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L'ILLUSTRATION,
·UITIVEBSEL.
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Direction, Rédaction, Administration :
Tealel les communications relatives au jonrnal, réclamations, demandes
de changements d'adresse , doivent etre adressées franco a
11. A.UG. MARC, DIRECTEUR-GÉRA.NT.
J.es demandes d'abonnement doivent etre accompagnée~
d'un mandat sur Paris ou sur la poste.

SOMMAIRE.
Rew• poli tique de la semaine. - C'.orrespood•nce d'Al~érie. - Courrier
de Voya¡e. - Le chemin de fer dana les Pyréoées. - Causerie drasubque. - Le comba!. - Tableaux du Morvan : A propo• de la pipée
(60). - Jacques Jasmio. Appar,il d'éclairage soui-marin de
l. Buin. - Revue Jilléraire. - L'estomar, parol•s et musique de
1. Gu&amp;tave Nadaud. - Bibliographie : Proores du 8!Jlleme métrique

a l'ttranger.

Gra"'re,: Iosurrecfion d'Algérie : Pri&amp;onniers ara bes inferné&amp; dans la

casemate de la porte du Sersou, a T,aret. - Chemin de fer de Bayonne
i Madrid ( 10 gra,urea ). - Le combat, - Le poete Jacquea Jasmin.

22 8

ANNÉE.

VOL. XLIV.

Nº

8amedi t~ Oetobre

t 130.
HUU..

L'adminislralioo ne ripond pas des maouscrils el ne a'engage ¡amaia á lea inserer.
Vu )es traite!, la lraduction el la reproduclion

a l'élra.nger sonl 1nterdite1.

BUREAUX : ROE RICHELIEU-., 60.

Abonnrmenls pour París et les Déparlcmenls :
3 mois, 9 fr. ; - 6 mois, 18 fr.; -

unan, 36 fr.; - le numero, 7~ c.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel, f ~ fr.
&amp;D0Nl''E~IENT8 POUR L'ÉTRANGER s
Memes pr,~; plus' les droits de poste, suivant les tarif•.
r.es abonu. partent du fer no de cbaque mois.

opinions les plus di verses se fassent jour daos les journaux et dans les réunions préparatoires qui se tiennent
au dela des Alpes. Le Parlement offrira tres-certaine •
~
ment un assortiment de toutes les nuances : nuance turinoise, nuance napolitaine, nuance to;canc, nuance
de Rome capitale quand meme, sans compter une foule
REVUE. POLITIQUE DE LA SEMAINE.
d'autres nuances, qui ne peuvent manquer de surgir
C'est toujours le traité franco-italien qui fait les frais au milieu des débats; Je parti de l'action, Je parti de la
de la polémicrue. Au moment ou vont s'ouvrir les débats résistance, le tiers parti, le parli du gouvernement,
de ce traité devant Je Parlement, 1l est natuiel que les échangeront certainement bien des paroles; mais on
- Appareil d'éclairage sous-marin de M. Bazin ( i gravurPS), - L'estomac, paroles et musique de JI. Gustave Nadaud. - Fac-simile de
dessins et croquia d'Eogéne Delacro,x. - Écbecs. - Rébus.

s d'un

. comn ,on-

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~laises

l. Lolz
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pbants,

INSURRECTION D'ALGÉRIE: PRISONNl~RS ARAB•S INTERNES DANS LA CASEMATE DE LA PORTE D11 SERSOU, A TIARl!T. - U'•prcs un croquis de 11. Lefc~vre.

�258

L'lLLUSTRATlOl',. JOURNAL UNlVEHSEL.

L'lLLUSTRATlON, JOURNAL UNlVERSEL.

2a9

I

Rien n'est venu contredire la nouvelle des succes
peut néanmoins considérer c~mme certain le résultat du ·
CORRESPONDANCE D'ALGÉRIE.
remportés par le général [édéral Sheridan contre le gévote. La convention du i5 septembre sera adoptée a
néral Early, aFisher's-Hill et aM.ount-Jackson. Ces deux
AU DIRECTEUR,
une grande majorité.
positions, déchrées imprenables par les journaux de
Alger, le 4 octobre 18'l.
L'ltalie presque toute entiere d'est prononcée d'aRichemond, ont été emportées au pas de course. Ainsi,
vance daos ce sen~; le traité franco-italien a été pour
peodant que Grant reste inébranlable devant Petersburg,
Les courses de la province d'Alger ont eu lieu, cette
elle une occasion de donner une nouvelle preuve de
d'ou il coodamne a l'immobilité Lee et la principale année, le dimanche 2 octobre, a 2 heures de 4taprescet instinct polit1que qui ne l'a abanuonnée daos aucune
'
des crises de sa laborieuse wüté. Que pouvait raisonna- armée du Sud, Sherman et Sheridan, par une série m~.
Ordinairement, ces courses commencent le samedi et
blement attendre l'ltalie du goavernement fran~ais? d'heureuses manreuvres, s'emparent successivement
Qu'il l:üssat le différend engagé entre elle et la papaulé des lignes ferrées et des voies fluviales, par ou_ la capi- se continuent le lendemain. La premiere journée est
se vider saos l'intervention étrangere, et que l'armée tale des con[édérés tirait ses renforts et ses subs1stances, réservée aux courses d' Arabes, et la deuxieme a celles
des Européens et a,u courses mixtes; une fantasía, e1éfran~aise évacuat Rome. Cette évacuation .est d~cidé~, et réduisent peu a peu les corps qu'on leur oppose.
Il semble évident que cette 1001,'lle lutte entre daos cutée par les tribus de la province et par les r~gimenta
et la question romaine est redevenue, ce qu elle n aura1t
jamais du cesser d'etre, une question itali~nne. _Le c?mte sa derniere phase. Nous ne voyons plus ces alternatives de la garnison, donne a ces f~tes un cach11t d"originalité
·
Cavour ne demandait pas autre chose, et il ava1t ra1son, de succes et de revers des campagnes précédentes, qui, locale qui n'est pas saos attrait.
Cette année, il a fallu se contenter d'une maigre
car du moment que l'ltalie n'entend pas rompre avec en prolongeant la guerre, faisaient presque douter de
la papauté, ce qu'elle doit souhaiter, c'est qu'u_ne force sa fin. Aux coups d'éclat et a la brillante tactique journée; les Arabes boudcnt, et les troupes sont emétrangere ne prolonge pas les résistances du sa1Dt-s1ege de Lee et de Beauregard, dont les armées du Nord ont ployées a mettre a la raison les insoumis. Aussi, rien de
contre une réconciliatiof.l qui est daos la force meme été victimes dans le príncipe, celles-ci ont répondu par uien saillant ne s'est fait remarquer pendant cette juurdes choses. Sur ce poiot, la convention doune pleineruent la résistance des masses, par les sacrifices de tous uée ; cependant le temps était magnifique, et chacun ne
genres, par la constance et par la patience; et c'est demandail pas mieux que de se divertir; mais l'occasion
satisfact1on a l'ltalie.
Fondé a la suite d'annexions di verses, dont quelques- .,.race a cette fermeté que le Nord a fini par trouver les manlJ.uait.
A deux heures précises, S. Exc. le maréchal gouverunes n'étaient qu'une série d'atteintes et presquc de dé- hommes qui ont su porter si haut la gloire militaire,
saos
compromettre
la
démocratie
américaine.
'
neur
Mac-Mahon, duc de Magenta, accompagné de
mentis a des stipulations diploruatiques signées récem··
Ce
qui
se
passe
en
Amérique
est
une
réíutation
des
M.
le
sous-gouverneur
Desvaux et d'un nombreux éLaLment par le gouvernement l'rau~ais et a la politi~ue
meme qu'il suivait a Rome, le nuuveau ruyaume 1tahen idées de M. de Tocqueville, lef{uel prétendait que les major, arrivait a la tribune réservée~ au milieud'acclaa.vait un pui$sant intérét a voir se régulariser un pareil grandes démocraties, comme celle des Ét.ats-Unis, étaient mations chaleureuses. Son Excellence a été re~ue, asoo
etat de choses; sur ce poiot encore, le traité n'est pas incapables de s'imposer des sacrifices pour une guerre, arrivée, par les membres de la corumission hippique,
moius satisfaisant; tout ce que l'ltalie possede en ~e pour un príncipe ou pour une idée, cumme les aristo- présidée par M. J. de Vassoigne, colonel dd t" régimen!
1Dument est bien a elle, le traité le lui garantit. C' est craties. Sur ce point, comme sur plusicurs autres, son ju- d'artillerie. Déja MM. les généraux commandant la diYicomme une seconde reconnaissance de la monarchie gement, si sagace d'ordinaire, s'est égaré sur des appa- siou et la subdivision, ceux commandant l'artillerie et
rences. Plutót que de s'ecarter d'un pouce du pact_e fonda- le génie, M. l'amiral et MM. les fonctionnaires de tous
italienne.
L'ltalie voit trop bien les choses, elle a un sentiment mental de i 787, libremenl accepté par les treize Etats, les corps civils et militaires, occupaient la tr1bune. On y retrup Juste de la s1tuation, pour ne pas se rendre compte Américains du Nord ont ex posé leur vie et leur prospérité marquah aussi un grand nombre de dames vetues des
de l'eteutlue dupas qu'clle vientde faire, et pour ne pas sans ex.emple pour le ruaintien de la constitution et l'aboli- plus fratches tuilettes d'automne.
De chaque coté de la tribune officielle se trouvaient
savoir s'en content~r. Que l'ltahe, daos cette nouvelle tion de l'esclavage. Réussiront-ils a atteindre ce double
but?
Nous
le
croyons.
Les
journaux
du
Sud
n'ont
plus,
placées
les tribunes publiques; elles étaient peu garnies.
crise ecoute done les couseils de ses amis; d'ici il&amp; voient
A deux heures et quelques minutes, le défilé des el&amp;·
peut~e1.re mieux les choses qu'elle-meme: l'Halie n'a comme l'année derniere, le ton triomphant. &lt;&lt; La prise
plus uesoin de ha.ter le pas en marchant _sur Rome; d'Atlanta dit le Co1irrier de Richemond, avait déja ré- Jons a commencé; c'était certainement la partie la plus
découragemeot parmi nous, et l'échec qu.e serieu&amp;e et la plus remarquable de la fete, car oa nous
Rowe s'a.vance en ce moment vers elle et hu epargne la pandu
nous venons d'éprouver (celui d'Early) n'est pas fait a fait voir des étalons de la plus helle race et de la plus
wo1lié du chemin.
Des bruits d'abdicalion du roi Victor-Emmanuel ont pour le diminuer. &gt;&gt; Ailleurs, le meme jour~al ~-énonce grande ueauté. M. le général Morris, commandanl lar&amp;
· circule daos presque tous les journaux europ~ens, et les Géorgiens, qui songent a rentrer daos l Umon, ou- monte, présidait cette exhibition, qui a produit peu _d'ef.
pourtant rien ne serait moins vrai que ce desir du roi hliant que ce sont eux qui ont entratné la Virgine ~u fet sur la plus grande panie des spectateurs; cec1, da
d'ltalie de déposer la cou.ronne. Si Victor-Ecnmanuel a combat. Ainsi done, les iléfections s'annoncent. Les V1r- reste, ne doit point surprendre, attendu qu'il faut plus
éprouvé quelques heures de fatigue, comme to~s. le_s giniens, de leur coté, feraient bien de ne pas oubli~r d'une qualité hippique pour pouvoir éprouver quelque
.
hommes sur qui pese une immcnse responsab1hte, 11 que Washington est né au lllilieu d'eux_, et que le vene- plaisir a regarder 110 beau cheval.
rable
vétéran
de
l'indépendance
d1sa1t,
dans
sa
lettre
A
deux
heures
et
demie,
la
cloche
a
sonne
pour la
paratt plus ardent que jamais, en ce moment, pour med'adieux
:
&lt;&lt; Si nous continuons a former une seule nacourse
de
cAVALIERS
INDIGtNES;
deux
chevaux
étaient
ennoc a bonne fur la grande reuvre de l'unite italienne.
tion
nous
n'aurons
,bientót
plus
ríen
a
craindre
de
pergagés.
•
Rien dans les circonstances présentes, ne motiverait
'
.
.
Zina, a Said ben Lounie, a gagné le prix de 200 fr.,
une abdication. Les actes de cette gravité sont la res- sonne. » lis devraient surtout _se souvemr, eux, qm se
sont
faits
éleveurs
des
negres,
que
Washington
avait
battant
Dr1fftJ. (3,000 metres en 4 minutes i7 secondes).
source supreme des dynasties, ressource quclqu~fois faindiqué
l'abolition
de
l'esclavage
comme
un
des
devoirs
PRJ:x:
DE
1.A VILLE n'ALGE11. (Européens). Pour poulda
tale et quelquefois heureuse, comme le delllontre
imposes
a
la
jeune
république
qu'1l
venait
de
fonder,
en
et
pouliches
de 4 ans, t,500 J,etres; i ,000 fr. et l'entrée,
l'exemple de Victor-Emmanuel lm-méme, appelé au
..
Trois chevaux étaient cngagés : .Etincelte, a M. Marc
tróoe par l'abdication de Charles-Albert, son jlere. Ma1s léguaot, par testament, la liberté a ses esclave8.
Une tlépeche télégraphique de Vienne annonce pos1t1- Bellard est arrivee ¡irermere, en 2 minutes 3 secoodt:S,
c'est préciséruent parce que l'abdication est uue r~svement
que dans laséancc du i7 octobre, la conféreuce en dist~n~ant 41.'une dcmi-téte Que,~adrw, q~i ~urad
source supreme, qu'on n'en use pa~ ~aus ra1son , io~L
de
Vienne
'a.urait adopté le traité de paix entre le Dane- probablement gagné, si le jockey qui le monta1t n avatl
«rave. Or, aucune de ces ra1sons n e1'1ste auJourd hm.
0
mark
et
les
deux puissances allemandes, tel 'qu'il a été pas manqué son départ.
Suivant les juurnaux autrichiens, l'áttitude de l'Aurédigé
par
un
de ses membres, M. le baron _de Bre~ner.
Prux DE L'füdPEREUll (course mixte), pour chevaux _el
tricbe en presence de la convention du i5 septembre ne
Un
journal
du
soir
a
parlé-d'une
convent1on
~Ul
~uj
uments
de ti ans et au-dessus, i ,400 fr. et les entreel
tart.lera ¡,as á revetir un caraclere clair. Sans s'ecarter
rait
été
signée,
le
23
juillet
&lt;lernier,
entre
les
tro1s
pmsues príncipes qui out d,rigé jus4u'a prés~nt la puht1qu~
(3,000 metres).
Trois chevaux out couru cette course : Me11brouk, 111
du cabinct de Vienne, da.ns toutes les affa1res relat1ves a sances du Nord, et qui contiendrait une clause aux terl'ltalie, le gouvernement autricl11cn aw·ait ¡,ris, para1t-il, mes de taquelle la Prusse ·garantirait a l'Autriche la pos- ca1dAdda ben Foudad, est arrivée premiere en 4 oun~
des uec1siuns qui cont1·iliuera1ent a donner pour long- session de ses provinces non allemandes. La Gazette de 8 secondes, uattant Vapeur, a M. Brossette, et Ctlt
.
temps a cctte affaire un aspect plua calme et plus ras- l'Allemagne du Noo-d, organe semi-officiel du c_abinet Heures, a M. Bellard.
prussien, donne un démenti positif a cette asserllon du
Le gagnant est un cheval arabe, bai lirun, d'une ~
surant.
robuste constitution ; il est a.ge de lO ans, et, depoll
Le cabinct de Vienne sera1t done a la veille d'inau- journal [rao~ais.
.
.
.
.
La Gaz.ette officielle de Madrid pubhe une cmula1re l'age de 3 ans, il a gagné 4 prix a Oran et_6 prix aAlger,
guret' une politique de prévenances envers le g?uverne_~
Prux DU MARÉCIU.L GOUVEllNEUR (course m1xte), i,000 rr.,
ment frau~ais, en ce sens que, sa~s r~no~cer ª. sa pol~- adressée par M. le ministre de l'intérie_ur, M. Gonza~es
Bravo
aux.
pré[ets,
pour
leur
tracer
la
hgne
de
condmte
pour poulains et pouliches de 4 ans (i,500 me~es).
tiq ue pass1ve dans les affaires de_ l Itahe, ü se dec1de_ra1t
Sii: chevaux. étaient engagés au départ, trolS seolea luí impriruer un caractere de b1enve11lante abstent1on. qu'ils'auront a suivre daus les prochainee_ élections de_s
députés.
&lt;&lt; A d'autres époques et dans plus1eu'.s pays, d1t
ment
se sont présentés. Mystere, a l'!L Péret Trémol, el&amp;
lndépendamment de la résolution prise par_ le goute
ministre
a
ses
agems,
to
u
tes
les
entrepr1ses
contre
arrivé
premier en 1 minute 59 secondes.
vernement autrichien de ne pas faire op¡,os1t100 a la
Le
i,rux
nu coNsEIL MUNTCIPAL (Européens), 2,000 Ir., a
te
libre
el.ercice
du
Jroit
électoral
ont
été
malheureuses.
conventivn du i5 septemlire, l'ambassadeur d'Autr1che
N'imitez
pas
ces
déploraules
exemples.
&gt;&gt; Voila une cirété
gagné
par Fusée, a M. Mare Bellard, qui a parcourtl
pres la cour de Rome travaillera activeruent a éclairer
culaire
qui
est
nouvelle
par
le
fond,
et
que
nous
vou~
3
000
metres
en 4 minutes 20 secondes.
le sarnt-siége pour qu'il ne se livre pasa de trop grandes
'La
cou¡¡sE
DES
CAIDS (3,000 metres), 400 fr. et les ea•
drions
bien
voir
mise
en
pratique
dans
tous
les
pays
ou
illusions sur la miss1on ne l'Autriche.
l'on
se
pique
de
constitut1onnalité.
M.
_Gonzale~
Br~vo
trées
a
été
"ª"née
par Menbrouck, qui a parcouru r,ellld
Le Journal la t'resse de Vienne nous apprend en
0 0
'
·
23 secon ,.._
rueme temps ce dont nous nous doutions uien un ¡,eu, atteste, par cette circulaire, son 1~tent1on de r~p_ud1er distance pour la seconde fois, en 4 mrnutes
Le PR~ DE LA PI\OVINCE (Européens), t,000 fr .. e_tle&amp;d"
que ~¡ l'Aut;iche réduit son armement, c'e.st qu'elle Y les pratiques et les traditions arbitra1r~s des adm1mstraest contrainte par l'etat de ses finances. Ce memeJournal tions précédentes. Que le nouveau cabmet espagnol per- trées, distance 2,300 metres, avait d'abord e~
pa; Fusée, battant Vapeur et Sans-Virryoyne, m~15 a:,,.
adjurc les autres puissances européennes de se cuncerter siste da.ns cette voie liliérale !
EDMOND TEX.I.ER.
part, le jockey muntant le ga~na~t. aya~tc~u~e la •
pac1fiquement, de se mettre d'accor~ sur les ~~ebtwn~
a Sans-Veryogue, le prix ava1t ete adJuge a Votpttl
pendaules, atin de rétablir la situat1on financiere, qw

