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.:,,. -

A'.}~ALES DU MUSÉE GUIMET

REVUE
08

L'HISTOIBE DES BELIGIONS
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTJON DE

M. JEAN RÉVILLE
AVEC LE

coscouns

DE

MM.. A. BARTH, membre de la Société Asia.tique ; A. BOUCHÉ LECLERCQ, profest'eur a Ja
Facullé des lettres de Paris; P. DECHAR.\IE, professeura la Faculté des lettres de Naucy¡
J.-A. HILO. professeur 8. la Faculté des lettres de Poilier:.; G. LAFAYE, professeurll. la
Facultó des lettresde Lyoo; G, .\fASPEHO, cJel'In~litut, proresseur au Collége de Frouce
E. HEN"AN, de l'lnstitut, professeur o.u Collbgc. de Frauce ; A. RÉVILLE, proresseur a.u
CoUege de France; C.-P. TIELE, professeur fl'Uuiversilé de Leyde, etc.

HUITIEJJJE

ANNÉE

TOME QUIN ZIEME

PARTS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
28,

RUE

BONAPAUTE,

i 887

28

��•
V

BIBLIOTECA CENTRA&amp;.

U.A.N.L

REVUE
DE

'

L'HJSTOIRE DES RELTGJONS
TOME QUINZIEME

1

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..

•

�ANNALES DU MUSÉE GUIMET

REVUE
DE

L'HISTOIRE DES RELIGIONS
r.

PUBLIÉE S00S LA DlREC'rlON DE

M. JEAN RÉVILLE
AVEC LE CONCOURS DE

A. BARTH, membre de la Société Asiatique; A. BOUCHÉ-LECLERCQ, professeur a la
Faculté des lettres de Paris; P. DECHARME, professeur ala Faculté des lettres de Nancy;
J.-A. HILD, professeur a la Faculté des lettres de Poiliers; G. LAFAYE, professeur á la
Faculté des lettresde Lyon; G, MASPERO, de l'Institut, professeur au College de France;
E. RENAN, de l'lnstitut, professeur au College de France ; A. RÉVILLE, professeur au
College de France ; C.-P. TIELE, professeur a l'Université de Leyde, etc .

)rn,

A.'IGERS, ll!PRJ!\IERIE BURDl!'i ET cie.

HUITJÉME

i

ANNÉE

TOME QUINZIEME

PARIS
ERNEST LERO UX, ÉDITEUR
28, RUE BONAPARTE, 28
i887

�UNE CONT RIBUTlON A L' tTUDE DU PAULINISME
DK LA

0.UESTION DE L'ORIGINE DU PÉCHÉ
D'APRÉS LES LETTRES DE L'APOTRE PAUL

La maniere dont l'apótre Paul s'est représenté l'origine du
péché et s'en est expliqué l'universelle et fatale domination
dans le monde, est un des points les plus obscurs et les plus
controversés de sa doctrine. Cette obscurité ne tient point au
style de ses lettres; nous n'en connaissons aucun, avec tant
d'infirmilés extérieures, qui soit en réalité plus précis, plus
vigoureux et plus clair. Si la question de !'origine du mal
moral reste mal éclaircie dans ses lettres meme les plus
didactiques, c'est que Paul, missionnaire du Christ encore
plus que philosophe, ne l'a jamais ni posée ni résolue d'une
faoon directe. Il était préoccupé d'autre chose que de spéculation et de logique.11 éprouvait bien plus le üésir de changer
le monde que de le comprendre. Sans doute un systeme
théologique, d'une admirable unité, ·se dégage des écrits qui
nous restent de luí, parce qu'il est dans la nature meme de
tout esprit original et puissant de penser systématiquement;
mais il est juste de dire qu'il n'eut jamais le propos délibéré
ni meme l'intenlion de faire un systeme. 11 n'ajamais procédé
a la maniere d'un philosophe qui construit d'abord sa doctrine et qui l'enseigne ~nsuite a ses disciples. 11 y avait autre
chose que de la métaphysique a la base de sa prédication ; il
i

�•
2

REVUE DE L'msTOlRE DES Rl!:LlGIONS

y avait le fait moral de sa conversion, la certitude qu'il avait
vu le Christ ressuscité et avait re¡;u de lui l'ordre de convertir
les pa'iens au Dieu vivant et vrai. Jamais il n'a traité de queslion purement spéculative. Toutes celles qu'il a débattues el
résolues avec la vigueur et l'ingéniosité de sa dialectique sont
des questions qui naissaienl de son reuvre missionnaire et
qu'il fallait résoudre dans l'intéret de cette reuvre elle-meme:
lelles sont les questions de la justification par la foi, de la
circoncision et de la valeur de la loi dans l' économie de la
religion nouvelle, de la condition des juifs et des pa'iens
devant l'Évangile. Sur tous ces points d'ordre pratique, il a
fait une éclatante lumiere. Au contraire, sur les questions
d'ordre spéculatif ou métaphysique, comme la nature essentielle du Christ, la nature du Saint-Esprit, la distinction des
forces ou des personnes dans la divinité, !'origine du monde
et de l'homme, les rapports de la liberté et de la grAce, il ne
s'est jamais expliqué d'une fa&lt;¡on expresse et formelle et l'on
est le plus souvent réduit a les résoudre suivant le reflet que
les príncipes généraux et directeurs de sa doctrine paraissen t
jeter sur elles. De la viennent des controverses sans fin. Or,
la question de l'origine du péché esf, au premier chef, une
de ces questions spéculatives et les exégetes les plus consciencieux discutent toujours sur les textes qui s'y rapportent
sans réussir a se mettre d'accord sur la maniere de les
entendre.
Il y a quelques années, en préparant la seconde édition de
l'Apótre Paul i, je me suis heurté a cette question et n'ai pu
alors que faire l'aveu de mes hésitations et de mon embarras.
Je constatai sur ce point, dans la pensée de l'apotre, deux
courants allant en sens contraires: l'un qui semblait conduire
a la doctrine traditionnelle du péché origine!; l'autre qui nous
i ) L'apotre Paul (esquisse d'une histoire de sa pensée), 2• édit. Paris.
Fischbacher 1881.- Voyez la note de la page 266. On y trouvera l'idée-mere
de cetle étude.

1

UNE ;:;oNTRIBUTION A L ÉTUDE DU PAULI~IS)IE

3

ramenait a la constitution physiologique de l'homme comme
a la cause de tout péché. J'avouais en meme temps que je ne
voyais pas comment ces deux explications se pouvaient concilier. Le probleme était ainsi posé, non résolu. On ne saurail
admettre en effet dans la pensée d'un tel homme une contradiction si flagrante. Je me suis done remis en quete d'une
solution et e' est le résultat de cette nouvelle étude que je vais
essayer de résumer ici. Peul-etre trouvera-t-on qu'une
lumiere assez vive jaillit de ce point sur tout le reste du
systeme.
'
Cette étude comprendra deux parties : dans la premiere,
j' examinerai les textes les plus importants relalifs a la doctrine du péché; dans la seconde, j'essaierai de montrer la
corrélation intime et l' étroite solidarité de cette doctrine avec
les autres grandes idées du systeme paulinien. C'est dire que
la seconde partie sera comme la vérification logique de la
premiere.

I
Les racines de la pensée de Paul sont dans l'Ancien Testament. Sa conscience est l'héritiere et la füle de la tradition
religieuse et morale des prophetes d'Israel et de la loi mosa'ique
dont le trait principal est le souci de la sainteté. Le péché est
essentiellement pour elle la transgression d'une loi positive
de Dieu ('mxpo:6ixat~ -.ou v6¡,.ou). C'est assez dire qu'il est le fait de
la volonté, et n'est constitué que par la détermination de la
volonté. Cette désobéissance, qui est une révolte contre Dieu,
provoque nécessairement le déploiernent de la colere de
Dieu (óp,~ 8eoü, Rom., 1, 18), qui n'est pas autre chose que la
réaction de la justice divine contre la rébellion humaine. Le
sentiment de la culpabilité et de la responsabilité est une
donnée immédiate de l'expérience religieuse et morale,
au dela de laquelle Paul ne songe pasa remonter. C'est le
point de départ de ses réflexions subséquentes , que celles-

�•
4

1

REVUE DE L HISTOIRI&lt;: DES RELIGIONS

ci, quelles qu'elles soient, ne sauraient ensuite ni modifier
.
'
m compromettre (Rom., 1, 21 et 11 ; 11, 1-11).
Toutefois, l' on s' aperQoit bien vite que l'on a affaire non a un
.
'
esprit du commun, mais a un penseur. Le chatiment infligé
par Dieu au péché n' est point considéré comme une peine arbitraire et surnaturellement édictée contre Je mal. La peine du
péché sort du péché lui-meme par unmouvement organique;
elle en estle chatiment parce qu'elle en est le fruit. C'est la
dialectique intérieure de la vie morale qui mene le pécheur
a la mort, comme elle mene le juste a la vie. Relisez le développement du péché dans le monde pai'.en esquissé dans le
premier chapitre de la lettre aux chrétiens de Rome · cette
liaison interne de la mort au péché est sensible. Nou~ avons
un scul et meme processus dont la violation de la loi divine
est le premier moment et dont la ~ort du pécheur est le der1
nier • Voila ce qui fait la tragique gravité du péché et la
nécessité d'une rédemplion qui sera comme une création
intérieure nouvelle et comme une résurrection d' entre les
morts.
1. Paul emploie au pluriel et au singulier le mot &amp;:¡,.cip'tlo:.
Au singulier, ce mot ne représente pas seulement la somme
de tous les péchés particuliers. L'apótre ést réaliste, pour
parler le langage du moyen a.ge. Sa personnification du
péché n'est pas une simple figure de rhétorique. Il y voit une
puissance qui ne se révele sans doute que dans ses effets, a
savoir. les transgressions parliculieres, mais dont les effets
aussi ne s'expliquent que par elle. Nous avons ici exactemenl
le rapportorganique des individus al'espece. L'espece n'existe
que dans les individus; mais les individus a leur tour sont les
produits de l'espece. Ainsi en est-il du péché considéré
comme puissance et principe des transgressions partii) Cette idée esl vivement exprimée dans ce passage dont il est irripossible de rendre l'énergie concise : -ra 1tot6~11om" -rwv &amp;¡,.otp-rlwv T«
-roii v6¡,.ou
lv,¡pyE!-ro lv 1;0,, ¡,.É,Eatv -1¡¡,.wv d, -ro xotp1to:pop;¡aott -r0 6cxvCÍT&lt;¡J• (Rom., vu, 5.) Le
péché fruclifie pour la mort.

º'"

UNE CONTRlBU'CION A L'ÉTUDE DU PAULTNISllIE

5

culieres. Les secondes sont les manifeslations organiques du
premier. Celui-ci n'existe sans doule que dans celles-la, mais
les transgressions a leur tour apparaissent a ce point de vue
comme les fruits de la puissance générale du péché, qui,
e~trée dans le monde avec la premiere transgression du premier homme, y regne souverainement depuis lors.
Le péché est universel; tous les hommes sont constitués
pécheurs. Cette universalité du péché, Paul l'établitpar trois
preuves : la premiere est tirée de l' observation empirique
de l'état moral du monde pa'ien et du monde juif de son
temps (Rom., 1 et JI). La seconde, e'est la pre uve scripturai_re qu'~l ne néglige jamais (Rom., m, 10-20). « 11 n'y a
pomt de Justes, non, pas méme un seul. .. etc.» La troisieme,
essentie1Iement psychologique, va beaucoup plus loin et plus
au fond. A l'universalité objective du péché daos l'histoire,
correspond la fatalité subjective du péché dans chaque individu, fatalité fondée sur le conflit de ]a nature charnelle de
l'homme et de la loi toute spirituelle et parfaite de Dieu
(Rom., vn, 7 et s.). L'apótre n'hésite pas a reconnaitre dans
cette universalité et cette nécessité intime du péché qu'il
constate au dehors et au dedans, une loi divine qui se réalise
dans l'histoire et dans la vie individuelle. Car meme le péché
ne se développe sans loi. « Dieu, dira-t-il, quand il résumera
son systeme, a enclos d'abord tous les hommes pour la désobéissance, afin de faire ensuite miséricorde a tous » (Rom .,
x1, 32)1. 11 y a une dialectique providentielle daos l'histoire de
l'homme sous la domination du péché, comme il y en a une
dans le développement de l'reuvre de rédemption; ou plutót
c' est une seule et meme dialectique qui mene a son terme
l'idée divine de la justice par deux moments opposés et
successifs.
Jusque-la tout va clairement et les exégetes sont d'accord.
1) C'est dans le meme sens que Paul daos Rom., vu, 23 parle d'une loi
dans les membres luttant contre la loi de l'entendement, v6µo~ ev -ro,~ ¡,.é.Eatv.

�6

REVUE DE L'HTSTOIRE DES RELIGIONS

La difficulté commence des qu'on se demande ou est la cause
premiere et de cette fatalité psychologique et de cette
universalité historique du péché. C'est ici que nous rencontrons deux séries de textes, qui nous menent dans deux
directions opposées ou tout au mofas divergentes 1 • D'abord
ceux sur lesquels on appuie d'ordinaire, a partir de saint
Augustin, la doctrine traditionnelle du péché origine!. Que
Paul ramene ce fleuve du péché au péché du premier homme
comme asa source, cela ne fait aucun doute. Mais il ne faut
pas confondre le commencement d'une chose avec sa cause,
et il s'agit de savoir si ce premier péché, en meme temps
que cause, n'était pas lui-meme l'effet d'une cause plus profonde et plus générale. En attendant, a cóté de ces textes qui
ramenent le fleuve du péché dans le monde au péché d'Adam,
il y en a d'autres non moins explicites, non moins éloquenls
qui font sortir le péché de la rencontre de la loi et de la chair.
On saisit la différence radicale des deux explications: d'apres
la premiere, on explique les péchés actuels, par le péché du
premier homme qui reste lui-meme alors un acte sans explication et saos cause; d'apres la seconde, on peut expliquer
le péché du premier homme par la meme raison qui explique
aujourd'hui tous les autres. La pensée de Paul est-elle restée
dans cette antinomie? N'y a-t-il aucun moyen de subordonner
les uns aux autres, et d'expliquer les uns par les autres, les
passages contraires qui semblent la créer? En d'autres
termes, avons-nous a constater une incohérence dans le systeme paulinien, ou une erreur d'exégese de la part de ceux
qui l' ont commenté? Pour en décider, il est nécessaire de
reprendre l'étude de ces textes eux-memes et de préciser
exaclement la portée de chacun d' eux.
2. Nous commencerons par le plus célebre qui seprésente
i) La premiere série de ces textes comprend : Rom., v, 12-21 et II Cor.,
xr, 3 et ss. - La seconde série est formée surtout de Rom., vu, 7-24;
vm, 3; Gal., v, 17 et 18, etc.

7
a nous le premier (Rom., v, 12-21 ). Ce serait une erreur de
croire que l'apótre est ici préoccupé de donner une solution
a la question métaphysique de !'origine du péché. Le contexte
prouve qu'il avait un souci plus pratique et tout différent. 11
avait parlé précédemment de l'muvre de réconciliation entre
Dieu et les hommes, opérée en Jésus-Christ. Ce qu'il tente
maintenant, du verset 12 au 21, c'est un parallele entre le
déve]oppement dans l'histoire de l'humanité, du príncipe de
péché qui est un príncipe de mort et le développement du
príncipe de vie qui est dans la juslice justifiante du Christ. Et
l'intention de ce parallele n'est pas d'expliquer la provenance
du péché, mais d'exalter l'muvre de la grAce en montrant.que
celle-ci a été encore plus puissante que le péché; car, outre
qu'elle est universelle comme lui, elle a cela de plus, qu'elle
agit et triomphe dans des conditions beaucoup plus difficiles
(vers. 15-16). Ainsi, malgré les apparences, le point de départ
de la pensée de Paul, n' est pas Adam, mais Christ. Le premier
ne sert que d'illustration au second : 'Ao&amp;µ, o; aa'tw "t61to; 'to:i
¡.,.DJ,o,,'to; (vers. 14). Cela dit, voyons ce que l'on peut tirer de
ce texte, pour éclaircir le point qui nous intéresse.
Nous y lisons d'abord que le péché est entré dans le monde
par un seul homme, c'est-a-dire que le péché, en tant que
puissance générale ici personnifiée, a fait son apparition daos
l'histoire au moment oi'l le premier homme a commis sa
premiere transgression. 11 ne faut pas confondre en effet
cette &amp;¡,.o:p-tfo: qui entre dans le monde alors, avec le péché
d' Adam qui est une 1t:xp:x6&amp;at; spéciale. C' est par la 1tcip:x66.at~,
acte positif particulier, que l'&amp;¡,.cip"tici, puissance ou virtualité universelle , se réalise et entre dans la vie de l'histoire, en sorte quecette &amp;¡,.cipT(ci générale comprend, en réalité,
et la transgression d'Adam et celles de tous ses fils,
comme le príncipe contient les conséquences, et l'espece,
les individus. Or, des que l'on entre bien dans cette
maniere de penser, n'est-il pas déja tres vraisemblable que
Paul regardait l'acte particulier d'Adam, comme l'effet de la
puissance générale du péché, et non celle-ci comme produite
U:'.'!E CO~TRIBUTION A L'ÉTUDE DU PAHLINIS!IIE

�8

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

par celui-la.? Si l'on ne peut douter que Paul ne soit un
idéaliste-réaliste par le genre de ses conceptions, on ne peut
douter davantage que l'acte particulier ne fut pour lui l'effet
du príncipe général et non le contraire. Des lors, il ne faut
point dire, comme on le fait, que la ,-:zpa:Mat~ d'Adam a·créé
dans le monde la puissance générale et universelle de
l'&amp;¡i.ap'tfa:, mais que celle-ci, au contraire, a été la cause productrice de la trap.sgression premiere d'Adam, comme de toutes
celles qui l'ont suivie.
II ne suit pas de la que le premier péché n'ait pas plus
d'imporlance historique que tous les autres. 11 est de méme
nature sans doute, mais il est le premier, la source de tous
les autres, et lous les autres tiennent a lui comme tous les
anneaux d'une chatne tiennent au premier anneau, comme
le cours d'un fleuve tienta sa source. II faut méme dire plus:
toute la puissance de péché, aujourd'hui disséminée et partagée entre une infinilé d'actes particuliers mauvais, se
trouvait concentrée et condensée dans le premier péché. De
méme que le premier homme portait dans ses flanes toute
l'humanité, de méme sa premiere transgression était grosse
de toutes les transgressions futures, non pas en ce sens que
l'acte d'Adam souillat toute sa descendance, mais en ce sens
que ce premier péché était la manifestation d'une puissance
de péché qui allait se réaliser dans la vie de chaque homme
comme elle s'était réalisée daos celle d'Adam. C'est pour
cela que l'apotre écrit ces mots : ai'
cxv6pwi.ou et qu'il
dira plus loin : 4. Par le moyen de la désohéissance d'un seul
homme, la totalité a été conslituée pécheresse. » Cela ne veut
pas dire le moins du monde que ]a désohéissance d'Adam et
sa coulpe onl été imputées a toute sa race, maís que sa désobéissance a été la breche premie re par laquelle la puíssance
du péché est entrée et s'est réalisée dans · l'hisloire sous la
forme d'une infinité de transgressions. Ce qui suit va achever
de le démontrer.

~"º~

A la suite de la puissance du péché, la mort est entrée
dans le moQde « et s'est élendue a tous les hommes parce

U'.'\E CO'.'iTRIBUTlON A L'ÉTUDE DO P.AULI'.'ilSME

que tous ont péché : .;;~ 'ltrmt; CX'16pwi.ou; at;&gt;¡),6i•1 sqi'~

!)
'ltfflE~

f¡¡,.apm (v. 12). On n'aurait pas si longlemps ni si bizarrement

disputé sur ces mols, si depuis saint Auguslin on n'avait pas
voulu y faire entrer le contraíre de ce qu'ils signifient le plus
clairement du monde. La conjonclion sqi'~ mise pour ai.1 -:oü'to
o-n est souvent employée par l'apótre et toujours dans le sens
de« parce que»•. L'aoriste~1.1.a:p-rov n'estpas moins clair;il esl
impossible, comme je l'ai pensé autrefois, de le traduire par
le passif « ont élé faits pécheurs ». II ale sens actif et signifie
simplement : ont péché, c'est-a-dire la mort est venue sur
tous les hommes, parce que tous ont commis aussi des transgressions, en sorle que leur mort arrive non en vertu du
péché d'Adam, mais en verlu de leurs propres péchés. Ce
r.&amp;,mc; ~µ:i:p'tov exprime done la réalisation subjeclive et universelle de la puissance objective du péché. Il faut, en effet, que
le péché existe comme péché, c'est-a-dire comme violalion
posilive de la loi, avant de pouvoir produire la mort. On voit
done que, loin d'appuyer la doctrine devenue orlhodoxe depuis Augustin, du péché originel, le texte de Paul implique
et exprime une doctrine toute conlraire.
Ce qui suit immédiatement prouve en toute évidence que
nous sommes sur la voie de la pensée de l'apólre. Les versets
13 et 14 ne peuvent étre compris que comme une ohjection
a ce qu'il vient de dire et dont il tient a se débarrasser.
Comment soutenir, en effet, que la mort est survenue a
tous les hommes parce que tous ont péché, lorsqu'il est constant qu'avant la venue de la loi (mosai:que) les hommes n'ont
pas laissé de mourir? Oui, répond notre auteur, il est vrai que
la ou il n'y a pas de loi, le péché n' est pas imputé ; oui encore
d'Adam a Moi'se la morl a régné sur tous les hommes; mais
c'est la preuve qu'ils avaient péché réellement, bien que
dans une autre forme qu'Adam lui-méme. Le péché était présent dans le monde avant la loi de Moi:se et y suscitait des
transgressions sans nombre, bien que ces transgressions ne
i) Comparez Phil., ru 12 ; u Coi·., v, :l.

I

�{O

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

fussent pas semblables à celles du premier homme. Toute la
réponse de Paul à l'objection qu'il veut réfuter est dans ces
mots jetés à la fin de sa phrase : xixl hl 'tooç µ-fi à:µixp'tf,alfflaç 't&lt;j&gt;
011-otwlJ,IX'tt n)ç 'lt1Xpix6Gfaewç 'Aa&amp;11-. Où donc était la différence entre
la transgression d'Adam et celle de ses premiers descendants?
Elle était en cela que ceux-ci n'avaient pas reçu, comme le
premier homme en Éden, un commandement extérieur
positif. Mais ils n'élaient pas sans loi pour cela. Avant la loi
de Moïse et hors d'Israël, les hommes ont toujours eu d'après
Paul une loi intérieure, un commandement écrit dans leurs
cœurs, ypar.to'I È'l 'tixîç xap8(atç aù'tw'I (Rom., n, 14 et i5). C'est ce
commandement intérieur violé qui les constitue pécheurs non
moins qu'Adai;n, quoique d'une autre manière. Or, cette
façon de répondre à l' objeclion impliquée dans les versets
13 et 14 de notre texte, n'est-elle pas la confirmation éclatante de notre manière d'entendre le Èq&gt;'~ 'lta'l'teç ~11-ap'tO'I du
verset f 2?
Nous en trouvons une seconde non moins décisive en considérant l'ensemble de ce parallèle entre Adam et Christ. Les
lecteurs qui le lisent ayant l'esprit préoccupé par la doctrine
traditionnelle, y trouvent une difficulté dont je ne les ai
jamais vu sortir à leur entière satisfaction. Dès que l'on
tient que nous sommes rendus coupables par le péché d'Adam
sans notre participation, il est évident que l'équilibre entre
les deux Adam est rompu, et que même (à l'encontre de ce
que l'apôtre veut établir), l'œuvre de la grâce est inférieure
à celle du péché. En effet, landis que je suis rendu pécheur
et coupable sans ma volonté, je ne puis avoir part à la justice
de Christ que par ma volonté, c'est-à-dire par la foi. En
d'autres termes, pour se réaliser entièrement, l' œuvre de
justice a besoin d'une condition subjective, qui manque dans
la réalisation du péché. Nous estimons que c'est là une erreur
que la dogmatique a fait commettre à l'exégèse. L'idée qu'il
y a péché là où il n'y a eu ni volonté ni loi, est absolument
étrangère à Paul. Prenez, au contraire, le Èq&gt; ~ 'ltmeç ~l'-IXf"tO'I
dans le sens actif que nous avons donné, et alors vous avez

UNE CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DU PAULINISME

H

la condition subjective de la mort du pécheur. Les hommes
meurent parce qu'ils ont péché comme ils sont justifiés par
ce qu'ils ont cru. A ces mots &amp;q&gt;'~ 'lta•m:ç ~11-:ip'to•1, dans le premier
moment, correspondent les mots o1 't')i'I 'ltZptaae(a,, n)ç 1.ap:'toç
Àix11-M•1oneç (v. 17) dans le second. De cette façon, l'inégalité
choquante dont nous parlions disparait, l'équilibre rompu se
trouve parfaitement rétabli.
·
Si notre exégèse est juste, on voit que le texte laisse
intacte la question de l'origine du péché. Nous voyous bien
que tous les péchés découlent d'un premier péché, mais ce
premier péché lui-même, d'où vient-il? Quelle est la cause
du péché d'Adam? A cette question, le passage examiné ne
fournit aucune réponse.
Il en est un second, II Corinth., xi, 3, qui semble au premier abord nous faire faire un pas de plus; en réalité, il nous
laisse au même point. Il est dit là que le serpent séduisit Éve.
Cela prouve que Paul admettait l'autorité des premiers récits
de la Genèse et croyait au diable, car pourlui le serpent, c'est
évidemment le diable. On pourrait donc dire qu'à ses yeux la
cause première du péché est dans le diable lui-même. Mais
alors pourquoi l'apôtre ne dit-il pas que le péché est entré dans
le monde avec Satan et par lui? C'est qu'évidemment, dans sa
pensée, Satan a conseillé le premier péché, mais n'en est
pas l'auteur. La suggestion du diable a rendu la séduction
plus forte, mais le péché a été le produit de la volonté d'Adam,
et la question subsiste toujours : Pourquoi le premier homme
a-t-il succombé à la tentation? Où faut-il chercher la cause
de sa faiblesse et de sa défaite?
3. Nous pouvons aborder maintenant la seconde série de
textes que nous avons signalée. Dans les précédents, l'auteur
de l' Épître aux Romains avait décrit le développement historique du péché; il va nous en expliquer dans Rom, vu, 724, la genèse psychologique. Al'universalité objective correspond dans sa pensée la nécessité subjective du péché. Sans
doute encore ici Paul ne traite pas la question d'origine; il

�/

1

i3

REVUE DE L HIST01RE nES RELIGIONS

UNE CONTRIBUTION A L ' ÉTUDE DU PAULINISME

explique seulement comment se produisent les péchés actuels.
Mais il est amené à des considérations psychologiques qui
pourront nous conduire ·plus loin.
Ce qu'il venait de dire touchant la loi semblait aboutir à la
conclusion que la loi était responsable du péché. Il relève
l'objection en disant: « La loi est-elle donc péché? Loin de
là! mais sans la loi, je n'aurais pas connu le péché. Ainsi je
ne connaitrais point la convoitise, si la loi ne me disait: tu
ne convoiteras point. Alors, prenant essor sous l'aiguillon du
commandement, le péché (puissance) a produit en moi toutes
les convoitises. En l'absence de toute loi, le péché est une
puissance morte. Jadis, quand j'étais sans loi, je vivais; mais,
le commandement survenant, la puissance du péché prend
vie et moi je meurs; et le commandement, dont le but était
la vie se trouve réaliser la mort, car le péché prenant essorpar
l'effet du commandement me séduit et, par ce commandement
même, me fait mourir.»
Tout cela est très clair, noussemble-t-il ! Jadis, quand j'étais
sans loi, je vivais; ce qui veut dire, sans doute : ma vie était
simple, sans contradiction intérieure et sans contrainte. C'est
la vie de l'enfant avant l'âge de la conscience et de la raison ,
la vie psychique ou animale dans sa candeur et sa facilité
naturelles. Avant d'avoir perçu soit du dehors, soit au dedans,
la prescription catégorique de la loi, je ne connaissais pas le
péché. Les désirs naturels de la chair ou de la vie animale
n'ont été qualifiés moralement de convoitises coupables,
c'est-à-dire de péchés, qu'après que la loi m'a eu dit: &lt;1 Tune
convoiteras point. » C'est ainsi que l'expansion naturelle de
la vie animale devient l'étoffe même dontla volonté humaine,
violant !aloi, constitue les péchés. La loi fait plus encore;
elle fait vivre, c'est-à-dire réalise la possibilité abstraite du
péché, en provoquant en moi toutes sortes de convoitises.
Voici une étrange expression : « En l'absence d'une loi, le
péché est une puissance morte : » xwp\ç v6µ.ou, &amp;µ.o:p,(o: vi;r.p&amp;
(vers. 8). Qu'est-ce que le péché mort? Je ne crois pas que
l'expression soit synonyme de péché latent, car une force

latente est une force concentrée, non une force morte; une
force latente est simplement une force non manifestée. Par
péché mort, il faut entendre un péché qui n'existe pas encore;
c'est-à-dire une possibilité ou virtualité abstraite de péché.
Paul ne dit pas, en effet, que le péché, en tant que violation de
la loi et partant punissable, préexiste caché dans l'organisme
humain; il ne tient pas la chair pour mauvaise en soi. Pas le
moindre manichéisme dans sa pensée. C'est la volonté qui
commet le péché, et c'est la volonté seule qui le peut commettre. Mais, en fait, cette volonté morale est devancée et
prévenue par le développement de la vie animale qui, dans
tout être, apparait la première. Et, dès lors, quand la loi ,qui
est bonne, sainte,· spirituelle, arrive, la volonté de l'être
moral la reconnait comme telle, la salue, se sent obligée
par elle; mais elle n'en est pas moins impuissante à l'accomplir. « Je ne fais pas ce que je veux, et je fais ce que
j'abhorre», dit plus loin l'apôtre (vers. 15} 1 • Rien n'est plus
juste. Ainsi éclate dans l'homme un tragique conflit qui va
s'aggravant par tous les efforts qu'il fait pour y mettre fin,
conflit où périt l'homme naturel divisé et armé contre luimême et d'où la seule grâce créatrice de Dieu peut
faire sortir l1bomme spirituel ou l'homme nouveau (vers.
26-24).
Telle est, en gros, cette fine et profonde analyse psychologique, page véritablement lumineuse, la plus moderne comme
la plus éloquente que nous ait laissée l'antiquité. Dans l'état
actuel de l'homme, le péché jaillit toujours inévitablement
de la rencontre de la nature psychique ou animale avec
la loi essentiellement spirituelle, et après le péché, la condamnation et la mort. Tout est dans cette antithèse posée
par Paul avec tant de vigueur au verset 14 : ô v61.1.oç -.t'lauµ.Q:ttY.6;
fo·m, èyw oà a&amp;pY.w6ç e't1.1-t.

A cet ordre d'idées s'en rattache un autre plus original et
i) Voyez aussi le verset 18, plus explicatif encore: « Il m'appartient bien
de vouloir le bien, mais de le faire, non. »

�14

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

plus surprenant encore: je veux parler du rôle et du but que
Paul assigne à la loi. C'était la partie la plus scandaleuse de
sa doctrine pour les Juifs de son temps et elle ne l'esl guère
moins pour les honnêtes gens du nôtre. Dans le dessein éternel de Dieu, la loi avait pour destination réelle non d'amener
l'homme à la justice, mais de provoquer et de réaliser le
péché, c'est-à-dire d'enclore à la fin l'humanité entière dans
la conscience du péché el sous la condamnation. « La loi est
intervenue pour faire abonder les transgressions » (Rom.,
v, 2). Comparez ce que Paul écrit encore aux chrétiens de
Galatie: « Quel est donc le but de la loi? Elle a été surajoutée
(à l'économie du plan divin), pour développer les transgressions » (Gal., m, f9, et encore ibid., nI, 22 et 23; Rom., xr,
32, etc.).
·
On peul voir d'ici par quel chemin il a été conduit à celte
conception étonnante chez un homme d'origine juive el
pharisienne. Le contenu idéal de la loi est bien la justice et,
par ce côté, elle exprime aussi la condition idéale de la vie
heureuse: « Celui qui fera ces choses, vivra.» ~lais la loi qui
prescrit ainsi la justice est impuissante à la réaliser, à cause
de la chair : 'tO yàp &amp;auvaw1 'tOÜ v6µou, èv ~ ~a8lvet atèc 't~Ç aetpi'.OÇ
(Rom., vm, 3). Cela veut dire qu'il y a disparité et disproportion entre la loi qui est essentiellement spirituelle et la
chair qui est d'un autre ordre et d'une autre nature. Plus la
loi sera élevée, plus l'idéal qu'elle éveille en l'homme et lui
propose sera sublime, plus aussi s-Orement, au lieu de produire la justice et la vie, elle produira leur contraire, savoir
le péché et la mort. Telle est la donnée de l'expérience
morale. La pensée de Paul est d'une incomparable hardiesse.
Dans les fails qu'il constate et dans leur enchainement, il
n'hésite pas à reconnaître l'effet d'un conseil même de Dieu.
Puisque la loi ne produit et ne saurait produire que la conscience du péché et de la condamnation, il faut admettre
qu'elle a été donnée pour cela. L'apôtre est à cent lieues de
penser que Dieu ait eu besoin de s'y reprendre à plusieurs
fois et de plusieurs façons pour réaliser son œuvre de jus-

C~E CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DU PAULINIS~IE

15

tice; qu'il ait d'abord essayé de la loi, et que la loi n'ayant
pas réussi, il ait eu recours à la grâce. Dieu savait très bien
que, proposée à des êtres charnels, la loi ne pouvait que
réaliser la conscience du péché, en donnant lieu aux transgressions. Aussi ne lui a-t-il jamais assigné une autre destination, parce qu'il fallait avant tout provoquer dans l'être
charnel une crise intérieure d'où l'être spirituel p-Ot sortir.
Paul le dit d'une façon générale et absolue dans sa lettre aux
Galates : et yàp è.86811 v6µoç 6 ouwxµsvoç ~WO'ltOt~aett, 0\/'tWÇ èv \/OfJ.&lt;J) ~ ~\/
11 ot~toav·rr,. « Si une loi quelconque capable de procurer la vie
avait été donnée, alors réellement la justice aurait procédé
de la loi» (Gal., m, 21 ). Cette affirmation de Paul a le caractère d'un axiome; elle est absolue et ne souffre aucune exception. Elle est vraie de toute loi, de celle de la conscience
comme de celle du Sinaï; car la raison générale par laquelle
Paul l'établit, c'est la forme même de la prescription légale
qui fait connaitre à l'homme ce qui est bien, mais ne lui
donne pas la force de l'accomplir. Aussi bien Dieu la destinait-il essentiellement à un autre rôle, à celui d'une préparation transitoire : elle devait réaliser la conscience du péché
pour que p-Ot se former ensuite la conscience de la grâce justifiante. Dieu a enclos tous les hommes pour la désobéissance
afin de faire miséricorde à tous (Rom., XI, 32).
Pour nous résumer et achever de bien éclaircir cette
étrange notion de la loi, il faut dire que Paul distingue dans
la loi deux éléments: 1° son contenu idéal qui est la volonté
de Dieu, et qui propose à l'homme la justice comme sa destination véritable; et c'est en pensant à ce contenu idéal que
l'apôtre dit toujours que l'Évangile établit ou accomplit la loi
au lieu de la détruire (Rom., m, 31 ; Gal., v. 13-15). En ce
sens, en effet, elle vise à la vie, è.11-.oÀ~ eiç {w~11 (Rom., vu, 10).
2° Sa forme extérieure, celle du commandement impératif,
le ypcxµµx qui, venant s'adresser à un être charnel,le rend tout
ensemble esclave et pécheur, le mène à la condamnation et à
la mort. « La lettre tue » et le ministère de la loi est un ministère de mort, !:a:x.ovla -.ou 6av,b:u (Il Cor., m, 6 et 7). Dans ce

�i6

REVUE DE L'HlSTOIRE Df:S RELIGIONS

sens le chrétien, c'est-à-dire l'homme nouveau et spirituel
doit être affranchi de la loi comme du péché ; 'lu'li 3è.
x:xTI)py~Ornm ô:,.à -.oî:i 'loµou (Rom., vu, 6), et l'autorité extérieure
de la lettre vieillie doit être remplacée par la force nouvelle
et intérieure de l'esprit. Cette contradiction radicale entre la
visée idéale de la loi et son effet réel, prouve que le régime
de la loi n'est qu'un moment transitoire dans le plan divin,
qu'elle n'est pas son .but à elle-même, mais qu'elle mène à
Christ, qui est la fin de la loi, -.éÀoçèlè. '16f1.ou Xplo"toç.
Nous savons maintenant quelle est la genèse des péchés
actuels, et dans quelle corrélation fatale se troqvent aujourd'hui pour l'apôtre Paul ces t_rois termes : loi, chair et péché.
La dernière question qui se pose à nous est de chercher s'il
ne s'expliquait point par la même cause, le premier péché
d'Adam. Pourquoi ce péché initial en effet n'aurait-il pas eu
la même origine que tous les autres?
On pourrait faire valoir en faveur de cette assimilation que,
dans le point de vue de Paul) il n'y a aucune raison de penser
que le péché d'Adam, entrant dans une même série avec les
péchés qui l'ont suivi, soit d'une nature essentiellement différente; qu'il faudrait supposer autrement que la constitution physiologique de l'homme a été modifiée dans son
essence par la désobéissance d'Adam, idée dont les épitres
ne présentent aucune trace. Mais ce ne seraient là jamais que
des conjectures. L'unique moyen de répondre positivement à
cette question est de savoir quelle idée Paul se faisait de
la nature du premier homme. Entre les deux textes que nous
venons d'examiner, il faut donc en faire intervenir un troisième qui nous éclaire sur ce point, et nous parait concilier
ainsiles deux autres. C'est le texte (I Cor., xv, 45): «Le premier
Adam est venu en âme vivante, alç (j,ux·~" ~waa'I, le dernier
Adam en esprit vivifiant, !àtç 'it'ialîf1.a ~wo1tôtoü'I. L'opposition ici
marquée est expliquée nettement dans les versets qui suivent:
« Ce n'est pas l'être spirituel, c'est-à-dire celui dont le -.t'1aî:if1.a
est la substance qui apparaît tout d'abord, mais l'être psychique; ensuite vient l'être pneumatique. Pris de la terre,

:f. 1

UNE CONTRIBUTION .A L'ÉTUDE DU PAULINISME

le premier homme est terrestre, le second vient du oiel. Tel
a été l'homme terrestre, tels aussi sont les terrestres. Et
com?1~_nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons
aussi limage du céleste. » Remarquons qu'il s'agit dans le
contexte de l'idée de la résurrection et que les explications
de Paul, que nous venons de citer, portent sur la constitution
respective et originelle des deux hommes qui sont mis en
parallèle. Il ne s'agit plus d' une opposition morale comme
dans Rom., v, 12, mais d'une opposition de nature et d'essence. Nous trouvons donc ici sur la nature du premier
homme le rel'I.Seignement que nous cherchions. Adam fut une
(jl~xlJ ,wa.x et, comme l'apôtre explique ensuite cette exprgss100) un être l)luxlx.6;, formant une antithèse avec l'être
1t'lauµa:·nx.6ç. Or) nous savons ce que ce mot de l)luxtY.6ç veut dire
dans la langue de Paul; il est l'équivalent de a&amp;pxt'loç que nous
avons trouvé dans Rom., vu, 14. C'est l'homme animal
l'homme retenu encore dans les liens de la vie sensible. C'est
ce que prouve sans réplique un texte de la Jre épitre aux
Corinthiens. ,&lt; L'homme psychique, dit Paul, ne reçoit pas,
ne comprend pas les choses du -.tvaî:if1.0r: de Dieu, car elles lui
sont une folie. Il ne peut les connaître, parce que ce n'est que
spirituellement qu'on en juge » (1 Cor., 11, 14). Pour Paul,
en effet, la l)lux~, comme le nephesch des Hébreux, est le
principe vital de la chair et forme antithèse au 'lt'laî:if1.a:, comme
la vie de la chair à la vie de l'esprit. ll ne faut pas objecter
que l'apôtre connaissait le récit de la Genèse (Gen ., n, 7), où
il est dit que Dieu forma l'homme de la poudre de la terre et
souffla dans ses narines l'haleine de la vie. C'est à tort, en
effet, que les commentateurs out vu dans cette « haleine
vivante», la communication du 1t'leî:iµ0r:, au sens où l'entendait
l'apôtre. Dans le passage (I Cor., xv, 45 et s.) que nous discutons, il cite en effet ce récit de la Genèse, d'après la traduction grecque des Septante. Mais il l'interprète autrement
que l'orthodoxie catholique ou protestante; car cette haleine
de vie, c'est précisément ce qu'il appelle une l)lux~ ,waa, et
qu'il met en opposition avec le 1t'leî:iµa ~wor-otoî:i'I du second
2

�1

UNE CONTRlBUTlON A L ÉTUDE DU PAULI:SIS:IIE

ta

REVUE DE L'BISTOIBE DES RELIGIONS

Adam. Nous pouvons donc conclure qu'Adam était, comm~
nous, acxp1.i'loç. Il ne l'était pas devenu par suite du péché; il
l'était d'origine et de nature, parce qu'il avait été« pris de la
terre n, ainsi que Paul l'explique fort bien. On voit co~~ien
il est éloigné de l'opinion traditionnelle touchant la spmtualité et la perfection morale du premier homme. Adam, sans
doute, pouvait et devait devenfr -.t'1auµ.&lt;X,tY.6ç et c'est_ dans cet~e
vocation finale que consiste l'image de Dieu mise en lui;
mais il avait été créé dpi; et cj,uz-fi. Esl-ca à dire qu'il füt mauvais pour cela? Nullement. La vie sensible esl légitime dans
sa sphère; elle est même bonne à sa place. Car le dési~ de
la chair ne devient mauvais et coupable que lorsque la 101 est
venue, et que la volonté a donné son adhésion expresse à
l'instinct de la chair, c'est-à-dire que l'instinct est devenu
acte volontaire et par conséquent moral. Encore une fois,_ la
chair n'a rien en soi de condamnable. Après la création
entière et avant la venue de la loi el du péché, Dieu pouvait
dire que « tout était bon, &gt;&gt; comme on dit d'un enfant à sa
naissance qu'il est bien venu, sans pour cela qu'on méconnaisse le développement par lequel il doit passer encore avant
d'arriver à l'âge mllr. De même toutes les parties d~ ~a création
divine pour l'apôtre Paul étaient bonnes et légitu~es, sans
qu'aucune d'elles fô.t parfaite. L'état psychique devait précéder pour l'homme l'état spirituel. Il fallait passer par l'enfance avant d'arriver à la maturité.
S'il en est ainsi et nous ne voyons pas comment on pour1·ait le contester, Paul peut et doit dire d'Adam ce qu'_il disait
tout à l'heure de nous-mêmes. Avant la loi et sans lm, Adam
vivait· sa vie toute instinctive encore s'épanouissait joyeuse,
une facile. C'était le paradis. Mais la loi survenant s'est
trodvée violée du premier coup par l'instinct de 1~. chair.
Car la chair, dil encore l'apôtre dans un autre endroit, a une
1
loi naturelle qui n'est pas celle de l'esprit : ri yàp aàp!; lr.i6uµ.E
Y.Gt,ix ,oü 7t'lauµ.~'t~ç,

,o os.

'ï.'lëÜIJ.IX

Y,&lt;X'tt:l ,~ç a&lt;XpY.6ç, ,aü,&lt;X 1 /xp &amp;),).;~~otç

· , • (Gal v 17) La loi a donc constitué le premier
&lt;X'l'ttY.~\'t(X\
•' '
•
homme pécheur, comme elle fait nous-mêmes et avec la

l9

même nécessité intérieure. Pour lui comme pour nous elle
s'est trouvée faible à cause de la chair. Aussi bien f~ut-il
ajouter ~ue la loi donnée à Adam en son innocence, pas plus
que la 101 de l\loïse ou celle de la conscience naturelle, n'avait
P?ur but, da~s le dessein de Dieu, de procurer la vie imméd_1atement, _bien qu'elle fût l'expression de la justice, condit~on de la vie ; ~ais positivement de provoquer la transgress10n et de réaliser la conscience du péché d'où sortirait
ensuite l'homme spirituel. La loi est donc le péché et la
cause du péché? s'écriaient à l'envi tous les adversaires de
Paul incapables de suivre la profondeur de sa dialectique et
de s'élever à son point de vue. Nullement, répondait-il mais
sanslaloi, je n'aurais point connu le péché. La loi est bonne
sainte, spirituelle, et c'est parce qu'elle est tout cela qu'ell;
r~ali~e d'auta~t mieux en moi l'état intérieur de péché.
Amsi la théorie du rôle de la loi, dans le développement de
l'être h~m~in, formulée par Paul ne souffre aucune exception;
la plus mbme cohérence règne dans tous ses raisonnements
et ~ous pouvons conclure qu'à ses yeux le père des hommes
éta,t, par nature, semblable à se&amp; enfants et que son histoire
de tout point a ressemblé aussi à la leur.
Nous prévoyons ce qu'on objectera à cette manière de
comprendre les textes de Paul sur la question du péché. On
dira qu' ?~le n' e~t p~s ~dmissible, parce que cet apôtre aurait,
en défimhve, fait ams1 remonter le mal jusqu'à Dieu même.
Nous avouons que cette raison nous touche peu; car elle est
d'ordre métaphysique et ici nous ne faisons que de l'histoire.
Si la difficulté existe, c'es~ à Paul qu'il appartient d'y répondre,
no~ à nous. Cependant, il_nous semble qu'il n'aurait pas de
peme à s_e laver de cette accusation. Est-ce que le péché dans
sa théorie, ne reste pas toujours le péché, c'est-à-dire l'acte
dela seule volonté ~e l'homme? Est-ce que le péché, s'il est
provoqué
par la 101 sous forme de transoression
n'est pas
. 1
0
,
s1mu ta~ément conda~né par elle? N'est-il pas toujours pour
la co:science et au_ pomt de vue subjectif, ce qui ne doit pas
être. Enfin y a-t-,1 un autre système où la loi de responsa-

�20

REVUE DE L'HlSTOIRE DES RELIGIONS

bililé s'exerce plus rigoureuse et plus invincible, ou la peine
du péché sorte plus nécessairement du péché meme? Nos
péchés actuels sonl aussi inévitables a notre volonté. Qui ne
se sent esclave du mal? Or si cette nécessité intérieure iL
laquelle personne n'échappe aujourd'hui ne détruit pas la
vie morale, n'accuse pas Dieu et laisse intacte sa justice, je
ne vois plus tres bien pourquoi, alors meme qu'elle se ful
rencontrée chez Adam,~elle lui serait une mortelle offenrn.
D' autre part, en expliquant naturellement !'origine du premier
péché, la théorie de Paul le ramene toujours a la volonté
humaine, jamais a la volonté divine; il n·est manichéen a
aucun degré. A Dieu rien de mauvais n'est attribué directement. La chair ou la vie psychique qui se développe la premiere est bonne ; la loi qui vient ensuite est bonne; la
rédemption est une reuvre de souveraine justice et la grace
n'a d'autre but que de réaliser la sainteté. Done toutes les
forces primordiales créées par Die u étaient bonnes. Ce n'est
que plus tard, dans la sphere meme ou doit agir, pour se
développer, la volonté de l'homme et daos les complications
ultérieures qu' elle ame ne, que le péché se produit. La nécessité qui le caraclérise ne saurait en compromettre le caraclere moral; elle est d'un autre ordre quelanécessité physique.
Si un probleme subsiste encore, c'est celui qui nait des rapports mystérieux de la volonté humaine et de la Providence,
du caractere contingent des faits historiques et du plan divin
qui s'y réalise, en d'autres termes et pour tout dire, de la
coexistence meme du Dieu infini et de sa créature finie.
Mais dtit cette difficulté métaphysique n' etre jamais pleinement résolue, elle ne saurait infirmer les résultats del' exégese
historique et grammaticale. C'est aux textes de Paul qu'il en
faut toujours revenir pour savoir non ce qu'il aurait dtl penser,
mais ce qu'il a pensé réellement. Or je remarque que l' objection dont je viens de parler, c'est précisément l'accusation perpétuelle dont ses adversaires n'ont cessé de le poursuivre. Sa doctrine du péché et de la grace . était, a leurs,
yeux, essentiellement immorale et sa théorie de la loi bias-

U'.IIE COl(TRIBUTION A L'ÉTUDE DU PAULINTS~IE

2t.

phématoire. On disait aussi qu'il en arrivait a décharger
l'homme du péché et a en charger Dieu et que toute sa théologie aboutissait enfin a cet adage : « Faisons le mal pour que
le bien en sorte » (Rom., m, 5-8; IX, 18-20; vI, t; vn, 7.;
Gal., v, 13-18). 11 a toujours écarté ce reproche avec la plus
grande vivacité et a meme consacré les trois plus beaux
chapitres de sa leUre aux Romains a le réfuter (vr, vu, vm).
Qu'il y ait .réussi ou non, nous n'avons pas a en juger ici.
Mais le fait que sa doctrine du péché soule.ve aujourd'hui
encore la meme objection de la part du meme légalisme
moral, n'est pas la preuve que nous l'ayons mal comprise ni
mal exposée. Nous y trouverions plutót une confirmation de
-la justesse de notre exégese.
(A

suivre. )

A.

SABATIER.

�•
LE PESSJMISME CllEZ HOMERE ET HÉSIOD.E

LE PESSIMISME 'MORAL ET RELIGIEUX
CHEZ

HOMERE ET HÉSIODE
(Deuxieme artic/e)1 •

II
Le mythe de Prométhée et de Pandare. et l'amour. - La gloire.

La femme

Cette constatation drarriatique de la misere originelle de
l 'humanité par les poetes primitifs de la Grece) ne nous
autoriserait pas a revendiquer pour eux le renom de pessimisme, si a coté du mal, quelque grand qu'il soit, ils reconnaissaient des remedes proportionnés et des compensations
suffisantes. Les plus optimistes d' entre les moralistes et les
philosophes sont obligés d'avouer que la somme des souffrances est considérable ici-bas et que, pour un grand nombre
d'étres, elle l'emporte sur la somme des jouissances. D'autre
part, la littérature et l'art en général, ayant besoin, pour
réaliser l'idéal, de nous présenter l'homme dans quelque
situation extreme, il n'est pas surprenant qu~ de .l'ceuvre
littéraire se dégage, plus encore que du spectacle de la vie,
une impression de tristesse et de désenchantement. Lors
méme que les poetes s'attachent a arréter nos regards sur
des perspectives riantes, a acheminer leurs fables vers une
1) V. t. XIV, p. i68, septembre-octobre i886.

í

23

conclusion heureuse, il leur faut, pour saisir l'imagination,
des contrastes et pour attirer l' attention, des péripéties
variées. C'est-a-dire que la littérature la plus optimiste par
ses tendances et par son but se croit obligée de se servir du
malheur, del' erreur, de'la faute pour faire apprécier davantage ses reves d'innocence, de sagesse et de félicité. Ajoutons a cela que chacun de nous porte en lui-meme des prédispositions qui luí font colorer en rose ou en noir les objets
de son observation ou de ses lectures. Il y a une sorte de
sophisme a rendre responsable, ou le monde réel dont l'histoire étale le spectacle sous nos regards, ou le monde idéal
créé par les poetes, de certains sentiments que nous y
mettons plus qu'ils ne nous les suggerent. Ce n'est done pas
en cherchant chez Homere et chez Hésiode une source de
réflexions mélancoliques sur l'homme et sur le monde, que
nous aurons prouvé leur pessimisme ; mais en démontrant
que la morale de leurs ouvrages et les croyances religieuses
qui en fo.r;-ment le fond, condamnent logiquement l'humanité
a la souffrance sans remede efficace, que, lui imposant la
faúte sans responsabilité réelle, et jelant le trouble dans la
conscience , elles essaient en vain de le dissiper par les
moyens mis en leur pouvoir. C'est a dégager ces príncipes,
qui menent au pessimisme par une conclusion logique, que
nous consacrons la suite de cette étude.
11 en est un que les théoriciens modernes du systeme se
sont attachés a mettre dans tout son jour, en montrant ses
applications variées aux diverses conditions de la vie, en
l'opposant comme un ironique défi aux aspirations de l'humanité vers le bonheur. C'est qu'une contradiction inhérente
a la nature des choses, change en une source de miseres
nouvelles, ce·qui s·emble avoir été établi par l'ordre universel
pour etre le remede de la misere ; c'est que la premiere
phase del' existence étant représenlée par une souffrance, si
le génie de l'homme, si l'ingéniosité de la nature fait succéder
une phase de jouissance ou tout au moins d'apaisement,
l' effort qui a obtenu cette compensation, la générosité appa-

�24

25·

REVUE DE L'HtSTOIRE DES RELIGIONS

T.E PESSIMISME caEZ HOMERE ET HÉSIOnE

rente du sort qui nous en a fait l'aumOne, sont la cause d'un
mal nouveau, souvent plus grand que le premier et qu'ainsi
toute compensation est illusoire. La science qui prétend
réaliser le progres, l'amour qui épanouil l'Ame et charme les
sens, la gloire qui exalte l'activité et repose de l'effort par la
satisfaction du but atteint, la puissance et la richesse qui
multiplient les moyens de jouir et diminuent les occasions de
souffrir, n'aboutissent le plus souvent qu'a. envenimer la
blessure de l'Ame qu'ils devaient guérir, ou qu'a. ouvrir une
blessure nouvelle. 11 n'y a pas un seul élément de ceux que
l'on ferait entrer a priori dans la trame d'une existence réputée
heureuse, qui ne contribue pour sa part a développer la
douleur 1 • Voila ce que dit le pessimisme systématique, voila
ce qu'il essaie de démontrer en étalant au regard et l'inanité
des efforts par lesquels l'humanité cherche a échapper a la
souffrance, et cette fatalité irrésistible du mal qui sous loutes
ses formes, prend naissance au sein de ce qui devait etre son
contraire : Medio de fonte leporum surgit amari aliquid quod
in ipsis floribus angat '.
·
Le génie hellénique a entrevu des la plus haute antiquité,
la génération du mal ou physique, ou moral, par le bien
inventé pour mettre un terme aun mal antérieur. Il en a fait
un mythe original entre tous, le plus ancien des mythes
philosophiques, celui-la. en meme temps qui, apres etre sorti
des entrailles des Grecs primitifs, a vieilli le moins a travers
les a.ges ; car lorsque la pensée moderne veut revetir d'une
forme poétique le probleme de la destinée humaine, elle
aime a évoquer encore les figures de Prométhée et de Pandore 5. Et quoique la subtilité de Grethe 7 de Leopardi, de

Quinet, pour ne nommer que les plus éminents, ne conserve
pas toujours a la fable sa signification originaire, il n'en subsiste pas moins entre leurs fantaisies les plus raffinées et la
na'iveté du vieux drame hésiodique, une parenté réelle et
intime. La .nation qui possede parmi ses légendes les plus
vénérées et les plus populaires cette image saisissante de
l'impuissance mortelle a réaliser le bonheur par le progres,
de la contradiction fatale qui fait sortir le mal de ce qui semblait en etre le remede, ne saurait etre rangée parmi les
nations optimistes. Hésiode, daos la Théogonie et daos les
fEuvres et les Jours, l'a fixée par ses traits essentiels et permanents ; la figure du Titan audacieux qui dérobe ala nature
ses secrets pour améliorer la condition humaine, et celle de
la femme, chef-d'reuvre de grAce trompeuse que les dieux
ont donnée aux mortels en apparence pour les charmer, en
réalité pour les perdre a nouveau, sont son ouvrage 1 • Le
mythe ou ces deux personnalités jouent le principal role est
le complément de celui ou est définie la déchéance progressive de l'humanité; il indique le point de départ de cette
déchéance, il en formule la raison d'etre ª. Sa ressemblance
avec celui de l'arbre de la science dans la Genese est manifeste; Pandore et Eve sont la meme personnification. Il y a

i) Cette idée est développée systématique:nent par Scbopenhauer dans les

Aphorismes sur la science de la vie. OEuvres completes, v. p. 329 et suiv.
2) Lucrece, Nat. Rer. II, 1133.
3) V. Gcethe, Prometheus. Dramatiscbes Fragment, surtout la derniere scene,
sous cette réserve que Prométbée, libre penseur et contempteur des dieux, n'a
rien d'antique. E. Quinet, Prométhée, Paris, i838, peche également contre
l'e¡¡prit grec en faisant de Prométhée une sorte de cbrist renverunt le paga-

nisme. Leopardi, Histoire du genre humain, le Pari de Prométhée (daos les
Opuscules et Pensées, trad. A. Dapples). Il est vrai que M. Caro (Le pessimisme
au x1x9 siecle, p. 13) a dit de Leopardi : « que c'est un grave torta lui d'avoir
imaginé, pour les besoins de sa cause, une antiquité de fantaisie et voulu nous

persuader que le pessinisme 1/taít dans le génie des grands t!crivains d'Ath~nes
et de Rome. » En ce qui concerne les Grecs, on verra qui est daos le vrai, de
M. Caro ou de Leopardi, si on veut bien comparer au texte d'Hésiode que
nous comm.eotons, le résumé que M. Caro lui-meme oous donoe de l'Histoire du
genre humain raconlée par le pessimiste italieo (ib., p. 63). 11 est certain qui!
Leopardi avait lu Hésiode a travers sa propre tristesse; mais il l'avait mieux
lu que M. Caro.
1) Hés., Théog., 510 et suiv. Op. et D., 42 et suiv.
2) Cf. Welcker, Griech. Goetter/,ehre, I, 756 et suiv. Cf. du meme, die Aeschyleische Trilogie, p. 67 et suiv, Sur les rapports du mythe de Pandare avec
le récit de la Genese, v. entre autres Buttmann, Mythologus, I, 48 el suiv. et
Welcker, Aesch. Tril., 72 et suiv.

�26

REVUE DE L'HISTOlRE DES RELTGIONS

LE PESSIMISME CHEZ HOMERE ET HÉSIODE

cette différence que, dansla Genese, Dieu a donné a l'homme
la femme sans arriere-pensée mauvaise, sans intention de
haine ; tandis que, ehez Hésiode , le don de la femme est la
revanche des dieux, atteints par Prométhée dans leurs prérogatives 1 • Autre différence plus profonde: Adam n'est qu'un
agent en quelque sorte passif des maux que la science du
bien et du mal atlirera sur lui et ses descendants; il cede aux
charmes de la femme et se laisse tromper par elle. Prométhée
au contraire a, de propos délibéré, engagé la lutte contre
l'ordre naturel, c'est-a-dire contre les dieux 2 ; en dérohant
le feu, par un effort de son énergie intelligente, il a sciemment rompu l' équilibre des forces cosmiques qui, jusqu'alors,
écrasaient l'homme. Et si la femme compromet ensuite son
reuvre, ce n'est pas faute par lui d'avoir prévu le piege et
év1mté la rus e des dieux 3 • Prométhée personnifie dans sa
fiere indépendance, dans ses aspirations aussi vigoureuses
que clairvoyantes, le génie de la race humaine en général,
celui surtout de la race hellénique; c'est une figure tout
d'une piece, sans mélange de faiblesse ou d'étourderie. Mais
i) V. Hes., Op. et D., 57 : cxv't\ nvpó~ íJ,J,c,oo &gt;&lt;oti&lt;Óv ,Í, ~•v é!notvT~pspnwv'totl &gt;1ot'ta
6vµov H&gt;v &gt;1oti&lt;ov &amp;µ,potyotnwv'tt~. Cf. ib., 82. V. la méme 1dée e:x:pr1mée plus nette-

ment encore, Théog., 570.
2) Théog., 562. Zeus a reíusé aux hommes le don du feu, pour les punir de
la ruse que Prométhée avait pratiquée a son égard. C'est pour achever son ceuvre
d'émancipation que le Titan le ravit.
3) Op. et D., 85. Sur la signification du type de Prométhée,_ ~• Welcker'.
Aesch. Tril., p. 68. Le savant mythologue insiste sur les d11l'erences qm
séparent ce pessimisme nai:f de ce qu'il appelle les spéculations de Rousseau
sur la corruption par le progres et sur l'affaissement de l'humanité par les
influences civilisalrices. En cela Welcker araison contre Heyne, De Theogonill ab
Hesíodo condita, p.147. L'esprit grec ~e pouvait juger ainsi l'action de!ª science
et des arls. Ce qui sorl du vase de Pandore ce sont du reste les malad1es et par
suite la mort prématurée (Cf. Hor., Od., 1, 3, 25 et suiv.), non tous les maux;
mais l'esprit grec a bien compris que le génie .inventif est une cause de _souffrances en méme temps que de progres. Sur l'épithete de ttA,py¡o--rotl (inventores)
donnée aux hommes par Homere et Hésiode, v. Od., 1, 349 el v1, 8, avec la
note de Pi.erron; et Theog ., 512, 011 il est dit d'Épimélbée : el;
~ apx~,
yÉvE't' /ívopotaiv cx).,py¡c,-rjic,,, Tous les passages 011 cette épithete figure impliquent
que l'humanité est vouée au mal.

"""º•

27

il a un frere qui prend asa charge les défaillances funestes,
celles que la Genese a incarnées dans Adam; c'est l'imprévoyance d'Épiméthée, qui accueille Pandore et avec elle tous
les fléaux; apres les avoir reQus dans sa demeure, il ne sait
point se garder d'une duperie fertile en miseres; il n'empeche
pas la femme de s'abandonner ala curiosité qui doit déchainer
le mal sur l'univers.
Schopenhauer a fort bien saisi la signification du type
de Prométhée, tel que Hésiode l'a conQu et que Eschyle
1'a accommodé aux exigences du drame trilogique : &lt;&lt; Prométhée, écrit-il, est, a proprement parler, la personnification de la Prévoyance humaine ; il incarne le soufi
des choses a venir, lequel place l'homme au-dessus des
animaux. C'est pour cela que Prométhée est doué de la
science prophétique; elle signifie le pouvoir dela prévoyance
réfléchie. C'est pour cela encore qu'il procure a l'homme
l'usage du feu, qui n'appartient a aucun animal, et dont il
fait le fondement des arts utiles a la vie. Mais ce privilege de
la Prévoyance (Vorsorge), l'homme est contraint de l'expier
par le tourment incessant du souci (Sorge), que l'animal ne
connait pas. Voila le vautour qui dévore le foie de Prométhée
enchainé. Quant a Épiméthée qui semble avoir été inventé
apres coup, par déduction, il représente la peine qui suit
le mal, la réflexion qui vient derriere l'action (die Nachsorge), le salaire propre de la légereté et de l' étourderie 1 • »
Mais Schopenhauer est moins heureux, lorsqu'il cherche
a se rendre comptedu róle que le poete fait jouer a Pap.dore.
J'avoue que tout n'est pas limpide dans cette partie du mythe
antique et qu'il faut admettre une lacune assez considérable 2 •
Est-ce Pandore qui emporte de l'Olympe, outre les séductions funestes que les dieux ont accumulées sur sa personne,
i) Parerga, Einige Mytbolog. Betrachtungen, OEuvres comp., t. VI, p. 442.
2) Cf. l'Hésiode de Goettling, au vers 94' des CEuvres et des Jours. Nous
avon_s du reste sur ce point un témoignage de Proclus, d'apres lequel Prométhée
aura1t rec;u le vase des mains des Satyres et l'aurait confié a Épimétbée avec
recommandation de ne pas accueillir Pandore.

�28

celui des deux vases ou Zeus puisait les maux qu'il envoyait
jusque-la aux mortels en y mélant les biens? Ou Promélhée
lui-meme, l'industrieux bienfaiteur de l'humanité, a-t-il
réussi, apres avoir dérobé le feu, a rassembler tous ces maux ,
et a les emprisonner dans le vase dont il confie la garde a
son frere? Le texte actuel d'Hésiode est muet sur la fa9on
dont ce vase est venu daos la maison d'Épiméthée. Ce qui
n'est pas douteux, c'est que le nom de Pandara est ironique 1
et que ce sont bien les maux, ou, pour etre plus exacl,
les maladies, qu'elle laisse échapper du vase entr'ouvert. 11
est d'autant plus singulier que Schopenhauer se soit mépris
sur ce point, qu'il aurait trouvé dans le mythe tel qu'il est,
une confirmation originale de sa théorie sur la duperie de
l' amour. Voici comment il expose ses do u tes ' : « La fable de
Pandore ne m'ajamais paru bien claire; elle m'a meme ton~
j ours semblé boiteuse et incohérente. Je soupQonne que
Hésiode lui-meme en avait perdu le sens vrai, quand il lui a
donné ce tour bizarre. Ce ne sont pas tous les maux, mais
tous les hiens que Pandore, comme d'ailleurs son nom !'indique, détient daos sa botte; lorsque Épiméthée l'ouvre a
l'étourdie, tous les biens s' envolent, saufl'Espérance qui seule
nous reste. » C' est en effet de cette maniere que des mylhologues postérieurs s ont transformé la fable de Pandore ;
mais en la transformant, ils en ont altéré l'esprit propre, el
remplacé l'ironie pessimiste du vieux poete béotien, par un
1) V. Op. et D., 80 et suiv. Pandora est originairement une épithete de Gafa,
la Terre-Mere, appelée aussi Anésidora. Pandore, personnification morale chez
Hésiode, est une ancienne divinité de la nature, Mmme les Titans en général.
V. Prelter, Griech., Myth., I, p. 76, n. 2, et l'opuscule : Die Vorstellungen der
Alten, etc., dans les Écrits choisis, édit. R. Kolher, Berlin, 1864, p. 211
et suiv.
2) Op. cit., p. 443. Schopenhauer n'a pas bien lu Hésiode. Chez ce dernier, ce
n'est pas Épiméthée qui ouvre le vase, mais Pandore elle-méme. Philomene,
1tep\ sva.6, 130, cite una lradition qui rapporte l'action a Épiméthée.
3) Schopenhauer cite lui-méme une épigramme de l'Anthologie et Babrius,
Fab. 13, edil. Schneider, ou Zeus a enfermé tous les biens dans le vase de
Pandore.

29
faux optimisme ou la morale chrétienne a marqué son
empreinte. Pandore, présent funeste, est ornée de toutes les
séductions agréables; les Olympiens se sont entendus a faire
de sa personne une merveille de gr/lee : 8,xu¡i.,x to1fo8&lt;Xt 1 • Si
en outre, ils luí confiaient le vase ou Zeus puise les biens,
comment le poete pourrait-il l'appeler : un fl,éau ravissant de
beauté, un assemblage rusé destiné a tromper les hommes '?
Sa parure divine est l'appat qui doit faire accepter du meme
coup la dot de misere qu'elle emporte avec elle, luí laisser du
I?oins la libre disposition du vase plein de malheurs que
Epiméthée détient en son pouvoir. « Jusqu'a ce jour, dit le
poete, les générations des hommes vivaient sur la terre
exempts de maux, loin des soucis facheux, et aussi des
maladies funestes qui leur ont ensuite apporté la mort. Mais
la Femme ayant soulevé le couvercle du vase, les dispersa, et
les hommes furent en proie aux peines lamentables. L'Espérance seule ( 'E),1tl~) demeura renfermée daos les profondeurs
du vase, sans en franchir les bords et ne s' en envola point ;
car Pandore auparavant avait fait relomber le couvercle 2 • ))
Cette Espérance a été prise a tort par Schopenhauer pour la
vertu chrétienne qui fonde la résignation dans le mal présent
sur la persp~ctive d'une réparation a venir 5. Pour Hésiode, et
longtemps pour les Grecs en général, Elpis est l'attente trompeuse d'un bien toujours fuyant, sentiment irritant plutót
que consolateur, qui, au malheur matériel acharné sur nous,
LE PESSIMISME CBEZ HOMBRE ET HÉSIODE

REVUE DE L'H!STOIRE DES RELIGIONS

-

o

1) Théog., 581; cf. 588; et surtout l'expression de u:&gt;-ov 1tctxov &lt;iv.' &amp;ya6o,o; ib.
585. Cf. Welcker, Gr. Goetterlehre, I, 767.
2) Op. et D., 90 et suiv. Cette partie du mythe manque dans la Théogonie;
était-ce une raison pour que Welcker fíit autorisé a voir dans les deux récits
une morale différente? Il est vrai que ·pour lui la Théogonie n'est pas du vieux
poéte béotien a qui nous devons les CEuwes et les Jours. Aesch. Trü,, p. 76 et
Gr. Goet., 767 et suiv. - Ses argumenls ne m'onl pas convaincu.
. 3) V. la note de Goettling au vers 94 des CEuvt·es et des Jours. Preller, ouv.
cit., P· n, n. i. et Naegelsbach, Nachhom. Theol., VII, 6, p. 382 ou les deux
aspects de Elpis devant l'opinion hellénique jusqu'a Euripide sont caractérisés
par des lextes nombreux. Le Prométhée d'Eschyle dit (252) : qu'il a mis au
creur de l'homme des espérances aveugles; Tu:p&gt;-«,..• l&gt;.1t!ocx,.

�30

31.

REVUE DE L' HISTOIRE DES RELIGIONS

LE PESSIMISME CHEZ HOMBRE ET HÉSIODE

ajoute une sorte de blessure morale. A ce titre,l'Espérance
est bien a sa place dans ce vase ou sont enfermés tous les
fléaux; et si elle continue d'y séjourner apres que tous les
autres se sont dispersés parmi les hommes, la signification
de ce détail est claire : les maladies, personnifications concretes et en quelque sorte matérielles de ce que les philosophes appelleront le mal physique, lequel dans une civilisation primitive est le mal par excellence, errent ca et la,
frappant au hasard, sans jamais plier a la volonté d'aucune
de leurs victimes 1 • Au contraire, la souffrance intime, qui
résulte d'une attente toujours dégue, est la forme du mal que
chacun de nous emporte avec soi, et dont il est libre de disposer. C' est pour cela que Théognis a pu dire de l'Espérance,
a la fois : &lt;&lt; qu'elle estla seule divinité favorable demeurée
parmi les mortels, alors que les autres sont remontées vers
l'Olympe i&gt; ; et ailleurs, au contraire: « que l'Espérance et le
Danger se valent au regard de l'homme; que tous deux sont
de funestes divinités 2 • &gt;&gt; Naegelsbach remarque avec raison
que cette faoon de concevoir l'Espérance est bien dans l' esprit
de la morale et de la religion antique, incapables de lui offrir
un fondement assuré dans une réparation transcendante.
Cepen_dant la poésie grecque a nettement aperou l'insuffisance de cette vie devant la conscience. Elle ·aspire, sans
y réussir pendant longtemps, a imposer la nécessité logique
d'une félicité idéale qui doit compenser, dans l'infini,
l'injustice des miseres réelles; c'est pour cela que l'Espé- .
rance est pour ces poetes grecs une personnifi.cation double :
divinité mauvaise et funeste, lorsqu'ils se la représentent
suivant les conditions relatives de ce monde ; génie bienfaisant et consolateur, lorsqu'ils s'élevent instinctivement jusqu'a l'idée d'une réparation a venir. Celle-cin'existant encore
que confuse et incertaine chez les moralistes primitifs, il

n'est pas surprenant que leur logique ait résolu dans le sens
d'un pessimisme formel , le probleme de la destinée
humaine.
Si l'ambition de l'homme qui veut s'égaler aux dieux est
la cause du malheur, la légereté de la femme annulant ses
efforts en est l'instrument 1 • Voila l'idée originale qui, introduite dans la mythologie morale par Hésiode, a été, sous
diverses formes, rendue dramatique par Homere dans
l'lliade et dans l'Odyssée, et qui domineavec une persistance
digne de remarque la littérature hellénique tout entiere ~.
La haine de la femme, « ce f).éau de beauté )&gt;, élant un
article du Credo pessimiste selon Schopenhauer et Hartmann,
démontrer leur parenté sur ce point avec les poetes qui sopt
aussi les philosophes les plus anciens de la Grece, n'est pas
la partie la moins intéressante de notre sujet.
Il n'est pas douteux que, pour Hésiode, Pandore est la
représentation de la femme, telle que l'homme déchu de sa
félicité premiere est condamné a la subir. Pandore n' est pas
plus la premiere femme, au sens absolu du mot, que Prométhée ne peut etre considéré comme le premier homme ~.
Avant que les dieux etles mortels n'entrassent en contestation

i) Cf. Schmidt, Rhein. Mus., X, p. 333 et suiv.; et Lehrs, Quaest. epic., p. 225:
Jovis cura factum est ut femina, antequam spes evolaret, clauderet dolium; sic
igitur malorum jam non habet potestatem, spem sibi habet.
2) Théog., H35 et 637. Cf. Naegelsbach, loe. cit., p. 384.

i) Welcker, Aesch, Tril., 74 et suiv.
2) Ce n'est pas ici la place d'u11 e:xposé des opinions helléniques sur ce poínt.
Qu'il nous suffise de rappeler Euripíde et les poetes de la Comédie nouvelle, chez
lesquels la haine de la femme s'est affichée par tant d'expressions violentes ou
de satires comiques. Si' celte haine est la caracléristique dominante de la morale
pessimiste, on se· demande comment les Grecs ne seraient pas les premiers
pessímistes du monde.
3) Pandore et Prométhée sont des personnifications mytbiques, placées en
dehors de la chronologie, par conséquent de l'humanité réelle; ce sontdes Démons.
V. notre article Daemon, Dictionnaire des Antiquités de Daremberg et Saglio,
ii• fascicule, p. iO et suív. Mais l'humanité a été par Hésiode lui-méme (v.
frag. 30 et 31, édit. Grettling, p. 258) rattachée généalogiguement a Prométbée
et a Pandore; ils ont pour fils Deucalion. D'autres fables nous montrent Prométhée fabriquant le premier homme avec de l'argile, et dérobanl le feu du soleil
pour en faire son ame; voir Schol. Find. Ném., VI, I et Serv. ad Virgil. Eclog.,
VI, 42. Une varia.nle curieuse est celle qui fait pétrir l'argíle a Prométhée avee
des !armes, pour en tirer l'homme. (Pa.us., X, 4-, 3.)

�32

1

REVUE DE L HIST01RE DES RELIGIONS

a lUéconé

au sujet de leurs prérogatives réciproques, la
femme existait, pareille sans doute, par ses qualités, aux
générations héro'iques ou fabuleuses ; elle a suivi ensuite le
mouvement de la déchéance universelle, et, achaque phase,
elle a perdu un peu plus de ce qui contribuait au bonheur
réel de l'homme. Finalement, elle ne garde des charmesde
son sexe que la heauté du corps, l'habileté dans les ouvrages
d'Athéna, la grace qui vient d'Aphrodité, le pouvoir d'inspirer
les désirs violents, les passions qui dévorent les membres 1 •
Mais son esprit est plein d'impudence et de ruse ; de ses
levres, ou réside la Persuasion, coulent le mensonge et les
discours séducteurs ; le héros de l'Olympe, l'astucieux Hermes, lui a communiqué les charmes de sa voix. Voila la
femme nouvelle, telle qu'elle convient a un état social nouveau; compagne de l'homme déchu et brouillé avec les dieux,
cgent de faiblesse et de misere, inventé par les dieux pour
assurer, comme par un contrepoids, leurs prérogalives entamées. Le sentiment qu'elle inspire et qui la rend puissante
est un enfant de la Nuit, un frere de la Duperie 1 : « Éros, le
plus beau d'entre les immortels, brise l'énergie des dieux et
des hommes sans exception; il anéantit daos le creur et le
sens droit et les sages conseils. » Voila pour la généalogie
fo.buleuse de l'amour et de la femme.
Leur action dans les choses réelles est d'accord avec ces
origines. Parmi les recommandations que Bésiode fait a son
frere ª, figure celle de se défier de la femme, de la toilette a
l'aide de laquelle elle releve ses charmes, des flatteries habiles
i) Op. et D., 60 et suiv. Theog., 590 et suiv.
2) Théog., 120; ib., 224. Hésiode est absolument de l'avis de Scbopenhauer:
« Les femmes sont persuadées que la fonction de l'homme est de gagner de
)'argent, et la leur de le dépenser. « Parerga, OEuvres completes, VI, p. 651.
Tout ce paragrapbe 379 peut étre considéré comme un commentaire inconscient
des idées d'Hésiode.
3) Op. et D., 373 et suiv. Le vieil Hésiode ne recule pas devant le terma
grossier, pour ne rien dire de plus; v. notamment l'épithete de miyoGT6&gt;-o, ou
l'on a voulu voir la parodie triviale de l'homérique : !htcrfat1t&gt;so,.

33
par lesquelles elle sollicite la générosité du mari et provoque
la ruine de la maison : « Se confier a la femme, c'est se confier au voleur. » Aussi Uésiode professe-t-il a l'endroit du
mariaoe une opinion toule aussi vaillante que celle de
Panur~e. La force meme des choses l'oblige a s'en occuper;
dans les CEuvres et les Jours, il fixe l'lige convenable pour
cette union 1 ; il cite la femme entre la maison de ferme et le
breuf de labour, comme un élément indispensable de_ l'exploitation rurale. 11 convient que la conquétela plus p_récieuse
pour l'homme est celle d'une femme honnete, tand1s que la
femme perverse, gourmande, celle qui sent échauffer ses
instincts de luxure durant l'été \ est le pire des fléaux. Sans
tison 1 elle consume un homme, quelque vigoureux qu'il soit,
et le 1ivre a une triste vieillesse. Dans la Théogonie, c'est a
peine s'il admet que la femme honnete puisse existers.
Toutes les femmes sont filies de Pando re, éprises de luxe et
de frivolité, bonnes seulement pour dévorer, comme les
frelons dans la ruche des abeilles, le fruit des travaux de
l'homme. Et Zeus, par une ironie haineuse, ne s'est pas
borné a faire a l'humanité ce cadeau de malheur. 11 a voulu
encore que l'homme ne pftt pas s'en passer, car celui quin.e
se marie pas est condamné a vieillir tristement dans la sohtude, a travailler pour d'indignes héritiers qui guetteront le
moment de sa mort '. Pour celui qui a la chance d' épous~r
une compagne vertueuse, au creur ferme, il y aura dans la vie
LE PESSIMISME CHEZ BOlIBRE ET IlÉSIODE

t) Op. et D., 695 ; 405 ; 702.
.
2) lb. 586 : IL«x&gt;-61:«1:cx, lll: yvv«rxt~. Pour 11«x&gt;-ocrvV'll (pellacia), vice do~ma?t de
de Ja femme selon Homere et Hésiode, cf. Il., xuv, 30 et fragment d Hés1ode,
41, Ed. Goettling. La sensualité perd ·meme les femmes les plus sages, Hom.,
Od., XV, 420.

,

N

3) Théog., 500 et suiv. La femme honnéte est appelée : xtov"l•··· «xo,1:,v,
ap'l)pur«v 1tp«1t1/ltcratv.

.

.

4) Théog., 602 : é'.-rtpov ¡¡~ x«xov, c'est-a-dire de ne pouvo1r se d1spens~r ?u maria"e
sans conséc¡uences facbeuses. Catonle censeur avait la meme op'.n~on sur
0
Ies femmes : Nec cum illis satis commode, nec sine illis ullo modo vivi poss~.
r:r. Tite-Live, xxxiv, 2 et suiv. L'esprit romain est d'~illeurs tout autre que I esprit
grec vis-a-vis de la femme et du probleme de la v1e en général.
3

�REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

du bien et du mal a égalité; si, au contraire, il nous tombe en
partage une femme perverse, c'est une douleur de chaque
instant qui nous rongera le creur et rien ne pourra guérir
notre blessure. En tout état de cause, la femme est un don
funeste, puisque la meilleure ne fait qu' équilibrer un bien par
un mal 1 etqu'avec la femme mauvaise, il n'y a point de compensation. Ajoutons, comme un détail caractéristique, que
Hésiode souhaite a Perses de léguer son héritage a un fils
unique; tout au plus, avec un égo'isme féroce, lui en permetil un second aux portes de la vieillesse : « C' est ainsi que la
richesse croit dans une maison 2 • » Voila l'application pratique du mythe de Prométhée et de Pandore ala vie de chaque
jour. En dérobant le feu du ciel, embleme pour l'humanité
du génie inventif qui, par les métiers, croit embellir la vie et
la rendre plus facile, le Titan attire et sur lui-meme et sur
les mortels qu'il a trop aimés ", des causes de souffrances
auparavant inconnues. Pandore, personnification des charmes
de l'amour qui menent le monde, qui lui procurent les jouissances les plus sures et les mieux comprises de tous, est
l'agent de ces souffrances nouvelles, comme elle est celui des
plaisirs; ces plaisirs memes ne sont qu'un piege ou lajalousie
des dieux entra'i.ne notre faiblesse ; pris a ce piege, nous
sommes forcés de confesser notre infériorité devant la nature
victorieuse, et la jouissance d'un instant, dont l'appat nous a
i) Theog., 609 : x«xo~ eaa&gt;.,¡-, cimq,epí~e,.
.
.
2) Op. et D., 376 et suiv. Cf. Plut., de Frat. Am.,6. 11 est vra1 que Hés10de
ajoute, a moins qu'il n'y ait une interpolation : (&lt; Méme a. plusieurs, Zeus peut
donner facilement une grande richesse. » Si je ne me trompe, le vers suivant
retire cette concession : &lt;( Quand il y en a plusieurs, les soucis sont plus
nombreux et la dépense est plus grande. » Le passage dans son ensemble
manque de clarté. Le philosophe Th~les, inter~ogé par Sol~n pourquoi il ne
s'était pas marié, répondit que c'éta1t pour év1ler les ango1sses que causent
aux parents les dangers et les malheurs de leurs enfants. L'hellénisme est
plein de paroles de ce genre. Cf. Térence. Adelphes, I, 1, 43: Quod fortunatum
isti putant, ua;oi·em nu-mquam habui.
,3) Cette idée est d'Eschyle, mais se dégage naturelleroent du Mythe
d' Hésiode. P.rom. Vinct., 123, éd. Blomfield.

LE PESSIMJSME CHEZ HOMERE ET HÉSIODE

35
dupés, est anéantie par une suite indéfinie de maux. Ainsi se
vérifie une fois de plus la loi générale de la compensation
qui, devant la morale des Grecs, regle les·destinées des etres ;
le principe pessimiste qu'un mal est fatalement engendré par
le bien contraire et en annule l'effet, n'est, en somme, qu'une
des conséquences de cette loi.
Homere n'a nommé nulle part ni Pandore ni Prométhée,
quoiqu'il connaisse les Titans et qu'il les loge avec Cronos au
fond des enfers, comme les représentants des sombres puissances dont la dynastie des Olympiens a pris la place 1 • Mais
Homere n'apprécie pas autrement que Hésiode, le róle de
la femme dans l'ordonnance universelle du monde ; s'il était
venu le dernier, on pourrait dire que l'lliade et I'Odyssée sont
l'application na'ive et puissante de la théorie morale, d'abord
ébauchée dans la Théogonie et dans les fEuvres et les Jours.
L'reuvre délibérément pessimiste du poete d'Ascra, quoique
postérieure a la brillante épopée d'Homere, semble, a plus
d'un titre, lui avoir fourni les idées générales et la conception
philosophique des choses 2 • Mais si la question de priorité n'est
pas douteuse, les ressemblances n'en sont que plus frappantes. Seulement, tandis que les Achéens, les Doriens, les
Ioniens, races aventureuses et guerrieres, se laissent emporter
par le tourbillon de leur activité héro'ique, dont le spectacle
se réfléchit na'ivement dans leurs poemes, les Éoliens sédentaires, besoigneux et méditatifs, aiment a épiloguer sur les
principes et sur les causes 3. De la. le relief qu'ont pris dans
leurs tradition~ légendaires, les mythes morau.x:, tels que
celui de Prométhée et de Pandore, mythes restés al'arriere1) ll., x1v, 278. Cf. Paus., vm, 37.
2) L'antiquité avait subi cet effet de mirage transposant les deux poetes.
Hérodote fait d'Homere et d'Hésiode des contemporains (u, 53); Éphore et
plusieurs autres admettaient l'antériorité d'Hésiode. Xénophane le premier
soulient l'opinion opposée. V. Aulu-Gelle, N. At., m, H. Cf. Grote, Hist. de la
Gréce, trad. Sadous, 1, 85.
3) Welcker, Griech. Gret., 1, 734, qui cite encore le mythe d'Ogyges comme
dérivé de la méme source.

�37
non, ou Briséis devenue la propriété d'Achille t, n'apparaissent que pour engendrer la diversion entre les Grecs ; par
elle les guerriers périssent ou sous les traits d'Apollon ou
sous les coups des Troyens. L'Hélene vertueuse de l'Odyssée, Pénélope avec toute sa sagesse, n'en est pas moins une
cause involontaire de souffrances pour son fils, pour le
peuple d'Ithaque et pour les prétendants 2 • L'affreux carnage ou ces derniers succombent, est la ran&lt;¿on de sa fidélité
inébranlable; pour que Ulysse retrouve l_'amour paisihle
dans la chambre nuptiale, il luí faut marcher sur les cadavres
d'une brillante jeunesse dont la faute était légere en
somme; il ne retrouve la possession de sa femme qu'apres
s'étre couvert d'un sang qui n'avait ríen de crimine!~. Dans
le domaine du fantastique, ou l'imagination d'Homere transporte les préoccupations du monde réel, Circé, Calypso, les
Sirenes représentent l'a~tuce, la sensualité, la perfidie; Nausicaa seule personnifie la grAce unie a la vertu. Enfin, dans
l'lliade aussi bien que dans l' Odyssée, les divinités féminines,
comme les mortelles a l'image de qui le poete les a dépeintes,
n'exercent guere qu'une action funeste. Jalouses dans la
personne d'Héra, lascives dans celle d'Aphrodité, artificieuses
sous les traits d'Athéna, les femmes de l'Olympe sont surtout
occupées a duper les dieux pour le malheur des mortels, ne
pouvant les tromper pour leur propre malheur 4 •
Mais la figure qui entre toutes semble avoir étécréée par le
poete, pour étre le résumé de tous les charmes funestes qui
entrainent l'homme a sa perte par des chemins semés de
fleurs, est celle d'Hélene. On dirait Pandore elle-meme,
adaptée par Homere a l'action de son épopée s. Comme PanLE PESSIMISYE CHEZ HOMERE ET HÉSlODE

36

REVUE "DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

plan de l'épopée homérique. Les préoccupations qui se
trouvent aufondde ces mylhes n'en sont pas moins communes
a toute la race hellénique; d'ou la parenté d'idées qui permet
d' embrasser sous des points de vue identiques, la morale ainsi
que la théologie d'Hésiode ou d'Homere.
Nous avons déja remarqué, dans un précédent chapitre, la
grande place que la loi de compensation oblient chez Homere
pour l'explication de l'ordre universel. C'est en vertu de cette
loi que la duperie de l'amour, tout au moins des jouissances
matérielles décorées de ce nom, est au point de déparl:- de
I'Iliade; que nous la retrouvons, mélée comme un facteur
imporlant, a l'action de I'Odyssée, etqu'en somme la femme,
agent de cette duperie, est dans le monde homérique, aussi
bien sur terre qu'au sommet de l'Olympe, une cause de
désordre, partant de souffrance. La femme honnete, celle
qui a le cceur exempt des passions coupables, est l' exception;
les filies de Pandore, charmeresses perfides et funestes,
dominent l'homme de leur influence; le plus souvent la perversité des unes engendre une torture pour l'innocence des
autres 1 • Épouses, meres ou concubines (le terme d'amantes
ou de mattresses ne convient pas a la civilisation héro'ique),
celles des femmes homériques qui, par leurs qualités, méritent
d' obtenir l' estime d'Hésiode, sont généralement des victimes;
celles dont il flétrit les vices, celles qui représentent a ses
yeux l'idéal mauvais de leur sexe, sont des bourreaux inconscients et impunis quelquefois. Des deux filles de Léda, l'une
est.au point de départ de l'Iliade, Hélene; l'autre a la conclusion, Clytemnestre ! • Celle-la sert d'instrument aux dieux
pour allumer la guerre de Troie, celle-ci, quand la guerre
est finie, pour précipiter le vainqueur. Des figures a peine
ébauchées comme la fille de Chrysés, captive d'Agamem1) Oulre les exemples qui suivent, cf. Amphiaraüs lrahi par sa femme, Od. xv,
244. Il. xm, 430; et l'aventure de Phénix, Il., 1x, 448.
2) V. Clytemnestre et Hélene maudites ensemble, Od., x1, 436; pour Clylemnestre, ib., 111,255 et xxiv, i98.

1) Il.,

IX,

339.

2) V. la fai;on dont l'apparition de Pénélope daos sa beauté égare les
prétendanls, Od., xvm, 212.
3) Od., xxr, passim . V. aussi le ch:l.timent des servantes impudiques, ib.,
381 et suiv.
4) V. surtout la scene du mont Ida, Il., xiv, i53 et suiv., et le réveil de
Zeus, xv, i4.
5) Celte assimilation tres juste est de Preller, Ausgewrehlte Aufsretze, p. 2i7,

�38

llEVUI!: DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

dore, elle a reou en partage la bcauté irrésistible qui fait
oublier le devoir et rend capable de toutes les fautes ; et
avec la beauté, la dissimulation, la frivolité. les instincts
mauvais. On a cité maintes fois la scene des vieÚlards sentant
'
a sa vue se réveiller les ardeurs de la jeunesse, et reurettant
a
peine queTroiepérissepour la cause d'uneaussibelle°femme 1 •
11 est certain qu' on chercherait vainement ailleurs un hommage plus éloquent a la puissance de l'amour, une définition
plus énergique des ruses par lesquelles la nature marche a
son but par l'union des sexes. Tout le reste dans l'lliade est
a 1'avenant : PAris a beau faire preuve de lAcheté dans sa
lutte contre Ménélas, de perfidie dans ses rapports avec les
Grecs ; il a beau vi oler ses serments et se couvrir d'opprobre ;
au creur d'Hélene, la passion est la plus forte ; dans un monde
ou le courage est la vertu supreme, celle en qui se résument
toutes les autres et que les femmes memes savent estimer, la '
plus belle se donnera au plus lAche, et cela quelques instants
a peine apres qu'il a commis devant tous la lAcheté qu' elle
avait cependant flétrie d'avance ! • 11 n' est pas jusqu'a la sincérité du repentir d'Hélene, rougissant de ses faiblesses, qui
ne serve arehausser encore le pouvoir mystérieux que, par sa
beauté, elle exerce sur les hommes, et qui, par une action
réflexe, la pousse elle-meme au crime 5 • Elle se décerne les
épithetes les plus infamantes, se nommant odieuse, abominable, pleine d'impudence; elle regrette que la mort ne l'ait
pas frappée avant sa faute, qu'elle n'ait pas été ou enlevée par
un tourbillon de vent ou précipitée dans le sein des flots. Sur
le cadavre d'Hector mort pour elle, elle verse des larmes
ameres. Et cependant, regardons a la conclusion du poeme ;
dans le remarquable article : Die Vorstellungen der Alten von dem Urspl'Ung

eles menschlichen Geschlechts.

f) Il., 111, 156. Comment ne pas songer en lisant ce passage a cet aphorisme
de Schopenhauer sur l'amour : « L'union des sexes est un piege que la nature
nous tend, » (Memorabilien, p. 355.)
2) ll,, m, 390 et suiv.
3) Il., 111, f73, 241; v1, 34,í,; xx1v, 762. Cf. Od., xxm, 218, etc.

LE PESSIM:ISME CHEZ HOMERE ET HÉSIODE

39

voyons comment le poete a réparli les destinées entre les
femmes qu'il a mises en scene. La chienne impudente que
la Grece et l'Asie entiere couvrent d'imprécations, qui est
forcée de se maudire elle-meme, retrouve un époux apres le
siege qui luí a pris son amant, et avec l'époux une existence
opulente que le remords ne trouble guere. Andromaque,
Hécube, d'autres encore qui n'ont pas failli et qui comptent
parmi les femmes au creur ferme et vertueux, sont réservées
a toutes les amertumes. Frappées dans leurs maris et dans
leurs enfants, la fable ne les dédommage en rien de ces
souffrances injustes, ne les récompense enrien de leur vertu
inutile. Leur sort a été d'enfanter dans la douleur des fils qui
tombent pour un amour coupable, d'aimer des maris vaillan,ts
qui périssent pour des lAches, d'etre torturées enfin par la
mort que ni elles ni eux n'avaient méritée et qui est l'reuvre
de l'amour.
Lorsque l' on envisage dans son ensemble ce role de 1'amour
dans la poésie héro'ique des Grecs, il est impossible de méconnaitre que, pour Homere comme pour Hésiode, les satisfactions qu'il procure sont considérées comme peu de chose au
prix des dbuleurs dont il est la cause. S'ils lui accordent un
grand pouvoir pour le mal de l'humanité, en revanche ils ne
l' estiment guere comme ressource pour le bien ! • Il est a
leurs yeux une faiblesse a peine excusable chez la femme,
2
une abdication honteuse de sa dignité virile chez l'homme •
París dans l'lliade, Égisthe dans l'Od¿¡ssée,sont desetres vils
el méprisables, parce qu'a l'amour ils ont sacrifié les grands
devoirs de la vie. Le plaisir physique qui en est le but, a
i) Le dédain de la femme et de l'amour est proclamé souvent. V. le.disco~rs
d'Ajax a Achille. Jl., 1x, 637; cf. ib., x1x, 57; Od., xv, 20. Cf. les conse1ls plems
de nai've impudeur que Thétis donne a son fils et la maniere dont celui-ci les
re1,oit, ll., xx1v, 130 et suiv. Platon dira : T¡llov~ ét1táv-twv ci:&gt;.cc~ovÉ&lt;&gt;'&lt;G&lt;-tov. V. la
métapbysique de l'amour chez Scbopenhauer, Die Welt als Wille und Vorstel·
lung;et les extraits qu'en donne M. J. Bourdeau, ouv. cité, p. 82 et suiv.
2) La fat,on dont Homere a caractérisé Paris et Egisthe est digne de remarque.
V. Il.111, 454; x1, 369et suiv.; xm, 769:xxiv,30. Od. m,265 etsuiv.;ib. 1v,
529.

�40

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

LE PESSIMISME CHEZ HOMERE ET HÉSIODE

4i

quelque chose de has et de grossier; ceux qui l'achetent,
comme eux, plus cher qu'il ne vaut, semblent frappés par
les dieux de quelque folie immense : ils sont des fléaux
divins, des monstres dans la nature 1 • On dirait que la na'ive
philosophie des deux poetes se sent saisie d'un trouble
étrange, lorsque dans la question de l'amour 1 elle rapproche
la cause des conséquences. Pleins de dédains pour lafemme,
en tant qu' elle est un instrument de plaisir, ils la considerent ·
avec épouvante quand, avec ce. plaisir, ils la voient mener le
monde. Probleme étrange, en effet, plus encore pour la
na'iveté des premiers a.ges que pour notre sentimentalité
raffinée. La passion d'Hélene provoquant la ruine de l'antique
royaume de Priam ! La perversité de Clytemnestre renversant
le grand· roí au sein meme de son triomphe ! C'est ainsi que
le nez de Cléop/Ure, disposant des destinées du monde, a
étonné Homere et Hésiode avant de troubler Pascal, avant
d'exercer la pénétration ironique de Schopenhauer. Comme
ces deux grands pessimistes modernes, les vieux poeles de la
Grece ont mis dans la balance ce que la femme, objet de
l'amour, c011te a l'homme et ce qu'elle lui rapporte; comme
eux, ils ont estimé que la femme et l'amour lui offraient un
marché de dupe. C'est pour cela qu'ils se sont bien gardés,
comme fait le plus grand nombre des romanciers et des dramaturges modernes, d'assigner l'amour pour but a la vie, de
chercher dans les satisfactions de l' amour la meilleure compensation offerte par la nature a notre originelle misere 2. La

grandeur pro pre de l' épopée h éro"iq ue chez les Grecs est
d'avoir cherché cette compensation plus haut, de l'avoir
placée dans les jouissances idéales de la gloire, inséparables,
chez Homere surtout, du contentement, amer plus souvent
qu'il n'est doux, que procure a l'ame de l'homme l'action en
soi, indépendamment de ses résultats.
Il n'y a pas de témoignage plus éclatant de la générosité
du tempérament hellénique, que son ardeur a poursuivre le
bonheur par la gloire. C'est la seule aspiration dont ne se
lasse aucun des héros mis en scene par Homere, la derniere
a laquelle, sous l'influence d'un désespoir violent, tel d'entre
eux renooce, la premiere aussi qui revit, avec une sorte d'énergie sauvage, lorsque ce désespoir cede et se transforme:
On peut dire qu'elle fait le fonds meme de l'héro'isme, qu'elle
constitue son ess·ence 1 • 11 y a dans l' épopée homérique des
imprécations contre l'amour, des expressions de dédain pour
la richesse et les satisfactions qu' elle procure, l'indifférence
méprisante pour tous les plaisirs en général. On y chercherait vainement une insulte a la gloire. Etre honoré de son
vivant, faire durer son nom dans la mémoire des hommes,
le léguer a la postérité avec un cortege de grands exploits,.
voila l'ambition supréme, voila le vrai but de la vi~ 2 • C_hez
Homere, l'exagération de ce sentiment va si loin que la sublimité en confine a l'absnrde. Pour lui, tout ce qui est grand,
l'expédition des Grecs, la ruine de Troie, la faute d'Hélene,
les souffrances de Pénélope, n'existe que pour fournir aux

f) Ce sentiment éclate dans les imprécations d'Hector, Il., VI, 280 et suiv.;
Paris est, comme Pandore chez Hésiode, et parce qu'il a subi l'ascendant de la
Pandore :argienne : !LEY"··. "''ii!L", pour Troie et la race de Priam. A-t-on pris
garde que Paris et Egisthe, ces personifications de l'amour fatal et coupable,
n'ont point d'enfants avec Hélene et Clytemnestre? L'amour irrégulier est une
manifestation de la haine des dieux ; nous aurons a traiter a part cette grande
question.
.
2) U y a cette grande différence entre L_eopardi et Schopenhauer que celui-c1
fait de l'amour la duperie supréme de la nature, tandis que le premier y voit le
remede unique au malheur. Voir la conclusion de l'Histoire du genre humain,

trad. Dapples, p. l5. Mais il s'agit la d'un amour idéal ou les sens n'ont point
de part, de celui-Ja méme que Platon glorifie dans le Phedre et dans le Banquet
et qui compte parmi les aspirations transcendantes de l'humanité désabusée.
1) Cf. Buchholtz, Homerische Realien, III, 2, p. i61.
2) Sur la gloire, élément du bonheur, v. Leopardi, Dialogue de la nature et
d'une dme (trad. Dapples, p. 41) : « L'excellence dont tu veux me douer pourra
bien me servir a acquérir la gloire, mais loin de me conduire au bonheur, elle
me vaudra une infortune spéciale, etc. » V. aussi Schopenhauer. Aphorismen
:;ur Lebensweisheit, ch. IV, OEuvres completes, V, p. 373 et suiv.; surtout 415
suiv.

�42

43

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

LE PESSIMISf&gt;IE CHEZ HOMERE ET HÉSIODE

aedes les chanls qui en transmettront le souvenir aux Ages a
venir 1 • La gloire distribuée par la poésie, sa grande dispensatrice, n'est pas la conséquence du mérite; elle en est la
raison d'etre. Si Homere n'avait pas dti chanter, Ulysse et
Achille auraient pu se dispenser d'etre héro'iques. Aussi la
gloire est-elle le premier stimulant du courage, qui est le
devoir par excellence. Au bout du long discours que Phénix
adresse a Achille, elle fournit le dernier mot, le seul capable
de Yaincre une obstination intraitable 2 : &lt;&lt; Les Achéens
t'honoreront a l'égal d'une divinité. » Si la mort par ellememe est le plus grand des maux, la mort sans gloire est le
mal supreme. La seule consolation que Hector offre aAndromaque émue par la perspective de sa perte, c'est que les
Troyens, la montrant au passage lorsqu'elle sera veuve,
sa~ueront en elle la veuve du glorieux Hector s. Quand l'instant fatal est arrivé, c'est-a-dire quand le héros comprend
que les dieux l'abandonnent, il se soucie peu de succomber;
mais il ne veut pas mourir sans honneur ; il accomplira
encore quelque grand exploit qui fasse parler de lui dans
l' avenir •. La destinée a laissé a Achille le choix entre une
existence longue, pleine de vulgaires jouissances, mais sans
gloire, et une courte vie. remplie d'honneur en meme temps
que d' épreuves 5 • 11 choisit la gloire avec to utes ses conséquences ; jl aime ce qu' elle lui coúte, quoiqu' elle lui coú.te
cher; car elle représente a ses ·y eux le bien supreme, on peut
dire le seul bien, puisque pour elle il sacrifie tous les autres.

Meme sur la foule des guerriers sans nom, la gloire cxerce
son attrait. Dans une occasion difficile, Agamemnon a bien
soin de recommander a Ménélas de se départir de la dignité
royale, d'appeler chacun des soldats par son nom et de les
flatter par le souvenir de quelque grand exploit 1 • Pour
arreter les fuyards, Ajax ne sait rien de plus efficace que de
faire appel au sentiment de l'honneur, au souci du qu'en
dira-t-on, cette monnaie courante de la gloire, a laquelle
tout le monde peut participer 2 • Quand Achille s'est retiré du
combat, c' est-a-dire loin des occasions ou se conquiert la
gloire, il charme ses loisirs en célébrant sur la lyre l'illustration des héros qui l'ont précédé : c'est encore la passion
de la gloire qui le console, apres qu'il semble y avoir '
renoncéª. Dans les larmes que verse Ulysse, lorsque l'aede
Demodocus célebre les exploits accomplis devant Troie, le
poele n'a pas mis seulement le souvenir douloureux des
épreuves passées, puisque ailleurs il déclare que ce souvenir
est agréable ; il en fait le témoignage du sentiment a la fois
mélancolique et doux qui saisit l'Ame généreuse_. lorsque,
ayant travaillé pour la gloire, il lui est donné de g_oú.ter
secretement sa récompense •. C'est pour cela aussi que les
Sirenes, pour attirer le héros et en faire leur proie, ne
trouvent rien de plus persuasif que la promesse de leurs
chants, célébrant Troie et ses vainqueurs s. La douceur de la
gloire pénétrant l'reuvre des Muses, leurs chants sont un
remede a la douleur : &lt;&lt; Quand quelqu'un a au creur une
souffrance récente et cruelle, si l'aede, serviteur des Muses,
célebre la gloire des anciens héros et les dieux bienheureux
qui babitent l'Olympe, tout aussitót le chagrin est oublié et
la souffrance s' évanouit 6 ! »

i} Od., vm,580, Il., vr, 358. Od,, xxrv, 197.
2) Il., 1x, 603; cf. vn, 89.
3) It., v1, 441 et suiv.
4) lb., XXII, 297.
5) Il., 1, 352; 4i4; xvm, i04 et suiv. Ce dernier passage était célebre dans
l'antiquité. Socrate se l'applique a lui-méme, Apol., 16, pour s'e.xhorter amourir.
La morale homériq ue est bien éloquente dans sa simplicité; un seul mot: apÉt-.¡
exprime la fois l'idée de courage, celle de vertu enfgénéral et celle de félicité.
V. Od., xxu, 322; xvr, 45; xvm, 433; xrv, 402; x1x, i14 et J'expression pro_
verbiale, vm, 329 : ovx ápE-r~ xuit lpya. Cf, Buchholtz, Homer. Realien, III,
2, p. {22.

a

.,.

i} Il., x, 67.
2) Il., xv, 561. C'est le sentiment exprimé par le mot
3) Il., IX, :189.
4) Od., vm, 521; cf. ib., xv, 399.
5) Od., XII, 189.
6) Hés., Théog., 98.

atow,.

�44

REVUE DE L'BISTOII\E DES RELIGIONS

L'exemple d'Achille sacrifiant a l'honneur une longue existence de plaisirs vulgaires, nous montre la passion de la
gloire portée au plus haut point et le vrai idéal de la vie
défini par les traits les plus énergiques. C'est elle qui lui
fait renoncer aux combats et c'est elle qui l'y ramene, plus
encore que le désir de venger Patrocle : « Je mourrai puisqu'il le faut ; mais tandis que je suis debout, je veux remporter une gloire illustre. i&gt; Cette aspiration puissante jusqu'a la férocité prouve que, pour Homere, c'est la gloire qui
est la seule sanction efficace des grands devoirs, la seule
récompense digne des souffrances endurées avec patience,
de la mort bravée avec courage. Mais cette sanction et cette
récompense sont de l' ordre idéal eúranscendant; la foi en
la gloire est une forme de la foi en la vie a venir 1 • Aux temps
de scepticisme, elle en tient lieu ; aux temps de na'iveté philosophique elle ·y achemine 2 • Et l'immortalité de la gloire ne
pouvant etre que le privilege d'un petit nombre, de ceux-la
seuls que les aedes auront jugés dignes de leurs chants,
Homere par la-meme déclare que, pour la masse de ceux qui
resteront saos nom, la vie est en réálité sans but, et le devoir
· sans compensation suffisante. C'est en ce sens surtout qu'il
est exact de dire avec le poete latín, commentant la morale
homérique : Quidquid deliran! reges plectuntur Achivi ª. Des .
peuples ~n tiers s' entredétruisent pour que le nom de quelques
chefs résonne un jour, accompagné de la lyre des rapsodes,
aux oreilles des hommes. Ceux-la sontl'ignobile vulgus, « nés
pour manger le fruit de la terre• ))' c'est-a-dire pour n'ob· i) Leopardi (Dialogue d'un marchand d'almanachs, etc.; trad. Dapples) a fort
bien dit (et nous ferons de ses paroles d'autres applications a Homere): « La vie
que nous appelons belle n'est pas celle que nous connaissons, mais celle que
nous ne connaissons pas; la vie future, jamais la vie passée. »
2) V., entre autres, Cic., pro Arclt., 9, ele.
3) Hor., Ep., 11, 2, i4.
4) Ib., 27 : Nos numerus summus et fruges consumere nati. Horace traduit
Homere, Il., v1, i42: oi &amp;:povplJ, -xctp1tov ~oou,m. Simonide avait défini les hommes
avec la méme concision méprisante : svpuóoou, 8ao, -xctp1tov ct¡vvµt8ct ,:8ovó,.

LE PESSIMISME CHEZ HOMERE ET HÉSIODE

45

tenir, en dédommagement de leurs efforts obscurs, que des
satisfactions misérables, justement dédaignées par les ames
généreuses. Y a-t-il aveu plus éclatant de l'insuffisance de la
vie, quand on la borne aux destinées ordinaires, :finies et
contingentes? Y a-t-il une faoon plus expressive de déclarer
que pour justifier l'héro'isme, laconscience du poete a besoin
de la gloire, puisque toutes les autres jouissances sont peu de
chose en comparaison des efforts, des dangers, des douleurs
dont elles sont le prix? C'est une soif arden.te de justice, un
espoir indomptable de réparation pour les iniquités réelles
de l'existence et pour ses déboires immérités, qui ont poussé
Homere a se réfugier dans la conception des compensations
idéales. Or, cette tendance qui s'accentuera davantage de
siecle en siecle chez les poetes et chéz les philosophes di\ la
Grece, est une marque indéniable de pessimisme. Nous
aurons a voir plus tard comment Homere, par une intuition
de génie, a ouvert a lapensée hellénique les perspectives consolantes ou Pythagore et Platon, les enseignements mystérieux d'Éleusis et les leoons de l'Académie, répandront une
si éclatante lumiere.
J.-A. HILD.

1

�mm

UNE

ÉPITHETE DES DIEUX DANS LE RIG-VEDA

Une épithete assez fréquente des dieux dans le Rig- Veda
~st l'adjeclif, amúra, sur la signification exacte duquel les
mterpretes allemands sont peu d'accord. En effet. tandis que
l\I. Roth le traduit par irrthumlos, « qui n'est pas sujet a
erreur )&gt; untrüglich, « infaillible, » MM. Grassmann et Ludwig
le rendent généralement par nicht threricht « qui n' est pas
égaré, affolé », weise, « sage », einsichtvoll, « intelligent )&gt;.
Chez nous, l\L Bergaigne, le seul indianiste qui fasse autorilé en pareille matiere, ne dit ríen de ce mol daos ses Études
sur le le:cique du Rig-Veda; soit qu'il se réserve pour en parler
plus tard, soit qu'il n'ait pas fait encore de choix entre les
deux traductions précitées.
Nous essaierons de suppléer a son silence en appliquant a
la recherche du véritable seos de l'épithete en question une
méthode que nous avons employée différentes fois déja daos

la Revue.
Amúra n'est pas un mot simple. Il se compose de a privatif
el d'un adjectif múra auquel MM. Roth, Grassmann et
Ludwig donnent de concert le sens de « sot, stupide ». Mais
cet accord cesse quand il s'agit d'en déterminer l'étymologie.
Pour M. Roth, múra serait en rapport d'origine avec la racine
m~r, .« bro~er, briser », et le sens étymologique de cet
adJectif serait en conséquence « eslropié d'esprit » (geistig

gebrochen).

ÉPITllETK DES DIEUX DANS LE RIG-VEDA

41

Grassmann, au conlraire, y voyait avec )l. Bugge, un
dérivé d'une racine múr, apparentée a múrch, et signifiant,
comme cette derniere, &lt;&lt; Mre raide, engourdi » (erstarren).
Cette explication est évidemment la bonne : múra se rattache
en sanskrit a la meme racine qui a donné le participe passé
múrta, « séché, durci, matériel, corporel, etc. l&gt;, et le substantif múrti « chose seche, solide, épaisse, concrete, )&gt; d'ou,
« forme matérielle, corps, etc. » Comme substantif, mura,
devenu plus tard múla, a pris le !:-ens de chose dure et seche
qui sert de base a un arbre, « souche, racine », puis,
« fondement, support, príncipe, etc. )&gt; Pour '.des ldérivations
significatives semblables, comparer le lat. stipes, « tronc
d'arbre )&gt;, et stipo, « serrer, durcir )&gt;, aupres de la racine
voisine stup, dans stupidus (angl. stop, « affermir, arre ter »,
russe stipi, « steppe, espace de terre seche et stérile ») ;
stirps, « souche, racine » aupres de torpeo, « etre dur, engourdi », pour sto1-peo; et le franQais Mche, employé en
style trivial daos le seos de stupide.
En grec, mCtra est représenté avec une rare fidélité par
l'adjectif ¡,.wpóc; ,&lt; sot, stupide, fou )&gt;. En latín, nous croyons
pouvoir y rattacher d'une maniere tout aussi sure mó1'a,
« arreb&gt; (cf. angl. stop) móles et múrus, primitivement « amas
de choses dures et seches. )&gt; L'idée commune a toute celte
famille, et par conséquent primitive, est celle de « elre
sec )&gt;.
Or, si nous remarquons d'une part et au point de vue
phonélique, qu'une racine mur, múr, mol', mór, ou, avec le
lambdacisme, mul, múl, etc., peut avoir une série de doublets
vocalisés en a ou en d (comme le prouve mor dans le lat.
morior, et le sanskrit múrna, aupres de la rae. mar) ;
d'autre part, et quant aux antécédents de l'idée de sécher,
elre sec, qu'elle dérive constamment, comme nous l'avons
fait voir ailleurs 1, de celle de briller-brOler, nous en conclurons : Jº qu'a la meme famille se rattachenl encore le gr.
1) Essais de linguistique évolutionniste, p. 63, n. 3. ·

•

�¡i.:xp-¡i.:x!pw « hriller », ¡.,.xp·lAr¡ « braise », sk. mld (pour m' l-d,
mar-d) et gr. ¡i.:xp:xfvw « sécher, faner, flétrir », le sansk.

mer-u « montagne d'or (dans la mythologie)

mar-u,

désert (espace sec et brülé) », gr. ¡i.áp-¡i.:xpoc;, &lt;&lt; pierre dure,
marhre, etc. » ; 2º que la véritable généalogie du sens de
múra peut etre indiquée par les mots suivants : brülé, desséché, immobile, engourdi, stupide 1 •
Nous pouvons maintenant en prendre le sens final sur le
vif, pour ainsi dire, dans les citations védiques qui suivent.
Dans l'hymne vm (21, 15) du Rig-Veda, le poete dita Indra:
&lt;&lt; Jouissant d'une amitié telle que la tienne, ne vieillissons
pas a la maison comme des engourdis (ou comme des
souches), (aussi) nous asseyons-nous autour de la liqueur du
sacrifice. »
)&gt;,

49

UNE ÉPlTHETE DES DIEUX DANS LE RIG-VÉDA

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

&lt;&lt;

(Md te amájuro yatha múrása indra sakhye tvavata/J, ni
sadama sacá sute.)
Dans un autre hymne, vm (45, 23), l'auteur s'adresse au
meme dieu en ces termes : &lt;&lt; Les engourdis et les moqueurs
désireux de largesses ne parviennent pas a te tromper ;
n'accorde pas ton amitié aux ennemis de la priere (les indifférents et les sceptiques). &gt;&gt;

(Md tva múrá avisyavo mopahasvána d dabhan mákím
brahmadviso vana/J,.)
Ces passages fournissent déja d'importants indices pour la
détermination du sens exact de amúra; mais les ·plus u ti les
a cet effet sont ceux, comme les suivants, ou amúra est
opposé a múra ::

(x, 4, 4.)
O Agni, toi qui es éveillé (d'esprit), nous sommes pareils
mais toi, ó lumineux, tu
connais certes la grandeur. »

. (Múra amura na vayam cikitvo mahitvam agne tvam anga
vitse.)
(x, 46, 5.)
« Les (hommes) engourdis ont manifesté (fait apparattre)
le victorieux (Agni), l'inspirateur des grands, l' éveillé
(d'esprit), celui qui brise la ville. »

.(Pra bhúr jayantam maham vipodham mú1·d amúram puram
darmánam).
Nous sommes parfaitement fixés désormais, ce semble, sur
le sens de amúra, et s'il pouvait nous rester quelques doutes,
le fait que cet adjectif est presque toujours une épithete
d'Agni, l'intelligent, le savant, celui
qui connait toute chose '
.
les dissipera.it. Agni en effet est amúra, e' est-a-dire non en.l
gourdi, éveillé, intelligent comme il est kavi, « entendu »
.
.
'
vzr;vavid, « omniscient », cikitvas, « éclairé », etc.
L'origine de ces épithetes est, du reste, partout la meme.
Agni) brillant de sa nature, est par la-meme éclairé, v~yant,
l'idée de voir étant en corrélation constante, a titre de dérivée,
avec celle de briller 1 ; et, comme voyant, il est savant ou sage.
Le développement du mythe en ce sens s'est fait, comme tres
souvent, en conformité étroite avec l'évolution significative
qu'impliquait le nom principal dont il est revetu 2 •
Les passages ou le mot m(l,ra est opposé a amúra donnent
lieu d'ailleurs a une remarque qui peut expliquer quelques
faits assez obscurs en rapport avec l'exégese védique. Dans
ces passages, qui sont au nombre de trois, m(l,ra (comme l'a
remarqué Grassmann, s. v. amúra) désigne les hommes (les
engourdis) 3 par opposition ,aux dieux (amúra, les éveillés).

&lt;(

a des engourdis (ou a des souches),

1) ~es mürad~vas, c'est-a-dire les dieux muras (ou ceux qui les adorent),
dont Il est question a titre de démons malfaisants dans trois passages tlu RigVeda (vu, 104, 24; x, 87, 2 et 14), sont probablement ceux qui brülent, qui
dessechent, comme Qusna et d'autres.

..

1) Voir Essais de linguist. évol., p. 133 et suiv.
2) Voir pour des exemples analogues, Revue de l'hist. des Relig., t. XII, p. 237
et suiv. C'est pour la méme raison qu'Agni est appelé jatavedas &lt;e celui qui
connait les étres ». Cf. Bergaigne, Rel. ved., 1, 14.
3) J'ai fait voir alleurs (Annuaire de la Faculté des Lettres de Lyon, i885,
fase. 3, p. 425 et suiv.) que plusieurs des noms de l'homme en sanskrit dérivent, au contraire, de l'idée de leur activité, mais par opposition, en ce cas, a
l'inertie des choses immobiles.
4

�30

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

Or , étant donnée l'identité fondamentale des racines mar et
mur ou múr, on est bien tenté de voir dans les termes si souvent opposés daos le Rig- Veda pour désigner les hommes el
les dieux, marta-amrta, un couple tres voisin pour la forme
et le sens de múra-amúra. Marta a pris le sens de mortel et
amrta celui d'immortel; mais est-on bien en présence de l'acception primitive? Pour notre part, nous so_mmes tr~s disposé a en douter. D'abord, l'idée de la cessahon de la VIe~ en
tant que phénomene particulier et déterminé, est, ~mon
abstraite, du moins indéfinissable el, par conséquent, mnomable pour des hommes privés de connaissances scientifiques,
lels qu'on peut se'\-eprésenter ceux de l'époque védique, et, a
plus forte raison, leurs ancetres. La mort les a frappés
d'abord par l'immobilité et la rigidité qui en sont les conséquimces immédiates les plus caractéristiques. C'est ainsi que
le sen.s prim_itif de l'allemand sterhen, « mourir )&gt;, en rapporl
étymologique avec le lat. torpeo et stirps, l'all. derh 1, « dur i&gt;
etstrauhen, « etre raide, hérissé n, le gr. a-tip90;, a-tápt9:x;, :;-:~pipYto;,
« dur », etc., est tres probablement « etre raide, immobilc 1&gt;.
Le rapport du sk. múr, « etre immobile )&gt;, avec má1·, « mourir »; de múr-ta, « durci », avec mr-ta, « mort )&gt;; de múr-ti,
« cho se solide, matiere, corps », avec mr-ti, « la mort »,
semble bien indiquer qu'il en a été de meme en sanskrit.
autrement dit, que mar, mourir, dérive pour le sens de mar,
« etre, sec, dur, immobile, etc. ».
S'il en est ainsi, on s'explique que des formes de participes
passés comme mar-ta, amr-ta, aient pu désigner primitivement les hommes et les dieux, non pas comme mortels et
immortels (marta et amrta ne pouvant signifier propremenl
que les morts et les non-morts), mais bien les engourdis, les
lents (comp. múra), ou peut-etre les incorporés, les épais
(comp. múr-ta, múr-ti) el les éveillés ou les subtils !. Par la,

UNE ÉPITBETE DES DIEUX DANS LE RIG-VEDA

l'adaptation du sens a la forme grammaticale devienl réguliere et l'on se rend compte de !'origine des idées de mortalité et d'immortalilé qu'on ne peut guere se représenter
comme primitives. Qu'on ne se méprenne pas cependant sur
notre pensée. Il est de toute évidence que marta et amrta
ont pris le sens de mortel et immortel; tout ce que nous
voulons faire entendre, c'est que ce sens est probablement
métaphorique et, par conséquent, i-econdaire, eu égard aux
acceptions propres et primitives ,de raide et de souple, au
physique et au moral.
Nous ajouterons a ces remarques quelques considérations
plus générales.
A voir les divergences des interpretes, il est de toute évidence que ni la lumiere qui se dégage du contexte, ni le sens
élymologique prochain etllahituel des mots difficiles, ne suffisent a une explication sure des hymnes védiques. Le seul
moyen de parvenir jamais a.les élucider completement, réside
a notre avis, dans une étude a la fois plus profonde et plus
large qu'on ne l'a fail jusqu'ici des tenants et des aboutissants, et par la des antécédents et des origines lointaines des
expressions qui restent obscures. Seulement, l'emploi d'une
pareille méthode exige le sacrifice de certaines idoles dont
le culte traditionnel est encore généralement en honneur.
Nous voulons parler surtout du dogme de l'individualité
a principio des racines indo-européennes. Tant que ce
préjugé que, ni la logique ni l'observation des faits ne justifient, et dont l'influence stérilise le champ de la linguistique
et de la mythologie, restera en vigueur, rien de définitif ne
s'accomplira en matiere d'exégese védique.
PAUL REGNAUD.

celle qui est dans marta-amrta. Pour Ov,;-ró;-a8Giv&lt;X'to; dont l'étymologie est
douteuse, on ne peut que s'appuyer sur l'analogie des couples précités.

i) P our le rapport étycnologique de stel'ben d del'b, voir enes Essais de ling.
lfvol., p. 400.
2) Mémeexplication pour le gr. ~po'tó, et cx11-6p0To,, ou la racine correspond a

�LE CHRTSTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES

LE CHRlSTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES
(Deuxieme article) 1 •
•

III
L'élude de l'antique religion égyptiennemontre que la vallée du Nil partageait le sort général du monde a l'ép_oqu_e ou
le christianisme commenQade faire entendre ses préd1cabons.
Les croyances superstitieuses y étaient aussi abondante~ que
aulle part ailleurs ; mais el~es étaient d'un ~rd~~ supérieu~,
si je puis ainsi parler. Depms lo?g~emp_s déJa, 1Egypte ava1t
laissé derriere elle, .si elle les ava1t Jama1s connues, les formes
de superstition fétichiste et elle en éta_it arrivé~ presque au
meme point que les modernes populations occidentales. On
a déja vu dans les paragraphes précédents qu'elle étai~ ~arvenue aux formes supérieures et déifiques de la supersLit10n.
Ses dieux ne faisaient pas difficulté de parcourir sa vallée
pour veiller a l'observation des lois, venir au ~ecours des
faibles et punir les méchants; d'innombrables gémes, dans les
airs et sur la terre, accompagnaient les défenseurs du bon ou
du mauvais príncipe. C'étaient deux armées rangées en
bataille, toujours pretes a en venir aux mains : compagnons
d'Horus, défenseurs d'Osiris ou dubon príncipe; compagnons
de Set, propagateurs et défenseurs du mauvais príncipe dans
i ) V. t. XIV, n• 3, p. 308 a 3-i5

53

tout l'univers. 11s pouvaient a l'envi, comme leurs chefs, se
métamorphoser en toutes les formes qu'ils voulaient, devenir
tour a tour hommes, crocodiles, lions, serpents, etc., conservant sous chacune de leurs métamorphoses leurs vertus particulieres, selon qu'ils appartenaient au bon ou au mauvais
dieu. C'étaient ces bons génies que l'on se rendait tout d'abord propices; ces mauvais génies, que l'on écartait par des
prieres et des offrandes ; car ils se melaient a tous les actes
de la vie, méme la plus commune. Leur influence se manifestait méme pendant le sommeil, et les songes jouaient un
grand role jusque daos les actes les plus importants de la vie
politique. La maladie ou la santé étaient leur reuvre, et il ne
fallait pas moins que la statue du die u Rhons pour rendre la
santé a Bentresh, filie du prince de Bakhtan. Les légendes
religieuses reflétaient cet état de la pensée égyptienne, et de
la vint cette vénération superstitieuse du peuple pour cer_
tains animaux, vénération que si longtemps on a prise a lort
pour l'expression exacte de la religion égyptienne. Selon
leurs effets bons ou mauvais dans l'économie générale de la
vie humaine, les animaux avaient été rangésparmi les possessions du bon ou du mauvais príncipe, et il fallait la vertu
toute-puissante de~ incantations magiques pour se les rendre
favorables ou pour s' en garder.
Le christianisme, en s'implantant en Égyple, ne détruisit
point les génies populaires ni les dieux d'un ordre plus relevé
qui se melaient ala vie du peuple. Comme le panthéon romain
s'était ouvert aux dieux étrangers de toutes les nations, le
cycle de la mythologie populaire égyptienne s'accrut et r eQut
en son sein les myriades d' esprits bons et mauvais auxquels
croyait le christianisme. Loin de vivre mal ensemble, les anciens et les nouveaux génies se trouverent de prime abord
dans la plus parfaite conformité de destination et d'habitudes.
Tous les génies de l'ancienne Égypte s'étaient rangés dans
une double calégorie, les bons ou les mauvais, les serviteurs
du bon ou du mauvais principe ¡j les compagnon·s d'Horus
vengeur de son pere Osiris, l'Etre bon , les compagnons de

�54

j

1
J

REVUE DE L'BISTOIRE DES RELlGIONS

Set, l'adver"saire d'Osiris et son bourreau. De meme, dans le
cbristianisme, les Esprits ou Anges étaient rangés sous une
double banniere : les uns étaient demeurés fideles a Dieu, les
autres s'étaient révoltés contre lui et avaient suivi le parti du
plus brillant d'entre eux, Lucifer. Ce Lucifer avait un nom
qui est plus connu, Satan. Et comme on l'a pensé, non sans
quelque apparence de raison, Satan est le meme nom que
Set; il est aussi de meme origine. De chaque cóté il y
avait émulation; chacun s'. évertuait a servir le roi sous la
banniere duquel il s'était enrolé, et le champ de bataille sur
lequel ils se rencontraient le plus souvent était la pauvre bumanité. D'apres l'antique légende osirienne racontée par le
pseudo-Plutarque, auteur du traité de Iside et Osiride, c'est
aussi parce que l'Etre Bon par excellence, Osiris, enseignait
aux hommes la vertu avec les arts de la civilisatiort, que le
méchant Set résolut de le tuer par trahison. Avant que ne se
füt élevé entre eux ce désaccord, ils vivaient en bonne intelligence, comme les Anges dans le ciel. 11 est évident que
jusqu'ici les deux religions présentent d'étranges ressemblances. Cependant il faut en noter une plus grande encore.
Osiris, pendant sa vie, ne semble pas avoir eu de compagnons
proprement attachés a son service ; dans la salle du banquet
ou Set l' enfermadans le coffre, personne ne vinta son secours,
landis que son adversaire étail entouré d'aide~ vigilants .
Cependant, dans la lutte qui suivit sa mort et qui le vengea,
lorsque le fils qu'Isis avait conou de son frere mort fut devenu grand, il s'adjoignit des compagnons pour la lutte terrible qu'il allait entreprendre. Ces compagnons sont nommés
dans la mythologie égyptienne les compagnons d'Horus, les
Shesu-Hor. Désormais ce n'est plus Osiris, qui repose dans
sa gloire, c'est Horus qui représente et défend le bon principe. De meme dans la doctrine chrétienne sur les Anges,
apres la défection qui eut lieu dans le ciel, comme Dieu ne
pouvait descendre jusqu'a combattre avec l'une de ses
créatures, meme pur esprit, Michel se présenta pour combattre Satan, et au cri de : Qui est semblable a Dieu (Mikaél),

LE CHRISTIANlSME CHEZ LES ANCIENS COPTES

il livra bataille a Lucifer et le précipita daos les enfers. Des
lors, Michel fut reconnu chef de toutes les milices célestes
c' est-a-dire de tous les esprits restés atlachés a Dieu, au'
bon príncipe ; il devint l'adversaire acharné de Satan,
comme Horus de Set. Il le poursuivait en tout lieu. Comme
Horus avait combattu Set changé en crocodile, Michel combattait Satan métamorphosé en dragon, et lui f aisait subir le
meme sort : l'art populaire ou religieux représentait Horus,
monté sur deux crocodiles ; Michel était représenté foulant
aux pieds le dragon : c'étail toujours Set, ou Satan, le vaincu.
La parité est done parfaite entre les deux. Aussi je suis étonné
que l'on ait essayé de reporter la légende d'Horus sur un
autre personnagé fort vénéré en Égypte : saint Georges.
Saint Georges jouit en effel de tres bonne heure d'une
immense popularité chez les chrétiens de la vallée du Nil ;
mais il ne la dut qu'aux légendes dont on le fit le centre,
légendes fort variées ou 011 ne le voit pas cependant combattre de dragon 1 • La méprise vient de ce que le cavalier qui
combat le dragon a été pris pour lui ; mais Michel est toujours représenté dans les reuvres coptes comme un brillant
officier de l'armée impériale, armé d'une épée flamboyante
dont il menace Satan et sa famille.
Cette ressemblance entre Horus et Michel fut certainement cause de l'immense popularité dont le dernier jouit en
Égypte. Des les premieres reuvres coptes, il joue un róle des
plus brillants. C' est presque toujours luí qui descend du ciel
pour fortifier les martyrs pendant leur combat, qui les ressuscite, qui leur annonce le bonbeur final avec la couronne
impérissable : quandJésus-Christ lui-meme daigne descendre,
il se lient respectueusement el fidelement a son cóté. Rarement, Gabriel et Raphael sont employés dans le m~me role.
1) Je puis appuyer cetle idée par la vie méme de saint Georges, conservée
en copte, ainsi que par les dix miracles ou récits légendaires dont on la fa¡t
suivre. Je n'y ai pas rencontré la moindre mention d' un semblable combat.
Georges ne combat que les ennemis du roi.

�56

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

Dans la vie des moines, ce role est moins brillant ; mais il faut
dire que les moines ne semblent pas_avoiFeu grande dévotion
pour un ange pris en particulier, ou meme pour un archange.
Quand ils font intervenir un agent purement spirituel, c'est
toujours l'Ange de Dieu; mais ils ne le désignent pas par
son nom. Cependant cette absence n'est qu'une absence pour
ainsi dire officielle. Si les noms de Michel, de Gabriel, de
Raphael, ne figurent pas fréquemment dans les vies des
grands moines, les moines, en général, ne se priverent aucunement d'un commerce des plus intimes avec ces grands
archanges, surtout avec Michel. Leur imagination fertile créa
de toutes pieces tout un cycle de légendes dont Michel est le
héros. Le nombre de ces légendes est prodigieux et les
moines qui en furent les auteurs ne mirent aucune borne a
leur fdntaisie. Avec la tournure d'esprit qui leur était familiere, le plus petit événement de la vie la plus prosaique leur
fournissait un sujet de conte. 11 ne se ba.tissait pas une église
sous le vocable de l'un des archanges, qu'on ne lui attribuAt
une origine merveilleuse et qu'on n'en fit un récit des moins
véridiques, mais des plus accommodés au gout de l'Égypte
pour le merveilleux.
Le cycle de Michel est, a ma connaissance, le plus varié;
cet archange était sans cesse en mouvement, tantót en guerrier, tantót en batelier-, descendant sur sa barque aériemie
jusqu'au fond des enfers, trempant son aile dans les lacs de
feu et en retirant les damnés. S'il rencontrait Satan sous la
forme d'un dragon, il le coupait en morceaux, comme Set
avait fait d'abord a Osiris, et comme Horus devait faire a Set
dans la légende primitive : les morceaux du dragon, lancés
par Michel, tombaient sur dix villages et les écrasaient. Le
portrait de Michel était une sauvegarde contre Satan, comme
les statuettes d'Horus contre tous les mauvais génies. D' apres
les légendes coptes 1 , il dut y avoir un moment ou tout fervent
1) J'ai réuni et traduit un certain nombre de ces récits : ils paraitront,
j'esp~re, prochainement.

57
chrétien en Égypte devait avoir son tableau de l'archange. II
est le seul : preuve évidente que son róle avait été greffé sur
celui d'Horus; car on ne comprendrait pas que Gabriel et
Raphael n'eussent pas été traités de la meme maniere, si,
comme eux, Michel était une importation purement chré•
tienne.
Raphael, Gabriel et Uriel eurent cependant, eux aussi,
leur cycle de légendes, nouvelle preuve que, pour le peuple
d'Égypte et pour les moines, les écrils apocryphes avaient la
meme valeur que les livres insérés dans le canon authentique.
Meme dans les Actes des martyrs, Uriel joue un certain róle.
Ces quatre grands archanges sont les seuls dont le róle soit ,
distinct. Quant aux autres· anges, ils ne comptent guere. La
hiérarchie céleste, dont on trouve la liste dans les Épttres de
saint Paul, était inconnue en Égypte. Les chérubins et les
séraphins sont mentionnés quelquefois, mais tres rarement.
Ils étaient connus par les passages de l' Ancien Testament ou
se trouvent ces noms. Quant aux puissances, aux vertus, aux
trónes, aux principautés et aux dominations, on n' en
trouve les noms que dans les passages ou saint Paul en parle.
lis furent toujours profondément ignorés du vulgaire. 11
fallait déja avoir une certaine science pour connaitre les
séraphins et les chérubins; on s'en tenait aux anges et, sous
ce nom, l'on rangeait toris les esprits. Les archanges n'étaient
pas un ordre spécial, c'étaient simplement des chefs de
bataillon, les commandants des milices célestes, et Michel
était le général en chef. Comme je l'ai dit, quand un esprit
quelconque intervenait, c'était l'Ange de Dieu, l'Ange du
Seigneur, dénomination prise de l'Ancien Testament. 11 est
impossíhle de savoir si les Coptes en faisaient une dénomination personnelle, ou simplement générique. Ce qu'il y a de
certain, c'est que cet ange du Seigneur était terriblement
occupé. 11 n'y avait pas un moine qui ne l'eut a son service et
vers lequel cet ange ne dut descendre au gré des moindres
caprices. 11 ne fallait pas moins que toules les qualités attribuées aux esprits pour lui permettre de remplir sa ta.che.
LE CHRISTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES

,...

�58

1

REVUE DE L HlSTOlRE DES RELIGIONS

Chez le peuple juif, il n'avait que rarement a intervenir dans
les choses humaines ; chez les moines, il était toujours mis
en réquisition et n'avait pas un moment a perdre.
Ces exemples montrent déja que les chrétiens d'Égypte
vivaient dans une atmosphere a part, je veux dire dans le
merveilleux le p!us incroyable. La crédulité du peuple étai t
si grande que le plus petit fait de la vie journaliere prenait
une apparence merveilleuse, grace a la facilité extraordinaire
de l'imagination enfantine de la race égyptienne. Les
moines étaient encore plus friands des prodiges les plus insens·és. Dans leurs récits, ils firent de l' emploi du merveilleux une qualité littéraire-; ils ne pouvaient raconter la
plus petite chose sans l'orner de.circonstances tenantdu prodige. Les maladies étaient toutes des possessions du diable,
en v2rtu de la croyance que les anges du mauvais príncipe,
de Set ou de Satan, n'avaient rien de plus cher que de nuire
a l'homme ; les phénomenes physiques étaient des pieges de
Satan ou des inventions diaboliques ; les pensées les plus
humaines n'étaient que des suggestions de l'esprit mauvaif'-.
Si quelque homme les contredisait, c'était Satan, ayant pris
la forme humaine; s'ils rencontraient une femme, c' était
encore Satan ou sa fille, car il y avait des diables males el
femelles, comme je le dirai plus loin. L'état de faiblesse corporelle dans lequel devaient les entretenir des macérations el
des privations souvent exagérées, les prédisposait aux hallucinations les plus baroques ; ils commenoaient d'abord par se
dire que telle ou telle chose pourrait bien leur arriver, ils
s'imaginaient ensuite qu'elle leur arrivait et finissaient
par croire qu'elle leur était arrivée.
La vie de Pachóme renferme plusieurs traits de ce genre
ou l'on saisit admirablement cette gradation. Tout jeune
encore, Pachóme, selon l'auteur de sa vie, sans connaitre le
nom du Christ, refusait d'adorer les idoles et de prendre
part aux festins qui suivaient les sacrifices que ses parenls
faisaient offrir dans un temple situé au bord du fleuve et dont
les principales divinités étaient les habitants des eaux, pois-

LE CHRISTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES

l
1
1

1

J.'

59

sons ou crocodiles. Cette conduite lui attira des reproches de
ses parents et saos doute aussi de ses voisins et des habitants
de son village. Ses parents possédaient un petit bien qu'ils
faisaientcultiver par des ouvriers. Un jour, on remitau jeune
Pachóme une marmite pleine de viande, et on luí dit de
l'aller porter aux ouvriers qui travaillaient dans les champs.
Le jeune garoon, selon la coutume de son pays, plaoa la marmite sur sa téte. Mais a peine fut-il hors du village, qu'il se
vit entouré d'une foule de démons sous la forme de chiens
qui aboyaient apres luí et qui luí causerent une grande
frayeur; il souffla sur eux, et les démons disparurent. TI est
évident que seule l'imagination de Pachóme enfant dut.,
prendre les chiens pour des esprits : quiconque a v~yagé
dans la Haute-Égypte sait qu'on ne peut traverser un v1llage
sans avoir sur ses pas toute une meute de chiens hargneux.
Plus tard, quand Pachóme fut convertí, les esprits devinrent
des démons et quand il racontait ce trait de son enfance,
Pachóme cr~yait fermement avoir· été en butte a la jalousie
des démons, ainsi que le témoignent les réflexions do_nt il
accompagnait son récit. A peine échappé aux chiens,
Pachóme fit la rencontre d'un vieillard qui le connaissait sans
doule et qui avait entendu parler de sa répugnance a accompagner ses parents au .temple. Le vieillard luí en fit des reproches que Pachóme ne go11ta pas. Plus tard, le vieillard
devint un Satan, comme l'on disait, et Pachóme racontait
n'avoir eu qu'a souffler sur luí pour le faire disparaitre. Apres
sa conversion et daos la premiere ferveur de sa dévotion,
Pachóme se livra a une abstinence tres sévere et qui serait
impossible en tout autre pays que l'Égypte ; il eut des hallucinations vraiment extraordinaires. Sa maison tremblait,
croyait-il, toutes les fois qu'il se mettait en prieres ; s'il faisait
une génuflexion ou se mettait a genoux, il croyait voir la terre
s'entr'ouvrir devant lui; s'il se mettait en devoir de prendre
sa légere nourriture et disposait son pain devant lui, il voyait
toute une troupe de femmes nues qui venaient s'asseoir a ses
cótés, manger avec luí et luí faire mille agaceries. Quand il

�60

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

racontait ces traits et une foule d'autres dont je citerai
quelques-uns bientot, Pachóme croyait fermement que tout
cela lui était arrivé, et qu'il avait eu les visions merveilleuses
qui remplissent sa vie. 11 n'était pas le seul : ses moines le
croyaient aussi, on le croit méme de notre temps. Schnoudi,
qui avait un tempérament plus vif et une plus grande connaissance du creur humain, se servit de cette prédisposition de sa
race pour se faire de son vivant toute une légende vraiment
fort curieuse a étudier. l\1ais lui , le plus souvent, il ne
croyait pas sans doute ce qu'il racontait; il se contentait de
le faire croire. Ses hallucinations étaient dangereuses, voulues ou non voulues ; si quelqu'un se présentait a son monastere, un magistral par exemple qui, sur une plainle des
moines, venait remplir son office, et qu'il prtt fantaisie au
terri!Jle moine de déclarer que c' était Satan en personne avec
ses séides, le malheureux magistral, malgré les insignes de
sa charge, était tout a coup jeté a terre et ba.tonné d'importance par Schnoudi lui-meme; il n'échappait qu'a grand'peine.
L'esprit des chrétiens d'Égypte ne recula jamais devant un
prodige quelconque, si mesquin fut-il. Qu'importait en effet
que l' on en attribua.t a Dieu un de plus ou de moins? Une fois
la possibilité du miracle admise, les Coptes ne se demanderent
pas si tel ou tel acle était bien digne de Dieu, si on le pou.vait faire agir de telle ou telle maniere dans telle ou telle
circonstance, sans profaner la pure nolion de la divinité el
sans commettre le plus horrible sacrilege ; ils ne voyaient pas
si loin et ne faisaient pas de si profondes réflexions. En Occident, le christianisme a entouré le miracle de certaines conditions sans lesquelles la théologie déclare que le miracle ne
peut avoir lieu. Par exemple, Dieu ne fait pas de miracle •
pour arriver a unbut mauvais, pour perpétrer une vengeance
ou un crime; le thaumaturge doit elre habituellement un
homme d'éminente sainleté. En Orient, rien de tout cela
n'est requi~; les actions les plus ridicules, par conséquent les
moins dignes de Dieu, lui sont attribuées saos scrupule ; au

LE CHRISTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES

6{

contraire, plus la chose esl baroque, petite, mesquine, plus
la bonlé de Dieu parait grande ; on exige tout de lui parce
qu'onle traite sans cerespect plein de tremblement dont nous
entourons la divinité.
Cette habitude du merveilleux passa de la vie ordinaire dans
la littérature : la vie d'un moine, si célebre et si vertueux qu'il
eut été, n'aurait eu aucune chance de succes si l'on s'était
borné a raconter ses actions telles qu'il les avait faites. En
partant de ce príncipe que to utes les actions d'un saint homme
doivent étre saintes et extraordinaires, on en vient tout naturellement a mettre le merveilleux dans les choses les plus ordinaires de la vie. Ce fut jadis un moyen de faire un poeme
épique selon toules les regles de l'art : sous ce rapport, les
compositions des auteurs coptes ressemblent beaucoup aux
poemes épiqucs. Le poete, comme Virgile ou Torquato Tasso,
ne croyait évidemment pas aux actions qu'il pretait aux dieux,
aux déesses ou aux génies qu'il mettail en scene : les Coptes
n'y croyaient pas davantage tout d'abord; ce n'était que plus
tard que l'reuvre de leur imagination leur semblait avoir été
réelle. Les générations suivantes n'ont pas hésité un seul
instant a tout admettre, et les Occidentaux, grAce aux moines
grecs ou latins, ont longtemps vécu des imaginations poétiques
et merveilleuses des auleurs coptes. ll n'est cependant pas
possible de douter qu'il en ait été ainsi, car assez souventle
meme fait est raconté de deux manieres différentes, et l'on
peut prendre l'auteur en flagrant délit de composition merveilleuse. Ainsi Schnoudi, dans ses reuvres, avoue qu'il ne
sait comment, d'un coup de ha.ton, il a tué un moine; car
souvent il a donné des coups de ha.ton sans que ses moines en
aient été assommés. Mais si l'on prend le récit de sa vie, l'on
trouve que le moine a été foudroyé par Dieu. De meme,
Schnoudi, comme je l'ai dit, assomme deux adulteres et les
fait enterrer; l'auteur de la vie raconte que la terre s'était
entr'ouverte pour engloutir les coupables. Je pourrais citer
une foule d'autres exemples semblables ; ceux-ci suffiront
amplement.

�62

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGJONS

Je n'ai parlé jusqu'ici que de l'armée céleste et du merveilleux pour la bonne cause et le bon príncipe, si je puis
m'exprimer ainsi; mais ce n'est pas le seul. ll y a tout le
coté démonologique et ce n'est pas le moins extraordinaire.
Satan, précipité du ciel par la victoire de l'archange Michel,
était censé avoir roulé jusqu'au plus profond des abtmes;
mais lorsque nous parlerons des enfers, nous aurons beau
chercher, nous ne l'y trouverons pas. C'est que d'apres la
croyance populaire des Coptes, il n'y était pas. Privé de son
pouvoir céleste, chassé du ciel, Satan n' en était pas moins resté
de nature spirituelle, je dirais meme de nature divine comme
l'antique Set ; il avait le génie du mal, c'était sa raison d'etre
et, s'il ne se fut pas occupé a persécuter la race humaine, a
lui susciter mille maux, et finalement a la damner, il n' eú.t
pas eu b~soin d'etre. Quant a le damner lui-meme, on n'y
songea jamais, parce que jamais on n'avait damné Set. On luí
donna un royaume a part, une cour, un palais; mais onne
prit aucunement soin de délimiter ce royaume, d'indiquer ou
se trouvaient cette cour et ce palais. C'était un pere de famille
qui gouvernait sa maison, grande maison, immense famille.
Sans qu'on lui connaisse d'épouse, il avait des enfants, garoons et filles. Les petits Satans, qu'on me passe cette expression qui se rencontrent achaque instant dans les reuvres populaires, avaient le plus grand respect pour leur pere et tremblaient de frayeur a son aspect. Je ne connais qu'une fille a
Satan; peut-etre en eut-il plusieurs ; mais on ne parle jamais
que de la fille de Satan, fort belle personne, richement ornée,
ne marchant jamais qu'escortée d'une troupe de ses freres,
créée tout expres pour tenter la vertu des moines. Elle ne
parait jamais que dans les grandes occasions : dans le cours
ordinaire de la vie, ses freres suffisent. D'ailleurs les Satans,
d'apres un nombre considérable de passages qui ne peuvent
s'expliquer autrement, étaient hermaphrodites, ils pouvaient
a volonté prendre l'un ou l'autre sexe: l'on ne voyait aucune
difficulté a ce changement. Les incubes et les succubes
étaient déja fort connus, et rien n'est plus commun que de

LÉ CHRISTIANISl\lE CREZ LES A:\'ClENS COPTES

63

voir les démons frapper a la porte des moines ol'gueilleux,
sous la forµie de femmes, toujours belles et toujours passionnées, qui se présentent comme poursuivies pour dettes,
ne sachant ou aller passer la nuit, craignant d'etre dévorées
par les betes féroces si le moine ne leur ouvre sa cellule hospitaliere. Naturellement, le moine cédait, pour n'avoir pas
ce reproche sur la conscience; mais a peine entrée, la prétendue femme lanoait « les fleches du désir » dans le creur du
moine, les mains se rencontraient, les levres s'unissaient el
quand le moment supreme approchait, soudain le moine se
sentait renversé a terre et roué de coups. 11 se repentait alors
et il reconnaissait l'ennemi; mais il était trop tard : l'ennemi
ricanait et disparaissait pour aller raconter sa victoire a son'
pere. C'étaient la les bons tours que les diables jouaient aux
pauvres moines.
Cependant on se tromperait fort si l'on faisait de Satan el
de ses enfants des etres méchants, cruels et rusés . Ils étaienl
au contraire de bons vivants, toujours joyeux, gais, rieurs,
s'amusant a.des riens. Sans doute ils faisaient la guerre aux
moines; c'était leur métier et daos les deux camps on se
détestait de tout creur ; mais chez les Satans la haine était
gaie et comique. Ils n'épargnaient ni les plaisanteries, ni les
gambades, ni les rires, ni les chants ; leurs ruses étaient
simples, souvent niaises, et bien souvent les malheureux
étaient pris dans leurs propres :filets. On les traitait alors sans
miséricorde : on les pendait, on les enchatnait, on les torturait; pour eux, ils poussaient de grands cris, avouaient leurs
fautes, se faisaient humbles et finissaient toujours par obtenir
leur grace. L'un d'eux avait réussi un jour a faire mettre
un martyr de la Haute-Égypte dans une sorte de cangue.
Pour mieux jouir de son triomphe, il alla visiter le martyr
dans la prison, mais il fut bientót reconnu et, grace a sa
sottise, il remplaQa bientót le martyr dans l'instrument de
supplice. Quand Pachome marchait dans le désert, les diables
accouraient en foule, se rangeaient sur deux lignes en avant
de l'ascete, lui faisaient de grandes salutations, se bouscu-

•

�REVl!E DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

laient les uns les autres, affectaient un empressement exlraordinaire, gambadaient et s'écriaient : &lt;&lt; Place a Pachóme,
place a l'homme de Dieu l ;&gt; Ils voulaient luí inspirer de I' orgueil, mais ils ne réussissaient pas. D'autres fois, ils s'attachaient par milliers a une corde énorme pour trainer une
feuille ou une toute pe tite pi erre ; ils semblaient faire des
efforts surhumains, peinaient, suaient, soufflaient, cherchanl
a faire rire le saint homme et perdant leurs peines. On ne
peut nier qu'ils ne fussent de joyeux tentateurs. II faut leur
accorder aussi que pour des esprits ils n'étaient guere spiriluels, et que pour des elres qui passaient leur existence a
circonvenir les malheureux humains par toutes sortes de
ruses, ils n'étaient guere rusés. Ils ne savaient a proprement
parler que faire des niches. Je ne dois pas oublier que les
malheureux recevant tout leur esprit de l'imaginalion des
Co¡,tes, leurs plus grands ennemis, ils ne pouvaient se prévaloir de trop d'esprit et de trop de science. Les ruses qu'on
leur préta sont éminemment coptes: c'est tout dire.
Quand ils avaient fait quelque action d'éclat, ils n'avaient,
comme je l'ai dit, ríen de plus pressé que de retourner pres
de leur pere rendre compte de l'emploi de leur temps. 11
semble meme qu'ils ne devaient pas passer lrop longtemps
saos venir prendre de nouveaux ordres ; ils étaient punís
ou récompensés selon leurs mérites. 11 y a a ce sujet dans la
littérature populaire une anecdole tres curieuse. Satan tenait
un jour cour pléniere: il était assis sur un tróne éclatant et
chaque diablotin venait lui rendre compte de ses actions.
L'un arriva tout joyeux : il avait couru le monde, traversé les
mers, voyagé dans les airs sans discontinuer; finalement il
s'était abaissé sur la roer Rouge et ayant vu toute une flotte
voguer paisiblement, il avait appelé a son aide tous les vents,
avait suscité un épouvantable tourbillon et englouti toute la
flotte. 11 était fier de son coup et n'avait passé que quatorze
ou quinze jours pour perpétrer ce chef-d'reuvre. 11 s'attendait
a des remerciements et a des éloges. Grande fut sa surprise
lorsque Satan s'écria: « Eh quoi ! si peu d'ouvrage en tout

LE CHRISTIANIS:\IE CB~Z LES ANCl~:NS COPTES

65

ce tcmps l qu 'on lui applique trois cents coups de fouet et
qu'on le jette en prison. » Le pauvre diable eut heau dire et
heau faire, il ne put échapper au chAliment. Celui qui lui
succéda était aussi fier. 11 avait employé quarante jours a son
affaire ; mais il avait réussi a exciter des trouhles daos une
ville populeuse, les citoyens s'étaient livrés des combats fratricides et les deux tiers de la ville avaient été consomés par
un épouvantable incendie. A ce récil: « N'est-ce que cela?
s'écria Satan; quarante jours pour cette bagatelle l En prison
et trois cents coups de fouet. )&gt; Le troisieme avait une mine
modeste ; mais le feu de son regard indiquait un intime contentement. ll avait passé quarante ansa tenter un moine :
ses efforts avaient toujours été vains. Cependant il ne s'était
pas découragé, et la veille, le moine avait succombé et violé
la chasteté. A cette nouvelle, Salan, plein de joie, se leva de
son tróne, embrassa son fils, le combla d' éloges et d'honneurs,
le proposa en exemple a tous ses freres : « Les moines,
s'écria-t-il, voila nos ennemis. Faire pécher un seul d'entre
eux esl préférable a toute autre chose 1 » A vrai dire, les
bons moines avaient un peu de vanité, et il n'était pas aussi
difficile de leur faire commettre de gros crimes. D'un autre
coté, les démons avaient un peu de forfanterie et n'étaient
pas a l'abri de toute fanfaronnade. Un jour que Schnoudi
était assis, dans le désert, a la porte de la caverne ou il
se livrait a ses plus étonnantes morlifications, il vit venir a
lui le grand Satan en personne. Satan était grand causeur et
ne dédaignait pas d'entrer en conve1~sation avec ses ennemis
les plus acharnés. Il avait en général plus de tenue que les
moines, il ne disait pas d'injures grossieres et se contentait
de les recevoir comme chose a lui due. Ce jour-la, mis de
bonne humeur plus encore que de coutume par les invectives
de Schnoudi, il s'efforoa de prouver au terrible moine qu'il
disait toujours la vérité, quoiqu'on l'accusAt d'etre le mensonge personnifié et le pere du mensonge. Pour prouver; sa
véracilé, il offrit de faire un miracle et de séparer, par sa
seule parole, en deux parlies parfai lement égales, la pierre sur
5

�66

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

laquelle élait alors assis Schnoudi. Celui-ci accepta la gageure:
mais le pauvre Satan avait trop présumé de ses forces, il ne
fit qu'écorner la pierre. Schnoudi, au contraire, la partagea
en deux parties exactement semblables : ce ne fut qu'un jeu
pour luí, et Satan s'enfuit tout confus. D'ailleurs les rebuts
J).e l'irritaient guere, il n'avait jamais de rancune, quelque
mauvais traitement qu'on lui ait fait subir.
L'un des traits les plus plus curieux du type de Satán tel
que l' ont conou le~ Coptes, était le suivant: Salan était mortel,
il devait exister jusqu'a une certaine époque ; Dieu le luí
avait promis. Cette époque venue, il devait mourir. Quand il
était tombé entre les mains de moines fanatiques comme
Schnoudi, sa plus grande peur était qu'on le tmlt avant
l'époque fixée . 11 aimait la vie et il la trouvait sans doute
pleine de charmes. Unjour que Schnoudi était en conférence
avee, Jésus le Messie en personne, Satan passa pres d'eux
portant une couffe de paille toute neuve. Il avait sans doute
quelque méfait en vue, auquel la couffe devait servir, car il se
M.ta de la cacher derriere la montagne, du coté del' ouest. Mais
Schnoudi l'avait vu. Le moine s'élanoa sur lui, le saisit, l'entraina, l'attacha a un pieu et se mit en devoir de l'étrangler.
Satan 'é tait bleme de peur; il criait de toutes ses forces, la
montagne en tremblait. Jésus-Christ vint a son secours, il
ordonna a Schnoudi de ne pas le tuer, parce que son heure
n'était pas .venue. Schnoudi fut fort scandalisé; il ne comprenait pas cette pitié d'un Dieu pour Satan; il ne craignit
pas de demander a Jésus pourquoi cette miséricorde. JésusChrist condescendit alui expliquer sa conduite et Salan s' enfuit pendant l' explication, non pas toutefois sans que Schnoudi
le menaoat de l'exiler a Babylone de Chaldée, s'il osait
revenir. En de pareils momentst- Satan promettait tout ce
qu'on voulait; mais il se M.tait de manquer asa promesse.
D'ailleurs, s'il l'eut tenue, qu'auraient fait les moines? la
matiere leur eut manqué pour leurs contes et pour leurs
légendes.
JI était done vrai de dire que Salan était partout excepté

LE CHRISTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES

67

dans le lieu ou les chrétiens le placent d'habitude. On a vu
de plus qu'il ne ressemblait aucunement en Égypte a ce noir
tentateur, vetu de flammes, tenant une fourche a la main,
portant des cornes et affligé d'une queue. Ces attributs dont
nous l'avons orné sont le produit de l'imagination du moyen
a.ge: l'imagination égyptienne était réel~ement plus riante.
Elle s'exeroait d'ailleurs sur des sujets bien différents du
monde démoniaque : elle ne dédaignait meme pas de se
porter sur des créatures regardées ordinairement comme
inférieures a l'homme chez tous les peuples et qu'on est
étonné de rencontrer sur les autels en Égypte. Cette anomalie
vient de cet amour du merveilleux dont j'ai déja beaucoup
parlé et sur lequel il me faut encore revenir ici. Le voyant de,
l'Apocalypse raconte qu'il viten son ciel quatre animaux aux
pieds du tróne de l'Agneau, et vingt-quatre vieillards se prosternant dévant ce tróne et disant : &lt;( Amen, gloire, honneur
et bénédictiona. celui qui est assis sur le tróne et a l'Agneau.
Les Coptes prirent ces paroles a la lettre ; ils crurent que
véritablement il y avait dans le ciel les quatre animaux dont
les prophetes juifs avaient déja parlé et les vingt-quatre
vieillards que le voyant de Patmos avait décrits; ils le crurent
avec une telle fermeté qu'ils établirent dans leur année liturgique une fete spéciale en l'honneur des quatre animaux et
des ' vingt-quatre vieillards. Quel mal y avait-il a célébrer
pareille fete, a honorer des animaux? Leurs dieux n 'avaient-ils
pas été souvent représentés sous la forme d'animaux? Thoth
n' était-il pas ibiocéphale, Horus hiéracocéphale, Ammon
criocéphale? llathor n'était-elle pas représentée sous la forme
d'une vache et Hapi sous la forme d'un taureau? 11 n'est done
pas étonnant que les memes chrétiens quin' auraient pas reculé
devant les honneurs di vins a reudre a un beau tau reau, comme
le lémoigne la vie de Théodore, disciple chéri de Pachóme 1 ,
)&gt;

i) Cette vie dit expressément que Théodore, ayant vu un beau taureau
dans le troupeau du monastere, le fit tuer afin que les cénobites ne l'adorassent pas. Le taureau avait sans doute tous les signes des Apis ; mais quel
christianisme que cclui de_ces moincs si van tés !

�REVUE DE L'BISTOIRE DES RELIGIONS
68
n'aient pas reculé davantage devant une féte en l'honneur des
quatre animaux que nous nommons symboliques et qu'ils
regardaient comme réels.
Mais il y a plus extraordinaire encore. Tous les voyageurs
qui sont allés en Égypte ont pu constater le plaisir que les
habitants modernes de la vallée du Nil ont a voir les danses et
les gambades d'un sin.ge qui fut toujours un ami pour eux; je
veux parler du cyn_océphale. On en rencontre a chaque instant, de toute taille et de toute dimension. On est toujours
sur de les voir entourés par la foule des qu'ils condescendent
a montrer leur savoir-faire. Les anciens Égyptiens, qui
trouvaient ce singe fort intelligent, l'avaient dressé a un
cerlain nombre d'usages domestiques dont il paratt s'etre
fort bien tiré. Parmi les symboles religieux, le cynocéphale était l'un des plus communs : les dieux a tete de
chien sont de la plus grande fréquence . On n'eut garde
d'oublier un animal aussi aimé quand le christianisme vint
s'implanter en Égypte , on en fit meme un collaborateur
des Apótres. Ce n'est pas une plaisanterie, le fait est réel.
Parmi les vies apocryphes et les prédications des Apótres,
il en est une ou l'on voit réellement un cynocépbale etre le
compagnon de saint Barthélemy et de saint André : il faisait
la terreur des habitants dans les villes ou se portaient les
d_eux apótres et se livrait parfois a de véritables orgies de
massacres. Je crois meme qu'il avait des instincts anthropophages. Quand les deux .Apotres eurent accompli leur
mission, ils firent réflexion que le cynocéphale qu'ils élevaient a la dignité humaine , leur avait été d'un grand
secours; qu'une créature qui avait convertí tant d'hommes
a la religion :chrétienne, ne devait pas elle-meme, fut-elle
un singe, rester privée des bienfaits de la nouvelle religion
et que par conséquent il fallait en faire un chrétien. D'apres
ce raisonnement, les deux Apótres baptiserentle cynocépbale
qui abandonna ses habitudes anciennes , vécut comme un
homme civilisé et comme un sainl. La sympathie des Coptes
le suivit apres sa mort ; on le mit sur les autels et le synaxare

LE CHRISTIANISME CHEZ LES A~CIENS COPTES

69

copte contient reellement un jour ou l'on fait la féte du saint
c ynocéphale . .
D~ quoi pourrait-on s'étonner apres cela? Cependant ce
sera1t une e~reur d? croire qu'apres un tel fait il n'y a plus,
comme on dit vulga1rement, qu'a tirer l'échelle. Le surnaturel
e_t le merveilleux ne s'étaient pas cantonnés dans l'imao'inahon des conteurs, i]s avaient envahi la vie ordinair;. En
Égypte tout le monde était magicien ou du moins se croyait
tel. On raconte fort gravement dans la vie de Macaire qu'une
femme, qui avait voulu demeurer fidele a son ~ari fut
changée enjument grAce aux sortileges d'un magicien ~avé
pa_r le_s~ducteur. II est vrai que la vertueuse femme ne p~- ,
ra~ssa1t ~ument_ qu'aux yeux de son mari et aux yeux de Maca1re qm romp1t le -c harme et imposa pénitence a la pauvre
métamorphosée. Ríen n'est plus commun que l'accusation de
magie: les magistrats romains l'avaient toujours a la bouche
contre les martyrs. II est vrai que ceux-ci leur jouaient toutes
sortes de bons tours et qu'avec eux la macristrature devenait
un emploi plus que pénible. Les martyrs le~ rendaient muets
aveug~es, sourds a volonté, ·paralytiques. Si un gouverneu;
prena1t une coupe remplie de vin, son bras restait suspendu
s~ns qu'i~ püt approcher la coupe de ses levres. Les maisons
s écroula1ent, les obélisques se mettaient en mouvement et
renversaient tout. Les martyrs eux-memes ne soufl'raient
ríen, il~ mou~aie~t et ressuscitaient aussitót. Saint Georges
ressusc1ta tro1s fo1s dans des circonstances toutes plus dróles
les unes que les autres : ce ne fut que la quatrieme mort qui
fu t la bonne. Quand les martyrs ne furent plus en cause
l'éla~ donné ne s'arr~ta pas. Comme on ne pouvait témoigne;
sa fo1 d~n~ les s~pplwes, on se suicidait pour souffrir et l'on
r~ssusc_1tait e~smte. 11 est fait mention dans les reuvres coptes
d un ~a.mt mome {un maniaque ayant la folie du suicide) qui
se smcida sep! fo1s et ressuscita sept fois pour prouver son
ª~?ur pour D1~u.Il se pendit, se laissamourir de faim, seprécipita duhaut d un rocher, s'enterra vivant et meme je crois
qu 'il voulut se faire manger par un crocodil~. Rien n'y faisait,

�REVUE DE L'HISTOIRE DES l\ELIGlONS
iO
cela va sans dire, et lout en se suicidant de la sorte, le moine
parvint a une sainteté éminente. 11 n'est pas le seul qui ail
agi de la meme fa&lt;¡on, mais il est le plus célebre. Si je ne
craignais d'employer une comparaison irrévérencieuse, je
comparerais volontiers !'ensemble des moines égyptiens a
une immense collection d'aliénés ou chacun aurait été affligé
d'une sorte de danse de Saint-Guy, et qui avait formé une
vaste danse macabre plus horrible que celle revée par le
moyen age, ou toutes les folies des superstitions humaines
s' étaient donné rendez-vous et se présentaient comme
l' expression la plus parfaite du plus bel hommage que l' on
püt rendre a la divinité.

lV
Si l'onne s'en tenait qu'au mobile de toutes les étrangetés
que je viens de signaler, rien assurément ne serait plus
noble; car le but de toutes ces folies était d'arriver au ciel.
Je sais bien qu'on a parlé de la folie de la croix; mais rien
dans les folies des moines égyptiens ne ressemblait moins
a ce que l'on entend par la folie de la croix dans le langage
des ascetes modernes. Le copte, moine ou la'ique, ne recherchait la souffrance que pour lui-meme, et non pour Dieu.
Son but n'était pas de s'immoler sur l'autel de l'amour; il
était beaucoup moins idéal et heaucoup plus égo'iste. Si le
moine se mortifiait, - et il faut le dire, il se mortifiait d'une
maniere qui nous épouvante encore a distance, - c'était.
pour acheter le ciel avec toutes ses félicités: il vendait a Die u
une partie des félicités terrestres, quelquefois toutes, a condition que Dieu le payat en félicités célestes. 11 n'y perdait
vraiment pas. Le copte a toujours été un marchand de race,
aussi délié que les Juifs 1 •
1) Encore aujourd'hui les Coptes sont de tres rusés marchands. Un proverbe dit a ce sujet : rusé camme un musulman du Maghreb, un Iuif de

LE CHRISTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES

71

Cette maniere de voir était d'ailleurs profondément égyptienne; je l'ai déja montré en parlant de la priere. Il me faut
ici entrer dans de plus grands détails, car le sujet prend des
proportions plus vastes.
Toute la religion de l'ancienne Égypte aboutissait ala doctrine de l'immortalité de l'ame. Quels que soient les points
obscurs de la religion égyptienne en général, et quelques
difficultés qu'on éprouve a en faire l'analyse, il y a un point
parfaitement certain, c'est que tout en Égypte ahoutissait a
la vie d' outre-tombe, dont la vie terrestre n'était que l'ombre
et le prélude. Les mythes sous lesquels les pretres et le
peuple voilaient cette doctrine peuvent etre plus ou moins ,
faciles a expliquer, plus ou moins obscurs : il faut toujours
en arriver a cette conclusion. L'Égyptien ne vivait que pour
se préparer a la mort : la mort était pour. lui le commencement de la véritable vie. Cette vie ne pouvait etre vécue par
le défunt qu'a la condition de conserver son etre intact: de
la tous les rites et toute l'importance de la momification le
.
'
soin que l'on prenait de se faire construire les magnifiques
tombeaux qui font encore notre admiration, et que l'on nommait des maisons d'éternité, ou. l'on vivait absolument comme
si l'on n'était pas mort, ou le mort se promenait dans ses
jardins, mangeait avec ses amis, allait a la peche, a la chasse,
passait un beau jour avec sa femme et ses enfants, etc. La
double condition de ce bonheur était d'avoir accompli tous
les rites des funérailles et d'avoir mené une vie innocente
sur terre. A peine l'Ame avait-elle quitté le corps, qu'elle se
dirigeait vers l'Amenti et disparaissait a l'Ouest par la fente
ou le soleil lui-meme commen&lt;¡ait sa course nocturne. Le
voyage était long i:it fatigant; il était parsemé de dangers et
d'épreuves: il fallait combattre des ennemis, des crocodiles,
des anes, des serpents, une infinité de monstres, savoir les
mots de passe pour traverser les endroits difficiles, enseRosette et un Copte du Sahid. On dit aussi qu'il faut trois Grecs pour rouler
un Juif et trois Juifs pour rouler un Copte.

