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                  <text>���'LisEz-Moi" u,sroR

MADEMOISELLE DE CLERMONT AUX EAUX DE CHANTILLY
Tableau de "':\ATTIER. (:\luséc ConJé, Chan Lilly. l

�L1e~AIR.IB .ILLUSTRÉE. -

JULES

75, rue Dareau, PAR.JS (XIV' arrsj.

TALLANDIBR, én1T~. -

27e fascicule ,~ 1.111v1er 19rr •.

Sommaire du

r

BELLES DU VJEUX TEMPS
et=&gt;

Belles du vieux temps : ~hdemoiselle d ..
Clermont . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Q7
P .11'1, G tl LO • , • • • Amou rs d'autrefois : Un ménage roy t . . . 10 1
Ill. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IUti
'l'ALI.E I El'l'TDE Rfa'J.'::. Loui
: Les demoiselles de Fernig. 10:e llLE CÈRE, . • • Femmes-Soldats
11 0
OMTE O uvA R0rF.
. Le prince d e Ligne. . . . . . . . . . . . . .
lndi crétions del Histoi re . - Les artifkes de""
D oc rEUR
.\BA •j;;~ ••
la toi lette : La poudre à poudrer . . . . . .- 11 t
ICO.IITE OE llruS&amp;T- •

Rl 1'.11 • • • • ,

••

(.l~.. ÈR.\L DE M.IRBn r.
8A(' IT.1.C.MO. T , . . .
1t 1.F. ll uc11~. . . .
'.\L1DA\lf: !IF:
\VI e•.
f.R:-IE~r 0 ,\UD T, • •

ILLUSTR.ATIO S

TIR EE EN C.UIIAll!U :

AUIIBRT P. B E:-.n:xur,. BOUCHER . CLER 10:'ff- iALLER.A..'&gt;[)E. Co~RAII. II E!Œ I OE
'oRT, ÜEk C0l' RT,
, E TO A.-F. LA D1111, I..OREXfZ, MA UR l:'I , i\lEr SOSIER,
Lrc-Ourn,R t &amp;ttso~, 'TRO0RA ·r CARL Vr.1t:-.E T H oRACE VER.'IET-

'' LISEZ=MOI ''

partout

.\1.\II E.\I

ELLE DE
TARLP.\

-

AU TÉLEPHONE...

Pîèct tn deux actes, par Chartes FOLEY et André de LORDE
II F.J&lt;R I l~A \'UU, N. de l Academie rran,;abc. ortie. de b l . LAL'l&gt;E .\, ET. Note
sur l"am,.ur
E1•'!0lo'll HUST,\ . U. de l'Acadtmie françai c. Ballade de la Nouvelle année . - .\l.,RcE:1. PR . \' ST. de l'.\ ·:1dem1 e rr~nça, e. bonchette. l1 1&lt;NRY 1:31, Ql"!,. onnet mélancolique.
l'ArL Cl V1c1on M.\R(,l'E RITTE.
Le ac de bonbon 11. - Auc;~STE UOR '.11. \1~- l..'habitud de carc es. - ~lt .111.1..
·on.1&gt;,\\'. L' âge .te l'amour. - .\11,cA1 E DON ',\Y , de t"A(adcmie frnnçai e.
Le Jour de l'An . , Ill'
Il N f!J.PLE RE. Ame · fém inines IIARL&amp;
f·OLF.\'. La fève. - PA 1. AHENB. La maison aux chat . - GU\' DE :\IA ·
PA "1\ ' l . C..arÇ-un, un bock! ... - Pu L B {'[(GE1', d~ l'Acndfmt.: lrançal e.
Feroro.e malade. - H e,RY BORDE.\l"X. La robe de Jajnc. - F°RA:-&lt;ÇO IS DE :'1:10:- .
1 L'amour et l'amitié. - Tnloooat:: ••~ B.\ ' \' ILLE. Camées : La JocooJe ; La
Vfou~ de lltilo. - Eo)IO:&lt;D ll,\K L"CO lt r. Hiver.
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Mademoiselle de Clermont

Un rendez-vou . . . . . .
L'Exode des Girondins .
Mémoires . . . . . . . . .
a duel ous Louis V . . .
Le mystère de uremberg .
Les uites d'un jubilé . . . .
\ademoiselle de Ci rcé. . . .
Lt·oo\'JC IIA1.rwv •. Monsieur Thiers . . . .
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a HIST O RI A Jusqua la fin de sa deuxième
année (20 N ovembre 1911), bénéficieront de cette
Surprime. Aussitôt réception de leur mandat d"abonnement nous leur adresserons un Bon de photographie
qu'ils pourront utiliser pendant toute l'année 1911 en se
faisant photographier à la Maison SŒTAERT.

11 roru3n d'amour l¼LLi ernLle une be1·g ·- p 'ne le onlours de .a jeune poitrine et le
ra_Je, qui :'éltM prr &lt;le Ëclu"e et plus
rnde ert de début au. am ors de Mlle de naJbe pur el gracieu de e jamb rr('rveuse
lom,
ce parlerre, cc miroir, ce bo quet ,
Clermont el du duc ~ Mel110, un s.ei oeur el de · hras arrondis.
ont
toute
le men· illc- qui nlow·ent 1
d,7hnute lignée cl une prince e de ann- royal.
.\rec on mentou à [o etl
a Louche bassin d'Hcr~ulc! Tout cela c'eH Clmnlilly,
, 1 le cadre a r,· te, ni le é banrre de er,·ermldlle aux Jèvr
ntr'ouverte , on nez a1·t'C es pala1 rempli de chcl -d'œuue es
ru ut.!, ni mêm Ir ' rendez-1·ous cliez la fai- lé·•cremcnt retrous.é, .es yeux ndmir, Littière n u1anqnrnl à celle id ile cntimcntale qui éclairent on Yi age ébloui-saol d frai- jardin peuplés de latue , el e caoaUJ:, e
résenoir eL e eaux jailli sanie qui pour
et loucb nte ! Et, pour compl~lcr I res emheur, Ue jeune dée .e d eaux el de
emprunter
le lan••age de Bo uet, ne o taiblance avec c aim ble r,..:Cits do H111t ~i cle fontaine~ .emb!e l'érncalion m ~me d la jeu.ent
JJÎ jour ni nuil.
qui plai ai ni tant à no ptir ·, c'est dan un n s e et de la tmlce, de l'êlé,.ance el de la
dramnlique accidl-'llt que le btiro lroU\·e la ,olupté ! Ja~ai ~allier n'a mieux rendu qu,
~orl ·ou les yeux de on amante éploréè et
ur celle toile le charme particulier de- celle
La divinité de ce lieu enchanté c' 1 la
rnc n.olable.
épo,rue nchantere ' e ù il a \·écu; ou~ la petite-fille du "rand Condé, 'e t la sœur du
Brillant. J.éger,. frivole, empres é près de
poudre lé ....re qui roil .e chev ux châtain , duc de Bourbon, pr mier miui~lre d Louî .
lt Ue dont il savail comme
Je Uien-A.i.mé : Marie- nne de
pcr onne d 1.armer le riBourbon, plu connue da-n ,
gueur , le duc &lt;le felun avait
l'hi loir • us le nom de ~Ille
été lon,,.temp inconstanl et ,•ode Clermont.
Ian-c; l'amour le Iran forma
cl le libertin d'antreioi d 'ée à Pari , le 16 octol1re
1697, dans ce Ld hôtPl de
v~ol uhilement fidèle le jour
ou one de Bourbon lui enl
C~ndé, donl nou. pou,·on addonné son cœur. Le portrait
mirer encore lo upi·rùe or&lt;l11 la prince · ooru;ervé à
donnance au coin de la rue de
C.hanlilly dan la grand raieBal'.ylone, la j une prince. 0
rie du chàteau uîfit à e. pliava1l pour père Loui Ill de
11aer celle fidélité qui étonna
Bourbon, pour mère Mlle de
la ville et la cour ei à faire en
Nantes, ?Ile lég itimée de
mème Lemp comprendre sa
France, 1 ue de Loufa \IV el
mélamorpho,e.
de .llme d Monte. pan. Il ,em'e L un tableau de •n-ande
bl • que l'altière nrnr,1ui C', irui
?-Ïm n ion qu.i repr ente une
ut pendant 1ant d'anné . enJeune femme en co tome mych:iiner lecœurvolagè dn arand
thologique dan~ tout l'~clat de
Iloi, eûL lran mis à. e ù~ riinla jeun~-e et de fa beauté. A
danl l'ardeur pa • ionnéc de
demi couchée ur un lcrlre
sa n?Lur: ~n mèm Lemp • que
razonné, tlle se repo_ dan~ un
la r1vacue de ,es entiml'nt ,
mol ,abandon, l.i bra droit :ipDeux de se fill "Ont re L~es
pnse • nr une urne d'où 'écéli•bres : l"u11e, Mlle de Chachappe une au abo11da111e,
rolais, par l'étran rreté el l'éclat
t:uclte J.c&lt;y,
Laadi que sa main gauclie _e
~e
e· Cantai.ic ' , l'autre par
.MADEWOISELLE DE CLEIUIO.ST A YLVIE,
tend ver une coupe que Jui
1av~ulure amoureu e qui allait
Ti1l"le11u .te Luc LrîTct :.'llau,oN. (.liaison Jt S,-lrie, C/rmlillr.)
présente une naiadc. A peine
arnir un dénouem nt i Lrarè1ue d'une tunique qui J'bag}quc èl qu~ devai t remplir sa
,·1e toul nhère.
h~. n la dé habillant, elle nou ' apparait son joli ,isage emble sortir comme d'un
dmnemenl hdlc, dan · la vapeur d'un rualin
La
première,
avide de plai ir, ennemie de
de prinlemp , drapée dan 110 mauti au 1.,) •u.\- ~uage; on sourire ·&lt;!claire, sa ph) ionom.ie toute contrainte, 'a.baudonna aux caprices de
anime,
ye1U dtiviennent plu Lmpide et
tre dont le pli~ flottant nou dérobt:0t à plu
es .en el de on e, prit; la ~econdc, de naprofond .
ture lrop tendre pour r i ter aux l'Ulraioc~• • l dan le cadre même où 'e t écoulée
OCIICES, L monlt&gt;) : lli lo1re dtJ la }Uge11rë,
ment. . de on cœur, Ul du moin rc. ter ftd1He
t. Il . - Jnu1·11al t!l m~11101rf# dd l1"tl11e" .lfamî
' J ~nes.e que le peintre a voulu placer soo
~
celui qu'elle avait choi i et n'ou~lia jamais
ayocat 1u Pa ~l~m~11l de Pari,, ,ur 14 r~11enre et 1~
~dui a.11,l modèle. C rand boi. d\rn ,·erl
?~j!llll 1e Louli X\ ( 111 ~-11:m publi .. par M. de Lesl
amant
pale_qu on aperçoit l'horizon, œ ont les ronne. au'luel elle a,·ail acrilit une coueure. _1an·, F1hll1. l11DOT, 1 i3. i 1·01. in- • . - .Ua,le1,w1ulle rle Cü-r111011/ uuu~cUe bhlori,1ue 1•ar îutai
du and parc; cc ·omplueux hàtiYm&lt;' ,le. Gc"li,. Pari , 'I ~ 1t.\ • 1 1:i.
'
mt&gt;nl, c'e 1 1 pa,illon d, la fontaine Jiné- . M~e ~c G~nJi dan un romao ouhUé au1011rJ b111, nou a couté ·elle 1011 ·hante hi ,_
1V. - llœtoRU, - !'asc. :;.

SIGK~TUIU!

60 pour l'envoi de&amp; gravurt5.1. 0 fr. 25 pour le stylographe et pour
les llwres O Ir. 26 (P-ari&amp;) et u lr. 86 (Dêparteme ots).

SlfR.P'R.lME ME/(VElLLF:USE

7

�1flST0~1.ll - - ~ ~_ _____.,__ ___...;;__ _
coi en l'accomnmdant 1111 lqu peu à 1
mod • de on lemp .
Pour l'mploJcr le mol 1.k ,'oJier, r:p:lt:

11.\1 .AU D&amp;

11,\.iTII.LY, -

:\\ 1

o:,;

amener à un m ria::? cl 11lite-li li de lant d • Uoi •• re":•rlus bcll•~ 11rincr. c de l'Enropi•.

Dl :,;yt. li-. :

par • ~iult lk•mc, dl• . o roman_c
h· h~
•
p;1renle, la mar,1u1 · J.- Pu1.im d11onn,•ur cl cnnliJc•nli'
·
uvmt. , ~ndnnl, tll. nou · a
t
t,l:romc un ~ :Ju' onl 1•ortr11i1
11ui . ml,lc 1tJ\l •, ,i !'ou • \•n r::trpe1r1e nm
111,{uu,irl J,, l'i•t!OffUI! : ii \Ill • dt! Cl,·rmonl
r,•çut J • l.1 11.1lurc l'l Je la fortune
l,j •11 • -:t IOU • le Jun 1111 'i:111 • n·i :
' 11 c ruY, le, une ·· :
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C•lni 11u· ·Il• :illail pr,:fér~r u princ •, I•
plu illu Ire l'i m~m,· à l"L,:rilll r pn1"1mpli[
du tronc d'un rrrauù tU):lUIUC ~l.lÎl l1! duc J •
)f !lun.
En 17~:!. Lo11i ,J Jdun, dt•u,it·mr. Ju
nom, princ d'tpiuu1. duc de Jo1 eu~c. pa.ir
et ronnétaule h iréJilair' Ù • rr fi('(', ..:1 il l~é
de 1fo,.L-IJUil an·. C"t:111it un ::r •utilbomm·i Je
••t ndc n:ii~ ,in , fnir d I pran
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bruit d
lanterj • a1 it r mpli la ,ille
l la cour: l'eol lèm nt •. u
~ir dl' . d U1.
~œur tnnargn lui l\l'ait Jonné lt'.' renom d'un
h mme à boooc lori un ; m · con 1uèll' 1
plu brill:anlc u:ait él~ i:efü
Ile de Charolai , qui u il . Oich our
nl pour lui
une pas-'ion 1,rûlanle et l' arai
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à la mode. Cependant, la
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d 1:b.trol:ti.. di.ail-on, a rny:i:;:tl J llid1dku
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cn!UI' n'.ivoi
l~llu pour p r~onnr.
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. 11 ·e. 1 point illu inunl: •

•

T •li• êuiL Ill!! J 1-rmonl lorsqu'cll,· d~huta à r.ba111ill an commrncemcnL du prinlemp J , 1i Iï ux_ 1eu.t ébloui d. 1~ r
11 lui nl'ail urn 1.k p raitrl' pour rcumr 1011.
le ·ulTra"t·~ el pon
l
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l:i plu lurdi11 à la c
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la dao~ •, l:i plu étin
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plu i&lt;Jui nll! J,1ns
1,
clic :i,ail 1rioru1lh,t fll'ndanl quatre nn
\" r aill,• on a tari . à Fonlainelill~
li mbouiJl ,1, la prcm ière par l:i
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1. lieauté. \foi~ on l'.11!Ur t1.llail
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Lrillante œnquèlc, il
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.\1A1 , . DE · n.\'TE ; LA F\1.1 L STLTit.

oulili , qui. depuis un nu J.ljà, était ,euf
d'Mmandc de Lo Tour.
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I' rai nt rendu cél'·Lr · et 1

,ur le, qu:iliLti~ de ou b.é.ro en no lllonlr4J1l le duc de ldun .e faisant 1foli&gt;nce 1wur
c,1chcr : )flic de Cl ·rm nl b n:ilnr d •

MADEJH01S'E1.l.'E DE CLEJ{i'KO 't

permi. pourlanl Ù' ·ur,ll)un (' • ' J &lt;lC::licak~ e
qui l'emp
r 'pondre aux a1·an1· ... d la
j •une pri
UlÎ: 11u'il ,il ul-~lrc J:111.
c~llc rr er
ulê • un mon•u de e l'n1tach1·r d:na
l pour loujo~r.·.
r~,r r
inl don Juan cr:llc foi 11ui
commrnço l'a11a,p1
G · pr 11d
l,i n .oin, tout ln
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qu aul pl'll oupço11uer l' .\~Dl'mi:nt
lrrit'u •1uj wna,l de · ccomplir.
juur d1• bu11heur de,.ut tre . an l •oderna111.
ne ~cm iu plu lard, C an Lill p,l ·n
moml'ml'nl ur 1'11rril·ée du roi Loui • \',
qui virnt \'Ï]!ÏIC'r st:. hou cou. iu de Bo11d.1on
d.u1 lt:nr incomparable domain •. Le r~jouis-

orp,.

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urd.c me lruhir . .Alh•z rejoindre
mon frèr , c oir je vou dirai pourquui. 11
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pu i il Ji. parait dan l'all~e
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per,;anl
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Lremltl:mte, 8flprenJ de la houc·be mème Ju
pÎl{UCIJr 11ui n,·courl à IOUl lirid ' ra.trreu è
\l!rlltl : 11 momr nt ruèm où I_ duc ,c
r 1ourn~it n.'.r- cil pou
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d,,ruier adieu, un errf a
hui~, en fr n.
. uliilc111enl I' llt
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en lui nfouçan
l,oi · dan Ja
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qui Iran. por1:i au ch Ml.li h duc ruoribù11J.
UAfaillantc el lacée de ai I cmcut cl de

douJ ·ur, elle
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r •udi1 le dcrui r ~oupir. 0
r1u'n . nt
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11u"
li~t' d'une m" in d,•faillanle pour ad
un d"'rni.. r aJi u cdll! qui r~,· il I nt
el d lui fnire r in I Ire I billt't conh
• n 1•rmmt, oi1 elle nîl écril : a Pour
tOUJOII~ Il ,

a J' dépo e en Ire n maiu", J1 :ii1-il. ce
ur je po i'd.1i dl! plu ther; :lliicu. n'ouhliC.L
point ceJui qui \DU$ ai rue • JU" qu':iu tom-

b,,nu .
flan un \"r11vn e mélancolique.lïufnrlun~e
prinr ·e arda \tcr11rll1•m ·
foi 11 rdui
auqu •l t•II · 'ér il d11n11 '•·
arlao,•. lie
éloil d relit' qui n • .:r11·,
•r f.ju'une
• ule r,,i,, l'l ci·llt- enla~ll'OJ
éque Il • il
Po
i, hri•é ~on 1·i.eur silo al i-1 .i lt-nJr •.
si ~Jt: "olu('lutux cl frivul .. , .a
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n'ri

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l 1-nei,re dè lil'u Je pèlcriuage à Luu
amants,

Vico

TE DE

REJ ET

AMOURS

D'AUTREFOIS
~

Un ménage royal
Par PA L GAULOT

lin raronlf• que 1. d . :iint-Germ:iin, mi•
nisln· d · la unrr, .e lmnHnl, un d~ prr-mi,·r jnnr d.. j:1111-j r
• au dln •r Ju roi,
•
r 'ln jeta il d
IP de p:iin • n
t'pnm D
prin e Jil eu rinnt
au ruin
: &lt;1 nue ferier.011 ·, LrJ ·e mili1alrc, ~i on li·
rait t•omme c; la ur on ? .'ire, j', n !ou rai J, pièce. 1
toile sailli&gt;', heoreu:c ~ plu•
i1·U r. ri,1 r
' p foit
ri 11 r in
ni et
m ~m\ li- roi'.
l. • mol, a
iI d'ailleurs,
du omt1•
lnt-Gcrmaiu
1'lail r ·ndu p • 1ut1nL •ncore
par 1 ·
'rin do mé11:1"
Luation onnue
I menl Je
LOl.:LS • '\' 1

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, llu ions t1: o · nie ; boa nomhre dr.
pl l~ m:tlin
::ie~, el qur.lriurFnis l'un
•·~ l'autrr., cir
,·ni, qui a,· · •nl dt1 p:irve•
mr
cou
anre. on a èuerneo an
lr1ine l'l I c
ci ïl a,ail fait alhr J'un
,ic1ll;1rd d
le-m
pour lui r.onfier la dirt'Clio11 du m
, ,n icnl d L
cl13iné 1 ,
ch
ier~, el oici.
cotre :iutr
. qui montrent
bi n ,î\èc (t
n p:irl ÎL alor. du nouau roi. L
ch nt,1it ur l'air :
I"/,, r'qu r·~ 1 q,i'tf11tl,,• 1111 ho, .
lbur ·~ r ienl triomphJnl,
\'
• ')U" • 1 qu· d'êtr mp11i
te roi lui dil fil l'rml,ra,, aat :
0

• Q•
li ra,
f,4., m
\"J' c:·,,

L

1.

·mhle,

re.

r ~ rréS&lt;'nl,
tt impui ni. :a

rond n' · t pa plu re. peçlueus :

! . AntcdMt, trrH..-" d .\ 1"111· ittt,, par r .J.11.- • (. ot'lô •klCTJ, l. f, p. 1 2

ur r ir ; ,l1111tf/r d ftJgr dt 'llfÎIIU an .

im1111i--anl,
roi l'a rrrulu plu pui
l.o mini tr rr ,nnlL&lt;llnl
Oil : • Pour vous, irc.-,
(l,1e j~ dl~ir
D', n f■ire nullnl l •
•Urt'f'H l·l1Îl

1.

Ce pl. i. an ter, nllaitnl trop loin : si le
f il ur le-1u I on daubait :ir enlr:iin 11 it
Yra.i, la au ét.1it autre que .lie qu'on lui
nllribuail. D'11ii pouvait d(lnc )or proYetlir
l'exl,rnordinairc froideur d'un prince j une el
roba. le pour une épou. e j une et joH ? La
f ute en
L a· u_rément à l'édnca•iun 11uïl
reçut l..- p rii de Loui· X\'I était U11 bomme
d'un mie.Ili •enc · d • plu · boru , ndonné
au prali11u mtlti ·ulen. e, d'une dt=rntion
étfoilt , t IJUÎ \ait cru r ifl.! ffl •r1cille ·n
confiant on il " in I aux . oin du duc de la
ei,.neur, ot L rnnilew, étai!
par, nu
r.ctle itu tioo emiiie p r une
m n U\'I'\'.' qui n rêt · it d'ailleurs qo pnrce
qu'cll l!t il diri~ée cor1lre un plus . ot que
lui. li ::n~il agné an d ,·111 ·l:- de chambre
du prince. • enill'ur lui fai it pa r
cbaqu Jour I • Litre du für, qu on maitre
'" miil de li . us~11dt, 11 il
le pro .urait,
le dr.,·•·rail, Pn r ·l •n.iil œ 4u'i] nait être
dan" la 1Uredion moral , poli1i1111e el r •ligie11se de l'aagu·te per,onna•"· Il berchniL
3H • atl
f ire lomher Jn :.on er ÛOD
ur I m Li ru traitée dans ce Jhr•, el fa.i ail
crnire
,·a Le •l sa.in érudition. Le prin
le re rJ Licnll1t comm le plu, c:tp:ùill•
1• »
d' !l ·t1r on
~, in!!Ulier pr • 'l'l ur dirigea -Î l,ien J'étfor.ahon de on éJ' 1·c que ci:)uj-ci épri d
ul
I rcices ph-: iques, n'aima ~ue la
cba.
u l • lra ,u mnnueJ , el le r ultal
fui on · rruricr de talcol, quand il aurait
fallu un rri
de mérire. Ce ne rut pa
loul, c:ar, prince ou · ·rrurier, un homme
peut faire un l1'l ri : 1 jeune D upbio n'était
pa c.1p lil • di: I' 1re.
rour qu'un !'Ï m uvai.c éducation elll
produit un tel r 11lta1, il fallait :i urém ni
que la nalal'e du priu 1•qui s'I' lrouva ~oumi
flil inclio ( • d'elle-mêwe
l'efüei nem nl
d?on ~- ·, e·t'&gt;l ici qu. l'on r Ul ,oir oom~•en fol r lal pour la li né d roi de
1 rance ce préju. é qui I lùrçoü Lou: A 11~,
~h1m·h. r des r•mme _p~rmi les prin. es
·tran r "· Qu r' l31L-il de ang fran ai

m~

~ JUmoir • rcJ'rt, du romtr d ',tfl1mrillf!.
.., 1111

►

dan le veine de. prlits-fil de (,ooi X ',
alor· q111•, J,·pu·· ll•nri I\', ûL, d'un Françai·e relui-là, lou le llour n nvoi •ut il pou :
d llruicnaes, d11 E p:i"'nul :. de .lulrichieno ou des l1 olonai e 'f Leur raell al"ail
petit à pelil perdu se qualité· nali ;
,·L. eur, la • D :ro il.é, la lmnourc nai1 nl
di~p:iru de bez ce princ . dont qu l,1uesnn. , mroe le omle de ,.,,·ence el le comt
d' rtoi , oc den1i Dl m me p · montrer du
courage. Au ;i Loui X\ 1, l'l'j l n d'une
branche ur laqui-11 on a\·ait re ë tanl de
nm aux étranger, l il luin d I si,eml,lt•r à
Ilenri I\'; il n'avait h 'rilé d'aucun de 11011lit · dl! 1• pr •déce.. eu r , •l l'on n , •, ur iL
di œrner duquel d'rnlrr. e( ' ~.1llr p,.:uH!lre
d Loni XUI. il tenait I' Ile pror·n ion c ec .ive li la ·ha~telé, donl on lui fil un m rile,
f1 ule de pouvoir lui n lromer un autre. Car
c o·e t i1ue par une ort d~ Il ll,·rie 11u'oo
ql.l lifie d v rlu •11 la couduil1• d'un prince
qui sut ré.i. l r urloul u pa~ ion. qu'il
n'avait p:J.J,.
1

Loui. X. \'enail d • perdre ·on fiL l,oui. ,
en t 7ti{l. •in petit-fil , I • due de Be.rn,
dernnu üauphin, avait 11ua1orze an . D. ~-l'r. pérance d'a ur r la u 1• ion ro,ale on
~on
le mari r et Choi. •ul oblin( d
.lnrie-Tbérè.e, impér.ilriœ d'.\11 ·m· ne el
reine de Hon rie. . fille :irie-.\n oinl!I
pour le futur roi dt1 France.
Le mariage fut célèbré le {O mai 1770 à
Versaill .
Le oir, ao oup•r, le nou,d :poux qui
ne .emLlnil point rmu, man.,ra d'un ~.llld
app 1Lil comme
n ordioairr. Le rol
Loui_ • V le r 'W~rqua t ne put 'empêcher
de dire son pellL-61 , av c un , urire :
- l'e YOUS char 1: p trop I' tomac
pour celle nuit.
lai lé Dauphin répondit LranquiUemcnt :
- Pourquoi donc'? Je dor toujour mieu
quand j'ai bien soupé.
Et de fail, Le r p terminé, l'él ve du
dac de la \'augoyon prit
jeune épo
par la main, la condui il ju.qu 'à la porte de
ch:imbre, el là, le plu . imfilern nt du
monde, il lui oob.ail une bonn nujt et
'en fol coucher.
'
~e matin, ~ p~în
d Guéménée. qui
~vau alurs la d1recllon da palai • cnlra d'
z
boone heure d n. l'appartement d f rie-

�- - fflSTO"J{T.Jl
Aatoinellc. PoioL de Dauphin : la Daapbim.! Dauphin, t. ~'il a affaire, je revjem chn
'tait ~ule
moi : je fü. j'écri Oil jll travaille, rnr jt fais
- [)iPu me pardonne! $'écria-t-cllt', il une n' le- pour le roi, qui n':l\anre cruèré;
'c L le,: J'amsi han matin que de coutume. mai j' 11~rc. qu'arcc la grci ·e ù • Dieu el!e
- Qne 1·oultM1&gt;us dire? fit .fari -.latoiera finie dan, r1uc1qu(' aan 1 . .\. trol ·
nelle. On m'a L~auroup \':mlé la polil~sa benre, je \'ais encore cbt'z tn"' tanle.:', où le
françaLe, mai je croi \'raiml!fll que j'ai .
épow.é Je plu poli de fa lllllion.
- Comment. il c·t leni! rL1p,b. la prince e, 'lllÎ ne comprenait pa .
!Xun, non, 'ocrfa alor · la IJJuphinr. !l
n'a pu e lever, ici du moim. car il n'y 11:1
cou rhé. Il m·a Jai.: ·ée à la p rtc de ma cli.amLre, ~,n chapeau à la rua.in, el m'a quitlée
Lieu rite, comme ïl c1il c!té embarras.,: Je
nu p r onne.
Elle ne le revit qu'au. dJjeuner.
- J'e. père que vou · nl"ez Lien dormi?
dit-il.
- Trrs 1ien I car je n'a,•ai . pel'.&gt;cOOne
pour m'en empêcher, répli,r-1J•l-elle 1 •
Ce qui pouvrut explitj'1er la conduite du
Dau~hin, (''esl ,p1'1t ce moment sa Ît!mmo et
lui élaicnt euoorc trè! jeune· : i I n'arniL pas
eiic aru, elfo o'en avait pa. quioze; rnai.,
1 cbo es Ju maria•re mi e ô. part, la jeune
épou ée e1if pu oubailcr t!U&lt;' soo mari, s'il
ue e condu.i. ail pa · encore en homme, ne c
condni -i'l pa comme un enfant. Et &lt;11iel
enf:111tl • 011jo11rs occup~ à manger, eL lrop
·ouvent avec uo Lel exci•s qu'il e Jonnail de
indil'I' lions. 11 prend soin de le nolcr lui- roi ,·ienl à celle heurc-1 ; à r1ualrc heur~s
même dao on Jour11a/t. Le :iJ mai, quinze vii&gt;nt l'ahLé chez moi; 11. cio&lt;1 heurt , (ou
ioor · apr on maria 0 ,•, il écrit : a J'ai eu les jour·, le maitre d.i clarccin ou à chnnter
nne inJige Lion. • Cela lui arrfre fréqucm- ju rr.u'à si1 heure . A . ix licnre et demie,
m(•nt; l.'lrie-:\ntoi11elle eu informe parfoi sa je. ,•ais prc. 1p1e toujours 1·hc-.: me tante ,
mère · il Mon mari a eu une inJ.ig Lion. •1uarul je ne ,ais point promener; il faut
mais cela ne l'a p~ •mpt.lché d'aller à la
a1·oir &lt;1ue mou mari n pre,fjrie toujours
lfo.s e (!I juillet 17i0p . » D'ailleur·, sauf ce
an!l· moi che;: me tante . A epl heures
minu cules incident , 11n'on ne rapporterait on joue ju •1u'à nPuf heur ; m3i , ,prnnd il
pa si b inléres t!s eux-mêmes n'ayaicnt. pas fait beau. je m'eo ,·ai · promener, et a'ors il
pri:. .oio da les mcutionncr, I'ciislence n'r a poiol Je jeu chei moi, mai· chez mes
~·Ù'.oufoil f11rL monotone pour Ja jeune D.iu• t.1nle . •\ J)e11f heur
nou · soupon , et,
pLine, Voici le récit de l'emploi de.la journér, 11uaml le roi n're,t point, me làntc· ,·iennrnt
tel ')ll·•lle l'a lrac 1 pour sn mère: « Je me .ouper cbe1.: nou. i mai , quand I roi l' eH 1
lè e à dix heures, ou à n of l1eurc., ou ù non :ùlon après ouper chez dies, nous
neuf beures et demie, et. m'ayanl haliil- altendon le roi, 11ui ,ieol orJinaircmcnt à
liie. Je dis me. prièr du malin: cnsuÎI&lt;', dix henres. lroi. 11uarls i mai - moi, en ulleoje déjeune, et. de là, je \1Ü ·ùez me tanle.s', dant, je me place ur on grand canapé et
où je tronrn ordinairement le roi. Ccln dure dol" jusqu'à l'arri1ée du roi: mai . quand il
juStlu'à dix heures et demie; emuite à on,e n'y t pa·, nou allons nou couclicr à onze
heures je ,·ai ' me coiOer. A mi&lt;li, on appelle heures. \'oil!,, toul1: noir..: JOumJc 0• 11
13 cbamLre, "l là loul le monde peul entrer,
Cependant la petite princtS. t'. Lien qu'elle
ce 'lui n' "l poinl des commuoes ea . Je s'1mdormiL ain -i sur un c:rnapé en allC!lldanl
mels mon rouge •t 1:i,·e cne mains devant le roi el &lt;1n'ell ne ,·oul1'tl pa parler dt•
tout le monde, en uite fos homme· ~orteal el 11 OOl'p· de baleine n comm,, une fcnuJW, la
1 dames re Lent, et je m'hal&gt;ille de,·anl el~. petite prjncesse avait une autre idée de sa
.\ midi t la mes e, i le roi est î1 \'er aille ,
i1u:ltion l}Ue on Lon !!TOS mari, cl elle comj~ ,ai. avec lui el mon mari et mes tante · à men~'.3.il à trou,cr quelque peu é~e la
la messe; "il n'y e. t 11a , je ,·ai seule avoo froideur avec laquelle il . omblail la con idé~l. le l.laupbio, IDaÏ toujours à la mème rer. Elle n'é.tail poinl naïve, ol on a,ail pris
btnre. Apm la m .c, nous dinons à nous • oin de ne la pas laim·r ignoranle. es reil.eux dc,·aoL IOtll le monde; ruai· cela asl fiai commandation dt' s mère, r1ui, comme
à une hcnre et demie, ca.r nou man eon fort tous le SOU\"erains, mya.iL urtout la oécc 1·itc tou le &lt;leu lJe là je vai ch('z M. le
ité d'a ·orer une po JériLé, lui restaient
1. 1/imohe ,·elatif• à la famillf' t-0111.1/c de

Frum;l', t. 1, I'· 6 --1:!J.

:!. L"arigî,ul se lrum·e am rd.ù,·es national~.
,'i. Carru1,011d,111c,. ~en-èlt" nltrt ,llur1r- TJi,.rttt
ri Ir nim/r ,J~ Jfucy-.Jrg,mll'IJU , nrtt.: lt Ül/rfJJ ilt:

f"r

,1/arie-Tl,h'fu ~l de Jlarit:-.A11tui11"1/e. 1,1ulilié.
M. le chevalier A. d'An&amp;"tn el Il. A. GLrrnut, l. !.p. i.
..f. Me.'llames, llllc, ,le Loui§ \Y.

5. L'abbé de \'e.rmuad, FnnoJJ auquel avait flJ
eoulièc l'édocalion ile arie-Antoin~ll . •
.,.

dan~ fa Lête, el elle n'entendait point n'y pa •
oLéir. ,·ec .a fine.s.sc fémi11i11e, ellr :nait
compris ,111e le prcmil.'r oLsln :le wnait du
duc de la. V1rnnuyo11: nu. ~i s'était-elle efforrée
de lui nuir · d:m l\•:;1 ril du Dauphin. file
n-e lai$ ail é IJappcr aurune occa i1m. Efl
raconte elle-même it ·a mère un incident oi1
le pamre d11c nr:di;rura nuère à ~011 avanla"c:
(! J'é13.i .eulc nn!é mou mari, lor que M. de
Ja \ an..-11 ·on ap11rocl.i • d'un pa · précipité 11
la porto pour écouter. Cn 1nlt'L tll! cham1re,
1111i e l ot ou Ir~ honnête homme, oun-c
la porte, et M Je due \· LTonrc planté
rom me un piquet ·am, pou, oir n·cuh•r. Alor~
je G rem:1r411rr à mon mari J'jncom·énicnt
tio 'il a de lai.:- er éronll r aux porleJ , el il
l'a trè l,ien pri ~. 11
c·e~t prubablrmcnl à la , nile d'une awnlure de c..- rnre 11u'dle nhorda la 11u1;slion
r1ui lui ll•n~it au f ur. L'e:.pfü•:1tion fut
a Ir&amp;. é1llr"iljue», d'aprèslecomh!dc M,•rcyAr"PDlt'au, quicnin. rmi1.111 itùtMarîc-Thce. 1 il ajoute, d'apr~ les confidcn1•l' de
la llauphine. 1p1e « Je ré)ultat a ét l 1111e li. le
Haapl1in a dit 1t ma.dame l"ardiiducLes,e
qu'il n'ignorail rien de Cil qui concerne J\:la.L
do marill"P, que dès le commencc•mrnt il
:' 1tnil rormé 111-dc•• a un plan dnnl il n'arnil
pns \'pulu ·Ltcarter, que ruainlcnaat Je ll'rme
é1nit ,miré, et qu·~ Compil'·.gne il vim1il aree
madame la Dauphin dans Loule l'étendue de
l'ih_timj11: que comporte leur union ».
Etrange résolution chez tm jeune Liomme,
plus él.nlogo relarJ; mais le Dauphin se JlalLail appar ,mmenl en :umonçanl un cbanrwerncnl. Le rayage à Compii'•goe eut lieu t
aucun changement uc e proJui,it. Le prù1ce
teoait à e · habitude., cl il en donna une
nou\"cllc preuve. JI l' eol une granJt.1 d1asse,
il fa courut am.i iolemme111 que de coutume. Le soir, il rentra ,1\'('c on formwahl
appétit; rnaia comme, IIUCJ.•fUC. jour 3U)llraranl, il 'étuit donné 1me indi e·tion en
mangea.nt lrop dn pillisscrir,, fa JJau pbiue.,
au onper, eut oin da faire cnlcn•r k plats
de cell' espè~ qul se trour, ieot sur la table,
cl de d~fcn&lt;lrc 110·011 en scnit ju 1ju'a nou,·el ordr . Il parall que lti prince sourit
quand il s'ap&amp;rçut de la précaulion pri c, el
que mème iJ la con. iJé1·a comme une marque d'al1enlion 1 •
llai- au fond œla Je touchait peu et ne
modifiait l'fl rien sa conduite. C't·~t en rnin
que la Dauphine l'exhorlnil à ne pa rentrer
$Î t:ird de 1a cba se: il oc s:i,'ait pas ré Lier
à celle p.'1 _ion-là, et, mal«re ·e prome seB,
il e faisait somcal lon,.lemp auendrc.
tn jour, tlle 'impalil!nla ùe Toir ainsi se
exhortations méconnue , et elle lui en adre. a
de. reproche éner11ique . Elle lui re~r~ enla
11 lous les inconréoic.nL do h vie sauva
qu ïl menait. Elle lui fit ''Oit que personne
de sa ,-uite u1: pouvait r 1 ·ister à ce genre de
,·ie, J'aula.nl moin que .on air et ses mnnièrc" rude ne onnaient aucun dédommn-

r.,

0

0

6. Corl'upo11da11ct sccrèfr,
î,. Ibid., l . J, p. 1-ï.
. lbid.. p. 25-26.
9, lbid., t. 1, p. j&lt;_!. ·:;,_

1.

1. I'· 19-2(1

102 ..,_

•

..

�1flST0~1.ll

--------------------------------------~

em 'nt à ceux gui lui étn.ienl attaché , et
qu\•n uh:int celle méthode il finirait pn dJLruirc sa _3nlé I par • • fair&lt;? Jétr Ier•. "
LP Dauphin r :(lOndait par 'lll •lqnri. phra. • qu'on ·~n~r1uail ~ lrourer 11im:ill -, el
rcrommcnçail lri m,1mti e1i lencc rrui amenait
ll!li mëml':- incident., c'l la patine) ari •-. nloin •ttc était obll · de r, onler à a mère
luujnur lr. mêm •&lt; cho ( : « fon cher mari
a pri · ru (d ~in• 11ujourdl10i, nyan •u un.indi P lion, îl · a deux nuit. Il a l1C:1ocoup
rnmi, et n mon1:ml lt, m;itin rn z lui il ·e,l
Lrou~é forl mal Jeux foi . »
faric-TL lrC:&gt;&lt;: • en rrcernnl ees étran"'c· 011wlle. d\m endrc que pour l'honneur du caractèr françai li prn~ait lout
aulro a~ urém 'ni , ne pou,ait 'empèchcr
de t&amp;moign r a . urpri e : " Je ne comprends
rien à s:i conduite ,·is-à-,i de sa fomme,
· ·ri · it-eUc le 1:; mar · 1771
Ier J- rgeolt'au; e t-ce peut-étre h • uile de" mnm-nL
-princip · qu'on lm a im piré dan . on éduca.Lion. ~
Le -0 juin, eUe re-.·en:iil • ur cc ujel : a Plu
la froideur du fürnphin e L xlraordinairt•,
plu· wu fille a I&gt; oin de tenir une eoudu.itc
hi •n wc,urée. L coll· ils &lt;1uc 1·ou con1inur1. :1 lui donner ~nnt eiœlhml. , el rou n ~
aurit•z le: lui lrup ri!p :Ler. Au re:.I •, îao
wî •Len• '. t dn rolinwnt qu . i un jeun
lllla rt d1• la l1!!11re de b ():mphine ne pent
édiaulfor le Dauphin, loul remède erail im[fira :c. qu'il \·a uL don mieu y renoncer et
11t1t•mlre du lemp le cb:in emcol d'une conduit ~i élr:rngu '· D
Cummc ùirn on peme. le r&lt;ii 1. ui XY
él, 1l enror plu ~tonné, el, étant douné · e
mœur. tonlt' dilf',1r ntr , il
dem:1nd11it
comm nl un grru1J-pi'rc comme lui \ail un
p til-lil · corumc le Dauphin. Il le demandait
égah·mmt crlui-1·1, 1 lui Faisait d . T&lt;'proch sur :i rroi1kur incoo e\'nLle, el l'on
ju,ze de 4.:C 'JUÏI n po111nit pêfl er lor~que I •
prinrp lui rrpondail qu'il Lronv:iit «.a rl!mm
charm:mle, qu'il l'aimail, mais qu'il lui fallait en •c)re quelque temps pour ~aincre .a
ûmidilé • 11.
L comle de Provence c lroo\'anl dans hi
m me ·ituaüoo que on fri-r 11iné, l roi en
était réJ.uil o·e.-pérer dt! po-térilé que du
·omle d'!rloi ·. C'élail à la 'l'érihhme tri te
per ·pecri ·c pour u11 ourerain dont I amour
innombrable , b défaut d'autre mérites, ra~
nient
du' moin · rendu le père de phdeur
dc, ·es llJct
.
l)u re le, 1&lt;' dem fr,'&gt;re ét 1ent au :-i mal
éh.:Yé l'un qu l'aulrr, et ils en rl1innaienl
~ouyent de prem·e ou les ·etn: nièmes de
1. jeune archîduch !! e. Un jour, ce fut dans
ÙI ch:3.m.Lr mèmc du comte de Pron•nce. e
prinœ arnit ·ur sa ·heminéc une pi cc de
por daine !rt'$ arli t•menl lra\'aillée; le D uphin aHÏ l la manie de la toucher toule les
l'oL~ qu'il l:i \'O ait, el comme apparemment
_ . manière Lm. &lt;pie el a "auch rie n'in •
piraienl pa !!1'3.0de conlianco il ~on frèr .
1 Con·upmulm1u 1ei-~le, p. ili,

~- Jbid .. p. l71.

:i.

L• 1 l.rc m

,t c1n ati.

t,cl il 11 ramille 1mpërialr.

inLimilé trop étroite a\ec ce pri11ce ~ui loi
celui-ci m:irqirnît nmrrtemenl s crainte
pour a polie.be. 11 .irriva qu'une Foi • aumo- 11 parai1 être d"un aractèr ·faux 11 . ellP ajoute·
m nl m ·me oû fürie-Antoineue plai. antait a Comme il e.l mieu d Ugu que le D uson 1, 311-rr1 re ur .on iaquirlude à re 1mjet, pbin rl autant Oatleur que l'antre t ru lr ,
le Dauphiu L1Lsa lomhcr la pi cc en que lion. 1a comparaison 11uc ma fille pomaitfaire enlre
qui .c hri.a en cent morceaux. Le comte de le deux frère ne ~crniL pcuL-èlr pa à
Provence. mporté par la colî-re,
pr' ·ipitc \'llllla!re de . on épou
alors sur le Da11phin, rl rnilà les d u rrè.r .
L péril était chimPrique; ~forer put faciqui e o,llellcnt l . e !Jatlent à coup de l •mi!nt ra .. rrrer l'impératrice en lui enrnyanl
poinf! La Dauphin', l
emha1'ra ée, ~e
ur ce prince ùe ren.cil!llemcnl qui comdécide enfin l mettre le holà, et elle ne par- pll'lcnt le lri-1c tal,leou ue pré ntail ~lor
vient à séparer l • c.omhaLtanlS rru'apr~~ aroir l:i :imillc ,nie :
reçu une égrali aure à I main~.
, La . an16 d L le comte Je Prorence esl
l'ne utre toi", Ile jouait au piquet ,nee toujour forl chancda11tc. Ce Jeune prince c l
n Leau-frère. Le Darrphin, qui était présent, d'une fniLIC!&gt;.C qui n'admet pat; J'u~age d
teoail un baguellc; l'idée lui ril1t &lt;l'en don•:iprriœs qui seraient propres à fm'liher son
n r des conp ur le bra du comte tle Pro- tt:inpéram nl. Le mtld ·cin onL pri · la. r6vence; celui-ci, impati nt~. prin on frl&gt;re d
. olution de luj fermer un c3utère qu'on a,·ail
cr~.er un badina e qui n'était poinl de .on dil former dan on enfonce. Il en e.i r' ult ~
oùl, mai l'autre n'en \'Oulut rien taire. Le que M. le éom te de ro,•encc comme11ce à
comte de PrO\enre se lèl"e saute .ur l ha- r ·enlir d1: incorumodil: Qc ·asio1mre p:ir
elle et ,;eut l'nrrach r d ruai a· du Dau- le humeur •1ui r&lt;'Ilucnt dan le :111 • Il lui
phin. L pugilat o.llail recommencer· lari ·l 1·enn Ùl'. d, rlr au main et 11 a p rdu
~\ntoiuertc fut n 1re 0Lh ée ,l'1nter"c11ir et .e ehe,·eu1 • 1.
d'enlewr la bagur•lll.'. eau e de œll.e sriine
D'aillcur • lout
bornait, entre le beaugroh: que t péuibJt'.
fr re el I helle- œur. à de ha,ardnges, à
Ceci r pa ait au uJQi. d'ao1)L J
li ) de 1111ecdote ur lt&gt;s p r onne di! la famille
avait plu~ de Jeu1 an que Je marin"c ,nait TO} le, ur le "CD di! l:t cour; Marie-.\ntoiélé céléLrê. Marîe-Antoindte, tp1i ::tv:iil bien n Ue, pr ~'l'rnuc par ,,Ici\· dl· d,1,-ir de a
pr·· de dit~sepl an aJor que on mari en mi•re 1 témnigna moio d'empr emenl, cona,nit dix-huit, commeuçail à ·1re profond·
oailr• cc m nui hi lorieltc., el le r1Jmle dt?
ment hlr. le dans on orgueil de [emruc cl Pron·nc alla portt•r aillcur· c médi noces.
dan :.a di,.nilé d'épou_c de la po Ilion ridicul r1ue lui fai ail ~on mari de nom, car le
m:ilb1·11r ile ro ménar&gt;e ro~:il élait d'ètrc trop
i.a "r:rnd" dirOrullé politi1111e Je la ituation
rn , uc pour qu'on ignorât 1 . erre!. de l'.1.l- pour I Dauphin el la Dauphine ve1111it de b
célve. e r•Ls &lt;1ui se ré~umaienL luujuar par Jlré cnce li l:t cour de la comre·se du Barry.
le mot rii:n.
La r.norit&lt;&gt;, qui •• il u le nv i de faire
Un vieux diplom:ilc comme forcl-Argc n- tli."r:icier Choiseul, tenait d':iulanl plu au.
Leau étai! un l~moin trop perspicace pour que
" r,1' ·l &amp;Ul. bouneur~ que le débuts de
cet état d·:hne de la Jeune archiduche e luî
,on e~i ·t •o emhlaienl d voir le lui inter-.
écbapp:ll, et, bien que celle-ci fr·-à-vi de lui dir daran1age. foi. Loui X , follement
·• ·ffurçùt de cacher.
,ntimenl. à l'érmrd du :imnureux Je a nou,;dle IIlllÎtr s c, Jonl 1
Dauphin ou les formules oliJigêes, el v:mt;il beauré cl J gr.lcc J.ll!llifia.icnl d" illilul'b I' no on cararlère bonnète, douceur a com- Lhou.sia.m do rop.t amanl n'entendait point
plaisance ll, et .e lùl sur le rf!.te il ,·oyait qu'on impromàl on choix et qu'on fit gri e
l,icn • que ·on e prit était peiné par d'aulr
mioe à ccll • qu'il rait élevée jusqu'à lui.
réllexion , Sllr t..squdlc elle ne pouvait 'ex\!arie--Tb.ér e, qui _;1,ait combien il faut
pliquer 7 u. larie-Tbér e en reccvaol l' _ a,·ec la morale de, arcommnd,:ments quand
confid n ~e ·enta.il prise d'inquiétud pour on ,it d o une cour, a,·ail rt!commar1dé à Fil
,1 fille : dans de tell · coudilion serait-il
Dilo de ne rie11 faire qui ptll déplaire an roi
po. iule que la jeune femme arritàt jamai~, manière 1léwurnl!c d l'en!!atT r à se conduire
inon à aimer, du moins à ei;timcr un pareil vis-li-vi' de madame du Bar11 _an impolim. ri? 1. comme l'on di. ail lo comte de ProIr~ ni mal eillan e.
,·enœ intelli!!Cllt, pirilurl mème, comme on
Ja1° œ conbèils n'élaieol p toujour
le repr ::;entait lr1 a idu aupr~ de hl'llc- suhi ·, t le Dauphin, à qui l'ou ne pomaiL
reur. ch chant à l'intt!r ~er à l'amu.er p:ir guère conte ter le droit de 1,1:\mcr le faible •
de:s hi lori lies, des pJai anlerie· el le rêcil s amourcu~es de son aieul, témoignait prn
des scandales de la cour, eUe craignit qu'il de défér nce pour la tamrile. Par malheur,
ne prit sur eJle one influence marquée. Elle ce rclléilé. d'au têrité pudique Yariaient
n eul d':mtant ,,lus peur qu·etœ n'i noraiL :nec les di ·p ·itioru du mom nt, el le Daup3 que I q qualités morale de ce prince o'é- phin eL b Dauphine agi saie.nt en l'es~o
taicut point à la hauteur de e qualité in- comme ù s cnfnnls, engérant la ri !mmr ou
terh:cluelle , et qu'il ne ·erait arri!lé par l'amabilil • sm J'lliOJL Mere) rapporle un
aucun scrupule. Elle 'en OllTTÎt à son fidèle e1roiplB cnrieut de celle \'er ·atilite. D'apr
.amba::~adeur. Ri~doutant pour sa fiJle un
5
con. il~, Jlarie- otoinelle entra ea ar c

ra-

0

n~.

...

i. û.ir-reapm,dmvr rrrl'lt!. t. l, p. t3fl- lliï.

!"l. Ibid., p. ii,..
li. JM,I • l'· :'il"i.

