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IOUBK.A.L URIVEBSEL.

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SOMl\1AlílE.
lene rnlitiquc de la Etmaine. - Courrier de Paris. - Publications nou.
ttl'el: la B1ble de l'h11manitl. de Michelet, ele - lnaugurat,on des
stal»e• de Barth•z et de La P,yronie, a Mnntpelli,r, - Oura~•n de
la~utlJ. - 11e f.halons á p.,;,, - L'Expositinn rlts B•aux-Arts, a
tulio I!' article). - Christup11e Colomb; - Bis1oire íantastique du
ietcb e Pierrot. - Lt C1el,
Cmuru: Iniurrection d'Alcérie : ramp d'ob,ervati1 1n de la colonne du
¡mnl I rgrar,d, sur J'Oued-Saída, pro,ince d'Oran. - Emig,ation de

22e

ANNÉE.

8amedi

VOL. lLll

Nº

t t 36.

3 Déeembre t " ' •

L'admini11ra1io11 ne ripond pas de1 manuserits et ne 11en~oge ¡amai1 i 111 i111i11c.
Vu les lraitel, la traduction et b reproduclion i l'elranger root inteNlit-.

BUREAUX : RUE RICHELJEU·, GO.
Circa,siens. - inaugura bon des ,tatues de Barthez et de La Peyronie, i
Montpellier. - Désutres causé• par le cyclone du 5 octubre, aGalcutta.
19 gravures). - L'E1.1,11sition des B•aux-Arts, á Berlin (3 gravures). Christoobe Colomb découvre le nouveau monde. - Bistuire fantaahqu•
du celebre Pierrot (4 gravurcs¡. - Le Ciet 13 gravures). - Échecs. Rébos,

REVUE POLITIQUE DE LA SEMAINE.
M. de Girardin a publié une brochure qui a pour
titre : les Droits de la pensee. Un exemplaire de ce lravail

AbonnrmPnls pour París et 1~ Dép~rlements :
S mois , 9 fr. ; - 6 mois, t 8 fr. ; - un an, 36 fr. ; - le numí,.., ll -.
la collection mensuelle, 3 fr.; le volume semestriel, 1~ fr.
ADO~NEIIENTS POUR L•ÉTRANGF.R t
Mémee prix ; plus les droits de poste, smvant les tarifa,
Les abonn. partent du I er oO de chaque mo11,

a été envoyé a M. le duc de Persigny, qui a répondu a
M. de Girardin. Daos celle réponse, M. de Persigny déclarait qu'il se sentait &lt;&lt; peu disposé a maintenir le ré~ime actuel saos de sérieuses modifications. »
11 parait que celte déclaration de M. de Persigny a
causé dans les hautes spheres une certaine émotion, el
le Comtitutionnel, invoquanl un nom que l'on n'a l'babitude de voir dans aucune polémique, a annoncé a la
France enticre que l'Empereur avait manifesté. a M. de

)fÉRA,-

re l86t,
é de la
lira l'or-

)cataires
son soot
;coupoos
re.
1, l'admiera.
1enl poor
,s), 50 fr.

alooatioa
nistratioo

)llOt,

~

,

·~~'1( 1

'lllsUIRECTION D'ALGHRIE: CAMP[D'OBSERVATION DE LA COLONNE DU GfNÉRAL LEGRAND, SUR L'OUHD•SAIDA, PROVINC:l! D'OltAN, -

J

D'arrcs un crtQuis Je &amp;1. R. n.. licutenanl d'F.lat-Major.

�348

L' 1LLUSTRATION. JOURNAL ONIVERSEL.

Persigny son mécontcntement a pro pos dP la lellre loi du 28 juillet i 860, i;ur le rehoisement des montaadmsée a M. de Girardin.
gnes.
COORRIUR DE PAR18,
Nous nous demandons comment le ConstiMionnel a
A l'extérieur, la politique n'est pas beaucoup plus inpu se croire aulorisé a se íaire le moniteur des satis-• téressante. A Turiu, la translation de la capitale a été Ce qui n'est pas le grand événement. - La cinquau'-e
factions et des non satisfactions impériales. L'Empereur votée presque silencieusement, et les projets financiers
politique de S. A. le prince de Schwarzburg-Rudolstadt.
pent certainement blamer tel ou tel ronctionnaire, mais de M. Sella ont été acceptés dans les deux chambres.
- La féte. - Des deux cótés de la rue de la Paix. _ L'-.
nous ne supposons pas que ,e Con.~titutionnel ait re~u L'llalie va tronver de rargent avec le paiement antithétique. - La sci~nce atlrayante. - Des Esquimautdaaa
lune. - Les conférences de Mm• N.... - Grands mota. la
l'autorisation de rendre ce blame public. Une pareille cipé de l'impót, avec l'aliénation des cbemins de rer,
Alphonse Karr promis. - Orphée aux Enfers a Lo~
autorisation, si elle avait été donnée au Constitutionnel, et avec la vente des biens domaniaux. Nous avons parlé
- Mort de Jules Gérard. - La famille Tom Pouce.
·
aurait de trop graves conséquences.
du magnifique élan des popula1ions italiennes pour
On a annoncé que les ministres se sout réunis en conjurer les embarras financiers de l'Etat. C'est par
Le grand événement de ces derniers jours, ce 8
conseil, dans le courant de la semaine, au ministere milliers qne l'on compte lés communes qui avancent
pas
la réélection de M. Lincoln ala pré:;idence des~
d'EtaL II s'agissait d'étudier la question ue l'extension la totalité de l'imp,it pnnr 11165. Le cercle du commerce
U
nis;
des pouvoirs des conseils municipaux et des conseils de Savone s'est chargé de payer pour les contribuables.
Ce n'est pas l'énigme que le docteur Demme et flo
généraux. Nous constatons le fait saos l'apprécier, ne A Pérouse etdans plnsieurs autres villes, l'administraTrümpy
ont do.cné adeviner a leurs contemporai111, ,asacnant pas la direction daos lnqaelle sont engagés les lion provinciale ou mumcipale avancera les fonds. A
travaux. S'agit-il rl'une transformation ou d'une réforme Sienne, les recteurs, les présidenl~ des dem facultés et certains s'ils doivent rleurer la mort volontaire 111
laissant subsister les attributions actuelles élargies ou les profes.,eurs ont voté, a l'unanimité, l'abandon des in- médecin calomnié et d'une jea ne filie romanesque, OI
bien admirer l'esprit inventif d'un couple adroit·,
réduites 'I
demnités auxquelles ils ont droit.
Ce n'est pas l'arrivée au jardín des Plante~ do•
Cependant, les préoccupations memes auxquelles
Unecorrespondancede New-York, adresséeauMoniteur,
Fourmilier,
du Mora de Patag,•nie, du Puma, Ju Griloa,
don ne lieu cette grave question, en révelent l'impor- constate que le général confédéré Sterling Price est rentré
du
Kamicbi,
d'un Lama sauvage, de deux Jaguan de
lance, et nous ne pouvons qu'applaudir aux travaux daos l"Arkan~as, apres nvoirsubi dr,s rertescon~idérables;
trois
Aulruches,
de deux lbi~ rouge~, de plusieursPeaedont elle est l'objet.
les confédérés ont égnlcment essuyé, daos le Tennessec
lopes
et
d'un
Pecari
a levres blanches;
M. le ministre de l'instruction publique aadresséit l'Em- occidental, un échec a la suite duquel ils ont du évacn&lt;'r
Ce
n'est
pas
la
nouvelle
d'un Gorille remelle altead,
pereur un rapport relalif a !'examen du baccalauréat es Johnsonville, qui a été immédiatement réoccupée par le
a
Londres;
lettres et es sciences. Ce rapport estremarquable a plus général fédéral Shrfield JI faut compter, pour com¡,léter
Ce n'est pas la lettre de M. le duc de Pers1¡,:ny ¡ l
d'Ltn titre et il répond a la satisfaction d'un vreu depuis ce succes, sur l'influence mürale '1Ue ne peut manqner
de
Girardin et la note du Constitlltionnel a 11ropo1 •
longtemps exprimé par tous ceux qui se sont occupés de d'exercer In déi:ision soleonelle des États-Unis. Ce n'écette
lellre ;
ln question.de l'instruction publique. Le ministre propose taient pas deux bommes qui se trouvaient en lutte, c'éCe n'est pas la liquidation un peu inopinre de la
de supprimer, daos !'examen du baccalauréat, tout un taient, d'un coté, le maintien de la -:on~titution et la
appareil formidable de programmes, de questionnaires, destruction de l'esclavage; de l'autre, le maintien de l'es- Banque des États;
Ce n'est pas la réouverture de la salle Beaumarehais,
etde tirage au sort; il propose de fortifier !'examen en le clavage et la degtruction du pacte fondamental. Malgré
toute
fraiche, toute pimrante, toute coqoette;
simplifiant, de le rendre plus paternel lout en le ren- les efforts désespérés ilu gouvernement esclavagiste de
Ce
n'est
pas le proces des treize et la démonstralicie
dant plus sérieux.
Ricbmond, on n'a eu a constaler, pendant la période élecde
cctte
proposition
surprenante, qn'en arithmetiqle
(( Le baccalauréat, dit avec juste raison M. le Ministre, torale, que des troubles rares et isolés. L'immense majocriminelle,
le
nombre
treize est égal au nombre TIJl8I
n'est pas un concours ou les plus dignes seulement em- rité des populalions a voté avec le plus grand calme et
un
et
le
nombre
vingt
un
au 1wmbre treize;
¡,ortentla cQuronne; ilest la simple constatation d'études a manifesté sa volonté de la maniere la plus imposante
Ce
n'e3t
pas
le
festio
ou
Lucullns-Yéro11 offre ila
bien faites, et a ce titre, le diplome doit etre accordé a et la plus significative. Leurs vreux si neltement exprimés
beauté
le
beurre-crevetle~sprotes
de Norwége, ,~ ftlm
tous ceux qui ont fait des études suffisamment bonnes donneront saos doute a réfléchir au1 Etats du Sud.
dll
poularde
pochée,
farcie
d'ortolans
et de trulles,~
poor mériter d'étre classés parmi les bommes d'éducaLa presse allemande reprodu1t le texte du projct d'asal
mis
d'tslomacs
de
caille
(pelit
gibier
a l'e~~ence, ~
tion libérale. » Cela est tres juste et tres bien dit. M. dresse de la Chambre des dépulés autrichiens, e11 réponse
rabie
de
jeune
lievre
sauce
au
sang,
et
vingt
autresmDuruy veut que dorénavant on fasse appel, dans les au discours du tróne. A pres avoir exprimé le regret que
examens, a l'intelhgence et non a la mémoire du candi- l'action constitntionnelle ne fonclionuat pas encore dans veilles gastronomiques;
Ce n'est pas l'organisation de la Confédératioo cmdat, et en agissant ainsi il tue toules ces officines ou tout l'Empire, la chambre recommande rarticulierement
l'on fabriquait en trois mois des bacheliers qui oubliaient, au gouvernement les relations fédérales avec les États de dienne;
Ce n'est pas l'apparition du journnl le Club, qui coale lendemain de leur examen, tout ce qu'ils avaient ap- la Confédération germanique, et le reglement des Duchés
plétera
k journal le Jockey, et du journal le Jockeyqá
pris par le procédé artificiel des préparateurs spé- daos le seos de l'autonomie. Le projet réclame ensuite
complétera
le journal le Club;
ciaux.
des économies et des réductions dans les dépenses de
Ce
n'est
pas
le retour des invités de Compiegne (3Un décret en date du 27 novembre, suit le rapport du l'armée et de la flotte. Les questions relat1ves aax chesérie),
annonfant
le commencement de l'hiver offlciel;
ministre et confirme toutes les dispositions énoncées mins de fer et a la nécessité d'une révis1on des traités
Ce
n'est
pas
le·
chignon
rempla~ant le bavolet, leatdaos ce rapport.
commercianx etfinanciers avec l'Allemagne, sont ensuite
rin
au
bord
de
cygoe,
et
le
pantalon sultanc en foullri
L'importance du reboisement et du gazonnement des passés en revue, et les députés terminent le projet d'aPoongees,
oa
en
;oulard
S"
ara
faisaut leurs débnll •
montagnes, démootrée par de nombreuses éludes, a dresse en assurant le souverain de leur fidélité et de
la
scene
de
la
mode
;
motivé les lois du 28 juillet {860 et da 8 juin t864-. ltmrrésolulion deconsacrer~outes leurs forces a l'reuvre
Ce n'est pas le rouge vénilien, remis en honoenrpir
Toutes deux laissaient a des reglements d"administra~ pour laquellP l'empereur a demandé le conseil et l'assisles
femmes lasses d'etre brLtnes ou l,londes, et la grame
tion publique le soin de déterminer le mode d'exécution tancP de la représentation de l'Empire.
dépense
d'ammoniaque qui en e~t la con.séquence;
et de conservation des travaux, le mode de constatation
Le général Berg a re~u de Saint-Pétersbourg l'in;oncCe
n'est
pas la mort du pere Lall,uille, qui mootra ■
des avances faites par l'ttat, les mesures propres a en tion de faire signer par les habitan Is une adres.se aa
assurer le remboursement en principal et intérets, en fin czar pour demnnder l'incorporation comrliitc du royaume monde qu'on pouvait faire un bo11 diner bors Parit,
les rl&gt;gles a suivre pour la cession ou l'abandon des ter- de Pologne a l'empire russe. Ce sera Pncore une source et qui appr1t aux gourmets le cbemio des Batignollel;
Ce n'est pas le vote du Parlement qui fait rle Flonll
rains dont les communes se dessaisiraient au profit de de persécutions et de mesurei! vexatoires; mais quand
la
capitale du royaume rl'Italie ;
l'Etat. Un décret en date du 10 novembre, publié par le meme des sigoatures seraient ex~or1·,ées par la conCe
n'est pas le projet de loi qui, s'il esl ,oté, ...
Moniteur de ces derniers jours, complete les disposi- trainte, le sentiment national protesternit contre ces réprimera
du jour au lendemain tous les usuriers ea fl"
tions de t860 et de tR6i.
titioos mensongeres.
clamant
la liberté de l'intéret de !'argent;
Les reboisements et gazonnements sont divisés : en
Pour préluder a la libre rMi•sion des vre11x de la poCe
n'est
pas le début prochain d'Arnal aux Boull
facultatifs, entrepris aux frais des ¡,ropriétaires des coro- pulation, on continue a lever des contribolionsarbitra1res,
Parisiens.
munes ou des établissements publics, avec subvention a déporter, a traduire les Polonais devant les commisde l'Etat; et en obligatoires, accomplis par les soins des sions d'enquéte, et a prndre de temps en temps les
Le grand événement, e' est la célébration do ciDqllll'
agents forestiers, de \'inspecteur des ponts etcbaussées hommes les plus dévoués a leur pays.
tieme
annivel'l:laire de ravénement du prince ~
ou des mines, du directeur général des foréts, et du j Notre premiere gravure représente la colonne du gépréfet du département.
néral Legrand, qui, apres avoir rejeté dans le Sud le Gunther de Schwarzburg-Rudolstadt. En ran 1866, •
Lorsque des terrains sont compris daos les périme- 1 marabout Si-Lala par son mouvement combiné avec le souverain fetant son mariage d'or avec la colJ!Gllll
tres déterminés par les décrets déclaratifs de l'utilité mouvement du général Jolivet, a gagné le Tell. CPtte N'est-ce pas la vraiment la cbosc la plus extrsordimirl
el la plus invraisemblable que pul voir notre génér#
publique, les communes, établissements publics ou par- colon ne est cam¡,éP- a Saida, sur les bords de l'Oued.
La princirauté de Son Altesse FrédéricGuntbern'afl
ticuliers auxquels ils appartienneot, ont un délai d'un
Nous donnons a1mi dans la seconde gravure un épisode
dix-huit
milles carrés, j'en conviens, et soixante••
mois pour déclarer s'ils entendent effectuer eux-mémes de cette grande calamilé, qui s'aprelle l'émigration cirbommes,
femmes, v1eillarrls et enfans composent •
les travaux ou en abandonner l'exécution a l'adminis- cassienne. Vaincus par les Russes, les malheureax
son
peuple,
j'en conviens encore; mais il n'est¡&gt;Plil'
tration forestiere.
montagnards sont contraints d'aller chercher un refuge
soin
de
soixante
mille personnes pour faire une riWllr
En cas de privation temporaire d11 piturage sur les n'1mporte ou. Dénués de tout, ils meurent par rentaines.
tion,
~t
sur
un
espace
de dix-huit milles carrés, il J
terrains communaux qui seront l'o1'jet de travaux de Cette population toute entiere, expulsée en plein dixbien
place
pour
des
barricades.
reboiAement ou de gazonnement, les décrets décla- neuvieme siecle, chassée de ses foyers et de son pays,
Ah! Son Altesse est un be11reu1 mortel, et le people
ratifs de l'utilité publique fixent des indemoités en rap- sera un des reproches les plus terribles que l'h1stoire
Schwarzburg-Rudolstadt
est un bon peuple!
port avec les ressources et les sacrifices de ces com- jettera éternellement a la face de la Russie.
Noas n'avons a'lcun détail sur les fétes qui
munes, et les besoins des habitants nécessiteux.
Em110No TEXIER.
marqué ce grand anniversaire, et je o.'ai point en
Est rapporté le décret du 27 avril t 86i, portant regledire que l'Illustration ait re~u le plus petil boot de
ment d'administration publique pour l'exécution de la

L'ILLUSTRATIO~, JO(IHNAL l'NIVERSEL.

