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                  <text>L'ILL·USTRATION,
lOUDAL URIVIBSEL.

·.:- ,

-==---- &gt;

~~~ .

Direction, Rédaction, Administration :

22e ANNÉE. VOL. l11l

Toute• les communications relatlves au journal, réclamations, demandes
de chan~ements d'adresse , doivent étre adressées franco a
11. AUG. IIIARC, DIRECTEUR-GÉRANT.
Les demandes d'abonnement doivent etre accompagnées
rl'nn manrlat sur París ou sur la poste.

N•

&lt;:......:.,;..&gt;

ti 39.

lamedi ~• DéeemlH'e t

tt••·

L'.,J:niuistrat 011 ue reponJ vas Jes manusmt, et ,.e s"e11~age ¡ama11 á lrs cii,rr.
Vu les traites , la traduclion et la reproduclion

- - - - - - - - - - - -- -······-- -

a l'ctran;er &lt;:onl inlerdites.

DUREAUX : RUE RICHELIEU, 60.

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Mémes pnx ; plus les droits de poste , suivant les tariís.
Les abono. partent du I er n• de chaque mois,

- - - -,--- -- - - -·---·---- - -···-- -- - -- - - ~--- - -- -

SOMMAIRE.

nombre
des taner leur
Du.

1e,ue politique de a semaine. - On demande
des Parisieus. - Co~rri•r de Paris. - La rentrée
des troupes pru,siennes de I• campa~ne du
Sl,swig-Holstein. - Fete d'inau~uration des
ebemms de fer vicioaux de St•asbourg á IIArr,
lolsbeim et Wa,selonee. - Cbronique musicale.
- Leo sangliers. - La grande cave, il Berne. Arehéolo,ie comparée (2' article). - Hy,tro- F.1tracteurs de MM. Bulfaud íréres, construct•urs.
- La Révoluti,,n írau~sise, par M. Jules Janin.
- Gazette du palai,. - La Chine.
Gr11111re1 : M. Mocquard. ,énateur, cheí du cabinet
de l'Empereur. - llentrée df l'armée du SlesvigRolst•in a 8,rhn. - Fete rl',n•u~uralion des
ehemios de f r v1c111au1 de ~tl'8shourg a Barr,
Molsheim et Wa1Fclo1,n~ 5 (;!'•avur,•!l,i. - Lf&gt;S sanJlien. - La ~ranrl• r.ave, á Derue. - Archeoio,ie comparée. - Hyrlro-E,t•acleu,sde I IM. llufhud íret't'F, CoOSUUClCUn. c,1ur, d'H rb,u,illt',a
Lyon. - La Révolutiuu rran~,ise, par Jules
Jauin (2 Fravures¡. - La 1.1,iuc 12 ~ravures.• keltu1
1

-rr-'

on.

REVOE POLITIQOE
DE LA SEM,1 INE.

l:nc dépecbe télégraphique de NewYork a apporté l'analyse du mc~sage
adres,é par le président Lincoln au
tongres dont la session vicnt de s'ootrir. Le président donne des explica!s delatil. tions au sujet des bruits répanclus sur
les prétendues démarches paci(i,¡ues
dont il aurait pris l'iuilia1i1·e auprcs
ies États confédérés. Cls démarcltes
ville,t.llil De pouvaient etre faiLtl~, pÜisque entre
,rousseli1 ~ Nord et le Sud toulc co11ciliation cst
Perpigdi
Cbambiti illpossible, le but po1Jrsuivi par le Sud
:her et lit étant la rupture de l'Union, et le Nord,
q¡ Café~ IOcontraire, voulant le maintien comL. Bo
plet, absolu, de la Confédération.
tede ~
s-sur-Loil'i l Lincoln déclare done que ponr le
~d, il n'est qu'un seul rnoyen d'!tLleDtr la paü, c'est de se soumetlre purelleot et simplement a l'autorité fodérale
Quant ala queslion de l'cscla I age, le
~résident Lincoln reproduit et mainn·c,
~ot sans résene le programme que
loo connait déja, 11 prop~se et il re-

--

---

M. MOCQUARD, SÉNATEUR, CHE~' DU CABlN~T DB L'flMPEREUR. - D'apre, uné phot,,¡;.

ª" M. Cremiere,

commande au congres l'adoption d'un
amepdement a la Constitution, ayant
pour objet l'abolition de l'esclavagc
daos tous les Etats de l'Union. Sur la
question relative a la guerre, Ioin de
laisser percer la meme défiance et le
méme décCiuragement que le prér,idclit
Jafferson Davis, il affirme que le gouvernernent de l'Union lrouvera dans
les ressources du pays, qui sont ioépuisables, les moyens de coutinucr la
lutte indéfiniment.
Sur le .Mexique, M. Lincoln dit aus~i
son mot. 11 annonce que le Mexique cst
toujours le théatrc d'une guerre civilc,
et les aernieres nouvelles publiées par
Je Moniteur confirment malheureusement cetle assertion du président; mais
il déclare que, sans ríen changer a ses
relalions avec le Mexique, le cabinet
de Washington conserve aYec le nouveau gouvernement daos ce pays une
attitude de neutralilé.
On sait que, par suite du refus fait
par la reine d'Espagne de consentir a
l'abandon de Saint-Domiogue, lemarécbal Narvaez et ses collegues avaient
donné leur démission. Pl usieurs tentatives avaient été faites pour constituer un nouveau cabinet, mais aucune
n'avait réussi. Tout a coup une dépécbe télégraphique annonce la fin de la
crise ; le cabinet Narvaez tout enlier
reprend possession du pouvoir; mais
cette dépeche ne donne aucune explication. Le marécbal Narvaez a+il
cédé sur le point capital qui élait l'objet du clissentiment du cabinet avec la
reine, sur la résolutiou d'abord arretée
par luí d'abandon ner Saiot-Domingue?
Est-ce au contrai::-e la reine qui est revenue sur son premierrefus et qui s'est
ralliée a la: politique ministérielle?
Constatons le fait en attendant qu'il
nous soit donné de l'expliquer.
S'il faut s'en rapporter a tout ce qui
se dit, l'Espagne traverserait en ce
rnoment quelque cbose de plus qu'une
crise m¡nislériellc. Bien qu'il ne faille
pas ajouter complétement foi aux journaux légilimistes quand ils parlent desaffaires intérieurcs des Monarchies de

�402

, L'ILLUSTRATION,

L'ILLUSTRATION, JOURNAt UNIVERSEL.

.IOURNAL UNIVERS~'.L.

-----

4Q:~

le8q_uels avait plaidé M. Léon Duval, e:-iir_e_n~t-:d~on_ a_u- - -- - - - - - - - -- - - ~--:..::_
lointain aux regards effarés des vaincus de la vie Q .
M- Lissagaray a pensé que la causerie étant désormais sp1r tu 1
'f
Th_éátres aux Variétés, que les clowns anglais soot les
branche cadelte, nous croyons devoir menlionner les \ En dehors de ses fonctioos, il était l'homme du monde en douLe1 N'est-ce pas le sort, non-seulement de Panº'
. , e arncat. " . Léon Duval a pensé qu'une si pré-- ¡
N1
ce qu'on v!en.t de voir, º? ne saurait lui donner tro; •CJCose
rehque devait ctre le trésorde la France et non '.eres 'e son,,qui ontfait courir lotlt Paris, que le ballet
ioformations qu'uo correspoodanl adresse a l'Ur1io11 et ¡,ar excellence, doux, affable, aimable, ,ouriant il. tous, mais des autres grandes eapitalei, de recueillir les ép::
d'écho, et i1 vier.t de pubher le premier ouméro du Bul- cehn d'un particulier, et mardi dernier le crear' de Vol- d cn:ants ~ debulé devant le public de la capital,, que
qui montreut l'Espagne, et surlout l'armée, envahies mCme aux adversaires. - ll avait ce qui est si rare en ves de tous.les nauírages 1 N'est-ce pas sur ces gre,e,
letín rlei Entretien_s et Lectures: une revue qui chaque di- t
élé d. ,
le r_o_le prmc1pal esl tenu par une actrice des Bouffespar les sociélés secretes. L'Union s'attend a voir bieatlit France daos le monde des fonctionnaire, el de l'admi- immenses que viennent s'échouer toutes les ambitions
epose
a
la
Bihliothcque
impériale.
111anche, reprod_u1ra les plus intéressantes canseries de la aire
Celas esi,ra11 saos broiL et saos pompe; µas de déµu- pans1ens, et qu_e l'auteur de la revue esl !l. Guénée, rééclater quelque pronunciamiento mililaire.
\ nislration, il avait le liant, qnalité précieuse, - c·est le el tons les reves 1 Mais Londres ne com¡,te pas moins
rue Cadet, et t1eodra le public au courant do mouve- taüon de _I Académ1e' pas de discours, pas meme la g1sscur du Pal_a,s-Royal; mais, a cela pres, la piece esl
On sail, du reste, que l'Anglelerre a reconou comme miel donl parlait llenri IV; - malheureusemcnt, pres- d'ambitieux, d'aventuriers, de naufragés, de hohémes
ment de la causerie en france.
·
momdre p1ece de ve~' rien qui puisse scandaliser le toute_rouenna1se. Done, soyons sur le qui-,·ive et poussons
belligérants les Dominicains; l~s journaux de Loudrés que tous nos hauts ronctionnaires n'ont que le vinaigre. de fmits secs que Paris, et cependant Londres a tous l~ ·
M. Lissagaray a pris la parole, i1 y a quelques jours,
Monde, l'Union, la Gautte de France et le Correspondant. ~\::s~our oous tenir en éveil: Parisiens, prenons garde
o'ont point encore annoncé celle nouvelle, mais ils trai- - M. Mocquard était né a llordeaux eo li9I.
droils municipaux des aulres c,Lés d'Angl~lerre. Allei,our causer_ sur le programme des soirées de la rue
1
donc ,Jire a un Londonnien que Londres élant un gou[11 faut avouer que l'incrédulilé fete assez pauvrement
tent forl légerement les litres de l'Espagne sor la petite
EoMONO TE:&lt;.IER.
C,ade_t, et le Bul/,~in, qui sténographiait tandis que
Qu'opposer_on, nous a 11 provinee? JI y a a Londres,en ·
fre, un abime, un oc~ao, etc., il n'a plus, lui, l'bomme
)l. L1!-!-agaraycausa1t, m'apprend que la critique contem- ses samts.
républiqoe de Saint-Domingue. Celle allitude de l'Ande la Cité, le droit de oommer son lord-maire et ses alparaine ¡iarlée a sa plaee dans ce programme. Voila ,. C'e'.t peut-etre qu'a cerlains incrédules d'aujourd'bui, ce momenl•c1, une jeune Américaine qui parle toutes
gleterre doit douner beaucoup a ré0échir aux journaux
ON DEMANllE DES PAR!SIENS.
les_ langues du monde, y compris l'héLreu, qui est mudermen, et il vous rira au nez, s·il ne. vous envoie tout
nnr no~"~auté... pr~sque une nouveaoté, voulais- je 1,ncreduhlé de Voltaire parail bien timide.
de Madrid. La Epoca, nolamment, lrou,ve que la situalioo
s1c1enne
de premier ordre, qui est 11orte commeLamardroit
a
Bedlam.
Est-&lt;:e
la
faule
des
Parisiens
si
la
popudire, ~ar Je 111~ souv1ens qu'un homme de beaucoup . Uu jour, on cilail Vollaire devant nn membre de l'lnsde l'Espagne, dans celte affaire, devient tres-délicate.
Espérons que le chef uu cabinet restauré lrouvera quel11 íaut bien avouer qu~ jamais discours n'a obtenu, lation nomade y est plus nombreuse qu'a'Versailles ou ¡
tine,
Vir.tor
Hugo et Musset réuuis; qui fait des armes,
l1lut
qm
ne
croya1t
pas
ep
Dieu.
fespr1t tenta, ti y a deux ou trois an~, de causer sur le
que moye n honorable de tirer son pays d'embarras.
je oc d1s p1S plus de succés, mais plus de notoriélé. On !lelun1
monte
a
cheval,
danse et joue la tragédie a donner
~h
!
je
vous
en
prie,
répondit-il,
ne
me.parlez
pas
5alon, et causa si spirituellement qu'on lui ferma poliCord Palmerston vicnt de présider le banquet de l'as- ne parle que de ce discours. OiJ ~u'on ,oit, - au club,
enm
a!!.
Ponsard
d'ecrire un pendan! aLucréce on ne dit
- Mais, interrompit quelqu'un, vous savez bien qn'il
des
momer1es
de
ce
cagot
de
Vollaire,
menL la bouche.
sociafion agricole de Romsey. 11 a profilé de la circons- dans la roe, a la Bourse, au lhéalre, il ne saurait etre o'y a plus de Parisiens.
Je connais des gens a qui cette boutade semblerait la pas _qu'elle_sache l~s malhématiq•es, la phJsiqu~ et la mé·
Espérons que la crilique contemporaiue parlée aura
t:ince pour porter un toast a la presse britanniquc, sou- question d'autre chose. AÍlez dans un salon, - le 1iredccme, qu elle marche sur la tele, qu'elle rende des points
- Et les innombrables maisons alignées de cbaque
de mrilleures destinées daos la salle do Grand-Orient. plus naturelle &lt;lu monde.
tien de la liberté civile etreligieuse, digne de l'admiration mier ven u de la rive droite ou de la rive gauche; si coté des rues et des boulevards, croyez-vous done qu'elles
A pr~pos do procés que je rappelais tout a l'heure, on a Léot~rd au lrapeze et a lllondin sur la corde raide,
Xe sera- cepas charmant et piquant d'entendre ju•er
dn monde enlier par son indépendance, par la noblesse vous essayez de g\is:;er un mot, un seul, sur la derniere apparlienneot a des lroquois1 EL ces terrains sur les11comédie de M. Augier, de M. Ponsard de M. Du;a, raconta1tque crem· de Voltaire avait passé, cbez M. de ma1s c est extrcmemenl probable. Elle e,t belle par-dessus
et l'é\évation des príncipes qtli la dirigent. Un ministre mode, le bonbon nouveau, le dernier scandale, le livre quels se dresse Paris, et qui représentent des milliard~
Hls, de !l. Barriere ou de M. Sardou, qu'~n aura vu re- V1llelte.' par d étranges vicissitudes. Le marquis avait le marché, comme nn ange et un démon toutensemble et
qui boit il la liberté de la presse, avouez que cela ne se en renom, la picce en vogue, - halle-la! on vous arre le. sont-ils la µrop¡iété des oomades de M. le préret? Et ces
présenter la veille, ou le dernier livre de M. de Lamar- en m_at,ere de religion, des opinions tres-bésitantes : u~ sa _ver\u esl plus _saoYage que la cliute do Niagara. Élle
voit qu'en Angleterre.
-11 ne s'agit plus, vous dil-on, de ces cboses rrivoles ... uégociants, ces manufacturiers, ces détaillants, ces hour-lloe, de M. Víctor fü1go ou de M. !lichelet, dont onaura ¡onr 11 éLait s,ceptique it outrance' le lendemain la foi a e'.é autrrfois a1de de camp d"un général de l'armée
Naturellement, daos cette réunion a•ricole, lord Pal• !lais d'abord eles-vous ParisienY Nous sommes a la re- geois, et méme ces ouvriers logés daos les faubourgs,
lu le matm _le dermer chapitre, surtout si Je juge s'ap- 1~ plus v1,·e l emhrasait, Je surlendemain il se rejetait féderale ou de J'armée confédérée, je ne sais pas-au
merslon a beaucou¡, parié d'agricullurc el un peo de cherche d"un Parisien; il oous faut, coule que coute, quj vivenL honnclement du labeur de la journée, pcnpelle !l.' Sa_rnte-Beuve, !l. Théophile Gaulier, ll. Paul v~olcmme~1t _dans l'incrédulité' et ces seutiments si dií- Juste, et pour le moment, elle émerveille les Anglais en
politique. La charrue avanL l'épée, mais a la con.Jition no Parisien. N.ous sommes d'auLanL plus désireux de s~z-vous qu'ils funt égalemeot partie de la foule des
de Samt-Victor, !l. Édouard .Fournier, M. Sarcey 00 ferents fa1sa1ent au cmur de Voltaire na sort différent remphssant, _daos une piece intitulée Mazeppa, le role
pourtani que l'épée ne sera pas trop loin de la charrue. voir, de coulempler ce phénoméne extraordinaire, que aventuriers et des lénébrcux? Qu'est-ce done, s'il vow.
a_uss1. M. de V1llette était-il daos un acces de scepti- do Jeune hcros emporté a travers les bois et les plail. Jouvin 1
" L' Angleterre, a-t-il dit, est heureusement en paix avec ll. le ha ron llaussmann, qui doit s'y conuaitre, affirme plail, que celte bourgeoisie de Paris, qui a sou hisloire
c1sme, i_l en~ou~ai~ de soins et de respects ce cre1Jr véné~ ncs sur un cbeval nu. Voir pour le costume du personLa roe Cadet promet un accueil cordial aux voya-- rabie' 11 Ju, fa,sa1t un sanr.tuaire daos l'endroit le plus ,nage la gravure qu'oo trouve dans toutes les cbambres
toutes les puissances; mais cette paix ne sera que plus que ce curieu.x animal a, pour ainsi dire, cessé d'exister. a part, et qui méme, sous la mona.rchie absolne, avait
ge_nrs qui voudront bien raconter leurs voyages au pu- honorable de son appartement, il lui rendait un culte d'hótel garni.