_,.,

Il

,..

i. lbûl. p. :ï.1,.
• lbirl,, p. 30 •.
Il , Ibid., r• ;153,

'------------------------------------ UN .MÉNAGE
force .on m:iri 11 à lrailer la favorite d'une
façon qui nr dr:ph)L poinl aa roi, el qui fü
resser les plainte.&lt; el le Lrnca suri · d nl la
r. mille ro ale :1ail , ns cc.. c tourmentée•. Ce.
lnngage fil t •llemenl imprc . ion à M. fo Dau1bia ,1u'au jour d,i l'au ( 177:i , la r orite
'élanl pré-c11lée ch •z lui, il la lraila forl
Lien el lui ndres.a la parole, au r:rand étoum•m nt de toul le mnnd.c lai,, p:rr mi contra le auquel je 1w Ù1!f'JÎ' pa m'aLtc-ndre. il
nrri\'a que la coml se du Barn fut Lrè mal
rf•\'UC chez 111:idame 1. lJauphioe 1 1.
Toul était iocohfomce, on le ·oil, chuz le
mari cl chez l · femme. Eo d'autr circon,tanccs, c't, l lt.: IIJuphin qui se monlr fort
gro:si r . l'n jour même il ':iyÎsa de dir .
alor •1uïl él il cru tion de la pré.cnLalion
d'uo parent de m:idame du llarry. que 'il le
rc·nc.onlrait. îl lui donnerail d la boite dans
1 G"ure.
li· p. reiL; incidents ac ontribnaienl pa
p ·u à mécont nlcr la fa\'orile, qni 8C ,·~n •eail
s mnuièrc. el sur t, point que l"on .ai.t cil
n,'lllt beau jeu. Elle ne tarL~ ait pa en plai. :inlerie nr la prétendue impui:.sana de
·elui qu'elle appel.ail I un gro
rçon mal
élevé!l. Qu. nl /1 l· Dauphine, dl• parlaiL
rl'cfi avec un Inn ge .an . i lihr &lt;ru'inconvenant:
- Pr nez trarde que tte rou e ne e
r . e trou.- r dan ,ru~fque oin', di 11-ellc
à Loujs XV, cl cl'lui-ci. oubli:ml toute dignité
dc- roi et d·afoul, é outail cr propo , .ai, le
relc1er, inc.1pable d'au urt llort, n\'t1dii.
héhl.•t ~. On jug ce que de telle. pnrol rapporl 1e , cou1rucntéc, par rcutour· ge, tl ·ui 'nl
prodnirti de froi,,em oh et emer de •rme
de discorde dans l:i ramille rople.
Tout 'uni. ail donc pour rendre plus
difficile de JOUr eu jour la situation de l'arcbtduche s:e jetée œulc au milieu de la ronr d,,
fran e. cour ho tile et dan ereu · , où ·llc
n'a ail d'aulr appui· qu .\1 ·rt)' el le eo11eil de a mère. Eocure rrs ron c-il donDl;
par lelll'e n prud ui icot-ils p • Loujour·
l'ellet. que l'nmonr vi!!il:inl de l'imp •1•01rice
Il ail t'~p•~ro. ~aric-.\utomdlc,' pirnfo el \7\C,
in oucianle et dJ,iriu. c de 'e di~tr;iire, ne
comprcuait pa ln née . itê d'une conduite
plu· poliliqut, plu habile. La jeu.n e aime
peu Il' con. 1·iJ, d ,·il'ill, rd . u, $1 lrom'ait11 mille IUO)'P.11' tic biai cr, d'arran er le
cho, e. à ' l r. çon, el fin l •mcnt J' D Cl1 raire
qu'à on idée, tout n 1Jmoigna11t pour
mère •l e Si"e:i 11rL la plu profonde défé-

milà no jeune

ens extédi! , en 'imaginant

Al'èlrc grond :~, cl, cvmtne il _uppo col
pr ;qu • Loujour , tort Je \'OÎ que ma nlJe
_t dan le mthnl' ra ; je n'en lai serai pas

moio dr lui donucr de lernp en tcmp Jes
a crfü~cmcuts tanl que ,ou le croir t .:Ire
de 1p1clque utilité, et j lui érrirai mt'm par
c courrier dans le en de .irlitl qne ,·ou
m":11•ez m:m1uér. u y entremèlnal qu ·lt1ue
11.1 , ir, qu 1,1ue peu que j'aime J'ailleur ce
t 1, • mai., j~ l'Ou réJltlle, tant 11ue m, fille
m· qniltera pa celle légèrl'td el celle moll s e
1111, j lui connai
c donn r dl•s !Tort
pour exécuter no conseil , je ne compte
gu ro _ur e.~ soccès. Je ,·ous communique :sa
dernihe letlrl', qui mn Fonmirn une nomell'
prem· du peu ùc!ranchi e dont dl· s'e~plique
eawr moi. ur ce point. j' vou- avoue, JC n
s1fr p:i tr:m11uille i je la troU\·e trop 011\"enl
en dé( ul, et elle ne .ail s'en tirvr qu• lrop
fini•m nt, c•l donner d _ 1ouro11rè mèm au
dépen de ln véiilé, el continue, nonoh.lant
!'eS promes.! ~. . :iveuz d'aYoir manqu, de
1 rcl'Onnailre, à suiu e m1outé · •. 11
Le babilP.té d ,rarie- nLQin lie, dan _
corre~pnndanrc, i!taic.nl forl rxplicablr ; la
jrune prince-. , irritfo au Ioud du cœur du
la ituation fau
où cil• ~e trour:iil, SC
lais~ail allr•r am: \"Î1·:ititil rle on .l::m rl d1ercb.aiL .iu dehor des con o'3lion .. Elle cùl pu
loul a\'ouer à ~a mère, ,.. faut• n'élnnt pa
bien nm· . \l,1i · l',mpéralrice :mut iu piré ;
i;e· 1!a11ls une alîl'clion r ,pt&gt;l·tnen. e qui
n'était pas • empt, de rai.nt . \larie-Autoinell en Tai~:ut l:i conlldcnce à ~I •rc

0

rea .
L'impératrice o' ~t:ùt p:i du
J
lte
apparente oumi ioo, el elle ·en afarmail.
fal!rré Lou le . oins ue ,·ou employ z
apc autant de ûlc que de disternl'ment pour
diri er le d :ma rcbe d ma fille ;cri raileile idforcy lc 1" lérrier lïï3, je ne remarque
que trop combien il luicoùle d 'faire quelque
effort 11our ·e prêter à YO a..-i el aux 1niens.
Dan: ce ircle ou n'aime que le ton h1din el
Oa1te11r, cl d~ 1ue d ns le meilleur · u• ,
on fait quelryuc remontrance un pe.u sérieu
l . r.f&gt;m,1 11,l1111cr 1rcrlk, l. l, p. ID!.
~. Lr, {11 Ica de /,ou1i ,\ r. t. li. l'· iOI .

- J'aime l'impér.ilriœ, mais je la cr:iin
quoi~ue d foin; même en écrh·ant, j •ne soi
jamais à moo ai_ fr -à-,·is d'elle'·
Ce que ~larie-Tbér ·e prenait (!(lm une
aL:-cnce de franchi oe prorennit que do désir
bi n naturel d'é,·iter des remonlraoces, et en
:i. CQrrt1pm11la11cr .•urt"fr. 1. 1.

. //,id .. ~' - \M.

r• lO .•

~O'YJtL

.

--

fait, les 6acs.es de la Dauphin eu ent
mcnéfor• ·ultat oubaité, 1M cyn'eûlpa.,
ur lous 1 points, fait connaitre I' :icfc
vJ.riLé à l'impérarrice. Ce q11'il y &lt;:ut de plus
curieux, c· • L que llaric-Anroinclle n, ,!
doula jamài à quelle ource . a mère pui5ait
ren. iao ment , el qu'eUe s'im:i"ina 1011jour· que c'étail par le el'pion que les ·ouveraia, élrao"ers, notamm nt le roi de Pru~,e
.Frédéric, entretenaient ~ la cour de France,
qu e moindres actions él:iient dimlguies.
[n grand chagrin lui ful hicoldl donné par
la nou,·ell • du mada 11e du c.-omte d'Arloi .
n amour-propre en éproll\·a one cruelle
Llessurc, car elle "enta.il men, - el comment
ne l'aurait-elle p:t. cnti, on le di ail ourerlernent partoul, - qu'on ne OO"E'ail à marier
i ,·ite Je jeune prince que p:irce que d lui
eul maintenant la famille ro ale pouvait
e pér,•r unr po térité.
fürie-Anloinenc ne upportail cen.e pen ~
qu':m-c peine: uclle ·en a.Lion produirail /\
la cour et dan I paLlic l'armunce que 1.
comll'-sc d"Artoi serait enceinle alor r1u'on
u·en pourrait pa dire autant de la Dauphine?
Elle -'efforça de dégeler son ~pou en 1ui
montrant ·et êvénemenl comme prub:ible.
Celle idée donna, en e[el, matière à r 'fi{,chir
au l}auphin .
- Mai m'aimc;z-vou bi1m? demanda+îl
à Marie-Antoinette.
ui, répondit-elle, et ·ou ne pouY&lt;'Z
pa en driuler; je vou aime inc •remcnl, l
je vous ' ûmc encore damnl:ige.
Elle crut une ré oluLion ,·irile de a part.
Il p.1r11t louché; uo in. tant .eul •mcnl. car il
repril on c.1!m habituel el e cont •nla de
lui dire qu'au r tour il YLr.aiU ••, il e remettrait 11 ré••ime, cl qn ïl « pérail 11uc toal
irrnl bien 1).
Ce fut l tout le r~ ultat de c. réUex.inns.
Enlre temps, 11 co11tinua1t iuoo le r'•!!im"
par l11qud il ~ p&lt;!r:iil rai ocre .sa 1imidité. celui
du moin c1ui con,·enait à s:i nalnre, et qui lui
\'alail .es continuelle indi,,eslfon . En dehor
de 1:i, Cil n'étail plus •ulcmenlla cba ·,e q_ui
aù ·orbail son lemp. , moi le tr,naux manu 1s
les plu
ro ier , a comme marortncrie.
menuiserie, et autr s de ce "eorc ». " li
travaillait lui-même a\'eC le ou ricr ii remuer
d malériaux, d' poulr , de pa,·['1-, cl e
lirnrnlde liL·ure· rntière à c ~nil,I ezcrcire, il en Tevenail quclt1ue/'oi. plus foûgué
que nele • rail un manœune olJligéà remplir
cc 1ramil. ll
« J'ai ,·a, écrit Mere~ , madame laD:rnphinc
e1c irnment impalienléc cl cboariaéc de
celle conduire; je p11 n juger pa.r la ,ivacilé
des plainte. qu'elle m'en fil, el par le coméquence qn'cile en liraü ·ur le effet qu'un
lra111il si outré penl produire .ur le phy~i4u15
du prince son époux. J'ai t~i:bé de calmer
madame l'archiduch se à cet érrartJS ... . o
Celle Ioi., c'eu esl trop : le IC'mp· nr
le,1ui:l on complait, l1)in d'arranac.r les cbo c.,
1 'angra\'e plutôt. L'impératrice conuneul'f' ~
perdre touL poir.
Par la situation d' ma fille \'Î -à-Yi du
:;, /Md,, (, Il . p. 10.

�..-- 1f1STOR..1A
Uauphin, je ,·ois arnc rl'gret le relard de
l'accompli _emenl d mes TŒUJ".... Je n•
compte plus d11 louL (l"' d 1c!'mbre t 71:'i). 11
« La !roid ur ùu Dauphin, jeune époux de
"tinnt an , vi -/Hi d'une jolie femm , m'c l
inconccrahle. Malgré Loutes les as rrlions de
la faculté, me soupç,on augmentent or la
conslitulion rorporr:lle de cc prince, rl je ne

compte pre que plu que ur l'entremise de
l"empereur qui, à on arrivée à ·ver-aille '
trouvera peut- ~Ire le moyen d'en agcr cet
indolent mnri à 'acquitter mieux de son
devoir (5 janvier i 77 4) '. »
El œpcndanl le Lemps approcbnit où la
ituation politi(JUe du Dauphin all:iit chan"'er.
1. r.o,-rnpo111lo11rl' UCl'èlt, l. Il. P·

;n Ill

RR.

C lui qui ne ;wait pa èlre un mari allait
de,enir un roi, cl la loi d"héré&lt;lilé, par une
cruelle uonil', allait mellre un sceplrc dans
ces main habiles à manier le marteau et la
truelle. Que ·erait ce roi? On pouvait le
deviner. Que serait ce rè!!Tle? On pouvait tout
craindre, car jamai la France n'u·ait eu plus
besoin d'un homme.
PAUL

GAlï. T .

(A suivre.)

Louis
Le feu Roi ne manquait pa d"e priL; mai
on esprit tournait du côte de la médisance·
il avail de b dif6cullé à parler, et, étnnt timide, cela faisait qu'il a~ .ail encore moin
par lui-même. Il était bien fait, dansait as ez
Lien en ballet, mai il oc fo.i ait jamai que
des pcr. onrrage rid icu Il . Il étai I bien à chc-.
val, cùL enduré la faligue en un lie oin el
mettait bieo une armée en bataille.
ll était un peu cruel, comme ont la plupart des sournois el de en tJUÎ n'ont guère
de cœur, car le bon ~ire n'était pa vaillant,
11uoiqu'il ,01111\t pa r pour tel. A.u sirge de
tontauban, il ,·il san pi Li ( plu ·ieur huguenots, de ceux que Beautor! a,•nit YOulu jeter
dans la ville, la plupart a,·ec de gr:mdtJs LI ·
\ll'e , dans les fo·sés du cbàteau où il él1tit
logé. Ces fo ,é étaient sec.,; on les mit là
comme en lieu sùr, el il ne daigna jamais
leur faire donner de l'eau. Les mouches mangeaienl ces pa.U\'res gen . Il s'e I diverti longLe.mp à eonlrelaire le grimaces des mourant Le comte de La RoclieguJon étant à
l'e lr~milé, le Roi lui envoya un gentilhomme
pour savoir comment il se portail : « Dile
fl :io Roi, dit le comte, que, dans peu, il en
,c aura le divertis ement. \'ous n'arnz guère
11 à. allendre, je commencerai hienlùl me
(1 grimaces. Je lui ai aidé bien de
fois à con« lrefaire le anlre 1 j'aurai mon tour à
c1 celle heure. l&gt;
Ouand 1. le Grand (Cinq- far ) Cui condamné, il dil: 1c Je voudrai bien voir la gria mace tJu"il füil à cette heure ur cet écha4 faud. ij
Eo je ne sais qnel voya e, le floi aUa à un
bal d n une petite nlle; une fille, nommée
Catin Gau, à la fin du bal, monta ur un iè0 e
pour prendre, non un bout de homrie, mai
un bouL de chandelle de ui[ dan un chandelier de Loi .
Uoi dil q11·eue 1il cela de .'i
17

XIII

I►

bonne gràce t1a'il en de.,·inl amoureux. En
JI pciguail un peu. Enfin, rom me dit . 011
partanl, il lui 1l donner dix mille écus pour épit.apbe :
U Ml ce11l Tertu.s de valet.
~a \'Crin.
El I'~ une .-crlu ile mntlre.
Le soin qu'on a,ail eu d'amIDJer le Hoi à la
cl10 e enil fort à le rendre auva"e. liai
Son dernier méûer rut de faire de cl1âs i
cela ne l'occupa pas si fort qu'il n'&lt;'lll tout le a,·e ~I. de 'oyer • On lui a lrvuvé pourtant
loisir de s'ennu5·er. Il prenait qnclqudois une ver111 de roi, i ln di imulalion en 1
quelqu'un el lui dirnil : c&lt; Metlons-nous 11 une. La \'eillc qu'on a-rrl1La Mll. de Vendcimr,
celle fenêlrc, puis cnnuyons-nou ; » el il il leur fit mille cares e ; cl le lendemain,
e mellait à r~ver. On ne saurait quaj comp- éomme il di ail à ~- de Liancourt : rc u ter ton les beaux métier qu'il apprit, oulre « icz-vou. jamai cru cela 1 - Nun, Sire,
tou ccu qui concernent la chasse; car il a- « dit M. de Liancourt, car ,ous avez trop
,·ail faire des canom de cuir, de focet de
« bien joué vo1re personnage. » Il lémoigna
filel • de arqueba e.~ do la monnaie, el que celle rupon e ne lui avait pa.s élé lrop
M. d' ngoulème lui disait plaisamment : :igréaùle; œpend:ml, il emhlait qu'il \'OulaiL
« ire, vous portez voire ~liolilion avec ous. » qu'on le lou.\L d'avoir i Lien di imule.
Il élail bon con6lurier bon jardioirr i il fil
Il lit une foi unecbo eque on !rère n'eth
\'enir des poi verls, qu'il en1oya vendre au pas faite. Pics · -Besançon lui allait rendre
marcLé. On dit que Montauron le acheta de certain oomples; el comme c'est un
hien eller, car c'étaient le premiers ,·enui:;. homme assez appliqué à ce qu' il roit, il étale
fontauron acheta au i, pour Caire ~a cour, ses regi Ires sur la table du cabinet du Roi,
tout le vin de Ruel du cardinal de fücltelieu
après aroir mi , ao y pen er, son chapeau
qui était ravi de dire : « J'ai vendu mon vin
ur Fa tète. Le noi ne lui dit rien. Qua.ad il
a cent liue le muids. 11
eut fait, il cherche on chapeau p:trtout ; Le
Le Roi se mil à apprendre à larder. Oo fioi lui dit : « 11 l a longtemps qu'il est or
,·oyait venir l'écurer Georges avec de belhi · ,·otre lète. n
lardoire cl de ,,.rand longes de ,•eau. El une
Il n'était pa humain. En Pic:inlie il it
fois, je M sai qui vint dire que a .llajeslé des arnin_es toutes fauchée , quoiqu'elll
ln.r1lail. Voyez e-0mme cela 'accorde bien, fo enl encore loolcs verlr , el plu ieurs
Mujeslé cl fardel'f
p;iy :m a mblés autour de ce dégâl mai·
J'ai peur d'oublier quelqu'un de s mé- 11ui au lieu de se plaindre de s' cbevaulia . Tl rasait Lien· el an jour il ooupo. la ll• ~ers &lt;plÎ ve1,aienl de faire ce 11!1 cxploil, c
barbe à tou ses ofùticrs, et ne leur lais a pro terna.ienl devant lui et le béni: aient :
qu'un pelil toupet au meulon.
« Je sui bien r.lcbri, leur dit-il, du dommage
li compo ail en mu iqoe, et ne 'y eonnai
« qu'on vous a Iaii 111. - Cela n'est rien,
ait pa m.al.
o ire, lui dirent-il , tout e l .à ,•ou· ; pourrn
Il miL un riir à ce rondeau ur la morl du « que vou vous portiez bien, c'est assez. cardinal :
u Voilà un bon peuple, ,i dit-il à ceux qui
l'aecompagnaienl.
Mais il ne leur fil rien
n8 pnssé, il O11li6 bag111:?C. etr.
donner, ni ne oogca à 1 faire soulager des
Miron, mailr" des comptes, l'avait Fail.
!.ailles.
TALLEMANT DES REAUX .

FEMMES-SOLDATS

Les demoiselles de Fernig
Par ÉMILE CÈRE

lt • toute:- b fommes-,ol&lt;lat de la flr10luLion, le œur · ùe Fernig sont certainement
le plu connues. Leur nom c:l de suite prononeé •]llnnd il s' a;ii t ùc fournir un exempl
d't!oer"ie d de p3Lriotisme féminin . Aran!
Jerumapc , o:ï clk: :ie d' lini.;ui:rc11l parliculi~emcul, Je fo11ile11r a\'a.ÎL Mjh pari ', et à
plu ieur rt·pri. ·, de ces de.Ill charmant
j unci- Hiles. Le 1 juill •t l 7lL, une correspondance ùe Lillc flu'il in..~rait, di. ail: « Oaa
la derni&amp;c att.aqu du camp de laulde p:uun détachcmenl de llollandai , on n rn deux
femmes. !(' demoLelles Fcmig, courir à l'ennemi, el à la tète des volonlair l!I de troupe
de Ligne, comLaure ,n- •c eu , 1' encourager
et faire •Ile -mèm le coup d main. LP patrioLisme de ce ÙClll Mroille a produit un
enthonsia.me que de p.atriolc seuls prurcnl
imaŒincr. 11
D~s 1• rapport que les corn rnissaires à
l"arméc du ord envoyaient le 1 a,.i-ùl l 7H2
, l' semhlée légi l tive, , e trouve le pl: age
uhanl, qui, lor qu'il ful lu par le prêsident,
fut couvert d'applaudis ·emenls : « Nou ne
pouvon passer ou ilt:ncc l •· demoiselle
Félicité et Théophil ·ernig, 11ui e ont distinguées. dans pln~ieurs aeliooi; milil.3.ire · et
qui joi•menl au courage le plus aimable.

\'Crin de I ur e'te lJ douceur ctla modestie.
l. • même commi saircs : C:irra. ilien·,
Prieur écri,ent le 2 ortohre de la mèa"ie
:innée : « 'ous tcrminon Célle lettre en vou parlanl d deux jolies héroïne qui onl ici :
les cito "t&gt;nnes Femin. Ces d ux j une" entant. ,
aw;j modeste qu couragea es, . onl •.m
ce. e aux avanL-garde cl dan le poste. le
plus périllemt. ,\u milieu &lt;le l"armée, composée de jeunes citoyen , ell l onL respectée
et honorée . c·l.'-l loujour le t riompbe de 1a
\'ertu. Le .\.u lrichiens onL eu la basse vengeance de ra er la. mai on de ce jeune, rnfanLs, itui:e à llurtagne i il ne four r te plu
rien qu leur coul"a"e · el! ne rnnt point
inquiètes de leur sorL, eJlé sa,·eut que la
nation françai e ~tau _j géoéreus • qu.e l,ra1·e,
et nou réclamerons ,·oLre ju~tiœ à notre rcLour. 11 igné : 1 •·itoJ en , commi ·. aire de
la onl"ention nationale : Carra, il1ery. Prieur.
Lamarline, hi lorirn, a écrit l'b~toire de.
d •moi l'ile· d Ferni 0 , !JUl se lai er rmporler 1r.ir l'imagination &lt;lll poèLe, san llltlnqucr
à la tricll' érilé 1 ; on 1·écit l)U C voici c L
:1h olumt'nl eucl :
« Oumonriez, le malin de la bataille Je

Jemmape.~. parcotlrail le front de c lignes
uivi df' son étal-major p:irl iculier. [\an 1111
~onpe à che1·al de quatre officiers de difftrenls àges, on remar411ail deux figures féminine . Leur mode lie, leur rougeur cl leur
«r,1ce contra laienl, ou· l'h,tLil d"officier
d'ordono:rnce, a,·e les figure· màlc des
gnerrier qui les entorrraiimt. C'tlairnl le
c.,pit..-ûne d •. guide de Humouriez, M. Je
Fcrnig, habiLaol de la Flandre frauçai e; on
fil , liculcnant dan:s le régiment d'Au'l:erroi ,
et es d~ux. filles, que leur Lemlrn~5C pour
leur père e~ leur paidon pour ln patrie
a\·aieot :.macLée à l'abri de leur se. e et de
leur àg et jetées dons les camp . L'amour
ûlial ne leur a,•ait pas laissé d'aulre a~ile.
Elles élaienl née au ,·illaac de .Mortarne,
ur l'exlrème frontière de la Frauce, touch11n1
à la Belgique. Yoici comment leur vocation
leur fut révélée :
Dan
pr~mier
départe men fronti re ·o levai al d'euxmème: pour couvrir le pa . LaFraneen'était
qu·un c81Dp donl ils se lOn_idéraienl comme
le avan1-po le la.dépcndammenl des bataillon qu'ili envoyaient à Dumouriez, des compagnies de \Olontà.ires, formées d'homme·
marié . de ,·ieillard el d"adolesccnts, sans

�..,

ru

Cep ndmt D~urnon"ille, ui command:iil
le camp de aint-Amnnd, à peu de di ·lance
de r ~lr~me frmHi~rc, n!anl ·ntendu parler
de l'h ·roi ,ne des l'Olont:ùr · de lorhgne,
monta à chiwal à la tête tl'on fort detnchemenL d' caralcrie et int 1,ala.yPl" le par~ de
ce fourra eur de Cl irfoyt. Eu approi;hanl
de .1ortngoe, au poiaL du j ur, il rentolllra
la colonn de \1. d Fernin-. Cell lronpe rcnLrail an villa e apr' nua nuit de folinae cl
de combat, où le coup de feu o·a\'ateul pa.s
ce si! de rell'DIÎr ur loul la lirrneet où .Je
ernîrr av:IÎ! rlé défüré lai-m~me par es
611 · d main · d'un roupe dl.' hu ·a.rJ 11ui
l'enlrai111il pri onnii&gt;r. L~ colonne. h, ra· '
1 ramrnanL pln,ieur-1 1.11' sés cl cio I prirnnn.iers, cbautnil la .lfar ·cillai e, au oo d'au
eul 1nmbo11r dé ·hir · di: ballei;. •urnonîille
nrrêla ,1. do erniu, le remercia au nom de
la France, eL pour -honorer le co11r;1ge 'l le
p.ilrio1i me dll se p ·~ans, ,·oulut 1' ' pa ·cr
en renie :t\'CC ton le honneur· de b :,l'llcrr .
le jour Ctimmençait à peine à poindre. C ·
bra~e eo 'ali•'nèrt-nl ou · 1 arbr , fier
d'être Lraîlé en solJ 1. p r le g~n~ral rr Il--'
çai . his de r.endo de 1:heval e.l pa an( devant le rtonl du celle pclile lro,ipe, Beurnoncrut a,peroe,,oir•1ue deu de plu. jeun~
volontairt! • i-. hé dt:rrière lt' rnn .Fu ·aient
es regard;; cl p:issaii&gt;nl fnrlivcimeot d'un
«roupe à I' ulre pour &lt;i,·il •r J"ètr uborJ1:
par lui .. e compr,manl rien à f'eltc timidité
dans d • homme crni portaient le fu il, il
pria L de Fcrnja dt.1 fair :ipprorhttr re
l&gt;l'&lt;1\'c nfan ' . L~ rau.,- 'ou1'riteul el laisèrent à rlticouverl I deiu jeu Ol!S fill :
m:ii" leur. h lut d'bomm••, leur vi arr "
voilûs par ]a fumée tle la poudre de . coup, de
f.:u Liré. puml· nl le coml.,at. leur Jè,r ·
noirrie, par le rarlna'"he qu'ell , 3\'nienl
dét:bir e avec I denls lt•s rendai,ml méconnai(. Me aux •eux n1ême Je lt&gt;ur propre
pè . lJ. de Ferai" fui . urpri de ne pa.
connailre. ces dc111. r:-0mb:il1:ml de n pefüc
armée.
a Qui ètes-vou 1 ~ leur demantln-l•il d'un
ton 1kèrc.
ce· mols, un chucholement
our1I, accompagné de onrirc unir r.eL.
courut dan le ran,,,. Th ~phile et FJlidlt1.
voyant leur ecrcl d !couvert, lomlhcnl .
genoux. rougiri&gt;nl, pleurèrcul. sanglot' rent,
e dénoncèrent el implnrèr ut, en enlouranL
de leur hr:i le jambes dt! lt&gt;ur p~rc, lti
pardon de leur picurn upcrr:heric. f. d
eroi•T emhrassa :::e fille· en pleuronL luimème. n le pré.~enr:i à BenrnonvilJe. qui
décrivit celle cène dans a Mpêcbe à La
Convt:n tioo.
La onl"l?ntion l!Îla les nom de
deux
jeun fille à la France et leur en\'O ·a de
ch \'3Ut el d armes d'bono ur u nom dti
la p3Lrie .. ·uu I rctromon. à Jemmapes,
combaUanl, triomphant, ,auvanl ICJ bl é
après. Ir~ a.,oir vaincu • Le Î3 ~e n'a p3 inrnnlu dJn Clorinde plu!; d'béroïsmt', pins de
mervcill.:iu et plus d'amour que lu HJpobli•1ue n'en Gt admirer dan ce tr:11 li. emenl fi.lia], hn le ~. p?oit et dan l d liuée de ce deux héroïne de la liberté .
0

,·m,

.... 1o8 ...

Dumouriez, h l' i:&lt;po TUC de . on prcmirr communde.menl eo Flandr1'. Ir .i"nnla à l'adrniratiuo de
old·,t du c:imr de )f nid . A
no· premier re\'t•r , leur mai~on, d: 1i,i '
à b Pn:;!Pance d•· , ulrirhiem,. Cul inc,•nJi · .
. de t·rnig u'arail plu d' utre p:itrie 11ue
l'armée. Oumoari • cmmi•na le père, (I! lil
et I d!!ux llll a,·c1· lui d:in. la camparrnc
ile I' rgonne. ri donna au père et au fil des
rades dan l'état-major. L jeun filles,
louiour entre leur père l leur frcre, portaient l'bahit, I• , rmP el fai~nirnl 1 · fouction d"offidl'rs d'ordonmmet•. Elit· vnicnl
cowl&gt;allu à hlm ·, t&gt;II,· ~rùhit&gt;Ot dt&gt; com~
Lotlre J\lmm:ip . l.':iin,~. ,llicit.S dt• ernii, uiY:iil à ,·h •val lt! duc de h;irlr..s.
c1u'ell oe ~ 11lail pa •[UÎlll'r fk•Jtd.1111 la l,ata1II . la econJe, Th •nphll,•, . rr~par:iil à
porter :au ,·i, u1 j!Pnéral F,•rr:md 1, ordre~
du &gt;u ~rai PU cht&gt;f toi à 111or• b,·r a,,-c lui il
l'a ,aul des red11u1.. de l'nilc l!,u11·h•·· l ►n­
m11un1•z monlrail ce d1-u~ rh:irm:11111',: h~roines à
oldnt ,·ommc nn m11Ji•lc de
patrioti me et comm • u•• 1111u11r1· d • la \'ir~
toire. vur hcamé I'! leur J,•1111,,,. P r:ipprlaie.ol r.,p_ a11p:mlions m rw·1ll11u- . d1•. J!PlltC
prolt\clcur dt•:- pP11pl1• • à 1 1~11• d •S Artlll 1Cc ,
le Jour des l1aln1II . La lilwrt~, comme lo
reli •ion, éta1l di 011e d"aroir ::111 i . es miraclt'S. »
Ain i p:irle Lttm rlin,,: lo ,·itatinn c l un
peu lo11g111• 1 mai ceu~ qui 01' l.i cun11:1i•N1ient
pas enr.ore 'il y Pn a - n noie la reprocheront pa . QuanL à ceux 11ui 8HÎPnL
coo crvé le . ou,·i:uir de 1· 111n:ainili11ur mor·ceao, il ne er,mt pa~ moins . ti,f. i1 - a ·anl
eu l'occa ion J'rnlcodre nne f,.j di• pins rrt
admirable lnngn,.,e. [,'hi t11rie11 &lt;lt' Giro111lin,
ajoute que ~ le· deux in1r,:pi1lcs l1èroincs
Ferni furent en1r,1in11Ps :m crime dan
lIDfl dtl urLinn qui r ·.i:.rml,lail rour l'ile, à la
lidûlil: Il. Eli ' acr~1rur~"111lrent Il tdli·l [h1muuri t dan :i. fotLP et cc n'i&gt;. t p:i. 11· m11indr d~ péril. qu'elles ait'nlrouru. LR. ba!aillon rraaç4i de~inanl ,,ue I UI' ,:11éral I •
:ib:indonuait, qu'il pa. it h l' •norm1. le mirent rn jonc fi mcnar'rent de tirrr ïl continu.ait ·a coari;e. IJumouriez ~uh; de n pelile
corle, dao la 11uelle él ient le demoi ·Ile
d,.. fl}rnig. pril le galop. Lr cri de colère,
fo injures, le balle. ounaienl à es orPille:.
Dcut bu_ ard soul tuiis à ~ Cl)I · . Dumnuri z t d~monté; on chcl'a[ rcv:ent seul
dan le camp frnoçni où on le rr ·oil en
triomphe. Théophile d,· erni" e, t é•• lem en L
démontée. :i srcur, ~licité, desrrnd de son
cbenl et le donne au éor1a1. On ante un
peût canal el de l'autre côté :on lrOu\'e d'aulr montures. La Fuite au gal p recommence
el toujour ou une grêle de balles; cioq
homrn - onl tués. ou I papier' de Dumouriez sont perdu . Eofin m-ùœ nui deu.s:
jeune. filles qui oonnai.s nl ln mute, on
arrhe à l'Es1•aul. lJumouricz était saoré.
Aprè: une cnlremc avec le ,!n&amp;al autrichit'n
)lack, il rr ,gne con camp de Mnulde; il
e..c:père encore entrainer se troupes. maiE se
effort sont inulil . Il doil reprendre, t
celte foi Pour toujour , Je chemin de l'eril.

];Es DE.MOJS'EllES DE FE'R.NlG -----

cumplon p rlir. 11us~itôt le np~l, qne La moitié de fa r.1m1lle; el, now remlaot II l'\1rls pour J
termine!' ce ljUÏ puurr-JÎI re!\lu
foire, ntoo
il n'id pa• en mou pomu r. _11100 cl1 t•~ cou i_n. frère premli-:i p&lt;N ,,.,,ioo tle l"etn11l11i ,11ic I '. mi11 • ,ou Li•11111igner, cuunue JI' le! tll!strt·r-11•,
ni,trr lui d Linr•. Lo~11e nou, auruui. 111·1, un
•u1111.Jien je uis 1•ru;ihlc i1 l'em11re,;~mcul quo
gite.
papa. Loui, .. 1 A.im 11' "i_endronl o~. rernu, mellt.!I à m'uhli;l •r. '1ab paur m1ru1 1·uu,
JOiud1·e.
, ou de ·11n oou~ croire n.-.,u_ 1I d
rch1irnr, je nî \'UUS f;tir 1111 tableau l"ll11Îllc et
morl
·
;
alor
nolrc po ilion sera vue dans nn.
cu111:i · ,le notre :.ilui1tion adu,•IIP. Jug~z par là d •
Hai jour. ... IJui•I u1owenl pour woi 11ue c: •lui
1111111 t'nlièn• confi:mcc,
r n llullamle, il1·1m1, ,leai :m. , nou~ y ,on1u1cs ouje. r ,errai no· u111i~! 1h! n&lt;' ,011,, li.lui . ur:,;
pl'Oh\"r · p3r nu gouvern nwul el autori i: p;n• 1m • 1llu,i,Ja encl1;1t1l re,.e. '. Qu vo · pre ·1tg1• ,
nolr llépuhlii11.t". Î.l'S lt'tlUl1le~ nr~cuu~ dan, ~i loo.,ku11-s lrllllll' u1 . , hoi.-ent enfin un d1.:i.mp
ltht à la ri•alitr !
nolr p:11r1e à l'ël'o,pte Je 110lra arr11 1:e 1la~1 cc
fo a11i hien 1111e le lion ft':lnç."li • nou Ioienl
pJ~ ·•ci, fur,ml citlM du tijnur que nou, l funes.

adressée à on cou in, Théophile de Fernig'
fait allu.sïon à • démard1c :

c.irrière mililaire e l lerminée. On croit
ouvenl ,1u'1I fut plus diplnmale el pl~ p1~litici,•n ,1ue ::..oldal; on fai~ 1orl à sa m.4•mo1re
Jéj:: si cla. r.:éè par le fait de ~a trab1!'on. Il
a,ait pour éta de a ice:
.1

msTo'f{,1.Jl
autr loi que lt! sa.lut public, uns autre orgaois:ition irue le patrîoli me, s:m :mires chef·
que les plu' brave~, ·orlai ot de· péÛle.ï
,·ill ·~. d 1.·i!l,1,.e.. dt"i. forme. , urpr('naient
le déta hi&gt;menls ennrmis, repou aient l'inî'asion dt• arnuL-gard cl comballni •nt conLre
1 uhlan (~,, r~ Je Clairfa t. • r mm
mèml! nccomp:i.trnaient 1 ur' mnri dan ces
up&lt;!dil ions r:ipides; des filles leur;; p • ;
lou 1, Ô."es et tou I sexe vouloicnt pa ·er
leur tribul d'l'ntholl iasme l de sanrr à la
patrii&gt; c t 1i la liherlé. L plu pieu P et le
pin. dé,•ou~e . de œ h&amp;oincs. furent ces
deu j,·uoes filles, célèbr depu.i dan 1
f, ~~ d no- premier comb ts; l'un. 'app laiL Tbéophilt•, l'autre Félicité.
\I. de Ferriig. ancien orlici r retiré dan
le ,·illa"P de ,\lorlaiTnP, élait p~re d'une nnmhreu c famille. ei fih er111.icnl, l'un à l'o.rtné • dt• Pyrén~,-s, l'autre à l'armée du nbin.
'e qu.alre fille., à qt1i la mort avajl Pnle"é
leur m~r , ,1iYnientaupr~. d lui. U 11 d'cnlre
ell é1aienL en ure eufaot.s, le deux ain • toucl,aicut à ptiine à l'adolc,cenœ . Leur père,
qui romma.nd:iit la garde national de Muri.a ne. avait animé de on :irdeur militair,
le. pay~ans de on canton. Il avait rait on
camv de tonl le pa ... 11 iwierri- :til I habitant. p r de e, · rmouches cootioul!ll ~ contre
1 hu~.ards noemi r1ui Franchi aieul ouv,:nl 1. li!!Tle d 1, rronti re rour venir in u.1lcr, pilli:r, incendier là contr •,. Il se passail
peu dt! 11ui~ p ·ndanL 1, IJU ·Il• il ne difr•eait
en per~onne ce· p trou.ille~ rhiqu · l œ
e1péditio11 . . Jill tremltl:iit.!nl pour
jour . Les d!.!Ul aîuéc~, Théophile et Félicité,
plu. émues encor• de· dan,.er que uraiL
leur p r qu • de dnnner_ dé la pairie, se
confièreul ruulm:lhmacnl leu~ inquiétudes el
entirenl oailre à fa f i dan- leur cœur la
même pan"· . EII r ~olnrenl de ·'armer
am:. i, de :.e mêler à rio 11 de J. de Fer11i~
dan le rang d cultirati:ur· donl il avaiL Liit
des oldals, de combatlre :wec em, de ,·eillcr
"nrloUL ur Leur p\rc, t de e jcLer entre [A
mort cl lui. 'il Yeoail , être menacé de Lrop
près por l cal"aliers ennemi .
Elle cou · renl leur ré.-mluûon d, n leur
âme cl ne la rt!1•élèr •nl qu'à quelque habitants du villn"e, dont la complicité leur était
n ~ire pour les d.érober am: re!!ard de
Jeur {l\'te. Elles rerêtirenl de.~ b bit d"hommcs
que leurs M.•r s auieol 1. issés à la mai on
en p:irtllllt pour l'armée; eJlc . 'arm renl de
Jeurs
it de cba se et. ui\'ROt plu. ieurs
nuit ln petite colonne nidée par JI. de
feroig, cil firent lè coup ùe feu ar c le
maraudeur- autrichien , s'aguerrirent à la
marche au combat, à la mort, et 'lectrisèrent pnr leur e emplc l - brave pa)· nn du
hameau.
Leur
l fol lon,.temp. el fid:-.Jemenl
c Fernig. en rénlranl le mntiu.
da
re e
racontant table lt
a,·
pér
les xploil de la nuit
à
, ne
:onn:iil pa que e.
pr
nai
omliattu au premier
nn
t1railleur t qu lquefois pré~rY~
a propre ,ie.

____________________

(i cmnpa"'n s ~n . 11 •ma!!tle,
2 campagnes fill f.orse;
1 mpa:,in • en Pulogne i
_;2 bll! ur · · la !!li rre.

L d •moi elle. de F'erui le .,;niviren.1 jusqu'à Tournai; il n'a\'ail pas d'arœ~•nl; clJe
coti· rr.nt a,·ec k quelqnru of!iC1Crs q111 la-

:e

Ll:5 DE.llOlSELLES DE Fl:RNIC.. -

raient ac.compagm:, lui foummnl le mnJen
de nue. en alkndant qu'il fùl pen iona • de
l'é1.rangcr, pui le quilû:reul cl reprirent
leur,, b, liits el le occupa.lion de leur . e:rn.
Elle- r~ idèr nl ucccs 1vemenl avec leur famille à Amsterd:im, Bréda, Brll'Iclles, lfarlem., LrechL et ddeU,ourg.
n 'i.i1di!?na,
en Franœ, de leur conduite;
0
.
11 11't!1aienL lai sé entrainer par Dumouriez
et le re!!l'elta.ient
déjt mais llt!S .étaient déo
clarée « émiart! ll et ne poU\'luent ongcr
à rentrer. u cCon1·er11ion re,inl ur 13 décision qu'elle a,ait pri Je fair rebâtir, O.lll
Irais de la ruition, leur mai on incendiée.
Ell!!S ne purent venir à Pari qu'en i ï9i
pour olliciter !~tir gràce. Dans une Jeure
datée 1L\mst rdam le 2:-1 frimaire an Yl et

Tablt.JU de .\.·F . LE

D111l .

·~ é11011 tr~ lilir • d • r airer Jan no · fo1crA
alol'i&gt;, mai:, nous ne le TOuhlmes point ~u1 c1,101liLion~ ,,1r où il nous fallait p~s~r. ~o. à1ne~ 1·cipublk.1m ne lraoj rnl point gwc la fJil1l11~•ll,
..'ou préfêr-lmes alle11dre u1· nou son aclton
bienrlli aulc. Ce jour t(I hicDlol 111111~ tuir.. ; bifD•
l(•l rendu au .e10 de la Fr,tncc, nons •· jouirons
d'une lil •rté que uos " cnlices et no soullrance
nous onl m~l'Îll!4!. Alors, mon clicr cousin, 1100
rons v~l'il~ ble1neol lieur,rni.
Je cro1 on.-. a1·oir dit Jans ma dermrre que
noire aff.nr~ doil se dtlt·iJ11r apr~, Le c:o,wr •·, ile
lla-L1dl. 1\11w afon, l:t parole du Directoire 11u'il
pl'ononcer:a ur noire sort :1 relie ~poque. J ,·ou
n tuamlc.rai le réi.ullal Ji:, que nous 1•11 Ct\lll
in:.Lruits.
lon no~ cnl.:ul · aclueb, nous ne
1. CQrre,p1md1111çc fotdilc J,, ~lie ~&lt; _fmti!!,
public.o pu II0111tro llo,m,nr., J ► an , f1nnm-lt1(t~1.

I 75.

,., tur, .,,,.

oon œil. L' dé ou ment lfUt' 11111 . a•ùll
prouY: pour la c:iu e · crée dt.' la liberhi o'e 1

d'on

pas equ.i,·oqul': l'l ceu.1 11ui nou ont

11.1.

au mi •

liru J roml,ats, :.._,renl que des cœon r i,uLli•
cain · ne cl1ange111 jamnb •
Bt!la~ ! l'illusion s•~,·nnouil à inoitiJ. Mlle
de Fernig ,·inl Pari., mais elle n r ;u- il
pa dans ses démarches. Elle écrit, le U Lh.ermidor ao YI:
les projels d'ëtaLli menl futur &amp;oil! eue.ore
une foi ren1cr. é ·. I.e Directoire, inùi\·iduellemcnl pol'lé pour nm , n'ose prendre uu u~l
puhhc 11ui noœ. fa e renlrer dan no· 1.11-011n,;1é •
~ous a1ons trop m. r&lt;[llé d.,ns les :mn,lc de J.1
1\évolut1on pour qu'il œe oivre soo de,·oir. La
pohtittu est ~eule écoutée dan. r moment et
1ous ..avei qllC dans tous l gomerocme.nl~. la
ju 1ice c. l:lil de\;int elle.

�111S T 0'1{1.ll
Le Dire Loire oOril au1 béroïn :s un ronce~~ion importante rlsns le. colonie ; clic
refu ercnL : 11 ~ou" avon. préféré. dil Tbfopbile, retourner en lloll:rnd&lt;&gt; el r attendre la
p3i générale, tlpoque que le Direrloire m Là
1 ju,lice qu'il nou rendra. , Mai leur·
failile re .ource étaient épui 1 • elle·
entreprireul un petit romm1:tce J 1.JiruL loteri , continuant à être proté" 'ic par le
ouverncroenL français l I our ruem Dl
hollandai-. n ne I confondait plu- (1 n c
la la e prrfide de émi.,.ré~. D'aillcur nou
ne ommes pa 'Dt celle fatale li-te. Nou ne
omme que compromi dan une faction
(la faction Dumouriez) dont on ,ail bien que
nou n':nou pa parta,,.é le pri11cipc . ,
Enfin, en 1 02, toute la fomille de Fernig
peul rentrer en France. Tbéophîlr, accompa"nte de on p·re el &lt;le .a plu j une œur,
\'ODl b:\Litcr Pari , 11 celle capitale de
icei-,
criL-elle, el que je hais du fond de l'ame. J'y
\ÏHai au:si retirée que i j'étai à Ver!!lle·.
Ion caractère répunne aux grandes (füsipalioo el, pour ma con olation. ma œur
imée "
loger dan, la rue de èvres, à
l'cxlr'•mité de la ,-me. »
Oa \'oil, par · ttuelque e1trail , que
'l'h 1ophil d • Fernig n'étaiL nullrmeol une
Yirago apnl gardé de 1 , ie des camp
un lan"a"e .oldatesque. « JJe ét11it, dit
Lamartine, mu icienne el poi!le comme Vittoria Colonna. Elle a lai é d poé ies empreinte. d'un mâle héroïsme, d'une . en·ibililé
féminine •t di••m• d'accompa!?ller son 110m
à l'immortalité. • ·1te mourut :m- aYoir lité
marié\', eu 1 'l , à Orunlle où eUe e trourail pr~ de . a œur Félicité.
Celle-ci, l'autre aid • &lt;le camp de Dumouri i, anit, racoute l' lltsto1re de, Giro11tl111 ,
• fait, ur le champ de hutai1l , la conquête de
on futur mari :
« Han une de renconlr 0 s enlre l'a~anl•rarde franç:u c el l'arrièr -garde autrichienne, un de jeune· amazones ferni 11 ,
0

· Fi:Jirit l, qni portail 1 : ordr de Dumouri z
à l.i tèle des t olonne~. l llt rnîr.ée por on
;,rd t!r, e troma ('Dîelopp{e anc une poi"née de bu .. ards l'rar:i;ai. par un dHad1ement de uhlan con rui . Dé,.anéc ar c peine
d(', ~lire qui l'cmeloppairol, elle tournait
bride OWl' un °roupe d bu .ard Jl(lUr
ri joindre la olonnc. 11uand , l'e aper~oit un
Jeune officier Je ,olontairC'~ Lel 0 e de . on
parti, rt·m-er:;é de cheml d'un coup de teu
cl se défen&lt;l:ml :nec ,on ~al,re rontre le.
uhlan qui chl•rcb:ii nl à l'acbe,a. llien qnc
CCL officier lui fl1l inconnu, à ft-t a. cl frlic,té '{lanr au .ccour du bb!P, lue, de
deux coup. de pi~tolcL, deux dr uhlan~, met
le autre en fuite, de.c nd de cb •,•al, rel',e
le mouranl, le con6c à t hu:,ard , le fait
partir J'accompagnl', le rH&lt;1mroand ellrmème à l'ambulance, cl re,icnl rejoindre son
f-néral. Ce jeune oflicirr belge . '.ipp l:iil Yo.ndt!rwalen. Lai. l:, apr~ · le déparl de J'arm{
françaiH•, d:10 le· hopila.ux de Uru,ellt., il
onblia .e Lile:; ur~ · : m:ii il n pomailjamai
oul,li ·r la ensuelle apparition qu'il axait
eue sur le champ de carn:ill'e: cc ,i~o e de
tcmme ous lt!s habit d'un compagno11
d'arme , e précipitant dan la mêlée pour
!':mach r à la morl rt peocbé • en uilc, il
l'ambulance, ur son lit angfont, oh édail
s:m •~ a .on sourmir; quand Dumonrirz
eul fui à l'étranrrer el 11ue l'armée eut perdu
la trace dC' deux femmes guerrit'.•re qu'il
:nait enlrainée dan e inforlun cl dan
son exil, Vandrrwalen quitta le .cr\'ice militaire et ,·ornnca, en lkm;icrn , à la r chcrch
dr ~ lihé~alrire. If parcourut longtemp &lt;'n
,ain le principale· vifüs du \ord, ans pou•
1•oir obtenir aucun rcnsei nem nl ur la

r1

1. Ili foire 9t'11éraft du r111i9rl, . par l'ornrrou,
l1ari5, l'l,m, Ill i.
~. fnc foi,, dou~ 1111 ruml,nt. ,•Il • l\'aÎI 11fü•nè ,1
l}umollriN un ~111 Ali mamt l'i lui di•ail: • Mon li ·.•
1wral. toilà 1111 pri(l(1111llcr. , l.t•llc rois de 1w1i1 • lillc
lil 1re~,-aillir 1'.\lt.·n nn I qui 110 ~o ,"011&gt;11lu point d •

l 'a!Tairc.

famille de F~rni". Il la JécouHil enfin, réfunire au fond do Danemark. a rcconnai .ance •e rhan"1'a en amnur Jl')Ur la jeune
fille qui a,ail r pri le baLit .• li'. /!rfttL•~. la
mode ûe de .on ~cxc. li l'épou.a el la ramena
dan .. a palrit!! 11
Ik~ d.ux aorre ,œur d~ fi:rnin, qu kur
à11c aYait empêch 1e d'êlrc .oldal comme
leur den ainée., l'une e marie à un fabricant de Lijoux. l'aulre tlpome le nL:néral
Gnillrmiuol.
Le pt•re Jes dcu héroïn s monrnt d'apoplexie en 1 l(L Leur frire, de,·cnu gén(,r, l
el comte de l'Empire, mourul •n I fi au
cours d'un ,·oyanc qu'il avai l cntr •pri. eu
:'grpte a l'âge de oitanle-quatorze an .
Ces dt'UX femm&lt;':- oldal é1aien1-dlr
jolie '? Eli _ étaienL charma.nit . Les l'rançai e émirrré1 ool r marq11~ u la figure
mode le, Ir mnin. pelll • hl:m1:hc., déliClll
de la charmante Tb 1ophilc el unl admiré 411e jamai on n'ait pu dire mi mol de
Jtlfa\'oraLle sur leur· mœur · 1 • »
La j!alerie de I ooiété d'agricull ur' de
\' ,tlencicnne po -~de . on porlrai l: à olé c t
placée une e~qui '"C qui repré ent • a le c.1pitaine de Fcrni • rcCQnnai~ ont • deux filles
cnrlil • • à n'Îr dan la eompa!!Die dti ln
"'nrdc nalionale 'luÏI commandait ». llan le
talill'au d' \ry rhelîl'r, rl'pr ent:mL la bataille de Jcmruape' (mu ée &lt;le \er_aillesl, on
,·oit Thkphihi de Fernig d.111 · on co.!ume
militaire. Il ne faut pa · oul,lirr, ('n l'!îel,
qu'elle .e tom rit de .. foire à celle ba1.c,illt-.
Chor ..eant le, grcnad1rrs l1on~roi • a l'CC un
ùêlllchement d • ch:i, ·rnr' à chrval, lit rrn,er a de &lt;lcux C"UP de pibLolcL d •ux . oldal. nn mis et lit de .,a main pri onni r le
cher de bataillon q11'elle conduhit d 1..::irmé
au gênfral Ferrand'. Le courJge do œll,•
jeune fille de . izc ans, rPprocbanl ou.
fu ·ard- leur làche co11d11ilr, fuL pour beaucoup dan la ,ictoire, il aida à arrêter la clérool , un moment mcnacanle.
EmLE 'ÈRE.

li • , wu!'Ol~rl. p,.•ut-i'trr,
.\1cc le lill

tl'l,nN

L e prince de Ligne

f. lill d'I•ra•l ét ienl dcu · juivl' fort
l,ellc que le prince de Ligne vopit a. sidûmenl, mai qu'il q11it1a_ brusquement 1111 jour
en leur ndrt&gt; :ml le billcL sui1·ant : « fou.;;
.\ l:i mort de l'empereur Joseph e termina ~,ei. ~I' Jarne , que j'ai loujour. 1té l'un
la carrière pnlitic1uc tlu priocc de Ligne: de- de vo admirai ur le! plu cmprl'· é ; ,·ou
puis. il ne fut plu· employé, ruai. il gard:1 n'a,·ez ni e11fanl5 ni chien~. ce qui m'a donné
tout de uile un gr rule iJée de ,·01re mérite;
avec ~n. ha.ulc position .ociale
lilre· el .e
di$lilé~. A \ï nne, loul le monde, peupl · •l mais me jambe tt'frucnl à rimpcr \'O
grand., J, aluait .:me plai ir. Derrière .ou c caliers. , dieu, ,ou' êlc décidément l •
c;irro. était monlé un Ture &lt;1u le prince dt:rnièrcs que j'aie atlorêc~ au (toi ièmc. D
On a rel'utilli du prince de Li,me une foule
Potemkin lui a\·ait donné à l'a aat d'l,.maël,
el qui par celte rai~on porlail le nom de la de mot~, dont un ••raud nombre ne lui apparYüle. Lorsque le Turc mourul, le mar11uis de Lienn nt pa., cl on a ouLliJ le plu pi,cuant ,
qui 11'é1nienl connu que d · intimes.
Donnay lni fü l'iSpilaphe 'UÎl'3.llte :
Lor que, dan la. n1volution de Pay. -Bas.
l\cpo e en p~1s, 1,,m lmaël.
le
in.urgé lui eorn ·èrenL une députation
lu ras rlcurè l"r ton m1itre;

pour lui 1Tri1· fo romtnanJ,·nienl &lt;le ('t' quïl ·
appelaient l'armœ 111tion:1le , le prince tle
Ligne le remercia :ll'e • efiu ion, et en le
cong-é&lt;liant dil au député' : cc \'euillrz,
lcs~i ur , Iran ·mellre à vo commettanls
,ru je -ui incapable de me ré"oller en
hiver. »
L'Empercur f'raoroi~ f.ù.ail creu.cr an
canal, mai l'eau manquait; on répanJit le
bruiL c1u·un homme · · était noy,r.
- « Flalteur ! )1 'éai,1 le prinre d • Li.,.ne.
Lor~q11e le duc Albert d•
-1'e chien,
après avoir perdu la Latairle de Jemrnape
cl fait une maladie ttra\'e, re,·inl li VirnnP, il
d•manda au princ d' Li·me comment il 1
trouvai 11 (1 ~I I fui • li n ci .. n Il r ' rèpJ irrua
celui-ci, je YOUS trou l'e l'air pa sahlemenl
défait. t
COMTE

O iV.\ROFF.

