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                  <text>Nº 361&lt; -

L'ILLUSTRATION

I" Jurn 1912

475

Sur la cheminée, l' lvresse du vin, de Clodion. Sur le panneau vo1sm (en commenyant par le haut) : Watteau, Hubert Robert, Fragonard.
Boucher, Perronneau (au centre), Watteau, deux Lespinasse, Hubert Robert, Fragonard, Hubert Roben.
Sur le panMau de droite: Boucher, Mme Vigée-Lebrun (Portrait de M1118 Grand), deux La Tour; au dessous : Saint-Aubin. Fragonard. Watteau. etc.

PETIT SALON. -

SIECLE

LA MAISON D'UN AMATEUR AU
djo

djo

djo

CHEZ M. JACQUES DOUCET
( Photo-Couleurs.)
Rue Spontini, a l'an~de Je h1
µetite rue de N"oisiel. est situé

!'hotel de M. Jacques Doncel,

mine oslentation, mais seulement

amateur d'art fastueux. De son
jardinet en terrasse, on nperc:oit,
a la fois, la résidence de l'économiste Raphael-Georges Lévy et

méditer au senil de sa demeure, ltll

soucieux de vivre en paix ra rmi
les belles choses qu'il aime. Et l'u11
ne peut se défendre de remarquer
ll. que! point ces rouncs d'art,
faites pour orner d'opulcntes demeures, prennent Ia un autre
caractfre qu'elles n'auraient si
elles étaient emprisonnées dans un
musée; comme elles conser\·ent une
vie qui leur fera bien souvent

qui n'avait vu dans la science des
nombres et du cnlcul que le mayen
de satisfaire, une fois terminée sa
carri€re d'affaires, une passion ardenle et éclairée pour les rouvres

gneront, étiquctées et numérotées,
le long de cimaises nationales.
Sur les paliers, quelques beaux
bnstes; dans une ni che, un vase

d'art.
Aucun Parisieu, mClé U.· quel-

&lt;lécoratif en plomb, orgueil, autrefois, de quelque pare seigneu-

que titre que ce soit au moll\·e-

rial, représentant le 'l'riomphe de

ment artistique, n'a manqué de

Galathée.

s'arreter, curieux, envieux, plus

L'impressiou d'inti.mité, de vie
personnelle, paisible, au milieu de

le petit hotel du dessinateur JeanLouis Forain. Ce double voisinage
contrasté dut plus d'une fois amuser le collectionneur passionné,
quand d'aventure il lui arrivait de

Buste de Richelieu,
. par Warin.

Ues l'escalier, ele belle pierre grise, simple eucore, on a l'impression qu'on
pén€tre dans la demeure d'un homme de gont parfait, s01gneux d'éviter toute

&lt;léfaut du moment

ou

elles s'ali-.

ou moins, d'en franchir le seuil,
devant celte imposante mah;on,
sobl'e d'arcbitecture, et oll tout le luxe, un luxe royal, par exemple, était

a peine

amoneelé

mnis il'nne élégan&lt;'e un peu froirle

a l'intérieur.

beautés de loutes sorles, se précise
dans le vestibule, baut,
La marquise de Rummy. par La Tour.

�..
I"' Jurn 1912

L'ILLUSTRATION

476 -

l" Jurn 1912

L'ILLUSTRATJ()N

~o lb\4 -

481

Nº 3ó&gt;4

et distante, en son ensemble. Pourtant, ce petit meuble « tJ.•ianonesque &gt;&gt;, aux
bois précieusement sculptés, babillés de soies discretes, esl bien engageant. On
ferait la longtemps anticbambre saos ennui, amasé a détailler les fines ciselures de ses acajous et ses lampas de camaieu viole!. D est Louis XVI, mais
sent déja un peu son Directoire; c'est, je crois, comme date, le terme qu'avait
du fuer a son gout M. J acques Doucet, épris surtoul des amvres d'art du
dix-buitieme siecle, qu'il avait collectionnées presque exclusiYement, avec un
cerlain nombre de raretés étrangeres ou exotiques qui faisaienl fureur a l'épo-

faisanl valoir !'une l'autre, elles devaient resplendir de tout leur éclat. Seule
peut-étre, Ja profusion fait hésiter un temps l'admiration. Elles semblent etr;
presque trop abondantes.
.
.
.
.
La porte qui s'oU\-re au fond d~ cl,ur vesbbule vous rnlrodu1t d'abord dans
le petil snlon, ou Salon des Dessms.
Cette porte, aux vantaux peints
do;és, e?cadrés de greles colonues, esl
elle-meme une délicate producbon d art decoratLf. Ma1s quand on !'a franchie
n'a plus qu'a peine le temps de la décom~·ir, tant l'atlention est de tout.,;

,et

---------------~---......,
00

tout autour, ii coté, en face, des piec0s rarissimes, dessins, pastels, peintures:
Watteau el Hubert Robert, Fragonard, - représenté notamment par l'une de
ses reuvres les p]us fameuses, les plus savonreuses aussi, le Feu gux poudres)·
Perronneau et Boucher, Saint-Aubin et Lespinasse Greuze et la Can·iera et
les ~eux gra,nds Anglais, enfin, Lawrence et Ro~ey. Et commeut citer ]'un
piulo! que I autre de ces cadres ou de ces toiles!
L'ameublement1 d'ailleurs, dans les miroirs oll se reflftent ces omvres si
aimables, répond a leurs som-ires.

