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                  <text>��(

T.

��L• I L LUSTRA TI O N

LA VISION EN RELIEF PAR- LES ANAGL YPHES
L'HYPER-ST~R~OSCOPIE

Si les vues stéréoscopiques possedent un charme tout particulier par le relief
qu'elles nous montrent, on peut toutefois leur fa1re un: reproche sérieux : c'es!
de ne pouvoir etre examinées simultanément par plus1eurs spectateurs, ce qm
a fait dire du stéréoscopiste qu'il est un égo"iste ; de plus, l'impression de ces
vues dans un texte est d'un emploi peu pratique, car il implique l'usage de
stéréoscopes a main d'u_n maniement délicat ;_ ~n outre, ;'obli~at_io,n, de f_aire
figurer rote a cote deua; unages d'un format vo1sm du carre et hID1te a env1ron
65 millimetres - a cause de l'écartement des ycux - leur doune un aspect peu
esthétique.
.
On a done cherché un remede a cet inconvénient; Ducos de Ha uron, le gémal
inventeur de la trichromie (dont les lecteurs de L'Illustration pem·ent souvent
apprécier la beauté dans nos tirages en couleurs et plus particulierement dans
nos numéros du Salon et de Noel), iniagina en 1891 un procédé fort ingénieux
pour obtenir la synthese du relief sans etre limité par les, dimensi?ns
_images..
Son procédé, qu'il baptisa anaglyphes (du grec 1V(t,yt.v1\ n, obJet c1sele, figure ·
en relief) est basé sur un phénomene de physique bien connu et que nous
rappeller~ns en quelques mots : il s'agit de l'abc;orption d'une couleur par sa
complémentaire.
Si nous examinons deux images colorées de nuances complémentaires (par
exemple rouge-orangé et .blen-verdatre) au travers ~•~m écran transp.arent
rouae-orangé l'image de meme couleur ne sera plus ns1ble, alors que l 1mage
"
' nous apparaitra en noir; réciproquement, s1. nous examrnons
.
1es
bleue-verdatre
deux memes sujets au moyen d'un écran bletHerdatre, l'image de cette couleur
disparaitra, tandis que l'image rouge-orangée se silhouettera en noir.
II suffira done, pour obtenir pratiqnement le relief stéréoscopiqne dans une
publication, d'iniprinier (en bleu-,·erdatre, par exemple) la perspective gauche
et de lui superposer relle de droite, tirée en rouge-orangé. Une telle image,
vue a l'reil nu, présente parfois un mélange inextricable et peu plaisant de ligues
et de couleurs; mais, examinée au moyen d'un lorgnon bicolore comportant un
verre ou une gélatine rouge-orangé pour l'reil gauche et bleu-verdatre pour
l'reil droit, chaque CPil ne pourra ,·oir que la perspective qui lui est destinée,
a l'exclusion de l'antre. Les conditions requises pour la vision stéréoscopique
se trouvant ainsi parfaitement réalisées, l'image résultante nons apparaitra en
relief et d'une teinte uniforme se rapprochant d'autant plus du noir que le
choix des encres sera plus heureux.