[acilement maintenue, taol que nous donnerons 1~ spec- Si, par hasard, vous éles i'animal en queslion, votre for- ses franchises et ses droits qu'elle exer~ait libremenl!
J,hc_- La roe de la Paix n'entend pas ctre moios hospi- ~1cu~; r~devenait-il enfant soumis de l'Église, aussitOt
tacle de notre armée, de notre marine, de notre mil ice, tune est raite. Naos nous emparons de vous, nou.s vous Quoi! sous l'empire du suffrage uniYersel, Paris serait
On assu~e que M. Marc Fouroier est alié engager une
1ahere
que la roe Cadet: elle annonce une série de lec- ,1 élo1gna1t avec horreur ce creur détestable, il ne voulait per~onne si bien douée : voila déj:l une bon ne affaire.
de nos volontaires, toujours prel:! a déíendr, les iotérets, mettons en cage et nous vous montrons pour deux ,ous. r~duit aregrelter l'ancien régime ! les Parisiens ne ro,.
. wres sur la llirmanie par un homme qui y a séjourné pl_us le vo,r, 11 le reléguail, dil-oo' jusque dans legrel'honneur et 1• dignité du p1ys, contre quiconque auraiL • Spectacle extraordinaire ! Un Parisien ! race éteiote meraient plus qu'un peuple d'ilotes au milieu desdépu¡iendant deux aooées.
Mais je ne me consolerai jamais qu'on ne n~us fasse
l'idée d'y porter atLeinLe. • EL maintenant, parlons done comme le carlin '!! 11 n'y a pasa douLer que les t,800,000 temeots émancipés ! 11 ne leur resterait plus qu'un senl
met' po•1r le tirer' tout repentant, de l'exil"quand la
Peut-etre vous souvient-il qu'il y a un an l'll/us- pénode dévote était passée.
de congrés et de désarmement de ce coté du détroit.
habitants de Paris, qui ne sont pas des1 Parisiens, vou- priv1légc: le privilége de payer un budget colossal, pas la galanterie du danseur a une seule jambe, qui
~ion. entr~tenait ~es lecte~rs des sourfrances et des
Nous ~ommes encere forcés de revenir aujourd'hui sur dront voir, - depuis le premier jusqu au deroicr, - ce un budget, qui dépasse celui des royaumes secondairei
Oan_s son nouvel asile, 1~ crear de Voltaire, si agité de pa:t~ge avec la jeuoe Américaine les fa,·eurs de nos
di&lt;ept109s d une pelite colo•ie fran~aise qm étail partie s,m v1vant' _gollt~~~ saos doute eníln le repos que la v01sms. Un daoseu~ ~ une jambe! 11 ne restait qu'une
les iuiquités, le despolisme, les bouleversements dunt le íossile, ce mastodonte, ce ptérodactyle qui avail le droit de I' Allemagíle !
pour la Biru1anie pleine d'ardeur et d'espérances.
Le discours de M. le baron llaussman est trés-éloquen~
Sleswig-HolsLein est le théil.tre depuis que ses libéra- de concourir a l'élection, d'un conseil municipal droiL
ressource a la provmce, c'était de se procurer un danmort méme, Jusqu iCJ, ne lui avait pas donné.
Le ch~f de 1:expéd1tion étail M. Thomas Anquetil, neteur, le tienneot sous lenr prolect,on. On ne permet complétement supprimé depuis que, par suite d'une suc- ma.is la tbéorie qu'il soutieut a l'inconvéníent de u'étrt
seor saos jambes, et elle courait risque de le chercher
'!º del l11stor1en et d'Anqurtil Duperroo l'oricntalisle
plus méme aux populations con~uises de regretler le cession de révolutions démocratiques, le Ool toujours mon- pas sérieuse. Comment admettre qu'un gouYernement
Une assemblée des lsraélites de Paris a voté l'érection lon?temps,. ce _qui nous aurait toujours donné quelque
petit-fils d'Anquetil de Briancourl, consul général chef d~ d~ux synagogues : l'une au Marais, l'autre rue de· la rép,Ue sa1s bien qu'on annonce un poete .allemand qui
gouvirnement danois et l'ad01inistr~tion danoise. Daos LanL des populations hétérogenes acomplétementrnbmer- qui repose sur le su[rage universel, qui !'exalte atol1I
1
de ,I• nat,o~ [ran~aise daos l'lnde, un des fond~teurs '1cto1~e.
propos, puisse songer a supprimer l'élection 1
le Sleswig du nord, ootamment, un corps spécial de gé l'aurocthonie parisieone. Ceci a toé cela, et voila 1
Cent ans plus tót' un pareil événement anrait a ~crit _une tragédie intitulée l'l11ade ~nie, qu'il déclame,
- Amen! dit un auditeur, et puissions-nous revenir
el I agenl genéral de la compagnie des lndes fran~aises. remph le creur de Voltaire de deux émolions bien &lt;liffé- qu 11 m,m~ et~_u'il joue a lui tout seul; c'est bien quelque
gendarmerie est ehargé de sévir, saos le moindre mé11 existe encore une cerLaine liberté daos les salons;
. Revenu de la 8Jrma01e avec les nolions les plus pré- rentes: ,1 s'en serait réjoui pour l'amour de la tolérance chose, .mais o importe, Je regrettera1 toujoors Je danseur
nagement, conlre toule manifestation de ce genre. elle va' meme quelqueíois jusqu·au barbarisme, - té- le plus 101 possible a ce graud príncipe des peuples maaeu~~
sur ce cur1eux pays rnventeur d'un procédé pour il, s'en serait _afiligé po_ur l'amour de la philosopbie. 1Í it une ¡alllbe . .
Quant a la question allemaode propremenL dile, le parli moin ce mol auloctbouie, qui n'est admis par aucuo jcurs : que les dépenses doiveot etr~ voléeset conWléel
le
de,1dage
do ver a soie tussor, qui donne des cocoos n Y a pas de ¡01e parfa1te en ce monde.
L'lliade ~nie me rappclle un joli mot d'uo président
féodal redouble d'efforts en Prusse el anssi en Autriche. d1ctionnaire . On s'empare du discours de M. le pré[etde par ceux qui les supportent.
Et
c'est
ainsi
que
la
politique
s'est
faufilée
daos
les
~nl
la
grosseur
égale presque celle d'un reo[ de poule
Le cabineL de Saint-Pétersbourg serail, dit-on, disposé la Seine, el on le disseque bel et bien, - non le préfet,
plem d'humour
cest M. Thomas Anquetil qui nous parlera de l'histoir;
On appelait devaot lui une ailaire de séparation de
a favoriser les teodances envahissanLes de la poliLique mais le discours. - !loi, dit un homme u'un cerlain salons a la suite du discours de M. le baron llaussmann!
'Si passionnés que nous soyons pourles causeries, nous
Dllorel!e, de l'bistoire polilique, de l'art m0IJomental n a_voos pas encore renoncé a la musique. Les premiers corps : Ménélas était le nom des époux.
EDMOND
TEXU:R.
prussienoe, parce q1i'il comple lui-méme élre secoodé a.ge, je ne suis pas d'humeur chagrine, et j'avoue qu~
do com?1erce et de !'industrie, et en fin de )'avenir de I; fro,ds ont fa1téclore la premiere opérelte . elle s'appelle
" Ménélas contre Ménélas ! • criait l'huissier.
par la Prusrn daos la q11eslion polonaise.
les grands travaux qui ont saccagé le vieux Paris ne
B1nna01e.
11
melera
a
ces
intéressants
sujets
le
réeit
de
Stella,
_un
litre
poétique
el
charmanL.
'M.
Montini
a
.
,1 Comment, cette affaire-la n'est pas encore finie ! •
Or, l'AoLriche se rapprochauL de plus en plus intime- m'ont pas Lrouvé indifférenl. 11 est quelquefois bon que
!!S cbasses al'embouchure de l'lraouadi; or je vous laisse
é?nt
le
l~brello,
et
M. O'Kelly la parliLion; une parlition d1l le_ spirituel magistral avec le plus grand sérieux. .
menl de la Prusse, il semble bien que les Prussiens du les villes changenL de peau. C'est nn avaotage qu'elles
COllBBIEB DI! PA.818,
apenser _qucl gibier on chasse daos ce pays-la. Pour d ~o gout ac~ievé, d'une grace et d'une fraieheur ex!101, Je croyais l'Jliadt fioie, comme l'aflaire Ménélas.
nord s'acheminent vers la triple alliance que l'on 1le- ont sur l'espeee humaine. O'ailleurs, en dépit des arlisIOD prem1er entretien, qui aura hcu dP.main dimanche
quises, chaotee a ravir par 11m• Peude[er, par M. Ar- 11 paralt que je me trompais.
mandait si fort, il y a peu de temps encore, a Vienne et Les, des écrivains et autres gens mal balis, noLre pays Ce que causer veut dire en 186i. - Le Bulletin des Entrttiens et Lectures. - f..e programme de la rue Cadet. l. Anquetil nous promet uue chasse au tigre ... Un joli chamhau et par M. M... Un auditoire qµi avait le
aPSaint-Pétersbourg.
est passionné pour l'alignemenl. La roe de Rivoli avait
X. FEYRNET.
Le feuilleton parlé. - La Birmanie a la rue de la PaiL
dlbut,
n
'est-ce
pas?
dr01t
d'elre
diffi'.ile,
car
les
musiciens
de
talenl
y
élaient
Le ministre de l'inLérieur d'ltalie ,ienl d'adresser eu tant de sucées sous les Bourboos el sous Louis-Phi- Qu'est devenue la propriété litléraire? - Le creur lit
nombreux, a_ tres-br1llamment feté, daos le salon de
nne circulaire a toas les préíets do roya11me. Tout en lippe, qu'on a pu la reproduire a peo pres partouta la ssVolta1re 3. la Bil,liothéque. - Vicissitudes de ce CIIII'
Ne vous ap~rr.~vez••VOUS pas, au milieu de ce grdnd
dt!i le marquis de Vtllette. - Les Jeux ·synagognes. 11 · Aug. Wolff, cetle sourianle et louchante Stella qui
constatantque la derniere insurrection tenLée dans la Vé- tisfaolion générale. Toas les nou&lt;'eaux boulevards ne soot
LA RENTRIE DES TROUPES PRUSSIENNES.
aouvcmenL sc1enl1fique el lilléraire qui don ne la fievre
La premiCre opérette de l hiYer. - La revue en province.
pourrait bien elre pour !l. O'Kelly la premiere éloiie du
nétie a été complétemenl réprimée, le ministre &lt;le l'inté- que des rues de Rivoli revues et augmenLéeS. ll me sem- La grande Américaine. - Le d!mseur a une jambe, ~ Par1siens et qui déja commence a gagner la France,
succes.
rieur, en s'appuyant s•1r les rapports qni lui sout parve- blait bien qu'on allait un peo vile daos la démolition et
DE LA CAMl'AGtirE DU SLESWJ~ -IIOLSTElN ,
- L'Jtiade finie.
'1&lt;1 Y a bien longlemps qu'on n'a parlé de la propriété
nos, croit savoir que le parli d"acLion songerait a faire la conslruction; mais, plus ou ira vite, pensai-je, plus tliL
lillira1re !_ Depois tanllil deux ans, elle était de•anL le
Mercredi, 7 décembre, a eu lieu la rentrée wlrnnelle
Décidémeol, la proYioce se donne des airs d'indépeoune oouvelle levée de boucliers au prinlemps procbain. on aura fini. Un conseil municipal n'aurait pcut-etre
Done, causo ns, puisque causer est le grand plaisir ella
DJll~1l d_'Etat, cette pauvre propriété, cxamioée, interde
l'armée prussienne dans la. capitale, apres une camLe gouveroemenl iLalien s'opposera a toute folle enLre- p11s permis l'éventrement de lant de quartiers, le sac de grande affaire de Paris en ce moméot-ci, puisqu'ca
rogee, d1scutée, approuvée par les un,, attaquée par les da?ce tout ~ fail alarrnants; on lui alantdil qu'il fallail
p~gne
de pre~ d'u'.1e année, et un résultat 'qui cst Joiu
qu
elle
se_
decentrahsdt
et
,ecouat
le
joug,
qu'elle
a
pris
prise, et il [era bien, mais nous croyons que le parti de tant de maisons; il aurait certainement procédé avec cause rue de la Paix, puisqu'on cause rue Ca.del, puisllllres. Cependant le llot des brochures s'était tari les
d
e_tre
proporlionne
aux sacrifices d'une pareille expéses
~onse~l.leurs
au
mot
et
que
la
voila
en
pleine
insurl'actiona Lrop d'iulelligeuce et de patrioLisme pour ue pas plu, de lenteur dans le renou•ellement de la toileLte qu'on cause a la Sorbonne.
~lk:3ts, pour et contre, qui avaient plaidé avec 'tant
d~t1on.
s_,
les
tro~p~s
fu~sent rentrées il y a six mois, on
rect,on.
si
cela
conlinue,
elle
est
capable
de
se
meltre
cumprendrequ'ildoit atlendre et se réserver ponr l'avenir. de Paris; mais, puisque la cbose est presque faite, le mal
Soit diL en passant, ne vous avisez pas d'ouvrir Jediollldeur daos les salons et ailleurs se taisaient audans l'idé? d'opprimer Paris a son tour, de nous traitcr lt.s. aura1t accuc11\1es avec un ,,éritable enthousiasme
A. l'iotérieur, rien de nouveau. On parle de décrets o'est pasgraud. L'reuvre termiuéc, nous rentrero'ns en Líonnaire au mol eaiiser, vous y trouveriez, j'en ai peor,
lears ~t éJiteurs, a bouL d arguments: n'écrivaien: plus
plus cavaherernent encore que M. le préfet de la Seine Mais la diplomalie ne leur ayant pas permis•de quitte;
devant bientót parai\re, et qui súpprimeraient le mono- possession du droitqu'a chaque conlribuable de contróler une défiuition qui ne s'accorderait guere avec ce q•
lle hgne el ne souíllaient plus mot; on altendait en siet de nous réduire loas au rang d'iloles.
' plus ~0t le champ de bataille, elles onl du faire lem·
pole de l'irnprimeric et de la librairie, comme a été sup- les dépenses, et nous aurons en fin le mcme privilége q11e nous appelons causer depuis deux ou trois ans.
111,ce la décisioo de la grave assemhlée : or, cette décircn!rre en pleine paíx et en plein refroidissemcDL. En
E)le
o'a
point
encore
rompu
politiquement
et
adminisprimé le monopole de la boucherie et de la boulange¡ie. nos conírcres les bourgéois d'Orléans et de Pontoise.
Causer, a présent, signifie 'monter snr une estrlÜt 1111, elle est conoue a présent, et je o'aurais pas mans'asseoir daos un rauteuil en face d'uoe table cou•erll llé de vous en informer, n'étaient deux lignes in- trall\'ement avec la métropole, elle ne s'esl pas fédéralisée dép1t de ces circonstances défarnrables les choses se
A déíaut do Panthéon qui n'exisle plus, la place do Voila ce queje me disais.
elle n'a pas ses armées, ses généraux, ses ministres et u~ sont passées forL coovenablernent. Seul;meot au li
crenr de VolLaire, oilert ~ M. le ministre de l'inslructiol).
- Et vous vous trompiez, inter~mpit une jeune d.'un tapis vert, et, ala lumiere de deux bougies, hre,,..
l!rées. l'aotre JOUr
.
au Mo11ileur, qui me rappellent amoi
d' une arm é.e en tenue de campagnc, brunie et' déchiréc
eu
publique par les hériliers du marquis de Villette, n'était- femme qui avail écouLé avec la plus vive atteotioo. Or- citer, rarement improYiser, devant cent, deux cent-=~ cill: llllme a· tous que le compte-rendu de ce qm se passe b_udgeL :. mais elle joue des revues-freries qui sonl aelle,
nen qua.elle, comme les Pommes de ten·e ma/ades et le par la ~ata,lle, cou,erte des glurieu, haillons de la vic- elle pas a l"Académie [ran~aise1 llais l'Académie n'a pas léans est une commune, Poutoise est une commune; cents persono es, un discours sur un sujet arfiché daos
::: les séances ~•1 cooseil d'État est interdit. Me voilil.
Bant
d'h,ultres ~laienl an Palais-Royal, Ohe! les Petits to1r~, e est une troupe rcposée, fraiche et pimpante, qui
jugé a propos de réclamer ce dépót. Le gouvernement a ma1s, si je dois m'en rapporter au discours de M. Hauss- Paris depuis buit jours, ea s'interrompant de tempf
contramt, bien malgré moi, d'c\Lre discret et dé
agn.eattx.
~m ,ar1étés, comme Zut au berger! est aux a defilé en parade par la porte monumeolale de Brandonc décidé que le don des héritiers de Villelte serait mann, Paris sera tout ce que vous voudrez, exccpté cela. temps pour boire de J'eau sucrée.
len tenir a.• ma. bonne mtenuon,
·
·
'
en vous priant
de
Tol,es-Mang11y.
