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Direction, Rédartion, Adminislration:
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■· ~ U G . lllA RC, DIRECTEUR•GÉRA.NT.
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d'un mandat sur Paris ou sur la poste.

22e ANNÉE .
llamedi

t~

m. XLIV. Nº

t f 33.

N oTembre 1 it6.&amp;.

L'adminislralion ne ripond pas dei manuserils et ne 1'engage ¡amais i •les insírer.
Vu Jtt trait.é.111 , 1:1 lriduclion et b. reprodnction i l'cll'ilnger sont mterclita.

BUREAUX : RUE RICHELJEU-. GO.

1847, elle n'a done pas eo.core
dix-sept ans; le grand-duc
Nicolas, né le 20 septembre
1843, en a vingt et un. lis
sont l'un et l'autre remplis
de distinction, de bonnc gnire
· et d'élégance. La princesse ei t
de plus une tres-jolie pc1sonne.
uu asrnre que te grand-dr e
s·appliquc aacquérir une coi naissance approfondie des b, soins et des ressources de la.
Russie; qu'il n'ignore poi11t
qu'il manque a la. Russ,e
beaucoup de ces choses que
la civilisation apporle ave e
lle, et qu'il est convainm
qu'on doit pou.sser sans rclache la Russie dans la voic
des réformes ou elle est entrée depuis trois ans, si l'on
veut qu'elle se maintieone aLL
rang élevé qu'elle occupc
parmi les grandes nations de
la terre.
La samr ainée de la 1irineesse Marie-Dagmar a épousé~
au commencement de ":rnnée derniere, le prince Je
Galles, fils ai né et héritier óe
la reine d'Aogleterre, en sorle
que deux filles de ce roí Chri~tian IX de Danemark donl la
situatiou est aujourd'hu1 ~¡
pénible et si incertainP, sont
appelées a régner a Londr1s
et a Saint-Pétersbourg, et
que la maison royale de Danemark sen. le trait d'union
entre ces deux puissances que
tant de passions dive~es et

som1AIRE.

1ymoe
sainl
SIIODI

-¡,ere,
JeSaneene
laliu pa·

e, el
l.

m~
posté
tesqoi
.IIIS,

h Jrllld- duc Nic,las et la princ•sse
llrie llmnar. - Rnue politique de
la -••~- - Courrier de Paria. c.n-pondance• de Nice, Toulon et
llaneillt. - La cié rle&lt; cbamps. lspéditioo dan, les pro,inces du Nord
.. l,sique. - L• cab,o, t La Marmo•
n. - 1e marquis Vi,conti-Yeuosta.
- Clornniqu, music•le, - Le chf•
llio ~. ftr daru&lt; les Pyrénres (lllº
lllide). - L' Air el le Monde aérien.
- llsai typo~rar,hiq•oe ,ur I• ~,av,,rc
•boi1. - L'am•r-.il Ron1ain l)c,fu»é;.
Cltnrtl: 1e 1trand-dur.,hérifür Nicol•s
ft I• princes•c Mar~e na~mar. - for..
lflOOldances de Nice, Toulon et Mar.sle (4 ~r••ure•.)- Fxpéd,tion daus
In pnmnc,s ~u Nord du Me,iqu,
ti ~•uures,. - Le cabinet L• MarllOrl (9 gravurrs). - Le chemin de
ler dan l,s P!renee• (6 ~ravures ¡.
- L'Air 11 le llonde airien ( 4 grallffl). - S. Eic. l'amiral Romaiollafilél. - Rebus.

LE GRAND-DUC NICOLAS

ll la priocesse Marie Dagmar.
Le grand -duc Nicolas, fils
aioe de l'empcreur de Russie

Aleiandre II et son héritier,

'ª se marier avcc la princessc
r.¡, llaymm·, deuxicmc filh:

de Christian IX, roi de Oane·
lllrk. La ·nouvelle de ce mana«e, a11no11cé depuis si:&lt; se~ ' rst aujourd' liui offi9elle; les fian~ailles ont été
célébrées a Conenha&lt;&gt;ue et
r
,. º '
.on pense a préparer l'éducalio~?eligieusc de la princesse,
~. Bllivant l'usa&lt;&gt;e devra
t.:....
0
'
llll1l profession du culte orlhodose de l'Église catholique
8retqne.
La .
•
( prmccsse llfarie Dagmar
I) est née le 2G novemure
.:_1.e P~nom de Dagmar est d'oltt, dio,.,se 11 &amp;i¡¡nifie Vierqe du
~D n•,is 1• donnerent, au com1 du lre1w•u1e si,cle 8 une

'

Abonnrments poor Pilfis et. les Départements :

1 mois 9 fr. ; - 6 mois, 18 rr.; - unan, 36 fr.; - le numéro, n c.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel, 1~ fr.
A B O~
POUR L'ÉTRANG ER 1
Memes pnx ¡ plus les droits de poste, suivant les tarifa.
Lea abono. partent du I er no de ebaque mois.

LF. GRAl'lD-01:C UEHITIEH NICOLAS ET LA l'llt~t'FSS6 MAIIIK 1J1,. 11 di.

de leurs reiues, llarguerile de BoMme,
qui nait tpousé le roí Waldemar, d,t
le Victorituz. La reine Dagmar tient
une grande place dna lo "1lciennc1
lradillons du Nord ; elle étai,,. selon SIi
léitende, remarquahl,ment betle, et renommee pour 5' piélé, pour sa douceur et pour 10n inl&gt;puiubie cbarité•
L,s ptuple&amp; du NQrd snnt con•aincu•
que le prénom de Dnomm· porte bonheur a cellc• i. qni on t'a donné att momenl de leur uaiewoce.

�306

L' í LLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

novembre. Le roi, daos son message, a exposé les-;;:
ditions de la pau. Ses sentiments soot les memes que
ceux du peuple, au moment 011 il vient demander aux
députés de sanctionner la cession d'une partie dn territoire natiooal · mais il invite le peuple a conser1er la
'
.
force d'ame nécessaire pour s11pporter un grand malheur
et en éviter un plus grand encore. Le Oanemark, en et.
fet ne peut trouver son salut que d~ns !'intime cohésiQJl
de' toutes ses parties constitutives, auxquelles on ne
pourra certes plus reprocher maintenant de n'etre pas
homogeoes.
Les nouvelles de New-York signaleot un fait impor.
tant. Les gouverneurs des États du Sud auraieut tena
une conférence daos laquelle ils auraieot résolu, nonseulement de poursuivre la guerre avec vigueur, mais
encore de changer de politique a l'égard des negres, qu¡
seraient désormais employés pour le service public, c'es&amp;a-dire incorporés daos les armées séparalistes. Ríen ne
prouve mieux a que! exces d'épuisement est tombée la
Confédération du Sud.
A l'h.iure ou nous écrivons, le peuple américain, assemblé daos ses comices, nomme au suffrage universel la
électeurs chargés de choisir le futur président; les deux
seuls concurrents sérieux sont MM. Abraham Lincoln,
le président actuel, et le général Mac-Clellan.

