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                  <text>L'ILLUSTRATION,
lOUBR.lL URIVBBSEL.
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Direction, Rédartion, Arlministration :

:_ ~ ---.:

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AbnnnPmruts pour París et le.~ Oép3rlcmcuts :

22e ANNÉE. Y0L. XLIV. Nº 1120.

Toutes tes communications relatives au journal , réclamations, demandes
de chan~emenl~ d'adresse , doivent étre adressées franra a
11. AUG. lllA.RC, DIRECTEUR-GÉRA.l\'T.
Les demandes d'abonnement doivent étre accompa¡¡nées
d'un mandat sur Paris ou sur la poste,

SOMMATRE,
rombal du Pah d'Orakau, a la Nouvelle-Zél•nde. - Revue poliliqll'O de la
lflSlaine. - Courrier de Paris. - Correspondance d'Amérique. - Cau-

Samedi

t 3 Aout t sG&lt;&amp;.
L'adminislralion ne ripond pas dt1 manuseril! el ne s'engage¡amais ~ les iosirer,
Vu Ju tr.iilf,s , 1:1 lraduclion el 1a reproJnelion a l'élran;l!r 5(1nl inLudHe,.
BUREAUX : RUE RICHELIEU·, GO.

serie dramalique. - les cnlonies fran~aises, - La féte de Notre-Dame
de Saulé, a Carpenlras. - Notre-Dome de Fin rles Terre,. - Lrs lireurs
tyrol1e11•. - Gazellc du palais. - Correspondance de Chine. - Concours agricole de Karn-er-llouet. - M. ll•chette. - Iostallati&lt;m de
M, Dcrnex, nou&lt;eau maire de Marseille.

3 r:-,ois, 9 ír. ; - 6 mois, 18 fr.; - unan, 36 fr.; - le numéro, ,5 c.
la collection mensuelle, 3 ír.; le volume semestriel, t ~ ír.
Al!lO~E:\'.i!ENT8 POUR L'ÉTRA.l\'GER :
~lemes pr1x ; plus les droits de poste, suivant les tarifs.
Les abonn. pa¡tent du I er no de chaque mois.

Gravures: Nou•elle-ZélADde: Vrise du íort Orakau, par lrs troupes angloise,. - L'empereur Mat1mih•n et l',mperalr•cc Charktte dans Je,
rues de Mexico ; passag, dennt le palais llurbide. - Guerre des État&lt;Unis: la ílotle de l'amiral Porter pas•ant le~ rap,des de la riviere Ron&amp;"•; - Ligues d'atlaque de J'armee íéJerale devant l'elersburgb. - les

NOIIVKLLF.-ZÉUNDE: PRISF. DI' FOnT onAKAU PAR l,ES TnOrPRS ANGLA!SES.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

____________ ____________________________ - - - - - - - - _._

que l.Jon leur seroblera. En vérité, on ne se moque,plus diplomatirruernent du monde. ·
D'autrcs clau•cs stipulent la lcvée des blocus partt
roi
de Danemark, a datcr du 2 aout, la suspcnsion dt
Le roi de O1ncmark a ouvert, sarnedi dernier, le Rigsla perccption des contributions, l'appro,·isionnemeot, lt
raacl. S. M. Christian IX a déclaró que les circonslanccs
exigeaient un ajourncmcnt immédiat du parlcrncnt, logemcnt et le transport des troupes alliées aux íraisdi
mais elle n'en a pas moins ex primé le vif désir &lt;le voir Jullan.d, la mise en liberté des prisonnicrs &lt;le guerre el
des prisonniers politiqucs danois.
autour d'clle les élus &lt;le la nalion .
.COMBAT DU PAH D"ORAKAU,
La Ga;ette uacaroise annonce que le gouvernement 1Ja.
Le roi a déploré les sacriüccs douloureux que la vailvarois
a enjoint a son pléoipoteotiaire a Fr:mcíort de
A LA NOUVELLE·ZÉLANDE.
lance de l'arrnée et de la flolle et le dévouement du
demandcr IJUe les troupes prussieoncs qui occupe111
peuple n'ont pu épargner au D1nema.rk.
Quoique les c1Torts des Anglais pour réprirner l'insnrLes prélimiuaires de la paix, puhliés par le Moni- ílcndsbourg en sortisscnt immédiatement, et que l'anciea
reclion des naturel3, a la i'\ouvclle-Z,~landc, ne soienl pas teur prnssien, ne justiüent IJUC trop les rcgrcts dont le ordre de choscs fut rétalili.
One dépcche privée de Constantinople apportc la DOQtoujours couronnés de succc•, on ne saurait nicr qn'ils discours royal confirme l'cxprcssion.
vclle
d'unc iusurrection arabe qui aurait éclaté pres de
ne fassent cha&lt;Jne jour un nouveau prog-rcs. Ainsi le clisVoici le tellC de ces préliminaircs, signés a Vicnne le
Bagdad.
Les troupes oltomaoes, J,attucs par les révolte.,
trict de Waikatr) (lle du Norrl), &lt;Jni prndant si longtemps l º' aoul:
auraient
pcrdu trois canuns.
a servi de théillre aux lulles dl's d,,ux race•, cst actucl&lt;( l. - S. M. le roi de Danemark renonce a tous ses
One
correspoodance
adressée de Chine aa Constitutioit,
lement entre les mains du grnéral Cameron; ma!hru- droits sur ll'S du~hés de Sl'.lswig, llolslcin et Lancnbourg
ne/,
annoncc
que
daos
pluRieurs dislricts du Sze Tchueia
reusemenl pour les troupes rru'tl rom11iandc, les )laorirs en íavcur Je LL. ~HI. le roi de Prns~c et !"l'rnpercnr
et
du
Trhly
occidental,
les chrél1ens iodigcnes ont "
lenr échappent sans CCS$C; il en résulle l]ll'il serait fort d"Autriche, en s'engagcant a rcconnailrc les di~positions
leurs
maisons
pillées
et
délruites;
plusicurs d'entre e111
di((lcile de prrciser, des maintcnant, l'époquc ou la ré- qnc leursd.tes Majestés prcndronl a l'égard de ces duavaient
succonibé
aux
111auYais
traitements dont ik
bellion aura di,paru.
•
chés.
avaient
étc
l'objct.
Les
autorités
se
seraient
montrées, la
La vigueur avcc laqucllc les ~faories résistcnt aux An(( 11. - La cession du duché de Sleswig comprend
plupa1
t
du
tcmps,
ind1
1fácotes.ct
rruelquefois
mP-me hot,
glais csl réellemcnl hél'O'i(¡ue, et leurs enncmis sont les toules les ilcs appa1tcoant a ce duché, aussi bien que le
tilcs
aux
populations
chréti.i!ncs.
Le
ministre
de France
territoire situé sur la terre ferme. Puur simpliüer la
premicrs á l'admirer. '
á Pékin avait fait auprcs du gouvcrn~ment chinois 1111e
Lcur tacli1J11e consiste mainlenant a éviter de se rcn- dclimitation et- pour faire cesser les inconvénients qui
t'ermer dans lours forts ou ¡iahs; ils les onl évacués résultent de la siluation des territoires jutlandais cncla- premicre démarche offic-ieu•e qui était demeurée saa
les uns apres les autres, au grand désappointement du vés dans le tcrritoire du Sleswig, S. M. le roi de Dane- résultat. 11 u'avait plus hésité alors a revendiquer ol&amp;général Carneron, qui avait dépensé beaucoup d'ar- mark cede a LL. mr. le rvi de Prusse et l'empereur ciellement le droit inscrit dans les traités conclus entn
gent et beaucoup de soins pour se préparnr á en faire le d'Autriche les ¡ ossession5 jullandaises situe1!s au sud de la France et le Céleste Empire. Au départ du courrier,
siége. lis se retirent lentcmenlddns l'intérieur de la con- la ligne de fronticre méridionale dn district de Ril.Je, le gouvernement chinois n'avait pas encore répoodu.
Cbaque récit nouveau de l'accueil íait par les Melitrée, et· a mesure qu·ils quitlent le territoirc ele la pro- ind1quée sur les cartes géographiques, tels que le terricains
a leur nouvel empereur, enchérit sur le ré"cit prévince d'Auckl:rnd, ils entrent sur celui d"Hawkesbay et toire j utlandais de Mogeltondcrn, l'ile d' Arom, les parcédent.
Líes jutlandaises des iles Foehr, Sylt et Roornre, el.::. Par
de Wellington.
La Corresponde'lcia du 3 aout raconte que les l11De !'avis de tous, les Maories se íeront tuer jusqa'au contre, LL. mi. le roi de Prusse et l'cmpereur d'Autridernier, plutót que de suhir plus longtemps la situa- che conseutent a ce qu'une portion équivalcnte du Sle,- die11s pleurcnt&lt;lejoie, el que le peuple, about saos doUi
tion mi-;érahlc que la co'.ornsalion de leur terriloire par wig et comprenant, ootre l'ile &lt;l'Arroe, des territoircs de cris et de 'gestes e11thousiast~s, s'est mis a jeter de la
servant a former la contigu'ilé du district rns-mentionné poudre d'or et d'argcnt daos les voitures de Leurs liles Anglais lcur a faite.
Ce qui vient ele se 11:i·ser a Orak:lu, pah voisin de Ki- de Rihe avcc le reste du Jutland et a corriger la ligne &lt;le jestés. Heureux pays vraimcnt, que cclni ou le peuple,
rikiri, dont le liri¡;adicr général Carey était chargé de fronticre, entre le Julland et le Sleswig du colé de Kol- au lendemain de la chute d'un détestablcgouvernement.
s·emparcr, a'lleste le mépris que le l.Jelliqueux peuple ding, soit détachée d,n duché de Sicswig et incorporée a de la poudre d'or et d'argcnt a jcter a ses nouveam
maorie prufcsse pour la vie.
dans le royaume de Dancmark. L'ile 1\'Arroc n'entrcra souverains !
S.M. le roí Léopold est' arrivé a Paris le 4 aout.
Les Anglais ayaot échoué dans un assaut, le bri- dans la compensation qu·cn raison de sou étenduc géoLa distribution des prix du concours général aéli,
gadier se décida a marcher en a.vant a l'aidc de graphique. Le déta1l de la délimitation des fronticrcs
pour
M. le ministre de l'instruclion puhlique, l'oécasiel
la sapc. 11 avait avec luí ~,300 hommcs; 400 Mao- sera réglé par le trailé de paix dcfinitif.
&lt;l'un
long
disrours ou ~on Excellcace a prouvé une li
ries seulcment défend.iient le pah; leur perle était
111. - Les deLLcs conlr1ctécs pour lP. comptespécial soit
de
plu3
qu'il
ne considere pas le poste éminerrt q111
certaine. On leur proposa de se rendrc, mais ils reí1r- du r,)yaume de Oanemark, soit d'un des d11chés de
sel'ent avec dérlain, déclaraut 1¡u'ils comhattr:iient Sleswig, llol~tcin et l.:rnenbourg, resteront rc~pcclive- occupe comme u11e ~inécure. ll. Duruy aime a ¡,arler
jusqu·a la mort. En cffct, ils lentcrcnt deux sortics qui mcnt a la charge de chacnn de ces pays. Les dcltcs con- la jeunes~e, /1 l'entretenir de ses desseins snr elle, 11. li
furent repoussécs et rcstcrenl soixaotc-douze hcurcs sans tractées pour le cumple de la monarchie tlano1se scront co:nmuniquer paternrllement ses con victionset ses id ·
réparties entre le Oancma1 k, d'uoe part, et les duchés au lieu de se reo fermcr, com me lieaucou p de Res préd6'
boire.
Le génie avait déja complétó l'investissement et les cédés de l'autre part, d'aprcs la proportion respective eesseurs, dans un silence m:tjcstueux et prudent. 11 JI
approches de la place, lorsque, tout d'un coup, en plein dtl la population des deux parlles. De ce lle rép~ rt1Lion l.Jcaucoup de choses dans son discnurs de celte année,
jour, les 400 sauvagcs se précipitcrent hors rle la forte- scront exceptés : -i º l'emprunt contraclé en Angleterre entre autres, la promesse faite aux meres de se préo
resse, se lancerent dans la dircctiou la plus favorable et par le go11vernement danois au mois de décembrc i 863, per du développerncnt physique de l'enfant, plus que
se fraycrent une rot1Lc sanglante a travers le 40• régi- et qui restera a la charge du royaurne de Oanemark; s'eu préoccupait le passé; pe11t-é1re aussi une grao41
ment, qu'ils laisscrent défait derricre eux; puis ils se 2° les frais de guerre encoum,; par les puissanccs innovation en germe, la suppres~ion du baccalau
daos cetle pbrase: (( 11 faut simplifier les rouagcs et
jeterent dans les marais. lis se scraient tous sauvés sans alliées, dont le5 duchés assureront le remboursen1ent.
la cavalcrie aoglaise qui, tonrnant les marais, coupa le
IV. - Les hautes parties contractantes s'cngagent a programrnes de cet examen. Pour moa compte, je
chernin a une partie des íugitifs. lOI l'urcnttués, 3~ faits éta.lilir un armistice sur la base de l'u i ¡nssir/etis mili- serais pas éloigné de penscr que cette réglcmenta ·
prisonniers, snns compter I Ka 20 ~laories ol''vn rapporta taire, a tlatcr du 2 :iotit, do11t les cond1t1ons se trouvent compli(¡uée pourraitsc rcd111rc a nn seul article qui n'iaquiéterait ici per,onne el qu'on rédigcrait en bien pet
dans le pah, ou·11s furcnt enterrés. &lt;( L:, perles des An- spéciflées dJns le protocole ci- anncxé.
glais, ajoute l'Austl'alian and Nm·-Ztulunrt Gawtte, a
V. - Aussilól aprcs la s1gnaturc de ces préliminaires de mots : (( Les élcvcs íourniront la preuvequ'ils ont íal
la4uelle nous empruntons ce réctl, ont élé tres-sen- de paix, les hautes partics contractantcs Re réuniront, de l.Jonncs humanité~. »
M. le ministre &lt;le l'imtrnction publique espere beá
a Yienne, pour négoc1cr un lrailé de pa1x déflnitif. »
sibles. i&gt;
coup
du progrcs des scicnccs. (( Le vieux Jupiler, dit-ii ·
_Maintcnant IJUe les Anglais sont devenus les maitres
L'origi nal de ce documcnt porte les sig11atures du
a
qui
déja Frankli11 a arraché sa foudre, ne verra-t
du di~trict &lt;le Waikato, ils ,·ont commcnccr les opéra- comtc de f\.cchberg et clu baron de Brenncr, ponr l'Anpas
quclque
jour, grúcc a une science née d'hicr, I•
tions dans la province rlc Taranaki, et probahlement . triche ; de ~l. de Quaade et du coloncl de K1111fmann,
tempctes,
échappécs
de ses mains debiles, déc!lainer S1t
attaqqcr Mataitawa, le pah du roi W1!liam, chef de 'i'in- ponr le Oaocmark, de M. de 13ismark et du l.Jaron de
nous
dcsfurcurs
souvcnl
impuissantes?» Ala bonncheu
surrection; s'ils s'cn emparcnl, 1:1 province de Taranaki Wcrlhcr, pour la Prussc.
sera délil'l'ée de, Maories .qui se reporleront a1lleurs,
Le mcmc jour ont été réglécs les conditions ele l'ar- reste a s11·oir seule1nent si Eole et i'icptune ne tron™
assurément; aussi la réliellion ne scra-t-elle pas de long- mi~tice, qni a commcncé le 2 aoút et dnrera jusqu'a la ront pas que M. Ouru.v r.omptc un peu trop sans eus,
Le discours ministéricl re11fer111e 1111 rclel'é statisliq
conclusion de \a paix. 11 est &lt;lit dans le protocole que
temps él1H1flée.
IJUÍ
ne manque ¡,as d'inlérct. M. Durny a voulu su
En dépit des obsta eles que l,1 révolte rret ala colonisa- &lt;&lt; pour le cas ou, conlre toule at'.cnte, la_ n(•~ociation de
a
quoi
s'cn tenir sur le mouvemc11t des études d11
tion, celle-ci n'en poursuit pa~ ruuins ses conqucles pacifi- paix n'al.JouliraiL pas jus1ju'au t:i seplcrnhrc prochain,
les
trcnlc-trois
dernirres annécs. Le résultat des cal
les hautes parties contractantcs auront, a partir de re
ques.
au,quels
une
comrnis~ion
s·esl livrée d'apri's ses ord
Les clécouvcrtcs incessantes de nouvcaux p\accrs ai- tcrme, la faculté de dénonccr l'armisticc, avec un delai
c~t
cclui-ci
:
de
!830
a
I
R40,
oscillation ,ans carac
danl, l'é111igration d'Europc et des ilcs du l'acifl&lt;Jtic a la de si1 scmaines. i&gt;
détcrn1iné;
e
le
18-í-l
a
Is;;
1,
marche
a•ccn~ionnelle;
Nouvellc-Zélandc, améne chariuc jonr un numbrc plus
Aux termes du paragraphe lll, &lt;( LL. mi. le rni de
i8:i2
a
i
'l:i9,
dicadcncc
genérale
dans
les scicnres a
grand de ces 1,lancs l]Ui ,loivent, a un mumcnt c?ouné, rru~se et l'c111p1•r1)1tl' &lt;l"..\.ul!iclie, tout en mainll•nant
bien
l!'lC
dans
les
lcllrcs,
sauf
pour
une
íacnlté, 1'
étouffcr les '.llaorics sou~ lcur mulli1u,le, rles vill!'S nóu- l'occupalion du Jnt\anrl éans les co11dilio11s actuellcs de
veiles s'élcvcut, cL la colo111c cntierc cuílu comrncnce a 1'11ti ¡ivs~idetis, !'C dcclarcnt pi cts ll ne conSCl'l'Cl'Clans Cll toire; it partir ,le i859 ... on commence a regagner
just1flcr le nom qu'cllc s'cst si fierc,111c1lt choisi de : pays qnc le nomhre de troupes que, d'aprcs les consi(lé- partie du tcrrain pi.!rdu. Hatez-1ous de le re¡;agncr
Grande-Bretag11e du Sucl J
ralions purement rnilitaircs, leur.5d,Lcs Majcslé.s jugc- eoticr, jeunes élevcs, de peur de &lt;lonner trcp de Jle
P. PAGET,
ront nécessaires. &gt;&gt; Ce qui signiüe, en bon fran~a1s, que la monarchie constitutionnelle et a la répuulique.
EDMOND T&amp;mllo
Leurs Majestés déclarent qu'elles sont prétes a faire ce
---"?"..,.~--colonies fra~aaea ( 4 ,ravures). - La r~t~de No•re--Dame de Sautó, a
Carµe utr•s ( 4 gr.vure.). - ~otre-Oamo de Fin des f , rres ( 3 l?l'"'U•
re&amp;). - Un t•r ,fe camprtJ!ne Ru Ty1•()1. - 1o:tcourc. R!.!rico:e dP KJ1r11er-ll11uer. M. L.-C -F 11 ,c~dk, éilitcur lr~n~•is. - lnsllllativu Je
M. Berncx, nouveau mairc do Mm;e1lle. - Échcc. - llebus.

f

•

REVUE POLITIQUE DE LA SEMAINE.