Doc:tel.ll' CABANÈS

...,.

Les artifices de la toilette
.7i.mon Barbe ( t ,•ol . in- 12). e trouî.C IJ la
Les Romain auachaienl un pri:t extrême à
manière de parfum r la poud~e de C~yp~
l'éclat et it la netteté de la che,elare, c~ la
commil 11 ontpellier • Celle qu oo faLnqu~tl
c!"
ouiller par de la cendre ou. de la pous .1 re i, ~ontpelli r pa .ail, eu elTcl pour la merln conte qnc de reli.,ieu c , rcmplaçao~, était, pour eux le grand 1 •ne d ' deuil el leurc.
.
ornme la manife talion du plu profonJ dtun jour, ur leur tète , le cendre de~. p ·Au 1,"' el au
siècle, cc parfum était
opposer qu'ù n'auraient
nilence par de l· poudre blanche cl · ~ta.~l scspoir. 11 est
à fa mode .
pa.
emplo~·é
la
11oudre
dan uo bul de co- lr • ous
1
wonlrécs de la orle en puLlic , turent am 1,
llenri IY, la mode de la poudre 'lai 1
qut&gt;lterie 1 •
•
et comme : leur in u le. initiatrice d'un
J,ljà
i
répandue 11uc les femm de bas e
\'ou Yoilà, ,an Joui , peu ren c1nné sur
condiLion n'osant montrer leurs che" u dan
mode nou\clle '·
l'bi Loir, de la poudre à poudrer chez l_c
D'autre , toolraricur· de ll1 endt~, nou
l ur élal ~aturel, , le saupoudraient de )l ul'Oudraien~ persuader qu'originaire d'Italie, ancien cl ct•la faute de dorument préci . dre de boi pourri, 'l"'on trouve parm le
la poudre fut apportée en Franœ par un_e lleureu: mcnl nous ommcs mieux informés vieux ba timent . li
Lroupe de comJdien , el qu'au ne 'en erv:11l pour J •poques plu: rappro bée de la notre.
On cite encore d . filles de village 11ui, depa chez nons avant l'a1rncmeot d'Henri IV.
vançant leur iècle,
poudrai nt de farine,
A I&lt;' eotendrt&gt;, 110 a'ieux n'auraient connu
mai an entrain r la ville à leur e1cmple.
A la Cour de France, 13 poudre l'ail on
ni l' xi. lence ni l'u ngc de la poudre à pouC'e L sou le mècnc r gne qu'on a comapparition
ou le r~!!lle de barlcs VIII'; au
drer.
mencé 11 r~pandre ur les ch veu une poudre
P:1 plus le· Pères de l'Égli ~ l!Ue le r~- moin alon -nous lieu de le upro.er, rar cc parfumée qu'on appel:lit 9ri,~crie.
.
man ·icr-, qui onl parlé, ceu -c, a -e~ admi- roi avait déj:i un p~rîumeur eu Litre. . .
La poudre, en ce temp -là, n'é1;11t . ra.
u tcmp de ·rançoi \·•, on connaua1l la
ration, de la parure, ceux-là avec col •re, de
mise à ec sur le cheveux : on la fa1 31 l
la coriucllrrie de ft•mme., n'auraient fail poudr J • , iolelle et ln poudre de Chypr~, el tC!Dir au moJen d'un mélange· on imagine
pour le ~oins de l~ toi) lie, on ? 'èrrnrl &lt;le comLien de la,,ages il tallait pour rcmellr~ au
mention de la poudre.
a.100 mu.cal cl d un poudre dite d' fieu/'
Enfin. aprème argumenl, on n'en "' rrail
de
/'et•e, 11ui a,;ail !J réputnlion de raf1aichir net c têle3 empoi é .
point tra ·e dan le , ieux portrait , hie~ que
c!"
le peintre d'alor· r pr · enta eot IOllJOUr le teint.
Henri Ill fol proooulcm nl le pr1~mier à .e
le fomm • Lo:llcs qu'cll étaient roilfë,. 1 •
l.oui X(Il ne porta.il pa · &lt;li! poudr •, m:ilou Hir l.: · che1·eu. de poudre de üolctte
Outre que Cl' dernier argum ut n' •,l pa
gré
ou peut-èlrc à cause de chmruJ Lianes
· Cl le mi.,.r.ond'imiter au itût
p,:remploire, lei a· ·ertiun l]Ui prc:rèdcul oul 111 u,'lltéc
1·
0
•
4
11'il rnl de l,nnne heure.
l •ur maim•. • l'n Ynll'I, :ipnl en .es m3in
coulreJitc p:tr J'hi ·loir 1 •
_
l'Jpo4ue dl! Richelieu. le· gentil hom~cs
11 eH au moins uo Père de n.: ..li • qui a une boi ·Le plt?ine de poudre . emLlable ~ elle a,·aienl de portion de perruqu , ou corn. ,
fu.lminé contre la poudr . T •rtullien 'csl de C' 1iprc, aYec une "r sse houppe ~e . O)' , 1p1i c li :lient dan le clte_v ux ~our prolaquelle il plonge:til dan' celle bo1 'te en
élevé a,·ec '"ebém nœ conlre Jt,,. chreti one
duire J ,, d1ules plu fourme , et il fut un
.au poudrait la têle Jo patient 1 • Il
i1ui ne craigoaienl pas de se char_ cr de per}e
l.a powfre tle Clry111·e ét~l un y1rfum_ l'orL moment ùÙ on ~ mit à poudrrr ces bu
el de liijou de se mettre du notr pour faire
l'Ue\"U' avec d la fine fleur de farine; mai
paraitre 1 · l'C'Ul plu grand , d' ·e poudrer rechrrcbé. Elle se compo ail, ui1-anl l\t, hr- 1 pourpoinls el le m,mleaux 'en trouvèles cliet•eu.c tle sn{ran, afin dé r - mlikr let, de racine dïri , de civelle cl de mus • renL i mal; il plut tant de Lr l\rds contre
La recette exacte de cette poudre nou. e L,
au 611 des G:iul et de la ,ermanie.
au
urplu·. donnét! par le par(11meur F,·a,1- le meu11iers el le enfm·ine', que ln mode
C'e t un faiL bien connu 11ue l dame ro&lt;'0is, qui enseigne toutes les .wm~ière · de. ne tint pa . Plu lard on devait. e ~ontrerplu
maine5 se poudraieol I cheveux. On cite,
préc.1uliooncu, : quand on e remit à poudrer
l' ppui, les reproches que leur adrc sait Caton tirer cle odeurs de /le1m el a faire toute· Il' perruques, pour que l'~hi~ n'en fùl pa
dfl e rendre la Lèle rutilante « à l'aide d'un sorte· de Par{ums.
ali, on p&lt; u.dra également I habit.
Dans ce curieu traité, publié en 169::i par
mélanrre puhérulent. »
La poudre à poud rer.

"e

11

...,.

1

c·

1.
L I d1roni,J1teur L'E toile qui • rapporli le
rail dans son curie~ j?ur!1al. Un y • r■ it M!~,· ol
allusion, mai:, ~n JIIDILS citer le lexie que •01c1 :
• I.e mcrucdi Il de ce moi
li.écembrc t~Oj),
Cvmrnolct pr ha le religieu es que le gentil lio!DDI s proumcuoi ul par d 0111 h:s br tuu le
jnuN à l'ar~. Como&gt;P i 11 ,érilé ~n ne •o. ail aut~e
cho. a Paru cl partout que ~nhl,bommcs cl rehgierucs 1CCOOplé•, qui e r,,_ icnL. l'1m11~ . cl se
li, h&lt;lil!llt le mor,-nu, portant leJ dtl rcl1gtcll§C.S,
sou:i Le ,·oile qui ulemenl Ica rfülinguoit, n•i ha•
l1ils d f•~ n clo ctJutlÏJaones, cdanl far,lée , mus-

qué et ponldrh·•• au. i vilaine et dêbordc
n
parolr wmme en tout le r • l •. •
'!,t'1:L11.tt:TD C
R · ,l'.a1ueriraâ1111 cw·i.-ur,t.11.
:;_ B •ai 11ir I.e
L. li. l'aris, 111:!-i.
i. 1,11· 1orien Jiisi-phe npporte que lor&lt;T111e le mi
Lomon rlail eu grande Ct'r · mome, iJ était 1UXOml'&amp;gné de •(Ulln cCJII. jeunes g Il de ramil_l _s ooli_lc.'
ilont les cheveu,:, semc- de pouJni 1hr, clrncelllelll
au olcil.

,,,,.J~,.

j_ Toilrlle d',mc Romm'11r a11 /t'mp, d'A11g11 le,
par le D• C. J ,~,~.
6. La pondre de ri:i êl11l J~ji rer:ommand~, ,dè lé
1,.. •ièd,•, par liu, li. Chauhac cl le laie rsl cite var
Porta, vers I ■ lin du H i'de, cumme d'ou 11 ~c
couranl. (Cf. fferut tlr~ Dctu-.1Io11drs, 15 mar 100•• )
li l!!ll A pré uult'r que le
uvera.iu f11.isaient usage
ile la pnuJrc dùs cette •poqut&gt;, car_ ~n lroll\,~ ,lans
l'lnt-e,lloirr ,le Chal'IN f, au ltv• ;1cele:

, \pc lioislc. d'or a ra,;ou de poiré pour me lr
110uldrc, au-de •us est ung pclil 1,. ?U Iruitelet.
a l'ne boi1le de cri lai ::aroyc d ugcol, dorcc d
grentléc, i 11'1lJS pin de lrD}S ly?fi~ cl lroys oiscaul,,
d,· u I • cou,erclc. • J11rr11tn1r~ de Uiarie.i 1,
13 O: c:i ,lans cl'lw ,le lhrguerili&gt; d'A.1.1lrid1c:
c rnc l,oîl ,l'ar ut 10111&lt;. blandw, gowlcr11nuée
a,.-l. 5a com rl eu llll1uelle, •C IDCI la p&lt;J~t,lre CO!·
aille qu Maclamr. preu,I i I J ru• de . , d111ue _,.uc)
l
upp;,l, • l111·Y11t. tl~ .'1111r911entr ,d ,l11tn(hr,
l5'H.
Dltll lel&gt; 1lo:u1 ca. 1•redtès, on peul ,c dcm~nder
..., 111 ,..

◄

110 ►

'il ne ,• 1:it pa3 plutol d'wae poudrt r · ·onforlaulc
que d poudre i pouilrer.
.
1. Drsrriptirm dt' r/,lc de• {Jumop~l'ix/1I , . .
. li. Huard a rele,·è, dan I J11te11ta1rc du pn'!c,:
rlr_ Cm1dr 1158 ) : , une pl'tite lioi•lc aie rrrr~, pleine
,I • pvulJr•• de Chippre. - /le111. qualre pchl. "'
,111 Ierre •n lroi, dcsquel il )' a de la puulrlrc ,le
thippre. èlc. •
. .
t))
llan I fove11lt&lt;Îrr de Catherine d Jléd,cr&amp; 1 •
li~rcnl : • deu pèlih: rtse' d • ,·rrre peint, de llonlpcllier, • \tPls il y • de la ~uldtc.,
• .
ll f:tUl croi~ qu'au XVII' ,!ilècle ecttc poudre, wt!
i uut~c, 1n1l CC-- de plaire; car, dan une toméd1e
J: Upnc·ur1, l'Eté du rnq11rll1'A 1,1600, nnu: voyons
un abbé giilant t'hn i: p,rce qu'il ~ur 1111 de c,•
1,arf11111 (t:f. J)idi11niwire de f.~me11hle11m,1, par

11. Ibn u, t. l,

r•

OJ.

,

•

,

1

,\nJ:"éliquc s'adre , en ces t_ermc , ~ 1aboo P&lt;1u;,rc
- c Elui,..nu-,ou tle m,11, mOllil ur, \'OUS an•z
11 ~ odeur,. · El le fi lil alibê de r \pomlre : - • Co
n'csl que rJ • la p&lt;1u1ln· de Ch31,re, ma,lame- •

�111ST0]{1.lf - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Il e t plu ieurs fois question de la poudre
dans I.e ~fémoires du 1"1.\!!lle de Louis XIII.
Toutcfoi la mode ne priL quel1rue consHance
que sou lti règne d'.A.nne d'. uLriche. Parmi
ceux qui la lancèrenl oo cile . nrtoul le marqui. de Jauzey, un des nombreux amis de 1 inon.
Le journal de DubuissonAubernay aou · le montre-, se
pré entant au Pabi -Roial,
le 26 décembre 16,Ul, a peign t, potulré el ,·êln ~ l'avan-

tage. u
ne Lampe, san date, qui
parait e rapporter aux environ de 16~0, d'après le co Lume des personn:ige , esl
comme l'illustralion d'une
mode donL on .se moquai!, mai
qui a,,:iiL cours tout de même:
nu milieu d'une foule de peuple qui les raille, dP.ux courLians, a i el en elopp • de
pei noir , ~ont « accommodé
à la farine &amp;, l'un par Jodelel
(qui jouait le rôle de notre
Pierrol moderne), l'autre par
un meunier 1 •
Louis XI ne favorisa guère
cet en ouement : tout ce qui
lui rappelait qu'il prenait de
l'âge lui était odieux et le frima. artificiel ressemblait trop
à l'image de la ,,ieilless pour
qu'il comenlit à 'en parer.
A peine l'n supporta-t-il uo
léger nuage, ur la fin de a
vie.
« Le plu grand des mon:irquc qui aientjamai élé .sude
trône, li ons..:nous dans an livre
contemporain du Grand noi,
s'est plu à voir ou1•ent le
ieur Martial (un parlumeur
connu de ce temp ) composer
dao on cabinet le odeur qu'il portait sur
a acrée personne. ~
A celte même époque la maréchale d'Aumool e diverli ait à faire elle-même o poudre à poudrer ! d'où le nom de poudl't à la
maréchale, qui lui L resté.
Uo œil de poudre blonde relevait parfoi
le perruques des jeunes courtisans el, comme
le dil carron,
llainl poudru 4lllÎ n'a I

d'argctll

se donnait de airs de cour el de conquètc,
L L"!!stampe porte poUI' litre :
l:,11f11rin.1,.

Pins b . sur
di:1.4.t:henl ·

llllC

u:I.Jlderole, c

Ce

Copi/aine der

lroi,, quatrain·

,0~&amp;1.tT

Je ,-Qlls rt!ndni si blanc que tou le.s Pourtisan~,
Voy al ur ,·otre 1:h,·I' l:llll rfo (arÎ.lli: épunc,

Au li!!U de l'Gll&gt; IIOllllll r la lleur de courtisans,
Vous prenJro1Jt comme moi pour nlel de J. luce.
UI llll.c;,&lt;!Dl

\'oos en ■unlz, muguet, el Je la plu suhtilc.
l.cs enfouis, mu voyaul, riront comme ,les fou~.

se

onr la poudre était. portée surtout par les pe- des personnes de condition; œ n"était ~ncnl'l:
liLs-maiLre à hon11e fortune.
qu'un usage accidentel et de caprice. C'es1
La. [ureur de dé•ruiser la couleur de s seulement sou le règne u.ivanl qu'il devinl
cherelll introduisit par degré cet 1uae, et général.
, ers la fin du rème de Loui XJ \", le duc ~c
n On y avait longtemp· l'l!pogné comme à
l"émétiquc di_t le sexagénai1·e
Arnaud dans se
oui•enfrs:
on ayail repous é r.rlle invention frivole avec autant d'opiuiâlrelé que si c'eùl été une
déeou,·erle utile.» Et ilajoule:
11 Quoique Loni XIV ne l',aiL
pa adoptée dan · a vieille. e,
j' gagerais que l'adoption de
Ct!ltc mode qui blanchi saiL
tonte I lèt, fut 1avofrée
par plu d'un ci-dcvanl jeune
homme'. » Cela es Lpos ·ihle (Il
cependanl le uccè n'en Iut
a uré que mus la Rég,ence,
par l'exemple Ju jeune 1.&lt;'ron. :i qui donnait alor le Lon ;,
La chronique rapporte l{Ue
le duc de Fronsac, le f ulur
maréchal Je nicbeli~u, tout
jeune encore, et déjà le point
de mire dt! Loule le beautés
de la cour, parut à l'Opéra
clan · un co Lume de pin l'il'ganl , el le" chc,·eu, entièrement poudr' • Ccla uriil pour
remellre la poudre à. la mode.
n Lrailé de civilité da xvme
:iècle' pre cril de ne jamais
(1 orlir du logis qn'aprèsa,·oir
peigné el arrange proprement
e chereux. OuJ' peul mettre
de la pommade et de la poudre
en Ire· pttite quantité. »
Le 21 eplembre LHO, un
arrèL du Parlement de Paridéi1mdil aux amidonniers de
fabriquer de l'amidon, tant
LA TOILE.T'IE D'r:N CLERC DE PROCUREUR.
était grande Ja di elle de céD'.JfY~S l'eslamft .te ARLE. \"i,JUŒT.
réales.
Comme fa po11cfre â J)Otlcfrer e faisait avec de 'amillourgogne, l'au Lère élère de Fénelon e don, elle oe mlait a,·anL l'augmentation du
mettait de la poudre.
prix du blé el de la farine, que 5 sous la
li ne; elle augment.a alors j u qu'à
sous ;
lme de 1\•igné, décrivant I de visu, nou
fail a i Ler à l'amu anL pectacle de la toi- mai aussitôt que l'arrê-L qui faisait déf11nsc
lette de la du be se de Bourbon. li lie se de fabriquer de l'amidon eut été publié, en
rrise et se poudre elle-même, écrit-elle à sn deux jour:1 de lc.mp la poudre monta à ~4
fille, elle man"c en même temps ; les mesmes sous la füre.
doirrl, tiennent allernalilement la houppe &lt;!t
Cc fut pre que une révolution dan le
le pain au pot; elle mange sa poudre el grai· e monde des marqui es et de petits-maitres.
~e cheveux; le loul en cm.Lie fait un fort bon
déjeuner el une ch rmanle coëffure .... »
Jusqu'alors la poudre élail re tée l'apanage
Le femme n'a\'ai.ent pas - le croiraiton 1 - adopté la mode de e poudrer avec
El je mi; OS•llf.:; que, par loul.u la ville,
aulanl d'entJ10usia me que les hommes.
Chacun nous !tisse.ra pour eollfir après \'Qu-:;.
La première Lêle poudrée qui apparait don
n.A1TTtl 1&gt;, 5 n;ncs
l'hl ·toire e t celle de Mlle Cécile de Llsori ,
Que 111 ser11s bluté, be.au mira.de d'~mour !
Polll' mhellir ta hur., il faul lant de f1111ne
en 1704.
Qn"■vec juste rnt!IOD l'on doîl crnurdre qtL'un jonr
Ce ·ne fut que beaucoup plus lard que la
_ Î J fèle dan Paris ne cau..e la fmninc.
mode s'en répand.il. Lady Monlague, vi.sitanl
2. Lt!ttrea, L. 11. p. 375.
3 Caiuerit1 ,1'1111 curieur, par F t.lllLLllr na Co~- la France \'ers la fin du xvmc siècle, écrit de
uu:s, l. Il.
4. Règlu dt la Me111f.011u el 1/e ltt civiliU cl1ri- rem.me dµ gr~d monde, que &lt;t leurs çhe.veu.x rc semblenl à. dt! la laine blanche, cl
/ ie1111t:, (Ill' n~ LA .ALU..
0

...,

Les
a1·el\ lenr vi a·,e couJcur de feu, elllJ!; n'ont
pas mème figur• lmruainc , ou les prendrait
pour de~ mouton ééan:L: . »
L'nrmœ fut a ervie à l, mode de la poudr", lnuL comme le:. femme du monde: nos
oI6cicr' cl même no ,aidai portaient la
per rnqu poudrée.
lln poudrail l s ·he\'eux de oldat (1 a la
colle ou à l'eau. 11 L'annlao-e de cc ml'thoJ~ . dLenl les aul ur d'in lructîon conecrnau I le· 1roopc , e. l a qu'un régimenl,
faisant Je. e erci e pt'miLles par un Len1p:
chaud, 1 moins tlélaLré d:1n!- .::i fri. urè que
'il élttit pou&lt;lr 1 tout uniment'· »
Le:. dra~ons devaient a,oir da11S leur bci;ace un ~ac
poudre. une houppe et dl's
peign , an compter l fer à fri er.
Le mini lre d1~ la guerre MonleynarJ eut
Leau défendre I' usag • de la cofü•, comme
t.langcreux pour la. aulé et à incompatible
nec l"allenlion que le ~olùat doit a\'OÎr de e
peigner ». il ne réu it p:u plu que le mar11n.i de Boutller en portanl
clreveu
courts, et le comte de aint-Germain, en dérrût..rnt la uppre ion &lt;le la perruque poudrée,
fair• di paraitrl' la manie du pou-

dra,.,e.

-n,

'ou Loni
le bonlil1uc , où le plus
grand nom.bru allaient e faire poudr , r semblaient à l'intérieur des moulin
et
comme le indu Lnels qui distribuaient i
génfoiusemenl la farine l, leur pralique en
pren:i.ient leur bonne part pour eu -mêmes,
ils ju ti1ièrent le nom de merlans qw leur
fut doonP par le peuple. lJan l'ei:ercice de
leur fonction, ils re~ emblaient elfectiremenl
à de merlan- qu'on va mettre à 1.a pœle•.
Des Yilles, Ja poudre pas a dans les vilbne. ,_ ln poète s'en plaint amèrement dans
une t!rrlogue qui fol mentionntie honorablement par L\cadémif' française :
lie II jou un éta~•. on pl~ es hc,·eu ,
l11r lu ciel d,· linl'l i de. m,•illeur5 11 " ;
l 11~ pous.,ière 11lil.e affailil 1 ,•isag-s:
Cumme de oos hr ins I va11ité
rit!
La f1r111c vou pou•I re cl le. son vou,. nourrit.

A la veille de la Révolution, on faisnit une
consommation prodi 11 ieu e de po~drc et de
farine pour la toiJelle. A\'ee la poudre cmploiée dans un jour, on eûl, dit un écrivain
de !\:poque cc nourri dix. mille iofortunü,, »
Il n'eût pa ~lé bien porté, pour une jeuJle
fille, de paraiLre dan le monde san poudr,•.
A. cet effet, elle mettait le ~OU' un bonneL de
lall'et1.s blanc, qui pro té eait el conservait la
poudre des cheveux. Quand celle-&lt;:i êta.il tombée, le coilleur rccommençail l'naammodage;
la 1Uette tenait ur son visage un g.rand cornet de carlon pour n' tre pas aveuolée, et
l'opérateur. Frion. llagé Lars neur 011 l,cgro , saupoudrait la tête d'un nuage blanc
dont il t11ail bieotùL tout couverl lui-même.
u Que Je femmes, écrit 'éba tien I r-

besoin~. »

n.
. ervait, en i;é.néral, de &lt;1 farine de
froment bien s.i sée » mais on ophi ti11uait
Mj la poudre a1·ec de l'amidon, de la craie
ou du sulrale de chaux.
,1 'ur la fin du bi~clc pa.s"é, - c'est du
n11' si~cle dont entend parler )lercier, - il
n' avait qne les comédiens qui s'en serraient
110ur parailre sur le théalre. Il avaienl soin
de se peigner et de c dépoudrer 11uand le
pectade était ôni. Actuelhlmenl Ioule le
tête ont poudri!e ; on pommade déjà celle
des che,·au ; leur loil lie e ·l aussi longue
&lt;1ue œlle d'une peûle-maître se; l je ne
~erais pas étonné d' l s voir hientùl poudré :
on propo~e bien de- prix, on fait de lielle.
décom-erl , mais on ne 'est p:i encor occupé de moien de faire de la poudre pollr
l s chevelU an y employer de farine. 11

.....
Peu a.ant la RJ,·olution, les hommes porLnient leur che,·enx tressés, houcl · , mis eo
queue ou nall 1 i1 la f&gt;an11rge, el orchargés
de poudre et de pommade.
C'était, du reste, 11 qui .e poudrera.il le
plu : le moindre clerc de proCllreur, le dom tique , le cuisiniers, les marmitons étag aient leur· h ude. , dre.:,saienl en pyramide
leur toupet poudré, œ qui fai ail dire i1 un
:mteur du temps. approuvant pleinement la
nouvelle mode : « r:usa.gc de la poudre dan
la cbm·elur t.i ni aulant la bic-nséancc qu'à

17

,,,wr

L \, /,a ri~ mil,lttirr
l"1111cm, rt'rJiml', p~r
A. llinu.11, 1. ,. p. ttl~ el ~V-~- le J&gt;ur{rmwur (rn111:qù1, (Am Ier 1am, s. ,l.,
m~s ~aru ,ellt l

tl.J

.

,,. '. La.::"' rio_-afe da11• COf!Cltm,, F, ri.nrt, par
\ . lhnr.ur, - êd1l1on, 11, 31-R (111\enlure J un mn-

dum,I).
.., J IJ w-

CÏ"r. l'inimilalile peintre di mœus parijennes, coru.ommenl à colorer J'édifice de
lenr~ chewo,, .\ brill:lnter leur Leinl, a donner .à leur, mains lout l'éclat de la. blanch"nr,
con ommcnt, dis-je, à. orner leur corps um.1
mati \re propre 11 le· nourrir, c•e,t une de
ces erreur- do Ja1e &lt;1u·on né peul guère détruire, parce que le luxe lui-même, hélas,
est de,enu i puLsanl ,1uïl e t presque un

~- 1:0l1sl'rn1/1m,- ,Je

t•n, i1r

I\'. - l:ltllTOka. - F:toc. ,-.

ri

J,1 "'!/''1J11,,-

1111

Roirr.

A t&gt;Ol'llR:E llE TOII.F:TIE.

n;

IVOIRE

lH'm• 1œu:).
la co.m.modit~, el il a élé reaardé comme de
Mb11.u1rt • hisloriq"e' et poiiliq11r, , !)llr '""''"·
5. Cab~11et det Jodt,, .Pj,Lemhre 1'19:l.
Il. Plusururs ,;ecllom fie proposent de fnire une Jlt'IÎlioo o. la Con• 11Liou oaliooal.i, uot3mm.c11l ~Ile de I•
~ nlagoe, Len laril il obwnir ,.l'elle:
Jl•Qut lespli1imende I'aris o,. JJUÏ "4!111 plus raire
de piteau oil il empb,ienL he111,~•u11 tlo heurre ~l
.l"u•urs tanl qui' ,lurerA l:i n:ret';

Jl'1?,T1F1 ES DE LJl T011ETTE ----.

p1•e1111itre 111:ct' .. itf chez ton

les peupl polie.: . i&gt;
En li!)-:'!, peu ou poinl de poudre, tel e l
le mot d'ordre. a La will'ure la plu Fraiche
el Je meilleur goùl, imenl.ée par de · femme
d':ibord el qui vient d'être adoptée par nos
joli · homme , e l formée par de boucles
111a1·r011 ,iife • toutes érrale ; poiul tic poudr,,
sur le che\'C'll l ". »
'était un symptrjme.
:Bientôt UJ1 c.ri de r~prohation 'el.ève crmtrt'
la poudre. N'c l-il pas ab.or1le, odieux m~me,
qu 'u1w partie de l'alimenlalion du peuple
aille se p rdrc sur l:i lèle des hommes et de
femmes, sans profil pour la beauté et au préjudice d~ la propreté?
Le district de aint-Eu tache renonce en
ma. e à ce olhique usage. Bris ot, le publici te populaire, non seuJemenl cci; e de o
faire poudrer, mais cucore abat ses che~·eox.
pour res eml)lcr aux ancienne Lêtés ronde
de la f\6rolution d'Angleterre.
De jeW1e gen d'opinion avancée commencent à · parer de leur chevelure. ~an r
rien inellre pour en modifier la couleur·
d'autres e conlentenl de la pn111lr111·e à (rima&gt;', quj ne dépo e ur la Lête qu'une couche de Liane transparente.
Les parti~an de l'ancien ré.,.ime tiennent
pour la perruque à calo an poudrée; c'esl
leur si 0 ne distinctif.
Cependant il en e t 11ui, an;; avoir das
opinion alâcbcles, la portent en souvenir de
la tradition : Lcls le gardes nationaux, lout
fier de r emblcr aux soldats Je l'ancienne
armée.
Parmi les révolutionnaires &lt;ln marque, il
n'r a u&lt;'ire que f\obe.spierre qui ne craint
pas de e montrer à ses coUègues fraichement poudré, en cravate blanche, frac et eulou.e de la dernière coupe.
Qui e douterait qu'après la ·bute du dictateur il y eut encore nombre de coa ommalenrs de poudr~? n rapporl de police de
l 711i G l des plu. concluant à cel 'uard.
A dater de ce moment, la poudré dispar.iit
1t peu près complètemeol.
On la -oit reparaitre un moment pendanl
l'expédiLion d'Égypte, au cour de laquelle
le Yéléran se mirent à reporter la queue
et les cadcnelle , comme sou le rèroe de
o
Lom. . "f, l'egèrement poudrées.
~onaparte pendant la campaime &lt;l'Italie,
av:nt eu la qneue l les cadenette accommodée d'un œil de poudre, mnis il en avait
fait bientôt le sacrifice et s'était fait gloire,
seul de tous les généraux, d'avpir le cr.îae
tondu.
Ce trait de physionomie, qui Je di Linguait
cot~e ton' A compagnons d'armes, marquait on désir de n'être plus qu'un soldat à
la retraite, oucielll désormais de con.."tlcrer
es loisirs à l'étude des science .
2 Lt'S parf~meuNa ~mploif'ql hi!1114'nu11 Il~ pommei
de lem! pour fa!rc de la poudre i poudrer, il seroil lrès
• propo · de f1ure ce . er ce com1neroo · il eroit hou
1Jut le Comitu de salut rruliliquc (rie s'~ccupe ile rc,
obJets, _el Lie pr 1verur le! d ,irs de tous les citoyens
■ Cl! SUJeL !I Cil 'tl. •rueiati011 Je
jtlor ,fo la. dé,
cade 1•AA-.!11.111c. • llatrB" , l'11ri1 fll 1j{l.{ ,d 17!!5

~o.

Plun,

ètlÎ!i!U1·).

•

�fflST0~1.Jl

--------=-------------------

JI c t possible au si que l'idée d'une res.emhlance avec Titus ail éveillé dan l'âme
de Bonaparte de pre~senlimenls flatteur
pour son ambition. Ponr tp1j connaîl son
e. prit upcr. litieu.x 1, l'h)POLh e n'a rien
d'im•raLem1,lahle.

+
A l'heure acluellc, après des ·clip e· pa arrères la poudre a repris Lou! on empire.
Les lati Lici('n ont renoncé à énl □&lt;'r la
quaalilé qui 'en coa.omme : c'e l par quintau , c'esl par totme qu'il faudrait compter.
Dien qu'on appelle communément la poudre
à poudrer, 11ourfre dr. riz, c'e L encore le riz
qui entre pour ln plu · îailile part, quand elle
rn conLienl, dan · a campo itjon.
Ce poudre. ont gén raie.ment pour ha e
de fécul exll'llite du froment, des p-0mme
111' lerr , de différentes amandes, mêlées en
pl'oportion plus ou moins graa_de a \lt'C du
Laie en poudre ou stéalltè (pierre de sa on)
de la ma1,mé ie (. ilica le de magnésie) de 1a
craie de Briançon, de l'o,yde de bi muth, de
1'011d de zin('., etc. 1 •
On ub tilue auvent la pondre d'amidon
il la fécule de riz : la fleur d'amidon a, en
effet, un brillant plu prononcé et plus vi[
que la poudre de riz. Elle donne à di tance
certain re~cts azurés, fort agréables à l'œil
que ne produit pas la poudre de riz; enlin
cite adhère mieux à la peau.
On ajoute parfois du ous-nilrate de hi muth et de l'oiyde de zinr. à l'amidon· ces
deux o.neol métalliqu pré enlenl l'avantage
1.
arré

cr.
~11;1:

dnn noire Cabinet ur,·tl, fo chapitre conupt'rMif /0111 dt .Yllpnlt'o11.

d'être Ir~. blwcs, opaque et n. tTingenl.s.
n parfume le mélange avec de la poudre
d'irL, qui a une senteur lr~ fino et très
délicate, rappelant celle de la -rioleue. mais
nllénnée.
L hi. math a le gra.Ye incon'iénient de
communiquer à la peau une teinte noire,
pour peu qu'il , ail dans l"almo~phère ambiante d émana.lions ~ulfnreu,e.. C'e t
pourquoi on doit e 0 -ardcr d'aller prendre
un bain sulfureux. le visane com·crt d'une
poudre donl on ignor ln composition.

+
il rail souhaitable que chacun préparal
lui-même sn pondre· on évi1er:1it au moins
de la sorte qu'dle i-oit adult~rée el le ca
esl loin d'être rare.
Comhicn de poudres qui contiennent de la
céru.e. la4uelle donne beaucoup de hrillmt,
mai. po e au salurni me; de l'alhûtre, ingrédient inoffen if pcul~tre, mai beaucoup
plu · p ant que la farine de riz 011 d'amidon,
ce qw onstilue une tromperie Ill' la qualité
et la quantité tout à la foi l
a ,hoir un teint d'alliâlre o n'e t pa ' ,
comme on le mit, une expression pure.ment
métaphorique.
L'alMtre a le défaot d'être imperméable,
Landi que la poudre d'amidon ou de riz e t
une sub tance éminemment poreuse et, par
suite, absorbe l'humidité de la peaa.
Une poudre à ba e végétale est, au dire de
notre conCrhe tonin, fort expert en la maLi~re, précieuse pour prot.éger Ja peau contre
les températures extrêmes et conlre le varia'.!. 1'11 •i:, llialoi,-,. dt, parf11mi.

lion bru que. da thermomètre, tr ut.il•
pour calmer le 11\,n-èr irritation et refoul •r
le efOor scence du tégument eileme; indispen able dan le arnnde réunions nocturn '
(soirées, bàls, t.b 'àtre ) , où le ~a e, la
gorge et le épaule de invités sonl plongés
chas une atmosphère ardente el viciée éminemment .oui ible au teint.
n ne devrait cmploy r mêm I poudre
d'iris qu'en minimes proportion$, cnr ellr r 1
lrè irritante pour la peau.
Les poudres de tiuée, au ,,i agi· ne doiveot
pa , tl'a.illeurs, i1re trop parfum~e) , inon,
ell eau ent de maux de tête et d . accidents nermu, surlont quand elle onl nddîtionnPt?S d'une de ces e enœ artificielle
qui, rtvec I progrès de la chimi , tendent à
se sub 1itoc1· de jour en jour aux produit
tir · de fleurs naturelles.
Â ·ez soin, Je dames, d'étendre ln poudre
de riz sur le visa"e a,•ec une patte de lihr •
pr.;parée el emmanchée à cet elîeL
On recommandait autrefoi de e enir
de la patte d'une ha.e (femelle du lièue) et
plus pécialemenl de la patte de de,·:mt; c'est
une tradition qui remonte loin, pui que Pline
a urait déjà que la chair de lihre embellil
lllS femmes.
•'e croyait-on pa , du re te, au temp jadi ,
que •i une Iemroe ab or bail, à certains jours,
neuf... crotte de lièvres, sa gorge con erverait loujonr la même fermeté 7
Le remède ,·ous emble quelque peu r~punant, et pourtant quel rnaJ'Lyrè ne con entiraieol à ubir beaucoup de coqnell d oolr
conoaissance, pour paraître ou pour rester
b li !. ..
DocTEUR

Un rendez-1Jous
La mai. oa de 31. de La Reyni 're conlinue
d'être l'auberge la plu di tin uée de aen.
de qualité.
31.le cbe\'alier de .... avait dé,iré d'y ètre
reçu i il engage quelquP.S femm de
amie.
à demander au maître de la maison la p rmü ion de lui ~l.re présenté. elui-ci commènœ par refuser fort èchemenl, c'est on
usage· on in iste, il 'ou tine. « Non. ze ne
veu pas, 1 zevalicr de .... fait des épi!!l'amm t des zan on ; z'en fai bien aussi,
mais elle ne ont pa pi11uant.e,s. Ze ne \'CUI

pas ....

~

Le lendemain il reçoit un billet de li. d
1' ... ,,,w lui demande un reudez-vous d'un

manière asse;: imple à Ta ,·érité, mai trop
pressante pour ne pas l'intri!!Uer beaucoup.
« urait-on eu l'iodi.crétion de lui rapp rter
ce que z'ai dit hier? » [l se con.olte tl\'ec es
ami . L"a!Taire esl délicate; on décide qu 'il
s.t impo sible de refu er le reodez-,,ou ;
mais, pour ras urer noire amphitryon, on
lui promet de ne pa l"abandonner dao nne
circonstance j emL3rra" ante. L'heure est
donnée, el ~I. de la Reynière a rrrand oio Clil
se faire- entourer de e meilleur amis. Il t
dan' J'atlcnlc la plu pénible, lorSC[UÏl voit
•ntrer dan ,a cour une chai e de po te a,ec
beaucoup de bru.il el de f raca ; c'e,L le chevalier qui en orl qui arrive dans le salon.
tout poudreux, en trac n-ris le beveux défait • un grand chapeau à la main, one énorme
brelle au cùté; cet pect n'était pa propre à
ra urer. fi 'approch d .~. de L..&lt;t lleyoi~re,
devenu plas pàle que la mort : « fou ieur,
f'al'àis demandé à ,·ou parler en particulier;

CABA Ë

je ne m'atleodai pa à trouver ici ce ru ieu rs; voulez-vous bien que nous pas ion
dan votre cabinet?... » L cruel moment!
on c.ède, et c'e t l'excè même du trouble
qui fait faire œ dernier effort de coura~e.
Entré dans le caLiuel les porte bien fermées, li. le chevalier de ... . tire ... a.n grand
papier de sa poche, et lm dit: 11 foosieur,
c'est le mémoire d'un homme pour qui je
m'intére se infiniment; il oUidte un emploi
au bure.au de postes; on ,orl dépend de
rous .. .. » l\a,·i d'en êrre quille à i bon
marché, Al. de La lleynière l'ti. sure que,
quelque faible que soit on crédit. il n
né ligera rien po1.II' faire réussir l' ailhl.re :
6 le · ze,':lux ont mi_, ze cour m'en occuper. »
.Aio i finit elle aclioD i chaude. e1 la
m illeure chanson n'e1il pa couru plu
promptement el la vilJe el la cour que cette
eruclk facéti .
URI \L\I.

L'Exode des Girondins
I\'
Je mè rele,·ai: à peine, r1u · J'autr s id6e
foi aient bouillonner mon .an ; je les écou.
taï ,•l!ntretenanl ensemhfo i;ur lrs mo1en.
Ile re an-ner leur grotte: e mn tête Lramillail
uu projet d Loule autre e~pèce. foi, me cacher ncorl' d vanl des étre au i vil ?
riompber d'eu ou mourir, plu de milieu!
Cependant nou 3che\:ion - le qn3rt de lieue
11u'il J amit à faire pour re"'a mu- la grande
roule. \rrh·é l~ je leur dis :
- Me amis, comment fcrez..,·ous pour re''a. Der ,otre ~ri te retraite ~vant I jour ? J
SUIS désespére de vou
la.1 er dan celte
peine, mai je n',, pu· rien, et qu,mt à moi
mon parti esl pri . Je 1·ous l'ai dit cent foi :
j • pen e qu'il y a de extrémité au delà desquelles on ne doit pa trainer la Yie. Cent foi
i •YO~ ai pré,enu que quand j'en crai à
ce poml. de dét.re e e:xlr~me où je croi. qu'un
brave homme p •ut finir, au lieu de me lirer
un coup de pi tolet. je me m lirai ur la
~ou~e d~ Pa~i .. lil.lc il parier contre un que
JC n arrrœrm pas, Je le ai ; mni mon de\'Oir e tdele tenter. Ce n' L qu';iio i qu'il
m'e l permi. de me don_ner la mo:rl · ma famille, de. am· de ,ingl ans, ont encore ur
~oi cet e~pire. Yous avez surtout quelle
lemme m attend! Il fonl rp.ie m ami sat·?e.nl 11u'a.bandonné du monde entier, j leur
ai don~é c _t.émoigu3,,e d'estime d oe pa
dés perer d eu\ el de lenlcr un dernier
effort pour m'aller reposer dan leur hra .
li :rnt_9ue _ma L()doi ka \'oie Lien •1u'en lomliant, J a,•a1 encore le , isa , tourné \e elle•
~1.u : i, au ton traire., à lr:i.rcr mille ha ard~:
J ~rrive,. G~-.ade~, dis à te t1che ami que
de orma1 JI! sm on ù.reté, parce qu 11 r te
•·ncore ur la terre quelque amj fidèle et
Llévooés.
U m retiennent. il me con. eillcnt il
me prient· je ne les l-:Coule .eule.menl ~ris.
A l.a b.11e, je me dépouille de tout ce qui
pourrail me t;êner dan ma lon!?1.le route.
Des Las, des mouchoir~. un bahit re Lent
~1r le c~e~in j j
rde nrn. r1.-dingote nallon3le: JC. Jett~ sur me c~e tu: une p tile
perruque pcoh1le, arec . om nardé e11 r'
sen--e, •I qui me dé.,ui e a·sei bien. Je pre ,e
Guad~t ~l, all~ sur mon cœur, j"ouvr&gt; mon
por le~e, .et Je parlaire &lt;1uelque a innats
avec c hn-&lt;:1, plu, ~:iu re qu~ moi; fembra e ~ncore une ,fo• me ~mtS. et je par·.
Jama1 Je ue m él:ns enll une résolution
plu forte, un courage plu e alté. A quel'fUCS _pa. cependant je ni'arrèle, je tourne la
t le. J Jl'llc un regard inquir-t . ur l gen

de hieo 'Ille je quitte. Eu au.si s'élaicnl r lourn :_ , eux au i me rcn-ardnient, et landi
qu je tremLJais pour ctu, il tr mhlaie.nl
pour moi. J11 les vois prèts lt 'rlancer pour
•~e retrnir encore; je leur Fais un dernier
.1gne de ]o main, je r prend mou chemin.
je m'éloigne; je plonfre • ur celle immense
route de Paris un r11gnrd d'espérance. mêlée
de quelque étonn •men 1.
. Je par ; vous aJJez jouir d'nn .pectacle
digne de quelque attention; 'Vous allc:r: contempler un homme, un homme u.l aux
pri
avec la Iorrune, el d vant un mond
d'eDnemi . Non, je me trompe, je n'étais pas
eul, fa haine des Lyran , le mépris des
e claves, le rnépri de la morl marchaient
awr moi ....
Mont-Pont, cbef-licu de di Lricl à. deux
lieue de là, était un pa sa,n-e dang~reu.x; la
prudence conseillait de le franchir avaot le
iour. Cepend:mt mes membres, toujour engourdi , refusaient d'aller \'ite. Bientôt l'l!l'ercice repo~ta dan toute les parties du corp
cc feu qm naguère n'enflammait que ma tête
el mon œur. Mon ann- réchauffé circula
ans oil. tacle: la transpiration e rétablit·
j'allai vite, j'allai longtemp , je ne senlai;
plu me fali!!Ue . Ile t probable qu'en nou
repou ant avec tant de barbarie, celle femme
vena.it de m'épari,ier une maladie. Le soleil
, e le,·ait, quand je ,is Mont-Pont. • e~ ha.hi.
tants, pour s"as urer que rien ne sortirait de
la ironde an, avoir clé bien examfo~
a,•aienl plar · une enlinefü• à l 'enlrée de 1~
\·il!c, d.e ce ~Lé-1:i. Je voyai bien le factiouna,re; 11 était appu,·é contre le mur, ou une
pè· d'auvent; ctlà, tout à.fait 1mruohile il
av~il l'air de me regarder ,·enir cl de al"e;a.
m10er allenLiYêmenl. Pour ne pa me rendre
u p Cl, je diminuai la ,•ite e de ma cour ·c
je m'a,;ançai avec précaution, tenant tou~
pr~l ~on rnéc~ant ~a. ~porl, que je comptai
lui pr •.en~er_d nn air detaché, e pérnnt qu'apr · arntr J •I; un coup d'œil, il me dirait:
PasJ;e ! II ne mediL pas un mol, car il dormait;
le houl de. o~ fu, il reposa.il ~Ur on estomac.
la cro e etan par terre et barrait mon chemin; je pa ai par-de ·u . Pour ne pas trou•
~Ier l'h_eur~u ommeil de cc jeune honmw,
1 ~utmu.a1 de marcher à pc-Lit pa , à ha •
bruit. ,\u boat de la rue, je repris Ill.a marche: alor il ·'évciDa, il dr,mandli :
- Qlli vive 1
, Il ~e cria de~n fo_i • Il l'aurait crié dii c1ue
1 enne ne Dl aurait pas pri de retourner
pour lui répondre.

Je vo!!l_.fr l'nous_er beaucoup p1't u~_ 1 ,·n • maŒ
·

.,. 114""

.,. 115 ...

à demi-lieue je enti , au em•irons d, la cltc-\'ille du pied gauche, une vive douleur qni
me aisit comme un coup de fooùre. Je
comptai que ce oe erait rien, je la l·oulu
urmonter; elle devint plu ,içe, et
lixa,
ùesceudant ju que ou la plonte du pi d.
'était apparemment le r te du dépi1I de la
lran piration arrêlée, une hum •ur inJlammatoire qui se jetait ur la poitrine, au moment
0!1 je perdi connni a.ace ~ la porte d cette
fomme, et que m detniers ITorl ,·enaient
de déterminer à _e porler aux l.'\.tré.milé .
Quoi qu'il en .oit, je ne fi pa ~ans peine
une autre demi-li ue. Ce fut d, u 11ne auberge de village que j'obtin une chambre,
un rand feu el un déjeuner dinatoire dont
j nvais grand besoin.
.l'y trouvai mème une écritoire et une
bonne plume qui ne m'étaient pa moin
nécessaire . Mon pas eport élnit de Henne .
Dans la Gironde, un ami de nolro rur' un
érrivain non moin officieux qu'Labile, y a,·aü
fait, d~ la mê~e main el pourLant de quat~e écritures d11Térentes quatre vi a dive.rs :
1 un du bureau des clas es de la marine d
Lorient, l'autre de ['un dê ses municipaux, le
troi iè.me de la marine de Uordtl.lux-, le dernier, du nouveau maire de cetlP ,ille. Tous
cerû.liaienl qu'ils avaient vu pœ se-r le citoyen
~arc_her (c'était mon nouveau nom), et que
J é1a1s un .bra...-o ~an -culotlè. Fort ien l Mais.
d;puis Bordea~x, il m fallait au.s i c1uelc1uc.
,., as. ,Je savat le nom du président du comité ~r U:''eil_lanee de l,ihou:rne; je me hasar~a• de ~ y aJouler de ma main, beaucoup
mom habile à e déguiser; j'y r~u si néanmoins p ablemenl, et je fis bien; à dix
!(eue de là, f étais arrèlé ans œlle précautwn.
Vous aurez que ce pa eporl, ainsi h:mlé
de ignatures, pouvait aller dan les vill.ioo
mai que pour le ,illes il ne ,•alail l'ien.
y ~oq~ail e?core a ez de boi;e pour que
!e c1to.dm, ~ en f~ sent pas Loujour dupe ,
11 m.angwut le visa du di tricl et son cachet; el pui tool ce qui avait pru;sé à Bordeaux était Ir' uspe.cl dans les ebeI ·-lieiu
de district et de département · cl ur mon
1
~a a,.e il y en avait peut-être de ce chef~~
lieux; et dan chacun quelques commi ~airr
du poaroir exécutif, Lou- émi sair d,·~ Jacobin de Pari . à. qui ma fi 0 ure était hien
. .
"
onnue, o_u, ~ui pis.est, de Monta!mard qui
me conoa1 ~aient mieux! Je devai donc m'arr:inger ~e manière à .ne jamais pa er les
v1Ue qu au I ver du oleil ou à l'entrée de
1~ nuit; il ~allait ne couc:hnr que dans le
v11la es. Ceci même a"-:iit lïncom·rnient de

Il

11

�L'EXODE DES GlJ{ONDTNS - -...