tonnier surmonté d'une fine pendule en bronze1 d'époque Louis XVI, meuble
d'une délicatesse exquise atlribué a Philippe-Claude i\lontigny, maitre menuisier ébéniste. Et quand M. Doucet avait affaire de,-anl ce bureau. il s'asseyait
dans un fauteuil 8 poudrer sculpté, ciselé et fignolé rornme nn reliquaire, oll
quels charmes onl pris place, jadisY
Enfin, peut-etre, de tout cet ensemble, le plus exquis, c·cst, dans un retrait
exigu, sur quatre mftres carrés de parquet, un boudoir d'un indicible charme,
&lt;lont M. Jacques Doucet ne se séparera jamais - jnmais, quoi qu'il anive,

GRAND SALON. - En haut, deux La Tour (Portrall présumé d.e d'A_lembert et Portrait d'un inconnu) et un Perronneau (}acques-Charles Dutilliers);
au-dessous, entre deux autres Perronneau, un Portra1t de ¡eune femme, par Nattier. - Sur le meuble, deux bustes par Caffteri.
PETlT SALON . - En haut, apres un portrait ovale de l'Ecole frani;:.use. des portraits par Lawrence, Romney, Rosalba Garriera. - Au-dessous, ceuvres de Cochin,
Maréchal, Boucher, Fragonard, Saint-Aubin, Greuze, Prud'hon. Watteau. -- Sur le bureau, buste de Sabine Houdon, par Houdon.

'
'

1 '

que, laques, porcelaiue:;, bro~, et d'an&lt;;_iens inst!uments .de maLbéma~qu~.
Dans la salle a manger, touJOUIS la meme sobnété raffmée : des b01senes
blanches sculptées · un régulateur de Lepaute et de N. Petit, acajou et bronze,
au fronton couroO:.é d'un lournesol; une belle étagere de grauit rose montée en
bronze verl de la silhouette la plus fine, et, morceau de tout premier ordre,
une cheminée qui fut exécutée pour Marie-~toinette, - on e~ a la cerlitude
en voyant les deux aigles affrontées du mohf central; elle prov,ent tres probnblement du cháteau de Saint-Cloud.
Mais les deux salons surlout révelent pleinement les goiils, le caractere du
maitre de céans, dn passionné collectionneur qui, aprCS a'\'oir pntiemrnent accumulé de telles riches.ses, lenr a rlonné avec cette sfireté, ce tact, le cadre oñ. ge

parts sollicitée par des ceuvres plus précieuses, et si nombreuses, si aLLiranLes.
qn'on ne sait o. laquelle courir d'abord, a laquelle s'arreler. Des tapis ~yeux
de l'Odent qui chatoient doucement sur le parquet au haut plafond luID1neux
qui tami~e a toutes ces merveilles un jonr savamment dosé, c'est pour les yeux
l'encbantement.
L'énumération seule des noms que comporterait le catalogue d'un tel cabinel
constituerait une rc,:ne de toute l'histoire de l'art au dix-huilieme siecle.
, .1
C'est 8. ces murs, tendns d'une soie paille, que sourit de son air un pea pueri
M'"' Grand, peinte par Mmº Vigée-T.ebrun, que nous l'eprocluisons en hors te,:te.
Au-dessons d'elle, deux « préparations ,. de La Tour, denx teles de fcmm~s,
nvec ces yeux, ces 1Cvres que l':i,1mirable maitre se11l snt leur donner. Et puis,

La cheminée, de marbre gris, relevé de brom'..es expressifs eomme de belles
écritures d'aulrefois, supporte un groupe de Clodion, l'lvresse du vin, encndré
de deux sevres pñte tendre, ii couverte bleu marbré, montés en brule-parfums,
en bronze doré, sous Louis XVI. Le petit canapé d'alcOrn qui tend ses bms
aux reveries, a droite, babillé de velours rose fané, date de Louis XV par son
bois sculpté et doré, signé du nom de Philippe-Joseph Pluvinel, mailre ébéniste
en la rue de Cléry. Et le canapé, les bergeres, les fauteuils, les chaises épars
loul autour de la piece, sonl de bois sculpté el doré, Louis XVI, recouverts de
tapisseries de Reaurais a fond creme, décorées de bouquets et de corbeilles dans
la maniCre rle Salem\Jier.
FnrP au délicienx et illustre Fragonard, est une table-bureau avec un cal··

llui le suivra oU qu 1il réside - un joyau pur sous un étroit plafond en dOme
avec des boiseries décorées ainsi que de précieux: manuscrits.
,
l)u Grand Salon, on ne sanrait encore moins1 sous peine de se lancer dans
n~e longue et fastidieuse énumération de commissaire-priseur, dénombrer les
treSOl'S.
Les bolas peintres en sont F. Largillifre, La Tour, Lawrence encore, Hoppner
Reynolds, La Tour, Perronneau, Nattier, Chardin - représenté par des pa~~
i~signes - et, surprise aimable, Ma.ne~ et Sisley, cbacun avec une toile; ;ue
daulres encore, Les srnlpteurs, rnff1en, Ilomlon, Lemoyne ..Jcan "~nl'in enfiu
arnc le busle illnstre &lt;lu Cardinal de Rfchelieu, tiré nutrefoifl- ñ six éprem·es:
qualre par le fondear Ilubert Lesneur et deux par lienti Perlan, dont on ne

lci s'intercale une gravure hors texte avec feuille de garde.