�1

72

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELlGIONS

mencer des champs et produire des moissons. L'observation
de tous les rites des funérailles et sans doute la récitation de
certains chapilres du Livre des morts, appris par cceur, rendaient le défunt assuré de la victoire et lui faisaient faire un
bon voyage. Pour lui mieux assurer le succes, on mettait
dans la boite a momie un papyrus contenant les principaux
chapitres du rituel, quelquefois le rituel au complet, et Von
écrivait des chapitres entiers a l'extérieur comme a l'intérieur des boites elles-memes. Lamomie était couverte d'amulettes et de symboles sacrés qui écartaient tout danger.
Lorsque le mort avait surmonté victorieusement toutes les
épreuves auxquelles était soumis son voyage d'outre-tombe,
il arrivait dans la salle de la Double-Justice, ou l'on récompensait et punissait. La Anubis psychopompe venait le
prendre et le conduisait devant le tróne ou siégeait Osiris,
assisté de quarante-deux assesseurs. Au pied du tróne se
trouvait placée une balance : dans l'un des plateaux de la
balance on placait une statuette de la vérité, dans l'autre le
cceur du défunt. Celui-ci faisait alors ce que l' oñ nomme la
confession; mais e' était une confession négative ; au lieu
d'avouer se~ fautes, il se déclarait pur par trois fois et passanl
en revue les crimes les plus communs, il déclarait ne les
avoir pas commis. ll devait prendre soin de n'avancer que la
vérité, car le Dieu Thoth, le scribe du cycle des Dieux, se
tenait pres du plateau ou se trouvait le cceur, un rouleau
de papyrus a la main, sur lequel étaient écrites les actions
du défunt. Si la confession du mort était exacte, les deux
plateaux se faisaient équilibre, le mort était sauvé, il pouvait
a son gré prendre les formes qu'il trouvait luí etre avantageuses, il devenait élu. Compagnon de RA et admis en sa
barque en cette qualité, il parcourait les deux hémispheres
et vivait de la vie divine. Si au contraire le cceur était trouvé
trop léger, le défunt devenait d'abord la proie d'un monstre
qui se tenait pres de la balance et que l'on nommait la grande
dévorante; selon le &lt;legré de la culpabilité, il était puní de
supplices affreux dont il pouvait cependant obtenir la gra.ce

•

73
quand le feu l'avait assez purifié, ou il était décapité, jetó ·
dans des lacs de feu ou des génies le tourmentaient a qui
mieux mieux, jusqu'a ce que la seconde mort ou l'anéantissement, la plus terrible des punitions, arriva.t pour luí. C'était
la la destinée de l'Ame, ou pour mieux parler, de la partie la
moins corporelle de l'homme. Quant au corps, il reposait dans
sa syringe; mais il pouvait reprendre vie. A vrai dire, de
cette nouvelle vie il ne jouissait guere ; mais un autre· luimeme en gofttait les délices. En effet, selon la doctrine égyplienne, le corps était la partie la plus matérielle de l'homme,
celle qu' on était obligé d' embaumer et de momifier pour la
préserver de la corruption. Cette partie de l'homme restait
dans le tombeau. Elle avait toutefois un dédouQlement, partie
moins dense du composé humain, mais corporelle cependant
et en tout semblable a l'enveloppe charn'elle : on la nommait
ka, double 1 • Ce double ne pouvait exister s'il n'avait un support : e' est pourquoi on remp]issait le tombeau de statues ou
de représentations _du défunt, pour prévoir le cas ou la momie
se détériorerait ou meme serait détruite. Ce double, gra.ce a
certaines opérations magiques parfaitement entrées dans les
mceurs et lareligion, vivait dans le tombeau comme le défunt
avait fait pendant sa vie terrestre. II était lui-meme le support
de l'a.me ou ha que nous avons vue dans la salle du jugemenl:
il y avait meme une quatrieme partie de ce composé humain,
la plus ténue et la plus spirituelle, qu'on appelait le khu, et
dont jusqu'ici on n'a guere pu délerminer les attributions.
C' était l'Ame, le ba et peut-etre le khu qui participaient ala
vie divine et entraient dans la barque du soleil. Le sort de
l'homme ainsi fixé était éternel, sans que nous sachions
cependant si•les Égyptiens attachaient au mot d'éternité le
méme sens que nous.
Il était nécessaire de résumer l'antique dootrine, afin de
bien faire comprendre quelles étaient les idées des Coptes,
LÉ CilRISTlANISME CBEZ LES ANCIENS COPTES

!. ) L'honneur de cette découverte, qui étail en réalité tres difficile, revient
tout entier a M. Maspero.

�74

REVUE DE L 'msTOlRE DES RELIGIO:'i'S
LE CHRlSTIA;";ISllE CHEZ LES ANCIENS COPT.ES

c'est-a-dire des Égyptiens chrétiens. Ces idées, il nous esl
facile de les connattre, car la vie ultra-terrestre était, pour les
Coptes comme pour leurs ancetres, la seule r~iso~ d' etre .~e
la vie terrestre et des souffrances ou des pnvahons qu ils
enduraient. En conséquence, loin de chercher a cacher
quelles étaient leurs espérances et leurs croyances, ils ont
cherché toutes les occasions de les manifester avec un luxe de
détails qui défie l'analyse. Il n'est pas un seul moine lant soit
peu hors del' ordinaire qui, comme dans l' Odyssée ou l'Énéi~e,
n'ait opéré, de son vivant, sa descente aux enfers: Or, lorn
d'agir comme les ressuscités qui n'ont jamais pu fa1re la description de ce qui s' était passé pour eux entre leur mo~t et
leur résurrection, les moines étaient loquaces et n'ava1ent
ri en de plus pressé que de raconter a leur~ confreres c_e
qu'ils avaient vu dans leur voyage souterram. Schnoud1,
Pachóme, un grand nombre d'autres opérerent leur descente
aux enfers. 11 était peut-etre encore plus facile de monter au
ciel et d'écouter les concerts angéliques. Cette facilité n'est
peut-etre pas un moyen bien sür de nous convaincre de la
réalité de toute cette fantasmagorie; mais certainement c'est
un tres bon moyen de nous renseigner sur l'idée que les
Coptes, moines ou autres, se faisaient de cette autre vie que
l'homme a toujours cherché a connattre.
Quand un homme était sur le point d'entreprendre le grand
voyage et de passer de cette vie dans l'autre, du haut du ciel
des anges descendaient ou montaient du fond des enfers vers
le lit ou le malade agonisait. Si le moribond avait mené une
vie vertueuse, les anges qui venaient alui, sachant qu'il pouvait aspirer au bonheur du ciel, descendaient du paradis au
nombre de trois, dont l'un se mettait a sa tete, un autre a ses
pieds. 11s tenaienl a la main un vetement de gloire dont ils
revetaient l'AI:Qie qui sortait du corps au moment ou la vie
cessait. Cette Ame étail exactement semblable au corps ; elle
était meme corporelle; on l'habillait, puis l'un des anges la
prenait par la tete, l'autre par les pieds, et on l'emportait
ainsi vers le ciel, pendant que le troisieme ouvrait la marche

75

en chantant des hymnes d'actions de gro.ces. Personne, pas
meme Pachóme, ne pouvait comprendre ces hymnes chant~es
dans unfl langue inconnue dont un seul mot s'entenda1l :
alleluia 1 ! Mais les favorisés entendaient distinctemenl les
chants et c'était chose tres ordinaire a Pachóme et a son disciple Théodore. Si, au contraire, le moribond avait mal vécu
et était prédestiné a la damnation, du fond des enfers montaient deux anges tourmenteurs, appelés aussi anges sans
pitié, qui prenaienl place a la tete et au pied_ du _mourant: Le
premier, pendant que le malheureux malade hvra1t sa dermere
lutte contre la mort, lui mettait a la bouche un gros hameQon
avec lequel il retirait une ilme noire qui était aussilot attac~ée
sur un cheval-esprit (qu'on me pardonne cene express1on
copte). Ces psychopompes d'un nouveau genre, dans les
deux cas, accompagnaient l'Ame vers le tribunal du juge souverain. Le voyage était pénible : on devait échapper a une
foule de dangers, éviter les ruses de l'ennemi, résister aux
puissances démoniaques. Quelquefois pendant le voyage, une
puissance, a. face de chacal (Anubis), se présentait pour enlever
le mort : il fallait alors que les apótres, les anges ou les
saints vinssent au secours du malheureux ; la puissance
résistait, mais elle cédait quand on lui montrait le jugement
de Dieu écrit sur un livre. C'est notamment ce qui arriva (en
songe) a l'eunuque Sisinnius, comme il est raconté dans un
sermon attribué a saint Cyrille. Lorsqu'on arrivait pres du
tribunal redoutable, il fallait traverser un grand lac de feu;
c'était l'épreuve la plus redoutable, on pouvait y rester, y
etre dévoré par des monstres sans nombre. Quand les moines
parlaient, a l'heure de la mort, des dangers d'outre-tombe,
c'est au sujet de ce lac de feu qu'ils manifestaient la plus
o-rande frayeur. On le passait cependant, quoiqu'a grand';eine, et l'on se présentait devant le tribunal ou JésusChrist siégeait entouré de ses apotres, comme assesseurs, et
1.) Cela signifie que l'hymne était en hébreu. Il y a contradiction, mais
cela importait peu aux Coptes .

..

�76

1

I\EVUE O.E L HISTOIRE DES I\ELIGIONS

plus tard de Schnoudi auquel avait élé promis le qualorzieme
1
siege • Un ange, armé d'un grand livre, montrait au nouveau
venu, les actions de sa vie enregistrées heure par heure;
c'était d'apres ce livre que l'Ame était jugée, glorifiée ou
condamnée.
Si le jugement était favorable, les anges célestes dont la
dignité répondait aux mérites de l'Ame jugée, entrainaient
joyeusement celle-ci vers le nord et lui faisaient embrasser
d'un coup d'reil la création tout entiere et les épouvantables
tourments auxquels elle venait d'échapper. Puis on la faisait
avancer encore plus vers le nord et l'on arrivait a la Jérusalem céleste et l'on s'arrétait devant la porte de la Vie.
L'Ame, avec le secours des anges ses conducteurs, devail
réciter les paroles de passe et dire : « Ouvrez-vous, portes
éternelles, ouvrez-vous, et le roi de gloire fera son entrée. »
Les auges qui veillaient a la porte répondaient : « Quel est ce
roi de gloire?» L'Ame ajoutait; « Le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats, le Seigneur des
vertus, voila le roi de gloire ~. » Les portes s'ouvraient alors
et en entrant l'Ame devait encore dire : (&lt; Voici la porte du
ciel; c'est par elle que les justes feront leur entrée 3 .» Alors
toujours en raison de la dignité et des mérites du nouvel
arrivant, les saints déja parvenus au bonheur paradisiaque
se levaient pour aller au devant de leur compagnon dans le
bonheur éternel. Si l'Ame était de grand mérite, on allait au
devant d'elle jusqu'a la porte de la vie; si elle n'avait qu'un
mérite moyen, on se contentait d'aller jusqu'a moitié chemin;
si le mérite était tout a fait ordinaire, les saints du paradis
attendaient l'Ame dans leurs habitations et se contentaient de
la saluer avec indifférence. Ce qui se passait sur la terre, lors1) Saint Paul occupait le treiziéme : quoiqu'on dise les douze apólres, c'est
les lreize qu'on devrait dire, el Schnoudi, par la grace du Messie lui-méme,
s'était accordé la quatorzieme place.
2) Psaume XXIV, v. 8-10.
3) Psaume CXVIII, 20.

LE CHRISTIANIS31E CHEZ LES ANCIENS COPTES

77

qu'on recevait des visiteurs, se reproduisait identiquement au
ciel. Apres avoirindiqué a l'Ame l'habilation qui serait désormais la sienne, les anges se meltaient en devoir de la présenter au Seigneur Jésus le Messie I qui l'admeltait au supr~me
bonheur de voir son humanité divine et lui adressait quelques
paroles de bienvenue. Si l'Ame était celle d'un moine, c'était
son pere spirituel qui la présentait a Jésus-Christ. Quand le
pere spirituel n'était pas mort, on lui ~onn_ait un remp~a¡;ant;
pour les cénobites de Pachóme, e éta1t samt Paul qm remplissait cet office, en attendant la mort du ~ondateur du cénobitisme. L'entrée ainsi faite, l'Ame était hbre d'entrer dans
son repos et de commencer sa vie céleste.
.
La vie qu'on menait dans le paradis était de !oqt po1?t semblable a celle qu'on avait menée sur la terre, c est-a-d1re que
les Coptes, n'imaginant pas de bonheur plus grand que de
mener au ciel la vie qu'ils avaient menée sur terre, a la
condition qu'elle f0t exempte de toutes le~ vicissitude~. terrestres, la dépeignaient d'apres leurs gross1eres convo1bses.
Chacun y habitait sa cellule ou sa mais?n, comme su~ la
terre. On y vivait avec ses amis; les momes y ret~ouva1~nt
leur monastere, les la1ques leurs familles; on pouvait se fa1re
des invilations et on usait de la permission. Dans un pays
br0lé par des chaleurs torrides, la fratcheur des ~mb~ages
et des sources a toujours été regardée comme un bien m_estimable; les jardins nommés du mot persan firdous (par~d1s),
étaient le nec plus ultra du luxe anciennemen_t co~me ~~JOUrd'hui; le paradis chrétien était vraiment un Jard_m _délic1_eux;
il était planté d'arbres parmi lesquels on_ d1stmgua1t de
magnifiques pommiers, sans doule en souvemr de la pomme
d'Eve. On pouvait se promener, s'asseoir a l'ombr~ de ces
arbres, manger de leurs fruits. Des sources merve1lleuses,
1

i) Jésus-Christ était ainsi a la fois au ciel et aux enfers sur un tribunal :
ce lle bilocation était..peu importante. D'ailleurs les légendes ne concordent pas
loujours. Cetle discordance ne saurait infirmer les preuves nombreuses que
j'apporle.

�REVUE DE L'HISTOIBE DES RELIGIONS
78
dont les quatre fleuves paradisiaques n'élaient qu'une pale
image, arrosaient le jardin et ses arbres; elles répandaienl
une délicieuse fratcheur que venaient encore augmenter ces
souffles du nord si ardemment désirés par les anciens habitants de l'Égypte. A l'ombre de ces arbres, a la fratcheur de
ces sources, au bruit murmuranl des ruisseaux ou des jets
d' eau retombant en légeres cascades, la vie était douce ; la
terre ne devait évidemment pas laisser deregrets, puisqu'on
en retrouvait tous les bonheurs centuplés. D'ailleurs, si l'ou
conservail encore quelque souvenir des humains condamnés
a la vie terrestre, si l'on s'inquiétait de leur sort, on pouvait
en avoir des nouvelles et etre en rapports fréquents avec eux.
L'entrée du paradis n'était pas ínterdite aux humaíns qui
n'avaient pas satisfait aux épreuves de la vie et du voyage :
on pouvaitmeme facilement faíre le voyage céleste. Schnoudi,
en compagnie de l'un de ses amis qui parut un jour l'avoir
oublié, allait au paradis le samedi, afin d'y entendre chanter
l'Apocalypse. Un moine des plus simples avait pris la douce
habitude d'y aller toutes les semaines: sous prétexte d'aller
visiter l'un de ses amis dans un monastere voisin, il se mettait en route le vendredi et passait le samedi et le dimanche
en compagnie des anges. 11 n' était pas toujours facile d 'entrer, mais en se faufilant parmi les nombreux arrivants, on
pouvail passer sans etre aperou. Comme le double avait la
parfaite ressemblance du corps, on ne courait pas grand
risque d' etre reconnu, l'éclat des habits seul différait; mais
les moínes n'étaient pas séveres sur l'article, et avec un peu
de propreté, l'on passait. Notre bon moine y emmena un
jour son ami; mais ils s'y oublierent dans leur bonheur el
une semaine passa sans qu'ils s' en fussent aperous. 11 n'y
avait rien d'étonnant a cela; dans la cité céleste, ils retrouvaient les memes habitudes que dans leur monast~re: les
moines bienheureux priaíent, chantaíent, lisaient l'Écriture
aux memes heures dujour et de la nuit; ríen n'était changé.
Ils pouvaient meme goftter aux fruils des arbres. Un jour,
Schnoudi, dans un des moments d'amertume dont sa vie ne

LE CHRISTIANISME CllEZ LKS ANCIE~S COPTES

79

fut pas exempte, maladc et ne sachant que manger, eut
envie d'une pomme. La saison n'était pas favorable. On le luí
dit. Mais l'un des moínes, celuí qui avait été chargé de la
garde des bestiaux, avait entendu la demande de son pere et
avait résolu de luí donner ce qu'il désirait. Comme il n'y
avait pas de pommes sur la terre, il se dit qu'il en trouverait
au ciel. Rendu dans son champ avec ses bestiaux, il adressa
une fervente priere a Dieu. Aussitót l'ange du Seigneur le
prit et le mena au ciel devant un magnifique pommier couvert
de fruits superbes, il lui dit d'en prendre ce qu'il voudrait
pour son pere. Le moine ne se fü pas príer, fit sa provision
et se ha.ta de redescendre sur terre pour aller porter le bíenheureux fruit a son pere. Schnoudi guérit de S{!ite, il serna
l'un des pépins et soudain un arbre crut et se couvrit de
fruits. Tous les freres en mangerent; tellement merveilleuse
était sa vertu qu'il suffisait d'en avoir mangé pour ne plus
etre exposé aux ophtalmies. Dans un pays ou l'on esl
continuellement exposé a cette maladie : un tel arbre eftt
été bien précieux; mais le ciel n'avait fait que le preter
a la terre et le pommier remonta un jour de lui-meme
au lieu dont il était descendu. Cependant quel que fftt le
sort privilégié des mortels, le paradis n'offrait pas toujours
des jouissances pures aux bienheureux. Certains moines
étaient consignés a la porte , attachés a un arbre, et
éprouvaient ainsi en quelque sorte le supplice que la Grece
a personnifié en Tantale. Pour les heureux saos mélange,
il y avait encore d'autres plaisirs : si l'on était en faveur
pres du chef de toutes les milices célestes , du stratélate
Michel , on pouvait etre admis a monter dans sa barque
aérienne et l'accompagner dans se~ navigations célestes ou
infernales. Voila, certes, un étrange paradis; mais que faisait
Dieu dans ce jardín de délices? Dieu, on ne pensait guere
a luí, on l'avait relégué derriere un voile sur son tróne
entouré des quatre archanges. La, il vivait dans sa gloire,
humait les parfums de la priere et de l' encens : c' était son
lot. Les élus vivaient a leur guise et s'en trouvaient fort

�80

REVUE DE L'BISTOIRE DES RELIGIONS

bien; car Dieu étail un bon pere qui laissait toule latitude a
ses enfanls.
Entre ce paradis a la mode égyptienne et la syringe ou le
double retrouvait tous les plaisirs de sa vie, se promenail
daos ses jardins, se reposait a l'ombre de ses arbres et a la
fraícheur de ses bassins, pourvu qu'on eú.t pris soin de figurer
le tout sur les parois de la tombe, je ne vois pas grande différence. Le double avait aussi ses festins, ou l'on exécutait
les chants les plus doux et les danses les plus gracieuses. Les
chrétiens avaient tout conservé et avaient mélangé ensemble
la vie du double et celle du ba ou du khou pour en faire un
seul bonheur enivrant. ll serait difficile de nier cette ressemblance des deux paradi::. Nous allons retrouver la meme identité dans le Tarlare ou Amenti.
Tout d'abord, les Coples n'avaienl éprouvé d'aucune fa9on
le besoin de donner a l'enfer chrélien un autre nom qu'a la
région souterraine et ténébreuse que leurs peres avaient
nommée Amenti: preuve évidente qu'il n'y avait pas grande
différence. En outre, cette Amenti des Coptes était, comme
celle de leurs peres, divisée en un certain nombre de régions
et s'étendait dans la direction du sud-ouest. Elle était remplie
de fleuves, de ruisseaux, de canaux, de marais et de fossés de
feu, peuplée de serpents, de vers énormes, de dragons a sept
teles. Dans les fleuves, canaux, marais et fossés, onjetait les
ames et on les faisait enfoncer jusqu'a ce que leurs tétes
eussent disparu. Évidemment encore ici, il ne saurait s'agir
d'Arries telles que nous l'entendons, mais du double qu'on
avait attaché sur un cheval-esprit, c'est-a-dire sur le double
d'un cheval. Selon le cas, chaque damné avait un compartiment séparé, ou l'on réunissait ensemble plusieurs damnés.
Les malheureux ne pouvaient se plaindre ou parler, car il
aurait fallu ouvrir la bouche et ils auraient absorbé des
flammes. Ils se contentaient de gémir sourdement. Pres de
chaque compartiment se lrouvaient d'innombrables anges
sans pitié, génies chargés de lourmenter les damnés et s'acquittant de leur mission avec une joie féroce. Ces génies ne

LE CBRlSTIANISME CITEZ LES ANClENS COPTES

81

ressemblaienl en ríen aux démons : c'étaient de véritables
ano-es au meme titre que les séraphins, n'ayant d'autre destin~tion et d'autre désir que de glorifier Dieu en punissant
les damnés. Armés de lances ou de longs fouets, ils per9aient
ou fouettaient les ámes des que l'une d'elles venait a lever sa
tete hors de la fosse de feu pour respirer un moment. Afin
de les mieux tenir en respect, on passait en la bouche de
chacune d'elles un mors de fer. Les Anges sans pitié s'cxcitaienl tour a tour a faire souffrir les suppliciés. Rien n'égalait
le plaisir qu'ils avaienl a montrer aux moines, leurs visiteur~,
les raretés et les curiosités de leur enfer. La chose allai l
meme si loin et était tellement en dehors de tout ce que pouvait imaginer un homme, que Pachóme s'en étonna et ne put
s'empecber d'en faire la réflexion. Selon les cri~es, le~ supplices étaient plus ou moins cruels, et cbaque vice ava1t son
quarlier séparé. Les enfants qui avaient abusé de_leur cor~s
avant que leurs parents ne les eussent mariés ét~rnnt réu?1s
dans une forteresse carrée et monolithe ou ils éta1ent cha.hés
en conséquence. A cerlaines époques, on variait les supplices;
mais le nouveau était toujours plus douloureux que le précédent. L'endroit le plus terrible était un précipice sa~s fond,
car en deux jours de marche on eú.t a peine pu en v01r la fin•
La grouillaient pele-mele les Ames et les monstres les plus
hideux · les premieres servaient de palure aux seconds.
Cepend~nt, comme dans le Tartare grec, au _jour o~ Orph~e
fit entendre les sons merveilleux de sa lyre, 11 y ava1t pa_rfo1s
relAche o-énérale dans l'Amenti et, comme les Eumémdes,
les Ang;s sans pitié oubliaient de se servi_r de l~urs fouets.
Tous les supplices cessaient. Cette ces~ahon éta1t me~e un
fait normal et avait lieu cbaque semame, le samedi et ~e
dimanche, de meme que tous les jours de grand~ fete; ma1s
apres ce re pos, l'Amenti reprenait vie et les supphces recommern;aient plus douloureux.
Pour la plupart des damnés, l'enfer devait e~re ,un séjour
sans fin ; mais celle éternilé des peines so~ffra1t d as~ez fréquentes exceptions. Le Seigneur le Messie, a l! priere de

�82

REVt;E DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

servileurs aussi dévoués et fcrvents que Schnoudi, M~caire
et Pisentius, l'éveque de Keft, faisait grace,_ meme a des
pai:ens. Schnoudi, nous l'avons vu, était condmt en enfer par
Jésus-Christ lui-meme, et nous ne devons pa5 no~s éton~er
qu'a sa requete le llessie ait fait grace a un ouvrier verr1~r
morl pres d'Akhmim ou Panopolis, vers le temps ou ~vait
lieu la fuite en Égypte. Au jour de sa fete, l_'archange M1chel
montait sur sa barque aérienne, descenda1t aux enfers, et,
par trois fois, il trempait son aile dans _les profonºd eurs de ce
Tartare dont il fallait plus de deux JOurs de marche pour
atteind;e le fond; achaque fois, il la retirait_chargée_d'une
multilude d'ames chrétiennes ou non, qu'1I sauvalt ~es
flammes del' enfer, car Dieu lui avait assuré cette prér~gahve
en récompense de sa brillante conduite dans la rébelhon de
Salan et de ses Anges. Moyennant une rétribution graduée,
Schnoudi se faisait fort de tirer de l'enfer !es parent~ de
ceux qui lui offraient de l'argent pour son ég!1se. Un 1:11ome,
se trouvant un jour dans un tombeau rempb de mofill?S des
temps les plus reculés, trouva le moren _de le_s_ ressusciter et
de leur demander leur histoire. S01t d1spos1t~on naturel!e,
soit effet des moyens puissanls qu'on em~loya1t, les mo~me_s
n'ont jamais refusé de satisfaire au _dé_s1r de c~ux qm les
interrogeaienl. Celles-ci raconterent s1 bien leur v1~ terrestre
el leurs souffrances infernales que le c°:ur du mome en _ful
to ché. II ne savait comment leur tém01gner sa compass1on
et~es délivrer de leurs tourments, lorsque soudain une idée
brillante lui traversa le cerveau. Sans plus tarder, il baptisa
toules les momies qui, par l'effet nécessaire du baptem~,
furent transporlées de l'enfer au ciel, des tourmenls a la féhcité. Je crois qu'on ne peut rien trouver de plus fort ~ue ce
fait pour prouver que dans la pensée des Coptcs, 1 enfer
ouvait ne pas etre éternel. Le christianisme catholique
!nseigne, au contraire, que l'Ame co?damn~e a l'enfer n'en
saurait plus sortir: pour les Ames qm, ~ans etre assez pures
pour etre admises sans tarder dans le ciel, ne sont pas assez
coupables cependant pour elre p.récipitées dans l' enfer, le

LE CHRISTIA~IS)IE CIIEZ LES ANCIENS COPTES

83

christianisme a créé le purgatoire. Les Coptes n'ont pas
connu le milieu, du moins ils n'en font jamais mention; ils
n'ont pas de mot pour le désigner. Ils s'en sont tenus a la
vieille doctrine égyplienne qui admettait une sorte de purification, si les textes qu'on interprete en ce sens ont été bien
expliqués.
Pour résumer les idées et les faits de ce paragraphe, il est
évidenl qu'il y a dans les idées que je viens d1exposer un développement ultérieur des antiques idées de l'Égypte, développement qui s'est produit sous l'action pénétrante du chrislianisme; mais le fond est identique. En lisant dans la vie de
Pachóme la description des supplices infernaux, on croirait
lire la description des tombeaux de Séti ¡ er ou de Ramesses V,
avec leurs interminables serpents et leurs lacs de feu ousont
plongés les damnés dont on ne voit que la tete. Les Anges
sans pitié ne sont autres que les génies égyptiens; ils ont les
memes insignes, la lance et le fouet de flammes. Le juge supreme est le meme, qu'il s'appelle Osiris ou Jésus le Messie ;
les anges psychopompes remplacent Anubis, et ceux qui
apportent le livre fatidique ne sont que des dédoublements
de Thoth. Mais ce qu'il y a de plus remarquable a mon sens
dans cette concordance d'idées, c'est ce qui se rapporte a
l'Ame. L'Ame a la figure du corps, elle a des pieds, des
mains, une tete; en un mot elle est un corps; on la brüle d'un
fcu réel, et non pas du feu mystérieux de l' enfer chrétien qui
ne peut etre qu'un feu symbolique. Au moins jusqu'a la résurrection des corps, on l'attache a des arbres avec des
cordes solides, et non pas le moins du monde avec des liens
fantastiques; en uu mot, la description qu'on enfait est celle
du corps. Et cependant il ne peul s'agir du corps, car le corps
a élé transporté a la montagne occidentale au milieu des
gémissements, des chants funebres et des nénies, comme
sous les Pharaons, s'y est décomposé et attend le grand jour
de la résurreclion générale. II ne peut non plus s'agir d'un
principe immatériel. De quoi s'agit-il done? Je le répete, a
mon avis, les Coptes avaient conservé sur l'Ame humaine la

�LE CHRISTIANISME CBEZ LES ANCIENS COPTES
REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS
84
théorie que M. Maspéro a si bien mise en lumiere; ils croyaien t
au double : dáns les anciennes tombes, le double vivait,
recevait ses amis, revivait sa premiere vie, malgré l'immobilité apparente du cadavre momifié ; d'apres les croyances
dites chrétiennes des nouveaux Égyptiens, le double menait
au ciel la vie meme qu'il avait menée sur la terre ou était puni
daos l'Amenti des supplices qu'il avait mérités pendant sa
premiere vie, celle qu'il avait passée sur terre. ~l est assez
curieux de rencontrer dans les ceuvres chrébennes des
Coptes la confirmation de la découverte faite par M. Maspéro 1 ; mais cette confirmation est réelle, et, abien examiner
le fond des choses, elle est moins surprenante qu'elle peut le
paraitre de prime abord. Elle paraitra meme toute naturelle, je l'espere, a ceux qui auront suivi le développement
des idées religieuses et chrétiennes en Égypte, tel que je viens
de l'exposer.
Dans la description de ces croyances coptes sur l'enfer et
le ciel, comme sur les autres points que j'ai traités, je n'ai
ríen inventé, rien ajouté et rien retranché; je n'ai fait que
traduire les récits que nous ont transmis les principaux intéressés, les Coptes eux-memes. Pour l'enfer et le paradis,
j'ai suivi Pachóme, car ce saint homme monta une fois ~u
ciel et descendit au moins deux fois en enfer pendant sa v1e
terrestre. Du reste, il s'en cacha si peu qu'il fut condamné a
mort par les éveques de la Haute-Égypte, réunis en concile a
Esneh'. Je ne pouvais done avoir de meilleurs guides, et pour
savoir ce que Pachóme, les moines et les Coptes croyaie~t, je

1) Cetle théorie a été développée tout au long dans une Conférence faite a
la Sorbonne par M. Maspéro et publiée ensuite dans la Revue philosophique.
2) Je dois encore rassurer mes lecteurs : Pachome r~~ut si~plement q~elques coups de matraque et fut enlevé par de~x mo1~es v1goureux ~m le
firent sortir a la dérobée de l'église dont on ava1t ferme les portes. Lom de
nier ce dont on l'accusait, il fit une simple distinction : on lui reprochait
d'avoir dit qu'il était alié au ciel, il niait cetle parole ; il avait simplement
dit qu'il avait été conduit au ciel. La différence lui semblait énorme ! elle
était en effet assez grande pour ses contemporains, si on les juge d'apres
leurs idées ; or Pachóme ne pouvait résister a un ordre venu des cieux.

80

ne pouvais mieux faire que d'interroger les Coptes, les moines
et Pachóme, et de rapporter fidelement leurs paroles. C'est
ce que j'ai fait sans arriere-pensée.
Et. maintenant, que résulte-t-il de cette exposition un peu
longue peut-etre, mais en laquelle cependant ont été omis
. quantité de faits et de croyances secondaires? La religion des
Coptes était-elle le christianisme tel que nous le connaissons
par les monuments des premiers siecles de l'ere chrétienne,
par les ouvrages des Peres de l'Église d'Orient ou simplement
des docteurs de l'Église d'Alexandrie? Était-elle la pure religio'n de l'antique Égypte telle que nous l'ont révélée les papyrus, les monuments lapidaires et les explicatious des égyptologues ? 11 serait également téméraire de répondre
affirmativement a l'une comme al'autre question. Ce qu'il y a
de certain, c'est que les croyances populaires des Coptes,
moines ou laiques, étaient une sorte de produit batard de l'ancienne religion égyptienne et du christianisme. Les éléments
. purementégyptiens y dominent,comme ilm'aétépossiblede le
démontrer. Évidemment entre l'Égypte chrétienne telle que le
la dépeignent les histoires, et l'Égypte chrétienne telle qu'elle
ressort de cette étude, au point de vue des croyances, il y a
une énorme distance. On ne saurait cependant en accuser
trop vivement les historiens qui n'avaient a leur disposition
que les sources grecques et latines. Cependant, en face des
prodiges et des monstruosités qu'ils rencontraient, ils auraient
pu réserver leur jugement. Les véritables coupables sont les
abréviateurs grecs ou latins qui ont induit le monde occidental en erreur. On peut réclamer, il est vrai, en leur faveur
certaines circonstances atténuantes : ils avaient peu ou point
de jugement ; les choses les plus extraordinaires étaient les
plus favorablement accueillies par eux et ils n'ont jamais
soupt¡onné le vrai caractere du peuple égyptien. 11 en est tout
autrement d'un homme qui avait certainement un esprit peu
ordinaire et meme des prétentions a la critique, mais que
son caractere violent et son imagination malade ont entratné

�86

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

dans une suite d'erreurs que la plus grande partie des chrétiens partagent encore aujourd'hui : je veux parler de saint
Jéróme. C'est a lui surtout que remonte la responsabilité de
cette duperie universelle, ainsi qu'a quelques autres, notamment a Rufin. Saint Jéróme ne trouvait pas de mots assez
éloquents pour défendre la vie angélique de ces moines ;
c'était, d'apres lui, le paradis sur terre que ces réunions de
moines, que ces déserts peuplés d'ascetes qui n'avaient de
l 'homme que l'apparence corporelle. 11 a peut-étre cru ce qu'il
disait ; cependant il n'hésitait pas a traiter ces memes moines
d'hérétiques et de démoniaques lorsqu'il s'agissait de ces
puériles controverses religieuses du 1v• siecle, surtout de
l' origénisme. On est en droit de réclamer de lui un peu plus
de critique et de jugement que des autres auteurs de son
époque, car il prétendait décrire des réalités. Or, la vérité
est tout autre qu'il ne l'a dépeinte. Saint Jéróme a obtenu
ainsi des succes littéraires, il n'a mérité aucune confiance de
la part de !'historien.
Ces réflexions expliquent en grande partie la différence qui
existe entre la réalité et l'histoire officielle. Cette histoire
officielle esta refaire. La conclusion que je tire serait encore
plus évidente si j'avais eu aparler des moours de ces célebres
moines. J'ai voulu m'en tenir ici aux seules idées dogmatiques : j'ai traité ailleurs et je traiterai encore, quand l' occasion s'en présentera, de la vie morale des cénobites et des
anachoretes égyptiens. Si le christianisme n'avait ríen de
mieux a présenter a l'admiration humaine que ces religienx
de l'Égypte, il aurait vraiment peu de chance d'obtenir la
premiere place qu'il revendique dans l' élévation progressi ve
de l'humanité par la morale religieuse. Heureusement pour
la religion chrétienne, elle a d'autres vertus que les vertus
égyptiennes. Quoi qu'il en soit d'ailleurs de cette question, on
a pu voir combien les croyances que j'ai exposées ont eu d'influence sur les dogmes actuels. Cette influence n'a pas toujours peut-etre produit des effets purs de tout alliage superstitieux ; mais quelle est la religion dont on ne puisse en dire

LE CHRISTIANISME CHEZ LES ANCIENS COPTES

87

autant? Plus l 'homme avancera dans le temps et dans la connaissance de son histoire intime et de sa genese: plus ses pensé es s'épureront, plus il se délivrera des superstitions que lui
ont léguées les siecles passés et son origine peu brillante.
Le progres n'a pas lieu en un seul jour : il est le fruit
presque toujours latent d'une foule de causes qui agissent de
concert; on ne l'aperi;oit que lorsqu'il a eu lieu. Ríen ne
peul mieux servir au progres général de l'humanité que la
connaissance la plus exacte possible du développement de ses
croyances religieuses. A ce point de vue, j'espere que la présente étude ne sera pas inutile : démasquer l'erreur, c'est
proclamer la vérité.
E. AMÉLl~EAU.

�LES HÉTÉENS

LES HÉTÉENS
UN NOUVE!U PROBLEIE DE L'HISTOIRE D'ORIENT

Histoire de l'art dans l'antiquité, par G. Perrot et Ch. Chipiez, tome IV.
Livre VI•, Les Hétéens. Paris, i886. - The Empire ofthe Hittites,
by W. Wright, with decipherment of hittite inscriptions, by Prof.
A. H. Sayce. Second édition. London, 1886.

Les queslions orientales sont fort a l'ordre du jour; dans certains
pays comme l'Italie et l'Espagne, en &lt;lehors d'un cercle tres restreint, on ignore jusqu'a leur existence méme. En France, il y a
une nuance ; si, par exemple, les grandes découvertes de l'Egyptologie et de l'Assyriologie ont trouvé un accueil sympathique, l'hommage s'adresse aux savants plutót qu'a la science. En effet, la résurrection des vieux empires des bords du Nil et de l'Eupbrate ne
semble pas faite pour toucber nos conte~porains. On s'accommodait fort bien des légendes accréditées ou des lambeaux de vérité
conservés dans les auteurs grecs et quelques chapitres des livres
bistoriques de l'Ancien Testament. Peu importe qu'une commission
composée d'hommes compétents recherche les traces de la servitude des Hébreux sur la terre d'Égypte ou bien que les savants
trouvent d'étonnantes confirmations de l'Écriture dans les textes
assyriens? Cette érudition semble superflue; une question traitée
au point de vue abstrait de la science pure ou de l'exégese biblique
laisse le grand public parfaitement indifférent.
11 n'en est pas ainsi dans les pays protestants. Tout ce qui concerne la Bible offre un intérét considérable ; il en résulte pour les
études orientales une publicité tres étendue. Des découvertes
récentes ont sollicité l'attention d'une maniere spéciale, a cause
des liens intimes qui rattachent ces données nouvelles a plusieurs
passages des Livres saints. Il ne s'agit rien moins que de l'étonnante

..

89

apparition d'un empire oublié qui est venu tout a coup réclamer sa
place dans l'histoire. A cóté des civilisations connues qui ont partagé
le monde antique, échappant aux narrateurs officiels, tels que
Hérodote ou Ctésias, une vaste confédération aurait existé depuis
les bords de l'Euxin jusqu'a la mer Ég~e, sans laisser d'autres traces
que celles qu'on retrouve dans des textes encore indéchiffrés pour la
plupart et quelques sculptures répandues en Syrie etenAsie-Mineure.
Cette confédération aurait été toute-puissante avant l'apogée de la
domination assyrienne. Les découvertes du Docteur Schliemann a
Troie et les monuments épars en Asie-Mineure jusque dans le voisinage de Smyrne prouvent l'étendue de cet empire au nord, tandis
que, au sud, son existence semblerait s'étre affirmée avant l'Exode
des Hébreux. De plus, si l'on adoptait certaines théories de Mariette
sur l'origine d'une des dynasties des Hycksos, on ve.rrait encore
jusqu'en Égypte des traces de cetle prépondérance.
Le livre de M. Wright intitulé : The Empire of the Hittites contient l'historique de la découverte des inscriptions qui ont servi de
base aux premieres tentatives d'identification et un aper&lt;;u des
monuments, de la langue et de la civilisation des Hétéens, puisque
c'est ainsi qu'on est convenu de nommer ces nouveaux venus. Ce
livre et celui de M. Perrot (Hist. de l'art, t. IV) sont les deux reuvres
qui résument l'état de la question au point de vue de l'épigraphie
et de l'archéologíe.
M. Wríght a été l'un des promoteurs des études hétéennes. C'est
lui qui a signalé (1872) l'importance des inscriptions revétues de
ces étranges hiéroglyphes dont on se préoccupe en ce moment. La
découverte des premieres inscriptions s'est accomplie dans des
círconstances tres particulieres, présentées par M. Perrot, dans son
remarquable article de la Revue des Deux-Mondes (15 juillet 1886),
d'une maniere si intéressante que nous n'avons besoin que de les
rappeler sommairement.
Le voyageur Burckhardt avait remarqué despierres couvertesde
hiéroglyphes dans une maison d'un bazar a H~math. En 1870,
MM. Johnson, consul général des Etats-Unis a Damas, et Jessup,
missionnaire, en prirent des empreintes ; celles-ci ayant été communiquées a la Société Palestine Exploration Fund, on envoya
M. Drake en Syrie relever les inscriptions signalées. En 1872,
M. Wright parvint, a force d'adresse et de sang-froid, a mouler les
pierres et a expédier les moulages au Musée Britannique. Depuis

�90

REVU.E DE L'HlSTOIB1: DES RELlGIONS

lors, l'intéret éveillé ne se lassa pas, et on entreprit l'étudo
consciencieuse de ces caracteres bizarres.
.
M. Perrot, apres avoir retracé le développement de l'art oriental
et défini le concours qu'apporterent les Phéniciens dans cette reuvre
de diffusion était arrivé a l'étude de ces documents nouveaux. L?rs
de sa grande Exploration en Galatie, il avait déja ~ompri~ 1:1mportance de certains vestiges de l'art dont il relevait les irrecusables témoignages en des lieux a peine connus des v?yageurs. l~
les avait étudiés, ne se doutant pas de l'utilité qu'auraient ~~ur lm
ces constatations minutieuses. Moi-meme, intimement lie avec
Texier,j'étais loin de penser cambien je m~ pré~ccupe~~s a mon
tour de ces memes documents, alors que j'ecouta1s le rec1t de ses
longues courses en Ptérie, narrées avec cet entrain e_t cette verve
qui faisaient de mon savant ami un conteur sans pareil.
La question que nous allons essayer de faire _connaitre,__se pose
complexa des Je début; !'origine du peuple rem1s en lumiere, son
intluence en Asie, la part qu'il a prise aux événements contemporains, entourent de difficultés une étude dont l~s éléments so_nt
d'une nature toute spéciale. Si le siége de l'empire est peu fac~le
a définir, s'il y a lieu meme d'en contester l'étend~e. et_la duree,
quels ne doivent pas etre les tatonnements et les hes1tations, lorsqu'on aborde les problemes épigraphiques au sujet ~•un:,lang~e
a peine soup&lt;;onnée et d'une écriture étrange, enfant~e: J osera1~
dire conservé e sur de rares moouments ?... Or, c'est prec1sément a
l'aide de ces derniers que la lumiere · s'est faite, et que certaine~
ruines, jusqu'alors d'une attribution douteuse, se sont vues tout a
· coup reportées a l'actif des Hétéens ; ainsi, par exempl~, ce~es de
Boghaz-Keu'i, petit village de la Galatie, visitées en dermer ~ieu par
MM. Perrot et Guilla'ume. Elles avaient déja attiré l'attentio~ des
voyageurs Barth, Hamilton et Texier ; on les rattacha~~ géneral~ment a l'art mede. nen était de meme de celles de Eumk, cons1dérées comme la résidence d'été d'un satrape ou d'un gouverneur
de province. A Boghaz-Keu'i,le monument de la Pierre écrite tYasiliKafa) est d'une conservation parfaite et n'a jamais eu d'_autres_ acce~soires que ceux qui existent maintenant. Une encemte d1sposee
par la nature, agrandie et régularisée par la m~n, de~ h?mmes
forme une salle rectangulaire ; sur les rochers tailles a pie sont
sculptés les bas-reliefs disposés en différents tableaux qui l'entourent a une bauteur de quelques pieds seulement.

LES HÉTÉENS

9t

C'est la que s'avancent, a droite et a gauche, des processions
d'hommes et de femmes, les uns vétus de courtes tuniques, la tete
couverte d'un bonnet conique recourbé, les autres portant de
longues robes trainantes, les cheveux épars sur le dos, coiffées de
hautes mitres crénelées. Cerlains brandissent des symboles, des
signes mystérieux ; tous convergent vers le fond de la salle ou •
s'accomplit la rencontre des deux corteges.
A Karabel, pres de Smyrne, puis en Cilicie, Jans les défilés du
Taurus, a Ibreez, non loin du sommet couronné de neige du BulgarDagh, enfin sur l'emplacement de l'antique cité de Karkemish, on
retrouvait des sculptures accompagnées de caracteres hiéroglyphiques. Ces caracteres étaient pareils a ceux que tiennent a la
main les divinités mitrées de Boghaz-Keu'i; ils accusaient des
rapports intimes avec les inscriptions découvertes aHamath et tout
d'abord appelées &lt; hamathéennes. &gt; Quand M. Wright suggéra que
ces textes étaient dus aux Hétéens, il avoue que sa théorie fut
rec;ue magno cu,m, risu. Maintenant elle est acceptée de tous les
savants, et M. Sayce, tombant d'accord avec MM. W. Wright et
Hayes Ward, les a rattachés aux monuments, d'apres la ressemblance des symboles mélés aux personnages. La langue s'est
trouvée de la sorte intimement reliée a l'art, et les épigraphisles
ont pu donner la main aux archéologues pour marcher ensemble
vers la solution du problema.
Qu'était-ce que ce peuple des Hittites? La Bible, les inscriptions
assyriennes et les textes hiéroglyphiques sont la pour répondre.
La Genese nous fait connaitre les Hétéens comme descendants
de Heth, second fils de Canaan ; il en est fait mention pour la
premiere fois au temps d'Abraham lorsque ce patriarche vint a
Hébron (Kirjath-Arba) acheter le champ et la caverne de Machpelah,
apparlenant a Ephron, le Hétéen, afin d'y déposer les restes de
Sara. Dans l'Exode, le nom des Hétéens ne se présente que dans
la formule du dénombrement des peuples qui occupaient la terre
promise. Josué semble désigner, a cóté des fils de Heth, un autre
peuple auquel il attribue pour domaine une région située au nord
du pays de Canaan , jusqu'a la grande mer qui regarde le soleil
couchant. La Bible offre sur eux peu de détails; elle se tait sur
leur religion et les montre absorbés daos des occupations commerciales; sous les Rois, on les voit trafiquer avec l'Égypte pour
vendre des chevaux et des chars.

�92

REVUE DE L'llrSTOIRE DES RELIGIONS

L'un ou l'autre de ces peuples peut-il etre assimilé aux KMtas
des textes égyptiens et aux Khatti des inscriptions assyriennes?
Sont-ce les enfants de Heth ou bien les Hétéens du Nord que l'on
trouve sous Séti J.., puis sous Ramses II (XIX• dynaslie) combattant
a Qadesh, sur l'Oronte, ligués avec les Dardaniens, les Pédasiens,
les Mysiens, etc., contre la puissante armée égyptienne, lutte mémorable dont le poete Pentaour chanta avec transporls les péripéties
ainsi que la vicloire du Pharaon? Le pylóne de Louqsor, le grand
spéos d'lpsamboul et les murs du Ramesseum ont enregistré les
scenes émouvantes de cette bataille célebre.
D'apres les inscriplions assyriennes, la puissance des Khatti (les
Héléens du Nord) fortement ébranlée au xne siecle par Tuklat-palAsar fut enfin totalement détruite par Sargon, fondateur du second
Empire (vmº s.). Pisiri, dernier roi des Khatti, fut jeté dans les fers,
et le vainqueur transporta les habitants de Karkemish au pays
d'Assur. Karkemish était alors le centre d'un transit important, et
commandait, par sa siluation géographique, la grande route de
l'Asie-Mineure livrée, apres sa chute, aux conquetes assyriennes.
Tous ces faits rapidement esquissés prouvent l'importance de
l'étude des rares textes hétéens, étude a laquelle s'applique
M. Sayce avec une persévérance qu'on ne saurait trop louer. L'épigraphie a conquis peu de chose, il est vrai ; ce~. inscr'.pt~ons
résistent jusqu'ici aux efforts des savants d'une maniere qui p1~e
d'autant la curiosité. Les quelques déterminatifs de noms de ro1s
·et de pays qu'on est parvenu a dégager font espérer pourtant que
bientót on s'en rendra maitre.
Une fois en possession de ces nouveaux renseignements, on sera
en droit de se montrer exigeant. Que révéleront-ils a notre légitime
curiosité 1 11 esl évident qu'au point de vue de l'art et de son développement régulier dans la Haute-Asie, bien des lacunes seront
comblées. Des maintenant, on pressent que les Phéniciens n·ont
pas été les seuls intermédiaires entre rOrient et l'Occident, c'~sta-dire entre les peuples anciennement civilisés des vallées du Nil et
de l'Euphrate, d'une part, et, de l'aulre, les tribus encore sauvages
qui habitaient les i.les et les rivages de la mer Égée. Vers l'ouest
de la Mésopotamie, au nord-ouest de la Syrie, la configuration
meme du sol permet de deviner les rapports faciles qui pouvaient
s'établir entre des populations si éloignées. Le courant civilisateur,
apres avoir subí certaines modifications d'apres le génie propre

93

LES BÉTÉENS

í

aux nations qu'il visitait, se dirigeait vers les embouchures de
l'Hermus et du Méandre et atteignait enfin les mers de la Grece.
Ce róle d'initiateurs semble avoir appartenu aux Hétéens aussi bien
qu'aux Phéniciens.
M. Perrot a enregistré avec son admirable méthode les documents
connus jusqu'ici, depuis les bas-reliefs de Singirli jusqu'aux
longues processions de Yasili-Kaia; il a groupé ceux qui sont
attribués aux Hétéens en cherchant le lien logique, a défaut de
textes déchiffrés et de dates précises. Les sculptures, steles royales,
ou bas-reliefs, sont rares, peu flatteuses pour l'ooil. C'est un art lourd,
maladroit, quioffre des réminiscences de certaines oouvres d'artistes
orientaux sans jamais atteindre a leur originalité et a leur expérience. Ajoutez, en plus, la '.Présence genante des mqssifs hiéroglyphes, taillés en saillie, qui achevent de détruire le peu d'harmonie que parfois on pourrait trouver. Je me r~fuse a attribuer au
puissant empire des Khétas, en rapport avec l'Egypte et l'Assyrie,
certains échantillons que l'on possede. L'impression que ces derniers produisent sur moi est tres saisissante. Quelques sculptures
accusent, non l'archai'sme, mais le déclin; elles semblent etre
aux produits achevés d'un art dont l'époque brillante, encore
inconnue, nous échappe, ce que sont a l'époque grecque les basreliefs de la décadence romaine dans lesquels les traditions les plus
élémentaires sont méconnues, la plastique étant retombée en
enfance I Je parle dans certains cas, et en faisant des réserves,
trop longues a expliquer ici.
Les fouilles, entreprises sur plusieurs points du territoire occupé
par les Hétéens, donneront des résultats sérieux ; mais, pour l'instant, il faut se contenter des notions confuses que nous venons
d'esquisser rapidemeot.
Le point capital qui demeure acquis, c'est qu'on ne peut plus
s'en tenir au cliché vieilli et qui date de hier a peine, a savoir que
l'Orient, c'est-a-dire la Chaldée, l'Assyrie et l'Égypte, ont légué
leur expérience aux Grecs, grace a l'intervention des Phéniciens.
On aperi;oit a cóté de ceux-ci les Hétéens, agents jusqu'alors
inconnus. Ils semblent ~tre restés indépendants, possesseurs d'un
art et d'une langue différant totalement de leur entourage. S'ils
ont résisté, par contre, qu'ont-ils donné? Telle est la question
intéressante qui se trouve désormais posée.
J. M.

�REVUE DES LlVRES

REVUE DES LIVRES
Notice sur le livre de Barlaam et .Joasaph, accompagnée d'extraits
du texte grec et des versions arabe et éthiopienne, par H. Zolenberg. Paris,
imprimerie Nationale, 1886.
Sous ce titre modeste, M. Z. nous donne une étude approfondie sur un roman
cbrétien des plus intéressants et presque unique en son genre dans la littérature des contes édifiants qui, venus de l'Orient lointain, se sont répandus jusqu'aux dernieres limites de l'Occident, et apres s'etre transíormés et modifiés
chemin faisant suivant les croyances et le génie des peuples qui les ont adoptés,
conservent encore le charme primitif du milieu enchanteur qui les a fait éclore.
Telle est la légende sacrée de Bouddha Qakyamouni, qui, rédigée dans l'Inde
pour l'édification des Bikschous, est devenue, sous le nom de « livre de Barlaam et J oasaph », une sorte de catéchisme universel dans lequel les orthodoxies
les plus irréconciliables, musulmane, juive et chrétienne, ont pu trouver et
metlre leur enseignement de salut. Mais, si !'origine indienne du roman aseétique est connue, l'auteur et l'époque de sa rédaction restent encore a déterminer et c'est cette tache ardue que M. Z. a entreprise dans ce mémoire. II procede avec une méthode lumineuse et avec cette vaste érudition dans les littératures patristique et orientale qui fait de ses ceuvres les répertoires les plus
súrs pour ces recherches difficiles et induement délaissées de nos jours.
Déja en 1864, M. Z. donné, avec M. Paul Meyer, l'édition d'une version
franc;aise du roman de Barlaam et Joasaph. Les éditeurs s'étaient alors bornés
a dire que l'ouvrage avait probablement été composé en Egypte et qu'il était
antérieur a l'islamisme. Ces conclusions, adoptées par Littré, ont été contestées
par M. Max Muller et M. G. París qui considerent le texte grec comme une
traduction due a saint Jean Damascene. M. Z. reprend la question et cherche a
établir que c'est une ceuvre originale. Puis, il produit des raisons qui doivent
faire admettre que ce texte a été rédigé en Syrie, dans la premiere moitié du
vn• siecle, gu'il renferme les traces des controverses religieuses du temps et,
enfin, qu'il a été la source de toutes les traductid!ls et imitations connues.
Le mémoire de M. z. se divise en sept chapitres. Je les analyserai successivement afin d'en faire comprendre tout t'intéret.
Premiere partie. - M. Z. commence par donner la liste complete des manuscrits qui représenlent dans les bibliotbeques européennes le texte grec du livre

a

95

de Barlaam ·et Joasaph. Avec une vaste érudition bibliographique tres rare, il
compulse en meme temps les nombreux manuscrits des Bibliotheques publiques
de Paris, Vienne, Munich et Oxford, les manuscrits isolés existant au Musée
britannique, a Heidelberg, a Rome, a Fiorence, a Venise, a Turin, a Madrid, a
Moscou et jusqu'a ceux de la bibliotheque patriarcale du Caire, du couvent de
Saint-Saba et de celui du Mont Athos. Les plus anciens de ces ms.nuscrits,
ceux du x1• au xv• siecle, a l'exceplion de deux exemplaires, nous apprennent
que l'histoire de Barlaam et de J oasaph a été apportée dans la ville sainte
(Jérusalem) par un moine du couvent de Saint-Saba nommé Jean. Quelques
copies modernes désignent ce personnage « comme moine du couvent SaintSinai' ou Saint-Sina1tes ». Dans un petit nombre .d'exemplaires des xvi• et
xvu• siecles, on lit que ce récit, apporté par quelques hommes pieux de l'lnde
a Jérusalem, au couvent de Saint-Saba, a été rédigé par saint Jean Damascene.
D'apres le titre de deux exemplaires de la Bibliolheque Nationale, le texte du
livre précité serait une traduction faite en langue grecque par un moine géorgien, nommé Euthyme d'Jbere, personnage célebre dans l'histoire ecclésiastique
et littéraire de la Géorgie. Les légendes rapportées a son sujet nous montrent
que les commencements de la littérature géorgienne, peu originale d'ailleurs,
ne datent que de la seconde moitié dux• siecle. Il parait done tres invraisemblable qu'un ouvrage d'une forme si achevée, a la fois si profond et si éloquent,
comme le livre de Barlaam et de Joasaph, ait été composé primitivement en un
idiome encore inculte. 11 y a plus : les innombrables cilations de la Bible et
des Peres de l'Eglise qu'il renferme sont reproduites littéralement ~•apres le
texte grec de ces livres. Outre cela, !'origine grecque est prouvée par plusieurs
étymologies qui ne sont possibles qu' en grec.
Tandis que le témoignage des quelques copies qui indiquent Jean de Sina'i
comme auteur du livre de Barlaam et Joasaph n'a été accepté comme authentique que par un ou deux savants du xvn• siecle, la traduclion qui attribue
l'ouvrage a saint J ean Damascene a rencontré l'assentiment plus g~néral de
la critique. Néanmoins, en présence de la diversité des titres, les écrivains
qui se sont occupés du célebre roman ascétique ont jugé nécessaire d'appuyer
leur opinion par des preuves tirées du livre lui-méme.
DeU3Jieme partie. - L'abbé de Billy, traducteur latin du livre de Barlaam et
Joasaph, a réuni plusieurs arguments souvent reproduits en faveur de l'attribu·
tion a saint Jean Damascene. II se résume en ces cinq points: 1° Georges de
Trébizonde, savant gr&lt;!c renommé, considérait saint Jean Damascene comme
l'auteur du livre de Barlaam et Joasaph; 2° le style du livre de Barlaam et
Joasaph est le méme que celui des écrits de saint Jean Damascene ; 3° on
rencontre dans le livre de Barlaam et Joasaph, comme dans les ouvrages de
saint J ean Damascéne, de nombreux passages empruntés aux écrits des Peres
de l'Église, parliculierement de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze;

�97

REVUE DES LIVRES

96

REVUE DE L'msTOIRE DES RELIGIONS

i• le livre de Barlaam el Joasaph contient heaucoup de passages littéralemeot
empruntés au traité de saiot Jean Damascene De Orthodoxa Pide, notamment
le passage sur le libre arbitre; 5° le livre de Barlaam et Joasaph renferme
une dissertation sur le culle des images, question fort controversée du temps
de saint Jean Damascene.
M. z. n'a pas de peine a écarter cés difficullés. Au témoignage de George5
de Trébizonde, il oppose l'autorité plus grande du P. Lequien qui avait exclu le
livre de Barlaam et Joasaph de la série des écrits authentiques de saint Jean
Damascene. On peut aussi négliger l'affirmation vague et dépourvue de preuves
relative au style de sainl Jean Damascene. L'appréciation du style de saint
Jean Damascena par le P. Lequien n'est pas au fond tres favorable. ll est ln
effet peu d'écrivains ecclésiastiques dont la diction révele, a un degré plus prononcé, la pensée orientale dans un vétemenl d'emprunt. Jean Damascene parait
d'ailleurs lui-méme avoir eu conscience de son inbabileté dans l'art d'écrire. Le
livre de Barlaam et Joasaph, au point de vue de la diction !'un des plus
remarquables de la littéralure ecclésiastique, se distingue, au contraire, par la
parfaite correction du langage, par l'usage des nuances les plus délice.tes de la
syntaxe, par l'ordonnance savanle des périodes et surtout par la variété et la
richesse du vocabulaire; il n'emploie ni néologisme ni constructions inusitées.
M. z. donne a l'appui de cette affirmation des exemples tres variés et lout a fait
probants.
Le troisieme argument allégué par l'abbé de Billy, dit M. Z., quand méme il
serait mieux fondé, ne prouverait pas encore que le livre de Barlaam et Joasaph
a saint Jean Damascene pour auteur. Les écrivains ecclésiastiques appuient
d'ordinaire leurs démonstrations par des citalions nombreuses d'auteurs plus
anciens; il serait done tout aussi légitime, si I'on admettait ce raisonnement,
d'atlribuer le livre de Barlaam et Joasaph a n'importe que! Pere de l'Eglise.
D'ailleurs les extraits qui se rencontrent daos les deux ouvrages font voir entre
eux certaines dilférences, attestant que saint J ean Damascene et l'auteur du
livre de Barlaam et Joasaph n'ont pas eu sous les yeux le méme exemplaire du
texte sacré. D'autre part, est-il bieu vrai que ce livre renferme de nombreux
passages littéralement transcrits du traité de saint Jean Damascene? M. Z. fait
remarquer avec raison que ces sortes d'aoalogies sont loin d'apporter la certitude. En effet, on peut supposer : 1 ° que le livre de Barlaam et Joasaph, plus
ancien, a été connu de saint Jean Damascene et cité par lui ou 2° que les écrits
de saint Jean Damascene ont élé utilisés par l'auteur du livre de Barlaam et
Joasaph, ou enfin 3° que le livre de Barlaam et Joasaph plus ancien que les
écr;ts de Jean Damascene, a été interpolé apres coup, pour établir un accord
dogmatique qui n'existait pas primilivemenl. M. Z. releve toules les discordances qui existent entre les deux auteurs relativement a la pratique de l'aumone, au détachement des choses de ce monde et aux facultés de !'Ame
humaine. U en résulte que la dissertation sur le libre arbitre insérée dans le

livre de Barlaam et Joasaph est indépendante du chapitre de Jean Damascena
qui traite du méme sujet; qu'elle est en grande partie directement empruntée
au traité de Némésius sur la nature de l'homme dont a fait usage également
saint Jean Damascene, et que la définition amplifiée de la volonté qui parait
venir de quelques commentaires d'Aristote est le seul passage reproduit litléralement dans les deux ouvrages.
11 subsiste néanmoins quelques passages communs dont l'analogie ne peut
pas étre mise en doute. M. Z. reconnait ne pas étre a méme d'indiquerla source
premiere de ces passages. On se trouve ainsi de nouveau en présence des
hypotheses énumérées plus haut, dont celle qui a été adoptée par l'abbé de Billy,
est peut-étre la moins vraisemblable. Nous savons que la plupart des démonstrations de Jean Damascene sont empruntées a des ouvrages antérieurs. Depuis
que daos les controverses religieuses, notamment daos les débats des Conciles,
la coutume s'était établie d'argumenter par des citatioos des Peres de l'Eglise,
il existait-des col!eclions de textes, des Paralleles, dont les écrivaios du vn• et
du vm• siecle faisaient un fréquent usage. C'est d'un recueil de ce genre, on
peut le supposer, que les extraits dont il est question oDi passé daos le roman
aussi bien que daos le traité théologique de Jean Damascene.
Quant au culte des images, invoqué par l'abbé de Billy, il faut remarquer
qu'il avait existé depuis le rv• siecle. Longtemps avant les premieres controverses que lit naitre le décret de Léon l'Isaurien, les auteurs ecclésiastiques,
dans leurs polémiques contre les pai:ens et les juifs, avaient été amenés plus
d'une fois a expliquer et a justifier la vénération dont les fideles entouraient les
images et les reliques sacrées.
Déja saint Cyrille d'Alexaodrie réfute les sarcasmes de l'empereur Julien touchant l'adoration de la Croix. Une apologie tres positive du culte des images
contre les objections des juifs, par Léonce, évéque de Néapolis, en Chypre, qui
vivait au commencement du vn• siecle, sous le regne de l'empereur Maurice, se
trouve citée daos la quatrieme action du deuxieme Concile de Nicée, aiosi que
daos la troisieme dissertation sur les images attribuée a saint Jean Damascena•
La Disputatio cum Herbano Judeo, qui fait suite aux lois des Homérites, composée vers 630, contient une défense expresse du culte de la sainte Croix.
D'autres défenseurs de ce culte sont Jean Philopon, Anasthase le Sinai:te;
patriarche d'Antioche, Constantin,'.diacre de Constantinople, et plusieurs autres.
On le voit, les phrases du livre de Barlaam et Joasaph se rapportant au culte
des images, peuvent appartenir aussi bien au v1• siecle qu'aux deux siecles sulvants. Elles ne sauraient prouver que ce roman soit sorti de la plume du plus
fervent défenseur du culte traditionnel, et il n'est pas besoin, pour expliquer
leur insertion dans un ouvrage anlérieur a l'époque de sainl Jean Damascene,
d'avoir recours a l'hypothese d'une interpolation. Au reste, il ne serait pas
impossible que ce passage ne ftit qu'un écho des débats auxquels donnerent lieu
les opinions hautemeol professées par les principaux docteurs monophysiles,
7

�98

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELlGIONS

tels que Sévere d'Anlioche et Phyloxene de Maboug qui s'étaient élevés, sinon
contre le culte des images en général, du moins contre l'usage de représenter
les étres incorporels, c'est-a-dire Dieu et les anges.
Troisieme et quatrú!me parties. - Apres avoir montré que les faits sur lesquels on s'est fondé pour altribuer le livre de Barlaam et Joasaph_ A ~aint Je~n
Damascene avaient été en partie inexactement observés, en partie mterprétes
d'une maniere trop absolue, M. Z. examine si, a défaut d'un témoignage direct
et de citations plus nombreuses, l'ouvrage ne renferme pas d'autres indications
permettant de fixer, avec un certain degré de probabilité'. l'époque ou il a été
composé. Le systeme théologique dont rexposé est étrollement rattaché a la
narration nous fournit quelques témoignages assez précis. En transformant
l'histoire du Bouddha &lt;;akyamouni en un conte édifiant a l'usage des lecteur~
chrétiens J'auteur a fait du récit de la conversion du prince indien A la fo1
hrétienn~ le cadre d'un enseignement doctrinal, 11 a voulu démontrer d'abord
e vérité absolue
'
1
du christianisme et sa supériorité sur toutes 1es au tres re¡¡·
g1ons
c:nnues, et en second lieu la vanité du monde et l'excellence de la vie contemlative, Les théories ascétiques et mystiques étant, de leur natur~, en dehors
:e toute relation de temps et de milieu, ne refletent que d'une maniere_ généra~e
les circonstances au milieu desquelles elles se produisent. Les doctrm~s rehgieuses, au contraire, sont du domaine de l'histoire et se prétent plus facilement
a un classement chronologique.
La théologie du livre de Barlaam et Joasaph, aussi bien les prihcipes de la
foi que !'ensemble des institutions chrétiennes, est en général conform~ A la
dogmatique des écrivains de l'Eglise orthodoxe d'Orient du Vl 8 et ~u vu•_ s_1ecle.
A cette époque les croyances chrétiennes, se recommandant de l auto rite des
Peres du rv6 et du v• siecle et des Conciles, avaient fini par former un corps
de doctrines définitif et univers'ellement accepté.
Ainsi que son grand modele, Grégoire de Nazianze, l'aute ur ~u livre d~ ~arlaam et Joasaph expose, sur Dieu, sur la Trinité, sur l'Incarnat1on, la creat1on,
la chute et la rédemption, sur le baptéme et la résurrection, sur toute la mé!aphysique et les insfüutions chrétiennes, les opinions traditionnelles sa~s y mtroduire de longues démonstrations telles que l'on en trouve chez samt ~ean
Damascene. 11 définit Dieu, a l'exemple de saint Cyrille de Jérusalem, par dilférents attributs négatifs, Le dogme de la Trinité est défini a\'ec une grande pré. · n, sauf une certaine confusion en ce qui concerne les hypostases. Ce qu'on
CISIO
•
dans cet ouvrage touchant la création et la nature de l'ho_mme est en ~art1e
littéralement emprunté a Grégoire de Nazianze et a saint Bas1le. En ce qm concerne les institutions chrétiennes, l'auteur ne parle qu'incidemment de l'eucharistie, mais il s'étend longuement sur le bap~me et la pénitence, Ici se manifeste une divergence entre notre auteur et samt Jean Damascene.
.
Le sys~me théologique que nous venons de résumer renferme une profes_s1on
de foi dithélétique caractérisée par une tendance tres apparente de polém1que

tt

REVUE DES LIVRES

99

conlre la doctrine du monothélétisme, dont la naissance et les évolutions donnerent lieu a de nombreuses controverses durant la plus grande partie du
vn• siecle. De ce fait il est permis de conclure que le livre de Barlaam et Joasaph
a été composé a cette époque. En ne considérant que le terme des deux volonlés et des deux opérations, on peut assurément admettre que la profession de
foi de ce livre a élé rédigée au moment ou la nouvelle doctrine commen1,ait a se
produire publiquement, c'est-a-dire vers 620. Mais le canon du libre arbitre
parait se rattacher a une phase ultérieure du débat. Par conséquent, si l'on
considere en outre que le passage du livre de Barlaam et Joasaph sur Je libre
arbitre, a certaines parties communes avec une disserlation de Maxime le
Confesseur sur la volonté, on peut admettre comme probable que la profession
de Coi qui affirme en Jésus-Christ deux natures douées de volonté, d'action et
de libre arbitre, a élé écrite antérieurement a l'an 634. Cette date, en effet, se
trouve confirmée par quelques indications d'une autre nature.
Cinquieme partie. - Au commencement méme de l'ouvrage, énumérant les
limites de l'lnde, l'auteur profite de la mention de la Perse pour exprimer ses
sentiments a l'égard de l'ennemie séculaire de l'empire romain, en ces termes:
« Du cóté du continent (l'J nde) confine a la Perse, contrée qui, depuis longtemps, était couverte des ténébres de l'idolatrie, qui était tombée dans une
extréme barbarie et était adonnée aux plus détestables actions. » Cette invective, fort n,aturelle sous la plume d'un écrivain vivant a une époque ou la lulte
entre les deux nations durait encore, et dans une province continuellement
exposée aux attaques d'un voisin barbare, ne se comprendrait pas si l'on voulait supposer que l'auteur a écrit apres Je triomphe de l'Islamisme, alors que la
Perse était anéantie.Le souvenir encore récent de l'invasion de la Palestinepar
les Perses en l'an 6i4, a pu inspirer au vieux moine ces paroles ameres adressées aux infideles. Cependant, la victoire s'étant déclarée pour les Romains
quelques années plus tard, et l'empereur Héraclius ayant reconquis la sainte
Croix, il est peut-étre permis de voir une allusion a cette heureuse tournure
des événements dans un autre passage du livre oü on lit: « Et bien que l'ennemi (Salan) ne pouvant se résigner a la défaite, suscite encore maintenant
des guerres contre nous autres croyants, persuadant aux sots et aux faibles
d'esprit de rester attachés a l'idolatrie, sa puissance est tombée et ses armes
sonl brisées, par la puissance du Christ. » Du reste, biE,n qu'il nous représente l'histoire d'un prince indien, l'auteur a choisi les modeles et les couleurs de sa composition dans le royaume de Perse. On doit surtout prendre en
considération un passage, souvent répété qui est une réponse aux reproches,
fréquemment formulés par les sectateurs de la religion mazdéenne contre le
christianisme, d'étre une religion antisociale. Les épisodes de la persécution
dirigée par le roi indien contre les chrétiens reproduisent en substance les
scenes analogues qu'on lit dans les auteurs syriens et arméniens représentant,
avec la méme exagération, le fanatisme des rois sassanides.

�iOO

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELlGJONS

Si, dans sa polémique contre le polythéisme grec et égyptien, l'auteur n'apporte que des arguments tirés des discussions des anciens Pares, il expose,
d'une fai;;on plus précise, les croyances des Perses, qu'il désigne toujours sous
le nom de Chaldéens. Il dit que le príncipe de leur religion est le culte des éléments, c'est-a-dire du ciel « qui tourne », de la terre, de l'es.u, du feu, des
vents, du soleil, de la !une et de l'homme. Par l'homme, il entend évidemment
le roi de Perse auquel on attribuait le caractere divin. 11 insiste a plusieurs
reprises sur l'erreur qui consiste a croire a l'existence d'un regne du mal. Les
relations du prétre et du chef des mages avec le roi indien rappellent le róle
des Mobeds et du Mobed supréme de la religion mazdéenne dans le royaume des
Sassanides.
On sait que Chosroes AnoO.schirwan, souverain a. !'esprit ouvert et curieux,
cherchait, malgré son attacbement a la religion nationale, a se rendre compte
des croyances et des pbilosophies étrangeres, Le portrait du roi du livre de
Barlaam et Joasapb ressemble singulierement au grand Chosroes.
L'une des principales scenes du livre, le colloque entre les paiens et les chrétiens en présence du roi de l'Inde et de son fils, rappelle par plus d'une ressemblance un fait historique , l'assemblée solennelle dans laquelle furent
discutées, devant le roi QobAd et son fils Chosroes, les doctrines de la secte de
Mazdak, et ces analogies, a. part le sujet de la controverse et a part aussi le
dénouement, ne paraissent pas dues seulement au hasard.
Quoiqu'il en soit de ces rapprochements, il ne parait pas douteux que l'auteur du livre de Barlaam et Joasaph n'ait compasé plusieurs de ses tableaux
d'apres nature, ayant sous les yeux le royaume encare existant de la Perse et
avant la conquéte musulmane. II met dans la bouche du principal orateur de
la conférence dont il vient d'étre question, la déclaration suivante : « Nous
savons, en effet, o roi, qu'il y a trois sorles d'hommes en ce monde : les adorateurs de ceux que vous appelez dieux, les juifs et les chrátiens. » Si, au
moment ou il écrivait ces lignes, l'islamisme avait élé connu en dehors de
l'Arabie, aurait-il pu passer sous silence une secte religieuse qui venait d'apparaitre avec tant d'éclat sur le théAtre du monde? On ne saurait non plus
prétendre qu'il rentrait daos le plan de l'auteur de ne pas mentionner la religion
musulmane, parce qu'il aurait voulu placer sa fiction dans les premiers temps
du christianisme, car on ne trouve dans l'ouvrage aucun indice d'une telle
préoccupation; on a vu, au contraire, qu'il représente le christianisme triomphant
dans la plus grande partie du monde, et le domaine du paganisme fort réduit.
Mais la. violente polémique contre le paganisme montre a.ussi que celui-ci
n'avait pas entierement disparu, et le seul genre d'idolatrie que l'auteur ait pu
connaitre est celle de la religion mazdéenne.
Sixieme partie. - M. Z. a. montré au commencement de ce mémoire que le
titre qui attribue le livre de Badaam et Joasaph a saint Jean Damascéne
ne se rencontre que dans les manuscrits les plus récents de l'ouvrage et qu'il

REVUE DES LIVRES

iOl

doit son origine a. une simple hypothese. Cependant la. rubrique a peu pres
uniforme de la plupart des textes anciens souleve elle-méme certains doutes.
Elle nous apprend que ce récit a. été apporté de l'Inde dans la ville sainte de
Jérusalem par un moine du couvent de Saint-Saba, nommé Jean. II reste a
savoir si le moine de Salnt-Saba a.vait apporté a Jérusa.lem le récit original qui
ensuite a.urait rei;;u sa forme actuelle, ou si son róle s'était borné a. l'office de
transmettre le livre déja rédigé. Dans la préface, l'auteur nous dit qu'il a composé son ouvrage d'apres un récit dont il a.vait eu connaissance par quelques
hommes de l'Inde qui, eux-mémes, l'ava.ient traduit de véridiques documents.
Par conséquent il est évidenl que la rubrique qui n'a pas été écrite par l'auteur
lui-méme renferme une erreur. M. Z. suppose qu'il y a une !acune dans le texte
et, cette rectification faite, il n'y a plus aucune raison sérieuse pour mettre
en doute l'authenticité des renseignemenls donnés par le titre, a savoir que le
récit a été a.pporté de l'Inde a J érusalem et qu'il a été rédigé par un moine
du couvent de Saint-Saba, nommé Jean.
L'origine indienne de l'histoire de Barlaam et Joasaph est certa.ine. Signalée
déja au xv1• siecle par !'historien portugais Diogo do Conto, · et de nos jours par
feu M. Laboula.ye, l'identité des légendes de Joa.saph et de Gautama (:a.kyamouni, le fonda.teur de la. religion bouddhique, a. été démontrée d'une maniere
définitive par M. F. Liebrecht, professeur a Liege. Et comme la. légende de
Bouddha exislait déja. avant la naissance du christianisme, il faut nécessairement cOJ¡clure que le roman chrétien en est l'imitation. Nous a.urons seulement
a nous demander quelle était l'ordonnance du récit que l'auteur du livre de
Barlaam et Joa.saph a reproduit, dans quelle mesure il !'a transformée et de
quelle maniere il lui est parvenu.
Mais quelle que fO.t la. forme de l'histoire de Bouddha dont il s'est inspiré,
l'auteur du livre de Barlaam et Joasaph n'a reproduit le récit original qu'a.vec
certaines modifications, se déduisant de la transforma.tion de la figure de
Bouddha. en celle d'un saint chrétien. Telle est la. suppression de la na.livité
divine et de toutes les manifestations surnaturelles. Un autre changement de
cette nature est le dédoublement de la personne de Bouddha, dont les deux
aspects sont représentés dans le roman par deux personnages : le prince
iodien Joasaph, le véritable héros, passif et contemplatif, qui est conduit a. la
vérité chrétienne et a l'état de sainteté, et Ba.rlaam, l'initiateur et Je guide
vers la perfection. D'autres traits qui distinguent le héros chrétien sont
empruntés a. la légeode des saints. Comme les plus illustres des saints et des
martyrs, il est obligé de lutter contre son pere, et il subit des persécutions. Ce
sont les souverains et les institutions de la Perse qui ont fourni le modele de la.
fi~ure du roi et le tableau de son gouvernement et de sa. religion, ainsi que les
ép1sodes de la. persécution du christianisme, en particulier de l'a.scétisme
chrétien.
Si notre ouvrage n'est pas une pa.raphrase ma.is une imitation de la légende

�!02

REVUE DES LIVRES

REVUE DE L'BISTOIRE DES RELIGIONS

indienne, on constate d'un autre cóté une si grande précision dans la reproduction de certains épisodes et de certaines paraboles, qu'on incline acroire que
l'auteur a entendu de la bouche des narrateurs une interprétation littérale de
cetle pal'tie des documents apportés de l'Inde.
Ces narrateurs ou interpretes étaient des Indiens indigenes et des chrétiens.
On sait en effet qu'il existait au v1• et au vn• siecle, sur la cóte occidentale
de l'Inde et dans l'lle de Ceylan, une chrétienté nombreuse qui se rattachait a
l'Église de Perse. Il est possible qu'au milieu des établissements des Nestoriens
dont le principal centre parait avoir été la cote du Malabar, il y eut aussi quelques communautés de chrétiens monophysites, mais tout porte a croire que la
chrétienté de la presqu'ile du Gange était en majeure partie, sinon en totalité
nestorienne et que les personnages qui avaient apporté a Jérusalem la légende
de Bouddha étaient Nestoriens. U reste a savoir comment ces hérétiques se
sont trouvés rapprochés de l•auteur tres orthodoxe du livre de Barlaam et
Joasaph. Deux explications sont possibles. Dans la premiere moitié du
vn• siecle, les liens hiérarchiques qui rattachaient l'église indienne au siege
patriarcal de Séleucie avaient été rompus par la faute du métropolitain Siméon
et de son prédécesseur. 11 se peut done que quelques fideles se soient rendus a
Jérusalem pour demander un évéque orthodoxe. On peut poser la question,
mais il serait téméraire de vouloir la trancher. Pour rendre compte des rapports
courtois entre un fervent Chalcédonien et des personnages hétérodoxes, fait
assez anormal pour l'époque, il est une explication plus simple : ces Indiens,
chrétiens de nai~sance ou bouddhistes nouvellement convertis, versés dans la
connaissance de la littérature bouddhique, étaient probablement des pelerins
visitant les lieux saints qui, a cause de l'intéret qui s'attachait á. leur pays
d'origine, inspiraient au moine de Saint-Saba des sentiments de sympathie
qu'il aurait refusés a des hérétiques plus rapprochés.
Le livre de Barlaam et Joasaph a été probablement compasé au couvent
méme de Saint-Saba. L'auteur, an commencement de l'ouvrage, en décrit la
situation par rapport a l'Égypte; il ne s'ensuit pas qu'il se trouvait lui-méme
dans ce pays; c'est parce que la navigation, au départ de l'Égypte, était la voie
la plus habituelle entre l'Inde et l'Occident. II dit que la vie des premiers chrétiens de cette contrée ressemblait a la vie des anges, Ces mots désignent sans
doute les moines et les anachoretes de la Thébai"de qui, encore au commencement du vue siécle, jouissaient d'un grand renom de sainteté.
Au point de vue de l'histoire littéraire, l'illustre Laure de Saint-Saba, a part
le livre de Barlaam et Joasaph et le célebre Typicon, n'a produit que des écrits
de second ordre. 11 est vrai que, suivant la tradition, c'est également a SaintSaba qu'auraient été composés la plupart des ouvrages de saint Jean Damascene. Cette ;tradition cependant ne repose sur aucune donnée sérieuse. On peut
admettre que Jean Damascene a été temporairemcnt l'hóte du couvent, sans
avoir été re1,u au nombre de ses membres. Le nom de Jean, par sa fréqurnce

!03

du vi• au vn• siecle a été une source infinie de confusions. Parmi les ouvrages
qui portent le nom de saint Jean Damascene, il en est plusieurs qui lui ont été
attribués a tort. Le livre de Barlaam et Joasaph a eu le méme sort. Portant en
tete le nom de Jean, moine du couvent de Saint-Saba, il a été attribué a saint
avec le célebre couvent.
J ean Damascene, que la tradition mettait en rapport
.
.
b
,
Une étude tres circonstanciée sur les différents momes de Samt-Sa a nommes
Jean, conduit M. z. a supposer qu'il s'agit de Jean Pr:sbytere, d: Saint-Saba,
signataire d'une supplique adressée aux évéques réums ~u concile ~e Latran,
identique peut-étre a saint Maxime le Confesseur, qui se trouvait a Rome
en 649.
.
Quoiqu'il en soit, on n'hésitera pas a admettre que le livr~ de Barlaam e~
Joasaph a été composé par un moine grec du couvent de Samt-Saba, nomme
Jean, dans la premiere moitié du vu• siecle. Le systeme théologique de l'ouvrage, aussi bien que les détails de la partie narrative, nous conduis~nt a c_ette
date qu'il faut considérer comme certaine, quand méme on parv1endrait a
prouver que quelques passages ont subi plus tard des altérations ou des interpolations.

Septieme partie. - Le livre de Barlaam et Joasaph parait étre resté pendant
assez longtemps inconnu dans les anciennes provinces helléniques de l'empire
d'Orient. Ce n'est qu'au x1• siecle que l'on a commencé a en multiplier les
copies. 11 n'en est fait aucune mention dans la littérature grecque du moyen
~ge, et l'bistoire des deux saints héros n'a re1,u la consécration de l'Église qu'a.
une époque relativement récente. Cependant, en 1354, l'empereur Jean Cantacuzene, en renon1,ant au tróne et en prenant l'habit monacal sous le nom de
Joasaph, s'est probablement posé comme modele le saint roi indien du romm
ascétique.
On ignore a quelle époque l'ouvrage a été traduit en latin. Les plus anciens
manuscrits de la version latine remontent au xu• siecle et avant la fin du méme
siecle, le récit jouissait déja. en Occident d'une certaine popularité. II n'a pas
rencontré une moindre faveur en Orient. De bonne heure il a été traduit en
arabe et mis en vers par un poete musulman, La rédaction musulmane, a son
tour, est devenue la source d'une paraphrase hébrai"que. Plus tard, le premier
texte arabe a servi d'original a une version éthiopienne. On connait en outre
deux rédactions arméniennes, l'une en prose, l'autre en vers.
Comme la plupart des ouvrages arabes d'origine grecque ont été traduits du
syriaque, on a pu supposer qu'il en était de méme du livre de Barlaam et
Joasaph. Mais rien ne prouve qu'il ait existé une version syriaque, et il n'est
pas probable que les Syriens aient adopté un récit édifiant d'une tendance
orthodoxe si prononcée. Au surplus, la version arabe porte en elle-méme plus
d'un indice établissant qu'elle a été exécutée directement sur !'original.
Les noms propres, autres que ceux de la Bible, sont littéralement transcrits
du grec tres souvent avec leurs désinences de flexion. Des malentendus non

�104

REVUE DE L'mSTOJRE DES RELJGIONS

moins caractéristiques que renferment les interprétations de certains mots et de
cerhines phrases montrent également que le traducteur a eu sous les yeux un
texte grec. De plus, cette version se distingue par la tendance a représenter
mol a mot le texle original. Quant au langage, il ne differe pas essentiellement
de celui dont faisaient usage la plupart des écrivains chrétiens de la Syrie et de
l'Egypte. M. Z. profite de ses lectures extraordinaires pour donner la bibliographie complete des manuscrits arabes.
La traduction arabe du livre de Barlaam et Joasaph est mentionnée pour la
premiere fois dans l'encyclopédie ecclésiastique d'Aboíll-Barakíl.t, auteur chrétien de la fin du xm• siecle. .Mais elle est sans doute beaucoup plus ancienneD'apres le Kit&amp;.b-al-Fihrist, Abíl.n Ibn Abd al-Hamid al-Lahiqui, poete musulman
du second siecle de l'Hégire, qui a mis en vers le livre de Kalila et Dimna,
l'histoire d'Ardeschir et d'autres contes et romans, était l'auteur d'une version
poétique d'un livre intitulé Bilauhar et Yowasaph. ll est düficile de décider si ce
nom de Bilauhar est une corru ption du nom de Barlaam ou un changement inten tionnel díl a une réminiscence de la forme syriaque de ce nom, Bar Láha, ou
encore si le poete musulman a eu sous les yeux une version syriaque aujourd'hui perdue. Cependant en tenant compte des habitudes des scribes arabes
dans la transcription des noms étrangers, on s'explique le procédé qui de
Barlaam a fait naítre la forme Bilauhar. Le méme ouvrage, sous le litre légerement différent de Yowasaph et Bilauhar, est encore mentionné dans un autre
chapitre du Kitab-al-Fihrist, parmi les contes d'origine indienne traduits en
arabe. Comme dans ce dernier passage il n'est question ni d'Aban ni d'une
rédaction poétique, M. Z. suppose que l'auteur de cette énumération bibliographique a voulu désigner la version en prose, celle qui était la source de la composition poétique.
Apres avoir donné une description tres détaillée de la paraphrase hébnüque
qui découle de l'reuvre d'Abíl.n, M. Z. résume sa pensée en disant que le poete
du deuxieme siecle de l'Hégire a probablement mis en reuvre une version arabe
plus ancienne en prose, soit celle qui a été exécutée, d'apres !'original, par un
chrétien, a l'usage des chrétiens, soit une autre, adaptée aux croyances musulmanes et au génie arabe. L'original chrétien a done díl exister au COII!mencement du n• siecle de notre ere. M. B. Dorn a cru pouvoir afiirmer qu'il ne
remontait pas au dela du x• siecle, parce que le mol "E&gt;;X'l)ve, dans le sens de
pai:ens, y est traduit par ac-()abioun, les sabiens, acception qui, d'apres les
recherches de M. Chwolson, ne serait pas antérieure au 1v• siecle de l'Hégire.
Mais ce résultat ne parait pas absolument certain. 11 est probable au surplus
que la version chrétienne a été exécutée au couvent méme de Saint-Saba ou, de
bonne heure, on avait eu soin de traduire en arabe les légendes des saints
auxquelles on attachait un intéret spécial.
Ce chapitre se termine par la discus~ion du passage d'un ouvrage juü qui
contient la parabole du roí élu pour un an, tirée du livre de Barlaam et Joasaph;

REVUE DES LIVRES

i05

enfin vient la description des manuscrita éthiopiens et d'une histoire arménienne
de Barlaam et Joasaph signalée par feu M. Brosset. Ce dernier texte ne renferme pas une traduction du roman-grec, mais constitue un abrégé et ne
reproduil que les faits principaux de la partie narrative.
L'analyse qui précede peut donner une idée des recherches profondes et
variées auxquelles le savant auteur a dO. se livrer pour obtenir les résultats si
intéressants et si inattendus dont il enrichit l'histoire littéraire du christianisme
militant. Sur ce terrain aussi nouveau pour moi, j'ai été obligé de me tenir
strictement aux expressions originales de peur de m'égarer dans le dédale
inextricable de la théologie chrétienne dont M. Z. a éclairé les insondables profondeurs. Bien peu de personnes en France, je ne crains pas de le dire,
possedent a un degré aussi éminent, cette littérature difficile, ou les abstractions
les plus quintessenciées prennent un corps au souffle de la foi et ou les nuances
les plus vaporées se solidifient en dogmes contradictoires pour alimanter le zele
des croyants et les excommunications mutuelles des sectes. M. Z. connait
admirablement son sujet et, ce qui plus est, manie avec autant d'aisance que
de gra.ce l'art si difficile de faire comprendre aux autres dans quelques minutes
ce que l'on a eu de la peine a apprendre pendant de longues années de travail
assidu.
Dans de telles circonstances, l'reuvre de la critique devient d'une délicatesse
extréme. C'est done a titre d'un simple acquit de conscience que je me permets
d"avoir une opinion a cet égard. Je crois que M. Z. a définitivement réussi
dans son opposition a. l'opinion re~ue qui regarde saint Jean Damascene comme
l'auteur du livre de Barlaam et Joasaph. L'hésitation n'est possible qu'en ce
qui concerne la question de date et les autres points qui s'y rattachent. A cet
égard je me permettrai de soumettre au jugement du savant auteur une série
de considérations qui m'ont été suggérées a la suite d'une lecture attenlive
et souvent répétée de la derniere parlie de son précieux Mémoire.
Et voici d'abord une réflexion qui prime toutes les autres : le livre de Barlaam et Joasaph repose foncierement sur la légende indienne du Bouddha et
néanmoins, rien dans le caractere des principaux héros ni dans la nature du
paganisme qui y est combattu, ne présente une physionomie indienne, La description des hommes et des choses est empruntée a l'étranger; il n'y a pas la
moindre trace de couleur locale. Ce fait indéniable semble cadrer fort peu avec
la supposition que le récit indien aurait été directement communiqué a l'auteur
du roman chrétien par des indigenes de l'Inde. II entame du méme coup l'originalité du texte grec, originalité que les perfections de rédaction de l'ouvrage
rtmdaient déja si difficile a concevoir. Dans une reuvre de transformation secondaire, la disparition de la couleur locale premiere et le perfectionnement de la
forme s'expliquent tout naturellement.
Une autre réflexion a encore sollicité notre attention; elle consiste en un
simple poin(d'interrogation. Que! motif a pu avoir l'auteur chrétien pour désigner

�1.06

REVUE DES LIVRES

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

les Perses sous le nom de Chaldéens? N'aurait-il pas d(l plutOt conserver
la désignation universelle des ennemis de son pays et de sa religion, si
son intention était elfectivement de combattre le gouvernement et la religion
perses 'l
Ce phénomene bizarre invite naturellement a examiner les principes du paganisme visé par l'auteur. L'impression qui se dégage de la description est loin
d'élre satisfaisante. L'adoration des corps célestes et des éléments est commune a tous les systemes parens et n'a rien de particulier, pas méme l'adoration
de l'homme, si par l'homme il faut entendre le roi de Perse, car le paganisme
égypto-grec et romain ne s'est pas fait faute de diviniser les rois et les
empereurs. Un écrivain de l'époque des Sassanides aurait trouvé bien d'autres
choses a blil.mer et a mettre en opposition aux pratiques cbrétiennes, par
exemple la multiplication extraordinaire des Pyrées, les mariages inceslueux,
l'exposition des morts, les purifications avec l'urine de vache, etc. De ces traits
vraiment caractéristiques du mazdéisme sassanide l'auteur ne dit pas un
seul mol; ne serait-ce pas parce que le paganisme qu'il a en vue n'est pas celui
des Perses?
Le mazdéisme écarté, il ne resterait qu'A prendre la désignation de Chaldéens au sens propre du mot el A entendre les Araméens pa'iens de la Mésopotamie. On en connalt deux gro upes : les Harraniens de la Mésopolamie supérieure
dont l'idolAtrie a persisté plusieurs siecles apres l'apparition de l'Islamisme el les
Nabat de la Mésopolamie inférieure qui, sous le nom de Mandéens, se sont perpétués jusqu'a nos jours. Lequel des deux groupes est celui que le livre de
Barlaam et Joasapb a tout parliculiérement visé 'l La description cilée plus haut
nous le dira sans ambages ; car, si le culte des corps célestes et des éléments
se retrouve chez les Mandéens comme cbez les autres pai:ens d'Orient, l'adoration de l'homme semble au conlraire ne convenir qu'aux Harraniens seuls. On
. sail en elfet, que d'apres le témoignage unanime des historiens syriens et
arabes, les paiens de Hard.n étaient censés conserver dans leur temple le corps
d'une victime humaine, préparée d'une fac,on spéciale et dont la téte détacbée
élait adorée comme une divinité. L'auteur arabe qui nous donne les plusamples
renseignements sur ce sujet ajoute que« les Harraniens ne coupent leurs cbeveux,
ne mangent et ne boivent qu'au nom de cette téte•. » Tout porterait done a
croire que la polémique du livre de Barlaam et Joasaph est dirigée contra le
paganisme barranien. Faisons ancore remarquer que ce dernier systeme admettait
aussi la natura essentiellement mauvaise de certaines combinaisons astrales et
par conséquent le regne du mal absolu.
L'interprétation qui précede rend aussi compte de la raison dont l'auteur
cbrétien s'est autorisé pour attribuer aux Indiens la religion chaldéenne. D'apres

t) Voir l'excellent mémoire de MM. Dozy et de Goeje dans les Actes du
VI• Congres des orientaliste~, tenu a Lelde en l.884, II, 364-6.

-t07

1a croyance générale du temps, sabéisme était synonyme de paganisme. L'auteur
arabe cité ci-dessus identifle sans la moindre bésitation le paganisme harranien
avec le brahmanisme de l'Inde.
Si le livre de Barlaam et Joasapb, comme il nous parait probable, polémisait
contre les Harraniens afin de les convertir au cbristianisme; l'omission de l'islamisme s'expliquerait d'elle-méme el la concurrence formidable de cette religion
monotbéisle aurait pu obliger l'auteur a placer sa flction aux époques antérieures,
ou le cbristianisme n'élait en présence que d'une seule religion monothéiste, le
judaYsme.
Voila les réflexions qui semblent favoriser l'idée d'une date relativement
récente et post-islamique du roman cbrétien. Mais la méme conclusion semble
résulter ancore de l'observation des faits que voici : le nom du béros chrétien
Joasaph, quand on le compare au nom indien primitif Bodisatwa, se montre avec
la plus grande évidence comme une altération ayant son origine dao.s des confusions de lettres qui ne sont possibles que dans !'écriture arabe. Ainsi, c'est en
arabe seul que les consonnes b-d-s-f peuvent étre prisas pour J-o,..s-f. De méme,
les consonnes de Bilauhar, savoir b-l-w-h.lf', peuvent étre confondues a vec
b-l-r-h-m balraham dont la forme grecque Bar-la-(h)am ne dilfere que par
une légere métathese qui allega la prononciation.
Je laisse au savant auteur le soin d'apprécier la valeur des remarques que je
lui soumets saos autre prétenlion que celle d'apporter quelques éléments de
plus a la solution du problema. Ce dont je suis certain, c'est que tout le monde
sera d'accord a louer comme moi l'excellente facture de son Mémoire, sa clarté
et la riche variété de ses renseignements. Les extraits annexés a titre de
spécimens feront la joie des orienlalistes a cause de l'extréme correction des
textes et de la grande abondance des notes.
J, li.u.ÉVY,

=

Hisioire générale des Races humaines. Introductioo a l'Etude
des races humaines, par A. de Quatrefages, membre de l'Institut
(Académie des sciences), professeur au Muséum. - Questions générales,
avec 227 gravures dans le texte, 4: planches et 2 cartes. - Paris, Hennuyer,
imprimeur-éditeur, 47, rue Laffite, 1887.
Cet intéressant volume ouvre !'importante Bibliotheque ethnologique enlreprise par la maison Hennuyer sous la direclion de MM. de Quatrefages et
Hamy. 11 roule en majeure partie sur la question des races humaines, de leurs
di!Iérences et de leurs affinités. Oo sail que l'éminent professeur du Muséum
se prononce pour le monogénisme contra le polygénisme et qu'il croit pouvoir
expliquer les phénomenes dont on tirait la conclusion opposée d'une maniere
qui donne completement raison aux partisans de l'unité de l'espece humaine,
Nou s n'avons pas A entrer dans cet ordre de discussions étranger il la compé-

�108

-l.09

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

REVUE DES LIVRES

tence de cette Revue. La seule partie de ce livre tres savant et pourtant de
lecture fort agréahle qui nous intéresse directement, c'est la derniere 011
l'auteur releve et met en plein jour le caractere universel, naturel, spécifique, de la religion dans l'espece humaine. Il est d'avis, et nous le sommes
avec lui, qu'on s'est absolument trompé quand, sur le témoignage d'observateurs mal préparés ou prisonniers de conceptions trop étroites, on a retusé
toute notion religieuse a des populations, a des races entieres. N'a-t-on pas été
jusqu'a ranger parmi les peuples sans religion ces nations bouddhistes qui
nous étonnent par le nombre et l'épaisseur de leurs croyances? N'y a-t-il pas
des voyageurs sérieux qui retranchent d'un trait de plume de la liste des
nations religieuses des peuples dont ils racontent ensuite par le menu les
superstitions singulieres 1
Peut-étre, entrainé par sa these qui est au fond la vraie, le savant naturaliste
croit-il un peu aisément aux " idées élevées », au monothéisme spiritualiste de
certaines fractions du gen re humain. S'il faut se défier des témoignages dénigrants, il faut aussi user de circonspection vis-a-vis des traducteurs trop
sympathiques pour leurs textes originaux. La partialité dans un sens est aussi
possible que dans l'autre. Mais, toute part faite aux critiques de détail, M. de
Quatrefages n'en a pas moins raison au fond. Dans son ensemble soli livre est
de ceux que doivent Jire ceux qui, saos s'adonner exclusivement aux sciences
naturelles, désirent posséder une vue d'ensemble sur les résultats obtenus et
sur les questions posées par cette belle et grande science de l'ethnologie, !'une
de cel!es dont notre siecle a le droit d'étre fier.

La seconde élude, de beaucoup la plus importante, roule sur le Deutéronome;
elle comprend une introduction, malheureusement inachevée, la traduction du
texte traditionnel, sa restitulion et un commentaire. Nous admirons sincerement la haute et respectable assurance avec laquelle M. d'Eichtbal reconstitue
et redistribue les textes du Deutéronome; nous l'admirons d'autant plus que
nous n'oserions nous-méme entreprendre le méme travail pour les parties de
l' Ancien Testament qui nous sont le plus familieres; nous l'admirons enfin
parce qu'une pareille reconstitution exige du savant qui n'est point hébrai:sant
un jugement et un tact d'autant plus s0.rs et d'autant plus aiguisés. M. d'Eichthal repousse l'opinion, généralement acceptée, en vertu de laquelle le Deutéronome, a part quelques additions, a été composé a l'époque de Josias. 11
estime que la critique rigoureuse de cet écrit n'a point encore été faite, et il
y retrouve, quant a lui, huit documenls dilférents. 11 croit enfin que le Deutéronome, « s'il n'émane point du scribe Esdras, ce que nous n'avons aucun
moyen de vérifi,er, a du moins été composé dans l'intérét de la réforme poursuivie en commun par lui et par Néhémie. » Nous avons été tres heureux de
voir la grande part faite a Esdras, par M. d'Eichthal, dans l'ceuvre de la restauration d'lsrael; c'est° une these que nous avons nous-méme soutenue, Mais
l'auteur ne tombe-t-il pas ici dans l'hypercritique? Quels rapports établira-t-il
désormais entre le Deutéronome at le code sacerdotal, et, en plac,ant le premier
de ces écrits a une époque aussi tardive, ne renverse-t-il pas !'une des
colonnes le plus solidement établies pour la reconstruction de l'édifice religieux
et littéraire du peuple israélile 1
La derniere étude est relative au nom et au cáractere du dieu d'Israel,
lahveb, qui est, d'apres l'étymologie, soit l'etre par excellence, soit le créateur.
Quant a la formule de l'Exode (III, 14) : « Je suis celui qui suis », c'est une
définition métaphysique de la divinité, tardivement introduite dans le Pentateuque. Suit un appendice sur la déclaration des droils de l'homme et l'étre
supréme.
Quelles que soient les critiques qu'on puisse adresser aux théories de
M. d'Eichthal, la lectura de ses travaux approfondis est d'un haut intéret
pour quiconque s'occupe de l'bistoire ds l'Ancien Testament.
Eo. MoNTET,

A.

lliVI.LLB,

Gustave d'Eichthal. Mélanges de critique biblique, i vol. in-8º ;
Paris, Hachette, i886.
· Le volume que nous annonc,ons et qui vient rl'étre publié par M. Eugene
d'Eichthal, le fils du sympathique critique, renferme trois études principales,
dont deu::1:, la premiere et la derniere, sont des réimpressions.
M. d'Eicbthal s'est efforcé tout d'abord de reconstituer « le texte primitif du
premier récit de la création », cet enseignement philosophique et religieux de
l'ordre le plus élevé, comme l'appelle nolre auteur. II y voit l'ceuvre du génie
israélite, au temps de sa complete maturité, c' est-a-dire du prophétisme du
vm•, du vu• et du v1• siecles, apres qu'il eut vécu dans de longs et intimes
rap~orts avec l' Assyrie, la Chaldée, la Perse et le mazdéisme. Noús y trouver1ons meme une négation positive de la co~mogonie persane. Pour qui sait
les difficultés, a peu pres insurmontables, attachées a la détermination des
époques 011 se sont formées, soit les antiques tradilions des Israélites, soit les
croyances du mazdéisme, cette derniere conclusion paraitra quelque peu
basardée.

Le Tibet, le pays, le peuple, la religion, par Léon Feer. Orné de
gravures. ( Bibliotheque ethnographique. Paris, Maisonneuve, in- 16 de
i07 pages.)
Un des derniers volumes de la Bibliotbeque ethnographique est consacré au
Tibet. L'auteur, par ses nombreux travaux sur le bouddhisme et ses savantes
traductions du tibétain, était tout désigné pour cette publication. M. Feer n'a-t-il
pas aussi enseigné cette langue a l'École des tangues orientales, jusqu'a sa

�HO

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

réorganisation, alors que le cours de tibétain ful supprimé, le gouvernement
n'ayant pas d'agent consulaire et diplomatique dans cette région de l'Asie.
Quoique ce volume ne contienne que 107 pages, nous y trouvons un tableau
cornplet de l'état actuel de nos connaissances sur ce pays si peu exploré. Les
trois premiers cbapitres nous entreliennent de la géographie pbysique, des
productions du sol, du gouvernement, de l'état social, des mreurs.
Le porlrait que trace M. Feer des Tibétains actuels rappelle celui que Mai;oudi,
le célebre historien arabe du x• si~cle, nous a laissé. « La douceur du naturel,
la gaieté, la vivacité qui sont l'apanage de tous les Tibétains, les portent a
cultiver la musique avec passion et a. s'adonner a. toute espece de danses. »
(Tome I, page 351, trad. de MM. Barbier de Meynard et Pavet de CourteiUe.)
Ce peuple connut des jours de splendeur et conquit au vm• siecle un empire
assez vaste. « Le Tibet, dit Mai;oudi (lome I, p. 352), touche a la Chine d'un
cOlé et des autres c0tés a l'Inde, au Khora~n, et aux déserts des Turcs. »
La grande étendue de cet empire est conflrmée par l'histoire tibétaine tra.duite
par M. Emile Schlagintweit et par les historiens chinois '.
Le quatrieme chapitre est consacré a la religion qui est, comme on sait, une
branche du bouddhisme indien. Elle s'est développée au Tibet a partir du va•
siécle de notre ere, aux dépens d'une religion plus ancienne, le culte de Bon,
sur laquelle on ne possede que tres peu de renseignements. n est naturel de
supposer, comme le dit M. Feer, que ce culte primitif a non seulement fait
beaucoup d'emprunts au bouddhisme, mais que celui-ci lui en a fait de son
cOté. Le difflcile e11t de déterminer avec précision en quoi consistent ces
emprunts et de reconstituer ainsi dans ses traits principaux l'état religieux qui
avait précédé la prédication bouddbique. La croyance aux démons, bons ou
mauvais, et les pratiques de sorcellerie destinées a s'assurer les bons offices
des uns et a prévenir et combattre les maléfices des autres existaient dans
Inde bouddbique a une époque antérieure a l'introduction au Tihet de la
doctrine de Qa.kyamouni, ou tout au moins a une époque contempora.ine. Ainsi
le célebre pelerin chinois Hiouen-Thsang (tome I, p. 133, trad. de Stan. Julien)
rapporte que, dans le royaume d'OudyAna, le dragon Apa:AJa laissait écbapper
d'une source un coura.nt d"cau blancbe qui anéantissait tous les produits de la
terre. QAkya, ému de pitié pour les habitants de ce royaume, descendit en cet
endroit et voulut convertir ce méchant dragon. Un génie, armé d'une massue
de diamant, Vadjrapa.ni, frappa les hords de la montagne. Le dragon fut
rempli de terreur, il sortit de l'étang et vint faire sa soumission. JI obtint de
Bouddha la permission de détruire tous les douze ans la récolte des champs
pour pouvoir subvenir a sa nourriture. VadjrapAni, la foudre a. la main, est
aujourd'hui encore au Tibet le protecteur des monasteres et I'exterminateur des
mauvais génies.
·

1\EVliE DES LIVllES

Notre voyageur alla dans le Gandha.ra voir un stoupa ou Ca.kya. avait inslruit
la Mere des démons.
Un ouvrage bouddhique, traduit en chinois au v11• siecle, nous apprend a ce
sujet qu'une femme nommée Ho-li-ti avait fait vreu de mange~ tous l~s
petiti; enfants de la ville de Rildjagrfoha. Apres sa mort, elle revmt a la v1e
daos la classe des Yakchas. Les habitants de_füldjagricha allerent donner cette
0 velle a Q~a. qui la converlit. Elle dit alors au Bouddha : « Moi et mes
:in~ cents enfants que mangerons-nous ~aintenant? » ~e Bouddba lui _répondit:
" Les Bhikchous vous olfrironl cha.que Jour une parhe de leurs ahments. »
C'est pourquoi, dans tous les couvents de l'Inde, on représ~nte par une statue
en terre ou une peinture, la mere des démons et chaque JOUr on dépose des
aliments devant elle. (Stan. Julien, Mém. de Hiouen-Thsang, tome 1, p. i20,
note 2.) Daos beaucoup d'autres pa.ssages Hiouen-Thsang parle d~e déess~s :l
de démons féminins et de la tra.nsmigration dans les six classes _étres arum s
(tome II, p. 101). L'Adi-Bouddha, les Dhyani-Bouddha et Aval0kité~vara av~c
ses onze tétes sont mentionnés dans le Karanda-VyO.ha, ouvrage népala1s
dont Burnouf a donné une analyse (Introd. au Bouddhisme, p. 220). Ce soO.tra.
a été traduit en tibéta.in par Qakyaprabha et Ratnaraxita • qui vivaient a.u
1x• siecle sous Tal-pa-chan.
.
On pourrait multiplier ces exemples qui prouvent que la cramt~ d~s démons
males el femelles forma.it da.ns l'Inde bouddhique, comme aujourd hui a.u Tibet~
le fond des croya.nces populaires. On ne doit done pas perdre d~ ~ue la ~ss1bilité que ces éléments aient été entra.inés p~r le co~ant rehg1e~x q~1 de
l'Inde s'est répandu a.u nord de l'Himalaya, et 11 faudra1t se_ garde~ d attr1bu~r
a priori a la religion primilive de cette c~ntré~ to~t ce qw ne fa1t pas part1e
de nos connnaissances actuelles du bouddb1sme mdien •
De méme que dans l'Inde, la doctrine de Qak!amoun_i eut daos le !ibet
beaucoup de sectes. Csoma en compte neuf. La dermere, qui date du_ x1v• s~ecle,
est eelle des bonnets J. aunes dont le fondateur Tsong-ka-pa a écrit plus1eurs
. .
les possedent
a.ms1
ouvrages. Les bibliotheques de Saint-Pétersbourg
.
.
.
. que
plusieurs histoires des différentes doctrmes qui se trouvent auss1 a P~s daos
la bibliotheque de l'Institut. Lorsqu'on aura traduit ces documents ent1erement
ou en partie, on pourra avoir une notion exacte d u lamaisme et de s~n culte.
Quant a l'institution du Dalai-lama, elle est toute moderne. M. Feer fa1t remarquer a.vec raison que « Navang-Lobsa.ng aurait été le vrai fondateur, .?u du
mo'ins l'organisateur de cette dignité sous la forme actuelle. » Ce Dalai-~~a.
qui est regardé comme le cinquieme, vivait de 1617 a 168-2. (Kreppen, Religwn
des Buddha, tome ll, p. 235,)
·
¡ d 6 ¡ Bibl'otbeqt1e nationale de Paris, t. VII du Mdo,
i) KandJour, exem\&gt; ·
ª K~nd •our de Csoma (p. 2i6 de la traduction de
fol. 37L) Cof1Pª1~rz
de" l'Académie de Saint-Pétersbourg, pultlié
M.
' lsdet,on
parFSeehr
e m
p. 20n• Ce sotltra a été traduit par Jinamitra et Danac¡lla.

d!:dJYKa~jur

1) J{(aproth, Tabl. ltist. de l'Asie, p. IH et suív.

fff

�H.2

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

REVUE DES LlVRES

M. :ee_r termine son savant travail par un exposé historique et une biographie
des prmcipaux voyageurs; naturellement les missionnnires catholiques sont les
plus nombreux de cette liste. Si jusqu'a présent ils n'ont pas réussi a convertir
ce p~ys et A s'y inst.aller, il íaut considérer que les autorités tibét.aines ne se
soucient nullement de la propagande chrétienne, et comme ils le faisaient clire
le 26 septembre 1867, par les légats de l'empereur de Chine a Mgr Chauveau '.
" ~~ co~trées tibétaines sont consacrées aux supplications et aux prieres;
~:ligi_on Jaune est fondée sur _la justice et la droite raison; elle est adoptée
e pui_s un gran~ .nombre de s1ecles; on ne doit done pas précher dans ces
ontrees une rehg1on étrangere; nos peuples ne doivent avoir aucun rapport
avec ~es hommes des nutres royaumes. » (Desgodins, Miss-ion au Tibet, p. 142.)
~ais ce_tte réponse ne.dé~ouragera _pas le zele des missionnaires catholiques
et ~n do1t ~sp~rer, auss1 bien dans l'mtérét de la science que dans celui de Ja
religion, qu'il v1endra. un jour ou le culte des dieux a plusieurs tétes ne sera
plus qu'un souvenir historique consigné dans les livres.

¡¡

!

Eo.

SPECHT,

Saint Paul d'apres la libre critique en Franca, par V. Courdaveau:c,
~roíesdseur a. la Faculté des lettres de Douai. París, Fischbacher, 1886,
m-t2 e vm et 149 p.
" Voici un petit volume que les éruclits trouveront probablement bien minc11
et le~ gens du monde bien sérieux. Seulement entre les gens du monde et le;
éruclits, en pa.reille matiere surtout, il existe une classe plus ou moins nombreuse
de lecteurs qui, tout en n'ayant ni le goOt ni le loisir de suivre des discussiona
histo~iques ou scientifi_ques poussées jusqu'au dcrnier dét.ail des choses, ne
sen mtéressent pas m01ns a toutes les grandes questions prises de haut. C'est
~our ceu~-la que no~~ publion_s ce petit livre » (Préface, p. vn). Ces quelques
lignes qui servent d mtroducbon a la récente publication de )'honorable professeur de la Faculté des lettres de Douai, caractérisent paríaitement l'reuvre et
l'auteur. Nous avons affaire ici a une reuvre de vulgarisation destinée aux lecteurs instru_its ~ui ne so~t pas familie:s avec les questions de'théologie biblique,
pa~ un esprit d une paríaite loyauté qui a sérieusement étudié les principaux interpretes modernes de la. pensée paulinienne. M. Courdaveaux se glorifie a juste
titre de conserver le respect le plus complet de la grandeur morale chez ceux-la.
méme~ dont il repousse le plus loin les idées (p. vm), mais des les premieres
pages il ne cache pas que les idées de l'apOtre Paul ne sont pas les siennes. De
1~ une certaine allure de controverse qui contribuera peut-étre au succes du
hvre~upres du p~l'.c, plus avide de plaidoyers que de clisserta.tions, mnis qui ne
con_v1ent ~as auss1 bien a la sérénité de l'bistoire et a l'impartialité de la critique
vra1ment hbre.
Ce ton de la controverse nous parait d'nutant plus regreltable qu'il est tout

H3

exlérieur. Le fond des récita et des raisonnements de l'auteur n'en est pas sensiblement afTecté. Pourquoi donner les apparences d'un pla.idoyer a. ce qui est
en réalilé un résumé solide et consciencieux de cert.ains trava.ux autorisés
d'histoire biblique? Nous avons lu, pour notre part, le livre de M. Courdavea.ux
avec un réel plaisir, non pa.s que nous n'ayons des réserves a faire sur plu•
sieurs points, mais a cause des qualités tres sérieuses qu'il présente. M. C. n'est
pas un exégete de profession; il n'a pas consacré sa vie a l'élude des questioos
bibliques; il a a.bordé son sujet avec la curiosité et la íorle culture d'un lettré
et avec les convictions d'un libre penseur. Mais au lieu de se lancer dans de
grandes considéralions sur l'enseignement de Paul, il est alié aux sources; il a
lu tres atlentivement les travaux des hommes les plus compétents sur la
mnliere ; il s'est e!Torcé de replacer l'apOtre Paul dans le cadre de l'histoire
véritable et de lll juger comme un chrétien du 1" siecle, non comme s'il avait
· affaire a un docteur contemporain; Dans une reuvre destinée au monde scientifique, ce sont la des qunlités élémentaires; dans les reuvres deslinées a un
public plus étend u et portant sur des queslions d'bistoire biblique, elles ont
été infioiment rares jusqu'a p!'ésent parmi nos compatriotes a cause des divisions religieuses qui les agitent. II y a la un grand progres que nous aimerions
a voir s'établir d'une ía.&lt;;on définitive.
M. Courdavea.ux commence par disculer la valeur des documents que nous
possédons sur la personne et l'reuvre de l'apOtre Paul. ll montre a.vec quelle
prudence il convient d'accepter les renseignements des A.ctes des apótres. Il
discute l'authenticité et l'autorité des épitres pauliniennes, rejelnnt nbsolument
les épilres aux Hébreux, a Timothée et a Tite, suspecta.nt trbs fort l'épitre nux
Ephésiens, mais admettant les autres, malgré les divergences des enseignements qu'elles renfermenl, parce qu'il ne voit pas de raison pour refuser a
l'apOtre le droit d'a.voir modifié sa doctrine au cours de ses missions, Apres avoir
. résumé de la sorte les principaux résultats de la critique biblique concernant
les écrits attribués a Paul, M. C. nous donne une caractéristique de l'apOtre et
l'histoire de son développement spirituel. Toute la seconde partie du livre est
consacrée a l'étude de la théologie et de la morale de Paul et a la comparaison
de son enseignement avec celui de l'Église.
Nous n'étonnerons aucun de ceux qui connaissenl tnnt soit peu les travaux
de la critique moderne sur la persoone et l'reuvre de Paul, en déclarant que
sur bien des points les aífirmations de M. C. pourront étre contestées. Aussi
ne nous arréterons-nous pa.s aux contestntions de détail; nous ne chicanerons
pas l'auleur lorsqu'il parle d'anciens (1tpta6vTopo,, p. 132) dans les communaulés
pauliniennes, alors que ce terme ne parnit pas une seule fois da.ns les épitres
authentiques, ou lorsqu'il veut établir entre différents passages des épitres aux
Corinthiens des contradictions qu'une saine in lerprétation íait dispa.raltre
(p. 33). Nous ne lui reprocherons pas dava.ntage d'accorder, comme tant d'autre1
critiques, et des plus éminents, une trop grande importance a rexistence ou
8

�REVUE DE L'BISTOIRE DES RELIGlO~S

a l'abseoce de citations bibliques dans les écrits chrétiens du 11º siecle pour
établir l'authenticilé des épitres, quoiqu'il nous paraisse singulierement hasardé
de fonder des conclusions sur une base aussi contestable. La lillérature chrétienne du u• siecle est si restreinte et l'ha.bitude de ciler des traditions sacrées
plutót que des écrits sacrés est encore si générale !
A notre avis, le principal défaul du tablea.u tracé par M. Courdaveaux, c'est
qu'il n'a pas suffisamment fait ressortir l'idée centra.le de la christologie paulinienne ni la haute et belle mysticité de sa pensée. Le point central de la cbrislologie de l'apótre, celui auquel aboutissent les conceptions plus positives de
ses premieres épitres et dont dérivent les glorifications métaphysiques du Cbrist
dans les derniéres, est la conception du Christ comme le second Adam, type et
fondateur de l'humanité nouvelle, spirituelle (pneumatique), d'aprés le plan
éternel de Dieu. Voila le nreud de la spéculation paulinienne sur le Christ. Sa
conception du salut s'y rattache inlimement. Il n'en est pas de la nouvelle
humanité comme de l'an cienne. L'homme individue! appartient a celle-ci par la
naissance pbysique ; il devient membre de la premiére par la foi, par l'union
mystique avec l'homme type, ce que nous appellerions de nos jours l'homme
déa.l, en qui la plénitude de !'esprit s'est réalisée et, par conséquent, aussi la
plénitude de la vie. Cctte seconde naissance est un fait tout intérieur qui se
produit déja dans le cours de la vie terrestre (voir toute la premiere partie du
ch. v1 de l'ép. aux llomains). Le viei! homme doit étre crucifié comme le Cbrist,
mourir au péché et échapper ainsi a la mort qui est la conséquence inévitable
du péché, pour ressusciler avec Christ a une vie nouvelle.
Voila le centre de la pensée paulinienne; voila ce qu'il faut dégager, pour le
public, des subtilités et des bizarreries de l'exégese rabbinique et judéo-alexandrine da.ns lesquelles Paul, en fils de son temps et de son milieu, a exprimé ses
idées philosophiques et ses príncipes de mora.le. On n'interprete vraimenl un
auteur pour le public incapable de le comprendre par lui-méme, qu'en joignant a
l'exposé rigoureusement fidele de sa pensée la traduction de cette méme pensée
en langage moderne. Cetle ta.che, sans doute, est infiniment délicate, mais elle
est indispensable si l'on veut rendre pleine justice aux auteurs d'un passé
éloigné. En langa.ge moderne, nous résumerions ainsi la doctrine de Paul sur
le Christ et son reuvre : Le Christ est l'homme idéal qui s'est réalisé dans une
personnalité concrete a l'heure voulue de Dieu dans le plan éternel de la création
et de l'évolution du monde; le fidele doit s'unir a ce Chrisl au point de s'identifier avec lui, de telle sorte que l'humanité idéale, victorieuse du péché et de la
mort, se substitue chez le fidéle a l'humanité charnelle. La grandeur de l'amvre
de Paul, c'est d'avciir insisté sur la nécessité de la transforma.lion du creur
huma.in pour arracher l'homme a la puissance du mal, ii'avoir condamné comme
illusoires tous les moyens extérieurs, observances légalistes, pratiques dévotes
ou enseignements scolastiques, et ce qui le distingue parmi tous les propagateurs de cette vérité morale, c'est d'avoir enseigné que la transformation

H.5

REVUE DES LIVRES

du creur ne peut s'opérer que par l'union mystique avec le Christ ou le second
Adam.
En recherchant, sur chaque point de doctrine, le rapport entre l'enseignement
de l'Église et celui de l'apótre, M. Courdaveaux a accentué l'élément didactique
des épitres de Paul au détriment de leur portée mystique et spécialement
morale. Mais ces réaerves ne nous empéchent pas de reconnaitre que, parmi
les ouvrages devulgarisation scientifique sur ces questions difficiles et délicates,
celui-ci est l'un des meilleurs, a la fois simple de forme et sérieux de fond,
complet et néanmoins facile a comprendre pour tout Jecteur tant soit peu
instruit.
JEAN RÉVILLE.

�CHRONIQUE

CHRONIQUE
FRANCE
Publications récentes : 1. E. de Pressensé. L'Ancien monde et le Christianisme (París, Fischbacher, 1887, gr. in-8° de XL et 669 p.). Ce livre forme
Je premier volume de la troisieme édition de l'ouvrage bien conn~ de M. ~e
Pressensé sur l'Histoire des trois premiei·s siecles de l'Église chrétienne; ma1s
cette troisieme édition a été si fort complétée et tranMormée qu'elle doit étre
considérée comme une reuvre nouvelle. Le développement considérable qu'a
pris l'histoire des religions depuis la premiere publication de l'ouvrage, ~~lige
l'auteur a donner une extension beaucoup plus grande a la revue des rehg10ns
de l'antiquité et a l'esquisse de l'évolution religieuse de l'ancien monde q~'il
nous présente comme une introduction au christianisme dans toute _l'accep:1on
de ce terme. Au point de vue historique comme au point de vue pbilosopb1que
et religieux, il faut y voir, d'apres l'auteur, une préparation au christianisme._
« Toute l'histoire du vieux monde paten n'est autre chose que ce long voyage
de !'a.me humaine a la recberche du Dieu de !'avenir, qui reste, pour elle, le
Dieu inconnu » (p. xxxvn) : telle est la lhese qui pourrait servir de devise a ce
voiume et dont M. de Pressensé poursuit la démonstration en nous promenant,
a la suite des guides les plus autorisés, a travers les religions des peuples
sauvages, les religions du vieil Orient, celles de l'Inde, de la Grece et _de_ ~orne.
L'un de. nos collaborateurs traitera prochainement d'une fat,on plus detaillee les
importantes questions soulevées par M. de Pressensé.
2. Comte F.-A. de Noer. L'Empereur Akbai·. Un chapitre de l'Histoire de
l'Inde au xvr• siecle, traduit de l'allemand par G. Bonet-Maury, avec une
introduction par Alfred Maury, vol. II (Leide, Brill, gr. in-8° de 433 p.). Le
premier volume de cette traduction, publié en i883, a été signalé déja dans la
Revue par M. Barth, dans le dernier bulletin des Religions de l'Inde (t. XI,
p. 188), et le personnage meme d'Akbar n'est plus un inconnu pour nos Iecteurs,
puisqu'il leur a été présenté par M. Bonet-Maury dans le ~~me tome XI• (p. 133
a 159 " Akbar un imitateur de l'étude comparée des rehg10ns et un précurseur
de la 'tolérance'dans l'Inde »). Le second volume qui vient de paraitre contient
la fin de l'ouvrage. L'auleur nous y décrit successivement la pacification de

H7

l'Inde, la conquéte du Kacbemir, la conquete du Dekhan et les dernieres années
d'Akbar. Le chapitre sur l'empereur et sa cour est !'un des plus intéressants et
des plus originaux de l'ouvrage entier. II fau~ savoir gré a M. Bonet-Maury
d'avoir rendu accessible au public fran&lt;,ais l'histoire d'une des personnalités les
plus singuliéres et, a beaucoup d'égards les plus altrayantes, de l'histoire religieuse générale.
3. Edmond Le Blant. Les Sarcophages ch!·étiens de la Gaule (París, Hachette,
1886; in-folio de xx et 17i p. et LJX pi.). Ce magnifique ouvrage mérite les
éloges des historiens du christianisme comme des archéologues et des historiens de l'art. On y retrouve la méthode prudente et la slireté d'érudition qui
caractérisent les ouvrages du directeur de l'École fran«;aise de Rome. La
persistance des suje.ts de décoration paienne sur les monuments chrétiens
éclate une fois de plus· dans ce travail. 11 est également intéressant de no ter
comment certains sujets inconnus ou peu communs sur les sarcophages d'autres
régions se trouvent sur les monuments .analogues de la Gaul~. L'ouvrage de
M. Edmond Le . Blant fait partie de la collection des documents inédits sur
l'histoire de France, publiés par les soins du Ministere de l'Instruction
publique.
'
4. Bibliographie des CEuvres de Son Em. le card. Pitra (Solesmes, impr.
Saint-Pierre, i886. Gr. in-8° de 24 p.). La congrégation des Bénédictins de
France a publié cette brochure a l'occasion du jubilé du cardinal Pitra, éveque
de Porto, bibliothécaire de la sainte Église romaine. On y trouve l'énumération
des nombreux travaux du cardinal sur la Patristique et l'Histoire ecclésiastique,
ainsi que la liste des écrivains ecclésiastiques qu'il a fait connaitre pour la
premiere fois dans le Spicilegium et dans les Patres Antenicami.
5. Le Bulletin mensuel de la Faculté des lettres de Poitiers (livr. de
janvier i887) a publié la le«;on par laquelle notre collaborateur M. J.-A. Hild a
ouvert son cours sur les Fastes d'Ovide. L'bonorable professeur s'est attaché a
montrer combien il importe de pénétrer dans la vie réelle des anciens et
comment les lettres anciennes ne peuvent litre comprises et golitées que si on
les éclaire par la science des mythes, des cérémonies et des pratiques religieuses
qui remplissaient la vie des Grecs et des Romains. II a fait ressortir ensuite
l'importance des Fastes a ce point de vue. Nous espérons que les lecteurs de
notre Revue pourront profiter plus tard des études que M. Hild développe
actuellement devant ses auditeurs de Poitiers.
6. Une nouvelle hypothese sur la composition et l' origine du Deutéronome:
Examen des vues dellf. G. d'Eichthal,pai· Maurice Vernes (París, i887. Leroux'
in-8° de 53 p.). Se raltachant aux conclusions de M. d'Eichthal, dans les
Jfélanges de critique biblique, M. Maurice Vernes vient de publier une forte
brochure qui fera sensation dans le monde des hébra'isants et des historiens du
peuple d'Israel. Nous recevons cette brochure au moment de mettre sous presse,
-en sorte qu'il faut nous borner pour le ·moment a la signaler. M. Vernes adopte

�H8

\
1

REVUE DE L'BISTOIRE DES RELIGIONS

en partie l'opinion de M. d'Eichthal sur la composition littéraire du Deutéronome; il admet !'origine post-exilienne du livre. II met en doute l'exactitude du
récit des Rois concernant la réforme de Josias et, tout en reconnaissant un certain rapport entre le Deutéronome et les prophéties de Jérémie, il conclut en
rejetant l'authenticité de la plus grande parlie de ces prophéties. 11 en résulte
que M. Vernes se range a l'opinion de M. Havet sur !'origine post-exilienne de
!'ensemble de la collection prophétique; toutefois il en place la rédaction au
v•, 1v• etm• siecles avant notre ere, sans descendre jusqu'au u•siecle et jusqu'au
temps d'Hérode, comme M. Havet, et sans se refuser a faire remonter quelques
fragments de la collection aux temps antérieurs. On voit que M. Vernes a completement renoncé a la these de l'école grafienne qu'il a défendue autrefois
dans cette revue.
Le Folk-lore en France. - L'étude des traditions populaires se développe
singulierement chez nous depuis quelque temps et s'e!force de prendre une
tournure de plus en plus scientifique. Nous avons depuis deux ans deux recueils
mensuels exclusivement consacrés au folk-lore (la Mélusine, 3° année, et la
Revue des traditions populaires, 2• année), autour desquels se groupent de
nombreux amateurs, ardents a la propagande, et quelques érudits dont les
travaux joignent a l'agrément des sujets traités la solidité des recherches
sérieuses. Récemment, M. Loys Brueyre a présenté le folk-Iore au public d'élite
qui fréquente les conférences du cercle Saint-Simon. Il avait pris comme tbeme
la littérature anglaise et les traditions populaires (voir la Revue des traditions
populaires, livr. du 25 janvier), et i1 a profité de l'occasion pour plaider chaleureusement la cause des études qui Iui sont cheres, en montrant par l'exemple
de la littérature anglaise l'influence des traditions populaires sur les reuvres
poétiqutis et littéraires.
Parmi tous nos folk-loristes il n'en est point cependant de plus instructir et
de plus zélé que M. Gaidoz. Non seulement il prend une part prépondérante a
la rédaclion de la Mélusine, mais il vient d'inaugurer, chez l'éditeur Alph.
Picard, une collection d'ouvrages sur le folk-lore, intitulée Bibliotheca Mythica,
qui comprendra des travau.x: sur l'histoire des religions, la mythologie, les
traditions et la littérature populaires. Prechant d'exemple, M. Gaidoz s'attaque,
dans le premier volume, a uu sujet qui joint l'intérét de l'actualité a celui des
études historiques. Dans La llage et Saint-Hubert (1 vol. in-8°), il passe en
revue les croyances de l'antiquité relatives a la rage et nous raconte la légende
. de sain( Hubert considéré comme guérisseur de !'horrible maladie. A cóté de
saint Hubert, nous voyons défiler d'autre saints anti-rahiques et nous trouvons
l'énumération des recettes, des remedes et des pratiques auxquels les croyants
d'autrefois avaient recours pour se préserver ou pour se guérir des morsures
de chiens enragés. 11 est a souhaiter que les volumes suivants de la Bibliotheca
.mythica ressemblent au premier.
Nous avons déja. signalé le recueil de M. Cosquin, Contes populaii'es de la

CBRONIQUE

H9

Lorraine. De tous les recueils de contes et de légendes populaires qui ont paru
depuis deux ans, c'est le plus scientiflque. L'auteur, en e!fet, ne s'est pas
borné a collectionner des contes, mais il y a joint des commentaires et
surtout il les a fait précéder d'une inlroduction tres intéressante sur !'origine
et la propagation des contes populaires européens.
N ouvelles diverses. - Fouilles a Delphes. Le gouvernement fran~ais vient
d'obtenir du gouvernement grec l'aulorisation de faire exécuter des fouilles a
Delphes, dans des conditions apeu pres identiques a celles qui avaient été
obtenues par le gouvernement allemand a Olympie. Delphes a été pendant
plusieurs siecles le sanctuaire le plus important de la Grece. 11 est certain que
l'histoire de la religion grecque tirera un grand profit des fouilles qui vont étre
entreprises sous la direction si éclairée de notre école d'Athenes.
Les sectes juives en Galicie. Le 29 janvier M. Sacher Masoch a fait une conférence tres intéressante, au siege de la Société des Études juives, sur les
sectes juives de la Galicie, en particulier sur les Chassidim et lés Karai'tes qui
n'ont rien de commun avtic les anciennes sectes de la Palestina. Voici le résumé
de cette conférence, d'apres le compte rendu du journal le Temps :
La secte des Chassidim est, comme !'indique l'étymologie de son nom, celle
des fervents, des exaltés. Le Chassid, en effet, non seulement suit rigoureusement les prescriptions de la loi, mais doit faire plus. Il s'impose une multitude
de privations, fait subir a son corps mille macérations : il s'ahstient de viande,
de beurre, de miel; il ne mange point d'reufs, il porte un cilice dont J'étolfe
rugueuse meurtrit sa peau; en plein hiver, il se jette dans l'eau glacée des
rivieres. Les Chassidim s'étaient fait aussi une regle de nejamais séjourner plus
d'une nuit dans le méme endroit; en se fustigeant, ils pouvaient entrer,
croyaient-ils, en communication avec les anges, avec Dieu méme, Le plus souvent, ils se livraient a l'étude de la Kabbala. Israel Balchem, dont le nom
signifle : homme capable de faire des cboses merveilleuses, fut le fondateur de
cette secte, La légende s'est emparée de sa vie : on raconte qu'il rendait la vu e
aux aveugles, qu'il ressuscitait les morts et qu'il avait le pouvoir de sauver les
a.mes de l'enfer. On le racontait de son vivant. C'était l'époque ou Cagliostro et
ses adeptes avaient prédisposé tous les esprits a la croyance au merveilleux.
Balchem eut bientót de nombreux disciples : ceux-ci, apres sa mort, se répandirent en Russie et en Pologne, malgré les anathemes des rabbins. 11s obéissaient A l'autorité des « zadigs ,,, sorte de papes qui sont aujourd'hui une centaine environ. Le Chassid ne paye point le zadig en argent, mais il lui fait des
présents, il ne le laisse manquer de rien. L'ohéiss'ance parfaite au zadig est,
avec la croyance aveugle en Dieu, le premier de ses dogmes. Le jour du sahbat,
les Chassidim se réunissent chez le zadig dans une sorte de pique-nique ou
chacun apporte sa nourriture. Le zadig distrait ses convives par ses improvisations sur les versets de la Bible qu'on lui propose ; il chante des airs gais, il
s'e!force en un mot de prolonger la réunion parce que, tant que dure le sabbat,

�120

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

la béalitude regne dans les cieux et l'enfer se repose. Les Chassidim croient
aussi a leur réunion avec Dieu par la contemplation de la divinité; envers celui
qui n'est pas Chassid, le Chassid doit faire preuve d'une fermeté dans sa foi
allant jusqu·a l'insolence. Pour bien comprendre les Chassidim, dit M. Sacher
Masoch, il faut connaitre le milieu ou ils vivent. Sur ces plaines mornes, sans
limites, que le printemps fleurit et que l'hiver couvre de neige, l'homme éprquve
plus que partout ailleurs le sentiment de l'infini : son esprit apprend a se
recueillir, A se concentrer en lui-meme. JI devient bient0t un Hamlet ou un
Faust.
La seconde secte dont M. Sacher Masoch a parlé est celle des « Karai:tes ».
Ceux-ci sont les jansénistes juifs. 11 ne faut point servir Dieu, disent-ils, dans
l'espoir d'étre récompensé; il ne faut point lui obéir dans la crainte d'•füe puní.
Mais il faut suivre sa loi ·parce que c'est la loi : on doi"t étre vertueux par amour
pour la vertu. ex La ou la révélation et la raison sont d'accord, di:ient aussi les
Karailes, nous suivons ce qu'elles enseignent de leur double lumiere; mais la ,
ou elles se contredisent, nous abandonnons la raison, bien qu'elle soit une
lumiere divine; car si la raison était suffisante, la révélation serait superflue. »
Les Karailes rejettent tous les commandements qui ne sonl pas expressément
contenus dans l'Écriture. Sa!omon dit lui-meme qu'il ne faut pas exagérer la
pitié, Les Karailes admettent le divorce en cas d'adultere, ils ne croient pas
aux démons, ils croient, quoi qu'on ait pu dire, a l'immorlalité de l'ame et a la
vie éternelle. Une de leurs maximes est_: « Si tu ne peux ce ·que tu veux, tu dois
vouloir ce que tu peux. » Les Karai:tes sont sobres; leurs prieres doivent toujours étre di tes en langue hébrai"que; ils restent debout en priant. lis observent
• rigoureusement le sabbat, et des le vendredi soir n'allument plus de feu, meme
par les grands froids qui regnent en Galicie. Il est vrai qu'ils peuvent le faire
allumer par des chrétiens.
On trouve des Karaltes a. Alep, a Constantinople, en Tarlarie, en Crimée et
en Égypte : on en compte 4.0,000 en Galicie seulement. Les Karai"tes s'interd1se11t
tout commerce. lis ne doivent vendre que les produits de leur agriculture ou de
leur industrie ; tout trafic leur est interdit. lis parlent une langue mi-tartare et
mi-hébrai"que. Depuis quatre siécles, selon leurs statisticiens, pas un Kara1te
n'a subi en Pologne la moindre condamnation. Les Karai"tes ne pretent pas sermenten justice: ils se bornent a donner au juge une poignée de main,en signe
d'affirmation. Leurs croyances leur interdisent de verser le sang; aussi furent-ils
pendant longtemps exemptés du service militaire. A l'heure actuelle, on les
incorpore dans le service des ambulances.

AUTRICHE-HONGRIE
L'enseignement de l'histoire des religions en Hongrie. - Le mouvementqui porte les universités et les gouvernements a donner une place officielle
dans les cadres de l'enseignement supérieur a l'histoire des religions, s'est aussi

CHRONIQUE

i21

fait sentir en Hongrie. A l' Académie théologique de Presbourg et dans les deux
Instituts théologiques d'Éperies et d'OEdenbourg, l'histoire des religions non
seulement fait l'objet d'un enseignement spécial, mais elle figure méme parmi
les matieres obligatoires imposées aux futurs ministres des églises évangéliques
en Hongrie. M. Stephan Schneller, professeur a. l'Académie de Presbourg, !'un
de ceµx qui ont le plus vaillamment combatlu pour le triomphe de celte bonne
cause, vient de publier en tirage a part un article qui a paru daos le Bulletin
annuel de l'Académie, dans Jeque! il réfute les objections dirigées contre le
nouvel enseignement et justifie l'existence d'un cours d'histoire des religions
dans les institutions pour l'enseignement supérieur de la théologie (Az általános VaUástorténetjogosultsdga a theologiai intézeten. Pozsony, Wigand F. K.
Nyomdája, i886). L'auteur commence par établir que l'histoire des religions,
en faisant connaitre !'origine et les développements des religions, peut seule
faire comprendre la religion dans son essence, comme facteur généi;al et vérita, bloment central du développement de !'esprit humain. Se pla&lt;,ant a un point de
vue philosophique tres élevé, il prouve que te·s études des jeunes théologiens
doivent porler sur toutes les manifestations de !'esprit religieux dans le monde,
sur ce qu'il appelle l'action universelle de !'esprit divin sur !'esprit humain. La
seconde partie de la brochure a pour but de réfuter les objections dogmatiques
de ceux qui, partant de la vérité absolue du christianisme, jugent inutile d'étudier les autres religions. M. Schneller n'a pas de peine a montrer combien cette
opinion, méme si l'on en accepte les prémisses, témoigne d'étroitesse d'esprit
et combien elle différe de la pensée de l'apótre Paul, de l'auteur des écrits
johanniques, des plus illustres Peres de l'Église qui considerent non seulement
le judai"sme, mais aussi les religions pai"ennes comme une préparation au christianisme. ll insiste avec raison sur ce fait que la valeur d u christianisme ne
peut étre appréciée que par comparaison avec d'autres religions.
Nous ne pouvons pas nous arréter aux détails de cette apologie pro domo sua,
a cause de leur caractere individue! et local. Mais nous faisons les meilleurs
vceux pour le développement et le succes de l'enseignement de l'histoire des
religions en Hongrie et nous nous félicitons qu'il y soit défendu par un bomme
d'un esprit aussi large et aussi élevé que M. le D• Schneller.
Un nouveaujournal oriental. - Les directeurs del'« Institut oriental
de l'Université de Vienne » ont décidé d'entreprendre a. dater du mois de janvier i887 la publication d'un Journal Oriental de Vienne. Le but de ce nouveau
journal, publié, avec le concours du ministere des cultes et de l'instruction•
par M. Holder (Rothenthurmstrasse, 1.5, a Vienne), est de créer en Autriche
un organe consacré exclusivement aux études orientales. II contiendra des articles originaux sur la philologie et l'histoire orientales, des recensions d'ouvrages
orientaux et des notices. La partie critique du journal formera la suite de la

Litterarisch-kritische Beilage zur· resterreichischen Zeitschrift für den Orient.
Les articles pourront étre rédigés en allemand, en franc;ais, en anglais ou_en

�1.22

REVUE DE L'HTSTOIRE DES RELIGIONS

italien. Les fascicules paraitront en janvier, avril, juillet et octobre. Le prix
d'abonnement est de 6 florins (12 fr. 50). On souscrit a Paris chez M. Ern~st
Leroux (28, rue Bonaparte). Parmi les articles annoncés, nous remarquons
ceux de M. W. Cartellieri. « Subandhu and Bana, the Mahabh.\rata and the
Puranas as known to Subandhu », et de M. Winternitz, « Les Sraddhas et le
culte des morts chez la race indogermanique. l&gt;

HOLLANDE

Publications. - i O Ristorisch-critisch onderzoek naar het ontstáan en de ver•
zameling van de boeken des Ouden Verbonds, I, 2 (p. 33! a 554, Leide-Engels).
M. Kuenen vient de publier, en seconde édition, la deuxieme partie du premier
volume de sas recherches historiques et critiques sur !'origine des livres qui
forment le recueil de l'Ancien Testament, La. premiere partie consacrée a
l'Hexaleuque a été analysée ici meme par notre collaborateur, M. A. Carriere
(t. XIII, p. 2062i4). La seconde partie, que nous annonc;ons actuellement, a pour
objet les livres historiques de l'Ancien Testament depuis les Juges jusqu'au
livre d'Esther. Elle a été remaniée avec autant de soin et d'une fac;on aussi
complete que la précédente. A peine y a-t-il huit a dix pages de la premiere édition qui aient été conservées sans aucune modification. La disposition des
matieres n'est pas non plus restée la meme. 11 n'est pas étonnant que les innombrables travaux qui sont éclos pendant les vingt dernieres années aient changé
sur certains points les conclusions primitives de l'auteur. C'est particulierement
dans J'apprécialion des livres des Rois et des Chronigues que M. Kuenen a
modifié sa maniere de voir. Mais !'esprit et la méthode de l'ouvrage sont restés
les mémes. On peut considérer cette seconde édition comme l'expression la plus
autorisée des résultats de la critique biblique indépendante de la tradition ecclésiastique.
_2• G.-A. Wilken. Ueber das Haaropfer -und ein'ige andere Trauergebriiuche
bei den Volke-rn Indonesiens (Amsterdam, J. H. de Bussy, i886). Nous avons
rec;u-le tirage a part de ce mémoire qui a paru dans la Revue coloniale internationale. L'auteur se rattache a une étude du Dr Frazer publiée dans le Journal
of thP, anthropological '.lnstit~te of Great Britain and Ireland (XV, p. 64-101)
sur [les pratiques funéraires considérées comme témoignages des conceptions
spiritistes primitives. Il nous montre comment les peuples de la Malaisie
présentent toutes sorles de pratiques et de coutumes qui ne peuvent avoir
d'autre raison 'd'étre que la peur a l'égard des esprits et des morts ou le désir
de se les rendre favorables; tantot ils fuient l'endroit ou !'un des leurs a
succombé ; tantót ils cherchent a. l'empécher de rentrer dans sa dem,ure; tantot
les survivants s'efforcent de se rendre méconnaissables. M. Wilken étudie aussi
la q uestion, le plus souvent négligée, de la durée des pratiques funéraires et des
conditions dans lesquelles elles sont arrétées. Enfin il s'occupe des idées répandues chez ces mémes peuples au sujet des secondes noces. Les notes nom-

CHRONlQUE

123

breuses et :nourries ajoutées par l'auteur au has de chaque page renferment
une foule de renseignements curieux qui complétent et illuslrent de la fa~on la
plus intéressante les informations déja tres abondantes du texte. On pourrait
peut-étre reprocher a M. Wilken de plaider sa these avec trop de conviction et
de donner a certaines pratiques une signification qui n'en ressort pas avec évidence. G'est la matiere a discussion; mais ce qui est indiscutable, c'est la
connaissance approfondie des peuples malais dont l'auteur fait preuve a chaque
page,
3· L'Apocalypse. Dans notre précédente livraison, nous avons signalé (p. 376)
la these tres originale d'un tout jeune théologien allemand, M. Vischer, qui
considere l'Apocalypse du Nouveau Testament comme le remaniement chrétien
d'un écrit originairement juif. L'accueil qu'elle a rencontré chez quelques-uns
des historiens les plus versés dans la littérature chrétienne primitive a été
particuliérement favorable. Mais aucune appréciation bienveillante ne vaut a nos
yeux la confirmation qu'elle rei:oit du travail d'un exégéte hollandais qui, sans
connaitre du tout l'ceuvre de son 1collegue allemand, a publié dans une revue
de son pays, les Utrechter Theologische Studien (i886, p. 45i a 470), une
étude sur l'Apocalypse, 011 il présente une hypothese toute semblable. Dans un
article intitulé Compilatie en Omweki-ogshypothesen toegepast op de Apokalypse
van Johannes, M. 0.-J. Weyiandt passe en revue les hypotheses anciennes et
modernes sur l'existence d'interpolations daos l'Apocalypse attrihuée a l'apotre
Jean et aboutit a cette conclusion que l'Apocalypse a été composée p!l,r un chrétien qui a combiné deux apocalypses juives antérieures en y ajoutant quelques
éléments de son propre cru. La distinction de ces deux appcalypses juives est
sujette a caution; mais la n'est pas la question. Ce qu'il y a de curieux. c'est
qu'a de tres minimes différences pres, M. W eylandt détache les mémes passages
que M. Vischer comme l'ceuvre de l'auteur chrétien. Les deux interpretes ont
fait leur analyse d'une fac;on enlierement indépendante !'un de l'autre; ils
obtiennent des résultats a peu pres identiques. Une pareil Je coí'ncidence ne
laisse pas que d'etre frappante.

�DÉPOUILLEMENT DES PÉRIODIQUES ET DES SOCIÉTÉS SA.VANTES

DÉPOUILLEMENT DES PÉRIODIQUES
ET DES TRAVAUX DES SOCIÉTÉS SAVANTES 1

I. Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. -

Séance du

29 décembre 1886. M. Bergaigne expose la suite de ses recherches sur l'histoire
de la Rig-Véda-SamhiUl.. Dans un premier mémoire, il avait étudié les principes
numériques du classement·desbymnes et signalé comme suspects les morceaux
qui violent ces principes. 11 a cherché depuis, par d'autres calculs, a distinguer
daos le recueil plusieurs couches d'inlerpolations. La Sambitá, composée déja
sans doute par des additions successives, de dix livres nommés mandalas, a élé
plus tard divisée pour les besoins de l'étude, et sans aucun égard pour le classemenl primitif, en 64 adhy&lt;iyas (lei;ons), groupés par 8 en ashtakas (huitiemes),
et qui n'ont d'autre raison d'étre qu'une égalité aussi exacte que possible.
M. Bergaigne établit que le príncipe de cetle égalité n'est pas, comme on l'avait
cru, le nombre des vargas, mais celui des pra91tas, comptés d'apres les indications du Pra.tii;!lkya. Selon ce calcul, 50 adhydyas sur 64 sont aussi rigoureusement exacts qu'on pouvait les faire en respectant l'inlégrité des hymnes.
Aucun, dit M. Bergaigne, n'est au-dessous de la moyenne, mais f4 la dépassent notablement, plusieurs d'un chiffre considérable. Tous ceux-li\. renferment
précisément des hymnes déja suspects, dont quelques-uns, au moins, ont dO.
étre interpolés postérieurement a la division. D'autre part, les mandalas eux·
m~mes ont été divisés en pa.rties égales appelées anuv&lt;ikas, etc. (Compte rendu
reproduit de la Revue critique.)
Séance du 7 janvier 1887. M. Bréal est nommé président pour l'année 1887.
M. le marquis d'Hervey de Saint- Denys est élu vice-président. - Séance du
14 janvier. M. G. Perrot signale les fouilles exécutées dans une nécropole
voisine de Sfax, en Tunisie, par le docteur Vercoutre, médecin en chef de l'hOpital. On y trouve des sépullures ou les corps sont enfermés dans deux jarres
coniques mises bout i\. bout, semblables a celles qui ont été découvertes a

i) Nous nous bornons a signaler les articles ou les communications qui concernent l'histoire des religions.

125

Biskra. D'autre part, M. Víctor Waille, professeur i\. l'École supérieure d'Alger,
a repris les travaux de déblaiement pres de Cherchell, a un endroit ou s'élevaient probablement des lhermes. 11 y a trouvé diverses statues de divinités.
Séance du 21 janvier. M. Reuzey dépose le mémoire de MM. Ed. Pottier et
Salomon Reinach sur « La Nécropole de Myrina ». Ce travail, qui fait honneur
i\. l'école d'Athenes, renferme d'ingénieux aperi;us sur l'hisloire de l'art grec, sur
certains riles religieux et funéraires et témoigne d' une grande érudilion. Séance du 28 janvier. Élection de M. Viollet, bibliothécaire de la Faculté de
Droit en qualité de membre ordinaire. - La séance est levée en signe de deuil
apres communication de la mort de M. Germain, membre libre, doyen de la
Faculté des Lettres de Montpellier, connu par ses recherches dans les archives
des évechés de Maguelonne et de Montpellier et par plusieurs ouvrages historiques, parmi lesquels nous citerons l'Histoii-e de l'Église de Nimes. Les écrits de
M. Germain ont été plusieurs fois couronnés par l'Académie.
Séance du 4 février. M. d'Hen•ey de Saint-Denys fail une communication relativa a cerlains objets trouvés dans l'intérieur d'une idole a Hué: un Jambeau
d'étoffe de colon, un écheveau de fil de soie, un miroir, un imprimé bouddhique
chinois de l'an 1830. Ces objets sont des symboles représentant les éléments du
corps de la divinité. L'usage de placer de pareils symboles dans les statues
bouddhiques de la Chine parait remonter au vu• siecle de notre ere. Les disciples de Confucius n'admirent jamais celte pratique. lls n'ont jamais représenté
le souverain maitre sous une forme quelconque. A ce propos, M. d'Hervey
de Saint-Denys réfute l'opinion émise par M. Renan, lorsqu'il affirmait qu'il n'y
avait pas, en chinois, de mot pour désigner Dieu. 11 est vrai qu'il n'y a point
de mot monosyllabique ayant le sens du Theos grec ou du Deus latin; mais
íl y a un mot dissyllabique, sans pluriel, qui implique la réalilé d'une foi monothéiste.
II. Journal asiatique. - Novembre-décembre 1886: Senart. Eludes sur
les inscriptions de Piyadasi. - Ru!ien Duval. Syrische Grabinschriften aus
Semirjetschie, herausgeg. von D. Chwolson.
Janvier 1887 : De Harlez.
Tcbou-tze-tsieh-yao-tchuen, résumé des príncipes de Tchou-hi. (Extraits.) - ·
Clermont-Ganneau. La stele de Mesa, examen critique du texte.
III, Revue historique. - Janvier-février: Vic. G. d'Avenel. Le clergé
franc;¡ais et la liberté de conscience sous Louis XIII (suite et fin).
IV. Revue critique d'histoire et de littérature. - /O janvier:
L. Feer. La vie du Buddha par M. W. Rockhill.
V. Revue archéologique. - Novembre-décembre 1886: H. Bazin. L'Artémis marseillaise du musée d'Avignon. - Bapst: Le tombeau de saint Denis.

=

VI. Revue des Questions historiques. -

Janvier : Paul Allard.

L'Empire et l'Église pendant le regne de Gallien. - Paul Fournier. Le liber
pontificalis et la nouvelle édition de M. l'abbé Duchesne. - G. Kurth. Une
nouvelle histoire des papes, - (Du méme). Deux travaux aliemands sur Hinc-

�126

DiliPOLllLLEMENT DES PffiRIODlQUES

ma1•• - A. de Barlhélcmy. Les charles de l'abbaye de Cluny. - Martinov
(le R. P.). A propos de la légende ilalique.
VII. Mélusine. - 5 janvier: H. Gaidoz. Quelques recueils de conles. Les yeux arrachés (voir le numéro suivanl).
5 févr-ier: Israel Lévi. La fleche
de Nemrod (suite). - La Grande Ourse (suite). - J. Tuchmann. La fascinalion

121

ET DES TnAVALlX Dl!:S SOCIÉTÉS SAVANTES

XVU. Revue orientale et africaine. - 1886, n• 2: A Castaing. Trilons et Tritonis.

VIII. RevuE, des traditions populaires. •- 25 décembre -1886: Paul
Sébillot. Les superstitions iconographiques. (Voir le numéro suiv.)- Z. Wissendortf. Notes sur la mytbologie des anciens Lellons, Deux légendes lellonnes.
IX. Revue des Études juives. - Octobre-décembre 1886 : J. Halévy.
Recherches bibliques. Le chapilre X de la Genése (fin¡. - S. Reinach. Notes sur
la synagogue d'Hammam-el-Enf. - Ad. Neubaue1·. Le Midrasch Tanbuma.
x. Controverse et Contemporain. - 15 janvier : L'abbé Fillion.
L'authenticité du quatricme évangile. - Paul Allard. La persécution d'Auré-

XVIII. Mémoires de la Société d'ethnographis. - -1886 : L. de
Rosny. Les Antilles. Étude elbnograpbique, archéologique et religieuse.
XIX. Bulletin de la Société philomathique vosgienne.
I f 0 année: F. Voulot. Sur deux antiques inédils retrouvés a Grand (Vosges). P. de Bou1'eulle. L'Alsace de la Réforme.
XX. Bulletin de la Société académique de Brest. - T. XI (i885i886) : L. Leballe. Une féte musulmane a Gabes.
XXI. Revue de Gascogne. - Juin 1886 : A. de Lantenay. Labadie et le
Carmel de la Graville (voir les numéros suivants). - Juillet: L'abbé J. Dudon.
Du lieu de naissance de saint Philibert (voir aoO.t-seplembre).
Octobre:
A. Plieux. Le Carmel de Lecloure.
Novembre: A. de Lavel'gne. Les chemins
de Saint-Jacques en Gasr.ogne. - L'abbé Ducruc. Les curés de ' Grabiey au

lien.

xvnº siecle (Voir les numéros suivants.)

=

(suite).

XI. La Révolution fran9aise. - U décembl'e 1886: J.-F. Tht!nard.
Élection du curé de Fourqueux. - (Du méme). Un sermon civique et constitutionnel en 1700. - V. Jeanvrot. Pierre Suzon, éveque constitutionnel de Tours.
(Voir le numéro suivant.)
XII. Revue égyptologique. - IV, 3 et 4: E, de Rougé. Mémoire sur
quelques inscriptions trouvées dans les sépultures des Apis. - P. Pierret.
Religion el mythologie des anciens Égypliens d'aprés les monuments.

XIII. Mémoires de la Mission archéologique fran9aise au Caire.
- Nº 3: U. Bouriant. Rapport au Ministre de l'Instruction publique sur une
mission daos la Haute-Égypte {i884-i885). - P. Ravaisse. Essai sur l'histoire
el sur la topographie du Caire d'apres Makrizi (pala.is des kbalifes fatimites).
XIV. Recueil d'archéologie orientale (de M. Clermont-Ganneau). L'inscription phénicienne de Ma'soub. - Une inscription pbénicienne de Tyr. Une nouvelle dédicace a Baal Marcod. - Un nouveau titulus funéraire de
Joppé. - Le temple de Baal Marcod a Deir El Kal'a. - Anliquités et inscriptions inédites de Palmyre. - Mané Thécel Phares el le festin de Ballhasar. Segor, Gomorrhe el Sodome.
.
xv. Mémoires dela Société des Études japona1ses. - 1886, n•3:
A. ll'Irgens-Be'l'gh. Le bouddbisme siamois. N• 4: Joseph d'Autreme1·. La vengeance légale au Japon. - Uon de Rosny. Cban-ha'i-king, traduit du chi11ois
avec un commentaire perpétuel. - James Legge. La préface des \'oyages du
péle1 in bouddhiste Hiouen-tbsang.
•
X.V'l. Archives de la Société américaine de France. -1886, nº 3:
A. Pousse. Sur les notations numériques dans les manuscrits biératiques du
Yucatan.
N• 4: A. Gastaing. Études sur la religion des anciens Péruviens.
Les ministres du culte. Les Sacrements. - Pret. La danse religieuse de l'urine

=

=

chez les Indiens Zunis.

=

=

XXII. Revue de l'Agenais. - XIII, I et 2 : Ph. Lauzun. Les couvenls
de la ville d'Agen avant i789. Le couvent de Saint-Antoine.

XXIII. Bulletin de la Société archéologiqua de Tarn-etGaronne. XIV, 3: L'abbé A.Lury. - L'Ave Maria.

XXIV. Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de
Geneve. - 2° sé1•ie, t. II (i886) : Th. Dufour. Un opuscule inédit de Farel.
Le résumé des Acles de la Dispute de Rive (1535). - Eug. Ritter. Cbroniques
de Genéve écrites au temps du roi Henri IV. -A. Rilliet. Le billet d'adieu d'un
éveque de Geneve (1483).
XXV. Annales de l'Académie d'archéologie de Belgique. 4• sél'ie, I, 4 : Van Bastelae1·. Les trois zeupires, pierres levé es ou menhirs, a
Gozée, pres de Thuin.

XXVI. Muaéon. -Janvier: A. Gueluy. Mreurs des musulmans de l'Asie
centrale. - A. Meherjibhai. L'état religieux de la communauté parsie. - De
la méthode daos l'enseignement de l'histoire des religions. - C. de Harlez. Le
livre des conseils d'Aterpat Mansarspendan. - F. Robiou. La religion égyptienne. Le Phénix.
XXVII. Academy. -25 décembre: Maa: Müller. An ethnological survey
·¡n India. (Lettre a M. H.-H. Risley pour recommander aux etbnographes de
ne pas appliquer sans examen les termes et les classifications de la philologie
comparée a la sociélé bindoue, les divisions des langues ne correspondant
pas nécessairement aux divisions de races.) - Egypl Exploration fund.
(Compte rendu de la quatriéme séance générale annuelle du 8 décembre :
résultat des fouilles a Naukratis, Gemayemi, Nebesheh et Defonneh; annonce
d'une nouvelle expédition de MM. Naville et Griffith pour reconstituer le
chemin de l'Exode.)
I •• janviel' .f 887: V. Taylot Smith. Tiele's bistorv of
Babylonia and Assyria. - J. Edkins. Eastern spread of chaldrean thought (aux

=

�128
Indes r,t en Chine).
at Gizeh.

DÉPOUILLElllENT DES PÉRIODIQUES

= 8 janvier : W. Jf. Flinders

Petrie. Recent excavationa

XXVIII. Athenieum. - 25 d~cembre: J. Hirst. Notes from Athens (sur
les fouilles d'Eleusis).

XXIX. London Quarterley Review. -

Janvier : Jewish Iife in

the time of Christ. - The religion of Burmah.

XXX. Church Quarterley Review. - Janvier: Egyptian chrislianity. - A Scottish bishop of the eighteenth century. - Early Church history. - The spiritual significance of the Apocalypse.
XXXI. Scottish Review. - Janvier : D. Bikelas. Byzantinism and
hellenism. - St. Magnus of the 0rkneys.
XXXII. Expositor. - Janvier: Prof. Sanday. The origin of the christian ministry. Recent theories. - W. H. Simcox. Canon Wescott. - Prof.
A. B. Davidson. The prophetess Deborah. - A. !!aclaren. Tychicus and 0nesimus, the letter bearers.
XXXIII. Antiquary. - Janviel': Munrot, Sorne traces of paganism in
gaelic words.
XXXIV. Scottish geographical Magazine. - Janvier: Ch. Warren.
Palestine, theland and the people asthey_are.-:- J. W. M, Crindle. Fa-Hien's
travels in India.
XXXV. China Review. - XV, 4 : Chalmers. The Sacred Books of
the East. - Eiclzler. The life of Tsze-Ch'an. - Parker. Chinese and Tartars,
Tibetans, etc. - Taylor. Heroes and villains in cbinese fiction. - Lockhart.
To the folklore of China.
XXXVI. Babylonian and oriental Record. - 1886 : Rob Brown
(junior). Babylonian astronomy in the wesl: the Aries of Aratus. - C: de
Harlez. The four-eyed dogs of the Avesta. - T. 6. Pinches. The babylomans
ás a maritime people. - Terrien de Lacouperie. The Sinim of Isaiah, not the

XL. Hermas. - XXII, ,/ : Wissowa. Die Ueberlieferung ueber die romischen Penaten. - Stengel. Zu den griechischen Sacralallerthümern.
XLI. Historisches Jahrbuch. - VIII, .f : Maye1·. Bischof Friedrich
Nausea von Wien auf dem Concil von Trient.
XLII. Rheinisches Museum für Philologie. -- XLI[, I : Kerameus. Neue briefe von Julianus Apostata.-Nissen. Ueber Tempelorientierung.
XLIII. Gottingische gelehrte Anzeigen. - .f887, N• .f: Holtzmann. Farrar, History of interprelation. - Kolde. Keller, Die Waldenser und
die deutsche Bibeluebersetzungen. - Krueger. Vischer, Die 0lfenbarung Johannis. - Horst. Jülicher, Die Gleichnisreden Jesu. - De Lagarde. Gwynn.
0n a syriac Ms. belonging to the collection of the archbishop Usher.
XLIV. Baltische Monatsschrift. - XX.XIII, 8 et 9 : Marholm. Das
Chrislenlhurn in der skandinaviscben Dichtung.
XLV. Monatsschr¡ft für Geschichte und Wissenscháft des Judentums. - 4886. N•• U et 42: Der historische Hintergrund und die Abfassungszeil des Buches Esther und der Usprung des Puritnfestes (fin). - Graetz.
Zur Bibelexegese (fin). - Theodor. Die Midraschim zuro Penlateuch und
der dreija.hrige palreslinensische Cyclus. (Voir i887, n• i.)
XLVI. Zeitschrift der deutschen morgenlandischen Gesellschaft. - XL, 3: Heidenheim. Die neue Ausgabe der Vers. Sam. zur Genesis. - Stenzle1·. Das Schwertklingengelübde der Indier. - Bothlingk. Nachtraege zu Vasis~ba. - Kuhnert. Midas in Sage und Kunst. - Guidi. Die Kirchengeschichte des Catholicos Sabprisoc.
XLVII. Oesterreichische Monatsschrift für den Orient. N• .f2: Buchner. Religion, Künsle und Fertigkeiten bei den Kámerunera.
XLVIII. Zeitschrift für Assyriologie. - 1, 4: Sayce. The Hillite
Boss of Tarkondemos. - Noeldeke. Mene lekel upharsin.
XLIX. Ausland. - .f886, N• 50: v. Seidlitz. Die alte Kosrnogonie der
Grossrussen.
N• tu: lfailandt. Mylhische Elemenlen in Rumanien. - Der
Schlangenlanz der Mokis in Arizona. (Voir n• 52.)
1887. N• 2: v. Thümen.
Der Mondaberglauhe unter der Landbevolkerung de.s oeslerreichischen Küslenlandes.
L. Deutsche geographische Bliitter. - IX, ,f: Post. Zaubereiprocesse
· und Gottesurleile in Afrika.
LI. Sitzungsberichte der kgl. preuss. Akademie der Wissenschaften. - N• 5.f : Hirschfeld. Die kaiserlichen Grabstiitten in Rom. Pel'nice. Zum rremischen Sacralrechte (2° art.).
LII. Theologische Quartalschrift. - .f886, N• ,f: Schmid, Zacharias
Chrysopolitanus und sein Commentar zur Evangelienharmonie. - Schanz.
Die Wirksamkeil der Sacramentalien. - Martens, Die drei unechten Kapitel
der Vita Hadrians I. - Fwchner. Deber die Hypothese Steinthals dass
Simson ein Sonnenheros sei.

=

Chinese.

XXXVII. Indian Antiquary. - Décembre: Fleet. A collection of Canarese ballads. - Beal. The age and wrilings of Nagarjuna bodisatlva. Fleet. Sanskrit and Old-Canarese inscriptions. - Wadia. F~lklore in western
india. (Voir \e numéro suivant.) - Natesa Sastri. Folklore in soutbern India.
(Voir le numéro suivant.)
Janvier. Rev. Thomas Foulques. The Dakhan•
in the times of Gautama Buddha. - Murray-Aynsley. Discursive contributions

=

towards the study of asialic symbolism.

XXXVIII. Journal of the American Oriental Society. - XI, 2:
Hopkins. 0n the professed quotalions from Manu found in the Mahabharata. Hall. The arabic bible of D• Eli Smith and Cornelius V. A. van Dyck. - Bloomfield. On the position of the Vaitana-Sutra in the lileratureof lhe Atbar~a ~et.la.
XXXIX. Historische Zeitschrift. - 1887, N• 2: Gor!'es. Die h1storische Kritik und die Legende,

129

ET DES TUAVAUX DI•:S SOCJ.f:l'ÉS SAVANTES

=

9

�1.30

DÉPOUILLEMENT DES PÉRIODIQUES ET DES SOCIÉTÉS SAVANTES

LIII. Katholik. - Novembre: Apostolicit1Bt des Jakobusbriefes nach lnhalt und Forra. - Die geistliche Stadt Gottes von der ehrwürdigen Maria von
Agreda.
Décembre: Gab es im rcemischen Officium Schriftlesungen vor der
Zeit Gregors des Groszen? - Pastor's Geschichle der Piibste.
LIV. Zeitschrifi für Kirchenrecht. - XXI, 4 et XXII, I: W. J1ai-lens. Die Besetzung des prebstlichen Stuhls unler den Kaisern Heinrich III
und Heinrich IV. - Meurer. Die rechtliche Natur des Tridentiner Matrimonialdecrets. - Weiland, Die constantinische Schenkung.
L v. Jahrbücher für protestantische Theologie. - Xlll, 1: Voigt.
Melanchton's und Bugenhagen's Stelhmg zum Interim. - Feine. Zur synoptischen Frage (2• art.). - V. Soden. Der Epheserbrief. - Scküre1·. Zu
Adrianos. - Siegfi·ied. Das neue Testament im hebrreischen Gewande. Gelzer. Zur Praxis der ost-rcemischen Statsgewalt in Kirchensachen.

=

LVI. Zeitschrift für wissenschaftliche Theologie. - XXX, 1 :
A. Hilgenfeld. Die neueste synoptische Evangelienforschung (C. Holsteu et
C. Weizsacker). - Mensinga. Die Geschichte des Cherubs. - Gii1Tes. Ritter
St-Georg in Geschic!ite, Legende und Kunst.
LVII. Zeitschrift für kirchliche Wissenschaft. - N• 11 : Gebhardt. Der Himmel im Neuen Testament. - Behm. Bemerkungen zur Didache, IX, 2.
N• 12: Hohne. Die drei Hauptnamen des jüdischen Volkes im
Allen Testament. - Zcihn. Die Anfiinge des apostolischen Zeitalters.

=

LVIII. Evangelisches Missionsmagazi?:.. - Janvier 1887: Schultze.
Totenverehrung in China. (Voir Février.)

LIX. Bullettino dtilla Commiss:on;i archeol. communale di Roma.
Novembre: Gatti. Un nuovo frammento degli Atti de' Fratelli Arvali.
LX. Archief voor Nederlandsche kerkgesehiedenis. - II, 1 :
Acquoy. Het geestelijk lied en de Nederlanden vóór de Hervorming.

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- Munich, Stahl, 1887; in-8 de vm et 93 p.
R. A. Lipsius. Die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden, ll,
L - Brunswick, Schwetscbke, :1887; in-8 de 472 p.
E. Egli. Altchristliche Studien. Martyrien und Martyrologien mltester Zeit.
- Zurich, Schulthess, 1887 ; in-8 de m et 1i2 p.
1) En dehors des nombreux ouvrages mentionnés dans la Chronique et dans
le Dépouillement des périodiques.

�132

1

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de 80 p.
G. Frommberger. De Símone Mago, ~- De origine Pseudo-Clementinorum.
- Vratislavire, i886, in-8 de 53 p.
F. A. Lehner. Die Marienverehrung in den ersten Jahrhunderten. - Breitkopr,
Harte!; in-8 de xxv et 342 p.
S. Aur. Augustini, Hipponensis episcopi, operum sectionis III, i : Liber
qui nppellatur speculum et líber de divinis scripturis sive speculum quod fertur
S. Augustini. Rec. F. Weihrích (Corpus scrípt. eccl. lat.; v. Xll). - Vienne,
Gerold, i887 ¡ in-8 de Ln et 725 p.
J. Gerdin. S. Aurelius Augustinus sasom kristlig uppfostrare. - Upsnla,
Schultz, 1886 ¡ in-8 de 75 p.
J, Ficker. Die Darstellung der Aposte! in der altchrísllichen Kunst. - Leípzíg, Seemann, 1887 ¡ in-8 de m et 4.8 p.
F. Loos. Leontius von Byzanz und die gleichnamigen Schtiflsteller der griechíschen Kirche, l. Das Leben und die polemische Werke des Leontius von
Byzanz. (Texte und Untersuchungen zur Geschichte der altchristlichen Lileratur
de v. Gebhardt et A. Harnnck; III, i et 2.) - Leipzig, Hinríchs, i887 ; in-8
de vm et 3i7 p.
G. T. Stokes. Ireland and the Celtic church. A history of Ireland from
St-Patrick to the English conquest in H72. - Londres, Hodder et Stoughton, 1886.
A. C. Chai:JJ de Lavarene. Monumenla pontificia Arvernire decurren tibus IXº,
x0 x1° et x11° sreculis. Correspondance diplomatique des papes concernant l'Auvergne depuis le pontifical ele Nicolas I•• jusqu'a celui d'Innocent III. - Clermont-Ferrand, Bellet, 1886; in-4. de xu et 560 p.
L. Gautier. Histoire de la poésie liturgique au moyen age. Les Tropas l. Paris, Palmé, 1886; in-8 de V111 et 280 p.
Em, Burnouf. Les cbants de l'Église latine. Restitutíon de la mesure et du
rythme selon la méthode naturelle. - París, Lecoffre, 1 vol. in-8.
Jean Jansen. L'Allemagne et lo Réforme. L'Allemagne et la fin du moyen age,
traduit de l'allemand. - Paris, Pion, Nourrít, 1 vol. in-8.
E. Sacl.'Ur. Richard, Abt von Saint-Vannes. - Breslau, 1886; in-8de iOO p.
J. A. Chabi·and. Vaudois et protestants des Alpes; recberches historiques
contenant un grand nombre de documents inédits sur les vaudois et les protestants des Alpes dauphinoises et piémontaises. - Grenoble, Drevet, 1886; in-8
de 287p.
Luther' s Briefwechsel. Ed. L. L. Enders (avril 1519-novembre 1520). Calw, Vereinsbuch, 1887; in-8 de vm et 536 p.
- Regesta Clementis Papro V ex Vaticanis archetypis- S. D.N. Leonis XIII
P, M. jussu et munificentia cura et studio monacborum ordinis S. Benerlicti
(A. IV). - Rome, Typ. Vat. i886; in-4 de 483 pages.

