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                  <text>L'ILLUSTRATION,
IOUD.lL -URl'fEBSEL.
i

1

~Ue ANNÉE. VOL. XLIV.

Diredion, Rédactioa, Administralion :
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~amedi

l,'aJia1nlil1 N ttptad pu ~ea ■uaaerill ti
fa i. lnii., I&amp; tndocliH 1t I&amp; reproduction 1 l'olranger sonl iallr4il&amp;

BUREAUX: RUE RICHELIEU, 60.

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Le corute Ounin Wousuwicz. -

L'HJS)OSSé-

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Grosse

1116.

1 lilG,.
oe 1'eugage ¡amai1 i l11 ÍIIIÚC,

SOMMAIRI!:.

•

Ne

16 .Juille&amp;

Correspoudance d'Algérie. llevue po.itique de la semaine. - Courrier de París. L'armée fedéralc devant llichmood. - Salou de 18H
( 5' article), Chronique musicale.- Les C:ircassiens en exil.
- Causerie dramaliqde. - Giulia (nouvelle), sui1c. - Ga1elte du Palais. - Audition des iuslrumenls de M. Ad. Sax.
- Sociélé frao~1se des Aéroseaphcs.

?:'

-~

f'

Gravure, : Le comte Dunin Wonsowicz - lnsurrectioo de
l'Algtirie: Vue de la ville d'EI-Abiod, - Vue avol d'oiseau
du lhealre de la guerre en Virginie (Élats-Unis). - Salou
de 1854: Le livre de Ruth (la Biblc). - Coup de TCDI daos
les plaines d'Alfa (Sabara). - Campemenl de Moota~nards
du Caucase dans le cimetibre d'Erzeroum. - Revue trimeslrielle, par Cbam (!5 gruures ). - Jnstruments do ~l. Ad.
Sax (! gra•ures), Socielé des Áéroscaphes. Écbecs. - llebus.
~

LE COMTE DUNJN WONSOWJCZ.

Le comte Stanislas Dunin Wonsowicz naquit
en Wolhynie (Pologne), unan apres le premier
partage de sa patrie, qui eut lieu en 1772.
Apres avoir terminé ses études, et lors de la
formalion du grand-duché de Varsovie, il passa
la frontiere, gardée par les Russcs, et se présenta, aVarsovie, au général Zajqczek ( Za'iontchck ), connu de ses parenls, qui le fit cntrer

LE COMTE DUNlN WONSOWICZ. -

D'apres une pbotographie de M. Bingham.

Abonnements pour Paris et les Déparlements :
3 mois , 9 fr.; - 6 mois, 18 fr.; - unan, 36 fr. ; - le numéro 1 15c.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel, 18 fr.
ABONNEIIIENT8 POUR L'ÉTRANGER 1
Mémes prix ; plus les droits de poste, su(vant les tarif¡,
Les abono. partent du I er no de cbaquc mois.

dans l'armée polonaise, le i " avril i809, avec
le grade de sous-lieutenant. Quelques mois
apres, promu au grade de lieutenant, il fut
nommé aide de camp du général Krasinski.
En 1810, du 2° régiment de cavalerie, il passa
au rn• hussards, et un an apres, il donna sa démission pour entrer comme lieulenant en sec,ond daos le iº' régiment de chevau-légers
de la garde impériale. En 1812, il était déja. capitaine et chevalier de la Légion d'honneur. 11
se fit remarquer de l'Empereur Napoléon, qui
le nomma officier d'ordonnance, et c'est avec
ce grade que Wonsowicz ,fit la campagoe de
18!'2. 11 assista aux l,atai)les de Wilebsk, Smolensk, \Valentina, DoroholJourz, Borodino, Moza'isk, petit Jaroslawietz, et, aprcs le désastre
de l'armée fran~ai~c, c'est lui qui, avec le duc
de Vicence, ramena l'Empereur de Smorgoui
it Paris. Ce fut daos ce voyage que l'Empercur, craignant d'étre pris par les cosaques
qui parcouraient les environs de Wilna, remit
ses pisfolets a son officier d'ordonnance avec
l'injonction de le tuer plutót que de le laisser
prendre par l'ennemi.
En 1813, nommé chef d'escadron, il fut décoré de lá croix mililairc de Polugne par le
grand-duc de Varsovic, et de celle de la Réunion par le roi de Naples.
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INSURRECTION DE J.'ALGÉRIE; VUE DE LA VILLK O'EL-ABIOD. - D'apres uu_croquis de M, Merle, capila1ne au 67• de lilíllC,

�35

L'ILLCJSTRATION, JOUR NA L UN IV EHSFL.

L'ILLUSTRATlON , JOURNAL UNIVERSEL.
Tandis que les afiaires du Danemark mettaient aux
prises le ministere et l'opposition, daos lé parlement
REVUE POLITIQUE DE LA SEMAINE.
anglais, le roí Christian IV envoyait son frere, le comtede
Glücksbourg, en Allemagne, pour traiter de la paix, et
Les discussions du parlement anglais ont été la grande
chargeait M. de Mollkc de coustituer un ministere: le
préoccupation de ces derniers jours. Toute l'Europe at-ministere Monrad n'étan t plus possible dans la sit11ation
tendait avec une curiosité extreme l'issue de la bata1lle
&lt;&lt; Monsieur le colonelWonsowicz, xous n'avez pas ces~é
nouvelle que la mis ion donnée au prince allait nécesengagée entre l'opposition et le gouvernement.
&lt;&lt; de me donner des preuves de zele et d'activité d¡rns le
Le comte de Mal mesbury avait proposé il la chambre sairement créer.
« service que vous avez fait pres de moi pendant les
Le bruit a couru qn ~ le roi faisait proposer aux
des Lords une motion ainsi con~ue : « La chambre re,&lt; dernicres campagnes. C'est avec plais1r que je vous en
puissances alliées la sol1.t"on suivante : Le Danemark
,, témoigne ma satisfaction. Celte lettre nºétant-a autre ,, grette l'issue de la conférence; elle est d'avis que la entrant tout entier dans la Confédératiou germanique,
« politique du ministere, daos !'affaire du Danemark, a
,, fin, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde.
au meme titre que les royaumes allemands qui en font
&lt;&lt; abaissé l'Angleterre daos !'estime de l'Europe, et a mis
« i\. Fontainebleau, ce 4 avril 1814.,
partie; la possession des Ouchés maiotenue au Dane« en danger le maintien de la paix. »
mark.
&lt;C NAPOLtON. »
M. Disraeli avait, de son cóté, saisi la chambre des ComEn admettant que le duc.r:e Glückshoorg ait,en effet,
munes d'une résolution portant « qu'une bumble adresse
Depuis son retour de la Russie jusqu'a l'entrée du e&lt; serait présentée a Sa Majesté pour la remercier d'a- re~u de son frere les instr11ctions nécessaires pour faire
corps polonais en Pologne, Wonsowicz assista aux ba- « voir ordonné que la correspondance sur le Oanemark une pareille ouverture, il rcsterait a savoir si les gouta1lles de Lutzen, Dresde, passage de l'Elbe, Bautzen, &lt;&lt; et l'Allemagne, et les protocoles de la conférence ré- vernemeats qui ne sont point partie daos la lutte, croiou il fnt contusionné, de Hanau ou il eut un cheval toé « cemment tenue a Londres, seraient communiqués au raient pouvoir approuver une combinaison qui ajoute-sous lui, Brienne, Montmirail, Montereau , Fere-Cham- « Parlement; pour exprimer aSa Majesté leprofond regret raít un État a une conlédération dont la Prusse et l'Aupenoise, Arcis-sur-Aube, Vitry, etc. - Le 14 septernbre &lt;&lt; avec Jeque! le Parlement avait appri~ que cette coufé- tricbe se disputent l'hégémonie, et que l'une ou l'autre
. 1815, il entra au service du nouveau royaume de Polo- « rence s'était terminée saos atteindre le but pour le- de ces deux p11issances pourrait, a un .moment donné,
gne, qu'il quilta trois ans apres, ne ponvant supporter « que! elle avait été réunie, et aussi le grand regret armer daos l'intéret de son ambition personnelle.
La Diete germanique a résolu, sur la propositioll de
les caprices du grand-duc Constantin.
« éprouvé par le Parlement de ce que la politique du
110
la
commission du Holstein, d'inviter le gouv~rnemeot
En 1820, il épousa M Anua Tyszkiewiez (Tychkie- « Gouvernement de Sa Majesté, tout en n'atteignant pas
d'Oldenbourg
a présenter, le plus tót po_ssible, l'exposé
witch), par un premier mariage comlesse Poto~ka, nicce ,, son 'but avoué de maintenir l'intégrité et l'indépendu ·prince Joseph Ponialowski, maréchal de France, et &lt;&lt; dance du Danemark, avait amoindri la juste inlluence des prétentions du grand-duc a la succession du Holspetite-niece du d.ernier roi de Pologne, Stanislas- « du pays dans les conseils de l'Europe, et, par consé- tein.
Le i2 juin, l'Empereur et l'Impératrice du Mexique
Auguste.
.
&lt;&lt; quent, diminué les garanties de la paix. )&gt;
ont fait leur entrée a Mexico. La veille, le général Ba1La révolution polonaise de 1830 le trouva au chateau
La question, on le voit, était posée devant les deux
de Willanow, résidence mémorable de Jean Sobieski, et chambres daos des termes qui semblaient devoir don- zainc, le ministre de France et le général Neigre étaient
aujourd'hui appartenant au fils de la comtesse, le comte ner d'avan.ce au vote une portée immense. Daos la pré- allés recevoir Leurs Majestés a Guadalupe.
« Jamais pareille ovation n'a été faite a un souverain,ii
Auguste Poto~ki.
vision d'1m échec pour le ministere, on prononsait ces
écrit
M. le préfet politique de Vera-Cruz daos la dépeLe l 2 mai 1831, le gouvernement national polonais mots : Changement de cabinet ou dissolution du parle-•
che
qu'il
envoie au ministre du Mexique a París. Voila
nomma le colonel Wonsowicz général de brigade. Aprcs
ment.
une
assertion
bien téméraire; sait-on j ama;s au juste,
la falale issue de la guerre, il se retire. avec sa femme
La lutte a été longue, ardente, passionnée, tumulen
pareille
matiere,
si le passé ne s'est pas mis d'avance
daos son chatean de Zator, en Gallicie, et en l 852, il tueuse parfois, et melée de tempetcs. Les orateurs de
a
la
bauteur
du
présent'I
vint .s'établir en France, oi1 deux ans apres, par un l'opposition ont donné coutre les ministres avec une imLe 3 juin, Acapulco a été occupé saos coup férir par
décret de l'Empereur, il fut admis a jouir de tous les pétuosité extreme. A la chamhre haute,.le comte de Malles
batiments de la division et un .bataillon de tirailleurs
droits civils.
·
mesbury, le marquis de Clanricarrle, lord Coernarvon,
. Une maladie de quelques semaines viept de l'enlever lord Grey; a la chambre des Communes, MM. Disraeli, algériens. Les juaristes se sont retirés daos l'intérieur
a ses amis, a !'a.ge de quatre-vingt-un ans, l,e 30 juin Cobden, Roenuck, lord R. Cecil, M. Rolt, lord Montagu en abandonnant 38 pieces d'arlillerie.
Les dernieres dépecbes nous apportent la nouvelle
!864. Ses obscques ont eu lieu a l'église de Saint-Au- et lord Henri Vane n'ont pas épargné a leurs adversaires
gustin, ou son corps a été déposé en altendant qu'on le l~s amers reproches et les accusations violentes) au ris- d'un engagement entre le colonel Aymard et le général
Májia et un partí de 0,000 hommes commandé par Dotransporte daos le tombeau de famille, a Zator.
que, parfois, de compromettre quelque peu l'Angleterre
blado, en avant de Matehuala. L'ennemi a laissé sur le
P. P.
elle-meme daos l'estime de l'Europe. Mais chez nos voichamp de bataille 8 officiers et 24 soldats tués. Un drasins, on ne se soucie gucre du qu'en dira -t-on; l'importaot est d'arriver au but; et puis l'Angleterre , est assez pean, toute l'artillerie du corps d'armée de Doblado,
forte pour qu'on puisse lui dire tout haut la vérité, composée de i8 pieées de canon, et tous ses équipages,
COllRES·PO~D.lNCE D'ALGtRIE.
meme quand elle n'est pas !latteuse. Et voila comment 800 fusils, 39 officiers et f ,200 soldats, sont restés entre
A.U DIRECTEUR.
M. Cobden ne s'est pas fait scrupule de développer ce les mains de notre détachement.
1!1-Abiod,. 19 juin.
Le général Grant cst revenu devant Pétersburgh. Au
theme, que l'Angleterre était impu.issante daos les queamoment
du départ du courrier, les opérations militaires
Voici un croquis de la ville d'El-Abiod, ville sainte qui, tions de politique contioentale, et lord Montagu d'affir- étaient interrompues it cause des grandes chaleurs.
datls !'esprit des Arabes, prend rang apres la Mecque ; mer que le nom de l'Angleterre était «exécré» sur le conA la suite d'un débat tres-vif: la Chambre des dé¡iutés
c'est la que se trouve le marabout de Sidj-Ilamza, ancetre tinent, et comment, lorsque lord Cecil a déclaré que la de Turin a voté, a une iµajorité de 56 voix, un ordre du
avait perdu son honneur et sa dignité,
ctu Sidi-Seliman, qui a commencé l'insurrection et a été Grande-Bretaane
o
.
une
partie
de
la
chambre
a couvert ses paroles d'app1au- jour exprimant la confiance de l'assemblée daos le goutué par le colonel Bea upretre. Nous avons trouvé la villc
vernement.
abandonnée et l'avons saccagée. C'est une des exigences dissements.
La session des Chambres fédérales a été ouverte, en
Tout cela n'a point convaincu le ministere qu'il eut
de la'guerre daos ce pays; il faut agir avec une grattde
Suisse,
le 6 du courant. M. Jreger a été nommé présivigueur et terrifier les esprits par des mesures quelque- mérité le moindre blame; il a opposé a toutes les attadent
du
Conseil national, et M. Roguin présideni dn
ques le front le plus serein, et jamais lord Palmerston
fois impitoyables.
Conseil
des
États.
La ville n'a pas été défendue; le jeune Mohamed, qui n'a paro avoir plus intimement conscience d'avoir fait
L'Empereur est en ce moment a Vichy. L'Impératrice
a remplacé son !rere dans la direction du mouvement de la bonne et sage politique.
A ta chambre des Lords, 177 voix contre l08 ontadopté et le Prince Impérial ont quitté Fontainebleau et rési••
insurrectionnel, a été abandonné il notre approche; sur
dix mille combattants qu'il avait avec lui, quelques cen- la résolution de lord Malmesbury; a la chambre des denta Saint-Cloud.
Un décret impérial prescrit aux batiments fran~ais
Communes, 31 3 voix contre 295 ont repoussé la motioo
taines seulement lui sont restés.
l'emploi exclusif du Code commercial des signaux al'usage
Plusieurs tribus sont déja venues demander !'aman. La de M. Disraeli.
Cette majorité de 18 voix daos la chambre des Com- de toutes lesnations, tel qu'il a été adopté par la commissituation va done en s'amélior:i.nt.
munes suffit a lord Falmerston: il n'est plus question de sion anglo-fran~aise, pour toutes les communications
Agréez, etc.
Pour extrait : PIERRE PAGET.
chan"'ement
de ministere; tout au plus sacrifiera-t-on. échangées soit entre eux et avec les sémaphores, soit
e
aux susceplibilités dp la France lord Russell, dont la ra1- avec les batiments étrangers.
Une convention conclue entre le gouvernement frandeur :i. fort déplu daos ces derniers temps.
Un de nos correspondants d'Algérie nous écrit: " Dans
~ais
et le gouvernement ilalien fixe au chi!Ire unifor~e
Quant a la majorité de 9 voix qui a conóamné la polivotre numéro du 18 juin, VO\JS nous faites plus nomde
4
fran cs le prix d'uoe dépeche de vingt mots adressee
tique du eabinet dans la chambre des Lords, c'est
breux que nous ne l'étions réellement au combat d'Ainde
France
en Jtalie et d'Italie en France.
quelque chose de tout a fait indifférent, et personne ne
Federeah ; nous étions bien mi lle huit cent fantassins,
M~t.
Marie,
Jules Simon, Ed. Charton, ancien repré•
songe a s'étonner, en Angleterre, que le ministere ne
mais vous a vez multiplié par dix le nombre de nos cavasentant
et
Hanri
Martín ont adressé la lettre suivante aux
daigne pas meme en étre touché si légerement que ce soit.
liers, qui étaient trois cents et non trois mille. »
personnes
chez
lesquelles
ont été faites les récentes· perLe Moming-Post a publié de nouvelles dépeches qui
Nous nous empressons de rectifier cetle erreur d'imquisitions qui ont si vivement ému l'opinion publique :
ont
motivé
de
uouveaux
démenlis;
le
prince
Gortpression. Nous savons que nos braves sol&lt;lats n'ont pas
besoin d'etre quatre contre un pour vaim:re : ils laissent schakolf a pris a son tour la plome pour déclarer men• Paria, le 9 juillet 1864.
« Chers collegues et amis,
cetle mesure de prudence a d'autres armées, qqi n'en songers les documents produits par le journal anglais.
sont pas inoins pleines d'un orgueil saos mesure apres L'efiet des dépeches est considérable; celui des uémen«Membres comme vous du Comité électoral de i863,
tis est moindre, et l'on prétend meme que les gouvernedes victoircs si facilement remportées.
nous
tenons a vous dire que nous ne comprenons ni le
ments qui protestent, se montrent quelque peu ollensé&amp;
H. C.
proces
qui vous est fait, ni l'exception qui, jusqu'ici du
de la froideur avec laquelle leurs protestations sont
moins, nous a laissés en dehors des poursuites.
accueillies.
En t 814, nomrné colonel, pl'omu ,au grade d'officier de
la Légion d'honneur, il ne donua sa démission qu'apres
le départ de l'Empereur pour l'ile d'Elbe. C'est. a cette
epoque que l'Empereur lui adressa la lettre suivante :