307

restreirrnent daus d'étroites limites le sens des déclara-Comment! c'est bien simple; mais songez done mon- gloire, et, que notre génie ait enfanté un cbef-d'ceuvre
A propos de musique, un des derniers numéros de
tions de M. Nigra relativement aux aspirations natiosienr, qu'il y a le papier, l'impression, la commission aux ou que notrejockey soit arrivé premier aux courses de l'lntermédiaire, cet excellent moniteur des chercheurs
nales de \'Italie et au maintien de ses droits sur Rome
lllJ1Cband$ en détail, saos compter la rédaction .....
Loogchamps ou au steeple-chase de la Marche, c'est et des curieux, nous apprend qu'il y a en Angleterre des
comme sa capitale naturelle. lis ne vont pas cependant
_Ah! vous ne savez done pas? dit le monsieur com- de !'argent que nous gagnerons.
bacheliers et des docteurs en musique. Pour obtenir le
jusqu'a. détruire la légitimité de ces aspiration~. _Hs
Mon Dieu! j'entends bien que le génie, voire méme le grade de bachelier, il faut j ustifier de sept années d'éplaisant.
_ Quoi done? ....
établissent que l'ltalie renonce a aller aRome, auss1 bien
simpíe talent, ne dispense pas de mangar, et qu'au-des- tudes musicales, et présenter une cantate a cinq voix et
_ Eh bien, mais, ~ se fait dans les prjsons.
par les manceuvres d'agents révolntionnaires sur le tersous du cerveau il y a l'estomac, qui a ses exigences, a grand orchestre. Le grade de docteur n·est conféré
ritoire pontifical et pa!' toute excitation tendant a proque bon gré, mal gré il faut contenter; je sais qu'une qu'a¡;res un second stage de cinq ans : l'épreuve est 'lne
duire des mouvements insurrectionnels, que par le
Lesentretiens de larue de la Pau vontrecommencer... ceuvre de !'esprit n'en sera pas plus mauvaise parce cantate a six ou buit parties, qui doit etre executée publimoyen d'attaques dirigées du dehors contre les États du
ao wauxball.
qu'elle nourrira son auteur. Gilbert, Malfilatre, Hégé- qnement, tam 'VOcibus quam instrumentis etiam musicis.
pape; mais l'Italie ne se condamoe pas, et la Fraoce ne
)l. Alexandre Dumas ,ioit aussi causcr quelque part, sippe Moreau, et ce pauvre et doux Armand Lebailly,
C'est parmi les docteurs en musique qu'on choisit le
dit pas qu'elle veuille la condamner ~ renoncer ~ Rom~,
a&amp;'inre-ton.
qui vient de mourir a l'hospice Necker apres une vie si profcsseur de l'uoiversité d'Oxford, et c'est devant l'unimeme si les Romains. rendus aleur hbre volonte, se desnr quoi M. Dumas causera-t-il? Sur Benri lII, sur douloureuse, tous ces jeunes poetes qui eureot faim et versité que les candidai,s au baccalauréat et au doctorat
barrassaieot saos le coocours d'aucun élément étranger,
AntoDY, sur Schamyl, sur Garibaldi, sur les Bourbons qui eurent froid, moins souffrants et moins dénués, se présentent pour ohtenir leurs grades.
du gouvcrne~ent temporel, pour se donner a l'Italie.
de Naples, sur la Terre sainte, sur la chasse au fusil, au n'auraient été ni moins ínspirés, ni moins éloquents, ni
Le premier prol'esseur de musique d'Oxford fut, dit-on,
L'éventualité d'une révolution intérieure aRome est
temer ou a l'oiseau, sur les empereurs romains, les moins mélodieux. Que le labeur de la pensée rapporte installé en 886, au temps d'Alfred le Grand.
complétement réservée et reste abolument en dehors
coorses de taureaux, l'astronomie, les mathématiques, doncacelui qui lui consacre sa vie de quoi largement subDes bacheliers et des docteurs en musique ! Étonnezde la convention.
011 la cuisine? Ríen de tout cela. M. Dumas cansera sur venir aux besoins du corps, et que le paio quotidien de vous apre~ cela que l'Angleterre ait produit tant de grands
Une dépeche de M. Nigra au général L~ :Marmo_r~,
Eugene Delacroix. Je ne serai pas faché, je l'avoue, de l'écrivain soit abondant, a la bonne heure; mais est-ce musiciens.
éualement reproduite par le Moniteur, cont1ent le rec1t
r,onnaitre les opinions de l'auteur des Trois mousque- une heureuse idée que la prime introduite dans la littéVoila une institution que nous devrions nous hater
t;es-détaillé de l'entrevue de M. Nigra et de M. Drouyo
tairtS, en peinture. Évidemment il a sur cette importante rature? Voila qui est 'bien contestable. La digoité des d'emprunter a notre alliée.
de Lhuys. M. Nigra s'attache a constater que le contenu
maliere de grandes lumieres, comme sur toute autre écrivains, a coup sur, n'y gaguera rien. Les lettres y
L'lntermwiaire ne nous dit pas si les bacheliers et les
REVTIE POLITIQTIE DE LA SEM.AINE.
dlose, et il est dans le cas de nous prouver qu'il a con- gagneront-elles quelque chose?
de la dépeche du i5 septembre, cette dépeche qui ~
docteurs en musique portent perruque : J'aime a le
sacré la moitif\ de sa vie a l'étude des maitres anciens
Je doute fort que l'appat d'un prix de quinze ou de croire.
X. FEV"NIT.
La polémique soulevée par la convention du i5 sep- donné lieu a tant d'interprétations, a été reconnu vra1
~
et
modernes
.....
a
moins
qu'en
nous
parlaot
d'Eugene
par
M.
Drouyn
de
Lhuys,
qui.
a
tou~efoi~
ajouté
qu'~u
vingt
mille
francs
soit
capable
de
donner
a
ceux
tembre était a pen pres éteiote, lorsque les deux dépeEDMOND Tuw.
Delacroix, il n·oublie de nous parler de ses tableaux, ce qui ne seraient point devenus sans cela de grands
ches de M. Drouyn de Lhuys sont venue~ la raviver. Ces point de v'.le financier, il ava1t beso~n ~ etre c~mpleté
CORRKSPOND~CKS DK HICE, DK TOOLON KT DE IAI\SKILLK.
qui polll'l'ait bien arriver.
auteurs comiques, de la gaieté, de la verve, de l'observadeux documents, relatifs a la ..:onvention franco-italienne, sur plusieurs points. Reprenant les prmc1paux pomts sur
Nice, 31 oclobre.
llalgré tout le plaisir que j'aurai a entendre Eugene tion, des idées et du style. Si l'Europe a dit vrai, .nous
ont pour but d'en préciser le seos et la portée. Ils sont lesquels oot porté les éclaircissements résumés daos la
COUBRIIB&amp; DB PA&amp;l8.
dépeche
de,M.
Drouyn
de
Lhuys,
le
ministre
d'Jtalie
exDelacroix,
homme
ou
peintre,
raconté
par
M.
Dumas,
il
verrons bien.
datés du 30 octobre et du 2 novembre, et soot adres~és
Passons sur les hésitations, les contre-ordres et les
m'eot été plus agréable d'entendre M. Dumas raconté
La chance d'étre joué au Thédtre-Lyrique, de par le contradictions qui ont précédé le voyage de l'empereur
a M. le baroo de Malaret, ministre de France a plique et rectifie les interprétations don_nées, s_urchacu~ Tout pour !'esprit. - Feuilles d'hiver • - Le secret d'111
par lni-meme.
de ces poiots, aux passages de la prem1er~ depeche q~1
talent seul, saos sollicitations, saos présentations, sans Napoléon a Nice. 11 est venu, malgré qu'on ait d1t, et
journal a bon marché. - Les causeries du WaUihall. Turin.
M.
Dumas
sur
Eugéne
Delacroix.
U?e
anec~ote.
Le
Tont est possible a M. Dumas, me dira-t-on, et il ne démarches, ou se dépensent le courage et le temps, c'est tout ce quej'ai a vous raconter. En vertu du privis'y
rapporteot.
Qu'ou
nous
permette
de
c,t~r
les
exphOn se rappdle les interprétations données par les
prix de comédie. - Concours du Théatre-Lyr1que. - La
!andrait pas trop s'étooner qu'il lui convint de fa1re a nous donnera-t-elle un bon opéra? Nous le saurons lége dont semble jouir l'Empereur, le temps, qui était
journaux de toutes nuances a la dépeche de M. Nigr~, cations fournies par M. Nigra, sur un des pomts les plus
Fiancée d'Abydot de M. Bol'dier.-Pourquoi il y a tantde
son
aimable et sympathique figure, une petite place daos bientót.
importants
ou
M.
Orouyn
de
Lhuys
les
avait
provoquées.
aux averses diluviennes, s'est mis au beau le jeudi maen da1e du 15 septembre, dépeche daos laqnelle M. Nlgrands musicie?s en An¡¡leterre.
lecadre
ou il se propose de nous montrer le plus illl).Stre
«
M.
Drouyn
de
Lhuys
a
rappelé,
dit
M.
Nigra,
que
dans
Le Thédtre- Lyrique a mis un opéra au concours, sur tin, et peu s'en est fallu que l'Empereur entrat a Nice
gra disait que le gouvernement italien ré~.udiait tout
peintre de temps-ci 1
Qui done a osé dire que nous avions 1:e~prit exclusiTe' un poeme donoé, dont M. Adenis est l'auteur : tous les par un soleil éblouissant. Malheureusement, la nuit élait
moyen violent pour entrer daos Rome, et qu 11 ne corop- les conférences, il avait été déclaré, de parl e_t d'autre,
Plaise
au
ciel
qu'il
en
ait
l'heureuse
pensée
!
mentaux
cboses
matérielles,
etque
lesspmti;.ellesneno111
qu'on
ne
devait
pas
se
préocc~per
du
cas
ou,
~al~é
lauréats des prix de Rome étaieot appelés a prendre venue, et c'est a la lueur de milliers de lampions que
tait que sur les forces morales, le progres e~ la ci;ilisapréoccupaient
pas?
C'est
une
abominahle
calomnie._JaBah
!
bah
!
il
n'y
pensera
pas.
Cela
se
fera
saos
qu'il
\'exécutioo
loyale
de
la
convent1on,
de
la
part
de
I
Itahe
part a la lutte. L'age ne faisait rien a !'affaire; le seul Sa Majesté, en voiture découverte, ayant a ses cótés le
tion. Ces interprétatioos de la presse fran~a1se et etranypense.
point était de montrer une tete couronnée, blonde, brune, ¡,réfet du dé¡,artement, a traversé au pas les rues, ¡,laces
gere ont paru au ministre des affaires étrangeres de et de la France, le gouvernemeot pontifical ne pourrait mais au contraire, il n'y a eu un mouvement plus tif et
-A merveille. Quelle bonne fortune, s'ilallait... sans blonde ... ou ch:i.uve.
et avenues, qui l'ont conduit a la préfecture, ou e1istent
France nécessiter des explications réciproques, :i.fin de plus subsister par lui-meme et ~e r_endrait im~ossible; plus 'marqué vers les choses de !'esprit. T?u.t le monde
y
penser
... nousraconter lui-meme quelques-lllles de ces
s'en
mele,
et
c'est
vraiment
un
spectacle
ed1fiant
et
reLa récompense du vainqueur était le droit d'etre re- des appartements spécialement affectés aux souverains.
dissiper les équivoques, de prévenir les malentendus, et que cette év~ntualité aurait const1tue une s1tuat100 noumille anecdotes dont il est le sujet, que tout le monde présenté daos l'année.
velle, indépendante de la conveotion, et en dehors des confortant.
Le roí Victor-Emmanuel les a hahités, mais ils ont été
de constater enfin l'accord des deux gouvernements, sai~ mais qu'il mettrait si bien en scene. Celle-ci, par
Voulez-vous
des
faits
irrécusables?
Le poeme avait po'.lr titre : la Fiancée d'Abydos. Si.x rerr,aniés depuis cette époque. lis se composent de deui
accord qui, selon M. Orouyn de Lhuys, ne pouvait se con- prévisions des parties contractantes .•~es de~x .gouv~reiemple.
Une dame s'est fait inscrire sur le registre du seerélamusiciena sontentrés en !ice. Six ! etDieusait que les prix belles chambres a coucher, d'un salon, d'un cabinet de
cilier avec certaines divergeoces qui séparaient le com- nements se réservaient pour ce cas, s 11 veua1t a se reaUnjour, un de ses amis entre dans son cabinet, elle de Rome ne manquent pas ! Six ! Et les autres, pourquoi toilette et d'une longue galerie vitrée, plus reruarquable
riat
de
la
Sorbonne
et
va
subir
!'examen
du
baccalal·
liser
toute
liberté
d'action
de
part
et
d'autre.
Cette
rémentaire de la léuation
italienne
des
commeotaires
o
.
IIOue en manches de chemise, suivaut sa coutume, pen- se sont-ils abstenus? Est-ce modestie, P.st-ce timidité, par son ampleur que par le gout dudécor. Cette galerie,
aotérieurement émanés de la chancellerie franga1se. serv~ mentionnée par M. Orouyn de Lhuys, esl parfai- réat es-lettres daos le courant du mois.
dié sur sa table, et couvraot de sa belle écriture une est-ce saisissement en face du paradis entr'ouvert?
Un
nombre
prodigieux
de
journaux
sont
sur
le
poill
teme~teiacte,
etj'ai
eu
soin
de
la
faire
conuaitre,
en
son
que l'on avait toujours connue sous le nom de Galerie des
Une conférence a eu lieu, a cet effet, entre M. Drouyn de
feaille
de ce grand papier a lettres, sur lequel il aime
temps
au
uouvernement
du
roí;
mais
je
n'ai
pas
cru
Le jury vient de prononcer sa sentence : la partition Palmiers, a cause de la forme des colonnes qui soutiennent
de
parailre.
Lhuys et M. Nigra, et, apres qu'on se fut mi~ d'accord,
i ,oir sa plume courir en tra~ant une scene de drame de M. Barthe (de Bayonne) l'a emporté sur celles des cinq le plafond, a été débaptisée et s'appelle aujourd'hui, je ne
M. Peyrat, aucien rédacteur en chef de la~,•
elle ful renouvelée devant l'Empereur. Les dépecbes pu- devoi; ta r~ppeler daos une dépeche livrée a la publioade comédie, un cbapitre de roman ou d'impressionsde autres concurrents .
obtenu
l'autorisation
de
publier
un
jonrnal
quotídiel,
cité.»
11
résulte
done
de
la
note
de
M.
Orouyn
de
Lhuys,
sais pourquoi, et on serait embarrassé de me le dire,
.bliées par le Moniteur sont le résultat de cette double
,oyage.
dont nous ne connaissons pas encore le litre.
comme
de
celle
de
M.
Nlgra,
que
daos
ce
cas;
qui
n'a
Au moment ou le titre du libretto était publié, un Salle des Garetes. Elle sert de vestiaire, aux jours de réentrevue.
- Eh! quoi, toujours au travail, Dumas? lui dit le poete et un musicien, M. F. Dartol et M. Paul Bordier, ception du préfet.
M. Ernest Feydeau fon de le Bon sens. Le Bon sem, '~
M. Drouyn de Lhuys s'étudie surtout a préciser le pas été prévu par la convention, les d~u:x gouverne.~ents
tisiteur.
une
feuille
ou
Panny
n'a
guere
de
chance
d'etre
réía·
se
réservcnt
également
leur
liberté
d
act1on.
La
serie
de
écrivaient a plusieurs journaux, non pas pour protester
Les autres p1eces des appartements impériaux sont
sens de )a conventioo, dans la pensée du gouvernement
-Toujours.
contre le chou du sujet, mais pour revendiquer la prio- fort belles. Le salon, ou plutót le cabinet de l'Empereur,
fran~ais, et il formule une série de propositions qm ,le- ces nouveaux documents est complete, et l'on peut dé- primée.
-Ah! ~a, mon ami, quand vous reposerez-vou3?
On aononce un journal intitulé la Rive gauc/11.
sorruais les étudier et les apprécier daos leur ensemble,
rité de l'idée : depuis plusieurs aonées ils avaient une est tendu de damas de soie vert; on y remarque deux
mandent a etre reproduites :
- Qnand je me reposerai? dit M. Alexandre Dumas. Piancée d'Abydos en deux actes, toute prete a marcher a belles glaces de Venise, un tableau représentaot la place
Un
sol
iourat
et
fécond
a
la
fois
que
cette
rive
ganehe:
« t• Parmi les moyens violeots dont l'Italie s'est in- en toute connaissance de cause.
o
.
legarde1 bien.
Par un décret reodu su, le rapport du ministre de la les fruits précoces n'y murissent guere, ma1s
l'autel, ou a eotrer en scene, si vous l'afmez mieux.
et l'église de la Superga, le portrait de l'Jmpératrice et
terdit l'emploi, on doit compter les manceuvres d'agents
Et il onvre un tiroir daos Jeque! il y avait une pieee
Cette Piancée, depuis lors, s'est résignée a sortir de celui du prince Impérial, les bustes de Napoléon 1" et du
révolutionnaires sur le territoire pontifical, ainsi que maison de l'Eropereur et des Hcaux-Arts, une commission
S'ils tombent, ces jeunes journaux,
d'or et quelques pieces de monnaie blanche.
l'ombre du foyer paternel, ou elle abritait trop pudique- roi Louis. Le cabinet de toilette est d'une élégance digne
toute excitation tendant a produire des mouvements nouvelle cst instituée, qui aura aexaminer d'importantes
La terre en produit de nouveaux,
- Vous voyez cet argent.
questions
relatives
a
la
ville
de
Paris.
Plusieurs
édifices,
ment sa jeunesse. Pourparler en prose, M. Retlé a édité de l'impératrice Eugénie, aqui il a servi lors du voyage
Comme
eux
tout
préts
.....
a
disparaitre.
iosurrectionnels;
-Oui.
atlectés
aux
services
publics,
peuvent
ne
plus
répoodre
le
poeme de M. Dartol et la musique de M. Bordier, et de 1861; il est, comme les chambres a coucher, de style
« 2• Quant aux moyeos moraux dont elle s'e~t réservé
Ce qui n·empeche pas que nous ne souhaitio~s boDM
- r.omptez-le.
la
partition est aujourd'hui exposée a la vitrine de Louis XV.
au
beso
in
de
ces
services,
et
il
devient
nécessaire
de
les
l'usage, ils consisteot uniquement dans les forces de la
chance a la Rive gauche : le courage et la perse,~
L'ami compta.
M.
Brandus.
agrandir,
ou
meme
de
les
reconstruire
totalement.
C'est
L'Empereur, qui fut re~u a !'hotel de la préfecture
· civilisation et du progres;
ont parfois lassé la sévérité des dieux.
.•
~~y aquarante-trois francs cinquante-cinq centimes,
La Piancée de M. Barthe ira au Théatre-Lyrique, celle par le général commandant le département et par le
« 3• Les seules aspirations que la cour de Tw-in con- ainsi qu'on doit rebatir l'Hotel-Dieu, et remplacer par des
Nous avons encore le Contemporain, de MM. Benn
de M. Bordier irait un peu plus haut encore qu'elle se- maire de la ville, les garda a diner, et a peine le diner
sidere comme légitimes sont celles qui ont pour objet la abattoirs extra-muros ceux qui, depuis l'annexion de la
Lasserre
et Duboscq de Pesqu.idoux: un journal hebdomt
- Eh bien! dit M. Dumas, je me reposerai quaod il rait tout a fait a sa place : elle charmerait le vrai public, achevé, Sa Majesté, en habit de voyage, et accompagoé
banlieue,
se
trouvent
en
dedans
du
mur
d'enceiote.
La
réconciliation de l'Italie avec la papauté;
daire tout pénétré du soufOe catholique. La note légete• 1llra dans ce tiroir soixante francs.
et les abonnés eux-memes daigneraient l'accueillir avec du général Fleury, ;on aide de camp, sortit a pied pour
i&lt; 4° La translation de la capitale est un gage sérieux commission décidera quels sont les immeubles qui sont
sera
;ourtant pas bannie du Contemporain. 1'. Dans In cetemps-la, il gagnait deux cent mille francs paran. quelque bonté; car un opéra en deux a..:tes n'a jamais parcourir la ville sans que son incognito ait été trahi.
donné a la Fraoce; ce n'est ni un expédient provisoir_e daos te cas d'etre agrandis ou reconstruits, daos quel
salon, Rivarol aura le d~oit de_ rire et de d1re ~ ~
VÓUI .6gurez-vous cela accommodé par M. Dumas lui- empecbé qu'on dansat un ballet1e meme soir.
Le lendemain, 28, le v01le de l'incognito avait été levé;
ni une étape vers Rome. Supprimer le gage, ce serait ordre les travaux devront etre exécutés, quelles sont les mots, apres une dissertation pmssante de M. de Maislft.
l!ae,
a,ee sa belle humeur et son esprit?
J'ai
entcndu
l'ceuvre
de
M.
Dartol
et
de
M.
Bordier
au
propriétés
domaniales
dont
l'aliénati~n
pourrait
etre
au~
les
réceptions officielles commencerent, et bientót on
détruire le contrat;
Ainsi s'exprime M. Lasserre daos sen prograwme. i'
piano : une action bien conduite, pas une longueur, des aonon~a l'arrivée de l'empereur Alexandre, qui voulut
i&lt; 5• Les pro¡,ositions de M. lecomte de Cavonr,en i861, torisée daos le département de la Seme; elle aura auss1
Enfin le Diable vert..... dut le Nain jaune en creter
Le sénie íait le mort, on songe a l'obliger a secouer récitatifs d'une clarté et d'une rapidité.extreme, une poésie devancer l'empereur Napoléon. Les deux souveraios se
ne cootenaient point cette clause relative a la capitale; a donner son avis sur les moyens d'exécution. Tout cela
•Mlhargie.
dépit.
.
.
•
pleine de grace, d'élégance et d'élan; voila pour le li- retirerent daos ce salon tendu de damas de soie vert
est
fort
bien,
mais
beaucoup
de
gens
persisteront
acroire,
en outre, elles limitaient a un chiffre déterminé l'armée
Beaucoup de journaux, c'est un grand pomt; DIII
L'~ apprenu a ses confrer-es parisiens qu'il serait bretto, et c'est bien quelque chose, les plus difficiles en et y resterent enfermés plus d'uoe demi-heure. II y avai~
avec
nous,
que
toute
commission
de
ce
genre,
quelle
. du saint pere, et assignaient pour le dépar.t de nos tr?un'est pas tout, il faut que les jour.naux ne cotilent
'8eilion de rétablir le prix qui avait été créé par la se- conviendront. Daos la partition, les contrastes les plus de la cire aux trous des serrnres, et ¡:,as une parole
pes un délai de quinze jours. On ne saura1t méconna1tre qu'elle soit, ne saurait suppléer aux délibérations d'un
cher.
:
~publique pour la comédie la mieux écrite et la beureux et les plus habilement ménagés de douceur et échangée n'arriva au dehors. Un peu apres, l'empereur
véritable
conseil
municipal.
les différences considérables qui existent entre ces proVous savez a quels prodiges de bon marc~é D°!'9
-..
ltile
aux mceurs. Et ce prix, que serait-il? Une d'énergie, l'accent dramatique saos effort, les cótés ten- Napoléon, en uniforme de général de di,ision, se rendit
M.
Persil,
conseiller
d'État,
est
nommé
sénateur,
~t
positions et les arrangements du mois de septembre.
babitués certaines feuilles. 11 y a des gens qm ne 8
llb.l....~es
reuvres de Moliere, de Regnard, ou de Beau- dres et passionnés du poeme, rendus avec une suavité a la villa Peillon, ou l'empereur de Russie, en uniforme
M.
le
comte
Treilhard,
directeur
de
la
_presse
au
m1&lt;t 6º Le cas d'uoe révolution qui viendrait a éclater
quent
pas
qu'on
puisse
donner
tant
de
marc
-:-~T
Un buste de Plaute ou de Térence, ou tout infinie et une chaleur entrainante, et sur les accompa- de colonel du régiment de Lithuanie de sa garde, rc~ut
ºspontanément dans Rome n'est point prévu par la con- nistere de l'intérieur, passe au Conseil d'Etat. Il est propom·
si
peu
d'argent.
•
une couronoe de lauriers? Non, vraiment, gnements les plus riches et les plus variés, des motifs Sa Majesté, et s'enferma avec Elle daos un salon du
,ention. La Fraoce, pour cette éventualité, réserve sa bable que M. Treilhard n'aura pas de s~ccesseu~ au mi- Et penser que cela ne coute que ..... (mettez le
•
le
hebonnesomme
de quinze ou de vingt mi lle francs; 011 la mélodie ahonde toujours. Le piano vous montre rez-de-chaussée de la villa. L'entrevue dura encore
nistere de l'intérieur, et que les fonct10ns de d1recteur
liberté d'action.
qu'il
vous
plaira),
s'écriait
l'autre.jour,
en
_frappanl
i:-es-nous
pas
dans
le siecle de l'utile et du positif? tout cela, mais que de trésors perdus que l'orchestre et pres de trois quarts d'heure, tete-a-tete et portes closes,
« 71 Le cabinet de Turin maintient la politique de de la presse sont supprimées; mais le régime admioisson
jo•irnal,
un
brave
homme
qw
voyage:ut
en
IIÍlu1
les
temps
anciens,
daos les a.ges naifs, pour les voix releveraient soudain. La Piancée cl'Abydos a déJa avaot que l'empereur Jliapoléon se rendit au premier
M. le comte de Cavour. Or, cet homme illustre a déc~aré tratif auquel la presse estsoumise n'est malbeureuseme~t
de fer; n'est-ce pas inconcevable?
..
¡,,¡
~ ou pour réveiller le génie, on montrait a'.11. fait un pas vers le public; un autre, vraiment décisií étage, ou l'impératrice l'attendait.
pas
modifié.
Il
y
aura
un
bureau
la
011
il
y
avait
une
dtque Rome ne pourrait etre unie a l'Italie et en de,ernr 11
- Mais non, c'est bien simple, dit un voiSll
gloire en perspective et leur nom au Temple celui-la, lui reste a faire ... par malbeur, ce n'est pas de
A partir de ce moment, il n'y eut plus de mystere daos
capit1\e qu'avec le consentement de la France. » vision.
cieux.
; aujourd'hui, le billet de banque remplace la M. Bordier tout seul qu'il dépend de luí frayer le ehemin. les paroles, dans les cordiales poignées de n1ains, dans
Les
séances
du
rigsraad
danois
ont
commencé
le
5
Nous ne pouvons nous dissimuler que ces docuroents

tant d'intéréts opposés scmblent diviser profon~émcnt.
Mais on se tromperait si ¡'on croyait que le mariage du
grand-duc Nicolas a été dé~erminé p~r. de_s considérations politiques. Le jeune prmce a cho1s1 lm-meme pour
son épouse la princesse Marie Dagmar de D~nemark,
parce que c'est elle qu'il préfere. Du reste, eec1 es_t conforme aux usages de la cour impériale de Russ1e e~ a
ses traditions. Quand l'empereur Alexandre ll se maria,
¡¡ y a vingt-trois ans, avec la princesse ~ari~ de HcsseDarmstadt c'est que cette princesse lu1 ava1t plu entre
toutes les 'autres. Le mariage de feu l'empereur Nicolas
avec \a princesse Louise-Charlotte de Prusse ne se fit
pas autrement en 18i7. Les empereurs ~usses ont pour
babitude de laisser les princes et les prmcesses de leur
maison se marier a leur gré. lis considerent les ma-·
riaues non comme des allaires d'intéret public, mais
co~me des choses de la famille, 011 la diplomatie n'a aucune r:i.ison d'intervenir.

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�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
308

L' ILLUSTRATION' JOURNAL UNIVEB.S~L.

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1

llil: I,~ DE RUSSJB ASSISTANT AU SRRVICK DIVIN DANS LA CHA PELLE RUSSB, A NlCR.

309

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L' ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATION, .lOURNAL UNIVER~EL.