�482 .-

L'ILLUSTRAT!ON

1" Jurn 1912

Nº 3bi4

a

GRAND SALON. _ Oevant la cheminée, écran du temps de la Régence. Sur le panneau, droite: en haut, un La Tour (Duval de l'Epinoy) entre un Largillii!re
et un Ducreux: au-dessous, portraits par Hoppner. Lawrence et Reynolds (Omiah. indigene de O'Tahiti).

cv1111ait plus 4ue 4ualre: bienlOt il
y en aura deux - avec celle que

M111 e Edouard Audré vieut, en mourant, de laisser a l'Instilut - de
classées daos les collections 1w tionales, la troisierne étant a l' Albertinurn de Dresde.
De,·ant la cheminée, de marbre
et de bronze, couronnée d'une monumentale pendule qu'eneadrent
des vases de Chine, bien fouetlé,
montés en brom-:e sous la Régence,
un écran de
bois sculpt(·
et doré, de la
Rég-ence aussi,
ten&lt;lu de vieux
velours bleu,
prolégeait le~
teiu ls délicats
contre

Marie-Madeleine Riggieri,
par Fragonard.

les

ardeurs

de

1'8.tre ;

et,

dans l' augle
opposé, il Y
avait une ta-

ble de jeu
earrée, c.hargée aux ang-les de flambeaux .d'argen~, proc~e
une belle bibHothl!que, a, liauteur d'appm, d'acaJOU treillagé ele bronze...
.
Enfin au lrnut bont ele ln picce, une table supportrul
des inst;·uments de matbémnliques, d'un travail curieux;
et l'hémicvcle
, , en atTiCre de sveltes colonnes de dchéne,
abrilait une bibliolheqne tonte cbargée de. cbau ~ et
intronvables relinres, rnaux pleins, maroqums détemts,
timbrés d'armoiries céll!bres.
D fant 1iarler a l'imparfait, bélas! 111. Jaeques Doucet
s'est décidé - par qnel caprice, qnelle lassitude invraisemblable ! - a se séparer de tout cela. La semaine pro-

clmiue weme, tablcau. x,
. des8ius,
pastel~, meubles, brorn:es, - tant
de merveilles vont se disperser aux
quatre vents. Et les derniers sonvenirs fidelcs qui eu resteront, qui
pourront les évoquer, aux yetu:: de

leur a11c·ie11 possesseur lui-mCme
comme Jes amis qu'iJ accueillait
en sa demenre hospit.aliere, ce seront les clichés ici reproduits, ol1
1;our la premiCre fois la photographie en coulenrs laisse une vision
exacte cl'nn
intérienr admirable, dont
les procédés
anciens eussent été impuissa n ts a
rendre !out le
charme, tontes
les nuances,
l'atmosphere
Portrait de jeune femme.
enfin.
par Nattier.
Et 111. Jacques Doncet
s'en va habiter, pro&lt;:!1e de la rue Spoutiui, un appartemeut m?derne,
- tres moderne, oll plus rien ne subsistera du gl~rieu_x et
magnifique passé, que la tradition qui doit reher a _e•
passé les menbles, les hibelots ou des artistes conlemporaws
vont s'efforcer d'imprimeL' leur cachet personnel. Car on
s'était trop pressé, paralt-il, de décréter que l'art no~veau, l'art du vingti€me siCcle, était morl avant ~'aY~
vécn. Nous allons - on nous Je prornet, du rnows d
assister a une renaissance inattendue .. AUendons-l~ét81-~
8
eonfiance ... Du moins l'intérieur merrn1lleux que
,~
,
.
t
le nonYenu
cree 111. Jacques Doucet nous est-,1 garan que
Sabine Houdon.
~era d'nn gout in·Pproehable.
par Houdon.
GUSTAVE BABIN-

�L ' lLLUSTRATlON
DiME ET AIGU11,lE DU (:;.oÜTU

~10NT fü.AMC

A IC UI LL.E D\! Mt»l

:

t

L_ _ __
Le Mont Blanc vu du sommet du BJvédere des Aiguilles Rouges

(z.966

m.).

Les deux glaciers qui descendent du Mont Blo.nc et du Dóme du Gollter sont le glacier des Bossons et le glacier de Taconnaz.
Aqunrtll~ dt P.11l'L llF.LJJRO.\'XF.R, puw· l'.rllbu111-A111u.w ,Je ,ra JJucni1lim1 q/omllriqut (Waillk Ju

lntérieur de

l'église

par

Saint-Nicolas

LOUJS-CJJ. CRESPIN.

ª Gaud

/Í!OlJ'

/rm1ra1,1u (lUJuelio11 nu.\· )i J),

�l¡

,.
A1c 1:11t.1..t N o 1u: DE Pt1'ÉRET

L1:s

T JO N

DAMEs ANCl,A!llEli

MoNT llt.ANC DE Couuun:uR

A1ct1ILL! BuNCHE DE PtTÉRET

AIGtlll,LE

o~:

LA BRINVA

Lever de SoleJ sur le MassiÍ du
/Íq11arelle oar PAUl llET,BROX,\rER, pour /'¡/{b111w A

vu du Col du Géant (3.36 9 m.),
l

geomél ,·iqu e te
'J. '¡ at'/1ée

Ut!,J
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Al¡,e.i franrai,l'!J (Ré,)uclion

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Les

P etites

et les Grandes

-

J orasses,

·,

,
~

lés Glaciers

de

T alefre (a

Aq"n,.e/1,, nnr P .ílUL 1-IRT, RRONN ER, no:1r

-

gauche) et de Lescliaux ( a droite ), vus du sommet d e
/' ✓J/b,11n-~411,u,.\·e ;J,, "ª D e.,.cripli:m, .'l•:o,n,-ffri'/111• ,)éfailf1t,. / ),,,, / //nt ·,, . 1i ·a11p11..o,•,, (Jf h}u,·l/t&gt;u

'

•

.