DlDLJOGR Al'HIE

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Corpus reformatorum V. LX. J. Calvini opera, edd. G. Baum, E. Cunitz,
E. Reuss. V. XXXII. - Brunswick. Schwetschke, i887; in-4 de 752 colonnes.
Correspondance des réformateurs dans les pays de langue franc,aise, ed.
A. L. Herminjard. T. VII (154! a 1542). - Geneve. Georg, i886¡ in-8 de
546 pages.
E. Gothein. Ignatius von Loyola. - Halle, Niemeyer, i886; in-8 de t8i pages.
W. Beckei·. Immanuel Trebellius. Ein Proselytenleben im Zeitalter der Reformation. - Breslau, Dülfer, !887¡ in-8 de 55 pages.
P. Leclerc. Fausta Socin. Biographie et critique. - Geneve, Georg, !886;
in-8 de t20 pages.
K. Rothenhiiusler. Der Untergang der katholischen Religion in Alt-Würtemberg in seinen Ursachen dargestellt. - Leutkirch, Roth. 1887; in-8 de III et
ii6 pages.
H. M. Baird. The Huguenots and Henry of Navarre. - Londres, Paul, 1886;
2 vol. in-8 de xxn-4.58 et xvu-525 pages.
J. Addington Symonds. Renaissance in Italy. The catholic reaction, Londres, Smilh, 2 vol., 1886.
Memoriale ordinis fratrum minorum a fratre Joanne de Komorowo compila.
tum edd. H. Liske et Ant. Lorgiewicz. - Leopoli, i886 ¡ in-8 de 4.20 pages.
K. Eubel. Gescbichte der oberdeutscben (Strassburger) Minoriten-Provinz. Würzbourg, Bucher, 1886; in-8 de viu et 4-08 p.
A. Vuillet. Scenes de la réformation dans le pays de Vaud (i526 a i538). Lausanne, Bridel, 1886 ¡ in-12 de 96 p.
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gentilhomme du roi de Navarre, et ses descendants. - París, Picard, i886;
1 vol. in-8.
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Longmans, i887, 2 vol. in-8, de 780 p,
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Norddeutschland (i709-i728). Cologne, Bachem, in-8 de vu et 134 p.
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�134

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par le P. Alex. Vivier. - París, Lelouzey, i887, 2 vol. in-8 .
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1886, 2 vol. in-8 de 656 p.
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(1740-1800). T. LX (!800-1846). - Paris, Vives, 1886, 2 vol. in-8 de 642 et
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uebersetzt von H. W enzel. - Leipzig, Voss.
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F OLK- LORE

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Angers, impr. et slér. A. Buaorx el Ci•, 4, rue Garnier.

�UNE CONTRIBUTION A L'ETUDE DU PAULINISME

DE LA

,

,

QUESTION DE L'ORIGINE DU PECHE
D'APRES LES LETTRES DE L'APOTRE PAUL

(Deuxieme article.) (t)

II
Dans tous les syslemes religieux dont l'objel principal est
la rédemption de l'homme, comme c'est le cas pour le
systeme de l'apotre Paul, la partie négative concernanl le
péché est toujours dans la plus intime correspondance avec
la partie positive concernant le mode et les moyens de salut.
La maniere dont on concoit le mal détermine nécessairement
celle dont on présente le remede ou vice versd. II ne sera
done pas inutile de rapprocher la doctrine du péché alaquelle
l'étude précédente nous a conduit, de la théorie du salut que
l'apotre abeaucoup plus nettement formulée. Sinotre exégese
a touché juste, non seulement il doit y avoir harmonie profonde entre l'une et l'autre doctrine, mais encore un jour
nouveau doit rejaillir de la premiere sur la seconde, et celle-ci
apparattre avec un relief d'originalité tout nouveau. Comme
il faut nous reslreindre, nous hornero ns les rapprochements
auxquels nous songeons, a ces trois points essentiels : la
f. Voir p. i

a :!L

10

�!38

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELlGIOJSS

UNE CONTRIBUTIOli A L'ÉTUDE DU PAULlNISME

christologie, la théorie de la rédemplion proprement dile,
le plan divin ou la philosophie religieuse de l'histoire.
1. La christologie ou la doctrine de la personne du Christ,
n'est touchée que sur un point par la doctrine du péché. 11
est évident qu' entre l'idée du péché de l'homme et des theses
comme celles de la nature divine ou de la préexistence du
Fils de Dieu, les rapports sont tres indirects. Ce n'est qu'au
moment ou ce Fils de Dieu apparait comme etre véritablement humain dans l'hisloire, qu'il y a contact et renconlre
entre lui et le péché. La seule question qui se pose est done
celle-ci : Comment, dans la pensée de Paul, le Christ a-t-il
pu etre réellement un homme et n'étre pas atteint de la
souillure du péché? Les deux theses, en effet, sont expressément affirmées : 1º Le Christ a été un réel descendant de
David selon la chair, et il est ven u dans le monde de la meme
maniere que tout autre individu humain (Bom., 1, 3; Gal.,
1v, 4). 2º 11 n'a pas connu, c'est-a-dire il n'a pas commis le
péché et a accompli parfaitement les commandements de
Dieu; il a réalisé la justice entiere (atY.&lt;X(w¡,.ix Rom., v, 18;
II Cor., v, 21). Avecla doctrine du péchéque nous avons établie comme étant celle de Paul, rien n' est plus aisé a entend1·e.
Christ a pu venir en chair, comme individu charnel, c'est-adire constitué physiologiquement comme tout autre individu
humain, sans etre souillé par le péché, puisque la vie de la
chair, en soi, n'a rien de mauvais. Par ce coté physique, il
était dans la meme condition qu'Adam; mais il faut ajouter
qu'Adam n'était pas dans la meme condition spirituelle que
lui; car si le premier homme était ~uztY.6~, il n'était pas encore
,m:u¡,.ix'ttx6~. Au contraire, le second Adam, outre la ~u;,:-~ ~wa&lt;X et
la aáp!;, avait encore la force divine du 'it'lali¡,."· 11 n'était pas seulement spirituel, il était !'esprit méme (II Cor., 111, 17). Il suit
de la qu'entre le premier Adam qui était seulement un etre
ps:,¡chique et la loi de Dieu qui était d'essence spirituelle
(Rom., vn, 14) il y avait disproportion et disparité, en sorte
que la transgression était facile a prévoir. Au contraire, entre
le second Adam qui était spirituel par essence et la loi spiri-

luelle de Dieu, il y avait parité et h.armonie, en sorte qu'il
pouvait et devait moralement triompher la ou le premier avait
succombé. En d'autres termes, l'un avait bien« le vouloir »,
mais il n'avait pas « le pouvoir » ; l'autre a eu l'un et l'autre.
Aussi le Christ a-t-il pu venir impunément sous la loi. Sa vie
en a été l'accomplissement, c'est-a-dire un otY.&lt;Xlw¡,.&lt;X d'ou a
découlé ensuite la justification de tous les croyants, membres
de son corps, comme du péché d'Adam est sorti la vie
pécheresse de ses enfant.s. Ainsi, entre cette partie de la
christologie de Paul et sa lhéorie de la loi et de l'origine du
péché, la cohérence est intime. C'est la meme psychologie
qui rend compte de l'une et de l'autre.
11 nous semble qu'il n'en est pas ainsi dans la maniere
traditionnelle d'entendre la doctrine paulinienne. Si la chair
a été souillée, en effet, par le péché d'Adam et si elle est
pécheresse en soi, il est clair que le Christ n'a pas pu revetir
cette chair ni vivre réellement de la vie de la chair sans étre
constitué pécheur du meme cou p. 11 n'a pas pu etre un homme
comme nous ni venir dans le monde par les voies ordinaires.
11 faut faire intervenir un miracle spécial, un miracle physiologique pour le préserver de cetle contagion universelle. Ce
miracle est celui de la conception surnaturelle dans le sein
d'une vierge. Encore méme ne voit-on pas dans cette théorie
pourquoi la chair de la femme serait moins contagieuse que
celle de l'homme. Ce miracle, la théologie ecclésiastique l'a
payé tres che1·; car il a fait verser irrémédiablement la christologie traditionnelle dans le docétisme. Mais il n'e"t pas nécessaire de discuter les inextricables contradictions de ce
•
dogme. 11 suffit de constater que l'apótre Paul l'a absolument
ignoré, et la vérité est qu'a son point de vue et pour sauvegarder la sainteté du Christ, il n'en avait nul besoin.
2. Entre la théorie de la rédemption et la notion du
péché, le rapport est plus intime encore. Chose tres curieuse
et parallélisme fort remarquable : quand on lit rapidement
et superficiellement les texles de Paul relalifs a l' reuvre

\

�i40

•

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELlGIONS

rédempfrice du Christ, oa est arreté par une dualité de vues,
une divergence dans les raisonnements et dans les images
tout a fait semblable a celle que nous avons constatée dans
sa doctrine du péché. II faut ici faire le meme effort et le
meme travail pour ramener al'unilé ces these.s-en apparence
contraires.
Ainsi, d'une part, la rédemption est assimilée dans une
comparaison ou métaphore, aux sacrifices expiatoires lévitiques et se présente alors comme une expiation transcen-•
dante et extérieure, s'accomplissant uniquement entre Dieu
et son Fils. Ce serait le dogme officiel de l'Eglise 1 • D'autre
part, celte amvre rédemptrice nous est expliquée tout
différemment. Ce n' est plus le Fils éternel, le Dieu second
qui meurt pour apaiser le Dieu supreme, c'est l'humanité et
l'humanité seule qui meurt avec et dans le Christ. Celui-ci
ne meurt pas pour satisfaire Dieu, mais uniquement pour
anéantir le péché en faisant mourir la chair qui en est le siege,
en sorte que la rédemption n' est plus que la crise historique
que la mort du Christ opere dans l'humanité et dans laquelle
celle-ci meurt a la vie de la chair et ressuscite a la vie de
l'esprit. Dans la maniere traditionnelle de comprendre la
pensée de Paul, la résurrection du Christ n'a pas de valeur
sotériologique; elle n'est que la démonstration visible que
le sacrifice du Fils de Dieu a été accepté par le Pere. Au
contraire, dans la seconde maniere d' entendre la rédemption,
la résurrection est aussi essentielle que la mort et en représente ]a partie positive , comme la mort sur la croix en
représente la partie négative 2" On voit tres nettement la
divergence des deux conceptions. 11 s'agit de voir s'il ~'est
pas possible, comme nous l'avons fait pour les passages relatifs au péché, d'expliquer ces textes en apparence contraires,
es uns par les autres et de les ramener a l'unité en les met-

1) Rom., III, 24.
2) Rom., IV, 25; Vlll, 3 el 4; VI, 6-8.

1

UNE CONTRIBUTION A L ÉTUDE DU PAULINISME

14{

tant sous leur jour vérilable et dans une subordination légitime. On voit que la difficulté est la meme.
Rappelons les résultats essentiels de ·notre exégese touchant la doctrine du péché. Celle•ci est constituée par trois
éléments : 1º l'impuissance de la chair aaccomplir la volonté
de Dieu ; 2º l' empire de la loi qui rend nécessairement
l'homme psychique péchant et pécheur ; 3° la sentence de
condamnation a mort portée par la loi contre tous ceux qui
ont péché. Étudions a ce point de vue l'reuvre de la
rédemption. Pour qu'elle soit parfaite, il faut de toute nécessité qu'elle abolisse ces trois choses : la sentence de aondamnation (x1Xtá-1.p1µ1X), la faiblesse de la chair et le régime religieux de la loi. L'abolition de la premiere ne saurait suffire,
car, apres que satisfaction aurait été donnée pour les péchés
anciens, si l'homme restait a l'état psychique et sous la
domination de la loi, il surviendrait nécessairement de nouveaux péchés qui exigeraient une expiation nouvelle ; c' est
dire que la rédemption ne seraitjamais accomplie.
11 fallait done qu'il y e-ot et il y a réellement trois choses
correspondantes dans la théorie paulinienne du salut. Et,
tout d'abord, l'abrogation de la sentence de condamnation.
Christ, venu daos la chair et sous la loi, a subi la malédiction
de la loi. Celui qui n'a pas connu le péché a été fait péché,
e' est-a-dire, a été identifié et fait un avec l'homme psychique
et pécheur (II Cor., v1, 2t; Gal., m, 13; Rom., m, 24). C'est
sur cette partie négative de la rédemption et sur elle seulement que porte la comparaison avec l'expiation lévitique.
Mais cette comparaison n'est qu'uneillustration populaire de
la pensée paulinienne; elle ne l' épuise pas, tant s'en faut;
et ce serait un grossier procédé que d'aller chercher maintenant dans le Lévitique la notion antique du sacrifice
expiatoire pour en déduire a priori l'idée de Paul sur le
sacrifice meme du Christ. 11 est évident que l'image est
imparfaite, car il y a dans la mort du Christ qnelque chose
d'essentiel et qui ne se trouvait pa·s dans celle des taureaux
et des boucs immolés sur l'autel de Iahveh; ce quelqne

�'142

7

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

cho se, e'est le don volontaire de la victime elle-meme ; elle
n' est pas dévouée ; elle se dévoue librement et par amour
(Rom. v, 6-9). Par la, son sacrifice uevient un acte moral, au
lieu d'etre un rite magique, et ce point est si essentiel que
e' est luí seul, et non les souffrances physiques, qui fait toute
la valeur réparatrice de sa mort. ll y a eu done deux choses
dans cetle mort: la malédiction supportée et l'amour divin
manifesté. On voit ainsi combien on se trompe quand on
veut l'enfermer tout entiere dans le type ancien du sacrifice
expiatoire comme dans un type absolu et partir de celui-ci
pour condure a celui-la. L'image du sacrifice expiatoire ne
se rapporte qu'au caractere le plus général et le plus extérieur
de la mort du Christ. Il faut la traverser et chercher au dela,
dans les textes memes de Paul, ce qu'il a réellement pensé
sur ce point et comment il s'est expliqué l'abolition du
xo:'t&amp;;i.pt¡,.o: ou de la sentence de condamnation.
Est-ce par une décision arbitraire que Dieu renonce a
punir les pécheurs? L' effet de la loi est-il simplement
suspendu? Ou bien Dieu est-il satisfait par cela seul qu'un
innocent a souffert et est mort a la place de.s vrais coupables?
Nullement. Il y aurait eu dans cette maniere de voir quelque
chose qui aurait violemment froissé le sentiment tres absolu
que l'apólre avait du droit pénal. La vérité est que loin
de professer cette théorie qu'on lui prete communément, il
en a eu une toute différente, autrement rigoureuse au point
de vue du droit et autrement profonde au point de vue
moral. A ses yeux, il faut que la sentence de la loi se réalise
jusqu'au bout et pour tous les pécheurs; qu'elle fasse sortir,
comme on dit dans la langue du droit, son plein et entier
effet. Autrement la loi ne se:rait plus loi, e' est-a-dire quelque
chose d'imprescriptible et d'absolu. Remontons done aux
vrais príncipes de la théorie paulinienne.
L'apótre a nettement formulé deux axiomes juridiques
d'ou partent toutes ses pensées sur ce sujet. Le premier est
celui-ci : « L'homme qui est mort est quitte du péché; ó i'ªP
~r.:;80:•1wv c€ct;i.o:(cu'to:t ~r.o ,?¡; &amp;¡,.o:p·do::; (Rom., v1, 7), et cela se com-

1

UNE CONTRJBUTION A L ÉTUDE DU PAULINISME

143

prend, puisque le salaire du péché, c'est la mort. Le pécheur
qui subit la mort a payé sa dette. Voila pour le péché et voici
pour la loi : « La loi n'a autorité sur l'homme que pendant
. » ; "1 v:;:1.0;
,
,
' o '
, ' "or;ov
le tem ps qu '·1
1 es t en vie
1.upt€nt
,o:i-· a·1
pw..ou eg&gt;
xp6-10•1 ~?i (Rom., v11, 1). C'est son second axiorne juridique. De
ces deux axiomes, il suit logiquement que pour etre quitte
du péché et affranchi de la loi, le pécheur doit nécessairement mourir. Le Christ n'est done pas mort a la place des
pécheurs ni surtout pour dispenser les pécheurs de mourir.
Paul n'aurait jamais admis celte doctrine. Le Christ, au
contraire, meurt pour faire mourir les pécheurs avec lui ;
pour que l'hurnanité meure en lui et1 en mourant, soit tout
ensemble libérée a l'égard du péché et affranchie du regne
de la loi. En effet, l'apótre répete a chaque ligne que le
pécheur par la foi meurt réellemenl avec le Christ : 1.~l. ú¡,.et;
&amp;8~'10:'t"WO-,¡'tt 't(:J •1Óµ4&gt; aici 'tOÜ O'W(J,O:'to; 'tOÜ XPtv't"OÜ. ( Rom.' VII' 4 ; Gal.,
11, 20; Rom. v1, 1-8, etc). ll n'y a pas d'idée qui revienne plus
souvent dans toutes ses épttres; il n'en est pas de plus essentielle daos son systeme. La mort du Christ n'opere done pas
la rédemption, parce qu'elle offrirait a Dieu ou a sa loi une
satisfaction extérieure et arbitraire a la place de celle que les
pécheurs lui dev¡:lient. Il ne saurait etre question d'un échange
en vertu d'un calcul d'équivalence entre la peine subie sur la
croix et celle qui était légalement a subir. Non, la mort du
Christ fait la rédemption parce qu'elle fournit aux pécheurs,
croyants et repentants, le moyen de mourir personnellement
et de se libérer ainsi par leur mort al' égard du péché comme
a l'égard de la loi. On parle done mal quand on dit, pour
traduire la pensée de Paul, que le 1.0:'tcf-t.ptµo: ou sentence de
condamnation a été gracieusement levé ; il vaudrait mieux
dire qu 'il a eu son accomplissement effectif pour ceux qui
ont cru au Christ crucifié e.t, parcet accomplissementméme,
a disparu. Le condamné n'a pas été proprement dispensé de
la mort, ce qui, aux yeux de Paul, était en droit et moralemenl impossible ; il a subi sa peine et e' est pour cela que
logiquement il en est libéré. En d'autres termes, la grAce

�144

REVUE DE L'HlSTOJRE DES RELlGTONS

de Dieu ne porte pas sur la remise de la peine, mais uniquement sur le don du Christ, c'est-a-dire sur le moyen offert
au pécheur de mourir et de ressusciter ensuite « en nouveauté
de vie )&gt;. Cela est autrement logique et profond que le dogme
traditionnel. Pas la moindre entorse n' est donnée dans la
théorie de Paul a la loi de justice, puisqu'elle repose tout
entiere sur l'application rigoureuse et stricte du droit pénal
tel qu'il existait de son temps dans les écoles pharisiennes.
Nous ne sommes ·pas au bout de la pensée de Paul. Pour
sauver l'homme, il ne s'agit pas seulement d'abolir la
sentence de condamnation ; il íaut encore le faire sortir de
la vie inférieure de la chair et du régime de la loi. Aussi le
croyant meurt-il a la fois comme un coupable qui subit sa
peine et comme un etre charnel qui doit se dépouiller
de la chair, et, par cette crise, s'élever a une forme de
vie supérieure. Aussi Paul déclare-t-il que la chair, c'esta-dire la vie naturelle primitive, est détruite sur la croix
du Christ; elle est crucifiée avec la chair du Christ luimeme (Gal., n, 17-21; Rom., vm, 3 et 4; v1, 1-7). C'est d'une
nécessité non moins grande que la loi exigeant la salisfaction qui lui est due. La chair, en effet, et entendez toujours par la les instincts de la vie anímale, ne peut pas
accomplir la loi de Die u ; par l' effet du commandement de
la loi, il se forme, grilce a la chair, un aw¡.,.!X 'til~ a¡i.ap-.ía~, c'esta-dire un organisme dont le péché est la loi intérieure, et la
dissolution et la mort, la fin inévitable. 11 faut détruire cet
organisme asservi au péché. Ce qui va done s'opérer dans
. la rédemption paulinienne, ce n'est pas seulementl'expiation
des fautes commises ou la restauration d'un élat perdu; c'est
une crise organique et vitale, une transformation dans la
substance de l'homme, et par cette transubstantiation interne,
le passage de la vie psychique a la vie spirituelle, du regne
de la acfp; au regne du 1mü¡La. Le 'it'/Eü¡.,.a, en effet, prendra
désormais la place de la chair dans la constitution de l'individu. Comme tout, dans l'homme ancien, était charnel, jusqu'a l'entendement et a la volonté, tout, dans l'homme nou-

1

UNE CONTRIBUTION A L ÉTUDE DU PAULT:S-TSME

veau, deviendra spirituel, jusqu'a l'organisme lui-meme qui,
au jour de la résurrection, se transformera, par une nouvelle et supreme crise, en un corps spirituel (awfL!X r.'IE:Jfl.!X't!.xó-,,
I Cor., xv, 44).
On est bien loin de l'idée de Paul, tant que l'on réduit
l' effusion de l' esprit divina quelques inspirations ou affections
nouvelles suggérées a l'ilme naturelle de l'homme. La vérité
est que !'esprit arrive a former la pleine et entiere substance
de son etre, apres la destruction de sa nature primitive; c' est,
pour nous servir des termes memes de l'apótre, « une nouvelle création » {II Cor., v, 17). L'histoire de la chenille rampante, devenant papillon aérien, ne serait encore qu'une
image imparfaite de cette métamorphose; car la chenille
réellement ne meurt pas, et le papillon, avec ses ailes, reste
toujours soumis a la loi de la pesanteur. Quelque étrange que
cela puisse parattre et précisément parce que cela est psychologiquement fort étrange, il faut le redire : dans la pensée
de Paul, l'homme naturel et primitif meurt positivement ;
l'homme spirituel qui sort de cette mort, est moralement et
substantiellement nouveau, si bien que le point difficile dans
cette théorie est de savoir ou se trouve la cause persistante
de l'identité personnelle qui relie, pour l'individu, l'état
d'avant la crise et l'état d'apres la crise.
Cette cause ne saurait se trouver que daos la foi du pécheur
repentant; car la foi, qui est le germe de l'homme nouveau,
peut etre considérée comme l'appel désespéré et le supreme
effort de l'homme ancien expirant. (Rom., vn, 24, 'ta°Aafotwpo,;
é-yw &lt;X'l8pw1to,;. 't[~ ¡.,.e púc-a'tat h 'tOÜ aw¡.,.a,o,; 'tOÜ 8a'lcf'tóU 'tOlJ'tOU).
La crise dont nous parlons, qui s'accomplit subjectivement

par la foi dans le croyant, s'est d'abord accomplie objectivement dans le Christ lui-meme. Sa morl et sa résurrection
acquierent ainsi une valeur représentative universelle et elles
achevent la rédemption de l'homme en luí donnant, ave¡de
moyen de payer la peine ancienne, celui de sortir de l' état
psychique pour arri ver a l' état spirituel. Ainsi se trouvent
conciliés les deux points de vue que nous constations en com-

�'

t¡

146

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELlGIONS

mencant: celui de l'expiation réparatrice et celui du progres
régénérateur. Le péché n'est pas seulement expié; il est
organiquement vaincu. L'homme meurt, mais, par cette mort
meme qui est le salaire de son péché, il échappe également
a la chair et a la loi. Le meiÍ:ie acte qui l'acquitte envers Dieu
le délivre en meme temps de la chair et l'éleve a une vie
supérieure. Mais il faut bien le remarquer, cette conciliation simple et logique des deux éléments de la rédemption
paulinienne si souvent mis en contradiction réciproque, n'est
possible qu'au point de vue de la doctrine du péché qui nous
a servi de guide. Remplacez cette doctrine par une autre;
admettez, comme l'orthodoxie officielle, l'état de perfection
du premier homme et la notion d'une chute arbitruire, comme
on le fait communément, immédiatement l'incohérence reparatt dans la théorie paulinienne de la rédemption ; les élémen ts qui la constituent s'opposent les uns aux autres, tout
se brouille et se confond, et l'on accuse ce grand penseur de
tous les illogismes que l' on commet soi-meme en l'interpré~
tant. II n'est plus besoin d'insister. Chacun doit sentir a cette
heure que cette doctrine de la rédemption correspond exactement dans toutes ses parties a la doctrine du péché, telle
que nous l'avons dégagée. L'une appelle l'autre invinciblement et elles se confirment tour a tour de la plus éclatante
maniere. Toutes deux réunies forment enfin la philosophie
religieuse de l'histoire esquissée par l'apótre. C'est le dernier
point qu'il nous faut toucher.
3. La pensée de Paul ne s' arrete pas dans les antitheses de
chair et d'esprit, de loi et de grélce, de transgression et de
justification ou nous avons vu jusqu'ici sa dialectique se
déployer avec lant de puissance. Les notions de chair, de
péché et de loi caractérisent la premiere période de l'histoire
humaine; celles de justification, d'esprit et de vie définissent
la seconde. Dans le célebre parallele d'Adam et du Chrisl, il
y a déja autre chose que la simple opposition de la chute et
du relevement. Adam est le représentant du premier élge de

UNE CONTRTBUTJO'.'i A t'ÉTUDE DU PAULINISME

147

l'humanité, le Christ, le représentant de l'élge mftr. Ici nous
ne prétons pas aPaul une idée philosophique moderne. Avant
Pascal, il a comparé l'humanité a un homme qui vivrait toujours. Cethomme universel passe par l'enfance avant d'arriver
a la pleine maturité. II traverse un temps .de tutelle et de
minorité avant de pouvoir atteindre l'élge de majorité et
d'affranchissement (Gal., 1v, 1-4).Ces deuxpériodes, dans la
pensée de l'apótre, avaient leur raison d'etre dans les lois
mémes de l'histoire telles que Dieu les avait arretées dans
son conseil éternel. Comme ce logicien rapporte tout a une
prédestination divine, il ne faut point douter que la premiere
de ces périodes, si misérable et si coupable qu'elle nous
paraisse, ne ful aussibien prédestinée dans la sagesse de Dieu
que la seconde. C'était un moment transitoire mais nécessaire dans le développement humain, comme il est nécessaire
que l'individu passe par l'enfance avant d'arriver a la virilité.
U y a la une loi divine. La vie psychique devait venir avant la
vie spirituelle, puisque, dans l'ordre établi des choses, la vie
spirituelle ne· peut se développer que sur la base de la vie
psychique (1 Cor., xv, 46). Il en est de méme de la loi; elle
devait venir avant la grélce, car la grélce ne pouvait se produire que la ou la loi aurait réalisé la condamnation du
pécheur. Paul conclut toutes ses considérations sur ce point
en disant que « Dieu a enfermé tous les hommes dans la
désobéissance (o-u-1b.Ae:to-e'I ó 6e:oi; ·d ii; 'itá-l't&lt;Xi; di; émd6e:i&lt;X'I) pour faire
miséricorde a tous. » - Ce qui veut dire, traduit dans notre
langage philosophique, que la loi a réalisé en tous la conscience du péché et de la condamnation, pour que de cette
conscience méme pú:t jaillir, par l'Évangile, la conscience de
la grace et de l'adoption divine. Cette idée n'est pas un détail
dans les épitres de Paul; elle revient sans cesse, et forme
comme la clef de voute de sa philosophie religieuse de l'hisloire. Supprimez-la et le paulinisme perd toute son originanalité et toute sa profondeur. Elle couronne l'épitre aux
Romains et donne aux déductions antérieures toute leur force
et toute leur vérité. L'apótre sait bien et ne dissimule pas

�148

1

UNE CONTRIIIUTION A L .KTUDE DU PAULINISME

REVUE DE L'HlSTOTRE DES RELJGIONS

ce qu'e1le peut avoir d'étrange et meme d'incompréhensible
pour la conscience des chrétiens. Aussi, ne voulant pas la
sacrifier aux objections morales:qu'on lui fait de toutes parts,
s'incline-t-il devánt la souveraineté de Dieu et il termine sa
démonstration par ce chant d'adoration et de reconnaissance:
« O profondeur, ó richesse de la sagesse et de l'intelligence
de Dieu! Que ses décisions sont impénótrables et mystérieuses
ses voies ! Mais toutes choses sont de lui, par lui et pour lui.
A lui soit la gloire daos tous les siecles l »
Nous n'osons prendre sur nous d'atténuer dans un sens ou
daos l'autre cette vue historique et philosophique de l'apótre,
tant il l'a développée avec énergie et conséquence. L' exégese
historique n'a qu'un devoir: celui d'exprimer en toute na1veté
le contenu des textes eux-memes.
Or, ce n'est pas, nous semhle-t-il, ce que fait l'exégesc
traditionnelle.
Pour celle-ci, la rédemption est juste la réparation équivalente de la chute. Tout alors devient, a la fois, accidente}
et surnaturel. La chute est un accident, auquel correspond
l'accident de Ja rédemption; mais rédemption et chute n'appartiennent pas réellement au développement organique de
la vie humaine. L'homme est purement replacé dans l'état
normal d'ou il était tomhé. Dans ce point de vue, il n'y a ni
développement ni progres, et, par conséquent, pas d'histoire
au seos vrai de ce mot, mais seulement une large parenthese
dans l'histoire de l'humanité. Nous ne craignons pas de
dire que réduire a cela la philosophie religieuse esquissée
par Paul, c'est la méconnaitre et la dépouiller de toute originalité.
D'autre part, c'est la fausser également que d'absorher le
drame moral du péché et de la rédemption dans le développement dialectique d'une these spéculative, comme cela est
arrivé aux exégetes qui ont interprété Paul d'apres Hegel. II
y a, chez l'apótre, autre chose que le processus logique qui
éleve l'Mre d'une forme inférieure a une forme supérieure de
la vie. Ce n'est pas bien entendre ni bien traduire sa pensée

r

f.i.9

que de présenter le péché comme un moindre bien_ ~t par
conséquent l'absoudre. Supprimer la réelle culpab1hté du
pécheur, c'est du meme coup sup~rimer ~out le, d_ra~e m~ral
qui constitue proprement cette ph1losoph1e de I h1sto1re, c est
détruire tout le paulinisme. Non, le péché est et reste toujours a ses yeux une transgression posi~v~ de la loi de Dieu,
a laquelle répond un acte de la volonté d1_vme daos I_a ré~emption. Tout le mystere est ici : métaphys1quement mév1table,
le péché est moralement coupable et digne de condamnation. Voila le conflit tragique dans lequel s'agite la conscience de Paul comme sa pensée. II y a une sentence réelle
de condamnation portée par la loi de Di~u, qu1il s:agit de
lever comme il y a un état charnel duque} il faut sorbr. Nous
avon~ relevé ces deux éléments que Paul affirme avec la ~eme
éner()'ie
dans sa doctrine de la rédemption et daos sa philosoO
phie de l'histoire, le premier correspon~ant au car_actere
moral et subjectif du péché dans la conscience humame, le
second a la Ioi du développement nécessaire de la c~é~tion
arreté daos le conseil de Dieu. Ce qu'il y a de caractér1sh~ue
et d'admirable a nos yeux daos le paulinisme, c'est la man~ere
dont il a concilié cette antithese qui le travers~ tout enh_er,
daos sa conception de la mort et de la rés~rrectwn du ?hrist,
en sorte que, daos cette crise représental1ve ~e la cr!se pa_r
laquelle toute l'humanité doit passer, celle-c1 a la fo1s sub1t
la peine de la mort encourue, et en meme t?mps se transfo~m~
et ressuscite avec le Christ dans une vie no?velle. Am_s1
l'expiation du péché et le développement orgamque ~e la v1e
se font en meme temps; c'est un seul et meme acle qm répare
le passé et inaugure un meilleur avenir. .
.
..
Pour mettre en pleine lumiere cette philosophie rehg1euse
de l'histoire, il nous suffira de commenter un passag~ de la
lettre aux Galatesou Paull'a résumée d'une
lum1~euse,
Gal., iv, f-11 : « Toutle temps que l'h~r!her est _mmeur,
bien qu'étant possesseur de tout, sa cond1twn ne d1ftere en
· d elle de l'esclave · il est placé sous la lutelle de ses
rien e c
'
.
.
,. ra. d
mailres et des administrateurs de ses b1ens Jusqu a ge e

~ª?ºº

�150

1

REVUE DE L IIISTOIRE DES RELIGIOXS

majorilé fixé par le pere. De meme, nous aussi, durant notre
minorité spirituelle, nous avons élé sous le joug des institutions religieuses élémentaires du monde, úd -.:e aiot:r.et:nou
x.óa¡,.ou. » Sous cette expression ta: a-.otxet:x Paul réunil hardiment
lareligion juive et les religions pa1ennes, en tant que moyens
d'éducation rudimentaires aujourd'hui dépassés. Puis il continue ainsi : « ~ais, quand fut venue la plénitude du temps,
c'est-a-dire quand cet enfant mineur auquel il compare le
genre humain arrive a l'époque de sa majorité, quand il est
mür pour la crise d'ou il doit sortir homme fait, alors Dieu
a envoyé son fils, né de fernme, venu sous la loi pour nous
racheter de la loi et nous rendre fils de Dieu comme lui par
l'adoption divine ; ce qui réalise en nous cette filialité divine,
c'est l'esprit du Fils de Dieu meme qui, infusé daos nos
cceurs, met sur nos levres ce mot: Abba, Pere ! »
Le christianisme est done autre chose qu'une révélation
doctrinale, ou meme la simple réparation équivalente du
passé; il est l'achevement organique de la vie humaine, la.
supreme étape du développement qui la fait sorlir de l'étal
psychique pour la mener a l'état spirituel, qui fait passer
l'homme de l'esclavage a la liberté, de l'a.ge de minorilé a
l'a.ge de la majorité. D'autre part, il est certain que cette
transformation est amenée par un acle surnaturel de Dieu
(ó 8eo,; &amp;~:x;;latEtAE'I -.0-1 útó'I :x~-.ou). Mais ce qui est tres remarquable, c'est que cette intervention surnaturelle ne rompt
nullement la chatne du développement organique parce
qu'aux yeux de l'apótre, la direction de l'histoire est une
création continue; parce que Dieu ne cesse jamais d'etre
actif et présent dans son ceuvre. L'envoi du Fils au terme
des temps d'esclavage et de minorité est un couronnement,
l'achevementdel'ceuvre commencée,non un accident ou une
exception.
Le christianisme est la religion absolue; et la religion
absolue vient avec la plénitude du temps. Pourquoi vient-elle
alors et non plus lól, si ce n'est qu'elle ne pouvait apparattre
avant que les conditions historiques de sa réalisation fussent

mm

1

COXTRIBUTIO:-; A L ÉTUDE DU PAULL'l¡IS.\IE

151

remplies? L'humanilé devait etre müre pour sortir de tutelle
et elre reconnue majeure. Faire mürir l'humanité adolescente,
ce fut la ta.che de ces institutions rudimentaires, le juda'isme
et le paganisme dont l'apótre a parlé. lUais alors, dira-t-on,
qu'y a-t-il de surnaturel ou d' extraordinaire dans le christianisme? Ou est le drame moral de la rédemption? Le fruit
est múr et il tombe, voila tout. Cette objection vient de ce
qu'on se méprend completement sur le gen re de cette préparation ou maturation de l'humanité. On est aux antipodes
de la pensée paulinienne quand on s'imagine qu'elle consistait
daos une élévation graduelle el une amélioration morale, en
sorte que l'homme passerait par une transition insensible du
moins bien au bien et du bien au mieux. La plénitude du
temps, au contraire, est venue quand vint la plénitude de la
conscience du péché. Réaliser cette conscience désespérée
du péché et mener jusqu'a la mort l'étre charnel, ce fut la
ta.che de la loi et le but de cette premiare période. Ainsi
d'une fa&lt;¡on toute morale, la loi qui provoque et condamne
en meme temps le péché dans tous les hommes, créait dans
l'histoire et daos la conscience la réelle possibilité del' entrée
de la gra.ce dans le monde. Ou manque le sentiment du
péché, en effet, et avec ce sentiment le désespoir de l'etre
moral d'y échapper jamais, le sentiment de la gra.ce est
impossible, car les deux sentiments sont corrélatifs et se
déterminent l'un par l'autre. On voit done que la premiare
période de l'hisloire qui aboutit a la dissolution et a la mort
n'est pas moins nécessaire que la seconde; car, sans celle-la,
celle-ci ne pourrait venir. Tou tes deux rentren t daos le plan
divin et en forment les deux parties essentielles selon le mot
de l'apótre : « Dieu les a tous enfermés pour la désobéissance,
afio de faire miséricorde a tous. »
Ce lien interne apparattra mieux encore daos ce qui suit :
&lt;&lt; Dieu envoya son fils, dit l'apótre, né de femme, ven u sous
la loi (ye-16¡.,.mv h yuv:.ctY.ó;, 'fE'ló¡,.E•10•1 ú;;o 116¡,.~'I) ». A quoi tendent
ici ces déterminations en apparence superflues? L' exégese
tradilionnelle voit dans la premiare, ye-16:,.s-1~-1 h 'f;,¡,1:,,:::d;, une

•

�152

1

i53
nilé doit passer par l'état psychique avant d'arriver a l'état
et a la conscience de fille de Dieu. Des lors, le christianisme
n'est plus quelque chose d'extérieur a l'humanité ou d'accidentel d8:°~ son histoire, mais un degré prévu du développement rehgieux et moral de la nature humaine elle-meme 1 la
suite et l'achevement de la premiere création de Dieu. Ne
peut-on pas dire, en effet, que c'est la nature humaine qui
meurt avec le premier Adam, et que c' est cette meme nature
humaine qui, pour se transformer, ressuscite avec le second?
Apres s'etre opposées, les deux périodes s'enchatnent, en ce
sens que la premiare a son but et sa fin dans la seconde
comme celle-ci a ses racines dans la premiere. Ajoutons:
en . effet, ~u' au point de vue h~storique, elles ne sont pas
rehées umquement par la consc1ence du péché, mais encore,
dans la révélati?n divi_ne, par_ « la promesse » (1¡ h"yyE)-!") et
par les prophébes qm entretmrent a travers toute l'histoire
d'Israel la validité de la promesse faite a Abraham(Gal., m).
La promesse, en effet, daos la conception paulinienne, c'est
déja l'évangile de la justification par la foi venu avant la personne du Christ; c'est, dans la saison premiare, l'anticipation
de la saison future, comme, dans celle-ci, apres la crise de
la mort et de la résurrection, il ne manque pas dans la vie
du croyant de restes de sa condition antérieure dont il ne se
dépouillera que peu a peu (2 Cot. 1v, 16).
~l faut tir_er une de:n~ere conséquence de notre interprétal10n des 1dées pauhmennes. Comme il est certain que le
premier Adam, d'apres Paul, était essentiellement psychique
ou charnel et n'avait pas le ,.vó'.üfl·" ~w~,.otoü•1 , l'esprit qui
fait vivre, il est certain aussi qu'il ne pouvait pas avoir les
fruits de cet esprit, a savoir la justice et la vie éternelle. En
d'autres termes, loin d'etre immortel par essence, l'homme
primitif était, par essence, mortel et corruptible. Remarquez,
en effet, que ce n'est que grAce a la transformation de la
nature humaine daos le Christ, lorsqu'elle devient spirituelle
de psychique qu'elle était, que cette nature mortelle revet
l'immortalité, et ce qui était corruptible; l'incorruptibilité ;
UNE CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DU PAULINISME

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

allusion a la conception surnaturelle de Jésus dans le sein
d'une vierge, c'est-a-dire l'exclu!-ion de tout pare humain.
On ne peut pas tomber dans une plus grande méprise. Non
seulement cette idée n'est pas dans ce texte, mais il y en a
positivement une toule contraire. L'étre né de la femme est
ici appelé de ce nom pour Mre assimilé a tous les autres
hommes, non pour en étre distingué. C'est un homme réel,
entré dans la vie par la voie commune a tous les autres
enfants des hommes, parce que, devant porter sur la croix
toute la premiere humanité psychique et charnelle, il lui
devait appartenir réellement. C' est pour la meme raison que
l'apótre ajoute : « venu sous la loi », parce que, le régime de
la loi étant celui de l'humanité mineure, et comme c'est en
lui que l'humanité tout d'abord devait subir la crise d'évolution vers une vie supérieure, il fallait que le Christ eú.t en
lui tous les caracteres essentiels de la premiare période, la
chair et la tutelle de loi. Car, aux yeux de Paul, quand le
Christ meurt, c'est l'ancienne humanité qui meurt en lui, et
quand il ressuscite, c'est encore l'humanité qui ressuscite en
celui qui la représente. Qu'on ne s'y trompe point : l'ere
nouvelle pour Paul ne commence pas a l'incarnation du
Christ, mais seulement a sa résurrection. C'est sa croix qui
fait la séparation des deux Ages.
11 fallait, avons-nous dit, que le Christ résumAt en lui la
premiere humanité psychique pour que celle-ci püt accomplir en lui l'évolution qui devaitlamener a une vie supérieure.
Voila pourquoi, enfant de la femme comme tous les autres
individus humains, il est aussi venu sous la loi, pour accomplir la loi et supporter en meme temps la malédiction portée
par la loi sur l'humanité pécheresse. Vhumanité mourant en
lui et par lui, paie sa dette de mort et, quitte du péché comme
de la mort, peut ressusciter avec lui et par lui a une vie
toute nouvelle. Ne voit-on pas des lors quel líen organique
relie cette seconde période de l'histoire a la premiere?
Comme il est de la condition humaine que l'homme passe par
l'enfance avant d'arriver al'Age de raison, de meme l'huma-

,

11

�i54

REVUE DE L'msTOIRE DES RELIGIONS

c'est-a-dire que l'homme n'entre dans l'immortalité qu'en
entrant dans « le royaume éternel de Dieu ». Ces deux
expressions sont parfaitement équivalentes chez Paul. Paul
n'a pas J'idée d'un corps charnel qui serait inattaquable a la
mort. Dans son langage, les notions de chair et de corruption
sont corrélatives et inséparables. 11 &lt;lira que « celui qui seme
pour la chair moissonnera la corruption. » (Gal., v1, 8.) On
comprend également pourquoi il ne s'occupe pas de la condition des méchants dans son eschatologie et pourquoi
surtout il est aux anti podes d'un enfer éternel. Le pécheur
impénitent ne sort pas de l'état charnel et reste par conséquent soumis a la loi de corruption et de destruction qui régit
les etres charnels. Ils périssent et sont comme s'ils n'avaient
jamais été.
Mais alors il faut entendre aussi autrement qu'a. la fa&lt;¡on
vulgaire, cette parole qui sert de point de départ a tous les
raisonnements de l'apótre : « La mort est le salaire du
péché ; elle est entrée dans le monde par le péché. » Puisque
le premier homme n'était pas immortel de nature et par
essence, il ne faut pas dire que la loi physique de la mort
n' existait pas dans le monde avant le péché d' Adam. Paul
n'a jamais dit cette absurdité que s'est appropriée la doctrine
traditionnelle. II ne se représente pas la mort comme une
punition surnaturelle du péché, comme un ch&amp;.timent venant
du dehors s'abattre sur un etre créé immortel. La chair n'a
pasen elle le principe de la vie parce qu'elle n'a pas le príncipe de la justice. D'elle sortent le péché et la mort par la
meme dialectique interne qui fait sortir la justice et la vie
du príncipe spirituel de l'humanité. En d'aulres termes, la
chair est d'essence corruptible parce qu'elle ne peut jamais
etr~ que dans un rapport négatif avec le royaume de Dieu.
Au fond, pécher, c'est déja commencer de mourir et mourir
c'est achever de pécher, c'est-a-dire de s'écarter de la source
de la vie. Le péché et la mort sont deux moments organiques
du meme processus de dissolution provoqué dans la chair
par la loi. L'homme était appelé 1 sans nul doute, a une vie

1

UNE CONTRIBUTION A L ÉTUDE DU PAULINISJIJ!l

155

supérieure qui devait etre en meme temps pour luí la vie
éternelle; mais il n'y pouvait arriver qu'en se transformant
~'etre psychique en etre spirituel. Tant qu'il reste psychique,
Il reste nécessairement pécheur et mortel. La mort n'est le
salaire du péché que parce qu'elle en est le fruit ' et l'une et
1,autre sont les fruits naturels de la chair.
On voit combien les idées de l'apótre Paul sont déterminées et conditionnées les unes par les autres. Tout est lié
dans ce systeme si profond et si orio'inal et le meilleur sio-ne
d'une juste interprétalion sera toujiurs Íe maintien de c;tte
cohérence intérieure entre toutes ses parties.

A.

SABATIER.

�LE L\AIMON

LE

AAIMON
HISTOIRE D'UN MOT ET D'UNE IDÉE 1

L'origine significative du sanskrit deva, du grec Ztú, et 8tó,, du
latin deus, dieu, primitivement brillant, ne laisse aucun doute sur
celle de 011i-11wv, qui se rattache a la meme racine que 011iw, je brille,
je brftle (cf. a:;¡-10,, brillant; sanskrit, di, parf. di-day-a, briller).
Ainsi s'explique l'identilé de sens dans Homere des mots 8tó; et
a11iv-wv désignant l'un et l'autre la divinité.
L'élymologie adoptée par Pott, et a laquelle Curtius parait assez
favorable, qui fait dépendre 011iv-wv de otxlw &lt; couper, diviser, distribuer », et qui en identifieraill'idée premiere avec celle de la divinité
en tant que dispensatrice des biens et des maux, n'a d'autre raison
d'etre que l'inobservation de la double acception primitive de
011lw, briller, brú.ler.
L'explication ancienne, qui rattacbait 011iµwv a 011~¡.r.wv, intelligent,
savant, était plus pres de la vérité, les racines 011,¡ et 011, procédant
d'un meme antécédent et le sens de savant (celui qui connait, qui
voit) dérivant généralement de celui de briller, etre éclairé, etc.
Bien que 011.iµwv, comme nous l'avons déja vu, ait chez Homere le
sens de dieu et se confonde souvent avec celui de Ot6;, on peut
constater pourtant dans l'emploi homérique des deux mots les
différences suivantes :
011ív-wv est d'un emploi bien moins fréquent que 8tó,; otx1v-wv n'est
i) Résumé dº une conférence faite

dernier.

a la Faculté

des LeUres de Lyon en mars

i57

presque jamais employé au pluriel, 8tó, l'est tres souvent; aa.lv-wv
n'a pas de forme féminine, tandis que le féminin 8tci correspond a
8t6;. Les 8tol sont qualifiés, déterminés; le poete les dit immortels;
ils habitent l'Olympe, ils sont opposés aux hommes, aux mortels;
de plus, 8tó, est le terme générique sous lequel sont compris Zeus,
Apollon, Poseidon, etc., dont les traits, le caractere, les actes, les
fonctions , sont sans cesse indiqués. Rien de tel pour le 011!µw·1,
divinité isolée, anonyme, sans sexe, sans altributions définies et
qui, a ce titre, est essentiellement propre arésumer en soi tout ce
que comporte l'idée divine a l'époque héroique et particulierement
l'omnipotence, abstraclion faite des passions anthropomorpbes,
comme la colere, la pitié, l'amour, etc., qui peuvent en contrarier
l'exercice.
Ainsi doit s'expliquer, je erais, le róle déji:i mixle du 011/µwv cbez
Homere. Tout-puissant, inflexible, impassible, de lui dépendent le
bien et le mal. 11 est identifié en quelque sorte au destin. En un
mot, c'est la divinité corn;ue comme cause de toute chose et par
conséquent du bonheur el du malbeur des hommes '. Tel il est
resté d'ailleurs dans tout le cours de l'antiquité paienne et de la
les mots de tulitx!µwv, celui pour quila divinité est bonne,heureux et
K11xolla.iv-wv, celui pour qui la divinité est méchante; l'influence favorable ou néfaste qu'attribuent Plutarque et Apulée entre autres
aux 011!µove, devenus légion, etc.
Ce n'est qu'avec le christianisme que le 011iµwv, ou plutót les
lltx,µov.,, ont pris un caractere nettement mauvais. Ils sont assimilés
au diable, dont ils semblent, pour ainsi dire, la monnaie; ils
forment l'antithese de Dieu, qui leur laisse l'empire du mal en se
réservant celui du bien.
La conception du otxlv-wv ho;nérique constilue done des ces hautes
époques comme un embryon de monothéisme rationnel ou le germe
de l'idée d'un dieu unique de qui tout dépend, et par conséquent
responsable de tout. Mais un tel dieu était trop abslrait pour soutenir la concurrence avec ses rivaux anthropomorphes, exclusivement bons a ce titre pour ceux qui les priaient et les comblaient
d'offrandes. La mylhologie étouffa ainsi la semence,de la philosopbie naissante qui ne devait ressusciter en Grece que bien des
1) Pour les détails, voir Hild, Étude sur les Démons, et Monin, Critique philosophique, nouvelle série, I, p. 201-202.

�•

158

REVUE DE L'HISTOIBE DES RELIGTONS

siecles plus tard et sous des formes qui conserverent souvent et
pour longtemps l'empreinte des mythes qui l'avaient précédée.
En tout cas, c'est a cette intluence de la mythologie, a l'idé~
qui vient d'elle des dieux anthropomorphes, essentiellement bons
pour leurs adorateurs, qu'est due surtout l'importance prise par
l'insoluble question de !'origine du mal. Les dieuxbons nécessitaient
l'hypothese des divinités malfaisantes ; de celle-ci et de ceux-la
découlait a son tour la nécessité d'une synthese dont pendant de
longs siecles l'esprit humain s'est tourmenté vainement a chercher
la formule.
PAUL REGNAUD.

BULLETIN CRITIQUE
DE LA

RELIGI ON ÉGYPTIENNE

LE RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE

E. Scbiaparelli, Il Libro dei Punerali degli Antichi Egiziani, tradotto e commentato da Ernesto Schiaparelli, Roma, Torino, Firenze, Erro. Lrescher,
1881-1882, gr. in-4, 1 vol. de texle, vm-166 pages, prix 50 francs, et
3 volumes de planches, prix 100 francs.
1. Dümichen, Det Grabpalast des Patuamenap in der Thebanischen Nelrropolis, in vollstiindiger Copie seiner Inschriften und bildlichen Darstellungen,
und mil Uebersetzung und Erliiuterungen derselben, herausgegeben von
Johannes Dümichen, Leipzig, J.-C. Hinrichs, 1884-1885, 2 vol. in-4, I,
xm-48 pages, xxv1 planches; IJ, 56 pages, xx1x planches.

Les textes des Pyramides, que j'ai analysés brievément dans un
article précédent 1, font partie d'un rituel des plus compliqués,
dont on observait scrupuleusement les indications en tout ce qui
concernait la consécration du tombeau, les cérémonie.s des funérailles et celles des services commémoratifs qu'on célébrait chaque
année, adate fixe, en l'honneur des morts. bes versions d'Ounas 9 de
Teti, de Pepi l"', ne donnent le plus souvent que les prieres, sans
1) Cf. Revue eles Religions, t. XIU, p. 123-139.

�160

REVUE DE L'HISTOlRE DES RELIGIONS

indiquer les personnes qui prenaient part aux sacrifices , leurs
mouvements, leur mimique, l'instant précis ou chaque parole
devait étre prononcée, ou chaque objet devait étre présenté. Celles
de Mirinrl et de Pepi II fournissent déja quelques détails de mise
en scene. Celles du second Empire thébain, de l'époque sa'ito, des
temps gréco-romains, suppléent au silence des monuments plus
anciens, et multiplient les indications ritualistiques; quelques-unes
meme joignent au texte des tableaux qui illustrent chaque moment
des opérations, et qui nous permettent de reconstituer le drame
des funérailles, de le noter avec la méme exactitude qu'on ferait
aujourd'hui un ballet. On comprend facilement la raison qui a
déterminé les scribes égyptiens des ages récents a multiplier ainsi
les renseignements. A mesure que les siecles s'accumulaient, le
sens véritable des rites tendait de plus en plus a se modifier,
peut-etre meme a disparaitre; on les pratiquait indifféremment et
comme par machine, sans trop savoir quel motif les aneétres avaient
eu de les établir. Beaucoup d'entre eux ne répondaient plus en
aucune fai;on aux idées qu'on entretenait sur les conditions de
l'autre vie. On les respectait cependant, et on s'obstinait d'autant
plus a les accomplir qu'on en comprenait moins la portée. De
méme que les libraires chargés de copier le Livre des "flforts,
lorsqu'ils hésitaient entre deuxlei;ons différentes d'une meme phrase
ou d'un meme chapitre, les transcrivaient a la suite l'une del'autre,
et laissaient a l'ame le soin de discerner la bonne, les prétres,
auxquels revenait le soin d'enterrer les momies, ne voulaient ríen
retrancher du cérémonial traditionnel, de peur de supprimer
quelque formalité utile au bonheur de l'homme en son tombeau;
et, comme il était a craindre qu'on oubliat bien des choses, si l'on
continuait a ne tracer que le texte des oraisons dans les chambres
funéraires et sur les papyrus, on commern;a d'y joindre en rubriques
toutes les recommandatíons nécessaires a qui voulait les réciter
efficacement. Les ouvrages ou l'on a reconnu ce mélange de
priéres et d'índications professionnelles, se rapportent, les uns,
comme le Rituel de l'embaumement, a. la préparation du cadavre,
les autres, comme le Livre des funérailles, a. la mise au tombeau.
Le Livre des funfrailles a été découvert, vers 1877, par M. E. Schiaparelli, et publié par lui, a partir de 1881, dáns un mém9ire, qui
malheureusement n'est pas encore achevé. M. Schiaparelli a établi
le texte au moyen de trois documents principaux. Le premier est

LE RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE

r

i61

conservé au musée de Turin. C'est un cercueil de bois, en forme
de momie, qui appartenait au scribe royal de la nécropole thébaine,
Boutehiamon, fils de Thoutmos et de la dame Bokiamon. Ce personnage, qui, pendant sa vie, avait ·pris part a tant d'enterrements,
voulut sans doute emporter avec lui dans l'autre monde un exemplaire du livre ou il s'était instruit a ses fonctions, et le fit transcrire entierement, aux encres rouge et noire, sur les deux couvercles de son cercueil. Le manuscrit compte environ trois cents
lignes en hiératique de la XX• dynastie, net et lisible. Quelques
égratignures du bois ont fait disparaitre i;a et la des mots ou
méme des portions de lignes. Ces !acunes sont presque toujours
faciles a combler, grace au papyrus de l'Hathorienne Sa'i, l'un des
plus précieux que possede la riche collection du Louvre 1 • Ce
papyrus a été commandé, vers la fin du premier ou le commencement du second siecle de notre ere, pour une dame thébaine
nommée Sai, qui appartenait probablement a une grande famille
d'archontes, celle des Soter. C'est done un des monuments les plus
récents qui nous soient parvenus de la paléographie égyptienne;
l'écriture en est maigre, gauche, anguleuse. Dévéria en avait
reconnu l'importance et s'en était serví, a plusieurs reprises, dans
le mémoire qu'il consacra au fer et a l'aimant chez les Égyptiens •,
mais la mort l'empecha d'en donner l'édition qu'il méditait.
M. Schiaparelli l'étudia sur lieu pendant l'hiver de 1877-1878, vit
qu'il contenait une version du Livre de Boutehiamon, et le calqua
en entier. Un hasard heureux luí révéla bientót une troisieme
recension plus importante peut-etre que les deux autres. Champollion et Rosellini avaient dessiné dans la ~syringe de Séti lº', puis
publié, une série de scenes des plus curieuses, ou l'on voit des
prétres occupés a vetir, a huiler, a nourrir la statue du roL Les
trop courtes légendes qui accompagnaient les tableaux concordaient
tres exactement avec certaines indications du Livre des funérailles;
d'ailleurs M. Naville avait fait connaitre, en ·1873, dans la Zeitschrift,
quelques lignes des inscriptions gravées sous les figures, et ce
fragment co'incidait avec un passage du livre de Boutehiamon.
1) Th. Devéria, Catalogue des Manuscrits égyptiens, p. 170-171, vn, 4, Inv.
n• 3155.
'

2) Le fer et l'aimant, leu1' nom et leur usage dans l'ancienne l!Jgypte, dans les
Mélanges, t. I, p. 45.

\

�162

REVUE DF. L'RTSTOIRE DES RELIG!ONS

U .: RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAJRE

M. Schiaparelli eut la fortune de retrouver une copie complet

da.ns les papiers inédits de Rosellini, et, comme un bonheur ;;
meme
qu'un malheur ne vient J' amais seul , M. Navi'lle 1m· commu.
mq?a, vers le m~me tomps, ses carnets de voyage, ou il avait consi?ºe un_e c?pie plus fidele que celle de Rosellini. La version de Séti I..,
illustree a profusion par des sculpteurs de grand talent, luí permit
n~~ seu~ement de comp~endre le texte, mais de retracer les péripehes d1verses de la céremonie. Jusqu'a présent il n'a tradu't
1
Té
.
'
I que
a mo1 1 env1ron du Livre des funérailles; le reste paraitra des que
l'état de sa santé lui permettra de reprendre le travail. La traduction
est nette, pr~s~ue part?ut _excellente, les notes philologiques soni
~o~rtes en general, mais bien placées, le commentaire est des plus
mtere~sants, malgré la tendance mystique qu'on y remarque par
endroits, et rend un compte suffisant de ce qui se passait pendant
le sa~rifice en !'honneur d_es morts. M. Schiaparelli a depuis lors
passe_plus de ~1x mois en Egypte, et a recueilli dans les tombeaux
de Thebes des documents nouveaux dont il profitera pour compléter
son oouvre.
Ceux q1:e M. Dümichen a placés a sa disposition, et a celle de
tous _les Egyptologues, peuvent des a présent compter parmi les
plus i~portants. La plupart des voyageurs qui ont visité la plaine
de Thebes sont entrés dans le tombeau de Petéménophi mais n'
sont pas demeurés Iongtemps. Sans parler du dange~ qu'ils ;
a~r~ntent de glisser inopinément et de tomber dans un puits, les
mllho~s ?e chauve-so~ris qui y ont établi leur quartier général,
leur ~1wan, comme d1sent les bourriquiers arabes, l'ont empesté
au pomt qu'on ne peut y séjourner quelque temps sans etre saisi
d'un mal de coour irrésistible. Méme les employés du Musée de
Boulaq, a~ue~ris, par métier, a toutes les odeurs, ne se sont pas
acco~tu~es a celle-la et paient leur tribut comme les autres.
M. D~m1ch~n avoue n'avoir pas été, lui non plus, a l'épreuve de la
nausee, et Je me figure aisément ce qu'il a du souffrir a copier les
textes dont ce tombeau maudit est littéralement couvert. Non
seulement il a_entrepris ce travail, mais il y a persévéré pendant de
longues semames, et c'est la un acte de dévouement dont on ne saurait t_rop luí e_tre reconnaissant. JI n'a eu ni le temps ni le désir de tout
dessmer'. ma1s ce qu'~ a recueilli lui a fourni la matiere de six grands
volumes m-quarto, dont deux sont déja entre nos mains. Les murs
du tombeau et les inscriptions ont souffert beaucoup du temps

.l..
1
1
1

163

et des hommes. M. Dümichen a profité des versions du Livre des
funérailles et des textes des pyramides pour combler les lacunes.
Ses restitutions, indiquées avec soin, évitent au lecteur les difficultés qu'on éprouve d'ordinaire a se reconnaitre au milieu de phrases
mutilées; l'examen le plus superficie! montre d'ailleurs qu'elles
ont été exécutées avec une habileté et une précision qui laissent
peu de prise ala critique. Les introductions renferment la traduction
complete de tous les morcéaux. Le premier volume est consacré
presque entierement a la table d'offrandes. Elle était tres développée dans le tombeau de Pétéménophi~ M. Dümichen l'a compa. rée a d'autres documents du meme genre qu'on trouve dans les
mastabas de l'Ancien Empire et d·ans les syringes de l'époque
thébaine et salte. On y trouve melés une partie des texte~ de
Schiaparelli, mais illustrés de vignettes nombreuses , dont les
données rectifient parfois et parfois completent ce que nous
avaient appris les vignettes du tombeau de Séti ¡er. Ce qui vient
ensuite reproduit pour la plupart les formules que j'ai copiées dans
les pyramides royales de la v• et de la VI• dynas~ie. Les variantes
y sont rares, et celles meme que j'y ai relevées me paraissent
provenir souvent d'erreurs commises par les scribes. La langue
archaique de ces documents ne devait plus etre comprise couramment pendant les siecles qui précéderent notre ere, et les pretres
les plus habiles devaient commettre en les lisant plus d'un contresens. II est a remarquer que les fautes se rencontrent presque
toutes dans les endroits ou les égyptologues modernes hésitent et
proposent des interprétations diverses. C'est la un fait de nature
a les encourager dans leurs recherches; il est beau d'en etre arrivé,
apres soixante ans seulement d'étude, a comprendre les textes les
plus anciens et les plus obscurs de la langue aussi bien que pouvaient le faire les Égyptiens instruits qui vivaient sous les dernieres
dynasties indigenes. Les traductions de M. Dümichen ne different
de celles de M. Schiaparelli ou des miennes que par des nuances.
Les savants étrangers au déchiffrement, et qui voudraient se servir
de nos traductions pour connaitre les idées des Égyptiens sur
l'autre monde, peuvent les employer avec confiance, sans courir le
risque de se tromper sur autre chose que sur des points de détail.
J'ai déja rappelé a plusieurs reprises que les cérémonies
de l'enterrement avaient pour objet de préparer au mort une
maison, de la meubler, de l'approvisionner, et de le placer luí-

�i64

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

meme dans des conditions telles, qu'il ne mourtit pas une seconde
fois a jamais, mais qu'il profitat de tout ce que la piété de ses
enfants ou sa propre prévoyance lui avaientassuré pour l'entretenir
en santé a pres sa disparition d'entre les vivants. Bien des personnes
ont été surprises de la minutie avec laquelle j'ai suivi cette idée
jusque dans ses dernieres conséquences et se sont demandé si je
ne m'étais pas avancé trop loin. La minutie n'est point mon fait,
elle est le fait des Égyptiens eux-memes. Cet étrange peuple, l'un
des plus subtils et des plus formalistas qui ait jamais existé, n 'avait
voulu rien laisser au hasard en matiere aussi importante. 11 ne se
contentait pas de faire une offrande au mort; i1 s'inquiétait aussi
de savoir comment elle parviendrait a son adresse. La momie n'était
plus qu'un corps inerte, emprisonné de bandelettes, incapable de
marcher, de manger, de parler, de voir, d'accomplir aucune des
fonctions inséparables de la vie en l'autre monde comme en celuici. On s'effor9a de lui rendre ce qui lui manquait, et on imagina
pour cela un cérémonial des plus compliqués, celui-la meme qu'Hor
avait inventé au profit de son pere Osiris. Tantót c'était la momie
elle-meme qui le subissait, tant0t c'était une des statues en bois
ou en pierre qu'on enfermait dans le tombeau et qui servaient de
support au double. Le décrire en entier serait fastidieux; je me
contenterai d'en exposer la partie la plus importante, l'opération
par laquelle on ouvrait la bouche et les yeux du mort pour lui
permettre de recevoir et de manger le repas funéraire. Elle s'accomplissait dans une des chambres de la chapelle extérieure et sur
l'espace libre qui s'étendait devant le tombeau. Plusieurs personnes
y prenaient part. C'était d'nbord l'officiant (khri-hibou) qui, le rouleau de papyrus en main, dirigeait la cérémonie, indiquait a chacun
la place a prendre ou les gestes a exécuter, récitait ou souftlait les
discours qu'on devait tenir a chaque moment de l'action. 11 était
aidé dans sa tache par un domestique (somou, sotmou), par un ami
(smfrou) qui, ou bien était réellement choisi parmiles amis ou bien
était un employé de rang secondaire chargé de les représenter,
par le füs meme du mort, son {lis qui l'aime (si-mirif), par les deux
pleureuses en chef, la grande qui figurait lsis, la petite qui figurait
Nephthys, par un bouche1· (monhou, amenhou), et par des figurants,
l'Amiasi (celui qui est dans la syringe), les Ami-Khonti (ceux qui
sont a l'intérieur), les Masniti (gardes du c_orps d'Hor) 1 , I'Horkhitit
i) Les Afasinou, Masniti sont représentés a Edíou la pique a la main et for-

LE RITUEL DO SACRIFICE FUNÉRAIRE

!65

et d'autres encore. C'étaiL la représentation d'~ ~yste~e. divin
qu'on jouait a chaque enterrement. La momie eta~t Osms, les
pleureuses, ses deux soours, Isis et Nephthys; Anub1s, Ho_r, tous
les dieux de la légende osirienne se préssaient autour de_lm. O~ se
demandera peut-etre combien d'acteurs exigeait la representat10n
de ce drame? Autant qu'on voulait mi qu'on pouvait s'en procurer
pour toutes les scenes qui s'accomplissaient a l'exlérieur du tombeau, le convoi, la lamentation, le sacrifice sanglant, le repas
funéraire, fort peu pour celles qui avaient le caveau comme
théatre. La momie n'avait presque jamais autour d'elle plus de
quatre personnages ala fois, Hor et ses trois enf~nts, _les_ dieux de~
quatre points cardinaux du ciel, ceux q~i ~va1e~t Ja~s enseve~
Osiris. Ces quatre personnages, donl le prmc1pal, 1 º:fic1ant,. re~resentait Ilor devenaient tour a tour, selon les besoms del act1on,
l'Amiasi, 1e's Amioukhonti, les Masniti, peut-etre meme le fils du
mort.
. .
Les mouvements et les discours de ces personnages sont consignes
dans l'écrit spécial qui portait pour litre : e Faire l'ouverture de
la bouche (Ouap-ro ) et des yeux a la statue • du mort, ou ,,« a_u
mort , lui-meme. Elle aurait d0 s'accomplir toujours dans 1 mterieur du tombeau, que les Égyptiens appellent la Salle d'or (Ha~noubou), c'est-a-dire dans la chambre meme du sarc~phage, ~a1s
l'étude directe des monuments montre qu'il ne pouva1t pas en e~re
ainsi le plus souvent. Dans la plupart des mastab~s ~t de~ hypogees
de l'Ancien et du Nouvel Empire,la chambre funeraire n est pas ~e
plain-pied avec les autres salles; on n'y parvient que par un .puits
vertical, dont la profondeur varie entre trois et quarante ~etres.
Si done l'Ouverture de la bouche avait dti s'y faire, les prelres el
les gens de la famille auraient été obligés de descendr~ et d_e
remontar a chaque instant au bout d'une corde , . ~e qm aura1t
compliqué leur oouvre de piété et l'aurait rendue per11leus_e. 11 me
parait résulter de !'examen des peintures et des bas-reliefs que
ron dressait le plus souvent la statue, soiL dans l'une des chambre~
de la chapelle extérieure, soit meme sur la petite plateforme ~u1
précédait le tombeau, et qui devenait la Salle d'or pour la c1r· t la garde d'Horus. (Cf. Lanzone,Diziona1·io di lllitologia Egizia, p. 326-327,
ma1enX,3.JLeur nom vient de la racine mas, mos,piquel',_pe~
.
Tav.
cer, d'o11 seul':pte,·
~t naítre. lis sont liUéralement ceux qui piquent, ceua; qm pomtent de la lance.

�·166

7

REVUE DE L JIISTOIRE DES RELIGIONS

conslance. On la posait, la face au sud 1 , sur une couche de sable
de dix ou quinze centimetres d'épaisseur, qui simulait la montagne funéraire, la région stérile de l'Occident, puis le domestique ou
I'ami entrait en scene. II tournait autour d'elle, l'encensoir a la
main, en répétant a quatre reprises : « Tu es pur, tu es pur, o
Osiris N &gt; et commenc;ait les purifications préliminaires. C'était
d'abord avec l'eau contenue dans quatre vases a goulot latéral.
II passait quatre fois derriere la statue et l'aspergeait en récitant
une courte formule : « Ta propreté est la propreté d'Hor et réciproquement, ta propreté est la propreté de Sit et réciproquement, ta
propreté est la propreté de Thot et réciproquement, ta propreté est
la propreté de Sopou et réciproquement : tu as pris ta tete et tu
as purifié tes os aupres de Sibou. &gt; Les quatre dieux invoqués
présidaient aux quatre points cardinaux, Hor au sud, Sit au
nord, Thot a l'ouest, Sopou a l'est. Ici, comme daos beaucoup
d'autres cérémonies, on disposait tout de telle sorte que le personnage fut pret a se présenter dans chacune des quatre grandes
maisons du ciel, devant chacun des dieux qui y siégeaient, et chacun des vases répondait a l'un des dieux. La libation avait pour
effet premier de rendre au mort l'usage de sa tete, que l'embaumement luí avait enlevé, et de nettoyer ses os Ala satisfaction du
díeu de la terre dans laquelle il reposait, Sibou. La purification par
l'eau a peine terminée, recommenc;ait une seconde fois avec quatre
vases de formes différentes, nommés les rouges. Le domestique ou
I'ami refaisait a quatre reprises le tour de la statue en invoquant
les quatre dieux, puis il ajoutait en guise de conclusion : , Tu es
pur, tu es pur, Osiris N &gt; par quatre fois encore: , Tu as rec;u ce
qu'il y a dans les yeux d'Hor et les deux vases rouges de Thot, te
purifiant de ce qui ne doit pas exister en toi •. &gt; D'apres la théologie
égyptienne, tout ce qu'il y avait de bon au monde était sorti del'ooil
d'Hor, tout ce qu'il y avait de mauvais de l'mil de Sit: l'offrande
qu'on présentait au mort était doncappelée l'CEil d'Hor, que ce filt
de l'eau comme ici, une cuísse de boouf comme nous le verrons plus
loin, du vin, du lait, une plante, une pierre précíeuse, un parfum,
une étoffe. La purification par l'eau n'était pas la seule des cérémonies qu'on exécutat en partie double; la plupart des rites
1) Schiaparelli, pl, La, p. 28-30.
2) Schiaparelli, pi. L b-c, p. 30-37.

LE RITUEL DU SACRIFlCE FllNÉRAIRE

167

religieux étaient répétés par deux fois. Le monde était, en effet?
partagé en deux mondes qui se complétaient mutuellement, c~lm
du Nord et celui du Sud, celui de la couronne blanche_ et celm de
la couronne rouge. Le mort ne pouvait etre assure dans son
tombeau qu'a la condition d'avoir acces a l'un et ~ l'autr~ et de
dísposer a son gré de ce qu'ils renfermaient : on lu1 ~onnait done
le blé du Nord et le blé du Sud, le vin du Nord et le vm du Sud, le
bmuf du Nord et le bmuf du Sud, ici l'eaudu Nord et l'eau du Sud,
dans les paragraphes qui suivent immédiatement l'encens du Nord
et l'encens du Sud.
.
La purification par l'encens comportait trois degrés. En pre~ie_r
lieu le domestique ou l' ami prenait cinq grains d~ parfu~. du mid 1,
de la ville de Nekhab, la derniere des grandes villes rel!g1~use~ de
I'Egypte méridionale aux temps les plus anciens, et tournait qua_t~e
fois autour de la statue en répétant: &lt; Tu es pur, tu es pur, Osms
N » a quatre reprises « Parfum, [le voici] ton parfum [q_u~] ouvr~ ta
bouche • Osiris N. goute son gout dans les demeures dmnes. C est
l'exsud;tion d'Hor, le parfum, c'est l'exsudation de Sit, le parfum,
c'est ce qui affermit le cmur des deux Hor, le parfum de ta bouche,
car ton encens [c'est celui avec lequel font leurs] purifications les
dieux suivants d'Hor. &gt; La nécessité de présenter au mort les deux
sortes d'encens était déja indiquée suffisamment ici, car Hor :,~t
le dieu du Sud, Sit celui du Nord, les deux Hor c'e~t Hor et :sit
consídérés chacun comme roí d'une des parties de l'Egypte. Cette
allusion fort nette n'empeche pas l'ami ou le domestiqu~ de prése~ter cinq nouveaux grains de parfum du Nord, de l'espece nomm.ee
Shirit-pit (Shit-pit), la fille du ciel : , Ta senteur est 1~ sent~~r
d'Hor et réciproquement, ta senteur est la senteur de S1t et rec1proquement, ta senteur est la senteur de Thot et réciproq~e1:1ent:
ta senteur est la senteur de Sopou et réciproquement. Sois etabli
au milieu de ces dieux, car ta bouche est [aussi nette que]. la
bouche d'un veau de lait, le jour de sa naissance. &gt; Les gram.s
de parfum du Nord et du Midí ne suffisaient pas encore; il falla~t
les meler avec un parfum d'origine étrangere, l'encens (sennoutri,
le parfum divin). La marche autour de la statue reprenait de p~us
belle mais avec une variante. Le domestique avait mis les grams
dans' une petite corbeille ou dans une écuelle. II la posait a plat
sur la paume de la main gauche et la portait deux fois ala bouch~,
deux fois aux yeux, une fois a la main de la statue, autant de fo1s

..

�168

..

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

en lout qu'il y avait de grains. Puis il reprenait sa litanie : « Ta
senteur est la senteur d'Hor et réciproquement, ta senteur est la
senteur de Sil et réciproquement, ta senteur est la senteur de Thot
et réciproquement, ta senteur est la senteur de Sopou et réciproquement. Tu es pur, tu es pur, Osiris N (quatre fois); ton double
est pur, tu es parfumé, tu es parfumé. Sois établi au milieu de tes
freres les dieux, car ta tete est parfumée, ta tete est parfumée, tes
os sont nettoyés de ce qui ne doit pas exister en toi. O Osiris N,
je t'ai donné l'reil d'Hor (l'encens) pour en garnir ton visage [et le
parfum] monte, monte [vers toi]. &gt; La présentation terminée, le
domestique ou I'ami entassait tous les grains sur un plat creux en
terre ou en bronze, puis l'élevait a deux mains vers le visage, et le
promenait une seule fois autour de la statue. « O Osiris N., l'CEil
d'Hor t'est présenté et son odeur monte vers toi. L'odeur de l'CEil
d'Hor monte vers toi, il vient le parfum méridional, issu de la
ville de Nekhab, il nettoie, il pare, il s'établit a demeure sur tes
deux mains, et tu es pur, tu es pur, 0risisN. (quatrefois) 1 • &gt; Telles
sont les purifications préliminaires de toute offrande solennelle.
Les morts n'en avaient pas le privilege : les statues des dieux les
subissaient aussi a I'occasion, et l'on voit, au temple de Dei:r-elBahari, Amon honoré par Thoutmos III de l'eau du Nord et de l'eau
du Sud. Le roi tient a deux mains, sur un plateau, les quatre
aiguieres et les quatre vases rouges ; il tourne quatre fois autour
du dieu etluirépetea chaque fois: &lt; Tu es pur, tu es pur, comme
le domestique ou I'ami du sacrifice funéraire.
Ce prologue achevé , de nouveaux personnages paraissent en
scene. L'offl,ciant et !'interne (Ami-khonti) vont vers la &lt; syrioge et
entrent pour voir le mort ». Ils ont l'un et l'autre !'uniforme de
rigueur, le pagne court et une écharpe a trois plis longitudinaux,
passée sur l'épaule gauche. L'interne a les mains vides; l'officiant
tient a la main gauche le rouleau de papyrus sur Jeque! sont tracées les prieres ; d'ordinaire il récilait par cwur ce qu'il avait a
dire, et le rouleau n'était guare qu'un insigne de sa fonction.
Tandis qu'ils approchent, &lt; le dispositif de la Salle d'Or• &gt; a changé.
i) Scbiaparelli, pi. L ci, LI, a-e, p. 37-53; Dümicben, Der Gra~palast des
Patuamenap, t. I, pi. VI, l. i0-15, p. 13-18 ; Maspero, La Pyramiáe d'Ounas, dans le Recueil, t. JU, p. 182-183.
2) Zosrou m Mit-noubou.

U: RITUEL DU SACRIFICE FUNÉRAIRE

!69

Le domestique s'est enveloppé le corps d'une longue piece d'étoffe,
et a ramené les deux mains fermées sur la poitrine, ou elles
reposent poing contre poing; les deux coudes sont en dehors,
saillants sous l'étoffe. 11 s'est couché sur un lit bas et court,
l'angareb des Nubiens d'aujourd'hui, les jambes repliées, comme
s'il dormait. Les documents que M. Schiaparelli a connus ne lui ont
point fourni de figures qui illustrent cette partie de la scene, mais
j'en ai trouvé nombre d'exemples a Thebes, entre autres dans une
belle tombe de la XVIII• dynastie, que j'ai mise au jour pendant
les fouilles de 1886 1 • En entrant, I'offlciant et !'in.terne trouvent
done &lt; le domestique couché et sommeillant &gt; devant la statue;
l'habitant de la Syringe (Amiasi), debout derriere elle, veille sur le
dormeur. L'habitant de la Sy1·inge s'écrie en les voyant paraitre :
&lt; Pere, pere (quatre fois) et réveille le domestique 1, pour lui dire :
, Je trouve les internes debout a la porte. &gt;1 Le domestique se
redresse aussitót et s'accroupit sur son lit ou sur une sellette préparée a cet effet, sans dépouiller le linceul qui l'enveloppe. Les
deux Internes annoncés, c'est-a-dire l'offl,ciant et !'interne proprement dit, vont se ranger derriere la statue, a c0té de I'habitant de
la Syringe, et tous quatre réunis représentent, selon la glose•,
les quatre enfants d'Hor, les dieux tete d'épervier, de singe, de
chacal et d'homme, qui ont enseveli la momie d'Osiris. Le domestique est le premier a rompre le silence : &lt; J'ai vu mon pere en
toutes ses formes. &gt; Les trois Internes (I'of(lciant, !'interne et l'habitant de la Syringe) lui répondent, en faisant allusion au mort et
a sa statue : &lt; N'est-ce pas ici ton pere f &gt; Le domestique réplique
par une allusion a Osiris, le « dieu dont la face est voilée et qui est
roulé dans ses bandelettes » funebres : &lt; Le dieu dont la face est
[recouverte d']un filet, l'a enveloppé du filet •. &gt; Les internes
reprennent aussitót la formule du domestique, formule qui leur
appartient comme a lui, puisqu'ils sont, eux aussi, les fils d'Hor :
« J'ai vu mon pere en toutes ses formes 4, - (Les Internes) proté-

a

f) La paroi sur laqualle est représenté Je sommeil du Domestique est reproduite, en fac-similé, dans Maspero, L'Archéologie tgyptienne, p. !47, fig. 151.
2) SchiapareUi, pi. LII e, l. 1.
3) Le pronom sou, le, représente ici le pere du domestique, donl il a été
question a la ligne précédente, c'est-a.-dire Je mort.
4) Ici le texte de Séti I•• insere au has de la colonne, une glose de Jaquelle
il résulte que les quatre enfanls d'Hor étaient considérés comme, prennnt la
l:.l

�{70

..

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGl08S

geant celui qui n'est plus - (Le domestique) &lt; si bien qu'il n'y a
pas de trouble en luí 1 • ,, Les paroles sont mystérieuses, le sens de
la cérémonie ne rest pas moins. La figure qui en illustre les derniers mots dans le tombeau de Séli ¡er, nous !'explique pourtant :
c'est une ombre haute et fluette, noire a l'exception des yeux, dont
l'ovale allongé se délache en blanc, nue et les bras ballants. 11 me
semble que cette apparition est significative. L'ombre (Khaibit),
apres avoir été considérée aux temps les plus anciens comme étant
l'ame meme de l'homme, n'était plus depuis longtemps qu'une des
parties de la personne humaine, comme le double, l'ame, le lumineux et le nom. Disparue au moment de la mort et pendant les
cérémonies de l'embaumement, tout le temps que le cadavre étendu
ne projetait plus d'ombre, on devait la rappeler au moment ou on
reconstituait l'homme pour sa vie nouvelle, et la rattacher a la
statue et au corps, a l'ame et au lumineux, pour que le défunt
put aller et venir dans sa syringe, en e sortir et y rentrer pendant
le jour &gt;, accompagné de son suivant reglementaire et, surtout,
assister au sacrifice el en recevoir sa portion. Le sens du rite et
son objet s'expliquent done : le jeu et les discours des acteurs
demeurent une énigme pour moi et ne seront intelligibles que le
jour ou nous connaitrons en leur enLier les légendes qui se ratta. chaient a la mort d'Osiris et le détail des opérations qu'lsis, Nephthys, Hor et lcurs compagnons avaient accomplies pendant l'enterrement du dieu .
La statue et le mort sont purs, l'ombre est fixée au corps et a
l'dme, l'ouverture de la bouche et des yeux peut commencer. Elle
ne s'obtenait qu'au prix de manamvres compliquées et par le
sacrifice de deux bceufs au moins, sans parler des oiseaux et des
gazelles. Avant toute chose, le domestique se leve, dépouille le
manteau qu'il avait porté jusqu'alors, s'arme d'un baton court
terminé p::tr une fleur de lotus a moitié ép:mouie, et s'attache sur
les épaule:i un rabal en verroterie ou en pierres fines, un éphod,
qui lui descend du cou au creux de l'estomac. Ses trois compagnons
prennent pour la circonstance le nom générique de Gardes du corps
(Jfasnitiou), et les quatre réunis représentent une fois de plus les
forme, le premier d' une mante religieuse, les trois autres de trois guépes ou de
lrois abeilles.
1) Scbiaparelli, pi. LII a-e, p. 54-68.

LE RITUEL DU SACRJFICE FUNÉRA.IRE

:l.7i

quatre enfants d'Hor. Silót coslumé, le domestique s'avance vers la
statue et la salue du baton : e J'ai désiré mon pere, j'ai sacrifié a
mon pere, j'ai dressé mon pere, je l'ai modelé grande image. , 11
continue et tout le monde reprenden chc:eur avec lui 1 : e Voici les
choses qui sont utiles a mon pere. - Un seul garde du corps.
Travaille-lui la tete. - Le chmur des gardes du corps. Frappe ton
pere •, et ces paroles l'encouragent a atlaquer la tete de la statue
et a la toucher avec les instruments destinés a l'ouvertnre de la
bouche et des yeux. &lt; Je suis venu, dit-il, pour t'embrasser, moi,
Hor; je t'ai pressé la bouche, moi, Hor, ton fils qui t'aime », et, le
bAton dans la main gauche, il leve la main droite vers la tete
de la statue, touche la bouche du petit doigt, et passe derriere elle,
tandis que les gardes viennent se ranger a la place qu'il occupait
auparavant. &lt; Frappez mon pere, voici qu'il est louable de frapper
ton pere, la statue de l'Osiris N. »; puis, chacun revienta sa place
et le domestique dit a l'un des gardes : &lt; Je suis Hor-Sit, je ne
permets pas que ce soit toi qui fasses briller la tele de mon pere. &gt;
C'était, en effet, le devoir du fils de rendre au pere les derniers
devoirs, et le domestique, qui représente le fils d'Osiris, Hor, n'entend pas en laisser le soin a un étranger. Il passe ensuite derriere
la statue, s'y transforme, pour quelques minutes, en un personnage
nouveau, le Suivant d'Hor (Ami-Khit-Hor), et les trois Internes en
ligne devant la statue s'écrient : e Isis, Hor est venu embrasser son
pere. • Le domestique regagne alors son poste et les Internes
reviennent au leur, et l'un d'eux, l'officiant•, luí dit: e Viens voir
ton pere. • Le domestique avait pris le baton et le rabal pour se
faire introduire aupres du mort : maintenant que la présentation est
achevée, il dépose ces insignes, revet la peau de panthere, et va se
placer debout derriere la statue pour suivre les péripélies di verses
du sacrifice sanglant. L'offi,ciant prend le róle d'Hor, et annonce
l'arrivée prochaine de l'offrande : &lt; J'ai délivré, dit-il, mon ooil
de sa bouche et je lui ai abattu la cuisse. » C'est Sit, l'ennemi
d'Osiris, qu'il désigne de la sorte par u~ simple pronom, sans pro1) Les gloses du texte de Séti I•r: «Romou-nibou, tous les bommes;-llfasnitiou, les gardes du corps; - Masniti, un garde du corps ; - Masnitiouashtiou, beaucoup de gardes du corps, » ne me paraissent pas pouvoir élre
comprises autrement que j'ai fait dans la traduction courante
2) Schiaparelli, pi. LII a-d, LIII a-e, LIV a-e, LV a, p. 68-81.

�i72

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

LE RITUEL Dti SACRTFJCF. FülSÉRAIRE

noncer aucun nom de mauvais augure. Au cours de la guerre qui
s'était engagée entre les dieux:, Sil, travesti en porc, avait saisi l'(Eil
qui renfermait l'ame d'Hor et avait failli la dévorer; mais Hor avait
sauvé son (Eil. Apres la victoire décisive, les partisans de Typhon
s'étaient cachés daos des corps d'oiseaux, de quadrupedes et de
poissons; découverts malgré leurs déguisements, ils avaient été
décapités. Le sacrifice fuoéraire était une répélitioo de ces scenes
de carnage : en égorgeaot les animaux qui le composaient, on
égorgeait une fois de plus les ennemis d'Osiris. Le domestique
1
insiste sur cetle idée : &lt; Tu as tranché ton (Eil ou est ton ame • &gt;
Cependant les victimes attendaient au dehors le rooment fatal.
Les breufs étaient d'ordinaire du nombre de ceux qui avaient été
attelés au traineau et avaient amené la momie a sa derniere
demeure. Les enfants d'Hor sortent tous de la chambre; la statue
demeure seule pendant quelques instants. Le breuf était déja lié
et couché sur le sol, peut-etre méme était-il déja égorgé au moment
ou les internes paraissaient a l'entrée du tombeau. L'offl,ciant
amenait le domestique en face de la tete de la béte, plac;ait aux
pieds la Grande Pleureuse, celle qui personni:S.ait lsis, et s'écriait :
« Domestique, saisis-toi du taureau du .Midi. &gt; Le domestique
brandissait un instant le casse-tete au-dessus du cou de !'animal,
sans doute pour simuler l'abattage, puis le boucher fendait la
poitrine, enlevait le creur saignant, le mettait sur une écuelle, et
détachait la palle de devant du c0té gauche, tandis que la Pleureuse
murmurait a l'oreille du domestique : &lt; Ce sont tes levres qu'on te
fait, c'est ta bouche qu'on t'ouvre. &gt; Le domestique amenait deux
gazelles et leur tranchait la tete, une oie et la décollait. « Je te les
ai empoignés, luí disait l'officiant, je t'ai amené Les ennemis, leur
tribut sur leurs mains et sur leur tete &gt; comme les prisonniers des
Pharaons au retour de campagnes lointaines « et je te les ai immolés, O Toumou, qu'on n'attaque pas ce dieu. » Cependant « le
boucher donne la cuisse a l'officiant, le creur a l'ami, et voici, la
cuisse étant aux mains de l'offlciant etle creur aux mains de l'ami,
l'officiant et l'ami courent &gt; vers la chambre funéraire « posent la
cuisse et le creur aterre devanl ce dieu, » et l'offl,ciant s'adresse a
la statue : « Je te présente la cuisse, CEil d'Hor, je t'ai apporté le
creur de ton ennemi; qu'on n'attaque plus ce dieu ! - Je t'ai
1) Schiaparelii, pi. LV b-d, p. 82-85.

173

apporté la gazelle qui t'attaquait 1 , tranchant sa tete ; je t'ai appor té
l'oie, tranchant sa tete. &gt; Le sacrifice est accompli; il ne s'agit plus
que d'en tirer les conséquences et de préparer la statue ou plutót
le mort a le manger•.
On débutait par lui faire gouter la part qui lui revenait. Le
domestique ramassait la cuisse que l'officiant avai t posée a terre
et• ouvrait la bouche et les yeux du défunt "• en d'autres termes,
il frottait ou faisait, qualre reprises, le simulacre de frotter la
bouche et les yeux de la statue avec la chair saignante. o: O statue
de l'Osiris N., je suis venu pour t'embrasser, moi ton fils; je t'ai
pressé la bouche, moi ton fils qui t'aime. Je t'ai ouvert la bouche.
Ta mere en pleurs l'avait frappée, tes alliés (les enfants d'Hor)
l'avaient frappée, mais ta bouche était toujours bouchée, et c'est
moi qui l'ai remise en état, ainsi que tes dents , o statue de
l'Osiris N., c'est moi qui t'ai séparé la bouche avec {a cuisse, (Eil
d'Hor. , Ce n'était qu'une sorte de dégustation, bonne tout au
pÍus a exciler l'appétit du mort. Restait a lui ouvrir réellement la
bouche. On simulait cette opération sur la statue ou sur la momie,
au moyen de plusieurs herminettes manche de b ois et a lame
de fer, ou de quelques autres outils du méme ge~re. Chacun d'eux
avait son nom spécial qui désignait ses vertus sans que nous
puissions toujours le traduire exactement. Les deux premiares
berminettes, construites probablement avec le fer et le b ois du
~~rd et du Sud, s'appelaient les deux divines (Noutriti), et avaient
ete employées pour la premiare fois par Anubis, lors de l'enlerrement d'Osiris: prises séparément, on les nommait l'une la (h•andeEtoile (Siboirou), l'autre la pointeuse (Tounitot). Le domestique
prend les deux divines et en met la lame a quatre reprises sur la
bouche et les yeux de la statue, en répétant : « 'fa bouche était
toujours bouchée, c'est moi qui l'ai remise en état ainsi que tes
dents, O statue de l'Osiris N., c'est moi qui t'ai séparé la bouche,
statue de l'Osiris N., c'est moi qui t'ai ouvert les yeux. O statue de
l'Osiris N., je t'ai séparé la bouche avec l'herminette d'Anubis, je

a

a

i) 11 Y a la. un jeu de mots intraduisible entr¿ arou, le nom de la gazelle, et
le verbe ~rou, m_onter contre ... , attaquer.
p.2J.¡ch,aparelh, LV d, LVI a-b, p. 85-98; Dümichen, t. 11, pi. I, l. i-i6,
3) Lilt. : " Je l'ni équilibrée ayer. tes dents. »

�i74

1

LE RITUEL DU SACRIFTCE FUNÉRAIRE

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

t'ai ouvert la bouche avec l'herminette d'Anubis, la cuisse eil fer
avec laquelle on sé pare la bouche des dieux •. Hor, ouvre la bouche
a la statue de l'Osiris N., Hor, sépare la bouche a la statue de
l'Osiris N. Hora ouvert la bouche a la statue de l'Osiris N. avec ce
qu'il emploie pour séparer la bouche de son pere, avec ce qu'il
emploie pour séparer la bouche d'Osiris, avec le fer issu de Sit,
avec la cuisse en fer dont il se sert pour séparer la bouche des
dieux. Tu ouvres la bouche a la statue de l'Osiris N. et il vient, il
va, son corps est avec la Grande Neuvaine des dieux dans le
Grand Temple du Prince qui est a Héliopolis, et il y prend le
diademe aupres d'Hor, maitre des hommes. » L'Habitant de la
Syringe marque la fin de cette priere du cri quatre fois répété :
• O pere, pere. » L'ouverture est faite, les levres et les paupieres
sont séparées, mais la plaie n'est pas cicatrisée, et elles ne peuvent
pas encore agir. L'instrument Oi'rhikaou (le puissant en sortileges)
achevait l'reuvre des herminettes. C'était une tige de métal, tordue
en forme de serpent, et terminée par une tete de bélier que surmonte une urreus lovée •. Le domestique saisit I'o'írhikaou, le
brandit trois fois, applique la tete de bélier a quatre reprises sur
la bouche et les yeux de la statue. L'ofllciant parle pour lui : &lt; Ta
bouche était toujours bouchée, c'est moi qui l'ai remise en état
ainsi que tes dents, ó statue de l'Osiris N., Nouit t'a levé la tete;
alors, Hor a pris son diademe et ses vertus, alors Sit a pris son
diademe et ses vertus, alors le diademe est sorti de ta tete t'a
,
'
amene tous les dieux, tu les as enchantés, tu les as fait vivre, tu
es devenu le plus fort et tu·as pratiqué les passes de vie avec eux,
derriere la statue de cet Osiris N., pour qu'il prospere et ne meure
pas ; tu t'es melé aux doubles de tous les dieux, et comme tu te
leves en roi de la Haute-Égypte comme tu te leves en roi de la
· Basse-Égypte, souverain parmi tous les dieux et leurs doubles,
alors done, Shou, fils d'Atoumou, c'est lui l'Osiris N., s'il vit tu vis;
il t'a armé Shou, il t'a acclamé Shou, il t'a exalté Shou, il t'a fait
1

1) Le dessin de l'herminette égyptienne rappelle celui de la cuisse de bamf.
~ette ressemblance avait frapp é les pretres el lcur avait suggéré plus d'une
1mage analogue a celle que nous avons dans notre texte.
2) Pour préparer leurs statues a recevoir le sacrifice.
3) La plupart des demi-serpents en cornaline ou en jaspe rouge qu'on voit
dans les musées (Maspero, Guide du visiteur au musee de Boulaq, p. 279,
n• 4195, p. 283-284, n° 4241) sont des Oirhikaou de petite taille.

175

souverain Shou, et tu as pratiqué les passes de vie derriere la
statue de l'Osiris N., si bien que ta vertu de vie est derriere lui
pour qu'il vive et ne meure jamais. O stalue de l'Osiris N., Hor t'a
séparé la bouche, il t'a ouvert les deux yeux avec l'herminette
divine et l'o'irhikaou dont on se sert pour séparer la bouche de
tous les dieux du Midi. &gt; Ici encare l'Habitant de la Syringe poussait par quatre fois son appel accoutumé: &lt; O pere, pere ! 1 &gt;
Le discours de l'offlciant n'est pas aussi mystérieux qu'il en a
l'air, pour qui connait certaines idées égyptiennes. Les dieux
avaient a leur disposition des forces de diverse nature, les unes
innées en eux ou du moins en certains d'entre eux comme la
force de vie (Sa-ni-ankhou), les autres extérieures, comme les
s?rtileges (hikaou) de la magie. Grace aux sortileges, aux incantations magiques, ils se dominaient l'un l'autre de la meme maniere
que les hommes les dominaient eux-memes: le dieu qui adjurait
ses confreres avec les formules voulues , ou qui dirigeait contre
eux l'influence des talismans nécessaires, les obligeait a travailler
pour lui. L'o'irhikaou était une véritable baguetle magique, celle-la
peut-etre que la tradition mettait dans la main des savants de
Pharaon et qui s'animait a leur voix •. Par les sortileges dont il était
remplí et qui luí avaient valu son nom, non seulement il remettait
en état la bouche et les yeux du mort ; il lui assurait la domination
sur les autres dieux. Nouit avait, en pareille occurrence, soulevé la
tete de son fils Osiris pour qu'Hor et Sit y pussent placer chacun
son diademe, diademe de la royauté du midi et diademe de la
royauté du nord. Elle rendait le meme service a chaque mort ;
les sortileges contenus dans ces couronnes, ou dans l'urreus qui
les décore, enchantaient (shodou) les dieux, les réduisaient a ne
plus vivre qu'au gré et par l'intluehce du défunt, et a n'employer
leurs influences que dans son intéret. La vertu innée des dieux
(sa) parait avoir été regardée par les Égyptiens comme une sorte
d'esprit, de fluide, analogue a ce qu'on appelle chez nous de différents noms, fluide magnétique, aura, etc. Elle se transmettait
par l'imposition des mains et par de véritables passes, exercées

i) Schiaparelli, pl. LVII a-b, LVIII a-e, LIX a, p. 98-i2i; Dümichen, pi. I,
l. 17, pi. III, l. 49, p. 4-6.
2) Exode, vn, i 1-12.
•

�i76

REVU.E DE t'HISTOIIIF: DES RELIGIONS

sur la nuque ou sur l'épine dorsale du patient 1 : c'était ce qu'on
ar,pelait Sotpou sa, et ce que j'ai traduit a peu pres par pratiquer
des passes. Les dieuxf contrainls par les sortileges qui les dominent, se placent derriere la statue avec l'of(l,ciant et avec le mort
qu'il représente; ils lui imposent les mains, et lui pratiquent les
passes qui doivent l'animer, lui iofuser la vie. Le reste de la priere
n'est que la répétition, sous une autre forme, de cette idée fondamentale. Le mort, désormais tout-puissant, est roi des deux
Égyptes, ce qui entraine le pretre a l'identifier avec l'une des plus
populaires parmi les divinités qui avaient régné sur la vallée du Nil,
Shou, fils de Ra. En tant que Shou il renouvelle sur sa propre
statue les manamvres vivifiantes qui l'empecheront de jamais
mourir, et tout cela, grace aux herminettes et a l'Oirhikaou de fer,
celui-la meme avec lequel on ouvre la bouche et l'reil des die~x
lorsqu'ils viennent a mourir eux aussi.
Le premier sacrifice n'était pas plus tót achevé que le second
commen~it. 11 était plus court, car la statue n'exigeail pas de
purificalions nouvelles, mais il n'élait pas moins important que le
précédent. La bouche était ouverte ainsi que les yeux , mais
certains détails manquaient encore qui ne permettaient pas au
mort de se servir de ces organes aussi aisément qu'il l'avait fait
sur terre. Ils étaient ternes et sans couleurs, les machoires étaient
encore serrées et n'agissaient pas librement. 11 fallait, pour remédier
a ces inconvénients, l'intervention de nouveaux personnages. L'un
d'eux, l'héritier (Erpd) n'a qu'un róle secondaire. 11 prend, pour
un moment, la place du domestique derriére la statue, ou plutót
il est le domestique sous un autre nom, puis il récite a l'off¡,ciant
la formule que le domestique avait déja employée: e Sa mere en
pleurs l'a frappé •, dit-il, daos la chambre funéraire, puis il la
quitte, et, arrivé daos la chambre aua; parfums, il ajoute: • ses
alliés l'ont frappé • "· Le suivant d'Hor reparait et s'écrie de nouveau en présence des internes : • Isis, Hor est venu embrasser son
p~re. &gt; Le domestique déclare aux gardes du corps, comme il l'avait
fait quelques instants auparavant, qu' • il est Hor-Sit, et qu'il ne
leur permet pas d'illuminer la téte de son pere », mais cette fois,
1) E. de Rougé, Étude sur une stele égyptienne appartenant a la BibliotMque
impériale, p. i20 sqq.
2) Voir plus haul, p. i 73.

LE RITUEL DU SACRIFICE FU.SRRAIRE

i77
au Jieu de se réserver pour lui-meme le róle d'Hor, il le confie au
fils meme du mort. Le flls qui l'aime (Si-miri-f), pour l'appeler"
comme faisaient les Égyptiens, ou, a défaut du fils, le personnage
qui tient son róle, était hors du tombeau avec le reste de la famille.
• L'offl,cianietledomestique sortentetle trouvent ala porte&gt;, puis
le raménent et • l'introduisent daos la syringe, pour qu'il voie
Hor &gt; c'est-a-dire son pére. Le domestique le tient par la main
droite, et, de la main gauche, l'oblige a courber la tete devant
la statue. « O statue de l'Osiris N., je suis venu, je t'ai amené ton
fils qui t'aime, pour qu'il te sépare la bouche, pour qu'il t'ouvre
les yeux. &gt; L'habitant de la Syringe se place derriere la statue, en
lui criant : • Vois le fils qui t'aime. &gt; L'of(l,ciant dit de son cóté :
• Fils qui l'aime, ouvre la bouche et les yeux du défunt N. (quatre
fois répété), d'abord avec le ciseau de fer, ensuite avec le doigt de
1
vermeil • &gt; Le fils prendle ciseau, qui a la forme d'un ciseau de
sculpteur, l'éleve a deux mains et touche respectueusement du
tranchant la bouche et les Y,eux. L'officiant récite cependant la
formule: • O statue de l'Osiris N., j'ai pressé ta bouche. Cette
pesée sur ta bouche, O statue de l'Osiris N., [je te la fais] en ton
nom de Sokari •. O statue de l'Osiris N., Hor t'a pressé ta bouche,
il t'a ouvert les yeux; Hor t'a séparé la bouche, il t'a ouvert les
deux yeux et ils sont désormais solides 1 • O statue de l'Osiris N.,
ta bouche était encore bouchée, je l'ai remise en état ainsi que tes
dents, je t'ai séparé la bouche, Hor t'a séparé la bouche et je
t'établis solidement la bouche. O statue de l'Osiris N., Hor t'a
séparé la bouche, il t'a ouvert la bouche et les yeux. &gt; Le domestique succéde au fils, refait l'opération, avec le petit doigt d'abord,
avec un sachet rempli de pierres rouges, jaspe ou cornaline.
• O stalue de l'Osiris N., dit pour lui l'of(l,ciant, ta bouche était
fermée (le domestique parcourt du petit doigt la fente de labouche•)
1) C'est le prololype des doigls en jais et en verre noir qu'on trouve dans
les tombes. (Maspero, Guide du visiteur au musée de Boulaq, p. 23i-232,
n• 4562.)

2) lci, nouveau jeu de mots intraduisible entre le mot sok, tirer, peser, et le
nom du dieu Sokari.
3) Lilt. : « ils sont fondés ", sontit senou.
4) Cette action est rendue, dans la glose, par le verbe hamga, serrer, enfoncer. I1 y a évidemment jeu de mols entre les deux verbes hounga, fermer, du
textc, el hamga, de la rubrique.

�i78

7

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

je t'ai remis la bouche en état ainsi que les dents (il fait le simulacre de relever la levre supérieure et d'abaisser la levre inférieure
avec le petit doigt 1). - Ilor t'a séparé la bourbe, et ta boucbe est
établie solidemc::nt •. - 11 a pesé sur ta bouche (le domestique pese
avec le sac sur la bouche de la statue), - et ta boucbe est établie
solidement, tes yeux sonl établis solidement. •&gt; Je soupyonne que
la présentation des pierres rouges avait pour objet de rendre aux
levres et aux paupieres décolorées par la momification Ieur teinte
naturelle : le jaspe et la cornaline sont en e.ffet appelés souvenl le
sang d'Isis. L'ami succede au domestique et va se poster derriere
la statue, sur l'ordre de l'officiant: e Tu es venu, tu as purifié ton
pere .&gt; Puis c'estle tour du flls qui l'aime. 11 prend quatre briquettes
en fer du Nord et du Midi •, et pese quatre fois sur la bouche et les
yeux, sépare quatre fois la boucbe et les yeux avec chacune d'elles,
tandis que l'officiant récite la formule: e O défunt N., ta boucbe
est établie solidement, établis solidement tes deux yeux, ó défunt N.,
car je t'ai pesé sur la bouche, je t'ai séparé la boucbe, je t'ai séparé
les yeux avec les quatre briquettes. &gt; Restait a écarter les deux
machoires et a leur rendre l'élasticilé naturelle : c'est a quoi servait
une amulette spéciale nommée le diviseur de la máchoire (Poshi-nikafa). Le domestique l'apportait a deux mains et le présentait a la
bouche de la statue: &lt; O Osiris N., disait l'officiant, j'ai établi
solidement tes deux machoires a ta face, et désormais elles sont
divisées. &gt; Le mort pouvait done macher ce qu'on lui offrait. L'offi,c-iant le soumettait a une premiare épreuve pour voir si l'appareil
entier fonctionnait bien. Jl disait au domestique : &lt; Approche les
grains de sa bouche. &gt; Celui-ci prenait un panier ou un vase rempli
d'une substance en grains ou en bouletles arrondies que les textes
nomment sirou, et qui était probablement soit du beurre ou du
fromage, soit une graisse 4 , choisissait un grain et le portait a la

LE RIT'GEL DU SACRIFICE FONtRAIRE

&lt;

f) Cette action est rendue par le verbe Makha, peser, metlre en équilibre.
2) Au has de la colonne, la rubrique, la bouche est fondée, qui marque la fin
de l'opération avec le petit doigt.
3) L'ordre de présentation n ous montre que ces briquettes sont nommées sur
la table d'offrandes, fer (Ba) du Midi et fer du Nord. (Dümichen, t. I, pi. VI,
1. i7-i8; pl. XVIII, 6 a-b.)
4) Le mot sirou, sairou, a été rapproché par moi du copte saire, beurre, par
Dümichen (t. I., p. 20), du copte saeir, {romo.ge. La cérémonie décrite ici en abrégé

l.

{79

bouche de la statue: &lt; O Osiris N., on te présente l'CEil d'Hor a
prendre. Prends-le, et qu'il ne s'échappe pas, lorsque tu prends
le grain dans la boucbe. &gt; Le domestique saisissait ensuite une
plume d'autruche et en caressait quatre fois le visage de la statue
en disant: e L'(Eil d'Hor t'est présenté, Osiris N ., afin que ton
,·isage n'en soit point privé 1 • &gt; Le sens de ce rite ne m'est pas
clair. La plume joue-t-elle ici le róle d'un éventail et n'a-t-elle
pour objet que d'écarter les moucbes? N'a-t-elle pas plutót une
force que nous ne connaissons plus, mais que les Égyptiens lui
attribuaient universellement? Le contact d'une plume d'ibis frappait
le crocodile d'immobilité 1 ; la plume d'autruche avait peut-élre la
vertu d'ouvrir par simple attouchement tout ce qui élait fermé.
Peut-étre enfin n'avait-elle d'autre prétention que de rappeler que
tout était juste, en regle, et que la cérémonie avait été accomplie
jusqu'alors avec toute l'exactitude désirable: la plume est en effet
le symbole de l'exactitude et de la justesse. Le plus probable est
qu'il faut voir daos cette cérémonie une variante de celle ou le
domestique versait a la statue la libation de lait et la libation
d'eau. Les tables d'offrandes présentent, en effet, vers cet endroit,
apres le beurre et la graisse, la mention du lait et d'une eau spéciale qui est désignée par le mot mensa, et par celui de shou, c'esta-dire par le nom méme de la plume d'autrucbe •. La plume, trempée dans le liquide, servait comme de pinceau pour humecter les
lévres de la statue.
Ce qui suit n'est guére que la répétition de cérémonies déja connues. Une fois de plus, l'of(lciant s'identifie avec Hor et annonce
l'ari-ivée prochaine de la victime : &lt; J'ai délivré, disait-il, mon mil
de la bouche de Sil, et je lui ai abattu la cuisse. &gt; De nouveau,
le domestique lui répondait : « Tu as tranché ton reil ou est ton
ame. • De nouveau, le flls qui l' aime prend les quatre briquettes et
se décomposait ordinairement en trois acles. Dans les deux premiers, on donnait le sairou du Nord et celui du Midi; dans le troisieme, une autre graisse,
nommée shakou. (Maspero, OuNAs, l. 26-29 dans le Recueil, t. IU, p. 183; Dümichen, t. I, pl. VI, l. 17-20, p. 19-2f.)
1) Nouveau calembourg entre le nom de la plume shouit, et le verbe shou,
étre vide de..•, étre privé de...
2) Horapollon, édit. Leemans, II, Lxxx1.
3) Cf. la table d'offrandes de Pétéménophi dans Dümichen, t, I, pl. VI,
l. 21-22, pl. XVIII, H a-b.

�180

LE RITUEL DU SACIUFICE FUNÉRAIRE

REVUE DE L'msTOIRE DES RELIGIONS

les présente quatre fois chacune au visage de la stafoe pour lui
ouvrir les yeux et la bouche, et l'officiant s'écrie: e O défunt N.,
ta bouche est solidement établie, solidement établis tes deu:x.
yeu:x., ó défunt N., car je t'ai pesé sur la bouche, je t'ai sépar.! la
bouche, je t'ai séparé les deux yeux avec les quatre briquettes. &gt;
Le domestique refaisait la meme cérémonie, mais avec une autre
intentíon: e Apporte une paumée d'eau », luí disait I'officiant, et
il continuait en s'adressant a la statue: e On t'a présenté l'CEil
d'Hor ainsi que la paumée d'eau qu'il renferme. &gt; Le moment du
second sacrífice était arrívé,les prétres, avant de sortir, admettaient
le fils qui l'aime a prendre congé de son pere. Le domestique ou
l'ami le saisissait par le bras droit et le for¡;ait de la maín gauche
a courber la téte devant la statue, puis il le e renvoyait sur terre
et le livrait a l'Am-tot 1 &gt;, personnage nouveau, dont je ne
comprends pas bien le nom, mais qui étaít chargé de le ramener
au jour •. .
Le fils sorti, les autres pretres quittaient la chambre et allaient
assister au sacrifice. Cette fois il s'agissaít du taureau du Nord ',
et la petite pleureuse, Nephthys, prenait le poste de la grande.
A cela pres, la seconde opération ne différait poínt de la premiere.
L'officiant pla¡;ait le domestique a la tete de la béte et lui dísait :
e domestique, saisis-toi du taureau du Nord. &gt; Le domestique
brandissait de nouveau le casse-téte, le boucher enlevait le cceur
et la cuisse et les remettait a qui de droit. Des gazelles et une oie
du Nord partageaient le sort du taureau, puis le cortege rentrait
processíonnellement dans la chambre et recommencait les
manceuvres de l'Ouverture de la Bouche et des yeux avec 1~ cuisse,
et avec les herminettes : on ne poussait pas cependant le scrupule jusqu'a employer de nouveau I'oirhikaou et le sac de cornaline. Les príeres étaient identiques a celles qu'on avait déja réci1) C'est ainsi, je. cro_is, que les variantes nous obligent a comprendre Je
membre ?e phrase d1ffic1le : Nozertot ni .~i-mirif tou m-sa-to sapi ni am-tot.
2) Scb1aparelli, pi. LIX b, LXII, p. 122-150; Dümichen, t. IJ, pi. Ill, J. 50,
pi. V, l. 107, pi. VI, 1.1-17, p. 6-H.
•3) ~ans quelques texte~, tels que A. de Schiaparelli (p. 151), le scribe a
repé_te, par erreur, la mentton taureau du midi, qui n'appartient qu'au premier
sacnfice. Les texl:s plus soignés (C. de Scbiaparelli, p. 151, et Dümichen,
pi. VII, l. 18) fourm~sent la le¡¡on véritable, taureau. du No1·d.

i81

1

tées , et, comme plus haut, l'H abitant de la Sy1·inge indíquaít la
fin du rite par le crí quatre foís répété : &lt; Pere, pere • ! &gt;
Mouvements, gestes, paroles, tout était prévu, r églé, avec une
telle mínutie, que nous pourrons aujourd'hui encore, le jour ou
cela nous plaira, reconslituer entierement la cérémonie. Et ce
qui se passait a l'ouverture de la bouche n'était qu·une parlíe des
manipulations auxquelles on soumettait la statue. On la préparait a recevoir les étoffes, les parfums, les insignes de toutes sortes,
et chaque objet était accompagné d'actions et de prieres appropríées a sa nature. Je me contenterai de montrer ici comment on
s'y prenait pour la parfumer et la revetir des coufiyehs et des
bretelles en toile qui soutenaient son pagne dans les grandes
circonstances. L'officiant dit au domestique : • Prends la coufiyeh,
enveloppe de la coufiyeh l'Osirís N. &gt;, puis il récite: « Elle est
venue la coufiyeh, elle est venue la coufiyeh ! Elle est venue la
blanche, elle est venue la blanche. 11 est venu l'CEil d'Hor blanc,
dont il (Hor) a coiffé les dieux ! Qu'il coíffe ta face,qu'il te pare
en son nom de Couronne blanche de Nekhab. &gt; Ceci n'étaít qu'une
introduction a la présentation des parfums. Comme tous les
peuples de l'ancien Orient, les Égyptiens aimaient a la folie les
huiles et les pommades odorantes ; des la plus haute antiquité,
les monuments nous font connaitre sept especes d'essences qu'on
devait donner au:x. morts, et plus tard le nombre en fut porté a
neuf et meme a dix. Out.re le plaisir que l'ame éprouvait a les
sentir, elles rendaient au corps la souplesse et la vígueur qu'il
avait eues pendant la vie, l'empechaient de se dessécher ou de
se crevasser aux ardeurs du soleil, entretenaient en luí une jeunesse éternelle. Chacune d'elles était préparée selon une recette des
plus compliquées, dont les temples d'époque ptolémai'.que nous ont
conservé des copies•: ici'encore, les Égyptiens ont été si scrupuleu:x. a énumérer les ingrédients, a énoncer les quantités, a décríre
les phases de l'opération qu'un éyptologue de grand mérite, Victor
Loret, a pu fabriquer deux de ces parfums en collaboration ave&lt;.'

f) Voir ces prieres, p. i76 sqq.
·
2) Schiaparelli, pi.· LXIII a-e, et p. 150-166; Dümichen, t. II, pl. VII, J. tB,
pi. VIII, l. 48, p. H-12.
3) Dümicben, t. II, p. i3-32.

�i82

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELlGTONS

MM. Rimmel et Domére 1 • La présentation commence par une formule
générale. Le domestique, toujours revetu de sa peau de panthere,
prend de la main gauche un pot plein d'huile, y plonge l'index de
la main droite, et barbouille la bouche et les yeux de la statue.
L'officiant récite en meme temps la formule : &lt; O défunt N., je t'ai
rempli la face d'huile, et j'en ai enduit tes deux yeux, puis j'ai
fardé ton mil de fard vert et de poudre d'antimoine. - De meme
qu'Hor n'a éprouvé aucune angoisse, quand son (Eil est revenu a
son corps, le défunt N., n'éprouve aucune angoisse quand ses yeux
reviennent a son corps, mais l'(Eil d'Hor t'orne en son nom de
Verte, et il te parfume en son nom de Parfum. &gt; Ce couplet et ceux
qui suivent sont construits sur un modele uniforme. C'est d'abord
une allusion a l'opération que subit la statue, puis une comparaison avec l'(Eil d'Hor et avec les mythes qui s'y rattachent, enfin
une description de l'effet produit, ou les bienfaits réels ou supposés de l'objet sont énoncés par des jeux de mots ou des allitérations malaisées a traduire et souvent assez niaises pour nous : ici,
par exemple, si l'huile parfume (snozmou-sti) le mort, c'est parce
qu'elle porte le nom de parfum (nozmou-sti). Apres cette entrée
en matiere, les parfums défilent devant la statue, l'huile d'abord,
puis le Parfum de Pete (Sti-hibou), le Parfum d'invocation (Stihakonou), la poix (Sifti), l'eau de Noum, l'eau d'Adoration(Touait),
l'Essence d'Acacia (Hait-nt-ashou), I'Essence de Tahonou (Hait-enttahonou), l'Abiro et l'huile de Myrobalan (Bik). Une courte formule
de présentation correspond a chacun d'eux, etla cérémonie s'acheve
par une longue apostrophe de l'officiant. &lt; O toi ce parfum, ce
parfum, [toi] cette meche de devant Hor, qui est au front d'Hor,
mets-toi au front du défunt N., pour qu'il soit parfumé par toi,
et pour qu'il tire profit de toi; accorde qu'il redevienne maitre de
son corps, accorde que ses yeux soient fendus (de nouveau, car ils
avaient été fermés par l'embaumement), pour que tous les Lumi,
neux le voient, pour qu'ils entendent tous son nom. Car, ó défuntN.je te remplis l'reil d'huile, je te remplis la tete d'huile sortie de
l'(Eil d'Hor en son nom d'huile. Des qu'elle est mise sur ton front,
des que la déesse Sokhit l'a eu cuite pour toi, le dieu Sibou t'a
1) Des échantillons de ces paríums égyptieos ont été déposés sur le bureau
de l'Académie des inscriptions et belles-lettres , dans la séance du 29 octobre t886.

il33
assuré par décret son héritage, tu as la voix juste parmi les dieux
Gardiens, tu as pris la couronne parmi les dieux, ceux qui sont
encore sur tel'!'e t'acclament. [Anubis], le Guide des chemins du
Midi et du Nord est devant toi pour ouvrir tes voies contre tes
ennemis; car tu as pris ton (Eil [l'huile], et, t'unissant a lui, tu
l'as donné [a garder] a tes chambellans 1 • &gt;
Ces exemples suffisent pour montrer et les difficultés spéciales
que présentent ces textes et l'ardeur avec laquelle on les a étudiés
depuis quelque temps. C'est en examinant avec attention ceux
d'entre eux qui étaient connus, que j'ai été amené a découvrir, il
y a une dizaine d'années, les idées que les Égyptiens avaient sur la
survivance humaine. On pourra, si l'on veut s'en donner la peine,
en extraire des renseignements précieux sur des matieres qui
semblent etre étrangeres au culte des Morts. Le culte des dieux
n'a jamais été étudié jusqu'a présent. Ce n'est pas que les sources
manquent, mais les innombrables tableaux t:t les interminables
inscriptions qui auraient du nous renseigner a ce sujet, ont été
tlétris, des le début, de l'inévitable épithete banal, insignifiant, et
personne ne s'est inquiété d'en profiter pour rétablir les grands
riles qu'on accomplissait dans les temples, en faveur des dieux
égyptiens. Le dédain a été poussé si loin qu'on ne s'est rueme
pas demandé sérieusement quelle était la nature exacte des scenes
représentées. La plupart des égyptologues croient, sans trop savoir
pourquoi, qu'elles sont pour ainsi dire idéales et ne répondent a
aucun fait matériel dans la vie des rois et des prelres. Un tableau
ou l'on voit Séti ¡er debout devant Amon-Ra, coiffé et posé d'une
certaine maniere, est censé ne représenter que le roi devant la
divinité, adressant une priere et un hommage a l'idée abstraite du
dieu. 11 ne faut pas cependant grande attention pour reconnaHre
que la figure d'Amon n'est pas une image impalpable, mais en
pierre ou en bois, analogue aux statues des morts et animée comme
elles, mais de plus qu'elles, capable de remuer, de gesticuler et
m~me dt: parler. Ces statues fatidiques, dont j'ai déja parlé ailleurs 1 , se comptaient par centaines dans les grands temples, comme
le prouvent les débris d'inventaires qui nous ont été conservés.
c•~st a elles directement que le roi s'adressait et qu'il présen tait
LE RITUEL DU SACRIFICE FU:'IÉRAII\E

1) Dümichen, t, II, pl. VIII, J. 49; pl. IX, l. 72, p. 12-13.
2) Rectteil, t. I, p. 152-160.

�{S-4

REVUE DE L'IJISTOIRE DES RELIGIONS

l'offrande, et les bas-reliefs ou le roi et la statue sont figurés en
face l'un de l'autre illustrent, jusque dans les plus petits détails
la_pratique des diverses religions qu'on pratiquait dans un temple~
lc1 encore, la meilleure maniere d'en montrer l'importance sera de
décri~e et d'analyser quelque monument sur lequel nous soyons
certams de trouver, dans un ordre facile a saisir, les différents
moments d'une meme cérémonie.
~~ cons_é~r~tion des obélisques était accompagnée d'un service
spe~1al,_ d1_r1ge par le roi en personne ou par le personnage qui les
ava1t fait_e~~ver. Les o_bélisques paraissent n'avoir été a !'origine
que_ d: veritables ense1gnes, des stéles hautes, placées de chaque
cote d une porte et sur lesquelles les noms et les titres du maitre
de la maison étaient inscrits pour l'édification du public. Mis a la
porte
ils annon~aient a tout venant le nom du die u a'
. d'un temple,
.
qui appartenalt le temple et celui du roi qui les avait élevés. Le
p~us ~ouvent, leurs. faces ne sont couvertes que d'inscriptions long1tud1~ales, ~auf pres de la base ou du pyramidion 011 l'on rencontre
~e scene ~ offrandes. Dans certains cas pourtant, l'inscriplion
n occupe qu une bande longitudinale et est flanquée a droite et a
gauche de nombreux tableaux. Le grand obélisque de la reine Hatsb'.1psitou a Karnak est le plus intéressant de tous a 'étudier 1. Les
scenes sont partagées en deux séries répandues symétriquement
sur les quatre faces, la premiare sur les faces ouest et nord, la
seconde sur les faces est et sud. Comme je l'ai déja dit plus haut •
cette double répartition en deux et en quatre répondait a la divisio~
du mond~ égyptien en deux terres et a celle de chaque terre en
d~~ m~1sons, _se~on la_ d_ir~ction des points cardinaux. Chaque
ceremome deva1t etre repetee deux fois, une fois pour les dieux du
~di, une _fois pour les dieux du nord, et les dieux du midi, pays
d Hor, avaient le pas sur les dieux du nord, pays de Sit. Les riles
s'accornplissaient autour d'une statue d'Amon-Ra en grandeur
~at~relle, qu'on amenait du temple pour la circonstance. Le dieu
eta1t debout, vetu d'un pagne court, coiffé du diadema it longues

. 1) La p~emiere reproduction exacte en a été donnée par Burton, Excerpta
hieroglyphica,pl. XLVIII-L. Je me suis servi du texte de Lepsius Denkm JII

hl. 22-23.
2) Voir p.166-167.

'

.,

'

i85
plumes qui lui est propre (Nº xxvu de Rochemonteix 1). A chaque
acle nouveau le pretre l'adorait, autant que possible, avec une épi•
thete nouvelle, de sorte qu'a la fin de la fete, il avait été invoqué
sinon sous tous ses noms, du moins sous les principaux d'entre
eux, et ne pouvait, par conséquent, se refuser a exaucer les prieres
qui lui avaient été adressées. La reine étatt a!'sistée, pour la circonstance, de son frére cadet Thoutmos III, qui régnait des lors
avec elle; mais, comme le premier projet des obélisques avait été
con~u par Thoutmos 1•r •, mort depuis longtemps, au moment de la
dédicace, le jeune roi prenait par intervalles le titre et faisait l'offrande au compte de son pére. Je ne noterai. pas ces différences de
personnes, qui sont accidentelles, et je remplacerai le nom de chacun des souverains par le litre général de souverain. Au début,
la statue est placée le dos tourné a la face méridionale, mais assez
loin de l'obélisque pour qu'on puisse circuler autour d'elle. Le
souverain, coiffé du pschent, le baton a la main gauche, la massue
a tele en pierre blanche a la main droite, se présente devant elle
et annonce a &lt; Amon, roi des dieux, maitre du ciel » qu'il va
ft lui dresser deux obélisques. , Cette premiére scene est gravée
sur la face Est, vers le milieu de la hauteur de l'obélisque : les
scénes suivantes s'étagent au-dessus et semblent monter vers le
ciel. La plus proche nous montre le souverain coiffé du diademe
osirien (n• xxxvI de Rochemonteix), élevant a deux mains, vers la
face d' &lt; .Amon de Karnak, maitre du ciel », un plateau chargé de
quatre vases d'eau du nord (nomsit). 11 &lt; tourne quatre fois ,
autour de la statue, en luí disant : • Tu es pur, tu es pur. , A
l'étage supérieur, il a la coiffure a longues plumes, mais posée sur
deux cornes de bélier flamboyantes (nº XXI de Rochemonteix), et
LE RlTUEL DU SACRJFICE FUNÉRAIRE

i) Comme une description des différenls diademas dont il sera question dans
les pages suivantes prendrait trop de place et ne serait peut-étre pas comprise, je
préfere renvoyer le lecteur a la planche que M. de Rocbemonteix a publiée dans
le Recueil, t. VI, pi. II, et oil sont représentés les types i&gt;rincipaux de coiffure~
des dieux et des rois égyptiens.
·
2) Le fait est prouvé par l'inscription de la face Est : « La reine a élabli de
fa1;on durable le nom de son pere sur ce monument, quand la majesté de ce
dieu [Amon] rendit gloire au roi Thoutmos 1°•, lors de l'éreclion des deux
g:ands obélisques par la reine, pour la premiere fois, et que le maitre des
d1eux [Amon] lui dit: « C'est ton pere, le roi Thoutmos I••, qui a P.réparé
« l'ére_ction des obélisques, et c'est ta. Majesté qui a renouvelé ces monume¡its. »
(Leps1us, Denkm., III, bl. 23.)

13

-

�-

{86

REVOE DE L'BISTOIRE DES RELIGIONS

offre a e Amon-Ra, maitre de la création des deux terres ,, les
quatre vases rouges. e Quatre fois il passe derríere , la statue, en
répétant a chaque fois : « Tu es pur, tu es pur. ,. Dans les deux
registres qui suivent, il a encore une coíffure a plumes (nº xix
et n• xxxvr de Rochemonteix), mais il parfume a deux reprises
,, Amon-Ra, maitre... ~. ,, avec cínq grains puis avec une grosse
pastille d'encens'. Au-dessus (coíffure n• xxvn de Rochemonteix),
il donne le blé a Amon-Ra, e maitre de la terre, maitre du ciel ,.
Puis (coíffure n• x1x de Rochemonteix), c'est l'huile parfumée, et
au-dessous meme du pyramídion (coiffure n• XLV de Rochemonteix),
ce sont les étoffes que le díeu re9oit. II réndait en échange de
chaque objet un souhait qu'un pretre devait énoncer pour lui et qui
est inscrit sur l'obélisque en abrégé : e 11 donne toute vie et toute
santé ; il donne la force et la vaillance, ele. , Apres l'offrande du
linge, on retirait le sceptre et la croix ansée des mains de lastatue et on lui disposait les bras de fa9on que la main droite posait
sur le bras gauche du roi et semblait le saisir, tandis que le bras
gauche se recourbait derriere le cou du roi comme pour l'embrasser. Sur le pyramidion, nous assistons a la fin du premier acte.
Amon est assis sur son tr0ne, le souverain, agenouillé devant lui,
lui tourne le dos, tandis que le dieu luí pose le casque sur la tete.
La cérémonie terminée sur la face Est, la statue d'Amon était
reportée en avant de la face sud et le second acle commen9ait. 11
renfermait le meme nombre de scenes moins une, que le précédent, et les acteurs y reparaíssaient dans le meme ordre, dans le
meme costume et avec les memes coiffures ; les offrandes seules
élaient changées. Apres s'etre présenté devant le dieu, le souveraín
le saluaít a quatre reprises, puis, le casse-tete ala main droite, le
ha.ton et la massue a la main gauche, il présidait dans l'attitude
sacramentelle, au sacrifice du boouf et al'apport des morceaux de la
victime; il présentait successivement la chair rOtíe (?) et les deux
vases de vin, e jetait devant le dieu la masse blanche de farine,,
et versait la double libation d'eau fraiche : le couronnement par
Amon est retracé une seconde fois sur le pyramidion. Ces deux
actes formaíent la premiere partie de ce petít drame religieux,
1) Lepsius a passé l'une de ces deux scenes, me.is Burlon les donne l'une et
l'autre, et ce que nou11 avons vu plus haut, p. 167-168, dans la cérémonie de
l'ouverture de la bouche, montre qu'il a raison et non Lepsius.

LE RITUt:L DU SACRIFICE FUNÉRAIRE

i87

celle qui était consacrée aux dieux du sud. Les memes cérémoníes
SP, reproduisaient, dans le meme ordre, sur les deux autres faces
en l'honneur des dieux du nord. Ce qui frappe avant tout c'est
ridentité presque complete de ces riles solennels avec ceux qu'on
accomplissait pour les morts pendant l'Ouverture de la bouche. Les
purífications et les offrandes diversas s'y succedent de la meme
maniere, les quatre vases Nomsit, les quatre vases rouges, les
deux fumigations d'encen::;; le roi tourne quatre foís autour de la
statue du dieu, comme le Domestique autour de la statue du mort,
et répete les memes paroles. Cette identité de manoouvres extérieures nous oblige a penser que l'objet était le meme dans les
deux cas. On préparaít le dieu et le mort, ou plut0t leurs statues
animées, a recevoir d'abord les purifications préliminaires, puis les
mets, les parfums, les víandes, les habillements qui leur étaient
nécessaires. Seulement, tandis que le mort, une foís repu et approvisionné, ne faisait ríen, et probablement ne pouvait ríen, pour
récompenser le vivant, le díeu, en pareille circonstance, avail le
droit et la faculté de se montrer reconnaissant. La statue avait re9u
par la consécration la vertu divine, lesa dont j'ai parlé plus haut 1 ;
le sa de vie, envoyé par le díeu qu'elle représentaít, était derriere
elle, qui l'animaít et pénétrait en elle, au fur et a mesure qu'elle
usait une partie de celui qu'elle possédait en le transmettant. Chaque
déperdition de la force divine était réparée par un aftlux conslant,
grace aux incantations prononcées au momenl de la consécration et
renouvelées virtuellement, sínon expressément, a chaque sacrifice.
La statue commern,ait par embrasser le roi, lui imposait les maíns,
et parfois, si elle représentait une déesse, lui donnait le sein; puis
elle le couronnait et lui rendait en autorité divine ce qu'il avait
apoorté en offrandes matérielles. 11 va de soí que le peu d'espace
dont l'artisle disposait sur l'obélisque ne lui a point permis de
représenter le détail des cérémonies, de placer a c0té du souverain les pretres qui l'aídaient, ni de graver les príeres qui accompagnaíent chaque mouvement. Sans chercher bien longtemps on
trouvera, sur les murs du temple, les memes scenes reproduites
par le menu et on pourra rétablir le cérémonial dans son intégrité.
Ce n'est pas ici le lieu de le faire : j'ai voulu seulement montrer

f) Voir p. i75-i76.

�188

REVUE DE L'BISTOIRE DES RELIGIO~S •

par un exemple quel intéret ces tableaux si dédaignés ont pour
l'histoire du culte et par suite de la religion égyptienne.
Qui d'entre nous aura la patience de les recuei!lir, de les classer,
et de les traduirl:l?
Paris, mars 1887.
G.

MASPERO,

LES DÉCOUVERTES EN GRECE
AU POINT DE VUE

DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

BULLETIN DE 1886

Jamais, depuis que la Grl!ce a reconquis son indépendance, elle
n'avait vu accourir a elle, pour étudier ses monuments, autant de
missions étrangeres que dans ces dernieres années. Les nations les
plus puissantes se disputent, avec un zele qui croit de jour en jour,
l'honneur de lui rendre ses tilres de noblesse, enfouis sous les
ruines de ses anciennes cités. Bien qu'elle ait elle-meme fondé une
sociélé archéologique au lendemain de sa résurrection, bien qu'elle
ait aujourd'hui des savants de grand mérite, le monde civilisé tout
entier veut prendre part a ses recherches; il se produit meme une
recrudescence dans l'ardeur de la phalange cosmopolite, qui explore
en tous sens le sol de la vieille Grece. La France a donné l'exemple,
il y a plus de quarante ans, lorsqu'elle a installé une école a
Alhenes; l'Allemagne l'a imilée en 1876. Voici que les États-Unis
entrent en scene a Ieur tour: ils ont en Grece depuis 1885 une
mission permanente, qui dresse le plan des villes antiques, mesure ,
et décrit les restes de leurs édifices, exhume les statues, les inscriptions et les monnaies. On annonce que l'Anglelerre se pique aujeu
et qu'elle va bientót avoir aussi son école d'Athenes. L'Italie n'a pas
encore songé a une institution du meme genre ; mais cbaque année .

�i 90

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIO;.'(S

elle donne une bourse de voyage a quelques j eunes gens choisis
qui doivent, comme au temps de Cicéron, perfectionner chez sa
voisine leur éducation classique. La Russie, sans sortir de son em~
pire, recherche sur le littoral de lamer Noire les traces des colonies
grecques qui l'ont peuplé jadis. Enfin la Turquie, oui la Turquie 1
manifeste l'intention de faire exécuter des fouilles dans ses provinces d'Asie Mineure. C'est, comme on voit, un mouvement irrésistible, qui se communique de proche en proche jusqu'a gagner
ceux memes qui s'étaient montrés les plus récalcitrants. La
Société archéologique et les écoles étrangeres dont le siege est a
Athenes consignent les résultats de leurs étudas dans des publications qu'elles rédigent chacune dans leur langue nalionale; c'est
manquer de miséricorde pour les lecteurs, qui, ne possédant pas
tous les idiomes de l'Europe, désirent s'instruire des résultat!:.
obtenus dans le cours d'une meme année. II ne s'agit encore (sans
parler du fran~ais) que du latin, du grec moderne, de l'allemand et
de l'anglais; peut-etre faudra-t-il bientót y ajouter l'italien ; et qui
sait s'il ne prendra pas fantaisie a la Russie et a la Turquie de
publier aussi dans leurs langues un bulletin archéologique ! Ce
jour-la je devrai renoncer a remplir l'office de rapporteur. En
attendant, j'essaierai d'exposer ici, d'apres les études publiées en
1886, les découvertes récentes, qui présentent le plus d'intéret pour
l'histoire des religions de la Grece antique.

En 1884, l'École franraise d'Athenes 1 a détacllé un de ses membres, M. Holleaux, sur le mont ~toon, pres de la ville béotienne
d'Acrrephia, ou Apollon avait jadis un sanctuaire et un oracle
fameux. Ils étaient florissants au temps des guerres médiques.
Pindare et Alcée les célébrerent dans de beaux vers, que Strabon
nous a conservés. Le sac de Tbebes par Alexandre, en 335, Ieur
port~ ~ cou~ fatal. On possede, il est vrai, quelques inscriptions,
posterieures a cette date, qui attestent qu'ils jouirent encore d'une
certaine réputation; mais leurs beaux jours étaient passés. C'était
précisément la une raison pour espérer que des fouilles, entreprises
1) Bulletin de correspondance hellénique,

d'Athenes. 1886. París, Thorin_

LES DÉCOUVERTES EN GRECE

i9l

dans le terrain qu'ils avaient occupé, rameneraient a la lumiere des
monuments de la grande époque. Déja le colonel Leake et Ulrichs
avaient fixé l'emplacement du temple. M. Holleaux en a tiré plusieurs statues représentant Apollon, qui pour la plupart remontent
au v1• siecle; elles sont d'un travail archaique et doivent etre
classées dans une série, déja assez nombreuse et souvent étudiée,
dont les échantillons les plus célebres proviennent d'Orchomene,
de Théra, de Ténéa et d'Actium. La pose du dieu est raide, le
visage souriant; les bras sont collés au corps, les jambes tres rapprochées, les muscles figurés d'une fa~on sommaire et seche. La
découverte de cette curieuse collection offre une riche matiere aux
savants qui étudient les origines de l'art grec. En meme temps ont
reparu des vases, des terres cuites, des bronzes et plus de soixante et
dix inscriptions, qui sont en ¡majeure partie antérieures au rv• siecle.
MM. Pottier et Reinach continuent dans le Bulletin de correspondance hellénique la publication des antiquités découve.rtes dans la
nécropole de Myrina, qui leur ont fourni la matiere d'un ouvrage
spécial, tout récemment mis en vente t. Parmi les figurines en terre
cuite qu'ils décrivent, il faut signaler deux groupes représentant
Dionysos et Ariadne, qui se distinguent par un curieux détail de
fabrication ; chacun d'eux porte au revers trois petits tenons de
terre cuite, percés d'un trou central, qui ont été fixés apres coup
dans la pate. Ce ne sont pas des anneaux de suspension, car les
groupes ont une assiette solide, qui montre manifestement qu'ils
étaient destinés a etre posés sur une surface plane. M. Pottier
suppose que l'on plac;ait ces figurines comme ex-voto autour des
sanctuaires rustiques en plein air, qui étaient tres répandus dans
la campagne grecque. Il rappelle que Platon, dans le Phedre, décrit
un petit monument de ce genre consacré a l'Achéloüs et aux Nymphes, pres d'Athenes, sur les bords de l'Ilissos; c'était un autel de
gazon, entouré de statuettes d'argile ou de pierre, que les p~tres
des environs y déposaient comme offrandes pienses. 11 est probable
que l'on passait dans les anneaux, appliqués au revers du groupe,
trois baguettes, qui servaient a le fixer sur le sol. C'est la une
, hypothese ingéniense, qui explique d'une fa~on tres satisfaisante
un fait inconnu jusqu'ici. Sur des fragments en forme d'ailes, qui
devaient etre appliqués au dos de certaines statuettes, on lit des

publié par l'École fran',aise
1) Pottier, Veyries et Reinacb, la Nécropole de Myrina, Paris, Thorin, 1887.

�192

1

REVUE DE L HISTO1RE DES RELIGIO:SS

inscriptions comme celles-ci : éphebe, porteur, ioueur de lyre, etc.
Ce sont, suivant .MM. Pottier et Reinach, des indications gravées
par les ouvriers eux-memes, pour leur permettre de se retrouver
parmi les accessoires moulés a part, et de se rappeler a quelles
figurines ils étaient destinés. Ainsi, il est probable que les ailes de
l'éphebe avaient été préparées pour un Eros. On voit par la avec
quelle désinvollure les dieux, dont les terres cuites nous représentent l'élégante image, étaient traités dans les ateliers. Pour
l'ouvrier le sens mystérieux des figurines sacrées, qu'il modelait de
ses mains, disparaissait presqu'mtierement. 11 n'y voyait plus
guere que des • bonshommes ,, comme le disent les deux archéologues qui les ont retrouvées. On est assez disposé a conclure avec
eux qu' • il est essentiel de distinguer dans l'histoire d'un type,
d'une part les origines, qui sont généralement religieuses et subordonnées a des considérations mythologiques, d'autre part la répétition du meme type a travers les ages, sous l'influence des traditions d'atelier, qui finissent par en émousser completement le sem,
primitif. A }fyrina, en dépit d'une exécution soignée et d'un gout
artistique tres développé, la part a faire au sens religieux des coroplastes est assez mince. , De la nécropole de Myrina proviennent
encore des osselets, portant des inscriptions; ils ont pu étre déposés dans les tombes comme ex-voto offerts aux manes; on sait en
efiet par des invenlaires de temples qu'il s'en trouvait souvent
parmi les objets, que la piété des fideles consacrait aux dieux.
11 y a quinze ans que l'École a fait de Délos sa province. Pen.
dant cette période, elle y a envoyé successivement MM. Lebegue,
Homolle, Hauvette, Reinach, París et Durrbach, sans oublier
M. Nénot, pensionnaire de la villa Médicis, aujourd'hui architecte
de la nouvelle Sorbonne, qui a prété a s~s camarades d'Athenes le
précieux secours de ses connaissances artistiques. Aucun des membres de l'Ecole, -qui ont été chargés de recherches dans l'ile, ne l'a
quittée sans en rapporler quelque étude qui en éclaire l'histoire.
M. Homolle est de tous celui qui y a fait le plus long séjour, qui a
consacré a sa tache le plus d'efforts et auquel on doit les découvertes les plus importantes. Il en a exposé les résultats dans
deux theses, qu'il a brillamment soutenues il y a quelques mois
devant la Faculté des lettres de Paris 1 ; la Revue ne saurait man1) Homolle (Théophile), les Archives de l'intendance sacrée á Dl!los (3i5-166

LES D1:COUVERTES EN GRECE

,f 93

quer d'en entretenir ~s lecteurs; elle en rendra compte dans un
de ses prochains bulletins bibliographiques. Pour aujourd'hui, jo
me bornerai a signaler une longue inscription, rédigée en l'an 364
avant J.-C., qui contient l'inventaire des objets sacrés conservés
daos les temples de Délos. Comme elle sortait des limites chronologiques, daos lesquelles M. Homolle a enfermé le sujet de sa these
frarn;aise, il en avait réservé la publication pour le Dulletin. Ce
document ne comprend pas moins de cent quarante-sept lignes,
dont la moitié environ ne sont reproduiles dans aucun des inventaires des années postérieures, que nous possédons. Nous voyons
la que chaque année les cinq Amphictyons, délégués dans l'ile pa1·
les Athéniens, faisaient, en quittant leurs fonctions, qui expiraient
avec l'année, et en les transmettant a leurs successeurs, le récolement de tous les objets sacrés, dont se composaient les trésors
des temples confiés a leur garde : • Les objets étaient passés en
revue un a un, comptés, pesés, soit isolément, soit en groupes;
apres quoi la transmission avait lieu de college a college. L'invenlaire valait pour l'un des deux décharge, et pour l'aulre prise en
charge. Les deux secrétaires enregistraient a mesure les objels
inventoriés et se contrólaient réciproquement. Apres qnoi, les catalogues étaient gravés sur des steles de marbre et déposés en
double exemplaire a Délos et a Athenes. A part quelques ustensiles
el meubles de fer ou de bois, lustres, casseroles, broches, réchauds,
tables et lits, on ne catalogue que les objets d'or ou dorés, d'argent ou argentés et de bronze , , tels que les vases de toutes
formes et de toutes dimensions, les bagues, les cachets, les couronnes, les colliers, les corbeilles, etc. Pour chaque série d'objels,
l'invenlaire indique non seulement le nombre, mais le poids; la formule usuelle placée en tete déclare que le trésor a été transmis
par les Amphictyons aTct8¡,..¡¡ xct\ cip,6¡,..¡¡ : • La pesée n'était pas seulement une précaution nécessaire pour éviter tout détournement;
elle devait permettre d'évaluer une partie de la richesse sacrée,
qui n'était pas sans importance, et qui constituait une réserve en
temps de crise. Aussi employait-on, comme poids, de la monnaie
d'argent... Toutes les regles auxquelles se conforment les Amphictyons sont celles qu'on imposait a Athenes aux trésoriers
av. J.-C.). Paris, Thorin, 1887. - De anti.quissimis Dianae simulacris deliacis.
Paris, Thorin, 1885.

�i9.t

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGlONS

d'Athéna, et qui sont exprimées dans un décret de l'an 430 avant
J.-C. &gt;
A titre de curiosité et comme échantillon de ces sortes de pieces,
je donne ici la traduction des premieres lignes de l'inscription : ·
Timocrates étant arcbonte a Athenes, Aiétion a Délos,
Les objets suivants ont été inventoriés dans le temple d'Artémis et transmis,
en nombre et en poids, de concert avec le Conseil des Déliens et les hiéropes
Apatourios et ses collegues, par les Amphictyons des Athéniens, Arislon, du
bourg d'Aphidnai, et ses collegues, assistés de Praxitéles, fils de Praxias, du
bourg de Céphali, secrétaire; ame Amphictyons des Alhéniens, Thrasonides, du
bourg d'Eupyridai, et a ses collegues, assistés de Ménes, fils de Ménéclée,
secrétaire :
Premier groupe: Objets en argent. Poids: 2 talents. Nombre des phiales: 140.
Deuxieme groupo : Poids: 2 talenls. Nombre des pbiales: 138.
Troisieme groupe : Poids : 2 talents. Nombre des phiales : 135, dont une sans
pied.
Quatrieme groupe : Poids : 2 talents moins 264 drachmes. Nombre des
phiales : 136, dont une sans omhilic. Phiales ornées de rayons (?), 29. Coupes
de Laconie, 3.
Cinquieme groupe: Poids: 1 talent, 1,950 drachmes. Dans ce groupe ont été
sés: Aiguieres d'Atramytrion en argent, H; aiguieres dorées, 2; tasses
archesia\, 1; vase a boire de Cydonie, 1; coupes de Laconie, 3; coupes de
~ halcis, 35; vases a boire offerts par des chreurs, 2; gobelet (cymbium) olfert
par Léostratides, 1; vase a boire de forme asiatique, xovov&gt;-wT6v (?), 1; vase
Tp16&gt;-10v (?), 1; vases (o:JJybapha) pour l'huile, 2; pour le vinaigre, 2; fragmenta
d'argent et débris divers, U; bagues, 2; petites figures de satyres provenant
de tasses (carchesia), 3; boutons fouvant servir d'ornements plaqués, 2;
phiales formant en nombre un tola de 5i9, un cratere d'argent du poids de
1 talent 3,600 drachmes, etc., etc.

Cet extrait ne représente pas la septieme partie de l'inventaire.
Que l'on se figure par la ce qu'étaient les trésors des temples de
Délos.
·
Grace a une autre inscription, le dernier des successeurs de
M. Homolle, M. Durrbach, a déterminé sur le sol de Délos l'endroit ou s'élevait l'autel de Zeus Polieus (protecteur des cités); il se
trouvait a l'angle sud-est de l'enceinte sacrée, qui entourait le
grand temple d'Apollon. Du reste, M. Homolle, qui était présent
lorsque cette inscription a été ramenée au jour, a pu faire son
profit du renseignement, et sur le plan qui est ,annexé a sa these
franc;aise l'autel de Zeus Polieus est indiqué en son lieu.
Le m~me genre d'intéret s'attache a quelques autres inscriptions
récemment recueillies par l'École sur divers points du monde hel•
lénique : elles servent a fixer l'emplacement des monuments du
culte. D'autres mentionnent des surnoms de la divinité, des fétes
ou des sacerdoces, qui ne figuraient encore dans aucun catalogue.

LES DÉCOUVERTES E~ GRECE

i95

Une catégorie plus importante est celle qui concerne l'administration des temples. Un texte relevé a Phoinix, dans la Pérée rhodienne, contient une liste de pretres appartenant a divers sanctuaires de cette ville, qui ont fait en commun une offrande a tous
les dieux; les noms de ces personnages sont suivis de ceux de
21 hiéropes ou intendants des temples; mais tandis que les pretres
sont groupés suivant les divinités dont ils desservent les autels, la
liste des hiéropes est unique. On voit par la qu'ils devaient former
un seul et meme college, chargé de l'administration de tous les
temples de la cité. Les fonctions des hiéropes pouvaient etre assez
lourdes; car les biens meubles ou immeubles, dont ils avaient a
répondre, représentaient souvent une fortuna considérable. Par
suite, il y avait aussi des proces longs et couteux, auxquels il fallai t
quelquefois prendre part. M. Clerc a copié sur un marbre de Thyalire (Lydie) un fragment d'une lettre, adressée a cette ville par
P. Cornélius Scipion, qui fut proconsul de la province d'Asie sous
Auguste. Des particuliers contestaient a un temple la propriété de
certaines sommes qui luí avaient été données ; ils firent a la ville
un proces et le perdirent. La cause ayant été portée devant le proconsul, il confirma la sentence des premiers juges. Le fragment
de la lettre qu'il écrivit a Thyatire en cette circonstance, est conc;u
a peu pres dans ces termes : &lt; Je trouve juste et équitable que
vous vous conformiez aux sentences, que les juges ont prononcées
au sujet des sommes appartenant au temple, et que vous n'écoutiez
plus les réclamations ou accusations, qui pourraient se produire a
ce sujet. •
Dans le riche butin que l'École offre cette année a ses lecteurs et
ou l'histoire des religions pour sa seule part a tant a prendre, une
mention spéciale me parait due a une série de documents, qui étendent et précisent nos connaissances sur les associations religieuses
des Grecs. C'est ainsi que nous voyons dans une petite ville du
golfe Céramique, a Kédréai, se réunir, au deuxieme siecle avant
notre ere, un college d'adorateurs des Dioscures qui s'intitule:
College des Dioscuriastes de Théodote; ce nom est celui d'un réformateur, qui avait modifié les regles établies a l'époque de la fondation ; on a dans les inscriptions quelques exemples de cet usage.
A Thyrrhéion, dans l'Acarnanie, M. Cousin a retrouvé la liste des
membres d'un college, dont le véritable caractere reste indéterminé; mais la religion, comme partout, y tenait une place; car on

�i9G

Rl!:VUE DE L'HISTOTnE DES RELIGIOXS

y remarque un joueur de fltlte, un devin, un cuisinier et un diacre,
qui, tous les quatre, devaient évidemment jouer un róle daos les
sacrifices et les banquets sacrés du collége. La liste se termine par
les noms de plusieurs enfants, qui sont en majorité fils de sociétaires. L'ouvrage que M. Foucart a consacré aux associations religieuses des Grecs est bien connu des savants; une inscription,
récemment découverte dans l'ile de Rhodes, fournit a l'auteur l'occasion de compléter le développemenl, déja tres riche, qu'il a donné
a son sujet. On ne compte pas moins de vingt associations, qui se
sont formées a Rhodes pendant le troisieme et le second siecle
avant J.-C., en vue d'honorer des divinités étrangeres; et il est bien
probable que la liste ne doit pas s'arréter a ce chiffre. Celle que
nous fait connaitre M. Foucart avait été fondée par un personnage
originaire de Cyzique; la pluparl des membres dont elle se compose
sont, comme lui, des étrangers; ils appartiennent par leur naissance a différentes villes de l'Égypte, de l'Asie, des iles ou de la
Gréce propre. Par la cette associa tion se distingue de celles qui
avaient leur siege au Pirée et a Délos, et dont nous possédons un
grand nombre d'actes. &lt; Leurs membres, en effet, ont toujours
une commune origine et le but principal est le culte du dieu
national. Ainsi les Ilerma'isles de Délos sont les négociants romains
ou italiens, qui adorent Mercure P.t J\fa'ia; les roarchands tyriens
forment le thiase des Héracléisles sous le patronage de l'Hercule
de Tyr; les Posidoniastes sont des gens de Bérytos, réunis pour
fonder un temple au dieu marin de leur patrie. Au Pirée, on peut
constaler que les Cbypriotes de Kilion ont pour objet le culte de
leur Aphrodite, les Égyptiens, celui d'Isis. »
ll n'en est pas de méme ici. II n'y a pas entre les memb1·es communauté de patrie; aussi ne pouvait-il y avoir communauté de
culle, que si la divinité qu'ils adoraient avait un caractere vague et
indécis, qui se prétait aisément aux identifications, comme par
exemple l'Artémis asialique. Mais son nom ne nous est pas parvenu. L'association, quoique composée en majorité d'étrangers,
admet aussi des Rhodiens. Elle comprend un esclave et des femmes.
Tous les membres cités daos l'inscriplion portent le litre de bienfaiteurs, qui saos doute, comme chez nous, n'était atlribué qu'a
ceux qui versaient une somme déterminée d'avance par les staluts.
La famille du fondaleur occupe une situation tout a fait prépondérante; il a fait entrer daos l'association sa femme, son fils, sa filie,

LES DÉCOUVERTES E~ GRECE

i97

sa bru, son gendre et ses quatre petits-enfants. 11 l'a divisée en
trois seclions ou tribus, dont les parrains ont ,été pris parmi ces
divers personnages; l'une porte le nom méme &lt;lu fondaleur, l'autre
celui de sa femme, la troisieme celui de sa bru. Enfin l'association
a des jeux annuels organisés sur le modele des jeux publics, mais
auxquels ses membres seuls prennent part. 11 est permis de sourire de l'importance qu'ils se donnent, de la vanilé na'ive qu'ils
apportent dans les obscures fonclions de leur vie commune. N'oublions pas cependant que la faveur dont jouissaientles associations
dans Loules les classes a été une des forces vives de l'ancien
monde: le culte n'en était i:touvent que le prétexte, elles avaient
leur raison d'étre dans les néce.ssités du commerce; c'est pourquoi
elles se multiplierent surtout apres Alexandre, lorsque les relations devinrent plus faciles et plus fréquentes entre les peuples du
bassin de la J\fédilerranée. Jusque sous l'empire romain elles servirent puissamment la cause de la civilisation.
Une inscription grecque d'Asie-Mineure nous révele une autre
parlie de l'organisation des sociétés religieuses; nou~ y _trouvons
l'énuméralion complete des récompenses dont elles gra t1fiaient leurs
bienfaileurs. Des adorateurs d'Adonis ont accordé aun personnage
qui s'était créé des droits a leur reconnaissance: 1º une couronne
de feuillage, renouvelable a chacune de leurs fétes patronales; 2• la
proclamation, a la méme date, de tous les honneurs accordés. A
ces récompenses assez communes l'association en ajoute d:aulres
qui supposent des services exceptionnels; ce sont: 1º le _titre d~
bienfaiteur a perpétuité; 2• l'exemption de tous les dro1_ts ordt ·
naires; 3° l'exemption des redevances extraordin_aires, payees ~our
les fétes, les sacrifices et les banquets. Parmi les textes du meme
Celui-ci provient de Loryma
ooenre il y en a peu d'aussi instructifs.
.
(Pérée rbodienne) el date de l'Emp1re.
II

Les succes de M. Schliemann a Troie, a .Mycenes et aTirynthe ont
dü nalurellement tourner l'attention de l'École allemande I vers
raurore de la civilisalion grecque. Le recueil qu'elle publie contient
f ) JUillheilunyen des kaiserlich Deutschen archaeoloyischen lnstituts. Athenische Abtheilimg, i886.

�f98

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

cett~ année _plusieurs études sur des monuments, dont on peut a vec
certitude fa1re remonter la date jusqu'au vue siecle; telles sont les
g~mmes provenant des nécropoles de Mélos, qu'a classées et décrites M. Duem~ler. Ell;s ont été conservéE-s dans le pays grace
aux v~~t~s ,mag1ques qu on leur attribue; on croit qu'elles ont Ja
propriete d augmenter la quantité du lait chez lesjeunes meres qui
le_s port~nt ~uspendues a leur cou; on les appelle pour cette raison
pierres a lait.
~ur le~ vin~t. pieces recueillies par M. Duemmler il y en a un e
qm parait anter1eure méme au vn• siecle; a la surface est gravée
une sorte de figure géométrique, composée d'une série de croissa~t~;. c'est peut-étre l'image de quelque grossiere idole des temps
prum_tifs. Une autre de ces gemmes represente le type archaique
d~ Medusa; ~e- corps ~u mo~stre est hérissé, au-dessus des genoux,
d une q~antite de pehts tra1ts, qui doivent simuler des poils. Les
plus anciennes nécropoles de Chypre ontaussi livré a M. Duemmler
une riche série d'objets, appartenant A une période de l'art tres
~e?ulée. Ils présentent des analogies frappantes avec ceux qui ont
ete découverts en Troade par M. Schliemann; les uns et les autres
sont les produits d'une méme population, dont la race est encore
mal dét_erminée, mais dont la domination a dú. s'établir plus de
~~ux ~1lle an~ avant notre ere, pour ne cesser qu'a l'époque de
1mvas10n dorienne, au xr• siecle; les Phéniciens lui succéderen t
alors dans l'ile de Chypre. Les nécropoles, ou reposent ses restes
contiennen~ des st~tuettes en calcaire ou en terre cuite, représen~
tant u~e dees~e qm pose les deux mains sur sa poitrine ; ce type
apparait auss1 sur les cylindres babyloniens; on l'a rencontré en
Troade ;_ les Phéniciens, en prenant possession de Chypre, l'ont
c~nserve ~t souve~t .r~produit. C'est sans doute l'image d'une
deesse, qm symbohsait a la fois, comme la Déméter des Grecs la
maternité et la mort, le mouvement incessant et infatigable' de
la nature, qui puise dans la corruption les forces nécessaires pour
de nouveaux enfantements. La collection comprend ancore des
terres cuites de forme bizarre et d'une exécution grossiere dans
lesquelles on reconnait un boouf et une tete de cerf avec sa ra~ure .
ces figurines représentent les animaux que l'on immolait dans le~
sacrifices. M. Duemmler donne aussi le dessin d'une sorte de tré
pied circulaire en terre cuite, qui supporte des vases et un;
colombe ; il le regarde comme une réduction de ceux que cette

t99
population primitive consacrait á ses dieux. Cependant ces simulacres d'animaux et de trépieds, ne l'oublions pas, ont été trouvés
dans des tombes. « Peut-etre, dit M. Duemmler, les offrait-on au
mort lui-meme, considéré comme un héros; peut-etre aussi
croyait-on par la leur rendre service, en pla&lt;;ant la tombe sous la
protection de la divinité. Enfin, dans le cas présent, je risquerais
volontiers l'hypothese, qu'on donnait au mort comme une réduction du bois sacré ou il avait coutume de sacrifier, afin qu'il pftt
continuar, dans sa demeure souterraine, a se concilier la faveur
des dieux. &gt; Je n'oserais pas suivre l'auteur bien loin sur un terrain
si peu solide. Dans cette partie toute neuve de l'archéologie, qui
semble avoir ses préférences, les textes faisant absolument défaut,
on est réduit a procéder par conjectures. Aussi l'imagination doitelle redoubler de prudence. M. Duemmler donne peut-etre un peu
trop libre carriere a la sienne. Mais apres tout, M. Schliemann luimeme n'aurait pas, sans son imagination, jeté dans le courant de la
science tant de merveilleuses nouveautés. Son exemple est bien
fait pour séduire ; on con&lt;;oit aisément qu'il ait éveillé l'ambition
de M. Duemmler. Souhaitons a celui-ci de remporter, pour le plus
grand avantage des études historiques, les memes succes que son
devancier.
11 y a longtemps que le gouvernement fran¡;ais devrait avoir
attaché un architecte a son école d'Athenes; un pensionnaire de la
villa Médicis y fait chaque année un séjour de quelques mois;
c'est trop peu pour qu'il puisse prendre part avec suite et profit
aux travaux communs. L'Institut allemand a mieux entendu ses
intérets en s'assurant depuis quelques années les services de
M. Doerpfeld. Cet artista vient d'explorer les restes du grand
temple de Corinthe ; c'est le plus ancien de toute la Grece parmi
ceux dont il subsiste des morceaux au-dessus du sol; il date du
v1• siecle, peut-etre meme son origine remonte-t-elle encore plus
haut. On ne sait a quelle divinité il était consacré; deux inscriptions, qu'on y a trouvées récemment, ne le disent pas. M. Doerpfeld
a pris les mesures des parties qui sont encore debout, il les a complétées a l'aide de quelques fouilles et il a tracé le plan de l'édifice;
la cella était entourée de trente-huit c;olonnes, dont les plus
grosses, cellas des petits cótés, mesuraient 1m,12 de diametre.
MM. Lolling et Petersen ont fait dans l'ile de Lesbos une campagne tres fructueuse pour l'épigraphie. Quelques-uns des textes~
LES DÉCOUVERTES EN GRECE

�200

1

REVUE DE L 1IISTOII\E DES RELIGIONS

qu'ils ont rapporlés, élaient déja connus, mais ils en donnent des
copies plus exacles. Leur récolte comp~end un ~~sez grand nombre
de dédicaces aux divinités ·qu'adora1ent Mytdene, Thermre, Methymna, Eresos. Aucune ne présente, au point de vue_ général, un
inléret de premier ordre. Toutefois plusieurs me_ntionne~t des
offrandes importantes. C'est ainsi qu'a Erésos, un cltoyen fall don
d'un capital, qui doit etre employé a des sacrifices annuels dan~ le
sancluaire d'Alhéna; la ville approuve solennellement la fondation
par un décret, dont deux exemplaires sont exposés, l'un sur la pla~e
publique, l'aulre dans le temple; une troisiem_e inscription, gr_avee
sur l'autel ou le sacrifice doit avoir lieu, perpetuera le souvemr de
cet acle de pieuse générosilé.
.
,
.
A Athenes méme, les fouilles, que la Société g1·ecque d _archeologíe poursuit avec tant de bo~heur depuis quelques a~nees, o~t
fourni des sujets d'étude a l'Ecole allemande. En 1880, on ava1t
publié de beaux fragments de sculpture, mis aujour sur l'~c~opol~,
qui provenaient d'un fronton représentant la lutte d Her~kles
contre l'Hydre. M. Studniczka en rapproche deux autres, qui ont
· té trouvés au meme endroit; il établit qu'ils faisaient partie d'une
:rande composilion, inspirée par la légende de la lutte d'IIér~kles
contra Triton; il ne reste plus que le torse du monstre, enlace par
les deux bras de son adversaire, et un des replis de sa longue
queue de poisson: la scene était placée dans le champ d'un fron~on,
qui faisait pendant a celui de l' Hydre, sur l'autr~ face du meme
temple. M. Studniczka voit dans ces deux bas-reliefs un ouvrage
du vi• siecle. D'une part, le slyle dont ils portent la marque ne
ermet pas de leur assigner une date postérieure; d'autre part, il
~'est pas possible de faireremonter plus haut !'origine de la Ut7ende
qui met Ilérakles aux prises avec les, divinilés de_~a mer; elle ~st
ente des poemes homériques; e est au vr,0 s1ecle,
et en As1e,
ab s
.
·
qu'elle parait avoir pris naissance. Elle est representee sur p1usieurs
monuments archalques, par exemple sur la frise d'Assos, que nous
possédons au Louvre. Mais quel était l'é~ifice que ~écora~ent ces
deux frontons? En dépit du sujet, on n est pas necessa1rement
conduit a supposer qu'ils ont été exécutés pour un temple d:H~raklcs. Néanmoins ce héros recevait déja un ~ulte chez les Athemens
au v1• siecle, et l'hypothese n'a rien d'invraisemblable; on peut
admettre que l'Ilérakléion de l'Acropole ful détruit par les Pers~s et
qu'il ne se releva pas de ses ruines comme d'autres sanctua1res.

LES DÉCOUVEIITES E:'\ GRECE

201

.M. Studniczka, qui a décidément un flair parliculier pources recons-

titutions, souvent tres délicates, des anciennes amvres d'art, signale
a l'attention des archéologues un autre bas-relief, conservé depuis
une dizaine d'années daos la cave du Varvakion; il a été déterré
au pied de l'Acropole, au sud du théátre de Dionysos. 11 représenle
une .Ménade dansant entre deux satyres a queue de cheval, dont
l'un joue de la double fltite. M. Doerpfeld avait précédemment
reconnu sous terre les restes d'un temple de Dionysos, plus ancien
que celui qui fut conslruit apr~s les guerres médiques. Il est probable que le fragment du Varvakion appartenait a un bas-relief
bachique, qui décorait le fronlon du temple primitif.
Ce n'est pas tout. Les fouilles de l'Acropole ont encore rendu a
la science plusieurs fragments de sculpture, que l'on peutaltribuer
sans crainte de mép1·ise a une école du v1• siecle. Le morceau
principal est un buste d'Athéna en marbre de Paros; la déesse,
coiffée du casque, penche la tete en avant; son visage a cette
expression souriante, qui est un des caracteres distinctifs de
l'archai:sme; ses cheveux pendent sur ses épaules, a l'exception de
quelques boucles rejetées par devant; l'égide, ornée des serpents
de la Gorgone, couvre la poilrine et le dos. La main droite tenait
une lance. &lt;;a et la on remarque des traces de peinture; les écailles
de l'égide étaient rouges et verles; sur les cheveux apparait encore
une teinte rouge, qui sans doute a passé, ou qui servait de dessous
pour une nuance plus foncée et plus naturelle. Des ornements de
bronze concouraient certainement a l'effet de cette décoration. La
figure entiere devait mesurer, avec le cimier du casque, qui a disparu, environ 2m,30 de hauteur. Elle occupait le centre d'un fronton, sur lequel se déroulait la scene de la Gigantomachie. On a
retrouvé plusieurs membres des géants, que combatlait Athéna, et
des dieux a qui elle portait secours. La maniere de l'oouvre est
absolument comparable a celle du célebre fronton d'Égine, qui est
aujourd'hui conservé a la glyptotheque de Munich; elle a dti etre
exécutée a la meme époque, peut-etre quelques années plus tard,
dans la seconde moitié du v1• siecle. II n'est pas douteux que nous
avons la les restes d'un fronton, qui surmontait le temple primitif
d'Athéna, commencé par Pisistrate, achevé par son successeur et
détruit par les -Perses. Il y a déja assez longtemps qu'on avait
reconnu des débris de ce vénérable ancetre du Parthénon dans des
tambours de colonnes et des fragments d'architrave, qui étaient
H,

�202

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

encastrés au milieu du mur de l'Acropole. Les fouilles de la
Société archéologique ont permis á M. Doerpfeld de déterminer
I'orientation de l'édifice et d'en reconstituer le plan exact : iI était
contigu á la fa9ade méridionale de l'Erechtheion; le grand axe
suivail la direction du sud-est au nord-ouest. On a retrouvé sous
terre les fondements á peu pres intacts. Tout autour du temple
régnait un portique, qui mesurait 21m,34 sur 43m,44 de cóté. A
chaque extrémité du temple lui-méme s·ouvrait un pronaos ou vestibule; á I'est se trouvait la cella, '\ue deux rangées de colonnes
divisaient en trois nefs. La partie de l'ouest était occupée par un
opislhodome et par deux chambres plus petites, qui en dépendaient. Jusqu'ici les archéologues avaient quelquefois soutenu que
le Parthénon de Pisistrate n'avait pas d'opisthodome et que par Iá
il se distinguait de celui de Périclés. Les constatations de M. Doerpfold montrent que cette opinion est erronée. ll n'y a entre les
deux édifices qu'une seule différence : l'opislhodome du plus récent
se compose d'une salle unique; celui du plus ancien en comprenait lrois. Nous pouvons done des maintenant nous faire une idée
suffisamment précise du Parthénon primitif. ll faut cependant nous
attendre á de nouvelles découvertes qui la préciseront encore.
, Personne ne saurait calculer, dit M. Studniczka, quels trésors
recélent les flanes de l'Acropole, ·et en particulier l'exhaussement
de terrain qui s'est produit au temps de Cimon entre le Parthénon et le mur du sud. L'expérience de I'an dernier prouve que dans
l'énorme amas de ruines, que les Perses laissérent derriére eux,
aucun morceau n'a été perdu; on peut compter que les savants
grecs, qui ont entrepris la glorieuse tache de débiayer en entier le
sol de la citadelle, la retrouveront dans l'état exact ou elle était
avant I'invasion des Perses, á l'exception de ce qui a été emporté
par I'ennemi, ou employé de nouveau dans les grandes constructions de l'age postérieur qui ont disparu. &gt;
(A suiure.)

GEOROES LAFAYE.

REVUE DES LIVRES

L'ancien monde et le christianisme, formant la pr~miere _série d'~ne
nouvelle édition enti6rement refondue de l'Histoire des trois premi~rs
siecles de l'Eglise chrétienne, par E. de Pressensf!, de xL--669 pages. Pans,

Fischbacher, f887.