------------- - - du Nord, la place des Fainéants, ou l'Empereur a
les sourires échangrs entre les deux souverains. Tout se guerre pré~ents sur rade, en meroe temps qu_'ils se cou- une députat.ion de l:i société des portefaix; le bo~
vraient
de
pavois,
et
que
les
hommes,
montés
sur
les
verpassa devant témoin~. Pourtant, pendant la visite a l'imv_ard Dugom'?i.er: la ru_e Noailles do~t les belles propo:.
pératrice, il ne resta dans le salon que les trois augu~tes gues, faisaient entendre les cris de: Vive l'Empereu_r!
t1ons ont att1re I attent1on de Sa ~laJesté, qui a exprilllé
L'Empereur,
apres
avoir
visité
la
Delliqueuse,
aiRsi
personnages. La pluie s'était de nouveau abattue sur la
a diverses reprises son admiration.
-.ille; elle cessa pour laisser l'Empereur passer la revue que le batiment bélier, le Taureau, et la seierie a -.apeur,
L'Empereur s'est arreté devant l'hOtel du·Lou'l'e et
de la garnison, y compri~ le bataillon des chasseurs de a fixé un momeot son attention su_r un are de triorophe de la Paix et est allé faire une courte visite au roi des
la garde. L'Empereur fut fort acclamé, par les milliers élevé par les ouvriers, au moyen des outils divers Belges. En quittant cet hotel, l'Empereur s'est dirigé
de curieux qui encombraient les abords du cours et cou- de charpentiers.
II s'est rendo ensuite a bord du 8-0/fér'ino, oü il a été vers la C&lt;tnnebicre et la rue Impériale, bordée déji de
ronnaient les terrasses longeant le bord de la mer. Promaisons gran dioses en -.oie de construction. 11 a décoré
menade daos les rangs, dislrihution de croix, défilé, toot re~u par M. le vice-amiral comte Bouet-Willaumez, a la de sa main, au_ milieu meme des chantiers, M. Chatelain
cela fut !'affaire d'une heure, apre~ quoi Sa Majesté par- tele des états-majors de l'escadre, et la, il a distribué les l'habile entrepreneur, entouré de ses quinze cents
til pour Villefranche, oü Elle visita les batiments de guerre croix de la fLégion d'honneur et les roédailles militaires vriers, qui applaudissaient a lile distinction si bien méru~~es et le yacht l' Aiqle, qui y sont encore mouillés. aux officiers et marins ; en passaot devant la frégate es- ritée.
A six heures, il y eut grand diner chez l'empereur de pagnole Isabel/e, qui se trouve mouillée sur notre rade,
Apres avoir parcouru cette magnifique rue, l'Empe.
Russie. L'empereur :'\apoléon était placé, a table, entre l'Empereur a été salué par to,1te l'artillerie de ce 'navire, reur s'est rendu au nouveau port, dont les ouirea,
qui
arborait
en
meme
temps
a
son
grand
mat
les
courempereur et l'impératrice. Les maisons des deux soucomme ceux du port intérieur, étaient tou_s puo~
verains a-.aient été invitées a ce diner. La, il y eut une leu_rs fran~aises.
LPs vaisseau_x et autres hatiments composant l'escadre sés et cou,ert.s de marins. Sa Majesté a -.isité d'abord le
distribulion de croix de la Légion d'honneur ,:t de croix
vaste établi~sement des Docks, création importante doot
de Russie. Des deux cótés, grands cordons et comm:10- se sont mis en mouvement pour exécuter au large uo on appréciera de plus en plus l'utilité, et qui est no des
deu~. - ríen de moins, - furent créés en nombre exercice &lt;le feo général, puis a eu lieu_ un branlebas et points remarquables du vaste bassin Napoléon IIJ.
assez respectahle. Le soir, il y avait spectacle de gala simulacre d'attaque contre les forts et batterie qui déSa Majesté a ensuite visité la cathédrale, oú l'atteodait
aux Italiens, offert par la municipalité. L'empereur ~a- endent l'entrée de la rade, et au milieu_ duque) de Mgr l'é-.eque, entouré de son clergé; Elle a parco1111
poléon, anivé le premier, a fait les honneurs de la loge nombreux tirailleurs, placés sur le pont, n'ont cessé de a-.ec intéret ce vaste et beau monument; ¡mis l'H&lt;\tela l'empPreur Alexandte, qui vint un quart d'heure aire entendre le bruit d'une mousq•1eterie a volonté.
Toutes les hauteurs de la c1ite étaient garnies d'une Dieu, qui vient d'etre reconstruit presque en eotier sur
apres lui. La salle accueillit avec enthousiasme l'empeles plans laissés par Mansard qui n'a-.ait pu qu'ébaocher
reur des Fran~ais, pendant que l'orchestre jouait l'air foule de spectateurs.
A cinq heures, les naYires revenaient, en petite rade, ce monument, a également re~u la visite de l'Empereur,
de la reine Hortense. Ou ne ménagea point les bravos a
auquel un malade, un pauvre petit enfant de cioq ana,
l'empereur de Russie, que salua l'hymne national russe. reprendre leur poste, et Sa Majesté, rentrée a la préfec- amputé du bras gauche, a remis un placet et une l'Ol!e.
ture marilime, réunissait, a sept heu_res, daos un grand
lis étaient tous deux en habit de ville.
C'est cet épisode que représente roon croquis.
Des fleurs a profusion garnissaient l'escalier et le dioer, les autorités maritimes,..civiles et militaires.
En rentrant a la gare, l'Empereur a témoigné UI. de
A huit heures, les salons de la préfecture étaient le
salon qui précede la loge impériale, richement ornée
de
Maupas tout son contentement pour la rapidité et te
pour la circonstance. Daos le salon, l'empereur Napo- rendez-vous des chefs &lt;le corps de toutes armes, des di- soin aYec lesquels a été exécuté le programme ~o'il
léon a admiré une corbeille, un vrai chef-cl'reuvre de recteu_rs des divers services administratifs et des nota- aYait tracé lui-meme, il y a quatre ans, pou_r la !'éoo,.,
flenrs et de feuillages, que la rounicipalité avait com- bilités de la ville.
Pour extrait : P. P.
L'excellente musique des équ1pages de la flotte, dirigée tion de Marseille.
mandée au seul jardinier capable de la con[ectionner
avec un tel gout et une telle éléganie; j'ai nommé Al- par son habile chef, M. Duchou_x, artiste d'une réputa-•
phonse Karr, a qui l'on commanda également, le lende- tion bien méritée et d'un zele infatigable, s'est fait enLA CLÉ DES CHAMPS.
main, un splendide bonquet que le train impérial ero- tendre pendant tout le diner.
L'Empereur
s'estmontré
a
trois
reprises
diflérentes
au
porta a la destination de l'Jmpératrice. Vous ,avez le se-•
De la dépouille de nos bois
cret que possede Alphonse Karr d'expédier daos toute balcon, et a exprimé a M. Montais, préfet du départeL'automne avait jonché la terre;
l'Eu_rope des bouquels qui arrivent frais comme au mo- ment du Var, le bonheur qu'il éprouvait de l'accueil qui
Le bocage était saos mystere,
luí était fait, et luí a témoigné, en méme temps, le
Le rossignol était sans voii.
ment oü on les cueille.
L'Empereur est partí samedi matin a huit heures, saos désir qu'il avait de donner a la popu_lation une marQuoi qu_'en dise le poele élégiaque, le rossignol o'll•
bruit et saos appareil. L'empereur 'Alexandre s'est mis que de sa sympathie, en la personne d'un homme que
tend
pas ordinairement la chute des feuilles pour peNlre
en rou_te, de son cóté, hier, dimanche, a onze ,heu_res du l'opinion publique et !'estime générale désigoeraient a
sa
voix.
Les feuilles jaunissent et tombent sur le MI:
matin, se dirigeant sur Pétersbourg. On m'assure qu'il une telle faveur.
on
les
ramasse,
- parlons en vile prose, -pourenfaire
C'est alors que le premier magistrat a nommé a Sa
reviendra a Nice a la fin de décembre ou_ ,lans les pred'excelleuts
composts,
quelquefois des litieres d1111
miers jours de janvier. C'est alors que pourrait bien s'ef- Majesté M. Pons Peyruc, président du Tribunal et de la
les
bergeries,
la
chasse
sous bois commence l de•
Cbambre de r.ommerce, président du conseil d'arrondisfectuer le voyage a París prématurément annoncé.
venir
possible.
La ville est revenue au_ calme. Je ne vous écrirai pin~ sement, ancien conseiller mu_nicipal. L'Empereur, en déLe rooment est ven u_ de faire le bilao de la prododial
corant M. Pons Peyruc, lu_i a adressé des paroles tres qa.'a l'occasion.
Lou,s nE S.uNT-P1ER11E.
agricole
de t864. L'année, en somme, n'a pas été mu•
flatteuses, et lui a dit qu'il tenait a honorer !'industrie,
vaise,
et
mal venu serait celui qui s'en plaindraiL D
en décorant \'un de ses représentants les plus distingués
faut
dir~
pourtant
que les fourrages naturels ou artifi.
daos notre pays.
Toulon, 31 octobre 1864.
ciels
n'ont
pas
été
abondants, et que la production de
A dix heures, tout était terminé et la foule s'écoulait.
la viande s'en est fortement ressentie. Daos les uDimanche,
30
octobre,
l'Empereur
s'est
rendu
a
pied,
Samedi 29 octobre, et vers une he1Jre de l'apres-midi,
nées seches, on éleve moins et on engraisse moins; par
l'Empereur arrivait a la.gare de Toulon, venant de Nice, a huit heures 6t demie, a l'église de Saint-Louis, pour y conséquent, la viande se vend plus cher, et tout ntllentendre la messe.
accompagné de M. le général Fleury.
Sa Majesté est montée ensuite en voiture pour se rellement, on s'en prend a la liberté de la boucberie,
Déja M. le ministre de la marine attendait a la gare
rendre a la gare. La, elle s'est arretée quelques instants pou_r luí reprocher de n'avoir pas fait baisser le l'ÍI
Sa Majesté.
d'une denrée dont on consomme de plus en plos 1'11
Apres que le wagon impérial se fut arre té, l'Empereur, au milieu_ d'officiers supérieurs, d'officiers et de sous-offi- les jou_rs, et qui devient plu_s rare quand la ¡.ai80I ei
en grand uniforme de lieutenant général, est monté en ciers de la marine et de l'armée de terre, auxqu_els ont
défavorable.
voit•ire, daos laquelle ont pris place M. Chasseloup- été remises des décorations.
Pour les blés, malgré tout ce qu'on a dit de la riL'Empereur e~t monté daos le train impérial et est
Laubat, roini~tre de la marine, M. le général Fleury et
coltf'
actuelle, il ressort de tous les renseignements ...
M. le vice-amiral Jurien de la Graviere, pou_r se rendre parti salué par la fou_le.
j'ai pu recueillir, - ils sont précis et nombrem, directement al'arsenal maritime.
~ue la récolte a été tres-ordinaire. - Mais les priull
Partout, sur son passage, Sa Majesté a été accueilhe
A l'arrivée du wagon impérial daos uotre gare, baisséY me dira-t-on. - Une récolte ordinaire, et 1M11
par les plus vives acclamations de la foule. 'routes les
écrit-on de Marseille, l'Empereur a été regu_ par M. le au-dessous de l'ordinaire. n'est pas une mauvaiM ""
fenetres étaient pavoisées.
coite, répondrai-je. Et puis, ne faut-il pas lenir coafl
L'Empereu_r a élé re~u a la porte de l'rseanal, par sénateu_r chargé de l'administration du département, des arri-.ages de l'étranger, et su_rtout du stock
M. le vice-amiral préfet maritime, vicomte de Chabannes M. le général commandant la division, Mgr l'éveque de gasiné chez les cu_lti-.ateu.rs on chez les négocill9i
et M. le vice-amiral, comte Bonet-Willaumez, com- Marseille, le roaire et le corps municipal. Sa Majesté s'est stock qui était considérable au moment de la récolllt
dirigée vers la salle d'attente des premieres, qui avait été
mandant l'escadre d'évolutions.
Il est probable que les prix ne baisseront pastocoovertie
en salon, et la Elle a re~u un grand nombre de
Les troupes de marine, se composant de la gendarL'effet de la liberté du commerce des grains, qui 1'1
merie, de l'artillerie, du 4e régiment d'infanterie, des fonctionnaires civils et militaires.
Apres la réception, Sa Majesté s'est rendue daos la pas permis que nous fussions affamés, il y a trois ..,
équ1pages de la J.ivision, formaient u_n vaste carré, sur
cour de la gare, ou stationnait u_ne foule immense, en se fera nécessairement sentir daos quelques sel!llilllt
la place de l'Rorloge.
La liberté, qui nous a sauvés de la disette, empecllll
Apres ,noir pa~é la revue des troupes, Sa Yajesté a tete de laquelle on remarquait les médaillés de Sainte- l'avilissement des cours. Daos ce moment-ci, l'AIP"
pris place daos le canot impérial, qui s'est dirigé a la Helene, les sociétés de secours mutu_els, et la société terre vit, comme on dit, sur elle-meroe. La crise e..
rame vers !'arsenal de Castigneau; sur son passage, Sa chorale !'Avenir.
Sa Majesté est ensuite montée en voit11re d a invité ciere qu'elle subit lu_i interdit momentanément .,,,Majesté a visité la petite canoonicre cuirassée et démonspécu_lation sur les céréales; elle est obligée d'entable, et la frégate cuirassée de 40 canons, la Provence. M. le sénateur d.e Maupas a prendre place a ~LS cótés. En son stock, et il parait qu'il est assez entamé, car les,..
De la, le canot impérial, trainé par deux chalou_pes a face se sont placés l'amiral Jurien de la Graviere et le tits ports de l'Océan commencent a demander des t ·
vapeur, s'est diri¡é vers les chantiers du Mourillon, et, général Fleury, aides de camp de l'Rropereur.
Le cortége s'est mis en marchepourentrer daos la -.ille. au port de Nantes, peur alimenter la consoIJllllllllf
a mesu_re qu_'il sortait de la passe, Sa Majesté a été saluée
Le cortége a pwé par les boulevards de la Liberté et courante.
par une triple salve d'artillerie, de ton~ le~ navires de

on:

e_.

Oo ne sup-pose pas que la crise financiere dépasse la

pant plus ~irecte~~nt le vitrage interne, il n·y a plus de

311
Les ménageres possedent une foule d'autres procédés

6JJ d•J roois &lt;le novembre. A cette époque, la liquidation condensation, el I a1rconserve toute l'humidité nécessaire. pour con~erver les reufs frais; seulement ces procédés

aura été faite, et les établissements ébranlés auront dis-

maison~ solides, les crédits a l'épreuve ré»isie,oot, et les aff:ures de spéculation reprendront leur
cours normal. Or, qu_'arrivera-t-il? Il faudra réparer tes
breches faites daos le stock pendant la crise; a qui s'ad,eSSera-t-on? Les glaces auront paralysé le mouvement
intérieur d~s marchandises américaines; on ne pourra
plus eipéd1er les blés ou les farines que la guerre aura
épargnés; la Baltique sera fermée, le Danube aussi. JI
faudra nécessairement s'adresser a la France dont les
ports soot voisins, dont les frontieres sont ouv~rtes.
~oc~¡ j'avais -~~ blé,. et que je n'eusse point trop
l,esOtn d argent, J a1mera1s autant « voir venir. »
Faut-il s'en rapporter a M. Mathieu (de la Dróme)?
Ses prédictions sont peu_ rassurantes pour i 865. Comme
il est interdit de les reproduire, meme partiellement
111t\me indirectement, et que je ne vtmx pas ex pose;
l'JU.Stration a un proces en contrefa~on de prophétie
je renvoie les lecteurs a. l'Annuaire de i865, au n,mhl;
j ~ h o~ au Triple Almanach; ils y verront que, si
J. Jlatb1eu (tl y a des noms prédestinés) dit plu~ vr~i
que son homonyroe Laensberg, on fera bien de gardrr
sa récolte; mais je n'en jurerais pru:, d'autant mieux
qu'on proverbe dit que « il ne faut jurer de rien. &gt;&gt;
AD reste, des que le mois de novembre arrive il fait
bon prédire le beau et le roauvais temps, parÍer des
récoltes et do prix du blé, aupres d'u_ne flambée de sarmeot, les p!eds su~ les chenets, pendant q11e la pluie
fooette les vitres rmsselantes. Le vigneron tire alo!'s une
boooe bouleille de derriere les fagots, car on peut bien
oe pas trop ménager le bon vio, l'ann¿e l81l4 a élé excellente. On ~ eu, chose rare, presque partout la qualité
"ec la quant1té. Dans quelques mois, quand le vio aura
(ait son travail, ce sera le moment de monter sa cave.
En Bourgogne, les vignerons se réjouissent de la récol~, et !Is P;.étendent qu'ils ne craigoent plus Ja
gelee~pmsqu 1ls espacent leurs ceps, et qu'ils donnent
ala ,1gne toutes les fa~ons dont elle a besoin. On n'a
besoin ni de paillassons, ni de toiles-abris ni de
íamée au printemps; la houe suffit a préserver Ía viaoe
des te~ibles g~lées d'avril et de mai. La vigne résiste
ID íro1d, produ1t davantage et produit de meilleur vio•
e'est tout bénéfice. II faut plus de travail le travail es~
~ox payé, et. tout le monde y trouve ;on a vantage,
1111tres et ouvr1ers. Je crois qu_'on peut appeler cela du

paro, Les

progres.
11 parait qu'aujou_rd'hui le progres pénetre partout.
En ce moment-ci, la construction des serres est a la
Yeil_le de subir, non pas une transformation, mais une
•éntable révolution, La révolution nous vient d'Angleterre, et c'est un célebre horticulteur anglais, M. le
11' Li_odley, qui esta la tete du roouvement. JI s'agit de
er111r les serres d'un double vitrage. Le double vitr1ge
reae~ble aux vetements de faine blanche, dont on nous
pul11t a la classe de physique; il garantit du froid et
4u ~a~d. Je m'explique. Le double vitrage repose sur
eepnnc1pe de physique, que l'air est maunis conducteu_r
a ealorique. Pourquoi nos vetements de laine épais
•lleUI, nous tiennent-ils chaud? Parce qu'ils empri~
llllllleot l'air daos leur épaisseur, et s'opposent ainsi a
la dé_~rdition du_ calorique. Mais, s'ils empechent la dé,erd1t1on du calorique daos l'hiver, les memes épais
1tleme_nts
laine, su_rtout s'ils sont blancs (A cause
•la refraet10n), nous isolcnt du calorique extérieur par
le méme motif. Les Arabes ne résisteraient pasa l'ar- du soleil d'Afrique, s'ils n'avaient pas la tele et Je
-,. cou,erts d'épaisses étolfes de laine blanche.
Le double vitrage produit absolument le meme elfet.
~ eouche d'air, interposée entre les deux parois des
lllra,_ est un écran que les rayo ns solaires ne traversent
..e d1fficilement, et avec lenteur, quoiq,1'ils soient pé-. Pai: le~ rayons lnmineux. La couche d'air qui enleloppe 110s1 la serre entre les deux vitrages met la
,._ l l'abri du froid, en meme temps qu'ell~ la met
,
•l fab~· d'un echaulfementexcessif,
produit par les rayons
IOletl. On peut done supprimer l'usage des paillassons
ett auss·I cette pemture
.
verdatre qu_i donne a l'intérieur'
lllle serre un aspect sépulcral, qui blémit horrible:-' le vi~age des visiteurs, et altere accidentellement
eoloration des fle11rs.
0n Bait aussi que, pendaut le froid, l'humidité conte~ d~s l'air de la serre se condense su_r les vitres, ce
obhge amultiplier les arrosages et les seringages.
'te le_ double vitrage, la fraicheur extérieure ne frap-

d:

