de la Conquista de la liueva Espa,ia
de Berna! Diaz del Castillo, - Copie des deux lellres de Berna! Diaz
del Castillo /¡ Charles-Quin! et a Philippe lI (Carlas de Indias,
Madrid, 1877) .. - Deux lellres de Mm• de Heredia: - Deux leltres de
M. Albert Dufourcq. -Analyse des sepl lettres de M. Eugene Dufourcq
a José-Maria de Heredia. - Copie des lettres 3 el 4; Guatemala,
18 février 1880, et 27 février 1880, de M. Eugenc Duf"ourcq
i José-~laria de Heredia. - Originaux des sept lettres de M. Eugenc.
Dufourcq a José-Maria de Heredia. communiqués par \{me de Heredia
- Fac-similé du ch. CXXVlll de la Historia verdadera, découverle
par ~l. Eug6ne Dufourcq au Guatemala, et transcription du dil
fac-similé (le fac-similé a élé enlevé au tome IV de la Véridique

•

�n

BULLETIN HISPANIQUE

CATALOGUE DES MANUSCRITS DE M. MOB.EL·FATIO

histoire de la conque/e de la Nouvel/e Espagne, par le capitaine Berna!

41. Lope de Vega 1 Arle nuevo de hazer comedias en este tiempo. -

Diaz del Caslillo, de José-Maria de Heredia, Paris, 1887) . - Séance
de l'Académie des Iascriptions du 10 octobre 191 ::i (Comples rendus .
Bullelin d'oclobre 1912) . - Autre exemplaire. - Figaro, Débals, Temps
du ::io octobre 19, :.i . - ~égocialions pourobtenir du ministre de Franco
l'envoi du Guatemala du ms. de Bernal Diaz del Castillo 011 une

Les unités d'Aristote avant le Cid de Corneil/e. Étude de lillérature comparée, par H. Breitingei\ GenCve, 1879. - Lettre de D R. J. Cuervo.Let tre,de D. A. Bonilla y San .\lartin. - Préparalion a l'article Lope

photographie. - Quatre lettrcs du MinistCre des AfTaires Étrangeres. Trois lettrcs de ;\l. Tausserat-Radel.
33. Cháteaux en Espagne. Chdteaux en Espagne par Alfred MorelFatio, dans les ,lfélanges offerls a ,1/. Emile Picot, Paris, 1913 . -Tro is
lettres de M. Ernesl Langlois. - Lettre de M. A. Thomas. - Deux
lettres de M. Baldensperger. - Lettre de ~l. Marce! Aubert. - Letlre
de M. G. Cirot. - LeLlre de M. René Sturel. - Extraits de cbansons de
geste copiés par M. Bédier. '- Notes prises pour le dit article.
34. Lettre en espagnol de Voltaire á un correspondan! espagnol.

Copie tirée du ms. Add. 20.793, IT. 1-2º, du British Museum. Autre copie. - Leltre de Constantin Lahovary. -lntroduction acette
lettre de Voltaire,
35 . Cbronique de San Juan de la Peña. A. Morel-Fatio, La Chronique
de San Juan de la Peña, dans la Bibliotheq¡¡e de l'École des Charles,
t. LIV, pp. 97-100 (mémoire annoté). - Documents sur San Juan
de la Peña, conlenus dans la collection Bréquigny :.18 : cédule de
Charles l[J du 1"' aoóL 1 773, conférant D. Manuel ,\ bad y Lasierra,

a

moine du monastere, l'autorisalion de visiter les archives des monas teres d'Aragon et de s'occuper de rhistoire écrite par Pedro l\larfilo.
Copie, etc.
36. « La Comedia famosa de la Verdad sospechosa de Don Juan
Ruiz de Alarcon 1&gt;. - Édition critique, incomplete.

37. A propos de l' «affaire"· -

« Lettre

a un

ami de llollande

par un isolé. Cardinalipolis. 1898 &gt;1.

38. La comedia. Trois lettres de M. John D. Fitz-Gerald. - Lettre
de M. Jacob. - Cinq lettres de M. Le Gentil. - Deux lellres de
M. W. P. Ker.- Extraits de D . Carlos Boyl eL Ricardo de Turia, faits
par M. Le Gentil. - Extrails des Cigarrales de Toledo de Tirso de
Malina faits par M. John D. Fitz-Gerahl. - Préparalion de l'article
Les Défenseurs de la Comedia par A. )lorel-Fatio (Bulle/in hispanique
de janvier-mars 1902).
39. Hidalgos. Los hidalgos ( La vida en el siglo xmº) par Martínez
Ruiz 1 ~ladrid, 1900. - &lt;( Dialogo entre Mediano, page,y Juan de Lorca,
mercader, etc. Extraits du ms. espagnol 354 de la Bibl. nat. de Paris. Ex:traitsd'Otalora 1 Summa nobililatis hispanicae, Salamanque, 1559, etc.
40. Paquets de fiches désignant les cilations de l'ouvrage de
D. Gregario Garces, Fundamento del vigor y elegancia de la lengua
castellana 1 Madrid1 1791.

•

de Vega, Arle nuevo de hazer comedias en este tiempo, dans le Bulletin
hispanique d'octobre-décembre 1901. - Compte rendu de ~1. Arturo
Farinelli sur cet artide (Archiv /ür das. studium der neueren Sprachen
und Litteraturen, t. CIX, hefl 3/4, dédicace). - La poétique de Lope
de Vega par M. Camille Pitollet (Le Siecle du 16-18 novembre 1906).

42 . Frangais en Espagne (deux cahiers) : 1. Aper-ru de la géographie générale de l'Espagne par M. Raphaol Bailes ter Castel/ ... conférence
faite a Barcelone le 27 juille! 1914, Barcelone, 1915. - Période du
Moyen-Age; Gallophobie. - 2 . Modes et marcbandises frarn;aises.Bretons . - Pierre et a u tres noms. - F'ran.;ais en Espagne. - Gabachos, Franchutes, Aguadores. - Buhoneros et artisans. - Lamparones. - Juge1nents sur les Frani;ais. - Connaissance du fram;ais.
- Allusions a des usages de France. - J,fonsiures . - Manger et
boire. - Pelerins et mendiants frani;ais. - Mots franc:;.ais .

43. Espagne en France . L'injluence de l'Espagne dans la lillérature
fran9aise, par F. Brunetiere (extrait de la Revue d,s Deux Mondes,
1" mars i'891, pp. ,15-n6). - Études sur les rapporls de la lilléralure
fran9aise et de la lilléralure espagnole au xv11· siecle (1600-1660), par
Gu stave Lanson (Extrait de Ja Revue d'hisloire lilltlraire de la France,
t. 111, pp. 45-70). - La genese d'Ilernani, par Raoul Hosieres (E~trait

de la Reuue Bleue, ,5 avril 1896). -

Moyen-Age. -

L'Espagne en

France au xv1ª1,il3cle. - L'Espagne en France au xvu~ siecle. - L'Espagne en France au xv1nª si6cle. - L 'Espagne en France au xuª siecle.
- Modes espagnoles en France . - Préparation de l'article intitulé:
Comment la France a connu el compris l'Espagne clepuis le Moyen-Age
jusqu'd nosjours, dans }eg Études sur l'Espagne, par A. Morel-Fatio 1
t. J•r, Paris. 1895 1 2ª édition.
44. Pícaros. Pícaros historiques ou légendaires. - Lettre de

D. José 1\1. Octavio de Toledo. - La vida del pícaro, d'aprcs La vida
del Lazarillo de Tormes (éd. D. Joaquín María de Ferrer, Paris, 1807)
et les Rimas de Pedro liñdn de Riaza, Zaragoza 1 187G: La Vida del
P icara, por gafono estilo compuesta en tercia rima. - Deux letlres de
Marcelino Menéndez Pelayo. - Rendez-vous de la picardía-Gueseric.
- Lettre de Gaston Raynaud. - Baldíos, holgazanes, tacaños, bergantes. - Poltron. - Pica,io. - Pícaro de cocina. - Picara et ses
dérivés. - Picardo, picardía, picardear.
45. Charlatans 1 ciegos, etc. Q,-aciones des ciegos. - Ciegos. -

Cbarlatans'. - Pobres fingidos. -

Pauvres en gé~éral. -

Petits rnarchands . -

Gal/ojero,

Ordonnances.

46. Espagnols et Flamands. Lellre de E. Castelot. -

Lettre de

�BULLETIN HISPA1'f1QUE

CATALOGUE DES MANUSClUTS DE :\t . ~JOREL-FATIO

M. G. Huet. - Préparation de la coníérence: Espagnols et Flamands,
dans les Étades sur .f Espagne, par A. Morel-FaLio, París, 1895, t. i",
,• éd. - Articles du Patrio/e et de l'lndépendance beige sur cette

Si . Estampes. Descriptions prises au département des Estampes
5o, 51, 51 •, 5,; Vb 147; Tf &gt;; llf 4,
Bf 4', Bf 4h. - La cuchilleria en España (siglo xvn) por Manuel Rico
y Sinobas.
52. Prostitution en Espagne. D. Pedro Pérez de la Sala, Costumbres españolas en el siglo XVJ, dans la Revista de España, nº' 5,3-537,
1891.
53, Théiitre espagnol (deux cahiers)- 1. Le,on d'ouverture de la

conférence .
47. Suarez de Figueroa,
saillantes.

El Pasagero. -

Mots et expressions

48. La Societé espagnole au XVI• siécle et au

xvn• siécle (vingt

cahiers). 1. Provinces. - !l. Provinces (suite); Portugais; étrangers
en général; Italiens. - 3. Italiens (suite); Flamands; Allcmands;
Scandinaves; Anglais. - 4. Boire el manger; Afeites; Tabac; Jeux;
Carles; Danzas et Bailes; Palacio; Cortesías. - 5'. Soldals; Ordres
mililaires; .J usliceet police; Bandoleros; Voleurs et galériens; ESclaves
et domestiques¡ Venias. -6, Métiers, genre devie(hommes et femmes)

Pallas; Industrie; Épées; Armures (broqueles); Modes d'hommes et
de femmes; Golilla el hahit militaire; Chapines; Livres de chevaleries

a la Bibliotheque nationale: Ob

chaire de littératures étrang6res

al'École des leltres d'Alger,

en 1880.

Cours fait au College de France (1884-1885). -

,. Notes . - Représentations données au ThéAtre de la Renaissance par M º MaTia
Guerrero et M. Fernando Diaz de Mendoza. - Photographies de ces
111

deux acteurs. -

Découpures de journaux.

54. Sigisbéisme italien. Fiches sur ce sujet. - Lettre de M. Bernard Gaudeau, S. J. - / Cicisbei delusi. Dramma giocoso per musica

et Célestines; Nouvelle italienne; Types du théatre populaire. 7. Juifs et ~lorisques; Limpieza de sangre; Inquisition; Bulles et

da rappresentarsi in /?iren:e nel Teatro d~l Cocomero, ne/la Primavera

indulgences; Jellne du samedi; Classes; Hidalgos; Dons, écuJers,
pages, duegnes, Montañeses, caballeros et tilulOs. - 8. Comedia;
curiosités littéraires; Vers dechansons populaires; Études et étudiants:
Religion et clergé; Saint Sacremenl; Immaculée conception ; Saludadores, ensalmado,·es, hechiceros; disciplinan ls; Usa ges religieux,
carnaval, mort; Arrobos. - g. Alcahuetes et Alcahuetas; Rufians;

M(J!urs italiennes, comédie, en un acle, milée de chanls, par MM. Paul
Dupont et f:douard l\:lonnais, Paris, 1833. - Heise van Wien nach

Prostitution; Sodomie: Syphilis; Saleté ( espulgar, sarna); Votos et
reniegos: Gitanos, germania. - ,o. Mols el expressions; curiosités,
personnages historiques . - Cours du college de Franc,_( 1887 e( 1888),
1.

Hidalgos ; Escuderos, Dueñas, Caballeros. -

Limpieza. Madrid. -

~- Juifs, Marisques,

3. Limpieza (suite), Castillans, Burgo ,

del/ anno 1750 ... In Firenze, s. d. - Le cavalier servan/, ou les

Madrid. Berlin, 179,.
55. Sigisbéisme espagnol. Fiches sur ce sujet. - Deux lettres et
une note de M. Bernard Gaudeau, S. J. - El Chichi.sveo impugnado,
por el R. P. lf. Fr. Joseph Harn de San Clemente, Sevilla, 1754
(exlrails pris par H. Léonardon) . - Swna m.orai para examen de curas
y confesores, . . el P. Af. Fr. Vicente Ferrer, Valencia, 1770 {extraits
p,·is par [I . Léonardon). - Obras poeticas de D. Eugenio Gerardo
Lobo, Pampelune, 1729. -

Piflces sur le Cortejo, copiés dans le ms.

Valladolid,

Add. du British Museum, 17.704 el ,0 .790. - Co/eccion de diferentes

4. Madrid (suite), Aranjuez, 'l'olCde, Talavera, Extrema-

escritos relativos al cortejo ... recogidos, por D. Luis de Valdeflores,

dure, Andalous, Séville, Cordoue. -5. Cordoue(suite), Ecija, Osuna,

Madrid, 1764. - Azote del Cortejo . . D. Juan García Jove Llanos,

Pozo Airon, Valence, Catalans, Aragonais, Navarre, Biscaye, Asturies,
Montaña, Sayagues, Galice, Portugais. -6. Portugais (suite), Fran&lt;;:ais.

Madrid, 177~. -Sermon contra el luxo . .. de lns mujeres christianas;

-

predicado en la iglesia catedral de la ciudad de Málaga el Domingo
quinto de Quaresma del aíio de 1781, por Don Locas Campo y Otazu,
Madrid, 178¡. -Arle de manejarse en la corle, Madrid, 1793. - Optica
del cortejo.. . Don Manuel Antonio Ramirez, Madrid, 1796. - El
lechuguino á la derniere . . . D. M. A. J., Barcelona, 1830. - El lechuguino d la derniere ... D. Manuel Andres Igual, Barcelona, 1831. -

7. Fran,ais (suite), Italiens. - 8. Flamands, Allemands, Espagnols
a l'étranger (honra). - 9. Espagnols a l'étranger (suite), jurons. 10, Espagnols a l'étranger.
49. Ruy Bias. Préparation a l'article intitulé: L'Hisloire dans Ruy
Bias daos les Éludes sur l'Espagne, premihe série, Paris, 1888, 2" éd . ,
,895. Coupures de journaux.
50. Marisques u JO de febrero 1581. Lo que parescio se previniesse
para lo de los Moriscos y lo que Su Mag• manda se platique ~obre

expressions. -

ello». Extraits d'un docurnent de la collection Tiran conservé au gouvernement général d'Alger. - Mémorial sur les Marisques de (( Don

L a salire de Jovellanos contre la mauvaise éducation de la noblesse

Gomez Davila de las Ruelas, natural de Toledo». Copie du lexte
imprimé conservé a la Bibliotheque nationale de Paris, Réserve Oa 198.

.llanual del cortejo e inslruccion de corlejanles, Madrid, 1839.

56. D. Ramon de la Cruz. llibliographie. - Analyse. -

Mots et

Notes.

57. D. Gaspar Melcbor de Joveltanos. Notes sur l'arlicle intitulé:

(1787), par A. Morel-Fatio, Bordeaux, 1899 (Bibliotheque des universilés du Midi, 3• fase.). - Letlre de M. E. Pércopo. - Lettre de Léo

�i3ULLÉTIN HISPANIQUE

CATALOGUE DES .MA.i'IUSCRITS DE M. MOREL-FATIO

Rouanet. - Lettre de D. Felipe Pedrell. - Copie de la satire et du
discurso de Jovellanos dans El Censor. - El capitan Iñigo de Arguello
~lanrique, etc. Memorial. Copie. - Romance de la desgraciada muerte
de Joseph Delgado (alias /filio} en la villa y corte de Madrid el día once
de mayo del año de mil ochocientos y uno .. . Publicóse esta hoja
á espensas del Excmo Sr. D. Juan Pérez de Guzman y Boza, duque
de T'Serclaes ... el día" de mayo de 1901.-Reglamenloparajugar
al tresillo por un jugador .. . Madrid, s. d. -Articles sur la satire de
Jovellanos (éd. Morel-Fatio): The Athenaeum du 1"' septembre 1900 ;
Léo Rouanet (Polybiblion, février 1901); Emile Gebhart (Journal des
Débals, 1o octobre 1900).
58. Pan y toros. Pan y toros. Oracion apologica, que ... dixo en
la plaza de toros de .lfadrid D. Gaspar Melchor de Jovellanos, Cadix,
181:1. - Pan y toros. Oracion apologica, que . .. dixo en la plaza de
toros de Madrid D. Gaspar Melchor de Jovellanos, Madrid, 1820. Pan y toros. Bread and bulls, par M. Millon A. Buchanan, dans les
Modern language notes, mai 1905. -- Lettre de M. Milton A. Bucbanan. - Deux lettres et une note bibliographique de D. Marcelino
Menéndez Pelayo.
59 . D. Pedro Pablo Abarca de Bolea, comte d'Aranda. Préparation
ala biographie insérée dans les Eludes su.r l'Espagne t. U, París, 1890;
:.;ie édit., 1906. -Communication sur le comte d'Aranda, par Camille
Pi ton.
60. D. Alonso Pérez de Guzmau -,1 Bueno. j.'réparation l'article
mtitulé : La lellre du rol Sanche IV d Alonso Pérez de Guzman sur la
déjense de Tarifa (2janvier 1295), dans les Études sur l'Espagne, de
Morel-Fatio, Paris, 1904, t. IU, 3-:.;i3. - Extraits pris dans le livre de
Luis de Salazar y Castro, Casa de Lara . - Carla que escrivio el seño r
D. Sancho el Brabo á Don Alanzo Perez de Guzman ... communiquée
par Mm• la duchesse de Medina Sidonia. - Lettre de Mm• la duchesse
d'Albe. - Lettre de D. Antonio Paz y !lelia.
6f. Carlos 11. La Mission de ftf. de Rébenac a Madrid et la mort de
h!arie-Louise, reine d'Espagne, par A. Legrelle (compte rendu de
H. Léonardon, dans la Revue historique, n° 116). - D. Joaquí n
Maldonado, El gabinete negro y sus consecuencias dans la Revista de
España (Año XXJII, n" 5o4, 15 mars); du m. Un secreto de estado
(Año XXlll, n• 5o4, 3o mars); D. Antonio Cánovas del Castillo, De la
desmembración y repartición de la antigua ,lfonarquia española (Época 1
13 janvier 1895). - Notes sur Carlos II.
62. D. Diego de Torres Villarroel. Mots et expressions. - Sup•
plique du D'" Diego de Torres au roi (collection Tiran, nº 595). Don Diego de Torres Villarroel. Ensayo biográfico, por Antonio García
Boiza, Salamanque, 191 1,
63. Partisans de l'Archiduc (Charles 111). Extraits pris dans la
1

a

collection de Lorraine, conservée au département des manuscrits de

la Bibliotbeque nationale de Paris.
64. Dnc d'Uceda. Extraits de la biographie de D. Andrés Tellez
Giron, duc d'Uceda (Archives Nationales T 7g3) . - Notes sur les ducs
d'Uceda au xvn" et au xvrne siecle.
65. Fernand de Cordoue. Maitre Fernand de Cordoue et l' Université
de Paris au xve sifcle, par Julien Havet(extr. de Mémoires de la Sociéle
de l'histoire deParis et de l'/le de France, t. IX (188,), pp. 193-222). Maitre Fernand de Cordoue et les humanisles italiens du xv" sikcle, par
M. A. Morel-Fatio (exlr. de Afélanges Julien/favet, Paris, 1895). -Deux
exemp1aires d'épreuves du précédent mémoire. - Le Forma/aire de
Clairmarais, par M. Léopold Delisle (extr. du Journal des savanls,
mars 1899). - Deux ouvrages inconnus de Fernand de Cordoue, par
René Poupardin (extr. de la Bibliotheque de l'École des Charles, t. LXII
(1901). - Lettre de F. d'Ovidio. - Lettre de M. Remigio Sabbadini .
- Lettre de M. René Poupardin. - Notes pour l'article inséré dans
les Mélanges Julien Havel. - Fernando van Cordova und sein l{ü/ner
Aufenlhalt in der Faslenzeit 1446, von Prof. Dr. Herman Keussen,
19~0.