fiis, Je

349

de 11 scrne, qui ramene tant de comédiens au public :
m'en étonne Pt je m'en afflige : il est !)ien
Mcnjaud
ne revintjamais, et sa mort seule a rappelé son
regrettable que la plum_e et le crayon ne puissent conc·est en fait de science surtout que nous étions
nom
peodant
un jour.
sscrer dignement la memolre d'uu événement si pro- autrefois reu Favants; aujourd'bui eucore, il y auraitbien
digieux.
des choses it dire; mais avant qu'il soil longtemps nous
Une lettre de M. le cnnsul de France a Sierra-LeíJne
_ ~ai~, me direz-vous, pourquoi l'lllu.stration n'en- serons des chimistes, des physiciens, de naturalistes et
annooce la mort du tueur de lions: M. Jules Gérard se
y0vait--elle pas a Rudelstadt ses rédacteurs et ses dessi- des astronomes tres-suffisants... Des plomes élégantes
serait noyé en essayant de pa%er un des fle11\eS de l'A¡1eurs!
et aimahles écrivent pnur nous des livreq scient1fir¡ues
0
frique centrale.
_ Eh! monsienr, qui pouvaitse douter d'nne pareille si chnrmanl~, que les éditeurs illustrent de si jolis
Jules Gérard avait passé des mois entiers, ~eul a l'aícbose; el puis on ne va pas a Rudolstadt comme on va de~sins !
fut, en attenrlant son terrihle gibier : il avait tué trente
¡ aome, a Vienoe, ou a Madrid; ce n'était pas le tout
Grace a )l. lfacé, asa Rouchée de paill et .\ses Serviteurs
lions. Apres s'ctre mesuré tant de fois avec celui que les
de pa~tir pour la principauté_, fallait la trouver, ce qui de /'~tomac, nous savons a peu pre• commént nous ~om- pot•les appellent le roí du désert, 11 lui avait pris fanpoo,a1t ne pas elre t~es-aise.
. .
mes fails et ce qui se passe en nous; M. Piguier nous a
taioie de se mesurer avec le désert lui-nicme et d'en
Do reste, a _défaut d _un compte rendu offic1el, Je me I raconté l'histoire de notre planl&gt;le, et nous a révélé
triompher. 11 était parti pour le Sénégal, méditant de
figure as~cz lnen 1~ petite fé~e :_ .
.
.
¡ toutes les heaul&lt;'S et toutes les 111erveilles de notre de- se rendre en Algérie en traversant le Sahara. 11 s'est
Le matm, r?cept1on des d1gmta1res, fonct1onna1res et meure ici-bas; mai• on ne peut pas vivre chez ~oi sans
noyé en essayant de traverser un fleuve a la nage.
bants em~loyes d~ gouvernement. Discours. Le doy_en mettre le nez a la fenetre pour regardrr un peu le sodeS conse1llers ba1se In main ~e Son Altesse, Son Altesse leil, la !une et les étoiles; M. Guillemin ra hien compris,
On attrnd aPari~ le ~énéral Tom Pouce, sn femme et
embrass~ le doyen des conse1llers. Larmes ver~ées de et c'est pourquoi il a écrit le~ Afondes, il y a deux ans, sa filie. Le ir«-néral, qui a vingt-huit ans aujourd'bui, a
partet ~ autre.
. .
&lt;'lle Ciel tout récemment. Le Ciel, un beau titre, et un épousé une jeune personne d:mt la taille était assortie a
Eosu1le, messe ou préche. Je ne sa1s s1 SonAltesse est livre hien utile, j'en ¡;ui, tres-convaincu depui, l"autre la •iennc. Dr cette union, que le ciel a béniP, est nile
catholique ou protestante.
soir.
une flllr qui ne pesait ras moins de nenf livres a un ao,
Apres la messe ou le pr&lt;'cbe, les députations des cor·
Je pa,sais sur le pont de la Conrorde : la nuit était sn- c·e~t-il-dire une géante, un colosse, si on la compare a
poration~ marchandes et hourgPoises de _la résidence perbe et la lune brillait. Un ouvrier ~t nn apprenti mar- papa et a maman.
91J11Udm1ses aupres de Son_ Alies ~- Autres rl1sco11rs. Pour chaient sur Je mcme trottoir c¡oe moi.
Frcle et chétif pygmée, diminutif de l'homme, hola bonne bouc_he, députation d~ Jeunes filies en blanc :
- Tu vois bien toules ces étoiles, disait l'ouvrier, eh m1,nru/11~ élevé PD serre chaude, le général Tnm Pouce,
e des ~eputees prend la p~ro,e pour adresser un com- bien! c'est des mondes comme le notre.
1111
qn'un enfant tnrasserait d'une cbiquenaude, se porte
pliment a Son Altesse · la Jeunc filie balbutie qualre
_ o, 1¡, oui, répondait l'appreuti.
bien, il est pere, un joar peut-etre il sera grand-pere.
mots, se trouble,. per~ la mémoire et reste court. Son
- Et la lune, contmua.l'autre, la tune a des montagoes,
X. FEYRXET.
AlteS-~ la remerc1e, 1embrasse avec prPsque autant de la lune a des babitanK
~aisir qu'Elle en a eu a embrasser le doyen de ses con- Mais oui, mnis oui, je le sais bien, dit le petit d'un
- - - - - - ~...=----!tillers, et dit a chacune des autres deputées une petite air capable. c'est des Esquima:ix.
PUBLICATIONS N0UVELLES.
cbose aimable qu'il accompagne d'ane petite tape sor
Au fait, M. Guiilemin serait peut-ctre bien embarrassé
de
pro
u
ver
a
mon
aprrenti
de
l'aLttre
soir,
que
les
habilajooe.
La Rihle de l'humanilt, par Michelet. - Chamerot, éditeur.
Acinq beures, grand diner a la cour : viogt couverts ! tants de la lune ne sont pa• des Esquimaux.
Un vol. in-1R. - LII R,hle pop11laire, pu M. l'abbé Drio 1x.
Asept heures, concert in~trumental : une symphonie
docleur en théologie. Lahure-Hachette, premiere partiein-4•.
A propo, d'enseignemeutet d'entretiens,j'ai lu biercette
de llozart, un qaatuor de Beethoven, une symphonie du
11 est doux, certes, et salutaire, de voir, au milieu
pbrase dan~ le Courr1er d•J Monde élégant d'un des jourmox Havdn.
d'une
alonie et d'une hésitation générales, s'aititer,
¡ r.euf beures, feu d'artifice; aneuí heures et deruie, naux hebdomadnires les plus sérieux et le mieux accr~memr,
d'nne vie un pen fébrile, un peu inégále, les
Son Altesse se met au lit. - Un prince qui vient de cé- dités de París aupres des gens les pi us difflciles: (t Mm• N...
pui••antes
intelligences toujo11rs éveillées. 11 est doux
léker le cinquantieme anniversa1re de rnn avénemcnt, « se met a la dispositiün de nos gracieuses lectricrs · Ses
de
Jire
des
re•1vres
parfois bizarres, excessives, arbitrair,e coucbe naturellement de bon ne beure. - Son AltPs,e &lt;( co11f&amp;ences ont lieu daos son entresol charmnnt de la
res, mais d'autant plns convaincues. Ne pas penser
ieodort en savourant les délicieuse3 émotions de la « rue de ... ll
jooroée, elle est toute préle a recommencer daos cinEt quel est le sujet des confére,ws de Mm• N... ? Une comme tout le monde, par un temp• oit la société ne
pense pas; parmi les plus hardis des écrivains et des
qoante ans.
ceinlure destinée a remplacer le corset.
Ah! nous nimons les termes nohles. et il ne nous dé- pionniers aventareu'f, prendre la place la plus lointainc a l'avant-irarrle, et s'il le -fant, en tirailleur; étre
La fievre d'instruction qui nous tient depuis quelque plait pas d'habiller les choses de grands mots.
le
plus ardent daos la voie juste, méme avant que cette
lemps est plus violente que jam1is, - a Diea ne pla,se
11 ~- a longtemps que nous n'avons plus de portiers, les
voie
soit complétcment déblayée; voila l'bonneur de Mique je m'en plaigne ! Ne prendra-t-il pas fantaisie a concier;res auront bientot disparu pour faire place aux
chelet.
~!que hahile homme d'enseigner publiquement cbez gérants et nux a,lmim~trateurs; il } a longtemps que lrs
Dn fover vérlique oii l'hymne reconnai•sant cbantait
llOIII l'art de régner cinquante ans de S!lite?
coilleur~, les tailleurs et les cnuturieres 11'ont plus de
Ir
bienfait du reu et de la clarté féconde, s'est écharpé
pratiques, mai~ dPs clients et des clic11/es, et voici que ces
ver~
lni un cbaud rPflet de la vérité, trait de fen par ou
fanis annoncé que les Eotretiens de la rue de la messieurs et cb dames ne se contentent plus de coifler,
l'rPil
pénetre rlans la nature des Dieu"&lt;, si vainement cherPaiJ émigraient, et voila qu'on m'apprend que de nou- de prendre mrsure, d'essaycr leurs babit~ ou leurs rohes,
chée
par Cicrrnn; sous l'ombre au•tere et saine d~ l'Ar1WII entretiens y vont etre prochainement inaugurés: ils ou elles ont avec leurs clients ou leur, clientes des
hre
lle
vie aux rruits divim, le voyageur s'est pencbé
plu~ieul'!! des hommes le~ plus spirituels et les rlus élo- co11ft}rences.
vers
l'eau
féconde, et il,nous en rapporte daos le creux
~ots de Paris y viendront Jire ou causer sur les sujets
de
sa
main
pour nous désaltrrer. Homere, E~cbyle l'ont
On annonce que M. AlrhoMe Karr va arriver aPari~:
de littérature ou de science les plus importants.
mené
aux
sanctu1ires
delphir¡ues, sur la montagne de
Tandis qu'une réunion intelligente et polie applau- qu'il viendra done a propos, ce génie du bon seos! Et
Phocide,
oú
l'homme
s'est
élanré dieu du bucber d'Herma nos poetes, nos romancie~, nos économistes, nos s'il lui plait de rendre l'esso1· a ses guépes, ah! qu'elles cule, et il nous revicnt amoureu't
de la belle Céres, fils
leurés, de l'autre cóté de la ruc, la foule s'étouffera de- lrouveront d'amusantes piqures a faire, les spirituelles
dévoué
d'Athenes,
ennemi
du
diea
-t)·ran, Zeus, et de
'IDt l'éhloui~sant étalage d'un joaillier a la mode, qui, petites betes !
Bacchus,
le
dieu-femme.
11
vons
a
fouillées,
nécropoles du
le aoleil couché, éclaire la nuit des feux de ses diamants,
lis
sont
bien
hPureux,
nos
excellents
voisins,
parfliteNil,
sombres
rituels
ou
le
malheureux
homme,
brulé par
de aes rubis, de ses grenal~, de ses topazes, de ses émetement
heureux
:
Sa
Gracieuse
~lajest{•
la
reine
Victoria
!e
soleil,
écrasr
par
les
fardcaux.
n
placé
la
vie
daos les
raades et de 11es sarhirs.
jouit
d'une
san
té
rarfaite,
le
prince
et
la
princesse
de
douces
ténehres
de
la
mc,rt;
et
vous,
bourbiers
syriens,
INos Parisiennes de l864 sont passionnées poar la
Galles
se
portent
aussi
a
merveille.
l'ln&lt;le
pst
tranquille,
couverl~
de
fleurc,,
dnués
d'haleines
factices
par
les
par,eesie, pour la chimie, pour la phy-iq11e, pour ou conles
Chinois
mangent
toujonrs
de
l'opium,
lord
Palmerfnms
qu'on
brula
sur
vos
bords,
comme
il
vous
retourne,
lltM. RP.nan, pour ou contre M. Augier, rour ou contre
la con,ention du 15 septernbre; ce qui ne les empéche ston rJjeunit tous les jours, le princire de non-inw.rvea- écarte vos voiles vol'lptueu'f, et, d'un sooffie, vos aro,. d'a~orer les grandes croix en or ou en brillants et les tion triomphe ... et l'on donne a Londres OrpMe aux mates mentenrs ! Et votre lie malsaine est amenée a In
surface, et de vos profondPurs immondes sortent des
,eadaots énormes qui tombent de ca,cade en cascade des Enfers, a comic opera of Jr. 1. Offenbach.
11 parait que sur la terre de la liberté et de l'h11bea.~ miasmpq pourris, comme d'un cadavre mal embaumé!
Gfeilles jusque sur les épaules. Ah! que !'esprit de nos
corpus, de grands obstacles s'étaient dresséR devaot Or- Yntre corruption doucereuse a u;agné le voisinage, et,
-mporaines est vaste, et qu'il y tient de cboses !
phée aux Rnfers, et rendant trms ans le peuple anf.!lais a rar une contagion rapide, s'est infiltrér dans toutes les
loos ,errez qu'elles demanderont, un de ces jours, soupirt\ arres Orphée, comme le cerr arres l'eau des doctrines, tous lessymboles du monde antique; plus enfontaines, comme les amis de In bellP architecture, en core : jnsque chez nous, jusqu'au sein d"une morale
• eoars d'esthétique.
L'estbétique : voila une cbose et un mot dont nous ne France, apres le courom1ement de l'édi{ice.... EnHn le j pnre, elle a rrnétrr, aussi difflcile a extirper que la lave
-dootions guere, en France, il y a une vingtatne penrle anglais a Or¡,Me miz Enftf"S, il ne désire plus refroidie d'un volean, apportanl daos ses ondes figées
l'orleur endormante du naphte, la fatale Grace, ennemie
fllllées; aujourd'hui, ni la ch ose, ni le mot ne nous ríen.
de la Loi juste, la morne résignation, le dédain de la
.._eot le moins du monde; il nous semble aussinatuMenjaud, ancien sociétaire du Théatre-Fra11~ais, vient vraie vie humaine, l'attente d'une douteuse félicité !
lll d'apprendre l'estbétique que d'apprendre l'histoire
de
mourir. - La tenue, l'élégance, la grace aisee et SJJÍ·
Que! tableau se déroule, el quels mysteres sublimes et
lllagéographie, et en voyant M. Taine nommé profesrituelle
des
maniere~,avaient
bien
vite
val
u
il.~enjaud
la
dé~olants
tour a tour!
- d'esthétique et d'bbtoire i,. l'École des beaux-arlq,
faveur
des
gros
les
plus
délicats
et
des
gourmels
de
La haut, sur les plateaux d'Asie, dans une lumiere
d~ nous, j'en suis sur, n'a eu besoin d'ouvrir son
bonne comédie. Jeune encore, en plem talent, en plein déja sereine et délivrée des mnl~ains brouillards ou s'est
naire ¡,our comprendre le premier des deux sujets
su~ces,
il _se déroba aux np¡,la,udissements et a la cél~-1 for1née la terre, s'épanouit la race flere et jeune du pa: l'en_seignement confié au brillant auteur de l'Histoire
br1té ; vainement on ei;saya d esperer en cette nostalg1e triarcbe-titan fapet. Et déja, durant leurs comset1 da111
11

!'

I

¡

t::

litllralure anglqise.

�350

L' 1LLUSTRATION, JO URNAL UN IVERSEL.

-

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL .

¡esgraods paturages, durant leurs
éditalions oocturnes, nos pasto111
raus ancctres ont reconnu &lt;&lt; les
graods parents du monde, les deu:x
'ternels compagnons de voyage, »
:e Ciel et la Terre. L'un est Varouoa-Ouranos, l'étendue, on bien
il est Dpus-Zeus, la lumierc;
l'autre, c'cst Sri-Céres, l'abondance· puis Sita, le sillon. Le couple
primordial se confond en Ad,iti, le
co111 mencement et la fin, l'éternelle sub:,tance. Nulle conception
plus sublime. Il f~u~ maintenant
entrer daos les deta1ls : daos le
ciel tes astres, les vents, les nuages; · sur la tcrre , l'homme, les
eaux, les animaux. Parmi les astres, le soleil, qui ·est Sourya, celoi qui fécoude; Mitra, l'ami; Aryamao, le bon, qui est Indra encore,
lorsqu'il disperse les dragons de la
noe oragr,use. lci-bas, le lait des
1roupeau1, le suc des plantes. Et,
entre les régions célestes et le monde ioférieur, pour les unir, un intermédia1re éclatant: le feu! le fen
allumé par l'orage daos les grandes
(oréis, on créé par la patieace de
l'bomme, le feu du foyer domestique,Agni enfin (l'ignis latín), ideotique ala lumiere du soleil, l'es~euce
du monde, source du mouvement
et de la vie, qui circule a jamais
d¡¡¡s les veines des choses, visible
oo in,isible. La découvere du feu
est le grand fait de ces age~ primitiís, la gloire et le bien del'humanité
oaissantc, le lien entre le soleil et
ce qu'il a enfanté, le gage donné
par les cieux a l'homme. Aussi le
coite ne fut-il d'abord que la commémoration de cette découverte et
de ce bienfait. Chaque jour, a l'aurore, a midi et le soir, le pretre
créait Agni par le frottement de
deux morceau1 de hois, arrosa1t
.,gni de beurre clarifié et d'une

INA UGLKATIVN lll,,S l&gt;TATUS llE IIAIITHlZ ¡.,y DE LA PbYRONIE A 110:ITPtLLIER. - D'apr•1 ~ne pbol. de id. Rouet.

35t
liqueur fermenlée, le S6ma, céléliraii Agni par des chants pleins d'images saos nombre. La , oi1 n'a,ait
pas assez de sons, assez de mots
pour peindre l'éclat, la c!Jaleur,
les mérites et les exploits d'Agni.
Ainsi, deux choses en présence: la
parole humaine, le signe caractéristique de l'hvmme ; et le feu,
essence des etres, évocateur des
formes; ce qui divinise et ce qui est
divinisé : Le pretre et le dieu.
Voila le fond de croyances, 011,
pour mieux dire, d'idées métaphysiques, dont chaque race émigrante
emporte sa r,art; on le devine daos
les légendes celtes, germaniques,
scandinavcs et slaves; mais on le
retrouve lout entier dans l'lnde, la
Perse et la Grece antiques, sous
les broderies ingénieuses de leurs
mythologies. Ce culte de la lumierc
a pu s'amoindrir ou dominer, il n'a
jamais disparu ; il a 1aissé des traces
jusque daos l'époque choisie pour
certaines de DOS retes. Dans l'lnde,
reJeté au second plan par les conceptions subtiles des brahmanes et
des philosophes, il n'en demeurc
pas moins le grand purificateur :
les ascetes ne gagnent le ciel qu'en
passant par les feux de l'austérité.
En Perse, la lutte de la lum1ere
contre les téncbres, entre le bon
et le mauvais príncipe, Ormuzd
sans cesse victorieux et Ahrimane
toujours dompté, est l'unique sujet
de toute spéculation religieuse ou
philosophique. Le Ciel et la Terrc
l Ouranos et Ge, Zcus et Démétcr),
Apollon, Vulcain, Prométhée, ne
tienncnt pas les moindres places dans le Pan théon hellénique.
lléraclcs (la gloire de l'air), n'est
autre qu'un soleil humain, le peudant d'Apollon, l'intelligencc et
la force civilisatdce allant se placer par l'action, le sacrifice, le cou-

lliSASTRES CAIJSÉS PAi\ Lll CYCLO!il! DU 5 OCTOBBE, A CALCUTrA: \ UE PRISll SUR LE R!VAGE DE SEELPORE. - D'aprés les pbot. de 11, Pemoo Wallmoo, communiquées par M. Secondé, de Calculta.