r

Je n'ai pas besoin d'ajouter qu'il est absolument indispensable que l'air interposé entre les deux vitraaes
• .
o
n a1t aucune espcce de communication, soit avec l'air
exléricur, soit avec l'air intérieur. Saos cela tout le
bénéfice de la transformation serait perdu.
. On économise encore, par le ·double vitrag~, une quanltté ~ez considérable de combustible, l'air intcrieur
se mamtenant a peu pres uniformément a une tres-douce
températu_re. Le double vitrage est surtout un isolant •
c'est la le caractere particulicr qui lui donne tant d'a~
vantages pour la culture en serres. 11 est bien entendu
qu'il faut tout vitrer, les parois aussi bien que le toit de
la serre.
Je soumets cette innovation a ceux de nos lecteurs
qui possedent une serre et tiennent, tout en faisant des
économies, a conserver a leu~ plantes un a~pect agréable. « Pendant sept mois, écrit a ce &amp;ujet M. Naudin
membre de l'Institut, il n'y a plus a s'occuper du fou_r~
neau ni de ses accessoires, .mais ce n'est encare lil.
que la moinrl_re partie des bénéfices du nouveau systeme; ce q111 vaut bien mieux, aux yeu_x de l'horticultenr et de l'amateur, c'est la brillante santé, la vi¡rnrur et Ir rapide développement des plantes soumises
a re régime, qui sont lcls que, si on travaille pour Je
commerce, les produits peuvent devenir doubles de ce
qu'ils seraientavec une serre construite dans le svstcme
ordinaire. »
•
Je n'ai pas besoin d'ajouter que la serre a double vitrage a pour premier résultat de diminuer considilrablemPnt les arrosages. Un léger seringage le matin en
. . est suffi sant; on en donne deux ou ' trois par ' seete~
mame au príntemps et a l'a,utomne, et un seul tous
les huit ou dix jours en hiver.
Puisque nous nous occupons des serres, il ne sera pas
hors de propos de mentionner ici un remede contre les
pucerons, publié par un journal hortiMle. Que n'a-t-on
~as fait pou_r détruire les pucerons? f ,..rosages, fumigat1ons, le tout saos résultat, ou entminant des inconvénienls souvent pires q1-1e le mal. Les fumigations de tab~c, par exemple, qui tuent les pucerons, tuent quelquefo1s la plante, et, daos tous les cas, remplissent la serre
d'une atmosphere empestée. Un amateur, qui ne se
nomme pas, a eu l'idée de recueillir, daos son jardin
une vingtaine de cGccinelles; il les mil dans sa serre et'
en trois joúrs, les pucerons furent dévorés, et les pl~te~
attaquées reprirent leur vigueur. « 11 faudrait, ajoute
le narrateu_r de cette Saint-Barthélemy di! pucerons arrivera élever artific1ellement ces intéressants petits 'animaux. ,&gt; La domestication de la coccinelle, voila une
question qu'il faut renvoyer ala Société d'acclimatation •
mais la Société protectrice, qu'en dira-t-elle •
'
Un mol, eu terminant, sur une question qui intéresse
les cultivateul'8 et les ménageres. 11 s'agit des reufs. Un
petit journal auquel je suis fort attaché, la Ga:.ette du
village, vient de publier, sur les reufs de poules, une petite étude tres-intéressante. On y dit ce que pese un reuf:
son poids varíe de 50 a 88 grammes. Les plus gros nesont
pas lPs meilleurs. La qualite des reufs est tres-variable.
Les reufs ae voliere, bien soignés, $00t gén~ralement plus
délicats que les reufs de poules vagahondes, dont la principale nourriture consiste en vers et en lar\'eS. Quaud on
veut manger d'excellents reufs a la coque, il faut done
conserver les pondeu•es en bas•e-cour fermée, et les
nourrir exclusivement de grai11 et de verdu_re. Les reufs
de ponles qui ont glané le nouveau grain daos les champs
récemment moissonnés, sont de premiere quahté; dans
ce cas, le grain ahonde, et la poule dédaigne de rechercber les insectes. Les renfs de poules habitant les montagnes sont plus savoureux que les reufs de poule de la
plaine. Lorsqoe le jaune de l'reu_f est foncé, cela indique
une poule qui a mangé de l'herbe. Enfin, les poules
nourries au_ mo)'en de vermisseaux, de hannetons,
d'escargot.s, de vers a soie, roort.s ou malades, pondent
des reufs d'un gout détestable. On d1t que les reufs clairs
c·e~t-a-dire non fécondés, sont mal•ains; ilil valent au~
tant que les a11tres, mais ils se con~ervent moins bien.
Je ne connais qu'un seul mo)"en de conscrver les
reufs frais : il a été inventé par un négociant du Mans.
On en&lt;luit l'reuf d'une e~pece de Yerni~ a ba•e de térébenthine. J'ai conservé, ainsi préparés, des reufs pendant
huit mois. Mangés a la coque, la légere odeur de térébenthine qu'exhalait la coquille était assez dtlsagréable •
mais l'reuf était tres-frais. Sur le plal, ces mufs étaieu~
excellenL~.

n'ont qu'u_n seul inconvénient : ils ne conservent pas.
VJCTOR Bl)Rli:.
~

llP&amp;OITIOJ

om us PROYIWCKS DO XORD DO IIIIOOK
{NOEVO-LEON

ET COUABl'ILA.)

ISuit•.)

r

Sal hilo, !t aotlt I S64

[le Matehuala a Saltillo, la distance est

a peu pres de

60 a 70 lieues, a traver• une immense plaine inculte

imprégnée de sub~tances salines, et daos laquelle o~
trouve, en abondance, le carbonate de soude. On ne
peut, du reste, mieux comparer cette plaine qu'au dé~ert algérien : au loin, a l'horizon, s'étendent de hautes
montag-nes entierement dénudées, pas un arbre, et, a la
place des touffes de l'Alpha algérien, des toulfes d'une
grande bruyere a fleurs blanches, et d'une plante connue sous le nom de Saladilla.
~n sortant de Matehuala, du coté du nord, la campagne est encore cultivée en mais, ju_squ'a une lieue
c'est-a-dire jusqu'au petit et misérable village de Ojo
Agua. La, commence la grande plaine dont nous venons
de parler plus haut, puis, a cinq lieues plus loin on
trouve la petite vi lle de Cédral, jadis importante pa/son
minerai d'argent, mais aujourd'hui bien déchue. La ville
a pourtant des rues larges, droites, mais non pavées
des maisons a un rez-de-chaussée, quelques-unes gran~
des et autrefois belles, mais u'avant pour la plupart
'
d' autre ouverture que la porte, •laquelle
est toujours'
close : aussi croirait-on etre daos une ville dont les habitanls auraient abandonné leurs pénates! Du soir au
ma_ti_n, on ~encontre tout au plus quelques etres, pales,
cbet1fs, qm constituent la population de Cédral; - ils
sont tous employés a transporter le précieux métal, a le
broyer et a le laver.
Non loin de Cédral, mais tout a fait au centre des
montagnes de la Sierra Madre, est la ville de Catorce
qui, ~ans le principe, était tout simplement un gisement
de mme appelé Purissima Concepcion de Alamas de Catorce, en 1773. Sa découverte est due, sPlon les traditions, a un negre, iequel ayant couru inutilement tout
u_n jour, daos la montagne, apres un cheval écbappé se
trouva surpris par la nuit, au sommet du cerro de
torce Viejo (ainsi appelé parce qu'il avait autrefois serví
de refuge a une cuadrilla de quatorze voleurs). Ayant
froid, le pauvre ncgre fit un grand feu toute la nuit et
l'on peut juger de son étonnement, lorsqu'en remu¡nt
a la pointe du jou_r, son foyer, il y trouva un morcea~
d'argent.
En 1778, Don Dernabe Antonio de Cepada, apres avoir
recherché, pendant plusieurs mois, quelques veines de
p1inerai, en rencontra une, appelée Veta grande dont
il tira un million de pesos.
'
Le pr~duit moyen des mines de Catorce, a cette époque, était de 2 a 3 millions de pesos par an. Aujourd'~ui encorP, la principale mine est celle de Dolores, situee nu nord-est. Les de1u premiers mineurs furent
lldefonso Diaz Iéon et Javier Martin · leur filon atteignit
une extension de l 9,000 vares.
Les autres mines sont celles de Seceno, a 80 vares·
celle de la Escondida, a 240, el celle de S. Ramon a370'
La mine de la Purissima, située a l'est-sud-est'de Ca~
torce, antique propriété du colonel Obregon donnait un
produit annuel de 200,000 pesos.
'
La chaine de montagnes de Catorce est un rameau
de la Si11rra ]ladre : les richesses métalliques de cette
montagne occupent une superficie de 7 a 8 licues. On y
trouve, en outre de !'argent, l'amiante, la serpentine et le

d;

Ca-

cinabre.
La vi lle de Cato-l'ce est située ~ur une montagne aride·
elle ne p~ssede qu'u~ s~ul édifice : la Parroquia, qni
appartena1t aux franc1scams. - Catorce, situé a 2,füíOm
au-dessus d11 niveau de lamer, a un c!imat froid; il y
tombe pourtant rarement de la neige, mais il y gele
fortcment.
Oe Catorce, un chemin pavé comme les anciennes
voies romaines, parl a pie du haut de la montagne et
C')11duit a !'hacienda de Vantgas, remarquable surtout
p~1: ses sources d'ean thermale, dont les propriétés méd1c111ales sont nombreuses. Vanegas est situé aux pieds
d'un petit cerro en forme de cune isolé au milieu de
l'immense plaine qui conduit a Saltillo ': ce petit cóne
es• terminé par des colonnes en basalte. Unr i,oprce

I •

�L'JLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
pcu rultivJes, mais nourrissent un grand nombre de

i,reur~ et de chevaux.

i1o1Jv1111u1 11111nsT1E1111 1T~Ul!N,

Le lcndcmain, l'cscadron se remettait a la poursuite
de la guérilla, prenant la route &lt;le Chihuahua, par
p,aras, tandis que le o• escadrou, apres une marche
de nuit de seize licues, arrivait a Agua Nueva, a sept
¡¡eucs de Sal tillo et ~ix de Buena-Vista, ou se trouve Je
quartier géneral d'Ortega. Cet escadron surprend, a
cinq hcures du matin, le régiment &lt;le los fieles de
l{'de1)1)-Leo11, lai tue vingt hommes et fait six ¡¡risonniers : un cha,&lt;,seur d'Afrique, nommé Vincmt, est
tué, et le capitaine commandant Micarcl gricvement
bles.,c,
Le 17, la division Castagny arrive a !'hacienda de
Apa .Xueva: la on apprend qu'un général de l'ancien
goo,erneur de Nuevo-Leon, Viam,ri, le général Quiroga est entré a Montel'ey, et qu'Ortega et Negrtte abandoooent au plus ..-ite leur posilion fortifiée &lt;le la Angostura, adeux lieues de Saltillo, position au moyen
de laquelle i's espéraient arreter l'armée fran~aise.
La Anaostura est un déíllé domin~ par 1me petitc
mootlgne, ~ur laquelle est un fortin : Ortega y avait
amuncelé des munitions et descanons f(U'il abandonna
daos sa fui te précipitée. - C'est a la An 0&lt;&gt;03tura, c1u'en

· ,. ALl'IIOXSR DR L4 MAII.\IORA, Pllli.SlllRNT Dll CO~SF.11..
LF. GKN~IIAL

i84&lt;l, un général américain b1ttit complétement les
llexicains rrlranchés.
Le 20, le général Castagoy fait son entrée· aSallillo
que venait d'abandonoer Juarcs pour se sauver &lt;lau;
le Chihuahua.
Saltillo, appelée aussi, par un décret de 1'État de Cohuhuil ,, Cuidad de Leona Vicaria, est une p~tite ville
proprette et assez bien située. Ses rues sont droites
et larges. Les maisons, excepté quelques-unes sur
la ~lace principale et daos la grande rue qui 'condmt a la route &lt;le Mon!erey, sont de médiocre construclion. La Parroquia et une maisoo appelee le Palais
&lt;lans laquclle résidaient les autorités de l'État, son;
a~ez remarquables.
Su/tillo est le point de transit du port de Matamoros
pour les vi lles de Monterey, Duranao et Zacateca&amp;. '
A l'ouest de Saltillo, et séparé seulement par une
gran?e rue, cst le pueblo de Tlaxcala. Ce pueblo fut
foode par un_e colonie de Tlaxcolie,is que les Espagnols emmenercnt au quatorzicmr. ~icele pour Jeur
gervir d'auxiliaircs contre les Thichimequcs,'qui avaient
détruit les établissements- fondés ¡&gt;ar les conquérauts
en 1582. - Ce ful le vice -roi Don Luis de Ve/asco
.
'
qui, en 1502, emmena cette colonie, composée de

ilPÉDITION DANS US l'ROVINCES DU NORD DU MEXIQUB. - ROUTE DE MONTER&amp;Y : SALTILLO, aiége do gounrnemeut de Juares, jusqu'au !O aoüt 18M.

abondanle et déhcieuse, chose si rare au milieu de ce
desert, sorl des tochers silués non loin de la source
d'eau thermale, forme un petit lac ombragé de vieux
trembles, et sert..a'abreuver les nombreux troupeaux de
breufs et de chevaux errants dans les montagnes.
Le 8 aout, toute la division du général de Castagny est
réunie a Vanegas. Un colonel polo1dis, du nom de Tabagensky, commirndant une guérilla de soixante-dix

hommes, fait défcction complete et ,adbere a l'empire. voirs d'eau; a une heure de la nuit, la petite colonne
Apres deux jours de repos, la colonne se porte au ran- arrivait a El Sal/lao, grande hacienda fortifiée, eotonree
d'eau salée; elle repartait trois heures apres, passait &amp;Q
cho de L·is Anim 1s. - Le méme soir, un e.;cadron de
chasseurs d'Afrique ainsi qu'une compagnie du 7° batail- petit village de S. Salva•.lor et arrivait a !'hacienda de la
lncarnatio11, aprcs quarante bcures de roare,he.
lon de chasseurs a pied, quittent suhitement le camp,
La Jncamation, que venait d'abaodonner au plus ,ite
pour aller tomber, apres une marche forcée de treute-trois
la guerilla de Naranjo, fait partie du territoire de C.·
lieues sur une guérilla commandée par Naranjo, lequel
hulla : c'est une grande hacienda dont les terres sont
a pour mission de détruire toutes les norias et les réser-

11. LANZA, IIINISTRE DE L'l:'lTRRIF.l'R.

l U B&amp;R0:'1 NATOLI, 111:"IISTR&amp; OE L'l:'lSTRt:CTION l'UBLIQUB,

)l. SELLA, MINISTRB DES FINANCF.S.

M. LE GENÉllH COllTE l'ETITTI, MINISTIIE llP. LA GUERRE.

Al. J. VACCA, IIINISTI\B DB LA J¡;sncs.

11. JACIXI, IIINISTRE DF.S TR, VAUX PUBLIC~.

quatre cents familles. Aujourd'bui, le pueblo de Tlaxcala est
coa,ert de jardins bien arrosés
et dans lesquels prosperent les
ubres fruitiers des terres froides et tempérées. Le climat de
Sollil/o est plutót froid que
~d : les hi vers y sont assez
hgoureux; daos les autres sailOns, le ciel est toujours pur.
Acmr.1.E Crnot.

LI CABlHKT LA IIARIIORA

r Le nou,·eau

ministere itaien, malgré son caractcre
'81entiellemeot transitoire
1'
_est formé daos des condi-'
lions lelles, et se trouve ap-

~

/

~-Y~
M. TOIIELLI, MINISTR&amp; U&amp; L'AGRICULTLRR llT IJU COIL\IBRCl!.

M, VISW~TI VENOSTA, t;X-MINISTRR DES AFFAIIIES i-:TIIANGERES

ll'aprea lea pbotograpbiea de IU. llurua, et llurer.

•

pelé a présider a des acles
d'une si haute gravité, que la
rcvuc des personnalités fort
diverses &lt;lont il se composP.
offre un intéret tout particulier
de circon,tance. - 11 ne faut
pas chercher ici un parti liicn
caractérisé, arrivaot au pouvoir a la suite d'une viotoire
parlementaire, et constitua11l
un grou¡ie compacl et homogcne. Appelés, dans un momcnt de tronble indescriptible,
par un général illustre, pour
sauver l'Etat en péril, cr~
hommes politique~, tri,·s I n
peu an hasard sur les 1,an, s
des deux chamhres, et nalurellement saos ¡?rancie cohésion
se sont cepcndant mis a l'ret.-'

�314

L' JLLUSTRATlON, JO lJ Rl', .\L UN l VERSE L.