66. Golilla. El traje de Golilla y el tmje militar, par A. Morel-Fatio
(exlr. de La España moderna, septembre 1891). - Notes sur la
Golilla. - Lettre de M. G. Le Gentil. - Lettre de D. Carlos Cambronero a D. Ramón Menén&lt;lez Pida!. - Lettre de D. Ramón Menéndez Pida!.
67. Voyage en Espagne a la suite de S. A. E/oyale Mgr le comte
d'Artois, par Alexandre Ballet, valet de chambre de JW le comte
de Vandreuil. 1782 (extraits tirés du ms. francais 14.69, de la Bibliotheque Nationale de Paris) . - Notes.
68. Ambassadeurs espagnols, vice-rois, présidents du Conseil
de Castille, etc. Notes sur les deu,, marquis de la Fuente, qui furent
ambassadeurs en France pendant le xvne siecle (Recueil des instruclions. Espagne, t . J••, pp. 496 et 514). - Notes sur les autres ambassadeurs espagnols en France. -

Notes sur les présidents du Conseil

de Castille, etc.
69. Prince de Sanio Mauro. &lt; Copia de algunos de los documentos que tuvo presentes Don Mariano Fernandez de Henestrosa

YMioño, conde de Estradas y de Ofalia para solicitar, obtener y mantener el derecho de la casa de Villadarias al titulo de Príncipe de Santo
Mauro, convertido á su favor en Duque, con igual denominacion, por
Real Despacho de Su Majestad», avec des portraits (communiquée
par le duc de Santo Mauro actuel). - Notes pour les marquis de
Villadarias au xvm" siecle.

70. Duc de Villahermosa. Marcelino Menéndez Pelayo, Lettres
inédites de Beaumarchais, Galiani el d'Alemberl, adressées au duc

�BULLETIN HISPANIQUI

CATALOGUE DES !\fANUSCRITS DE M, MOREL-FATlO

de Villahermosa (Revue d' histoire littéraire de la France, 1.1, p. 330-35, ).
- Lcllre de :llarcelino Menéndez Pelayo. - Copie par Menéndez

e de D. Juan Perez de Guzman sur les documents diploma tiques de

Pelayo de letlres ci-dessus citées et de letlres d'un inconnu. -

imancas dans les Archives de Paris (Época. 3 juillet , 885). -Arlicle

Notes

pour l'article de Menéndez Pelayo.
7t. Entremeses, bayles, loas, etc. Pieces détachées. Table (Bibliotheque Nationale de Paris).-Zur Geschichte des spanischen Theate,s,
par Karl Vollmoller (1885). -Table du recueil, intitulé: Entremese,
y jlor de saynetes de varios autores. Madrid, 1657.
72. FuerÓ de Cuenca. Préparation de l'article publié daos la Revista
de archivos, bibliotecas y museos, tercera epoca, t. 11 (1898),
pp. 193-199. - Extraits du ms. de la Bibliotheque Nationale de París,
latín 1&gt;.9&gt;7. - Cinq lettres de D. Ramón Menéndez Pida!. - Lettre
de D. Antonio l\odríguez Villa.
73. Instruction de Charles-Quint á son flls, 1543. Copie sur
!'original de J'instruction donnée par Charles-Quint a son fils Philippe 11, le 4 mai 1543. -- · Épreuves de cette instruction, qui devail
paraitre dans les M,ttheilu11gen des Instituis Jür iisterr. Gesch,chtsforschu11g. - Lettrede M. B. ~liihlbacher. - Lettre de M. Eug. Lameere.
- Lellre de M. Claudin.- Lettreet piece de D. Antonio l\odríguez Villa.
-

Lettre de D. Vicente Vigoau. -

Copie du xv11" siCclcde l'inslruction

donnée par Charles-Quinta son fils Philippe ll, le 6 mai 1543 (Revue
de; autographes. n• 379,janvier , 9, 3). - Facture de M"' veuve Gabriel
Charavay. - Correspondencia de Juan Valera, t. 11 (1857), p. ,88
(instruction du 6 mai 1543, ms. du xrn• siecle de la Bibliotbeque
impériale de Saint-Pétersbourg). -;-Copie de I' Jnstruccion que el emperado1· Carlos V dexó al principe Don Philippe JI de lo que se hav,a de
guardar en la convernacion de Castilla, mientras eslaria ausente. Su

fecha en Barcelona a 1 de mayo 1543.
74. Copie de documenls se rapportanl a D. Juana de Aragon,
4uchesse de Terranova, lirés des archives de Palerme et ex.écutés par
M. G. Travali.
75. Tirso de Malina (trois cahiers). 1. Modes. - Mots. - Cboses.
_ Pays. - l. Prudencia en la mujer. Fiches. - Préparation al'article
intitulé :

&lt;&lt;

La prudence chez la femme )) 1 drame hislorique de Tirso de

Molina, daos les Études sur l'Espagne, t. lll, pp. &gt;6-p. - Amour,
femmes. - Dictons. - Littérature, cullisme. - Fingida Arcadia. Classes. - El Burlador de Sevilla y combidado de piedra (llibliotbeque
:'lationale de París Y 6380 A. 3). - Lettre de D• Blanca de los Ríos
de Lampérez. -

3. La prudencia en la mujer; édition. -

a l'article intitulé : Études sur le thédtre de

Préparation

Tirso de Molina. - La prudencia en la muger,dans le Bulletin hispanique d'avril-septembre 1900.
76. Simancas. Deux minutes de la lettre adressée au ministre de
l'lnstruc\ion publique,qui sollicite la mission de rédiger et de publier
un inventaire de la collection de documents historiques concernaot

spagne, qui est conservée aux Arclfrves nationales de Paris. - Arti-

onyme .sur les documents historiqnes dans les bibliotheques de

rance ( Epoca, &gt;¡ juin 1885). - Copie de documenls de D. Pedro
ile Ayala Y de son fils D. Juan, archivistes de Simaacas (Bibliotheque
Nationale de París, ms. espagnol &gt;78).
77. D. Benito Pérez Galdós'. Quatre lettres de D. Benito Prrez
Galdós. - Deux lettres de ~laurice Bixio. - Letlre de M. Vi ncenl ubles épreuves de la préface de Misericordia. - - Boris ele Tannenberg, Un grand romancier espagnol. Perez Caldos, dans le Temps du
19 février 1900. - Celebridades españoles contemporáneas. l. B. Pérez

Galdós, Estudio crítico biográfico por Leopoldo Alas (Clarín). Edicíon
Uastrad':' con el retrato y un autógrafo del biografado, Madrid, 1889.
- Menéndez Pela yo, Pereda. - Pérez Galdós, discursos leidos ante la
R. Academia española en las recepciones públicas del 7 y 21 de febrero
lk1897, Madrid, 1897. -Necrología de D. Benito Pérez Galdós, discurso
ronunciado en la Real Academia española, por el Excmo. Sr. D. Anionio Maura. Madrid, cg:w.
•
78. Jaume Roig. Préparation au mémoire intitulé. Rapport adressé

d M. le .lfinistre de l'Jnstruction publique sur une mission philologique
de Valence , suivi d'une étude sur le (1 livre desfemmeS&gt;l,poeme valencien du x v• siecle, de maitre Jaume Roig, París, 1885 ( Bibliotheque de
lEcole des Charles). - Extrails du ms. Cod. Vat. 4806. -Deux lettres
de M. Gio. Gatti. - Lettre de D. José M• Torres - Deux lettres de

D. José E. Serrano. - Livre incomplet, du Libre d; les dones,
Valence, 1531. - Libre de les dones, i, la Bibliatheque de Valence. _
Fac-similés du Cod. Val. 4806, annexés au Rapport.
79. Humanisme espagnol. Giovanoi Bocaccio, Della origine, vita,
coslumi, studii del chiarissimo poeta Dante Alighieri (extrait; D. José
Maria Rocamora, Catálogo abreviado de los manuscritos de la biblio-

teca del Excmo _Señor Duque de Osuna é lnjanlado, Madrid, 188,,
n• 33). - Traduction espagnole du Phédon de Platon (exlrait;
d. llocamora, n• 179). - Epislolas familiares en espagnol, de Leonardo Bruni d'Arezzo (extraits; cf. Rocamora, n• 15). - Enéide de
Villena, d'apres le ms. ll. 16 de la Bibliotheque Nationale de Madrid.
80. Jofre d,e Loaysa. Copie de deux pierres tombales (D Jofré
de Loaysa et de sa femme Jacometa), qui se trouvent dans la chapelle
de San Juan Balista aux Huelgas de Búrgos. - Lettre de D. Anselmo
Sahá a D. Ramón Menéndez Pida!. - Trois lettres de D. Hamón
llenéndez Pida!. - Lettre de D. Francisco Bofarull y Saos. - Lellre

de Pedro

Diaz Cassou. -

Ces leltres prépareot le mémoire intitulé :

lo(ré de Loaisa, _Chronique d,s rois de Caslil/e (1248-1305), dans la
Bibliotheque delº Ecole des Charles, t. LIX (, 898), pp. 3,5-3 78.
Bull. hi.,pan.

3

�CATilOGUS I&gt;. . IWIVIICIIITS l&gt;I: M. MOUL•P.lTIO

st. Fo•len-ault.

&amp;lrsila dea · ardliYea de Fonle"11ull (

e&amp;-J.ou-., arohivos départeme1111lea) ae rapporlaQI a le11rs pos
en E1pape.
111. Ripoll. Exlrsila du catalogue des mea. de Ripoll (Bdme,
- • Copia de carta á Po111ero, Buen Reliro, a 1° de !ebrero_de 1
· (Britilh Múaeum, Eprlo11 6or, fol. 56), - Copie de lellrs
O- G. Reine au Prof. D' Guslaw Hinel, renfennant UQ calelo,ue
bibliotbeque de Ripoll, Leipzi¡, 31 man 11147 (~rap,,UIII, l. Vlll, 1
pp. 81-85).
.
.
83. Refraau, Copie de l"i11lroduction la Philo6op/11a oo/gar
Ju1111 -de Mallara, - Cours profeBBé 1·r.:o1e dea Baulee &amp;ludes
l• proverbea eapapol1. - N°'8 pour ce coun. ·
84. Fray Lni1 de Le6n. Coun fail l'F.:ole dea Hautes ll:t
nolee pollf ce coun. - Leltre de M. Etnest Mérirnée. - Bio~ra/úa
~
Ca,tro, por el-&amp;·. doelor Don Vicente de la Fuenle,
186Q. - Jfni6to augiuUniaito. Podre Muslro Lui6 de L,ón, por
P. FnnCUQOlléndea(n• du li ja11vier el 1ioclobre1881 ). - Trois le
de Fr. Franci1co 8lanco Garcia. - &amp;gw,,do proceso uutruido, f'O"
l11J/UÜÍCion de Valladolid contra Fray Luis de Le6n, coa 11D pró
· n111U del P. fniocit® lllanllO Garola, Madrid, 1896.
8$. laiot Viceat Ftrrer. Nolea 111r ce aaiat. - Lellre du P. F.
- Renaei¡¡nemeol1 Q0111mo11iquéa au P. Fagea aur le cu lle de oa
Vi-1 Femr 1111 Breta,ne et une feoille d'un livre ,ur ce culle.
S,rlllOM de .oaiol Viceol Ferrer par le P. Fagea. - La Céte de
Vicenl Fen-er a Valence (Vicente Blasco lbaflez, Arroz '1
Vemacia, ci., p, 187). - Le calle de aainl Viceol Ferrer en Bni
(exlrsil dea Archivp Naliooales de Paria, K i45o).

a

a

a

u

a:

88. Pré16alic• t Boa, de l'aml&gt;..,.deur fruoaie. Romao
r~: - Coacile de Blle. - Priéminuce du rol
France. - Préséan'lO a l\ome, - D. Di980 Burlado de Mendose.
°"'1 l11llrea de D. lwllóu Menéndes Pidal. - I.tttre de M. Luc·
l\oinier. - Leltre de M. 8ourrilly.
87, Wol'IIII t52t, Pi-épuation l'arlicle.inlilulé: L4 prernür tí
/11141(/I upflliol ,ar fu i"'4rrogaltiru ú Luthér d la ~18 ú Wor
•• fll1ril 1521, daaa le Balletüt hilpallifu de janvie.-man 1914.
Epreuvea de cel arlicle. - Br;.¡,, &amp;puc/Mn und Beriol&amp;la llber Lul
- Wornu•r Reichllagf
VOD Paul Karhoff, Halle, r8g8. -Le
du P. Manuel F. lliguelez.
88. Fr. Antonio de Guenra (lroi.s Clbien). r, Bibliographie.
wique ·de · loutea lea &lt;11uvres. - Sltasp,11 an4 Eapllllum.
Qn adoplationfrom a-re, by Dr F. llandmanll (Reprinled Crom
N.-v Sbueape11re Sociely's Transaclione, 188o-82).-Der Eupkwm
Mi¡¡ We,en, ,eüu QMU.,
Guc4ichu..• YOD Friedrich Lailld.n111111
Gieaaeo, 1881. - Bop"'1u 1M GJ11U01117 oJ toil 6y Jolut. L,17 •• •

1- Cról!ic:11

a

•5•,,

,,itie

Sr

Friédrich Landmann, Beilbrono, 18&amp;¡. - Jol11i Lyl7 and
· m by Clarence Griffin Child, Erlangea und Leipzig, 1894. eompk/4 Workl o/ Jolm Lyly by R. Warwick Bond (compte rendu
F. E. Spingam, dana The Naüon, 10 sept. ,goa). - •· Comianfa

logo·general 1obre el libro llamado Marco Aurelio con el Reloa:

incipe,, etc. Copie. - 3. Coun du College de France, 18g9-rgoo.
reo Aorelio; b~liographie. - Deux leltres de Léo Rouanel. leltrea !le René Costea. - Guevara, Vie. - Lettre de D. J. Gómez
'o. - Memorial á Cario, V, Mejico, · •4 de julio de 1535, d'apres
• T. 190 de la Bibliolbeque Nalionale de Madrid. Copie de
Daumel. - Nomi de penonne• de J'Epistolario . -;- Laogue,
. -Bibliograpbie.-Cboaes. -Epistolario, Meno1precio. - Lieu1.
raduction1. - Gaztelu. - Ulloa . ..:. Pedro Me1ia.
. Copie du Viago jallo dal Card. Ale11andrino, descritw da
· Battista Venturina de Fabriano, d'apres l'exemplaire F. 128 de
lioiheque de Dresde (un cabier; deu1 brochures). - Lettre
.. N. Scborr voa Carolsfeld. - Emilio Nunziante, Un viaggio in
nel seco/o XYI, dans la Rassegna Nazionale du· février et
•• aoul 1884.
. Luiz V6lez de Gun-ara. Préparalion a l'arlicle publié dana
Ü/1 hispani,¡ue, l. V, p. 307-314, sur El dúJblo cojlll!lo por Luil
,fe Guevara. Reproducción de la edición príncipe de Madrid 1641,
Adolfo Bonilla '1 San Martin, Vigo, 1902. - Lellre de D. Adolfo
• la y San Martín. - Algunas poesías i,iMitas de Luu Vélez de
ra, por Adolfo Bonilla y Sao Martín (extrail de la Revúta
ragón). - Bermude. Deu1 tell"'!' de A. Beljame. - Le Monstruo
· . Notes .
. Buguea Cousin, maréchal des logis de Charles-Quiot.
:on au m émoire intitulé: Une húwire inidite de Charlu-Quint,
an fourr;,,r de
coar (extrait des Mémoires de r Acadlmie dt,
ptions et Belk1-Lettre1, t. XXXIX, Paria, 1911). - Cinq lellres
. E. Longio. - Qualre lelln,a de M. G. Gazier el un acle llODcer•
la famille Cousin de la bibliolheque de Besan,;on, - Letlre de
ebvre. - Trois lettres de M. Ch. Bémonl. - Letlre de M. Claudin.
x leltres de M. Ch. de La Ronciere. - Trois lellres de M. L. Lau• - Leltre de M. Max Brochel. - Lellre de M. Palry. - Lellre
11. G. Daumet. - Lellre de M. Mu: Prinel. - Deux lellres de
Pidou1. - l.ellre de M. B. Omoot II la marquise Arconali Vis- ·
•. - Le, rholutions d'Angleterre en 1553 et 1554 racontée, par
arrler de remperear Cltark1-Quinl, par Ch. Bémont (exir. de la
húwrit¡ru, t. ex, 1912; dédicace) . .
Grandeaae d'Bapagae. Gnndesse au1 xVI", xYU•, xvm• siecles.
'ratukza, de &amp;J)4ña 1 tltalo, del reino ... Madrid, 188g. - Repre. n docU11Nn/ada def dUIJru de lledinaceli ,obre precedencia en

,w

0

Pré-

,a

�RULLETl'.'t HISPA'VIQUE

el acto de la cobertura como grande de Esµa,ia, Madrid, 1900. - Critica de la obra del Sr. Fernande; de Béthencourt ... , por Félix Spínola
Grimaldi 1 ~1adrid, it,oo (excmplaire annoté).