1:

gas:

n'est satis[aisante chez aucune d'elles.

eornrne l'une et l'autre ont parcouru la distaoce en
3 minutes 20 secondes, la course a enfin été remise au
mercredi suivant.
La partie du programme qui a été la plus émouvaote
est, saos contredit, ce11e d·e la couttsE DES rurns, par
MM. les sous-officiers de cavalerie et un brigadier du
trllÍD_..

Huit coureurs sont partis a food de train, pleins d'espoir et de vigueur, mais a moitié chemin, cinq étaient
en arriere; trois seulement de ces messieurs som arrivés a destination.
Lti premier prix, 500 fr., aété gagné par M. Gaillard,
maréchal-des-logis aux. chasseurs d'Afrique, montant
Batave; et le deuxieme prix, un magnifique [usil dou••
ble, offert par M. le gouverneur général, par le brigadier Tournier.
A 4 heures et demie, tout était terminé, et chacun regagoait Alger conservant l'espoir d'une fete plus brillante pour l'année prochaine.
Agréez, etc.
A. RAVEAU.

____

~~---,,__

COUBBIEB DE '10"A.GE.

Arles mort et Arles vivant. - Les Arlésiennes. - Les taureaux. - L'abbaye de Montroajnur. - Une sociélé. - Trop
de géolo¡(Ues. - "Cience et théologie. - L'omoibus ne
Vence-Cagnes aNice. - Conqué(es des A11gldis en France.
- Le nouveau Nice. - Le Cuele des ALpe.,· tnui·itime•··
- Attente. - M11• Benedetlina Grosso : le lever d'une
étosle.
Arles est habité : jusqu'ici, j'en doutais presque. J'avais consciencieusement visité la vieille ville roruaine,
j'avais vu son théatre, une des ruines les plus élégantes
de la France·, ses arenes grandioses, que le temps, les
barbares et la guerre sembleut avoir pris soin de dévaster tout expres pour les plaisirs des pcintres et des poetes, sa fa~ade et son cloitre de Saint-Trophyme, deux
· O.eurs exquises de l'art roman et de l'art gothique, et ce
cimetiere des Alyscamps, avec ses tombeaux gallo-r_omains,
vraies hótelleries de la mort, d'ou les dépouilles des
chrétiens exilerent les cendres paiennes, et qui sont vides aujourd'hui, vides P?ur toujours; je m'étais promené dans ses rues pleines des débris de tous les siecles, et j'avais trouvé partout la solitude, le silence, l'immobilité, comme si le bruit, le mouvement, la vie, craigoaient de troubler tant de souvenirs, et de déranger
l'harmonie et la majesté du passé.
.
Pourtant j'avais bien aperc;u quclques boutiques, mais
de marchands, point; sur l'enseigne d'un épicier, j'avais
In ce nom: Polynice, mais je n'avais point vu Polynice, et je me figurais que c'était l'épitaµhe de quelque
Grec venu a Arles an temps d'Adrien ou de Marc-Aurele,
pour y veodre du miel et des raisins de Corinthe.
Je ne savais pas mauvais gré a Arles de faire aiosi la
morte pour mieux laisser les ~ll'angers en tete a tete
avec l'antiquité; je ne suis pas faché non plus qu'elle
res.suscite une fois par semaine : j'ai vu les Arlésiennes.
Sont-elles toutes belles? Non, vraiment, ce serait trop
dire; mais la plupart sont charmantes : un type qui est
bien a elles, une finesse de traits, une souplesse et une
•richesse de taille, et une grace noble dans la démarche
que des duchesses leur envieraient. Regardez-les,
admirez-les, elles ne vous en voudront pas, et daos
leurs yeUl'., qu'ellés arreteront franchement sur vous, il
n'y aura pas la moindre surprise; et le regard de ces
beaux yeUl'. vous dira tres-clairemeut: u Vous me trouvez
agréable a voir; je sais que je le sui3; vous me rendez
hommage, vous ne faites que ce que vous devez. ,1
On avait aononcé pour ce jour-la une course de tauraux daos les Arenes; mais une course toute nationale,
9Uls picadores , sans banderilleros, sans espada, une
COU18e oti le taureau ne court aucun danger; pour les
-.Oes, c'est autre chose. Le dimanche précédent, un
PlaYre diable avait été encorné, et quelques jours apres
il était mort.
La íoule se pressait contre les grilles de l'amphith~, qui n'étaient point encore ouvertes : il s'agisl&amp;lt de voir les taureaux entrer par une porte et dispa~ ' poussés par deUl'. cavaliers, sous l:t volite béante,
lautre extrémité du cirque, ou se trouvait la prison
dans taquelle ils devaient etre enfermésjusqu'a l'heure
du lpectacle.
Da ll'l'lverent : c'étaient six taureaux noirs de la Cale~ plus jolis qu'on puisse imabriner; ils traverd' 1 l ~~e; les deux cavaliers, dont l'un était armé
11D pet1L tr1dent, galopaient derriere em. et les empé-

:!°e',

chaient de s'écarter; ils s'engoufirerent de la meilleure
grace du monde daos l'ombre, et la foule [ut enchantée.
Je n'avais pas vu l'abbaye de Montmajour; une corne
de taureau n"était plus une nouveauté pour moi; je partís pour l'abbaye, qui u'est guere qu'a une lieue d'Arles.
A Montmajour, un bonhomme de concierge me montra, tout en fumant sa pipe, une église et un cloltre romans ruinés, une crypte entourée de cinq cbapelles, un
couvent du dix-septieme siecle tout démaotelé, uue
tour du moyen a.ge d'u.ne hardiesse et d'une · élégance
merveilleuses, a laquelle il ne manque pas une pierre,
et qui se dresse dans le ciel, en face des monticules oti
fut le camp des Maures, aussi fiere ffU'il y a cinq ou six
cents ans; une chapelle, élevée en l'honneur de Charles
Martel, environnée de tous cótés de tombes creusées a
fleur de sol, une petite ég'lise soutt:rraine, qui date du
temps de Childebert. Une grotte est au f0,1d de cette cha-pelle; c'était la demeure de saint Trophyme, le premier
é~eque d'Arles. Assis dabs un fa11t1,uil de p1erre, il y
confessait les pénitents agenouillés de~riere une paroi
de rochers, percée d'un troq par lequel ;;l voix repentante arrivait jusqu'a lui.
Dans un endroit otila g1·otte forme un défilé sumbre,
on vost, a dix pieds du sol, une e1'cavatson, qui est
comme uue secondc petité grottc au deuxicme étage. En
cati de visite inquietante, Trophyme s·y cacbait, et si les
visiteurs y mettaient quelque bonne volonte, il échappait a leurs regards: le métier de saint était, en ce tempsla, moins commode qu'a présent.
Je n'étais pas seul a Moutrnajotu·, et ce fut une lionne
fortune que je ne saurais trop bémr : j'y reucontrai une
société : uue mere, sa filie, un jeune hornme et un petit gar~on. La société visita l'abliaye avec moi.
Seul, j'aurais oublié que mua guide avait une figure
un peu trop jovial e pour la majesté et Id. tr1stesse du lieu,
je ne me serais point aper~u des petites plaisanteries
dunt il assaisonnait ses eiploratioos, - l'habitude des
cicerones permet de ne les pas voir et dé ne les pas entendre quand la fanlaisie vous en prend; - les fantómes qui haoteni les débris et lts pensers qui oichent
daos les vieux murs, n'auraient pas manqué d'envahir
mon imaginatiou; j'aurais eu des visioosusées de mowes,
de chevaliers, de soldats francs a barbe rousse et de gt1erriers sarrasins a barbe noire; j'aurais bu une fois de plus
la coupe éventée des souvenirs, l'espr1t des ruines m'aurait dit toutes les banalités qu'il m'a dites mille fois; la
mélancolie béte du passé se serait mise a faire des sienne&amp; et a me remplir la tete de ses ennuyeuses vapeurs,
et, qui sait, peut-etre le lendemain aurais- je noirci une
belle feuille de papier blanc sur un ponci[ de Volney.
Grace a roa société, il n·eu a rien été.
Nous visitions la crypte :
- Aux grandes fetes, nous disait notre garde, l'ablié
orficiait au maitre-autel, en meme temps que dans chacune des chapelles quis'ouvrent sur le chreur, un µretre
disait la messe.
- Eh bien ! il y a longte.mps 4ue prétr~s et abl.Jés
n'ont plus mal aul dents, fais:üt sp1rituelleme11t remarquer lajeune personne.
Daos un souterrain otiles momes, coupable6 de quelque faute ou de quelque infraction a la regle, étaient
emprisonoés, quelques freres ont inscrit leur nom sur
les murailles. On lit en plusieurs endroits celui' de Guillaume Piolenc, avec la date de i 627.
- Et Lamberl, n'a-t-il pas gravé son nomsur le mur?
demandait la jeune personne.
Vous comprenez qu'en si aimable cumpagnie, il n'y
avait pas moyen de se laisser alter a des révasseries poétiques.
Ce soir-la, je couchais a M.arseille, et le lendemam matin je partais pour Nice, sans m'etre donné la peine d'aller voir si les maisons neuves s'élevaient dans la rue
Impériale, si les vieilles maisons tombaient dans les vieux
quartiers, si les hótels monstres coniinuaient a pousser
comme des champignons apres la pluie, bien certain que
les ma~ons, les architectes et les entrepreneurs n'étaient
pas gens a perdre leur temps.
La gare de Marseille est pleine d'honnétes gens portant
en bandouliere des sacs de toutes formes. Ce sout les
membres d'un congres géologique, qui s'en vont casser
des pierres quelque part sur la route de füce; il y a des
jeunes gens et des vieiUards, de graves habits noirs et
des jaquettes de fantaisie; c'est plaisir de voir tant de
savants de tout a.ge et de tout costume réunis.
A Touloo, ce spectacle nous parait moms touchant.

Nous nous apercevons que l'amour de la science peut
avoir cies inconvénients pour les pauvres ig11oraots qni
ont faim. Le buffet n'a pas compté sur taotde géologues;
or, les géologues mangeant comme les simples mortels,
voila le déjeuner des simples mortels terriblemeut
réduit.
Nous restons s11r notre appétit et tacho ns de nous consoler, en songeant qu'il estbeau de souffrir pour l'avancement de la géologie.
Chemin faisant, nous prenons aux statioos un nombre
prodigieux de soutanes, qui s'eo vont assister aux conférences que préside Mgr de Fréjus.
Au sifflement de la vapeur et au bruit des rones sur
les rails se melent la récitatiou d•J ·bréviaire et des diticussions profondes sur la formatiou des couches terrestres.
La science et la théulog1c voyageant daus le mcme
train ! 11 est impossible que nous n'arrivions pasa bon
port.
En effet, nous voici sains et saufs dans la gare de
Vence-Cagues. Les wagons nous versent daos les omnibus de Nice. J'ai pow· compagnon de route six Anglaises
d'ages divers, mais de laideur a peu pres ¡iareille; un
Anglais, une Fran~aise, deui Fran~ais, dont l'un'res- .
semble a un Auglais a s'y méprendre, et un perroquet
gris taciturne : ce perroqueL a l'air tl'Up spleenétique pour
n'etre pas ne daos une colooie ang'laise. Ilurrah ¡iour la
vieille Angleterre ! Elle a perdu la Guieuue, mais elle
est en train de conquér1r le Var et les Alpes-Maritimes.
C'est pour elle que fleurissent nos oraugers et nos citronniers, que nos palmiers étalent leurs verts parasols,
pour elle que resplend1t notre soleil meridional, pour
elle que les flots de notre bleue Méditel'I'anee chautcut
leura plus douces melod,es eu deferlant mollemeut sur
les plus beaux de nos rivages.
Nice, dont M. le capitaine Carpeñtier et M. Hallo,
avocat et vaillant soldat de la pressc libérale, un vieil
ami et un ami d'hier, m'ont fait les honneurs avec une
boune grace charma.nte, l\1ce n'est pas resté 01s!r de-¡mis l'année derniere : il vient d'achever so'n chemin de
fer, qu'il inaugurera demaio, et dont la gare sera la
plus magnifiquequ'oo ait construiteen province; ila uuvert un nouveau boulevard, large cornrue le lioule,ard
Sébastopol, il a agrandi son jardín public aux dé.peus du
Paillon, ..¡ui tachera de se contenter du lit qu'on lui a
laissé; il a planté sur sou quai de droite des pa1miers.
- Pourquoi des palwiers? demandais-je, sans dc,ute, le
palm1er est un arbrll elégaut, mais l'ombrage en est
pauvre, et des acacias uu des platanes donneraient plus
de fraicheur et plus d'abri.
- Des acacias el des platanes, m'a-t-ou répoudu, mais
cela se voit vartout; des palmiers, c'est autre chose, et
il est bon qu'aux yem des étrangers l\ice prenne des
airs un peu afr1cains.
Soyez sur que M. Conte-Grandchamps, l'ingéuieur en
chef du département, un homme de icooceplion et d'act10n, prépare pour l'íice bien d'autres magnificences eucore.
Cependant il faut, dans une belle ville, passer agreablement ses loisirs : Nice a dem théalres, Ún théa1re
italien et un théatre frao~ais, et les cercles ne 11:1 i manquent pas. Le Cercle des AlJJes-1\faritimes, dout 'M. Hallo
est le vice-président, n'a guere qu'uu an, mais il cst
plein de vie déja et d'activité. Sa physiouomie, ses hal.Jitudes, ses allures sont toutes frangaises, mais son patriotisme n'a rien d'étroit; il appelle a luí les étrangcrs,
il leur fait le meilleur accueil, et, mérue a ceux qui
n'ont que quelques semaines ou quelques ruois a passer a
Nice, il offre lll. plus courtoise hospitalité et l'altrait de
ses fétes.
Au moment ou M. Tempel appreJ_lait au monde ~avant qu'il avait découvert, le 30 septembre, la 81•
planete du groupe entre Mars et Jupiter, je voyais, moi,
en iort aunable compagnie, se lever une étoile au Théatre-ltalien de füce.
On jouait la Sonnambula : le début de :M.11• Benedettina Grosso, da.ns le róle d'Amina, était annonce.
La chanteuse, une toute jeune personue, entra en
scene; ses preruieres notes gagnerent le public : une
voix. de vingt ans, jeune, pleine, sonore, facilE., est
chose si belle et si rare ! ll se trouva que cette voi1 c' ...u-mante était accompagnée d'une méthode eicellent et
du sentiment le plus délicat. Ala fin de son aiJ.• la d, t,utaote éta1t acclamée.
Apres le secoud acte, on la rappelait deux fois; a.1res
le troisieme, ce n'était plus M11• Grosso, mais c'tlait

�L' lLLUSTRATI ON, JOURN AL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

--

-

descendre et d'aller voir
un peo ce qui se pass~.