?es

LA VISION BINOCULAIRE

•

Pourquoi et comment voyons-nous en relief tout ce qui nous environne,
I1 est moius simple de répondre a cette question qu'on ne se !'imagine de
prinie abord, car ce probleme toucbe a la fois a la pbysique, a la physiologie
et meme a la psycbologie.
L'immense majorité des etres vivants possedent deux yeux ; sans affirmer
que ce nombre pair d'organes visuels résulte d'une impérieuse nécessité, on
doit cependant reconnaitre qu'il ne pent etre le fait du basard seul ; il constitue,
en quelque sorte, nn de ces moyens de « self-defense » mis par la nature a la
dispositiou des etres animés daos le bnt de leur faciliter la lutte pour la vie.
La vision binocnlair.-i permet de se rendre compte de la distance exacte d'un
obstacle, d'un ennemi on d'une proie, et, sans elle, l'écureuil qni saute de
branche en branche manquerait son but, l'oiseau en plein vol ne saurait saisit·,
avec cette précision qui nous étonne, l'insecte dont il se nourrit.
Est-ce a dire que, r¡ans le secours des deux yenx, il soit inipossible d'apprécier
le relief ~ Dans une certaine mesure, cette sensation peut etre éprouvée avec
un seul «.Pi!, et c'est un fait heureux pour tons cenx (trop nombreux, hélas !
depuis la grande guerre) qui ont perdu l'usage d'nn des yeux.
L'accoutumance intervient chez le borgne pour lui donner l'illusion du relief,
par la diminution progressive de la grandeur apparente des objets a,·ec leur
éloignement, par les modifications de forme et de positions relatives de ces
memes ob,iets lorsqn'il se déplace transversalement, par l'accommodation de
l'ooil (différente avec la distance), par la perspective aérienne diminuant la
netteté et les contrastes des objets lointains, tout en modifiant leur coloration.
Les memes phénomenes interviennent chez l'homme possesseur de deux yeux
normaux lorsqu'il regarde un tableau
ou, sur ur; seul plan, l'artiste, par l'observation des lois de la perspective, par
l'éclairage convenable du sujet et par la
dégradation progressive des contours
jusqn'a l'horizon, nous donne l'illusion
du relief.
Mais la .sensation réelle du relief,
l'appréciation exacte de la position des
objets situés daus plnsieurs plaus ne
peut etre réalisée que par la vision binoculaire.
Représentons en O,, O, les deux
yeux d'un observateur examinant un
point P situé devant un fond FF. Si
cet observatenr ferme alternativemcnt
les yeux, il verra successivement le
point P projeté vers la ganche, en G,
lorsqu'il regarde avec l'reil droit et,
inversemeut, en D, avec l'ooil gauche.
Il est évident que la sensation du
relief sera d'autant plus forte que le
point P sera plus rapproché des yeux,
c'est-a-dire que l'angle de com·ergence
O, P O,, appelé paralla.re, sera plus
grand.
Cet nng-le de com·ergence des yeux, joint a l'effort d'accommodation nous
donuc la sensatio11 du relief, et les rayons O, l', O, P eonstituent, en ~uelque

sorte. deux branches de compas-, ou deux mains immatérielles qui se referment
sur l'objet ponr en « palper » la forme et en apprécier la position dans l'espace.
La sensation du relief cessera lorsque l'écartemeut des points G et D
derieudra inférieur a la limite du pouvoir de séparation de l'ooil; il en résulte
que la distance a laquelle cesse la possibilité de voir les objets se détacher les
uns devant les autres varíe selon les observateurs. On admet généralement que
cette distance est voisine de 225 metres pour une vue normale : elle peut
atteindre jusqu'a 700 Jretres chez des personnes douées d'une acuité visuelle
exceptiounelle et poss{dant deux yeux de meme sensibilité.
Il est facile a chacun de nous, en se promenant, de faire une petite expérience démontrant les faits que nous venons d'exposer ; il suffit, daos une rue,
de regarder une perspectiYe d'arbres ou de réverberes en fermant alfernativement cbaque ooil pour voir se déplacer ces objets rar rapport a l'arriereplan. En fermant l'reil gauche, les objets observés par l'reil droit semblent se
déplacer brusquement vers la gaucbe, et inversement ; ces déplacements sont
d'autant plus importants que les objets sont plus rapprochés de nous : la
distance a laquelle ils cessent de se produire marque le point ou disparait la
sensation du relief pour l'observateur.
Si la vision binoculaire ne nous permet guere d'apprécier le relief an dela
de 225 metres, cela tient a l'écartement des yeux qui est en moyenne de 65 millimeh'es et varíe, selon les races et les individus, entre 54 et 72 millimetres ;
en adoptant l'écart moyen de 65 millinietreg, on voit qne la seusation du Te!ief
cesse a enYiron 3.440 fois cette distance.
Peut-on augmenter la portée du relief binoculairef Oui, dans une certaine
mesure et par di\·ers moyens.
Le plus simple consiste a examiner le paysage a l'aide d'nne jumelle de
campagne ; le seul fait de Yoir ainsi les objets plus rapprocbés augmente la
limite de perception du relief dans la proportion du grossissement de l'instrument.
Un autre moyen Téside dans l'augmentation artificielle de l'écartement des
yeux; !'examen de notre premiere figure démontre qu'en
,
1
agrandissant la base du
/
\I;
\\
triangle O, P O,, la paral' \\~\,
/
\
la.re, et, par suite, la distance
/
\
\
limite de la perception du
\\ ,.I
'1
,I
relief, se trouvent augmentées proportionnellement.
1
I \
1
1
I \
\
L'artifice le plus simple
/
\
1
,/
pour produire cet accroisse1
I
\
\
ment de l'écartement des
: / / \\
'\
I
ycux consiste a examiner le
/
I
\
1
1
I
\
\
paysage a l'aide d'un jeu de
I
/
'
\
miroirs disposés comme !'inI
/
\\
\\
1
I
dique la figure ci-contre ;
1
I
\
1
I
I
\
\
l'iniage est perl)ue comme si
: /
\
\
les yeux se trouvaient réel:/ I/
\ \
\
\
lement en O, et O,.
\1
\1
1'
/'
1
I
\
\
La combinaison de ces
1
I
\
\
/ ,'
\
\
deux procédés donne un
/
I
\
1
• 1
I
\
\
moyen encore supérieur, car
1
elle ajoute le grossissement
2
de l'image a l'accroissement
:-:_::::if:
M
de l'intervalle séparant les
yeux; cette combinaison -se
trouve réalisée dans les
Íí
~\
jumelles a prismes (dont
fi
~
~
l'emploi s'est pen a peu
a:il s_auche BASE._[il roit
substitué a celui des anciennes jumelles de campagne) et dans lesquelles
les objectifs ont toujours un écartement supérienr a celni des oculaires, maintenus obligatoirement dans les environs de 63 millimetres.
L'effet maximum est obtenu dans les jumelles dites « a ciseaux », ou l'écartement des objectifs peut atteindre 50 a 60 centimetres, et surtout dans les
télémetres de la marine, ou il atteint jusqn'a 3 metres.
S'il est difficile de dépasser cet écartement dans un appareil optique devant
servir a examiner le paysage, la rhotogra1 hie ,·ient ici a notro secours en se
montrant - comme en bien d'autres cas - supérienre a la vision directe.
Nous verrons plus loin qu'elle nous permet d'écarter a notre gré, et sans
aucune limite, la base de prise de vues d'objets éloignés, fussent-ils a des millions
de millions de kilometres, comme les étoiles et les nébuleuses.

