<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="2628" public="1" featured="1" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://hemerotecadigital.uanl.mx/items/show/2628?output=omeka-xml" accessDate="2026-07-01T01:24:13-05:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="498">
      <src>https://hemerotecadigital.uanl.mx/files/original/136/2628/L_Illustration._1864._Vol._44_No._1135._Noviembre._0002012558.ocr.pdf</src>
      <authentication>4eefe250c8eb655c8b9258db28a92a07</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="4">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="56">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="73791">
                  <text>-

1

i

...

0D llf.

lemnt

,ne e8I

aris.

L'ILLUSTRATION,
-lOUBIIAL UK!ftBSBL.

Oirection, Rédaclion, Administralion :
r• lcs communications relati&lt;es au joumal, recla~at1ons, d~mandes
de changements d'adresse, doivent étre adressees franco a
AUG. MARC, DIRECTEUR-GER,~.I~T.
• Les demandes d'abonnement doi-.ent etre accompagnee,
d'un mandat sur Paris ou sur la poste.

■

~~e ANNÉE .

VOL. 11li.

Nº

i 135.

8amedi ~• Nove111bre IN,.
L'adminislralion ne répond pas des manuscrils et 11e s'engage ¡amais ales iosirer.
Vu Jts traitis, la lraduction et la reproduction i l'étranger sont 1Dlerditea.

BUREAUX : RUE RICHELTEU·, 60.

• Abonnrments poor Pafis et les Déparlements :
tmo1•, 9fr. ; - 6 mois, 18 fr.; - unan, 36 fr.; - l_e numiN 1 TI-.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestr1el, 18 fr.
"BONNEMENTl!I POUR L'ÉTRANGER 1
Mémes pnx; plus les droits de poste, suivant les. tarifs.
Les abono. partent du Jer 00 de chaque mota.

SOMMAIRE.
falagontiou de la statue de Fran~• ¡,, a Cognac. - Revue po1itique de la s,maine. - Courrier de
hris. - Cormpondances d'Algé•
rie. - Attaque de SimODO;iSki
¡Japon). - Ioauguration des docks
e Saint-Ouen-Paris, - Les lilas
blues lnouvelle}, suite. - Quelqllll réfleuons IIVJ. - Les victimes
de la mode (derniere série). Cbronique mu1icale. - M. Carrere,de
lodei. - Mamrs et lypes d'aujourd'hi \fin). - L'exposition des BeauxArll, aBerlín. -Le fortrait de Toi~cbansoude M. Gustave Nadaud.
- Gilllfle du palais. -Le Khleb-Sol.
Grafllrli : Statue de Fran~ois l",
i11ugurée le 30 octobre a Cognac.
- C.001écration de l'église de Bhub. - Le pie de Goudjilab, poste
d'édai,eun fran~is en avant du
fador. - Attaque de Simonosak1
ll1pon). - Jnauguration des docks
M Saiot-Ouen-Paris. - Lanceallll des magasin1 Oottants. - Les
1ictimes de la mode, par Bertall,
•iere série (10 gravures). - Expoiition de peinture de Berlin : les ,
Mp1 pécbés capitaux. - Les bords
4.. la lleu,e, - Le portrait de ToillOIL - Le mois de no•embre. Dhb&amp;I ( pain-sel) , présenté, a
l'iee, i S. M. l'lmpératrice de Rus•
ie. - Rébua.
~

INAUGURATIO.N

de la

lt!TUI DI rRANQOIS!•• ACOGNAC.
AU DIRECTEUR,

Cogoac, l novembre 1864.

. La Tille de Cognac, an mi-

líen de ses préoccupations
CO!nnierciales et industrielles,
1 conservé le culte des souvellirs historiques. Elle a voulu
ftndre hommage au vain'1ieordeMarignan, en meme
leinps qu'au promoteur de la
llenaissance, au pere des
Lettres et des Arts, au roi tres~is, Frangois lº', le plus
--u-e de ses enfants. Elle
lai aérigé, sur la place qui

ST1,'rU: DI! l'~AN(OJ$ ¡,,. INAIJGURÉE I E ~O OCTOBRE

A

COGNAé. - b'apris une photograpbie de MM. 1'ebas el Maury.

porte son nom, une statue
équestre en bronze.
Cette statue, ou plutcit ce
monument, est du au ciseau
du sculpteur A. Etex, qui a
imprimé a son ~uvre le cachet de vigueur et de mouwment caractérislique de son
talent. Le roi Frangois J•r cit
· représenté apres la victoirc de
Marignan, tete nue, l'épéc il
la main, calme et souriant.
Sa monture, puissante et vigoureusement lancée, fran ·
chit le corps de deux Casti liaos terrassés, dont l' un expire, et dont l'autre essaie de
frapper le poitrail de !'animal
avec son poignard.
Le groupe en bronze esl
supporté par un piédestal en
marbre d'Italie, sur les faces
duque! sontsculptéshuitbasreliefs retra~ant les principaux épisodes de la vie du mooarque. Sur le devaot, sont
les armes de Fran~ois Jer, encadrées par deux génies taillés
daos le bloc. Sur le coté opposé, sont les armes de Cognac, enlacées de ceps de vigne avec leurs fruits, et encadrées par deux petits vendangeurs également taillés
daos le bloc. - Des pltJmes ·
plus autorisées que la nótre
feront l'appréciation arlistique de ce monument, dont
l'effet est vraiment imposant.
Fiere, ajuste titre, et de la
grandeur du sujet et de la
grandeur de l'reuvre, la ville
de Cognac a voulu couronner
tous ses efforts par une fete
d'inauguration splendide, qui
a eu lieu le 30 octobre, et dont
la presse a donné les détails.
- Organisation intelligente,
discours remarquables des
notabilités du pays, festival
des sociétés musicales de la
Charente, décorations et il-

�332

L' ILLUSTRATION. JOURNAL UNIVERSEL.

L' ILLl'STRATION, JOU RN AL _UNIVERSEL.

fonction de conseil général du département de la Se'
Nous ne voyons jamais revenir ces décrets saos regre:·
que Paris soit placé en dehors du droit commun, et q t
les électeurs ne soient pa'&gt; appelés a choisir leurs
seillers municipaux, de meme qu'ils nomment leun députés.
Em1o~m Tr..........
...... .
~

luminations féeriques, artistement r,ombinées par la mai- Frioul? I1 ~erait difficile de l'apprécier; il ne serait pas
son Bavard, de Pari!I, feu d'arlifice, concours immense non plus facile de dire exactement quelle est la force
de toutes les populations environnantes, temps superbe de cette iosurrection, et quelles sont les ressources sur
rien n'a manqué au succes de cette solennité, qui res- lesquellcs elle peut compter. Tout se fait oaturellemeot
tera daos la mémoire de tous comme l'une des plus belles a,ec beaucoup de mystere; les nouvelles qui arrivent
sont confuses, et il n'est pas aisé de déméler si elles exdont nos contrées aient été le théatre.
priment une portion quelconque de vérité ou si elles
DEBAS et MAURT.
sont imaginées pour exciter l'esprit public en ltalie. Le
COIJBRIBB DB PABl8.
gouvernement italien a fait pu~lier, daos la Ga:.ette o{ficielle, &lt;( qu'il réprimerait énergiquement toute tentat1ve L'Africaine. - Les décors. - Le mancenillier de la fin. _
REVUE POLITIQTIE DE LA SEMAINE.
d'invasion snr le territoire autrichien. 11 Mais ces sortes
Mil• Salvioni. - La cantate de l'Institul a l'Opéra. _ Le
théatre Saint-Germain. - Les d= Reim.,. - La pw,;.
La question italienne vient d'entrer daos une phase de déclaratioos ne produiseot pas toujours l'effet qu'on
culta,·e. - Les champignons prosr:r1ts par arrtté mllbid'apaisement: 317 voix contre 70 ont approuvé le traité en altentl; elles amenent souvent l'elfet contraire. Cecipal. - Ramoneurs et médailles. - L'Avenir.
du l5 septembre; la majorité coosidéraule acquise a ce pendant, il n'y a pas a en douter, daos la déclaration
11vernement italien est certainement
qu'H
a
faite,
le
go
traité dans la Chambre des députés de Turin, alteste
Müller est pendu, M. Demme et Mm• Trümpy sont acassez que l'Italie a foi daos !'avenir que tui réserve la de bonne foi.
quittés,
on nejoue pas encore la comédie daos les salOIIS,
La meilleure preuve de sa bonne foi, la voici: un enconvention. Ce vote du Parlement italien est conforme
on
ne
dansera
que dans six semaines; nous avons done
aux espérances des amis de l'ltalie. Ses ennemis avaient gagement a eu lieu, sur la frontiere du T~ rol, entre une tout le loisir de parler musiqne a Paris, et l'A(ricain,ett
redoublé d'elforts pour animer les ltaliens les uns contre bande d~ volontaires et les troupes italiennes. Ceux de~ la grande conversation du moment.
les autres. Nous avions raison de ne pas croire au suc- volonlaires qui sont tombés entre les mains de la troupe
De la partition, je ne vous dirai qu'un mot : des geoa
seront livres a la just1ce. La Gazette officielle duRoynJ.me
ces de ces excitations.
calmes,
nullemententhousiastes a lroid, quionlentendu
Aprcs les explications elonnées a la tribune par le ca- l'annonce daos un article con~u en termes tres-nets. Le répéter le premier acte au foyer, a.~surent qu'il surbinet italien, apres l'échange des notes diple,matiques, langage tenu par le gouvernemeot suffira-t-il pour dé- passe le quatrieme acle des Huguenots.
les fausses interprétations soot impossibles. Le bon sc3ns tourner la jcunes,e italienne de s'engager en des échaufMeyerbeer n'était point homme a se tromper ~ur la,...
public est acquis, daos les deu.x pays, a l'acte 11ui vient fourées sanglaotes, qui ne sauraient avoir aucun bon leur de ses renvres : il n'ignorait done pa.q les beautéa de
d'obtenir, dans le parlement, une majorité si considéra- résultat?
Le nouveau ministre des affaires étrangcres d'Autri- I'Africaine : il l'a bien montré, d'aill~urs, en écri,ant le
ble. Maintenant qu'il est sanctionné par les représen •
testament r.u il entoure cétte filie de son génie de soin.,
tants de la nation, le traité du t5 septembre va recevoir che, M. de Mensdorlf-Pouilly, a communiqué a la Cham- si tendres et si respectueux.
son accomplisseme11t, sans rencontrer daos les esprits hre des seigneurs le pacte de famille signé par l'archiCependant, il a renoncé volontairement aux applaud'autre sentimeot que celui d'une patriotiqtle adhé- duc Maximilien, avaot d'accepter le tróne du Mexique. dissemeots, aux acclamations du public, a l'éclat qo'ar,e
Par cet acte, Maximilien renonce pour lui et sa deseensioo.
dance
a tout droit de succession a l'empire d'Autriche victoire nouvelle, la plus grande peut-ctre qu'il aorait
On sait l'exemple patriotique donné par le roi Victorremportée, ajouterait a sa gloire; il s'est privé de loal
Emmanuel, qui a renoncé a trois millions sur sa liste et aux dhers royaumes ou duchés actuellement possédés cela, sachant qu'il s'en privait. Or, dédaignail-il la
civile, et fait abandon, en faveur des eommunes, de par la maison de Lorraine-Hapsbonrg. L'archiduc Maxi- gloire? Non, assurément: il a voulu saos doute protrois ou quatre chateaux. Cet exemple, venu de haut, milien et sa descendance ne recouvreront les droits sa- longer sa renommée et l'accroitre encore par deli le
a été suivi. - Presque toutes les villes d'ltalie ont offert cri!1és par eux qu'au cas ou il ne subsisterait plus, en tombeau. Immense orgueil ! dira-t-on; soit, mais comau gouvernemeot italien !'avance de l'impót foocier de dehors de la famille de .Maximilien, aucun représentant bien en ser,lieot capables, combien, pouvant triompher
t865. Bre cia, qui a eu l'honoeur de commencer ce roa.le de la dynaslie de Lorraine. 11 faut remarquer ce- vivants, aimeraient mieux triompher morts?
mouvemeot, a été suivie par Naples, Caserte, Milan, pendant 11u'un article de ce contrat de famille réserve,
On s'occupe déja beaucoup des costumes et des décon.
Capone, Come, Ancóne, Livourne, etc. Ce désintércsse- en termes vagues et obscurs, certaines compensatio11s M. Lormier, penché sur des dessins pris sur les mona•
ment universel prouve une fois de plus que l'Italie est pécuniaires a l'archidur, Maximilien, si, d'aventure, il ments ou copiés sur les tableaux el les miniatures, élovenait a perdre le trt,ne du Mexique.
digne des grandes destinées qui l'attendent.
Le paquebot Ganada nous a apporté la nouvelle de la d:e les costumes portugais du quinzieme siecle. Le• d6Quant a la Cour de Rome, elle continue a garder le
corateurs hrossent déja leurs toiles.
silence. Les journaux qui, co'mme la France, ont voulu réélection de M. Abraham Linco!o. Le présideot des
On verra, au premier acte, la salle de l'lnqui~itioo; 111
expliquer la convention daos le seos le plus favorable Étal~-Unis a obten u la majorité daos tous les États, a d,euxieme, le cachot de Vasco de Gama; au troisieme,
au maintien du pouvoir temporel, sont reniés par le gou- l'exception du Kentucky, du New-Jersey, de New-York et un vaisseau, un víl,isseau superbe, a faire palir toa
vernement pontifical : « Nous regardons la France, elu Delaware. On sait quelle e~t la sig1.ification de cette les vaisseaux passés qui ont vogué sur la scene. Soudaio,
dit la Correspondance de Rome, comme plus dangereuse rP.élection : Guerre a &lt;16Jlrance contre le Sudju•qu'a son la roer se couvrira de pirogues de sauvages. Oo rera a
et plus hostile au saint-siége que les feuilles ouverte- entiere et complete soumi~sion. 11 esL probable que les ces insulaires, qui ne maoqueront pas d'étre des deu
ment ennemi'es. » La France avait prétendu que la Cour évéoements mihtaires onl lan~ui depuis quelque tempq; sexes, l'accueil le plus poli, et, pour reconnaitre tanl de
de Rome, tout en gardant une grande réserve au sujet cela tenait 1t ce que, de part et d'autre, on attendait le courtoisie, ils danseront un ballet a la mode de cbel
de la ~onvention du t5 septembre, paraissait de jour en résnltat du scrutin. L'énergie de la lutte va maintenant
eux.
jour plus disposée a envisager cet acte avec un senti- redoubler. On s'atteod a ce que Lee, a la tete de l'arLes· deux dcrniers actes se passeot daos une ile TOI•
ment favorable. La Correspondance de Rome maintient mée confédérée, fasse un mouvement offensif, et l'oo dit sine, et fourniront deux magnifiques sujet~ de paysaget
formellement que le gouvernemem pontifical u'a fait que le commandaut de l'c1rmée fédérale de Géorgie, Sher- étranges et grandioses.
counaitre a personne des dispositioos favorables a l'acte man1 ayant détruit Atlant11, qu'il ne jugeait pas possible
Quelle est cette ile voi~ine? 11 y a des gens qui af.
de défendre, marche sur Charleston.
du i5 septembre.
firment,
comme s'il n'y avait pas le moindre doolf~
Les correspondaoces du Nouveau-Monde nous entreLe Mémorial diploma/ique n'a pas été plus heureux. 11
dessus,
que
c'est Madagascar; pour moi, j'ai lieo de
avait avancé que M. de Bonnechose, cardinal et arche- tiennent d'un fait important. C'est le projet de fédéra- croire qu'iis s'avancent un peu trop, et que Scribe el
véque de Rouen, avait rendu compte a M. Drouyn de tion entre les diver,es provinces britanniques de l'Amé- Meyerbeer eux-mémes n'auraient pas osé se proooneer
Lhuys des bonoes dispositions daos lesquellcs il avait rique dn Nord. Ce proJet, d'abord di~cuté daos des réu- la-dessus aussi catégoriquement.
nions pr1vées, puis soumis a une convention de délélaissé le ~ouvernement pontifical, au sujet de la convenL'essentiel, c'est qu'il y aura, au quatrieme acte, •
gues
des colouies iotéressées, est sur le point d'aboutir.
tion. Mais la Corresr,ondance de Rome lui répond : « Un
cortégesuperbe,
et, si l'on s'en tient rigoureu..~menUI
prince de l'Église ne ment pas, et l'éminent archevéque La convention de Québec, ou figuraient des envoyés du libretto, des éléphants; mais la question des élépbaall
de Rouen ne peut avoir eu meme la pensée de donner bant et du bas Canada, de la 'ouvelle-Écosse, du Nou- est réservée: il parait que le testament de Meyerbeer •
aM. Drouyn de Lhuys l'assertion qui lui est prétée si veau-Brumwick, etc., etc., a posé les bases de la foture prescril rien, o. ce sujet, a peine de nullilé, comme on •
union. ll y aurait dan3 ces nouveaux États-Unis une
gratuitement. 11
chambrc
haute et une chambre basse, et le pouvoir exé- au Palais.
Si \'on a con~u des espérances sur la solution amiahle
Autre point d'interrogation : les naturels el les nallde la question vénitienne, les feuilles autrichiennes font cut1f serait exercé par un vice-roi ougouverneur général, relles de cette lle, doot on ne sait pas bien positivead
tous leurs efforts pour ruiner ces espérances. Ces jour- u¡¡mmé par la couronne d'Angleterre, et entouré d'un encore le nom et la situation, a quelques degrés de lolnaux déclarent que l'Autriche tieot absolument a ses cabinet responsable. Les mcmhres de la chambre gilude et de latitude pres, seront-ils noirs ou ~uld
possessions italiennes, et qu'aucune influence morale ne haute seraient choisis par la reine, c'est-a-dire par son cuivrés? S'il n'y avait que des messieurs, !'affaire senl
la décidera jamais a y renoncer. La Nouvelle Presse libre représentant; ceux de la ehambre basse seraient élus de médiocre importance, mais il y a des damet, CIII
semblait d'abord se rendre compte des embarras et des par le peuple.
Les six provinces qui teodent a l'union ont, a l'heure vaut la peine qu'on y réíléchisse.
périls que le maintien de la domination autrichienne en
A n'env1sager les choses qu'au pointde vuede 1'~,
Vénétie pourrait susciter au gouvernement de Frangois- qu'il est, 3,600,000 habit~nts, et daos une vingtaine mie, l'Opéra gagnerait a ce que ses naturels ne ÍIIWl!'I,
Joseph; elle se plait aujourd'hui a mettre en relief les d'années, si leur population continue a suivre la mcme ni noirs, ni cuivrés, mais tout si11.1plemenl blanca.
dispositions du parti libéral du Reichsrath daos le seos loi d'accroissement, elles en auront le double. Le Nou- elfet, un acteur teint coute plus cher a l'admi
de l'inféodation complete de la Vénétie a l'empire. 11 est veau-~londe va done compter nn État de plus, car le lien tion qu'un acteur qui ne l'est pas; elle est tenue ck
vrai qu'une fraction de la gauche a proposé de manifes- qui rattaehe le Canada a la Nouvelle-Écosse et al'Angle- payer des feux en dehors de ses appointements,
ter, daos l'adresse a l'empereur, le désir de voir les ins- terre ne sera plus que nominal.
c'est juste, le salaire est proportionné au tranil
Des décretq, en date du l 5 novembre, nomment les
titutions coostitutionnelles appli11uées a la Vénétie, mais
avec toute la complaisance imaginable, un blanc ne.
la Vénétie n'accepte pas le role que daigne lui réserver membres du Conscil municipal de Paris; ils sont a,1 métamorpho~e pas en negre ou en peau rouge,
la munificence de quelques députés autrichiens. C'est a nombre de soixante et formeront, a,•ec les huit mcm- se donner un peu de mal; mais l'Opéra est trop
Floreoce, et non a Vienoe, qu'elle veut étre représentée. bres nommés pour les arrondissemeots de Saint-Denis seigneur pour se décider par de sembtables consi
Quelle est au juste la portée de l'insurrection du et de Sceaux, la commission départementale faisant

co:~

ii

tío~~, et il en faudra de plus puissantes pour l'empecher
d'etre fidele ala couleur locale.
L'Africaine brouillera M. Desplrchin avec les hotaoistes; mais pourquoi le poeme lui demande+il deq
chostS iropossibles?
•
AU dernier ~e.te, l'héroine mcurt sous un mancenillier.
Or,_lemancemlh~r est un a~bre de la taille d'un pommier;
11111 le .m~yen, ~e vous. prie, de faire mourir le personoafl'C prmc1_ral d un opera en cinq acles, sous un petit
a,bre de r1en
.
. . du
d tout? Saos compter qu'il doit •v a,.01r
ooe appar1t1on aos le maocenillier de M. Scrilie . une
apparilion daos un pommier, comme ce sera,t imposanti
L'artiste a done pris bravemeot son parti en depit d~
Linnée, de J_ussieu, de Candolle, de tous 'tes savants
~ et presents ~?i se ~ont occupés du mancenilher :
il f11t un mancemlher énorme, gil{aotesnue, couvrant
la~cen~ to.ut entie~e de ses rameaux, et dont les parfums
poorra_1ent asphyx1er un régiment tout entier a Ja fois.
Taot pis pour la botanique !