- Deux

letlres

D. Francisco l'ernández de Belhencourt. - Lellre du duc de San
\lauro.
93. Bruxelles. Archives de 13ruxelles; papiers d'Élal el de l'Au-

urELQl'ES

sorrw~;s

DI' CADIZ OE G.\LllOS

clience: Rodrigo Catderon, D. Juan de Zuñiga, :\ligue! Juan Gralla,

Sandoval, arche~eque de Tolede, le prince de Ligne. Copie. - Correapondance de Garzia de Loaysa avec l'archiduc Albert. ,;;95-1598.
Copie. - L'infanle Jsabelle. - D. Nuño de Mendoza. - Le marqui&amp;
de \londéjar. -D. Juan de ldiaquez sur Jean l'llermite. - !)• Guiomu
de \!ello. - D. Galccrún ..\lbanell. - D. Francisco de !barra. - El
licenciado \"ermúdez de Pcdraza.

..\. \101\EL-FATJO.
( A suiL•re.)

En 187'1, entrainé par ~on sujet, Pércz Gald&lt;Js, qui avait

déja donné au public les si, premiers rnlumes des Episodios
1K1Cio1wles, étnit amené

a compo~er

son Cádi:. Ainsi l'exi-

geait la chronologie : a pres Bai/én, Zarago:a et Gerona, i 1
fallait Cddi:. Le romancíer de l'épopée moderno espagnole ne
pouvait pas s'abstenir de consacrer une de ses études au pelit
coin de sa patrie qui avait victorieusement tenu tete a l'envahisscur, et ou, au bruit des bombes fran9aises - qui d'ailleurs
n'éclataient pas- les premiers dé pu tés espagnols avaient forgé
la premiere constilution. Mais pour tenter cetlc résurrection
d'un passé tout proche, il fallait a Galdós quelques secoure.
Ou al!ait-il les trouver? On peut bien se douter que les archives
11e devaient pas etre souvent fouillées par un autcur si fécond,
pable d'écrire régulierement qualre Yolumes d' « Épisodes n
cbaque année, ~, dont tout le temps devait etre absorbé par la
~aclion et la composition, plus que par les recherches
tientes. C'est a des travaux de seconde main que Galdús
demande de préférence sa documentation historique. Nous
oudrions indiquer ceux qu'il a consultés pour écrire son
:Cádiz et examiner de quelle maniere il a utilisé l'muvre de ses
prédécesseurs.

Quelques annécs avant l'apparition de I' « épisode,, qui
nous intéresse, on avait publié presque en meme temps des
ltticles de journaux et un volume consacrés a Cadix de l'époue héro1que, c'est-a-dire a Cadix du siege et de la Constilotian. En r862, au moment ou la famille royale d'Espagne
lisitait l'Andalousie, la munícipalité de Cadix chargea Adolfo
Castro d'écrirc l'histoire de cette cité de 1810 a r812 •. Cet
ouvrage luxueusement relié devait etre offert aux augustes
1. Cddit en la auerra de la In/U pendencia. Cuadro histórico, 186~.

�34

BULLETIN UISPA.NIQUE

QUELQUES SOURCES DU CAD/7. DE GALDOS

visileurs. La meme année, dans le journal La América, Alcalá
Galiano commern;ait la publication de ses (&lt; Souvenirs 1&gt;, qu i,
plus tard, étaient réunis en un volume intitulé: Recuerdos de
un anciano 1 • Plusieurs de ces arlicles étaient des peinlures
de Cadix au temps de la guerre d'indépendance. lis avaient
pour litre : Cádiz en los primel'os años del siglo pl'esente,
Com,o se pasaba bien el tiempo en una ciudad sitiada. Un
peu plus tard, en 1870, le gouvernement espagnol s'avisant
enfin de combler une fftcbeuse !acune ordonnait la puhlication
d'un recueil olllciel contenant le compte rendu des séances
des Cortes. C'csl la célebre collection du Dial'io de Sesiones.
Il est inutile de dire que les discussions de I' Assemblée de
1810 sonl analysées dans ce recueil.
Il faut rappeler, enfin, que !'Historia del levantamiento,
guerra y revolución de Espa11a, du comte de Toreno, apparall en 1872 dans la Bibliotheque de Rivadeneyra. Elle
conlient de longs récils des événerri.en ts de Cadix, récits intéressants et bien informés, car le comte de Toreno eut l'honneur de siéger aux premiCres Cortes.
Ainsi Galdós avail a sa disposilion des ouvrages qu'il
pouvait consulter aisément pour la préparalion de son sixieme
épisode. Que leur a-1-il emprunté? Qu'y a-t-il dans son roman
d'original? Ce sont la les deux questions auxquelles nous
tacherons de répondre, apres avoir fait a.u préalable une
remarque importante. 11 est évident que pour bien des
passages de Cádiz, il est impossible, sinon fort malaisé, de
déterminer la detle de Galdós vis-a-vis de ses prédécesseurs .
L'almosphere géaérale de Cadix pendant le siege, la joie de
la foule, les enthousiasmes politiques d'un peuple qui se
déclare souvetain, l'allégresse bruyante éclalant a l'annonce
d'une victoirc remportée sur les arrnées napoléoniennes, tout
cela a élé répandu aussi bien par la lradilion orate que par les
récits écrits. Il est facile, m0me sans sepours étrangers, 8 un
artiste comme Galdós, doué d'une puissante imagination, de
faire revivre ces heures lléro1ques. Un détail lu ou recueilli

dans une conversation a pu ette une suggestion capable de
inettre en brnnle la prodigieuse faculté que possédait le
romancier de recréer le passé, de l'animer .
Aussi nous semble-t-il arnnturé de rechercher les sources
précises, si sources précises il y a, de eertaines peintures,
comme, par exemple, celles des salons de D' Maria ou de
la Comtesse. Les tertulias liLtéraires ou poliliqnes constituaient, en elfet, un des traits de Gadix assiégée aussi caractéri stique qu'universellement connu. De mcme que l'exislence
des clubs des Jacobins et des Cordcliers n'est ignorée d'aucun
Frarn;ais un peu cultivé, ainsi ces réunions a: gaditanes » oU se
retrouvaient députés et hommes de lettres sont bien connues
des Espagnols qui s'intéressenl l'histoire. Galdós avait dii
ccrtainemenl en entendre parler, peut-ctre mcme par des personnes qui avaient été re~ues chez la marquise de Pontejos ou
chez la femme de l'avocal D. M. Ayesa, ou chez D• Margarita
López de Morla de Virnes, ou cbez D• Francisca Larrea qui
avait épousé I' Allemand Bühl de Faber. Alcalá Galiano, dans
se s arLicles de La Arnél'ica, donnc de nornbrcux détails sur ces
réunions, lem,s caracteres rcspectifs et les personncs qui les
composaient Mais l'imitation de Galdós n'éclate pas, comme
pour d'autres passages que nous examioerons bienio!. ll faut
remarquer, en effel, que D• María et la Comtesse qui re,;,oivent
dans leurs salons, !'une les députés avancés, l'autre les partisans de l'absolulisme royal et du catholicisme exalté apparaissenl déja dans les Épisodes précéden ts.
Autre exemple. Tout le monde sait que les habitants de
Cadix montrerent une grande sérénité pendant le siCge; que,
ra rement, la vi lle fut plus animée et plus joyeuse. La fameuse
copla moqueuse composée sur les bombes de Soult est daos
to utes les mémoires. Galdós la savaiL par coour avant d'en
avoir Ju le tcxte dans l'arlicle d'Alcalá Galiano.
Il avait dü bien des fois cnlendre dirc que:

1. Recuerdos de w1 anciano, dans la(&lt; Biblioteca clásica», •878. Plus tard, en ,886,
le fils d'_\\ca\::i. Galiano publicra les .llemorias 1.k san pCre, en deux gros Yolm;nes.

a

Con las bombas que tiran
Los fanfarrones,

Se hacen las gaditanas
Tirabuzones.

35

�36

BULLETI"f HISPANIQUR

Nous pensons done que pour les traits les plus généraux de
la physionomie de Cadii pendan! le siege, Galdós a ulilisé
des souvenirs personnels, dont il serait diflicile de retrouver
la source exacte. 11 les a peut-etre vérifiés en relisant les
articles d"Alcalá Galiana, mais on ne pcut l'affirmer.
Examinons maintenant d'autres passages du Ccídi: et comparons-les a des récits de Castro ou du comte de Torcno
L'influence des prédéccsseurs de Galdós apparaltra ici plus
clairement et, en meme te1nps, on pourra rnesurer la dislance
qui sépare parfois la chronique du roman.
Castro, qu'intéressent surloul les faits el les événemenls,
décril cependant les principaux quartiers de Cadix, ainsi que les
édifices célebres. TI consacrc quelques lignes a la calle \ncha
ou s'agile une foule nombreuse d'oisifs qui commentent les
dernieres nouvelles de la guerrc et des Cortes•. Les mililaires,
aux costumcs variés, ont retenu surtout son attenlion. CalJós
a été intéressé par ce passage. Relisons les deux texles:
A.

DE CASTRO.

u Objeto de festivas alusiones
son entre sí y sus compatricios
los Yoluntarios distinguidos; estos se conocen por vía de mote
con el nombre de guacamayos por
ser rojo el uniforme de gala y
tener vueltas de terciopelo verde;
también se conocen por el de

obispos los artilleros gallegos;
lechuginos se llaman los de artillería de Puerta de Tierra por las
lechugas que se crían en sus
huertas, y peregiles los de infantería; cananeos los cazadores por
usar cananas, y pavos los de las
milicias urbanas por el color de

la ropa y vuellas. n

(Pp. 138-139.)

1 \. de Castro. ou,·. cité, p. 139.

PÉREZ GALDÓS.

« Llamábanse unos los guaca-

mayos, por haber elegido el color
de grana para su uniforme ...
Menos visto~o y deslumbrador

era el vestido de los dos batallones de ligeros á quienes llamaron cananeos, por usar cananas
en vez de cartucheras. Otros, por
haber aplicado profusamente á
sus personas el color verde, fueron designados con el nombre de
lechuginos, si bien hay quien
atribuye este apodo a la ci rcunstancia de pertenecer los tales
lechuginos á los barrios de Puerta
de Tierra y extramuros, donde se
crían lechugas. Con los mozos de
cuerda y trabajadores formósc
un regimiento de artillería; y

QUELQUES SOURCJ:S DU CADJZ DE GALDOS

como eligieran para decorarse el
morado, el rojo y el verde en
episcopal combinación, fueron

llamados los obispos ... otros que
militaron en la infantería y eran
modcstísimos en estatura y traje,
fueron designados con el mole de
peregiles; y a las personas graves
que habían formado una milicia
urbana y exornádose con un levitón negro· y cuello encarnado, sr
les tituló los pavos. 1)

(P. 164.)

On voit que Galdós a suivi son modele d'assez pres. II ne
s'rn écarte guere plus lorsq,u'il raconte les événements dont
nous allons parler maintenant.
Au début de janvier 1810, les Anglais offrent a la Junta de
Cadix de débarquer leurs équipages, afin de renforcer lagarnison de la cité déja menacée par les Fran~ais. Cette proposition est tres discutée et seule l'imminence du péril fait
accorder l'autorisation. Castro rapporte ainsi celle affaire :
« En medio del conflicto que á Cádiz se prepara, el marqués de
\Vellesley y varios generales ingleses solicitan que para salvar á esta

ciudad se permita el desembarco de tropas británicas y se les confíe
su guarnición )' defensa. La Junta de Gobierno oye c~n pre;ención
estas instancia¡f; teme por Cádiz; recuerda como los ingleses se apoderaron de Gibraltar... El general Ca!-itaños... ofrece a estos la
defensa de las fortificaciones de la Isla de León y del Castillo de

llatagorda , . "
Galdós imagine que dans un salon ou sont réunis les personnages principaux. de son rornan on s·entretient de cette

question d'actualité qui a été mise sur le tapis par lord Gray:
« Wellesley ha pedido permiso a la Junta para que desembarque la
marinería de nuestros buques y defienda algunos castillos.,

�,.
38

BULLÉTIN H!SPANIQUE

C'est l'occasion d'une vive discussion. Les &lt;lames respeetables accepteraient bien le secours des Anglais; mais Gabriel
Araeeli combat avee fougue J'avis de lord Gray: le peuple
britannique pourrait se pre11dre d'un amour trap exclusif
pour Cadix:
« Gibraltar casi nos está oyendo y lo puede decir. n

Ainsi le récit de Castro se transforme en une conversation
plus longue et fort animée, liée étroitement a l'aetion meme
du roman. On se rappelle, en ell'et, qu'Araeelí aura par la suite
de bonnes raisons pour détester lord Gray. 11 était done
habite d'avoir, des leur premiCre rencontre, mis aux prises ces
deux hommes.
Au début de mars 1810, une terrible tempete désole Cadix:
« El 6, 7 y 8 de marzo un horroroso temporal aflige á esta población. Desamárranse tres navíos y una fragata de guerra españoles y

van á dar en las costas del Puerto de Santa María y Puerto Real ...
Un navío de guerra portugués y un bergantín inglés de guerra igualmente y veinte buques mercantes son víctimas del furor del viento y

de las olas.• (Castro, p. 67.)
Galdós recueille ce souvenir. Il dit lui aussi que
« veinte buques mercantes y algunos navíos de guerra españoles é
ingleses estrelláronse aquel día contra la costa de Poniente. ,

QUELQUES SOVRCES DU CADJZ DE GALDOS

« Vive la Nalion ».
marche

« cuya letra si bien de ningún valor poético es al menos la expresión
sencilla de un amor patrio sin numen. »

Suit la strophe •.
Galdós raconte de la maniere suivante une partie de la
cérémonie:
« La procesión venía de la Iglesia Mayor donde se había dicho
solemne misa y cantado un Te Deum. El pueblo no cesaba de gritar;
¡ Viva la Nación! ... Y un coro entonó el himno muy laudable sin duda,
pero muy mal como poesía y música que decía ... :i 1)

S'il y a des ressemblances évidentes entre ces deux relations nous avons ha.te de rappeler les trois pages admirables,
pleines de mouvement, dans lesquelles Galdós décrit le départ
des habitants de Cadix pour !'lle de Léon, en ce jour glorieux
du 24 septembre. Rien de cela n'est dans Castro. C'est une
véritable ode en prose, composée de cinq strophes ou chante
l'enlhousiasme patriotique le plus ardent. Chacune s'acbeve
par ces mots entrainants: « 1A las Cortes! ¡Alas Cortes! » l.
Passons maintenant a un événement peu connu, rapporté
par Castro; a l'expédilion de Renovales, organisée a Cadix et
qui doit déharquer daos Je nor~ de l'Espagne afin de tourner
les Frarn;ais. Confrontons les deux récits:
A.

Mais cette description va etre agrandie et amplifiée, afin de
permettre a Lord Gray de s'exalter au spectacle de la nature
en courroux el de chanter un hymne a la Tempete, celle des
éléments et celle de son ame.
Le 24 septembre 1810, les Corles s'installerenl solennellement dans l'Ile de Léon. Castro décrit en quelques lignes cette
oérémonie, les salves d'artillerie, tirées par les canons des
bateaux et des forts; le scrment des dé pu tés, la procession
qui s'avance gravement de la Iglesia M:ayor vers le théatre ou
siégeront les Cortes; les acclamations de la foule, les cris de

39
11 rapporle aussi" que l'on exécuta une

tl

DE CASTRO.

No son

menos raros los

hechos que preceden á la expedición que de Cádiz se dirige á las
provincias del Septentrión, y á
cnyos preparativos con viva fe
ayudan los ingleses. El mando se
confió a D. Mariano Renovales,
oficial guerrillero, valiente hasta
A. de Castro, p. 77.
Cádiz, p. 80.
3. Voir Cú(ftz, pp. 77 8 79.
1.

2.

GALDÓS.

« Es el caso que D. Mariano
Renovales, aquel soldado atrevido
que tan heróicas hazañas realizó
en Zaragoza, fué destinado á mandar una expedición que debía
salir de Cádiz para desembarcar
en el Norte. Renovales era un
hombre mu y bravo; pero con esta

�4o

BULLBTl1" HISPAfflQUE

lo sumo, pero desdichado siempre, sin duda por su impruden-

cia. Publica en la Imprenta Real
y por orden del gobierno la proclama que él había escrito para
sublevar a los pue:blos, en cuyo
socorro ha de ir ... Denomina en
este documento oficial al rey
intruso José Botellas, y pone una
llamada para una nota, en que
aparece una figura malísimamente grabada y queriendo representará José Bonaparte, con una
botella de vino en la mano y me-

dio cayéndose por efeto de la
bebida. Sale en oto,1o la expedición y su fin es harto desgraciado.
Piérdese en los mares del Septentrión una fragata de guerra con

bravura salvaje ... ; valor desnudo
de conocimientos militares ... Había publicado el guerrillero una
proclama extravagant.ísima en
cuya cabeza se veía un grabado

representando á Pepe Botellas
cayéndose de borracho y con un
jarro de vino en la mano y el
estilo del tal documento correspondía {l Jo innoble y ridículo de

la estampa.
» No quiero contar los repe-

tidos desastres de la expedición.
Sufrimos tempestades, ... y parle
de las tropas desembarcadas en
Asturias cayeron en poder de los
franceses. n

QUELQUBS SOUB.CES DU CADJZ DE GALDOS

Mais cetle fois, l'originalité de Galdós est plus évidente: il ne
se contente pas de reproduire un portrait déja tracé par
Castro. II combine les traits les plus caractéristiques de divers
individus qui amuserenl Cadix par leur excentricité. II les
fond ensemble, et en tire le fameux D. Pedro. Galdós d'ailleurs nous renseigne exactement sur la fa,on dont il a composé
ce personnage. II nous apprend qu"il existait a Cadix un
homme aussi noble que ridicule - l'hisloire nous dit son
nom, c'est le marquis del Palacio - et qui s'était imaginé que
I"unique fa,on de corriger les mumrs de son temps consistait
a reprendre l'ancien costume espagnol. II prcchait d'exemple,
et portait le pourpoint, les chausses el la pelite cape. Mais iI
n"était pas le seul atteint de cette étrange folie. 11 avait des
parlisans convaincus, tels un marquis de Jérez, Jiménez Guazo,
el un Ecossais, lord Downie. Tous intéressent Galdós, mais,
dit-il:

los que la tripulan; el temporal
dispersa los demás buques; las
pocas tropas que desembarcan
son completamente batidas por
los franceses, y en medio de
aquel conflicto el extravagante
Renovales logra solamente salvar
la vida. &gt;&gt;

Si nous aviaos recopié tout le passage de Galdós, nous
aurions vu que le romancier a ajouté quelqucs réflexions sur
les dangers qu'il y a a confier des commandements a des
chefs ignorants, bien que tres courageux. II était assez vraisemblable qu' Araceli joignlt au récit d'une expédition a
laquelle il avait pris part un rapide commentaire. Remarquons
d'ailleurs que Galdós n'a ajouté aucun détail précis a ceux qui
sont daos Castro.
C'est encare a ce m~me historien que l'auteur de Cádiz va
emprunter tous les traits qui luí serviront a composer un des
personnages secondaires les plus curieux de son roman, celui
qu'il appelle D. Pedro, « para no ridiculizar un título ilustre».