HlSTO'J{lJt - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ~ - - - - me rendre quelquefoi suspect mai ce phi]
était moindre que celui auquel je m'e:xpoerais i je m'arrêtais, mème dans un hour".
Cette après-dlo!!e je dei-ai donc faite trois
Heue pour lraYetser Mu sjdan à la brune rl
m'allt•r J:Îkr une lieue plu Join. Je partis à
troi beur , , un p u reposé, Lien éché, mnis
non moins lra'irullé de mon rhumati~m~.
Bientôt les douleur deYinrenl si vive , qu'à
chaque pa · mon corp · e pliait à moitié et oc
e relc,ait point sans un ••rand effort. La
ja.mlie maJadc enJlait, dem1ail brlilanle, et
prenait uu poids accablant. Pour urcroil de
peiue je me 1r:iinai_ ur un chemin lllnlôt
coupé par de profond monceaux de houe,
tantôt rt:cou,·crl de caillou1 pointu , sur leiquel je ne m',nenturai que comme ur de
charbon. ardent . Le lra"ail de ceUe marche
était si pélliLle qu'nu bout de cinq minute · je
rue trOUYai iuond6 de sueur, cl qu'alor ·
fore était de m'arrèkr au moin autant de
lerup , cl de re ter pen if, ioquiet, ~ooffr:int,
une jambe en l'air, l'autre bien Ja· e, et le
corp 3ppulé sur an 1Jàlon. L:i nuit commcnç;iit, l d'ailleur mes force étai nl ,-raiment
épui ées, quand ju ine trouvai dans uu village à demi-lieue :m-de sou · de Mu sidan. Je
v-i un bouchon où je m'orrrlai.
Les bonnes gen. qru l'habitaicnL:
- Ab ! monsieur ! vous parais ez. bien
maladel
li euminèrcnl ma jambe, il me prépar reul avec zèle le bain 1l'e11u li~de que je
dé!tirai . Ils coururent chercher la fleur de
sureau que je demandai, il vonlurenl que je
.oupa se 1.laos une ~lile chaml,re séparée.
parc qtl11 · préparai•nt à oupl!r pour uue
l,ande de réyolulionnaire tr~ furieux, très

compa!!nie. Enlin l'hlite e découcha pour me
donner on lil. Il erait meilleur, et d'ailleurs je serais eul dan ' UDe chambre. J'etais
j las, j'a\•ais tant ooll'ert, j'avais pa~sé deux
nnit.s i fârheu ~es, ma jambe parai.~ait exiger
i imp~ri1::u emrnL fo plu long repo po. ible, me bote :naienl tant d'attention et de
si bonne ligure , el je rnu ai MF• dit que
je crois aus: figure au · ; quclquefoi jl
romple un peu ~ur les belle , el toujours
beaucoup _ur le. bonnes. nfin, ces brave.
ren prenaient lanl de soin d'écarter de moi
toul sujet dïnquiéludP, cl loul re!!aJ'd cnrieu I Je cru. ne pomoir micu faire que de
me repo~er rhez eu jusqu ·au urlcndemain.
Leor sorns 11 0 se démentirent pas un&lt;' minute; . urloul ils ne m'alarmèrent point de
celle foui,.. de que. lions dont le auhergi les
vous ;iual,1,,nt loujour . cukmenl il . me
di aient quclqu fois :
- Vou ,e.nez de Bordeau'i sûrement,
monsieur'?
Et :ms attendre ma réponse, ~an en demander da'iantage, sans rien njouler. il
lcw1icnl nu ciel le l·cux. et le. main d'un air
très ignific.:itif.
ne loi pourtant fa femme, en regardant
m \'èlcmenl., (tue mes dernières cour· ·s
u·:waienl pa embellis, me dü :
- Ah! mon ieur, \'OU avez beau faire :
on voit bieu qu \'OUS êtes fait pour porter
de · habit.s plu propre que ceux-là!
Le eomplim nl ne me fit pa autrement
plai ir; cc m'était un avertis emenl que je
ne me doanais pa encore Lieu toute l'en~ohm:i d'un 'ale jacobin, cl je me promi de ue
rien négli..,er pour l'-:illrapcr. ~ ne fut donc
11u'h la fln du ccond jour que je pri congé
1

plaisir secret du trop bon mard1é qu ïls me
firent!
le m'achemine ,,,ur Mus iJan, f} entre à
la lirune; un corp de ~rde e t au milieu de
la rue principale ur la droite, je me gli, e à
gauche, pendant 11ue des rouliers pa nL
arec leurs charrette~, entre deux. Me voilà,
san - accident hors de la nlle. Mais le moyeu
d' ml! tramer plu loin! J'ai vainement ~oign11 ruon rhumatisme, le mal a ernpi ré; le
peu d'exercice que je ,icns de prendre a beaucoup nu"menlé l'enflure, elle monte 11 mipmbo; les douleur sont extrêmes. Qo!'l!e
fatalité I Moi qui naguère encore marchais ~i
Lien, me roîlà prh·é de me jQ.mbes, au morncnl où je comptni princ.ipalemenl ur eUes
pour mon alut. ~ je ne fai que de.ut lieues
pnr jour, quelle c pérance pui -je consen·er1
li· se trouvent quinluplés, 1 périls de mon
entrepri c déjà si audacieuse. )l'arrêt.er dans
plu ' de oix.aule auberges I rester deux grand ·
mois en roule! comment n'èlre pas décou,·err? Au ruoin ïl m'eùt ét I donné de presser encore un • foi Lodoiska sur mon cœur !
mais il e t Lrop "rai qu'enfin le cruel Je 1in
nou 'pare!. ..
Je vous as ure quo j'eus Lo oin d'llll n-ai
courarre pendant le mortelle deux heure
'lue je rois à faire lroi petits 4.110 rt.s do lieue.
Enfin, parvenu au prcmi.er village. j'y rbeillai de pa1sans,, les priant de m'en eigner
l'auber"e. L'un d'eux me conduisit à uni!
m;ii on de mauvaise apparence i an ri' le trop
semblable à on maitre, qui vinl en !tfOmmelnnt m'eu ouvrir la porte. Il me toi ·a d'un
air déliant, puis, dans on pa.loi , que j'eu ·
le bonheur de comprendre, il dit à mon
guide:
Ù I' ,:t -lu. lrOU\" • 7
- Ma foi, sur le ·hemin, répondit celui-ci.
A quoi le brutal répliqua :
- llon, bon! on le reloUJ'ncra.
Hl.ais entré. L'homme avait dtSjà repri ~a
pipe, la fumait sans ricu dire, me crachait
presque sur les pieds, •était campé tout au
beau milieu du fou qu'il ma cachait, el ~emhloil arnir complètement ou.lJlié &lt;tu'il I avait
]à quelqu'un. a petite femme, au contraire,
,·enait de prendre :i.vec moi le ton le plu cnressanl. Mai il y avait dans ses di cour je
ne ais quoi de contraint, d:m
regards
quelque chose de fau.x, el sur toute _a mine
hypocrite ttn air de malice méchante qui ne
me !lCrmil pas d'ètre un inst:lol a dupe. Je
ne pouvais guère èlre plu· mal lmnhé, mais
je ne pou,•ai · pa non plu êll mieux averti;
or-le-champ j'arrangeai mon vi age, me
,.e tes, mes parol~ elon le per onnan-e que
ïotai appelé i malheureusement à repr1;,
!.iCOLer.

Toul eu brùlanl mon omeleLlc, la haY:irdc
:.empiternelle m'assa s.inail de s" que ûons,
qu'elle enlremêlaiL de réfiexion iosidieu.e .
n u,:,h..:. Il l, uilHcr !Jt\oumc
' .ll!l,T- C\t1LIOX. - CO .\IIBRE nu IIEFT ~ F. ET PUIT. [If GrM:-111., ;s .
Comme elle 1~ pl;iiguait, te Lou sei ueur ,
ces pauvres prètres, tou ces braves marchands
qu'on guillotinait par douzainli · l Cela.
ha\'ard·, el qu'un malade éLait bien aise d'être Je me L,iles ! Qu'avec peine je les quittai. les
ne
prit
pas. Elle se rebatlil ur Corday dont
rxcellenle
gens
i
el
qu'cu
!&gt;Oldanl
le
pclit
lranquiUe. ,Il' ne sais 'il devinaient qnc
elle
fil
l'élone, ur ~forat, donl elle dit pi
oompte
de
ma
Mpemr,
je
ressenti
ua
dt!j' uvais quelques raisons de ne pa aimc-r cette
....., 110 .,._