prcndre, ignorer la maniere de former ppur la soeiété
des .hommes beaux, vertueux, sages, instr•JiL~ robustes
et bien portant•?
'
..Les puericulteurs n'ont pas manqué jusqu'a présent :
Xenophon, Rah~lais, Fénelon, Locke, Rousseau, Lanca~ter, Pestalom, pour ne citer que des noms fameux
se sont essayé, a cette grande tache, mais ils ont laissé
beauc~up o. faire apri&gt;s eux : puisse le docteur Caron
co~1plcter leur reuvre! Mais, me dira-t-on, c'est l'éducJt1on morale des enfants q•Je les hommes que j'ai cités ont eu surtont en ,ue. Saos doute; mais je me plais
a supposer que M. le docteur Caron eotend faire de la
puer~culture au complet, et ne pas se horner a la partíe
phy~1que e.t matér,elle, comme s'il s'agissait de l'espece
bovine, ovme ou porcine.
Nous avions déja la méthode mixte ou simultanée m~tuelle, la m~thode catéchistique ou socratique, la méthode polona1se, la methode lancastérienne et la méthode
Jacotot, et cent autres enrore; salut a la méthode Caron !
.D~n~ le Vieu:r-Neu(, cet excellent livre de M. Fournier
ou I a1mahle et spirituel érudit JJOus montre si bie~
qu;' nou.~ n'avons pas inventé grand'chose, je lisais hier
qu an F1ecle dernier une dame' qui se contentait de
révél.~r au. public.la letl:e initiale de son nom, avait
puhhe un hvre qui porta1t le titre suivant : CANTATRJCE

Uestquestion de reprendrc le ballet de laMaschP.rl! avec
une dao~ense
qui nous vient encore d'lta¡·1e,.
. . nouvelle,
C
1111• Sa1v10n1. omprenez-vous que l'Italie soit de to
.,
.
'
us
1~ pays peut-dre celu1 qui produit le plus de danseuses?
11 fait si bon y demeurer ass1~ , ou meme couché, •ans
se·
~ner le plus petit mouvement; comment y songer jallllS a da~ser? Je ~ais bien qu'il y a la tarentule; mais GR~IIYAIRJt:.,:-.E, 1l11 l'art d'apprerufre /'orthographe frandes oaturahstes sout1ennent que cette araignée ne pousse caise seul, sa~ le serours d'•m mattre, par le moyen de
pas dn tout a l'entrechat.
chansons érotiques, pastorales, a11acréontiques.
Je ne .sais si M. le docteur Caroo prend pour devise :
L'aotre s?ir, la cantate couronnée par l'Jnstitut a été i&lt;. Instrmre en amusant; i&gt; mais je suis sur d'avance 11ue
~tée a 1Op.éra : c'était la premiere fois qu'on appli- s1 pour enseigner l'orthographe o. ses jeunes éleves il :
1011t en ce point le nouveau re"'lement.
:ec~ur~. aux chansons de la Contatrice grammairienne,
L'lnsti~ut, ~ela va sans dil'e: était en force dans la ti sen t1endra aux pastorales, et encore ferait-il probasalle, et Jama1s on ne vit tant de peintres de graveurs blement un choix.
de ~ulpteurs et d'architectes écouter e~semble de 1;
J'empruote au Vieux-Nei1f, a l'intention de M. le doc■1111que.
te~r Caron, le moyen d'apprendre de bonne heure le
Quelqu'un disait en sortant : J'aimais mieux la can- ~ali~ a~x enfants. Rien de plus simple que e~ moyen;
111e. a l'lnstitut qu'o. l'Opéra. Apres deux disr.ours, elle ,t s a~1t seu.le?1ent de dooner aux nouveaux-nés des
a,11t la douceur de la rosée qui tombe a la fin d'une º?º~rices latm1s~es. L'idée est d'un ltalien, qui s'appelait
¡ournée étouílante, le ch11·me d'une pervenche a eóté G1gh. Un beau Jour, le bruit ~e répandit qu'il existait
~ed~~ soucis. Ah! si j'étais lauréat de l'lnstitut, comme daos ~a magni':iq~e. ville de Sienne un collége ou des
¡e dlJ'ais . « Qu'on nous ramene au palais Mazarin ! »
no~rr1c?s, a qm C1ceron et Virgile étaient familiers, donn~1ent a téler a leurs nourrissons le plus pur latín, en
rJeodi dernie~, le théatre Saint-Gerinain a ouvert ses ~eme te?1ps que le lait le plus saluhre. De plusieurs
portes au pubhc. La salle de concertsde larive gaucbe est i1lles arr1ve~e~t .amsitot des messages par lesquels des
de,en~esalle.d~ sp.ectacle; mais la musique n'a pas perdu pare~ts sclhc1ta1ent l'admission de leurs fils daos un
ses.~'~, et s11 onJoue un peu le vaudeTille et lacomédie étabhssement oú l'allaitement m«fme éta1t instructif.
le drame aussi peut-etr~, sur cette stene nou ~ ,. Par .mal?eur, le ~ollége de Sienne n'étaitbati que daos
' on Y, ~hant?_ra beaucoup I opera-comique et l'o- 11ma~inat1on _de G1gli. Mais je ne pense pas que M. Du,éreUe.•Je_ 1a1me d mstioct, ce théatreSaint-Germain, c'est ruy ~ oppose a ce que M. le docte•Jr Caron en Conde un
le fi~saioe de la liberté des tbéatres, et le premier soir de pare1l chez nous.
ta~ est une date historique :' que les dieux lui soient
Quel dom~age que l'~onorable professeur ne s'occupe
~ices, _et que les hommes d'esprit et de talent qui lui que de puer1c_~ltur~! S1 I~~ adultes étaient aussi l'objet
J.!I con6e le ~ort de leurs muvres, aient a se louer d'avoir
de ses cours, J aura1s pla1s1r o. lui rPcommander l'ouae aes parrams !
vrage su!vant, qJJe me signale eocorP l'ioépuisable
Tbédtre-Lyrique, les tentatives hardies ne nous M. Four~1~r : LE RON c•;1s1:-1ER, recettes de mets en couplets,
lliL~t ~a.•, et M: Carvalho .est un audacieux, chacun le pou,· faciliter au3: domes les moyens de faire des ragouts
"""-- opera-c~m1qu~ ne lm suffit pas; il joue le grand et sa•.iccs a leurs sujets subalterne~.
;:;._et le voila qui s'apprete a tenter le drame avec
Je vou~ a1 parlé, cet hiver, d'un ouvrage de
llél.as ! ~ue les dames de Rochefort ne prennent plus
1
pl~m de belles situations et de beaux vers, la peme d apprendre a « leurs sujets subalternes ,1 l'art
re titre était: Les dew: Reines. :&amp;f. Gounod acheve en de réussir la croute aux champignons ! M. le maire vient
...■:::~ des c~reurs ~ui méleront la musique au drame, de bannir le champignon des murs de Rochefort. Lisez
rt étud1e le role d'Ingelburge et M. Carvalho plutot:
IOII donnera sans doute Les deua: Rein~s au priotemps.
&lt;e Nou;, maire de la ville de Rochefort etc.
' de toute es1&lt; Arretons: La vente des champignons,
. . : : l'horticulture est ~e jolie chose, mais la pué- pece est interdite daos la commune de Rocbefort. »
- • est un peu plus ut1le, on en conviendra.
C'est a.•sez clair.
....~ est-c~ que la puericulture'I me demandez-vous
Les crypto~ames sont dans le ravissement den 'étre plus
- e.
.
' mangés, ma1s les Rochefortais trouv!'nt que M. le maire
vie~t du latm puer, enfant, et colere, cultiver; a un .peu trop,de sollicitudc pour eux. En cffet, vous penpnéncuJture est l'art d'élever les enfaol• comme sez bien que 1.honora lile magistrat muniripal ne proscrit
lture est l'art d'élever les poissoos. Ce mot, p~s les ~hamp1gnons tout simplcment parce qu'il ne tes
le docteur Caron qui l'a imagine, et il aspire a a~mc pornt l',on; des motifs d'un ordre plus élevé l'insle 11. Coste des petits gar~ons et des petites filies. p1rent, tt 11 ne prend son arreté qu'aprcs avoir consince~a son cours prochainement, si déja il ne déré que les ~hampignons ont causé beaucoup d'accince.
dents, que la v1e de pln,ieurs haHtants a éte récemment
~ croire que la salle ou il professera, si grande compromise, que beaucoup de champignons saisis sur
toit, sera trop petite pour contenir la foulc de le m_arché ont eté reconnus tres-dange¡eux, qu'il est imreront ses lc~ons.
. poss11Jle el~ fa1re une d1stinrtion exacte entre les bons et
la ilat~ bien des pec~es et des abricot~, produire les mauva1s champ1gnom, et enfin, que les champignons
les
ne ou le dabha vert, empoissonncr la mer ne ~ont pas des olJJets d'alimentation de premiere né,.::-set les étaogs? e.t créer des bancs d'huitres: cess1té. De premiere nécessite, non, monsieur le maire.
~:les tr:naux mé~itoll'e~, qui ont de quoi tenter mais , d'un go~t fort agréable, et voila pourquoi votr;
de gens, ma1s qw voudrait, pouvant l'ap- arrété contrarie un peu vos administrés.

:;ail.

&amp;!º

.t~'é,

~r

333

Un passag.e de cet acle mémorable m'inspire d'asse
grav~s réflex1ons; c'est celui ou M. le maire de Rochefort
('ons1dere qu'il est impossible de faire une distinction
eiact~ entre les bons et les mauvais champignons.
.Ma1s alors a quels épnuvantables dangers l'autorité qui
l~1sse vendre des champignons o. la ha!le ne nous
hvre-t-elle P.a.•, malheurenx habitan Is de París que nous
sommes ! ~diles p~ri.sie_ns 'vou~ ltes négligents ou traitres
~ vos devoirs, et J a1 bien en v1e de vous livrer &amp;. la jost,.ce de m~n pays... Oui, mai5 s'il y a de mauvais cham~1gnons, J! y eu a de bons, M. le maire de Rocbefort
l avoue lm-méme, et les bons champignons.. , c'est bien
hon. Apres tout, il y a des chances pour qu'on ne tombe
pa.s sur les mauvai.s; édiles parisiens, je vous épargne.
On a remarqué, de¡rnis l'arrété de ~l. le maire de Roche~ort, que le nombre des voyageurs entre Hochefort et
Par1s a augmenté. Cela ne m'étoone pas: les gourmets
rochefortais viennent saos doute manger des champignons chez nons. A quoi tiennent pourtaot les recettes
des chemins de fer!
Un autre maire, celui deGrenoble, vientde prendre un
arrelé portant que les habitants feraient a !'avenir ramooer le~rs cheminées deux fois par an, au commencement .et a la fin de l'hiver. M. le maire de Grenoble est
c•invamc~ de la vérité du proverbe que deux précautions
va.lent .m1eux qu'une. 11 exige en outre que le ramonage
so1t fa1t par un ramonenr médaillé. Je ne Tois pas de
mal cela au point de vue de l'utilité et de la séc~rité
publiques, mais au point ele vue poétique, hélas ! voila
un arrété désastreux. Comment voulez-vous mettre en
v~rs un petit Savoyard médaillé. Vous souvient-il du Petit Savoyard de Guiraud ? 11 vous fait venir les larmes
ª,ux yeu~, ce. pauvre innocent; donne1.-lui une médaille
e est fim, ad1eu l'émotion !
'

.ª

Je .m'avise, aumomentdefinir, qu'il y a bien longtemps
que.Je ne vous ai donné quelque preuve éclatante de la
sott1se et de la crédulité humaines. Vous vous imaginez
peut-étre q~e le bon sens regne sur la terre; une telle
er.reur sera~t trop dangereuse, et je ne veux pas vous y
la1sJer. U~ JOurnal qui vieot de me tomber sous la main
~e fourn,,t une belle o1:casion ele vous désabuser. Ce
JOu~·nal s appellc l'Atenir. L'Avenir ! lis oot osé prcodre
ce Litre, qu.e Lamenoa1set Lacordaire ont Ajamais associé
ª,u souve~1r de. leur nom éloqueot. Et savez-vous ce que
e estq_u~ ~ avenir de l864? C'est le mooiteurdu spiritisme.
Le' ~pm!1sme devenant la doctrine des temps futurs!
Qu en d1tes~vous? Une partie du journal est consacrée
au.x commumcat1011S7:1édia11imiques, ce qui sigmfieen fran~a1s, paroles adr1issees par les morts aux vivants par l'entremise d~s m.édiums, et daos le uuméro que j'ai sous
1es. yeux, Je vo1s une allocutioo aux freres, signée : Celui-

qui fut Bab1ze.
C'est trop bete ! c'est trop béte ! c'est trop béte !

-------

X.

FEYRNET.

CORRESPONDANCES D'ALGtRIE.

C0N!.'ÉCRATION

DE t.'~GLISE DE

BLIDAB.

Le di manche, O octohre deroier, la consécration de ta
nouvelle église de Blidah aYait lieu au milieu d'un
grand nomhre d'habitants de la ville et des environs.
L~ fete religie~se ~ été céléurée par Mgr Pavy, évéque
d Alger, qui n ava1t pas voulu céder a un autre te bonheur d'ouvrir les portes du nouveau temple élevé a la
rehgion chrétienne.
M. de Chao~el, sous-préfet de Blidah; M. Raüel de
Montagny, mall'e de cette ville; le conseil municipal et
tous les fonctionnaires civil~ et militaires, sont allés a ta
rencontre de .M~ Pavy, qui a été conduit processionnell~ment a 1éghse; tout le cortége était précédé de la
mu:-1~u~ du 3° régiment de hussard~ en garoiQon a
Blidab.
'
•
Apres avoir remis a Monseigoeur la clef de la nou:clle égli_se, M. le maire a prononcé un difconrs qui a
eté ~coute par toule l'assistance avec la plus grande atte~110n. S~ Gr~deur a répondu a ce discours par une
brillante allocut10~, daos laquelle il a rendu hommage
au zele des mag1strats et de l'arcbitecte, M. Gentil-

�334

L' 1LLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

L' 1LLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

homme, qui ¡ont
mené cette reuvre a bono.e fin.
!8 octobre 1864.
&lt;&lt; La reconJe vous adres.
« naissance, filie
« du ciel, a-t-il
se un croquis
« dit, inspirait
de la position
occu_pée sur le
« votre parolel,
pie de Goudji&lt;&lt; monsieur le
lah par une frac.
« ~faire, quand
tion de la tribu
« vous avez évodes Guenadza,
&lt;( qué le souvenir
nos éclaireurs
• :t des
hommes
dans
le Sud.
« qui ont con~u
Si Mohamed« et réalisé le
ben·•IJamza le
" projet de la barepliant dnant
« silique que
les troupes do
u nous
venons
général Yusuf, a
« consacrer au-·
qui tté ses posi&lt;( jourd'hui.
ti ons au sud do
(&lt; Vosfélicitations
Djebel-Amour,et
&lt;( s'adressent au
concentre
en ce
(&lt; magistrat qui a
moment
ses
for&lt;( con~u
l'idée,
ces
sur
l'Oued&lt;&lt; au gouverneZergoun, point
(&lt; ment qui l'a acvers lequel se di&lt;&lt; cueillieetal'harige a marches
(&lt; bile architecte
rapides la colonu qui l'a exécune de M'. le gé,
« tée ... »
néral Oeligoy,
Apres ce disLe géol\ral
cours, qui a proMartineau
a pris
duit la plus propossession,
saos
fonde émotio!},
coup
férir,
da
Monseigrieur a
CO~SECRATION DE LA NOUVELLE ÉGLlSE DE BLIDAH, - D'apres une pbotographie de M. Portier,
ksar
de
Brizioi,
procédé a la coníiñ des centres de réserve des dissidents.
sécration.
. .
préfet, b!. le sous-préfet, M. le M~ire et M. de T~nna~,
Tout porte a croire qu'une rencontre sur l'OuedA midi, un somptueux banquet, auquel ass1staient
ancien président du Tribunal de Bhdah. Les c~n;1ves
M. Poignant, nouveau préfet d'Alger; ~: S~r~ande, sont séparés ensuite, emportant de cette ce~emo~1e, Zeruoun si elle a lieu, amenera la soumission de l'enmaire de cette ville,· était offert par la mumc1~altte, dans ainsi que la foule qui y avait assisté, un souvemr qm ne ne~i, dint le moral s'affaiblit de jour en jour.
les salons de !'hotel de la Régence' a Monse1gneur et a
Agréez, etc.
s'effacera pas de longtemps.
A. RAvEAU,
LEFEBVRE,
toutes les notabilités civiles et militaires.
Plusieurs toasts ont été portés a ce banquet par M. le

:e

~
ALGÉRll!: L.B PIC DE GOUDJIL.\H, POSTE D'ECUIRKllllS FRANG\IS E'.'I AVAIH llU '.'1-1.1)011. - ll'aprés w1 croquis de M. Lefebvre.

JAPON: LES ESCADRES ALLlEES FOBCAN'I.LA.,_PASSK DE SJMONOSAKC. -

ATTAQUE DE SIMONOSAKI
(JAPON).