. : : : : : : : - - .... ~____!,__.._~

· La-~usique, c'est tout
simplement un régiment qui traverse la
,ille; quant aux drapeaui, ils alten?ent~'arrivée de S. M. I Imperatrice de nussie, qui sera
ici vendredi prochain.
vous voyez qu'on ne
veut pas etre pris aq
dépourvn.
Nice s'apprele a recevoir dignement les augustes hóles qui luí sonl
promis. La population
ouvre d'avance de

VIADUC D'ORMAIZTRGUI.

TUNNRL D'OSINA.

FONfARABIF.

la représentation a. un de
mes compagnons de voyage.
Six mois plus tard, le
Théatre-Italien se chargeait
d'accomplir ma prédiction,
J'ai bien envie d'etre prophete encore une fois, au
risque d'encourir les malé•
dictions des dilettantes de
Nice.
Au moment ou j'écris,
des drapeaux et des oritlam·
mes fl.ottent a la brise ma•
rine; sous rna fenétre, des
bruitq de tamhours et une
marche militaire me donneol
une ·. envíe irrésistible I de

la Grosso; si l'opéra avait
eu quatre actes, elle aurait été portée en triomphe.
C'est la seconde fois qu'il
m'arrive, en voyage, une
bonne fortuue de ce genre.
En ! 858, j" entrais, saos grandes espérances, au théatre
·de San-Gallo, a Venise, et
j'entenclais daos Norma les
&lt;leux sreurs Marchisio, alors
tout a fait inconnues en
France.
- Voila deux personnes
que nous vcrrons a Paris
avan~ un· an, dis-je [aprcs

VITTORIA.
SAINT-SFBASTIRN,

'i"

1

grands yeux pour con•
templer tant &lt;le maJestés ; le rouleau aplanil
les nouvelles promenad~s, une diva se révele
tout a point, les hótels
rafraichissent leurs tentures, déploient toutes
les magnificences de
leurs mobiliers, et j'ai
quelque raison de eroi-·
re, élcvent déja lcurs
prix a la hauteur de la
circonstance.
11 n'y a que !P. Paillon,
toujours philosophe, qtd
ne se donne pas la
moindre peine pour
faire la cour aux puis-

�U2

L'ILLUSTRATION, .IOURNAL UNIVERSEL.

hois qui s'élevent, s'abaissent el s'éparpillent a tous les porter la moindre pression a l'époque des pluies et de la
coins d!l l'horizon. Les lignes d'azur se prolong,ent rle- fonte des neiges. So11s tous les remblais et au voi~inage
puis le Jasquibelet le mont Saint-\1artial jusqu'a la mer. de toutes les tranchées, il a fallu exéculer des travaux
Behob,v, UruRne, Renda_ve, se dressent sur leurs colli- d'assainissement. Il a fallu ramasser, détourner et faire
nes : Fontarabie, la cité espagnole, an milieu de ses écouler les eaux, qui, s'infiltrant dans la rnasse du ter.
P.-S. - Dans un de mes derniers courriers, décrivant
remparls en ruine, éleve sa forteresse sur le cotean qui rain, auraient nécessairement a.mené des glissements et
deux fenetres de la Renaissance devant lesquelles je
domine la mer. Vous avez traversé cette petite riviere, des éhoulements; adopter un systeme de pente~, de
je m'étais extasié a Narbonne, je lonais les rariatiries
moitié fran~~, moitié espagnole, qui rappelle de bien tranchées a ciel ouvert, de galeries souterraines eucu.
qui les décorent : ces cariaticles se sonttransformées, a
grands souvenirs : la Bidassoa. L'ile des Faisans, la trées dans le rocher et bloquées en pierres seches. Force
l'impression, en earirafures : je tiens trop a ce que les
limitP des deux États, qu'ont rendue si célebre les ronfé- a été de créer un sable factice dans ce~ montagnes ou fe
-Narhonnais ne me considerent pas comme un Tartare
rcnces diplomatiques de Louis XI avec le roi de Castdle, sable n'existe pas; de construire des fours aupres de
pour ne point protester contre cette coquille.
X. F.
de Mazarin avec le ministre de Philippe IV, Louis de chaque chantier; de prendre de l'argile, de la faire cuire,
Haro, l'entrevne du r0i Louis XIV avec le roi d'Espagne, et de broyer a la mécanique un sable dont la fabrication
est au milieu de la Bida~soa. Les eaux la rongent chaque n'a pas employé moins de !2 m11lions de kilogrammes
de houille : c'est a J'aide de ce sable de nouvelle espece
jour: elle a presque entil&gt;rement disparo.
que toutes les ma~onneries et les ouvrages d'art ont élé
A
gauche
et
a
droite
se
montrent,
sur
les
pentes
des
u: rITEMIN DE FER DAN$ LES PYRÉNÉF.S.
colliues ou au fond des vallées, les villas au badigeon exécutés.
Voila, certes, un travail des plus gigantesques et dontil
Le chemin de fer n'avait pas mis encore Paris en éclatant, aux pignons et aux colombages du moyen Ag,e,
nous
faut faire honneur a!'importante compagnie qui l'a
communication directe avec Madrid, lorsqne nous par- Olt aux larges balcons et aux toitures ne chalets suisses.
entrepris,
a la maison Gouin, qui, se chargeant de cette
times pour l'Espagne, dans les derniers jours de juillet Vous voici a Renteria, placée sur son cours d'eau, non
immense
entreprise,
remplissait fidelement ses engagedernier. Un des ingénieurs de la compagnie voulut bien loin de l'Océan, bourg a !'industrie active, q11i vit la prements,
et
livrait
a
la
cornpagnie des chemins de fer do
nous servir de g,uine au milien de ces Pyrf\nées qui al- miere fonderie établie en E~pagne. Renleria dresse aunord
de
l'Espagne
cette
magmfique voie des Pyrénées,
laicnt hientñt s'ouvrir au public. Pendant que la loco- dessus des prairies ses murailles noires et rougeatres,
dix-huit
mois
apres
avoir
commencé cettP. reuvre comotive qui nous emportait volait bruissante, assourdis- ses maisons aux halcons brisés, aux fa~ades peréées de
lossale.
H. LAvo1x.
sante sons les souterrains, se suspendait anx ffancs des vastes ouvertures. Deux villes jumelles, Los Pasagos,
contreforts, s'enfon~ait de tunnels en tunnels et reparais- se mirent plus loin dans les eau,: de leur lac tomsait nans les tranchées, pendant qn'elle opérait, sacca- mun. Deux promontoires, en rapprochant leurs poindes pa1· sacra.des, convulsions par convulsions, son as- tes, ensetrent ce va.~te port etne laissent a lamer qu'un
ccnsion tlans la montagne, et qu'elle tonrbillonnait au- étroit p~ssage. L'Océan a ouvert dans une des ramifiC&amp;l!Jt,llRIIE lll&gt;lllb\111&amp;VDQUL
dessg,s des vallées ele l'Oria et &lt;le l'Urola, franchissant cations cette bouche géante. Vous voici a Saint-Sébasles rlix licues qui nous séparaient de Béasain a Oloza- tien.
Voici enfin une nouvelle piece de M. Victorien Sardoo;
Sur les ruines faites, au mois d'aoül 18i 3, par les bom- si je dis enfin, c'est ponr faire comme toul le monde,
. go"illi:., nous nous demandions quels rnoyens, quelles
forces humaines avaient frayé une voie a ce Titan de fe1J, bes anglaises, Saint-Sebastien a relevé ses murs : car plus un écrivaín produit et pl11s le monde parisíen
a ce Lev1athan qui nous entrainait sur ses a1les. Com- notez que l'Angleterre était alors unie a l'Espagne, que exige de lui de fécondité, et vice versa. ll me souvient
hien ,rannées avait-il fallu pour rénuire un tel obstacle? son alliée l'appelait a délivrer Saint-Sébastien, et qu'une que, jadis, lorsque feu Alfred de Vigny, apres un silence
Combien d'hommes 9 Oix-huit mois, nous répondit-nn, et fois la ville arrachée au pouvoir de l'armée fran~aise, de cinq ou six ans, sortait, un petit livre a la main, de
une armée de travailleurs de 12,000 hommes. Une colo- · elle la saccagea et la ruina de fond eu comble. Pour- sa fameuse tour d'ivoire : -Oh! oh! s'écriait-on, l'auteor
nie rl'ouvriers venue de partout, c1ui avait recruté ses quoi? Le commerce de Saint-Sébastien, sa prospérité d'Éloa prend le mords anx dents. - Au contraire, l'au• .
mineurs en Piérnont, ses charpentiers et ~es ma~ous en maritime inspiraient une jalousie profonde a l'Angleterre teur d'Eugénie (h-andet restait-il trois mois saos publier
Francc, ses terrassiers da.ns l'Aragon et les Castilles. et a son alliée. - N'attentlez done pa.s d'une vi lle recons- un roman ou une nouvelle ; - Eh bien! disait le prcCet effectif fornndable comptait 3,000 mineurs, i,000 lruite depuis cinquante :rns uu caractere bien pittores- mier venu, c'est done fini, Balzac ne fait plus rien~ ma~ons, 5,000 terrassiers, 600 liouviers ou charretiers, que. Ses maisons sont baties sur un modele uniforme, Quant a Alexandre Dumas, paraissait-il de lu1, en livre
1,ouu carriers et tailleurs de pierres, 400 forgerons et ses rues d'nne largeur invariable : ríen de curieux; et, ou en feuilleton, moins de trois romans a la fois,
ouvriers en mrtaux.
n'étaientces deux collines, surmontées, !'une, rl'une forte- on assurait de tous les cotés qu'il était entré a la
Pour fournir au,: besoins de cette cité laborieuse, il resse et l'au·tre d'une tour tclégraphique, a peine auriez- Trappe.
avail íallu fonder des magasins de vivres, apporter sur vous pris garde a cette ville toute moderne, assise au
Bien qu'aujourd'hui on s'occupe moins qu'en ce tempsla cote des approvisionnements, jeter dei villages sur la bord de la mer.
la des écrivains, il en est encore quelques-uns auxquels
montagne, improviser des etablissements de Louie
En quittant Saint-Sébastien, la voie ferrée abandonne l'impatient publie semble se faire un jeu d'interdire le
nature. Un tel service, joint a cehll des travaux, avait le littoral et se jette daos l'intérieur du territoire par la recueillement, tandis qu'il le pardonne et l'impose meme
necessite l'achat de 600 mules, tout équipées, venues vallée de l'Oria. Les montagnes se groupent et se rap- a tel ou tel de ses favoris les plus dééclarés : qu'un frere
rle Ca~tille, servant pour les transporls de route entre proch.enl, leurs pies se pressent, les lig-nes blanchatres ou une sreur, par exernplP, arrive daos dix ans i
le port de Saint-Sébastien, q1Jí rccevait de Franco et des torrents deviennent plus nombreuses; les pentes se Mm• Bovary et a ~1 11• Salammbó, et tout le monde dira:
d'Angleterre le hois, la houille et le matériel, et se pro- dressent plus ardues; les hautr.urs ne sont plus couron- - Déja? - Mais qu'un pendant soit donné, daos troil
curer daos le pays et aux alentours 500 paires de breuls n~es de villas ou de bourgs, les villages s'étendent dans mois, a la charmante Madeltm de M. About, et il n'y
occu¡,es aux transports daos les chemins de la mon- le vallon : Hern&amp;ni, Andain, Villabona, Tolosa, avec aura qu'un cri : - En fin!
tag11e.
Au théatre, M. Victorien Sardou est de ceux auxquels
son pont délendu par une tour, ses promenades qui borVoulez--Yous la liste des principaux matériaux employés dent l'Araxa~, ont sucessivement disparu. On arrive a la fécond1té est imposée, une fécondité sans bornes.
a cet immense travail, le nombre des outils et des clia- Béasain; la commence l'ascension des Pyrénées.
Aussi, voila déja bien des semaines qu'on se deriots? 11 est curieux de les relever; ils feront l'etonnemaudait
partout : - Que fait done le charmant autenr
Vingt kilometres a vol d'oiseau séparent Béasain d'Oment et la joie de~ passioonés de statistique.
des
Ganar.hes?
Que devient l'ingénieux créateur des
lozagoitia. les deux points extremes de la traversée.
Mais la voie ferrée, soumise a des courbPs et a des Intimes?
12,000 tonnes de houille.
Et des voix émues répondaient : -- Chut! il travaille,
ponles, double cette distance; elle compte 44 kilometres.
12,000 metres cubes de bois venus de France.
il
cherche
il feuillette, il accouche.
Elle trace ses méandres en cherchant le développement
En erre{, l'auteur des Pattes de mouche travaillait ase
2,000 tonnes de fer pour les viaducs.
surfisant 'pour atteindre le point d'altitude voulue. La
t,0U0 tonnes de fer pour les outils.
locomotive gravit une pente ménagée de 15 millimetres mettre au diapason du théatre du Palais-Royal; l'auteor
20,000 pelles et pioches.
par metre. Pendant plus de trois lieues, elle suit, sur de la Perle noire cherchait le la du crin-crin de la Moo460,000 planches.
le flanc droit, la vallée de l'Oria, en traversant, a l'airle tansier; l'auteur de la Papillonne feuillela1t Charles de
3,000 brouettes.
de tnnneis, de remblais et de víaducs, les contreforts de Bernard; J'auteur de Garat accouchait des Pommes dll
300,000 kilogrammes de poudre de mine,
la chainc. De la vallée de l'Oria a la vallée supérieure voisin.
La nouvelle reuvre de M. Victorien Sardou est, dil-oo,
et 3,000 kilometres, c'est-a-dire 750 licues de meches de l'Urola, elle passe a Zumaraya par un souterrain de
imitée
d'un roman de l'auteur de Gerfaut; j'ai bien lo,
pour allumer les mines.
720 metres; de la, elle contouroe, pendant i i kilometres,
autrefois,
ce roman, mais je ne !'ai pas sous la main, et
sur des courbes de 300 metres de rayon, les vallées seil
m'est
trop
peu prflsent a !'esprit pour je le compar~ i
Mais aussi quelle reuvre gigantesque ! Nous ne savons condaires et les contreforts. Elle atteint au pied de la
la
nouvelle
piece
du Palais-Royal; il me suffit qu 88
rien de plus beau et de plus 1mposant que cette voie a montagne de Mutilou, et par •m tunnel de pres d'une
travers les Pyrénees, ríen de plus gracieux et de plus lieue, celui de Oazuna, elle rentre dan!i la vallée de cette derniere rien ue porte les marques d'une adapta•
pittoresque que le chemin qui conduil de Bayonne au l'Oria,qu'elle avait abandonnée a Béasain. Apartir de ce tion inopport~e, ou maladro1tement opérée; or, les
·
l' · anee
p,ed de la muntagne, au milieu de ce grac1eux pays point, elle vole sur le flanc gauche de la vallée de l'Oria, Pommes ttu voisin ont bien les proportions et a1s .
basque, cdtoyant l'Océan, traversaot ces monts tapísses jusqu'a la source de la petite riv1ere, et traversant, dans d'une reuvre spontanée, a cela pres de quelques prepade fongere, constellés de rochers blancs, et portaut sur un parcours de 7 kilometres, onze tunnels, elle atteint, a rations superflues dans le premier acle, et,·~a etL'ala,
leurs flanes de grands chenes rares et clail'!-emés.
Otzaurte, le point culminant de son asccnsion. Songez quelques Jourdeurs sentanl leur roman de µro~rnce. •
L'Océan se montre de distance en distance; vous en- que nous voici a G00 metres au-dess1Js du niveau de la gilité n'était pas la qualíté dominante de Cha_rles dt
Bernard • je l'ai connu, il n'avait que deux ma10s, 811
trevoyez Biarr1tz, le rendez-vous de la population élé- mer.
'
'assu1·e-&amp;ut
game du Mid1, Guethary, Saint-Jeau-dc-Luz. Les PyréQue de difficultés a surmonter ! D'abord l'absence des somme, tandi~ que d'autres en ont quatre,_m
on,
mais
aussi,
parfo1s,
cela
les
embrou1lle,
surto_
nées vous apparaissent dans le lointain, dominant les res,ources locales, et puis la nature meme de ce terrain
colimes en amphitbéatre groupées a leors pie is. C'est argileux, détrempé par les eaux qui s'écoulent de toutes quand 1ls s'amusent a jongler avec les pommes du vot·
une confusion de montagnes couvertes de vignes et de parts des sommets de la montagne, et impuissant a sup- sin.
san('l'S de la terre; iln'a pa~ mi~ d1ns son lit une goutte
d'ea11 de plus qn'a l'ordinaire.
X. FEYRNET.