/

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------(1)

LA STÉRÉOSCOPIE

La stéréosropie ne difiere en rien, comme principe, de la vision binoculaire;
elle consiste a réunir deux images d'un meme sujet, prises exactement aux
emplacements de chacun des yenx de J'obsen·ateur, puis a les examiner de
maniere a ohtcnir la sc.nsation du relief.
Tout dispo~itif permettant a l'reil gauche de ne voir que la vue de gauche
et a l'ooil droit la rne de droite (quel que soit le systeme adopté pour que cette
vision séparée se produise) réalisera la vision stéréoscopique par la fusion
cérébrale des deux images.
La sensation du relief donnée par la stéréoscopie communique anx images
un attrait incontestable. Nos lecteurs l'apprécieront particulierement dans les
jolies vues pri~es par :M. J. Petitot, aux musées du Luxembourg- et du Trocadéro,
6t par M. L. Robach, dans les Pyrénées. La stéréoscopie est susceptible, en outre,
d'nn certain nombre d'applications pratiques ; elle offre, entre autres, un moyen
original et infaillible de comparer deux textes ou deux gravures, en apparence
identiques, et d'en déceler les moindres différences par des reliefs inattendus;
ees reliefs sont dus aux plus ou moins grands intervalles sérarant les raracteres
cl'imprimerie ; il suffit d'un écart mieroscopiquc pom· que le:; yeux ne voient
plus les lettres se dessiner sur un meme plan de l'espace ; ce procéd:. est utilisé
dans la recherche des falsifications de billets de banqne, cheques ou titres
quelconques.
La sléréosco¡ ic a encorc trouvé une application des wlus remarquables et

�L'ILLUSTRATTON

Camille Flammarion.
'illustre auteur de \'Aslronom1e populaire est représenté ici a sa table de travail
dans la grande bibliotheque de l'Observatoire de Juvisy.

La comete de Morehouse, le 23 octobre 1908.
Hyper-steréoscopie de M. Quénisset faite a l'observatoire Flammarion, de Juvisy; les étoiles ont marqué
des tralnées tumineuses sur ta plaque pendant que l'a.stronome st•ivait la comete dans la lunette.

Pomte de

mi

Saint-1.ouis. Au loin, le Panthéon.

L'Ue de la Cité et Notre-Dame, vues du clocher de SJint- Gerv:;iis.

Avant la pluie.
Hyper-stérér.,;:copie de nuages (cumulus et cumulo-nimbus) obtenue par M. F. Quénisset
au moyen de deux appareils cistants de 160 metres.

Jne salle de sculpture au Musée du Luxembourg.
Au premier plan : u Malm, par Hector Lemaire; plus loin, agauche: &lt;Edipe d Colone, par Jean Hugues ·
a droite : Perste el la Gorgone, par Marqueste; Anacrion, par E. Cuillaume; Tarcisius, martyr,
par Falguiere. - Cliché de M. J. Petitot

Vue prise du sommet du Cambres d'Aze (Pyrénées-Orientales).
Hyper•stéréoscopie, prise par M. H. Allard a 2750 metres d'altitude avec une base de 30 metres, marquant
les plans successifs des sommets jusqu'2ux plus éloignés, distants de 8 kilometres enviren.