�352

L'ILLUSTRATION, .JOlJRNAL UN I VE HSEL.

roais soit que son style rhytlimique et nerveux S:y tende régiment. Gentilhomme de la chambre de Louis ~
raoe au plus haut du ciel, jusqu'a se faire le
son premier chirurgien a~res le dé~es de Marécbat, ap..
de zeus. L'homme et le Dieu se coníondent chez les outre mesure ou que les idées qu'il y exprime ne nous pelé en consultation par Pierre l_e Gr~od ~t par ~tanislas,
Grecs; ils savent fort bien, malgré une réserve_ appa- soieót pas fa~ilieres, les six ou se.pt premiers chapitres fondateur de l'acad~mie de chll'urg1e, 1I eut I honneur
de laseconde partie nousont moins ch armé 1ue le reste_du
rente, que la divinité est un do_n de leur~. ruams, et
d'attirer a París Louis et Quesnay. Louis XV l'anoblit
qn'ils ont droit de donner aux heros ce qu 11~ ont dé- livre. Les deux derniers, au contraire, sont une merve1lle en 1.721. Ce savant, auquel l'art chirurgical dut son in.
cerné a des symboles. Leurs dieux sont leur _1mage, le de diviuation de logique; on ne saurait trop le redire: dépendance et sa constitution, (( commen~a comme Am.
porlrait en pied de leurs éphebes, de leurs v1erges, de les superstiti;ns extatiques de la femme ont triomp~é de broise Paré, vécut comme Mécene el finit comme Monleurs athleies. Les belles figures mythiques ne perdenl la raison bumaine, abrutie par la débauche as1at1que, tyon. ii Ainsi s'exprime M. Bouissoo, et ce rare éloge est
pas de leur grandeur, pour revétir d'admirables contours, l'invasion barbire et le pesant moyen a.ge.
On put croire un iostant que la Révolution avait ~our a tous éga1ds mérité.
et l'homme consacre son droit d'inventeur en les marLa Peyronie mourut en 1.747, aux Tuileries, ou nne
jamais mis en pieces le filet ténébr~ux . qui e~serra1t la
quaot de son effig1e.
. . , ,
,
décision
royale lui avait donné un lo~em~ot.11 existeon
Nulle cooception métaphysique du d1vm na depasse pensée • mais ce mouvement de react10n qui, fatale- buste de lui, par Pigalle, et un portra1t pernt par Rigaud,
la sublime alléoorie védique etl'anthropomorphisme grec. ment' ~uccede a tout élan incoosidéré,. rattacha, plus gravé par Daullé.
D'ORNANT.
Quant a l'antique morale de Japet, elle contenait celle sené que jamais en apparence, le reseau. que _nos
que nous pratiquoos aujourd'hui. Des l?~stant que l_e femmes et nos filies ornent de tant de broder1es, p1erpere et la mere, le fils, le frere et le v~1s1n ou\ existe, reries et fleurs artificielles. Si bien que le dix-neuvieme
la morale est fondée et le regoe du dro1t commence. 11 siecle, ce géant, est lié, comme Gulliver, ~ar une wultin'y a jamais eu que deux axiómes, axiómes fuodés sur tude de Lilliputiens et de Lilliputiennes qui menacent de
une expérience immédiate, générateurs de tout or~re lui crever les yeux, s'il fait un mouvement P?ur emporMaitre Guérin, la derniere coniédie cte M. Émile Aosocial : u Ne faites pas a autrni ce que vous ne voudr1ez ter ces toiles d'araignées; ce qu'il y a de pis, c'est q_ue O'ier vient de paraitre a la librairie de Micbel Lévy, et
pas qu'on vous fil. i&gt; - (( Faites a ahtru~ ce q~e vo~s le Gulliver rnoderne &amp;e soumet, ayant soin de ne fa1re le s~cces du hvre égale déja, s'il ne le dépasse, le sucvoudri1::z qu'on vous fit. i&gt; Sur ces den_x potes, l un 1!~- preter ses cbaines qu'autant qu'il e~t nécessa!re ~our ces toujours trcs-soutenu, de la piece représeutee.
oatif l'autre affirmat1f, tourne a jama1s le monde. Le- gagner de !'argent sans trop de peine. Ces precaut1o~s M. Émile Augier, si parfaite que soit généralement l'in~•litt\ et 13. bonté, voila les deux piliers oü ~•a_ppuie la finiront si l'ou n'y preod garde, par une paralysie terprétation scéni.::¡ue de ses ouvrages, e~t ~n -de nos
base de l'équilibre moral; pareils a cet ?llVle~ dont locale; ~t quelle? (pour parler comme Michelet) La ~ara- auteurs dramatiques qui gagnent le plus a etre lus. n
Ulysse avait fait le pied dé sa couche n~pt1a(e, 11s ont lysie de la libre pensée et des plus hautes facultes de doit ce trés-rart! avantage a la corr~ction hardie, ala
¡;ris racioe quand la premiére tr(bu pr1_t na1ssance, et notre cerveau !
fermeté a la vivacité d'un style qui, si je ne me trompe,
Tandis que Michelet tire des traditions japétiques _sa
nulle tempete ne les déracioera. S1ed -tl a nos code_s et
lui ser; compté uu jour comme !e premier et le moios
a. nos doctrines de tant s'enorgueillir de leur pm·ete ou Bible de l'humanite, 1\1. l'abbé Drioux offre au pubhc, contioaent de tous ses mérites. C'est par la qu'il vivra,
de lenr justice? Quand la justice et 1~ _purei~ maoq.ue- sous le nom de Bible populaii'e, une bistuire illustrée du Chose étranO'e et qui l'étonnerait lui-méme s'il en poupeuple juif. Le tissu de l'ouvrage consiste en morce~ux
0 '
,
rent-el'es? Quels mo"1eles de fratermte ou d arnou1 ne
vait etre témoin
: car le don de la forme etant
ehez lni
de l'Ancien Testament, rattichés par les commenta1res
sont égalés par l'lndien qui accepte p?ur ~reurs les ~él~s
presque •gratuit, il doit en fairc moios _de co'.°pte que_ de
féroces, par un Épamioondas et un Pelop1das, une Arria ou les bypotheses de l'auteur, et ran~és dans un ordre tant d'autres qualités qu'il a ou cro1t. av01r conqmses
a peu pres cl!ronologique. Tout ce qui, daos _la B1ble,
et un Pretus?
'
, .
.
est
illisible pour les enfants et les femmes, qm v~ulent par l'étude et la rétlexion.
Nos µeres de l'lnde out iostitué le foyer domestique,
A bon entendeur, demi-mot. Je ne m ex~hquera1 pas
etre respectés, a disparu sous les ciseaux. atten~1fs de
l'autorité réciproque du maitre et de la mailresse de la
davantaoe. Quan1 on se méle de prophét1ser, un peo
M. Drioux· mais il n'a pu enlever la triste legende
maison. Nos oncles de Grece ont fait l'éducatioo com ..
du péché ~riginel, la supercherie de Jacob, !'horrible de concisioo et meme d'o,bscnrité ne fait pas mal. C'est
plete de l'homme; ils ont créé la cité. NuLre avance sureux
assez, d'ailleurs, que la questioo d'opportu~it_é, ou d'a_cn'est pas grande, si m~me nous ne sommes en retard par cruauté des douze patriarches, le lévite d'Ephraim, pm~ t ali té pvur parler la tangue du jour, m a1t 10terd1t,
quelques points importauts. N'ayons_pas honte, au reste. toute cette série de rois, fous, sensuels ou 1neptes, qm d:us ~on deroier article, l'analyse que j'y voulais faire
Plus de mille aos, nous avoos recule; un courant ne se s'en va, descendant parSaül,David et Salomon jusqu'aux de la comédie de M. Augier; je ne veux pas aujourd'~ui,
Joas, aux Sellum et aux Jécbonias. Notons encore qu,e
remonte pas comme il se descend.
a propos de ses procédés _littér~ire~ et de ses doctrmes
)J. Drioux parait n'avoÜ' tenn que peu de_compte desdeReculé! mais que devient la théorie du pro?res? E_lle
sociales entamer une d1scuss1on a laquelle maoquecóuvertes moderoes. Mais quelles que sOient la valeur
n'est pas affectée de ées déchéar.ces temporaires i la1sraient l'~ir, l'espace, et peut-etre la liberté. .
sons-la done hors de cause. Oui, nous avons recule. Que et la portée de la Bible populaire, les éditeurs ~euveot
Laissaot done de coté la question de 1' eose1goemeot
peut la fourmi dont le vent ou le pied d~ tt'oupeaux a compter sur un rapide succes. J.:ouvrage est d ~n ~r1x obligatoire, et telles autres que M. Émile Augier a laodémoli la fourmili ere? En recoostruire une autre. E_h tres-modeste; les gravures abondent, et, parm1 eiles, cées daos sa piece avec l'a propos d'un mars en careme,
on remarque cinq ou six planches de Yan d'Argent et de
bien! le monde japétique a, d'un coté, croulé pour avo1r
Gustave Doré· enfin le style clair du narrateur et la je m'en 'tiendrai aujourd'hui a anno~ce~, pour la~mal assis ses foodemeots; de l'autre, sous l'ouragan,
conde fois et en y iosistant, la pubhcat10n de sa tréS·
sous les pieds des barbares. Pouvait-11 éviter la ruine, marche historlque adoptée par lui, donnent l'encyclo~ décousue 'mais tres-charmante comédie.
pédie hébra'ique l'attrait et surtout la coherence qui
écarter les deux causes qui se tienneot? Saos dout~,
Et par 'occasion, par pure occasion, car _certes 1•~trop
souvent y maoquent.
il le pouvait; rien n'est absolu, n'est fatal, ,dan_s.~es evelogie n'y est pour rien, je recommander~1 non ~o~s
ANDRÉ LEFÉVRE.
nements oü l'hómme, un étre libre, est de mo1t1e. _Sans
iostamment au lecteur une autre pubhcat10n due a le~
Alexandre qui a jeté le génie grec dans les bras enerditeur de Maitre Guerin: c'est le Theatre d'Alarcon, ~
vaots de l'~sie, l'effort de l'Hellade et de l'Jlalie, se conduit pour la premiere fois par M. Alphonse Roye~. De¡a
INAOGURATION
centrant daos l'Occideot et le Nord, eut civilisé le monde
nous devions a ce dernier une excelle~te tr~duction du
des
germaoique comme il fit des Celtes, e~ laissé l'Asie
théatre de Michel Cervantes et de ce~u1 d~ T1rs~ de_ Mo~
STATOES .l)E BARTHKZ KT DE LA PKYROHIE AIOHTPKLLIER
éléments de décompositioo qui trava11la1ent son sern.
lina, et on ne saurait trop le remerc1er d y av~1r a¡ou
Peut-étre méme le mal remontait-il plus haut. Par la
un travail analooue sur le fier et charmant géme auq~el
Montpellier a inauguré, il y a quelques jours, deux
Phéoicie la Phrygie et le commerce ionique, s'était
notre Corneille doit son Menteur, et qui doit a Corne1lle
statues dest;nées a rappeler la m~moire de deux de ~es
déja, ve;s la lin des ages falJuleux, insinué daos la Thesd'avoir
été présenté a la France.
. .
enfants le médecin Bartbez et le chirurgien La Peyrome.
salie et de proche en proche, un d1eu funeste, tr~uble·
Une autre piece cr Alarcon' le Tisserand de Seg""''' a
La vi~ accidentée de ces bommes illustres a des ti tres
raison, dieu de l'orgie sai;rée, de l'exta~e, ennem1 de la
eu les honoeurs d'une imitation en vers,. fort ~em~
ivers mais éaalement respectables, a été racontée a vec
d
science et du travail, enseignant que le bonheur est
quable pour le temps. Vers 1845' en pleme reactl
'
°
F
1
'
cbarme et compétence pardeuxprofesseurs de la acu te
dans i'oubl~ dans les l~rmes memes, né_es de l'ivresse du
de médecine, MM. Bouisson et Dupré. 11 suffira de rap- pseudo-classique' M. Hippolyte Lucas no~s donna, a~
plaisir ou de la douleur. Ce Baccbus, frere ~es Moloch et
Comédie-Fran~aise' tout ce que nous ét1ons de f~rce
peler ici les dates et les faits priocipaux. Paul-Joseph
des Baal des Adonis et des Sérapis, fut bien re~u des
supporter de ce beau géme espagnol, tour a tour s1 ~
femmes 'et les hommes durent plier. Le sto'icisme en de Barthez (ainsi est- il appelé par Desgenettes, ?arlant ~t si doux. Des tentatives plus hardies ont ass~z b1ea
'
.
devant sa tombe au nom de la Faculté de Pans) navain, prenaot pour type Héracles, vou_lu_t se Jeter_en traréussi depuis lors, pour que cette imitation' mem_e ~
vers · il fut débordé par les divimtes malsames de quita Montpellier, le t t décembre ti34., Fils_ d'u~ ~n~é- montée au ton du modele, eut encore chance de reu&amp;!ll
nieur de la province du Languedoc, medecm mtl1ta1re
l'Ég;pte et de la Perse dég~nérées. De ~a, un ~~aiss~aujourd'hui. M. Hippolyte Lucas ne ferait pas mal~
a l'armée de Normandie et a l'armée d'Allemagoe,
ment qui préparaii le succes et méme l efficac1te pa1 ºonger. En attendant, la prose de M. Alphonse Roy
collaborateur de l'Encyclopédie ou l'avait fait admettre º
-edratielle d'un culte nouveau, dont les origines ue sont pas
donne une idée presque complete de ce poem
l'amitié de d'Alembert, qui l'appelait familie~eme~t s~n
dégagées encore de tout nuage.
.
matique' un des plus beaux qui existent dans anC1JJll
Nous voudrions suivre Mi¡:helet dans son excurs1on puits de science, médecin du duc d'Orléans,_ pu1s m_e~ecrn
langue.
. .
is del!;
sur le terrain biblique et chrétien; mais nous dépasse- consultant de Napoléon Iº', associé de l'Institut, pre~1deot
Changer pour trouver mieu.:x et Acquerir des ,am ' nde la société médicale d'émulation, ai:chi-chanceher de
rions les bornes qui nous sont prescrites. Ce n'est pas,
comédies o11 abondent !'esprit et la gráce, ~ ont:.
d'11illeur~, a nos yeux, la meilleure partie de son livre. l'uoiversilé de Montpellier, il imprima a la sc1ence u_n daot moins frappé que le Tisserand de Ségovie, ce
Le don d'intuition qu'il possede a si baut point, don qui mouvement de réaction bippocratique dont les c?~se- si accidenté ou en raison méme du genre, se mon
parfois l'engage a lier des donoées disparates, t·~, quences dogmatiques, atténuées mai~tena~t, ont ete au davantage c;tte élégance dans la force quí est le .
début cousidérables, Barthez mourut a Par1s, le i 5 octocroyons-nous, partiellemeot égaré en Egypte! en Syne
tere méme du O'énie
d'Alarcon. A cette double qu
0
.
• ·
, l'auteur du Tisserand
1·t une féeoD
et en Iudée. Non qu'il n'y ait, dans le second t1ers de son bre HS06.
de Ségovie
¡01gna
Francois Gigot de la Peyronie apP,artint égale~ent a
livre des inductions excellentes, entre autres sur la bonté
ui ne nuisit J. imais a la perfection de ses oa~rages.
la méd;cine militaire. Chirurgien de l'armée de V1llars, q
· · d1
d'lsi;, l'évano11iss.ement de la force male sous l'influence
écrivit un nombre prodigieux de poes1es
_versd
.
aux Cévennes (i 704 ), et de l'armée de Flandre p~ndant
oroissante des Adonies, et surtout le véritable seos du
beaucoup de pieces de théatre, drames et comedies,
· la campagne de Fontenoy, il organisa les infirm1ers de
Clillltique des cantiques, qu'il entend mieux que Renan;

fil;

ª.

,mx

L'ILLUSTRATlON, JOURNAL UNIVERSEL.
tes plus remarquable~, traduites ou analysées par M. Alpbonse Royer, ont désormais leur place marquée et assnrée, une place... d'boonev, dans toute bibliotbéque
dramatique.
La meme abondance de matieres qui m'avait empeché
de revenir en détail sur Maitre G,.térin, m'a fait commettre, a l'endroit de l'Ouvriere de Londres, une omission plus facilement réparable. Le sujet de ce long
ouvrage n'est autre, en effet, que celui des Réprouvés,
volumineux roman de miss Braddon, traduit de l'anglais
par M. Bernard Derosne, et illustré acoups de sabre daos
rmustre Jour11al pour tous; or, comment supposer que
personne ignore ce qu'a publié le Journal pour tous?
Reste la petite anecdote qu'ont racontée et embellie
tous les jouroaux; mais, en la répétant, n'arriverai-je
pas eocore trop tard? Qui ne sait l'agréable surprise du
directeur de l'Ambigu, lorsqu'apres avoir re~u, les yeux
rermés, l'Ou1&gt;riere de Londres présentée par Mm• Marie
Laurent, il apprit que la piece était du directeur du Cirque; et son étonnement encore plus vif, lorsque, to11jours grace a Mm• Marie Laureot qui en joue le principal role, cette piece eut, ma foi, tres-passablcment
réussi?
Cvrsaires acorsaires ne font pas, dit-on, leurs affaires;
mais il parait qu'il n'en est pas de méme de directeurs
adirecteurs. Comme ex1::mple, c'est effrayant, j'entends
poor !'avenir des auteurs drama.tiques ne dirigeant
aocun théatre, et non pour celui du public, car, encore
nne fois, l'Om!riere de Londres a parfaitement réussi,
malgré des longueurs qu'on peut du reste s'épargoer
tres-commodément : la piec~, qui esl en cinq actes, ne
commencant réellement qu'au troisieme.
Les d¡nx premiers actes sont consacrés a• des préparatioos, a des récits d'une longueur et d'une na'iveté qui
étonneot de la part d'un auteur aussi expert que doit
J'etre M. Hostein. ll devrait savoir que le public, en général, et surtout le public tout spécial des théatres a
mélodrames, n'exige pas tant de précautions oratoires.
Pom· lui, une situation forte est toujours assez expliquée,
et d'autanL mieux que toutes les combinaisons dramatiques lui étaut aujourd'hui connues, sa memoire les
justifie quand ·elles sont justi6ables, ou leur pardonne
de ne pas l' étre, en considération de leurs longs étaL, de
service.
Le roman de miss Braddoo d'ou est tirée la piece de
11. Hostein, a pour sujet un assassin se substituant a
l'homme qu'il a assassiné; une bistoire vieille comme les
roes, et que cbaqne nouveau conteur, en -la l,rodant
poor la faire parilHre neuve, reud de plus en plus invraisemblable; c'est ce qu'a bien compris Tbéopbile
Gautier Jorsque, reprenaot cette vieille donnée en sousreuvre, il l'a judicieusement transportée dans la sphere
du merveilleux, et en a fait ce petit chef-d'reuvre de
seotiment, de narration et de style, qui a pour titre
Avatar.
L'auteur des Réprouvés n'est pas alié si loin que Théophile Gautier; cette demoiselle est restée tranquillement
enAugleterre et en plein dix-neuvieme siecle, c'est-a-dire
en un pays et daos un temps ou le meurtrier qu'elle met
en se/me n'aurait pu se substituer avec succes asa victime
peodant seulemeot vingt-quatre heures. Aussi est-ce une
mie pitié de voir avec quel art, digne d'une meilleure
cause, cette adroite miss prévient, élude, esquive, et je
dirais volontiers escamote, daos sa fiction, toutc:s les cirr.onstaJ1ces, toutes les rencontres, qui, daos la vie réelle,
aaraieat dénoncé son triste béros.
En cela seulement, M. Hostein n'a pas osé imiter son
mode!e, et pour prévenir tl'irréfutables objections, il s'est
eoofondu en explications préalables, quand il n'y avait
qae deux ¡iartis a prendre: ou ne pas commettre la faute,
- il est si aisé de ne point écrire un drame en cinq
Idea, - ou la commettre carrément. Quand vous avez
ilnné un fusil de bois a un enfant, et que celui-ci brule
4e partir pour la chasse, l'arreterez-vous pendant une
heure pour lui expliquer comment ce fusil, qui a l'air
d'an jouet de quatre sous, esi un fusil véritable, et que
Lefancheux vous l'a garanti? Évidemment non, ou bien
renlant, s'il est mal élevé, vous jettera votre fusil au
'2, en répondant que vous l'ennuyez a la fin, et qu'il
sait trop prudent ou pas assez riche pour lui donner
Trai fusil. Je sais bien que rien de semblable n'a enété répondu a M. Hostein; mais cela prouve-t-il r¡ue
· e de iondres est un vrai fusil? Non, cela prouve
ement que le public de l'Ambigu est un enfant bien