263

L'ILLUSTRATJON, JOURNAL UNJVRRSEL.
Et cependant, je comprends a merveille que M. Victo·en 5ardou, chez qui l'imagination n'esl qu'une éton" ante virtnosité de mémoire, ait cherché et trouvé son
:ien chez le meilleur éleve de Balzac; il devait s'y sentir porté par unr. secrete affinité de race et rle fonction
Uttéraire, étant a peu pres a M. Scribe ce que Charles
de Bernard est a Balzac.
Le défaut capital, mais non pas irrémédiable, des
p,¡mmes du voisin, c'est que la piece ne commence propremenl qu'a11 deuxiemc acle. ~e premier est une longue
exposition que Geoffroy se11I amme un peu de sa verve;
)l. Scribe n'en cut fait qu'une sccne, et surtout il n'aurait
eu garde d'y étaler deux personnages aussi semblables
J'nn ¡ J'autre, aussi inutiles, et, par parenthese, aussi faux
que Je sont M"'"' de Valembréche et de Parte-bfahon. Ces
~ provinciales, comme les eüt appelées Moliere, ont
bien pu fleurir a Carpentras, du temps que ce dernier y
tronvait, en se faisant faire la barbe, le type provincial
du Bourgeois gentilhomme; mais la graine s'en est perdue,
et on ne la retrouverait certes pas, de nos jours, dans
cette aimable ville de Dijon que M. Sarnou a donnée
pour cadre aux premiers tableaux de sa piece.
De tous les autres personnages, le principal et Je plus
comique est uu avocat nommé, avec intention, Larosiére.
M••• de Valembreche etde Parte-Mahon le destinent pour
époux a lenr nier.e, mais celle-ci a déja fait secretement
un autre choix, et le vertneux Larosiere, qui la trouve
(roide el commune, ne la recherche que pour faire,
comme on dit, une fin.
Mais, pour faire une fin, avoue-t-il au dernier moment,
faudrail• il du moins avoir commencé; et notre aspirant
substilut, repassant sajeunesse uniquement vouée a l'étude, en est presque au regret de l'avoir si sagement
employée.
Ce sentiment tres-humain, trop bumain, il fant bien
Je dire, et dont Balzac a fait, dans le Lys de la Vallée,
une analyse aussi profonde que malsaine, est pris au
comique, cela va sans dire, dans la nouvelle piece, et
l'auteur en a tiré, a ce poinl de vue, des etfets d'une
complication, d'un imprévu, d'une gaieté incroyables. La
morale meme pourrait, a la rigueur, trouver son compte
dans la série de catastrophes ou se trouve précipité le
candide Larosiere, des qu'il a, je ne dirai pas mordu,
- il n'a plus d'assez bonnes dents, - mais seulement
ré,é de mordre aux pommes du voisin.
Ce fruit défendu s'est offert a lui sous les formes d'une
jenne et fort avenante drolesse, venue a Dijon sous des
babits d'homme, pour rompre Je mariage d'un ancien
amant. Celui-ci, prétendant secret de la veuve destinée
i Latosiere, croit faire d'une pierre deux coups en mettlllt l'avocat aux prises avec l'aventuriere qui l'obsede,
et il le décide a se présenter en amant chez cette vindicative Italienne, qui a toujours un poignard a sa jarreüere. Cette dernicre circonstance acheve la défaite de
Larosiere, el ce tardif amant du pittoresque, ce romantique de la derniere heure, suit le perfide conseil de son
ami; il ose entrer chez Paola, mais avec des palpitations,
une gaucherie, des restes de pudeur vaincue, que Geoffroy interprete comme on peul se l'imaginer; et alors
commencent pour l'infortuné les tribulations a mourir
de rire, qui sont tout le sujet et font le succes de la
piece.
Le pauvre homme n'est pas depuis un quart d'heure
avec cette femme, qui avoue en aimer un autre, que
traqué par l'ancien amant, par le mari, par un laquais,'
par un gendarme, par toute la ville de Dijon, il a déja
enfoncé trois cloisons, brisé six portes, forcé je ne sais
comhien de serrures, volé une malle pleine de bijoux, et
lancé un homme du baut d'un toit sur le pavé : adultere,
,oleur avec effraction, homicide, il a accumulé sur sa
téte, naguere encore si iunocentc, ¡,our deux cent vingtsept ans de travaux forcés, plus une condamnation a
mort.
·
Ce eompte ne fait que s'accroitre pendant toute la durée du dernier acte, ou, passé a l'état d'outlaw, Laroliirt conrt lr,s champs avec l'ltalienne; il sera bientót
acensé de l'avoir fait cuire dans un four, apres avoir
empoisonné l'aubergiste qui lui avait d1mné asile; et
ríen, dans ce crescendo de folies sinistres, ne s'écarte
nn instant d'une vraisemblance... relative, bien entendu.
Tout s'explique de meme, dans un dénoüment leste,
opportun, bien amené, et aussi bouffon que ce qui précede, bien qu'imité d'Anne Radcliffe.
Geoff'roy est meilleur que jamais dans le role de La.ro-•
IUre, un role un peu monotone, s'il n'était nuancé par

le comédien avec autant d'art que l'autenr en a mis 11. le
composer.
Le personnage de Paola s'offrait comme une grave
épreuve a M11• Honorine; elle s'en est tirée avec éclat,
malgré la peur qui lui serrait la gorge, surtout dans les
premieres scenes. Ce n'est pas seulement une bataille
¡!'agnée, c'est une position conquise par cette aimable et
vaillante comédienne.
Le second rfile de la piece, comme importance, est celui de Lamouroum, l'infortuné mari de Paola; Lhéritier
en sauve les longueurs, et ce n'est pa~ un petit éloge a
luí faire.
Lassouche n'a qu'W1e scene et un monologue, mais il
y est sublime d'ahurissement. Les autres rtiles sont bien
tenus par Mmes Hinr,v, Delille, Dupuis et Dalonrle.
Bref, grace aux artistes qui n'ont jamais été meilleurs,
et a l'auteur, qui a pu avoir plns d'esprit, mais n'a jamais
été si gai, le soeces de la Cagnotte est atteint, sinon drpa~s¡I, Mais, encore une fois, il faut ahsolument, ~i re
n'est déja fait, allé¡rnr un peu ce premier acte, et ne pas
faire dire tant d'italien a W1• HonorinP.
Je ne rlemanrlerai pas de coupures au nouveau rlrame
de la Gaité : le Marquis - Caporal n'est pas un blessé
auquel on puisse sauver la vie par de légeres amputations; ses hlessures sont a la tete, et tout ce qu'on peut
faire de plus charitable pour lui, c'est de ne pac; empoisonner ses derniers moments par des opérations et rles
reproches inutiles. Ses fautes ont été de celles qui réu$sissent tous les jours a nos plus fameux généraux. Les
Anicet-Bourgeois, les d'Ennery, ont remporté de grandes
victoires avec des plans aussi absurdes que celni tlu
Marqnfs-Caporal. Peut-etre bien, cependant, avaient-ils
un peu mieux compris le cñtf\ faible de l'ennemi, et par
l'ennemi j'entends le pub!ic; pent-etre avaient-ils mis
celui-ci sous le vent, pour mieux lui jeter rle la poudre
aux yeux; peut-etre avaient-ils choisi un champ de bataille plus propice a la faiblesse de le1Jr style et au jeu
de leurs machines; peut-etre enfin est-ce toot bonnement le ha.~ard qui, seul, les a favorisés.
Quoi qu'il en soit, le Marquis-Caporal mérite d'etre
enseveli avec tous les honneurs mi\itaires; il a brülé
as.0 ez de poudre pour cela. Ajoutons, pour changer
d'image, que les dieux étaient contre lui, et, certes, il
n'en fallait pas moins pour terrasser un Briarée comme
Dumaine, un Encelade comme Clarence, une héroine
comme Lia Félix. Par Pollux ! la belle guerriere ! J'échapperai malgré les dieux ! - Rappelez-vous ce cri,
c'est tout le jeu, c'est toute !'Ame de cette vaillante sreur
de Rache!.
·
Mais Jupiter est Jupiter, et le public est le public: l'un
fronre le sourcil et l'autre baille, et le rocher s'abime
daos lamer, et le mélodrame, comme un navire qni fait
ea1J, descend lentement dans l'oubli.
Les théatres devraient bien s'entendre, afin de ne pas
si souvent donner, daos la meme soirée, les nouveautés
• que chacun d'eux veut bien soumettre au jugement de
la critique. Lundi dernier, - lorsque déja la grande
moitié de cet article était sons presse, - l'Odéon reprenait le Marquis de Villemer, avec une nouvelle et tresimportaute distribution de roles. Le Gymna.se donnait
un acte intitulé les Curiewes et un Menaae en ville, comédie en trois actes, pour les débuts de M11•• Camille Dortet
et Samary. Enfin, nous avions, a la Comédie-Fran~aise,
M"• Baretta, dans J'ancien et le nouveau répertoire,
sans compter la suite des débuts d'Étienne Maréchal
dans le Cia.
Naturellement, nous n'avons assisté qu'a une seule de
ces représentations, la derniere. Aussi bien étions-nous
tranquille sur le sort de Brindeau, et meme de Laroche,
rempla~ant Rerton et Rrbes dans les personnages du
Duc d'A/éria et du Marquis de Villemer; le succes pour
eux, pour Brindeau surtout, n'étail qu'une question de
plus ou de moins; et, en effet, le superlatif l'a tranchée,
a ce qu'on nous dit.
Les débutantes du Gymnase ne nous inquiétaient pas
davantage. Nous les avions vues et entendues, au printemps dernier, a la campagne : on les appelait Avril et
Mai, ces charmantes uieces des deux: Brohan, et nous
savions bien que si beau sang ne pouvait mentir. Ma1s
nous y reviendrons, et en détail, en meme ternps que
sur les nouvelles pieces du Gymnase, lesquelles n'ont
pas moins réussi que leurs interpretes.
En conséquence, et par respect pour la maison de
Moliere, et un peu aussi faute d'espace, nous terminerons cette revue par quelques mots sur les derniers débuts de la Comédie-Fran~aise.

En débutant dans le personnage de Rodrigite, Maréchal, on peut hien le nire, a attaqué le taurPau par les
cornes. C'était risquer beauco11p, car, en pareil r..as, c'est
trop peu d'1m demi-succes, et Maréchal n'a pas obtenu
davantag,e. Ce n'est pas qu'il soit dPpourvu de sentiment
ni d'étude, mais on ne sent en lni rien de spontané,
rien dr. supérieur. En outre, sa persono&lt;!, ses gestes,
son organe, manquent de l'ampleur qui a fait si longtemps l'unique succl&gt;.s ne )fauhant, aussi bien que du
charme et de l'élégance qui font accepter Delauna,v,
meme daos certains roles trag,iqnrs. La trag,édie, celle
de Corneille surtout, veut pour ses héros surhumains
des interpretes qu'on puisse prendre au moins pour des
hommes; or, a présent, et c'est pourquoi je touche tt un
point si nélir.at, dans toutes les école!i tragiques, a commPncer par le Conservatoire, s'il se trouve uu éleve
rachitique, grele, cag,neux, gringaht, et ils le sonl tous
plus ou moins, c'est ce pygmée, so_vez-en nien sur, qui
sera l'Oreste ou l'Agamemnon de la hande.
Pourquoi ne ferait-on pas 'pnur les acteurs comme
pour les cent-gardes? Je demande qu'on fi,¡e une taille
au-dessous rle laquelle il ne soit permis qu'au g,énie de
représenter Achille ou Marcean.
Disons, an reste, qne le jeune Guérin, charg-é du rtile
rle non 8anrhe, et qui s'en tire passahlement hien, n'est
pM d'une stature plu~ imposante que Marfrhal. Placée
entre ces deux rivanx, M11• Tordeus a l'air de jouer, un
peu tard, sur l'nncien thratre de Comte.
En somme, daos cette rPJlrésentation du riri, la scrne
n'est hautement tenue que par Maubant. J'ai df\jit eu
plusieurs fois a noter l'autorité croissante clP cet artiste,
chez lequel le talent s'est enfin mis au niveau des
movrns; j'ajoutr.rai aujourd'hui que, vieil hahitué des
Fran~ais, je n'ai jamais vu le prrsonnairn de nnn niegue
rendu avec autant de pathétique et de rlignité qu'il l'est
aujourd'hui par Mauhant.
Et, la-dessus, faule rl'espace, je rrmets a un autre
jour mes compliments de hie~,venue iL M11 • Raretta; elle
ne perdra pas pour attendre.
A. llE BEu.ov.

UE

COMBAT.

Un rude combat ! Iamais, aux temps rle!i ¡rrandes lnttes
chevaleresques, les paladins n'ont plus vil!'Oüreusement
combattu sous le re¡?ard rles helles, que res deux cerfs
qui se disputent la possession de re srrail atlentif a la
lutte, proie destinée au vainqueur. « S'ils sont d'r.gale force, dit Buflon, ils se menacent, fü irrattent la
terre, ils raient rl'un cri terrible et se précipitent l'un
sur l'autre, ils se battent a 0utrance, et se donrent des
coups de tete et d'anrlouillers si forts que souvent ils se
blessent a mort. » Le comhat ne finit qne par la défaite
ou la fuite de l'un des deux, et alors le vainqueur ne
perd pas un instant pour mettre a profit sa victoire, a
moins qu'un autre ne survienne encore, auquel ca~ il
part pour l'at.taquer et le faire fuir comme le premier.
Vie sauvage ! mreurs des premiers ag,r.s, combien vous
avez rté métamorphosées par l'action de la civilisation !
Les cerfs sont encore aujourd'hui ce qu'étaient les
homme~ aux premiers jours du monde ! la meme impétuosité, la meme fougue, le m&amp;me coura)!e. Les forets
n'ont pa.s chan¡?é, non plus que leurs habitants. La société a aus~i ses combattants, et hélas ! elle a meme ses
bichos, mais quel rapport entre les biches des taillis et
celles des cahinets particuliers ! Celles-ci, on les rPncontre aussi par groupes dans les forets peu sauvaires
du Chateau-des-Fleurs ou du hal Mabille, elles viennent,
comme leurs sreurs des fourrés, s'offrir a l'amour des
vainqueurs. Mais quels vai11queurs! et quelle victoire !
pas de lutte, pas de bataille. - Ah! monsieur ! apres
vous. - On sail le prix de la victoire, et l'on triomphe
a tour de rcile; et voila pourtant ou l'on en arrive, ~race
a la douceur des mceurs, grace, comme di~ent" les philosophes, aux bienfaits de la civilisation, qui en leve a
l'homme la rude et sauvage écorce des aieux. Ces fiers
habitants des forets qui ont garrlé tonte l'ardeur primitive et qui engagent leu~ vie au terrible jeu de l'amour,
ces rugissanl~ compagnons, si fierement camp(is en face
\'un de l'autre par Bodmer, comme ils doivent paraitre
ridicules aux galants cavaliers d'aujourd'bui !
PIERRE
~

PAr.ET.