Tombeau de Fran~ois 11 et de Marguerite de Foix.
D'aprés le chef-d'muvre de Michel Colombe a la cathédrale de N:111t~
Cliché pris par M. J. Petitot
sur la réplique du Musée de sculpture comparée du Trocadéro.

Fontaine de l'Observatoire.
Monument de Davioud, avec chevaux marins et tort:ies, par Frémiet, et le célebre groupe de Carpeaux : les quatre parties au Monde soutcnant une :p here.

VISIONS DE PARIS EN RELIEF

Ces photographies, provenant de clichés stéréoscopiques, et imprimées en deux couleurs, prendront un relief saisi
l'effet de perspective des vues stéréoscopiques, pers'

Ar.aglyphes L. Gimpel et E. Touchet. -- Clichés P. Schulz. - Copyright by i..'Ihustration.

�L'ILLUSTRATION

L'lLLUSTRATION

Panorama de Dijon vu de la tour de l'Hotel de Ville.

La fayade du trésor de Cnide (C'elphes) et la Victoire de Samothrace.

AU MUSl!E DU LOUVRE. -

Salle des Caria tides.

A11ag1yphes l. Gimpel et E. Touchet. - Clichés P. Schulz. -

Copyright by L'lllustration

Ces
avec le
L'lllua
premiere
vier d
lecteurs

Semur-en-Auxois : les bords de

l'Armany0n.

VILLES ET PAYSAGES DE FRANCE
Anaglyphes L. Gimpel et E. Touchet. - Copyright by Illustration.

�L' I L L U S T R A TI O N

Mausolée de Marguerite d' Autriche.

L'ILLUSTRAT!ON

Une des statuettes latérales du mausolée.

Détails des mausolées de Marguerite d' Autriche et de Philibert le Beau.

Retable d'albatre.

a hauts reliefs, représentant les scenes de la vie de la Vierge.

CHEFS-D'CEUVRE DE LA RENAISSANCE DANS L'~GLISE DE BROU A BOURG

UN CHEF-D'CEUVRE DE LA RENAISSANCE DANS L':ÉGLISE DE BROU A BOURG

Anaglyphes L. Gimpel et E. Touchet. - Copyright by lllustration.

Anaglyphes L. Gimpel et E. Toucher. - Copv1 ight by lllustration.

�L' I L LUSTRA TI O N
L'ILLUSTRATION

Nantua et son lac,

a 475

metres d'altitude, entre les escarpernents abrupts des hauteurs de l' Ain.

Pont de pierre enjarnbant la Valserine,

a 64 rnétres de hauteur,

aux environs de Bellegarde.

VILLES ET PAYSAGES DE FRANCE
Anaglyphes L. Gimpel et E. Touchet. -

Copyrz"Rht by lllustratlon.

La galerie d' Apollon.

élre regardées
re offert par
lemps que la
hes, le 26 ;anos abonnés ou
·éderaienl pas,
!mplaire, sous
,¡dela somme

poste.

Sta tues de Vénus.

Venus rl• Mi!o.

$tatues de Vénus.

AU MUSÉE DU LOUVRE. J.naglyphes L. Gimpe/ et E. Touchet. -

S;ille de la Vénus de Milo.

Clichés P. Schulz. -

Copyright by L'lllustration.

�L'ILLUSTRATION

ATION

Le ·mouvement d'un chronographe.
Cet anaglyphe, oomposé de deux photographies prises a 130 millimetres !'une de l'at tre, accuse le reliet de tous les organes du mouvement
d'hortogerie ainsi que du boltier lui-meme. - Pholographies L Gimpel.

Na\ade.

V~nus.

Au MusÉE ou LouvRE. _ Salle de Melpomene : au fond, dans l'hémicycle, statue de la Muse de la Tragédie, en un seul bloc de marbre.
La Lune, telle qu'elle serait vue par deux yeux écartés de 45.000 kilometires.
Hyper-stéréoscopie oonstituée au moyen de deux photographies de l'Observatoire de Paris, prises par M. C. Le Morvan a deux ans d'lntervalle,
le 2 janvier 1902 et te 28 février 1904. La surface de notre satellite révéle la présence de chalnes de montagnes Ws élevées, de reg1ons orillanles, de
grands espaces sombres dénommés improprement • mers ,, de longs rayonnements lumineux et, surtout, d'un nombre oonsidérable de crateres et de c1rques.

La Mouche.
Pour ce dipttlre reprodui I par la microphotographie et grossi cinq fois,
14 millimetres de base ont suffi pour constituer un écartement anormal
des ye1 x, provoquant le relief ci-dessus. - Pholographies L. Gimpel.