classique, et oü l'oo est bien mal assis, principalement
aux meilleures places; les fauteuils de balcon surtoutsont
de véritables brancards, et de la vient peut-étre que j'ai
trouvé si longues les explications de M. Hostein.
En pareil cas, pourquoi ne mettrait-oo passur !'affiche
a quelle beure commeoce véritablement l'action de la
piece représentée? N'y a-t-on pas lu bien des fois, en
grosses lettres, le moment précis• oü la Mer de glace
faisait irruptioo s•1r la scene? Le théatre de la
Porte-Saint-Martín, tout en se piquant de littérature, ne
prévenait-il pas aussi exactement les amateurs de l'apparitióo du Vaisseau fantóme? En fin la Gallé, aujourd'hui
meme et pour longtemps; si je ne me trompe, la Gallé
n'en fait-elle ¡,as de meme pour son fameux tableau de
la Corvette?
Ce deroier théatre, du reste, aurait pu sans trop de
vanité se dispemer d'une telle annonce, a propos du
Fils de la Nuit. Le tableau de la Corvette viraot deux
fois de bord, ioclinant son beaupré jusque daos l'orcbestre, et repoussant a coups de canon et d'espingards
une tentative d'abordage, tout cela sans doute est fort
intéressaot, et aucun autre spectacle du meme genre
n'en a égaléjusqu'ici la réalité graodiose: mais le drame
de M. Víctor Séjour eu.t Cort bien pu se passer de ce magnifique hors-d'reuvre.
Le Fils de la Nuit est une des plus heureuses créations
de son a uteur; bien que la pre miere représentation n'en
remonte pas plus baut qu'au i2 juillet ! 856, on y respire d'un bout a J'autre le souffle orageux mais vivifiaot
des belles gihoulées de 1830. La scene se passe daos une
sorte de monde a la fois italien, espagool et levaotio,
vu a la clarté de feux du Beogale, un faux Orient tressupérieur au véritable, et qu'on ne retrouve plus aujourd'hui que dans les Orientales de Víctor Hugo, les -poemes
de Lord Byron, la Namouna d'Alfred de Musset, et les
ioiles entlammées de Ziem, ce peintre fort peu ordinaire
des fétes galantes du soleil. Il faut savoir gré a M. Víctor
Séjour de nous avoir rendu un si juste reflet des belles
visions de notre jeunesse. J'aime son Ben-Leil, ce radieux
fils de la ouit, ce heau jeune forban, jetaut les sequms
a la volée, vivante paooplie toute rnissehnte d'émeraudes et de saphirs; je passe tout a ce charmant pirate
en faveur de son turban de crépe rose Jamé d'argent,
de sa petite veste en velours soutachée d'or, de ses larges
culoltes en gaze pailletée, de ses babouches en satín
brodé d'aljofar; et je soupire quand la boucle blanche
qui frise au milieu de ses cheveux noirs, le fait reconnaitre, en fin de compte, pour le dernier rejeton de l'illustre maison napolitaine des Scilla. Que m'impone la
joie de sa noble mere et de sa belle fiancée ! Tout est
fioi maintenant; ce héros, ce représentant de l'ancien
jeune romantisme, il va désortnais croupir dans une
belle position. II va devenir un simple honnete homme,
un bon époux, un bon pere comme tout le monde. Hélas ! &lt;( qu'est-ce que tout cela me fait a moa! &gt;J comme
disait cette pauvre cbere Dorval; Ben-Leil n'est plus BenLeil; (( nous n'irons plus ensemble voir l'équateur en
feu, Mexique oü le sol tremhle, et l'Espagne, et l'Espagne
au ciel bleu ! »
Ce mélancolique dénoument se produit, du reste, au
milieu des danses les plus échevelées et des fetes les
moins bourgeoíses, le tout sur un tbéatre qui surpasse
en splendeur tous les milieux 011 s'est déroulée l'action.
On peut se dire que le ruénage de Scilla ne sera pas trop
terre a terre, que le pot-au-fou y fera quelquefois sauter
son couvercle, et daos ce doux espoir on prend son parti
d'une déchéance laissaot une si belle marge a la fantaisie et au pittoresque.
Au demeuraot, le Fils de la Nuit Jaisse un sonvenir
tles plus agréables, et la réflexion n'atténue enrien eette
impression; elle la corrobore meme en la mettant d'accord avec les regles de l'estbét1que élémentaire. Ce n'est
pas que la piece de M. Séjour soit, plus que l'Ouvriere de
Londres, conforme aux lois de la vraisemblance absolue.
Jama1s, au coutraire, ces lois n'ont été aussi complétement méconnues que dans le premier de ces deux ouvragcs. Mais méconoaitre ou insulter n'est point du tout
la meme chose. On sent, ou du .moins on peut croire,
que l'a•1teur du Fils de la Nuit peche par ignorance, et
que, en donnant au public un fusil de bois, il croit lui
faire prl.;ent d'un vrai fusil. Aussi, point d'explic:itions
préalables et accusant le trooble d'une mauvaise cQnscience. En d'autres termes, M. Victor Séjour, contrairemeot a M. Hosteiu, aplacé une action invraisemblable
é.
daos un milieu de pure fantaisie. Des la preiniere scene,
PauTre enfantl il est pourtant a une école bien peu et a la seule vue du premier décor, on sent qu'en nage

:.153

en pleioes Mille et une nuits; arrive mainteua11t le fils
de la nuit, et il semblera tout simple qu'il ait taut de
peine a trouver sa mere.
Daos l'Ouvriere de Londres, au contraire, le rideau rn
leve sur une gare de chemin de fer, c'est-a-dire sur ce
qu'il y a de plus froid, de plus ponctuel, de plus rigoureux, de plus inflexible dans toutes les réalités de la vie
moderne. Et la-dessus, tout le monde de s'écrier: (( Oh!
comme c'est ~a, comme c'est bien ~a! ii - Eh ! oui.
parbleu ! c'est ~a. Mais, des que l'action commence a
s'engager sor ce terrain, ~a n'est plus ~a, plus du tout
ca. La réaltté ctu milieu choisi, e tte réalité !lggravée
par l'excellente exécution du décoJ\, fait réssort1r la
fausseté d'un dialogue oü des Anglais, s'exprimant entre
eux en fran9ais, conservent parfois l'accent britannique
pour faire rire le spectateur.
Et grace a tout cela, tandis que le Fils de la Nuit vogue
de Cythere a Catane, daos sa galére capitane, avec ses
quatre-viogts rameurs, et que la reine Mab fr:rnchit
l'espace bleu sur sa conque taillée dans une coque de
noisette, l'Ouvriere de Lond1·P.s manque le train.
Qu'elle s'en console, la pauvre filie! M. Victor Séjour
l'avait bien manqué, lui aussi, et de plus longtemps
qu'elle, avec son Jl!al'qui:s caporal; espérons que l'insucces de ce dernier ouvrage,joint a la secoode réussite du
Fils de la Nuit, rappellera ce tres.. estimable écrivain a
sa premiere mani~re : c'était la bonne, ou du moins la
meilleure; il a double motif d'en ctre aujourd'hui couvaiocu.
Le Fils de la Nuit est monté avec un grand luxe, et,
ce qui vaut mieux, avec beaucoup d'art et de soin. De
ses deux ballets, le premier, cepeodant, aurait mieux
figuré daos l'Ouvrit!re de Londres. Les danseuses anglaises
qui l'exécutent rappellent moios les almées ou les houris
de l'Orient que les dernieres baigneuses de Brightoo,
par une froide journée de septembre.
A cela pres d'un détail si peu important, l'interprétation est parfáite. Dumaioe, daos les roles de Scillupére,
de Scilla fi/s et de Ben-Leil, a tout le brío, toute la tendresse, toute la fougue que demande ce triple role. Son
embonpoiot meme le sert : qui s'est jamais figuré un
Turc maigre?
M11• Agar est belle· et bien disante, comme toujours,
mais un peu trop solennelle peut-étre; disons le mot, un
peu trop ro.6édienne, dans un personnage et dans une
piece qui procedent si peu d'Antigone ou de l'Orestie.
Mm• Lacroix est mieux dans le sentiment et daos la couleur de son role. Comment se fait-il qu'on voie si rarement une artiste si distinguée, si pathétique, si naturelle? Ah! le naturel, la seule grace qui manque a
Mw• Juliette Clarence, et le plus clair du talent si sympalhique de Perrin !
A. DE BELLOY.
~

OURAGAN DE CALCUTT A.•

Le dernier courrier des lndes nous apporte, en
meme temps que les pbotographies que nous publions,
de nouveaux détails sur le terrible ooragan qui a
dévasté Calcutta et ses environs dans la journée du
5 octobre.
Cette ville, par sa position géograpbique, est exposée
a des sinistres de ce genre, qui se renouvelleut périodiquement tous les dix ou douze ans; mais jamais, de mémoire d'bomme, elle o'en a éprouvé d'aussi violenl.
Pour comble de malhenr, l'arrivée de cette trombe a été
accompagnée de celle du bore ou cascaret, flot gigantesq ue
que les moussons du sucl-ouest amenent chaque année
des confins du póle, et qui vient s'engoutfrer dans _la
baie du Ben gale et se briser dans l'Hooghly, bras du
Gange, sur lequel Calcutta est situé.
C'est entre onze heures et midi que la trombe, accompagnée d'un bruit de tonnerre lointain, a éclaté sur la
ville. En quelq •Jes instants, les arb1 es ont été déracinés,
les toitures enlevées et les ruurs renversés. Les belles
allées de Fort--William n'existent plus, les jardins d'Eden
soot transformés en désert, la plupart des églises et des
ruosquées sont en ruines, le tbéatre James a disparo,
les grilles en fer meme n'ont pas pu résister a la violence du vent, et ont été presque toutes arrachées.
Quant aux misérables buttes des faubourgs habités par
les Iodiens, elles ne forment plus qu'un monceau de décombres.
Si terribles qu'aient été tous ces désastres, ils n'approchent pas encore de ceux: qui ont eu lieu dans le port.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNlVERSEL.

355

L•ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

""'-~-------------__:~~=--=~----_:_----==-:=======:;::;;::;::;::=----:s;:ur:-;;d:eu~x;c:P~n~ts~n:a:v~ir:es;,:p:ou:r~~la-:p1:;:0f1Ut:=~
••~~1,e:---;,~:;;~FPrr~an~k~la~·"~,dd~e~i~,2;0lOO~to~n;n;ea~u~:r~;tle;;------------==--~__:...=_~~~=-~~:_:_~_:_:~--------- - - forl tonnage, qui se trouvaient en l'lde 1111 __..-,e, de i,357 tonneaux, et bien d'au· -. happe' d'11 saos anries, Le 1 il aes
...-r··
·
n'en a pas ec
rurent coulés en que1ques 1mtants.
Le
:=... _:-- - - - caret, qui n'a ordinai_rem~nt que cinq 1"": ;e:mer Bengal, de la Compagoie péninsu-_-___
pieds de hauteur, rodlS qui celte íois
wreet orientale; les steamer Thunclei·er et l'Ateint vingt-cinq a trente pie~s, secondé par .i,tl (;asey, navire fran~ais, furent lancés
ta violence du vent, enleva1t les 'aileeauz IJiell 1,aot dans les terres. Les nav1res amaravec leurs ancres et leurs bouécs, et lea iél eo!emble par rangée n'avaient pas le
gloutissait ou les rejetait sur ia terre ,-: lelDP5 de se détar.her, et étaient broyés l'un

••lit:

LE STATIU.V.VAIRI N IIISIIG stl U. PROllESADE.

~

NHIRES BRISBS PRES DR LA GAR8 DU CBElllN DE FER.

TI/E T/IUN;E/l8R, llB !,0u0 to~NEAUX. BNLEVÉ PAR LES LAMES ET l'ORTil. SUR LA ROUTE, PRES DE IIA GLACIERI!.

viere renommée par son poisson et ses e:xcellentes écrevisses. Mais c'est la son moindre titre. Ce qui tui assure une place hors
ligne, ce qui fait que son nom re,ient si
souvent an:x bulletins du camp, c'est que
dans toutes les pelites guerres, daos tous
les simnlacre$ ou frgurl! l'attaque et la défense d'un fleuve, la Suippe joue le role du
llhin ou du Danube. 11 en est des rivieres
com_me des hommes : pour faire quelque
liru1t 1ci-bas, il ne s'agit que d'etre en situation.
Je vis arriver et défiler successivement
t?ules les troupes : les unes pre~ant posit1on sur la rive droitc, les autres se massant
sur la rive gauche, de ce cóté-ci du camp.
11 pouvait etre eoviron six heures quand la
cavalerie et l'artillerie traverserent ta
Suippe agué, l'infanterie sur des passerelles
tant ce fleuve d'emprunt cst de bonn;

DI CIMlll PillB.

contre l'autre. Cette magnifique rade, qui
portait fierement une foret de mats, ornés
de~ pavil\ons du monde entier, n'oflre _plus
a \'reil qu'une masse informe de tristes
épaves.
On estime a cinq mille le nombre des
victimes de ce désastre; les premieres nouvelles avaient fort heureusement exagéré le
nombre des victi10es; mais qui sait si ce
chiffre, déja effra1ant, ne sera pa~ doublé
par les conséquences de cette terr1b\P. catastropheY Des milliers d'lndiens ~r;ent
sans paio et sans asile, e~ ~~ quaot,t~ d_e
cadavres charriés par la r1v1cre ou la1sses
saos sépulture dans les ruines fait redouter
sérieusement une épidémie.

tTt:DES COIIPW!llltllll WNDES AR~l~ES

•-'·

e._

11 y aun
mois bientót,
quelques alfailllflill ameoé a Chalons. Si pres ■ •l la teille meme
de la cltilan..,. ■aoamvres de
la campagne,~pu assister a ce
spectacle, ~ • • rail j'y po•.1,,ais etre _..,r.i.11ain, je me
trouvai done, llija da iour, sur les
bords de la•
Qu'est-c:e . . . ., me dernanderez-,ous.
La Suippe••OlO?Sd'.eau, aux
confios DON4~ ■e petite ri-

Pour extrait : P. P.

VUB PRISB SUR LA. PLACB¡DU GOUVBrummNT.

MAISON OU COLONEL DIRC.B, P•RK STREET. '.

:~
.-:.:==--~

-:=-==-~-==-~
-=--=_.;--

•

-=-·§-~

-,. -

ARBR8 ARRACUÉ SUR LA PROIIIENADE.
ARBRKS BRISES liT ARRACBts SUR U. ROUTB CIRCULAlRE.

D'apres les photographiu de 11. Purt00 Waltmoo, com-.~oiqoéts pir 11, Sec3odé, de Calculta.

DÉSASTRES

CAUSÉS

PAR

LE

CYCLONE

�'.156

L'ILLUSTRATION,

JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTHATION, JOUH l'lAL UNIVEHSEL.
111aniement des pieces. Des ,Qu'un officier arrive á un
commandemenl
.
,
•ct personnel,
. . a celui d'une batlerieou
d,uoe sect,on e bat1er1e ' 1¡ se borne a la ct 1rectrnn
· . génera 1•e, ·¡et ne commande
plus lui-méme les manmuvres
.
de deta, ,. 11 en resulte,
pour
les grades inferieurs,
".
1,ba,
bilude d ·un•tcoup d mtl plus hbre'"ulus exerce·, Pus
1 sur.
,
' ee o es pas seulement par son babi Jeté p 1
de son r
, ar aJus~e
. ir,_que se fait remarquer l'artillerie t'ranr11se, ma1s auss1 par sa direction savante 8Ur 1es champs
de bata1 11 e. Cec, ¡,ese beaucoup plus que toutl
,
sor qu'elle a pris
deputS les •uerres
de la ll?
reiste.
•
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0
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lllasses rl art1ller1e
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.
tnqucs, dec1der
du
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Journée
•
, comme a Eylan
aFr1e, di an d,. a Wagram.' qm cban ooe OI une defa1te
. en,
-mil desastre ,mmense, comme a la Moskowa o . 1 R
, " es60 000
us"''· íoudro¡·és
,
pa~ 400 p,eces réun,es, perdirent
hommes.. o
Vos generaux excellent dans ces gran des 'mao~uvres. n peut dtre que jusqu'a present ti
1
os egaux d 1
s ::on restes
sa .
ans eur ~rme, leursémulateurs ne les ont
¡amais
. .
• f su1v1S
· que de bien Juin.J tanct ·I:). que vos 0 enerau.x
im anter1e et de canleric out f&gt;
agues émules.
_uuveot rencontré de