&lt;t Por no aburrirá mis lectores presentándoles uno tras otro á estos
tipos tan característicos como extraños, he hecho con las personas lo
que hacen los partidos 1 es decir una fusión y 1ne he permitido
recoger las extravagancias de los tres y engalanar con tales atributos
á uno solo de ellos, al mas gracioso sin disputa, al más célebre de
todos,. ))

Voici comment Galdós nous présenle D. Pedro: • Vimos
aparecer a un hombre como de unos cincuenta años, flaco,
alto, desgarbado y tieso. Tenía como D. Quijote los bigotes
negros, largos y caldos. " Suil la description du costume
« á la antigua,, el d·un « tremendo chafarote» que D. Pedro
porte au colé, de celle épée « que fué la que llevó Francisco
Pizarra al Perú~ &gt;&gt;.
Les lraits de ce portrait se retrouvent dans le petit livre de
Castro; mais les uns appartiennent a Jiménez Guazo, les
aulres a lord Downie. Castro nous présente le premier de la
1. Cádit, p. 5o.
,. Cádiz, pp. 49-51.

�lllJLLlm IIIIPAIUQIJI

QDBLQUH

fa~n suiYante: « Su e•lrnapnteveslido, sus grandes bi
una gran espada, especie de mandoble, que siempre 11
ceñida ... le atraen l01 1arca1mo1 de la gente juvenil ... que
da el lítulo de nneYo Quijote•. • Lord Downie, lui, est .•
allo, 'I seco con bigote largo y caldo•· ll poaaecle l'ép4e
Pizarro, qui lui a élé donnée par la marquise de la Conqui
descendante du fameu capitaine •.
Comme non, le disions plus haut, don Pedro se figure q
l'amendement des mmurs est étroilement lié la reprise
oostumes d'autrefoia. Son ami, le journaliste Beña, approu
son opinion et l11 défend dans El Cone;.o. Galdós rep
duit un fragment de cet article. C'est préciaémenl le mé
pusage qui se trouve daua le livre de Castro, et qui avait
oomposé pour défendre les lhéoriea de lord Downie, á
penonnel de 'Bella a.

a

· Pour réaliser sa réforme, don Pedro constitue un corps
quatre cent■ cavaliers, tous désireux de lutter jusqu'a la m
poqr le roi et pour J'J:.:gliae. Tous, naturellement, sont vé
comme au temps de Philippe 11. Ce groupe s'appelle « la C
aada del obispado de Cádiz ». Ce nom est historique, en par
lout -au moins . Ouvrons le livre de Castro. Nous 'I Jisons
Jiménez Guazo avait formé a Séville un corps de troupe
s'appelle « la Cruzada•• et qui comprenait précisément qua
cenia hommea 4• Une fois a Cadix', Guazo entrelient en parfi
6&amp;at aa pqtite troupe
résolue. 11 prend part a pluaie
engagements et se donne oftlciellement le litre de , Coma
dante de la. Cnuada del obispado de Málaga n 5.
Oon Pedro, afio de ·raire aboulir ses idéea, va demander
la Rágence son appui. La scene baroque, que l'on peut li
daos Castro, est passée daos Cádit. Maia la prouesse du •
tesque marquis a beaucoup amusé Galdós qui l'a dóvelop
plus que ne l'avail fait l'hiatorien; ét iJ s'est complu a

trea

Cutro, OUY, cJt., pp. '9-lOO,
Culro, OUY, cil, p. ID'¡.
3. C~, pp. ,56-,S,, et Galdóo, pp. 53-56.
•. Culro, p. gS.
6. Culro, pp. 911-wJ.

:t,

souac:a

DD UD/~ DB GALDOS

4B

le comique. Le récit de Castro est l'esquisse

pu Galdós. Comparons les deux mor-

c,....no.
• ... Seis oficiales acompallaron
JDarqués [del Palacio].
;J:l día 3o, vienen a Cádii vestino de coraceros, pues ni una

coraza se ve, sino con jubon,
n y capa corta á la usanza
ligua. Uega el marqm!s con su
que liene lodo el aspecto
11118 comp.na de teatro. Entra
el salón de corte a liem po que
recibido por la regencia ; slenlo los seis o6ciales ;. . . Adelase al medio del salón, hace
a grao reverencia, oólase unoa
teoJos, desnuda y empuiiÍI la
da, 'I en altas y destempladas
lee unos desaliiiados ver' exhortando á· todos con el
plo ·de su. penona á seguir
costumbres antiguas, á desiar 1.. modernas 'I á contilidiando por la buena causa.
mp.iia sus voces con esgrila espada y tirar golpea al
a diestro y a siniestro. Lo
aí,dario del vestido, lo alto y
brudo del personaje 'I malo
loa versos causan riss á mu-

GALl&gt;Óa.

••• •« Ni él ni los demás llevaban
COl'IWIB,. .. Como divenión de

Carnestolendas, aquello podla
tolerarse ... Entró, pues, Congosto
seguido de cinco de los suyos.•.
.\travesó el salón de corte, y al
encarar con los de la Regencia,
hizo una profunda corteala ...
metió la mano en ql bolsil19 de
los greg(lescos y .con grar;i sor•
presa de los que le veíamos, sacó
unos anteojos de gruesa armadura que se caló sobre la mntilluda nariz ... Metió la otn mano
en el olro bobillo y sacó un
papel... Todos creímos que sería
un discurso¡ pero no, seliores,

eran unos venos ... Dió principio
a la lectura de una aarta de endeca1ilabos cojos, mancos y lltlado1,
tan rematadamente malos, como
obra que eru del IIIÍtmo penonaje que los leía ... Tengo presente
el sentido que se reducía a encomiar la necesidad de que lodo· el
mundo se vi•li~ra á la antigua,
único modo de resucitar el ya
muerto y enterndo heroismo de
' si bi~n se reprime. Retirase .los antiguos tiempos.
rqoés, recorre con su especie
Durante la lectura , babia aacuadrilla de máscar,s la pobla- cedo D. Pedro la eapada, y todas
n, hasta que a la hora de las frases fuertes las acompsiiaba
ecer lollla con ellas el ca- de lajos, Ol4ndobles y cuchilladas
o de la Isla de León •.. u
en el llire, volteando el arma por
(Culro, pp. 6tr70.)
ellCima de au c:ab.,,.., lo cual
remató el grotesco papel que
hacia •.•

�44

BIJLLSTIII 11W'.tJIIQUB

QVIILQUU

Después la gracioea p
recorrió las calles de Cádiz
grande alegría de todo el pu
que se regocijaba con tal mo
extraordinariamente..• •&gt;.

Nous venons d'enminer les pa88ages de Castro qui onl
imilés par Galdós. lis onl trail, on l'a vu, A des événemen
la plupart peu imporlants, .mais souvenl forl pilloresques.
livre de Castro est nne chronique forl minutieuse de la
" gadilane &gt; penda ni le siege. Mais elle laisse dans I' om
·raclivilé des premieres Corte~; elle ne rend pas .compte
séancea si agitées de I' Assemblée Consliluanle espagnole. Po
'lanl Gald6s nous fail assisler aux débals qui se livrent en
lea défenseurs de l'absolulisme el ceux des libertés nouvell
Deux fois il rassemble daos une tribune des Corles lea bé
de aon roman, et mille habilement l'intrigue de Cádiz
récil des discussions parlemenlaires. Ou s'est-il renseign
Pour la premiere séance, il suil de tres pres le comte
Toreno, bien que le romancier préfere le dialogue a la nar
tion hislorique. Analysons le lexle de Gald6s el comparona
a celui de Toreno. Les femmes qui sont avec Araceli d
une galerie s'entretiennent de l'inexpérience politique
dépulés, el des difficullés que, probablemenl, ils ne sauro
pas surmonter.
·• Aquí hablarán más los seglares, y •erá tal el barullo, que ve
moa escenas tan graciosas como la, ¡le un concejo de pueblo
tuero. Amiga, preparémonos á reir ...
- Será un disputar gracioslsimo, porque cada cual pedirá esto y
otro y lo de más allá.
- Con qne salga uno diciendo : « Yo quiero tal cosa • y
responda : • Puea no me da la gana • se animará esta desab ·

reunion.

- Veo con sorpnsa que el presidente no tiene látigo.
- Es que guardarán la■ formas, amiga mía.
- t En dónde han aprendido ellos á guardar formas?•
, . c.tdlz, pp. 11, 84, 85.

souacas

DU CÁDIZ D■ GJ.tooa

45

is, des que les débala son! el).gagés, les personnages de
os s'étonnent de l'habileté avec laquelle ils sont conduits:

eSabe

V', amiga mía, que este cleriguito no lo hace mal?
Muy bien, si lodos hablaran así, esto no sería malo.
Pues á mí me parece lodo lo que ha dicho muy puesto en razón.
sigue. Atendamos. • •

out le sujel de ce vivant dialogue, qui se divise en deux
ies, est daos les lignes suivanles du comle de Toreno:
[La'Regenciaj desestimaba á los diputados, consiaerándolos inexs y noveles en el manejo de los asuntos póblicos; y ningún
io le pareció más oportuno para lograr la mengua y desconceplo
aquellos, que mostrarlos descubiertamente á la faz de la nación,
reándose ya con la placentera idea de qae, a gu.úa d4 escolare,,
á entretener y enredar en/útües cuestio11u 7 ocw,as duputa&amp; •..
an cuerpo nuevo C0/11-0 el ,u las Cortes abandonado á si milmo,
,u reglamento y anteced4nte, qae le ilastrasen '1 1iroiesen d4
, era fácil el descarrío, ó á lo menos cierto atascamiento en
deliberaciones.• ... Maravillárome los expecladores, no contando
aún de lejos, con que los diputad-O,, en vista ,u su inexperiencia,
gasen tanta sen.,atez y conocimiento13. 1,

ar le moyen du dialogue qu'il conlinue a employer, Gald6s
le comple rendu minulieux des divers événements de la
ce: 11 parle d'abord de l'élection du président, puis de
lecture d'un document faissé par le Conseil de Régence. 11
·r a ce pmpos que, apres lecture faite, « los diputado•
an de decir que quedan enterados. • Toreno avail dil :
• Cortes... declararon quedar enteradas. ,, Gald6s cite
uite le premier discours de Muñoz Torrero: « que dice que
prudente adoptar una serie de proposiciones que tiene
rilas en un papelito » 4_ 11 reproduit ces propositions.
no les indique lui aussi, d'une Í8\'on plus complete, et
que Muñoz Torrero : "expuso lo conveniente que sería
). Cádiz, p. 87 .
•· Toreno, p. 287.
J. Toreno, p. 288.
• Galdós ajou&amp;e d'aiUeun que c·ea1 Lujin qui lit le documeo_t.

4

�46

47

BULLBTIN BISP.l.NIQUE

QUELQUES SOURCES DU CADJZ DE GA.LDOS

adoptar una serie de proposiciones ... de las que traía una
minuta extendida en forma de decreto su particular amigo,
D. Manuel Luján •. "
Argüelles intervinl au cours de cette séance : « empezó
a descollar, á manera de primer adalid"• écrit Toreno, sans
analyser son discours. Galdós nous le signale également, mai1
ne le connaissant pas, il se contente d'un commentaire aussi
élogieux que peu précis.
Reste a parler du dernier acte de la séauce: le serment dea
régents. Le récit de Galdós est ici encore conforme a celui de
Toreno. II en reproduit mame un détail, peu connu, rMalif a
Lardizabal. Galdós écrit :

juin de la meme année, jamais ces députés
n'ont pris la parole au cours de la meme réunion. ll snffit
pour sen assurer de consuller la collection du Diario de
Sesiones. García Herreros pronon~a son fameux discours le
·4 juin. Le 6, les a u tres orateurs prirent part. a la discussion.
Le comte de Toreno a fourni a Galdós les rcnseigncments
qui lui étaient nécessaires pour rappeler rintervenlion de
García Herreros. Dans la Historia del levantamiento, en eITet,
on retrouve les memes éloges que Galdós adresse a rorateur.
Torcno écrit :

• ¡Cómo! eTambién jura Lardizabal? Ese es el más fiero, el má1
orgulloso enemigo de la libertad, y andaba por ahí diciendo á todo
el mundo que él se guardarla las Cortes en el bolsillo'· »
Toreno indique les projets criminels que nourrissait Lardizabal contre l' Assemblée :
, Ya entonces se hablaba de planes y torcidos manejos, y de que
ciertos regentes si no todos, urdían una trama, resueltos á destruir las
Cortes, ó por lo menos á amoldarlas conforme á sus deseos. »

Suil une phrase de Lardizabal, aveu complel de ses menéesl,
Arrivons maintenant a l'autre ''séance des Cortes décrite
dans Cádiz. De meme que pour composer son D. Pedro, le
romancier a rassemblé des traits appartenanl a des amis du
marquis del Palacio, de meme, pour dépeindre cette réunion,
il a groupé des faits qui se sont passés au cours de plusieurs,
Galdós, en effel, dans la séance qu'il décrit, et daos laquelle
on discuta la légitimité des survivances féodales, reproduit un
passage du discours de García Herreros, et rappelle !'interven•
tion de Villanueva, d'Ostolaza et d' Argüelles. Or, pendan! Je,
longs débats sur cette question qui durerent du 3o mars 18r1

« Puede decirse que en la discusión se llevó la palma et Sr. García
Herreros, quien con elocución nerviosa, a la que daba fuerza lo severo
mismo y atezado del orador exclamaba ... ►J 1 1

et Galdós:
« La atención del Congreso estaba fija en el orador, uno de los más
1everos y elocuentes ... La palabra de García Herreros ... era enérgica

De plus, Toreno reproduit un fragment du discours de
Herreros, le meme précisément qu'on trouve dans Cádiz 3 •
Le comle de Toreno ne donne pour la suite des discussions
aucun détail précis. On pourrait done croire que Galdós nous
présenle les aulres députés au gré de sa fantaisie, el cela
d'aulant mieux que !'un d'eux, Ostolaza, joue un petil role
dans son roman: il fréquente la lertulia de la comtcsse. Parlan\
l' Assemblée, il pourra apercevoir la jeune Pre sen tacioncita
dans la galerie, et la dénoncer asa mere 4. Pourtant Galdós ne
s'écarte pas trop de l'histoire. U a du feuilleter le Diario de
Sesiones et dans le comple rendu de la séance du 6 juin, il a
pu voir qu'on rappelait les paroles violentes d'Ostolaza et
celles d'Argüellcs. Mais l'imitation n'est pas aussi évidente que
dans les exemples précédents.

a

Toreoo, ouv. cité, p. 357.
Cádiz, p. 181.
3. Cddiz, p. 181.
1.

r. Toreno, ouv. cité, p. ~88.
:1. Cádiz, p. 91.
3. Toreno, ouv. cité, p. :189.

2.

4. Cádiz, p. 199.

�48

BULLBTffl BlSPANIQUE

Ainsi, pour composer Cádiz, Galdós a utilisé principalemenl
l'ouvrage de Toreno el celui d' A. de Castro, chroniques véridiques, mais généralcmenl bien ternes, des événements qu i se
déroulerent dans Cadix assiégée. Ces texles, qui l ui serven! de
guide pour batir le cadre de son roman, il ne les accepte q ue
comme excitateurs de son imagination. 11 anitne leurs phrases
froides en en tiran! des dialogues pleins de vie . Un détail lui
suggcre un mer veilleux développement lyrique. D'un récil
incolore il íail un drame qui passionne. Ainsi s'expliquc le
pouvoir magique des ce Épisodes il oll la fiction se melc si
paríailement a l'hisloire que l'on ne sait plus « ce qui est vrai
el ce qui ne l'est pas n, . Ainsi se justifie le jugement d'un
critique contemporain sur Galdós qui, dit-i l, « a en le mérile,
ph.15 que ['historien, de révéler a l'Espagnc la connaissance
de ses gloires nationales &gt;&gt; :i.
J. SARllAILll.
1 el :i. Andrenio, Novelas y Novelistas.
P .-S. - Voir daos la Revista de LibroJ du mois de décembre 1 919, un fragmen l des
Mémoires de Pérez. Macias, publié par M. Rafael de Mesa. L'autcur des .1/émoires,
ancle do Pérez Galdós, racontc l'expédition organisée par son frCre D. Sebastian, p(lre
du romancier, conlre le!&gt; troupes de :'\apoléon. Ce qui, daos ce fragment, a lrai t a
Cadii: peodant la guerre d'indépendance, n'a pas fourni a Galdós do délail précis
llOUr !'Episodio que nous a,·ons ét.udié. Mais on doit. songer que D. Benito a dU sou•
vent enlcndrc conler par son pere l'histoire des Grenadiers des Canaries, el, comme
le dil M. R. de Mesa ((CS indudable que t.ales narraciones tenía.o que influir en la
mentalidad joYen de Galdós l:.