--

L'!LLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.

COUllllllKR DM PABllt,

Le domaine !11, Berry. - l\DI. M.,Jon. - 1.'origiml d'UarJgon. - Un 11,ol de Mm• Conrnel. - É¡,i¡;ramme. ~•• Rola d ;, llen·y - Lns vicr,,1luues d11 chatca11 el d·1
~re. - Uesliné s fu urf's. - Vit11m1 el circen"e-~. - Nnuvdles lettr es de l 1 r&lt;'i11r Marie-A11loinettc. - No; pt!til~ ¡¡ tr~ns et nos re'_ites íi!les. - Écoliers et mi111stre. - Vente
de M. L... apres déces.

Ce qtte deviennent les chdteou:x: et les pares d'aut1·efois :
il y a un livre charmant a f'aire sous ce titre; de loin
eo loin, un courtisan du passé, un arnoureux des choses
d!l tempsjadis, écrit un chapitre de ce livre, et quel1Jues
bounetes Rens, de ceux que n'emporte pas la vertigi•
neuse ronde des tumullueuses alfaircs 011 des turhulents
plai~irs, preonent plaisir á le lire et a vivre quelques instants, en imai:ination, dans un monde qui n'est plus.
Bien de~ fui~, en remontant les qna1s de la Seine de
París a Charenton, vous a vez remarqué un grand pare
8 l'air mélancolique, planté d'arl.Jres gigautes~ues, IJordé
d'un fossé mal entrctenu, et dont la porte étail garJée
par deux lions de pierre. Ces lions, poursuivant quel-•
que reve éternel, ne semblaient guere songer a leur
consigne, que pcrsonne, d'ailleurs, n'avait la fal'Jlaisie
de violer.
Au bout d'une large avenue s'élevait un chateau plus
triste encore que le pare.
\
·
Ah! quaod la nuit, pare et chalcau s'avisaient de
causer ensemble, la conversation ne dcvait pas étre folatre.
« Quel est ce cbateau, quel est ce pare? demandiezvous pent-etre.
, C'est le chateau et le pare de B1,rcy, vous répondaiton, et cela vous sufflsait.
)lais lesaotiAuairessont curieux, ils ne se contPntaient
pasde si peu de cbosé, et ilsen savent long sur le dom:iine
de Bercy. Le moins indiscret et le moin~ íriand de ces
vieilles hi~toires o'est pas M. Édouard Fournier; mais
c·est un aimable écrivain qui n'a rien a lui : ouvrez, si
le crear vous en dit, son dernier vol urne, ses Chro11iq11es
et ltgcn,les des rues dJJ f'aris, et l'histoire de Bcrcy
n'aura plus ponr vous de mysteres.
Le chdteau íut hati par un M. Malon, qui ramassa ses
parchedltns sur le sol de sa prop1 iété, et d'autres Malons
en furent propriétaires apres luí. (&lt; Ils.c·oot íait de bruit,
dit M. Édouard Fournier, ni par l'histoire, ni par le
.scaodale. lis &amp;e cootenterent d'ctre tranquillement ricbes, placidement heureux. Mais comme la placidité
daos la fortune ne va gucre sans l'avarice, ils furent
avares. Quand on n'a paR la folíe de dllpemer en prodigue, 011 a celle de tbésauri,er, et les Bcrcy thésauriserent. Voila pourquoi leur chateau, si hermétiquement
clos et muré, avait si mystér~eu~ement un air de cloitre
austere. C't·tait moius une demeure tr~s-close qu'un cof.
Cre trop fcrmé. »
·
M. Fournier nous apprend que ce fut un Bcrcy qui
fournit A Moliere l'adrnirable scene de reproches mutuels entre Harpag"n et son fils.
On rlit un jour a Mm• Cornuel que les grands Augustins prétaieot sur gages.
- Comment s'en étonner, répondit-elle, n'ont-ils pas
chez eu1 le creur dt: M. de Berry?
Cet avare íameux eut pourlaot ses jours de générosité, et il enrichit de ses donalions l'hospice des Enfants
trouvés.
En 1715, on fit contre les gen~ de flaan~e une chanson danR laquelle se trouvait le. couplet suivant :
Que le De~maret mil pendu,
Q11e lu Be1 cy da11s I or fonJu
Sal sr,sse Fon av.1r1re.
Et que. mal.¡1é I ho·,eur du ~on supplice,
JI rneure a~rcs l'avo1r rendu.
Ce Bercy-la était Bercy 111.
~n gros pavillon, debout sur la marge du quai et
bati par Par1s de Montmartel, élait, qucl4ues aonée5
avant la révolution, la propriété de M. de Boismorel,
financler philosophe.
M•• Roland parle beaucoup de M. de Boismorel, de
sa mere et de son fils dans ses Mémoires; jeune filie,
~lle entretcnait a,cc lui une corres pon dance sur des RuJets littéraires, et il y avait cutre eux comrncrce puétique. Elle-meme cite les vcrs su1vanls qu'elle lui avait
adreSSés:
'
Au:11 hommes ouvrnnt la carriere
Des ¡¡ra11ds el des noble~ 1alents
lls n'onl mis aucune barrie1 e
A leurs plus sublim~s élans;

De mon ·sexe faible et s •nsible
lis ne v?11lcnt que des l'erlus;
Nou~ pouvuns imi er Tilus,
i1 irs dans 1111 ~en 1pr in ,in, pénible.
J,,uissez tlu bien d N e :ulmis
A loutes CPs sor•es de gl ·i •e;
Pour 11ous le temple Je mé1noire
Est d,,ns le c.:eur Je nos amis.

99

land promena san~doute ses philosophiques pensers et
ses revcs patriotiqucs, n~us sommes allés voir des jockrys et rlcs ama10nes ronrir le ~Lcrplc-chase, l'homrnccnnon et la mélchoire de fer accomplir lcurs prouesses,
Blonrlm marcher, s'asseoir, se couchrr et ,e rclever snr
son fil aéricn avec toute la grace et toute l'aisance imaginn bles.
Poiot d'amphithéatre, point de stalles : des cbaises
Heureuse celle qui émvait ces vers, si elle n'a.vait pas sous les marronniers et les tillculs cenlenaires, ni gene,
vu ailleurs ce temp.e de mémoire qui attirait son ame ni conlrainte, liberté pleine et entiere d'aller et de venir, de regardcr a s,L íantaisie le spectacle, l'oiseau qui
exaltée.
M. de Boismorel avait un fils de vingt et un ans, fort vol e, ou le rayon de soleil qui darrle ses fleches a tradissipé, qui tronvaiL á la Comédie italienoe ou a l'Opéra vers le feuillagr. Le pulJlic a trouvé cbarmant qu'on le
bien plus d'agréments qu'aux matbé111atiques, q•l'il avatt laissat ainsj maitre de ses plaisirs, et il revieudra au
cornllienré a étudier. JI s'agissait de réveiller de géné- pare &lt;le Bercy, car la fete de dimanche aura des lendereuses résolutions. Ce fut M11 • Phlipon que M. de Bois- mains.
L'afflche nous promettait le vrai Blondin. Mais alors
morel chargea du soiri de faire a son flls (t une mercnriale sage et pénétrante. » La jeune filie s'en défcndil un qu·cst-ce done rrue le Blondin de l'l11ppodrome? Adrespcu, pas heaucoup, vous le devinez bien. Il ful convenu sez a M. Arnault cette q11estio11 délicate. Tout ce q1Je je
qu'clle s'adrc~serait par écrit a l'enfant prodigue, et gar- puis vous dirc, c'est qu'unc heure et 1JL1art apres IJUe
le Blondin de Bercy touchait tcrre, le Blondin de l'Hipderait l'anooyme.
potlrome s'élan~ait dans l'espace, et qu'il íaut une heure
&lt;( Le soir méme, écrit-elle dans ses Mémoires, je fis
une lettre asscz piquantl', un peu ironique, telle que je et qnart pour aller de Bcrcy a la barriere de l'Etoile.
la jugeais convenable pour chalouiller l'amour-propre, Singulicre coincidence !
Voila clone le domaine des Malons dcveuu gare de
encouragcr la raison d'un jeune homrne qu'il faut eotretenir dans son bonheur, quan&lt;l on veut le rappeler a des chemin de fer, l1amea11-bourgeois, cntrepót de vins el
hippodrome. O mon sicclc, je te rcconnais bien la:
habitudes .séneuses. &gt;&gt;
Le jeune homme crut que la lettre était de Duelos, et
Bonne nouvelle pour les curieux des choses et des
alla l'en remercier.
per~onnagcs du temps passé. 11 y a IJUelques jours,
Le style d'une Jeune filie confondu avec le s1yle d'un M. d'llun.ilRLein pnl,liail un volume de lellrcs de la reine
philo~ophe ! cela uous fait un peu sonrire, rnais pas du Marie-Antoinette; ~l. Feuillet tle Conchcs, un l.Jihliophile
tout M"'e fioland, quand elle nous racontc celle méprise. passionné, le plus halnlc homme qui soit a découvrir
Etrangc siecle !
les rardés et le plu~ patieol a lzs collectionner, s·cst
Dclrompé par Duelos, M. de Boismorel fils s'adres~a á pil]ué au jeu: (&lt;Ah! vous nous donnez un volume de
un autre ami de son pcre, et ne sut jamais la vérité. lcttrcs de llarie-Antoinctt.!; eh liien, je \'0Us en donneL'essentiel, c'est ((que l'étudc reprit quelque empire sur rai trois vol umes; vous souricz, les voici ! » Et M. d'llului. 1&gt;
•
•
nolstein ct·étre enchanté, j'en suis sur, et quclque pcu
Le pare de Bercy s'étendait autrefois de la ~astille a fie1· d'avoir forcé M. Feu1llet de Conchcs a tirer son inesCharenton. La coostruction des fnrtifications de París timable trésor du co~re-fort jaloux ou il le tenait rencommen~a ses malh.eurs. Le mur d'enceinte le coupa en
fermé.
deux rlu nord au sud. Plus tard, ce ful le chemiu de íer
One publication a laquelle le nom de Marie-Antoinette
de Lyon qui le traversa, daos sa longueur, de l'cst a valut un cerlain relenlissement, fut, l'année deroiere,
\'ouest. Une tranchée proíunde, de quinze ou vingt l'occasion d'un proccs, et causa uue respectalile douleur
metres, semblable a un precipice, passa insolemmént a ceux pour qni la mémoire u·une rrine malhcureuse
sous la·lerrasse méme du chatcau. Quand un train arri- est sacréc.11 s'agissait d'un rnanuscrit de la bililiothéque
vait sifO.ant, soufflant, haletant, grondant, la pauvre Impériale imprimé par Al. Louis Lacour, sous ce titre :
vieille et noble dcmeure se mcttait a trembler, comme Livres du bondoil"de /u nine Marie-Antoinette.
le passé vaincu devant le présent triomphant. Alors le
La Bibliothcque soutenait qu'un particulicr ne poupropriétaire de Bercy comprit qu'il était tempspe vcndre v3it, sans l'aulorisation du gou\'erncme1.;t, publier un
son domaine. Le chemin de fer de Lyon prit, pour sa manuscrit dont elle avait la propriété. Sa these fut congare des marchand1ses, la partie du pare enfermée par damnée par le Tribunal. En meme temps, parmi les fidcles
les fortifications; des banqniers anglais et íran~ais et la d'uoe cause tombée, on criail au scandale et a la c;.Ville de París se partagerent le reste. A la Ville, la plaine lornnie : ce catalogue était un mensonge, et c'était in-·
de Saiot-~andé; aux capitalistes, le pare proprcmcnt sulter la reine Marie-Antoinette que de faire croire au
dit, qui va de la route de Charenton a la Seine. Aujour-• pul.Jlic qu'elle avait pn do11ner acccs, dans son apparted'hui, des arbres, transplantés a grands frais, couvrent ment intime, a quelq 11es livres trop fameux du siecle
ce qui fut la plaine, et le i5 aout, c'est-a-dire demain, dernier.
un lac y sera inauguré. Le chateau est tombé, mais les
Non, le catalo~ue était authentique; mais n'impo~te,
hautes íutaies ~ont deboul encore, et bientót elles om- il ne íallait poiut attacher au faiL qu"il révélait une imbrageront les rues cbampctres d'une ville de pl:li- portanee exces~ive.
sance.
11 y a qnell]UCS jours, je lisais une brochure de .M'GalLa portion du pare la plus rapprochée de la Seine était lien, avocal de M. Louis Lacour, el savanl bibliophile
nagu~re une plaine marécageuse: en hiver, pendant les lui• rnéme, et j'y trouvais celte réllc1io11 trcs-sensée: que
grandes crues du fleuve, )a plaine devenait étang, et tous les livres qui ne pouvaient décemment ügurer daos
seuls sur leurs hauts piédestaux, les lions et les dieuxde la 1Jililiothe1Jue de la reine, au dire de ses ardents dérnarhre, contemporains des chevaux de Marly, plan:iicnt fenseurs, avaie:1t assurémcnl leur place dans celle d'une
au-&lt;lessus dt&gt;s eaux. Une vérilable montagne, la mon- íoule de grandes &lt;lames, qui n'en éta.ient pas moins hontaJne de Nicolai, a été coupée; ses débr1s ~nt ex haussé la nctcs ¡iour cela.
plaine, et aujour&lt;l'hui les vasles c.onstructions de la SoCes ouvrages d'écrivains célebres de l'époque ét;iient,
ciété des magasins généraux attendent les marchands de il ne faut pas \'oul.Jlier, des ouvrlges a la mode, et
vins de Bercy, a qui la date falale de 18,0 fermera l'an- qu'e~t-ce que la mode n'explic¡ue pas? Combien de femcicn cntrepot.
mes irréproch:ihles oot lu, de nos jours, ccrtains roLe domaine de Bercy a été vendu dix millions cinq mans en ,·ogne, dont le titre et les ép1sodes sont dans
cent rnille francs. 11 avait été offort au Crédit mobilier tons les souvcnirs? Seront-ellcs perdues rlans !'esprit de
pour ncuf millions cin&lt;J cent mi lle francs. Par malheur, lcurs petits-eníants, s'ils les rctrouvent quelque jour sur
MM. Pércire demandcrcnt a réfléchir vingt-quatrc heu- les rayons de lcur bibliotheque?
rcs. Ce délai n'était point expiré qu'une société, daos
La mocle, la mode en toutcs choses, que d'étonnelaqnclle se trouvail M. de Morny, proposait un million
ments
elle prép:ire a la postér1té !
de plns et dev,~nait arljndicataire.
Dans uuc chronir1ue f~hional.Jlc,je lisais hier les lignes
Les buisc1ies &lt;lu cha.tcau de Bcrcy étaient d'un travail
exquis; cellcs 1l"u11 pc!it Síllou furc11t·achetées vingt-cinq suivantes : (( Aujutml"hui, les jt•unes íllles ne ccdent
mille francs par l"lmpératr1cc, celle~ du cabiuet d'études rien a lcur mere ponr la tournure et l'clégance; c~apeaux ronds, casquctlcs jockey-club, ruhes richernent
dix-sept mille fraucs par l'Empcrcur.
On a pensé qu'il y avait place encorc, dans cet im- brodées, man tilles exquises ou burnous coquets, Mm• D...
mense pare de Bercy, pour un bippodrome et pour une n'a-t-elle pas toqt inventé? - Inutile d'ajouter que le
arene, et dimanche dernier, sur la pelouse ou Mm• Ro- petit monde de trois a douze ans se presse dans l'an-

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1 lí.'-íS ll'.\TT.\QUE DE L'AR~IÉE FÉOÉRALE OEVANT PETERSBURGH. -

O'apres les croquis de M. Stannl•t·

�L'ILLüSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.
cienne maison de P... R... avec la meme passion qu'apportent les jolies femmes a s'arracher les dernieres
créations d'A ... »
Voila, vraimcnt, un ~pectacle édifiantl
Ah! la jolie géní•ralion enfantine &lt;¡oc nous avons lit !
Qucls hommes et'q uclles fcrn me~ elle nous prornet ! Pour
le coup, ceci est trop furt. Oc gracc,qu'on nous fuurrc bien
vite ce « pctit monde» a la pension ou au collége, et que
la robe de toile ou de mérinos, la blouse, la tu ni que d'uniforme coupéc a la diable nous sauve des g-andins et des
élégantes de sept ans ! Pctit~ gargons, petites filies, étudicz
votre De Viris ou votre Catéchisme-; lisez Lhornond, lisez
Noel, lise1 Chapsal, avant de Jire M"-e la vicomtcsse de .....