Vous comprenet qu'apres cela (out est debour~- et _le long &lt;le la splendide ,roe des Tilleuls.
porté a la Bibliolhi\que lmpériale, oiJ il figurera desor- C'esl un goulfre, un abime, un o&lt;:éan, un égoul, uu préciEt qu'un au1re que le causear a l'estrade n'ai!le
•en
savoir.gré.
poss1ble.
C'esl
le
Tbcillre-des-Al'ls , de Ruuen , Gui· le pre- Auss1, 1,llus'.on do danger el de l'héroisme étant depui,
.
mais a coté de la grande mappe-monde, parmi les curio- piee, un marais; or,je n'aijamais entendudire qu'un ma- s·aviser de causer a son tour, on crierail a l'iocoD
1111er
~
eu
cctte
incroyable
audace. La premiere repré- longlemps evaµorée, le public o'applaudissaiL-il que
Oú
es!'
le.
corps
de
Voltaire1
JI
me
semble
que
la
sités que les élrangera et les provinciaux viennent ,isiter. rais, un précipice, un égout, un océan, un ahime, un gouf- nance, et l'on meura1t l'indiscret a la ¡iorte; s, le
Nous donoons a la premiere page du numéro de ce [re, ·ou tout autre Lrope de ce calibre, íut une commune. lui en d1L, i1 eausera le lendemaio saos que pe
~olem1que qui _a fait couler t_ant d'encre réeem- scntat1on est tout bonncment une date révolulionnaire colllme on applaud1t il. un heau spectacle. Toutes les fe-. na pas complelem,-nt écla1re la qncstion. Au nn rn aoiil déparlemental. Et remarqucz bien qu'il n~ ~et'.es, tous les loits, toas les tilleuls de la rue regorjour, le ~ortrait de M. Mocquard, che[ do eabinet ,ie
- JI est vrai, reprit l'interlocuteur, que M. le préíet ail le ·dr~it de mettre un mol daos sa cau~er1e, car,
,,;:.s n'a-t-oo jamais ignoré_ oú était _le creur de ce ma_nque r1en a cette revue de Rouen: cinq acles, ,ingt- ºc~1ent de monde. Les corporations des métiers forl'Em~ereur, et qui esl mort il y a peu dejours.-M. Moc• de la Seine a, daos un tablean tres-largement peint, sa nouvelle accepliou, le mol f! causer )) veut dire, a
d homme. Un legs en avait transmis la propriété tro1s tableaux, une footaine en diamante; au second acle ma1enl la haie de la porte de llrandebourg jus1u'a. la
quard avait toujours été honoré de l',mitié de l'Empereur représenté Paris comme le reíuge des chercheurs de la Lout : « Parler seul devant un nombre indetermin•
11
. lll~quis de Villette, et il y a quelque temps, a la un l1allet rl'enfants et des. clowns angl:,is. Je sais bie~ slatue du grand Frédéric. Les mnsiques militaires faiet il avait tout fait pour la mériter. Tres-actií, i1 expédiait pierre philosopbale, des coureurs d'aventures, des pour- personnes. • Que les auteurs de dictionnaires en P
d un proces célebre, les héritiers du marqm"l, pour qnr la fontainc de diamante; e~I cclle ,te la Liberte de~ sa1ent cntendre lelJl's pas rcd11•1hlés les plus helliqnem.
les affaires dont il était chargé avec une sitreté ex- suivaots de la fortune, des déclassés de toas les départe- ration ne l'oublient pas.
tr.anrdinaire.
' ments el de tous les pays. Paris est l'étoile qui luil dans le
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L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L'ILLUSTRATlON, JOllRNAL UNIVERSEL.

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WASSELONNI!. - te maire présenle au préfet le service olfert oar les souscripteurs.

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

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' L'ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

beaucoup trop vite la priere : Des cieu/e oti tu résides
Aussi les habitants de Wasselonne l'ont bien compris, dont il détruit par ce mouvement guilleret l'onction et 1'
Toutes les ba'ionnettes étaient ornécs de couronnes, en inscrivant sur l'arc de triomphe construit a l'entrée
.
d
a
toutes les poltrines de médailles. Des ma'ts couverts de de la place principale de la ville, ces mots : t&lt; M. Migne- ma.1estueuse gran eur.
- Je ne sais, me di~ait un jour un dilettante peu mubanderolles et de drapeaux flottaient au vent; la plupart ret, création; M. Coumes, exécution. »
sicien, pourquoi ce U,l\rceau ne fait plus sur mon Ame
des maisons étaient pavoisées de g11irlandes, de conOécrire tous les détai\s de la fete, dépeindre le bon- la meme irnpression qu':iutrefois.
ronncs, de drapeaux ou de tapis. En un mot, la mise en heur général, raconter cecharmant voyage et les inci- ·
- C'est que les temps sont changés, lui répondis-je
scene ét:üt-telle qu'on pouvait la désirer. Ajoutez a cela dents officiels; rendre compte ·des discours, d'autres -Comment! que voulez-vous-dire av.ec vos temps? .... J~
un temps superbe et un air ticde. Et, cependant, \'en- l'ont déja fait. Qu'il nous suffise de signaler surtout
veux dire les temps de la mesure.
tbonsiasme n'était guere P,lus chaud. A part quelqnes . combien cette ínauguration se.diflérenciait des cérémoM. Naudin a fait ses adieux, le i7 décembre, au pufemmes élégantes que la vue de¡: uniformes électrisait nies ordinaires, ou t0ot est prévu, calculé d'avance,
blic du Théatre-Italien, dans la Traviata. Le voila, juset qui agitaient au'&lt; fenet~s leurs mouchoirs de den- soumis a une sorte de réglementation, meme en matiere qu'a nouvel ordre, a l'Opéra, tout entier aux répétitions
telles, la foule ne paraissait point emportée par un élan d'enthousiasme. Rien de tout cela dans la journée du
de l'Africaine. Plus on étudie cet ouvrage, et plus on v
généra\. On sentait qne la fete arrivait trop tard !
25 septembre : une joie na'íve, expansive sur tous les décou vre-de beautés. ll sera pret, dit-on, vers la fin d~
Sur la place de Paris, entre la porte de Brandebourg visages; dans tous les creurs, de la reconnaissance pour
févrjer ou du commencement de mars. Si Meyerheer
et les '.l'illeuls, le corps municipal atteudait, _sur une les travaux passés, de confiantes espérances pour la était encore vivant, \'affaire, assurément, n'aurait pa~
estrade pavoisée de drapeaux, le passage de l'armée. Le
prospérité a venir.
marché si vite.
Roi, suivi de la Reine et des Princesses, ouvrit la
Nous vi mes"Molsheim et s011 hótel de ville, d'une re·
Je retourne au Théatre-Italien, ou M. Brignoli a íait
marche. Puis vint \'ar·mée, ayant a sa tete le prince marquable architecture, orné d'un escalier que jalou- son seconrl. début daos Don Pa~qiiale, et le troisieme
Frédéric-Charles de Prnsse, en costume de hussard. Le sent les anliquaires. Nous traversames le Kronthal dans Linda di Chamounioo. Chaque épreuve a confirmé
bourgu!)mestre Seydel \ui adressa ,une allocution daos (vallée de la Couronne), dont les carrieres ont fouroi, et accru son succe~, ·_ malgré la ressemblance de sa
laquelle il félicitait le prince de ses victoires, en lui rap- en grande partie, les pierres employées a la construc- voix avec celle de Mario. - Cette ressemblancc, apres ·
pelant le mot du roí Frédéric-Guillaume lll : t&lt; Ce que tion de la calhédrale de Strasbourg, pour nous arreter tout, est plus apparente que réelle. Si les deux virluoses
la Pmsse a su conquénr doit étre une conqwite pour l' Al- quelque temps dans Wasselonne; la, MM. Migneret et étaient la, l'un a coté de l'autre, on apercevrait bien vite
Coumes re~urent, au milieu des acclamations les plus
lemagne. )&gt;
ditférences.
Le prince remercia au nom de \'armée, sans répondre chaleureuses, les rnuvenirs (deux magnifiques services lesC'est
Mil• Patti qui joue le role de Linda. Elle y met
a11x allusions politiques du bourguemestre. Ce qu'il y a a thé en argent ciselé) que leur avait préparés la recon- tonte sa spontanéité, toute son originalité, toute sa grace,
de singulier, en effet, dans la situation actuelle, c'est naissance publique, au ·moyen d'une souscription a et, clans le bel air qui termine le second acle : Nó, IIOII
que le gouvernemenL et la nation se trouvent en plein laquelle petits et grands avaient voulu prendre part.
ever, mentirono, tradil'mi tu non puoi, elle déploie un
malentendu. Le gouvernement prend pour un retour
Puis, nous saluames la ville de Rosheim et ses belles tres-grand talent d'expressiou dramatique. Je ne crois
monarchique \'enthousiasme produit dans la nation par églises, la vi lle d'Obernai, située au pied de la célebre pas c¡ue ce morceau .i.it jamais été mieux rendu, meme
la derniere guerre. Celle-ci, a son tour, parait croire mont.agne de Sainte-Odile. Vers le soir en fin, Barr, la, par Mm• Persiani, qui nous l'a fait connaltre en 1842.
que le gouvernement a fait une concession aux ten- cité industri{\use, nous apparut, entourée de ses vigncs Elle y exprime la doÚleur la plus intense, - une doudances germaniques, en enlevant les Ouchés au Dane- et de ses forets, dominée par les ruines des :rntiques ma- leur qui lui fait perdre la raison !· - sans efforts, sans
mark. Tous les deux se trompent, et l'avenir n'en esL noir3 que l'on rencontre si souvent en Alsace ...
cris, ~ans contorsions, presque sans mou vement, et la
Une henre du matin sonnait a Strasbonrg lorsque le so11ffrance se peint sur sa physionomie sans altérer un
pas moins gros d'orages.
A l'autre bout de la splendicle rue des Tillenls, le roi convoi d'honneur rentrait daos les murs du chef-lieu
seul instantl'harmonie des ligues.de son gracieux visage.
attendait l'armée. Apres avoir rassemblé autour de lui du département du Bas-Rhin, ramenant les nombreux Le grand art de ; ~ricieng, dont la sublime tete de:Niobé
tous les officiers et les so\dats décorés, il les félicita ~ les imités, qui se rappelleront longterops cette journée, si
tist un monument inr, · ;,sable, a été retrouvé par l'insremercia de leur courage el de leur bonne conduite, et chere anx amis de la décentralisation.
L...
tinct d'une enfant de gé'llie, qui ne calcule rien peutles troupes renlrerent dans leurs quartiers.
etre, et qui devine tout. Elle a obtenu dans Linda,
Le soir, grande illumination. Une foule immense remqu'elle jouait pour la premiere fois, et ou probablement
plissait l'es rues, et, par une aberration inexplicable de
elle n'avait vu aucune de ses devanciere-, un .de Sei
la police, les voitures circulaient plus nombreuses que
plus beaux triomphes.
jamais. De la, a ious les coins de rue, des rixes, &lt;les
Cet air du seeond acte de Linda di Chamouni:e ést
cris, le danger po1Jr les piétons d'étre littéralement
On a rcpris Moise a l'Opéra, - si tant est qu'on ait d'ailleurs un des morcealL'I: les plus heureusement insp~
étouffés, et pour les gens en voiture l'ennui de circuler le droit d'appeler reprise la représentation d'un ouvrage
rés et en meme temps les pl11s habilement calculés de
au petit pas ou ele rester stationnaires au milieu des qui avait été écarté pendant quelques mois seulement
Oonizetti. Est-il rien de plus dramatique que ces mots
clameurs d'une multitude irritée. '
du répertoire. Rien n'a été changé, d'ai\leurs, dani; la entrecoupés, ces sons interrompus, ces pbrases sans liai. Les illuminations ne sont pas encore le fort des Ber·· distribution · des roles. C'est toujours Mil• 13attu qui
son, ces contrastes frappants entre les notes les ples
linois. Peu de gaz, peu de lampions, beaucoup de bou- chante la partie d' Ana1 la belle juive, cause de toutes
aigucs et les plus graves, et cet éclair de gaieté fébrile
gies; tel en est le menu. En revancbe, on voyait partout les tribulations rl.'Israel. Son talent n'a rien perdu, et il
qui vient tout a coup se meler aux g~missements de la
!lamber dans les rues le fameux papier-feu d'artifice, semble que sa voix ait quelque peu gagné : la sonorité
pauvre filie trahie? Était-il possible de peindre avec ples
appelé papiel' de Duppel, fabriqué par l'inventeur cié la en est plus forte, plus pleine, et en meme temps plus
de vérité et plus d'éoergie les tortures d'un coour qui se
no.uvelle poudre a canon, le capitaine Schultze. C'est le douce, ce qui veut di1 e qu'el\e en a légerement modifié
-déchire, le désordre d'un esprit qui s'égare et d'une raífeu d'artifi~e populaire par excelleuce, el mis a la portée le timbr·e. M. Warot devrait bien suivre cet exemple, et
son qui s'éteint'? Et tout cela, sans que la mélodie soil
de tous; et, celte fois, ce fut la fo11le qui en fit les frais. rendre son organe moins guttural. 11 se fatiguerait
un seul instant suspendue, sans que le discours musical
WTLI.IAM REYMOml,
moim, et serait beaucoup plus agréahle a ses auditeurs. perde i-ien de son unité ! C'est le comble de l'art! 1ll
M'1• de Tai~y continne a luí vocaliser 1es consPils d'une pare.il morcean fait pardonner bien des rémi~iscenees,
sage belle-mere avecautantde correction que d'élégance. bien des cantilenes sans couleur, bien des contre-sens,
- &lt;&lt; P()'ll,r vous j'ai le creur d'une mere, mais songez a bien des défaillances. On en pourrait relever ~n asset
Ft.TE INAUGURATIVE
l'État, ,1 etc. - Comme cette politique fait bien en si bon nombre dans cette partition que l'anteur paralt avoir,
de la
naturel
majeur! et comme M. de Iouy comprenait ce qui suivant son habitude, jeté.e trop précipitamment sor le
PREMIERE SECTION DES CHEM1NS DE FER VICINAUX
convient a la musique! Cet air, plein de passion et d'an- papier. Mais a quoi bon insister sur les négligences!Ot
de Strasbourg a Barr, Molsheim et Wasselonne.
goisse dans l' ou vrage ital ien, est froid comme glace daos blions-les plutot, et jouissons des beautés qui les ral'imitation fran~aise; mais M11• de Taisy sauve tout par·
Le di manche, 25 septembre t864, restera un jour mé- l'habileté de son exécution. M. Obin s'est fait une superbe chetent, de l'élégante mélodie chantée par Ant,onio ·
morable dans les annales alsaciennes : cel11i de l'inaugu- tete de Mo'ise, il est ma~nifiquement drapé, il dit tout Ambo nati in q•.Lesta valle, de la fraiche et piqttante t.lvatine de Linda : O luce di quest'anima, du gracieux d•
ration de la premiere ligue des chemins de fer vici- son róle avec un grand style; mais cette fon este habiqu'elle chante avec son amant, et du brillant col
naux.
tude de forcer la voix que tout le monde contracte a d'nne instrumentation qui répand de l'intéret jusque
Transformer les chemins viciaaux en chemins de fer l'Opéra, ote a son chant le portamento, l'onction, les
vicinaux, introduire les bienfaits de la locomotive a la nuances. En vérité, c'est grand dommage. Si M. Faure les idées qui, par elles-memes, ont le moin!l de val
On a repri~ Mireille au Théatre-Lyrique, avec
Tapeur dans le sein des carnpagnes, faciliter a \'infiui n' ¿st pas encore arrivé, dans cette voie, au point ou est
modifications
qui me paraissent assez bien enten
les moyens de communication, n'est-ce pas une reuvre parvenu M: Ohin, il y court- peut-etre, hélas! saos le.
Le troisieme acte, qui était funebre, a disparu too\
grand1ose et de la plus grande utilité, si l'on songe sur- savoir. Le courant l'entraioe, et les applaudissements
tier. De denx petits airs et d'un duo du qnatrieme
tout a11x ressources~ employées pour atteindre ce ré- de ce public intelligent et pléin de go1it qui n'a plus
combiné avec le finale du cinquieme, on a fait nn
d'admiration que pour les grands gestes et les grands sieme acle en deux tableaux, qui n'est pas trop long,
sullat'r
Ce ne sont ni les ricbes compagnies financieres, ni les cris. - Non m'applaudisconoche quandourlo, disaitFraspiece.ainsi allégée court d'un pas leste au déno
importantes administrations des chemins de fer qui ont chini, l'homme du monde qui avait le moins besoin de
qui était lamentable, et qui est devenu consolanL
coopéré a cette belle entreprise; les intéressés seuls, les crier. C'est done le public qui est le vrai coupable, et
reille mourait l'hiver dernier : maintenant Mire
communes, y ont travaillé.
l'on ne peut accuser les artisles : mais il est permis de marie, ce qui vaut mie11x pour elle, ainsi que.
Grace, en eflet, a\'initiative et a l'infatigahle éner-Vincent, et ce qui d'ailleurs réjouit les ames se
gie de M. Migneret, préfet du département; grace a la lesM.plaindre.