Ao mépris de traités couclus entre les puissances européennes et le fapon, un des da'imios les plus puissants
de cet empire, le prince de Nagato, dont les forleresses
commandent le détroit de Simonosaki, avait fait tirer
1W' quelques navires marchands se rendant daos les

385

D'aprés un croquis de M, A. D., ensei~e de va1sseau.

mers de la Chine, et prétcndait interdire le passage ala
marine européenne.
Les réparations exigées a cette occasion ,n'ayant pu
etre obtenues, une expédition composée de navires frangais, anglais, hollandais et américains en station au Japon, fit voile, le 29 avril, pour Simonosaki, afin d'infliger
au prince de Nagato le cbatiment mérilé, et de ren&lt;lre
libre le passage des mers intérieures.
En trois jours de combat, les seize batiments compo-

sant la flotte ont détruit, malgré la résistance opiniatre
des batteries japonaises, l'apparei\ militaire accumulé
sur ce point depuis plus d'un an, et forcé l'ennemi a demander la paix.
Soixante canons en bronze de gros calibre ont été pris
et embarqués sur la flotte.
·
La perle des forces ·alliées a été relativement peu considérable; il y a eu dix-sept tués et environ soixante
blessés, parmi lesquels on compte le commandant de

....
INAUGURATION DBS DOCKS DE SAINT-OUEN-PARIS: LANCEAIBNT DlS !IAG!SlNS FLO'ITAN'IS.

�1 UNlv ERSE L.
L' 1LL UST RAT lO N, JO ll h.~N~A.::.__ _ -------:--:-:----=~~=7":-

.

.

cette fois, me fit rire ; de la gravité, de la tenue, le plus
Ces bases étant posées, il est évident que si le millionl'Euryalus, navire anglais, qui a eu le pied traversé par naire est mur, sa femme est de droit maréchale de possible ton menton dans ta cravate blanche, ~t si le
v'ieux pandour t'envoie quelques co~ps de bo~toll', reune baile.
.
.
France des femmes mariées.
yois-les comme un descendant .des :1eux cro1ses.
L'honneur de la conduite de cette _brillante alf~1re re- Et le comle 7 fis-je.
.
Ces recommandations une fo1s fa1tes, nous entrames.
vient en grande partie a notre am1ral. M. Jaures; nos
- Le comte, reprit-1l en redoublant d'ironie, est mur
Quand on nous eut annoncés, je pus reconnaitre ¡
trois navire~, la Sémiramis, le Duple1x e! le Tancréde se
a ce poiot qu'on peut t:spérer qn'il tomhera de l'arbre que!
point mes craintes ~ur le plus ou _moins d'attention
sont distingués. La frégate amiral~, parfa1tement emb,o~de la vie au premier sourtle de la mort.
sée a écra~é les batteri s ennem1es par son feu prec1qu'on pouvait faire ama p~ésence ~ta1ent mal ro.ndées.
- Et tu erois ta cousine capable d'a voir fait ce c~l.c'll?
Sauf la ma1tresse de la ma1son qm se souleva a demi
pitt 350 coups de cau( n environ en une heure.
.
dis-je, choqué, je ne sais pourquoi, de son scept1c1sme
pour nous recevbir, et un vieux monsi~ur, le comte sans
Les Anglais étaiur ten admir.a!ion devant notre ar~1\lea l'ég'ard de cette jeune femme.
.
doute, et qui, aux trois quarts ass?~p1 sur ~n fauteoil,
rie et les canon; Armstrong sont décidément en ba1sse.
- Elle? ... Non, la pauvre enfant, je ne \'en cro1s pas
,
.
p
redressa vivement la tete et eut l a1r de m envelopper
Pour extrait : P. A.G.ET.
capable; mais ses parents l'ont f~it P?ur elte, 'et comm_e
d'un coup d'reil rapide et per~ant, les au~r~s personnes
elle était une jeune filie bien elevee, elle na pas d1t
~
arurént ne pas s'apercevoir de notre amvee. J'entreTis
non, de sorle qu'elle est aujourd'~ui tres-suffisam~ent
:ans un coin deux ou trois messieurs, parmi lesquels je
comtesse, parfaitement millionna1re, e~ -~out ce q~ '.~ y reconnus deux académici~ns des plus cofln~s et des plus
!IUUGURA.TION DKS DOCK&amp; DK SA.INT-OUKI-PA.RIS.
a de plus malheureuse, unie a un Vletllard chaº1,m,
classiques. lis continuerent une conv~rsat1o_n grave ~t
docks bou,,on et jalolll'. Il est vrai qu'elle a la ressource desD.!IDanche' 13 octobre' a eu lieu l'inauguration '1es
savante, saos daigoer 3'occuper de qm ent:~1t ou SOrtail
·¡
d' d
de Saint-OÚen-Paris: A cette occasion, le conse1 . a - pér:r et d'attendre, et la consolation de penser que
S r un c:wapé deux femmes, jeunes et elegantes, traministration avait invité les notabilités de la ca~'.tale a raltente ne peut pas etre bien longue.
v;illaient a u~ ouvrage de broderie_. L'une ~iliblait
assister a11 lancement d'un magasin flottant, et a I irrup- C'est triste, mu.rmurai-je, d'at_tendre son bonheur
l'expl·iquer a l'autre, tandis qu'une pet1t~. demo1selle de
tion des eaux dans le grand bassin des docks.
.
de la mort d'un homme.
.
douze a.os suivait attentiYement ces exp icat1ons, et se
Les maoasins flottants, qui sont au nombre de cmq,
- Ce serait bien plus triste, dit Emmanuel, .si cet
montrait tres-désireuse d'en profiter pour son propre
présenten; chacun sous la forme d'un immense ponton, hommé s'avisait de ne pas mourir. .
..
le groupement de ~ent cuves pou:ant co~tenir 2,~oo,_oo~
- Et 'de quel reil . ton jaloux cousrn v01t-1l tes assi- compte.
Ce détail eilt suffi pour me leprouver,Emmanuel &amp;Yait
litres d'huiles, d'essences, d'espr1t8 et d autres hqmdes duités a1ipres de sa femme?
.
.
. dil vrai en m'aonon~aut que les soiré~s de la comtes..oe
- Oh! moi, tu sais, je suis sans pretentwns et Pª:fa_1volatils ou dangereux.
.
Blariche étaient bien réellement ce qu on peut appeler
La mise a l'eau de cette colossale masse de fer const1- tement sans conséquence, dit-il nonchalamment; pu1s J.e
,. . .
tuait done a elle seule un de ces émouvants spectacles irnis un pa.rent, presque un frere,. et le comtc n'osera1t des soirées intimes,
La comtesse, devaót laquelle je . m mchna1,, tandis
que la foule recherche toujours avec empressement, et a étendre son ostracisme j usqu'a mo1.
. qu'Emmanuel me nommait en me presentant, m ad~
- Es-tu done le seul jeune hommc pour lequel il
complétement réussi.
. ,
,
simplement·une de ces phrases d'u~age et de bon accueil
Le grand bassin, qui.vient d'etre termme, presente fasse exception? dis-je avec surprise. .
. . , que les femmes ont toujours_ en rese:ve, ~our ces oceaune superfi el·e de 2::u,000 metres et une profondenr
. de¡ Emmanuel eut l'air d'hésiler un mstant, p~1s il re- sions-la., et que je nommera1s volonl1er~ . phrases de la
7 metres, correspondant a un cube de 175,000 metr~s: I pondit :
,
.
..
pourrait recevoir les navir~s du.~lus f?rt tonnage,s1 Ja- Jusqu'ici, oui, je suis le seul repres~ntant de not~~ premiere minute.
Apres l'avoir saluée, je ~•ª:ª~~~1 ver~ 1~ v1~11lard qoe
mais la mer était amenée Jusqu a Par1s.
,
sexe qui put a la rigueur effrayer un Jaloux. 11 y a .ª mon arrivée semblait avo1r reve1lle, ma1s J~ n e~s p_as l_e
Le conseil d'administralion avait pris les mesures ne- qÚelques jeunes femmes aimables et charm~ntes; ma1s
temps de terminer le complime~tq~e je l~1 deslma1S; 11
cessaires pour que les quais du canal el ceux du grand sauf toi et moi, les hommes sont tous' so1t ~ar _leur
m'interrompit d'une petite voIX _se~e, ª. laquelle •1ne
bassin fussent débarrassés de tout obslacle et pu~~ent ª"e soit pl\r la gravité de leur caractere, a I abr1 dn
toux presque perpétuelle et l'hab1tude, des lo~gtemps
o '
. 2~"' 000 spectateurs admis sans. aucune
plus petit soup~on.
.
recev01r
. . ,cond1t10n.
.
contractée sans doute, de parailre finir pour_ lm seul la
Malgré le mauvais temps, la foule qui ass1stall a cette imS . t11 lui di•-je un peu surpris de cette ctrcons- ais- '
"
•
•·¡
de la géné- phrase commencée pour un autre, donna1t un cac~~t
portante cérémonie était considérable.
H. C.
tance saos comprendre pourquo1, qui y a
,. .
de familiarité grondeuse, assez déplaisant~ et plus ~oerosité a introduire un rival, si peu red?u.ca_ble qu tl s01t, trange. Si vous joignez a cela un regar~ v1f, sardom~
dans une société dont tu devais etre mev1tablement le
et percant, jaillissant comme un écla1~ de ~eux pelíll
/
• 'f\lants de malice seule chose bien v1vante dw
LES LILAS BLANCS.
roi?
.
.
't n yeux pe
.
s m'em- Oh! je te l'ai déjil. dit; d'~bord ¡e sms s~ns pre e ~ toute sa ipersonne, vous le, comprendrez, Je
ne pu.
.
(sum).
tions puis j'ai tant parlé de to1 aBlanche, qu elle ~eu~ pécher d'ctre de l'avis d'Emman~el et de le tralter, 11
d'en~ie de te. connaitre; or, ce que femme v,eut reuss1t
morose et chagrm.
.
La comtesse demenrait rue Saiut-Dominique-~aint- toujours; et quoique tu puisses t'atte_ndre a ~uelques Petlo' de vieil\ard
. sa1s...
. hem ,.... hero I.... , l'am1 de uotre beau
_ Ou1 Je
Germain, dans un petit hotel qui formait le coi~ d_e rebufades du vieux Cerbere, comme ¡e ~e ~ais, ~ss::
'
¡ h ro, Son alter ego' hem !. .. Oreste
,
cette ru~ et de l'esplanade des Invalides. 11 fa1s~1t d'esprit pour ne pas paraiire t'en aper~~vo1r, Je n a1 pi cousiu Emn,anue, e · ...
et Pylade, hem !. .. C'est tres-beau, sans doutei' hem ":·
un temps superbe, une de ces premiere~ belles SOi - cru devoir hésiter a risquer ce coup d Etat. Quant a a
Enchanté, monsieur, enchanté, hem ! hem .... e~p:
rées de printemps qu'on aime tant a tesp1rer au ~or- rivalité dont tu parles, elle ne peul exister par une
vous etes poete, je crois, hem ! hem !... Je vous e
tir de l'hiver, et pendant lesquelles on se_ se~t _re:anre. bonne raison, c'est qu'il n'y a PªS,(ieu a combat. Le sa. .
La course n'était pas longue, tout nous mv1ta1t mar: Ion de ma cousiue est un pays d mnoce~ce_ et de _can~ mon complimeot .. . hem !... sincere...
Je ne sais combien de temps il eut pu prolo_nger a•ns
cher; et je fus d'autant plus ~•avi,s. d_e nous .ren,dr~ a deur, ou l'amour existe pent-etre en theor1e: ma1s o
• ¡e
· sais IItoms encore
• ,n discours en phrases hachees,
.
pied a notre destination, que ¡e n eta1s pas rache da- il reste au ran" des cho&amp;es idéales et des utop1es.
~~
que j'aurais pu lui répondre, et mon attitude ne 1udresser quelques questions a Emmanuel et de prendre
Emmanuel ;e donna ces explications en ~yant pai:sait pas d'etre genée devan: ce ~etit vieillard doot:
un peu, comme l'on dit, l'air ~u burean.
faitement l'air de penser a autre chose; auss1 changea1-•
gard ne semblait pas voulo1r ro abandonner,. et p 1
- Voyons, dis-je a titon ami, causons un peu.
je la conversation.
.
·t m'inspecter d'un air méfiant et narquo1s, lo~.
_ Causons, dit-il.
•
.
.
_ Et ta cousine, lui dis-je, quelle attitude a-t-e11_e sa1
. .
ar une douce voll uc,
fot,
grace au ciel, mterrompu P . . . ,
. d'al- Tu ne peu.x m'en vouloir d'essayer .ª conna1tre le dans ce salon, ou je vois qu'elle reg~e peut· etre, roa1s
plus mélodieusement timLrées, qm lUJ d1t d un all'
terrain sur lequel je vais mettre les pieds. Tu ne me ou, a coup sur, elle ne gouverne pas.. .
trouveras done pas trop indiscret, je \'espere, de te poser
- L'attitude de son emploi, répond1t-1I avec un léger fectueux intérét :
- Sonnerai-je, mon ami?
it
une question.
siffiement dans la parole, vierge et ma1·tyre.
.
Je bénis a part moi cette voix. El~e roe par~~v=tpll
- Pose, dit-il.
- Mauvais plaisant! lui dis-je, ne peu.x-tu. cesser de
tervention cé\este ; et je dus le cro1re~ el\~ n tenr ti
_ Tu m'as prévenu que le mari de la co_mtes~e Blan-11
t
a railler?
·
, 1 moins d'influence sur mon étr~nge mter ocu '
che était de beaucoup plus agé que e; ~1~1 es -ce qui
- Je ne raille nullement; Blanche est la grace, a
d ·e détourna imméd1atement, et, sans pi,
.
. •¡ , dit :
pu décider ta cousine, jeune, belle ~t-~p1rl~uelle comme douceur et la placidité memes; ce qu'il ~eut y a~o1r de son regar ~
avoir
l'air
de faire attent~on a mm, i rep~n voila••
tu me l'as dépeinte, a épouser un v1e1 ar .
doulourenx et de pénible dans son ex1stence. mt1m~,
_ Hem! hem !... om. sonnez, hem .... ._
- Ah! mon cher, répondit-il en prenant cet accent
trahit chez elle que par une teinte de m~lancohe
11
, 11. est temps. •• Ces dames
Derfl•beures
passees,
.
as, 8111
railleur qui lui était propre, un de ~es confrcres, un de ~e~l::ent insais1ssable, qu'il faut bien la conna1tre pour
. . ? Hem I··.. elles ne v1endroot P iA tt
tes maitres en l,ittérature, je ne sa1s plu_s leq,uel, a d1·t, s'en douter. c'est du reste, de sa part, une preuve s~- sont pas arr1vees.
.
1 h 1 11 faut, done que, rbel
je ne sais plus ou, une bien grande :ér1té, c est que le 1reme de b~n goüt; un peu plus d'_animat(on, elle sera1t doute, ce s01r, bem · ero···· ,
1
nonce a roen mort; c'est fort desagreable . belll,
mariage était la seule carriere poss1ble pou.r les filies lnvraisemblable ... ou indiscrete, aJouta-t-11 en rendant
!. .. enfin !. ··
¡ poorP
de notre monde.
a sa voi.x son accent incisit.
, hem
Pendant cette phrase, qui pouvait passer p us.t
• - Oui, eh bien?
Je ne connaissais pas encore la comte~se Blanche: et
- Eh llien ! cela étant, tu m'avoueras d'abord que, cevendant je fus instinctivement cho_que de la mamer~ aparte que pour une réponse, la ??m.tesse a~ai res
un valet de chambre était entré, s eta1t place p
dans cett e carriere-la, épouser un milhonnaire, c'est légere dont Emmanuel parlait d'une ¡eune ~arente, qm
comte et lui offrait respectueusemenl son br¡lS. .
obtenir lu premier bond un assez .bel avancement.
devait au fond lui etre chere, car je le sa:1a1s ,natu~elleLe vieillard le prit, s'achemina vers la porte,
- SJit, lui dis -je en riant, j'avoue.
ment bon. Au%i gardai-je le sil en ce; Je n_ ~~ra1~ pu
milieu de l'appartement, JI se retourna cOtllme
- Si le millionnaire est vieux, il est convenu que d' e en uoi ses µaroles me déplaisaient, ma1s Je n_aud Bl
ses cheveux blancs équivalent pour sa. femme a la grosse \ i~
q I l'exoiter dans cette voie en le question- flexion, et dit :
ra1s pas vou u
- Hem ! hem !. .. ne veillez pas trop _tar '
épaulette.
.
. .
,
f • nant davantage.
' vous savez que cela vous est contrairc.
_,..
- Ou veux-tu en vemr? d1s-¡e, sachant qu une o1s
t nous étions arrivés a la porte de la hem •
d' ·¡
,'.ant an.,
.
•
i·
é
de
sa
Tout en causan ,
Et il me lan~a un dernier coup re1 per1
,
Emmanuel
ne
s'arreta1l
pas
saos
avo1r
ir
lanee,
.
. f
•
1 comtesse.
· ,
·
p'.aisanterie tout ce qu'elle lm pouvait our~1r.
.
h a, e dil Emmanuel avec une solennite qm, se remettre en marche.
- Rétléchis done, dit-il en prenant un air convamcu.
- A ~ .m
1

r:.