LE )IOllVEMENT INTELLECTUEL EN PORTl'lrAL

Academia das Sciencias de Lisboa , .
Les publications de l'Académie des Sciences de Lisbonne, ont

Lou-

jou rs tenu dans la vie iotellectuelle du Portugal une place lrCs importan te. Déja en 1816 Ferdinand Denis, auleur d'un précis d'histoire
litléraire qui reste le meilleur ounage de vulgarisation écril en
fra rn;ais par un lusophile, citait a\'ec éloge les lravaux d'Arag7io
\loralo sur le théá.tre, d' Alexandre Lobo sur Camües, les Mémoires de
liUéralure, les Afémoires économiques, les l\'otices pour l'hisloire el la
géographie d'oulre.mer: (( En lisan t cette importante colleclion, on
verra, clisait-il, qn'une nalion intéressanle. que l'on a crue trop
longlemps arretée dans ses progrCs, continue les plu s imporlanfs
travaux avec un zCle que le reste de J'Europe ne sait peut-elre poinl
suffisammenl apprécier. Cette aclivité que les Porlugais avaient
au treíois pour les découvertes, ils l'ont maintenanl pour les sciences,
et dans cette carriCre ils font encare des conquetes. 11 existe parmi
eux un foyer de lum ieres qui aura toujours la plus heureuse iníluence,
surtout dans ce qui a rapport aux sciences et a l'érudition i,, p. 499 .
L'Académie des Sciences de Lisbonne a connu lrois périodes d'aclivité intense, celle qui soit de prCs la fondation, celle qui co'incide
avec le romantisme, enfin celle qui vient de s'ouvrir. Le 3• fascicule
du c 2e volume de la colleclion intitulée Bolelim da Segunda classe
ram Cnc fort a propos l'attention sur ses débuts. Les documenls
rassemblés par ~1. Christovam Ayres nous font assister aux premieres
démarches des rondateurs. Tout le mérite de ceue cn'.•ation féconde
reyient, comme on le sait, au duc de Lafóes . De naissance illuslre
L

l.
11.
111.
IV.
V.

~lonumenlos de literatura dramatica po, luguesa, 1918• 19.
Jorge Ferreira de Vasconcclos. Comédia E1Jfrosina.
A) res Victoria A Vinganra de Agamenom.
Jerónimo Ribeiro . Auto do físico.
Auto das regateira, de Lüboa.
Antonio Feliciano de Caslillo. O médico ú for~a , Comedia ií anliga trasladada
libcrrimamcote da pro¡::a original a redoodilhas portuguezai:.

Roletim da Segunda classe. Aelas e pareceres, estudos, documentos e nolicia~.
\lolume Xll 1 Fasciculo n• 3, 1920,
2. 11 existe une société analogue do fondalion plus récen le, l'Académie des
Sciences de Portugal, présidée par M. Th. Braga. C'esl elle qui a pris l'initialhe de'I
manifeslations en íaveur des alliés doot nous parlioos daos un articlc consacn'
fl M. António Ferriío. Sur l'histoire de l'Académie des Sciencea de Lisbonne, consulter l'étude de M. Fidclioo de Figueiredo (Estados de lilteralura, 1' série).

�5o

OULLETlN HISPA~IQUE

puisqu'il se rattachait a la famille royale par un Mtard de D. Pedro II,
ayant re&lt;;u a Co'imbre une éducation lilt6raire et scientifique plus
soigné&gt;e que -celle des nobles de son lemps. initié pendant un exil de
vingt-sept ansa toules les formes de la civilisation européenne, grit.ce
a des séjours prolongés en Allernagne, en Autriche, en Angleterre,
ami et corrcspondant de Vollaire, il était gagné aux doctrines des
philosophes, a lel point qu'on verra ce grand seigneur recommander
ii. l'égard de la révolulion franQaise la plus stricte neutralité et
s'opposer meme 8 la campagne du Roussillon. Une expérience miHtaire acquise pendant la guerre de sept ans, quand il servait dana
l'armée aulrichienne 1 le prestige qui lui venait de mystérieux voyagea
en Turquie 1 en Egypte, en Asie, en Laponie, une haute culture qui le
mettait en rapport avec les savants étrangers, enfi.n les fonctions
administratives dont H fut investi, lui assuraient une autorité
indiscutable sur les contemporains. Son meilleur auxiliaire, dan•
cette entreprise qui heurtait les forces du passé, fut un pr6tre 1 l'ahbé
Correa da Serra, botaniste, revenant comme lui d'exil et comme lui
membre de la Société Royale de Londres. L'orientation de l'Académie
de Lisbonne· nous appara!t, des le début, comme tres difTérente de
celle de l'Académie franc;aise. Elle ne se préoccupe pas exclusivement, ·
comme les sociétés analogues qui l'ont précédée, !'Academia do,
Singulares ou l'Arcadia, de questions littéraires. Sans doute elle ne
se détache ni de la poésie ni de la langue. Elle aura, elle aussi, l'ambition de composer un dictionnaire. Mais son programrne esl celui
du xvul° siecle tout enlier. Plus ou moins ouvertement elle se réclame
de l'Encyclopédie. Comprenant
!'origine trnis sections, depuis
réduites a deux (sciences naturelles, sciences exactes, sciences morales
et beaux-arts) elle veut embrasser le savoir sous toutes ses formes,
•rassembler des collections, centraliser les instruments de lravail. Elle
dédaignait si peu l'application et la vulgarisation des connaissances
scientifiques qu'elle se chargea de répandre et d'imposer la vaccine,
Ce service ne lui ful retiré qu'a partir de 1835. Les documents publié1
par ~L Christovam Ayres ne sont pas tous d'égal intéret. On ne peut
guere tirer de la correspondance de Correa da Serra et du vicomte de
Barbacena avec Vandelli, professeur de Co'imbre, d'origine italienne,
directeur de la section des Sciences naturelles, que des renseignements
sur l'installation, matérielle de r Académie, les premiBres ressources
dont elle dispose, l'élection des membres titulaires, honoraires, surnuméraires. ll y a plus 3. retenir1 semble-t-il 1 du discours prononcé
le 4 juillet 1780, a la séance d'ouverture, par le P. Teodoro de
A]meida, figure originale de savant et de littérateur, moins connu
pour av~ir enseigné la physique a Bayonne et a Auch que pour avoir
compasé des romans édifianls qui lui valurent le surnom quelque
peu ironique de Fénelon portu~ais et dont le plus célebre, souveal

a

LE MOUVEMENT INTELLECTUBL HN PORTC!GAL

51

aduit d'ailleurs, est intitulé O Feliz independente. Dans ce discours
'apparat, il osait exprimer sans ménagement ses opinions d'exilé 1
attaquer la· tradition, tracer un programme utilitaire de réformes.
Les répliques vives ou sournoises qu'on lui opposa procedent d'un
~rtain patriotisme intolérant, capable d'admellre l'érudilion telle
,qu'on la pratiquait dans les monasteres, mais en reniant l'esprit du
siecle. Fidele au nom que Jui avaient donné ses fondateurs, l'Académie de Lisbonne ne séparera jamais l'aclivilé scientifique du mouvement littéraire.
'
Bien qu'elle ait publié des travaux imporlants de botanique (Flora
Cochinchinensis, Flora Jarmaceutica e alimentar portugueza 1 etc.),
qu'elle se soit intéressée au progrCs matériel 1 au perfectionnement des
arts et métiers (Memorias economicas para o adiantamento da Agricultura, das Artes e da Industria em Portugal), c'est principalement
dans le domainc historique qu'elle s'est assuré, au x1x.• siecle, une
p/ace prépondérante. Elle a voulu édifier avec le concours d'Herculano une ceuvre qui pUt rivaliser avec les Monumenta Germaniae. Elle
a repris a sa charge la colleotion de pieces diplomatiques que le
Yicomte de Santarem avait commencé de rassembler (Quadro elementar). La nature méme des sujets a éLudier lui imposait une
certaine prédilection pour la géographie (Collecciio de noticias para
a historia e geografia das na9óes ultramarinas, Annaes da marinha
porlugueza, Colleccao de monumentos inéditos para a historia das
conquistas dos Portuguezes em Africa, Asia e America). Les centenaires de la Découverle de l'Amérique (189,), de Ceuta et d'Albuquerquc (19 15-iñ) susciterent, dans cet ordre d'idées, une production
abondante. Mais la collection des Monumentos da literatura dramatica
portuguesa, inaugurée depuis deux ans, marque une orientation nouvelle et qui mérite d'etre signalée. ll est encore difficile de se procurer
les textes réputés classiques, malgré les e!Torls de M. Mendes dos
Remedios a Goimbre, de M. Luciano Cordeiro a Lisbonne, de la
Renascen9a portuguesa el de la librairie Chardron- Lelo a Porto.
Comme au temps de Ferdinand Denis, la rareté des livres s'oppose
l une large diffusion de la littérature porlugaise it l'étrangar. Les
cinq publications dont nous voudrions donner un aperc;u contribueront a combler ceLte !acune, bien qu'elles s'adressent moins a la
clientele des écoles gu·aux spécialistes.
La réimpression du texle de 1561 de la Cómédia Eufrosina par les
SOins de M. Aubrey F. G. Bell, auteur des Studies in Portuguese
Literature (Oxford, 1914) répond au va,u que formulait Menéndez
yPelayo dans les Orígenes de la novela (t. 111, p. ccxxx1) a propos de
ia traduction par Fernando de Bal1csteros de la piece justement
célebre de Jorge Ferreira de Vnsconcelos. Nous n'essayerons pas
6'attribuer a cette amvre toulfue et par endroits rastidieuse le mérite

�BULLETIN HISPAl'(IQUE

LE MOUVEMENT lNTELLECTUEL EN PORTUGAL

de l'originalité puisqu'elle dérive de la Celestine. l\lais il est possible
qu'on ne lui ail pas réservé sa vraie place dans l'histoire des littératures Elle devait laisser une longue postérité s'il est exact que le
donjuanesque Cariophilo annonce le protagonisle de Tan largo me
lo fiais. Sans doule le style en est obscur, eµcombré d'allusions
mylhologiquesl d'emprunts a l'anliquilé, a l'Italiel a l'Espagne. On a
déploré parfois que la plupart des personnagess'expriment, meme daos
le dialogue animé, au mayen de proverbes que l'aulcur juge tellement
connus qu'il se borne, le plus souvent, a citer les mols par lesquels
ils commencent. Mais il y a une rare pénélralion psychologique dans
la peinture des deux courtisans, l'un qui fail profossion de cynisme,
l'autre qui incarne 1'5.me élégiaque de la race. Nulle part les senliments qu'on s'habitue a grouper sous le vocable commode de saudade
n'ont été mieux définis. Ajoutons que la piece, si toutefois l'on peut
donner ce nom a une sorte de roman dialogué, renferme des indications extremement précieuses sur la socÍété contemporaine. On y Yoit
défiler toutes les classes, l'arist9cratie de conr, les nobles de province,
les magistrats, la bourgeoisie, le peuple; on y trouve un tablea u des
mceurs coloniales qui rappelle certaines 1eUres de Cam0es, enfin un
élément régional des plus colorés, une évocation dP. 1a vie des
étudiants de Coimbre et de leurs amours avec les moyas de cantara.
L'historien et le philologue auraient avantage
dépouiller cette
cornédie interminable qui, malgré l'affeclation du style et la banalité
de certaines prélentions moralisantes, nous apparait comme l'une des
ceuvres les plus significatives du xv1° siecle portugais, embrassant les
aspects essentiels de la vie nationale, témoignant d'une vaste érudition, d'une ricbe expérience psychologique et d'un sens du pittoresque
bien rarea cette époque. ll est regrettable que la leclure de I'Eujrosine, rn€:me avec le secours de la traduction castillane, qui n'est ni
compléte ni parfaitement exacte, olfre des difficultés redoulables
pour les étrangers.
Au contraire, la tragédie intitulée A Vinganfa de Agamenom (il faul
interpréter: comment l'ut vengée la mort d'Agamemnon) n'intéresse
que les curieux. C'est la tentative la plus ancienne de traduction ou
1
d adaptation d'une piece grecque en portugais. On peut conclure de
l'exUortation finale de l'auteur aux lecteurs qu'elle fut composéc en
1536. Or la Cléopdtre de Sá de Miranda, dont on ne connait qu'un
fragment, est de 155:.1, et la Castro, qui représente le meilleur tilre
de gloire d'António Ferreira, parut en 155¡. Des deux éditions menlionnées par les bibliophiles (la derniere remonte i, 1555). il ne
restait qu'un exemplaire unique, propriété du comte de Samod3es.
M. Francisco :\laria Eslf-wes Pereira l'a reproduit, en étudiant, dans
une iatroduction substantielle, les sources de ce premier monument
de la tragéJie _portugaise. Elle procede, d'apres Iui, non du {ex.te grec,

a

53

. mais d'une adaptation en prose caslillane de l'Eleclre de Sopbocle
par Hernan. Perez de Oliva (15,8). Etanl donné qu'on remarque dans
ces dcux transpositioas les mémes Jibertés prises avec l'original et
qu'on releve des mots espagnols daos les quintilhas de la piCce
portugaise, son argumentation parait décisive. De l'auteur, Anrrique
Ayres Victoria, on sait tout au plus ce qu'il a voulu nous dire luimémc, a savoir que sa tragédie fut composée a Porto. Le pathétiquc
de Sophocle, a travers celle imilation iJ. deux degrés, a subi une
transformation profonde. ll•ne reste plus rien de la couleur antique,
de l'éclat du style, des répliques brCves, du dialogue heurté, ele la
stichomJlhie de l'original. Les morceaux les plus brillanls ont été
résumés ou délayés daos une versification aisée, nuide 1 mais terne
et monotone. Les chceurs sont rcmplacés par un simple dialogue, les
récits abrégés. Anrriqoe Victoria, ou son modele castillan, supprime
ce qui faisait l'éconornie savanle des parties, la puissance dramalique
des contrastes, afln de se rapprocher d 1 un type conveno d'élégance
facile. Ces allérations répondent, évidemment, a un dessein arrClé.
Le traducteur, ou plutót les imitateurs 1 prétendaient concenlrer
l'action 1 dégager l'inléret en réduisant la part de l'&lt;~lément lyrique et
narratif. On y devine comme un pressentiment des besoins du théalre
moderne et de !'esprit de la comedia. La pifce renferme une signification pour qui veut étudier l'histoire de l'humanisme dans la pénin•
sule. Ce qu'on y retrouve, ce n'est poinl J'antiquité admirée pour
elle-mCme, avec une docilité aveugle. mais Jibrement interprétée au
nom d'une conceplion nationale du gollt.
L'Aulo do F{sico est l'ceuvre d'un poete relativement connu 1 Jerónimo Ribeiro, frere d'António Ribeiro Chiado. Devenue tres rare
puisqu'on n'en possede que trois exemplaires, elle avait paru néan•
moins dans un recueil imporlant, avec d'autres pieces de Camües et
d'António Prestes, en 1587. Son intérét vient, pour nous Fran9ais 1 de
ce qu'elle efileure un sujet que Moliere exploitera dans le Médecin
malgré lui, l'Amour médecin et le Malade imaginaire. Gil Vicente, le
premier, avait eu le mérite de meltre les physiciens sur la scCne, de
nous faire assister a une délibération qui réunit cinq d'entre eux 1
Jesquels n'arrivent a s'entendre ni sur les causes du mal, ni sur les
remedes a appliquer. Jérónimo Ribeiro apporte des élémenls nouveaux qui tombcront apres lui dans le domaine commun : déguisement de l'amoureux en malade pour s'introduire dans la maison du
médecin, déguisement du serviteur pour donner en l'absence de son
maitre une consultation burJesque. Les indicalions sur la rnédecine
contemporaine sont du reste tres sommaires. On relCverait a peine
une allusion aux Arabes qui partageaient 1 en matiere de science, la
faveur des Grecs. II n'entre point dans les intentions de l'auteur de
toucher au~ ridicules du métier lui-méqie, Sa piCce est une banale

�54

55

B(JLLETI"i HlSPANIQUE

J.E MOUVEM~NT INTELL'.ECTOEL EN PORTUGAL

comédie d'intrigue, ou le r6!e principal est tenu par la servante Inez,

naire (1878). 11 se proposait d'enricbir le patrimoine national en
prenant son bien a l'étranger 1 mais avec la prétention de ne jamais

Célestine di:! moindre envergure, qui exploite un noble, sous prétexte

de lui facilite l'acces aupres de la filie de son maitre. Celle-ci, trea
vraisemblable dans sa nai:velé enfant rieuse, parfaitement étrangere

a ce manege,

1

accepte, sans l'ombre d'une hésitation 1 le mari que son

pere lui propose, un étudiant frais émoulu de Salarnanque. Vraisemblable encorece type de pecheur qui intervient daos une sclme d'un
comique un peu gros qui annonce les plaisanteries de Moliere sur )es
apothicaires, ainsi que les matantes, aventuriers de la rue, bravaches
de profession, dignes ancetres desfadislas de Lisbonne. Le comique,
somme toute, réside moins dans les siluations et dans les caractéres

que dans les mots.
L' Auto das regateiras de Lisbod'. compasé a une date incertaine,
concerne l'histoire des mamrs encare plus que celle de la littérature.
Bien qu'il figure avec quelques variantes daos dcux manuscrits, !'un
de la fin du xvne siecle et l'autre du commencement du x1x-, il n'.avait
jamais été imprimé. L'auteur est inconnu, car on ne saurait prendre
au sérieux l'indication du sous.titre (um frade Layo) otl nous verrons

une simple plaisanterie a l'égard des moines du couvent dé Saint•
f:loi. M. Esteves Pereira suppose que la piece fut composée entre les
deux dates extremes de r 550 et de r 700. La grossiereté de certaines
plaisanteries ferait croire qu'elle n'a jamais pu etre représentée.