0

,. truction se continue. Nous n·y avo ns pas été ap- 1 la musique de la cantate et du duo du sieur Zéliot,
L
«ms
.
d..
d
h
,
Ame comme témoins. Nous ne pouvons garder « gran mus1c1en. &gt;1.Une cantate et un uo seront c aupe1es, me
·
C 1·
1 d
. ll N.
f
le silence plus tongtemps.
.
.
tes ~a_r un sieur o m et a emo1se e_ ma, « ~meux
«Dévoués a la liberté électorale eta loutes nos hberte~, mus1c1ens du Canada. ,i Enfin &lt;&lt; le s1eur Dom101que
ne cesserons de réclamer celles qui nous man · dansera l'Darliquinade, le sieur Silva, la Matelcte hol5
n:~nt et d'u,er, comme vous et avec vous, de celles que landai~e, et le sieur Grivois, la Chilloise; tous trois
~ous ~nons de ta toi. »
grands danseurs, qui ont toujours été applaudis daos
cette partie de l'Amérique septentrionale. l&gt;
Quelques détails que je ne rapportc point ici me donnent
a penser que les villageoises canadiennes étaient
Dimanche dernier, a deux heures trois quarts de l'ade ces bergeres que n'effraie pa~ une aimable libert~ de
pres-midi, le hateau a vapeur la .Mouche n• 4, c1ui fait ':service omnibus ~ur la Saóne, se renda1t de Perrache a mreurs.
En ce temps la déja les nobles plaisirs du turf étaient
Vaise . .Le pont était couvert de nombreux passagers se
a
la
mode : la Gazette annonce qu'une bourse de quatenant debout. Une inclinaison brusque s'étant produite,
rante
dollars sera courue daos les plaines d'Ahraham.
les voyageurs se porterent, par un mou_vement instincLe
favori
était alors un certain Vandanyo - ne seraittif sur Ir. cólé droit du bateau. Le bast1ngage céda, et
ce
pas
Fandango?qui se toa en hutant contre un chien,
q~arante personnes furent précipitées daos la riviere.
Au moment ou nous écrivons, trente-deux cadavres ont daos une course. Deux odes furent composées sur son
trépas.
été retirés des tlots.
Je lis daos la GazettedeQuébec la liste des jo11rnaux puEDlt!OND TEXIER.
hliés au Canada jusqu'au ¡•r jauvier l85i ; il y en a 05 .
Sur ces 65 journaux, 2i sont morts dans l'année qui
les avait vos naitre; i8 o·ont p11 vivre plus de deuxans;
10 jouissent encore de la douce lumiere du jour. Chose
colJaBIBB DB P&amp;BJ8.
digne de remarque, les trois premiers journaux fondé~
L'il Jubilé d'un journal. - La Gazetft! de Québec. - Les jour- au Canada sont an nombre des survivants; ce sont: laGanaux du Canada. - Abd-el-Kader frauc-ma~on. - L11 zette de Québec - i704, la Gazette de Montréal - i784,
symbolisme de la franc-ma90nnerie. - Le Commandeur le Cunadien - 1800.
da Gama Machado. - DUP.ls et duellisfes; M: Fayot. Le Caoada a eu, comme h France, un Constitutionnel,
Un .fanatique de M. Meissonier. - Fleurs et feuilles. une Quotidienne, un Temps, un Avenir, un Ami de la
Tartuffe au théAtre Saint-Pierre. 'l... Un drame Iyrique. Religion, un Progrés, un Charfrari, un Argus, un Glaneur,
Le Soldal magicien. - Néméa. - Mlle Mourawief. - Les
une },Jinel've, un Ménestrel, une Lancette, un Album,
pieds qui chantent. - L'Amour.
un Écho des campQ{lnes, un Écho de la Presse et des
Abeilles.
Savez-vous qnel est, apres la Gazette de France, le
Je vois dans la Jiste un e. Étoile qui s'est éclipsée en
doyen des journaux du monde? En vénté, je crois bien
moins
d'un an, un Cot'n du feu qui n'a pas brulé longque vous ne vous en doute2 pas. C'est la Gazette de Québec
temps,
no Phénix, mort daos sa tendre enfance et qu'on
(Canada). Cettevénérahle feuille a célébré, 1e2l juin dern'a
point
encore vu r~naitre de ses cendres, un pauvre
nier, son centieme anniversaire. Les abonnés ont rc~u
Castor
qui
avait si mal construit sa maison qu'elle s'éce jour-la un numéro de seize pages, fort bien imprimé
croula
dans
l'année.
et fort mal illustré, qui racontait l' bistoire universelle du
La
Gazette
de Qw!bec apprend a ses lecteurs avec queljournalisme a partir des Acta diurna des Romains jusque
orgueil
que
beaucoup de ses abonnés tui sont fideles
qu'a laHickings Gazette,fondée aCalcutt:i. en ! 781, et l'bistoire p;rticuliere de la Gazette de Q.1,ébec en grand dé- depuis trente ans, et quelques-uns dcpuis quarante ans.
tail. Au numéro du 2! juin ·1~64 étaitjoint le fac-simile du Elle sert encore les descendants de quelques-uns de ses
premiers souscri pteurs de i764.
premier numéro du journal, pnblié le 2t juin l704.
Le meme journal Ju pendant cent ans daos la meme
Daos ce premier numéro, le chapitre des crimes et
famille,
quel étonnement pour MM. Havin, Delamarre,
des accidents, cet Eldorado de la presse contemporaine
Emile
de
Girardin et leurs confreres ! quel reproche a
est bien pauvre; nous n'y trouvons pas le roman-feuilleuotre
inconstance
! Cambien de nous li~ent le journal
ton meme PU germe, mais laréclame apparait déja: seuqu'ont
lt1
leur
pere
et leur grand-pere? Combien, daos
lement elle est simple, modeste, ingénue; elle ne bc.t
leur
a.ge
mur,
le
journal
de leur jeunesse?
pas le tambour, elle ne sonne pas la trompette : c'est
un nommé John Baird qui ]'inaugure.
Une feuille qui n'est peut-etre pas centenaire, maisque
La Gazette fut probablement, diseut les propriétaires
je
veux croire bien informée, annon ce qu'Abd-el-Kacler
actuels du journal, le premier papier imprimé publié
vient
de se faire recevoir franc-ma~on a la loge des Pyau Canada.
En 1763,MM. Brown et Gil more. qui devaieut la fonder ramides.
Qu'on dise apres cela que la franc-masonnerie n'est
un an plus tard, avaient fait part de leu1· projct au puqu'un prétexte a banquets; l'ex-émir n'est pas homme,
blic dans les termes suivants :
« En casque nous serons assez heureux d'avoir bon je pense, a cbercher les occasions de festoyer; c'est un
soeces, notre dessein est de nous établir au printemps personnage trcs-sérieux, il l'a prouvé plus d'une fois,
prochain daos cette ville comme imprimeurs, et de pu- et qui m'a tout l'air d'etre trcs-indiíli\rent aux plaisirs
blier aussitót chaque sema;ne une gazetle, laquelle, de la table. J'ignore ce que penser:i.it Mahomet de la
comme la présente condition du pays ie rend beaucoup franc-ma~onnerie, ou ce qu'il en a pensé_. car il n'est
nécossaire, nous proposons de publier en franpis et en point impossible qu'elle existat de son temps, mais il me
anglais. Cette méthode fournira une le~on toutes les semble qu'une pareille institution doit séduire les imasemaines pour l'avancement de chaque habitant, porté ginations orientales. Je vicns de lire le Cours oral de
pour acquérir une parfaite connaissance de la langue de franc-maqonnerie symbolique du frere Cauchois, 3ü•, anl',mdroit, différeute de celle de sa mere tangue, soit un cien orateur du Grand -Orient de France (chambre symbolique), et, vraimenl, les gens qui ont le gout de coulemFransais ou un Anglais. »
Les bonnes le~ons de fran~ais que la GazettP. de Qué- pler le réel a travers le figuré, ne peuvent que trouver
bec dut donner aux Anglais! Malheureusement, elle ne lenr cornpte a prendre le taLlier. M. Cauchois explique
pou.rsuivit pas jusqu'au bout son reuvre d'enseignement toute cette symbolique avec une science et une clarté adpratique; un jour vint ou elle ne parla plus qu ·aoglais. mirables, etl'on a plaisira voir lajoie qu'il éprouve a tirer
Apres le petit échantillon qu'on vient de voir du style de d'une formule mystérieuse une idée philosopbique, a
MY. Brown et Gilmore, on peut aisément se fi gurer la montrer la pensée cachée sous une apparence qui dégrandeur du coup porté ce jour-la a la langue fran~aise concerte les profanes, comme la lleur daos le bouton, a
convaincre ses auditeurs de la beauté et de la grandeur
daos notre ancienne colonie.
Daos l'historique de la Ga?.ette de Québec je troU1 e des dogmr.s et des préceptes de sa chere franc-ma~ouquelques extraits des numéros qui parurent en i704 et nerie.
Lisez les le~ons du frere Caucbois ; si elles ne vous
daos les années voisines de cette date.
Un de ces extra1ts renferme le programme d'un grand inspirent pas le désir de devemr lranc-ma~on, elles vous
divertissement donné par les Villugeoises ca11adien1ies, auront au moins appris ce que signifieot les acclamanouvelles sujettes de Sa Majesté britannique d'un cer- tions, les accolades, les batteries, les voyages, les épreutain canton de la province de Québec . 11 y aura co- ves, les mots de passe, les mots sacrés, les signes, les
médie, ballet et concert : les paroles de la comédie se- instruments: ce qu'enseignent les piliers, le plafond et
ront d'un sieur Lanoux, « célebre poete du Canada, )&gt; et les fenetres de la loge, les bijoux mobiles et les bijoux

.

immobiles, la pierre brute et la pierre cubique, les marches du temple, le pavé mosaiqne, l'étoilc llamboyante,
.
et bien d'autres chotes eneore, que vous ne serez pas
facbé de connaitre.
Je ne sais si le commandeur don Gama Machado
était franc-ma~on, mai~ personne n'entendit plus largement la liberté, l'égalité et la fraternité; il n'en voulat't
pas ~eulement entre les hommes, mais encore entre les
bommes et les animaux.
Le ciel me préserve de moissonner daos le champ de
mon voisin, je laisserai done M. Heurys vous apprendre
l'issul:) du proces intenté a la raisoo de don Gama Machado, mais ce qui n'est point du proces m'appartient,
et j'en use sans scrupule.
En l 824, le bon commaudeur eut 1:i. pensée de donner
son porti:ait a ses amis, et chargea un artiste portugais,
nommé O. A. de Sequeira, du soin de le faire.
J'ai sous les yeux un des exemplaires de la li thographie q11i fut tirée d'apres le dessin de M. de Sequeira.
~1. da Gama Machado est assis; il tieot daos ses hras un
chien et un mouton, asa droite, perché sur un ha.ton,
un corbeau le regarcle avec tendresse; a sa gauche est
assise une dame coilfée lres-baut, eogoncée daos une
collerette ruchée a trois rangs qui sort d'une robe montante, a manches plates et a petits gigot!-. Sur le doigt
de r.ette dame est posé un perroquet; Ull second mouton se pres$e contre ses genoux, et leve ver~ M. de
[\fachado des regards plus éluquents encore que ceux du
corbeau.
Je ne saurais vous dire ce qu'il y a de bonté, de douceur, de sensibilité, comme on disait alors, sur le visage
du Commandeur, de la dame, du chien, du corheau,des
moutons et du perroquet. On s'étonne de ne pas Jire au
has de la litbograpbie ces mots : l'Hetweuse Famille.
Juge, je n'aurais jamais eu le courage de troubler un
bonbeur si por en brisant letestamentdu Commandeur;
et puis c'était de folie qu'il s'agissait dans !'affaire, et
ils ont tous l'air si raisonnable, meme les hetes ! ·
L'alJ!our des animaux ·et des peti ts oiseaux, voila ce
qui consola la vieillesse d'un homme a qui beaucoup de
ceux qui ont entendu parler de luí n'auraient pas supposé, sans doute, tant de tendresse d'ame pour les innocentes créatures du bon Dieu.
Daos un livre qu'un conteur de grand talent vient d'écrire sur son lit de do1.leur, et ou vous trouverez toute la
helle humeur, d'une florissante santé, dans les Duels et
duel/istcs de M. H.oger dr. Bea11voir, ou vous verrez passer devant vous, l'épée ou le pistolet a la main, le dnc de
Richelieu, Sainte-Foix, Lacios, Mm• de Nehle et Mm• de
Polignac, Fleury, Martainv1lle, Cbodruc-Duclos, Fayot,
Uesmoulins, Choquart et heaucoup de leurs partenaires
moins illustres, vous ne lirez p:is sans surprise peutelre, que le trop heureux adversaire du jeune SaintMarcelin, dont la mort fit tant de hruit a Paris, est vivant encore. Il y a· de ces noms qui ont eu leur jour de
céléhrité et qui disparaissent soudain; on croit que c'est
la tombe qui les a pris, et l'on est tout étonné de s'apercevoir que ce n'est qne l'oubli.
Grace a M. Roger de Beauvoir, nous savons maintenant que M. Fayot habite un anci~ chatean a Villeneuve-lez-Avignon.
« Le propriétaire de ce manoir,ditM.·Roger de Beauvoir, a cbez lui des autruches, des cerfs, des chamois,
uhe foule d'animaux vivants qui hondissent au milieu
d'un pare coupé de ruines et d'eaux vives. Ces ruines
ont pour festons nat1Jrels des figuiers, des capriers tordant leurs hras noueux sous un ciel torride ... Arrivé a
cet age ou l'on ne vit plus guere que par les souvenirs,
Fayot s'est fait une amie dr la solitude; il ne veui voir
personne et v:t comme un véritable ermite. Une dame
lui fait la lecture, et cett&amp;providence vivan te de sa cécité
lui en allége le chagrín. Possesseur de pluR de vingt
mille livres de rentes, il pent faire le bien, et il le fait;
son p·lus grand bonheur est de donner.
« En revanche, son plus grand regret est de ne plus
voir les eiseaux de sa voliere.
-Je ne les vais plus, disa1t-il récemment encore aun
ami, mais je les reconnais a leur chant.
Fayot, le terrible tireur, et le doux commaodeur da
Gama Machado, se réunissant dans le commun amour
des petits oiseaux; n'est-ce point étrange?

I

, A cbacun sa fantaisie. M. l)el..., qur a récemment
acheté 70,000 fr. le Mil huit cent quatofze de M. Meis-

�L'ILLll STl1ATI ON , JO URNAL UNlVEBSEL.

36

L' ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
sonier, vient d'avoir celle de faire
peindre son portrait par le grand
maitre de l'infiniment petit; je le
comprends a merveille, et c'est une
meilleure idée que celle de collectionner des boutons d'uniforme: une
manie dont je me garderais bien
d'ai\leurs de dire du [mal, puisqu'elle a rendu d'honnetes gens
tres-heureux. M. Del. .. payera sa
fantaisie 25,000 fr., ce n'est ríen;
car jusqu'ici, je ne sais qu'un seul
particulier qui puisse se vanler d'av.oir son portrait de la main de
M. Meissonier. Si l'artiste veut bien
ne pas trop hausser ses prix, la
mode en viendra bien vite.
Une mode nouvelle en pleine floraison, c'est celle des belles feuilles.
Nos jardiniers cherchent saos
doute encore a perfectionner_les roses et les cactus, mais pour le moment c'est aux feuilles surtout qu'ils
appliquent leur génie. J'en ai vu
hier d'admirables a l'exposition
d'horticulture de larue de Grenelle;
les unes avaient drs reflets de pourpre, d'autres des reflets d'argent;
quelques-unes étaient d11 velours,
d'autres du satín; il avait neigé sur
celles-ci, il avait plu des émeraudes
sur celles-la; et les formes les plus
nobles, les plus élégantes, les plus
majestueuses ! De vraies feuilles
pour les duchesses et les princesses,
qui s'étioleraient daos un intérieur
bourgeois ct¡que i'air d'une boutique tuerait net.

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Ce n'était point a~sez de Tartuffe auThéatre-Déjazet et au théatre de la Porte SainHlartin, il a
débuté l'autresoir au théatre Saint-

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SALON DE 1864: Ll! LIVRl! 01! RUTII (La Bihle). - Tableau de M. J . Pauvrlol. -

(Voir page 38.)

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CO!IP DF 11l~T OANS LES PLANES D'.H f'A( Sahara). - TablMu de 11 Eug. Promruliu . -

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(Voir p~if 2i).

37
Pierre : ce gaillard-la ne se refuse
ríen.
Une nouveauté pour l'automne
ou pour le printemps procbain :
le Théatre-Lyrique jouerait un
drame en vers, melé de cbant, ele
M. _Legouvé; l'ouvrage a pour litre : les Deux Reines. 1ri1"• Ristori
étudie le principal role.
Mais le printemps prochain est
loin de nous, parlons des choses
de dcmain.
On va représenter sur le théatrc
crEms, q1Je dirige M. Briguiboul,
le frere du peintrc dont les reuvres ont été fort remarquées aux
dcrniercs expositions, deux opércttes de MM. Nuitter et Tréfcu, musique de M. Offenbach : Jeanne q•J.i
pleure et Jean qui rit, et le Soldat
magicien.
MM. Nuitter et Tréteu ne prétendent poiot du tout avoir inventé le sujet du soldat musicien.
L'un d'eux a bien voulu m'apprenclre, avec une modestie cbarmante,
qu'on le voit poindre _pour ' la premicre fois •dans un intermedc joué
par la troupe espagnole qui vint
en France sous Louis XIII. Poisson
fit plus tard les Fous dive11tissants,
ou Dancourt prit son Bon soldat,
d'ou Anseaurnf:, en 1760, tira le
Soldat magicien. La vieille intrigue
espagnole parut depuis quatre ou
cinq fois, sous de¡ costumes dil'Crs,
au Vauclevillc, aux Variétés et aillcurs; et lorsqu'on ·parla pour la
premicre fois clu Soldat magicien de
AIM. Nuitter et Tréfcu, MM. Adcnis
ot Leuven annoncereut aussitut
daos les journaux qu'ils avaient un
Soldat magicien en portefeuille.
Tant mieux, vraiment; une fable

�.38

J,'ILLUSTR .\Ti0N, JO T:RNAL lj NIVER~EL.

L' ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

- - - - - - - -- - - - - - - -- - -- - - - - - - - - - ----tifique. Ce qui est en premiere ligne, oe sont les condi-

qui séduit tant d'auteurs doit étre excellente, et le Pannunkey, avec mission de gagner Gordonsville et
tions du pittore~que. 11 importe peu de savoir si le style
MM. Nuitter et Tréfeu sont gens a l'accommoder de la Charlottesville, pour se rallier au général Hunter. C'est
done bien, comme je vous le disais, un immense mouvc- de l'architccture est celui de l'époque de la dix-huitieme
bonne fagon.
ment concrntrique qui tend a investir complétement Lee dynastie ou de· la vingt-sixicme, si les costumes sont du
temps de Sésostris ou de celui de Psammétichus; mais
On pourra déclamcr, chanter et danser mille aris en- et Rir.hmond.
De part et d'autre, l'énergie ne faiblit pas un seul ce qui serait a désirer, ce serait que les figures princore sur le sujet de Némt'a, le nouve,au ballet de l'Ocipales, celles des dan¡mses, fussent d'un dessin plus
péra, saos risqucr de l'épni,~r. L'amour vengé ! que instant. S'il le fant, nous ferons des efforts surh11mains;
•
correct et d'un mouvement moins disgracieux. -M. T1sde tiracles, de roulades et d'entrechats il faudrait pour mai~ il faut qne nous l'emportions, et nous l'emporterons.
sor
avait attiré l'attention, aux deux avant-dernieres exStevens, le vice-président du Sud, di~ait derniere mettre hors de service un si riche theme !
positions,
par des peiotures de style archa"ique dans la
Nous avions eu des ballet, fran~ais, des hallet• na- meút dans un discours : &lt;&lt; Le negre n'est pas l'égal du
maniere
de~
premiers maitres allemands et vértitiens de
politains, des ballets belges ; le temps était bien ven u ,&gt; blanc, et l'esclavage, sujétion a une race supéricure,•
la
Renaissance.
Cette année, il a renoncé, et il a hien
d'un ballet hongrois. Et puis, on avait Mil• Mourawief, 1, est la condition morale et naturelle du negre. No.tre
fait,
a
ce
mode.
conventioonel
de peindre en vieux; il est
,1 gouvernement est le premier dans l'histoire du monde
et la Russie n·est pas loin de la Hongrie.
entré dans la vie moderne, mais en conservant une cer1,
qui
ait
pris
pour
base
fondamentale
de
son
o,ganisaPar Mourawielf, le général, dont je donnerai, tous
taine singularité qui coostitue l'originalité de sa males talents pour une pointe de sa gracieuse homonyme, 11 tion ce fait incontestablement vrai physiquement,
niere. On 'peut reprocher a son Portrait de M110 L. L. la
la Hongrie n·est point un pays aussi barbare que je me n philosophiquement, moraiement. »
confusion
optique qui existe entre la chevelure réelle et
Voila, 11 me sembl,,, une profession de foi hien forl'imaginais: il y a la le plus joli bois du monde. avec un
~on
reflet-dans
la glace, et a la couleur la dominante
ravissant petit temple dédié a Cupidou. Cupidoo, c'est melle. c·est contre de ,ernblables príncipes que nous
aigue
d
u
corsage
rouge. Daos le Portrait des dttt.:l! S11JUrs,
Mil• Fiocre, q11i ne dépare pas son bois, je vous as- combattons.
011
il
a
associé
le
raysage
aux figures, une teinte généNe devo'us-nous pas avoir avec nous tous les gens de
sure. Et comme le~ paysans et les paysannes s'habillent
rale
verdatre
enveloppe
tous
les objets et se reflete sur
creur?
galamment en Hongrie !
les
robes
blancbes
et
sur
les
carnations.
On peut ne pas
Pour extrait: P. PAGET.
Agréez, etc.
La nouveauté de Néméu, c'est un air que chante
aimer cette coloration, mais on doit reconnaitre que le
Mil• Mourawief du bout de ses petits pieds mignons. Vous
jeune art1stc fait preuve, daos cet ouvrage, d'un senti."
vous rappelez, dan, un vieil opéra, la scene ou la chanment harmonieux et délicat des valeurs de tons dans
teuse fait écho a un rossignol; eh bien! M11 • Mourawief
une gamme sourde et liII!itée. Ces diverses transformajoue cette scene d'une fagon merveilleu~e; \'orche,tre
tions sont les indices d'un talent qui s'affirme, mais qui
parle, et die répcte l'orchestre sans manquer une note.
15• article).
héfite encore sor sa voie défioitive. - M. HAMON contiPas une mélodie, pas un trait, pas une fiorilure que ne
11 y a une qualité qui fait souveot, dfl nos jours, dé· nue a poursuivre celle de la fantaisie, parfois alambimiment ces pieds-fées. Un vieux monsieur sourd, qui les
quée, ou il a établi son domaine. Son Av.rore n'a aucune
avait regardés avec beaucoup rl'attention, chantait l'air faut au talent, c'est la sincérité. La concurrence et le
espece
de parenté avec l'Anrore aux doigts de rose du
désir d'attirer les regards et de les étonner entrainent
tres-correctement au sortir de la répétition générale.
vieil Homere; c'est une jeune filie matinale, sort.ant de
lrs
arlistes
a
faire
des
choses
exagérées,
excessives,
a
reMil• Fiocre ne danse guere, mais elle n'en a pas
cbercher des données singulieres et bizarres. Daos cette ~a couche et retenant sa cheroise d'une main, les pieds
moins un succes qui doit réjouir Phidias.
nus posés sur une feuille de chou et buvant la rosée
Le lendemain du jour de la premiere représentation, rnauvaise direction, les uns faussent leur talent; les audans
les clocheJ,tes d'un convolvulus, le tout enveloppé
on a trouvé, écrits sur la porte du Musée des Aotiques, tres, µayant d'audace, se font une originalité de leur
d'une
teinte aéi:ienne. Un charmant meu~onge ! - Le
impuissance meme. L'épreuve réussit toujours dans une
les cinq vers que voici:
contraste
le plus violeot a opposer a cette évanouissante
certainc mesure; le public se laisse surpren&lt;lre; et une
peinture,
e'est l'éblouissante toile 011 M. MoNGINor a
critique amie, acclamant les novateurs, malmenant leR
Dianes et V6nus et chaque déité
peint
d'une
si vive couleur Pierrotenfant, mordant dans
Que dans le blanc Paros sculpta l'antiquité,
bour¡;cois, souticnt qne le laicl, c'est le beau, et que les
une
grenade
et 'JYT'ÍS sur le fuit de gourmandise par ArleVous dont J"hymne sublime ou l'ardent dithyrambe
teintes les plus criardcs c'est de la couleur. Cela réu~sit
quín.
Immortalisa la baaulti,
a faire de petites renommées éphémeres qui, aprcs un
Nous avo ns du, dans notre revue rapide et tres-limitée,
Allez voir l'Amour-Fiocre el voilez-vous ... la jambe.
retentissementd'un jour, tomberont demain dans l'oubli.
omettre
bierf des noms e! bien des ouvrages. Nous reLa n'est pas le ma.l; il est dans le trouhle -qui s'introX. FEYRNET.
g.r_
e
tt4lns,
entre autres, de ne pouvoir que citer la Venduit dans les idées, dans les imitateurs égar'és ,que de
rlange
a
Procicla,
de N. CuRzoN; les Nymphes au tombeau
fa!_).sses doctrines encouragent.
Le maitre des grandes audaces, peintre d'un talent d'Adonis, de M. GENDRON; le Repos et l'Épisode des gumes
réel; qu'il a le tort de forcer, M. Courbet, est, cette de la Pologne en 1863, de M. LAUGÉEj le Liwe de Ruth,
L'ARMÉ~'. FÉDÉRALE DKVANT RICIIMOND.
année, absent de. l'Exposition. - Un peintre nouveau de M. FAUVELEr, tablean plein de grace et de sentiment,
venu, M. MANET, qui était resté exilé, l'aonée derniere, que nous reproduisons dans ce numéro, et les petites
A.U DIRECTEUR. · '
Ncw-York, 15 jum.
dans les s·alles des refusé~, a eu, cette année, deux ou- scenes rle MM. Fm,RE, F1caEL, PARGELAs, etc., etc. ·
Le gouvernement des États confédérés d'Amérique a vrages admis au Salon: Daos l'Episodt d'une course de
PAVSAGE,
montré une grande babileté en choisissant Richmond tau!'eaux, Il0US ne saurions voir que la hardiesse de
mettre
du
noir
sur
du
jaune.
Dans
le
tableau
des
Anges
pour capitale. JI ne pouvait pas trouver une ville dont
Le PAYSAGE est le geore de peinture qui envahit dt.
la défense fut plus facile. La vue a vol d'oiseau que je au tombeau du Christ, _on ne remarque que l'abus d11
jour
en jour davantage nos expositioos. Pour le nombre
vous envoie vous en convaincra. Le pays environnant noir et de la laideur. Quels q11'aient élé ces débuts, le
des
muvres
produites, il passe meme avant le GENRE. Si
est boisé, d'une nalure inégale, couvert d'ondulations nom de M. j1anet a surgi de la foule; c'est une bonne· l'on se reporte par la pensée a ce qu'était le paysage
et de ravins, traversé de rivicres et de ruisseaux sans fortuoe qu'il doit s'efforcer dorénavant de justifier par tlans les premieres années de la Resta11ration, lorsqu·¡¡
nombre. Chac1m de ces obstacles peut de,enir, a l'oc- des muvres étudiées et moins incorrectes. - M. LAMllRON
cherche toujours les rnjets excentriques. Tel était, cette n'était, pour ainsi dire, qu'un tbeme classique de com•
. ca$ion, un retranchement. un point de résistance.
posilion conventionnelle, lorsqu'on n'avait pour princi•
Oeux lignes de chemin de fer, !'une allant vers le annce, celui de son tablean intitulé Déception, 011 l'on
paux· peintres du paysage champetre que Demarne et
voyait
un
jeune
homme
cos~umé
en
polichinelle,
s'apnord de Richmond a Frédéricksburg; l'autre, le Virginia
ses paysanneries de la banlieue, Jolivard, Watelet ...,
puyant
la
tele,
en
désespéré,
contre
un
arbre
et
froisCentral liailway, se dirigeaot al'ouest, peuvent rendre les
r¡uelle pénurie alors et quelle ahondance aujourd'hui !
communicatioos et les approvisionoements faciles. De saot la letlre d'une infidele qui tui signifie qu'il peut
n
offre également une inépnisable variété d'aspects. Le
plus, le général Lee, maitre depuis trois ans de cette l'attendre sous· l'orme tant qu'il voudra, mais qu'elle
paysa¡re
de style, le paysage poétique et idéal, a encore
partie de la Virginie, en connaissant a fond l'importance ne se soucie ni de lui ni du beau bouquet qu'il lui
quelques
adeptes; mais la tendance génér¡tle est au
stratégique, avait construit des forteresses rlans le~ en•• destinait et qu'on aper~oit la déposé sur un banc.
réalisme,
et
trop fréquemment a un réalisme étroit, apdroits propices : !'une sur le Rapidan, l'autre sur le. Triste journée de carnaval! Cette douleur demipauvri
et
mesquin.
11 semble que d'etre réaliste, cela
Mine-Run, une aulre a Spotsylvania, une encore s11r les comique a trouvé le public un peu indifférent. dispense,
non
pas
seulement
de coll}poser, mais de dis•
deux brancbes de la riviere Anna; une derniere, enfin, Sa curiosité a été excitée par l'aspect singulier et l'a.pposer
des
plans,
de
choisir
un
site ou les Iignes se compareil archéologique du tablean de M. ALMA-TADENA,
a quatre· milles de Richmond.
binent
d'une
maniere
harmonieuse,
oules masses se baMalgré tant d'obstacles, le général Grant, au prix de éleve de M. Leys, les Égyptiens de la XVIlI" dynastie, ce
lan
cent
beureusement;
que
cela
autorise
une exécution
grands sacrifices, de combats incessants il est vrai, a tableau avait été, dit-on, exposé l'année derniere a Brulachée, qui supprime l'étnde de la forme, les détails du
xelles,
sous
cette
désigoation
:
Comment
les
Egyptiens
avancé, et de ses retr.anchements actuels il peut voir la
rendu et ne dépasse pas l'improvisation de l'ébauche,
fumée 'l.es maisons de Richmond, qu'un seul combl!t s'amusaient il y a trois mille ans. En l'envoyant a París,
Aussi un tres-grand nombre des paysagP.s exposés sont
beureux fe:r'a tomber en sa puissance. 11 entoure Lee et l'artiste lui a donné un titre plus grave et qui a une apmoins des tableaux que des esquisses, des impressioos,
son armée d'un cercle de fer; Mearle, Butler, Sheridan, parence scientifique, comme s'il s'agissait d'un mémoire
des
souvenirs de paysages. La•tache, aiosi réduite, ei4
Hunter, les vaillants lieutenants de Grant, tiennent la présenté a l'Académie des inscriptions. 11 y a, dans cette
rendue
plus facile encore par le systeme de colorís neucampagne tout autour de la ville; ils. ont coupé les eomposition, une recherche et une étude curieuses; l'étre
adopté.
C'e~t presque exclusivement dans la gamme
lignes de chemin de fer, et intercepté ainsi les ap- rudition archaique qui y est mise en reuvre est-elle de
du
gris,
favorable
a l'harmonie, que s'exécutent aujourprovisionnements des sécessionnis\es, tandis que les bon aloi? C'est ce qu'un savantégyptologue seul pourrait d'hui nos peintures de paysages. Dans l'école qui a proleurs se font tbujours avec une regularité parfaite, a dire. Peut-etre aussi pourrait-on contester la valeur
duit Claude Lorrain, on a peur des colorations chaudcs,
l'aide de leur flottille qui sillonnf les divers cours d'eau ethnographique des types 'des figures. Ces personnages
du soleil et de la lumiere, qui oUige a une certaine
du pays. Grant, fortement établi a l'ouest de la riviere sont-ils bien surs d'etre des Égyptiens? N'y a-t-il point
étude
des ombres portées. Toutefois, tel est le charme
Jame~, s'est formé comme deux ailes avec l'armée de parmi enx des Hottentots ou meme des Mohicans? Qúoi
de la nature, que l'on s'arrete avec intéret devant ces
qu'il
en
soit,
nous
n'attacbons,
quant
a
nous,
qu'une
Butler a l'oue:;t et celle de Hunter a l'est; rle plus, au
ouvrages impi:ovisés, devaut ces ébaucbes, qui en reti2nsud-est, Sheridan et sa nombreuse cavalerie ont passé importance secondaire a la question de précision scien-

strapassée 011 les valeurs de tons sont bien observées, fanée. A ce propos, me sera-t- il permis d'adresser un
- -----:--~~~~~==::::.:~~~;;,·--'
.,.
'd ·
vmu _ le vreu de tous les musiciens, - a
l'ar.mais ou le colorís est absent. Cette mam1:re se re

é ·
-nent quelque accent, qui en refletent quelque cót vi••
eule•
·s, dans la complete indé pen, danc,e d· _es r ". •
Yace. Et Pul
et de la tr"'•dition 011 s'est placé l'art auJourd hm, les m_·v1·dual1'te's se manifestent avec la var,iété la plus capr1dl
·euse,· ce qui est encore une cause d amus_ement_pour
¡
Cl
ur. Out.re la diversité des mamc_res, 1 Y .ª
·
le Spectate
_baiau "•si· ce lle qui provient des contrées. Autrefois, les.)m
tres du Paysage, et, pour ne citer que le _pl11s cefie ére
t , s,
dans le genre vrai et naH: Ruisdael, rcsta1ent con in
1e con r,ee,
ans
des
limites
tres-restreintes,
a
une
seu
t
t
et d
a une province, a une commune. Actue_lJem,en ''ce~
Arr
1
t I
· r c e_s
t desnon-seulemeut l'Europe tout entiere, mais
e
c'est
t'Asie
c'est
l'Amériqoe,
qm
,olJ.I'mss~n
qu '
'
· t L cbamp
scenes pittorcsques etétranges aux paysagis es.. e
.a
s'est done infioiment agraudi. L'école fran~a1se,
qui
seldorf les
our concurrents l'école alleman de de Dµs.t stes • 'ma1s
.
P
de nom breux ar .1 '
Belires,
les
Anglais,
compte
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d
b b teté et de
elle s·enorgueillit peut-etre trop e so~ ~ 1 ,
son renom . elle se bercerait dans une 1lluswn facheuse,
si elle ne s;apercevait pas que de jour en jour elle se
· é·d
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arque dans un coin plus retr. c1 u paysag~, e que,
·
h
ta s qua
P
dans son dédain, elle 1a1sse ec apper cer m~ ,. , b
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longee 5 1ns
lités pittoresques, dont 1a sence rop pro
. crirait comme une !acune regn.ttable dans son bis-

m1,

,

M.