1p1c pt!11dre. ,1 tntrai dan u11e "ro.sc fureur,
fo le -produi ·i. d'un air i1:iilifüil. A la ma- lègue. ' or œlui-là un second fut ,•nté. et .;ur
el ne la mt!flai·ai pa~ moin quti de la nuillo- nière dont il le lu.l, je reconnu prc que ans- le _s~cond un troisième, que plu ieurs autr
. 1
e
tm~, e tout en nai sti le de prrn lluchr 11c : ·itôL 11n'il ne .a,·ail pn lire.. l,i il demanda
um_renl encore. le toul aernmpagné du clienfmJe me rendi· un .locoltiu, l1iden de res- Je cachet; il ) a,·ait un timbre queje lui mon- quet, des verres et du fracas de éclat de
semblance. Elle ne , 'étonna point;
rire que me ,illa coi poussaient
elle ne ,1• rendit point; elle conà pl ine gorge.
t}u_ua son \ilain rôle avec une per~o~r eux prodigue, a,·:irc pour
hd1 con tante, cl JC demeurai dao·
mot, Je rempli sai à tous moments
le mien avec onû ,ipo111antahle rnleur verres, et ne vidais le mien
tn:pidité.
tjue le moin pos ible. Peu li peu
Pourlanl fallut-il 'aller cnucher.
néanmoin ,jem'élaii llch:wll'é moiPar pr1:Cautinn je me mi - nu lit
n~ême, j'en avais uno poinle, el
a\c~ mon pant:,lon. 011 je lenai,
u en ,·alai IJUC mieu:x. Jes récit ,
lnoJour~ mes deux hons pistolllts
toujour plu di,-ertis a.11ts les f a.id · poche. Ma chère espingolt&gt;. Je
aicnt pfimerde joie. lis o:ibliaienl
13 braquai sou. mon cbevet. \11
le pas. pùtl, qu'au Te te j'amis
r •ste, quelque formidahle crue rùt
grand oin de leur rappeler ans
celle arme, t'[oi, de a large crncesse. La femme, qui 11e Lm-ail
hou~bu~c. commed' nn 1·,111011 ch:i:rgé
pa~, grillait de J'impatienco de le
à muraille, romis ail qrml re balles
,·01r reparaître; il reparai sait en
et quinze cheTI"Otines /J la fois el
effet, niais pour di paraître au, silai. s.aiL ensuite échapper une pui~
tôt. Le Jei•oir, le re:pecl po11r fe.i
s:inte baio~nette, ce n-~lait pas ur
mayixlrnts du peuple me le m ldie que Je comptais le plus. ,c
L.1ie.nt à chaque iuslanl à la main·
qui me donna.il surtout l'audace
mais le vertus de Jo.rnt à pu~
d1• rr"artlrr aYet calme les renai blier, les "rande proucs~cs rie l:i
san pcrils d1 chaque jour, et de
llonlague à peindre, tant de récits
lr:l\·ener, tète le,ée, ln fonle enin_t.éres aots ou gais IJUC j'a,ais à
n~mic, c'ét.a.ient. plu ieurs pilulr.
f?1re;. ne me perm Uaient pa de
d uu exceUent oprnm, don précieux
1 ouvrir; an que j') fi ela moinde mon lWÏr'ers,•I du Fini lère. Je
dre allention, il .retomhaît dao
1 tenai enw~loppée3 d'un mormon portefeuille. fo ne tardrus pas
ceau de nt, cachées ur ma peau
à l'en retirer, mai pour l'y loi scr
même, d'nillctir- ~i Lien el dan
r~lombcr en?Ore. DaDS l'e pace
un endroiL si ecrel, qu'à moins de
&lt;l une heur , 1I fil lren te fois lo
me mellrc nu de la lèle aux. pieù. ,
myage; trente foi il l'eutrevirent
el de me palper le plus inMcemils ne le -virent pas une foi . A;
ment du monde, il érail impo sirc. te il n'en était plu besoin. Plu
ble de rien trouver. Au ca d'une
~e )~'lrl.o.i , plu je criai , plus je
aUaq11e impré,·ue, de &lt;prelrpie
~~~rai , plus je guillotinais, plu
bru que urpri e, qui ne m'eût
.1 in ulta1s à la morale à ln J. ustice
perm_i. ni de me foire jour, ni de
' moin ils'
, l 'h
. Olll1èlclé paLliqul',
lcrmrncr mon sort 11,ec me pi toa,,uent en ·ie de ]ire mes papiers;
lets, une res ourœ dernière, IIllli
r Uchè JI , Owlllcr 1.i t-oume..
nul doute désormai que je no
a~surée. me r lait encore. Du
' AINT-tMJLlà N. - LE CLOCIIEII (Xlr Sil:.CLE) F.T A.'iC!L'ISE FIJXTAIXL.
fu se un des hons patriote de la
fond de l'a.ll'reux cachot où ils ne
France.
manqueraient pa.s de me jeter d'aL'hôte e en enra eait, elle alla
~urd' au _moyen de won invi. iblc aa.rootitJUC Irai, ajoutant qu'on ne cachetait pas d'un1·
ch~rcbcr un municipal pour renfort. Je le Jl
J écbap~i~ à leur e~ecrnble écbtifaud. Je me autre 1;11anière dans mon paJ ·; cl du. même
compla1srus. dans Celle p~sée que , JU.qu
•
·~u temps Je commenÇJi, ur celte e pècc de c.a- h01r~ et rfrc_, rire el boire, mais pour li: passeport 11 ne lm fut permis, comme aux nutres de
d
~on . ernier oupir, délit nt leur fureur je ~het, une longue et belle histoire, sou,·eut
l'?percevoi~ que_ de loin. Pou.riant la mijau'rée
1auratS trompée.
'
t~lerrompue p~r le r~ades du petit vin n en voul:"~ poml dé~ordrc; ne fût-œ que
a%1'clct donl Je venai de Jaire apporte.r pou.r Le deb1t de soli nn, elle irait chercher
~e leTidemain je Cu un peu surpris d'n. pmle. pour 11uc le ciLoyeu maire me fit l'honvoir p(IS é toute une bonne et lonrrue nuit n~ur d~ boire_ un coup avec moi. J'avais trè· toute _sa municipalité, pièce à pièce! · e m·adans le m~e lieu. C'étail à plu.~ de neuf bic? fait, et Je m'aperçus, dans le cours du m~na1t-elle pa encore deux recrues, m:iis j
heures que _l ~cîlessc me réveillait, pour me r~t de mon_ hi Loire, que Je episodes l'ai- pois amment robu tes, qu'eux seuls auraient
demander -1 Je ne partrus pa • Je l'assurai sa1en t mer,·e1lleusemeent ,·aloir le fond. La vtdé _la cave. On eût fini par m'y enterrer. Dès
que Je les ~perçu.s, je me leni pom· pa~er ma
11~e, ';Ile lr~U\'1ml forl bien chez elle, j'y dinemécha~le hôtesse s'en aperçut au i: le maire d~_Peuse, L hounète femme, qui pourtant s'é•
rais i. il n~ llot pas à elle que ce ne fùt mon trou l'ait mes pa11ier trop bous; ce n'était Pal!
ta1t. œntentée de. regarder hoire, ,·oyait doudernier diner.
son comple.
ble, el~e ~mpta~t quelques pintes de plu ;
• Comme jel~fi.uissa.i~, elle sorLil,me disanl,
- Je vai , dit-elle, chercher Je cilo en moi qtu n .avais rien à craindre, je l'envoyai à
d un ton patelin, que Je la pal•crais à on re- procureur- yndic · e'e I celui-là rJUÎ d:chilfre
tous le d1abJe5', et lui offris pour Je Yo~·age
tuur · ~u'el!e allait rentrer dans l'in. tant. Tl l11ut couramment dan les écriture .
mon pa ·e, dont je ne cessais de parler el
' ~ rai LjU elle ne Larda pa ·, mai elle aweIl entra 111-c!i&lt;ju aussilùl, ÎUL reçu comme
na~t un gro; pa ·san, encore plus cmbarras-t: u_n holD;'D-e dont je conoaissai l'éclatant mê- avec leqnel j'as urai aux nouwaux ,;au
q~·oo_iraiL jusqu'au fond de l'enfer. Celle
rtn enorgueilli de a magistrature.
rHe, prit un lroi:-ii!me \'erre, el d'abord en- ass?'lton ne fut contre.dite par aucun des
t le citoyen notre maire, me djt- len~it l'un de mes dernier coule , tfUO !c
anc1~ns'. ~c maire, qui_ ne_ l'a,·ait pa lu, quoielle, il 11ent \'OÙ' ,·olre passe.
maire me pria de recommencer pour on col- que Je lm en eusse laisse le pouvoir, jurait
1

1

-. c·~

�,

ms T 0'1{1.J!
qu'il 11· y avait l'ien à y 1·ep,-e11dl'e, mai il
1 jurail moin" fort c1ue es deux ac l le ,
au:rqut!L je n'avfr pa permi. de le lire. Ce
rut au milieu de 1 ur compliments que je
-pa1ai, av c la dépen. e déjà faite, un aulre
pinte riue je fi apporter: et dè que j'en eus
01ité à la anlé de_ deux der ni r auxiliaire ,
je pri con é, ao regret de la compa..,.nie,
fàcbée de perdre un i bon comparrnon; urtout au gr, nd re •t de la mécb nte femme.
iutérienremenl dése p 1rée d'i:tre enfm réduite
à ne plu e~pérer celle foi lc&gt; • cent franc
de •ratification dont on réconlpe.n ail tou
1, délateur...
Le lendemain, rien de nonvean; ce ne tut
• quel jour d'apr~·que je ,is Péri!!Ueux, danCMU pa ·!-age atll ell\iron duquel rami de
Valady 'était fait arr 'ter. Heureusement la
route de Limo"e tourn la \illc, par un fau1.,our" oil personne ne m'inq11i 11.a; mai il
était nuit pleine lor que, excédé de fatigue,
j 'arrfrai dan un hameau, di,tant d'un li ue,
app le les 'ra1·ernes · l'auher•ri Le 'allait coucher. A peine je Jui demandai un lit, qu'il
me demanda mon pa eporl. D qu'il eut
reconnu ciu'il n'était point vi é du chef-lieu,
il se récria :
- Je YOi bien, disait-il, qu'il est de Libourne, suni quoi je t•ou;; {era.i a1•1·ètf!'I• tout
ù /'heu l'e; mai vou · pas ei Périgueu .an
,ou présenlc&gt;r aux autorité ! D•· demain,
pardieu, on vou ' fera reconduire!
Le mo)·en de ne
frémir; je n'ignorai.
pa que deux ou troi ~Ioutagnard étaient
dans r►érin-ueu1, où d'a.illeur tou les corps
admini lratil a,•aienl été, dan le style d'lléherl, l'rgénérés, je fi néanmoins boune contenaaœ annonçant que je ne Toyai à ce
retour d'autre incoménienl qui! celui d'aJlonger ma route, à moi paune diaùle déjl1 i
malade; je croyai d':illleu inutile el même
impo· iLlc de rairP. vi er me papier partout
où j, pa. ais; àquod'hote répondit, toujours
trop la oniqneml'!1l :
- Ah pardieu, ,ous} serez r'conduil!
Enfin une c pèce de ,·oil'urier, qui avait l'air
de la rranchi e, de la douceur et de la Lonhomie, prit parti pour moi contre J'auher•i te, auquel il remontra, d'un ton amical
.mais ftrme, qu'en ~[d ce paune homme
n'était pa t nu de e faire vi r dans toute
le Yille : 4u'ù y aurait de la cruauté à le
faire rl'tourn~r ,ur ~ pa- dan l'état où il e
trom:ut: qu'à force de chicauer l voyageur
on les dégoùtait; et que c'était ain i qu'on
acliè-rerait de ruiner les aubergÜite , le commerce, la France et les voiturier . A ce discour:s, notre hôte un peu calmé ne répéta
plu a terrible phrase; mai , IJllOique je
pusse es a~er, il ne diL pa non pJa un eul
mol 11ui rùt propre à me ra.~urer; je troU\ai
m tme que tout!!
manière étaient de mau\lÙ' augure. Il ne me donnait pour ou_per
qu'un morceau de pain noir eL de la piquette:
mon bra,e partner pril encore pitié de ma
peiue: il m'olfril t me força d'accepter le
dernier morceau d'une l'Olaille •1u'tl dé1·orait quand J' étai entré. Pui on causn.
Je ne 'ai comment on parla de dh-ore-0;

ras

mon bonhomme alor e mil en colère, prol tant ctu'on ne le réduirait jamai 1i e éparer de sa femme et de ,e enfün . Je vi ·
qu'il le adorait; et quelques mots .uffirent
pour m'apprendre que cet homme, mal élevé,
mai bie.n né eulement aidé de e ,impie
lumière:-. el de sa probité naturelle, détestait
le excè du jour; je n'appri· pa sans quel,
que joie qu'il allait à Limo e , a,·ec nnu
p lite charrette hargée de marchandi e : et
je me promi bien de me lev r d'a cz honni!
heure pour raire route ayec lui, pourYU t[Ue
l'auli · te n'eùl pa en ore le .ecr l de ein
de me faire r prendre le chemin de Périgueux.
'a femme, comme j'allai daus un rrrenie.r
Yer le ~raba.t qu'elle m'indiquait, me déclara
qu ïl fallait payer ·ur l'heure mon méchant
repa, el moo plu méchant lit. Qu'un pbilooplu: mêm e l qudqueloi faible et bi..:arre !
Cette circon Lan e, qui d'ai1leur me prourail
,1u 'enfm j jouai ;1 merveille le an -(.'Illotte,
et 11ue le repré entant du peuple étaÎL bien
c.1 h {, c ue circon tance ni'nJli cta beaucoup
plu vivement que J'approcbl' de· plu grands
p~ril . J'avai en vérité le larm aux yeu
lorsque je tendis à cette Iemme le piètre as. iguat de qu.inz ou sur lequel elleme rendit
·.mcore 11n mo,mero,i de cinq; el d qu'elle
s fut éloj n · :
- Que de peine ,m'écri:ii-je, 11ue de peine~~
outrrir, ,,ue d'hwniliations à dé,·orer ! Iléla~
tt pour finir pcut-èLre ur on écbafaud !
Jugl'z pourtant de l'impruù 11ce que Je
"enais de commellre et de l':lngois e qni la
sui'l'il, lor que pre que aus.itôt le bruit causé
par quel&lt;1ue~ mouvement.s partis d'une autre
manière de lit 11ue je n'a\lnis pa aperçu à
l'autre e, trémité de mon taudi • me fil comprendre qu'nn pauvre hère était là, 110.i, 'il
ne 'était pa troun! profondément endormi,
dl:\'ail m'a,oir ntendu, dè !or ,c'en fulfait
de ma nuit· J'inquiPtude amena l'insomnie:
àJapoinle da jour e11lement,la fièvre m'ayant
lai é, je LOmhai dan un a oupis emenl
Lrop long. Quand je rou-vri les yeu il ·
avait une bonne heure que le charretier lutélaire était parti ; el mon opium. qui, 'élant
détacM dans les mom-emenl de ma veille
était apparemment perdu! Dan quelleanxiété
me jeta la recherche de ce ecour plu lJIIC
jamai indis~n abl'; qu~I to1,1rmenl jn.,111'11
ce que je l'eus ·e retrou,·é. Peu t-èlre aucun
d cruels accident de ce tri Le ,·oyage ne
m'a,ait fait aut:inl ouflii.r !
Jedesœndai. pour me Lrainer dehor quand,
du euil de la porte, l'aubergiste déjà à cheval me crja:
- Bon voiase ! Je ,·ais à Périgucm.
n in tant apr , réfléchissant sur l'élran"e
oin qu.'il a1ait pri de me dire oi1 il allait, à
moi qui ne le lui demandai pa , je m'inquiétaj d aYOir ,'iJ a,-ait biéll pri cette roule,
cl, r !!3.Tdant de LOU~ cotés. je ne l'is rien ·ur
celle de Périrrueux. mais au contraire un cavalier qui galopait du côté de hfriers. '.s
lors je ui en proie aux plus ,inis alarme :
sans doute il prend l't1Yance pour me dénon..:er el m raire arrêter dan le premier bourn;
pourtant je me met en chemin, bi~n résolu
... 118 ....

d'interroger le' pas~ nts. Le premier à lfUi
je demande si le ca,·alier qui e t en a,•anl n'a
pa u.o ch val noir, un maoleau ri à peu
près cinquante an , cinq pied ·i ponces, les
cb~veux brun·, me répond : Oui. iulant m'en
dit le e nd. Le troi ièm , c'était mon charrelier de la veille: iJ a,·ail été l nteruenl,
parce qu'il y a,·ait toujour à monter. J'affoc , un air riant et je lui di · :
- Bonjour .•·otre au r!!:i te t donc en
arant?
li me répond simplement que non.
Préoccupé de me crainte • je n'ajoute
rien, je pa, e, ol demi-quart de lieu plu~
loin j que lionne un quatrième voyaireur.
- C'e~t bien l'homme que vou me dé)l 'Î nez, dit-il; mai- ,-ou ne pou"cz manl{Uer de le rattraper : il vient de s'ar~ter au
ha de là. mont:wn . dan le !?TO villa c que
von- pon\lez apercevoir d'ici.
Ce mot - ne me permellent plu de douter
du malheur qu'un traitre me prépar . Pour
r:\iter, 'il u t po ·.ible, je fer-ai bien, quoi
qu'il m'en coûte et quelqrn• ru soit le risque,
de r ,,,enir ur- me pns, de retourner à P'rigucu et de m'y faire , 1. er. Sans doute il
vaul encore miclll. aller de moi-meme me
pré enter dan œlle redoutable l'ille, oi1 du
moins ma démarche, en apparence Tolontaire, in pircra quelque confiance, que d'~
êlre r~conduit dès c' .oir- par les Jacobin· dt•
œ boura, où un JéaonéÎateur m'attend.
Quelle alternative néanmoin ! Que I clwi
e L cruel! el quelle noir méchancet • m')
rJdui1! Enfin je m décide et me rnilà, hieu
Lri le, reprenant le chemin de la Yille. Je
retrouve le cbarrl.!tier qui me demandl! si
j'ai perdu quelque cho e'?
- Héla , oui I mes fatigue · el montemp : je
rdourne à Péri!!Uem.. la.i- vou. qui m'aviez
in piré tanl de confiance, vou aa i, pnur~uoi me tromp r m inlenant, pourquoi vous
réunir à cet homm qui me trahit1
ui'! me dit-il.
- L'auber i L • C'e l lui qui ,ient d
pa. er ur ce cb1ival noir, avec un manteau
gri . . li vow, a prié de ne m'en rien dire~ il
e t al!é me dénoncer à Pali' oux.
- Pa un mol de vrai! 'écrie mon cbarretitir; je l'ai bien ,·u, ce ·oyageur; ce n•e~l
pa J'auber · Le; 'il n éLail capahl •, je ne
retournerai jarnai lo"er chez lui.
CL de ce ton que le men nrre n'imite pas,
de cet air en ible que le méchant n'aura
jamai', il ajoute :
- Tenez, mon pauvre a.mi, vous ml! fa.iles
compasi-ion: dan· l'étal où vou êles, ave
11ne jambe enJlée ju qu'au n-enou, ous retourner iez à Périgueux? Croyez-moi, montel
·ur ma charrette, faite -You un trou daoi,
m · marcbaadi es; renez diner à Palis oux;
je ,·ou promets que dan ma comp rrni ,
per onne ne rnus_ )' dira mot. .\près tout, je
m'en tien. à mon premier dire : vou n'avez
pa l'air d'un voleur.
Quel heureux. chanacmenl dan ma . itualion ! Celle charrette me ecoue à Caire trembler! el dan chaque cabot je doj me cramponner fortement i je ne vcu.î pas êL1·e pré-

________________________________

L'ExonE DES Grl(oNDms _

"

cipité du haut en ha ! \lai· ma jambe ~e va. r-equéri, comme il di ent; il ont telle- snr la charrette, la jambe env loppée dn • arrepose. Les . ueur· :ibond:mles, les fatigue~ ment chargé la pamrre bête IJU'il en e t rau de mon nuide, l'air fati.,ué, oufîrant.
cruelJ • , le doulcuh ai uë · me soul ép r- de1enu maladt! et 11,ort; je l'avni · pal·: ,·in l mai pourta.nl ll!!r el déterminê. Qui, dan.
2née .... Et pui:, j le bon charretier me beaux Joui . El ce dirorce I c'e l an i pour rel équipa"' et ou ce n1ainlien, eût .ouprequérir ma femme qu'il ont in,·eul~ ça: çonne l'un de ces pro crit Ir-op Î3IUeu,,
continue -a prolt lion!... li faut encor
·· t-œ qu'on peul m'ôter nta femme, Yo on '! pour ui\'i dan toute la Franc 7 Je re , emm'a~ urcr .... li faut roir.
'\ou wuttm ensemble; le repa. fol lrop 'acrebleu! que j'ai Lien fait de ,•ous avoir blai tout à fait à un pau\'Te volontaire, tout
court. Plu· je lu1 parh1i , plu il mïn pirail défendu! Et ,·ous viendrez av c moi, dà ! à l'heure orli de bôpüanx el s'en retourde confianre; t plus il . ':i: urai1 de on côté Je ais onuu ur toute cette route. Avec nant au pa · avec un C-Ongé d me tr .
moi on ne vou dira rien. creLlcu ! je le
Cett.e re ernblance et ma pr • ence d'es'Ille je 11·11rai /Ut l'llu· d'u11 t·olcu,·.
Cet t:lrange compliment, auquel il bornait Yoyai Lien, qa vou n'aviez pa l'air d'on 11ril me tirèrE:nl, à la fin de la lroi ième journée, d'un très mauvais pa .
~ • éloge.,, ne pou\'ait que me frapper beauvoleur.
Pour qu'il en fût plus ùr. je pa}ai l011l le
coup.
C'était à Aix, petite ,·ille 11 dcu.\ lieue · de
fricot, el le priaul de -e char"er dorfoa1·anl Limoge .
J . l'avai · d'abord c pliqué dan · ce en
Ion conducteur m'arait dit qu'on n')
•1ue le Lon charretier, tout plein de son étal, J • ma dépen ·e, je le rorçai der ce,,oir un a .i,a.it le bonheut" de Ill! connaitre que c ttc 'ignat d inqu..,nie livre , qu'il ne mit poinL montait point la garde: ain i je ne m'étai
e pt•ce d'ennemis: apparemment ~on e prit dans ~on port feuille an rue parler de on p:i mi ou la toile; tout d'un coup, nu dénaïf el irnple n' •11 imaginait aucune aulr : ..:heYau, de a femme, de ·oo Dieu, et ~ans tour d'une rue, non tombon dan un po te
touL nouvellement établi. Pour celle l'ui , il
ruai: l,icntôl j'appri tjue l'hùle de· Ta1wn
:noir répété quaLre ou cinq foi que je n'élai
ne m'ar;1it craint ni comme :iri~tocr te, ni pa · un ,·oleur.
faisait beau, il fai it jour, le ractionn:ur u •
comme giron dis te: il ne c mêlait que de e,
li eut pour moi l'allention &lt;le ne poiul dormail pa et, qui 1,i e t, ,·in t de es callair • , et tout bonnement il m'avait prL oller couclier à Thi"ier . Ce fut dè: le rand marade , a .i :iu debor-s à côté de lui, me
pour un ,•oleur. De là vi:nail que a Iemnw Il! tin que nou pa :,;1m · ce cheJ'.-lieu d di - regardaient curicu ement.
m'avait fait paier d'a1•ance: et pendanl qu' lrict: ét.endu dan la charrette H couché à
- Cito-yen, Ion J)a eport ! me dit la ellj m • roucbai:, mon charretier avait, par plat ~entre .ou la toile qui cou irait 1 , 11i.ar- Linelle.
in li net, ùh uade l'auhPr!!Î le qui. an~ cela, chandi e , j' :tai imi~iLle. Dan· Ioule· les
. loi, sans hHter, je lui cric, eu oulevanl
m' ùt peut-être fait arr~ter-. le· marcu ~ a11ber&lt;Te , mon condu leur élail connu. L
ma jamh avec eUort :
douloureu e., par de mau,ai hcmin cl que tion curieu_e n ·adrc aient qu'à lui;
- Allends, petit lt... (c'était un enfant de
de- lcmp. aJir ux, m'araienL d!Sjà i fort il me donnait pour un j une Libournai- d • eize an ), ..-a-t'en à ma place, t raire mellre
chnntré! D'ailleurs j'élai, arrhé dans œtle
' ami , el ne manquait pru d'affirm •r que ;t terre par le bri•rand de la \'ci1dée; pui •
auLer"e à une beure indue; quoi quïl w j'étai bien en rcglc. Dam I villa"es ùa.n · en re,enanl, pa e b:irdimenl partout, ta
soit, mon bra,e homme n e
jambe à moitié ca ée le er\lira
rep11nlait pa. de m'11voir diftndu.
Je pa cport.
il rt:pétait ~an ce -e f(UC je n'a,ai,
, cc. mot , la an -culottcrie,
pa l'air d'un ,oleur.
charmée, partit d'un éclat tiné- C'est ou contraire, lui di ral; tou , en b11lla11t des ru:iins,
•écriaient :
je. je ui. leur ennemi.
'ou entdmi&gt;. en plic.'ltiou;
- fücn, bien, t:lmarad&amp;!
je rontinuai :
lais le pauvre pelit oldat, tou
- Le vol u , ce ont le mahonteux, prit aus i le parti de rire.
rali tes, ce nl les gen qui guiluant à mon guide, pressé d'allotinent 1 n rrociants, pour 'emler plu loin, il rPmuait lerrihJeparer de leur~ march:uHfü et qui
meot ~on rouet. 'é1ailla prtmière
d 'Lrui ent le commerce p r celle
fok que j le Yoyai Lattre (' rbeloi du maximum é••alernent ruirnUJ; c'était aus i la plu ~ande
ucu e, inexé ulaLJe, el qui n'e l
prl'u,·e d'allacbemenL qu'il pùl me
l(U 'une p •rmi ion donné.e à Lous Jes
donner.
Lrigand. d piller ton 1 wa in .
Cc ftJl dans la même oiré tJUe
- Dra1·0 ! 'écria-t-il, en m'apnou arrivàm à Limorre ; mon
pli11uant , ur la poitrine un rude
conducteur sa\ait que je ne poucoup du plat de a main.
vai y de.cendre à l'auhcr •e, il
J' repris :
me r1 çul cb1•z lui. Je n• demeu- Eh bien, moi, je snis du
rai pa an quelque péril; a maicommerce de fiord ·aux; je m ui
son était ouv rte à lout \'enant;
pronone·~ ontre le ml ur ; je lt! ·
j'occupai , dans uoe chambr du
ai tout haut apvclê par leur nom,
fond un bon lil, d'où je ne ortais
j'ai décidé nombre de me camaguère que pour tremper ma jambe
rades à leur faire ln guerre; je fa
dans le ea11 plein d'eau ti de
four ai laite Jonguc el mortelle;
qu'on m'apportait dix foi par
enliu, il· ont le plu Tort , il
jour; deux Journées 'écoulèrtnl
,·eulcnl ma lète, et je me saul'e.
ain i, au milieu des oio qu la
- .\. ta santé ! 'écria-L-il en
ftmme • donnait pour rétablir
pou sanl. on Terr ur 1• mien.
ma santé, el d recherches que
11 Il' bu,·ail pa , il arn]ail, j]
fai ail le mari pour trouver 4ucl~.\!, ·t•E.1.IIUO'\, - f'uRTf DE LA CADh.NE (CûTf, LXIUUEl..'R).
lrl!pi nait d'aise.
que bon ya,·ço,1 qui me conduLil
- De.,. c quin. ! d s coquin·!
plu loin; el qu'alor· je remer~e dil:il: un la_ dL• drûl qui n·ont jamai
le pclits bourg , je ne prenai pa l'inutile ciai la Providence, qui ne emblait m'a,·oir
rien f3.1t et !JIU mangent le Lien d celui peine de me cacher sous la loilc; je pa ai
lié les jambes qu'aiin de me forœr à lomher
qui lrarniJle! )Ion L au cl1ewu, ne l'ont-il
~ ,i age décournrt, ~euleruent à demi coucbê
dan les bra de cet C.'1:cellcnl protecteur!
.,. Ill},._

�_

msTO']t1A - - - - - - - - - - - - - -· - - -- - - - - -

Nou · étions à la fin de la lroi ièm • journée, l'heure étaiL pa · à làqnelle mon conducteur ordinairemén l rcnfrait; .a femme
vint tout à coup, d'un ton my térieu , me
conter que , on m ri l'naiL chargée de me
conduire ur l'heure à l'auber e du faubourg, 011 j'allai trouver de voüurier qui
m'emmèneraient à rleans.
- Non, non! vou von trompez, lui
di je; ce n'e l point à l'heure qu'il l que
de voilurier partent; ee n'est point à l'auberge du faubourg que je doi aller. u
debor de cc faubourg je trouverai un corp:
d • garde c1u'il me faul é,iter. lion brave ami
m'en a pré enu · c·e L lui, lui seul qui me
·eut guider dan ce pa acre difficile; il m'en
a donné a parole, j') compte, el je uis bien
ùr qu'il ne m'abandonne pas.
.\lor: lie e mil à pleurer, m'avoua qu'elle
prenait peur, et me conjura de ne point 11rlliger on mari par le réât de la pelife l'llSe
qn'elle a\·aiL inventée pour me rléloger pendant OJl .ab ence.
Pcûte ru e, . oil. pau ~•re r mme I mai si je
von avai cru, Je faisai naur raire dans le port.
ll renlrtt pre·que au iLùt, -On mari. es
)CUX étaient étincelant.s; jamais on maintien ne m'a\'ait paru i a11imé; il oulait parler et ne pou,·ait pa . Enfin, il campa es
d~u poiug- ur me épaule et a rude barl,e
dans mon ,·isage; poi , m'éera anl la main
qu'il croyait seulement errer :
acrebleu ! 'ticria-L-il, c' e Llini i ,·ous
parlez demain; un hou oari;on unu · roule
jusqu'à Pari ; il esl prévenu que ,ou ète
marchandise de conll"cbande, que toul le
IOJJ" de la roule il (aul souffler. acreblt:u ! que je suis content.
Le bra\'e bommel qu'il l'aurait été davantage, 'il eût u tout ce que j'étai ! \rai le
lui confier c"était en mème lemp le dire à
sa femme, a,,ec laquelle il ne ~avait pa garder un ecret. El jugez, dan a mortel!
Jr:i ·eur, quelles nou,·elles pelileii rwie elle
1lt peut-ètre inventées! A urément la tète
lui eùl tourné, el dès Je lendemain, sans
doule, a,•ant que j' eu e fait dix lieues, son
mari, moi, le bou gal'j·011, nous étions tous
perdus. Je me i , à regret, forcé de cacher
quelque chose à ce digne ami.
ll me réveilla avanl deux heures do malin; c'est qu'il Caltait a ·oir le lemp de ider
chacun a bouteille, d'entamer l'aodouillc et
de mettre ·ur le loul quelques bonnes goulle.1
de café. Le mo ·en de rue refuser à cc très
matinal r pa ! il 111'y conriail de i bon
· •ur ! il av·ait Lanl de plaHr ~ trinquer a,·cc
moi I PourtaDL J'ap rce1•a· sa joie mllée de
c1uclquc lrLles e. Ce ne pou ait être seulement le chagrin de me quiller, puisqu'à cc
pr' il ét.rul mon libérateur. Enfin je us que
t-a femme, loujour plus effrayée, n'avait pu

jam:ii · e décider à r Ler cette uuiL dan ·a
maison.
- a me l'ait bien de. la peine, disait-il
car au ilot que je vous aurai conduit à votre
occasion, moi aus i je partirai. Je ,ai à Périgueu" ; c'e l un vo ane de plusieurs jour·;
on est alor Lien ai c de causer avec sa femme.
Je le croi il l'adorait comme au premier
jour de e noces.
- Eh hien, pour uivil-il, c'c l p:irtie rami e; je relroul'erai ma femm , el je n ':mrais pa reLrou\'J l'occasion de aover un
honnllle homme.
ou qui me li ez, je ne sais si vou ête
ému autant que je le fu : je l'écoulais. j'admirai . n ilence el mes yeux se mouillaient
de larme~.
Quand nou eùmes bi n 1 u, hien mangé,
uou parlimcs; mais il faUut auparavant
ouffrir tiu'il farcit me poche de pain, de
,·îande ·, de frui ls, de châtaign ; il m·offrit
encore une paire de gant de. laine el un bonnet de coton, que j'acceptai de grand cœur et
que je con ene.
ux premier rayon. du crépuscule nou
fime un as ez long détour, au rooyen duquel
le corp de garde. el tous le po les e1térieur
fur nl 1,·ité.. A demi-lieue ur la grande
roule, nous entràm dan un bouchon où le
nouveau guide m'attendait. prè qu'il m'eut
remi dans e main et répété cent foi es
recommandation , mon brave ami me erra,
m'embrasa, pleur:i même. loi au si, je pleurai ; mais qu'elle ont douces le larmes de
la recoonai ·ance !. .. En.fin nous nou dime
ndieu ....
Mon nouveau conducieur était ce que
m'avail dit l'ancien : un bon t1-arçon, da.a le
en q1iïl avail da courage el me montrait
le meilleur di posiûon . Mai un premier
coup d'œil jeté ur sa voilure, fort diiTérente
de œlle demon charretier, me lit comprendre
que j'y erai dans une situation ouvent Lr
périlleuse et pre que toujours très délicate.
U'abord elle était lourde, celte voilure, et très
pesamment chargl-e; nou· n'irions donc qu'à
petit journées. Ensuite, j'avai~ cpt compamons de voyage, et. quel compagnon ! Tous
ept d'humeur lrè discordante, ne 'entendaîent que sur un point : Lou ept, il
'honor:lieat d'être Jacobins, et n'étaient pa
médiocrement jacobinisés.
Tel étaient les voyageurs appelés, d':iùord
p:ll" le eul inlt!rêt de faire quelque cho e
d'agréahle au oonducleur, oppelés, di -je à
garder mon ecret dans tout le cour dn
rnyan-e, Lmême à payer pour moi de leur
per onnes en maintes occa ion . A l'cnLrée
d'une ,·ille, 11 chaque corp de garde, à chaque
po le, à tout endroit où !'oa demanderait de
pa eport., il [audrail que je me lin-se couché tout de mon long dan$ la voilure, une

moitié de mon corp come1·te de babil , des
manteau. , del- corp mêmés de Lou ce·
fran llootarr11ards, et l'autre moilié oach ·
ou le jupon de leurs femmr waratistes.
C'était ain. i qu'on prétendait me pas er p:irtoul · on n'avait pas d'autre moyen!
i vous prenez- llJI instaut ma pince, \'Ou concencz tout les dif6cullés de ma po ilion. Premi~rcment, il y a ml des circonstance· e:xtrèmement péri1J u es où je dcvai
pourtant prendre, a1·ec mes camarade , l'air
d'un homme qui ne redoute rien. Par exemple. dè que le pa eporl a1•aicnt été vu
quelque part, on m'r croyait hor d'affaire;
l'aube.rac où l'on 'arrêtait pour diner, pour
coucher surtout, éta.il ordinairement la meilleure du lieu, par conséquent la plus fréquentée des voya"eurs. ,'ét.1il la que j" avais à
craindre la rencontre d'un d putê d'un commis.aire, de ces coureur en chaise de poste,
dont la plupart, mployé· par le nouvernement, me connai aient. C'était là néanmoin
que je deYai conserver un Iront tout à fait
tranquille, que i j'eus e lais é trtl.llSpircr
quelqu -un . de m mille inquit!tudes, on
c fùt dit à l'oreille : ~ Cet homme est donc
Lrè.s CQnnu! ' rail-ce un émin-r61 eraiL-cc
un personna,..e de quelque ÎII1porlance'! 11 et
bientôt on ne e f'ût pas rrêné de le dire tout
haut. Je ne devai donc jamais prendre d'a11Lre précautions ni témoigner d·n.utr craintes
que celle qui convenaient à un obscur déserteur; per onne oe me croyait autre cho e.
. lalheur à moi i mes compagnons avaient pu
deviner qui j'éta.ÎJ;; les un eu • enL pàli d' r{roi, le autr' eu ·cnt voulu m'arracher l~s
yeux; je ne ai pas même i le conducteur,
malgré l'appât de Ja récompense que j Jui
avais promise, malgré les recommandation
de mon bon ami, qui était aussi le sien, malaré sa haine pour le - t)Tan du jour, je ne
~ais pas 'il eill o é tenir ferme.
Il me fallait en se ond lieu, an milieu de
peliles facliDn qui di,,i aient la carro éu,
constamment éYi:Ler de prendre parti ; je ne
devais en méeool.enter ni en épou er aucune,
mai au contraire les ména .,er toutes et doucement me !aire jour entre elles. Que dis-je!
if fallait, par 11n art plu profond que cclu_i
de la coquette la plu exercée, m'attacher 1t
m'attirer tou le oins, à me ga er toutes
les ùienveilla.nces, à me conquérir tous le
cœurs. Ce n'ét::tit pas seulement Uù ennemi
que j'avai à craindre: il uffisaiL d'un iodîffcrenl pour me perdre. Ion .nlut exigeait
11ue, dao celle coterie compo éc de tant
d'originaux discordant , il o' ' eût personne
11ui ne ·accordt\t à raffoler de moi.
Pardon de lou ce détails; mai c'e t
r1u'aus i jama1s homme ne se trouva dans
une itualion embl. ble, et mainlenanL le
ri:cit des faits va suivre avec rapidité.
(A sui1vre.)

HI TORIA

LOU\.ET.

MADEMOI ELLE DE CLERMO T AUX EA
Tableau de :-l.\TTIER. \ lu. ée ConJé, banlill,· .)

DE CHA TILL

�PETIT l•OSTE VE 1,11A.'\D't.ARD1i). -

T.il'li:.JII j~ ~I ts ~ONlf.JI. (Co llt&lt;'IIU/t Clra11.:h.1rJ, illu.,u ,lu Lourre.t

Mémoire!

du général baron de Marbot
CHAPIT~E XXXVll (mite).
C pendant, le temp ,'éeou1ail an, apporter aucUD changement à notr po ition; ar,
hico qu l'Empereur eût prescrit trois Foi
au mar •chai oull d'aller promplement a"ec
une nartie de l'année d' ndalousi reuforc~r
l, éna, ult, imitant en cela l'allitudc dt1
maréchal iclor 11 sou ê0 nrd. lors•Jll'co I 0!I
il ·'a · ail d'aller le joindre à Oporto, 'était
arrêté n chemin ,·er la lin de jamier. pour
faire 1 .ièg • de Badajoz, dont nou entendions Lr·· distinclem ni le canon. ~I éna
rt: •relt.ail \Ï\' m nt que
n eoUègue perdit
un trmp préciell.1 à faire un iège au lien de
marcher ver lui, quand le défaut d~ vin
allait bicnlot nous contraindre à abandonner

le Portugal!. .. L'Empereur même apr' 1a
pri e de Badajoz blâma la dé obéi ance du
maréchal ,ouJt en dbant : a ri m'a rendu
ruaîlr d'une \ille et m'a tait perdre u.n
rovaume! ~
·c.e 5 février, Fo) rejoignil l'armée, à laquelle il condni it un r nfort de deux mille
homme lai sé à Ciudad-flodrigo. Ce g "n&amp;al
rerena.it de Pari ~ il a ait lonatemp conféré
avec l'Emper ur :ur la fàcbea.e po ilion de
lroup ' de fa éna, cl portail la. uou,·elle
annonce que le maréchal ' ult ,,icmlrail
bientôt
joindre à nou . lai toul le mois
de féuier '!.!tant écoulé . an •tn'il pariit le
uénéral comte d'Erloo, que par une faute
ine, plicahle l'Empereur n'avait pa mis ou
le ordre de Mas ·éna, déclara que es troupe
"" 121 •

ne pou. ·anL ,·i.ne plus lonatemp !i Le ·ria, il
alla.il retrograder sur l'E pa&lt;&gt;ne. Le maréchal
1 ey et 1 général Reynier a ant sai i celle
ocoasion pour c1po er de nouveau la IJl.i ère
de leurs orp d'armée dans 11.n pay omplètement ruiné, force fut au générali ·ime
de se résirrner enfin, aprè plusieurs moid'une ré istaoce opiniâtre à battre en retraite ers la Crontière, où il espérait trouver
le moyens de nourrir son armée, san abandonner entière.ment le Portu,,.al, qu il complait em1aliir dè l'arrivée des renforts promi .
La relraile commença 1 6 mar . Le aénflral Eblé avail à rand re;,.ret employé 1 '
jour précédent ' à détruire I barques contruites av c tanL de peine à Punbet ; mai ,
dans l'espoir qu'une parlie ~e ces immen es

�1t1ST0~1Jt
prcpara
urrail llD jour être utile à une
arro e
ise, il 111 enle
ecri\Lernenl
toute
rrur , en p
de donz
orn ·ie
rtilleri • el d-re
n proc wrbal qui doit être au mini Lère d
" erre,
1 inJi,
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çai:f! furcn
lrnru si
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r, ant d'orme.
pendant la nuit du :, au U ma qu
in11lai. dont l ~ po. l a 'étaient .-é
d~
nôtre deunt Santar m que p:1r la
ri,·ièrr de Hio-fülor, n'cur nl conn:1.·
d,
notrl.' momem nl que le ),·ud main malin,
lor
· tro · ,, :nér I n , nier étaien
ÙJ
q li
1. Lord \, dlinnton
dau · lïnct•rlit
,oir . i notre mouv( owuL ·n il pour bul d'aller pa
l • ra e ~,
Punll'!e, QU bien de nous r
,cr 1El;parrne, perdit douze heure· en
ilnliun ·, el
l'armée [rau ·
vait a.'llé une marche ·ur
l ·
lo
ïl prit enlin la ré olut1on d,
1
;
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mollement d d fort
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~ lorpeur, il 31'ail, du ;; au
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ltoi jours
I' con mi
plèleme
Irait', un
péralion
J 1 "Ile
U i éla
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•
btLude, d'uue •m.i ,té qui nous ;tonnait lous.
1; rmée fra.11 •ài • cooti
'te
d"une moni~r régulière el
loinuail de Pombal, lor:;qu
de
fut ,..i,emcnl auar1uée p
mi . Le maréchal 'e l
leur Lar r cmnplèteme
l'
:-en 1' no équipai' donl
fort
1•ntc, il Ill mrtlre le feu à la
· torieu~ annfai. ~e :eonl n.:Cri; c
acl ·
qu'il c1uar · l d auaulé, comme S1 lu premier d vo
n én rai n'ét ·
lut
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.. Or, omLru
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lonn défilé q
nn mi.
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r, le meilleur mown de le
arnlter ét.ail dïncen · la ville. è"était uue
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quelJ sont réduile
1'n 11nrcil
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es plu rivili ée , l
le ~\n bi
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nt om·enl agi de la
orle.
11 eut, l • t :! ruar ·, un comb t assei if
1•11 amnl dt1 lledinh:1, où le m '
·
aianl Lrou,•é une po ilion u ep
bonne d ·r n. e, crut d ·oir . '31'
Wellinnton, prenanl a, •c raison
pour une pro,..ocation. 1t a.ancer
· érahl . Un · actio11 très ehaudt\
: le mar •chal
epoo · le· eu
relira en uit
leml.llll, mai ,
avoir tm deux ou
cents bomp:ii:~

J:fÉM01'1f,ES Dtl GiJVÉJl(.ill BAl(OJV DE MAJ(ll01

1 r, d combat. L'eunemi en p rùiL plu ile
m·
· i ayant lon lerup. foud
tandis qu'il n'amil que
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en ballerie. C
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l inutile pour l
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ordrn de .e retir r, pourquoi \\ellioglon, qui
• ,a.i fort bien 11ue la n&gt;traite d françai
étant proooucée, le corp· de e1 .e rerocllr ·
marche apr nn halte de qu lqu '
b
lai 'a-t-il emporter à l'attaquer
p
ul plaisir d • le conlraindr à p rlir
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lu lol1 ... 'é1a· pr• 1 •ol a cette
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d•plorai 11uc 1• faux umour-prop •
générallI ·ù fa1l Vt!rir t nt de
b
n. os • ucun ré ullal pour , ucun
ù
arLL·.
'arm~e fram;aLe priL po ilion
e
el • rd :-;o. Le U1omcnl critique de
retr:iilc était arrÏ\ '· Ma .én. ,
n • uulan
11uitter le Porl11!rnl n,ait rélu Je p
r, t
d'allt&gt;r c.,ntonne
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I' Aha, torrent d
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et dc,ail ller 1
Cor1·0; .u~anmoi
r1u'on pû
naîlr
motif, 1· •éuérali. im ail
à Fu
ul,erta, et c croy:inL
par
ivi«ion qu'il nait
réch
cy de plac r à rda
il u·a, il auprè de lui llu·un
nadier et 2~, dragon . ~lai·
réte.xle qu'il all:iit ê
· upéri
a
do
ce.
p
a
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i"l·
q
u ie
ur
du ruome
1, c
i e
..
_ime cl tout on
!-major à être ente,.;,
par I cnndll1.
En c.fiet, d, n l:i per,oasion qu'il était :!a•
ranti par plu,ieur di,·i ion Irançai - s, Ia~éna, Lrou,·aul le ile J · fuente-Cubfrla fort
"ré3Lle et le t mp Ufl'lrb •, o.rnit orJonn ·
de • rl'Îr le diner n pl1:1io air. • ou étion
Jon fort lr n11ui1Jem nt à t.ahle . ou. de.
arbre à l'entrée du , illa •e, lor que, lout à
r-0up, on aperçut un piqu l de : 1) hou-ard,
aogl.ti · à moins ù œnt pa de nous! t !grenadiers de la g-ardc prirent au, itùt 1~
arm • et enlourèreul a éna, pendanl que
tous e aide· de camp l les dra on , moula.Dl prowplcmeol à cbe,,11, ·a, nœrent ,·er
1 nnemi ..
UI-ci a)3Ill pris la fuite an uruler
amorce, nou peru àm 1Jue c'él:ii ni
d s bommes égare· chèrchant à l'CJOindrc
l'arm :e annl:ti:e; mai: nou a
ume_ bienLot un ré1rimenl entier, cl ,i
le coteau1
voi ios cou,,erl de nomhreu
troupe an.. t2

..

i?lai ·e. q_u1 cernaient prc que enlièremenl
FmmJe-Culierla!
Le dan"èr imminent dan lequel se trouv:iit J cruartier nën rai pr renait d'unt!
erreur de 'e), qui, croyant J
'rai' ·
informé par • 1 llre, ,· il
à
. ' di,; ·io
·
" · u
de
Crd:1 o.
e
nL
.
découvert.
e
ienl appro.-b •. en
du ,
de 1 'na : au ~i
eà
quel élonnemenl fut 1 nùrt b
emcnl, l3 nuit approchant,
·a u.11 épais brouillard, cl les ,\o •lai .
ne p01mrnl
que le ~nérali. im••
t
· · Ir
i coupé de .on armé,
qu
é p:.ir notr, ~ta lit
·' laquelle
i
nl
·er1;
ile
r
mmi 11ui paru
•
rla,
au moment n
I
mpl le · :eurilê, e
1.
ît'C
r :_ olutiou, il et ail Mas~n:i n\cc lou.t c1
qui él, il a, lu
1, dè, que 1
opprire.nl le dao
'a\l it cour
il' 1' firent . o
n !
1
ri n 'api r pr
que
én
françai - n'écha
leur
a
arrachant I pa
,
d'autant plu a
ut•
aré
e
portaient p~. de
rh · !
di1 heure· du .oir, le Traod quarlil1 r
"· éral quilla Fort Lranquillement Fueuterta, m
· e vo· in e de plu.it•ur ré·nls en
dont 110
trou ail pJa
e ém
tra1·erséc pa
emin qu ·
ui\•i
ur l'en élo
l mar-5er
n lral.l èm
ln)é hi n
l pa
neuù con
Fr.1nçai1-,
1 mrue leur ét.iit ra
11,-..
e, sacb:ml qu mon f
arltüt lr'
u· l'o. · , lui dormo des inslruclions, rl
b
·aoçant Ju.11u 'au ba. d la colli
•t
ant d:m l'ornhr,•, crit1 au cher
d
1
1ue le du · de W Uin on lni •nrnpal I
d appuJ r Yer
droite, cl
d'al
er un poiot l)D'il indi~uail, mai
cp1i
\'llil hor d • 1 dir ·li 11 uhie par
nou
olonel ennemi, n · J&gt;Ou,·ant di'lin~uer au milieu J la nuil el dan· l brouillard l'uniforme de mon frère, le prit pour u11
aide de camp :m.. lai ; il oWil doue ar-lc•champ, ':)oign , l nou pa :i'1111 le'L •m ol, heurelll. d'avoir échappé? oe nou,ean
don cr. la. sém et son ét L-maj
· · ,ircnt a1·:inl Il' jour
lrou~
Pendant ce Ion
pfuibll"
nn
· 'tait ivemcnl
ccupé de
quc.J,. lime \ ..• était constn
e.
on cb.eTill 'abatlit plu.ien
e
quarûer5 de roche &lt;Ju'on ne
,_
,·oir .' é3.U cd l'ob:cu · ·: celle femme courageu:.e
rel ,·ail,
rJ ue cruellemcol
meurlric: mai· enfin
,·hutr del'inrcnt i
nomLrcu
qu'il lui rut irupo. _iLle de repr~·ndre on
1, oi dP m3rch r ·, pied 1•1
l'un fut ol,li
la r ire porter par dé !!r nadier . Qu
il-elle Je enu i on nou
e1iL allaqu' .
us î le "émlral' simc, toul

d'un vigoureu coup de rov r t et I traucbant de ma lame Cr:ipp:ml ur 1 d nt d
cet homme el pa ·saol •nt re es màl·boir :,,
au moment où il cri il pour 'aoinier, lui
fendit la bouche el l JOU ju qu'au
oreille.!. .. Le "i ux hou arc.l •~loi"n:J prom11Lemenl ' ma ,,ve ali faction,
c'était le
plus bra\'C el le plus eotrcprcnaut des deu .
Quand le jeune .e ,it ul en face J, moi, il
hé. il.a un moment, parc que, 1 tM de no ·
chenu.x :e touchant, il omprenail qu · Dl
tourner le do pour eolr r dan le boi . 'ét. il
', po er à être frappé. n · d :termina pourLao L en , o 'nn t plu · u r ol Li CDJ'l, 1rançai
venir à mon .ecour ; mai il n'é ·it, p l:i
bl ~ure qu'il r ·doutait. car, pou . · par l3
col'-re, je le pour .uhi quelqu pa I lui
lion•• i un coup d point da1 l'épaule 1111i
Je Ill ourir encor• plu ,ile ...
J' •ndanl ce combat. qui dura moin tle
lemp · qu ïl n'en faul pour le ra nta, no
éclaireu.r~ 'ét.ienl rapidement élancé· pour
,·euir m déga er, t&gt;I, de l'aulr ôl'. 1
cira. ~cnr an lai· apnl marché ur lé inl
où ,·cnait de lomlmr leur offi ier, ce. deux
roup ennem· tiraill'·rcnl 1• nn coolr ·
autre , et je ru ur I• point de me Lrou'r c.tpo a01. b:ille de d u partis. \l ai_
mon fr'-rc cl Lignnill , qui, du baul de 1:,
po~ition occup par rarmé', m'av:i.it:nt ap r\'U
au pri e. a,·cc l'officier el le i.leox hou ard~
an lais .'étaient cmprrs.é. de reuir me
joindre; j' o grand bc. oin de leur ide car
je prrdais une ·i grand quantité de ·an par
m bl ure au dlé, (Jlle JC m, · ntni.g dLL
faillir, l il m' i'tl été impo ·iLI de r • L r à
du:wal, ïl ne ru'eu nt , oui nu.
l):\~ que j' n. rt&gt;j11inl l rand d, t-major,
la.. éna me prrnanl la m in, me dit. oc· t
• Lieu, ··e l trt,p bien m m,•, car un oflid •r
« npérieur ne doit pas ù1110 ·er en fai_anl
a 1• t·oup de :n!Jr aux a, ant-po~lc ·. 11 Il
avnil rai.son! M, i. quand je lui eu. fait onnaitr • le· motif c1ui m'a,11i nt entr:iiné, la,iu, ne me blàma plus aut nt, cl le maréchal 'e , plus bouill:1111, rappelant r~poque
où iJ était hou ard, . 'écria : • a foi, à J,
« place de lnrbot, j'aurai· a"Î comm,
« lui!... Tou le "énérau el 111e
r d \'lntcnl me donner d mar11u
rèt, pendant que le bon docteur Dri · t me
pansait.
La ble . ure de ma Joue n':i,·ail aucune grü,·ité; ellP fut c:ica.Lri · au Loul d'un mo· • ,,
l'on n oit à p ine la trace le long du favori
au be; mo.b le ·oup J pointe il •1b.re qui
a,·, il pén :1r· dans mon 11:in droit ét 't dangcreu , urtoul au milieu d'une lonnuc r
lr:iitc, qui me forçait royao- r à cb ,111, ~ans
pouroir jouir Ju r po dont un blessé ·
\\'u.LJro;Gro . .
hc~oin.
lir.H ur~ Jt .\. l:4llro. (C3N11(1 Jt~ Efl.J ft. ,
Tel fut, m chers nfanl , le r: ·ultat de
mou omù:il. u, i l'on ,-eut, de mon é1uimon shako, ru ib rn cl ma peli
rurenl JIÙ de liraada ù • ono. Vou :1,·ei co11(enil
crit,
1moinli qu je r
hk
le hako 11ue je portai: al r,, el 1 uoru•
coup·: mai e
le p
br ·u · ntaill · &lt;loot le _al r' an ..fai l'onl
1.
.anis, .old I à
u~ta
d~cor: prou,cnl 11ue le den hollS3rd ne
on
e pla.s d'un pou · ta pointe me ména renl pas! J'a,·ai~ .iu i rapport:
de ,o
e dan le llanc droit! Je ripo. lai ma giberne, d.onl la banderole avait reçu trois

• ,·eux faire un peu Lata.me aYec ,·ou ! Je
ne ru· pa de,oir répondre à œue fanfaronnade t tournai brid t~r no arant-po~tes,
placé à cinq cent pa en arrière .... L' \nglai · ru· uhit en m'accabliint d'injure !...
Je I méprisai d'abord, ma· :ilor l'oîllci r
ennemi • 'écria : · Je rei:c,nnai bien à ,otre
11 uniforme qae ,ous !!les all ch , un maCH PlT~E XX VIII
t&lt; r chal de France, el je Cer.i meure dan
J
• i i111ml1
• - \1Tair1 ,le l o,
« le journau.t de L ndre que ma pr _en
,
'ou~e
els .i.. :il «:na. uifi polll' m ttre en fuite un lric/1 ·, un
1 J ututi
!·
a pollr1&gt;n d'aid • d cawp de . las,éna ou d
nd main
•
aprt• · 0: p ! »
.ra,oue ma faute· j'eus le lorl hien !rra, l'
.-.
pou, é 01
\"
entr•·p
1lrc l&gt;OII.
de remil le !rro· d ne pouroir upportcr froidement celle imd,
u
an u
o ilion n perti111:11lc prowcalion. el mdtanl le ::ihre à
a,
lir
J Co
Jonu 'r · 1 rnnin, je m'élançai a,·cc fur ur conlr • mon
l'arli
et
ét1uip
r trn- ad~ersaire· mai·, sur I point Je le joindre,
v r ·l:'r
éf'
cé CU
Ollr". j'rnknds un "r;111d rrulement dan 1• boi ,
Lorù Wdlin.,1011, apcr
fran- d'où 'orteul l'in, t nl m~me &lt;lelll hou arrl ·
an •I, i qui, ·arançant au alop, m coupent
in i rr ,t,• , Il
forlt!
la r Lr:iil •!.. . J' rais donn: J· n un clÎl}ul annmu;ait
rn nt
, l r:,11u
, \'OU!anl Jonncr de~ apen ! Je oompri · qu'nn d '•fen.. d plu
·ner riqul ponv:iit eul m' \it r la boat
in truclion. ;,
na
fil ·on,o&lt;I uer auprc de lui. ·'
r1:n&lt;lire111 d'ètr roil pri ·onnier, par ma faute, à ln ,11e
proruptcm •nt. L ma
1 .e fai- de toute I', rmé françai. e. ·pect:ilr1œ de ce
combat disproporûoun; ! ... Je me pr 1cipitai
nt all ndre. le !!élit!
:crh-i
donc ~ur l' oHicicr an loi ... nou · nou, joicomm ml ut (1 1 l el 1
Ïn\it
i;non ... il m porte à la li ur un oup d •
~l'nir au pin lùt. Cet
11ui p.i
tranchant de on :pt!e; je lui pion
mon
:ail Ir~ Facile :1 r·mplir, faillit ei.:~ntlan
001 le
.
..
.al,re dan la or e... on san rej il lit abondammer1t ur moi, et le mi ·&amp;raùle, tombant
L'a
c
étail rau •ée n plusieur
IÎ"II .
·
furm,. d'ampbi- d · rb ~:il, ,a roukr Jan la pou i r qu'il
lh ',ilr
II
l'
e do
011
mordail av c r e ! C p nd:inl le d •u hour
q
deux
col- _ard~ me frappai ut de Loule part , princi- somm
prali
i •11 palt.:lllfilll ur lètc. Eu quelque c ·onde~.

eu nou conjurant de n p : abandonner
lm _- ... , nou &lt;lit-il • plu.~icur tl!pri.:es :
a Oueil"' f ute j'ai comLULc en emmenant
UII r mmc à la '!UC!U. ! ·u Drcr, uou . or1im1- de la ituation aiùqu dan. 1 uelle
• C\ IIOU: a,ail jeté .

i

n

i
1

e quel
uque
ob,
chemin
u
Il ~
momcn t où fl l ,t •L moi par, pour e écu
·
le tiraill~ur
. rrbanl ù.
:i;
11Ôlrt: c
:_
plu, c r
er
m n cam
• nous
l'ekt prit le chemin de
celui de droite, •n ~1nl
e dairi'1re ou
trountieo nos
1

le

I maré · 1 1 ·c, venait
pui. main d'un quart d'heure,
je
mou Jernir de
rir
coolre.
· '
·r de I indr
j' enteodi
u a,·
hall . i
o
...
: •,, é
n
IC
qui
c
• Bien que j1•
le
Ney orlé par un Jort
d :t,acJiemeul. jll ne lais m p:u; d'ètro inquiet
ur n cowpk, c:ir je aignai~ que 1 · ,\niai ne r
ent
orque je '
t:nfin :iu
d
nr la rh·
Pel · ·
el ton
e
tnin J
r' · qu

•

or

ce

ait.nt

•tour
de lui, •tnand un
licier
• à pi d annlais
. ·1l\aoce au lrol d
peût che, l el m