L'JLLUSTRATION, JOURNAL UNJVERSEL.
337
-------· - -- - - - - - - -- -- -- - - - - - -- Oui, mon ami, je vous le promets, répondit la com-

_
ieue avec une douce condescendance.
Elle alla vers luí, le reconduisit jusqu'au seuil du saloo, en lui parlant has, comme. on fait pour calmer les
enfants, et prit congé de lui avec un signe de tete amical et gracieux.
Je m'étais promis d'observer et je vis que le champ ne
manquérait pas a IItes observations. Je ne perdis pas un
des details de cette scene, nouvelle pour moi, mais qui
oesemblait pas avoir pour les autres personnes présentes le rneme allrait de nouveauté, carpas une d'elles Re
parut s'occuper de la sortie du comte.
seul, Emmanuel fixa sur moi des yeux ouje vis reluire
UD sarcasme et une malice qui ne le cédaient en. rien au
regard de son vieux cousin.
•
Quand la po'l'le se fut refermée sur lui, la comtesse
revint vers n~us avec le meme air de calme placidité,
mais j'y crus Jire cependant un muet soulagement, qui
se trabissait encore dans le geste plein de grace qu' elle
me fit pour m'inviter a m'asseoir irupres d'elle. Ce geste,
selon moi, signifiait clairement : Maintenant, nous som~
mes libres, causons.
J'obéis a ce·geste, et, tout en causant avec elle de ma
mere et de ces mille choses qui semblent banales, mais
oides femmes savent mettre tant d'intéret quand elles
le veulent, je ne pus m'empecber de me sentir 'le creur
serré en pen~ant a. l'étraoge union qui avait fait de cette
jeone femme la compagne de ce vieillard.
Notre conversation particuliere fut bientót interrompoe par une voix qui s'écriait gaiement :
- Peines perdues, baron; vous ne me persuaderez

pascela.
- Qu'est--ce done, ma cbere Hortense? dit la comtesse
¡ la plus agée dee deux jeunes femmes assises sur le canapé.
-C'est le baron qui,selón son habitude, prend congé
de moi en me j urant un amour éternel.
- Et pourquoi ne voulez-vous pas me croire, cruelle?
répondit gaiement un monsieur a cheveux gris, mais a
l'air aimaLle et jeune, qui se disposait a partir.
- Vous ne pouvez seulement pas me sacrifier une
heare de votre soirée, et vous ne· reutreriez pas un quart
d'heure plus tard chez vous, meme pour me convaincre.
Vous autrcs hommes, vous parlez beaucoup d'arnour,
mais pas un de vous ne pourrait seulement nous donne-r
une bo~ne fois pour toutes une définition de ce que vous
entendez par ce mot.
- Mais si, dit le baron en riant avec une aimable
malice, l'amour, c'est le bonheur.
- Nun, l'amour, c'est un mystere, dit la plus jeune
des deu1 dames.
- L'amour, e'est tout au plus un reve, dit en souriant
un peu la comtesse.
- Erreur, belle cousine, dit Emmanuel en prenant
alors la parole; l'amour est un petit monsieur qui, de
toas temps, a eu le privilége d'e1re méchant comme un
gamin, de voler comme un oiseau, de marcher comme
UD a,eugle et de mentir comrue une femme.
De violentes réclamations interrompirent ici Emmanuel, et la comtess,i, se tournanl vers moi, me dit:
- Voyons, monsieur, vous aurez peut-etre une définition plus neuve et plus aimable a nous donner que
celle deM. de Terville; nous n'espérons plus qu'en vous.
- Veuillez m'excuser, madame, dis-je en souriant,
l'amour, c'est encore pour moi l'inconnu, car je n'ai
rencontré jusqu'ici que celui de ma mere.
-Tartuffe ! dit Emmanuel.
Alors commen~a une de ces cunversations a batons
l'Olllpus qui ne sont possibles qu'a París; conversations
oi les questions sont effleurées avec une légereté si graieose et pourtant parfois si profon de; ou !'esprit fait
labre l'esprit, et pendant lesquelles une société de
ieanes femmes et de jeunes gens discutent gravetitent
tes éternelles questions du creur qui les occupent, méme
les plus sages, plus que tout autre chose sur terre;
lllour, bonheur, jeunesse, beauté, mysteres magiques
iont on cherche sans cesse le mot sans se lasser de ne
le lroover jamais !
An milieu de cette convcrsation dont chacun prenait
11 Part, selon son caractere, la comtessc, avec une
dooee mélancolie, les deux dames étrangeres, !'une
a,ec enjoucment, J'autre :i.vec un scepticisme un peu afl!eté, Emmanuel avec son ironie de parade et moilé111e avec la réser,·e d'un bomme qui Uilc le terrain et
le_se livre qu'apres etre sur d'etre a l'unisson de ceux
!Ui l'entourent, on annon~a: Mesdames Dervieux!

- Si tard ! fit la' comtesse en se levant pour aller audevant d'elles; le comte s'est retiré, ne vous espérant
plus.
- La! j'en étais sure, ma sreur; tu vois qu'il n'était
plus temps, dil la plus vieille des deux &lt;lames d'un air
contrarié.
- Qu'importe, ma sreur,.répondit l'autre, qui, quoique presque aussi agée qu'P,lle, laissait voir assez volontiers cette jeunesse de caractere qui rend si gracieuse la
vieillesse; nous aurons toujours eu le plaisir d'embrasser
cette mignonne, et D0!ls serons encore rentrées a temps
pour que les mauvaises langues ne s'am,usent pas trop
sur notre compte; mais de qooi cauiiez-vous done a
ootre arrivée? Vous sembliez d'une gaieté folle et d'une
animation sans pareille.
- Nous cherchions a nous tous une définition de l'amour, et nous n'en pouvions trouver une.
- Eh bien! moi, je vais vous la donner, reprit-elle
gaiement, ne fut-ce que po11r prouver que les vieilles
[emmes sont encore bonnes a quelquc chose.
. - Ah! voyons, fit-on a la ronde avec un ensemble
joyeux. On comptait évidemruent beaucoup sur sa promesse.
- L'amour, mes enfants, c'est une partie de whist ;
une jolie femme y a toujours les quatre d'honneur;
qu'ellejoue mal, elle perd le tri, une renonce lui fait•
perdre la partie, mais n'importe, au bout du compte, a
ce jeu-la, les hommes sont toujours sblems.

(La suite prochaínement.)

JoL&amp;s DE W.AJLLY

FILS.

Reproduction inlerdile aU1 journau1 qui n'oot pas traité avec la Sociéle
des gens de lettres.

QUELQUES RÉFLEXIONS.

VI.

S'il faut s'en rapporter aux revues et aux journaux
anglais, il parait qu'on se préoccllpe, a Londres, de certaines p11blications fran~aiscs qui ne montrent pas l'Angleterre sous son aspect le plu~ glorieux. Au dela de la
Manche, on s'eflarouche de ces histoires, de ces mémoires
publiés chez nous, et qui prétendent prouver que l'Angleterre, pas plus que la France, n'est a l'abri de ce
fli&gt;au moderne qu'on appelle le fléau des petitesdames :
le fait est que, depuis une quinzaine d'années, Londres
a vu dans ses mreurs des changements qui témoignent
que le. vieil esprit anglais s'aflaiblit ou se relache. L'Angleterre est peut-etre bien encore aujourd'hui une Chine
d'occident qui résiste aux influences de l'étranger, mais
la métropole a fait bien des concessions aux faux dieux
du continent.
A l'époque de la premiere exposítion umverselle,lorsque débarquerent a Londres les Prenchmen, ce fut dans
tollt le West-End un to/le immense. La longue barbe de
ces étrangers excita une stupéfaction générale, et le
Punch se crut obligé de traduire a coups de crayon les
épigrammes &lt;le ses compatriotes rasés. - D'ou viennent
ces barbares? disaient les belles &lt;lames. Sont-ils
nés sur les bords du lac Ara! 011 sur les rives de la Seine?
Soot-ce des Scytbes ou des Fraficais? Le shoking était
maoifeste.
Aujourd'hui, métamorphose complete! Les jeunes fellows, ceux qu'on voit caracoler entre trois et quatre
heures, a cóté des misses et des ladies dans l'allée de
Rotten-Row, ont des barbes qui semblent postiches, tant
leurs proport10os sont exagérées. Cbez nos voisins, si
cuirassés contre toute importation continentale, l'imitation succéda presque aussitót a la critique. Londres
nous prit nos barbes, et voila comme le résultat le plus
imméuiat de la premiere exposition universelle fut la
révolution des visages britanniques.
Les puritains protestcrent contre l'envahissement de
cette mode continentale, et le révérend docteur Cumming, qui a pris la douce habitude de prédire, tous les
six mois, la fin prochaine du monde, vit un nouveau
signe des temps dans cette floraison inattendue des
mentons britanniques. Et en effet, quelques années plus
tarrl, les gardiens séveres des vieux príncipes se confiaient a l'oreille des choses extraordinaires. On avait
vu s'élever, dans les environs de Regent's-Park, de petites maisons tres-élégantes, habitées par de belles jeunes
filies venues on ne sait d'ou, saos argent ni recommandation, et qui menaient l'existence a grandes guides. A
elles les plus riches voitures attelées a la Daumont, les
toilettes les plus fraiches, les chevaux les plus fringants.

Et ces créatures avaient leur logc au tbéatre de Sa Majesté et a Covent-Gardeo, et elles se montraient non
moins fieres et &lt;¡uelquefois plus be)les que les Jadies
dnns celte allée de Hyde-Park, ou l'on voit passer les
plus illustres blasoos de la Grande-Bretagne. Évidemment, la vieille Angleterre avait perdn la rigidité des
mreurs antiques. Regent's-Park devenait un quartier
maudit, un Breda londonnien, l'abomination de la désolation. 11 n'était plus permis de fermer les yeux iil. l'évidence. Le demi-monde, cette peste du conlinent, avait
·rrancbi le détroit.
Alors ce fut un déchainement dans les conversations,
les livres, sur le théatre et jusque dans la cha1re. De
toutes parts on tonna contre les anonymes qui causaient
un si grave préjudice non-seulement a la bourse des
gentlemen, mais encore aux lois les plus sacrées de la
famille. Un écrivain, pour complaire a l'aristocratie, fit
une comédie, et la représentation de cette comédi€, ou
les meres se plaignaient de ne pouvoir marier leurs
filies, s'éleva presque a la hauteur d'un événement national. Trente fois de suite le plaidoyer moral ful applau&lt;li; mais cette piece vertneuse ne 6.t que consacrer
l'institution qu'elle prétendait détruire. Les anonymes,
mises en relief par ce débordement d'attaques, ne furent
que plus recherchées, et leur triomphe définitifporta une
atteinte considérable a la respectability, ce mot et cette
chose qui ont tantd'importance daos les Trois-Royaumes.
11y a vingt ans, un gentleman eilt été rayé de la liste
des gens respectables, s'il eiit été soup~onné d'entretenir
des relations suivies avec une femme qui n'eut pas été
la sienne. Londres ne connaissait pas encore cet arrondissement vague, interlope, qui a toujours existé,
plus ou moins, a Paris. Les jeunes gens se mariaient de
bonne heure, ou, s'ils persistaient dans la voie scélérate
du célibat, ils ne donoaient aucune prise a la médisance.
lis observaient toutes les pre¡:criptions de la resp~ctability tant qu'ils étaient dans leur pays; mais comme le
diable ne perd jamais ses droits, c'était le continent qui
était annuellement le tbéatre de leurs galantes fredaines. On donnait a une miss légere rendez-vous a Paris,
a Bruxelles, ou sur les bords du Rhin. Chacun partait
de son coté, et ces deux . creurs réunis mangeaient une
lune de miel extra-légale a la barbe de l'étranger, qui
ne pouvait trop admirer la bonne harmonie et les délicates tendresses de ces jolis petits ménages britanniques.
Quand le tour était fait, le gentleman se collait sur le
visage un masque rigide en débarquant a Douvres, et,
e1it-il fait le diable a r¡uatre dans son voyage, eut-il,
comme cela est arrivé quelquefois, présenté cumme sa
femme, dans d'honorables fainilles et meme daos certaines cours, une femme q11i n'était souvent qu'une maitresse de rencontre, notre homme était le plus respectable des hommes. L'Angleterre n'avait pas le plus petit
mota dire.
Eh bien ! ce masque, ce faux-nez de la respectability,
que tout bon Anglais se croyait obligé de porter autrefois pour ne pas blesser la susceptibilité puritaine de son
pays, les jeunes Londonniens d'aujourd'hui l'ont déchiré
et en ont jeté au vent les morceaux. Les aventures de
voyage, les courses galantes a l'étranger ne leur s•1ffisent
plus. Les anonym~s ont pris la corde, et dans l'aristocratique hippodrome du pare, quand on voit passer
comme un éclair une de ces dames emportée sur un
cheval de dix mille francs, tout le monde sait a qui elle
apf)artient, ou plutót qui lui appartient. Comme dans
certains autres pays tant maudits du continent, ces
femmes sont devenues un des luxes de la classe riche.
Les genllemen ont une anonyme en titre. 11 n'aura pas
fallo plns d'une dizaine d'années pour que ce mot solennel de la langue anglaise, ce mot respectability, ait
re~n un de ces chocs qui écrasent.
Et maiotenant, les revues anglaises ont-elles bien le
droit de se plaindre si le continent, malmené et mépri11e
par l'Angleterre, décbire le voile de la vie britannique,
et montre que Londres n'est pas plus que Paris a l'abri
du fléau? Certes, ce n'estpas moi qui applaudiraiala publicalion de ce~ mémoires et de ces histoires licencieuses
qui sont l'apotheose des courtisanes. Je ne vois pas ce
que la moralité du lecteur peut gagner a apprendre que
certaines de ces &lt;lames dépensent par année plus de
douze mille livres sterling (300,000 fr.). Mais l'Angleterre
nous a assez longtemps reproché notre demi-monde,
qu'elle appelle une fnstitution parisienne, pour que nous
puissions lui dire, sans manquer aux lois de la cbarité,
que, plaie pour plaie, la sienne n'est pas moins grave que
la nótre.
EDKOND TElliR.

�L'lLLUSTRATION' JOURNAL UN l VE RSEL.

L'•ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

338

LES VICTIMES DE LA. MODE, PAR BERTALL
Le sceptre de la
mode échappe ala
France. Cette phrase, qui sent son
Prudhomme d'une
lieue, n'en est pas
moins d'une vérité
désespérante. Les
Italiensetles Espanols nous coifrent
et nous rasent,
l'A.utriche et la
Prusse font nos robes, les A.nglais
nous étriquent, et
lesA.llemandsnous
chanssent. Le goüt
fran;,ais n'est plus
pour ríen dans cette débauche du laid
et du prétentieux,
il laquelle nous assistons
chaque
jour. Que le c,ielen
soit béni !
:Mais cependant
&lt;ruelle tristesse de
voir les pauvres
femmes victimes
,le la conspiration
de tous ces marc:hands exotiques.
et par suite de tous
les marchands de
la patrie.
La femme 1&gt;sl
leur chose, leur
propriété : il s'agit
de la mettre . en
valeur le plus qu'il
sera possible. Vite,
entourez-la de batiste, de soie, de
velours, de dentelles, de fourrures;
plus il y aura de
metres,,plus l'opération sera belle.
Entassez les jupes,
les sous-jupes, les
cerccaux,lesrobes,

LES VICTIMES DE LA MODE1 PAR BERTALL (DERNIERE
.

8

(DERNIERE SÉRIE). -

Vozr les N° 1118, H26 et 1128. les

dessus et lea
par-dessus • multipliez les lé; et lea
plisi Que la nature
la _grace et lego~
so1ent offensés la
belle affaire I C'est
h_ien ees cilGleala qu on se soucie•
Mais la note
p~yer sera splen.
d1de, et messieors
les marchands rouleront carrosse.
Ces marchuida
le ~avent bien, lea
tr,a1tres ! Une jolie
femme est le plll
charmant cadeau
qu~ ~ous ait íaitla
creat1on. Pourquoi
done se géner? De
quelquela~qu•on
1:entoure, qu'on
1emballe et qu'oa
l'empaquette, 81
beauté saura bien
se faire jour el
garder a nos yen
son charme éter.
ncllement invincible. Marcbonsdone
sans crainle,se disent-ils, taillons,
coupons, rognons;
non, ne TOgllOlll
pas, rognons le
moins possible
mais varions, ctwi'.
gcons et bouleverson s, en sorte que
lPs francs, les thalers, les roubleset
les ¡iuinées vicn•
nent chanter dans
notre caisse lear
artistique concert.
Le reste nous est
de tout point indil"férent. ·
JI faut lo dire

?e

i

CRINOLINHAUSBN . .
Congre, des ttilleurs et coutW"iers pout dames, pour íavJriser l'augmentahon de la dépense et l'amé,ioration des prix con;acrés aux articles de la toilette des íemmes.

,oor ces,abominables 01archands, la
eriooline, avec ses
baff8Urs, est une
de ces créations
gipntes'IUeS qui
4o111inenttouteune
épO(!Oe. Si nous
sonimes bien inronnés,la crinoline
et sa carcasse de
fer sont un mal
d'origine anglaise.
,irUJ fatal qui s'est
propasé sur la surrace do globe avec
ta rapidité et l'in8eiibilité de la
foudre. C'étaitbien
1111 Anglais, race
d'aspect gauche,
mtrcantile et dégingaudé, qu'il apparl8l!ail de créer
ces cloches rigidel, tombeau de la
gnce et de la

- 1r1001ieur Ploumann, recevez toutes les íélicitations du congres pour avoir créé eette
étotfe mer,eilleuae, qui cotite remarquablement cber, se coupe de suite a tous les plis, et
présente des auances ai auaves et si délicates qu'il est impossible d'eu !aire une [robe qui
1e porte pm d'une foia.

Aussi l'été dernier, dans une ville
d'A.llcmagne que la
pudeur fran;,aise
nous défend de
nommer, les couturiers pourdamcs
et les marchands
de nouveautés se
sont réunis en congres pour agiter
les grandes questions de mode. 11s
voulaient décerner
des prix et récompenses aux inventions de nature :i
détenniner une
impulsion nouvelle
aux spéculationsde
la toilette féminine. L'inventeur de
la crinoline, acclamépar l"unanimité
de l'assistance, a
recu la grande
médaille d'honneur, pour services
exceptionnels rendus a la cause dE's
marcbands.
En réponse aux
aeclamations enthousiastes de l'in-térieur, les gens
de gout, les artistes et les maris,
_pauvres victimes 1
tous ignominieusement mis ala porte
de l'édifice, répétaient en choour :
« Qu' il soit maudit I et que pendant
l'élernilé, il roule
entrainé par Je;
spirales de fer de
ses ab¡¡urdes jupons, dans les
fournaises de l'infini 1 &gt; BERTAI.I.,

fo¡me.

Hélas I par l'effet
de cet engin déplorable, la robe
d'one femme, qui
jadis mesurait a
peine 6 métres ,
recouvre mainteDIDI 20 a 24 metres de superficie ;
inc:essamment on
espere arriver a
l'bectare.
Depuis celle inteDlion, lesaffaires
1111 décuplé, les
magasins de non,eautés occupent
militairement le
rez-de-chaussée de
toalel les grandes
'lilles, et leurs propriétaires gouveruol le monde.

/

,.~Jf

1 /

1 '/ '

1

f.
I

~ auné•, M•" Hodde et Mélanie Brun ont
les bavolet• qui avaient íail leur temps.
1....Lueu1 ont prii la place, depuis trop
'""'11-P• u1urpéc.

Lea

•t/

'

)

\

'

UNE FEMM.E ~ONOMR.

Mon _bon _ami, je te réponds
Que ¡e sucs économe et sage:

J'ai tanl d'étotfe a mes jupons
Je n'en mets paa a mon coraage.

Un pcu de cbignoo oe íerait pas de mal.

PROJET DB TOILETTE l'OUR CBT HrYER, PROPOSÉ 'AU CONGRES PAR M. W .••
IRobe de Lampas'á ·37 fr. 75 le metre habit de meme élolfe. b~odé d'or au plumetis, boutons d'or ci1elé, relevé• de rubís, épaulettes de diamaot, jupe porta¡it l't metrea de queue, garnie de~peiotures de Meissooier,
• •
'
de Fiche!, de Plassan, ou Willems, suivant les fortune,; éventail peint;par Vidal, et cheveux btonds:d'Beosse.

- Mons1eur, nos reglements sonl íormels,
-vous n'etes ni tailleur ni coulurier, et vous
étes marié1 done vous n'eotrerez pu 1

SÉRTE).

.,

Deux heures de c¡uestion, par le fer et par le, feu.
Quellc réponse?

Quelques artistes s'étanl (au6lés daos l'eoceinle du coogres, aoat
priés loslamment de ne pll auister aux séances.

339

Quancl on penseque l'année derniere
· Déeidémeot, lps cneveu1,ldeviennent de
plus en plus • la mode. II y a beaucoup on av~il eneore la niliserie de porter
de bausse sur l_cs _cbeveux, ma1s oo al- ces atrreux bavolets qui garaotissaient
tead de procbains armages d'Amérique. le cou, et permettaienl de n'avo1r que
ses qualre cbeveuJ•

•

Cette année, on les porte blonds,
e~ ca~utcboue, creux a l'intérieur;
rien II est plus léger el n'accompa~ne mieux l'attacbe du cou quand
ti est un peu macgre.

Mais, en revanche. les chapeaux
étaieot élevé, en íorme de serr•
on Y exposait des oiseaux becque:
13nt des primeurs.