eaux avait tellement baissé, que la navigation était de- ,les actenrs ont fait le reste. Cervantes a .été ravi de lle
venue impossible, et le passage d'Alexandria interdit. 11 ¡ ~e voir que mutilé. Le public ne s'est pas montré pi
fallait done abandonner cette importante flottille et l'ex- exigeant que Cervamcs. Le Gymnase compte uu su
poser a ctre prise ou détruitc. lleureusemcnt, le lieute- de plus, et vous, lecteur, saos vous donner ·trop
nant-colonel du gén e Bailey eut une de ces inspir1tions peine, a ce qu'il me semhle, vous venez de tirer de
comme on en a quel,¡uefois dans !'extreme péril. bommes d'esprit d'une galcre el moi d'un fier embarr
JI proposa au général en chef Bauks d'élevcr le ni- je vous jure.
veau des eaux en coulant pres des rapi&lt;lcs un radea11
La Comédie-Franpise nous a en fin donné, avec
colossal et de vastes liateaux charg-és de pierres, de fa~on meilleure gracc et les pires chalcurs du monde, le
a obstruer en partie le cours de l'eau. 11 n'y avait pasa début-de Mm• Victoria-Lafontaine. Je dis le vrai, pal'lt
hésiter; 3,000 hommes furent mis it. la di,po~itíon du que le seul role abords jusqu'ici par la débutante ne 1,
colonel Bailey; les forets voisines fourn irent leurs plus sortait pas de ses habitudes scéniques. On attcndait imé~ormes madriers; le rarleau ful construit, et au bout de patiemment de luí voir aborder le vieux répe'rtoire, et
Cette quinzaine est la grande quinzaine des ér.olicrs. d1_x_jours il.était coulé ai~si que (es ,bateaux. C'étail une 1 c·~st ce qu'elle vier.t de _faire avec une ~isacce, une
Les plus illustres personnages ont daigné parler aux cn- ver1lable d1gue; on en v11 b1cntot I dlet. Les eaux re- sc1ence, un charme que Je renonce a exprimer. Le sucfant~; et ne c¡oyez pas que, s'adressant a un jeune couvrirent aussitüt les rochers qui formaient to1it d'abord ces a été calme, silrieur i&gt;t profondémcnt ressenti. Poor
public, ils en aient moins arrondi et rnoins orné leurs un obstacle paraissant in~urmontable. Les rapides re- re11dre mon impression personnelle,je ne troure qu'une
périodcs. Chez nous, un discours cst toujours un dis- parurentavec tnote leur v1ole11ce, il e~t vrai, ma1s il y avait chose a dire, c'est que jamais je n'ai vu u'Agnes compa.
cours, et tout 01:ateur fait sa toilette, a quelque auditoire de l'eau; c'est tout ce que nous vuulions. Le lcndemain, rabie a Mm• Victoria. Étudiez-la dans re role, si voos
qu'il s'adresse.
tin de nos navires se lan~asur le to11rLillon, il passa; les voulez voir l'amo ur n:.iitre daos une ame innocente et
J'ai été ravi surtout de l'allocution de lf. Drouyn de autres suivirent, la flottillc était s:.tuvéc. Mais, comine je au meme in~lant l'envahir tout enticre et en murer l'ao,
Lbnys aux éleves &lt;lu petit collége de Vanves, la maison vous le disais, n'est-ce pas une guerre de géants qu'il ces a tout ce qui n'est pas lui-meme. O divine férociti
c1e la jcunesse ! Malheurcux Arnolphe ! a force d'elre ¡
de cam1iagne de Louis le Grand. C'est plaisir de voir un nous faut faire ici?
ministre se souvenir si Lien de son latin. Et quelle enAgréez, etc.
W. SrANLEY.
plain&lt;lre, il cesse de paraitr(.) odicux ou meme ridicule.
tente du style noble! On ajüutera deux ailes au collége;
•
Talbot rend fort bien les nuances et les violcnces de
------r----,..,..)1..a,~- -- -- ce role aussi écrasant q1t'écrasé.Provost s'y montrait plns
croyez-vous que M. Orouyn de Lhuys va dire la chose
toul simplcmcnt aux écoliers qui l'écoutent? Point.
touchant, mais était-il bien d11ns le vrai de ce personC,MilfflHOIE lnlJl~ffi~'ll'O@(l.!J!E.
Écoutez : &lt;1 Encore r¡uelques joars, et le liruyant labcur
nage, que Moliere a voulu Pt du faire sot et brutal, poor
des artisans de la maliere troublcra le ~ilcnce des éludes
Si peu abondante que soil la matiere dont j'ai a cau - rend re moins crue dans sa vérité !'implacable ind1ffélittér~ires et sci&lt;'nliílqucs. 11 Que cette phrase a dt\ ré- ser aujourd'hui, je suis fcrmemeut décidé a ue pas m'é- rence d'Agnes.
11
joui1' Dt'lille ... et les ma~ons, de venus, par la vcrtu de tendre sur le Don Quichotte du GJ·nrnase, et cela pour
M • Dinah Félix et Eugenc Provost font égalemeal
la périplirase, « les 1rt1sans de la maticre ! »
bien leur parlie de niaiscrie, moitié vraie, moitié simul
deux raisons _qui me paraissrnt sans réplir¡ue.
D'ahorrl,
voila
quinze
grands
jours
que
cette
picce
a
daos
celte iuterprétation, qui serai t parfait~ si Maubaat
11 y a quelqucs jours, on annon~ait la vente apres
réussi, et il n'y a pas moinR prescription pour le sncccs y apporlait un lant soit pcu plus de bonhomie.
déces des livrcs de M. L...
Les débuts de l\1 11 • Honorine suivent leur cours aa
que püur la chute. Ens1Jile et en fin, que serait-ce qu'une
&lt;t M. L... » liscz ,\l. de La Pommerais.
théatre du Palais-Royal, qui, r·our leur donncr plos
Avec les livrcs, on a vendu un porlrait de Mm• de picce tirée du Don Quichotte, s'il était besoin de la racon
ter?
d'éclat,
vient de reprendre les Diubles rose.~. On se rapPauw qu'ellc:mcme avait pcint.
Snpposez-vous,
lecteur,
faisant
nne
picce
du
Don
Quipelle
l'incroyaLle
_succcs de cette piece a maillots, qot
Le ch11fre de la vente n'a gucre dépassé le chiffrc
ch?lle
de
Cervantes.
Je
vous
p1
ele
la,
saos
doutc,
une
la
faveur
puLliq11e
a dcux ou trois cents fois vengée
d'une vente or&lt;lmairc.
idée
a~sez
biscornuc,
a11
prcmicr
abord;
mais
ne
faites
justes
dédains
de
la
critique. Les maillots sont toujo
Est--ce que la mode de paycr la drpouille ct·un scélérat
pas,
s'il
vous
plait,
la
pct1te
bouche;
plus
de
cinquante
aussi
bien
tirés,
aussi
roses, et la picce toujours ama
plus cher que cclle &lt;l'un ho11nete bomme commencerait
, on sa1t
. leurs noms, égrillardc, aussi nulle, aussi longue et aussi applaudiei •
anous passer?
originaux, - on les a comptes,
•
l'ont eue et mise a exécution, cette idée, et de tous les et courue que par le passé.
Mes siaccres compliments a mes contemporains.
Don
Qitichntte
qui
en
sont
sortis,
plusicnrs
n'ont
pas
Une
telle
vogue
en
plein
été,
et
en
quel
élé ! s'expliqoe
X. FEYRNET.
moins que le dernier en date réussi ... commcnt dirai-je? au moins cette fois par le talcnt de la debutante,
réussi a fairc dire: Que diable des hommes de tant d'es- joue le principal role des Diables roses. Elle s'y mon
aussi brillante, aussi comédienne, et meme, relativemenl:
CORRESPONDANCE D'A:\!ÉRJQUE.
·prit allaient-ils faire dans cette galcre?
Eh bien, l'on a tort de p¡¡_rler ainsi. Du moment qu'ils parlant, aussi déccnte que sa devanciere l'etait peu.
AU DIRECTEUR.
On en revient touJours a ses premieres amours, et le
New-York, !O juillet.
y sont, daos cette galcre, il ne s'agit pas de savoir comment et pourquoi ils s'y sont fourrés, mais de trouver la théatre ·de la Porte-Saint-Martín lui-méme n'échappe
L'événement important de ces derniers temps,estsans
pasa cette loi du crour. Les ceuvres de Rossini, de Bel. l' 1
é ¡
d
maniere la plus prompte, la plus polie, la plus galante
conlred1t a erte que nous a cau;, e ll rai ou invasion
lini, de Molihre, n'auront été que cl'éphémeres caprices
de les en tirer:
con[édérée dans le ~laryland. Cette panique n'a gucre
pour ce théatre, inconstant par gout et fidele par inléret.
duré que quelques jo111·s, mais elle a été chaude. On a
Eh! mon ami, tire-moi de dan¡:;er,
La Norma, le Barbier de Séville, l'Avure, le TJ.rtuffe et
era tout d'abord a une ír,vasion complete et en regle du
Tu feras apiés ta haraugue.
autres pieces toujoursjcunes, ont du céder a l'ascendaot
Nord: Baltimorc était prts; quelqúes heures apres,_c'était
de cette vieille Tour de Nesle, la scule vraie maitres.~
Washington. Tout cela s·cst résumé en 11.n pillage assez
Quant a la promptitude, ce n'e~t pas IP plu~ malaisé, du logis. C'est elle encore, elle seule, qui tient !'affiche,
complct du Maryland, « my ~laryl.1nrl, » comme dit une et quant a la ra~on la plus courtoise, la plus gracicuse de avec Oumaine, ce meme Ournaine qui, nagucre ... Mai1
chanso1f du Sud, qui a expié ainsi ses sympathies dissi- tcndre la main il. dr.ux homrncs au~~i charmants et aussi a peine tui a-t-ou Jaissé le ternps de quitter le sombre
mulécs pour le gou1crncment u.e Hichmond.
empechés que AD!. Sardou et Dalloz, ce n'est pai- it co tumc, le regard faux et le tou patelin' du « pauvre
La ma11ceuvre 11\·tail pas mauvaise: on espéraitrl'abord moi de vous l'indique1·, chcr lcctcur; vous savez trop homme 1&gt; pour le br1llañt pourpoint, les airs cranes el le
jeter un grand trouLle d1ns le Nord, puis forcer Grant a bien qu'elle consiste, w tte maniere, a fairc la chose ronflant verbiage de Buridan. JI s'e$l, du reEte, fort bien
levcr le s1ége de Petersburgh. On a Líen troublé quelque aussi franchement, aussi simplement que possilile, et acquitté de ce changement pre,que a vue, et le nouvel
peu le ~ord, mais la lumierc s·est faite vite sur cette c'est aiusi que uou5 allons nous en tirer.
amant de Marg,1erite de Bourgogne, s'il ne fait ouhlier
tentative. Quant iL Grant, il n'a pas bo11gé,et a continué,
Nous &lt;lisions done que si, par im. ossible, il vous élait a cette dame ni Frédérick Lemaitre ni Bocage, du moins
fermecoinme un roc,a ¡,oursuiHe les opérationsdu siége. ven u dans la pensée de faire une picce de théalre du parait-il l'avoir a pcu pres consolée de la perle du beau
Les siégcs, c'est son affaire. Purt-Iludson et Wicksburg Don Q11ichotte, et r¡ue, persistanl dan~ cette tocade, Mélmgue. Au fond, elle sait bien que eelui-la elle le
en font l'oi. lci, il a une tache plus difficile: ma dernicre malgré les consei!s de tous vos amis, les larmes de votre retrouvera toujours.
correspondance vous en a donné la raison; mais il arri- fcmme et les pricrcs de l'0S enfants, 111algré l'analheme
Quant a Montdidier, riui, prenant au sérieux les velvera a ses fins, croyez-le bien. Grant est le typedu Yan- enjoué qu'a si malicieuscment et si ílcrcment fuln1iné léités classi,¡ues Je la Porte-Saint-Martín, avail reparo
kee: beaucoup d"audace quand il en faut, mais de la per- Cervantes contre quiconque oserait toucbPr ason reuvre, 1 a ce théatre dans l'Alccste du .msanthrope, voila déja
sévérance tant qu'il en faut. Je vous envoie un croquis, - vous aviez pris la plurne pour commettrc une si gro- longte111ps qu'il a exrcuté a la lettre et de sa personne
pris a la hale, d'une partie des travaux du siége.
tesque profanation, je maintiens qu'alors, sorta11t comme l'adieu de son personnage a la société.
Mou autre croquis vous monlrera quelles difficultés d'un reve, et rentré tout a coup dans votre bon scns,
Ainsi serñble avoir échoué, comme je l'avais auguré
préscnte la guerre daos un pays comme le notre. Nous vous auriez jeté cette plume au diai.Jle et pris en place au débnt, le g-énéreux mais puéril essai d'iuitier le peu•
sommes obligés, de tcrr,ps it autre, d'accomplir de ces une bonne paire de ciseaux.
ple aux savants mysti•res de nos classiques. L'épreuve,
tours de force qui tiennent du miracle.
Moyennant quoi Cc1 ,antes se serait immédiatement toutefois, en raison de sa brieveté, ne saurait passer
Le mois dernier, le rn• corps, sous les ordres de déridé, comprenant qn'il ne s'agissait plus que de le pour décisive, je mP. plais a le reconnaitre, en admet.
Banks, opérait daos l'AJ'kansas, et la flotte de l'amiral coupcr en morccaux, ou, autrement uit, de ta1ller daos tant rneme avcc tout le mondP. que le thratre Déjazc~
Porter agissa1t de concert en suivant le cours de la ri- son rouvre une comédie en cinq aetes et dnuzc tal,leaux. - 110 autre instituteur des mas$es, -n'a échappé a une
viere Rouge, qui ~é1ure l'Ark,wsas du Texa~. La na vigaEh Lien, lecteur, voila ce q1:i est tout justt&gt;ment ar- mcme dPconvenue que par sa cloture annuelle. Encore
tion esto.es plus &lt;ld'liciles sur ccl afíluent du Missis~ip1, a rivé. ~Dt. Sardou el O:\lloz onl foil ce que vous auricz une fois, des tentati,·es si peu suivies ne prouvent ríen
cause des rapidcs nomLreux que l'on y rencoutrc, prin- 1 fait ,·ous-méme a leu1; place; ils ontcompris que, du mo- contre l'idée qui lrs suscite: ce n'est pas en un mois
cipalement dans les environs d'Alexan&lt;lria. Le rn~ corps mcnt oü l'on écrit un Don Qair:hottl, la seule fa~on de qu'on refait l'éducation littéraire d'une foule, livrée de•
avait re~u l'ordre d'évacuer la conlrée, la flottilledcvait s'en tirer est de u·y rien mellre du sien, et c'est le parli puis des siecles aux maitres que vous savez bien. Les
suivre et rentrer sur le Miss1ssipi, mais le niveau des qu'ils ont pris; le peintre de décórs, les machinistes et marchandes d'berbe~ d' Athenes, qui applaudii;saient les
0