Les Appennins lunaires vus par deux ye11x qui seraient écartés de 96.400 ki'ometres.

A L'EcusE SAINT-ETIENNE-ou-MoNT. -

Une des portes et !'un aes cotés du Jubé (1601-1609), entre la nef et le chreur
VISIONS DE PARIS EN RELIEF

Anaglyphes L. Cimpel et E. Touchet. -

Clichés P. Schulz. - Copyright by L Illustration.

Le massif des Appennins, au centre, mesure 550 kilomatres de longueur; le grand crattlre, en haut et a
gauche, est Archimade, son diamétre a 83 kilometres. Hyper-stéréoscopie réalisée au moyen de deux clichés
pris .\ l'O~rvatoire de Paris par M. C. Le Morvan a trois ans c!'intervalle, le 9 mai 1897 et Je 7 février 1900.

Neige et brume en montagne.
Vue prise par M. L Robach au bord d"une route des Pyrénées.

Anaglyphes constitués par MM. léon Cimpel et Em. Touchet.

AR LES ANAGLYPHES
au lorgnon bicolore joint a ce numéro; dans le cas ou certaines de ces gravures ne produiraient pas immédiatement
: les plans successifs apparaitront graduellement.

�L' I L L u s T R A T I o N
des plus utiles dans la ra~iographie. II e~t in~tile d'insist~r sur. l'avantage
que présentent, tant au pomt de vue de I ense1gnement qu au pornt de vue
cliniqne, des images radiographiques dans lesquelles les organes ou les corps
étran.,.ers peuvent étre situés dans l'espace.
No~s ne dirons ríen des appareils utilisés pour la vision en relief, ces
appareils dénommés « stéréoscopes » étant au~ourd'hui tres répa~dus ; nous
ajouterons cependant quelques mots sur la pr1se des rne_s en rehef.
.
Dans l'immense majorité des cas, nous ne photographions que des .obJets
rapprochés soit seuls, soit formaut les premiers plans d'un paysage s'étend~nt
jusqu'a l'h~rizon ; l'écartement normal de 65 millimetres entre les object1fs
(dans certains appareils il s'éleve jusqu'a 90 millimetres) suffit pour nous
restituer le relief donné par !'examen direct du sujet ; aussi les constructeurs
d'appareils ont-ils établi des instrume~ts formés de deux petite~ c~ambres
noires accouplées dont uu obturateur uroque commande les deux obJectifs pour
rendre possible la prise de vues animées.
L 'HYPER-STÉRÉOSCOPIE