Son originalité, - qu'il ne faut pas du reste exagérer, - c'est d'an•
noncer la maniere des sainetes de Ramón de la Cruz et de faire
revivre le type cher a Gil Vicente (Barca do purgatorio, Romagem de
agravados) et toujours populaire de la regateira, ri~ale de nos poissardes. Au marché de la Ribeira, sur le bord du Tage, nous voyons
l'une d'entre elles aux prises avec sa servante. Des propos de
harengere, elles en viennent aux coups. La querelle se termine par un
arret d'une sévérité extravagante, hientot suivi de pardon général.
riu dialogue, généralement écrit en !angue verte, on peut extraire de
curieux détails sur la vie des classes pauvres. 11 n'est pas indifférent
de noter que ces revendeuses, probablement sous l'intluencc de la
domination espagnole et des chants d'église, émaillent leur conversa•
tion de provcrbes castillans et de latin macaronique. L'Au/o das
regateiras tient le milieu entre le théatre propremrnt dit et la lillérature de cordel.
Quant
la réimpression du Médico a forfa, elle souleve un probleme intéressant dºbistoire liLtéraire: Moliere n'était connu au
Portugal que par deux traductions en prose du capitaiae Manuel de
Sousa: Tartufe (1768), le lJourgeois genlilhomme (1769), lorsque \n•
tonio Feliciano de Castilho entreptit d'adapter successivement le
Médecin malgré lui ( 1869), le Tarlufe (1870), 1'Avare (1871), les.
Femmes savantes (1870), le Misanlhrope (18¡4) el le Maladc imagi-

a

céder au gout fran~ais. Le souci ele l'élégance et de la pureté du style
devait le conduire a en user fort librement avec ses modeles. 11
appliqua d'ailleurs ces milmes procédés de naliona/isalion /¡ d'autres
·wuvres 4ue le théatre de Moliere, notamment au Fausl de Gcethe, ce
qui fut l'occasion d'une retentissante polémique. On ne s'étonnera pas
qu'il ait été défendu par son propre fils, le vicomte Julio de Castilho.
Mais il trouva en la personne du dramaturge Mendes Leal, un
apologiste ardent qui devrait ériger sa méthode en systeme : « En quoi
consiste l'adaptation littéraire? Ce n'est pas une simple version et
c'est quelque cbose de plus qu'une imitation. C'est la transfusion de
la pensée dans ce qu'elle a de plus large et de plus complet; c'est en
somme une nationalisation, comme la définissait mon compatriote,

le grand poete Castilho. Pour tout exprimer et !out résumer sous une
forme plus concrete, la véritable adaptation, c'est une adoption ,.

n

En reproduisant la préface que ~!endes Le&amp;] avait composée pour le
Medico áfor9a, l'Académie des Sciences de Lisbonne ne prétend n\Jllement accepler la responsabilité de ses conclusions. Nous a.urions
mauvaise grAce, "d'a.utre part, a condamner avec la derni0~e intransi-

geance un procédé que Ducis appliquait a Shakespeare. A tout
prendre O Medico á for9a reste une reuvre curieuse et qui méritait les
honneurs d'une réimpression. D'abord les libertés prises avec le texte

y sont moins choquantes que dans les autres adaplalions du meme
auteur. Elle vaut par la qualité exceptionnelle du style. Le rythme
aisé de la redondilha était, de tous, celui qui pouvait le moins gener
le traducteur, une fois admise la singularité de transposer en vers
une comédie en prose•. En rerripla&lt;;ant par des noms réels (Januario,
D. J.uliana) les Géronte et les Lucinde de son prédécesseur, Castilho
donnait a sa piece un accenl de vérité locale et contemporaine. Le 1
décor se précise: on entrevoit, sous les pin0des, une maison blanche

avec le banc de pierre et !'indispensable treille. La peau de houc
a remplacé la bouteille de Sganarelle et les paysans s'expriment, daos
ce cadre rustique, en termes choisis qui sentent• le terroir et qui
amuseraient un dialectologue. Un élément nouveau de comique

inlervient: les proverbes. 11 en est de savoureux. Tout puriste qu'il
a introduire a roccasion un gallicisme
imposé par la mode (bon enfant). Mais dans sa recherche de l'expression pitloresque, il remonte jusqu'au xvn• et au XVI; siecle (pesar de
est, Castilho n'hésite pas

t. Cité par Santa Anna Nery daos un article de la Revue du Monde latin, 1883,
p. ~55. Le sujeta été repris par H. Fidelino de Figueiredo dans une étude qui épuise
la malibre As adaptm;ües do thmtro de MoliAre por Castilho. (Esludos de lilteralura,
i• série.)
2. De meme Filinto Elysio avail traduH. les Afarlyrs en vers.

�56

BULLETlN BISPAIUQUE

minha avó torta) et puise quelquefois aux sources régionales. II ajoute
un acte, modifie l'agencement des autres, force les intentions, attéoue
certaines crudités, et allonge le plus souvent par une continuelle para~
phrase. Une fois le genre admis, il est incontestable que le Medico
d Jorr;a représente un monumenl de la meilleure langue populaire et
familiere.
Comme on le voit, ces éditions ou réirnpressions n'offr.!nt pas le
méme intérét littéraire - il ne peut étre question de mettre en parallele l'Eufrosina et !"Auto das regateiras - mais toutes apportent des
matériaux utilisables pour l'histoire de la langue, des mamrs et du
théatre. Toutes répondent, en ce qui concerne 1'établissement du
texte, les études de sources et la mise au point des renseignements
biographiques 1 aux exigences de la critique moderne. Nous regrettons
seulement que les piCces du xv1~ et du xvue siecle ne soient point
accompagnées d'un commentaire. M. Aubrey F. G. Bell y a songé
puisqu'il a rassemblé dans son appendice non seulement les variantes
des éditions, la liste des noms mythologiques et historiques, mais les
63g proverbes qui ornent jusqu'3. rencombrer la comédie de Jorge
Ferreira de Vasconcellos. Ce travail est d'une inconlestable utilité.
;\lais il ne dispense pas a notre avis du commentaire philologique et
hislorique dont il est extremement difficile de se passer dCs qu'il s'agil
d'muvres anciennes. ll existe, dans ce genre, au Portugal, un livre
qui a fait époque: l"édition de Sá de Miranda. Auparavant Camiies,
par une faveur spéciale 1 a trouvé d'innombrables commentateurs.
Cerlains 1 comme Faria e Souza, valent mieux que leur réputalion.
Mais on ne possede pas encore sur Gil Vicente, malgré la conlribution
tres imporlanle de M. ~Iendes dos Remedios, de travail qui épuise la
maliCre. De ta vient que le créateur du thé.ltre portugais, dont la
biographie a été si souvent et si patiemment étudiée, n'a pas trouvé,
queje sache, de traducteur et que les étrangers ne lui rendent qu'im..
parfaitement justice. II nous semble qu'3. l'avenir les érudits devroot
prendre a tB.che, non seulement d'enrichir le patrimoine natiooal en
é-ditant des manuscrits et en repr◊duisant des livres rares, mais encore
- et nous nous plaQons au point de vue de la propagande - en fac¡.
lilant l'intelligence d'ceuvres classiques qui, pour etre pleinement
comprises, supposent la connaissance approfondie de l'évolution de_la
langue, des mrours, des genres littéraires et des relations internahonales. En attendant, Ja collection des Monumentos da literatura dra~
matica portuguesa fournit la base indispensable de textes solidement
rtablis.
G. LE GENTIL.

VARIETÉS

Cervantes et les fréres Tharaud.
Je crois vraimcnt bien faire en signalanL a l\1. James Fitzmaurice•
Kelly pour qu'il en fasse son pro.fil quand il publiera nouveau sa
Vie de Cervantes 1, un fait qu'il a completement amis de signaler
(comme du reste ses prédécesseurs, Navarrete par exemple) et qui
pourtant n"est pas a dédaigner: le séjour de Cervantes a Salé. Je ne
aais trop du reste si ceux qui l'ont découvert ont eu sous les yeux des
Üocuments nouveaux. L'ont-ils trouvé inscrit daos les cellules de la
medersa délabrée? L"onl-ils apptis en causant avec les lettrés de la
ville sainte? L'ont-ils !u dans quelque Ben Engeli encore inédit, Tout
est possible.
JI s'agit de MM. Jéróme et Jean 1'haraud, qui, dans Rabal ou les
heures marocaines ,, au chapitre intilulé « Un apres-midi
Salé»,
apr6s avoir évoqué le souvenir du pere d'André Cbénier, qui fut
oonsul de France en cette ville, continuent :

a

a

Dans ce dédale silencieux oll je vais a !'aventure, Cervantes, prisonnicr
des corsaires barbaresques, a erré lui aussi, portant dans son esprit les premiCrcs rheries de son extravagant chevalier. Au tournant de quel passage,
a.u sorlir de quelle voúte, daos quclle lumiCre ou dans quelle ombre a-t-il
Yu apparaitrc, monté sur un tout petit ii.ne et lespieds trainant a terre, ce
Sainte•Beuve, ce Renan 3, l'énorme Sancho Pani;a? Parmi les tombes de la
d.une, repose trés probablement l'homme dont il a été l'esclaYc; etje me
mande parfois, en regardant ces picrrcs cou,·ertes de licbens jaunes,
laquelle recouvre ce personnage qui a tenu asa merci la plus belle histoire

du monde~ ..•
Toute cette fin d'apres.midi, j'ai cherché le fondouk oU furent vendus
rvantCs et Robinson Crusoé. Mais bien que le temps ne soit pas loin oú
on trafiquait des esclaves, personne n'a pu ou n'a voulu me dire oU. se
• it la criée.
1. Miguel de Cervantes Saavedra, reseiía documentada ~ sa vida. O.1.ford, University
Press, 1917, g ptas.
2. Paris, !mile-Paul frCre11, 1918.
3. Faul•il soulígaer ce rapprochement, qui ne laisse pas d'(ltre original et inat•

loodu 1

•

�58

BULLETllf lltSPANIQUt

VARIÉTÉS

De ce fondouk, nous trouvons, un peu plus loin, une description
pittoresque et spirituelle. Je n'en retiendrai que ce qui est dit des
chameaux:
Accroupis sur leurs genoux, les cbameaux balanc;aienl, au bout de leun
cous inélégants, des tetes pensives et un peu vaines. ll ne leur manquait
que des lunettes pour ressembler a des maitres d'école surveillant avec
dédaín une troupe d'écoliers folAtres, une récréation d'animaux. On croyait
Jire dans leurs yeux le souvenir de tres lointains voyages, justement aux
pá.ys qu'on youdrait voir. Et cela, tout a coup, leur donnait le preslige que
paraissait réclamer le balancement de leurs tCles solennelles et la moue de
Jeurs grosses tevres perpétuellement agitées. Chameaux, vieux professeura
pensifs, chameaux pelés, chameaux errants, de vos courses poudreuses
qu'avez vous rapporté? Hélas I hélas ! vous ne répondez rien l Votre tete !le
détourne dédaigneusement de mes questions, et vos IeYTe8 contim.ient de
pétrir je ne sais quels discours inconnus. Scriez-vous par hasard stupides~
Vos longues randonnées au désert ne vous ont-elles ríen appris? Ah! que
de savants vous ressemblent I Combien de voyageurs du passé et des livres
qui, d'un pied lent, ont traversé l'histoire et n'ontjamais rien ramené d•

contréés parcourues 1•••

•

Dommage· qu'i1s se soient tus, tes chameaux 1 vieux professew-1
pensifs 1 car peut-Btre le savaient-ils, l'endroit oU l'immortel auteur
du Don Quicholle a gémi dans les geoles mauresques I Mais peut-elie
aussi d'autres professeurs, avec ou sans lunettes, eussent-ils pu le
dire I Que ne les a.\-on consulté,! car j'ai peur que l'reuvre des freres
Tharaud, si réellement réussie comme tableau, si riche d'un coloris
vigoureux et vrai, mosa'ique de déLails miroitants et précis 1 , d'imprea-,
sions pénétrantes et justes 2 , ne présente ici une grosse bévue. N'y
a-t-il pas eu confusion lout simplement enlre Salé et Alger, ou nous
savions qu'en effet Cervantes avait été captif cinq ans?
Pas plus d'ailleurs a Alger qu'a Salé l'auteur du Don Quichotte n'a
été vendu dans unfondouk; il n'a m~me jamais été vendu, avanl son
rachat. Navarrete et, apres lui, M. Fitzmaurice- Kelly nous expliquen!
fort bien comment il ful fait prisonnier en mer par un renégal albanail,
Dali Mami, dont il resta l'esclave jusqu'au jour ou, la suite d'une
tentativo d'evasion, il fut enfermédans le bagne du dey d' Alger, Hassan,
et enfin racbeté a ce dernier par un pere de la Merci, Fray Juan GiJI.

a

1, Je n'en relCverai qu·un,qui montre uoe io(ormation arLislique sér'ieuse: (( $oUI
les riches pavillons des ca"ids el des cheurfas, les scnlteurs allument de gn.odl
cierges de cire dans les hauts chandeliers qu'on fabrique 1i. Manchesler •.. i&gt; C'ed
tellement vrai que j'ai vu les memes partout en Écosse, et les touristés les achCteolt
au Maroc, comme des 1pécimons d'art araba!
2. Voyei la description de Chella.
3. Quant a Robiuson Cruaoé, s'il fut, d'apre, sa soi•dinnt autobiograpbiet
ero.mené capUC a Salé, il resLa, lui aussi, l'eaclave du cona.ire qui l'uait. pris. ll n'eui
done pas l puser par le Condouk..

59

. _11 serai~ ~out de mCme regrettable, alors, que ;elui qui nous parle
1e1, et. qui evoque av~c un _incon.testable lalent cette ville de mystefe
~~ ~e blan~heur, apres avo1r erre parmi les tombes du cimetihe avec
1 ide~ ~xe d Y 1:etrouver la tombe de l'homme qui eut entre les mains les
destmees de l'1mmortel écrivain, ait passé une fin d'aprCs-midi chercher le fondouk oll celui•ci fut vendu ... L'excitation Jittéraire a de
ces mécomptes I j.fais, en vérité, l'bistoire de la captivité de Cervantes
telle que nous la connaissions, n'est-elle pas assez émouvante? Et'
'?rlout, que M. P. Ricard, dans la,• édition de son guide du Maroc,
s1_ excellemmenl_ ~oni;u et documenté, ne se fasse pas le propagateur
d une telle fanta1s1e 1 saos l'avoir bien contrOlée !
, ~an~aisie~ ce u'.est peut-étre que cela: les auteurs ne faisaient ni de
1h1st?1.re m de l érudition ! Mais c?mme leur peinlure n'est pas une
f~nt~1~1e, nous, ge_n~ nai"fs, professeurs ou non, pourrions croire que,
la ou ds parlent d h1stoire, ils prétendent étre exacts encore.

a

G.

cmor.

�•

UNIVERSITÉS ET ENSEIGNEME

BIBLIOGRAPHIE
Programme dila CODooan d'agrigatloa et de cerllllcat
poar l'UIJl6a t92t.
Volci le programme des conconn pour l'• grésation d'eapa
.
o Joarnal of.Jkul, i4 juillet 1920, p. ,o.o•~); ce_ qui eal p
2 ( té,.;...,,~
d!'unas
--.- conatitue le programme du certillcat ·
.
•
1

i" Quunoa : Le type du paysan el la peinlure de_la vie ms
dam la litléralure en Espagne. .
•
tonlo de Gaenra, 11-p,eaio d,, ooru 1 alabanza de aldea,
"':. prologue juaqu'au chapllre vn lnclu1.
• Calderón, BI aloald, d, Za/amea.
• Brelón de loa Herrero1, BI P"'? d,, la dl/iaa.
• Palado Valdéa, La aldea perdida.
.
,. QOUTJOK : Les lhéoriciens du théalre espagnol
:tni" ail,cle.
.
.
Torreo Nabarro, p,...,mio de la Propa/adia.
•Cervantes, Don Qaijot,, ... parUe, c!;,!8~ ,11
tilmpo. .
Lope
de Vega, Arú '.'.'.'.:.:'.'.',,~
comedia, ,.pañolas (Bulútin
Ricardo de Turla,
ICO

,,te

A,,....,,. ~!,,.

. nlqru, IV, P• 47)._
u, de Tolldo (éd. Said Armeolo, Blbl.
Tino de Mollna, CI/Jarra
•
3 con la apazlble aus
miento; cigarral primero, depllll p . " r1a' . ·•-rral cuarto d
8
borre su memo •, -e•
'
jusqu'a p. u• •:".i...1reaadeloorecllante11,jusqu'ap.341,1

p.338, «laauon J ,. __ fraglllellls oonl repl"9'iuill daos Com
doojurbdlcdoneu."""
-")
Tir,od, Jlolina. M. Cotan,io y llori, l. I", pp. •ir- •
. .
.
Le
conle
el
l'apologue
en
Espagne,
des
ongines
3• Q U81TI011 •
.
ftn du xYDI" aibcle.
D J
libo.;_ BlcondeLUURAJI", ch, V, VI, V.~• XXIV.
lle
. 1.;_
Bl ,obr,mua 1 alwio U CtJf1Wlllllle,:, •" par '
34 .,_. •• part.le conteo •t• 5 • • 59.
tea 1, 4, 12,,.l.L!.::!.' 1 I•
8·' 1• 11 , ,.1 L JU, 8; l. IV, 14; l.
Samanlego Fcw ..... , • ,
'1 VIII, e18·1. IX, del 16,
- ~ : : : , : ~ , 0•'1, pr:,¡oga.e, s, 6, 8, 11, 18, 31, 43, 58, 63, 66.

°: nmoneda,

:ad

Anteua supplé111entairea :

.

Ida 11, Sanlo Domingo dt, Sillll, éd. FIII-Genld, copl. t-86.

••Campounor,
r....ua

•iaf•

"'1lrelonldo, l. l .. '
La gloria de !U
Paqrr,iio, - • B1 tren expreoo,
tdaa, LGe Buenos 'I !lle Sobioe.
de Rojas, BI

Autear latln :
Tlte-lJ'8, L XXI, 6- ,6, Prile de Sa¡o11te.

ligaciones a~rca ~ arqaeologla y prehi$/oria de la ngi6n
lmantina, por el P. César Morán Bardón, Agustino, Salaanca, 19_19, 131 pages, XVII planches.
P. Morán nouo communiqúe, dan, ce pelit livre, lea résultata
recherches archéologiques qu'il pounuil depuia plu•ieurs années,
une ardeur infatigable, dana les provioces de Salamanque el de
ora. 11 n'eat pa1 possible ici de discnter de pres les hypolbeses
émel au aujel de - lrouvaillea ni d'énumérer el de aignaler en
·¡ ces lrouvailles elles-~mea, dolmeos el sépulturea, débria
itecturaux, fragmenta de céramique, armes, ustensiles, inscrip• monnaies d'époquea diveraea - d'autanl plus que le P. M. a
té l'ordre géograpb.ique, qui évidemmenl pnlaente de aérieux
tages, mais n'eal peul~lre pu le plus scientiftque el rioque de
. er parfois l'expoaé une appareoce de confuaioo. Je me conteni done d'indiquer, parmi lea nombreuaea dkouvertes du P. M.,
qui m'ont paru leo plus iotéreaaanlea. Elles se rapportenl natument aux lrois lypes de civilisation qui ae sonl succédé dans la
11: civilisation préhistorique - autanl que l'on peul parler d'ane
· tioo pnlhistorique el la considérer comme un loul compact, ·sation ibérique, civilisation romaine.
P. M. a rencontré un cerlain nombre de dolmeos, entre )esquela
1 noler celui que lea habitaols du paya appellenl la Oua del
, situé non loin de Ledeama (ch. 11), celui de Sobradillo (p. 70),
uide la Pellacaida(p. 94); pres de ce demierdolmeo a été lrouvée
!dote de la période néolithique (pp. 94·!}5); enfin, le sommel du
del Berrueco préeente une grande abondance de fragmenta
'ques du type de Ciempozuelos (p. 123).
ni a l'art ibérique que se rattache un chapileau trouvé par
Y. lt Sanlibáñy del Rio (p. 35), de méme que la tele fémioine de ·
de Armuña; celle..:i, qui o'esl pu aans analogies avec quelatalues da Cerro de loo Santos, et laquelle il raut peut-&amp;re
er une 1igniftcalion funéraire, est rapprochée par le P. l(. de
conservée au Musée Provincial de Salamanque (pp. 48-So). Le
. a constaté la disparilion- du fameu1 loro de Ledeama et du
de Coalienaa (pp. 57-58). Par co~pensalioo il a découvert

a

a

·~. . .