crie : 1 .\.llend 'Z, moll:iieur ,.., r~nçai I je

j'al
j ·uue

---.

�1f1STD'J(1Jl

_________________________________________

coufl: d,· tr, och, ni i mai elle a él ·. i: .. ré4.·.
J' i dit tpr'an momC'nl ou j'étai emoyé
l:i recherche du maréchal 1 rv, l'armée Crauçaise, rénni • llJ' 1 f'O~Îlion cjui domin liritnda de .ono . . • llcndail ~ êtr alla,111b&gt;.
Ce co liat n'eut pa. lièn. Wl'l!innton, intimidé an douli par ses perk · d · j ,ur. Im:céden , rr la la war L de · troup , c
11ue \O_anl. Mn ·s tna rr~olut d &gt; pro 1ler de la
nuit, riui :ipprochait, punr raire lm\ •rser (ltl .
Ît•nm· 1a liU ·I le Jou .. d{-liP de lirnnd:i
ile .ono. la itualion ful alors l1im pénîhl .
J'avni. mar'hé 1,,:, den j011r. cl la nuit prétid nt , el à pré ent, l?ri1nmenl hie • •• et
affaibli p, r la pr!rlu d'une raude t]Uanlif: de
. ng, il me f Uail pa ~ ,·ncort la nuit il
b al, par de· rh min aUr u , •1u·e11comlir ienl 1· hariol. d,:. 'c1uipa 11 1• , ceux de
l'arlillPri1 cl d,· ni,inbrc . colonn • de
1ro11pc. , contre le,11udl j~ me b url i. :1
rha11uP. in. 1ant, l'nh,curit éro_nL de plu~
profond . Enfin, pour coml.tlc de malheur,
11ous (1\m assailfu p.1r un ora 0 • :1ITr u • La
pluie trarnr~a m,· ,·ètemenl5, j fu hi nlol
trami de froid cl
louais ur mon che al
dont je n'osai· J euJre l'our me r 'chaulfi r,
car c n'aurais pa eu la force d' ,remonlcr.
.\joutez c la 1 ,ive?. doul ur que me c.1u~ il ma bl
u au nane, 1 -vou aur z une
faible iM de ao1rois.c auxqu Ile je fus
·oumi pendant c:elle cruelle nuit.
I.e 1:i nu malin, l'armée franÇlli c parvinl
ur 1 bord de la e ra, en face de Foz Je
Arunce. Celle petite ,·ille est i;ituic ur une
colline 11ui ilominc la th·i~re ain i que la
plaine Je la rive :1Ucb par laquelle nou
arri1ioo ... Je lr, \ r i I pont, l ün · m'ëtablir momentanhnt:nt Jan uu • mai on, où je
compt.,i · enfiu prendre •1nelque repo. ; mai
j'en ru crnp ~ché par 11ne scùne afl'r u c qui
se 11. ~ a on~ rnc · y u . lléj' le corp de
He nier cl de Junot étaient dans fqz de
runre celui de :c\ · lrom-ail tnrore sur
l'aulr· rive: mai 1; 'néralL iw, inlorm:
que l'enn mi nou ~uivail de pr• , ne ,oulut
pa rxpo r :;on :irrii!r
rde
comhaltT
:mllll )· Ceu J.,rrî r' . ·Ile. Il pr cri, il Jonc
a~ marérbil .:-;e de faire pa ·er la rhière à
toult· . &lt;!' lroupt' , qui, :iprè :t\'oir coupé le
pool el pl c, d forl . :irdc en fart- d'un
u 1 1111i l'a ·oi. ine, pourraient pai iWemcnl e
repo •r d:ifü •Ile lionne po ilion. Le m ft'chal , ·c,. atLrilm, nl aux f. tigue. d Jeu
derui -., • journ c la lenteur de t•unemi:, le
•rol il encore furl loin, ~t il crul q11'il rait
pu, illauime d' odonnl.'r compl~lt:nwnl l:i.
ri\'e gaucl1v. En toaséquence, il laissa deux
divi ic,11. dïnfonU~Ti ., l. Lri ade de caH1l ri
L: molle, quelqu : pit•œs Je l'allOll, el ne Ut
pa oup r le pool. ·· ttc nouvell désobéisune faillit aou, coùlt•r hien cher. En effet,
pe.ntl, ni que J, -.-.éoa ·' 'loign:iil pour 11.llvr
ut\1•iller a Jlonle-lluràtllia le rétablL.cm •nt
ù\111 autre pont qui dc,nit n ·urer le leoJtmain ~e, lroU{l\: l'impnrwnl va- :\ 178 th• la
rhir d' \ h. , cl •JUC I • mar :ch l è). rempli
de confiance, venait Je· perm llr • au ·•J11ér;1(
L.1molle de traver, r le gué de l:i ejr pour
aller pr\llldr
fourrages ~ur la rive droite, .

;

lord i.·ernn ton p:irail u. l'impro\i,le el ll,qne imm dia lem nt Ir.. dirL ion . j imprndemmcnl la.is t1c sur la rive auche de la
Cc ra! ... L · ma.r1.i;bal :e~, e plaçanL alor.
cour, eu. ment à I lt~le du 39", repou. se i,
b bn1onn tt.e une bar c de 1lrogon anglais.
.fais le brave colonel L:lmour, du ,.!I , étant
1ornli: mor1. fr.ippt: J 'un coup d· feu, on
rt!gimenl, dont il 1:!1:1it fort e limé, 'émeut
perd on aplomb,
jclle ~ur le à el l'entraine .. . En c · mom nl. uoe l.i uerie a :ml
p:ir m;garde envov1: un lioulet dan
li • dir~ction, no · oldal · e crol·ant tourné , el
. . isi d'une 11.:rr ur p:rnique, court'lll n lnmulle ,ers le pont!. .. Le général Lamollc,
qui d' 13 i e oppos ·e perçoit c •lie relr ite
1i •, ordonnée, reut çonduire . e · ,a lier, au
ecour~ de fanla in:; moi· , :m Jipu dr re-pa ('r le ué d.Hficile par lt•r1uel il ~Lait ,cuu.
il pr ·nJ le ch .min le pl court el 1:.ncomLr
a,·ec a brigade le ponl étroit de 1. C r:i,
pendant que la ma. d fn~:ird~ • pré. otail en os contraire I Il rf uha de ce p lem le que pcr~oc ne pouva.al p er, hon
nomhre de fauta in:;, arrimnt à la uilt• de
leur mnrad et voyant I ponl cmbarr . sé,
. c diri ent H'rs l • l?Ué et ~' pré ·ipitenl !.. .
La urand majorit · parl'in ii I franchir,
mai:. plusi 'Uts,
lrllmpanl, lom rent 1lan
de t:l\ité. où il
no reol 1
P nùan1 cett c:'.o dëplorable, le m3r • hal
, 'c ·, qui con umait n elTorl pour réparer
a foute, parvienL enfin réunir un bataillon
du 2i•, fait Lattre la char e et péuètre ju.s11u':un: dili.ion ,rennet el 'er .·, qui 'Llieol
re ·téc lcrme Îl leur po t • et cowb Uirent
,·aill mmcnt. Le aî:m.lcbal :\c)·, • m llanl
leur li1le, r prend l'ulTrnsin,, el rcpou · · 1•·
ennemi jusqu da,is leur c..UDp princi 1.
Le
nglai , étonné p:ir celle '"i' oureu
au que, :iin.i 11ue p:ir 1 · rri de c ·u de no
oldnt, qui e d~Lau.aienl tl u I · eaux de la
~ra. crurent que toute l arm~ franr;n.Le
'1Hançah contre em; il sonl à leur tour
frappés de terreur, ~lteut leur :irw • l i &lt;cnt leur noon · cl s'ahandonncnl nn • fuite
pr~ ipitt'. !... Le Lroup d "dlér:m J\e}nier el Junot, plam ur la ri,e droite, rurent
alo , iru;i qur moi. t woin d'un . tacle
hi a rare la &lt;'tre, celui de plœ ietm diviioni1 de parti différents e for,rnt mutncll meut da~ le plu rand dl; orw !... Enfin
la pnuiq11e é1D11l lm &lt;e de p 1 •l d'turtrc,
Annlais cl J'ran\•ais revirmml peu li peu ur
le terrain abandonné, pour rama r lrurs
ru il ; mai on était i bonteu de 11.t:u
eût: , que l,ien 1ru 1 . old:1
nnerui · fu~enl INh pr , il ne fut pas Liré un seul roup
de fu.il, ni : lllll" ( aucune pro\"O alion; chacun re n!?TI
ilencieusemenl son poste ....
Wellin"ton même o'o,a. 'oppo er. la retrait
do mlll'échal 1'e ·, qui fü rcpa_ er la rhièr
•L couper li: pont. Hans c biurre t!n ll('mcnl, 1 \n lab •ur nl ".? 0 bomm bor.
dt! et&gt;mhat et nou l'D tuèrent un,• cin11uaut...iine; m i no1L e11mt' 1Oil no~~ , el, mallieur •usemenl, Ill :i!I perdit ·on :ii l • rtut•
J, · meilleur pion ·eur ne purent alor: rt.'lrou\'er; elle le rut l'éttl uha.111 p,1;r l ,~ pa1-

porluaai:, 1 r rtuc le,:, t rl cl1, ltllr:
eur1mt mi, '. .ec une uli d~ la rîTii-re.
I.e maréchal ·e~, furieux de l'échec qu'il
, nait d'éprou llr, 'eu priL au én' al 1..amoll el lui r&gt;tira sa brinade. Lamolle était
r p ·ndanl un li n et br,1\'e officier, a1111uel
!"Empereur r ndil ju Lice plu lard.. uanl
, ·c. , il était i Jé.,ireu de prendr · une r •
v ncbe de ,;1 mé ,enlur~ que, d..,n l'e poir
d'au q11er "Pllinnton lor qu'il \'OUJrait son
tour pas, •r la eyr:i., il resta immol,ile un
p rtie d • 1 jour11:, du rn ur 1· Lord. de
elle ri,.,i . l la • rn fut obli ~ de lui
cxpMier r1uatre ou cinq aide de c. mp pour
le forcc&gt;r 11 le\'et on hh·ouuc Pl :1 ~ain,· le
mou,cm uL de relrailc. l.'arm1: • rr II il
l'Ab• le li, :,ur le pool reconstruit~ 1'11 lt!,1ur lb,, et conlioun ptnd;tnl cinri jour ~:i
r traite ur Cclorico :rn i!tre i111p1iélêe.
La \' 11,1 1111 uou. ,en.ioru. d
rc urir
culr le MonJ go et la cL:iinc J'l-.m 11. C-"-l
lrj: pralk bl , de plu, ferûle . el l'arm~ .
vi!cut dan l'abondance; au, i en nuw r trou v nt aCeloriro, où, à uolre cnlr · • en PorlugaJ. 1 hw a1a.it eu la mnlenconlriw. '
idée de quiller ell•• l Ile ,,ill :e, pour •
jeter dan· le monta o •s dt! ï u et de llnaco, J'a.rmte li- blâm -l-ell • Je ,.. ,me.au, car
c lle faute anil coùté la vie pluj ur millier.; d'hommes el fait manc1u r notre umpagnc. Au i l maréchal, n pou,an1 . e ré i"ner r olrer •o E.! pa"n , rê~olut-il d e
m inl nir en Jlorlug11l à tout pru.! ... Son
projel éLail Je r '-"3!:llt!l' le Ta"e p;ar uarda cl
Alfa lat s, ,le prcndr po. ilion à Corin el Plac~ncia. ùc ré1.aLlir le pont d' 1 antara, d .'~
joindr au troupe. fr nçai
commandé
par 1 m:iréchal nit dr,·aol Bad jo~. de: pr1uélret lous enscmblu d ru, l'Al,•utejo, et Je
ma.rch r eu uitc or LH,onn . la. 1011 pérait forcer ain i Wellington à rélm..!r der
promptem nt [lOUr clierrhe.r à déf ·ndre cdte
capil3le, ql.Ù, L qu
rc'-•1r· par I' lenhdo,
n'aurait eu que fort peu de mo; n~ de r{ i
L:ince, • l' Ile n' tt.a.il pa · forlitii.:U sur la ri,•c
n ucbe du Tane.
Pour rcndr · 1 mar h d
l'lu.
facile, le maréchal P.n O!:t •n ~~ p:iguc tou:
1 hies, :,el m1bde.i.Je refu~d·l• ·uhre,
et, ruai ré 111
u[rancc., j prërér i ·cst1:r
nu milieu de l'arru :c, nupr . de mon (r, re el
de me cam:mid ". l'rmlant la mar•·h • d.c
de.ni jours faite à Cclorico. a éna a~tnl
communiqu: ou plnn fi ·es lieutenant , 1
mar&amp;b l . c,, ui ùr,ll i do d · ir d r fOII·
Her on indépendance, ·'oppu à l'enlr risc
d'un nom Uc cnmpa n ·I ùéclara 11u'1l
al.lait ram 1 •r · • trou
•n E pa••nc, par·
qu't•Ue· u Lrounli•nl plu. eu Portugal d·
quoi fair . du p:i.in. 'ètail ,raii m is l'armt.le
:ivail d'imm n lroupea11% et élait b ituide uis .i moL
,h·re .an pain, chaque
.oldnl r('( e1:ull plusit:ur lirres J,, vi:rnrl cl
Ju 1in n 11nantilé.
l.a uomelic Il :_ ol '.i ~ • n,e de , \. encor ·
plu J itiht què le. rl'l.® nie!-&gt;, e -cita l'indi~nalion de lo~ én . li ) r :[IOndit I ar 011
or l'll du jour 11ui ùl~il au wa '.-cbal • y le
commandcme11t du G' corp . et cte d • 1i11

�1nSTO'ft1A

---~..a----,__.;._______________

~Ul'Ur, ju te et indi pen able. ~fai trop tarJir; il aurait r lla. le faire l1 Ill première
rébellion de . e . Celui--d refu • d'aliorJ d
'€loi n... , en dLanl que l'EmpPr •ur lui :1~301
donn : le command m ni du ti corp ·, il ne
le quilte.rnil t(UC par son ordre 1 . fai I ém"._
rali. iine a anl reitt:ré on injC;nrlion, le mar,:cbal . ·c~ partit pour lméida et rentra en
E pagne, d'oi1 il se rendit aupr\ de l'Empt·•
reur à Pari!\. t 6· cor11 fui nli,; au fu ·
rai Loi ·on. que . on ran" d' nci •m1 1• appelnil nc,: commnnd1!Jr1 ·ni.•
I.e remoi du m:in:cb 1 :'\e1 prOlliû.il ur
l'arm,1. une · •n ·aliou d', utanl plu prornode
1Jn'on en connai nil le principal motif, cl
1111'il avait ,. primé l vœu génL:ral d Lroup ·• n insi ·tanl pour rentrer !!Il E pa~ne.
l.,c 2\, l'al'méc, comruençaot le mou\e.menl 11ui ,levait la ramener ur le 'fage, occupa IHmonl • el ,narda. C ue d rni're vill
esl J. pl1t élr,· •. d la Péninsule. li f; · ail
un rroid de plus piquant , qui fit mourir
pin. i,?nr homme •t rendit mii Lle ur au
c11li- infiniment doulour ·11~.
· tna rc ·ut à
Guartla plu. ieur dép 1 be du major g~nél"c1l,
prt&gt;~11u' loul • a)ant deut moi. de date! Cel
démontre dan tJuelle err ur était •'apoléon
n pensant •1ue de Par· il pom-a.it dirio-el' le
mouvement d'une armtl fai ant la uerre de
Portunal! ... Ce dép1~cbc par~inrenl au é-néro.li ime d'une manière inusitée ju.qu'alor.
dan. l'armée rran · i e. Le princ Berthier le
av it l'onfiées à [. de Cano11ville, on aide d
cnmp; ma· ce jeun orlici r, un de hca11.1·
dé I' rmée wyant la difficulté de joindr •
l'armée de Ma éna,
contenta de dépoi,er
-c.5 dép•kh · à Ci11dad-flodri 17o,
L reprit 1
che io de Pari , d'où l'on cherchait préci. é•
ment à l'éloi '.ner à la .uite d'une brupnlc
équip1:e. oici l'anecdote, dont le tait principal
rem nte à l'èpo ue où 1• néo 'ral llonapartc
comma.odail n hef l'armée d'Italie.
Plu ieur d mes d a fomiUe ~l nt venue.
le joindre à "ilan l'une d'elle. L:pou.a nn d
·e générau le- plu. dévoué , el comme,
• lon la mode d11 lem p., elle mon lait ~ cite\. l. "ynn l uue p li te pclis~ la hou · rde
par..J u. s ,·êtemerH lëminin ·, Bonaparte
lui en a,,ail donné une remnrr1unblemenl
h Il par a fourrur et urtout parc• que
1 lt00ton ét i 'nt en diamant. Quel•Jue. année. apr' • lle dam , de,enuc
,eu l'e, ·• ;tait remariée à un prince élr:tn!!er,
lor~qu'au printemps de 1 11 I' mpen1r,
pa~. ont 1111 Cnrrou el la rerne de la "aroe,
ap n·oit au milieu de l'étal-major du prince
Berlhi r l'aide de camp Canou,·ITle portnnl
tièr •menl la pt!li · ·c donnée par lui j d' à a
parent ! L fourrure •l le diamant. coo·tataiènl l'identité! •ap léon le reconnut t
· n montra fort eourroucé, la. d W' fut, diton, ·é,·èrem nt rtprimandéc, el i"iwprudenl
piuine rcçul une heure pr l'ordre de
porter des dépè(hes à Ja séna, auquel il était
prescrit de tenir cet officier indélinimrml
aupr' de lui. Canou.Yill 'en douta, el je
-vieru de dir • comment il profila dn h ard
qui l'empêcha de pén 'trer en Porlu2tl · mai
à peine était-il de retour l, Pari • 11u'on le
0

ré ,pédia pour ln. Pénin ule, oi1 il arrif tout
honteux. de, a déconvenue! Ln conver·atfon de
ce moderne La02un oou a.rum,a, en no1J,
mettant au cou.rant d. ce !JUi 'ét.ait rn$ é
dans les alon de Pari·· depui ue oou en
11ioo ab enl ' cl noue rime L aucoup de la
r cherche de a toilette, qui contra tait
ndement an~c le dé!ahremenl de no uniforme
u. is par une nno: de campagne, de . i; , ,
Je marc-h el J.e comhar ! Canou\'ille, d'ahord
fort êtonnf d, la prompt tr,m ilion qui, d •s
cliar111ant · houdoir pari.i m, l':n·ait jclé au
mili n d'un Livou , parmi I rocher ,Ju
Porlu.,al. . • r: ·igna ' cc changentml. C'était
un homme d' prit cl d cour:, c; iJ e ltL
bravement tuer l'ann · ·uirante la bataille
de la • losko,\a.

pay. ciroon\·oL in ~l ienl plac sou l'autorité tlu mari!cbril nes~1ère , aurtuel l'Emp r •111 aV'llit confié le commandement d'une
nouvelle armée dite du Yor,l, enti ir •ment
compo·ée d troupes de la jeune !!llrde. Il
n r~ ulta un confli d pom·oirs enlr le.~
Jeu maréchaux. I ,i1\re&lt; Ymilant con. ner
tou. le appro,·i. ionaem nts pour , es troup •.,
el . hi érro :oulenant ave' rai ·on que l'arm~
r1u'il ramenait de l'orLmral, ot, elle ,·enait
d' !prouv r tant dt• prir. lions, avait au moin
aul int de droit à la di lri1ution de ,hrcs.
L' .111pereur, ordinrurem nt i prévor·1nt.
n'a,·JiL donné aucun ordr pour le
"il
l'armée de \l,Ména ,er:iit forcre Je rrn1rrr
en E p:i n .
Il ré,,.nait donc une aode inr.ertitude . ur
cette fronû re, princip11lemenl pour la défen,e
CHAPITRE XX
d iudad-Rodrirro et d' - lm1Hda. Ces dem
îorter es l'un e pa nole. l'autre porlullo•traile 1h\fi11i1h •. - r.onful!IOD tl'nrtlr . - llct11ur
ai e, ont! •li ment voi ioe que l'une d' Il
011'«·11 il 5Hr Atméid1. - ,rau,~i,c 11loor.6 t.lf' 11,,,.
Je\· nnil inutil . L'F:mpereur 3\'llil donc orît·w~.
donné de r tirer la arni on ain i que l'artil1~ dép ·h de !'Empereur qu
. de Ca- lerie de celle dernîère place, t d' n d ·molir
nou1 ill a,ait lai ée · Ciudad-Rodri o, lor- 1 rempar , déjà i fortement 'branl par
d on premier ,o. ll"e, étant parvenu à l'eq&gt;lo ion qui, l'année précédente, nous en
. la. 'on pend Ol qu'il était à Guarda, en d'
llYail rendus maitres. Mais au moment oi1 le
po ilion de arder les ri\·P, du Ta ·npérieur. ":oéral Brenier, gomerneur, allnit opérer la
le énérali ime, au lien d'exécuter on mou- de lrucûon d'.\lméida, iJ avait r çu contr ._
"emenl ur-Ie--cbamp, p rdit plusieurs jonr, ordr do mini lre de la guerre, de rte IJUe
à répondre à œ lettre d tées de deux moi . ~la .énn, arrivant de Portugal ur r.e entr Ce relard oou fut nui ible. Le ennemi en fait n'osa prendr au une décUon. CepenproOtàrent pou.r réunir leur· troupes et ·in- dant, comme .e&lt; l upc. ne poufaienl ubrent nou attaquer dan Guarda même. ous
i ter dan I environs rocailleux el térile
les repou lime et il en fut ain i dans plu~ d'Alméida, il fot contraint de los éloigner et
sieur combat partiels que M:i ·na soutint, d'abandonner celle plac
· propr r
pour tlendre d • ofOei•r eoYo · · par lu, v r
. onrces, qm consi laient en une tr faible
.!.leanlara. Leur rapporl ayant con talé l'irn- garni on, ayant seulement pour 11in«t-cü1q
po sihilité de nou.rrir l'arm 1e d ns une con- jours de ,irre . i ron eût eu d ordr
tré sa.n re ource , la volonté de fa 'na positif· d l'Eruper ur, l pré 11ce de l'armée
dut 1lé bir enfin dc1ant une accumulation de Pôrlu,,al eût permi de détruire n une
d'ob. la les qu'a gra,·aicnt encore la r 1pu- . . emaine les fortifications d'Alméida, que le
mance d
~nérmn el le dénuement de
.\n,,.lais ·empr èrent d'eDYironncr d r1ue
trou~. li fut dune r · olu qu'on reotr rait l'.irrn • e fu l éloi"n
et il fallu L entreen E pagne. ~lai au li de le fair promp• prendre le mois :,,ihant une 'an !ante pétement, le générali • ime. retardail s: . orti
dition pour aurnr cette place, ce a qnni l'on
du Portu,.al, et lord Wellin ton, .aie i_ ~ant ne put mèm · pa p 1'·coir.
l'occasion que lui offrit on Fau moure.mcnt
L'ordre qui plaçait le comte d·Erlon •l le
du aénéral Rciuier, J'allaqua li ... abu al. 1,r,.
corp. on le comm:indement du én :ra$UC
Iur1ml IJalancê ; néanmoiil. nou. er)me. 1L s,me Yennit euCin d'arriver : c'était trois
en ore deux à lroL· eenls homme bor de moi. Lr p Lard!... Le maréchal Ja éna,
comh L Jans è t en a emeat "lorieu , mni. :tpr' arnir mi .on armé en cantonn m nt
ioutilt•.
colt Ciudad-nodri o, Zamora t alair..anquc.
L•3rmée rranç.ii. e pa . a la fronti' re le le11- alla le 9 avril établir ·on quarlier général
dem:1in, 1•·• o,·ril, el campa ur I terr&gt;
daru; celle dernière \'Îlle. Pendnnl que nou
d'l~sparne. Elle pré·rntail encore un cOi ctif nou • rendion., ~ . pa
:ou I yeux du
d plus d' quaranl mille homme • et :na.il g'ni-ra.11· une un fa.il peu honorable pour
envo é · iudad-Rodri o ~t alamanque plu- l'année annlni . îr Water , Cûlonel attaché
ieur t•.onvoL de malade· el bl . • , 'éle,aol à l'état-major de \ ellington. 3.\'llÎt été fait
~ pin. de dix mille. ou 'tion
nlr
n pri-onnier par no troupe. ,el comme il donna
Porlm.ral .:i,·ec oÎ:lante mille comballan .
parole de ne point ë,·ader, ,fil, éna presan' compter la divi ·ioo du 9 corp: qui I inl crivit de lui 1. i. ~er e arme , on cbe,-al, cl
noru rejoindre .• 'olr perte a\'ail donc 1.:.té de le Io"er !ou~ les _oil'h dan· une mai on
pe.nd:111l celle lonme mpa!!lle d'emiron di
particulière. C·t ofricier vos ae;iil donc lihremil! hommes tué , pri ou morts de maladie! meol à Ja aile de no colonn , lor,,qu'en
L' rmée prit po itioa utour d' lméida, de p nl da.n le boi de atilla, où elles faiCfodad-Rodri o et de Zamora. fa séna se saient une balte, il i ·t le moment où
trou,·a alor. dans une situation de plu~ ch cuo e repo ail, et mettant . on excellente
pénihl ; nr l"e deux: pl.ac . forte el 1 • monture au galop, il di. parut! Troi :ours
... ,~6 ...

,

_______________________

Mi.iK01'1(ES DU G'ÉN'IfR,.AL 'BA~ON DE .MA~BOT - - ,

:ipr' , il r&lt;'Jmgmt WellinntoH, &lt;JllÎ parnl pour le retenir : Li ~nh-ille, homme Ir:--. calme,
Ir u,· r le tour fort -plai. ant !..• Ce Ill 'me mai tr ferme, resta inébranlable. Il fixa
\\'cllinglon r :pondit â ta. 'na, qui t-e pl. i- Jonc le jour de on. départ. Le commandanl
Pelet étant en mi~.ion, Je rcmpli.$3Î le
•nait d ce 'lue l,· m1liric11s porlU' ai" ma
sarraicul Ir. prhonnier · rrançai • ci :11·aienl fonctions de premi r aid de camp, et en
11:i!!U r fait uLir l m~me . rt à un de no. celte l[ualit.é je r 1uni. lou le offici r. de
,;olond d'ét. t-maJor : , Qu
trouvant l'rtat-major d \lu-éna, et leur propo ai de
donn r nne marque d'e.,time et de regret à
1 dan l'ohli~ation J'emplo1erlou le mo ru.
notre nncien el bon camarade, en l'accompa(1 pour reppu,. •r une cruerre dïnH1. ion, il
"ll nl à rhc1·al à une li u dL' la ,;11 . Celle
11 poufail répondre de· c ce, au quel. ,r.
propo ilion fut acceptée; mai.. afin qu ·
11 port ient 1•. pa snn· ! u
l,n repos, joint nu bon in que j reçu: Pro·per ,1a éna ne par1H pa lilàmcr .on
11
:ilarnan11u . m ri:tahlit ,,romptem nt · p' re, nou eûmei oin Je I désiµ-oer pour
mai: 1 li nhem que j'en épro111ai fut Lrouhli: re ter au .a1on de cr\Îce. pendant r1ue nou '
ondu.ision Ligni,·ill • auquel nous tîme
p r un fàch u1 incident. qui me lit nn peine
1•,;trèm~. Ion e\ccllenl ami Limiville nou~ l'adieu le plu~ cordial, car il ét.ail aim~ dt•
ndant
11uill:i à la oitc d'une trè grav J" ·eus.ion tou ·. ,fo:.én .." :mut de cet acl ,
trè honorable, Pt m'accu d' n avoir été le
•1u'il ut a,·ec fo 1na. Yoir:i à quel uj l.
\ln 1n. anit nfié à Li!!Dhil le. diJfi. promot ur; il reprit d lor . rancune 11
dl fonction de r nd écuyer. que celui-ci mon é!•ard. bicu que ma mduitc dan celle
mp.,.,.n m· •1)l rendu sa cr1nflaocc t?l on
n·accompli: ait, du r . te, qui! ,·olonlair ment
,·t par obli"eance. Amateur de cb.. ,·aux, Ligni- inlér 1.
pend nt la rni,on d'. Imada, œrn,: •
ville, 11ui avait urveill · 11 du maréchal
pendant la camp ne d'. llt!magn , eut I plu~ par le. .\.n~lai et pr' de manquer de ,i.\T ·,
grande p ine à le nourrir eu E pagne el en allait ètr réduite à r,apitul r, el l'Empcreur,
Porlll", l Il ·y ~- iaoa cepemlant. On avait a6n d', rr:icber au 1n"I is ce triomphe,
r connu que. pour tran:,porlt!r la cui ·ine et
enait d'orùonn rà . la. sé.na de ramener toutes
lrou~ u.r lméid.a el d'en faire sauter
le La e · d11 rand •1uartier "énér:tl, il
fallait u moin tr ale mul t , et Li!!UÎ\·ille, 1 rtlmp:ir ·. lais ccll!! opéralion, quïl eill
, vant nolri: entrt1 en
mpagne, .u avait été i facile d" xécuter qu lqu
emaine
I ropo I l'aclJlli illon; m. i lia ·éna, oe vou- avant, lor IJUC l'arm,le, 3 ·a sorli.e de PC1rt11gal,
lant pas faire per onnellemeol eett dépense,
e lroU\· it r.1uni aulour de la place el en
ar
l'intendlllll de l' rmée de 1 loi pro- t.ena.iL le nnl i · éloinnél , était de1·enu trè
curer ia.s éna con .. er a conJammen
déli te, pré·enL qu'il, LI uaienl lmJida
bêtes d somme, 11u'il avoit encore à notre tnec de fore con idéra hie i il f llah livrer
arrivée
alam. nque. L F, pagoul ont la hat.ailli!. A celle diffieult 1 ·en joi!!Tlail uue
bonne babiludç d ra. r l do de mulet, autre non moin gr11ve : r rm • de \h sêna,
afin d'empêch r que
le poil mouillé par
l ·ueur, pelotonnant oœ. le hll,
lile se ces animtio .
.et te o ration ne
p ut eLr faite que
p:i r des hommes spéi 111 &lt;'l co1\te
ez
h,•r. 'fo. -éna propo!!a donca mon ami
LÎ!!oÎ\ ille d'ordonner
: l'air dé de : lnmanque Je payer
eelte d~ en.se ·ur l ~
fondli d la ..-ille :
mai Lignhill ll)aDl
refu. de :,e pr lt r à
une ro ure qu'il
con~idllr il omm e
une exaction, il ·eo.uhil uuc .cm , à
la uit de l quelle.
mon aml déclara au•
GRE. ADlfR 1 E LA GARDF. UIPtRJ.AI.
maréchal tJUe pui,..
qu ïl r •conn · it i
peu b conde:; · ndancc 11u'il av il ue de r~pa.rtic dans la pro\'inc d Salam nque, ne
r~mplir les fonction. de grand écu ·er. non fi,·ait pa- dan' l'abood:mce; mai enfin,
· •uleruenl il J rtnooçait, mai" qu'il lui don- cb. qu • otonn ment nourri il tant hi n
nait
démb iou el Uail r ~oindr. le 1~
11u m l
peùte araisnn, tandis que, pour
de drarron :iuquel il appart ·nait.
e port r sur Je An..-lai · il fallait réunir no
31:i . éua l!lllplo~ \'ainemenl tous I moyen
troupe , p unoir J lor à leur Le oins, et

nnu. n'~n inm ni maga. in. ni mnie11 d,1
Iran p rl urJiao ,
Le mor · al
·:ière , "om·erneur de l:1
pro,·ince, dÎl!posait de tout l re onrœs.
qu'il r; erv~il pour !t: réf?iment Ùc la garde.
li ava.il une nombr1•u ·e lalerie, ain. i qu'une
formid ble artillerie, tandis qu fü. ·én:i,
dont l'infanterie JtaiL encore r doutnlile, manquait d d1evau. , ceu · Je on nrmée • ,.
trouv nt en !?ral1dc parti bor d'étal de faire
un Lon &lt;"rvice. Le g;nérali.- ime a,·ail donc
invité R•s ·irr à lui en prt1ler, et L11ul.è.s le.
leltre· d celui-ci 't.ai nl rcmplie-d · prote ln•
lions le plus ras ·uranie ; mais comm · ell ;;
r taient .an elTet, et qu'no O.\'ait Alml1ida
nux aLoi:, , la M:na. ne se contenlant plus
d'1'·erire à on collè,,.ue, dont le '1U:1rtier gémira! étniL Vallad11lid, r 'Olut de lui dépè·ber un iiide de camp qni p\il lui expliquer
la •ra,·ilé de la po ilion el le pr r d' nmy r de ccours en cavalerie, "in· . munition., etc. etc.
rat ur moi que le 0 r!nérali im jeta 1 )'elll pour remplir œu
m.iss.ion. Fortement ble ·ê le l mar:, je oe
pou1ai~ "U~re clrc en bonne santé le l!I aHil
p ,ur courir la p le à Crane élrî r et m' xpo el' aux llaqnes d
; illn · dont 1
roules t!taient couvertes. llan toute antJ•
irom. tance, j'en urais rail l'oh enation au
maréch 1; mai c-0mme il m boudai! et ue
j avail, pare. e' • de zèle, dcm ndé à reprendre
mon senice, ne m'attendant pa à a,·oir
quelque jours npr one au i rude con-éc,
j ne w1ulus rien dewir à la commi ·ration
de I én:i. Je parti donc, malgré le intance d me camarad el d mon Irèro,
qui 'olTrail ro11r me remplace.r.
Pour remplir fa
mi :ion qni m'ét.-.il
c.onllée, je du , en
. orlant dr , ahiman11ue, prendre le •:a111~ ur des ch ,·au
tle po ·te. Ma hie. ure
nu rôté ~ rouvrit et
me usad Ir' ,ive:
J uleur~; je par,111.
c pendant à alfodolid. 1, • mar · bal
11 i/&gt;re • pour nchever d me prouver
qu'il n'avail eo en
ueuoe rancune conIre moi, au ujet de
la discu ion rurvcnuc enL le man:l·hal Lanne. el lui ur
1 champ de ba1aill •
tl' '.- lion. di CU ion
où je fus ~i innoc 'mmcnt impliqué, Il!
maréchal Jlessi r ·,
dis-je me reçut parfaitement, et 0l1l mp•franl aux demande que
Y~ .~na 01'availcbar éd~!uir'it'rer.ilprorml d en orer plu 1eurs re!!'lments et lroi!. h tLene d'artillerie Jé..ère pour renforcer l'armé1.~
de rortu 1, .iîn. i qu de virre en ahondanœ.

�, - 111ST07{1A
J'h·ai. nn tel empr · •ment d • rnpporlr•r
honn
11,,11 ellt• à ~la ·én;1, qt1':ipr~· ·
quelqu, heures de repo je r ·pri Ir. chemin
d · :al:i.maoque. Je crus un moment que
î'allais lrt' !laqué; ruai la me de Jlamme.
c1ui 1rmonl:lient I fon
d c1n-aliPrs de
notre e. c11rh:', les guérillero , dool œlle arru •
•Lait la tcrr ur. 'enfuir nt à loul j rob .•
t J • rrh·ai n •11 o br • aoprè du t:1:n&amp;:1IL. ime. la. Jn~, hi n rynr. trè. ,atÎl ail du
rtlsull:it d • mll wis ion. iw w·aJ
a nucu111•
p :roi, liwnvl'illtlnlt• ur I z~le donl j'av i
lail preu\·e. li fout :n-ou r que Ir.. i;rnod .
ronlrari 'té dunl il ét it entouré contribua.ienl
inliuimenl à ai rir son C.ll'3CI re d~jll \indicatif. li n éprouva une oou elle, qui mil 1
comble à .a perpl · ité.
L mmre qu nou rai ion dan · la. Péniuul • 111101 dirigée de Pari., il n ré ultail d
anomnli ,;r iment 1ncomprêh n il,le ; aio. i.
au mom nl 11ù lt- maJor g11aernl p rhait à
1 . 1:na au nom d • n:mper ur de r · unir
Ioule le. troupes de on armée pour \'Oler
au . L'COu.t d' \lroéido., il ordonnait au comle
d'Erlon, cbe[ du !1~ curp., fai. anl parhe d
celle même arm~ , d e r ndre 11r-le-champ
rn Andalousi
ur
joindre le maréchal
'oult. Le romt.c J'Erl n, a.in i pla ~ entr
deu de t.in:iti o contr ir , l comprenant
que
troupe raient mi •u1 dn.o le boJl ·
contré de I' ndalousie que dnns 1 - aride
provin
do Portu , l, prép:irail partir
pour · \'ille , mai romme son éloi..-uemenl,
en prÎl'Dnt \la éo de IL ra hcllc divi ion
dïnfanh rie, l'aurait mi dans lïmpo 'bilil'
tle • ·ourir Alwéida. aiu · 11u l' ·m rcur
l'a, il pr ril, 1 m récbnl 'op
au dt'-p;m
Ju coml 1l'Erlon. CPlui-ri in i 1 , cl nou
,im . ,e r nou~cler I déplorabl
lion Jonl uuu · a,1011. dfj élé 1Jm in.
rbh •r prtlcédent an ujt:&gt;I du \ corpi . Enfin

·ur 1 · in l.301' . de \la s,:na, le 01111e d'Erl1111 all.é•TrCN' ful "I" uil lor 1ue, le~ nu malin,
r.onsenlil à r ,1er ju,-qu'apr'• le dt'hlrwn~ ils nr nt pnaitre une f:tilil~ c:olonn, J
d'.\hnêidn. Cc ùlli ·it.aliun d'im én :rali . troupe. Ju
·
ière. , qu'ils 11 •
im en~er on infi:rieur tOn. lit uai ·n l un pour 1'11\anl· d
rd.
r1!nforl, ·
a
·1
\ilritabh: cnntre" ru, el n. pon\-ai1•nt •1u'alll:_
r r b di. ri11line mi lit. ir1•.
lon••l mp, :illc
J
"
pendant, les renfort prowi p r le rua- de c \'alrri h
d'ar1ilréc.b, l B, i'-r n'él.inl pas nœre arrh· a lerie el trente bon, :ittela
'·
n'anw. lam:ini1u le '21, \la. ,i!n. , ne comptant nail ni inunilion de ~uerre. ni prori ion J,,
pin. qn sur : propre r • sour c: pour lio11rh •L. C'ét,,il une -l:rilitble dé •ption!
forctr Almcfida, ~· re.11di1 /1 Cmd d-rto&lt;lrigo,
r.'L! s •na rr la tupél' it, n1 ·
r mil liieul t
où , n Drm~e fut concentrée l 10. foi nur l'll col'•re en :tp rce~ ni 1
,-, qw ·011nourrir :i&gt;Jle ac umnfolion d • fom:., il fallut dui,ait lui-mènt 1111 ,i rnihl • ;t•
! I.~
1
entamer l'approvi ioonem ot de f\odrigo el prtl enœ de
• en
bl1•t,romprom Ur• ai11 i le ~orl rutur de celle . anll' pour ~
P
1, 1•n
plar import ni&lt;'.
rentra.nt en
t, i
,·r i,
1 u n'étioo~ qu'à tro· lit:u • de .\n••lai .
dan les pr
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nd •
Il nlouraienl 1 ,i!Jr• d'.\Jméid11, a,· 1 - meut ll'rrilo
ai
ét. it
'-1 u •lie nou 11e (Hlu,·ion communiqo r, t néanm · i • dnnle de lui, uni11uent •111
au.
d
{,
mar·
11011 Î!!Tlorion 1•ur fore·- mai. on .arail
llU
Wellin lon ~•é il tran port~ d1.&gt;rri~re chat
e
il
celui[lad11JOZ an,,c un ar&lt;J. déracbem nl d • plu- ci, ce n'était
u
il ,int
i ur dhi i•m , ('l las tlna. e ptlraol u'il 1'11 per· nnl! oon1rôlcr en l!Uelque .orle la
ne pourr.1il ~Ire de retour a~aul huit ou Ji1. conJnite de
ue.
Ir. compril.
jour~, rouhil prnfil r il ,on nbsenc el d
·t uou diL
t n1
1 irr : :
re.11~ d'une partie d rarm' nu mie, pour « il aurait
U
ic
O\'O)" r
ùf)&lt;!r r 1 raritaill m nt d'Alméida. lai \ d- a qudc)li milli
'ho
r , ain i
lin••lon, informé du mou,· 1me111 de Fraoçai. • « 11ue dt·- mu
. e
\'r
ri Ji•
r vint promptem nl . ur
pa el
tr.:&gt;uv
r . l r au rentre de .
n !:', plut1îl
de\llflt oou le t ··• mai C fui un •rond mal11ue d'eumfo r el de riti,1uer ce 1111 je
heur; car il e L probable qur ir ,·pencer. n ais faire 1... 11
char"; par inlérim du commandement de
llt•
Fut on reçu tr'-s fr11idc•111e111
l'armée an IJ.i t:, ce tiui ét it au-d u de œ 'lui ne l'empêclia 11a~ th• .uivrc con t.'UDc forces, n· urail pa o é prendre , ur lui l,1 menl
·s 113 pe11daol e.elle courte camr . pon. ::ibililt• d'em!11ACr une hataille a,· r un p nne I J • donner on a, i • t:11rmèc ~c
odvers:iire tel que \I · 11111, l celui-ci aurnil mil en mou ·enw
r,.'•
• • du
pu an peine milaiJfor Almêida.
2 mai, cl le 5. 1 s
m
nt.
Le · ltla fr; n i , liien 11i'ils ne r ·u · dJroule u
rie
c~.
.-cnl d pui · plu. mir- jour qu'un demini du m:1
in ration d m311,·ai pain el un ,1uarl d ,·i:mde,
,. •nr ..
~i 1uc Je la
dem:md.ii1•11l o,•,rnmoin~ I · comli-1, el leur mt-,intt.'lli"t'Ot'I! 1111
cntr 1·~ autre,.

,ra

(A .suivre.)

li court un bLloir11 ur 1. ll.irlur, po ·t •
provençal, auteur de Fati ~u ln/idl'/ife"·. el
plu · propn, • •e qu'il p:ir il, à mani r l:i
plumr. que I' :pé •, \)anl eu une qucrell Ül'rnir • dan uuc mai ou a· •c li. le warqub
d \ïllctl\•, 1 di cr tion il û1; 11énéré •n
inj1ms, au poinl que le d roier a déli • l"aulr1•
au 1:ombat, el lui a clit 11u'il irail le rhercher
1 1•ndemuin malin à . cpl ueurc~. elui-i-i.
Mllré chez lui èl li ·r. Ul. r n ions a ir ~
d • la nu.il •l dl' l:i litud , o· pu terur a
~ • crain
·l à toute· le uorreur 11u'il
emi~,,,, il pour lule11~•01.1in.ll •Id•· ndu
·h ~ un nommé ollil-'r, méd • in. homme
d' . prit etfar.élt o,,iJ~IIh'Ur:rnLdan l:i mi'ou~

m:ii-011, rue [\ichclicu, cl ·(ni . r~po · e.
f't'rple1i1 i et dem ndü - • · co1 ·cil .... a ·•c 1ce que &lt;·~11 '! Jp ton,, tirerai tle cc l113u\·ai
pa . l ail, s ul!!m HL loul l'.è quu je , ou
J1rai. li •nrnin m.:iliu, 1111auJ 1. de \'ille.lle
monlt'ra. clil!l \'OU , don net orJr1: à ,olr ·
la,1u:ii Je dir• que ,·on le ch~1 inoi, de
111 • !'amen r. f&gt; ndanl œ temp , ca ·b z-,on:&lt;
ous ,·01r • lil. • tLbe eul r 1pli u r . '•
rai~nez ri n, ,•nrore un roup, et lak cz-,ou
conduirl'.
Le lt•nd main, 011 introduit f. dr \'iUdlv.
chez ' '- :ollirr. sou préli· le d' ' \ellir
Ji •rel, •r ,1. B:irlb .... ~ Il o·). c I point;
m · ljUP. lui wul mon. ienr le man1ui · •
li cunlc 1•· raison d • SA ,·isill: .... te \ nu.
o :m~z doDt' pa , mon Ït·ur le marc1ui~,
11uc M. lbrtl, l fou. C' ,t oi qui le
rraili&gt;, cl ~ou. allez co n ·oir la prco\ .... •
• mêdccin :tfait f:iil tenir prèls des cr ·bet.eur:s. Ou monte· on ne lrom·e pcr"'!nne

Gtl ÉRAL DE

1\

RBOT.

d:in le lit; ou cll'rtu Jan tout l'app.1rtemcnl. Enfin, \1 ·,111ier, C'()nlffi p hb:trd,
r&lt;· ni· sou I,~ lit; i I J •c.ou, • on m. I de .... 1t Qud a.cie Je d :m nœ plu. d !cid '! /}
On l'en lir • plu inorl 1111.c ,ir · le. croC'h ·leur •e meU nl à •e,, trou -.c et fo lit 1i:; nt
Jïruporl.ancP, par ordre de l'F·cul:ip . lrllw.
étonné di: • •110 Ul)'- Lilicaliou, n a.il 'il doiL
crier 011
Laire. L:i douleur l',•tnporle, il
ra.i1 dt' uurlemenl alfreu . On npp rlc en·ml J " .•tu1 d'c 11 . Junl on arro 1t!
plaie. ûu pauvre tli11Lle. l'ui, 011 l' , ni , no
lt• reconche; cl ou advct"aire émer,(&gt;il11I •
froue l · )CUJ:, a Jlt'Îm~ i1 croire œ &lt;Juil Ioil,
m. · n J)!!llt pa. di· com nir qn le poète ne
oil vrnirn&lt;•ot rou : il 'en \"a en pl i na.nt h·
sort Je ce malh ur,•ut. Da re k, , I. ll.irLbe
n ruuvé le reru' de \'Ïol nt, ·urloul ,1 la pa.rt
ù'un nmi, èl ne prcuùr· ,,r i •·mbla11enll'nl
plu· . : ullif.'r pour le •uérir de es ac• de
folie.

Le mystere de Nuremberg
Par J LES HOCHE

lll

J', 1 d t~mp · apr '.. c , 1,t!nr'tl1 ·ni • 1
IJOur"lll ln' J1• . 'uremher, pulilia un nnuwl
nri i
·on
,~., rd
r , i ·nl J' Ire ruufi
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• pr
r ·l111rg,: d rl'Fni
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l't mnrah•. En
, el afin de prér •ni r t
l! ui pou.rrnicol cnlra"er 1 · p
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l ,-0111, • urée par 1 r ic d I polkc
municipal,•. •
1. • pr{ pl •ur 1·11 que~t·
· I,• proîes-ur llaurul.'r 'I' ·
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forl urieu~ • :
npn .i nll• bililé runl
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1, impm·
~ioonal · · :
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Daunu·r lt'nla ~ur lui, llau~rr ,e moulro. cri
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u pi an, d'une roix :1 laul •
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, Il .sr I n il aulr •rui · ur 1 pp1
pit-.J~ •n Ji-d;ins. titait toujour· ur le f11i
d • J ,r,lr • l'i:quilih e, et mi (111"'-ail pa fair·
11\ moindre .aut. n. tomher ~ :1ujourd'lmi . 11
f:1ço11 de ,e lmir d marcher n diffère plu
guèr · clt, · ·lie d ;mir · en . .
• Lïon,,~lion d'un,· 1iaode 11uekonq11e
prmoc1ue rb z lui de. arcid nt Purill':: 1
u · de plante lui eau cnl 11 •all•mcnl de~
xcilalion. dih r:-e~ · tout e qui uuc veur
doue,• lui rJpll ne • lt· é11ice el J, $pirilucu. Jl:1.1.-rmin nl de ri iun t d caul'bemar.
• To

co~ ~ont d'une acuité el J'1111e

,

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con id :r l,l . il l
. qui, même de prè. ,

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ionnernienl à pein

un or one ordi-

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lw,uillon i nt-elle ~ tom•
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. oupc :1 l'eau, .on palais 1:11 e.,t
in1média1emc-nt 8\t!rti .
u \ c1 nl pas, e ycu1 di lingu,·nl elllrl'
ellt' Il' li i1, d, pclites m1)re, d h:ù · .
',· or , n,· ,ml, (I' 11tr1• parl, •i hahilnl'
ux t,,ui•lir • 1u'i\ ,oil Lr'· Lien dam unl'
oh. r:urilé •1ui cmpê ·h •r il un œil ordin:iirtl
Je Ji ·tin 11 •r ju,11n'?1 L filrmt! et l. couleur
ù ·~ ohj t •
La plu~ romplè · ol,~curit I ne l'cwpèche
pa. ae Jbtin ucr lè hrun Ionc,l du rou ,
r,,n 1, .,r. rt Inoc du noir, .le .... J':ijout r. i mêlO · qu'il 1oil mieu Jan. la péuomur •
qu':,u r:inù jour, la lrop :inde Jurnièr ·
aprnl pour lit•! Je l'éLlonir d JI! l'a\C 1 1er.
lai &lt;·e 11u'il a de plu · r man1uol1le
d::in i,on rail. Cl' S ni ·~ yj,ion I qu'il raul
po ilÏl'lilllt' nl cl:u,.cr dan · le d m3Înc du rna"" :1i~Ul!· cmimal cl d lïllumini me. »
Le profo!:'~11 llauwer 11e ·ro. ail p •ut-èlre
pa dir _ i ,rai, cr I u de t~mp aprt• , en
·!Tet. le pro~· -~·ur 1l1•rm11nn décom rail en
11:iu. r un 11je1 m:i~cuitico-h léri11uc. - Jiri 11 -uou · :iujomJlmi, - dt pr mier ord •.
l,e_ ir1:uûè1 ·~ con,1 Lalion dn pruf,. , ur
lerm:rnn rt•latiw~ lïwpre. . ionn Lilil{ma;;o ;lique Ùt' G p.ird llau,er rui:ritcut d' ètre
rapp&lt;&gt;rt ·
•
1 li m,• . eulail loUJour , dit-il, riuand je
p~nétrai, Jans _-;i chamlire · n, 11u'il l'enll'nd1L. Certain· hjel l'allirai 'Ill, tl'a11lr, au
·ontr ir I r •pou. sai •111. • pdle 111agt1i•
IÎtJrie nord e l'rçail . ur lui une ouraction
plu~ forte 'lue l'or.
~·,1 m·arrhail de prendre en m. in un
aimant el ù'en dir'.., ·r le pôle (nord} ro11ln
lui, il port il. rnaiu au cr u de l'e.lolllilc,
.l'ai i,~il l'étolfo 1l~ a re. le 1 1 li il dons
0,

-

,~ j

..

1 • en. m1 j'étni. plnL't!. Il (•ompar3Îl m1
we ll'mp I' lfr•l l't! : nû a lïrupul ·ion

LU

J'un courant d'air.

011 ·

I', cl.i n du 11t1lc

,11J,

il r ,cntail un couram onlnurc, mai de
moindre ellet .
l.a découverlc Ju prore.. ..eur llcr1uann
in,pir :m profe~. l'Ur llaumrr l'idre d'unc~
pre111ièri· 1 périenr d ru n %,al ion il dis1 nec.

jour 11uP Uau cr élait
op I à u: •r
plu:i urs per oooc • il ·e gli . :i derrièr,·
lui s:m &lt;•Ieillt'r s n au ,otion, rl Ul le
te
de lui pa:,er la main le long du do., à un .
cc-rl:iinc di taoe • 11 • ilôt elui-&lt;:i . " relourna, comme ~aisi d fra,cur, et dem:mda.
. 011 prof ~rur ce 'fll'il .lui Fai ail, pour11uui il lui car ~ · il le do • el il n • 1uulut
po rroirt&lt; 1111 llaumcr n l'an,it même pa~
toucù{-.
Aulre~ an Oil' du m me 1•or , :Ofüi•
,né . dnn · la notice de Uaum('r :
11 jour qu 1• pror~ eur el . on l'h V!.' faisai&lt;'nl une protn 11:idt&gt; ~n comp !;l)Îe du prl}l'c~. rur Wurru·, Uauowr pria llau,1•r ÙI?
prt&gt;ndrt· l •· d,-,anL, l'a,erli anl qu'il rcrait.
dan. !-a Ji •fliuu, un "~ I(' d 1 111ai11 d •
ho.ut t'CI lith, Cl Il· priant Je noll'r 1 ,en: .•
lion tiu 'il épronwr. it.
1 l ·Îtlc Uaum1•r CD t-il ra il le :? . le t'II
qn • lion (1• ~cul: 1 ·. rapi~ern1•11L) •1u 'on rcmarlJua I,• long du corp. du jewlP burnm 1111
Tri sou Ir:,,, acccnlué. 11 e retourn:i en m ml'
lemp -, di . anL c1uc le ge te :n-, il dîJ élrc r,,i L
lïn tant.
Daumcr a,ail, pMalt-il. ur 011 ëlère, une
in!lucnc · plus con. id 'r:ihl(• 11u'llerm.11111, c.ir
un jour •1uc ruu. d ·u:i: t icnl cnl ré. Jnn la
rlinmhre de 11.mwr, :i 1111e c foi-d le.., cù l
~ ·ma.rqu~ ' , occupé 1p1' il Jtail à u11c be O"lh!
de rtonna"' quel onque (r enr Je lrarnil le. pa, ·ionnnil b u ·oup r.L I r ndail p:tr
lui-mème rffr. clairti au pa. .. · 1m11.mélirp1, )
11 rmann e,.au cle l'inlluen cr en cl nJ nl
lïnd 1 "l!r. lui.
Hau .cr, •111i four tournait le do • ne boug1•a pa .• n'a anl ri n l't! ~1:nù. • · d que
IJanmt•r ·ut uL. lilu~ on doi!!t celui J'Uerru:ion, llau. ·r Ir ..,~ i!Jil et
d1ercb •r fa C311:'e de 1
d'éprouver.
llau . t't ·ubha.iL égal1•men1, ~ dt• degrés
div •r-;, l'action d, pt ·rr pr ·i u,e: . Wll
l'i! ~orl d11 moin dm nnmbr u.ei l· périenœ,lenl ·~. ur lui par flaumcr. Nous aJlo en
ré ·unwr 11ud11u s-uoe •
Le pro!e ~eur a" rn.1,lail pare emple pluT ur ohJ 'ls en métal, tels 11 u 'un baga en
or, un campa en ·ier. un
ri -plum, ' Il
Il

3VE'C

0

9

�IDSTO]t1.ll
ar-zent. el le rP.C-Ou1-raiL d"une feuille &lt;le
paJJÎer.
llau.er :,lor appr11cbai1, promemil es
doi t · ur le papier et dhtioguail cbacua de.
m~taux d'aprrs le ù~gn1 d'intcn.iLé plu uu
moins grar1&lt;l arnc l ·11uel ils ani"aient ur
lui.
"
Pour le rne!Lre à l'épreuve, on lui prél'Ola un jour une m11nn:11e é1ran"1:ire en or,
nrni &lt;fui seru.Llail douteuse. Il amrma immédintemcnt que la pi1·cc était Lien en or,
tl'aprèl. la ·eu ation qu't,lle lui eau ait.
uc uulrc loi , on ouvrait en sa présence
un tiroir où e trourait un par1uel renfermant pin ieurs pierres prrcieu.es. A J){'Îne
était-il oUH!rL que Hauser d,angea de C-Oolenance, déclarant t[llC le tiroir devail certaim1meut renrl:l'mer fjUdc1ue dto C qui l'altirail.
Li1--des~u . comme on lui prit eutait un
diam ni cnl'l•loppé dé papil'r, en lui demandant d'indi,1u11r la nalure ùe l'objet qui H'
trou1·ait dans le papier, il répondit que cet
objc1 exerçoil 5ur lui un action emblablo à
celle du diamant J'une de se propres
Lagurs.
Ici J;jà, fai.on Ill remarqurr eu pa saut,
l'impressionnabilité ma!méli4uc commence à
s'écarter du domaine du maanéti me proprement dit, pour gli er dan- le pirili me, les
pbénomènl! desecoode rne et autres prouesses
occallcs, qui (inironl par conduire le jeune
lli\u er ur un terrain où, en dépil de lmialile elforl de e professeur el Larnur:ns.
notre ceptici me pari ieo ne nou permettra
plus de le uivre.
r 'oublion pa Lontèfoi que e·e l aux hi •
loriographes seul du jeune homme qu'il faul
'en prcnrlrc&gt;, Ioules les foi que on histoire
tourne au faotaslique, au chimérique, à l'invrai emlJlablt:, - el cela arrive fréquemment dan, l'espace des quatre années qui
. éparent l'époque de son apparition à ' üremberg Je celle de a morl. Mention non•
encore quelque fait concerna.nt lt&gt; aptitudes magnétique d'llaa~er :
La table de la salle à manrrer de Daumer
était recou,·erle d'une toile cirée. o jour, le
professeur a,·isa une feuille de papier étendue par lla.ard sur cetltl taLle, el, en présence de plu ieurs lémoin.s. pria Il.iu er qui
venait d'entrer dans I pièce de -s'as urer,
par le toucher, i la fouille de papic.r ne ret.:ouirait poinl tJuelqur olijet en méUJI.
Hauser pa sa un doigL ur Ja ft:uille, et
d(. ignanl uo eodroil déterminé, tlit qu'il
~entait cJudque cbo~e là.
- Celle foi , lu l'es trompé, s'écria 0Jurnrr.
Mai aprè une recher.:be allenLi,e on dérouvril à l'endroit désigné une ain-uille dont
llauser avail perçu la présence à lraver IC'
papier et la tuile cirée.
(On -voit que le doirrt d'Ilao er ne le cédait
en rien à la fameuse l,a,.,.ueue de madame
Cailhava. )
C' t géuéralcment par l'intermédiaire
d'un doigt unique riue Daumer oruuellail
on élève à l'action de métaux el des pierres,

Le
pêcialt'm".nl dt&gt; l'index uc la m:i.in druile,
car la main " url1•! Plait trop eni;ible à ces
sorte d'impre'jon , - à tl'i point 11ue Ga pnrd évitait en toute circon. lance de placer
a main gauche dnn une main étrnwr~re, la

PORTRAIT OE GASPARD l!.ic;SER, EN 1819.

en~alioa r ·ullant d'un pareil contact lui
eau ant une réelle oulfrance.
Dan la série des mélaUI da és d'aprèl'inlen ilé de leur action sur Hauser, l'or
figure en tète. Viennent en uile l'argent,
l'acier, l'itain, le zine, le µlonib.
Lor,qu'il moatait à cheval, il entait une
orle de traction s'exerœr ur lui par tou
les pùints de on corps qui éLaicnl en eon1acl avec le garni Lu res de fer dé la elle, les
étrfors, etc... . llème le éperon agi sa-îenl
sur lui et lui foi aient le même cdiet que si
sr pied· élai1mt tirés en arrière par 1~
talons.
n jour qu'il ét3it as is au piano, un
hommeentra, porleard'un sac d'argent quïl
déposa un instant nr une table 1100 loin de
lui. llau er se tourna vers l'arrivant, li!
traits boulever,è- le Iront perlant de sueur,
pui· e retira dans une pièce voi ine, attendant que l'homme rùl reparli a ·ec son ne.
Quand il mancreail avec une cuill~r en arrrenl, sa main tremblait au point qu'il avait
1011tes les peines du mo!lde à porœr la cuilli!r il .es lèvre.. 11.si son profes eur dut-il
nmoncer à Te taire rnan!!el' .ainsi et lui procurer une cuiUer cm boi· .
GependanL celte action de l'or et de l'argent n'était rien en comparaison d • celle du
platine, du mncnre, du .ouire, de l'aimant.
Ce dernier cependant n'avait d'action eflicace qne lor.que es deu.i. pliles éLaient dirigé· Yer lui.
Il r s enlail à lroi · pa- de di tance l'allraclion a·un minet&gt; anneau de platine.
L'ellt-t du mercure itail pa!'licaliilremenl
proùigieur. La mface po lérieure d"un petit
miroir qu'on lui pr' enlaiLà neuf pa · de di ·... 1Jo ...

La11ce, produis.ail une impre.• iou . ur lui.
Le .aufre avait ég J,.ment u-ne acli n a sez
intense, et produisaiL un fri· on rios prononr · que l'or.
Le diamant a~.aiL ù deat pa • el &amp;on
effet. e foi ail cnlir loul le 1011&lt;&gt; du Lras.
Lorsque Uauser placé. :1 relte di. tance lai. ail
on doi!rt pendant plu ieur minute orienté
dan la direction du diam,mt, le cour:int ner\'eu~ se portail du Lra ver~ h: crPux de l' tomac, où il ne tardait p:1 · à re enûr uoc
pres ·ion douloureuse.
Le verre égal •ment :iJ!'Î. s_ait . ur 1 bra.
Loul entier, rnndi que l'aclion de métaux
en génhnl ne e Iran mellait {JUC ju ·qu'au
coude.
Chaque fnis qu~ llau.er huvait dans un
verre, il ~prou,·ail immédiatement aulour de
la !.,ouche une en alion de frigidité douloureuse qui d~ccndait le Ion" du menton ·don
Irai · li"ne' parL,nl l'unti du milieu de la
lèvre inférieurr, le deux au Ire · d &gt; chaque
cùin d commis ures. rl se rtuni saat audessou du meulon au moment de pénltrer
dans le pharyn~. Lorsque, par la uile, cellc
sen :ilion c a d'être douloureuse, le c.ourant fri!!ide per:-i,la néaomoin ,ur lei; lroi.s
ligne•• li faut ajouter que l'action d"un verre
plein d'eau étaiL moins interuc tp1e ct!lle d'uu
verre ,·ide.
lême. remar1rue pour le ri td el le
pierr prec:1 use .
L ja.s71e agi sait comme l'étain; l'améthyste comme le fer-blanc, le corJil comme
le plomb, le lapfa laiuli comme le ,·erre
impie. (C'e t J'apr' les comparai ou que
llau ·cr avait l'habitude de faire lui-mêmè,
que on profe . eur a pu dl'esser ce tableau).
l'renait-il un crayon, il éprouvait aus1,itôl
une trat:tion dan · la maio, dont l'effet croisa.il lorsqu'il le taillait.
Quelque antre ob ervation forent faite
quand on impre siounabililé allait Mjà diminuant.
Ainsi le !!Tanit agi .ait comme le zinc, le
coke, comme le plomb; un coc1uillage, comme
l'étain; l'alun, plus for~ que le plomb, tilc ....
Au commenc.-menl de noYembre, l'arg nL
cessa d'agir sur lui el l'acl.ioo du vern! diminua considérablemenl. ,elle du mercure, all
contraire, ltaiL rncore i pui sanle, que lor.squïl posait l'index ur la .urfaœ postérieure
d'un miroir m 'me recollî'f!L'l de Lois, uo
lris un le secouait de pied:; il la tL:te.
A la fio de décembre, l'or cc sa d'anir, et
le ,erre n'eul plu &lt;l'aclion qm: .ur b main
gauche.
En mars 1 2û, !"action du platfoe 'l'tei"Dit égalcmenl, el qut-lque muis plus lard,
Cf'lle du mf'rcare des m.1ruir lu.i-même ne e