��!67

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
L' 1LLUSTRATION, JOURNAL U~IVERSEL.

vaient deux navires, et de telle ~rte qu, pas un des déd'unc cruelle maladi&lt;'. On prut dire qoe l'inspiration l'a
~, piten'&lt; _a voir, gisaient a terre sans force pour
tails de ces navires, a l'intérieur aus.~i bien qu'a l'extétoé. Sa muse, a laquelle il eroyait avec une conviction
romaine; je l'ai a peine regardée. Savez-vous pour- chant du cygne, et un peu, je pense, du chant de lllO
rieur, échappait aux regards, et que daos les angles
(;'éta•l triste et grotcsque.
s1 ferme et si noble, laissait peu de repos a ce rude trades Templiers. Le pere Jeannet, qui est sensible aU:
quni?
~
raroa.~se les fugitifs, on détacbe du gibet ceux qui
meme il était facile de hre ,de l'écriture. Le soleil le
TABLEAUX DU MORVAN.
C'est que tout en face se déroulait un de ces tableaux pourtant, mais d'une to11te autre maniere, ne compre~ debattent encore; le couvercle d'un panier, qui re- vailleur. C'était en lui comme un continuel cbant inté- plus brillant n'eut pas mieux fait.
rieur, qui s'exbalait en vers d'une co•1leur étrange et
exquis qui embrassent un espace grand comme la main, pas et répete :
ntera pour eux le plus sombre, le plus desolé des
Un grand mat de signau.x, disposé pour la circonsA PROFOS DE LA PJFtE,
Ce
sera
une
bonne
pipée,
avec
la
plus
barbare
d'un saisi~sant relief.
traiteot un sujet modeste, et dont la sobriélé reste mieux
tance, fut éclairé par l'appareil. Divers signaux furent
se souleve et les engloutit.
Ja~min naquit a A~en, le 6 mars ii9R, d'une famille
gravée daos !'esprit que ces détails ambilieux qui visent satisfaction.
(llltlÍes reflexions éch~ngent-ils, tandis que la voiture
faits a J'aide de ce mat, et deux na vires ancrés, l'un a
l'io. d'artisans. 11 emhras~a la profession de perruquier, a laInsensi_b~em~n_t,
la
symphoni,e
gra?dit;
elJe
s'augmente
ausublime.
¡es emporte avec nou~ roule toute remplie des rires
700, l'autre a 500 metres, repéterent ces sigoaux sans
quelle il ne resta pas fülcle jusqu'au dernier moment,
Une picce d'eau, bien inattendue' sur cette cime, de fanta1s1es etmcelantes; e est I heure ou les Petila
des enfants, des causeries qui s'entre-croifo descends a grand'peine des hauteurs ou je trone,
commettre une seule erre•ir, tant la forme et la couleur
1
comme l'ont prétendu a tort l)lusieurs journaux; mais
chanteurs rentrent au logis . le jour bais.'!C, un demipour alter arracher asa tooífe natale un pied de hruye- deu-c grands arbres qui, inrlioés !'un vers l'autre, fordes pavillons se dessinaient nettement pour enx.
crépuscule enveloppe le bois." Bien doucement noQA ~t nuit est belle : prés et montagnes s'enveloppent de qu'il avait quittér, au contraire: depuis au rnoins vingtLa plus curieuse de ces expériences a été celle relative
res roses, d'une nuance idéale. 11 est la sur ma table, maient une sorte d'arceau, d'ou tombait un jour verdanous glissons daos notre abri feuillu; nous y voici toos
¡.ténehres qui les graodissent fantru.tiquement; on cinq ans.
oit il fait une figure étrange dans le vase qui essaie de tre sur des vaches en pature...
al'
éclairage sous-marin.
Ses premiers essais datent de i82R. JI débuta, a cette
Une autre vache, daos l'eau jusqu'a. mi-jambe~, la blottis, la porte close, et le rappel eoromence. C'estM. d
distingue bien que les petites sources auxquelles les
Un ploogeur est descendu r;.1us l'eau a 511,20 de
le contenir. La bruyere n'est pas plus née pour les vases
époque, par une piece intitulíe : Me cal mo11ri (Il me
Chiddes qui s'en est cbargé; au moyen d'une feuille de
profondeur et a 6 metres de distance de J'appareil.
de la \une, en s'y baignant, communiqnent leur
que le rossignol pour la cage; elle se tient gauchement tete fieremen, tournée vers le soleil; une bande n'oifaut mourir), qm revéla une nature poétique d'un ordrt!
lierre
percée_
au
milieu,
il
module
un
petit
cri
qn~
La, il a rama.,sé divers menos objets qu'on lui a jetés,
a cóté d'une rose épanouie, comme une villageoise sons éperdus qui !uyaient, les ailes ouvertes, devant nn
diamanté.
élevé, et attira sur lui l'attention publique. Puis ses
on ne C0D\:0tt trop comment, trompe les oiseaux. Le jdal
sans hésitation, saos tatonnemenl~, agissant comme en
l.t ciel est pur, sans étoiles; une seule s'allume
transportée daos le logis de quelque grande dame, et in- bambin au~si rose que déguenillé.
triompbes commcncerent, et chaque production nouvelle
Ce n'était rien, et c'était une toile de Potter ou de Doyen, debout a se!I cótés; Étienne, couché parterre
plein jour; et, de plu~, a distingué et montré la division
iement, a la pointe du Mont-)foux, ou elle sert s3.Jls
habile a l'imiter. N'importe, elle me plail ainsi, et lorsrépetent
le
méme
cri
av1!c
des
variations
infioie~,
et
d~
rehaussait l'éclat de son nom.
décimale qui lui était demaodée sur un metre qu·on luí
de fanal pour eclairer le camp de César.
que la rose sera ftétrie, elle me parlera encore du cadre Troyon.
Lis Papillottes (las Papillotos), recueil complet de ses
- Sur que! fond saisis.~ant tout cela se détache, s'é- gazouillements saos fin y répondent.
Kais le camp de César est a plus de 600 metres aupittoresque auquel je l'ai enlevée, de la feuillée qui \'abriprincipales oouvres, publiées en quatre volumes, ont été avait jeté.
Ce devait etre no spectacle bizarre que celui de ces
Que pouvait-on exiger de plus, et y avait-il a espé~ de nous, le Mont-Moux s'élcve bien loin daos le
tait, et surtout du grand pré, coupé de marécages, eria M. V. - Quel lointain immense' A l'extrémité de
myriades de petits percheurs sautillant de branche en laal-!llorvan, et Vénu~ brille plus loin et plus haut beaucoup lues en France et a l'étranger. JI en existe rer des épreuves plus significatives YII n'était plus possi-•
qu'elle a si longtemps regardé du haut de son banc de ces grandes plaines bourguignonnes, q•Ii s'étendent debranche, et décrivant un cercle de plus en pin! étroit .-ire; ne nous perdons pa'! dans la contemplation de meme des traductions en Angleterre, en Amérique et en ble de douter qu'une nouvelle application de l'électricité
rorhers. En les appelant marécages, j'ai calomnié CPS vant nous, voyei-vous cetle ma,;se blanche? C'est le
autour de notre cabane, attirés par ce cri perfide comme f'1lCCes~ible; voici devant nous le logis, la vieille grille Allemagne. Daos pre.~que toas les séminaires et lycées était trouvée, et que l'écla1rage sous-marin était décondeux petil~ !aes voilés de roseaux, sur lesquels tourbil-• Mont-Blanc peut-etre 'I
du Midi, elles sont devenues classiques.
le pbalcne par la O.arome qui doit le consumer. Mais
- Ou un nuage, interrompis-je.
• vatouze et les grands parenl~, qui viennent 11. la renlonnent dea essaims d'éphémeres, dans l'extase de la laEn l 846, le roi Louis-Philippe re~ut Jasmin en au- vert.
sous
cette
espece
de
ruche,
la
vue
est
fP.rmée
de
toos
Que nous importe? Notre imagination n'a ríen a
La lanterne électrique sous--marine de M. Bazin a la
1111ire des chasseurs.
miere.
dience particulicre et le nomma chevalier de la Légion
les ciités; on doit se conten ter d'entendre, et point n'est
.
.
.
.
.
.
.
chercher
au
dela
de
ce
petit
coin
si
simple
et
si
vivant.
forme
d'une sphere; a l'intérieur, se trouve unesuspenUne borne nous annnnce que nous franchissons les li. . . . . .
d'honneur. 11 était deja décoré de l'ordre de Saint-Grébesoin d'avoir le don oriental de comprendre la tangue Le' lendemain,
ll
aura
été
la
fin
véritable
de
notre
pelerinage
a
la
sion
a
Ta Cardan supportant une lampe du systeme
les
gazouillements
cristallins,
les
plumites du département de la Nievre. La route, en gades oiseaux, pour sai~ir le sens des questions eurieoses aa,es cbatoyants qui nous avaient charmés, subis- goire-le-Grand. En i856, ses compatriotes luí offrirent, Gramme, évitant tout 1·hoc et permettant la verlicalité
Pierre-Ecrite.
Combien
de
fois
n'a-t-on
pas
oublié,
pour
¡mant encore du et.té pittoresque, commence a perdre
et précipitées qui s'échangent entre eux. Les rouges-gor- 1111 nne bumihante transformation; ces artistes ailés, par souscription, une couronne d'or, que M.. Henr1
constante des graphites.
de son caractere d'isolement; des attelages ile breufs quelque détail de la route, le but qu'on se proposait au
ges sont les plus bavards et les plus aventureux; dn • nommait linottes, piosons, roerles, rossignols, Noubel , député au Corps lrgislatif, aujourd'hui
En outre, et c'est la oil réside l'invention de M. Bazin,
passent de loin en loin; quelques champs de seigle et de départ?
00
maire d'Agen, lui remit au milieu d'une magnifique so- C'est vrai, dans la vie comme en voyage, répon- moins, c'est l'avi8 du Doyen, et cet avis doit etre ilndé p1ettes, apparaissent sur la table, convertís en un
l'appareil est muni de deux t1.1bes en caoutchouc qa1
treOe ont remplacé les bois des Latois; ils sont clo~ de
lennité.
car le premier cri de détresse qui nous annonee
conduisent dans la lampe l'air nécessaire au refroidisseiit excel!Pnt, qu'arrose beaucoup de vio de Bourpetits murs sets, rustiquement formés de gros.~es pierres dil-il.
Nos plus grands critiques se sont pin a reconnaitre le
capture,
sort
d'une
de
ces
petites
gorges
empourprées.
Et nous restame~ en extase devant cette vache au
,ogne. 11 en faut borre des flots, et du meilleur, pour génie de Jasmin. MM. CbarlesNodier, Sainte-Beuve, Vil- ment, et partant a la neutralisation de la vapeur, qui,
gri~es, entre lesquelles le jour pas.'!e comme a travers le
11 est suivi de beaucoup d'autres; des qu'un inforsans cette précautioo, se forroerait sur les glaces, et ap·ttourd1r sur un pareil crime.
résP.au d'une dentelle, et qui 5'éeroulent ~a et la autour bain, jusqu'a ce que Jeannet fut venu nous avertir que
tuné est pris, il devient presque inutile d'avoir reCJIIJ'I Les eofaol~ me racontent que, parmi les captifs, il y lemain, Léooce de Lavergoe, Char\P.s de Mazade et portent en méme temps l'oxygene indispensable a la
d'une toufle de gPnel'!, décidée a garder la place quP le le cheval était ferré.
Armand de Pontmartin tui ont consacré d'importantes
Nous revenons trop vite, car la brave bete, impatiente a l'appel; ses freres, en s'abattant autour de lui, demeaavait trois, frais, dispos, a peine froissés, dont on a
combuetion.
Createur loi a faite. En revanche, la végétation des ro111
étude;;.
rent
prisonniers
a
leur
to)lr.
Le
roerle
et
le
geai
surtout
Le systeme de fermeture de cette lanterne, dite Tanliito voulu leur accorder la vie, et qui commencent, en
teaux est plus riehe; le va\lon s'est tout a coup élargi; sans doute de nous flire changer d'opinion sur son
Ja~min,
dont
l'existence
entiere
fut
vouée
a
la
cbarité,
soni bruyants; c'est une bonDe fortune quand J'an ue, une existeor.e embellie de grain, de mouron, de
teme
Jego-Bazin, car, di~ons--le, l'idée premiere en recompte,
se
sert
de
sa
chaussure
neuve
pour
emboiter
il s'ouvre sur nes abimes de verdure; les pPntes boisées
était d'un désintéressement absolu. 11 ne vivait que pour
d'eux se prend aux gluaux; alors Je succes de la chasae :ohficbets, d'e tout ce qui peut contribuer au bonheur. vienta
M. Jego d'Auray, est tel, qu'il est facile a l'opéun
bon
trot
régulier.
s'entrecroisent et se multiplient de telle sorte, que l'ooil
\"art et les bonnes oouv'res. Ses pérégrinations poétiques
est assuré.
rateur
de
remplacer sous l'eau les crayons producteurs
11
faut
varier
les
plaisirs.
Apres
celui
des
yem,
nous
Jo
me
cooduit
vers
eux.
lis
sont
la,
trois
rouge-gorges,
ne parvient plus a les compter. L'eau ne manque pas;
Depui1, un quart d'heore, les cavatines de bravome ~ 1•lus fiers, les plus sauvages, le, plus amoureux dans le Midi éta1ent autant de bienfa1ts.
de
la
lumiere,
ou de changer l'inclinaison du rayon lupassons
a
celui
de
la
causerie,
qui
n'est
point
a
dédainoo-seulement répaodue en ruisselets daos les prés,
Au~si Jasmin est-il mort pauvre. 11 ne laisse a sa faavaient fait place a des clameurs déséspérées, plusieon líodépendance de toute la gent des airs. Le dos hérissé,
mineux,
suivant
ses besoins.
gner
entre
deux
espril~
qui
s'enteodent.
mais sur les sommets les plus é.levés. Les glaces de l'higeais piaillaientencore autour de nous, et Odette ornait ue~tent blottis dans un coi o sombre; le gram, le mou- mille qu'un héritage de gloire, mais un des plus pur.,
Nou!i
reviendrons,
du reste, avec plus de détails, sur
M.
V.
a
beaucoup
vu,
ohservt'\,
comparé;
il
a
sur
moi
ver ou les ardeurs de l'été ont feod11 et broyé le granit,
dont notre bistoire littéraire offre l'exemple.
déja,
en
imagination,
son
plus
heau
chapeau
de
leun
cette
précieuse
découverte,
Qui fait le plus grand hon,o, si teotaol~, sont intacts.
creusé des vasques de formes irréguliP.res et b1zarres, milie supériorités; je le presse done de questions, et 11 y
Ja,min recevait de l'Etat le maximum de la pension
plumes
moirées,
lorsque,
soudain,
le
pas.~age
d'un
in•
neur
a
son
ingénieux
inventeur,
et dont la portee,
- Bah! ils se consoleront ! dit avec insouciance un des gens de lettres. Cette modeste rente suffisait a ses
qui ont re~u et qui cooservent les pluies. Ríen ne trou- répond si bien, que lorsque nous arrivons aux Latois, je
trus
vint
tout
gater.
comme
nous
le
disions
en
commen~ant,
est de la plus
~ petit,, dont je connais l'optimisme entelé.
ble la transparence du miroir bien dall!! lequel le S(lrbier crois a peine avoir quitte la Pierre-Écrite.
gouts simples.
Atlirée
sans
doute,
elle
aus.~i;par
les
siffiemenl~
delliLe M&gt;ir, deux de ces rouge-gorges se sont consolés
Chut, maintenant ! Nous approchons du tbéatre de la
des oiseaux contemple ses longues branches chargées
Un comité s'organise, sous la présidence de M. le haute importanee.
nés a d'autres, une as5e7. grosse couleuvre se glissa 80DI "9~ la mort. - Je vois, de ma fenetre, Odette, pensive,
Terminons en signalant une remarque assez curieuse,
chasse.
de fruits de corail, plus abondants que le feuillage.
maire
d'Agen, pour élever un tombeau monumental a
les branchages, et passa rapidement au milieu de no111. ~ant leurs petil~ corps raidis; elle bésite ... elle requi
a été faite pendant les P.Xpériences. On a observé
Doyen,
posté
sur
la
\isiere
du
bois,
met
un
doigt
sur
ses
Tandis qu'a dro1te et a gauche l'borizoo lointain a des
celui qm rut le deroier et le plus grand des troubadours,
- Étienne, dont elle avait frolé la main, retiot braveque
lorsque l'électricité illuminait les eaux, des bandes
e
íurtivement
al)tour
d'elle
;
personne
ne
la
blalcvres
et
nous
fait
signe
de
le
suivre.
Dix
minutes
apres,
profondeurs infinies, l'horizon du chemin lui-méme est,
a celui que Lamartine appelle &lt;&lt; le pocte le plus vrai dP. innombrables
ment un cri, mais je criai pour lui et bondis sur me1
de poissons venaient se jouer daos le
nous
sommes
sous
d'épais
taillis,
etje
commence
a
coma deux pas de distance, absolument fermé, tant ce chepieds. - L'éclat de rire qui accueillit mon époMYID\e Elle preod un grand partí. .. elle ouvre la cage ... sai- ce temps. ii
rayon lumineux. ll y avait la une véritable pécbe mira•
prendre
pourquoi
les
gardes
travaillent
depuis
lematin,
ll est certain,. en effet, que, malgré ses brillants soemio a de replis et de méandres.
m'eut fait mourir de honte, si la Parisieone ne f1it il l'oi,;eau palpitant... le pose a terre. 11 n'est pas
culeuse a raire. Les pecbeurs de profession ont pris bonne
On ne peut deviner oil il va, et il nous est aisé de croire et les cbasseurs depuis trois heures, aux apprets de la
ces,
Jasmin n'a pas été encore apprt&gt;cié asa juste valenr.
venue tres a propos en aide a ma faiblesse par l'éva- llop agile; ses ailes sont encore no peu engl uée~, et
notP, nous en sommes certains, de cette particularité, et
pipée.
Avant
de
l'appeler,
il
faut
la
tendre,
c'est-a-dire
On l'a svuvent comparé maladroitement a Reboul, qu'il
que ces montagnes, cC1nfusément entassées, forment
nouissement de rigueur.
sauroot en tirer partí. Voila l'électricité passée a l'état
pai~
il
úst
meurtri
aux
barreaux
de
fer
de
sa
prison
..
ramener
sur
une
étendue
considérable
toutes
les
brannn cirque sans is.~ué, au milieu duque! notre voiture,
dépas.~e de cent coudées.
Les femmes peureuses ont déeidément leur mérite;
Notre littérature perd en lui une de ses originalités d'appdt pour la peche.
placée sur une étroite plate-fnrme, n'a moyen d'avan- ches les unes vers les autres, les attacher solidement, ce beau trait me réconcilia avec elle. Je n'avais pas s'moler, il ne le peut eocore.
Pl!Rll PAHT.
A,aot
le
mouvement,
la
voix
lui
revient.
De
cette
les
couVTir
d'entailles
invisibles,
destinées
a
retenir
des
cer ni de reculer. Singulier et charmant effet des ontremblé seu 1, et je pouvais trouver un pretexte galant 1 ,oii claire, perlée, métallique, pleine sans doute de lar- les pi ns hautes et les plus fieres.
doiements et des sinuosités dn terrain, qui nous donne milliers de gluaux.
F. L.
A l'extrémité d'une clairiere s'éleve la butte de feuil- mon émoi ridicule, en laissant croire que j'avais trea- aesd'oiseao, il entonne - un hymne de reconnaissance,
encore l'illusion de la solitude, alors que la solitude
lage dans laquelle nous devons nous cachex; pour cette blé pour elle. - On la ranima assez vite, mais non 81111 -se dit la boune petite Odette, qui n'a pas encore reve
n'existe plU!' !
~
quelque bruit. Le Doyen regardait d'un ooil de mépril
Grace a Dieu, le Rouan se traille plutot qu'il ne mar- chas.~e, qui ne me parait etre qu'un guet-apens. On me et de culcre tous ces trouble-fete, la Parisienne, moi et beancoup a ce bien auquel nous aspiuns en vain, a ce
REVUE LITTÉRAIRE.
chP., et la compassion du teodre Jeannet est excitée de met entre les mains un paquet de minces baguettes en- les rieurs. Le péril le plus réel ne l'eut pas fait sortir, ~n que les oiseaux, plus heureux, possedent et ne
Al'PAREIL D'ÉCLAIRAGE R0US·MÁRlN
telle sorte, qu'il use d• consolations amicales plutot que duites d'une glu fétide, et j'essaie, maladroitement, d'imi. pour sa part, de son immobilité de Terme pendant nne ietmnt perdre saos mourir : la liberté!
La seconde vie, par X. B. Saintine (Hachette}. - w compa11 chante l'espace inRni, et puis il s'y élance, pour aller,
ter
M.
de
Chiddes
et
son
fils,
qni,
tous
deux,
en
mangnons de la !,Jarjt,laine, par Benri Maret (Hetzel-Lacroix).
de remontrances.
pipée.
Son
regard
semblait
dire
:
Odette en est stire, précher la prudence a ses freres des
DE )l. BAZIN,
-Les Extravagances du lw.sard, parCh.d'Hiricault (Dentu).
Malheureusement, ~ impressions les plus agréables ches de chemise, actifs, vigoureux, infatigables, sont les
- Mais pour des citadins, ríen n'est sacré !
Latois.
- Le Combal de l' honneur, par Adrien Robert (Baehette).
meilleurs ouvriers.
ont leur fin ; il faut arrinr tót ou tard : O miaere !
Jamais profanation, survenue dans un temple, 11
llo,, dans mon expérience, je lui soubaite seulement
Mais tandis que je m'acquitte de cette besogue, je
- NouveauUs.
Un pli nous cache encore le hameau de PierreM. Bazin est un de ces inventeurs dont la puis.~ance
scandalisa
un fidele plus que cette infraction aUJ loil de ne pas oublier les le~ons du malbeur sur la premiere
seos,
0
11 crois sentir, derriere moi le sourire un peo railÉerite; a la premiere descente nous l'apercevons : c'est
créatrice semble inépuisable. M. Baiin en est a sa
de la chasse ne scandalisa Doyen.
braucbe O.enrie!
vingtieme invention. Les plus récentes sont le lochome11 y a en nous deux existences qui, se croisant, se
une agglomération de cbaumieres des plus pauvres et leur de la comtesse. Je me retourne déconcerté : bélas !
Nous
pouvons
sortir
maintenant,
grommela-t-il.
Que les chasseurs me pardonnent de faire du senti- tre et l'avertisseur, qui portent son no~; l'Jllustrotion a continuant tour a tour, forment la trame coropliquée de
des moins propres, parmi lesquelles on distingue, au elle s'occupe peu de moi, meme pour me railler.....
Tout est fioi.
lllellt A propos de la p1pée!
déja yiarlé de ces deux instrumenl,. .M. Bazin a fait des la vie. De tout temps s'est manifesté le sentiment plus
premier plan, celle du forgeron que nous venons cher- présomptueux que j'étais!
En effet, nous nous étions trahis; en vain essaya-t-OI
Toute son attention est absorbée par l'arrangement
TnMPOJLE
BArz.
etudes toutes spéciales sur la lumiere électrique; esprit ou moios vague de cette dualité; les termes ame et corps,
cher.
de ramener les oiseaux par les sons les plus séducteorli
d'un
couvert
rustique
sur
la
mousse.
Les
patés,
les
jampratique avant tout, il a principalement étudié les ap- intelhgence et sensibilité, sont nés du besoin de l'expriLa pierre écrite n'est rien : une pierre tumulaire renun silence profond s'était établi, et apres quelques IIÍboos,
les
bouteilles
sortent
de
leurs
paniers.
plications de cette précieuse découverte, en a perf'ec- roer; mais peut-etre n'oot-ils servi qu'a introduire daos
versée, sur laque lle se détachent, en relief, des figures
On va diner ... on dine; - toujours sans mot dire, ou nutes de tentatives infructueuse:1, il fallut se ré.qigner 1
tionné quelques-unes, et a su créer un systcme d'éclai- l'opinion générale une confusion si inextricable que
d'un dessin grossier, dont il faut deviner les contours,
quitter l'embuscade. Je le fis, quant a moi, saos gra•
rage sous-marin, pour lequel des expériences viennent mieux vaudrait les avoir toujours ignorés. Ces distinctant le frottement des roues et des pieces de bois qu'un du moins en parlant le langage des éleves de l'abbé de regret, les jambes brisées par la fausse position que l'esiJACQUES JASMIN.
d'etre faites a Lorient.
tions subtiles ont dégénéré en séparations absolues,
charron du voisinage dépose sur elles, les a effacées et l'Epée.
Rien de plus curieux que d'observer les mouvements, guité de notre repaire m'avait fait prendre. Alors on •
ces
expériences
ont
été,
de
l'aveu
de
toutes
les
elles ont fait de l'homme un étre réellement double en
brisées.
partagea le bois; l'examen des gluaux commen~a.
POtTE )l~RJDIONAL.
personnes compétentes, anssi concluantes que possible. nature, et nous ont valu ces théories, ces conjectures
De l'in1eription, on ne retrouve qu'une trace illisible. les allées et venues, le travail de cette vingtaine de perHélas I sur chaque baguette étaient comme embrocMI
Le• paysanR qui n'oot pas su la relever, et qui tous les sounes, si muelles, que le hourdonnement d'une mou- les petits chanteurs de tout a l'heure; les uns, rete••
La nou,elle de la mort de Jasmin a fait le tour de la Gráce a J'appareil de M. Baiin, on peut éclairer les d'essences immatériellei; enfermées en des liens grossiers,
jour&amp;, au cootraire, tra,aillent a compléter sa destruc- che s'entend distinctement. De terops en temps un bruit par l'aile; les autres, suspendus par !P.s pattes; d'ao
hance, aceueilhe partout par les plus douloureux rl'- passes et les fonds pour les travaux sous-marins; c'est d'anges déchus et prisonniers, enfin toute la série plation, nous ont entourés avec cariosité pendant que nous d'ailes, un cri léger révcle que les innocentPS victimes encore la poitrine en l'air, le dos collé anx brane
Ptta. L'1llu~tre poHe méridional etait trcs-populaire. une découverte d'une utilité incalculable.
.
tonicienne et éclectiqne. A nos yeux, l'homme n'estyas
examinions leur monument, eten ont fait un éloge exa- ne sont pas loin et que rien ne trouble leur confiance. tous daos les poses lamentables et contorsioonées
Sa_]lenonnaltte caractcrist,que tui avait conquis une
Les expériences se sont faites par une ~mt de~ plus d?u.ble, et no~s ne ?lassons i;:s a~t~s en deux famil_les
lllll•eneue renommée.
noires et par un temps pluvieux. La machUJe a d al,ord d1strnctes que !ante den pouvo1r sa1s1r la complexe un1té.
geré, insinuant qu'ils savaient bien avoir parmi eux un On en aper~oit dans les braocbes quelques--unes qui, Dante donne a ses damnés. Quelques-uos s'étaient
le gosier gunilé, entoonent leur fanfare du soir; ces
trésor dont les connaisseurs denaient s'oecuper.
J11min
a
suceombé,
le
5
octobre,
a
Agen,
aux
suites
éclairé
un ba.%iU de plus de rno metres, ou se trou- C'est de la dissection pure. ~n fait, parmi les di verses
Jemment arracbés a la glu iaexorable, qui rete
Sehm mon compa,;non, la pierre écrite doit Mre un notes joyeuses fourni~ent a la sensible Parisienne le encore des paquets de duvet, et a demi-déplumés,
tombeau eeltique, postérieur cependant a J'invasion sujet d'une comparaison daos laquelle il est question du