Un joli chigoon en c¡ueue de castor
mouble agréablemenl les épaules.

&lt;ln y Caisait des exoosltioos de papilloos

et d'borticullurP.
Que dira l'année prochaine !

�340

____ L'lLLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L' ILLUSTRATION, JOURNAL ONIVERSEL.

membre de la commission des bospices et du hureau d
chante habilement et aYec assez d'expression l'air du
bienfaisance, et remplit les_fonctions de président de ~
premier acle : Or sai chi l'onore, etc. Je ne saurais lui
Chambre consultative des Arts et Manufacture~, et de
faire un crime d'avoir supprimé celui du second acle,
juge au Tribunal de com_merce.
qui demande une voix pure, facile et point fatiguée.
Ses ateliers d'imprimeur étaient soumis a une diaei.
Autrefois, - cet autrefois comprend toute la période M111 Van der Beck a beaucoup a apprendre encore pour
commen~ant a \'inslitution des grands prix et finissant dire convenablement la musique de Mozart. M. Baragli pline nécessaire, il n'en était pas rooins le pere de Bel
a l'année 1863, - les concours de peioture, sculplure, perd de jour en jour le peu de timbre que la nature lui ouvriers: il n'cn renvoya jam.ais un seul pendant lea
musique, ele., étaient jugés par I' Académie des Beaux- a donné. M. Oelle Sedie chante avec beaucoup de grace tem¡is de chómages.
La ville tout entiere a voulu honorer les funéraillesde
Arts. Les couronnes étaient distribuées sous la coupole le duo: Lá ci darem, el la sérénade: Deh! vieni al/a fidu palais Maiarin, et la cantate du compositeur lau- nestra, el il est plein de feu dans l'air: Pin ch'hun dal vino. cet homme de bien. Un immense concours a accompagné
P. P.
réat y était exécutée en séance publique. Quclques- Quel dommage que sa voix ne soit pas plus grave, et sa dépouille mortelle jusqu'au cimetiere.
unes de ces cantales, - celles de ·M. Fr. Bazin, par qu'elle disparaisse si souvent dans les morceaui d'en~,
exemple, de M. Aimé Maillart, et en ·dernier lieu, de semble ! Celle de M. Scalese a le meme défaut, qui est
M. Paladilhes, - furent chantées ensuite a l'Opéra: funeste daos Don Giovanni. ll y avait des basses-tailles
mais c'était une faveur exceptionnelle, et qui ne t1rait du temps de Mozart: il n'y en a plus maintenant. Est-ce
IHEURS ET TYPES D'AUJOURD'BUI.
pas a conséquence. Cette prérogative de juger les con- la faute de Mozart' Est-ce celle de la nature? Non. Mais
LE G.lR{:ON DE llUREAU.
cours ayant été tout récemment ótée a l'Inslitut, on a les ch 1teurs d'aujourd'hui font de tels efforts pour acdécidé que la cantate couronnée serait exécutée cbaque quéril n haut quelques sons !'riards, qu'ils déplacent
Voir le N• t t!8.
année a l'Opéra.
leur v 1let en détruisent le timbre. M. Mercuriali se tire
C'est ce qui a eu lieu, vendredi dernier, pour celle de assez i L'D du role de Masetto. 11 paraiL jeune, et pourra • Resté seul, le chef de division se remit a sonder la
M. Sieg, qui a obten u le grand prix au dernier concours. faire , aelq11e chose s'il travaille. Mais M. Antonucci, grave question qui lui était soumise, et dont la Fnnc:e
Un concours préafable avaic été ouvert pour les pa- qui chante toujours faux, s'est surpassé dans le role du s'inquiétait a si juste litre. II s'agissait d'une somme de
roles de la cantate. L'reuvre préférée, lvanhoe, 3. été Commandeur.
trois francs cinq¡¡ante, que réclamait un vitrier, et que
prise, comme son titre !'indique, dans le beau roman
Au dermer concert du Cirque Napoléon, M. Pasdeloup seize employés stupéfiés (de cinq a d1x francs par joor
de sir Walter Scott, etje ne doute pas que M. V. Rous- a faiL entendre puur la premiere fois une symphooie de louable éconumie) avaientreconnueetre indumentpo~
sy n'ait fait les plus louables efforl~ pour mettre dans ses Rohert Schumaon, coupée sur l'ancien patron, divisée, sur le comple de l'ébéniste.
alexandrins l'éloquence, le mouvement, la verve, la par conséquent, en quatre parties : Allegro vivace, Ríen ne prouve que dans le cas ou sir Edward eutea
passioo, et la merveilleuse poésie de l'écrivain écossai~. Larghetto, - Scherz.o, - Pinale. Seulement, le troisieme une arme en sa possession, il n'eut pas commis quelqae
II faut lui savoir gré de l'intentioo. S'il n'a poinl réuss1, morceau est lié au second, et le premier est précédé, monstrueuse action. ll s'était approché d'une grande ft.
comme le premier allegro de la sylnpbonie en ré de Mo- netre, et calculait avec férocité le nombre des pavésa,ec
ce n'est pas sa faute.
11 doit toujourt y avoir trois personnages daos ces zart et celui de la symphonie en la de Beethoven, d'une le carré des distances. Tout a coup, d:ms le paroxysme
sortes de picces, le programme !'exige, une femme et introduction a~sez largement développée. Cet ouvrage de sa rage, il poussa un cri terrible :
deux hommes afin que le ruusicien puisse faire chanter est tres-savamment écrit et vigoureusement instrumenté.
- J'irai chez le secrétaire général.
successiveme;t un soprano, UD ténor et une basse-taille, Malheureusement la mélodie n'y est pas abondaote. Beure11sement, sir Edward était bien mis. ll s'engapuis les accoupler dans un ou deux duos, et les .r~unir J'entends cette melodie claire, aux formes précises, a gea daos des galeries toutes brodées d'arabesques, et la
dans un trio, qui sert de couronnemeot a son ed1fice. l'allure Mgagee, au caractere franc et décidé, a l'ex¡,res- huissiers dai,rncrent l'aouoncer. 11 attendit longtempa¡
Les trois personnages de la cantate sont Rebecca, lvan- sion saisi~sante, que l'on trouve toujours daos les reu- les secrétaires génMaux n'aiment pas a etre importahoe et Brian de Bois-Guilbert. Ivanhoe, comme de rai- vres des grands maitres. Vous ne savez jamais quel sen- nés quand ils allument un cigare. Enfin on l'iotrodoilit.
son est le ténor, le faroucbe templier la basse-taille. timenl anime le compositeur, et vous cherchez vainement
Des les premiers pas, le gentleman s'aper~ut qo'il
Le ~ntraste de ces trois caracteres offrait évidemmeut ce qu'1l veut vous dire.. JI y a cependant une phrase as- avait quitté la puante atmosphere des bureaux, et qo'i
de grandes ressource, au compositeur, qui avait toutes sez agréable daos le $Cherzo, et de jolis eflets daos le fi,- parvenait a la région des hommes d'esprit. Entre a
\es occasions dés1rables de meter « le grave au doux, 1&gt; 1iale, qui est, je crois, le rri.eilleur des quatre morceaux. chef de division et un secrétaire général, il y a un lel
la teodresse a la férocité, les effets suaves aux effets vio- Bref, la symphonie en si bémol de Schumann est évi- ablme, que c'est un fo! espoir a !'un d'espérer detenir
\ents et les soupirs de la flute aux hurlements sauvages demment l'reuvre d'un tres-habile bomme, mais c'est le l'autre. L'administration étroite cesse au seuil de ce cadu t;ombone. La faiblesse poétique du livret n'était pas produit du calcul plutot que de l'inspiration. - Musiqne binet, et, coro me l'administration large n'existe pas, il
un obstacle, ni peut-etre un inconvénieul : c'cst juste- trcs-eslimab!o, mais trcs-peu délectable. Que de volonté, n'y a plus d'administration du tout.
ment le role de la musique de mettre daos une rouvre de travall tt de science dépensés en pure perle, faute de
II est bien entendu que nous parlons de l'homme el
cbantée la vigueur d'expression et la vivacité de colorís ce je ne sais quoi que la nature seule donne et que rien de la place,considérés relativement a eux-memes¡ relaqui ne sont pas dans les paroles. Comparez, par ext)m- ne peut suppléer '.
tivement aux employés, le secrétaire rénéral peut d'ailple, l'effet que produisent sur vous, a la lecture, ces vers
Dieu, apres avoir fait le monde en six jours, dit la Ge- leurs etre tatillon au dernier point. Ce n'est la souffll
ncse, se reposa le seplieme. Mais M. Adolphe Sax ignore qu'une forme, dont il rit lui-meme entre deu1 mon;i
de Guillaume Tell :
ce que c'est que le re pos. et cr monde d'instrumenls sait qu'il esl la pour géner les autres; il n'ignore pi
Déji Gessler, préludant au1 batailles,
nouveaux qu'il a créés s' accrolt cha que jour sous sa main que chaque employé est créé pour entraver quelqa
O'un vieillard a tranché les jours :
infatigable.
Dernierement encore, il a fait enteodre un chose; il tient a donner l'exemple et a remplir quelqae,
Cette victime attend des funérailles,
saxophone alto, un trombone et nne trompette acylindres, fois sa place. Plus d'un colon, qui fait donner le fooell
Elle a des dro1ts a tes secours,
un dernier-né dans la nombreuse famille des saxhorns. ses esclaves, est tres-philanthrope a dlner.
et \'impression que vous recevez du chaot énergique, so- Oo rie saurait imaginer la puissance, l'éclat de ces merCe secrétaire-la étail un coureur de ruelles ; fort I.W,
lennel et profondément passionoé que Rossini a écril veilleux agents de sonorite, et en mr.me temps leur dou- il s'habillait a ravir. 11 savait que les femmes regardell
ceur, leur extreme volubilité, leur justesse inahérable. rarement la tete d'un homme, mais observent toojOIII
· sous ce quatrain ridicule.
Je ne veux point opposer ici a M. Sieg, qui n'est en- CPstubesimmenses, autrefoissi rehelles,se preteotmain- ses gants. 11 y a si peu de belles tetes, il y a tanL dejtcore qu'un heureux écolier, Rossioi ou tout a11tre maitre. tenant a toutes les fantaisies du compo5iteur le plus ca- lis gants! C'était aussi, el par conséquent, un courtislL
Mais oo a le droitde chercher, daos une cantate couron- pricieux. lis nuancent la mélodie comme des violons. lis Au mieux avec la femme du ministre, il couvrait 11
née, quelles qualités, ou au moins quels g,ermes de t~- moJ.ulent,soupirent, papillonnentetmultiplientlestriples roaltresses de ce dernier. Comme ambition, il aspini
lent luí ont acquis les suffrages dujury. l avoue que Je croches comme des flutes. Le plus curieux de !'affaire, au conseil d'État.
'
' point tro11vés. Que l'haruio01e. en so1t. correcte, et
les ai
c'esl qu'une véritable flute se trouvait la, et qu'au milieu
Sir Edward eut quelque velléité de ne pas dire !lO"'
l'instrumentation réguliere, je ne le nie point. Mais don- de celte formidable tempate de sons cuivrés, pas une des quoi il était venu. :Mais sa colere, un instant LOmbét,
ne;ait-on le prix de l'éloquence ou de la poésie a une notes produites par le délicat instrument n'a été perdue. remonta a son cerveau, et il parla.
piece qui a•nait pour mérite principal d'etre exempte de Ce M. Sax est décidément un grand magicien.
Celle fois il comprit qu'il n'avait pas de ménageG. HtQuET.
a garder, et il accusa pele-mete garfon, em¡,loyés, e-'
solécismes? On y demande encore autre ch ose, des
idées par e1emple, et d~.ns une reuvre musicale quelde bureau et de divis1on.
- Mais c'est toute l'administration que vous,_
ques 'idées mélodiques .n'auraient pa~ été _de ~rop. ,L'aume dénoncer, fit le secrétaire général.
teur, dit-on, est tres-Jeuoe, et son 1magmat1on napas
M. CAIUIERE, DE RODEZ.
eu le temps d'éclore. A la honne heure ! cela !'excuse,
- Toute, répéta sir Edward.
- Écoutez, reprit le secrétaire, comme votre .,.,
mais ne j ustifie pas le jury, qui, en couronnant solennelleLa ville de Rode1. et la presse départementale vienoent
n'est pas une affaire administrative...
ment un long et pale tissu de lieux communs, semhle
de faire une perte regrettahle. M. Pitrre-Blaise Carrere,
dire aux éleves de l'école : Voila, mes amis, ce qu'il faut
- Mais si, cría sir Edward.
directeur et propriéta1re du Journal de l'A.,:eyron, est morl
- Comme c'est une aflaire personnelle, je ne
{aire pour réussir. On ne saurait donner ala jeunesse
au commencement de ce moi~.
qu'une chose pour vous : allez de ma part trollfl'
un plus mauvais conseil.
11 trouva dans le patrimoiue héréditaire le Joumal de
chef du personoel; portez-lui votre plainte, j'
Le Tbéatre-Italien a repris Don Giovanni. L'exécution
l'Aveyron, qu'avait créé son pcre. 11 sut donner a cette
instrumentalc est plus soignée de beaucoup, plus intellifeuille une importance et une vitalité e1ceptionnelles, en qu'il vous fera droit.
- Vous espérez... murmura sir Edward.
gente, moins décolorée qu'elle ne l'a été depuis l~n~la consacrant a la défen~e de la cause qu'il servait,
- Que voulez-vous que je fasse? Tout le monde
temps, bien qn'elle n'ail pas encore toute la nettele decelle de la liberté et de l'ordre.
peut pas tout faire dans une administration. Je
sirable, et les intentions du maitre sont mieux tendues.
11 fut maire de Rodez a deux reprises différentes, et
111
renvoie al'homme qui a la charge des personneli
L'exécution vocale est moins sat1sfaisante. M Palti est,
dépleya daos les fonctions municipales une intclligence
a \a vérité, une ravis~ante Zerline, actrice pfeine de
de plus?
Sir Edward alla trouver le chef du personnel.
grace, de finesse et de coquetterie naive, cantatrice d'une et une fermeté rares.
M.. Carrere fut egalement, pendant de longues années,
simplicité adorable et d'un gout exquis. Mme de la Grange

•

- Un gar~on de bureau, tui dit ce dernier... cela ne
pas. Voyez le chef du matériel.
Sir Edward alla trouver le chef du matér1el
- Bien, tui dit celui-ci, j'en causerai avec ie chef d
• 11 ement le gar~on est dans son tort u
boreau, et s1· ree
- Réellement? Moi, sir Edward, je vous le dis.
...
- Bien, bien, ~ien; j'en causerai ... je vous promet~
d'eo causer. _Ma1s l'heore sonne ... Ah! mon Dieu !
)l, Bayeu1 qui part. .. toujours avant la demie... Vous
rmettez?
.
peEt le chef courut apres
son employé.
C'élait a peu pres l'heure de la fermeture. Toutes ces
. t f d' ,
courses avaien re ro1 1 1ardeur de sir Edward, mais
ooo sa volonté. 11 se retirait lentement
- Eo causer, songeait-il. Et avec le ~hef de bureau..
C'est une affaire arrange~, le gar~on restera.
·
Unjuroo ful alors proféré. ll est intraduisible en tano ·
gage eur1.
n..aod sir Edward fut daos la rue
vu . .
.
···
- Ams1, contmua-t-il, j'aurai le dessous. Moi rrentl ~
.,
··t· 1 • · ,
,0
e
man, J aura1ere a mee
d un laquais' et toute sa vie
•
cel omme se 1vrera a 1a joie en pensant a moi Pe 1_
h
élre en cet instant il conte son exploit asa fem~e e~)
ses enfaots, s'il en a. Cette pensée m'Gst insupportabl ,ª
Qooi' serai-je forcé d'aller jusqu'au bon Oieu pour
ieoir justice, et pouvoir saos honte contempler roa st
111ette'
a11e regarde

o:~

Le soir meme, apres son dlner qui fut amer sir Ed
'
,
ward passa uu f rae et se rendit chez son ambassade .
Dl'avait connu a Londres et ce dernier le re,.ut
~

bien,

,

i

t'or

Poor la septieme fois, sir Edward récita sa mésaventare.

1( termina, ~n demandant a l'ambassadeur de lui obteDJr une aud1ence du ministre.

- Pour cela? dit l'ambassadeur.
- L'Aogleterre tout entiere a été iosultee dans ma
persoone.
- Goddam ! fit l'ambassadeur.
,:.,L'aff'airi:
. . prenaitd'immeoses proportions. L'entente cor-e eta1t en so~~ance. Nul doute que Baptist.e, sem~ble au Romam des guerres puniques, n'eut tenu la
pllX et la guerre daos les plis de son manteau.
A oeuf _h~ures, l'ambassadeur et sir Edward étaient
dtez le ministre,- II y avait petite réunion. Sept ou huit
lemmes, _don~ cmq ou six jolies, minaudaient et caque~eot: B1en~ot le sujet de la conversation générale fut
le~trée de l ambassadeur d'Angleterre. Ce dernier avait
pns_l~ ~ini~tre apart; que pouvaient-ils se dire? Grande
el leg1t1me emotion.
Ce~odant, quand les deux hauts personnao-es revinrt~~ ils paraissaient calmes; leurs allures étaicnt bien•e11l.ntes; aucun nuage n·obscurcissait leur front· auCIID
'
,
i . re~.le d'ecume
ne blanchissait leurs Jevres. Nrille
~d1SCretion ne ful commise; mais on remarq11a ces der~rs m~ts, d1ts par l'Excellence fran~aise a l'Excellence
bn1aD01que :
- Soyez certain que réparation sera faite.
laLe lendem~io, cette phrase avait couru daos París, on
com~ent~1t dans les cafés et les salons; quelques
gens bien mformés affirmaient qu'une collision san::te.avait eu lieu entre trois vaisseaux de la marine
.~se et quatre navires anglais· que les Fran"ais
ltllet"
.
,
'$
0 et~. v~mq~eurs
sur toute la ligne, et que la
: : ne s eta1t po1nt passée ailleurs qu'entre l'ile de
mé!y ~t le cap, de la ~og11e. O'autres accoururent ef.' disa~t qu 1_ls vena1ent du ministere, et que l'en"Jé angla1~ ava1t fait demander ses passeports.
'ti.Ouant ~ sir Edward, il s'était retiré plus tranquille; il
pouvait plus douter de l'accomplissement de sa ven~ · Une pensée néanmoins le chagrinait encore. Le
avait dit: «_ Des demain j'en parlerai au secre. g~néral. A quo1 me sert de gravir les échelons sonlllit 8lr Ed-~v~rd, SI· on me for~e a les redescendre
' de
r1111re
,
cote• Sir Edward aura1t vouli1 que le ministre
141 lui méme prendre Bapfate au collet et te
lai,- deho_rs. 11 commen~ait a comprendrc l'ulilité de
ueue dr,nte.
Sorto
,-~ouh
. ut, d'it-'i·1 en qu1ttant l'ambassadeur, ne laissez
llthés lier cette affaire. Mes yeux ne sont pas plus atCe ama téte _que ce de~ir ne l'est a moa creur.
~~.nu1t-la, sir Edward dormit mal. Tout au conun de nos compatriotes qui, le lendemain se
• é•eill
'
.._
~ ~· b·1en portant, ·11 se trouva le leodemain tout
lains u~eux qu~ la vei_lle. Sa fureur était peut-étre
demonstral1ve, malS plus intense et plus profonde.