'
~-

l' Aiguille
au.-t·

¡/ i

).

rlu Moine { .'3.-4 • 2

m. ).

�'....'ILLUSTRATlON

UN

IMAGIER MODERNE

cotillon. )lais le mythe est admirablement rendu. On sent bien que c'est
une puissance d'En Haut. Tout le corps développé par le sommet,
délaissés depuis longtemps, qu'on croyait ajamais oubliés. reuaissent tout
par la base, semble suspendu dans l'air par les plis légers du voile
acoup. Témoin la délicieuse aquarelle, publiée aujourd'hui en hors texte, effilé
qui flotte. I1 pese a peine sur le bras de la Gorgone. On dirait qu'il prend
et la gravure reproduite ici, d'apres le meme auteur. Ces deux curieuses
appui sur sa gorge pour s'élancer, de nouvea.u, dans le ciel. II n'a pas
pages rappelleront a taus les amateurs d'art la fantaisie extraordinaire.
les talonnieres de Mercw-e, mais ses chevilles sont habillées comme les
les gaucheries touchantes et les procédés minutieux des lmagiers du
ergots d'un oiseau. Son casque extraordinaire doune l'idée d'un armet
mayen age. Elles sont dues a un jeune artiste de Nice, M. Gustav
magique. Son geste subtil et maniéré marque l'absence de tout effort.
Adolf Mossa, qui se révele, ainsi, le contin-.ateur des vieux enlumineurs
Choque trait de cette éblouisde missels ou de • Tres Riches
sante fantaisie ravit les yeux
Heures », sans autre prétention
par les somptuosités de sa couque de se distraire, et de nous
lt:ur et emporte fimagination
distraire aussi, des laideurs et
bien loin de la réalité, au pays
des banalités de la vie, en nous
de la Fable. C'est mie vision de
entra!nant dans le pays de la
poete.
Féerie et du Réve, par de rich""
De meme, l'image intitulée
irnages tirées de la Fable ou dea
Bruges-la-Morle. Nous ne sompienses légendes d'amour.
mes plus, ici, pa.rmi les dieux
Le sujet de l'aquarelle, le
c·ruels de la Fable antique, mais
Persée, est tiré de la mythologie
avec les ames douces et pienses
antique. 11 y avait, une lois, didu moyen age. Un poete airnait
sent les auteu:rs anciens, un horune princesse des Flandres ; il
rible monstre appelé MM.use, la
parvint a se fiancer a elle. Malplus redoutable des Gorgones.
heureusement, WlC nuit qu'elle
Sa tete était hérissée de serétait a sa fenetre, Wl bel oiseau
pents; elleavaitdesdentscomme
d' or lui apporta un message du
des défenses de sanglier, des
démon.Les démons s'occupaient
mains d'airain, des ailes d'or.
beaucoup des gens en ces temps
Persée, fils de J upiter et de
de piété vive, dans ces villes
Danaé. résolut d'en purger la
pleines d'églises. Celui-la proterre. L'entreprise était hasarmcttait a la jeune filie l'accom·
deuse, car cette figure féminine
plissement de tous ses désirs,
du Mal avait la propriété de
quels qu'ils fussent, gráce il. un
changerenpierrequiconqueosait
talisman dont il lui serait fait
la regarder. Mais Persée était
do11 , si elle avait le courage de
agréable aux dieux. Minerve lui
venir le chercher, seule, sur le
donna son bouclier, poli comme
q uai du Ros aire, lorsq ue le befw1 miroir, oll il pourrait voir
froi sonnerait minuit. Elle y
se refléter la Méduse sans la
alla: c'était un pii&gt;ge. Le démon
rega.rder. Mercare lui donna ses
ne lui donna point de taiisman,
sandales ailées qui le transpormais ]ui arracha lecreuret l'emteraient par les airs jusqu'au
porta, la laissan t inanimée sur
but. Pluton lui donnasonheaume
le pavé. Au matin, le poetevint
magiquequile rendrait invisible.
a passer avec sa lyre et son
Ap1'e8 cela, s'envoler au-dessus
lallrier d'or. U crut, d'abord,
de l'Océan. landre sur l'lle de
qu'elle était endormie et lui dit:
la Gorgone, la surpreudre endor&lt;i Levez-vous et allons-nous-en»,
mie dans une prairie émaillée de
mu.is, elle ne réponda.nt rien, il
fleurs, lui couper la tete et em&lt;·omprit qu'elle était mort.e ...
porter cette tete, avec taus ses
Regardez cette image. C'est,
serpents, collée a son bouclier,
du.nH un raccourci a. la fois
· . :.:t.
ne fut qu'un jeu pour lui. On
savant et naif, toute l'fi.me de
,econnait, ici, la prouesse ord.iBruges qui appara!t : son anl
:a :; . . .Ali&lt;_"
naire de ces héros de la mytho·
tiquité, ,es vieilles maisons
.
logie que la complicité des
assemblée::i . brique a brique,
dicux dispeusait de tout effort.
ses canaux plcins d'eaux