.

�. . . . .j"li:ijjg: tíf/llil
,~:;,.•;,ce
d m6me tJp8 l Beí1ocial ü l &gt; ~ (11¡¡.
~_r,¡¡~~ e t sur teebemiB.qui va&amp;El 1'ejado

ua-da\l"r•.v,-,

del hrlaeco (pi:

1,rt
•e~•,,.. .,.• ,

111
)•

de °"8miqu.e e&amp; a11 I01lllllel da

!':.~~(p
;1:a¡
•

i1ombreax l -Loe ·,.,..._

BtnlHco{p, •~).
tri del l'IIÍllel rolllainee,
·uD peu _..,.nt
le P.M. a reacoa
il .....,..
..,..- ' d La Atalaya 'Tejaree, ou
•ur....-8
Aldea-Alhama, P'M
la r. taina' qui porte aajourd"hui le
,emt dea baiDa pril de
OD Chtillo de Santa-Cruz, qa'il
,-ate de la Salud (ch: In}, au
)· u l'f. d'HineJoea de
Cj)lllme 1'.,ntlqae Seotica (pp. 40-4•. • a
de profa
de San-Pedro, le P. M. 11gaale une ~ .
...~éraire1 romainee avec ou ~ns inacrip8üon ; i l ) ~
,,__
~ ibélo-romame (pp. 1 aqq. ·
a'ldt la une -v..-e
.
l'une dana un dupo61odo l I'
all0aflldaux-1qaee
-~plmNV),
11W de Zuatb (p. 1• e, . ' l'autle l Caatalleda de 11

~

·e· NW ~ l'Etpagae ne Nlllble,pu ~
Blm qae catte partí
•Andalcullie et la
de we uchéolotrkl0 • que 1
·e11e ne
D r-.
l'imporlance de ces trou...W., qa
ll1ircM, oa 1111t, par .
traire 11a111etueu111111ent, le
tlle com Wilemeat négliaée, au con
· .
· élait l
' ; dit lui-mkne, n'a pn étudier que ce qui
il nou1
hable • dee fouillee ••ur quelquee pointe
• terre; _u ut ~
resultata 118111 valeur. En toat
dlollil ne doDJ181'1JeDl pu 11 •
• aera otile eu ucWo
faut nmercier le p • M., de IOD livre, qm
,.¿.,¡- CM SalaJlldl
·
· a'intáreaae11I l l"hialolre de le •..,...,..
iltl lOUI ceuqm
-'-•'ter de le voir pounuivre-invea

(pp. h-64).

....i.,

4':t

el 1•on ne peut que 10wa1

.

R.

lledilla A-hra 'Y A/amiriya. par D. Ricardo Y6lúqnel
lladrld, 1912.

..u.,. l'empire .muaulman
d'Eapepe, De
A. la lln da 1x• ._,
•
....__.....__
.
•· .
commence cüjl • ae -•ve••
.
p,,mi4re ...,raJIOn,
La coh'81on n'en pu p
~u161 1e forment de loate
dialOlution menace toujOlj
..rtu anhe, ou~re. Une
• .aent
~tés ~ométanes, au _momeut méme oD elles perau
1-plu de pranti• de aolidilé,
lea ·ooea oméladee
D. l'aurore du .,. Mclt cei&gt;&amp;l'.dut,
Pfl Bahmane En
l l!lllblir l'unilé. L'un d en1, Ahd_ Er •
lee
_,
, mi une llituation
11 •-nle que
'·1ouJUI), la1aae • ..
,,__,___ 11 ,_,¡tale,
"' ..,,....
_..,,.,, .-pecté.., 'que ,,._...,...,,
-r·
. . . . IIOlll . . . - •
5
-~-ü-, 3oo
babitents, 11S.ooo mauom, "·000 .....v-i&amp;oo.-.
..._,_. de -1lrellll paleil,
.
. . de_,
. eto,, "' 811 IIDI
~ de l'Occlden•.

i-r;;_llle

iltMñ (tlr..,.,, 1118 d°AM lf B•bNne, 11'1111 pu

mobll
Si dómlaalfon l'-■d • • 111 4ell dt,t !ben, ~t le
~ au ·~ t dea htlrlllilee de Twlla. Si
ft,6,JOol). fila 4'11 Babm, ed d ' ~ tn,p • • • pota lrllp
~ fOIIYeníer, la . . . . . . ..,. par un lnlílülle autofl.
et pnlNant, Dnl Abou Alner El MUIIOUr, •wc lequel l'empire
•111111 d ' ~ .. IOlllient.
'
Nl done tout un • ~ de pN,epérité qui • e aur la pénln1ale.
traduit DIIUNilelnent par 4'ldminblea lr&amp;Y&amp;D:r•.Alnal, d.- g56,
Er Raluuane !lit COllllllellcer, l quelque dlatance de Cordou6, la
ctlou d'un palal,, lledi114 AU'ahra, qui se poursult pendant
q ana, et qni 1e complile encere ayee El Halem. C'est 1A que
-.fa lop son harem (6.3oo femmea avec lea aer-,antea), 11
(S,?5o pages), aes troupes (12.000 hom-), IOnadminiaintiora.
aqu~, dea fonlafnea, dea halns, de1 ontotrea, etc., s'aJoutent
11. Une vllle enlln, peupl6e de 3o.ooo !mee, 1''1eve au Yoillf..
rnr lea deml6rea pentea de la monlipe, le palala appara1t
ceux qui le Ylllite11t, prlncee, ambaesadeura, ,oyageun, p61eC0111me~1a. comme le plua famenx aéjoor du tem¡s : la
14 dea construtllona, la aplendeur du décor, le beauté des
ta aédnlt tout le montle.
1•it1tar 4ea Mllln, le hrlllant mlnlstre El llauoar ~ve égalem911t,
IIOD UNge penonneI et cela! de IOD atoarap, nalment IO:,'al,
a, llouniat 111 Alamiriya «lea d611ce, d'Amer • qui ne le cAde
IUll babllallona lmpérialea pat le cbolx de IIOII alta, le donde aa tempénture, l'abondance de aea eau:r, la ptolbalon de .
11111111'8, la IOIDptuolilé de 10D archftecture, le charme de IOD
lalioD.
eurea.ement, cea mouuments dwireat pea. Lea berbhea de
lel lllmlll l Ne (1010) et il n'en l'Nta lon,iempa que dea
· tion1 flllllboulDialea. A l'aurore do prNent eilJC!e, on n'avait
Jl8I de doanée, certahtee sur leur emplacemant exact .
- . ffY0118 l une ~ ou lea plus pullounanta problhme,
ndable nenlr nona Nllldent paut-6tre plus curiem da capti•
. El depllil llD aiWe, l'humanilé ,xbume de aon sol ou de
lftll une clocwnealatioa qnl enricblt, complke, e:rpllq11e,
dana le d'une plw •ldcte Yérlté, ce ti"- ªººª l&amp;YODI d ..
Ílona ~ - Daa, ce concert de recberchee, l'E1p1gae joue
• Elle 1111 la len'e ou, U y a plu de mlHe ana, l'Orlent et
t .. ~ t . D en réeulta un rnariage qui, comme le
dee uniona, connut du altemativ• de bonhenr e&amp; de malhenr,
118 1ai1ta pa qae d'Atre fbad. Du lol chmd et géomux de
fertilW per le berMre aident, l'anbe YOluptaeu:r, mQaDa IIDe
e&amp; llpleadllle • • ~ . dont la grande mo,qu41e de Cordou,

1..,.

�..

·--.uacin

l'AJhembra d,e Grenade comptenl parmi les plus beanx fraita, si
ne conaidbre que le poinl de -.ue arlialique.
1laia par quelles pbasea ces íruita d'un arl en complete ma
élaieot-ila P,IUÓB? Qoele íurenl aurtoul lea débuta d'une époque
ae &amp;ermina
la brillanle formule d'arl hi•~no-mauresque?.
Voici que d'imporllnles fouilles, méthod1quement condu1les
D. Ricudo Veláequez Boaco, inspecleur général des monume~ta
toriqoee d'Eapagne, archilecle de la calhédrale de Cordou~, ~•en
noua rensei¡ner. Nona devona !'en féliciler h~ule?'enl at_ns, _qu
• Junta para ampliación de estudios y investigac1ones c1enl'.6.
qui a puhlié le travail de l'auleur daos · un tres bel ouvrage tire
papier de iuxe, avec de beaux caracteres typographiques et une
dance inaccoulumée de planches el de deaeins. Nous nous excu
en méme lemps d'arriver si 18rd pour un compte re?du. Si 1~ P .
cation est de 1912, elle n'a rien perdu de son aclualité. Elle _cela,
non aeulemenl le probleme de l'art musulman d'Espagne, ma11 en
celui du Maroc,qui a'ouvre aeulement auxétudes scienliftqu~• soi
Voici la série des faits qui nona intéressenl 1~ plus dana ce hyre :
Au r siecle, la constroction oméiade esl parl'aile. Les murs onl
, metre
m. 5o d"épaisseur et íormenl ainsi un écran i
éprenve conlre les nrialiona de température; appareillés avec
pierrea 18illées suivanl des modos tres dive~, ils son_l d'une tres g
solidilé. Le piaé n'apparall qu'a la fin do 11ecle, mats concu~rem
avec.la pierre de 18ille. Les architecles d"alon sont lea conlmua •
des conalrucleura romeins el byzanlins. Leurs émules aeront ulté
remen! moina scropuleu1.
Aotanl qu'on peul en juger, la batisse ae développe suivant
longnes ailes formées par lrois ou quatre mura parall•!•• reco
par des paroia transversales qui divisen! la surface constru1te en 1
plul61 longa que largea. La formule se relrouve intégralemenl
Maroc, ainon daos les babitalions privées qui a'édi6ent autour
patio, do moins daos les batiments impériaux qui se distri
aotour des grandes cours ou vaslesjardios, tela qu'on lss voil
¡ Fea, Melmes el Marrakech. Qnant a l'étroilease des salles, elle
dictée par la longnenr des poutres qui est elle-méme limi~ . ,
degré de réaistance a l' elforl, aasex faible, et le mod~ tres prum
transport qui ne permet guere le déplacemenl de bots longa de
de 4 metros. L'inlroduclion dans le nord de l"Afriqne de chem·
fer, pois d• bois européens, lres réliatants, el su~ul ,de Cera_a T
i la veille de faire subir des changements séneu1 a des p
-tél ju,qu'ici séculairea.
La décoration du ,.. siecle, pour élre carsclériatiqne, n'eal
encore nellemenl mD11olmane. Empreinle d'inlluences ro •
byzanlinea, -.isigolhea, elle ne íail -que merqner un _ache •

par

a,

66
l'arabaqoe. Lea rinceaox, lea enroolements, lea palmettea t
NIIX lambeaux, lea feuilles tres découpées trahiuenl tonjours
n origines. Dans ces formea si variées, la feuílle d'~nthe foumit
U.eme eaaenllol. n eat curienx d'en voir les méllmorphosea initiales
1 la térie fonmira l'élrange el ai peo réaliste íeuille hispano-mane. Le chapileso anliqoe est soumis a de■ lranaformalions de
nalure. Sor son épannelage non modelé, racanlhe ae traite
la maniere la plus inatlendue : elle ne s'y relroove qu'avec aes
tours el aes nervnres dessinés comme un lacis régulierement
du el maillé. C'est la peut~tre que commence a s'afflrmer a-.ec le
s de fermelé el d'assurance le véritable senlimenl arabesca! de l'arl
mique.
La polygonie n 'eiisle pas encare. Lex•siecle esl encore trop pres du ·
lratum antique. Ce ne sera pas pour longtemps. L'omement
mélrique exiale cependallt, mais les grecques, les zvaslikas, I••
posilions réticulées sonl loin de laisaer enlrevoir les formes polygoes "cristallisées » qui prendronl peo a peo une considérable place
s le décor maureaque.
L'épigraphie apparall. Elle se développe, anguleuse, daos des friaea
gues, mais étroiles. Austero, elle s'adorne /¡ peine, au sommel de
grandes ·1ettres et daos aes vides, de fteurons en germe. Rien ne
se sou~nner le développemenl scriptural ultérieur.
Pour tout, en somme, on eneal au point de départ. C'esl pour celle
o que lea fooilles de Medina Azzahrs el d' Alamiriya sont 1i
reasanles.
L'élude des lechniques présenle le méme allrail. Nous avons déji
alé les remarques suggérées par la conslruclion proprement dite.
pierre et le marbre sculptéa "OOnl plus en faveur que le aloe: on
e el apprécie encore l'elforl. La pierre sculptée s'incruste sonYenl
frsgmenta de terre coite blanche ou rouge : nous ,·oici done i
'gine de la marquelerie, vulgairement désignéa sous· le nom de
!que. Mais la mosaiqne de íaience vernissée, actoellement si en
ur au Maroc, n'apparallra pas avant le xut' siecle.
n connalt alissi les ¡&gt;Ates qui remplissenl parfois les vides creuaéa
1 la pierre &lt;iu le marbre. Ailleura, on peinl ces vides de couleun
• . Ces deo, procédéa se son! transmia juoqu'a nos jours daos
céramiques et les slucs.
s fouillea onl mis a découverl de grandes quantiléa de tessons de
coite el émaillée. Cordoue fabriquail pour aes btsoina. Ses ou vriers
furent pas tous d'une égale habileté, mais elle connot de bons
ns, qui pratiquerenl la peintnre sur émail stanniAre, la peinlore
rves el la peinture i refteta mélalliques. Le répertoire ornemental
-celui du califal, analysé plus haul. 0n s'inspira ausai de produita
rs :-learéminiscences grecqoes sonl assezcourantes. Leapointa

·

�66

BULJ.BTIN' BISPAlUQUB

BIBLIOGRAPHIE

de contact avec les poteries et falences de Tlomcen (Un atelier de pouries el de faiences du X' siecle, A. Bel, 1914) et celles de la Kalaa des
Beni Hammad (Les poleries el faiences de la J(a/aa des Beni Hammad
du xr siecle, G. Marqais, 1913) sont nombreux. Comme le suggere
M. -Velásquez Bosco, il serait intéressant de serrer la oomparaison de
plus pres en conírontant non seulement les trois études qui se rappor•
tenl au sujel, mais encore les fragments recueillis. D'ailleurs, a notro
avis, la comparaison devrait s'étendre aux documents anciens qu'on
trouvera si.irement a Fes. L'actuel quartier des potiers de la capítale
marocaine est établi sur des couches centenaires de vieux tessons.
Le marabout ele Sidi Mimoun, patron des céramistes fasis, esl
aujourd'hui cornpletement enterré dans les débris. l] y a tout lieu de
supposer qu'en effectuant des saignées profondes dans ces détritus,
on a toutes les chances de découvrir des documents qui permetlront
d'étudier et d'étendre le probleme des origines de la cérarnique dan,
le nord de l'Afrique et l'Espagne.
Le Maroc s'ouvre maintenant
la civilisation. U présente trop
d'attrait pour ne pas susciter, en peu de temps, des études dans le
gen re de celle de M. Velásquez Bosco, qui a déja pour émules sur
point, en Algérie, MM. G. ~larQais et A. Bel. II faut espérer que. pour
6tre le dernier connu, il ne sera pas le moins captivant.

Charles Bratli sur Philippe 11. L'a,·gumentation repose sur des textes.
Elle se trouve tellement éloignée de toute déclamation, l'auteur expose
ses idées avec une simplicité si convaincante par elle-rnCme, qu'il est
difficile de ne pas admettre, au moins, que sa fa&lt;;on de voir mérite
considération. Au surplus, il ne nie rien, bien entendu; il ne disculpe
mCme pas, si ce n'est en tant qu'il montre D. Fernando se pl'etant Ja
politique de son .souverain, qui était de rejeter sur luí, gouverneur,
tout l'odieux des répressions et des cxécutions. La statue qu'il se fit
élever a Anvers aurait été peut-Ctre, plutót qu'une satisfaction a sa
vanité, un subterfuge de son abnégation. Elle désignait aux Flamands, comme cause premiere de leur oppression, la. vo]onté du duc
d' Albe, et non celle de Philippe 11, cette « volonté a la fois bésitante et
méticuleuse 1 bien plus responsable, apres tout, des fautes commises
que ceux qu'elle faisait agir et qui en porterent a tort le poids ni.
G'est une explication; elle en vaut bien une autre, et elle n'est pas
en l'air. En tout cas, si telle fut l'intention hérolque de D. Fernando,
on peut dire qu'il a été pris au mol. JI n'est pas jusqu'a l'exécution
de Montigny, bien qu'elle ait eu lieu en Espagne, donl Bratli ne
fasse peser la responsabilité ,, surtout sur le duc d'Albe "·
Mais quelle que soit l'opinion définitive du lecteur, son jugement
moral, il lui restera au moins une connaissance plus détaillée, une
vision plus nette de l'époque, du milieu, de la personnalité du grand
duc d'Albe. Son descendant nous parle en historien, et, ajouterai-je,
avec la simplicité qui convient a l'érudit 2 • Comment ne pas lui Ctre
reconnaissant de tant de données qui font revivre non pas seulement
un grand personnage du xv1" siecle, mais le xv1" siecle lui-méme.
Trois beaux portraits du duc, dont celui qui est l'ceuvre du Titien,
les médailles a son effigie, dont une reproduit la slatue d' Anvers, un
plan de Lisbonne assiégée (1580), etc., forment l'illustration de ce
travail, qu'accompagnent une série de documents et deux séries
de uotes.
Dans sa réponse, le marquis de Lema- a rappelé les publications
auxquelles la derniere duchesse d' Alhe, mere du récipicndaire, a
consacré ses efforts et allaché son nom, Documentos escogidos del
Archivo de la Casa de Alba (1891), Aulóg,-afos de Cri.,tóbal Colón y
Papeles de América (1891), et aussi celles qu'a données le nouvel
académicien, Correspondencia de Gutierre Gómez de Fuensalida; Catálogo de la colección de pinturas del Palacio de Liria; Noticias históricas y genealógicas de los Estados de .lfontijo y Teba. Le discours

a

ce

PROSPER

RICARD,

Inspecteur des arls indigénes, Fes.