Nous avons vu plus haut qu'a partir d'une distance voisine. de 225 metrE:S
la sensation du relief cesse pour l'homme ; pour la méme ra1son, l'appareil
stéréoscopique est incapable de traduire le relief au dela de cette limite, et
tout le monde a pu observer qu'a. partir de cette distance le paysage semble
peint sur une toile de fond.
A fortiori, tous les paysages vus d'un peu baut par les aéronautes ~t les
aviateurs leur paraissent absolument plats et les mouvements de terram les
plus accentués deviennent invisibles, a moins que la position du Soleil au voisinage de l'horizon n'en donne une vague idée par les ombres port_é~..
Ici, plus que jamais, l'appareil stéréoscopique, _avec ses de~x obJec!ifs acco~plés a faible distance, est incapable de nous reshtuer le momdre rehef ; _mais,
comme nous l'avons dit précédemment, nous a,·ons un moyen tres simple
d'allonger a volonté la longueur de notre base en augmentant de plus en plus
la distance séparant les objectifs : on accroit ainsi le relief d'une maniere considérable, on fait de l'hyper-stéréoscopie.
Point n'est besoin pour cela d'un instrument spécial ; il suffit, dans la
plupart des cas, d'un appareil quelconque et, pour les Yues animées, de deux
instruments munis d'objectifs semblables.
Dans le cas d'un paysage inanimé, on prendra successivement deux clichés
du méme sujet de deux points situés sur une meme ligne horizontale et i\ une
distance variable avec l'éloignement des premiers plans.
Lorsqu'il s'agit de reproduire un snjet en momement, te] que ce beau ciel
nuageux di'i a M. Quénisset, astronome a l'Observatoire Flammarion, de J uvisy,
deux appareils deviennent nécessaires ; cette vue a été prise aYec deux instruments placés a 160 metres l'un de l'autre et déclenchés a un signal con\'enu.
Dans un bateau longeant une cote, dans un ballon ou dans un av:ion, le
procédé est encore plus simple : il consiste a prendre successivement deux
clichés du méme paysage ; entre l'obtention des deux mes, l'opérateur s'est
déplacé d'une distance plus ou mo:ins grande qui constitue la longueur de la
base de notre hyper-stéréoscopie.
Pendant la derniere guerre, l'hyper-stéréoscopie, pratiquée en avion par le
Service photograpbique de l'Armée, a rendu des services inappréciables en permettant de déceler &lt;les trarnux de l'ennemi qu'il eüt été impossible de repérer
par l'observation directe ou par la photographie simple.
La jolie vue des Arenes de Nimes, que nous devons a la Compagnie Aérienne
Fran~aise et que reproduit notre planche bors texte, est un exemple - pacifique,
celui-la - de ces vues hyper-stéréoscopiques.
Est-il besoin de rappeler que l'aviateur a qui nous devons ces ,·nes ne ponvait lui-meme percevoir le moindre relief lorsqu'il survolait les Arenes? Mais,
en déclenchant successivement son appareil aquelques centaines de metres d'intervalle, il a créé une base suffisante pour nous donner cette extraordinaire Yision,
Voici maintenant un panorama des Pyrénées-Orientales pris rar M. II. Allard
du sommet du Cambres d'Aze, a 2.750 metres d'altitude, ayee une base de
30 metres ; cet écarlement des yeux nous permet de discerner le relief des
ruontagnes jusqu'a la ligue d'horizon, distante d'environ 8 kilometres, et nous
donne la sensation d'un plan en relief vu de tres pres.
Il est nécessaire d'ouvrir ici une parenthese pour signaler l'emploi particulierement précieux de l'hyper0 stéréoscopie dans le lever des plans et le tracé
des courbes de niveau.
La métrophotograph1e, que nous devons au colonel Laussedat, utilisait au
début la photographic « monoculaire &gt;&gt; pour les levers topographiques ; elle
n'a pas tardé a se transforruer en stéréophotogrammétrie, car l'utilisation de
clichés stéréoscopiques, pris sur une base plus ou moins grande, a fait faire
a la topographie des progres considérables, dans les détails desquels nous ne
pouvons entrer ici ; nom, devons, toutefois, mentionner qu'un de nos compatriotes, M. Prédhumeau, a créé récemment, sous le nom de stéréotopometre, un
instrnment aussi simple que précis dans legue! il suffit de suivre, au moyen
d'un index, les lignes et les reliefs d'une image nte dans un stéréoscope pour
que des bras de leviers (rappelaut tout a fait ceux du pantographe) inscri\·ent
sur une feuille de papier la configuration du terrain et les courbes de niveau.
Nous arnns vu que la surface terrestre parait uniformément plate a l'aviateur
qui la survole d'un peu haut; a plus forte raison les corpR e:élestes, aux énormes
distances qui nous en séparent, nous paraissent absolument sans relief; mais
l'hyper-stéréoscopie vient au secours de l'astronorne pour lui montrer la forme
r6elle des astres et leur situation relati\'e dans l'espaee. L'écartement des deux
images, ou, si l'on préfere, la base des photographies, prend ici des valeurs
insoup&lt;;onnées et la Terre n'est plus assez grande pour la contenir.
Voici une photographie de la Lune presque pleine ; elle offre une étonnante
sphérieité qui déconcerte tout d'abord ; cette \'lle est constituée au moyen de
deux clichés de l'Observatoire de París, mis aimablement a notre disposition
par son savant directeur :M. B. Baillaud; ils out été obtenus par M. C. Le
Morvan au grand équatorial coudé de 18 metres 05 de longueur focale et
ont servi a la confection du « Grand Atlas lunaire » de MM. Loowy et
Pniseux.
La Lune tourne constamment la méme partie de sa surface vers la Terre
et nous devons perdre tout espoir de savoir ce qu'il y a de l'autre coté ;
toutefois, le phénomene connu sous le nom de libration, en nous découvraut