faisait pJu, que îaihlemeol ent1r.
n juin llau e-r dewnait définitivemenl
in ensilile, même aui contact!' humains, à
I' cxtl'ptiun d celui t.le on profes ·eur.
Pr.ons à prc enlaux ~ongrH-L am. vi ion
de Ilau 'er, qui ne sonL pa la parlie la moim;
inlére same des phénomèn 11ui .1cœmpa"llèrcnl (toujour ao dire de se· bi5lorio0ral'he I on retour 1i la vie ci.ili ét&gt;.

eu de f çon à permettre ùe fair • Jr, tour de
la place.
llaus la galerie des taule:1111, œrlains portraits dtJ chevaliers lui rappelai nL encore une
tatue arm-'e d'une épêe, et 11ui ·c tenait au
hnul de l'escalier.
L'épée iltait orni&lt;e d'nne lèle de lion, el
IJauser, à ce ou venir, était pri · d'une émotion 1•iolentc. d1 anl qu'il lui .eu1blait tout à
coup a\!oir eu jadi une mai-on pareille, el
qu'il ne .avait 11,ùrn pm:er.
Plus tard, il doumùt encore, sur l'améoascment Îllléricur du dt~tcau, le· détail · ~uiranls :
La fonLainc re emLlail à œlle du palnis
de Siirembrr;;.
Lt-, porle~ qui donnaient acc~s dans l'intérieur du chàl( au pouvaient êlre au nombre
de ,1uatr ou de cinq, toutes en 11lein cintre.
lln "'rand e. calier •. pacie1n. conJui ait ù.
1111 étage upérieur 11ui répélnil à peu près
le di positions des pièci: d'en ba .

LV

.\11 J~Lut, (lar,ùt-il. Uauser uc ~e rendait
même pà compte de ln differcm;e qu'il pnn\ait l' moir enlre lt~ f. ils imnginaire d'un
rère. et b f.iit$ rccl · d la "ie acti~e.
G'e~l ainsi qu'il rèv une nuit qne la
remm11 du 1imrrgme ·trc, pour laqm•lltJ il
prof~:ait une lrô rande e.,tirne, a~prochail
de ·011 lit el lui J1:ruandail d • nou\elle de
a sanlti. Il lui répondit qu'il ,onllrait toujour ~ucoup de la IPle, sur quoi fa femme
du bourgw • Lr • lui as uraiL 411e ou 1m1l
allai! . e pa · er, el se rel.irait apru · lui a\!oir
tcudu la main.
Cinq 01i11utcs ttprl&gt;s, uu travail illl shfrii:u.x
se faisait dan,, son corp~. et :a tète e trou\llil dt!~a~ée.
Le lènden1ain, comme il rendilil compte à
on prCJfl!: ·eur de Ct.:lle cure étonnante, celui-ci e -~a)tl en vain de lui f. ire comprendre
qu'il avait été le juu l d'uu rthe. Ain~i il
p~r.isla a dérlart:r &lt;r1'il :t\'3it
r~u 1 ,i~ite de la fomm11 du
buorgrn&amp; Lre, e.t diL mime à
l-elle dernière, lor. qu'll c
Lroma en pri~cn d'l•lle, qn'il
ne manquerait pn de lui rendre a polite se le plus ttll posiblc.
Ct.-cÎ se pa ~ail .au moi Je
juillet 1 2 .
Le 1 i .eptemhre de la
même ann~e. 11.m: ·r l son
prore.,eur e rendaient au
_chlo d . ilrerulit&gt;r", pour
~Ï:iitcr une cxpo ilion d, peiotur • .
A l'entrée d11 hàliuwnl un
portail
dr · ait, dont l'a~
ped produisit oudain une 1éritalil co1nmolion ,1r llau-rr.
Celui-ci déclara à on profe seur qu'il n'avaltjam3i vu
de portti M:mblahle à 1'iir m1.lerg, mai. •1uec1:lle-t:i T't!!. ew.1,foiL à · m 'prl'ndre aux irorL' d'un cl.iât.eau (une yra,ule
111ai.1·011 seloo .on upr ssion),
qu'il arniL ,·isité e.n onge dans
la nniL du :ïO :m .51 aoiil.
.\rrh • ilal) l'esc;1li •r, il prê1.emliL ~ lemeo.t avoir gravi
ua
liel' ·emlilol,le. Dan la
aile, il 'arrèla, an. con i&lt;lér,,;r 1•· 1.nl,l1:au. , et porul
rélléchir profundément. Les
pli - de sun \'Ï:,a.:re :uienl agité de lres.•aiUemcnts con, ulrn • rumme en prol'Oquai ut
d1e2 lui le "ranJes émotions.
LA COUR O.E L'nûTEL DE VILU:: bE N'CREM.!l.ERG.. - /Hsshl .fe
li sou enait ul,itement,
i1isaiL-il plu tard, d'une "rande
place ornée d'une fooLaine au ctnlre et ·ur
Tonle· ces pièces renferauicol en général
1~ ~ur10~1r Je laquelle 'uuHttÎenL les prin- douze chaisCl&gt;, troi~ commodes el deux table·
cipale; p1oce" de la mai~n. Oua,od on ou- l'une au mur, l'antre au milieu de la aU/
Hail une porte, on ,oyall de ~~on en enü- L mur étaieoL ornê~ de grandes ,.laces à
lad ; et tou~ e:. ~alons con.rmunic1u3.\rnt ealre cadre d'or, el la ro ace du pla rond° lai •sail
1

Jll"YST'n'JfE D'E J\JUifEJffB~G

--,

Jèc:icendrt? un lu Lr • au centre de la ~lie.
L'ameublement :i1lpi'lrlcnait t, un si le à
part; ain i I commrnles a,\·ait•nt des ro desho ~es don l'art frani;ai., ,t cba,llle tiroir
était orué de deu~ tête. de lion · eo wi e de
poignée. Le~ m1w étaient en outre couvert
de tnLlcc1ux, de portraits, t·lc.
Il y ,Wail aus:-i une salle f péciale rrpréenlant la illliolM11ue et une at1trc salle
renfermant l'ar!!enterie rangée ur des ra1on.s

,•itré ·.
llau er e re,·oyait l'Oucbé d,1111. u" lit placé
dan. la pièce principale, quaud une f.,mmc:
enlraîl, toilTée d'un chapeau jaune orné de
plnme blanches.
Derrière elle ·a,·ançaiL un homme ,•ètu
d'buhiLs noirs, 11 n uhilpca11 IJieorne en tète,
une rptle au tolé, et une t1cb:1rpe bleue en
.auLoir 11ui ·11. prnJait une croit ur sa poitrine.
La femme . 'approcha du lit el e tînl immolrile, t:mdi 1p1e l'homme 'arrêtait égalt•menl à 11uell{Ue di tance derrièr elle.
llao er dcmand. àla femme
ce qu'elle ,oulait, mais elle ne
réponilit pas; il rènouvel:t a
question sao pins de uœès.
11 remarqua alur 11u'elle avait
l'air de lui pré.!eoler un mouchoir Liane qu'elle lenail à la
main. Là.-des u" L'homme el
la lemme C reLir'·rent aw
arnir prononc \ un rarole.
Rêre, vision, ou res ou,·enir d'un pa ·s~ é"anoui, celle
étrange narration Ûl plus tard
une profonde impre~ ion ur
les m:igi trals chargés des diver e enquèlesjudiciaires dont
Hau.er rut le préle:tl(', t doit
t~lre con idérée comme le poiut
de déparl de toulf:s les version qui onL conrn ur la b:aule
illlissance du se'q11estri.
Âu reste, il n'esL pns sans
intérêt de la rapprocher d'une
autre vi:ioa qu'il eul le 2 avril
l 29, el qu'il a racontée luimême en ces termes :
, Un homme m'apparut, le
corps dropé dan une toile
blanche, le m:iins el I s pied
nus. 11 étail d'une beauté surhumainl'.
« .Alor il me tendit arec m
main un objet r1ui re ·emhlait
Il une uirlande. El il me diL
de le prendrP.
« El comme je voulai le
prendre, il me répondit que
ù~o • qnatorzc ·our- je mourTROOBA-.'&lt;T.
ra1S.
a Alors je lui répondis qne
je ne LPnai pas à mourir si lot, u'ëtanl qae
depui Ir~ peu Je lemp· ·ur la terre. )lai
il me répo11Jit : cela 11 'e11 l!0111 'Jlle 111ie11.x,
et je re[u ai de prendre la gu.irlande.
« Alors l'homme olla. à reculons ,·er la.

�'HIST0~1J!

- - ----- -------------------·-------- ~

taùlc. y d '•1t0ï1 la · uirlonJ' el d1~parnt.
« Oè qu·il I' ut dépo. ée ur 1, taM , je
me le,11i, 1, m':ipprnchanl je m'np rru que
la uirlanJ prenait un éclal re. plendi. 11nl.
l rs je 1. pri., cl m'en retourn:ti n•r.
le lit, là mesure qu j'nppro&lt;'bai · du lit, la
•uirland, r pl ·ndi .oil de plu Lellt',
u Alors je di:, : je vcu mourir, L la uir1 ode di. paru!.
u Alur ja rnulus me rcm1•llre nu lit, t'l je
me rén,ill3i.
Cell · foi , on le mit, 1 r ve de au. r
rr - mLlr bien plus à nnl' vi.ioo d' • 1 tique
qu'à c • li nit e de. urnnir. oonfu que lt&gt;.
c.ellule: m, ,t 'rieus"s du ccrl"e:m non rnvoi nt pr1rfoi- du fond d'un pa~ \ d' · lon"lem11s ouLlié.
lais nou. n· o a,on p.. fini li\' •c le,
expérience ha 1c. sur la •n,ihilité !ler\'l'IJ e
da : :,l'w. tr . Ce tlrm minemmt·nl ratai dau ·
l'e p cc 311 il foire J lui une de première ·
cl de 1,tu, céli-1,rc \icLiwr de 1h •ora .
liomreop 1hiqae. que le profo ur 11.1lmeman11 était , lor. :1 et-li t:puqno en tr:iin de
tél'andrc par le monde.
r~nd:mt d(•U ou Lr11is 11n , alors 1U ~me
qu llauser .'.l\';,ÎI ~ :.é ètr1: le rcn ionm,iM
de llaumer, le m:ilheur tTI Iul pcr ·ét.ul ~ par
1 eJ péri "nœ Liomo·opatlii1111l' d ce d1 rni r, a i. l~ du doelrur Prcu, ou oulrc di ·cipl r.,ncnt de llahni•m.inn .
.. exp!.'rienœ , comm n
n d~cml,re
1 t' sou forme de lrailt!Ill nl t•ur:itîf d'une
m.,ladie J • peau conlr· cl par IJau,,L'r à
celle ép0tp1e, i&gt;l' renou,·e]èr('nt il chaquf' mnlai. • dont • Jll:ii!!IlaÎI lcj ·1111r homme, wê111e
11 propo d1i l'a llt•nlal du 17 ocwhrc t
•
d toujour - ,-.1•1011 Uauml•r - 11,·ec pleiu
stm·b. de tt1Uc ort qu'cllt• po1n•aienl •l
d1:ui •Jtl ~tr • 011. 1d 1ré • mme l· l'lu é ·lalanl cou é •r,1Lion d la nou,clle thé rie m~dic.ih•. \'uid oomru1•0L on prut·édail;
Un fla ·on, contcuanl un do e inlinil t~j~
mal• Ju 1•rineipc 'JUÎ de\ail iigir. or llau$1 r,
était mis en contact 11,e.: 1110 Je
duigt,,
el I' Oet e d ;.-Lara il prc. qa :m. IIÔL 'j l'.
c-0nlarl n .um · il p , on Jébouchait 11$ lltlcon &lt;·l 011 le. lui foi ail . en tir de 1n' sou de
loin èlon la ,·iolem:e du r mède.
Jamai il n·,•ul lJe in d'arnir reoours à
l'io" stion de c1• m :JicamcnL. ['Ulion ou
1ilule • r•onr héuélici •r de I u.r · ve.rlu CL
~ropriétê . TouJour l'odeur et ou,· •nt le
·ont, cl .. ,mls sufti. nient. C'e.t . nu. ccllt•
forme t.JU'on lui admioi lr:i tour à tour a,·ec
suc \ : l'al'ouiL, le chlorure tle caltium, l'ar•
nica, ri1• :eacuanha, la (·pia, la ooi 1·omi111i.e,
la ci•ruë, I'· r:, nie, ln coloquinte, etc .. ·t .,
tou~ m~dicaoll'nt • do~é, . •Ion l:i fornrnl •
H;ihnemanu t-1 dont le effl'l ur llau~r
fournirenl à l•aumer la .mnaière dt pr' d'un
,·olurne d't1h:;t.'1·1·;iûu11~.
1 lllldi 11ue l'infortuné IJ n. •r nlJi . ail
· tl de potique iniliaûon au1 my lèr de
rhomœopalhie, la ju Lie• cha.r ée d'é.l 1cider
le m!J tim• in rné en sa p1•rsn1111e J1iètin:1it
s:ur pla : la cour d'arpe.l d'. n.hadJ r-puisait
aupr'&gt; dn lriliunol de 'ür n.iberg el tles autoril _ d1· b ·illc d que tionoaires inulalt: ,

.r

0

el un mon lrucm: do .. irr 'enla .. ail, formé
dtl ' inlcrroi.;aloir dilTu , contradictoire el
intcrminahle de tous ceux ui av ienlaP'flrocbé llaa ·er Îl un Litre quelconqur, dol' irr
monumental qui n dcrnil qu'épai~ ir dan
la ,uite J,, ti!oèhres où l'on palanl?eait.
En même trmp • lïut ~ ê-L unh r~el u·a\':JÎL excil I ll1i:,loir • du . 11r1u lré omm n•
~1il a . 't-1111i,t•r r ute d', liment. , &gt;l il n fallni ri n moin. q11 l'altenlal du 17 o 'lobre
pour donnl.'r un 1111U\ ·l cl \ i our ·u e or â
la curio~ilé put.li 1ue.

y
G:i--rard Jlau cr 3vail à celle rp 11uc quinze
moi t'n\Îron de ~jour
·urt&gt;mhet", i,l e
tro11vnil d pui plnts d un an imx main, d
on préceplenr, l • proft!S t&gt;ur lli!Umer. Il
omm n ·ail à ·c primer focilt&gt;mt•nt, a\ail
ltoun•• naine el ~·., imilait an fi ine I haLi1ud ci,•,U éc. dti . on •nloura •c.
a fi rnrc, ceprndanl, ne p ra1il uofr olTerL
rien tic p:irticulièr ou•nl yemnr'lualile, i ce
n' • L l'e prei;siun dï1111w n e •t de lionlé
uahc ~pan1lu dan l'l'n. ml,1 dr
tr:iiL,
el 11u1 1 rrndaiL monirt• lemeul ·~mpalhique
g IOU ('f'U qui l'nLurdaienl. c·c. l du 1111 iu.
le ju •cu1 •ol q-ue 11nrtl' . ur lui . un ,.rnnd 1i,
le c·riminali le f1 •11 ri ail1.
· ph}, iunomic m · cortr' 1iondait
n
hi,·n :un: horo. ropr que • U!Flérieu origine n1·:iil . urér' a ,es hi,tnriogr:iphe ,
ju 11u'/1 -snr1 air vieillot l'L prrcoce qui rinhlait en l'lli!l le fruiL &lt;l'un· lonuu · ·l:iu:lralion.
trait a. i-,•t ré11 \llic~ rr,.1,iraieul
l'mtelli&lt;-,enœ et I' aer •!Îe. li avn.il l l,~rc;
.en u ·Ue., 1 nei hil'n Fait. Llr"e au,: aile•, ,
trè. lin il la racm&lt;· , I · fronl t.léf!ané, léi;t•rt~
ruent )){lrul,é, un front Je mu iri •n alhi1uand
1p1i lui donnait un fom air de Ri: •Lho, ·n
ji:unt•.
n joli "'3r~'Oll Cil . ommc et '1 ui por lait
:L. z cràn ment sou l°.crasanlc 'lt;hril , i
cr:111 tu ni même qu'il a fallu &lt;'erl ' loulr
on i11dul,î1aLlc inuue 11 ·e d'une 11art toule
la purelé d ,, OJ ur · de Ilarnroi e;;. de l'autrC', et :rns~i la . urri:ill.,nr continuel! do11l
il élait l'ohjet, po11r l't•mpècber de faire le
plus terril,le. r:nage · parmi I • e\t&gt; fail,le de
Nür mber•• t d·An l,;ll'b, s dt?ux ré~id •nce .
Il pou\·ait arnir di -huit a.n · c.miron quand
il fol victime de la tenla.tiw d'a~sa;.sinal dont
non ail w duom•r ici un r · il délaill '.
L 17 ur.tolm·, d 11 Ir nvir, 1n d miJi
PL demi, Ga p:ml llau er Fut lrouié LluLLi
dan un coin dll la c:i1· de la mai.on l)aumer, ' dt&gt;mi d ;eulollt!. Il avail le fronl couYerl dl! ·anrr, et pruf'rait Je!&gt;. e damaLJOn
·an .uit : a llummc - bn-Llu - r conter
au pro[r · cnr - dam lr5 11 •u d':iisaoct homme noir - comme ramonrur - pa
trou · • ma cham1re - réfu ié d u
Ye.
u dom• tique et une boun de la m:iison
le lrarupur1èr-i1I . ur on lit où il :'éî nooil.
Un lui lil flair r de l"3conil et il r vint il lui
prt 11ue aus ·itot a\·e · de couru::; lternali\"e
d d llir pend nt lc:cql1elle il rccmnmençail
eiclall.làli n: dét.-ou 1 ou il était 11ue,.-

Lion d"nn homme noir qui asail tenh1de l'a ~a ~iner pend ani qn ïl était ur I lieu d 'ai:mce.
Le docte-ur Pr u, appelé en tout hâl fil
on prrmier pan m nt ù 111 len•e gflli$t ( ! )
La lil •~ nr était une orle de coopur ltarranl l fr nt boriwnt~ •ment. or une longueur d 1&gt;r~ d'un pouc .
[lan un a ., _ de fi ne cbat1de, Han.~r
arr:iclta on banifo,,.e l même jour, cc qui
relardu cofüidPraolement a guéri~on au dire
du docteur Pr n lui-même à qui la ble sure
a,·aiL tout d suite ru ~an ~a\il . [fou~ r
n effet rnil pr' . d'un moi · ;1 .e rélalilir.
C p nd,nt le parqu t . e lran~porla. ur h
li u ( ··e l ici I • mot rtopre), c qui 11'e111
d'autre elli t que J'amen · la con t t, Liou
11 Lr;ic:; tle .ail" l.i . é par llan .er dau,
le rli,·er odruit oil il a\'aÏI clœrc.hé à . l'
r{:ÎU ier.
La ,·i lim n'en oblint p:i.. moin. • : dater
de ce jour, un g:ir&lt;l personnellù de d •u.
.er n1 de ,ill ayanl pour co~i m de I' ccompa&lt;&gt;ner en !ou li •uJC san jam i le quill d'n11 pa.. (Cette l!· rd ni' fol réduite à
un, ul humme 1p1'au moi, d rn r 1831.)
1. _7 oclulirl', la cour d'app1·l d',\nsb,1d1
imita le p rqnet ùe i\urembcr~ , 011Hir une
ereqn \te .,,:ut!ral embr. ~~:ml Ioule l'hi:tuire
de G:i-.pard llauser, t&gt;l le lrndrmain llau · r
l11i-mèm1• comparaill ·ail Jcnrnl 1, commi sion judiciair ·. Il a~ il ol r· r ·COOVT la
plein• Po . ion dl' 1 oie . 1•. facnllé . el
fi 1, d.m I s IHDll' · lr · plus dai . •1 le: plu.
préci · une lon;?Ue d-rosition r la1onl lt·.
princîpao'I. fail dt? . , ,•i , • compri. l'atlcntal du 17 .
\ oici commcut il a 1:, po.é ce drrnicr éïênemclll:
Ge malin-1 je m't:lai 1 ,é comme J 'hahitud~ à . epl h nr~. prè. a,·oir fait rua
toil•lle L mou lil je me r ·ndi. auprès de la
mère de ~J. Ill prof• ~ur Uaumcr. pour
preudre le ·afé au lail.
&lt;• llenlr l dan 111a chamLre, j m'ocCl1pai
à lir la méditation l1i!il1qull du jour ju ·qu'au
mom •ul 011 la 5amr de M. lo profe .eur Daum r, mad mo· die Calhi. \Înl me demander
~i je d~,-irai l'accompaan ·r au marché
comme jP l'açais fail pl i u foi:, dfjà.
Comme il f Ln1l be:iu emp . j' acœpaai on
oJJr, el, ur l . 11 ur heu · rnoin. on qunrl,
uou. nou r ndim e.n em.lile au marché
:iu1 ltl .. um .
11 Là, made.moi elle Jlaumer ·arreta à
t·amrr a .ez looguem •ul av w1 • m:iralchèr
dl.' t&lt;a connais.auc . L'irupalicnce me ga"na,
mêl à je ne,: i. quel .euliwent ·ouJ in de
crniote iut ;r1eurc, . i Lien q1 e jti pri:ii mademoi •lie l).iuml'r d foire dili"l'IIL'8 our rCJJlrc

en quiLLaot la maison, rcnPreu, qm m'a~ il pri · de
l dix lteurll· ch z lui où
lrun 11 cr qui désirait me
~oce, je pri, . impl ment le
tt,
·bez moi un
ùlc d' ril..b•
mélique,
orli imm 1d1.:1.temcnl pour
mll rl!nùr chl'Z le docteur Pr u.

roa
me c
m·
vo

Ü
u lui-d n'él H pa. N'nlré 1•nr.orr, m:ii'
il arri\a qu l11ucs winult: après; I' étrall"l'f,
~u t·o11lr11in:, ni: parut pa . Je l'allendi. ju
1111' di heure · un 11u ri, pui · r1•!!:i!!Jlai mou
ilomicilt&gt;, m. . utaul • uuitcIDt'IIL indi pu,é
p· r Ullt! d,· I' b orption d11 1p1nrt c•wirvn
J'un 1111!dica111 nt que m' ail dunn Il! duc•
l ·ur.
a C lui-ci,
qui J a~ai Fait part Ju ru:tlai,e qu,· J' :prou ai·. ,n· 1ail d'ttil1 ur · r ·
ro111m;1ndé d ne pa. me r ntlrl' ce j1mr-la à
ma leçon d. rithmt11i11u ',,ur JC dt&gt;,ai · pttndr •
d · 0111. h ut1:~ à midi, et de {1.ardcr la cbn111•
l,rc. Jtl ~ui,i .on con.cil. J'él:ii o cu1•ê 11
1 h. ngn· de 1 1 1111-111 lur:,qn'on nmm :1 IJ
p•1tlc de la Ill i,ou. Cdl -l'i ruL ou,,·rle par
1U:idam • Uaumcr cl jl.l pu m·ru;,urrr 1111('.
·'élait ln honne dt• l'éla~e .DJJl!rit·ur lfllÎ r 111Lrail d • cours comUle J'bal.iitud • à œll •
h •ure. et qui, ('omm • 11'11.ihitutlc 11-~i. lai~it lr11lili! pt,1rt ntr'ou,·erl,i au lirn Je la
r~rmer •orupl"•l Ill Ill.
, me di:po , i: loul jusl
comnwn t•r
un tra\ il 11uelt-011qu lor. r1u'n11Lt1 ht•ur1•
moin Ull 4uarl bOllll '.r 'Il • cl ('U mi:me ll'IIII'~
tm 1, •~oin l'rt·"· nt me for dt: me n·ndrc
aux lieu . J1•, n i. d'y nlrer lors,pw j'1•n•
Li•udi. uliilt·mcnl un bruit d n le i: ·llil!r
ilué ·n li~. us, ·I il me raruL 1p1e la porte
de ce 1lt•rnit•r wnaiL J'èlr UU\' rie. Je cru
,1 lenwul nl ·ndrl'.! 1 ·on de la ·luche de lo
port d'entrée, mai un ·ou qui u'indit1unil
1111 q111~ quelqu'un rtll .onnr et qui parais~;til plutôt 1•rurnnir cl'uu frôlemt•nl acridenLJ
1JP. la ·locht: dl m1\m •
1h rine, m\1criai-j , pour attir r l'attrnli n de quelqu'un ur ce fail, wudriei,011 pa omrir l:i porte, je croi qu·on a
onn •
u · i: 1. lionn , qui • trou vaiL d1a:111
rlarrc~ plu~ haut, ne &lt;lut pas m'entendre. c.1r
t-lle ne rtipondil pa •• Cr Jaarole éL:iicut
I' ·ine iirononr: r1uc j'tnlendi un p • l~ •er
t'O ha dan I corridor, el, alaut collé un
roil h 1101 leu le de la cloi. 011, j'aperçu un
1111mm •1ui se ~li il J:in~ l't&gt;~t•~lit&gt;r; je re~
111ar&lt;1u.1i mè01e la /è/1• 1111ire (. i1·) de cet
hommti.
« Je pens:ii qne c'é1ail 1,· ramoneur, cl
r t i :ui
ur L ·
Ju cabinet afin de
11'èlr · p rt!ma.rqué. ,\11 moment oi1 j'all i ·
111 • 1•v r. j reçu· un coup .. ur l rrool qui
m fil tomh r i-n :l\'Rnt, la Lèle l:i première.
Et comme j.i me r ·1 ,. i pour rl,r j • ,·is
Lrb- di,1inclrment un homme colle c nlre la
lrll1?'3Îlfo d • Ill . ~lier, 'Il ra,•1•, l'l qui. de là,
m' wit ;,:, :né ec coup . .'a laille éloil eutre
.._.lie J 1. le oour m Ire E:l cell de li. le
profr~ eur Daum r, el il :J'Vllil la t 'te enti rcment rccou\"erle d'w1 voile d soie noire.
" li portail un pard . ·u: neu(, dl' pantalons d • coul,mr fnnc ·e, d• l10t1ine · fine t
d1: ' :m1 jaune·. Au moment où je tombai ,
j'entendis 1li.linctl'ment l'homme prot 1rer
0

·, mob:

- li faudra liien que ln ml'nrc_ nvanl de
11uiltcr • ür •mh rn.
1. lri le jc1m1· llau- P,1 ,l'un profond,•nr eJlr
dinarr ; ' r•'1114f1UC u,1hropolog1•111", Il'\' jo*.

or•11

u El, Lien que oo mol. ne fu .ènl prononcé 11u'à voi ha . e. je r onnu néanm in.
h \'Oi de l'homme 11ui m':l\•3Îl conduit it·i
an Ir •foi el donl cëlail J'ai Il ur I ton hal1ilu 1. ...

JlfYSTE'l(E DE 'N111{EKB'ET&lt;,G

- -"°"

11u l'auu•ur de c.et auentaL ·t pr&amp;i-~menl
le mêm homme donl j'ai été ~i iun~temp
1 prLunnier t qui m'a amené ~ 1 ï1re011, ri,r. »
Qui&gt;~tion posée ['llr la rimu11 i.~~ion 1/'euqw:te. - Puuwt-\oU d :erirè el dt"s~mer :u.1
t, oin l"imlrum •nl doni il · L
ni p ur
,ou frapper'/
IL - ll pouvait mesurer
pou1:e tl"
longueur en iroo. èompris
manche 11
lioi .. 1. • fer w·a paru aroir prè. d'un pautc
de lar •t:. el je n me "unvien. p:i, J a,oir
jamai \U an in Lruruenl pareil.
Là-de.. u~, .11:Ju r sai 'lune lame et de . ina une ' Orle de coupt·t l de bon, hLr, '!!leu anl d'ailleur de ue pau oir mieux réu"ir, car ~r J!.'UX lui fai~oi1mt mal.
Q. - fou. :1v .: dit, parait-il. que ou,
rrcunnailriez facilcmeul l 1na.-urtrier 11 l't!:i.a111~0 de a ru in'!
R. - Lorsquefai foil mon rnlrre \'éritaLI
d:10 fa ,·:i te humanité, j'ai ~hf.'rcb~ à dislinmwr le. gen · 1 un dt. autre ~ l'aide de
œrtaine · parlirularil • orart~ri. tiqu . . ro
JOUr, ilr c ••m~lc, en pré euce &lt;le M. le
bourgm '. I lliudl'r, j'ai rt&gt;t.,,nnu une dame
Bi. au coUier de 1·urail qu 'i:11 Jmrle d'baLiludc n co,1. 1. le hour m . lrl!, louldoi~,
me déwurua d c• ·} 1 me, el m ll1'prit a
r,·connailre la per une eUe-mêm ,au m'app • autir ur le niiu d 11, 11 · di• . a mi~e.
«1 J'ai , ui,&lt;i .on com il d&lt;'pui., t•l j'ai foil
l'uli r\'alion •11iv:1ate: à .:avoir qu'uo main
humaine a r s~ mLle jamai · e1atlc-mcnl h
un aulrr main. tr onele., le phalan"t- ,
la lar "'Ur de la paume foomi nl touJour.s
11uclque rt-Dlllntue . péciolc d'une nature pin
con tante t plu ernc.,ce pour l'idcntiiicalion
d'un èlre qu o'en Fournit le n. e luimi!me. soumi à Loule lts illléralions pouv nl ré:;uhrr du emp , de la .ID31adie, el
d'une foule d'aalr cauSP .
n J'ai ,·u loule · rl · d'élran rs, de Uonrie, de ~'ran e, du Danemark, je ne les reconnaitrai pa probahleruenl l'e arnru di:
leur trait , mai e les reconnailrai sùremenl à relui de leurs mains· je ne pui en
douter .ije m'en rapporte à la for·· deme
impr" sions l'n c!nt1ral el à la pui nce de
ma mémoire 1•
Q. ou awz dit que lt ooup ,ou nvai
étendu par terre· le lueurtrit•r avait donc
lieu de CToire que l · uL néfa te qu'il poor5Uhait ét:iil al teint. Dan ces circon. lance.,
il n 'esl pas pn ihl Je croire 'lu 'il ait :ijoo lé
la phr, e que vou lui prètez : n li faudra
bieo que lu meures a,·a:ul de quitter , ' ür •mb~rg. •
R. - L'bumme a di'1 compr adrc qu·ilu
lim et place où il se tenail il n'avaiL pu.
bu Le d'espnce, me porl r un coup m rl 1. •·t
c'esl pour œla que, n'osant prendr le temp
de me porter 011 ccond coup, il aura prononcé l paroi qn j'ai entendu
L qu,
m'onl permi. Je reconnailre n \·oi.x.
'inlerro,.atoirc de Ga. pa.rd Hauser ne ful
pas pou .é plu luin, el l'in:truction fut
lri•iur• ,1u1 ron •li&lt;,nn · 1, pro:fcc1urc ,, pofüc Je
0

SA,11.1::.L. llAIL 'EllANS.

D""f'r,S lis /lthf)grarhk

r

;fp \lo\llJtllf.

J,i m'él11u; é,·auoui.

~

uand JC r pri · co1111ni ~:mec, je enli
r1ue mon ri.a11e lt:uL inondé J'un liquide
·haud, el porLanl m · dl'ut muiu au front,
..-li e t Ï"nircnl de ~am!. ai~i d frareur,
je vouln courir cbez ma.J.,m • Uaumer, ·mais
j'élai~ i l,oul î!'r I que je me trouni toul à
coup, .. n :avoir omm 111, dc,am l'armoirP
au holi1L, loul prt• de l'entri! de ma provr11 chnmhre. Là. une noavrllc défuillam•c
me prit •l j 1n'a11puyai dtl la main à l'arrnoir~ rour n pa tomlmr; - de 111 le lm.cc
de an qu· na pu r I ver ur le hoi d • ce
m uLle.
« Revenu à moi, rami i complNPmenl
pt'rdu la tête, qu je di:J-cendi nrnd1ioalemeul l'escalier au lieu de 1,, monter. et me
cachai dan. la i:a.ve, Comment j'ai 11u lrou,e.r la force d'accomplir ce trajet et de onlewr le I quel de la can•, œla e t rc 1é une
éni me pour moi.
•pendant le ol de la rave él.ail 111ouillé;
1 l'roid Ill l'humidité me rendirent mes esprit. , je me lai_ ' ai t.omb r
I rr , pen. anl
en moi-même: « Te voil bien dêfiniliYrn1e11L
abandonuè; personne n · te lroUI' ra tci •l lu
y 111ourra ', 11 pt!r~pecti~c qui remplil me
uI de larrn · . Midi ~onna1l à ce moment.
Toul à C up, je ru pri de ,·omisllemcnu;,
l, rour I lrobi' me foi~. je perdi conuais, ance.
• u:ind je rouHis I s 3eux,j't!lai étendu
. ur mon hl, dan ma cbambre.... Voilà le
rocil esarl Je ~ 11ui m'.,rrh·a le 17 uctoLre,
el j'ajoute que je uis furwemrnt convaitlru
r n,I. lm j ·r ••Urau 1•r [111' d,• ,'altrit.o,•r l11o11ucur ,l'nrntt I'°"' • 1~ base. ,l11 ! lèmu •nll,mpomé-

Pari.,,.

�_

111STOR..1.ll

close peu de temp après san. aYoir abouti à
aucun ré ultal. La cour d\1ppel d'An!ibach
adres. a au minb.tère de la ju:.li ·e une demande à l'efü!I d''tre autori t!e à publier un
t!Jit offir.iel mslilu,mt une récompen ç de
1UO ducats affectée à la Mcouverle de !"auteur de l'aUenrat du 17 octobre « en rahon,
dit le r:ipport de la cour, de la ~écu.rjté compromi e, et de l'intér 1 t universel quïnspire
le orl de llau!&lt;{&gt;r, mèmc hor de Davière. ))
En ~uite de quoi, parai sait le j,r nol1!.lllbre 1 2\l un rescrit igoit Ju roi T.oui ter et
conçu dan cc Lerme :
11 "ou décrétons que, m l'article
7
litre TT du codt! pénal, el le paragraphe addiLionrwl Ju 2l a, ril i t , une récompeus.e de
;100 Ilorin est promi e par rescril officiel 1i
i-clui qui pourra fournir ur ln ten111Lhc de
meurlrn commi~e ur l.i per~onne de Ga ·pard
llanser, de ' ürc.mlierg, des indices ou révélation de nature 11 amener la décou,·erte el
permellre le r.hàtimPnl dn coupable .... D.tu
l'avenir Lous lt's moyen. devront èlrc rui en
œll\'re pour Ult:lll'c le nommé G. llau ·rr à
l'abri de toute teatati\'e analo!TI.le. n
I.e 6 no,·cmhre i 29, nouvcl avis orlkiel
in.éré dan Lou· les journ:mx de Ila, ière,
maL émanant celle foi~ de la co11r d'appd tl
. igné dn président de Fe11Prhach.
a Le _Q mai t ~ • l:1 ville de Nürcmherg
rceacilJai1 un jeune homme ioconnu qui, par
la bizarrerie. de on allitud\l et de se façon
d'a~ir, atlira . ur lui l'attl'lllion de la ju lice
locale.
~ ll fut établi qu'il n'y avait ni imbé.:illitô
ni im110 turc ehl'.t cet inconnu - qui s'appela.il Ga.pard llauser et parais ait àrr{ de
seize il dix-huit an· - mai que le mal heu~
-reu êlail dénué de Ioule culture intellectuelle, et pouvait 1tre comparé à un enfant
abandonné i1ui n'aurait jamni eu aucun\l notiou du moudt?.

« on dtal l'h} ique el moral, ain i que
le récits qu'on pul lui arracher pe1it à pelil
or quelque -un s des particularit · de son
pwé. donn~rcat à peru:er phi ta.rd qn'il
avait éLé Yictime, dè · l'à.»e le plu tendre.,
d'une équc tralion illérralc, entourée des
circon tances les plos odieuse, , el abandonné en. uile, an défen e, à la merci du
monde:
« n événement qui e rrodu-isit le 17 octobre &lt;le celte année, t qui parail être étroiLrment lié a1fc les atl nlat.s antérieurement
rommis sur sa per ·onne, vint corroborer
c.elte bypothè c a~se;: ,,rai~rmblal,lc.
ir Ce jour-là. 1aspard Hau er fut all:iqué
à l'improri te, dan sa dl'll'enre à 'Cirrmherg, pa.r un homme au vi~age voil11, 11ui 1~
Lie. ·a grii·,·ement li fa lèlc. Tandis qu'il
lomhaît à 1a ren\erse .an 'onnais.a.nce, le
meurlrier prenait la forte, el, mnl.,.ré le·
recherches les plu a idues de la justice, s ·
trace. n'ont pu être r •rrou\ée dcpui .
« \"u la µm·it I de œ él' ·•n ment , a
foje lé impériale, cédant au sollic1talion
de la cou.r d'appel, n ia lit.né, p;ir re1,crit
officiel ~i~né de a mnin, une récornpcnse de
500 Ilorin de~tinée à celui qui pourrai L fournir Îl la ju Lice dt!s indication de nature :1
faire rctrourer el punir l'aultur de l'allenlat
commi · ltl I i octobre • ur ln p r .onnc de
Ga~pard llaus'r. ou porlon ce fait officiell!!meuL li la cou.nai sanct' du public., etc .... »
La puLlication de cel a ·i ful suil'i de
quelques dénonciatÏQn généralement anonymes qui ache\"èrent d'rg-arer la JUslÎcc. Le
do sier officiel de l'affaire de Ga pard Hau er
·e compli ua da .récit minutieux t&gt;l détail!;
de ruille enquêtes partielles (Lou les raruoncurt1 d\l 'üremberg for al soumis au1 ion tigaLion de la polioe à eau c de leur vètemcnts noirs), en suile de quoi huit à neuf
\'olnmes de proc· -wrbatn judîci:iire$ vinrenl

• 'ajouter à la prorédure du grand my.~Lère
bm,aroi.~. parmi lesquels nous trouvon cc
récit ~sscz singulier placé dans la ho11che de
flauser 1ui-m 3me :
« ix ernaines en iron a,•anl l'aUentat.
deux étranrrers me rendirent ,·i ·ih:. L'un
d'eux aYail uae phy.iooomie remarqualüemenl mtll·hante, a orubrie par une barLe el
une moustaclle noires. Cdui-ci m'ayant demandé ce que j' l:ii en train d·écrire, jr loi
répondis que c'était l'hi.;toire de ma . é11u lralion dan~ la rage (, ic) et la façon doul
l'J1omme m'a,·ail am né i1 ,'üremhcra. Làdessu_s l'un d'eux prit mon manuscrit et ttl
l111 emiron deu parrcs, taodi q11e celui à la
harbe noire me po. ait toute orle de que lion , me df!maodanl, entre aulre. chose • .i
je me promenai om-ent. Jt! répondi que
non, puisque mes pieds me fai~riient m:il. Il
me demanda encore si je uivai. des cour~,
el q11e j'apprenais, cl je lui di tout. Ensuite il pril mon manuscril et le lui dqmi.
la première ligne ju qn'?i I drrnière. Pui
il e re1ir~renl, cl je le" rccondui i , ~elon
mon haliitudc, jusqu'à la po.rte d'entrée de
la 111:,bon.
- Mais corn me nou, arrivîon · au b,, de
l'escalie.r en question, il· me queslionnèrenl
au .ujcl de la pelilc porte qui ·oun-ail là.
J · leur di 11ue c'était la porte du cdlicr, el
je l'oavrî, pour leur permellre d'y jeter uu
coup d'œil. Pui , quand je h•ur eu lnul
mon Iré, je les qu 'L1onnai ruon tour, leur
d,maodantd"oil il· veuaie.nL li me rfpo11direnl qu'il,; \'enaienl de fort lo,n d'ici, d'un
endroit que je ne p!iuvais ronnailr~ 1p1and
mème il m'en diraient h: nom. EL ils 'en
aUi!1'{'D L Ià-des u . »
En lia de; celle ddpo ilion écrite de la
proprt! main de Ga pard llau·l:'r e lrouvenL
ces ligne :
• Écril le lu juin dans la mai ·ou de monieur le président de Fcuerli:1cb. - 1 :'il. »
(A suivre.)

,erluem:: madame dè Montespan, par sa
oai 'ance el 1m a eb.arge, doil y être: elle
1
peul
~ivre au.si cbréli•·nnemenl qu'ail Les suites d unjubilé
ltur . 1&gt; )1. l'«hêque de lean fut de cd
avi . li .re-tail cependant une Jiflkolté :
" Madamll de ~JonLe·pan, ajout.oil-on, paraiA l'époque do jubilé, le roi el madame de tra-t-eUe devant le Bai an prépara lion? Il
Mtlotespan, pre .é · par lm1r conscience, se faudrait qu'ils se ,·i senl 11.\' aot que de e renéparlrcnL de bonne Ioi. ou du moin ils le contrer eu pubtic, pour t!vit-er les inconvécturent. lladame de lonte~pan vint à Pari , uie.nl de la urpri. è. » ur oe principe, il
fisÎla le églises, jet\na, p.ria, et plem-a ses rul con du que le Roi viendrait ~ madaw
péché-; lt&gt;c lloi, de son ccil~, fil Lont cc qu'un de !tonte pan ; mai pour ne pas donner à la
médisance le moind.rtl ujeL de mordre, ou
hon chrélico doiL faire.
Le jubilé fini, g:t&lt;rné ou non ga'!llé, il ful convint que le dame rPspcetahle el les plu
question de sa\Oir si madame de Montespan graves de la cour eraient présentes à celle
reviendrail à la cour. « Pourquoi non? di- ealreme, el que le Roi ne ,-errait madame
de Moal('~pau qu'en leur compa uie.
s:lienl ses paunts el ~e~ ami même les plu

j OLES [1(1 lll·..

Le noi 1ial donc cbt-2 madame ,le ~fonte. pan, comme il a\ait été i.lécidti : ruais in cnsiblemenl il 1, tira dans une frnêtre; ils e
parlèrent ha a l'Z longtemp , pleur rent el
c direnL ce qu'on a. accoutumé de dire en
pareil cas; ils firent en ·u1te un, profonde
révtfrence à ces véné.rahle· mnlrorui , pa Sllrenl dans nne nulre chambre; cl il en advint
madame la duchesse d'Orléans el cru.uite
)[. le comte de Toulou e.
Je ne pllis me refui,er de dire ici une
pensée qui me Yl.l!nt dao l'esprit.
[l me semble qu'on voit enœre dans le
caractère, dans la ph sionoro.ie, et dan loure
la per. onue de madame la ducbe. e d' rléan , des traces de ce comliat de l' mour el
du jubilé.
M11DA.31E »E

.n Lr .

ERNEST

DA U DET

Mademoiselle de Circé
La FiéYolulit1n fran•·ai r et le prcwiPr Fmpire nous ont 1.:&lt;&gt;11é t. nl ,l' ilpisodru draruali1111r que ni le romnn ni ]'hi toire. bien qur
de1mi · ')Uatrc- in• 1, an ils lioi\ ut h l'i''
.source , n· ni pu Ill, épni er. I.onglrmp
encorr, ce' lemp · épique~ d'où llati&gt; lé
mondl' mudern • in pirl'ront le ;cril';lin el
p:i sionneront les l1•cteur . lu. on fouille.ra
no dépôt~ documentaires, plui; on .e convainm1 11uc leurs ni,ements, bien &lt;1u'r ploré
drj:i, n'ont pas livré Loule )purs rich •:,: e .
Pour ma p· rt, aprè,i n a\·oir liré les lé111i,uld'11ne œmrc historique C(ln·id,tr:ilile, f ni ru
la lionne Iorluur J'y lromer l'idée première
du récit •1n'on 1a lire.
Le sujet ne lest pa prJscnl~ 1J moi toul
d'une pièce. \ pcinr indiqués duns de ri.lrl' ·
not
ommair('s, le, Jétai6 en élaienl incor11pleB et où t.'llr.. pr• lf'll a\oir reton ·titurs
ù mon mi 'UJ. foret' m'a été d,, 1.-. l'OJD(lléter
en appelom 11 mon aide, i1 défaut dt: prcuw ·
po. iün1 , d, pr uve h}polhéti,p1e , de up-l'osiLions fondée. sur les circon ·1a11res dans
le 1uelles 'étai1•nl pro&lt;lui~- ,1 •· fait imilair , !!Dr le enr.aeti\re Je per:-onn.ige , ~ur
1,,. mœur~ du lemp où ils ont 1•i ·n. el de
faire, eomme on wl, une cote mal tnill~ • 01'1
la uai. erublanre n'a pas moins Je part 11ue la
réalité.
Jr deYni~ cet aH•u ceux de meq lecLcur
qui r-Jirnt tenté- de on idérer les P~"l!S qui
uÎI .Ill onime one relation rigoureu cmc11t
h1 1oricp1r. )lais je me doi à moi-même de
proteslcr par av, nec contre l'opinion J, · 11
11m n'i ,·oudrnienL voir qu'un roman. lsalielle
de Circé a 1 '1:11. Oan des circon tance
·rnournntes. elle a n.imé un homme qui m'e l
apparu à trawr~ des note de police tel que
je le dépein . Elle l'a envoyé à la mort: elle-mêmè 1..--sl morte de son amour.
Qu'import que le 110m sou lequel je lo.
d '_igoe u'niL p:1- Jté 1~ ienl Qu'fo1porle
qu'e11 l'econ 'Lituanl les péripéties du drame
11m1uel elle fui mêlée. j'en aie reculé d.,
11uclque année! l:i date el dépla ·é le Lhé;l\re l
Ce sont Jà choses ùe com·enanœ el d'appréciation, qui n'alfaibli ~enl en rien la réalité
de l'a lioo principale. EUe:; nJ Jais ent I •
droil d'artirmer, iuon qu'elle 'e l accomplie
en lou point · tel 11ue je la racunte, mais
qu'efü a dù 'accomplir ainsi. et qu't:n con.éqn 1r.e, la ,-er_ion que j'en donne l au
1

plu. haut degré, dan sa partie inventée,
comme dan sa partie bi ·toric1111J, une œune
de ,·érité.
Je p ·ux d'aulant mieux l'affirmer que . i
1011 l . foil 11uc je retrace ne se ~ont pa ·
rroduil ••n r11ison d~ celle arlion cl liés
à clic . il St! :;onl produit. 1-r, · la mème
époque dans Je r-011dition analogue . Les
ellbrt ile ei p~r,; dt&gt; 1:migrtls e prolonn1•anl
ja qu't&gt;n I o:-i l'l " LraduisanL l'Il t.eutntivc
de cnit~pi.ration contre l'empire oai . an!: le
inquiétud&lt;' · de~ Fraaçai~ non eni·orc di sip1.le et .e m:rnirestant plu· ,·ive , d:ins l'ari
. urloul. durant la c.-tmpa!!llc que termina la
liat:111le d'.\u lt'rlitz; la riguPur el l'arLilr;iire
d ln ju-ti1·&lt; imptlrialo. le Msorrlrc ocial el
matrri I qui :,urri\·ait li 1 R~volnlion, li'
ténéhreu.e · inrrirrue: de l;i P&lt;1l11:e, Ill$ a,·cnturr~ r~tr:iordinaires rp1i r. di&lt;rnnlèrrnl alor~
dan l'ordre public el dans l'ordre privé. le
dé~arroi de con~ciences debililif par le
malheur de lenlf' , l'in.ooci:mlc éner11ie d&lt;1.
c.araclt!re lrempé. nux épreuve de la Terr1•ur
donl l acteur el 1 . !émoins re taieat n-

coru oombreu.t, c'c. t Lien là de l'histoire,
de l'hi. loira inconte table el 1100 conte tée.
Voilà de quel enE-einlJle de fails vrai je me
ni~ in~pir; pou.r écrire ce récit. S'il e t exceptionnellement violent L 1ragi1Jt1P, c'c l 'Lu'il
1'étaienl au i, tou le document· et tow
le. historien. en fonl foi.

li
.\u moi de novembre l 0\ :apoléun
chassant devant lui les armée de la coalition
rtait arri1·é à cbrenLruun. aui:: portes de
Virnne, ou,•erte à s,, t&gt;nlreprisi•" par la
valeur de . solilals. Oan. ce ,•illage. se
lronvo le palai d'été d,t la rnaisou impériale
d'.Aut.rirhc. C'e. l là. rru 'aprè avoir im•e li du
gouvememc11l de la c.1pit.alr eonquisl', ClarJ..e.
un de se~ lieut1::nanls, il a rail étal1li ~011 1111arLier génfral. « li traraillc r!an Ull ca1'inel
décoré de la :l:1L11edi: faric-Thérèse 11, disait
le :llo,1ite111· 0/liciel, en rl'ncfanl co111rte de
celle c.1mp:1g1h! victorien 'e. Ce cabinet était
en rll'et celui d la grande impératrice. Pi:ul-

�)JfADEJK01S'Ell'E Dë C~CÉ -

_ _ H1ST0"/{1.JI
Ire e.,1-œ
I' vait clioi~î
pa

1ue ·apol on
r.il,le
1111Ln· pi' · .
ur
ir. ) r~1eYoir
ill
ilit:iir
-.ils, \ donn r
s.!~ nudicnrc
1 , 1llait daru, la m;timte du
1:, nowmhre, 1·0~1îéranl a ·t&gt;e M&gt;ll ·c 1taire
d tta l . l:1r ·I, le CuLur du· d11 B:uano, 11ui ne
1· quit 1. il j, m,11~. et ,on mini
!foire.
élr-.tn;.;' r , Talle}'ri.lnJ, mand
bourg,
où, dur;ml un .emaiuc, il tn.
t •ndr •
ordre,.
T:illi&gt;n ud
n ',i · l u '"·
\foret ' h. i · · il
ml; T Il
d méipri. il .arel. \J
ant Lo
dl·U , le
premi1-r par le i:réJil doul il jo
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· c:Uplornali11m'.• l
~l'conJ p:ir I
ue lui L:m · il
l'Ernp rcur,
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1·ur ri, lit·
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c11rv . pr l'a"oir ju. 1ifi •• l'Emper •ur ré\itlait li all,•yrand commPnl il eu comprenait
I' eiéru tion.
.\11 ôdJOr . dans 1., mur d'lmnnc11r oit
arrî, icnt d 'i nn à loul i1Hanl des C!ilafclltl:o, da.ru 1. •alon 1Ji,s nid•~ d camp où e
ll'naienL le. " 1n ·rau •t le.,
•ri,tairès, dan,
1 anticb, mhr qu rem11li. :ul la livré••·
tout était mom·em,•nt. tu mu lie, ail •t1L r ·,i!rO
uu impaLi~ot : . ~J .. i.; · li hrul:1111e
:1•!Ît: lion -.cll:lit
pirt.:r a11 srnil du abio«'l
imp;lrial.
\' •r dix b1•ares uo hrnil d'arml' f'L de
eht!,·au d,111 l:t cour du pat.1i. aononça l'.irri\
d'un pcr 11nunlT11 impnrl:ml. C'iltt1il
Clarkt&gt;. 1 "nuvrrneur de Viennl'. Il desr1·11daiL ù rh ,,·al, \'Cnanl. aiu i qu'il 11· r i :11l
·
rendre compte d I' ·10.t d la
011 cnmmond 111 ·11l •1 pr ·ndr
n ~ouierai11. l. 1·()(1. i•m qui
prolP eail re dernier rontrc lrs importun"
n',:1ait pa pour lui. En l'apercevant, uo aide
de ·~rup r1ui e tenait d n· 1 aJou d'alleute
,mira rh •d'Empcr ur, el Lou l au il6t ClarJ.,,,
du111 îl loi vail ppri I pr •,•n , fut inlroùuil.
« Quoi Je nou, .111 dan \'il•nne, Clarkll'I
mandJ 'apoli:\ou, n ··a .in :tut lu m~in
lél1Jup 11 la rencontre du g~n 'nl.
- !lien de nou\'eau, .'iro. llael11ue mi1111lt.- me urfiront pour npprendrl! Votre
füj •. té c • r1ui e t dt: nature l'iotér · r. 1
L'cntr tien
pour. ui~it i1 ,oi ba ·,e, n
pr: roc d • Tall rand cl de lar 1, qui

r

hn. ,,·nr de :,tl !-'.U'Je, lf\l e difj il aniL
dopt · •. - donoail moin rpw lt· :mir•.,
tnnl il ruLliiil m,iùe. le roté l'l'ut, l'iJi'1•
de 1.i pu~· uce OU\'craiol' l.'borume tep ·ndanl 11 • , ') m prit pa • i 1111",mtérieurernent il t'H \'li • ·npolPon, ,oil 11u·11 l d ·in 1.
,.-e. t à lni 11u'il marcha ans hériter eu u,:,,~•eanl de répondre li Jarel (jUÏl l'ioterro eail.
u ire, s'tkria-t-il, le enncm· · d \"olrll
Maje l~ 'agit nt t coo pir nl.
- flui êlr ,ou 1 int rro 0 a froidement
!'Empereur.
n bon fr, nçai , &lt;1uoit1u · i!Jninré. Je
me nomw
•nri •r, natif d DiJoo. : u l
111 natl·hi •, f ai
r i dnn 1' gard ~ fr.wçai. . .\pr
renne,;, je me ui en~3"1!
d ru l'nrm le de Cund1l, lkpui sort liccnriemcnl, j'.a.i , •eu omme j'ai pu. En d rnier

n

n nt

·,oir
qui dur;ul dr.pu'
icu
r olijet cc,- p ubl
rdu
L'Empi:reur l'
pro.• ·
nd 1, . . 111. il
ol d •pourvu Je
atr •i:11 d •raut
it dti\iné la furt traité e
.
t, p; rllli
,
di,cu si
ncU , pr
,
t médittte.s el diifiuiti,em •nt arrè011 '· prit,
• ait tour un pro111
pa
ÎllCl.lS' l'J['O il
indi11 uail
ltal , 1raçail 1 ·
1 à JH?ll
te pro rammc pren.lit

- Lint! rho. Po 'JUÎ o·. p. , trait à ruoo
,i1· •. :ire. cl qur, cepe111Wll, je ni! nrai
taire à \ otr UajP l~. liien riue ce .:oit peulëtrl' .an. imporl.ancc ....
uoi dooc7
- 1 out à l'b ur • rn orrh·anl 11u fi 1. is.
j'ai !té aùurM par un h1 1mmr 11ui prétend
a \'OÎr une conluJenc • à r:ur à ol re fojt' 1:.
li conn il, l, l'(•n ruin&gt;, h,., d :131! d'un romplol qui 'ourdit nlr die. Le - •olin 11"
I' mpèchant de p.t Pr, il •'c t adn·,,1r ;1 moi,
PO m upplianl d le conduire~ l'E111pcr ur.
fo l'.ii aulorii&gt;é à me . uine. LI attend de
l' ulr ,·olé de et&gt;Llc porl .
- \ uye1. c • 11ue 'e t, ~lorl'l. ordonna
'apoléon. F:iit •:- !mirer "l brJwm • et Îlll •rro;.tez-le. o
li auiratt 1':ill •yr, 11d •l Ck1rke pr ·~ de l:1
chemin: el · u il n,
•ut, lanJi. que
~I r l 'empr _ · il d'uliêir. ~·ur un i;::11c de
, , d ·rnier, parut un irufüi,lu dl· pdile taille,
jL•uoc enror , malnré
clt • · u1 i. on11 Ill
t 1• ride. qui ~illonnaienl . 011 ri &amp;!:!l' fortement colnrP.. Il éwil \' 3lu d'um luni&lt;1uc 1·11
tlrap ,·crl ~ bran&lt;l hour,. , chau. ,i· Je hotte
montant il mi-pmh1! et err:ml coolri&gt; •
mollets ,·i •ourt'U I tLr :mil· J'unè l'llloll
µri·• Il hrna1l !i la rn. in une ,:a ~u He pblt&gt;,
d.11 m me étoffe el J~ mt'Hll! couleur que fo
t u11i11oe.
n all1luJ,,, ~a démarche, ft'.·dal
de ·- ~· 1u :i~ oml,ri p· r uu xpr ,:-iou de
tri te e l'i dïm1ui'-lud , nhc!laicnl feu •r,,tic.
l' udaci&gt;. uu rnr · fore d';imr.
\. uo arrîvée dan· 1 hiuet impériul, il
.alua, eu jetant un rrgarù rapiJ!.'el t·h rdieu.ur l• 11er.0011ag1•. 11ui ·y lrouvairnl. Il
portai •nt tou, d ltrtll nb uniformes, parmi
lc.,qud · Cl'lut Ùl' l'Ewpcreur, - ln tenue de.

,•a

Fl~i;rltr ~llll/.J lt c.1tl11rl lmflrl:d, t,corlt

f.Jr'

su

Je11:i: fJdùns. (l'a.gc 1.3;-.1

li u. j li Litai· llamhour •
- i::~t-ce là 1111 ,·ou • ,. z connu l' Ul qui
wn:.pin nt'/ Qui ,out-il 'l
1)
r11i-ali
•d
mi" d )lon~ieur.
-

· 1uai •nt di rt!lelll •nl écart··. li dura p u.
Qu od il . termina, l'Empert•ur re, inl à pas
knl! ,er:. le grou~ 11ue formaiml le mütistr •
·t le ~t·cré1a1r' d'Et.i t.
1 is Clar t&gt;, au li&lt;'u du • rl!Lirer. pnrni sa.il all udre.
a ,hez-,·011.- oulrL· choi- • me Jirc, gt1n •
rai? reprit J'Eruper ur.

roU\:1!2-\0U.

le. nommer'!

c·

- J peux nommer l 'Ur ckr.
·t le
m rqiw de ïrct! 1l a re,;u du prince l'orJr·
J, péu 5trPr l'n Frilntt&gt;. d' prèch r la gn rre
civil el d'y pr1Jv04ucr J •
ul \'l'luenL H
est porteur d,•: 11911\'0Îr' de 'Ion ieur, à I' ide
J 1l'1cl il a JtlJi, rl!cruli! une poignée d"émigr: , tous ~iuh·nt:-, 1011 ré:iolu l linrum .
ile coup J • main. Le cliàl u de l.:i ·t!, itué

·ur

ronti~re 11i:,e, prt , 11
é rnmme lÎPll de 1 ur
,paï
r,~
ou
lerri
011
,i,
1JUÎ lt
CUTI

-

\'OU

d

!l'u

'il1

,

l'ont rlit•r,
nJ,•,-vou.,
f,.~ Jh·cr,
•ir.
·ur l~m-

1lice.
- Po1m1u11i 1 lrahi · ·ei•,·uu. '!
- Pour m , , . I.e marqui ,1, f-in·;
ru'. f il 1. pl
_:mh.: injnr•. , •. !l n~1,our", il a ,'.d
PUlfü lill •tilt' J auoa1
et •111 • j,: J,.,ai

r.

Celle r:pilu ·
. udl,, éd:ilail le J :sinl
,.nt du Jélal u
· 1p1i, \fon un·
r.
m ,nr • ju tilin
tr,1hi"ll11, r~ndil
1
•11r fK'll ... jf. Il
ù il ..ilrm·'ic~ ._
m 111 FI •uri,•r •111i
l
d urnl lui ~an
hu111iliLA ui j ,.,.tanœ. 1·0 ht•mm itui e 1:m'
un rlroit ou . i:i·oruplil un Jernir.
a Lt· 1mplol -t-il
un comm ·ncemclll J écution·1 lil-il
d in.
- P l'lll'M • , irr.
1·nn pirateur 11
·
e r.!unir :iu rhâ u ù Cir ,t •1u•• le
mui , J:111~ Ji~ jour ...
- han. di jour-,• rJjlfta I' ,mpercur.
11 T eut 011 nou11 u i.ilcni·e. Puk
Ill
\f rei, il lui donn:1 un ordr :1 11
11.
\far, •l ,orlil 1•1 n~mnt :111 ,i 1, • ni,·
ut
•1ms-ofli ·it·r J, reuaJi r . t"I pol
ur
1lli-i
· r:
·
, c'-1 remi
nitr, '. ■ r1.fo, ll'nr
ilitn:pondcz. \"uu · \',·ill ·r 1. ~
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lui.
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11 J n'. i p~, m•~nli, ffirma+-il. , 1 h j ·
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r or d ·m~nra deliout dt·vanl la
ul son •ntraio
éLaiL tu111l1 . La
lc teint p: li, le
r,,. rd 1oil,:. ,le
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aÎllll ur
•s l~\re :
« Toujour
· ... f. . lkmrl,cm ur
m roui •, ..•
ne li ué par eux
ronlrc moi...
. 1p1i,- &lt;le Cirr · ! hl-il
l1ru qu n, nl.
ro Il· \OU dit-il rien,
lia.rel !
- Je H•II. d\·m:in\lc
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.1.tf&gt;or,t àna111 /:J
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uili qu'une corufüirm, c'c l que Il:! jl'llOt.' de
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qu lilr ·o .er d:in
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franç.i.i
C
œJa .•.• J
n ....
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non, incorrii:!il,l,•~ .... Je Ir accahl
hienf:iit.,
m'
·111cnl lr•ur •r
u porl:l..ul
rm
nlr • moi~ Qu'en peo r.1.-,·oo ,
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ini Ire de, alfair • élran •ère '!
nt ou

mots S;JPIS

dntrlwte, Toul .&lt;011 r11tr,dn d;21I lamtc.
ur..1.lt I llll' StS lart.r .... (hi:-e 13•.)

$1&lt;Îk

Talle ·rand Ill' hroncha pa ~ou, r Il inlèr •
pcllaûou à lm1u 11 · il ·au nd it.. L'Emper ur, tout · 1 ( i. qu'il , ~a.il à • plai11J.r,,
d la nohl •. e, e f. 1 ail un m~lin plai,ir d
lui rnppcler 11uïl eu était, flu'il complait
d . pa rcnl •,
mhi l de I prroJr : témoin de . ,.dt'f .
1 J pen. e. ~ ir , rJpondit-il m~c l rai mu
qui nll l'aharn.looiuil jauu1.is, riu'a anl d\ c. plt'r comme l'expr ion de la 'éri1é 1
diioonci Lion, ,1ni TI nn ni d' Ire faile .. \'oLrè \laj Lé, ~lit! doil ordonner une enqu le,
s' urer que l~ dénoo ·iat •ur n'a pa · alom-

�1ll5T01{1.JI
nié le~ p ·r onn

_ _.....:..._

_:__ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __,;:;....:;............._ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ,1

Jonl il reconnaiL 1ouluir

é

l't:JJ!!er,

- .le m'en a.surnai, oy z-en ~ùr; u1le
,en JTiète er:1 foile. Mai~ je parierai· 1p1'elle
conflrmero ce 11ue nou venons d"apprendre.
C 1 1•ur r ·s ·emhle ·i bi1m, à ces en. -là!. ..
L' · utiou du du d'Eughien ne b:o.r a donc
urn .... lls rculenl d' ulr . Jl'\:OOS, ' •• Ils
a.uront, el non moin. terrihl • ! •
li ~·exaltait en parlant. n proie i, l'um• de
c · 1·olèr • , féinl · ou r Ile . dont le rel oti. :int. klaL
nt in~itparable di&gt; ér,i. od,.
1•· plu · timou ,. anl• de . on hi Ioire eneore
&lt;1u'il n'ait jamais cessé d'en èlr le maitre.
Î&lt;.1ll1•n:md. san. . lai· r découccrler,
tint 111 ·,, 't&gt;tle foi · encor , à l'ora"è.
«C• . ra sa,.c,. e etju Li e, Sire Quiconi111
~e rend coupahle l'mers \'otr . laje l ~ dait
'Lre puni. J 111 • permet eulement J'okerl'Or 1111 le!&lt; p r unne-. !i 11ui
olre l:ijC! 1:
conlier11 l'in lrucLinn de celle affairi; dl!vront
y apporter beaucoup de circ.on~pection. Je ne
&lt;: nn;it ' p:i~ 1a marquise tlouairièr• d
ireé
au nom Jr la 111clle ont élé a c·ordJws 1 . fov urs 1111c ~I. .foret ,,i nt d rapp1•ler. Mai,, œ
que je . ai d'elle m donne à pt.fü r qu'elle
n'a pris nu une pnrl au a ·I · r •pr chét- à
on pclil-lil, à .uppruer qu'il .oieut ,·rni·;
prohalil •nwnl Plie le. Î!!TIOrc.
Ce~ p. rolc dite d'une v-0ix Jont l'.il'c nl
empr inl de dé ~.renr.e tempérnit la formel~,
il atlendiL
i J , ne ..-ou rdi n · pa • réplit1ua ·, ·hrmcol I' . mp~r 11r. Yon me pr6~enter I cc
. oir '" ~rojd de I oui i1 la Pru , • dont nou
avoo parlé. D
Le m111i lr• 'inl'liua et .orlil en trainant
~a jaml,c i.nfirm •• ui~i d Clark• c1u •. d'un
g Le, ',apoléon venait nu .. i de con&lt;rédier.
llaiatcn3.11l, fo somcrain était cul ;nec
larel.
1
·ey1•M·ou el écril'cz, » lui ordom1:11-il.
Il lui tlicltl c • &lt;1ui sui l :
c f}uarlil'r

,,~oi-rnl ,le : ·lun1l,ru1111,

rn n•m•m.hru 1 Oà.
1 . un icnr le twnislre de la police
"nl~r le, j ui avPrli 11ue )l!l; émi!!ré · recommencent à 'a!!'il ·r ·l îomenlenl de DOU\'i&gt;a.ux