L'éminent historien des Trois premiers siecles de l'Eglise ch1·~tiennc reste
fid6le, .dans ce volume, ainsi qu'on pouvait s'y attendre, a_c_e qu Il nomme les
,e données chrétiennes &gt;i, il y présente le christianisme pos1t1f com_m~ Je ter~e
final de toute l'évolution religieuse et il y dépeinl Jes diverses rehg1o~s anterieures comme ayant 1&lt; préparé les voies au Christ par u~ ensemble de d1spensations qui tendaient a,•aincre les résistances de l'humamté. »
•
A premiere vue, il semblerait qu'un pareil ou:rage _do.t écbapper _aux appreciations d'une Revue qui s'est soigneusement mterd1t toute excurs1on ~ans la
sph8re dogmatique. Mais il faut tenir compte qu'en abordan! celte esqu1sse du
d
mon e anr1que, l'auteur affirme 1&lt; le ferme dessein d'obéir scrupuleusement
A aux
· ·¡
Iois de la critique historique qui sont J'honneur de notre temps ».
quor
1
ajoute : o: Serait-il vrai qu'il suffit d'accepter le. pri~cipe fondamental du
christianisme pour élre en dehors de la métbode scient1fique dans la constatation des faits? » Évidemmenl non, faut-il lui répondre, pourvu ~u•o~ ne mette
pas celte croyance subjective dans la balance des argumenta sc1entifiq_ues. La
est toute la question. Dans le Jivre qui nous occupe, on trouv~ra pe~t~elre que
les idées personnelles de l'auteur sur Ja dire~tion de l'évol~tion rehgreuse ont
influencé certains de ses jugements relatifs a quelques pomts encore obscurs
de l'hiérographie (qui de nous n'a encouru ce reproche?), ou encare, que ses
convictions religieuses se rév8lent dans la préoccupation de retrouve~ partoul
la notion d'expiation morale et l'appel a. un rédempteur divin. Mais, ni dans _un
cas, ni dans rautre, _ si I'on excepte Jes quelques phrases de la conclusron

�204

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIO:,.iS
REVUE DES LIVRES

qui se rapportent au caracl8re exceptionnel du judai'sme et qui se rallachent

plutOt au volume suivant, - il ne se laisse entrainer a produire d'autres arguments que ceux íournis par les méthodes rationnelles et, a ce Litre, il a Je droit
de se revendiquer du libre examen « dans toute sa rigueur et sa loyauté &gt;1.
Méme la prétention de voir dans les croyances religieuses qui ont précédé la
venue du christianisme une sorte de « préparation » progressive n'a rien d'anliscientifique, puisque, en un cerlain sens, toute religion est prt!parée par les
eultes qui l'ont précédáe et l'on ne peut faire un grief il l'auteur d'avoir cherché
ehez les Orees, les Romains, les Égyptiens, les Assyriens, les Perses, voire chez
les Hindous, les élémenls théologiques ou moraux qui se sont relrouvés plus
lard dans la doctrine chrélienne, quand nous voyons lant d'écrivains présenter
la religion du Chrisl comme tombée toute faite du ~iel, ou. du moins, comme
se rattachant exclusivement aux croyances juives. L'essentiel,-et M. de Presseocé s•explique neltement a cet égard - c'est de ne pas sacrifier la part de la
liberté humaine, en faisant de cette « préparation n une é\'olution falale et, en
quelque sorte, préordonnée chez cho.que peuple.
Sans étre précisément uoe reuvre de vulgarisation, le nouveau livre de
M. de Pressensé résume, en quelques pages claires et précises, l'histoire &lt;le
toutes les grandes religions antiques, a l'exception du judaisme. La seule
critique d'ensemble que nous aurions a formuler tient plut0l au genre de
l'ouvrage qu'aux vues de l'auteur. L'histoire des religions est désormais une
science suffisamment faite pour qu'on puisse exposer d'une fa"ºº succincle
l'évolution des principaux cultes historiques. l\fais encare faut•il y distinguer
soigneusement ce qui est historiquement établi, ce qui est vraisemblable et ce
qui est purement hypothétique. Ainsi, rien de plus aisé, avec les documents
que les égyptologues ont mis entre nos mains, que de reconstituer l'état de la
religion égyplienne sous la XVIII 0 dynastie et peul•étre méme jusque sous
la XII". Mais, lorsqu'on arrive nu:x croyances de l'ancien empire, et, a plus
forte raison, lorsqu'il s'agit de rechercher comment ces croyances onl déhuté,
on est réduit, da.ns le premier cas, a suppléer tant bien que mal aux ]acunes
innombrables de rare.s documenls qui forment tout au plus des points de
repere, el, daos le second 1 a formuler de simples conjectures, suivanl la falsan
dont on con"oit le premier développement logique des idées religieuses. Or, ce
sont ta des nuances qu'il est difficile de faire sentir dans un simple résumé.
La difficulté apparait surtout quand il s'agit de points controversés oll il est
cependant impossible de mettre sous les yeux du Iecteur taus les arguments
produits de part et d'autre. L'auteur est alors réduit a prendre parti saos dire
pourquoi et son !'ésumé risque de ne plus représenter, au moins sur ces poinls,
I'état exact de la science. C'est ainsi que 1\f. de Pressensé nous donne comme
des faits établis certaines interprétations mythologiques qui sont l'objet de vives
controverses, si méme elles ne re"oivent généralement une solution conlraire.
En voici quelques exemples: (p. 143) la mort et la résurrecLion d'Adonis repré-

•

}

205

sentent exclusivement le le,•er et Je coucher du soleil; (p. i79) Abura Mazda est
un dieu solaire; (p. 213) les divinités suprémes du panthéon védique ont été
d'abord des dieux solaires ou sidéraux; (p. 234) la prédominance d'Agni et de
Soma est anlérieure A celle de Varouna; (p. 305) Siva el Roudra ont commencé
par élre, comme Rama, de simples appellations ou manifestations de Vishnou ,
(p. 397) Hermes est une personnification du crépuscule; etc.
Je me ha.te d'ajouter que ces critiques de détail ne doivent pas nous !aire
méconnaitre la pénétralion avec laquelle l'auleur a démélé l'idée directrice et
retracé les principaux caracter.es des grandes religions antiques. Son livre, du
reste, n'a pas la prétention d'étre un tableau a la fois général ~t complet des
anciennes religions, dans le genre du précieux Manuel de M. C.-P. Tiele. En
somme, c'est plutót une étude approfondie de l'altilude qu'elles ont prise devan)
le problema du mal. II esl vrai que ce problema est nu fond de toutes les
re!igions, comme sentiment du contraste entre ce qui est et ce qui de,•rait étre,
entre la vision d'un idéal de bonbeur ou de perfection et la conscience de notre
impuissance 11 l'atteindre par nos seules forces. M. de Pressensé estime que la
question s'est posée en termes poignants des le premiar éveil du sentiment
religieux ; aussi conclut-il volontiers avec M. von Hartmann : &lt;e La religion
nait partout de l'étonnement dont l'homme est saisi devant le mal, devant le
pér.hé, ainsi que du désir qu'il éprouve d'en expliquer l'existence, et, s'il est
possible, de le détruire. »

Ici,, toutefois, il y a une distinction a !aire : celle du mal physique ou souffrance et du mal moral ou péché. Pour M. de Pressensé, c'est toujours le mal
moral qui semble en jeu, méme chez les peuples placés au &lt;legré inférieur de
l'échelle : &lt;&lt; L'idée morale, écrif...il, n'est jamais totalement séparée de l'idée religieuse ,1, el, A l'appui de cette assertion, il fait valoir que parmi tous les peuples, méme les plus arriérés, se retrouve Ja croyance A une certaine rétribulion
aprCs In mort. Mais celte croyance est loin d'étre aussi générale qu'il veut
bien le dire; il ne serait pas difficile de montrer qu'elle constitue, au conlrairP;,
une exception chei les peuples non civilisés et qu'elle apparait seulement
dans un état relativement avancé de l'évoiution religieuse. En fait, In. moralc
et la religion semblent, A !'origine, absolument indépendantes l'une de l'autre:
l'n.uteur lui-méme ne le reconnnit-il pas, quand, s'appuyant sur l'étude du sauvage actuel pour reconslituer les croyances primitives, il écrit : " Le divin lui
apparait surtout sous la forme d'esprits malfaisants qu'il Iui fa'ut conjurer
dans la vie d'abord et surtout daos la mort? •

-

Méme a une élape supérieure de l'évolution religieuse, si nous prenons les
religions historiques daos leurs débuts, nous en trouvons plus d'une oU. l'idée
de rétribution morale est encare absente. Sans doute, le sentiment du pécbé
éclate de bonne heure, et en accenls parfois sublimes 1 dans certains hymnes des
Chaldéens, des Égypliens, des Hindous ; mais il !aut remarquer que ces docu•
ments datent d'une époque déj11. assez n.vancée dans le dé,•eloppement religieux

�20G

207

REVUE DE L'HISTOIRE DES R~;LlGlONS

REVUE DES UVRES

de ces peuples. Nous serons des premiers a reconnaítre que, dans toules les
religions, on en est venu a regarder le divin comme la plus haute personnification de la vérité et de la justice. Mais ce progres témoigne d'un état religieux
déja fort éloigné des commencements, et c'est alors seulement qu'a surgí le probleme du mal moral, c'est-a-dire la difficulté de réconcilier avec l'omnipotence
divine la présence de la souffrance et du péché.
Comment échapper au terrible dilemme de la métaphysique qui met en cause
soit la bonté, soit la puissance de l'ordre divin? Le moyen le plus simple est
fourni par le dualisme, ou les pouvoirs du bon príncipe sont limités par ceux
d u mauvais. Mais la conscience se contente rarement de cette solution qu'adopta
la religion de Zoroastre, Ainsi que le dit M. de Pressensé, « la spéculalion a
toujours pour mission de ramener a l'unité les conceptions de !'esprit bumain, »
et alors reparait la question : cette divinité supréme, unique, qui est le dernier
mot de la théologie, faut-il la tenir pour injuste ou impuissante?
Les héritiers des rishis védiques, une fois lancés dans les voies du panlhéisme,
se tirerent d'affaire en faisant du monde une simple fantasmagorie, un réve
divin, ou, a part l'Etre universel, rien n'a de réalité, ni les hommes ni les
choses, ni par conséquent le bien et le mal. Les bouddhistes allérent plus loin
encore en niant la divinité elle-méme. Quant aux Grecs, ils se trou vérent
préservés des solutions nihilistes par leur « humanisme », c'est-a-dire par
leur tendance esthétique et morale a retrouver dans le divin les caracteres les
plus nobles et les plus élevés de l'idéal humain. Aussi chercbérenl-ils a s'expliquer l'existence du mal par l'hypothese d'une faute a expier. Que cette faute
soit le fait de l'individu lui-méme ou de ses ancetres, qu'il l'ait commise dans
cetle vie ou dans une existence antérieure, les dieux vengeurs lui en infligeront
le chAtiment, soit sur la terre, soit au dela du tombeau, a. moins qu'il ne
réussisse a. se l\lver de la tache ou a désarmer la vengeance célesle. De la, les
sacrifices expiatoires et les cérémonies purificatrices des mysteres qui passaient
pour ouvrir aux initiés, en les régénérant, les portes de la vie éternelle. Mais
ces procédés étaient insuffisanls pour donner satisfaction au besoin de réparation une fois éveillé. Il fallait, pour effacer les derniéres traces de la coulpe que
les hommes sentaient de plus en plus peser sur leurs épaules, un Dieu plus
grand que toutes les divinités positives, un sacrifice plus élevé que tous les
sacrifices humains. Ainsi l'on en arriva a compter sur la venue d'un etre surnaturel, d'un médiateur, qui pO.t non seulement dévoiler a. l'homme le chemin vers
le Dieu inconnu, mais encore s'offrir en holocauste pour effectuer la !'éconciliation du pécheur avec la perfection divine.
L'auteur montre que cette notion de faute et de rachat se rencontre méme
dans les religions orientales. Les Chaldéens et les Assyriens invoquaient l'intercession d'un médiateur pres du dieu mystérieux, pour obtenir le pardon de
leurs péchés. Les Phéniciens connaissaient plus ou moins les cérémonies expiatoires. Les Perses croyaient a la défaite éventuelle d'Ahriman qui devait finir

par succomber sous les coups d'un héros divin, Craosba. Les Hindous fonderent leur théorie des at•atars sur la croyance que le dieu supréme lincarne
d'age en a.ge pour rétablir l'ordre, « chaque fois qu'il y a défaillance de la vertu
et renaissance du vice ». Seuls peut-étre les Égyptiens, si pénétrés de l'idée
morale qu'ait été leur religion, sont restés trap salisfaits d'eux-mémes pour
aspirer a un libérateur chargé de mettre fin aux miséres de ce monde. Mais,
nulle parl, le sentiment de l'imperfection humaine n'a abouti a des résultats
aussi décisifs que chez les Grecs et les J uifs, paree que, dans aucune des re ligio ns orientales, !'esprit humain n'a pu débarrasser ses dieux de leurs altaches naturistes; pour ces religions, le mal dans la nature est fatal et on ne
peut s'y soustraire qu'en cessant d'exisler : le nirvana est le dernier mol &lt;lu
naturisme.
En développant de main de maítre ce tableau de l'évolution morale qui
prépara l'avenement du christianisme, l'auteur complete, pour ainsi dire,
l'reuvre de M. Havet, qui n'a peut-étre pas suffisamment insisté sur ces cOtés de
la question, dans sa description de l'état moral et religieux du monde antique.
Mais M. de Pressensé, a son tour, fait-il une part suffisante, dans l'élaboration
de la religion nouvelle, aux influences intellectueiles et philosophiques du
monde gréco-romain? Il nous retraee bien l'bistoire de la pensée grecque depuis
Thalés jusqu'a Plutarque et il n'hésite pas a. reconnaitre que l'reuvre de la
philosopbie grecque a été d'une valeur « inappréciable » pour la préparation
du christianisme. Mais il semble qu'a ses yeux celte valeur ait surtout consislé
dans l'insuffisance de lous les systemes philosophiques ou plutOt dans le fait
qu'ils se réfuterent les uns les autres. Sans doute le christianisme, comme le
dit M. de Pressensé, fut « plus qu'une révélation théorique sur Dieu et sur
l'homme », ce ful une organisation nouvelle de la vie, un idéal nouveau proposé
a la conscience et a la société. Mais il n'en eut pas moins sa théologie, et ici
nous croyons que l'auteur passe trop légerement sur l'action direcle des systemes
contemporains. Apres avoir démontré que le dernier terme du mouvement
philosophique aux approches du christianisme était dans une « accentuation »
du platonisme qui, ayant creusé plus profondément encore la distance entre la
création et l'~tre inconnaissable, s'effori,ait de combler cet ablme par l'idée de
divinités inlermédiaires, il ajoute que « cette idée essenliellement orientale
devait enfanter plus tard l'émanatisme néo-platonicien et le gnosticisme ». N'a-t-elle pas concouru a enfanter autre chose encore ?
Quoiqu'il en soit, pour apprécier définilivement les vues de l'auleur a. cet
égard, il convient d'allendre le volume suivant, ou il sera nécessairemenlamené
a examiner les rapports du néo-platonisme avec le juda'isme et le christianisme
alexandrins. Bornons-nous, pour le moment, a constater la sévérité de ses
jugements a l'égard des tentatives, tant religieuses que philosophiques, qu
marquent les derniers temps du paganisme. .A l'entendre, le contact des culles
orientaux n'avait produit qu'un double courant de superstition et d'impiélé. Le

�208

1

llEVPE DE L HISTOIRE DES RELTGJOXS

syncrétisme, c'est-a-dire la tentativa de réunir et de fondre ce que tous les
cultes en présence renfermaient de meilleur, était une reuvre condamnée
d'avance, car elle ne pouvait aboutir qu'a rendre plus poignante l'insuffisance
de ces religions. Le culte de Mithra n'était qu'une infillralion des superstilions
orientales. Apollonius de Tyane était un pur charlatan, un « magicien rusé »,
un « faux Messie ». - Nous ne pouvons, sous ce rapport, qu'en appeler au
judicieux ouvrage de M. Jean Réville sur La Religion sous les Séveres; on y
lrouvera, de méme que chez M. Renan, une apprécialion plus juste des mouvements religieux qui tendaient ll. épurer le paganisme et qui furent comme son
cbant du cygne.
Cependanl ríen n'est plus 'COntraire aux dispositions et aux habitudes de
l"auleur que l'élroitesse de sentiments ou d'idées. Dans son livre sur les Origines, oi.t il passe en revue a peu pres tous les systemes de philosophie contemporains, M. de Pressensé o. donné la mesure de la loyauté avec laquelle il sait
résumer les vues de ses adversaires et rendre justice a leurs elforts. Le présent
ouvrage fournit une nouvelle preuve d'indépendance de pensée, par la these
qu'il adopte relativemenl a !'origine ou plutOt a la premiare forme des religions.
Il y a peu de problemes qui mettent davantage aux prises la critique indépendante el la critique orlhodoxe. Nous pensons que la solution s'en trouve dans
l'étude des phénomenes religieux chez les peuples placés au dernier degré de
l'échelle civilisée. !\fo.is le droit d'opérer ce rapprochement, bien que de plus en
plus admis dans la science, est encore vivement contesté, el par ceux qui, a
!'instar de M. Maurice Vernes, repuussent toule application de la méthode
ethnographique dans l'hisloire des religions, et par ceux qui persistent a faire
du senlim~nt religieux Je produit d'une révélation surnaturelle, directe et
primordiale. Aux yeux de ces derniers, c'est faire acle d'alhéisme et de matérialisme que de demander aux peuples les plus arriérés le secret des premiers
balbutiemonls de la religion dans la conscience de l'humanité. Voici pourtant
un penseur - donl personne ne conteslera les convictions spiritualistes ni
méme la croyance au caractere révélé du christianisme - qui nous donne
l'étude des sau,·ages dans les deux mondes pour le meilleur moyen de
« construire avec quelque précision l'élat social et religieux de la ruda enfance
de l'humanilé, car les sauvages en sont les survivants ».
M. de Pressensé croit, il est vrai, qu'A !'origine de l'histoire, l'humanité
n'élait plus dans son élat « normal», qu'elle était « déchue », par sa propre
faule, enfin qu'avant celte déchéance elle avait peut-étre possédé une religion
parfaile. Mais il n'en déclare pas moins s'en tenir aux faits constatés par
l'observation, et, par suite, accepter pour point de départ del'évolution religieuse
« la phase préliminaire du développement religieux que nous retrouvons en
plein chez les peuples sauvages », sous celta seule réserve que le germe de ce
développement soit cherché dans la conscience morale et non simplement dans
la contemplation de la nalure. - Saos doute, quand il affirme que J'idée

209

llEYUE DES LIVRES

monolhéiste tend a « reparaitre » méme parmi les so.uvages, nous écririons
plutOt: apparatt,·e; quand il monlre, jusque dans le culte le plus grossier,
un sentiment de « décbéance » nous meLtrions : d'insuf{isance; quand il explique
celle impression comme « le sentiment indéterminé d'une époque oi.t la. vie
était meilleure », nous substituerions volonliers au passé le futur ou le conditionnel. - Néanmoins, une fois qu'il s'abstient de faire état de son hypolhese sur l'existence d'une révélation antérieure et qu'il va jusqu'a u repousser
absolument l'explication traditionnelle de !'origine des religions qui les rattacherait uniquement a une antique tradition », il n'y a plus la, entre nous, au
point de vue pratique, qu'une question de terminologie, et la croyance au
« monothéisme primitif », ainsi entendue, devient trop platonique pour que
nous devions renoncer a invoquer l'aulorité de M. de Pressensé, quand nous
prétendons appliquer a l'évolution religieuse la loi générale du développement
humain.

G. o'A.

Les civiliaaUons de l'lnde, par le D• GusrAV&amp; L11: BoN. Paris, FirminDidot et C•, 1887.
Dans un livre qui, comme tous ceux que publie a la fin de chaque année la
lihrairie F. Didot, se distingue par la beaulé de l'exécution typographique et
des illustralions, M. le D• Le Bon a écrit l'histoire des civilisations de l'Jnde
depuis l'époque védique. Ce livre emhrasse done un espace d'environ trois mille
ans.
Cet ouvrage, fait avec soin, sera utile a. la propagation des études indiennes
en les présentant sous une forme attrayante, et c'est justement a cause de cela
que je désire présenter quelques observalions au sujet de plusieurs affirmations
de l'auleur sur le bouddhisme.
Au chapilre III du livre IV, qui traite de la civilisalion de la période bonddhique,
on lit :
« · 11 y a cinquanle ans, l'auteur qui aurait voulu écrire un chapitre ayant le
litre que nous avons mis en léle de celui-ci, n'aurait pas trouvé une ligne pour
le remplir. C'est a. peine si on soupi;onnait alors en Europe le rOle et la nature
du bouddhisme, cette religion qui est pourtant la Joi supreme d'un demi
milliard d'hommes. »
En réponse a ce passage qui se trouve au has de la page 334, je dirai qu'il
y a cinquante ans et méme soixante, on aurait tres bien pu écrire un intéresso.nt mémoire sur le bouddhisme en se servant des livres frani;ais dont voici
les ti tres:
Des l'année 1759, Deguignes publiait, dans le lome XXVI des Mllmoires de
littérature, tirés des Registres de l' Académie des insc1·iptions et belles-lettres,

�2i0

1

REVUE DE L HTSTOIRE DES RELIGIONS

des Rechel'cl1es SU?' les philosophes appeli!s Samanéens (les Sramanas bouddhistes), 35 p. in-8;
Puis, en 1773, des Recherches sur la i·eligion indienne, etc., tirés des
Registres de la méme Académie, XL.
Le Journal asiatique de !825-26, VII-VIII, contientaussi des Recherches su,·
la religion de Fo (Bouddha), par Deshauterayes.
Abe! Rémusat a écrit, sur le bouddhisme, plusieurs mémoires dont voici les
tilres et les dates :

i O Essai sur la cosmographie et la cosmogonie des bouddhistes, d' apres les
auteurs chinois. (Journal des savants, 1831.)
2o Recherches sur l'origine de la hiéra1·chie lamaique. (Journal asiatique,

1.824.)
3• Mélanges asiatiques, 1825-29, 4 vol. in-8.
4° Observations sur quelques points de la doctrine samanéenne et, en particulier, sur la Triade suprt/me cher. les bouddhistes, {831.
5° Foe Koué Ki, Relation des royaumes bouddhiques, traduite du chinois,
revue, complétée et augmentée par Klaproth et Landresse, i836; in-4,
PP· Lxvi-424. Excellent ouvrage rempli de renseignements sur le bouddhisme.
Si maintenant, nous cherchons parmi les voyageurs ceux qui, les premiers,
ont attiré l'attention sur le bouddhisme, c'est encore des noms franc,ais qu'il
fuut citer :
L'abbé Choisy, Voyage a Siam, 1687;
Nicola.s Gervaise, HistoirJ du ,·oyaume de Siam, i688;
La Loubere, Relation du royaume de Siam, 169t.
Eugene Burnouf a done eu raison de dire, dans son Introduction a l'histoil'e
du bouddhisme indien, que les premieres notions sérieuses sur le bouddhisme
sont dues a l'érudition fran¡;aise.
Voila pourquoi je n'ai pas voulu laisser passer sans réclamer le passage cité
des Civilisations indiennes , Jeque! prouve qu'on oublie trop souvent chez nous
les savants franc,ais qui, avant tous les autres savants européens, ont fourni des
doeuments précieux pour les sciences, les littératures et les religions de
l'Orient.
Quanl aux étrangers qui ont publié des mémoires sur le bouddhisme avant
1836, nous trouvons : Hülmann, 1795; Colebrooke, 1808; Upham, 1833 ;
Clough et Csoma, 1834 ; Hodgson, i828-{835, etc.
Le lecteur désireux d'avoir des renseignements bibliographiques plus complets
sur le Bouddha et sa religion, les trouvera dans un volume qui confü,nt les
litres d'environ cinq cents ouvrages se rattachant plus ou moins a l'étude du
bouddhisme. C'est celui qui a été publié á Londres, en i869, par Trübner :
Buddha and his doctrines. A bibliographical essay by Otto Kistner.
Mais que de livres, de mémoires et d'articles de revues et journaux ont été
publiés depuis ! On dit méme qu'i: y a en ce moment, en Allemagne, une

REVUE DES LIVRES

2lt

association de bouddhiste1 qui exigent un examen pour étre admis dans leur
Société. On a signalé aus11i a Paris des adeptes du bouddhisme.
Mais revenons aux travaux qui appartiennent a la France. Pourquoi
M. Le Bon, en citant, p. 334, le lotus de la bonne loi et le Lalita Vistara
comme les livres bouddhistes les plus importants qui aient passé dans les
Jangues européennes, n'a-t-il pas dit que les traducteurs de ces livres étaient
tous les deux frani;ais? Le premier a été traduit par Eugene Burnouf qui a
joint a sa traduction vingt et un mémoires excellenls qui n'ont pas vieilli,
quoiqu'ils datent de 1852, et que feront bien de consulter tous ceux qui
s'occuperont sérieusement du bouddhisme. Je ne dirai rien du Lalita Vistam,
par la bonne raison que je suis l'auteur de la traduction franc,aise de ce livre,
laquelle fait partie des Annales du musée Guimet, t. VI.
Puisque l'occasion se présente de parler du bouddhisme, j'en profile pour
faire quelqttes observations sur ce chapitre 1v du livre de M. Le Bon.
J'y trouve, p. 336 : « Des ressemblances frappantes exislent entre les faits
légendaires de sa vie (celle du Bouddha) et certains récits des Évangiles.
Comme le Christ, le Bouddha naquit d'une vierge. »
Nulle part, le Lalita Vistara, qui contient l'histoire de la premiére partie de
la vie de &lt;;akya Mouni, ne parle de la virginité de la mere du Bouddha, et
l'Abhinichkramana, autre rédaction de la vie de &lt;;akya, conlient un passage
qui contredit nettement cette assertion.
M. Le Bon dit, mGme page 336 : •&lt; Le jetine de Jésus dans le désert et la
triple tenlation de {;il.kya Mouni, dans la solitude des jungles, se ressemblent
extraordinairement par toutes leurs circonstances. &gt;&gt;
Ici, encore, le Lalita Vistara n'est pas d'accord avec M. Le Bon. Au lieu du
simple récit de l'Évangile ou l'on voit le Diable venir de lui-meme aupres de
Jésus pour le tenter, c'est (;akya Mouni qui, dans lalégende indienne, provoque
Je démon lequel, apres un court entretien, voyant qu'il ne peut rien contre le
Sage, rassemble son armée composée de milliers d'Gtres fantastiques lan&lt;,ant
des projectiles qui se changent en fleurs en tombant sur (;akya Mouni. En
voyant son attaque inutile, le démon envoie ses trois filies pour séduire le
solitaire, mais celui-ci, sans meme les regarder, les change en vieilles
décrépites.
L'auteur des Civilisations de l'Inde ajoute, p. 337 : « De tels rapprochements
ne peuvent etre considérés comme dépourvus d'importance si l'on songe que,
dans le fond, les deux religions ont bien plus d'analogie encore que dans la
forme. »
Ici, je ne parlage pas davantage l'opinion de M. Le Bon. Qu'est-ce done qu'il
appelle Je fond du bouddhisme?
Au fond du bouddhisme, de méme qu'au fond du brahmanisme, nous trouvons
e dogme de la transmigration des ames dans le corps d'un homme ou d'un
animal, dans un végétal et m~mcjusque dans un minéral. Cette croya.nce est

�2i2

REVUE DE L'msTOIRE DES RELIGLONS

la suite de la doctrine du Karma (l'muvre), en vertu de laquelle « 11 n'y a pas
annihilation de deux actlons, l'une étant bonne et !'autre mauvaise. • En
d'autres termes, toute bonne action aura sa récompense et toute mauvaise sa
punition, jusqu'au jour ou tout péché ayant été expié ou détru¡t par Je feu de
la science, comme disent les Hindous, on arri vera au NirvAna ou délivrance
finale. Quel rapport y a-t-il ici avec la doctrine chrétienne ou les priéres des
vivants peuvent servir aux morts et ou les bonnes ceuvres et le repentir sincere
conduisent tout droit au ciel?
Le Bouddha, malgré sa toule-puissance, ne pourrait promettre a un homme
cette délivrance immédiate, car la loi implacable du mérite et du démérile,
comme nous venons de le dire, retient l'homme daos le cercle de la transmigration jusqu'a ce qu'il en sorte purifié par la science,
Aussi Qil.kya Mouni ne se présente-t-il pas comme un rédempteur qui
efface les péchés du monde, mais seulement comme un sauveur, a Ja condition
qu'on suivra ses préceptes pour arriver a la science parfaite, seul moyen de
salut.
De plus, la venue du Bouddha daos ce monde n'est pas une incarnation et ne
peut e~ etr~ une, p~isqu'il n'admet pas de Dieu supreme; c'est une simple
transm1gration. Il v10nt de passer, dans le ciel des dieux Touchitas dearé
inférieur des spheres célestes, cinquanle sept fois dix millions, plus :oixa~te
fois cent mille années, comme récompense de ses bonnes ceuvres :mtérieures.
Il entre daos le sein de sa mere par le flanc droit de celle-ci, sous la forme
d'un petit éléphant blanc, suivant les bouddhistes du Nord et sous la forme
d'un nuage, suivant ceux du Midi. Le temps venu, il en sort de méme par le
flanc droit et se met, aussitót sa naissance, a faire sept pas en disant avec
satisfaction : « Dans le monde, je suis le meilleur, le plus excellen_t; je détruiro.i
le démon et son armée ; je ferai tomber la pluie du grand nuage de la loi J »
En quoi ceci ressemble-t-il au récit que fait l'Evangile de la naissance de
Jésus?
Je lis, p. 347, du livre de M. Le Bon : « Le bouddhisme apportait au monde
une nouvelle morale. Quant aux dogmes, il n'en avait qu'un, puisque sa seule
affirmation était l'affirmation de l'illusion et du néant. »
Était-ce bien une morale toute nouvelle, celle qu'apporlait (:ílkya Mouni?
Pour en étre stlr, il faudrait prouver que !elles maximes qu'on trouve aussi bien
chez les brahmanes que chez les bouddbistes ont été, pour la premiere fois,
répandues par le Bouddha.
Les Brahmanes disent :
« Qu'on ne fasse pasa un aulre ce qui serait déplaisant pour soi-méme ,
c'est la, en abrégé, la loi, tout le reste procede de la passion. » (Mahabhar-ata
édition de Calculta, t. II, p. 146.)
'

Et nous relrouvons ces paroles exaclement traduites· dans les livres bouddhistes du Tibet. (~soma, Grammaire Tibétaine, p. t65.)

REVUE DES LIVRES

213

R-emarquons, en passant, que l'Évaogile va plus loin encore en dirnnt :
Toul ce que vous voudriez que les hommes fissent pour vous, faites-le. C'est
la loi et les propheles. &gt;&gt; (S. Mathieu, v11, 12.)
Le ltfahábhdrata et les lois de Manou contiennent un tres grand nombre de
.scntences qui prescrivent « la douceur, la bieoveillance et la tolérance universelles » que M. Le Bon altribue au bouddhisme seul. La supériorité de ce
dernier, et elle est considérable, c'est qu'il mit soigneusement en pratique ces
maximes, tandis qu'on a souvent reproché justement aux brahmanes de ne pas
fui re ce qu'ils conseillaient avec tant de raison.
Quoi de plus gracieux et en méme temps de plus empreint d'un sentiment
de cbarité que la stance suivante de Bbarlrihari :
« L'homme de bien ne se met pas en colere, occupé qu'il est de venir en aide
aux autres, méme au péril de sa vie. - Meme quand il est coupé, le bois de ,
sa11dal parfume le tranchant de la hache. »
M. Le Bon, p. 354, semble attribuer au Bouddba « l'idée d'élever les enfanls
en leur apprenant a avoir le plus grand respect pour leurs parents, car, clisent
les livres bouddhiques : Quand méme un enfant prendrait sa mere sur une
épaule et son pere sur l'aulre el les porterait pendant cent ans, il ferait moi11s
poux eux qu'ils n'ont fait pour luí. »
Mais, de son cóté, Manou, le législateur brahmanique, nous dit, II, 227 :
« Plusieurs centaines d'années ne pourraient.pas faire la compensation des peines
qu'endurent une mere et un pere pour donner la naissance a des enfants et les
élever. Que le jeune homme fasse done constamment ce qui peut plaire a ses
parents. "
Quant a l'affirmation de l'illusion et du néant (p. 347) attribuée au Bouddha,
le doute est ici tres permis. Lisez ces ligues de Eugene Burnouf dont l'autorité,
en pareille matiere, ne saurait étre récusée,
« Je ne puis croire que les di verses rédactions de la Pradjna paramita (c'esl
le titre général des livres qui développent la théorie de l'illusion et du nihilisme)
nous donnent la doctrine répandue plus:eurs siecles avant notre ere par le
solitaire de la race des Qílkyas. Il n'y a pas de trace de ces théories mdicalement
négatives dans les premiers sotltras (lraités) ou, pour le dire plus exactemeot,
ces théories n'y sont qu'en germe et ce germe n'y est pas beaucoup plus
développé qu'il ne l'est dans les écoles b1·ahmaniques. (lnt1·oduction a l'histoire
du Bouddhisme indien, p. 520.)
On voit clairement, en étudiant les plus anciens livres de l'Inde, que
brahmanes et bouddhistes y ont également puisé. Les légendes les plus
célebres se retrouvent aussi bien chez les uns que chez les autres.
Telles sont, entre autres, la légende de RO.ma et celle du roi Cibi, adoplées par
les deux sectes rivales qui les ont accommodées a leurs idées. La derniere
légende, répétée trois fois dans le Mahdbhürata, se retrouve daos un recueil de
légendes bouddhiques qui a élé traduit du tibétain en allemand par
«

�2U

REVliF. DE L 'HISTOlllE Jl],:5 IIELIGIO;,iS

I.-J. Schmidt. Cette légende témoigne, daos les deux rédaclions, d'un exces
de charilé tellement au-dessus de la nature, qu'elle mérita d'élre raconlée La
voici, abrégée, en suivant le récit des bouddbistes :

" 11 y avait autreíois dans l'Inde un roi nommé Cibi; riche et heureux il gouvernait de maniere que tout le monde était entouré de bienveillance. En ce
méme temps, Indra, le maitre des dieux, se vit privé des attributs d'un corps
divin, et voyant que le terme de sa vie (divine) approcbait, il était tres aflligé.
Vic;vakarman I I'ayant vu se désoler, lui demanda ce qui l'aflligeait.
« Jndra dit : Des signes évidenls de transmig ration ! m'apparaissent et comme
il n'y a pas de Bodhisattva 3 daos le monde, je ne sais vers qui aller en
reíuge.
Vic;vakarma dit : Mattre des dieux, il y a dans l'Inde un grand roi qui se
conduit comme un BOdhisattva; il se nomme Cibi. Par sa vertu el son héro1sme
il deviendra un Bouddha accompli . Si tu allals en refuge vers lui, il serait certainement ton protecteur.
«

« Indra dit ; Pour savoir s'il est vraimenl Bodbisaltva, il faut le metlre a
l'épreuve. Change-toi done en pigeon; pour moi, changé en faucon, je te
poursuivrai. Arrivé pres du roi, tu l'éprouveras en lui demandant asile.
« Vic;vakarman se changea alors en pigeon et lndra en un faucon qui semblait
poursuivre le pigeon. Celui-ci s'étant posé sur le bras du roi lui demanda de
protéger sa vie. Le faucon qui le suivait de pres dit au roi : Ce pigeon esl ma
nourriture; que le roí me le donne, car je suis tourmenté par la faim.
« Le roi dit : J'ai fait vreu de ne pas abandonner tous ceux qui viennent en
refuge vers moi ; je ne te donnerai pas ce pigeon.
« Le Faucon dit : Si leroi donne asile atous, il doit m'accorder ma nourriture,
sinon je mourrai. Pourquoi serais-je excepté entre tous T
« Le roi dit : Si je te donnais d'autre cbair, la mangerais-tu?
· « Le faucon dit : Si c'était de la chair fraiche, je la preodrais.
« Le roi pensa : Si je lui donne de la chair fraicbe, je nourrirai un étre par le
meurtre d'un autre; c'est un conlresens. Exceptémon propre corps,j'épargnerai
celui de tous les etres animés.

« Prenant alors un couteau, il coupa la chair de sa cuisse et, en la donnant au
faucon, racheta la vie du pigeon.
« Le faucon dit : O roí, pour élre parfaitementjuste, il faut, si tu veux racheter
la vie du pigeon, te servir de balances, pour qu'il y ait égalité parfaite.
« Le roí prit alors des balances, mit le pigeon dans un des plateaux et ayant

i) Espece de Vulcain chargé de fabriquer la foudre, les chars divins et tout
autre objet a l'usage des die.ux.
2) lndra n'est immortel que pendant Je temps ou il est récompensé de ses
bonnes reuvres antérieures.
3) Personnage qui, par ses bonnes reuvres, est parvenu a un élat de
perfection qui fui donne, pour la suite, la cerlitude d'étte un Bouddba.

REVUE DES LIVRES

21.5

mis de ea cbair en contrepoids, quoique la chair de sa cuisse füt épuisée, elleétait plus légere que le pigeon. Puis, toate la chair de son corps apres noir été
éouisée en la coupant, n'ayant pas égalé le poids du pigeon, le roi lui-meme,
~algré sa faiblesse, eut encore la force de se mettre dans le plateau de la
balance, en disant : Maintenant, c'est bien I Et il fut rempli de la plus grande
joie.
« Indra reprenant alors sa figure dit : Quand le roi fait des choses auss
difficiles, désire-t-il élre un monarque universel ou étre Indra 1 't
« Le Bodbisattva dit : Je ne désire pas autre chose que l'état de Bouddha que
rien ne surpasse.
« Indra dit : En tourmentant ainsi ton corps, quand tu en es venu
une soufTrance qui pénetre jusqu'aux os, n'as-tú pas de regret?
« Le roi dit : Je n'ai pas de regret.

a éprouver

« Indra dit : Si ces paroles : « Je n'ai pas de regrel " sont la vérité, comment croirai-je que tu n'as pas de regret?
« Le roi dit : Du commencement a la fin, je n'ai pas eu la pensée d'uo regret
et tout s'est passé comme je le voulais. Si ces paroles sont vraies, que ce corps
redevienne saos blessures, absolument comme auparavant 1
« Ces mots étaient a peine prononcés que le corps du roí devint encore plus
heau qu'auparavant. Daos les mondes des dieux et des hommes, lous íurent
remplis d'étonnement et de joie. Au méme instant, le roi Cibi devint
Bouddha. »

La légende qu'on vient de Jire, si on la compare a celle que les brahmanes
ont écrite sur le méme sujet, prouve que l'idée de charité universelle appartient,
sana distinclion, a tous les pbilosophes de I'lnde ancienne. Elle nous donne
aussi, sur la nature des dieux de I'Inde, certaines notions qui détruisent la théorie de M. Le Bon, quand il assure que nul culte ne fut plus polythéiste que le
bouddhisme.
Les dieux et les génies de toutes sortes n'étant, aux yellX des lndiens, que
des étres élevés au-dessus de l'humanité pour un temps seulement, puisque
la transmigration a laquelle ils restaient soumis pouvait, comme on vient de le
voir pour .eur chef Indra, les ramener sur la terre, il s'ensuit que, pour les
brahmanes, il n'y a de dieux éternels que ceux de la trinité hindoue ;
Brahma, Vicbnou et Civa.
Pour les bouddhistes qui ne reeonnaissent pas cette trinité a la place de
laquelle ils ont mis: Le Bouddha, la Loi et l'Assemblée des fideles, la nature
des dieux est également sujette a la transmigration. Tout étre, par ses auslérités
el ses bonnes reuvres, peut devenir un habitant de l'Elysée d'Indra.

t) En demandan! au roi s"il dé~ir_e devenir le _personn!lge qui n'est nutre que
lui, Indra, il nous ramene a 1'1dee bra~mamque _qui suppose que, par un
mérile extraordinaire, un homme peut fa1re décho1r un d1eu et prendre sa
place.

�216

1

HEVCE DE L HISTOIIIE DES llk::LIGIO:\"S

Seul, I'état d'un Bouddha est éternel parce quºil n'y en a pas qui 1ui soit
supérieur. Eug~ne Burnouf a done eu raison de dire qu'il serait préférable
d'employer Je mot Déva (un étre qui esl brillant et dont le corps ne projette pas
d'ombre) au lieu de Dieu, qui préte a l'équivoque.
Quaod les brahmanes accusaient les bouddhisles d'étre des Nd.stikas, c'estil-dire des athées qui n'admettaient pas de Dieu crénteur, les Dévas n'ayaienl
rien a faire la, car ils n'étaient, pour eux, que des bienheureux ou des héros
di,•inisés a la maniere des demi-dieux de Ja Mythologie grecque et latine,
sans devenir, comme ceux-ci, vraiment immortels.
En répondant a une cilation de M. Max Müller oU il est dit que les bouddhistes n'élevaient pas d'auteis, pas méme au Dieu inconnu, M. Le Bon écrit,
p. 354-, au has : &lt;&lt; La derniere partie de cette assertion confirmant les idées
qu'on se fait encore en Europe du bouddhisme est loul a fail erronée, comme
nous le prouverons, en montrant par les monuments, quejamaisreligion n'eut,
en réalité, plus de dieux que le bouddhisme. ))

Si M. Le Bon veut bien rétablir le vrai sens du mot dieu, comme nous l'avons
faiL dans Jes pages précédenles, il trouvera, j'espére, que l'assertion de
M. Max Müller n'est pas aussi erronée qu'il le croit, et que le bouddbisme
nncien n'est pas polythéiste comme il le dit.
Quant au culta d'Adibouddha, c'est-U.-dire le bouddbisme tbéiste du Népill,
que .M. Le Bon 1ise les pages excellentes q1J'Eugéne Bumouf écrivait sur ce
sujti:t, en 1844, dans l'lntroductfon a l'histoire du bouddhisme indien, il y verra
qu'il y a bien pres de cinquante ans, l'illustre orienlaliste frani;ais, quoiqu'il
n'ait jamais voyagé dans l'Inde, ne Iui a pas laissé grand cbose de nouveau a
dire sur le houddhisme.

P.-E. FoucAu.x.

Le comte Goblet d'Alviella. Histoire religieuse du Feu. Bibliotltéque
Gilon, Verviers, 11, Pont Saint-Laurent, 1887.

M. Goblet d'Alviella est un éminent et sa,,ant vulgarisateur. II a beaucoup Ju
et bien Ju, il sait heaucoup, il possede l'art de Ja comparaison, il a l'intelligence
tres lucirle; par conséquent, il aime la clarté et ne se laisse dominer ni par la
superstition du passé ni par l'engouement du jour. II a raison de vouloir que les
cólés les plus pitloresques et les plus accessibles a la moyenne des intelligences
de la science des religions entrent de plus en plus dand le domaine public el ne
restent pas le monopole de quelques esprits. Autant on a raison de dire que
l'enseignement primaire a hesoin, pour prospérer, de l"enseignement supérieur,
autant il est vrai que celui~ci ne se déploie puissamment que s'il est soutenu
par cette connivence, cette sympathie, cette bonne volonté qui suppose que l'on
sait, ou du moins qu'on pressent a peu pres de quoi il s'agit daos la haute

217

REVUI': DES LIVOES

science. Un cerLain tacl esl requis de eeux qui veulenl servir d'in\~rmédiaires
·entre la science aust.ere et un public qui l'esl fort peu. 11 faul qu ~Is sa~be~l
intéresser Ieurs Iecteurs et pourtant qu'ils ne sacrifient jamais la vér1té scienl~fique au désir d'élonner ou de plaire. Ils doivent savoir ~rfirmer - le publ1c
aime qu'on affirme - et pourtanL n'affirmer qu'il. bon esc1enl et preuve~ en
mains 1• mais ils doivent aussi savoir douter et ne pas répondre aux. cur1eux
quand ¡¡ nºy a pas de réponse, du moins de réponse vérifiée, A leur faire ..
Toutes ces qualités, M. Goblel d'Ahiella les possede, et s~ monogra_phie du
Feu, considéré comme un objet de religion, d'adoration, de ntuel, est ~ ra.nger
parmi les meilleures reuvres qui aient encore.p~ru dans _cetord~e~e ~et1t~ hvr~s
scientifiques a la fois et populaires. Elle se d1V1se en tro1s part1es . i Theologie
du feu; 2º Le rOle du feu daos le culte; 3° La mythologie du feu.
.
Daos Ja premiere, la divinisation du feu personnifié, le caractere ~ob1le, ~ssez
antasque, de ce dieu-Feu, a, moins que, comm·e· f~~er permanent,. 11 ne so1t ~u
contraire considéré comme un élément de stal:ultle 1mmuable, pu1s, la suprema ti e relative du feu comme principe animaleur du monde; dans la seconde, le
role du feu comme médiateur céleste, comme purificateur, exorciseur, devin et
rotecteur de la communauté; daos la troisieme, les mythes relatifs A la pro;uclion naturelle et artificiclle du feu, ceux en particulier qui assimilent son
invention a un Jarcio ou a un rapt violenl et qui ne se rencontrent pas seule~ent
chez les Aryens - tel est le conlenu de ce petit livre plein de cboses et de fatls.'
Un de ses mériles est de mettre en plein jour ce qu'il y avait d'un peu étro1t
daos les tbéories qui voulaient expliquer, par la philologie indo-européenne, des
mythes, des croyances el des riles qui se retrouvent chez des peu~les _saos
aucu.n rapporl avec les Aryas anciens ou modernes, et da.ns celles auss1 qui ont
tenté de nos jours de ressusciter l'évhémérisme.
. .
En r6gle générale et autant que nous sommes en é~t den Jug~r no~s-m~me,
les faits reproduits par M. Goblel d' Alviella sont h_1en ~~pu yes, pu1sés_ a d~
bonnes sources. 11 me permettra toutefois deux ou trms enligues de déta1l qur
n'Otent rien a la valeur de !'ensemble.
A propos du préjugé, assez répandu sur la. face de la. terre, d'a~res lequel il
esl inlerdit de mettre une arme de fer en contact avec le feu, l _auteur pense
qu'il faut l'expliquer par la crainte cle _« b~esser »_le feu, de lm. 1&lt; cou:er la
téte », comme disenl les Tartares. L'exphcatrnn sermt excellente s1 elles ét.endait aux ustensiles ou aux armes de pierre, d'airain ou de toute ~utre ma~1ilre
dure non combustible. Comme elle ne s'y étend pas, que je sache, 11 vaut m1eux:
en rester a l'idée que Je fer ful partout, a un certain momcnt, une nouveauté
profane, par conséquent fa.cilement probibée. sur le t~rrain religieux. La preuve
esl dans J'emploi riluel des outils d~ p1erre qm se prolongea quand le fer
ffi
•
1·
était depuis Iongtemps connu et lorsqu·il s'ag~ssait de_ cerlaines. 1mmo ation_s.
Je crains aussi que M. Goblet d'Alviella n'ait comm1s une p~l1le erreur h1stor1que,
p. 59, oll il dit que (&lt; clans l'Église primitive, la rénovat1on du feu sepas.

15

�218

1

REVUE DE L lIISTOIRE DES RELIGIONS

sait le jour de Paques, entre trois et six heures du matin ». Je ne me rappelle
absolument aucun lexte des écrivains chréliens des trois premiers siecles qui
puisse appuyer cette assertion. Elle dénoterait un genre de préoccupation bien
étrangére a l'ordre d'idées religieuses qui régnait daos les premieres communautés. J'en dis autant des « lampes perpétuelles » (p. 77) qui, « selon Montanus » (que! Monlanus? l'illuminé Phrygien du n• siecle ?), auraient été allumées,
toujours dans l'Église primilive, par le moy_en de la friction. La coutume d'allumer des cierges ou des lampes dans les églises chrétiennes dans un autre but
que de s'éclairer remonte au 1v• siécle. Au 111•, Lactance se moque encore des
paYens qui allument en plein jour des Oambeaux et des lampes dans le culta
qu'ils rendent a leurs divinités (Instit. Div., v1, 2). Au iv•, la eoutume doit avoir
pris pied en Orient. Du moins Atlianase reproche aux Ariens d'avoir envoyé aux
idoles des cierges que des chrétiens auraient consacrés dans l'église. Il est a
présumer que le partí arien, toujours plus ou moin~ rationalistc, sympalhisait
médiocremenl avec ce symbolisme nouveau. Ce qui confirme cette supposition,
c'est que daos sa polémique violente contre Vigilance (premiéres années du
v• siécle), JérOme reproche A son ad.,ersaire de blamer la coutume 01·ientale
d'allumer des cierges dans les églises, méme quand le soleil luit, en signe de
joie, peudant la lecture de l'Évangile. Cela suppose que cetle coutume, déja
générale en Orieul, n'était pas encore répandue en Occident.
I1 faudrait aussi raycr les couteaux d'obsidienne en usa.ge chez les Aztecs dans
les sacrifices, de la liste des faits dénotant la répugnance religieuse contre le
fer (p. 78). Les Aztecs ne connaissaient pas ce mélal, ou du moins son emploi,
avant l'arrivée des Européens.
Ces observations, auxquelles il sera facile de faire droit saos apporter aucun
changement essentiel a ce bon petit livre, n'enlevent ríen a son mérita ni a la
validité de ses conclusioos, auxqurlles nous nous associons de grand creur.
ALBERT RÉVILLE.

D. Castelli. Storia degl' Israeliti dalle origini fino alta monai·chia seQondo
le fonti bibliclie críticamente esposte. :\Iilano, i887, i vol. in-16.
Nous avo ns rendu compte, &lt;lans celle revue, en 1885, d'un iotúessaot
ouvrage de M. Castelli : La lene del popolo ebreo nel suo svolgimento storico.
Le nouvel écrit que nous aunonc;ons aujourd'hui conlribuera luí aussi, et á un
haut degré, a répandre en ltalie les résultats les plus récents de la critique
biblique. Ce volume n'est d'ailleurs que le prcmier d'une série daos laquelle,
nous l'espfrons, l'auteur nous exposera l'bistoire complete du peuple d'Israel.
Daos une longue introduction, l'auleur montre tout d'abord comment doit se
lraiter l'histoire du pe~ple israélite. II y fait preuve d'une grande impa:rtialité,
puisqu'il va jusqu'a dire (affirmation dont on pourrait aisément contester le
bien fon dé) : « La religion el la. morale de I'Ancien Testament, dans leur

REVVE DES LIVRES

219

ensemble, ne sont pas supéricures á celles des autres peuples civilisés du monde
antique (p. x,). » Puis il examine successivement les livres hisloriques de
l'Ancien Testament, l'Hexateuque el les divers éléments dont il est formé, le
livre des J uges et les sept premiers chapitres de Samuel. JI termine par un
rapide exposé des difficultés chronologiques.
Le premier chapitre esl une étude des récits bibliques depuis la créatioo jusqu'au déluge. Le second roule sur le déluge et les descendants de Noé; le
troisieme sur les patriarches. Daos le quatrieme, l'auleur nous conduit en
Égypte, ou les Israélites sont établis et dont ils vont s'éloigner; daos le cinquieme, il nous transporte au désert; dans le sixiéme, il nous fait assister a la
conquéte de la Palestine; enfin, daos un septii:me et dernier chapilre, c'est la
période des Juges qui nous occupe.
Le court aperc;u que nous venons de donner de l'ouvrage de M. Castelli sulfit
cependant a meltre en éviden ce son caractere essentiel : cet ouvrage est bien
plus une élude de critique et de théologie bibliques qu'une histoire d'Israel; il
correspond done plutOt au sous-titre qu'au litre méme. Une histoire d'Israel, en
efret, ne peut et ne doit commencer qu'a une époque historique digne de ce nom,
l'exode égyptien, par exemple. Au dela de cette date, que plusieurs peut-étre
trouveront extréme, nous n'avons que des traditions vagues, des récitsmythiques,
des récits légendaires, qui reposent assurément sur un fond hislorique, mais
d'ou il est difficile de tirer un enchainement de laits historiques, une bistoire.
Aussi estimons-nous qu'on doit écarter d'une histoire d'Israel l'analyse et la
critique de ces documents, ce qui n'empéchera pas d'ailleurs d'en donner, sous
forme d'introduction, le substl'atum. Si M. Castelli avait suivi cette méthode, il
aurait fait reuvre d'historien, tandis qu'il a plutOt fait reuvre de tbéologien
indépendant ou de critique biblique. Les problemes que soulevent les mytbes
du paradis, de la chute, de Babel, des Bene-Elobim, du déluge, etc., ne me
paraissenl point a leur place daos une histoire d'lsrael. Les discussions auxquelles se livre M. Caslelli sur ces divers sujets sont du plus haut intérét, mais
elles ont l'inconvénienl de nuire a l'exposition historique en l'entravant.
Quant au point de vue de l'auteur daos ces questions si controversées, il est
mixle, c'est-a-dire qu'il ne se rattache exclusivement a aucun sysléme, mais
qu'il emprunte aux uns et aux autres. Dans l'histoire des patriarches, par
exemple, nous avons des mythes, des légandes, mais aussi des !aits; de méme
pour Moi'se. Nous citerons un passage de la conclusion de notre auteur sur le
législateur hébreu, comme type de sa métbode el de ses jugements : « Morse
peut avoir été le Scheikh d'une borde noma.de, doué d'un esprit supérieur a
beaucoup d'autres; il peut avoir entrevu el espéré pour sa nation des deslinées
meilleures et plus hautes que celles du présent. 11 peut avoir méprisé les superstitions polytbéistes de ceux qui l'entouraient et avoir enseigné le culte d'un seul
Dieu, qui portait déja, d'apres la tradition, le nom de El-Scbaddai ou Elohim,
et plus récemment celui de Jahveb; enfin, i1 peut avoir enseigoé le Décaloguc,

�220

REVUE DE L'UISTOLI\E DES RELIGIONS

sinon tel que nous le lisons dans l'Exode el le Deuléronomc, du moins daos ses
traits fondamenlaux, etc. » (p. 269). On serait sans doule en droil d'exiger plus
de rigueur d'un travail s'adressant au monde savant, mais ces appréciations
judicieuses sonl celles qui conviennent le mieux a un ouvragefail pour le grand
public. Aussi ne doutons-nous pas de son succes el lui souh~itons-nous de p_énétrer dans les milieux étroits et fermés ou il dissip~ra merveilleusemenl préJugé
et ignorance.
ÉoouARD MomET.

22-1

REVUI, DES LlVRES

Son ¡¡ vre se divise en trois parties. Dans la premiere, il nous fait connaitre les
principaux personnages qui prirent une part active a l'éleclion de Léon XIII
l'état de \'Europe et les dispositions des dilférentes puissances européennes au
commencement de l'année 1878. La seconde partie nous offre un journal du
conclave. La troisieme partie renferrne une série de documents.
M. de Cesare fait tres bien ressortir les raisons qui valurent au cardinal
Joachim Pecci la tiare pontificale. D'une plume sobre, il signale plus d'un contraste pique.nl et trace plusieurs portraits de cardinaux qui ne manquenl pas de
relief. Le Sacré College comme les divers gouvernements de l'Europe désiraient un pape conciliant, a te! point que le principal électeur de Pecci fut le
cardinal Bartolini, !'un des plus obstinés intransigeants du conclave. II n'y avail
pas beaucoup de cardinaux papables; des l'abord, une partie des cardinaux,
mécontents du long pontifical de Pie IX, étaient favorablement disposés pour
un candidal qui n'avait jamais été bien vu ni du pape défunt ni du cardinal
Antonelli, et ses adversaires étaient divisés. Il n'y eut pas, de la part des cardinaux ilaliens ou des cardinaux étrangers, de ces faclions, de ces hoslilités
opiniatres dont la chronique des élections pontificales nous offre tanld'exemples.
Les circonstances étaient graves et, surtout, il ne s'agissait plus, comme autrefois, d'élire a la fois le chef d'un royaume de plus de quatre millions d'habitants
en méme ternps que le chef de l'Église. Les seuls intérels de l'Église pesérent
dans la balance. Les puissances catholiques n'exercerent aucune pression; il
n'y eut point de cabale, point d'inlrigues de la part des grandes familles
romaines, aucune des scenes de désordre qui se renouvelaient avec plus ou moms
d'intensilé a la mort des papes antérieurs. Jamais conclave n'a élé aussi nombreux, et rarement il y en a eu d'aussi calme et d'aussi digne, N'est-ce pas la
premiere fois que tous les cardinaux, a l'exception du cardinal de Hohenlohe,
renoncerent a faire venir leurs repas du dehors, parce qu'ils n'éprouvaienl
aucune défiance a l'égard de la cuisine du Vatican? Jamais enfin aucun conclave
n'a élé aussi libre que celui-ci.
Telle est l'impression qui se dégage s.vec une grande netteté de l'ouvrage de
M. de Cesare et dont il n'est guere possible de contester l'exactitude historique.
C'esl la, si je ne me trompe, l'intéret essentiel de sa publication; c'esl la ce qui
fera de ce conclave une page importante de l'histoire de la papauté, de méme
que, selon toule vraisemblance, le pape qui en est sorti marquera sa place dans
I'histoire de l'Église a un double litre, d"abord par les acles de son pontifical,
ensuite pour les facilités nouvelles qu'il a données a cette hisloire en ouvrant
les archives du Vatican, et pour les encouragements qu'il a prodigués aux hautes
études dans le sein de l'Église catholique.
0

Raphael de Cesare (Simmaco). Le Conclave de Léon XIII, 1 vol. gr. in-8
de 346 p., avec quatre porlraits et documenls. Paris, Calrnann-Lévy; Vienne,
Berlín, Leipzig, Brockhaus ; Rorne, Pasqualucci, 1887.
.11 csL encare bien tót pou1· fo.ire l'hisloirn du dernier conciaye, alors que le
pape élu dans cetle assemblée est celui-la méme qui dirige actuellement les
affaires de l'Éo-Jise et que la pluparl de ceux qui ont promis de ne rien divulguer
o
'
des négociations ou des délibérations auxquelles ils prirent parta cette occas1on
sont ancore vivants. Ordinairement, les révélations sur l'histoire intime des
conclaves se font atlendre plus longtemps. M. Raphael de Cesare a jugé qu'il y
avait tout avantage a ne pas remettre a une époque plus tardive la publication
des documents qu'il a réunis et la divulgation des tradilions orales qu'il a
recueillies. Les nombreux témoins survivants des faits qu'il nous expose pourront ainsi rectifier ses erreurs ou ses inexactitudes, s'il y en a, et nous ne
voyons pas qui pourrait se plaindre de ses indiscrélions, car la plupart des
clocuments putiliés par lui ont déja paru dans les Livres verls ou dans les
journaux catholiques, et les anecdotes qui donnent a son récit un caractere parfois piquant sonl r~contées de f'ai;;on a ne compromeltre personne. C'est meme
la une discrétion qui nuit parfois a la valeur de l'ouvrage comme documenl
historique.
En ciehors des documents diplomatiques déja publiés, l'auteur a puconsulter
des pieces conservée.s aux archives diplomatiques du minislere des affaires
étrangeres, a Rome, ainsi que les notes d'un certain nombre de conclavistes
décédés; il a compulsé les journaux, les discours, les notes conternporaines,
et collectionné une quanlité de détails qu'il a recueillis de la bouche méme des
cardinaux, des prélals, des minislres et des diplomates. 11 ne cache point son
patriotismo ilalien, ni la satisfaction qu'il éprouve a la pensée que le premier
conclave réuni a Rorne, sous le gouvernement du roi d'Italie, se soit tenu avec
un ordre et une dignité exemplaires; mais il garde constarnment le ton etl'altitude de !'historien, le respecl pour l'auguslc assemhlée el pour le souverain
ponlife a l'élection duque! il nous fait assister, et mérile le Lémoignage d'imparLialilé auquel il aspire.

lEAN RÉVILLE.

�222

1

REVUE DES LlVRES

REVUE DE L IIISTOIRE DES Rl".LIGlO:'i'S

John Wyclyff, sa vie, ses ceuvres, sa doctrine, par Victo,· Vattier,
ancien professeur d'histoire, proíesseur de philosophie. i vol. in-8, de
347 pages. Paris, Ernest Leroux, i886.

v1

et

Parmi tous ces hommes que l'histoire nomme, iJ. bon droit, les Réformateurs
avant la Réforme, Wicleff est un des plus illustres; il est l'un des créateurs
de cette langue anglaise que parlent aujourd'hui 80 millions d'hommes. L'Angleterre le vénere ; elle a magnifiquemcnt solennisé le quatrieme anniversaire
cenlenaire de sa mort; elle lui a consacré, dans la vieille église de son ancienne
paroisse, un magnifique monument ; muis, par un singulier contraste, la. vie de
cet homme, qui a joué un si grand rOle et laissé de tels souvenirs est, en réalilé,
fort mal connue. Son vérilable nom, du moins l'orthographe de ce nom, est
ignoré. Les plus anciens documents l'écrivent d'une vingtaine de fa~ons
différentes et l'on ne sait quelle est la bonne. La date précise de sa naissance
reste un mystere; lout ce qu'on sait, c'est qu'elle doit probablement étre fixée
entre i320 et i324, Quant iJ. son lieu d'origine, l'incertitude est iJ. peu pres
pareille. On a cru longtemps, sur la foi de Leland, historien du xv1• siecle, que
Wicleff élait né a Spresswell, petit villo.ge pres de Richmond, c'est-a-dire aux
environs de Londres. 11 est aujourd'hui démontré que le village en question n'a
jamais existé et le plus probable est que le Réformateur élait né do.ns le nord
de l'Angleterre, sur les bords de la Tces, et que le nom sous lequel il est connu
est celui d'une pelite paroisse ou il vit le jour.
L'histoire de sa vie présente de méme une foule d'obscurités. A-t-il ou non
siégé a.u parlement comme commissaire royal? Comment se fait-il qu'il ait été
un moment investí d'une sorte de mission diploma.tique ? Quelles furent, a
Oxford, ses diverses charges? Quand ont commencé ses démélés avec les ordrcs
mendiants? D'ou vient qu'il ait si longtemps échappé aux « poursuites ll, lui, le
fondateur et le chef de ces « pauvres pretres », de ces prédicateurs ambulants
que l'Église pourchassait? Tout cela., et bien d'autres points de détail, reste
encare passablement obscur, malgré de sa.vantes et minutieuses recherches, et ne
sera peut-étre jamais completement éclairci. II en est un peu de meme pour les
nombreux écrits du Réforma.teur; en dresser la liste exa.cte et complete est
chose fort difficile ; s'il en est dont l'authenticité ne fait point questioa, pour
btJaucoup d'a.utres le doute s'éleve,
M. Víctor Vattier a fait de louables efforts pour dissiper, autant que possible,
ces incertitudes ; il a étudié son sujet avec toutes les ressources d'une érudilion
étendue et d'une critique pénétrante et impartiale; quand il n'arrive pas a
élucider un de ces problemes d'une fagon suffisaate, il l'avoue franchement, et
les solutions auxquelles il s'arrétc nous onl paru, en général, sinon démontrées
sans réplique, du moins fort vraisemblables. Pour tout ce qui tient au cOté
purement historique du sujet, son livre est cerlainement ce que nous possédons,
en tran~ais, de plus complet et de plus satisfaisa.nt.

223

Aussi avons-nous élé fort surpris de voir un historien auss érudit et
compétent tomber do.ns la vieille erreur qui confond les Vaudois et les Albigeois.
Da.ns le chapitre v de sa. troisieme partie, qui traite: Des soui·ces de la Docti'ine
de Wyclytf, et qui est peul-étre le moins satisfaisant de tout le volume,
M. Vattier réunit da.ns un meme paragraphe Vaudois et Albigeois et s'exprime
ainsi : « Les Albigeois se composaient de diverses sectes particulieres issues,
pour la plupart, des Va.udois ll,., (page 281 ). 11 est a.u coatraire parfaitement
établi aujourd'hui que les doctrines des Cathares (les purs), vulgairement appelés les Albigeois, avaient pour fondement le Dualisme qui a toujours été étro.nger aux Vaudois, dont l'hérésie était strictement évangélique 1 • Sans doute
comme les Vaudois, comme les Lollards, comme Wicleff, comme tant d'aulres,
les Albigeois attaquaient l'Église, ses cérémonies, ses pro.tiques, son organisa.tion hiérarchique, son clergé corrompu; mais il n'en résulte pas qu'ils aient
fourni aucun élément a la doctrine de Wicleff, dont le point de départ est tout
différent du leur.
Quoiqu'il en soit de cette inadvertance, le Lra.vail ne M. Vattier garde sa
valeur historique. Nous avons déja. loué son impartialité. II ne se la.isse pas
troubler par les violentes attaques des catholiques contre Wicleff; il reconna.it
que la célebre profession de foi, présentée par le Réformateur, lors des poursuites dirigées contre lui en 1382, n'a, a aucun degré, quoiqu'on en ait dit, le
caractere d'une rétractation (page 131) ; il rend un complet et sincere hommage
a la pureté de sa vie privée (p. 341) et s'il estime qu'il s'est monlré plus d'une
fois aigre, violent, subtil da.ns la polémique, il reconnait que c'étaient la plus
encore les défauls du temps que ceux de l'homme. II le loue également comme
écrivain, siaon comme latinista, et salue en luí un des créateurs de la prosa
anglaise, titre que lui mérite surtout sa traduction de la. Bible.
On ne saurait done soutenir que M. Vattier ait été injuste pour Wicleff et
cependant nous devons bien a.jouter qu'a notre sens il ne lui rend pas complete
et entiere justice. 11 nous a.vertit, des la. premiere ligne de sa. préface, que« son
livre est avant tout un livre d'histoire et non l'ceuvre d'un critique religieux »,
mais c'est la précisément, a nos yeux, le défaut du volume. Wicle!T est un
novateur religieux, un réformateur, un hérétique. Raconter sa. vie, apprécier
son influence sur ses contemporains, son rO!e da.ns l'histoire sans discuter ce
coté principal de sa carriere, sans se ranger parmi ses partisans ou ses adversaires, parmi ceux qui approuvent ou qui bla.ment son entreprise, c'est se
condamner a passer a cOté de ce que le sujet qu'on traite a. de plus important.
Ainsi, pour ce qui est de cette traduclion de la. Bible, qui fut un des grands
moyens d'a.ction de Wicle!T et luí attira. les imprécations des catholiques,
M. Vattier insiste a peu pres uniquement sur le cOté littéraire de la question. II
i) Voyez C. Schmidl, Histoire et doctrine de la secte des Cathares ou Albigeois. 2 vol. in-8, París, i848.

�224

REVUE DE L'msTOIRE DES RELTGTO~S

IEVUE DES LIVRES

constate que cette traduction a exercé une puissante influence sur la formation
de la langue anglaise, mais le lecteur qui s'en tiendrait aux informations qu'il
don ne ne comprendrait pas bien pourquoi et comment. La vérité c'est q 11e W1cleff non seulement avait, a bien des égards, forgéjlui-méme l'instrumenl, le
langage dont il se servait, mais surtout qu'il s'était nourri de la Bible, s'en
était pénétré, et qn'il en a rendu le sens avec une étonnante fidélité. Un fait
tout récent, postérieur a la publication du livre de M. Vattier, en témoigne.
Tout le monde sait que l'Angleterre, et tous les pays de langue anglaise, ont
fait longtemps et font encore usage d'une version biblique officielle, vulgairernent nommée: la Version autorisée, qui ful faite sur les textes hébreu et grec
par ordre du roi Jacques T•r et date de i6H. Ces dernieres années elle a été
revisée a fond par un comité ou figuraient les premiers linguistes d'Angleterre el que secondait un comité semblable, aux États-Unis. Un pasteur américain, M. Ewell, a eu l'idée de comparer cette savante revision et la version
autorisée elle-méme, avec la traduction de Wicleff, et il a constaté que, dans
bon nombre de passages, les linguistes du xrx• siécle, armés de tout l'appareil
de la science moderne, ont abandonné le sens adopté par les traducteurs du
roi Jacques, pour revenir a celui qu'avait donné Wicleff et qui se trouvait beaucoup plus conforme au texte. Le fait est d'autant plus remarquable que Wicleff,
qui ne savait guére le grec et pas du tout l'hébreu (ainsi que le constate
M. Vattier p. 15), n'a pas travaillé sur les originaux, mais a traduit en anglais
la version latine, la Vulgate, elle-méme si déíectueuse. Malgré cet énorme
désavantage, le Réformateur s'était si bien nourri de la Bible qu'il la comprenait mieux que les savants théologiens cbargés plus tard par Jacques I•• de
la traduire. C'est parce qu'elle avait ainsi une haute valeur religieuse, parce
qu'elle répondait a un besoin religieux que sa traduction s'est répandue, popu•
larisant du méme coup, dans loutes les classes de la société, la langue nouvelle
et meilleure que l'auteur avait comme créée pour les besoins de sa propagande. Ici done l'action religieuse et l'action littéraire ne sauraient se séparer;
l'une explique I'autre; l'reuvre du réformateur permet seule de comprendre
I'influence de l'écrivain.
Le réformateur, M. Vattier l'a systématiquement, semble-t-il, laissé autant
que possible de cOté. Nulle partil ne se prononce pour ou contre. On dirait
qu'it veut, avant tout, conservar la neutralité. Il rend justice a Wiclelf dans les
questions de détail; il admire son caractére, son énergie, sa prodigieuse activité ; mais en méme lemps iI semble garder l'arriére-pensée qu'aprés toul cet
homme était un hérétique que l'Église n'avait pas tort de poursuivre.
Le défaut de ce sysleme de neutralilé a toul prix, c'est d'amoindrir singuliérement la personnalité du héros. Le porlrait, minutieu:z: comme une miniature,
cst ressemblant; mais il n'atteint pas la grandeur naturelle. Wicleff a exercé
une action bcaucoup plus profonde et puissante, et il a fait beaucoup plus de
bien ou de mal, selon l'opinion a laquelle on se range, que ne le dit M. Vattier.

Pour nous il n'esl pas seulment l'un des créal9urs 1le la langue anglaise. il
est un des fondateurs des libe-tés anglaises. JI a contribué, plus puissammenl
que personne, a empécher la 1apauté de meltre délinilivementla main sur l'Anglelerre. 11 a préparé le lerrait que ses successeurs ont labouré. il a jet_.í la
semence que la réforme a faitcroitre et mllrir; il a ainsi contribué, plus d1rectement qu'aucun autre, a la céation du prcmier peuple libre qu'ail vu l'Europe.
M. Vattier, dar.s son livre, ail bien connailre le philosophe, le théologien,
encore tout enveloppé de scoLstique, l'écrivain, le polémiste; nous regrellons
qu'il ait beaucoup trop laissé ,e caté le Réformateur religieux, l'émancipateur
des dmes, le libérateur.
Étienne CoQuBr.Er..

�CHRONIQUE

CHRONIQUE
FRANCE
L'enseignement de l'histoire des religions A Paris. - Le rapport
sur les travaux de la Section des Sciences Religieuses a l'Ecole pratique des
Hautes-Études pendant la premiere année de son existence (1886) a paru chez
Delalain, a la suite des rapports présenlts, pour la méme période, par les quatre
sections plus anciennes. Nous relevons daos ce document les lignes suivantes
qui témoignent de l'accueil favorable que le nouvel enseignement de celte
Section a rencontré aupres du public, malgré les défiances injustes de ceux
qui, poussés par des passions religieuses ou antireligieuses, l'ont mise pour
ainsi dire a l'index, tantót comme un foyer antithéologique, tantót comme le
dernier refuge de la Lhéologie abhorrée, alors qu'elle ne vise a rien d'autre qu'a
faire modestement de l'bistoire daos un domaine que l'on a trop souvent sousa
trait a J'histoire et it la critique :
« En général, les directeurs et maitres de conférences n'ont eu qu'a se louer
des excellentes dispositions qui ont constamment animé leurs auditeurs. L'enseignement nouvea:u créé a la Sorbonne a été favorablement accueilli. Cent
treize auditeurs se sont fait inscrire pour suivre une ou plusieurs conférences.
Tous, il est vrai, n'ont pas donné suite a leur projet, soit parce qu'ils ne pouvaient pas disposer d? leur temps aux heures des conférences, soit parce que
l'enseignement de l'Ecole des Hautes-Études ne répondait pasa. l'idée qu'ils
s'étaient faite des études d'histoire religieuse, soit, enfin, parce qu'ils ne possédaient pas une préparation suffisante pour suivre les travaux avec profit. Mais
chacune des nouvelles conféreoces a réuni, durant le cours de cette premiere
année d'existence, un nombre suffisant d'auditeurs assidus et zélés. II y a
lieu de se féliciter d'autant plus de ce résultat que Ja nature particuliere des
sciences enseignées dans la cinquieme section avait provoqué certaines
appréhensions dans une partie du public. Le caractere exclusivement historique de l'enseignement et les bons rapports des auditeurs entre eux ou avec
leurs professeurs ne se sont pas démentis un seul instant.
« Il a été tenu par onze directeurs ou maitres quatorze conférences hebdomadaires d'une ou de deux heures. Elles ont été suivies assidtiment par soixante-

227

quinze candidats-éleves ou auditeurs. La Section n'ayant pas unan d'existence,
ne peut pas encore avoir d'éleves. Outre les auditeurs dont les noms sont
mentionnés plus loin (dans la suite du rapport), un certain nombre de personnes, ayant pris leurs inscriptions, ont suivi les conférences d'une fa1,on
intermittente. »
Pour le semestre d'été de l'année courante (1886-1887) la plupart des directeurs et maitres de conférence ont conservé les mémes sujets qu'ils a.va.ient
traités pendant le semestte d'hiver et que nous avons déja mentionnés dans une
précédente cbronique (T. XIV, p. 248-249). Nous nous bornons a signaler les
modifications apportées au programme du premier semestre :
M. Sylvain Uvi étudié, les mercredis a neuf heures et demie, les Sectes
indiennes vers le vm• siecle, J'apres le (:ankara-vija.ya, et les samedis a dix
heures et demie, il explique des textes bouddhiques dans la Chrestomathie pali
de Frankfurter.
M. Maurice Vernes continue ses travaux sur les origines nationales des
Hébreux. Apres avoir étudié le royaume de David et de ses successeurs, il
s'attache, pendant Je second semestre, a I'histoire des royaumes de Juda et
d'Israel.
M. André Be,·thelot a substitué, dans sa seconde conférence, l'Histoire de
l'Oracle de Delphes a. l'Explication des hyrnnes homériques, et M. Sabatier se
livre a !'Examen critique du coutenu de I'Apocalypse de saint Jean et de ses
origines, tandis que M. Massebieau traite des rapports de la littérature cbrétienne primitive avec les OEuvres de Philon. Enfin, daos la conférence de Droit
canon, M. Esmein, qui a expliqué la Pragmatique Sanction de Charles VII
pendant le semestre d'hiver, développe une comparaison de ce document avec
le Concordat de 1516.
L'enseignement de la religion de l'Égypte est momentanément suspendu,
M. Lef~bure ayant été nommé professeur a l'École supérieure des Lettres
d'Alger. Mais les jeunes égyptologues, désireux de s'initier a l'étude des problemes de la religion égyptienne, ne seront pas, pour cela, dépourvus de
ressources. Nolre éminent collaborateur, M. Maspero, consacre justement pendant ce semestre ses coníérences de la Section des Sciences historiques et
philologiques a l'étude de la religion égyptienne d'apres les données fournies
par les pyramides.
Au College de France, M. Albert Réville continue son cours sur la religion
romaine et ses modifications sous l'influence de la civilisation grecque et des
religions orientales.
Dans le programme de !a Faculté de théologie protestante, nous relevons les
modifications suivantes : M. Philippe Berger traite de l'histoire du peuple juif
depuis la destruction de Jérusalem jusqu'a nos jours; M. Bonet-Jffaury continue
jusqu'a Charlemagne l'histoire de l'Église et des missions chrétiennes,qu'il avait
menée jusqu'a l'époque de Grégoire le Grand, pendant le premier semestre.

�228

1

RP.YUE DE L ffiSTOIRE DES RELIGIONS

ClillONlQUE

M. Massebieau étudie le traité de Cyprien sur l'Oraison dominicale en le comparant aux traités analogues de Tertullien et d'Origene.

Les classüications des religions et l e r ole de l'histoire des
r eligions dans l'enseignement public. - Dans la Revue critique d'histoire et de littt!rature, du 4 avril, M. Théodore Reinach a consacré un article
fort intéressant au récent volume de M. Vernes sur l'bistoire des religions. 11 y
a tout intérét pour nous A connartre le jugement d'un critique éclairé et désintéressé dans cette q1rnstion déjfi. tant de fois discutée parmi nous. Apres avoir
noté les objections de M. Vernes contre les divers classements des religions
proposés par les principaux hiérographes contemporains et en avoir reconnu
Ja justesse, M. Reinacb reproche iL l'auteur d'avoir poussé trop Ioin sa défiance
envers les classifications actuelles. Ajuste titre, il rappeI/e qu'une classification
scientifique des religions ne saurait étre artificielle, mais qu'elle devra reposer
sur un principe de filiation. Et M. R. continue ainsi :
(e • •••• Lorsque l'examen scrupuleux des faits aura révélé entre les pratiques
ou Jes croyances de deux peuples des ressemblances qui ne peuvent s'expliquer
ni par le hasard, ni par l'emprunt, nous croyons que l'hypotMse d'une deseendance cornmune s'impose et qu'elle fournit le principe d'une classification
rationnelle.

(( Je n'oublie pas toutefois que les éléments religieux, en voyageant d'un pays

A l'autre, se métamorphosent, s'adaptent A leur nouveau milieu. Ce phénoméne
d'adaptntion est commun aux Iangues, aux arts 1 aux religions, mais c'est en
matiere religieuse que son import.ance est la plus grande, parce que la religion
tient de plus prés aux racines mémes de l'élre moral d'un peuple. En réalité,
il n'y a que les formes des religions qui voyagent, Ieur esprit leur est insuffié
par les gens qu'elles visitent. Lorsque cet esprit demeure le méme tout en
changeant de milieu, c'est que l'emprunteur était arrivé au méme point et au
méme genre de civilisation que le préteur, mais cette transmission intacta est
bien raré ; le fait général est la modification plus ou moins profonde : voyez ce
qu'est devenu le bouddhisme en passant de l'Inde en Chine, le christianisme
en passant de la Judée dans le monde gréco-romain. Des lors on peut se
demander s'il est légitime de considérer la re1igion, ainsi transformée par la
greffe, comme le simple prolongement de la religion primitive; qui doit l'emporter dans la classification , la mati8re ou !'esprit? La question est embarrassante : je erais cependant qu'ici encare la linguistique doit servir de modele. Il
est fort possible que si nous conna.issions la langue des anciens Gau loia, nous
trouverions plus d'analogie entre la structure génP.rale, le lour de cette langue
et celui de la nOtre, qu'entre le fran~ais el le latin¡ de méme, les érudits de la
Renaissance ont déj!l remarqué que sur beaucoup de points de syntaxe, le
fran~ais est plus voisin du grec que du latin. Néanmoins il n'y a que des fous
ou des réveurs qui puissenl songer, dans une classiHcation rationnelle des
tangues, a ranger le frani;ais avec le celtique ou le grec plutOt qu'arec le latin,

T

229

qui lui a fourni les tl'Ois quarts de son vocabulaire et toutes s~s Oex_ions. 11 en
est de méme d~s religions. Quelque transformation que le géme national fasse
subir a une reliaion d'emprunt, la classification devra faire ressortir, avant
tout 1 le lien d'o~igine, la filiere, quitte a montrer qu'en matiere d'évolutio,1
religieuse, comme ailleurs, les fils ne ressembl~nl pas toujo~r.s a le~rs p:re.s.
· En d'autres termes des que l'on admet une sc1ence des rehg10ns, e est-a-dire
qu'on envisage les :eligions comme des objets d'étude séparés, la summa cli~isio
doit prendre pour base les rapports de filiation des di verses croyances; mais le
savant ne doil jamais oublier que les religions, pas plus que les langues, ne
constituent de véritables unités concretes, qu'elles ne sont, au fond, que des
organes ou des produits de la civilisation d'un peuple, isolés_ p_our la. comm~dité
de l'élude ; que tout en vivant de leur vie propre, elles partic1pent de la v1e de
l'ensemble organique auquel elles appartiennent!; en un mol, l'hiérographe,
comme le linguiste, ne peut se passer de l'historien, ou plulOt il fau~ q~'il soil
lui- méme un historien, ne s'absorbantjamais daos sa recherche part1cuhere au
point de perdre de vue l'objet général des sciences morales : l'homme présent
et passé, danS toule sa complexité.
« Ceci me mene a. dire deux mots du second sujet abordé par M. V. : la
place que la science des re!igions doit occuper daos l'enseign~ment s~péri~ur.
Celte place, l\f. V. la trouve daos les facultés des lettres, et Je ne pu1s qu approuver cetle opinion. Les facullés des lettres sonL, au fond, des fac~llés
d'hisloire, en prenant ce mot dans le sens le plus large. De tou_tes les matieres
qui peuvent y étre enseignées, la métaphysique est la seule qui ne rentre pas,
par quelque endroit, dans la science de I'homrne moral, laquelle se ~onfond ave~
l'histoire; or la métaphysique ne s'enseigne guere, ou ne s'~nse1gne pas. Si
l'on distribuait les chaires de la Sorbonne d'aprés u11 plan rationnel, on pourrait les grouper sous les chefs suivants : i O étude de l'humanité actuelle (géographie politique, sociologie, psychologie, etc.); 2° étude générale ~e l'_humanité da.ns le pa.ssé (histoire politique, histoire de la civilisation}i 3° h1sto1re des
divers produits intellectuels de l'humanité : art, philosophie, langues, litl~~alures. On voit que la religion se place tout naturellement sous cette dermere
rubrique, et c'est bien ainsi que l'entend M. Vernes. Uexistence de facultés
spéciales pour les sciences religieuses n'avait de raison d'étre que ~orsque l'enseignement de ces sciences poursuivail un but essenliellement prat1que, comme
celui du droit et de la médecine. Du moment que l'État a renoncé A form~r
Iui-méme les futurs prélres - et M. V., qui n'a pas demandé la suppression
des facullés de Lhéologie catholique, s'en console assez aisément - la science
des religions, devenue purement Iai:que et théorique, n'est a sa pl~ce q.u'il. la
faculté des leltres, en contact intime avec les autres enseignements h1stor1ques,
oü. elle doit saos cesse se retremper. L'existence de facultés de théologie lalcisées en Hollande s'explique historiquement, mais elle ne peut se justifier rationnellement.

�230

En ce qui concerne l'enseignement supérieur, M. V. a obtenu a peu pres
gain de cause, puisqu'outre la cbaire du College de France, la science des
religions est aujourd'hui professée dans une section de l'École des HautesÉtudes, qui n'est qu'une annexe de la Faculté des lettres. Mais il ne se contente pas de ce résultat. Il réclame trois chaires d'bistoire des religions dans
chaque faculté des Jettres (une chaire générale, une consacrée au judaisme, une
au christianisme). C'est beaucoup; trouvera-t-on partout, des a présent, the
right man for the right place? Provisoirement, du reste, M. V. se contenterait
dans la plupart des facultés de deux chaires ou meme d'une seule, a la condition que cet enseignement eut une sanction : il demande que la licence et
l'agrégation de philosophie comportent désormais une interrogation sur l'histoire religieuse. Je goute peu, pour ma part, ce mariage de la philosophie et de
la religion, qui n'ont jamais fait bon ménage ensemble que lorsqu'elles étaient,
!'une ou l'autre, assez malades. Je goute encare moins l'ídée de M. V. de faire
a l'histoire religieuse une part plus large dans l'enseignement secondaire et rle
l'introduire dans l'enseignement primaire. Le paragraphe qu'il propase d'insérer dans le programme d'bistoire des lycées : « Jésus de Nazareth », ferait
pousser les hauts cris aux ennemis de l'Université et sufflrait a éloigner d'elle
bien des familles timorées. Quant aux instituteurs primaires, commcnt supposer qu'ils aient assez de science et de tact pour enseigner cette Histofre
sainte lafcisée que reve M. V. apres M. Astmc, saos tomber dans !'un ou
l'autre écueil, ou de ressusciter l'ancien enseignement du catéchisme ou de
froisser les consciences? Certes il est regrettable de voir des éleves quilter les
bancs de l'école sans avoir jamais entendu parler de Moise ni de Jésus, sans
pouvoir rien comprendre, par conséquent, a tant de chefs-d'reuvre de l'art et de
la littérature qui ont puisé leur inspiration dans la Bible et l'Évangíle; mais
dan~ l'état actuel des partis, je ne vois pas de remede a ce mal, et aprés tout,
c'est une infime minorité d'enfants qui ne reQoit aucune instruction religieuse... »
A ces considérations en général fort justes nous nous permettons d'ajouter
que, sans introduire ni dans l'enseignement secondaire, ni dans l'enseignement
primaire des le~ons spéciales d'histoire religieuse lai'que, il nous parait d'un
grand intérét de donner aux fulurs maitres dans ce double ordre d'enseignement quelques connaissances sérieuses d'histoire religieuse, afin que toutes les
fois ou les questions religieusés paraitront dans leurs cours, - ce qui est inévitable, - ils sachent se tenir sur le lerrain purement historique, aussi loin du
fanatisme irréligieux que de la superstitíon. Nous nous sommes expliqué a ce
sujet dans un article récent sur l'Histofre des religions; sa methode et son i·óle
(t. XIV, p. 360 el suiv.).
Mélusine et le Folk-Lore. - La nolice que nous avons consacrée,
dans la précédente Chronique (p. i l8-H9), a l'étude du folk-lore en France et
particulierement aux travaux de 1\1. Gaidoz, nous a valu de la parl de nolre
«

CHRONIQUE

REVCE DE L'HISTOI1'E DES RELIGIONS

23i

tres honoré confrere en hiérographie quelques observalions sur le róle de Melua nos lecteurs. En parlant
des deux recueils mensuels qui, dans notre pays, sont exclusivement consacrés
au folk-lore, la llfelusine et la Revue des traditions populai?'es, nous avions dit
que la premiére de ces deux publicalions en esta sa troisiemti année d'existence.
« Mélusine, nous écrit M. Gaidoz, est dans son troisiilme volume, par suite de
son mode de publication et d'ahonnemenl, mais elle est dans sa onzieme année,
son premier numéro portant la date du 5 janvier i877. Elle a, il est vrai, interrompu sa publication en i878, pour reparaitre seulement au commencement
de 1884; mais elle n'en a pas moins aujourd'hui onze ans d'existence, et elle a
le droit de le rappeler au moment ou les études dont elle a pris l'initiative se
répandent de plus en plus en France. Nous disions en 1884, dans notre programme de réapparition : « L'initiative de llfélusine n'n pas été pe1·due; ella
« avait suscité un mouvement qui lui a survécu, et I'activité qui, depuis six
« ans, a régné en France dans cet ordre d'études a continué son rnuvre et com" plété son programme. On pourrait donner le nom d' « École ele llfelusine » a
« ce noyau de folk-lorisles qui dans ces dernieres années ont entrepris l'explo« ralion des légendes de plusieurs de nos provinces. »
« Le développement de nos études et des publications qui prennent Melusine
pour modele a 'justifié de plus en plus nos paroles de 1884. Nous nous en
louons, mais nous pensons que la galerie se rendra compté de la chronologie
et de la genese du mouvement folk-lorique en France. »
Nous donnons acle, tres volontiers, il. Melusine de sa réclamation. Nous
n'avions pas compté au nombre de ses années d'existence les années ou elle
n'a pas paru. Mais nous ne demandons pas mieux que de lui teni; comple
des annécs ou elle a vécu invisible, a la f~on des fées dont elle nous conle si
bien les aventures. Qu'elle ait onze, quatre ou trois ans, personne ne lui contestera son rang de srnur ainée dans la famille des folk-loristes franQais.
Nous profilons de cette occasion pour la féliciter de la naissance d'une nouvelle petite srnur, la Tmdition, organe de la Société des traditionnistes frangais, avec M. Henri Carnoy pour rédacteur en chef. Trois revues mensuelles &lt;le
folk-lore, c'est peut-étre beaucoup. La matiere cst abond.ante, mais le nombre
de ceux qui s'entendent a. l'extraireeta la travailler, n'estpas aussi considérable.
Publications. - 1° Le Nouveau Testament pi·ovenqal. La Faculté des
lettres de Lyon a entrepris de faire reprodufre par la pbotolithographie le
Nouveau Testament provenga! conservé au palais Saint-Pierre a Lyon et que
les auteurs du prospectus continuent a désigner sous le nom assez inexact de
Bible vaudoise. Le travail sera exécuté par un excellent photographe lyonnais,
M. Lumiere, sous la diraction de M. Clédat. La reproduction aura, comme le
manuscrit, 482 pages in-8. Le prix de s.ouscription est de 30 francs. L'initiative
de la Faculté des lettres de Lyon sera fort appréciée de tous ceux qui s'intéressent a l'histoire de la Bible au mayen age et a celle de l'hérésie cathare.
sine que nous nous empressons de faire connattre

I

�232

1

ílEVUE DE L 81STOIHE DES RELIGlONS

2• La stcle de Mésa. M. Clermont-Ganneau a publié, en Lirage a part, l'article
du Joui·nal Asiatique que nous avons déja signalé daos un précédent dépouillement des périodiques, sous le titre de : La stele de bfésa, examen critique du
texte (Paris, Leroux, 1887; in-8 de 43 p.). C'est une réponse a l'édilion du
texte de la célebre stele par MM. Smend et Socin, que M. Garriere a présentée
aux lecteurs de celle revue (t. XIV, p. 238 el suiv.). M. Clermont-Ganneau
reproche aux éditeurs de n'avoir pas tenu compte d'un document essentiel, la
copie faite par l'Arabe Sel!m el-QAri de sept lignes consécutives de !'original
avant sá mutilatioo,d'avoir donné comme cerlaioes des lecturas qui soothypothétiques. Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des discussions épigraphiques. L'un de nos collaborateurs reviendra sur le sujet. Des a présent toutefois,
il faut signaler dans la hrochure de M. Clermont-Ganneau, le fac-similé de la
copie parlielle (lignes 13 a 20) prise par Selim el-Qari et la supposition de l'auleur qu'il serait possible a un explorateur habile de retrouver encore d'autres
fragments de !'original, soit entre les mains des Bédouins qui leur attribuent
une vertu magique, soit dans les matériaux de quelque construction postérieure.
Au moment de meltre sous presse, nous recevons la derniere livraison de la
Scottish Review commenc;ant par un article dans lequel le R. A. Lowy, secrétaire de l'Association anglo-juive, prétend démontrer le caractere apocrypbe de
l'inscription tant discutée. Pour lui, la pierre est ancienne, mais l'inscription
moderne. Sa démonstration ne nous a pas convaincu. Mais il faut décidément
que M. Clermont-Ganneau nous donne une édition définitive de ce texte.
3• Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, dirigé par MM. Daremberg et·;Saglio (Hachette). Le onzieme fascicule de cette excellente publicatioo,
qui a paru au mois de mars, renferme plusieurs articles importants pour l'histoire des religions : la fin de l'article Cupido (Eros), par M. Collignon, Cybele,
par notre collaborateur M. Decharme, Dremon, par notre collaborateur M. Hild,
Danaides et Danaus, par M. Giraud Teulon, Daphnephoria, par M. P. París,
Deadia, par M. J ullian, et Delia, par M. Homolle. Les illustrations sont toujours
nombreuses et fidéles et les renvois aux sources rendent ce dictionnaire doublemenl précieux pour les travailleurs.
4° L'Allemagne ti la fin du moy.m dge (Paris, Pion, io-8 de xLm el 603 p.).
Tous ceux qui se sont occupés de l'histoire de la Renaissance et de la Réformation connaissent la célebre Histoire du peuple al/emand depuis la fin du
moyen áge, par M. Janssen. C'est la traduclion de cet ouvrage, aussi savant
que passionné, que la librairie Pion nous offre, d'aprés la quatorziéme édition
de !'original et avec une préface de M. G.-A. Heinrich, doyen honoraire de la
Faculté des lettres de Lyon, daos laquelle se refléte un esprit tout semblable a
celui qui a inspiré !'original. Le livre de M. Janssen n'en est pas moins tres
riche en détails sur l'enseignement, les croyances et la vie populaires au commencement &lt;lu xv1° siecle. A ce litre il esl forl heurcux que nous en possédions

233

CHRONIQUE

une traduction. C'est un livre que l'on ne peut se dispensar de coosulter, mais
dont il est indispensable de conlróler les assertions.
. 5° Parmi les traductions d'ouvrages historiques de date récente, il nous faut
s1goaler aussi l'Histoire des réfugiés huguenots en Amérique, de M. C.-w. Baird,
traduite de l'anglais par MM. A.-E. Meyer et de Richemond. (Toulouse,
Lagarde, 1887 ; in-8 de xx: et 632 p. avec cartes et planches.)

ANGLETERRE
M. Gladstone et Poseidon. - M. Gladstone a repris avec une nouvelle
ardeur ses études sur l'antiquité grecque et sur la civilisation homérique, depuis
que de récentes controverses lui ont montré que les idées qui lui sont restées
cheres dans ce domaine, ne sont pas favorablement accueillies par la plupart
des m!thologues et des hellénistes. Larevue aoglaise The Nineteenth Century,
du mo1s de mars, nous apporte un arlicle de lui sur Poseidon qui semble devoir
étre la premiere d'une série de monographies sur les priocipaux dieux de
l'Olympe homérique (The greate1' gods of Olympos. I. Poseidon). Voici Je résumé
de cet article :
Les grao~s dieux de l'Olympe homérique sont au nombre de cinq: Zeus,
Héré, Pose1don, Apollon, Atbéné. Chacune de ces divinités a une individualité
nettement marquée et correspond a une conception déterminée. En Zeus, l'idée
centrale est la puissance de gouverner (la poliliké grecque); chez Poseidon
c'est la force physique; chez Hére, la nationalité; chez Athéné, la force spiri~
tuelle, et chez Apo!lon, la soumission a la volonté de Zeus. On se trompe sur le
compte de Poseidon en le représentaot comme l'altc1' ego de Neptune. II est
essentiellement un dieu terrestre, fort, indépendant, sensuel, jaloux et vindicatif. 11 _n'y ~, a proprement parler, ríen de divin en lui, hormis sa puissance.
Se~ attnbut10ns sont mulliples et c'est justement l'analyse de ces attributions
qui nous permet de nous débrouiller dans la question des origines achéeones.
Apres avoir établi sa these générale, M. Gladstone étudie successivement la
situation de Poseidon parmi les dieux, son caractere, ses attril.Juls el ses fonctions selon les indications fournies par les écrits homériques. II est impossibl
d't
·1 d
d
e,
1 -1 , e compren re soit Poseidoo, soit Hades, a moins de reconnaitre que chacun d'eux ful a !'origine un dieu supréme. La t&amp;che du poete était de concilier
les majeslés de ces divers dieux suprémes, en évitant de les mettre en conflit et
en faisant ressortir la suprématie de chacun d'eux sur un point spécial. Poseidon n'est pas non plus une force de la nature personnifiée, mais une individualité qui exerce un pouvoir souveraio sur un grand domaine de la nature saos
exclusion d'at.tres divinités. Ce pouvoir s'exerce saos doute sur Ja mer ~ais ¡¡
se manifeste aussi dans les tremblements de terre. Ce n'est pas comme' dieu de
mer, q~e Po_s~idon est aussi le dieu des chevaux, c'est parce qu'il est Je dieu
d une région ou 1I Y a beaucoup de chevaux. La méme explication nous doone

1:

iG

�234

cunoNIQt,;E

m:vuE DE L'IIISTOIRE DES RELIGIONS

la raison pour laquelle il est le dieu protecleur des constructions. C'est un dieu
exotique acclimalé chez les Achéens. Ses cheveux noirs trahissent encore son
origine méridionale et orientale. Le dieu des navigaleurs, des Pbéaciens, est
devenu le dieu de la roer. Voila la véritable genese du Poseidon homérique ;
aussi le rO!e de ce dieu est-il beaucoup plus considérable uans l'Odyssée que
dans l'Iliade.
llrf. Andrew Lang et Demeter. - La meme revue qui a puhlié l'article
de M. Gladstone nous donne, dans le numéro suivant (avril), une courle étude
de M. Andrew Lang, intitulée Demeter and the pig. L'aimable et savant é::rivain y signale une fois de plus le double caractere de la religion grecque,
humaine et rationnelle, d'une part, sauvage et saturée d'éléments magiques,
d'autre part, a propos de deux trouvailles faites par M. Newton dans le temple
de Demelera Cnide. Il s'agit d'une fort belle statue de Demeter et d'ossements de
porcs trouvés, avec des statuettes représentant des porcs, dans une caverne souterraine voisine de l'emplacement ou gisail la statue. Celle-ci est un des chefsd'reuvre de la statuaire grecque, d'une expression touchante, une véritable
Mater Dolorosa de l'Hellénisme. Que viennent faire aupres d'elle ces images
vulgaires? M. Laog rappelle a. ce propos que cbez les peuples les plus divers
on a offert en sacrifice aux divinilés de la terre des victimes humaines ou des
porcs. On mélangeait, sur l'aulel, leur chair et leur sang au grain pour obtenir
des dieux la fertilité, tandis que l'on enterrait leurs os. Un passage du scoliaste
de Lucien (daos le second Dialogue des courtisanes) nous permet d'établir
qu'un rite tout semblable était pratiqué en Grece aux Thesmophories, et nous
avons ici une preuve de plus a l'appui de cette vérité qu'ilfaut chercher !'origine
des rites bizarres des mysteres grecs dans les pratiques des temps antérieurs a
la civilisation.
M. Lang cite aussi un parallele assez étrange de la légende de Demeler,
inconsolable du rapt de Proserpine jusqu'a ce qu'elle soit réconforlée par une
coupe de cycéon (mélange d'orge et d'eau) et par les farces grossieres de la
servante Iambé. C'esl une tradition des Indiens de l'Amérique du Nord, rapportée par Schoolcraft de la fai,on suivante :
« Les Manitous étaient jaloux de Manabozo et de Chit&gt;iahos. Manabozo averlit
son frere de ne jamais rester seul; mais un jour celui-ci s'aventura sur le lac
glacé et fut noyé par les Manitous. Manabozo se lamenta sur les bords du lac,
11 engagea la guerre contre tous les Manitous ..... 11 appelait le cada vre de son
frere. 11 terrifiait toute la contrée par ses lamentations. Alors il enduisit de noir
son visage et s'assit pour se lamenter pendant six ans, en prononi,ant le nom
de Cbibiabos. Les .Manitous tinrent conseil afin de trouver un moyen d'apaiser
sa tristesse et sa colere. Les plus anciens et les plus sages qui n'avaient pris
aucune parta la mort de Chibiahos, oll'rirent de tenter la réconciliation. lis construisirent une cabane sacrée a coté de celle de Manabozo et préparerent un
somptueux festin. Puis ils se réunirent, a la file, l'un derriere l'autre, chacun

\

235

portant sous son bras un sac de la peau de quelque animal préféré, lels que le
castor, la loutre, le lynx, contenant toutes sortes de plantes médicinales rares
et précieuses. Ils les lui montrerent et l'inviterent a festoyer par des paroles
joyeuses et par des cérémonies. lmmédiatement il leva la téte, se découvrit,
neltoya les couleurs sombres dont il était enduit et les suivit. lis lui offrirent
une coupe de la liqueur préparée avec les plantes choisies, ala fois en guise de
propitiation et comme cérémonie d'initiation. 11 la but d'un seul trait et sa mélancolie disparut. Alors ils commencerent leurs dan ses et leurs chants, avec des
cérémonies variées. Tous danserent, tous chanterent, tous remplirent leur r0le
avec la plus exlréme gravité, avec exactitude, régularité et justesse. Manabozo
était guéri. Il mangea, dansa, chanta et fuma la pipe sacrée. C'est ainsi que
furent introduits les mysteres de la grande danse médicale. Alors les Manitous
unirent leurs pouvoirs pour rappeler Chibiahos a la vie. Ainsi ful fait ; ils lui
rendirent la vie, ruais il était déíendu de pénétrer daos sa cabane. A travers une
ouverlure ils lui passerent un charbon brulant et lui dirent d'aller présider la
Région des ames et de régner sur le pays des morts. Manabozo, des lors, se
retira loin des hommes ; il laissa a Misukumigakva ou la Mere de la terre le patronage des plantes médicinales et lui offrit des sacrifices. »
Le déchift'rement des inscriptions hittites. - M. J. Menant a mis
récemment nos lecteurs au courant des problémes soulevés dans le monde des
orientalistes par les monuments et les inscriptions de l'Asie-Mineure que l'on
désigne sous le nom de hétéens ou hittites. Voici que le président du Palestine
E:r;ploration Fund, le capitaine Conder, prétend avoir trouvé la clef de ces
mystérieuses inscriplions. 11 a annoncé sa découverte dans une lettre datée de
Cbatham et publiée par le Times, dont nous donnons ici la traduction :
« Depuis quelques années le déchiffrement des étranges hiéroglyphes découverls a Hamath, a Alep, a Karkemisch et, d'une fai,on générale, daos toule
l'Asie-Mineure, se présente a nous comme !'un des plus intéressants problémes
de l'archéologie orientale. On a tenté plusieurs fois de les Jire, mais aucune de
ces tentatives ne pouvait réussir tant que la langue a laquelle ces textes appartiennent restait inconnue. J'ai eu la bonne fortune de découvrir ce mois-ci (en
février) quelle est cette langue et je ne pense pas avoir beaucoup de peine a
convaincre les orientalistes de la réalité de cette découverte, puisqu'il se trouve
que non seulement les termes, mais aussi la grammaire de ces inscriptions appartiennent a une langue bien connue. La découverte, quand on la connait,
parait a tel point simple et évidente que je m'élonne qu'elle n'ait pas encore été
faite. La leclure complete des textes ne laisse pas, saos doute, d'ofi'rir encore
quelques diíficultés, d'abord a cause des mutilations et du mau\"ais état des
inscriptions, ensuite a cause des fautes des reproductions publiées. Dans certa.ins cas le sens de quelques symboles que l'on ne rencontre qu'une ou deux
fois doit rester obscur jusqu'a ce que l'on en découvre d'autres exemples. Je ne
doute pas néanmoins que l'étude attentive des originaux ne fasse disparailre

�236

REVUE DE L'lllSTOlllE DES RELIGIONS

un grand nombre de ces difficultés de délail, lorsqu'on aura reconnu la ele[
simple et évidenle de ce langage. Je n'hésite pas a déclarer qu'il est des a présent possible de comprendre le sens général et les caracteres des dix principaux
textes acluellement connus. On sait que ces caracteres étaient en usage 1400
ans avant Jésus-Christ et qu'ils remontent, selon toute vraisemblance, a une
beaucoup plus haute antiquité. Je prépare un mémoire dans lequel je me propose de donner une analyse complete du sujet et je m'attaque au décbilTrement
des plus importantes de ces inscriptions qui sont certainement déchilTrables.
Ce sont des invocations aux dieux du Ciel, de l'Océan et de la Terre, - exactement les divinités (y compris Set) que les monuments égyptiens et les textes
cunéiformes nous font connaitre comme objets d'adoration chez les Hittites et
les autres tribus de l'Asie-Mim,ure. Nous aurions déja díl. Je soup&lt;¡onner, puisqu'en certains cas, ces inscriptions se trouvent sur les bas-reliefs oü sont représentés des dieux. On éprouve, sans doute, quelque désappointement en constatant qu'elles ne fournissent pas de renseignements historiques; mais je serai
en état de montrer qu'elles permettent néanmoins d'établir des déductions historiques tres importantes et qu'elles jettent un jour nouveau et vraiment étonnant sur l'ancienne histoire de I' Asie occidentale et de l'Égypte. Cette décou:
verte provoquera síl.rement une certaine incrédulité jusqu'a ce que l'on puisse
en démontrer la justesse par de nombreuses preuves tirées de l'interprétation
grammaticale ; c'est, en effet, la construction particuliere des phrases qui explique pourquoi elles n'ont pas déja été déchiffrées. Voila pourquoi j'ai remis a
deux orientalistes bien connus (MM. W. Wilson et C. Warren) un exposé
des príncipes de la découverte, qui servira a montrer que la méthode adoptée
n'est pas arbitraire et que les conclusions auxquelles elle aboulit, sont de la
plus haute importance pour tous ceux qui étudient l'histoire d'Orie11t.
« Voici, sauf corrections ultérieures, le sens des textes les plus importants.
Le premier est une priere au soleil :
« Puisse le saint, fort et puissant, entendre les prieres qui montent. J'in« voque le Tres Haut... J'adore mon Seigneur... Brille, Seigneur. Grand
« esprit, qu'il en soit ainsi. 11 me donne la pluie du ciel. »
« Une seconde priere est adressée au dieu de l'Eau, du Firmament et de
l'Océan :
« Je prie ... mon Dieu de l'Eau, le majestueux Seigneur de l'Eau, le Dieu
« du Ciel. Je fais une inscription en son honneur. Je !'exalte. Je provoque une
« grande libation en guise de sacrifice. J'olfre un sacrifice au Tres Haut, Je Roi
« de l'Eau. J'invoque le (fort) Seigneur, le puissant. Le (fort) Roi, (forte)
« lumiere ; Dieu, chef du ciel... Je sacrifie a... Je crie... Je (le) glorifie
« priant pour de l'eau. •
« Un troisieme texte se lit de la fa!}on suivante :
« A toi, le puissant. .. le fort, le chef, le Seigneur reconnu, soient adressées
« les prieres ... Je crie avec priere au Saint, le grand Seigneur... a Dieu et

CHRONJQUE

231

a Déesse ensemble, je crie au grand (étre) spirituel ... Amen. Je... a mon
Dieu-Eau. Lui Set mon Dieu-Eau.'.. chef... J'invoque. Au dieu bieníai« sant de l'aurore... je crie ... A mon Saint. [Puisse-t-il faire... ma sup« plication ?] Offrant une libation au Dieu du Ciel. Je lui fais offrir une excelo&lt; lente libation... Accepte mon excellente libation...
La ]une cr.oissante
« grandement je... ,,
« Ce texte est tres mutilé et contient divers signes rares; mais le seos général est hors de doute. J'ai également traduit un long texte analogue, mais le
mauvais état dans lequel il nous est parvenu fait qu'il y reste beaucoup de
!acunes. Bref, j'ai appliqué ce langage a dix des textes principaux. Les sceaux
et les pierres gravées recouverts des mémes caracteres ne sont pas difficiles a
lire. Le cylindre trouvé a BabyIone parait étre un cylindre magique, couvert
de caracteres, comme plusieurs autres déja connus ... »
Il importe de n'accepter ces traductions que sous bénéfice de conlróle.
N'oublions pas, en effet, que le capitaine Conder est au moins le cinquieme a
proposer une clef pour l'interprétation des inscriptions hittites. Ceux de nos
lecteurs qui désirent suivre de pres l'histoire des tentatives de déchiffrement,
trouveront un tres intéressant aper&lt;¡u des divers systemes proposés jusqu'a ce
jour, daos un r.ouveau recueil périodique anglais dont nous avons déja annoncé
la publication, mais que nous nous plaisons a signaler une fois de plus : le
Babylonian and Oriental Recoi·d (Londres, Nutt, sous la direction du prof. de
Lacouperie), livraison d'avril i887.
Archéologues et philologues. - Puisque nous avons commencé le
récit des découvertes du président du Palestine Exploration Fund, nous ne
saurions négliger l'article qu'il a publié, peu de jours apres la leltre précitée,
dans la livraison de Mars du Contemporary Review, sous le titre de : Old
Testament: ancient monuments and modern critics. C'est une vive attaque
contre la méthode et les procédés de l'école critique d'interprétation de 1'Ancien
Testament. Le cap. Conder reproche aux hébra1sants de se renfermer trop
exclusivement dans l'étude pbilologique des textes de l'Ancien Testament et de
ne pas tenir un assez grand compte des découvertes de plus en plus importantes
qui se succedent dans le champ de l'archéologie sémitique et de l'égyptologie.
II prétend montrer par une série d'exemples portant sur la diffusion du nom
de Jéhovah, le tabernacle, l'année hébraique, les récits de la Genese, les
Rephaim, les mreurs et les coutumes des Hébreux, etc., que les découvertes
de l'archéologie et l'étude comparée des civilisat.ions et des religions sémitiques
condamnent un grand nombre des affirmations de l'École critique et que la
défiance avec Jaquelle le public accueille les conclusions de celle-ci, est justifiée
par la témérité des hypotheses et l'insuffisance de la documentation. C'est
surtout a M. Wellhausen que le cap. Contler s'attaque.
Ce cboix, il faut le reconnaitre, est particulierement malheureux. Le savant
philologue et historien allemand sera sans cloute étonné d'apprendre qu'il n'a
«

«

�238

REVUE DE L'IIISTOIRE DES nELlGIONS

pas suffisamment étudié les religions sémitiques. 11 n'aurait pas grand'peine a
établir que les certitudes archéologiques auxquelles le cap. Conder attache une
si grande valeur, ne sont pas toutes aussi évidentes que le prétendent leurs
heureux inventeurs et que les conclusions que ce dernier en tire pour appuyer
certains récits bibliques sont fort contestables. M. Roberlson Smith, l'auleur
d'un des plus beaux ouvrages qui aient paru sur les anciens Arabes, lui a
verlement répondu dans la livraison d'avril de la méme revue. Nous n'avons pas
il. prendre parti, lorsqu'it accuse le président du Palestine Ereploration Fund de
ne pas savoir l'hébreu et de n'avoir qu'une connaissance imparfaite de la
philologie sémitique. Les éléments pour juger le différend nous manquent. II
n'est malheureusement plus rare de voir des critiques ignorant l'hébreu se
méler de disséquer les textes mémes de l'Ancien Testa:ment. Mais il faut bien
reconnaitre avec M. Robertson Smith que l'Apre critique de Wellhausen ne
semble pas l'avoir lu avec suffisamment d'attention.
Nous retrouvons ici en réalité la nouvelle rivalité des folkloristes et des
philologues, greffée sur l'ancienne rivalité des conservateurs et des critiques
daos le domaine de l'exégese sacrée. En s'adressant a des hommes comme
MM. Wellhausen et Kuenen, le cap. Conder se trompe d'adresse. Son article
renferme cependant un averlissement utile a recueillir pour bon nombre
d'exégetes modernes de l'Ancien Testament. Il ne faut plus, dans J'état actuel
des études sémitiques, se renformer exclusivement dans la dissection des textes
bibliques, comme si le développement de la religíon d'Israel ne devait pas étre
éclairé par les travaux multiples des autres
sections de l'histoire, de I' archéoloo-ie
.
e
et de la philologie sémitiques.

Publications. - 1° Ch. Bigg. The christian Platonists of Alexandria
{Oxford, Clarendon Press, 1886; in-8 de xxvn et 304 p.). Sous ce titre le D•
Ch. Bigg a réuni les huit conférences qu'il a prononcées a Oxford, en 1886,
sur l'invitation du comité chargé de gérer le legs du Rev. Bampton. La
premiere est consacrée a Philon et aux gnostiques, les cinq suivantes traitent
de Clément et d'Origene, la septieme a pour objet la Renaissance parenne et la
derniere expose l'action des deux grands docteurs alexandrins sur le développement ultérieur de la pensée chrétienne. L'auteur n'a pu épuiser le suj et en
quelques conférences ; mais il a traité Clément et Origen e avec une connaissance
approfondie de leurs écrits et avec cette sympathie intellectuelle qui provient
d'une certaine affinité de son esprit avec le leur. Les Platonistes chrétiens
d'Alea;andrie font un digne pendant il. l'Organisation des Eglises chrétien nes
primitives du or Hatch qui ont déja élé publiées, il y a quelques années, comme
conférences Bampton.
2° Dictionary of religion. La librairie Cassell vient de publier une encyclopédie
des doctrines cbrétiennes et des enseignements d'autres religions, comprenant
l'histoire des sectes, hérésies, dénominations ecclésiastiques et la biographie
des hommes qui ont exercé une action quelconque dans le domaine religieux.

CBRONIQUE

239

Ce dictionnaire est l'reuvre du Rev. William Renham.
3• Arthur Lillie. Buddhism in Christendom or Jesus the Essene. - (Londres,
Ke"'an Paul 1887 • in-8 de :xu et .UO p.). M. Lillie est l'auteur de la Vie
po;ulaire d~ Bouddha. II nous donne ici un parallele du Bouddha et du C~rist.
D'apres lui, on ne comprend les origines du christianisme que par le bouddhisme.
L'auteur d'ailleurs, ne manque pas d'imagination.
4° On 'annonce la publication d'un nouveau volume de M. W, J. Wilkins,
l'auteur d'un bon traité de Mythologie hindoue. Ce nouvel ouvrage est intitulé
Modern Hinduism. C'est une e:xposition populaire de la vie quotidienne des
Hindous dans l'Inde septentrionale. A :;,ignaler particulieremenl les chapitres sur
les castes sur le culte et sur les sectes. L'éditeur est M. T. Fisher
Unwin.

'

Nouvelles diversas. - i O Le Codex Amiatinus. L'hypothese de M. de
Rossi, d'apres lequel le célebre manuscrit de la Vulgate de la Bibliotheque
Laurentine a Florence était l'reuvre, non pas du moine bénédictin Servandus
(5U), mais d'un abbé anglais de Wearmouth (Northumberland), nommé
Céolfrid, vient de recevoir une éclatante confirmation de la part de M. Hort,
professeur il. Cambridge. M. de Rossi avait cru reconnaitre dans les parties
grattées de l'inscription du manuscrit, au verso de la premiere page, le nom de
ce Céolfrid qui, d'apres Bede, apporta en 716 au pape un manuscrit de la Bible
copié par ses soins. M. Hort a eu l'idée que, - chose étrange, - personne
n'avait encore eue, d'ouvrir la vie anonyme de Céolfrid qui est imprimée a la
suite des reuvres de Bede, dans le tome VI de l'édition Giles. I1 y a lu, non
seulement que Céolfrid ava~t fait copier les trois beaux manuscrits mentionnés
par Bede, mais encore l'inscription meme qui se trouve au verso de la premiere
page du Codex Amiatinus. L'origine de ce manuscrit esl done certaine; il date
de l'an 716 .e t vient d'Angleterre.
2° Hibbert-Lectm·es. Les conférences de la fondalion Hibbert ont lieu cette
année, comme d'habitude, a Londres et a Oxford. Le conférencierest M. Sayce;
il a choisi pour sujet la Religion de l'Assyrie et de la Babylonie. L' Academy
annonce aussi que le comité de la fondation Hibbert publiera tres prochainement
un volume de !'un de ses pupilles, de Cambridge, intitulé : La cosmologie du
Rig-Veda.
3° Manuscrits sansc,'its. La Bibl. bodléienne a récemment acquis une
précieuse collection de 465 manuscrits formée par M. Hultzsch pendant son
dernier voyage en Cachemire. Une vingtaine seulement de ces manuscrits
appartiennent a l'ancienne littérature des Brahmanas et des Upanishads, Il y
a aussi une vingtaine de textes de Puranas. C'est la littéra\ure ja"ine surtout
qui est largement représentée dans cette collection. Elle n'y compte pas moins
de cent pieces.
4º Nécrologie. On annonce la mort du Rév. James Long a l'age de 73 ans. I1 '
avait passé une grande partie de son cxistence comme missionna.ire aux Indas

�240

RE ♦-UE DE .L,HISTOIRE DES RELIGIONS

CHRONIQUE

ou il faisait beaucoup de bien. Peu de temps avant sa mort, iÍ a donné la somme
de cinquante mille francs a la Church llfissionnary Society pour qu'elle organise
pendant sept années consécutives une série de conférences populaires sur les
religions du monde oriental.

préparation au sacrifice, les préparatifs du sacrifice, son accomplissement et
les offrandes qui s'y rattachent. Par sa nature méme un ouvrage de ce genre
ne saurait élre analysé dans une courte notice. C'est presque
catalogue,
mais un catalogue qui nous parait fait avec beaucoup de soin et qui trahit
une grande érudition. L'utilité de pareils travaux pour l'étude critique des relations, entre les écrits auxquels l'auteur emprunte ses documents, parait incontestable.
4° C. Pesch. Der Gottesbegriff in den heidnischen Religionen des Alterthums.
Eine Studie zur vergleichenden Religionswissenschaft. - (Herder, Fribourg en
Brisgau, i886; in..S de x et 144 p.). Nous avons affaire ici a une tentative de
plus pour établir le monotbéisme primitif au moyen d'une argumentation et
d'une documentation tres nourries. L'auteur étudie la notion de dieu successivement chéz les peuples de langue sémitique et cbez quelques autres peuples
moins connus de l'antiquité. On peut supposer que ce travail ne gagnera pas
un grand nombre de nouvelles recrues a la these de l'auteur.
5° Gustav Krüger. Lucifer, Bischof von Galaris und das Schisma der
Luciferianer (Leipzig, i886, Breitkopf et Hiirtel.; in-8 de v1 et 130 p.). Voici
une bonne et consciencieuse monographie d'un personnage et d'un mouvement
ecclésiastiques, dont l'importance intrinseque n'est peut-étre pas bien consid~rable, mais dont I'histoire éclaire d'un jour caractéristique les dispositions de
l'Eglise chrétienne dans la seconde moitié du 1v• siecle. M. Krüger expose dans
un premier cbapitre l'histoire de l'évéque de Cagliari. Le second chapitre
cootient la description du schisme intransigeant des Lucifériens. Un appendice,
qui n'est pas la partie la moins intéressante du livre, contient une étude critique
des écrits de Lucifer.

m;

ALLEMAGNE
Publications. - 1º Ludwig Pastor. Geschichte dei· Ptibste seit dem
Ausgang des Mittelalters. I (Fribourg, Herder, 1886; in-8 de xLvm et 723 p.).
Ce premier volume d'un ouvrage qui doit en former six permet d'augurer une
excellente histoire des papes, faite sans doute au point de vue catholique, mais
animée d'un esprit relativement large. L'auteur a tiré graod profit des archives
du Vatican ; c'est méme l'utilisation des documents fournis par ces archives
qui donne a ce livre un caractere nouveau et un intérét de premier ordre.
M. Pastor se meut avec une véritable aisance au milieu des renseignements de
tout ordre qu'il a accumulés avec une grande patience; son histoire est a la
fois concise et complete. Le premier volume que nous annorn,ons ici est
consacré aux papes de la Renaissance et s'arréte a l'élection de Pie II.
2° E. Pfleiderer. Die Philosophie des Heraklit von Ephesus im Lichte der
Mysterienidee (Berlín, Reimer, i886; in-8 de x et 384 p.). M. Pfleiderer, bien
connu de nos lecteurs par ses travaux sur l'histoire et la philosophie des
religions, s'est attaqué dans ce livre a !'un des problemes les plus obscurs
de la. philosophie antique. 11 s'acquitle de sa tache avec la vaste érudition et
la persévérance au travail que nous lui connaissons de longue date. 11 y a
deux propositions saillantes dans ce livre. La premiare, c'est que la philosopbie
d'Héraclite, considérée comme un panzoismos, ne s'explique ni par l'influence
des philosophes ioniens ni par celle des éléites, mais par l'action des principes
enseignés dans les mysteres religieux. M. P. signale surtout, a cel égard, le
principe de I'indestructibilité de la vie a travers ses manifestations changeantes
et temporaires. La seconde tbese a noter, c'est que I'auteur croit pouvoir
retrouver l'action de la philosophie d'Héraclite dans l'Ecclésiaste dans la
Sapience et jusque dans le prologue du quatrieme évangile.
'
3° Das altindische Thieropfer mit Benützung handschi·iftlicher Quellen bearbeitet ~on D• JuliusSchwab (Erlangen, Deicbert, 1886; gr. in-8 dexx1v et 168 p.).
M. Juhus Schwab, attaché a la Bibliotheque nationale du Grand Duché de
Bade, a Carlsruhe, nous otrre duns ce livre une étude tres minutieuse du
sacrifice des animaux selon le vieux rituel hindou. Pour permettre au Jecteur de
se reconnailre dans ce chaos de prescriptions rituelles avec leurs variantes
l'aut_eur a di~sé ~on ouvrage en un grand nombre de petits paragraphes. Dan;
u.ne ~ntro~uct10n, 1I nous fait connaitre les sources et la littérature du sujet, Ja
s1gn'.ficallon et le caractere général du sacrifice animal, ainsi que l'époque du
sacr1fice. Le corps proprement dit de son étude ,comprend trois parties : la

24i

I

6º Nous. avons rec;u le tirage a part d'un excellent article publié par
M. E. Lucius, professeur a l'université de Strasbourg, dans la Zeitschrift ffü•
Missionskunde und Religionswissenschaft (II, 1), une nouvelle revue allemande
consacrée, comme son titre !'indique, a l'histoire des missions modernes
e~ a l'histoire des religions des peuples chez lesquels le christianisme se répand.
C est pour le moment la seule revue allemande consacrée a l'histoire des
religions. L'article de M. Lucius est intitulé: Die geschichtlichen Voraussetzungen des Sieges des Christenthums im Riimischen Reich, L'auteur y étudie
les conditions philosopbiques, religieuses, morales et sociales qui ont amené la
société antique au cbristianisme.
. 7° Gustav Teichmüller. Religionsphilosophie (Breslau, Kcebner, f886;
m-8 de XLV! et 558 p.). Voici comment l'auteur, qui prétend renouveler a la fois
I'histoire des religions et la philosopbie par une nouvelle théorie de l'entendement, explique le but de son ouvrage (p. xxxu): « II s'agit d'une chimie
logique de la vie religieuse ; les religions reconnues d'une fac;on empirique sont
décomposées en leurs éléments qui forment des coordonnées constantes. De .la
la possibilité de déllnitions précises et déterminées et des subdivisions exactes.,,

�242

1

243

REVt;E DE L HJSTOIRE DES RELIGJONS

CHRONIQUE

Apres un premier chapitre sur les défioitions de la religion et sur la nature des
fooctions de l'i\me, l'auteur doone une classification des religioos, toute
mélaphysique, en religions projectives ou l'homme sépare Dieu de lui-méme et
le pose en Cace de lui comme objet extérieur a lui, religions panthéistes ou le
dieu objectif est reconnu comme inséparable du sujet pensant, et enfin le
cbristianisme dans legue! la personnalité du sujet esl maintenue en face de
l'objet sans projectivilé. - On voit que les beaux jours de la métaphysique
dans l'histoire des religions ne sont pas encore passés.
8° Bellarmin's Selbstbiographie, lateinisch und deutsch, herausg. von
J.-1. Dollinger und F. H. Reusch (Bonn, Neusscr, f887; in-8 de v1 et 352 p.).
MM. Dollinger el Reusch ont rendu service :\ l'bisloire en publiant cette
autobiographie du célebre cardinal qui n'avait pas encore paru, malgré le grand
intérét qu'elle présente, parce que l'ordre des Jésuites avait tout mis en reuvre
pour en prévenir la publication.
9° Nous lisons dans la Revue Histoi•ique (t. XXXIII, p. 456-i57) que la
Sociélé pour l'hisloire de la réforme allemande, qui compte aujourd'bui plus de
6000 membres et dispose d'un revenu annuel de 20.000 mares, a publié dans
ses Jahl'esberichte de i885-i886 un intéressant mémoire de M. Th. Schott sur
Francfort considéré comme asile des réfugiés proteslanls. Les publicalions de
la Société, depuis 1885, sont les suivantes : Schott, Die Aufhebung des Ediktes
von Nantes (i685); Gothein, Ignatius von Loyola; Iken, Heinrich von Zutphen;
Holstein, Die Reformation im Spiegelbilde der dramatischen Lilteratur des xv1•
Jahrh. ; Walther, Luther im neuesten rremischen Gericht; Sillem, Die
Einführung der Reformation in Hamburg; Kalkoff, Die Depescben des Nuntius
Aleander.
Nécrologie.- La science allemande a perdu cet hiver deux de ses servileurs
les plus dévoués. M. W. Henzen est mort a Rome le 27 janvier a la suite d'une
paralysie pulmonaire. Il laisse dans les volumes du Corpus inscriptionum
latinarum qui concernent la ville de Rome un monument qui lui survivra
pl\ndant longlemps. Tous ceux qui ont élé en rapport avec lui conserveront un
bon souvenir de sa courtoisie et de sa bienveillance.
Avant lui, au mois de novembre, esl mort aKrenigsberg, a !'a.ge de cinquanlequatre ans seulemenl, M. H. Jordan, le continuateur de la Mythologie romaine
de Preller, l'auleur de nomhreux travaux sur J'archéologie et la topographie de
l'ancienne Rome, l'un de ceux qui connaissaient le mieux les queslions encore
si obscures qui se rattachent a l'ancienne religion romaine.

d'un beau manuel de l'histoire religieuse rédigé en allemand par son collegue
d'Amslerdam, M. P.-D. Chantepie de la Saussaye. (Lehi'buch del' Religionsgeschichte, I. Fribourg, J.-C-B. Mohr, i887; grand in-8 de x-465 pages).
Ce livre auquel nous nous proposons de consacrer sous peu un compte rendu
spécial fait partie de l'excellente collection de Manuels tbéologiques publiés
par la maison Mohr, de Fribourg, parmi lesquels nous avons déja signalé avec
tous les éloges qu'ils méritent l'Inlroductic1n au Nouveau Testament de
M. Holtzmann (dont la 2• édition vient de paraitre!) et le premier volume de0
l'Hisloire des Dogmes de M. A. Harnack.

HOLLANDE
Menuels d'histoire des religions. - Tandis que M. le professeur
Tiele prépare la seconde édition de son Mánuel désormais célebre aupr~s de
quiconque s'occupe d'histoire religieuse, nous recevons le premier volume

1
1

Socibté Asiatique du Bengala. - Nous emprunlons a une revue
anglaise quelques fragments du rapport annuel Ju par M. E.-T Atkinson devant
la Socil!t/1 Asiatique du Bengale, dont il est le président, a la séance générale
du 2 février demier.
« L'excellente collection de manuscrits thibétains otl'erte a la Société par
M. B.-H. Hodgson a été mise en ordre et collationnée par un Jama bouddhiste
du district thibétain de Hor-Tol. Le catalogue en est sous presse, il s'imprime
sous la direction du Babou Pratapa Chandra Gbosa. 11 a été fait aussi des
démarches en vue de publier des passages choisis de ces manuscrits, sans
qu'il soit question, pour Je moment du moins, d'en faire une édition. L'?n
c,uvrirait ainsi aux savants européens une source de renseignements trop
longtemps négligée. lis sont rares en Europe et plus rares encore aux Indes,
ceux qui font du thihétain l'objet spécial de leurs études, et la principale raison
en est, sans doule, l'absence de textes... Un grand nombre de ces textes thibétains ~ont d'anciennes lraductions du sanscrit, faites par des pandits hindous
du x• au x11• siecle; elles paraissent présenter souvent un texte plus pur et plus
correct que ceux des originaux tels qu'ils existent aujourd'hui aux Indes,
tandis que pour plusieurs les originaux ont disparu. Le Babou Sárat Chandra
Das, nommé récemment membre de cetle Société pour ses lravaux sur la litlérature thihétaine, rédige une liste des termes pbilosophiques et des autres
expressions techniques, en thibétain, avec leurs équivalents en sanscrit et en
anglais. A cet etl'et iJ a été aulorisé a se servir de l'excellent manuscrit de
Csoma de Koros, que la Société possede, et qui contient, de la main méme
de Csoma, un vocabulaire tres considérable de mots thibétains avec leurs équivalenls sanscrits et anglais. ll dispose aussi d'un manuscrit hirman rare, sur le
méme sujet, qui se trouve dans la bibliotheque de la Société...
« Les manuscrits hirmans et siamois posséd~s par la Société ont aussi été
examinés. Les premiers ont été catalogués par un moine de la Haute-Birmanie.
La liste de ces manuscrits est sous presse et sera publiée sous la direction de
Moung Hla Oung. Notre nouveau pandit acheve le catalogue de nos manuscrits

�244

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

sanscrits et un Malwie de Madras travail!e ii. la liste de nos manuscrits arabes
et perses, suivant un systeme établi par le D• Hoernle. »
Passant aux explorations et aux fouilles, le président s'cxprime ainsi :
« A Gaya, sous la direction du général Cunningham, M. Beglar a creusé a un
endroit en dei;ii. de l'ancien garh ou fort. Il y a découvert les restes d'une
construction que l'on est en droit d'identifier avec !'un des grands monasteres
mentionnés par Fah Hien, le voyageur chinois du v• siecle. A Patna, !'examen
• du mur du fort, le long de la riviere, a conduit M. Beglar ii. la conclusion que
les fondations contiennent des restes des murs de la forteresse qui existait en
cet endroit au temps d'Asoka. On a dressé aussi le plan et les coupes de la
mosquée d' Adina, dans le district de Malda, le plus ancien et Je plus important
des monuments musulmans au Bengale. On s'est également préoccupé de
conserver, dans une certaine mesure, les constructions qui entourent le lieu du
fameux arbre bo, ii. Gaya, et l'on va recueiJlir dans Je Musée Indien un choix
des ruines éparses qui en ont été retrouvées. L'idée de M. Edwin Arnold que le
détenteur actuel du temple hindou ii. Gaya soit invité a abandonner ses droits
pour que le lieu, si sacré pour les bouddhistes, soit confié aux soins de
bouddhistes de Ceylan, sera sans doute exaucé ; mais nous ne devons pas
oublier a ce sujet que nous avons, en Birmanie meme, un nombre encore plus
grand de sujets bouddhistes dont il convient de tenir compte ... »
« ... En examinant le registre de la littérature indigéne, je trouve que daos
l'année 1885-1886, il y a 2572 déclarations nouvelles, soit 762 ouvrages concernant l'éducation et 1810 ouvrages portant sur d'autres sujets. Pendant le premier trimestre de 1886, il y a eu 523 publications, sur lesquelles 60 0/0 sont
entierement ou partiellement en bengalí, le reste en anglais, en sanscrit, en
uriya et en hindou. Sur ce nombre, il y a 83 publications périodiques et
145 ouvrages d'éducation, en comprenant sous cette dénomination les livres
scolaires, les anthologies pour les examens des indigénes et les traités de Jégislation et de médecine. Au Bengale, comme d'ailleurs dans l'Inde en général,
le travail littéraire, en dehors de ce qui est consacré a l'instruction publique,
se porte sur la religion plus que sur tout autre sujet. Ce phénomene ressort
avec évidence de la statistique que nous avons devant nous; non seulement on
y remarque les efforts soutenus pour faire revivre l'hindouisme lui-méme
mais encore une réaction, tres sensible dans la lillérature indigene des der:
nieres années, contre !'esprit rationaliste et l'influence européenne. Quoique
plusieurs de ces ouvrages ne soient que des rééditions de récits du Mahabharata
ou du Ramayana,- fort habilement appropriées aux gens peu instruits ou aux
orthodoxes, - il y en a néanmoins qui ont une valeur originale ; telle Krishna
Charitra de Bankim Chandra Chbatarji, qui conlient une critique des mythes
de Krishna. Dans la partie de l'ouvrage déja publiée, l'auteur montre que la
conception de Krishna dans le Mahabharata est celle de J'homme parfait, de
l'idéal humain dans son acception la plus larg~. R.-C. Datta dans son Sansa1·

CIIRONlQUE

245

nous dépeint avec fidélité la vie de la elasse moyenne des Bengalis, el Sasadhar
Tarkachuramani, dans son Dharma Vyákhhya, essaie de donner une 'description
scientifique des riles et des doctrines de l'hindouisme. Rajanikánta Gupta a
publié une partie de son histoire de la guerre des cipayes, T. N. Mukharji,
une partie de son encyclopédie; Shyii.m Lál Goswami, un dictionnaire mythologique; et Ráma Náráyana Vidyáratna publie la suite de divers ouvrages sanscrits avec traduction en bengalí, appartenant surtout a la littérature vaishnava.
En hindou Bihári Damodar Sastri a rendu compte de ses travaux daus l'Inde
méridionale et en Uriya, Je fakir Mohan Senapati, Je poete bien connu, continue sa version en vers du Mahabharata. La fiction, la poésie, le drame, les
essais sociaux et politiques occupent une place importante; toutes les écoles y
sont représentées ; il y a des conservateurs, des progressistes, des libéraux,
des radicaux et meme des révolutionnaires. Il n'y a guere de tendance de
quelque importance qui ne soit pas représentée dans ces listes; mieux qu'aucune autre indication, elles fonl connaitre les influences et les aspirations qui
agissent en ce moment... »
Littérature parsie. - !f. James Dai·mesteter a fait une conférence a
Bombay, le 2 février, pour exhorter les Parsis a publier les trésors de leur littérature qui se perdenl jusqu'a présent dans des manuscrits inutilisés. Cette
littérature inédite renferme des texles pehlvis, perses et en gujarati. Il estime
que l'on n'a pas rendu suffisamment justice ii. l'immense valeur historique de
la littérature pehlvi. C'est ainsi qu'il y a a Bombay deux manuscrits du
Bundehesch original qui sont les plus anciens et les plus complets de ceux que
nous possédions, car ils contiennent le double du Bundehesch fragmentaire qui
a été publié, traduit et commenté tant de fois en Europe, et ils fournissent une
abondance de renseignements nouveaux sur certains points tres discutés de la
doctrine zoroastrienne.
La crémation d'un lama kalmouk. - Le 14 décembre passé a eu
lieu sur la rive droite du Volga, dans le voisinage de la bourgade de Vettranka,
la crémation de la dépouille mortelle du lama du peuple kalmouk, mort le
5 décembre. Pendant sept jours, le corps du Jama est resté exposé dans le
khouroul, assis sur un fauteuil en fer auquel il était attaché par un fil d'archal.
Le jour de la crémation, Je fauteuil a été porté trois fois autour du khouroul,
On !'a déposé ensuite sur une espece d'esplanade et l'on a conslruit tout autour
une espece de four en briques. Ce four a été rempli de combustible, qu'on a
allumé au son d'une musique kalmouke. La cérémonie de la crémation s'est
accomplie devant une assistance tres nombreuse, dans laquelle on voyait beaucoup de Russes.
Le défunt lama était tres aimé pour sa bienfaisance et sa bonté. Il était
toujours pret a rendre service ii. tous ceux qui s'adressaient a lui. Il n'aura pas
de successeur, car il a été décidé de supprimer la dignité sacerdotale dont il
éLait re\'etu.

�246

247

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIO:-iS

CHRO:-iIQUE

Une auperstition chinoise. - Des témoignages dignes de foi établissent
que les pirales chinois qui ont assailli récemment M. Hallce, attacbé a la commission de délimitation du Tonkin, sur la frontiere chinoise, a Monkay, ont
mangé son creur et son foie et bu son fiel délayé dans de l'eau-de-vie de riz.
lis espéraient faire passer ainsi le courage du jeune Franc,ais dans leur corps,
a eux. Voici un exemple de plus d'une pratique et d'une superslition dont on
relrouve la trace dans la plupart des religions.
Les Fetes du Tet et les tombeaux royaux en Annam. - Le
journal le Temps, du 3 avril , a publié une correspondance de l'Annam qui contient quelques détails intéressants sur les mreurs et les superslitions des Annamites. Nous en exlrayons les passages suivanls:
« Il y a trois jours (la lettre est datée de Hué, 30 janvier) une salve de d'.x
coups de canon a annoncé que le roi venait d'inaugurer en personne la céremonie « des bambous » el le peuple tout entier a suivi l'exemple royal. Devant
la plus humhle case on voit une maigre tige de bamhou planlée au milieu du
pelit enclos que les ambitieux décorent du nom de jardin. Presq~'a~ sommet de
cette tige esl une petite cage grossierement tressée, avec un pelit Jouel accompagné quelquefois d'un fruit ou d'un gateau. Tout cela est destiné a apaiser le
diable et a lui fournir matiere a amusement. Pendant qu'il prendra ses ébats
sur le bambou, on pourra soi-méme s'égayer e~ paix, se réunir et festoyer ~aisiblement daos les cagnas autour du plat de r1z ou de nuoc-man, sans cramte
que ce facheux s'en vienne réclamer sa part et troubler le bonheur des braves
gens, en curieux qu'il est. Ne rions pas trop vite, songeons _q~e nous so~mes
dans un pays ou la superstition religieuse est un rouage pohhque essent1el et
que, si enfantine qu'elle se fasse, elle a derriere elle un peuple prét a se lever

AussiLOt apres la réception du personnel européen, les mandarins de lout
rang et de tout degré, en habil de gala, sonl venus a leur tour daos la grande
salle d'audience lui foire leur lais, c'esl-a-dire se mettre a genoux el par cinq
fois se proslerner en joignant les poignets et frappanl la terre du front.
« Le lendecnain, des la precniere heure, le roi s'est embarqué sur la grande
jonque de gala qui ne sert guere qu'une fois l'an, el, remorqué par des sampans a trente ou quaranle rameurs, il a lentement remonté le fleuve pour aller
faire ses dévotions au tombeau de Tu-Duc et adorer les milnes de son pere
adopti!. Ainsi le veut le rite royal, ainsi le veut aussi cette religion daos laquelle
le culte des ancétres figure au precnier rang des dogmes.
« 11 m'a élé donnÁ de visiler dernierement ces tombeaux royaux dont la plupart, - Tu-Duc, Mingh-Mang, Tieu-Try, - s'échelonnent tout le long de la
riviere, daos un rayon de quatre ou cinq lieues de Hué a peine. Vous ne sauriez vous imaginer el je ne saurais peindre moi-méme l'impression de soleanelle
grandeur qui se dégage de ces tombeaux. Ce sont d'immenses enceinles de
plusieurs kilometres de tour, de grands pares royaux enfouis dans le mystere
de la plus merveilleuse verdure, ornés d'arbres gigantesques et de pieces d'eau
qui dorment enlourées dans une ceinture de rampes de bronze merveilleusement fouillé ou de fai:ence aux mosa1ques de mille couleurs. Un peuple entier,
- quinze ou vingt mille soldats, - a travaillé aédifier cela pendant des années,
a opérer ces terrassemenls, a construire ces pagodes, a violentar la nature
pour faire d'elle la complice du respect dO. a le. majesté royale. Un peuple y
habite. C' est presque comme une ville de soldats, de femmes et de gardiens qui
veille autour du roi défuut el le défend.

pour elle.
.
.
.
,.
.
« Quand on discutait avec la cour , il y a deux mo1s, le proJel d mstallat10~
de la nouvelle concession franc,aise au Mang-Ka et le creusement du canal qui
devait la délimiter, le roi el ses ministres cherchaient a abriter leurs résistances
politiques derriere des scrupules religieux. « Ne craignez-vous pns, disait le
« plus sérieusement du monde S. M. Dang-Kangh, d'atteindre et de blesser en
« creusant ainsi la terre les griffes du dragon qui veille sur la citadelle? » On
promil de prendre toutes les précautions possihles et on calma a grand'peine ces
scrupules royaux.
Tous les pélards qu'on tire sur le fleuve et a bord du moindre sampan ont
pour mission de chasser les mauvais génies et d'oblenir d'eux la paix pour
l'année qui s'ouvre. La légalion de France, elle aussi, a tenu a chasser les mauvais génies; !'avenir dira si elle a réussi. Pendant plus d'une demi-heure,
pétards el pieces d'artiflce ont fait rage dans la cour d'honneur. Les Annamites, ivres de joie, couraient a travers les tourbillons de la fumée acre, se
disant qu'un peuple élait bien heureux qui était assez riche pour pouvoir chas•
ser si loin tous les diahles et s'assurer une si durable félicité ...

«

« L'usage veut que le vulgaire - et nous en faisions partie - ne sache point
exaclement ou repose la dépouille royale. On nous montre bien de superbes
mausolées, des IQ.onolithes qui sont réputés l'abriter. Erreur l Ne vous y arrélez
pas. Vous en seriez pour vos frais de respecl et d'émolion. Les restes du roi
reposent dans un pelit coin perdu et solitaire de l'enr.einte, ou les oulrages des
révolutions seront impuissants a les deviner et a les troubler et que, seuls, connaissenl les membres de la famille royo.le. Des dois (mandarins mililaires) préposés a la garde de ces tombeaux, en ont fait obligeamment les honneurs et permis
d'en visilerles moindres détails, tandis qu'un de nos amis se hll.tait d'inslaller,
au milieu d'une curiosilé un peu encombrante, ses appareils pholographiques el de prendre des vues. On ne sait auquel de ces tombeaux: donner la
préférence, ni lequel l'emporte pour la beaulé du sile. Jl faut élre vraiment roi,
el roi oriental, pour s'offrir un semblahle régal de pittoresque posthume.
« Non loin du mausolée sonl de vastes salles lapissées de naltes ou de hauts
slores de hambou enlrctiennent un demi-jour élernel. L'l sont déposés les
objets qui ont servi au roi défunt : voici son grand lit de repos a bois rouge
fouillé d'or, enlouré de lourdes draperies en baldaquín, oü sont brodées avec
un grand arl des sen ten ces confucistes; voici des. vases, des coupes, de~

�248

l\EVUE

m:

0

L lllSTOlll!!: DJ::S IIELIGIONS

brobes
n de
b gala dont
, la. splendeur fanée parle d'une époque d'o pu¡ence et des
majeslé royale ·, des diadé me s, des sceptres en ¡ade
·
. e es eures de I anctenne
.
•
a ~ólé, ~n vase de ~evres, présenl apporlé jaclis par quelque ambassade fran:
1,a1se, detonne
·
. parm1 ces religues orientales·, el comme ¡¡ faut que le com1que
conser~~ lou¡ours se. place, méme en pareil lieu, des objets de la plus plaisante
vulgar1te do~ment la d'un majestueux sommeil, enlourés des hommages des
fideles. A ~mg-Man_gh, ~percevant dansla salle des religues royales un tablea.u
susp_endu a la muraille, Je me suis approché gravement et avec tout Je respect
~equis. O pr~ranation I C'étaient deux fleurs banales dessinées !'une en bl
l autre en no1r, avec ·mscr1pllon
· · en frani,ais · « Eludes a .,_ '
·anc,
p .
•
ux &lt;&gt;&lt;:UX crayons, lith.,
~~is,» et enlourées d'un cadre innocent de huis a fil els noirs,comme ceux a.u
m11ieu desquels se prélassenl encore dans nos petiles auberges rustiques de
~rance, ~!ore, Cérés et Pomone. Par que! miracle ce naYf produit de notre esthét1que occidenlale est-il venu s'échouer la. et s'égarer en pareille comp
· ?
C'est
te
. ' .
agote
un_mys re que Je n a1 pa.s eu le temps de pénélrer.
" ~OUJOurs est-il qu'on sort de la visite de ces tombeaux profondément ému
surpris au f~nd que ~e peupl~ de si petite taille, ou tout semble élriqué el mi~
n~scule, qu_1 constrwt de pelltes maisons da.ns lesquelles ¡¡ faul se baisser pour
penétrer, ai~ su faire de_ si vast~s choses et montrer un pareil sentiment de Ja
grandeur._ Ces~ ~ue ce JOur-la 11 obéissait au double sentiment qui alimente
toule sa v1e rehg1euse et sociale ; le culte des morts uni au ~ulte de la ma¡·esté
royale. »

DÉPOUILLEMENT DES PÉRIODH}UES
ET DES TRAVAUX DES SOCIÉTÉS SAVANTES

1

I. Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. - Séance du
18 février. Élection de M. Léon Gautier. - Signalons pa.rmi les livres présentés: P. Pierling, Bathory et Possevino, documents inédils sur les rapports du
Saint-Siege avec les Slaves, et A. de Bourmont, Index processuum canonizationis et beatificalionis qui asservantur in Bibliotbeca nationali parisiensi.
Séance du 25 février. Élection de sir Henry 'Rawlinson comme associé étranger de l'Académie, en remplacement de M. Madvig. - M. Le Blant signale de
Rome diverses curiosités archéologiques, entre autres une pierre funéraire sur
Jaquelle on voit un squelette humain conduisant une danse avec une double
Mte; un autre squeletle, daos l'attilude de la danse, a élé trouvé a cOté du
précédent, mais il esl brisé. C'est le premier exemple d'une dansemacabre daos
l'arl romain. - M. Homolle signale une nouvelle inscription de Délos, da.ns
laquelle un certain lomilcos ou lécbomélekh, déja connu par d'aulres inscriptions du 1v• siecle, est qualifié de Carthaginois. M. Six a done eu torl d'identifier ce personnage avec un roi de Byblos mentionné au C01-pus Inscriptionum
semiticarum (I, 8, pi. 1), daos un texte paraissant a d'autres égards provenir
de l'époque des Achéménides. M. Homolle, au conlraire, avait raison de voir
dans Je Iomilcos de Délos, consacrant deux couronnes d.'or a Apollon el a
Artémis, un ambassadeur carlha.ginois mentionné, sous le nom de Odmilcas,
dans une inscription incomplete d'Athenes datant du 1vº siécle.
Séance du 4 mars. M. Heuzey entretient l'Académie de la nouvelle série de
monuments d'Asie-Mineure, dils « hittites )), que l'on constitue en ce moment
au Louvre, et dont les élémenls les plus précieux sont dO.s a la libéralilé de
M. Sorlin-Dorigny. ll décrit plusieurs cylindres et pierres gravées proveuunt
1) Nous nous bornons a signaler les articles ou les communicalions qui concernent l'histoire des religions.
i7

�250

DÉPOUILLE)IE:ST DES PÉRIODIQUES
ET DES TRAVAUX DES SOClli'TÉS SAVA.'ffES

des environs de Tralles. Voici, en particulier, la description de l'un de ces
cylindres, telle qu'elle est donnée daos le compte rendu du journal le Temps :
« C'est un morceau d'hématite taillé et poli avec une rare perfeclion; on y
sent la main d'un graveur habile. La décoration, presque microscopique, esl
exéculée avec un soin remarquable. Le style se rapproche manifeslement du
travail assyro-babylonien. La scene qui y est gravée nous monlre une présentalion a. la divinilé. Trois personnages, daos l'atlilude de l'adoration, tenant a.
la main un objet qui semble une pique ou une crosse, ayant sur la téte une
étoile, les deux premiers vétus du kauna.kes, le troisieme portant un vétemenL
court et des chaussures recourbées, sont conduils par le d1eu a. double visage.
En face est la déesse, devant elle une table d'offrandes; elle tient un bouquet
composé de trois fleurs; un sceptre est appuyé au dossier de son siege. Derriere
elle, une autre divinité apparait, de taille plus petite, assise sur un trOne porté
par un bouquetin; elle a des cbaussures recourbées. A ses cOtés sont deux
génies ailés. Elle est suivie de deux personnages, dont !'un tient un vase d'ou
jaillit un double flot, dont l'autre semble nager. Cette glyptique a cértainement
son prololype dans la Chaldée; mais elle présenle ici des caracteres distinctifs,
principalement dans l'ornementation qui accompagne la scene religieuse. Cette
scene est encadrée par une double bordure formée d'ornements compliqués. On
remarque, en haul, de riches entrelacs; en has, l'encadrement est aussi tres
beau. C'est a. tort que ces motifs de décoration ont élé allribués a. l'art de la
Chaldée ou de l'Assyrie; ils sont propres a l'art de l'Asie-Mineure. 11 y a la des
enroulements superposés qui rappeUent cerlains plafonds égyptiens ou des
détails de l' orfevrerie mycénienne, mais qui ont une originalité suffisante pour
caractériser un groupe d'objets d'art et une école, Ce beau cylindre appartient
a une série dans laquelle on remarque aussi un large cachet portant des signes
idéographiques, au nombre d'une trentaine; le style en est le méme que celui
du cylindre; il semble que les deux monuments sont de la main du méme
ouvrier. M. Heuzey cite encore un cube d'hématite sur lequel sont représentées
des divinités assises sur des animaux, tenant dans leurs mains élevées le croissant lunaire. En comparant a ces objets le monument bien connu qui représente
l'androgyne et qu'on a attribué tantOt a. l'art persan, tantOt a. l'arl chaldéen, on
est conduit avec certitude a le rapporter a l'art héthéen de l'Asie-Mineure. »
St!ance du f f mars. M. de la Blanchere envoie une note sur les travaux exécutés en Tunisie par le service beylical des antiquités et des arts pendant
l'année 1886. U signale des épitaphes nouvelles trouvées sur l'emplacement de
l'ancien cimetiere chrétien de Leptis (aujourd'hui V1mta), la découverle d'une
catacombe a Sullectum {Arch Zara) el, a Taphrura (aujourd'hui Sfax), les restes
d'une importante nécropole chrétienne, comprenant une église, des mosa1ques,
un baptistere. - M. l. Delaville Le Roulx présente un mémoire sur les statuts
de l'ordre militaire de l'HOpital de Saint-Jean de Jérusalem (appelé ·aussi ordre
de Rhodes ou de i\Ialle). A la l'egle de Saint-Benoit succéda bientót une nou-

251

velle regle, en dix-neuf chapitres, édictée par Raymond du Puy avant le ~ilieu
du xn• siecle et confirmée en 1185 par le pape Lucius III. Cette regle sub1t une
série de modifications sur l'initiative du chapitrc général de l'ordre. - M. Julien
Havet explique comment il a trouvé la clef de l'écriture secrete de Gerbert, qui
ful pape sous le nom de Sylvestre II (999-1003).
Si!ance du / 8 mars. M. Mowat présenle le moulage d'une des steles en terre
cuile trouvées aux environs de Capoue et conservées au Musée Britannique, de
forme quadrangulaire, avec inscriptions osques de deux a tr_ois lignes et ~oulures en relief (par exemple un Apollon avec casque, une Mmer~e, etc.). L mscription incomplete se lit Vireium ... vesulia... deivin. Ce sont vr8:1se~bl~blement
des textes votifs sur Jesquels ont été moulés d'anciennes monna1es llahques. Parmi les ouvrages présentés, nous signalons : Katyayana, Sarvanukrananl of
the Rig-Veda, with extracts from Shadyurucishya's commentary, ~ditioo de
M. A.-A. Macdooell dans les Anecdota Oxoniensia, Aryan series, I, 4;
E. Senart. Inscriptwns de Piyadasi,, vol. II.
Séance du 25 ma!'s. Élection de M. Saglio comme membre libre. - M. Léon
Heuzey présente le plan d'un remarquable pilier en briques trouvé par M. de
Sarzec a Tello en dehors du palais, en l.881. Oltte découverte prouve que les
architectes ch¡ldéens connaissaient les supports. La colonne dont il s'agit est
composée de quatre colonnes circulaires assemblées, construites, avec une réclle
habileté, en briques rondes, triangulaires ou échancrées. On a découverl su~
ces briques deux ligues de plus que sur les inscriptions ordinaires du pates1
Goudéa, désormais célebre. Les assyriologues y voient la mention d'un li_eu ou
se prononi,aient des oracles. U s'agit, en effet, d'un fragment du sanclua1re de
Nin-Ghirsou, le grand dieu local assimilé au dieu assyrien Ninip. Ce sanctuaire,
d'apres les inscriptions, devait étre en bois de cedre; les fouilles ont, en effet,
mis a. découvert des fragmenls de ce bois. La découverte de nouvelles colonnes
semblables derriere un large perron permet de reconstituer une entrée monumentale. M. Heuzey signale a ce propos divers rapprochements avec l'architecture hébra1que (les deux colonnes a l'entrée du temple de Jérusalem et le portique
aux lamhris de cedre du palais de Salomon) et rappelle les colonnes égyptiennes
a quadruple tige, ainsi que les piliers a faisceaux de no~ cat~édrales. M. Senart présente l'édition de Vallabhadheva, the Subha.sh1La.vali, par Peter
Peterson et le pandit Durgaprasada, dans la Bombay Sanskrit si!ries.
Séance du / cr avril. M. Philippe Berger étudie une inscription de Tamassus,
bilingue, en phénicien et en chypriote, contenant une dédicace a. Apollon
d'Hélos, dieu du Péloponese. Les deuir principaux dieux phéniciens de l'ile
de Chypre étaient Résef Amykolos et Résef Alottes. L'inscription de Tamassus
montre !'origine grecque du second; le premier est évidemment le méme que
l'Apollon d'Amyclée, non moins célebre dans le Péloponese. Ces deux divinités
ont done été importées A Chypre par. les Achéens et identiflés avec le Résef ou
Arsouf phénicien.

�252

DÉPOUILLEMENT DES PÉRlODIQUES
ET DES TRAVAUX DES SOCJÉTÉS SAVA~TES

Séance du 6 avril. 1\1. Philippe Beryer signale une nouvelle inscription chypriote, une dédicace a la déesse AnaLh par les rois Baalmelek I, Azbaal et
Baalmelek II. Cette inscription est surtout importante pour l'histoire politique
de Chypre. - 1\1. Le Blant envoie de Rome la descriplion d'un sarcophage
chrétíen inédit qui se trouve au musée du Campo santo dei Tedeschi : une
femme, debout, en priere, entre deux arbres sur chacun desquels est une
colombe. A droite, le bon pasteur portant une brebis. La partie gauche, mulilée,
représente le pasleur posant la main gauche sur une corbeille remplie de pains
et touchant de la main droite un sarcophage. C'est l'illustration de cette parole
du Cbrist : « Je suis la résurrection et la vie ».

Séance du / 5 avril. M. Saloman Reinach propose une nouvelle interprétation
d'un bas-relief en marbre, du Musée Britannique, représentant J'apotbéose
d'Ho:nere. On y voit ordinairemenl les neuf muses avec Apollon et la Pythie.
M. Reinach se prévaut d'une figure exactement semblable trouvée récemment
sur une terre cuite de Myrrhina, pour établir que la prélendue Pythie est une
muse. La méme conclusion s'impose pour une autre personne du bas-relief. II
y aurait ainsi dix muses; M. Reinach en distingue une, la plus grande, en qualité de Mnémosyne, mere des muses, celle-la méme que l'on prend ordinairemenl
pour Melpomene. La muse qui deseend du Parnasse serait Calliope, et la prétendue Pythie serait Thalie, qui, d'apres la légende, aurail été la mere des
Corybantes, aimée d'Apollon.
II. Académie des Sciences morales et politiquee. - Séance
du 26 mars. Une parlie de la séance est consacrée a des pi'ésentations de livres,
parmi lesquels nous relevons l'.Ancien Monde et le Christianisme, de M. de Pres_
sensé, et une étude de M. Jean Réville sur l'enseignement de l'histoire des
religions. - Séance du 2 avril (compte rendu du journal le Temps). Les biens
de l'Église et la dime sous Richelieu, tel est le litre de l'étude historique et économique dont M. G. d'Avenel poursuit la lectura devant l'Académie. Sous
l'ancien régime, deux sources alimentaient les revenus du clergé : d'une part,
le produit des terres qui lui appartenaient en propre; d'autre part, la dime
paroissiale, dont la quotité varie suivant les lieux et la nature des objets dimés
du treizieme au vingtieme, au cinquantieme. Les dépenses du clergé étaient le
service du culte, la réparation et la construction des édifices religieux, des
aumOnes obligatoires et un léger imp0t qu'il payait a l'État sous le nom de don
gratuit, afin de maintenir le principe qu'il n'était tenu a aucune contribution
envers le pouvoir tempnrel. Tel est, dans sa structure générale, ce qu·on pourrait appeler « le budget des cultes au xvn• siecle ». Il est impossible (M. d'Avenel
en fait justement la remarque) d'ajouter foi aux chilfres officiels qui établissent,
il y a deux siecles, ce budget; ces cbilfres sont intentionnellement diminués;
par conséquent, J'histoire en est réduite a des hypotheses, lesquelles cependant,
contrOlées les unes par les autres, confinent a la certitude. Un mémoire fait par
Richelieu, en 1625, estime que le clergé possede le tiers des biens du royaume.

253

M. d'Avenel les évalue au minimum au quart en 1640 et aucinquiemeen 1789.
Si, pour atleindre la vérité sur ce point, on néglige, comme. il convienl, l~s
cbilfres fantaisistes de Vauban, qui estime, en i695, a 134 millions le produ1t
des dimes ecclésiastiques, et les évaluatioos exagérées de l'auteur de la Théorie
de l'impot, qui porte leur valeur en 1760 a 16'1 millions, on peut accorder crédit
au Secret des finances, imprimé en 1581, et qui les considere comme donnant
annuellement 25 a 30 millions. D'aulre part, calculées en moyenne au dix-huitieme, elles passent, en t 789, pour cotlter a J'agriculture 133 millions. Ces deux
chiffres, quoique tres différents en apparence, concordent en réalité. Selon le
poids du métal, 30 millions de livres de 1580 font 80 millions de 1789. L'augmentation du revenu des terres de la fin du xvi• siecle a la fin du XV111•, le
nombre des terres défrichées durant cet intervalle, l'agrandissement de la
France, qui compte sept ou huit provinces de plus, suffisent a éleverles 80 millions au dela de 130.
« II est exlrémement difficile de déterminer d'une maniere générale les
ressources tres variables du curé de chaque paroisse. Toutefois, une centaine
de dimes relevées par 1\1. d'Avenel dans quioze de nos départements, sous le
ministere de Richelieu, ressortaient l'une dans l'autre a 650 livres environ.
Daos Je diocese de Rennes, le revenu moyen est de 750 livres; dans celui du
Puy, de 420 livres; dans celui du Mans, de 4.00 livres. Ce sont la des chiffres
of'liciels, par conséquent atténués, et peut-élre faudrait-il porter de 9?D a
1,000 livres la moyenne générale des produits de la dime dans chaque paro1sse.
D'ailleurs, ces produits ne constituent qu'une partie des revenus de la cure; il
y a encore le domaine de la cure, ses biens propres, d'une importance beaucoup
moindre sans doule. L'hisloire des biens ecclésiastiques et de leurs revenus,
depuis Louis XIII jusqu'a la révolution fran&lt;;aise, en tenant compte de l'augmentalion du prix des terres et des nombreuses mises en valeur de terres
incultas, montre ce que pouvait étre la fortuna de l'Église au jour de la spoliation. Soixante-quinze millions de Jivres représentaient, a 5 0/0, taux ordinaire
de l'intérét des immeubles, un capital de quinze cent millioos de livres, ou
deux milliards huit cent cinquante millions de francs. Mais la valeur de ces
terres, comme de toutes les autres, est deux fois et demie plus grande en 1789
qu'a l'avenement de Louis XIV et arrive, en dernier compte, a sept milliards !
« Quelque élevé que le chiffre paraisse, il ne constiluait plus, dit M. d'Avenel,
le quart de la fortune fonciere frani,aise, incontestablement supérieure alors a
28 milliards.
,, Le revenu du clergé, de 1640 a 1789, n'a pu augmenter dans la méme proportion que la valeur de son capital. Le taux de l'intérét avait baissé d'une
époque a l'autre, pour les immeubles comme pour toute es pece de bien. De 5 0/0,
l'intérét des terres était tombé a 3,5 environ. De 75 millions de iivres (142 millions de francs), sous Louis XIII, les rentes du clergéavaienldu s'élever seulement, en 1790, a 245 millions de francs. »

�254,

DÉPOUILLE3IEXT DES PÉRIODIQUES
ET DES TRAVAUX DES SOCIÉTBS SAVANTES

III. Revue h istorique. - Mars-avril : Charvériat. Les affaires religieuses
en Bohéme au xvi• siecle. (Compte rendu par E. Denis; ce livre est l'erreur d'un
homme qui s'estfourvoyé daos un travail pour Jeque! iln'étaitnullement préparé.)
I V . Jour n al d es Savants. - Pévrier : Perrot, Les statues de Diane a
Délos.
V. Nouvelle R evue. - IS f&amp;vrier: d'Avenel. Ricbelieu et les protestants frani;ais apres La Rochelle.
I•• mars : Loti. Kioto, la ville sainte.
VI. Controverse et Contemporain. - I S février: Paul Allard. La
persécution d'Aurélien (fin).
15 mars: de Harlez. La religión populaire de
la Chine. - Gust. Comestin. La croix et le crucifix. - Mgr Ricard. L'abbé
Maury et Mirabeau, les luttes doctrinales A la Constituante.

=

=

VII. C orresp ondant. - /O février: V. deChevigny. Ct.lrrespondance de
Marie d'Agreda et de Philippe IV.
10 mars : Vicomte llfayol de Lupé. Un
pape prisonnier. Rome, Savone (voir le n• suivant). - Comte de Pontmartin.
Le cardinal de Bonnechose.

=

VIII. Mélus ine. - 5 mars: H. Gaidoz. L'anthropophagie (voir le n• sui= 5 avrü : H. Gaidoz. Corporations, compagnonnages et métiers. L.-P. Sauvé. Superstitions relatives au mariage.
I X. R e vue d es tradi tions p o p ulaires. - 25 mars : Paul Sébillot.
Les tremblements de terre. - Aug. Gittée. Le folklore en Flandre. L.-P. Sauvé. Tradilions de la Basse-Bretagne (Les soldats de Saint-Cornély.
vant).

Les danseurs maudils.)

X . Vie chrétienn e . - Janvier : A . Viguw. Bonavenlure des Périers et
la Réformefran~aise. - G, Bonet-Maury. La religion d'Edgar Quinet.
X I. R evue historique de l'Ouest. - II. 5: Vallette. Petites pages
d'histoire vendéenne. Les établissements religieux de Fontenay-le- Comte
(suite). - Audiat. Un déporté, évéque de Saint-Brieuc, Mathias Legroing
de la Romagere (suite). - Dubois de la Patelliére. S ur la paroisse de
Coueron.
X II. Muséon. - Avril : E. Beauvois. La légende de saint Colomba. P. Robiou. La religion égyptienne.
X III. A cademy. - 12 février: John Sarum. The date and history ofthe
great latín Bible of Monte Amia!.a. (Voir notre Chronique; - voir, dans les
9
n• suivants, la longue et inléressante discussion de MM. \V. Sanday, Martin
Bule, J. White, Maunde Thompson et Wan•en.) - Am.-B. Edwards. Tbe
sarcophagus of Anchnesril.neferab. (A propos du livre de M. E.-A. Wallis Budge.)
19 février : Edouard Naville. Egypt exploration fund. (Rapport sur ses fouilles
a l'est i:!e Zagazig entre Tell-el-Kebir et Belbeis). /9 mars : Fr.-T. Marzials. The reformation in France.
26 mars : Georges Bertin. Babylonian
astronomy. -== 9 avril: L.-C. Casartelli. The elymo!ogy of tbe name Zarathustra.
- Discovery of a lomb-temple at Sidon. (Description du monument retrouvé par
le D• H. Jessup de Beyroulh.)

=

=

=

255

XIV. Athenaium. - / 2 mars: Rob.-K. Douglas. Fa-llien's description of
the image of Msitreya Buddha. (Voir les articles de M. James Legge dan~ les
n•• du i9 mars et du 2 avril, celui de M. Douglas, 26 mars, et celu1 de
M. s. Beal, 2 avril.)
9 mars : Sp.-P. Lambl'os. Notes from Athens. (Voir le
n• suivant.) 9 avril : W. Lea{. Notes from Alhens.
XV. Contemporar y Review. - Février : A .-M. Pairbain. Theology
as an academic discipline. - Mars : Capt. Conder. The Old Teslament :
ancient monumenls and modern critics. - Avril: Emilio Casteúw. The call oí
Savonarola. _ Robertson Smith. Capt. Conder anJ modern critics.
XVI. Nineteenth oentury. - Mars : Gladstone. The greater gods of
01 ympus. I . Poseidon . - Avril : Matthew Arnold. A friend o{ God.
Andrew Lang. Demeter and the pig.
XVII. National Review. - Mars : The church question in Scoll~nd.
_ Helen Zimmern. Plato and theosophy. - R.-S. Gundry. India and Th1bet.
XVIII. Church quarterly Review. - Avril: The Ma~s~retic ~e~t of
tbe Old Testament. - The empress Eudocia. - The early chr1sllan mm1stry
and tbe Didache. - The language spoken by Christ and lhe aposUes.
.
XIX . China R evi ew. - XV. 2 : Allen. Similarity belween Buddh1sm
and early Taoism. - Stanton. To the folklore of China.
.
X X. Arch aeological Journal. - N° 172 : Pullan. The 1conography of
angels. - Hodgson. On the differences of plan alleged to exist between churches
oí austin canons and those oí monks.
XXI . Histor isch es J ah rbu ch . - VIII. .2 : Schanz. Das Jahr der
Gefangennahme des heil. Apostels Paulus (avec une répo~s~ d~ pr~fesseur
Kellner). - Denifle. Quellen zur Disputation Pahlos Cbr1slla01 m1t Mos_e
Nachmani zu Barcelona (1263). - Unkel. Die ,Coadjutorie des Herzogs Ferdinand von Bayern im Erzstift Koln (premier article) .
XXII. Archlv f ür Litterat ur-und Kirchengeschichte d es Mittelalters. - III. / et 2 : Ehrle. Die Vorgeschichte des Concils von Vienne
(fin). - Denifl.e. De origine et progressu juris scolastici Paduani.
XXIII. N e ues Archiv der G es ellsch a ft für altere d eu tsche
Geschichtskunde. - XIJ. I : G. Waitz. Ueber den ersten Theil der Annales
Fuldenses. - S. Herzberg-Frankel. Deber das iilteste Verbrüderungsbuch von
Sanct-Peter in Salzburg. - II. Hahn. Die Namen der Bonifazischen Briefe im
Liber vita&gt; ecclesiie Dunelmensis. - O. Holde1·-Egger. Zur Translatio S. Benedicli.
XII. 2 : Bruno Krusch. Chlodovechs Sieg ueber die Alamannen.
XII. 3: Bruno Gebhardt. Die Confutatio primatus papre.
XXIV . Mittheilu ngen des k. d eutschen archaeol. I n stituts.
A t h enische Abth. - X.1. 3 : F. Duemmler. Mitteilungen von den
griechischen Inseln. IV. Aeltesle Nekropolen auf Cypern.- Lolling. Lesbi_sche
Inschriften mit Anhang von Petersen. - Doerpfeld. Der Tempel von Kormth .
- Pctersen. Athenasstaluen von Epidauros.

=

=

=/

=

�256

DÉPOUILLElfENT DES PÉRIODIQUES

XXV. Poodagogium. - IX. 5: Mo1'f. Salzmann als Reformator des Religionsunterricht.

XXVI. Philologus. - XLV. 4.: Scotland. Die Hadesfabrt des Odysseus.
-.Bornemann. Pindars VII nemesiscbe Ode als Siegertolenlied.
XXVII. Zeitschrift für Assyriologie. - II. .f : Jensen. Hymnen
auf das Wiedererscheinen der drei groszen Lichtgótter, l.
XXVIII. Globus. - N• 8: Der Nestorianismus in Asien. -N• /0. Keller.
Volksalemente und Volksleben in Madagascar (premiar article).
XXIX. Oesterreichische Monatsschrift für den Orient. - N• .2:
Temple. Ein Menschenopfer in Rajputana.
XXX. Monatsschrüt für Geschichte und Wissenschaft des
Judentums.- /887. N° 3: Graetz. Die Bedeutung der Priesterscbaft für die
Gesetzgebung wabrend der zweiten Tempelzerslórung. - _Perlitz. Rabbi
Ahahu. Cbarakter und Lebensbild eines Paliistinensiscben Amor!lers (suite).
XXXI. Archiv für das Studium der neueren Sprachen. LXXVII. 3 et 4. : Rudolf. Der germanische Licbtgott Balder und der beilige
Johannes. - Veckenstedt. Die Llorona, das weinende Mil.deben der Mexicaner
und ibre Scbwestern bei den Ariern und Mongolen.

XXXII. Archiv für slavische Philologie. - IX. 4.: Kotschubinskü.
Eine serbiscbe Evangelienbandschrift vom Jabre 1436 aus Zeta. - Jagié. Ein
serbischer Beitrag zur Georgiuslegende. - Novahoviteh. Ueber die Entstehung
mancher Volkslieder. - Wolter. Mytbologische Skizzen.
XXXIII. Zeitschrift für exacta Philosophie. - XV. .f : Flügel. Die
Sittenlebre Jesu.
XXXIV. Zeitschrift für Missionskunde und Religionswissenschaft. - II. .f : A.hles. Buddhismus und Christentbum. - Lucius. Die
geschichtlicben Voraussetzungen des Sieges des Christentums im Rómischen
Reich. - Das Christentbum in Japan.