L1 1LLUSTílATION. JOURNAL UNIVERSEI ,,
Augier doit Jire, ces jours-¿i, une comédie en cinq actes. sion' ne menacaient ríen moins que de l'annexer a LaAntaul dire que uous verrons, a pres M. du Boys et la gos ou au Oahomcy.
Son so111craiu ne pr,sscde plus aujo11rd·hui qu'un méc,rnic11lc, nne nouvcllc piece de )1. Augier.
temps.
,,
l'h
di11cre
tt'rrit&lt;1ire, di1•isé en trois prinripautés : PortoMaintenant, nonvclle plus exlraorclinaire, le thé:itre
En admettant comme possihle la rc1orme. que e on:
.Novo
proprement
clit, Procrah et Weymey. Cclui qui
netes e~prits revcnt. étou_rcliment, sclon mo1, 11 faudra_it de la Porle-SainHlartm répetc un nouveau mr.lodrame,
rcgne
actuellemcnt,
Sodgi, Pst un hommt de ~ua.rant~théalre popnla1rc d1x ans de constance et de sacri- qui o·e~t, dit-on, ni de Corncille ni de Racine, ª"ec tacino
ans
environ,
qu'on
représenle comme tres-mtell1ª6 un rionr qu'il en vinta fairc srs frais avec le théatre bl~aux el ballets, ou Claudc Lorrain n'a ríen a voir et
grnt et trcs-supérieur a son entourage. Sa puis~ance est
ces,·que Or on vicnt de le vo1r,
. ce n' est I'".I' aff&lt;11re
.
. VLstris r'ien a réclamer.
m
e1ass1 · ,
. ,
Tout au contrairc le théatre du Vandeville, usant de malhcureusemcnt fort bornée, par suite des lois Lizard la Sociéli3 Nantaise ni de toute autre soc1éte en com'
.
res qui concerncnt, a Porto-Novo, l'exercice du pouvoir.
:andite. De telles institutions, quoi qu'on en pens?, la nnuvellc lib1.rté, prepare, je ne dirai pas une rcpr1se,
La premiere de toutes cst celle qui condamne le roí a
nuis
une
cxhumation
d11
Derin
du
villuge,
livret
et
mu,. ront J·amais pour devise : Sursum cordcc! Leur reune claustration analogue · a cellc qui emprisonne, a
n au ·re se ré.,lera toujo•1rs pl utot
, sur l' ct1age
..
de 1a sique de Jean-Jacques Rousseau.
pertol
o
,
.
.
Tout cel1 n'cst que paroles, je le sais bien, et paroles [(ioto, le mikado du Japon. Le roi de Porto-Novo ne sort
·• e que sur celui du creur. ll n appartient de sU1vre
ca1°S
·
· J · ne sont que du venl; mais, par le temps qu'il fait, jamais de son pal,1is. Qµanc! les fcrnmes de ~on harem
ce dernier qu'a l'i1,itiative indivi(luellc,
,
. et Je. SUIS. om
ont con~u, elles di~paraissrnt a tont jamais, et, il. l'exde nier que.la liberté des théatres ne pu'.sse etrc smgu- n'cst-ce pas la ce que les tbéalrcs pcuvent encore nous
ccplio.n du roi et c1·uo ou déux de ses fidclcs, pcrsonne
donncr de mieux?
., ment favorable a·t'essor de cette pu1ssancc,
. la, plus
.
11~re
M.. is en fait de théatrc,, parlcz--moi de ceux qni vous ne sait leur relraite pas plus que celle de l'cnfant. Celui,. ,nde sinon la plus légitime de toutt&gt;s; ma1s n cspc,ecc ,
.. . , • · d
ci, tenu dans l'ignorance de son origine, eH élevé au
rez pas qu'elle se voue, qu'elle sr~u1se a r~Jeu111r es 5uivent a la campagne, aux hains de mer, partoutou vous
loin, parmi le peuple; on s'arrange toutefois de fa~on a
, rmes belles "randes, nobles, ma1s surannces, a popu- allcz, et mcme cncore plus loin, ~¡ c'cst possible; te!s,
ce
qu'il voyage, et de la 5orte fa,se connaissancc avec
10
'o
·1 l'
1
a par excmple, qne le tMtilm de cct honnctc homme de
1ar1·ser un art qui est la négation du mouvemcnt,
• , d"
les
choscs et les hommes sur lei:quels son pouvoir
prouvé; a offrir saos ces.se a 11n pet~p.le alt"rll 111co11nu tant d·e~prit et de talcnt, feu Alrxis de Comber_ouss~.
s'exercera
plus tard, s'il est appelé a 1égner; car bien
En voila un qui n'avait pas Lcsoin de la liberte des
la quintrssence du pas,e daos la \'le1lle coupc de Mel-·
que fils de roi, ce n'est pas toujours luí qui succcde a
théatre,,
pour
dire
toul
ce
qu'il
Youlait,
et
a
qui
il
vou:
r,omcnc. Ce n'est pas de liberté que ~ous ~1anquons, au
son pcre. A Purto-Nuvo, comme au Japon, la succession
tbéatre, c'est de foi en nous-mcmes, e est d audace, e est lait mcrne au peuple, mcme au public, ce roí ahs~lu q~1
au tronc, quoique héréditairc dans une certai ne famille,
de aenie. Voyez done au milicu de qnelles entraves so- ne :1onne pas de libcrtés, lui, qui n'en accor~a.Ja_mais
une seule, mais qui les laissc prendre toules, a qm sait est élcctjve, en ce sens, que les grands chefs peuvent
c1·atºes. , poétiques, malérielles se sont produitts ces mer,
faire montcr sur le trone tout autrc indiviJu que celui
.
,eilles qui portent la griffe d'un Shake&amp;peare, d un s'y prcndre, bien entrnrlu !
Or c'était la un des talcnls, le plus grand talcnt peut- dési&lt;&gt;né par le r-oi défunt. On a~surr, it ce propos, qu'un
Corneille, d'un Racinc, d'un Moliere, d'un Calderou,
étre 'de ce ~no-e et aimable cs1mt : sa,·oir s'y prendre.11 cara~tere fermc, jaloux des droits de la royauté et disd'un Grethe, d'un Schiller !
.
posé a les faire respectcr, est une cause ccrtaine d'exCertes ni la li berté-, ni meme la licence, n'onl fa1t clé- faut' voir, danc-s ces trois splendides volumesédités, je diclusion,
car les cabéceres, ou pretres, ont religicusemcnt
faut a¡; brillante croisade dramatique de H\30. O'ou rais presquc élcvés, sur sa tomlie par une vPuve et des
cOn$ervé
les traditions de ceux qui vinrent avec les
1
vient, cependant, qu'elle a sombré en plein trio_mphe de eníant~ dignes de lui, il faut voir daos ce lltédlre &lt; aux
chefs
de
la dyna$tie rrgnante, et qui, aut:rnt pour
ses príncipes? De ce que, en somme, elle a fa1t ruuvre cent actes divers 11 tout ce qu'un homme de creur et
échapper
aux
exc/Js du pouvoir royal que pour augmen-·
d'arcbai,me et de fausse érudition; de ce qu'il lui man - d'csprit pcut glí$scr d'honncti&gt;, de sage, d'util.e,dan: les
ter leur propre autorité, emprisonncrrnt le nouveau roí
orcilles
les
plus
friandes
de
~canclalcs,
de
sott1ses,_
&lt;l
ob_quait, pour la conduire, de ces génies pour lesquels le
dans son palais par une mu ltitudc d'obscrvations fétithéatre est mieux qu'un métier et meme q u'un art; de scéuités, dans les oreilles de ~fidas. Et cela sans Jarna~s
chi•tcs.
Les amis q11e s·c~t faiL5 le jeunc prince le ~uice qu'a défaut de te!~ génies, les grandes intclligenccs prccher, ni tomlJcr dans la satire, saos jamais ~outenir
vcnt
daus
son palais, oú ils rcmplissc11t un role anade l'époque onl semblé regar,ler la sccne comme at~- ele thc~e et au t1·avrrs mcme des f1lilcs les plus ~a1es, lo0uc a r.clui que jouaicnt les Mcna-~lasos pres de
de!ISous d'cllcs, comme si ce n'étail ¡,as, de t11utes les tri- par la ;eule force d"une ame foncicrcment dru1tc el
1'1~fortuné roí de ~ladaga~car, Rada1i1a 11. lis l'inforbunes, la plus vasle, ,~ plus sonore, un~ tril,une qui r~- saín~.
Al xjs-clc Comherous~e était né a Vir~_ne s?r ~a fin du mcnl de ce qui se pas,c, et l'aiclent surtout a maintenir
pcte trois cents fois de suite le meme d1~cours, une tn ·
les c1liécr.rcs et a survciller les Allari,. Ces derniers,
bune que ríen au monde, désormais, ne peut renl'erscr. siccle dcrnicr. Co11lcmpora111 de M. Sc11Lc, ti. c~toya un
csclavrs
et oíficicrs du palais, sont principalemcnt emM:iis tant qu·clle ser:.t livrée aux oratcurs de salan, de des premiers la ,·cine drarnatiquc r¡ue ccl111 c1 a, non
ployés
a
la
perccption des inipf&gt;ts; on !es emploie égale-.
boudoir ou de cabaret; tant qne les esprits les plus éle- pas tirée dn rocher, mais gro,~ic de sc_s prop~es eaux'. et
n1enl
a
la
poi
ice sccretr; car, logés chcz les traitants ou
,és ne travailleront que ~i11ur des thé:\trcs d'elite, toutes portée a l'étaL de. fleuve, graccs il. O1cu rn1t comb1en
o-ardicns des r¡uais de la ville, ils sont micux que perles lijlertés du monde ne feront pas que le dix-neuvieme d'aflluents.
~011ne a mcrne de lo1Jt voir ctdc tout cntrndrc. T11ujours
Alcxis de Comberousse ne se laissa pas absorber p~r ce
sieclc ait ~on tbéátre.
comme au Ja1)(1n, respion11age a done iri sa place dans
A ce sujet, - il me poursuit, - disons bien vite, pour pcrc de tant de ruisscaux, par ce_ íils. d~ tant de r1:1ere~.
le ssstcme gouYcrnemental. Une fcn,me suit le roi ainsi
ne pa.~ laisser a un démenli le temps ºd·arriver, disons 11 suivil un ccurs parallclc, ma1s d'.~t1nct ~t ~01ns s1qu'une 0111lirc, i:ous prétcxlc de porlcr son crachoir. Jaqu'on·dit que ~1. de Lamarline écriL en ce moment une nueux. Les deux seules picces qu il a ~1g~ees avec ma1s elle n'échange un mot avcc son augui:te compagnon,
piece de thiatre. A la bon ne heure ! voila ce que je de- M. Scribe ne sonl pas, lant s'en faut, les me1lle~rf'S de
Pour se divertir le t1iste soul'crain de Po!'to-Novo a
mandais . .!lalbe1Jreuscmcnt, on ajoute que cctte picce esl son répertoire qui ne comprend pas moins de so1x~ute•• les .distrattions de' tous les prirrces oricntaux, c'est-il•
destinée a la Comédic-Frangaise. Quclle faute, si cela qui·nzc
. ouvra"'CS
. , o repré,cntés presque avec tous succes.
'd'
dire celles du harem. Le sérail de Sodgi conticnt trois
A ces produclions de to11t gcnrc, dramcs, c~mc _ies,
est vrai ! La Comédic-Fra11gaise ! un théatrc grand comme
ccnts fcmmes, gouYcrnées par nn cnnu4ue riui a toute la
la main ! Quand on a élé joué, hien mieux, quaud on a vaudevilles, opéras-comir¡ues, les édite~rs .º~t aJoute un conílance du roi, et lni scrt de racadeirc dans les granjoué soi--meme, sur la place de l'llotcl-dc-Ville, un si choix de picccs inéditcs d"un grand mteret, et que le des circonslanccs. ()evenues vieilles, cclle,-ct vont culbeau drame : laFmnc11sauvre!
théúlrc réclame.
tiver les gra11dcs prrpriétés de leur maitrc; elles sont
J"aimerais a donner de plus longs détails sur un talent
Quelle belle occasion manquée d'inaug11rer séricusealor, rcmplacécs soit par des achat,, soit par les dons
ment ce nouvcau régime si discuté, de voir si ce n'est si honnctcmenl cnjoné it. la surf1ce, si 8éricux, au f~nd. volontaires de sujcts fi&lt;lcles, trop honorés d'offrir leurs
pas simplement une amuscite, un hochct, qu':m nous J'aurais voulu snrtout m'étendre sur un caracterc digne enfants aux P,laisirs du noir monarque.
aurait jeté... dans l'intention la plus louablc. Au rcst~, d'ctre offcrt comme le modele de l'hommc de lctlres ?t
gracc au théatre des Variété~, qui monte a gra~ds. fra_1s de l'homme privé. Mais l'espace !De, manqu~ P?ur d~ ·
II.
et agrand bruit une piece en quatorze tableaux, mt1tulee velop1ier convenablement un sujet qu un~ mam ª, la fots
la Liberté dts Théatres, cette qnestion va recevoir, que plus légere et plus magistrale vit:nt d'épu1ser en I eflleuSodgi regne actuellement su.r une po~ulatio~ ~o~t il
dis-je! elle aura re~u, quanrl vous lirez ces lignes, la so- rant. Je renvoie done le lecteur a la belle pr~face dont est assez d1fficile de fixer le ch1ffre préc1s, et d or1gme~
lntion qui ne manque jamais aux grands problcmes, a Jules Janin a voula enrichir le Thétitre d'Ale~s de Com- différentes. Sur la bande d~territ0ire qui sépare la laen croire, du moins, Beaumarchais. N'est-ce pas vous btrousse, récemment publié daos des proportt0ns et avee gune · de Lagos de la mer, on remarqu~ d'abor.d les
dire, cher lecteur, qu'on chante daos la picce des Va- un luxe dignes de la maison Hachetle.
Gégés, qui paraissent avoir été les prem1ers hab1tants
A. DE BELLOT.
rié~; on y danse meme, jugez done!
du pays.
.
• . ,.
,
On annonce comme é"alement tres-prochaine, aux
Ce sont ces Gégés qui serva1ent autrefo1s d mterme'
o
.
Fran~ais, la premicre représentation d'une piece en crn~
diaires entre les chefs des peuplades noires alimentant la
actes, de M. J. du Boys, - prononcez du Bo-ys, - qui
traite et les négriers européens. lis paraissent avoir été
LES C0LONIES FRANCAISES.
lient de !aire paraitre a la Librairie centrale un roman
tres.. nombreux; mais une invasion des Oabomiens ayant
aussi intéressant que bien écril: les Mariages de proi:ince.
eu lien vers le milieu du siecle dernier, la plus grande
LE ROYA UME DE PORTO-NOVO.
Si la finesse d'observat:on, qui donne tant de valeur au •
partie dll la population indigene fut massacrée ou emlim, n'a pal fait défaut a l'auteur de la nouvelle piece,
(I" article).
menée en esclavage par ces farouches voisins. C'est a
il peut compter sur un grand succes. Au reste, M. du
ce moment, dit le lieutenant de vaisseau Gellé, dans la
Boys n'en est pas a faire ses preuves au tbéatre : la
J.
précieuse étude sur Porto-Novo qu'il a publié~ ~ans la
réus.,ite du Mariage dJ Vadé, et surtout des Varances du
On sait que le royaume de Porto-Novo est l'une _des Rewemaritime etcoloniale, que le reste, accule a la ladocteur, a11 seeond Théatre-Fran~ais, lui perme~taientde
gune, re~ut un roi et des cabéceres, c'est-a-dire le sys-•
frapper a la porte du premier avec une certa1ne con- souverainetés lillipuliennes qui s'égrenent.,5ur les r1ves teme gouvernemental qui régit aujourd'bui ce royaume.
6ance. On n'en a pas moins fait beaucoup de fa~ons du gol fe de Guinle, entre les bouches du Níger et le cap
A la suite des vainqueurs marchaient quelques peupour la lui ouvrir, mais il a tenu bon, et la canicule a des Palmes. Assez cons1dérable vers i830, Porto-Novo a plades nagos qui se melerent aux vaincus et fonderent
beaucoup
perdu
de
son
importance
depuis
cette
époq~e,
lait le reste.
les principautés subalterne! de Procrah et de Weymey.
4 ce meme tbéatre, ou il4h'a pas besoin, comme ta_nt autant par !'incapacité de ses chefs que ~ar les emp1é- Au milHln de noin, pour ain~i dire &amp;ntoehtbflnee, oo re4'antfes, de frapper longtemps -pour entrer, M. Ém1le tement.~ de AA!! -voi~ins, qui, a-vant notre pr1~ de po!l.~8-

;rneille et les Moliere de leur siecle, n'avaient pas, été
al'école chez les Campistron et les Lasscrrc du mcmc

;

�Facturer1u fríu,~aises.

,I
I·

marque encore les Aymios. Mahomélans et orio'inaires du
Yariba, ceux-ci abandonncrent leur pays a la sui~e du grand
mo.uveme~t politiquc, contemporain de nolre pre[l'\icre révolut,on, qm bouleversa toute l'Afrique central e, ctse répandirent, vers le commencement du siccle sur tout le versant méridional des montagnes du Kong. Q'uclques-uos se fixerent,
vers cette époque, dans le royaume de Porto-Novo ou leur
habileté et leur esprit industrieux ne tarderent r:s a faire
tomber entre leurs mains le comníercc des petitsÉtats de l'intérieur. lis se seraient méme emparés de celui de la laauoe si
,.
1
b
'
1es trad1t1ons ocales et les intérats des Gécrés
n'y avaient
0
mis obstacle.
Les Criollos et les Sierra-Leooais, qui viennent ensuite
sont, ainsi que !'indique leur nom, des negres de la colo~
nie anglaise de Sierra-Leooe. Nés libres et initiés de bonne
heure. au travail, ces noirs savent tire, écrire1 compter, et
enlret1ennent, par une lecture assidne de la Bible, les idées
de morale et de dignilé personnelle, qui leur permellent
d'occuper un rang parmi leurs congéneres. )Is soot actifs, laborieux; secondés par leurs fcmmes, ils tiennent heaucoup de
pctits magasins pour le compte des maisons de Lagos. Quelques-1111s méme, dit M. Gellé, soot a la téte de factorerics assez importantes, qu'ils dirigent avec aulant de proliité q¡;e
d'iolell,gence. (( 11 est regrettable, ajo ute cet officier, que leur
apreté commcrciale, plus grande encore que cclle de leurs
patrons, les melle souveot en d1scussion d'1ntércls avcc les
indigeoes, et surtuut avec le fisc, qu'ils cherchent contiuucllcmcnt a fra11&lt;lcr. »
Quan t aux Criollos, ce sont égalcment des noirs du gol fe
de Gu inéc, mais qui ont été esclaves au Brésil, et qui, aprcs
avoit· élé libérés ou s·ctrc racl1elés, sont venus se fixcr i1 PortcNovo. Presque tous sont porteurs de passc-ports régulicrcment ,,.iscs pa1· les aulorilés de Bahia; car celle proviocc,
qui a toujour, demandé bcaucoup de travailleurs a la trai te,
~st cellc aussi q1J1 fait le plus pou1· engager les esclaves devcnus libres u rctourner dans leur pays. 11 n'est prcsque pas

Plateau du Guuveruemeut.

----

- -~- --==-~-,:

~.

r

.

\

aUJ lllles- et par
1'in• tranquil•·

lité awaquelle les
noirs p111t aujourd'bui _, ce lieu, on
suppca f. la fin des
sacri&amp;lll'femonte a
bien dlamées. Les
dernielt uvenirs ·se
rcportelltlusde trente am a1us, et encorc, daltS derniers
te111ps 4íl usage barbare, .-crifiait-on
que #¡malíaiteurs
condaMl mort en
punitiGI leurs crimes.,
ee~, de ce que
les - " publics ont
dispsrt,f:~ qu'ils ne
sont plllf un souvenir dll ,.., 00 ne saurait coa# qu'il n'y a
j amaÍs ,le s~crificcs
bumai..+PUIS cette
&lt;-poqae.l. ~~11scrvatcurs3d11tons gégés, 119 sont autres
que
bominables
trad' . Dahomey'
n'onl .tiemcnt pas
fait Id érailles du

der~ ' sans se

m..-iau1

00

11

'

MAISON DES FIÍTICHEURS.

couto-

o'apres " ~ e · llellri Roulud.