:is;

vi~ille Moscovie avec son Tsarisme n'existe plus; il faut d
«Vos générau, tiren\ bon parti de ces heureuses disl'::1i~echercbes plns g,lantes. Ce ,ont les femmes qui .
vo1r ce que sera la Jeune Russie.
France, c'est instincth·ement que le soldat demeure a ¡,ositions. Toujours préts a tenter meme l'impossible
.
ent, et, chez les femmes, particuliCrement les
composition. Amis et ennemis marcbaient en silcnce, et,
'
• Telle est sommairemenl 811 d
son
rang.
on
les
a
vus
prendre
des
villes
et
forcer
des
relrancbeetolfes,
de sorte qu'en parlant de ses tableaux on se d
a. voir la placidité de tous ces gens, on ne se 'Serait vrai;
de nationalité mon op· . Í,·
chors de tout esprit
« Yotre infanterie légere est fort supérieure aux autres
mande
· Préfé rcz-vous sa robe bleue ou sa robe' .a .,emenls
avcc
de
la
cavalcrie.
Les
généraux
allemandssoot
.
ment pas douté qu'i\s allaient se combattre avec achardes pui!!:)ance; contioe~~:~:~ ~:: ~:ª~~che sor les grantroupes de meme arme d'au dela du Rhin. Tout se réu- beaucoup trop méthodistes pQur se laisser aller a de tels
nement. Leur figure ne trabissait pas la moindre émocontrcr .sur les champs de bat:11·11 e.)&gt; rance peut ren- 11 est ;rai que ces robes sont admirables. Quaut a
nit ¡,our concourir a cette supériorité. Son armement risques; ils perdront un lc\llPS précieux acalculer, a pe'11erl, ~ est duo .enthou!-iaste de Meissonier, qui du· res:.
tion, pas la plus légere apparcnce d"boslilité.
A petoc avais-je en le t
d
.
est des meilleurs, son équipement commode et bien ap- ser toutes les chances po!l-sihlE:s, l .t o'aboutissent pas a
. a fort admiré, les petites,
de!lon intéressa l
e~ps e remercier le général e . 111 ren bien, car ce dernter
Au commandement de halte qui se fait entendre, les
proprié ; mais ce qui vaut beaucoup mieux que cet l'action. Ayant entré les mains un ¡pstrument de choix,
n econversation que
é•
.
1
1
:e M. ';erner, \ors de son passage a Berlín. C'est
faisceaux soot formés, les chevaux attachés au piquet,les
Je luí serrai affect
'
nous t10ns arr1vés.
accessoire matériel, c'est d'a,·oir en partage - corome ils ne savent pasen joueri la preuve, c'est que la cava.
ueusement la main en 1 . d
lentes dre;sées en un clin d'mil. Le feu s'allume et eréla
permission
d'
¡·¡·
,
Ul cmandant M \" ,"º qu elles out de grandes qualités. Seulement
u I tSer toul ce q •·¡
.
tous vossolJ.ats, d11 reste, - l'iotelligence et l'agiiité, la \erie allemande, conrluite par des officiers Íran~ais dans
· ,, e,
· dre et vise
• au plus haut'
11 n'y mit d'a 1
..
u I venatt de me dire. dan.:
pite sur toute la ligne, - feu tout pacifique encore ; il
1 ner • commence
. . • ,. a pem
présence d'esprit, qui sait tirer de toute circonstance les guerres de \'Empire, compte á son avoir des fails
·
u
re
cond1t100
q
11
,
a
spec,altte
qu
ti
s'est
choisie
Alle
nommer.
ue ce e de ne le pas
s'agit seulement de préparer le café. Avec que\ eutrain,
uelq
é
·
odons encore
donnée le meillcUI' µarli possiblc. Tandis que l'Alle- d'armes qu'elle n'eut jamais exécutés avec des chefs de
q
ues
ann
es
pour
le
placer
il
coté
des
ma ·1
quelle rapidité tout cela s·exécule ! La baguette d'un maJe m'y sws
. rormellement engagé.
Le genrc
bí é
, res.
mand, que le Russe surtout, se sortent fort mal d'une
.
'
com
n
avec
le
paysage,
est
une
Corm
sa nation.
·
gicien n'opere pas plus prcstcmrnt.
Gusuvt
GtR.ARD.
échaulfourée, le Fran~ais y a \'avantage.
pemture
charmantc
et
féconde
qui
se
fat
e de
tt
La
cavalerie
prussienne
ne
conserve
plus
que
des
1
Soudain part un coup de canon, signa\ de la batailic,
de to
¡ •
comprendre
&lt;( Les Russes, que l'on peut anéantir, mais qu'il est diftraces
loinlaines
de
cette
instruction
solide
qui
faisait
.
us,
p
a1t
en
méme
temps
a
\'esprit
et
a
l'ima
inaEn aussi pell ·de temps, les teutcs sont repliées et enleficile de rompre et de va1ncre en colonne serrée-,sont pres- jadis l'orgueil de ses régiments et de ses généraux. Elle
1100,
et
peut
se
preter
aUI
plus
poétiques
conce
tus
vées. Les fantassins courent a \eurs armes, les cavaliers
que nuls en tirailleurs. lsolé, le sold&gt;l russe perd énor- a adopte le syslCme d'instruction de la cavalerie rus!ie,
L'XIPOSITIOI DIS BIAITX-ARTS, A BKRLII.
M. G. Spa,1ge11berg y lient une place a part, si o~ n'es;
sautent a cbeval, les voitures de l'ambulance vont se
mément; il a. besoin de sentir le coude de son voisin, parce que celle-ci a bonne apparence, mais toutse borne
(!•
article
)
par
la t~cbnique, du moins par la tenJance lé endair
ra.nger a la suite, toutrs prCtes a. recevoir les bleesés.
d"enlcndre la voix de son chef. C'esl une machine qui a l'apparcnce. Les inspecteurs généraux se plaigneot
archa,lque
de son pinceau. Ses tableaux rcpr~duisen~
Déjala fusillade est engagée.
ne fonct1onne bien que daos son milieu, avec tout le beaucoup du déclin de la cavalerie prussicnne. Daos le
Tout ce qu'il m·a été donné de bien saisir au milieu
d,rour bl~ peinture de genre, M. K11aus marche a la tete
que qu'une des vieilles Sagas germarnques en .
son engrenage.
nord de l'Allemagne, il ne reste plus que le Hanovre
scom alla.nts, et, nouveau Léomda
.
o , ral avec un sentiment poétique trCs-profond pari:i~
des tonrhillons qui envahissaient l'atmosphCre, ce doñt jcu« de
L"iufanterie prussienne, beaucoup plus pro!lfe a qui ait une cavalerie bien instruite. ·
su1· v1cto1re Une F
s, remporte v1ctu1re a,ec un grand IJonheur d'e1pression.
je me sois paríaitemcnt rendu comptc, c'est que l'enl'allaque en tirailleurs que celle des Russes, est bien
t&lt; La cavalerie autricbienne, la cava\erie bongroise
d'intér1eur d·une harrnome
emme _enadora\ile
couches estqu un
M St rylaº sk·y, saos tra,tc_'r les mérnes snjets, assoc,e telnemi a été battu, eufoncé sur toute la ligne: le Fran9ais loin d'opposer la mlmc ténacité en colonne. Elle s'en· petit tablean
ll'
lcme.nt
est as~ez coutumier du fait. Ce que je puís affirmer en- gagera vivcmcnt, mais elle se fati gue vite. Plus manceu- surtout, est bien supérieure aux cavaleries prussienneet
coulcur' produit l' t11
de la réaltlé
' méme
,, par un
e
el
de
nature a ux scenes les plus s11nples de la vi
Q 1
,.
femmes
chucbollent
,u
pied
du
I
L
1
.
,
ue
qucs
qu
ti
les
rend
fantast,ques quand mcme A .
e,
core, en toute certitude, c'est que les voitures de l'ambu- vriCre que l'infantcrie autrichieunc, elle a plus d'entrain russe. Ce qui lui manque, ce sont des généraux qui sa, Les Russes,
qui
trainent
apres
eux
d
.
' es mas,~ for- le sem ason no
.
. i ' aJeune mCre dol.'.lne ele Gah-cie
t l
. rns1, les Juifs
lance sont revenucs a vide, et que le soir pas un seul aussi, mai-s moins d'baleine, moins de coosistauceréelle. cbcnt la conduire á la f,·a,u;aise. Je dois dire cncore que 11da.bl e!! d.artl
1
uveau
ne,
tand1squ'un
p
t
t
prim,
e
ans
mi
cimehere
se
détacbe
t
lcr1e,
ont
prouvé
simpl
b
ement que l'on
son armement n'a pas la légereté, la commodité ni la
t gar~on, lSSIS dfoend de dbrou1llard qui les emprei~t d'un c•racnt'rseuprleu,nn
~•l
bomme ne mauquait a l'appel.
. etre. ric e en canons et f'ort pa uvre daus l'arl de dco11tre le ltl' s"étellll· et bátll e. Une autreetotle
« Je ne sache guere que les bataillons de chasseurs solidité du vi'ttre; il esl de trop ancienne fabrication.
représente
gr
....
1,;
Victoire inoffensivc entl'C tant d'autres si sanglante~ !
1en
servir.
bes
pays,ns
tyroltens
sermonés
par
leur
curé
pour s'ct
an eur. M. Riefstahl, en mettant en scéne d
autrichiens qui puisseut soutenir .la comparaison avec
((
Avec
des
ressources
iuHnies
en
chevaux,
et
des
Celle-la au moins o·aura coilté de !armes a personne!
• Votre
.
L~~:~: i~,rorlc:l e~core les marques ,te lcur equipé:~ ~:i::a~ tyr;ltens prtant autour d'une chapclle sur ~:
r ¡ nouveau
r
•systeme d'at·tillerie est ven u opere,
les vótres. Soldats de choix, rompus aux exercices, ex- hommes que l'on peut pétrir et fa~onner asa gU1sc, la
ue
ev
0 •110n, .metamorpboser compl e·te meot la science
.
.
•
cellents tireurs, mais moins agites, moins hons mar- Russie n'ajamais eu qu'une cavalerie médiocre, qui n'a
s,eme
t:St 11.n~::r~o:tutre le bras en écbarpe, le tro1- ldont_s·7:~re_;;:oct~e:e:b~:~~::1;~~:~!~:spthic:,1.ee·,dceesrbealte_f
1ta1re. Les di verses
puissaucec.:. , se sont empressees
. de
JI,
.
cheurs, et aya.nt cncore ce dé!l-avantage vis-3.-vis de vos positivement marqué daos aucune des grandes lulles de adopte
lus
que Je soup~onne d'avotr porte les es c,m C
"
u
r, en y mtroduisant luutefuis certains chan"e. mau.va1&amp; coups. Mais la prmc1pale figure est un caes. est une peinture d'une v1oueur \
so\dats de ne point pratiquer l'escrime de la baionnette. l'Empire. Tout est sacrifié á la ¡iarade. L'alignement, la
P
o~. Leur
Le lendemain, pendan\ le trajet de Chalons á Paris,
. amour-propre natJonal bl esse eherchati.º a. ~~crn QUI asStsle le curé et dont la tete e,t un chef- et QUI ccpendant, gracc a l'harmoni; d Ictonnaote,
« L'usage de cctte arme, auquel votre bouillance de satisfaclion du coup d'mil sont, aux yeux des généraux
je me trouvai daos un compartiment seul a seul avec
e~uvnr au moins d'a.pparentes innovations. Ju:)qu'ici e muvre digne de tout ce que la petoture de cnre a donne l'illosion de ce calme sublime ' e a couleur,
sang s'adapte si hien, l'empressement a y recourir des russes, le nec plus ultra de la perfection. Les soldats mag
qu'a quelques millters de ptcds au-::s:~,ne rencontre
tatonnements
. n,ont guere ¡&gt;roduit, JamatS produtl de plus accomplt.
un bomme d'uo ;ige plus que mür, mais bien conservé ;
d
.
' tous ces e~sa1s
que l'occasioos·en préseote, sont encare une des causes nceuvrent tout d'une piece, comme ces jouets, comme
MI;
Knaus
a_urait
presque
un
rival
daos
la
personne
de
Un bae traversan! la Moselle, de M. Charles des platoes,
un de ces vieillards qui pla.ntcnt volontiers encorc, mal\ es. depense~ enorrees et tres-peu fructucuses .
relatives de votre supériorité. Les troupes allemandes ces soldats de bois ou de plomb qu'un ressort fait agir.
. . aut1cr st ce dern
d .
de Lausanne, eleve de l'éco\e de Du;scldoScfhles111ger,
!Doletcrre
en
sa1t
quelque
chose'
L'rnt
11
·
.
.
gré Je, •ns, comme l'octogénaire de la la~le. Sa phy~
,.
·
e 1gence crea- d\1 . d' '
ier, ess1oatcur adniirable était idylle
¡·
r' est une
n'únl jama is montré beaucoup de propension pour l'arme
oue une coulcur plus brillante M B V '. '
compele, toute plcinc de la poes1e d b
.
~Wt rarement I m11tatem·· el d'a'II
sionomie fran che et ouverte, son too, ses manieres, tout blancbe, les Russes encare moins. Ooués généra\ement lis sont accoutrés, équipés de 1, maniere la plus ge.
. . . au,ter est un d'cté, et qu, rappellc la .l/at'uriad'Hébe1·1 MesS ebalux so11·s
jvurs inventer3. nouveau. '
, eurs, elle peut Suiss F
próvenait en sa faveur. Nous etimes bientót lié conver- de plus de force musculaire que la race latine, les pen- nante, et de plus tres-mal armés, Mousquetons, sabres,
.· e- ran,ats, eleve de l'école de Dusseldorf qui d
el p
1
. . e csrn•er
lances, casques et cuirasses, tout ce matériel cst exces- • Ce qu'il m'a éte donné de vo1r ou d'appre d d
JIUIS quc_lques années, s'cst fait un nom en AIÍcm:•n:•, armt es petotres de genre de laJeune Ali
o
sation •
ples du Nord et les Germains se serviraient plus volonsivement défectueux.
r1enl!es sur les divers systemes d'a
n re . es ~omme illustratcur aussi bien que comrne peintr; d; un talent hors ltgne. JI se d1stto•u
emagne,
J"appris de mon compagnon de voyage qu'il avail
de ball
¡
rmes portat1ves
tiers de la crosse du fusil qne de la baionne~le.
lt Les chevaux sont superbes. Uans les régiments de
º º'.lfe. Ses SuJets renfermeot tous une ,·cte·e fine ou ,·- tunent prufond de la nature, pat°u:/gu;1:~t piar un sensuivi en amateur les opérations des Austro-Prussiens
. es, sur es canons et projecules, sur tous les oua
t
p
ce de des,m
.
e ,me seten(t Votre iníantcrie a done sur les autres. le double avancontre ce malheureux petit Oanemark. Ancien officier tage de l'emploi intelligent des feux de tirailleurs et du \a garde, ce luxe est poussé a l'extréme. On n'y admet
ectwnnemcnts de votre artlller1e, sur l'effrayantc ; . n e, et son. expression est toujours a la bauteur du 1 .
QUI .sera,ent plutol fran~atses si elles n'e
,UJet. On admtre surtout un coup\e d'amoure
aient avant tout les frmts d'un gente tout il. f ·1 . . lliJOD de son t1r : - ces pauneaux tro . .
supérieur au service de la Confédération du Rhin, sa mauiement de la baionnette. Vos petils soldats déploient que des chevaux d'une robe pure et sans tache, noirs, ao500
'l .
ues aJOUr O
blancs,
alezans,
ttc.
En
cela
comme
en
tout,
l'appame res par la boite a m1traille a i 200 .
visite au camp de Chil.lons était un dcraier hommage da.ns l1attaque en colonne une vigueur, une puissance,
~e btulit de la _porte qui s'entr'ouvre.
~l ortgrnal. M. Ernest 1I,/debrui1á a pour lni laª~.~;:~::~
l'obus a ball .
.
,
,
metres
. • e cst le ltlre du tablean. Les deux com ltces
exqu1Se expre sion du dessm. Uncjeune ~lle t t
rendo a \'armée fran~aise, dans les rangs de laquelle il que l'ou n'aurait pas cru attendre de leur constitution: rence d'abord, la qualité a !'aventure. Les petits cheu
. es' - tout cela demontre que la haute
vaux
cosaques,
qui
ne
paient
guere
de
mine,
sont,
l
Jellcnl
un
regard
inqU1el
du
cóté
d'oú
vicnt
le
I
enfunt
tandis qu'elle va putser de l'eau a la ,.
uR
se faisait hooneur d'a,•oir comb3.ttu : c'était comme le
i,on placee a la tete des travaux,entend liten ne pas
la furia francese supplée a ce qni leur manque.
mon
avis,
bien
préférahles.
Cette
cavalerie,
particuliere
l~•:dtS
qu'on
,pcr,o,t
plus
has
une
chevre
QUI,
cberc;~~;
a
notre
avts,
la
toilc
la
plus
sympath1que
du
•;:~
:\~st,
ccuronnement dt sa longue carriere, des études bienbni.r aux résultats acqu1s, et qu'elle s'm,renie sans
(t En définitive, il n'existe encorc qu'uoe seule infana. la Russie, a beaucoup perdu des avantages qui [aipa ure, a poussé la porte du bout de ses "Ornes U
une de ces muvres deslmées a étre reprodutles pan. 1
e a en obtemr de plus pos1lifs eocore º
aimées de toute sa vie.
terie de llquelle on puisse dire, cümme Napoléon á Lut- saient sa valeur, depuis qu'on l'a organisée, disciplinee
•UPour me, rérli mer, car Je
· vo.1•s que nous· approchons tre JOU?e petolre, JI. Paul Meyerlieim le ;adet
n ~u- lhographie ou par la gravure, et qui dev1enn~nt :e:e:e( Je n'étais pas ven u en France, me dit-il, depuis t852,
zen : (&lt; L'iufanterie fran~aise· doit savoir se suffire. 1i
a l'em·opéenne.
époque a laquellej'assistai a la grande revue du Champ• gare, 1armee franfaise, jugée dans l'eusemblc de mc1lllle d armtes, annonce déja un gr:nd maitre dunanºs laa- satrement populatres. La place nous man
(( Ots trois armes, infanterie, cavalerie, artiHerie, la.
P , e pemtn S M
deerire tous les tablcaux de •cnre qu,· me' ·t que pour
« Je ne roe s11is jamais expliqué cette miinie qu"oot
de-:.iars. Si j'avais été frappé déja des progres de votre seconde étail assurément celle qui donnait le plus de
orga~1sat1~n, est une des rneilleures, - et l'on peut l'e
"º:
ª énagerie est le tablean a succes de
d
o
rt era,ent enfüen n'est m1eux obf&gt;erve· pi
core e oous arréter. Je ne puis qu'cou é
armée, je puis dire que je l'ai été bien ¡ilus encore 'de prise a la critique de détai\s. On dirait qu'elle a lenu á. s'y tous les Allemands de déprécicr votre cava\erie. On
e.d1re, a tout prendre, la premiere armée du ,e xpos1tion.
l
1
•
•
'
us
sa•emenl
M
Otto
Becke
\'b
b
I
r
m
rer ceux de
m ' ni pus spmtuellement dess1né. Les sin;es 1
•
r, a I e ithographe etl'excellcnlcolo . t
ceux accomplis dans cette derniere période décennale., soustraire pour uue bonne partie. Quoique deja supé- croil avoir toul &lt;lit quand on a répété pour la milliéme
\
fois: « Les Fran~ais ne sont pa.s cavaliers, ils mónteot 'L'Autriche a seule
,.
« Vos troupes ont wie attitude bcaucoup plus faite
.
assez ·de ver1tables
re-=sources pcrroquets, un chameau, un lton méme, sont cara;té:,~ de M. Gr«ef, l'uo des peintres qui ont décoré de fre:is e,
rieur a celui des autres ·puissances, son armelllent of- mal a cheval. • D'abord, le reproche est loin d'avoir aoqu'a\ors. Elles manreuvrent avec un aplomb, avec une íensif et défensif a encore été perfectionné. Les régiments
:•!~:1r une \~ti~ contre la France. !lais l'¡utriche sés avec amou_r, et le mot n'est pas lrop fort, car le Jeune ~.!~s~e d~~erléin¡-' de MM. Guterbock, Lasch, Boscit::
b' t ud ie . w, eve d1strnguée d'Ary Scheffer et me
économie notoire de (au:r: (rais, un laisser-aller qui sont mieux montés que jamais; quelques-uus d'entre jourd'bui la meme portee qu'il a eue; ensuite, la cavale- ks ·ct· omogéne1te. L'op¡iosilion des races la di ver pemtre est, d1t-on, le vis,teur le plus assidu du J d
rie fran~aise demande a étre jugée daos son ensemble
·
ar m a e_r e passer au ¡iaysage.
'
i wmes la géneot t 1
,
- zoolog,quc · Au prern,er
n'apparticnt qu'a elles, qui dénote bien cellc confiance eux ont méme des chevaux de pure race. Les hommes
Pan
1 ' un bercule' á la ('igure
e a paralysent daus ses vulga1l'C expo
La surtout nous recoonaitrons cbez 1
et snr les hauts faits inscrits a son compte. Lord Welling- ements s' d
íllimitée qu'ell es ont en leurs propres forces.
con ·. i ans votre France les derniCres pro- d
'
se un gros serpent boa qut se roulc autour
,
es meilleurs
aussi ont bcaucoup gagné sous le rappurt de l'iostrucson cou et dont la tete erre sur lcsspectateurs ébabtS ¡etnlres allemands, l'tofluence de notre admirable écol
« Volre infauterie de ligne est belle et bien tenue. tion. lis manceuvrcnt mieux; a.ais ils n'oot pas en- ton, dont on ne récusera sans doute pas le témoigoage 111Cien:w54:s s?nt pour le moins aussi dévou.ées que
1.s•~-':1s de 1111, un pélican ouvrc le bec com,ne s',I vou-· ranp1!ie. C'est en etud1ant les reuvres des Corot R e
Sans doute, si on la compare, U.la parade, avec celles des care cette tenue tout d'un bloc, si l'on peut s'exprimer et l'autorité, a dit quelque part qu'il n'avait jaroais rien •••·· bes, ti nea est pas de rnCme de l'ao-ofoméra• a1t
t ¡ ¡
seau DaulJirrny T
F
, ousvu
de
plus
admirable
et
de
plus
terrible
que
oes
cbarg&lt;I
._,e
ienne
LeV
·
t
l
ºº
. '
º ' royon, ranpis, D1az, Lambíoet etc
grandes puissances étrangeres, on trouve qu'elle n'a ainsi, que l'ou remarque notamment en Autriche. lis ne
:
ene e, e Hongrois, le Gallicien 1 1.n11 er a aconde enrouée du dompleur. On admire
de
la
cavalerie
fran~aise
se
succédant
sans
relache
peoauss1, du
art1ste, un marchand de cb'"evres QUI qu
ont acqms UJle qualité fort neu
:'
point la.frontomanie, la rectitude automatique des Russes, savenl pas a.ssez mairrtenir l'allure de \eur béte, et pren' 1e Bohcme, le Setbe et le Transilvantcn s; al
d mCme
.
vete~Is Q'
, allemande.. ¡'•,. na,dant
pres
de
deux
heures
sur
le
p\ateau
de
Mont-Saiot.
orce_
e
v1vre
avec
sa
marchandise,
en
a
pris
la'
b
~
l'All.
u
oo
,ne
prenoe
pomt
ceci
pour
un
paradoxe
!
ot
rcbelles
a
to
·
d
.
'
des Prussiens et des Aulrichiens. Elle fera moins bien ncnl trop vite le galop. Cet tilan trop précipité a uui
u1 proJel e fus10n, et entendent
Jean. « Celle cavalerie, écrit-il daos ses dépecbes, noos , er 1eur nationalité.
s10nom1e. 11 y a dans les composilions de M. Meyer~eim ll ema?.d n cst pas plus nail qu'tl n'est enthou•1aste
l'exercice; ses feux de pelotons, de bata.11\ons, ne seront bien souvent a la cavalerie fra.n~aise, malgré lout son
entouraitcomroe si c'etit été 1, nótre. •
une force con:11que qui lui procurera bien des succe,.
peut s echauffer peu á peu pour une idee qu',l -a a .
Autricbe a ne' anmoms
· une grande force d · ·
pas aussi régulicrs, auas:i corrects peut-étre, qu'imDep ·
.
e res1s« Son élan fut incomparable. Des carrés chargésdix i
courage.
.!I.
Hoguet, pemtre tres-productif et tres-sµirituel (pcutet re_tournée auparavant daos tous lts sen~1
7
9
portel ;i le, halles frappent . plus juste! En général,
U1S
2
JUSQu'en
i815
on
l'a
en ¡¡r,,
.
,
vue presque
« Un autre reproche a tui adresser aussi, c'est de trai- douze fois, quelques-uns anéantis presque enlielf, , o est po111t primesaut1er, ¡¡ ne se ltvre jamais á s;
vos fautassins, quoiqu'ils la1ssent a désirer sons ce rap- tcr trop négligemmeot sa rnonture. Ce manque de soius
ºne, bien que bauue presque toujours étre lrop), M. Salentin, M. de Heyde11, M. Hiddemann
ment, d'autres taillés en pieces aux deux tiers: soixaote
les' pr~miere impression et n'ag1t qu'en vertu d'un system
port, tirent néanmoins beaucoup mieux a la cible que a été souveut la cau,e de perles considerables. C'est a
qu: \~ Prusse a failli etre rayée de la carte d; M. de 1Ville, et surlout M. Solm, chercheot a "agner
O
ratSonné et préeon~u. Avec cette tournure d'esprit e
piéces de canon, six drapeaux enlevés, la seconde lignl , pres la perle d'unc seule bataille. La Prusse sulfragcs~ non-s_eulement par de bonnes qualité,
a1·1·1st1·les fantassius étrangers.
lui que l'armee fran~aise a dú d'en éprouver de si in- anglaise atteinte, le désordre jeté jusque dans les ré&gt;tlues m
"
peut arriver a exé I d
on
.
. . cu er es compos1t10ns sa van tes de la
• Sur le champ de manceuvres, vo~ troupes n'appor- croyables pendant la campagne de Russie, tandis que
one valeur nominalc; elle n'a pas le poids voulu q . ~ a1s auss1 par l'intérét mCme du sujet de la comphtlosoph1que, de la sculpturc métapb;sique
pu1ssance de prem,er
· ordre. En prisc de toutes p0Stt1on .
teront pas autant de précision dans l'a.lignement, daos la cavalerie alhéc, qui marchait daos ses rangs, en ves; voila ce qu'une partie de la cavalerie fran ·
abandonnée a elle-méme, saos direction en chef, a
Au
contraire,
MM.
Carl
Becker,
Kraus
et
Werner
dé
d
l'
arch1tecture
archaique, mais on íera difficilcmen\
11
les conversions que les troupés allemandes ou russes;
e e re.ssemble /¡ un serpent dont les lon!?S
éprouvait de bien moins sensibles.
(ait a Waterloo ! Que l'on cite done une autre cavale ·
~a,gnent
cette
derniere
rechercbe.
lis
font
de
l'art
ou;
a
e
·at'\
or,g:nal.
Cependant
un grand nombre des jeunes
º
ma.is cette extreme précision a-t-elle jamais donné la
« Quelq ue regrettable que soitcetto négligence, elle n'in- capable d_e pareils elforts, de semblables prodiges!
dusera1ent C' coupés ' disioints
~
, a p1us1eurs
1
art,
el
les
sujets
de
leurs
tab\eanx
ne
sont
que
des
ppréo
rl1,tes
de
1
éco\e
de
Berlín
ont prouvé qu'avec le temps
victoi"re 1 On a done parfaitement rai!-ion de ne pas s'en Oue que snr la force et la vitalité Jes chevaux, saos donner
co_rps. eSl un pays d'enclaves avant plus
textcs
a couleur
des bouquets de fleurs saos paríum nin pouva,t se. débarrasser de ce doctrrnar1sme
· .
«
On
se
montre
beaucoup
plus
juste
a
l'égard
de
v
·
.
,
gcrmapulalton hostile, ou pour le moins fo~t peu afoccuper outre mesure en France. C'est faire preuve de toutefois la mesure de la valeur intrinseque de la cavaartillerie.
On
reconnait
volontiers
la
supériorité
de
1'
M.,
Karl
Becker
est
un
admiralile
coloriste
non
moin;
fr
~u:
el
se
hvrer
sans
arriere-pensée
a
l'impression
;
un
pays
enfin
dont
tout
le
passé
glorielll
tact militaire que de ne pas dépcoser en purc perle un lerie. Si le soldat, pris isolément ou en masse, n'est pas
qu un excellcnt dessinateur. C'e·t un Vé ·t·
a,c e et spootauee de la nature.
IU.r un seul borume.
temps précieux po&amp;r un médiocre résultat, que &lt;le tenir un cavalier parlait; s'il ~aspille parfois les forces de seignement que ses officiers rc~oivent a l'École, et d
.
.
:)
m ien pur sang
Les comp .f
b'b.
le développement pratiquc les suit daos toute Jeur
, os1 io~s I llques de J. W. Schirmer, direc·•
bataille d'léna sufllra toujours a le réduire a qui ne se pla1t que daos le velours, le satin et l.i our~ te r
compte de l'espl"it et du caractére nat,onal. Le Fran~ais son cheval; s'il ne le soigne pas toujours convenableriere. En vain a-t-on essayé partout d'établir de
pre. Une séa,ice du C,mseil présidée par le doge ne :epré- ui dée I Atdénne de Carlsruhe, mort en i863, formen!
est d'inspiralion vive, d'allore dégagée, impatient de ment, ces défaul~ sont singutieremcnt atténués par des
blables écoles, elles sont restées bien en arriere de 1
ta la R.uss1e,
. depuis le mo11,·ement qui s'est senle aul:e .chose que des prflals autour d'une taulc st ~es e"º ort rcmarqu;b\e de huit paysages de grand
toute entrave, de tout lien. L'Allemand, le Rus~e, au qualités innées, par son adresse a manier le sabre, a
dan
modele. ll en est de certaines institutions comme
contraire, sont lents, com¡)a.ssés, saos initiative person- faire le coup de pointe, par sa ré,olution et son impéd s les tdé_es' depuis le reldcbemenl de cette ca~sact, ecrivant ou cachetant des lettres. Mais quell; bi~toireºº~~.~ daos le veritable sentimcnt de la grande
quelques plantes, qui se dépaysent tres-difficilemenl.
couleur, qncllc opulence d'éloffes
1
:
qu t s retraccnt. La Fuite de Lntl, A•ar el,¡ 1
nclle: á chacun selon son aptitudc. Si ces deroiers n'a- tucuse témérité. ll a, en outre, \'avaotagc de rester
. e fe~, qui la tena1t enserrée comme daos un fum
brtllanlc
d' r . ,
,, que
par-- Desert le Sacrifice d'l
, '
,.. e
« Vos officiers d'artillerie se distinguent particult
an
iqmte
artistique!
C'est
de
la
grande
peintW'e
pe
/
.
_sw,c, sont de fort belles toiles un
. metta1t aux .mains de son autocrate toutes les
vaient pas plus de cohésion dam: les rangs que les groupé comme le fanta.ssin, lors mcme que daos la viment par la connaissance de la tactique de leur
ma1s d'u~ sévere et beau caracte1e.
es de la natwn, c'est l'inconnue a dégager. La saos but. M, Kraus a les qualités de ce genre avec M.uWi~:;:.1~rmer'
troupes frangaises, on n'y ver1·ait bientót que oonfusion vacilé de \'attaque, il rompt ses rangs et se .précipite
de 1Académ,e de Berlín, fait du
lis ne se perdent point daos les détails élémeotairtS
et désordre; car chez le Russe et l'Allemand, c'est le
cadre seul qui rattacbe et contraint les bommcs. En saos ordre.
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�358