Georges Bainl a scnsiblement ralenti la rapidité La partition étant moins chargée, on apprécie mie
science expérimentale de M. Coumes, ingénieuren chef, excessive qu'il avait imprimée, dans l'origine, a certains
bonnes choses r¡ui s'y trouvent, \'introductlon,
aidés par le conseil général, et, on peut le dire, secon- ruorceaux. Peut-etre a-t-il r2~n a ce sujet quelques
exemple, la ballade et le finale du second acte; lé
&lt;lés par la population entiere, six années out sufft pour bons conseils. Écouter les· conseils est un mérite rare :
air : Heure~ pet~t berger, etc. Le duo de ~ireille
mener a. bonne fin UIJ'l enlreprise ~usqu'alors incon- il faut l1+i en tenir compte. Cepen4ant, il m~ne toJJjour~
pJie,

..-------

------"""~

Vincent,. mieux ch_anté cette fois, a été beancoup plus
g~uté. Cest M. _M1chot qui joue a présent le rote de
vrncent. Le serv1ce de l'Opéra l'avait fati'gue' : sa v01x
. a
recouvré toul~ sa fralcheur et tout son éclat. II chante
saos effor,t, et, p~r coaséquent, H fait plaisir. JI a dll
goO.t, de I express1on,
, . quelquefois ducharme• On a donne,
le, role
e
la
bohemienne
a Mme lJaalde
qu1,· pom. qu,on
d
bl'"
, . •
.
o
,
1
n ou iat pas or1f;IOe or1eotale de son personnage s'e t
íait
, le1teint
. cuivré d'une bayadere. On se donoe, .au'thé·~él·
tre, . e _te,mt que l'o~. veut. Que ne peut-on se donner
auss1
. h.a1~ement dla vo1x
. .qu'on voudrait avoir,. L'au teur a
enr1~ i 1e ro1e e M1re1lle d'un nouveau morceau. C'est
un air de bravoure, une valse avec des paroles, un peu
r~cherchée, un peu contournée, mélodiquement parlant,
ou les .manrouvres
de la basse étonnent l'oreille, dieran,
h bº
gent ses a i_tudes, l'in~uiétent, la tonrmenteot. Malgré
cette
affectallon et cet mconvénient, la cant•¡;..
,,
1 "ºe a de
eclat, elle esl- piquanté, et Mm• Carvalho l'ex"cu
,. te avec
u~ aplo~b, _Qne hardiesse, une légereté, une sóreté
dintonallón mcroyables .. Daos tout le reste du rote, elle
est, comme
partout,
éleoante
.
.
"
, graci·euse , doucernent
express1ve,
de
, pleme
..
, finesse et •de gout, Tou t Ie mon de
voudra l y vo1r, ou l y revoir.
.
.Mm• Faure-Lefevre a gardé le róle.du petit berger, role
bien court pour son taleut· Elle en a un pl us 1mportant
.
daos les Béga'iements
,
. , d'amour
.
, opéra en un act e qm. a pre1 de q~elques Jours la reprise de Mireille. La, elle est
cedé
veuve, - Jeun~ veuve, bien entendu, - frisée, poudrée,
pórlant
a talons bauts' et "O'rands falbalas • Bour· , mules
1
ge01se
"
a
mode
du temps de LouísXV, elle
•
t
. a toutes 1es
graces, OIJS 1es c~ar,µles, avec un seul défaut: elle bégaie
un _peu. Son pretendu bégaie aussi. On devine ce q .
arri~e l~ur premiere entrevue lis se· croient tous de:~
pers1fles, ms~ltés, pufs la vérité se découvre, et touts'arrange. _Ce 3UJet ne donnait qu'une scene. Les auteurs se
so~t mis !'esprit a la torture- pour en faire une piece.
lla1s,
·1 • comme
t • &lt;&lt; on
, ne 'peot
. .tirer
, du sano-o d' un ca1·11ou, ))
1s n on . rnvente auc'Un
rnc1dent
qui mérite, o• lec1eur
,
'
de Ious P.tre raco nte.
M. Grisar a bro~~ sur ce canevas quelques petits airs.
On .! tro~ve. sa facilité, son _naturel .ordio,aires. Il y a, a
et la, Je JO hes phrases, ma1s ríen de saillant ~
t 1· ,., d'
• vi;uvre
rop e~cre un homme de talent, d'uo compositeur élégaot, a1mable, et habituellement mit:ux inspiré.
11 _Y a. plus de fonds plus d'idées, et meme plus de
savo1r f~1re dans le Cousin JJabylas, bou1fonnerie en un
acle qui accompa?nait les Bégaiements l},'amour. Piece
extravagante, m~1s tres-gaie. Musique d'un assez bon
s.tylc houffe, ~ab1lement écrite et bien instrumentée ou
1 applaud1t en riant rleux duos, un quatuor, e~ de
ohs couple_ts. Ceux du cousin Babylas : Lorsque j'étaís
dans ~on uillage, sont surtout tres-droles. Deux Caspers
~1s au ~onde cette amúsaote bluette, deux freres
q01, a ce qu il semble, s'entendent a merveille m la ,
le prove~be l~titl. M. Émile Caspers a fait les p;rol:s":~
M. Henr1 ~as~ers la partition. Qu'ils perséverent d~os
eette. assoc1at10n frateroelle, pu,isqu'elle leur as·1 bº
réuss1 !
1en

~

=

º?

ºº!

Un~ autre bouffonnerie plus folle encore, c'est le Serp~t a plumes, que notre spiritucl collaborateur Charo

YJent de donner au:x Boutles-Parisiens. - Charo d1·tes

m,

,ou~?
' dont·
I"
.. :-- O · Ch am en personne. L'enfanl de Noé,
. imag1pat1on fantaisiste ne connait pas le repos
changé cette fois son crayon cootre une plume et c~tt
plum e a donné le jour au susdit serpent dont J.'
e
raeo t •
. .
e ne vous
o era1 pas I h1stoire, parce que ces histoires-la ne •e
raconten~ pas-Qµ'il vous suffise de savoir qu'on rit &lt;lis
l~s preq11eres scenes, que vers le milieu de la piece o
~t a1Jx écl~ts, q~•a l'_app_roche do dé11oument on rit au~
armes, et il s~ait d1rficile de dire jusq u'ou irait ce rire
en crescendo si la chute du rideau ne donnait fort a P pos un peu_de répit aux spectateurs. lis n'ont pas tr:~
pour se calmer, de toute la durée de l'entr'acte et d'u '
promenade hygiénique dans le passage Cboise'u1.
ne
Ce~te fol!e litléraire est doublée d'une folie musicale.
•:,Leo Deh~es est un musicien fort habile' et qui a étodie tr_e~-sér1eusement son métier. Rien n'égale les ex~otr1c1tés de ces ~ens sérieux, lejour ou il leur arrive
~ se mettre en goguutle. Ríen de plus léo-er de plus
'1f
' ·
" de
' M. De. , de plus reJOUlssaot
que toutes ces mélodies
!1b~s- Je ne cilerai aucun morceau en particulier, parce
qn il fau~rait les citer tous. Et pourtant, comment ne
pas ment10nner cette marche en style barbare a grand
reníort
de tambourm,
· ou· l'on s,eíforce de charmer
' le red
v:utaLle serpent que l'on cherche partout et que l'on ne
uve nulle part?lSoyez certain que cette marche pas-

sera la roer, et que les Psylles de la vallée du Ni\ en
feront bientot teur profit.
•
MI'• Valentine Fleury est une belle jeune personne a
la figure nobl? et s~vere, a la voix grave et profondément accentuee, q01 se dssline a l'ensei&lt;&gt;nemeot du
chao:, ?t q~i ~mploie pour se faire connaitre le ~eul
procede_ qm reussisse. Elle s'est fail entendre il y a
quelques jours, daos un concert donné dans 'ta salle
Herz au profit, des asiles du cinquieme arrondisrnment.
E_lle y a chante en Cran~ais et en italien - d'abord un
a1~ d' Al,ceste, puis le Brindisi de Lucrece n'orgia. Elle a fait
vo1r qu el\~ eomprenait aussi bien la musique ancieone
que la ~oderne, que Glnck n'avait pas pour elle plus
~e ~y&amp;~eres que Donizetti, et les applaudisseroenls de
l aud1to1re luí ont montré qu'elle n'avait plus qu'a marcher to~t droit devant -elle, et qu·elle pouvait s'avancer
saos cramte daos cette carriere épineuse mais honorable, ou e_lle ñasardait avec une émotion ,bien naturelle
ses prem1ers pas.
.
G. liJ.lQUE1',

LES

SANGLIERS.

~~res le cerf et le daim, ces aJiimaux innocents et
pa1s1~lea, qui tiennent a juste litre le premier rang
~arm1 les hOtes de nos forets, et doot la chasse sera tou.
JO~rs, quoi qu'on en dise' le passe-temps favori des
prmces et des rois, il n'est pas, a coup sor, de proie
plns noble et plus Lelle que cet animal redoiité et redoutabl?, qui a su racheter, par la terreur de son nom
par la v1gueur de. ses moyens de défense, par sa brutal;
et farouch~ énerg1e, une parenté grossiere et trop réelle
dont on lm a souvent fait un reproche.
Le laisstr-c~urr_e du sanglier est un des plus fatigants
et des plus_ d1ffic1les, au dire meme des meilleurs piqueurs; ma1s comme on est beaucoup moins exposé au
change que daos toute autre chasse une fois !'animal
attaq~é et bien donoé aux chiens, il ~st rare de ne ¡¡as
réuss1r, surtout si l'on distribue bien ses rel:tis.
_On se sert de différents termes pour connaitre des sanghers, et ces terQ.Ies varient a mesure qu'ils avancen!
en age. En naissant, ils s'appellent marcassins - ils
ga'.dent ce ~om jusqu'a six mois, époque· a laquell~ ils
gmtteot la• hvrée. Depuis six mois jusqu·a un an , on tes
no_mmc betes rousses, a cause de la couleÚr de leurs
~Oles. Pendant leur seconde annee, comme ils ne se séparent pas encore les uns des aut.res, on les désigoe
sous _le nom de beles de compagnie. De deux a· trois
ans, 1ls preonent celui de ragots et abaodonnent leurs
camarades pour vivre seuls. Lorsque !'animal a ses trois
a~s révolus, on le dit sanglier a son tiers-an; quartanrner de quatre a cinq ans, époque a laquelle il se défend avec succes contre toute espece d'attaque meme
contre celle de plusieurs loupsréunis; et enfin, 'passé ce
temp~, on ne le no~me plus que vieux saoglier, grand
~angher, quelquef01s sanglier miré ou solitaire. Quant
a la femelle, chacun sait que, jeunc on vieille on la dit
laie a tout age.
Le sanglier tient de oien pres a une famille immonde
avec laquelle il ne fait évidemment qu'une seule et
me_me espece; et, .malgré l'opinioo de certains auteurs
qui_ opl!osent dans la c~n~ormation externe du saoglier
et du cocbon quelques d1fferences assez sensibles comme
le naturel de ces animaux se rapproche beauco;p, ·qu'ils
on~ a peu de chose pr_es les rr.emes mreurs, les memes
gouts, les memes habitudes, et qu'enfin ils produisent
en s'accouplant ensemble, ?es mdividus capables d'en~
~endrer a leur tour, caractere qui, au dire des naturahstes, constitue l'unilé et la constaoce d'une race il fa t
bi~n se d~cider a, les_ placer sur la meme ligne. 'Diso:s
m1eu_x: l un est l ammal sauvage, l'autre !'animal domestique. Tous deux ont les memes imperfections quant
aux formes; seulement l'un a conservé daos l'état de
nature les qualités que donnent en partao-e l'indépend~n?e et la ,liberté, taodis que l'autre a tellement dégénere dans l esclavage, qu'il est devenu, pour ainsi dire,
le plus brut et le plus grossier des quadrupedes.
. L?s sangliers sont plus ou moins répandus daos les
diiierentes contrées de l'Europe et de t'Asie: ils sont
tres-~ommuns en Afrique, puisque daos les diverses
provmces de l'Algérie, on en rencontre des compagrnes
ent1eres tres-nombreuses, que les cbeiks arabes cbassent
a ch~val, a'i~C leu_rs_ lévriers, et tuent, une fois qu'ils
parv1ennent a les ·omdre, soit au fusil soil a coups de

407

lance. Les demenres qu'ils affectionnent le plus dans
~os pay,s ,ou; nous sommes plus A meme d'apprécier au
Juste_ leurs gDOts et leurs hal.Jitude~, sont les grands
ma~s1_fs de forets entrecoupés ~-\ et la de marais, de
prames et de plaines; ils aimenl surtout les hautes futaies ot\ croir,sent beaucoup de fougeres et de houx et
c:est la qu'ils se tiennent d'ordinaire en bauge, au :Uiheu des plus épaisses broussailles. Leur nourriture au
bois se compose d'herbes, de champignons et de diverses
P,speces de fruits agrestes. Ils rechercbent beaucoup les
ver~ blancs_ et les racines de carottes sauvages, qu'ils
fomllent av1dement avec Lcurs boutoirs; ils apprécient
encore tout particulierement les chataianes les faioes
l
.
" '
,
es, ~o!seltes,. les_ glands; et, quoiqu'ils ne soient pas
pre~1sement carrnvores, ils se jettent quelquefois sur la
cha1: m?rte, sans doute alors par nécessité, plutot que
par mstmct, et dévorent jusqu'aux jeunes animaux tels
que levra~ts, lapereaux et'jeunes faons, qu'ils ren~ontrent sur leur passage. Daos les chasses peuplées en
faisans, ils nuisent beaucoup, par la quantité de nids
~u'ils_détruisent, A la propagation de l'espece. En été,
1ls qmttent les forets pour s'approcber des bordures et
s~ ~enir_ plus a portée des blés, des seigles et des avoines,
ou 1ls font la plus grande partie de teurs nuits. En automne,. ils ~onnent aux: pommiers, noyers et autres
arbres a fru1ts, aux champs de sarrazin, de pommes de
terre, de belteraves, et principl!,lement aux vignes daos
lesque_lles ils commette11t d'autant plus de dégats que
tres-fr1ands de raisin, ils goütent, pour ainsi dire, Á
chaque grappe, abandonnant un cep pour en entamer
un autre.
·
Grace aux habitudes no~ades de ces animaux, qui
v~yagent presque toutes les nuits, beaucoup de_bracon0_1ers: e_t m~me d'honnetes propriétaires que la loi autorise a s armer pour protéger leurs récoltes, en tuent un
bon nombre a l'afl'Ot, surtout par les beaux clairs de
lune; mais il fa~t avoir soin de bien se placer au-dessous du vent_ et d'observer le plus profond silence, parceque 1~ s:rngher a l'ouie et l'odorat si fins, qu'il rebrousse
chemm au plus petit bruit et a la moindre émanation
suspecte. 11 est bien rare, du reste, que !'animal reste
sur le coup, a moins qu'il ne soit tiré de fort pres et en
belle place.
·
Un jour, dans la Champagne, il y a de cela plusieurs
années, j'étais alié coticber en foret, che1 un o-arde avec
lequel je comptais chasser le lendemaiu. Nou; fumes
réveiHés de grand matin par 1rn sabotier du v'oisinage
qui venait, disait-il, de faire coup double sur deux san:
gliers, comme il était a l'affut dans sa vigne. Mais ni
\'un ni l'autre n'étaient restés. Nous nous levames aussitot, et, arrivés avec lui sur les lieux, nous vérifiames
le fait.
&gt;.. en juger par le pied, ces animaux devaient
etre tres-forts; l'un mrtout, qui nous sembla faire sanoº
des deux cotes, par cooséquent avoir été traversé.
A ta maniere dont il avait gravi la cote pour rentrer
au búiS avec son camarade, l'autre devait avoir une
cuisse _cassée, celle de gaucbe; il ne marcbait plus que
sur tro1s pattes, et de larges caillots indiquaient de toin
en loin les endroits ou les deux fugitifs s'étaient arretés
pour_ souffler et reprefülre vent. Entrés en forl!t, nous
peos10ns trouver le premier animal mort a cent pas tout
au· plus, tant les rougeurs auxquelles nous le suivirns
étaient abondantes; mais au sortir d'une mare daos
l~~u~lle les. d~ux sangliers, s'accompagnant toujours,
s etatent somlles, nous perd!mes tout a fait leurs traces.
Ce ne fut que cinq jours plus tard que le garde dont
l'attention avait été attirée par un vol nombre:U de
corbeaux, tournaot au-dessus d'une des enceintes les
plus fourrées du bois, puis s'y abattant en croassaot
les retrouva tous deux a plus d'une lieue de l'endroit oü
ils avaient étftirés.
yun, ~?rt de~uis quelque temps, entrait déja en
decompos1t1on; l autre, en_eore vivant, était baugé
pres du cadavre du prem1er, mais il était dans un
état de faiblesse tel, qu'il ne put pas mtlme se Jever
et se laissa achever a bout portant. Le plus gros de ces
deux ani~a~, c~lui malhe~reusement gaté, pesait plus
de t 75 k1L_,c_ éta1t un tres-Vleux solitaire, l'un des plus
forts que J a1e vus de ma vie. 11 avait une hure monstrueuse,' et ses défen_se~, armes formidables que j'ai
c_onservees corome cunos1té, mesuraientjusqu'a 24 cen..
t1metres de longueur.
LeoN BERTIIAND:

�408

L' ILLUSTRATION, JOURNAL UN IVERSEL.

L'ILLlJSTRATION, JO URNAL UNIVERSEL.