dans certains de ses ouvrages, a une sorte de peinture ch.1tecte qm· est cbargé de l'ope'rat1·on? Cette .salle de
• eom1que
· est cbarmante· ",. beaucoup d'égard~·,
monochrome, 011 ne dominent que le gris et le noir. 11 1'Opera, bº1en décoree,
, commocle,
cst hon de prémunir ·contre le danger ele l'imitation les bien coupée, bien e¡·1str1'buee,
d
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·
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avec
tous
ces
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'ritcs, elle a
J. euoes paysairisles, que la réputation et le mérite e
egan e, e c., e c. Jl ai ,
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d~s
chanteurs
qu'on
l'arliste ponrraient entrainer. - M. P,rnL HuEr, le repré- un e aut: e e repousse a. v IX c.
,
1 de
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10·1
sentant de l'ancienne école romantique dans le pay~age, entend mieux au on e a sc1:ne, erri,;re ª
e
·· ¡oges. EIIe amor1·t
avait daos le salon d'bonneur, non Join du paysage de fond, qu'au balcon et aux premieres
1
M. Th. Rousseau, une vue prise dans te département de la sonorité de l'orchestre, et, en ce sens, e11 e n' ag1·t pas
.. ega
. 1e, s1. bº1en
l'lsere: Porte de la route d'Uriage a Vizille, peinture so- ~ur tous les instrumenl~ d' une mamere
.
donn é, que1 qu•·¡I so1·1, pro ·
lide et Jum·ineuse.
qu'un passage symphornque
'f. CABAT ava·1t exposé deux tableaux : Une heure dans duit un autre effet, et change pour ainsi dire de coulesJlbois, paysaire sombre, étoulfé, daos Jeque! se reflete leur, selon qu'on l'écoute d'en haut ou d'en has, de
•
· ?.
un sentiment v de la nature ,· l'autre, Souvenit' du lac de droite ou de gauche. A quo1• t1ennent
ces b.1zarreries
I
d.
Nlmi, 5cene calme, site imposant, et qui respire une cer . Je !'ignore, assurément. Mais ne serait-i pas esirable
taine grandeur a défaut de la vie •, on dirait, a voir cette que nos architectes prissent la peine de Ie cbereh.er ·?
•
¡e mi:me
, ¡our
·
touche du feuillage allourdie,qu'on estdans le voisinaa.,e
Le Théatre-Lyrique a fait sa cloture
que
du palais :le la Belle· au bois dormant. - Le Bois sacré, l'Opéra-Comique. On sait qu'il prend tous les ans deux
de M. FRAN~Ais, nous transporte en plein paysage poé- ou trois mois de vacances; apparemment, il s'en trouve
tique. Le peintre a voulu exprimer la luxuriante frai- bien .. Les villes d'eaux, en France et en Allemagne, s'cn
cheur de la végétation au printemps. On ne voit que la- trouvent mieux encore. Bade, Ems, Spa, Vicby, Bafi
1
verdure qu; verdoie,· d'une teinte un peu convention- gneres, etc., tirent un assez grand pro t des oisirs qu¡¡
•
nelle et d'un feuillé touché d'une maniere monotone : le Théatre--Lyrique fail a ses acteurs.
cela manque d'air, de profondeur et de vraie lumiere;
La Porte--Saint-Martin a tenu ses promesses. Arborant
toi~:~ petits table.aux de MM. CoRor et TRÉODORE Rou3 .. mais cela séduit par la suprerne élégance que l'artiste pour devise la liberté des théatres, inscrite en vedette sur
sEAu, placés daos le $alon d'honneur a peu de distance sait répandre sur ses ouvrages. - Un Souvenir du Duu- son affiche, ce théalre a inauguré le Dlois de juillel par
!'un de l'autre, peuvent servir a caractériser tout a la phiné, paysage oomposé, de M. BELLor, est un petit pay- la représentation du Barbier de Séville, qu'a suivie, Je
fois et le charme c¡u'on trouve dans certains paysagistes sage de style classique, dont le dessio est également élé- lendemain, celle de Norma. Le succes de cette douhle
de notre école, et les ]acunes treo-sensibles qu'accusent gant, et qui est tres-finement exécuté.
tentative a réalisé ou dépassé toutes les espérances. Les
le choix de leur colorís et le procédé de leur exéeution.
Deux jolies toiles de M. ANAST.ASI: Terrasse de la villa habitués du lieu ont fait, a Rossini commc a Bellini,
Le Souvenir de Mortefontaine, de M. CoRor, est un reve Pnmphili a Rome et Aqueducs de Claude, camragne ro- l'accueil le pltJs chaleureux, le plus sympatbique. Eux
de fraicheur matiµale. C'est vague comme un souvenir; maine, sont des souvenirs de $00 réceut séjour en Italie. que l'on croyait si complétement inféodés au mélodrame,
cela n'est pas fait, c'est entrevu; c'est une impression, M. AcnENBACH, de l'école de Dussedorf, a exposé, cette si affamés de prose emphatique, si friands de coup$ de
I
et elle est charmante. - Lé tableau de M. TRÉODORE aonée, des ouvrages moins importants que ceux qu'il poignard Fiez-vous done au public ! Ces grands déveRoussEAu, Chaumieres sous les arbres, est d'une tonalité avait envoyés aux avant-derniers Salons. Mais il y a un loppements de l'art italien, qu'a l'Opéra-Comique on
aussi vigoureuse que celle du tablean de M. Corot est ton fin etharmonieux daos sa vue de Rome, prise du Mo- proscrirait comme nuisant al'action, n'out pas le moins
faiLle. La sombre intensité du vert feuillage des arbres nument de Crecilia Mete/la. - La Vue de la villP. de Crevil- du monde effrayé les auditeurs du boulevard. J'y ai vu
est puissamment saisie par l'artiste. C'est un aspect dé- lente (Espagne), de M. BALFOURJER, est une bonne et so- applaudir des morceaux de N(Jf'fTla, exécutés intégralepourvu de variété, mais dont la moootonie voulue, dont lide peinture, a laqnelle ou peut reprocher un faire uo ment, et qu'au Théatre-Lyrique on avait raccourcis par
la forte unité s'impose a l'attention, et empeche de sen- peu lourd. - Les Rochers sur le Doubs sont exécutés (a prud.ence, les jugeant trop longs. Le croira-t-on? C'étir les délauts provenant de l'insuffisance et de la lour- chaux et a sable) par M. BAvoux, avec une apreté d'aspect taient les spectateurs des petites places qui mootraient
deur de la facture. Ces deux petits tableaux ne soot pas qui rappelle complétementla maniere de M. Courbet, dont la satisfaction la plus vive. C'est du parterre et des
des ouvrages acbevés et qu'on puis·se, dans un concours on croirait qu'il est l'éleve, tandis qu'il sort de l'atelier de étages Supérieurs que partaient surtout les applaudisseuniversel, donner comme de!' spécimcns de la valeur M. Picot ! - L·Embouc\ure de l'Elorn (Finistere) est un ·ments et les acclamations.
des paysagistes frangais; mais ils offrent l'un et l'autre site bien pris, rendu avec vérité par M. BERNJER, dans
II faut ajouter que l'exécution de ce§ deux ouvrages a
un vif intérct par leur accord individue l. La critique ce malheureux ton gris qui est la livrée ordinaire-de été tres-soignée, et généralement tres-satisfaisante.
s'est divisée dans l'appréciation d'un autre tableau· de notre école. -M. CAsrAN, éleve de Cal ame, a un sentiment M. Capoul, eogagé temporairement a la Porte -SaintM. Th. Rousseau, le Village.; les uns y ont vu &lt;&lt; un des agréable du paysage, choisit ou dispose bien ses sites, Martín, grace a la clóture de l'Opéra-Comique, charite
tableau:x les plus remarquables du Salon, » les autres y dºun ton cla1r et assez juste au premier aspect : seule- fort agréablement le róle du comte Almaviva. Le réperont vu &lt;&lt; une triste défaillance de son talent. ,1 Quand ment sa couleur Jluide et sou procédé, qui couvre a toire fran~ais ne luí laisse guere montrer que la fraila critique en vienta des appréciations aussi diamétrale- peine la toile d'un léger frottis, ótent de la solidité a sa cheur etle timbre velouté de sa voix. Le style brillant de
· ment opposées, il semble qu'el\e ferait aussi bien d'ab- peinture.
Rossini luí a permis d'en faire apprécier !'agilité facile
11
diquer et de laisser le public a son sentiment naturel.
M-. CÉSAR nE Coc.x cherche a transporter dans ses toiles et correcte. M • Balbi a beaucoup de grace, 1Jn char-·
Quant a nous, qui trouvons le Village une peinture l'bumide fraicheur de la végétation de la Belgique; la mant minois, un organe dont la sonorité !impide, l'émisfausse de ton, d'nn coloris maladif, d'uneexécution pau- toucb1; ronde de son feuillé est monotone, et il s'aban•· sion naturelle, la légereté, la souplesse conviennenl
vre, enfantine et laborieuse, nous cherchons vainement donne aussi aux Iicences de l'improvisalion. Que d'ébau- merveilleusement a la musique bouffe." Dans Norma, le
comment ce qui est pour nous une aberration de gout ches et d'études a la place de tableaux ! - CP. sont deux róle principal est rempli par Mm• Écarlat-Geismar, dont
d'un artiste de talent, est pour d'autres une muvre hors excellents paysages, dans des genres rlifférents, que la la voix étendue a quelques défauts. Son médium est un
ligne et transcendante. Cette incertitude des jugements Vue du 1'ibre, prisede l'AcquaAcetosa,campagne deRome, peu voilé, mais son registre grave a de l'énergie, et ses
et ces contradictions, qui malheureusementse reprodui- de M. LANouE, qui a été reproduite par 1'11/ustration, et notes élevées ont beaucoup d'éclat. E.Je prononce avec
sent trop souvent, attristent, sans les troubler, les der- que la Mare dans les clairs chenes (Moselle), de M. M1cnEL¡ une netteté parfaite. Elle vocalise a merveille. Elle a du
niers moments ou nous tenons ici la plume de cri · les dernieres clartés du soir s'y relletent, ét des bérons, style, de l'expression, de J'ampleur. Mm• Ismael joue
tique.
s'abattant sur ses bords, y cberchent leur ¡::ite pour la et chante fort bien le role d' Adalgise. M. Pieot (Pollion)
M. ClllNTREtnL a le tort de vouloir saisir des effets pas- nuit: se/me paisible, bien comprise et d'un effet barmo- est possesseur d'une tres-bon ne voix de ténor, franche,
sagers et insaisissables. Un pré; l11 soleil chasse le brouil- nieux. - Nous avons du errer un peu au hasard dans sonore, étendue. On voudrait seulement qu'elle fut un
lara, est un effet de ce genre. Le peintre a mis toute son I'énumération des dernlers ouvrages que . nous venons peu mieiu posée. Mais six mois d'un travail sérieux lui
industrie pour traduire ,un aspect qui l'avait frappé au de parcourir. Nous laissons forcémlnt bors du cadre de suffiraient pour acquérir ce quilui manque. L'orchestre
passage. ll est impossible de donner un éclat plus vif notre revue une quantité considérable de paysages plus ne parait pas renfermer des solistes de premier ordre;
qu'il ne l'a fait a'ia verdure, opposé aux tons gris de cen- ou moins intéressants et dignes d'etre signalés. :Mais ici il a de l'ensemble, il observe bien les nuances, il soudre, lourds, étouffés du ciel et du reste du paysage, en- l'ahondance est telle et l'habileté, un certain ensemble tient les voix sans les écraser, sans les gener. Son chef,
vahis par le brouillard. Cette éclaircie, ce coup de soleil de qualités moyennes, sont si généralement répandus, dont je ne saurais dire le nom, est évidemment un
sur la prairie, est une véritable illumination qui agace la que le compte-rendu des paysages exposés au Salon dé- bomme de mérite, auquel on ne peut reprocher qu'une
vue. Cela est plus curieux qu'agréable. L'art a voulu passerait les limites d'un article de journal et deviendrait ten dance a ralentir les mouvements qui altere parfois le
surprendre la nature et lutter de trop pres avec elle; il un livre, si on voulait le faire complet.
caractere des morceaux, en affaiblit l'expression. Au
a été vaincu. - M. MAZON a le sentiment et l'entente de
A• ·¡ • DU pAYS.
Théatre-Lyrique, on a joué presque tout l'opéra de Norla lumiere; c'est la ce qui donne de la valeur a ses payma trop vite : a la Porte-Saint-Martín, on le joue trop,
sages : les Bor~ du Taven, Soleil levant et Novembre.
lentement. De ces deux défauts contraires, c'est encore
Mais il a un procédé égal et monotoue, et la naturc,
le dernier qui fait, daos une partition, le moins de
qu'il se propose au~si de serrer de pres, n'en a pas. Sa
CDRONIQUE MUSIC.&amp;LE.
dégats.
toucbe a de la maigreur; il semble que les chenilles
La Porte-Saint-Martin tend a devenir un tbéatre a
aient en partie grignolé sa verdure. - Nous nous récuseL'Opéra-Comique est fermé pour un mois au moins. plusieurs faces, comme les théatres de provinee. Tar- .
rions volontiers en présence des tableaux de M. DAua1GNY, On fait a l'édifice des réparations que les gens de l'art, tuffe et l'Aváre accompagnent le Barbier de Seville et
comme nous serions disposé a le faire devant certaines du11ent consultés, ont déclarées nécessaires. On profi- Norma. :Mais c'est a mon spirituel · collaborateur, M. de
peintures de M. Tb. Rousseau. Nous n'y voyons que des tera de l'occasion,selon toute apparence, pour restaurer, Belloy, qu'il appartient de juger cette incursion un peu
ébauches, des études largement brossées, d'une touche nettoyer la salle et ra(raWair sa toilette, passablement bardie sur les terres de la Coméwe-Fran~ise.
V

�Toujours e~t-il que Norma, l:l Norma de Bellini, reuvre
écrite jadis ponr W00 PaHa, et qui, par conséquent, réunit toutes les difficultés de l'exécution vocale, vient d'etre
chantée impromptu, pour ain~i dire, dans nn élablissement
dramatique ou, au point de vue musical, tout . était a
créer; •que celte entreprise, qui semblait d'avance fort
téméraire, et au succcs de laquclle on ne pouvait croire,
a ¡,leinement réussi; q11e
l'orcheslre, Lrcs-suffisant,
des aujourd'hui, ne peut
manquer de s'améliorer rapidement, que le chreur
manreuvre aYec une préc,sion et un entrain rem:irquables, que1e'premier
rule est rempli par une
cantatrice de beaucoup de
talent que persoone a Paris ne coonaissait, et le second par une artiste qui,
de son coté, n'est pas saos
mérite, et que cette exécution esl, dans son ensemble, supérieure de plusieurs ~
degrés iL ce que l'on avait
Yu, quinze jours auparavant_. au Théátre\-Lyriq11e,
Jeque! est impérial et subv :ntioooé. Sur ce qu'a produit, du premier coup, la
liberté des théatres, 011
peut facilement juger de
ce qu'elle produira par la 1_
suite, et de l'impulsion que · ,_l'art en recevra.
~
M. JulesCohen avait don- ~ ·
né, il y a trois ans, je crois,
au Théatre - Frao~ais, le~
chreurs d'Atl11lie. Les
chreurs d'Esther vienuent
d'avoir leur tour. Des élcves du Conservatoire soot
chargées de l'exécution.
Comme dans Athalie,
~r. Ju les Cohen a cru devoir
leur adjoindre quelqucs
élcves masculios, afio d'avoir des ténors et de,
bas~es-tllilles. On pouvait,
ii. la rigueur, admeltre de~
léYites dans Atltalie. lis y
ont mcme été indiqués par
le p~cte:
0

1

.

1

dis¡,osition augmente la sonorité, j'en conviens. Mais ce
développement de sonorité ét:lit pcu nécessaire, et ces
grands cris poussés dans le palais d'Assuérus ressemblent beiucoup a un contre-sens.
Un chreur it l'uoisson n'est plus un chccur. C'est un air
clt:rnté par une voix gigantcsque. Cela permet d'augmenler
proportionnellement les forces de l'orchestre, de mettre en

citer le premier vers, - qui a beaucoup de grace. Tous,
le systcme une fois admis, - sont bien écrits, et l'insnon.
trumentation qui les accl&gt;mpagne est parfois tres-distinll est certain qu' au tbéatre, et dans certaines ci
s¡ Molte-Houdart a dit, dans un ve'.s célebre, ce qui guée. Enfio, si le nouvel ouvrage de M. J. Coben ne vaut
ces données, un chreur a l'unisson peut produire
quit un jour de l'uniíormité.
, ,. . .
cffet dramatique. Le finale du Barbier de Séville, ¡ , n peut aJ·outer, sans etre accuse d mJust1ce, que ,les pas cette jolie partition : Maítre Claude, qu'il nous a
donnée il y a deux ans, il n'est pas ahsolument saos mé•des bardes dans la Dona del Lago, celui des gonda
mes mélodiques de M. Coben, pour la plupart,. ~ ~- ritc, et l'on voit que l'auteur fera beaucoup mieu1
la Gazza ladra, celui des conjurés &lt;lans le C icnt pas un accent assez vif, un rhythme assez decide,

a aimer le fracas,

sans doute pour s'accoutumer e, de substituer J'uniformité a la variété des corobinai-

..,...

CIRCASSIENS EN EXIL,

[ moi les accords ....

111

ses si bémols, ont une sonorité vigoureuse, éclatante. 11
parait en avoir abusé. C'est ce que font aujourd'hui tous
les ténors. Le médium de sa voix est lourd et n'a plus de
timbre. D'nilleurs, acteur assez froid, et inr.apable de
suivre ~leyerbeer daos ces élans de passion draroatique qui
furent le plus beau coté de son génie, M. Morere fait sonner la note, mais il n'exprime qu'a moitié le sentiment.
Qui nous rendra jamais
Adolphe Nourrit dans ce
role de Robert?
On a coupé, daos le cinquieme acte, le commencement de la seconde sccne, oti l'orgue prie, ou le
chreur glorifie la Providence. Ce qui se disait
deux fois ne se dit plus
qu'une seule,et le bel effet
que produisaitjadis le morceau est diminué de plus
tle moitié. On l'entendait
d'abord isolément. Puis,
quand on le connaissait
bien, on l'entendait denouveau derriere le dialogue
de Bertram et de Robert.
La sensation profonde que
faisait naitre la seconde
reprise avait été préparée
par la premiere. Mais qui
comprend encore, aujourd'bui, le grand art .' des
préparations ? En coupant
les reprises on abrége le
spectacle, et c'est le poínt
imporlant. On ~e soucie
peu de finir plus t,Jt, mais
on tienta commeocer plus
tard, afin que les gens
comme il faut et les belles
dames qui dinent iJ. sept
heures aient le temps d'arriver. On n'y gagnera rien.
Les belles dames arriveront toujours trop tard.
Autrement, leur entrée
ne serait point rcmarquée.
G. füourr.r.

Lea

Lévites, de vos sons pretez-

Cette fantaisie s'cxplique
moins dans Esther. Des la
premicre scene, la reine dit
qu'elle a réuni pres d'elle,
dans son palais, c'est••adire dans celui du roi de
Persc, les filies des meillcut es familles juives,
qu'elle y assure un asile a
leur faiblesse et a leur innor,ence, et l'on voít assez
clairemeot qu'elle s'occupe
de leur éducation commc
M de Maintenon de cclle
des élcves de Saint-Cyr.
Comprcnrl-on l'intrdduction
et le srjour d'une &lt;louzainc
dejeunr,s gaillards &lt;lans ce
pensionnat? ?\e sait-on pas
d'aílleurs que le h.:irem desrois de l'Asie était, des
cettc époque, soumis aux
mcmes lois qu'aujourd'hui •/
Esther ne dit-elle pas a chaque instant « Mes filies,,. it
ce trou¡,eau de jeunes jouveneelles? M. Cohcn ne peut
mcme alléguer ici, pour excuse, les nécessités de l'harm~nie, puis~u'il a éctit tous ses chreurs a l'trnísson. Les
YOLX 1~ascnhn:s _d?nnenl invariablement, ou peu s'en
faut, 1octave rnfcr1eur du chant des jeunes filies. Cette

4i

L'ILl.,USTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURN.\L UNIVEilSEL.