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.
style a grands efJets de lumiere. Son Matin dans le
golfe de Naples est un paysage plein de lumiere et
de grandeur. M. le comte Kalck-rev.th cherche daos
son Cháteau du Saint-Graal, dans son Poysage de montagne dans les Pyrénées, afra¡,per l'imagination, et ne
réussit qu'a produire un effet d'éblouissement, malgré de fort belles qualités. M. Eschke, luí, cherche
aussi les grands effets de lumiere, mais il les tro11ve.
Sa Baie de Saint-Aubin, et son Elisabeth-Castlc, dans
\'ile de JerS!!Y, sont de magnifiques paysages d'un
style tres-audacieux et tres-large, melé a d'excellentes recherches réalistes. M Ruths est un paysagiste original, d'une rare énergie de touche. ÜD admire aussi un vaste paysage demontagne de M. Rollmann, UD beau paysage d'automne de M. Dressler, un
Plateau norwégiw de M. Knor et un Bois de Chénes
de M. Louis Spangenberg.
Mais les peiDl.res vraiment a la mode sont les réalisles. Sous ce rapporl, M. Théodore Weber est un
véritalile Parisien. Sur les six tableaux qu'il a expo-•
sés, il ~ en a trois qui représentent les bords de la
Seine, ou les env1runs de París: et les autres qui
sont des marines de la cóte de Bretagne. Dans le
tablcau de tui, que nous avons reproduit daus
notre dcrnier numero, 011 découvrira un sent1meDt
na'if et profond de la nature, une couleur pleiDe
de vérité et cD mcme temps un grand style, du a la
siDcérité et a la s1mplicité de l'iuspiratioD. Quantaux
marines de M. Weher, elles soDt suffisamment connues a París, et l'oD n'a pas oublié son tableau du
dernier salon, intitulé la Derniére Vague. M . Bem1ewitz de Loefcn est un maitre tout a fait original, exact comme la photographi.e etdélicat comme
Daubigny. Personne n'a, je crois, jamais peint la
nature comme il la voit, et tout le monde trouve
que la nature est telle qn'il l'a reproduite. Tout le
charme de ses paysages consiste daos la vér1té de
l'accent, dans l'énergie plastique du dessin, dans
l'h'.\rmonie calme et naive de.la co1Jleur. M. Ockd
est aussi forl original, mais moins distingué el parfois un peu trop crii. Chez Af. de Schamplvllee.r on
trouve, outre la parfaite observation de la nalure,
un sentimeDt poét1que d('s plus délicals. Les freres

---

Aschenbach, de Dusseldorf, sont de grands maitres
•• P .
en
paysage. Oo conna1t a ar1s 1es ,·ues de Naples 18
clair de \une, cl'Oswald, vrai tour de rorce de coulell?
et d'harmonie. M. Gentz, le seul peintre qui ait eiposé
des paysages orientanx, se distingue aussi pár un réali&amp;me poig~ant, qui est le fruit naturel d'un long séjour
fait en Egypte, apres de solides études faites a Paria
M. Gentz a bien voulu nous permetlre de reprodu~
son Camp de Bédouins, dout on adroirera la vérité de
couleur et l'habileté de dessin. Ilien d'autres noma
mériteraient d'etre cités a c~té de ces maitres. Nous
rappellerons entre autres M. Brendel, le fameux peintre
de moutons, MM. Flamm, Leu, etc. L'espace dont DOUI
disposons daos l'lllv.sttation ne D0US permet pas de
détailler davantage, et uous craignons déja que nolle
compte-rendu n'ait parfois beaucoup trop de ressem.
blance aver. le livret de l'exr,ositioD. Nous n'avons pu

/

/

111THll'1' l.A~t:K LE CliAPON .l. PIERHo,T,

ri..us et l'Amo111·, de M. fir.inhol,l
Bega~, est un chcf-d'muvre de 010_
1 delé, de style, de naiveté et ele technique. L'Amour s'est blessé en vou~1, e~ blesser d'autres. C'est bien
~.'d1~a-t-ou, malgré lajolie moue
'111 ía1t et la grace parfai te de ses

LES Ul-.•uu~s HUQIJ~S l'All TIIISnMl'lLTE.

dr ~culpture, qui méritent d'ctre
nommées, mai~ elles sonl aussi a
cc111 pieds au-dessus de to1.1tes les
autres.
WILLl,1:11

CfllU~TOPIIK COLOJ\18 Ut.COL \ !lb

CHRISTOPHE

• n, 0 ,V Vháu
,.

l,..1:.¡

fiErno:-o.

.L\.luNuc,

COLOMB

PA~ M. AUGUSTE DE llELLOY.

- -J•,-r:::::--

-~~
......~

n

11 . . .

Ilustralions de Flameng. -Ducrocq, édileur.

Voici les livres illustrés qui nous annoncent les étrennes. Le mois de décembre est le mois des beaux volumes et des
bonbons. Un sac de marrons glacés 8•·1
1
est acco
" · d' un beau livre, n'en' est
. mpaone
que m1eux accueilli.
Le récit de la découverte du Nouveau
Monde, entrepris par M. Auguste de
Belloy sous ce tilre : Christophe Colomb
est un de ces sujcts qui tentent les hislo,'.
r1~ns et le, poctes. Ce récit il a déjil élé
1l et bien souvent; mais '¡¡ reste to _
JOUrs a l'aire, parce qu'il en cst peu q~i
~arlcnt anlaDt que celui-la a l'imaginat1on. Des aventuriers, conduits par un
ho1~~e d«: génie, et partant d'un port de
la v1cille Europe pour aller a la découverte et a la conq•1ele d'un contincnt,
On les suit il travers l'Ocfan on ¡1Jrtaa.
leurs
· ·Js' 1eur enthousiasme,
'
• leur
oe
.
JJ_cr1
de_sespo1r. On prend part a toutes ces
scenes préliminair1's, a loutcs ces aventures qui
. doiw nl aboutir "' l'e've· nement
le plus immensc des temps modernes
M. Auguste de Belloy ne s'est .pas
coute,,té de suivre ses deva11ciers. De sa
nalurc' il n'aime gucre les chemins
frayés. Pour
A
. peu qu'il. co·te' , ou lllcute
un peu loin de la graude route' il y

:ª

.-=::~
_---.::--e-

-:..:=-~·

-

PlERROT llliPE:i'O
&lt;
ROSltil! CONrHE liN TIGUE.

PIERROT PRIÍCIPIT8 LE~GÉAXT RABARDANTES AU PlllD DR LA MURAILLR.

�¡lier_ qui a pris yo~r .e~sei~ne al'Ombre d". 1:rai. c·e~t la ¡ (40, rue Mar.arine), n'a pas de moins précieul a,

ait un petit Rentier, - non encore foulé, - on
peut etre certain qu'il s'y jettera saos trop s-'embarras~er des cailloux ni des brous~ailles. 11 a d0nc
laissc de coté tous les récits antérieurs, et il a été tout
droit au\ sources, compul~ant, chercha11t et trou1ant, si
bien qne, dans son livre, il redresse bien des inexactitudes et des erreurs. M. de Belloy joint a l'érudition
une qualité qui n'cst poiot a déd:iigner: il s3it le grand
art d'écrire, il en possede toutes les fioesses et toutes
les graces, et c'est poorquoi son Christaphe Colomb surv1vr:i. aux jours cphém~res du i " janvier. Quand le
temps des étrennes sera passé, il restera toujours un
beau et bon livre.
·

I

re!~-i
~

I

..Pri:r des places :
Prem1erc,. ' ' • • • ~-~o
IV fr
Sccoudcs . . . . . . 400 ·
S'adre,scr (IOlll' pas~:J."C r el
esper,•s, et :our tous ~u· tr"e .' rct es marchandises, drs
,\ P· . 1
.
s ren"•J''111·me11t- .
. ar1s, au hnreau sperual di' la "c
. ,, .
levard de~ C~p,1cme~ (Grand-H;itcl). ompa,,111e, t2, bouAu Hane,a mi. William lseli t C•
A New-Yoi·k a. )l G M • k n e ~• ag-cnts;
'
· eo. ac enz1e, , , Brnad way.