409

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L'ILLUSTRAJION, JOURNAL UNIVERSEL.

Dans quelques cas, la tri¡¡.de est représentée sous ¡
2° La matiere inorganique (Dharm:r) représentée par
forme
d'un fer a cbeval, et la matiere organisée sous
un cercle, ou par un monogrammé formé des initiales ·
forme d'11ne poule (fig. x). ·
ª
LA GRANDE CAVE A BERNE
des iíléruents de la nature;
Une
troisieroe
variété
de
la
déité
spirituelle
est
11
3° La matiere organisée ( Sangha ), par uo troisieme
11 existe a Berne, dans le centre meme de la ville, un
carré sculpté, ou une fourche oblongue, modification dn
cercle, lequel, quand il est orné, se forme de la combivaste établissement, une brasserie,' connue sous le
naison des symboles de !'Esprit et de la Matiere. Sur les la croix ou saeté labyrinthe d~s buddbistes. I,a fig. 9e
nom de la Grande Cave, ou les amateurs peuvent trouver,
trouvée sur_des poleries phéniciennes, est ia croix co~
en sus des mets et des boissons de toutes sortes, le pit- moonaies on VClit seulement un corps organisé.
En examinant les formes de ces symboles on doit s'at- pliquée des buddhistes; elle est aussi considérée comme
toresque le plus complet : c'est priacipalement les jours
tendre a ne rencoatrer que dans les dessias les plus étant la lettre tau des Phéniciens (fig. b), symbole de la
de fete ou de' marché que cet immense établissement
simples, l'idenlité cberchée entre les obélisques d'Asie et vie divine. On la trou:e aussi sur les monuments chrémérite l'honaeur d'une visite.
tiens et sur le _vetement d'ua fossóyeur des catacombes
Deux entrées au niveau du pavé de la rne, et sembla- les pietres levées de l'Écosse. Sur les monnaies buddbistes de Rome. En Ecosse, cette croix se présente SQr la quala triade est dessinée par trois hémispheres qui ne sont
bles a deux énormes soupiratix, conduisent a la cave, qui
trieme ligne de la pierre de Newton (fig. y). On voiten.
semble un goutTre ténébre1u quaud on y pénetre par un probablement mis la que pour des cercles. Daos le core des modifications du labyrinthe buddbiste sur les
grand temple d'Ellora et dans plusieurs autres excavabeau solei\. Celte cave n'est autre qu'un colossal caveau
pierres de Maiden, d'Abernetby et autres (fig. o p).
tions
buddhistes, ces trois cercles soat tracés dans le
vouté, et soutenu a droite et agauche par des P!liers derOn trouve également en Écosse d'autres symboles rle la
meme ordre r¡ue sur les coins: deux sont a" la base,
riere lesquels soat alignés d'immenses tonneaux, confoi hut!dhiste. La vénération qu'ils avaient pou'r certains
un au sommet ( voir fig. L); c'est le symbole de la
tenant ou pouvant conte'nir un nombre fabuleux de bouarbres semWe avoir donné aux pretres de cette religion
teilles! Le chiffre que chaque tonneau contient es;t inscrit triade buddhiste. Ce symbole _est nettement et ex-ac- leur nom occidental : Druides. Dru, en sanscrit, IJrut
iement tracé sur la pierre levée de Kinnellar, daos' le
sur le devant; c'est par i5,000, 25,000, etc., que l'oa
en grec, deru, en gallois, dair, en erse, signifient 0;
compte. Autour de ces chiffres sont peints les écussons comté d'Aberqeen. Senlement, pour marquer d'une fa~on arbre ou un cbene, Dans l'Orient, certains arbres étaient
plus intelligible la triade, les trois cercles-sont inscrits
des cantons suisses. L'on est servi par de je unes Bernoisacrés pour différentes sectes buddhistes, suivant que
dans un plus grand. C'est la forme la plus simple de la
ses, presque toutes fort jolies, en costume national, c_ortel ou tel ~ai nt révéré était né, avait fait pénitence, avait
~riade dans l'unité. L'ornement en croissant qui se trouve
set de velours noir, manches blanches, jupe de couleur.
au dessous de ceite'formule graphique prouve l'identité preché ou étaiL mort sous ses rameaux. Tels étaient le
Quand la vue s'est bahituée a l'obscurité, on voit alors
de la pierre de Kinnellar avec les autres pierres sculptées ficus indica, 1e ficus glomerata, 1e ficus religiosa, le mitoutes les tables garnies de consommateurs, bommes,
de l'Écosse, sur lesquelles la triade se montre sous une mosa sericha, etc. Ceci explique la variété des arbres qui
femmes, éclairés par la lumiere vacillante des ~handelles;
forme embryotique d'animal ou de végétal quelconques parais,eot sur les moanaies et médailles buddhistes; la
tout cela boit, maf!ge, avec un appétit a faire eovie, puis
dynastie régnaate, adoptant tel ou tel saint pour patron
un va et vient de curieux, de bourgeois, de touristes, dans un cercle .imparfait.
Cependant, la forme la plus usitée de l!Í. triade bud-- acloptait en meme temps te! ou te! arbre pour emblem:
de militaires, de cbasseurs, de paysans, rappelant les
Dans les Indes, les arhres isolés semblent avoir été choidhiste sur les pierres écossaises se compose de deux cerintérieurs de tabagie des peintres flamands.
sis; en Europe, au contraire, le chene des forcts les plus
cles (!'Esprit et la Matiere), unís par une ceinture et traÁMÉDÉE Ce:AMPOD.
sombres avait la préférence. La fig. l.2 est un exemple
versés par une barre, .aux extrémités de laquelle Jeux
d'arbre s'élevant d'uu vase ou d'une espece de haie et
cercles se joignent pour indiquer le p:mvoir su,
'
la üg. 9 est uu arbre semblahle copié d'apres la pierre
pre111e de la croyan~e buddbiste, principc coordonné et
d'Eassie. La pierre de Faroell (fig. r) est la représenta.
ARCHtOLOGIE COMPAREE.
origine de tout ce qui est. Ces rleux cercles sont désignés
tion
d'un arbre sacré et de deúx pretres célébrant, saos
sous le titre pittoresque d'ornements en lunettes quand il
(i• article).
doute,
Tes mysteres de leur religion, pendant que deux
s'agit des pierres d'Écosse, tandis que le dessin représerpents versent sur eux leur divine influence.
ser1tant Sarigha, ou la nhture organisée, emprunte le
Les Asiatiques furent idolatres des les temps primitifs.
Outre les lions (fig. u), les chameaux (fig. ,,), les ser.nom de croissant de sa forme.particuliere.
Comme ils eurent quelques connaissances des arts et
pents
et les taureaux de sacrifice (fig. s), les centaores
Quelquefois, le croissant est traversé par des sceptres
d'immen~es ricbesses, ils construisirent dans leur pays
figurent
aussi sur les pierres levées de l'~cosse. Peo.tpour indiqner la souveraineté des lois que suit la mades temples magnifiques et des idoles splendidea de
etre
sont-ils
dus a quelques mystérieux Pélasgiens, ado,;
tiere organiqne. Cette ioterprétation se confirme souvent
Buddha, tandis que pour l'usage des rudes tribus de la
rateurs
druidiques
du chene? Le centaure était le type
par deux yeux placés pres de l'endroit ou la barre transBretagne an.glaise, ils se bornerent a ne tracer que des
du
dévastateur
barbare,
et il est représenté sur les 1lanet
versale jolnl les sceptres, lesquels yeux ont déja été vus
de
la
croix
avec
d'autres
monstres, coro.me sur la pierre
symbole~.
sur leR topes indiens. Voir la pierre d'Aberlemno, c'est
Voici l'énumération des ruines actuelles des monude Gla.mmis. Sur celle de Meigle et d'Aberlemoo, let.
un bon exemple d'yeux surles pierres écosFai~es (fig. 10
ments de l'Inde; elle servira a la comparaison de celles
centaures tiennent une·hache d'armes dans chaque main
et ka).
d'Écosse :
'
Mais les cercles ( fig. i ) et le iroissant (fig. a, a') (fig. t) et trainent apres eux des brancbes d'arbres peor
iº Temples superbes excavés d:ms le roe vif. Plusieurs
ne suffisant pas a donner une idée claire du troisieme rappeler la destruction des bocages druidiques par les
d'entre eux sont élégamment décorés de peintures et
troupes romaines. Ces arbres semblent avoir été respecmembre de la Triade, les artistes buddbistes sur les
tés par les Calédoniens apres l'iatroduction du christiade sculptures;
pierres d'Ecosse le représeuterent par un embryon 011
2º Utts, ou obélisques de pierre siEceuse, portant des
nisme. On les voit a coté de la croix de Jésus, taodis que
par un animal quelconque. C'est ainsi que sur la pierre
inscriptions d'édits royaux sur les préceptes, les céréles centaures occupent la partie inférieure et la plusdéde Dunnicben, la matiere organisée est représentée par
monies et les observan ces de la religion ;
une fleur a deux tetes (e) gracieusement inclinées vers le graciante des pierres druidiques ou buddbi.stes.
Ces monuroents sont nombreux sur la cote d'Écos.,e.
3º Vastes monasteres;
symbole de Dieu; que sur l'ornement d'argeot tronvé a
Les
auteurs nationaux de la Grande-Bretagne conlien4° Muts ou Topes (édifices religieux ).
Norrie's Law, un jeune chien (f), et, sur la pierre de
Ceux-ci, en forme &lt;le domes hém\sphériques, ne soot,
neat sur eux de curieuses et alJsnrdes légende~; c''51
un éléphant a peine formé, re~oivent de !'Esaproprement parler, que des cairns régulierement batís ; Kiatore,
prit l'influence créatrice. La meme idée est exprimée de tout ce qui reste de leur hisloire.
C'est probablement apres la persécution dQRomain Sl&amp;leur nom ne signifiaat que mont ou· tumulus. Les topes la mcme maniere sur les coins buddbistes, et les fig. 5
tonius (50 ans avant J.-C.) et la destruction des foretsde
sont funéraires, mémoriaux ou dédicatoires.
et 6 montrent l'union des deux membres de la trinité,
Lá grande doctrine du buddhisme consiste dans une
l'Ecprit et la Maliere (a, ] ), et d'un petit d'élépbant, ou Mona et autres places sacrées qne les druidcs rejoiglitriade ( tri-ratna ), les trois joyaux ou les trois pierres monstre placé ea dessous (5) ; tandis que la matiere or- rmt leurs freres d'Eco~se et que le buddhisme compl&amp;
précieuses. IJuddha est !'esprit de Dieu; Dharma est la ganisée est représentée par une m¡¡.in, un embryon (7), le plus d'adorateurs enthou,iastes. Le climat de l'EéoíM
Joi; et Sangha, la communauté buddhiste ou les initiils. un serpenl (7), un breuf (8), etc., sur d'antres coins. ne permettaot pas la création de nouvelles forets sama
- Buddha pent etre aussi considéré, suivant une autre
C'est en.core une preuve de l'identilé de ces symboles pour iadiquer les lieux des réunions, y tracer leurs &amp;111"
interprétation du sens mystique de la triade, comme étant
boles et célébrer leurs myster.es, ils planterent les cerdes
iadiens avec les pierres de l'Ecqsse.
la spirituelle ou la divme essence du monde, 011 la cause
Ou pourrait citer des modificatioas norobreuses; on de pierres. Les mens remonlent sans doute a la meMe
efficiente incréée de tout ce qui est. Dharma comme l'es- cite ~eulement l'exemple du rocher de Galloway. L'or- é·poque. Plus tard et peu a peu, les croyants druidiques
sence matérielle d1t monde, la cause incréée et plastique; nement en lunettes s'y voit pres du so111met du rocher se convertireat au christianismé, roais, encore attacMs
et Sangba, cause dérivée et composée des deux autres, avec la matiere organisée sous la forme d'une corae, a leurs superstitions, les monument$ chrétiens gardtlll
quelque temps les signes buddh1stes enlacés a ceux,de,
comme étant l'énergie collective de !'esprit et de la nadont la base, extremement ornée, est tournée vers la
ture dans l'état d'action; ou bien, en d'autres termes, la tléité. Du ventre de cette corne, deux ligues divergentes l'Evangile. Les conversions commencerent, seloo Teri,\·
lien, vers l'an 209 de Jésus-Christ. C'est au,si vers ctUe
création embryotique, le type et la somme de toutes les
s'échappent et se terminent en cercle, l'embryon d'une
époque que les premieres. crbix du Fils de l'Hommes'ériformes spécifiques spontanément aées de l'union de
tete (fig. m), tandls q]Je beaucoup plus has, une autre
gereat, mais ce ne fut qne vers le vme siecle qae ~
13uddha et de Dharma.
tete, mieux formée, et considérée saos doute comme huLes anciennes races asiatiques ont cru, et les modernes
crucifix deviot un objet d'adoration, d'apres la ,doctriBC
maine, est rounie de deu:x; anteones, organes du touchet,
croient encore a quelques modifications pres, a cette pour communiquer avec le monde extérieur. L'embryon de saint 1ean de Damas.
doctrine. Elles ~dorent aujourd'hui une .déité spirituelle,
Les dessins entrelacés des pierres levées d'ri-e
se trouve ainsi développé et complété dans la pensée de
ont une grande ressemblance, se Ion le docteur O.•
une terre féconde, un príncipe male et femelle, l'enten •
et du spectateur.
dement et la matiere: Osiris et Isis, Vénus- Génitrix et l'artiste
Le serpent est gravé sur plusieurs pierres d'Ecosse, son, avec les ornements, dragons, serpents et mol#
Phallos, Pater .iEther et Mater Terra, Liogam et Yoni, comme symbole de la déité ou Esprit; il y est done re- indescriptibles des ancierismanuscríts irlandais. Plusidl8
Brabma et Sarsaswete, et autres diéux avec leurs sacktes
belles initiales des manuscrits. d'Irlande du v1e siecl.,.;oprésenté comme transpercé par la. barre transversale
tamment
ceux du l1vre de Kells, sont presque semblélel
ou épouses; Yang et Yin (a laChine),etc. .
uaissant les deux extrémités des deux sceptres (fig. n1,
Les missionnaires buddhistes, pour fixer les croyances
aux sculptures buddhistes. Il en e,t de roeme du id'
comme sur les pierres de Belutheron et de Meigle: sur
en Asie, employerent les symboles suivants :
lesquelles un éléphant a l'état d'embryon typ1fie la ma- veil!eux bouclier de saint Maído, qui date du vuftÍt'
i O L'Esprit (Buddba) représenté par un cercle ou roue,
ele.
•
type du passage de l'~me atravers le cercle de l'existence ¡ tiere organ!sée.

t'

Concluons cet article en supposant que la religion
buddhiste de l'Inde est identique avec cE)lle des druides.
o·autres faits nomltreux corrohoreraieat au besoin cette
bypothese, qu'on soumet au j ogement du public.
Les monuments intéressants de l'Ecosse, si l'ori n'en
prend soia, o'exisleront bientol plus. II serait a désirer
que le gouveracment aaglais prit des mesures conservatrices a leur égard.
ARISTIDE MERILLE.

HYDRO-EXTRACTEURS
DE MM. BOFFAUD FRÉRRS, CO:'ISTRUCTEORS

C'.ours d'Herbou,ille, a Lyon.

Les industries qui ónt besoin de sécher des matieres
tle toute nature, doivent dooaer la préférence aux turhiues essoreuses ou hydro-extracteurs de MM. Buffaud.
Les teinturiers de laine, de cotoa, de soie, de lin, les imprimeurs sur étoffes, les fabricants de tapis, dr drap, de
cotonnades, .de produits chimiques, de couvertures1 de
sparteries, d'étoupes pour la marine, les laveurs de \aioes, le~ mégissiers, les foulonnicrs, les décatisseurs, les
blanch1sseurs, etc., etc., ont l'emploi de ces machines
qui sont __devenues de véritables modeles. MM. Buffaud
oJt seuls le. prívilége de l'essorage des carbonates et
sulfates de baryte et de soude, du séchage des "ªrances, du dépot rapide des fécules, des terres a pote~ies
et afa'ieuceries.
Les établissements thermaux, les buanderies les bopitaux, les colléges, etc., etc., ont intéret a :mployer
ces appareils pour le sééhage du tinge. Une de ces turbines, établie a la Salpétriere, a París, essore par jour
4,500 kilogramm·es. Voila pour la rapidité du travail. Le
linge cst a~ssi beaucoup plus hlanc. L'action énergique
alaquelle 11 est soumis, chasse jusqu'aux dernieres traces de lessive et d'eaux savonneuses conteaues dans les
tissns. Les hospices de París, de Lyon, de Roubaix, l'établissement de Vicby, etc., obtienuent d'excellents résul-tats de l'emploi de ces machines. Dans les sucreries et
les raffiaeries, on se sert des hydro-extracleurs pour le
clairgage et la purge des sucres. Le choix du systeme
d'ap pareils employés est ici tres-importaot.
MM. Buffaud ont donaé a leurs essoreuses pour ces
.md1Jstries, un perfectioanement qui réal ise une
' économie sérieuse, comme rapidité d'opératioo et comme ren~ement. La facilité avec laquelle peut etre changé le
t1s~u mét:illique des tambours est un progres évident,
qm permet pe varier la grosseur des trous de la toile
suivaat les matieres a traiter. Ces industriels construiseot quatre systemes de turbiaes (voir notre dessin).