Ce fut pour le jeune Persée l'enmortes, ses ponts courbes, ses
BRUGES-LA-MORTE
trée dans la carriere héroique
fenetres a O!livrs. son beffroi,
D'aprts une aquar.1/c de Gus/av Adol/ Mossa.
et pour les artistes, depuis bien
ses toits poÚ1tns. oU deux escades siecles, un theme inépui•
liers montent l'un vers l'autre
sable a tableaux et a statues.
pour se rejoindre dans le ciel, puis sa richesse passée, la somptuosité
Ce theme si rebattu, M. Mossa. l'a renouvelé entierement. 11 ne de ses costumes, l'éclat de ses joyaux et de ses orfCvreries, cnfin la
s'astreint nullement a suivre la lettre de la légende, mais il en pénetre désolation de sa mort lente au ·milieu de ses µ:lorieux souvenirs. Tout
!'esprit avec cette vue directe d'un enfant qui entend conter wie bis• cela se lit dans le détail infuii de cette enluminure. Et, en méme
toire pour la premiere lois. Pour lui, la Gorgone n'est nullemenl une temps, la terreur de l'enfer, le sentiment de la puissance démoniaque se
femn1e horrible, repoussante; elle n'aurait pas eu la puissance qu'on voient daus ce petit gnome velu et comu qui dévore le crour tout dé·
dit de pétrifier les hommes, si elle avait été laide : tout au plus les gouttant de sang, et l'aspiration vers le ciel danl! ces clochers montant a
aurait-elle fait sauver .. . C'est une tres jolie femme, tout a fait dénuée de l'horizon au-dessus des héltels de ville, des hopitaux, des béguinages,
creur : sa monstruosíté est rriorale. Ses serpcnts sont simplement ses des trésors. Dans cet entassement de choses pittoresques et révélatrices
cheveu.x épars, profus, nombreux, répandus et mouvants autour de sa oll. se complait M. Mossa, nous reconuaissons la minutie et la conscience
tete ; ,es ailes sont m1e parure.
vieux maitres.
MaIB elle n'a pas d'§.me : c'est 18. qu'est l'horreur ; ses mains ne sont desCes
vieux ma!tres, les Priniiti/s comme on les appelle, ont été
pas de bronze, ma.lli elles ne sont pas bienfaisantes, protectrices; c'est 18, longtemps dédaignés. lls sont mis au pinacle aujourd'hui, et chaque
qu'est l'insensibilité. Ce n'est qu'une figure de cire et de métal... Quand pays se vante de posséder les siens. C'est que, s'ils Haient parfois
on la tue, on s'aper9oit qu'elle n'avait pas un atome d'humanité. Ses inexpérimentés, souvent gauches, toujours incomplets, ils rachetaient
cheveux deviennent des al~ues, elle a les bras désarticulés d'une poupée; ces défauts par une invention merveilleuse, une belle et pure couleur,
elle sernble éparse, émiettée parmi les herbes comme une jonchée de une ferveur appliquée aux moindres détails de lem táche. Leurs plus
plumes bleues, la dépouille du geai. Tout son etre a fondu. II n'en reste modestes artistes : les enlmnineurs des Heures, des Légendaires ou des
plus que la téte, -cette tete cruelle, cette tete sans expre.ssion de lemme Ymages du Mon&lt;IR., ne sont pas les moins divertissants. Travaillant en
sans creur.
marge de la grande peinture, serrés dans l'étroite bande de parchcmin
Aussi, Persée n'a-t-il aucun scrupule a lui enfoncer son inimense baste qui leur était concédée, ils s'estimaient heureux de récréer les lecteurs
dans la gorge. 11 le fait d'un air dur et justicier. Toutefois, comme c'est par leurs inventions fabuleuses, par leur !aire précieux et snbtil. Depuis
un amateur de belles choses - sans quoi serait-il le fils de Jupiter et longtemps, l'art s'est orienté dans de tout autres voies. II n'en est que
de Danaé 1 - il prend bien garde d'écarter, du bout de son fer, le collier plus curieux de voir, a notre époque, en fOein viugtieme siecle, un jeune
de la Méduse, afin de ne pas gater ses perles bleues ... Certes, c' est la un artist,e renouer ces vieille.s traditions, toumer le dos au Réa.lisme et nous
personnage íort invraisemblable ! Il commence comme w1 guerrier japo·
nais et finit comme un danseur de ballet. Sa lance interminable semble entra.iner en plein ~ve.
RoBERT DE LA SrZERANNK .
la hamue d'un étendard de gaze rose et son carquois un accessoire de
On voit parfois, en art, des reviviscences inattendues : des genres

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L' I LLUSTRA T!ON

VISIONS BIBLIQUES

Copyright t·uclcrwood , l'mlcrwoo&lt;l.

Tous droita réscrvés.