40

AU DIRECTEUR,

•

ETIERI! D'ERZEROUJ. -

I

jeu símull,inémc;it les tromprltl~, lrs tromLune,, les pe- Egitto, en sont d'illustres exemples, et j'en pou
tites Otiles, les timbales, le~ tarnbours, tous les instru- bien d'autres. Mais ce procédé ne s·esl employé j
ments percants et contondants. On fait ainsi un bruit for- qu'accidentellcmcnt. 11 était résené II M. Jules
mídable. Ce fut toujours un infaillible moycn &lt;le succes en de l'étendre iJ. toutes les parties d'uue reuvre de
France, et f en est un également en Italie, depuis q11e les haleine, de se priver systématiquemcnt des effets
Jtaliens, dont l'oreille était aatrefois si délicate, se sont mis iJU 1Jn contrepointiste hahile sait tirer de l'harm ·
1

.

D'apm un croquis rle Al T.

n caractere assez original pour se passer de l'intéret
ui résulte de l'agencement des parlies, du choix et de
'enchainement des accords.
Quelques moreeaux, néaumoins, sont vigoureusement
n~us, et produisent un assez bel effet, notamment au
econd acte. 11 y en a ~n, - je rcgrette de n'en pouvoir

quand il ne se laissera plus égarer par le gotit du para~
doxe et le parti pris.
M. Morere vient de reparaitre a l'Opéra, dont il était
éloigoé depuis quelques années. 11 y avait débuté, on doít
s'en souvenir, en sortant du Conservatoire. 11 y a de belles
note$ a l'extrémité snpéricure de sa voix. Ses sol, ses la,

La Gazette de .11foscou expi iquait dans un de ses
derniers numéros, avec unt
brutal e franchise, le systcme suivi par le gouvernement russe au Canease,
systcme dont la Pologne a
éprouvé déja les hienfaisants effets.
« On a essayé au Cau..
case, disait ce journal, de
tous les rnoyens : on a
cherché a attirer les montagnards par les faveurs,
p:ir les avantages commerciaux; on a augmenté ·Je
pouvoir de leurs princes,
on leur a donné le self-got·crnment : rien n'a r6ussi.
Alors on leur a dit : Vous
ne pouvez rester sur vos
rochers, dans vos forets, car des que nos armées s'éloigneraient, vous reprendriez les armes et la guerre recommencerait. 11 faut done vous disperscr aux quatre coins
du monde, et nous avons chassé les Circassiens de leurs
montagnes et de leurs íorets. ii
Les Circa~~ien~ ont préféré l'exil a la soumission a un

�L'ILLUSTRATION , JOURNAL UNIV"',.,,RSEL.
.
pouvoirqui leur était odieÚX. lis ont quitté leur patrie
et sont venus demander asile a la Turquie.
En ce moment, disent les correspondance~, ces malh¿ureux sont campés dans les environs de Trébizonde
d'Erzeroum, de Samsoun, de Batoun. A Samsoun il;
sont plus de cent_ mille agglomérés sur un méme p;int,
presquc sans abr1, dans la plus profonde misere, ne vivant que des secours et des vivres que leur fournit
Je gouvernemenl ottoman.
Mais ils supportent avec courage leur iníortune et espcrent trouver enfin, dans lcur nouvelle patrie, la paix
et le repos.

Pour extralt:

P. PAGET.

CAIUl,'!:;IIU ~ Dll&amp;liHTIQUL

Je n'ai pas perdu mon temps depuis~quinzejours : saos
~a~ler ~•une so'.xantaine· d'actes religieusement écoutés,
J a1 lu a peu pres tout ce qui s'est écrit sur la liherté des
théatres, musique a part, - et je suis encore émerveillé
non pas seulement de l'éloquence, de !'esprit, du bo~
s~ns ª;~e lesquels mes confreres ont traité cette question dehcate, m~is encore, et surtout, de la sagesse, de
la prudeuce qm, sur toute la ligne, _leur a dicté une
meme conclusion.
. Cette unanimité de la critique m'a ravi : elle était si
m1portante, si désirée, et elle est venue si a propos !
Car enfin, _on ~~ut bien l'avouer aujourd'hui, le public
com~~n~a1t as 1mpatienter devant les perpétuelles contrad1ct1ons de la presse. Telle picce portée aux nues
par un jouroal, un autre journal la promenait dans le
ruisseau'/•un troisieme feuilleton la déclarait intéres. sante, mais mal écrite; un quatrieme bien écrite· mais
ennuyeuse, et ainsi du reste.
'
_E_ncore un peu, et bien des gens se seraieut dit : o
~r1llque, tu n'es qu'un mol! Déja plusieurs, - car touJ~u~ .un excc~ mene a l'exces contraire, - déja pl11s1eurs regretta1ent ces ages de Corte discipline~ oü AriS•·
tote, chef d'orchestre, menait l'art a coups de ha.ton.
Plus modérés, ,d'autres rappelaient de leurs vroux ces
temps moins recalés oü la critique était partagée en
deux camps, ayant chacun pour devise : Hors d'ici point
de salol; ~ar, apres tout, se disait-on, mieux vaut la
guerre que l'anarchie.
, M~is, heureú:~ement, chez nous, l'anarchie n'est que
1acc1dent : touJours, pour y mettre fin, éclate a•propos
un_e, de ces grandes questions, comme cette liberté des
t~eatres, qu'il faudrait encore bénir, n'eut-elle d'autres
resultats que de coucilier lesesprits; et elle en aura lieaucoup d'autres, et de nombreux, et de féconds a en ju- ·
ger par l'échantillon qu'elle en donne des le débul. Que
ne _pas attendre, en effet, lorsque, mise sur la scllette,
fomllé~ dans son passé, questionnée sur son présent,
. !orturee sur son avenir, elle vient de forcer ses ju ges
a prononcer cet arrét aussi décisif qu'unanime : Qui vi-na verra.
Cela n'est pas long, comme vous le voyez, mais ce ne
son_t pas seulement les plus courtes folies qui sont les
me11leures. Court~s sentences ont aussi du bon, et je
Toas donne celle-ct comme le résumé de l'immense tranil d'élimination auquel j'ai soumis les feuilletons de
mes ~nfre~es, trav~il pénible s'il en fut, car vous jugez s JI m en a couté de réduire a trois mots tant de
ph:ases bien .faites, tant de traits piquants, d'images
brillantes, qw ont fait vos délices et les miennes tous
ces temps-ci.
Mais ~uoi ! les tleurs aussi, et les plus embaumées, on
les empile, on les écrase, on les réduit a un rien qui est
leur tout, pour obtenir la quintessence de leur arome
~e méme aassi en usez-vous avec les plus grands écri~
~ams, et les moins bons ne sont pas ceux qui, condensés,
tiennent le plus de place: - Que ~ais-je? - Trinque!
- Dans ces ~eux _mots, vous respirez tout Montaigne et
tout ~abela1s. Bien plus, vous y respirez tout l'esprit
fran?JS, de meme qu'en ce précieux : Qui vivra verra
le~uel n'est qu'une variante de Rabelais eLde Mon~

taigne.
N'~ttend.ez done pas que j'a;oute une seule note a ce
Nfram un1versel, une syllabe ace mot d'ordre qui m'est
d?,nn~ par °:1es chefs de file, par mes maitres en l'art
d ecn~ e!de Juger. -Dumaine a-t-il bienjoué Tartuffe?
- ~w y¡vra verra. - M11• Marquet-Elmire sera -t-elle
touJours aussi blonde a la Porte-Saint-Martin qu'a
l'Oüoll• - Qui '""" nrra. - Montdidier, dans l'Avar,,

fera-t-il oublier Provost? Le théatre Déjazet sera-t-il une
succursale ou une parodie du Théatre-Fran~ais? Moliere,
enfin, quand ses seringues auront jeté leur premier fea
,
.
'
ces 1a~euses sermgues toujours si applaudies aux représentat1ons gratuites, Moliere avec Don Juan et Je Mirnnthrope restera-t-iJ aussi gouté aux boulevards qu'il l'est
encore a la rue de Richelieu? Corneille et Racine, dans ce
mcme cm pire des boulevards, auront-ils bientot détroné
MM. d'Ennery et Auicet Bourgeois? - Qui vivra
verra.
Et Marivaux? Parlons un peu de Marivaux : est-il bien
vrai, comme on le dit, que Mm• Marie Laurent va débuttlr l'Ambigu dans l'Araminte des Fausse~ confi,dences?
Oh la! pour le coup, c'est une autre affaire : il ne s'auit
plus d'une a~préciation, mais d'un fait; aussi puis-je répoudre hard,ment que je n'en sais rien.
Et pui~que nous voila sur le chapitre des faits, j'en
P:o.6tera1 pour démentir quelques faux bruits, un surtout des plus facheux, a en juger par la mine allon"ée
0
de ceux qui le propageaient tiier encore.
Au fol espoir qu'on avait nourri de voir notre répertoire tragique livré a toutes les queues-rouges de París
et de ses baulieues, avait succédé la terreur d'un Cid
d'?n Polye:ucte, d'une Athalie, d'un Cinna, interprétés au;
Delassements-Comiques, a )'Alcazar, aux Bouffes-Parisiens, et que sais-je encore? par les tragédiens ordinaires ~e l'Odéon. Certes, l'Odéon est un théatre queje respecte, que j'aime, et qui se trouve en ce mo;nent admirablement dit;igé; un théatre qui, mieux que tout autre, a sa_raison d'étre ... la oü il est; mais j'avoue que la
perspect1ve de le rencontrer partout oü j'ai dit, n'était
pas des plus gaies pour les habituéR de ces lieux fo· la.tres.
Qu'ils se rassureut: c'est a tort qu'on a attribué aux
ac~~urs ch~rgés de l'interprétation de nos cla~siques .au
thcatre DéJazet, la qualité d'artistes du théatre de J'Odéon; auc•m artiste faisant partic de la troupe du second _ThJatre-Fran~ais n'est autorisé ajouer Je vieux réperto1re sur les autres scenes.
On avait parlé au~si d'artistes retirés de la ComédieFran~aise, comme dcvant faire a ce théatrc une sorte de
coucurrence. A leur grand honneur il n'en sera rien •
d'a!lleurs ,parce q~e, évidemment, ils ne s'y seraient ja~
ma1s pretes, ensmte parce que, autorisés ajouer n'impo_rte ou des piece_s nou\'elles, ils ne le sont pas a pa..
ra,tre daos les p1eces appartenant au répertoire du
Théatre-Francais.
L'effet de
interdictions, dont la convenance ne
saurait etre contestée, sera done, on le voit, de rcndre
au moins tres••difficile une interprétation de la comédie
et surtout de la tragédie, déja si faiblement rendue
meme aux Frao~ais. Y renoncera-t-on pour cela ou bie~
la tragédie, ce noble lioo devenu vieux, rece~ra-t-elle
le coup de pied de !'a.ne? C'est le cas de dire: Qui vivra
verra.
Au reste, il faut se défier de tous les bruits qui courent
e_n ce moment d'effervescence passagere. Amsi, MI'•
r1ga, par exemple, qui devait, soi-di~ant débuter a la
Porte-SainHlartin daos le personna"e d'Elvire elle a
'b ,
o
,
de ute, en effet, mais au Lhéatre du Chatelet et daos
l'~li~a de l'Oncle Tom, une reprise. Et quant ~ Paulin~1en_1er, dont _on faisail déjil. un Harpagon, - et pourquo1 pas? - 11 a repara avec un succes mérité dans le
role do sénateur Bird, un role charmant. On n'est pas
plus vrai, plus amusant, plus touchant et a moins de
f .
11
,
rats. M • Périga, Maurice Coste, Latouche, Desrieux,
Colbrun, - ces deux derniers en premiere ligne, - ont
leur -~rande part dans le grand succes de cette reprise.
La p1ece, du reste, est jouée avec un rare ensemble•
m_ise en scene_soignée, beaux décors, surtout au qua~
tr1eme acte, ou se danse un tres-original et tres-vivant
ballet de caractere.
Une autre reprise, mais de celle-la il en faut parler
chapeau has, comme d'une fete, d'une gloire nationale
c'est l'Esther de Racine, remise a la scene avec tous Je;
honneurs et toutes les pompes qui lui étaient dus depuis trop longtemps. Mieux que tout autre du reste elle
Y pretait, grace au bon marché qu'a fait Í•auteur de sa
chere unité de lieu. En outre, les récentes découvertes
des édifices et sculptures assyriennes ont permis de donner a )a mise en scene un degré de couleur locale en
rapport avec !'esprit de notre temps.
Quant a la musique des chreurs, ne voulant plus qe
celle qu'y avait adaptée un compositeur nommé Moreau
dont Racine se loue beaucoup, on ne pouvait mieux J;
confier qu'a M. Cohen, dont Racine ne se plaindra pas.

ª,

~e;

p/

L'ILLUSTRAT10N, JOtJRNAL UNIVERSEt.

Mais, !n~épendamment de cette musique,dontje ne dOia " " - ' - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - note, "' q"'. le '?ccés, .et , pa,t l'effet des décon • s - • ; j'ai été l'entend,e A mes frais, et, en ,érit,, app,ene, q•e j'ai pris un ,ir inté,!t • eette découmte, sonne, s•rto•t • un obse.-.aten, revétu d'un o&gt;stume
costu~1~s qm sont a la fois tres-curieux et tres.. beaul'. plaide fort bien; j'ai retrouvé chez lui tout !'esprit que attendu que M. Louis V.. . était de la part de mon pere militaire, la possibilité d'y stationner, sans devenir susass~oauou des_ pl•s mes, Ja piMe, con,eoableme,Í . Ra¡mood Deslaodes a,ait trop ménagé daos sa de,- l'objet , ·••e estime et d·m affcction mes. J'a, le mal- pect
p,em;e, habitaot • qui il p,end,ait fantaisie de
JOuee, a prod u1t une grave et délicieuse impression so iere picce du Gymn~e. La revanche est courte, mais heur d'étre orpheline depuis deux ans deja. La veille de regarder par la fenetre . A quoi songeait Giulia, en dontoas ceux qui l'ont entcndue.
r lle est bonne.
sa mort, mon pauvre pcre, l'excellent Thomaseo, me nanl rendez-vous a Louis ºdans un licu si défavorable,
~ien n•~ vic(lli dans cette noble idylle, que semble Parlez-moi des Variétés; voila un théatre qui ne parlait encore &lt;le Lille et de M. Louis V... S'il vous était au centre meme des obstacles? Louis, tout pénétré de
arnmer a Jama1s le souffle de Dieu. Uo tel spectacle t raint pas de ,vous déranger pour un acte. La, on ~ait agréablc, monsienr, de causer avec moi de ces chercs respect pour le mystcre, jeta de loin sur les jalousies
le recueillc~en~ des spectateurs Je complete, rapp;l~e ue !'esprit, en France, n'est jamais si gouté que lors- chuses, veuillez vous trouver demain, ou plutót aprcs bai5sées de la maisoo de J'Jt;i.lien cet ineffable regard
les temps s1 loJn de nous oü Ja reJiaion et le théat u'il est bref. Daus les petits pol~ les bons onguents. demain, a une beure, sea!, daos le voisinage de l'en- de tout amant, qui, a cinq cents heues du pays natal
ob,éissaient ~ncore a ll.(le meme inspi;ation. On se pre~ oy~z les Caracteres de Labruyere, les Pensées de La Ro- rlroit ou nous étions si voisins la dernicre fois, mais contemple en réalité, et croyant encore rever, la maison
me~e a crotre que ces siecles peuvent renaitre. On vou- befoucauld, les Fables de La Fontaine, les Contes de Vol- alors saos pouvoir nous parler. Je serai heureuse si ces ou habite l'etre unique dont ni Raphael lui-meme, ni
dra1t ~e plus voir que de tels ouvrages, ou du rooins en ire, les (}uepes d'Alphonse Karr. En dernier lieu, en- ligues vous trouvent heureux.
Andrea, ni Léonard ne fcraient un aussi beau portrait
pacle, 1.~?"".'meot, s'y é~od,e " " compl•. o , et toute proportion g"dée, ,oye, les Pince"""
, Grnw. •
que l'inhabile ,heW' qui r ,•me, s'il aime ,é,itable·

ª"

Pº"'°"

sanee, quand deJa I espace vous manque. D'ailleurs 'Iléloíse, ce petit acte et ce grand succcs des Variétés.
pour si pe~ _qu'on s'y attardat, comment passer de la au; Au reste, je ne preche pas _tant pour la brie:eté qu_e
Femrnes serieuses, aux Pinceau:r. a'Hé/ofse a la Filie dll !our la mesure, pour ce sentiment des proport1ons qm,
!tlaudit? Comment remonter meme a la 'comtesse d'E _ ussi bien dans les lettres que dans la peinture, fait décarbagnas, une reprise insensée déplorable et dev 't aut a la plupart des productions de ce temps-ci. Quoi !
laquell,e on se demande si celle d~.&amp;ther n'est 'pas,com:e ,ms_ ne sentez_ pas q11e si le ~isanth,:ope, l'Avare ou !e
tan! d autres moins heureuses, un hasard un ca r· ~anage de P,garo ont besom de CID"f acles pour ded'Ardélion ~
'
p ice floyer a l'aise leurs caracteres et leur intrigue, il n'en
Voila qui a vieilli, cette comtesse d'Escarbagnas:
plus de ~eme pour des ouvr~ges_ représent!nt la
Quelle grossiereté de mreurs! Quelle bassesse de su· t elite monna1e de ces memes caracteres, ou n ayant
de langage ! Que voila bien Ja scurrilité re J·argon ét '. u'un simple malentendu pour intrigue?
ne s o J~ts
!
,. es~ a1ors,• pourtant, et d~ns 1e derm~r
. des reproches de Boileau et de
' Labruyere
' er
C'
· cas surtout,
1 qu~t
b bon de semblahles essais de résurrection, u 11 n y a pas une secqnde a perdre, qu 1I ne faut pas
A
Ressusc1t~r d~ morts, passe encore, bien qu'aprcs delll aisser au_ s~ec~teur le. temps de respi~e~- Le qui proc~nts ans JC nen voie pas trop la nécessité · mais galva- 1quo, cet rnepu1sable ahment de la comedie con temporns~r des... carognes? Ma foi, tant pis le mot est d aine, demande a étre servi chaud et pris rle meme. Un
Moliere.
'
e ,;mi entr'acte, et il n'est plus bon qu'a jeter. Si les PinLa Comédie-Fran~aise, si elle avait tant de temps a ce~ux cl'Héloise ont tant d~ succcs aux Variétés, ~•est
p~rdre, que ne nous donnait-elle une des nombreuse qu on vous les y sert bomllants, car, autrement, 11 y
p1eces modernes qui moisissent dans ses cartons? ~ aurait la bien des choses difficiles a avaler.
Ou!!. mais jouer un auteur vivant, ce serait f~ire
Figurez-vous, - si c'est possible, - une M'"º Héloise
pla1s1r a quelqu'un, tandis qu'une Comlesse cl'Escarba- Montengraine, peintre d'histoire en dépit de Minerve et
g11as...
en cachette de son mari, qui voit et aime en elle la

fst.