Contribución al estudio de la porsona del III duque de Alba.
Discursos leídos ante la R. Academia de la Historia en la
recepción pública del Excmo Sr. Duque de Berwick y de

Alba el día 18 de Mayo de 1919. Madrid, impr. de lllass
y Cía.
La reconnaissance franqaise a l'égard du duc de Berwick y de Alba
suffi.rait a nous dicter, a l'occasion de son entrée a l'Académie de
l'Histoire, des paroles de félicitation respectueuse. Mais son discou rs
de réception, a l'originalité d'ttre une étude sur le grand duc d' Albe
par uµ de ses descendants, héritier de son titre, joint cella d'étre
extrémernent riche en détails de toutes sortes et non pas, comme on
eíit pu s'y attendre, une apologie plus ou moins éloquente du fameux
gouverneur des Flandres . Nous lui devons done un compte rendo
daos notre hibliographie, et non pas seulement une mention danB
notre chronique..
Que cette étude soil tendancieuse, qui s'en étonnerait? Évidemment,
c'est une défense. Mais ce n'est pas une défense d'avocat; c'est une th~se
d'érudit, et beaucoup plus convaincante,
mon sens, que celle de

a

a

1,

2•

Morel-Fatio, La vie de D. Lu.i3 de Requesens y Zúñiga (Bull. hisp., 1 904, p. 113).
U o'est pas jusqu'au style qui ne présent.e une simplicité non dénuée d'élé-

gaoce Jue peut..etre en partie a l'absence de lout que, relat.if ou conjonction, en
dehor; des citations transcritas ou résumóes: il ~• a cu des íantaisies moins sérieuses

daos la lillératurc espagnole.

�68

69

BULLETIN BISPAl'UQUE

BIBLIOGRAPHIE

meme dont vient d'etre donnée lecture est heureusement caracté,.
risé 1 et les conclusions en sont appuyées par une réflexion ~ssez
j udicieuse :

vaincue la valeur du détail, la technique, Je cachet artistique. Auss
le Iecte~r suit-il avec confiance ce guide plein de bonne foi honnéte.
D'autre part, point de phraséologie, point de dithyrambe, point de
formules admiratives. C'est sirnplement déduit, sobre, impersonnel,
clair 1 divisé souvent comme un ex posé didaclique, et jarnais ennuyeux.
11 es t difficile de mieux faire comprendre par exemple les mérites et
tes tendances des romans sur la guerre carlisle de Yalle-Inclán, ou
de Paz en guerra d'Unarnuno, ou des deux nouvelles de la comtesse
Pardo Bazán auxquelles s'atlache Andrenio, La Quimera el La Sirena
negra. En ce quj concerne P~rez Galdós, il sernble que lejugement
esl moins condensé; il s'émielte en eITel forcémenl sur chaque reuvre,
et l'on convoit ici les t.i.tonnements de l'expert a qui incombe la 13.che
de taxer une ga1erie aussi di verse, aussi nombreuse, aussi ricbe. Mais
que d'observations fines et justes, moulées pour ain,si _dire .sur la
plastique mCme du grand romanci.er ! On po~rra ecnre d a~tres
études sur Iui, mais on ne pourra fatre abstractton des pages reellement aiO'uCs el pénétrantes que lui a consacrées Andrenio.
Faire analyse succincte d'un roman, la développer au bcsoin, présentcr les personnages, dire les intentions ele 1'auteur~ mettre en
va leur celles que l'artistc ou le moralisle, par raífinement, par
caprice, se plait le plus souvent a estomper, c'est peut-Ctre une _chose
tres simple; mais lout le monde n'y réussit pas également. Pom_t de
pédantisme ici, pas l'ombre. Des touch~s ~ucces~~ves,_ de~ re~nse~,
da os un laisser-aller d'improvisation qm denote l msp1rat1on 1mmediate et le souci d'arriver a la note juste ... Ces réflexions, on se les
fera particuliCrement aux pages oll Andre~i~ nous expliqu_e Pio
Baroja ,, plus encore peut-iitre qu·a celles ou 11 parle de Galdos. ,De
part et d'autre il semble bien avoir fa1t °:uvre d~ cbromqueur, d un
chroniqueur qui prendrait ses notes au JOur le _Jour, A ~esur~ que
pa raissent les reuvres, qui marquerait ses surpr1ses, _recltfie~:a•t ses
im pressions cherchanl toujours a voir sous leur vra,e lum1Cre ces
. aspecl
productions ' qu'irise la fantaisie arlistique et d ont .le prenner
n'est pas forcl•menl l"aspect réel.
G. C.

Más de una vez of a Don Antonio CánoYas del Casti1lo parangonar el
número de víctimas de París en 1871 con las atribuidas al gran Duque ...
Seguramente que este más exacto sentido de la realidad histórica, ya
advertido en críticos e historiadores belgas, habrá de encontrar triste
corroboración ante el espectáculo de los inenarrables sufrimientos de es te
pueblo, victima de una de las más grandes y descaradas violaciones del
derecho y la independencia de las naciones, y la huella de tan inmerecida
desdicha ... les hará estimar en su debida proporción y apreciar con más
sereno criterio Ja historia de la dominación de los monarcas espafioJes en las
siglos XVI y XVII.

Comme le remarque aussi le marquis de Lema, le duc d' Alba y
Berwick n'avait que }'embarras du choix, parmi ses a'ieux, pou r
trouver un theme historique a traiter dans son discours de réceplion.
S'il a eu le juvénile courage de prendre un theme en apparence auss i
ingrat, vu les circonstances, que celui qu'il a traité, c'esl qu'il avail la
conscience claire du présent en méme temps que la bonne foi sincere
vis-A-vis du passé.
G. CIHOT.

Andrenio, Novelas y nove/islas (Galdós, Baroja, Valle-lnclán,.
Ricardo León, Unamuno, Pérez de Aya/a, Condesa de Pardo
Ba:rín) . Madrid, Calleja, 1918, 333 pp. in-8°.
C'cst surtout pour recommander ce livre en France que nous lui
consacrons, bien tard, quelques lignes de comple rendo. En Espagne
il a vite acquis une légitime réputation; et la mort de Galdós, auquel
il esl consacré pour un bon tiers, ne pouvait que lui donner un rega in
d'actualitó. Les autres noms qui figurent en sous-litre sonl des
vedelles de la littérature conlemporaine. U y manque au moins, attendant leur tour dans un autre volume, Blasco lbáñez et Pala:cio
Valdés. Sur ce dernier, sans doute par cornpensation, M. PeseuxRichard vient de donner dans la Revue hispanique (nº 10:1), un article
compacl et solide, consciencieux et bienveillant, _
Consciencieuses et bienveillantes sont aussi les études réunies ici.
L'auleur s'est refusé le facile lriompbe de la critique plaisante et
agile, mordante et superficielle. U tourne et retourne les c:euvres qu'il
prend en mains 1 avec l'attention sérieuse de l'homme du métier qui
examine le travail d'un confr€lre, et qui sait apprécier la difficu llé
1. 11 ne sera pas hors da propos de rappeler celui que M. Bordei; a. consacré au
méme écrimin daos le pr-emier fascicule du Bulletin hiJpanique (janYier-roars 1899).

l

1

T. Navarro Tomás. - Manual de pronunciaci6n espariola. Publicaciones de la « Redsla de filología espai1ola ». Junta para
ampliación de estudios e investigaciones científicas, Yol. Ill.
Madrid, 1918.
Afin de me mellre a l'aise pour dire de ce livre tout le bien que j'en
pense, je me permettrai d'exprimer avant tout un regret. Paru en J 918,
1. Voir l'article publié par M. Peseux-Richard dans la Revue hispanique (1910,
n• 63), Un romancíer tspagnol, Pío Baroja.

�BULLETffl HISPA!fIQUE

B18LIOGRAPBU:

deux ans a pres le Petit trailé pratique de prononciation francaise de
M. Grammont, le .lfanual de pronunciación española ne fait aucune
mention di recte ou indirecte ni de l'ouvrage franQais ni de son auteur,
Et pourtant, non seulement le plan et l'économie générale du Manual..
rappellent de tres pres le livre de M. Grammont, mais encare le fond
de plusieurs Lhéories qui y sont exposées et la méthode linguistique
elle-mCme qu'emploie M. Navarro, monlrent jusqu·a l'évidencc que
celui-ci doit beau·coup au séjour qu'il a fait daos le laboraloire de
pbonélique expérimenlale de Montpellier, ou il a, pendant plus d" un
semestre d'études, travaillé avec pcrsévérance - en 19 ,3, sij'ai bonne
mémoire - sous la direction toujours présenle et jamais lassée de
món éminent collCgue et ami.
Je sais que M. Navarro estallé ensuite en Allemagne pour s'initier,
¡\ Leipzig, a IIambourg ou aiBeurs encare, aux mélhodes de recherche
d'outre-Rhin. Un scrup~le de (1 neutralité n a d\J l'empécher d'affirmer
en public tout ce que son livre doit aux maitres donl il a pu suivre la
d irection et les conseils. Je sais bien aussi que dans un Jivre elémentaire comme ce Manual, il n'est pas indispensab~e aprés tout que
l'auteur indique sur chaque point traité les sources oll il a puisé.
Mais alors pourquoi, a la page 163 1 M. Xavarro, ayant a caractériser
I'intonation espagnole, n'hésite-t-il pas a citer les Hauplsprachen
unserer Zeit de Scbülz? Le passage que M. Navarro extrait et traduit
de cetauteur n'est point tellement caractéristiqne ni important que le
lecteur averti ne soit surpris de le rencontrer cette page, alors qu'il
a cherché vaiaemenl dans toute cette fin de livre le nom du linguiste
qui, des 1916, exposait d'une maniere a la fois si précise et si neuye la
tbéorie du rythme et de l"intonation dans la pbrase fran~aise, tbéorie
sur Jaquelle est a peu pres exactement calquée celle que développe
M. Navarro a propos de l'espagnol. L'omission est regrettable. Je ne
parvioas pas
me l'expliquer clairement. Comment les scrupules
de 11 neutralité 11 que M. Navarro a oubliés a peine un instant a la
page 163, ont~ils pu se maintenir solides et efficaces durant les
deux cent trente-quatre autres pages du volume? Peut-étre est-ce apres
tout que M. ~avarro a pensé qu'une exception confirmerait la regle
adoptée par lui.
.Quoi qu'il en soit, et cette réserve une fois faite, je n'aurai plus qu'3
louer dans le H vre de M. ~avarro la conception d'ensemble, le plan,
les théories générales el á peu pres tout le détail de l'exposé.
Bien que l'auteur vise simplement a fournir un petit traité pratique
de prononciation espagnole, - but qu·il atteint admirablement, - il
se place a un point de vue nettement scientifique. lla fort adroitemenl
consen-é á son exposé ce double caractere d'un ouvrage a la fois élé·
mentaire et savanl. L'alliage de ces qualités est assez rare, parliculierement chez les étrangers, pour que nous lui en sachions un gre i nfi.ni.

La prononciation décrite avec tant de précision et en méme temps
aveo tant de clarté est ce que l'auteur appelle la u prononciation
oorrecte espa_gnole, qui n'est, cela va sans dire, ni celle des régions
bilingues (Catalogne, Valence; Galice, provinces basques), ol.l le
castillan local apparalt d'ordinaire fortement influencé par la phonétique propre il chaque région ; elle n'est pas non plus la prononqiation
d u·castillan tel qu'il se parle en Aragon, en Navarre, daos les Asturies,
r Extremadure ou méme l'Andalousie, et oll se maintiennent des
habitudes de phonation dues aux dialectes qui jadis prédominaient
largement dans ces provinces. La e&lt; prononciation correcte espagnole »
n'est pas enfin celle du peuple de Ca,tille, des paysans de la campagne
ou des ouvriers des villes . Elle est essentiellement la prononciation
soignée de la classe cultlvée de Castillo, spécialement celle des milieux
universitaires et académiques de Madrid, débarrassée de tout trait vulgaire local propre a la prononciation de Tolede, de Burgos ou meme
de Madrid, exempte aussi de toute alfectation d'un pédantisme qui
viserait des redressements fondés sur l'ortbographe ou l"étymologie.
Cette « prononciation correote espagnole », l'auteur l'a étudiée soit
sur lui-méme, soit sur des personnes choisies dans les milieux convenables. II s'est servi ~ la fois de I'observation directe par les sens el de
l'expérimentation (palais artificiel, inscripteur de la parole, etc.). Les
descriptions sont systématiquement accompagnées de figures, palatogrammes et schémas de diverses sortes. M. Navarro n'a pas négligé
non plus le témoignage d'inégale valeur des autres pbonéticiens,
depuis E. de Arauja et Escricbe jusqu'a Josselyn et M. A. Colton.
AprC.s un exposé rapide mais substantiel des principales notions de
phonétique genérale, viennent tour a tour l"étude des voJclles et des
consonnes considérées d'abord isolément puis en groupes l'intérieur
du mol ou dans la pbrase, l'étude de l'intensité et dela quantité, enfin
l'étude de la hauleur musicale ou intonation.
Bien qu'au S 19 1 page 19, l'auteur déclare que l'analyse de l'intonalion intéresse tout aussi bien le mot isolé que le groupe phonique ou
la phrase, il est notable que le chapitre de l'in tonation ne vise que les
variations de hauteur musicale de la phrase ou d'un groupe pbonique
en général plus développé que le simple mol isolé. Y a-t-il une relatíon
q uelconquo en espagnol entre l'acoentd"intenslté et l'accentdebauteur
de cbaque mot, indépendamment de~ Yariations dues 8. la syntaxe,
c'est ce que l'on aimerait savoir d'une maniere plus circonstanciée que
l'auteur ne l'expose en passant au S i 74.
ll n'en est pas moins vrai que les variations d'intonation affectent
surtout la phrase et tendent, en espagnol CfH;nme dans les autres
langues, A réaliser une expression tres claire et rapidement compré~
hensible des différents modes de la pensée ou du sentíment:
interrogation, affirmation 1 exclamation 1 ordre, priere, parenth8se1

a

a

a

a

���76

BULLETIN HISPA.NIQUE

font que ce chapitre clOture dignement l'ouvrage, qui reste le meilleur
traité de prononcialion espagnole écrit jusqu·a présent, et qui est un
livre sérieux, extremement utile au point de vue pralique et d'une
véritable valcur scientifique. Ufait le plus grand honneur a la .science
espagnole que M. Ramón Menéndez Pidal et ses excellenls-éleves et
collaborateurs ont promue a un rang tout 3. fait distingué .
GsoRGES MILLARDET.

El libro de Caravia por Aurelio de Llano Roza de Ampudia y de

Valle, Oviedo, Impr. Gutenberg, 19r9, 24, pages.
A mi-chemin entre Villaviciosa et Ribadesellas. Caravia, composée
de. Caravia la Alta et Caravia 1a Baja, est une des jolies et des
plus curieuses localités de la cóte asturienne. Aussi l'auteur de celte
monographie bénéficie•l•il d'avance, aupres du lecteur qui a gardé la
vision de ce charmant pays, d'une excellente disposition a la lecture.
Et il la mérite, aussi bien par l'illustration que par l'abondance de
clétails qu'il fournit sur la géographie, la population, la préhi:;toire et
l'hisloire, les travaux champ8Lres, le folklore, les co.utumes. Je signa·
lerai surtoul les nombreuses coplas donl les paysans accompagnent
leurs divers labeurs; les mythes et supec.stitions; les romances et
cantares; les parngraphes sur la ,foguera, el baile del pandero] el
ijujll, et la danza prima. Sur ce dernier sujel, l'auleur complC:tera les
pag1:s intéressantes du tome X de l'Antologia de .~1enéndez Pelayo,
(p. g): il don ne en etrel une variante, beaucoup plus courle d'ailleurs, du romance t( ¡Ay! un galan de esta villa)), recueilli par Juan
, l\1enéndez Pida! (ib. p. 79). Voici quelques vers qui ne se trouvenl pas
dans ce dernier :
¡ A.b I cogiolcs Catalina,
¡Ah! cogioles ora Juana,
De las que 'l rosal tenía,

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De las que 'l rosal llevaba,
Cuatro y cinco en una pilla,
Cinco y cuatro en una caña.
Un amor que yo tenía
Un amor que yo le amaba.

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                <text>Fundado en 1898, el Bulletin Hispanique está editado por las Presses Universitaires de Bordeaux. La revista, actualmente, se publica dos veces al año e incluye reseñas de libros y una lista de obras recibidas. Los artículos dan cabida al ámbito ibérico e iberoamericano, sin distinción de época, área o método y se publican en francés y español, así como en cualquiera de las lenguas de la península ibérica. Revista indexada: HCERES, ERIH, SCOPUS y WOS-AHCI.</text>
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              <text>Fundado en 1898, el Bulletin Hispanique está editado por las Presses Universitaires de Bordeaux. La revista, actualmente, se publica dos veces al año e incluye reseñas de libros y una lista de obras recibidas. Los artículos dan cabida al ámbito ibérico e iberoamericano, sin distinción de época, área o método y se publican en francés y español, así como en cualquiera de las lenguas de la península ibérica. Revista indexada: HCERES, ERIH, SCOPUS y WOS-AHCI.</text>
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              <text>Cirot, Georges (1870-1946), Secretario</text>
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              <text>Morel-Fatio, Alfred (1850-1924), Redacción</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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      <name>Fernan González</name>
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      <name>Quelques Sources du Cadiz de Galdos</name>
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