'°ºs

.

. .

.

un;

-------~------

I

I

�268

L'ILL lJSTRATION , JOUR NA L UNlVERSEL.

que soient la complication et la variété de 008 OMta.
parties de la machine humaine, aucune n'agit isolétions intellectuelles, de nos sentiments et de
ment, et, lorsqu'ou les considere a part, i1 ne peut etre
~~u~e~ents, ils µe ~ont jamais exprimés que~1tt
queslión que d'un ordre factice introduit dans l'intmte v1tale de tro1s éléments organiques ro )e.
téret de la clarté.
une cbainti a anneaux distincts : l'élément D 'llllt
Ceci entendu, El supposant pour un instaot que
sensitif, l'élément nerveux moteur et l'élément ~
les deux faces principales de l'homme, le dehors et
laire. »
le dedans, puissent exister l'uoe sans l'autre, nous
Des paralysies ou des arrets momentaoés de 'rechercherons les principaux caracteres ·des deux
ou de l'autre de ces éléments suffiront A
existences que nous sigoalions au début. A l'une sequer les anomalies, les plus rares phénomenes de~
ront altribués les actes immédiat.~, ceux ou la méintérieure. L'engourdissement plus ou moins '
moire et la réflexion jouent le moiodrc role, depuis
de I'~lément nerveux motenr et l'isolement
les gestes instinctifs sollicités par la faim, la soif, le
ment nerveux sensitif, tels sont !'origine, la sui.t..
désir et la crainte, tout le coté passif, animal de.
et
le caractere du sommeil et de l'extase.
l'hommc, jusqu'au point délicat ou commence notre
Toutes
les sensatioos accumulées daos le cenea.,
réaction propre sur les éléments fournis par le detoutes
les
impressions partielles en chemin pour""
hors a notre rntelligence. L'autre, qui nait de la prerendre, fragmentées par la vie individuelle de~
micre ets'y rctrcmpe sans ccsse, réclameralaréflexion,
ces petits infusoires ou individus qui forment IIGi
l'abstraction, la méditatioo, la reverie, les citases et
organisme, délivrées du commun enchainement •
les reves. D'ordioaire, on ne· concede a la seconde
les coordonoe et les met au service de notre 11nitéltt
vie que ces deux dernicres manifestatioos extremes
ce moment rompue), toutes ces sensations, dis-je, 1
de notre puissance de conceotration. De la une
prenoent a jouer pele-méle, formant au hasard •
tres-grande difficulté pour les rattacher au jeu de
hymens incobérents d'ou sortent des visions 1enila
l'orgaraismc; il faut avoir recours· alors acet expédieot
LB POETB JACQUES JASIIIN, DÉCÉDIÍ A AGEN LR S OCTOBRE.
ou gracleai¡
d'ames libérées
Ajoutez aeee11par le somrneil
tions isoléa •
ou tout autre
fibrilles se11111.
stupéflant, et qui
ves, la pfellill
voltigeraicnt auet
le travail laliii
dessus de leur
cl'autres
'ill.
prisoo. C'est prédes
globolea
•
cisémeot la solnguins,
des•
tion, si l'on peut
les glandole•
appclcr aiosi une
et
de tout
tellc hypothcse,
vit
en 00111, •
que semble adopvous
aurez 1"1'
ter le plus volonla plus jlllle, 1
tiers M. Saiotiue
moins la ,i.:
daos son livrc
voisine du ~
charmant, intisur
le ré'8 ,
tulé : Réves et ,·el'hallucinaliol.
veries, visions et
Ici,M.SailJilj
cauchtmars; toului-meme,
tefois, elle n'est
venablemeld
pas absolue, meme daos son esprit, et il a soio
d'interroger de
tcmps en temps
eertain docteur
tf:nuesc
t1ui lui rend coruque la
pte avec assez de
ne nous
vraisemlilance de
plus, n
t'origine et du
croyoos
dévcloppeme11t
jamais;
de ses hallucinasont qu'
tions.
tbargie,
&lt;&lt; Nolre orgaséesles
EXPÉRIE:-lr:ES D'ÉC.LAIRAGB SOUS- MARIN DE i\l, BAZIN, A LORIFNT. - IÍCLAIRAGE DU POIIT.
nisme, » dit M.
des
autres,
les
unes
sur
les autres,
Claudc Beroard dans un réceot et
foodément
eufouics
sous
les
mervcillcux travail, « n'est qu'un agréinférieures
de
notre
cerveau
gat d'organismcs élémeotaircs innom-·
un amas de vaines reliques, com
brables, véritables iofusoires qui vidétritus
glacé, inerte; puis un
ve'nt, meurent et se renouvellent chaapres
!Jien
des années de sile
cun a sa maniere.... Notre corps est
d'oubli,
il
suf6t
d'un son daos
composé par des millions de milliards
du parfum d'une fleur, du cboC
de petits etres ou individ11s vivants et
nolre regard contre l'objet le pllll
d'espece dilféreote. 11 en est qui sont
signifiant, pour ressusciler I'une I
libres comme les globules du sang;
au fond de ses catacombcs. f.e
mais la plupart sont unis et soudés.
une fois en mouvement, eu é
Les éléments de meme espece se réu-d'autres, qu'elle tire asa suite.
nissent pour constituer nos tissus, et
toute une série de notre existeuce
nos tissus se mélangent pour former
sée qui renait, qui se ravive et
nos organes; les éléments d'espcce difvent nolls harcele ... » L'auteur,
fJrente se soudent entre eux, afin de
ce passage, cotoie la vérité de
pouvoir réagir les uns sur les autres et
pres que daos sa Grande dtcOtlt
concourir avec harmonie il. un meme
animules et les Cinq ,chelons de r·
but physiologique. Néaomoins, dans
Jerry, ou il refait asa maniere I
toutes ces réunions ou soudures, aucun
these de la statue de Condillac.
élérneot ne se confond avec son voisin;
Ce préambule presque philoso
ils s'unisseot et restent distiocts
est nn hommage rendu a un li
comme des hommes qui se donneraient
fait penser. Nous ne vouloos pll
la maio. Chaque espcce d'éléments redéfeodre davantage contre le
présente ainsi une espece d'iodividus
lres-délicat que nous a causé la
qui dépend d'un tout auquel elle est
de la Seconde vie, ni tarder plus
associée, mais qui a toujours son indéterr¡ps
a en signaler les s1,1rpriset
Lll!lRAGB ELECTRIQUE SOUS-MARIN, - D'apréa les croquia de 11, Julea Noel,
pendanee et u tvie propre ..,. Quelles

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S01gnoos ce précie111 ,1scere
Comme la prunelle des ye111 ;
Le retablir, c'est nécessaire,
L'entretemr, cela vaut m1eu1

ce qu'il

1

..