MAISON DU MIN~HAN,

de na vire, rcYenant de Bahía, qui n'en rapatrie quelques-uns.
En quittant l'csclavage, les Criollos en retrouvent le spectacle a Porto-Novo, ou il est autorisé. Les esclaves y sont beureuse;nent assez bien trailés par leurs maitres; faisant en
quelque sorte partie de la famille, ceux qui sont mariés jouissent d'un cerlain bien-étre et méme d'une assez grande liberté. Les bommes sont principalement cmployés aux travaux
des champs, tandis que les femmes s'occupent des soins de
la maison, ou vont veodre au marché les produits de la terre.
Les districts de Porto-Novo et d'Agérah, cultivés avec beaucoup de.soin et d'intelligence pratique, produisent en abondance du ma'is, du inanioc, des µatales, des haricots el autres
légumes. Ces ooirs, ainsi que la plupart de leurs mailres,
sont fétichistes; chacun a son chef particulier de culle et de
vénération. Si n_éanmoius l'on considere les emblcmes qui
frappent les regards a chaque pas, on ne saurait metlre en
doute que le culte organique ne soit le plus répandu, s'il n'est
commun a toule la population. Un faít certain, c'est que les
félichenrs et féticheuscs de ce culte sont forl nombreux, et
jouissent de beaucoup de considératioo. Le graod-prétre les
recrnte dans toutes les familles, et préférablement daos les
farnilles riches ou iofluentes, et, des l'age le plus tenclre, les
initie a11x rnysteres de ce culle. Cerlains jours de l'année
rnnt consacrés a des fetes auxquell~s les félicheurs et les
féticheuses, suivant le cas, sont seuls a prendre part en public.
Ainsi qne l'attestent les ruines d'un monument que tous
les voyageurs ont vu 11 Porto-Novo, les pratiques religicuses
des anciens Géges étaien\ moins souriantes. Ce mooument est
le Temple de la mort, témuignage irrécusable des mre•Jrs cruelles et sangninaires d'autrefois. (1 Qui pourra jamais compter,
dit M. Geilé, le nombre des malheureux sacrifiés au génie du
mal, clans cettc cnceiote aujourd'hui si paisible et ou une
herbe abondante cache aux yeux du voyageur étonoé la terre
si souveot rougie par le sang eles victimes! A en jnger par
l'état des crines encore enchassés dans les pilier3 ou cloués

�107

L'ILLUSTRATION, JOliRNAL U.NIVERSEL.
L'ILLUSTRATION, .rounNAL UNIVEnSEL.

106.

•

mes; mais cela date déja de loin, et s'est passé daos le
silcnce et le mystere du palais.
Les sacrifices firent partie tres-longlemps de la pompe
funéraire des grands cabéceres, ou des gens riches; l'u,age
en est perdu maintenant, etc·est la un des heureux résultaL~ que l'humanité cloit particulierement a la ce;sation
de la traite. Que de fois, en effot, un rebut de chargement, coti.teux d'entretien et s:ins chance de µlacement,
a servi a arroser le f~tiche !
De toutes ces coutumes, il ne reste plus aujourd'hui
que les danses, les chants et les repas. Il n'en est pas de
meme a quelques lieues de Porto-Novo, au Dahomey, ou
le moindre événement sert de prétexte a des sacrifices
humains. L'un des dessins qui accompagnent cet article
représente la maison du principal acteur de cf:s sanglantes cérémonies. « Le minghan, qui jouit d·uo immensc crédit au Dahomey, nous écrit son auteur, est a
la fois le rnini,tre de la justice et l'exécuteur des hautPsreuvres. 11 hérite d'une partie de la fortune des condamnés qu'il expédie daos l'autre monde. Lors des cérémonies, ce haut personnage marche accompagné de deux
acolytes portan! un bas3in en cuivre, a anses, destiné
a recevoir le sang des victimes. C'est le principal acteur
de toutes les horribles fetes pa"rticulieres au Dahomey.
Lorsque, daos un jugement, le Minghan est embarrassé
pour prononcer sa sentence, il ingurgite a l'aecu,é une
préparation elont les effets doivent le faire paraitre innocent ou coupable. JI va sans dire que le breuvage qui
lui est préparé par les féticheurs est 011 n'est pas_ empoisonné. 11
N' est-il pas curiP.UX de retrouver, au milieu de 1'Afrique,
ce jugement de Dieu, si fort en faveur en Europe au
moyen age, et qui existait il y a quelques années e!1core
a Madagascar, sous le nom de tanghien?... Ces usages
monstrueux ont disparu des mreurs des habitants ele
Porto-Novo, que 'nos missionnaires et nos négociants
conquierent chaque jour davantage a notre civilisat10n.
L. RENARD.
(La fin pror,hainement).

P. S. - Au moment ou nous terminions cet article, le
courrier de la cote occidentale rl'Afrique nous apportait
la nouve\le de la mort du roi Sodgi. Ce chef a su,:combé,
le 23 janvier, a une affoction si:orbulique. Sa succession
aurait, parait-il, été vivement disputée. Un de ses fils
s'était d'abord présenté, mais les partig s'étant coalisés,
et l'élection mena~ant de tourner au tragique, le candi-data préféré renoncer ~u tróne et est retourné ases cultures. Trois représentants de chacune des trois branches
de la famille royale se sout alors mis sur les rangs, sang
parvenir a s'entendre. ll en cst résulé ce qui arrive souvent, qu'un 4uatrieme prétendant, anquel on ne pensait
pas, s'est trouvé un lteau matin avec la couronne sur la
tete.U se nomme Abro; c'est la tout ce que nous en savons, quant il.présent.
L. R.

Ll r:eTE DE NOTRE-DAME DE SANTE
A

CARPENTRAS.

11 y a. qnelque temps, je pris a Nice un billet de chemin de rer pour Orange. Jr. voulais compléter une étude
sur les monnments rornains de la Provence par un pclerinage a ce( are triom¡,hal, la plus helle des conslrnctionsantiq ues '1 ui nous soient rcstées. En arri vanta Arles,
nous trouvamcs la gare encombrée par une multitufo
d'orphéonistes, banniere déployée, pour lcs&lt;juels 011 dut
ajouter au train un supplémeot de wagons. A Tarascon,
nouvelle affluence de musiciens: on cut dit que tous les
orphéons de France s'étaient donné rendez--vous sur la
ligne de Paris a la Méditerranée. Nous gagnames,
cahin-cah1, la station de Sorgues, au milieu d'uo concert ou le sifflet de la locomotive melail ses notes discordantes au bruit confus des instruments. La, toute une
légion de virtuoses apparut encore; mais ils ne monterent pas; ce furent les autres qui descendirent. Ma curiosité étant émue au dernier point, j'appelai le chef de
gare et lui demandai ce que voulait dire ce déploiement
de trouµes ... instrumentales.
« Mons1eur, me répondit-il, ce sont les orphéons d'Arles, de Nimes, de Beaucaire et de Surgues qui se rendent au concours musical de Carpen tras. ,,
Carpentra~ n'était done point une chimere?
On faisait done de la mu.si que a Carpentras?