XXXV. Zeitschrift für wissenschaftliche Theologie. - XXX. 2 :
Kuttner. Die religiose Gewissbeit und das Bewustsymbolische in der Religion.
- Weiss. Ein neuaufgefundenes Kanon-Verzeicbnis. - Draseke. Zum Hirlen
des Hermas. (A contr0ler au sujet de cet article le travail de M. A. Harnack,
dans la « Theologische Literaturzeitung » du 9 avril, intitulé : Ueber eine in
Deutschland bisher unbekannte Falschung des Simonides.) - A. Hilgenfeld.
Zu dem griecbischen Schlusse des Hermas Birlen. - Noldechen. Terlullian vom Fasten. - Garres. Arianer I im officiellen Martyrologium der
Romischen Kirche.

XXXVI. Zeitschrift für kirchliche Wissenschaft. _ 1887. N• /:
Zockler. Die biblische Lilteratur des Jabres i886. A. Altes Testament. (Voir le
N. T. daos len• suivant.) Zietlow. Der Baum des Lebens. - Grote. Wo liegt
Golgatba?

XXX VII. Deutsche evangelische Blootter. - .f 887. N" 3: Beyschlag.

ET DES TRAVAUX DES SOCI"ÉTÉS SAVA'NTES

257

Aus D• von Schulte's Gescbichte des deutschen Altk-atbolicismus. - Bacmeister.
Luther und Loyola. - Weitbrecht. Noch einmal die Hexenbulle Innocenz' VIII.

XXXVIII. Katholik. - Février: Wann waren Petrus und Paulus in
Rom? - Die K0rperlebre des Thomas von Aquin. - Der Primal in der Kirche
Galliens und der VI• Kanon des Nic!lnum.
XXXIX. Evangelisches Misaionsmagasin. -Avril : Missionsarbeit
in Malabar. - Heiratsgesetz und Hochzeitfeier im Kurgland.
XL. R11vista de Espana. - N° 4.50 : El templo de Esculapio en
Atenas.
XLI. Theologisch Tijdschrift. - Mars : J.-H.-A. Michelsen. Kritisch
onderzoek naar den oudsten tekst van Paulus·Brief aan de Romeineo.
J.-A . .Bruins. Nog eens de Basílica Novorum of Novarum te Carthago.

�259

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W. Brückner. Die vier Evangelien nach dem gegenwiirligen Stande der
Evangelienkrilik. - Hambourg, Richter, 1887, in-8 de 96 p.
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l.887, in-8, de vm et 240 p.

Louis Salles. Les freres de Jésus. - Paris, Moquet, l.887, in-8, de 52 p.
G. Volkmar. Paulus von Damascus bis zum Galaterbriefe. - Zuricb, Schroter, 1887, in-8, de vm et 120 p.
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�260

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I. von Bojnicic. Denkmaler der Mithras-Cultur in Kroatien. - Agram,
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Vienne,

261.
Berlin, Verein für

0

RELIGIONS DE L ASIE

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1886, in-8, de 44:0 p.
. .
.
ur J Wi'lkins Modero Hinduism heing an account of lhe rehg1on and life
.....
.
'
·
'8d488
of the Hindus in Norlhern India. - Londres, Unw10, 1887, m- , e
_P·
E. Senart. Études sur les inscriptions de Piyadasi, t. ll. - Paris,
Leroux, 1887.

�262

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGJO:-,s

Ll!on de Rosny. Chreslomalhie religieuse de l'Exlréme-Orient. - Texles
chinois extraits du Yih-King, du Chou-King, du Chi-King, du Li-Ki, du TsoTchouen, du Hiao-King. - París, Maisonneuve, f887, in-8, de 52 p.
FOLK-LORE

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Ch. Chabaneau. Sainte Marie-Madeleine daos la litlérature proven"8,le. -

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A. Clouston. Popular tales and ficlions, lheir migrations and transformations. - 2 vol. Édimbourg, Blackwood, i887.

ANOBRS, IIIPIUIIIER.IE BORDIN ET el• , ROE GARNIBR,

4,

�BULLETIN CRITIQUE
DE LA.

RELIGION ÉGYPTIENNE

LE LIVRE DES MORTS

Ed. Naville. Das Aegyptische Todtenbuch der XVIII bis XX Dynn,stíe, aus
verschiedenen Urkunden zusammengestellt und herausgegeben von Edouard
Naville , mit Unterstützung des Koniglich Preussischen Ministeriums dcr
Gcistlichen, Unterrichts- und Medicinal-Angelegenheiten, Berlin, Asher und
C0 , i886, Einleitung, in-4, v-204 p.; i•r Band, Text und Vignetten, in-folio,
ccxu pi., 2• Band, Varianten, 447 p.

Le 19 septembre '1874, les égyptologues, réunis a Londres, al'occasion du deuxieme Congres International des Orientalistes, déciderent qu'il y avait lieu de publier &lt; une édition de la Bible des
anciens Égyptiens, - le Rituel, comme Champollion l'appelait, ou le
Livre des Morts, comme l'intitule Lepi;ius, - aussi critique et aussi
complete que possible. Cette édition devait fournir une triple
récension de ce vénérable monument de la langue, de l'archéologie
et de la religion égyptiennes ; en d'autres termes, nous donner le
Livre des Morts, tel qu'il était: - 1º Sous l'ancien empire; 2° sous
les dynasties thébaines du nouvel empire ; 3º sous les Psammétiques (XXVI• dynastie) 1 • » M. Naville voulut bien se charger de
1} Transactions of the Second Session of the International Congress of Orientalists, held in London in September 1874, Londres, Trübner, 1876, p. 442.
18

�266

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

rassembler les matériaux; M. Lepsius assura a l'reuvre l'appui de
l'Académie de Berlin et du gouvernement prussie12; un comité
s'organisa, qui fut composé de MM. Birch, Chabas, Lepsius et
Naville. Des les premiers jours, on dut reconnaitre que le projet
présentait des difficultés d'exécution presque insurmontables. Si
les textes de l'ancien empire sont rares et incomplets, ceux de
la XXVI• dynaslie sont trop nombreux et contiennent si peu
de variantes réelles, que la collation de vingt papyrus, pris au
hasard, donne des résultats insignifiants. Le comité modifia son
plan primitif, et M. Naville déclara, au Congres de Florence, qu'il
bornerait désormais ses recherches aux manuscrits de l'époque
thébaine. L'ouvrage, tel qu'il le concevait, n'était pas une édition
critique ·avec un texte reconstitué artificiellement, mais un recueil
méthodique des documents nécessaires a qui voudrait ensuite
entreprendre une édition critique. &lt; Il devra done se composer, en
premier lieu, d'une introduction donnant tous les renseignements
voulus sur les matériaux employés, puis d'un texte de base qui
sera la reproduction exacte de chaque chapitre pris dans un cerain
papyrus, puis de toutes les variantes recueillies, enfin d'un lexique
complet de tous les mots du Livre des M orts 1 • &gt; Cette édition
restreinte, M. Naville nous l'a donnée en 1886, douze ans apres
la décision du Congres international de Londres. La mort avait
dans l'intervalle dissous le comité : Chabas partit le premier, puis
Lepsius, puis Birch. M. Naville a exécuté fidelement le plan qu'il
s'était tracé en i878. 11 a eu la chance~de rencontrer dans sa propre
famille un ouvrier incomparable, qui a dessiné figures et inscriptions avec une fidélité et une élégance qu'on ne saurait trop
admirer. Aussi le volume de textes et de vignettes est d'une fort
belle venue. Celui des variantes est d'un trait moins fin et
moins sur, mais suffisamment net et tres lisible encore. Dans
l'introduction, qui forme un tome a part de format plus petit
que les autres, M. Naville a rendu pleine justice a ses devanciers,
et l'histoire qu'il trace des différentes publications ou tentatives
d'interprétation qui ont précédé la sienne, pour etre breve, n'en est
pas moins instructive. Sur un point seulement, il me parait avoir
commis une méprise ; c'est quand il attribue a E. de Rougé l'idée
i) Atti del IV Congresso Internazionale degli Orientalisti, tenuto in Pirenze
nel Settembre 1818, Firenze, Lemonnier, i880, t. I, p. 95.

LE LIVRE DES MORTS

267

que les papyrus funéraires étaient écrits íprimitivement en cursive, et que les textes hiéroglyphiques ne sont que la transcription
des textes hiératiques. Il fallait done, d'apres lui, commencer
l'étude par ces derniers, et beaucoup de fautes des textes hiéroglyphiques s'expliqueraient d'elles-memes des qu'on connaitrait bien
les textes hiératique~ 1 • 11 Je pense que M. -Naville a compris d'une
maniere trop générale les expressions de M. de Rougé. Celui-ci
ne prétend pas que tous les textes hiéroglyphiques du Livre des
Morts sont des transcriptions de l'hiératique. &lt; Nos musées
possedent, dit-il, de magnifiques exemplaires de l'ancien style,
qui sont touiours écrits en hiéroglyphes linéaires disposés en
colonne; malheureusement les tableaux et les vignettes semblent
y jour le róle principal ; l'écrivain a passé fréquemment des mots,
des phrases, des demi-chapitres tout entiers; il semble n'avoir eu
pour but que de remplir matériellement sa page, dans un travail
qui, une fois achevé a l'occasion des funérailles et déposé avec
la momie, ne devait jamais etre contrólé par les regards d'aucun
homme vivant. Les transcriptions opérées entre les manuscrils des
diverses sortes d'écritures, devinrent une autre source d'inexactitudes. Ainsi le bel exemplaire hiéroglyphique de Turin estrempli
d'erreurs qui JYrouvent suffisamment que le copiste travaillait
d'api·es un manuscrit cursi{; son calame exercé le transcrivait
en beaux hiéroglyphes, mais cet excellent calligraphe n'était pas
un savant; on remarquera, en effet , que les signes qui, dans
l'écriture cursive, se ressemblent jusqu'a la confusion, sont précisement ceux qui ont donné lieu a des méprises •. » Le passage est
bien clair. M. de Rougé, apres avoir déclaré que les papyrus
d'ancien style sont touiours en hiéroglyphes , constate que le
papyrus hiéroglyphique de Turin, publié par Lepsius et qui est
d'époque sa'ito-grecque, a du etre copié sur un texte hiératique, et
que beaucoup des fautes qu'il renferme s'expliquent, si on suppose
un original cursü mal interprété par un scribe ignorant. 11 me
parait avoir pleinement raison en cela, mais il aurait tort que le
passage ou il développe cette idée ne comporterait pas le sens
que Naville lui a attribué. 11 cite un cas particulier, il ne pose pas
une regle générale. Comme Naville, il reconnaissait l'importance
ce

i) Einleitung, p. 3 sqq.
.
2} Étude sur le Rituel funéraire des anciens Egyptiens, p. 7-8.

/

�268

LE LIVRE DES MORTS
REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

des textes thébains en hiéroglyphes : s'il s'est attaché surtout a
l'étude des textes saites en hiératique, c'est que le Louvre et les
musées d'Europe renferment un nombre considérable de manuscrits
de l'époque. salte contre quelques douzaines de manuscrits de
l'époque thébaine. C'est la une critique de détail qui n'enleve rien
a la valeur de l'introduction. Apres avoir exposé les vicissitudes
diverses par lesquelles son entreprise a passé depuis 1874, M. Naville apprécie brievement l'histoire du Livre des Morts et de ses
éditions successives 1, décrit et classe les manuscrits dont il s'est
servi, ajoute quelques détails sur le sujet de chaque chapitre et
sur la place qu'il occupe dans chaque exemplaire : le tout se termine par une table des chapil.res avec leurs titres hiéroglypbiques.
Le texte original de l'introduction était naturellement en frangais ;
comme les frais de publication étaient a la charge de l'État prussien,
M. Ludwig Stern a donné du frangais de Naville une traduction
allemande fort soignée. L'ouvrage est digne, en tous points, et
des grands savants qui en ont surveillé l'exécution, et du gouvernement qui l'a pris a son compte.
Le Livre des Morts a déja été traduit deux fois en entier, en
anglais par Birch, il y a vingt ans ', en frangais par Pierret, il y a
six années a peine•. Si estimables et si utiles que ces reuvres aient
été a leur heure, l'apparition du livre de Naville leur a enlevé
beaucoup de leur importauce : elles ont été faites l'une et l'autre
d'apres le texte de Turin et ne représentent qu'une legon souvent
inintelligible de l'ouvrage égyptien. Je ne puis songer a en publier
ici une traduction nouvelle, mais peut-etre ne sera-t-il pas inutile
d'en donner une analyse exacte. Le Livre des Morts était destiné
a instruire ' l'ame de ce qu'elle doit faire apres la vie. C'est un
recueil d'incantations, ou, si ce mot effraie trop les personnes qui
1) Einleitung, p. 18-46.
2) Dans le grand ouvrage de Bussen, Egypt's place in Universal History,
t. V, 1867, p. 123-333.
3) P. Pierret, Le Livre des Morts des anciens Égyptiens, in-18. París, i881,
t. XXXJII de la BibliotMque Orienta/e elzévirienne de E. Leroux. Brugsch en
avait entrepris une traduction allemande dont les quinze premiers chapitres ont
seuls été publiés : Das Todtenbuch det Alten Aegypter dans la Zeitschrift, 1872,

p. 65-72, 129-134.
4) Saql'OU.

269

ne peuvent pas s'habituer encore a reconnaitre dans les rites égyptiens quelque chose qui ressemble plus a la magie qu'a la religion, un recueil de prieres, dont les unes ont pour objet de donner
a l'homme des renseignements généraux sur le sort qui l'attend
au dela du tombeau, et dont les autres s'appliquent a des cas particuliers de l'existence funéraire. La premiere condition a remplir,
pour en saisir le sens et la composition, est done de rechercher
quelle idée ceux qui l'ont compilé se faisaient de l'ame et du milieu
dans lequel elle tombait en quittant le corps. Point n'est besoin
de l'étudier pendant longtemps pour découvrir que cette idée n'est
ni une, ni simple. Ce qui survit de l'homme est traité parfois comme
un double (ka), parfois comme une ombre (kha'ibit), parfois comme
un esprit lumineux (khou) , parfois comme un épervier a tete
humaine, comme un vanneau, comme une grue (ba), parfois enfin
comme un personnage composite qui tient a la fois du double et
de l'ombre, de !'esprit et de l'oiseau. Le lieu ou réside cet etre
mal défini est, pour les uns, le t&lt;,mbeau meme qui renferme le
corps, pour d'autres, notre monde entier ou celle des régions de
notre monde ou il lui plait se transporter, pour beaucoup, un
monde différent du nótre et qu'on atteint apres un voyage plus ou
moins pénible. J'ai parlé déja et du double et du sort qui l'altendait
dans son tombeau 1 : je n'ai pas eu encore l'occasion d'exposer
ce que c'était que cette autre terre que· les textes mentionne_nt
souvent. La description complete ne s'en trouve nulle part, ma1s,
en réunissant ce que nous apprend le Livre des Morts aux enseignements que conliennent les autres livres religieux, on parvient
a en recomposer le tableau général et, par conséquent, le systeme
de l'univers tel que les Égyptiens l'avaient imaginé.
Au commencement, &lt; quand il n'y avait pas encore de ciel, qu'il
n'y avait pas encore de terre, qu'il n'y avait pas encore d'hommes,
que les dieux n'étaient pas encore nés, qu'il n'y avait pas encore
de mort •, &gt; le Nou seul existait, l'eau principe de toute ·chose,
et dans cette eau primordiale, Toumou, le pere des dieux •.
1) Cfr. Revue de l'histoire des religions, t. XII, p. 123 et suiv.
2) PEP1 Jer, l. 664, dans le Recueil, t. VIII, p. 104.
.
3) Livre des morts (éd. Naville), ch. xvn, l. 3-4. Dans le passage de Pé?1
que j'ai cité, Toumou e0t aussi le dieu primordial et a pour femme Nouit.
(l. 664 sqq.),

�270

REVUE DE L'HISTOlRE DES RELIGIONS

Le jour de la création arrivé, Shou souleva les eaux sur l'escalier qui est dans Khmounou 1 .' La terre s'aplanit sous ses pieds,
comme une longue table unie, le ciel apparut au-dessus de sa tete,
comme un plafond de fer sur lequel roulait l'Océan divin •. Hor et
ses fils Hapi, Am~it, Tioumaoutf, les dieux des points cardinaux, allerent aussitót se poster aux quatre Goins de la table
inférieure, et rec;urent les quatre angles du firmament sur la pointe
de leurs sceptres • ; le soleil apparut a la voix du dieu, le premier
jour se leva et le monde fut désormais constitué, tel qu'il devait
rester a jamais. On avait cru d'abord de bonne foi que les quatre
supports étaient des poteaux fourchus au sommet, comme ceux
qui étayaient le toit des maisons, et l'on craignait sans cesse qu'ils
ne fussent renversés au milieu de quelque tourmente, pendant
laquelle le ciel s'abattrait sur la terre : les mots qui désignent
l'orage, la tempete, les pluies torrentielles, ont pour déterminatif
le signe du ciel détaché de ses quatre soutiens et tombant. Plus
tard, on en modifia la nature et la forme. On imagina d'entourer
la terre d'une ceinture de hautes montagnes, sur le sommet
desquelles le firmament s'appuyait de tous cótés, plat selon les
uns, légerement voúté selon les autres '· Quatre pies marquaient
les quatre points cardinaux : le nom de celui qui se dressait au
nord est encore inconnu, ceux du sud, de l'est et de l'ouest ,
s'appelaient Apitto, la corne du monde 6 , Bakhou, le mont de la
naissance, Manou ou Onkhit , la montagne de vie 6 • Bakhou et
1) Livre des morts (éd. Naville), ch. xvu, l. 4 sqq. C'est de la que vient son
nom Shou, de la racine Shou , soulever. Ce n'est, je ,crois, ¡que plus tard, et
par calembourg, qu'il devint le Lumineux.
2) Les peintures et les figurines en terre émaillée nous montrent deux
moments dans l'acte de Shou. II est d'abord a genou.x: et souleve péniblement
la masse des eaux ; puis il parait debout, les jambes écartées, les bras allongés
au-dessus de la téte et soutenant le ciel sans effort apparent. C'est J'illustration
tres exacte d'un passage de l'hymne a Ril.-Harmakhis : « Tu as élargi la terre
a l'écartement de tes enjambées ; tu as élevé le ciel a la longueur de tes bras »,
ou Ra-Harmakhis, selon la doctrine syncrétique de l'époque Ramesside, joint
a son rO!e propre celui de Shou et des autres dieux.
3) Cfr. OuNAs, l. 474, TEn, l. 232-233. DeUJc de ces sceptres-piliers sont
figurés sur beaucoup de steles, adroite et agauche de l'inscription ou du tablean.
4) C'est ainsi que le signe du ciel, qui surmonte beaucoup de steles funéraires ou historiques, s'arrondit et suit le cintre de la pierre.
5) Cfr. l'expression géographique des Grecs N6Tov xÉpa~.
6) Sur Bdkhou et Manou, voir Brugsch, Ueber den Ost-und Westpunkt des

27i
Manou, qui marquaient le lever et le coucher du soleil, étaient de
beaucoup les plus imporlants. Bakhou n'était pas une montagne
fictive. Le pays situé entre le Nil et la roer Rouge renferme plusieurs
pies, dont quelques-uns s'élevent a pres de deux mille metres et
sont visibles de la vallée. L'un d'eux, qui est souvent mentionné
dans les listes géographiques, s'appelait Bakhou, Bashou, et est
identifié par Brugsch avec le Mont des Émeraudes des géographes
anciens 1 • Sans insister sur l'identification, on peut admettre que le
pilier oriental du ciel a été placé, par les plus anciens habitants
de l'Égypte, sur l'un de ces pies qu'ils apercevaient a l'horizon
lointain, et derriere lequel le soleil paraissait naitre: de la, ce nom
de Bakhou, enfantement, qu'ils lui donnerent. Plus tard, quand le
cercle de leurs connaissances géographiques s'agrandit, le norh
resta a la montagne, mais on supposa qu'il y avait, bien loin a
l'est, une autre montagne Bakhou, qui était le soutien véritable du
firmament. Ce pie fabuleux ·avait, disait-on •, trois cent soixante-dix
perches de haut et cent quarante coudées de large•. 11 était gardé
par le serpent Amihahouf', long de trente-cinq coudées, et dont
la tete avait trois coudées de section 5 • Les dieux de l'Occident et
des ténebres, Toumou, Sovkou le crocodile, Hathor, y attendaient
l'arrivée du soleil 6 • Le dieu sortait par un portail immense qui faisait communiquer le paradis, les jardins d'Ialou, avec notre monde.
Le portail confinait vers le nord a l'Étang des mille oies, vers le
Sud au Ruisseau des oies, et deux sycomores, tout en pierres
précieuses de couleurverte 1, l'encadraient de chaque cóté. C'est
entre ces deux sycomores que le soleil paraissait, d'apres certains
LE LIVRE DES MORTS

Sonnenlaufes nach den Alt,Egyptischen Vorstellungen dans la Zeitschrift, 1864,
p. 73-76, article rédigé sur des indications de J. Dümichen.
.
.
1) Die altagyptische Volkertafel dans les Verhandlungen des 5ten OrientalistenCongresses, t. II, Afrikanische Section, p. 62-63.
2) Livre des morts (édit. Naville), ch. cvm, pi. CXIX, l. i-2. Les chilfres
varient selon les exemplaires.
3) Environ sept cent quarJnte metres de haut et soixante-treize de large, en
prenant, avec Lepsius, la perche pour six pieds métriques et la coudée pour
cinquante-deux centimetres ou a peu pres.
4) Litt. : « celui qui est dans sa flamme. »
5) Environ dix-huit metres et demi de long P.t un metre et demi de section,
6) Livre des morts (édit..Naville), ch. cvm, pl.f XIV, l. i5.
7) Livre des morts (éd1t. Nav11le), ch. c1x, pl. CXX, l. 2-6; ch, CxL1x,
pl. CLXVIII, l. 9-i4.

�272

REVUE DE L'IDSTOffiE DES RELlGIONS

mythes qui identifiaient le ciel, sa mere, avec une vache, sous la
forme d'un veau qui vient de naitre 1 • Le pie de .Manou avait probablement répondu, vers l'origine, a quelque colline du désert libyque
dont on apercevait la cime des bords du Nil, mais nous ne pouvons
pas encare, comme pour Bakhou, affirmer ce fait avec assurance.
Jl était un peu moins haut et un peu moins large que le pie de
l'Orient, mais le serpent qui le gardait, Sittisou, avait soixante-cinq
coudées de long. Les vignettes du chapitre ctxxxv1 • nous en
montrent les talus abrupts, recouverts de sable comme ceux de la
chaine Libyque. Au pied, la déesse Hippopotame, Apit ou Touirit,
debout sur ses palles de derriere, une courbache' ou un sceptre' a
la paLte de devant, veille le museau tourné vers l'Orient. Au sommet, un fourré de lotus jaillit brusquement de la pente aride, et
la vache Hathor passe la téte ou le train de devant par une feote
de la montagne. A mi-cote, on aperi;oit quelquefois un mince
croissant de lune nouvelle 5, quelquefois, un busle de femme sans
téte et deux longs bras blancs qui s'étendent pour saisir le disque
solaire : c'est la cime de Manou •, qui rei;oit son pere Ra en son
coucher. Le dieu, parvenu a l'extrémité de sa course, entrait
dans la montagne, d'apres les théologiens d'Abydos, par une
fente (poka), d'apres d'autres écoles, par une porte analogue a
la porte d'Orient, et qu'on appelait la porte des couloirs, Ro-Staou.
La vignelte d'un papyrus, qui appartenait jadis a la collection
Minutoli ', le représente a ce moment critique de son existence.
L'avant de la barque a déja plongé dans les profondeurs de la
montagne; la poupe n'a pas disparu encare, et les deux déesses,
Isis et Nephthys, se retournent 'pour jeter un dernier regard sur
le monde qu'elles vont quitter.
Livre des morts (édit. Naville), ch. cvm, vignelte.
Livre des mo,•ts (édit. Naville), c:h. cLnxv1,. pl. CCXII.
Livre des morts, pi. CCXII, L, b.
Livre des morts, pi. CCXII, A, p.
5) Livre des morts, pi. CCXII, A , p.
6) Livre des morts, pi. CCXII, L, a; D, a; J. 15.
, ~) Ce pap~r~s a été publié a Paris, il y a cinquante ans en viron, mais je
n a1 pu réuss1r a me_ procurer u~ exemplaire de l'édition. Je ne le connais que
p~r un~ photograph1e tres rédu1te, qui accompagne le catalogue de la vente
Mmutoli : Catalog der Sammlungen von Müsterwerken der Industrie und Kunst
zusammengebracht durch Herm Freiherrn D• Alea:ander von Minutoli Cologne
1875, p. 263, nº 5378, avec une notice de H. Brugsch.
'
'
i)
2)
3)
4)

LE LIVRE DES MORTS

1
.,_

273

Le soleil sortait done du ciel a son coucher, comme il y éta1t
entré a son lever. S'il fallait en croire la plupart des égyptologues,
le chemin qu'il suivait pendant la nuit l'aurait mené sous terre, et
ce serait sous terre que nous devrions chercher le douaout, les
iardins d'Ialou et toutes les contrées qu'il parcourait. Cette erreur
provient, comme beaucoup d'autres, de la confusion qui s'établit
presque invinciblement dans notre esprit, entre l'idée qu'on se fait
aujourd'hui de l'univers et celle que pouvaient en avoir les anciens
Égyptiens. La barque solaire, une fois entrée dans la montagne,
ne descendait pas sous le monde des vivants. Elle continuait sa
course, en dehors du ciel, dans un plan parallele a celui de la
terre, et courait vers le Nord, cachée aux yeux des vivants par les
montagnes qui servaient d'appui au firmament. Elle voyageait le
long d'une vallée dont le fond était occupé par un grand fleuve,
l'Ourounas 1 , et qui était divisée, par des murs munis de portes,
en douze régions correspondant a chacune des douze heures de la
nuit. La premiere de ces régions n'avait pas de porte d'entrée : la
premiare porte de l'autre monde s'ouvrait au commencement de
la seconde heure. Au sortir de la sixieme heure, la barque du
soleil franchissait la porte septentrionale, puis revenait a l'Orient,
afin de gagner le pie de Bakhou et le portail de l'Est. Cet itinéraire est décrit tres clairement au chapitre xvu du Liv1·e des blorts •:
&lt; v. 14. Je vais, dit l'ame, par la route que j'ai appris a connaitre
sur le lac des Deux-Vérités; - V. 15. J'arrive a la terre (Var. au
lac) des habitants de la montagne d'Horizon, et je sors par la Porte
Sacrée. &gt; La route que le mort connait sur le lac des Deux-Vérités, &lt; c'est, explique la glose du verset 14, la région de la porte
des couloirs (Ro-Staou), dont la porte méridionale est a Anroutef
et la porte septentrionale au domaine d'Osiris; quant au lac des
Deux-Vérités, c'est Abydos. - En d'autres termes, c'est la route
par laquelle Toumou s'avance, lorsqu'il se dirige vers lesiardins
d'Ialou. • Le texte et la glose décrivent done le chemin que la
barque solaire parcourait jusqu'a l'entrée duiardin d'Ialou, c'esta-dire, comme l'affirment d'autres textes, jusqu'a la fin de la
sixieme heure de la nuit. La navigation commeni;ait a Abydos, sur
1) Birch a, il y a longlemps, comparé l'Ourounas a l'Ovpctvó~ des Grecs.
(Description of the Papyrus of Naskhem, p. 6.)
2) Livre des morts (édit. Naville), ch. xvu, l. 23-28, pi. XXIII et p. 45-49.

�274.

REVUE DE L'HISTOII\E DES RELIGIONS

e lac des Deux- Vérités, aussitOt apres la disparition du dieu derriere
l'Horizon, et se faisait a ciel ouvert pendant la premiere heure,
heure du crépuscule ou le firmament conserve encore le retlet de
l'astre. L'entrée dans l'autre terre s'accomplissait au début de la
seconde heure, a la premiare porte de la région des couloirs, porte
qui était, selon la glose, au Jieu appelé Anroutef. Anroutef est le
nom de la nécropole de Hnes, Héracléopolis Magna 1 • La porte de
la seconde heure de la nuit, c'esl-a-dire, en réalité, la porte de
l'autre monde, était done a la hauteur de Hnes. D'Abydos a Héracléopolis, le soleil avait marché vers le Nord. Et ce n'est pas tout.
Le chemin que le soleil parcourait durant cette premiere heure
élait évalué a la distance qui sépare Abydos d'Héracléopolis.
Comme chaque heure avait un domaine de longueur égale 1 , peutetre a vons-nous le droit d'estimer que la longueur totale du
monde entre Abydos et la Porte Sacrée équivalait a six fois l'espace qui sépare Abydos d'Iléracléopolis : si ce calcul est exact,
combien était borné l'horizon géographique des Égyptiens a
l'époque ou le mylhe prit naissance I La glose du verset 15 complete les renseignements que celle du verset 14 nous avait fournis.
La terre des habitants de la montagne d'Horizon, a laquelle le mort
arrive, est « le jardín d'lalou, ou des dieux qui sont derriere le
sarcophage produisent les provisions •. Quant a cette porte Sacrée,
c'est la porte ou Shou souleve le ciel 4, - en d'autres termes, c'est
f) Brugsch, Dictionnaire géographique, p. 346-347.
2) Le papyrus sans nom que Devéria a traduit (Catalogue des manuscrits
l!gyptiens, p. 2f sqq.) et que Pierret a publié en transcription hiéroglyphique
(Recueil d'Inscriptions inédites, t. I, p. i03 sqq.), nous donne les dimensions
du domaine de chacune des trois premieres heures de la nuit. Chacune d'elles
avait un champ long de trois cent neuf atourou (f,866,785 m.), large de cent
vingt (763,800 m.), Le domaine des autres était de méme longueur, comme
on le voit par d'autres documents.
3) Ces dieux, que les vignettes du ch. xvu (édit. Naville, pi. XXVIII)
montrent en efl'et derriere le catafalque sous lequel repose la momie du mort,
sont, ou bien les deux Nils du nord et du sud, ou bien le Nil et sa forme féminine Mirit, les maitres de l'inondation.
4) La Porte Sacrée est représentée dans les vignettes, tantOt ouverte et laissant paraitre entre ses deux montants le disque solaire ou le dieu Toumou a forme
hu maine, tantót fermée et verrouillée (Livre des morts, édit. Naville, pi. XXVIII).
Le texte dit que les soulevements de Shou s'y accomplissent, c'est-a-dire que
Shou y commence a soulever la déesse Nouit chaque matin. J'aurai plus loin
l'occasion d'expliquer ce que signifle cette phrase.

275
la porte Nord du Douaout, - P,n d'autres termes, c'est la porte
a deux battants par laquelle s'avance Toumou, lorsqu'il s'avance
vers la montagne Orientale du ciel. , La terre a laquelle arrive le
mort est done le domaine propre d'Osiris, le jardin d'Ialou, le
paradis ou il vivra désormais nourri des memes provisions que les
dieux. La porte par laquelle il pénetre dans ce jardin, la Porte
Sacrée, est placée par les deux gloses au nord du ciel, au point
ou Shou commence a relever la déesse Nouit et a préparer le jour.
Si l'on veut savoir a quel moment précis de la nuit le soleil arrive
a la porte, et par suite aquel endroit précis de l'autre monde la
porte se dresse pour le recevoir, nous devons nous adresser au
Livre de savoit' ce qu'il y a dans le Douaout. La, les douze heures
sont partagées en deux séries, dont chacune est décrite sur un
mur opposé du tombeau. Les six premiares sont tracées sur le
mur du sud, c'est-a-dire sont rattachées a la fois au sud et a l'occident; les six dernieres sont dessinées sur le mur du nord, c'esta-dire sont rattachées a la fois au nord et a l'orient 1 • Quand le
soleil parvient au domaine de la sixieme heure, iI y rencontre
Osiris, qui siege sur son tribunal pour le jugar comme il juge
tous les morts, hommes ou dieux •. La séntence rendue, l'ame
humaíne ou divine pénetre dans la septieme heure, ou elle subit
sa destinée. Osiris est établi, comme on voit, en avant de son
domaine, pour en interdire l'acces a l'ame dont les lettres de
créance ou le passeport ne lui paraitront point valables. Ses
domaines propres, les jardins d'Ialou, commencent avec la septieme heure. La porte Sacrée est la porte qui sépare la sixieme de
la septieme heure; et, puisqu'elle est la porte septentrionale du
Douaout, le point extreme de la course du soleil, celui a partir
duque! il se dirige vers l'orient, est placé juste au milieu du
Douaout, a égale distance de Bakhou et de Manou. Le systeme
est a la fois grossier et compliqué, pas plus cependant que ne
l'étaient les théories des auteurs de cosmogonie et des premiers philosophes chez les Grecs •. On en retrouve chez les apoLE LlVRE DES MOR'IS

i ) Pierret, Recueil d'Inscriptions, p. H2-ii3, ou le texte égyptien n'est pas
traduit.
2) Cfr. Lefébure, The Book of Hades, dans les Records of the Past, t. X,
p. iU sqq.
3) Cfr. J'exposé du syst~me d'Ana:r:.imene dans Hippolyte, Sur les Hérl!sies,I,

�276

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIO.NS

LE LlVRE DES MORTS

logistes chrétiens de langue grecque et latine, qui ne sont pas
beaucoup plus raisonnables 1 • Ajoutons que la mythologie donnait a ces idées une forme plus extravagante encore que celle
dont les revetait la science égyptienne. D'apres la théorie tres
ancienne a laquelle j'ai déja fait allusion, le ciel est une vache au
ventre étoilé, dont les quatre jambes représentent les quatre
piliers du monde, et le soleil nait au matin par les voies naturelles
sous la forme d'un veau •. Ce veau devient, au cours de la journée,
le taureau de Ra, ou le soleil-taureau, taureau qui a quatre cornes,
comme le bélier d'Amon ou d'Osiris a quatre tetes, une corne et
une tete pour chacun des quatre points cardinaux •. Ce taureausoleil était le Mnévis d'Héliopolis qui, de meme qu'Hapis de Memphis, devenait apres la mort un Osiris-taureau, c'est-a-dire Osiris,
taureau de l'Occident, et renaissait le lendemain matin, sous forme
de veau, des flanes de la vache céleste. D'apres une autre doctrine, le ciel était une déesse a corps de femme, étendue sur le
dieu-homme Sibou, la terre. Chaque matin, vers l'emplacement de
la Porte Sacrée ', Shou arrachait la déesse aux embrassemenls de
son époux et la soulevait graduellemen t : les deux pieds tl les
deux mains demeuraient attachés au sol et figuraient les quatre
étais du firmament. A la fin de la douzieme heure de la nuit, elle
enfantait le soleil, qui, sortant d'entre ses cuisses 5, naviguait le
long du ventre et de la poitrine jusqu'a la bouche de sa mere, par

277

laquelle il disparaissait le soir. Pendant la nuit, la déesse se rabattait de nouveau sur Sibou, qui la fécondait : elle accouchait au
matin et les différentes fonctions de sa vie, répétées réguliere'
ment de vingt-quatre en vingt-quatre heures, devaient s'exercer
aussi longtemps que durerait la vie de l'univers et des dieux 1 •
Dans un monde construit de la sorte, 011 était la place des
morts? Selon les uns, elle était sur terre, dans les chambres du
tombeau : ils y subsistaient tant bien que mal des offrandes réelles
qu'on leur apportait a certaines fetes, puis des nrovisions ficlives
qu'on dessinait sur les murs de la chapelle funéraire, sur les
parois du sarcophage et jusque sur les ais du cercueil. Que la survivance füt un double, une ombre, un oiseau, cela ne changeait
rien a sa condition : elle pouvait sortir de son tombeau, y rentrer,
se promener ou se reposer pendant le jour a l'ombre des arbres
de son jardin, y respirer le vent frais du nord, voyager par toute
l'Égypte, et m~me s'envoler vers le ciel, mais son point d'attache,
celui auquel elle devait sans cesse revenir, ce que nous aurions le
droit d'appeler son domicile légal, était le caveau 011 reposait son
corps embaumé. D'autres ne se tenaient point pour sat~sfaits de
cette conception. Ils pensaient que le mort restait en Egypte le
temps nécessaire a l'embaumement et a la mise au tombeau, mais,
qu'aussitót apres les funérailles, il abandonnait son corps momifié
et quittait sa patrie pour aller chercher fortune au loin. On l'envoya d'abord dans quelque partie de notre terre inconnue aux
vivants. Pour les Égyptiens comme pour les Grecs de la premiere
époque classique, le séjour des hommes était une ile ceinte de
tous les cótés par l'Ouaz-oirit, la Grande Verte, le fleuve Océan.
Un conte populaire, dont le manuscrit a été découvert au musée
de Saint-Pétersbourg par M. GolénischeffS, parle d'un vaisseau qui
remonta le Nil jusqu'au point 011, selon les croyances du temps, il
prenait sa source dans la mer mystérieuse, et aborda a l'Ue du
Double, qui parait avoir été l'une des régions réservées par la

7 : ov 'XtVEia8cxt .O$ Ó'lto y9¡v Trt ria-rpa; AÉye, xa;8wt; f-repo, Ó'ltOA~ipa;a,v, CXAArt 11sp\ T~V
i¡¡,.s-rÉpa;v xsipa;1~v a-rpÉips,a;, -ro m1íov, xpó1t-rea8a;1 -re -rov ~1,ov ovx Ó'lto y9¡v ysvó¡,.evov,
«n• Ó1to -rwv ~. y;¡, ólJ¡y¡&gt;.o-répwv ¡,.spwv axsmó¡,.svov, xa;\ o&lt;cx ~v 1t).e1óva; -1¡¡,.wv a;u-rov
yevo¡,.évy¡v lt1tóa-raa,v. Qu'Anaximene ne fO.t pas seul a penser de la sorle, cela
résulte du passage d'Aristote (Météo1·ol., II, i, 354, a, 28): -ro 1tonov,m,a89¡va,
-rwv ctpl(a;Íwv ¡,.e-rewpoMywv -rov ~1,ov ¡,.~ ipépea8a;, Ú1to y9¡v, 1tep\ ~v y9¡v xa;\ -rov TÓ1tov
-.oii-ron. -r. &gt;-. Sur ces opinions, v. Zeller, La philosophie des G-tees (trad. Bou-

troux), t. I, p. 250 sqq.
1) Voir a ce sujet Letronne, Des opinions cosmographiques des Peres de
l'Eglise, rapprochées des doctrines philosophiques de la Grece, daos ses CEuvres
(édit. Fagnan) II• partie, t. I, p. 382 sqq.
2) Cfr. plus haut p. 271-272.
3) OuNAS, l. 577-578 dans le Recueil, t. IV, p. 70.
4) Livre des morts (édit. Naville), ch. xvn, J. 26-27, pi. XXIII; cfr. plus
baut, p. 274' et note 4.
5) Cette idée est forl ancienne, car on la trouve déja exprimée tres crüment
dans les textes des Pyramides, par exemple, dans T1m, l. 31•35.

1) Pour les représentations figurées de ce mythe, voir, entre autres, Lanzone,
Dizionario di Mitología Egizia, pi. CLVI sqq.
2) Sur un ancien Conte Égyptien, Notice lu;, a:i Con~res des Oriental~tes
Berlin, par W. Golénischeff, 1881, sans nom d ed1teur, m-8, 2i p. lmpr1merie
de Breitkopf et Harlel a Leipzig. Reproduit dans le t. II des l'.'erhandlunge~
des 51cn internationalen Orientalisten-Congresses gehalten zu Berlin, 1882, Africanische Se~tion, p. 100-122.

.ª

,,

�278

1

REVUE DE L BISTOIRE DES RELIGIONS

volonté des dieux aux ames désincarnées. Elle était gardée, comme
les cimes de BAkhou et de Manou, par un serpent gigantesque, et
ressemblait assez aux iles Fortunées de la tradition grecque. 11
n'était pas donné á tout le monde d'en trouver le chemin, et les
vivants étaient sans doute peu nombreux qui y avaient abordé.
Quiconque en sortait n'y pouvait plus rentrer : elle se résolvait en
vagues et fondait au sein des tlots '. Les quatorze iles de l'Amenti ',
qui sont énumérées au chapitrecxux du Livre des Morts•, et dont
les vignettes du chapitre CL représentent au naturel la forme
exacte •, étaient probablement, elles aussi, situées jadis au milieu
de l'Océan qui entourait notre monde, et ont été lransportées
apres coup dans l'autre monde, comme plus tard les Ues Fortunées d'Homere dans l'enfer romain. Encore á l'époque des premiares dynasties, cette conception du séjour des ames était des
plus répandues. Dans beaucoup de tombeaux memphiles, i] est
question du lac d'Occident, du lac d'Occident excellent, du tac d'Occident tres excellent. Le mort, embarqué á bord d'un grand
batean, commande lui-méme la manoouvre, et , cingle vers le
Champ d'Offrandes, • ou ,, croise dans l'Amenti excellent, , ou
• va, en remontan! le courant, pour rejoindre le marais verdoyant
d'Hathor, dame de l'Occident•. , Ce voyage, une fois commencé,
ne tarda pas á entrainer l'ame au dela des limites de notre terre,
dans une autre terre • inaccessible aux vivants. Les Égyptiens ne
la pla9aient pas au-dessous du sol, comme ont fait beaucoup de
peuples de l'ancien et du nouveau continent. La nature particuliére du pays qu'ils habitaient ne se prétait pas au développement
i) Maspero, Les contes populaires de l'Egypte ancienne, p. Lxxr1-1.n:1x.
2) Le terme att qui sert a désigner les localités énumérées daos ce chapitre,
est rendu d'ordinaire par demeure (Pierret, Le Livre des Morts des anciens
Egyptiens, p. 507 sqq.). Le mot signifie également Ue dans bien des cas, et
Ja description de chacune des ait correspond plus Al'idée qu'on se fait d'une ile
qu'a celle qu'on se fait d'une demeure. Ces Ues furent plus tard transportées
daos les Jardins d'Ialou; elles sont figurées, comme J'a déjii vu Birch (The
Funereal Ritual, p. 145) daos la vignette du chapitre 1x (Édit, Naville,
pi. CXXIII).
3) Livre des Morts(édit. NaviUe), pi. CLXVUI-CLXXI.
4) Livre des Morts (édit. Naville), pi. CLXXII.
5) Maspero, Études égyptiennes, t. !, p. 123-126.
6) C'esl l'expression de la stele d'Anlouf (C, 24, l. 2) au Louvre (Gayet,
Musée du Louvre : Stéles de la XII• dynastie, pi. XVI!),

LE LIVRE DES MORTS

279

d'une conception de ce genre. Le terrain cultivable est si précieux
aux bords du Ni!, qu'á part certains cantons situés au coour du
Delta, on n'y enterrait point. Les cadavres étaient transportés au
désert dans la montagne, surtout dans la montagne d'Occident: le
cimetiére, le pays des morts, n'était pas sous les pieds des vivants,
mais á coté de lem• domaine. On supposa done qu'il y avait, dans
les montagnes de l'Occident, des cavernes ammahit, des couloirs
staou, des galeries de carriere ou de mine khrit, coupées d'espace
en espace par d'immenses chambres voútées, qu'on appelait des
fours (qririt), á cause de leur forme. Cette mine, cette carriére
divine, khrinoutri, communiquait avec notre terre par la porte des
couloirs, Ro-staou; elle servil plus tard de modele aux tombeaux
que les Pharaons se creuserent dans la vallée des Rois. Une derniere théorie, la plus répandue á l'époque historique, sans doute
parce qu'elle se conciliait mieux que les autres avec l'hypothese
astronomique d'un firmament, pla9ait le royaume des morts au
dela des frontiéres du monde. Le soleil, en sortant de notre terre
et de notre ciel, traversait les montagnes de l'Occident, et pénétrait dans une terre nouvelle, dans un ciel nouveau, le Douaout •,
qu'il parcourait pendan! les heures de notre nuit : c'était la
demeure des ames. Ces imaginations diverses, si opposées qu'elles.
fussent, ne se détruisaient pas !'une l'autre : elles subsistaient
pele-méle dans les mémes cerveaux, et se fondirent tant bien que
mal au cours des siécles. U, au dela&gt; des Égyptiens est une sorle
d'enfer éclectique, ou l'on trouvait réunies les conceptions les plus
contradictoires. Tous les mots qui marquaient soit la tombe mllme,
soit les iles bienheureuses, soit les souterrains, soit l'autre monde,
sont employés indifféremment a. le désigner dans les textes du
Livre des /Jforts, et le contlit perpétuel qu'on renconlre dans la
plupart des chapitres entre ces différents termes et les idées, souvent irréconciliables qu'ils exprimen!, s'est opposé dés le début
et s'opposera longtemps encore á ce qu'on en comprenne aisément
toutes les parties.
Ceux qui pensaient que le ciel était supporté par quatre piliers,
mais qui ne faisaient pas de !'ame un oiseau muni d'ailes assez
forles pour s'élever jusqu'au firmament, n'avaient pas hésité a se
f) C'est le mol qu'on traduit de fafon trés inexacte par l'expression de
Ciel infmeur.

�280

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

u:

servir d'une échelle pour franchir la distance qui séparait les deux
étages du monde. Cette échelle, dont on déposait encare un modele dans le tombeau a l'époque gréco-romaine ', les uns croyaient
qu'elle était établie a demeure sur la berge occidentale de la
terre, les autres que chaque mort devait la dresser lui-meme ou
obtenir par les priéres de ses parents qu'elle ftl.t dressée spécialement pour lui : , Aprés que le roi Teti s'est lavé sur cette meme
berge de la terre oit se lave Ra, priant, il hausse l'échelle, et les
habitants de la Grande-Demeure (les habilants du ciel, dieux (?)
ou morts ?) lui tendent la main • pour l'aider a monter'. L'échelle
était parfois consacrée a Hathor, parfois identifiée avec Hathor
elle-meme, et qualifiée fille de l'Amenti, don de Thot '. Elle appartenait également a Sibou, a Hor, a Sit, a Ra; ces dieux la dressaient et en assuraient les montants de leurs mains, afin que
l'homme pul sortir au ciel sans obstacle •. En quittant l'échelle, il
arrivait au lac de l'Autel, oit le génie Niou lui accordail franc passage, puis, aprés s'etre concilié, les bonnes graces d~:taurea~ áquatre
carnes de Ra, il entrait au champ des Offrandes, ou Il v1va!len pa1x
'.
d es Provisions que ses amis donnaient aux dieux a son intention
,
Ce procédé na\f était en faveur aux trés anciennes epoques ;
•8 dés le temps des dynasties memphites, on ne le trouve menmai,
.
.
tionné que dans un petit nombre de textes, touJours les memes,
dont denx ou trois seulement out été encare copiés_a _la XII• ~ynastie •, et sous les Sa\tes ', par des amateurs de relig10ns ant1quesi) Témoin la petite échelle que j'ai découverte en 1884, dans un tombeau .d~
la nécropole d'Akhmim, efquiestaujourd'hui déposée au musée de Boulaq. J a1
, d · des débris d'échelles semblables, mais plus grandes, et méme des
trou ve epms
. ,
m analogues a ceux que les Arabes emplo1ent.encore et
troncs fourch us de dou ,
•·¡
alifient du nom de sellem, échelle, da.ns des hypogées de la XIIIº et de
qu Is qu
, M
··
la XXª dynastie, a Drah abou'l Neggah et a Gournet- ourrat.
2) TETr, l. 36-37, dans le Recueil, t. V,. p. 7; .cfr. dans P;PI ler, l. 200-...9 0i
·¡ t V
197) l'invocation aux d1eux qui apportent l échelle.
(Recuei • • 'p."75-576
' dans le Recueil, t. IV, p. 6970
. hen, Der
- ; o··um1c
UNAS,
1
.
a
,
3) O
Grabpalast des Patuamenemap, t. Il, pl. XXIX, l. 30.
4) ÜUNAS, l. 579-583, dans le Recueil, \, IV, p. 70-7! ; PEPl I", l. !9'2-196,
i99-202, dans le Recueil, t. V, P· !94- 198 ·

...

l. 575.5-;9 dans le Recueil, t. IV, p. 69-70; Dum1chen, Der
Grabpalast des Patuamenemap, t. 11, pi. XXlX, l. 30-32.
6) Lepsius, Aelteste Texte, pl, XXXVIJI, l. 33-69.
7) Dümichen, Der G,•abpalast des Patuamenemap, t. 11, pi. XXIX, l. 30-3"0
5)

ÜUNAS,

•

281

LlVllE DES .:UORTS

La substitution d'une chaine de montagnes aux colonnes permet-

tait, en effet, qu'on se passat de l'écheUe, Les morts n·avaient
qu'á se rendre, a pied ou en barque, au point pt·éc_is oit l'entrée de
l'autre !erre s'ouvrait dans la montagne. Selon la légende osirienne, ce point élait a l'occident d'Abydos, sur le prolongement
d'une gorge creusée dans la chaine Libyque, un peu á l'oueslnord-ouest de la viile, et dans laquelle le soleil parait s'enfoncer,
quand on le voit se coucher du site ou le temple d'Osiris s'élevait
jadis '· La go,·ge de la Fente menait au territoire de la Fente,
domaine de la premiére heure de la nuit ', et les morts y accouraient en foule de tous les points de l'Égypte pour sortir de notre
monde. La vignette qui accompagne le chapitre cxvn du Livre des
Morts les représente en route pour la porte des Couloirs. Le ,báton
de voyage á la main, ils posent le pied sur la pente de la montagne et commencent l'escalade '. La porte ne s'ouvrait pas sans
difficulté; on n'en franchissait le seuil qu'aprés s'etre assuré l'appui de plusieurs dieux influents ·'. Une fois entré, que trouvait-on
au-delá ! L'ame égyptienne, sous quelque forme qu'on se !'imagine, double, ombre, oiseau, esprit, était sujette a la souffrance, a
la faim, aux accidents, a la mort, comme le vivant dont elle était
le reste, Encare le vivant pouvait-il se procurer, par sa seule
énergie, des armes, de la nourriture, des vetements, des talismans contre les dangers qui le rnena9aient. Au conlraire, le mort
ne pouvait plus rien par lui-meme; tout ce qu'il avait, il le devait
a la piété de ses amis et de ses proches, ou a la prévoyance qu'il
avait eu de se préparer pendant la vie un viatique et comme un
pécule, De meme qu'il n'était qu'un vivant amoindri et dégénéré,
le monde oit il s'agitait était moins riche et moins hospitalier que
1) C'est la vallée dont il est question dans la DeSC?'iption de l'Égypte, Antiquitt!s, t. IV, p. 7, et a laquelle Jomard attribue l'ensablement des ruines
d'Abydos. Elle mene a l'Oasis Thébaine et sert encore parfois de route aux
caravanes.
2) Le nom de territoire de la Fente est, je erais, appliqué da.ns le mythe
d'Abydos, a la partie du monde de la nuit que le soleil parcourait A ciel ouvert,
pendant la premiére heure, avant d'entrer dans la région des Portes {Cf.
pp, 273-274),
3) Liv,·e des morts (édit. Naville), cb. cxvn pl. CXXVIII, •a, Ai,
4.) Cfr. a ce sujet les chapitres cxv11 etcx1x du Livi·e des morts (édit. Naville),
pi. CXXIX-CXXX.

19

�282

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

c_elui qu'il avait quitté : , L'Occident est une terre de sommeil et
de ténebres lourdes, une place ou restent ceux qni y sont ! Dormant en leurs formes de momies, ils ne s'éveillent plus pour voir
leurs freres, ils n'aper9oivent plus leur pere, leur mere; leur cceur
oublie leurs femmes et leurs enfants. L'eau vive que la terre a
pour quiconque est en elle, c'est de l'eau croupie avec moi; elle
vient vers quiconque est sur terre, et elle est croupie pour moi
l'eau qui est pres de moi 1 • &gt; Le monument qui nous a conservé
cette plainte lugnbre est contemporain de César Auguste; le
lableau qu'il nous retrace est d'une haute antiquité, et les éléments s'en retrouvent épars a toules les époques. L'Amenli élail
vraiment le pays des ténebres épaisses : le soleil, pendan! les
douze heures qu'il y passait, était un soleil verdatre ', sans ardeurs et sans éclat. L'eau y étail chaude a ne point la boire, ou
croupie et infecte, l'atmosphere lourde, pesante, chargée de tempétes. Partout des serpents venimeux, des animaux nuisibles, des
génies aux formes effrayanles, qui se nourrissaient du cceur et du
sang des morts, de leurs ames et de leurs ombres. Quelques oasis
étaient éparses dans cette contrée sinistre, le champ des Offrandes,
les Jardins d'Ialou, mais quelles chances !'ame avait-elle d'y
atteindre saine et sauve? A bien considérer les choses, je suis
tenté de croire qu'au début les hommes ne survivaient gueres a la
mort, et que la perpétuité de l'ame au dela de la vie était le privilege d'un petit nombre, rois, ricbes ou nobles. Non qu'il y eut
différence de nature entre ce qui subsistait des uns et des autres,
mais ies esclaves et les pauvres n'avaient pas d'ordinaire les
moyens d'instruire (saqrou) et d'équiper (áprou) leur ame aussi
completement et aussi sitrement que les gens de bonne maison '.
Avant d'arriver aux Jardins d'lalou, il fallait affronter des grottes
obscures et des lieux déserts ou peuplés de bétes féroces, franchir des torrents q'eau bouillante et des !aes barrés de filets, traverser des pylones, des chateaux, dont les portes étaient gardées
1) Maspero,

Études égyptiennes,

t. I, p. 187-188.

2) Un disque de Mafkait, c'est-8.-dire de pierre verte, selon l'ex:pression des
textes.

3) Sur la distinction entre le Khou instruit et le Khou équipé ou muni, voir
G. Maspero, Rapport sur une mission en ltalie, dans le Recueil, t. III, p. 105-

106.

LE LIVRE DES MOllTS

283

par des démons affamés. L'ame n'avait d'espoir que si elle savait
opposer a chacun de ces dangers le talisman qui convenait le
mieux, pour échapper au poison des serpents, a la dent des crocodiles, aux mailles des filets, aux mains avides des génies malfaisants. Elle devait avoir des provisions, ou les charmes nécessaires a se procurar des provisions de bouche. Les pauvres connaissaient rarement toutes les formules indispensables; les mets
et les libations qu'on offrait pour eux étaient rares et insuffisants.
Leurs ames étaient piquées par les serpents, dévorées par les
crocodiles, mises en pieces par les génies, ou bien souffraient
la soif et la faim, se repaissaient d'excréments humains et d'urine,
seule nourriture qu'elles eussent a leur portée, et succombaient
d'inanition. De toute fa,;on, c'était pour elles la seconde mort,
c'est-a-dire le néant. Les riches ou les nobles, parvenus aux
champs d'Offrandes et aux Jardins d'Ialou, y étaient désormais a
l'abri de l'infortune et de la mort. Ce paradis était des plus grossiers. La description qu'en font les textes nous donne l'idée d'une
sorte d'Égypte céleste, d'une fertilité inépuisable. Le blé y avait
sept coudées de haut, dont deux pour l'épi. Des canaux, sans
cesse remplis d'eau, y entretenaient la fécondité et la fraicheur.
Les morts y passaient leur temps a manger, a boire, a jouer aux
dames. On n'exigeait d'eux que la culture des champs et les travaux de la moisson, qu'ils faisaient par corvées, comme les fellahs
ordinaires; encore pouvait-on les exernpter de ce labeur, en leur
procurant des rempla9ants, ces petiles figures en terre émaillée
ou en pierre qui sont si nombreuses dans nos musées. Osiris, le
Maitre de tout, régnait sur eux et n'exigeait pour les admettre a
sa suite que la •connaissance de certaines incantations et le don
d'offrandes abondantes. Plus tard seulement, on imagina de tenfr
compte au mort des actions bonnes ou mauvaises qu'il avait
commises pendant la vie, et, l'idée de la rétribulion se répandant
Osiris imposa aux ames l'obligation de se confesser a lui avant
d'entrer au. jardín, et décida de leur vie ou de leur mort en les
pesan\ dans la balance du jugement. Plus je considere les données relatives aux Jardins d'Ialou, au sort des morts qui l'habitent, aux attributs du dieu qui y régne, Osiris, et de ses assesseurs, moins je pu\s y reconnailre une forme du mythe de Ra ou
de l'un des dieux solaires. Osiris, au début, .ítait un dieu des
morts et n'était que cela. Son histoire, !elle que nous la connais•
1

�284

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

sons par les livres classiques et par le témoignage des monuments, est comme l'histoire idéale de l'homme pendant la vie
terrestre et pendant la vie d'au dela. Ce n'est pas ici le lieu de
développer cette idée; je me bornerai a rappeler ici le dernier
trait de ce mythe, la confusion entre le dieu et l'ame qui fait que
tout mort devient un Osiris.
D'autres doctrines avaient cours, dont les traces ne sont pas toujours faciles a reconnaitre. Le passage de l'ame humaine dans un
corps de bete, la métempsychose, était encore admis généralement,
a l'époque ou l'Égypte .entra en contact avec la Grece civilisée, et
il semble bien que les chapitres du Livre des Morts relatifs aux
transformations en vanneau, en serpent, en hirondelle, en oie,
aient été primilivement rédigés pour répondre a une idée de ce
genre. Ces théories tomberent en discrédit ou disparurent meme
presque entierement lorsqu'on imagina de comparer le cours du
soleil a la vie de l'homme, et par suite, de donner au soleil la
meme destinée qu'on pretait aux ames. Le soleil se leYe ou nait le
matin a l'Orient, pour se coucher ou mourir a l'Occident ; il sort
du ciel et nous laisse dans l'obscurité pendant la nuit pour renaitre
et mourir de nouveau le jour sui vant. 11 semble que le privilege de
monter sur sa barque, de parcourir avec elle le Ciel et Je Douaout,
d'y vivre de ce dont il vivait, d'y partager ses triomphes et ses
périls, ait été d'abord réservé au roi, fils et représentant de Ra
sur la terre 1 • Puis le simple particulier fut admis a l'honneur de
se meler a l'équipage divin, en se présentant, il est vrai, comme
un Pharaon. Puis, de meme que le suivant d'Osirís s'était peu a
peu identifié avec Osiris et était devenu un Osiris aux siecles antérieurs a l'histoire, le suivant de Ra s'identifia avec Ra et devint un
Ra, vers la XX• dynastie au plus tard •. Ici encore, je n'insisterai
pas : les images et les textes qui nous révelent cette doctrine sont
familiers aux égyptologues. 11 est certain d'ailleurs qu'elle se mela
tres tót, des avant r époque ou furent rédigées les prieres gravées
dans les caveaux des Pyramides, avec toutes les doctrines qui
1) Ainsi la vignette du chapitre xvn ou la barque est dirigée par six rois,
trois de la Basse-Égypte a l'avant, trois de la Haute-Égypte a !'arriare. Cfr.
E. de Rougé, Études sur le Rituel funéraire, p. 49.
2) G. Maspero, Rapport sur une mis,ion en Ilalie, dans le Recueil, t. III,
p. iOi-106.

LE LIVRE DES ~IORTS

285

avaient cours sur l'ame de l'homme et sur l'autre monde. 11 résulta
de ce mélange un ensemble de théories confuses, formées de fragments empruntés a droite et a gauche, impliquant des idées contradictoires. Le meme mort qui montait au ciel par l'échelle, dans
un endroit de son tombeau, s'y transportait sous forme d'oiseau
dans un autre. Ici, on nous affirme qu'il vit dans son tombeau, a
cóté de sa momie ; la, on nous la montre assis dans les Jardins
d'Jalou ou traversant le lac de l'Autel; plus loin, il rame dans la
barque du soleil et parcourt avec Ra le ciel de jour et le ciel de
nuit. On aurait tort de s'effrayer de ces dissonances et d'essayer
de les écarter en torturant les mots et les phrases pour en
extraire un sens symbolique dont la vague sublimité permit de
tout concilier. 11 faut prendre la pensée égyptienne telle q\l'elle
est, avec ses obscurités et ses absurdités sans fin, trop heureux
si les textes nous permettent de la saisir partout et de la présenter a nos contemporains dans toute sa simplicité.
Le Livre des Morts reflete fidelement cette confusion de doctrines. Les formules qu'il contient ont toutes un objet commun,
prolonger la vie de l'ame et l'empecher de s'éteindre, mais les
moyens qu'elles emploient a cet effet montrent qu'elles ont été
écriles sous l'influence des conceptions tres diverses que j'ai
exposées brievement, et se contrarient souvent l'une l'autre par
l'idée qu'elles refletent de la survivance humaine et du milieu
dans lequel ses destinées se continuent apres la mort. Les unes
tiennent pour démontré que l'ame est un double et lui donnent a
manger dans son tombeau 1 , les autres supposent qu'elle voyage
en ce monde et lui procurent un bon accueil dans Pou • ou dans
Héracléopolis s; ici, elle monte sur la barque de Ra et se laisse
emporter dans sa course journaliere', la elle s'établit a jamais
dans le royaume d'Osiris 5 • Chacune de ces conceptions, poursuivie
t) Ch. cv : Chapitre d'approvisionner le double. Ch. cv1 : Chapitre de
donner l'abondance chaque jour au défunt, dans Memphis.
2) Ch. cxu : Chapitre de connaitre les !lmes de Pou.
3) Cb. nu : Cbapitre de repousser la deslruction dans Kbninsouten.
4-) Cb.cxutv: Chapitre d'a\ler a la barque de R!l,pour etre parmi les suivants
du dieu. Ch. cxxxv, A : Chapitre de travailler a la manmuvre dans la barque
de R!l.
5) Ch. CXLVI : Chapitre de connaltre les pylones¿du palais d'Osiris dans les
Jardins d'lalou .

�286

REVUE DE L ' HISTOlRE DES RELIGIONS

jusque dans ses moindres détails, fournit prétexte a des prieres
nouvelles : les Égyptiens porterent en cette matiere cette meme
prudence minutieuse que j'ai souvent signalée ailleurs 1 • Partant
du principe que l'ame doit agir dans l'autre monde comme elle
agissait en celui-ci, il ne leur suffit pas de lui accorder d'une
maniere générale le droit ., d'aller et de sortir•; &gt; ils s'inquiétérent
de lui procurer tous les organes qui luí étaient nécessaires a ces
fonctions, et eurent des chapitres spéciaux pour lui rendre la
bouche", le creur•, les jambes•. Ce n'était pas tout de lui restituer
ces organes, on vonlut l'empecher de les perdre a nouveau, et on
chercha des prieres dirigées contre les puissances qui voudraient
les lui enlever, lui dérober son creure, lui crever les yeux '. lui
trancher le cou 8 : on ne lui accorda pas seulement de ,vivre 9 , on
lui procura de ne point mourir 1 º. C'était, pour chaque homme, le
meme travail de recomposition qu'Isis avait accompli pour Orisis,
apres qu'elle eut ramassé ses membres épars. Comme certaines
formules ne paraissaient pás assez efficaces, on en inventa
d'autres, puis, comme apres tout on n'était pas bien sur que les
formules d'autrefois eussent perdu leur valeur, on continua a les
employer a cóté des plus récentes. Le nombre en fut bientót si
considérable que l'ame n'aurait pu se les rappeler et faire son
choix parmi elles, si on ne les avait classées préalablement de
maniere a lui rendre moins difficile la ttwhe de les retenir. Champollion avait déja songé a partager le LiV?·e des Morts en trois sections d'inégale longueur 11 • Charles Lenormant y avait cru reconnaitre une vaste composition dramatique dont l'action se passait
1) Cfr. Revue des religions, t. XV, p. 163-164'.
2) Ch. xu : Chapitre d'entrer et de sorlir au Khri-noutri.
3) Ch. xx1, xxu, xxm : Chapitre de donner ou d'ouvrir la bouche du mort.
4) Ch. xxvu : Chapitre de donner le creur au mort.
5) Ch. LXXIV : Chapitre de remuer les jambes et de sortir sur terre.
6) Ch. XXVII, XXVIII, x.ux, XXXI.
7) Ch. xu . : Chapitre de ne point trancher les yeux du mort dans le
Khrinoutri.
8) Ch. xtm : Chapitre de ne point trancher la téte du mort dans le Khrinoutri.
O) Ch. XXXVIII A, XXXVIII B.
10) Ch. xuv : ChapiLre de ne point mourir une seconde fois.
11) II fait perpétuellement allusion a cette i;livision dans ses écrits, mais n'en
a jamais publié le détail exact.

LE LIVRE DES MORTS

.

287

partie sur la terre, partie dans le ciel 1 • Un exam_e n rapide . des
titres de chaque chapitre nous permettra peut-etre de mieux
reconnaitre les procédés mis en pratique par les prétres égyptiens
pour assembler les formules et en composer un se~l o~vrage.
Les quinze premiers;chapitres forment une sect10n a part. Cham~
pollion l'avait déja démontré, et M. de Rougé ava_i: reconnu que
&lt; cette division était conforme a l'intention des hierogrammates,
car ils ont terminé cette portian par une vignette v~rticale
(Ch. xvI de Lepsius) qui interrompt le texte, et coup~ hablluellement tout le manuscrit : elle contient des scenes relat1ves au tex~e
du chapitre xv. Les quatorze premiers chapitres s~nt cou~?nnes
une :in.eme vignette et par un meme titre qui sert d mtropar
.
.
·t
duction au livre tout entier •. &gt; Ce tllre se lit dans les manuscr1 s
d'époque sa'ite : , Commencement des rhapitres de sortir_ penda_nt
le J'our d'aceomplir les riles pour sortir et entrer au Khri-noutri. •
' manuscrits d'époque thébaine, il est remp1ace, presque
Dans les
toujours par le titre suivant : , Chapitre d'aller vers les gardes
d'Osiris". » On est porté a conclure de ce fait qu'il ne saurait s'appliquer a l'ensemble de la collection, mais seulem_ent aux chapitres
qui le suivent immédiatement de I a xvI. On sait en e~et que ~es
Égyptiens commenyaient tres souvent un ouvrage par 1 e~press1on
collective Ha m ... « Debut de ... , : • Há m st'otou debut des
chants , de victoires destinés a célébrer les exploits d'un Pharaon ;
., Ha m sbaiou ... Début des instructions &gt; d'un sage a ses éleves ou
a ses enfants; ici , Há m roou... Début des portes, des chapitres &gt;
composés pour rinstruction du mort. A chaque collection nouvelle,
la méme formule reparait ; ainsi au chapitre xvn « Ha m stesou ...
Début des accomplissements de riles pour sortir et entrer au
Khri-noutri, , au chapitre ex ., Ha m roou... Début des chapitres
du Jardín des Offrandes, et des chapitres de sortir pendant le
·our N. » Le nom de Livre de sortir pendant le iour qu'on a
:ppliqué au Livre des Morts entier est ~onc inexact : _il fau~ le
réserver pour la premiere section du hvre , celle qm conhent

1) Fr. Lenormant, Les Livl'es chez les Égyptiens, 1857, p. 9-20.

2) E. de Rougé, Études sur le Ri tuel fun/Jmir e, p. 10.
..
3) De tous les textes réunis par NaYille, le papyrus Ag (Bn hsh llluseum,
n• 9901), a seul le premier titre.

�288

llEVUI, DE L'msTOIRE DES RELIGIOXS

les chapitres que Champollion avait déja séparés du reste. lls
ont en effet un objet unique, une tendance commune, qui nous
explique pourquoi on les récitait le jour des funérailles. lls traitent en général des procédés a employer pour transporter le mort
de cette vie dans l'autre et pour lui assurer en gros une existence
tranquille et confortable : ils lui concedent l'autorisation d'accomplir ce qu'on appelait le pírou-m-harou. Ces mots ont été traduits
de vingt fagons différentes, et M. Naville )'interprete, apres Déveria,
par sortir du iour: « C'est, dit-il, la traduction qui se rapproche le
plus de la signification habituelle du verbe pil'ou et de la préposilion m. D'ailleurs divers textes prouvent qu'on désignait par
l'expression le four d'un individu, la durée de sa vie sur terre.
Sortir dufour ou de son jour ne signifie point quitter la vie et
perdre ajamais l'existence,- il y avait aussi une vie onkh de l'autre
cóté de la tombe, - mais franchir les limites de la vie terrestre,
n'avoir plus ni commencement ni fin, mener une existence que ne
bornent plus ni le temps ni l'espace; aussi la phrase sortir dujour
est-elle souvent complétée par les mots sous toutes les formes
qu'il plait le défunt revetir 1 • &gt; L'interprétation me parait etre bien
subtile, et ne pas répondre a ce que nous savons des idées des
Égyptiens sur l'autre monde. Dans toutes les formules que nous
connaissons jusqu'a présent, !'ame égyptienne, comme l'ame
grecque, redoute Stlrtout les ténebres de la nuit et appelle a grands
cris la lumiere. Elle demande a pouvoir « entrer a volonté dans
sa syringe et en sortir, se rafraichir a son ombre et boire l'eau
de son lac chaque jour... , se promener sur son lac chaque jour,
sans cesse, se poser sur les arbres du jardin qu'elle s'est fait a
elle-meme, prendre le frais sous ses sycomores 1 &gt;, toutes actions
qui montrent qu'elle continue a séjourner, si elle le veut, sur
cette terre, et a sortir pendant le 7011.r du tombeau ou elle a été
déposée au temps des funérailles•. La traduction sortir pendant
le four, sortir de jov.r, a été proposée par M. Lefébure il y a une
quinzaine d'années ', et les raisons dont iÍ l'appuie concordent si bien
1) Einleitung, p. 23-24.
2) Stele C 55 du Louvre.
3) Ainsi au ch. xxxi, l. 11-12 ( édit. Lepsius, pl. XVI) : Le mort so1't pendant
le jom· et marche sur terre avec les vivants.
4) Le Per-m-hrou, Étude sur la vie future chez les Égyptiens dans les
,lfélanges Égyptologiques, de Chabas,
série, t. II, p. 218-241.

m•

LE LIVRE DES MORTS

r

289

avec mes propres recherches que je !'adopte sans hésiter. Ce que
les seize chapitres du début valaient au mort qui les avait appris;
c'est celte faculté de sortir pendant le jour dont la possession
décidait du bonheur de l'ame.
Le premier chapitre l'introduisait parmi les compagnons d'Osiris
ou, comme le veut une rédaction abrégée publiée par Naville 1,
fait entrer la momie dans l'autre monde le jour de l'enterrement.
Des le second et le troisieme chapitre, elle obtient l'autorisation de
&lt; sortir pendant le jour et de vivre apres etre mort •, • a quoi les
Rituels de l'époque sai'te joignent un sauf-conduit pour &lt; cheminer
au ciel et sur terre • ,. Toutefois cette permission n'aurait pas
suffi a elle seule. Les morts étaient corvéables comme les viva~ts :
a l'appel de leur nom, ils étaient obligés de labourer les champs
divins, de moissonner, de transporter les grains. Le chapitre v
avait, pour objet de les « dispenser de faire les travaux dans le
Khri-noutri , , ce qui leur procurait le loisir nécessaire pour sortir,
et, comme les dieux n'étaient pas d'humeur a laisser leurs domaines
improductifs, le chapitre v1 leur rendait les ouvriers que le chapitre v
!eur avait enlevés. C'étaient ces petites figures de pierre, de fai:ence
ou de bois qu'on ramasse par milliers dans les cimelieres: armées
de la houe et du sac a grains, non seulement elles gardaient le
personnage dont le nom était tracé sur leur corps, et écartaient
de lui ce qui aurait pu lui nuire ', mais elles répondaient en ses
Jieu et place,d'ou leur nom d'ouashbiti, les répondants, et cou•
raient piocher la terre ou manier la rame '. Dans le chapilre vu,
Je mort , passait sur le dos du serpent Apópi, ce maudit • , qui
lui barrait le chemin, et apres l'avoir percé de sa lance, il e sortait pendant le jour et pénétrait au Douaout &gt; par la vertu des
chapitres vm et 1x '. Les prieres suivantes insistent sur le meme
1) Naville, t. I, pl. V, et Einleitung, p. 416.
2) Naville, t. I, pi. VI, et Einleitung, p. 116-H7.
3) Lepsius, Todtenbuch, ch. IV, pi. II.
4) Maspero, Sui· une tablette appartenant a M. Rogers, dans le Recueil, t. II,
p. 16 sqq.
5) Chapitre v, de dispenser le défunt de {aire les tmvaux au Khrinoutri
(Naville, t. I, pi. VII; Einleitung, p. 117); chapitre VI, de {aire exécuter par
les ouashbil'i les travaux du mort dans le Khrinoutri (t. I, pi. VIII, Einleitung,
p. i17-118).
6) Naville, t. I, pi. IX.
7) C~apitres vm et 1x, Naville, t. I, pi. X, Einleitung, p. f 18-119.

�290

REVUE DE L'HISTO!RE DES RELIGIONS

ordre d'idée que le chapitre vn, mais en se tenant toujours dans
les généralités : elles assurent au mort la justesse de voix nécessaire a prononcer les invocations I qui luí vaudront la victoire sur
les ennemis \ luí accordent une fois de plus &lt; d'entrer au Khrinoutri et d'en sortir • a volonté ", « d'entrer dans l'Occident et d'en
sortir ', • elles « détruisent tout ce qui pourrait soulever le dégout
contre luí dans le cceur du dieu ' . , Ces quatorze formules suffisaient amplement et composaient un volume complet, terminé par
un quinzieme chapitre analogue, pour le sens et pour l'intention,
a celui que nous rencontrons a la fin du livre entier, un hymne
au Soleil 6 • La grande vignette (ch. xv1 de Lepsius), qui sépare la
premiere section du reste de l'ouvrage, en est le complément nécessaire : elle montre le Soleil se levant le matin, puis accueilli le soir
par les divinités de l'Occident et pret a s'enfoncer dans la nuit,
comme l'homme dans la tombe, au milieu des acclamations des
génies célestes 7•
La seconde section commence, elle aussi, par un chapitre de
généralités, le dix-septieme du Recueil complet, rnais ce ne sont
déja plus des généralités vag~es cornme celles qui ont précédé,
des &lt; incantations pour sortir et aller dans le Khri-noutri, pour
etre glorieux dans l'O_ccident excellent, pour sortir pendant le
· jour. • Le titre seul ajoute des détails de nature plus précise, ou
se révele l'esprit minutieux des Égyptiens : [il parle de « jouer
aux &lt;lames, de s'ass·eoir dans le kiosque de plaisance, de prendre
toutes les formes qu'on veut, de so~tir comme ame en vie apres le
1) Le chapitre x de Lepsius (pi. III): Chapitre de sortir en juste de voüc, ne
se trouve jusqu'a présent a l'époque thébaine que dans le papyrus Aa (n• 9,900
du British Museum) et a été reporté par Naville (Einleitung, p. ii9, t, I, pi.
LXIII) au chapilre XLVIII avec legue! il se confond.
2) Le chapitre II de Lepsius (pl. III) : Ghapitre de sortfr contre les ennemis
dans le Khrinoutri, ne s'est pas rencontré jusqu'a. présent dans les manuscrits
d'époque thébaine (Naville, Einleitung, p. H9),
3) Chapitre xn, Naville, t. I, pi. XI, Einleitung, p. 119.
4) Chapitre xm, Naville, t. I, pi. XII, Einleitung, p. H9.
5) Chapitre x1v, Naville, t. I, pi. XIII, Einleitung, p. 119-120. ·
6) Chapitre xv, Naville, t. I, pi. XIV-XX, Einleitung, p. 120-123. La rédaction salle de ce chapitre a été publiée, tra.duite et commentée par E. Lefébure,
Traduction comparée des hymnes au soleil composant le xv• chapitre du Rituel
funtraire égyptien, París, Franck, 1868.
7) Chapitre xvi de Lepsius (pi. VI), do.ns Naville, t. I, pi. XXI-XXII.

u:

j our de renterrement

LIVRE DES MORTS

29i

• &gt; Le chapitre xvII a été admirablement
traduit et commenté par E. de Rougé •. C'est une sorte de résumé
tres condensé de ce que l'ame égyptienne devait savoir sur les
dieux et sur ses destinées surhumaines. Les formules en sont
breves et énergiques, si breves qu'on sentit de bonne heure
l'obligation d'y joindre un commentaire qui en éclaircit les obscurités. Ce commentaire a son tour ne sembla pas assez clair et on
y ajouta des explications. Chaque verset y est done accompagné d'une glose qui, elle-meme, rec;oit d'autres gloses. Le sort
de l'homme est décrit sommairement. Apres s'etre identifié avec
les dieux pour mieux triompher de ses ennemis, il quitte la
terre pour aller rejoindre son pays, le royaume d'Osiris, et ppur
pénétrer aupres du Soleil. Le double terme de son voyage sera
atteint, au chapitre cxxv, lorsqu'il comparaitra devant Osiris pour
y etre jugé et pour aller ensuite aux Jardins d'Ialou, au chapitre cxxx, lorsqu'il s'embarque sur le navire du Soleil. Les chapitres intermédiaires nous feront connaitre les opérations intermédiaires qu'il doit accomplir avant d'arriver au terme de sa course
aventureuse.
Le premier point pour lui c'est de pouvoir employer efficacement
les prieres qui lui serviront de sauf-conduit, et en Égypte, comme
dans tout le monde antique, la vertu d'une formule dépend beaucoup de la fagon dont elle est récitée. Si elle est débitée d'une voix
fausse, avec des gestes mal appropriés, elle ne vaut rien ; si au
contraire elle est déclamée avec l'intonation juste et la mimique
convenable, les dieux ne peuvent se dispenser d'y obéir. Les
chapitres xvm, x1x et xx sont done consacrés a donner au mort
cette précision d'intonation sans laquelle ses armes magiques
devenaient impuissantes, a le transformer en juste de voix
Makhróou •. Thot, le dieu de la parole, du chant et de l'écriture, se
1

f) Chapitre XVII, Naville, t. I, pl. XXlll-XXX, Einleitung, p. 123-f25. _
2) E. de Rougé_, Études sur le Rituel funéraire des anciens Égyptiens, p.
36-83. Lepsius, appliquant les príncipes établis dans le mémoire de Rougé aux
versions du moyen empire, a disséqué les premieres lignes de ce chapitre dans
ses lElteste Texte, p. 25-53, et a essayé de séparer les couches successives de la
glose. Le méme travail a été refait depuis, sans grand changement, par Brugsch,
Religion und Mythologie, p. 21-26.
3) Sur le sens de Mdkhr6ou, qu'on traduit ordinairement par véridique,
justifié, triomphant, voir Maspero, Notes sur ·quelques points de grammaire et

�292

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

chargeait de cette opération délicate, dont le bénéfice était assuré
par la vertu de la couronne de feuillages, de tleurs ou de bandelettes, la couronne de voix juste qu'on pla&lt;;ait sur la tete de la
momie le jour des funérailles, et qu'elle emportait parfois dans son
cercueil t. La couronne était l'amulette, le signe matériel qui
assurait a l'ame la possession de cette voix juste qui lui permettait de réciter victorieusement les formules du livre sacré • : ce
n'était pas trop de trois chapitres pour lui communiquer une vertu
aussi précieuse •. Ainsi armé, il procédait a la reconstitution de
son etre, qui avait été mutilé par les cérémonies de l'embaumement. C'était d'abord la bouche qu'il cherchait a reconquérir, et
rien n'était plus naturel, puisqu'il venait de recouvrer le don de
voix juste. Deux incantatioos magiques pouvaient lui e donner sa
bouche' &gt;, une autre:« lui ouvrait la bouche »ª, par une quatrieme
e on lui apportaitles charmes• &gt; qui devaient lui servir, de concert
avec la voix juste, a se maintenir entier. 11 sait déja parler et
manger, mais il est encore, pour ainsi dire, impersonnel. Les
etres animés et inanimés ne se distinguent les uns des autres que
du jour ou ils ont un nom particulier; c'est le nom qui fait la perd'histoire, s. XXI, dans la Zeüsehrift, 1882, p. 120-122. Pour la valeur de
l'intonation juste dans les religions anciennes, dans la religion romaine, par
exemple, cfr. Bouché-Leclercq, Les Pontifes de l'ancienne Rome, p. 70, i 10.
1) Le r0le de ces couronnes et les débris qui en sont conservés dans les
musées, ont été étudiés récemment par .M. Pleyte, La eouronne de la Justifi.cation dans les Actes du sixieme Congres international des Orientalistes, tenu
en 1883, a Le.ide, quatrieme partie, p. 1-30 et pi. 1-XXV.
2) Peut-étra faut-il y voir un complément du costume nécessaire a comparailre devant les dieux : « Les dieux, disait Sapho, se détournent de ceux qui
viennent a eux sans couronne (Athénée, XV, p. 664, e). » Toutefois, les Égyptiens, pas plus que les Grecs de l'époque homérique, ne se couronnaienl pour
1e sacrifice.
3) Chapitres XVIII et xx, dans Naville, t. I, pi. XXXI-XXXII, et Einleitung,
p. {25-126. Le chapitre x1x de la recension saite (Lepsius, pi. XIII) n'apparait
dans aucun des exemplaires de la recension thébaine, connue jusqu'a préseot.
4) Le cbapitre x.xi de la recension saile (Lepsius, pi. XIV) ne s'est pas encore
retrouvé dans les manuscrits thébains. Le chapitre xxu est daos Naville, t. I,
pi. XXXIII, et Einleitung, p. 126-127.
5) Chapitre xx111, dans Naville, t. I, pi. XXXIV, et Einleitung, p. 127.
6) Chapitre xnv dans Naville, t. I, pi. XXXV, et Einleitung, p. 127. La
vignette manque jusqu'a présent daos les manuscrits d'époque thébaine, mais
se trouve dans les manuscrits sa1tes (Lepsius, pi. XIV).

LE LIVR&amp; DES MORTS

293
sonne, et chaque objet, un vase, une canne, un temple, une porte,
a son nom en Égypte, comme un homme ou un animal. Le mort a
perdu a sa derniere heure le souvenir de tout ce qui l'attachait
a notre monde, non seulement la sensation de la vie, mais la
mémoire de son nom. Il ne redevient lui-meme que le jour ou son
nom lui est rendu, et le chapitre xxv est destiné a lui reslituer la
mémoire de son nom dans le Khri-noutri. Les Répondants avaient
leur róle indiqué dans cette cérémonie. Comme ils portaient le
nom de la personne a laquelle ils étaient attribués, le Domestique,
tout en récitant la formule, en présentait un au mort; le mort se
reconnaissait lui-meme, et lisant son nom sur son image, se le
rappelait désormais 1 • Une fois qu'il avait recouvré sa personnalité
avec son nom, on s'inquiétait de lui restituer son coour, « son
coour qu'il avait de sa mere, son coour de quand il était sur terre, &gt;
et cette importante opération comportait plusieurs degrés. D'abord,
on , lui donnait son coour ', &gt; puis comme le coour une fois rendu
aurait pu élre dérobé par quelque ennemi, on s'ingéniait a « empecher que son creur ne lui füt pris dans le Khri-noutri, , ce qui
avait inspiré aux pretres trois breves incantations, de valeur égaleº.
On est tenté de croire que ces quatre formules suffisaient a rassurer les ames timorées ; mais c'est peu connaitre l'Égyptien que
d'imaginer qu'il quittera un sujet aussi important a ses yeux sans
l'avoir envisagé sous toutes ses faces . Si confiant que l'on f0t dans
la parole, on ne méprisait pas d'en augmenter l'efficacité par
l'emploi judicieux des talismans. La parole était fugitive : le talis-

1) Chapitre xxv dans Naville, t. I, pi. XXXVI, et Einleitung, p. 127-128. Lit
vigoette qui représenle la. cérémonie destioée a rappeler au mort le nom qu'i 1
portait ne se trouve qu'au papyrus Ax (Brocklehurs 11).
2) Chapitre xxv1 dans Naville, l. I, pi. XXXVU. Les vignettes de Pe (Louvre,
III, 89) et de Pd (Papyrus de Soutirnes a la Bibliotheque nationale), sont
curieuses, parca qu'elles nous montreot jusqu'a. que! point les Égyptieos prenaient ces opérations au sens littéral. Dans Pe, le mort accroupi sur une natte,
prend son cceur des mains du prétre, accroupi devant lui sur une aulre natle.
Dans Pd, il est debout devant Anubis, qui parait lui porter son cceur a la
bouche, peut-etre pour qu'il !'avale, comme Biliou le sien daos le Cante des

deua: f reres.

3) Chapitres xxvn, xxvm, xxixA, dans Naville, t. I, pi. XXXVIII, XXXIX, XL
et Einleitung, p. 128-i30. Le chapitre xx1x de la recension saile (Lepsius, pi.
XV) ne s'est pas ancore retrouvé daos la version tbébaine.

�294

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELTGIONS

LE LIVRE DES MORTS

man durait, et sa vertu s'exerc;ait tant qu'il demeurait intact. Le
talisman employé pour protéger le coour, était un coour de pierre
précieuse qu'on suspendait au cou du mort en récitant une formule. D'ordinaire un seul de ces carnrs suffisait, un beau coour en
cornaline ou en jaspe rouge 1 ; mais parfois on en voulait trois
autres, en feldspath ou en jaspe vert, en lapis-lazuli, en cristal ou
en pierre blanche transparente•. Puis, on pouvait considérer le
coour de deux manieres. Pour les uns c'était un organe inconscient,
sans volonté propre; pour les autres, c'était un vivant dans le
vivant, un etre indépendant, pourvu d'instinct et d'intelligence·.
Dans les chapitres xxv1-xx1x B, la premiere idée prévaut : on
donne ou on prend le coour sans qu'il puisse s'aider lui-méme.
Dans les chapitres xxx-xxx B, le coour parait avoir une volonté
propre : il cherche son ame et son corps pour se réunir a eux, et
les formules • empéchent qu'il ne soit écarté d'eux dans le Khrinoutri '. , L'amulette a employer en pareil cas n'était plus le
coour : c'était le scarabée en pierre dure ou en fa'ience, portant
le texte plus ou moins abrégé du chapitre xxx ou simplement un
nom propre, qu'on trouve collé sur la poitrine du défunt, vers la
naissapce du cou, sous le maillot de bandelettes. On oblenait
grace a lui, non seulement que le coour ne füt point repoussé'
. loin de son mort? mais encore qu'il ne prit point la parole centre
lui au tribunal d'Osiris et ne l'accusat point des mauvaises actions
qu'il avait pu commettre pendant la vie terrestre 5 • Cette mention

295

et aussi la conception du coour comme un élre distinct, marque
certainement que ces deux chapitres sont d'origine relativément
plus récente : ils appartiennent a un temps ou ron croyait déja
que le bonheur ou le malheur dans l'autre monde dépendait, au
moins en partie, de ce qu'on afait en celui-ci, tandis que les autres
ne tiennent aucun compte d'une rétribution future. Ils étaient tous
également efficaces, et, qui savait s'en servir, sa personne était
reconstituée aussitót.
Mais les ennemis, qui n'avaient pas réussi a empechar l'opération cte:s'accomplir, pouvaient songer a en détruire l'effet en prenant au mort les charmes dont il était muni ou en le tuant a
nouveau de diverses fac;ons. On l'armait done soigneusement
contre ces dangers. C'étaient deux chapitres , pour repousser les
crocodiles qui viennent lui voler ses charmes magiques 1 , , un pour
« repousser tous les reptiles &gt; en général 2 , deux pour « qu'il ne
soit pas piqué" • ou • dévoré par l'urreus qui se dissimule dans son
trou, &gt; ou par tout autre serpent dans le Khrinoutri 4, un pour
« repousser le scarabée venimeux 5 , un pour , repousser les deux
grosses viperes joufflues O• , Deux: autres, qu'on récitait pour
ere~ de la validilé _de l'acte, et déclare que son creur est la afin de porter témo1gnage contre lm devant le tribunal d'Osiris, au cas ou il viendrait a ne pas
observer ses engagements : « Je t'ai donné - et mon creur en porte témoignage. »

'

1) Chapitres x:xx1 et xxxu dans Naville, t. I, pl. XLIV-XLV, et Einleitung,
p. 130-131.

1) Cbapitre xx1x B dans Naville, t. I, pi. XLI.
2) C'est ce que nous apprend le titre commun que Ba (Berlín, nº 2) donne a.
quatre des chapitres du creur. (Naville, Einleitung, p. 128.)
3) Ainsi au Conte des deu:.c frt!res, ou le creur de Bitiou vit sur la fleur de
l'acacia; magique .. Lorsque l'acacia a été renversé le creur reste inerte pendant sept ans ; pms, au bout de ce temps, il est saisi lout a coup du désir d'aller
en Egypte et se parle a. lui-méme comme s'il était un étre indépendant.
4) Cbapitres xxx A, xxx B, dans Naville, t. I, pi. XLII-XLIII.
5) Cette maniere d' envisager le róle du creur avait pénétré profondément
~ans les mreurs égyptiennes. Pour n'en citer qu'un exemple, les contrats démo!1ques ~ortent dans la formule de donation, une phrase meter ltdti qui vient
1mméd1atement apres les mots : Je te donne ou je t'ai donné. On l'a traduit
d'ordinaire par mon ca,ur est satisfait. Mais le verbe meter meti en démo.
'
'
tique
com~e en ~gyptien, a le sens de Testifier, porter témoignage,
ce qui
me porte a tradu1re le passage cité par mon camr en porte témoignage ou que
mon creur en porte témoignage. Le donaleur ou le vendeur prend a témoin son

2) Chapitre xx:xm dans Naville, t. I, pl. XLVI, et Einleitung, p. 131.
3) La recension sa!!e ~o_nne le tit~e dt1 chapitre xxx1 v sous la forme : Chapitre
po~r e~pecher que I mdmdu ne s01t piqué, dans le Khrinoutri, par le serpent
qui se tient dans son trou ( Lepsius, pi. XVII).
4) Les chapit:es xxxrv et xxxv d~ns Naville, t. I, pi. XLVII-XLVIII et Einleítung,
p. 131, le chap1tre xxx1v avec le titre : Cbapitre pour empécher que l'individu ne
soit mangé, dans le Khrinoutri, par le serpent qui se tient caché dans son
trou, l'urreus.
·
._5) Le cbapitre 36 dans Naville, t. I, pi. XXXVI, et Einleitung, p. 132. La
VIgneUe du papyrus B~ (Berlin, n° 2) figure un gros scarabée, celle du papyrus
Le (Leyde, n•IV), un cr1quet ou peut-étre une blatte, comme le papyrus de Turin
d'époque sai:te publié par Lepsius, Todtenbuch, pi. XVII. La traduction tort~, pou~ le mot, qui désign_e le_ monstre combattu dans ce chapitre, n'a d'autre
r~1son d étre qu un détermmatif, peut-étre mal reproduit, dans le titr$ du cbap1lre tel que donne Lepsius ; il faut done la corriger jusqu'a nouvel ordre,
6) Le chap1tre xxxv11 dans Naville, t. I, pi. L, et Einleitung, p. f32.

!e

�296

1

REVUE DE L HIST01RE DES RELIGlOXS

vivre en respirant dans le Khrinoutri ', • étaient destinés également arepousser les vipéres. On ne voit pas d'abord pourquoi les
Égyptiens réunissaient dans une meme formule deme ordres de
phénoménes aussi différents que la respiration et la morsure des
serpents. On comprend le motif qui les a dirigés lorsqu'on a eu
l'occasion d'assister a la mort d'un homme ou d'un animal piqué
par un céraste, par une vipére baja ou par une scythale. Au bout
d'uoe dizaine de minutes, le patient est saisi d'angoisses el de
suffocalions : les muscles respirateurs semblent se paralyser par
crises successives, et l'on dirait que la vie séteint faute d'air et de
souflle. Les Égypliens n'avaienl done pas tort de demander aux
diewc dans une meme priére la gritce de &lt; vivre en respiran! , et
celle de &lt; repousser les serpents. , Sans expliquer de la méme
maniere que nous le mécanisme de la mort, ils avaient reconnu
qu'elle arrivait par asphyxie, et cetle observation leur donnait le
droit de rédiger le litre du chapitre xxxvm comme ils l'ont fait.
Daos les chapilres suivants, iI , repousse les scythales• , puis, le
grand python qui dévore l'itne •. , L'~ne était !'animal de Sit, l'ennemi d'Osiris; le serpent qui dévore l'itne est done un des alliés
d'Osiris et d'Horus daos leur guerre contre Sit, et le mort n'avait
pas grande difficulté á le concilier. On n'avait qu'á lui dire : &lt; ne
me mange pas, car je suis pur, je suis sans péchés , pour qu'il
se laissat percer d'un coup de lance. Aprés le poison, c'était le tour
de l'épée. Quiconque était muui du chapilre XLr ne courait plus
risque d'élre mis en piéces ou de perdre les yeux daos l'Occident';
«

1) Les chapitres xxxvm A et x:x:xvmB dans Navitle, t. l,pl. Ll-Lll, et Einleitung, p. 132-138.
2) Le chapitre xxx1x dans Naville, t. I, pl, LIII, et Einleitung, p. 133.
3) Le chapilre XL dans Naville, t. 1, pi. LIV, et Einleitung, p. 138. La
vignette de la recension salte donne un serpent de petite ta.ille (Lepsius, Todtenbuch, pl. XVIII), celle de Ja recension thébaine, un serpent qui doit mesurer
plus de quatre m~tres de long, si on déroule ses replis. L'Égypte d'aujourd'hui
ne renferme plus de serpents de cette taille, mais on sait par les monuments
qu'elle nourrissait autrefois des hippopotames, des crocodiles et d'autres ani•
maux, qu'on ne rencontre plus que dans les régions tropicales; elle devait
nourrir également les serpents gigantesques qu'on voit figurés si souvent dans
les peintures de J'enfer.

4) Le cbapitre xu daos Naville, t. I, pi. LV, et Einleitung, p. 1.33. La recen•
sion saite a pour litre : Chapilre que l'indh-idu soil mis en pieces daos Je Kbrinoutri (Lepsius, Todtenbueh, pi. JGG).

297

LE LlVRE DES :UORTS

avec le cbapitre xw, on échappait au massacre des ennemis d'Hor
qui avait eu lieu á Hninsouten, au temps des guerres osiriennes ';
enfin par le chapitre xtur, on évitait d'avoir la tete tranchée •. Ce
qui suivait étail une conséquence naturelle des formules précédentes. L'ilme était confirmée dans la faculté • de ne pas
mourir une seconde fois \ .. puis

&lt;

de ne pas pourrir ', • puis

e

de

ne pas se détruire, mais d'etre en vie dans le Khrinoutri •. • Nul ne
pouvait plus , lui enlever sa place•, , mais, grilce a la justesse de
sa voix, elle sorlait victorieuse contre ses ennemis ', • n'entrait
pas a l'abattoir » oi.t l'on décapitail les morts sur un billot•, n'était
pas jetée la tete en bas dans les gouffres de l'autre monde•, et
n'était pas obligée a se nourrir d'excréments et a s'abreuver
d'urine, comme ses compagnes moins bien pourvues de lalismans "· Aprés tant de négalions, on était en droit d'attendre quelques faveurs positives. Respirer a pleins poumons un air pur, boire
a volonté une eau toujours fraicbe, était pour l'Égyptien d'autrefois, comme pour ce\ui d'aujourd'hui, l'idéal du confortable. II
trouvait dans les Riluels dix ou douze chapitres, entre lesquels iI
!) Le chapitre XLII dans Naville, t. 1, pi. LVI-LVII, et Einleitung, p. 133-134.
La recension sai:te a un litre asse.z: différent : Cbapitre de repousser lous les
impies mauvais, el d'écbapper aux massacres qui se font dans le Kbrinoutri
(Lepsius, Todtenbuch, pi. XIX).
2) Le chapitre XLIII dans Naville, t. I, pi. LVIII, et Ein~eitung, p. 1.34.
3) Le chapitre xuv dans Naville, t. I, pi. LIX, et Einleitung 1 p. i34.
4) Le chapitre XLV dans Naville, t. 1, p!. LX, et Einleitung, p. 13i.
5) Le chapitre XLVI dans Naville, t. I, pi. LXI, et Einleitung, p. i34. Le texte
publié par Naville renferme dans le litre une faute du copiste antique. II dit :
Chapitre de se détruire et d'étre en vie. Une négation a élé passée, c-0mme le
prouve le te1te de la recension salle : Ctiapitre de ne pas étre détruit, mais
d'étre en vie, - variante, a l'heure oll l'on vil, - dans le Khrinoulri (Lepsius,
Todtenbuch, pi. XX),
6) Le chapitre XLVH dans Naville, t. 1, pJ. LXII, et Einleitung, p. 135.
7) Le cbapitre xLvm daos Naville, t. I, pi. LXIII, et Einleitung, p. 135. Le
chapitre xuv ne s'est trouvé jusqu'A présent que dans la recension saHe (Lepsius,
Todtenbuch, pi. XXI.
8) Le chapitre L dans Naville, t. 1, pi. LXIV, et Einleitung, p. 135.
9) Le chapitre Ll manque dans la recension tbébaine; il est daos Lepsius,
Todtenbuch, pi. XXI.

iO) Des deux cbapitres consacrés a ce sujet, Je premier, Ln, ne se trouve que
dans la recension salte (Lepsius, Todtenbuch, pl. XXI), le second esl daos
Naville, t. I, pi. LXV, et Einleitttng, p. 135.

20

�298

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

pouvait choisir, lorsqu'il voulait garantir a son ame ces deux félicilés supremas de l'autre vie : chapitre de e donner l'air daos le
1
Khri-noutri ,,, d'aller e respirer l'air sur terre •, &gt; en sortant du
tombeau, e de respirer l'air et d'avoir de l'eau ', de boire de l'eau
qui ne fut pas bouillante ', &gt; enfin de pouvoir traverser sans
s'échauder les cours d'eau bouillante que renferme l'Amenti 5•
Une fois équipé de sa bouche et de son creur, maitre de l'air et
de l'eau, il se sentait prel a sorlir de jour et a revelir, pendant ses
sorties, les formes qu'il jugeait utiles a ses projets, pret surlout
a entreprendre le grand voyage qui devait le mener a son gré
devant Osiris ou devant Ra, dans la barque solaire ou aux jardins
d'Ialou.
Le chapitre LXIV ouvre en cette partie de l'ouvrage la liste des
formules qui avaient la vertu de faire sortir le mort pendant le
jour. C'est l'un des plus importants du recueil entier et, apres
avoir attiré a maiote reprise l'attention de Rougé, il a été publié,
traduit, commenté par Guieysse, d'apres les papyrus du Louvre
et de la Bibliotheque Nalionale 6 • L'ame y apprenait une fois de
plus, mais d'apres une th éologie assez différente de calle qui a
inspiré le chapitre xvu, ce qui lui était nécessaire pour sortir
pendant le jour. La forme est plus abstraite, trahit une époque
plus récente, et cette impression qu'en donne la lectura est confiri) Le cha.pitre uv da.ns Naville, pi. LXVI, et Einleitung, p. i35-136.
2) Le cba.pitre LV da.ns Naville, pi. LXYU-LXVJII, en deux versions ditTérente, et Einleitung, p. 136.
3) Les chapitres Lv11, ux:, Lx, Lx1, LXU da.ns Na.ville, pl. LXVIII-LXXII, et
Einleitung, p. 136-137. Le chapitre LVIII daos la recension saite (Lepsius,
Todtenbuch, pi. XXII-XXIII).
4) Le chapitre LXm A dans Naville, pi. LXXIII, et Einleitung, p. 137. La
variante du titre de la recension salle (Lepsius, Todtenbuch, pi. XXIII) montre
qu'il faut comprendre comme j'ai fa.it, et le lexte confirme encore celle interprétation. C'est en effet 1'eau elle-méme qui parle : " O taureau de l'Ouest,
amene-moi a toi (pour ~lre bue, comme daos la vignette), car je suis le lac de
cette rame de Rd, sur lequel il navigue quand il vieillit (le soir), et je ne bous
pas, je ne brúle pas. &gt;&gt;
5) Le cha.pitre LXIII B d:ms Naville, pi. LXXIV et Einleitung, p. 137, avec
des vignettes ou l'on voit le mort marchant tranquillement da.ns une ea.u qui
lui monte j usqu'a la cheville.
6) Rituel funérafre égypti,m, chapilre LX1v, par Paul Guieysse, textes comparés, traduction et commenlaires d'apres les papyrus du Louvre el de la
Bibliotheque nationale, in--1, París, Vieweg, 1876.

LE LlVRE DES MORTS

299

mée par la rubrique historique dont le texte est accompagné. 11
aurait été découvert, selon certains manuscrits, au temps de la
¡re dynaslie, sous Housapalli t, selon d'autres, au temps de la IV•
par Hordidif, fils de Mykérinos, dans un voyage d'inspection que
ce prince faisait a travers l'Égypte : il était dans le temple de
Khmounou, sous les pieds du dieu, écrit en lettres de lapis sur
une tablette d'albAtre •. On explique d'ordioaire cette indication
comme une marque d'antiquité extreme•, en partant de ce príncipe
que le Livre des morts est de composition relativement moderne,
etqu'un scribe égyptien, nommant un roi des premieres dynasties
memphiles, ne pouvait entendre par la qu'un personnage d'époqu e
tres reculée. Cette explication ne me parait pas etre exacte. En
premier lieu, le chapitre 1x1v se trouve déja sur des monuments
contemporains de la X0 et de la Xl0 dynastie, et n'était certainemeot pas nouveau au moment ou on écrivait les copies les plus
vieilles que nous en ayons aujourd'hui. Lorsqu'on le rédigea
sous sa forme actuelle, le regne de Mykérinos, et meme celui
d'Housapai:ti, ne devaient pas soulever dans !'esprit des indigenes
la sensation de l'archa'isme el du primitif : on avait pour rendre
ces idées des expressions plus fortes, qui renvoyaient le lecteur
aux siecles des Serviteurs d'Ilorus, a la domination de Ra, aux
a.ges ou les dieu.x régnaient sur l'Égypte. La plus grande part des
cha pi tres du Liv1·e des Morts ne portent aucune date; on les considérait comme ayaot été révélés au commencement, avant que
Ménes et ses successeurs eussent abl!issé l'Égypte de la condition
d'empire régi par des divinilés a cella d'empire régi par _des
hommes, et la découverte des textes gravés dans les Pyram1des
prouve que ce n'était pas la une vaine prétention. Les seules de
ces prieres qui avaient besoin d'elre recommandées par un roma~
historique étaient celles qu'on avait quelques motifs d'attribuer a
1) Guieysse, chapitre LXIV p. 10-11.
.
2) Lepsius, Todtenbuch, pl. XXV, ch. LXIV, l. 30-32. Une tablette de p1erre
dure, qui porte le chapitre Lx1v, a été lrouvée a Thebes, pro_bablement da.ns
le tombeau de Petéménophi, et a.vait été donnée par l'empereur Nicola.sau généra.l
PérofTsky. C'éta.it probablement un prétendu fac-similé de !'original découverl
da.ns le temple de Thot.
.
3) Ainsi Bircb, da.ns l'introduction qu'il a mise en téte de sa t~a.duclion du
Liv1·e des Morts (p. 142) : « It is one of the oldest ofall, a.nd is attributed to th¿
epoch of the King Gaga (Housa.¡:-ai"ti) M1tkh~rn. nr Mi&gt;nkherés. »

�300

)

1

REVUE DE L RISTOIRE DES RELIGIO::-iS

un a.ge plus récent, et le chapitre LXIV était de ce nombre : on
suppléa probablement a l'antiquité qui lui manquait par un récit
merveilleux des circonstances qui avaient accompagné la découverte. Les variantes des litres qu'il porte nous amenent a une conclusion analogue. Il est appelé sur un papyrus de Boulaq, et dans
une partie des papyrus saltes, le • chapitre de oonnaitre les chapitres de sortir pendant le jour, en un seul chapitre 1, &gt; ailleurs,
ce chapitre de sortir pendant le jour, en un seul chapitre' ». Cetle
prétention de renfermer en un seul chapilre tous les chapitres qui
traitaient de la sortie pendant le jour, ne peut guare avoir été
émise qu'en un temps ou de nombreux chapitres de ce genre
avaient cours dans les colleges sacerdotaux. Je ne doute nullement que nous n'ayons conservé quelques-uns d'entre eux sous
les numéros 65-73. lls présentent tous dans le titre quelques
variantes; le soixante-cinquieme sert a • sortir pendant le jour el
a repousser l'ennemi •. ,, Le soixante-sixieme, le soixanle-huitieme, le soixanle-neuvieme, le soixante-dixieme, le soixante el
onzieme, sont utiles pour « sortir pendant le jour, • sans plus ~Avec le soixante-septieme, • on ouvrait les portes du douaout et
on sortait pendant le jour 5 , &gt; avec le soixante-douzieme, &lt; on sortait pendant le jour a travers la grotte infernale •; » enfin avec le
soixante-quatorzieme, • on jouait des jambes et on sortait en
terre 7 • &gt;
Parvenu a ce point, on ne s'occupe plus que des fortunes de
!'ame en ce monde, qu'elle revient visiter. Et d'abord, « elle va
vers Iléliopolis et y prend un logis • aupres des dieux solaires dont
cette ville était la résidence 8 • Cette premiere faveur ne lui suffit
pas : pour arriver au comble de la félicilé, elle doit s'identifier
completement avec les dieux, el s'incarner dans leurs corps. C'est
i) Papyrus Ca de Mesenmeter, daos Naville, t. II, p. i54, et Guieysse, chapitre Lv1v, p. 22.
2) Lepsius, Todtenbuch, pi. XXIII, et Guieysse, cbapitre Lx1v, p. 22.
3) Le chapitre LXV daos Naville, t. 1, pi. LXXVII, et Einleitung, p. i39-140.
4) Les cbapitres xxvr, xxvu-xxvm daos Naville. t. I, pi. LXXVIII, LXXXLXXXIII, et Einleitung, p. i40-i4L
5) Le chapitre Lxvu dans Naville, t. I, pi. LXXIX, et Einleitung, p. 140.
6) Le chapitre LXXII dans Naville, t. I pi. L\'.XXV, et Einleitung, p. i42.
7) Le chapitre LXXIV dllns Naville, t. I, pl. LXXXV[, etEinleitunr,, p. 142.
8) Le chapitre Lxxv daos Naville, t.I, pi. LXXXVII, etEinleitung, p. 142-H:3 .

LE LIVRE DES llORTS

,

301
une véritable métempsychose, mais bornée aux migrations de
l'ame dans les etres et dans les objets qui touchent de pres ou de
loin aux dieux d'Héliopolis. Comme toujours, la série commence
par des généralités, un « chapitre de se transformer en toutes les
formes qui plaisent , au mort 1 • Puis, vient le détail : « chapitre de
se transformer en épervier d'or », • chapitre de se transformer
en épervier vigoureux ,, • chapitre d'etre dans la neuvaine des
dieux et de s'y transformar en chef des assesseurs du dieu &gt;,
&lt; chapitre de se transformer en dieu [Lune] qui éclaire les ténebres », • chapitre de se transformer en la fleur de lotus ,, d'ou
le soleil jaillit au matin, • chapitre de se transformar en dieu
Phtah, pour mangar du pain, boire de la biere, s'habiller et etre
en vie daos Héliopolis ,, • chapitre de se transformer en vanneau &gt;,
• chapitre de se transformer en héron bleu &gt;, (&lt; chapitre de se
transformer en ame » c'est-a-dire en bélier ou en cette sorte
'
.
d'épervier a bras et a tete d'homme, par lequel les Egyptiens désignaient l'ame, &lt; chapitre de se transformer en hirondelle &gt;,
e ,chapitre de se transformer en vipere », • chapitre de se transformer en crocodile &gt;, • chapitre de se Lransformer en oie • •·
La métempsychose était , comme le prouve !'ensemble de ces
formules, un enseignement d'origine héliopolitaine. Je ne saurais
dire a quelle école on doit rattacher les doctrines qui suivent, mais
il esl bien cerlain qu'elles supposent des conceplions de l'autre
vie différentes de celles qui prévalaient dans les chapitres des transformations. Celle d'entre elles qui a laissé le moins de traces
au Livre des Aforts est celle d'apres laquelle ce qui subsiste de
l'homme vit dans le tombeau. Un seul chapitre, le quatre-vinglonzieme, traite de la réunion de l'ame au corps , mais non point,
comme on le dit d'ordinaire, pour une résurrection de la chair.
Les Égyptiens n'imaginaient pas que le corps pút revivre, mais
ils croyaient, au moins beaucoup d'entre eux, que l'intégrilé du
du corps est indispensable a l'intégrité de l'ame, et s'ils réunissaient ces deux éléments de l'homme, c'était pour que l'un devint
le gardien de l'autre. Les vignettes nous montrent en effet l'ame

t) Le chapitre LXXVI dans Naville, t. I, pi. LXXXVIII, et Einleitung, p. 143.
2) Tous ces chapilres daos Naville, t. I, pi. LXXXIX-C, et Einleitung,

p. 143-146.

�302

REVUE DE L'fllSTOIRE DES RELIGIONS

posée sur l::i poitrine de la momie et la protégeant de ses ailes 1 •
Mais cette conception lugubre d'une ame plongée dans les ténebres et condamnée a vivre pres d'un cadavre inerte, dans un caveau
éLouffant, ne pouvait suffire a un peuple avide de fraicheur et de
lumiere. Ce chapitre est suivi immédiatement de deux autres qui
en détruisent l'effet dans ce qu'il a de trop absolu. Le premier
• empeche que l'ame soit emprisonnée &gt;; le second ~ ouvre les
portes de la syringe a l'ame et a l'ombre, pour qu'elles sortent
de jour et soient maitresses de leurs jambes &gt;. La vignette nous
montre en effet la porte du tombeau ouverte, l'ame s'envolant a
tire d'ailes et l'ombre, toute noire, marchant en plein soleil '. Ce
chapitre et les lextes nombreux qui font allusion aux memes faits
nous apprennent que la croyance a l'existence de l' 11.me au tomheau
n'était pas sans avoir laissé des traces profondes dans les dogmes
qui s'inspirent de la croyance opposée a l'existence de l'ame hors
du tombeau. Les peuples sont toujours tres préoccupés de savoir
ce que devient l'ame, entre le moment ou la vie matérielle a cessé
pour elle, et celui ou, les cérémonies de l'enterrement étant en.fin
terminées et le corps déposé dans sa derniere demeure, la vie
immatérielle va commencer. II semble bien que, pour l'Égyptien
ancien, comme pour le parsi, comme pour le musulman, l'ame
désincarnée restait pendant ce temps aupres du corps qu'elle
avait animé, allait avec lui au tombeau, non plus a.fin d'y séjourner
comme jadis, mais a.fin d'y attendre sa destinée. Toutefois, si la
situation est analogue, la maniere dont elle se dénoue n'est pas
la meme en Égypte et chez les peuples plus modernes : la formule
et l'amulette, ces ressources habituelles de· l'Égyptien dans !'embarras, ouvraient au mort les portes de sa prison, et lui assuraient
la liberté de ses mouvements.
Selon la doctrine qu'elle préférait, l'ame se dirigeait, ou vers le
royaume d'Osiris, ou vers la barque de Ra, ou vers les deux a la
fois. Ou qu'elle allat, on veillait a ce qu'elle ne fit pas fausse route
des le début et e ne se rendit pas a l'Orient du Khrinoutri 4 ».
1) Le chapitre Lxxx1x dans Naville, t. I, pi. CI, et Einleitung, p. 146-147.
2) Le chapitre xc1 dans Naville, t. I, pi. Clll et Einleitung, p. 147.
3) Le chapitre xc11 dans Naville, t. I, pl. CIV et Einleitung, p. f47. Les deux
vignettes auxquelles je fais allusion sont celles du papyrus Ap (nº 9949 du
British Museum) et du papyrus Pe (Louvre III, 89).
4) Le chapitre xcu1 dans Naville, t. I. pi. CV, et Einleitung, p. 148.

LE LIVRE DES l\JORTS

•

303

La tbéologie qui dominait désormais dans la série des chapitres
n'était plus celle des dieux d'Héliopolis, mais celle des dieux
d'Abydos : c'était a l'Occident qu'étaient Abydos et Osiris, c'était
vers l'Occident qu'elle devait diriger ses pas. Une fois dans la
bonne voie, il lui restait a gagner la faveur des dieux, pour la
plupart dieux affiliés au cycle osirien ou lui ayant appartenu des
!'origine, qui pouvaient l'aider au voyage. Elle obtenait de Thot
l'encrier et l'attirail de scribe, sans lequel il semblait que nul
bon Égyptien n'aurait su vivre en paix 1 ; elle &lt; était avec Thot •, &gt;
et cette faveur était d'autant plus appréciée que Thot, le principal
assesseur d'Osiris, non seuleroent jouait un grand róle dans le
jugement de 1'11.m~, mais était l'un de ses meilleurs guides pour la
conduire devant le tribunal. II la prenait, s'il voulait, sur son aüe,
et la portait aux jardins d'Ialou, par-dessus les eaux qui l'en séparaient •. Les chapitres suivants sont classés presque au hasard, ou
du moins on ne voit pas trap au premier abord quelles raisons le
rédacteur a eu de les ranger comme il fait. Une étude un peu
attentive prouve d'ailleurs qu'a parlir de cet endroit, la classification de la grande partie du Livre des Morts est moins facile a
suivre pour nous que celle de la premiare. 11 n'en pouvait etre
autrement. La premiare partie renferme surtout des instructions
générales, des incantalions destinées a armer l'ame contre les
dangers de l'autre monde, des charmes propres a reconstituer la
personne humaine, toutes choses dont l'importance était universellement reconnue et qui ne variaient guare que dans le détail
d'une doctrine a l'autre. Dans la seconde partie, il s'agissait de
gagner la félicité supreme et d'établir l'ame en son paradis, mais
les conceptions de la félicité et du paradis, diverses a !'origine
comme nous avons vu, puis réunies tant bien que mal, n'étaient
qu'un tissu de contradictions. Si la disposition des chapitres nous
semble confuse, c'est que les idées auxquelles ils répondaient sont
confuses encore et résultent souvent de la superposition maladroite
d'idées qui appartenaient primitivement a deux corps de doctrines
distincts l'un de l'autre. Je n'en conclus pas nécessairement que
1) Le chapitre xc1v dans Naville, t. I, pi. CVI, et Einleitung, p. 148.
· 2) Les chapitres xcv, xcvin dans Naville, t. I, pi. CVII-CXI, et Einleitung,
p. 146-J.49.
3) T&amp;r1, l. i86 sqq.

�304

REVUE DE L'RlSTOIRE DES RELIGto:.,¡s

l impression d'incertitude que nous éprouvons füt réellement ressentie par les Égyptiens : la foi les soutenait, comme les dévots
de tout pays ou de toute religion, et les empechait de se rendre
compte des contradictions qui nous étonnent. lls ne cherchaient
pas a se reconnailre dans les données de leurs livres : ils croyaient, et c'était assez.
Les chapitres xcix-cn nous fournissent, des l'entrée en matiere,
un exemple bien curieux de ce que j'avance. Le premier &lt; chapilre,
de mener le bac dans le Khrinoutri ', , nous est connu par plusieurs
versions de date fort ancienne. Le mot que je traduis par bac est
traduit d'ordinaire par barque et confondu avec la barque du Soleil.
On remarquera pourtant que la barque du Soleil est toujours
nommée oua, ouaou, et qu'on ne la trouve nulle part désignée par
mdkhonit, makhenit, qu'emploie l'auteur de notre chapitre. C'est
qu'en effet la barque du Soleil, oua ni Rd et le bac en question
mdkhenit appartiennent a deux mythes et n'avaient rien de commun a!'origine. Les textes des pyramides nous apprennent que le
mort, a pres elre monté au ciel soil par l'échelle, soit par tout autre
moyen, rencontrait sur son chemin un canal ou un lac profond, le
lac ou le canal de l'Autel (Kha). 11 ne pouvait le franchir et, par
conséquent, arriver aux Jardins d'Ialou qu'a la condition de passer
sur l'aile de Thot ou de monter dans le bac mdkhenit d'un nocher
céleste, ancetre éloigné de Charon •. Le mythe du passeur qui con&lt;luit au domaine d'Osiris est analogue aux nombreuses légendes
de l'ancien et du nouveau monde, dans lesquelles on concoit le
séjour dea ames comme séparé du reste de la lerre par un· cours
d'eau infranchissable aux vivants 8 • Le bac égyptien a pu étre
quelquefois confondu avec la barque de Ra, mais il en était distinct
au début, et servait a d'autres usages. L'opération que le mort
avait a faire pour s'en emparer comporlait deux moments. Il invitait
d'abord le passeur a s'approcher de la rive orientale du ciel ou du
1) Le chapitre xc1x dans Naville,

p. 14-9-15{.

t. I, pi. CX-CXJI, et Einleitung,

2) Voir, par exemple, TsTI, l. 185-200, et PEPI I, l. 396-436, une série de
chapitres relatifs au passeur d'Ialou et a la navigation dans cette barque.
Sur la forme grecque de ce mythP,, voir Diodore, I, 29.
3) Un cerlain nombre des légendes, relatives au fleuve ou a l'Océan, que le
mort doit franchir, sont indiquées dans Tylor, La civilisation primitive, t. II,
p. 78 sqq.

LE LIVRE DES M0RTS

305

Jac de l'Autel sur laquelle il était, et a le prendre pour passager:
une invocation de trente-deux lignes, qu'on trouve rarement dans
la rédaction thébaine 1 , mais qui est relativement fréquente dans les
exemplaires que nous possédons du moyen empire t, était censée
produire ce résultat. Ensuite on s'adressait au bateau meme, et
on lui demandait la permission de monter. Le bateau soumettail
le suppliant a une sorte d'examen, ou toutes ses parties prenaient
successivement la parole : « Dis-moi mon nom, s·écrie le mat. Celui qui conduit la Grande sur son chemin est ton nom, répondait le défunt. - Dis-moi mon nom, disent les bras. - L'Echine
d'Ouapouaitou est ton nom. - Dis-moi mon nom, dit le calcet. -Le
cou d'Amsit est ton nom. - Dis-moi mon nom, dit la voile. Nouit est ton nom •. , Quand les réponses avaient été satisfaisantes,
le bateau prenait l'homme et le transportait sur l'autre rive. Pour
ceux qui croyaient que la barque de Ra était employée a ce service, on avait joint au chapitre du bac plusieurs , chapitres d'instruire le lumineux et de le faire monter sur la barque parmi les
suivants de Ra' •· C'était meler ensemble les deux conceptions
principales de l'autre vie, la conception osirienne et la conception
solaire: aussi, comme c'est la conception osirienne qui domine daos
la parlie du livre qui nous occupe, apres les trois chapitres consacrés a l'identification du bac et de la barque du Soleil, on reve•
nait a des sujets qui s'accordaient mieux avec le mylhe osirien.
On s'attachait a gagner la faveur d'Hathor, la dame d'Occident, la
compagne d'Osiris, et on tenait a compter parmi se:. serviteurs '·
On allait • s'asseoir entre les deux grands 1ieux ', , les dieux awcquels les vivants demeurés sur terre adressaient leurs offrandes
pour qu·ils en distribuassent une partie aux morts.
On a vait en effet cherché a expliquer de deux manieres la
fayon dont les morts s'y prenaient pour se procurer les provisions
1) Naville, t. I, pi. CX.
2) Lepsius, ..iEltest~ Texte, pi. 12-15, l. 166; Maspero, Trois années de
fouilles dans les Mémoires de la Mission fran9aise, t. I, p. 163-167.
3) Naville, t. I, pi. CXI, l. 18-2:l.
4) Les chapitres e, cu dans Naville, t. I, pi. CXIII-CXI, et Einleitung,
p. 151-152.
5) Le cbapitre cm dans Naville, t. I, pi. CXV, etEinleitung, p. 152.
6) Le chapitre c1v dans Naville, t. I, pi. CXVI, et Einleitung, p. 152.

�306

,.

1

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

uliles a leur subsistance. Selon les uns, le double !recevait, soit
directement, soit par l'entremise des divinités, le pain et la biere,
la viande et les fruits qu'on déposait dans le tombeau : d'ou la
nécessité des chapitres cv et cv1, pour « approvisionner le double
par l'offrande •, et pour lui « donner chaque jour, dans Mempbis,
des rations abondantes 1 •· Les autres croyaient que les esprits
cullivaient les jardins d'Ialou pour le compte d'Osiris et gagnaient
leur vie par les memes lravaux qu'on exécutait sur notre terre :
les chapitres cvn-cx ont été rédigés pour ceux~la. Ces jardins
d'Ialou occupaient la moitié orientale du Douaout, et on n'y entrait
qu'apres s'etre concilié les bonnes graces des Esprits de l'Orient
et de l'Occident qui en protégeaient l'acces •. 11s sont trop connus
pour que je m'arrete a les décrire. Je veux seulement noter en
pas:sant que la félicité dont on y jouit est toute matérielle et n'est
due qu'a la vertu des prieres ou des offrandes : l'idée d'une rétribution ne commence a se dessiner d'un trait net que dans les
chapitres qui suivent, ceux qui aboutissent aux scenes du jugement de l'ame. Aussi bien, la conception osirienne de l'autre
monde parait s'etre dédoublée de bonne heure. D'apres ce que j'ai
dit jusqu'a présent, l'ame, en sortant de notre vie, se dirige vers
l'Occident, franchit l'eau et, si elle est suffisamment protégée,
pénetre aux jardins d'Ialou. Maintenant nous la voyons prendre
une route différente et tendre vers un autre but. Elle implore les
ames de Pou et les ames de Khonou, en d'autres termes les dieux
du nord et du midi, qui avaient pris part aux luttes de Hor et de
Sit sur les bords du lac de l'Autel et assisté l'CEil d'Hor dans ses
épreuves •. Elle implore les ames d'Héliopolis et d'Hermopolis, ou,
en d'autres termes, les esprits de l'est et ceux de l'ouest 4 • Lorsqu'elle s'est ainsi rendu favorables les dieux qui président aux
quatre grandes régions du ciel, et s'est procuré le droit de circuler
t) Les cbapitres cv, CVI dans Naville, t. I, pi. CXVII-CXVIII, et Einleitung,
p. 152-153.
2) Les cbapitres cvm, cu dansNaville, t. I, pi. CXIX-GXXIII, et Einleitung,
p. 153-156.
3) Les chapitres cxu, cxm dans Naville, t. I, pi. CXXIV-CXXV, etEinleitung,
p. 157.
4) Le cbapitre cxv ne s'est pas rencontré jusqu'a présent dans la recension
thébaine. Les cbapitres cxiv, cxv1 dans Naville, t. I, pi. CXXVI-CXXVII, et
Einleitung. p. 158 ; ils ont trait aux ames d'Hermopolis.

LE LIVRE DES MORTS

307

librement dans le ciel entier, elle commence a escalader la montagne de l'ouest et monte vers la porte des Couloirs (Ro-staou),
qui donne acces a l'empire d'Osiris 1 • La porte franchie, comme
elle « connait le nom d'Osiris • », elle« entre au grand palais • .,. du
dieu, que la tradition pla9ait a Héliopolis, « aborde les gardiens
d'Osiris 4 •, c'est-a-dire les enfants d'Hor, les quatre génies des
vases canopes, qui veillaient sur la momie, et « pénetre dans la
salle des deux Vérité_s, ou elle se sépare de tous les péchés qu'elle a
commis et contemple le dieu face a face 5 .,. • Elle récite cette longue
confession négative, qu'on a tant de fois citée, depuis le jour ou
Champollion en découvrit le sens, le plus beau code de morale
que l'humanité ait connu dans ces temps reculés. On la pese dans
la balance, on acheve de la purifier par la main des quatre singes,
gardiens du bassin de flamme ; elle devient Osiris et jouit de tous
les bonheurs que l'imagination égyptienne était capable d'inventer.
On s'est accoutumé a dire qu'en Égypte la vie de l'homme
était comparée a celle du Soleil et qu'Osiris était un soleil mort,
un soleil nocturne. C'est la proposition inverse qui roe parait etre
la vérité : la vie du Soleil est comparée a celle de rhomme, le
Soleil nait le matin, vieillit a mesure que le jour décline, s'éteint
doucement le soir et, mort, devient un Osiris comme le premier
1) Les chapitres cxvu, cxvm dans.Naville, t. f, pi. CXXVIII-CXXIX, et Einleitung, p. 157.
2) Le chapitre cx1x dans Naville, t. I, pi. CXXX, p. 157-!58.
3) Le chapilre cxxm dans Naville, t. I, pi. CXXXI. Le dé~ut d~ texte pro~~e.
bien qu'il s'agit ici d'Héliopolis : « Salut a toi, Toumou,_ Je ~ms _Tho~ et J a1
jugé entre les deux ennemis Hor et Sit. » Toumou est le d1eu d Héhopohs.
4) Le cbapitre cxxiv dans Naville, t. I, pl. CXXXII, et Einleitung, p. 158-f59.
La vignelte prouve que les gardiens d'Osiris sont bien les fils d'Hor, les génies
des vases canopes.
5) Le chapitre cxxv dans Naville, t. I, pi. CXXXIII-CXXXI~, et Einleitung.
p. 159-165; le chapilre c:x:xv1, qui est en un appendice, dans Nav11le, t. I, pi. CXL,
et Einleitung, p. 165. Une tres bonn3 édition du chapitre cxxv a été donnée,
surtout d'apres les papyrus de Leyde, par W. Pleyte, Études tgyptologiques,
t. II, Étude sur le chapitre cxxv du RituelFuntraire, traduction analytique et
commenUe d'apres les meilleurs manusc-rits, in-8, Leyde, Brill, 1866. Les deux
Vérités, dont il est question dans le litre, sont la Vérité du nord et la Vérité du
midi, comme les deux pays sont le pays du nord et le pays du midi. J'ai exposé
ailleurs le sens de cette division.

�309

LE LlVRE DES MORTS

31)8

1

venu. Du moment qu'il entre au ciel jusqu'au moment ou il en
s?rt, il regne la-haut, comme Pharaon ici-bas; des qu'il a quitté le
mel pour passer au Douaout, il n'est plus qu'un mort semblable
aux autres, et Osiris se l'assimile comme il s'assimile les autres
m~rts. Ce n'est pas Osiris qui est le soleil de nuit, c'est le soleil de
nmt, le Soleil trépassé qui est Osiris. Cette communauté de destin
entre défunts les hommes et défunt le soleil, facilita singulierement
l'identification de l'ame humaine avec l'ame solaire et ouvrit aux
écrivains des choses sacrées un vasta champ de spéculations. Ces
dou~e régi~ns du, Douaout, ces chambres voutées ou la barque
sola1re ~a_vigue, ou elle rencontre et ses ennemis et sonjuge Osiris
et les gemes favorables qui l'aident a remonter vers la renaissance
et vers les joies du lendemain, pourquoi l'ame humaine ne les
traverserait-elle pas comme l'ame solaire? Qu'on lui procure un
poste, si petit soil-il, a bord de la barque de Ra, et elle affrontera
sans gra~ds risques les dangers du Douaout. Cette doctrine, qui
soumetta1t le grand dieu d'Héliopolis au dieu des morts a du
.
'
recevo1~ sa forme la plus complete dans une ville dévouée a Osiris,
et de fait les chapitres qui viennent apres le chapitre cxxv sont un
produit évident des écoles d'Abydos, et trouvent leur explication la
plus probable dans la formule des steles funéraires de cetle ville 1 •
Le chapitre cxvr permet a l'ame, dans une rédaction &lt; d'adorer les
dieux des chambres voutées » des cercles de l'enfer; dans une
autre, « d'aller parmi les gardiens d'Osiris et d'adorer les dieux
conducteurs du Douaout• &gt;, ce qui est la meme chose en d'autres
terme~. Le chapitre c:xxxm l'instruit en présence du grand cycle
des dieux et le chapitre cx.xx lui dit ce qu'elle doit faire a la
naissance d'Osiris, c'est-a-dire lui enseigne la fac;on de pénétrer
dans ~a barque solaire, en s'aidant de l'appui d'Osiris le jour de
la na1ssance du dieu•. Avec le chapitre cxxx1v, elle« monte a bord
de la barque du Soleil pour etre parmi les suivants du dieu 4 &gt;

'

1) Ainsi dans C 3 du Louvre. Cfr. Maspero Études Égy.,tiennes t I
p. 121-123.
'
,,
' . '

2) Les deux rédactions dans Naville, t. I pi. CXLl-CXLII et Einleitung
p. 165.
'
'
•
3) Le chapit~e cxu daos Naville, t. I, pi. CXLIII-CXLIV, et Einleitung,
p. 166; le ch~p1tre cxxxm, pi. CXLVI, et Einleitung, p. 167,
4) Le chap1tre cxu:1v dans Naville, t. I, pi, CXLV, et Einleitung, p. 167.

avec le chapitre cxxxv1, « elle rame sur la barque du Soleil •. Le
chapitre cxxxu l'autorise a &lt; circuler a son aise pour aller voir sa
maison • •. 'fout cela parait n'avoir que peu de rapports avec les
doctrines donl je viens de parler, et pourtant, si l'on pénetre dans
le sens des formules, on reconnait bientót que tout s'explique et
s'enchaine sans trop de difficullé. Jusqu'au chapitre cxxv, le mort
n'a pas eu a s'occuper de la rétribution, et sa condition s'est réglée
d'apres d'autres lois que celles de la juslice divine : du moment
qu'il avait récité la priere et accompli le rite exactement, il avail
droit a ce qu'il demandait. La théologie d'Abydos, qui ~domine,
comme je l'ai dit, dans les chapilres que j'examine, ne supprime
pas la valeur intrinseque de la formule et de l'offrande, mais elle
y joint un sentiment nouveau, celui de la vertu et de la vérité.
L'entrée aux Jardins d'Ialou, l'acces a la barque solaire, la jouissance du tombeau, ou, comme dans le chapitre cxxxu, de la maison que le mort s'est construite, ne sont de dl"oit qu'apres le jugemenl et comme sanction du jugement. &lt;&lt; Je suis arrivé, dit-il, el
je n'ai pas été trouvé défaillant, car la balance n'a rien marqué
contre moi •. , D'autres chapitres completent ceux-la de détails
nouveaux, tous empruntés a la légende osirienne. On sait le rOlc
que joue la flammé dans les mythes relatüs aux morls, les foyers
éleints dans la maison funéraire, puis rallumés quand le cadavrl.!
est sorti pour ne plus revenir, les feux entretenus sur la tombe ou
dans la tombe au moment de l'enterrement, pour que l'ame
puisse s'éclairer et se chauffer dans la nuit de l'autre monde. Les
Égyptiens célébraient chaque année, a pro pos d'Osiris, cette feto
solennelle dont parle Hérodote, et pendant laquelle chacun allumait le soir devant sa maison une lampe consacrée '· C'est a cette
&lt; production de la tlamme • que font allusion les deux chapitres
cxxxvu A et cxxxvn Bª. La tlamme, qui« regle la nuit apres le jour,
vient au mort , ; Sit, l'ennemi d'Osiris, l'avait cachée par ses sortileges, mais les défenseurs du dieu la lui ont rendue. Le chapitre
i) Le chapitre cxxxv1 dans Naville, t. I, pi. CXLVIII-CXLlX, et Einleituna,
p. 167-169, avec deux rédactions, dont la seconde ne se rencontre plus dans la
recension saite.
2) Le cbapitre cxxxn dans Naville, t. I, pi. CXLV, et Einleitung, p. i66.
3) Litt. 11 a été vide de mon action, ,, Naville, t. I, pi. CXLV, l. 3-4.
4) Hérodote, II, Lxu.
5) Les deux réuuctions Jans ~arille, t. l, pi. CL-CLI, et Eit1leilu11g, p. 169.

�3!0

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

suivant introduisait le défunt, identifié avec Osiris, dans sa cité
d'Abydos, 011 les dieux ses gardiens l'accueillaient avec des cris
de joie 1• Venait ensuite la formule grace a laquelle il avait sa
part de toutes les offrandes qu'on présentait a Osiris pendant les
fetes des morts •. Et la ne s'arretaient pas les effets de la justice
du dieu : l'ame, reconnue bonne, avait acces non pas seulement
dans la ville sacrée d'Abydos, mais dans tous les domaines infernaux, dans les portes, dans les &lt; pylones du palais d'Osiris aux
Jardins d'Ialou &gt;, il s'y approvisionnait et s'y débarrassait de ce
qu'il y avait de mauvais en lui, il en parcourait les iles aux con• tours bizarres. La disposition de sa chambre funéraire•, réglée
sur celle du tombeau d'Osiris, lui assurait, par son orientation, la
protection des quatre enfants d'Hor, les dieux des quatre maisons
du monde : une représentation abrégée de cette , disposition luí
conférait tous les bénéfices de !'original et formait le cha pitre cu'·
A partir de cet endroit, le livre reprend une a une toutes les précautions qui avaient été prises auparavant pour garder l'intégrité
du corps et par suite celle de l'ame, mais en les adaptant au caractere du mythe osirien tel qu'il s'est développé plus spécialement a
Abydos. Le mort se construit de nouveau sa maison sur terre •. II
échappe aux filets dans lesquels les pecheurs divins prennent les
ennemis d'Osiris, les complices de Sit transformés en poissons •. n
ne lui suffit pas d'avoir échappé aux dangers de destruction
violente, il doit encore éviter la décomposition lente dans son tombeau. Une formule générale lui accorde cette faveur 7, puis une
série d'ainulettes en confirme l'effet dans le détail. Le tat, la boucle
de ceinture, le chacal, le vautour, la colonnette, le chevet, placés
iJ Le chapitre cxxxvm dans Naville, t. I, pi. CLII, et Einleitung, p. i69,
2) Les chapitres cxu, CXLIII dans Naville, t. I, pl. CLIII et Einleitung,
p. i70-17i.
3) Ces chapitres, qui portent les numéros curv, CL dans Naville, t. I, pi. CLIVCLXXII, et Einleitung, p. i7i-179.
4) Naville, t. I, pl. CLXXIII, et Einleitung, p. i80-i82.
5) Chapitre CLIII dans Naville, t. I, pl. CLXXVI, et Einleitung, p. i82.
6) Le chapitre cun dans Naville, t. I, pi. CLXXVl-CLXXVIII, et Einleitung,
p. i82, en deux versions différentes.
7) Chapilre cuv dans Naville, t. I, pl CLXXIX, et Einleitung, p. f83. On
l'écrivait de préférence, a l'époque thébaine, sur une bandelette de momie ;
e'était un véritable amulette préservateur.

LE LIVRE DES MORTS

3H

sur la momie, étaient comme les pieces d'un armure magique destinées chacune a défendre une partie du corps : douze chapitres
(cuv-cLxvr) en exposaient l'usage et en consacraient l'emploi 1. 11
est inutile de pousser plus loin cette analyse • : qu'on examine
les derniers chapitres, et l'on verra qu'ils se laissent tous ramener
plus ou moins completement a la forme abydénienne du mythe
mlirien et du mythe solaire. S'ils ont parfois le meme titre et le
meme objet que plusieurs des morceaux de la premiare parlie, la
conception de laquelle ils dérivent differe sensiblement des conceptions qui ont inspiré les chapitres antérieurs. A les négliger, le
Livre des Morts n'aurait pas été complet, et l'ame aurait couru le
risque de rencontrer des dangers contre lesquels ses instructeurs
ne l'avaient pas prémunie suffisamment. Sans doute l'inconvénient était grave d'allonger outre mesure les rouleaux ds papyrus,
mais il s'agissait de la vie ou de la destruction d'une ame, et l'en•
jeu était si considérable qu'on ne devait ríen négliger afin de
mettre le plus de chances de son cóté. Mieux valait pour le mort
etre trop instruit que manquer de ressources au moment critique
de sa destinée.
Je ne sais si les per5onnes qui ont lu ces pages admettront
comme moi qu'il y a dans le Livre des Morts un ordre plus rigoureux que celui qu'on y a reconnu jusqu'a présent. Malgré les six
années que j'ai employées a l'étudier, bien des points me paraissent encore douteux, et certains chapiLres sont toujours placés en
certains endroits sans que j'aie réussi a en soup~onner la raison. Je
ne doute pas cependant que cette raison existe, qu'elle était valable
pour les Égyptiens, et que nous la devinerons, le jour 011 nous
aurons dépouillé nos idées modernes sur les religions anciennes
plus completement que nous n'avons fait jusqu'a présent. Le cadre
est fixe et se rencontre toujours le meme dans les manuscrits sufi) Les chapitres cLv, cLxviren partie seulement, dans Naville, t. l. pi. CLXXXCLXXXVI, et Einleitung, p. 183-185.
2) Je me bornerai a.remarquer ici que la vignette duchapitre CLXVlll A(Naville,
t. I, pl. CLXXXVII, et Einleitung, p. i85-187) se trouve en partie sur une
stele d'Abydos de la XII• dynastie, qui a été reproduite par Gayet, Mus~e du
Louvre, stéles de la XII• dynastie, pl. LIV, ou l'inscription, malheureusement
mutilée, renferme de nombreuses allusions aux riles osiriens. C'est une confirmation de ce que j'ai dit au sujet de !'origine abydénienne de ces derniers

cba.pitres.

�3{2

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

fisamment étendus pour qu'on doive y voir autre chose que des
recueils d'extraits plus ou moins longs. Les chapitres principaux se
suivent dans un ordre presque constant, et, si la série est interrompue, ce n'est le plus souvent que pour des chapitres fort courts
ou d'importance secondaire. Ces interversions ont d'ailleurs des
motifs qu'on saisit d'ordinaire assez vite quand on étudie les chapitrés qui en sont l'objet. Elles portent sur des formules qui peuvent
s'appliquer indifféremment aux différentes doctrines et aux différents mythes qui se partagent le Livre. Elles se produisent surlout
quand l'objet de la formule transposée se rapprochait, au moins
en apparence, de l'objet des formules au milieu desquelles on la
transposait. J'ai déja signalé plus haut un cas de ce genre : les
chapitres c, c1, cu ont été attirés a la place qu'ils occupent par la
confusion établie entre le bac du mythe osirien et la barque
solaire. Je pourrais multiplier les ex.emples, si je ne craignais de
prolonger outre mesure un article déja bien long. Le mélange des
doctrines dans les esprits justifiéle mélange des chapitres dans les
livres. Sans doute, le dévot, qui tenait pour la doctrine osirienne
dans toute sa pureté, n'avait besoin que du chapitre xc1x. Son ame,
arrivée au bord du lac de l'Autel, réclamait un bac pour le traverser et aborder aux Jardins d'Ialou : le chapitre xc1x luí fournissait le bac nécessaire. Mais celui qui melait la doctrine solaire
aux doctrines osiriennes croyait que le passage ne pouvait s'accomplir heureusement que dans la barque de Ra, et aurait été
désappointé, s'il n'avait eu a sa disposition que la formule du bae
ordinaire. Les cliapilres e, c1 et en étaient la pour lui donner satisfaction: ils mettaient la barque de Ra asa disposition et le menaient
auxJardins d'Ialou par d'autres moyens, mais aussi surement que
le chapitre xc1x menait ceux qui avaient confiance en son efficacité.
Le Livre des Morts, ne s'adressant pas a un seul, mais a tous,
avait un peu ce caractere impersonnel qu'on exige d'un Guide du
Voyageur : si l'agencement des parties ne nous en parait pas
toujours clair, c'est que nous ne savons plus bien des choses que
chaque Égyptien savait des l'enfance, comme article de foi.
J'ai parlé jusqu'a présent comme si le Livre des Morts nous était
réellement parvenu en plusieurs rédactions différentes, dont deux
au moins, la rédaction thébaine et la rédaction sa'ite, nous sont
assez completement connues. C'est, en effet, l'hypothese que
M. Naville expose apres tant d'autres, dans son introduction, et

LE LIVRE DES ~IORTS

qu'il accepte pour démontrée : &lt; La codification du Livr'e des Morts
s'opéra probablement sous les Sanes. C'est alors qu'on ajouta
les quatre derniers chapitres qui renferment plusieurs mo\s
bizarres et d'origine étrangere. C'est alors qu'on établit l'ordre de
succession et le texte des chapitres : les papyrus different encorc
beaucoup par la longueur, mais les chapitres s'y succedent a peu
d'exceptions pres de la meme maniere qu'au papyrus de Turin.
Les variantes sont bien moins importantes, et consistent principalement en corrections d'erreursl ou en diversités d'orthographes 1 • •
Les faits matériels, sur lesquels M. Naville s'appuie, ne sont-ils pas
susceptibles d'etre expliqués autrement qu'il ne le fait? J'ai eu, il y a
longtemps déja, l'occasion de collationner les papyrus saites du
Louvre et d'en étudier la plus grande partie •. J'en ai tiré jadis la
conclusion qu'a cóté des variantes accidentelles qu'on y remarque,
il y a des variantes voulues qui s'attirent et se répondent mutuellement. L'uniformité n'est done peut-etre pas aussi grande dans
ces papyrus saltes que l'a pensé M. Naville, et il y aurait lieu de
rechercher s'il ne convient pas de les diviser en groupes de
méme nature que ceux qu'on a établis dans les papyrus d'origine
thébaine. Et de fait, si on les examine attentivement, on remarque
bientót chez beaucoup d'entre eux des ressemblances de détail
qui indiquent une origine commune. Par exemple, le nom d'un
dieu, celui de Thot ou d'Atoumou, sera écrit avec une orthographe
spéciqle dans une quinzaine de papyrus. Un mot ou un ensemble
de signes aura été omis, et l'espace qu'il aurait du occuper laissé
en blanc par le scribe, dans tous les manuscrits de la méme série,
ce qui nous oblige a supposer un original commun, ou le mol et
les signes avaient été détruits, ou étaient devenus illisibles par
accident ou par usure•. Une version abrégée d'un chapitre important se trouvera insérée dans tous les manuscrits qui présentent
déja l'un ou l'autre des caracteres que je viens d'indiquer, aux lieu
et place de la version complete. Bref, en appliquant ! la critique
1) Naville, Einleitung, p. 36.
2) Le résultat de cette étude est demeuré presque 6nlierement inédit; on
trouvera pourtant une édition critique du chapitre CLVI dans mon Mémoire su1·
quef,ques papyrus du Louvre, I. Le chapitre de la boucle, p. f-14.
3) J'ai déja signalé un fait identique pour les manuscrits du rituel de l'Embaumement (Mémoii-e sur quelques papyrus du Louvre, p. 16.)
21

�31.4

REVUE DE L'RISTOIRE DES RELIGIOl'(S

des manuscrits égyptiens du Louvre les memes procédés qu'on a
appliqués a celle des manuscrits grecs, on arrive a les grouper
par familles, dérivées chacune d'un seul manuscrit plus ancien.
Si, parcourant les inventaires du musée pour rechercher !'origine
des papyrus, et remontant, gra.ce aux indications acquises de
la sorte, jusqu'au premier possesseur, on finit par connaitre la
provenance de chacun d'eux, on s'aper&lt;;oit bientót que beaucoup
de ceux dont on peut reconstituer l'histoire, ont été découverts a
Thebes. Les noms et litres des gens pour qui ils ont été écrits,
confirment l'exactitude des renseignements ainsi obtenus : ce sont
des prophétesses de Khonsou et de Thot, filies de membres du
sacerdoce d'Amon-Ra., des pretres et des pretresses d'Amon-Ra. ou
de Montou thébain, appartenant par le sang ou par des alliances
a cette grande famille des prophetes de Montou et d'Amon, toutepuissante a Thebes, de l'époque saite a la fin de l'époque grecque,
et dont les cercueils historiés encombrent les magasins du musée
de Boulaq. D'autres papyrus, en plus petit nombre, proviennent
de Saqqarah et se rattachent a des originaux memphites ; mais le
temps m'a. manqué jusqu'a présent pour les analyser en détail.
Bref, j'en suis arrivé a me convaincre que la plus grande partie des
Livres des Morts, d'époque salle et d'origine thébaine, ont été copiés
sur quatre ou cinq exemplaires-types, conservés dans les archives
des corporations chargées de l'embaumement et de l'équipement
des momies. Cela n'a rien d'étonnant si l'on songe, en premier
lieu, que, meme au temps de la splendeur de Thebes, le nombre
de ces co:rporations ne devait pas etre tres considérable pour une
population qui, malgré tout ce qu'on en a dit, n'a peut-etre jamais
atteint le chiffre de cent cinquante mille a.mes ; en second lieu,
qu'a partir de la XXII• dynastie, la population diminua sans cesse,
et, par suite, le nombre des corporations funéraires. Quatre ou
cinq compagnies et, par conséquent, quatre ou cinq exemplairestypes suffisaient amplemement aux besoins de !'industrie mortuaire. Ces exemplaires n'étaient pas renouvelés fréquemment, car
on voit, par les blancs et les omissions signalées plus haut, que
l'on continuait a les prendre pour modele quelque temps au moins
encore apres qu'ils n'étaient plus en bon état. Quand ils étaient
hors d'usage, on en était réduit a les remplacer par une copie
complétée sur l'exemplaire d'une compagnie voisine.
Si les choses se sont passées de la sorte, comme je pense, les

3Hi

LE LIVRE DES MORTS

ressemblances extraordinaires qu'on a signalées entre les papyrus
d'époque sa'ite s'expliqueront aisément. 11 n'y a pas eu, vers l'avenement des Psamitik, codification voulue du Livre des Morts :
l'uniformité viendrait uniquement de ce qu'on a reproduit pendant
des siecles un petit nombre d'exemplaires-types, peut-elre dérivés
eux-memes de un ou deux exemplaires plus ou moins corrects
d'époque thébaine. L'identité serait le résultat d'un accidentmatériel, et l'histoire de la prétendue recension salte ne serait plus
qu'une histoire analogue a celle de la plupart des textes classiques
de l'antiquité grecque et latine.
G.

MASP.l!RO.

�1

L'APOLOGÉTIQUE ET L 0CTAVJUS

L'APOLOGETIQUE DE TERTULLIEN
ET

L'OCTA VIUS DE MINUCIUS FELIX
-~epui~ le milieu du xvn• siécle, 011 dispute pour savoir si la prem1ere defense du christianisme, écrite en langue latine est !'A 0 _
logétique de Tertullien ou l'Octavius de Minucius Félix;. On c!nvient du moins en général qu'entre les deux ouvrages les rapports
son! !els, que _l'un des deux est nécessairement en plusieurs
end~01ts u?e 1m1tat10n de l'autre' : ce fait sert de base commune ¡¡
la d1scuss1on.
Avant -~u'ell~ eftt _c?mmencé, c'est Tértullien qu'on regardait
comme . I ecr1vam or1gmal. La priorité lui a été de plus en pi us
contestee. Surtout une dissertation d'Ebert, l'éminent auteur d
l'Histoire de la littét-ature chrétienne latine, a terriblement com~
promis sa cause'. Depuis dix-huit ans que cette dissertation a été
publiée, elle conserve en Allemagne une grande partie de son
La dispute fut ouverte en
o i) "dB!
d¡
•

i6U par un savant réformé fran"Jl ·, ¡
· · t
. "...1, e m11Hs re
avi. . on e_ , dans ses ~clai~cissements familie1·s de la controver.se de l' Euchan,stie. Vo1r Paul de Féhce, Etude sur l'Octavius de M'inucius Felix, 1880.

2) M. Ha~tel, connu p~ur son excellente édition des ceuvres de Cyprien, pense
que Tertulhen et M. Fehx ne dépendent pas l'un de l'autre mais lous ¡ d
d'
· • ¡
.
,
es eux

un origma com°:1u~ qui n: nous sera~t pas parvenu (Zeitschrift für die oest.
Gymn., 1869). Mais Il est, ama conna1ssance, seul de son opinion qui to t

J

sé~uis~nte Ju'~lle parais:e a~ premier abord, n'est réellement pas sout;nab~e~
Elie a eté refutee en dermer heu par Reck (Theologische Quartalschrift t886
ersles Quartalheft).
'
'
. 3) Ebert, Tert. Ver!i;;ellni:i·s :ti i.llin. Fel., dans les Abhandlungen dct· phi!.
hist. l•~ss~ da Ko,e~igl. Saec!ts. A.c. der Wissenschaf't.1868 (et tirage a part).
Son Ilistúll'e, posteneure, a commencé a paraitre en f87-i-.

3i7

eréctil et parait faire autorité en France. L'ancienne opinion passe
pour vieillie. Chez nous on se contente ordinairement de la condamner a roccasion et d'une maniére assez sommaire •. Dans les
revues allemandes, le sujet est repris de temps en \emps dans son
entier et traité avec une sorte de passion. Les compatriotes d'Ebert
ont ruiné quelques-uns de ses arguments, mais en le critiquant
sur te! ou tel point, presque tous persisten! á lui donner raison
pour le fond 'e
Je voudrais soutenir l'ancienne opinion, véritablement aujourd'hui trop dédaignée. Je crois non seulement qu'il y a quelque
chose a dire en sa faveur, mais meme qu'on peut en démontrer la
justesse, et précisément par la méthode de la comparaison litté- '
raire dont on se sert surtout contre elle, avec une apparence de
force. J'essaierai done, dans la premiére partie de ce travail, d'établir l'antériorité de Tertullien par cette méthode, apres avoir dil
quelques mots sur la question des témoignages. Je discuterai
ensuile les principales objections de la thése contraire. En dernier
i) Voir cependant Aubé, Histoire des Persécutians, 2evol., 1878, qui s'appuie
surtout sur Keim (Celsus, 1873); et de Félice, ouvrage cité, qui s'appuie surtout
sur Ebert. M.Renan, dans son hfarc Am·ete, se contente d'une note de quelques
lignes, oll il renvoie a Ebert et a Keim.
2) Apres la dissertation d'Ebert parue en 1868, M. Hartel (article cité) la
coIIi.battit en i.869. Ebert n'en maintint pas moins danS son Histoire, en 1874,
l'antériorité de M. Felix qui avait été aussi soutenue par Keim dans son Celse,
en 1873. En 1878, Bonwetsch, dans son livre sur la date de la composition
des écrits de Tertullien, se range aux raisons d'Ebert. En 188i, M. Schultze,
dans les Jahrb. für p1'otest. Theol., reprend la tbese de l'antériorité de jTertullien et fait descendre l'Octavius jusqu'au temps de Dioclétien. 11 ·e st combattu,
la méme année et dans le méme recueil, par MOller. M. Loesche (méme recueil,
1882), sans se prononcer sur la date de l'Octavius, insiste sur les imitations
qui en font, dit-il, une mosalque, et dresse pour sa part le catalogue des
passages qui lui paraissent empruntés a Athénagore. En 1883, M. Schwenke
(méme recueil), dans un des meilleuts articles sur la question, tient pour les
conclusions d'Ebert, mais non sans critiquer certaines parties de son argumentation. Enfin, M. Reck (article cité), tout en concluant aussi dans le méme sens,
discute avec soin les opinions de ceux qui l'ont précédé. On consultera utilernent, pour l'historique de la question, son article, une note de celui de
M. Loesche, un article de la Theol. Literaturzeitung du 27 aoüt 1881, par
M. Neumann, et, en France, la lhElse de licence de M. de Félice. Les ouvrages
et les articles cités se trouvent a la bibliotheque de la Faculté de tbéologie
protestante de Paris, a !' exception de celui de M. Hartel.

�3{8

1

REVUE DE L HISTOIBE DES RELIGIONS

lieu, !'examen des rares circonstances historiques qui s'offrent ou
se. .laissent deviner dans l'opuscule de Minucius Félix confirmera '
s1 Je ne me trompe, les résultats dus a la comparaison littéraire.

Les témoignages et la comparaison littéraire.

~es témoignages sont ceux de Lactance et de Jéróme. Le premier de ces auteurs ne nous donne aucune indication chronologique. Au commencement du cinquiéme livre de ses fnstitutions
il juge les apologétes qui l'ont précédé lui-méme, et n'est con ten~
d'aucun. D'aprés lui, Minucius Félix est trop incomplet · Tertullien
~
' Cyprien
une lecture trop pénible; aussi n'est-il pas assez connu.
les surpasse, mais ses écrits laissent encore a désirer. Évidemment Lactance a suivi l'ordre de mérite ou d'influence et non
celui des temps. On a compliqué a tort notre probléme, quand on
a v~ dans ce passage autre chose qu'une gradation littéraire.
Jeróme, dans trois de ses lettres, donne des énumérations d'écrivains latins célebres, ou se retrouvent chaque fois nos deux
auteurs et ou Tertullien occupe toujours le premier rang. Par
malheur, ces énumérations ne concordent pas entre elles· il les a
écrites au courant de la plume, sans intention de faire u; classemen~ r~go~eux; .º~ n:en peut rien conclure. Dans son Catalogue
des ecr1vams eccles1astiques, la notice sur Tertullien précede cene
sur ~finucius Félix. Mais cette indication peut ancore ne pas
paraltre assez explicite, car Jéróme ne s'est pas toujours astreint
dans son Catalogue a suivre l'ordre des temps. Voici pourtant, de
~a part, un témoignage indubilablement chronologique. Ce sont
Justement les premiéres lignes de la notice sur Tertullien : « Maintenant, -dit-il, on le considere d'une maniere définitive comme
étant, apres Victor et Apollonius, le premier des Latins .• Quoi
qu'on en ait dit, cela signifie clairement qu'aprés des recherches
les curieux d'bistoire littéraire chrélienne chez les Latins n'avaien~
1
trouvé que ces deux auteurs dans la période antérieure a Tertullien et, par suite, qu'il venait chronologiquement le premier aprés
~ux. Ce passage restitue a la place assignée par Jéróme a Tertullien dans le Catalogue, toute son importance : il donne méme une
certaine valeur au fait que le nom de Tertullien vient toujours en

L'APOLOGÉTIQUE ET L'OCTAVIUS

319

tete de chacune des trois énumérations d'écrivains célebres qui s~
trouvent dansles épitres, en particulier dans l'épitre aMa_gn~s, qw
est elle-meme comme un catalogue des écrivains e~clésiastiqu~s.
Ainsi, le témoignage de Jéróme est constamment: et.ª~ ~~ms
une fois de la maniere la plus nette, en fave~r de 1, anten~nte de
Tertullien. De plus, il n'y a (contrairement a ce qu on a dit quelquefois) aucune contradiction entre ses indic~ti~ns et celles de
Lactance, ces derniéres ne se rapportant pas a l ordre chronologique.
. a
Le jugement de Lactance sur Tertullie_n n'en est pas moms
retenir. Aprés avoir loué sa science, il lu1 reproc~~ un. style pé_nible, le manque d'élégance et une grande obscunte_; ~efaut~ qui,
en rebutant les pa'iens, s'opposaient a l'influence m1ss10nna1r~ de
ses écrits. Les chrétiens durent regretter de bonne heure ~ une
telle force produisit si peu d'effet. L'un d'eux put avoir le des1~ de
lui rendre son utilité en la faisant passer dans un ouvrag~ cla1r et
agréable. Si ce chrétien fut Minucius Félix, une des ra1sons au
moins de ses imitations de Tertullien serait toute naturelle. Cette
raison se combine d'ailleurs avec d'autres, tirées de la nature particuliére de son talent, ainsi que nous allons le voir par l'examen
Jittéraire de I'Octavius.
Certains écrivains ont le talent de s'approprier les pensées,. les
senliments et méme les tours d'aulres écrivains sans c~_sser ?'etre
eux-memes : ils savent fondre dans leur style ces matieres etrangéres qui les enrichissent et ne les embarr~ssent. pas. ~nsi c~ez
nous Montaigne, Boileau, La Fontaine, Andre Chémer.' Lom de d1ssimuler leur industrieuse pratique, ils en tirent glmre : les deux
derniers ont joint a l'exemple la théorie. Minucius Félix, bien ~udessous d'eux comme auteur, cela va sans dire, n'e~ est pas ~oms
un artisle de ce genre et l'un des plus étonnants. D une.~ard1~sse
singuliére, c'est la Iittérature de sa pro~re la~gue_ qu 1~ butme.
Parmi les nombreux auteurs qu'il met a contributJ~n d une i:naniére incontestée, Cicéron est au premier rang; Seneque vient
ensuite. Puis, a une grande distance, Salluste, Virgile, Fl~rus et
d'autres. Une place doit etre faite a Fronton, mais on en ignore
l'importance. Car si Minucius cite, comme on sait, un disco~~s de
Fronton, qui était dirigé, au moins en partie, contre les chretie~s,
ce discours ne nous est pas parvenu, et nous n'en avons connais-

�320

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

sanee que par la tres courte et tres insuf.fisante mention qui en
est faite dans l'Octavius.
.
Puisque les principaux écrits exploités par notre auteur sont
ceux de Cicéron et de Séneque, voyons comment il procede a
leur égard ; c'est le meilleur moyen de nous préparer a étudier la
nature de ses rapports avec Tertullien. Commen&lt;;ons par les imitations de Cicéron, non seulement parce qu'elles sont de beaucoup les plus considérables, mais parce qu'on me parait avoir émis
a tort l'opinion qu'elles portent sur le plan méme de l'Octauius
et avoir ainsi donné tout d'abord une idée fausse de la manier;
dont Minucius Félix se sert des auteurs.
Commern;ons par rappeler en quelques mots le contenu de l'Octavius.

1

1;
I

J,

.

,

Minucius Félix l'a écrit pour les pai:ens cultivés de son temps. II
~es tro~v~ sceptiques, mais attachés par tradition et par .politique
a la rehg10n nationale et irrités de la voir menacée par des fanatiques ignorants, dont le nombre grossit tous les jours. Il veut
d'abord les tirer de leur scepticisme en leur démonlrant l'existence du Dieu unique et de sa Providence : c'était le premier
article de foi des chrétiens, et c'est par la qu'ils commencaient
l'instruction des catéchumenes. 11 montre ensuite que sur ce ·point
le christianisme est d'accord avec les systemes des grands philosophes. Puis, passant de l'exposition a la réfutation, il attaque le
paganisme et la prétention des Romains d'étre redevables de leur
grandeur a leur respect pour les dieux. II termine en détruisant
les préventions de toute sorte que l'ignorance et la haine avaient
amassées contre le christianisme. Quant a l'exposilion des dogmes
particuliers de la religion nouvelle, i1 la remet a uno autre fois,
persuadé d'ailleurs d'en avoir dit assez pour que le lecteur se
fasse chrétien. Celte apologie a la forme d'un dialogue, ou plutót
d'un proces plaidé par deux avocats devant un juge. Le paYen
Cécilius Natalis et le chrétien Octavius Januarius parlent l'un
apres l'autre, le premier développant les sentiments des pa'iens
tels que je les ai indiqués, le second lui répondant de point en
point, conformément au résumé que je viens de faire. Us ont pris
pour juge Minucius lui-méme, leur ami commun. Mais celui-ci n'a
pas besoin de rendre la sentence, car auparavant le pai:en se
déclare convaincu et convertí.
Dans cet opuscule, Minucius se montre nourri de la lecture des

L'APOLOGÉTIOUE ET L'OCTAVIUS

32i

amvres de Cicéron. 11 a spécialement utilisé le traité de la Nature
des dieux. D'apres M. Ebert, il en aurait méme pris le plan pour
modele. Cependant son but et celui de Cicéron sont tout différents. L'un veut conduire les pai'ens au christianisme, l'autre
entrechoquer les opinions des philosophes. La démonstration_ du
premier des dogrnes chrétiens, l'accord sur ce dogrne des p~ll~sophes avec les chrétiens, la réfutation de la religion opposee a
celle des chrétiens, sont trois des principaux objets de Minucius :
le quatrieme, la question des préjugés contre les chréti~ns, occupe
a lui seul la derniere moitié de chacun des deux d1scours. Le
traité de Cicéron se compase de l'exposition de la théorie des
épicuriens sur la nature des dieux et de sa réfutation au norn de
l'Académie; puis de l'exposition de la théorie des stoi:ciens sur le
méme sujet et de la réfutation que l'Académie s'empresse aussi
d'en faire. On ne voit pas, jusqu'a présent, grande analogie entre
les deux plans. Il est vrai que le débat sur la Providence se retrouve dans les deux traités : mais c'est avec un autre ordre et a
une autre place. 11 est vrai aussi que Cicéron signale le respect de
la religion cornme une des causes de la grandeur rornaine, mais
cette idée, sur laquelle nous aurons a revenir et qui était autrement vivante chez les pai'ens dans la période de l'ernpire que du
temps de Cicéron, ne pent pas étre considérée comme faisant
partie du plan du traité de ce dernier, car elle y occupe une place
tres secondaire. Pour passer du fond a la forme, celle du dialogue
est commune aux deux ouvrages. Mais depuis Platon au moins,
elle était banale. Justin l'avait déja introduite dans la littérature
chrétienne, et e'est lui qui devrait etre considéré sous ce rapporl
comme le modele de Minucius Félix, si l'on n'airne rnieux chercher
dans les controverses familieres de chaque ji,'lr, par lesquelles se
manifestait l'activité missionnaire, ou peu~étre mérne dans le souvenir d'un épisode réel, le type du cadre adopté par notre auteur.
Quant aux personnages, ceux de Cicéron sont des hornmes politiques considerables, ceux de Minucius de simples avocats. Les
premiers discutent, sans s'échauffer, des problemas purement philosophiques : les seconds se passionnent en rivalisant d'ironie,
d'indignation ou d'amertume au sujet de la question religieuse,
par laquelle la sociélé de l'empire est toute troublée. Le doute
inquiet et superstitieux du pai'en Cécilius Natalis ne rappelle ni
l'assurance moqueuse du sénateur épicurien Velleius, ni le calme

�322

r

1

REVUE DE L HrSTOIBE DES RELIGIONS

et fin scepticisme que l'académicien Cotta découvre librement a
ses amis dans ses jardins, mais qu'il cache en public sous son
masque de pontife. La marche des deux dialogues est aussi toute
différente. Comment les deux expositions de Cicéron, suivies chacune d'une critique et ou le lecteur est laissé libre de conclure,
ont-elles un air de ressemblance avec le drame de l'Octavius, dont
l'introduction est si particuliere, et qui se dénoue par la victoire
du chrétien? Ce dernier contraste est si grand, que M. Ebert luimeme l'a signalé.
Je pourrais insister, en opposant a ceux qui voient dans le plan
de l'Octavius une imilation du plan du traité sur la Nature des
dieux, ceux qui font consister le plan du meme Octavius dans un
résumé et une réfutation du discours que Fronton aurait faits
contre les chrétiens. Mais je crois en avoir dit assez pour montrer
que le plan de l'Oetavius n'est pas modelé sur celui du traité de la
Nature des dieux, et qu'il en est meme tres différent. Ce plan est
remarquable par sa simplicité et par la belle ordonnance de ses
parties. Le discernement des rapports essentiels d'un sujet et de
leur classement logique, qui passe a bon droit pour la qualité
maitresse de l'écrivain, était possédé a un haut degré par Minucius Félix. II se taille des matériaux dans les monuments d'autrui
comme dans une carriere, mais (et c'est un point qu'ilfallait éclaircir
pour déterminer le vrai caractere de son imitation littéraire) son
architecture est bien a lui.
Parmi ces matériaux, ceux qu'il a pris chez Cicéron sont en si
grand nombre, que leur nomenclature a pu remplir une dissertation spéciale. Les procédés au moyen desquels il les utilise, sont
naturellement a peu pres les memes que ceux qu'ont plus tard
décrits La Fontaine et surtout André Chénier. Celui qu'il emploie
le plus fréquemment, consiste a transporter dans son ouvrage des
endroits d'une étendue variable, sans en altérer l'idée. Il les introduit d'une maniere si naturelle, que si l'on ne connaissait !'original on ne devinerait jamais :
La couture invisible et qui va serpentant
Pour joindre a son étoll'e une étoffe élrangere.

Comme il n'a pas la ressource de la traduclion, il fait siens ces
endroits en leur donnant, au moyen de certaines modifications, la
couleur et la vie de son esprit. Au besoin, il sait les condenser

1

323

t'APOLOGÉTIQUE ET L OCTAVlUS

sans elre sec et sans avoir l'air d'un abréviateur. Que:quefois son
imitation est plus déguisée. Ainsi, s'emparant d'un tres_ long ~assage, il trouvera le moyen, sans rien changer_ a~x falts et a la
plupart des expressions, de tourner la pensé~_general~ e~.11:11 s~ns
contraire a celui de !'original, comme lorsqu il prend a l ep1cur1en
Velléius son énumération railleuse des systemes des philosophe~,
et qu'il la transforme en une éloquente ~éposit~on des me~es ~h1losophes en faveur de l'existence du Dieu umque.
bien c ~st
une métaphore qu'il fera servir a illustrer une autre idee._ Oclavius
veut dissoudre dans le courant de la vérilé !'amere sou~~re des
outrages dont le christianisme a été l'objet. Dans le _traite de la
Nature des dieux, le stoi:cien Balbus se propose de develop?er _sa
théorie avec l'abondance du discours continu, et non de la :edmre
en syllogismes, car de meme que l'eau d'un tleuve ne se gate pas,
tandis que le contraire arrive pour celle qu'on enfo~~e dans u_n
bassin ; ainsi, le courant du discours dissout les critiques~ tand1s
qu'une théorie enfermée dans des syllogismes ~st plus fac1le~e~t
attaquable. Octavius s'indigne, Balbus explique ~-ourquoi 11
emploiera un mode d'exposition plut0t qu'un _autre. L im~ge _ellememe dans le discours d'Octavius, a change de caractere . elle
est d:venue presque mystique. Enfin, il est dans les d~ux ~assages un meme terme que j'ai du traduire chaque fo1s d une
autre maniere, parce que les deux auteurs ne l'entendent pas dans
le meme sens.

?~

TanlOt je ne retiens que les mots seulemen~;
J'en détourne le sens el l'arl sait les contramdre
Vers des objets nouveaux qu'ils s'élonnent de peindre.

Ailleurs, Minucius combinera deux passages analogues, mais
pris a des traités différents
Unissant des mélaux dont il forme le sien.

n serait trop long de dresser la liste complete de ses p_rocédés.'

familiers en somme anos bons éleves de rhétorique. A peme est-1
nécessaire d'ajouter que Minucius, qui pillote s~ abon~a~~ent
Cicéron, ne le nomme jamais et que pourtant on na pas. et~ J~ste
en l'accusant de plagiat. 11 n'a commis ni la malhonnete~e m la
maladresse de vouloir employer son art a dissimuler complete~ent
ses larcins. Ce lettré, nous ne l'avons pas oublié, s'adresse a des

�324

lettrés. Apres les avoir délectés par la mignardise de son introduction, il leur procure le plaisir de s'applaudir de leur culture et
de leur finesse quand ils reconnaissent a l'improviste et sous la
piquante diversité des déguisements l'auteur classique qui ne leur
est pas moins familier qu'a lui. Ce qu'on peut dire c'est que,
jusqu'a présent, Minucius s'offre a nous comme plus industrieux
que fécond, et méme comme plus lettré qu'érudit, car plusieurs
fois les noms et les opinions des auteurs qu'il cite font partie des
morceaux qu'il tire de Cicéron. Cette derniére remarque nous pré·
pare autant que les précédentes a l'étude directe de ses rapports
Tertullien. Avant de les aborder, caractérisons ses emprunts
aavec
Séneque.