:litre

.:!

341

Quand
,
~ - - - - ____ _
lais e~ne ~en~é~ ~ e~t lo~ée dans le cerveau 'd'un An- criminelle et l'a fait guillotiner. Je ne sais pas si je
gil . ~ en y v1eil11t Jama1s et n'en sort a aucun prix; pourrai quelque chose pour vou~.
I e _e_sl arrange la une P&lt;'tite case asa fanta1sie, y élit do- - Mais... fit sir Edwtrd.
m,c, e' paye ses contributio
•
..
os, v1·1 comme
elle peul et
- Je vais toujours essayer, inferrompit le roi.
ne rel~o1t p~~ de v1~1~es. Elle n'e,t nullement iocommodée
Et, ayant pris un papier, il écrivit:
~~:ce :su ~~;~me~. Si: ~.dward retrouva son idée a la
« Je prie M. le Ministre de .... de renvoyer sur l'heure
1 Ce endaot~a1t la1gsec la ve1lle.
,.
et_d~ ~e plus tolérer comine gar~on de bureau daos son
fi P
e_ ge~tl.eman co~pr1t qu 11 fallait sacri- mm1stere, le nommé Baptiste... , etc.
1 er queIq~es JOUr~ a la pat1ence. L'affaire était en
Et il signa:
bonnes mams • l' b
d
. .
.
.
, '
assa eur para1ssa1t y temr autant
~ LB Ro1. »
1
I que, ~1, e~ 1ambassadeur voyait le mmistre quand il le
vou.a,t vo1r.
-:- J,e ne r~ponds encore de rieu, dit-il en tendant le
11
·
•
,
fi Y ª heu de croire qu en efTet un grand travail ph a I Angla1s.
~~a~:r:~r cette ques~ion, qui ne fut pas, comme tant
. Celui-ci s'en empara, remercia, sorlil et vola au mia autr ~,1~baodonnee dan_s ~ coin du pamer. De temps nistere.
.
·re, am~assadeur d1sa1t au gentleman:
Commeot
t
ut-on
pu
résister a cet ordre venu de si
« out va bien. »
baut, et lancé a toute vapeur par la main de sir EdEL 1 • •
. .
ce ui-ci ne la,ssait pas d'espérer, tout en se de- "'_ard? Comme bien ,ous pensez, le gar~on de bureau
mandant
b' d
·
1, : 1 com ien e temps il falla1t pour rnettre un va- disparut et l'Anglais revint a sa statuette.
etaaporte
Parfois il souriait en songeant qu'il n'avait rien moios
r rms·. mo1s· · tro1s· lon"s mois. •· ¡·
t . ,. : '
. 0
s ecou crent amsi; et fallu ~ue. le sceau royal dans un plateau de la balance
a~tot e etait une difficulté, tantót c'était un retard. pour eq111hbrer la volonté de llaptiste.
..ous les _chef~ avaient été consulté~, les ordres don- Deux mois apres, le chef de bureau obtint de l'avanne_~ ~eve~a1ent ~ le_ur auteur; en fin une décision ful cero~nt. JI fut nommé chef de division et réintégra
pr~e, ;~ ement irrevocahle qu'on put la croire exPcutee. Bapt1ste daos_ son anlicharnbre. La chose :,e fit saos
ir ward attendit encore huit jours; pu1s n'ayant
bru1t: les pet1ts ayaot toujours raison.
dP~: revu la stalu~t~e depuis l'heure de l'atten~at, il se
L:égalité mod_erne, c'eit tout simplement l'infériorité
mgea vers le mmwtere
de I homme poh et la supériorilé du rustre.
11
•
. •
_Y belutra v1olct, ams1 que tout Anglais bien né; il en
&amp;'íl\Y MARET.
sort1t . anc, avec des taches noires, comme cette femlle
de pap1er.
Le premier visage qu'il avait vu, c'était le v1sage goL'KlPOSITIO! DIS BUUI-ARTS, A BKRLIJ.
gueoard et dédaigneux du gar~on de bureau.
. -;- Bien~ ru~it sir EJward, le gouveruement veut que
~e qui frappe au premier abord, daos le salon berli••
Je I assassme, Je l'assassinerai.
~01s de cette année, ouvert le 4 septembre, r,'est la pe~ir ~dward se plaignait sans raison. Si, au lieu d'a- hlesse des toiles et le progres évident de la technique.
vo1r éte msulté par un gar~on de bureau sir Ed d Sous ce :apport'. les peintres alleruands de Dusseldorf ou
' t ·1· 1 . •
,
war
eu e e ma traite par un officier de paix il eut été
t . td f . 1
'
con- ~e Mumch. ava,eut beaucoup a gagner. Les Berlinois
ra1~ e aire ui-meme des excuses. Pour que l'ordre 1ont compr1s, et, avant de fonder a leur tour une école
subs1~te danq unP. société, il est, parait-il, indispensable ~te que celle qui se forme actuellement sous nos yeux
que I ho?ncte bomme obfüse au faquin.
i s_ sont all~s, pour la plupart, il Paris apprendre Á
. La nmt ayant porté cooseil, l'Aoglais résolut un der- ~emd;e. Riches d'idées et de sentimen;, mais timides
01er efiort, avant d'en arriver au meurtre ou au suicide Jusqu ato~ daos l'exéeution et presque aveugles pour la
11 retrouva _son a~bassadeur, et, cette fois saos lui don~ couleur'. ils sont allés apprendre chez Delacroix Cout
ner de mot1fs, e11gea une audieoce du roi.
L. Cogmet, Gl~yre, Daubigny, Rousseau, aexp;imer ~::~
Daos ~e temps-la, un roí régoait sur la France.
gement leurs mtentioos et a représenter la nature
commentai~es ph·1I osoph1ques.
.
sans
-· .Ma1s pourquoi? elclama l'ambassadeur.
lis ont compr1s a temps
, -:- ?ites que je tieos a voir le roi aujourd'hui méme. que ~ornéhus et Kaulbach ne leur donnaient point le
J a1 decouvert une conspiration.
dermer mol de l'art allemand, et qu'il ne suffisait pas de
- Les détails?
concevo_1r des compositions colossales et apocalyptiques
- Nul ne les saura de moi que Sa Majesté elle- pour f~1re de la grande peinture. Ramenés, d'ailleurs
meme.
au senttment et au naturel daos l'invention ils
,
.
,
se sont
L'ambassadeur
aux Tuileries., et, quaod 1.1eut apphqués a· 1a ?emture
,
. courut
.
de chevalet et ont commencé
a rfi.rme la morahte
de son compatriote, le ro1·, t re·s-10- f~r~s de la tech01que fran~aise, a regarder le monde ex~
.
qu1et, se _pre~ar~ a le recevoir. II fit évacuer son cabi- tér1eur de leurs propres yeux.
net, et b1eotót sir Edward fut iotroduit.
en se d A part un~ magnifique étude de femme nue, couchée
- Mon cas est épineux, pensa sir Edward
ans un bo1s et de grandeui: naturelle de M V . t
voyant en présence du souverain.
Muller, de Francfort, large et solide peinture .
JI se jeta a corps perdu daos le péril.
~embres de l'Académie ont cru devoir par pud::re es
- Sire, dit-il, l'un des premiers jours de ma·
.
. Ed d ., . .
1, ruo1, 1.e~uer daos u~ corridor sans lumier~, une Léda'
sir war , ~ ~1 éte ~rossicrement insulté par un gar~on e~egamme~t pemte'. de M. Boutibonne, de Paris, un énera_e bureau. J a1 grav1 tous les échelons ile l'échelle so- g1que Clirist et Marie- Madeleine de PlockJw t t
ba
'
rs , e un asc1_ale pour ~~tenir j ustice; tous se sout brisés sous mon sez
b
e u groupe représentant les dett:t Marie au tomp1ed. M~ vo1c1 au plus élevé; je lui demande satisfaction.
eau, par ~m• Anna Schley, la grande peinture n'est
_Ce r~1-la eta1t, par hasard, un homme d'esprit. il se guere representée parmi les sept cents toiles d t
m1t a r1re.
'
compose l'exposition de Berlin. Une Graziella d
Rse
. - _L'échelon vous l'accorde, répondit-il. Mais, la cons- !olphe Leh7aim, de Hambourg, que nous croyoens ~vo:;
p1rat1on? ....
ue au_ ~a on. de Paris de i857, et qui rappeile daos la
- L~ voila, reprit sir Edward saos s'étonner. Daos le compos1t1on 1Improuisate11r de Léopold Robe t
.
s~ul fa1t que le plus bas commande au plus haut, n'y a une_ toile pleine d'intérel, si l'air et la lumie're :., :;:1t
t-11 pas conspirat10n cootre Sa Maj este?
q11a1ent presque absolument. Telle qu'elle est /
-. Vor1s ne conna1ssez rien aux soc1étés, dit le roi en n_ionotone, elle laisse a p~ine apprécier la fi~;rne et
sour1ant.
. . Ce dont vous vous plaignez est la base des ~1~usc et passionnée de lajeune Napolitaine, pe~ch:::~;
const1tut1ons.
Le senius servorum n'est pas seu 1ement l epaule du bel etranger qui le roman de Pa l t v:· .
.
vra1 pour ~e Pape, il l'est pour toru: les souverains. Ah! nie A la main, forme le cent;e du tableau Leu
irgis1 vous anez eu a vous plamdre de moi c'eu· t él . b'
ch~s
capit_
a
u.x,
de
M.
Ernest
Ewalcl
qui
v1·e·
nt
ds
-l't
P~d·fr
,
e ,en
'
e rentrcr
i crent; vous a_uriez partout trouve des protecteurs. dans sa \'t 11e natale aprcs un séJ·our
d
h
.
.
mt ans a Par1s
Pour se ve_nger, il ne faut pas monter, mais desceudre. et ~n 11.ª¡-ie, meritent de nous arretere davanta
e Nou8
Plus vous irez haut, plus vous trouverei de faibl esse. reprodu1sons cette compo•ition • 'd
· .
N
"
, evi emment ~msp1rée
ous ne commandons a personne tt tout le monde nous par 1a vuc des grandes reuvres rlass·
. qui.
·
•
.. .
· u¡ues ma1s
~ornmanile. Quand o~ veut punir un gar~oo de bureau, neanmoms a ete fort di5cutée Quo·
t·
.
'
¡,
t
·
iqne 1llen, Paul Véil n~ faut pas ecr1re a &amp;es ~upérieurs; la lettre reste au ron se e meme Raph'lel, a1ent traité des sujets analodossier.
Il faut aller trouver sa femme • Tenez, Je
. con- .g_ues, o~ se demande, en etfet si un pareil mofl'
.
1
a '
ne conna1s un _av_oc~t général qui a partagé YOtre infurtune; v1endra 1t pas da t
q 'a
.
van age la decoration architecturale
comme_ JI eta_it avocat général, il a fini par trouver un
1
u . a pemture, telle du ruoins que nous l'entendons d
stratageme: ti a compromis l'homme daos une affaire nos JOurs. Nous avons cessé de DOUi intéresaer aux type:

I
I

ª°'

'~¡°r

ro:;

;r.

!_..

�PGB~BAEI DI IGEBGB

•

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

342

M. G. NADAUD

PAROLES ET MusIQUE DE

~
UNE CHANSON PAR MOIS.

POUR CHANT ET PIANO.

-+--+--+Andantino.

p

CHANT.

Voici le portrait fi. de. le

PIANO.{

.J

. ._,

~

-

•

...

...

11

p

Qui prendra,j'en ai bien peur,

1

.~

~ C'est la fil.le la plusi . blon.de
V

le

p

,-..

_,. Ano · WCDUPLET;._,

De cel .

Du

1

'

~
~

m'on .

.. m}-P·

. de;

•

•

Vou.lez-vous savoir son nom? ,

p"'

...

..

..

p"'

Toi . non.
111

~

r

r:

,., njf.

l

--

1

p

1

"'
EXPOSITION DE PE!NTURB DE BERLIN: LES SEPT PECBÉS CAPITAUX. -

abstraits ou allégoriques, et une gardeuse de dindons a
plus de cbarmes pour nous qu'une diviaité de J'Olympe.
Nous y avons gagné quant au naturel, mais nous devons
d'autant plus de reconnaissance a ceux qui," de nos
jours, ont le courage de ne pas désespérer de l'idéal et
mettcnt Jenr talent au service d'une pensét élevée. Le
tableau de M. Ewald est peint, d'ailleurs, avec beaucoup
de solidité et fait preuve d'une grande science de dessin.
Un fort remarquable -tablean de ·M. de Heyden, connu
aParís, ou il a valu ason auteur une troisieme médaille,

Tab,eau de Al, J!.w•ld.

représente une Sainte Barbara, apportant a un minwr
mourant ies derniers sacrements. L'auteur a été, dit-on,
mineur lui-meme, et c'est ce qui explique et excu.~e cette
étrange scene dans laquelle le costume moderne (c'esta-dire la veste et le pantalon) se rencontre avec l'apparition merveilleuse d'une sainte. Si nous ne croyons plus
a de pareils prodiges, qui, par conséquent, seront pour
nous sans intéret, nous croyoas toujours a la grande
peinture, et M. de Heyden est sur la voie qui y conduit.

Pour terminer la série des grandes toiles, je ne feni
qu'indiquer le tableau de Lessing: f!.uss de1Jant le büehtr,
reuvre consciencieuse, d'un beau caractere, quoique
· d'une touche un peu léchée, comme toutes les reuvres de
ce maitre et de l'école de Dusseldorf. Cette grande
composition est, du reste, déja connue par la gravure,el
je ne sais trop pourquoi elle a pris place a l'expositioa
de cette année. Personae cependant n'a le droit de s'en
plaindre, car elle est le seul véritable tableau d'bistoire
que l'on ait a mentionner.

Sa che.ve.lure in.do

ci. le

r

i

-

'

Os . cil .

.

"',, Son nez
, . plein de hard"i . es. se

..

-,:¡

rr!f scc

1

J

,

"
v

dres

-ti

p~. J

~

...
J

1

C'est la fille la plus blonde
Du monde·
Voulez-vous savoii son nomy
Tomon.
Sa cbevelnre rndocile
Oscille
Comme le seigle mouvant
Au vent.
Son nez plein de bardiesse
·
Se dresse,
Klle a des petits 1eu1 gris
Sonns,
Avec un reflet étrange
D'orangP.,
Ou se gh,sse un rayon pur
Dazur.
!

Ses levres semblent deux fraises
Fort mes
De voir les perles qm sont
Au lorid ·
Kl deu1 pEliles Íossettes
Soot pr~tes
Arire au premier bon mot
D'uo sot.
Sur sa peau !impide éclate
• L"agathe,
.
Kl, sous les tissus disrords
Son corps
'
Souple comme un cou de cygne
S'md1gce
De l'étrernte des corsets
rran~s.

~

. se,

r

r

p..

1

~

r

r
.

.

,

Elle a des ,:Íetits yeux gris

,1

1 Ll

r

19-

.
1

Áve'c un reflet e. frange D'o. r~n .
~

1 f

1

1

Au

· vent

r

f'

,i!f

p,

.

1

Sou . ris,
.¡

1f

.¡

nf I J

..

J l

◄

J

r

,. !
-,:¡

Se

J

Comme le seigle mou .vant

- le

--

'

if' 1

m

~

J

,.

p

11•n"'

F

l

'

1

1

1

1

l

p ..

1 1

11

í

f

-ti

..

í

~

~

1 e

C,

njf. J .J l .J J

I

l

1
5

CbtnOIS,

Et quand sa main éléganta
Se gante,
Oo la pourra1t d'un baiser
Toisar
Elle est bien la plus mignonne
Personne
Et !'esprit le plus étroit
QUI SOlt.

Elle n'a pas deux idées
Soudées
Dans son tout petit cerveau
D'o1seau.

,:,,

Elle n~fait rienqui vaille
Et Mille
En arrangeant le matio
Son teint.
'
Et puis comme une aloue\le
Caquete,
'
Quand oo est dans son boudoir
La soir,
Elle dll des fariboles
Si folles
Qu'on les repele parlo1s
Au bois;
l!ais ella en rit la premiare
Bien fiare
'
De montrer ses dents et ses
Succes.

4.

-,
l

r

•

D'a. zur.

3

Elle a des pieds rid1cules ·
Ses mules
'
Chausseraient_au plu1 deux doigts

r

Rnll

o.u se' glisse,un rayon
, pur

. ge,

J

-.. ....-d!f",

r

1

,SIÚ l"eZ

'

k~

Ses lévres sernblentdeux

~

-~=
p

1

o Tempo

p

r

...

...

~

7. \

Adieu, rires, cbansonnettes
Fossettes,
'
Cbeveux, propos et regards
Epars 1
Voyez-vous celle amoure11se
Pleureuse,
Qui n'eut jamais de chagrín
Un grain 1
Sa nalveté fnvole
S'envole,
Le colorís de son teint .
S'étefot;
Elle n'est plus qu'une bonne
Personne
Eh bien, malgré' tout cela,
Voila.

6

Klle n'a jamais pu snivre
Un !me
Jusqu'au tro1sieme feuillet
. Complet,
Trava11ler. comme la pluie
L'enouie;
Réfiécbir, pas ne le peut
Qui veut.
Kntrepnmd-elle un ouvrageY
.Couragel
Vos do1gts sont de si gent1ls
Outilsl
M
a1s erar.! son aiguilla lasse
Se casse,
Ou son pet1t dé d'enlant
Se fend

Elle pleure une romance
Immense
Rien que ponr niootrer qu'elle a
Le La.
Klle crie un air a boire
lilstoire
'
De !aire apprécier, Chut¡
Son Ut !
Bref. elle est inim1tab!e
Atable·
lla1s si i?mais, qoelque jour,
Lamour
Eot1ait chez,ce:te poupée
Drapee
Dans des flots de falba!as
Lilas,

BEl:GEL ET COMP., ÉDITEURS,

0

REFRAIN.
Voici le portrait fidele
De cella
Qui prendra, j'en ai bien pe~r.
llon cmur.

�...