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

s~;

sion, etFerdinand TI le fitjeter en prison avec les
l'impot. Ali sujet d'un amendement pr~posé Pª: lui, et
vre :n-ec un zele tout a fait patriotique. lis ont a faire
que Je ministere refusa, l'ancien mimstre pnt feu et les Liborio Romano tt tant d'au.tres. Il n'en sorlit q,1
face a de grandes difficultés, d9nt les débats act~el\.ement
tlammes et attaqua M. Minghetti avec une force et une, pour J'exil, ou il resta dix ans, a Florence.
ouverts dans le Parlement ne sont que le prelude. -:-Rentré cbez tui en i860, quand la révolution de Silogique ~ui le désar~onnerent presqu~ et qui produisiEspérons, pour le bien de l'Jtalie, qu'ils sauron~ se temr
cile
eut contraint Fran~ois II a remettre en vigueur le
rent Je plus grand effet. A dater de cette mémorable
jusqu'au bout a la hauteur de la tache entrep'.1se.
statut
constilutionnel, M. Vacca re~ut l'offre du porte.
séance, M. Lanza abandonna la majorité et revint a ses
Le président du conseil, ministre des atfaires étranfeuille
de la j ustice, qu'il déclina pour travailler de tont
anciens amis du centre gauche (alljourd'hui le tiers-parti).
geres et de la marine, est ce meme gén~ra~ Alphonse de
son
pouvoir
au mouvement unitaire, qui entrainait
M. Rattazzi et tui :se donnerent de nouveau la main.
La Marmora dont les campagnes de Cr1mee et de LomNaples
a
l'annexion
avec le Nord. - ll accepta de la dicM, Lanza est un bomme tres-énergique et tres-integre.
bardie ont ;opularisé le nom dans l'Europe entie~e: 1~
tature
de
Garibaldi
la
charge de procureur générat pres
U possede une grande intluence danJ la chambre, q~i,
est issu d'une famille de tres-ancienne noblesse (lame
la
cour
de
cassation,
reprenant ainsi sa carriere judj.
depuis t862, Jui maintient la présidence de la comm1sportait le titre de prince de Masserano), et tou~e mili~aire.
ciaire,
si
longtemps
interrompue.
Appelé au sénat do
du budget. Reste a le voir a l'reuvre daus le poste
ny a eu \ongtemps, dans l'armée sarde, tro1s géneraux sion
royaume
d'Italie,
il
fut
nommé
aussitot
vice-président
si considérable et si difficile en ce moment de ministre de
du nom de La Marmora. Celui dont nous nous occupons,
de ce grand corps, 011 il exerce une grande influence.
arrivé a ce grade ¡)ar sa brillante conduite pendant ,la l'intérieur.
Sur le méme rang que M. Lanza, et d'une importance M. Vacca est auteur de plusieurs écríts, parmi lesquelg
guerre dei848, fut, au mois d'octobre. d~ l~ meme annee,
pulit1que et administrative au moins égale a la sieune, un opuscule tres-remarqué dans ces derniers temps:
appelé par le roi Charles-Albert au m1mstere de la guerse présente le commandeur Quentin Sella, chargé du sur la situation des provinces napolitaines.
re dans ce cabinet Rattazzi qui eut le courage, en mars
M. Jacini, ministre des travaux publics, est un des plus
portefeuille des finauces. Celui-la a fait preuve d'un déi84~ de recommencer les hostilités avec l'Autriche,
riches
propriétaires de la province de Crémone (Lombarvouement hors ligne en consentant a prendre l'héritage
plutót que de désarmer et de mettre le Piémont a sa
die).
11
se fit connaitre en i857 par un tra.vail sur la
de cet incroyable M. Minghetti, qui, apres avoir, en
merci, comme le conseillaient la France et l'Angleterre.
situation
de la propriété fonciere daos les provinces
outre des resEources du budget, dissipé un emprunt d'un
_ Apres Novare, ce fut le général Alphonse de _La Maritaliennes
de l'Autriche, qui lui valut d'etre rechercbé
milliard en unan et demi, laissait, au jour de sa retraite,
mora qui réorganisa l'armée et prépara l~s sohdes b~par l'a.rchidue Maximilien, lieutenant de l'empereur a
le trésor avec cinquante mille francs en caisse et tous
taillons de la Tchernafa et de San-Martmo. Au mo1s
Milan. En i859, M. de Cavour appela M. Jacini au poste
d'avril H\59, il quitta son portefeuille pour le comman- les services a découvert.
de ministre des travaux publics du royaume d'Italie.
M. Sella, arrivé tres-jeune au pouvoir (il n'a pas quadement en second de l'armée piémontaise, a la tete de
M.
Jacini ne garda ces fonctions que quelques mois. rante ans) par ses aptitudes exceptionnelles, appartient
laquelle s'était placé le roí. Apres l'armistice et les _conDaos la chambre, il était un des plus chaleureux partí.
a l'ancien Piémont. lngénieur tres-distingué, il fut d'aventions de Villafranca, M. de Cavour étant sorll des
sans du dernier minislere, qu'il a soutenu jusqu'a la fin.
bord professeur de mathématiques a l'université de ~u.affaires M. de La Marmora donna son noma l'adminisUn autre Lombard, M. Louis Torelli, est chargé de
rin. Sa carriere politiq11e ne date que de i 862, ou 1l
tration 'qui se forma alors, mais dont le p_résident réel
l'a&lt;&gt;riculture et du commerce. Ecrivain de talent, enaborda la députation. Plusieurs discours fort écoutés,
º mortel de l'Autriche, M. Torelli prit une part actile
fut M. Rattazzi, ministre de l'intérieur, q_m prépar~, p~r
nemi
sur des sujets spéciaux, un grand bon sens politique, une
son habileté et son énergie, les annex1ons de l ltahe
a l'insurrection de Milan, en mars i 8,48. ll fit ensuite la
remarquable facilité d'élocution, le signalerent a l'at- .
centrale, réali~ées au mois d'avril suivant.
campagne de Lombardie comme oíticier d'état-major.
tention de M. de Cavour, qui, peu de temps avant sa,
En i8M, l'ltalie ayant été partagée en grands comRéfogié en Piémont, apres tes revers, et naturahsé, il
mort, luí fit offrir un porteíeuille, qu'il eut certainement
mandements militaires, le général de La l\larmora fut
fit partie de la chambre des députés depuis iR49 jusqul
occupé saos la fin si soudaine de l'il\ustre comte. - En
pourvu de celui qui avait rnn siége a Milan. Quelq_ue_s
i86i, 011 il entra au sénat. ll parlait souvent, et était
i862, M. Rattazzi l'appela au poste de ministre des
mois plus tard, et sur la µriere pe~so~n_elle du ro1, 1\
toujours tres-écouté. Tres- lié avec M. de Cavour, qu'il
finances dans l'administration qu'il formait. M. Sella déalla remplacer a Naples le général C1aldm1 d:rns la ~eme
soutint envers et eontre tous, il prit une part active it. la
passa toutes les espérances que l'on avait fondées sur lui.
position. C'était l'homme qu'il fallait pour ces p,rovm~~'
rédaction du Risorgimento, journal de l'illustre homme
ll eslreconnu que s'il eut eu le temps de réaliser tous ses
fort peu gouvernables, et livrées aux tléa~ de 1~nar~h1e
d'Etat. Apres la guerre de i859, M. de Cavour l'envoya
intérieure et du brigandage.- En 1862, a la suite _d As- projets, la situation financiere de l'Italie ~erait, al'he~e commissaire civil en Lombardie. Depuis, il a été tour a
roruonte M. de La Marmora fut cauRe de la retra1te du actuelle complétement assurée, et la me1lleure peut-etre tour préfet de la Valteline, de Palerme et de-Pise.
p b·net R;ttazzi pour avoir fait illégalement arreter et de J'Eur~pe. 11 prépara. la concession des chemins de fer
Le département de l'instruction publique, enfin, a ponr
ca 1
,
f d.. napolitains a la maison Rothschild, si mal adroitementrefudétenir dans une prison de Naples les députés l or m1,
titnlaire M. le baron Natoli, de Messine (Sicile), sénateur
sée par la chambre (et la scandaleuse enquete BastoggiFabrizi et Calvino,. malgré les ordres réit~rés du minisdu royaume. M. Natoli, qui joua un role dans les événeSusani a suffisamment dit pourquoi et comment), celle du
tere, auquel il affirmait avoir entre les mams les preu:es
ments de i 848, fut un des citoyens exclus du bénéfice
crédit foncier italien au crédit foncier de France, et nomde la complicité de ces députés dans le mouve~ent mde \'amnistíe par Ferdinand ll, lors de la rentrée des
bre d'autres mesures de la meme portée. Les diverses plasurrectionnel : preuves que, le moment venu, Il ne pµt
troupes royales a Palerrue. ll resta en exil jusqu'en 1880,
ces italiennes avaient la plus entiere confiance en son
Revenu a la suite de l'expédition de Garibaldi, il occopa
cependant fournir.
.
Le général La Marmora est céleb~e _en Itahe par son haLileté, et il y eut trouvé un crédit illimité.
quelque temps, dans le cabinet du dict~teur,, le poste~
M. Sella fut un des députés appelés par M. Minghetti,
énergie, et par sa rudesse comm_e mm1stre de la guerre.
ministre des affaires étrangeres. Appele au senat, M. Ri•
apres la signature de la convention' du i5 septembr~,
C'est le Cr9quemitaine de~ parlls extremes. Il a re?r1s
casoli lui confia le portefeuille du commerce daos son
pour renforcer le cabinet. Aiosi que MM. Lanza, Bert1,
Genes aux Mazziniens apres Novare, et ~on nom ¡~~
administration. Depuis, M. Natoli a été préfet a Brescia,
Petitti, il refusa de s'associer anx ministres en charge.
pose singulierement a la m•Jl!itude. On sa1t que lo~squ 1l
et, en dernier lieu, a Mes~ine. C'est un homme de fa~m
_ Rentré aux affaires avec le général de La Marmora,
a accepté une consigne, il la fa1t respecter et executer
tres-courtoises, un parfait gentleman, dans toute l'a~
il est désormais le ministre des finances indispensable
jusqu'au bout.
.
,
.
de toute administration sérieuse, le seul capable de sau- tion du mot.
Sa spécialité militaire ne l'a pomt empeche de se fa1re
Tels sont les ministres actuels de l'Italie. - J'ai di~ ea
ver l'Ilalie de la ruine, et de procurer cet équilibre tant
commen~ant, que ce cabinet était essentiellement PtO_"
une place dans le Parlement.
désiré entre le budget des recettes et celui des dépenses.
M. Lanza, ministre de l'intérieur, est un gra~d-pr~visoire. En effet, son chef, le généri!.I LaMarmora,ad&amp;Le portefeuille de la guerre est confié a un officier de
priétaire de la province de Casal, qui a j~dis p~1s le diclaré, des Je premier jour, sa ferme intention de rela plus haute distinction, le lieutenant général comte
plome de docteur en médecine, pour avo1r un t1tre. I_l a
mettre le pouvoir en d'autres mains, aussitót que laconAugustin Petitti-Baglioni di Roreto. Né a Turin en i8t4,
vention du i5 septembre aura été votée et se trouten
cinqoante-six ans environ. Membre du Parlem~n: p1éd'nne des premieres familles du Piémont; sous-lieutenant
montais depuis la création, M. Lanza appartena1t a cette
en bonne voie d'exécution, du moin.s quant au transAen i8~i, major d'artillerie pendant la campagne de 1848,
fraction de la gauche qui, sous le nom de ~entre gauche
rement de la capitale. 11 est probable que la ruissioo de
qu'il fit brillamment, M. Petitti devint, en i853, secrét sous la direction de M. Rattazzi, fi.t al hance 'en i 852
constituer un ministere définitif sera confiée alors i
taire général de la guerre, sous M. de La Marmora, et
eavec uu,. de Cavour, et luí assura définitivement le pouM.
Ricasoli ou a M. Rattazzi, suivant les circonstaoees
. aida puissamment ce ministre dans son énergique revoir. Presque tous les bommes du centre gauche arr1qui
se seront produites d'ici la.
constitution de l'armée. Il fut chef d'état-major du meme
verent successivement aux affaires. M. ~anzadébuta ~~r
générat en Crimée et en Lombardie (1859). Apres cette
etre vice-président de la chambre. P01s, en i857, si_ Je
derniere
campagne, le général Petitti fut nommé présiLE MARQUIS VISCONTI · VENOSTA.
le portefe01lle
ne me trompe, M· Rattazzi lui fit donner
.
,
dent de la commission de délimitation des frontieres
de l'rnstruction publique. Des dissent1ments ayant eclat~,
Le marquis Visconti-Venosta, ministre des atl~
entre la Lombardie et le territoire resté a l'Autriche.
au commencement de i858, ·en_tre ~'. de Ca.vo.~r, ,P:és1étrangeres
daos le dernier cabinet italien, et signa~
L'année ·d'aprés, il remplit le meme emploi pour les
dent du conseil, et M. Rattazz1, mm1stre de
• ,,l mlerieur,
·
é frontiéres de la Savoie et de Nice. Il re~ut en outre di- de la convention du t 5 septembre, est Lombard de nmt:
ce dernier sortit du cabinet. M. Lanza, qm s eta1t rang
sanee et descend de cette illustre famille Visconti ..
verses missions diplomatiques, notamment en Russie.
du partí de M. de Cavour, en fut récompensé par la conLe général Petitti fut ministre de la guerre daos le régn¡ a }filan pendant le moyen a.ge et eut l'honneurdt
fi nce entiere du tout-puissant maitre de l'Etat. 11 cumula
cabinet Rattazzi. ll accomplit le grand acte politique de s'allier a nos rois.
mªeme bientot deux portefeuilles, en joignant'.a son déDévoué a la cau.~e nationale comme toute la noblell
la fusion des restes de l'armée méridiouale (volontaires
partement celui des finances.
.
\ombarde,
M. Visconti-Venosta, a l'exemple de ses coade Garibaldi) avec l'armée réguliere, acte anquel ses
Rentré daos la vie privée apres V1ll~franca, M. Lanza
patriotes
les'
plus distingués, quitta de bonne heure IOl
prédécesseurs s'étaient ob:tin~ment re~usés._ L'organisafut par les soins de M. de Cavour, le premier pré~ident
pays
devant
les persécutions de l'Autricbe. A.p~e&amp; aJ
tion militaire actuelle de l ltahe, que l on d1t excellente,
' se donna le Parlemeut italien. A la mort du celebre
assez
long
séjour
en France et en Angleterre, ou 1! éllque
l
. . é . lui est due en grande partie.
e
d'Etat
il
devint
un
des
cheís
de
a
maJor1t
qm
hom m
M. Joseph Vacca, garde des sceaux, né a Naples en dia avec profit les hommes et les instit~ti~ns, il ~ot ~
'
appuyait
le ministere
Ricasol!· Pl°:s tard' I·1 fiit une o~poi809, parcourut tous les degrés de la magistrature ju~ fixer a Turin, centre du mouvement 1tahen. Il sy
sition remarquée a l'admimstrat10n de M. Rattazz1,_ et
qu'en t848, époque a laquelle il fut nommé, par le m1- avec M. de Cavour, et étudia la politique ainsi que ladisoutmt
contr ibua fortement a sa chute. M. Lanza
.
. .
nistere constitutionnel, directeur au ministere de grace et plomatie sous ce grand maitre, qui, peu facile daos
. e dernier cabinet jusqu'au jour 011 M. Mmghe~t1 vmt
amitiés, avait cependant été conquis par le caractere _.
justice. Apres lesévénementsdu 15 mai, ildonnasadémisprésenter au Parlement la loi sur la péréquation de

¡

ll

érenx et la remarquable intelligence du jeune gent.il.
boonne milana1s.
On en vil la preuve au mois d'avril i859. - Le général Garibaldi avait été chargé de pénétrer le premier en
(.Olllbard1e, pour faire une diversion utile aux ¡,rojets de
)'état-major franco-sarde, et soulever les populations.
)(. de Cavour confia au marquis Visconti-Venosta les
importantes fonctions de eommissaire royal aupres de
ce corps d'a!'mée, avec mission d'organiser le pays au
(111' et a mesure de sa délivrance. M. Visconti-Venosta
s'acquitta de cette tache ardue avec un zele et un dé,ouement au-dessus de tout élogti.
Elu en t86i député au premier parlement italien,
)(. Visconti-Venosta fut appelé aussitót a faire partie du
comité diplomatique, sorle de conseil consultatif institué
aopres du ministre des affaires étrangeres. Il y déploya.
de telles aptitudes, une telle science du droit public, et
nne si parfaite connaissance des questions a l'ordre du
jolll' de la diplomatie européenne, qu'a la formation du
cabioet Farini (décembre i862), le nouveau ministre
desatlaires étrangeres, M. Pasolini, luí ofirit de devenir
son secrétaire général.
M. Visconti-Venosta accepta cette position, et le comte
pasolini s'étant retiré quelques mois ~pres, il lui succeda, et devint ministre titulaire des affaires étrangeres,
comme il l'était déja réellement de fait. - C'est en cette
qualité qu'il a présidé aux négociations avec la France,
el signé cette convention du t 5 septembre, que le Parlemeot italien discute en ce moment. Ca. DE LA VARgNNR.
o

CIIMl@faDCWJI fll\DIIIC&amp;LL

L'Opéra-Comique vient de se mettre en frais. Deu:x
pieces nouvelles en moins de deux semaines ! La premiere, a la vérité, n'a qu'un acte, et l'on voit peu d'aetes aussi l~gers. L'auteur a voulu montrer que les Ab,ents, quoi que le proverbe en dise, n'ont pas toujours
tort. Son béros, M. Eustache, que l'on trouve charmant
tanl qu'il apprend, a la ville, le métier d'avocat, arrive
comme un tourbillon, ravage le potager, casse les assiettes, apprécie mal les attentious de M11 • Suzette, et méconoail la délicatesse discrete de ses sentiments, en un mot,
blesse tout le monde. On voit alors ses défauts, qu'on
mil oubliés pcndant son absence Quant a M. Léonard,
qui est toujours la, et qui n'est qu'un sot, ces revirements
ne cbaogent rien asa pJsition. D'oi.t il suit que si les absen1s ont souvent raison, les présents ont toujours tort.
(!uelle que soit la valeur du théoreme de M. Daudet, il y a
daos sa démonstralion des scenes bien posées, et traítées
6nement. Son dialogue est naturel, vif, rapide, souvent
spirituel, sans que l'on puisse l'accuser jamais de faire de
!'esprit. 11 n'y a ríen, daos sa piece, qui ressemble a ce
qo'oo nomme au théatre une intrigue : mais elle passe
si lite qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer.
L'auteur de la musique est M. Ferdinand Poise, un
des meilleurs éleves d'Adolphe Adam. 11 rappelle sou,enl son maitre par la clarté de l'instrumentation, mais
il o'a pas, a beaucoup pres, sa facilité, son natnrel et
son abondance mélodique. Tous les morceaux des AblOII.! sontcourts, lres-courts, et la partition ressemble fort
ho album de chansonnettes. La plupartsont vives etassez piquantes. Quelques-unes ont de l'originalité. A ce
point de vue, il faut citer en premiere ligne une chanson maritime intercalée dans un duo· entre M. Eustache
et l. Léonard, et les couplels cha.ntés par ce Léonard :
Coiament voulez-vous qu'on aime? M. Sainte-Foy y met
une expession touchante, que l'on a vivement sentie et
lpplaudie comme il. convenait. Le vieux jardinier ra")
r.onte la dévastation de ses légumes et de ses giroflées
daos 11D petit air plein d'entrain, et d'un tres-bon comi•oe. faime moins une romance a trois temps chantée
par Eustache, dont lajolie voix et la bonne exécution de
K. Capoul ne corrigent pas la banalité. Il y a, au commeniementde la piece, un petit trio dont le rhythme est vif,
~ ou les voix sont assez bien disposées. Bref, la partiliondes Absents ne fera pas de révolution daos l'art, mais
~~ des parties agréables, et personne ne regrettera de
entendue. Elle est, d'ailleurs, fort bien rendue par
•~Girard et Révilly, MM. Capoul, Sainte-Foy et Nathan,
~sachant, comme on dit, leur affaire, et dont le liretliste n'a pas moins a se louer que le musicien.
~. Tresor de Pierrot se trouve au fond d'un puits; mais
~ &amp;lait jeté? Je crois que c'est Jean de La Fontaine.
, t ne ressemble pas mal au savetier du bonbomme,
cela pres que les usages de l'Opéra-Comique et le dé••
COrQn¡ d'un tbéatre impérialont e:rigé qn'il futjardinier .