PREMIÉ.RE APPARITI0N DE RUTH A 8002
Lea plwlog,aphiu dofll "°"' com111et1""1' la publioation /urent pri,e, en
Tme Sainte, en ce, lieta ou, a cAaque pa,, ae dre,aent a la inétnoire et ata
yeuz du oroyant comme du lettré ou de l' artim le, figure, i111111ortelZ.. de la
plu, mm&gt;eilleuae hiatoire qui ait encllanté l'dme de, luitnmea. Leur ataeur 11'a
"" garde de mettre en aceM, de /aire poaer, a la /at;OII d'u11 opé,ateur de oinéma·
•-pli•, de, acteura complaisanta et bien atyléa. Soi11 inutile, ici, ou la d' au•
lre/m, la llie 1,iblique ,'eat 00111ert&gt;ée parcille, a traVffB lea aie&lt;JZ.., a ce qu'elle
flait au i-pa de, patriarchea, des propMtea, de, apotrea ; otl toua le, tableauz
IOUl'ltalier, aemblent l'illuatratiOII lliwnte dea Ecriture, ; otl le pa,aant le plua
déilué d'imaginatioo n'a qu'a regarder autour de lui, en koutant parler aes aou·
Nllira. Le, rapprochementa, i111péri&lt;U1ement, a'itnpo,ent a BOII esprit. ll ne tui

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reate plu, qu'a /euilleter le ,aint Liwe, a chercher le cllapitre, le ver,et ...
Voici l' apparitioo de Ruth la Moabite a Booi, da111 le cAamp /raí$ /auché
ou quéunt le, glaneuaea.
... A/ora .Booz dit a Ruth : • Ecoute, ,na filie, ne va point glaner da111 un autre
cAamp. Ne ,or, point d'ici. Ne bouge point d'aupru de me, aert&gt;allte8. Regarde
le cllamp ou elle, 1110iuonneront et apru elle,. Et, si tu as aoif, t&gt;a auz vaaea
et bois l' eau que mea serlliteurB auront puiaée... •
Bientot, "" le guéret d'or que borne au loin un 1110l horit1m de collinea, du
ciel /impide deacendra l' ombre, • 11upti.ale, auqu,te, ,olennelle •· Et la ooúmté
de l'Eternel s'acootnplira. Oa, de Ruth doitnaítre Obed, ¡,ere cl'lsa~, ¡,ere de
Dat'id.

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�L'JLLUSTRATJON
L' ILLUSTRA TION

Copyright Underwood

LES CE.ORES DU LIBAN
I! est rapporté au LitJre du Rois (chapitre V) que lorsque Salcm1on, fils de
David, eut en fin établi sa dominatioo sur tous les royaumes dont la conquéte n' avait
laissé ason pere nul répit, il dép&amp;ha des ambassadeurs OO"B Hiram, roi de
Tyr et Sidoo, ¡wur lui dire :
•Je prétends b&lt;Uir une maison au nom de l' Eternel, mon Dieu, car il a dit a
David, mon pere : * Ton fil• que ie mettrai a ta place sur ·ton tróne sera celui
• qui b&lt;Uira une maison a mon nom. • C'est pourqu-Oi commande qu'on coupe
dea cedres du lliban. Mes serviteurs tracailleront avec les tiens. Et je paierai a
tes serviteurs le salaire que tu auras fixé. Car tu sais qu'il n'y a point, parmi

nous, d' hommes qui s' entendent a couper le bois comme les Sidon ·
Hiram donna au roi de Juda et d' Israel tout le bois qu'il voulut, et ~
pentiers seconderent, pour l'édification du temple sans pareil, les ou
fils de David. De cette maison du Seigneur, il ne demeure pas m~ une
rien que l'incertain emplacement. Tout ce qui !'évoque d la mbnoire du
geur, ce sont trois a quatre cents cedres millénaires, cou,.,.ant de leurs
gigantesques quelques ares, au:t ff,ancs rocailleu:t de l'altier Liban,• la JI,
gne blanche •• dominant de .Bces cimes neigeuses ces vestiges d'ulll
!Ilustre.

t.

l'nderwOOl.l.

LES " TABERNACLES " SUR LES TOITS, EN SYRIE
Il_ est rapporté au !ivre d~ Néhémi_e (chapitre VIII) que les chefs d'lsrael, les
sacrifi,cateurs et les lémtes a assemblérent vers Esdras le Scribe afin d'apprendre
de lui les vomités du Seigneur.
« Ils trouverent écrit dans la loi que l' Eternel avait édicth par la bouche de
Moise que les m/ants d'Israel devaie,ú de,neurer dans des « tabemacles " pendatú
la /éJ,e solennelle du septiffiW_ mois... Le peuple alla done sur la mcmtagne. Il en
rapporta des rameaux tfol,me,·s et des rameaux tfautres arbres résineux, des rameaux de myrte, des rameaux de palmiers ; et chacun se construistt des tabernacles sur son toit, dans la cour de s, maison, dans les parvis de la maison de

Dieu. Et ainsi, tous ceux qui étaient revenus de la eaptivité firent des tabernacles. »
Qui sait si cette coutume qu'oot auiourd'hui les gens de Syrie tfédifier sur
/eurs toits, a la saison chaude, tf ombreuses eabanes de branchages n' est pas
une survivance de l~ /éte ?,blique d~• ~abernacles? Et si ces hu/tes éphimeres, que
le soleil aura bientot /anees et desseehees, ne sont pal imitées de celles que les
Hébreux construisaient, sur l'ordre e:tpres de l'Eternel, au-dessus de leurs terras~es, dans leurs cours, au seuil du te,nple? Les e:tégetes auraient ainsi re:r;plieatwn d~ ce mot « tabernacle » dont le sena de,neurait iadis, anos yeu:t tfen/ants,
st mysteneux.

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L' lLLUSTRAT!ON

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Tous droit, rhrrvEs.