'

'

L'APOLOGÉTIQUE ET t'ocTAVIUS

7

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

Les écrivains chrétiens de langue latine ont généralement aimé
Sénéque, oú ils retrouvaient tant d'idées et de sentiments conformes aux leurs. Outre ceux de ses ouvrages qui nous resten!,
ils en utilisaient qui se sont perdus et que nous ne connaissons
guere que par des fragments qu'ils nous ont transmis, comme ses
Exlwrtations, ses Livres de Philosophie mora/e et son Traité des
Superstitfons auquel on doit faire une place a part a cause des
ressources qu'il leur fournissait pour la polémiqu8. Minucius
Félix a exploité, parmi les amvres de Séneque que nous possédons, les Epiti·es et le Traité sur la Providence. 11 ne s'est pas
moins servi des livres aujourd'hui perdus,mais comme il ne nomme
pas plus Sénéque qu~ Cicéron, on n'aurait jamais soupgonné cette
derniére sorte de larcins si certaines des citations de livres
perdus de Sénéque faites avec le nom de leur auteur par Lactance
et par saint Augustin ne nous découvraient !'origine de te! ou te!
endroit de I'Octavius. Le travail de recherches est ici nécessairement limité par le champ étroit des citations de Lactance et d'Augustin, mais si l'on avait sous les yeux les traités méme de Sénéque, peut -étre y ferait-on d'autres découvertes ' .
Pour le fond des choses, Minucius avait surtout demandé a
Cicéron des, noms et des opinions de philosophes et de mythologues ainsi que des raisonnements philosophiques. 11 demande
surtout á Sénéque, d'un cóté, des sorties railleuses ou dédaigneuses
a propos des dieux, de leurs prétres et du sot fanatisme de la
1) Cf. pour le passage sur le mystére d'Osiris, c. 22, le passnge de Senéque
sur le mJme sujet analysé par saint Augustin, Cité de Dieu, v1, 10.

,

325

..
sur la purete .du
d considérations pos11tves
ule ' de l'autre, es • D" et. (pour exp11·quer comment ce D1eu
culte a rendre au vra1 ieu
. . dont il éprouve l'homme
. . ) ur la mamere
permet les persecutwns ~ , rttéraires ils sont du méme genre
de bien. Quant aux procede_s _1 mai~ moins variés, puisque les
que ceux dont il use avec Creer~~• moins nombreux. C'est pouremprunts faits a Séneque sont ren le plus singulier exemple de
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d •ers que se trouve
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I1 s,agr·t de l'attitude ,des ma, la dextérite lrttera1re
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speclacle de la lutte de I hom .
dre en passant a un des arguCe qui précéde permet de repo~. .e t il un auteur qui a pris
Eb t Comment s ecr1 - . '
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se contenter de l~i dem~n~tr ~ e:s~ite imiter le chef d'une école
Cicéron pour modele aurart-1tp t il en esl ainsi. C'est que le mol
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contraire, Seneque .
. . . t . celui d'assimilation van ra,
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mieux. Nous l'avons vu, en _rea I e me !'a cru M. Ebert. 11 s'ap.
méme C1ceron, com
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En arrivant it ses rapports ave\eux ue s;s rapporls avec Gicéqu'ils sont au moms auss1 n~mb
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devait s'y attendre, a un domame spec

�326

1

1
1

327

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGlONS

i.'APOLOGÉTIQUE ET L'OCTAVIDS

des développements longs ou courts, mais d'une physionomie
caractéristique, des citations, des réflexions, des traits, des mouvements d'éloquence, des raillerias ameres ou ironiques, de
simples plaisanteries. Ce sont aussi des métaphores, des moules
de phrases, des expressions détournées de leur seos, des mots
singuliers. 11 est inutile de donner des exemples : on ne conteste
pas les faíts, mais seulement leur explication.
11 nous parait difficile d'imaginer qu'ici Minucius, renoncant tout
a coup a ses habitudes et a sa méthode, les transmetie, pour
ainsi dire, a un autre. La difficulté d'une !elle hypothese augmente
si l'on remarque a quels endroits du dialogue s~ trouvent les
rapports avec Tertullien. Daos les attaques du paien contre la
Providence, ils ne se manifestent que par quelques tournures,
quelques expressions, quelques analogies de détail, et cela est
naturel, puisque cette partie du sujet de l'Octavius ne se trouve
pas daos l'Apologétique. Daos la démonstration philosophique de
l'interlocuteur chrétien, apres le développement sur la Providence
emprunté a Cicéron et avant d'arriver au dénombrement des opinions des grands philosophes pris au méme auteur ; comme il
s'agissait de prouver l'unité et l'immensité divines, Cicéron paraissant ici faire défaut' (surtout pour le sentiment de l'immensité
divine qui ne se développa que plus tard), le vide qu'il laisse n'en
est pas moins cornblé fort á propos par un passage qui se retrouve
avec quelques changements daos l'Apologétique et qui comprend
entre autres beautés le magnifique mouvement sur !'ame naturelle·
ment chrétienne. Un peu plus loin, daos la partie du discours d'Octavius dirigée contre les dieux des paiens, c'est encore conformément
au traité de Cicéron qu'est développée la théorie évhémériste,
d'ailleurs familiere aux apologetes. Mais Cicéron n'avait pas parlé
de Saturne, considéré comme un ancien roi du Latium. Cette nouvelle !acune es! alors comblée avec non moins d'á-propos par
Minucius avec un passage dont les traits essentiels se retrouvent

cette fois encore daos 1'Apologétique. Enfin, lorsque Octavius
arrive aux calomnies conlre les chrétiens et a la justification
détaillée de leur conduite, les rapporls incontestables avec Tertullien se multiplient d'une maniere saisissante. N'est-il pas des
maintenant raisonnable de penser que la partie chrétienne de
l'Octavius a élé surtout constituée au moyen de l'Apologétique,
comme sa parlie philosophique !'a été surtout au moyen du

f) ll se peut qu'un ou deux traits du développement sur l'unité de Dieu aient
été empruntés par Min ucius a des passages perdus du premier Jivre de la

8:épublique, oll. il est question de cette unité apropos de la préférence de Scipmn pour le gouvernement d'un seul. Aucun de ces traits ne se retrouve
d'ailleurs cbez Tertullien (Ap. 17) qui, apres avoir mentionné I'unité de Dieu
nsiste aussitót sur son immensité et sur l'impossibilité oU est !'ho·mme de l;
connaitre.

Traité sur la nature des dieua;?

Cependani, quels que soient les procédés habituels de Minucius
et tout significatifs que paraissent les emplacements occupés daos
son traité par les morceaux en litige, on peut encore douter et se
dire qu'a la rigueur Tertullien aurait pu se comporter vis-a-vis de
Minucius comme Minucius lui-meme s'est comporté vis-a-vis de
Cicéron et de Séneque. 11 reste done a réfuter directement cette
hypothese, en rappelant combien la maniere de composer de 'fertullien s'écarte de celle de Minucius Félix.
Minucius s'efface derriere des personnages de dialogue. Tertullien, dans tous ceux de ses ouvrages qui nous restent, s'adresse
directement soit a des adversaires qu'il confond, soit a des freres
ou sreurs qu'il régente. Daos chaque traité, d'un bout a l'autre de
son discours, sa personnalité dominatrice demeure au premier
plan. On la sen! vibrer jusque daos les moindres parties de ses
mouvements d'éloquence, jusque daos les derniers chainons de
ses raisonnements. Minucius fait des écrivains profanes l'usage
littéraire que nous connaissons : il les laisse entrevoir daos une
sorte de clair obscur comme interpretes de la pensée des personnages derriere lesquels il s'est lui-meme dissimulé. Tertullien met
sa connaissance des auteurs en avant comme sa personne. 11 n'use
pas d'eux en lettré, mais il les cite en érudit. Ce sont des témoins
don\ il fortifie sa cause, non seulement par les faits qu'i!s apportent,
mais par l'autorité de leur nom. Voila de quelle maniere il emploie,
.entre beaucoup d'autres, Sénéque et Cicéron, ce dernier fort rarement. Le savant Varron,-au contraire, est un de ses garants favoris.
Il est évident qu'il lui arrive comme a Minucius ou a tout le
monde, d'alléguer des faits sans les appuyer du nom d'un auteur.
Mais ce qui ne lui arrive pas, c'est de prendre aux autres leur style.
On ne le surprend jamais a cultiver l'art de ravir a des écrivains
classiques ou non des tours ou des images, ni ajoindre a son étoffe,
par une couture invisible, une étoffe étra □ gere. Comme les chré-

�328

REVUE DE L'HlSTOlRE DES RELIGIO:NS

329

L'APOLOGÉTIQUE ET L'OCTAVIUS

tiens cultivés de langue latine, il devait lire beaucoup Séneque.
Un des derniers partisans de l'antériorité de Mioucius, apres des
recherches qui doivent avoir été soigneuses, n'a réussi a découvrir,
dans toutes les reuvres de Tertullien, que quatre ou cinq réminiscences de ce commerce avec Séneque 1 • Quel est l'écrivain dont le
style sortirait aussi original d'une épreuve analogue? On comprend
que Minucius ait appliqué sa méthode aux ceuvres de Tertullien :
pourquoi Tertullien aurait-il changé de méthode, uoiquement daos
ses rapports avec Minucius?
Dira-t-on que c'est parce que Minucius était chrétien, et que les
chrétiens se faisaient sans scrupule des emprunts les uns auic
aulres? Ici nous ne pouvons comparer la conduite de nos deux
auteurs qu'a l'égard des Grecs, car les écrits des chrétieris de
langue latine avec lesquels ils pourraient avoir des rapports ne
nous sont pas parveous.
Par cela meme, la partie la plus délicate de la discussion, celle
qui coocerne les rapports de style entre deux écrivains de meme
laogue, est écartée. Les apologetes grecs avaieot réuni une quantité
d'arguments contre les pai:ens : Tertullien et Minucius puisent
naturellement l'un et l'autre a cette sorte de trésor commun, mais
1c1 encore la différence entre leurs procédés se manifeste.
Minucius nous laisse ignorer l'existence de ses prédécesseurs :
quant a Tertullien, il leur rend justice, du moins au début d'un
de ses autres traités d'apologétique, et cela avant de donner un
argument qu'il annonce comme nouveau et dont le développement
remplira tout ce traité. Pour le dire en passant, cet argument est
le témoignage de l'ame naturellement chr étienne, et il eut été
difficile a Tertullien de le signaler comme une nouveauté, si
l'Octavius, ou cet argument se relrouve et dont Lactance nous
fait connaitre le succés~ avait été déja composé. On a cru prendre
Tertullien en tlagrant délit de plagiat parce que dans son traité
contre les Valentiniens, il fait les emprunts les plus étendus a Irénée, sans le nommer, dit-on. Comment a-t-on pu oublier que daos
les premieres pages de ce traité, mettant certainement a contribution, comme il lui eut été impossible de ne pas le faire, la riche
littérature théologique des Grecs, il commence par l'éloge de ceux
i) M. Schwenke, art. cité, pp. 275-5. Apres un minutieux examen, je ne
trouve qu'une ou deux de ces réminiscences qui soient incontestables.

qui ont réfuté avant lui l'hérésie valentinienne ! II les appelle
des personnages remarquables par leur sainteté et par leur supériorité : il dit qu'ils ont a la fois exposé et réfuté la doctrine des
hérésiarques dans des traités tout a fait complets ; il énumere
alors un Justin, philosophe et martyr; un Miltiade éloquent avocat
des églises; un Irénée minutieux investigateur de toutes les doctrines; enfin Proculus, montaniste comme luí. Que veut-on de plus?
Quel singulier plagiaire que ceJui qui met en lumiére avec tant
de soin et tant d'honneur ceux qui ont traité avant lui le meme
sujet? S'il s'était pénétré de l'écrit de Minucius au point de lui
emprunter des matériaux, des raisonnements, de longs développements, des ressources variées de style, et cela non seulement
dans son Apologétique, mais dans plusieurs de ses auLres ouvrages
ne l'aurait-il jamais nommé?
'
. Il est cependant quelqu'un que Tertullien reproduit et perfe~~10nne ~om:ent: c'est lui-meme. Ainsijles ecrivains originaux, quand
1ls ont a developper pour la seconde fois une pensée, la rendent
facilement avec les tours qui leur avaient plu tout d'abord; ou bien,
lorsqu'il s·agit d'une sill)ple idée, ils aiment a la reprendre jusqu'a
ce qu'ils en aient trouvé la forme définitive. C'est ce qu'on voit par
exemple chez Bossuet comme chez Tertullien.

11
Réponse aux principales objections tirées de la comparaison
littéraire.

Les adversaires de la priorité de Tertullien, séduits par les belles
proportions et par la clarté du traité du Minucius, ne remarquent
pas assez ala suite de quel travail cet auleur leur procure le plaisir
d'une lecture facile. Tres fermes dans leur opinion, ils alleguent
en sa faveur des faits qui détruiraient les considérations précédentes, s'Hs étaient exacts ou s'ils renfermaient les conséquences
qu'on croit pouvoir en lirer. D'ap!'es M. Ebert et ceux qui l'ont
suivi, certaines parties de l'Apologétique seraient inintelligibles
san~ le secours de l'Octavius. De plus, parmi les passages contestes, quelques-uns, imités de Cicéron ou de Séneque, porteraient
ainsi la marque de Minucius Félix. D'autres contiennent des citations qui seraient visiblement de premiere main dans l'Octavius .et
22

�330

0

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

que l'auteur de l'Apologétique aurait non moins visiblement remaniées pour donner le change.
La premiare observation n'a pas la force qu'on lui suppose.
Tertullien est aussi obscur dans ses autres ouvrages que dans
l'Apologéti']ue. Ce défaut vient d'une argumentation trop touffue et
trop serrée, d'une érudition surabondante, de l'affectation d'archa'isme. Minucius en clarifiant a loisir les parties de l'Apologétique qu'il utilisait, agissait d'apres la nature de son propre
lalent, et aussi, comme j e l'ai fait remarquer au commencement
de cette étude, d'apres son devoir.
On donne pourtant des exemples qu'on regarde comme décisifs.
On les tire d'abord du plqn de I'Apologétique. Exposons-le done 1 •
L'Apologétique est un plaidoyer adressé aux juges par écrit,
puisque dans les preces centre les chrétiens on leur refuse le
droit de se défendre. L'auteur commence par montrer combien il
est injm,te de ha'ir et de maltraiter par pur préjug~ des gens qu'on
ne connail pas. Comme on lui oppose la nécessité d'exécu ter les
lois contre les chrétiens, il en fait voir l'iniquité et rextravagance,
ainsi que la possibilité de les abroger ou de les laisser tomber en
désuétude, ce qui est arrivé pour tant d'autres lois. Les abords
débarrassés, vient le gros du plaidoyer. 11 se compose de la réfutation des accusations centre les chrétiens, en premier lieu de celle
des crimes secrets, en second lieu de celle des crimes publics et
sociaux. Ces accusations sont de plus, au fur et a mesure, rétorquées centre les pa'iens. L'innocence de ses coreligionnaires
démontrée, Tertulien réclame en leur faveur la liberté dont
jouissent les philosophes, auxquels on passe tout et qui valent
moins qu'eux. Maintenant, si les magistrats persistent dans leur
injustice, c'est leur affaire : le sang des martyrs est la semence
des chrétiens.
Un tel plan me parait simple et logique. M. Ebert voit dans
la partie relativa aux philosophes un épilogue rattaché d'une
maniere tres la.che au sujet principal. Cela vient de ce qu'il a cru
a tort que Tertullien avait voulu, dans cette partie, non réclamer
pour les chrétiens la liberté des philosophes, mais prouver, en
i) M. Harlel, donl je n'ai pu Jire l'arlicle (mentionné plus haut) qu'apres
avoir écrit ce tra.vail, a tres bien monlré que les reproches d'incohérence, etc.,
adressés a Tertullien, ne sont pas fondés.

1

331
suivant les traces de Minucius Félix, que le christianisme cst la
L Al'OLOGÉTIQUE ET L' OCTAVIUS

meilleure des philosophies. Cependant Tertullien établit tres clairement son intention, d'abord au début puis a la fin de ce développement qui des lors ne peut paraitre que naturel, nécessaire et
asa vraie place.
M. Ebert considere comme un épisode singulier et introduit
avec une maladresse dont on est tenté de sourire, le chapitre ou
Tertulien réfute la prétenticn des Romains d'etre redevables de
leur puissance a leur piété envers les dieux (ch. xxv). D'apres lui,
Tertullien, en utilisant l'Octavius assez a l'étourdie, se serait
aper&lt;;u a pres coup qu'il aurait sauté le passage ou ce point avait
été traité par son modele : il aurait alors réparé sa négligence
tant bien que mal, au moment meme ou il la reconnaissait,
quoiqu'il eút pu trouver un peu plus loin une meilleure place pour
son passage, s'il avait agi avec moins de précipitation. Ce nouveau
reproche me parait aussi peu fondé que le précédent. Terlullien,
fidele a son plan, a passé des crimes secrets aux crimes publics.
Arrivé a cette seconde classe il a commencé par le refus d'adorer les
dieux. 11 a donné les raisons de ce refus en rétorquant au fur et a
mesure les accusations centre les accusateurs, toujours afio de
suivre son plan. Son idée dominante a été qu'on ne peut adorer les
dieux des pa'iens, puisqu'ils n'existent pas et que le seul dieu véritable est celui des chrétiens. Apres avoir consacré a ce sujet quinzc
chapitres (x-xx1v) qui comprennent un peu plus du tiers de l'ouvrage, il estime sa démonstration suffisante. Toutefois, avant de
passer a un autre crime public, il déclare que puisqu'il a parlé des
Romains dans le seos étroit et national du mot (comme il venail
en effet de le faire avec abondance dans le chapitre précédenl), il
ne laissera pas de cóté le débat relatif a l'opinion de ceux qui prétendent que les Romains sont devenus les mailres du monde en
récompense de leur piété. Ce point était assez important pour
mériter un chapitre spécial. Nous savons en effet par Cicéron,
Horace, Valere Maxime, que l'idée d'attribuer la puissance des
Romains a leur piété était devenue une sorte de dogme. Longtemps
apres Tertullien, a11 v4 siecle, ce dogme durait encere et saint
Augustin, dans sa Cité de Dieu, se croira obligé de le combattrc.
C'est sans doule parce que notre auteur sent qu'il va froisser la
fibre nationale, particulierement vivante dans la partie latine de
l'empire, qu'il déclare qu'il ne se refusera pas a la lulte alaquelle

�332

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

Je provoque ce préjugé. Faut-il ajouter maintenant que pour ne
pas oublier une \elle partie de son sujet il n'avait pas besoin de
consulter un livre? qu'il n'était pas un érudit moderne, réduit au
secours des auteurs pour se faire une idée de cette époque, mais
un chrétien de la fin du n' siecle, entouré des pa1ens dont il
entendait les objections furieuses ! C'est done l'omission de ce que
M. Ebert appelle ironiquement un épisode qui aurait été singuliere.
Et c'est a la fin de la partie relative aux dieux, a une place á. part
que ce prétendu épisode devait venir. S'il eiit été différé jusqu'á
!'examen des rapports des chrétiens avec l'État, comme l'eut désiré
le savant critique, la question des dieux aurait été traitée en deux
endroits différents, contrairement aux regles du gout et sans
aucune utilité. Je cherche done en vain ce qui ressemble á. une
étourderie dans cette partie de l'ordonnance de l'Apologétique. Je
reconnais d'ailleurs que la transition'.par le nom romain a en elle_
meme quelque chose de familier qui rappelle la maniere dont on
passe d'un sujeta un autre dans la conversation. Seulement je ne
vois pas la une maladresse, mais un moyen de soulager l'attention
apres une discussion qui _a duré pendant quinze chapitres et qui
va reprendre. C'est, si l'on veut, un procédé d'avocat, qui n'a rien
d'élrange dans un plaidoyer de longue haleine, et surtout de la
part d'un homme que M. Ebert aime á. traiter d'avocat. Cette transition ne me parait done nullement le signe d'un embarras littéraire ou d'un emprunt.
On attaque, toujours sous le meme rapport, non seulement le
plan, mais les détails de l'Apologétique. On soutient, par exemple,
que précisément dans ce chapitre, toute l'argumentation de Tertullien contre le préjugé national des Romains est décousue et ne
peut s'expliquer que par une imitation trop rapide de l'argumentation parallele de l'Octavius . Ainsi Tertullien, en énumérant les
divinités faussement traitées de protectrices de l'empire, aurait
nommé Cybele tout d'abord et meme avant Jupiter sans qu'on
puisse savoir pourquoi : il ne l'aurait meme mentionnée que parce
qu'elle se trouve faire partie de l'énumération analogue de Minucius. Or, voici en réalité quelle est la suite des "idées. Vous prétendez, dit-il aux pa1ens, qu'une preuve de l'existence de vos
dieux c'est qu'ils ont récompensé les Romains de leur piété en leur
donnant l'empire du monde. Mais vous devez commencer par faire
une distinclion. Vous ne pouvez parler id que des divinités natio-

333
nales des Romains et non des divinités étrangeres. Car les dieux
n'étant par définition que des hommes des temps anciens qu'on a
jugés dignes de l'apothéose, ne peuvent, s'ils existen! encore, protéger que leurs compatriotes. Or les divinités vraiment romaines
sont obscures, ridicules, visiblement impuissantes ou fausses.
Vous me direz peut-étre qu'il faut pourtant mettre avec elles la
grande déesse Cybele, en l'exceptant du nombre des divinités
étrangeres, puisque les Romains descendent des Troyens et qu'ellc
est Troyenne.Je le veux bien. Voy,ons done comment elle aprotégé
les descendants de son peuple. Elle ne les protége pas du tout,
puisqu'elle a laissé mourir l'excellent empereur Marc Aurele, pour
lequel ses pretres l'ont priée trop tard. Done, pour ce qui concerne
Cybelé, la preuve de l'existence des dieux par la protection qu'ils
accordent aux Romains n'est pas valable. J'arrive mainten ant aux
divinités incontestablement étrangeres et d'abord a Jupiter, , etc.
- Peut-on voir des idées mieux liées ! La place accordée en premier
Jieu á. Cybéle (a pres les dieux purement romains) pouvait-elle
etre mieux justifiée ! Peut-on raisonnablement dire que Tertullien
ne la nomme que par hasard et parce que Minucius l'avait nommée 1 qu'ainsi on ne s'expliquerait pas la mention qu'il en fait
sans celle de Minucius? Le reste du chapitre n'est pas moins
logique.
Je crois pouvoir m'en tenir a ces exemples. Si je ne craignais
d'etre trop long, il me serait facile de montrer qu'aucun des autres
passages de l'Apologétique signalés par M. Ebe_rt avec la meme
intention n'a besoin pour etre compris d'etre considéré comme
une imitation d'un passage paralléle de l'Octavius. On continuerait
au contraire á. voir que l'obsession de cette hypothese est piuló\
nuisible qu'utile á. leur intelligence '.
J'arrive aux faits de la seconde classe, c'est-á-dire aux endroits de
l'Apologétique qui reproduiraient des endroils de l'Octavius imités
eux-memes de Cicéron ou de Séneque. Ici, nous dit-on, Tertullien
se trouve manifestement pris au piege. J'avoue, du moins en ce
qui concerne Cicéron, qu'il y aurait une co!Ilcidence facheuse pour
la cause de Tertullien si, dans les passages qu'on lui conteste, il
avait réellement imité un auteur don\ il parait avoir fait en général
L'APOLOGM'IQUE ET L'OCTA.VIUS

0

I

1) Quant au volo qui commence cb. x1v ~e l' Apol., tout le mouvement
demande nolo qu'a rétabli avec rairnn Havercamp.

�334,

1

REVUE DE L RISTOIRE DES RELIGIONS

assez peu d'usage et qui a été mis au contraire tellement a contribution par Minucius.
M. Ebert ne s'est mis en recherc.hes que pour les passages
relatifs a Cicéron. 11 en a trouvé quatre, et dans aucun d'eux la
dépendance de Cicéron n'est ni certaine ni meme probable. Le premier passage est caractérisé par l'idée que les Romains doivent
l~ur grandeur a !~ur piété. Nous avons déja vu qu'il s'agit fa d'un
heu commun qu on trouve ailleurs que dans Cicéron et qui fut
longtemps répété par les paiens. Le second passage consiste dans
une allusion a la légende de Castor et de Pollux annoncant a Rome
1~ défaite_ de Persée. (Nat. deor., u, 2, 6. Ap. 22. o~t. 7.) Cette
legende bien connue se trouve aussi ailleurs que dans Cicéron. Le
troisieme passage se réduit aussi a une allusion extremement
breve (Divin., n, 56, H6. Apol., 2~. Oct .. 26). Tertullien rappelle d'un
mot la réponse amphibologique de l'oracle a Pyrrhus. Tous ses
lecteurs &lt;'-ultivés la connaissaient, et par Ennius autant que par
Cicéron. Dans ces trois passages, remarquons-le, on ne saisit chez
Tertullien aucune trace de phrases mémes de Cicéron; on y voit
seulement une idée et deux faits connus. Minucius a son tour les
ulilise, et comme il en trouve l'expression littéraire dans deux
ouvrages de Cicéron, il la reproduit suivant sa coutume.
Dansle quatrieme et dernier endroit (Nat. deor., 1, 22, 60. Apol.,
46. Oct. 13), il s'agit d'un sage interrogé par un roi sur la nature
de la divinité et qui demande, pour répondre a cette question
d'abord un jour, puis deux, puis trois, puis toute la vie. Ici Ter~
lullien et Minucius different sur les noms des héros de cette
anecdote. Le premier indique Thales et Crésus, le second Simonide
et Hiéron. Le trait se retrouve dans Cicéron avec ces deux derniers
n?m_s. M. Ebert accuse Tertullien de les avoir changés expres pour
d1ss1muler l'emprunt qu'il fait a Cicéron par l'intermédiaire de
Minucius, et il lui reproche le peu de délicatesse de ce procédé.
Heureusement que tous les partisans de la priorité de Minucius
ne sont pas aussi durs pour l'auteur de I'Apologétique. L'un d'eux,
M. Schwenke, conjecture d'une maniere tres sensée que Tertullien
aura pris l'anecdote chez Varron, son auteur favori. En effet elle
se trouve déja dans les premieres pages du second livre aux
lfations, au début duquel Tertullien déclare qu'il discutera contre
les paiens en prenant pour base les ceuvres (aujourd'hui perdues)
de Varron.

L'.APOLOGÉTIQUE ET L' OCT.A.VIUS

Aucun des quatre passages signalés par M. Ebe:rt ne parait
d'ailleurs décisif a M. Schwenke. Seulement il en apporte lui-meme
un cinquieme apres lequel l'incertitude ne serait plus possible.
Cette fois Tertullien serait convaincu d 'avoir utilisé un passage de
la République de Cicéron par l'intermédiaire d'un passage de
l'Octavius. (Rep., III, 9, 15; Apol., 9. Oct. 30.)
11 s'agit des sacrifices humains reprochés au paganisme. Tertullien parle d'abord des enfants qu'on avait longtemps immolés a
Saturne, en Afrique. C'est en effet par cet exemple qu'un Africain,
s'adressant a des Carthaginois, devait commencer. 11 dit quand ces
sacrifices ont cessé d'avoir lieu publiquement; il cite le nom du
proconsul qui les interdit et qui fil mettre les pretres en croix en
les attachant aux arbres memes dont le temple ou ils commettaient
le crime était ombragé. IL en appelle au témoignage des soldats
de son pays qui firent cette exécution. 11 ajoute que ces sacrifices
se continuent en secret. Tous ces détails locaux, dont il est aujourd'hui le seul garant, portentle caractere d'une déposition personsonnelle; lui-meme, comme nous venons de le voir, en appelle non
a des livres, mais a la mémoire de ses compatriotes. Apres
quelques reflexions, il passe aux Gaulois qui eux, dit-il, sacrifiaient des hommes a Mercure. Ici nous surprenons une réminiscence de Varron dont on doit la remarque a M. Schwenke,
quoiqu'il s'efforce d'en annuler l'importance. &lt; Quelques-uns,
comme les Carthaginois, dit Varron (dans Augustin, Civ. Dei, vn,
'19), immolaient a Saturne des enfants, d'autres, comme les Gaulois,
lui immolaient méme les hommes. ~ Terlullien, avec Varron, passe
des Carthaginois aux Gaulois, et avec lui encore, oppose l'immolation des enfants et celle des hommes. La réminiscence, légere
d'ailleurs, consiste surtout dans cette antithese, et il ne suffit pas,
pour Oter toute valeur au rapprochement, de faire observer que,
chez Varron les Gaulois sacrifient a Saturne et non a Mercure.
Apres les Africains et les Gaulois notre auteur indique les Scythes
de la Tauride, dont le cas était popularisé par les pieces de théatre
auxquelles il renvoie. Il rappelle enfin qu'a Rome méme la statue
de Jupiter Latiaris était arrosée du sang d'un gladiateur.
La menlion des sacrifices humains en Tauride se trouvant a la
fois dans Cicéron et dans Minucius Félix prouve ici, d'apres
M. Schwenke, le larcin de Tertullien. C'est ce que nous verrons
apres avoir analysé le passage de Minucius.

�•
336

REVUE DE L'IDSTOIRE DES RELIGIONS
1

Celui-ci commence aussi par l'immolation des enfants a Saturne,
mais én la mettant entierement au passé, en la désignant d'une
maniere générale, saos aucune des circonstances de temps et de
lieu, sans aucun des détails précis et pittoresques que le Carthaginois Tertullien rappelle a ses compatríotes. On comprend que
l'auteur de l'Octavius ait laissé de cóté ce qui n'intéressait particulierement que les habitants de Carthage : on comprend aussi que
s'il a écrit plus tard que Tertullien, il ait tout a fait relégué les
sacrifices a Saturne dans le passé: On ne retrouve pas non plus
chez lui les rétlexions de l'auteur de l'Apologétique, mais seulement un des derniers traits qui les terminent : &lt; On caressait Jes
enfants, dit Tertullien, pour qu'ils ne fussent pas immolés en
!armes. , - « En les caressant et en les baisant, dit Minucius, on
élouffait leurs cris, pour ne pas immoler une victime plaintive. »
Ne voit-on pas un imitateur forcé de choisir parmi les développements de son modele a cause des dimensions beaucoup plus resLreintes de son propre ouvrage, mais enchérissant sur ce qu'il
conserve et le commentaot avec art? Minucius passe ensuite aux
habitants de la Tauride et a l'Égyptien Busiris, qui immolaient
leurs hótes, puis aux Gaulois, qui sacrifiaient, dit-il, a l\fercure
eles victimes humaines, ou plutot inhumaines. Ici se place son
imitation incontestable du pasaage de la République. Cicéron parle
de la variété des coutumes humaines : &lt; Combien ont cru, dit-il,
comme les habitants de la Tauride, comme le roi d'Égypte
Busiris, comm e les Gaulois, comme les Carthaginois, qu'il était
pieux d'immoler aux dieux des victimes humaines. &gt; ll est superflu
tle montrer avec quelle habileté de classement, Minucius utilise
son emprunt. Il termine, comme Tertullien, par le cas des
Romains, 'Illais en ajoutant d'autres exemples a celui de Jupiter
Latiarís.
On n'a pasa s'étonner que Minucius ait passé dans un méme
développement de Tertullien a Cicéron pour retourner ensuite a
Tertullien : en agissant ainsi, il reste fidele a l'art et a la complexité de ses procédés littéraires. Quant a Tertullien, nous avons
vu chez lui les sacrifices des Gaulois venir aussitót·apres ceux des
Africains a cause d'une réminiscence de Varron, et daos un ordre
différent de celui de Minucius. Jl ne mentionne pas le roi Busiris :
il n'a en lilige avec Cicéron que le cas des habitants de la Tauride, cas bien co111Ju, faisant parlie, pour ainsi dire d'une maniere

L APOLOGÉTIQUE ET L'OCTAVIUS

il37

inévilable, des grands exemples de sacrifices humains, et rappelé
d'ailleurs par Tertullien avec un tour et des termes tout spéciaux.
Ce cinquieme exemple rentre done dans la classe des quatre premiers, et n'a pas une plus grande valeur.
Apres avoir essayé d'appliquer le procédé de M. Ebert avec plus
de précision que l'inventeur, M. Schwenke en étend l'usage, et,
au lieu de la présence de traces de Cicéron, prend celle de traces
de Séneque pour critere. Mais ici, le procédé lui-méme mérite
beaucoup moins de confiance. On sait que si Tertullien parait
n'avoir guere aimé Cicéron, il lisait Séneque, et qu'en dehors des
citations qu'il en fait, on trouve une ou deux fois chez lui des
réminiscences certaines de son commerce avec cet auteur. 11 faudra done ici prouver clairement que les rapports avec Séneque,
une fois constatñs, ont eu lieu par l'intermédiaire de l'Octavius.
L'entreprise est bien délicate. M. Schwenke croit l'avoir accomplie
avec un suecas indéniable, au moins pour un passage de Tertullien. Seulement, ce passage ne se trouve pas dans l'Apologétique.
11 a fallu aller le chercher dans un traité d'un temps postérieur, et
dont le sujet est tout différent. Tertullien serait demeuré sous l'influence de I'Octavitts au point d'en avoir encore imité une phrase
daos le premier de ses cinq livres contre l'hérétique Marcion.
J'ai déja fait remarquer daos la premiare partie de cette étude,
qu'il était naturel que Minucius eut fait des emprunts aux diverses
reuvres de Tertullien en exploitant de préférence l'Apologétique,
comme il avait fait des emprunts aux diverses reuvres de Cicéron
en exploitant de préférence le traité de la Nature des dieux, mais
il faut ici résoudre directement la difficulté particuliere qu'on nous
propose.
Daos son premier livre contre l\farcion (c. 18), Tertullien ridiculise la prétention de cet hérétique a créer un dieu nouveau :
« Si, dit-il, il arrive a un homme d'inventer un dieu, comme Romulus l'a fait pour Consus ; Tatius pour Cloacina ; Hostilius
pour la Peur ; Métellus pour Alblll'nus et quelqu'un, il y a un
certain temps, pour Antinoüs, on peut passer aux autres cette fantaisie, mais quant a Marcion, nous le connaissons; c'est un simple
patron de navire et nullement un roi ou un général. • D'un autre
cóté, on lit dans l'Octavius (c. 25), a propos de l'obscurité et du
ridicule de ces dieux purement romains, auxquels il faudrait rapporter l'agrandissement de l'empire : • Quant aux dieux domes~

�338

0

RE\"UE DE L HISTOIRE DES RELIGIO:-IS

tiques Lies Romains, nous les connaissons: ceux de Romulus sont
Picus, Tibérinus et Consus, et Pilumnus, et Volumnus. Tatius a
inventé et adoré Cloacina, Hostilius, la Peur et Ia Paleur ... &gt; Enfin
Séneque, daos son traité de la Superstition (cité par Augustin,
Civ. Dei, VI, 10), avait dit, en rabaissant les dieux des Romains
au profit de la théologie naturelle : , Talius a inauguré la déesse
Cloacina; Romulus, Picus et Tiberinus ; Hostilius, la Peur et la
Paleur ... &gt;
Trois des cinq parlies dont se compose l'énuméralion de Terlullien se retrouvent done, avec quelques légeres différences, a la
fois daos Séneque et daos Minucius. Le traité de Sén~que 011 elles
se trouvent est un de ceux qui lui étaient le plus familiers, a cause
de l'usage qu'en faisaient les chréliens pour la controverse. Ce
n'est pas tout. Comme le remarque M. Schwenke lui-meme, le
passage de Séneque dérive vraisemblablement d'un passage de
Varron aoalysé par saint Angustio (Civ. Dei, IV, 23), de ce Varron,
l'auteur favori de Terlullien et qui, cette fois encore, s'offre a
nous au moment 011 nous nous y attendions le moins. L'bypothese du recours a l'Octavius n'est done aucunement nécessaire.
La reproduction caractéristique d'un tour de phrase suffirait, au
contraire, a prouver que :Minucius, fidele a ses procédés liltéraires,
est encore ici l'imitateur de Tertullien. « Quant a Marcion, nous le
connaissons, » avait dit celui-ci. , Quant aux dieux domestiques
des Romains, nous les connaissons, » dit Minucius en commenqant
son développement.
Ainsi, les deme premiare.,; sortes d'objections ne sont pas probantes. On n'a réussi a démontrer, ni que certaines parties de
I'Apologétique sont inintelligibles sans l'hypothese d'emprunts a
l'Octavius, ni qu'en certains endroits des emprunts de l'Apologétique a l'Octavius sont rendus évidents par le transport dans le
premier traité d'imitalions de Cicéron ou de Séneque qui existent
incontestablement dans le second. U me reste a montrer que la
troisieme espece d'objections, due encore a M. Ebert, n'a pas une
plus grande valeur, et que dans le seul exemple qu'on nous en
donne, Tertullien ne peut etre convaincu d'avoir cité des noms
d'auteurs u'apres Minucius.
Ici encore, en se guidant d'apres l'analogie, on peut considérer
d'avance comme probable que Minucius, qui cite beaucoup de
noms d'auteurs d'apres Cicéron, sans nous prévenir, aura pris la

1

L APOLOGÉTIQUE ET L'OCTAVlUS

339

meme liberté vis-a-vis de Terlullien. Mais ici encore il faut examiner le casen lui-meme.
Tertullien (Apol., 10), pour prouver que Saturne n'était qu'Ul'l
homme se réfere a deux auteurs grecs, Diodore et Thallus, ainsi
qu'a de~ auteurs latins, Cassius Severus et Cornelius Nepos. ~inucius (Oct., 21) en fait autant. On remarque en faveur de sa pr10rité, que l'ordonnance de son passage est plus réguliere. Nous en
convenons, mais nous savons pourquoi il donne a l'occasion une
derniere touche a son modele. 11 y a plus, dit-on. Minucius avait
voulu citer !'historien Cassius Hemina ; il avait dit • Cassius dans
son histoire. &gt; Alors Tertullien, par étourderie, a cru qu'il s'agissait de l'orateur Cassius Sévérus, et pour mieux faire preuve
d'érudition, il a complété le nom comme il l'avait compris : il a
ensuite répété son erreur daos son second livre aux nations.
11 est possible que Tertullien, en écrivant • Sévérus • au lieu de
, Hémina, &gt; ait commis une erreur, quoique la répétition de son
assertion, la perte des ouvrages des deux Cassius, l'absence du
nom d'Hémina non seulement chez Minucius, mais aussi plus tard
daos le passage analogue de Lactaoce, permettent d'hésiter a se
prononcer sur ce point. Mais son erreur, s'il l'a commise, serait
incroyablement lourde dans le cas 011 il aurait imité Minucius, car
celui-ci lui 0tait d'avaoce toute excuse en écrivant « Cassius dans
son Histoire, » et en l'avertissant ainsi en toutes lettres de ne pas
confondre !'historien avec l'orateur. Comment peut-on croire que
Tertullien, l'érudit et !'amateur d'archai'.smes, aurait ignoré le vieil
historien Hémina, cité pour ses archa1smes par les grammairiens,
au point de le prendre pour l'orateur Sévérus, apres avoir été
dO.ment prévenu que c'est d'un historien qu'il s'agissait? S'il s'est
réellement trompé, le plus simple n'est-il pas d'admeltre que Minucius, venant apres lui, aura remarqué cette défaillance d'une
mémoire trop chargée et aura fait la correction dans son propre
ouvrage? C'est l'explication qui a paru longtemps la meilleure.
Elle n'est pas affaiblie parce que Minucius, peut-etre rendu circonspect par l'autorité de Tertullien, a écrit • dans son Histo ire »
au lieu de mettre le nom d'Hémina a la place de celui de Sé vérus.

�34-0

L'APOLOGÉTIQUE ET L'OCTAVIUS

REVUE DE L'mSTOmE DES RELIGIONS

Les circonstances historiques.

J'ai du suivre les adversaires de la priorité de Tertullien dans
leurs analyses minutieuses et hasardeuses. C'est a bon droit que
la comparaison liltéraire leur a paru le plus sur moyen de résoudre
notre probleme. Mais je laisse a juger s'ils ont réussi, par leur critique de détail, a rabaisser l'auteur de l'Apologétique au róle d'un
écolier étourdi, maladroit, de mauvaise foi, qui se cache et qu'on
prend en faute. 11 resterait maintenant a examiner les circonslances historiques qu'on peut entrevoir dans I'Octavius. Sur cedernier point, je me bornerai a quelques remarques relatives a l'hisloire de la littérature latine, a celle de l'empire et a celle de
l'Eglise.
Sous les Antonins, les auteurs demandent surtout le relief de la
pensée a l'éruditíon et celui du style aux archai:smes. C'est le
groupe des Fronlon, des Aulu-Gelle et des Apulée que Tertullien,
venu un peu plus tard, dépasse de son christianisme et de son
génie, mais auquel il appartient encore. A partir du m0 siecle, on
tend a devenir plus clair, plus classique. On préfere la langue de
Virgile et celle de Cicéron a celle d'Ennius et a celle de Plaute. Les
pai:ens a qui le fond manque, imitent d'une maniere languissante
les grands écrivains. Chez les Peres, Cyprien, tout africain qu'il
soit, et bien qu'il conserve dans son véritable premier essai d'écrivain chrétien l'afféterie mise a la mode par Fronton, parle une
langue singulierement plus intelligible que celle de Tertullien. Au
commencement du rve siecle, Lactance méritera le nom de cicéronien. Plus tard encore, Sulpice Sévere, célebre pour son élégance,
prenant Salluste comme modele et usant de procédés analogues a
ceux que nous avons remarqués chez Minucius, trouvera, par
exemple, le moyen de peindre l'hérésiarque Priscillien en modifiant le portrait de Catilina. C'est apres les Antonins et dans une
période qui comprend les mº et iv• siecles, qu'on rangerait le plus
naturellement au point de vue littéraire l'auteur élégant et peu
original de l'Octavius. On peut préciser davantage. Les archa:ismes
qui subsistent encore dans son style, engageraient a le placer dans
la premiere partie de la nouvelle période. De plus, il semble

;H,l

a ppartenir a la meme école que Cyprien considéré dans sa premiere maniere, si l'on en juge par la mignardise de l'introduction
du discours a Donat, en y joignant les réminiscences d'auteurs
classiques contenues dans ce traité. Enfin, comme on trouva
plus tard trop obscures les reuvres de Tertullien, Minucius n'a pas
pas du vivre bien loin du temps ou toutes récentes encore elles
passionnaient les fideles et ou un Novatien et un Cyprien se
formaient en lisant avec ardeur les reuvres du maitre. Nous nous
trouvons ainsi dirigés vers le second quart du mº siecle. Cherchons
a serrer la réalité de plus pres encore et a enfermer la composition
de l'Octavius entre deux dates. A cause de la grande familiarité
dont il témoigne, non seulement avec l'Apologétique, mais avec
!'ensemble des cauvres de Tertullien, il n'a pu parailre au plus tót
que dans les dernieres années de la vieillesse de cet écrivain, et
plus probablement encore apres sa mort. On la place en gén~ral
vers 240. D'un autre cóté, si dans ses deux premiers traités de
tres peu postérieurs a sa conversion, Cyprien a été l'imitateur de
Minucius, comme le veut l'opinion commune, qui me parait encore
ici la plus raisonnable, l'Octavius n'a guere pu etre compasé
apres l'an 246, date généralement acceptée de la conversion de
Cyprien, c'est-a-dire apres les deux premieres années du regne
de Philippe l'Arabe. C'est done entre les années 230 et 246, qu'il
conviendrait de le situer 1 • Voyons si les rapports avec l'histoire
de l'empire, interrogée a part, nous donneront des résultats
analogues.
Tertullien vit dans un temps encore glorieux et prospere. I1
signale a deux reprises la situation tlorissante de l'empire, fait des
vreux pour sa durée et parle des empereurs avec honneur'.
Minucius traite l'empire non seulem11t avec indifférence, mais
avec dédain et meme avec une sorte de haine. S'il fait allusion
aux empereurs, c'est en les persitlant a propo:i de leurs apothéoses
i) Mon collegue M. Ménégoz a attiré mon attention sur la date de la mort de
Tertullien a prendre comme point de départ. Mais cette date étant incertaine et
l'Octavius ayant pu a la rigueur étre composé pendant la vieillesse de Te~tullien, j'ai mieux aimé prendre 230 que 240. Quant au terminus ad quem, Je
ne puis penser avec M. Schultze que l'Octavius ait été composé sous Dioclétien,
et je renvoie a la critique de son arlicle par M. Mreller.
2) V. pour l'empire, de anima 30, de Pallio i; pour les empereurs, Apol.
31-34.

�342

REVUE DE L'msTOIRE DES RELIGIONS

ou pour tlétrir leur corruption ou pour signaler leurs dangers avec
une satisfaction méprisante. On a pu dire de lui qu'il n'est plus
Romain •. Comme son intention n'était pas de choquer gratuitetement ses lecteurs, nous devons supposer qu'il s'adressait a eux
dans un temps ou le patriotisme s'était généralement affaibli, c'esta-dire au plus tót apres le regne de Septime Sévere lorsque (sans
parler du syncrétisme des civilisations et des cultes nettement
signalé par notre auteur •), le désordre et la ruine succédant peu a
peu a la sécurité et ala richesse, détachaient le monde de l'empire
et des empereurs. Certains traits de l'Octavius sembleraient nous
reporter au commencement de celte période, c'est-a-dire au regne
de Caracalla. Les railleries sur l'apothéose des vieux empereurs
font penser au souvenir qu'avait laissé la magnifique cérémonie de
l'apothéose de Septime Sévere : la menlion des tragédies que suit
d'ordinaire le partage de l'empire rappelle le fratri;ide de Caracalla, les doutes sur la verlu des Vestales ainsi que l'allusion au
supplice de quelques-unes d'entre elles ramenent a celles que
le meme Caracalla fit enterrer vives•. On sait enfin que le défenseur
du paganisme dans le dialogue est Cécilius Natalis de Cirta et qu'on
conserve a Constantine, l'ancienne Cirta, les inscriptions de monuments élevés en l'honneur de Caracalla par un Cécilius Natalis,
triumvir de cette ville '· Quoique l'identité de ce Cécilius Natalis
avec son conciloyen et son homonyme ne s'impose pas, cette
singuliere coYncidence ne nous en ramene pas moins encore au
regne du fils de Septime Sévere. Cependant l'indifférence vis-avis de l'empire et le mépris des Césars ne s'étaient pas encorc
alors développés d'une maniere assez générale pour pouvoir paraitre
sans inconvénient dans un écrit destiné a des lecteurs pa'iens
qu'on voulait gagner et non indisposer. Le traité se place mieux
i) V. !'Oct. 25 sur les origines de l'empire et les causes de sa grandeur,
2i sur les apothéoses (cf. ad. nat. I, i7); 'J7 sur les empereurs. C'est M. Duruy,
Rist. rom., VI, p. i76 de la i•• éd. qui dit que Minucius n'est plus Romain.
2) Oct., 20, « antequam gentes ritus suos moresque miscerent. »
3) V. Hérodien pour l'apothéose de Sévere et le supplice des Vestales.
Remarquer aussi que le trait de l'Octavius contre les Vestales (25) ne se trouve
pas dans le passage analogue de l'Apol. (i5) sur l'impureté dans les temples.
D'apres Hérodien, les Vestales étaient innocentes, mais Minucius n'y regarde
pas de si pres.
-i) Corpus inscr. lat., VIII, n•• 6996, 7094.-8.

L' APOLOGlrrlQUE ET L'OCTAVWS

343

a

ce point de vue, apres les infamies d'Elagabal et les morts
tragiques de neuf empereurs en vingt ans. L'impression qu'on
en retire est celle qui regne d'un bout a l'autre du discours a Donat
ou Cyprien, par exemple, a développé en les imitant, les quelques
mots de Minucius surla misérable condition des Césars 1 • D'ailleurs,
et pour ne prendre avantage ni dufait que Cécilius Natalis, si c'est
réellement de lui qu'il s'agit dans les inscriptions, était alors
pa'ien d'apres leur témoignage et que le dialogue a été ~crit ap:es
sa conversion • ni du fait que ce meme dialogue aurait cu heu
d'apres l'auteur' assez longtemps avant le moment ou. il le r~con t e,
les souvenirs du regne de Caracalla élaient encore assez v1vants,
une vino-taine d'années apres la fin de son regne, pour qu'on ptll
y faire illusion sans courir le risque de n'etre pas compris. L'his['.)ire politique ne s'oppose done pas aux résultats que nous a
donnés l'histoire littéraire et tend plutót a les confirmer.
Si on se tourne en dernier lieu du cóté de l'Église, on sent qu'au
temps ou écrit Minucius, elle se trouve dans un~ période de tr_anquilité. Les derniers critique&lt;: s'accordent avec ra1son sur ce pomt.
Minucius a la différence de Tertullien, ne réclame pas contre la
persécuti~n. 11 veut convertir et la grace ~a~iérée d_e_ so~ i~troduction aurait quelque chose d'atroce s'il s etait amuse a decr1re le
jeu des ricochets pendant qu'on torturait ses freres. Seulemen~ l~~
parlisans de son antériorité placent cet intervalle de _tranq~1~1le
entre la persécution de Marc Aurele et celle de Sept1me Severa
tandis que nous devons la placer apres celle de Sévere ou celle de
Maximin.
n est cependant question de martyrs dans l'Octavius. Mais la
paix de l'Église n'était jamais tout a f~i~ complete. 11 suffi_sait d'un
soulevement populaire contre les chretiens de quelque VIlle pour
obliger les juges a remon~e: sur leur tri~unal e~ ?our renou~eler
une persécution locale. D a1lleurs plus d un chretien chercha1t de
lui-meme le martyre, surtout depuis que tant de privileges
s"étaient successivement attachés a cette condition. On a voulu
voir dans l'Octavius des souvenirs de la persécution de Lyon
sous Marc Aurele. Mais quelle différence entre les martyrs de Lyon
i) Ad Donatum, t3.
.
2) Ce qui a rapport a Cécilius est en somme trop conJectural pour pouvoir
servir utilement a la discussion.

�344

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

et ceux que notre auteur met en scene ! D'un cOté le silence devant
les juges ou rarement un mot sévére, de I'autre une attitude
hautaine et provocante, les bourreaux raillés, !'insulte jetée au juge
qui prononce la sentence 1 • Ce ne sont pas la les moours du u• siecle, mais celles d'un temps ou le martyr, grand dignitaire de
l'Église, était devenu le personnage souvent peu supportable que
l'évéque avait peine a maintenir sous son autorité lorsque, apres
avoir échappé aux tortures, il reprenait sa place parmi ses freres.
Nous voici enrore ramenés au m0 siecle s.
Cependant, dira-t-on, et l'on pensera avoir énoncé l'objection la
plus forte, celle qui a été mise en avant par les premiers adversaires de la priorité de Tertullien, celle derriere laquelle on paraiL
vouloir se replier quand le terrain de la comparaison littéraire
devient trop peu sur, cependant tout ce qui précede n'est-il pas
détruit par le fait indéniable que Minucius a écrit pour réfuter un
discours dirigé contre les chrétiens par Fronton, précepteur de Marc
Aurele? J'ai toujours cherché en vain,jel'avoue, quelle pouvait étre
la force de cet argument. Je veux que Fronton, dont il n'est question
dans l'Octavius qu'au sujet des prétendues débauches apres les
agapes, ait écrit tout un discours contre les chrétiens. Je veux, ce
qui est beaucoup accorder, que Minucius ait visé ce discours d'un
bout a l'autre de son traité. Que tirera-t-on de la? En quoi est-il
nécessaire que la réfutation ait eu lieu peu d'années apres le discours lui-meme? Je pourrais faire remarquer qu'avant l'invention
de l'imprimerie les écrits se répandaient beaucoup plus lentemenl
que de notre temps et pouvaient sans inconvénient etre l'objet
d'une réfutation beaucoup plus tardive. Je me contenterai de
répondre que d'apres le raisonnemeot de nos adversaires, Josephe,
puisqu'il a réfuté le calomniateur des juifs, Apion, aurait du etre
plus ou moins son contemporain, tandis que les écrits de l'un et de
l'autre sont séparés par plus d'un demi-siecle. De meme, et pour
i) Oct., 37 : « Cum strepitum mortis et hororem carnificis iridem inculcat
cum libertatem suam adversus reges et príncipes erigit. .. Cum triumphator et
victor, ipsi qui adversum se sententiam dixit insultat !
2) ll ne serait pas impossible que ces confesseurs, qui revendiquent si 6.érement leur liberté vis-a-vis des empereurs eussent été des familiers de la maison
d'Alexandre Sévére (cf. Eus., H. E., v,, 28), trainés devant le tribunal de Maximin et répondant a ce b:i.rbare avec le mépris que tout le monde manifesta
bientOt pour lui.

345

L' APOLOGÉtlQUE ET L' OCTAVIUS

rentrer dans la controverse chrétienne, Origene aurait du, puisqu'il réfuta Celse, etre aussi plus ou moins son contemporain,
et avoir vécu sous les Antonins, tandis qu'il est aussi séparé de
lui par plus d'un demi-siecle. L'analogie est done favorable a
l'existence d'un notable intervalle entre l'attaque de Fronton et la
réfutalion de ~finucius. Cela s'ex plique. Pendant la premiere moitié
du mº siecle, daos ce lle période de civilisation s yncrétiste et de
paix de l'Église ou l'on arrivait de toutes pa rts au christianisme, il
était a propos d'achever la réfutation des préjugés que les gens ~ultivés pouvaient conservera son égard. C'est alors qu'Origene réfuta
l'ouvrage de Celse. 11 le fit peu de temps avant Décius, sous Philippe l'Arabe. Ainsi l'analogie entre la réfutation de Celse par
Origene et celle de Fronton par Minucius, si on la pousse jusqu'au
bout, nous ramene une fois encore pour la composition de notre
traité vers le regne de Philippe.
'
L'analogie avec les livres de Josephe contre Apion et le secours
de ceux d'Origene contre Celse, en expliquant bien des caracteres
de l'Octavius, permettent en particulier de résoudre la seule difficullé historique qui nous paraisse vraiment sérieuse. Co mment,
pourrait-on se demander, Minucius aurait-il pris la peine de
réfuter les bruits sur les débauches et sur le repas sanguinaire
des chrétiens, s'il avait écrit vers le milieu du 111• siecle? L'absurdité de ces calomnies n'était-elle pas alors reconnue, surtout des
lettrés auxquels ils s'adresse? Car il n'en est pour ainsi dire plus
question apres les apologetes du n° siecle. Je répondrai d'abord
que l'une au moins de ces calomnies ayant été consignée dans le
discours de Fronton, se perpétuait par cela meme sous les yeux des
letlrés a cause de la faveur dont jouissaient les oouvres de cet orateur. Quoique les fables analogues contre les Juifs eussent du
paraitre usées du temps de Josephe par trois siecles au moins
d'exislence, ce dernier les expose et les réfute, parce que les Grecs
les avaient fixées par l'écriture et que la méchanceté d'un rhéteur
pouvait a l'improviste leur rendre un moment de vogue. 11 y a
plus. Nous savons par les livres d'Origene contre Celse que les
calomnies contre les chrétiens étaient encore en crédit sous le
regne de Philippe, et que des pai'.ens, a cause de la foi qu'ils y
ajoutaient, ne voulaient pas prendre connaissance de la véritable
doctrine chrétienne 1 • Origene écrit pour les chrétiens d'Orient. A
i) Contra Celsum, v1, 27.

23

�34.6

llEVUE DE L'msTOlRE DES RELIGIONS

plus forte raison ces préjugés devaient-ils persister en OccidenL.
Minu~ius a done pu reprendre avec utilité sur ce point l'éloquente
déclamation de l'Apologétique, vers le milieu du m• siecle.
C'est vers ce temps que l'histoire de la littérature latine, cell~
de l'empire et celle de l'Église nous engagent, chacune de ~on cóte,
si je ne me trompe, a placer la composition de I'Octa~ius._ Elles
s'accorderaient assez a le situer entre la fin de la persecutton de
Max.imin et les premieres années du regne de Philippe l'Arabe:
c'est-a-dire entre 238 et 246. Leurs résultats s'aj~ute_n~ d_o~c a
ceux de la comparaison littéraire pour confirmar 1 anter10rite de
l'Apologétique.
L.

REVUE DES LIVRES

MASSBBIBAU.

L'Irréligion de !'avenir. Étude de ~ociologie, par M. GuYAu. Paris. Félix
Alean, 1887; un vol. gr. in-8 de :xx:vm el 479 p.
11 y a peut-étre quelque ironie a discuter un livre sur l'Irrélígion de l'avenfr
dans une revue consacrée a l'histoire des religions. L'avenir n'est pas du
ressort de l'histoire et l'irréligion est la négalion méme de l'objet de nos études.
Mais !'avenir tient au passé et l'irréligion ne peut s'établir que sur les ruines
des religions, en son.e que, pour étayer l'irréligion de !'avenir, il faut bien commencer par faire de l'histoire religieuse. M. Guyau ne s'en fait point faute et,
a ce titre, il a raison de nous inviter a présenter son ouvrage a nos Jecteurs.
L'auteur n'est sans doute plus un inconnu pour eux. Par ses travaux sur la
philosophie morale et sur l'eslhétique ', il s'est placé au premier rang de la
nouvelle génération de philosophes fram,ais. Le volume qui nous occupe n'est
inférieur a ses prédécesseurs ni par la force de la pensée, ni par la droiture du
caractere, ni par la valeur littéraire, quoique le sujet fut particulierement délicat
et complexe. 11 y a un réel plaisir, méme pour ceux qui ne sool pas d'accord
avec l'auteur, A lire ces pages toutes remplies de connaissances variées et
d'observations fines, a suivre les raisonnemenls d'une pensée solide et forte,
sans étre obligé de subir le charabia professionnel que bon nombre de philosophes, oublieux des vraies tradilions de la science franliaise, nous imposent
aujourd'hui, comme s'ils craignaient d'étre clairs. La note poélique qui éclate,
joyeuse ou tendre, en mainte page de ce livre, ne nuit en aucune falion a. la
puissance de la démonstration ; elle nous révele qu'il y a daos l'auteur, a. cóté
du dialecticien, un poete, un homme accessible aux émotions du cceur, c'est-Adire un homme capable de comprendre les religions. L'absence de tout fana-

i) Dans la« Bibliotheque de philosophie contemporaiae » : Esquisse d'une
morale sans obligation ni sanctíon. - Les Problemes de l'estlittique contemporaine. - La Morale anglaise contemporaine. Dans la« Bibliolheque des grands
philosophes » : La mm·ale 1,'Epicure et ses rapports avec les doctrines contemporaines.

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349

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

REVUE DES LIVRES

tisme dans un sujet ou le philosophe lui-meme évite bien rarement les partís pris,
e désir sincere de reconnaílre la valeur de toutes les croyances et de tous les
cultes qui ont été les compagnons d!l route de I'humanité jusqu'a présent, ne
contribuent pas moins a rendre ce livre attrayant. Il fait beaucoup réfléchir
ceux-la memes qu'il ne convainc point, mais il ne saurait blesser que les esprits
étroits qui n'admeltent pas que l'on professe des opinions différentes des leurs.
La tbése essentielle de M. Guyau nous est donnée dans son Introduction, ou
iI nous fait connaitre sa définition de la religion. A ses yeux, l'unité de toutes
les conceptions religieuses, c'est l'idée d'un lien de société entre l'homme et des
puissances supérieures ; or ce líen de société a été congu par l'homme par
analogie avec les relations qui existent dans les sociétés humaines: « Si done
nous étions obligé, écrit-il p. m, d'enfermer la tbéorie de ce livre dans une
définition nécessairement étroite, nous dirions que la religion est une e::cplication physique, métaphysique et morale de toules choses par analogie avec la
société humaine, sous une forme imaginative el symbolique. Elle est, en deux
mots, une e::cplication sociologique universelle, a forme mythique. »
M. Guyau a fort a creur de distinguer la religion de la métaphysique et de
la morale, par sollicitude pour son irréligion de !'avenir qui, aulrement, risquerait de garder un caractére notoirement religieux. 11 reconnalt en toute
religion positive et historique trois éléments distinctifs essentiels : 1° un essai
d'explication mythique et non scientifique des phénomenes nalurels ou des
faits historiques ; 2° un systeme de dogmes, c'est-a-dire d'idées symboliques,
de croyances imaginaires, imposées a la foi comme des vérités absolues, alors
meme qu'elles ne sont susceptibles d'aucune démonstralion scientifique ou
d'aucune justification philosophique; 3° un culte et un systeme de rites, c'esta-dire de pratiques plus ou moins immuables, regardées comme ayant une
efficacité merveilleuse sur la marche des choses, une vertu propitiatrice
(p. xm). Or, ces éléments qui distinguent la religion de la métaphysique et de
la morale sont, a ses yeux, essentiellement caducs el transitoires. lis sont
destinés a_ disparallre. 11 ne convient done pas de parler d'une religion de
!'avenir, pas plus que d'une alchimie ou d'une astrologie de !'avenir. L'avenir
sera irréligieux, mais non pas au sens vulgaire de ce terme. 11 ne sera pas
anti-religieu::c, mais a-religieu::c, c'est-a-dire dépourvu des éléments qui ont
constitué les religions positives. « L'irréligion de !'avenir pourra garder du
sentiment religieux ce qu'il y avail en lui de plus pur; d'une part, l'admiration
du Cosmos et des puissances inflnies qui y sont déployées; d'autre part, la
recherche d'un idéal non seulement individue!, mais social et meme cosmique,
qui dépasse la réalité actuelle » (p. x1v).
Ces quelques explications suffisent a faire comprendre le point de vue de
l'auteur. Le livre tout entier n'est que l'illustration de ces theses. La premiere
partie nous montre la genese des religions dans les sociétés primitives, sous
forme de physique, de métaphysique et de morale religieuses. La secondP. partie

nous fait assisler a la dissolution des religions dans les sociétés actuelles et a
!'examen des conséquences que cette dissolution pourrait entralner. Dans la
troisieme partie, enfin, M. Guyau esquisse cette irréligion de !'avenir dans
laquelle sera conservé ce que le sentiment religieux avait de plus pur.
Nous laisserons ces deux dernieres parties entierement de clité, non pas
qu'elles ne provoquent de tres nombreuses objections, mais parce qu'elles sont
d'un ordre essentiellement &lt;logmatique (ou plutOt antidogmatique). Nos observations ne porteront que sur la tbese générale de l'auteur et sur celles de ses
idées qui se rapportent a l'histoire des religions.
Le premier défaut du livre de M. Guyau, c'est son titre. C'est ce qu'il y a de
moins clair dans tout l'ouvrage. L'auteur a voulu éviter tout ce qui pourrait
donner a sa pensée l'apparence d'un compromis avec les religions positives.
Par un scrupule éminemment respectable, il ne veut pas avoir l'air de conserver
meme une partie de ce qu'il renverse; il répugne a l'idée de présenter sa philosophie comme la transformation d'une religion existante de fai,on a bénéficier
de l'attachement que cette religion suscite encore chez un grand nombre
d'hommes. 11 ne veut prendre personne en traitre et il a raison. Mais l'e~agération de cette répugnance ne le fait-elle pas verser dans une confusion opposée
et néanmoins analogue? L' « irréligion de !'avenir », c'est la suppression de
toute religion daos !'avenir et nullement l'élaboration d'une philosophie dans
laquelle les éléments les plus purs du sentiment religieux qui a inspiré les
religions seront conservés. Si M. Guyau tenait si.fort a.ce que l'on ne prit point
ses hypotbeses pour une religion nouvelle ou poür une transformation du
cbristianisme, ce qu'il n'avait guére a craindre, pourquoi n'a-t-il pas intitulé
son livre: « La philosophie religieuse de !'avenir ? » II y a la plus qu'une
question de mots; il s'agit de l'impreGsion que laisse la devise de l'ouvrage
entier. Cette impression est inexacta a cause de l'inexactitude du titre.
Mais l'inexactitude du titre tient a des causes plus profondes. C'est dans la
conception meme de la religion et des religions que me parait résider la confusion de laquelle dérive le litre inexact. Nous avons reproduit la définition de la
religion telle que la coni,oit M. Guyau et nous avons cité les éléments distinctifs
,et essentiels qu'il reconnait dans toute .religion positive. Il y a trois termes
distincts dans cette définition : i O la religion est une explication des choses ;
2° cette explication repose sur l'analogie des rapports de l'homme avec l'univers
et des rapports des hommes entre eux ; 3° elle a une forme imaginaire et
symbolique. Je ne discute pas en ce moment l'exactitude du second terme, qui
me parait n'etre qu'une conséquence d'un élément plus imporlant de la religion
dont l'auteur ne s'occupe pas, savoir l'attribution aux cboses extérieures a
l'homme d'un étal de conscieuce analogue a celui que l'homme constate par
expérience en lui-meme, de telle sorte que l'explication des choses est fournie
par la religion, bien moins par analogie avec ce qui se passe dans les sociétés
humaines que par analogie á.vec ce qui se passe en lui-méme. Les puissances

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REVUE DE L'HlSTOII\E DES RELIGIONS

extérieures a luí étant con~ues d'apres le type dont l'homme a conscience en
lui-méme, il en résulte naturellement qu'il concevra ses rapports avec ces puissances par analogie avec les rapports qu'il entretient avec les hommes constitués
comme lui. C'est la une nécessité résultant de la constitution méme de J'esprit
humain et qui s'impose au philosophe le plus spéculatif comme au sauvage naissant a la vie religieuse. Nous ne pouvons saisir aucune puissance
extérieure anous, sinon par analogie avec calle dont nous avons conscience
en nous-mémes. Les notions les plus abstraites comme celle de force et celle
d'étre ne peuvent étre con~ues par nous que par analogie avec la volonté ou
l'étre dont nous avons la conscience immédiate en nous.
Mais c'est surtout le troisieme terme de la définition qui me parait sujet a
caution : • la religion est une ex:plication des choses sous forme imaginative et
symbolique )&gt;. Oui, sans doute, pour celui qui a rejeté cette religion, mais nullement pour celui qui la professe. Dans toute religion, dit M. Guyau, ¡¡ v a un
essai d'explication mytbique et non scientifique des phénomenes naturel; et un
systeme de dogmes, c'est-a-dire d'idées symboliques, de croyances imaginatives.
Mais ce que M. Guyau appelle « explication non scientifique », « croyance imaginative », c'est pour l'adepteconvaincu de chaque religion la seule explication
vraiment scientifique, la seule croyance qui ne soit point imaginaire. Pour ce
dernier ce sont les idées de M. Guyau qui ne sont point scientifiques et purement imaginaires. Le jour ou il n'aura plus cette conviction, il cessera de croire
a sa religion.
Il est évident que pour nous qui jugeong les religions des non-civilisés, par
exemple, du haut d'une civilisation toute différente de la leur, les mytbes et les
croyances auxquels ils adhérent ne sont ni scientiflques ni vrais. Mais e'est
parce que nous avons un développement supérieur au leur. L'histoire entiere
des religions n'est que l'histoire des transformations qu'ont subies les explications de l'univers et des rapports de l'homme avec l'univers, a mesure que Ja
réflexion etl'expérience ont appris aux hommes l'insuffisance deleurs crovances
antérieures. Chaque nouvelle religion, chaque forme nouvelle d'une r~ligion
existante a été A !'origine une explication jugée scientifique et suffisante des
rapports de l'homme avec l'univers, substituée a l'explication de la religion
antérieure jugée insuffisante. M. Guyau lui-méme s'exprime dans ce sens
quand i! écrit (p. 51-52) : « Assister A la naissance des religions, c'est voir
comment une conception scientifique erronée peut entrer dans l'esprit humain,
se souder a d'autres erreurs ou a des vérités incompletes, faire corps avec elles,
puis se suhordonner peu a peu tout le reste. Les premiares religions furent des
superstitions systématisées et organisées. Nous ajouterons que, pour nous, la
superstition consiste dans une induction scientifique mal menée, daos un efl'ort
infructueux de la raison ; nous ne voudrions pas qu'on entendit par la la simple
fantaisie de l'imagination et qu'on crnt que, selon nous, les religions ont leur
principe dans une sorte de jeu de l'esprit..... A vrai dire, ce que les peuples

REVUF. DRS LIVRES

35t

primitiís ont cherché en imaginant les di verses religions, c'était déj~ une_explication, et l'explication la moins étonnante, la plus conform~ a leur mtelbgence
encore grossiere, la plus rationnelle pour eiuv » (voyez auss1 p. 331).
. .
Il en résulte que toute religion a commencé par ne pas cadrer avec la defimtion que M. Guyau don ne de la religion, et j'ajoute qu'aucune religion ne répond
a cette définition pour ses adeptes. A dater du jour ou elle leur parait condam~ée
par la science et réduite a l'état de croyance imaginative, i~s cessent d'y croire.
Elle pourra se maintenir extérieurement encore plus ou mo1ns longtemps, grAce
a la puissance de ses institutions, par suite du pouvoir de l'habitud_e, par la
force d'inertie 1 mais elle est des lors virtuellement condamnée a faire place,
dans l'esprit de ses anciens adeptes émancipés, a une autre religion ou a se
transformer elle-méme de fa~on a se mettre en harmonie avec leur nouvel état
d'esprit. Il n'y a done, pour tout homme, que les religions dépassées,. cr~tallisées, c'est-a-dire en réalilé mortes pour lui, qui aient le caractere non s_c1~nhfique
et imaginatif dont M. Guyau fait un élément essentiel de toute rehg10n. Des
lors nous comprenons pourquoi l'état religieux de !'avenir ne_ ~eut étre que
l'irréligion, c'est-a-dire l'absence de ce que M. Guyau appelle re~'.g1on.
U est probable que l'auteur se serait mieux rendu compte de_ l rnsuffisance ~e
cette conception s'il nous avait donné une. analyse ~sycholog1qu,e appr~fo~d1e
du sentiment religieux. Il en parle a mamte repnse et plus d une fo1~ il en
signale quelque caractere saillant, mais il n'en_ a pas ~~rdé_l'étude d1re~te.
J'estime que cette étude luí aurait fourni une me1ll~ure di~tmcbon d~ la philosophie et de la religion. Toute reli_gion est une philoso~h1e ~lém~nta1r~, populaire chez la grande masse, parfois singulierement ra1sonnee, d1alectique, et,
relativement a la civilisation ambiante, scientifique chez ses adaptes les plus
distingués; mais c'est une philosophie envisagée au point d~ vue p~rticulier de
la destinée de l'homme dans l'univers et surtout c'est une phllosoph1e a laquelle
l'homme adhere par le sentiment (crainte ou amour) et non pas seulement par
l'intelligence. De la la plus grande durée des religions; de la l'empire q_u'~lles
ent Sur les Ames · de la leur persistance méme qunnd les conv1ct1ons
prenn
,
¡
'ét'
philosophiques dont elles sont issues ont cessé d'étre a~m1ses dans .ª soc1 e
ou ces religions sont encore professées ; de la leur aphtude a devemr symboliques, c'est-a-dire a introduire des enseigne~ents nouve~ux dan~ les formes
anciennes. Le coour humain, en etret, ne se rés1gne pas fac1lement a reconnailre
qu'il a confié ses intéréts suprémes A des chimeres et que l'objet de son a~ou~
n'était que vanité. En conservant la forme tout en c~angean~ !e fond, 11 lm
semble que sa religion n'a pas changé ; il la comprend m1eux, voila tou~.
L'histoire des religions, a notre avis, montre ce qu'il y a de superficie! dans
['opinion accréditée chez beaucoup de nos contemporain~, _surtout en pays
catbolique , au suJ·et des tentatives actuelles de réforme rehg,euse dont. le bnt
esl d'attacber Je sentiment religieux aux principales doctrines de la science et
de la philosopbie modernes. « Ce n'est plus la de la religion, s'écrie-t-on ; c'est

�3J2

REVUE DE L'msTOIRE DES RELIGIO'.SS

de la philosophie. n C'est de la philosophie qui devient religion, fnudrait-il
dire. 11 n'y a guére de religion dont la méme chose n'aurait pu étre dile ii. ses
débuls.

L

Le désaccord exisLant sur ce point entre M. Guyau et nous, ne nous empéche
pas de r~cvnnaitre .qu'il a beaucoup étudié l'histoire des religions et qu'il en
saisit a la fois l'intérét historique et la valeur pédagogique. La premiére partie
de son livre, sur la genése des religions, renferrne une quantité d'observations
fort justes. La critique des idées de M. Herbert Spencer, en particulier, est
menée avec beaucoup de talent. L'auteur est, au fond, d'accord avec ceux de
nos collaborateurs qui ont traité ces questions (MM. Tiele, Albert Réville,
Goblet d'Alviella, etc.). ll admet le naturisr:ile et l'animisme comme les deui:
phases primitives du développement religieux de l'humanité; mais il est regrettable qu'il contin ue A se servir du terme de fétichisme pour désigner indistinctement des états religieux qui sont cependant nettement distincts. Nous ne
voyons pas quelle raison il a eue d'agir ainsi .

11 est encore d'autres poinls de détail oü. nous chicanerions volontiers M. Guyau,
par exemple, quand il fo.it remonter aux premiers temps du christianisme la
croyance aux religues (p. 58, n. 1), qun.nd, aprós avoir afílrmé (p. 60) que la
distinction rigoureuse entre le mlturel et le surnaturel est moderne, il déclare
(p. 62) que la religion ne peut se passer de surnaturel, quand il écrit (p. 70) qur
le sentiment de la dépendance a l'égard d'une providence íait perdre a l'homme
son indépendance, CQmme si les huguenots n'avaient pas été les plus indépendants des hommes, en vertu méme de leur foi a la providence predestinante, etc.
Mais il nous parait plus intéressant de signaler l'opinion de M. Guyau sur le
rOle et l'importance de l'histoire des religions dans l'éducation moderne, que de
continuer une pareille énumération de criliques de détail. Le chapitre qu'il a
consacré A l'éducation donnée par l'État est po•Jr nous l'un des plus instructiís.
M. Guyau a de grandes ambitions pour le maitre d'école et, justement pour
cette raison, il voudrait développer son éducation de maniere a en faire non
seulement un répétiteur de grammaire ou d'arithmétique, mais un véritable
éducateur du peuple. (1 11 serait facile, dit-il, de perfeclionner un peu son
éducation théorique, de tui faire prendre de plus haut les sciences qu'il regarde
trop par leur petit cólé; de lui donner des ouverlures sur !'ensemble des
choses, de lui enlever l'adoration exclusive du pelit fait isolé, de la vétille
historique ou grammaticale. Un peu de philosophie en ferait un meilleur historien et un géographe moins ennuyeux. On pourrait l'initier aux grandes
hypotbeses cosmologiques, lui donner aussi des notions suffisantes sur la
psychologie, principalement sur la psychologie de l'enfn.nt. Enfin, un peu
d'histoire des religions le familiariserait avec les principales spéculations
philosophiques que l'bomme a tentées pour représenter l'au-delii de la science;
il n'en deviendrait que plus tolérant a l'égard de toutes les croyances religieuses
(p. 232). »

REVUE DES LIVRES

353

M. Guyau n'est pas d'avis qu'il faille introduire daos l'enseignement Primaire,
ni meme dans l'enseignement secondaire, des nolions d'histoire de religions;
ce sonl les maitres dont il faut élargir !'esprit. Nous avons, nous mérne, soutenu
exactement la méme tbese dans cetle revue. 1( Au íond, dit a bon droil
M. Guyau, méme pour un enfant franQais, Mahomet ou Bouddha sonl plus
importants a connaitre que Frédégonde; quoiqu'ils n'aient jamais vécu sur le
sol frarn;ais ou gaulois, ils agissent infinimenl plus sur nous et nous sommes
beaucoup plus solidaires d'eux que de Chilpéric ou de Lothaire (p. 235). &gt;)
Mais l'enseignement spécial de l'hisloire des religions par les maitres officiels
esl impraticahle. ll ne peut se faire que dans le cours méme de l'histoire générale. Encore íaut-il que les maitres soient capables de le donner .
Aussi approuvons-nous entierement M. Guyau quand il dil (p. 236) que la
vraie place de l'histoire des religions est dans l'enseignement supérieur. 11 De
méme qu'un enseignement cornplet de la philosophie comprend les principes de
la pbilosophie du droit et de 1a philosophie de l'histoire, il devra comprendre
un jour aussi les principes de la philosophie des religions. Apres tout, Bouddhi
et Jésus ont, méme au pur point de vue philosophique, une importance beaucoup
plus grande qu'Anaximandre ou Thales. &gt;l M. Guyau réfute fort bien l'objection
de M. Laboulaye que, pour enseigner l'histoire des religions, il íaudrait posséder toutes les sciences historiques et philologiques. Combien y a-t-il d'enseignements oU le proíesseur est soumís A la mérne nécessité de se servir des
rnatériaux qui Jui sont fournis par d'autres ! 11 ne íaudrail pas que la superslition de la spécialisation nous fil tornber dans le méme défaut dont souffre notre
industrie. A force d'avoir des ouvriers qui ne savent faire qu'une partie de la
montre, il n'y a plus de bons horlogers. Dans la science comme dans l'industrie,
il faut, a cOté des travailleurs qui se canlonnent dans une spécialité déterminée, des metteurs en ceuvre, des ajusteurs, des condenseurs; autrement
¡'ouvroge méme des travailleurs en spécialilés ne sert plus de rien. 11 faut méme
plus; il faut des vulgarisateurs, comme l'induslriel a besoin de marchands qui
écoulent ses produits. L'enseignemenl a tous ses degrés, excepté dansquelques
!aboratoires d'expériences scientifiques, n'est autre chose que de la vulgarisation. Les boas v11lgarisateurs sont rares, et ceux qui les dédaigneot seraient
parfois fort embarrassés d'accomplir leur reuvre.
Nous éprouvons un certain plaisir A reproduire l'opinion d'un juge aussi
autorisé que M. Guyau sur le rOle de l'histoire des religions. On ne l'accusera
pas, comme d'autres propagateurs de l'histoire des religions, d'écrire daos un
but intéressé, selon l'insinuation formulée dans un article récent par un critique plus mordant qu'il n'était équitable. En vérité, si l'on n'était guidé que
par J'intérét ou par J'ambition, il y aurait singuliérernent de moyens plus
avantageux. de réussite que de plaider la cause de l'histoire religieuse. 11 est
frappé, eomme tant d'autres esprits réfléchis, de l'importance de ces questions
d'histoire religieuse et il deman~e, comme nous, qu'elles soient étudiées, qu'elles

�35-i-

I\EVUE DE L'HISTOIRE DES RELlGTONS

REvtJE DES LIVRES

prennent leur place dans l'enseignemeot public, pour Je bien de J'enseignement
et du pays.

355

HoMOLLB (Théophile), Les Archives de l'intendance sacrée A Délos,
315-166 av. J.-C.; these franc;aise pour le doctoral présentée a la Faculté des
lettres de París. (Bibliotbeque des Écoles frani;aises d'AtMnes et de Rome,
fascicule 41-l), t vol. in-8, París, Thorin, 1887.

le sujrt qu'1l devail y trailer, quatre cent cinquante inscriptions, toutes inédites,
sauf quatre. C'est assurément un grand avantage pour un candidat, que
d'apporter devant ses juges un livre composé sur des documenta dont il possede
seul la clef. Mais M. Homolle en avait un autre, qui vaut mieux encore. Il
s'était déja acquis dans le monde savant la réputation d'un esprit sagace,
d'un archéologue rompu a l'étude des monuments, d'un érudit aussi fin que
laborieux. On était déja. instruit du succes de ses premiers travaux. On savait
que les articles, qu'il avait publiés sans compter, équivalaient il. plusieurs theses.
On savait encore que si les fouilles de Délos pouvaient étre mises en parallel~
avec les fouilles d'Olympie, exécutées pour Je compte du gouvernement allemand,
la France en était en grande partie redevable a son dévouement et a son
activité. TI se présentait enfin avec l'autorité que lui donnent, dans une chaire
du haut enseignement ou il supplée un maitre, des lei;ons substantielles, pleines
de vie et de talent.

Les candidata, qui subissent devant la faculté des lettres de Paris la redoutable épreuve du doctorat, s'exposent parfois au reproche de s'y étre préparés
par des études trop h!l.tives. JI n'est point de licencié qui ne soit capable de
composer en quelques mois, sur un sujet tres restreint, une monographie
passable. Mais les theses qui ont été écrites au courant de la plume, ne donnent
le change ni au jury, ni e.u public ; on s·aperi;oit aisément que les recherches
de l'auteur se sont bornées a l'unique question qu'il a choisie, qu'il n'a point
lu et comparé, que son savoir est de fraiche date et de petite vertu. Nous ne
pouvons nous défendre de l'idée qu'il cherche a nous abuser sur son mérite, et
nous en concevons une certaioe défiaoce, qui luí nuit beaucoup plus que
n'eussent fait les leoteurs d'une préparation patiente. La tMse de M. Homolle
produit une impression toutc contraire; quelle qu'en soit la valeur, on sent que
l'auteur en a plus encore que l'ouvrage, qu'il ne oous dit pas tout ce qu'il sait,
parce qu'il ne le veut pas, et qu'il a en réserve une provision de science assez
riche pour défrayer plus tard de vas tes publications. De la, daos cette brochure,
une force cachée, qui commanderait la circonspectiou aux critiques les plus
légers. Comment, du reste, en serait-il autrement? En 1873, M. Homolle,
sortant de l'École normale, fut envoyé a l'Ecole d'Athenes. M. Albert Dumont
lui assigna bienWt apres, comme champ d'exploration, cetle partie de l'ile de
Délos, ou étaient ensevelis les restes du sanctuaire d'Apollon. Les fouilles, qu'il
y dirigea a deux reprises différentes, amenerent de si brillants résultats, que le
gouvernement, quand il eut quitté l'École, lui confia trois missions extraordinaires pour lui permettre de les continuer. La derniere campagne de M. Homolle
a Délos date de 1885. Depuis qu'il a entrepris la premiere, il n'a pas cessé
d'alimenter le Bulletin de correspondance helll!nique avec le compte rendu de
ses belles découvertes• .Mais il est loin d'avoir versé dans ce recueil toute sa
moisson. Quand il a commencé a écrirP sa these, il avait il. sa disposition, pour

On imagine bien que, dans la masse des matériaux qu'il a rapportés de Grece,
M. Homolle n'avail que !'embarras du choix. Il aurait pu décrire les sanctuaires
qu'il a mis au jour, reconstruire leur histoire, dresser l'inventaire de leurs
richesses, montrer comment ils étaient administrés, quels étaient les rapports
de leur personnel avec l'État, d'ou venait et en quoi coosistait Jeur puissance.
Ce n'est pas lil., cependant, ce qu'il s'est proposé pour cettefois. Avant d'aborder
les diverses questions auxquelles donnent lieu les documents qu'il a entre les
mains, il devait les classer dans l'ordre chronologique; t!l.che infiniment délicate, peu attrayante au premier abord, et d'oil dépendait pourtant la solidité de
l'ceuvre entiere. Dans cette longue série d'ioscriptions déliennes, il y en a un
cerlain nombre dont la date a disparu ; il fallait la retrouver, en étudiant de
tres pres et en rapprochant, avec un soin minutieux, les données historiques
qu'elles renferment. Pour celles qui sont datées, il fallait en renouer la suite.
M. Homolle ne pouvait pas reculer devant cette tache. Mais il pouvait douter
s'il convenait d'y consacrer une these de doctoral. N'allait-il pas s·exposer au
reproche, de présenter a ses juges une aride préface, détachée d'un grand
ouvrage en préparation, et de !aire trop bon marché de ces agréments littéraires, dont la faculté veut maintenir chez elle la tradition? M. Homolle n'a
pas été arrété par ce scrupule, et il a eu raison. II s'est dit que dans les dissertations les plus austeres il y a place pour un art, dont on peut, a juste titre, se
faire honneur quand on y réussit; les profanes, qui confondent l'érudit et le
compilateur, ne sauraienl le sentir; mais il n'échappe pas aux esprits exercés,
qui savent combien il est difficile de faire la critique de ses preuves et de les
enchainer daos un bel ordre. JI y a une véritable jouissance, lorsqu'on a
soi-méme passé par des travaux semblables, a voir un écrivain, qui est parfaitement maitre de ·son sujet, s'y retourner a son aise, aller et venir au milieu
des faits et conduire avec grace le lecteur de !'un a l'autre. C'est ce genre de
plaisir que procure la these de M. Homolle.

Nous souscrivons plus volontiers a l'Histoire des religions dans l'avenir, de
M. Guyau, qu'a son Irri!ligion de l'avenir. Puissions-nous vivre assez longtemps pour recueillir la réponse que !'avenir fera aux proaostics du philosophe-propMte. Son Ji vre reste !'un des plus suggestifs qut aient paru dans
les dernieres années, pour ceux-la mémes qui, comme nous, en repoussent les
conclusions.
JEAN

RÉVILLE.

�,
3!JG

•

REVUE DE L"HISTOIRE DES RELlGIONS

Les inscriptions déliermes qu'il a recueillies, embrassent une période de quatre
siécles Apeu pres, de 454 av. J .-C. A 90 environ. Pourquoi done ces deux
dates de 315 et 166 av. J.-C., qui figuren! dans le litre? Que représentent-

eUes? Pourquoi, dans un livre oU il classe ses documents, l'auteur exclut-il
ceux qui sont antérieurs a la premiere et postérieurs 8. la seconde?
Il Y a eu, daos l'histoire de Délos, trois périodes distinctes. Devenue, apr~s
les guerres médiques, en 477, le centre de la confédération des insulaires elle
1

dut remettre aux Athéniens, qui s'en étaient constitués les chefs, l'adm inistration de ses temples ; depuis lors, ce furent des magistats alhéniens, envoyés
réguliérement chaque année. par la république et responsables devant son
gouvernement, qui eurent, a Délos, la gestion des biens sacrés; leurs actes
étaient publiés en double exemplaire; on en déposait l'original a Athenes, sur
l'Acropole, et la copie a Délos, dans le sanctuaire d'Apollon. Il en fut ainsi
jusqu'en 315. A cette date, Athénes, A qui la Macédoine a enlevé sa liberté, se
voit enlever aussi, par les rois d'Égypte et de Syrie, successeurs d'Alexandre,
!a suprématie qu'elle exer~ait encore sur la mer Égée. Délos lui échappe; l'ile
sainte reprend possession de ses temples et de son indépendance. Elle les perd
de nouveau en 166, Iorsque les Romains la replacent sous Je joug d'Athénes.
M. Homolle a celte fois concentré tous ses efforts sur l'histoire de la seconde
période; son unique objet a été de classer les documents qui datent de 1'indépendance. C'étaient, en efTet, les seuls qui pussent fournir matiere a une élude
suivie, compléte et approíondie. II Jui sera impossible de rejeter les autres,
quand il publiera le grand ouvrage d'ensemble qu'on attend de Jui. Mais dans
une thése, il devait se préoccuper de donner a sa composition une certaine
unité. 11 a consacré une grande partie de son développement a fixer les dates
m~mes qui servent de jalons daos l'histoire de Délos. CelJes de 476 et de 166
étaient depuis longtemps adoptées. Mais on ne savait pas quand avait fini le
premier régime athénien. ll était cependant essentiel de le découvrir, car
l'administration des temples a subi du méme coup des réíormes assez importantes. C'était son point de départ que M. Homolle devait avant tout déterminer. Il l'a íait dans une discussion tres ser;ée, qui ne Jaisse plus subsister
aucun doute. En 3i5, s'organise- la ligue des Cyclades; &lt;&lt; elle est placée sous
la luteUe de Ptolémée Lagos ; elle a pour sanctuaire fédéral le temple de
Délos, comme l'amphictyonie du 1ve siécle, la ligue attico-délienne du 3º et les
antiques aosociations religieuses de la mer Égáe. Elle respecte la souveraineté
du peuple délien; e:Ie lui laisse la liberté de son gouvernement et Jui rend la
pleine propriélé de ses temples. Quelques obligations qu'elle puisse imposer a
ses mernbres, elle exempte Délos, en raison de son caractere religieux, de toule
laxe et de tout contingent militaire. &gt;)
L'ouvrage se termine par deux Appendices, qui en représentent A peu pr6s
le tiers. En réalité, sous ce titre modeste, M. Homolle a condensé les résultals
de la dissert.ation tout entiE!re; ces appendices en sont le couronnement. Le

REVUE DES LIVRES

357

premier est un tablean qui donne, par ordre chronologique, la liste ~e tous
les a.rchontes, a. nous connus, qui ont administré Délos pendant la pér1ode de
l'indépendance, et dont le!! noms servent de date aux acles de l'intendance
sacrée; a cOté, figurent, année par année, les hit!ropes (intendants généraux
des temples de l'ile), les lrésoriers publics, les secrétaires des hiéropes, les
secrétaires de la ville, les fonctionnaires et employés rliver3, tels que gra,eurs,
agoranomes (officiers de police), logistes (vérificateurs des comptes), prétres,
l!pistates (p1·ésidents du Sénat), arcbitectes, etc. Le second appendice est un
catalogue chronr,logique el desr-riptif de cenl trois inscriptions, presque toutes
inédites, d'oll. M. Homolle a tiré les éléments de son lra.vail. Enfin, une héliogravure reproduit le plan du sanctuaire d'Apollon, avec loutes ses dépendances,
dressé en i882 par M. Nénot, architecte pensionnaire de la. villa Médicis, aujour•
d'bui chargé des travaux de la nouvelle Sorbonne.
1&lt; Je n'oublie pas, dit M. Homolle dans son introduclion, que, pour répondre
aux encouragements riue j'ai rec;us et a la íortune qui m'a servi, c'est trop peu
de ce mémoire. n Cependant ce serait peut-étre, pour tout autre que pour Jui,
un titre sufüsant. Mais personne n'a songé qu'il puisse en rester IA, et puisqu'il
ne le croit pas davantage, il n'est pas de savant qui ne doive s'en applaudir.
G1mR0Es LAFAYE.

HoMOLLE (Théophile). De antiquissimis Dianae simulacris Deliacis.
Thése pour le doctoral présentée A la Faculté des letlres de Paris, 1 vol in..S,
Paria, Tborin 1 1885.
Vers 1815, Jorsqu'on présent.ait a. la Faculté des letlres de Pnris de minces
theses sur des sujets immenses, on aurait fort étonné les candidats et leurs
juges, si on leur avait prédit que, soixante et dix ans plus lard, un normalien,
aprés de longues recherches au dE&gt;.lA des mers, écrirait, sur quelques statues
antiques, une thése latine de plus de cent pages de grand íormat, ornée de
onze planches obtenues par les procédés les plus perfectionnés. 11 ne s'ensuit
pas nécessairement que les docteurs de 1815 fussent inférieurs a ceux de 1887.
L'exemple de M. Homolle prouve seulement cambien l'épreuve du doctoral
es lettres a changé de. nature depuis le commencement du siécle. Cette transíormation tient uniquement au zele des candidats qui, d'année en année, sans y
élre contraints par aucun réglement, ni méme, on peut le croire, poussés par
les exigences des proíesseurs, ont étendu A l'envi les proportions de leur tache.
Quoi que l'on pense de l'institution et de sa íorme actuelle, personne ne
contestera que cette lutte rasse honneur A l'Université; rien ne montre mieux
quelle haute valeur s'atlache au diplOme, riue les efTorts des candidals pour lui
en donner encore davantage par leurs propres travaux.
Quand je dis que la these de M. Homolle est consacrée A quelques slaluesi

�358

359

REVUE DE L'HISTOU\E DES RELIGIONS

REVUE'.ltDES LlVRES

j'exagere; je devrais dire a quelques tron~ns de statues · car dans Je
b
b"
,
,
nom re,
1·¡
Y a ien peu de tétes, surtout de Ultes qui soient restées sur des épaules . el
quant a~x mains, elles sont encore plus rares. D'ailleurs, c'est justement p'our
cet~e ra1son que la these a cent pages. Elle serait moins longue si les statues
étaient pl~s completes. M~is il a ~ien fallu chercher que! personnage elles
re~résenta1ent ~t ~ette partí~ de la dISsertation offrait de singulieres difficultés,
pu~que les prmc1paux attributs, qui pouvaient servir a trancher Ja question
a~ment été _emportés par le temps. On n'imagine pas quelle quantité de faits e;
d 1dées, émmemment intéressants pour I'étude dela civilisation grecque l'aut
a su grouper dans l'interprétation de ces statues brisées. L'histoir; de
peut-étre y tr_ouv_e son compte plus que l'histoire des religions. Cependant il
est ~ouvent diffic1le de séparer !'une de l'autre et c'est ici le cas. M. Homol/e et
plus1e~rs de ses camarades de l'École frangaise d'Athenes ont découvert daos
les rumes de Délos, entre autres ouvrages de I'art antique, seize fragments en
marhre de_Paros, ay~nt appartenu a autant de statues dilférentes, qui toutes
représen~a~ent Artém1s sous les traits d'une femme de grandeur naturelle. lis
ont été tires du temple de cette divinité ou des terrains qui J'avoisinent Au
' été ul
.
•
cun
n, a
_se. pté_posténeurement a l'an 460 av. J.-C. lls forment done une série
~ un prix mestimable parmi les monuments des écoles primitives. Ils se réparllssent en deux catégories assez distinctes.

de!ll artistes naxiens, Byzes et son fils Evergos, qui arriverent a la réputation
dans la premiare moitié du vu• siecle. Les six autres statues de la série sont
peut-étre postérieures, mais de quelques années seulement. Elles ne se
distinguent de la premiere que par des différences peu importantes, autant
qu'on en peut juger dans l'état 011 elles nous sont parvenues. Toutes ont, aux
yeux des archéologues, cet intérét exceptionnel de reproduire, avec une fidélité
presque entiere, la forme de ces vieilles et grossieres idoles, qui personnifierent
la divinité pour les Grecs des premiers a.ges et qui sont généralement désignées
par les savants sous le nom de Xoana. C'est aujourd'hui un fait reconnu, que
l'histoire du culte chez les Grecs s'ouvre par la litholdtrie; avant d'adresser
leurs hommages a des statues fagonnées de leurs mains, ils adorerent des
pierres, dont les formes, plus ou moins régulieres, n'étaient dues qu'a. un
caprice de la nature : c'étaient des parallélipipedes, des cylindres, des pyramides ou des cOnes. lis les croyaient tombées du ciel et envoyées par les dieux
eux-mémes ; ces bétyles, qu'ils couvraient de bandelettes et d'oripeaux de toute
espece, n'étaient pas pour eux l'image de la div.inité; ils en étaient le symbole.
Mais peu a peu l'anthropomorphisme se lit jour. On accommoda tant bien que
mal a la forme humaine les idoles primitives et on en fabriqua de nouvelles,
soit en pierre, soit en bois, auxquelles on donna des membres, mais sans oser
encore s'écarter tout a fait du type des bétyles. On vil alors paraitre des images
pourvues de tétes, de bras et de jambes, mais dont l'aspect général rappelait
celui d'une poutre, d'une colonne ou d'une stele. A cette seconde phase de
l'art religieux apparten"aient un grand nombre de monuments, qui subsisterent
en Grece a travers les siecles, d'autant plus entourés de respect, qu'ils étaient
plus grossiers. Plusieurs nous sont connus par les médailles, 011 ils sont représentés; quelques-uns méme sont parvenus jusqu'a nous. Au nombre des plu~
curieux il faut compter les sept statues d'Artémis trouvées A Délos par l'École
fran;;¡aise d' Athenes. La plus ancienne surtout, qui est en méme Lemps la plus
complete, donne une idée tres exacte des simulacres de cette période intermédiaire, qui sépare la litholatrie de l'anthropomorphisme. La tunique de la déesse
tombe sur les pieds avec tant de raideur, qu'elle ressemble A un tronc de
pyramide; la poitrine et la tete rappellent aussi des figures géométriques. La
face antérieure et la face postérieure sont absolument plates ; les parties saillantes du corps n'y sont nulle part indiquées ; si bien qu'on pourrait encore
comparer !'ensemble de la statue a une poutre, dont les quatre angles auraient
été équarris par le ciseau. On voit que l'artiste, qui peut-etre eO.t été capable
d'animer ce marbre (la justesse des proportions indique une main qui n'est pas
celle d'un barbare) s'est soumis respectueusement il. une tradition religieuse
des longtemps établie.
La seconde classe, étudiée par M. Homolle, comprend neuf statues. Elles
datent, d'apres ses calculs, du déhut du v• siecle. Ainsi il y a, entre cette série et.
la précédente, une distance chronologique assez considérable ; il nous manque,

1~:~

La -~remiere, la plus ancienne, comprend sept statues, d'un style tout a fait
archaique.' Il Y en a une daos le nombre, qui l'emporte de beaucoup en intérét
sur les six autr~s. Elle est ~resque complete ; il n'y manque guere que les
~van~-b~as, depu1s le coude ¡usqu'au poignet. La cuisse droite porte une
~n~cnpt'.on ~n vers peu endom.magée : ce texte nous apprend que la statue a
et_e déd1ée a la dée~se, . « qui se plait a Jancer au Join ses fleches, ,, par
nd
Nica ~a, filie de Démodikos, de Naxos. Artémis est représentée debout dans
une ath~ude d'une raideur hiératique. Les jambes sont étroitement serrée~ l'une
con~re I autre; les bra~ pendent inertes de chaque cOté du corps. Une tunique
talai:e, serrée a la taille ~ar une ceinture, tombe, saos un seul pli, depuis Je
cou Jusque ~ur le socle, la1ssant a peine voir I'extrémité des pieds, que chaussent
des hrodeqwn~ ;_ la chevelure se répand en Iongues boucles symétriques sur Jes
épaules: la poit~me e~ le dos. Les mains, a moitié fermées, devaient tenir des
accessoire~ mob1Jes, d une autre matiere que la statue ; ¡¡ y a encore, entre Je
pou~e e~ I mdex, un trou percé departen part, qui ne pouvaitservir a uneautre
desti~ahon. M, Homolle établit par des rapprochements décisifs que J'on y
pas_sai~ des ,bandelettes en laine. Cette curieuse idole remonte a une haute
antiqu1té; d apres le style de l'ouvrage et d'apres la forme de J'inscription qui y
est g:avée, on doit nécessairement admettre qu'il date des premiares années du
0
vn. sie~le. Il provient, saos aucun doute, de I'école de Naxos, laquelle nous
était déJa co~nue comme ayant contribué, avec celles qui florissaient a la méme
époque a Ch10s et en Crete, a tirer la sculpture de la barbarie ; Pausanias cite

�360

1

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIO:'iS

pour que nous puissions suivre saos interruption le développement progressif
du type, un ou plusieurs anneaux de la chalne. Mais il n'y a pas a douter que
ces statues représentent ArtP-mis comme les autres. Elles ont été aussi sculptées
dans les iles ou dans une ville grecque de l'Asie-Mineure. D'ailleurs, si le début
du v• siecle marque la fin de la période archaique, il en fait encore partie.
C'est vers l'an 460, que l'on s'accorde, en général, a placer la naissance de l'art
classique. Les neuf Artémis de Délos sont antérieures a cette date. Elles
doivent étres ran~ées daos cette seconde subdivision de l'archaisme ou rentrent
les écoles de sculpture de Sicyone, d'Argos et d'Égine (5 í0-160). Artémis est
debout, le corps posé d'aplomb sur les deux jambes, mais le pied gauche
légerement porté en avant, daos l'attitude d'une persoone qui ne marche pas,
mais qui va marcher. La chevelure, disposée en boucles régulieres, qui
encadrent le visage de deux bandeaux, se releve au-dessus des oreilles et
tombe en masses ondulées sur le dos, les épaules et la poitrine. La tete esl
ceinte d'un diademe, qui devait élre, comme tout le reste, couvert de peinture.
Le vétement se compose d'une longue tunique transparente, a plis fios el
serrés ; par-deasus est jeté un manleau, auquel l'artiste a donné, avec beaucoup de bonheur, l'apparence d'un tissu de laine lourd et épais. Des ornements de métal étaient fixés sur le marbre, comme le prouvcnt les trous
symétriques, que l'on observe en plusieurs endroits; c'élaient des fibules sur le
manteau, des pendants aux oreilles et des spirales dans les cheveux. La main
droite, tendue en avant, teoait une patere ou une lleur. Mais le caractere
essentiel des Artémis de cette série consiste dans le geste de la main gauche.
Quoiqu'elle ait disparu dans les neuf exemplaires, on peut encore reconoailre
qu'elle relevait légerement un des pans du manteau. On croyait jusqu'ici, sur
la foi de plusieurs archéologues, que ce geste distinguait, daos l'antiquité
grecque, les images d'Aphrodite. Mais M. Homolle montre par des exemples
habilement choisis (et je signale celle partie de sa these aux savants comme une
des plus neuves et des plus importantes), qu'il n'ajamais élé réservé a la seule
Aphrodite, que les artisles l'ont souveot altribué a d'autres déesses, méme a
des femmes, et l'oot mis en rapport avec les actions les plus variées. En realité,
dans l'antiquité primitive, ou les femmes portaient un manteau raide et étroit,
il leur arrivait souvent d'en écarter les plis, afin de rendre a leur taille toute sa
souplesse, lorsqu'elles voulaient presser le pas, soit pour marcher, soit pour
danser. On en est venu ainsi a faire de ce geste le symbole de la légereté et de
la gr!ce, par suite, celui de la jeunesse. On y a attaché auss; un sens religieux,
parce qu'il était vraisemhlablement consacré par la coutume, qui réglait daos
les danses et dans tous les acles d'adoration la tenue et l'allitude des assistaots. Enfin, par une associalion d'idées fort naturelle, on l'a prété aux déesses
elles-mémes, particulierement a celles qui semblaient étre pour les mortels
l'expression supréme de la jeunesse et de la beauté. Plus tard, lorsque la mode
a changé daos le costume, ce geste, qui n'était plus nécessaire, estrestécomme

un signe dislinclif des reuvres archai"ques, et on l'a soigneusement reproduit
daos les imilations que l'on en a faitcs.
Je me suis aslreint ici a ne pas eotrer daos les questions qui sont uniquement du domaine de l'art. Meme en me bornant a celles qui intéressent
l'histoire des ri,ligions, je pourrais pousser eocore bien loin ce comple rendu.
Rien n'est plus profitable, je crois, quand on a affaire a un savant comme
M. Homolle, quede donner de son livre une modesle et coosciencieuse analyse.
Je n'ajouterai a celle-ci qu'un seul mot; il est vrai qu'il paraitra peut-étre
hvnerbolique et paradoxal a ceux qui ont l'expérience du doctoral es lettres :
la thlse latine de M. Homolle se vendra.
G&amp;ORGES LAFAYI::,

L'Arménie cbrétienne et sa littérature, par FÉLIX Ni:vE. Lou..-ain,
Ch. Peeters, et París, E. Leroux, in-8, vm et 4.02 p.
M. Félix Neve, professeur émérite de l'Université de Louvaio, a réuni dans
ce volume un certain nombre de mémoires et de nolices publiés a des époques
différentes et disséminés daos plusieurs journaux et revues. I1 en a fait un
fivre qui, malgré son origine, présente un grand caract~re d'unité. Les divers
articles qui le composent ont été revisés par l'aateur et classés d'apres l'ordre
des sujets traités ; des notices nouvelles ont méme été ujoutées aux premieres, pour combler quelques !acunes et permettre au lecteur de s'orienter
plus facilement sur un terrain eocore peu exploré. Mais la meme pensée maitresse, les mémes préoccupalions se dégagent d'un bout a l'autre de l'ouvrage:
l'auteur veut intéresser le puhlic a la littérature arménienne et lui en faire
apprécier les beautés. M. Neve, en effet, n'est point seulement un orientalislP
distingué, c'est avant loul un ap0tre de l'orientalisme et un vulgarisateur des
études orientales, au moins de leurs résultats. JI voudrait que tout le monde
y prit le méme gout que luí, el, depuis quarante ans, il n'a ménagé ni son lemps
ni sa peine pour élargir le cercle trop restreint selon lui, des adeptes de ces
études. La littérature arménienne, en particulier, surlout la liltérature
religieuse et ecclésiastique, a été longtemps l'objet favori de ses recherches,
et le but de c~ qu'il appelle lui-méme son « prosélytisme ». 11 ne faut pas douter
qu'aux yeux de l'auteur, la publication du pr¿sent volume ne soit encore une
reuvre de propagande. Nous lui souhaitons un plein succes, bien du apres lanl
de persévérance.
II esl difficile de résumer en quelques mots le contenu du livre de M. Neve.
Ce n'est point, nous venons de le dire, un lravail d'ensemble ou un exposé sys1.ématique, mais bien une série de monographies, la plupart déja concises par
elles-mémes. On lira avec intérel l'esquisse du développem,-mt historique de la.
littérature arménienne, qui ouvre le volume et présente, daos leurs g6néralités,
fes sujets traités avec plus d'ampleur daos le reste de l'ouvrage. Une suite d'é-

24

�362

7

REVUE DES LIVRES

tudes sur le Charagan, ou bymnaire de l'Eglise arménienne, atlirera d'autan t
plus l'attention de ceux qui s'occupent de recherches liturgiques, qu'ils y trouveront de nombreuses et fidéles tratluctions. Des articles sur S. Grégoire l'Illuminateur, saint Grégoire de Nareg et Nerses le Gracieux feront faire connaissance avec les principaux: p6res de l'Église arménienne. Enfin, des notices
assez développées sur Elisé~, historien du ve si6cle de notre ere, le patriarche
lean IV Catholicos, Mathieu d'Edesse et quelques autres chroniqueurs permettront d'apprécier la valeur de l'hisloriographie arménienne et son importance

réunissant leurs efforts, n'eussent pas trouvé quelque chose a glaner en soumettant a l'examen le plus minutieux un monument qu'ils croient encor8
imparfaitement étudié. Et s'ils n'avaient rien découvert, ils se seraient bien
gardés de publier quoi que ce fo.t comme une trouvaille. Tel ne semble pas
étre l'avis de M. Clermont-Ganneau, qui vient de soumettre a. une critique
sévere, mais pas toujours juste, le texte el les procédés de lecture de
MM. Smend et Socio. « Ces Messieurs ll, - le mot revient trop souvent sous
la plume de M. Clermont-Ganneau, - auraient donné libre carriere a. leur imagination, et, daos leur désir de trouver du nouveau, seraient parvenus a Jire
sur le vieux bloc de ha.salte et l'estampage qui le reproduit, des caracteres
absolument invisibles pour d'autres yeux que les leurs. &gt;&gt;
M. Clermont-Ganneau n'a certainement pas eu l'intention d'incriminer la
probité scientifique des honorables professeurs de BAle et de Tubingue. Du
moment que ces derniers ont réellement vu ou cru voir, que dans la plupart
des cas, ils ont vu tous les deux la méme chose, savoir des traits qui échappent
a leur contradicteur, la critique ne porte plus : c'est un fait d'expérience journaliCre que l'acuité de l'organe visuel differe beaucoup selon les individus, et
rien ne prouve que MM. Smend et Socin ne voient pas mieux que M. Clermont-Ganneau. On le saura quand quelques dizaines d'épigraphistes se seront
appliqués a l'étude de la stele. D'autres observations de M. Clermont-Ganneau
ont une base plus solide, et plusieurs sont méme de nature a remettre en question des lectores fort séduisantes. L'introduction dans le débat de la. copie
partielle de l'inscription prise par Selim-el-Qari avant le bris du monum.ent,
n'est pas non plus sans importance, bien qu'il ne faille utiliser ce document
qu'avec la plus grande précaution. Mais, dans leur ensemble, les améliorations
introduites da.ns le déchiITrement du texte de l'inscription moabite par
MM. Smend et Socin ne sont point atteintes p8.l' la rigoureuse épreuve a
laquel!e elles viennent d'étre soumises. Le progres réalisé par eux est reconnu
par tous les savants compétents en la matiere qui ont eu a s'occuper de leur
publication, et M. Clermont-Ganneau admet loyalement que sur plusieurs points
ils ont vu juste. Attendons maintenant le commentaire détaillé et l'édition
&lt;&lt; définitive ,i que nous promet le savant archéologue frarn;ais et le travail du
méme genre que MM. Smend et Socin préparent également. La science n'aura
qu'a gagner a cette honorable compétition, et les amis des études bibliques et
épigraphiques peuvent espérer avoir bientót entre les mains un ou deux ouvrages
qui_résument en le perfectionnant le contenu de l'immense littérature provoqllée
par la découverte de la stele de Mésa.
M. C!ermont-Ganneau exprime en terminant le vreu qu'une mission soitorganisée pour aller rechercber ·daos le pays de Moab soit les fragments qui
manquent encare de la stele de Mésa, soit des monuments analogues. L'idée
est excellente et certainement (( l'aYenlure vaut bien la peine d"étre tenlée. ))

pour l'histoire de l'Orient au mayen §.ge.
En résumé, le tableau qu'a voulu tracer !'honorable professeur de Louvain
est A peu de chose pres complet, du moins pour ceux qui, n'étant pas particulierement voués a ces études, désirent néanmoins élre tenus au courant des
résultats oblenus. La plus importante lo.cune est due a l'absence d'une notice
spéciale sur les rapports de l'Église arménienne avec les Églises orthodoxe
grecque et catholique romaine. On sait que l'immense majorité des Arméniens
se rallie a une Église nationale, tout a fait indépendante des autres et professant méme aleur égard une véritable hostilité, -mais on est généralement moins
bien renseigné sur l'origine du schisme et les différences dogmatiques assez
peu claires qui contribuent a. le maintenir. Le probleme n'est pas, du reste,
aussi simple qu•on serait tenté de le croíre. M. Neve, bien informé A ce sujet,
parait n'avoir pas voulu aboi-der de front une matiere qu'il regarde évidemment comme délicate; s'il en parle a diverses reprises, c'est pour ainsi dire en
passant et avec une prudence qni est loin de satisfaire la légitime curiosité du
lecteur. Il y ali un parti pris que nous regrettons vivement, car, mieux que
personne, l'auteur était préparé ;J. aborder ce point curieux d'histoire religieuse,
a l'exposer en quelques pages et a faire ainsi la lumiére sur une question que
d'autres écrivains semblent plut0t avoir pris a creur d'embrouiller et d'obscurcir. Mais M. Neve n'a pas dit adieu aux études arméniennes et nous pouvons
espérer qu'il trouvera l'occasion de compléter sur ce point son intéressante
publication.

A.

La stéle de Mésa; examen critiqne du texte, par M.

GARRIERE,

CLERMONT-GANNEAU.

Paris, Imprimerie nationale, 1887, in-8, 43 pages. (Extrait du Journal

l

!l

363

REVUE DE L HISTOIRE DES RELIGIONS

Asiatique.)
MM. · Smend et Socio ont donné l'année derniElre un texte de la stele de
Mésa avec un certain nombre de n'ouvelles lectures. En annonc;¡ant ce travail
(Revue, septembre-octobre 1886), nous disions qu'il marquait un p rogres sensible dans le déchiffrement de l'inscription, et cela nous paraissait assez naturel. U était, en effet, difficile de supposer que les deux savants orientalistes,

A.

CARRIERB.

�364

REVUE DE L'BISTOIRE DES R.ELIGIONS

L'Em.pereur Akbar, un chapitre de l'histoire de l'Inde au xv1" siecle, par
le comte F.-A. DE NotR, traduit de l'allemand par G. Boru:T-MAURY, professeur a la Faculté de théologie protestante de Paris
2 vol. io-8, 1883-1887.

1•

-

Leide, Brill
1

Le comte de Noer est m()rt avant d'avoir pu achever l'amvre qu'il avaitentreprise avec tant d'ardeur. En levé par une douloureuse mala.die, ea décembre 1881,
apres la publication du premier volume, il laissait du moins, en manuscrit, des
noles abondanles et développées, qu'il a suffi de classer et de joindre pour permeltre iL quelques amis zélés d'édiler la seconde et derniérn partie di, l'ouvrage.
Rien n'y décéle un manque d'unité ou d'harmonie daos la rédaction. C'esl la
méme passion pour Akb11r, la méme admiration enthonsiaste qui éclate et

s'épanche dans ces deux volumes. Dans une introduclion d'un caractere trop
général et trop vague peut-étre, M. de Noer esquisse la géographie de l'Inde 1,
les races et les langues, I'état religieux et politique au xv1e siecle, et retrace la
glorieuse série des ancétres d' Akbar: Timour, Baber, Houmayoun. Akbar monte
sur le trOne a treiz.e ans (1.556) ; des intrigues de palais se nouent aussitOt aulour
du jeune prince, les insurrections ébranlent l'empire; tout occupé a la chas se,
aux exercices de piété et aux conversa.tions savantes, Akbar se désintéresse du
gouvernement. Me.is a vingt-cinq ans, le souverain se révéle touta coupgrand
général, grand administrateur, politique habile, et, par-dessus tout, tolérant.
Nous ne le suivrons pas daos ses campagnes A. travers l'Inde, des bouches du
Gaoge á l'lodus et de l'Himalaya á la Krishn~, lan[Ot appelé par des révoltes,
tantOt obligé d'assurer son empire par des conquétes nouvelles. Ce n'est pas ici
non plus le lieu d'insisler sur l'administration financiare d'Akbar; signalons
d'un mol seulement les réductions d'impót, les réformes de la perception, le!
encouragements donnés a l'agriculture, le développement du commerce et de
?'industrie. Mais dans cette ceuvre extraordinaire, oU. l'initialive personnelle
d'Akbar se maniíeste constamment, rien n'est plus intéressant, plus admirable
et plus original que l"administration religieuse. Issu d'une race jadis bouddhiste
et passée a l'islamisme, né d'un pere sunnite et d'une mere chiite, élevé par un
précepteur qui prend pour devise: Paix avec tous, maitre enfin d'un empire oll.
l'bindouisme domine par le nombre, tourmenté Jui•méme par un mysticisme
insatiable, Akbar a su considérer de haut, sans passion ni parti pris, toutes les
doctrines el tous les cultes; i\ a cherché A. comprendre et apprécier toutes les
croyances, non pas en sceptique de science, mais en penseur respectueux; il a
su donner au monde le plus bel exemple de tolérance que l'histoire ait enregis.
tré. A l'heure oU s'allumaient en Europe les bO.chers de l'Inquisition, oU les
1) Voir sur Akbar un article de M. Bonet-Mo.ury, paru clans cette Revue,
l. XI (l885), p. 133-159.
2) Voir sur ce sujet l. Beames. 0n the geography o{ India in the reígn of
Akbar. (Journ. of the Asiat. Soc. of Bengal, 1884-1885. )

365

REVUE DES LIVRES

.
de l'Église AkbarfaisaitMtir, á Sikri(1575),
peuples s'entr'égor_gea1ent ~u no:ea conféren~es religieuses¡ il y appelait, avec
l'Ibadal-Kbana, éd1fice desLtné á
d l'I de les lamas du Thibet, les des1 5 les brahmanes e n ,
. .
les oulemas musu
. a1•t a. leurs discus~ions, les su1va1t
. 1man., , •t de Goa· 1.1 ass1s
1
tours des Pars1s, esJesu, es
'
théologiens aux prises. S'il
·t 8 ouvent au ca1me 1es
avec atlention et ramenai
rsécuteur c'est qu'il était
.
• u'&amp; passer pour 1eur pe
,
.
combattit les oulémas JUsq
, ¡· é t les cultes d'humilier ces orgue1\.
étabr ne réelle ega It en re
'
.
nécessa1re, pour
ir u
. . t d droit des vainqueurs pour fa1re
¡'! 51
¡ s'autor1sa1en u
.
leu:r. docteurs de
am qu .
t·
Mais quand il eut élo1gné les
•
un Joug despo 1que.
peser sur leurs adversatres
politique habile, les plus
é
sa personne, par une
plus rebelles et concentr en . .
·¡ t t de créer par un eil'ort original
.
bº18 rehg1euse I en a
,
hauts titres de la htérarc
. . '
plus élevée que toules les
.
e rehgton p1us pure e1
de sa pensée souvera1~e, _un
l s intelli ences supérieures, aux aspiraliom:
autres, capable de sat1sía1re, dansle . g M is trop de passions et d'ambi..
· ences de a ra1son. a
.
du myst1C1sme et aux exig
.
lt de recueillir des convers1ons
tions s'agitent autour d'un roi pour lm perme re
.
L
tative du Dir. ¡ I\ahi écboua.
désmtéressées. a ten
.
d' prés les sources persanes, expose
.
t d Noer écr1t sur 1ou 1 a
.
Le hvre du coro e e . 1•
•
r
·
e entrepr1se
par Akbar • Les rense1gneen détail l'ceuvre de pac1ficat1on re 1g1eus . ft
e si proíonde sur le grand
, .
.
· exerc;a une m uenc
ments sur I hmdouisme, qm
.
mprendre entierement celte
d 5 econde mam : pour co
.
empereur, ne sont que e
f
d' rses il faudrait une intime
.
11
t agi tanl de orces 1ve
,
.
inlelilgence sur laque e on
I
é b. doue C'est beaucoup ex1ger •
.
d I
nsée arabe et de a pens e m
.
.
conna1ssance e a pe
.
,.
fait admirer et SJmer Akbar.
1
1 1
trop peut-étre. L'ouvrag_e, d'a1Heurs, te
~u;; 'qu'une biograpbie courte et
On souhaite, apres av01r achevé c~tte ec
ce souverain, digne d'étre
substantielle répande dans le pubhc le nom e
compté parmi les béros de l'bumanité.

iº

d

SYLVAlN LÉVI.

nces et su erstitions de lamer. Oeuxieme série :
PAUL SselLLOT. Ugendes, croya
p . l'Ch rpeotier 1887; io-12 de342p.
Les météores et les tempét"ª· - ans,
a
'
l
d M Sébillot est la. suite de celui que nous avons préLe nouveau vo ume e ·
t suiv ) Tandis que le
376
1

senté a nos lecleurs l'année derniere (t. Xll ••laPt··,ves lle la me~ ~n général et au
ét -1
sacré aux croyances r
premier volume ai con
. d' tres grand nombre de croyances
.
l . ci contient l'énumérallon un
nvage, ce UIét s c'est-8.-dire aux rapporls de lamer avec
relatives aux météorest tau\ t::~é;e~ts de l'air. Nous disons « 1e-s croyances »
les vents, les nuage~ ~ es au r
•·¡ y a dans les traditions populaires des
t on « les superst1t1ons
parce qu J
éé .
e n.
. t e quantité considérable d'nssertions qui leur ont t ,~smarms sur ce pom un .
d la mer et qui sont le frnit de l'expérience bien
pirées par la¡ long;e.:~:t;~:ag~nation en quéte d'une interprétation dramatique
plulOt que e pro u1
1),

�366

REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

des pbénom~nes naturels. Ainsi la croyance que Je présenee d'un eerele autour
de la lune est un signe de vent (p . 57), n'est que la constatation d'un fait réel ;
le cercle dénote la présence de vapeurs dans les hauteurs de l'atmosphere, et
par conséquent, dans la pluparl des cas, l'approche d'un cbangement de temps
toujours accompagné de vent au bord de lamer. Il en est de méme des différents pronostics tirés de la nature, de Ja couleur ou de la rapidité des nuages
(p. 13 et suiv.). Ce sont la de simples constatations d'un lien entre deu:z: phénomenes; elles peuvent avoir une certaine valeur scienti6que. Les observations
météorologiques que nous pratiquons aujourd'hui sont faites avec une métbode
plus rigoureuse, mais en vertu d'un principe tout semblable, Jusqu'a un certain
point, toute esp~e d'asserLion 1raditionnelle peut éLre, iL ce point de vue, eonsidérée eomme une partie intégrante du fol.k-lore.
Toules les fois, au contraire, oU la tradition ne se borne pas A nous livrer un
simple fait d'expérience, mais nous transmet la représentation animiste des
objets de la nature et l'explication des phénoménes qu'ils présentent, en conformité de eette représentation animiste, nous nous trouvons véritablement en
présence d'un produit de la foi et de l'imagination populaires, e'est-A-dire daos
le dorpaine propre de la scienee des traditions populaires. Autrement, elle
risque d'embrasser l'histoire entiére et de refaire pour son compte l'ex:périence
formulée daos le vieux proverbe : « Qui trop embrasse mal étreint. n
U faudra done distinguer les deux éléments, parfois eonfondus daos le livre
de M. Sébillot. Ce !ivre, comme les précédents d 'ailleurs, ne veut étre autre
chose qu'un vaste catalogue de traditions empruntées A taus les documents
humains dont l'auteur a pu avoir eonnaissance, et il y en a heaucoup. Nous
voudrions seulement, dans eertains eas, avoir quelques garanties sur la véracité
ou la fidélité des témoins cités; car il va saos dire que nous avons une pleine
et entiere confiance en J'auteur lui-méme, qui se distingue justement par un
remarqua.ble talent pour rendre daos leur na.lVeté, daos leur simplicité et méme
daos leur crudilé naturelles les tradilions qu'il recueille. II faudrait aussi distinguer les traditions a proprement parler populaires de eelles qui sont l'ceuvre
des poE!tes ou qui trahissent l'influence de spéculations eosmologiques ou théologiques antérieures, dénaturées daos la tradition populaire. Te! est Je cas, par
exemple, des traditions racontées par Macourli daos les P.rafries d'or, et citées
par M. Sébillot, p. 4. Toutefois il ne faut demander A un auteur que ce qu'il
vous promet. Or M. Sébillot tient Jargement ses promesses. II accumule sans
reldche des renseigoements innombrables; il remplit !'un des plus vas tes magasins de matériaux pour les travaiUeurs qui voudront se eonsacrer A une reuvre
de synthése. A eux de bien choisir Jeurs matériaux.
Dans Je livre premier, M. Sébillot a groupé les traditions météorologiques,
les croyanees des marins sur le ciel, les nuages, les étoiles, Je soleil, la !une,
J'arc-en-ciel, le tonnerre, l'aurore boréale, la rosée, la pluie, la brume, le feu
Saint-Elme, la pbosphorescence, les trombas. On voit que la liste est compléte.

REVUE DES LIVR.ES

367

oit les tl'aditions sur leu1·s oriLe livre second est consacré a~x ven_ts¡; on y v ·aent et sur les moyens de les
g ines, sur les d .ieux et ¡es gémes qm es personm
),_
de leur importance pour les
1
Les tempétes a. cause
déchatner et de les ca mer.
. 1 d ' le troisiéme livre, a part des vents de
.
place spéc1a e a.ns
h
marins, méritent une
1 ¡·
pré"édent nous signa.lons un e al · comme daos e 1vre
"
,
moindre envergure. CI,
mployés par les marins pour
. .
l. té essant sur 1es moyens e
.
pitre parttcuh0remen m r
d
lt de la Vierge chez les manos
et L prépondérance u cu e
conjurer la temp e. a
.
. téressante étude a faire sur 1es
f
l II y aura11 une m
.
chrétiens est tres rappan e.
.
h ét·
e et les divinités pal'ennes qm,
.
t e la V1erge e r tena
rapports de success1on en r .
l'
é édée dans la mission périlleuse,
sur nos diverses cotes chrét1ennes, ri::tc~:t;e les tempétes.
mais fructueuse, de protéger les ma
JnN Ri:v1LLE.

�CHRONIQUE

CHRONIQUE
FRANCE
L'enselgnemenl de l'histoire des religlons. - La publication

1

~

peu

pr~s s1multanée des deux ouvrages de M. Afaurice Vernes el de M. le comte
G~blet d'Al~iella sur l'bistoire des religions (voir notre tome XIV, p. 346 et
su1v.) ~ ranu~1é le déb~~ sur l'~pportunité d'introduire l'histoire des religions
dans l orgamsme de l rnstruchon publique. Dans une précédente chronique
nous avons reproduit les réflexions émises a ce sujet par l'un des collaborateur;
de 1~ Revue critique. La Revue internationale de l'enseignement {livr. du f5 a,•ril)
est rntervenue i'. son tour dans la discussion, par l'organe de M. Émile Beaussire,
U. propos du livre de M. Vernes et du volume de M. de Pressensé sur l'ancien
monde.ª~ le ch~istianisme. M. Beaussire estime que l'enseignement historique
des rehg_1ons n esl A sa place ni dans l'école primaire, ni dans les Iycées el col•
l8ges, DI méme daos les Facultés, a l'exception des Facultés de tbéologie.
Celles•ci n'ont-elles pas, a peu prés partout, formé les hommes qui s'occupent
avec le plus de succés de l'histoire des religions? Relevant A bon droit la contradiclion que nous avons signalée ici-méme daos la thAse de M. Vernes
M. Beaussire s'appuie justement sur les critiques dont la science des religion;
est l'objet de la part de l'un de ses partisans les plus convaincus pour montre
' li e n •est pas encore une science faite. Au Collége de France,' a l'École dee'
que
Hautes-~tu~es,. l'enseignement historique des religions peut se justifier, parce
que ces rnst1tuhons ont pour hut de favoriser le développement des sciences.
Dans les Facultée des Jellres, l'existence de chaires spéciales d'histoire religieuse ~erait incompatible avec la nature et le but de l'enseignement. A plus
ío~le ra1s~n daos les lycées et les écoles primaires I L'auteur voudrait seulement
ré1~trodu1re, daos le~ programmes de l'enseignement secondaire et primaire, des
notl~~s de mytholog1e et d'bistoire sainte, afin que la jeunesse n'ignore pas les
tradthons sur lesquelles une notable partie de l'humanilé a vécu pendanl de
longs si8cles. Dans l'enseignement supérieur, il pense que les notions d'un
intérét général relatives aux religions trouvent leur place dans les cours d'histoire et de géographie. Nous nous bornons é. reproduire ce jugement sans le
discuter, comme nous avons déjll maintes fois exprimé notre opinion a ce sujet.

369

Le Congrés des Sociétés savantes. - Cette année, le CongrCs des
Sociétés savanles s'est réuni a la Sorbonne, aprés les fétes de la PentecOte, le
31 mai et les joura suivants. Parmi les communications faites aux différen.tes
sections, il y en a quelques-unes qui touchent 8. l'bistoire religieuse. Dans la
section d~archéologie, M. Borrel, membre de l'Académie de Val-d'Isere, en
décrivant les vestiges de la voie romaine qui reliait Milan a Vifmne en Daupbioé,
par le col du Petit-Saiot-Bernard, a signalé l'existence de nombreux temples,
de colonnes, d'inscriptions, de tombeaux et de nicbes renfermant de petites
statues de Mercure, la divinité prolectrfce des voyageurs, entre le col et BourgSaint-Maurice. - M. Maltre, de la Société archéologique de l'Orléanais , a
étudié certaines statuettes trouvées daos le Blésois, représentant une divinité
femelle, debout, nue, la main droite reposo.nt sur le sein. U s'agit évidemment
d'une divinité de la génération; mais il n'est guére probable que ce soit un type
dérivé d'une divinilé cartbaginoise, importé en Gaule 1\ une époque reculée par
des marchands phéniciens, comme le prétend l'auteur de la communication.
Sur 1'une de ces slatuettes, on lit l'inscription : Rectugenos Sulias; le premier
de ces deux mots est le nom du fabricanl; le second indique sans doute le nom
de la tribu celtique a laquelle il appartenait. Le nom de Soulias se retrouve, en
effet, comme nom de lieu dans le Blésois, et, en Bretagne, il est devenu un nom
de saint sous la forme de Sulliac. - M. Lievre a étudié les tours pleines que
·on désigne sous le nom de e&lt; piles romaines &gt;). Leur nom latin (fanum), leur
1
situation au milieu des champs, loin des routes, lui íont croire que ce sont des
1oonuments consacrés 8. des divinilés gauloises. - M. Dumuys s'est occupé des
disques renflés en verre que l'on trouve en asse:z: grand nombre dans les sépultures gauloises. ll incline a penser que ce sont des amulettes celtiques. On
pourrait aussi ]es considérer comme des iostruments destinés 8. broyer l'ocre
pour le tatouage dans l'autre monde.
Dans la section d'histoire et de philologie, M. Veuclin, de Berna.y, a analysé
les statuts des toiliers et fabricants de toile de cette ville, renouvelés en 1618,
et monlré le rOle de la confrérie de Sainte-Anne et de Sainte-Barbe dans hl
corporation. U donne aussi des détails sur diverses confréries de charité. JI. l'abbé Rance a parlé du 11 Sermon des antiquités )l, pr~ché tous les ans, a
Arles, en l'bonneur de saint Marc et de la ville, le jour de l'élection des consuls.
11 semble que c'était un souvenir des anciennes relations entre Arles et Venise (?).
- M. Maggiolo, recteur honoraiTe, étudie les origines de l'ordre de SaintBenoit el analyse les principaux réglemenls de la congrég~ de Sainte-Vanne.
Le Congrés des architectes et le temple d~ Louqsor. - Le congr~s
des architectes s'est réuni 8. Paris, dans la premiére quinzaine de juin. Les
conférences faites a cette occasion ont roulé spécialement sur l"architecture de
monuments religieux. M. Saladin a décrit les monuments de la Tunisie,
M. Gosset (de Reims) les trois cents églises ou mosquées de Constantinople, et
M. Maspero a parlé du déblaiement du temple de Louqsor. Voici un passa.ge

�CHRONIQOE

1

370

REVUE DE L ft1S1'01RE DES RELIGIONS

37i

curieux de cette conférence, reproduit d'apres le journal le Temps du 13 juin :
1&lt; Le temple de Louqsor s'est uniquement compasé d'abord
comme ious ¡
t
l
.
'
es

ne veut pas limüer la science U. cataloguer des faits, dresser des statistiques e~
esquisser de s monographies a perpétuilé. Son enseignement, tres ri.che d'1dées
et de vues genérales, ne saurait manquer d'éveiller l'intelligence de ses audi-

au sud, pour fac1hter les sorties du dieu. Les Égyptieos ne croyaient pas, en

teurs.

emp es constru1~s. au bord du Nil, d'une petite piece carrée, ouverte au oord et

e~et, q~e les lempl~s fussent autre chose que des hótelleries oü la divinilé
s arrétall plus ou ~0111s longtemps mnis ne séjournait pas d'une fa¡,¡on continua.
Autour du sanctualJ'e proprement dit on édifia peu a peu de nombreuses dépen•
~a~ces : !ogement~ pour le~ prétres, leurs savants, Ieurs familles; galeries destmees aux process1ons, ba.t1ments oll l'on emmagasino.it toutes les offrandes en
n~ture - la monnaie n'existant pas encore - fruils, légumes, blés, vins,
toiles, etc. Le sanctuaire de Louqsor n'a été découvert que ces dernieres années
et d'u~e faQon _tres singuliere. On avait permis a. Champollion d'élever a ce~
endroit _une ma1~on pour les Européens. L'architecte avait pris pour cave ... Je
sancluaire enfout daos les sabies. Jusqu'en i885~ la résidence sacrée des dieux
de l'Égypte avait servi a rafraichir le vio I Lors des fouilles entreprises A cette
époque, une population de trois mille Ames habitait les anciennes dépendances
du temple, la plupart enfoncées sous le sable et divisées en plus de huit cents
cabutes. Beau~oup, apres avoir touché une indemnité, ne voulurent pas abando~ner ce_s cuneuses demeures, et il reste méme encare deux ou trois individus
q~ il est 1mposs~le de faire déloger. Cependant, il est encare une mosquée,
si~uée s ur une émmence, que l'on se refuse a laisser démolir. Mais, dit en termmant M. Maspero, on s'est gardé de remblayer toutes les fouilles failes autour
de la mosquée, et l'on espere bien que celle-ci dPscendra ... toute seule. ,,
La chaire de s~nscrit, 8. Lyon.-L'Université de Lyon,dontle brillant
développement ménte de plus en plus d'attirer l'attention du monde scientifique, .ª été dotée récemment d'une cbaire nouvelle pour l'enseignement du
sa~scri~ et ~e la grammaire comparée. Notre ~ollaborateur, M. Paul Regnaud,
qui étatt déJA chargé de cet enseignement en qualité de maitre de conférences
a é~é appelé par M. le ministre de l'instruction publique a occuper la nouvell;
chane professorale. M. Regnaud vient de puhlier, a la librairie Leroux le discours_ par lequel il a inauguré ses cou rs. 11 montre l'intérét qui s'atta:he pour
le philo~ophe et p~ur l'historien a l'étude du sanscrit, puisqu'en celte langue
sont r~d_1gés les écnts dans lesquels une partie notable de l'humanité a consigné
sa relig1on, ses spéculations pbilosophiques et ses expériences intellectuelles.
M. Reg?aud dé~end particulierement le Rig-Véda contre ceux qui, par réaction
co~tre 1 en~housiasme exagéré des premiers interpretes européens, le déprécient
aUJOUrd ~u1, et contre les parlisans exclusifs du folk-lore. Dans la seconde partie
de son d1scours, le professeur a fait ressorlir le r0le du sanscrit en philologie
compar_ée, _la nécessité de substituer au systeme de Bopp un systeme plus
larga; il fait le proces des néo•grammairiens et de leurs lois absolues et montre
la nécessité de joindre 1\ l'étude historique de la phonéLique celle de la sémantique ou de la mulation des sens. M. Regnaud est un vaillant travailleur, qui
0

Publications récentes. - Études sur l'histoire religieuse de la RévoluHon
fran(Jaise, par A. Gazier, mattre de conférences A la Faculté des lettres de
Ps.ris (Paris, Armand Colin, 1887, in-12). - M. Gazier éprouve une grande
admiration pour Grégoire, conventionnel et évéque de Loir--et-Cher. Le livre
qu'il vient de publier est la ráunion de dit!érents mémoires, déj&amp; connus, oU la
politique religieuse de Grégoire est étudiée d'apres des tu.tes originaux du
plus bauL intérét. 11 a pu disposer, en eflet, des six a sept mille documents
réunis par l'évéque révolutionnaire lui-méme en vue d'une histoire ecclésiaslique
de la Révolution franQaise que celui-ci n'a jamais écrite. Dans une premiere
partie, l's.uteur s'attache a rhlstoire du diocese de Loir--et•Cher de i.791 8.1802;
la secoade parlie, qui n'est souvent qu'une généralisation de la premiere, est
consacrée a. la politique religie.ise de la Convention. On ne saurait trop recommander la lecture de ce livre a. ceu.x qui veulent se faire une idée juste de
l'esprit public et des sentiments de la nation fram;aise en matiere religieuse et
ecclésiaslique pendant cetle période troublée.

- Guja,tak Abalish. Relation d'une conférence tMologique présidée par le
calife Mdmoun, texte peblvi, publié pour la premiere foisavec traduction, commenlaire et lexique, par A. Barthélemy (Paris, V:eweg, 1887; in.S de 80 p.).
Voici un livre qui risque moins que le précédent de faire naitre des discussions
passionnées, quoiqu'il s'agisse d'une controverse théologique. Mais le colloque
d'Abalish, apostat du parsisme, avec le grand-prétre des parsis du _Fars, Atar
Farnbag, nous touche de moins pres que la Convention et la constitution civile
du clergé. Le document peblvi, publié et traduit pour la premiere fois par
M. A. Bartbélemy, nous donne le compte rendu de ce colloque, présidé par le
caliíe Mamoun (813 a. 833). Naturellement, le Parsi reste vainqueur. Ce texte
offre un grand intérét comme résumé de la polémique populaire contre le
parsisme.
- Le Reseph-Hou¡ pMnicien ea,pli.qué par M. Clermont-Ganneau. Dans la
précédente livraison (t. XV, p. 251), nous avons reproduit l'assimilation produite
par M. Philippe Berger, devant l' Académie des inscriptions, des Reseph-Amykolos et Reseph-Aloüés, dieux phéniciens de l'ile de Cbypre, á l'Apollon d'Amyclée et l'Apollon d'Hélos. Dans la Revue critique d'histoire et de litlérature du
i6 mai, M. Clermont-Ganneau publie une note dans laquelle il assimile de la
méme fac;on le Reseph-Houc; des premieri::s inscriptions phéniciennes trouvées a
Chypre avec l'Apollon Agyieus ou Apollon de la rue (du quartier), dont le culte
existait a Argos, a. Sparte, a Tégée, a. Mégalopolis. M. Clermont•Ganneau lit
Reseph, Houc; au lieu de Reseph-Hec;, qui est la version ordinaire; cette
mod.ification est légitime, puisqu'il est de regle en pbénicien d'omettre la voyelle

�CBRONIQUE

372

média.le. Les fouilles ~ra:iquées a Chypre et le déchiffrement des inscriptions
chyprtoles app~rt~nt ams1 un nombre croissant de précieux renseignements sur
les rapports rel1g1eux des Grecs et des Phéniciens. Dans la méme livraison de
la Revue c·ritique, M. Clermont-Ganneau propose une nouvelle étymologie de
Pégase (de 'lt'l1yvv¡u
c~ouer) a propos d'un vase de terre cuite trouvé a.Chypre,
r~prés~ntant la décollation de Méduse par Persée, et suggere la possibilité
d exphquer le mythe de Persée par la métbode iconologique. Mais ici nous
&lt;'Dtrons daos le domaine de l'hypothese pure.

=

- ~e mo~de o~culte, hypnotisme transcenda!lt en Orient, par A.-P. Sinnett,
trad~1t de l angla1s _avec approbation de l'auteur par K.-F. Gaboriau (Paris,
C~rre, i887; i vol. m-8 de xxxv et 267 p.). Nos lecteurs connaissent les doctrmes de la nouvelle théasophie qui leur ont été exposées par M. Jules Baissac
(t.
p. 43 ~t i61). Le livre de M. Sinnett n'est qu'un nouvel exposé de ces
doctnnes ~m sont du domaine de la fantaisie. M. JJ-faspero, néanmoins, nous
ren~ attent1fs a ce fait qu"elles eontiennent une part d'idées el de théories tres
anc1e~nes dont on pourrait retrouver des analogies dans la magie orientale et
égyptrenne.
-· La religion en Russie. M. Leroy-Beaulieu a publié, daos la Revue des
Deu~-Mondes_ (~ivr. du 15 avril), un intéressant article intitulé: La religion, le
sentiment religieua; et le mysticisme en Russie, L'auteur montre l'intensité du
s,enli~~nt reli_g'.eux chez les Russes, a tel point qu'on le retrouve jusque daos
l adhes1on rehg1euse des révolutionnaires a leur nihilisme athée. Il en cherche
les causes d~ns ~'hi~toire du peuple russe et dans le climat des pays habités par
ce peuple, e est-a-d1re dans le milieu moral et physique oll il s'est développé
plut~t que dans le caractere ethnique. Le Russe est porté au mysticisme et au
fatahsme. Sa foi chrétienne est restée entachée de croyances pa'íennes pour bien
des causes, dont la plus saillante est que le paganisme slave était encare en voie
de ~ormation qu_an~ le christianisme le supplanta·. L'llme populaire n'S.vait pas
épmsé le pa~amsme. Les anciens génies des eaux et des bois (Vodiany, Rausalkas, Lechu, Domovo'i) ont survécu; les dieux se sont métamorphosés en saints.
Ce qui est étonnant, ce n'est pas qu6 le paganisme se soit chargé d'éléments
pa'íens, mais qu'il n'ait pas completement disparu. Ainsi la sorcellerie a encore
conservé un grand prestige; le paysan fait exorciser son champ apres l'avoir
fait bénir par le prétre, pour étre en regle a la fois avec Dieu et avac Je diable.
Néanmoins l'il.me russe est devenue chrétienne par quelques-uns de ses senliments et par ses aspirations. M. Leroy-Beaulieu termine son arlicle en in~istant
sur les liens étroits qui unissent, en Russie, le sentiment religieux et le sentiment national. - On pourrail seulement lui reprocher d'avoir considéré comme
partic~lie1· S. la Russie, un rapport entre le paganisme et le chrislianisme ~ui s'est
p~od~Il chez taus les peuples oU le christianisme a supplanté le paganisme, et
d avo1r trap ahondé daos le seos des anciens mythologues qui admettaienl un
-dualisme fonda.mental daos l'ancienne religion slave. D'apres M. Léger, l'op•

X:

¡

1

313

1

REVUE DE L HlSTOIRE DES RELtGIONS

position d'un dieu noir et d'un dieu blanc chez les $laves parait étre une inven~
tion moderne.
- La librairie Thorin a mis en souscription les Begistres de Grégoire IX,
recueil des bulles de ce pape, publiés ou analysés d'apres les manuscrits originaux des Archives du Valican, par M. Lucien Auvray, membre de l'École !ran1¡aise de Rame. L'ouvrage complet formera enviran 150 a 160 feuilles, au prix de
soixante centimes la feuille. II paraitra par fascicules de {5 a 20 feuilles.
- Nous avons re¡;u de M. le Dr Bertherand une brochure contenant la traJuction d'un traité d,hygiene de Maimonides : Principes de la sante physique
et morale de l'homme, traduction frarn;aise, par feu M. Carcousse, directeur de
l'École du Talmud-Thora d'Alger (in-8 de m et 51 p.'; Alger, Ruff). Le D• Bertherand fait un grand éloge des prescriplions de la Joi juive pour la santé physique et moralé, mais il ne semble pas s'étre beaucoup préoccupé des résultats
de la critique historique sur la loi dite de Mo'ise. La brochure qu'il a éditée se
lit avec intérét.
- M. E. Amelineau vient de publier dans le Journal asiatique (numéro de
février-mars 1887), _un document capte du xm0 siecle, relatant le Martyre de
Jean de Phanidjóit. L'auteur, Marc 1 évéque de Buhaste et de Bilbais, a compasé un véritable panégyrique, apres avoir fait une enquete, qui dura onze mois.
Jean mourut le 29 avril 1209; son oraison fuuebre fut rédigée vers le commenoement d'avril 1210. M. Amelineau nous a donné le texte capte le plus moderne
qui soit connu. LP- dernier soupir d,une liltérature a son déclin mérite d'étre
recueilli comme une dale daos l'histoire littéraire. A ce litre, ·1a publication
de M. A. est une curiosité du plus haut intérét; et, quand nous ajouterons
qu'elle est précédée d'une introduclion historique aussi sobre que complete,
qu'elle est accompagnée d'une traduction frani;aise, qui parait suivre de tres pres
l'original, nous aurons fait partager a nos le'cteurs notre impression on ne peul
plus favorable. Je m'étonne seulement que M. Amelineau n'ait pas cherché a
identifier le médecin chrétien d'Al-Malik Al-Ka.mil, le sage Épouschecber. C'est
ainsi que le nom est donné par M. A. (p. 151). Or le personnage qui le portait est bien connu. Il n·est autre que AhoO. Scbílkir ibn Abi Soulaimán, ou
plus complete::nent Mouwaffa~ ad-Din AboO. Schakir ibn Abl Soulaim&amp;n D&amp;woud,
que le sultan Al-Malik Al-'Adil avait spécialemenl attaché a la personne de son
fils Al-Malik Al-Ka.mil, et qui aussitót pril de l'ascendant sur le pere et sur le fi!s.
AboU Schíikir mourut en 12i6, deux ans avant l'avenemenl d'Al-Malik Al-Kamil.
Voir, sur AboU SchAkir, lbn Abi Ou~aibi•a, Classes des médecins, éd. A. Müller,
11, p, 123-124; F. Wüstenfeld, Geschirhte de1· Arabischen Aertze und Naturforscher, p. Ht; Dr L. Leclerc, Histoire de la nu!decine arabe, II , p. 223 (Communication de M. H. D.).
Nécrologie. - M. de Biberstein Kazimirski est mort le 22juin 1887. ll était
.i.gé de soixanle-dix-neuf ans. La préface de son dernier livre, consacré a. Menoutscheri, poete persan du. x1e siBcle de notre ere, est datée de ma~ -1.886. Il Y a. un

�374

1

375

REVUE DE L HISTOlRE DES RELTGIONS

CHRONIQUE

mois a peine que m'entretenant d'une publication arabe a l'état de projet, Kazi~
mirski oubliait pour un moment ses douleurs. Sa réputation était faite depuis
longtemps. On connaissait, comme des ouvrages classiques, sa traduction
fram;aise du Coran et son Dictionnaire arabe-fraru;ais. L'auteur avait si bien
organisé le silence autour de la retraite modeste et studieuse oii il ne demandail
qu'A étre oublié, que ses publications récenles ont été comme des surprises pour
le monde savant, comme la résurrection d'un ancétre. Saluons, d'un souvenir
affectueux, cet homme de bien, si obligeant, si désintéressé, si sympathique.

hellene, notamment du renversement de la société et du culte pélasges par la
religion et la civilisation acbéennes. Quant A Apollon, i1 est impossible de le comprendre, si l'on ne voit en lui qu'un habitant primitif de l'Olympe. Il es t da_ns
toutes les circonstances importantes l'agent libre et bénévole de Zeus. L 1 obé1ssance voulue est son tra.it distinctif. ll y a entre Zeus et Jui un rapport qui rappelle celui du dieu Hea et de son fils Merodach da!1s le systeme as_syrien. Ses
fonctions sont nombreuses; il est A la fois le dieu de l'arc I de la sctence, de la
poésie et de la musique, le dieu dijs guérisons, le déíenseur du ciel attaqué et
le dispensateur de la mort. Il n'y a aucun moyen de ramener ces fonction_s
diverses a une méme origine. L'Apollon homérique ne peut étre que le prodmt
de la transformation que le grand poéle a fail subir au dieu d'un culte solaire
achéen antérieur: &lt;( Il y a eu a la connaissance d'Homere, sur terre achéenne,
un culte du dieu soleil. Il était adoré comme une puissance de la nature sous le
nom de Pboebos, peut-élre aussi avec une quantité indéfinie d'attributs ou de
noms provenant d'autres sources. Sous l'influence des Achéens et par l'~rgane
t.lu poete, ce dieu-S oleil se développe de maniere a former la base maténelle_ et
populaire de l'Apollon homérique. Il est soumis aux regle~ de la t~éanthrop~1e ;
orné de titres d'origine matérielle, qui se sont transformes en brillantes et tmposantes métaphores, il prend sa place daos l'Olympe, dont il devient l'~ne
des plus belles figures. )) L'exi stence d'une sorte de Zeus-Apollon ou d1eu
supréme a ltbaque sert d'intermédiaire a. ce~le transf~r~ation.
.
, _
Un legs de lord Clifford. - Lord Chfford, qm v1ent de mourir, a legue
une somme de 80,000 livres, soit deux millions de francs, aux quatre universiiés
d'Écosse a eharge pour elles d'instituer des cours ou des conférences se rapporlant a' la tbéologie naturelle ou plut0t Ala philo~ophie et_ a l'histoir~ d~s religions. Les sujets devront étre abordés da.ns un espnt exclus1v.e ment sc1eritifique.
&lt;&lt; Les conférenciers, dil le testateur, ne pourront étre astremts a aucune profession de foi, ni méme A aucune promesse; ils pourront appartenir a n'importe
quelle religion ou méme n'en avoir aucune. ll suffira qu'on les choisisse parmi
des penseurs capables et respectueux, qui aiment sincerement la vérité et la
recherchent sérieusement; car je suis persuadé que de la libre discussion ne
peut sortir rien que de bon. »
Le noble lord ne parlageait évidement pas les idées de M. Beaussire, sur l'incompatibilité de l'histoire des religions et de l'enseigneroenL dans les Facultés
non confessionnelles. 11 est regrettable que l'histoire des religions et Je véritable
libéralisme ne eomptent pas un nombre plus considérable d'amis aussi généreux
que lord Clifford.

H. D.

ANGLETERRE

Publications récentes. - La Religious Tract Society a publié récemment un volume illustré de M. James Chalmers, sur la Nouvelle-Guinée. La plu s
grande partie de ce Jivre est formée par un récit des explorations de l'auteur et
par I'histoire de la part qu'il a prise, comme interprete, aux négociations pour
amener la reconnaissance du protectorat hritannique. Mais M. Cbalmers a eu Ja
honne idée de joindre a ce récit le résultat de l'enquéte qu'il a faite aupres des
indigénes. ll résume les réponses de ceux-ci a cent quinze questions portan! sur
leurs mmurs et leurs croyances et nous fournit ainsi des renseignements fort
curieux.
- Altalc Hieroglyphs and Hittite inscriptions, par le cap. Conder {Londres,
Bentley). Le volume annoncé a grand fracas par le cap. Conder, comme la
solution de l'énigme des inscriptions hittites, n'a pas ienu ses promesses. L'explication qu'il préconise repose principalement sur [les trois hypothE!ses suiO
vanles : i Il y a une connexion étroite entre les hiéroglyphes hittites et le sylJabaire chypriote ; 2° tous deux dérivenl du méme systeme de signes d'oll provient
aussi l'écrilure ~unéiforme; 3° la grammaire et Je vocabulaire hittites sont de
famille aecadienne. M. A.-H. Sayce, qui a discuté cea découvertes dans l'Academy du 2i mai, avec la compétence que tout le monde se plait a lui reeonnaitre,
résume son opinion de la fa9on suivante : « 11 ne me semble pas que les inscriptions hittites aient encare 1ivré leur secret. Le cap. Conder a avancé l'état
de la guestion, mais rien de plus. ))

M. Gladstone et les dieux d'Homere. - M. Gladslone a décidément
résolu de partager les forces que lui laisse son admirable vieillesse, entre l'émancipation de l'Irlande et les dieux de l'Olympe homérique. Autant il met d'ardeur a transformer en fédération l'ancienne unité britannigue, autant il consacre
de zele ii faire ressortir l'unité individuelle de l'ceuvre homérique. Ta.ndis que la
liVfaison de mai de la Nineteenth Century nous apportait la suite J.e ses études
sur les grands dieux homériques, sous la forme d'une monograpbie sur Apollon,
la Contemporary Review de juin publiait un article de lui sur la grande révolte
des dieux de l'Olympe. A ses yeux eette révolte, narrée dans 1'Iliade, n'est que
la version céleste d'événements religieux qui se pass8rent dans la société

ALLEMAGNE

Publications récentes. - Indogermanische Mythen. JI. Achilleis, par
Elard Hugo Meyer (Berlin, Dümmler, 1887; gr. in-8 de xvn et 7f0 p. Le présent
volume tait suite

a celui que l'auleur a publié

en 1883 sur les Gandharves-Cen-

�376

377

BEVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS

CHRO~IQUE

ta.ures. U s'inspire de la méme méthode et des mémes principes : grouper tous
les vestiges d'un mythe cbez les divers peuples indo-germains, établir la chronolo~ie des textes et monuments qui nous les font conn:1itre, ensuite la chronologie interne ou l'évolution, afin d'en dégager finalement le sens et la valeur
mythologique. Ce second volume est eonsacré a la légende d'Achille. Aussi comprend-il tout d'abord une longue étude de pres de 400 pages sur la question
homérique et spécialement Sur la. composilion de l'lliade. L'auteur, en se fondanl
surtout sur les différences de langage (ionien et éolien), dégage les divers éléments de la légende d' Achille dans l'Iliade. Il y rattache les di verses formes
qu'elle a revélues chez les autres peuples indo-germains, et en donne l'explicaiion mythologique dans l'esprit et avec une ten dance analogues a ceux du célebre
traité de Kuhn 1 sur la Descente du feu ; c'est un drame mythique, inspiré par

sciences naturellcs naissantcs, du renouvellemcnt des idées sociales, de la
mystique allemande et enfin, avec une sollicitude parliculiere, du cordonnier
philosophe allemand Jakob Bohme. Le seco □ d volume est entierement consacré
a la religion et la philosophie en Italie; mais ici la partie proprement religieuse
est assez négligée.
- Kirchengeschichte Deutschlands I. Bis zum Tode des Bonifatius 1 par
A. Hauck. (Leipzig, Hinrichs, 1887, in-4 de vin et 557 p.). Quelque étrange
que cela paraisse, l'Allemagne, cette pépiniere d'historiens ecclésiastiques, ne
possede pas une bonne histoire de l'Eglise allemande depuis les origines jusqu'a
nos jours. L'ceuvre a été entreprise par Rettberg et par Friedrich, a deux
points de vue tout opposés, mais l'un et l'autre onl été arrétés des le commencement de Jeur travail. M. Hauck, professeur a Erlangen, se propase de combler cette la&lt;0une. Il vient de publier le premier volume d'un ouvrage qui doit
en avoir quatre et qui comprendra l'histoire de l'Eglise en Allemagne jusqu'il
la Réformation. Ce volume comprend l'histoire du christianisme daos le pays
rhénan sous la domination romaine, l'histoire de l'Eglise franque, l'action missionnaire des moines irlandais et enfin la vie et l'reuvre de Willihrord et de
Boniface.

l'orage et la foudre.

- Philosophische Hymnen aus de·1· Rig-und Atharva-Veda-Sanhitd verglichen
mit den Philosophemen der relte1'en Upanishads, par M. Lucian Scherman
(Slrasbourg, Trübner, in-8 de v11 et 96 p.). Ce livre, qui est la reproduction
développée d'un mémoire couronné par l'Université de Munich, conlient une
iraduction nouvelle de chaque bymne avec l'indication et la discussion des
traductions antérieures et des passages paralleles et une revue des passages
des Upanishads qui refletent les mémes doctrines. M. Scherman conclut
qu'une méme philosophie se fait jour dans les hymnes et dans les Upanishads
et que les textes oll cette ccncordance se formule de part et d'autre avec le
plus de nelteté doivent appartenir sensiblement a la méme époque. M. Barth,
auquel nous empruntons ce compte rendu, conteste l'exactitude de la seconde
conclusion. 1&lt; Elle esl probablement vraie, dit-il, pour plusieurs de ces
bymnes; elle ne l'est certainemenl pas pour d'aulres, comme cela ressort de
la fa~on dont les Upanishads les citent et, pour ainsi dire, les commentent.
Dans les cas oll la question peut él.re posée utilement, elle releve avant tout de
l'exarnen philologiqne et l'argument général tiré de la conformité de la doctrine
ne saurait avoir qu'une valeur secondaire. Car parmi ces rudiments de doctrine, il en est qui comptent certainement parmi ce que l'lnde nous a transmis
de plus vieux. (Revue critique, i3 juin, p. 478). ·

- Die Philosophische Weltanschauung der Reformationszeit in ihren
Beziehungen zur Gegenwart, par ilf. 1Jfor. Garriere, 2 éd., 2 vol. de x1-4t9 et
vn, 3i9 p. (Leipzig, Brockhaus). La seconde édit:on d'un ouvrage qui a Vli le
jour sous sa forme premiere il y a quarante ans, peut passer pour une ceuvre
nouvelle. L'reuvre de jeunesse de M. Carriere est d'ailleurs assez remarquable
pour que l'on appelle sur elle l'atlention de tous ceux qui s'intéressent a l'histoire de la réformation vue de haut, daos l'ensemble complexede ses antécédents
religieux et des influences exercées par la Renaissance. Le premier volume est
consacré a ceux qui ont renouvelé avant la Réforme la conception du monde
el de la société; il traite de la renaissance de la philosophie grecque, des

-

Die Apokl'yphen Apostelgeschichten und Apostellegenden. Ein Beitrag

zur altchristlichen Literaturgeschichte. II, f. (Brunswick, Schwelschke 1 1887,
in~8 de 11 et 472 p.). La premiere partie du second volume clót la publication
de ce magnifique monument d'érudition et de travail; la seconde partie avait
déjá paru en 188, (cfr. t. IX de cette Revue, p. 398). Le présent volume contient les Actes de Pierre et de Paul et les Acles de Paul et de Tbécla, L'auteur
étudie d'abord les plus anciennes traditions sur les apotres Pierre et Paul;
ensuite, i1 se livre a une discussion critique sur les divers Acles des deux
grands apótres que l'antiquité chrétienne nous a laissés, d'abord ce qui reste
des documents gnostiques connus· sous le nom de m:pfol!loi Ilé-rpou xcü ILx1JAo~,
y compris les témoignages des Peres depuis le milieu du 1vc siecle, en second
lieu les Actes catholiques de Pierre et de Paul, enfin quelques compilations et
des légendes locales de date plus tardive. Les relations des différents texles
sont étudiées avec le plus grand soin. M. Lipsius cherche a établir que les
Actes catholiques, qui sous la forme oll nous les possédons ne sont certaine•
ment pas antérieurs au milieu du ve siecle, supposent l'existence antérieure nonseulement de la tradition gnostique, mais encare d'une tradilion catholique,
laquelle aurait pris corps dans un écrit du ne siecle, dans une histoire qu'il
croit pouvoir identifier avec les Actes de Paul cités par Origene. Ce document
primitif, l'auteur s'efforce de le reconslituer en éliminant des Actes catholiques postérieurs tout ce qui provient d'interpolations empruntées aux documents gnostiques, et tout ce qui trahit une origine plus tardive, Ce document
primitif a dll étre compasé a une époque oll le christianisme judaisant est
encore en confl.it avec le christianisme émancipé du judai'sme; il a pour but de
25

�378

1

379

REVUE DE L HISTOlRE DES BELlGIONS

CHRONIQUE

}Ccritimer i'ceuvre de Paul. Mais on peut encare y reconnaiLre la vieille
tr:dition ébionite qui, bien loin d'admettre la collaboration des deux apótres
représente Paul sous les traits de Simon le Magicien et Pierre luttant conlre

geres. Son ouvrage forme un utile complément a la cé!Cbre I-listoire de l'A llemagne pendant la R.e(ormation, de Ranke.
- Utkundenfunde zur Geschichte des christlichen Altertums, par G. V. Lechler.

lui.
L'érudition déployée par M. Lipsius dans ce travail est prodigieuse; mais
l'énoncé méme des résultats auxquels il aboutit montre cambien ils reposent

(Leipzig', Edelmann, 1886, gr. in-8 de 80 p.). Sous ce litre, M. Lechler a publié
un aper'lu des anciens documents relatifs a l'histoire de l'Eglise pendant les
six premiers siecles, qui ont été découverts depuis 1835. Ce sont les suivanls :
le texte complet des homélies clémentines, la biographie d'Ulphi\as par
Auxence de Dorostoros, l'écrit d'Hippolyte contre les Hérésies, le texte syriaque
de trois lettres d'lgnace, une apologie attribuée a Méliton, le Dialogue syriaque
de Bardesane sur les lois des contrées (publié par Cureton}, des épitres pascales d'Athanase, les fragments de l'histoire ecclésiastique de Jean d'Ephese
(publiés par Cureton et par Land), les textes complets de l'épitre de Barnnbas,
du Pasteur d'Hermas, des épitres de Clément romain , la Didaché des d0uze
apotres, le commentaire syriaque d'Ephrem sur le Diatessm·on de Tatien, les
traductions syriaque et arménienne de l'Histoire ecclésiastique d'Eusebe. L'auteur devrait y ajouter maintenant les homélies de Priscillien retrouvées a
Wurzbourg par le Dr Schepps et peut-étre aussi le nouveau fragment
, d'évangile que M. Bickell croit reconnaitre dans l'un des textes des papyrus de
l'archiduc Rénier. D'ailleurs la liste de M. Lecbler, méme pour le passé, n'est
pas complete. Il y manque, par exemple, le Carmen apologeticum de Commodien, et en général ce qui vient de source copte et arménienne.
- La Zeitschrift fur Volkerpsychologie und Sprachwissenschaft. Dans la
deuxieme livraison de cette année, cette excellente revue contient un article
tres sensé de M. Steinthal sur la méthode des Grimm et des Kuhn pour
l'explication dés légendes, cantes et traditions populaires et sur l'opposition
que lui témoignent des hommes tels que Benfey, Mannhardt et Mü!lenhof.
L'auteur montre que Mannhardt a mainlenu le point de vue de Grimm, au lieu
de le renverser comme il se l'imaginait. 11 recueille, en effet, des superstitions
et des coutumes populaires de tout pays pour reconstituer une conception primitive des choses toute mythologique. Benfey, de son cOté, ramene la plupart
des cantes et légendes a un élémenl primitif religieux. Son torl est de leur
donner toujours et a tout prix une origine bouddhiste et de refuser aux autres
peuples de l'Europe ou de l' Asie t,tne imaginalion créatrice dont il réserve le
monopole aux bouddhistes.
La méme livraison contient une appréciation justement élogieuse des derniers travaux de M. Gaidoz sur le dieu gaulois du soleil et le symbolisme de
la roue, ainsi que sur saint Hubert, et un article du or Franz Krejtchi, sur la
signiflcation primitive des fü,r:1µ.over; grecs. Voici la conclusion de ce travail :
« Notre opinion est que les ócilµ.o'ltr; furent, a !'origine, les esprits qui naquirent
de la déification des ancétres, et que l'on peut déduire cette significatioc. des
plus anciennes conceptions religieuses, de l'étymologie du mot et des modifications de sens qu'il a subies dans la littérature. &gt;) Rattachant le nom a la racine

sur une base délicate. Aussi la discussion ne laisse-t-elle pas de se produire
autour de son ceuvre des le début, d'autant plus que les passions ecclésiastiqu ~s sont particulierement irritables lorsqu'il s'agit des traditions relative:;
au séjour de Pierre a Rome et a ses rapports avec Paul. Ainsi M. l'abbé
Duchesne, dont la haute cornpétence en ces queslions est universellement
reconnue, se refuse a admettre qu'ii y ait eu avanl le 1v 0 siecle plus d"une
légende sur l'apostolat romain de Pierre et de Paul. Jl ~st convaincu que c'~st
la lérrende gnostique qui a inspiré la légende cathohque. « Les Romams
o
.
•
orthodoxes, dit-il dans le Bulletin Critique du fer ma1, ont commence par
etre convaincus que Simon avait eu affaire a Rome avec les apótres, et cette
conviction a son origine dans l'idée accréditée par saint Justin, saint lréoée et
Tertu!lien, que Simon éta.it venu a Rome du temps de l'empereur Claude. Ces
auteur~, ¡¡ est vrai, se gardent bien de le mettre en conflit avec les apótres.
Mais comment imaginer que les apótres, se trouvant a Rome vers le méme
temps (1) n'aient pas eu a lulter contre lui? Cette idée trouva une expressi~n
Iégendaire des le début du me siecle, dans les Actes de Paul. 11 est a cr01re
que les Romains n'accepterer,t pas ce conte avec beaucoup d'empressement et
qu'ils se contenterent de penser que Simon avait dU avoir sa place parmi les
adversaires des apótres a l'origine de leur église. Plus tard, vers le temps de
Dioclétien ou méme de Constantin, on leur présenta la légende simonienne
sous une autre forme, mieux calculée pour ne pas offusquer leur orthodoxie et
pour cadrer avec leurs traditions (p. 1:1.6). n ·
Le grand inconnu en tout ceci, c'est Simon le Magicien. D"oll vienl ce personnage? Quel est son rapport avec l'apütre Paul? Comment est-il devenu•
radversaire non seulement de Pierre, mais aussi de Paul? Voila le point oll la
lumiere n'est pas encore faite.

_ Der Reichstag zu Speier 1526 im Zusammenhang der politischen und
kirchlichen Entwicklung Deutschlands im Re(ormationszeitaltei·, par Walther
Friedensbury. (Berlin, t887, Gmrtner). Ce volume de pres de 600 pages forme
la cinqui~me livraison de la collection des enquetes historiques éditées par
M. Jastrow. C'est une étude approfondie des circonstances politiqueS et des
conditions religieuses qui nmenerent la réunion de la diete de Spire, ainsi
qu'une analyse détaillée des débats qui aboutirent a la célebre décision, en
vertu de laquelle chaque état de l'empire était autorisé a régler les questions
religieuses sous sa propre responsabilité envers Dieu et envers l'empereur.
L'auteur a dépouillé les archives de plus de vingt cités allemandes ou étran-

�380

1

l\l~VUE DE L IIISTOIRE DES RELIGIONS

briller &gt;i), il lui donne le seas de (( les
illusLres. » L'on fera bien de comparar ces affirmations avec celles que notre
collaborateur, M. Hild, a développées daos son récent article sur les Daimones,
dans le Dictionnaire des Antiquilés de MM. Daremberg et Saglio.
div-diu~=laivas (exprimant l'idée de

CBRONIQUE

1c

HOLLANDE

Les dieux Ea, Maruduk et Nabu, d'apr8s M. Tiele. - L'année derniere, a pareille époque, M. Tiele avait publié, en tirage a part, un extrait des
Mémoires de l'Acaddmie des Sciences de Hollande, dans Iequel il distinguaít
deux_ sanctuaircs portant le méme nom, E-zida, l'un a Borsippa, oú. il était
l'édifice central, l'autre A Babylone, olJ. il ne formait qu'une aonexe du grand
temple consacré a Maruduk. Cette année, notre savant collaborateur a complélé sa communication par de nouveaux détails, déduits d'une inscriplion
cunéiforme encore inédite, mais partiellement étudiée par M. le Or Lebmann
dans son mémoire : De inscriptionibus cuneatis quéE pertinent ad Samas-sumukin regis BabyloniéE regni initia (Munich, F. Straub). 11 résulte de cetta inscription, que la statue d'Asurbanipal, qui la porte, était placée dans le sanctuaire du dieu ta, et que ce sanctuaire faisait partie du grand temple de
Maruduk, A Babylone. Ce temple était done flanqué de divers sanctuaires, consacrés A d'autres dieux. Mais il est fort curieux que la place d'honneur y fut
réservée a Maruduk 1 c'est-A-dire au fils d'J;;a. l\f. Tiele trouve i'explicalion de
ce fait, d'une part, dans !'origine étrangere de cette famille divine, provenant
des tribus maritimes d'Eridu, d'autre part dans la tendance inhérente a tout
polythéisme a négliger les dieux suprémes et invisibles en faveur de leurs fils
ou de leurs manifestalions visibles. Tout en reconnaissant la suprématie dea
premiers, on adore, en pratique, les seconds. Il est nécessaire, cependant, que
le dieu-fils soit en rapport intime avec le dieu-pere, qu'il en soit comme la
manifestation concrete. Tel esl le cas de ~a et Maruduk, comme le monLre
M. Tiele apres avoir fait una étude approfondie de la nature du dieu &amp;.. C'est
un dieu du feu, du feu cosmique, pnr conséquent un dieu créateur, un grand
constructeur, comme les Chnum et Ptah égyptiens, ou le Tvashtr védique. II
est, ainsi, un dieu de la civilisation et de la science. Maruduk, le dieu de la
lumiere et du feu visibles, est la manifeslation extérieure de la puissance cachée
du feu personnifiée en .Ba. l1 devient ainsi le médiateur entre Ea et les hommes.
Et de médiateur, il passe au premier rang. Mais si le nom du dieu supréme
avait changé, la portée et la signification du culte rendu a l'un comme a
l'autre, sont restés les mémes.
En parlant des récentes publications de M. Tiele, nous ne saurions manquer
de signaler l'article qu'il a écrit sur les ouvrages de MM. Maurice Vernes 1::;t
Goblet d'Alviella dans le Theologisch Tydschrift (livr, de mai !887). M. Tiele

38i

approuve compl6lement les observations que nous avons présentfes au sujet
de la méthode préconisée par M. Vernea.
Le sacriflce de la chevelure. - M. G. A. \Vilken a continué, dans la
Reuue coloniale internationale, le mémoire sur le sacri6ce de la chevelure,
dont nous avons annoncé déjA la premiere partie (t. XV, p. i22) : Ueber das
Haaropfer und einige andere Trauergebrduche bei den VOlkern Indonesiens
(tirage a part, chez J. H. de Bussy, a Amsterdam, gr. in-8, de vr el 7i p.).
L'auteur a accumulé dans celte étude une quantité prodigieuse d'P.xemples du
sacrifice, total ou partiel, de la chevelure, soit chez les peuples de race malaise,
soit chez d'autres peuples de l'antiquité ou du monde non civilisé. Nous y
trouvons le sacrifica de Ja cbevelure pour apaisar les mil.nas des ancétres, se
rattacbant aux pratiques générales du deuil et du jeQne; plusieurs· de ces pratiques proviennent justement de l'ancien sacrifice de la chevelure. M. Wilken
montre que l'origine de ce sacrifice esl la substitulion d'une partie de la personne A la personne entifre, daos la consécration A la divinité ou aux mO.nes.
Les cheveux de la téte sont particulierement propres A remplacer la téle elleméme. On rencontre également de nombreux exemples de sacrifife de la cbeve!ure pour le salul d'un tiers, pour le succes d'une entreprise, pour la prospérité de I'enfant ou le bonbeur en ménage, voire méme comme équivalent du
sacriíice de la virginité aux déesses génératrices dans certaines religions
anciennes. Enfin, le rasement des cheveux peul étre le symbole d'une condition inférieure ou de la soumission ; mais ici encare, c'est l'idée primitive de
consécralion de la personne entiére, qui se traduit par le sacrifice d'une partie
d'elle-méme, la chevelure. En appendice, M. Wilken a réuni plusieurs renseignements sur l'emploi des cheveux comme instrument~ magiq_u~s. L'abonda_nce
des faits réunis et classés par lui, font de son trava1l un prec1eux apport a la
connaissance de l'état re!igieux de l'humanité non civilisée.
SUISSE

une nouvelle édition de la Noble Lepon. - Notre collaborateur,
M. Edouard Montet, professeur A l'Université de Geneve, se propase de publier
une édition critique de la Noble Le9on, le célebre poeme qui peut passer pour
l'reuvre la plus achevée et la plus originale des anciens Vaudois. CettP. publication comprendra une étude philologique sur les variations du dialecte vaudois depuis ses origines jusqu'A nos jours, une étude historique sur la Noble
Le~o~, le texte original d'apres le manuscrit de Cambridge et les variante~des
manuscrils de Geneve et de Dnblin, la traduction frall(;aise du poeme et deux
traductions en vaudois moderne, enfin une notice sur le nouveau manuscrit de
Dijon. - L'ouvrage sera publié par souscription, au prix de dix francs l'exemplaire. On souscrit chez M. Alontet, professeur a l'Universilé, Villa-les-Grottes,
Geneve, Suisse.