~

•

L'estomac, c·est l'homme lu1-méme;
C'est par la qu'on nous a légué
L'espnt malsain et le teint bleme
Ou le temt clan et le crear gai.

llEUGKL ET COMP., .ÉDlT.l':URS.

est.

.

C'esl eR ef.
~

•

r.-

-

r.,

4

Les mécontents, les pointos et lu aigres,
Xspeces maigns,
llécbants oullls, pauvru tempéraments;
L'ambition, la lureur du ricbessu,
Paums espetes,
Grands appétits et mauva1s iostrumeots.

Connaissez-vous un hypocnte,
Un b1heu1 au teiot cumé 7
Vous conna1sse&amp; une gastnte
Daos un apparei l délabré
6

r.•

1

3

Certam man, gouverné par sa lemme.
Un jour. réclame
L'autonté, signe d'écbauff~meot ·
Un purgalll rétablit l'équthbre,
Kt, l'espnt libre,
ll redevtent mouton en un.moment.

..

:t

r.-

... ,.-,:t.tt-

Selon i'état du corps qui la vo1t naltre,
Klle peut étre
Triste ou riante alors qu'elle ja1llit,
Pare11le a l'eau qui va calme ou rapide,
Trouble ou !impide,
Selon le sol ou s'est creusé son ht.

L'eatomac dinge la tétt,
Kt la pensée est un ru1S1eau
Qui preod sa source daos la béte
Pour se filtrer daos le cerveau.

..
1

Et je vous di.raí

1

C'est en effet l'estomac qui te mene,
llachine humaine
Qu'un grand ressort amme el lait mouvo1r.
S'il marche mal, l'borloge la meilleure
Ne Mil plus l'beure
Kt prend toujours le matm pour le so1r.

ll seot toujours germer daos sa po1tnoe
La fleur divine,
fleur de gallé qut s·ouvre me le jour,
11 est beureux d'un ra1on qui l'emvre,
HeureUI de vim,
lnclm au bien et d1spos a l'amour.

:t

,,

1
ge.
re,

!

V01c1 ce dicton populaue
(C'est de l'bomme que l'on parla1l) :
1 D1te&amp;·moi comment 11 dtgere
lt ¡e vous d11a1 ce qu·11 e&amp;t 1

j

..

1

,. +

1

1

Ce n'est paa tout de mangér et de bom.
S'il en faut croire
Certain dicton tourné comme un refrain ;
Je n·en connais ml'auteur. ni la date;
Kst-ce Bippocrate,
Ou résaugiers ou Bnllat-Savann7

-j

ci ce die.ton po. pu . lai • r.e ( C'esl de

P,..

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-,,

commenl il di

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da . le; Est-ce Hippo.

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R~II.

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Je n'en con. nais ni l'autéur ni la

"Ou De.s¡w
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. giers, ou Brillal

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Cer.tain die . ton low·11é co'mme 'un re . frain.

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V

-•

y

Ce n'esl pa)stoul de manger et de boi. re, S'il fa ut en

!

... 1-tf:

~

j'

,., .. tr

.. •

~

Gnimem

-

Voyez au contrure cet boro.me
Qui nt et chante en uu taud1s,

Rouge et poli comme une pomme,
11 d1gere, je vous le dts.
7

Hter, un pmson me lan~tl sa roulade :
a Ion camarada,
Lu1 d1s-¡e alors, te voua bien joyeu11 1
11 répood1t dans sa tnlle légere:
o L'oiseau digere
lltm que personne . 11 óott done cbanter
[mieux. n

�L' ILLUSTRATION , JOURNAL UNIVERSEL.
veilleuses, Psylla ou la Mangeuse d/fYr, la Chi,1e a París,

M. Saintine. Parlerons-nous, ne parlerons-nous ras des
vers qui se melent assez discretement a la prose? Il y a
un passage de Martial qui serait bon a citer ici. Insectes
et Ptwrs et la Prise de Ptolémaís sont despieces réussies.
Partout ailleurs, la facilité qui distingue la prose de
Ces lleurs qui croissent sans culture,
M. Sa.intine émousse sa poésie. Le vers veut plus de reEt, fier de sa conquéte, ~ surprendre en chemin
lief et des contours plus marqués. Trop pour trop peu,
Sous leur robe d'émail, d'albatre ou de carmín,
résume assez bien l'impression que laissent a !'esprit ces
Quelques secrets de la nature?
rimes improvisées.
11 assiste aux jeux et a la vie des insectes, carabes do-·· De la Seconde vie a. la Mariolaine de M. Henri Maret,
rés et demoiselles, répandus sur les nénupbars, ici cou- la distance n'est pas trop grande, par ce temps de vapeur.
chés comme des visirs sur les larges pétales, la dormant ll suffit de traverser la Manche; mais ce court trajet nous
dam les flots d'or des étamines, sous le vol des libellules, transporte de la gracieuse 1magination de notre climat
tventa,ls animés; mais bientot les combats terribles suc- tempéré a l'excentricité bizarre et triste de nos voisins.
cedent a la paix, et les insectes de proie font leur repas Bien que l'auteur ne oous averti~e point du degré de
aes convives.
realité de ses récits, n'en cherchons les héros que daos
Consolez-vous, ailes et corolles blessées ! Pourquoi ne un monde a peu pres imaginaire : cette Marjolaine qui
pas rever pour vous comme pour l'homme une justice fascine et réunit en club admiratenr une foule de jeunes
immortelle? Aux belles fleurs, aux plantes nourricieres, Lovelaces, cet Excentrique qui fait sauter un train pour
médicinales, religieuses, industrielles memes, le dieu se débarrasser de sa femme, (P pcureux sir John Pyke,
Foltey ouvre des vallées bienheureuses. La, vous vous li- tué daos une cheminée par un ami qui décharge son
vrerez a la danse des couleurs, mariant la blancheur i:_1,; 1-.:volver, ne sont pas des vivants de notre sieclc et de
jasmins au violet de l'héliotrope; et les papillons immo- notre nature; il y a bien en eux l'apparence humaine,
hiles regarderont vos évolutioos charmantes. Les sour- mais un ablme les sépare de!í etrcs raisonoants, appelés
noises, les épineuses, les vénéneuses expieot leurs cri- hommes.
mes daos un Tartare voisin. Une peosée juste et proL'&amp;ce11trique et les Compagno1is de la Marjolaine préfonde éclaire cette aimable descente aux enfers : Je vé- senteot de rée(les qualités de style et d'agencement. Si
gétal occupe un degré de la vie et peut, toute proportion nous insistoos perpétuellement sur ce coté des reuvres
gardée, demander réparatioo au destin aveugle; sinon, 1le )'esprit, c'est que ootre époque n'a pas de coté plus
cerlains rais¡)Unemeots soot argués de mensonge.
faible; c'estque, saus le style et la composition, il n'est de
Mais M. Saiotine, pareil aux iosectes qu'il a saisis au sal11t daos aucun art, et que daos l'expression de la penvol, efOeure les questions graves saos les agiter. 11 passe sée, la. forme passe le fond. Trahi par la forme, !'esprit
d'un sujeta l'autre avec une ravissaote iocohérence. La le plus profond ou Je plus ingénieux ue se préserve pas
veille et le sommeil s'entremeleot daos ses récits. De la de l'oubli. Oo le verra bien quand seront morts cclui-ci
Lune morte a la naissaote planete de M. Leverrier, son et celui-la, astres IJrillants duraot leur vie et qui laishippogriffe ne fait qu'un bond. Des centaines d'aor,¿es sc,ront a peine un nom. Notre critique o'est-elle qu'extienoeot daos une minute. Comment s'étooner, apres de térieure, et s'en va-t-~lle répétant avec Brid'Oison · la
si fantastiques écarts, que le céleste voyageur trouve l'Eu- f,,-orme, la-a forme? Loin de la; en personne charitable,
rope cooquise par la Chine, et París transformé en ville elle suppose toujours a tous ceux qui écrivent des idées,
a pagodes et a clochettes? Parti en 1860, il revient juste de grandes idées, de belles idées. S'il lui était démontré
un siecle apres, pour entendrc d'un fou, enfermé aCha- qu'un grand nombre de ses justiciables n'ont pas plus
rentoo, l'histoire de la grande invasion maodarine, la d'idées que de style, elle changerait de ton et ne leur
défaite du moucheron rouge (Albion !) par le lion fumeur deman&lt;ierait que le silen ce et la modestie. Eh bien!
d'opiuru, et la grande confédération des peuples ~ous la meme daos cette hypothese (purement chimérique),
protection du fils du Soleil.
M. Henri Maret est de ceux que nous encouragerioos a
Sommes-oous las de voyager daos )'avenir? Sautons demeurer fideles au bon style et a la belle langue. Sous
daos le passé; saccageons Ptolémais avec je ne sa.is que! ce rapport, tout le début de la Marjolaine est excelleot;
roi des croisada;. Pour si peu, que nous a-t-il fallu faire? les ali u.res sÓnt d'outre-Maoche, mais !'esprit et le laogage
Bouquioer sur le quai, en feuilletant Montmerqué, Mi- appartieooent a M. H. Maret.
chaud et Poujoulat. Bientot l'histoire, lasse de nos é14uiL'excentricité est parente de l'extravagaoce, et le hapées, nous renverra a la médecioe et a la fantaisie. sard est la plus extravagante des forces incoonues. Nous
Mordillez seulement les feuilles poilues de la jusquiame, arrivons done tout nat4rellement alll.'. E:dravag1mces du
cette plante farouche,aux fleursjaunatresveinées de pour- hasard, par M. Ch. d'Héricault, et nous lui faisons compre, et tout prend autour de vous la couleur de l'or pur. plimeot de son titre, attrayant et juste en lui-meme.
La nél.ture n'est pl•JS qu'orfévreric; les oiseaux ont des Mais est-ce bien le hasard qui réduit Alhert de Beralva.l
yeux d'or, des plumes d'or. Aux arbres ¡,endeot des a l'alteroative de l'opium ou du suicide, et qui le rapgousses giga.ntesques, laissant échapper des dryades aux proche de sa pareote, &amp;1110 de Morefeuilles? Certes, Becheveux dorés; une lumiere intense encadre ces tablcaux ralval est extravagant, mais le basard l'est moins que
vivaots. La maison aussi resplenciit; le malade preod lui, ce hasard (providentiel) qui lui offre toul d'un coup
des bains de piedsd'or liquide et deux grains d'émétique l'amour longtemps cherché en vain et la félicité d&lt;1ns
dans une pinte de limonade dorée; le lendemaio, le le ffidriage. 11 est beau d'aller combattre en Pologoe;
monde est eneore jauoe foncé; le surlendemain, jaune mais était-ce bien la le cas? surtout lorsqu'on risque de
clair; puis la vie redevieot terne et pale. O Joseph De- condamner a de mortels déplaisirs une fiancée veuve
lorme ! nous savons maintenant le secret des Rayons sans avoir été épouse? Espérons au maios que Beralval
;aunes!
en sera quitte pour un peu de gloire et quelques rhuL'or, mais non la jusquiame, joue encore le grand role matismes, et que Marie-Diaue-Rodolphioe de Morefeuilles
dans l'histoire de Psylla. Psylla est une petite couleuvre rachetera son caprice par une dose de bonheur qu'elle
a collier. ll Son corps souple scintille sous un merveillem eut vraiment pu accorder a moiodre prix. Le livre de
réseau d'ocre et de pourpre. » Mais ses riches couleurs M. d'Héricault. est fort amusant jusqu'a la page 2i2;
coutent cher ·: elle mange de l'or, elle boit du saog, le j'aime beaucoup son M. Fumart, qui fume l'opium de
sang de la poitrine de son maitre qu'elle a ruiné. II faut son maitre; mais je ne vois guere ce que fait en tout
que l'idéal, le véritable amour, entre daos la chambre ceci l'abhé Dutaillis.
d11 moribond et broie du talon la tete du reptile sédui11 nous reste a examioer le Combat de l'honneur, par
saot et funeste. Au lieu de Psylla, lisez Camélia. Cette M. Adrien Robert; et c'est la une tache agréable. L'aallégorie gracieuse et terrible est la perle du recueil, troce silhouette du cerote de Bresles, la belle tete loyale
une reuvre d'art accemplie.
de Paul Gonthier, et le profil olympien d'Aurélio, camée
Merci encore a la Seconde vie; il est si doux de loueri aux chevenx de pourpre, vivent eucore daos moo souUne laogue géoéralement pure, quoique familiere, un venir; j'affectionne surtout le D• Rolder, personnage
style coulant, facile, ou se reflete aussi bien l'éclat des bourru et sympathique, nalurel et original. L'intéret ne
glaciers que la verdure des prairies, une imagioation languit pas; les péripéties logiques courent au dénotiqui, de la pure fantaisie, s'élance au bord des profoods ment, doot les circonstances, au moins, sont imprévues.
ablmes de la pensée et du creur, un parfum de pureté La scene a demi fantastique du boudoir égyptien, malmorale, et, derriere tant de pages attristées e.u mélan- gré quelque érudition, est écrite avec brio; jamais la
coligues, un rayon de gaieté pareil a une tete d'enfant sablonniere du bois d'Aulnay n'a vu d'amours plus pasrieur qui souleve un coin d'une vaste draperie a person- sionnées que celles de Gérald et d'Aurélie. 11 y a de la
nages{; tout cela est daos le livre et dans le talent de grandeur et de la vérité dans les pages ou Gonthier fait

les Hallucinations du Docteur, le Paradis des f/,eurs.
Qui dépeindra mieux les fleurs que l'auteur de Picciola,
lui qui aime

L' 1LLUSTRATION, JOURNAL UNIVE RSEL.

comprendre au co~te de Bresles ~ u ' i l ~
le mépr1se. Enfiu, r1en de m1eux d1sposé aux galan ·"
réc1proques de deux futurs époux que cette Piaf~
Dieppe, doot les horizoos lointaius, guarid le SOi~ •
éclaire, peuvent figurer la plénitude du bonbeur . Ita
fini. Paul Féval, daos une lettre jointe au Présen~8'é,.
Jume, juge avec une équité bienveillante le talent"son ami, lui signale ses défauts passés, et applaudit~
leureusement au succes mérité du Combat de ri.o.....
On ne peut mieux dire, ni mieux faire ; et 00118 •
mercioos l'auteur du Bossu de nous avoir ici e~
une page de compliments : il y en a déja beaidans cet article.
-...,
L'espace noua manque pour nommer meme toos lii
!ivres que nous apporte l'autollíJle, moissoo mürie .._
rant l'été et cueillie en temps opportun. Poésies, ro
reuvres d'érudition, d'histoire, de politique, bourdo=
autour de nous comme un essaim bariolé, Pareil
1
ces ames que Virgile a vues voltiger au bord du ~
demandant la vie et le grand jour de la publicité. lai
beaucoup n'oot pas besoin de nous; d'autres ont dip
trouvé des issues daos le has des jouroaux, et a la tri,¡.
sieme page. Enfio nous en mettoos quelques-lllls 11
réserve pour le mois de janvier. Voici venir les li'1!1
d'étrennes nouveaux et aociens, mais anciens toojnan
nouveaux, les contes de PeITault, les Robiosons, et O.
Quichotte, et Dante; ils réclament impérieusement ._
place qui ne peut leur etre refusée.
Nous recevons a l'iostant le tome IV et compléJLeotlÍft
de la Wtérature anglaise, de M. Taioe. On pense biia
qu'il n'attendra pas longtt:mps nos éloges.
AND!\t
~~-

LEmU.