Copyri¡ht Undcrwood • t·udcrwood,

Tou, ilroits réservés,

LA BONNE MESURE
Déjd le Deutércmome prescrivait au peuple de Jého,;ah ,!:l.tre tres acrupuleux
da!lf les peaées et les mesures : • n n'y aura point dan, ta maison deux sortea
de boisaein&lt;z, un grand et un petit. » Le Nouveau Testament va plus loin encore:
« DIJ!\!!A bonne mesure, pressée et taeaée, en amoncelant le grain au-deaBUS
du boisasau, et il t'OUS ,era donné dana le aein mesure pareille ; car de la
m&lt;!me me,ure que vous vous aervez O'II vous mesurera. " Ainai parlait Jéau, a aes
disoiples le jour m&lt;!me ou il élut les douze apótres.
Áujourd'hui encore, cette recommandation est respectée de, Arabes, ainai qu'on
peul le wir sur ce marché auz graina de Bethléem, ou fut priae cette photographie.

La mesure est remplie d' abord de grain bien presaé, bien ta,sé, selon la

paroll

que recueillit saint Luc (chapitre VI). Puia, apoignées, on la comble eMOre "::.
ce qu'elle peut aupporter. Tout le grain qui demeure en cóne au-desBUB du
aeau appartient a l acheteur. Alors celui-ci emporte la proviaion qu'il vielN
quérir, non dana un panier ou dana un sac, maia dana une vaate poche .......,-.
dana son v&amp;ement, aur la poitrine. Et ceci encore se paeae comme au ~1'8 ol1
le Chriat enseignait en Galilée : « n vous sera donné aana le sein », dit ,a.m..!!;
ce iui semblerait indique, que les Israélites déja portaient ces poches dwr-,¡ l intérieur de leurs tuniques.

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L'ÉCOLE DU PROPHETE
A la we de cette école indigene d'un modeste village de Syrie, on pourrait évoquer plus d'une scene bíblique. Mais c'est ici récole de Rama, le lieu natal du prophete Samuel, et r artiste qui ra photographiée a ramené awsitót aa pensée vera
la ieunem édifiante de celui qui, sur r ordre du Seigneur, donna a Israel tour
atour aes deux pr~ier• roia. L'enfant a'éwitpréparé aaa misaion divine de, renfance i « n aervait en préaence de rEternel étant jeune gar9011, .etu d'un éplwd
de lin. Sa mere lui taillait et cousait de pet1U v&amp;ementa, qu'elle lui apportait
ckaque année, quand elle montait, auec son mari, pour olfrir 8® sacrifico solennel."
Il devait auivre ausai une école toute semblable ace/le-e,:, et, comme ces enfants,

psalmodier, au grand aoleil, a la bel/e aaiaon, les Ecritures, tandis que rou·
coulaient lea ramierB faiaant échc auz oo,x putriles. La 1°l le commandait :
« I natruia renfant au de'but de aa vie. "
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Les petits écoliera de Rama aont a préaent ~tus de laine et de eotonnade, avcc
de longues gandourae brunea rayées de blanc ou de petites vestes de calicot anglais
- a moina qu'il ne aoit allcmand - que leurs maman, ont cousuea au88i av,c
une attentive sollicitude, et la partie la plw origina/e de leur eoatume demeu,·e
le petit bonnet cocasse, décoré de rayurea amusantes, de desaina peut-hre tres aneiens d' origine.

�L'JLLUSTRATION

L'ILLUSTRAT!ON

C4)pyright LmlcrwooJ

Tous tlroits ré!lcrvés,

Copyri¡ht l'nderwood • Underwood,

•rous droit1 ré1ervés.

DAVID A LA TENTE DE SAUL
U,i aite dam rune des vallée8 aridea de la Judée. Des Bédouins ont campé
ld, dé-ployé leurs tentes sombrea atriéea de bandea claires, dam la régioo ,neme
ou la 1aloueie et la haine du roi Saiil poureuivaient David erran!, sor,, BucceBaeur élu
de Jéhovah.
« Saiil se campa au coteau de Hakila, qui est vu•a•via de J ésimoo ... Or, David
,e tenait au déserl, et il a¡,erput Saiil qui venaü pour le pourauivre. Et il envoya
dea espiooa gui lui coofirmerent que c'étaü le roi qui étaü lcl. Alors il se leva
et vint au lieu ou Saiil était campé... »
Le dúert est demeuré tout pareil, pierreuz, dpre, brolé par le simoun. Et ce

soot toufoura les mémes lentes brunea de poil de chevre qui abr,1ent les_ err~
au¡ourd: hui pacifiques. Sous un toit aussi /re/e, aussi groasier, reposau le :
plein de rage quand le berger prédestiné 8' en vint vers lui. Seulement, D
aujourd'hui, n'est plus armé d'une lance, ni d:un are, ni d:une fronde: un brefuail a la croase incruatée d:ivoire, rehaussée de cuivres luisants, pend ala le
te lle sur son épaule. Et e' est le changement le plus marquant, pem-ltrecl qRtllA
temps ait apporté a la vie de ces paya que parcourut, proscrit, le petit filsde e Les Arabes soot bien demeurés, en Judée, les dignes rempla~nts "
qui habitent sous les lentes », seloo r expressioo de la Geneae.

1:,.¡

1:

L"mkrwuoJ.