�382

HEVCE DE L'msTOIRE DES RELIGIONS

CHROXTQUI-:

atteindre leur but, les membres du conseil direcleur font appel
du public.

GRECE
La chaire de mythologie comparée, établie

confiée

a M.

a l'Université

383

a la générosité

d'Athenes, a été

N. G. Polilis.

INDE

AMÉRIQUE

Recentes publications de M. Philip Schalf, - M. Philip Schaff, professeur au Séminaire de l'Union théologique a New-York, déploie une activité
naiment américaine pour répandre dans son pays les prineipaux résultats de
In théologie historique allemande et de l'histoire religieuse, teIIe qu'elle est
pratiquée en Europe. II a résumé en quelques volumes tres pratiques le trésor
de connaissances, épars dans les dix-huit gros volumes de la Realencyclopitdie
fiir protestantisclte Theologie de llerzog et Plitt. Pour le grand public, le
résumé américain esl supérieur a !'original allemand et, méme pour les hommes
du métier, l'encyclopédie américaine est commode lorsqu'il s'agit simplement
de retrouver une date ou un nom qui leur échappe au moment cU ils en ont
besoin. C'est M. Schaff qui a publié, en seconde édition déjél, le volume Je
plus complet sur la Didacht! des douze apOlres, le document publié pour la premiere fois en i.1383 par Mgr Bryennios. Le voici ma.intenant qui entreprend la
publication d'une collection des Peres de l'Eglise, antérieurs et postérieurs au
Concile de Nicée (A sekct Mrary o( the Nicene and post Nicene Father, of
the christian chm·ch. Buffalo, Christian Literature C0 ). 11 réédite, avec les
corrections nécessaires, les vingl-six volumes de la Anti-Nicene Christian
Library, et publie le premier des vingt-cinq volumes qui vont suivre, les Confessions et les Lettres de saint Augustin. - Voila vraiment de la vulgarisation
scienti6que a la vapeur. Ce qui est plus remarquable, c'est que ces produits,
rapidement confectionnés 1 sont, sinon tres originaux, du moins tres bien choisis et constitués.
- Nous avons rec;u de M. \V. F. Warren, un discours d'un souffle tres
élevé, prononcé a Boston University devant les nouveaux gradués de la &lt;lite
université a la fin de l'année scolaire derniére. Le litre de cet opuscule est :
T/,e Quest of the perfect Religion,

SYRIE

École d'archéologie biblique. - Le conseil direcleur du Collége
syriaque protestant de Beyrouth, a décidé de fonder daos cette ville, 8. cOté de
l'institution déjil existante, une École d'archéologie bihlique, qui sera, pour les
études bibliques, ce que les Écoles d'Athenes et de Rome sont pour les jeunes
gens qui se vouent a l'étude de l'antiquité classique. Les études y porteront a.
la íois sur la pbilologie et sur l'archéologie orientales, spécialement sur Jes
langues arahe, syrlaque et hébralque. I1 y aura des répéfüeurs indigénes. Pour

Pour solenniser le jubilé de In reine Victoria, impératrice des Indes, une
dame hindoue une veuve de Cossimbazar, district de Murshidaba.d, vient de
fonder en cet ~ndroit un établissement pour l'étude des Védas et autres livres
s acrés hindous. Elle consacrera a l'entretien des éleves un peu plus de 4,000 fr.
paran.

�DÉPOUILLEME~T DES PÉRIODIQUES ET DES SOCIÉTÉS SAVANTES

DÉPOUILLEMENT DES- PÉRIODIQUES
ET DES TRAVAUX DES SOCIÉTÉS SA VANTES'

I. Académie des Inscriptioos et Belles-Lettres. - S~ance du
28 avril / 887. M. Le Blant décrit un vase peint trouvé a Civiti-Castellana, sur
lequel on voit les figures de Jupiler, de Ganym8de, de Minerve et de l'Amour,
avec les mots GANUMEDE ..... SPATER, CUPICO, MENERVA. -M. J. Halévy
cherche .i déterminer la langue parlée par les Hittites ou Hétéens en se fondant,
non sur les inscriptions encare indéchiffrables, mriis sur l'analyse des noms
d'hommes et de lieux de la région habitée par eux et que l'on trouve daos les
inscriptions assyriennes. Contrairement a l'opinion générale, il croit que c'était
une langue sémitique intermédiaire entre le phénicien et l'assyro-babylonien.
M. Oppert fait des réserves sur la méthode du préopinant. L'existence de noms
sémitiques daos une région n'autorise pas la conclusion que la langue parlée
daos cette région, et particulierement celle de certaines inscriptions, soit sémitique. - M. Schwab communique le texte Qe l'épitaphe d'un sieur Pigis, trouvée
a Guen-iUe, pres Mantes (Seine-et-Oise) . Le défunt, de son vivant député aux

Étals-Généraux d'Orléans et de Blois (t le 20 avril f587), est loué pour sa
piJlé. Les emblémes gravés au.. dessus de l'inscription sont obscurs: une flamme
et des rayons, surrnontés d'une étoile et d'un croissant; au-dessous un puits.
Ces emblérnes se rapportenl-ils a la religion catholique ou protestante?
Stance du 6 mai. M. Oppert signale de nouveaux contrats babyloniens oU
sont mentionnés des Juifs. 11 s'agi t le plus souvent d'esclaves. Voici l'un des
documents traduits: &lt;&lt; Yukubu, esclave de Nabu-Kin-Zir, fils de Marduk-ZirIbni, de la tribu de Yuballitzu-Marduk, a été vendu pour f mine 5 drachmes
prix intégral, a Nabu-Akhé-Iddin, fils de Sula, de la tribu d'Egibii. II sera:
d'apres un contrat fait par Nabu-Akhé-lddin, attaché a Balatsu, fils d'Ai~ de Ja
1) Nous nous bornons ii. signaler les arlicles ou ies communications qui conc~rnent l'histoire des religions.

385

tribu de Bel-Ederu, en qualilé d'esclave de guerre ..... &gt;) Suivent les noms des
trois témoins, la signo.ture du notafre et la date (30 Elul 1 de la cinquieme année
de Nabonid, roi de Babylona). Yukub (Jacob) est venu a Babylone encore
jeune¡ vendu, trente-sept ans plus tard, a Nabu-Akhé-Iddin, il est réclamé par
un tiers qui l'avait probablement acquis par droit de guerre. Unautre document
nous fait connaitre le norn d'un Juif, ldihi-El, qui a lué un esclava appartenanl
¡\ Sargina; il est condamné a páyer a ce dernier cinq drachmes d'argent pour
dommages-intéréts (enviran i20 francs ). - M. Pavet de Courteille lit la préface
de la traduction riu Tezklreh, qu'il va publier, d'apres le texte d'un manuscrit
ou·igour de la Bibliothéque nationa!e. L'original persan, de Ferid-Eddin-Attar,
est un ouvrage d'édiflcation du xn 8 siecle, qui contient les vies de soixante-douze
docteurs musulmans remarquables par la pureté de leur doctrine et la sainteté
exceptionnelle de leur conduite. Cet ouvrage a été traduit fort librement, au
xvº si8cle, en turc de l'Asie centrale. M. Pavel de Courteille, a. son tour, tro.duil
le texte turc en l'abrégeant et en le simplifiant. L'intérét de cette publication
esl double : elle fait connaitre un idiome beaucoup trop négligé et nous initie
aux idées des musulmans sur la sainteté parfaite. La patience, . la charité,
l'amour de Dieu, les macérations, les rigueurs de l'abstinence, la conternplation,
le renoncement a soi-méme y sont longuement glorifiés. M. Pavet de Courteille
a puisé de no~breux renseignements complémentaires dans l'ouvrage inédit de
Mir- Ali-Chir-Neva'i, en turc djagata'i.
Séance du .20 mai. M. Renan dépose sur le bureau le quatri8me et deroier
fascicule du premier tome du Co1'pus Inscriptionum semiticarum et rend hommage au zele et A la science de M. Philippe Berger, son collaborateur, ql!i a
accompli la plus grande partie de la tache actuellernent achevée. La partie relative aux inscriptions araméennes est confiée a M. de Vague, et celle qui comprend les inscriptions himyaritiques a M. Joseph Derenbourg.
Séance du 2,7 mai. M. Oppert revient sur les documents babyloniens oU sont
rnentionnés des Juifs. Celte fois, il s'agit d'un jugementrendu contre un esclave
juif du nom de Barachiel, appartenant a une dame GágA, donné et vendu plusieurs fois, et qui revendique sa qualité d'homme libre, parce que dans la
famille d'un ancien maitre il a opéré la jonction des mains des époux dans une
cérémonie nuptiale. Cette prétention est reconnue mensongere. Voici l'intéressant jugement prononcé contre luí : (( Barachiel est un esclave rachetable par
de l'argent, de Gaga, filie de .,.... , qu'e\Ie a acquis, P.n l'an 35 de Nabuchodonosor, roí de Babylone, d'Akhinuri, fils de Nabu-Sardin-Akh, pour un tiers de
mine et sept drachmes d'argent. Dernierement, il a intenté une action, disant:
« Je suis de Nabu-Akhe-Iddin, de la tribu d'Egibi. Je suis un esclave. Allez
tt maintenant et, pour mon salut, rendez votre arrét. &gt;) Les grands et les juges
ont entendu les témoins dans celle affaire et ont réintégré Barachiel dans son
état d'esclave, jugeant ainsi sur }a déposilion de Samas-Nudamiq, fils de NabuNo.din-Akh, el de Oudarin, filie d'Akhinuri, les vendeurs de l'esclave. - Dans

�386

1

DÉPOUlLLE:\IE:NT DES PÉRIODIQUES

cette meme séance, M. Barbiet de lfoynard a présenté les deux ouvrages suivants : Gujastak Abalish, relation d'une conférence théologique présidée par
le ca\ife Mamoun, texte pehlvi, publié pour la premiere fois, ave~ traduction,
commentaire et lexique par A. Barthélemy et Les inscriptions babyloniennes
du Wadi-Brissa, par M. H. Pognon. Ces deux ouvrages forment les fascicules
69 el 71 de la Bibliotheque de l'Ecole des Hautes-Eludes.
Séance du 3 juin. MM. G. Perrot et Renan annoncent la découverte a Salda
(anc. Sidon), de plusieurs sarcophages de marbre noir, de méme forme que
celui d'Eshmounazar, et couverts d'inscriptions hiéroglypbiques et de caracteres
phéniciens. - M. Joseph Halévy continue son étude sur les noms propres hittites clans les textes assyriens. Plusieurs noms de l:eu et la plupart des noms
de rois sont des noms de divinités facilement reconnaissa bles. Ainsi, le nom de
la citadelle Hat-Gar-Rhubani signifie : le dieu Hat est notre citadelle de salut.
Lubarna, Hita-Sar, Gir-Paruda (noms de rois) signifient : le dieu Il est notre
forteresse, le dieu Hat est roi; hóte du dieu Parada. Dans la Mésopotamie supérieure, l'influence de la langue et de la domination assyriennes sont plus sensibles, mais le fond n'en demeure pas moins phénicien. M. Oppert proteste a
nouveau contre la méthode de. M. Halévy et conteste ses résultats. - M. Hau1·éau lit une étude sur le manuscrit latin 2592 de la Bibliotheque nationale,
contenant le récit des visions d'un religieux inconnu de la fin du xm 0 et du
commencement du x1v 0 siecle, originaire de Salan, en Provence. La peur de
l'Antéchrist et l'indignation causée par la corruption de la société et de l'Église
sont les sentiments dominants de ce religieux. Quoique Ja papauté lui paraisse
également corrompue, c'est d'elle qu'il attend le salut. Son récit contient de
longs discours qui lui sont adressés par Dieu.
Séance du 10 juin. M. Héron de Villefosse décrit une figurine en terre cuite
blanche représentant une déesse de la génération, trouvée a Caudebec-les'.'.Elbeuf.

Cetle statuette porte une inscription gauloise : REXTUGENOS SULIAS AVVOT.
En rapprochant cette inscription de quelques autres déja. connues, M. Héron de
Villefosse cherche a montrer que le dernier de ces trois mots doit étre assimilé
au _latin fecit. - Dans la meme séance, l'Académie adécerné le premier prix du
concours Gobert a M, le baron Alphonse de Ruble, pour ses deux ouvrages sur
le Ma1'iage de Jeanne d'Alb1'et et sur Antaine de Bourbon et Jeanne d'Alb1·et.
- Pa,.rrni les ouvrages présentés, il faut signaler un important travail d'archéologie préhistorique et de folk-lore : E. Vedel. Bornholms Oldtidsminder ug

Oldsager.
Séance du 17 juin. M. Edmond Le Blant étudie, d'apres les écrivains antiq 1es
1'idée que se faisaient les chrétiens de l'antiquité sur le diable. Eux-méxes
passaient, aux yeux des pa"iens, pour étre des magi.::iens ayant hérité de la pu1ssance du Christ. Plusieurs persécutions locales n'eurent point d'autre cause que
cette superstition de la foule pai"enne. A leur tour, les chrétiens voy~ient partout
l'intervention du mauvais esprit acharné apres epx pour les tromper el les

ET .DES TDAVAUX DES SOCIÉTÉS SAVANTES

387

détourner de la bonne voie. Ce furent surtout les ascetes qui vécurent en proie
Le tentateur prenait d'ailleurs toutes les formes
pour séduire ses ennemis. Ce n'est qu'au mayen §.ge que l'imaginationpopulaire
se \e représenta sous la forme d'un homme noir 8. queue de singe, iL téte et pieds
de bouc.
Séance du 24 jui-n. M. Renan communique a ses collégues les photograpbies
et les estampages du sarcophage découvert a Salda par Hamelid-Bey (voir séance
du 3 juin). Voici la traduction littérale de l'inscription phénicienne: &lt;&lt; Moi, Tabnit,
pretre d'Ashtoret, roi des Sidoniens, fils d'Eshmounazar, c'est moi qui suis
couché dans ce sarcophage. Qui que tu sois, O homme, qui découvriras cettc
arche, n'ouvre pas roa chambre sépulcrale et ne me trouble pas, caril n'y a pas
ici d'argent ni d'or; il n'y a pas de trésor caché. Je suis couché dans ce sarcopbage; je t'en supplie, ne l'ouvre pas, ne viens pas me troubler1 car c'est ~ne
abomination devant Ashtoret de faire cela. Si tu ouvres ce sarcophage, s1 tu
viens me troubler, qu'il n'y ait pas pour toi de prospérité parmi les vivants ni de
lit parmi les morts. &gt;l Les hiéroglyphes qui couvrent le sarcopbage seront lus
plus tard par M. Maspero. Le roi donl i1 s'agit est le pere de l'Eshmoynazar dont
nous avons déjfi. retrouvé le sarcophage. Nous connaissons done la. succession
des trois princ~s : Eshmounazar ¡er, Tabnit.et Eshmounazar H. La découverte
d'Hamelid-Bey confirme l'hypothese de M. Clermont-Ganneau, qui soutenait que
le sarcophage d'Esbmounazar date, non de la domination perse, mais de l'époque

a celte perpétuelle obsession.

des Ptolémées.
Voici les travaux touchant iL l'histoire religieuse que l'Académie a récompensés par des prix ou des médailles. Le prix de La Grange a été décerné a
M. Le Verdier, pour la publication d'un texte de mystere du moyen a.ge. Les
arrérao-es
des trois dernieres années du prix Fould (non décerné) ont été
paro
.
tagés entre M. de Sarzec (Fouilles en Chaldée) el M. Dieulafoy (Fou11les en
Susiane). Le prix Bordin (Noms de saints en langue d"oc et en langue d'oH) n'a
pas été décerné. Une récompense de 2,000 francs est accordée a M. Thoma~,
charoé de cours a la Faculté des lettres de Toulouse. Dans le concours des antiº nationales, la sixieme médaille est accordée a M. Maurice Faucon, pour
quités
son livre sur la Libmirie des papes a Avignon.

JI. Revue critique d'histoire et de littérature. - 48 avril:
E. Vischer. Die Olfenbarung Johannis. (Compte rendu par M. A. Sabatier;
L'Apocalypse du Nouveau Testament est-elle l'édition chrétienne d'une apocalypse juive? Résumé de l'hypothese de M. V. La question reste ouverte.)
25 avril: G-. Le Bon. Les civilisations de l'Inde. (Compte rendu par M. Barth;
appréciation critique détaillée et bonne a consulter.)
2 mai: E. Budge. The
Book of the bee. (Compte rendu par M. Bubens Duval; bonne édition d'un
recueil de légendes gretfées sur les récits de l'Ancien et du Nouveau Testarnent,
écrit par Saloman, métropolitain de Barsa, au xm 0 siécle.. ) - E. Mérimée. De
antiquis aquarum religionibus in Gallia meridionali ac prresertim in Pyrenreis

=

=

�388

389

DÉPOUlLLElIEN'T DES PÉRIODIQUES

ET DES TRAVAUX DES SOCIÉTÉS SAVANTES

montibus. (Compte rendu par M. P.-A. L.; tentative intéressante, mais mcom~lete.) == 1_6 mai: Cler_mont-Ganneau. Notes d'archéologie orientale. (lnscript1on funéra~r~ de Qalomé ¡ Pégase et pégnumi; Apollon Agyieus et Je ResephHoug phémc,en.) == 23 mai: L. Oberziner. 11 Culto del Sole presso gli anticbi
Orientali. (Compte rendu par M. Maspero; bon résumé des doctrines de
l'école égyptologique, par quelqu'un qui n'esl pas égyptologue.) == 13 juin :
Notes d'archéologie orientale. Trois noms gréco-phéniciens (Apsasomos, Mnaséas, Apses). == 20 juin: A. Barthélemy. GujastakAbalish, (Comple rentlupar
M. James Darmesteter; voir notre chronique.) - K. Penka. Die Herkunftder
Aryer. (Compte rendu par M. Saloman Reinach; discussion de l'hypothese trés
füvorablement accueillie en Allemagne de !'origine européenne des Aryens, dont
la Norv8ge aurait été le premier centre de rayonnement; M. R. fait tres bien
ressortir tout ce qu'il y a d'affirmations hasardées et d'exagérations dans le
travail de M. P.) - A. Regnier. De la Iatinité des sermons de. saint Augustin.
(Compte rendu de M. P.-A. Le:jay; oouvre prémalurée, vu l'absence d'un texte
critique des sermons.)
III. Journal asiatique. - F&amp;vrier-mars : E. A'ffl.(!lineau. Un document
copte du xme siécle. Martyre de Jean de Phanidj0it. - A. Bergaigne. Nouvelles
recberches sur l'histoire de 1a samhita. du Rig-Veda. (Avec un index des bymnes
et fragments suspects; voir le principe de ces recherches dans l'une de nos précédentes chroniques, t. XIV, p. 372.)
IV. Journal dea savants. - Mars: E. Renan. L'inscription de Mésa. _
R. Dareste. Coutume contemporaine et loi primitive(voir lenº de mai). Am·il:
G. Pe?'rot. Les statues de Diane a Délos.
Mai : Bartlu!lemy Saint-Hilafre.
L'Inde contemporaine. - B. Haurdau. Le registre de Benoit XI.
V. Revue archéologique. - Mars-avril: Germain Bapst. Tombeau et
chilsse de saint Germa.in, tombeau de sainte Colombe, tombeau de saint Sévérin.
·- Baron Ludovic de Vau:v. Découvertes récentes a Jérusalem. État actuel des
f~uilles sur l'emplacement de la piscine de Béthesda. - Néroutsos-Bey. Inscript1ons grecques et latines recueillies dans la villa d'Alexandrie et aux environs.
VI. Bulletin critique. - ,ter mai: L. Duchesne. Compte rendu critique
de « R.-P. Lipsius. Die apokryphen Apostelgeschichlen und Apostellegenden.,
(Il.1).

IX. Revue des traditions populaires. -Avril: A. Gittée. Le lolk-lore
en Flandro (fin). == blai: P. Sébillot. Superstitions de civilisés. - Víctor Brnnet. Facéties normandes. Cantes de Villedieu. - Clément Janin. La médecine
populaire en Bourgogne.
X. Revue internationale de renseignement. - 45 av1·il: Emite
Beaussire. Quelques réflexions sur l'enseignemenl historique des religions.
XI. Bibliotheque de l'École des Charles. - XLVlI. 6: Molinier.
lnventaire du trésor du Saint-Siege sous Boniíace VJII (1295; suite). ==
XLVIII. 1 : Julien Havet. Les charles de Saint-Calais. - L. Delisle. Forme des
abréviations et des liaisons daos les lettres des papes au xm 0 siecle.
XII. Mélanges d'archéologie et d'histoire. - VII. 1 et 2 : Fab,·e.
Un registre caméral du cardinal Albornoz en 1364, - Le Blant. Le christianisme aux yeux des palens.
XIII. Revue des questions historiques. - Avril: L'abbé O. Dela,·c.
Le Saint-Siege et la conquete de l'Aogleterre par les Normands. - De Mas
Latrie. Les élémenls de diplomatique ponlificale au mayen Age.
XIV. Revue de linguistique et de philologie comparée. -Avril:
Vinson. Correspondance du calendrier hindou et du calendrier grégorien.
XV. Nouvelle Revue. - 15 mai: Fouquier. La religion a Madagascar.
XVI. Revue des deux mondes. - 4er J°uin : Maxime Du Camp. Les
associations protestantes a Paris.
XVII. Controverse et contemporain. - 45 avril : L'abbé Ernesl
Allain. Une nouvelle contribution a l'histoire des archives du Saint-Siege.
15 mai: Mgr de liarlez. Mylhe ou superflfüion? l.es chiens A quatre yeux de
la Perse antique. - Alb. du Boys. Un évéque ultramontain sous Louis XIV.
15 iuin: A. de Boissieu. Saint Nizier, vingt-neuvieme évéque de Lyon.
XVIII. Vie chrétienne, Juin: E. Gachon. Une conlroverse théologiquc
au xvuº siecle (Bossuet et Claude). - Piepenbring. L'apótre Paul (suite).
XIX. Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme
frangais. -15 février: Jules Bonnet. La tolérance du·cardinal Sadolet (suite;
voir le n• suivant). - Ch. Read. Lettres de Théodore de Bez~ (voir lenº suivant). - A.-J. Enschede. Le refuge a Ardenbourg, en Hollande. - Ch. Read,
Les Eépultures des protestanls étrangers et régnicoles a Paris au xvmª si8cle
(voir les n°s suivants).
15 avril: Emite Picot, Les moralités polémiques ou
la controverse religieuse dans l'ancien théatre frangais (xv8 siécle; voir le nº
suivanl). - N. Weiss. L'hérésie dans le Maine (1553).
XX. Revue desétudes juives. - Janvier-mars: Halévy. Recherches
bibliques. IX. Cai'nites et Séthites. - Derenbourg. Sur lerituel. - Kaufmann..
Seos et origine des symboles tumulaires de l' Ancien Testnment dans l'art chrétien primitif. - Duval. Sur la Peschitto. - Loeb. Histoire d'une taille levée sur
les Juifs de Perpignan en 1413-14!4. - Brunschwig. Les Juifs de Nantes et du
pays nantais. - Neubauer, Le Midrasch Tanhuma (fin).

=

=

VII. Bulletin de oorrespondance he!Jénique. - Janvie,•-février :
Ch. Diehl et G. Cousin. Inscriptions de Lagina. (Relatives aux pretres d'Hécaté,
voir le n° suivant.) - Pierre Paris. Fouilles a Élatée. Le temple d'Athén~
Cranaia. - P. Foucart. Exploration de la plaine de l'Hermus par M. Aristote
Fontrier. == Mars: M. Holleaux. Fouillesau temple d'Apollon Ptoos. Fragments
de statues arcbai'ques.
VIII. Mélusine. - Mai: H. Gaidoz. Lºanthropophagie (suite; voir mai).
- Corporations, compagnonnages et métiers (du méme auteur).
Juin :
J. Tuchmann. La fascination (suite). - litare Leclerc. Notes sur Madagascar.

=

-

=

=

=

�390

DBPOUlLLl.':llENT DES P~RIODIQUE~

XXI. R~vue d'ethnographie. -

''

1

ET DES TRAVAt;X m:s soc11rr.I::s SAVA:Sn:s

V. 6 : Yzerman. NouveUes fouillcs

d~ns Jes rumas de BOró-Boudour. - Faurot. Sur les tumuli du territoire
d Obock. = VI. _I : Lec/ere. Les peuplad,s de Madagascar. Origines (fin). _
Pinart, Les Ind1ens de l'Etat de Panama.

XXII. Bulletin de la Société d'ethnographie. _

1887. N' .2 :

Docteur Vef'rier. Les religions de l'Exlréme-Orient. _ Nº 3 . e

t L s·

. arno . e arnt-

.
.
SJmomsme.

XXIII. Mémoires d_e la Société d'elhnographie. _ 1886. 1,~ 8:
Lucien de Rosny. _Les Ant11les, étude ethnographique et religieuse.
XXIV. Archives de la Société américaine de France. _ 1887.
N° I : Pousse. Les manuscrits hiératiques du Yucatan
n s·-,
L
·
.
• - .n. i,,«-on. a se mame
chez les anc1ens Mexicains. == N° 2: Castaing. Croyances sur la vie d'outre-

tombe chez les anciens Péruviens.

XXV. Mémoires de la Société sinico-japonaise. _ 1887. No .
1
Uon de Rosny. La philosophie du Tao-teh-king. _ Foucauo,. La tentation d~
Bouddha par le démon.

XXVI. Bibliotheqne universelle et Revue snisse. _ Mars: Sayous.
La cr01sade de Constantinople (voir les

nos

suivants).

smte le 23 avril. Résume de 1 mtroduction mise par M Büh· J

,

d

·

.
.
er u sa tra ucbon
des 101s de Manou,. vol. XXV dP.s Sacred Books of tbe East, et appréciation de
cette bonne lraduct,on.) = .23 avril · F -E \Varren The St
· ., (V •
.
.
.
. . •
•
owe IDISSw.,
Olr
8

les n° swvants; d1scuss1on avec M Mac Carlhy sur la date d

of Lhe reformation. (Appréciation élogieuse des vol. 111 et IV de l'Jli:,toire des
papes, de M. C1'eightan.) - Popular tales and fictions, their migrations and
transformations. (A propos des deux volumes de M. Cloustan sur ce sujet.) =
7 mai: Tbe temple of Jupiter Olympius. (Compte rendu d'une conférence de
M. Penrose a l'école anglaise d'archéologie d'Atbénes.)= /4. mai: Ma.i, Múller.
Colilcidences. (Exemples de pri8res toutes semblables et cependant indépendantes les unes des autres.) - A. Lowy. The Moatite stone. (Réponse aux
critiques adressées a l'auteur qui a soutenu, dans la Scattish Review, que la
sléle de Mésa est apocryphe.) = 28 mai: Altaic hieroglyphs and hittite inscriptions. (Le livre du cap. Conder sur le déchilirement des inscriptions hittites
ne fait pas faire un pas a la question.) == 4 iuin: Fr.-H. Chase. Chrysostom, a
sludy in Lhe history of biblical interpretation. (Compte rendu d'un excellent
ouvrage sur Chrysostome comme exégete.)
XXX. English historical Review. - Avril : Lea. Confiscation for
heresy in the middle--ages.

XXXI. Contemporary Review. - Juin: W.-E. Gladstone. The greater
Olympian sedition.

XXXII. Nineteenth eentury. -

XXVII. Muséon. - Juin: T. de la Coupe,•ie. Les Jangues de la Chine
avant 1es_Chmo1s. -E.~W. West. Notes sur quelques petits textes peblevis.
- A. Wiedemann. Le hvre des morts. - E. Beauvois. La légende de SaintColumba. - F. Robiou. La religion égyptienne. _ Ch. Staehlens. Les dieux
du Ra.mayana. - A. Bamps. Tomebamba, antique cité de J'empire des Incas.
XXVIII. Academ~. - _16 av,-il: J. Jolly. The Jaws 0 ¡ Manu. (Voir la

)

.
·
u monument. J._ Raine et E.-Jl. Edmonds. Charms. (De quelques formules ou recettes popu1a1res pour cbasser les maladies ) - A N,:ubauer The M b"t
.
•
•
.
oa I e stone. Ed. Naville. Reporto~ the_necropolis of Tell-el-Yahoodieh. (M. N. établit qu'il
y a eu la une colome JUive.) - The rock-temple at Sidon. == 30 avril .
G.-F. Brawne. The codex Amiatinus. (Sur son ornementation; cfr. l'article d~
M. Ka:l Hamann, du 7 mai, qui établit l'origine italienne du manuscrit.) ==
21 mai :· J.-B. Dunelm. The earliest papal catalogue. (M. D. croit retrouver
dans Ép1phane, Haer., xxvu, 6, Ja liste des papes des Mémoires d'Hégésippe,
perdue pour no~s.) - A.-H. Sayce. Altaic hieroglyphs and hittite inscriptions.
(~ur le réce~t hvre ~u cap. Conder; voirnotrechronique.)-Am.-B. Edwards.
L archéologJe égyptienne de M. Maspero - .28 ma,· • A H K
·
..
•. .- . eane. Tb e anc1ent
~1ties of the New-World. (Critique intéressante de la traduction anglaise de
l ouvrage de M. D. Charnay.)

XXIX. Athenmum. - 23 av,·il : History of the papacy during the period

39l

Mai: W.-E. (]ladstone. The greater

gods of Olympos. Apollo.

XXXIII. Expositor. - Mai: F. Harnack. The origin of the chrislian
ministry. (Voirl'articledu Rév, G. Gore daos len° de juin.) - Juin: W.-H. Simcox. Tbe new theory of the Apocalypse.
XXXIV. London Quarterly Review. - Avril: Tbe jewish and the
christian messiab. - Saint Francis of Assisi.
XXXV. Dublin Review. - Avril: A1'nold. Church extension and anglican expansion. - Scott. Barbour's 1egends of the saints. - The church afler
the conquest. - Grant. Where saint Patrick was boro? - Lightfoots Ignatius
and the roman primacy.
XXXVI. Scottish Review. characler of the Moabite stone, -

Avrit: Rév. A. Liiwy. The apocryphal
Thomas of Erceldoune.

XXXVII. American Journal of philology, -

VII. 4: Bloomfield.

Sevcn hymns of the Atharvaveda.

XXXVIII. Indian Antiquary. - Fdvrier : Foulkers. The Dakhan In
the time of Gautama Buddha. - Murray-Aynsley. Discursive contributions
towards the study of Asiatic symbolism (fin). - Kielho1'n. A. Gaya inscription
of Yakshapala. - Knowles. Why the fish talked. = Ma,·s : Fleet. A lunar fortnight of thirt.een solar days. - Jacob. The Vasudeva and Gopichindana Upanishads. - Kielhorn. On the Mahabhasbya. - Sastri. Folklore in southern
India (voir le nº suivant).
Avril : Dikshit. The method of calculating the
week-day of Hindu Tithis and the corresponding English dates. - lleatsek.
Letter o[ the emperor Alrnar asking far the christian sculptures.

=

XXXIX, Zeitschrift der deutsohen morgenlmndisohen Gesell-

�393

DÜ:POtiILLE:llENT DES PÉRIODlQUES

ET DES TRAVAUX DES SOCIÉTÉS SAVANTES

schaft. - XL. N° 4: V. Dradke. Zur o.ltindischen Religions-und Spracbgeschicbte. - Bühler. Zu Bólhlingks Arlikeln ueber Vasishlha. - Hillebi-andt.
Eine Miscelle aus dem Vedaritual. - Ludwig, Drei Rigvedastellen; Bedeutung
vedischer Wórter.
XL. Mitteilungen des d. arohaiologisohen Instituis (Athen. Abt.).
- XI. 4 : Dórpfeld. Der alte Athenatempel auf der Akropolis. - Studniczka.

Gescbicble der Legendenlitteratur. - Ka1·0. Job. Val. Andrere und sein Ideal
eines cbrisUicben SI.ates. - Ohle. Die Essaer des Philo, - N6ldeke. Ueber die
Apologie unter Melitons Namen in Curetons Spiciiegium syriacum.

Zusammensetzungen im Akropolismuseum. - Boehlau. Perseus und die Graeen.

Das japanische Slernenfest.

392

- Petersen. Arcbaische Nikebilder.
XLI. Jahrbuch des k. d. archa,ologischen Instituts. - I. 4:
Kalkmann. Aphrodite auf dem Schwan. - Heydemann. Die Phlyakendarstellungen o.uf bemalten Vasen.
XLII. Zeitschrift filr Voolkerpsychologie und Sprachwissenschaft. - XVlI. 1 : Julius Happel. Ueber die Bedeutung der vólkerpsychologischen Arbeiten Adolf Bastians. Th. Achelis. Der wissenschaftliche
Charakter der Ethnologie.
XVll. 2 : Steinthal. Mylbos, Sage, Marchen,
Legende, Erzahlung, Fabel. - Ft. Krejci. Deber die ursprüngliche Bedeutung
der griecbischen Dremones.
XLIII. Zeitschrift für die alttestamentliche Wi,senschaft. 1887. N' 1 : Baethgen. i7 Makkabaische Psalmen nach Theodor von Mopsuestia (fin). - Reckendo,-f. Ueber den Werth der altrelhiopischen Penlateuchuebersetzung für die Reconstruktion der LXX. - Budde. Richter und Josua. Die behrreiscbe Grundlage der Apokalypse.
XLIV. Magazin für die Wissenschaft des Judentums. - XIV. 1:
Epstein. Der sogenannte Rascbi-Commentar zu Bereshit-Rabba. - Kaufmann.
Elias von Nisibis und Saadja Alfajjümis .Afosserungen ueber die Trinitat.

=

XLIX, Zeitschrift fO.r Mlsaionokunde und Religionswissenschalt. - IT. .2 : Happel. Die Hauptstufen des religiósen Lebens der
Menschheit (1" arl.). - Seebens. Das religiose System der Parsen. -Spinner.
L. Studien und Mitteilungen aus dem Benedictlnerorden. VIII. 1 : Baeumer. Einlluss der Regel des h. Benedikt auf die Entwicklung des
Rremiscben Breviers (1" art. ).-Lager. Die Abtei Gorze in Lothringen (1" art. ).
- F.-w. Roth. Der h. Petrus Damiani O. S. B. Cardinalbischof von Ostia (fin).
- Grashof et Sievers. Das Benedictirinnenstift Gandersheim und Hrotsuitha.
(suite).
LI. Katholik. - Mars: CardinalFranzelin.- DieKórperlehredes h. Tho•
mas v. Aquin (voir len° suivant).-Das mittela.lterliche Begriibnis.-Janssen's
Geschichte des deutschen Volkes. - Der h. Philipp von Zell im Bistum Speier.
Avril : Zur Orientierung ueber Methode und Ergebnisse der neue~ten Penla:
teuchcritik. -Aus der Katakombe der h. Felicitas.
LII. Ausland. - N° 18: Buchner. Ein Totenfeier in lnnerafrika. - Breitenbach. lndianerstamme a.m Rio Schingll. == N° 19 : Jensen. Vergessene und
untergebende Volk:sbrauche der nordfriesischen lnselbewohner.
N° 2/
Orissa, das heilige Land der Hindu und eine Pilgerfahrt nach Dschaggernath.
- Lillie. Die heiligen Tiinze der P1i.nies,
LIII. Globus. - N° 16: v. Wlislocki. Gehrauche der transsilvanischen
Zeltzigeuner bei Geburt, Taufe und Leichenbestattung (voir les n° 9 suivants).

=

=

XLV. Monatsschrift für Geschichte und Wissenschaft des

LIV. Mittellungen des Vereins fi'lr Geschichte der Deutschenin

Judentums. - .iUai: Neubaue·r. Der Wahnwitz und die Schwindeleien der
Sabbatianer nacb ungedruckten Quellen.
XLVI. Zeitschrift für vergleichende Litteraturgeschichte. J. 3 et 4 : Biese. Die resthetische Naturbeseeluog in antiker und moderner
Poesie (2' arl.). - Krumbacher. Ein Problem der vergleichenden Sagenkunde
und Lilteraturgescbicbte.

Boohmen. - XXV. 3: v. H6fler. Bonifacius, der Aposte! der Deutschen, und
die Slavenapostel Konstantinos (Cyrillus) und Methodios. - Wilhelm. Sagen
aus dem westlichen BOhmen.
LV. Mitteilungen des Instituts für oosterreichische Geschlchtsforschung. - VII. 3: William Fischer. Beitrrege zur historischen Kritik des
Lean Diakonos und Michael Psellos. == VIlI. / : Fr. Zimmermann. Kónig
Ludwig l. Urkunde von 1380 ueber das Asylrecht der Marienburger Kirche. P. Kehr. Be:nerkungen zu den piipstlichen Supplikenregistern des xrv Jabrh,
-= VIII. ,2: H. Hoogeweg. Der Kreuzzug von Damiette.
LVI, Bulletino della Commissione aroheologica comunale di
Roma. - XV. 3 : Visconti. Di un bassorilievo altico esprimenle un adorazione dei Dioscuri. - Borsm·i. Del gruppo di edificii sacrial sale nell' area degli
orti di Cesare.
LVII. Archivio per lo studio delle tradioloni popolari. - V. a :
Pit1'é. Una leggenda popolare siciliana. - Guberti, La Giunta, spetta.colo
popolare sacro di Caltagirone. - Edward. Le questue nelle festa di S. Marlino

XL VII. Zeitschrift für Kirchengeschichte. -

IX. 1 : Erbes. Die

heil. Crecilia in Zusammenhang mit der Pabstcrypta. sowie der reltesten Kirche
Roms. - Virk. Melanchlon's politische SteHung auf dem Reichstag zu
Augsburg, i53C (i" art.). - Wilkens. Geschicbte des spanischen Protestantismus im xvr• Jabrh. Die Litteratur der Jabre 1848-1886 (!" art.). - Haupt.
Zur Geschi~hte der Geissler. - L. Schulze. Zur Thomas a Kempis Frage. Tesdorpf. Die Zurückdatierung des Wormser Edictes. - Ney. Analekten zur
Geschichte des Reichstages zu Speyer im Jabre, 1526 (2° art. ).
XLVIII. JahrbO.cher für protestantische Theologie. - XIII . .2:
E. Pfleiderer. Heraklitische Spuren a.uf theologischen Boden. - Usener. Zur

26

�394,

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rt'Alviella et Maurice Ven1es.) - D. Viilter. Ignatius-Peregrinus?

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cum variis 1eclionibus editionum Bezre, Elzeviri, Lachmani, Tischendorfi,
Tregellesii, Wssteott-Hortii, versionis Anglicane. - Londres, Whittaker,
1887; in-8, de 702 p.
O. Flügcl. Die Sittenlehre Jesu. -

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1) En dehors des nombreux ouvrages mentionnés dans la Chronique et dans
le Dépouillement des périodiques.

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d'Alais, Vernoux, le Cheylard, etc., par un anonyme (i692-1709), publié avec

introduction et notr.s, - Privas, impr. du Patriote, 1887, in•B de xLt et 207 p.
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- Londres, Trühner (Oriental Series), in-8.
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dreorum collatre, - Lille, Lefort, 1887, in-8 de 290 p. avec planches.
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Exodus (a confirmation of biblical accuracy), with a visit to an Arab brewery.
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de m et 62 p.
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zu den Salomonischen Schriften. - GceLtingue, Dieterich.
REL.TGIONS DU MONDE ANTIQUE

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Holder, 1887.
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griechischen Heortologie, I. - Berlin, Grertner, i887.
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- Vienne, Holder, 1886, in-12, de 197 p.
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und Helgunde. - Posen, Wolowicz, 1887.
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1

REL.IGlO~S DE L ASIE

A. Barthélemy. Gujastak Abalish. Relation d'une conférence théologique,
présidée par le kalife Mamoun. Texte pehlvi, publié avec traduction. - Paris,
rieweg, 1887, in-8, de 80 p.
B. Lindner. Das Kaushitaki Br&amp;hmana herausgegeben und uebersetzt, I.
Texte. - Iéna, Costenohle, i887.
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F. H. Balfo1w. Leaves from my Chinese Scrapbook. - Londres, Trübner:
1. vol. in-8.

399

-

�TABLE DES MATIERES
DU TOME QUINZIEME

ARTICLES DE FONO
P,ges.

Une conlribution a l'élude du Paulinisme. - De la question de !'origine
du pécbé d'apres les letlres de l'apólre Paul, par M. A. Sabatier, 1 el 137
Le pessimisme moral et religieux chez Homere el Hésiode (2' articlc), par
M. J.-A. Hild.
, • •
22
Une épilhele des dieux dans le Rig-Veda, par M. Paul Begnaud.
~6
Lechristianisme chez les anciens Captes {2' arlicle), par M. E. Amtlineau.
52
Les Héléens. Un nouveau probleme de l'bisloire d'Orient, par M. J. Menant. • ,
88
Le 6cdµ..wv, histoire d'un mol et d'une idée, par M. Paul Regnaud. .
i56
Le rituel du sacrifice funéraire. - Bulletin critique de la religion égyptienne, par M. G. Maspero,
159
Les découverles en Grece au poinl de vue de l'hisloire des reliS'ions
(l" parlie du Bullelin de 1886), par M. Georges Lafaye. • • • • 189
Le li1•re des morts. - Bulletin critique de la religion égyplienne, par
M. G. Maspero. • • • • •
• • •
265
L' Apologétique de Terlullien el l'Octavius de Minucius Félix, par M. L,
Massebieau. . •
316

REVUE DES LIVRES
H. Zotenberg. Nolice sur le livre de Barlaam el Joasaph CM. J. Halt!oy)
A. de Quatrefages. Histoire générale des races humaines. Introd.uction a
l'élude des races bumaines (M. Albert Btville). • • ,
Gustave d'Eichtl,al. Mélanges de critique biblique (M, Édouara Montet),
Uon. Peer. Le Tibet, le pays, le peuple, la religion (M, Ed. Specht) ,
V. Courdaveaua,. Saint Paul d'apres la libre critique en France (M. lean
Rdville).
• • • • . • • • • .
• • • •

9l
!07
108
109

112

�402

1

REVUE DE L HISTOUlE DES RELIGIONS
Pages.

E. de Pressenst!. L'ancien monde et le christianisme (M. Goblet (l'Alviella) •
203
Gustave Le Bon. Les civilisations de l'Jnde (M. P.-E. FoucaU3!) • - . 209
Comte Goblet d' Alviella. Histoire religieuse du feu (M. Albel't R,/ville). 216
D. Castelli. Storia degl' Israeliti dalle origini fino alla monarchia
(M. lidouard Montet). •
2l8
Raphael de Cesa,·e (Simmaco). Le conclave de Léon XIll_(M. lean !Wville). 220
VictorVattier, John Wyclytr; sa vie, ses reuvres,sa doctrine (M. ~tienne
Coquerel) • .
222
M. Guyau. L'irréligion de !'avenir (M. Jean Réville) .
347
Th. Homolle. Les archives de l'intendance sacrée á Délos (M. Georges
Lafaye). • . •
35¼
Th, Homolle. De antiquissimis Dianre simulacrís Deliacis (~f. Georges
Lafaye). • •
3.57
Félfa; Neve. L'Arménie chrétienne et sa littéralure (M. A. Garriere). • 361
Clel'mont-Ganneau. La stele de Mésa. Examen critique du texte (M. A.
Carriére). •
. , •
362
Comte F. de Noer. L'empereur Akhar, un chapitre de l'histoire de l'lnde
auxv1• siecle, traduction frani;aise, par M. G. Bonet-Maury (M. Sylvain
Uvi) • •
36í
Paul &amp;!bülot. Légendes, croyances et superstitions de lamer (2° série).
Les météores et les tempétes (M. Jean Afville)
365
CanONIQUES.

•

li6, 226 et 368

DEPOUILLEMENT DES PÉRIODIQUES ET DES TRAVAUX DES

soca:rts

SAVANTBS.
8JBLIOGHAPH1E .

!24, 24,9 el38~
131, 258 et 395

•

le Gáant : ERNhST LEH.OUX.

A:\Gtm s, llll'íllllt:1m: Clíl\UIX l:.'T ci!l, llUE GAIL;'ilfm, 4.

•

��</text>
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                </elementTextContainer>
              </element>
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          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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              <name>Title</name>
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              <description>An account of the resource</description>
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                  <text>Revue de l'histoire des religions: Annales du Musée Guimet, fue creada por el Musée Guimet, Dirigida por Jean M. Revillé y editada por Ernest Leroux a finales del 1800.</text>
                </elementText>
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                <text>Revue de l'histoire des religions: Annales du Musée Guimet, fue creada por el Musée Guimet, Dirigida por Jean M. Revillé y editada por Ernest Leroux a finales del 1800.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>'-" euan;11
deles

'"'"'ª'
Pensan
revista de la maestría en disetlo arquitectónico de la uanl, verano de 1996.

�____ ___________________ _ _ _ c.. , ..

tas

Cuartillas
dlllS

l■brales

Pensantes
Las Cuartillas de los Umbrales Pensantes
Revista de la Maestría en Diseño Arquitectónico /
UANL . No. 1, verano del '%.
Consejo Editorial y de Redacción
Armando V. Flores Salaz.ar
Nuria Castillo Moreira
Cecilia Williams Santos
Jorge A Baldo Peláe'z
Adolfo Benito Narváe'z Tijerina
Mesa de Colabondom
Hemando Castillo Eguía
Patricia Briones
Inna L. Cantú Hinojosa
Ángel M. Saavedra
Héctor A, Quintanilla
Esthela Villarreal
Patricia Zamudio

Dise6o de Portada
Jorge A Baldo Peláe'z
Arte

Nuria Castillo Moreira
Promotor
Adolfo Benito Narváez Tijerina
Las Cuartillas de los Umbrales Pensantes (registro en
trámite). Revista de la Maestría en Diseño Arquitectónico de
la Facultad de Arquitectura de la Universidad Autónoma de
Nuevo León ,es una publicación semestral. Los trabajos
firmados son responsabilidad de los autores. Se autoriz.a a
reproducir o copiar por cualquier medio, total o parciahnente,
el material publicado siempre y cuando el objetivo de ello sea
la difusión. No se devuelven los originales entregados a la
revista por sus autores después de su publicación. Maestría en
Disefio Arquitectónico, Departamento de Estudios de
Postgrado de la Facultad de Arquitectura/ UANL. Ave. Pedro
de Alva, Edificio Ciudad Universitaria, San Nicolás de los
Garza, N.L., tel. 376-2600. Comentarios y Sugerencias
Internet ANARVAEZ@CCRDSLUANL.MX.

Presentación
Armando V. Flores Solazar
Criticarte
Símbolo de identidad
Nuria Castillo Moreira
La Catedral de Monterrey
Cecilia Wi/liams Santos
Arquitectura de gobierno e identidad
Jorge A. Baldo Peláez
El Antiguo Palacio Municipal de Monterrey
Ángel M Saavedra
Expresarte
Las fachadas pizarrón
Armando V. Flores Solazar
Entendimiento, Medio Ambiente
y Arquitectura
Patricia Zamudio

,L

2

3
4

12

13

13

16

Nuria Castillo Moreira

Líneas Visuales
Génesis de mi proceso de diseño
Inna L. Cantú Hinojosa
Un curso de metodología del diseño
para estudiantes de arquitectura
Esthela Vil/arrea/
Una manera personal de diseñar
Héctor A. Quintanil/a
Papel Pensante
Arquitectura y procesos de comunicación
Hernando Castillo Egula
El espacio aprehendido
Patricia Briones
El juego del espacio
Adolfo Benito Narváez Tijerina
Contarte
Iti.á en Iberia
Jorge A. Baldo Peláez
El nacionalismo dentro del porfiriato
Nuria Castillo Moreira
Iconología de la Catedral de Zacatecas
Cecilia Wil/iams Santos

Presentar una revista en nuestro medio, cuyo
contenido se centra en la cultura arquitectónica, es ún
privilegio si consideramos la escasez de éstas no solo ,i FUNDO
nivel regional sino nacional.
NIVF.RSITAA10

9

Cronotextos
La Influencia de Don Porfirio

- - - - - - - ~ - - - - - - - - - - - - - - - - - - -•_r11111u1L
Presentación.

22
24
26

28
29

33

Al _,darle la bienvenida a Las Cuartillas de los
Umbrales Pensantes es a la vez poder contar con ur
recurso más' para la comunicación, el análisis y la reflexión
de una disciplina tan amplia y rica como 1o es la
arquitectura.

Este esfuerzo del claustro académico del postgrado
de la Facultad de Arquitectura tiene como mérito el dejar
testimonio de las inquietudes y preocupaciones académicas
de sus integrantes, de entre las cuales vale la pena seftalar el
análisis de la bibliografía especializada, la generación y
experimentación de modelos de eriseñama, el ensayo
sociológico y antropológico de la habitabilidad, la critica de
objetos arquitectónicos, la revisión histórica del pasado que
detennina y todo ello acentuado en el paisaje urbanoarquitectónico local y regional lo que le dará calidad de
documento histórico.

Con este inicio tan lleno de entusiasmo y vitalidad
se da continuidad a los muy recientes esfuerzos de
investigación y difusión que junto con los ya añosos de
enseñanza y producción redundarán, sin lugar a dudas, en
el mejoramiento de la cultura arquitectónica.

36
38
41

M. en Arqra. Armando V. Flores Salaz.ar AE-SAM
Vicepresidente de la Academia Nacional de Arquitectura
Capítulo Monterrey.
Monterrey, N.L. a 5 de Agosto de 1996.
2

�CIITIC/ul
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - Cuatro elementos de un contexto
urbano

marco, como el resumen de los 400 años de
nuestra ciudad.

Símbolo de identidad
Nuria Castillo Moreira

..

..

La realidad de los espacios urbanos
parece materiafüarse, adquirir su peculiar
significado a partir de los elementos materiales
que los conforman. Los edificios que los
configuran suelen otorgar fuerza, vitalidad,
señorío, identidad o solamente ser un gracioso
acompañamiento de la ópera ciudadana.
Los centros urbanos de nuestras
ciudades latinoamericanas, como lo ha advertido
Benévolo en su historiografía de la arquitectura
moderna, han tenido un acelerado crecimiento
desacompasado de las "unidades estilísticas" que
hubieran querido las academias de arte pensando
siempre en modelos de igualdad autocrática,
despótica, como el París de Haussman, el Paseo
de la Reforma en México, la Avenida de Mayo en
Buenos Aires o las Ramblas de Barcelona.
Ello ha generado un ritmo sincopado de
imágenes de nuestros ancestros casi tocando los
anuncios luminosos de las cadenas extranjeras
sobre edificios que podrían estar en cualquier
parte del mundo.
Los centros de nuestras ciudades
entonces dejan de tener la romántica imagen de
las "ciudades museo" y se hace evidente en ellos
la historia viva. Esto posibilita el que los
habitantes de la ciudad puedan leer el paso de los
tiempos, las épocas congeladas en los elementos
del paisaje. Todo ello nos hace pensar en la
vocación esencialmente didáctica de la
arquitectura que producimos. Un ejemplo de esto
lo podemos ver en el centro de nuestra ciudad.
La macroplaz.a, durante los años
ochentas, aceleró este proceso de cambio no sin
provocar la destrucción de un patrimonio urbano
muy valioso. Dos sabinos, los únicos testigos de
la fundación fueron talados y con ellos se fue la
evidencia más antigua de nuestra historia. Esta
"herida abierta", nos ha hecho sensibles a la
salvaguarda de nuestra herencia cultural,
inclusive hasta para las expresiones más
modernas, que también son parte de la memoria
de la ciudad.
Como un ejercicio crítico, se han
analizado cuatro edificios de singular
importancia para el desarrollo de Monterrey. Es
menester leer estas cuatro aproximaciones como
una sola cosa, como la plaza a la que le dan

.. .~ "t:;:.-:_.-J!._.,.
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.

"

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-•• J
,,..,r,•

(

-~------Un elemento que se ha convertido en
imagen de la ciudad de Monterrey es sin duda el
Faro del Comercio, propuesta sencilla pero bella
como resulta común encontrar en la obra de
Barragán.
Su forma lineal y de grandes
proporciones, a la lejanía se observa apenas como
un punto, que en el Monterrey moderno, señala
la concentración de poderes,
trabajo y
esparcimiento; una pequeña línea que se levanta
en el centro de una masa apenas perceptible a
detalle, pero que al aproximarnos se transforma
en una imponente obra escultórica que nos
enwelve dentro del mismo paisaje al que
pertenece.
Al ir caminando hacia ella la
perspectiva comienza por invadir nuestra visión,
y en un momento nos encontramos sumergidos
en un mar de color y masa en el que como acto
de magia quedamos reducidos de escala y nos
encontramos tan pequeños observando como la
verticalidad nos invita a voltear hacia arriba, y
absortos con el contraste del color anaranjado y el
azul del cielo nos damos cuenta de lo pequeños
que podemos llegar a ser.
Su posición dentro de la Macroplaza
carece del verdadero sentir de Barragán debido a
que él había proyectado su obra, para ser
colocada en el lugar que ahora ocupa la Diana,
esto con el propósito de provocar un contraste de
color con el fondo verde intenso de la cierra

3

�_ _ _ _ __ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _C_IITIC/arl
Madre; pero su forma y su acabado, poseen ese
sentir mexicano, por el cual luchó a través de su
arquitectura, ese deseo de alcanzar una identidad
nacional, y lo logra de una manera tal que no es
solo un detal,le curioso dentro de un lugar
importante de la ciudad, sino que al estar al lado
del Faro de Comercio uno se siente parte de un
Pueblo que lucha por encontrarse a si mismo.
Teniendo como marco, el Antiguo
Palacio Municipal, el Museo de Arte
Contemporáneo, la Catedral, el nuevo Palacio
Municipal, el Casino de Monterrey y los
hermosos jardines de la Plaza Zaragoza, el Faro
de Comercio probablemente no tiene el impacto
que deseaba dar Barragán a su obra, pero alcanzó
otra característica, que en sus proyectos siempre
se reflejaban, y es que su belleza serena, no tiene
distinción de clases, y esta ahí para satisfacer las
necesidades emocionales de la gente de cualquier
nivel social.

La Catedral de Monterrey
Cecilia Williams Santos
Larga es la lista de anécdotas y
acontecimientos que llenan la historia de la
construcción de la Catedral de Monterrey. Hubo
muchos intentos por erguirla, de hecho, la
primera noticia que tenemos de ella es el 20 de
septiembre de 1596 en el acta de fundación de la
ciudad:
" ... hago fundación de ciudad metropolitana
junto a un monte grande y ojos de agua que
llaman de Santa Lucía, tomando por advocación
de ella a la Virgen Madre de Dios señora
nuestra, que la iglesia mayor sea su advocación
de su santa y limpia Concepción y Anunciación,
a la cual imploro como patrona y señora
nuestra, ..." 1

También, en este mismo documento,
Diego de Montemayor hizo la traza de la ciudad:
"...señaló primeramente el sitio y solar para la

1

Historia del Nuevo Reino de León, Eugenio del
Hoyo, ITESM 1972, Tomo 1-2, pag. 151

CIIJICl■rl

- -- - - -- - - - -- - - -- - - - - -- -- - -- - - - - - - - - - -

Iglesia Mayor, que es a una cuadra de la plaza
hacia la parte norte/este (este)... "2

de la iglesia parroquial de esta ciudad, que está
5
caída .. .'' con lo cual comenzaba la construcción

De aquí en adelante comienza esta
historia en donde abundan situaciones como la
falta de recursos económicos, que es lo más
común, y la intervención de fenómenos naturales
de los cuales tenemos como ejemplo la
inundación ocurrida en septiembre de 1636 en la
que el agua "derribó todas las casas de

de la fábrica actual. Se sabe que a mediados de
1709 ya se estaba reedificando la nueva iglesia.
Los trabajos duraron por lo menos hasta
principios de 1716. En esos años la parroquia de
Monterrey se instaló en la capilla de san
Francisco Xavier, "por estarse fabricando la
(iglesia) principaI',6.
En 1719, aún no se terminaba,

Monterrey y las Iglesias, dejándolo hecho un
desierto"3

Tampoco podemos olvidar los múltiples
enfrentamientos de los colonos con la población
indígena que habitaron toda la extensión del
territorio del "Nuevo Reino de León" hasta
principios del siglo XIX. Ésta consistía en
multitud de pequeñas bandas nómadas de
recolectores - cazadores, " belicosos, desnudos,
hambrientos, crue/es...',4 cuyo horizonte cultural
era el siguiente: andaban completamente
desnudos, cubiertos los cuerpos y los rostros de
pinturas y tatuajes, sus "casas" eran de quitar y
poner y consistían en unas cuantas chozas semiesféricas. No había entre ellos ninguna forma de
gobierno y su religión se reducía a la magia del
culto totémico y a las supersticiones. El nombre
genérico con el que los españoles los llamaban
era Chichimecas.
Así, no es extraño encontrarnos con que
muchos no consideran a esta catedral igual de
imponente ni majestuosa comparada con las
catedrales de otras ciudades del país como
Puebla, Zacatecas, Durango Chihuahua y aún
Saltillo, por mencionar solo algunas. Si
profundizamos un poco más veremos que en
principio la ciudad de Monterrey no se
encontraba en la ruta del camino de la plata, y si
había cierta prosperidad económica, ésta se debía
principalmente al auge ganadero aunque también
se contaban con minas de escasa producción
como las de La Iguana y Vallecillo.
Si hubo dificultades para la construcción
del templo parroquial o iglesia mayor, ya para
principios del siglo XVIII, específicamente el lo.
de agosto de 1705, se propuso " la reedificación
2

La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 13
3
La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 14
4
Historia del Nuevo Reino de León, Eugenio del
Hoyo, ITESM 1972, Tomo 1-2, pag. 1

4

" ... hallándose sin techo que resguarde la fuerza
de las aguas y temporales, que acaecen a este
Reino... de no repararse puede perecer su
fábrica, por el grave detrimien/o que reciben las
maderas y paredes de ella..." 7

En 1725, fue cerrada la primera bóveda
y en los años siguientes fueron terminándose
otras bóvedas aunque no duraron mucho y se
construyó después una capilla dedicada a la
Virgen del Nogal o del Roble, que fue, de hecho,
la primera que se terminó.
A mediados del siglo xvm se
emprendió la reconstrucción del templo " ..
porque estaba de una vez arruinada (la iglesia
parroquial) se va haciendo de nuevo de sillería y
bóvedas, nunca ahora vistas en el país.. .''8 A
partir de entonces se llevaron a cabo importantes
obras así, el 24 de diciembre de 1774 se le
comunica al teniente coronel Melchor Vida! de
Lorca y Villena, gobernador del Nuevo Reino de
León que la parroquia de Monterrey sería
terminada en un año y medio más y que "es de
fábrica como la de Santo Domingo" de la ciudad
de México "aunque más estrecha" . Es
importante este dato, porque, en efecto, la
catedral de Monterrey siguió la traza de esta
iglesia capitalina aunque esta última conserva las
capillas hornacinas.
Otro dato importante en esta crónica es
el del año de 1781 " los altares que tiene la
iglesia son: el mayor, los de Cristo Crucificado y

s La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 19
6
La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 19
7
La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 20
8
La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 24

Nuestra Señora de los Dolores, el de la
Santísima Trinidad, San Francisco Javier, Señor
San José, Nuestra Señora conocida con el título
del Nogal y el de las Animas, que se hallan en
los cruceros, y tres capillas, que son las que por
ahora componen la iglesia, que se está
· do y aun
' no se acaba ..." 9
a rican
fib

El segundo obispo del Nuevo Reino de
León en el año de 1785, decía: " La iglesia de
esta ciudad tiene cincuenta y una y media varas
de largo y diez de ancho, con capillas profundas,
de modo que dejan veintidós varas de claro, con
lo que, si hubieran hecho arquitos para
comunicarse una con otra, pudiera quedar de
tres naves. " 10

La descripción de la catedral según el
plano del año de 1790 de Jimenez y Montalvo es
la siguiente:
''Entrando al recinto sagrado por la
puerta principal, a la izquierda, o sea del lado
norte, el primer espacio aparece destinado, como
proyecto, a bautisterio (hoy es altar de la Virgen
del Carmen); seguía una capilla sin consagrar
(actualmente altar de Animas) y, después, otras
dos: la de Animas (donde ahora se abre la puerta
lateral del norte) y la de Nuestra Señora del
Roble (altar ahora dedicado al Sagrado Corazón
de Jesús). A la derecha de la nave central, al sur,
el primer espacio lo ocupa el basamento de la
torre con su escalera de caracol, después estaba
una capilla sin dedicar (hoy altar de Santa
Eduviges), luego la puerta lateral del sur y, en
seguida, la capilla de San José. "
En esta descripción, también se hizo un
recuento de lo que faltaba por hacer: cerrar tres
bóvedas, concluir el segundo cuerpo de la
fachada principal e iniciar la construcción del
tercero, terminar el primer cuerpo de la torre y
edificar el segundo y el tercero cuerpos de la
portada lateral del norte. Cabe destacar que no se
menciona la portada sur, lo cual. hace suponer
que esta ya existía y por lo tanto ésta es la más
antigua.

9

La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 30
10
La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 31

5

�CIITIC/■L

------------------- - - -----------------Para finalizar con esta cronología de
citas, se sabe que el templo quedó concluido en el
año de 1791 y según el doctor González, la
portada principal o imafronte se terminó en
1800, también. se terminó, en ese mismo año, el
primer cuerpo de la única torre, pero ésta no se
completó sino hasta 1889 quedando como ahora
la conocemos.
Antes de pasar a otro punto, se hace
necesaria una aclaración: "En su origen era esta
iglesia de una sola nave, después le añadieron
las capillas laterales comunicadas al cañón con
puertas. Al concluirla en 1791 metieron los
arcos y la pusieron como hoy la vemos"' 1

Esto último nos trae a la mente el deseo
del Segundo Obispo de Nuevo León por ampliar
más la catedral cosa que finalmente se logró
quedando la catedral de planta rectangular,
orientada de oriente a poniente y las capillas
hornacinas fueron convertidas en naves laterales.
La Catedral fue dedicada a la
Inmaculada Concepción, tal como Don Diego de
Montemayor propuso en el acta de fundación, y
fue consagrada el 4 de junio de 1883 por el sexto
obispo, doctor fray María de Jesús Belaunzarán.

Estilo
A pesar de que la elaboración de la
portada principal se llevó a cabo en la segunda
mitad del siglo XVIII, en donde en el resto de la
Nueva España se iniciaba ya el Churrigeresco,
ésta es de un barroco sobrio o moderado ya que
su composición es clásica y austera, sin embargo,
ya se comienza a percibir, por su decoración, esa
autonomía propia del estilo barroco mexicano.
En el primer cuerpo nos encontrarnos
con una gran puerta central con arco de medio
punto en donde a los extremos se esculpieron dos
medallones representando a dos arcángeles: San
Rafael y
San Miguel. La palabra ángel
corresponde a la latina "angelus" que se puede
traducir como mensajero o intermediario; es por
consecuencia un espíritu etéreo que está de por
medio entre Dios y los hombres. No solo son
mensajeros de la divinidad, sino que también
cumplen con otras funciones importantes como la
de custodiar a los hombres o incluso castigarlos.
Actualmente sólo se veneran a tres arcángeles:
San Miguel, San Gabriel y San Rafael.

Anteriormente, también se daba culto a otros
cuatro: Uriel, Baraquiel, Sealtiel y Jehudiel, a los
que en ocasiones se le agregaba Raziel.
San Miguel es el príncipe de los ángeles, capitán
de los ejércitos celestes y vencedor de Lucifer y lo
acompaña la frase ¿Quién como Dios?, lo
podemos reconocer en esta portada por la Cruz
que lleva que es la de la resurrección. De los
arcángeles, San Miguel es el más importante y
normalmente se le coloca como si protegiera al
edificio o la portada.
Por otro lado, San Rafael es el "médico
o medicina de Dios", por un milagro que hizo al
joven Tobías, pues curó la ceguera de su padre.
Aquí le podemos identificar por el pez que lleva
en la mano, también se le identifica por una
concha y una bolsa que cuelga de su cintura.
Éstos dos personajes están custodiando a
la puerta y también al emblema papal localizado sobre ésta al centro - que sostienen dos
querubines. Esta puerta está flanqueada por
cuatro columnas dóricas y dos nichos
conchiformes, esta forma de concha la llevan los
peregrinos como Santiago de Compostela y es
atributo de este santo, sin embargo, en este
contexto y utilizada de esta forma, representa el
símbolo de la gracia del bautismo. Sobre cada
capitel hay un ángel que aparenta resistir la
cornisa superior, afirmando sus pies en la cabeza
de otro y, en la palma de cada mano, muestran
una pequeña esfera. Esta posición en la que se
encuentran estos ángeles es algo estereotipada
muy propia en estas figuras en donde parecen que
van a iniciar el vuelo. (Ver figura 1)
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11

La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 35

Figura 1. Primer cuerpo del imafronte

6

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-------------------------------------En el segundo cuerpo se encuentra el
ventanal del coro que también está flanqueada
por cuatro columnas, esta vez son corintias con
su par de hornacinas conchiformes. El ventanal
también tiene esta forma. A los lados de éste, se
perciben un par de pilastras que terminan en dos
pequeños marcos ortogonales. de los que
emergen dos figuras masculinas. una en cada
lado, con indumentaria de la época que consistía
de un jubón y pantalón bombacho. Sus brazos
están extendidos. Éstos representan, quizás, a los
mecenas de la obra. Inmediatamente sobre ellos
se encuentran dos nichos pequeños. (ver figura 2)

Figura 2 Segundo cuerpo del imafronte

Entre estos dos cuerpos constructivos,
aparecen unos frisos labrados con decoración
vegetal, abajo y arriba de la cornisa intermedia.
Otro motivo semejante divide los superiores.
En el tercer cuerpo se advierte un
verdadero coronamiento al retablo exterior pues,
en el espacio del triángulo virtual que lo forma
hay muchísima decoración vegetal. Aparecen
también dos sirenas; las sirenas, en mitología
antigua, tenían la parte superior del cuerpo de
mujer y la inferior de ave o pez. En un principio
era un ave, pero después se fue transformando
hasta adoptar la de pez. Su canto hacía que los
marineros se acercaran mucho a la costa y
encallaran sus barcos. Se ve claro que es el canto
melodioso y embriagador del ser mítico que
engaña al cristiano. Sin embargo, estas dos
sirenas, vestidas con elegantes chalecos, portan
grandes lirios. Los lirios, en simbología cristiana,
significan lo mismo que las azucenas y la
azucena es el símbolo por excelencia de la pureza

de la Virgen María, pues la acompaña en muchas
escenas, como en la Anunciación, en donde éstas
aparecen en algún florero o bien las lleva el
arcángel San Gabriel. Esto me hace pensar en la
Inmaculada Concepción, a la cual esta dedicada
esta catedral pero avancemos un poco para ver si
podemos cerrar esta ídea.
Hay también un nicho central que lo
debió ocupar alguna imagen importante. Una
tosca escultura aparece como base de éste; existe
sobre este nicho un espacio vacío en el que se
supone estaría el escudo real. Hay también un par
de columnas corintias y a cada extremo, dos
ángeles guerreros de pie con vestiduras romanas
los cuales sugieren vigilar el templo y, para
rematar, cuatro pináculos y una cruz.
Entre la decoración vegetal del tercer
cuerpo. aparece a cada lado un rostro que nos
mira con asombro y debajo de éste, un jaguar
(océlotl) y un conejo (tochtli) motivos inspirados
en el arte Prehispánico. (ver foto 4).
En la cultura Olmeca, que es la cultura
madre prehispánica, se caracteriza desde muy
temprano por una fuerte obsesión felina,
conectada al parecer con el culto al agua o a la
lluvia. Incluso debe haber existido entre los
Olmecas, la creencia en una raza divina de
"hombres - jaguares" como lo sugieren
numerosas esculturas de esta cultura que se
encuentran en los llamados monumentos ·'1" de
río chiquito y "3" de potrero nuevo, Veracruz.
El conejo, en simbología cristiana
simboliza universalmente a la Fecundidad.
Entonces, si unimos los lirios que portan las
sirenas, el agua (jaguar), en donde María es
"fuente de aguas vivas" y sin ella en la
naturaleza, simplemente no habría vida, podemos
decir, que todo tiene relación con la Inmaculada
., J?
Concepc1on. Otra interpretación con respecto a esto
es la siguiente: "En el calendario nahua el
jaguar y el conejo. representados por glifos o
signos, eran dos de los veinte días del mes:
también equivalían, respectivamente a los puntos
cardinales norte y sur. En los códices el signo
del conejo representa a la luna y el del j aguar
correspondía a una de las trece constelaciones
12

Los que estén interesados en estos aspectos de
iconología cristiana pueden recurrir a un libro
que próximamente publicará Monseñor Tapia
Méndez, en donde seguran1ente se realizará un
estudio mucho más extenso y mejor informado
que este.

7

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------------------------------------13

del zodiaco mexica" y para acabar con la idea,
la luna, en simbología cristiana, es un "atributo
de la Virgen María, pues la vemos de pie sobre
una luna creciente. como en la Inmaculada
Concepción". 14

..

h

Es evidente que en los trabajos de esta
catedral ha intervenido también la mano del
indígena y no deja de ser importante la manera
en .como estas reminiscencias mitológicas son
incorporadas a la iconografía cristiana para
darnos el mismo mensaje.
Para concluir, describiré las portadas
laterales, de las cuales la del sur es la más
importante ya que es la más antigua y la que está
terminada. La portada lateral norte consta de dos
cuerpos, con un ancho friso intermedio. Su
portón tiene un arco de medio punto. Entre las
cuatro medias columnas del cuerpo superior, se
hallan tres medallones sin ningún tema
trabajado, Esto es lo que hace suponer que
todavía no esté terminada.
La portada lateral sur, tiene un marcado
carácter popular. Es de dos cuerpos y un remate.
En el primero se abre la puerta de ingreso con un
arco de medio punto, en cuya clave se advierte
una pequeña corona, de la que parece colgar un
pequeño cordero, emblema del Toisón de Oro.
Hay pilastras a ambos lados con decoración
ondulada y un solitario racimo de uvas a la
derecha, que representa la Sangre de Cristo y es
símbolo de la Sagrada Eucaristía.
Una ancha cornisa divide los dos
cuerpos, en ella, están representados cuatro
pelícanos en la que el pelícano es una imagen
cristológica pues según la antigua creencia esta
ave mataba a sus polluelos recién nacidos y al
tercer día de muertos, el ave los resucitaba con la
sangre que manaba de su pecho, por lo tanto es
un símil de la figura de Cristo al dar su sangre a
la humanidad. Esto nos da una clara idea de que
esta portada, sin duda representa a la Eucaristía.
Sin embargo, el pelícano es atributo también de
la caridad
El segundo cuerpo presenta cuatro
gruesas semicolumnas, cuyos fustes se cubrieron
con motivos vegetales, lo que nos hace pensar en
la semejanza de éstas a las columnas antorchadas
que son características del barroco rico. Cada una
13

La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag. 35
14
Los símbolos cristianos, Ignacio Cabral Pérez,
Editorial Trillas, México 1995, pag. 161

de estas semicolumnas están rematadas por
curiosos capiteles, en donde están colocados
cuatro ángeles portando, los de enmedio, grandes
lirios, como los que tienen las sirenas de la
portada principal. En las entrecalles están tres
nichos conchiformes, sin esculturas.
Los ángeles de los dos extremos, miran
hacia el frente y levantan un brazo. Los de
enmedio parecen rendir homenaje a un escudo,
cuya bordura ostenta el cordón franciscano y en
su parte inferior tiene una concha de peregrino;
en el centro una espléndida flor, simbolizando
quizá a la Sagrada Eucaristía, lo que viene a
reiterar el significado de esta portada. Sobre esta
flor, un escudo y debajo del escudo, sobresale un
rostro severo y enigmático que parece tener
barbas en forma de plumas. " Hemos querido
suponer que todo ello simbolice el triunfo de la
Fe - mediante el Santísimo Sacramento, la obra
misionera y el bautismo de los naturales - " 15
La parte superior de esta composición la
constituye el citado escudo que contiene una tiara
papal coronada con una pequeña cruz y las llaves
del reino de los cielos. Siguiendo la vista hacia
arriba se descubrirá más adornos vegetales y
después de éstos un gran rostro barbado
representando a Dios Padre.
Y por último, el remate de esta portada
la dan una cruz y tres pináculos escalonados.
Hay muchísima gente que piensa que los
motivos iconológicos e iconográficos de esta
catedral son copiados de otras y que en realidad
no existe un significado especial en ella, ni
tampoco, interpretación alguna, (hablando de sus
portadas, por supuesto).
Yo opino lo contrario y sin embargo. no
se puede afirmar que ésta tiene igualdad de
riqueza iconográfica que, por ejemplo, la
Catedral de Zacatecas, pero aún así, no se puede
negar una cierta intención, sobre todo en la
portada sur en donde es más claro el significado.
Tampoco se puede negar la majestad
que este edificio posee y si además le agregarnos
el valor incalculable de conocer, a través de su
larga y penosa historia, el dificil crecimiento de
la ciudad hasta llegar a donde estamos, quizás
nuestro punto de vista con respecto a ella cambie
notablemente. Este monumento refleja mucho, se
leen dos culturas, se lee trabajo, se siente la
15

La Catedral de Monterrey, Tomás
Mendirichaga/Xavier, EM Ediciones/crónicas,
pag.52

-------------~-~~-~-----C_IITIC/■rl
historia de una ciudad nueva, posee también su
misterio, el misterio de toda catedral, unas son
más grandes, otras más pequeñas, unas con
decoración excesiva, otras no tanto, pero su
esencia es la misma, el misterio es el mismo. Lo
interesante aquí es poder descubrir el de nuestra
catedral.

Arquitectura
identidad.

de

Gobierno

El caso del Nuevo Palacio Municipal de la
ciudad de Monterrey, N.l.

Jorge Baldo

Introducción.
La lectura de nuestras ciudades y de sus
mensajes de identidad es cada vez menos legible
para la masa social que todos conformamos. La
convergencia multicultural en las metrópolis de
nuestro país conlleva, casi siempre, a destacar el
predominio de modelos urbano-arquitectónicos,
ajenos a nuestra cultura local, como sinónimo de
progreso y de "similitud" entre nosotros y ellos,
los "primermundistas".
Esta tendencia es harto compleja y que
ademas es una conducta histórica en nuestro país,
desde aquel histórico año de 1521. Su inercia es
dificil de contener, y las consecuencias aun no
pueden medirse con precisión. Sin embargo,
creemos que mas allá de esta confusión en la
lectura del paisaje urbano como producto sociocultural, subyace una rica tradición nacional, de
la cual no es fácil desprenderse, y que en muchas
obras de nuestras "modernas" ciudades, existe
una señal de vida, un signo que nos diferencia de
otras sociedades, y que aparece de manera mas
conciente o no, en el trabajo de nosotros, los
arquitectos mexicanos. ·
En el caso de los edificios de Gobierno
de la Ciudad de Monterrey, y particularmente en
nuestro caso de estudio, el Nuevo Palacio
Municipal, se intenta buscar, en el lenguaje del
edificio, signos de vida e identidad nacionales,
ocultos quizás tras las la mascara
del
modernismo.

Descripción del edificio y su origen.

8

e

La idea del nuevo El P-.Jacio Municipal,
surge con el acelerado crecimiento de la ciudad
Monterrey, y por lo escaso que resultaba el
antiguo Palacio, que data de siglos atrás, en
donde el espacio disponible se había agotado a
consecuencia
del
crecimiento
de
la
administración y de las funciones de la misma.
En el momento de la construcción del nuevo
edificio, la administración se encontraba
"desmembrada" en diferentes edificio en el centro
de la ciudad.
Se hacia evidente, que la eficiencia de la
administración, dependía, en buena medida, de
albergar bajo un mismo techo, a todas las
diferentes secretarias que conforman al
ayuntamiento, es decir, en la creación de un
nuevo espacio "aglutinador" de la administración
publica local.
Para tal efecto, en el año de I 974 las
autoridades municipales convocan a un concurso
para el proyecto del edificio que daría cabida a
todas las diferentes Secretarias, al mismo tiempo,
que daría facilidades para que las futuras
administraciones aumentaran en tamaño y en
número, en caso de ser necesario.
El concurso del proyecto es ganado por
los arquitectos Villarreal, Hadjopulus, Albuerne y
Flores, debido principalmente a la solución que
se proponía para "ligar" la (histórica) Plaza
Zaragoza, un espacio publico local de gran
trascendencia, con el nuevo edificio. La solución
consiste en "elevar" las oficinas, sobre una gran
plaza, que visualmente generara continuidad
entre la Plaza y las calles colindantes, Zaragoza y
Zuazua, y evitar los obstáculos que la nueva
estructura generaría, con la disminución de los
apoyos de la misma.
De esta forma, se creía (erroneamente a
nuestro juicio) que la Plaza Zaragoza tendría un
"continuum" en la parte baja del nuevo Palacio, y
el espacio publico no perdería en superficie o
jerarquía.
Otros de los criterios que fueron
fundamentales en la asignación del ganador del
concurso, fueron la calidad estética, la
flexibilidad interna, el criterio estructural, el
carácter, y la factibilidad técnico-constructiva,
entre otros que se consideraron menos
importantes.
En el punto relativo a la calidad estética,
recordaremos que por los años 70's el estilo
internacional y el Styling eran los estilos
predominates. No extraña, pues, que el edificio
proyectado por este grupo de arquitectos, tenga

9

�_ _ _ _ __ __ _ _ _ _ _ __ __ _ _ _ _ _ _
CIITIC/
en su concepción formal primaria, tantos
elementos propios de estos estilos. En lo tocante a
la flexibilidad interna, el proyecto contemplaba la
construcción de pocos elementos verticales de
apoyo, por lo que las niveles prácticamente eran
tipo "planta l'ibre", que prometían una gran
flexibilidad para la creacion de espacios abiertos,
semi-abiertos y cerrados, propios de las oficinas
modernas.
Otro punto a favor de este proyecto, lo
constituyo la gran estructura metálica que
soportaría al edificio, con claros de 30 metros
entre apoyos y voladizos de 15 metros. Esta
estructura estaría sustentada sobre 8 apoyos
perimetrales y cuatro centrales, con lo que se
lograría la "transparencia" deseada para la
integración a la Plaza Zaragoza.
La factibilidad técnico-constructiva tuvo
al final algunos problemas ya que el proyecto
contemplaba la utilización de presforzados de
concreto que demandaban la utilización de cables
y herrajes de fabricación extranjera, por lo que se
opto, por la utilización de una estructura
metálica, cuya materia prima se tendría mas a la
mano y con mayor disponibildad, ademas de que
este gasto favorecía a las empresas locales
especializadas en la producción de acero, entre
otras.
Con respecto a la conformación espacial
del edificio, se trataba de generar un sótano de
dos niveles, para utilizarse como estacionantiento
subterráneo, un piso "publico" a nivel de las
calles y plazas colindantes, tres niveles de
oficinas, el primero de los cuales es de menores
dimensiones que los dos superiores por estar
"remetido" con respecto a las fachadas.
Como punto importante a este respecto,
diremos que el edificio en cuestión se genera a
partir de un gran espacio central, que se prolonga
a manera de pozo de luz, a lo alto de los tres
pisos de oficinas. Este espacio relaciona el
concepto de "centralidad" que es propio de la
arquitectura mexicana colonial. con el edificio.
Los andadores o pasillos de los niveles superiores
están, como es de esperarse, ubicados
perimetralmente a junto a este espacio central.
Esto trae como consecuencia que las oficinas
tengan su acceso visible desde varios puntos del
edificio.
Para unir estos espacios en el sentido
vertical se construye un núcleo de elevadores, y
un conjunto de escaleras eléctricas, que a nuestro
juicio, juegan un papel mas destructivo que
compositivo en la integridad del objeto

arquitectónico. Estas escaleras comunican desde
el nivel de la calle, al primer piso de oficinas. Del
primer al tercer nivel, solo un grupo de escaleras,
con un gran desarrollo) sirven como
intercomunicación.
En el centro de la plaza de acceso, existe
una plataforma a un nivel ligeramente inferior
que el acceso, en donde se ubica una fuente con
una escultura de carácter femenino, seguramente
remembrando a la madre tierra y al agua como
elementos de vida.

Símbolos de identidad en el lenguaje
del edificio.
Amen de los datos anteriores, es
menester proceder a "sondear" los significados
que subyacen en este complicado arreglo de
materia y espacio. Pero, por donde empezar?.
Quien sabe, quizá por donde el lenguaje del
edificio llegue a nosotros de manera menos
confusa.
¿Qué significa el espacio "central" en la
cultura
arquitectónica
mexicana?
¿Qué
asociaciones se infieren con el uso de las piedras
en casi todos los frentes del edificio? Que quieren
decir los ritmos que pululan a lo largo y a lo alto
de las fachadas? Que implican los colores que se
usan en los pisos y plafones? Que nos dicen los
materiales utilizados para darle su "materialidad"
al edificio?. Explorar estas y otras preguntas será
el motivo de los párrafos siguientes, en donde
intentaremos, a la luz de un modesto
conocimiento de la obra y de una gran avidez
critica, sugerir las posibles respuestas.
Antes de proceder a penetrar los
caminos de la especulación intelectual, valga
decir que el marco en el que trataremos de
"encajar" los conceptos y las ideas sera el de la
cultura mexicana. Se buscara en la mejor medida
posible, el ver en que partes de esta maraña, es
posible encontrar réplicas de nuestra identidad,
en caso de que las haya. No es excluyente el que
surjan opiniones fantasiosas . per,&gt; es justo
mencionar que esta aproximación crítica
intentara atar cabos entre las relaciones formales,
funcionales y plásticas de esta obra, con los
elementos de carácter nacional, incluyendo por
supuestos, los culturales-arquitectónicos. Punto.
Pero que puede tener de "mexicano" un
edificio de este tipo, ademas de estar diseñado y
construido por mexicanos y en suelo mexicano ? .
En principio entablemos un "round" con los

■rl

CIITIC/■L

_ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _
aspectos mas notorios, es decir, los que saltan a
la vista.
Comencemos por estudiar sus aspectos
geométricos y sus relaciones de proporción. Salta
a la vista que este edificio tiene un carácter mas
hacia lo horizontal que hacia lo vertical. Esto nos
lleva a ver cierta "proximidad" con nuestra
arquitectura, en donde la tendencia es mayor en
ese sentido. No obstante que se trate de obras tan
voluminosas como las mismas pirámides de
Teotihuacan, siempre tenderán hacia el horizonte
mas que hacia el cielo, en un dialogo entre la
obra y la Madre Tierra.
Observando los alrededores del edificio
en cuestión, uno encuentra pocas razones para
pen.sar el porque no se realizo un edificio de
forma mas vertical, mas de acorde a los
paradigmas arquitectónicos de esa época. Junto a
esta estructura destaca el edificio del Condominio
Acero, que aunque anterior al Palacio Municipal,
ya muestra la tendencia internacionalista de
hacer arquitectura en el centro de la ciudad,
hacia arriba, mas que hacia los lados, en un
intento de optimizar ( y especular) el costosísimo
metro de terreno en el centro de la ciudad.
¿Qué hay con las proporciones? A
simple vista podemos decir que no hay ningún
intento de "amarrar" los elementos del edificio en
un trazado regulador geométrico complejo. Mas
bien parece que las tramas verticales y
horizontales, basadas en el mismísimo Metro
Patrón, son las rectoras para la composición.
Creemos desilusionar a los amantes de la Aurea
Sectio pero es evidente que estos aspectos han
sido subvaluados, en pro de una teoría
geométrica mas simple, mas controlable.
¿Qué relación se puede encontrar entre
el espacio central y plaza que se genera en el
nivel inferior del Palacio, y nuestras
"mexicanisimas" casas coloniales, en donde el
patio es el centro vital de la casa? El patio es el
lugar por donde contemplamos la luz, por donde
el aire nos inunda, de donde podemos observar el
resto de la misma. Es posible que se intente crear
esta relación de "casa" en este edificio, al
conferirle un elemento espacio-funcional con
connotaciones de vivienda, lo que lo haría más
"publico", más popular, menos "institucional" y
quizá, más humano.
Por otro lado, puede pensarse también,
que es una replica formal rescatada del antiguo
Palacio, el cual tiene un esquema a base de patios
centrales y pasillos porticados hacia este. De
cualquier manera, existe esta relación con lo

mexicano, que a diferencia del los edificios
"concentrados" del estilo internacional, hace
pen.sar en una intencionalidad consciente o no,
hacia una identificación nacional.
¿Que pasa con el uso de la piedra,
aunque artificial, como material predominante en
el edificio?. Uno puede pensar que se trata de
prolongar la vida útil de los materiales, al mismo
tiempo que reducir su mantenimiento, y en ese
aspecto, existen pocos materiales mejores que la
piedra, para cumplir con este cometido. Sin
embargo, la arquitectura mexicana, así como
mucho del arte mexicano que nos identifica ante
otras sociedades tiene como característica "la
petricidad", como la llama Laura Elenes,
brillante investigadora del Instituto de
Investigaciones Estéticas, de la UNAM. Este
"petricidad" nos conduce a preferir el uso de la
piedra y la mampostería, sobre otros materiales
industrializados. Es esta "petricidad" nace de la
preferencia que tenemos los mexicanos por la
piedra, mas que por otros materiales. Nuestras
obras mas significativas, desde las ciudades
Mayas, hasta nuestros modernos museos y
bibliotecas, poseen este sentido de eternidad a
través del uso extensivo de la piedra, esa "
lagrima endurecida de nuestra madre Tierra".
El nuevo Palacio Municipal, utiliza
como material predominante la piedra Sus
fachadas Norte y Sur no la utilizan, pero esto no
hace que el edificio pierda la cualidad de verse
"petreo". Esta es una de las mas importantes
"frases" que emite el edificio, en nuestro lenguaje
cultural. Su carácter "petreo" y su función de
gobierno, ayudan a reforzar la idea de un estado
estable y duradero, un gobierno eterno.
Una ultima asociación de carácter
simbólico se puede encontrar en el uso de color
que se utiliza para la plaza del nivel de acceso al
edificio, la misma que supone ser continuidad de
la Plaza Zaragoza. El piso es de color rojo.
Podemos pen.sar que se trata de una
condición fortuita el hecho de que la gran plaza
del acceso tenga un color rojo oxido. Es quizá la
disponibilidad de este material, en cantidades
suficientes y en tiempos adecuados, lo que
conllevo a su utilización. Lo cierto, es que el
color rojo siempre ha tenido connotaciones en
nuestra cultura, asociadas con los poderes civiles
y religiosos. Es un color sagrado. Aparece lo
mismo en el recubrimiento de algunos edificios
del Templo Mayor, al igual que en la piedra
volcánica roja de la fachada del Palacio Nacional.
El rojo oxido, es uno de los colores que forman la

10

11

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_ _ _ _ _ __ _ __ _ _ _ __ __ _ _ _ _ _
denominada "paleta prehispanica", conjunto de
colores que identifican plenamente al arte
mexicano prehispanico ante el mundo.
Se puede inferir, que mediante el uso de
este color culturalmente reconocido, se refuerza
el concepto de "gobierno", ya que en nuestra
sociedad, es igual o mas "sagrado" un
gobernante, que el mismo papa. O no?.

El Antiguo Palacio Municipal de
Monterrey
AngelM.Saavedra
Este sitio simboliza ya casi 400 años de
historia y de insistencia por sostener en pie las
casas consistoriales y que pese a todos los sucesos
estuvieron presentes para administrar el gobierno
de la ciudad.
Existe un paralelo icuestionable entre la
identidad del pueblo y este edificio; es una
identidad común, el uno es testigo del otro.
Resumen Histórico
Don Luis Carvajal y de la Cueva, al
fundar la Villa de San Luis (antecesora de
Monterrey 1582), mandó construir las Casas
Reales (casas destinadas al ayuntamiento) debido
a que las Ordenanzas de Poblaciones Nuevas
establecían la obligación de señalar sitio para el
edificio del Ayuntamiento.
Las actas del ayuntamiento mas antiguo
(1600-1624) nada expresan sobre la ubicación de
las Casas Reales primitivas; pero el comentario
de Alonso de la Mora y Escobar hace pensar que
eran lugares improvisados y sin ninguna
arquitectura específica.
Con motivo de las inundaciones de
1612, se escogió un solar para construir las Casas
Reales. En 1624, el gobernador Martín Zavala,
mandó construir la casa real no con materiales
muy resistentes pues hay constancias de quJ se
tuvo que construir de nuevo. El azote del agua
acabó con el tercer edificio destinado al
ayuntamiento.

En 1653 ordenó Martín Zavala la total
demolición de las Casas Reales para que los dos
años después Juan Alonso Bazan concluyera las
Casas del Cabildo. Las Casas Reales
edificadas ocuparon el mismo lugar actual al
Antiguo Palacio Municipal.
Para 1739 estando el alcalde José
Adriano de la Garza, ordena como prioridad la
remodelación de la Casa del Cabildo. En 1752
nuevamente Monterrey sufre inundaciones y deja
sin Casa del Cabildo a la ciudad. En ese mismo
año Don Pedro de Barrio convocó al
Ayuntamiento para la reconstrucción; en 1758 se
propone seguir con la construcción y edificar una
segunda planta a fin que sirviese de residencias a
los gobernadores.
Para poder terminar el proyecto
construyeron cuarto por cuarto y lo iban rentando
como comercio, obteniendo fondos para la
construcción de la segunda planta. De 1789 a
1845 el Palacio Municipal fue utilizado como
Mercado de la Ciudad lo cual ocasionó daños
severos.
La obra general del palacio Municipal se
promovió formalmente en el año de 1851 y fue el
arquitecto italiano radicado en Monterrey Papias
Anguiano quien presentó el proyecto de la
formación de portales al frente de la plaza de
Hidalgo.
Aunque le correspondió al ayuntamiento
de 1853 terminar la obra, en la actualidad el
edificio quedo enclavado en una excelente zona
al lado de un contexto modernista que rompe con
las formas, colores y dimensiones de los actuales
edificios.
Al analizar estos elementos se constata
de nueva cuenta, la intervención de diferentes
manos en diferentes fechas que se han integrado
en formas arquitectónicas que no se apartan de
una identidad, en materiales y cultura de la
región.

EHIES■rl

_ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _
Las fachadas pizarron
Armando v. Flores Salazar
Uno de los rasgos fundamentales de nuestro
perfil cultural es la alta valoración que se le da a
la palabra escrita, de hecho, nos estarnos
preparando para los festejos del aniversario
número cuatrocientos de la ciudad de Monterrey
porque lo respalda una acta escrita de su
fundación, situación que no se dio en las dos
fundaciones anteriores.
Desde entonces y hasta nuestros días la palabra
escrita no solo es ley sino promesa a cumplir y
motivo de prestigio personal ya que el mejor
calificativo para una persona es ser hombre (o
mujer) de letras.
Las letras se han asociado a la arquitectura con
cierta discreción como puede observarse en los
nombres de algunos edificios públicos como el
del edificio "La Reinera", al colocar las iniciales
del propietario o el año de su erección en casas
habitación, al dedicar la casa en una viga del
techo a lo dulces nombres de Jesús, María y José,
al colocar los nombres de las calles en los
inmuebles esquineros o al grabar el nombre del
negocio como"La Flor de Nieve" en la esquina
surponiente del cruzamiento de las calles Hidalgo
y 20 de Noviembre.
Sin embargo a nuestros días y por influencia de
la publicidad comercial las letras han invadido a
la arquitectura hasta el nivel de convertir sus
fachadas en pizarrón. Mucha de la actividad
comercial, educativa, artesanal y de servicios se
han instalado en casas habitación que por
cambios en el uso del suelo han devenido en
comercial y dado que no es arquitectura hecha
específicamente para la nueva función, dos cosas
parecen irremediables: hibridizar su lenguaje
instalando aparadores donde había muros o
huecos enrejados de ventanas y maquillarlas con
abundantes textos hasta descomponer su orden
original.
Lo que en un tiempo fue una fachada armónica
por el tratamiento adecuado de sus componentes,
testimonio de un tiempo específico que revela un
estilo de vida, materiales y técnicas constructivas
disponibles en la ciudad, gustos y preferencias
estilísticos y ornarnentales, etcétera, se convierte
en ruido visual, se instala el desorden y poco a

12

poco, pero siempre creciente, nos vamos
aletargando en el adictivo campo de la
contaminación visual.
Aun en las construcciones públicas mas
recientes, como por ejemplo los museos es común
ver sus fachadas modificadas al colgar en sus
frentes enormes lienzos anunciando y
veladamente invitando al público a participar .de
sus actividades, aunque denunciando a la vez una
necesidad del edificio inadecuadamente resuelta.
Lo que le sucede a la arquitectura también le

sucede al hombre y ya es un tanto común ver
hombres pizarrón. Esto ¿es consecuencia de la
simbiosis hombre-arquitectura?

Entendimiento, medio ambiente y
arquitectura
Patricia R. Zamudio
"que el respeto a todo lo creado sea una
realidad"
Green Peace
Esta, la localidad perdida en el
inconmensurable universo, origen, raíz y causa,
nuestra tierra, madre y !casa interplanetaria!
Sendero colmado de verdor: desierto
ardiente de arenas áureas, peñón de la montana y
mar interminable. sitio de todas las razas, de
todos los tiempos: la única perdurable cuando el
hombre se ha marchado.
El respeto por lo creado razón de
muchos pueblos y de nuestra propia antigüedad,
el hombre trascendiendo en la medida que
comprende el espíritu de la natura, Estos parecen
ser hoy pensamientos olvidados por millones de
personas que transitan rodeados de alta
tecnología, donde la capacidad de asombro por
las cosas pequeñas que son las más ,grandes la
consideramos perdida.
¿Qué sucede con, las sociedades? ¿por
qué hemos caído en esta conducta inmoral de
incomprension para el espíritu, la esencia de
nuestra tierra.?
Es acaso que nuestra óptica es
perimetral como quien, pretende observar los
toros desde la barrera sin inmiscuirse demasiado
Si nuestra raíz antigua sigue viva es
tiempo de destruir la tapia que cubre nuestro

13

�EIHES■rl

_ _ _ _ __ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _
entendimiento y verdaderamente dar respuestas
al problema del medio ambiente.
Particularmente en México, hasta 1994,
se generaban 525,885 ton/día de desechos sólidos
de los cuales 14,500 ton/día corresponden a
desechos peligrosos;, a simple vista solo son
cifras, una estadística, pero de una realidad que
lacera día a día nuestro entorno, aunado todo esto
a la cuestión económica puesto que un alto
porcentaje que fluctúa entre el 5 y 14% del total
de desechos solidos por municipii, son resultado
de los recipientes que contienen los díversos
productos que consumimos ocasionando
cuantiosos gastos no recuperables por el usuario
de estos elementos.
Conjuntamente la cuestión social e
intereses creados en tomo a la basura, mismos
que han impedido en multitud de ocasiones la
positiva participación de profesionales que
buscan soluciones al caso.
Como ciudadanos podemos ser eslabón
mas en esta búsqueda de respuestas reales, como
universitarios es nuestro deber ser propositivos en
pos de la reintegración del mundo con el
ecosistema natural.
Remitiendonos puntualmente al que
hacer de la disciplina arquitectónica, hoy día
necesita acercarse a la realidad social, económica
y ambiental del planeta, quitandose ese halo de
disciplina meramente artística que maneja desde
el siglo pasado y respondiendo a fines mas
concretos: produciendo inmuebles óptimos,
adecuados a cada sociedad, amigables con el
medio natural y en lo posible utilizando en gran
medida lo que _hemos fabricado en esta sociedad
de consumo_ de _use y desechese buscando
fines prácticos para estos productos y~cesibles a
todo bolsillo, para que este cambio sea verdadero.
Ahora bien, es de importancia la
producción de documentos y bibliografía del
tema coherentes con nuestra realidad mexic~ y
aplicados a la arquitectura, puesto que son
sumamente escasos, informales o se encuentran
en proceso de investigación, por lo que se hace
necesario a corto plazo que las irlstituciones de
enseñanza de la arquitectura del país ahonden en
el tema para crear entre los futuros profesionales
una cultura ecológica no solo pasiva sino
participativa.
Ademas al acercarnos a la sociedad y
plantearnos como intermediarios entre esta y el
ecosistema cumplimos verdaderamente la función
ideal para lo cual fue creada esta profesión No

olvidar jamas al hombre lugar y cultura. para el
cual producimos respuestas arquitectónicas.
Actualmente una de estas proposiciones
se denomina El reciclaje en la arquitectura
propuestas técnico - constructivas misma que es
desarrollada en la maestría en ciencias para el
diseño , división estudios de postgrado de la
facultad de arquitectura de la universidad
autónoma de nuevo León.
Consiste en una serie de propuestas de
elaboración, para sistemas constructivos afables
con el medio natural, económico, con posibilidad
de autoconstrucción a partir de la utilización de
desechos solidos y probable inclusión de
materiales y elementos edificatorios tradícionales
de acuerdo a la zona geográfica donde se realice
el planteamiento.
Contando entre sus objetivos los
siguientes:
-Elaboración de un modelo a escala natural 1: 1
para observar su comportamiento ante diversos
fenómenos climatológicos, posibles reacciones
químicas así como a las adecuadas que el futuro
usuario plantee para la obtención de mayor
confortabilidad ambiental espacial.
-confeccionameinto de un directorio nacional
para conocer las propuestas de investigación
acerca del tema a fin de realizar proposiciones
conjuntas.
-secuencialmetne con los fines anteriores el
planteamiento de producción de un volumen
bibliográfico inductivo y abierto a nuevos o
diferentes propuestas, para el fomento de esta
interacción armoniosa entre el hombre y su
mundo.
En el proyecto citado se considera que es
posible lograr la aceptación de un producto para
erigir construcciones dada la procedencia del
mismo, si este presenta características atractivas
al futuro usuario en cuanto a:
-apariencia limpia y solida
-resistencia al intemperismo y otros agentes
externos como ruidos molestos
-facilidad de traslado y utilización
-economía
-proposiciones de modulación estética de
elementos constructivos.
Y que esta admisión es menos renuente
si antes se ha concientizado del valor de la
aportación de cada individuo y de los beneficios a
futuro que esta decisión proveerá a todos.
Hasta aquí el proyecto un componente
mas en el necesario raudal de ideas y respuestas
claras.

14

EIHES■rl

_ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ __
Hoy día ¿que harás tu por tu tierra y
casa? acaso no tienen derecho los que vienen
detrás de conocer ríos transparentes con agua
potable y no embotellada, bosques praderas no
solo desertificación por los químicos que
utilizamos para producir mayor cantidad de
alimentos dirigidos a los millones de personas
que como horda de bárbaros hemos perpetrado
golpe tras golpe a nuestro hábitat.
Es necesario que la palabra ecología no
sea solo una moda, de ti y todos depende la
subsistencia del delicado equilibrio terráqueo y
mas aun la supervivencia futura de la raza
humana.

Notas.
Datos del instituto de protección ambiental y del
centro de calidad ambiental del ITESM.
üSegún datos de SEDESOL, 1994.

15

�CIIIIIIXIL

= ~ -- - - - - - - - - - - -- - - La influencia de Don Porfirio.
Nuria Castillo Moreira.
Antes de hacer nuestras propias
conclusiones acerca del Porfiriato y los efectos
que tuvo en el Pueblo Mexicano, tenemos que
detenemos para hacer un recorrido por la historia
y específicamente a través de la vida de Don
Porfirio, solo así podremos conocer sus motivos
para permanecer en el poder durante más de
treinta años y otros más que le llevarían a tomar
decisiones de gran importancia en el país, como
lo fuera el cambio de algunos artículos de la
constitución del 1857 con el objeto de ser
favorecido en sus planes futuros, o bien la
atracción del capital extranjero, reconociendo
viejas deudas nacionales para así poder restaurar
el crédito, provocando un carácter semicolonial
en la economía mexicana, o también fomentando
el desarrollo industrial y la construcción de
ferrocarriles; , Así como contribuyó a lograr un
marcado "afrancesamiento" de las costumbres y
de las mismas edificaciones. Así que
retrocedamos hasta llegar a 1830 y más
específicamente el 15 de septiembre, fecha en
que nace el hombre que compartiría 60 años de
su vida con la biografía de México.
Desde temprana edad queda huérfano y
por ello su madre ha de velar por él hasta que
decidiera entrar al seminario en 1843; Pero en
él siempre existió el deseo por la lucha, así que
dejaría el seminario para ingresar al bando de los
liberales en donde conocería a Don Benito
Juárez, mismo que le animaría a estudiar leyes
donde el mismo Juárez sería su maestro de
Derecho Civil.
Don Porfirio era un hombre de buena
salud y notable desarrollo fisico, hecho
importante de señalar ya que esto lo mantendría
siempre como el hombre recio y fuerte que no se
doblegaría ante nada.
Mientras él crecía, el
País libraba una serie de guerras civiles e
internacionaies que solo observaría sin
intervenir: Pero el país continuaba en una etapa
mqy dificil, en la que las guerras internas y
externas eran cosa de todos los días, así que
pr~nt&amp; llegó la opor¡unidad para El General Díaz
de incorporarse -a la lucha en la revolución de
Ayuda, y · es por esos días en que vota
-püblicamente contra Santa Anna, deja sus
estudios de leyes y llega a la jefatura de Ixtlan.
El tiempo en el que Porfirio estuvo como
comandante político militar en el Itzmo fue más

- - - - -- - - -- - -- - - - - -- - - - - - - - - - - - --

que un duro aprendizaje, en el que se ganaría a la
población indigena quienes le seguían con una fe
ciega.
Y fue en Tehuantepec en donde conoció
a Juana Catalina Romero, mejor conocida como
Juana Cata; quien sería un personaje important~,
que influyó grandemente en él, ya que se dec1a
que con toda probabilidad eran amantes, Y
seguramente algunas decisiones se tomaron por
ella especialmente, como lo es la leyenda que
dice que Porfirio logró que la empresa de
ferrocarril desviara la ruta para hacerla pasar a
dos metros del Chalet estilo francés de Juana
Cata, y que según recuerdos narrados por la
propia nieta de Díaz, cuando visitaba a Juana, el
maquinista reducía la velocidad, accionaba el
silbato y Porfirio saltaba del tren llegando __ con
esto al primer escalón de la casa de su amadaº. .
Para cuando deja Oaxaca ya hab1a
librado 12 batallas, y aunque no todas fueron
victoriosas, el Presidente Juárez al referirs~ a
Don Porfirio le llamaba el hombre de Oaxaca.w
Juárez y Porfirio eran las dos caras de la
moneda; en la que por un lado Díaz,
atrabancado, impulsivo y un poco desobediente,
por el otro Juárez, quien estimaba que el
militarismo era el principal retraso del país desde
la independencia, ya que para los liberales la
salvación de México radicaba en el apego a la
constitución del 1857 y en el ejercicio de la
democracia, es decir un hombre pacífico Y
pensante, y para ello utilizaría la filosofía que
Gabino Barreda aprendería directamente de
Comte.
Pero Díaz contaba ya con treinta y
siete años y treinta y siete campañas de guerra en
las que había aprendido que el triunfo se logra
con la lucha no con las palabras.
Y es precisamente en 1871 que entra en
la lucha presidencial contra Juárez y Lerdo en
donde pierde frente a ellos, pero eso no le
detiene, y alegando que se trataba de fraude en
las elecciones, organiza la que llama la última
revolución; Y es durante el tiempo en que
preparaba sus estrategias, que muere Juárez,
quedando Lerdo como presidente y a Porfirio no
le queda mas remedio que retirarse, Pero solo
para prepararse nuevamente y en 1876 vuelve a
presentar su candidatura rebelándose contra
Lerdo, ahora triunfando. Lo cual obligó a Lerdo
a buscar su destierro, ausente el presidente del
país, el presidente de la Suprema corte de justicia
reclama el gobierno de la república, a lo que
Porfirio contesta: "La legalidad es cuestión d~
pastelería y el poder cuestión de armas","'

16

tomando así la presidencia y declarando que él
solo busca el restablecimiento del imperio de la
constitución para desarrollar los grandes
elementos de la riqueza del país.
Lo que vendria después marcaría una
gran diferencia entre las dos épocas: antes de
Porfirio y después de Porfirio; diferencias
políticas, económicas, artísticas y culturales.
Este es el punto de partida de los
tiempos nuevos que llegarían con el Porfiriato, el
inicio de el cambio profundo en la vida
mexicana, en la que moría el progreso político(la
era de Juárez) y nacía el progreso material (La
era de Porfirio).
México era un pueblo cansado por la
lucha y Porfirio fue el desahogo a toda esa época
de presiones.
El pueblo absorbido por esa
misma lucha, se olvidó de expresar su· sentir;
Además del poco presupuesto y de la escasez de
academias de arte, así como el nivel de vida de
este tiempo, podemos verlo reflejado en la
cantidad de creaciones artísticas entre los años
1810 a 1880; Es de notarse que es al iniciarse la
paz porfiriana (1876) cuando aumentan las obras
en sus diferentes expresiones; Y es normal que
así fuera ya que en este momento aumenta o
vuelve a ponerse en marcha los lugares de
estudio de arte, además se modifica el plan de
estudios de la carrera de Arquitectura y es mayor
el presupuesto destinado al embellecimiento del
país y porque no mencionarlo, el afán de Don
Porfirio por traer de Europa lo último en moda,
los maestros y hasta la materia prima por
considerarlo lo más elegante.
Y es tal su deseo por embellecer el país
que incluso lanza un decreto en 1877 (solo a un
año de ser presidente) el cual decía:
"El C. presidente de la república,
deseando el paseo de la reforma con monumentos
dignos de la cultura de esta ciudad y cuya vista
recuerde el heroísmo con el que la nación ha
luchado contra la conquista en el siglo XVI y por
la independencia y por la reforma en el presente,
ha dispuesto que en la glorieta situada al oeste de
la que ocupa la estatua de colon, se erija un
monumento a Cuahtemotzin y a los demás
caudillos que distinguieron en la defensa de la
patria; en la siguiente, otro a hidalgo y demás
héroes de la independencia; y en la inmediata,
otro a Juárez y demás caudillos de la Reforma y
de la segunda independencia...•"• f
Porfirio intentaba levantir la nación y
lograr de ella un territorio s~rp y definitivo.
4-,t ",1

crn11111l

Era normal que se buscara como fin
primordial la paz, la cual es la condición para el
orden y el progreso. Siendo la estrategia el dar
bienestar al pueblo para tenerlos contentos y
poder gobernar.
Y sucedió que durante la época de
Juárez los valores cambiaron y el Mexicano
advierte su retraso tecnológico y es que la
creencia ideológica de los liberales, tenía sus
momentos contradictorios, un dia (1873) Lerdo
inaugura el ferrocarril y al otro se niega a
ampliar la misma red de Norte a Sur de la
república; pero al llegar Díaz, este se esmera por
llevar el ferrocarril de un lado a otro del país
dando con esto más expansión cultural; de hecho
esto formó parte de una obsesión que incluso lo
haría nombrar a su periódico de combate como
"EL FERROCARRIL".
Todas estas estrategias de gobierno
formaban parte de su forma de pensar, de la que
nacían frases como:
"Donde hay caminos y correos,
ferrocarriles y telégrafos, hospitales y hospicios,
escuelas y colegios, fabricas y talleres, comercio,
industria y actividad en la transacciones, la paz
esta asegurada por si misma y el orden no
necesita del apoyo militar, porque todos están
interesados en conservarlo."vi
Y tenía realmente su estrategia para
enfilar al país hacia el progreso material, y era el
atender al mismo progi:eso material y no a las
leyes, para ello hizo uso de su gran experiencia
militar acumulada por más de 20 años, así que lo
primero que intentaría lograr era fortalecer su
persona e instaurar el orden y la paz lo cual le
tomo 12 años (1876-1888). Terminados estos 12
años en que Porfirio modelo al país para lograr
sus ideales tenía ya de su parte a las clases altas
ya que a ellos les concedió mayor cantidad de
capital, enriqueciéndolos aún más; al extranjero
le permitió explotar la riqueza nacional y por
medio de su política conciliadora logro halagar a
todos los partidos políticos, mantuvo al ejercito
en situación privilegiada y favoreció la
integración de los científicos, dándoles
oportunidades de crecimiento, concesiones,
empleos y tierras. Dentro de tanta repartición
también se les concedió a la clase media entrar
en la burocracia, a sus antiguos amigos los atrajo
con dádivas y empleos bien remunerados y a los
que no se sometieron les aplicó la ley fuga. De
todos ellos el grupo que causo mayor impulso a
Porfirio debido a su fuerza política, fue el de los
científicos que fue formado por el grupo de los

17

�cr■111uL

____ _ ________ _______________
poseedores
de la ciencia y la riqueza.
Teniendo ya todo organizado a su manera,
comienza en si el crecimiento material del país.
En verdad nadie pudo refutar entonces,
ni lo puede hacer ahora, los avances económicos
y los admirables progresos realizados desde la
revolución de Tuxtepec. Sin embargo cuanto más
se adelantaban en lo material, más se retrocedía
en lo político.
Durante el último período del presidente
Juárez el gobierno de la república decidió, por
primera vez, encargar en talleres europeos la
realización de un
trabajo escultórico
monumental. En tiempos de Don Porfirio los
encargos de ese tipo se sucedían hasta convertirse
en una institución.
La primera estatua para la
república mexicana hecha en Europa fue la de
Colón situado en el Paseo de la Reforma. La
idea de erigir ese monumento se debe a
Maximiliano, quien encargo el proyecto al
arquitecto e Ingeniero, discípulo de Cavallari,
Ramón Rodríguez Arrangoity. Se pensó en que
Vilar haría la figura del navegante y sus
discípulos cuatro grupos simbólicos de los mares;
El basamento se construía con mármoles y
granitos mexicanos.
La idea del afrancesamiento llegó a
formar parte de la cultura, sumándose a esta
numerosos escultores y arquitectos.

Banco Mercantil en Monterrey, 1901, Arq.
Alfrefd Giles

El Porfiriato fue una época de gran
actividad constructiva; Se levantaron numerosos
edificios públicos y privados. Los proyectos de
las residencias de los ricos, eran traídos de París,
llenando con ello las colonias más elegantes de
techos inclinados de pizarra negra. Para las
construcciones publicas más importantes se
contrataron, a excepción de unas cuantas,
arquitectos franceses e italianos, quienes trajeron,
con varios años de atraso, una mezcla
arquitectónica que la escuela de bellas artes de
París había compuesto con todos los estilos.
Entre los pocos arquitectos que no
fueron discriminados por los contratistas oficiales
se cuenta con Emilio Donde, Antonio Rivas
Mercado, que en 1902 ocupo el cargo de director
de la escuela nacional de Bellas artes, entre otros.
Las obras del primero fueron el llamado palacio
Donde, con columnas de orden Jónico y adornos
de hierro fundido, que hoy ocupa la secretaria de
gobernación y la iglesia de san Felipe de Jesús de
estilo neorromántico.
Rivas Mercado fue el autor del teatro
Juárez de Guanajuato y de la columna de la
independencia. Mercado se inspiró en un
monumento del arquitecto de la Hidalga para
levantar entre 1900 y 1910 la columna de la
independencia, inaugurada durante los festejos
del centenario.
Fue también la generación formada por
Rivas Mercado la que sintió que estaba
engañándose a si misma, tratando de disfrazar
con mayor eficacia su falta de comprensión de
esos estilos que le eran extraños, esforzándose
estérilmente por acoplar materiales y sistemas
constructivos que se negaban mutuamente.
Las
obras
arquitectónico
más
pretenciosas de porfíriato fueron realizadas por
arquitectos italianos o franceses; algunas no
pudieron ser terminadas pues durante el
lentísimo proceso de construcción se les vino
encima la revolución, quedando terminadas a
tiempo la secretaria de comunicaciones y Obras
Publicas de Silvio Conti y el Edificio de Correos
de Adamo Boari.
El primero un Palacio
renacentista imponente y lujoso. Obra de Boari
fue el teatro Nacional, hoy palacio de Bellas
artes, cuyo estilo es el que se usaba, realizado
en yeso y no en mármol, para las exposiciones
internacionales.
En Monterrey también tenernos
construcciones realizadas por arquitectos
extranjeros como es el caso del Banco Mercantil
que fue diseñado por el arquitecto inglés Alfred

18

_ _____ ____ ___ ___ ___ _ _ _ _ ____ c_rno1ex1l
Giles durante el gobierno del General
Bernardo Reyes con su diseño basado en el
renacimiento italiano, al igual que el Edificio la
Reinera (1901) del mismo autor. Otra obra del
mismo autor fué el arco de la independencia
construido para conmemorar las fiestas del
primer centenario_vü
En Nuevo León existía un gran respeto
por la figura presidencial de parte del
Gobernador Reyes, quien compartió sus veinte
años de gobierno con los últimos de Don Porfirio,
dentro de los cuales realizó una visita de siete
días al Estado, y que con tal motivó fueron
construidos once arcos para que el presidente
pasara por ellos en forma triunfal, iniciando su
recorrido en la penitenciariaviii , pasando por la
Alameda "Porfirio Díaz" y terminando frente a la
casa del Sr. Gobernador.
Otras obras construías dentro del
Gobierno del General Reyes en Nuevo León son
la actual Casa de la Cultura, anteriormente
Estación de Ferrocarril, proyectada por el
arquitecto Isaac S. Taylor en Inglaterra. Y el
palacio de Gobierno iniciado en 1896 y
terminado en 1908, proyectado por el Ingeniero
Francisco Beltrán.
Además de estos edificios que han
quedado como los símbolos del porfiriato, los
arquitectos extranjeros colaboraron, desde sus
talleres particulares o desde sus cátedras en la
escuela Nacional de Bellas artes, para educar a la
generación que edificaría a el México
revolucionario.
La expresión artística que caracterizaba
a la oposición política durante el porfiriato es la
caricatura cuyo carácter no abandona las
tendencias Europeas.
Artistas corno Santiago
Hernández, Alamilla, Martínez, Olvera y otros
apoyándose en un credo liberal avanzado, en una
militancia ideológica tan segura de sí como para
arriesgar su propia libertad, o afrontar
persecuciones y destierros, los caricaturistas eran
capaces de expresar, simultáneamente, los errores
del gobierno, la filósofa del régimen y el lenguaje
de los científicos.
Los caricaturistas registraron cada paso
de lucha política entre la oposición y el
porfirismo. La caricatura porfiriana iría a
desembocar
directamente
en
el
arte
contemporáneo, su expresividad deja un firme
contenido político.
Para observar en tomo de la época
porfiriana y en particular el de su filosofía social,
tenemos la obra del pintor José Maria Velasco,

Octavio Paz nombra a José
nacido en 1840.
Maria Velasco como el pintor del positivismoix_
Antes de 1880 sus paisajes son casi puramente
naturales, sitios que el hombre ha visitado pero
no modificado, en el porfiriato sus telas muestran
una presencia distinta: La paz.
La época
porfiriana se retrata con el rasgo esencial de la
distancia. Y esto porque para los positivistas
porfirianos el Indio Mexicano era un ser
biológico y culturalmente inferior". Fue el tiempo
de la persecución contra el calzón blanco, el
tiempo de la vida infrahumana para los indios
esclavos visto en regímenes de 300 años atrás.
En la ciudad la distancia social seguía siendo
muy evidente como en otras épocas.
La época porfiriana no tuvo ojos para la
desigualdad y la miseria, ni en el campo ni en la
ciudad. Consideraba que todos los males tenían
un origen individual.
Viendo hacia Europa,
pero sin adoptar o imitar completamente la ética
científica y técnica del mundo moderno, la época
porfiriana tampoco tuvo ojos para las raíces de
México, para su mosaico de pasados y culturas.xi
La entrevista de James Creelman con
Porfirio Díaz sorprendió a la opinión publica de
entonces y ha intrigado a generaciones de
Historiadores. Don Porfirio preocupado siempre
de que alguien le alborotara la caballada, no solo
la alboroto sino que la liberó. Una vez el pueblo
libre se organizan diferentes Partidos Políticos.
Su gobierno abrió entonces un
paréntesis de paz, orden y progreso, pero con el
propósito teórico de cerrarlo en la democracia.
Sus palabra a Creelman son claras: "La nación se
ha desarrollado y llama a la libertad". "He
esperado pacientemente el día en que el pueblo
de la república mexicana estuviera preparado
para escoger y cambiar sus gobernantes en cada
elección sin peligro de revoluciones armadas y
sin daño para el crédito y el progreso nacionales.
!creo que ese día ha llegado ya! .
Cualquiera que sean las opiniones de sus
amigos y partidarios me retirare del poder al
terminar el actual período de gobierno, y no
serviré de nuevo. nxii
Para la siguiente generación los
porfiristas son la minoría y el resto es dinan1ita
pura: Francisco l. Madero (1873), Francisco
Villa (1878), Plutarco Elías Calles (I 8.77),
Emiliano Zapata (1879), con miras a pmíer fin a
la dictadura Porfiriana.
Y vino aquel septiembre de 1910.
Inauguración de la Castañeda, primera piedra de
una cárcel, desfile de carros alegóricos en el

19

�_________ ___________ _______c_11111 ..
paseo de la reforma al zócalo, honores a la
bandera, banquete al cuerpo diplomático, estreno
de la escuela normal superior, apertura por Justo
Sierra de la Universidad Nacional. Porfirio
cumple 80 años y México, apenas 100. Hay
desfiles, representaciones históricas, recepciones
en el palacio nacional. desde Tehuantepec, Doña
Juana Catalina envió una deslumbrante
delegación de Tehuanas. El 16 se ·inaugura el
monumento a la independencia, el 18 el
Hemiciclo a Juárez.
La fuerza que llevo a Porfirio al poder,
era la única capaz de detenerlo. Inicia la
revolución
Maderista,
Porfirio
intenta
encabezarla, pero los Maderistas exigen la única
prenda para pactar: La renuncia de Don Porfirio.
En la calle de la cadena la gente grita:
"muera Díaz! !".
Y es el 25 de mayo que escribe su renuncia:
"El pueblo mexicano, ese pueblo que tan
generosamente me ha colmado de honores, que
me proclamo su caudillo durante la guerra de
intervención, que me sacudió patrióticamente en
todas las obras emprendidas para impulsar la
industria y el comercio de la república, ese
pueblo, señores diputados, se ha insurreccionado
en bandas milenarias armadas, manifestando que
mi presencia en el ejercito supremo poder
ejecutivo, es causa de su insurrección. En tal
concepto; respeto como siempre he respetado la
voluntad del pueblo, así que vengo a demitir mi
cargo, ya que no hacerlo significaría derramar
sangre mexicana, abatiendo el crédito de la
nación. ,,xiii
El 31 de mayo de 1911, desde Veracruz,
Don Porfirio parte al destierro en el vapor
Ipiranga.
Dentro de la época de Porfirio Díaz el
trasfondo ideológico --del._ nacionalismo y el
propósito de configurar uña imagen patria,
difundieron todo lo que exaltara nuestro pasado
_indigena pero sin poner verdadera atención a la
situación real del indio contemporáneo, quienes
gracias al "darwinismo social'"tiv que propiciara
el pensamiento positivo, se vieron excluidos y
no tuvieron cabida dentro de la evolución
biológica, moral y social, en la que los más aptos
marcarían a los demás la ruta del progreso, para
lo que existe la ideología de dominación cultural
como justificación de la explotación.
Para cuando se acercaba el fin del
régimen se percibe un cambio dentro de las
manifestaciones artísticas. Con Antonio Rivas
Mercado como director de la Escuela Nacional de

Bellas Artes, se daría gran importancia a la
historia e incluso Antonio Fabrés como director
de pintura se mostraba muy atraído por la
pintura de historia la que se convirtió pintura de
"genero" retrospectivo, sin ser esto lo mas
significativo del cambio, sino que acercándose
1906 algunos escritores producen textos con un
giro expresivo muy marcado de lo que se
avecinaba.
Ya en algunos escritos como el que
hiciera Federico Gamboa en su novela en que
ataca directamente a la educación positivista, y el
vacío espiritual que deja como resultado. En la
que describe a su personaje al final en bancarrota
moral, sin fe, sin ideales, con un asunto
pendiente sobre si: el de ser absorbido por las
naciones más poderosas, con lo que deja entrever
el sentimiento de frustración de los años
posteriores al régimen.
Lo que vendría después seria la
inspiración en la historia para con ella expresar
el "alma nacional" para lo que no fue importante
la promoción que Porfirio diera a esto, sino a la
preocupación que ya se daba en los modernistas y
que vendría a relevar la generación
"revolucionaria"."'
Notas.

L

cre11111L
- - - -- - -- - - -- ----------------------- -- como lo seóan las clases inferiores como el indio
mexicano, nombrado en forma despectiva como
calzón blanco.
xi El Nacionalismo y el Arte Mexicano, IX Coloquio
de Historia del Arte, VERTIENTES NACIONALES
EN EL MODERNISMO, Fausto Ranúrez, UNAM,
México, 1986; En cuanto a arquitectura encontramos
el grupo de los "revolucionarios", encabezados por
Rivas Mercado quien durante su gestión en la Escuela
Nacional de Bellas Artes apoyo al estudio de la
moñología prehispánica; Esto con el interés de la
propia búsqueda de una arquitectura propia.
xii Krauze Enrique, Porfirio Díaz, Místico De La
Autoridad. Biografw Del Poder / 1, Fondo Cultura
Económico, México D.F., 1987. p.128-129
:ciii Krauze Enrique, Porfirio Díaz, Místico De La
Autoridad. Biografw Del Poder I 1, Fondo Cultura ,
Económico, México D.F., 1987. p.135-136
xiv Ver Nota 8.
""VERTIENTES
NACIONALES
EN
EL
MODERNISMO del IX Coloquio de Historia del
Arte, El Nacionalismo y el Arte Mexicano, UNAM,
México, 1986

; cap. 15 La Evolución de México, Miranda Basurto
Ángel. De. Herrero, S.A: 28va. Ed. México 1981
¡¡ Krauze Enrique, Porfirio Díaz, Místico De La
Autoridad. Biografw Del Poder / l, Fondo Cultura
Económico, México D.F., 1987. p.15
¡¡¡
Krauze Enrique, Porfirio Díaz, Místico De La
Autoridad. Biografw Del Poder / 1, Fondo Cultura
Económico, México D.F., 1987. p.15
iv
Krauze Enrique, Porfirio Díaz, Místico De La
Autoridad. Biografw Del Poder / 1, Fondo Cultura
Económico, México D.F., 1987. p.26
v Obregón Santa Cilia Carlos, Arq., 50 Años De
Arquitectura Mexicana 1900-1950, Ed. Patria S.A,
México D.F., 1952 p.23
" Krauze Enrique, Porfirio Díaz, Místico De La
Autoridad. Biografw Del Poder / 1, Fondo Cultura
Económico, México D.F., 1987. p.30
.;; Monumentos del Estado de Nuevo León, Fondo
Nuevo León, Monterrey, México, Abril 1984.
vii Edificio construido dentro de este período.
"' Filoso.tia reinante en la República Mexicana e
importada por Gabino Barreda durante el gobierno de
Juárez.•
• Dentro del positivismo la evolución social justifica
a la burguesía mexicana como los únicos capacitados
para poseer el poder, frente a las viejas clases
conservadoras que han sido desplazadas; y frente a los
grupos sociales que aun no pueden alcanz.ar el poder ,

20

21

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Génesis de mi proceso de Diseño
Irma L. Cantú Hinojosa
Al querer describir, lo que ahora llamo
mi proceso de diseño me enfrento a varios
custionamientos; ¿es verdaderamente hoy mi
proceso de diseño?, ¿existe sólo una forma en la
que abordo los proyectos arquitectónicos?, ¿es
acaso mi proceso un conjunto de fases
c_onsecutivas y ordenadas o es sólo una manera de
transportar la intuición y la percepción que
obtengo de los proyectos antes de empezar a
desarrollarlos? Creo que es todo junto. La forma
en que hoy por hoy abordo y resuelvo los
proyectos arquitectónicos ha sido todo un proceso
en mi vida personal y profesional, de alguna
manera esta vocación que experimenté desde
niña cuando solía jugar con el dominó de mi
papá a "organizar Iugarcitos" para los soldaditos
de mis hermanos y, aquellas veces en que me
subía un árbol con mis amiguitos y decíamos señalando las ramas del árbol- esta es tu oficina,
aquella será la mia y por aquí nos subimos indicando el tronco principal como si fuera la
escalera-; es la misma vocación que descubrí y
acepté cuando decidí estudiar Arquitectura.
En ese tiempo mi concepto de
arquitectura se limitaba a proponer espacios de
una forma tan simple como descubrir que
podíamos sentimos en una cocina para hacer
pasteles de lodo debajo de la sombra de un árbol
Y así de alguna manera fui dándome cuenta qu;
la arquitectura tenía mucho que ver con la vida
cotidiana y al mismo tiempo estaba íntimamente
relacionada con el ser humano y su adecuado
desarrollo como persona.
Al pasar el tiempo y una vez que ingresé
a la Escuela de Arquitectura mis "ojos
arquitectónicos" fueron alcanzando a ver otras
dimensiones, otros aspectos, todos ellos
fundamentales, integradores de la arquitectura,
especialmente, esa parte de la arquitectura donde
se concibe, donde se descubre, se analiza y se
resuelve el proyecto arquitectónico, es decir, "el
proceso de diseño".
Cuando fui estudiante me encontré con
muchas ideas de lo que era y como se daba el
proceso de diseño, no sólo con la diversidad en
que nuestros maestros nos impartían la cátedra
de diseño arquitectónico, y por lo tanto nos
"guiaban por un proceso", sino también por las
distintas formas en que los estudiantes lo
percibíamos; para algunos era solo cuestión de

~

~~----------------------H_n■_u 1l11■1L

vls■■IL

empezar a armar un rompecabezas, como si las
piezas ya estuvieran perfectamente programadas
en donde debían ir unas y otras, para otros era la
experiencia mas aterradora porque no sabían por
donde y como empezar, y en donde el manejo de
tanta información parecía tan dificil llegar a
proponer una solución concreta, ya en el papel, a
manera de planos.
Frente a todo esto que alcanzaba a
percibir, yo también tenia que tomar una postura;
estaba de acuerdo en que el manejo de la
información sobre el proyecto era fundamental,
estaba también de acuerdo en que no era fácil y
que mi aprendizaje sobre como diseñar dependía
en ese momento de mis maestros que me estaban
transmitiendo sus experiencias, pero que al final
de cuentas debía decidir personalmente cómo iba
a desarrollar cada uno de los proyectos que como
estudiante me estaba enfrentando. Algunas de
las veces experimenté cierta angustia y ansiedad
al no poder resolver rápidamente un proyecto, era
una íntensa lucha mental que no estaba tranquila
hasta no sentir que estaba empezando bien el
proyecto, cuánta mas satisfacción sentía al
terminar esa primera propuesta que "a mi
juicio"era la mejor!
Tenía la idea de que debía ser rápida la
respuesta, porque si no, significaba que no estaba
siendo capaz de resolverlo; no solo pensaba que
debía ser corto el tiempo que me llevara a la
solución, sino que el diseño era uno solo, y no
una búsqueda, sin embargo, sólo se solicitaba una
solución y ni siquiera pensaba que para un
mismo proyecto podía proponer varias.
Otro aspecto que ahora veo sucedía, era
que mis proyectos no estaban fundamentados en
principios de composición arquitectónica y
funcionalidad, es decir, la teoría arquitectónica
estaba muy lejos de la práctica, y no recuerdo que
haya aprendido que debía fundamentarlos y
tampoco tuve la sensibilidad para darme cuenta,
en fin, creo que la manera en que abordaba y
desarrollaba los proyectos era verdaderamente
pobre, me faltaba comprender que hacer
arquitectura implica mucha responsabilidad, no
solo por lo que representa materialmente, sino
porque expresa un tiempo histórico de la vida de
U!!a sociedad, y en donde el principal
protagonista es el ser humano, los cuales somos
capaces de suscitar cambios, de pensar, sentir,
soñar, de vivir nuestra realidad, y de aspirar a los
niveles mas altos de perfección con esa capacidad
única que nos distingue de trascender, y que
tenemos un llamado a existir el cual solo se da en

22

l
J

)

J

la libertad, ubicados en un tiempo y en algún
contexto, en un "aquí y un ahora"
Al pasar el tiempo y comprender cada
vez con mayor profundidad la relación que existe
entre el valor del ser humano y la arquitectura y
que después de todo esta debe estar al servicio de
las personas, entendí que es complejo el proceso
que nos lleva a definir el proyecto arquitectónico,
no sólo por la cantidad de aspectos que se tienen
que considerar, sino porque en si mismo el
proceso tiene que abrirse a la posibilidad de
explorar diversos caminos, porque sencillamente
ninguna situación se repite y cada una exige su
propia respuesta, distinta en tiempo y espacio.
Esta reflexión me ha llevado a
comprender que la arquitectura se define como
una respuesta a una serie de condiciones
existentes, muchas veces de tipo funcional,
cultural, que reflejan en cierto grado, propósitos
de tipo social, económico político e incluso
futurista o simbólico previamente establecidas, y
que el proceso de diseño debe contener una forma
ordenada y lógica que permita contemplar todos
aquellos aspectos que lleven a proponer no solo
una solución adecuada, sino la mejor. También
comprendí que dicho proceso está inmerso en un
método que debe establecer todos aquellos
elementos previos a iniciar el proceso de
"diseño", como son el planteamiento del
proyecto, la recopilación y análisis de
información, y finalmente, la síntesis. Es en esta
etapa del método -en mi opinión- en donde
internamente empieza el proceso que lleva a
definir el proyecto arquitectónico en todas sus
partes.
Una vez dentro de esta etapa de síntesis
de la información, es decir, con todo el
conocimiento claro de los alcances y límites del
proyecto en todos los sentidos, incluyendo el
análisis del sitio, inicia mi proceso de diseño con
una fase que le llamo "reflexiva y conceptual", en
donde empiezo una búsqueda consciente y
racional de los conceptos particulares y las
intenciones de diseño propias para cada proyecto.
Es como si buscara entender de una manera un
tanto poética o
espiritual el proyecto, primero buscando
verbalizar, las sensaciones, senttmtentos,
expectativas, inquietudes, analogías y asociando
ideas, entre otras, y empezando a explorar en
cuanto a posibilidades formales y funcionales,
desde luego tomando en cuenta las técnicas
constructivas posibles y de esta manera generar
alternativas de solución que permitan visualizar

el proyecto desde diferentes enfoques, (aplicando
los conceptos de diseño, composición, filosofía,
etc.) en donde una vez desarrolladas y dibujadas
con un nivel de expresión gráfica (nivel
anteproyecto) suficiente que me permita
posteriormente evaluarlas estableciendo criterios
específicos para cada proyecto, finalmente
concluyo con la selección de una alternativa o la
interrelación de dos o mas, y en algunos casos
incluyendo "un poquito de todas", es decir,
valorando e identificando aquellos elementos que
pueden conformar la solución mas adecuada, que
satisfaga los objetivos planteados y esperados.
Todo este proceso racional que al mismo tiempo
es esquemático me lleva a decidir formalmente el
"esquema conceptual base" el cual será la base en
que se sostiene y soporta todo el proyecto
arquitectónico y de donde parto para la
elaboración del dibujo arquitectónico que me
determinará
el
proyecto
ejecutivo
y
posteriormente el dibujo constructivo.
Para entender que la solución
arquitectónico debe de responder a una serie de
condiciones existentes y particulares ha sido
necesaria la reflexión constante y la experiencia
que da el ejercicio de la profesión, que aunque
nunca es suficiente, ha ido conformando en mi
un proceso de diseño a partir de cómo es que
debe ser la arquitectura, entendiendo que su
razón de ser empieza cuando es fielmente una
servidora del ser humano, y en donde juntos -la
arquitectura y los seres humanos- comparten un
lugar, un tiempo y un espacio que llega a ser
parte de construir la historia de la humanidad.
Anexo
Método de Diseño (Estructura general)
1

PLANTEAMIENTO DEL PROYECTO
1)
Definición del Proyecto
2)
Justíficacióm
3)
Análisis de antecedentes de

solución
4)
nacional)
II

Marco de referencia actual (local,

RECOPILACION DE INFORMACION
5)
Información específica
5.1)
Datos de usuario
5.2)

Características del medio
6)

Información normativa:
6.1)
Reglamentos

23

�lf1111

----------------- --------------------6.2)
Técnicos Constructivos
6.3)
Técnicos Funcionales

Estándares
Estándares

ANALISIS DE LA INFORMACION
7)
Programa de Necesidades
8)
Programa
Arquitectónico,
general y particular
_9)
Diagramas de Relaciones,
general y particulai:_
10) Estudio de áreas (análisis)
11) Análisis del edificio respecto al sitio y
terreno
llJ

IV

SINTESIS DEL PROYECTO
(proceso del Diseño)
Fase reflexiva
12)
Estudio Conceptual
13)
Alternativas de solución
13.1) Desarrollo
13 2) Evaluación
13.3) Selección
13.4) Conclusión
14) Anteproyecto
15)
Proyecto Ejecutivo
16)
Descripción Arquitectónica y
constructiva del Proyecto
(Memoria)
16.1) Concepto
(Fundamentación)
16.2) Integración al contexto
(Sitio)
16.3) Particularidades
Arquitectónicas y Constructivas
16.4) Filosofía, etc.

Un curso de metodología del
diseño para estudiantes de
Arquitectura.
Esthela de la Cruz Villarreal González.
Proyectar un curso de metodología del
diseño nace como una necesidad para alcanzar la
excelencia académica en el diseño. ¿Cómo
lograrla?
Una materia que se ha hecho necesaria
en la enseñanza de la arquitectura es la
metodología del diseño; la intención de ésta es

vl1■11L

crear en el estudiante de arquitectura un criterio
propio de cómo utilizar, organizar y esbozar
métodos y técnicas que faciliten sus procesos de
trabajo. Esta materia se ha impartido
aproximadamente desde 1982 a la fecha bajo el
modelo de enseñanza racionalista, donde el
alumno es el receptor y el maestro se convierte en
un facilitador del aprendizaje. Esta tendencia
unilateral del conocimiento; así como el
vocabulario utilizado en la literatura de apoyo
(dificil, rebuscado y no específico), dificulta el
aprendizaje de la materia. Sobre este punto en
especial, Janet Daley criticó duramente a
Alexander y otros estudiosos de la metodología
del diseño por inventar 'lenguajes particulares':
"Las personas que emplean palabras corrientes de
forma especial evidentemente están inseguras del
terreno que pisan. Es imposible comprobar lo que
quieren decir, porque si se pone en duda lo que
parece que han dicho pueden siempre cambiar su
posición y modificar el sentido especial de sus
palabras"¡.
Constantemente oímos a nuestros
colegas de la apatía o desinterés que muestran los
estudiantes en las aulas; esto representa una
afrenta para el maestro y su consiguiente
reacción negativa hacia el grupo. Sobre este
rubro ¿qué es lo que está sucediendo tanto con los
alumnos como con los docentes?, ¿ no estará
pasando lo mismo que aconteció a nuestros
antecesores en los albores del siglo XIX?. El
rechazo al cambio y el paso a la modernidad fue
un hecho muy dificil para los arquitectos de
aquella época, aceptar los nuevos materiales,
dejar de lado las tradiciones aprendidas y
sostenidas por tan largos períodos, fue un golpe
psicológico muy fuerte para ellos. Para cuando
reaccionaron, ya los ingenieros llevaban la
delantera tecnológica; a ellos se les facilitó
debido a que en el siglo XVIII cuando se creó
"una institución de enseñanza que debía, aunque
indirectamente, hacer sentir su influencia en el
futuro camino de la arquitectura"¡¡. Fundada
como una escuela técnica, pero que fomentó "una
separación entre la arquitectura y la ingeniería...
para quienes deseaban alcanzar un objetivo que
debería haber sido único: la arquitectura y su
aprendizaje"¡¡¡.
Otro problema al que nos enfrentamos
con la metodología del diseño, es que ésta se les
presenta a los alumnos en forma muy árida y
poco estimulante; la falta de atractivos entra en
contraste con el mundo que viven nuestros
jóvenes estudiantes, acostumbrados a un

24

lf1111

- - - - - - - - - - -- - - - - - - - -- - - -- - - - - - - - ambiente muy dinámico, manipulado por los
medios de comunicación, por las compañías
trasnaciomües de los juegos de video y por el
incremento en el uso de la computadora como
herramienta de trabajo. La vorágine de
información que circula a nivel internacional,
.hace que nuestros sistemas de enseñanza tal vez
hayan quedado obsoletos.
El intentar introducir a los jóvenes
estudiantes a la realidad del docente probablemente aburrida e inadecuada- puede no
ser un camino correcto. Los conocimientos
sintetizados y digeridos por el docente no tienen
éxito por su falta de contextualización con el
mundo vivencia) del muchacho.
El planteamiento anterior nos permite la
propuesta de las siguientes hipótesis:
1. La materia manejada desde la perspectiva de la
realidad del alumno es mucho más atractiva para
él.
2. Al alumno se le dificulta aprender "la teoría",
conceptualizarla y posteriormente aplicarla a un
método que le facilite la labor del diseño.
3. La participación directa del alumno en la
construcción de su aprendizaje le baria más
atractiva la materia y la baria más dinámica.
Esto implica el que se parta de las
necesidades inmediatas de aprendizaje del
alumno para aplicarlas a la materia de diseño e ir
aumentando el grado de complejidad conforme
avanza el curso; pero siempre cuidando que el
mismo alumno construya su educación por medio
del descubrimiento.
El modelo racionalista en el proceso de
enseñanza-aprendizaje
no
permite
la
diversificación educativa, tan necesaria en la
formación del arquitecto. A este respecto, J.
Gimeno Sacristán, nos dice que "con respecto a
los procedimientos metodológicos, el enfoque
racionalista se apoya en la aceptación del método
de las ciencias naturales como el modo o estándar
ideal de la metodología científica. Ello implica el
análisis de los fenómenos observables, que son
susceptibles de medición, análisis matemáticos y
control experimental"iv son válidos. Lo cual nos
lleva a afirmar que este modelo no es uno de los
más adecuados para el aprendizaje de una
metodología del diseño arquitectónico.
La arquitectura al ocuparse de crear
espacios vivenciales para el hombre y que
además de útiles sean bellos, requiere de un
grado muy alto de creatividad y sensibilidad, la
metodología científica nos exige parámetros
medibles; las reacciones, intenciones y

vl1111L

motivaciones del hombre no se pueden "medir"
como cualquier objeto; por lo cual en el diseño de
espacios entran activamente los juicios previos
que sobre la realidad se hacen los arquitectos y
los usuarios del espacio, alimentados éstos por
experiencias previas sociales, culturales,
políticas, económicas, etc. David Canter es muy
específico al explicarnos que: "Se han realizado
muchos estudios similares, todos los cuales
apoyan la experiencia común de que la forma en
que vemos las cosas difiere de acuerdo con la
situación social en que vemos el mundo que nos
rodea, exactamente igual que ese mundo
modifica la forma en que vemos el arte. .. Esto
quiere decir que a cualesquiera principios
establecidos no puede otorgárseles el papel de
leyes naturales e inevitables, de acuerdo con los
contextos en los que puedan hacerse intentos de
aplicarlos"v.
El aprendizaje experiencia, a través de
la exposición y la inmersión, se desarrolla con
frecuencia sin un conocimiento consciente
previo; al cambiar de contexto el estudiante
puede sacarlo y hacerlo consciente después,
cuando se le presente la oportunidad de aplicarlo.
Dentro de los modelos de enseñanzaaprendizaje está el modelo o enfoque
hermenéutico que permite al alumno más libertad
en la construcción de su aprendizaje, a este
respecto nos dice J. Gimeno Sacristán: "El
conocimiento no se descubre, se produce, y al
producirse modifica profundamente al productor
que se define en gran medida por su capacidad de
conocer, producir y crear... Como consecuencia,
el enfoque cualitativo rechaza también la unidad
del método científico. Por el contrario, se afirma
la pluralidad de métodos para la comprensión
racional de la realidad y la necesidad de
desarrollar métodos de investigación propios,
específicos y adecuados a las características
singulares de la acción humana en la cultura y en
la sociedad"vi.
La metodología del diseño representa un
arma de trabajo muy adecuada para nuestra
época; porque nos permite analizar un problema
de diseño desde distintas perspectivas,
ayudándonos a evitar la recurrencia de errores
por "descuido" u "olvido".
AJ ser la arquitectura interdisciplinaria
se necesita desarrollar la habilidad del arquitecto
para poder conjuntar la información necesaria
que alimente al proyecto.
Este es el reto ante el cual nos
encontramos los docentes -formadores de nuevas

25

�111111
- - -- - - - - -- - -- - -- - - - - - - - -- - -- - - -- -- - -- generaciones- tenemos la obligación y la
responsabilidad de ponernos a la altura de las
espectativas de nuestros estudiantes, entrar a ese
mundo dinámico, bello y lleno de oportunidades
e incertidumbres. Hacer uso en la medida de las
posibilidades de la tecnología más avanzada para
facilitarles la comprensión del diseño por medio
del estudio de la metodología.
Notas.
¡Broadberit Geoffrey y otros, Metodología del
diseño arquitectónico. Gustavo Gili, Barcelona,
1971
ü.¡sedeschi, Enrico. Teoría de la Arquitectura.
Ediciones nueva visión, Buenos Aires,
iiiibid.
ivJ. Gimeno Sacristán, A Pérez Gómez, La
enseñanza su teoría y su práctica. Akal editor,
España, 1985.
vCanter, David. Psicología en el diseño
ambiental, Concepto, México.
viJ. Gimeno Sacristán, A. Pérez Gómez, La
enseñanza su teoría y su práctica. Akal editor,
España, 1985.

Una manera personal de diseñar
Héctor A. Quintanilla
El diseño ha formado parte de mi desde
que tengo uso de razón. En un principio
respondiendo a problemáticas sencillas y simples,
acordes a mi edad. Teniendo un carácter
inquieto que cuestionaba el porqué de cualquier
cosa me fue orillando a buscar soluciones y
comprensión de las situaciones que me rodeaban.
El ver, imitar y mejorar fueron sinónimos en mi
aprendizaje hasta que, sin darme cuenta, fui
encontrando soluciones. ¿Que esto no es diseño?.
Así fueron mis años que transcurrieron entre mi
preparación de primaria y secundaria. Aunque la
constante búsqueda por soluciones alternas me
trajo muchos problemas de actitud e indisciplina
con metodologías impuestas por maestros, a fin
de cuentas doy gracias porque así fue. Al pasar
los años llegó la decisión de cual sería mi
profesión. Una ' de las carreras que llamó mi
atención fue precisamente la de arquitectura,
debido a que un arquitecto siempre está sometido
a un cuestionarniento interno, severo y extenso en
cada proyecto que realiza. Cada nuevo proyecto

vls■11L

significa un reto y un cúmulo de conocimientos
que se deben de adquirir, mi decisión fue el reto a
saber mas; ahora soy arquitecto y cada proyecto
nuevo causa una profunda emoción, la misma
emoción que me causaba cuando tenía alrededor
de ocho años y jugaba con mi mecano. Cual fue
mi gran agrado al descubrir que la parte mas
placentera de la arquitectura es el ver un proyecto
que rebasa nuestra propia escala en hecho real.
En un inicio mi obra fue de carácter
egoísta y egocentrista. Diseñé para mi y para mi,
claro, siempre satisfaciendo al cliente, pero en
realidad
buscaba
satisfacerme
a
mi
primeramente. Estuve muy equivocado; la
escuela me enseñó que la arquitectura es de
carácter social, ante todo, es para la gente y el
regocijo de todos, al comprender esto, mi forma
de admirar la arquitectura y de hacerla ha
cambiado y con ello ha llegado mi segunda gran
felicidad dentro de esta profesión. Así espero
encontrar cuantos momentos de felicidad pueda
dentro de la profesión. La verdad no pude haber
escogido algo mejor. Desde que decidí ser
arquitecto he progresado como persona y ser
humano.
Mi forma de diseñar no es estática ni
dirigida bajo un estricto control metódico. Dada
proyecto es distinto y obedece a diferentes
variables. Para mi no existe una fórmula única
de solución. Un proyecto puede variar en su
gama de soluciones, esto no quiere decir que una
solución sea la única y dominante, una solución
arquitectónica primeramente debe adecuarse a la
problemática que le dio vida, pero existen una
gama de soluciones de igual manera. Lo anterior
da grandeza a la variedad arquitectónica.
Cuidado del que pretenda evaiuar la arquitectura
desde su propio punto de vista, ya que
seguramente estará equivocado. La arquitectura
es universal y bajo este mandamiento se debe dar
libertad al diseñador.
Para mi, el conocer el problema es
conocer la solución en un 99%, por lo tanto lo
primero que hago es conocer y limitar el
problema. Esta etapa correspondería a la
primera sección una investigación arquitectónica.
Por un lado tenemos un problema que puede
disparar en variables. Así es que hay que
limitarlo y contenerlo en un marco de
definiciones.
Segundo, desde pequeño me gustó
aprender por mi cuenta y eso con el tiempo me
enseño que estaba mal, aunque divertido, era

26

L

11■-u ,.s...

- - - - - - - - - - - - -- -- - -- - - - - - -- - - - - - muy improductivo en cuanto a tiempo. Por esto,
busco experiencias anteriores que acorten el
tiempo aprendiendo de experiencias o ajenas.
Por decirlo así trato de no caer en errores ya
cometidos.
Teniendo definido y bien limitado el
problema procedo a acumular información que
concierna al proyecto, entrando a una segunda
sección dentro de la investigación arquitectónica.
En esta acumulo una base de datos referente al
proyecto.
En una tercera sección de la
investigación compilo la información, es decir
proceso la información obtenida en la segunda
sección por medio de estructuras metódicas
conocidas o las que se me puedan ocurrir y sean
afines al problema.
La cuarta sección de la investigación
consiste en derramar toda la información en
forma de documentos con resultados aplicables al
proyecto arquitectónico. Con esta etapa se da fin
a la investigación y se procede a desarrollar el
proyecto arquitectónico según un esquema
sencillo lineal y recurrente.
La estructura de proceso de diseño que
aplico es la siguiente: Conceptualización,
Esquematización, Realización, Creación de
modelos, Pruebas y depuración, y finalmente la
producción si es requerida.
La conceptualización consiste en formar
ideas que respondan a lineamientos propios de
estilo y función que sean candidatos a ser
profundizados y que dan como resultado la
escénica del proyecto mismo.
La esquematización es un ejercicio de
pasar las ideas generadas en la conceptualización
de tal manera que puedan ser manipuladas
posteriormente. Para esta etapa me ayudo de
papel, cualquier medio de impresión y esquemas
en computadora
La realización es la etapa donde las
esquematizaciones forman dimensiones reales y
son manipuladas para un correcto acomodo y
ensamble de sus partes. Para esta etapa me
ayudo de medios como el papel y el diseño
asistido por computadora (CAD).
La etapa de modelos se refiere a la
creación de maquetas o modelos en tercera
dimensión creados en computadora donde se
pueden analizar interferencias, escalas y
proporciones.

En la que sigue: etapa de pruebas y depuración,
hago uso de herramientas computacionales y
teóricas para verificar la viabilidad del proyecto.
Si el proyecto llega a esta última quiere
decir que todo lo anterior ha sido un éxito,
aunque el éxito final se verá cuando se le de uso
real al proyecto. Aquí el proyecto tomará su
forma real por medio de los métodos y
procedimientos constructivos planeados en las
etapas anteriores.
En conclusión mi proceso personal de
diseñar lo divido en dos grandes partes: una en la
que investigo, que consta de cuatro secciones y la
otra que es el proceso de diseño que divido en
seis etapas. Cabe mencionar que este método es
lineal pero puede usar la recurrencia si así se
requiere con fin de agregar material o de iterar
información.
Concluyo que no existe un método de
diseño único, ni estático, sino que el diseño es
completamente dinámico y cambiante. Un buen
diseñador deberá hacer uso de todas las
herramientas y conocimientos posibles que den
solución a problemas de actitud. El diseño busca
crear lo inexistente, debido a esto los diseñadores
debemos estar preparados para lo desconocido.

27

�..........l._

----------------------------------

Arquitectura y
Comunicación

Procesos

de

Remando Castillo Eguía
Personalmente llamó mi atención
abordar el tema referente a la comunicación que
existe dentro del seno del signo arquitectónico.
Al iniciar este ensayo sobre asuntos
semióticos, se nos viene a la mente una cita de
Horácia "cuando trato de ser breve, me welvo
confuso".
Más allá del signo, materia prima de la
semiótica, se encuentra la comunicación. Al
margen de cualquier definición que pueda darse
de comunicación, esta no es otra cosa más que
un uso pragmático del signo, lo que permite al
hombre, no solo comunicar y transmitir su
cultura de padres a hijos sino también hacer
posible _la convivencia social.
Podríamos describir el fenómeno de la
comunicación de la forma siguiente: Un emisor,
un canal y un receptor, y plantear una
utilización arquitectónica nos determinará el
mensaje.
Hasta aquí hemos hablado solamente
del aspecto y la conducta de las personas
implicadas en el proceso comunicacional. Ahora
hablaremos del entorno en que se desarrolla la
interacción humana Los factores del entorno
incluyen a los estilos arquitectónicos, el
decorado interior, los muebles, la iluminación,
los olores, los colores, la climatología y otros
elementos que enmarcan el acto comunicativo.
El entorno en que la gente se comunica,
influye en la conducta, ya que opera como
estimulador ambiental para lograr la respuesta
deseada En la medida en la que aumenta
nuestra capacidad para entender la utilidad del
entorno, se le podrá usar intencionalmente para
ayudarnos a obtener las reacciones deseadas;
cualquier interior delata las habilidades no
verbales de sus habitantes. El entorno es una
dimensión ilimitada, porque es ilimitada la
cantidad de lugares en que nos comunicamos
con los demás: oficinas, apartamentos,
restaurantes, aulas de clase, parques, hoteles,
campos deportivos, etc. Muchas veces no nos
percatamos de la influencia que recibimos del
entorno, pero es evidente que influye en nuestra
conducta.
Decimos esto porque el
entorno en que la gente se comunica opera como
un estimulador ambiental para lograr la
respuesta deseada En todo análisis de la

conducta humana es importante tomar en cuenta
la ubicación espacial porque es ella lo que da
tono a la interacción espacial porque es ella lo
que da tono a la interacción humana
La organización del entorno y la
proxémica poseen una estrecha relación. A
través del estudio de la proxémica se pueden
entender la influencia, que ejercen en los
individuos, los elementos arquitectónicos en su
hábitat.
En todo análisis de la conducta humana
es importante tomar en cuenta la ubicación
espacial, porque es ella la que acentúa la ~interacción humana. Por ejemplo al cruzar usted
el umbral de algún recinto religioso podrá
percibir un mensaje que parece decir "pase
siéntase cómodo, usted es libre de hablar de
manera informal y de estudiar con comodidad",
el estilo arquitectónico, el colorido interior, la
distribución de espacios, sus cómodos sillones, y
su olor a limpio producen una sensación de
comodidad y tranquilidad ideal para el estudio y
la reflexión.
La obra arquitectónica esta constituida
por múltiples extractos comunicativos, los
arquitectos suelen tener juicios vivenciales e
intuitivos acerca de la influencia de los colores,
objetos, formas y así convalidar estas
percepciones. Por ejemplo "el color que posee
una fuerte carga semántica y psicológica influye
grandemente en nuestro estado de ánimo,
recuerdo las antiguas instalaciones hospitalarias
donde por alguna razón predominaba el color
gris, en el presente, el nuevo concepto de
hospital estudia los colores que han de utilizar
tanto el área de encamados, donde los colores
provocan un mayor optimismo al paciente, los
colores establecen un simbolismo de
comunicación.
A Metfü.aban, en su libro titulado
"espacios públicos y privados" sostiene que
reaccionamos emocionalmente a nuestro entorno
y que la naturaleza de las reacciones
· emocionales pueden explicarse en términos que
van de la excitación,que el miedo produce en
nosotros a la sensación de bienestar y seguridad
en un espacio arquitectónico, mientras que otra
nos puede provocar depresión e inseguridad. Por
ejemplo la propuesta arquitectónica para la
regenaración de un barrio, puede establecerse en
base a una idea de integrar a la comunidad de
esa zona rescatando a sus habitantes de la
drogadicción y pandillerismo.

28

------------------------··-·-·-·
Ya que hemos analizado brevemente
como el contenido de nuestros mensajes se ve
influenciado por el entorno en que nos
comunicamos, estimulando tal o cual tipo de
respuestas, es necesario aumentar nuestro
conocimiento del signo arquitectónico para
poder utilizarlo en la obtención de las respuestas
deseadas. Considerando fenomenológicamente
la reacción del hombre con los objetos
arquitectónicos, señala que comunmente aquel
experimenta la arquitectura como comunicación,
al mismo tiempo que se percata de su
funcionalidad.

El espacio aprehendido
Patricia Briones
Ya en distintas ocasiones a través del
acontecer histórico de la Arquitectura se ha
señalado, que ésta, es una disciplina de
características complejas, por estar tan
estrechamente relacionada con la existencia del
hombre en la tierra y su ser en un medio creado
y adaptado para el desarrollo de su estancia en
ella. Se ha puntualizado también, su particular y
dificil encomienda de otorgar al hombre, a
través del hecho arquitectónico, las condiciones
fisico ambientales en las que el ser humano
pueda desarrollarse individual y socialmente,
tanto fisica como culturalmente, en cuanto a su
espíritu de habitar, habitando un sitio, un lugar.
Esta reflexión otorga a la arquitectura
un carácter complejo que sin duda alguna,
demanda de ella un estudio generalizado del
hombre en el que se contemplen todos los
ámbitos de su vida.
El problema de habitar tiene su origen
en los tiempos más primitivos y esta presente
permanentemente en
la historia
de la
humanidad. Enfrentándose siempre a variables
precisas y respondiendo en forma específica en
un contexto espacio temporal definido.
La humanidad en su trascender
histórico ha pasado por un largo proceso de
interacción de sus miembros con el medio, en
donde ha transcurrido su acontecer. Esta
relación interactuante entre el hombre y su
entorno, ha resuelto de distintas maneras el
concepto de habitar. El hombre de acuerdo a su

Pllll■L

cosmovisión, a su comportamiento en el mundo
y su necesidad de vivir y morar en él, manifiesta
su ser en el hecho de habital un lugar.
En el estudio del hábitat del hombre,
habitar se define como el conjunto de acciones y
actitudes de comportamiento, humano y
espacial, que el individuo aprehende a partir de
lo que siente y percibe del entorno o el medio
en el que permanece su existencia.

De entre las áreas del conocimiento del
hombre surge la Ecología humana, como una
ciencia que estudia las condiciones de existencia
del hombre y su relación con el medio; las
relaciones de los grupos humanos entre sí y con
el medio ambiente que ya no es natural sino
artíficial2 . Es por eso, que la Arquitectura esta
inmersa en ella, por tener parte en la creación de
ese medio artificial que se presenta como
escenario de la vida del ser humano. .
El hombre al estar en relación actuante
con su medio, toma conocimiento de él, dando
lugar al proceso de interiorización del espacio y
la forma de comportamiento humano que es
aprehendido para tener una mejor adaptación y
conceptualización de él. Esta interacción
permite y facilita al hombre la integración de un
sistema de valores personalmente comprendidos
y configurados a través de desarrollar su propio
sentido de habitar.
La interiorización que el hombre
realiza de su entorno se da en base al
conocimiento que va desarrollando de él gracias
a la participación activa que tiene con él. Varía
de acuerdo a la edad, el sexo, la clase social y
cultura en la que el hombre se encuentre. Lo
mismo que a la configuración fisica de un
espacio, su fonna, tamaño, escala, proporción,
plástica y color entre otras características, sin
olvidarse de la expresión, idea y símbolo que el
usuario tiene de un lugar o da a un lugar.
Habitar es el problema fundamental de
este enfoque arquitectónico, visto desde la forma
como este concepto es aprehendido por el
hombre y las repercusiones que tiene en su vida.
Discernir ¿de qué manera desde la arquitectura
podemos conceptualizar el hecho de habitar?
pensando en corresponder a las necesidades
actuales de habitabilidad que las sociedades
1 Jezebelle Ekambi Shmidth, La percepción del
hábitat (España 1974)

2 Enrique Yañez, Arquitectura teoría diseño
contexto ( México 1984)
29

�------------------------·-·-·-·......L
requieren, dejando claras las variables, que
intervienen en la acción social, cultural y física
de habitar un espacio.
Individualizar al hombre, sin aislarlo
del resto de la sociedad parece ser una de las
necesidades imperantes de la época. Que el
hombre pueda sentirse como un ente individual
con mejor calidad de vida donde su privacidad,
libertad y personalidad se manifiesten en un
. entorno físico que le permita expresar sus
dimensiones espirituales.
Asumir la idea que el hombre es un
ente complejo, ayudaría a la Arquitectura a
ubicar mejor su objetivo de estudio, auxiliándose
siempre de los conocimientos que emanan de las
disciplinas como la Antropología, Ecología,
Filosofía, Psicología y Sociología; con la
finalidad de definir y analizar mejor el acontecer
humano.
Partir, de que las costumbres y
comportamientos del hombre conducen al
acondicionamiento de la Arquitectura y observar
la forma
de cómo de manera inversa
conociendo ciertas apreciaciones espaciales del
hombre, la Arquitectura pudiera fomentar
actitudes y conductas a partir de sus respuestas
de contenido espacial.
Existen elementos formales, culturales
y sociales del entorno que se mantienen
constantes y que permiten una mayor
comprensión del espacio habitable. Sobre ellos
quisiéramos indagar con el objetivo de llegar a
establecer las expectativas específicas que el
hombre tiene de su entorno, para dar mejor
solución al mismo. De esta forma abandonar los
criterios que en ocasiones y de manera arbitraria
los profesionales de la Arquitectura, por meros
caprichos capitalistas y de intereses de consumo
adoptamos indiscriminadamente sin valorar lo
que con ello estamos dando o dejando de dar a la
humanidad. No pretendo con esta aseveración,
en ningún momento un retroceso, sino mas bien
un replanteamiento que consciente, racional y
comprometidamente ubique el quehacer
arquitectónico en función de las necesidades del
hombre y no del progreso capitalista; que ha
llevado en ocasiones, sobre todo en los últimos
tiempos, a la Arquitectura a convertirse en un
producto de consumo, como cualquier otro, que
se contempla desde un panorama de rentabilidad
para el mercado de consumo; olvidándose en la
mayoría de los casos de la parte esencial de la
Arquitectura que establece su carácter humano,
el cual, le da su configuración primordial.

Atender las expectativas del hombre en
todas las épocas y momentos de su existencia y
estancia en la tierra resolviendo e integrando un
sistema de habitabilidad, es la tarea más dificil
que la Arquitectura confronta con él.

ANALIZANDO UN CASO
Siguiendo esta postura epistemológica
de la observación directa del proceso de
interiorización del espacio tuvimos oportunidad
de realizar un experimento con un pequeño
grupo de tres niños de nueve, seis y cinco años
de edad, de los cuales dos son niños y uno es
niña. El ejercicio se realizó de manera empírica
con la única finalidad de observar como
aprehenden un esquema espacial de un lugar, en
este caso una quinta campestre.
La experiencia con ellos fue fortuita,
dado que sus padres querían adquirir una quinta
familiar, por lo que realizaron durante tres
meses visitas y recorridos en automóvil por
diferentes lugares de la ciudad, tratando de
encontrar la mejor oportunidad. Esta actividad
se convirtió en la distracción de los domingos.
Los niños disfrutaban los recorridos y
expresaban sus ideas de lo que realmente les
gustaba de los sitios y exclamaban sus anhelos.
La primera observación que pude
hacer, en uno de los recorridos donde los
acompañe fue, que el más pequeño de los tres
niños, aún sin saber leer había captado la
composición del anuncio __se vende_ y la serie
de números que le acompañan en su mente,
cada que veía un anuncio exclamaba: _se vende,
se vende papá anótalo_; él había identificado
que el anuncio colgado sobre un árbol o pintado
sobre una pared correspondía a un terreno
disponible. Durante los recorridos los niños iban
atentos a captar la mayor cantidad de anuncios,
al observar este hecho me di cuenta de que,
podíamos explorar lo que los niños captaban del
lugar que visitaban y las cosas que tenían mayor
interés para ellos, por lo que seguimos con la
idea de hacer más observaciones.
Llegó el momento de elegir y tenían
dos opciones: un terreno libre para construir y
una quinta hecha que modificar.
Al principio la primera opción era la
más aceptada, pues la familia quería construir
su propio espacio y realizarlo a su gusto, por lo
que cada uno de ellos incluyendo a los niños
expresaban ideas de los elementos que les
gustaría incluir en su quinta. Los niños
participaban con entusiasmo y entre ellos
30

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--------------------------=-·-·~
·-·· ......
hablaban, fue entonces cuando se me ocurrió
después de la visita al terreno, pedir a los niños,
una vez en la casa, que me dibujaran como ellos
querían que fuera su quinta, la idea les agradó y
de inmediato fuimos por papel y lápices para
que iniciaran su dibujo.
,
Los niños se sentaron en la mesa del
comedor, la cual tiene una forma rectangular y
se dispusieron en forma de triángulo, en la
cabecera se situó el menor de los niños y a los
lados, frente a frente, se acomodaron los otros
dos niños, a la izquierda la niña y a la derecha el
niño mayor. Iniciaron dibujando el contorno del
terreno y lo que lo circundaba.
Miguel, el mayor de los niños, dibujó
primero todos los elementos del exterior de los
que tomó conocimiento para posteriormente
dibujar lo que quería disponer en el interior de
la quinta, particularizó su dibujo colocando el
apellido de la familia en un anuncio exterior y
además colocó las iniciales en la reja de la
puerta principal. En el interior comenzó
dibujando los juegos infantiles que a su juicio
eran los más divertidos, después propuso dos
albercas por separado señalando un
chapoteadero. Dibujó canchas de basquetbol y
fútbol y la casa de la familia, pero además
dibujó un árbol grande en primera posición al
que le colocó una serie de casas - aclarando que
serían de madera -donde cada uno de ellos
tendría su propio lugar y además ún lugar para
invitados, disponiendo una casa más grande que
las otras en la cumbre del árbol, la cual Itamó
casa superior. No tardó mucho tiempo en
realizar su dibujo y cuando terminó preguntó
¿qué otra cosa podemos hacer? a lo que respondí
dibuja como es por dentro tu casa, entonces
tomó otra hoja y continuo dibujando. Dibujó una
casa de dos pisos con techo inclinado, como su
casa en el árbol, dibujando un guerrero de
ficción en la parte superior de la casa, la mesa
con cuatro patas y la silla con tres, además un
gran librero donde acomodó muchos libros. AJ
darse cuenta que la silla no estaba bien dibujada
comenzó a llenar con tinta la figura, dio vuelta a
la hoja y comenzó su dibujo de nuevo. Amplió el
área interior y colocó nuevos elementos en el
interior: la cama, el video, la silla, la mesa, el
refrigerador y, dentro de éste, botellas de
refresco de medio litro escribiendo CML en
posición vertical; ubicó un mueble donde separó
los artículos escolares de forma ordenada y un
librero grande que invadía la planta alta y le
escribió Iibrary. En la parte alta del interior de

la casa colocó un guerrero con su pistola láser y
su flecha por separado y además un arco, sus
juegos de nintendo y videos. Ver figura I y 2.