;voir

.315 ,

11 est fiancé a la jolie Lucette, et la cérémonie du ma- trine, et il y a beaucoup de la dans le r~le du comte
riage doit avoir lieu dans quelques heures. Avant de d'Essex. On comprend facilement, d'ailleurs, cette prépasser son bel babit, il tire un seau d'eau poiJ.r arroser dilection de M. Fraschini. Achaque la qu'il lance dans l'esses lleurs, et amene une cassette pleine de pieces d'or. pace, les applaudissements éclatent a la fois de tous les
Le voila riche! Et aussitot il devient avare, cupide, cotés. Décidément, le public aime cette note; des qu'il
foar-be, déloyal et sot. ll ne songe plus qu'iL augmenter l'entend, il est traHsporté dejoie, et M. Fraschini suit Je
sa fortune, et manque brutalement de parole ala pauvre conseil de Bilboquet. A Dieu ne plaise que je !'en blame !
Lucette, croyant épouser la filie d'un richard qui est son
D'ailleurs, il chante noblement et avec une helle exvoisin. Lucette pleure, et luí adresse de tonchants re- pression certaines parties de son role, notamment son
proches dont il ne fait que rire. Florise lui préfere un air du dernier acte, dont l'andante est remarquable.
dragon, le luí dit fort nettement; et lui notifie qu'elle Il y a dans le role Elisabeth un grand air qui ne l'est
le traitera en Georges Dandin. - N'importe ! JI s'obstine pas moins. ll y a encore un trio dont le mérite est ina ne voir que la dot, jusqu'au morr¡.ent ou Lucette, en contestable. Le reste de cet ouvrage est banal. La fachabit de noces, traverse le théati:e au bras du dragon, ture en est savante, sans auc11n doute. On y reconnait a
qu'elle feint d'épouser. Alors il n'y tient plus : la jalou- · chaque mesure la main d'un maitre, mais rl'un maitre
sie réveille en lui l'amour, et l'amour réveille ses bons pressé par le temps, et qui se passe de l'idée, quand
sentimentsd'autrefois. Pierrot redevient honnete homme l'idée se fait attendre. Si, au lieu de jeter sur le papier,
aussi promptement qu'il avait cessé de l'etre. Mais pour- avec uue rapidité déplorable, pres de quatre-vingts
quoi rejette-t-il dans le puits ce terrible coffret, qui a opéras, Donizetti se füt contenté d'en écrire trente, il
fait tant de mal? Un plus sage que lui se servirait de ce nous aurait laissé trente chefs-d'reuvre, au lieu de dix
qu'il contient pour rendre Lucette heureuse; mais les ou douze, qui, pour la postérité, composeront tout son
nouveaux convert1s poussent toujours le zele trop loin. bagage. A la véritél, c'est déja beaucoup, et tous les
Cette ceuvre légere de deux écrivains de talent et musiciens n'en pourraient pas offrir autant.
d'esprit, MM. Cormon et Henri Trianon, a fourni a M. EuL'Elisir d'arnore doit etre comptée, assurément, parmi
gene Gautier l'occasion d'écrire quelques bons mor- ses meilleures partitions. C'est la que les idées abondent,
ceaux, - un joli trio boufie : Toi qui guéris de l'amour, élégantes, gracieuses, piquantes, pleines de verve et de
charmante bouteille, etc.; un duo bouffe entre Pierrot et joyeuse humeur. 11 faut done féliciter l'administration
le dragon, duo p:us plaisant encore que le trio; un du Théatre-Italien d'avoir remis en scene M charmant
chreur de tailleurs qui viennent babiller Pierrot; un air , ouvrage, et d'en avoir donné le role principa a
du maitre tailleur, qu'on ne saurait écouler saos rire. M110 Patti. Aucune autre ne lui convient mieux. Elle est
Des gens qui aiment a faire parade de leur mémoire, la sur son terrain, comme dans Don Pasquale. Sa grace
diront peut-etre que le tailleur de Pierrot leur rappelle naturelle, son piquant minois, son regard expressif; son
celui du bourgeois gentilhomme, et que l'air qu'il geste mutin, tout ce qui caractérise son talent d'actrice
chante les fait penser a Grégoire. Mais je leur réponds est parfaitement a sa place daos le role de cette coque la scene n'en est pas moins gaie pour cela, ni la quette de vil\age, et il semble que ces cantilenes vives,
musique moins chantante. Enfin, il y a vers le dénou- légeres, sémillantes, et d'une élégance si peu étuiiée,
ment, lorsque Pierrot redevient raisonnable, un air : aient été écrites pour sa brillante voix. Quelle facilité,
Ainsi qu'u.n chien fidéle, ou l'auteur, qui est quelque peu quelle hardíesse dans les vocalises! quel!e justesse et
archéologue, a ressuscité les formes d'il y a un siecle quelles fines nuances dans l'expression ! Jamais cette enet demi, mais ou il a su mettre Ull chant expressif, des fant gatée de la na. ure et du public n'avait été mieux
harmonies distinguées et une couleur tres-originale. inspirée, et jamais elle n'aTait olas complétement réussi.
Tous les 111.orceaux u~ valent peut-etre pas ceux que je Tout París, - j'entends le·París dilettank, - voudra la
viens de mentionrier. Laissons-les en paix, et conseil- voir daos l'Elisir, et tout París l'applaudira.
lons a M. Montaubry de ne plus se charger de roles co1\1. Naudin la seconde bien. 11 ne trouve la que tresrarement l'occasion de forcer sa voix, et c'est tant mieux
miques, lesquels ne sont pas du toút son fait.
Le Théatre-Lyrique ne se lasse pas de traduire. JI a pour lui, comme pour ses auditeurs. M. Scalese (Dul~
pour cela d'assez boones raisons, que je ne dirai poiot, camara) parle son air d'entrée au lieu de le chanter, ce
parce que je ne veux désobliger personne. Violetta qui n'est pas agréable a tout le monde; mais il dit bien
vient done de remplacer Don Pasquale, dont le succes ses deux duos, quand il ne se laisse pas trop emporter.
élait épuisé. Violetta, c'est la Traviata de M. Verdi. On M. Antonucci n'a pas, tant s'eu faut ! une mauvaise v@ix.
l'avait chantée en italien le mardi, place Ventadour. On Quel dommage qu'il la mene si lourdement, et qu'il
\'a chantée en fran~ais le jeudi, place du Chatelet. Exécu- soit si souvent en mauvaise intelligence avec l'orchestre !
tion tres-soignée. Beaux décors, riches costumes. Chceurs Malgré ce petit inconvénient, l'Elisir d'amore a fait le
et orchestre manceuvrant a merveille, avec des nuances plus grand plaisir, et sera sans doute joué fréquemmen
et des finesses dont le Tbéatre-Italien ne se doute pas. cet hiver. 11 y a de tres-jolis chceurs. Or, les choristes
C'est M. Monjauze qui joue le role du ténor, qui s'ap- ont toujours chanté jusle, et n'ont pcrdu la mesure
pelle Germond dans la partition italienne, et dont j'ai qu'une seule fois. 11 faut prendre note de cettc amélio- .
oublié le nom franpis. M. Monjauze dit assez lourdement ration : depuis longtemps, le chreur du Théatre--Italien
\'a.ir a boire du premier acte, mais il a de la tendresse avait perdu l'habitude de ménager les oreilles du public.
dans la romance, ainsi que dans le duo du dernier acte,
Apres l'Elisir, on a vu le premier essai cborégraphi-•
et de la force dans le finale, 011 il commet les gros- que, - un divertiss,ment, si l'on en croit \'affiche. C'est
sieretés que vous savez. M. Lntz est chargé du role de une succession incessante de tab/ea'Ull) vivants, comme
Germond le pere, et l'on regrette vivement que ce per- on dit en All~magne, accompagnés d'une musique qui
sonnage ne tienne pas dans la ¡,iece une plus grande m'a semblé passablement monotone. Le tout a duré plus
place, car M. Lutz a une voix tres sympathique, un ex- d'une heure. M. Costa, l'auteur de ce divertissement
cellent style et beaucoup d'expression. M11• Nilsson, qui a prétendu, ne comprend-il pas qu'on cesse de se divertir,
débuté dans le role de l'héro"ine, est Suédoise, blonde, quand on se divertit aussi longtemps, et toujours de la
assez jolie, tres-distinguée dans toule sa personne. Sa meme fa~on? Dans cette immense quantité de tableaux,
physionomie révele du sentiment et de l'intelligence, sa il y en avait de fortgracieux: mais cela, autant que l'on
voix est fraiche, pure et d'un timbre charmant. Le mé- a pu en juger, ne se rattachait arien. Pas de fable dradium en est faible, mais le registre aigu a une sonorité matique, pas d'action appréciable, pas de seos, par contres-brillante, parce qu'elle ne fait jamais d'efforts. Elle séquent. J'ai bien vu une troupe de beautés a demi-nues,
vocalise avec facilité, correction, souvent avec beaucoup plus ou moins bien enjambées, et armées, qui d'une
de grace, et prononce nettement, - mérite qui com- harpe, qui d'une cithare, qui d'une palette, qui d·un
mence a devenir trés-rare, et qu'on ne saurait évaluer compas. Elles représentaient sans doute les Beaux-Arts.
trop haut. - Début tres-heureux et plein de promesses. Ces Beaux-Arts pre¡:¡aient des poses étranges, et levaient
M. Carvalho doit s'en féliciter a tous les points de vue. parfois les jambes bien haut -pour des Beaux-Arts. Au
J'offre de par1er qu'il ne fera point traduire Roberto milieu d'eux ou d'elles se promenait un homme barbu,
Devereux, qu'on vient dé reprendre au Théatre-Italien. portant pourpoint et haut-de-chausses, a la mode du
On y avait déja donné sans succes, en i 838, cette ceu- temps de Charles IX.... Que faisa.it-il la? Je n'ai pu le
vre hative de l'expéditif Donizetti, qui trop souvent deviner. Il m'a semblé ne songer qu'a boire. Je crois que
cueitlait le fruit ava.nt qu'il ne fut mur. Quelle in- Y. Bagier a été, cette fQis, assez mal serví par des arfluence s'est trouvée assez puissante pour la faire exhu- tistes qui connaissent ras encore le gout fran~ais. Il
mer apres vingt-six ans? C'est, dit-on, celle de M. Fras- nous faut des choses qui aient un sens. 11 nous faut une
chmi, et je n'en serais pas étonné, car M. Fraschini pa- piece, une action, une histoire quelconque. Autrement,
rait aimer pass1onnément a pousser des la de poi- les jambes les plus belles du monde et les plus agites

�L' lLLUSTRATION, JOURNAL UN lVERSEL.

316

1/ ILLUSTRATION, JO URNAL UN IVERSEL.

3i7
vrant au mouvement industrie! 'cteños jourS:et
se transformant d'une
fa~on si complete, nous
songions a ce fantome de
forteresse qui avait glissé
devant nos yeux. Derriere la Valladolid moderne,
nous avioos vu la ville de
Philippe U, et plus loin
cncore, dan~ le passé, la
vieille cité du moyen agc.
Nousévoquions dansnotre
mémoire tous nos souveoirs sur la vieille Espagne, toujours en armes,
couverte de castillos, luttant incessamment contre l'ennemi commun, le
\laure, qui l'avait envahie, et voyant combattre
sur tous les points de son
vaste territoirc ses barons
et ses comtes: lutte de dix
siecles et plus, qui fi t de la
péninsule une tcrre gucrriere, hérissée de villes
fortes et dech:Ueaux. Nous

U CHIIIK DK FER
¡¡..,NS t,ES PYRÉNÉES,

(111' article).

ont hicntot dit tout ce qu'elles avaicnt a
dire,ctnc peuvent plus queserépétcr. Done,
si Al. Oagier vcut absoment nons prendre
par les yeux, il fera bien, amon avis, denous
dunner de pelits ballets pantomimes courts
et amusants, comme le Marché des Innocents
ou Diatolina : mais il ferait mieux encore,
dans l'iotérel de sa Lourse, de nous pl'endre uniquemeul par les oreilles. On ne lui
demande que cela.
Les concerts dn Cirque Napoléon ont
recommcncé. . L'aftluence y est aussi

AVILA.

L'l!SCURIA L.

GRANOS TUNNl!LS DE GUADARRAIU,

avec un plaisir extreme l'ouverture des Joyeuses
commeres de Windsor, charmante composition de ce
Nicolai qui est mort, il y a peu d'années, apres
avoir été longtemps chef d'orchestre, puis directeur
du tbéatre italien de la capitale de l'Autricbe. L'ouverture des Joyevses commeres de Windsor est savammenl écrite, et néanmoins tres-chantante. C'est la
facture allemande appliquée a la mélodie italienne.
11 résulte de cette combinaison que la science n'est
amais lourde, et que la mélodie n'e~t jamai~ frivole.
L'assemblée a vivement applaudi cette reuvre charmante, et. l'a bissée tout d'une voix. Un tel soeces

grande que l'année derniere, l'auditoirt
aussi avide, aussi attentif, aU$Si entboosiaste. Ce sont toujours [les graods sym.
phonistes allemandR qui en fünt les frais,
et l'on comprend que 1:i. critique n'a plus
a s'occuper de la symphonie pastorale ou
de l'ouverture d'Oberon, sinon pour at.
testi:r que ces chefs-d'reuvre oot été dignement rendus. Mais elle doit applaadir
aux efforts que fait M. Pasdeloup poor
agrandir et varier son répertoire. C'esl
ainsi qu'an sccond conccrt on a cnlendn

Si Je platean pittoresqne et dénudé de la Manche el des deux Castilles
ne nous appelait a luí,
nous oous arreterions, au
sortir de Burgos, achacun
de ces Pueblos gracieuseDlentassis sur le penchant
des coteaux ou endormis
an fond de leurs vallées,
aQuintanelleja, a Estapar, a Quintana, a Torqnemada, dans tous ces
,illages situés au milieu
des jardins arrosés par
!'Hormaza et l'Arlanzon.
)lais il nous faut aller en
avant; aussi bien n'est-ce
pas la encore l'Espagne
,éritable, avec ses paysages séveres et gran dioses;
p85$0ns done, franchissons

LOPHORINll SUl'ERBI!.

VIADUC' DR RO8LllDO.

ARRIVIÍE A MADRID

encouragera sans doute M. Pasdeloup a ces tenla•
tives au:xquelles l'art a tout a gagner.
On m'annonce la mort réceute d'un digne artiste
que nous avons tous r.omm, et 11ui s'était retiré a
Bordeaux depuis dix-huit mois seulement. M. Rbeil
éíait un musicien tres-instruit, excellent barmoniste,
pianiste élégant, babi le accompagnateur et lecteuri•
perturbable, bomme aimable, homme de bien, el doal
le caractere était aussi correct que le talent. Tous 111
artistes parisiens qui ont eu avec lui qnelques relations personnelles le regretteront fincerement, el
honoreront sa mémoire.
G. HtouET,

JlUllAbE.

Cardenas en race de Rubens.
11 était tard quand nous
quittames Valladolid, et la
nuit se faisait lorsque nous
arrivames, quelqucs heures
apres, a :Médinadel Campo;
l'obscurité n'était pas tellement grande que IJOUS ne
pussions apercevoir devant
nous, comme une masse
noire, les ruines d'un castillo; c'étaient les restes de
la Mota, cette vieille fortcresse ou · César Borgia fut fait
prisonnier, et ou mourut lsabelle ¡re : la dernicre chose
vue dans une jtiurnée de
voyage et celle sur laquelle
s'arrete l'espri,t. Oubliaot
done Valladolid avec ses
monuments et son musée,
avec Philippe II qu'elle vit
naitrc et Christophe Colomb
qu'elle vit mourir, sentant
tomber une a une les pensées qui ava\ent plus ou moins longtemps séjourné ¡lan_s
notre cerveau a la vue de cette vieille capital(} envahie par l'activité et !'industrie modernes, s¡ou-

Duena, et Cabczon, et arretons-nous quclques hcures a Valladolid, l'ainée ~ apres Tolede, des capitales de l'Espagoe, la vi lle préférée des rois, jusqu'au moment ou Philippe II, nolez que ce rei est né a
Valladolid, - installa la
coor a Madrid. Le roi
temble avoir pris acreur
de se faire pardonner
toningratitude enverssa
filie natale; Valladolid,
reconstruite, réédifiée,
loteu grande partie son
ltD'fJ'e. Elle lui doit sa
cathédrale, dont Herrera avait voulu faire
llDe rivale de SaintPierre de Rome son
église de la Cr;z, sa
Plaza Mayor, aux vastes
galeries dallécs aux
. aquatre'étages
18aisons
de balcons, qui devaient
!enir de modeles a la
place de Madrid. Valladolid a un musée
tomme presque to ules'
les ,mes de l'EsP.agne,
lllle réunion &lt;les toiles
les plus médiocres et de
cbels-d'oouvre : Basch a
~ du Bronzino, RiGravures tirées de l'ounage de M.
'alta aupres de ~furillo,

Arlhur Man,in, t'Ai1· et le JC011.de aérie11, éJité par M.

•.