LES RAISINS DE LA TERRE PROMISE
Tandis que les Hél)reuz erraient ele désert en désert, regrellant lea poiBB011s
et les oign008 du Nil, l' Eternel ordoona a Moise d' envoyer au pays de Chanaan, qu'il destinaft a son peup_le,. douze. espior,,s, ~h.oisis, el r~is011 d'un par
tribu pour recoonattre la terre atnBI prom1se aux desirs d Israel.
• Vous verrez, leur dit Moise quand il les eut choisis, quel est ce pays-la et
quel peuple l'hal,ite, s'il est fort ou /aible, si le aol est gras ou inaigre, et s'il y
a des ar/)res ou non. Et prenez du /ruit du paya. •
Les douze ent'oyés monterent done vers le Midi, et allerent juaqu'a Hébron.
... • A"ivés au lorrent d' Escol, ita couperent la un aarment de vigne

avec une grappe · et il fallait deux h0111111es pour la porter aur une perche.•
La co11trée autdur d'Hé/)ron et deBetklée111, n'a rien perdu de sa /ertilité paB·
sée. Les vatlons ou les champs· a'étagent en gradim, comme cela se voit sou•
vent dans notre' Midi, sont admirablement cultivés. Les vignes y alternen! ai•ec
les olivettes. Le méme aoleil d:or y mt1rit des raiains magnifiques encere, mais
bien moins volmn!Meuz toutefois qu'aux i_ours lointains ou, d'aprea les No_mbres,
les espior,,s de Moise 71liaient sous le poiiu de leur butm. A la saisor,, ou • les
prerniers raisir¡a mtlriaaent •, les fréles cloigts aux o~gles teints ·cl'une /emme
ou d'une filie/te suffisent a cueillir leurs grappes verme1lles.

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l'ntknrooJ,

L'ANESSE DE BALAAM
De nos jours etlCOTe, l'árn, est l'a,nimal d, somme le ¡ilus com111uné111e11t employé
dat1.1 tout l' Orient.
C' élait sur une dnuse que voyageait le prophete Balaam de qui l' histoire
est oontée au chapitre XXII des Nombres.
Balac, roi de Moab, fils de Tsippor, avait /ait appeler ce saint homme afin qu'il
vlnt chez lui ,naudire les I sraélites échappés a: Egypte, qui lui semblaient dans
aes Elata des hotes encombrants. Mais Ba/aam, averti par Dieu que c'élait
la son peuple élu, re/usa longtemps de répondre aces invites. Pourtant, un matin,

il se décida asuivre les ambassadeurs de Balac. • Il se leva, sella son ánesae d
s'en alta avec les seigrn,urs de Moab. Ma,:s la oolere de Dieu s'enfiamma, ~
qu'il a'en allait, et l'ange de t'Eternd se tintdans lechemin poura'opposeralu:¡}
Dans l' équipage ou cette photographie représente ce Bédouin, juché sur •0~
cide ánon, on se représente le désobéissant prophele cheminant le long di
piste brúlée, et ce /ut au milieu d'un sentier pareil que se dressa aux yeux .
l'animal, plus clairvoyant que son maitre, l'ange tenant l'épée nue "' sa matR,
• Et l'ánesse se áétourna du cheinin et s'en alta a travers champs. •

�L ' !LLUSTRATION

UN ,Jfd!TRE JlfODERNE DU PORTRAIT AU PASTEL

Un coin iJe la villa J' E,te.

Francis Lainé par lui-meme,
d'apres son portrait par Roslin.

Portrait de Mm, Lilla:z.

Un ,·~in Je la ,,i[/11 Torlonia.
L'EXPOSITION

,\1.ARCEL BASCHET,

A LA GALERIE GEORGES PETIT

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PARIS GOTHIQUE
De,,.,i11.i J'w1 artit1tt américa in

A. C. ¡¡;r¡¡ B B.

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La grand'mere de

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Les Chimeres de Notre-Dame.

Le général Gouraud.

M. Maurice Donnay.

PORTRAITS AU PASTEL PAR MARCEL BASCHET

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La Rue et l'Eglise Saint-Severin.
Le Porclie de Saint-Germain-1' Auxerrois.
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La Sainte-Chapelle du Palais.

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                <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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              <text>Jean-Baptiste-Alexandre Paulin, (1800-1859)</text>
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              <text>Charton, Édouard, (1807-1890)</text>
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              <text>París (Francia)</text>
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              <text>Francia</text>
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              <text>Siglo XIX</text>
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              <text>Siglo XX</text>
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          <name>Description</name>
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              <text>Semanario francés ilustrado se publicó entre 1843 y 1944. Aborda temas políticos, económicos, sociales, científicos, artísticos, y deportivos. Fundado por los periodistas Jean- Baptiste Alexandre Paulin y Édouard Charton. Sus ilustraciones eran realizadas por los mejores dibujantes como Henri Valentin, Édouard Renard, Paul Gavarni, Janet-Lange y Cham.</text>
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          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
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              <text>Ed. M. Aug Marc</text>
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          <name>Date</name>
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              <text>1912-06-01</text>
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          <name>Identifier</name>
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          <name>Source</name>
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              <text>Fondo Pérez Maldonado</text>
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          <description>The spatial or temporal topic of the resource, the spatial applicability of the resource, or the jurisdiction under which the resource is relevant</description>
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              <text>París (Francia)</text>
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          <name>Access Rights</name>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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      <name>Gótico</name>
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      <name>Jacques Doucet</name>
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      <name>Versiones bíblicas</name>
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