J'entends: fª ennuie tout Je monde et ~a ne profite a
personne.
Ex~ctement comme les Pemmes sérieuses, de MM. Siraudm, Delacour et Blum, car ils se sont mis a trois ponr
cette lourde bluette, et ce n'est pas le cas de dire que
plus on est de fous plus on rit.
.
Ces f~mmes séri~uses, au premier acte, sont des filies
~e la pire sorte, de celles qui pensent au solide, de ces
1~mondes créatures qui font ce que font tant de jeunes
v1veu_rs comme il faut; elles ne venlent pas ruourir sur
la pa1lle; elles ne demandent qu'a se ranger, a faire
1Jne fi_n. Hommes, elles épouseraient volontiers une guenon _r1che; femmes, eiles revent un singe opulent pour
man ou un bureau de tabac pour invalides. Voila nos
femmes sérieuse~ du théatre du Palais-Royal. et un
moment cet éternel sujet, - la courtisane _ ;emblait
devoir etre pris d'un point de vue assez ne~f.
Le second acte a fait envoler cette illusion. Nos préteodues femmcs sérieuses, dont une a trouvé le fameux
li~e-~u de tabac, une autre une m:i.ison de lingerie, une
l~o1s_1eme un débit de Jiqueurs a comptoir d'argent, el
ams1 du reste, les voila déja prises par la &lt;&lt; nostalgie
de la boue »; de la boue! Elles s'en croient sorties les
malheureuses, et elles grillent d'y rentrer· elles y 'res•
tent, voila tout.
'
Et nous, nous voila retombés dans la donnée du Ma•
~iage cl'Olyrnpe, une doonée qui ne demandait pas, que
J~ sa~he, a etre reprise en sous-reuvre, une comédie qui
n ava1t pas besoin de réparations.
Aussi ne lui en fera-t-on pas, que ~l. Augier se ras··
sure : voyant qu'ils allaient droit sur se brisées, les au5
teurs des Pemmes sérieuses ont tourné court
avec beau•
coup de présence d'esprit. _ Nos Femmes sérieuses vous
enn11ient? Eh bien! nous aJlons les faire sauter. ~ Et
l~-dessus un théatre s'éleve, et avec ce lhéatre, la quest10n de la liberté des théatres; et sur ce théatre et sur
cette liberté, c'est a qui fera comme sur le pon; d'Avignon,. ou &lt;&lt; l'on y dame tout en roncl. » Mais moi qui le
conna1s, ce pont, je puis vous jurer que si l'on y danse
au moins ne s'y moque-t-on pas du pubÍic.
'
Ou il n'y a ríen, le roí perd ses droits : Hyacinthe est
froid, Priston gris, Luguet pale, Mm• Thierret languissante, Lassouche lugubre. On a sifflotté.
11 ¡ a des théfües, et cdui du Palai~Royal est du
nombre, qui ·sont vraiment trop scrupuleux: a les entendre, ils craignent ~e vous déranger pour un acte.
Combien, cependant, n'aurais-je pas mieux aimé me
déranger pour l'Avocat des aames que pour les Femmel
aérieuses! C'est un excellent petit aete, que cet Aoocal

plus bourgeoise, la plus tcrre a terre des femmes. Sans
qu'il s'en doute, le salon du pauvre homme est un atelier de peinture. A peine a-t-il le &lt;los tourné, qu'Héloise
pousse un bouton, et le guéridon se transforme en boite
acouleurs. La canne, la propre can ne de Monsieur, il n'a pas le droit de s'en servir, - contient un pliant,
u.n appuie-main et un chevalet. Reste le modele a trouver; il s'en trouve deux, et la commence une série de
de quiproquos entre uu ténor se croyant en bonne fortune et voulant poser a ce titre, et un véritable modele
croyant pcser pour de l'argent.
Sur ces entrefaites, Monsieur arrive a l'impro"iste, et
comme denx modeles vivants sont moins aisés a cacher
que des pinceaux, un chevalet et autres objets de nature
morte, il surprend le vrai et le faux modele daos le sirople appareil ou se trouva Joseph quand Mm• Putiphar lui
eut arraché son mantean. La dessus.. . mais je sens que
déja je deviens trop long et que mon récit, refroidi, pourrait ne point passer comme une piece que le bouillant
Dupuis et la volcanique Alphonsine n'enlevent qu'en
brulant les planches. Disons done vite, pour en finir, et
dans l'intéret de la morale, que les malentendus s'expli,
quent, et que, 'réconcilié avec la peinture d'histoire,
Montengraine sera désormais l'uniq 11e Joseph qui posera
devant les pinceaux d'Hélo'ise.
Mais, encore une fois, je demande grace pour ce récit
lent et glacé de la pétillante comédie de MM. Choler et
Rochefort. On ne raconte pas un éclat de rire.
On ne raconte pas davantage le Roman cl'un jeune
homme pauvre; il suffit de dire que cet ouvrage, un des
meilleurs de M. Octave Feuillet, vient d'étre repris au
Vaudeville avec les memes artistes qu'au début, sauf Lafontaine, que Febvre a tres-beureusement suppléé.
A. DE BELLOY.

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ti-uiie

I

_Rentré dans sa chambre, Louis, saos attendre que J'im-

i:"""" agitation

de son

'°''"' íót apaisée, décbfr•

1en,eloppe et lut :
• llonsieur,
•Si ne je me suis pas trompée en croyaut, l'autre jour,
rec.naitre en vousLouis V..., dont le pere habite Lille,

Par un prodige de bonne volonté de la part du dieu
des amants, cette lettre était exactement telle que pouvait la désirer un amouréux aussi &lt;léliactement susceptibie que Louis, et elle était un magnifique début pour
une campagne se'ntimentale et romanes(Jue. Plus vil'e,
plus accentuée dans la tendresse, elle eút respiré les
chaudes instigatio11s du climat et de la jeunesse; plus
réservée, plus mystérieuse, elle cut, a un· homme soup~onncux, permis des doutcs sur l'innocente sincérité de
Giulia; ains1 franchement accn.eillante, elle réunissait
toutes les qualités et toas les avantages. D'abord elle
était une excellente introduction; elle épargnail a Loms Je
ridicule et le danger d'une entrée banale; c'est une
grand~ force, en amour, de n'avoir pas a s·annoncer,
d'etre dispensé de dire : Comment vous portez-vous?...
d'etre autorisé tout de suite a poursuivre la conversation, sans avoir a l'entamer.
La soirée n'était pas tres-avancée. Louis, ne pouvant
tenir en place, descendit; il demanda asa propriétaireconcierge qui avait apporté la letlre; il lui fut répondu:
« Un jeune gar~on. » Cela parut lui ctre fort !'gal, mais
cela l'intéressait beaucoup au fond ... puis il alla dans un

ment.
Dans cet instant, il n'y cut plus pour Louis ni colonel,
ni tuteur, ni porte close; il y cut l'amour inspiré, impérieux, p1ússant comme le génie, et auquel ne ressemble
pas plus ce qui constitue le plaisir et la recherche d'un
certain nombre d'hommes, qu'un crieur public ne ressemblc a Démosthenes, a Mirabeau, qu'un faiseur de
coup:ets ne ressemble a lord Byron. « Dans cet instant,
se dit Louis, a travers la jalousie, elle me regarde peutétre. »
Gardc toujours, bel amoureux, cette fievre divine, et
ne demande rien d'autre au ciel. Si tu es sage, ne demande pas qu'elle se leve cette jalousie, qu'elle s'ouvre,
cette porte. Bénis Dieu de t'avoir fait connaitre, ne fut-ce
qu'un jour, l'incomparable émoi qui possede aujourd'hui
ton crear, car il n'a pas de meilleur pr"sent pour les
purs humains. Si tu prétends a davantage, si tu veux
épuiser la coupe, au lieu de savourer seulement son
parfum, et l'éblouissement du reOet enchanteur se
jouant a la surface du liquide doré, tu vas biootot te
trouver découragé et plein de doute devant une coupe
terne et vide. Tu te sens fort, triomphJ.nt; l'orgueil de
cctte inlérieure victoire t'étonne et te charme... Que ton

caféjouer anx dominosavec ses amis d'un airsi tranquille,
si posé, que ces derniers, se rctrouvant ensemble, adoptcrent a l'unanimité la con&lt;:lusion suivante ·: « Décidément, il nous la baillait belle avec son prétendu roman !
Au fond, il n'y a ríen '&lt;iu tout; il n'a pas été faché de
nous y prendre tous en jouant le discret; mais le ressort
est usé, et ne nous prendra plus. »
Daos le meme temps, Louis se livrait a des réOexions
d'un autre ordre :
&lt;&lt; Chcre Giulia... Je vais la voir !. .. Oe quoi est-il done
mort, ce pauvre Thomaseo? 11 était jeune encore, vraiment. 11 m'aimait bien, cehii-la. La veille méme de ~on
dernier jour il parlait de moi a elle, a Giulia. Relisons... Dcmain, ou apres-dcmain, pres de l'cndroit ou
nous étions si voisins la dernicre fois ... Toutcela est tresclair. Dans tout ceci, il ne peut etre, bien entendu,
question de la cathédrale. Mais ¡,ourquoi ne me parlet-elle point de précautions a prendre, et surtout, pourquoi
oublie-t-elle de me dire le nom de la rue. Pauvre sot
que j'étais ! je me réjouissais déja, et les embarras se
présentent en foule. Je devrai arpenter toute la ville, et
semer du grain le long da pavé avant de retrouver cette
maudite rue ... Et son gardien ... (aquel litre d'abord
est-il gardien ?) la laisse done libre a certaines heures,
pour qu'elle ose m'inviter a aller, si franchement, eo
picio jour, a sa rencontre? 11 y a quelques obscurilés
dans cette lettre; mais ce ne saurait etre la faute de Ginlia, adorable créature, et qui a ses raisons pour agir
ai,nsi; employons demain a de sages préparatifs, et qu'aapres-demain me soit propice...
Au jourfixé, a onze heures, libre de toutservice, Louis
entreprit son voyage a larecherche de la fameuse rue, et,
sans trop savoir comment, il s'y trouva tout rendu il.
onze heures et demie, longtemps, beaucoup trop longtemps avant l'beure du rendez-vous; il tressaillit des
pieds a la tete en reconnaissant la maison, et puis, il eut
une toute petite minute de désenchantement, en examinant a froid la situation.
Sans les termes nets et précis dans lesquels était contue la lettre de Gmlia, sans l'instinctive et inébranlable
conviction ou était Louis, que le caractere de cette jeune
filie était le moins fait du monde pour laisser supposer
qu'elle put plaisanter sur un pareil sujet, notre héros
mait ,,,. • une mystificaüon, ou d• moins, • une de
ces épreu~s dont vivaient les dames d'autrefois; la rue
était droite, claire, blanche, et bordée, de chaque coté,
de maisons exactement pareilles les unes aux autres, et
toutes fermées, comme si chacune d'elles cut contenu
un petit ltalien, gras, au front déprimé, au regard per~anL .. Enfin, catte rue, quasi déserte, n'offrait a per-

reve soit t9ujours un reve 1
Louis cut payé cher alors le droit de s·asseoir a !'une
de ces cent fenetres inutiles, derriere lesquelles ne semhlait pas se mouvoir la vie, et d'oü il cut pu inspecter a
son aise toute l'étendue de la rue, sans J'ennui d'un
role monol?ne et d'une surveillance presque impossible.
lleureusement, elle ne se prolongea gucre.
· Parvenu au dcrnier tiers de sa promenade, notre
héros entendit le double bruit d'unc porte qu'cm ouvre
et qu'on referme aussitot. ll to urna ademi la tete, et ne
conserva plus aucun doute, en voyant descendre d'une
maison bien coonue, une dame a Ja tournure jeune, et
to1Jte vetue de noir, 'qui, en descendant les trois marches indiquées plus haut, Jaissa voir ta naissance d'une
jambe exquise. Elle ¡,rit la direclion opposée a celle oü
marchait Louis au moment de cette découverte: sa démarche rempla~ait par je ne sais quelle majesté ia grace
des promeneuses parisiennes. Louis, qui la suivait de
trcs-loiu,1 et mesurait son pas sur le sien, s'étonnait de
sa lente 1r, s'en irritait presque. O'ailleurs, ta prétendue
Giulia ne trahissait point, meme par un de ces imperceptibles mouvements classés et étiquetés dans ta cervelle des hommes dits a bonnes forlunes, aussi régulierement que les racines dans un herbier, qu'elle cut la
conscience d'étre suivie. Louis se disait : Allons, ¡¡ parait
4u'~lle n':i. pas peor de se compromettre; tant mieux,
vra1ment ! Elle ne saurait agir ainsi sans avoir ses raisons; suivons toujours sans nous plainqre.
Croyant seconder les intentions de Giulia, il raleutit
encore son pas; mais a ce jeu, il ne tarda guere a la
perdre de vue, quand elle eut dépassé l'angle de Ja rue,
oü ils étaient deux jusque-la, et ou ¡¡ se retrouvait seul.
Soudain, il précipita sa marche, et atteignit le maudit
angle, a temps pour apercevoir la jeune dame vetue de
noir, déja parvenue a l'extrémité de l'antre rue, continuer désormais, sa promenade, au bras d'un petit
homme, grós et vif, sorti on ne sait d'oü, d'une impasse
latérale, saos aucun doute, qui gesticulait en marchant,
et avait l'air d'amener sa compagne oú il lui plaisait,
sans que nul cut rien a y redire. Louis ne chercha
pas a en savoir davantage, et tout reveur, alla droit
devant luí. 11 se retrouva bientót devant l'entrée de la
cathédrale; il ne risquait ríen désormais en y entrant
il l•i plut de
Ja place oó Gi•lia el l•i s'étaienÍ
trouvés si pres l'un de l'autre six jours auparavanL
11 n'eut pas de petne a reconnaitre la cbapelle ou
ses amis l'avaient vne agenouillée et curieuse : la
chapelle était vide. 11 prit une chaisc au hasard, s'y
accouda, et se livra a de puissantes songeries. « Si pres
et si loin, se disait-il, la sentir et ne point la voir, l'en-

"'°"

�44

REVUE

TRIMESTRIELLE,

par

45

L'lLLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.

L'JLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSBL.

REVUE

Cham.

TRIMESTHIELLE,

par

Cham.

- -=:::..."'-"';,--_, -. La Prus;e profite du mois de juin pourl aire entrer l'écro•_1sse •u •:on;rés. dans .l'espnir qu'&lt;lle lera avancer la ¡uesdano1se, cumme elle l'entend.

• Que! malbeur qu'?n. a,t s~spendu les hostilités ! qu•nd il tenait
son fusil II ava,t les mains moios libres. ,

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Vcillaut sur Je ~ellt!

JuiD tSGl.- L'Anglet,rre revenan! des counes

d'Epsom.

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a ve~r son hcnneur,
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Le malhcurc, x Jchn Bull cherchan!

Les jockeys fran~ais obli~é• de ,e !ester a•ec des policcmrn pour
coum la vie Eau,c rn1· le turf bri•aun r1uc.

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1
)

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tl\1n1:

11

~
• Qui est-ce qui a gngné aujourd'hui en Amériquc·!
- Vous n'avez done 1ias tu le journal d'hicr?
- Si, c'e!Ait le Nord qui avait ga~ué?
- Eh bien! aujourd'bui c'est le Sud. ,

Les Américains mettaut les Lruis l'aiqut:s sur les Ulllb, cu lu,r fai.au~
couper tant de fils daos la meme journée.

-

Le Bey de l'unis fai sant. cett• f is, ""' possib e
pour no rien rece,oir de son peuple

« illais_ faites do~c atlcut1u11 ser~ent ! Vous allez vous faire démolir•
- i\1111! alloos done! fai zété Solferino. J'ai z'nonte seulemrnt d~

leur riposter. ,

.

a

• Cun,me il me regarde, ce Japona is·/
, - Mon cher, c'e,t en s'ouvraut le veolre qu'il satisfoit á
1honneur ! ll t_rouve probablement que tu as de quoi satisfaire
lugement le tlen, •

Félicien Da~id trouvant qu'il n'y a pas
que lui pour fairc le de,ert. La Russie
es! !out aus,i habite.

La libertt des tl,édtru.

Gui11nol se mettant

a chauter les

/fug11enot1,

Pemlt d'un décrotteur. - Ou •• m~nt,r l'Africaititl Sapristi ! pour•u que cela ne fasse pas monter

le prix du cirage.

Le comte de Lara, entre lord Byron et Aimé Maillard, ne s•
chao! auquel des deux il doit lo plus de reconnaissance l L'uu
tui a consacré un si beau poeme ! L'autre uno si belle musique !

-

• Vou~ ,oulez_pla1Fa!1ter, ,de tirer aussi pre• que cela?
- Ma1s, MonS1eur, J a, un ce, llficat de mon médecio comme quoi ''ai la ne
basse. ,
'

. ':~

~:~

'~.
~~

-=:::..;::....._·- ----=::-

---

• )lo11sicur! ,e cl.eval írau~a1s a 1,tagué! tout le mondo doit
s'embraaser !
- Sapristi ! ~o ne mene nlus ma f•mme aux courscs.,

fille-de-l'Air douna1,t uu bai,e-main, le lendemain de

sa brillaute v;ctoire.