--

\. J!,, )?~c1)
e:
-

:..-&gt;

FULGOHK PORTE-CHA1illHLE \graua nat.)

nous eoJormlmes, et, r l vaot de ce passé; les imagcs du
Cid, d: Sanche le l•'ort, de Piene le Justicier, chargés de
leu.rs armures d'acier, traverscrcnt nos songcs.
La voix d'un cmployé
d'uoe statiou nous réveilla aux premiers
rayonsdujour: elle criait
Avila ! Lorsque. nous
evamcs les ycux, nous
crümes que notre revc
se prolongeait : devant
nous, daus un pli de la
moulagnc, sur· un sol
nu, s'élevait, avec toule
la mine imposante et
flcre d'une cité belliqucusc du treizicme
,iccle, nnc Yillc enser-•
n;e dans ses murailles
commc un chcvalier
dausson armure. Avila
' 5c drc~sait, élevant sa
tete au-dessus de ses
l'ortiflcations et coilfée
de sacouronne de tom·r,
Pas un mouvemcnt, pas
un bruit autour d'elle.
Nous nous arrctames,
laissant nos compagnoos poursuivrc leur
routc, et nous marchames seuls pendaot pres
d'une dcmi-heurc vcrs
Alfred Mane et fils.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEt.
Ainsi, MM. Mathieu (de la Dróme), Raspail et co-;;;cette apparition qui s'était mootrée a nous aux premiers que s'éleve l'Escurial. L'endr9it est merveilleusement ponrroot se vanter d'avoir contribué, a leur mao·•1'11
choisi
pour
un
te!
palais
:
une
chartreuse
royale
daos
.
tcre,
rayons du soleil. Nous ne pouvions croire a une ville enaux progres de la sc1ence. Le malheur est qu'en me
un
désert.
Vous
avez
vu
saos
doute
quelque
beau
et
saichaotée, pourtantnous nous promenames quelque temps
temps ils propagent de nouvelles erreurs, des préjo:
sous ses murs, comme si nous n'avions devant nous qu'une sissant portrait de Philippe 11 par Titien; vous vous nouveaux sur un sujet déja si fécond en fansses idé
vision; no 11s tournions autour de cette enceiote, de cet rappelez ce roí terrible, énigmatique, qui garde, sous
De remede a cet engouement si stupide, je n'en ,:·
hexagone irrégulier,011 ni les hommes,ni le temps, n'ont son pourpoint de drap d'or, zébré de bandes d'argent, p_as d'autre que la diffusion, .trop lente hélas! des con~
encore ouvert une seule breche :nousregardions ces mu- sous sa toque noire que surmoute une aigrette de dia- naissaoces positives, elles-memes si imparfaites encore
railles, baties comme des murs cyclopéens en pierres poly- mants, sa physionomie sombre et ascétique; malgré le que la science possede sur les éléments du temps.
'
gonales; nous levions les yeux sur les tours arrondies, aux merveilleux talent du peintre, vous ne pouvez faire reL'air,
cette
enveloppe
mobile,
indispensable
a
la
vievécréneaux denticulés et profondément entaillés, sur ces vivre qu'a demi, daus votre pensée, le fils de Charles- gétale et animale, ce théatre _de tant de phénomenes ªllSli
murailles, portant en collerettes leurs machicoulis, nous Quint: pour le comprendre il faut entrer daos ce mo- mobiles et aussi variables que lui, est indispensable a
éloiguant avee un certain respect des gueules béantes de nument de granit, au corps de logis a six ou sept étages, connaitre pour qui veut se faire une idée un peu nette
ces forteresses, comme s'il en devait tomber encore le masse énorme, 011 le jour ne pénetre que par de petites des changements incessants du temps, et des causes
plomb fondu et l'huil~ bouillante. Quand nous nous fenetre~ écrasées: un couvent et une caserne. 11· faut probables de ces changements. Sa composition son
fumes bien assuré que ce n'était plus la une ville, mais marcher dans ces clo1tres a arcatures basses et tristes, poids, sa hauteur, la densité de ses couches, l'acti;n de
le cadavre d'une vi lle endormie, comme le Cid, &lt;lans son 011 l'ennui vous tombe sur les épaules, pénétrer dans la chaleur solaire sur les mouvementsde ses parties, etc...
tombeau, nous entrames, nous guidant nous-memes, cet intérieur d'église triste et nue, regarder, anpres des Voila autaot d'éléments dont il est impossible de sepastant bien que mal, dans l'écheveau de ces vieilles rues stalles du chreur, la place 011 s'asseyait le sombre roi ser, quand on veut, je ne dirai pas résoudre le probleme
et au milieu de ces constructions des temps passés. Apres d'Espagne. 11 faut enfin passer quelques instants daos mais se rendre compte de la difficulté de la solution. '
quelques détours, nous arrivames sur une place oü cette cbambre ou Philippe II rendit !'ame, les yeux fixés
Ce sont ces premieres notions qu'un vulgarisateur
s'éleve une église, église anx murs de granit. Des sur le sanctuaire de l'Église. Elle est comme prise dans bien connu des gens du monde ainsi que des homm~
lions'héraldiques, accroupis au portail, roogent les mors le mur de la uef; elle ne re~oit de jour que celui qui de science par ses précédents travaux, a voulu répande fer d'o11 partent des chaines qui les relient les uns lui vient de l'intérieur de l'église; ce n'est pas une dre sous une forme attrayante.
aux autres; deux statues, l'une d'uo homme, l'autre chambre royale, c'est une cellule.
Daos son nouvel ouvrage : l'Air et le monde Ufflll,
Depuis que Philippe II a fondé l'Escurial, le couvent
d'uoe fell!me sauvage, couvertes de poils, montent la
M. Arthur Mangin s'est proposé de mettre a la portie
est
resté
une
résidence
royale
pleine
des
trésors
de
la
1
garde de chaque coté de la porte. Les murailles, saos
des personnes qui n'ont pas de connaissance11 scienliflornements, auxquels ne sont appendus aucuns tahleaux, monarchie espagnole, d'ornements, de reliquaires, de ques étendues ouspéciales, tout ce qu'on sait de l'atmosont une nudité austere. Le sanctuaire est comme emhas- chasses, de lampes, de Uambeaux, de vases en or mas- phere, considéré aux points de vue physique, chimique et
tillé, le clocher est crénelé comme une tour. C'est bien la sif, ciselés et ornés de pierres précieuses. Bien que Ma•• météorologique. Tout ce qui, de pres ou de loio, touche
une église du douzieme siecle, digne d'avoir pour évéque drid ait en partie recruté les richesses de son musée na- a l'air, exige son intervention ou se manifeste daos son
tional de peinture parmi les tableaux que renfermait
~ de.ces pretres guerriers qui, auxjours de batailles, se
l'Escurial,
la galerie du palais n'en est pas moins en- milieu, est l'objet d'explications ingénieuses, rendues
c01ffa1ent du heaume et revetaient l'armure du checore fort précieuse; elle retient 1e voyageur bien des plus claires et plus attrayantes encore oar des fig•1res
valier.
beures devant ses toiles nombreuses. Quant a sa biblio- abondamment répandues daos le texte. M. Maogin n'a
Avila, perdue jusqu'a ce j"ur pour les voyaaeurs
theque, si riche en manuscrits orientaux, que la piété et point oublié la partie historique 011 anecdotique de son
éloignée qu'elle était de toute route suivie' est'oar&amp;ce a~
la magnificence des rois 1d'Espagne ont rendue •rne des sujet, et les chapitres oti se trouvent racontés, daos un
chemin de fer, comme retrouvée. Elle est l'idéal de la
plus précieuses du monde, si vous y etes conduit par la style vif, imagé, pittoresque, l'invention du baromelre, ·
place forte, de la ville inexpugnable du treizieme siecle.
curiosité, ou mieux encore par quelque sérieux iotéret les expériences aéronautiques et la découverte de la
Étrange contraste I C'est dans cette cité guerriere qu'une
d'étude, soyez plus beureux que nous, et que votre bonne composition chimique de l'air, offrent le plus réel intériL
sainte filie, !'ame pleine de l'amour éthéré et brulant
Une troisieme partie de i:e beau volume est consacrée
étoile vous mette en rapport avec quelque moine, nouvel
de la flamme céleste, vécut d'une divine extase. L'hon arrivé dans le cloitre, et qui sache vous guider au mi- aux habitants de l'air, Ji. ceux, du moins, parmi ces haneur, la gloire d'Avila, c'est une femme, sainte
lieu de ces trésors de la science, a travers cette biblio- bitants, que leur organisation a·plus spécialement destiThérese. Avila conserve de la sainte quelques restes
theque de manuscrits arabes, dont Casiri nous a donné nés a se soutenir et a se mouvoir daos l'air, aux oiseani
du mobilier de sa cellule. Sur l'emplacement meme
et aux insectes : c'est le monde aérien dont l'aotenr
un catalogue, devenu a ce qu'il parait inutile.
011 s'élevait sa maison, s'est fondé un couvent de
Une heure encore; passez les stations de Villalba, de passe en revue les individus les plus curieux, les types
carmélites placé sous son advocation. Le couvent a subí
Torreladones, de Las- Rosas et de Pozuelo, pueblos qui principaux. De sorte qu·apres avoir suivi des le~ns de
bien des transformations ; il a passé par les appropriapointent de temps a autre daos ce désert, et daos le physique, de chimie et de mécanique, le lecteur se
tions les plus di verses. Celle a laquelle Il est aujourd'hui
lointain vous apercevrez les palais, les clochers, les do- trouve avoir complété son instructiou scientifique par un
soumis n'est pas la moins singuliere de toutes. Il estdemes coupant la ligne de l'horizon de leurs silhouettes : cours, aussi agréable que savant, de zoologie.
venu un conservatoire de musique' et de déclamation.
11 n'est pas inutile de dire que l'Air et le.monde ahlM
c'est Madrid.
H. LAV@'..
Les ~utres établissements, !Ilis sous le nom de la sainte,
forme un beau volume, imprimé et illustré avec soin, el
~
ont été mieux respectés, tels celui de l'Incamation, 011
si, pour joindre la critique aux éloges qu'il mérite, j'asainte Thérese prit le voile, et de San-Jose, le premier
joute qu'uo certain nombre, parmi les gravures, me
L'AIR ET LE MONDE AÉRIEN (l).
qu'elle fonda.
paraissent un peu en dehors du sujet, ce n'e~t pas le
Nous reprimes a pied la route poudreuse qui mene
La pluie et le beau temps, le chaud et le froid, la public qui se plain dra de cet exces de désir de luí
d'Avila a la station du Ferro -Carril, 011 le train nous
A.lliDiE GUJLLDIJII,
neige et la grele, en un mot, tous les phénomenes mé- plaire.
prit apres une heure d'attente. La locomotive, a partir
~~
téorologiq ues, sont choses qui intéressent a peu pres tout
d'Avila, se lance daos la région du Guadarrama. Elle
le monde, et cela pour mille et une raisons que je ne
vole parmi ces roches amoncelées, ces montagnes jetées
prendrai pas la peine d'énumérer, par le motif fort sim- L'ALMANACH DE L'lu.usTRA.TI0N est en vente : s, pagel
daos les vallées, sur des remblais, dont quelques-uns
ornées de 78 gravures.
ple que tout le monde les connait aussi bien que moi.
mesurent jusqu'a cinquante metres dºélévation · elle
Prix
:
t
fr. broché et doré sur tranches.
Il n'est done pas étonnant que quelques prophetes a
s enfonce daos les tunnels forés daos le granit, bondist
fr.
25 par la poste.
longue échéance des variations et des vicissitudes atmossant de souterrains en souterrains de mille metres
pbériques, aient réussi a attirer l'attention de la foule
comme a Navel-Grande ou a Robledo, franchissant les'
sur leurs prédictions : un certain appareil scientifique,
sauvages et montagneuses contrées de la Castille.
un habile mélange des préj ugés populaires et des corrnaisASSURANCES SUR LA VIE.
Il_ est des pays qu'il faut visiter en voiture, 011 plutót
sances astronomiques; en fin, une imperturbable assua p1ed, lentemel'.l.t, relevant détail par détail chacune
L'attention publique s'est portée depuis quelque templ
rance devant les démentis infligés par les faits a leurs
de leurs beautés. Il en est d'autres sur iesquels il faut
sur une institution déja ancienne, mais que des événeprédictions hasar!olées, paraissent avoir détroné pour ja- ments récents et la polémique qui s'en est suivie OII
passer a vol d'oiseau, planer pour ainsi dire. La Castilla
mais les bons vieux prophetes des almanachs d'autrefois, grandement mise en lumiere.
Vieja, avec ses immenses horizons, ses solitudes coules Matbieu Laensberg de l'ancien régime.
Cómme pour toute chose utile, la publicité a fait ret'
vertes de roches bleues, bizarrement amoncelées, comme
Avouons, comme beaucoup d'autres l'ont fait déja, sortir les nombreux avantages que présente cette iJllli:
daos un cataclysme, avec ses vastes forets de sapins, est
que cette recrudescence de charlatanisme a eu du bon: tution; et il n'est pas aujourd'hui un pere de famille qll
de ce nombre. Nous doutons que les touristes les mieux
elle a secoué la torpeur des savants patentés, des météo- ne sache que, moyennant un prélevemeníannuel sur•
co~stitués, les enragés de couleur locale, ceux qui ne
rologistes de profession, etsi nous nesavons pasquel temps revenos, il pe11t assurer apres ·lui la tranquillité et 11
vo1eni pas saos quelques larIIles la vapeur s'emparer
il fera le t2 novembre {865, µar exemple, nous sommes bien-etre de ceux qui lui sont chers.
d~s pays classiques du pittoresque, regrettent ces temps
,Édifiés maintenant sur l'institution en général, il ~
arrivé~ du moins a connaitre, jour par jour, l'état du
a ceux qui en recherchent les applications, a faire
ou la vieille Castille se traversait en trois jours : tout ce
temps daos l'Europe entiere, nous pouvons prévoir la choix judicieux de l'établissement auquel ils con
panorama sauvage est de l'aspect le plus saisissant et
tempete qui éclatera demain. Grace a la promptitude des intérets aussi précieux, et nous croyons leur readlt
des plus curieux, mais a la condition de passer rapidedes télégrammes électriques, les cotes sont renseignées un service en leur indiquant une compagnie qui se 1P
ment
devant vos yeux. C'est d'un waaon
qu'il faut le
.
0
sur les mesures a prendre pour meltre les navires a commande par son ancienneté et les garanties qu'
vo1r, pendant le temps assez court qui sépare Avila
l'abri, et le nombre des sinistres va en diminuant de présente, tant sous le rapport et l'importance de
de l'Escurial : -quelques heures de plus, et devant ce
plus en plus, avcc le perfectionnement de !'admirable fonds social et delses réserves, que par l'honorabili\é
spectacle toujours le meme, vous sentez promptement
service météorologique aujourd'hui centralisé a l'Obser- hommes qui l'administrent.
aniver la monotonie et l'ennui.
La compagnie l'Union, établie a Paris, rue de la
vatoire de Paris.
C1est pourtant en face d'un de ces rudes et désolants
que, nº i5, compte aujourd'hui t.rente-cinq an
d'e:xisten ee, pendant lesquelles elle a fait ses pre11ves
paysages, s'appuyant sur le flanc du Guadarrama et
(1) Par Anhur .llangia. Ua vol. in-3•. - Toun, Alíred Mame, IH4,
regarda.nt sur la campa¡ne onverte devant 'lui
1

'

'

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

319

,empli ses engag?ments, non-seulement avec l'exacti- la rive gauche de la Marn u t
·
tude que le pubhc est en droit d'attendre de tout éta- 1 ch
. ~- ne orce motr1ce de i50,
blissement sérieux, mais encore avec t'équité et l'empreseva~Í marchant_nuit et JOur, met en reuvre cet énorsement qu'il désire trouver daos une administration ;e outi age de cyh~dres en granit, de moulins a sucre,
binveillante.
e broyeuses, de melangeuses, etc.