Notre-Dame de Soulac devait déchirer a son tour le
linceul de sable sous lequel elle semblait dormir du deriNOTRE·DAME DE FIN DES TERRE!I.
On pouvait done aller jus&lt;Ju:a Carpentra~ en chemin
&lt;( Ce clou est fait en forme ele mors de bride de cheYat,
nier sommeil. Des i830, une dame protestante,Mm•Guesde fer?
et cctte forme 11ni4ue et particulicre sert a prouvcr l'1utier mettait en avant l'idre de désensabler l'église. M. le
Notre-Dame de Fin des Terres, sur la plage _de Sou'
.
Je saisis ma valise et je sautai hors du wagon, juste thenlic:té de la relique, reconnue par plusieurs bulles
comte des Gardies ponrsuivit cette idée, et, sur se~ rnslac,
en
bas
Méeloc,
est,
sans
contredit,
un
des
plus
cu-au moment ou le train continuait sa route vers Orange, des souverains pontifcs.
rieux monuments de la vieiUe France chrétieone. Sa tances réitérées la commission des monuments historique je ne elcvais point \·oir de sitót.
» 11 est certain que l'empereur Constantin fit faire pour
fondation remonte aux temps apostoliques, et, jusqu'aux ques de la Giro~de fit dresser des plans et devis par ~es
Quelqnes seconde, plus tard, a l'appel d'une locomo- son cheval uu mors de bride d'un des saiots clous, et
invasions normandes, son sanctuaireapieusement gardé architectes compétents. Rien n'aboutit, comme dans
tive toute nenve, je montai daos un wagon tout neuf, que par li\ cet empereur crut se donner une sauvegarde
les reliques de Vérouique, de Martial et d'Amadour, presque toutes les entreprises de ce genre, ju~qu'au
qui m'entraina snr une voie toute neuve, vers un pays elang les combat,; que daos la suite, ce saint mors fut en
',iour ou le cardinal Donnet, entra_nt dan~ la vorn des
saints eontemporains du Sauveur .
également tout neuf pour moi.
grande vénération a Constantinople, priucipalementdans
Martial était un des soixante-douze qui suivirent Pierre moyens pratiques, profita du com1ce agricole de ~esSur le parcours de vingt kilomctres qui séparc Sorgues le six ieme sicele.
d'Antioche a Rome, pour serrpandre de la sur le monde parre pour provoquer une sous~ri~tiou, et en appl1qua
de Carpentras, nous donnames l'hospitalité atrois nou1, Or, puisqu'il est également certain que ce saintmors
r omain. La Gaule luí échut en partage, et il passe pour immédiatement le produit aux prem1ers travau:x. Cec1 se
veaux orphéons. Le train était au complet avec ses vingt ne se voit µtus a Constantinople, et que, de tous les
le premier apótre de l'Aquitaine. Amado~r ne sera!t passait en tR60; des l'année suivantc, le c~rdinal-privoitures réglementaircs : t'assaut fut des plus rudes. En saints qui sont actuellement expo,és a la vénération
autre que Zachée, le publicain dont parle l'Evangíle, qm, mat d'Aq•1itaine célébrait la messe du lund1 de Paques
arrivant a destination, nous nous tro~vames, - ne sais publique, en divers lieux du monde ch_rétien, il n'y a
sur l'autel élevºé par son illustre prédécesseur, Pey-Berle jo11r de l'entrée triomphale de Jés~s a_ Jérusale~,
comment, - quatorze daos un compartiment de pre- que celui de Carpentras qui ait la forme d'un mors, il est
était monté sur un sycornore. Quant aVeromque ou Be- land au milieu du quinzicme siecle.
micre classe. J'avais la jaml,e droite toute endolorie pour naturel de condure que le saint clou que l'on conserve
déblais nouveaux, comme~cés le t Ojui~ de_ cette
rénice, sreur ou fernme de Zachée, e'était la sainte
avoir supporté, dix minutes environ, un virtuose aux a Carpenlras est le meme que celui dont l'empereur
année
et conduits avec une grande ardeur par le Jeune
femme qui, sur la voie douloureuse, avait essu~é la face
formes athlétiques, orné d'un ophicléidc proporliouné a Constantin fil faire un rnors, et qui était honoré a Conset
sav;nt
curé de Soulac, ont mis a jour le sol du treiensanglantée du Fils de l'Homme, et dont le v01le garda
son embonpoint.
tantinople. ,1
zieme siecle daos les absidcs, le transept et une partie
la divine empreinte.
'
'
.
Je ne suffirais pas a la tache, s'il 'me fallait faire le
On n'est pas bien d'accord sur la fafon dont cctte reApre!i' avoir évangélisé Limoges, Angouleme, le pays de la travée d'avaut-chreur. On descend a cette part1e
dénombrement des rrjouissances dont je fus le témoin lique fut transférée de Constantinople á Carpen tras. Ceux
nouvellement décimverte par dix-huit marches provi$Í décriée.
, .
Dans cctte notice, il releve une foule de deta1ls cu- de Saintes et les bortls de la Gironde, Martial s'embar- soires et l'on est encore a plus de deux metres du sol
inespéré. Concours musical elans une eneeinte mervc1l- que cctte question préoccuperait, trouveront tous les déque pcur aller porter la foi aux habitants du Bordelais.
d'une facon
leusement ornemcntée; ·superbcs courses de cltevaux tails désiraliles daos l'exrellente brochure de M. l'abhé
du o~zieme siecle. De vastes tranchées permettront
r1·eux, insistant
·
• minutieuse sur. 4Js origines,
.
el¡¡ fait rcmonter le marché célebre qm se t1ent en- Une effroyable tempete le chasse loin de l'embouchure seules de creuser a ce\te profondeur, l'eau des dunes
daos uu imrnense hippodrome; tir a la carabine, imi- Ricarel (!).
ore a Carpentras tous les vendredis, au temps de Jules elu fleuve, jusque daos la haute rner, et, ap.res mille s'étant emparée des lias-fonds.
tation heureuse des tirs nationaux; bals en plein air;
La vi lle de Carpentras est, a juste titre, ficre de il'es
illuminations; feux el'art1fice, j'ai v11 tout cela conrusé- évcques. Les pl-us célelires sont, par ordre de date : Ju~m, alurs que Tiliere-Néron, lie~tenant du ~ic~alcur, périls, le saint apótre aborde au ~ort de Nov~oma~u~'.
L'écrlise de Soulac aµpartient daos sa masse a l'arville des Bii.1riges Vivisques. Nov1omagus, auJourd hui
avait Jhé sa résidence dans la eap1tale des Mem1111ens,
ment, noyé - pour ainsi d1re - daos un flot de cin- lien de la Rovere, pape en i 1i03, sous le nom de Jules 11;
chite;tnre
romane, mais de nornbreux détails trahisse~t
Memin1 quomm cil!ita1 Firum Neronis. - ProLEMÉE. tellement englouti sous les tlots que son emplacement l'influence des mUieux successifs qu'elle a traverses.
quante mille curieux que celle belle fcte avait allirés.
Jacq11es Sadelet, a la fois théologien, orateur, philo, c·est de cette ~oqne que datent les franchises particu- appart(ent a la géographie des légendes, élait a~ors une Deux colonnes de marbre et le tron~on d'une troisieme,
Le prétexte de cetle fete, c'est raccomplissement an- sophe et poete; Cosme Bardi, de la famille Salviati, une
'cité florissante, fréquentée surlout p~r les navigateurs
liercs a ce marché, franchises que les papes reconnunuel d'un vreu fait a la Vierge, que la ville de Carpen- des plus illu.,tres de Tosca ne, et ~lalachie d'Jnguimbert, a
de l'Orient. La tradition y fait arriver par roer, de Jéru- de fa~on greco-romaine, se vo(ent _encore aux arcat_ur~s
tras honore d'un culte tout spécial sous le nom de Notre- qui la ville doit ses deux fondations les plus importantes, • rent el au..-menlcrent plus tard par diverses bulles,
elu rond-point. Peut-etre faut-11 vo1r en eux des debris
salem, Zachée et Véronique, et c'est la que Martial les
daos lesqu~lles il était &lt;lit que « ceux qui v1endraient
Dame de Santé. En voici la légende, tr.l.e qu'on la trouve la B1bliothcque et l'Hótel-Dieu.
conservés de la reconstruction faite, au sixieme si cele, par
au marché de Carpentras ne pourraient etre troublés, retro uve.
daos la 1,1otice hi~torique de M. Charles Cottier :
L'llutel-Dieu, vaste monument d'une architecture
Une fois réunis, les s-aints personnages s'établissent saint Léonce archevéque de Bordeaux. Au neuvieme
molcstés, ni Pmprisonnés pour dettes, ni leurs biens et
&lt;( En 1628, la ville de Carpentras fut aífligée d'une· grandiose et sévere, s'éleve sur une place au milieu de
aux environs de la ville, en un endroit solitaire, connu siecle une donation anthentique des comtes bordelais,
effels saisis, en allant, en séjournant et en rclonrnant,
peste cruelle, et la contagion fut si forle, que plus de laquelle la reconnaisrnnce du pays a dressé la statue de
donn; l'éalise a l'abbaye de Sainte-Croix, et les bénédepuis sous le nom de Soulac, et éle:ent un m~deste
depuis l'beure de mieli de chaque jeudi jusq~'a ce!18- de
trois mille habitants périrent dans le seul mois de no- son illustre fondateur. Les parlies les pl¡¡_s remarquablP~
dictins s'é~ertuent pour en faire une hasilique digne
midi du samedi suivant, et cela sans except1on, meme oratoire, qu'ils dédient a la M~re qe D1eu. Comb1en de du vaste monastere qu'ils élcvent a coté d'elle. Huit chaYembre.
sont: la ra~ade, la cour d'entrée, la ch:ipelle et le grand
temps vivent-ils aiusi daos cette intimité évangélique?
en raveur des detles fiscales. ))
» Ce fléau dura plns de h•1it mois; l'on· n'en fut déli- escalier, !Jni passe pour un des plus bea1ix qu'il y ait en
La tradition se tait sur ce point. Nous retrouvons plus piteaux mérovingiens sont encore en place dans le sancLe paragraphe le plus iotércssant de la notice d'Exvré qu·au mois de 1uillet 1629.
France. On ne peut rien voir d'aussi simple dans le destard Martial a Limoges. Zachée meurt en solitaire au tuaire intérieur et daos i'e trnmepl sur des colonnes du
pilly est celui qui concerne les juifs. ~e to~t t~mps, les
» Les consul,, a pres avoir pourvu a tout ce que la pru- sin, et en méme temps d'au~si hardi dans l'exécu1ion.
Roc-Amadour; .seule, Véronique parait etre reslée atta- onzieme siecle. Deux de ces chapitca•u sont particulierejuiís ont ahondr. dans Carpentra,. AuJou.rd hm e_ncore,
dcnce hu maine ponvait leur inspirer, a vaient mis la
ment dignes d.'attention : l'un représente un tomheau,
Daos la salle des dcliltérations ele l'Ilótel-Dieu, on c•mchée a cet humbfe 3anctuaire, premier berceau du chrisil, forment environ le tiers de la populatton; ma1s leur
ville ~ous la protcction spéciale d&lt;J" la sainte Vierge; ils ser've un admirable portrait de l'abbé de Rancé, granl'aulre une chasse avec galerie a jour sur le faitage.
'
.
.
situation s'est bien modifiée. Sous les papes, il étaient tianisme dans l'Aquitaine.
avaient aussi invo(Jué l'Aoge gardicn,saintJos.eph, saint deur naturelle, peint par Rigaud, r¡u'on a suruommé le
Telle est !'origine légendaire dP. Nutre-Dame de Sou- L'iulluence de l'art arabe est sensible dans plus1eurs de
relraués comme a Rome, daos une sorte de Ghetto,
Joachim et saint Anne, saint Sébasticn et le IJicnbeureux Van--Dyck fran~ais.
,
0
'
•
•
f
lac, appelée plus spécialemerit Notre-Dam_e _de Fin des ces cbapiteaux, dont les tnlrelacs rappellent ceux de la
quarlier infect, ou l'air pénétrait a perne, e~ qm se .erFélix de Cantalice.
La Bibliothcque mrrite de tenir un rangdistingué p:irsalle des Lions de l'Alhambra.
Terres : Noslra Domina de Solu.co, sm de Finibus terrll!.
mait riaoureusement tou3 les soirs. lis paya1ent des tmLes voutes actuelles aecusent une velléité d'ogive, et
,, La co,nfiance q11'ils avaient eue aux secours céleste3 mi les plus helles et les plus riches ele l'Europe. Elle
Au point de vue purenientarchéologique,Notre-Dame
plits én°ormes, et portaient dans leur toilette un signe
eloivent etre du onzicme siecle. Vers la fin du treizieme,
mérita a cette vi lle un miracle elont le souvenir ne s'ef- compte 25,000 vulumes, pour !'entretien et le renouvellede Soulac offre un int~ret de premier ordre. Qu'on se
fütinctif, qui consistait, pour les hommes, en un c~~t'éo-Iise parait avoir été rlévastée par la guerre et le feu.
facerajamais. La peste ccssa, pour ainsi elire totalement, mcnt desquels ~fgr d Iuguimhert lais~a par testament un
fiaure non une éalise rnais une superpositioo de trois
peau jauoe, et, pour les femmes, en un morceau deLe~ débla1ements du mois de juin ont révélé deux ares,
lr dixicmejour dejuillet t62!l, et cetle cessalion ful an- fonds de vingt mille écus. A la Bihliothe•lUP. est adjoint
é;lise~ l~~e sur l~autr~, suivant ·1e plan primitif, d~ telle
toffe
jaune
attaché
sur
la
coiffure.
Peu
a
peu,
gr.lee
forternent
bloqués, dans l'un desquels se trouvait uue
noncée par la cloche de la chapelle du pont de Serres, un mnsée· qui ferait, a bon droit, l'orgueil d'une grande
sorte que les piliers nouveaux ne sont que 1~ ~ontmuaa
des
contributions
plus
con-sidérables,
on
se
relacha
meurtriere.
Quant au monaslere, l'histoire nous apprend
qui était dédiée a la sainte Vicrge.
-ville. 11 est trrs-riche en fragments d'archéologie, en
tion des piliers anciens, et l'on aura une idee de cet
vis-a-vis d'eux de ces r igucurs excessives; et déja, du
qu'il
fut
détruit
vers 1620, par Jean de Fabas, seigneur
» 11 était trois heures aprcs rninuit, quand la cloche ifücriptions antiques, en gravurcs, en médailles, et renétran"'e monument. La lutte exceptiounelle qu'il a du
temps d'Expilly, ils commen~aient a, faire ~uelque fi ·
de Castel-en-Dorthe, !JUi s'en rendit maitre apres un
5onna : les grangers el'alentour, étonnés de l'entcndre, ferme, entre autres hbleaux de maitres: qualre marine~
soute~ir pendan! des siecles contre le~ révoltes ~e~ vents
gure, s'il faut en croire cette ph~ase rncr~yable,
vinrent a la chapelle et, quoique personne ne touchat a de Jos"ph Vernct; des portraits de 011plessi~, de Parrode mer, explique seule ce~te b(zarr?r1e_ sans pr?~ede~ts. sié"'e de vingt-quatre heures.
échappée a l'indignation elu savant abbe _: ((_On vo~t ~vec
Des le onzieme siccle, Notre-Dame de Fin des Terrea
la cloche, elle sonna encore en leur présence, pendant ccl, de Gio Dom. Porta, de la Borrle, de Mulinart; deux
L'église a disputé le terrain, p1ed a p1ed, a I mvas10_n
u11e peine infiuie que des hommes ausst v1ls, qui n ont
a été un lieu de pclerinage celebre. Au relour de saint
plus d'un quart d'heure.
toiles att1 ibuées au Guerchin et au Guido; trois autres
des sables. Trois fois, en dix siccles, elle a crevé ses vouété rc~us qu'en qualité d'csclaves, aient des. meubles
» En actions de graces de ce hienfait, b. ville de Car- de Jules Laureas; quelques reuvres de l'école flamande;
tes aliandonnant son sol envahi et surélevant ses ar- Jacques de Compostelle, le pelerin de la Saintonge_ et
préciPux el vi vent délicatcmeut, portent de I or et de
pentras fonda une mes,e quotidienne et une chapelle- des peintnres sur émail el sur cuivre; pi usieurs gouaches,
ce~ux. Elle ne s'est découragée qu'il y a cent ans a de l'Aquitaine s'arrctait a Soulac, pour une stat1on
l'ar11ent snr leurs habit~, se parent, se pa1 rument, apd'un jour, communiait et brulait un cierge devant la
nie dans la cha pelle du pont de Serres, avec ércction de et un magnifique tal,leau sur hoi,, du !Juinzieme ou sei- ·
peine, quanel le vieux Soulac été. ~élinitivement enº
preonent
la musique iastrumentale et vocale, monte1 t
madone. La peste noire, qui ravagea le pays de Leshénéfice perpétuel, dont elle se réserva le sus-patronat. zieme ~iecle, représentanl l'A1loration des Mages.
glouti, et que ses habitants, desesperes,sont allés port~r
a
cbeval
par
pure
récréation,
soient
servis
par
des
chréparre, fit faire au.peuple médocain le vreu sole~nel _d'~lEn méme temps, la vi lle fil un vre11, en suite duque! les
Apres la Bil,liotht•que et l'Ht1lel-Dicu, ce que les Carteur demrure plus loi"n dans les terres. Un acle do 1~ ícliens
de
run
et
l'autre
sexc,
et
qu'ils
donnent,
dans
un
ter,
tous les ans, remercier la sainte patronne a qut I on
consuls vont, cha que année, a cette chapelle, ponr y pentrassiens montrcnt avcc le plus de satistaction, c·e~t
vrier fii4 vend a11 roí de Frauce l'église ensablée JUS,
luxe
prod1gicux
en
tout
genre!!!
)\
.
.
,
devait
l'éluignemeut du fléau. On garde encore, dan~
entendre la me~$C et faire une offrande en cire, le l'anci~n palais épiscopal, le Collége et l'Aqueduc.
'aux voti.tes coutre l:&gt;. summe de dix mille livres, et le
Aujourd'hui que, grace au progres, 11 est adm~s ~u on qu
'
. d .
bon noml,rc de familles du bas Méeloc, la liesace qm
AO ju:llet,jour annivcr~aire du miracle. »
L'ancien palais épiscopal occupe tout un coté d'une
roi fait élever une balise sur le clocher qm omtne enpeut étre a la fois juif et honncte homme, les Jutfs de
servait a la provision des quatre jours du pelerinage.
Drpuis lors, cette dévotion s'est transíormée en une place charmante, qui s'étend au creur mérne de Carpen.
Carpenlras vi\'ent sur un pied d'égalité patfaile avec core la plage morne et solitaire. .
Sainte Véronique était en tres-grao de vénération surto ute
neuvaine durant laquelle les rrjouissances mentionnées tras. Il égale presque l'Hótel-Dieu par ses proportions
Les rocber, de nos cotes océamques, contmuellement
les chrétiens; lcur Ghrtto est en \rain de devenir un des
la cote, et parlagea1t avec la mere de Oi~u la pie use attenci-des6us dounent joyeusement la réplique au1 exercices grandioses, et, comme lui, porte le cachet d'une grande
hallus, froissés, soulevés par le mouvemen_t _implacable
plus jolis quarticrs ele la ville; et s'ils paiPnt un pcu plus
tion des fidcles. Son curp,, que la cra10te des µrofanade piété.
époque architecturale. Le portail surtout fait l'admirades eaux de la roer, sont insensihlemcnt mines, et, pour
d'impúts que leurs concitoycns, c·est que le~r furlm~e est
tion fit transporter a Burdcaux (t ), reposa longtemps
Outre Notre-Dame, Carpentras a pour patron spécial tion des connaisseurs. Depuis la suppression du siége
ainsi dire réduits en miettes. Tous ces débris de quarz,
pli1s con•idéralile. Voila _tout ce qui les d1ffcrt!nc1e du
sous l'autel qui lui était dé&lt;lié, et son nom était iuvoqué
Saint-Siflrein, un de ~es premiers éveques. On conserve épiseopal de Carpentrai,, ce IJatiment est devenu le palais
de caillou'x, de graviers, se broientet s'att_énucn~ sur les
reste
des
hommes,
si
ce
n·e~t
encore
ce
type
ineffa~able
pour donner plus de force a la samteté des serreligieusement les rcliques de ce saint dans une belle de justice. La salle ou se tiennent les assises est tresplages, jusqu'a ce que, pulvérisés, ils prnssent etre enqui
ferait
reconnaitre
un
enfant
d'Isracl
entre
mille
iné~lise gothi!Jue placre sous son invocation. La porte la- importante comme étendue el comme installation. On y
ments (2).
.
1evC•s par les vcnts. Tell e est l'origme de .cette, effroyable
•
Aujourd'hui, Notre-Dame de Fm de~ T~rres est en
dividus.
térale de celte église cst une merveille d'art sculptural. remarque de fort belles fresques et un Christ d'un .
quantité de sables qui, si longtemps, a deso1e nos cote,,
Que si vous me demandez mon seoti~en_t sur 1~ caquelque sorte, ressuscitée_: l'antiq~e pelermage est ré_A l'intérieur, on remarque une superl,e toile de Paul grand prix.
et menacé, par la marche de ses duues m~uvantes~ de
ractere
des
Carpentrassicns,
je
vous
d1ra1
que
Je
_les
talili et le 6 du mois dermer, en presence de sept ou hu1t
C'est
dans
une
cour
du
palais
de
justice
que
se
trouve
Véronese, une magnifique Gloire et deux Adorateurs de
chancrer les plaines les plus fertiles en deserts ar1des.
connais trop peu pour me prononcer sur cett~. que~t1on
mili: pelerins accourus de tous les pomts de la péninBernns. La premicre pierre de l'édifice avait été posée !'are de lriomphe romain, longte_mps enfoui daos des
A ·o~rd'hui grace a l'initiative couragcuse et a la perdélicate.- lis ont l'air vif, affal,le, et les dermeres elecsule,
l'éveque de Saint-Claude proceda1t sole~uellepar l'archeveque d'Arles, en i405, mais il ne fut eom- eonAtruetions modernes, et que des travau:x exécutés
séu;érance obstinee dr. l'illuslre Brémoutier, des l'an IV de
tions ont fait voir de quelle maniere ils cntendent les
ment a la translatioR des reltques de sarnt Marttal, de
plétement achevé qu'en 1519.
·
par le département ont mis a découvert il y a peu d'anla République, les dunes roobiles d_~s embouchures_ ~e
intérets du pays. lis sont les premiers_ ~ rire des mots
sainte Véronique et de saint Amadour, rest1tu~es a lcur
C'est le jour de la Saint Siffrein, et ce jour-la seule,- nées.
l'Arlour et de la Garonue sont parfa1tement et dcfir11t1qu'on
leur
décoche,
qnand
ils
sont
spmluels,
et
ne
se
ment, qu'on fait au peuple carpentrassien l'exhibition
Comme les chapiteau:x des colonnes ont disparu, ainsi
ment fixées. Une vP&lt;&gt;étation magnifique couvre de son antique sanctua1re. Gracc au chemin fer du Medoc, dont
croient
pas
obligés,
pour
cela,
a
rcnier
leur
clocber.
lis
elu sai~t clou. Carpcntras e~t une des vingt-si&gt;. villes que leur entablement, on ne saurait dire au juste a
:anteau vcrt les plaines désolces, !JUÍ s'élargissaient
1 Corpiu Veronic&amp; Bardigalam, propter baila, tran1latum.
ne vont pas criant par-dess1,1s les to1ts qu'ils sont Car1
(Anc,en o,,cuulfnt.).
qui prétP.ndent a l'honneur de posséder un des clons qufll ordre appartient ect ouvrage. Le temps a détruit
saos cesse devaot le terrible usurpateur. L'homme a repentrassiens,
mais
ils
ne
rougissent
pas
de
l'etre.
(!)
..... Lo1Uqt1a01U abt1I ;urat IObrt !'4°':'!ª ,i¿ 14 111flt• Veronicll A
ayant percé les mains ou les pieds de N. S. Jcsus-Christ. l'attique qui portait l'inscription, de sorte qu'on ne peut
conquis, en rnoins d'un siecle, le terrain perdu dans les
SDll.lac, Jit-on •• has d'un coot,.t du XJU• •iecle.
ÉMiuBuur.
Sans discuter la valenr de cctte prétcntion, j'emprunte guere lui assigne¡ de date précise. Les uns l'altribuent
maut.,; dix fois séculaires de la roer et des vent.11.
~
a la notice citée plus haut la légende sur laquelle repose
(1) J.-B. Péll¡t&amp;ud, librair,-éditeur, a Lyon.
l'opinion qui parait la. mieux: ~ccréditée :
ó~;ien .tEnobarhus (650 de la fondation de RomP.~;
ª.dau1res. aFahius Maximns;
quelqucs-uns, et cette op1.
.
.
st la pi us vra1,em blable, le classent parrrn ces
010n e.
•
ui monuments qn'Auguste fit conslrmre par ses
oom hre
.
.
1 l'
..
n•uls dans plu~1eurs provrnces ee emp11 e.
procll Coilé"e vaste édifice orne· d' une JO
· 1·1e ehape ll e et
0
L
'
' 1·1ers
d'une dome assez
gr:1.Cteux~ compte d' I 11 ustres eco
ses ano ales. Pétrarq ue y fut envo)'é, vers le comdans .
"
"
.
f.
.
ement du quatorzieme s1ecle, pour y aire ses etu111enc
,.
·1
·11
. des, et, pendant, qu~tre ans d~ seJo_ur. 1 y appr1 a
"rammaire, la rbctoriq ue et la d1alect1que.
0
L'a,¡u~duc date de l 734. 11 se compose de _quara?tebuit arches, sur une longneur de 374 to1ses. L outure des arches est de 6 toises, et la hauteur de 9.
,Ler
que traverse cet aqueduc. a l'aspect ata campaane
o
t . ·tan\ et solennel de la campagne roma.me.
rt~n lisant les pages que je viens d:écrire, ~I va vous
ailrc impossil.ile qu'on puisse en d1re auss1 long·sur
par
· d"
· · et 1e
Carpentras. Pourtant le sujet est l~rn
_etre_ épu1se,
t Expilly dans le Dictionna\re historique des Gau~van
'
·
·¡¡
onsacre
plus de vinnt
colonues a cette petite v1 e
C
1 1
es,
o

0

D:s

.ª

�108

t09

L' I LLUSTRATI()N , JOURNAL UNIVERSEL.

L' ILLUSTRATION , JOURNAL UNIVERSEL.

-------------,-- ------------- - -- -------- - -- - -------- ----- il est l'avant-derniere station, le
vieux Soulac va renaitre comme son
église. Dans deux
011 trois ans d'ici,
sa plage admirable
sera peuplée par
des milliers de baigneurs, qui la préféreront a bon droit
a la plage d'Arcachon et de Royan.
Ses dunes se couvriront de chalets

élégants, et son Casino ri valisera a,ee
les plus fameux établisscments du mé.
me genre. La ci.¡.
lisation rentre en
souveraine sur ce
pays reconquis par
elle, une fois pour
toutes, sur la solito.
de et la mort.

! 1,
1¡

I ,!,
~, 1

J

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?1

¡

H, DE LA fü.DELf..\E.
/

1

HOTl!L-l)LEU IJE CAl\l:'l!NTRAS. - D'apres un croquis de Al. Fenouil

LE SAINT CLOU.

CBAl:'cLLI&gt; MlllACuLEUSE UE NOTIU.-DAIUE DE SANTÉ, A CAlll:'ENTI\AS.

LES TIREURS TYROLIENS.

Dans les cabanes en bois attachées
aux flanes des glaciers du Tyrol, habite
un peuple actif, dont la bravoure et la
fidélité aux engagementsson t proverbiales. Quoique pauvre et isolé des pays
environnant,, il a su s'attirer la sympathie générale.
• ·
La vigueur et l'adresse sont, dans ce
pays, deux qualités physiques tréscommunes, et l'on sait que les rcdoutables chasseurs de l'armée autrichienne s'y recrute11t presque tous.
L'adresse des Tyroliens amauier !'arme
nationale, le stutzen, est surprenantc,
et bien que les armes de précision
n'aient pas pénétré encore daos tou!es
les parties du pays, le continuel exercice de la carabine et l'habitude de la

.

chasse au.chamois leur donnent une
supériorité incontestable sur tous les
autres tireurs, supériorité dont ils ont
fait preuve au grnnd tir de Francfort. A peine le printemps a-t-il fondo
les dernicres neiges, que l'on commence a entendre les coup, de fusil
retentir de toutes parts daos les vallées; cbaque prairie, chaqne verger a
sa cible, autoul' de laquellc se réunissent les tireurs eles envirom. Tous les
ans, de grands tirs rassemblent les ti•
reurs de tout le pays. Mais la vraie école des tireurs, ce sont les pt!lites réunions de campagne, dont l'a~pect cst si
pittoresque. Les coups de fusil et les
rires se melent aux sons de la guitare
nationale, et cela sous un ciel pur
comme l'est celui du printcrnps au Tyrol.
R. Maxo1,.

CHAPITEAliX UE L'EGUSE DK SOULAC - D'aprés les croq. de M, Rossigneux.