Pl.iBLICATIO:\S MU\'ELLES

m:u~on de Par1s ou etmcehent le plus de_ chamants et ou ni moins efíicaces. D'un emploi facile agrrable~
ils C?utent le moins cher, car on n'ofí~e ic1 que l'éclat de il prévienl et guérit les ger~ures. So~ usage
la p1err~- rare, et non sa vale1~r elferyve. ~o_us avons vu levres leur fralchenr et leur coloration naturelles. CIIJ.
la des h1J0lU montés en ~n, d un gout parfa1t, entre au- dans de charmantes pelites boites a tiroir ~cellt&gt; el
tres, des houcles d'oreilles amí•ilailles d'or antiques; puis cachet et de la signature de l'inveuteur afi~ de I re·es
. d~ r~nta1s1e
. . rormé de _cro1s~anl~
·
' délivre' revenir
un co111er
plats dont 1~cen- t~utes les co,n~refa~vns nuisibles, que l'on
litre est_ écla,re par un pet1t br11lant; pms, la magmfique c1eux cosmet1que. 11 n'y a qu'une voix pour con~
collect1on des émni1JJ {lorP11li11~, disposés en peignes, son elficacité.
broches, croix, bracelel~, etc.; enfin des oroements de
M. J. Pierlot prépare aussi le véritable Thé de Sai
c?iff~res dans le style russe, qui sont adoptés aujour- Germain (thé de longue vie), ainsi appelé du nom n~
d hui p:ir toute_i; \ei; íem°.'es a la mode. .
famcux comte qui brilla pendant longtemps ala courde
. L~s -~~cessa1rr~ de toilette, caves a !Jqueur, coupes, Louis X\, et qui lui devait, disait-il, une longé,ilé 81_
Jard1meres de Z1mherg, passage des Panoramas, sont traordinaire.
,
chaqu_e année autant ?e ravis~antes !n~ovations; se~ corQuJ.Dt a Rimmel, il voit cbaque jour s·accroitre Je l'tfretsde,bene e.t ma\a~b1;e,éodr~es de v1e1\ ar!(ent, sont sur- nom de son étahlis~ement de parfumerie. C'est tnojoun
to~t un ~01_1t e~qu1s"' s mr~ tout amate~r, tous ceux au n• i7 du boulevard des ltaliens, qu'il íaut demander
HlST0IRE FANTASTJQUE DU CÉLEBRE PIERJl0T
Q?' ont rleJOl)es etrennes aolfr1r, et ceux qui ontde splen- l'EAtrait de ju, rle limons et la Glycerine, qui rermet de
d1d~s salons a orner.
.
.
conjurer l'apparition des rides rlu ,·isage. L'espace ._
PAR M. \I.FRED A5$0LA.'\"T,
~1mberg est du reste, dans sa part1e, un art1ste du plus manquerait pour énumérer les differPntes compositioae
sér1eux talent. ,
.
. rlu meme genre dont Rimmel a le secret; qu'1l noouarDessins d'Yan d'Argent. - Fume, éditeur.
Le foulard d_e l l~rle se porte ma1_ntenant en toute sa1- fise de dire que eet encbanteur c~mpte dans sa clieatele
M. Alíred Assolanl est aussi un écrivain et un écrivain son. E~ elTet, 11 coute be~ucoup m?m_s c~er que le taffe- de~ reinei;, des princesses et les &lt;lames de la plus haate
tres-vif, trei;-mordant; peu d'arehers, parmi les plus ha. tas, et 1\ ne le cede en r1en a celu1-c1, m comme étofTe ar1stocratie rle l'Europe entiere.
de luxe, ni pour \'éclat &lt;le ses couleurs.
Le choix d'un cordial, pour les cas d'indispositioo 111•
hiles, lancent d'une main aussi sure la fleche de l'éL':1sa!Xe ~e ce gen re de s?icrie s'est r~pide~ent ,rro- bite,. doit étre fait avec discernement. Tous, en rife~ ne
pigramme. JI a été a l'école de Voltaire, et je suis bien pa_ge depms q~elq~es annees, ~race_ a I attra1t QIJ a su conv1ennent pas egalemcnt hien a toutes les cont!titacertain qu'il sait par creur Candide, /'Homme aux qua- lu~ donner un etahh~sement de yrem1er ordre (le Comp- tions. L'un des plus univer~ellement adoptés est l'Eao de
rante éc,1s, l'ificromflgas, la prinwse de Babylone, tou~ ces to~r des Tilde~, i2!l, houlev_~r~ Seba,topol). On peut y ad- méhsse, et il est prudent d'en avoir tou¡ours un ftacon
chefs-d'reuvre d'esprit et de bon seos qui occupeot une m1rer unP charmante var1ete de robes aux_couleu~s cha- asa disposition. Quelquci; gouttes ~uífisent rour prodnire
de&amp; premiercs places daos le royaume de l'intellil'(ence. toyantei;; des foulards íond h\anc, a pet1ts dessms de rl'excellrnts effets, mais il faut, ici encore, chmsir son
M, Alfred Assolant est toujours armé en guerre, et par toutes nuances; les fouhrds corahs, les bandanos, les fournii;seu r ; car il en est qui vendent des produitsayant
ce temps de défaillance uoi1erselle, j'aime assez, je l'a- riches cache· nez de l'Inde et de la Chine, si utiles par la mélisse pour base, mais ne possédant aucone des
vone, les tempéraments batailleurs, pourvu qu'i\s ba- le tem~s de bise qui nous assiége. Le Comptoil' dfs Indes vertus de l'Eau de mélisse des Carmes de BoYer (14 rae
franco ses échantillons aux &lt;lames qui lui en foot Taranne).
•
'
tail\ent, comme f écrivain dont je parle, non comre expédie
la demande.
Celle-ci est d'assez vieille nohlesse : il n 'y a pas moim
les personnes, mais contre !Ps choses. Dans rnn dernier
Un mol qui parait aujonrd'hui bien suranné, c'er;t le de deux siecles que les Carmes la propa¡rüent sont le
livre, M. As~olant est parti po•Jr le beau pays du merveil- mol corset. Le mol et la chose ont été avanta1euseme11t patronage de leur ordre et de leur nom. Elle rend,dans
leux, et daos ce pays-la, nous retrou-vons, cbose étrange! reRlplacés, depuis plusieurs annéPs, par la Ceint11rP.-1lé- l'apoplexie, daos les maladies iles voies rrspiratoim
les abus, les préj ugés, les injustices des pays civi- gente, inventée par Mmu de Vertus, 31, ruede la Chaus- daus une mullitude d'affectioos, en fin, des sert~
lisés. L'Hisloirefantastir¡, ~ du cPUbre Pierrot n'en est pas sée-d'Antm. CPrtes, l'hygiime et la grace plastique y ont dout la médecine elle-meme s'est rendue garante.
Un autre cordial, hygiénique aus~i dans sa spécialité,
moins nne des histoires .~i; plui; amusantes et les plus ga¡rné. La Cei nture-Régente ne comprime pas la taille:
elle
laisse
a
la
poi
trine
une
entiere
libt&gt;rté,
et
n'apporle
c'est
la liqneur des moines bénédictini; de l'ahhaye de
ébourilfantes qui aient jamais été contées
enfants
petitr; et grands. Ce petit paysan sGrti de la chaum1cre aucune entrave aux íonctions de l'appareil respirat,1ire. Fécamp, dont le dépot est étahli aPar is, 19, rue \'i,ienne.
Anjourd'hui, pour qu'une robe paraisse birn réussie, il - Sa base spiritueuse (les eaux-de-vie de Cognac des
paternelle et devenant général, amiral et finale est indispensable de porter cette mignonne ceinture, dont meilleurs cru•) re~oit !'arome des nombreuses plantes
ment grand connétahle, il n'y a rieo la qui puisse les avanta¡;es hy!(iéniques sont tres-compatibles avec les qui croi•sent dans les falaises de la Normandie, et rts
nous étonner, nous qui avons vu des héros en sahots gra,•es d'une taille mince a ten ir entre dix doigt,.
plantes y sont iníusées au moment de la Eéve, ou de la
s'asseo1r tranquillemen t sur des trones; mais tout le
J'ai visité, boulevard Poissonnicre, 24, au fond de la 0orai,on. On peut juger ainsi de la saveur et des eft'eis
cbarme est daos la fa~on de l'auteur, daos son style ra- cour, de, maga,ins qui sont un vrai parad is des enfanls; de cette hqueur : elle est too.ique, éroioemmeot digespide et dans son inépuisable esprit. Seconde par le des- je parle de la maison Rohmer, qui fabrique les plus char- tive, et d'un gout exq uis '.
Les , er1tables élégants et les amateurs de belles et
sin:iteur M. Yan d'Argent, - un habile, - M. Atrred maules poupées articulées, depuis le ¡.rix de iO írancs,
tout
habillées;
on
y
trouve
des
trousseaux
complets,
bonnes
cliaussures nous sauront gré de leur appreodre
Assolant a fait un livre ch¡lrmant, pour ne pas dire
parmi
lesouels
il
en
¿st
de
riches
comme
cenx
d'une
que
la
maison
Clercx, fondée en i R24, rue \'1vieooe,
plus.
EoMo:-o TExu:R.
priocesse. Tout cela est si mignno qu'on prendrait plaisir vient de transíérer ses magasins et atcliers du houlenrd
~~
soi-rceme a habillcr ces jolis enfants de 11orcelaine. Que! des ltaliens au boulevard de la Madeleine, 19. Troi~ ~
ne doit doit done pas ctre celui de leurs petites meres dailles aux expositions de París, Londres et New-Yort,
COURRIER DE LA MODE ET DE L'INDUSTRIE.
de 6 a iO aos'I
ont co11sacré la réputation de cette ancienne mai50D,
Le chocolat, grace au progres industrie\, n'est plus
On n'a pas en('ore percé le m~•stere des initiales A.B.,
C'est la Ville de Lyon, pas~ementiere de S. M. l'lmpératrice (6, rue de la Chaussée-d'.A.ntin), qui a le mono- aujourd'hui un aliment de luxe: quelques kilos de ce sous \esquelles se dérobe le savant ch1miste qui aétabli
pole de toutes les garnitures artisti4ues qu'on peut ohle- précieux analeptique sont maintenaot tres-bien accueil - chez M. Binet (29, rue nichelieu), le dépot de son !al
nir avec l'aide de la passementerie; c'est elle qtri a créé lii; partout. Pour donner une idée de l'extension qu'a. et de sa Pommade 1&gt;irifique. Ces deul produil~ oot été
la collection la plus variée d'épaulettes de tout gen re, et prise cette fabrication depuis i825, nous d1rons qu'unc iovenlés pour comhattre la rhutP des cheveux, e', dalll
de to,it grade, de~tinées a agrementer les robes de nos seule usinP, celle de Noisiel, dont M. Ménier est le dircc- certains cas, pour les faire renaitre; ils donnent des reteur et le propriétaire, en produit an nuellement pres de sultaL, infaillihlcs et inconnus jusqu'ici. - Avis acelles
élégantes.
La vogue est acquise aux perles d'acier, aux perles de 5 millions de livres (8,000 kilog. par jour), c'est-a-dire de nos \ectrices qui seraicnt prématurément mend
corail, au jais, aux cbamarrures, atout ce q\li miroite vin¡rt fois plus qu'on n'en consommait en France il y a de se voir privéc, de ce~ indispensables avaotagP.s qu'en•
q11arante aos.
vi-e toutc jolie íemme.
et produit de l'effet.
Une vi~ite que nous avons faite, il y a pen de temps,
Pui,sent-elles aussi, daos l'occasioo, ne pas bésiter
Les galons ornés de boules de passementerie et de
corail, les plaques également µerices de corail, :i.vec a crt établissement exceptionnel, nous a laissé le meil- d'a,oir recours aM. Déjardin fils, pNíesseur de prothe9e
et de ch1rurgie dentaire (57, boulevard rle Sébastopol).
boutons assortis, etc., etc., constituent l'ensemhle des leur souvenir.
L'usine en áctivité a Noisiel-sur-Marne forme un Commc professeur, M. Déjardin est \'auteur de plusieo!1
ornements qui servent, a l'beure présente, aux garoiture!'I des robes et des confectioos J'hiver; demaio pe1Jt- vaste paral\élogramme réuni par dcux ponts solides traités spéciaux fort estimés, mais en sa qualité de p~etre ces ornemenl, feront place it cl'autres bigarrures et élégants, d'un coté a l'ile, de l'autre aux vastes dé- ticien, il a composé une Eau qui ro,sede la propnélt
d'un aspect plus original, ou d°un gout rneilleur encore. pendances qu'clle possede sur la rive gauche de la ri- d'eotretenir et de con,ervcr dans tout \eur éclat ces
Citons, parmi les créations les plus réccntes et les ,icrc, et une force motr1ce de 150 chevaux, marchant fretes orn ement~ de la boucbe dont la perle dépare kl
mieux appréciées, une charmantc coiffine pour entree nu1L et jour, met en reuvre un énorme out1llage de cy- plus gracieux visages. Que o·a-t-oo pas tenté sanssucdl
et sortie de théatre; elle se nomme la c::arine; elle est lindres en granit, de mouhns a sucre, de broyeuses, de contre de pareils maux !
Anti.E LEBARBIIII•
en laine cachemire, tricotée au point diamanté, avec
mélangen,es, etc.
bord de cygne faisant neige et poudre autour du vi~age;
Le soeces est la consécration de la suptlriorité de toute
puis la ceinture a/mtle, les gants Rtcamiu, le gant José- découverte utile, et celui de l'Eau de la Ploride est a,c;sez
La Librairie lnternatiooale, i 5, boulevard j .;n&amp;Jlllrlle,
phine, etc., etc.; - nous remplirions deux pagei; avec avéré aujourd'hui, puisqu'ellP estpassée dans le domaine vient de puhlier, dans la collection Hetzel-Lacroix, un tol' énumération des merveil\es créécs par la Vi/le de Lyon. de la mode. La précieuse eau de M. Guislain (112, rue lome de nouvellt&gt;~ qui, sous le litre de Co~,ES A ~
Les dentelles soot a la femme ce que le parfum e~l alc1 Richelieu) arrive, daos un temps donoé, a produire une contient huit rtlciLq : Simp/ice, le Carnet de J)llnU, ._
fleur: sous ces flol~ nuageux et transparents, elle semble co\oration natnrelle et persi,tante et avivifier les tissus, qui m'aime, la Fee Amourw~e, le Sa11g, Sreur-des-~
cent íois plus charmantc. Elles le ~avent si bien toutes, de ía~on a développer au moins de moilié la crue de la les Voleurs et l'Ane, les Aventul'es tlu grana Sidoinecl
qu'e\les la font enlrer aujourd'hu1, en général, dans la cbevclure. Elle agit « sagement et lentement, 11 comme . petit l',fédé,•ic (i vol. in-ill jésus, 3 fr. ). Ce ,oto~~
151
composition de leur toilette; c'eFt le hurMus en dentelle la nature, et son emt&gt;loi est des plus Rimples aussi bien l'reuvre de d~\11,t de M. Emile Zola, qui est ~n lt1 •
de yal dont on s'enveloppe an sortir d'un bal ou drs \la- que des plus efficaces. Constatons cependant que, mal- ture de la ramille des esprits \ihres, pa,,ionn~s t ' ~
liens; ce sont ce~ admirable~ jupes tnniques en dentelle gre ses propriétés incontestahles pour rendre aux che- ment railleurs; i1 procede de Mérimée, Yolta1re, ~
de yak ou cama'ieu, qui sont d'une si grande ma¡;nificence vcux blanc~ leur c,,uleur primitive, l'Eau de /" Fl ,1'ide de Mnsset, ~odit&gt;r, Murger, Heine. C'esl •lll eontear. ll
1
pour soirées; c'est enfin, pour &lt;lames agées, le hurnous, n'c~l point uue teinture; c'est une bicnfaisante lotion cause avec sa Muse selon son caprice d 1 mo~en~
les pointes, les ch,ller; doubles en d1'ntelle de lama.
exrlusivemeot composée des sucs de nombreuses plantes ce livre élr,ml-(e, oú chaque réc1t nait d'une in~
ll existe, rue Vivienne, 5, un quasi mystPrieu:\ et tout a ex&lt;ltiques.
1particuliere. Le soeces des Contes aNinon est ~
fait joli petit saloo, fréquenté par les l'emmes les plus
Le Cosmétique au Raisin, inventé par M. J. Pierlol pres de tous les gens de gout.
riches et les plus elegantes; c'est celui de l'habile joail-

ªº"

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L_.=_U:__ST~R
:A~T ION' ,1OUH NA L UN l V ERS 1: L.

L'ILLUSTRATION, .JO U~AL UN IV ERS!&lt;:L. ,

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En vente chez E. De11tu, éditew·, Palais-Rurnl .

u:s coWERSATiO:'(S m: M.

~es
•~~seurs, .par J"l,m Du11ielo, ,on secréta1re, i vol in-8 . . · · · · · · · • · • • . . 6 fr.
e1:JTOIRE JIES Lll"RES P0PUL,\IRE:, ou de la !ittérature Ju colportage, par (;fiarles Nism·d
2 forl~ vol. grand in-lR jesus, ornés ct·u~
grand nombre de figures. . . . . . . . . . lO fr.
coftllE.S~~DA'.&gt;CK INl!DITE DE MAll!E-ANTOLN~:ITE'
pobh1•e sur les documenL~ ori¡(ina1Jt par
~- le comte P~ul Vogt cl'Hu11olstein, 3• édiüon augmeutee de l9 lettres, i vol. in-S. 7 fr.
LEIIOSDF.nES 01SEAux, ornithologie passioo ne lle
par A. To~ssenel, 3• édition, revue, augmen:
téeet orneedefigures, 1repartie,i volin-R. 6 fr.
t'BOTEL nEs a.mcor!,, maison d'arrét de la
garde nat1011ale de Paris, texte par Alb t
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de 79 rle~sins de E. Morin
'
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815TOIRE r,'_rNE C(!:-ISCl~'.&gt;CE, par Etien11e Énault
t vol. m-18 Jésus. . . . . . . . . • . . . .' 3 fr.
LE 8tJ)l!IEt R n..L,s_ LE MARTAG&amp;, par Raoul de NavtrV, 1 vol. m-18 jésus. . . . . . . . . . . 3 fr.
Envois franco saos augmentatioo de prix.
ílE CIIATKAVURIANO,

~

¡;t3,iE~,¡e;J '

___ ,, J
Le. Gnu~~ o1~rnal, des son appar1tioo a obt

!Uctes_qm ne s est yo_int ralenti : a ca1~e de si~uf~J~

'!ªt gigante,qu~, d1~a1ent les amateur~ d'mnovatioos originale~: dmalg-re, son formal, disaient les mécontent•
Poor ne epla1re ~ personne autant que faire se peut et
=~~/our s_avo1r dans q_ue le;; pro¡,ortions se proct'u1s opG1mon~ contrad1cto1res, le spirituel rcdactcu1
eo eber d~ r:iwt J.mmat, ~r. Albéric Second
· ,
derecour,r au sufTraae universel
' a eu I idee
•
•
0
de vote insérédans \es 23 000 e·
1.
Uo Bu11,etm
t·
.
- ,
xemp aire,
rmao
e
irage
duJournal
permet'tous
les
I
t
d
fo ''dti
' ou la "'mod1ficat· eceurs
se dec1
er pour le mainl1Po
d , e
t t I
ion u 1or~• ac ue .' et comme on a cu l'inuémeuse précauti
d~aoch1~ ce b?lletin d'avaoce,
abstentions n'n~~
pomt de ra1s0~ d e~re. Al'hPure qu'il est, deux emplovés
:r;orotes depou11lent le scrutin, et les Yotants peuvent
••
~rs que le Grand Joul"llal aura le respect de la
..,onte.