• mplots. L'homme que je \·on. o,,-oie ou.
1, one corl , en mêro I mp, 11ue celle letIr , on, répéter 1 • dJtaik •[li ïl m'a donn t
au SUJet d'un :illental qui e pr 'par ;on1 re
la sùrcté de 1'8tnt et contre ma pe.r: one.
Vou jugerez Ju d "l'é de confürnce que mérilenl e. anirmalion . i, comm je oi ·
parlé 11. 1 croire, ell
ont fondée~, vous
en,·errez au chiih·au d Circé, snr la rronlière
~oi e, pr' dti Pontarlier. un ronctionnaire
J • votr • ruimini lra1ion à I' ITel de tirer au
clair c llt' affaire. ]l r im ti de pou\'(/it
ufû,anl · pour eon tiLuer, san retard el ur
k lieu , une our martiale à laquelle il d&amp;r rera •1uicon1ue lui p:mùtra cuupabl ou
complice Je· acte. d ·uoncé . J'enttmd 4uc
prompte l'l exemplaire ju Lice oit faite. \'ous
me renJr •1; comple Je I' :téculion d m
ordre .

~ nr ce. lion. i nr lt mini sir de I police
gtin :raie, je prie llil'u qaïl vou ail en ~:i
inte Pt di,,ne "arde. ij
Qoelljues in t:111Ls plw t:JJ'd, celle lettre
mise au net par àraret lui-mèm , ~u son l':lr et.ère co11HJ1:nti l. ·t i né• p r Napoléo11.
1t&lt;1Îl l! p di ·e à 1oucht'•, L'orticier de enù rmerie n •JUÎ Il M'a.il élé conli e était, Pn
même l mp., ·bar~é d co.nduir à Pari 1.:
dJnonciat ur fleurier.

l\
On ne peul rcn:irJer ;101 archin• d première , nn~es Je re si~ ·le, do _ier ' d émii;rés el do ·ien- de pohrc. an· y retrom·er
le. vesti~ • d~ drame c!mo,mm 1 • li y en a
d mémornble , Mrr le. 11uel l&lt;lul a 'lJ dit :

l'exécution du dltc in:nahi n, ln ,·nnspiralion
de Gl.'Orgl' , la mort de Pirh •iru, 1 pr •tendu
uiciJe de l'.\.o foi· "rl bl, le . upplice d'..\rmanJ Je Ch:1tea11Lria11d, l'ai ~a, inal du corole
ù'Acht t combien d'autre •pi. des tr:wi•111e ! Il y en a d'ob cor , d'oubli: , d'i&lt;rnor,1s, quo r ;"/lie ou rappelle, lout à coup, un
rnpporl si"CTCI, 1111e noie mrir innl1, uoe lHme
m~ Lérieu e, unl! nllu ion plu. ou moin êninmaliqnc ou mèm , tout . impl rnenl, une
menti n, colt• d'un nr 111 inconnu in cril or
1 rl'gUrt!l d'i1crou d . forll'rf''SC' l'i de·
pri nn . l.nr·riu'à la rhute de ;";, polfun, 'n
1 14, 1 ca1·bot · rcnJireoL à la lumière lt.1
dêlenus poli1i11ue qu'il· J:!ardnicnl, le noruhr
de rc m:irtns d'un dPspnti m c a pilr~ fut
1111 • uji:L de lupéfaction. Des gt•n~ rel'arurent
que d!'pui, lon11-Lt&gt;mp. on cropil murt ·. En1•n~ par la pulic , il :waienl ·i, illi à capti"iLit, Il. foiqit:nl de traitement. qu'il vaienl
. ubis de 1 1 t:ilileaui q11t&gt; la po li!rité refutraiL de le tenir pour véridique , i ce
dires, a priucipe u. p cl d"e agéralion,
n"a,·aient 'LJ peu à peu coufirmé pnr 1
a1•eu:1,. m"'m•! d,•s personna,..,· cbarg~, d'e t.!culer Jl'~ ordres de • a poléun, cl qui, t opo1son lomùé. c nt lîorœ , rn ile!! mémoire
plus 011 main . incèr ~ de e ju tilier de lui
nl'Oir olM:i. Ce re,·élation rétrospectives ont
jeté ur I police lDll' 1riale un jour . ini Lre,
1p1e n·nd plu ini 'Ir 1•11core la lecture de
documen cont mporn111 .
Quand on p:irle de a la pr,lice o de ce
temp·, on se ·erl d·une e1pres ion impropr .
l , 1 polires » qaïl faudrait dire. ll y
en a ail plujeurs en eflH : celle du mini Ire
Fou hé, Ue du préfet Dubois, œUe du coneiller d'Etat RéiÛ. cell de l'agent
mare~. oeil du ~fjnéral Ouro,:, 1·htr,.é de veiller
ur l'Emr reur; celle Ju général Monœy,
chef uprtlme de la rr nd r.merie. , r1i par
dl"' hommes prêl. à roule' les Lesogn~. par
de.~ e pious re.-rutés dan loules ll!S clas es
ocial , ce~ polie
d :te laient, ~e jalouaient, e urveillai •nt, .e déni&lt;rrruent. lai
Ue arri ·~îenl dan le même pri.L de ~errilité cn1· ·r le maitre, ell opéraient dan· le
même but, 1:1n1ôt contre les rmigré , tantôt
contre le pr~trc., tantol ~mire 1~ jacoLin~.
C'ei,t nr 1~ d de leu victiwe qu·ell
rapprochaient el fei.gnaienl ile
réconcilier.

c·e

Part et la France, r1l'ada11t plu d ,inat
ont été la proie du cette or ani lion
puis ·note qu'am1l tlbanl'hée 111 1'crr1:ur, dont
le .Dirt luire am tJiura lè mé ·aoismti. 1ur
l'Empir, régulari. a en la cotuplotant el 411i
l'appeUc li&gt; pr 'dt!, de just1r.e e.xpédrli\'e,
lm ·ée ·ur la Mlation, u il•., 1t Yeni e, à l'é1 10que 1,rill:rnt 1:l ombre de dog et du oneil de IJix.
Il n' :1ail pa nél· air pour ,10 les a eu• ru.•enl Irapp: qu'il~ eu~ Pnl été r •counu, rnnp:rlile . S'iL t! 1plai~ai ol au m itre,
ela ufli.ail. Pour les cond:unncr, on or ani ail de. Lrjbooau1 d'e Cl'ption, d . cour.
martial . Au lie, oin, on ,e pa: ait d ju~emenl. Empri 011n,•r, déporl••r. pro crirc, Fu.iller ont alor. cbo· eouriinle.;;. On ru illail
encore en 1 00, an omhre d1· lé olilé. Qun
~i ù'a,· rllure 11• jug command•1 pour la
cir&lt;;0n rance ·,11i~aienl d Lr-OU\'•'r in110t·enl
l • infortuné tr duit d vanl eux. il éL'licnt
dé•avou~ el queli1u•foi· d tituh. 'arrèt
qu'il· arnient rendu était annulè, et le proce , 9\t&gt;C, celle toi~ son dènoucmcnt lra '
d'a,·ance, recommençait pour l.1 forme d vanl d llltl·ristral improvi é , plu com plai..,ants quo le premier . ud,é, tant qu'il
r Ln it la tète de 1 . poli·.- ":nitrul , fut l'inLJ'umcnl de ce• forfait . C'! 11'i;lait pourtant
pa un mau,· i homme. Le. h.i lorieu •1ai
c .ool occupé;, de lui le rcpré·entent ;irer.
rai on comme plu nlnntier r connai. anl
11ue ,,indicatif. 'oit q1ùn rfl\.t il iuclim\t par
lémpt:ramenl ou par haLilcM ,·er la modé•
utiou. toute lt• foi que son ambition n'élnil pa en j n; oil que. pr '1oy3nt déjà la
chute de S polèoa, i! 1•oulùl ~e cn~cr dti.
Litres à la r•connais ance de st: ucce .eur~,
on cit de ca- oi1 il tenta d'atténuer la rigueur de ordr · qu'il avail rrçn .. lai
ca. onl l'ex◄•epùon. En fair, il prè la main
à Ja plupart &lt;les iniqui11!, de ce Lcmp".
Ou rc. te, ni on vt.a"e ni s:i iiersonnc ne
trahi · aient li! m· ion. confiée à on 1èl
el le re!poo bilité • qu'il a umait a rai.on m~me de se fonclion~. Bieu rn .a pli)ionomi •, pa plu qu· 'fl
mœur~. n'étail
pour effrn!•er ou repou t't. Quo111ue •nn pa . é
de terrori te implacable el farouche rot trempé d an.,. ionocenl. il le portail an. faible. se et le pr ent pln. allé!!l'eme.nt t&gt;ncore,
r.omme s'il n'eiH pa · t•u con ci(•nce de crim qu'il u· iL a.ct'Omp.li • aulrl·Fois el du caracl~re mépri,.alile des acte qu'il accompli sait mninl naot.
D'on abord fa ile, lril'ial, mais
son · :-epLici.nue, on inditférence
c1ui n'était pas lui éclataient dao
propo , dao c:a tenue négli 1.fo, dan uue
'Ortt:1 de d; in1·01Lure qui umLlnit r ulter
d'une; me san lrouhle et an remord,. Don
t.ipou t!t bon p'•re. dépourvu d'orgu il el de
morgue, aimn111 le mond.e, 'y g\i sant peu it
peu. I Nerut nl e :pions, y reuilant dv services \ faisant d · ami , il était, ·au moin,
en npp;ir uce, en dépiL du 1.:Uie J'intrigue
4ui im,pirail LOUie ~::. dtimarche , un mini~tre comme un autre, ordonnant une arrestation qui devait ètre uirie dti mol't, :m:c au:111 ,

....

______________________ M

JtDE.M01S'ELr:E DE C11~C:E -

~

d:1it l'un tl'eux . l'bùtPI où il éla.it dc~cenàu
tant Je érénité ~UP .'il e fùL ag1 d'une C'tmlre l"Empirr. Quand il lai··. il à l'Emp - en trowr'anl B: le. Celle leUr1', il l'av il déreur I plakir de •e~ :ittri~111er 1~ dt!~Uf ~le,
imµI · n1 ''-tir' admini 1r:11i..-e.
. ,.
truite aprt$ }';noir lue. Or, c'e L_ à ~lilau que
Pt'r,onfk: n'a pou.~ plu l in 1111e hu 110- c n' Lpa 11 lllUJ0llf'- 11 I •· 11rnoral; c 1 n: idail nlors le préleudanl Loui. :X\ Ill.
ron.ci •ncP, 1':ili ·rnl'P. Je tout •l'rnpule l de qu'il ·ait an intérêt 11uekom1ue à e donner indi,·idu , Fouché comrnençaiL il le croire.
tout ,ens mor 1. lais pt'r onn • au~. i Tlt'. l'a l'air de h arnir iQnor
1
Cepeml.:ml, quand il w;ut la I ttre qn, n'étaient aulre quel marqui: deCir 1 et
é alé da11. l'.ll"t de dé\·tlopf'l'r I re'~oum·
complin
,
ou
tonl
au
moio
une
partie
d la
, apoléon lui • ,oil :cril1• ~t: thœnLr~nn, a
d I police I d'en u er pour la ~_ûrcl:
bande.
l'État 1•11 un ruum•·nl ois cellr Hir lé poin·:111 1 date ùu l:i non:mLr •, 1\ fut contrallll tl
c· t l Iendrmaio du jon.r où lui a~ail ~I ~
'a"ou r (Ju'il n avait rien J fo11 qu'elle
1re me1111cée ou con,promi . If, ne lai:~3il
remi
e la leLlre de n..:n1pr.reor qu , Feul d'.i.pa de courir 11uelCfUl' ri. que. duranl rau- ri: ·,Ha.il. li en onclut d'abord que I' mpl-'rt-11r 1 matin dans .son cabinet il ·'ocl·u11ail de
. 't!lail lni ,;k romper par !l'S dénonciation de
tnmn ti I
La rupture d · rel:ihon
celle aO'aire; si 'ri iblement ah orLe qu
com1u •l'(iialc· avec l'.\ngletcrrc a1·ait èn ~p- fi urier. L police iropérrnle compt.ail · l'bui sÎcr Je enice à .a porte, l'ayant ,mtr'primant le
xporlalion ·, jeté le :11Ta1re· Hambonr!! des a11ent lrè: -ou pie·, lr1.1 • r
OUl'ert à den:t r prise pour lui annoncer de.
dan" un dé. arroi qu'a •p.r:ivait t•ncore la r - tor:-, aï• nt fait leurs prem· ·. Elle a,·:ii! ?n ,·i ileor munis ùe lettres d'audience, n'osa
retl de rar ni. 1ue ;11Tre11s1: mi.rrr. r'gnaiL char é d':rrfairc~. Rourrieune, dont l'actmté le di traire de . on Ira ·ail. 'èrs onze hcmes,
un pt·u parloul l'D Irance, el à Pari plu. r · li,ail de. prodi&lt;rc.. Les un el I_ au Lr~
eulement, l'aOlueuce d sollkiteu ' qui
qu•a1llt·ur . L Ir or p11Llic ·1ail à ec:. 1 ·'tHaient eréé rl,, iotdl1 nu~ p:irm1 1 " émi- rempli!,saienl le .alon le détermina à prégré
li
dau
r
tte
,111
•.
1.
1
~Ha!~nt
à
de.i
lmtl~ •I o déficit. l,P.:- l,nnqurroule r. ·uc,;entcr an mini.Ire ln lon ..ue li te d •. nom~
œda1n1t. u·~ indu tri ' élai,•nt par,11 t •• parol◄&gt;;; imprudente.. a de! mdb •lion ,oucril ·ou leur dicté•. au fur el à m or
Ilien 1101• le rr uverm·menl . ·rtrur :àl d per- lu&lt;!.: ou non Lrinl 11'11til indicaliuo · la
qu'ils
.' étaient pré enté..
trahi:011,
rn
p
rman
nce
dan.
le
parli
royaler r •1m:•Jc à ln délre,;~l~ fü13ni:i r ré~ullnnl
a n 11\'oyez tout le monde dil l·oucbé bru liste.
leur
av
1l
dJj~
livré
ln.nt
de
ecrd
qu'il
ile l' ltat d, "Ucrre où il'ail l'Europe. 11 •
fût quemenl; je ne rc!'enai pa . » El ~omme
tendait à 'accroître Je j1 Dl' en j11nr. , c li • · ml,lait inadmi~ ible rp1'un complot
l'huhh•r ollail ortir, il le rt•tiul en oJoulanl
ca11. d1 m,·. ·011I 'nlnn ·ul l'l d"inqui~1uile, la lraml1 leur 1n. u.
un ordrn à elui qu'il veuail de lui douoer:
Tel
l'ut
d'abord
l
·
enlimeot
de
luuch
.
l ·\· • • a111i1·ip, 1n 1fo 111 dn~,1.· d,• 1 Oli t&gt;l ù'un~
d Uernettrz c ci à l. Tnh-:iu. o
.lai~,
apr',
afoir
proa!dé
lui-m'm
à
l'i11lerparlie J1• c Ili tle 1 'll7 t'II ajnntail une allln•.
« f.l!ci )t :rail une fcuill de papi1.•t qn'il
ro", toirt: d1 I· lPuricr. cotblaté la \r i mle· raruillc do11l Ji,.,; l'orant. l'laient appel,:
venait
Je plier en quatre, prè · y aw,ir tracé
, ou 1,,, drape.;111 i 1·0 o1it!ul nec ,10goi H' "\:i- Ll;n1. el 1:i préci ion J ~e · dire-, acqni · 1
ces
d~ux
li"llC! · : 11 Ch •rcbl:'r parmi le: do •
pol1.\m 1:ll'ndrc :-an ce ~ • fo lerr:ùn J . un pr u,·r. de on M intéres "ffiPnl, il ce:. il de
ier
·
d
•
émi
ré celui Je la famille de Cir é
meLlre
eu
doute
.
honn
îoi.
L'
même
jour,
.icliou militairl'. ·on ••oill immodéré pour la
et
me
l'apporter.
»
dan.
1,
corr
•~ponJancc
d
ui,se
qui
lui
fut
luire appar:ii: ail d ;j cnmmc u.o • :;.ourœ Je
Le Franç(lis qni, durant la 1'é\·olution,
communi11uilc, diwr!l détails lui parurent ,
&lt;'nlamilrs.
1
L.., m · 1111l•·nt,- , 1plnit:ii Ill œ1 élat de rapport •r tH11 1'1ln. i n m •ni. fuunii par . 'élaient réfuirÏl:' · I' lran"er se cornptait·nt
par
millier
.
On
ltait
r Lé lon~temp :;.au~
t
lcurier.
Llle
!li:!nalail
I
pa:.
a
•e
i,
B.
1,
d'incbo,c • Il J :cmaiem n 1 •ro~si ~. 111 Il·:.
pouvoir
en
préciser
le
nombre
el n connaître
dh•idu
:iui
:illurP
étran~e
l
my
térieu
,
peril. au quel· nne 5eule dt!faile des arm · s
imp.lri, lt·~ e1po,erait la Fr.Ill •. C rtain, qui, 11:tn~ 1 lieo1 puLli ·. :naienL alft!ctJ le nom . Pui., quand il y ovail eu lieu d'apJ'cnlr • t•u, profitant de l'éloignement tle d'être ·1ran"cr les un aux autres et ,,u·on pliquer le. lerrihles loi édict.éc contre eut,
l'EruJ)e eur, c11111mcnç.1imt à dir~ tout haut arnt •urpri en uit Ctlo.anl ensemlile fami- le municipalité l le département. lll'aienl
de lil:rn 11llen- ét • imité ù fournir de indic.11iofü à l'aide
1
,ptr. ch. cnn , • di ;1it tout 1 ,. L émi- lièr menl. 'oe leUr• da
ré entré.. e h· ·ardaicol ~ aunon · .r la lin
ùu r :,,ime. fa11r • nm1 qui souhnitairnt ·,
·b11te, le,- plu - ard &gt;nt ne wanqunÎt•nt p~
d'oli er\l'l' 11u" là 1·irtnire de allié l'lllraiuerait t\:croulcmenl du lrôo im~rial, el dt!
p ir. cell ,irt oirl:, riu 'ilt. appd~i nl d
leur rniu
ncrilè e,, eonvainru qu'eille
aurait r nr t'IÎt!L dt! rouvrir la r ne Ut
1ourhun .. Cba11ue jour, on parlail de eon pir.11ion. On ·n prophi!1i.ail la r~us·it .
IL ne f:ilbil rien moin que l'éner ·e
FoucM, Mm lia.Lil •l •• s-on nng--froid, pour
ont nir les pa .ion. qu'enfanlaienl th z le
un la peur, eha le~ utn J . spér nce
coupa hl "• pour k- !'Ill h r de d :,, mk •r
e11 un de c
t·-0up: di! mnin an quel. ll'
'eu( 1 bt rmiJor. le Oix.-hu il Fruclidor. le
Uo.-huil Drum3ire ,wnienl depui douze an·
11ecoutum h• rauçai .• et pour étau~ r dans
l'œu! 1~ cumplol qn'oo -pouvait d'autant
plu redouter qui, le élémeul en él~i!nl ù
Vt'llU plu nomLreux l'L plu appart!l'llt: le.
rai. us prop à J lt!••il imer.
li · cquillail de celle tûche ave un rare
bonb ur. dh·er~ repris , l'E.mpenur lui
a il •pr · 1 l maladres s de
poliœ.
1 i 11; repro · n'élail pa. méril :. 'oudié,
lrè inl •lli erumenl 'Yi par 1' espi .a, qu'il
11 ,.. 1.:1il ,-as nües :ilrt r&lt;&gt;ur qut ie, .icr:Mtü ]11$Stnt /r.Jffts &lt;111'/1$ tUUi?nl elt reconnu~ cf)uf:st-~, S'Iis :.1tentretc.nait de loul part., vait en main 1 ·
ff;ilsaft',it .iu III ritre, cel.J suffiu"·--· Em('rt.10,s~r. kforltr, troyerlre, /u~illa '1'0"1 alors ch/J)t t0urg11tt.
011 J11si1L.JI tK(Ot't ( 18&lt;,r;, SHS ombre(/( IJgJlllt. il'~e 1:!8.1
fils
la phtp, ri des inLrigu c111i se nouaient

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l, li le, co oun.rnl à lout
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éti1 porté par L'rreur le droil de n1dam;r. ilien
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pii formait d : volumineuii r&gt; ·
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Il ~lait donc naturel qm· foud1é, [l,,101 dcprendr aucun 11.1rti, oulill e • min r luim I • do-.~i1·r de la faroill •
· le
lui était inc 01111 , . Il u· en , n
t,,nJu pari r u:inl J jour ù
plu. ltil, n 11:rru d'un Ol'dr
leri ,, il r.t1 il ur le, r •t lk
le uom de 1; m11rqui e douairièrn de Circé et
n•luj du m:1r1111.i., dl' Ïrcé, : n pdil-fik
ll'aulre incid1•
11 •:int drpui •fü1ré
11oms de, mé
• el biPn 4u'1l ne dout:\l
l'lo de l11 11'.
d l'arcu.alion dunl le
~ieur f'IP.DrÎl'f
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nroenl' û POL ml ·
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côté dt&gt; plu · forl:' , Gn1IL1ume îah·nu vola la il ll•s eut .' Uc
menl examin 1r , il ,·n 11ril
mnrl du roi. U fui 1..-rrori.1 11\'l?C llnb •~picrr#, un , 1 tend
lvau en d1sanl :
thermidorien a1 d'ouchê d11111 il était de,enu
R Li-rzuo
u
l'a111i ••l •111i •. u moment de on clécê ou
T:il~ u lu
le
et· •1ui ~uil :
le Tlir~·loir•, il r ·commaud., on Jil . n~a~é
u El \onor
~
e- ' th ·rinede ~lonln I ï9;;, lui--ci •riait tfou l'armileJ11 nl1in lmrr · , m11
. (l
i-11 de Circ 1,
11 qu:ili1é d · ri;?rnl J'mfontrriP. C't•:-1 lit P ri&lt; le l :J j11ill •l 1
, •u ve du n
IJU ail 1~ r herchcr la proh- lion d J-'onch1.
d Circ;:, lieutcnan • ~nàal de ;
t;r- ·e à rt&gt;ll1 pro! rtinn, rilh i~r 1ah:rn, qui ro,:,11.'~, mort l!rl 17 \ dan~ lt Ü
cumpl il d' illeur d' ,. 1. ltr1ll3n1: -er1i , l';u e 11i1 il · 't•nt rl'lir 1. Ion d,•
p,m.r o rien dvvoir 1a ln f.1.vcnr. devint rupi- «(IIÏltarll la I·
n 17!H.
J..,mml O ICÎt•r. En 1 ·oo. il l:lail capiwin~. Il
mom ot dt&gt; on lmi rr ti11n, •lie , i
.e,ulil:til don a ,uri: du mPme :in-uir qu
1 mari an ch. leau d Cirr.é. ' OUlm
r u _ de :-e. · m rad ~ 1J11'il 11, il vus ap~lt1s
3che , , rro · ffil'lll dr l'ontarlier.
dt11ui au t.!rad · upérit-ur,. ai , .far n •ri,
•Il d :part, 1
'"- Je .ire ~ ont ri:
un lialle enm•mif'. arr,'la 10111 court :a rur• 1~ · ou pruli
lo n.1li1111. l.1• i ·ur
ri\re. li 1•111 1• p11i~n..-l Jroil liri ;_ Le ,uin
Ch
1, inltnrl:1111 du m r,111i,. joui ·~anL
•1'1'il r ~ni !!Uérin•nl a hie ~ur •, mai~ lui 11'1
rrpulalion de ri i. mt el tl'honndir nt l'u ·.1 •e du m ml,r1. alll'ml d'un . nè
cm. lilné gard1r11 ,tu ~t: 111 ,,t r
manière lrop imparfaiti&gt; pour qu'il lui filt cl
r r l'D ci•H,. 1111.ililè a
po sil t · d.- r1• h:r ,ohJal
1io!!t- imt ans, il
rh
I
urwîl
rn \,•ni
ttuillait l'armée, inlirme pour Ioule -, ,·it&gt;, :i
·
l1i •n
ruill tl
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j,!rÎ e et tri~te comm on ~me d,:Cour:v•é&lt;-,011
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1&lt;\'oic:tail ,. m1 lui apporter le bill l mina I rid latio11n:iir1•, t'.untla
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double feuillu d m,. papil'r joune, 11ui leur 1\:1rangt-.r. Il a pri, du
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·nait J • r.011, rtur . Pui , dt'hout, dans uuc comm. nJ . nn ._,,. .,dl'(l
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alliluJ • rc~pe ·I uem- ', il ajouta: • Doi,-je ine a\'UÎr parl.i ip1:, quoiq
nt,
~llr1 'I
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1Là
Fouc·h\ f[UÎ d;j r..uilldait le do i••r. 1 Oil, l11 pri11
én1i.
le cr le
r,·1
l t li!, eonlowa d'un • rd l1iemeil- ropul lio1 coulre Ill ,
ft-aar i, .
l3nl I j,•unl! hrm1m , el, lui ù; i:maui 1111 On 1,· d_it l'lllr••pren~ol,
'J11e el r ~olu.
l:tul ·ml c lié 1fo son bur.-. 11, il dit :
Le rapporl d~ p lir,, ,
r 1·entent sou
A L-Z-, Ob et allendl'z. 11
c t peel Jéfa111ralile
i:
fait
1;ihau 1.1L ït. 11 h bituclle pâleur s' ·•1.ait pour c,,rrobor"r cetl · apprêt·,
dit
• •ulm'.-e, d ·, l:iit li trouble •JU d• h:1.1011.il cPptmdaul 11ue, depui· pin. ir
jI a
1•n lui celle ir11itatio11 dont I' maLilité r:mi- cJUill ~ lempllr· ircmenl { llu
uné
mait."
pilra11 .., - ~br:uM ••. Fou ·hr -' '.t,1i1
uluri. Li Ddu r~r. Il a t{ té l
U 311
replonn · dan, 1 lectur Ju Jo. i •r. Il en muî. J'anil d ·ruier: la L 11Jr ·,
plu
1

.;m

,

________________________

.MADc.MOTSEl.Œ DE Cmc.t -

~me,

lal'li. l an
llC'
nll a perdu 'C. trac('~.•
'fohaa :wail lu d'un• h.al inc cc. note.
pli Li ~ • nuand il 'arri~ta. louchi· dit :
(1 Eh luut'!
- Il~ a enrnre qut•l11ut' linm~. monsieur
l · minLlrt•. mai J'un utrc 'criture.
- '0111.inu ·,. alo • •

r '&gt;compen • de voir· 'll•I ·I dt&gt; rnlre hali1le11.
- Oue \'otr Esc llrnce m perml!lle d
lui e priml r ma !!Talitu&lt;le ....
- \'ou m l'e l'rim rl'I: 11 \'olr • r lonr,

Il r,·pri1 :
J, Cir,-1: a a111,u
tlalê Ju ·eph•whr• 1 O:ï, :1dre, l' à rcmper or, •n on 111in1 1•! , u nom de son pdirtil,, une r •,p1d à l'rlf..-1 d'uht1•11ir pnur Il•
t:l pour lui l,•ur rilJi- liuu J • 13 lî,I 1it-: émil!l'C ,
M· je té, aprh ~•etr, lait rcnilr,i
wmpr • d«•. reo- i n m •nl r11 l,; d-J . n~.
a orJ11n111\ 1"ll1• raJialion.
u ·nnmm ·,,
oul, ar
, ut11ri~,: j r •nlr ·r 1·11
fr:uu·,·.
(( C,•ue m ~11r • Je ,-l~menœ enlr, io à
1 ur prolil la re.,tituliou J~ 1 llh Li,•n. 11,,11
, ·n,lns. l'rr~enîr h• pr •rd du lloul,~ d lt!
·ommh,· ir • u,:11 :rai J · pt•li~,
• dt'•p&lt;1rll'mt&gt;11I, r, \l•rrir u. i 1111•·
d1
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a11j11urd'lmi. L.1 111. rqni c ,I,•
l-hl unl
• u de ron;;pi.mp.·r ·ur.
oi . . ju, •111ïd,
1 • l'Otivu u·a J'aulre
lltJ la d1•oon1:i. lion J'un 111di iJu •1ui
·11·,111ar ~Ire
le rnmpli ·• J,: t·,:u qu'il
. ·l individu
11 mnn po111uir; ·
·. lut rrort•I . J • rnu ,·onlie
.1:1udi1•tlo·. làdit.·L de ,ou,
r la
rnlpaJ.ihi.', ITllÎ 1111 f
udl •
,,u •Olll'Clleupini,m,
ID.llill
u1ali11, puur f11111tarlic .
pari,
\OU• r~cu~.L Je n1t1i J ·
ou:, J'apr··
1 ,11uell1•- ,,u ,1111~ l!uidl
n qu ,·ou
m.'l lrou,I! là-L'. d,·
li' ou de.
innoc
lnÏ,
,· ·
p:irliro' · • ·maadn
1 hau 1111i 'rou1.iit r pt: ·lt1t·U
,·c.
- \'mu, rrt , . r,;J11l: upri·. J . ulorÎlc
d · I' rr uJi •Clli ·ut Ju l1u111arli ·r ·omme
[mnmi aire •&lt;lnr•rnl Je J&gt;l•lic.: n •r1 i · •
elllruurJinair •• J, 1"·gu . par I miui~tr,• pour
in truhc · ·Lie alTair,· d nillcr l'CJé nlion
dr , ordre, de l' '111pc:r ur•• ifüi que \·nu •
(kiU\'d. 1un. en runr:1iutre. je ne ,ou mard1 Il • pa ,rui mfinn e. 'd1l'2 d • ,ou 1·n
montrt-r di"11 ·. ~-n po h: iwporlanl · a !Ji
11 l.:t nrnrqui~t•dou îri:•r,

pl:i. , hé. il nl à · r •tirer comm

ra~ to11L d11.

,

ïl n' ,. il

u' ~1
1wnrc1 demanda Fouché d'un
;i(Cl-lll oi1 t r ·ail 1 11rpri~c.
- Que Yotre 'lci.•llenœ me pardonne, répliqo, Tah·1rn. foi, •·n m · nranl l'ét,odu
d • pou\Olr. donL elle ,·ient J • nie r v~tir, j •
n'ai pu me d :f,·nJre de pcn r tp1 'il ,~t qu ·Iqu'un qu mêcnnt •ntera r lfo11,i 11n.1 •e de
c nfian · accordé à un j •une homm et 1111i
n doul • e ~ayera d' •olravcr we déruardi .
ui Jonc''
- ,1, lè 001nmi~ aire 11oéral 1fo puliee du
léparh·menl du llouh , à 11u1 d \'.til r '\ •nir
m\lur llcmi&gt;nl la m1 · . 10n pour l:iqucllc \'olré
E cdl ·nl nw Ji! i•me.
LP caraclère domifl[llcur de Fom·h 1 apparut dan. le mmJY menl par lt•1pll'I 11 ~rot, ·ta
run1re l'(-renlualilé qu • . ruLl3il r ·doul(•r
'I'ahau.
~ Je connaj: 1 ron tionnaire donl ,ou.
parlt'I, fit-il. Il J&gt;O • ~d um• trnp rand,• eipt!ri ne• Jr . , ùnuir (lflllt . n r , ·011Lrl'tarn&gt;r me. wlont • l'll interreuanl J,1n une
an aire laqu •Ile j d 1!'ir • 110 ïl r11. l1• :,rang r, d n l'iulérèl m ·me d l'aulorill qn"il
e. rcc. Vou. \·ez bi n rail ('P ndant d, me
comrumûquer ,u. cr;iinle . J'en tiendrai
comple t!n r Jil-!• :rnl 1, irutruclion que je
,ou d •. tine. 9
L':iudi nr, 1 rril fin sur re mot.:;.
lli1 ier Tai1J11 ,,rtil du c.il1111 •I de Fouch 1,
l'im •inalion eu r u. 1 joit.' au i'I ' lit. t.:ummi -~ir •·éuéral ù • poli·
Lrcnlc an . c\ilail
plu qu'il n't"n fallait pour 11.l faire 11as. •r d
1.ilv.J11, un Jt 11•1t /1 ,,n r, •r-.rn.l, "'.ii,r~
ni ,.,,('
11n an r flL:ConrJ:?l!!ll .. 111 u plu brillante
ltvUt ll r&gt;lrt
ss 1,u1I b I.JI lt ,,. r11.c-. t ltlr.J ;/.JII J
l'~péranrt-s
! . laintl'nanl , il ro ail i, on
l t i:.iH nd. 1'114rC 1 , )
étoile: d,• nou '!au, il \'rul foi dan~ l', nir.
Mai~ dt• sa honne forlun • , des réOr1io11.
tprnnd loU. Uft'l r il C •JU . j'alll! nd, de 11u't,ll · 1111 'Il'" ' :r, il, il tw ,,ml:tit rairt• l.i
conlide111 e à ~r:;unnc. u.and 1I reulril d,111 ·
'\QU~.
- Oh! j • r ·u. irai! . 'êèrfa ah u 1•11 , • 1:1 pi' qu'il oœup.iit a c Lroi.· Jt ~ coll"-1,,;iul pour pr nJre le d ,. i •r prn lui 1'Il· 11111• , il ,•i;1.aiL corupo. 1 nn 1•i. a/{e imp :r111tr· l1l1• •• ucun J' u ne J ri.na de 11u llt• émudoil ~ouché. oni. je r,;u ' Ïrni. •
t,.1111
rd
rimait la11tJ'iineruîe ld • lioru il élail anit . Pour e:o1pli4uer l'ah,en ·~
lulio
C
ini~lr' !radui~it r r UII . l.aqw•lle mi. sion l'ohli t•ail, il lais~a cro1r •
ire l
n
ment ,111 'il tlprou\ail à 11u'il lenail «l'obhmir u.n con"é d,• 11udt.1ue,er, 1
ieu
jenne chien sur jnurs. IIL:jà, ,on mnhilion r:111.iméc lui dicta il
pi~te -ùrl',
1 pru1l Oct!, le l u _ail au meo:on""• à la
h! il n't1Lait pa bt, oin dcl'c1dlcr, ·dui- ruse, pr11,·01111ait lt• rév 1) dé qualiliki d11ou1rue
J polie, u'il d 'l'ait il la natur de _, four1 1 r. ll.1il plutôt le r.. t1mir.
t lie ardeur e.~L de 10Lre à!.(i:.
lion , non •1uc I' oooisiou lui eût été olforlo•
1 ,M ·
prude
anl. d l m llr n pra1i1pie mai· J · rce 11ue 1
vir,
Il
illl l lticlur• quotidi m1 • d • rapports ·ccrd, 11u'il
ét; il ch, r Lt Je r~ om •r 1 • a,·ail J l1•elupptie· .
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Lieu wtcndn 11u ,orn ne corre,;pomln.z fa ca.r, il 11' r11 étuit sorti que pour :; remln·.
1iu',wœ moi 'l 11ue
d · · z compte a~omp3"U: d'unn"cnl, .'1 I' pp I du mioi ·tr •.
qu' m i d.. re qu
aur 'I. f it. ta .lpr
\ ir uhi un pMnu•r inl rmroloir ,
ré ponsaLilit I comr
è, ne l'onblit•z
OIi l',mtit ramen slaru. la fort Îl', 5e. c· 1 la
p •1
que 1 ahau all:i lt! trou,· ·r. l'ne lornmi: con[)' un " 1 • Fouch • COllHédiait on ubur- ' rsalÎ&lt;lll • ·Dgt''t!a enlr •ux. Quand •lie
dunmt bi celui-ri d m ur il immul,ile ~ur
· ch a, li.: délê oê d • Fou1.:hé en ,·, il nu◄

1 1 .,_

�MON SŒUJ{

1f1STO'J{111
;ml r1uc le drnvnciall:ur el put arrèt~r e
pbns. llentrè chez lui, dan le ruod 1sle appartement qu'il occupait a1IX cmiron Ju l.o &lt;•mbour •, il rl)n~cra toute J;i oiré • à c ·Ile
élude. Elit! eut pour ellet de! lui d :montrer
rru':m chûteau de Circé :eulemcul, là el uon
aifüur , il lrour11ra1t la clef da Ill)Stcre qu'il
1.ltnait édaircir.
Le doss.ier rtmi· entre ·c main l':i,,·ait
/J1/Ju/rallans J~

nus. il IallaiL arriver à l'impro,•isle au chaleau:
d • Circé, procéder à l'arrc• taûon de Lou œu
qui fbaLitaienl el, ce coup de !ilet une foi
opéré, profiter de lco.r effarement pour discerner dan le là les innocent de coupabl
C'éLait un t.lcbti périlleu e pour llO jeun
homme dépourrn d'expérience profe,1-,ionnelle. ~1:li elle n'elfray:ul pa Tahau. li e
sentait de taille à se ru ur~r a"ec elle.

édifié ur Ill la, t J · 1füer pmonn.in-e dénoncé . OuïJ cu :ent con piré, il n'en était
p11 surpris. lai il ne ufli • it pa · 1p1'il en
ftit convainro. U fallait réuntr d preu,e. de
leur culpaLilité, plu ~clatantc que telles
•1ui ré. ultaicnt des dires in!éres ~ de Fleurier. Ce preme. ne pouvaient ré ulter 11uc de
pièces écrite ou d'a,·eux. Pour nrprend1e.
le une~. pour atrach1.r les autre. aux pr1h·e(A

CONRAD.)

s1mre.)

ER:-iEST

D.\UDET.

LUDOVIC HALÉVY

+

Monsieur Thiers
J'ai garùé lrè net le ouvenir Je la éance
du Corps lé•rislatiI. où M. Thiers fit a rentrée au l1alais-Bourbon. C'élait le 6 no,·embre l8G5, le jour de l'ou,·erl11re de Jase. ·ion.
\1. de &amp;forny pré idait la ChambrP. M. Thiers
ail. ~e placer à aucbc, dan le ban up~
rieur., ,1U-de . ou de M. Jule , imon, à côté
d • U. Lanjuinais. Tou l regard éta.ient
braqu
ur Jui, et au, i . ur f. Berryer,
l'autre grand 1'Ctitrunl de ce jour-là. J. Tbier
élait Ires ~ai, Lrès remuant, Lrès alerte. li
retrou,ait là un certain nomLre d'anciens
coili! nes de la Con Liluante et de la U •islalÏ\·e; on l'entourait a,·ec force salutation el
poi née. de main . J'étai a1or ecrétaire
r 'dact ur du Corps légi laûf. lnstaUé à une
petile lablP. au-de: sous de ln tribune, entre
m amis faurel-Ouperré el natole Cla\·eau,
j'écrivai ll!S compte rendu dl! ln Chambre,
J'a1•ais près de moi, assis sur un peût tabouret, le doyen de huissier- de la Chambre, la
chaine d'argent an cou et l'i:pée au côlé. Je
fai ai· lr volontiers la eau eue avec lui. Il
avait ,•u bien de cbo ·e , et, ce jour-là, il me

dit :
- Regardez ~I. Thier • A-1-il l'air content!
On dirait un poi son fJ11i re11tre dan l'eau.
J'étais d1:jà buLsie.r la Chambre, quand il a
été nomwé député, après l 50. U m'a reconnu tout à l'heure, il m'a dit : « Tién ,
rous êtes encore ici l • Ça ava.il l'air de
l'étonner. Pourquoi n'l' erais-je pa , pui 11u'il y ~t'!
li. de Morny, dan on di cour d'ouverture, Gl, a1·ec beaucoup de bonne grke •t de
courloi-i , a\lu. ion à la rentrée polili&lt;111e de
nnde notabilité parlementaire·, déclara
,1uïl .e réjo1m ait de retromer d'nnci n
collègue el qu'il ne doulait pa de la lo ·auté
de lPnrs inll'ntion , elc., etc.
~I. de Mor111·, Je lendemain, olla :un Tuileries 1:oir rEdipru-eur. Celui--ci lui fil compliment Je on di oour •
- Cep1•11d,t11l. ajoula-t-il il
a une
pbras•un pru ,irn sur l'élection de ll. Thier..
Vou· a,·ez dil : Pour 111a po,·t je me .·uia

l'e}o1ti. • lLeti.ucoup: réjoui; c'est beaucoup.
f. de Morny répondit qu'il ·agis ait de
collè •ucs a,•ec lesqaels -il avait eu mitrefoid'cxccllentes relations, etc., elc.
- Allons, allons répliqua !'Empereur
lre" gaiement, il faut 11ue j'en prenne mon
parti, je sui.~ entouré d'ennemi . Vous êtes
orlitani te. décidément vous êw orléaoi te.
L 1'hicrs et l. de orny éta ic.mt, en effol,
ltè lié 11vant le couµ d'État i mai ces bon
rnppor furent bru quement interrompu , le
2 Déœmhre. M. Thiers ful un de premîPrs
députés arr1Hé pnr Les ordres de li. de Morn .
Au i, depui celte époque, la brouille a,·aitelle élti complète: on ne e alunit même pas.
~[ais., quand M. Thiers ful élu député et dut
r11otrer dao celle Chambre présidée par
M. de lnroy, un raccommodement parut nécei; aire de part et d'autr .
Le vendredi 7 novembre 1 05 - le lendemain de l'ouverture de la e ion - l. Thiers
vint, par hasard, à une heure el demie, voir
l ' tableaux de la "ruerie de L de ~lorny.
Cinq minutes aprè., le président du Corps lé~slaLif passa p:i.r là éaalemenl pm· ha arr/.
On
rencontra devanl le fameu:x portrait
de flembrandt, on se donna des poignée de
main., il y ul un p til boui de conver ation,
Rembrandt en fit le Irai , el tout fut dit.
~[. Thiers 1·t&gt;parla., pour la première fois,
le f~ novembre l G3. li outinl contre
l'élection d'un candidat officiel, f. oubel,
la prok talion de .on ami ~- Baze, le farouche qa teur.
La curiosité était très grande; le désappointement ne fuL pa moin grand. 1. Thiers
fil tout sirnpl lll('l]t un peût discour d'affaire Ir· , obre et lrè, bref. 11 ne parla pas
pin d'une dizaine ile nu.nul• . li commençait
à peînr, el déjà il avait fini; on nu rail dit
qu'il avait ,·oulu cVil.Jer a rnix, reprt"ndr
le diapa oo de la salle.
lais i ce premit!f' discour eut peu d'eff&gt;l
et de reteotî,Aemeol, M. Thier , œ jour-là,
e rattrapa par 1m mot charmant. L'Empereur ,·enail d'ètre repri de celle rage de
.... 1..p ,..

con rès, qui le tourmenta toute a vie. Dan.
le di cours d'ouverture de ln e sion, il avait
parlé de la néce ité d'un congr appelé à
m llre lin au malai,e de l'Europe, l comme,
apr la.· ce, on parlait de Cè projet, d:ins
b. .aile d Conféren
- .l'ai vu ,1uel11m:ft1i des con uliatlon de
médecjns, dit 1. Thicr . ruai de cou ultalion de malade , jomai~ !
L.i. véritable rentrt!e parlementaire de
)1. Thiers èut Heu, le i 1 janvier I t.i4, don
la di eu ion ùe l'adresse. Je ,·oi encore
monter à fa tribu.ne ce p tit honhomme i
ou ·enL cra ·onné par mon ami Cham. De ce
petit corp , j' ntend orlir une pelil~ voix
grêle el pointue, la plu sèche el la plus
Jésa. réabl de. voi1 i ur la figure d'un certain nombre de déput' lp1i n'a~aienl jamai,
entendu M. Thiers, on li.ail cla.iremenl celle
pen ée : « uoi, c'est cela, M. Thiers , ce
n'e l que cela! mn.L M. f\oub&lt;-r n'en fera
qu'une bouchée. i&gt; Ueux ou lroi: membre
de la droite crièrent: Plu,\ haut! Plu.$ ha.ut!
oyez Lranquille.• répondit M. Thiers,
voù" m'entendrez toul à l'beo.re.
EL le taiL esl que toul d'un coup, on l'entendit, la petite ,·oit. Elle prit de l'accent,
du corp , de l'autorité. n rrrand silence ·e
fil, llil silence lei f[UC je n'en ai jamais entendu, car le iJence 'entend trè bien. Je
dirai même que la \·uleur el la pui. sance d'un
oratelll' pe11\'eDL se mesurer au silence 11u'il
impo à une a s mblée.
Ce même vieil hui 'cr, dont jP. parlai
1out à l'heure, était granù admirateur de
1. hi rs. Les hui . ie.rs sont char!Iés, à la
ChomLre, d'assurer le jJeace. D-.s qu'un
murmur~ 'élève, menaçanl de ouvrir la
oi.t de l'orateur, les deu hui$si &gt;.rs, as is à
droite el à au~he de la tri Lune, jellenl lruis
ou quatre: ,'ilen,:e! ,'ifr-nccl Or. un jour.
Cd ,·ieil hui ier di ait, en voy, nl M. Tbier
mouler à la lrÎl.lllne :
- Ah l c' l M. Tbier. · il n'y a plus rien
à fai.re pour non.. On ne bronche pil · quanJ
JI. tbiers t à la triLune. Le mnucbes

11'1,-rmt

pa

,·oler pendant le di:cou.rs de

t. 1 hîer ..
li fut me.neilleux,
jour-là, lL Thiers,
el, i, pnrlir d • ce jour, ju,qn', la chu1e d
l'Empire, la petite ,·ou C-OUÛUUJ de ~e birt!
entewlr •. dt? plu. en plus haute, cl de plus
en plu éloquente.
Pciu el parole~ perdues ; l"EmpereuJ' . •·
hom:bait le, or •illcs ef courait 11u. ahùm• ·,
mal::rré l dure:. !eÇon du I ique el d'
'ndowa.
En I ü7, il · eut, arnnt l'ouv •rture di, la
-~.-,ion. une réunion préparatoire des dL:rnté
de l'opposition. M. 1'bier: pria ~nt. Fa,·re,
Picard. elc., de s'a.s. ocicr à i:a dt·mandc J'iolerpellation ur le affaire,; d'.AJI ·magne. J1 e
hèurta à un refüs l11gori11ue.
Ce m , ieur. parlaHeaienL l'opinion de
\I. Tlairl'b , ur le rcdouLaLl · dan er ·, au
poinl de vue rran,;ais, de la politicrue du
,1. de lfü.marrk; mais il étaient obligé de
s'incliner r 111?ct11eu rwent de,11-nt le principn d oaliunalilt: ï il dc,·aienl e r ~ i •ner
à l"unité allemande.
Je dinni:;, le oit mèm , 31·ec Ern L Picard. Il non raconta l]III' ~[. Thier~. lr~
irrilé d lt'ur ré:!Ltam:e, l ·ur a,·ail adr · t! Ill
frcours crue ,oici :
- You. êlr de homme de Lafont, von
èle d· · homme· ri'esprit, wais, vou - rne
permellr,•z de ,·ous le dire, tva n'êtes pa
de· homme d'Btal. \1. ui2ot étail un homme
,.l'Élul .... li u pt·rùu la monarchie d • JuHlrt. .. mai~ c'était un homme d'ÊLat.... 1. de
Ili marck csl un homm1i d'É1aL ... ·, procédés eu .\llcma11ne ~ont abominalil~, mai,
peu import , 'e l un borume d'État. ... Le
cardinal nlonelli maintient à Rome un d~teslabl gou,·ernlllllenl. il rot•ne la pnpauté
aux abime$, mai. c'e t uu homme d'Él.al.
\"oilà, j vou le r 1pè1e, de.s uomme d'État.
El moi j ui wt homn1e dl=:t:il J'ai pu faire
des faute dans ma vie, qui u'en rail pa !
mai je le fai:.ai. en homme d'Élal, taodi.
11ue ou autres, me chers collègues, ~ou
n'èle el ne rez jamai des homme d'État.
Ju 11u'r1u moi de mai 1870, [. Th1er
n'eut pa · une minute d lassitude et de &lt;léfaillanœ, moi il l' ~cotit pri. d dti.ooura"emeul ap · le pltlliiscile. C'e l à ·elle épo11ue l(Ue j'ai eu l'll.oIUmur d'a ~i ter uu jour à
une conver.a1ion de '1. Thier ·. J'emploie à
de ein l'elle e:rpre1do11 assfater; on prerlail
gén •ralemc:ut peu de part à un entrelÎt'U
11,· •e 1. 'l'b1er,. Le conrnr~, ûon Haient n-énéralemenl Je· monologu . 1.1 u'avail, d'ailleu.r,, aucune emie de les interrompre, ces
monolo::,i ; il~ élaienl délicitmx.
M. 1'bier-, ce juur-1.lt, parlait de a la ~ilude. li ·calait ~e. effur irratiles, impuissanls. li
dJclarail profvudémcnl dégoùté
J la polilique. Tout d"un coup. un tr\· ancien ·ou venir lui revint en m 'moire. et fo
~til réciL qu'il nou lit me parut i curieut
que, le soir même, J' pri en noie Ires exaotcmcnl les parole de M. Thiers.
~ Ab! aou cfuait-il, comme il avait raion, ,t. de :~. en 1 3.l. J'ét.ai min~tre
pour la premii!re foi . J'arriYe je w 'installe,

Je trou.ve ){1, parmi le, empfo)i- imp :rieur.,
un ,·ieu chef de di, i ion, et! ,1. r""9&lt;, homme
de beaucoup d mérite el de h aucoup d'e pril. r mpu au affair~., excelk!•~ eollab~
rat ur. mai· rerenu de L&lt;mfe aml11hon, e111edi, ni lé;:ii·r ment a be O(?De, pui. allant_ à
l'Opéra lisant ! •, roman libres du nm~ 1ccl,•, el courant l s petite. tilles. C'élail la
rrrande affaire &lt;le , a î"ie. U eut tout de uite
son franc parfor a,cc moi, et se mil
me
f:urt&gt; de la morale. tt Je ,·ou admire, me diait-il, d'a ·oir I courage el la foli • de 1·ous
mêler de alfair1;.:. tic volre pa et de vou
écbaulfer pour toute œs ltnlivernes : pro"f' , 1,jen 1mLlic, grandt!ur de la France
etc .• ele, r\· perdez donc pa rntre temps.
,ou qui ête jeune, vous qui avez de l'tr prit
el d11 laient. Occupez-vous d'histoire, d littérature, de Lhé;\Lre, mai pa de politiqul'.
Ce pa] ci c~l nhominaùle. Il n'y a rien, ri n,
rien à foire pour lui. T~uez, moi. j'él.lli petit
emplo1é de · mp~ililé b la maison Ju Roi
an1n1 17 O. \'oiei 1, Révolution. Je ru Iain
1 lemenl gagner p:u le· idée· t'L le' pa •. ion·
du Lemp . Je w: d · ce. mi érable qui ont
cooru ur la roule de Yarenne' et qui onl
ram né Loui
VI à Pari . Pui., en uit ,
comme on di.ail partout : u li o·y aura de
vraie République que quand on aura conpé
la t te au floi, u j'ai dit a,e tout Je monde :
11 [I faut l'OU pt·r la Lèle au Ooi. ; EL on l
lui a coupée. Oui. j'ai été témoiu de ce choe · el je l s ai appro1m!e , el en:auüe j'ai \U
la France se fü-rer à un rroujal d'armée 4 ui
l':i menée à faballoir. Voilà comment on n
.remplacé celle Til'ille maison de France!
Croyez-moi, mon ieur Thiers, n faite pas
de politique . o 1. '!'hier ~ garda bil!D de
suiqe ce cou eil.
li était rail pour la poli.uque el fait pour
la Lrilaune. J l'ai ou1·eal entendu; il n'y eut
jama.i de plus grand arli:,le en parole. ll
aw,it toute. le5 11ualilé maitre se. de l'orateur : l'ordre, la clarté, la ,·ie, le ruouvt!llleol.
(~a omlmi d'empba.l! ni de déclamBÛou.
Etnil-cc un d~cour ? Était-ce une eau erie?
JI! ne ai· trop, mais JC tsai bien que c'était
admirable. Quel na.Lu rel! Quelle i,Împlicilé !
Quelle ouple e ! Quelle focilitt!! Et 11ue d'eff ts obtenus $30: jamai · avoir l'air de cherher un effi•ll [I parais-ail impo·sible qu'un
homme parlant i bien pût tromper.
C'étnil le comLle dti la . implicité, mai en
mlime lemps le comble de l'art, ans qu'il y
parùl, el pr.;ci•ément parce qu'il n'i parai ail pa::. Le talent de M. Thier a, d'ailleur ,
été ù 'fini rul!neilleusemenl par 1. Thiers
lai-m \me, dnnr une lettre qu'il écrinil à
'ainte-&amp;ui,·e :
« Il a e111re ce m ieurs le écri,1ain
à effet t moi, '·riîail M. Thier, un m.ilenlêodu irréparable. Je oe croi Ô(IJl les arls
4u'à ce 11ui esl simple, el je Ûén que tout
ellel cherché e ua lîel manqué. Je regarde
à \'hi toir dru Hu r turc , €:l J'y 1101 que les
chercheur d'etl'et onL en la 1lurée, non pa
d'une génération, mai d"une mode; et vraiment, ce n' l pas la peine de iie tourmenter
pour une t Ile immortalilé. C'est une im1

""' q3 ,...

T lfTEJ( s

•

men. e impertinence de prétendre occuper • i
lon1rterops le. autre de .oi. c'est-à-dire de
rnn ti k li n'y a que le cho. e· humaine
cipo ée dans leur ,·érilé, c'est-à-dire a,·t•c
leur grandeur, leur rariélé, leur iHépui aLle
l'écondilé, tiui aient le droit de relt&gt;nir le Ject,•ur el qui le retierml'nt n Ilet. .J'ai ,·écu
dans le. as emlMes el j'ai étii fr:ippé d'unecho.e : t:'e L (JUl', dè 11u'un oruleur fai~ai 1
c, qu'on appelle une 11l11·ase, l'auditoire souriajl a,·ec un inexprimahle dédain el c11 ait
d'écouler. Ne pa.s se propo er la forme impie, c'est n'en t0rupri;udre ni la beauté rJi la
rrraodeur. n
EL li, granJ a1·antage de la forme impie~
c'e L que lor.4u'on parle ou que loniu'on.
écrit, an parle et ou écrit pour tout le monde.
Ou l'a dit : Il y a q11elr111' ,rn qui O plus

,l'e.prit que J'oltah·e, l'·esl tout le monde.
Eh Lien! il ne faut ni l..t.iïr ni mé11riscr cc
4ue:qu·uu~là.
Un jour, Je m'en uuvien , je reçus u.ne
im·ilalion à une petile soirée liuéraire. L'initaûon e LermioaiL par ce post- cripturu :
011 mant1era ,lit bourgeoi . Je .llÎ:, restéchez moi. Cell or rie ue me lt'Ulail pas.
11 ne faut pa écrin: · •ufomenl pnur les
raffinés, le· bla~~ • et les délicats. li fauL
écrire p ur c.e mon ieur tJui pas ·e, là, sur le
trottoir, le ne1. dani: ou journal et . on parapluie sous le IJrn.• li faut écrire pour celle
gro se damo e sourot1e, que je vois, de mes
l'c:nêlres, monter péuiLlemeul dans l'omni.bu
de I' déon. U faut courageu ·erucot écrire
pou.r le. bourgeois, quand ce ne .erail 11ue
pour t.lcber de le dégro ir, lie lc débourgeoiser. Et, i je l'o ai , je dirai· 4u'il lauL
écrire même pour les i inL · ·ile·.
n ~oir en 186\.ll au GJm1,a e, nn :icte
venait de finir et ou rappela1L li grands cri!
cette admirable Desclée. Ellti reparut. 1'emp1'Le d'applaudii;semeaL. Le rideau b:û~·é, on
entoure De.sciée, on la fél ici le.
Quel accès ! Qa.el t:lfcl !
- :'fou, dit-elle.
- Commfnl cela'!
- ll y a là, au pl'emier rani; de l'orche 1re, deux imL 'cile qui n'ont pa lrronthé
depui le commencement de la soirée et qui
tout à l'heure n'ont pa · applaudi.
- i ce sont des iml,édl~ , que YOU importe?
- Ah ! mai c'est qu'il faut faire de l'effet
ur les imbédle . Que deüendra.iL-on san
ccla1 li y en a tant!
EL Desclée, raYie, orlait de -Cène, à l'acte
·uimnl, en ballanl d '· maint •t en 'écriant=
- M deux imbécile ont ri! Me dcu-x
imbéciles out applaudi!
bose singu!Lilrc cc mol dit par mademoiselle De.clée m':waiL élé dit, quelque ann :es
auparaYant, p:ir lJUj'/ par li. Thier:;. nJour .•.
ou plutôt une nuit. .. il étaiL deu1 ou trois
heures du mntiu .... M. Thiers, as i entre
deux lamp , devant la grande lahh: Tèrle de
la .alte des Conr~ren
du Corp Je.. blaliI,
corrigeait le épreu\'e d'un admiraLle di cour quïl a,·ait prononcé dan la juürnée ,ur
le affaires du lexique. li cor.rigcait Leau-

�1l1ST0'/{1.Jl

- - - - - - - -- - ---=--- -- - - - - - - - --

toup. . Thier ·, il corriueail Lrop, il a,·ail )11
f:'lcbeu. baLitu.dc de récrire . · di~cuur · el
de remplac r par de "rande et longui.'
phta.s les peli · phr:i e , bt!llrtée l inoorrecle qui avaient ét I ais.i au vol, toul
&lt;"haudc · cl tout ,·ibranh•~, par 11.' s Léno1,rr.iphe . Cela n'est 1uis /'r&lt;111 rai , di. nit
M. 'fhi rs... soit, mni c'étaiL vivant.... El,
apr , que Thi •rs a mil re\u el n•ruanié s
ipr,:ure• . c'élail bi •n moin ,·hant, 1 ce
n'Jt:iit
toujour plu · (rnnrai .... ' tait
mème 11ueJ11ut-foi. c-ncorn 111oi11. f1-m1rui·.
Ile nuit-là, je m'al'f•r0t·Lai r1:~pcctueu mt&lt;lll d . Tlu •r .... Xoo · arion
antl'p •ur d lui.. .. li était d'unu e lrvm vivadt'
el r "'imhnit la moindre oh r atinn. Je me
pcrwi~ de lui foire olm•rwr que, dans la
re,;i~rnn d' ,:pr&lt;•u,;t•s, il Il it ë&lt;:riL d u
phrn
qui, l'une à la uite de l':iutre, en
-des terml! prei-,1ue id tique:.. di aienl e~ncll:mt:nl la mè.m • cho~ :
- J le . ai birn, rrpondi1 f. '!'hier de
.. petile 'l"Oi aigre! lie, je le ~ai hi •n, et
1-·e t exprèi, 111ende1.-rnu , c'e l près ....
L pr mi~re ri-, c'e I pour le: , n int Ili" •nt.s, pour oonx qui sai i ul tout de
,mile .. ,. ,bis il faut p:irl r loul 1 monde,
il fout c faire comprendre de tout le monde ....

rru

la onde loi , c'e t pour les imbécil ·,
qui _out Jamajarit ',end horde la Chambre.
l comme je m'en allais, pit.eu_emenl,
aprè mon éclJ , f ntt:nJi li. Thfors quj
mkhonnait entre e, lèHe
Et mtime en dedan .
l'n de mes amis dinait, il a quinze jours
mai i '7 l], ch1&gt;z f. hiers. à Ver. aille ...
Et ,·oil ljlle moa :uni, pre le diner, e
t rouvanl dan un coin du aIon avec deux
ou troi personn , eut l'impmden de dire,
à ,aix ho. r, Ir~ ha
- lion ~entimenl e t que. depui un moi~,
on aurail pu entrer à aris par ~urpri •
1. Thier était à yingt p:i · d \, à l'autre
Loul du :ilon, mais il :i l'oreille Jinc surtout
1p1and on parle de îortifrcatious de Pari.. Il
li ndit . ur mon m:ilhenreu nnù :i,· un t~rilable emporte-ment :
- Ah! vou \tes, mon cher mon.ieur, de
01 qui croient qu'on peul entrer dan Pari
par urpri e. C'e l une erreur, .ach z-le
Lien .... Par urprisel Voilà qui e t bieotôl
dit I Prenez l commandement de l'armée, el
entrez dan aris par urpri e !... p3? urpri.se! Je ui peul-être compéte11t dao la

qu lion. Le forlificatiou,;, de Pari onl un
ouvra imm me, un ou,·rage de premier
ordre ...• EII s onl arr ' té le Pru iens p·ndJnt cinq woi . Elle k auraient arrètûs
pendant cinq an , pendant cim1uaate an • .i
Paris n'a,-ait pa m nqué d \'lrre . EL la
Commune. ne maoquu pas de vivr ; e-11 .c
r,11 iLaill toul à oa ai,e, à tr:i r le lione·
pru.s:,ieunes. Croyezpmoi, ee n't• t p:is une pet.ile affaire 1111e d'a,oir raison d fortifkaLi n de ari.. 'est 1me enl.rt'11ri~e 0l01~all'
lli "'anl ~que; ou rre pPnl en Tenir à bout •1ne
p:ir un nrandc opération d'ememhle, par
un immen e ellort militai r •, \11o"uCmt'11l, a\ainm •11l comhiné.... \11 ! le fortification Je
Parj !... Je 1 · rnnnai moi, mien JUe pt·ronne, 1· forLificaliou · de Paris !
1. Tliiur là-de ~u ·en alfa. ,\Ion ami
avait reçu cell , emonce, l:i t~le b· · l', doc1 lement. re pec!ueu rment. dai , lti I nd1·m:1in1 il .e Yt!.ll"Ca.il en me dLanl :
- Oui, 1. Thier ,cul entrer dan Pari.,
el il y entrera, mai il lui déplairail de voir
forùlication. tomber trnp nle t trop facilement. Il faut qu'il lillil bien démontré que
1. Thier seul était capabl • ù.e preud re Ct'tlo
ille ren.daeimprenahlepar . Thi r . ,\mour•
propre d'auteur!
0

,

Lrnov1 c 1[ \ Lf:\ •.

E.

18o7. -

LE JOUR D&amp; L'k . -

Ef/amµ :I~ DuocoURT.

�</text>
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                <text>La revista Historia Magazine Illustré Bi-mensuel fue creada por un ex librero que se convirtió en editor Jules Tallandier, En diciembre de 1909, se publicó el Léame histórico con el título Historia. La revista dejó de publicarse entre 1937 y 1945. La revista publica artículos y dossieres en los que participan destacados historiadores. Los archivos se detallan en una publicación bimensual temática.</text>
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      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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              <text>Historia Magazine Illustré Bi-mensuel, 1911, Año 2, No 27, Enero 5</text>
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              <text>La revista Historia Magazine Illustré Bi-mensuel fue creada por un ex librero que se convirtió en editor Jules Tallandier, En diciembre de 1909, se publicó el Léame histórico con el título Historia. La revista dejó de publicarse entre 1937 y 1945. La revista publica artículos y dossieres en los que participan destacados historiadores. Los archivos se detallan en una publicación bimensual temática.</text>
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              <text>Jules Tallandier Editor</text>
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              <text>Universidad Autónoma de Nuevo León</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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      <name>Docteur Cabanés</name>
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      <name>Émile Cére</name>
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      <name>Paul Gaulot</name>
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      <name>Vicomte de Reiset</name>
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