tout_a f~it remarquable, on inventait simulta11 ément la
fabmation du papier. Ce concours d'événements heure~- ª quelque chose d'extraordinaire, et semble prémed1!é pour annoncer une époque oti il était écrit que la
p~n~e~
pr~~dra1t des forces nouvel les, pénétrerait partout,
Cette com_pagnie revendique l'honneur d'avoir introu_n
cordial
d'une
nature
tout
hyaiénique
et
qu·
re?ene~era1t
en quelque sorte l'espece humaine. Les preduit la pr~m1ere en Fra~c? le systen'le de la participation a b
,.
º
'
i
des a..~ures daos le~ b;nefi~es de la compagnie, et c'est , ie~ son ~er1te, apres le repas, - nous en parlons m1~rs hvres imprimés le furent a11 moyen de tranches de
la seule encor_e qm_ l apphque en traitant ses assurés d apres_ des temo1goages irrécusables, - c'est la liqueur bo1s s~r lesquelles on avaitgravé enrelief et les caracteres,
comme ses act10nna1res, de telle fa,-on cependant 1
d~s .mome~ bé~édicti~s de l'abbaye de Fécamp, dont le et les 1~ages dont on voulait les accompagner. On ne
· ~'ont que 1~s benefices
' '
t ue
les P1:oners
de• l'association, saos
depot est etabh a Pans, i 9, rue Vivienne. Sa base spiri- se serva1t alors que de la brosse pour faire marquer les
jamais pouvo1r etre, attemts par les pertes auxquelles les tueuse re~oit l'ar?me des nombreuses plantes qui crois- lettr~,s et les dessinsenduits d'encre. On exécub. de cette
seconds sont exposes.
sent ~ans les fala1ses de la Normandie, et ces plantes y mamere la Bible aes pauvres en 40 planches, l'Ars moLa p~rticipati~n peut étre em_ployée a l'augmentation
riendi, t { planches de figures et i t planches de texte·
do cap1ta,I assure ou a la réduct10n de la prime; et meme sont mf~sé_es au moment de la séve ou de la floraison.
Jugez
ams1
_de
la
,s~:eur
et
des
effets
de
cette
liqueur:
le
Specu~u~ h~manm salv~tionis, 58 planches; l'Apoc:
les assures o~t la faculté de recevoir en argent la part
elle
~st
tomque,
emmemment
digestive,
et
d'un
gout
lypse
et 1Histoire de la V1erge. La presse inventée un
qui !e?.1" re~1ent, ~e telle sorte que le contractant retire
peu p!us tard, fut un grand progres. Le' premier ouains1 11ntéret de ses versements et fait un placement en exqms l
ou\me temps q_u'un acle de prévvyance.
vrage en caracteres mobiles date de l'année i454.
La ~o.mpagme ~' ?u reste, déja. fait a ses assoéiés onze
. A peine
, . ces. trois moyens de multiplier et d'orner 1es
HYGIÉNE PRATIQUE.
répartil!ons de benefices ~ont les résultats ont été des
l1vi:es eta1ent-11s découverts, que leur tendance a popaplus remarquables, comme on peut s'en convaincre en
_On n•~ pu percer encore le mystere du saYant chi- lariser
se manifestait. Les gens
, . les travaux de \'esprit
.
consaltant ses prospectos.
miste qm_ se cache so.us les initiales A. B. et qui a établi tres-r1ches, les grands se1gneurs pouvaient seuls achechez M. Bmet (29, 1'.º~ de Richelieu) le dépót de son Eau et ter les couteux manuscrits du moyen a.ge. 11 fallait une
de s~ Pommade vivifique. Ces deux produits ont été infortune royale pour réunir quelques centaines d'ouvra LEJouRNAL DES CREMINs DE FER publie chaque semaine ventes pour com~attre la.chute des cheveux et, au beges. Le texte, presque toujours écrit en latin traitait le
une corre~p?ndance financiere de l'un des plus émi- som,. pou~ le~ ~aire rena1tre; ils donnent des résultats
certams,_ mfa1ll~bles _et incounus jusqu'ici. - Avis a plus _souvent des matieres scolastiques, théoÍogiques et
nents pubhc1stes d'Angleterre.
,Cette corresp~n~ance, .qui, des son apparition toute nos lectr1c_es. qm sera1ent menacées de se voir prématu- ascét1ques i les_ poemes, les ouvrages d'imagination, les
de toute reuvres fac1les a comprendre formaient la minorité. Des
recente, a atttre 1attent10n de la haute banque vient ~é~ent pnvees de ces indispensable~ avantaaes
0
que typographie et l'art c\,e graver sur bois sont incompléter le cadre, déja. si complet, du JouRNAL D~s CeE- J0he femme.
Puissent-elles ne pas hésiter non plus daos l'occasion ve~tes, ~a ~roportion change. Les livres savants et absIIINS DE FER,
En effet, cette feuille, la plus ancienne de toutes co _ et s'empresser ~•avoir recours a M. Déjardin fils, pro: tra1t~ d1mmuent, reculent au second plan; les protient. ~es articles d'appréciatiou sur toutes lea v¡le! fesseur de prothese et de ch1rurgie dentaire (57, bou- d~ct1ons en tangue vulgaire, d'un intéret général, definanc1eres; e_lle donne également les rapports de toutes leva~d de Sébastopol); comme professeur, M. Déjardin v1en~ent plus nombreuses_, s'emparent de l'attention
les Compagmes et fournit tous les renseianements de est I auteur de plusieurs traités spéciaux daos soIJ art
et _nous n'avons pas ici asecommander ses ouvraaes' ~u~h_que. Cette révolution, comme le remarque tresBourse et de finances.
t&gt;
qui
sont t;es-répandus; mais en sa qualité de praticie~, iÍ Jud1c1eu~ement M. Didot, n'a pas eu seulement une
Des primes sont délivrées aux abonnés.
a compose u,ne Eau qui a la propriété d'entretenir et de {?'~nd~ importance au point de vue de la librairie et de
On s'abonne a Paris, 22, rue de la Banque.
10 fr. par an pour Paris; t2 fr. pour les départe- conserver daos tout leur éclat ces fretes ornements de la l ?1sto1re des beaux-arts, elle exer~a une influence cament~; i8 fr. pour l'étranger.
boucbe, d?nt l_a perl~ ou l'insanité déparent les plus p1tale ~u_r la htt~rature elle-meme. Tandis que les
grac1eux v1sage~; les resultats sont certains. Que n' a-t-on compo~1tLOns or1gmales, enfouies daos les bibliotbeques
~
~as te~té saos soeces contre de tels maux ! et quelle sa- des pr1_nces et des couvents, sortaient de l'ombre et de
t1sfact10n de rencontrer un remede presque infaillible ! la sohtude, les auttrurs furent conduits tout natuUN TlRAGE DÉFINITIF LE 28 NOVEMBRE
~elle~ent a s'occu_per, bien plus qu'ils ne l'avaient fait
Billets a25 centimes dans toute la Franoe
Jusqu alors, d~s suJets et des formes littéraires accessibles
LES Vrns ET srnoPs DE QmNQUINA ne contiennent jamais
Cb~z tous les libraires, débitants de tabac, etc.
l'ensemhl_e
~es príncipes que renferme le Quinquina; a tou~ le m~n~e, puisque tout le monde maintenant
La ires-importante et tres-intéressante
de ces prmc1pes, les uns manquent tout a fait quoique P?uv_a1t_ acquer1r leurs ouvrages. Les gravures sur bois
LOTERIE DES ENFANTS PAUVRES ET INCURABLES
sed~1sa1ent la foule, comme jadis les miniatures char~•une u~ilité abs~lue; les autres n'y sont qu'e~ proporma1~nt_les_ grands. Pour compléter cette métamorphose,
603 lots. - Gros lot, t50,000 fr. a gagner pour 25 c.
:10~ ~ou~ours variable et tres-restrei,nte. - M. LAR0CHE,
les ccr1v_ams _abandonnerent le haut style, renoncerent
LOTERIE MUNICIPALE VILLE DES ANDELVS
~ 1a1de_ de procédés dont il est l'auteur, est parvenu a
3!0 lots. - Gros lot, t00,000 fr. a gagner pour 25 c. mtrodu1re, daos un Élixir agréable et privé d'amertun:ie a 1~ vers1ficat1on; s'adressant au peuple, ils furent contramts d'adopter sa langue, la maniere la plus natu'
WTKRIE MUNICIPALE V1LLE DE SAINT-CLo'.lD et LoTERIE la totalité des principes actifs de cette précieuse ecorce.
relle de s'exprimer : ils parlerent en prose.
0RPBELINAT de l'Avenue au BEL-Arn d~nt le tirage
~'extrait ~ompl_et _de quinquina (ou Quina Laroche),
C?mme toutes les choses a leur début, l'imprimerie
de~tif est fixé au 28 novembre. '
presenté a 1Academie de médecine, a déja. valu a son
ava1t ª.~ors ~es procédés et des habitudes nahes. BeauLe BUREAu EXACTITUDE a placé ce qui restait de billets auteur, M. Laroche, les éloges les plus flatteurs. Aucune c?up d im_pr1meurs transportaient un faible matériel de
d'.one douzaine de loteries qui ne les pla~aient que diffi- pré~ar~tion gfticinale,,s~ ce n'est cet extrait, ne présente ';~le en v1lle pour le mettre au service des libraires, et
c'.lement, - et, tres-rapidement, ceux d'une vingtaine lareumon des plus prec1eux alcaloides des matieres rési- seJou_rna1ent daos uu endroit aussi longtemps qu'on ocda_ntres lo~eries dont il a eu la totalité des billets (32 lo- n~uses et _du tannin, substances auxquelles l'écorce du cupa1t leurs presses. Quelle différence entre ces typoPerou do1t ses vertus fébrifuges toniques et antiseptiter1es representant t5 millions de francs).
g~aph_es º?mades et ceux de nos jours, qui ont besoin
Il ~lacera aussi promptement les billets de ces quatre ques, et daos la thérapeutique son rang de remede in- d atel~er~ immenses' de nombreuses machines, d'un
tlemieres nouvelles loteries, surtout ceux des Enfants comparable. - Rue Drouot, t5, a Paris.
attu·a1l d1spendieux et de fonds considérables l
~es, loterie qui se recommaode par son but de bien~
Les ducs de Bourgogne, et surtoul Philippe le Bon
(IASallce genérale.
Parmi l~s diver~es ~ubstances tour a tour proposées encourag~rent ~es premiers le nouvel art. Pour enrichi;
Le BoREAu-EucrrruDE, qui a re~u sia: cent mille Jetet employees depms vmgt ans pour la fa bricatioIJ des sa. splend1de b1bliotbeque d'ouvrages en langue vultres de demandes de billets, re~oit de si nombreuses
dents artificielles, il en est qui offrent de nombreux et ga1_re, le fils de Jeau-sans-Peur avait fait traduire du
::mandes de _r~nseifnements, qu'il se voit dans la nécessité graves inconvénients. M. Georges Fattet auteur du latm plusieurs _liv_res célehres, notamment le Speculum
répondre 1c1 qu 11 est complétement étranger a toute
~raité de prothe~e. dentaire (255, rue Sain;-Honoré), et humana¡ salvationis, que Jean Mielot, chanoine de Lille,
antre _actuelle L0TERIE et a ces papiers a combinaisons
l un de nos prat1c1ens les plus distingués, se sert depuis translata _par son ordre enprose(ran~oise, des l'année i448.
~ s fra~tionnées, saos contróle ni limites, qui ont longtemps, lui, d'uoe nouvelle matiere tout a la fois Le Recueil des histoires de Troyes, composé par Raoul le
Paru le~ t1tres _les_ mots Crédit foncier, - Vi lle de légere et diaphane, et complétement inaccessible a l'aci- Fevre, son chapelain, en t463, sortit de sous la presse
.. , ma1s que na signé aucun des directeurs des ad?ité des aliments et des boissons; cette matiere peut vers i467. De tous les ouvrages écrits daos notre lanlllDistrations dont ils prennent le titre.
etre surnommée la rivale de la nature tant elle imite gue, c'est ~e premier qui fut imprimé. William Caxton,
le plus anc1en des typographes britanniques, employa les
la teinte et la transparence des dents n~turelles.
~emes c~racteres pour sa traduction anglaise de ce
~
llljGrice• a~ pro~es industrie\, Je chocolat n'est plus
hvre.Ilen commen~a l'impression aBrugesetlat .
t47t ' C
ermma,
Ollrd_hm un ahm_ent de luxe, et quelques kilos de
e~
' a ologne. En f475, le fameux Colard Mansion
ES5AI TYP0GRAPBlQUE ET BIJ!Ll0GRAPIUQUE
1C' précieux analept1que sont bien accueillis partout.
entreprit daos la vi!le flamande une série d'éditions tresSUR
dtp•. 1aune _fabrication qui_ s'est beaucoup développée
reche~chées ele nosJours par les bibliophiles et les curieux.
l,'HISTOIRE DE LA GRAVURE SUR BOIS
pazDIB f82? : une seule usme, celle de Noisiel, dirigée
Par1,s et Lyon devaoce,rent l~s autres villes du royaume
Par Ambroise-Fimun Didot (1).
,_,'Id M~mer, en prod~it annuellement pres de 5 mildaos I .usage des. caracteres mobiles et de la gravure
1
dire .e hvr~s (8,090 kllogrammPs µar jour), c'est-asur_ b~1s. La ca~1tale conserva un gout prononcé pour
~u m~m~nt 011 rart des miniaturistes allait ElispaD '1Dgt fo1s plus s¡u'on n'en consommait en France
la htterature latme et pour la littérature sannte en lanra1tre, ou 1on alla1t cesser de peindre lentement et
~ ~ quarante ans. Nous avons eu l'occasion de visi~ue vulga1re : c'étai~ le séjour de l'université; Lyon
pieusement des images sans nombre dans les livres
¡¡ Y a peu de temps, cet établissement exceptions
oc~upa _surtout ~es lmes populaires. Depuis les débuts
d'heures, les missels et les évangiles, le procédé nouL'~t nous en avons conservé le meilleur souvenir.
de
1emp~re , r?ruam, Lyon, comme le remarque M. Diveau, qui devait remplacer la vieille rnéthode,naissait en
paz de de Noisiel forme un vaste parallélogramme réuni
do~,. ~va1t ete un centre de civilisation pour la Gaule
meme temps que l'imprimerie, et, par une co'ineidence
,~ux ponts solides et élégants, d'un coté a J'ile de
mer1d1ona~e. «Favorisée par la supériorité de sa position
1
am vastes dépenaances qu'elle possede 'sur
(1) 1 vol. in-&amp;• i. deux eolonnes.
topograph1que, par sa condition de ville franche, elle

'.ª

ld

�L'ILLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.
,-oyait, au quinzieme siecle,
ses foires attirer une afOuence
considérable d'aebeteurs. La
typographie, une fois introduite dans eetle intelligente
cité, y prit un essor extraordinaire; les chilfres en font
foi. Daos les vingt-huit aonées r¡ui se soot écoulées de
1473 a 1500, on y compte
quatre-vingt-trrize imprimeurs, tandis que, pour la
meme période, le nomhre ne
s'éleve, a Paris, qu'it soixante-rlix-huil Les livres frao~ais, sortis coup sur coup des
prr.~ses lyonoaises, ~on t extremt ment nombreux.
« La gravnre s·acclimat..,
sur les bords du Rhone pmqne aussi vite que la typographie. Bienlót les imprimeurs
lyonnais ne publierent plus
gucre de Iivrcs fran~a is 411 i
ne fussent orn11s de gravnrc~.
11 en cst ainsi a partir ele
1484 environ, meme pour
leurs édilions prin, eps; de
plus, des qu·un livre fran~a,s
avait étP. pulJlié ailleurs san~
gravures, l'imprimerie lyonnaise s'en emparait aussitót
et lui donnait une nouvelle ·
vie, une nouvclle destination,
cu le décorant de son imagerie. 11
Ces détails imporlants et
curieux, que nous ti rons
d'un seul chapitre, donncront une idée suffisante clu
volume de Al. AmbroiseFirmin Didot. C'est une
reuvre exécutée avec la patience la plus méritoire, oir
ahondent des rensei¡rnrments de toute especc. L&lt;'~
i•nprimeurs, les dessina
teurs et graveurs sur lJoi~,
l ·s historiens et les amnteu rs des beaux- arts 11\:
pourront guere s'en pa~srr
désormais. lis y ,·erront
lraitées une foule de r¡uc~tions intéressantes a divers
litres; ils y apprendront
:,, FXC, L'AIIIUAL
commcnt s'cst fondé, com menta grandi, quclles vici5~iturles a éprouvées un art désormais populaire. La gra..
rnre rnr bois a pris de tcls développements depuis un
quart de siccle, on l'a employée a tant d'usages, le pulJlic y est si bien accoulum~, qu'elle forme maintenanl
110 auxiliaire indispensable de la typographie, qu'on ne
renoncera jamais adécurer de ses travaux uoe foule de
puhlicalior.s. Tout ce qui la concerne, tout ce qui a rapport ason histo,re éveillc done immédiatcment la curiosité. L'ouna~e de M. Firmin Didot y réussit d'autant
micu\ qu'il suit en meme temps les destinées de 1·1mprimcrie et celle$ de la gravure. En caracteres ordinaires, il composerait un vol ume de six ou sept cents pages.
Nous regrellons sculement que l'auleur n'ait pas joint a
son texte un certain nombre de planches qui auraient
montré les di verses phases de l'art 1ylographique, pcrmis de comparer les différents styles. La gravure sur
lJois ne pou,·ait nulle part ctrc cmployée avec pl•Js d'i.t
propos. Le savant historien a sculement reproduit les
monogrammes et les marques des artistes; ce n'cst pas
assez. Mais comme l'ouvrage aura une scconde édition,
M. Ambroise•Firmin Didot comblera saos doute cette
!acune, _malgré les dépenses considérables qu'exigeront
les spéc1mens.
ALFRED M1cmE1..s.

IIOM.AIJ\•V~S~O~S►S. -

ll'apm u11 ¡,vrtml de 11.

RÉBUS.

mort le 25 octobre. Joserta
Romain - Desfossés élait .
• G
ne
a. ouesnau (Fmistere), le 8
decembre ii98; entré ao
service a l'tl¡;e de neuf lll
·1
.
,,
1 comota1t, sur une ciistea
ce de soixante-dix ans, pres
~•un dcmi-sieclc de naviga.
tJon.
11 Pcndant de longuc~ an.
nécs, dil l'Opinion natio,!ale,l
laquelle nous empruntona cea
lignes, l'existence militaire~e
celui qui devait ctre un joar
le premier de notre marine
ful aussi ru¡le que stérile, e;
déja il avait parcouru plus de
la moitié de sa carricrc sana
que ricn pul encore hn faire
prcvoir a lui-mcme 11ue le
b,lton de maréchal de Fr3nce
dut éLre un jour la ré1·ompense de 5es services.
« lleureusement, enfiu, les
qualités eiceptionnelles qui
distinguaient le jeune officier
attircrent sur luí l'attention
du prince de Joio~illc, qui
exer~ait, a cette époque, !Ur
notre marine une inOuence
si favorable ; et des lors íranchissant rapidement les gra•
• des d'officier supérieur, le
commandant Desfo~és se
voyait, en i847, nommé contre-amiral, a l'age de 4!1 am,
apres une série non interrompue Je serviccs utiles.
« Séparé presque au~itot
par les événements de celui
qui avait étéa la fois son protecteur et son ami, l':imi•
ral Homain-Desfosséssutalon
1
concilier les devoirs de la re•
con naissance a vec ceux do
citoyen et clu mililaire. don•
nant ainsi un exemple biel
rare au milieu ,le nos lour•
mentes populai1·es. 1&gt;
Peu de tcmps aprcs, appelé
a siéger a la Chambre par
nos populations du littoral
breton, auxquelles il apparlcnait de crour et de naissance, il commen~ait sacarriere politique et adminitJules lla,el,
tralive, qui ne ful pas !01
moindre litre de gloire. En effet, tour lt tour dépnti,
ministre, conseiller général, sénateur, l'amiral Homain:
Desfossés eut saos cesse a tache de se montrer l'apt9
et le soutien de nos gens de mer, dont il était a la fais
le représentant et le chef; et si, imbu des idées dt IGII
temps, il ne crol jamais possilile de les affrancbir ff
plus injusle des servages, au moins prit-il pour 1111&amp;
constant de sa vie et de ses etlorts ó'attircr les fueun
et la sympathie du pays sur ces victimes sacrifiées d'¡.
vanee asa prospérité et a sa puissance.
Au momcntde la guerre d'ltdlie, l'amira: Romain-Ddfossés, alors vicc-amiral dep•Jis l'année i853, coro_.
dait en chef l'escadre de la Méditerranée, et, soos •
halJile et énergique impulsion, une llotte formidJblr,
sortie en moins de deux mois tout armée de nos ¡iorlP,
se présentait devant Venise.
Depuis cette époque, il vivait retiré de la ~ie ~
18
quand, il y a quatre ans, la dignité d'amiral venall
trouver au sein de ce repos si bien gagné, et contribaal
a clore dignement une carricre si belle et si noble_.
rcmplie.
Pour extrait : P. PAG11'•

- - ~..~
Aoo. MARc, directeur-gérant.
Eo.11. Tu1rn, rédarteur r.n chef.

..

~~

L'AMIRAL ROMAIN-DESFOSSÉS.
EXrLIC!TIO:i' nu DERNIEII RÉJJUS.

S. Exc. l'amiral Romain-Desfos5é~, sénatcur, ancicn
C'esl aux bains de mer que les ciladins prcnncnl la
ministre de la marine, grand-croix de la Légion d'hon11eur, président du Conscil général du Finisterc, est el l.i santé.

Imp. de L' lLLUSTRATION , A. Marc&gt;
for&lt;'e

22, rue de VtnttMII

t

....

�</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1133, Noviembre 12</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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