L'Fsp3~nc ne se' félicit•nl qu'a moitié de
nouvelle conquele.

1a

N, Crockett s'entélaot a venir tous les joura á l'Exposition, fv,.r.
rer sa tete dan• la gueule de la lioune ele M, Caji11.

Le petit Cbaperon rouge av, e sen rot de bcurrc, Le pci11tre
1'est ch~rgé de fa1N la gatet1e.

• J'allOIII ¡¡ois dépecber de t~er not' porc ! Y parloPl de suppri111er la
pe111e de mort. 1

�47 .
L'JLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
- - - - -- - - - -- - - - -- -- - - - - -- ---:------:- ·~"'
Le trombone, naguere circonscri( danf des tformu~es c'est qu'ils sont tous construits a sil pistons ou atubes

L'ILLUSTRATION, .JOURNAL .UNIVERSEL.

46

tendre et ne pouvoir répondre a son appel. n Alors, il ne
sut si e'était la continuation de son extase, mais le frólement d'une robe, arriva jusqu'a lui et en ouvrant les
yeux, il vit s'avancer, entre les cbaises, une forme charmante et voilée de noir, qu'il n'osa pas reconnaitre tout
de suite, bien que la voix de son cceur, de Ra mémoire,
de son adoration lui criat: voici Giulia! Elle s'avan~ait
toujours.
11 n'y avait qu'eux deux dans le vieux temple; entre
les piliers gothiques se jouait un rayon ... Giulia se mit
a prier.
Le visage de Louis offrait les teintes du marbre blanc.
Son cceur battait a se rompre, maiE il ne soufirait pas. JI
se sentait transporté bien haut, par-dessus les mondes
ou regnent l'injure, la sottise et la misere, daos ces régions inénarrables oú -triomµhe l'immense amour.
Giulia, ayant prié, s'assit et eut l'air d'attendre.
- Je vous ai cherchée longtempE, mademoiselle, lui
dit-il enfin, et ce n'est p:is ma faute si vous ne m'avez
pas revu plus tót, apres cette chere lettre, qui m'a rendu
sijoyeux, mais n'eut-il pas été coupable a moi d'abréger une seule des lenteurs que semblait commander
votre intérét?
- Je n'étais pas moi-meme bien sure que ce füt vous,
répondit avec une grande sérénité la belle Giulia, car
c'était bien elle, et cette incertitude me troublait... J'étais si heureuse, a la pensée de pouvoir parler de mon
pere a quclqu'un qui l'avait connu et aimé !
- Je l'ai pleuré. Lorsqu'on m'eut dit la couleur de votre vetement, je pressentis le malheur qui vous avait
frappée, et je vous remercie de vouloir bien me mettre
de moitié dans votre deuil et vos souvenirs.
- 11 y a plus, je suis votre débitrice.' Mon pere m':i
chargée de vous oJirir, en mémoire de.luí, un objeta mon
ehoix, dans cette petile. collection qu'il m'a laissée, et que
vous et.es venu visiter un jour.
- Un ,iour que je n'oublierai jamais, Giulia.
Loms ÜÉPRET.
(Ln fin prochainement).

GllETTE DU P ..U,.US.

Peut-etre vous souvient-il du Commandeur d~ Gama
Hachado, qui aim:iit tant les oiseaux et qui avait sur
l'histoire naturelle des idées qoi n'étaient pas celles de
tout le monde : au demeurant, U(! excellent homme,
dou1, obligeant, poli, et ne se dis?ensant pas d'aimer
son prochain sous prétexte qu'il aimait les betes. Ses
dernieres volontés, exprimées dans soixante-douze testarnents ou codiciles, étaient attaquées par des parents
qui soutenaient que le Commandeur était fou. Le Tribunal, dans un trcs-heau jugement, avait déclaré qu'on
pouvait etre un savant médiocre et n'etre point un insensé : testarnents el codiciles étaient sorlis victorieux de
l'épreuve.
La raison du Commandeur a résisté,devant la Cour, aux
efforts réunis de M• Senard, de M• Nicolet, de M• Allou
et de M. le premier avocat général Osc~r de Vallée; certes, il fallait qu'elle ne füt pas trop fragile. Mais aussi
comme elle a été défcndue par M• Léon Duval ! La premiere plaidoirie du célebre avocat était un chef-d'muvre; la' seconde est un miracle. Devant le Tribunal,
M• Léon Duval avait tout dit; il a tout dit encore devant
la Cour, et il ne s'est pas répété: miracle est le motjuste.
Non-seulement il a gagné son proces sur les points
les plus délicats, mais il a fait aimer son client, et le
Comrnandeur da Gama Machado est devenu !'ami posthume de tous eeux qui ont lu ces curieux débats.
Quel digne homme, en effct, et comment ne pas chérir et vénérer sa mémoire?
11 avait fégué une rente viagere a une soubrette, a
ch:irge de ne pas se m:i.rier. « L'année suivante, dit
M• Duval, il sent qu'il a fait une faute, car il n'empechera pas Genevieve d'aimer, et il l'empecbera de réparer ses péchés; aussi annule+il la clause par un prudent codicile. »
« Un matin, racontc encore M• Léon Duval, on lui
apporla un martin-pecheur qu'on venait de prcndre
dans un rosea11 de l'étan.g de Trappes. « Que! dóm« mage, dit-il, ces oiseau1-la ne vivent pasen captivité ! n
JI paya néaumoins la ran~on du martin-pécheur, et 1!
ounait déja sa croisée pour lacher l'oiseau dans les peupliers du quai Voltaire, quand il rélléchjt que le gazon
et les O.eurs sont rares sur les berges de la Seine, et que
l'oisea11 íarouche y serait dépaysé. ll se ravisa, demanda

ses.chevaux, se dirigea vers l'étang de Trappes, et un
&lt;&lt; Messieurs, les peres Cordeliers vous supplient
il!stant apres, le martin.pecheur ridait de son aile ses humblement d'avoir la bonté de les mettre au no
eaux natales. II est difficile de dire qui était le plus con- des pauvres religieux a qui vous faites la charité.
tent des deux. &gt;&gt;
a point de communauté a Paris qui en ait plus de
L'aimable ombre du Commandéur doit etre contente. soin, eu égard a leur grand nombre et a l'ex
Fasse le ciel qu'elle ne soit plus troublée désormais, et pauvreté de lcur maison, qui, le plus souvent, m
qu'héritiers et légataires la laissent en paix .e réjouir, de pain. L'honneur qu'ils ont d'étre vos voisins leur
sous les ombrages des Champs-Élysées, de la vue et du espérer que vous li::ur accorderez l'effet de le,ll's pri
ramage des charmants et mélodieux oiseau1, qui, sans qu'ils redoubleront vers le Seigneur pour la pros
doute, peuplrnt le séjour de l'élernelle félicité.
de votre chere cornpagnie. »
Le l'rogres de Lyon n'est point encore, Oieu merci, des« L'honneur d'etre vos voisins... votrc chere co
cendu chez les morts, mais s'il vit encore, il est endormi. gnie ... &gt;&gt; Qu'íls étaient tolérants, ces bous Corde ·
Les génies tout-puissants qui président a la destinée des Traiter ainsi des excommuniés, ne trouvez-vous pas
journaux l'ont condamné tout récemment a un nouveau prodigiememcnt touchant?
'
sommeil de deux mois. Dormir, pour un journal, c'est
Ce n'est pas M. Juppel qui souffrira qu'on em
ne point parlP.r, mais pour étre muet, on n'est pas in. sur son terrain; il n'a pas moins de susceptibilité qu'
sensible, et le Progrés de Lyon n'aura pointentendusans administration pulilique. JI y a a Levallois un marc
quelque plaisjr le Tribunal condamner un autre Progres, de vin qui donne de temps en temps un petit co
qui parait a Paris, a ne pas s'appeler le Progrés tout amical aux pratiq11es qui se sont foulé le pied oq
court, ·mais le Prog&amp;rs de Paris, afin que toute confusion poignct; il y a aux Ternes un brave bomme qui a un
fut désormais impossible .entre la feuille parisienne et de main merveilleux pour réduire une entorse, et qui
la feuille lyonnaise.
fnse obstinément toute rémunération de ses soins o
Parlcz--moi des administrations publiques pour veiller geants. M. Juppel, qui demeute au Vésinet, crie a lacon
a leurs intérets; elles ont si peor d'elre lésées, que par- rence déloyale, et cite devant le Tribunal de police
fois elles réclament meme ce qui ne leur est pas du, avec rectionnelle de la Seine M. Vinet et M. Roze, coupa
les meilleures intentions du moade, d'ailleurg, r.ar leur suivant lui, d'avoir illégalement exercé l'art de gué
fortune est la fortune de tous.
- Mais vous demeurez dans le dép:irtement de se·
L'autre jour, l'administration des c,rntr_ibutions direc- et-Oise, et ceux que, vous avez assignés habitent le
tes prétcndait faire payer l'impót des portes et fene• partement -de la Seine?
tres aux kiosques des boulevards.
- J'ai un pied a t\.&lt;t&gt;rc a Paris, reprend M. Jup
La Compagnie de publicité diurne et nocturne, ainsi s'ap- . une loge tle concierge oú je donne mes consultations.
pelle la Société qui exploite ces petits pavillons, n'a pas
Le Tribunal n'en a pas moins déclaré M. Juppel
entendu de cette oreille, et s'est poarvue devant le con- recevable dans sa plainte. Le Tribunal est bien rigoure
seil de préfecture. Les contributions directes ont sou:
Le pl~ignant, dans.le cours du débat, a négligemm
tcnu que les kiosques étaient de véritables immeubles. appris aux juges qu'on l'avait empéché jadis d'exe
- Des immeubles, ces pauvres kiosques de rien du tout ! la médecine sans diplome, et qu'il s'était vu alors
- Eh I mais sans doute; les dimensions ne font ríen a traint d'étudier et qe passer ses examens.
la chose. Qu'est-ce qu'un immeuble? Ce qui est fixé au
C'était ingénu, mais cela ne donnait peut-etre pa
sol: les kiosques sont-ils fixésau sol? Oui; done leskios- la plainte de M. Juppel une rouleur tres-heureusc.
· qucs sont des immeubles.
La Cour impériale a vrairuent rendu un bien bon
-A la bon ne heure, arépondu le conseil de préfecture, rét en maintenant le testament du Commandeur
daos sa sentence; mais le sol de la voie publique n'cst Gama Machado. Avec cette théorie que pour avoir
pas soumis a l'impót, et c'est sur le sol de la voie publi- droit de di~posér de son bien asa fantaisic, il faut n'
que que s'élevent le~ kiosques, done tes kiosques ne doi- voir jamais, rien fait, rien écrit, ríen dit, ríen pensé
vent pas payer l'impót.Et la compagme a gagné son proces. de ·parfaitement sagc et d'absolument sensé, qui po
L'administration de l'assistancc publique est une ad- rait dormir tranqnille sur le sort de ses volontés dernie
ministration fort respeetable aussi, d'áll.tant plus· respecJ'ai la sur ma table un volume que je viens de r
table, que si elle ambitionne d'etre riche, c'est au profit avcc un plaisir extreme, un livre plein de cceur, d'
des malbeureux.
prit, de &lt;louce et sereine philosophie, qui s'appelle 1
L'année derniere, une grosse discussion s'éleva entre Échos du passé. Ce sont des épitres, des satires, des co
elle et les théatres. Elle réclamait le droit des pauvres sur tes, des stances, la moisson µoétique de ioute la vie d'
les billets d'auteur. 11 fut jugé que ces billets n'é- honnéte bomme, qui n'a voulu confier a ses amis 1
taient pas une libéralité gratuite des directeurs, mais émotions et les pensées de son matin et de son midi q
une partie de la rémunóration des écrivains dont les le soir venu.
ouvrages sont représentés; des lors, les billets devaient
Or, le poete dont je parle est un avoué. Un avo
etre frappés du droit comme les autres.
' poete ! Supposez que M. O~lorme n'ait pas d'excellen
Ce proces vient d'avoir son épilogue.
cnfants dont il e$l chéri et respecté, en faudrait-il d
I1 s'agissait de savoir par qui, des auteurs ou des di- vantage pour que quelque héritier prosuique dirigeat
recteurs d.e théatre, devait etre supporté le droit. Le Tri- joQr contre sa mémoire tme accusation de démence?
bQnal s'est prononcé en faveur des auteurs.
avoué poetc ! c'est-a-dire la muse et le papicr timbré,
Le droit des pauvres n'est pas une cho•e nouvelle en lyre et l'état de frais, Pégase et les conclusions! Q
France.
theme ! Oui, óui, que M. Delorme veuille bien m'
Ouvrez l'ouvrage de IDf. Lacan et Paulmier sur la croire, qu'il bénisse l'arrét Machado.
Législation des Théátres, vous y verrez r¡u'un arret du
N'as-tu pas vu parfois une pauvre hirondelle
parlement de Paris de i54i, prescrivait aux confreres
Volli'geant so11s le toit qui s'est fermé sur elle,
de la Passion de bailler aux pauvres la somme de mille
Donner, d~ns sa frayeur, contre tous les l'ambris?
livres tournois, ~auf a ordonuei plus grande sommP.. )&gt;
C'est J'emblémtJ trop vrai de ces tristes esprit~,
.Ten tés, comme le mien, de déployer leurs ailes
Le motif de cet arrt\t était que la représentation ayan t
lieu a l'heure des ornees, le peuple serait distrait du , - Sous-la voule oii '.fhémis pese sur ses lideles.
Digue objet de pitié, le.ur ridicule vol
service divin, et que cela diminuerait les aumónes.
Les ramene bientót halelnnts sur le sol.
Sous Loms XIV, une ordonnance du 25 février i699 ' C'est ainsi que, trente ·ans, sorte d'étre é1uivoque,
Je ·vécus au Palais, étouffant sous la toque;
confirmait l'impót : « Le roi; y était-il dit, vo•1lant conLégiste par devoir, dP-mi-lettré par gout,
tribuer au soulagement des pauvres, dont l'hópital géNe m'arrt\tant a rien et mécontent de tout.
néral est surchargé, a cru devoir leur donner quelque
part aux profits considérables qui reviennent des opéras
Eh bien ! sur ces jolis vers si nets, si élégants, si bi
de musique et comédies qui se jouent a París par sa frappés, je vois s'abattre l'héritier prosaique et en ti
permis&amp;ion. »
des arguments terribles contre la raison de M. Delorm
tes comédiens franfais ne se contentaient point de Je le vois saisir cet airoable volume, oú le poete mau ·
faire au1 pauvres les aumónes qui leur étaient prescri- avec tant d'esprit et une verve si affectueuse son 'mai•
tes par les ordonnances, ils prenaient encore sur le~rs tre, M. Villemain, qui l'a induit en littérature et en po
reccttes pour secourir les couvcnts les moins ricbes de sie, oú il imite Boccace avec tant de go1it, de délica'tes
París. Leurs premiers pensionnaires avaient été les Ca- et de convenance, oü il se souvient de sa jeunesse da
pucins. Les Cordeliers penserent qu'ils avaient les me- des strophes empreintes de tant de grace; je l'entend
mes raisons d'étre favorablement traitt!s par la comédie, s'écrier, le barbare : C'était un poete, c'était u11 fou !
et le H juin i6~0, ils présenterent a la troupe un plaAh! que je sais, moi, bon gré a M. Delorme de sa
cet ainsi con~u .:
Colie!
Buan.

L' cl-'die militaire et maritime, éditée par A. Le
en,CJJ "l""'"rue de Ricbelieu 60 est terminée et'mise en
Cbeva ,er,
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. d'hui, en deux forts volumes m º con enan
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détaillé de cette importante pubhcat,o~, qui ne conv,ent
pas moins aux bibliophiles, aux archeologues, aux artistes, etc., qU;'aux militaires de tous grades de nos arrnées de terre et de mer.
~

Oimanche 24 juillet, auront lieu, A une heure, dan_s la
rade du Havre, en face des chantiers de. constru~t1on'
les grandes régates organisées par la Sociéte_des regates
du Havre sous le patronage de S. A. l. le prmce Napoléon. Le; prix seront décernés le tundí 25 j~illet, a onze
heures du matin, dans les salol'ls de Frascat1.

·-__..,...,.__~.,,.,......----AUDJTION

•••
lBSTRUIEiiTS R!CEM.IENT JNVEKTiS PAR MADOLPHE SAX.

?e

Le propre des artistes véritables est
chercher c?n"tamment a perfectionuer leur ceu~re; e estce qui explique
les transformations de style qu on remarque chez les
grands peintres, les grands sculp_teurs et les g1:ands ~1usiciens. JI en est de meme des 1~vente~1·s : a ce _titre,
M. Adolphe ~ax mérite d~_fixer l_atten~ion des amis ~es
arts et d'l la gloire de I mdustrie art1st1q_~e ~ran,a1sc.
Non content d'avoir doté nos orchestres m!l1ta1res de la
famille des saxhorns etde celle des saxopbones, Adolp~e
sax a v:iulu simplifier ses propres systeroes, et par suite
de proíondes méditations, d'es~ais en tou~ g_enres _fort
couteux il est parvenu a app!Jquer aux d1fferents mstruments de cuivre les plus rebelles a la justesse et aux
traits rapides, un systeme de pi~t?n~ a tubes ind~pendants qui, grace a cette récente decouverte, va releguer
dans les mnsées archéologiq11es les corps de rechange et
les coulisses si en fa veur autrefois.
On a cru, jusqu'a Sax, que le métal était l_acause premiere de la voix particuliere de chacun des mstruments
de cuivre · c'est une grave erreur, et comme le fait
observer ~vec vérité M. Weber, rédacteur musical du
journal le Temps, c'est uniquement dans .::crtaines proportions des tubes, théo_rie découverte par Adolphe Sax,
que réside la cause de le•1rs timbres particuliers.
Ayant eu l'o~casion d'assister a plusi,urs aud itions
des nouveaux instruments inventés par Adolphe Sax,
nous pouvons parler, de awtitu, de ses nouvelles et mer ·
veil!euses créations. Grace a lui, la trorn~ette qui était
vouée a l'exééution restreinte de quelques soris de
l'échelle music¡¡.le, peut maintenant rivaliser avec le
violon en vélocité, tout en conservant ce timbre martial qui en fait un instrument si précieux dans les orchestres civils et militaires.
:::iC'~m

ÉCHECS

169.
P pr. F (a)
R pr. F
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SOLUTION DU PROBLtKl'; Nº

F 6' R échec

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e &amp; e Réch.
F 4t FD
P&amp;CR
C oa F doune mat.,

Mat.