Le nº 1, a moteur direct, supprime toute transmission,
et par cooséquent les inconvéoients qui en résultent.
Oo l'emploie dans les étahlissemeots possédant un générateur de vapeur. Sa vitesse est variable. Un frein arréte instantaaément la marche du tam bour, doat le démoatage est facile, grace a la disposition du palier supérieur. Un godet circulaire empeche 1a· projection de
l'buile a graisser, et évite toute táche aux matieres
soumises a l'essorage. Le pivot de la crapaudine, enlierement a l'ahri des eaux d11 séchage, peut etre graissé
régulieremeat. L'appareil marche saos bruit, tantsa construction est parfaite.
L'essoreuse nº 2, a coúrroi¡ et a friction, possede,
comme perfectioanement , un débrayage instantané
substitué a la poulie folle ordinaire. Ce débrayage es~
la propriété de MM. Buffaud. 11 produit l'arrét absolu et
supprime l'iaconvénieut de la mise en marche inopportuoe peudant le chargemenl et le déchargement du tambour.
L'appareil nº 3, ou essoreuse anglaise, a mouvement
e_n dessous, satisfait a certaiaes exigences d'iastallallon. MM. Buffaud ont simplifié cette machine en arigmeotant sa solidité. lis y ont appliqué .un frein qui arrete
le tambour saos altérer aucun orgaae. Ces essoreuses
o'oat aucun mécanisme au .dessus de la cuve : garantie
de plus de propreté pour les matieres.qn'oa y traite.
L'essoreuse a bras, nº 4, est la reproduction exacte
des deux preroieres. Elle est destinée aux ateliers qui ne
font aucun usage de force motrice.
Les dimensions de ces appareils varient de om,40 a
l•,20 de diaroetre. Leur roanreuvre est simple, et assure
Dne grande rapidité dans le travail, doot l'opérateur
peut régler a volonté 1e degré de perfe.ctiQn. Oo estime
~ cinq minutes \e t~mps d'action pour une opératton,

U~ seul hommé avait trouvé la musique et les paroles,
la :1~ et le mouvement, la majesté, la grandeur, l'au.
tor1te de cet hymne aux accents si divers. Un seul homme
avait réuni, dans un couplet de chansoa cette verve
' !armes, ces
e·¡.º.~uente, cet héro'isme inou1, ces cris, ces
p1t1es, ces vengeanc¡is. Ah! r¡ue c'est beau, LaMarseillaise,
et quel malheur que, triomphante a tant de frontieres
elle ait été hurlée au pied de tant d'échafauds!
'
Le mo11de entier vous dira le nom du ·poete et du mnsiciea a qui la France est redevahle de ce chaat de
guerre. JI n'a fait que cela ( et c'est bien assez ) da.ns
toute ~ne longue vie. En vain pendaat quarante ans
É~IILE 8 0URDELIN,
p~cte et musi&lt;.ien, il a couru apres quelque inspiralio~
lngénieur civil.
aouvelle, il n'a plus ríen trouvé dane son ame impuissant_e, et . diso~s mieux, épuisée. 11 s'appelait Rouget
r
de I Isle ; ti ava1t vmgt ans a peine, il était officier d'artillerie en garnison a Strasbourg. Poiite et musicien ,¡¡
était d_oublement l'éleve et le disciple de Jean-Jacqu~s;
RÉSERVÉE AUX AllONN;ÉS DU JOURNAL L'ILLUSTRATIO~ 11, ~av_a1t par creur le Devin au village et le Contrat social.
C e~a1t au commencement des m~uvaises journées. i792
plem de menace et de tristesse; la famine était partont
meme dans ces opulentes et paisibles maisons de la vieill;
Alsace, ou l'hospitalité fut si longtemps une reli"'ion. Q e
1e~ ehoses e'ta1eat
.
u
ehangées' Quelle misere apreso tant d'aPAR M. JULES JANIN
bondance ! A peine oa mangeait du pain neir, roais on
Un mngniOque "olume roral iu-4o, Pnpier
le
man?eai~ en pleine jeu_nes~e, et l'eau fraiche, a vingt
extra-fin de Jeand'henrs
. ans, emvre a la fagon Ju vm d AI, quaod le je une bomme
ENHICH l DE 453 GRAVURES
et la Jeune fil ie, son hotesse, ·ont bu dans Je meme
verre.
' « A~i, di~ait mademoi~elle Dietrick au jeune officier,
PAi\ L'IÍLtTE DES GR!VEURS BT DES DESSl NATBURS
e est bien 1_heure ou jamais, d'inventer une éloquente
Splendidement relié
ch~nson qm no_us console en ces jours de tristesse, et
dos en maroquin du Levant, plaques en or fin
q~1 ~orle ~u 101~, comme un écho de nos espfrances. ))
trancbes dorées, gardes en moire
A10s1 pa:la1t 1~ Jeune ~lle, et le jeune homme, a l'en( rnPRIMERlE GENÉRALE DE en. LAIIURE)
te~dre_, a la vo1r, se senllt lo ut rempli de l'inti1De émotion
~Ul fa1~ les cbefs--d'reuvre. Un seul jour lui suffit pour
Prix : 35 fr .. pour París
et 31 francs pou r les Départements im_p~ov1_ser ces paroles brulantes, et daus la nuit qui
su1V1t, il trouva la note iacendiaire. Au point d .
I'
au licu de 1'll5, prix de la hbrairie
reuvre e'ta1't compIete, et le matin veau tout le cau JOUr,
f
retenfissa1·t dans 1a grande cité
. si voisine
' du vieux nRh.
ique
Adresser un mandat de 37 francs au directeur du
10
L'h
d
J
•
,
journal, pour recevoir le volume, franc de port ren- (( _ymne ~ ap~tr'.e etait trCluvé! )) vous diraM. de La-martme. «Helas, d1_t-1l_ encor~, il devait etre au~si l'hymne
fermé dans une bolle en bois.
'
de la Terreur! n Ams1, de v1lle en ville, l'reuvre de Rou-~
get de l'Isle envahit toutes les ames. Marseille ent
Nous n'entreprendrons pas ici l'éloge du célebre écri- toutes les cités révolutionnaires, \'adopta pour etre'chan~:
vain connu de tout le,monde; nous nous bornerons a au commencement et a la fin des séances de ses el b
citer une des pages de ce remarquable Jivre pr'ise au Les Marseiilai_s le répaadirent en France en Je cban~a:~
sur les chemms. De la lui vi1Jt le nom de Marseill .
hasard.
-·
L · ·11
, d
aise.
_a_v1e1 e.mere e, M. Rouget de L'lsle, royaliste et relig1eus~, _ep_ou~antee d~ retentissement de la voix de son
LA · MARSEILLAISE
fils,
: « Qu est-ce done que cet hyn1n e revo,
1 · lui ecr1va1t
•
ut10n
ua1re
que
chante
une
borde
de
brigaads
qni
traROUGET DE L'lSLE.
; erse la France et ~uquel on rnele notre nom? » De L'Isle
Mais la plus grande et la plns éloquente inspiration de a son_tour, proscr1t en qualité de royaliste, l'eatendit,
ce temps-1~, c',é~ail uue chanson immortelle; uq c~ant en fr1s~oaoant, retentir comme une menace de mort a
de guerre 1mper1ssable appelé: LaMurseillaisc. Elle eni- ses ore1lles lor,qu'il fuyait dans les sentiers des Hautesvrait d'enthousiasmc et d'ardeur militaire les fédérés ~lpes. « ?ommeat appelle-t-on cel hymae? demanda-t-il
les ga~des nationales, la province et París, les société~ ª,son ~m~e.-; La Marseillaise, )) lui répondit le paysan.
e~t ams1 q_u _11 app;it le nom de son propre onvragt. 11
popula1res, les femmes, les enfanls, les vieillards. Elle
e~
~1t
ro_urs~m par 1enthousiasme qu'il avait semé der-présidait aux enrolemeats militaire~, elle allait pieds nus
r,ere
lm. II echappa, non sans peine, a l'échafaud. L'1rme .
a la _froatiere, et mal armée, en haillons, elle prenait
des vil les, elle gagaait des·batailles, elle rejetait l'eaaemi assez souvent se retourae contre la mai n qui l'a fo ué
La R'evo 1~fion en demence
,
e.
ne reconnaissait plusr0 sa
daos ses remparls. La Marseillai~e étai t une armée • elle
était _la fete et l'émotion de ce grand peuple • en: en- propre vo1x !
M. ~ouget de l'ls!e eut l'honneur d'as~ister a la réfantait des miracles, et nos jeunes soldals la chantaient
de la Marseillaise en l 830. 11 était vieux, pauvre,
allant a l'enuemi:
' surrect1on
bl"
é
ou
.
ie,
ru
connu, ch~ncelant sous sa propre gloire. 11
Allons, enfants de la patrie,
~va1t de_ux graads amis qui l'aimaient d'une vive amitié :
Le jour de gloire est arrivé...
1 un é~a1t le, plus grand poe!e de son siecle, il s'appelait
P_uis, cette strophe éloquente, égale a ce que les poetes Béranger; 1autre était un grand statuaire David (d'A ant1ques ont en~anté de plus hardi, ue plus glorieux:
gers). Sans ces deux hommes l'honneu; de le
nt
l'auteur de l"hymne ¡e plus
' illu5t~e
'
url'aar ,
qui
ait
fanatisé
Amour sacré de la patrie,
des peuples,
serait mort daos la rrÍisere
m~
.
. et l'aban don,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs.
d
que
isons-nous?
dans
le
suicide.
C'est
au
ro·
L
.
Liberté, liberté chérie,
~ PhT
1 OUJS1ippe que Rouget de l'lsle fut redevahle enfi d
Combats avec tes défenseurs 1
calme et du bien-etre de ses derniers jours.
n u
Sous nos drapeaux que la victoire

En comptant six a sept minutes pour le chargement et
le décha.rgemeat, oa arrive a douze minutes pour un essorage complet.
Les hydro-extracteurs Buffiud ont re~u une v'éritable
sar!ction de la pratique inrlustrielle. Trois cents esso·reuses ont été livrée~ déja par les constructeurs. Il a été
constaté daos áes essais sérieux de ces machines, r¡ue Ir
rendement variait de 75 a 00 pour cent, suivant la nature
matieres soumises a l'essurage. Les jurys des
expos1t1ons de Roaane, de Chambéry , de Nimes et
de Bayonne oat décerné a ces 3J&gt;pareils plusieÚrs médailles d'argent et d'or.

?~s

PRIME EXCEPTIONNELLE

LA RÉVOLUTIO~ FHA~~AISE

?

a

Accoure tes males accents;
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire l...
Auxarmes, citoyens I formez vos bataillons 1
Marchons I qu'un sang impur abreuve nos sillons J

EXÉCUTION DE LOUI3 XVI.

ª.

Le 20 ja.avier, deux heures, s'ouvrirent les portes
du Temple aux c,toyens Garat minis&lt;re de la .
'
"'
JusS'il est vrai que cha.que époque a sa chansoo, son t'1ce ;. L. ebrun' des· affaires étrangerés;
Grouvelle
hymoe ou son cantique, il élait impossible en efiet de secr~ta1re du Conseil, et plueieurs membres de la Con~
signaler par un chant plus noble, aux. accents plus vi- ve_nt1oa deva~cés par Santerre. lis furent re~us par le
brants, le passage de la ~évolution fran~aise a trav~rs ro1 sur le seu1I de sa chambre, et Garat fit au roi Já 1
le mon~e épouvanté.
ture de l'arret qui le condaQlne. Le roi l'écouta

S:;

�L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL.

L' lLLUSTRATION, JOURNAL ONIVERSEL.

412

7

palir; il prit-le décret,
le plia et le mit dans
o . '
son porteíeuille. 11 avait
é~rit a !'avance une let12
'{¡
tr.i adressée a la Convenlion. U demandait
X
un délai de trois jours
y,
pour se préparer b. paraitre devant Dieu, le
droit de resler seul et
de voir sa famille sans
,r
témoios, et que la Convcntion se souvint de ses
serviteurs qu'il laissait
sans récompense et sans
forlune. 11 dcm1ndait
surtout la permission de
voi r son confesscur, et
d'uoe main íerme il écri'7lt
v:iit l'adresse de M. l'abbé Eúgeworth de Fir-e D O O
01011t, n• 483, rue du
Bac. A cette demande
00
la Coovention répoodit
O ºo oº O O
qu'il était libre a Louis
d'appeler un ministre
de sa religion, de voir
sa íamille saos témoins;
m,
Ll nation, daos sa jusw
tice, aurait soin de ses
créanci ers; enfin, que
le sursis de trois jours
était refusé. Louis XVI
écouta silencieusement
cet ordre su prcme, et
parut satisfait quand
Garat lui annoo~al'abbé
Edgeworlh de FirmJnt.
M. l'abbé Edgcworlh a
r~.conté celte grande
7~
scime, dont pas uu incidcnt ne dut échapper
a sa mémoire.
Au moment de s0n
J
11,
C1,
et
N,
C1,
et
entréc, le roi venait
d'entendre le fatal &lt;lél!{}J
cret qui lixait sa mort
pour le lendemain. 11
était calme et presqne
souriant. D'uil geste, il
congédiasún entourngc,
et resté sei1I avec l'abbé
Edgeworth qu'il fit as/U
seoir en face de lui .
&lt;&lt; Me voici done arrivé, tui dit le condamné, a la grande et
senle affaire qui doive
m'occuper daos la vie:
la quitter pur ou parARCBÉOLOGIE CO!!l'ARlÍE (Voir la page 410).
donné, devant Dieu,
A peine il achevait la lecture de l'acte solennel de sa ' Apres un instant de silence (il en avait grand besoin
afio d'en préparer a
inoi et aux miens une meilleure ... Accordez-moi quel- volonté derniere, un municipal lui vint annonce.r que rn ·\ pour rappeler toutes les forces de son ame en ce su1
ques moruents de répit, et laissez-moi vous lire mon tes- famille descendait vers lui. Lonis XVI, tres-érnu : « Ne pre me accablernent), le roi reprit la parole : &lt; Hélas !
tarnent. ))

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vous montrez pas, dit-il
a l'abbé Edgeworth
'
votre presence
leur fe-'
rait trop de mal. n
11 était. huit heures
et demie; la reine. entra
tenant son fils par la
main; venaient ensuite
-Madame Élisabcth ~t
Madame Royale... En ec
moment d'une pareille
douleur, il y cut un silence ineffable. On n'entendait que gémissements élouffés, sanglots interrompus, paroles entrecoupées. C'était une de ces douleurs
íncomparables, sur laquelle le pcintre antique eut jeté son voile
fQnel1re el) désespérant
de la reproduire.
La reine et le roi s'assirent l'un pres de l'autre; le roi tenait son fils
entre ses genoux, sa
filie a sa droite a coté
de Madame Élisabeth.
On pleurait, on se taisait; to utes ces graces
et toutes ces miseres se
contemplaient comme '
on faít en reve. 11 racontait son proces, il
pardonnait a ses juges,
il donnait a ses eníants
ses bénédictions dernie•
res, recommandant le
pardon. lis furent sept
quarts d'heure accablés
de cette agonie. Enfin
le roi se leva, les prianl
1 de le laisser seul dans
un recueillement dont
1
il avait grand besoin.
1
11Je vous revcrrai de_\ main, je vous le prof mets, adieu. )) 11 dit ce
mot adieu! avec l'accent du martyr. Alors
Madame
Royale tomba
1
évanouie aux pieds de
son pere qu'elle tenail
embrassé. Cléry et Madarne Élisabeth la rclcverent. «Adieu ! adicu: »
leur dit le roi une derniere fois. Il rentra dans
la tourelle, ou l'attendait le ministre de Jésus-Christ.

~ ~ ~ ~~

l

~

BYOIIO·EXTRACTEURS Uf! MM, BUFFAUU FRERES, CONSTRUCTBURS, COURSi· D'HERBOUVILLl!, A LYON,

isait-il a l'abbé Edgeworth,
quelle e_ntrevue et quelle séparati?n ! ~tre,aimé si tendrement,
avo1r s01-meme en son creurtoutcs ces tendresscs, et mourir
emain ! Pardonnez ..moi, monsieur, un instant ·de faiblesse
.
cL mamtenant
aidez-moi a tout'
oublier, pour ne songer qu'a
mon salut. Voila désormais toute
01a pensée et tout mon devoir. )&gt;
Cependant il revenait, péni hlement préoccupé, a la douleur de la reine ,et de ses enfants, au deuil de tous les siens.
Peu a peu s'apaisa cette impression funebre, et, plus calme, il
s'inquiétait de ses derniers moments: « Occupons-nous de l'étcroité. )&gt; Pour prendre un peu
de force, il but un doi"t de vio
0
'
il mangea un morceau ae pain.
Le prctre, attentif a tout ce couragc, eul alors une généreuse
pensée. 11 savait que ce -chréticn qui va mourir élait/ privé
dcpuis longte1nps dessaints mystcres, et il lui proposa de fui
dir~, une heure avant soµ ·der·•
oier départ, la messe des mort~.