1:s

CRÉDIT F0NCIBR DE FRANGE.

1:e 22 décembre 1864, aura lieu le 48• tira&lt;&gt;e d . 0bl'
galloos foncieres 3 et 4 0/0 de l'émission de s53~~ i-

1

Répartition des lots :
1 lot de . . . . . . . .
t lot de. . . . . . . . · · · · · · ·
t lot de. . . . . . . · · · · · · ·

rno,ooo rr.
50,000
40.000
30,000
20,000

l lot de. . . . .
. ... .
...... . . · ·
1 Jot de
d ...... . ..... • . ·
e. . . . . . . . . . . .
8 lots de 1&gt;,000 fr. ensemhle.
1 lot

T OTAL • • •

rn,ooo

40,000

- - - - - ~ ~ ~ - r - •- - - - L1&lt;; r:n.:L.

N'otions d'aslrouomie
:,1 t' u~age des i;ens du monde et de la
.
¡eunesse · par Amédée GuillPmin (1).
,

Le sous-t1tre de ce beau volume, dont nou, nous cm
pres,uns_ d'annoncer la mise en wnte, en rnd1 ue ,;
~ut spéc1aL. Comme il le ~onst:ite en outre dans s~ préacel, 1~ s_,naut et con•c1encieul autcnr ci1•s 5t011des n'a
vou• u, ecr1rt&gt;• que &lt;&lt; ponr 1es e.,pr1ts
• . cur1e11\
.
· •
de scienc1'
1 ;~1 n ont n1 la volonte' ni le tcmp, de devrnir des a,~
1 ~no~1~s. ,1 Ce hut, h.ltons-no1Js &lt;le l'ajoukr ~l. Amedce limll,!mm
a sn l'attemdre · 11 a cu assez' d,.111telli.
, d'
j
fence, e,p~1t, d'empire sur lui-meme pour ne pa• ",
. e
·eal'Ser11 entram1•r au dela des hornes· qu·1·1 ,s'e'ta1·t 1mp11~ es.
Vll'nt done de publier ' - c·est
le
pl11
1
1
·
""' tC v·¡ O'"C
que nous puis~ions en faire - un ou
., "
1 elem
·
.
'
Hag-e vra1mcnt
"enta1re, qu1'.1qne paría1temcnt informe de tous les
proorcs de la sc1ence modcrne, clair, conris, méthn&lt;l11 que, complet, d'nne lecture si agréalile et s1 fo.clic .·
compreodre que l , ,
,t
.'
es _u11anl~ eu\ -memc-, au1juel il n·.,,t
1 pas de_stme' en ct~dirront toutcs les pages avec autant
1 d_e íru1t q:1e de pla1-1r et d'interct. C'cst un pht:111,menc
s\ rare 'l'l un savant qui u'cst ui lourd ni ennu,eui ni
1 º. iscnr, m fier d'étaler a tout propns u~e scienc~ in;; s1hle po?r le vulg-a1re et memc pour les antrt•., ~ava'1:;''
1 Ren1erc1on, d'antant plus M. A. Guillemin d'
. I · '·
soigneu•ement de s
.
av~ir ianni
et de
l
. on _h, re to1Jte la part1e mathemat1que
mons rat1ve de I a,tron
t1on ph. .
,, , . .
om1e, i¡ue, dans sa descr1p,s1que uc I unl\, r· ·1
,
r1·
s, J a accortle une lar·'c ¡1lacr.
«au\- rtail·I·
¡
·
o
•
s es p us mtcre,,ants, relatif• a la coustitu
hon de· mond
.
· t
'
es qui peuplent l'etendue, et au\ oh,cn:1ions les p_lns nouvelles faite,, avec les magnifiques inst~um~n!~ rnstalles daos !es observatoirc~ rl'Europe ~t
d Amcr1que. l&gt;
unAJ_outons-le
hvre . ccpendant: .si le Ciel est, dans• 1a ~1ormc,
t 1 " E:1ementa1rc, redige tout expres pour lajt:urn•,,c
:, es oe~s du_monde, c'estau fond un livre tres-savant.
. A. Gu11lemm, doot le prem1er ouvrage' intitule les
Mondes, a obtenu un soeces si grand si mérite' s· d
ble a vo ¡
'
, · 1 ura. ,'
u u mettre cet essai de scicnce populaire comme
il I appelle trop modeslemeot, au niveau des plu~ récen~~s et de,; plus autbeotiques découvertes. 11 s'est adres~é
irectement aux vlus illu tres des astronomes des de~
~ondes. :ous lui _ont_ librement octroyé le conconrs de
e~rs lum_1eres: memoire~ origioaux, dessins' photo"raph1es, lu1 ont été envoyés de tous les centres scie~ifi ..

I

(t) Un •o•ume graort m- 18 . illuslré de 11 1 h .
et de 2t 6 •i~ne•lt-5 •m nmtt• da•
p anc es tirees en couleur
et Comp •o r
p
s le t,xte. Pari•, 1865, lLtcli•·tle
•, "' ranct..

290 11,10 fr

Le méme Jour
·
'
·
liacie
aura lieu le 5• tirage des obligations

res 4 0/0 de l'émission de {863.
Répartition des lots :

RÉBUS.

:::! ~:· ......... .

i00,000 fr.
30,000
~ lots de ·5;000 fr.' ~~s~~bie: : : : 40,000
lots de i,000 fr. ensemble . .
30,000
T OTAL• • •

COIIPAGNIE

&amp;l!NeRALE TRANSATLANTIQUE
lffTlce pol\al franQ&amp;la

ac.u.1
Par lu lllllgfli/lquu p~boll A l'OIIU
U.Ka

1'.amn,'CGTO
' '
.._
d ' . li, capitame
A. Duchesne, de 5,600 toni.,, e deplac~m~ot et 950 chevaux de force.
le4ép!Trm:, capitaJOP, A. Bocaodé de 5 600 tonneaux
¡._ ;ement et 950 cbevaux de orce. '
;.., laoparts se feront le mercredi, tous les vingt-huit
1 du Havre que d!l New-York.
I.et proclv.Jins départs auront lieu comme suit :

¡

DU DAVRE:

er Úlfayette.... Mercrcdi 14 décembre.

lleam

.

DE NEW-YORK :

er Washington. ~lercredi 7 décembre.
Lafagetú.... Mercredi 4 janvier l 865.

san

i1/

;~i~:~

;¡

ITRE LE B.4.l'RE ET IWEW-TORK

lleam

Happclon~--le d'ahorcl, M. Amérlée Guillemin ne ,
pas controle de pu1scr au ha,ard danº ¡··
. s est
e ·¡ d
' immen•e re
uc1 e, trav,1ux anciens et modernes ui , . :
les
archJ\•es ,i-tronom111ue,.
il a ch0 i~1 Ie•q ,,a1Ls
~onst.tuent
·
-,
)Ps plus
mcon 1estes, les oh,enat1ons le. plu ,
. ,
authentique~; il a discute co~ . : recentes et le~ plus
.
,
pare tous ces noml
'JUI, en astronnmic ont des swn·fi t·
. . ires,
t
.
'
,, 11ca 1ons s1 rntcre•
e~; 1I a sotnent refa1t lm-mcme (nou~ d~vo I' cro1re ,ur parole' nous, qu1· l',l rnns vu a l're• ns ) 1en
calculs qui y cooduisent · il a el. lo
uvrc es
pre,sions, muotrer, en ~résenc':' ~~1 n se~ propres ex011 i rage Pst destiné et q . '
pubhc auqoel cet
,
'
u1 n a pas toujours t l
ma ns '"' elements d'un contr il
;
en re es
pect de la vérit ·
. .t e spccial, avec quel resqnittP d'un tra:~i;;::~111~¡ s~1':i~::sciefnci2ux il s'est acLe e ¡
r1 · . •
'
rs, ort attray:int
. ,e est 1v1se en trois parties. Dans la r ..
qui a pour ti1re : le Monde solaire M A
em1~re,
mm énumere les astres q . t
' . m ee Guille¡ d'
u, orment le systeme solaire
1:ti~:ue le sens d~s ~ou.vements de rotation et de révo~
. ' pu1s les mchna1soos respectives du I d
btteF. !.es trois livres de cette premiere atan ~so~vent l rntrn luclion du \(onde sol
p t1e, qm su1prc111ier au soleil, le :ecnnd .au:ir~~.~~ntsconsacrc~_: le
aux cometes. ~l. Amé 1· G 11 . 1 ele.' le tro1s1e111e
,,.
,
&lt; ce u, emm termmc par un o
u reil d t:nst&gt;n,blc sur le •"" onde ~o 1aire.
.
e up
La d_eul1i'111e partie, ou le Monde sidéral est d' . .
:iretrdo1,l' IJ\ res : l~s. étoiles, les nebulcuse, 'et la
e u111vers v1s1hle.
_La tru1s1cme 1&gt;artie a ponr sujet : les lois d ¡· ,
m1e' les· mélhode ~ et 1PS m,trume11Ls.
.
e ast1 ono~e heau et interessant volume, mag-nifi urment . prime par Lahurt•, sur rm p,1pier de lu1e e~t illustré1m
1.1; planches
ti i·rcs. en coulcur, el
:
de
.
· de 21 G', v1¡inettes
gra1e• ,l\ec un " 1111 particulirr et 1w ·
·
1
N, ~
,erecs &lt;ans le texte
' L cra,t-1111 qul' re¡r1rder le Ci I d \I
, .
. .
sans ¡, r
e · · A. Gmllemm
1·•r€t ., ;fire, _ces gravures, qui offrent toutr.s un vifin:,
1 , su 1ra1e11t au l,e,11in pom donr . : I· .·
l'l au " . u
icr a ,l Jeunes•e
. \ ,.,e11s u rnondc une uotion "'énrrale 1' 1·
..
m1e cu 1,ui· · .
.
"
&lt;e a,trono.'
' rn-,11rnnt un irr,•,ist1t,1r dc,ir d' 't d'
r;c1cncr' r1¿Ji1 riche en oh~t)rvations e~ en r:s~1::; cett~
uons a ,revele,. comme par miraclt• , de.' f:u·,s que l'intel
s, qui
,.
,ig-ence ,1u111a111e semhhit el •, •
•
des ,iérle,.
'
cvon i:::nor¡•r Jusqu'a. la fin
1.

200,000 fr.

~

I

ques avec une généro,ité qui !'honore. P:i.rmi les astr
nome.~ étrangers. ' i·1 a du• des encoura"e111ents et des
ocon_,~11~ ª? i c111•ralilP patriarche tles a,trt~o111es contempor,uns, sir John lleNhel, ii l'amiral Smvl11 afül W
reu. d1• la Hne et l.a,scll en An"l!'lt'ne.
a:1·1·1'1,1 .'l. ·d. ar0
t,
1 1·
·
,
s re 1reccur,
&lt; e uhservatnire &lt;le Puulkowa Otto ~l
1l. · a
',
.., ru I.e en
uss1r.; : )~. P. G. l:lond, aux Etat,. Unis. En Fr;ncP
\l\f. Le \crr1er, Laustiedat, Chacornac Goldschmidt 1 ~
ont, tout en l'aidant &lt;le leur~ cooseils 'com~ . .' 111
observations inédites. Enfiu, il a mis l;r em nmque d~s
hnti1111 toutes les p11lilicati110, ancienr~s ;¡i~orlontr1· d'a,tronomic ' ¡es ou1Tagcs de, Schrreler drs La1 eroes
¡ ·
de, l:lt•ér et \l¡p(ller, des S11·1ne. les afia~ ct'·11· d. ' p acde,
1"11
·
' · , , ,ir 111g et e
dJ uRlrP
. 1, drl'ecteur de l'observatoire de Berne, Ar"elanrr. L rec11e1l spPc1al ,¡ ple in de fa't.
d A ,.. .
1
che -¡v l · ¡
'
s, es str/i11omi,' ac mr tle11, de Bcrlin; les l11Jlletini; et le. . .
r1's. de ta sor1e
· te· astrunomique de Londres. les mcmo1t .
tles A1ry. dP~ Hind, des lord Ro~se dPs 'u. st.. ravalux
1!' ·
'
.
.' '
.naCrdCr · e
pu ' '.~auons &lt;le l'Ac;i_dé1nie des sdeuces de Sai11t-I;1,i'er~~
tw_ur".' le f'A"m1i- ti Humboldt, le beau TruitP. d'ustro11~mie d Arago, et cnfiu toutes les notes pl'écicnscs é i ~
dans lt•s c11111ptc~-rendu~ de notr1• Acad; . d
_t ar. r.s
et signées ilt's norns d'Ararro de. s·10t1 ml1c Bes ~c1ences,
L'
"' ,
, ee alnnet d
c,1y1', rle Dclaunay, etc.
, e
- Ainsi, d'unc p&lt;ll't' •c1rnee profonde rt con, letP
sume rntelh;;cnt de toutes les certilud s t I p ' rethéJl'Jes de~ plus ,avants ~str~no
e de e e loutes les
.
·
mes mo croes· de l'a
tre, expos1twn sin1ple, clairi&gt; conci,e ª' ré 1-,,
. uI
dt• t - 1 .
1
'
· ' .{ a e mcme
ous e, re,u la!:, cerlains; tcls ~ont les r· .
'
merites de l'important ouv1"l"e
dont
·1
.
p
rnc1paux
'1 no1Js re,te .· r ·
c"nnaitre maiotenaot a
a aire
plan.
, nos 1fctcurs la methode et le

E~f!JCATIO:'( DU DERXIER Ri!BCS.

Maint romancier, par Je temps qui i:ourt, va tro .
cerveau l'emporte.
P ou

IOII

«. Éto1111a11tp pni-~ancc rJn' l'h omme I d'it \! A 'd.
G111ll1•111i11
. , . ·1.' la
. on1P,r Pe
• tlaus ,un l11trorlrrtion
'·
, 1•11c1lilllle
r1•· 1a 1 l'ITf• • 11 t,,mr. ,·ntell'1zent ,urrf&gt; "r· · rl ' . h .,u11ac1•
dan, ¡·l'~flat&lt;', il imentP c(ps a i - _,un ~ sa le Jll'rrln
la prn•·trat10n rl1• i::i 'lit" íl . Pilare, lis (j lll centu plent
. ¡,
·
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son, e e, proí11ntle
d
.
l a ,111,e l'thér" , J·au"e
· ~ I&lt;•·s d'tmenswn,
di• l'u • .ur,
.. 1 e
et ,1,:00111 lin• les mYriatle. 1· . .
. lll•t:~ v1,1 &gt;le
• ff
. ' ' e a~trcs qui en peu I t
.
P en
I 1' 1-;1,~11te étr•nd11r· il ltud'
les pl;i rt m 1· . ' e re l'n~u1te leurs mnuvcments
' p ,que,, mesure avec p é . .
l
.
sion, et les di,tances des lus
r c1s1on es d1111enevalue le
. · p , · rapproches de la Terre
urs masses, pms, decouvrant daos le péle-mel;

�L' 1LLUSTfiATION. JOURNAL UNlVERSEL.

••
l.hS PUAScS OK LA LUN~.

(IOUIE~SIO~S,t,,l!PARÉFS UlS PRINClPALI t O1PS DU '11o~uB SOi.AiRE.

tous les mouvcments célestes, et définit la onlure de la
des grourcs 3rtificicls les associations réelles, i1 arrilc a
force universelle qui équilibre les mondes. Tels soot les
recoor.ailre l'ordre au milieu d'one coníusion apparer.tc,
íruits de l'immeose labeur de viogt géoératioos d'astro11 íait plus: s'élevant, par un suprcmc cffort de la-penséc,
oomes. Elle est l'reuvre du géoie el de la patieote peraux plus abstrait(s spéculalioos, i1 trouve la loi qui régit
sévérance des bommes qui se votieot,

ÉCHECS.
PROOl.fil!E

l'\ iSO,
0

PAR

M. T.

S!.llTII.

depuis deux mille aos, a l'étude des
phénomenes dont le ciel est le théatre.,
ADOLPDE J OANNE,
~
SOLUTJON DU 1'RO8IBIIE Nº

i79,

)&gt;AR M, MILES.

"l\'oir1.

Blanc1.
1. D 2• F R

2. D pr F
8. D ¡ir p

4. C 2- ~ R érhcc.
5. D 2t T R éthec.

1..T2'CD
2. D 5• D
8. D 8• C R
.\. D pr C

VAIIIA!:'iTE,

8/anc,.
1.. 1) 2 t' R
2. U pr F
3. D pr D
.\. D e C R

Koir1.
1.. T 2 D
2. D 5 D
3. T 8 F R

Les Llancs foot mat en trois coups•

4. T pr D.

5. C 2 F R échec el mal.
SOLUTIO:&gt;S EUC.TES DIJ l'ROBUl!E

~

no.

A. Thionv11le, les membres du Caít!
llloltere, a Nantes; G. naudel. Sli~nnonde-~leurs, E. Frau el C. Durand, E. Wall.il
EJ. Je Vauccllcs. Cc1 d&lt;' Laboric, de Per1,ignan; A. F., du Ceicle des f:checs, de
l'aris ; L. Mu•liuon, L. 8011ni11, Romhaul,
Ar1s!it.le PPlieu, CerrJe de Montreuil sur
Mer; Joseph Schuhert, L. Leírancq, Jlenri
Frau, D• Re~el, Cercle l\lantoue, de Soissons; Cercle civil de Bougie, pour le probléme n• 178; A. F. de Généres-Sourvillé.

Réponse a M. Mm•tin. - Si Je pion noir de la tour~
arrí1er a dame, se chan¡¡eant en c:ivalier, il rerait écbeC •
roi IJlanc placé ala troisicmc ca,c du ~a\'alicr, et le prol,lltlt
se1ait nul.

AoG. MARC, direr.te11r-qtra11I.
Eow:. Tu:tER, rédarteur r.n cht.'.

Imp. de L' ILLUSTI\ATION, A. ~are,

�</text>
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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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            <text>https://www.codice.uanl.mx/RegistroBibliografico/InformacionBibliografica?from=BusquedaAvanzada&amp;bibId=212635&amp;biblioteca=0&amp;fb=20000&amp;fm=&amp;isbn=</text>
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              <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1136, Diciembre 3</text>
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              <text>Jean-Baptiste-Alexandre Paulin, (1800-1859)</text>
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              <text>Charton, Édouard, (1807-1890)</text>
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              <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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