R J!r, C

p 3" R
p joue.

d'exécution qui le faisaient le plus souvent le satelhte
obligé des basses de l'harmonie, a le droit d'élever sa
voix puissante au milieu des timbres roultiples de l'instrumentation. Mais pour parvenir a réaliser de tels prod1gcs,
il fallait etre, tout ala foi$, un exéculant de premier ordre doublé d'un facteur de génie. Adolphe Sax possede
ces 'deux qualités rares au ph1s haut degré. Meyerbeer,
q11i avait le scntiment mnsical le plus exquis, }isa,it
qu' Adolphe Sax était l'arliste le plu? complct q_u Jl ent
jamais rencontré; et, dans ces dermers temps, 1I honorait de sa présence toutes les séances de la rue SaintGeorges.
Le grand compositeur avait meme formé le projet
d'orchestrer toute la partition de son Africaine avec les
nonveaux instruments d' Adolphe Sax. Comme tous les
inventcurs de mérite, Adolphe Sax a été calomnié, dépouillé de ses propres créations, et mis sur les ~ords d_e
sa ruine par vingt années de luttes et de proces; ma1s
un arret du conseil d'État, en proposant une extension
aux brevets du célebre facteur, a fait cesser les persécutions.
M. Fétis, dans une lettre puhlit•e par la Gar.ette Musicale et adresséc a !'honorable G. Kastner de l'Institut,
s'est proposé de vcnger Adolpbe Sax de toutes ces
injustices.
&lt;t Je devancerai la postérité, dit l'éminent auteur de la
&lt;&lt; Biographie !les musiciens, et lorsque tou~cs les hain~s
« ~eront éteintes, lorsque la mort aura rav1 et les perse« cuteurs et le persécuté, le nom d' Adolpbe Sax brillera
« parrni les plus cdehrP.s du dix-neuvieme siecle. n
Mais laissons parler les documents officiels que nous
trouvons dans une Notice biographique: ils ont une force
ele logique irrésistible.
Le conseil d'État, dans un exposé des motifs pour la
prolongation des brevets d'invention d'Adolphe Sax,
s'exprime amsi:
&lt;&lt; Enfin en 1835, le jury international de l'Exposition
&lt;t univers~lle de Paris, accusa encore mieux la supério&lt;&lt; rité de M. Sax sur tous ses concurrents in di genes et
« étrangers: il lui donna la récomµense de prem1er rang,
« tandis qu'il n'attrihua que des récompenses de troi..
« sieroe ran" a ceux de ses concurrents qu'il distingua
&lt;&lt; le plus. M~ Sax, en transformant les orchestres d'har« monie n'a pas seulement contrilmé au progres de
« l'art ¡'¡ a en outre donné une grande iropulsion aux
« ind;stries qui ont pou11 objet la fabrication des nou« veaux instruments. &gt;&gt;
Le rapport dn Corps législatif, au nom de la Com mission, s'exprimait en ces termes:
« Avant Sax, la fabrication des instrurnent~ de cuivre
&lt;&lt; était tres-mPdiocre en France. Anjoard'hui, cette fabril&lt; cation a pris un développement consiMrable, et l'é« tran"er vienten France. C'est a París qu'est la véritaº
'
. ,
« hle fabrication, c'cst la que s esl constituc un centre
« d'exportation tres-considérable. 11 y a lá un service in« dustr1el rendu au pays, et qui a vivement frappé la
« commission. En conséquence, elle a déci&lt;lé que
e&lt; M. Sax await accompli la premicre condition imposée a
« la prolongation d'un brevet, c'est-a-dire qu'il avait
1&lt; introduit une amélior:ttion considérable daos nn art,
« et développé, presque créé, une industrie en France.
Et plus has, le rapport ajoule :
&lt;• JI est intéressantde voir cet bomm-e, fort de sa convic&lt;&lt; tion et de son droit, rester debout contre tous et soute« nir la lutte saos démoralisation, sans découragement.
« Beaucoup auraient succombé; mais s'il a été ruiné, il
« a su, au milieu de la ruine et du chagrin, conscrver
&lt;( intacts son couragc et son intelligenQC. » Ne chercbant
que la perfectiou, et voulant rendre témoins de ses efforts
pour la découvrir amis et ennemis, dissident_s r.t partisans, Adolphe Sax adressa des invitations personnelles
aux facteurs, aux exécutants, aux gens du monde, ainsi
qu'aux artistes et aux ,compositeu~ l,es plus _émine_n~.
C'est ce qui explique I affluence qm s est portee, en JUJD
et en juillet dernier, a la salle de la rue Saint--Georges.
- Mais aussi quels beaux programmes on y a exécutés!
et quels interpretes! - Nous y avons entendu successi-vement : un duo sur Gtiillaume Tell, puur trombone et
saAhorn basse, tous deux a six: pistons et a tllbes indépendants; une fantaisie pour trompettcs sur Robert le
Diable et une Marche triomphale, de Ocmerssmann; un quatuor original pour saxophones, par Singelée, chef
d'orchestre du grand théatre de Gand; - puis un quatuor de trombones sur le Comte Ory, et enfin la sublime
Marche funebre, composée a la mémoire de Meyerbeer, par Henri Littolf.
Cette composition, qui vous jette dans un vérilable
épouvanternent, a été écrite pour un_e trompette, deux
trombones, un saxhorn en si bémol, un saxhorn contrebasse en mi bémol, et un saxborn contrebasse en si bémol a pavilloñ tournant. Mais ce qui rend formidables
ces six instruments, dans les instanL~ pathétiques,

indépendants.
Tous les nouveaux effets sont la. Maintenant que tout
te Paris industrie!, artiste et dilettante a été a meme de
ju"er et d'acclamer les récentes découvertes acous!iqu0es d'Adolpbe Sax, ses babiles interpretes vont parcourir la France la Belgique et la Hollande, afin d'y
faire entendre 1:s nonveaux instrumcnts. Ces véritables
mi,sionnaires du nouvel évangile acoustique et instrumental apres av')ir porté la bonne nouvelle daos
Bruxell~s La Haye et Amsterdam, reviendront en France,
ou le dir¡cteur du Casino de Fécamp prépare a leur intention un Festival, auquel des concours d'orphéons apporteront un intéret tout populaire.
..
L'art musical est un art tout moderne, quant aux mstruments de musiq•1e, - ríen, dans l'antiquit~, ne pouvant étre comparé a ce qui existe aujourd'hm.
Mais Adolphe Sax, dans sa vaste spécialité, a eu tout
a créer, depuis le premier mandrin jusr¡u'au der~ier
cxécutant · tout a la fois professeur an Conscrvato1re,
virtuose :Uécanieien, forgeron, métallurgiste, acousticien rédacteur de métbodes spéciales, guide des com. '
. , '
positeurs qui voulurent bien cerne P.º•~r s~s ,nouveaux
instruments, Adolphe Sax a de plus ete obhge, pour se
défendre ou pour ne pas etre dépouillé _de ses plus ch~res inventions, de se faire légiste et de palir les nmts
sur 1es codes.
On en aura une juste idée en parcourant l'extrait suiv:i.nt des conclusions deM. l'avocat général Osear de Vallée a l'audience de la Cour impériale du 26 mai i 860 :
«' ..... J'ai bien envíe &lt;l'ajouter qu'il est vraiment dou&lt;&lt; loureux de ,·oir a quelles épreuves a été soumise cette
« propriété de Sax. Ce n'est pas son éloge que je veu1
« faire; cela ne conviendrait pas dans ma bouche. Je
« parle de son droit. Souverainement recom;iu par tant
&lt;&lt; d'arrets ce droit a été tellement contesté, qu'il s'é,.
« teindra 'demain et qu'il n'aura pas vécu un instant li~ bre et fructueux pour son auteur....... »
« Cet horome a vu son droit privatif livré a toutes les
« attaques, a tous les combats; son champ a été envahi :
« d'heure en heure, d'année en année, les combattants
« se succedent, les assaillants s'y remplacent; B... est
« le ·dernier mais le champ est épuisé. La propriété s'é« teint a l'heure 01.1 je p1rle ... Sax ava1t une propr1ete
« plus recommandable peut-étre encore que la pro« priété qui vient de nos peres, puisqu'elle est le résultat
« de nos eJiorts personnels et de,s travaux de notre,
« esprit.. ...
« En meme temps que je demande a la Cour un ar« rt\t souverain et définitif, qui mettrait hors de corubat
« les derniers assaillants, je fais des vceux pour que le
« droit privatif ne soit pas, par l'eflet du temps, enlevé
« a celui qui, par son travail et .son mérite, se· l'est légi-'
&lt;&lt; timement acquis·. »
Ajoutez a toutes ce5 luttes une maladie qui n'avaitjamais pardonné, et vous reconnaitrez que la nature, en
donnant a Sax le génie et la volonté, lui a donné.
'

•

SOLUTIONS EXACTES DU PROBLEME Nº

• 1

I

169.

Café de l'Europe, a Phalsbourg , Café Ilrezin ( Pelit-?tfontrouge), le capitaine J. Charousset, G. de V. Allevard,
E. Frau, E. Dubedout, Ed de Vaucelle, Obozinski, Henri
Frau, Athané, maréchal-des-logis-chef, Ilaudet.

~XVI.ICATION

no

DKkNll!R RERns.

JI faut, pour percer dans les lettres on dans les arui, une

individual1té prononcée.

- ---·

-·---~
A.UG. MAKC,

airecteur-gerani.

Eo11. Tl!.IlE11, rédacteur en chef,

-----~-

Imp. de L'ILLUSTRATION, A'. Marc,
H,

,w

lle V,niew.

1 !

�48

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

aussi une bien large
part des miseres humaines. Mais pourquoi
rappeler des calamités
qui, tout le fait supposer, ne fondront plus
sur le graud artiste?
Redisons plutot en terminant, avec la Gazette
musicale, « que l'im« mense propagation
« de la musique d'ins« truinents de cuivre
« cst due aux inven« tions d'Adolphe Sax,
" et en particulicr a
" la facilité et ala siro&lt;&lt; plification de ses sax« horns, et que l'on ne
(&lt; peut
s'empecher
,, d'admirer l'inépuisa« ble fécondité du céle« bre invcnteur, que
« ríen ne saurait arre(&lt; ler, pas méme son in« térét bien entendu;
(( car, par leursupério(&lt; rilé incontestable,
&lt;( ses derniers instru« ments sont évidem(; ment appelés a rem« placer eui-memes le
« saihorn ; et cette
(( substitution ne peut
AUDITION DES NOUVEAUX 1NSTRU6!ENTS D'ADOLPHE SAX
« se faire saos de nou&lt;&lt; velles luttes, saos de
(&lt; n9uvelles résistances, toutes choses assez µeu favoral(·bles, comme chaeun sait, aux intéréts pécuniaires;

(SALLE SAX, RUE

(( mais le véritable
(( tiste ne se, laisse
«.envahir par de
(( reilles · consid
(&lt; tions: il créesans
« cul et sans a- ·
&lt;( pensée, comme
(( bre donne son
,f. parcequeDieul'a
(( au mo.nde pourc
Nos lecteurs n'i
rcnt pas que M.
phc Sax a non-se
ment régénéré les
truments de e
presque unive
ment adoptés,
que le constate lej
de la del'Oiere ex
tion de Londres,
&lt;1u'il est la cause
miere du grand d
loppement qu'ont
lr.s nomhreuses s
tés de fanfaresetd'
monie de la Fran
de l'étranger.
Fondée a Paris
1843, la manufac
d'Adolphe Sax Oet.
u11 grand,11ombred'
vrir.rs q11'il a fo
et cettc espece d' ·
11ormale a donné a
SAINT-GEORGES),
dustrie et a l'art
snjets distingués
l'admirent, les uns comme un grand maitre, et qui
le respectent comme un perc.
A. ELwA11r,

~~~~

SOClÉTÉ FRANOAISE DES AÉROSCAPHES.
fu auront, m 011tre, pour obJet de soustraire l'aérostat aux elf&lt;
,·ent qui le prt11drait en fla11c, cai· ils feront dévier son action sel
1a11ge11tu de teur ,·otatiun.

Xxposé des príncipes d'apres leiquels un aérostat peut élJe dirigeable
I' La facult~ de pou,•oir, a volonté et sans perle de gaz, modifier en
plus ou en moms le rapport de son poids spécifique a celui du milieu ambiant déplacé, ce qui permettra de monter et de descendre a volonté.
~• La faculté de pou,oir, i, volonté, déplacer son cen_tre de gravité P,Our
prendre, par rapport au plan normal de statique, lels pinos inclinés que tomportero11t les be,oins de descenle ou d'ascens,en.
Nou, ci·oyons devoir insis1e1· sttr ce que /11 1°ém1io11 de ces deux

condítiom stt{(irait a
elle sen/e pour déte1·miner la progreuion
forcée d'un aéro,tat
dan, m1e direction
voulue.
3• La faculté de pou-

voir, a volonté, soit
que l'on marche en
avant ou en arriere,
opérer daos la masse
atmosphérique, •mema
centre le vent s'il y a
lieu, et antérieuremerit
a la marche de l'aérostat, une rupture d'équilibre suffisante pour
f&amp;ire résulltr un elfet
utile de la pression ,
qui reste constante
dans les autres points
du milieu.
Sam revenir 1111r lu
explicalio111 dij,, don11ée1, no111 pe111011.1
pourta111 qu'il ne sera
pa, ,ans intéret de ,e
rappeler qu'a elle
,eule, cette condition
diterminerait encore
(01·ceme11t la marche
da111 une direc1io11
voutue, 1am comp1e1·
qu'el/1, aU/lmentera de
beaucoup le, 1·ésultat1
a obtenir des moteurs
propru de I'11ppareit.

Ancienne timbale. Nouvelle timbale.
Nouveau saxhorn.
Nouveau trombone.

5axophone.

g• La faculté de su moul'oir a volonté, soit en avaut, soit en a
saos qu'on soit obligé de virer de bord. Ce qtti, de plu,, combiné
le, condition, f et 2, rendra e((icacement l}l(ltlre de la descente
point donné. A cetle fiu, les extrémités de l'aérostat serout cont
mais symétriques.
to• la forme de l'aérostat sera un eUipsoide allongé. C'est celle qui 1 •
le moins de prisc au vent, quelle que soit la directiou d'oú il vienne.
meme hui, il sera
ver! d'une légere
pac~ en alumini
t t • A chacuue
extrémilés et de
que coté serout
gouveruails pour
changements de ·
llon par légercs
llexions.
/ls BtrOIII dt
susceptible, de
1ionne1· dam u•
hori:i.ontal ou
ca.t, a volimté,
que, stlon les b
1l1 pttissent 11t
p1'ésmter de
nu vent ou, aprt,
lion, tire facil
1·ammés au poi
départ 11111, pr
de réaction rur

constances, soit
marche, soil á la ·
tien de l'aérostat,
pres le calcul
4• La solidarité insnríace de toile 1 '
time de la nacelle et de
en prise au vent.
l'aérostat, afin qu'il ne
13• Dans la
se -,produise pas i la
destinée a l'inslal
marche des résiatandu malériel ou des
ces, qui usÚaient inn,
grurs, il est d'u
tilement parlie de la
que les fen~tres
force dé progression
mobiles sur pi•
déployée.
,orle que l'on
Pour t'obtenir au
avoir de l'air l v
plus haut degrt possans que celui-ci
sible, nous avo1u i,la- '
ne á s'engouílrer
SOCl~TÉ FRA.N(jAISE DES AÉROSCAPRES, ,POUR LA PIIO,\tOTION DE LA NAVIGATJON AÉRIENNE PA.R LES AÉI\OSTATS (Systeme A. Charvin).
cé la nacelleaudedans
l'appareil et faire
de l'aéro,tat ,n¿me,
Le but de la Société est de prouver, par l'expérime11tation, que la navigation aérie~e est possible, .et que les aérostats sont dirigeables. Tout en s'arfirmant, comme initia- lance ida marche,
entre /e, parlie1 d,
tive privée, elle compte trouver dans le senlimenl uatioual l'appu, le plus ilatteur, cemme le plus puissaut. File iollicite le patronage de tous les gens éclairés et amis du
•-dire absorber-,
ballon qui le compoprogre,, espérant de chacuu un coneours pah-,otique. La Soc,ete admet dans son sein des memhres cotre,poudaots, avec tilre de Fo11dateurs llonol'lliru.
ment partie de la
1ent.
S1ío1, A Pn1s, !O, nua Ross1N1. - L'admi11istration adresse un prospectns franco, sµ~ toute demande aflranchie, et une brochure contre t r. en timbres-poste.
déplnyée.
~• .\fin de présenter
14• Des siéges
toute la sécurité désirable, l'aérostat sera divisé en plusieurs comparbments,
7' Des soupapes de surete.
peudus en conséquence permeltront aux voyageurs de se mainteni,· d
de aorte ·qu'une rupture, un accidenl quelconque de l'enveloppe n'agissant
8• Des propulseurs laté~au1 iudépendants les uns des autres, afin qu'en perpeodiculaire, malgré les rlans inclinés que pourra prendre l'aé
que sur un~ partie ne puisse compromettre l'eul;emble.
arretant ceu1 d'un cóté, sans que ceux de l'autre cessenl de fouctionner,
15' Ponr plus de sécurité, des paratonnerres seront disposés de m
6• Une enveloppe le moins ponible pcrméable nu g3Z, aún de ¡¡'en pas on puisse oblenir méme des conversions de l'aérostat sur lui-meme ou a pouvoir soutirer et laisser déperdre le fluido électrique don! pourr
permeltre la déperdilioo,
des cbaugemeuli de direction dan, des an¡¡les pl'Ononcés.
~tre chijrgés les milieux qn'on aura &amp; lraverser,

�</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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            <text>https://www.codice.uanl.mx/RegistroBibliografico/InformacionBibliografica?from=BusquedaAvanzada&amp;bibId=212635&amp;biblioteca=0&amp;fb=20000&amp;fm=&amp;isbn=</text>
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              <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1116, Julio 16</text>
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              <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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