-

L'ILLUSTRATl ON , JOURN AL UNIVERSRL .

l'assistance du gouvernement fran~ais? la misere, lea
souflrances des Polonais récemment ~m1grés ~andill8ent
cbaque jour. 11 faut soul_ager ces m1seres, ti faut_~
b5traction de toute opinton el rle toute nuance pohüque
apour ne voir que la faim, qui· menace de morl ~1us1e
·
1111
centaines de Polonais, dont beaucoup sont gr,e,emeot
blessés. Ceci n'est point un appel banal a u~e charift
· ·t son heurc •, il faut que sans retard •11 so1t fait
QUI· CbOISI
face a ces bcsoins. Que cbacun donne ce qu 11 pourra.
. de la Poloane qui, par cetle note, font appel 1
Les ant1s
0
•
•
d
la France entiere, proposenl une souscr1pt1on ont le
mínimum est fu.é a 25 centime~. Les versemenls aeroot
re~us aux bureaux de tous les JOurnaux
· f . de Pans et des
départements. La distribution en sera a1te par u~e com. . pre'••i'dée par M· t'abbé Deguerry, cure de .la
m1ss1on
Madeleine, entre les mains duqu.el le~ sommes ré11Dies
par ehaque l.ournal seront versees. C est Psur cette
. .pa-.
roisse, a l'éghse de l'Assoruption, que Ihes o1od~a1s e~t a Paris se reun13Sent e aque 1man-.
grés rés1dan
d
AOn donnera commuuication des noms et ,ª ~e~saui
•blessé5 ou des familles qu'il est urgcnt d ass1ster
,
personnes qui. dés1reraient remettre e11es- mcmes 1eun

En revancbe, le genre bistorique est représen:é par
BIBLU@elU,PIOI l.
r t . téressantes a la tete desquelles il faut
des reuvres 1or m
·
'
éd · ·,
Jacer les scenes tirées de l'histoire du grand Fr e~u' Ler dett:.c filies de M, Plichon, par André Lto. -:" Librairie
p M W Camphausen. Son Prédéric le Grand, avec sa sutte,
.
Achille Faure, 23, boulevard Saint-)lartin.
par . .
oossant
une revue ...,. Postdam, esl a peine peint,
. . .tant la
,
leur en est gri-se et assourdie. Mais la d1spos1llon geToute la presse s'est occupée d'Un Mariage _scanilaleux,
~u le la correction du dessin, la ressembhnce des por- premier ouvrage d,Andre• L'eo, u n nom
. mconnu la
:;~~ '1a minulieuse e:-cactitude des coslume~, en ~ont
·11 et qui le lendemain fixait l'attent1on de tous. Le~
e,
" entant
une ~uvre des plus précieuses pour ceux qm étud1cnt ve1
Filies de M. Plichon juctifieront, en 1es au:m
.
cette époque ~¡ glorieuse de l'bistoire de la Prusse. d
encore les espérances qu'avaient fait con~c,01r les deUn bon tableau de genre historique, dont_ cepen an~ buts de l'auteur. Les Filies de M. Plicho~ ne sont
.
d . bien de vous envoyer un dessm, est celm
mieux c'est une étude pme sur le
Je me gar era1
. . M t ar pas un r ºman , c'est
·
'
J
nde
de M. Fritz. Schultz.e, intitulé : les Prussiens a on m if c·e~t la lutte de ce qui est, et que tout e mo
tre le soir du 30 mars t 814.
. .
:n~ens~ avec ce qui devrait étre et que tout le _monde
. ée n'est pas seulement la campagne de i8t4 qm a ms- raille; 1~ lutte de l'idéal et du positivisme. D'esp_r'.t, daos
iré les peintres allemands. Plusieurs tableaux du Salon
.
as l'ombre. et ue croyez pas a une critique de
ce l1vre, P
,
,. t a a place
~ont destinés a éterniser les hauts faits des armées com- notre part. L'esprit n'est bon que lorsqu t1es. s
.
binées de la Prusse et de l'Autricbe contre le. pauvre 11 cede le pas ici a des pages vraies, senties, émue~,
etit Danemark, et les lauriers de Dupp~l ont rr1s p!ace pleines de détails ravissants de tendresse et de chastte.
~ cóté de ceux de Waterloo. Cet enthous1a~me de fra1cbe On nous a dit que \'auteur est une femme; nous ª\l~
date n'a, du reste, pas produit de~ chef~-d reu~re. ~n ne rions devmé sans peine, a la délica~esse de touch~ ,qm
fait as de l'hiEtoire comme on fa1t du Journahs~e ·.
re ne dans tout l'ouvrage. Quest1onnn son é~1tl!ur,
d dé t meuts qui ....
Mp Pauwel d'Anvers, tient au Salon de Berhn I une co~me nous l'avons fait, il vous répondra comme ilnous secours.
(( Les journaux de Paris ou es par e .
'.,..
des .premier:s places. Son Retour des bannis duf d~c a répond11, par un sourire, et il ~ura r~ison. Que vous ouuli, n'auraient pas re~u cette note, sont mstamment
. eharma nte' peinte avec une
ra1- .
ffet~ Lisez le livre a1mez l auteur que! que priés de la reproduire. ))
d'Albe est une to1le
.
importe, en e ·
'
h roble
cheur et une légereté qui contrastent avec l_e_ faire un peu soit son sexe, et tout est dit. Le li vre_ po:te u~e i ueu a
---~,---1 d des écoles allemandes. Cette compos1t1on, dans la- et fiere devise : Paulatim crescam, Je "rand1r~ pi' .d'
o;;lle les épisodes sont' peut-etre un peu ra~assés les peu. Est-ce la devise de l'auteur? est.-ce celle e. e Jp B IME8 DE L' 1LLlll8TRA. TI ON.
q
I utres est néanmoins des plus habites, et ga- teur? Nous l'ignorons, mais tous d~ux en sont dignes.
uns sur es a
,
.
Jargeur
C0LLECTI0~ C0MPLÉTE
íondeur l'espace qui lu1 manque en
• Done bonne chance a tous deux, car nous ne sav~ns
0118
gne e\:roon voit les murs de la ,ille d'Anvers couverts . n de plus svmpatbique que l'intelligence des a[a1res
r1e
•
.
.
A gauc ' .
. balance a la vue des arrivants, mise au service d'un talent vra1.
OOOVRRS SPtCUliRS \lO\;R PlANO ADBUX IAIU
d'une foule Joyeuse qu,
'
l S h Id
'DI
JoLES
DE
\VAJLLY
FILS.
des étendards et des guirlandes. Au dessous, a _c e e
BEETKDVUI. 1 DZlRT, WEBER, HlYDI
bateaux
qui
ramenent
les
ex1lés.
est cou,ert e par les
d·
1T DI
distinguée sert dt pendant fort angereux
SEPT SONATES CH0ISIES de CLEMEim
Cette reuvre
h ader I' des
.
.
t
·
mais
trouvées
.
a un petit tableau du prolesseur Ju/es Se r '. un . Les questions rehgieuses ne se son Jª
L'Illustralion a mis en Tente deP,uis peu de jours la ,ene
chefs le l'école de Berlin, table,u qui, ~ous le litre de . lus inllmement qu'aujourd'hui m~lées aux que~t,o~s
Phili ine Welser préscntant 11n placet a l'empereur ~~r- politiques. De la cette tend~nce qui po_rte tant d ém : complete des sonates d'Baydn, 7• et 8• TOI. de la _collecdina:1 Jer' a Schanbnmn, rappelle beaucoup la mamere ~ents esprits a étudicr l'origme, la portee, les tran_sf~r tion des reuv1 t.S spéciales pour piano a deux mams des
mations possiblcs et les dcslinées probables du chr1st1a; maitrcs classiqucs, annotées et doig(ées par Ufosc~eles.
correcte de M. Comte.
·
Ces volumes paraissent a des intervalles ~sse.z elo,gnés
C'est une nouvelle incarnation de M. Schrader qui, nisme ..i"iés a une époque d~ transition et d'en~antemen '
dt:puis son beau tableau d'Esther, de!ª galeri.~ Wag;~~; nous assist.:&gt;ns ou nous coopér/Jn~ tous dans I ordre de_s les uns des autres; mais cette lenteur est ,_nd1s~ensule
idée· inséparaule de celui des fatls, a un grand tr~va1I pour la bonne exécution du tirage. Néa~mo1ns l oump
'/ton de l'exposition de Par1s de l805, se
et son M'
,
. .
lle et avec de r¡'novation qui s'opcre comme a tatons, san~ ~1rec- complet sera terminé avant la fin de l année.
chercber tous les jours une d1rect1?n no~ve ' .' .
Nous rappclons a nos abonnés que tous ~eux fl
un rand talent et un faire parfo1s magistral, n .ªm_ve tion universcllement acceptée. Chaque homme. tl son
reuvre
et
chaque
groupe
a
son
drapeau.
Parm1
es
redug
.
éellPment
originale
et
reuss1e.
souscrironl
d'avance a la collection complete n alll'Ollll
pas a une express1on r
.
Tout le monde n'a pas le bonheur d'ct_re un pemtre vres sérieuses, qm. resteront comme des ,monumcnts·vree payerque 50 fr. au lieu de 87 lr.
.
complet comme M. Knaus. Pour lui, des,m et c~~leur~ cette période de lutte, nous signalons a I av~nce le 1; t
O1 et dJil!'lée par le úlebre P,..Collection allemande, annl ee de Ut p••es cbacun. eu ..,-.
M Emilc Barrault va publier prochamemen ' e l~tte
MOSCRELES, formen U 'º umes
..,. .
lt
idée et exrcution, tout se fond dans un ensem e QUI
n~us avons été assez heureux pour enten~re u~e
on• les' ,olumes, 14 r,. au beu de n .
s'appelle : le succes.
d Berlín
les 1 ,olumes, 11 r,, au li_ea de 11 r,,
lecture presque complete. 1l est intitulé : le Ch!'ist, diaLe portrait est fort peu représenté au salon e
.
WIIIEI\ '
1~ I ,olumes, 11 fr. IU l~cu de 11 :
, ma1s
. t·¡ l'est du moins par
le prem1
~TD•,
les 1 ,olum11' 1O r, au beu de 14 .
de cette ann.-e,
.
é I er
s logue theologique entre des gens du monde. Noust~m::~
aLaNllllTI,
1 ,olume. G fr. •u liea de I r,,
intre de \'école, M. Richter, et par ses dignes mu e ' convaincu qu'il rrovoquera de la part de tous e p
Prix
de
la
COLL!CT1011
a11nzu de~ H volumes :
~M. Plockliorst, Schrader, E. ?Jildtbran~, Osear Bégas~ seurs un examen sérieux.
Gracfe, et Knaus. La supérior1te de M. Rt~bter a été r~
80 francs au lieu de 8'S, et 158
SE~!':
¡&gt;'lur ceux de nos abonnés qui soullCl'lront d avan~ reuaeall
connue au salon des Cbamps-Elysées, et Ion se ~appe _e
PUBLlCATIONS N0UVELLES ILLUSTRttS.
tion complete. Cette derni~re fnveur ne sera rigood • 11
JésUS· Christ res,uscitant la fi.1/e de Jaire, de_l expos1son
d
·
leur
brillante
et
accordée que aur l'envo1. de 50 rrancs en un man at
0
f
de 1857 Science de essm, e u
t
le
monde
va
pouvoir
acheter
les
Misérables.
~ne
poste, ou en une valeur sur Pari~.
_.,_.
T
:o~érée tout .a la fois, exécution magistrale ~es acce~ou
.
¡·
·
•
chez
Hetzel
·
e
est
.
.
,
¡
·quent
au:.c
volumn
"'""
1
1
',
' .
Les pri:.c ind1qtlés c1-des~s supp
,. voMW•
soires et, par-dessus tout, expression e~ sent1.ment, te - édition illu~trée para1t par 1v~a sofü,
un peintre éminent, Brion, qui s'est charg~ des_ dess1~s, dans nos bureal.lX; les frais de poa!e (OO ctnt. pa
les sont les qua\ités de cet artiste, quahté~ qo1 nous
nous donne toutes les quatre pages, 1 esq_u,sse d un ,ioyt i,ollmtnt) n'y ,ont fHJI compru.
etter de ne pouvoir l'admirer dans quelque grau e et
'
.
.. s011
· ante m1lle exemtableau Le succes
est immense
.
1111111
::;re bistorique. Sans etrc indiscret, je _crois p_ouvoir
laires.
vendus
en
peu
de
semaines,
pronvent
la
populaL'/llustration
a
fait
un
tirage
a
250
e~em~la1resd,;..
. ortante a laquelle il trava1lle
annoncer une to1·¡e 1mp
.
.de- P
,
.
. ¡ lettre, des eaux ,,ortes dé'a
J publiées et 10éd1tes
tés e i . 1 t mps et qui achevera d'asseoir sa reputat1on rité de l'reuvre et de l'art1ste.
Lá meme lihrair1c prépare, pour les é~ren;ei un~.~~~ 1 elles fonneront un~ ~e dd'alb:s :0:::;:ns de~~;'~e::t~eed'bi;toire. Plus de cent figures entrent dans
.
Robin~on suisse, avec des dessms e an
olTerts a la fin de 1ano e, ans .
cette vaste composition.
.
1 de cette t10:/~•est la ·une bonne fortone pour les enfants _et un I modiques, aux seuls abonnés du Journal.
M Knaus rivalise avec M. Rtchter au Sa ~n . ,
~~cc~s assuré. Le texte a été légerement remamé ~ar
, cer~1"8~ 4
et cerendant dans un portrait en p1ed, il sen
. bien délicate et amie de l'enfance; nous la..
:~i°tee~u encore aux dimensions de la p~inture:e
UM m~m nous memeavecun vif plaisir; et Falken-llorst,
MM. les souscripteurs dont l'abonn~men~:xpile
C'est une femme en robe blanche, admirable e
vons re u
; le singe l'autruche, la baleine el le boa,
30
novembre~ont priés de le renouveler immé .
la
grotte
au
se
,
'
•
d'
·
t
de
et d'effet se détacbant comme une statue sur un fond
.
fin ou tout se trou,e en fa1t ammaux e
s'ils
veulent n'éprouver aucun retard dans la
de tapis~erie, qui donne au portrait toute l'apparence ce pa)S en '
core paru e'excellent.5 intermérlantes nous ont en
,
du
journal.
d'un tableau achevé.
.
diaires 'entre le simple livre d'aventures et ce qu on apMai~ c'est le genre qui abonde, et c'est un ffibo~ lsl1gn~,I
pelle les ouTrages sérieux.
l
b .
1
•
ar cela
prouve que, rtaute de commandes o c1e .es,
OUVRAGIS SCIKRTIFIQUKS DX I LOUIS 1IGUlll
. e nous sommes entrés chcz M. He~e ' sou a1; a des acbete,.m sérieux ala pcrtée desquels les art1~tes,
Pmsqu l bonne année a la petite prmcesse Ilsée,
· · ier
·
.
d a préférer le
Les livres de science populaire de M. Lou1s ~1~
au risque de se faire petits, ne demandent pas m1eu1 tons eneore a
fraiche source orgueiUeuse qui ~p~r_en
,
beaucoup contribué a répan_dre _dans le pubh: ul
que de se mettre.
WILLIAM RJm1omi.
bien qu'elle peut faire a la purete o1s1ve de se~ eaux.
le
gout des connaissances sc1enhfiqucs, et a p ~
ANDJlt LEFtVRE.
(La R1J.ite prochainement.)
une foule de notions utiles. Tout le mond~ stift
~
d·a·111eurs, a reconnaitre la grande valeurdsc1en
uct1oos ..
On nous prie d'im:érer la note ci-jointe, que nous nous les qualités littéra1res des nomureu~es ~ro. en
. . . Les ouvraues de M. Lou1s F1gu1er
Le quatrieme numéro de la Gazette des Abonnés vient empressons de reproduire :
ecr1vam.
0
d'étreond
pour
une large pe.rt, dans les cadeaux
1( Malgré
de nombreux etlorts individuels, malgré
de paraitre.
.
Bureaux : ti, rue Grange-~atehere.

~~!t

:::~T '

~rane:-

fo:1

é

!:: ~é

L'ILLUSTRATION, JO URNAL UNIVERSEL.

--;;i an prochain, parce qu'ils s'adressent a plus d'un

8;.re de lecteurs, en raison de

leur diversité. Par ses
01 Tolumes illustrés, le Savant du foyer, les Grandes
_,,,.,¡ons, la Tme avant le Déluge, la ferre et les Jlfers,
etle oouveau volume qui vient de paraitre, )·mstoire des
p10tes, M. Louis Figuier instruit la jeunesse et lui inspire
le gout des lectures sérieuses. Par ses autres ou~ragrs,
l'Annte scienttfique, l'Alchimie et les Alchimistes, l'llist,ir, du merveille1;:c dans les temps modernes, etc., il s'ad,esse aux gens du monde et aux savants. Tous ces
oaYl'ages ont été puhliés par la librairie Hachette, 77,
bolllevard Saint-Germain, et se trouvent cbez les principaol libraires des départements et de l'étranger.

:e,

J45

Pensée tout ce qui constitue la toilette la mieux comprise, lui-meme, que ce nom était celui de M. Osiris-Iffia; et
celle qui a, daos ses momdres dét1lils, une distinction M. Osiris-Iffla fit un proces en diffamation au Figarode bon aloi.
Programme et a M. Naquet. Le Tribunal condamna

Car ce n'est pas seulement sa mise •i'un gout irréprochable, son ton réservé, qui désignent une femme du
monde; ses dentelles, ses rubans, sa parfumerie, etr.,
donncnt le cachet supreme a toute personn\l qui porte
une toilette bien composée. Vingt fois, a la promen:ide,
au bois, au tltéatre, coudoyant quelque helle dame, on
prononce le nom de tel ou tel fournisseur en réputation.
J'ajoulcrai qu'1l y a dans cette maison, et c'est la un
de ses meilleurs ti tres a la confiance, des traditions de tenue intér,eure, d'honneteté commerciale, aussi I ien que
de luxe et de bon gotit dont on ne se départ jamais.
Les hals, les ~pectacles, sont pour les femmes une
arene ou elles luttent de beauté et de grace, et pourtant,
en ce mois de novembre, le vent glacé d'hiver conspire
contre les teints les plus délicats, les gerce et les rougit.
Pour braver le froid, pour prévenir ou guérir les ger~ures, pour garder les roses de son teint, il faut employPr
la Créme de la ll1ecq11e, précieux produit dont un des príncipe~ est la magnésie, et qui a as.~uré depuis longtemps
a son inventeur, Mm• Dusser, (1, r ue de Grenelle
St-Hoooré;, la clientele de toutes les dames du moude
élégant.
Parmi les praticiens dont le cabinet de cbirurgie
dentaire reste célebre a juste titre, nous devons mentionner ici M. d'Arbovillc (3, rue Scribe ), qui, l'un des
premiers, a propagé en France l'usage des dents :.rtifidelles, si utiles sous le double rapport du bien-ctre et
de la conservation intacte des lignes du visagc. M. d'Arboville fait mage depuis longtemps, - pour supplcer ces
perles disparnes auxc¡uellcs tient tant toute jolie femme,
- d'une nouvelle matiere tout a la fois légere et diapbane, qui peut etre surnommée la rivale de la nature,
tant elle imite la teinte et la transparence des dents naturelles.
A. DE C.