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Tlt.lNSl,ATION DES l\ELIQUKS UK SAl,, TK VliltUNl(.!Ul! f,;r llK SAINT AMAIJOUII A LA VIP.ILL~ liGLISE IJE SOlJLAC. -

Uapres un croquis de ,\l. H. dé la !ladelene.

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Tribunal que ni ses confreres ni luí ne trouvaient daos
lcur intelligence et dans leur cre11r rien a Jjouter a ce
qui venait d'étre rlit avec tant de vérité, de noble~se, de
graodeur. Les autres défenseurs ont confirmé cettc dé••
claration.
Quelle pbidoirie eut valu cette résolutioo unanime de
ne ríen ajouter aux paroles de M. Jules Favre ! Et quelle
joie aussi, quel m•,tif de se furtifier dans leurs espérances, de se confirmer daos leur foi, pour tous ceux qui
croient en la liberté, que de voir se3 plu5 illustres soldats, vieillis &lt;lans les lutles soutenues pour elle, frissoouer encore et tren,hlcr d"enthousiasme, comme daos le
temps de leur jeunc.-st, au1 itccent~ qu'clle inspire.
Le Tribunal a vu daos !'origine, dans le programme,
daos les circulaires du comité ~lectora! de Paris, daos
ses rapports avec plusieurs comités elcctorau1 de province, daos les cotisations ver~ées par les membres, d ios
lcs.collectes faites par eux, dans les souscriptions ouvertes parmi leurs amis, la preuve tl'une association se proposaot d'iodiquer des candidaturcs pourtoute la France;

G.IZETTE DU PAL.IIS.

• Nouq soussignés, officiers de tous grades, d301
» corps frao co-chinois de rarméc imprriale du Te
» Krang, prote~tons contre le litre de génrral en
» de l'armée impériale chmoise, que cette nolice doollf
» a M. S, hredelin.
,1 M. Schre,lelin est dans nos ra~g,, vice-général dt
n corrs franco-chinois, et, dcruis quinze mois, nous n'a.
» vons en d'autre général en chef que ~l. le lieutenantde
» vaisseau Neveud d' Aiguebelle, qui a snccédé aM. Ta,.
» d1f de llo1drey, et qui nous commaode encore aujoo,.
» d'hui. n
Suicent les sig11at11res.

Felia: culpa! s'écriait un théologien en parlant du néché de nos premiers paren•s; heurPuse ponrsuíte! sommesnous tenté de dire, encore !out emu de la joumée de samedi dernier, tout palpitant au sonvenir d'une des plus
éloquentes protestatioos pour la liberté qui-soient jamais sorties &lt;lu creur et des levres d'un homme.
Le proces intenté au comité électoral de París devait,
disait-on, durersix ou seµt audiP,nces: en deux audienaes,
toutétait fini, etpourtant, nulle préciritation: un interro~
gatoire consciencie111, un réquisitoire qui avait rris toutes
ses aises, une défense qui n'avait rien laissé daos l'ombre
LE PARTHÉNON DE L'Hl&amp;TOIRE.
et cioq heurc.s de délihération.
Saos aucune interrurtion, LE PARTHfu'\O.N DE L'HJs.
L"objet de la prévention \'ous est connu: association de
T0111E put:rsurt la pubhcat1on de ses si&gt;. volumes.
plus de viogt persono es saosantori,atioo du gouvernement.
L'avance considerable de planches gravées que p05Sé.
Quels étaient les prévenus? Vous le savez. Deux anciens
daient les étlileurs de cette vaste eotreprise avant de
ministres, membres du Corps Léli~lat1f, un a11c1tn rerrcmettre en ~ente la premiere livraison, leur a pern1is de
sentant, un avou/, six avocats ala Cour impériale de Pacontinner leurs travau1 saos aucuoe précipitation préris, un avocat au Tl'iLunal de Mar~e,lle et deux avocats A
judiciable a la beauté de rreuvre; de tell e sorte que lea
le Tribunal a t!écídé, en outrc, que des documents de la livraisons qui se succedent sont aussi parfaites que les
la Cour de cassation; au 00111Lre des avocats. cinq lau- cause
et des correspondances de plusieurs des ioculpés, premieres.
·
réats de la Faculté &lt;le droit. C'était bien de l'honoeur
il
résultait
que
l'association
était
restée
permanente
et
C'est
aiosi,
du
reste,
que
dcvraient
toujours
se
traite,
pour la police correctioooelle, et il y a des salons oü l'on
avait touJours agi dans le but de propagande politique les ouvrages publiés par fascicules.
,oit plus mauvaise compagnie.
qu'elle avait poursuivi daos le priocipe.
Les livraisons n•• 30 et 40, qui vieonent de paraitre,
Et porir défendre ces hommes honorables, les plus ilChacun des préveous a éte condamne a 500 francs témoignent de la vérité de notre observation.
lustres orateurs de nos assemblécs parlementaires, des- d'amcnde.
Ces denx lil'r~i•on~ rrnferment:
merubres du Corps Législatif et trois anciens ministres.
Apres le Tribunal, il y a la Cour rnipr•riale, et apres la
Le ~hene, tete de chapitre; - Portrait de M• • de
Pourquoi treize prévenus seulement alors que le délit Cour impériale, il y a la Cour de Ca$$a!iun.
Thiangcs, Amours curi&lt;'ux, ileuron; - Vue de P~ril,
impliquait nécessairement plus de vingt assoc1és? C'est
tete tic rhapitre; Portrait de M•• Roland, palmes et coaDu jugement, il résulte ceci : c'est que dans un pays riwne, lleuron; - Vue du Louvre, telP rlc ch:1p1tre; ce que nous sommes fort emreché d'expliquer.
de
suffrage universel et d'égalité devaat la loi, 011, par Portr..iit de Catherine de Medicis; _ Fleur de lis, tteuLa prévention trouvait la prcuve de l'association
la
force
meme des choses, les fonctronnaires du gouver- ron ; - Croix pectl1rale de monomaque; - Ma~se d'ar.
prohibée par la loi dans les cnrre&amp;pondances échangées
nemea!, depuis le garde-champetre ju•4u'au ministre, j mes, encrier, dJérid, arqnebnsc, pertui•anP, casque;
entre le comité füctoral de Paris et certains comités de
forinent une immcnse association toutc constituée, toutc - Aocicnne voiture de t1.:1r; - Vuilure de patriarche;
province, et daos le fait que des colisations avaient été
prcte ii. agir, et disposant au juur de l'clectmn ele - Costumes de boy:,rd et de filie de hoyard au di¡.
per~ues afio d"aider au succcs de l'reuvre commune.
moyens d'action inuneuses, il faut au1 citoyens qui veu- eepll?me ~i-~cle, - C1:stum~ de Izar el d; tzarine au dix}l. le suhstitut \lahler a donné, dans son requisitoire,
lent s'unir pour orposer Jeurs candidat5aux candidats du se_rt1cm~ s1ccle; le trone d arge~t; - Flaco_n en pureela défioitioo sui van te de l'rssuciation :
. . prealable
.
1:uoe. du, tldJ·cv1teh
gouvernement 1'autor1sahon
dugou,·ernement. Al
'h
- Jcan Ivanov1tch
L
'· - Ass1ette
o du Izar
« Ce qui constitne l'associatioo, ce n'est pas tel ou tel
, .
. . .
, .
t·xr.; 11" ati1ov1 1c11; ampe grec1ue, euron; Sera-ce I avis tl_e la Cour 1mper1ale? Sera-ce I avis de Vue du cliátcau de l'élrm,itth, tete dJ cbapitre; _ Chelien mat.~riel, sen si ble, exista ot entre les associés, ce
la
Cour deCassat1on?
mrns Hcinaui; - F1acre d'hiver; - Cathédrale de la
n'est pastel ou tel signe caractéristique ou sacramente!;
11 y a quelques mois, le Trihunal jugeait que le fait de ViPrge.
la loi n'exige, pour qu'1l y ait association, oí organisajetcr a la poste, une Coi!! par semaine, un pli fermé
Cet avis est donné a nos aboonés souscripteurs a cette
tion comportant des chefs et des direcleurs, ni périodicuntenant des corrcspondances adressées a des agcnccs puLlication, t:l particulicrement l ceux qw ne le sont
cité daos les séances, ni permanence dans les memes de publicité periodique, constituait a lui tout seul la pu- pas encore.
travaux, ni délibérations auxquelles participent tous les blication d'un journal périodique.
_ _ _..._._,...,-,=~L....A.•- - membres; ce qu'elle exige comme unique sigue &lt;listincLa décisiun &lt;lu Trihunal fut coofirméo en appel par la
AU OIREC.TEUR.
tif, c'est une communauté de but entre les as,ociés, une
La question qui est appelée Aétre le signe caractériscommuoauté d'eflorts pour atterndre ce bul; lJlle ce~ Cour.
Cette
doctrine
nous
semblait
énorme
;
mais
il
ne
nous
tique
rle notre éroque sera, saos aucun doute, celle de
efforts soieot identiques 011 d1fférents, que la coopéraétait permis de lc1. critiquer que fort discretement. La la NAVJGATJO!'&lt;I AÉHtENNE. Aussi comprend-on aisément
tion elfective, doooée par chaque associé, soit morale
Cour de Cassation vient de juger sommairement que le l'intéret qui s'attache a toutes •es faCPs.
ou matérielle, peu importe; quiconque dans la mesure
Tribunal et la Cour avaient violé les dispositions de la
En dehors des questions de déta.il, dPux príncipes seude ses forces ou de ses convenances, payant de sa per-• loi. L'arret est cassé, et nous sommes libre aujourd'hui lemcnt sont en _P~Pse~ce: le . na vire aérien d,Jit-il, elre
sonne ou de son argent, concourt au but commuo, ce- de trouver sin"ulierement hardie celte théorie qu'u J&gt;lus 101ml que l ai,·, c cst-A-dire toler... , ou nager, c est1I
ui-la est associé. »
.. tqu1vau
, . 1 a. un
' artl- 1 L'
a-dire etre e11• rq111hl-re
po(sil,te nt·ec
mannscr1·t qm· D
sera peu1-i;Alre pu bl 1e
·
- le milteu a11,biant?
La définition estlarge, et, A prendre les choses aiasi, il
.
. .
.
.
,
.
. .
a, pour mOJ, se resume 1a ques1100.
La po~siliilite du , ol n'ctanl pas coutestée comme fait,
doit y avoir heauconp de gens eu France qui font, saos ele 1~prime el hvré au_ pulilic, qu on do1t ~s1~1ler en
certarns
cas
la
plume
a
la
presse,
1
ecntur&lt;'
a
l'1mpre~,
il
reste
n,ippr,•cicr quels sont ses cótés pratiques d'aple savoir, parlie de quelque association a laquelle M. le
sion, une lettre fermée a tous a un jouroal ouvert pour plication et ses avantagcs.
substitut pourra quelque jour chercher nolse.
tous, quelques personncs désignécs par leur nom au pnBien que des noms autorisés (t) aient Mja jeté dans
En tous cas, il en est une que, des A présent, je luí
blic innommé. La logique a vraiment de gr,mdes ohli- la balanc_e le po1ds de leurs h.11111eres, persnadé
dénonce, que Je le défie de poursuivre, et qui compte des gations ala Cour de l:assation.
qu'on ne saurait jamais trop fou11ler une qucstion pour
associés par centaines de mille; il y a en Frélnce une
Apres avoir consacré aux inttréts de J'Ordre toutes ~n ~ulgfri•cr l'etude, je ~e regard,erai yas ~o.mme
ligue innomlirahle d'hommes honnetes, intelligents, les lumieres de son cxpérience et un dévouement infati- 111ut1!1i _d entrer daos le debat et d expruner 1c1 mes
éclairés, qui aiment la liberté, qui la regretteut et qui
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.1 conv1cllons.
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con~acreront tout ce qu'ils ont d'énergie, d'ardeur et de dga l'O
0 r, 1-1 me semble que la navirration
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attendu
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faudra
forces aen ramener le rcgne san!! en avoir demandé, au
préalable, l'autorisation an gouvernement. Ces hommes dem1ss100, pensant que s1 1age ne refro1d1ssa1t p~s son constamment réagir contre la ptsanteur elle-meme. 11
zele, il rendrail peut-etre son concours au1 travaux de reste évident que le po1,ls de l'arr11reil, plus lourd que
n'ont, il est vra1, ni organisation, ni chefs, ni d1rcction,
ses collegues moins actif et moins cfficace. L'Ordre l'a l'air, et celuí des génératcurs de la force enrrloyée pour
ni séances périotliques, ni travaux permaneots, ni deliremplacé par M. Bt&gt;tolaud, qui, tres-jeune encore, aré- r1•agir contre la pesanteur, la1sscront peu d'eJ:céda11t utibérations communes; mais lout cela n'est point nécesvr\lé des son déhul au barreau un talent plein d'éléva- lisable oour le fret: . .
, . . .
. .
saire aux yeu1 de M. le substitut; ne suffit-il pas, pour 1100 dll maturité et d'elé"aoce.
Aprcs cctte cons1derahon, d ou 11 re~ulte que u N.mconstituer une ~socialion, d"un butcommun qu'on se pruL; scer•tre patcrnel du í',atonnat a passé, depnis huit G:moN AERIENNE par /~~ gl'dl'e.~ ne permet pas d\·spércr
pose, d"cfforts comm1111s tentés pour atterndre ce hut?
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d &amp;I O r
A II d M O
d etfel utrle, et, consequemmcnt, manque des cond1t1ons
Cctte théorie a quelque peu étonné ~- Jules Favre, et, JOurs, e es mams_ e . . u a~rc ce es e . csma- économiques qui pourrait.nt en just1fier l'application
deux heures durant, il a témoigoe son étonnemcnt en re~t; apres la d1al~c11que pu1ssan~e, sobre, cooc1se, ~a prahque, il de\ient pr&lt;'sque inutile de s·occuper du pe_u
des termes tols qu"il cut été domm3ge, vraiment,que les grace abondante, a101alrl~, persuame : deux forces d1- de aécurité que prcsentprnnt des oppareils condamnes
verses, a qui s:ed également la royauté.
A KAE111PrE.,. par Jcur nature mcme il tomhl'r commc des ma,ses des
doctrines de }l. le suhbtitut fusseot restées enseveliei
qu'il y ar:ra la moinrlre iriterruptiou dans le fonctionnedaos l'oml,re du parquet.
ment de leurs machine~, accch;ranl leur chJ;te proporOui, je le répete, heureuse poursuite qui nous a valu
Nous rccevons du camp de Thi-Deu {Chine), devant tionoellement aux temps emploJés; non plus que du
ces admirahles élans, cette suLlime revenrlicatioo de la Hu-Tchou-Fow, sous la date du i7 mai, la réclamation danger rérnltaJJt de ce que les organes, dont la rotation
liberté, ce magnifi4ue appel a tuus ceu1 qui ou ont été suivantc, sigoée de rlusieurs ufficiers, et a Jaquelle oous de,ra rra'!ir rontre le poids rle l'appareil, seroot ses
les plus éloquents avocats, les plus dévoués Routiens et nous cmp1essons de fa1re droit.
sculs poiol3 de su~pcns11Jn dans l'cspacc.
qu'une déflonse commune groupait autuur d•1 grand or::.Mais b1Pn autrc est la tlonru;e que prérooi~e la Socim
AU DIRECTEUR.
teur. MM. Berryer, Marie, Didier, Héberl, Arago, Pirard,
fran~u sede1 Aerosca¡,he.~, el pour conrlnre 11ue le rro1
Desmarest, Grévy, Duíaure &lt;levaicnt prendre la parole . • Le numéro l096 de l'Il/11~tration, du 27 février 1864, 1,Jcme de l'aiironautique ne peut etre pratiquement
apres M. Jules Favre; tous y ont renoncé, eUl. Berryer, » a publié uo portrait du général Schredelin, suivi d'une resolu que par l'é,1uilihre de l'appareil cmrloyé, avcc le
milieu d'1mmersion, elle resume les príncipes sur les•
la voix tremblante d'émotion, s'est levé pour déclarer au » notice biographique.

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(t) J. Seguio, V. llleunier, L. Duid.

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L'ILLUSTRATI0N, J0l'RNAL UNIYERSEL.