Le roi, a cette heureuse pensée, ~ut un moment de joie; il se
• eontmt cependant; il se disait
qu'il exposait a de grands dangcrs, a des vengeances prochaincs, l'abbé Edgeworth; mais
celui-ci, sans attendre la réponse
de cet infortuné, descendit en
toule hate dans la salle·du Conscil, ou se tenaient le ministre
Garat et les représentants de la
Convention. 11 exposa, non sans
peine, a ces représenlants d'un
si terrible pouvoir qu·ils seraient
vrai~ent impitoyables s'ils s'opposaient aux dernieres volontés
du condamné.
Quelques -uns hésiterent par
rc~pect hurnaio .... ; ils avaient
pcur d'ctre accusés de f~M1 ismc; un d'eux exprima la crainte
qne l'hostie et le
1 in &lt;lu sacrifice
russent empoisoanés : 11 Je les
11rendrai de votrc main ! n s'écria l'abbé Edgeworth. A la fin,
la permissiuu fut
accordéc, el GatJl répu111l1L a1 1
niessagt' I' d1!
l.ouis : (l Citoye11
minis1rc d11 c11l te, le Cu11,l'il a
pris votrc ticmande en cunsitlér~tiun, ¡11,11r1u que vo1Js signiez votrc rc•1uetc . et o: uc
10111 Lcxcrcice ·d,!
1otrc religion soil
3chcvé dernain a
icpt heurc~. A
h_uit hcurcs pré•ciscs, Louis Capet . doit partir
]lOur le li').i de
son exécutio11. »
. Cette pcrmisiion étan t accordée, il fallait
llOunoir saos re-

413
tard atous les objets nécessaires
au culte, oublié deja, depuis si
longtemps, daos la prison du
Te,!D ple. Or, tres-heureusement
nous avons retrouvé (c'est un
détail qui jusqu'ici avait échappé a l'histoire) la lettre autographe de l'abbé Edgeworth
adressée aM. le .curé de SaintFran~ois d'Assise, qui. était le
curé de la tour du Temple en
i 793. Nos lecteurs jugeront
comme nous, que le plus vif in. térét se raltache a cet autographe du dernier confcsseur du
roi. 11 se compase de deux gran•
des pages pleines in-folio, avec
l'entete imprimé de la Commune de París.
J ULES JANIN,

GllETTE DIJ P.IL.118,

Si je comptc bien, c'est pour
1~ quatriemc fois qu'il est ques-

tion, daos ma Gazette du Palais

du proces des correspondan ces:
,'

...1,:

. ,\
. •'li 11

Ll!S ADIEUX DE LA FAlllLLE ROYALE. - Gravum e1traltes de la•'lltvollllion
,.
(ra,lf'n
.,,...11e, par J . J anon.

n~ vo1ts plaignez pas encore
nous ne sommes pas au bout. '
Le fait de jeter a la poste a
l'adresse de quatre ou cinq directeurs de journaux de provin·ce, une letlre manuscrite ou autog_raphiée qui sera peut-etre .
reproduite daos ces 'journaux
constitue-t-il, par lui seul 1;
!)ublication d'un écrit tra1ta;t de
matieres politiques?
- Oui, avait dit le Tribunal de
police correctionnelle de la
Seine.
. - Oui, avait dit la Cour impér1ale apres le tribunal.
- Non, avait dit la Cour de
Cassatiqn apres le Tribunal ~l
la Cour Impériale.
- Oui, ,·ient de dire la Cour
de Rouen, devánt laquelle le
proces avait été ren voyé.
•
La Cour de Cafsation est de nouveau saisie. Celle
fois, elle jugera
en chambres réunies, et, si l'arret
de la Cour de
Rouen est cassé,
la cour chargée
&lt;le statuer au
fond sera tenue
de se conformer
a l'opinion de la
Cour de Cassation.
Et rnoi qui me
íigurais naivement qu'\I ne
pouvait entrer
&lt;lans !'esprit de
personne qu·un
écrit, mis sous
cnveloppe, cacheté, confié a la
poste et adressé
a des personnes
déterminées, pul
ctre un écrit public: Voyez commc on peut se
tromper, et comme ce qui parait
tout simple aux
uns peut ne pas
paraitre tout
simple aux au-

�L'ILLUSTRATION
414

L'JLLIJSTRATION . .IOUHic\L · UN IV U-tSEL.

sions ardentes avec une voix mélodieuse poúr en expritres. Q1_1and je pense que pendant des 'années j'ai eu
mer les désirs, cet ensemble relevé par d'excellentcs mal1lI~ n»l11-CT~ IID~l1l1~~ i1rmu~~~I~
la tén1érité d'affirmer a tout venant que deux et deux
nieres,
faisait
de
M.
ae
Martignac,
un
bomme
fort
faisaient quatre; on ne m'y prendra plus a ]'avenir,
PRIMES DE L'ILLUSTRllTI0N,
séduis¡rnt, pendant que les entralnemertts de la jeuo.esse
aussi longterops du moins qÜe la conr de cassation ne
le livraient a toutes les séductions. &gt;1
1
COLLECTION COMPLETE
l'allra pas déciaé en cbambres réunies.
11 me semble, en vérité, qu'on ne sa.urait mieux dire :
DES
Aujourd'hui les cau~eries et les lectures publiques Root
voila
un
portrait
ou
l'on
sent
la
vie.
URUVBBS SPRCIUBS POUR PIANO A DBUX IAlNS
si fort a la mode, qu'avant peu, un homme ne lisanl
A propos de discours, laissez-moi revenir un peu en
DI
pas ou ne causant pas devant ses concitoyens et ses conarriere. Je ne vous ai poiot parlé des bar-angues prononBEElHOVEN
,
111
OZART,
WEBER , HlYDII
citoyennes sera une rareté. Peut-etre a+on oublié
&amp;T DI
cées a l'ouverture de la nonvelle année judiciaire, garqu'uu d·es premiers qui importerent a París ce délasseSEPT SONATES CHOISIES de CLEMENTI
dez vous bien de croire que les magistra(s aient manqué
¡pent ut1le, depuis longtemps r.n vogue en Angleterre et
a l'antique usage, et que la Justice n'ait pas re~u son Collettion allemande, annotée et doigtée par le célebre pro!llflear
aux Élats-Unis, fot M. Leroy, un des fondateurs du salon
llOSCBELES, forman! U volumes de 168 pa~es cbacun, en moyenne.
trilrnt accouturné d'éloquence. C'est justement parce que
de la rue de la Paix.
les riles ont été accomplis suivant le cérémonial ordiCette collection, que nous rnettons en vente au prix
Comme tous les novateurs, M. Leroy n'eut pas sujet
naire, que j'ai omis de vous cntretenlr des audie11ces de 87 fr., au lieu de ioo fr. au moins qu'elle coiitede s'applaudir beaucoup de son ionova'tion. On trouva
de rentrée. J'ai eu tort cependa1it; j'aurais dti. signaler, - rait,s'il en exislait une édition fran~aise aussi parfaite,est
quelque part un peu trop d'a·ccent aux lectures et aux
celte année encore, la tendance de plus en plus mar- réservée en prime au prix de GO fr., et 50 fr. seulP.causeries de la rue de la Paix, et l'autorilé prudente, qui
quée des orateurs de ces sólennités a sortir du sentier ment poJJr ceux de nos abonnés qui en feront la ueveut épargner aux citoyens les émotions violentes, ferrna
trop battu par leurs prédécesseurs. On commence a mande avaut le tº' janvier prochain.
le salon dont un public intelligent commengait i con••
Comme pour le Gavarni, ajouter 5 fr. en sus pour
s'apercevoir, daos 13. magistrature, qu'il y a ruieu~ a
frais de port et d'emballage.
naitre le chemin.
faire que de re·commencer sans ccsse d'Agucsseau et de
M. Lcroy, qui est licencié cs-leltres, sollicita alors l'au~
torisation d'ouvrir un établissement d'instruction secon- discourir acadérniquement, une henre durant, sur l'impartialité, sur la modération, sur la gravité et autres
&lt;EUVRES NOUVELLES DE GAVARNI.
dajre. Cette autorisation lui fut refusée. J'ai lu qu'entre
verlus ohligatoires du 01agistrat. On s'attaque a des suautres motifs, la décision alléguait les antécédents poliPar-ci, par-la, et Physionomies parisiennes, splentiques de M. Leroy, et cette circonstance qu'en lS52 il jels plus vivants, plus nouveaux, pln~ féconds en aper- dide collection de l.í O sujets, tirés sur chine par Legus originaux et plus hardis; en un mot, qu'on me parn'avail pas voulu préter serment : je vous demande un
mercicr, formant I mogni~que volume grand in-4° colomdonne la familiarité du terme, on renonce aux poncifs
peu si cela %1 poss1ble. 11 y a des gens, en vérité, qui
bier, relié en maroquin et doré sur tranebe :
du genre. Pour moi, je pense qu'on ne saurait trop
calomnie:ot bien légerement le pouvoir.
10 fr. AU LIRU DI t so Ir,
louer de leur audace ceux qui ne craignent pas, en dépit
Non, si l'autorité ne perroit poínt a M. Leroy d'ensei5 fr. en sus pour l'envoi franco daos une caisse,
des prr.cédents, de s'engager dans cette heureuse voie.
gner, il est évident que c'était pour de toutes autres raiJ'ai appris tout réce~rnent, par hasard, qu·un magistrat pour la France continentale. Les souscripteurs de
sons ... Seulement, par honbeurpour M.Leroy,c'étaientdes
M. Lespinasse, premicr avocat général a la Cour de Pau, l'Étranger devront le faire réclamer par leurs corres-.
raisons mauvaises, el le conseil d'Éta'l vient d'annuler la
avait osé prendre pour theme ce sujet palpitant : La pondants.
décision contre laquelle lejeune professeur s'était pourvu.
Je ne dirai pas précisément qu'on a causé, il y a lmit fcmme dans la famille et dans la société.
A la honne heure ! Je ne puis ríen dire do disco\lrs, ne
A.'\'18,
. jours, a la Bibliolheque ~es avocats, a l'occasion de la
l'ayant pas lu encore; mais l'exemple est excellent, et l'on
rentréP. de la conférence; le mot serait un peu cavalier,
Le renouvcllcmenl du i •r janvier, élanl le plus
ne saurait trop, amon sens, féliciter celui qui le donne.
eu égard a l'import~nce de la.solennilé. Je diraí qu·on y
1
considérable
rle l'année, occasionne dans nos
II y a quinze ans, un homme d initiative, un éerivain
a parlé fort élégamment et fort éloquemment.
lmreaux
un
travail
exccptionnel, qui serail tresplein d'ardeur, mon'taitdans une des chaires du Collége
M. Desmarest; batonnier dé l'ordre, a parlé sur la
long
a
accomplir
avec
une parfaile régularilé si
de France et prenait pour sujet de ~es éloquentés leprofession d'avocat, et, bien que le sujet ne fut pas tout a
loutes
les
demandes
arrivaient
en mflme lemps
~ons, l'Histoire mora/e des femmes. Apres avoir raconté
fait nouveau pour l'auditoire, personne ne s'est plaint :
anx
clerniers
jours.
leur role daos les sociétés anciennes et dans les sociétés
la modestie s'e!Iarouche d'un éloge personnel; mais,
L'extension toujours croissanle que prend 1'/llmmodernes, il concluait en réclamant pour les filies : la
-si délicale et ombrageuse q11'elle soit, elle ne s'oftrat-ion
nous fai l un devoir de rappeler ce fait a nos
réforme de l'éducation, une loi sur la séduction, un age
fense point des louanges décernées 'in abstracto,
plus avancé, pour le mariage, l'intervention réelle dés souscripteurs, et de prier inslamment cenx d'enlre
commll on dit en philosophie; ou plutót la modestie est
fiancés dans la rédaction du contrat, J'abolition des eux. donl l'abonnement- expire au 31 décembre, de
i.ne vertu a l'uFage des; particuliers' non a l'.usage des
sommations respectueuses, t&lt; qui pcsent sur les peres le renouvelcr au plus tOt, afio de n'éprouver aucune
corporations, ce qui est fort beureux, rar c'est la fierté
cornme une injure, sur les enfants comme une injus- inlerruplion dans l'envoi du journal.
' qm fait la grandeur de celles-ci. tt Je suis-- beau, je suis
tlce &gt;1; pour les épouses : úne majorité, J'administration
fort, je suis grand, &gt;1 voila. uu singulier insupportable.
d'une portion de leurs biens particuliers et le droit d'en
et Nous sornrñ.es beaux, nous sornmes forts, nous sommes
JARDlff D'ALPHONSE KARR A NICE.
disposer; le droit de p&amp;raltre en justice sans l'au-grands, ,, voila un pluriel qui n'a rien de choquant;
LOrisation du mari, la limitation du pouvoir du
HERBE AUX TURQUOISES
aussi, parrni les nombreux avocats auxquels s'adresFait
mari sur la personne de la fernme, la création d'un conM• Desmare,t, n'en est-il pas un qui se soit fait scrupule
POLYGONATUM ANGUSTIFOLlU.M
seil de famille chargé de contróler la part du pouvoir
d'applaudir lorsque !'honorable batonnier a prononcé
qui lui serait laissée; pour les meres: le droil de direc-,
Des touffes serrées d'un gazon d'un vert vigoureUJ
ces paroles :
tion, le droit d'éducation, le droit de consentement au sortent, vers la fin de l'automne, des épis composés de
&lt;&lt; La lutte des &lt;leux príncipes, les triomphes succe~sifs
rnariage des enfants, une loi sur la recherche de la pa- six a dix baies de la grosseur d'un pois et du plus beao
de la justice sur la violence, constituent l' histoire meme
ternité, la création d'un conseil de famille pour juger ble u céleste, produisantcompléternent l'effet d'une grappe
-du progrcs; et, si les aspirations de !'esprit moderne ne
les di!Iérends graves entre le pere et la mere ; pour les de turquoises orientales.
sont pas une déception, nous pouvons,. en promenant
En envoyant a M. Alpb. Karr, a Nice, un bon de diz
femmes, en &amp;énéral, r admi$sion a la tutelle et au connos regards sur la carte du globe, assister aux dernieres
f,·ancs
sur la poste, on re~oit, franco, et a domicile dans
seilde famille,J'admission aux professions privées et aux
toute la France, soigneusement emballés dans une peconvu)Fions du regne de la force, et entrevoi:r al'horizon
professions social e~ dans la limite de leurs facultés et de tite boite ell bois, DIX PIE.OS DE L'HERBE AUX TUKQUOTSES, l'ombre grandissante de la justice. Ce qu'il m'importe
25 plantes ponr 20 francs.
surtout de procl.amer, c'est que daos ~e conflit qui dure leurs devoirs.
(( Les réformateurs absolús trouveront que nous deUne petite note sur la culture ·de cette plante accom·
encore, la place de notre drape:w est marquée a )'avance.
mandons bien peu; les ado!'ateurs du passé, que nous pagne les cnvois. M. Alpb. Karr continue l'expéd1tionde
Nous sommes 11:s adversaires-nés de l'arbitraire et de la
dem:indons beaucoup : cela nous fait espérer qHe nou~ ses magnifiques houquets contre un bon de poste de
force. Nous sommes du bon colé de la vi&amp; et du bon coté
d~mandons assez, 11 disait M. Lcgouvé en terminant sa 20 francs. - Boite,. ernballage et port compris, daDI
de l'bistoire: nous sommes du colé de la justice. En effet,
derni~re lcgon. La jeunesse applaudissait, mais ceux qui toute la France.
notre role commznce !iVec la civilisation; oü. regne la
n'étaient plus jeune~ n'en pom•aient croire leurs oreilles
barbarie, nous n'existons pas. &gt;l
et ils étaicnt biert pres de crier a l'utopie.
L'éloquence ne gate rien a la louange, le díscours de
B 1 18 L D@@ lll &amp; P 11-0 D!E.
Apres qua1orze ans, M. Lego1Jvé puhlie une nouvelle
M. De~marest l'a prouvé une fois de plus.
édition du recueil de s~s lc~ons. Dans l'intervalleT des !tlémoú·es sw· la CT,ine. - Histoire, religion, gouvernem~
Le batonnier s'est tu, et denx stagiaireg, choisis par le
coutume·:,. par Je comle d'E~ca)•rac de Lauture. LibraJnl
rcrivains éminenls ont lraité ce grand sujeta leur tour.
du Moga~in 7,ittoresque, quai des Grand$-Augustins 29,
conseil de l'ordre, ont pris la parole. Ainsi, dans les céré11 cft, comme on dit, aJ'ordre du jour, et les magistrats
monies sacrées, la voix desjeuneslévitesalterne aveccelle
On n'a point encore oubl1é les aventures du comte
rux-memes s·en préoccupent; beaucoup d'étonnements
dn prétre consacré depuis l_ongtemps au service dés autels. ~r ~ont di&amp;sipés, IJcaucoup de préjugés se rnntévanouis, d'Esca-:,rac de Lautnre pendant la. campagne de Chi~
M. d'Escayrac de Lauture, attaché a l'état-major génélW'
M. de Fallois a parlé de la publicité judiciaire;
d le probleme rn µose a chaque imtaut plus pressant en qualité d'iuterprcte, fut pns par les Chinois, comlllt
M. Toussaint a fait l'éloge de Martignac. Une aimable et
et plm, grave. En relis3nt les pages dn livre de M. Le7 les Chinois savent preudre, c'est-a-dire traitreusemenl:
cbarmante figure a retracer que celle du ~inistre libéral
gouvé, pages émues, éloquentes, toutcs pén-étrées d'un ll suliit le traitement le plus é¡,ouvantable~ les plfl
de la Restanration, et je nll sais s'il était po,sible de la dc~fouífie généreux, plus d'un de ce.ux qui les traitaient insupportaliles tortures; et ses poignets, liés par •
siner d'un crayon plus fin, plus délicat et plus vrai; je n'en
jadis de vaines tbéories se &lt;lira : cela pourrait bien cordes qu'on arrosait de temps en temps pour les f:
puis, et je le regrette, montrer íci que quelques t.raits :
gonOer, témoignent encore aujou.rd'hui des odi
ctre la 'l'érilé.
t( ll était dans la fleur de lajeunesse, écrit M. Tomsaint.