tantot l'Ouest, tantot a l'Est, une petite portion de cet hémisphere mystérieux,
8
produit le meme effet que nous ressentons devant un globe en fermant successivement un reil, puis l'autre.
.
.
,
,
Cette vision de la Lune est celle qu'éprouvera~t u~ Titan aux 1eu~ ecartes
de 45.000 kilometres el regardant notre satellite a 384.000 kilometres de
distance!
1 · d J' h' ' ·
Mais l'ou peut faire mieux encore ... ; l'étonnante col echon e e i~ es reums
. M
Le Morvan l'Observatoire de Paris recele des merve1lles ! Deux
pai · ·
l ·
f · t d S I il llon"'e sur
clichés du premier quartier, alors que l'éc airage l'lSan u .º e a "'
le sol lunaire ]es ombres des moutagnes, donnent des e~ets -rna~tendus. AYe&lt;'
ce paysage des :Monts Apennins, nous sommes transpoi:tes en av1on au_-dessus
de notre satellite et, comme nos yenx se sout encore écartes d~rnntage -:-- ils sont
ici distants de 96.400 kilometres ! - nous percevons les morndres rehefs de la
surface lunaire.
.
.
Les applications de l'hyper-stéréoscop~e so_nt ,mnombrables en Astro~om1c.
Si nous profitons de la rotation du ,s?leil qm depl~ce les ta~hes, nous "º~ons
l'astre radieux ré\'éler sa forme spher1que; les planetes se detachent en a, ant
des étoiles · les satellites de J upiter sont distribués dans l'espace a des plans
différents ~utour de l'immense planete ; les cometes lé~eres et vaporeu~es sont
suspendues en plein ciel et laissent voir au travers de lenr queue drnpbane
le ridcau des étoiles, etc.

e

a

La grande base qui caractérise l'hyper-stéréosc~pi~ ~1'impliq_ue pas obligatoirement des longueurs importantes : tout est relat1f 1c1 has;. si nons nous. pcnchons sur les petits objets et a f ortiori si nous nous mumsso_ns, d'un m1cr~scope pour voir les infiniment petits, il suffira de quelques_ c~ntimetres - \'01re
méme de quelques millimetres - pour créer une base considerable, la rarallaxe
seule entrant ici en ligne de eompte.
.
Voici notre anaglyphe d'un mouvement de chronographe; exammon;--le_ arer
le lorgnon bicolore; nous sommes surrris de trom·er a cette montre une cpa1sscur
inusitée qui semble en interdire le port dans l(' gousset ; c'est r11r l'hyrerstéréoscopie que l'on a exagéré ici - volontail'ement d'ailleurs - l'écartc~~nt
des différeuts plans ; c'est la un excellent mo?en de ,nontrer d'une mamere
éYidente de minimes différences d'éraisseur ou de niYeau.
Si nous prenons un sujet plus retit, te! que la mouche g-_rossie cinq fois _et
vue avec une base de 14 millimetres seulement, nous obbendrons un rehef
non moins caractéristique.
Non seulement les images que nous publions pourront donner a toutes les
personnes qui les verront une sensation intense de relief, mais, en exécutant
ces mémes vues sur verre il sera possible de les projeter pour de nombreux spectateurs sous la seule ré;en·e que chacun d'eux sera muni d'un lorgnon bicolore
semblable a celui que nos Jecteurs auront facilement confectionné avec les
éléments joints a ce numéro.
L'un de nous a présenté a la Société Fran&lt;;aise de Photographie (1) une
méthode tres simple et tres süre d'obtention rapide d'anaglyphes au moyen de
la plaque autochrome Lumiere, dont les premieres applications out été exposées
dans L'lllustration du 15 juin 1907, et nous avons présenté a la méme Société,
le 25 janvier eourant, un nouveau procédé permettant a tous les amateurs de
projeter directement en relief leurs clichés stéréoscopiques.
L 'ULTRA-STÉRÉOSCOPIE