M. Prével, rédacteur en chef, a 100 francs d'amende, et
lf. Naquet a un mois de prison; il ordonna en outre

l'insert1on du jugement dans le Figaro-Progrrimme.
El la Cour vient de confirmer la sentence.
Le 6-rand-Or,ent de France a-t-il diffamé M. Brouillet
et Mil• Durand? C'est ce que nuus saurons plus tard.
Pour le moment, il ne s'agit d'ailleurs que d'un proces
civil, el point correctionnel.
Le Grand-Orient a pour voisin, rue Cadet, le Casino,
et pour voisme la maison de M. Brouillet et de Mil• Du~
rand. 11 ne se plaint pas du Casino. Sans doute les plaisirs du lieu sont ('.Uelque peu bruyants, et, parmi ceux
N0UVELLES llIACHINES A COUDRE.
qui le fréquentent, il se glisse bien de temps en temps
des personnes qui ne sont peut-ctre pas « de vertu sinNoos veoons de voir une charmante petite couseuse
guliere; » mais le Gran~Orient fer me les yeux et se
mécanique, qui sera bientót entre les mains de toute
boucbe les oreilles. JI pardonne done ses fredaines au
dame qui voudra posséder une de ces ingénieuses et
voism, mais la voisine le trouve plus sévere... 11 a fait
aules machines.
bail a M. Brouillet et aM11 • Durand, et par la convention,
e.elles que nous avons vues cbez MM. Thuiller et C", o,
les
preneurs se sont engagés aJ0uir des lieux loués en
boulevard des llaliens (au 2m•), ont l'avantage de pouvoir
bons
peres de famille : or, le bailleur affirme qu'ils en
s'attacber a la premiere table venue et de fonctionner a
jouissent
en peres de famille trop indulgents, et qu'ils
la main au moyen d'une manivclle, faisant tres-rapidey
accueillent
certaines personnes avec une bonté vraimeot un joli point de chainette, absolument comme les
ment
excessive.
De la, demande en résiliation.
grandes machines. Le prix de cette petite merveille n'est
A l'audience, M. Brouillet et Mil• Durand s'étonnent
qae de 40 francs, a Paris, et nos lectrices des départeun pe11 de voir le Grand-Orient en meme temps si tolémeots peuvent la recevoir franco en adressant A MM. A.
rant et si prude. A quoi le Grand-Orient répond, en juTboiller et c• un mandat de poste de 45 francs.
rant ses grand3 dieux, qu'il n'entend et ne voit rien de
~
ce qui se past1e au Casino, tandis qu'il est bien forcé de
voir et d'entendre ce qui se passe cbez les sous-locaCOIJRRIKR DK LA IODX XT DX L'IBDU8TRil
taires de ses locatajres .
Le Tribunal a ordonné une enquete, et les cboses en
La Grande Maison de Blanc (6, boulevard des Capucisont la!
nes) est totJjours le Comptoir central de Lingerie des
Parlcz--moi du proces de M. Ropiquet et de Mm• Osmond
mufactures fran~aises; c'est aussi !'affaire commerdu Tillet : voila qm n'a pas trainé.
ciale la plus importante qui ait été créée jusqu'ici, a
M. Ropiquet est un ténor; et la Gazette rose va nous
París, dans cette 8pécialité. La, se trouvent réunis tous
dire,
bien mieux que je ne pourrais le faire, ce qu'est
les objets de luxe et d'utilité compris sous la dénominaMm•
Osmond
du Tillet et ce qu'elle n'est pM. Ouvrez le
GllETTE
DIJ
PALAIS.
tioo générale de blanc : linge de table ouvragé, linge
numéro du t0 mai dernier:
de toilette, de bain, liuge damassé, toiles, blanc de coVous connaissez les détails de cettegrandesoiréedans
« ...11 n·e,t bruit dans tout Paris artistique et élégant
too, immense assortiment de mouchoirs, linge ctmfec- laq 11elle le Barreau anglais a si cordialement conclu, que de lar •vélation d'une nouvelle cantatrice qui Ticnt
tionné, rideaux brocbés et brodés, guipures, trousseaux, daos la salle de Middle-Temple, uu pacte fraternel avec d'aborder Riooletto en cbanteuse qui connait la valeur de
layettes, dentelles et lingerie aristocratiques, telles que le Barreau fran~ais, en présence des premiers magis- la mélodie classique et qui brtile les planches comme
toiletleR en mousselines, broderies, coiflures) etc.,y sont trats, des orateurs les plus éloquents, de quclques-uns une coméditmne qu'elle n'est µas.
itlefflamment renouvelé.s, suivant les fantaisies de la des hommes politiques les plus célebres de l'Angleterre.
« Étiez-vous che1 ltm• Osmond du Tillet? ~e dellOde, ou dans le but de faire profiter le consommateur Vous avez Ju les discours prononcés par l'attorney géné- mande-t-on en s'abordant au concert des Champs-Élydes progres journaliers de la fabrication. Pour mettre ral, par M. Berryer, par M. Desmarl!st, batonnier de sées. &gt;&gt;
aiosi en contact le producteur et l'acheteur, il a fallu l'ordrc, par le lord cbief-justice, par M. Gladstone; vous
« Pourquoi cclte question ?
•
supprimer tous les intermédiaires, et chacun a déja. pu se avrz entendu l'écbo des toasts, des apµlaudiss1;menta.
« Parce que Mm• O,mond du Tillet a chanté le r61e de
!!odre compte de cctte vérilé, aujourd'hui bien aceréJI ne me reste done qu'a écrire une date qui ne sauGilda d'une facon tellement remarquablc, que l'oritée: la Grande Maison vena bon marché, afin de vendre rait etre omise dans ces cvlonnes1 ce lle de cette mémo- chestre du Théatre-Lyrique, qui l'accompagnait, s'est
ltaicoi,p. C'est la un probleme qu'elle seule pouvait ré- rabie soirée du 8 novembre, oú un si splendide hommage arreté pour l'applaudir.
roodre, grace aux relations de ses gérants et a l'impor.. a été rendu par nos voisins a la li bre parole, en la peru Et qu'est ce que cette Mm• Osmond, s'il vous plait ? »
taaee de ses affaires.
son ne du plus illustrede~ avocats fran~ais; il ne me reste
« Une lionne qui monte admirahlementa cheval et
L'on des accessoires indispensables de la toilette de nos qu'a me réjouir de voir un homme qui n'a ni rang, ni qui commence a tenir salon.
ilégaotes est aussi traité, avec tout le soin qu'il exige, fonctions, ni dignités, qui n'est rien que par son talent
« Et qu'est-ce qu'une lionne? me dira-t-on. La lionne
par une maison de premier ordre. Nous voulons parler et son caractere, honoré, loué, admiré, acclamé comme
est la fem~lle du lion, comme la gandine est celle du
'- Jupon multiforme de E. Rattier et C• (37, rue du plus d'uu souverain voudrait l'ctre.
gandin. Mais, entrr la lionne et la gandine, il y a la diflac). Sans ríen couper ni découdre, on peut, en quelEt maintcnant, causons un peu de nos petits proces... férence de la femrue du monde acceptée et de celle qui
fiel minutes, changer la forme et les dimensions de ce en atlendant qu'il nous en vienne de grands.
ne l'est pas. &gt;&gt;
~. ~t ces modifications n'alterent en rien l'harmonie
Done M. Osiris-lffla plaide contre le Figaro-Programme,
Ainsi M•• Osmond du Tillet est une cantatrice q:ii
"aon ensemble. En temps de pluie, il se releve gracieu- le Grand-Orient de France contre M. Brouillet et M1 1• Du- brtile les planches, c'est une lionne, autrement dit, une
lllent de cbaque cóté, ce qui produit un léger dégage- rand, Mm• Osmond du Tillet contre lit. Ropiquet,
femme du monde acceptée, et ce n'est pas une comé-~ et permet a celle qm le porte de prendre place Mil• Hazard contre S. M. le roi de Patagonie et d'Arau- dienne.
.. le parapluie, au bras d'un cavalier, sans que rien canie in partibus, et Jes ¡.•astilles de Yicby de Mlf'. Callas,
L'obligeante Gazette rose vient de nous apprendre que
llharrasse la marche de ce dernier et lui rende la pro- Blondeau et Roche cbercbent noise a celles de Mll. Mau- Mm• o~mond du Tillet avait chanté Gilda. Le proces nous
lltnade insupportable.
privez, Demurs et Boucher.
apprend qu'elle avait cnga¡.té M. Ropir¡uet pour cbanter
AParis, surtout depuis quelques années, on voit dans
De quel crimc le Figaro-Progromme s·e~t-il done rendu Rigoletto, et qu'au dernier moment elle avait donné le
~e branche d'industrie des établissements s'élever, coupable envers M. Osiris-Iffia, qui n'est point dieu, mais róle a un autre ténor.
._ des proportions immenses, et etre a~surés aussitot tout simplement capitaliste et millionnaire, ce qui rapEt dPVant les juges :
r11e clientele nombreuse Pt toujours croissante; on porte au moins autant d'adorateurs en ce temps-ci?
- Une indemnitl- m'est due; prononcez, me.~sieuNl,
-.rend, en effet, que créée daos de tell es conditions,
II vous souvient peut-etre que, le 25 janvier dernicr, le je m'en remets a vous, dit M. Ro¡&gt;iquel
~-aaison puisse offrir aui clienl~ des articles de pre- bruit courut daos Paris qu'un M. J. M..., qui s'en reve- Vous n'ctes pas venu a la répétilion générale, ré:reboix, a des ¡,rix hien plus avantageux qu'elle ne nait tranquillement cbez luí le soir, avait été attaqué pond M•• Osmond du Tillet, j'étais daos le plus grand
tollrrait faire étant d'un ordre inférieur.
rue Rossini) je crois, et fort maltraité. Le Figaro-Pro- embarra~, la représentation allait manquer par votre
i. ..ison Henri, 5, faubourg Saint-Honoré (A la Pen- gramme avait régalé ses lecteurs de la nouvelle, dans un faute, c'est vous-meme qui m'avcz mise dans la néccs.~ité
~ rondée depnis plus d'un demi-siecle, vient ainsi article intitulé Une ,;endetta, ou M. Paturot, - lisez ~a- de cbcrcber un autre chanteur : point d'indemnité.
"'lmenter ses magasins, qui occupent aujourd'hui trois quet, - assurait que le vol n'avait p~ été le rftobile des
- Madame, répliquc a, ec beaucour, de politi:sse M. Ro_: dentelles, bijoux, rubans, merceric,jupons, par- assassins, que la vengrance avait armé leur bra~, qu'on piquet, si j'ai manqué la répétition générale, c'est queje
, lout ce qui entre dans la toilette d'une femme, savait a la Bour;;e que M. J. M... avait des ennemis, et suis tombé dans l'escalier de M. Alexandre Dumas; mais
libe eiceptée, est compris daos ces vastes galeries que lajustice saurait découvrir et punir les vrais cou- j'ai eu l'honneur de vou~ fairc écrire presque aussitot, afin
pables, fussent-ils plusieurs fois millionnaires.
1 dissantes de lumiere.
de vous prl-venir de cet accident et de vous dire que je
~nés que soient sea gotits, si grandes que soient 1 11 y avait évidemment un nom sous-entendu dans cette comptais•bien elre en état de me mettre le surlende~
lligences, une femmP est assurée de trouver a la phrase-la; il se trouva, M. Paturot-Naquet en convient main avotre disposition.

�a,_-

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVEílSEL.

revendiqué le mooopo1e
Des &lt;leux cotés, les
ont rivalisé de science techo¡.
1p1e: ah! le superbe'toll?Qojt
lls o~t parlé chimie et
maete de ~a~on a réjonir la
ombres de Pelletier et de c.,
det-Gassicourt; et le Codex
a ten u, daos leurs plaidoiriea,
autant de place au moiosque
le Code.
Mais je n'ai pas le loisirde
rapporter, méme en gros,eea
belles discussions, et je lle
puis que vous dire: lesproaciens ont tr.iorophé !
Et penser que si le jap.
mcnt a troublé la digellia
,les défencleurs, les malbeareux seront obligés d'aller
acheter la guérison chez lean
ad versaires !

-

Et M.m• Osmond du Tillet
paiera 500 francs de dommages-intéréts a M.Ropiquet.
. -~,,(I
Bélas ! daos que\ siecle vi---1.
vons-nous, ou de royales infortunes ne préservent pas
.~~
. :....--::--....d'une citation en police correctionnelle !
/'
Celui qui fut Orllie Antoine
/
~~,~
Jer, et qui n'est plus que
,,,./&lt;....
M. de Tonnens, ex-roi daos
• ·• .. c.;;;:
l'Amérique du Sud, ex-avoué
a Périgueux, saos royaume
et saos étude, n'a pas pu
,,;ff,
acquitter ses dépenses de
nourriture et de logement d·,,
dans un hotel garni; il esl \ /.'(.'
prévenu d'avoir abusé de s011
ancien litre et d'avoir fait ,,
briller aux yeux de son hotesse de mensongeres espérances pour oblenir cré&lt;lit, ll
comparait devant la septie(
me chambre.
A l'aud1ence, tout cela s'é- l
,,
claircit. Quel roi détróo&lt;i
ne se croit pas majesté tout
comme devant? Quelle tete
découronnée ne Cait pas
des réves de restauration?
Les Chiliens se figurent
qu'Orllie Antoine 1°' va débarquer sur leurs cotes avec
trois vaisseaux, et les mal•·
heureux som tout tremblants
de peur. Comment M. de
Tonnens ne s'imaginerait- il
pas, lui, qu'il v9. trouver cinq
millions pour \ever une armee a la téte de laquelle il
reconquerra son royaume~
M.. le substitut a compris
les illusions d'un prince trahi
par la destinée ; la prévention est par luí abandonnée,
et l'histoire ne comptera pas
un souverain de plus gémissant dans les cachots.
Majestés et pastillesse heurtent daos le tourbillon judiciaire ! Étrange pays que le
Palais!
Les pastilles de Vicl1y sontelles ou ne sont-elles pas un
médicament? les pharmaciens ont-ils le droit exclusif
de les vendre, ou bien est-il
permis au preroier venu d'cn
faire comroerce? Telle est la
question. Et pour la premiere
fois elle se présente, les pharmaciens n'ayant pasjusqu'ici

p_,:

-·

/ '~-\~;§'

-~-

\

'

• -

;,,,'•/
•f.

llENRYS,

LE KBLEB-SOL.

L'usage, en Russie, ell
d'offrir aux nouveaux arri,és
le pain et le sel (khleb-tol)
sous forme ile préseots de
plus ou moins de valeur. C'ell
a cet usage qu'a obéi M, lorechtchenko (de Moscon), représenté a_Paris par M. Pedotty, qui a offert a S. M. l'impératrice de Russie, asoo mivée a Nice, un assortimeot tle
boites de thés, choisi parmlles
plus exquis, groupées sorle
· pain traditionneletentonréel
des ileurs les plus rares.

BALS MASQUtS DE L'OFw.-

\

Samedi, iO décembre 1~,
prcmier bal masqué de la
saison. Strauss conduira l'orcheslre.
Les personnes localains
de loges pour la saisoo IOII
priées d'en retirer les coopons
avant le i"' décembre.
Passé cette époque, l'adainistration en disposera.
Prix de l'abonnement pGlf
la saison (treize bals), SO t.
S'adresser, pour la loalil
des loges, a J'adminislrl&amp;MI
des bals, 3, -rue Dro1Jot.

,...........
f

. ' .

ll! IIOIS DI! NOVilYBll.E.

~

SOLUTION DU PROBL~M.E Nº

Blancs.
1. T pr P 6 T R
2. Fe CD
3. T 6 CD

l 78.

Nofrs.

RÉBUS,

1. P 5 D
2. R 4F D
3. R 4 D

4. T 4 C D échec el mal.
V.ARIA!iTE.

Bluncs.

Nths.
3• coup. P. 4 1)

4• coup. F 2 T D échec et mal
La Revue des Échecs et autres jeux est éditée
maintenant par M. Lahure, 9, rue de Fleurus, sous
la direction de M. Paul Journoud; cette nouvellc
publicalion est remarquable, el nous lui prédisons
un ~ucces mérité. En Allcmagne, il existe deux
feuilles apécialement consacrées au jeu d'écbecs; la
plusrécenteest celle publiée a Berlín par M. G. R.
Neumann; a Londres, M. Lowenthal ~e propose de
commencer une revue rlu meme genre, dont le premier numéro paraitrait en janvier prochain.
J. A. DE R.

Auc;. MARC, airecteur-gérant.
EDM. T1mE11, rédacteur en che(.

'\

\ ,, ..
'.

h \\

~ ~ a ----1

_ r--'"--t:i __, '----"
KHLl!B-SOL (paio M'I} préseuté i S. 111. l'lmpénlrice de Hus,,ie
Par 11, Pedotty, repré1entaol de la Korecblcbeako, de llo1coo.

Imp. de L' ILLUSTRATION, A. )!are,
!12, rut de Yermmll.

/.:

.

· ~~

Át
llPIJC.lTION DU D&amp;J\NI.ER lltBUS,

Si quand un homme sent son tort, sa remm
conciliation esl difficile.

..

,..

..

..

...

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="136">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="3065">
                <text>L'Illustration</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="3341">
                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="1">
    <name>Text</name>
    <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="102">
        <name>Título Uniforme</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67579">
            <text>L’Illustration</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="97">
        <name>Año de publicación</name>
        <description>El año cuando se publico</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67581">
            <text>1864</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="53">
        <name>Año</name>
        <description>Año de la revista (Año 1, Año 2) No es es año de publicación.</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67582">
            <text>22</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="55">
        <name>Tomo</name>
        <description>Tomo al que pertenece</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67583">
            <text>44</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="54">
        <name>Número</name>
        <description>Número de la revista</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67584">
            <text>1135</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="98">
        <name>Mes de publicación</name>
        <description>Mes cuando se publicó</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67585">
            <text> Noviembre</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="101">
        <name>Día</name>
        <description>Día del mes de la publicación</description>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67586">
            <text>26</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="103">
        <name>Relación OPAC</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="67603">
            <text>https://www.codice.uanl.mx/RegistroBibliografico/InformacionBibliografica?from=BusquedaAvanzada&amp;bibId=212635&amp;biblioteca=0&amp;fb=20000&amp;fm=&amp;isbn=</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67580">
              <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1135, Noviembre 26</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="89">
          <name>Accrual Periodicity</name>
          <description>The frequency with which items are added to a collection.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67587">
              <text>Semanal</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67588">
              <text>Jean-Baptiste-Alexandre Paulin, (1800-1859)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="67589">
              <text>Charton, Édouard, (1807-1890)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67590">
              <text>París (Francia)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="67591">
              <text>Francia</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="67592">
              <text>Publicación periódica</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="67593">
              <text>Siglo XIX</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="67594">
              <text>Siglo XX</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67595">
              <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67596">
              <text>Ed. M. Aug Marc</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67597">
              <text>1864-11-26</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67598">
              <text>Revista</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67599">
              <text>text/pdf</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67600">
              <text>2012558</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67601">
              <text>Fondo Fernando Díaz Ramírez</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67602">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="38">
          <name>Coverage</name>
          <description>The spatial or temporal topic of the resource, the spatial applicability of the resource, or the jurisdiction under which the resource is relevant</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67604">
              <text>Paris, Francia</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="96">
          <name>Rights Holder</name>
          <description>A person or organization owning or managing rights over the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67605">
              <text>Universidad Autónoma de Nuevo León</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="68">
          <name>Access Rights</name>
          <description>Information about who can access the resource or an indication of its security status. Access Rights may include information regarding access or restrictions based on privacy, security, or other policies.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="67606">
              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="2188">
      <name>Bellas Artes</name>
    </tag>
    <tag tagId="9941">
      <name>Francoise I</name>
    </tag>
    <tag tagId="9943">
      <name>Iglesia Blidah</name>
    </tag>
    <tag tagId="311">
      <name>Japón</name>
    </tag>
    <tag tagId="399">
      <name>Moda</name>
    </tag>
    <tag tagId="9945">
      <name>Muelle Saint-Ouen</name>
    </tag>
    <tag tagId="9946">
      <name>Pierre Blaise Carrere</name>
    </tag>
    <tag tagId="9944">
      <name>Simonosaki</name>
    </tag>
    <tag tagId="9942">
      <name>Ville de Cognac</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