C'est qu'au dix-neuvienle siecle, les esprits font hien traitements au1quels il a été soumis. La trace des co
Une taille un peu élevéll, mais bien prise, des cbeveux
se voit encore el forme comme deux. bracelels, au·
do chemin en quatorze ans.
sus de ses mains. Rendu a la liberté, apres trente ouq
bouclés, de~ yeux bleus tres doux, sur lesquels retomA. KAEMPl'l!.N,
rante jours de captivité qu'il passa dans une prison,
baient avec mollesse des paupieres légerement aba issées,
une physionomie mobile, beauco11p de finesse, des pas-

compagnie · des derniers crirninels du Célesfo Empire
M,. d'Esca~rac de,L~utu~e ue se remit qu'au bout de plu~

sieurs mo1s du reg1me epouvantable qu'il avail subi en
dehors de toutes les lois humaines, puisqu'il avait été
s:üsi pendant la durée légale d'un armistice.
M. d'Escayrac de Lauture a payé cber le droit de bien
connaitre_la C~i_ne, et il la connait, en eff~t, mieux que
personne : reltg100, mreurs, administration ressorts du
~ouverneme~t, bistoire, ríen ne_ lui esl étrauger. Son
1tvre est le hvre le plus neuf, on peut dire le seul VTairoent original q1ii ait été publié sur cet immense pays
qui nous apparait en-core aujourd'bui comme a traver~
un nuage de réCits fabú.leux. Les seuls récits antérieurs
sur la Chine nous viennent des missionnaires qui secopiaient les uns les aulres, d'e sorte que la narration du
dernier reproduisait les erreurs, les contradictions les
préjugés du premier. Celte publtcation de .M. d'Esc~yrac
demande a etre examinée sér1eusement, et non en quelques mots, comme_ nous faisoos aujourd'bui; aussi y renendrons-uous: Nous montrerons, le livre de M. d'Escayrac ~ la 11ia1n, qnel partí on peut tirer de ce grand
pays qm nous est ouvert, au double point de vue de noire inUuence politique et eommerciale.
Ces Mémoires sur /.a Chine 'sontornes de planches et enricbis dll cartes qui facil1tenl singulierement la lecture de
l'~uvrage d_e M d'E~cayrac,en cesensqu'elles placentl'objet
11s1ble a c..ote de. I obJet
decrit.
Typograph1e' buravures et
' •
,
pap1er, nen na ete negltgé pour fa1re de ce volume
un ouvrage de_ luxe; les gravures sont faites tl'apres des
pe1Dtures or1grnale:1, exécutées en Chine s011S les yeúx
de l'auteur, et pourtant !'t.euvre ser1eu~e de M. d'Escayrac est une de celles qui pourraient le mieux se pas~er
de ces brillanlS accesso1res.
P1ERRE ·PAGET.

JOURNAL UNIVERSEL.

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voyages, de littérature et d'éducation; enfin les soixante
et q11elques volumes de la Bibliotheque rose, écrits pour
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Francais, historique,_ biographique, mythologique ' géographique et étymolog1que,
Par 1'4. Th. BÉNARD,

Chef de bureau au Mims!ere de l'ln,truction publique.
DIXIEME tomoN. Présentant : lo· Les acceptions propres, figurées et familiéres des mots JUSTIFIÉES PAR DES
,EXEMPLF.S; - les termes techoiques et scienl1fiques · LA c,ONJUGAISON DES VEl\BES IRÍ\ÉGULIERS OU DEFECTUEUX '. les etymologies; - l'explication des locutions latines 'rréquemment employées dans le discours.
2° DEs NOTICES msTORIQUES sur les peuples anciens et
mo~ernts, sur les guerres, traités de r,aix, conciles, ele.
~ DEs NOTICES BIOGRA.PB.ÍQUES sur les personnages histortques de tous les pays et de tous les temps.
4º ~ GÉOGRAFBIE ANUENNE ET MODERNE avec toutes les
donne~s de stalistique : POPUI.ATlON de tous les centres
fra~&lt;;a1s ou étrangers; - LONGUEUR des tleuves, etc. ,
. 5 UN DICTIONNAIRE DE LA. PRONONCIATION .des IDOtS diffiC1les. Un fort uol. grand in-i 8, cart. : 2 fr. 60. - Joli car-

marquahle~, un aquarium du plus pittoresque effet • il
se com~ose tl'un vas~ de cristal, monté sur bois sculpté
et garnt en bronze; il est de forme tres-simple; dans ce
v~s~ on d1spose des fleurs, et au-dessous un cspace in.
gemeuse~ent réservé' permet de voir frétiller de vifs et
geot1ls poi_ssons. Puis c'est un coffret a bijoux, avec moulures eu ebene et colonnes en or vif. 11 est orné d'émaux en grisa1lle, représentant Psyché et ses sreurs • il y
a la enfin, entre mille autres objets d'étrennes du ~eilleur goO.t artistiq ue, une eoupe sur.rnontée d'un corn,et
en .cristal incrusté d'or, dont le pied représente un
rav1ssant groupe d'enfants enlacés de guirlandes.
LA MA.ISON SIRA.UDI.N.
Depuis i860_ que s'est établie la rnaison Siraudin, la
c_onfiser1e a fa1t de notables pro 11rcs auxqnels son initiallve ~ con~ribué pour une large° pa;t, et qu'elle a étendus Josqu aux plus pet1ts deta1ls. Pour s'en convaincre il
n'~ a,qu'a voir les sacs a bonbons qui ont été faits de-·
p~1s_l ?uverture de cette maison, et surtoi¡t celui qu'elle
a edtt~ cetle année.
~uis le boo~~n, cette cbose qui s'est si longtemps résumee e~ un senllment de défiance pour la santé vu l'ins_ulubnt~ de_s ~atiéres qui entraient dans s; colorat1on, qu est-1l devenu? U y~ des noms qui servent dejalons p_our r~tourner en amere d~ns le passé si coul't de
la ma1son S1raud1n, et qui fait époque,
Les bonb~us ~reférés sont : le Ma!tais, la Praline du
club, la Pralrne L1vry, au sacre de violette · l'Émélie l'Orangme, puis les Ganaches, qui eurent p;esque le s~cces
de la p1é_ce de yictor1en .s~rdou, etc., etc. Cette liste, a
l~quelle 11 se_ra1~ faclie d aJOUttr bien des noms, prouve
1ardeote aclt~1~e de l'homn:ie pratique qui a pris les renes de cette elegante et ar1stocratique maison.

-~------

tonnage, 3 fr.

LIVRES D'ÉTRENNES.

La librairie Hacbette annonce aujourd'hui sa collection de livres d'etrennes, qui comprend la série la plus
eumplete qu'on puisse lrouver, tlepws le volume m-18
¡es~Jusqu'au volume in-follo: ed1L10n de grand luxe.
Xuus remarquous cvmme llvres uouVll:iUX : 10 Le
Jlomte de tu Jlfo·, par A. FreduJ, reu vre d' esprit el de
sc1ence, daos laquelli; l'autew· uous donne le resultat de
ses lougues eLuues sur la structure, la v1¿ et llls wreurs
des p1autes et des ammaux marws, des plauchlls cu10nces y pe1guent aux yeux les merve1Jles de l'oceau •
to le Uiet, par A. Gu11lemrn, notions d'astronomie a !'u~
~ge des geus d_u monde el de la Jeunesse, tablean fidete et p1ttore_sque des phénomenes que le télescope
decouvre au sern des espaces influis; onze planches t1rees en couleur et de n._¡mtJreuses vi.,nettes oruent ce
magnifique -.:olume; 3° t'Hi~totre des Pl~ntes, par M. Lollis
F1gu1er, dans laquelle il a presenté l'h1slo1re ries veo-euux avec le charme litteraire et la préc,sion scie;tifique; 4° les Sources du Nil, journal de voyage du capitaine Speke, qui nous cond111t de page en page a la de~u~erte. géograpbique la plus 1mpo1·tante de l'époque;
ªº t annee l 804 du Tour du ,donde qui contient eulre
•
' G. Doré et Ch.
' Daaotres rec1ts
de voyage, ceux de MJ\I.
tiUier en Espagne, de M. et Mm• de B.:&gt;urboul6n en
Chine, de M; P. Marcoy dans l'Améi;ique du Sud, de
l Chamey a Mad..tgascar, elu., etc., a1us1 que les auaees de ptusieurs autres publ1cat10ns per1uu1ques · 60
IQl nouvel a.luum Tr1m, le bon Totu et te me~hw,t 1'om ·
.,. d
,
1 • e~x nouvelles b11Jl10Lheques: la BtbtwthetJue áes mertalfos des sciences, des arts et de l'in ..tu-st/'ie et la lJibltotie¡ue des jeuiies filies de quaturze a dtx-1:uit uns, qu'1uugurent d1tferenles reuvrea, les Me,·veilles de la méf«lrolugie, [)ar AHJ. Zurcher et ,\largollé; les Merveilles
le l'archüeGture, par A. Lefevre; la 8ibél'te, par F. de
Lanoye; Pom¡,éi e, les Pompéiens, par Marc Monnier · les
ll~ore, shotsies de 13ernarJ10 lle Saiot-P1erre et de
'1er de Ma1stre; 8° entin tro1s nou veaux volumes de la
liótiothequ.e rose, F,wi~ois le Bvssu, par ium e la comtesse
de Se0u1·; les Mémoires d'un pettt gar9on, par Mll• Jul1e
Gouraud, et les Gr,mpeurs de rochets, par le capitaine
layne- l{eid.
Ces ~omb_reuses,_publications seront ajoutées a un
~ods ~1en ricbe de~1.1, daos l_equel on distingue, au prelle~ :~ng, les Lro1s grands o~ vrages illustrés par G.
~~ .1 E,ifer, Atala et Don Quichotte, splendides publieations da.ns lesquelles le crayon du de~sinaleur a lutté
l~ec la plume des poetes; puis viennent lés livres de
populaire de _M. Lou~s Figuier, qui forment déja
~~u1 sculs une pel1le b1bl1otbé4ue; les quatre pre1/teres années du Tour du Monde, un recue1l qui v&lt;lus
ne ~ans tous les pays, vo~s décrit tous les paysages;
~ ~a1tconnait~e tous les peuples, sans que vous aiez
peme de qu1tler votre fauteui l; une collection de
. ds Diclionna1res, , érilable encvclopédie des c11nssances bumaines; toute une colleclion d'Albums
les enfants de trois a six a06' qui les diverllssent
t
. .
en co~men~_ant leur educat1on morale et intellece; une série d'reuvres in-4° et in-So, illustrées par
Doré, &lt;l!uvres signées des nom.s de H. Taine, Ed.

Envoi franco au regu du prix en timbres-poste.
M. L. CuRMER _vie~t de terminer le livre le plus magni-

,fique ~t le plus 1oteressant qui ait jamais été tenté. Les
É_vangtles des d-imanches et fétes contiennent 500 paues
d'.lferentes ~ imprin:iées ~n co•1leurs, reproduisant les
p.us splend1des manuacrits du moyen aue depuis le vn•
Jnsqu'au xvrr• siecle, et de tous les pavs. L/~uvrao-e forme
deux ou tr_ois volumes, avplonté, et i·on trouve°un tresg_r_and cbo1x des reli 11res les. plus riches et les plus var1ees dans ses salons, rue de Ricbelieu, 47.
MAISON TAHAN.
Tahan, _l'ébéniste de l'Empereur, vient d'ouvrir a la
foule, touJours empressée chez lui, ses magnifigues sal~ns de la rue .~e la Paix, 34, au coin du bo'ulevard.
Cest une expos1lion féerique; les chefs-d'reuvre de 1·art
et de la fantaisie y sont amoncelés. Cambien nous reg~et~o~s de _ne pouvoir leur consacrer une descriptiou
det:ullee ! C1tons pourtant, parmi les objets les _plus reLA'

; G

QI"

~

RÉBUS.

•

Xa-

, Po~r les étrennes spécialement deslinées aux dames,
e _est a la,. Grande Mcnson 'de Blanc, boulevard des Capucines, qu 11 faut les cboisir.
Ou admire ~ur~out, daos ces vastes galerie~, les plus
mer~e1lleux_ cho1x. de dentelles. C'est une exhibition
anm. plend1de que le fameux palais de dentelles, qui a
f,ut ~poque, 11ag11ére, tlans un dt:s décors les mieux
reuss1s de Rothumago.
Toutes ~es v1lles célébres par la fabricalion de Jeurs
dentelles s_y trouvent représentées. La lingerie~ les trousse~ux, le hoge de table, depuis le plus somptueux. jus. ~u a cetu1 qui sert dans les menages les plus modestes,
s Y font remarquer par un choix t'abuleux d'articles de
tout genre; et _les mille futilité; qni tiennent tant de
place da~s la toilette férninime, y out aussi un tel cachet
tle, magmfi_cence, ~u·on éprouve une hallucination, et
qu_on en v1ent ~érieusement a se demander si l'on n'esl
pornt transp?rte dans un palais de lees, et si toutes ces
merv~tlles n alttndent point le réveil de quelque Be/le

au bois d-01-mant.

·

On ~a aussi chercher des objets d'étrennes dans les
magasms de ~JJI., Ransons et Yves, a la Ville de Lyon, rue
~e la _Chaussee-d Antrn, 6. lis sont nombreiu et variés;
J _e_n ~1te _quelques-uns: gants Joséphfoe, auoptés par l'aristocratie; ~011fures et res1 !les catu!unes en tous gen res;
cerntures elegantes pour toilettes de. soirées. en rubans
d~ntelles et passeuie_nteries; boucles de cei~tures; gar~
n:tur~s de _bou.ton~ r1cbes Lo~is XV' Renaissance ou gardcs-franfaises, bu1tes assorties en merceries et ouvra"'es
de_~c1mes; Jupo ns élégauts, petits cbapea11x de velou~s
~odettes loups, aumonieres et une foule d'ebjets d'un;
elegaoce hurs ligne.
On sait, de reste, que la Ville de Lyon a le monopole
de tou,~ les ge,11:es de garnitures pour robes qu'on peut
obten11
1· avec
d I a1dc de
, la passementerie • C'est e11 e, en sa
qua i~e e passementiere de S. M. l'lmpératrice, qui a
duane la vogue, cette année, aux perles d'acie.c aux
perle_s de cora1I, au jais, aux chamarures, a tout ~e ui
m1roite et produít de l'effet. Elle a combiné tous ces ~éments, et elle en a pr~duit le choix le plus varié et le
p~s art1stique, _en f~1t de garnilures pour robes,
q
s; puisse . imagmer. On peut dire justement
que c est la Vi/le de Lyon qui occupe aujourd'hui
toutes les coutures des vetements de nos elégautes.
UN TIBilGE DEFINITIF P0UR LES ÉTREN.NES.

:ence

\

COURRIER DE LA .MODE.

P~ur recevoir_, par retour du courrier, Vingt billets as-

sortis des loter1es Saint-Cloud, - E,ifants Pauvres, A_ndelys, - actres_ser ( mandat de poste ou timhres-poste )
Crnq francs ~ d1recteur du Bu.reau-Exuctitude, rue Ri- .
EXNJCA.TION DU DERNlEI\ RÉBUS.
Le 5 mai 'rappelle la mort de Napoléon.

AUG. MARC, directeur-gérant.

Em,. TEnER, rédacteur
PARTS. -

~

chef.

UIP. DK L'JJ,LUSTRATION, A. l\l.\llC, U, RlJE DE VERNEUIL.

vol!, 6S, Par1s. - On participe a toutes les chances de
gam des .t ,06S lots: ( Gros lots f00,000, - 50,0oo· fr. )
La Grande Fa~nque de cartes a jouer de la rue de la
Baoqu~, 20 (~aison Testu), informe sa nombreuse clieotele qu elle nent de faire parailre de nouveaux jeux de
cartes, ~u nombre desquels se trouvent les cartes photograp?!ques, appelées a un imm.ense succes. - Ioli cadeau d etrennes. - Prix : 6 fr. !&gt;O c.

�416

L'ILLUSTRAT.ION, JOURNAL UNIVERSEL.

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L'11LY.lll'K CIIINOIS,

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PBARllACIF. Clil~OISK OO!lliAIST SLR LA RUE - Gra,ure. ulra,lu de, 1/énwiru uir la Chine, de ll. d'l!lca1rae de Lau1ure.

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              <text>L’Illustration : Journal Universel, 1864, Año 22, Tomo 44, No 1139, Diciembre 24</text>
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              <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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