Apres ce rapide exposé du procédé des anaglyphes et de l'état actuel de la
stéréoscopie et surtout de l'hyper-stéréoscopie, nous dirons un mot de !'avenir
réservé a cette derniere branche de la photographie, appliquée a l'Astronomie.
11 faudrait la « Machine a explorer le temps » de Wells pour en imaginer la
réalisation immédiate et l'Humanité devra, en son absence, s'armer de beaucoup de patience.
On sait aujourd'hui, d'une maniere sure, que le Soleil se déplace rapidement
dans l'esrace, a raison de 19 kil. 500 par seconde, vers un point du ciel appelé l' « Apex » - situé entre les constellations de la Lyre et d'Hercule.
Ce rapide mouYement se poursuit en ligne droite saus que rien ne nous indique
une iucun·ation ou un changement de direction. Ainsi, lorsque chaque année
la Tcrre repasse a ce que nous croyons étre le meme point de son orbite,
elle se trou\'e en réalité a 6ló.000.000 de kilometres de la position qu'elle
occupait un an aupara\'ant. Ce déplacement, s'accumulant toujoun,, offre une
base indéfinie aux photographies hyper-stéréoscopiques stellaires.
Le résultat de ce mouvement intersidéral du Soleil est, en effet, un déplacement d'ensemble de toutes les étoiles d'avant en arriere - l'avant étant
l' « Apex »; tout le tablean céleste semble pivotei· autour des étoiles Joiutaines,
a la maniere du paysage qui, vu de la portiere d'un rapide, para,t tourner tout
d'une piee:e autour du clocher qui pointe a l'horizon.
La réunion stéréoscopique des clichés stellaires pl'is a des dates de plus en
plus espacées montrera des quantités d'étoilcs et de nébuleuses en avant d'autres
étoiles situées plus loin et, déja, la comparaison de clichés de la Carte du Ciel
exécutés en 1887 et en 1923 révele de nombreux effets stéréoscopiques.
Nous avons vu que le relief s'étend en profondeur a 3.440 fois la base
sépa~ant les deux clichés; ainsi chaque année nous gagnons 61.i000.000 x 3.440,
soit ..,,116.000.000.000 de kilometres vers les profondeurs sidérales.
_la comparaison de clichrs pris a des centaines ou a des milliers d'années
~•1~tervalle montrera des dispositions insoup~onnées dans la répartition des
ct,01les, dans leur groupement autour des nébulenses et dans la forme méme des
nebuleuses les plus rapprochées, - sauf perturba:j0,r, ;tpportées dans le relief
par les ~ouvements propres ~es étoiles. TI est_ réservé a l'ultra-stéréoscopie (2)
de l_1avemr de montrer le rehef de ces merve1l1eux paysaO'es lointains d'ou la
lum1ere - malgré sa prestigieuse vitesse de 300.000 kilom1tres par seconde met des siecles a nous parvenir.
LÉON GJMPEL et E~ULE TOUCHET.

(1) Bulletin nº 6, juin 1921.
( 2 ) Nous proposous le terme d'ultra-stéréoscopie pour désigner toute vue stéréoscopique
dont les ~lé~cnts sont détenninés uniquement par le facteur temps sans qu'il soit possible de
les _obten,r simultanément. Dewc vues prises d'un meme avían constituent une hyper-stéréos•
co~•e (on pourrait, a la rigueur, les prendre simultanément au moyen de dewc avions). Par
co, tére, to~tcs les vues astronomiques que, seul, le temps permet de constitucr sout des 11/lra•

ster oscop1cs,

�N" 3tb6 -

L'ILLUSTRATION

31 MAi 1913

LA SCULPTURE AU SALON

THÉODORE RIVl ÉRE. -

La capture du Roghi.

L.-H. MARQUESTE.
Buste de Mme Léon Bertaux.

L. PALLEZ.
Mlle

Cécile Sorel. de la Comédie-Fran~aise.

ANTONIN MERCIÉ. -

ANTONIN CARLÉS. - Dans les Gaules.

Mireille.

DENYS PUECH. - Enfant au dauphin.

H. LOMBARD. -

La Vérité.

521

�31

ó22 - N&lt;&gt;

J. LORIEUX.

&lt;,

M:Al

1913 - IS2~

3666

Jeu de main, jeu de vilain &gt;&gt;.

A. CARON. -

Un platre

(~o:,é1e Nat,onae).

P. LECOURTIER.

Un différend.

LANDOWSKI. - Aux gardiens du feu éternel.

A. ALLAR. -- ldylle.

La faute.

AUGUSTE RODIN. -

P. CURILLON.
La défense de Tournus {1814).

AUGUSTE CARLI.
Vers l'infini.

LE CLOU DE LA ~ECTION D' ARCHITE
Nous avons déj'.i montré, dans L' 1//ustration du 12 aoüt 1911. !"ensemble de cette
On s'étalt inqulét , 11 y a quelques mols, du sort dt

: PLAN DE ROME ANTIQUZ, PAR BIGOT
ion de la Rome impériale au ¡ye siecle, alors qu'elle était exposée aux Thermes de Dioclétien.
mlrable 01uvre arehéolo¡lque, que Parls possédera désormals.

E. DESCA. -

MARIOTON. -

La mort du lion,

M1gnon.

�;n MAr

L'ILL USTRATIO N

524 -

1913

•'

Nº 3ó6ó

M. FAVRE. -

E. L'HOEST. - M. Aristide Briand.

M. Gustave Mesureur.

R. DE SAINT-MARCEAUX.
Buste de Forain (So:iété Nationale).

E. PERRAULT-HARRY.
Le chevreau qui danse.

RAYMOND RIVOIRE.
Baigneus3.

R.-C. VERLET. -

•.
A. MAILLARD.
Dom Pedro 11, empereur du Brésil.

J•

La Jeunes.e et l'Amour.

VlLLENEUVE. -

Ronde printaniere.

H. ALLOUARD.

Uno ~ij,ale.

�</text>
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              <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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