L'JLLUSTRATI0N. J0URNAL ONIVERSEL

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- -- dsun systeme par cet. axio~e, frappant e
.,.e~ ~Poct de l11ridité: « rlesti11~ u ctrc tm_mer.!lé dans le
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111jjelJ ou 1 ' ,
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JJC'~ es. un remarqnahle travail ~nc _la pre~e a eJ, pu
an~ a•a v·1ll!ur (1), M. Char,·111, d~J cono u par
•rrrécier · • et f 1nd •tcur de la Société, a victorieu•d'autr~~
. • trava11\
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. . aé,ie1111e
•
. . •lle cooclusion
IJlle ¡,, Nav1aut1011
cnt pose ce
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sen1 --1ble surt,u,t ¡1,1r les Aéro\lats.
11 d f
e)! JIO~'
s d1rc 4u'il ne s'agit pas du ba oo e orme
)l ~~ 58ll u·on te'.lterait vainement de remorquer par
vri1n1uvc'. qvu la dépcn~e de furce qu'il faudrarl fa1re,
la"ª!~~~¡ pour vaincre la résistance prcseut~e Jlél~ la
)aqs ,,. •id' b lloo croissant en raison de la v1tesse im:;uríace u a ,
pri~ée. ·¡ d nt il s•a,,it sera de forme cllip•o"idale et
Lappare~ . o n surte Dque les ré.,i,tanccs Ala marche
u-es-.1ll011gce Ít :.eicrcer sur la ~urflce totale de l'al'.JIªn'auron_\ Pªs l •111enlcom•11esu1facaéclle, surs'a srct1on_.
rctl, ma\~ si~,~n aussi nouveau qu'ingénieux, . l'app~rerl
Pn u: ,ol~nté dtvemr plus lourd uu plu_s lcgr~, c e~t~
n.inrra, a
1 'd •scen1l1·e. Ses vuilcs lu1 scrv1ru11t a
•
ter e e
a-d1re n1odnu ···ent
lor•qu•1·1
~era fav_ura'·!c,
et l'a.ct_iun de
,
"
'
u
profiter, . . latéraux servira a creer la rcs1stance
1 en tant 4ue reses. prop11lseu1s
1 d. 1·00
our détcrminer a irec
,
dei:x impulsiuns (r).dle du ,:~11t, et cella dé.
r /P.s hélices folérulc~ .
.
.
ttm1111é~
. avire aéricn (je voudrais dire le powon
~a•~e :e~a pas plus condamné A n'etre_ ~tuloe
11&lt;•'~"
son con"éoere ne l'e&amp;t daos l'eau, ou, a es
~:~:~ ~~:i~tances vaincre, comme m1lieu et comme
• ne saurai t assez aller au fond des chose3,
coura~~- on

----;e

:;~~~~~t~Js
~
_}:1

1

Et ic1Í . r tromper par les apparences. Bcaucoup de
sans se a1sse t . a criire qu'1l faut, pour rcsouclre le
gens :ont J;r/tERo~.1unQuE, le concours de machi~es
prol,.leme ot u1s,antes; Jls crargneot que, daos I ese1trememe p sse les obteoir assez légeres pour renpece, on ne pu,

·-__p_e_o-se_s_.Faisant face a cette estrade, d_eux ~onstruct(ons
mus pa~e sentimentd'amour-propre na~i_onal, ~ui nous lé ..~rcs ser1aient, l'une au commissar1at, 1autre a 1exporte a dl'sirrr ~ue l,1 Francc so1t la prem1cre afau·e fa1re
Di;
1 T t et ensemble en¡,osition des produits _ag_rico es. ou .e
. ,. un pas d1'l'I if il 1:i (!lll'Stion.
.
diose frappa1l vive
Je terA1111e ma lellre, monsicnr, pour ne ras la renche cadré daos un site severe et gran
,
. •
. 1
·, e mnw
.
trop 1011 ..., 11 c 01 ,11s l'ans aHHr epu1se a_mat1cre. ? · ment l'imaginat1on.
é . t
\'OUS ave; dl'Ja puhlié, le l:i Jlli ll'l dcrn1cr: le tles~10 de~
Les races bovi11e, porcine et ovinc du pays ta1en
u"1·0.~c11r1hes A. Charnn et (lo, j'usc espcrcr_ qu~ vous, rerrescntecs a ce conceurs par les plus beaux t~1.1es.
'
1 L
liante
lJ
es et de
,oudrrz bien
Les produits agricoles étaienl noro reu:x, vari
d accordcr A la préstate a ienvei
hosp1lalité e vos co1unncs.
tres-belle qualité.
.
, .
•
L. l'i. D'Arnu.c,
L'riposition des machines et instrnment! eta1t remarFondattur ho,ornirt et mtrnbre corrupondanl dt
la soc1tti {l'a11¡;aut du Airo,caphu.

Prns,

s •oVT ,m.

~

L'éditcur Dentu vient de puhlicr u~e nouvelle édition desSiúM po¡,i:'uires de Henry llunmer, ~n m_1 spl&lt;'ndide volu111e de (H0 pa~es, i/lu,tré de_ JOh~~ vrgncttes
d'aprcs le~ dt:,,ioc; de rautcur. A la fois ar11,te, co~1cclirn et écrivain do1,é rl'un talenl d'ubservalron et d un
esprit vií et ra(lleur, Henry. Mnonicr est le ~~l•atcur d~
ces t11ies ele bouri:rt•ois &amp;tu pides, personn1fies d~ns Jo
1· l I s m1·11le11res
s 'I h • Prurlhomme. Ce v.olume con l l'D e
.
e,
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1·100 d' l'autcur· nousy tescenes nui ont fait a rcpu a
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.,
trouvons:
C el' ·ses la Grande
Le Jlo,Mn c~ez la portiére, la ~ur assi • .
Dame le Df11,•r lo•o·geois, la Vict,me dtt Co1r11/0f', 1~
Gu!'d:-malade, le Voyaye en diliaericr, !es mmé111aeme11ts,
les Bureattcrutes, le Jour de fo11, les Guo~el!es, etc: t
Ces tableau1 de la vie réelle, d'une ga1el&amp; entrarn~n e
et communicali,·e, ~eront hientót daos toutes les ~ai~s,
car c'est un srectacle dans u_n fauteu1l'. le plus recreatil el ie plus varié de tous. Pm : 8 Ir. {,aneo. •
V

quable.
1 d d. mille
C'est le 17 juillet qu'a eu lieu, devant p u_s . e i~
persnnncs, la distribulion des p~ix. lis o~tde.\:e:~~1ª~~
lauréats par la princcsse elle-meme, qm, ~ .
pcr~ail l'émotion, a proooncé un discours rehg1eusement
écoute, el dunt le passage sui,a~t. ~cs~me les effets
rodu1ts par le concours du a son m1uat1ve : .
p « Lts commi%ions qui viennent de parco•mr le déartemenl puur les delrichcments.e~ la ~onne tenue des
píer111cs ont trouvé partoul des amehorat1ons; partout les
d en don
ªº"r·1culteurs se sonl ellorcés de nous secon ~r .
1
d t sant la
nant de l'e"lensiou
a
leurs
cu
lures,
en
e
ru_1
..
¡
lande cette eonemie du bien-etre des popu at1ons ru, ¡ B t
P. PAGET.
rales de a re agoe. »

___ .....~~·--..._

LE KAROUBA.

Le Karouba n'est pas di' cnfé. - C'est le produit d~ la
torréfaction de la gousse du caroubier, don~ l~s Or1er
aux se nourri~•enL a l'état fra1s. - Les pr1nc1res a J.
~colaires rafraichis•ants et sucré~ de_ la ¡;iusse du
caro~l11er'se trou1cnl rlans l'infus1on clu Kr1ro1.1 ": . .
Le Kwoubu se presente sous l'aspect du cafe ~r11le
• on le prépare par infus1on commc le cafe; et mon 1u,
.
d me mes apdaus les mcmes propnrt1um, au moyeo es
p~rcils; - 1' scrt aux memcs usagl'S.. . .
Son melan•'e avec le cafo est conse1lle .
,.
iº Au po1ut de vuc hygicniquc, en ~e seos qu il l~é:~;
trali-e les effets sure):citants du cafe saos en a

dre des scr~ic_:s :t!:ute pas que, des qu'u~ besoi~ est
~~ur_, '.nºu:Jn dcbouché cst ouvcrt, l'espr1t huma1n ne
cree, des 4 .
our le satisfaire. el confiant tlans les
se don ne c,irriere 1'
'
'
· · e doute
ro"rcs qu'onl f.ut-; les sciences et l'indu~tr1c, Je nf . 1•
p .e
run n'olil1cnne des machines tout a
o1s ~p~~e~u:t ruissantcs; mais pour lo mom:nt' c cst lorn
~·ctrr. lá le hrsoin fondameutal de la ra~ e.
t.
On.doit ,1u re~t1•, se mefier tles imratrences, e J~ ne
. ras p'uurqnoi on ne se contcntera1t pas, en fait ~e
VOIS
.
.
•
.
as ra;t daos la vo1e
navig11t1on nénem1e, d un prem1er _P b • que le predu ré,ultaL, saosdemander, de prime a oro,
.
.
•
tant en raisoo de
mier navirc aéricn dompte l'ouragan, ou fasse un ser- !'anime.
2• Au ¡,oint de vue econom1que,
' d l°o de
vice cxprc•s el régulier.
' t t l'infériorité du prix du_ Karo~ba qu,: ~a~u~: ;l:~t~éja
Or le h~t de la Soc1ETEFRAr-(:AISE DES AEROSCAPllES e an la quantilé du sucre a emp oyer,
5
la iir~motton ti~ la_ navigat,on aéri;u~e r•~
~~~;~;
et non la substrtntton de ce morle e oco . 0.
et amis sur:a~~ l~~~:!;~at.!ur est le meille~r juge_ des pru.
dn me·lan"e
en usage, je ne donte pas qu_e des gen~ ser1eu[~t-ce que port1ons
o , qui doivent var1er smvant son
du progre:; ue s'erripressent d y concour1r, ne
.
" ÜL et son temperament.
•
DoLe Kurouba pur au lait est un aliment salubre! agrca(1( De la navJgallon atrienne par le, atro1tall. Palis, !O. rue Romo,,
ble et parliculierement rccommandé aux femmcs et au~
,ru le ff'W ()pira.
- - - - . r -,. • enfants.
•
b déJ·a répandu daos un grand
L'usarre du Karnu a,
1d .
ÉCHECS,
1 • Dde familles con\ienl parfaitement aux ma a es
PROBLDIE Nº l72, PAR UN SOLITAIRE,
~~~u~ cperson11es q~i rerlout~ot l'insoruo1e et les surex-

'ª,

~~::C~º

:: 31$F e

M.

H.ACHETTE.

Le monde des lettres et de J'iodustrie vient de fai~t
une perte qui sera Vl\ement sentie : M. Hachette, le celehre editeur, est mort le 3 ~ juillet, a son chatea.u du
Plessis-Piquet, a rage de so11ante-quatre ans.
. .
Né le 5 mai i 800, a Réthel, M. Loms Hachctte ela1t,
dans toute la force du mot, un lils de ses reuv_re~, et ~a
fortune ne récompensail chez lui que le trava1l mtelht et l"exercice constan! des plus belles et des plus
gen
, d'
· · r 1·1"a ble
rares facultés• Doué d'une activite esprit ID a D ·e e,
il a creé une librairie, devenue rapidement.1a prem1 r
de France, et la rivale heurcuse dei P!Ui impo:tantei.
maisons de l'étranger; il a fait plu~: il a forme a son
ecole une génératioo digne de contrnuer so~ '¡u~re et
de la compléter. 11 a jeté sur le marché ~e 1esprit _des
·11· s de volumes destinés a l'instruct100 p!ipula1re,
m1 1un
. ..
•· es unt
et souvent inspirés par lui; ses ed1twos c1ass1qu
acquis une réputation europé?~nt, en roeme temp11 q:~
de splendides publications, ver1tabl~s m?nu?1ents typc s
""raphiques, témoignaient de ses gouts_ eleves et d~ ,-e
~ellllances hautemeot littéraires. Ses imme~ses aff.ure_~
e le détourn~ient point de ses devoirs de c1toyen, et i
~ut sucr,esi;ivement l'un des fondateurs du Comptoir d'escompte de París, membre de la Ch_ambre ~e
ommerce et du Conseil de l'as~istan~ pubhque, p_r,e~1deot du Cercle de la librairie, trésor1er de _la ~ocre~é
des amis des ¡¡ciences, président du cunse1l d adnu-

RÉBUS.

a:::~r:

citallons produites par le cae. des procédés brevetés
Le Ku, oub;,
rt~:ngcr, se ven el a !'entres. G. o. o. en r
f
aise d"ahment~t100, 4,
p6t central de la Comp. rl~ª~i rue S.irnt-Oeuis, l8S,
rue du Cygne, au corn
· ·
PRu ·
. Il1r·1s et chcz lous les princ1rau~ cp1c1ers. .
a · grammcs,
,
0 cent •
1 gr., "ú
500
l fr. ; - 2·"O
~~

CONCCUR3 AGRICOLK DI KORHR-HOUET.
.
, l'an-riculture morbihannaise une sérieusc
. lmp~tmer a. ~plétant l'retnre des comices du déparunpub1on en co
• d l J lt tel a
le terra1n e a u· e, h'
temen! el en agr,u l cli-~ant
·
. 1 l
e -·est pro11usé la prince~~e 8;tc1occ I en
etc e 1ul qu ~ ·
•
d, K - •
RG•&gt; le concou rs agncole e orn cr
func1ant, en 1' -,
.
1 , de
llouct. Ce concour~. a t enu ·•es as,1ses
· ' pour a sccon
foi. a la fin tic juilltt dt•rnrer.
.
',
.
,
. . e •e complete que par
La tran,furmatwn d un p.1ys n .
. •ranil
&amp;lPUCATlO!I no DKRNID Rllll'I.
. ·1 a été facile de con~tatcr !JU un g
le tcmpc i mais 1
¡ · J · •hez
· pour calmer la soif de
rÍan a été ,ln11111\ que l'émulation _s·e~l I ev1; opp~cd~- .
Maint préJicaleur tonne en nin
Leo Ll,111.:li lulll mal eu Ir Oh lO~l)••
·onlreP
et
qu
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tml'or.
lcs anricultcurs tic tnu te 1a 1
'
.
,i,rt1~1tcs anwlior..ition~ i•n onl été la _con,l',!Ul'n.cc. . '
SOl.l'TIO~ Dll l'I\OHLDIE ;s• l7 l.
AcG. MARC, directeur-gtrant.
,1 Sur le nu~me cmplarcn,cnt riue I an dt' nitr, d1·t1 ~e
1 n '{• T ll
í. p•. p
Eoll. TEXIER , rldoctcur tn che(.
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R pr. O
Jo•mwl de l w11u~, un 'ª ·
. les an1-·
. . . en f,, r101,· de fi•r a dlllval, alJr1ta1l
3 ¡.- pr P éd1. et mal.
.
r==- \.:...Aca::f"' ... o
",lll l (ll~JIO,r.
,
,
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•
._1 d
\" 31icrlle n Fran, c.1p1ta·ur. D '
· Au O ¡1¡1,, 1 ,lu platcau reserve au conSululio11s uaclP.&lt;, - Eu. C
~
'
;.
Thioil\·i'le
C,1f1\
maux c11u1~1•s.
' ·
.
·e de
Imp. de L' ILLUSTRATIO:'i, A. Marc,
011
1 1cer.:le
Chai:ou•~d, S ,1•ió ó t!~s
lllllu,1nel Je
1oure
.. 1eva1·t une eslrado pavoisce
et
en
cours
se
.
.
d
·
Bre111 l:~rde L.l1,om~. ~, Oéi R ·do ca1iitaine Duypeau,
22, nu u Vt1'1U11il,
feuilÍ~ge, oü devait avoir lieu la distr1but1on es recomDouai, 1,. Baudet. E. Frau, L a icar I J. A.. de R.
Bombaut, L Lefrancq.

arnaicutl;b ;~: '

�1t2

L'JLLCSTBATIOX, ,JOUH~AL l'~IYEHSEL.

nistration de la
papeterie d'Essonnes. 11 venait
d'etre appelé a la
présidence de la
Société de secours
mutuels du quartier de l'Odéon,
fouctions qui atte~tent al:l fois la
confiaoce inspirée par son caractcre et la sympathie populaire
dont lil joussait.
Oévoué a une
renvre d'émancipation intellectuelle, il s'est
loujours mootré
fidele a la cause
du progres, de
l'ordre et de la
liberté, et dans
CU.Nl.OLIIS
ses écrits, il n'a
cessé de défendre les mémes principes : l'aOranchissemcnt des livres, la propriété litléraire, etc. Par son intclligence et son industrie, il a, pendaot qnarante aos,
donué du travail a des milliers d'hommes, de toutes
les classes de la société : et uulle douleur ne ful plus
sincere et plus légitime que celle de la foule qui se
pressait autour de son cercueil. Pcu d'cxistences ont
été plus utiles et mieux remplies; peu d'hommcs ont
mieux marqué leur passage ici-bas par un constaot
amour du hien, et p:ir l'alliancc des !plus ltcureux
dons du creur et des plus l,rillantes qualités de l'es •
prit.
P. PAGf.T.

.-:----

r....

AGI\ICULI! 111! KUM-hli-llULET. -

ll ,pres UJJe ~hoto~raph,e ue 11.

1NSTALLAT10N DE M. TI!. l3ERNEX,

\ouv.uu

JIAIRE

DE

mu01c1pal •
,, Marseille, 1 •
appelé au1
tions de llllill
de celte ville1 ~
ren.placement•
i\L
RouvieJt
mort il y a q~
r1ue tcmps. 11.-_
Maupas, sé11t.
lcur, chargé •
l'adminislratiaa
des Bouches-4tllhóne, a pre.
cédé a son iattallati on , le 21
clu méme IIIOi,
daos l a ~
salle de l'H41e1.
de-\'ille; tonta
les autorités, lela
les fonctioooaj.
res, et l'élite dela
La1htr,
populalion ont
concouru , par
leur préscnce, a l'éclat de celle solennité. Apres la
prestation de sermenl, M. de Maupas, daos une allocalion souvent applaudic, s'est plu a énumérer rapi.
dcment les utiles travaox exécutés ou en cours d'elé,
cution, qui, en transformant notre cité1 doivent la
rendre digne de ses prochaines destinées.
ll. Bernex a répondu en e1primant sa confiance
daos la sympathie, daos l'amitié de ses collcgues dt
conseil municipal. « C'est la, a-t-il dit, tout le secret
&lt;&lt; de la force que je pourrai avoir; c'est daos l'unioa
t&lt; qui a toujours présidé a nos acles, c'est dans la con« fraternilé sincere de nos sentiments que réside a.
,, tre pouvoir d'agir. ,,
La nomioation de M. Bcrnex a réuni ici tous les
suffrages. Aucun nom n'est, plus que le sien, popq.
laire a Marseille; c'est au pcre de ce nouveau fone.
Lionnaire que nous devons le lioulevard et le qoarlier de Longchamp, aim1 que la magnifique promtnadc du Prado.
Agréez, etc.

JIARSEILLE.

AU DIRECTEVR.

llarseillc, ! aoüt 1864.•

Par.un décret impérial daté de Vichy, le 25 juilet dernier, )f. Théodore Bernex, membre du conqcil
L.-r..-F

ACHHTB, hlllfEUI\ l'IIAN¡;AIS.

• l~SfALLA'flO:í 1)8 M. ln'.R\EX, \OLH:.u: llAIRE llt,; .\HIISfllLE. -

0·1pl'CI

UD

croquis de Al. n. uiud,i,.

�</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1120, Agosto 13</text>
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              <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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