PHOTOGRAPHIE BAYARD ET BERTA~
i5

BIS, RUE DE LA MADELEINE

Au bout de la galerie, place de la Madeleine.

*,

sa"'

M. Bayará
!'un des iovente11rs et des plus
propagateurs de la science photographiQue, et M. Jt
tall, l'artiste observateur et fin que coooaissent.
lonb'lemps nos lecteurs et les collectionneurs de'illustrés, dirigent ensemble des ateliers construí\
tous les perfectionneroems indiqués par une Ion
périence. Leurs portraits sont remarqués pour 11.•
cherche et le gotit qui y président, et pour leur e1éallíll
irréprochable. - Emaux, grandissements, rep•
tions en tous genres.

La 9° livraison du París Nouveau Wmtré ell
ce moment en cours d'exé.:ution, et nos soosat
teul's ancicns et nouveaux la recevrQnl graLuileM
dan~ le cÓuranl de la seconde quim:aioe d'oclOllff.
Les soins arporlés aux gravures el au lexte der,f
publication, uous oot occasionné cetle fois
tard que nous n'avions pu prévoir.

u•

Au moment de la rentrée des classes, nous.
devoir apµeler l'attention des familles sur deux ou
qui oflreot a l'écolier studieux le plus utile seco
soot le Dictionnair~ d'histoire et de geographie et la
tionnaire des sciences, &lt;ks lettres et d~s arts, de 11.
inspecteur géoéral de l'instruction publique. Ott
eu effet, daos le premier, des notices aussi exacll'
succinctes sur tous les ,10ms de lieua: et de
célébres; dans le deuxieme, I'explication somm ·
toutes les difficultés qui se rapporteot aux chose,.
ces deux ouvrages forment une enc_yclopétlie co
Deux forts volumcs grc1nd in -8 a deux colonne.t,
L. Hachette et e•. Prix de chaque volume, 2i fr.

ne contienn
mais !'ensemble des principes que renferme le
quina ; de ces príncipes, les uns manquent tout
quoique d'unc utilité absoluc ; les autres n'y soai
proportion toujours variable et tres-restreinte. kocna, a l'aide de procédés dont il est l'auteur, ea&amp;
venu a iutroduire, daos un Élixir agréable e&amp;
d'amertume, la totalité des pri11cipes actifs d,
LES VINS ET SffiOPS DE QUINQUINA.

cieuse écorce.
L'extrait r,omplet de quinquina (ou Quina

~ d é m i e de Médecine, a déja valu a son
P r M. Larocbe, les éloges les plus flatteurs. Aucuoe
auteU
'
. (e, s1. cenes
' t cct extra1t,
. lie présente
·paration
officLDa
pre ·union des plus précieux alcaloides des matieres rél~ ~•es et du taonio, substances auxquelles l'écorce du
s)lle...,
''bri·ruges ton!q
. ues et anttseptiques,
.
. udoit ses vertus 1e
peroreste daos la tbérapeutique un remede iocomparablt:.
et
a Par1s.
.
aue orouot, l5,

du iO aout n'eut élevé sur les débris de la mooarchie la
dictature de la Convenlion. Le nouveau. systeme avait
Tous les esprits éclairés, tous les hommes d'affaires in- pour base le mécanisme de la numération. JI s'adaptait
telligents, d'un hout de l'Europe a l'alltre, voudraient naturellement a l'iostrument de tous les calculs. On ne
voir partout les mémes mesures de longueur et de capa- pouvait imaginer rien de plus simple, de plus rationnel,
cité, les mémes poids, les mémes monnaies. On pcut se de plus praticable, et cépendaot cioquante aonées ont a
dispenser de démontrer l'utilité de cette réforme : elle peine suffi pollr le faire eotrer, chez nous, dans les hasaute aux yeux. Tout le monde comprend combien les bitudes du plus grand nombre.
- ·Afi?tle
JI y a, daos les reuvres de Napoléon
1°•, une loogue et curie use dissertaPOLICHIN ELLE,
tion, écrite ou dictée aSainte-Hélene,
sur
l'applicalion du systeme déciJ.uoai 1U111tré des ¡elllles gar~ll8.
mal aux mesures et aux monnaies.
UIJ.111.lll'T DIDl POlS H.a XOJS,
Napoléon, qui a, toute sa vie, regardé le passé plutot que !'avenir,
critique ce changement avec une
extreme vivacité, et déplore amereoureaux : rue des Enfants rouges,
meot la violence faite aux habi2, a l'lmprimerie des Arts.
tudes des méoageres fran~aises. JI
París, un ao: iO fr.
insiste particulierement sur le peu
6 mois: 6 fr.
de
diviseurs que pré3ente le nombre
3 mois: 3 fr.
iO, sur la difficulté d'opérer sur ce
Départ., un an: !2 fr.
nomhre une divisioo mentale par 3,
6 mois: 7 fr.
µar 4, par 6, et en cela il n'a pas
3 mois: 3 fr. 50
tort. - C'est, en effet, le défaut du
systeme décima(; mais il faut bien
30 magnifiques primes de 200 a
croire que l'incoovénieot est plus
25 fr. aux 5,000 premiers souscripque compensé par les avaotages,
ieurs d'une aonée.
puisque la Belgique, la Suisse, le
Tous les souscripteurs ont droit a
Piémoot, la haute Jtalie, quaod
~o portra1l-carte chez MM. Susse frei Si 4 les eut affrancilis de notre
res, place de la Bourse, 3i.
domioation, malgré leur haine pour
La bande numérotée servira pour
nous, malgré les efforts de leurs
le tirage et le portrait.
gouvernements, gardereot obstil}éOn s'aboune également chez
ment nos mesures et nos moooaies.
MI. Susse freres.
Grace aux événements de i860, le
systeme décimal s'étendra saos doute
bieotot a l'ltalie tout entiere.
Parmi les diverses substances tour
Voila done un groupe de nations
a tour proposées et employées deassez considérable qui jou1t déja
pnis viogt ans pour la fabrication
de ce précieux avantage, l'uniforPOLI CH IN ELLE
des .dtnts arti/i,cielles, il en esi qui
mité des mesures et des moonaies.
JOUR.'iA.L II,LUSTRÉ DES JEUNES GAR~ONS, PAllA.lSSANT Dl!UX: FOIS PAR MOIS.
oft'rent de nombreux et graves inDaos d'autres pays on en comprend
convénients. M. Georges Fattet, auteur du Traité de opérations commerciales et meme les relatioos de la vie la valeur, et l'on cherche les moyens de se l'approprotAese dentaire (255, rue Saint-Honoré), et !'un de nos civile,- entre des contractaots appartenant ades nations prier. On y pense sérieusement en Allemagne. En Anpraticiens les plus distingués, se sert depuis lonatemps
différentes, -y gagneraient de facilité et de sécurité.
0
gleterre, on afait mieux. Ily a deux ans, la chambre des
lai, d'une no uvelle matiere tout a la fois legere et dia~
En théorie, personne ne fait d'ohjection. Mais il n'eo Communes a chargé un comité d'étudier la questwo.
¡,ÁQIIB, et complétemeot inaccessiblc a l'acidité des ali- est pas de meme daos la pratique. On recule devaot Apres deux mois et demi d'un examen approfondi, ce
ments et des boissons; cette matiere peut etre surnom- l'obstacle a vaincre. En effet, cet obstacle est énorme, et comité a conclu a l'adoptioo du systeme décima.l daos
mée la rivale de la nature, taot elle imite la teinte et il n'y en a pas de plus résista.nt, car c'est la routine. ~ un rapport dout l'Annuaire de l'ér.{)nomie politique de
la traospareoce des dents naturelles.
Déraoger les populations daos leurs habitudes! ... Et re- i864 (1) reproduit les passages les plus im¡,ortauts.
&lt;l Lal grande exposilioo de i85i,ditcerapE!U DE MÉLISSE
port, révéla soudaincDES C!.IWES.
ment l'état de dcsordre
et d'obscurité de notre
Laréputation séculaire
systcme de µoids et mede f Eau de Mélisse aes
sures, et fit rcssortir l'aCarmes a fait 011.itre une
vantage d'un systerue
foule d'imitations de ce
iuternalional et combieníaisant cordial. Les
mun. Le jury .de cettc
religieux qui la prépac&gt;.po~ition éprouva les
raieot ne dévoilerent
vlus t,l'aods embarns,
jamais le secre t de sa
¡,ar suite de la diversité
COlli~ition,ct M. Boyer,
des poids et mesures
leur successeur par acemployes par les eipole&amp; aotbentiques, possauts des divers ¡,ays. It
sede leUl aujourd'hui
pouvait difficilemeot arsa Ytritable formule.
rivel' il un étaloo comToos les composés qu'on
mU11. C'est pour ce mo,end sous ce nom peutif que la Société des Art.~
~ent bien avoir la méadressa une pétition a
lisse pour base, mais
la tré~orerie en faveur
cette plante n'est qu'uo
d'uo systeme uniforme.
dea éléments contenus
Le meme objet fut pourdans la véritable Eau
suivi par le coogres de
la plupart
statistique réuni a Bru,: ~ et les plus essentiels restent, avec sa mani- marquez, s'il vous plait, qu'il s'agit d'habitudes invété- xelles en i863 ..• )&gt; Le rapportajoute qu'en préseóce des mele ~ec~et exclusif dt: M. Boyer (! 4, rue Taranoe). rées, qui se sont établies d'elles-memes, et dont !'origine mes obstacles, les mémesidées se fireotjour a París eni 855,
lousl 8 une mteressante monograpbie, M. Boyera réuni se verd da.ns la nuit des temps 1C'cstle monde a soulever! a Londres en i861J, oti elles eurent pour orgaoe le prince
a . esdocuments concernant l'histoire du cordial qu'on Archimede lui-méme serait effrayé d'une tell e entreprise. Albert, a Londres encore en i86!, oti les chambres assonvent et si vainement cherché a imiter · ils consEn Fraoce, oo a demandé eu vain, pendaot plusieurs sociées de corumerce du Royaume-Uni votereot a l'una-niqn~ les ~o~~ et font connaitre les propriétés hygié- siecles, avec l'abolition des douanes rntéricures, l'unité nimité la résolutioo que voici : &lt;l II est tres-désirable
..,_:,' med1c10ales qu'ont résumées les auteurs de la des po1ds, des mesures et des monna.1es. 11 n'a pas fallu d'adopter le systeme métrique, qui a été introduit daos
di,e,s . contemporaine, dans un article reproduit par moins qu'une révolution pour faire ce miracle, qui n'au- beaucoup de pays de l'Europe avec grand profit, pour
Journaux de médecine.
D• Bu.
rait peut-étrejamais été accom¡,li, si la victoire populaire
(1) PAi is, Gudlau.wa et Comp.

t ~;
0:º•

ia:

PROGRÉS DU SYSTEME llÉTRIQUE A L'ÉTRANGER.

�!72

L'ILLUSTRATIO.N, JOURNAL UNIVERSEL.

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...

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FAC-SlllltR DR DFSSINS ET CROQUIS D'EUGENE Dl!LACROIX. -

l'économie de temps, dans les comptes de commerce et
autres. »
L'espace nous manque pour quantité de détails trescurieU.I, révélés par l'enquete dont ce rapport contient le
compte-rendu. Nous citerons seulement ces deux faits.

ÉCHECS.
PROBLOIE

N• l77,

PAR

M. A.

FERRANTE.

Les blancs font mat en trois coups.

SOLUTION DU PROBL~ME Nº

Blancs.
R 7• D
R 61 R
F 7• F échec
R 6• D
R 5t D échec et ma1.

f 76,

Noirs.
R pr. T

R 5• F du R
R 5' R
n 5• f du R

COLLECTION DE M. ALF. ROBAUT, DR DOUAJ. -

&lt;&lt; :M. Dickson dit qu'a l'aide du systeme. métrique,
qu'il oonsidere comme un des plus grnnds bienfaits qui
aient été octroyés ci la France, il peut mencr ses atfaircs
de commerce avec un nombre de commis moindre qu'il
ne le pourrait dans le systeme auglais. » - «M. Lorsont,
qui cst négociant et manufacturier en Belgique, en
France et en Angleterre, dit que si le systemc métrique
existait en Angieterre, il pourrait conduire ses aflaires
avec un nombre de commis considérablement diminué,
et eviter un grand nombre d'errem·s. Un bureau anglais
est encombré de prompts calcul0:teurs et de vade mecum,
choses parfaitement inconnues a l'étranger. Avec le
systeme métrique, ajoute-t-il, il est beaucoup plus facile et plus court de faire les comptes soi-meme &gt;&gt;.
Plusieurs des personnes entendues par le comité ont
insisté fortemeut sur la difficulté d'enseigner auxjeunes
gens le calcul des poids et des mesures usités en Anglelerre, de leurs divisions et subdivisions, - il y en a
pour chaque espece de deorées, - et sur l'économie de
temps qui résulterait, pour l'éducation, de l'emploi du
systcme métrique. On comprend saos_ peine combien
cet argument a dti frapper des Anglais. Bref, apres
avoir examiné la question sous toutes ses faces, le comité demande, en finissant, que le systeme metrique
soit adopté en Angleterre, qu'il soit institué par une loi,
sauf les attermoiements et les précautions nécessaires
pour ménager les habitudes ·de la population, adoucir
la transition et óter a cette meRure toute apparence de
violence, et que le systeme décima! soit appliqué aux
monnaies aussi promptement que faire se pourra.
Aucnne suite, que nous sachions, n'a été donnée
jusqu'a présent a ce rapport. Mais il ne faut désespérer
de rien. C'est surtout en Angleterrc que l'on se bate
lentement. C'est la, aussi, que tout vient a point a qui
sait attendre. Peut-on admettre que tant.d'hommes considérables, commissionnés par 111 Parlement, aient procédé a une enquete si consciencieuse, rédigé un documcnt si étendu et si complct, formulé des condusions si
bien motivécs, saos qu'il en résulte rieu? Cela répugne
au bon seos. La question, évidcmment, a fait un

(Voir les fi" 11!6 et IUi.)

grand pas. L'Angleterre qui hésite encorc, peoMM,

a passer de la th'éorie a la pratique, se décidera t/JI ■
tard, et son exemple entrainera irrésistiblement, dam■
ten1ps donné, tout le reste de l'Europe.

-----==otc-~ o&gt;-c=----RÉBUS.
1\

R RRH
R R
R B. 1\
R 1\
RI\R R RIU\

EXfLICATJON J)U DERNIEII RÉBUS,

Si les nations sont jamais réunies, c'est par l'ind
la ~cience moderne.
~

SOLUTIOl'iS EXACTES

nu PRODL~lE Nº {76.

MM. E. Frau, G. Baudet, Moriceau, de Gironde, J.
Baillif, Cercle de la Sorgue, a l'Isle, Metrre, Café
Petit-Montrouge, A. Thionville, Café des Écoles
E. Vallet, capilaine Charousset, L. Lefrancq, J.
Henry Frau, Stiennon, de Meurs, E. 'F., a Paris,le
L. Bonnin, Léa Ricardo, Cercle de Duras, Ed. de
Café Moliere, a Nantes, Becker s, Loge ma~onniqal,¡
Daniel Collet, G. K.
J. A. de lL

_______,-~.

AuG. MAiie, directeur-gérant.

EDK.

TEXIE!l,

rédacteur en chtf.

~.t.--~-_,,_---;
PAUIS.-WP. DE L'ILLUSTIUTION, !. IIARC:, !2, RUE DI

�</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1130, Octubre 22</text>
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              <text>Jean-Baptiste-Alexandre Paulin, (1800-1859)</text>
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              <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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