Figura 1

Figura2

Realizó estos dibujos en el tiempo en
que los otros dos niños terminaron su dibujo de
la quinta.
Andrés_ el niño menor, al hacer su
dibujo también le asignó letras, solo que él
colocó las iniciales de los nombres de los tres (M
A C ) dispuso la puerta de acceso principal en la
parte superior derecha del dibujo y señaló una
rampa para bajar al terreno, acomodó dos
canchas igual que Miguel y dibujó tres albercas
adosadas a las que les colocó un tobogán
haciendo la aclaración de que eran para
diferentes edades, diciendo esta es para los
papás, esta pará los niños de hasta cinco años y
una tercera y más pequeña para los bebes,
pensando en su hermanito. En la parte inferior
derecha dibujó juegos infantiles y los rodeó de
plantas y flores. También dibujó la casa del
árbol pero lo hizo siguiendo un eje partiendo de
la si!'letría, colocó una sola escalera de acceso
31

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- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - para subir al árbol y dibujó una puerta central
con un tapete en la entrada. Ver figura 3.

Figura 3
La niña al igual que los dos niños
dibujó la periferia para colocar límites a su
dibujo, después dibujó la cerca no ubicó la
puerta principal de acceso, dibujó plantas al
frente y una casa atrás con puerta pero sin
ventanas y con un techo bastante inclinado, a
lado de la casa dibujó tres columpios uno en
movimiento y se dibujó dentro de la quinta
observando todo. Fue la única que incluyó en el
dibujo la figura humana. Realizó menos
elementos que los demás niños pero también lo
hizo con entusiasmo y un poco de desesperación
por no poder dibujar más y preguntaba ¿qué
más le pongo?. Ver figura 4.

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Figura4
La experiencia obtenida en este ejercicio fue
buena pues se observó que después de visitar
lugares los niños habían construido en su mente
esquemas espaciales y captaban las cosas
asociándolas siempre con sus actividades
preferenciales.

Plll■■L

El runo mayor es muy observador
además de tener facilidad para reproducir las
cosas. Con este grupo de niños hemos trabajado
otros ejercicios con plastilina, palillos y papel y
han realizado cosas increíbles, por ejemplo un
dinosaurio con papel. A Miguel le gusta
participar con el grupo porque le gusta dirigir a
los otros niños, no obstante hay algunas
actividades que le agrada hacer solo, he
observado que le gusta pensar como hacer las
cosas para que salgan bien al momento que esta
construyendo un modelo. Cyntia tiene mayor
dificultad para construir cosas con sus manos y
se desespera por que no le salen como quiere,
sin embargo participa con ellos y es la que habla
más. Andrés siempre esta atento a lo que hace
Miguel y Cyntia pero no repite las cosas iguales,
es decir no los copia, y además compiten entre
ellos para dar las respuestas y siempre dice _ya
se como le podemos hacer_ y trata de estar
interactuando, no se siente el chiquito.
Los tres tienen mucha disposición para
participar en las actividades y al momento de
jugar quieren estar los tres, si alguien esta un
poco apático los otros dos no responden con
entusiasmo.
CONCLUSJON.
Como ya expresamos esta experiencia
fue ocasional, pero no por eso poco interesante,
pues hemos explorado un método para hacer
participar a los grupos y además nos ha abierto
el panorama para la obtención de datos del
proceso aprehensivo del hábitat.
De la experiencia del caso descrito
anteriormente podemos deducir que el proceso
aprehensivo del hábitat depende muy
directamente de la manipulación del sitio y de su
entero conocimiento, que solo es posible al
actuar especificarnente en él y valorar el aspecto
simbólico que el mismo sitio toma según las
personas. Mientras que para la niña el lugar
parece indicar libertad y se ve así en la
representación de los columpios pues dibuja uno
en movimiento, lo mismo que al integrarse así
misma en el dibujo expresa su deseo abierto de
actuar en el sitio indicándose en el movimiento
en sus piernas y sus brazos abiertos. Para el niño
menor el lugar es integración de toda la familia
y lo señala al pensar en los sitios adecuados para
todas las edades, en la división de las albercas
en la agrupación de los módulos al rededor del
árbol en el dibujo de este niño se observa la
32

...........L

- -- -- - - - - - - - -- - -- - - - - - - - - -- - - - - aproximación a la figura humana en su
representación de la casa del árbol.
El runo mayor plasma en su
representación un gran sentido del orden y de la
jerarquía pues señala de manera muy clara en
su casa del árbol la separación de los espacios de
acuerdo a como él considera correcto,
colocándose su espacio individual en la parte
superior, agrupando de lado izquierdo al sexo
femenino y del lado derecho al sexo masculino
creando un espacio mixto y a donde convergen
todos para agruparse y comunicarse. La casa de
los adultos o de la familia completa aparece en
la parte posterior del dibujo y es grande y muy
abierta al exterior pues señala muchas ventanas.
En el caso particular de los niños existió una
motivación fuerte y a través del juego, para que
ellos expresaran sus deseos y anhelos y lo
plasmaron en sus dibujos.
Los dibujos indican muchos rasgos
captados en las visitas a los sitios, detalles como
poner el nombre a la quinta en los muros al
exterior y en las rejas de los portones de acceso;
elementos que en la mayoría de los casos eran
constantes como lo son: la alberca, los juegos
infantiles y la casa, la barda y las banquetas Así,
podríamos suponer que el espacio es
aprehendido a cualquier edad en la que el habla
esta presente y se tiene capacidad de desplazarse
visual, física y fantásticamente en un sitio que
representa o simboliza algo.

EL JUEGO DEL ESPACIO.
Adolfo Benito Narváez Tijerina.
La geometría descriptiva es uno de los

campos de estudio más importantes dentro de la
Arquitectura. Se ha comprendido que su utilidad
radica en mostrar, mediante una serie de
métodos que garanticen la recta representación
del espacio, cómo está compuesta la
tridimensionalidad de los objetos que
concebimos. Ello convierte a esta disciplina en
un soporte muy necesario a la representación del
proyecto, a su correcta comunicación; brinda los
medios para que la idea arquitectónica pueda ser
"leída" en su realidad espacial.

Pero al margen de esta potencialidad de
herramienta facilitadora de la comunicación de
unas ideas arquitectónicas, está su utilidad
dentro del proceso mismo de la concepción del
proyecto. Ya que en las etapas iniciales del
proceso de diseño las características espaciales
del edificio son exploradas a través de la
visualización efectiva de las relaciones plásticas
de los elementos que componen el proyecto¡, el
contar con el entrenamiento para imaginar
efectivamente las relaciones de espacio de estos
elementos, facilita grandemente el desarrollo del
proceso del diseño.
Sin embargo es aquí en donde empieza
el problema, ya que por lo regular el estudio de
la geometría descriptiva se enfoca dentro de las
aulas hacia el aprendizaje de unos métodos de
representación espacial y se deja de lado el
hecho de que el entrenamiento para la
visualización es uno de los medios más eficaces
para la producción del diseño. Ello tal vez esté
relacionado con la manera en que se ha
planteado tradicionalmente la didáctica de este
campo disciplinar.
El estudio de la geometría descriptiva
parte durante el período renacentista en Europa
directamente del conocimiento matemático. Los
primeros tratados estuvieron dirigidos a los
eruditos de este campo. La perspectiva, que era
el método más novedoso para la representación
de la arquitectura evolucionó probablemente a
partir de la obra de Bruneleschi, que consiguió
en 1425 la representación de la catedral de
Florencia, "encerrada" en un controlado espacio
perspectivo de un punto de fuga, invención que
garantizaba el imperio del observador sobre la
realidad material de la obra. Ya en el tratado de
Alberti de 1435 se describe con detalle el
método de un solo punto de fuga desarrollado
por el maestro Florentino.
En francia durante el siglo XVI se
empezaron a desarrollar los estudios más
sistemáticos de la representación perspectiva, de
estos se derivaron algunos manuales prácticos
que pretendían la difusión de esta técnica entre
los practicantes de la arquitectura. Son famosos
los tratados de Coussin, Du Cerceau del italiano
Sirigatti o del Holandés Vredeman de Vries; con
el tiempo estos manuales que "demuestran un
total dominio de la materia, pasarían a ser los
textos fundamentales durante los siglos
siguientes"ü. El siglo XVII registraría un avance
sorprendente en el repertorio de técnicas para
esta representación gracias a que se pudo
33

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....,......L ________________________._._._

- - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - -- -aprovechar la investigación matemática para
generar unos instrumentos más exactos de
trabajo. La definición geométrica del punto de
fuga realizada por Guidobaldo del Monte y la
definición de un método universalmente válido
para la ·representación de los objetos
tridimensionales basada en el concepto do
espacio Cartesiano abrió el camino para la
inclusión de problemas técnicos más complejos
como la anamorfosis (Niceron), Las luces y las
sombras (Accolti) o los estudios de las fuentes
artificiales de luz y sus reflejos (Lamy).
Pero en el Siglo XVIIl este impulso por
integrar la más avanzada investigación
matemática al desarrollo de los tratados de
geometria descriptiva pareció detenerse casi por
entero. Ello tal vez se debió, entre otras razones,
a que con la producción de unos métodos
cerrados y sumamente exactos se hizo cómodo
que dentro de la enseñanza el estudio fuera a
parar en
un
aprendizaje
mecaruco,
abandonadose a la confianza en unos
instrumentos "infalibles" y se halla dejado de
lado la necesaria especulación que conduce a
una constante revisión crítica de los medios e
instrumentos con los que trabajamos.
El hecho patente de este vicio de la
enseñanza de la geometria descriptiva es que su
potencialidad como instrumento de desarrollo
del proyecto es explotada mayormente como
método de representación. Es evidente cómo en
las etapas iniciales de la educación de los
estudiantes de arquitectura se da un divorcio
entre la representación "en planta" y "en
alzado". Ello conduce a generar un proceso de
diseño en el que solucionadas las relaciones
topológicas bidimensionales de las áreas
funcionales se procede a "inventar" una
expresividad adaptada a la geometría previa
simplemente "proyectando" sobre otro eje la
planta. En muchos casos la geometría
tridimensional resultante es "arreglada" como
quien envuelve una caja de regalo, algo que
Venturi llama un "tinglado decorado"¡¡¡.
Esta manera de abordar el problema de
diseño tiene algunas desventajas operativas, ya
que impide el que se pueda imaginar al proyecto
desde el inicio de su concepción como un hecho
espacial total, y esto lleva inevitablemente a que
el análisis de la inserción del edificio en la
topografía del terreno en el que se trabaja y en
las condiciones del entorno preexistente sea
dificil, dado que se tiene poca experiencia en la

visualiz.ación de los proyectos de arquitectura
como entidades imaginarias tridimensionales.
El diseño de unos métodos didácticos
que permitan el desarrollo de esta capacidad
operativa en los estudiantes de arquitectura, no
como una herramienta de "recta representación
perspectiva" sino como facilitadores de la
visualiz.ación en el proceso de diseño, ha llevado
a proponer una serie de juegos encaminados a
fomentar la capacidad de pensamiento visualespacial mediante la manipulación de los medios
de representación en dos dimensiones.
Un juego que ha ofrecido buenos
resultados se basa en la manipulación de UD
espacio
regulado
compuesto por
la
representación de una "malla modular" sobre la
que se ha de trabajar. Se ensayó con una
estudiante de cuarto semestre de la carrera de
arquitectura. La dinámica de trabajo consiste en
presentar a un grupo de dos personas una hoja
en la que se ha representado la malla en
isométrico o en una perspectiva en vista normal
(ver figura 1). El ejercicio consiste en ir
señalando cada arista de cada cuadrado de la
malla de modo que el que "cierre" un cuadrado
con la última linea "conquistará" el plano
correspondiente poniendo su inicial, al final, el
que halla ganado más planos es el que habrá
ganado la partida.

Figura l Mallas espaciales.
34

El efecto que tiene este juego inicia con
un desconcierto inicial, ya que es dificil y lento
el asimilar la malla como la representación de
UD espacio "real". Poco a poco empezamos a
notar que se va comprendiendo la realidad
espacial del modelo dibujado; es cuando
empieza a abstraerse como un espacio virtual y
se empiezan a hacer operaciones imaginarias de
carácter espacial. Hacia la primera experiencia
de este tipo notamos un efecto de "agotamiento"
en la estudiante que podría revelar la magnitud
del esfuerzo realizado para hacer las operaciones
de comprensión del modelo.
La competencia entre los participantes
motivó a que este cansancio fuera soportable.
Con el paso del tiempo, al elaborar otras pruebas
nos dimos cuenta que el tiempo de desempeño
reclamado para la solución de la malla modular
disminuyó notablemente así como el esfuerzo
aparente que causaba su solución. Este efecto sin
embargo es dependiente de la geometría de la
malla, ya que al cambiar de una rectilínea a una
a base de curvas (un "cilindro modular") el
agotamiento por el esfuerzo volvió a presentarse,
lo que podría indicar que los diversos tipos
geométricos
reclaman
operaciones
de
visualización diferentes. Sin embargo, en el
fondo de todas estas operaciones parece haber
regularidades estructurales, ya que con el tiempo
se noto que se hacía una agilidad creciente para
la solución de las mallas, así como para elaborar
estrategias de juego cada vez más efectivas.
En el análisis de las introspecciones de
la estudiante durante el desarrollo del juego
pudimos enteramos de que la dificultad inicial
para entender la malla modular radica en el
hecho de que se le "ve" como un objeto de dos
dimensiones, conforme avanza el tiempo
empieza a "verse" como un espacio, como un
objeto real, es cuando se empieza a facilitar el
juego. Comentó como UD dato curioso el que
durante la elaboración de las primeras pruebas y
en el cambio de patrón geométrico sintió un
"calorcíllo u hormigueo en la parte posterior de
la cabeza". La creciente capacidad para elaborar
operaciones imaginarias de carácter espacial
bien pudiera estar relacionada con la
manipulación física de una realidad espacial,
ello corroboraría la suposición que ya hemos
observado mediante otros experimentos de que
esta capacidad se refuerza mediante el trabajo
.fmco directo sobre los medios de
representación; lo que implica además que con
el desarrollo de la capacidad imaginativa

espacial se fomenta el desarrollo de la capacidad
de representación naturalista por medio del
dibujo.
Días después de la experiencia le
pedimos a la estudiante que elaborara ella
misma unas mallas modulares para ponemos a
jugar en ellas. Los hizo con bastante facilidad y,
según lo que dijo, durante la elaboración de
éstas las pensó como objetos, y no como
"simples líneas en el papel". Su capacidad para
representarse los proyectos escolares ha
mejorado notablemente y ha aumentado el nivel
de complejidad espacial de los mismos.
La
planeación
de
didácticas
encaminadas a objetivos explícitos conectados
con las capacidades que necesitan desarrollar los
estudiantes es importante, ya que de este modo
podemos mejorar constantemente nuestras
maneras de abordar la enseñanza y el fondo de
las estructuras curriculares en nuestras
instituciones educativas. La integración del
juego a ello parece operar como un motivador
que además hace divertido el proceso de
educarse; tal vez en esto radique su efectividad,
pues hace emocionante el hecho de aprender.
Es menester integrar como un objetivo
central de la enseñanza de nuestra disciplina el
hecho de que necesitamos visualizar
espacialmente las ideas arquitectónicas, y que la
medida de nuestra efectividad como diseñadores
está en poder formamos una imagen de proyecto
con la sola vista de las condiciones del entorno
en que se construirá nuestra obra El desarrollo
de esta capacidad en los estudiantes deberá ser
nuestra investigación constante.
Notas.

Narváez, Adolfo. Síntesis y transformación de
la imagen en arquitectura, UANL. 1993. Pp.
105-117.
üWiebenson, Dora. Los tratados de Arquitectura
de Albertí a Ledoux. Hennan Blume, Madrid,
1988. P. 31.
~n Aprendiendo de las Vegas (Gustavo Gili,
Barcelona 1978) Venturi se refiere a esta
costumbre en la edificación como uno de los
vietos
de
la arquitectura
comercial
estadounidense, preocupada por mostrar una
cara maquillada independiente de la realidad
espacial del resto del edificio.

35

�cn1■L
Itzá en Iberia
Jorge Baldo
Reseña crítica del ensayo Arquitectura
prehispánica en Sevilla: el pabellón de México
para la exposición Iberoamericana de 1929 de
Louise Noelle y Evocación y recuperación de un
lenguaje. Motivos y elementos Mayas en la
arquitectura Mexicana contemporánea.
El tema de la identidad mexicana, a
partir de· la base de lo prehispánico es recurrente
en nuestra historia. No pocos han sido los
estudiosos y artistas que han caído bajo los
influjos de su fuerza cultural tan penetrante y
enigmática. En estos ensayos, ambos autores
exponen, bajo ópticas diferentes,
las
"recurrencia" de la búsqueda de identidad
nacional, a partir de los motivos plásticos de las
culturas ancestrales mesoamericanas, y en
especial la Maya.
En sus respectivas opiniones la cultura
Maya es el más logrado ejemplo de avances en el
campo de la ciencia, la astronomía, la agricultura
y por supuesto en el campo de las artes
"construida"; la pintura, la escultura y la
arquitectura. Noelle, por un lado, centra su
ensayo en una obra en particular y explora de
forma superficial las diferencias causales que
inducen a la realización de esta obra. Por otro
lado, Victoria es mas extensa en su búsqueda de
lo que de "mexican" ha intentado hacerse en el
campo de la arquitectura cuyo materialidad,
según debe entenderse, estaba íntimamente
ligada a las otras manifestaciones del arte antes
citadas. Ambos llegan durante su discurso a ver
en el pabellón mexicano en de la feria
iberoamericana en Sevilla en el año de 1929, uno
de los intentos más trascendentes en esta
búsqueda de nuestra identidad.
"...Hubieron de pasar tres siglos de
virreinato y las guerras de independencia para
que los pueblos americanos buscaran reanudar
una de. sus costumbres ancestrales en el campo
del art'". Estas son algunas de las primeras líneas
en el ensayo de Noelle, pero parecen ser las más
significativas. Desde la conquista hasta la
independencia, la cultura nativa fue sometida a
un intenso proceso de cambio cosmogónico.
Desde la ciencia práctica, o sea la técnica
rudimentaria, hasta las cuestiones del espíritu,
sufrieron una profunda transformación en su
forma y fondo para los habitantes nativos de estas
tierras de América. Fueron trescientos años de

intensa pérdida de la personalidad del individuo
y de los grupos que conformaba. Su identidad
pasó a ser "moldeada" de acuerdo a los preceptos
de la cultura dominante; la europea castellana.
En el arte las expresiones se limitaban a
la esfera de lo religioso y de lo hispánico, y las
manos que alguna vez labraron dioses mexicas,
comenzaron a moldear cruces, caras de ángeles,
capillas y altares, que constituían una forma de
"alejamiento" de las culturas americanas. Al paso
del tiempo, y con la consumación de la
independencia, nuestra cultura llegó a un punto
de bifurcación. Una derivación indicaba que era
prudente y recomendable el continuar con lo
"ibérico" como modelo de cultura, o que por otro
lado, se debía cortar con lo peninsular y gestar
una nueva "identificación" como nación, basados
en la gran experiencia de los pueblos
prehispánicos.
Ambos caminos fueron de una u otra
manera seguidos, ya que el mestizaje era por
naturaleza reconciliador de las culturas que
otrora fueron antagónicas. Pero no es hasta
finales del siglo XIX que comienza haber
muestra de una sed de explorar a los caminos
para el encuentro con esa identidad perdida que
ofrecían las culturas mesoamericanas. Los
exploradores como Von Humboldt, y sus
descubrimientos en tierras de América, y en
especial de México, mostraron al mundo y a los
mismos mexicanos que estas tierras enterradas en
el polvo de los siglos, hablaban sobre sociedades
cuyos logros eran envidiables, y equiparables o
hasta mayores, que los logrados por los pueblos
europeos de la misma época. De estos hallazgos
surge la idea de que los pueblos "bárbaros" que
habitaron antes de la conquista eran quizá, en
algunos aspectos, más evolucionados que los
europeos. Había por lo tanto una luz que podía
guiar al encuentro con el pasado.
Uno de los primeros registros que se
tiene sobre la ruptura de los patrones hispánicos
o coloniales en la arquitectura, lo constituyó el
pabellón de México para la Exposición Universal
de París, en 1889.
Este
edificio,
ya
demolido, habla de la necesidad existente en esta
nueva sociedad, de ser "reconocida" ante la
comunidad internacional, no como producto de
una colonización, sino como una región con un
pasado que posee continuidad. Y aunque existían
aún un buen número de mezcal culturales en su
composición y contenido, era claro que aún
dejaba abierta la posibilidad de exploraciones

36

CIIT■L
más profundas y atinadas, como sucede unas
cuantas décadas más tarde.
En el año de 1887, Francisco M.
Jiménez realiza su monumento a Cuauhtémoc en
donde se parecen sumar elementos extraíctos' de
Mitla, Tula, Uxmal y Palenque, y en 1888, se
ordena en la capital del país, la creación de un
par de esculturas conocidas como Indios Verdes
que representan a los señores aztecas Ahizotl e'
Izcoatl.
Por 1889, es el propio gobierno de
Yucatán quien construye en la ciudad de México
un arco de carácter Maya en honor al entonces
presidente de la república el oaxaqueño Porfirio
Díaz. Años más tarde es el mismo gobierno de
este estado quien le encomienda la creación de
otro arco para la ciudad de Mérida con motivo de
la visita de este mismo personaje.
Pero no es hasta después de la
revolución Mexicana que se vuelcan literalmente
los esfuerzos de intelectuales y artistas mexicanos
a la búsqueda de lo "nacional" en las bases de las
culturas mesoamericanas, y en especial la Maya y
la Azteca. En lo particular a la arquitectura, es
Manuel Amabilis Domínguez uno de los más
aventurados buscadores de integración de ese
pasado enterrado, con la modernidad cabalgante,
aunque entre éstos podemos contar también a
Angel Baccini y a Federico Mariscal.
Amabilis, nacido en Yucatán y con
estudios de Arquitectura de París, muestra en sus
primeras obras un apego estricto al estilo
"afrancesado" de la épocaü. No es de extrañarse
que estas "fuerzas culturales" salieron a brote en
su práctica inicial de arquitecto. Pero no es sino
hasta 1919, cuando Amabilis en compañía del Sr.
Gregory Webb, ingeniero, realizan lo que se
denomina como el primero de los edificios
neomayas de la época; el hospital Rendón. Poco
después, Amabilis continúa con el centro escolar
Felipe Carrillo, y la fachada de un templo
masónico, declaradamente neomayas.
Antes de enseñar en la escuela de arquitectura de
la Universidad, Amabilis realiza el proyecto del
Parque de las Américas y el edificio del Diario de
Yucatán. Después de estos trabajos y algunas
investigaciones que le llevan a realizar un par de
libros, Amabilis concursa para el proyecto del
pabellón Mexicano, y su partido resulta
agraciado, motivo por el cual abandona su
cátedra en la Universidad, tomando José
Villagrán García su lugar para impartir la
materia de teoría de la arquitectura.

El proyecto para el pabellón nace a raíz
de una invitación emitida por el gobierno español
para participar en la feria Iberoamericana, cuya
sede sería la ciudad de Sevilla en el año de 1929.
El concurso es organizado en nuestro país por la
Secretaría de Industria, Comercio y Trabajo con
un nutrido número de participantes. En sus bases
de concurso se solicita que el edificio en cuestión
presente un carácter nacionalista, por lo que la
mayoría de los concursantes presentan partidos
cuya finalidad es lograr esa identificación de la
obra con lo mexicano. Debido a lo con¡;urrido y
dificil que resulta este concurso, es necesario ir
reduciendo el número de participantes, por lo que
después de tres concursos y del retiro de algunos
competidores el proyecto premiado es el
denominado Itzá, cuya autor era Amabilis. Con
esto y como parte del premio, se designa a
Amabilis para hacerse cargo de la dirección de la
obra en la ciudad sede de la feria. La
construcción sería llevada a cabo por técnicos
españoles.
El partido de Amabilis puede describirse
como un edificio concéntrico-radial, ya que parte
de un núcleo central al cual convergen las
diferentes salas de exposiciones; dispuestas en
cuatro por planta en dos plantas sobre puestas.
Una de las razones de este, dice Amabilis, es que
la simetría diagonal se adaptaba mejor ala
"exhuberante naturaleza americana" mientras
que en la europea predomina lo horizontal y
vertical como acusaban los edificios antiguos.
Pero independientemente de la
organización espacial basada en el programa
arquitectónico descrito en el concurso, y del
manejo de las funciones del edificio, Amabilis
intentó sobre todo plasmar en las fachadas una
profusa decoración extraídas principalmente de
algunas ruinas mayas, en especial de Sayil. Dice
el autor que se tomaron en cuenta para las
fachadas, los elementos y ritmos propios de la
arquitectura y esculturas; su justificación va mas
allá al mencionar estos hombres, refiriéndose a
los mayas, utilizaron la sección áurea misma que
él aplicó profusamente en sus proyectos, y en
especial en el pabellón. Respecto a las fachadas
Amabilis describe
"Tienen la decoración en relieve, sobre
fondo de color rojo, de acuerdo con las
construcciones toltecas¡¡;; y si no se emplearon
mas colores, a pesar de que los toltecas los
utilizaron profusamente, fue con objeto de
modernizar nuestro arte y evitar un fuerte

37

�CIIT■L

HIT■L
contraste con las demás construcciones de
Sevilla"iv.
Aunque podía pensarse que en este
edificio solo existían motivos ancestrales en su
decoración, existen otros vitrales y bajorelieves
que muestran motivos mas bien de corte colonial
mestizo. Tal es el tema del Charro y la China
que aparecen en ·algunos murales y el Jarabe
Tapatío y Xochimilco, representados en vitrales.
Noelle atinadamente comenta: "¿Quién podía o
debía dudar del espíritu nacionalista que lo
animaba?"v
Amabilis no concluye en el Pabellón, su
indagación sobre el tema Maya y su
representación en la· arquitectura mexicana.
Existen dos obras mas; una es un salón de fiestas
y la otra una casa en la calle de Mérida. en la Cd.
de México, de las cuales no existen muchos
registros, pero que según narraciones hechas por
Xavier Moyssen, confirmaban el buen partido
que Amabilis solía sacar de los temas mayas.
Existen otros autores, como Angel
Baccini, que toma para si la exploración de
nuestras manifestaciones artísticas prehispánicas,
y su aplicación en edificios contemporáneos. Se
trata de la Casa del Pueblo, obra construida en el
año de 1926, en la Ciudad de Mérida. Edo. de
Yucatan.
En la época de los treintas, cuando
animaba por todos los ámbitos de la creación una
actitud nacionalista, Federico Mariscal concluye
el Palacio de Bellas Artes, obra del italiano
Adamo Boari, y de paso incluye un gran numero
de motivos mayas en la decoración del vestíbulo
principal. Destacan entre estos, los mascarones
de Chaac.
Pedro Ramírez Vazquez, en su obra del
Museo Nacional de Antropologia e Historia,
retoma también el deseo de incluir elementos que
hablen de la arquitectura prehispánica. Destacan
dos motivos utilizados por el; la celosía, cuyo
modulo en forma de cruz inclinada. es muy
recurrente en edificios de la cultura Maya, y que
Ramírez Vazquez utiliza como "parasol" entre el
exterior e interior de algunas salas. Otro motivo
lo constituye el tratamiento que se da a las
texturas de los muros, cuya parte inferior es mas
o menos lisa y libre de ornamentos, y la parte
superior, conforma un complejo tejido
ornamental basado en la cruz inclinada. Esta
practica pertenece -al estilo Chenes, desarrollado
en la parte central del territorio Maya, en las
áreas que hoy conocemos como Chiapas y
Guatemala.

El nacionalismo
porfiriato.

dentro

del

Nuria Castillo Moreira.
En la ponencia que Fausto Ramírez
expone dentro del IX Coloquio de arte, Vertientes
nacionalistas en el modernismo, el autor nos
lleva a través de un recorrido por libros y
artículos, para con ello explicarnos, cómo la
arquitectura en la época Porfiriana tenía una
fuerte tendencia nacionalista, y para ello hace uso
de la cronologia en cuanto a fechas de
nacimiento de los autores tanto de obras
arquitectónicas como pictóricas, e incluso en
algunos de los casos menciona novelistas, para
conseguir en nosotros una visión de este arte, que
aún dentro de un período tachado de cosmopolita,
reinaba en un sector de artistas.
El divide en cuatro grupos a los
arquitectos que interviníeron en las diferentes
expresiones artísticas de la época; Agrupando a
los nacidos entre los años 1830 y 1844, con su
influencia muy marcada en el pasado,
llamándolos ''p/eni-nazarenistas" debido a la
educación estética de la escuela de los nazarenos,
que era admirada por sus maestros Pelegrin
Clave y Manuel Vilar.
Algunos de estos
arquitectos representarían un papel importante en
la ejecución de los proyectos oficiales de finales
del siglo XIX.
Después está la generación de los
nacidos entre 1845 y 1859, a los que nombra
"epi-nazarenistas" y los califica como una
generación "gris" a la que prácticamente no hace
mención, señalando de los más prometedores y
que desaparecieron prematuramente, el escultor
Gabriel Guerra quien muere prematuramente y el
pintor Rodrigo Gutiérrez quien enloqueció, y que
por la escasa participación de este grupo en el
gobierno de Porfirio no representa un grupo
importante en su ponencia.
La siguiente generación está conformada
por los modernistas o azules nacidos entre 1860 y
1874, quienes pasaron por la academia entre
1880-1890, y verían el nacionalismo durante la
consolidación del régimen Porfirista y
posteriormente la derivación hacia el
cosmopolitismo de los años posteriores, y en base
a estos arquitectos es que obtiene sus mayores
conclusiones con respecto al tema que maneja; Y
termina con la generación de los arquitectos que
clasifica como "roja" o "revoluciona/ria"
formado por los nacidos entre 1875 y 1890 y que

38

harían su aparición en 1906, mismos que pasaron
por la Escuela Nacional de Bellas Artes en el
cambio de siglo, aún con maestros como Velasco
pero ya con los cambios en la enseñanza
implantados por Antonio Rivas Mercado.
La generación en la que más ha de
enfocarse y que resulta la base de su ponencia es
la modernista, quienes todavía les tocó participar
en la atmósfera positiva que se respiraba desde
las generaciones anteriores, pero ya con el
desarrollo de la red de comunicaciones que les
tocó vivir, tenían una nueva visión, gracias a la
apertura internacional del país y la facilidad de
tener libros y revistas extranjeras y estar al día.
Con ello nace otra necesidad, la de
internacionalizar su propia producción. Existía
de parte del gobierno porfirista un gran interés
por crear para México una imagen de avance y
progreso, mismo que sería traducido en un
lenguaje eclecticista característico de la época, y
calificado tanto por otros autores como por el
mismo Fausto en su escrito como el aspecto más
pobre de la época a la que hace mención. A
partir de este punto el autor comienza a subir por
las filas de los exponentes modernistas. A su
juicio ellos crearían las obras necesarias para
poder dar un valor nacionalista al Porfiriato y no
solo cosmopolita como habitualmente se
pretende; Aún con la mirada al exterior, se
buscaba también hacia adentro.
Una de las preocupaciones del régimen
Porfirista era el unificar el país con un gobierno
centralizador, para lo cual hizo uso de algunos
movimientos económicos, políticos, educativos y
culturales, exaltando los valores nacionales,
puntualizando dentro de la educación la gran
importancia de la evolución del país hacia el
régimen de paz y progreso, difundido esto en
carácter de versión oficial, a lo que ejerció gran
influencia el pensamiento positivo y para lo que
era de gran importancia las tres etapas por las
que debía de haber pasado el estado según este
pensamiento: la "teológica" reconocida como el
periodo colonial, la "metafísica" que era el de la
reforma y el "industrial" _o la etapa positiva del
porfiriato, cristalizando así la idea de un enlace
de los procesos históricos que incluso en la
actualidad se sigue manejando, sustituyendo el
porfirismo con la revolución.
Para el proceso de conformar una
unidad en la historia de la nación había que
revalorar la historia de las antiguas civilizaciones
precolombinas, esta tendencia no se inicia en
estos años, sino que es un proceso que venía

evolucionando desde el siglo X.VIII y viaja por la
época independiente del país, quedando con esto
a un lado el supuesto desinterés de Don Porfirio
por lo prehispánico, el autor hace mención
incluso de la convocatoria para la construcción
del monumento a Cuauhtemoc que se realizó el
mismo año en que subiera al poder,
concediéndoles todo el apoyo requerido.
Después de la presidencia de González,
cuando Porfirio se reelige y comienza su régimen
personalista en el que con fines políticos apoyara
el fomento de lo prehispánico, como lo muestra
el rescate de monumentos así como el apoyo que
diera a la realización de exploraciones
arqueológicas. Teniendo también el interés por
explotar los atractivos turísticos de los sitios
monumentales precolombinos.
Dentro del modernismo se incorporaron
los postulados de la estética simbolista en la que
se permitía superar la exclusividad de la
normativa clasicista, con lo que dentro del
porfiriato se toma conciencia del valor
representativo que tenían para la imagen
nacional las formas prehispánicas.
De tal
manera que incluso en la expos1c1on
internacional de París en 1889, el pabellón
correspondiente a México estaba inspirado en el
arte precolombino; Entre 1884 y 1896, que
fueran los años de consolidación del gobierno
porfirista se produjeron una serie de obras con
temas prehispánicos, que fueron apoyados por el
reg¡men: La inauguración del Monumento a
Cuauhtemoc y el monumento a Juárez son
algunos ejemplos de esto.
Claro que existía un gran interés por
hacer gala de la estabilidad y el progreso del país
a lo que encuentra como mejor exponente la
morfología clasicista. Lo que nos muestra que el
Porfiriato navegó según conviniera a sus
intereses: por un lado, nacionalista, exaltando los
valores históricos y por otro cosmopolita y
moderno.
A fines del siglo XIX, el prehispánico se
plantea como solución al problema de la
arquitectura, a lo que seguiría la propuesta de la
arquitectura colonial como modelo y que
realmente sobrevendría a la gestión de Díaz; ya
que a diferencia del prehispánico y el
neoindigenismo, el neocolonialismo no tenía
muchos seguidores, sino que estos vendrían a ser
mas bien de la generación del Ateneo, y la
mayoría de las realizaciones dentro del porfiriato
eran debido a ampliaciones y remodelaciones de
edificios coloniales.
Aunque dentro de la

39

�CHT■L
Escuela Nacional de Bellas Artes, Federico
Mariscal desde entonces les inculcaba a sus
alumnos el valor de la arquitectura colonial e
incluso en los talleres les ponía a dibujar los
detalles de dicha arquitectura según menciona
Katzman en sus libros acerca de arquitectura
mexicana.
Un personaje importante dentro del
proceso de revalo~ión de la arquitectura sería
Tito Acevedo quien pertenecía al Ateneo de la
Juventud. En una conferencia llamada "El
porvenir de nuestra arquitectura", Acevedo
concebía. a la arquitectura como un arte
totalizado, capaz de hacer de la ciudad un
organismo representante que muestre los
caracteres de la raza, Y esta creación -según este
pensador- no la logra el arquitecto, sino el
pueblo que habrá de habitarla. No considera
apta la arquitectura prehispánica como
inspiración de una arquitectura propia, a nosotros
dependería iniciarla Años más tarde en otras
conferencias su actitud ante la arquitectura del
pasado habría cambiado y ahora hacía mención
de esta como las raíces del pueblo mexicano en
cuyo cultivo debíamos de esmerarnos. Ramírez
señala estas conferencias realizadas por Acevedo
ya que repercutió importantemente en algunos
artistas como Saturnino Herrán, quien estaba
vinculado con la generación del Ateneo de la
Juventud.

.

.

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· ~ -:,:v ,; . ;·· -~··

prestigiosa, difundiendo todo lo que exaltara

nuestro pasado indígena, pero realmente, sin
poner verdadera atención a la situación real del
indio contemporáneo, quienes gracias al
"darwinismo social" que propiciara el
pensamiento positivo, se vieron excluidos, no
teniendo cabida dentro de la evolución biológica,
moral y social, en la que los más aptos. indicarían
a los demás la ruta del progreso; Por esto existe
la ideología de dominación cultural como
justificación de la explotación según concluye Ida
Rodríguez en un ensayo acerca de la figura del
indio en la pintura del siglo XIX.
Para cuando se acercaba el fin del
régimen se percibe un cambio de actitud hacia el
tema que maneja en su ponencia Fausto Ramírez.
Con Antonio Rivas Mercado como director de la
Escuela Nacional de Bellas Artes, se daría gran
importancia a la historia e incluso Antonio
Fabrés como director de pintura se mostraba muy
atraído por la pintura de historia la que se
convirtió en pintura de "género" retrospectivo,
sin ser esto lo más significativo del cambio, ya
que acercándose 1906 algunos escritores
producen textos con un giro expresivo muy
marcado de lo que se avecinaba.
'1
Ya en algunos escritos como el que
hiciera Federico Gamboa en su novela en que
ataca directamente a la educación positivista, y el
vacío espiritual que deja como resultado, en la
que describe a su personaje al final en bancarrota
moral, sin fé, sin ideales, con un asunto
pendiente sobre sí : el de ser absorbido por las
naciones más poderosas, con lo que deja entrever
el sentimiento de frustración de los años
posteriores al régimen.
Lo después vendría sería la inspiración
en la historia, y con ella expresar el "alma
nacional" para lo que no fué importante la
promoción que Porfirio hubiera dado a esto, sino
a la preocupación que ya se daba en los
modernistas y que vendría a relevar la generación
"roja" ó revolucionaria.

Banco Nacional de Crédito Ejidal Martínez de la
Torre Veracruz, 1943.
En la época de Díaz debido al interés de
fortalecer los vínculos amistosos con las
potencias extranjeras, nace el trasfondo
ideológico del nacio~ismo porfirista, así como
el propósito de configurar una imagen patria

40

HIT■L
Iconologia de la catedral de
zacatecas.
Cecilia Williams Santos.
El XLIV Congreso internacional de
americanismo celebrado en la ciudad de
Manchester, Inglaterra, estuvo dedicado a
problemas
iconológicos
del
arte
hispanoamericano. Esta reseña en particular
pertenece a una parte de dicho congreso titulado
Iconología y
sociedad,
arte
colonial
hispanoamericano. Dentro de la reunión Federico
Secosse expuso sus estudios en tomo a la catedral
de Zacatecas. Las memorias en las que aparece
este trabajo fueron publicadas por el Instituto de
Investigaciones Estéticas de la UNAM en 1987.
Entendemos como iconología, a la
explicación de las imágenes antiguas, símbolos y
figuras simbólicas y es, el análisis iconológico, el
principal tema de esta ponencia de Federico
Sescosse en donde la Catedral de Zacatecas es, en
este caso, el objeto de estudio.
El autor menciona aquí, que escogió esta
obra principalmente por ser la que reunía el más
importante número de elementos de interés para
ser estudiados por la iconología y divide esta
ponencia en 3 partes principales.
En la primera parte y a manera de
introducción, hace un recuento breve de los
aspectos generales de la historia de la Catedral de
Zacatecas.
La segunda parte la dedica al exterior y
su significado simbólico, especialmente de la
portada principal siguiendo las interpretaciones
de Francisco de la Maza
Y en la tercera parte, trata del análisis
iconológico de las claves que adornan las 4 naves
principales que componen el interior de la
Catedral: la nave del Santo Cristo, la nave de la
Virgen, la nave central y por último incluye
también la nave de el sotocoro.
Zacatecas fue una de las tantas ciudades
que, como por ejemplo Durango, fueron fundadas
siguiendo la trayectoria del "camino de la plata".
Tuvo una singular importancia en la
vida económica, política y social del país durante
tres siglos. Su influencia en el avance de la
civilización hacia el norte mexicano, junto con la
obra de los soldados y frailes, la enorme riqueu
de sus minas y la ventaja dada por su situación
geográfica, hicieron posible la integración de un
clima artístico favorable que produjo grandes
monumentos barrocos, en los cuales, se les dio

especial atención al significado simbólico de su
escultura ornamental que, unidos a la
arquitectura, dieron como resultado ejemplos
notables en la obra arquitectónica de la Nueva
España
Uno de estos ejemplos es la Catedral de
Zacatecas que es el objeto de estudio en cuestión.
Esta fue erigida sobre el terreno que ocuparon
sucesivamente tres iglesias parroquiales
anteriores, su construcción comenzó por los años
de 1733, su portada se terminó en 1745 y se dio
por concluida, para su dedicación litúrgica, el
año de 1752, aun cuando no estaba completa.
Sobre el exterior, el autor reconoce la
mano de varios artistas y alarifesvi que
intervinieron en el diseño y ejecución de las 3
portadas, la planta y las torres. Sin embargo,
parece ser que el artista de la portada principal lo
fue también de las claves labradas de las tres
naves que conforman el interior y de las que
hablaremos posterioremente. Cabe mencionar
que cada una de las tres portadas corresponde a
una nave, así, tenemos que la portada norte,
dedicada al Santo Cristo, perteneció a la segunda
parroquia y fue reaprovechada en la construcción
actual y, la portada sur -la de la Virgen-, puede
ser del mismo período o posterior que la portada
principal.
El autor cita aquí a Francisco de la
Maza para hablar sobre el contenido iconológico
de la portada principal, haciendo énfasis en su
significado eucaristico:
"Es de tres naves, tiene tres portadas;
tres cuerpos forman su fachada principal y tres
columnas enmarcan los nichos de sus trece
estatuas. El número sacro de la trinidad. , mi Sobre
la fachada principal nos dice: "... es a modo de
un gigantesco retablo de piedra de tres cuerpos y
un remate...", "... Las estatuas son trece, Cristo y
sus apóstoles. .. Arriba, perdido entre las
hojarascas del remate, un Padre Eterno
anacrónico, de tipo románico, su presencia, sin
embargo es necesaria tiene que presidir el
grandioso símbolo que se desarrolla a sus pies.
En efecto, esta obra única es un homenaje a la
Eucaristía...", "...los adornos vegetales de toda la
fachada son el cicanto estilizado, el trigo y la vi~
sobre todo la vid... ¿No es esto el vivo recuerdo
del vino sacramental?... Además las estatuas
forman, a pesar de su separación en el espacio, la
cena del Jueves Santo, única vez que Cristo
estuvo reunido con todos sus discípulos.'wiii

41

�/

CIIT■L
Estos símbolos pueden considerarse los
más importantes, los que nos dan la idea del
significado del conjunto de esta portada
;
Como ya dijimos, tres son las naves y las
claves son de dos clases, unas de mayor tamaño
para la nave central y el transepto, en número de
treinta y seis (sin contar las cuatro del sotocoro) y
a. los lados del . emblema iconográfico, se
encuentran angelillos o arcángeles con actitudes
muy
diversas:
desafiantes,
agresivos,
preocupados, llorosos, etc.
Se cuentan veintitrés claves de la nave
del Santo Cristo y todas tienen que ver con la
Pasión.
Primer tramo: 1. La linterna, que sirvió
para reconocer a Jesús en el Huerto, 2. La túnica
jugada a los dados por los soldados, 3. Las
monedas que Judas recibió por su traición, 4. La
copa de hiel o cáliz de amargura.
Segundo tramo: 5. La columna en donde
fue azotado, 6. El edicto de Pi/ato, 1. Los dados,
8. El azote de tres puntas.
En el tercer tramo: 9. La corona de
espinas, 10. La caña de burlas con la que fue
exhibido ante el populacho, 11. La escalera (ver
figura 1), 12. Plantas...¿?, no se sabe si son la del
huero de los olivos y si esto tiene relación con la
pasión de Cristo.

Figura l. Clave 11,. Escalera

Las siguientes ya se encuentran en el
crucero, cuarto tramo: 13. La la117.a, 14. El
guante de la bofetada, 15. El INRI, 16. La
esponja de la hiel, 17. Una corona de uvas, 18. el
trigrama IHS, 19. Una flor, 20. La cruz, 21 (ver
figura 2). El martillo y las tenaz.as, 22. Los clavos
y 23. la Santa Faz.

Figura 2. Clave 21, La Cruz
En la nave de la Virgen hay también
veintitrés claves, como en la del Santo Cristo, de
las cuales veintiuna son historiadas y están
dedicadas a la devoción de la Virgen Maria
Los motivos escogidos para ilustrar las
claves de esta nave mariana son los siguientes:
Primer tramo: l. Paloma, 2. Estrella, 3.
Cedro, 4. Rosa.
Segundo tramo: 5. Espejo, 6. Puerta, 1.
Luna, 8. Pozo.
Después en el tercer tramo se labraron:
9. Fuente, 10. Lirio del valle o Lirio entre
espinas, 11. Palma, 12. Sol, 13. Mitra.
El cuarto tramo, que· es el del crucero
tiene siete claves: 14. Torre, 15. Escarcela, 16.
Nardo, 11. Estrella, 18. Anagrama de María
Reina, 19. Una vara florida de lirios o nardos y la
última follaje.
En el quinto tramo, sobre el altar de la
virgen: 20. Pebetero, 21. Flor, 22. Torre y 23.
Escudo.
En la nave central empe:zando por el
coro, sobre el rosetón se pueden ver las siguientes
claves: l. Santo Tomás ~e Vil/anueva o San
Antonio, 2. a un lado, San Jerónimo con su león
y su Biblia y enfrente 3. otro obispo con mitra y
báculo reconocido como San Liborio, abogado
contra el mal de piedras, es decir, cálculos
renales y biliares, 4. hacia la nave, se distingue la
efigie de un obispo con los brazos en alto que
quizá se pudiera identificar como San Fructuoso
de Tarragona, quemado con los brazos en alto en
159D.C.

42

En el primer tramo, las claves 5,6 y 7,
son tres clérigos, uno con alba, otro con capa y el
tercero con capa, sotana, singulo y bonete, no han
sido identificados. 8. San Agustín, pisando un
hereje.
En el segundo tramo, aparece 9. San
Nicolás de Bari, luego, 10. un obispo, ¿San
Ambrosio?, 11. un diácono, 12. y un presbiterio
crucificados.
En el tercer tramo, 13. otro diácono en
la cruz y por ser tres los que se representan
martiriz.ados de este modo, se identifican como
14. San PabloMiki, 15. San Diego Quisa y 16.
San Juan Goto, mártires jesuitas del Japón,
puede ser que sean también San Fructuoso
Obispo y Santos Eulogio y Augurio quemados en
Tarragona bajo Galieno.
El cuarto tramo, el del transepto bajo la
cúpula, los cuatro evangelistas (17.,18.,19. y 20)
con sus respectivos atributos iconológicos.
En el último y quinto tramo, se ven 21.
un presbiterio con la mano i7.quierda levantada
en actitud de predicar, 22. un obispo con palma y
crucifijo que se reconoce como San Julián de
Cuenca, de quien se afirma que al morir salió de
su boca una paloma 23. Un personaje sentado,
con un libro en la mano al cual no se ha podido
reconocer y 24. sobre el muro del testero,
lógicamente, el Padre Eterno presidiendo toda la
iglesia
En el sotocoro, que es considerado
simbólicamente como el paso de la gentilidad al
cristianismo, o la entrada al seno de la iglesia y
en este caso, la simbología es perfecta y consta de
cuatro claves: l. Sobre la puerta de entrada
representa a San Cristobal llevando al nµio, de la
orilla del paganismo a la rivera de la fe"', 2. A la
derecha en la capilla del bautisterio representa a
San Juan Bautista arrodillado bajo una concha,
3. En frente, en la capilla der Sagrario representa
la Custodia con la eucaristía y la 4. Representa a
un Cristo Redentor.
Conclusiones
En este trabajo se han considerado
setenta y cuatro claves iconográficas y las
características simbólicas de la portada principal,
pasando por alto la lectura de las otras dos
portadas y las torres.
Al parecer, todavía quedan incógnitas
por resolver, sobre todo de algunos símbolos de la
nave mariana de los que todavía el autor no esta
muy seguro de su relación con la devoción a la
Virgen Maria

Sin embargo, es notable el trabajo tanto
del artista/escultor como del investigador, sobre
todo que el autor nos hace suponer que el artista
que diseñó y supervisó todo el trabajo - de la
portada principal y de las claves de las naves era de origen indio. "...En la nave de la Virgen,
en el tercer tramo, a la derecha de la clave
identificada como fuente sellada hay una
intrigante inscripción, casi borrada que a la letra
dice:
EN D 15 DE MAYO D 1740
SE... (ACABO).
MTO MARCOS DE LA
CRUZ JUEVE A LAS 10...
¿Quién fue ese Maestro Marcos de la
Cruz? ¿Fue un simple cantero o quizá el autor de
la portada principal y de las claves?... Sólo
podemos inferir, de su apellido, que era
probablemente indio o hijo de indio. »x
Si este fuera el caso, esta labor tendría
un nuevo valor artístico. Al saber interpretar una
religión "impuesta" - aunque ya hayan
transcurrido un par de siglos desde la conquista y llevar el simbolismo a esta expresión tan
notable, nos habla de una época en la que la
fusión de dos culturas altamente religiosas
expresa algo más que un arte común, expresa ese
esfue17.0 por comprender la simbología de una
religión para luego interpretarla Habla también
de un conocimiento .a fondo del tema y del
carácter del pueblo mexicano -indios y mestizos
en aquel tiempo- de su sensibilidad, de su
capacidad artística y artesanal.
Notas.
1492-1992. V Centenario. Arte e
Historia Instituto de Investigaciones Estéticas,
UNAM, 1993. p.95
.;; Cito textualmente a Katzman;_ Sus
primeras obras son de tendencia clásico
francesa..._idem p. 110
¡¡¡ N. del autor. Amabilis ·llama Tolteca a
la cultura encontrada en la península de Yucatán,
aunque por supuesto sabemos ahora que existe
una fuerte influencia de este grupo del altiplano
en esa zona, en realidad se trata de la cultura
maya
iv Idem. p.117
• Idem. p.117
~n alarife es, segun el diccionario el pequeño
Larousse, un arquitrecto o maestro de obras.
i

43

�CIIT■L
viilconología y sociedad arte colonial
hispanoamericano, XLIV Congrese&gt;Internacional
de Americanistas, UNAM, México 1987, pag.
194
viiildem, pag. 195
ix El que lleva del pagnismo a la fé es el niño
(Jesus) no San Cristóbal (un gigante) pero el que
vadea el río es San Cristóbal, lo cual no deja de
ser una inversión simbólica muy interesante.
xldem, pag. 201

44

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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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        <name>Antiguo Palacio Municipal de Monterrey</name>
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                    <text>Boletín informativo de la Dirección de Vinculación y Servicio Social.

Número 1

junio 2001

Con el fin de dar a conocer a la comunidad universitaria las actividades que realiza
la Dirección de Vinculación y Servicio Social, en conjunto con facultades, dependencias de
la Universidad y de los sectores público, privado y social, nace este Boletín Informativo
DVSS, que será publicado mensualmente.
La Dirección de Vinculación y Servicio Social se ha planteado un ambicioso programa de
trabajo
para el presente año. Entre otros proyectos se están llevando a cabo los
siguientes: Revisión del Reglamento de Servicio Social, preparación del Foro y
Exposición Análisis del Servicio Social frente al Nuevo Milenio, e 1 25 y 26 de septiembre en la Biblioteca "Raúl Rangel Frías", en el que participarán todos los sectores
involucrados en esta actividad; la realización de un evento magno con la asistencia de
más de 300 empresas, al que hemos denominado Uní-Mundo Empresarial el 3 y 4 de
octubre del presente año. Para mayores informes, comunicarse con la Ing. Guadalupe
Ramírez al 8329-4000 ext. 5156.
Se elaboró el Manual, Curso de Inducción al Servicio Social, que a partir del próximo
semestre será obligatorio para todos los prestatarios. Por primera vez en la historia, se está
trabajando en la convocatoria del Premio de Excelencia en Servicio Social Universitario, como una motivación e incentivo para los miles de estudiantes que realizan actividades de Servicio Social, Coordinadores y dependencias receptoras.
En el área de Vinculación, se está apoyando al proyecto de creación y arranque del Centro
de Transferencia Tecnológica, uno de los diez programas básicos del Programa
Educación para la Vida, que plantea el Rector Dr. Luis J. Galán Wong, que hará posible
que el conocimiento, la investigación y los servicios que presta la UANL, puedan ser
transferidos con mayor calidad y eficiencia al sector productivo.
ACTIVIDADES DEL C.T.T.
Seminario: La Universidad y el desarrollo.
Organiza el Comité para la creación y arranque del Centro de Transferencia Tecnológica,
coordinado por el Dr. Rodolfo Quintero del IMP. Con la presencia de destacados ponentes
de renombre internacional como los doctores Francisco Bolívar Zapata (COLMEX),
Marcelo Losada Cassou (IMP) y Luis Herrera Estrella (CINVESTA V).
Inició el 9 de mayo y concluye el 31 de
octubre del presente, se lleva a cabo
cada miércoles de 12 a 13 hs; en la
Biblioteca Universitaria "Raúl Rangel
Frías". En dicho evento participarán
figuras del mundo científico quienes
proporcionarán una visión actualizada
de México y su perspectiva hacia el
futuro. Si usted desea saber más de
estos eventos del CTT, comunicarse
con el coordinador de vinculación de
la DVSS Lic. Juan José Garza Mata, a
la extensión 5150.

Inauguración del Seminario Ing. José Antonio González Treviño, Dr. Rodolfo
Quintero Ramírez, el Rector Dr. Luis J.Galán Wong, Dr.Francisco Gonzalo
Bolívar Zapata y la Dra. Elizabetb Cárdenas Cerda.

�D!PL!)MADO: Estrategias para el Financiamiento de la Investigación y el Desarrollo
Científico y Tecnológico en el ámbito universitario. Organizado por el CTT. Inició el 9 de
mayo, concluye el 23 de octubre; se imparte los miércoles de 16 a 18 hs, en la Biblioteca Universitaria
"~aúl Rangel F~as". Su 01?jetivo es dar información sobre la gestión de proyectos de investigación cientific~ y l_as posibles opc1?~es alternas de financiamiento. Más de cien investigadores, maestros,
func1onanos y alumnos part1c1pan en este evento académico.

BRIGADAS
Jóvenes de Servicio Social brindan más de 5 mil servicios
de asistencia en el sur del estado. La DVSS en coordinación con el DIF Nuevo León que preside la Sra. Ángela
Stelzer de Canales y las distintas facultades de nuestra
universidad, ha realizado 4,777 servicios asistenciales
en siete municipios al sur del Estado. Las actividades incluyen labores de salud preventiva, médica y sanitaria. En Linares, por ejemplo, se otorgaron 369 asistencias, en Mier y
Noriega 978; Galeana 658; Parás 231; Dr. González 667;
Iturbide 490; Dr. Arroyo 1384. Sobre todo se atendieron a
personas en el área de Salud Pública y Nutrición, Medicina,
Arquitectura, y Trabajo Social, Comunicación, Derecho,
Psicología, Odontología, Organización Deportiva y la
Escuela Pablo Livas. Participaron 80 alumnos de Servicio
Social.

CONVENIOS
Vinculación UANL-Sector Productivo de Allende, N.L. El pasado 16 de mayo el Lic. Bernardo Flores
Asesor jurídico de la Asociación de Productores de Allende, N.L. y 25 re;ponsables de empresa~
P:oductoras de _los s~ctores: agrícola, ganadero, avícola y alimentos de aquel municipio se reumeron c_on la Lic. Ehsa Nayarro Cortés, ~irectora de Vinculación y Servicio Social de la UANL,
y coordmado~es 1e las ,u~1dades de Ge_st_1ón de Servicios de Vinculación y Tecnológicos de la
F~c~ltad de Ciencias Qmm1cas y de Med1cma, a fin de establecer un convenio de colaboración
bas1c~me_nte para br_mdar apoyo con prestatarios del servicio social de las facultades de
Vetermana y Zootecma, Agronomía y Derecho, con el objeto de fomentar el desarrollo del potencial económico de la región.
Por el sector p~oductivo asisti.~ron el Presidente ~ la Unión Agrícola Regional, Carlos de la Garza
Lo~ano, el Presidente de la Umon Ganadera Loca{Tosé _Luis Rodríguez, el Gerente de la Asociación de
Av1cultores Carlos Salazar, el representante de Sisfutrias Administrativos Contables Armando Herrera
Presid,ente de la Unión de, Porcicultore_s Jai~e Cav.a~os, e! Presidente de la Asociación de Apicultore~
Agustm Salazar y otros mas. Por la Umversidad, la ·L1c. Ehsa Navarro Cortés Directora de Vinculación
Y, Serv~ci? Soci~l; Ing._ Sergio F~mández Delgadil~1{fSponsable de Vinculació~ de la Facultad de Ingeniena Qmm1ca; Lic. Javier Gonzalez, Gestor de Vrnculación de la Facultad de Medicina y Lic. Juan José
Garza Mata, coordinador de Vinculación.
La Lic. Navarro comentó el interés del Rector Dr. Luis Galán Wong
de poner al al?anc~ de nuestra sociedad las capacidades y fortalezas
de nuestra Umversidad para que, a través de la interacción de las facultades y preparatorias técnicas, puedan brindar una solución inte-gral a los problemas que aquejan a nuestro Estado y País.
Por considerarlo del interés de los participantes, se les presentó el
programa de apoyos financieros que tiene el CONACYT, y a los
cuales ellos pueden acceder al realizar un convenio de colaboración
con la UANL.

EXPONEN TRABAJOS DE INVESTIGACIÓN
PRESTATARIOS DE SERVICIO SOCIAL
EN LA FACULTAD DE BIOLOGÍA.
Como es costumbre cada año, la Facultad de Biología
realizó la semana cultural con la Exposición de
Trabajos de Investigación Científica en los que
destacan alumnos prestararios del Servicio Social. El
evento fue realizado por el Biol. Arturo Jiménez
Guzmán, Coordinador del departamento de Servicio
Social en la facultad y para su inauguración contó con
la presencia del Director Dr. José Santos García
Alvarado y la Lic. Elisa Navarro Cortés, Directora de
Vinculación y Servicio Social de la UANL. Los
~aestros alumnos se veían motivados porque en este
tipo de muestras, trabajando en equipo se logra que
el resultado esperado sea el éxito. Cada stand, atendido
por los mismos estudiantes quienes informaban a los visitantes del proceso de investigación, metodología
empleada, objetivos y resultados del proyecto. Las áreas
de mayor atención de los trabajos fueron: conservación
de alimentos, equilibrio ecológico y anticontaminantes,
entre otros temas.

PROGRAMA DESARROLLO INTEGRAL DE LA COMUNIDAD

Brigadas Médico-Asistenciales Febrero-Mayo 2001

Facultad \ Municipio
Lic. Elisa Navarro Cortés

1

Linares

Arquitectura

Miery
Noriega

190
8

Comunicación

Galeana

Parás

Dr. González

Iturbide

Dr. Arroyo

Total

2
12

23
42

10

225

82

278

70
218

20

160
141

250

9

20

122

134

Derecho yC.S.
:1

Filosofia y Letras
Medicina

167
28

105

Odontología

47
12
16

Organización deportiva

38

80

30

15

40

20

190

Pablo Livas
Sicología

54

58
40

57
36

66

66
9

47

67

39

46

129

367

235

120

218

206

37
499

415
207
1774

34
369

40
978

61
658

30
231

23
661

490

76
1384

4777

9

13

14

8

15

11

10

80

Medicina Vetennaria

I!¡

Al~mnos_de ~.ervicio Social durante la exposición de trabajos
de 10vestigac100 acompañados por el director de la Facultad, el
Coordinador de Servicio Social de la Facultad de Biología y la

¡

Salud Pública y
Nutrición
Trabaio Social
Total de Semcios

330

Brindados

Lic. Elisa Navarro.

Total de Alumnos

i_
---

2

66

573

296
16
413

---

-

3

�PROGRAMA: Vacaciones Productivas 2001.
Más de 16,000 niños en edades de 6 a 12 años recibirán cursos de capacitación durante el período
vacacional de verano. Del 16 de julio al 3 de agosto, la DVSS en coordinación con el DIF Nuevo León
llevará a cabo por cuarta ocasión el programa "Vacaciones Productivas" en las que 1,100 jóvenes de
servicio social y voluntarios impartirán cursos de manualidades, actividades deportivas, formativas
teatrales y artesanales. Orientado sobre todo a los niños de escuelas primarias del estado. Las facultade~
que participan son: Organización Deportiva, Filosofía, Salud Pública, Trabajo Social y Comunicación
entre otras. Informes en la coordinacion de Servicio Social de las facultades o a los teléfonos 8329-4000
exts. 5141 o 5146 con la Lic. Alda de Hoyos.
'

IMPULSO A LA CIBER-BOLSA DE TRABAJO DE LA DVSS.
A .través de la DVSS, la UANL firmó el lunes 11 de junio un convenio de colaboración con la
empresa "TUCHAMBA.COM", para respaldar la Ciber-Bolsa de Trabajo de la Universidad y así brindar
mayor oportunidad a los estudiantes, pasantes y egresados en la búsqueda de empleo desde el sitio
http://www.tuchamba.com/uanl. Signaron el convenio; el Rector, Dr. Luis J, Galán Wong, Lic. Elisa
Navarro Cortés, Directora de Vinculación y Servicio Social, Lic. Leopoldo Isla Albo, representante legal
y el Ing. Javier Ramírez Lares, Director de Sistemas de dicha empresa. Todos los interesados comunicarse con la Lic. Belinda Andrade Treviño, Coordinadora de la Ciber-Bolsa de Trabajo, al teléfono 8329-4000
ext. 5143, o acceder al sitio.
El rector Luis J. Galán Wong firmó el acuerdo con el director de la bolsa de trabajo electrónica Javier Ramírez Lares,
alianza que permitirá tener en línea los currículos de los
aproximadamente 1O mil universitarios que egresan
anualmente de la UANL. La vinculación facilitará el
registro gratuito de todos los estudiantes y egresados de
la mstitución pública, mismo que podrán ser consultados,
en una primera fase, por más de 100 empresas regiomontanas, de México y el extranjero.

REUNIÓN DE ACERCAMIENTO UANL-SECTOR ~ÚBLICO DE N.L._

.

El pasado martes 5 de Junio, se llevó a cabo una importante reuni~n en la ~mdad d~ Sem1,nan~s de! Centro
de Apoyo y Servicios Académicos (CASA). ~sistier~n el secretan~ de gobierno, Lic. Jose Luis C01~dreau,
23 alcaldes de la entidad, el Rector Dr. Luis J.Galan Wong y d1Tectores de Facultades. El motivo fue
informar sobre los programas de Educación para la Vida del sector salud a c~rgo de~~ Dra. Reb_e~a The~a
Martínez; Educación a Distancia, Lic. Manuel Sepúlveda Estuardo y Vznculaczon y Serviczo Social,
por su Directora la Lic. Elisa Navarro Cortés.

CALENDARIO DE ASIGNACIÓN DE SERVICIO SOCIAL. PERÍODO AGOSTO 2001-ENERO 2002
Para los alumnos de facultades y preparatorias técnicas sobre el calendario de fechas en que deben
acudir a las ventanillas de la Dirección de Vinculación y Servicio Social a solicitar su asignación de plaza Y
realizar el Servicio Social dentro del período agosto-enero, conforme lo marca el reglamento vigente.
Para mayores informes llamar al teléfono 8329 40 00, ext. 5141 o 5146, con la Ing. María Antonieta García,
Coordinadora de Asignación de Plazas.

UNl\'f,RSIDA'D Al J11Ó~ OMA 1&gt;1::

t:\'O U ;Ó~

DIROCCIÓN DE \'I CULACIÓ!'o Y~ F.R\'JC;IO SOCIAL
rt:CHAS Df.All10Rl7.AOÓN Y ASIGNAClÓN1&gt;E PLA/.A~

DE F.R\'ICIO SOCIAL

,eser-os enconuamosf~,..

toc~a~b2 .C~HJ

La Lic. Elisa Navarro Cortés fue invitada por el Arq. Héctor Benavides, conductor del
programa de televisión Cambios, quien junto con representantes de organismos como COPARMEX,
ITESM y la Secretaría del Trabajo del Gobierno del Estado, con el fin de exponer los problemas del
empleo profesional en Nuevo León, así como los programas que desarrolla cada institución. De ahí que la
importancia del convenio TU CHAMBA.COM, que establece la Universidad sea clave para el impulsar las
oportunidades de empleo en los profesionistas universitarios.

.... -

...,

.,

PERIODO: AGOS IO'0I - ~ T.RO'0l
AllTORl7.AOÓN DI:
ASIGNACIÓ"' DI:
f ACU LtAD

Momento de la firma del Convenio TU CHAMBA.COM. La Lic. Elisa Navarro, Directora de DVSS, el
Rector Dr. Luis Galán Wong y el Lic. Javier Ramíres Lares, representante legal de la empresa.

PROGRAMAS

ENFERMPRIA
ODONTOI.OOIA
Mf;olCJNA
I AGOST0 6
r¡;ROl: 1rECl\,;RA
AGOSTO !!
~ PUHLffi. Y Nt!I RtCIO'II
AC.OSTO 7
INO IE''-'NICA Y H .f CTRICA
AGOST0 7
Ml·O \'BTFRINARIA Y /00
AGOSTO II
PRFPA 11:'rt.:ICA PABl,O 1.1\ AS
AC".OSTO I
COS'I PUHUC-A Y ADMó~
AGOSTO 9
OROANll..ACJOSDEPORll\'A
AGOS'IO 9
PREPARA í ORIA TITÑ ICA MEDICA
AGOSTO 10
TRADAJO...SOCIAL
Ar.os ro 10
~-lLOSOFIA Y LL'TRAS
AC.OSTO 13
INGl:"NIERIA CIVIi .
AC.OSTO 13
AORONOMIA
AGOSTO IS
CIENCIAS f"ISICO-MATEMATIC.AS
AGOl,iO IS
ClliNCIAS DIOLOOJCAS
AGOST0 20
lmNOMIA
AGOSro 2n
C POLfl1CAS Y AOMóN Pt B
,,GOSIO 20
MUSICA
AGOST0 21
ARTT.S \ 'ISUAU·:S
AGOSTO 2I
WfF.S l:SCf..."'ICAS
PRI' PARATORIA ALVARO OBREC.Ol\ AOOSTO :U
AGOSTO 22
PRl'PARA I ORIA No 16
AGOST0 23
C COM\NIC.ACION
AOOSTO 2.3
Pf:RI CIJOYC SOCIAL ES
AOOS'lO 27
M.ÉDIU!l:ATO C B l
AGOS10 27
CIENCIAS OUl'dlCAS
ACiOSIO 27
t'PSK.'OLOOIA
AOOSIO 211
PREPARATORJANo 17
AGOS,O 211
PRE l'ARA íORIA No 4
ACiOSTO 21
CUNCIAS t'OR~:.."íAlg
AGOST0 21
CIENCIAS Dli I.A T IERRA
UTA:

4

.

CAMBIOS Y CA~CF.l,ACIO~F.SENTREGA DE NOMBRAMIENTO -

fSTt:DlA.IIIT l:S

Jlll 10 20
JIJUO 24
JUUO 27
AGOSro 13
AGOS'IO 13
AGOS í O 14
AGOSIO IS
AGOS íO IS
AGOSTO 16 Y 17
AC".OSTO20
AC'.OST020
AGOSTO2I
AGOST0 2I
ACiOSTO22
AGOSIO 2~

AG0ST0 23
AGOS IO 23
AC.OSTO 27
AGOSTO 27
AG0STO 27
AGOS'TO 27
AG0S1O 27
AGOSTO 28
AGOsro 211
AGOST0 29

AGOSlO 30Y31
Sf.PTIF.MBRE 3
4-EPTIEMBRE 3
stml:.,\mRE4
SEYTIEMBRE .S
SE.PTIEMBRJ:. 5
SEPTIEMBRE 5
ShP l lf,MBRE .S
AGOSTO 2.c \' SEPTlEMBltt; 10
Sf.PTIY.MBRE 17 AL 21

5

�FIRMA DEL CONVENIO SOBRE LOS DERECHOS HUMANOS

Con el propósito de unir acciones y recursos para la difusión de los Derechos Humanos por medio de
estudiantes prestarios del Servicio Social, la Comisión Estatal de Derechos Humanos y la Universidad
Autónoma de Nuevo León suscribieron un convenio de colaboración. El acuerdo fue realizado el 20
de junio teniendo como testigos de calidad al Gobernador Femando Canales Clariond y el presidente
nacional del organismo, José Luis Soberanes Fernández. Lo firmaron la presidenta de la CEDH,
Ninfa Delia Domínguez&gt;el Rector Luis J. Galán Wong y tiene la finalidad de vincular los jóvenes
en servicio social de la Facultad de Derecho y Ciencias Sociales y Colegio de Criminología con la
CEDH para convertirlos en multiplicadores de información y preparar a otros prestatarios de las
distintas facultades y escuelas. Una vez lograda la capacitación a los alumnos de la Facultad de
Derecho y Criminología, sobre los elementos básicos que deben de conocer, se conviertan en maestros
de otros voluntarios universitarios.
La presidenta de la CEDH, Ninfa Delia Domínguez, señaló que
el acuerdo obedece a la necesidad social de difundir los Derechos Humanos y garantizar el desarrollo integral. Para que la
población se entere de cuáles son sus derechos, cómo hacerlos
valer, cómo funcionan las comisiones y a que lugar debe de
acudir. Por su parte el Rector Galán Wong comentó que es
importante porque aporta conocimientos adicionales a los
jóvenes en materia de derechos humanos. Y con estas acciones,
la Universidad formará profesionistas que lleven integrado muy
claro lo que es la cultura de derechos humanos para que ésta
pueda ser difundida en la sociedad y pueda ser fomentada en
las áreas de trabajo de los 10 mil pasantes de la UANL que
ejercen Servicio Social.

(

I
Lic. Elisa Navarro Cortés, Directora de
Vinculación y Servicio Social de la
Universidad

Directorio
Lic. Fernando Canales Clariond, Gobernador del Estado y el Rector
de la UANL, Dr. Luis J. Galán Wong durante la firma del convenio
sobre Derechos Humanos

6

Dr. Luis J. Galán Wong
Rector
Ing. José Antonio González Treviño
Secretario General
Lic. Elisa Navarro Cortés
Directora de Vinculación y Servicio Social

Coordinación Editorial y Promoción Educativa de la Dirección.de Vinculación y Servicio Social.
El Boletín es formateado en Freehand y Word, 8, 12 y 14 puntos; fuentes: Aria! y Times NewRoman
Responsable Lic. Carlos Leal Velazco. Diseño y formato: Esmeralda Valle y Luis Robledo.
Imprenta Universitaria. Año 1, No. 1, 2001
Home page http://www. geoci ties. com/ serviciosocialuanl

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                  <text>Boletín Informativo de la Dirección de Vinculación y Servicio Social. Contiene información relevante para los alumnos prestadores del Servicio Social tanto de preparatorias como de facultades.</text>
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                <text>DVSS Boletín Informativo de la Dirección de Vinculación y Servicio Social, 2001, No 1, Junio</text>
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                <text>Boletín Informativo de la Dirección de Vinculación y Servicio Social. Contiene información relevante para los alumnos prestadores del Servicio Social tanto de preparatorias como de facultades.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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        <name>Brigadas</name>
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        <name>Centro de Transferencia Tecnológica</name>
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        <name>Educación para la vida</name>
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                    <text>Número2

*

ucac1on
' I

~PORO LO VIDO

Servicio Social

* Vinculación
*

Bolsa de trabajo

* Programas
* Brigadas municipales
* Convenios

�DVSS

DVSS

1

2

.

....,

-... ._\rii&gt;

~~ ...'.~:-''.,(.

r;::~""'
i~ i.
• c.· -

.......,.

Torre de Rectoría cuatro décadas después

~

EDITORIAL
Al comenzar el tercer milenio se manifiestan dos posturas: una catastrofista cuyo
principal argumento consiste en que el hombre muestra incapacidad por sostener la
naturaleza que le rodea y al mundo creado por su inteligencia. Por otra parte, habemos
quienes pensamos que no puede existir mejor momento para desarrollar la creatividad
y fomentar la tolerancia, dado que estamos viviendo un proceso de intenso cambio
estructural.

Hoy más que nunca, la humanidad se siente vigorosa por la sangre joven que corre por las venas de la
tecnología, la investigación científica y las comunicaciones. Todo el pensamiento es sin duda de
renovación.
Nos encontramos globalizados con el mercado y la transferencia de ideas. La experiencia administrativa
de Japón mostró al mundo entero que vincular la investigación básica en las universidades generaba
nuevos productos de conocimiento.
En la década de los ochentas se reafirmó la integración mundial en bloques geográficamente compatibles,
lo que aportó nuevos elementos al concepto de universidad contemporánea y se hizo necesario un
replanteamiento de su función social.
Para adaptarse al momento, las universidades -como centros productores de conocimiento- se vieron
precisadas a hacer cambios y casi todas las instituciones se preocuparon por incrementar el valor del
servicio y por actualizar sus programas.

La Universidad de Nuevo León se fundó en 1933. En 1958 con el Lic. Raúl Rangel Frías como Rector se
construyó la ~iudad Universitaria. Y el 8 de septiembre de 1961 la Torre de Rectoría fue inaugurada por el
entonces presidente Adolfo López Mateos, ya como Universidad Autónoma de Nuevo León, y siendo gobernador
el mismo Rangel Frías.
Con los años se convirtió en el símbolo de progreso educativo para el Norte de México y alcanzó prestigio
internacional. A la fecha ha formado varios cientos de miles de profesionistas.
Bajo el rectorado del Dr. Luis J. Galán Wong, han sido remodeladas el Colegio Civil, el Centro Cultural, las
facultades de Ciencias de la Comunicación, Derecho, Artes Visuales, Medicina y la Capilla Alfonsina, entre
otras.
Ahora la Torre de Rectoría luce una fachada nueva, juvenil y transparente, acorde con la arquitectura moderna.
Para ello, se emplearon materiales como el vidrio, acero, aluminio y ha vuelto el espejo de agua que originalmente
estaba en su explanada. Armoniza con el entorno industrial que le rodea, sin descuidar aspectos ecológicos y
para aquellos que requieren de accesos especiales se han construido rampas.
El_ 19 de septiembre del 2001 fue reinagurada en una ceremonia a la que asistió el presidente de México,
Vicente Fox Quezada, el Gobernador del Estado, Femando Canales Clariond, el Secretario de Educación
Pública, Reyes Tamez, y Secretario de Salud, Julio Frenk. La Torre de Rectoría es corazón y orgullo
universitario.

La meta permanente de la Universidad Autónoma de Nuevo León es ser la mejor universidad pública
de México y formar los mejores técnicos medios y profesionales competitivos en el escenario mundial.
La Dirección de Vinculación y Servicio Social trabaja en ese sentido. Promovemos la destreza, creatividad
y competitividad del joven alumno vinculándole con la sociedad o empresa donde se empleará. En
calidad de servicio social, como práctica profesional u orientando cibeméticamente el acceso de su
currículo por Tu Chamba.com.
Sabemos que falta mucho por hacer. Nuestro compromiso es el proyecto Educación para la Vida y
Visión 2006 de esta universidad, porque estamos convencidos de que es la mejor propuesta que podemos
ofrecer a México.

E.N.C.
Directorio

Dr. Luis J. Galán Wong
Rector
lng. José Antonio González Treviño
Secretario General
Lic. Elisa Navarro Cortés
Directora de Vinculación y Servicio Social

DVSS Boletín de la Dirección de Vinculación y Servicio Social. No. 2, Sep.- Oct. 2001.
Elaboración: Coordinación Editorial. Responsable: Lic. Carlos Leal Velazco. Diseño: Luis Robledo.
Colaboradores: Karina Dueñas y Wendy García.
Correo: cgleal@yahoo.com
Tel: 8329-4007

Nueva fachada de la Torre de Rectoría de la UANL

Reunión del Instituto Mexicano de la Propiedad Industrial

El IMPI y la Propiedad Intelectual
El Instituto Mexicano de la Propiedad Industrial y la Dirección de Vinculación y Servicio Social, junto con la
Secretaría Académica, organizaron una reunión durante la cual el IMPI hizo la presentación de los requisitos
para apoyar a los jóvenes cuyos proyectos están dentro del programa Emprendedores. El objetivo del curso
fue conocer los trámites de patentes para diseño industriales.
Los jóvenes emprenderdores podrán registrar sus propuestas, y si requieren de impulso y desarrollo especial
se le brindará asesoría personal.

�DVSS

DVSS

3

Nueva credencial universitaria
Los estudiantes de la UANL ya cuentan con la nueva
credencial inteligente, cédula de iden~fi~ació~ personal
para trámites académicos y admm~strativos ,q1:1e,
además, podrá activarse como tarJeta de debito
BANORTE.

Curso Calidad en el Servicio

Calidad en el Servicio
Curso para el personal de la DVSS
La Dirección de Vinculación y Servicio Social tiene
la firme convicción de que su personal es el que hace
la diferencia. Por ello ha implementado un programa
de desarrollo que tiene un doble objetivo: por un lado
brindar servicios de calidad, y por el otro, lograr la
satisfacción del usuario al involucrar y comprometer
a cada uno de los integrantes que la componen.
Para iniciar dicho programa se impartió _e~ cur~o:
Calidad en el Servicio, a todo el personal administrativo
que labora en esta Dirección.
Los objetivos fueron:

La máxima casa de estudios inició el 18 de julio la
expedición de los documentos e~ectrónicos que
acreditarán a los alumnos de bachillerato, carreras
técnicas, licenciaturas y posgrado.
La credencial tiene cuatro funciones. Con ella, los
estudiantes podrán realizar vía Internet pagos de cuo~
escolares revisar sus calificaciones, conocer su horario
de clase; y también hacer consultas de cambios y
adeudos.
Se elaboraron un total de 107 mil 594 credenciales,
de las cuales, 37,525 corresponden a alum?os de
primer ingreso y 71,069 para estudiantes de remgreso
(preparatorias y facultades).
El proceso arrancó el pasado miércoles con la entrega
de este documento a cinco jóvenes de primer it}greso
de la Escuela Industrial y Preparatoria Técnica Alvaro
Obregón que obtuvieron el puntaje más alt? en su
examen de selección en la sala de usos múltiples de
la Biblioteca "Raúl Rangel Frías". La primer credencial
fue otorgada al alumno Pedro Daniel Urbina Coronado.

Tomar conciencia de la importancia que
representa para la Dirección de Vinculación y
Servicio Social el alumno, el empleado y
proporcionar un valor agregado a los servicios que
brindamos.
*

* Identificar aspectos que permitan mejorar la

calidad en el servicio al público.
* Elaborar un plan de acción y reforzar _l~s
lineamientos específicos y orientarlos a un servicio
de alta calidad.
El impacto del curso se evaluó mediante la ap_licación
de dos encuestas de opinión entre los usuanos: una
antes y otra después. La instructora fue 1~ socióloga
María Luisa Martínez Sánchez, Coordmadora de
Planeación y Desarrollo de la DVSS, quien además
es catedrática de la Facultad de Filosofia y Letras y
asesora de efectividad organizacional en empresas.

¡_:~t·...,, t"'•'.:2'' ·~ Jl'TI,.))

tuch~rt1b2 .e~~

...

..

4

lBuscas Empleo y deseas
registrar tu curriculum vitae?

Tradicionalmente el proceso de registro de currículums se hacía por medí? de una solici~d i~!ema con foto
y curriculum vitae y se depositaba en la oficina de la DVSS, para ser enviado a la coordinac1on de la Bolsa
de Trabajo.
Ahora, con el convenio tuchamba.com se han actualizado tanto el procedimiento de reclutamiento como el
de selección por medio de una base digitalizada.
Las empresas que demandan nuevos profesionales son exigentes y competitivas, de ahí que la UA~ esté
modernizando sus procesos. Es parte de la vinculación, contribuir, enlazar y ser gestor en la generación de
empleo de los jóvenes universitarios para quien~s la Universidad está desarrollando una formación integral,que
incuya el idioma ingles y programas computac10nales. .
.
El procedimiento que deben seguir los alumnos para registrarse en la Bolsa de TrabaJo de la UANL, es el
siguiente:

* Entrar a la opción

en donde dice ''TU CURRICULUM". Si no te has registrado, hazlo en donde se indica. Escribe
tus datos personales, escolares, experiencia laboral, expectativas, e información adicional que se te pide. A! llegar
al campo de "Nombre de usuario" y "contrasefia", elegir cualquier nombre y contrasefia de la A-Z y los numeros
del 0-9 (password), que solo tú conoces.

*

Después de ingresar tu CurricuJum Vitae y haber dado de alta, tu nombre y contrasefia, le das "click" e~ donde
dice "Aceptar"... y regresas a la página principal (http://www.tuchamba.com/uanl). Entra de nuevo donde dice "TU
CURRICULUM", y de nuevo pones tu nombre y contrasefia.

Accesar de esta manera te servirá para:
- Saber cuantas veces ha sido visto tu currículum por las empresas interesadas
- Actualizar e imprimir tu curriculum cuantas veces los requieras.
- Revisar en detalle las vacantes y solicitar la que te interese
-Tu Currículum Vitae será conocido de inmediato por las empresas que están en línea.

ROIL¡¡)O

!SOLANO
LUll .t.LaERTO
l)U~~

l'ILLIS&lt;,l'li,
0211.t

Información de Bolsa de Trabajo
Total de registros de la Bolsa de Trabajo del 11 de junio a
octubre de 2001
Universitarios
Vacantes/empresas

La nueva credencial

1,465
1,285

Total de visitas a la página de la Bolsa de Trabajo
antes del 13 de agosto: 1000 visitantes diario~ •. al reanu_da_rse
las clases, después del 18 de agosto: 2000 v1s1tantes dianas.

...._....,.______

·· -

____ ..,.. ___ ...

..

...

...

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www.tuchamba.com/uanl

�DVSS

DVSS

5

6

"El Servicio Social es una actividad que surge como
una alternativa solidaria para los grupos más desprotegidos
y un desarrollo sustentable de la vida comunitaria, ofrece

Foro de Analisis y Pers_pectiva del Servici_o S_o~ial
"El Servicio Social Frente al Nuevo M1len10

en primer instancia un aprendizaje que va más allá de las
aulas y vincula al alumnos con la realidad y que constituye
}

1

la invaluable experiencia que fortalece a nuestros estudiantes
como individuos; y multiplica sus posibilidades como futuros

Los sectores empresariales, sociales y universitarios se
reunieron los días 25 y 26 de septiembre para analizar y plantear las
nuevas estrategias del Servicio Social en los próximos años.
A través de charlas y mesas de trabajo, se llevó a cabo el foro
"El Servicio Social frente al nuevo milenio", en el que representantes
de distintas instituciones públicas y privadas, así como prestatarios
universitarios, intercambiaron ideas sobre esta labor, en el auditorio

) J

profesionistas", dijo Navarro Cortés.
Uno de los programas importantes del Servicio Social
en la Universidad, agregó la funcionaria, es el Desarrollo
Integral de la Comunidad, programa permanente que se lleva
a cabo cada fin de semana en brigadas multidisciplinarias
con estudiantes de distintas dependencias, en comunidades
del sur del estado.

de la Biblioteca Universitaria "Raúl Rangel Frías".
La inauguración del foro estuvo a cargo de la
"Es un foro de análisis que tiene como objetivo crear un
espacio para el intercambio de ideas, queremos saber cómo estamos
siendo vistos hacia el exterior, la Universidad a través del Servicio
Social, que es una función sustantiva para cumplir sus fines,

secretaria académica de la UANL, Elizabeth Cárdenas Cerda,
en representación del Rector Dr. Luis Galán Wong quien
habló de la importancia del Servicio Social como parte de
la formación del universitario.

tiene más de 60 años de asignar estas actividades y tiene
una presencia muy importante en la comunidad", señaló Elisa
Navarro Cortés.
La directora de Vinculación y Servicio Social de la
UANL expreso "Hacia el nuevo milenio queremos que el
Servicio Social sea una actividad de calidad y excelencia y que
tenga un buen impacto dentro de la comunidad"

"Las actividades que se desarrollen deberán promover
la vinculación con el sector social a través de grupos de
trabajos multidisciplinarios e interinstitucionales que, además
de proporcionar un servicio, a nuestros estudiantes les brinde
la oportunidad de coadyuvar en el mejoramiento de las
condiciones de vidas de la comunidad", expresó la
representante del rector al inicio del evento.

Además existe el programa de Prácticas Profesionales con el
que se benefician hasta tres mil universitarios quienes aplican sus
conocimientos en distintas empresas del Estado.

Todas estas actividades -puntualizó- permiten el
contacto de los universitarios con la comunidad y su
problemática, lo cual fortalece tanto la formacion integral
como la autoestima de los prestadores de Servicio Social,
favoreciando su futura incorporación a la sociedad como un
profesionista consciente del entorno y responsable de la

Diseño: Elvia Margarita Briceño Gallardo
Alumna de la Facultad de Comunicación

aplicación de sus conocimentos.

Paoelistas de los sectores público
y privado. Asistencia en el Auditorio
de la Biblioteca Magna durante el Foro
(Foto: Héctor Olmedo Saucedo)

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DVSS

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ducación

JPORO LO VIDO

4.- Formación integral
Lograr que la universidad sea también reconocida por
la calidad de los eventos artísticos, culturales,
deportivos y de Servicio Social. Incrementar la
capacitación de la comunidad universitaria y la
comunidad regiomontana en eventos culturales.

Sesiona el Consejo Asesor del Sector Productivo de la DVSS
Se reunió el Consejo Asesor del sectror Productivo
(CASP) de la DVSS-UANL. En calidad de presidente
del mismo, el Rector de la Universidad, Dr. Luis J.
Galán Wong hizo la presentación y dió la bienyenida
a tres nuevos miembros del organismo: la Sra. Angela
Stelzer de Canales, Presidenta del Sistema Estatal DIF,
el Lic. José Martínez González, Secretario de Educación
en el Estado y el C.P. Carlos Zambrano Plant, Secretario
de Desarrollo Económico de Nuevo León.
Asimismo, el Rector hizo entrega del acta que acredita
al CASP como Asociación Civil, lo que le permitirá
realizar mejor su labor de apoyo, gestión y asesoría
para las actividades de vinculación de la Universidad.
Durante la reunión, la Lic. Elisa Navarro Cortés,
Directora de Vinculación y Servicio Social, y Secretaria
Técnica del Consejo presentó la propuesta de
actividades a desarrollar por el CASP por lo que resta
del 2001.
Tres programas que serán apoyados en primera
instancia:
-Programa de Talentos Universitarios,
-Clínicas Empresariales de Clase Mundial y
-Multitalleres Tecnológicos para el área de educación
técnica.
El Rector propuso además la realización de un programa
de Formación de asesores para Microempresas, en
coordinación con la SEP y la ANUIES, para brindar
apoyo a la pequeña y mediana empresa.

5.- Agentes de cambio
Participar de una manera proactiva en los asuntos de
la comunidad en los que la Universidad pueda aportar
conocimiento. Crear una conciencia entre los alumnos
del rol que desempeñan como agentes de cambio para
generar esquemas de vida más humanos y prósperos.

Propuesta de Programa de Trabajo para el
Consejo Asesor durante el 2002
* Asesorar al Rector en los retos que enfrenta
la Universidad Autónoma de Nuevo León al vincularse
con el sector empresarial.
* Organizar reuniones bimestrales con la Dirección
de Vinculación y Servicio Social a fin de darle
seguimiento a las acciones propuestas.
* Diseñar un documento que contenga políticas y
estrategias para mejorar el proceso de vinculación
entre la UANL y el sector productivo.
* Diseñar mecanismos que permitan evaluar el impacto
de los proyectos de vinculación con el sector productivo.
* Realizar un plan para la gestión y utilización de
alternativas de financiamiento para desarrollar proyectos
de vinculación con el sector productivo.

* Desarrollar un plan para determinar las demandas
del sector productivo y las capacidades de la UANL
que permita concertar negociaciones.
* Realizar un plan anual,de actividades para impulsar
proyectos de vinculación, en las áreas de educación
continua, investigación y desarrollo tecnológico, así
como la prestación de servicios.

6.- Centro de Transferencia de Tecnología
Divulgar el conocimiento científico de la UANL,
promover el intercambio y la colaboración
interinstitucional para enriquecer investigaciones y
aprovechar el conocimiento.

Diez programas básicos
1.- Innovación académica
Explorar los avances mundiales en todos los aspectos
que pueden ser incorporados a las actividades relativas
a los cursos y otras actividades que impacten en la
formación de los alumnos.

2.- Carreras del futuro
Buscar las áreas que demanden la creación de nuevas
carreras, que egresen profesionales, los cuales van a
cubrir las necesidades generadas por el desarrollo
tecnológico a nivel mundial, nacional y regional.
Fomentar la investigación hacia áreas sociales y
económicas que demanden mayor atención en la
región.
3.- Multihabilidades
Asegurar que todos los alumnos logren un nivel
aceptable de habilidades que complementen su
formación académica para lograr un nivel competitivo
y una formación integral.

7.- Reingeniería administrativa
Lograr la simplificación de los principales procesos
administrativos de la UANL para asegurar el logro de
los resultados.
8.- Clase mundial
Asegurar las acciones conducentes a que la UANL en
su conjunto logre un nivel uniforme y aceptable de
calidad, así como lograr la certificación por parte de
diversos organismos.
9. - Internacionalización
Intercambio de alumnos y maestros con otras
universidades del mundo. Coordinación y actualización
de convenios.
10.-Relaciones institucionales
Ma11;tener contacto permanente con empleadores,
particularmente con grupos locales y regionales.
Participar conjuntamente con otras universidades en
programas académicos y proyectos de investigación.

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III COLOQUIO INTERNACIONAL SOBRE
SERVICIO SOCIAL COMUNITARIO

Todo lo que necesitas
saber sobre el Servicio Social
La OVSS acaba de publicar el manual Curso de lnducci6n al Servicio Social. Por
primera ocasión los coordinadores de las facultades y escuelas con~i:iln con ~na
herramienta indispensable de información sobre el Serv1c10 Social.

DVSS informa
Convocatoria al Premio de Excelencia en Servicio
Social universitario
Por primera vez en la Universidad, la DVSS ha
propuesto otorgar un premio para motivar a los _más
del2 mil estudiantes que cada semestre realizan
actividades de Servicio Social, en los 2,500 programas
de diversos sectores.

Vacaciones Productivas 2001
A través de la DVSS y el DIF Nuevo León, por
cuarta ocasión la Universidad llevó a cabo este
programa del 16 al 29 de agosto, en el que particip~on
más de 931 instructores de 22 facultades y siete
preparatorias técnicas. M_ás de 1,100 jóven~s de
Servicio Social en calidad de voluntarios y
previamente capacitados, visitaron las comunidades
suburbanas de Monterrey, ahí impartieron cursos de
manualidades actividades deportivas, formativas,
teatrales, artí;ticas y artesanales. Se beneficiaron
aproximadamente 16,500 niños en 109 escuelas
primarias del Estado.

En representación de la Universidad Autónoma de Nuevo León, la Directora de
Vinculación y Servicio Social, Elisa Navarro Cortés, presentó la ponencia" El Servicio Social
de Calidad en México", en la cual prepone un Servicio Social curricular como estrategia de
efectividad, para que esta actividad se valore y no se perciba como una carga extra y fuera del
contexto universitario.

Centro de Transferencia de Tecnología
En el área de Vinculación seguimos trabajando en el
comité de creación y arranque de este importante
Centro que permitirá el registro de patentes, establecer
convenios productivos, apoyo a proy~~tos de
investigación científica y ofertar los serv1c1~s que
brinda la Universidad. Por ejemplo el convenio que
firmó el Dr. Luis Galán Wong con el CTI de Kansas,
E.U. en materia de medicamento, farmacia, y
productos químicos, el cual traerá bene~cio~,en
diversas ramas para nuestra Inst1tuc1on.

Además de plantear las búsqueda de la pertinencia entre profesiones y mercados laborales;
entre los planes y programas de estudio y las demandas del entorno y entre el perfil del estudiante
y las actividades que realiza en su Servicio Social, la Lic. Navarro puntualizó la necesidad de
una evaluación permanente, con metas claras e indicadores de eficiencia en todos los procesos
relacionados con la prestación de este servicio; hasta el aseguramiento y medición del impacto
que dichos programas tienen en la comunidad, incluyendo la evaluación del desempeño de los
prestadores, porque la calidad en el Servicio Social tiene que ver con actividades que efectivamente
benefician a los destinatarios en la solución de sus problemas; tiene que ver con el valor agregado
en la prestación del servicio y con el cambio favorable de las condiciones de los destinatarios
gracias a la intervención de los conocimientos y habilidades de los prestadores.

¿Tienes alguna Duda?
Marca UNITEL

815233 77

Las Asociación Nacional de Universidades e Institutos de Educación Superior (ANUIES),
la Secretaría de Desarrollo Social (SEDESOL), la Secretaría de Educación Pública (SEP), y la
Universidad Autónoma Metropolitana (UAM) organizaron este evento, con el objetivo de
realizar una evaluación del Servicio Social como factor estratégico de transformación de las
instituciones de educación superior.

Esta propuesta figuró entre las principales conclusiones consensadas por los participantes
al Coloquio, representantes de universidades nacionales e internacionales.
El Rector Luis J. Galán Wong con prestadores de Sen ic10 Social,
instructores en "Vacaciones Productivas".

�AV. MANUELL.BARRAGÁN

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AV. ALFONSO REYES

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y Oiseo o: Jefatu:a Editorial OVSS· Lic. Carlos G. Leal y Luís Robledo
Planos: Maggi YOOez, Rolando E.Guo e Acttd□m,ce dt1/ Eatud/8nlt1 Univer$ít8110, Monterrey· Patria Cultural. 2000

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                  <text>Boletín Informativo de la Dirección de Vinculación y Servicio Social. Contiene información relevante para los alumnos prestadores del Servicio Social tanto de preparatorias como de facultades.</text>
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              <text>DVSS: boletín de la Dirección de Vinculación y Servicio Social </text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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        <name>Innovación académica</name>
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        <name>Multihabilidades</name>
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                    <text>�S

EDITORIAL
Lic. Elisa Navarro Cortés

El servicio social tiene una gran tradición y prestigio en
nuestra Universidad. Justamente el 2003 cumplirá 70
años y es notorio observar la activa participación de
las mujeres en la solución de los problemas de la
comunidad y el desarrollo de prácticas dirigidas a servir
a los demás.
Los primeros antecedentes de actividades de desarrollo
comunitario se ubican en 1933, cuando la Escuela
Femenil "Pablo Uvas" comenzó a realizar prácticas de
servicio social encaminadas a mejorar el nivel de vida
de nuestra población. Ese mismo año se formó el
Comité Organizador de la Universidad destacando
nuevamente figuras femeninas como las profesoras
María de la Luz González y Ana María Delgado. Cabe
mencionar que el lema Universidad Baluarte de la Raza,
Atalaya del Espíritu se debe también a la propuesta de
una dama: la señorita Elodia Villarreal.
En 1936, un universitario brillante, el Dr. Eduardo Aguirre
Pequeño, sugirió al Consejo Universitario que las
actividades de servicio social formaran parte de la
currícula académica y que fueran requisito para la
titulación. Tres años más tarde, en 1939, la señorita
María de los Angeles Moyeda y 16 estudiantes de la
Facultad de Medicina formaron la primera brigada de
Servicio Social.
Lo anterior despertó gran entusiasmo y hacia los años
cuarenta se iniciaron los "Sábados Comunitarios" a los
que asistían voluntariamente a las colonias marginadas
de la mancha urbana de Monterrey muchas estudiantes
de enfermería, odontología y medicina. Por 1952, a
insistencia de alumnas y maestras, se creó el Instituto
de Trabajo Social ubicado en las calles Matamoros y
Garibaldi, a cargo de María del Refugio Salazar. En
ese entonces, de los 286 maestros que había en la
Universidad, 96 eran mujeres.

Fue hasta 1984 cuando el Reglamento de Servicio
Social sufre la primer modificación con la finalidad de
organizar y sistematizar todos los procesos, planteando
entre otros aspectos, el registro formal de los Programas
en el Departamento Central, sujetándose a la asignación
de plazas conforme al ciclo escolar autorizado por el
H. Consejo Universitario. Lo anterior propició una mayor
organización y control, así como ampliar la cobertura
de asignación de recursos a todos los sectores del
Estado.
Debido al crecimiento y complejidad de esta actividad,
la incorporación de todas las Facultades y Escuelas
Técnicas de la Universidad y la gran demanda de
prestadores, en 1997 el Departamento fue elevado a
Dirección de Vinculación y Servicio Social, que a la
fecha coordina la asignación de casi 15,000 estudiantes
a más de 5,000 programas de desarrollo a nivel federal,
estatal, municipal, en las áreas rural y urbana de nuestro
Estado y en los sectores público, privado, social y
universitario.
Es importante señalar que en la actualidad, del global
de prestadores, el 48.2% son mujeres y que ha ido
fortaleciéndose nuestra participación social, así como
el concepto filosófico esencial del servicio social creado
con la finalidad de apoyar prioritariamente a la población
más det;protegida y devolver a la comunidad con
acciones directas la formación superior que hemos
tenido el privilegio de recibir en la Universidad.
El servicio social se ha convertido en un instrumento
importante en la formación integral de nuestros
estudiantes y su práctica coadyuva al perfil profesional
de excelencia que el programa Educación para la
Vida, propuesto por nuestro Rector, el Dr. Luis J. Galán
Wong, busca para nuestros egresados.

fori

Vinculación Productiva
FONDO

INAUGURACION DEl en

FORO DE VINCULACION

El Consejo Universitario aprobó la iniciativa del Rector
Dr. Luis J. Galán Wong, que dio paso a la creación
del Centro de Transferencia de Tecnología (CTT). La
nueva dependencia de la UANL es coordinada por el
Dr. Rodolfo Quintero. El CTT además de brindar
consultorías a empresas, será el primer Centro de
Trámites de Patentes en una universidad pública. Otra
función será atraer recursos adicionales para impulsar
la investigación de desarrollo y brindar programas de
asesoría, gestoría, asistencia, seguimiento y evaluación
de los servicios con potencial comercial que produce
la UANL. El CTT será el interlocutor entre la empresa
y la academia.

La unidad de vinculación de la Universidad de Guanajuato organizó junto con 19 instituciones de educación
superior pertenecientes a la ANUIES, el Foro de
Vinculación Región Centro Occidente, cuyo objetivo es
contar con un documento rector que pueda ser utilizado
como guía para el diseño de un modelo de Vincu lación
Institucional.

Al inaugurar el Rector las oficinas de esta nueva
dependencia el pasado 24 de abril, anunció la creación
de 15 institutos de investigación. Asimismo, explicó
que el Programa Educación para la Vida consiste en
los conceptos medulares: aprender, conocer, ser Y
servir. "Necesitamos salir a la sociedad, hablar con
las empresas, grupos sociales y marginados, ofrecer
un servicio universitario", señaló.
La Dirección de Vinculación y Servicio Social, hizo la
presentación en CD Rom del Cátalogo de Productos
y Servicios de la UANL.

Dr. Luis J. Galán Wong

U.~IVERSlTAil{)

A este foro que se llevó a cabo del 18 al 19 de abril
asistieron funcionarios de Vinculación y Servicio Social.

VI REUNION DEl CONSUO ASESOR DEl SECTOR
PRODUCTIVO lCASPJ
El 29 de abril en la Biblioteca "Raúl Rangel Frías" se
efectuó esta importante sesión de trabajo presidida por
el Rector Dr. Luis J. Galán Wong y los miembros del
CASP. Participaron los licenciados Edgardo Reyes
Salcido, Gregorio Treviño Lozano. El C.P. Carlos
Zambrano Plant, Secretario de Fomento Económico
del gobierno de N.L., presentó: Estrategias de Promoción
para el Desarrollo Económico del Estado. El Rector
Galán Wong, expuso: Areas prioritarias de desarrollo
de la UANL.
La coordinación de la reunión corrió a cargo de la Lic.
Elisa Navarro Cortés, directora de Vinculación y Servicio
Social.

Rector de la UANL

lng. José Antonio González Treviño

CONGRESO DE VINCULACION

Lic. Elisa Navarro Cortés

Seis años después, se crearon las brigadas multidisciplinarias conocidas como "Misiones Universitarias".

La Universidad de Puebla y la Agencia Española de
Cooperación Internacional, organizaron del 5 al 7 de
junio, el VI Curso de Vinculación Universidad-Empresa.
Este evento tiene importancia internacional. En esta
ocasión el tema central fue : La gestión del
conocimiento en las organizaciones del siglo XXI.

El movimiento de estudiantes en la realización de
actividades de servicio a la comunidad creció y en los
años 70 se presentó la propuesta de reglamentar el
servicio social en nuestra Máxima Casa de Estudios.
El Consejo Universitario aprobó el Reglamento el 14
de junio de 1974, quedando constituido el Departamento
de Servicio Social, encargado de ejercer la normatividad
institucional de dicha actividad.

La DVSS fue invitada por el Dr. Ventura Rodríguez
Lugo, director del Centro Universitario de Vinculación
de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla.
Por nuestra institución asistieron la Lic. Elisa Navarro
Cortés y el Lic. Juan José Garza Mata, Coordinador
de Vinculación, logrando importantes acuerdos.

Secretario General

Directora de Vinculación y Servicio Social

DVSS. Boletín N°4 de la Dirección de Vinculación y Servicio Social.
Jefatura de Difusión e Imagen: Lic. Carlos Leal Velazco.
Diseño y formato: Joel Garza Tovar y José Adán Eguía Bautista.
Correo: cgleal@yahoo.com. Tel. 8329--4007. Ext. 5145. n raje 1500
ejemplares. Imprenta de la Facultad de Ciencias de la Comunicación.

Carátula del CD ROM dirigido a empresas e
industrias en que se ofertan los servicios y
productos que se generan en la Universidad.

�3

BOL5A
Pf
T~ABAVO
www.tuchamba.com/uanl

Información de junio de 2001 a marzo de 2002
VACANTES PUBLICADAS

CURRÍCULUMS FÍSICOS
CURRÍCULUMS REGISTRADOS EN LA PÁGINAS
UNIVERSITARIOS CONTRATADOS
VISITASA www.tu._; amba.CC&gt;n 1uanl
VISITAS A "VACANTES'
VISITAS AL DETALLE VACANTES"
VISITAS DIARIAS A LA PÁGINA

TOTAL DE ALUMNOS REGISTRADOS

609
3550
220
2.500
5.811
10.428

Primera Semana de Ca tura de Currículums
Del 11 al 15 de marzo del presente la Coordinación de
la Bolsa de Trabajo de la DVSS convocó simultáneamente, en las tres áreas académicas (Mederos,
Unidad Medica y Cd. Universitaria), a la presentación
de currículums en los módulos que instalamos bajo el
lema de Proyecta tu Futuro Laboral. Se inscribieron
2100 universitarios y la página recibió 679 currículums.

Programa Congruencia CEMEX/UANL
A la fecha se han registrado 11 universitarios que tienen
capacidades físicas diferenciadas. Uno de ellos ya fue
colocado y esperamos que, en el transcurso del verano,
se abran más plazas de trabajo.

CIBERBOlSA DE TRABAJO UANl
Después .de ingresar a www.tuchamba.com/uanl,
selecciona el vínculo TU CURRÍCULUM, llena los datos
que se te piden. Donde dice nombre del usuario, anota
tu número de matrícula y tu contraseña. Al final oprime
ACEPTAR. Con ese procedimiento podrás imprimir,
actualizar, consultar y solicitar las diferentes vacantes
que tenemos en la Ciberbolsa.

Invierte tu tiempo libre de u-a tronero productil,{l_
Si quieres fXlS(rte 1.n15 \OCOCiones irolvidables
participa como instructor en el prograrra.

.

,.

404

3550

Es muy importante el contacto entre el reclutador y el
solicitante pues es ahí donde se llegan a conocer

La Bolsa de Trabajo de la DVSS participó en esta Feria
de búsqueda de empleo que organizó FACPYA del 25
al 26 de abril. Durante el evento se hizo entrega de
1500 trípticos de información para orientar a los alumnos
que van a buscar trabajo.

Desarrolla Actividades
en todo Nuevo León

2987

rTips para una buena entrevista de trabajo

Quinta Feria Laboral

Servicio Social Comunitario

aspectos necesarios para decidir una contratación.

Para hacer tu currículum
Debe ser corto y preciso, con correcta ortografía, orden
cronológico de información, separar adecuadamente
estudios, experiencia laboral y actividades extracurriculares. Procura un buen formato.

Para buscar empleo
Realiza un listado de las compañías o industrias
específicas en donde tu experiencia sea de interés.
Selecciona las industrias en expansión y no seas tímido
durante la entrevista.

◄ ·

s

►

Mayores Informes: Dirección de Vinculación y Servicio Social
Tel. 8329-4007
Ala sur, Torre de Rectoría

vacaciones Productivas
En su quinta anualidad el programa que realiza el ~I_F
Nuevo León con el apoyo de los prestadores de Serv1c10
Social alcanza una cobertura muy amplia que incluye
40 mu~icipios en comunidades marginadas del Esta~o,
en donde se atenderán 25,000 niños entre 6 y 12 anos
de edad.
El 22 de abril inició el reclutamiento de voluntarios Y el
29 los cursos de sensibilización en las tres áreas
académicas: Mederos, Área Médica y Cd. Universitaria.
Se han inscrito 1286 alumnos de todas las facultades
y escuelas preparatorias técnicas.

currículum, saber a qué se dedica la empresa y preparar
algunas preguntas para el reclutador (dónde trabajarás,
quién será tu jefe, cuál será tu horario, cuándo
empezarás, etc). Asiste puntual, formalmente vestido
y muéstrate seguro de ti mismo.

Ocupación
Hasta ahora han encontrado trabajo 130 nuevos
profesionales en las áreas de ingeniería electrónica,
químicos, contadores públicos, administradores de
empresas y comunicólogos, entre otros.

El programa inicia el 15 de Julio y te_
rmina el 2 de agosto
y se llevará a cabo en las 1nstalac1ones de escuelas Y
centros DIF municipales.
Este año los temas serán: higiene, ecología, primeros
auxilios, juguemos con la ciencia, derechos Y deber~s
de los niños, deportes, canto, baile, teatro, artesania
y aprendiendo a hac~r. Este último, dentro del programa
Educación para la Vida.
Hay niños que hace 5 años recibieron este be~eficio,
ahora a la edad de 15, afirman que lo aprend1~0 les
servió para encontrar su vocación, ser autosufic1entes
y mejorar su calidad de vida.
Con estas actividades el estudiante voluntario_se pone
en contacto con personas de mayores necesidades Y
asume su responsabilidad social.

Debes: conocer los puntos fuertes y débiles de tu

licenciados en ciencias computacionales, soporte técnico,

Autoridades de la Universidad y del E~t~do
visitaron las sedes para observar las act1v1dades
de los niños.

Ángela Stelzer de Canal.es,
.
Presidenta del DIF Nuevo L_e.on , ~o~e
Martínez, Sec r etario de Educac!on Publ1_ca en
el Estado y el Rector Dr. Luis J. Gal~n
Wong, en el acto de entrega_ de constancias de
Vacaciones Productivas del 2001.

�5

,

•

'

"

Servicio Social
Estadística

-

1_

- ..
1 ' \-,

. '\

.

CALENDARIZACIÓN DEL PROGRAMA DesarrollÓftntegral
" ~---

febrero -iUliO 2002

,_ ·..

FECHA

MUNICIPIO

COMUNIDAD SEDE

POB. ATENDIDA

26-Ene-02

ARAMBERRI

DOLORES Y PALMITO

97

02-Feb-02

MINA

CABECERA MUNICIPAL

900

09-Feb-02

GRAL. TERÁN

CAMARILLO

240

16-Feb-02

MIER Y NORIEGA

LA PRESITA

280

23-Feb-02

PARÁS

CABECERA MUNICIPAL

800

02-Mar-02

LI NARES

SAN FRANCISCO TENAMAXTLE

300

09-Mar-02

DR. ARROYO

JESÚS MARÍA DEL SALTO

225

16-Mar-02

DR. GONZÁLEZ

CABECERA MUNICIPAL

1000

23-Mar-02

GALEANA

EL MILAGRO

284

13-Abr-02

ARAMBERRI

SAN JOAQUÍN DE SOTO

272

20-Abr-02

GALEANA

NAVIDAD

335

27-Abr-02

DR.ARROYO

MESA DEL TRAIDOR

382

04-May-02

GALEANA

POTRERO PRIETO

PROGRAMAS REGISTRADOS
ALUMNOS SOLICITADOS YASIGNADOS

PROGRAMAS REGISTRADOS

Durante el período febrero-julio del 2002, la Dirección de
Vinculación y Servicio Social registró un total de 2529
programas, de los cuales 739 (29.22%) corresponden al
sector público (municipal, estatal y federal); 924 (36.54%)al
sector privado y 866 (34.24%) al sector universitario.
11% Estatal

Total de Programas Registrados: 2529

CLASIFICACIÓN DE PROGRAMAS
De los programas registrados 228 (9%) son de investigación;
148 (6%) de desarrollo tecnológico; 150 (6%) de docencia;
207 (8%) de capacitación para en trabajo, 88 (3%) de
educación continua; 376 (15%) de administración, 298
(1 2%) proyectos productivos, 271 (11%) son programas de
asistencia; 369 (15%) no entran a ninguna de las anteriores
clas ificaciones y 394 (16%) no fueron clasificados.

385

11-May-02

DR. ARROYO

SANTA ANA

238

18-May-02

MIER Y NORIEGA

LA CARDONA

749

25-May-02

DR. ARROYO

PUERTO DOLORES

366

01-Jun-02

GALEANA

LOS LLANITOS Y LA MESA

122

08-Jun-02

ARAMBERRI

SANDIA

804

16-Jun-02

DR.ARROYO

SANTA RITA

446

289

4% Municipal

■ INVESTIGACIÓN

■ DESARROLLO TECNOLÓGICO

o DOCENCIA

o CAPACITACION PARA EL TRABAJO

■ EDUCACIÓN CONTINUA

e ADMINISTRACIÓN

■ PROYECTOS

o PROGRAMAS DE ASISTENCIA

PRODUCTIVOS

■ OTROS

GLOBAl POR SECTOR
12000

En cuanto a la solicitud de estudiantes por sector, la
distribución fue la siguiente: el sector público solicitó
11,380 (58.70%); el privado 1550 (7.99%) y el universitario
6,458 (33.31%), dando un total de 19,388 estudiantes.

10000
8000
6000

4000
2000

o
Público y Social

Privado

■ Soliatados

Total de alumnos solici!ados: 19388
Total de alumnos asignados: 5663

■ Asignados

GLOBAl POR ARUS
8319

9000

La asignación de estudiantes a programas se realizó
conforme a lo establecido en el Reglamento de Servicio
Social y las cifras son las siguientes: 2325 (41 .06%)
estudiantes al sector público; 717 (12.66%) al sector
privado y 2621 (46.28%) al sector universitario; para
totalizar en este período 5,663 estudiantes.

l

8000
7000
6000
5000
4000

3000
2000
1000

o
8'omédica

Humanidades y
Ciencias Sociales

Artes

Total de alumnos solicitados: 19388
Total de alumnos asignados: 5663

lngeruerias y Preparatonas
CienciaS Exactas Té&lt;:Ncas

■ Solicitados
■ Asignados

�7

8

UANl premia la
celenc·aen el
}

Visión
Lograr que el servicio social en el año 2006 sea una
estrategia educativa en su más amplio sentido y
una práctica integral comprometida con la sociedad,
para disminuir las desigualdades sociales
y propiciar mayores oportunidades
para un desarrollo individual y comunitario.

)

El lng. Edmundo Guajardo Garza ,
Subsecretario de Evaluación y Educación
Superior, representante del Gobernador,
Lic. Fernando Canales Clariond expresó
en su mensaje:
"El Servicio Social es una oportunidad
de lograr un poco más de experiencia.
El servicio social se está redireccionando
de una mejor manera. Ahora se busca
que el estudiante tenga verdaderas
experiencias que agreguen valor a su
formación, por lo tanto hay que seguir
pugnando por la excelencia del servicio
social."

En esta primera edición del Premio, los estudiantes recibieron un trofeo
de cristal, que recogieron acompañados de sus directores de facultad
y de sus coordinadores de servicio social. También se otorgó un
reconocimiento a las dependencias receptoras.

Por primera ocasión, el pasado 12 de junio, la Universidad
Autónoma de Nuevo León reconoció a los alumnos que
se destacaron al prestar su servicio social en diferentes
dependencias de los sectores público y privado en una
emotiva ceremonia que se llevó a cabo en el auditorio
de la Biblioteca Universitaria "Raúl Rangel Frías", donde
se premió la Excelencia en el Cumplimiento del
Servicio Social, de los estudiantes que realizaron su
servicio social en el semestre agosto 2001 enero 2002.
El lng. Edmundo Guajardo Garza, Subsecretario de
Evaluación y Educación Superior, representante del
Gobernador, Lic. Fernando Canales Clariond y la
Dra. Elizabeth Cárdenas Cerda, en representación
del Dr. Luis J. Galán Wong se encontraban en el
Presidium como invitados de honor.
La Lic. Elisa Navarro Cortés, directora de Vinculación
y Servicio Social de la Máxima Casa de Estudios, dirigió
un mensaje donde dijo que "el cumplimiento del servicio
social debe ser una motivación para que todos los
estudiantes de la Universidad participen con mayor
entusiasmo en sus tareas asignadas durante el servicio
que prestan a la comunidad y que aprovechen
verdaderamente la oportunidad de poner en práctica
todo aquello que aprendieron dentro de las aulas.

La Dra. Elizabeth Cárdenas Cerda, representante del Rector de la UANL,
dijo: "Es motivo de satisfacción para la Universidad atestiguar este evento ~an
importante. El servicio social contribuye con cada una de las dependencias
e instituciones logrando un beneficio para ambas partes. Los proyectos de
desarrollo y productividad de los distintos sectores se articulan con los jóvenes
prestadores y para que los estudiantes se integren de manera efectiva en los
campos profesionales.

"A partir de la gestión del Dr. Luis J. Galán Wong se
está revalorizando el servicio social, hay una mayor
participación de los muchachos, mayor conciencia de
servir a los demás y regresar a la comunidad algo de
lo que hemos recibido como universitarios", agregó la
funcionaria.
La formación académica y de servicio social son dos
elementos importantes para el fortalecimiento del
conocimiento profesional de los estudiantes universitarios
y si a eso agregamos que el servicio social es un vínculo
de relación con la sociedad y lo que ésta necesita, nos
percatamos de que ejercer el servicio social requiere
de mucha fortaleza y empeño por parte de los jóvenes
estudiantes. Durante el evento se premiaron las
modalidades de servicio comunitario en zonas rurales
y urbanas marginadas; servicio administrativo en el
ámbito público y privado; servicio académico en áreas
de docencia y de investigación y servicio asistencial en
instituciones no gubernamentales.
Los premiados en estas cuatro áreas fueron: Alicia
Gonzáles Cervantes (preparatoria técnica "Pablo Livas")
en servicio social comunitario; Claudia Carolina Carrillo
Valdez, (Facultad de Ciencias Químicas) , en
administración ernpresarial; Myrthala Hernández
Gámez (Facultad de Medicina), en servicio social
comunitario a la salud; Lionel Sergio Méndez Portillo
(F.1.M.E.), en servicio social académico y Juan Ricardo
Lucio Gutiérrez, (Facultad de Medicina), en servicio
social académico en el área de investigación.

No es una tarea fácil; deben cumplir requisitos de conocimiento, voluntad,
vocación, destreza. Estas cualidades son las que ahora la universidad premia."

J
)

La Lic. Elisa Navarro, Directora de Vinculación y Servicio Social,
felicita a uno de los alumnos galardonados durante la ceremonia. continúa

�9

10

COIL

UANL
E

La Dra. Elizabeth Cárdenas Cerda, representante del Rector de la UANL, segunda de
izquierda a derecha, dijo en su mensaje:
"Es motivo de satisfacción para la Universidad atestiguar este evento tan importante.
El servicio social contribuye con cada una de las dependencias e instituciones
logrando un beneficio para ambas partes. Los proyectos de desarrollo y productividad
de los distintos sectores se articulan con los jóvenes prestadores y para que los
estudiantes se integren de manera efectiva en los campos profesionales.
No es una tarea fácil; deben cumplir requisitos de conocimiento, voluntad, vocación,
destreza. Estas cualidades son las que ahora la universidad premia."

El comité que seleccionó a los mejores prestadores
de servicio social lo integraron coordinadores de
servicio social de las distintas Facultades y
Escuelas Técnicas de la Universidad, considerando
los siguientes puntos: actitudes personales
(puntualidad, asistencia y disciplina), habilidades
administrativas (iniciativa, planeación, organización,
calidad en el servicio), habilidades interpersonales
(liderazgo, sensibilidad al trato, búsqueda de información y tolerancia a la presión), expresión oral y
escrita e impacto del Proyecto.

Es preciso señalar que los servicios que brinda el Despacho
Jurídico Gratuito Universitario, se prestan bajo un estricto
régimen de ética jurídica y de justicia social, por lo que su
tramitación siempre está apegada a las leyes.

Para lograr su objetivo cuenta con el apoyo de dos
coordinadores y trece prestadores de servicio social del área
jurídica, un contador y una secretaría. Con este personal se
logra atender 1800 personas mensualmente, todas ellas con
diferentes problemas jurídicos y legales, por lo que cada
gestión varia en la forma de atenderse.

Mensualmente se atienden en promedio:

"Desde una simple orientación legal, un citatorio, un convenio
e inclusive el litigio legal de juicios civiles, familiares,
mercantiles o penales, como amparos, asuntos viales,
contestación a todo tipo de demanda jurídica planteada,
además de recursos inherentes a cada una de las áreas.
Todos estos asuntos los conducimos desde su gestión hasta
la sentencia o arreglo conciliatorio", comentó el Lic. Alfonso
Guerrero Chapa, Coordinador del Despacho.

"Los universitarios tenemos la gran oportunidad de
dar algo a la comunidad, servir como los futuros
profesionales que serán estos jóvenes para actuar
sobre la realidad y los problemas que vemos en
nuestro entorno", dijo la Lic. Elisa Navarro Cortés.

1200 Asesorías
700 Citatorios
40 Convenios
30 Promociones varias
15 Convivencias con menores
12 Querellas
12 Divorcios voluntarios
12 Ejecutivos Mercantiles
9 Denuncias
9 Divorcios necesarios
7 Asuntos viales
7 Separaciones provisionales

Diariamente, el Despacho atiende un promedio de 60
personas de escasos recursos que acuden a la
Universidad para recibir apoyo en la resolución de
problemas jurídicos.

Por su parte, Myrthala Carrillo Valdez, una de las
alumnas premiadas, dijo: "Lo que más valoro es
que el servicio social ha contribuido a mi desarrollo
social y humano, dándome valores como calidad,
disciplina, coordinación, esfuerzo, trato con la gente
y me da" gusto que la universidad lo reconozca
porque es un estímulo para salir adelante y
siempre dar nuestro mejor esfuerzo."
Actualmente más de 12000 prestadores de servicio
social participan anualmente en programas de
desarrollo comunitario tanto en el sector público y
privado como en el social y académico.

El Despacho Jurídico Gratuito Universitario se encuentra
ubicado en la planta baja del Palacio de Justicia del Topo
Chico y se ha esmerado en brindar atención jurídica gratuita
a las personas de escasos recursos.

PASOS QUE: D€B€ SE:GUIR E:L SOLICITANTE:
- Acudir personalmente al Despacho, solicitar ficha para atención
y esperar su turno.
-Entrevista con la persona asignada por el Despacho, que llevará
el caso.

Los alumnos distinguidos con el Premio a la Excelencia durante
la emotiva ceremonia de entrega.

-Se abre un expediente y se le da seguimiento hasta su resolución,
sentencia o consignación.

�j

.

·~

12

~. ~ "~},~i
~::,i,-

En

medio de un gran
ambiente, l ,286 jóvenes de la
Universidad Autónoma de Nuevo
León, concluyeron su capacitación
como instructores para participar en
una versión más del Programa
"Vacaciones Productivas", que por
quinta ocasión consecutiva, en
coordinación con el Sistema D.I.F.
Nuevo León, desarrolla nuestra
institución de manera conjunta y que
se llevará a efecto del 15 de julio al
2 de agosto, con una cobertura de
40 municipios de nuestra Entidad y
25,000 niños en edades de entre 6 y
12 años.

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,

vococi ner

-

◄-~~~-­

Del 15 de Jút0 ,al ! dl •~f'
p4tO nÍl\0$ de 6 o 12 m\ol
1HJSCRlBETE Etl Em UO

DlAS J0,11 VU tE Julio OE

El evento, que se desarrolló en el
Auditorio principal de la Facultad
de Contaduría Pública y Administración, contó con la disttDguida
presencia de la Señora Angela
Stelzer de Canales, Presidenta del
Sistema D.I.F., y del señor Rector
De izquierda a derecha: lng. Osear Torre Gómez, Lic. Elisa Navarro Cortés,
de la UANL, Dr. Luis Galán Wong,
Sra. Ángela Stelzer de Canales, Dr. Luis J. Galán Wong, C.P. Horacio Bernal,
al concluir la capacitación de instructores.
además de funcionarios de primer
nivel de ambas instituciones,
así como también, coordinadores, alumnos y personal operativo que los jóvenes se conviertan en protagonistas activos de su
de dicho Programa.
aprendizaje.
En el emotivo mensaje que la señora Canales dio a los jóvenes,
señaló: "Mil voluntarios, mil estudiantes de la Universidad
Autónoma de Nuevo León y para ser exactos, 1,286, que
reciben capacitación para convertirse en instructores en nuestro
programa, Vacaciones Productivas, este programa del DIF,
N.L. que cumple 5 años de instrumentarse y que cumple
además con un compromiso social de darles a todos los
nuevoleoneses, especialmente a los niños, la oportunidad de
abrirse camino en la vida con herramientas útiles y con
elementos formativos y favorables".

Por otra parte, la Lic. Elisa Navarro Cortés, Directora de
Vinculación y Servicio Social, agradeció la entusiasta
colaboración de todos y cada uno de los que participan en la
organización, ya que sin duda gracias a la sinergia de todos
se hace posible llevar de nueva cuenta una luz de esperanza
a 25,000 niños nuevoleoneses que tendrán un verano
interesante y productivo, aprendiendo a través del juego y la
recreación temas sobre ciencia, salud, valores, ecología, entre
otros.

El señor Rector por su parte, señaló que la Universidad, a
través del Programa Educación para la Vida, cuyos pilares
son el ser, conocer, hacer y servir se propone incidir más
eficazamente en la formación integral de los jóvenes, que
éstos adquieran una actitud de servicio y solidaridad, así como
de compromiso con su entorno; agregó el Dr. Galán Wong
que programas como el de Vacaciones Productivas permiten

Para concluir con la capacitación, los propios estudiantes
dramatizaron un posible día en la vida del prestador de servicio
social, cuando ya esté al frente de cientos de niños en alguna
de las escuelas y sedes donde se llevará a cabo el programa.
El ejercicio teatral arrancó aplausos y risas por parte de los
asistentes que llenaron el Auditorio de FACPYA, gentilmente
facilitado por el Director de esta Facultad, el C.P. Horacio
Bernal para realizar este evento.

Buenos días. De acuerdo a la historia, Dios llamó a Moisés
para liberar a su pueblo. Éste se quejó porque no tenía
armas, Dios le preguntó qué tenía, ¿qué tienes en la mano,
Moisés?, y Moisés contestó, "una vara, una simple vara",
con la que, de acuerdo a la misma historia, logró abrir el Mar
Rojo.
Con esa vara hizo brotar agua de una piedra, con esa vara
llegó a protegerse hasta la victoria y Moisés empezó con lo
que tenía en la mano.
Cuando pensamos en ese gran desafío que significaba
aprovechar el período vacacional dejando en actividades
productivas para nuestra niñez nuevoleonesa, y a su vez
combatir el maltrato infantil, cuando pensamos en el reto que
significaba evitar que los niños trabajen y arriesguen su vida
en los cruceros, quizá nos dio por quejarnos como Moisés,
¿con qué?, ¿con quién? Sí, desde luego requerimos de
ayuda divina, pero al mirarnos de frente al desafío nos
descubrimos en plenitud de posibilidades, en plenitud de
esfuerzo, en plenitud de iniciativa.
Mil voluntarios, mil estudiantes de la Universidad Autónoma
de Nuevo León y, para ser exactos, 1,286, que reciben
capacitación para convertirse en instructores en nuestro
programa Vacaciones Productivas, este Programa del DIF
Nuevo León que cumple 5 años de instrumentarse, y que
cumple además con un compromiso social de darles a todos
los nuevoleoneses, especialmente a los niños, la oportunidad
de abrirse camino en la vida con herramientas útiles y con
elementos formativos y favorables.
Este programa que además este año 2002 se expande a 40
municipios, es decir, casi duplica el número con respecto al
año anterior, este programa que atenderá este 2002 a 25,000
niños y niñas, cifra que se incrementa en más de 9,000 con
respecto al año anterior.

"Ustedes habrán de ganar muchas batallas,
durísimas batallas contra el maltrato infantil, contra
el difícil camino de las calles convertidas en centros
en donde no siempre se gana la vida, más bien, se
pierde irremediablemente".
Este programa que arranca el 15 de julio y termina el 2 de
agosto ... Volvemos a preguntarnos, ¿cómo?, ¿con quién?
Con ustedes muchachos, con ustedes dirigentes de la
universidad, son ustedes los que hacen posible este gran
proyecto, este gran programa.
Ustedes amigos y amigas estudiantes, maestros, directivos
de la UANL, ustedes que se convertirán en esa vara, con
ustedes se abrirán los mares, los océanos de posibilidades
para los niños y niñas cuyas circunstancias hubieran parecido
desfavorables. Ustedes harán brotar agua de las piedras en
que muchos corazones pudieran convertirse por falta de
atención y por falta de alguien que les haga sentir que les
ama.
Ustedes habrán de ganar muchas batallas, durísimas batallas
contra el maltrato infantil, contra el difícil camino de las calles
convertidas en centros en donde no siempre se gana la vida,
más bien, se pierde irremediablemente.
Sí, así de grandes, así de trascendentes son los retos. Así
de importantes son ustedes para miles de niños y niñas de
Nuevo León.
Moisés pudo rehusarse. ¿A quién se le ocurre abrir mares
con una vara? Ustedes y yo no podemos rehusamos porque
hace tiempo, desde el momento en que comenzaron a
capacitarse, ustedes aceptaron el reto, ustedes dijeron, sí
podemos. Ustedes y yo estarnos ahora mismo listos para
afrontar ese desafío, estamos juntos en esto, nuestras
sinergias son nuestras fortalezas, nuestra convicción es
nuestra seguridad, por los niños y las niñas de Nuevo León,
para abrirles un camino de certezas.
Levantemos nuestros brazos, que los mares y las rocas se
abrirán a nuestro paso, que ante los retos importantes, ante
los desafíos imponentes, el corazón nos ha de guiar. El
corazón de esta entidad, pródiga en seres comprometidos
como ustedes, plena en jóvenes deseosos de tender la mano;
levantemos los brazos, sí, levantemos los brazos y después
tendamos una mano a quienes nos aguardan con ansia.
Muchas gracias, Dr. Luis Galán Wong, Rector de nuestra
Máxima Casa de Estudios por todo su apoyo, por toda su
visión, por todo su entusiasmo y por no cansarse y creer en
este programa y ser el que lleva esa bandera que anima a
todos los directores y a toda esta juventud que es nuestro
presente en Nuevo León.
Muchas gracias, Universidad Autónoma de Nuevo León.

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Nunca,.visl a progresar.
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�La DVSS-UANL, a través de la Jefatura de Difusión e Imagen, participó en la

Campaña Nacional Contra las Adicciones
que llevó a cabo la Secretaría de Salud del Estado con estos carteles que se
distribuyeron por las distintas facultades.

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Reglamento General sobre la Dlsclplla 111 Buen ComponamlentD
danuo da las áreas vrecintos Untnrsnartas, lmavo 30 del 20021
Articulo 9: Queda prohibido el consumo de tabaco en instalaciones cerradas o techadas de la
Universidad, tales como aulas, auditorios, laboratorios, bibliotecas, oficinas, cubículos, cafetería,
vehículos de transporte, áreas de servicio, clínicas, gimnasios y otras, de conformidad con el Artículo
4º Constitucional y la Ley General de Salud, con el fin de proteger la salud de los no fumadores.

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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>•

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•

•

•

•

•

�DVSS INFORMA
RIRINEI&amp;

~ Alfonsina, LW--JL. (31 de mayo del 2002)

Lic. Elisa Navarro Cortés

Inspirada por el espíritu social y función sustantiva de extensión
nuestra institución se sumó al proyecto ''Vamos México", que preside
Marta Sahagún de Fox, con la intención de unir esfuerzos en beneficio de
la nación y hacer viable el desarrollo sustentable del país, mediante la unión
de las instituciones educativas, organizaciones sociales y no gubernamentales, que llevan a cabo una importante labor comunitaria.
El Rector, Dr. Luis J. Galán Wong, firmó el pasado 18 de septiembre un convenio de colaboración, junto con otras universidades e
institutos de educación superior, en el rual nuestra Universidad se compromete
a aportar recursos humanos de servicio social y soporte técnico que
sustentarán este programa de conectividad y enlace.
Gracias a esta alianza, la Fundación Vamos México A.C. inauguró
el portal del Centro Virtual de Servicios, instrumento que surge de la necesidad de crear un espacio de participación interactiva para contribuir a la
superación de la pobreza
Nuestra Universidad tiene una gran tradición de labor social y
comunitaria en el Estado, a través de los más de 2,000 programas de
servicio social que realiza en comunidades y sectores marginales, donde
año con año se asignan alrededor de 13,000 prestadores de servicio social.
Con este convenio los universitarios apoyarán la operación del Centro
Regional de Servicios, que con el respaldo de la Fundación Vamos México,
la UANL ha ubicado en las instalaciones de la Capilla Alfonsina, desde
donde los prestadores de servicio social aportarán tiempo, esfuerzo y
conocimientos al servicio de la comunidad.

El arranque del Centro Virtual de Servicios, creado por la Fundación
Vamos México, es un ejemplo de que ruando existe voluntad y compromiso
el milagro sucede y los pocos recursos con los que cada uno participa se
ven potenciados, sobre todo cuando el proyecto por sí mismo lo justifica
plenamente, como es el caso en que Federación, Estado y Universidad
unen esfuerzos para cumplir con una misma labor, que en muchos casos
es un verdadero apostolado a favor de los que menos tienen.

FONDO
UNIVERSITARIO

Universidad de Monterrey (20 - 23 de agosto)

La Universidad Autónoma de Nuevo L~.fue~ de la reunión
de la Comisión lnteruniversitaria de ServidO ~ I ~ ~ Instituciones participantes: Centro de Estu_dlOS_ Unrvers~nos,
ICES de Tamaulipas, ITEC de Reynosa, Universidad Autónoma
de QsUa, "Antooo Narro'', UniversmiAutórana d e ~ ,
Universidad Autónoma de San Luis Potosí, UIBA, Un~ers~ad
de Monterrey, Universidad Tolosa de Zacatecas, U~rvers1dad
Tecnológica de San Luis Potosí, Universidad Autonoma de
México y 1a UVB de Reynosa Tamaulipas.

Bajo el lema "Con el Reto de Servir y Const~i:, se
presentaron los trabajos de los ponentes: El s~c1ol&lt;:&gt;90economista Ezequiel Ander, Jay Caponigro (Urnvers1?ad
Notre Dame); Pedro Castillo (Centro de ~erur:sos Educa~os
lnteramericanos con sede en Panama); Miguel Cabanas
(Universidad de Madrid); Gustav_o Se~ano (SEDE~OL,
México); Evangelina Reyes y Ru~~ RoJa_s (UDEM), Angel
Quintanilla Director del "Sueño Regio , Gob_1emo del Estado Y
Yolanda Rodríguez (Universidad lberoamencana).

Los objetivos de la reunión, entre otros, fueron analizar los
problemas del servicio social en el á~ salud y propon~ un
esquema de participación y rolaboraaon con la Secretana de

La Universidad Autónoma de Nuevo León participó en este
evento académico con la representación de la D1r~ctora de
Vinruladón y Servicio Social, Uc. Elisa Navarro Cortes.

?e

Salud.
Se propuso además elaborar una propuesta para presenta~ al
Congreso Nacional de Servicio Social. Asímismo, se sometió al
pleno la idea de redactar un Reglamento de ~ Social para
1a zona noreste y que sirva de modelo para disenar uno a escala
nacional.

·-----·-VillahennOSO, TabasCO (3-5 de julio)

El Congreso tuvo corno objetivo dar a conocer las experiencias
que han tenido otras universidades en cua~to ~ lo que se refiere
al sel'Vicio social dentro de la rurrírula acadérrnca, de tal manera
que nos permita en un futuro próximo realizar una propuesta
aplicable a nuestra Universidad.
Algunas experiencias de la Universidad veracruzana fueron:

Poco a poco, se va reconociendo el incalculable valor del servicio
social universitario. Es necesario que la fuerza que representan más de
100 mil jóvenes de servicio social que anualmente son asignados por las
instituciones de educación superior del país, sea encauzada a proyectos
prioritarios de desarrollo que incidan directamente en una mejor calidad de
vida para los mexicanos, sobre todo los más desprotegidos.

CONGRESO LATINOAMERICANO DE
DESARROllO COMUNITARIO

Localizar el espacio para la rurríru~a. Con &lt;;10S _sugerencias: que el servicio social se u~ique al termino de
1a carga académica y que sea de tiempo completo, ya
sea en la zona urbana o en las comunidades. La otra,
sería realizarlo durante la carrera, respetando_ )a
reglamentación interna de cada institución, (esta opaon
por lo general es de tiempo parcial).
Definir el número de créditos, (se puede ton:,a~ corno
referencia a esta institución que otorga 12 créditos por
el servicio social).
En lo concerniente a la evaluación, participan los
responsables de los organismos rereptores y el docente
responsable del seguimiento.

IV COLOQUIO INTERNACIONAL SOBRE
SERVICIO SOCIAL COMUNITARIO
(Sef:Alel,b925d27)
En el Auditorio "Dr. Raúl Foumier Villada" de la Facultad de
Medicina, peneneciente a la Univefsidad ~ ~.de
México se reunieron cJestacadas personal~
universitariaS
~
oon
el
propósito
de
intercambiar~
Yavanres
8

en los programas asistenciales en tomo a los s1st~m~s de
evaluación en acciones enfocadas al desarrollo comunitario.
El Congreso fue organizado por la ANUIES, SEDESO~, SEP,
la Furdadón FORO y la UNAM. La Lic. Nava'ro Cortés.~

de Vinculaci6l'l y Sel'vido Social,.~
dos ponenoas: ~
Herv8rmJ rxJ,t1óg1ca iierp.V e ~
.en. ~ N.L ,
"El nuevo Mlenio del Servicio Socia CcxnunlariO •~ d.?5
carteles titulados: "Desarrollo Integral de la Comunidad Y El
Servicio Social en la Fomadón Integral"·

�UNIVERSIDAD AUTÓNOMA DE NUEVO LEON

UNIVERSIDAD AUTÓNOMA DE NUEVO LEÓN
DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN YSERVICIO SOCIAL

Q

~~!

Programa Desarro110 ffsra1 de la Comunidad
FINES

COINlftidadesrur-.aiyoahabillrw
VNell III conclcioMs de --.,.O

educativo:

~
- llljo nlvel
v,v,enda deficiente, precarias
condlclonH de Hne■mlento
ambiental, deslú1c:idn y dllerioro de

.......

127 camunidldea de tos IIUicipiaa
de
Zngaz■ , ...,, Noriega,
ltubide, G■leena, p.,. y Dr. MOfO.

u-.

-

-=:=-:--------=

......, . . . . . . . . . . . clldacldlvidl
di loa hlllilaral, pero .. uperlenda ..
den•D que dk:llo cncim1en1o en 11
milmO IIO N IUflc:ierlle pn ....,_
dMv d:W., enacbrll potnu. ya que

con 11 ""9aM

D1F (o..lUID

lnlli,lldl11F.,._)N.L"'-e120dl
~•1•uncan.mdlcDlibc.ad61,
dllCllllugellProt,-.0.1.C.o..iolo
,,.,,.dela~.lllllque
PI 't Jx:,a di
di OIF NL di II lkMrlldld y pellOIIII

=:.........._

TEMA: "MODELO DE INTERVENCIÓN NUTRIOLÓGICA INTEGRAL E INTERINSTITUCIONAL
EN GENERAL ZARAGOZA, NUEVO LEÓN"

OOONT0LOGlA

Se -=-on 4,257 consu1m de

ENFERMERIA
Se realraron 8.248 ..,w:,oa de
■poyo ■ llc:or-lllanMdica

odolllDlógíc.a, uicional. ·

SALUD PúBUCA Y NUTRICl6N
Se levson • cabo 4.194 consu11a que m,ye,on ~

--opo,n6trica

a Universidad Autónoma de
Nuevo León, consciente de su responsabilidad
social, asl como la formación de profesionistas
integrales capaces de presentar soluciones a
problemas de la comunidad neoleonesa,
participa constantemente en proyectos en los
que a través de las actividades de servicio
social nuestros egresados sean más conscientes de su realidad social y contribuyan
con elevar la calidad de vida de tos habitantes
de la zona Sur del Estado, considerada por la
SEDESOL como prioritaria en el combate a la
extrema pobreza. Además, mediante estos
proyectos los profesores de nuestra Máxima
Casa de Estudios se actualizan y realizan
investigaciones que contribuyen con el
desarrollo profesional, ejemplo de esto es el
Modelo de Intervención Nutriológica integral e
interinstitucional en el municipio de Zaragoza,
Nuevo León.

IIEDICINA VETERINARIA Y ZOOTECNIA
s. brindaron 2.472 C0111U11a y 1n11■r-.a • pequell■S y grandes especies

adiwldldlsy---•ci..1a1o.x1a1

~

nillol.)

Se brindaron 3.398 COIIIUlla (en IU mayorla a ni11os ■n edad e9CX11a'.)

que complementen IH de corte
IIU'lll1.-.te --imico. Pn ID 81111r1or •

Por-,, IIUnMnidal~de
"'-1.eón. . . . . . . Onccidl'I.
111ncú1c10n y Savlcio 9oád, 111 u n ~

Se P10POlt0•0113,248
COillUllas de Medala Familiar
(en IU ffllYOII■ a muj1ns y

PSICOLOGIA

conrillulr Clln .. ~ ,..... di

'----............

"EL SERVICIO SOCIAL EN LA FORMACIÓN INTEGRAL SERVIR PARA CRECER"

INTROOUCCI N

MEDICINA

■lencí6nodol ........

COMUNIDADES ATENDIDAS

poi.

IV COLOQUIO INTERNACIONAL SOBRE SERVICIO SOCIAL COMUNITARIO

RESULTADOS

Conll1buir al me,or■n•.., IOCIIII
~ y aAlural de ~

Ni-1.eónc1N1ac11111nueáopei9por•
un e11ac1o III CGnllarlle Cl9Cimienlo
ci..!alo111loaállbb eml6mico
tico y aAnl En el ,,...... el
crecimiento econ6mlc:o constttuye ' un

DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

JUSTIFICACI N

ORGANllACION DEPORTIVA
Se realraron 1,1179 rnini--Clln la ¡wlk:ipw:¡o¡, de 5.300 ni11o1 y J6,,e,11S-

FILOSOFiA Y LETRAS

METODOLOGIA
e..""9.-NIINl ■ Clboa_,..

di.,.,_ di Red MM ■dlab al
__,,.. OIF EIIIIII. que 11111ra1 un
dllgn6llco di .. -.ion • c■dl

COIIUllctal en dondl •
. . . atraa .......

delcrllen

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polltlclen, ■--llón, lllud, NMCiol
b•1tco1, h•btto■, co1tumbr■1
7 : 1 l tala prlnwla, ~

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de lnfrentruc:tura, -amiento
. . . . ,, lle. IJlaldo como 111111 el
qut,....,..,-■ncldll llwnecl■lay•

ntructur■ al plan

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-■-IUl■r, .. co.,fc¡¡,,-a6.J, - - - de

de nlllljo y la Ílllllll:ill '■dlralll o
. . . . . . . . . . . . . 1nw11ar,
que • C0nlidlra dllllll acudir pn

A II t■cha.

•han~...._~ a 3.449 nolloaan edades . . . 6 y 12 anos.

ARaUITECTURA

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Lo■._ de NII F■culad han bmdedo 2.290 _ . en esta■ COfflUl1ldadea
lltitnN. NI COIIIO mejorw y
deedlcioa
a pan 111

19pai■colel

CIENCIAS DE LA COIIUIICACION

~~ logltlco 11111 torna di--..... y Vldiloade los . . . . bmdldol 1 . .

-rwlizadllentodlli.----■...._
TRA8AJ0 SOCIAL

pn rwllmw el COl,..Oi,tl■u di da

DNde 11198, clnnlelol-dejuloy llgOÁ).111
Ona:idf, d e ~ y S8lw:io Socl■I ■n coordn■cldn con el 011' Nulvo León, he Pllidpado C011

pftlllt■n-■ de .. COIIUllctal.

8e lwlzll un--.., de lrlbl¡o. •
snpaan lo■ .,....... que .......

ullzs,NPl'C9WNllunldldde

...,....yel._de...,,_.,
Claldola■c:tMdldNylllljlrlladetÍ
COIIUllctal ■11 ID ,..._.,_ N 11g1r a
.. COllllndld • argenlran loa~
de nlllljo por . . . de -■flddn y .
Pftllllll!911álláln~illr■dedi,

--■ acuden ■ rwclllr lol lSw:lol

de,.,..,~.

Sin embargo las recomendaciones
de una buena dieta alimenticia, especifica que
debe contener al menos doce elementos
esenciales, de los cuales se detectó una ingesta
deficiente de 8 elementos nutricios esenciales
tales como: hidratos de carbono, proteínas,
hierro, calcio, vitaminas A y C, colesterol y fibra,
lo que afecta el crecimiento y desarrollo de los
niños.
En esta investigación realizada
se identificaron también los factores asociados
a la mala nutrición y desnutrición proteicocalórica existente entre los que destacan: baja
disponibilidad de alimentos básicos, dispersión
geográfica y dificultad de acceso para la
comunicación y acciones de desarrollo,
inexistencia de programas de educación para
ta salud y de orientación alimentaria integrales
y permanentes, así como alto indice de
marginalidad . Adicionalmente a estos
diagnósticos se hicieron importantes hallazgos
relativos al sobrepeso y obesidad en adultos.

METODOLOGA

ESCUELA PREPARATORIA 1tcN1CA PABI..O LNAS
de• NPICllldld en Caliculua alendieron • 9.622 s--.

.,_,..,.__ .......
.............. ., . . . . . . los

La alimentación habitual de las
familias del Sur del Estado esta conformada
por: alimentos de origen vegetal, entre los que
destacan fríjol, tortilla de maíz, tomate y cebolla
(utilizados como condimento), sopa de pasta,
arroz. azúcar, papa, manteca de cerdo, nopales,
naranja y refrescos embotellados, entre otros.

~~ F■culad llllndlllona 8.530pernaaqui■nes-■on pn lll
. - - • -de lndole penonal,,.,... o comunilario

!.al...,.,_

Plabl■maciue•trll■ deáli:lcnr:

de■tinados

Los problemas existentes en las
comunidades de escasos recursos representa
un reto que todos debemos de afrontar,
participando en forma activa en la búsqueda
de soluciones viables mediante los recursos
naturales propios y respetando las costumbres.
Los municipios del Sur del Estado de Nuevo
León son los que cuentan con los más altos
Indices de marginación, por esto, en un
esfuerzo conjunto se realizó un Diagnóstico
Nutricional con los apoyos del FAO. Gobierno
del Estado, DIF N.L., Secretaria Estatal de
Salud, Facultad de Salud Pública y Nutrición,
así como del Banco de Alimentos de Cáritas
de Monterrey, A.C.

ESTRATEGIA

A partir de los resultados obtenidos en
el diagnóstico se estableció primeramente
un comité interinstitucional integrado

VACACIONES PRODUCTIVAS

5.300 . . . . . . . que-.denlna 110.500llillaa.
en l20 Wulla■ pronw-■ dd Elllldo, Ol!lllizado
~ cllp0itlwa.1onn111'41 y di cnciinl■nlo

OIAGN

p■rlull■I.

CONCLUSIONES
Gracla1tape,1icíp■c16r, ■nllll ■clivídadesde ■-Pnlgr■•a
.ocill. ecan6lnico YCUlull en
he lopdo:
.
■urdll E-■lo dt Nulvoleón que• tw, llllado
COIIU1ld9clel m.gin■III del

mejol•••.,

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ta----..,,.

ylOldlrlaen uhlbianliN.1o quetw peddo modilcar

: ~ s,upo■ Clln los---196rlcoa y l6cnicos . . . . . . . . MllUlcier1ci■

-•-un..-.dlaVICloenlol......_

· e- aqu1po1 de nbljo ~ • a jMII'■ •

IOlucíCn nw 4ll9cttva de 1os l)l0blemas

snco

En el diagnóstico que se realizó,
se consideró inicialmente como unidad de
observación a tos menores de 5 años por ser
éste un grupo vulnerable de gran dificultad
para su control por los trabajadores de la salud,
ya que no se encuentran registrados en centros
de educación y por lo tanto no están en ningún
esquema de seguimiento.
Los resultados reflejaron:
•Alta prevalencia de
desnutrición aguda
•Desnutrición crónica

30.0 %
41.4 %

Se identificaron como origen de
estos problemas los factores económicos y
sociales al no alcanzar a satisfacer sus
necesidades nutricias, de tal manera que es
factible que contraigan mayor cantidad de
enfermedades.
Además de tener un crecimiento
limitado, al menos, no el óptimo. Cabe
mencionar que las zonas más afectadas son
aquellas localidades fuera de la cabecera
municipal.

Fue desarrollada por la
Subdirección de Investigación y
orientación Alimentaria del DIF, N.L.
en coordinación con a Red Móvil, a
través de sus promotoras y con
prestadores de servicio social.
Se convocó a la comunidad a participar en
sesiones grupales de temas de nutrición,
utilizando diferentes técnicas y materiales
didácticos, entre ellos las demostraciones de
alimentos, rotafolios, carteles y recetas acordes
a los alimentos enviados, asi como capacitar
a algunos miembros de la comunidad para
supervisar tos programas alimentarios
establecidos, rescatando la cultura alimentaria,
dándose a la tarea de indagar la forma de
preparación de alimentos regionales mediante
entrevista con las madres de familia.

La participación en este tipo de proyectos tiene
como ventajas varios aspectos que repercuten
tanto en estudiantes de licenciatura, posgrado como en la actualización de los
profesores
• Trabajos de Investigación terminados con
participación de estudiantes de pregrado y
posgrado.
• Números de asignaturas del área de formación
de nutrición comunitaria involucradas en el
proceso.

• Gobierno del Estado de Nuevo León
• Sistema para el Desarrollo Integral de la
Familia, DIF, N.l.
• Secretaria Estatal de Salud
• Dirección de Vinculación y Servicio Social
UANL
• Facultad de Salud Pública y Nutrición de la
UANL
• Banco de Alimentos de Cáritas de Monterrey,
AC.

• Número de supervisiones de profesores.

Posteriormente se diseñó e implementó el
Modelo de Intervención Nutriológica Integral
e lnterinstitucional (MINII) que se integra por
los siguientes alcances:

RESULTADOS

• Ayuda alimentaria directa
• Orientación alimentaria
• Vigilancia epidemiológica de la nutrición

o

¡¡;·
(D

::,,

o

()
!!¡

o
"'

~

• Informes de estudiantes.

J!.

• Participación de profesores y estudiantes en
foros cientifioo.académicos para la divulgación
de resultados.

~
lll::,

m

&lt;O

• Puntos de evaluación considerados en los
programas de cada uno de las asignaturas

e

iii
L

Hasta la fecha este proyecto ha beneficiado a
593 familias, con un total de 2,366, personas.
Sin embargo, se contempla la adición de más
familias en el municipio de Gral. Zaragoza,
teniendo como meta involucrar 42 localidades
y más de 700 familias.

o

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o

X

�CfNJRO WRJUAl Df SIR
El pasado mes de septiembre la
señora Marta Shagún de Fox firmó un
convenio con el Rector de la UANL
Dr. Luis Galán Wong, para establece;
la estrategia a seguir en la instalación
, .
de un Centro Regional de Servicio
que estara ubicado en la Capilla Alfonsina. La Fundación
"Vamos México", es una expresión del voluntariado en
Servicio Social. Si alguien faltara, este esfuerzo sería en
vano. Como reza su lema: SIN TI NO ESTAMOS
COMPLETOS.
'
Los_ estudiantes de todo el país podrán realizar su servicio
s~c_1al apoyando a las distintas Organizaciones Sociales
C1v1les (OSC) que así lo soliciten. Es una estrategia para
revalorar el espíritu ético para el que fue creado como una
de las más nobles instituciones del desarrollo
'
nacional.
~I Centro Virtual de Servicios (CVS) es el
instrumento del instituto de la Fundación
'Vamos México' para el desarrollo de la
c~n~ctivida~ y enlace de las organizaciones sociales entre sí, y de éstas con
las instituciones.
La página (cvsmexico.org.mx), del CVS
nace de_ I~ nec_~sid~d de crear un espacio
de part1c1pac1on interactiva entre dos
sectores complementarios: el que necesita
servicios básicos para la organización social
Y ~I que cuenta con la posiblidad de
satisfacerla. El CVS da prioridad a los servicios d~ profesionalización, capacitación
Yasesona entre las organizaciones sociales
de nivel in?ipiente de desarrollo y los grupos de voluntarios
empre_sanos, asociaciones, universidades y colegios d~
profes1on~I~~ co~ ??nacimientos calificados. Para cumplir
c?n _su m1s1on, v1s1on y objetivos, el CVS cuenta con los
s1gu1entes servicios:

Premio Nacional a la
Excelencia del Servicio Social Comunitario

COMUNICACIÓN YENlACE
Ofre?er a las ose crear su página web, contar con su
propio correo electrónico y comunicarse con otras
voluntarios, instituciones y organizaciones académicas' •
empresariales y/o gubernamentales.
'

ose

INFORMACIÓN YORIENTACIÓN
.-4:c~rca de, c~n quién, cómo y dónde deben realizar los
d1st1ntos tra~mtes legales y fiscales que más frecuentemente
son requeridos por la ose. Este espacio contará con un
asesor especializado para contacto directo por correo
electrónico y una línea 01 800 para sustento o servicio.

CENTRO DE DOCUMENTACIÓN
Gua~dará ~esti~onio de los modelos exitosos como: apoyo
a la 1nvest1gac1on, recopilación de documentos, boletines
electrónicos, biblioteca virtual ligas de
interés y archivo histórico.
'

ACCESO AlOS CRS
Par_a ~star cerca de ti, el CVS y las
lnst1tuc1?nes de Educación Superior (IES)
colocaran 1Ocomputadoras, 2 servidores,
acceso a Internet satelital y una impresora
a cada CRS del país.
Colaborarán estudiantes de servicio social
para tener mayor acceso a estos mismos.
La idea central del CVS es aportar una
visión compartida, donde el sentido del
conocimiento, la eficacia y bienestar de
los ciudadanos concurren a proponer
modelos de acción social sustentados en
los bienes comunes.

Por su ejemplar desempeño, Mirthala Hemández Gómez

se hizo acreedora al Premio Nacional a la Excelencia del Servicio
Social Comunitario convocado por la Secretaría de Desarrollo
Social a través del Programa Jóvenes por México.
La estudiante de la Facultad de Medicina de la UANL
realizó durante un año el servicio social en las comunidades
indígenas de Chiapas, en la dínica Esquipulas en San Cristóbal
de las Casas, a donde fue destinada una vez terminados los seis
años de carrera.
"Es una experiencia que no voy a olvidar'', dice la joven.
Trabajó en campañas y consultas a los indígenas tzotziles
y tzetzales en comunidades rurales marginadas a donde llegaba
tras largos trayectos en camión y a pié entre los cerros.
"Usaba traductor para realizar mi consulta," explica
Hernández. 'Todo el tiempo que estuve allá pude ver la vida que
tienen, el tipo de gente que es. La mayoria llegaba vistiendo sus
trajes típicos".
A pesar de que está arraigada entre la gente la costumbre
de rerurrir a los curanderos y de la medicina tradicional herbolaria,
buscaban el apoyo de la Clínica Esquipulas, de primer nivel, a
donde llegaban de sitios ubicados a cinco horas de camino.
Las enfermedades con mayor incidencia que atendieron
eran gastrointestinales, parasitosis, diarreas, males pulmonares,
dolores de espalda y cabeza debido a sus condiciones de vida,
la carencia de agua potable, trabajo pesado como la carga de

leña.

PROFESIONAUZACIÓN YCAPACITACIÓN
El C_VS ~a logrado convenios específicos con distintas
lnst1t~c1ones de Educación Superior y Colegios
Profe~1~nales para que las ose puedan mejorar su gestión
Y opt1m1zar sus procesos de toma de decisiones. De tal
manera, se ofrecerán cursos, seminarios, diplomados y
posgrados.

ASESORIA PROFESIONAl
~s la colaboración con los Colegios Profesionales para
implementar un proyecto de trabajo en conjunto en beneficio
de las ~~ganizaciones sociales en materia de administración
contab1lldad, organización legal, salud, etc.
'

IIRTHAlA HERNÁNDEZ GóMU

os

visita: manosalaobra.org. x

Mirthala obtuvo de esta experiencia su primer contacto
CXll1 pacientes, el desempeñarse sola en el trato con la gente y la
relación médico-paciente después de tener el apoyo de sus
maestros y compañeros en la facultad.
"Implicó más esfuerzo el poder hacemos entender con
ndígenas que no hablan español, hablarles para que nos tuvieran
confianza, para que volvieran a la clínica o que siguieran el
medicamento o tratamiento. Aprendí a ser paciente".
Con el objetM) de convencer a la gente para que acudiera
ala dínica, la estudiante y sus compañeros ofrecían pláticas a los
"Promotores de la Salud", habitantes de las distintas comunidades,
elaboraron folletos y manuales con dibujos y palabras sencillas
para su uso entre la gente, donde explicaban formas de prevenir
Yatener enfermedades. Tarrbién ensefaoo toolG3Sde prinera;
auxilios y traslado de pacientes.

La Lic. Elisa Navarro Cortés, titular de la DVSS felicita a Mirthala Hemández
por haber obtenido el pennio nacional a la Excelencia del Servicio Social
Comunitario.

La titular de la Dirección de Vinculación y Servido Social,
Elisa Navarro, destacó la importancia del premio dado que a
nivel nacional son más de un millón de estudiantes prestadores
del servicio social en las distintas instituciones de educación
superior. "Eso desaibe la magnitud que tiene", afirmó.
Este año, en su primera edición del Premio a la
Excelencia en el cumplimiento del servicio social, la UANL
otorgó el reconocimiento en esta misma área a la
estudiante de la Facultad de Medicina.
Hernández Gómez fue la ganadora por su grado
de compromiso y dedicación, de allí que fuera postulada,
junto con los demás premiados, a la convocatoria lanzada
por la SEDESOL.

'Vimos que Mirthala tenía
todas las posibilidades para poder
participar a nivel nacional''. explicó
Navarro Cortés.
La estudiante universitaria recibirá en la última
semana de noviembre, junto con
otros 129 jóvenes del país, un
reconocimiento y un estímulo
económico de 6 mil pesos en
efectivo.

�CINES
DUCTIVAS 2002

UNIVERSITARIOS V OLUNTARIOS
RESCATAN VACACIONES DE .2.~ MIL NIN
as dijo a los padres y madres de fa~
y merecen toda la atención. ''ll

Íste año el objetivo del pr

arqt1e España.
la cobertur~~
Vacacione;J:Pfbdu
nosotros, niños y niñas,
que han participado
muchas cosas, hemo
sorrps más grandes y má

Ct1

e

~-acidades y habilidades de fliños

ni

'1; 12 años de edaa, brindando opciones

cimiento a través de temas y acciones positi as que
eleven su autoestima y que les permitan ser
propos itivos durante el periodo vacacional ,
disminuyendo con eso el número de acci

Autoridades del Gobierno del Estado y universitarias
presentes en el evento Vacaciones Productivas

jaltrato infantil. E~sem~as, del 15
~de agosto, s ~ 5 mil niñ

Algunos sacrificaron viajes de recreación fuera del
país, otros no pudieron pasar vacaciones con sus familias
en otro estado, pero poco le importó a un millar de
universitarios puesto que, al final , compartir su tiempo con
niños que viven en comunidades marginadas resultó por
demás gratificante.

sedes ubicados en 40 municipios del Esta

IECONOCEN LABOR DE INSTRUCTORtS
Reunidos nuevamente, ah
obernador del Estado, Fern

en el Far West,
Jesús Canales

i1ond, su señora esposa Á

Por quinto año consecutivo, en coordinación con
el DIF Nuevo León y la Universidad, estudiantes de servicio
social y 800 voluntarios dedicaron este verano a través
del programa 'Vacaciones Productivas' a brindar cursos
a 25 mil niños.
Durante la clausura estuvieron presentes Fernando
de Jesús Canales Clariond, gobernador del estado, Ángela
Stelzer de Canales, presidenta del patronato DIF Nuevo
León, Luis J. Galán Wong, rector de la UANL, Osear Torre
Gómez, director general del DIF estatal y Elisa Navarro
Cortés, directora de Vinculación de Servicio Social.

ntes y

.identa del patronato O
uisiera, en primer lu
los profesores y sob
er hecho posible
mbre de la Universidad
ito este evento", señaló

Gómez, director del DIF estatal
ector de la UANL

"Es una experiencia interesante porque conoces niños
muy especiales, y tratas de instruirlos de la mejor manera
posible para que pasen su tiempo de la manera más
provechosa. No fui a Durango por estar aquí, pero valió
la pena".
Adriana Martínez Herrera
Filosofía y Letras
Noveno semestre

on, Osear Torre
uis J. Galán Wong,

Vinculación y Servicio Social, se dieroi. cita para
cer entrega de reconocimientos a los cooi\inadores
vicio social y a los encargados

"Me gusta la convivencia con los niños. Aprendo, cómo
son, su forma de ser. Yo pienso que deberían involucrarse
más estudiantes".
Marlen Alejandra Ávalos Andrade
Derecho y Criminología
Cuarto semestre

los DIF municipa
de ni
Resc

arte de la clausura, un g
o de la música de 'Amig

es.
El esfuerzo y labor altruista de mil universitarios

Ovoluntarios de distintas instituciones del Estado
Ángel~ Stelzer de Canales, presidenta del patronato
DIF Nuevo León dijo que con la unión de esfuerzos y
talentos se lógran resultados de los cuales todos forman
parte.

VACACIONES PRODUCTIVAS EN FRASES

de Canales,

rijJf,a Navarro Cortés, directora

1rstructores de

Fernando Canales, gobernador del Estado, durante
su mensaje a los estudiantes.

or Fernando Canales, pi
instructores, las institu
, los padres de familia

hicieron posible el programa Vacaciones Pro-

tivas 2002 fueron premiados el pasado 13 de

sto. Al final de la ceremon ia los universitarios
taran de baile, música y un espectáculo de rodeo.

"Poder enseñarles a los niños, poder servirles
hace que tu carácter y tu manera de ser con ellos sea
más noble, más comprensiva, porque alguna vez vivimos
esa misma etapa. Yo no soy de Monterrey y siempre
espero las vacaciones para ir a mi casa, para juntarme
con mi familia. Ahora sacrifiqué un poco, para algo
también muy bueno".
César Ariel Urquizo Guerrero
Contaduría Pública y Administración
Séptimo semestre

.

�Las actividades que se desarrollan en este programa
promueven la vinculación con el sector social. Además de
dar servicio, brindan a nuestros estudiantes la oportunidad
de coadyuvar en el mejoramiento de las condiciones de
vida señaladas y permiten que se ponga en contacto con
la comunidad y de sus problemas. Este programa se realiza
en los municipios de Aramberri, Dr. Arroyo, Mier y Noriega,
Zaragoza, ltur~ide y Linares, entre otros.

Parque realizar el servicio social no es un trámtte,
sino una oportunidad para miles de estudiantes de
conocer y resolver los problemas de la sociedad, además
de poner en práctica los conocimientos adquiridos en el
aula, la Dirección de Vinculación y Servicio Social de la
UANL ha emprendido una serie de actividades con miras
a que el alumno conozca y entienda la importancia de
esta actividad.
"Nuestra meta es que el servicio social retome su filosofía esencial que es la
de brindar un servicio a la comunidad y particularmente a la población más desprotegida

D

o que vive en condiciones de desventaja", comentó Elisa Navarro Cortés.
La titular de la dependencia universitaria informó que este semestre más de

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•=
•·-en •=-TI

C,:::t

=
.... E e -

..,

6,500 alumnos realizarán su servicio social en los sectores público, privado y universitario.
"Con el programa Educación para la Vida la UANL propone que el Servicio Social se
convierta en una verdadera estrategia educativa que incluya la formación integral del
estudiante; es decir, que cubra objetivos académicos muy específicos además del
meramente de servir", indicó.

MlllíN QIE ESTIIIINTES YPRNIIMAS CUMPIIN CON
RllSOFfA DEL SERVICIO SOCW
Agregó que una de las tendencias de las universidades y uno de los proyectos
para este año es que la actividad de Servicio Social se convierta en una materia más
del programa curricular. "Eso permitirá que podamos definir perfectamente los objetivos
académicos que a través del servicio social el estudiante debe cumplir para que se
cumpla el gran objetivo que es, complementar la formación académica del alumno",
exp1·Ico, Navarro Cort'es.

Ec.-:::t

Una de las acciones que se han implementado es el Curso de Inducción que
deberán tomar obligatoriamente los estudiantes que se inscriban para realizar su servicio •
social.

"El curso ha permitido que para cuando se le asigna la plaza a los estudiantes,
ya sepan lo que es el servicio social, que existe un reglamento que los protegen y que
la Universidad se preocupa por sostenerlos, encausarlos, apoyarlos y porque hagan
en el mejor lugar posible su servicio social", expresó la directora de Vinculación Y
Servicio Social.

La Dirección de Vinculación y Servicio Social se ha
preocupado porque tanto las empresas y dependencias
corno los estudiantes cumplan con los verdaderos objetivos
de esta importante tarea.

Aunque generalmente participan estudiantes que
realizan servicio social, el programa está abierto a
voluntarios que estén interesados. Sólo deben acudir a
las oficinas de la Dirección de Vinculación y Servicio Social.

PRACTICAS PROFESIINAUS:
ON PROGRAMA ABIERTO TODO U AÑO

Adicionalmente a los programas de registro de
Servicio Social y Desarrollo Integral de la Comunidad, cada
"Desde el año pasado iniciamos un seguimiento
más estricto en relación a las plazas donde asignamos a año se pone en marcha uno de los proyectos que vincula
los estudiantes, estamos contando con la participación de más a los estudiantes con el sector empresarial: las
los coordinadores para que nos hagan una especie de Prácticas Profesionales.
auditoría periódica en los lugares donde los estudiantes
La diferencia entre este programa y el servicio
hacen su servicio social", señaló Elisa Navarro Cortés.
social es que los universitarios que deseen llevar a la
Añadió también que en breve realizarán reuniones práctica lo aprendido en el aula pueden inscribirse en
con las dependencias en donde los alumnos hacen su cualquier día del año.
servicio social, para entregarles el Manual de Proce"Es un programa muy importante. En el último
dimientos de Registro de Programas e informarles, qué
espera de ellos la Universidad y las empresas del sector periodo tenemos más de 1,200 estudiantes asignados al
sector privado bajo la modalidad escuela empresa. Para
público y privado .
este programa, la empresa hace la petición de estudiantes
"Además", dijo, "se realizará una evaluación del o bien el alumno puede acudir directamente a ésta.
servicio social y el impacto que tiene en la comunidad, en
Después de su aprobación debe pasar a la Dirección
la que tomarán parte estudiantes, coordinadores, empresas
Yla Dirección de Vinculación y Servicio Social de la UANL". de Vinculación y Servicio Social", señaló la directora.

DE ARROllO INTIGRAl DI lA COMUNIDAD,
UN CONTACTO CON lA REAllDAD
En 1980 la UANL implementó un programa orientado
abrindar asistencia a aquellos grupos marginales y menos
protegidos de la población que viven en condiciones de
pobreza social; el Programa de Desarrollo Integral de la
Comunidad (DIC).
Desde entonces, cada sábado un grupo multidisciplinario de universitarios parte hacia comunidades del
sur de Nuevo León a brindar atención y asesoría; a conocer
la realidad de la sociedad en que se desenvuelve.

�Vinculación
V inculación se entiende como un
conjunto de procesos y prácticas
planeados, sistematizados y continuamente evaluados donde los
elementos académicos y administrativos de la institución se
relacionan unos con otros y
externamente con personas u
organizaciones, con el propósito de
desarrollar acciones y proyectos de
beneficio mutuo.

Los esfuerzos de nuestra institución por intensificar las
actividades que se realizan con el sector productivo se han
multiplicado y diversificado, considerando que esta relación
resulta fructífera para las partes actoras y para el desarrollo
económico y social de la región.
Los resultados se aprecian en la expansión de los
servicios que se prestan a las empr~sas: proyectos ~e
investigación y desarrollo tecnológico conjuntos, trans!erenc~a
de tecnología, servicios de asesoría, consultoría, as1sten~1a
ténica información y documentación; programas de educac1on
perm~nente (diplomadosi especializa~i~nes, actual!zación,
capacitación para el trabajo) y otras actividades relac1ona~as
con la innovación para la competitividad de la planta productiva,
además del servicio social y las prácticas profesionales.
La Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de
la Dirección de Vinculación y Servicio Social y en coordinación
con las cámaras: CAINTRA, CANACO, COPARMEX, CEMIC;
realizarán microforos como parte de la necesidad de identificar
oportunidades de vinculación ~ntre la Uni~er~idad y los socios
de dichas cámaras. Es orientado principalmente para
académicos, investigadores, estudiantes de posgrado,
representantes de organismos públicos, privados y empresarios.

Que la Universidad se inserte
con su función impulsora y orientadora
en el desarrollo productivo y social del
Estado.

lntrainstitucional (interna)
•dependencias administrativas
•unidades académicas
•centros de apoyo

El objetivo es establecer mecanismos de colaboración conjunta
entre las instituciones participantes que apoyan el desarrollo
de programas de vinculación. Analizar los retos, perspectivas
y necesidades de vinculación entre los socios de las cámaras
y la Universidad.

lnterinstitucional (externa)

Sectores:

Que los egresados de la UANL
sientan el respaldo del prestigio
educativo y tecnológico de su
institución y compitan con ventajas en
la búsqueda de liderazgo en todos los
ámbitos.

•productivo
•socia 1
•académico
•gubernamental

CANACO

1

RUTA CRÍTICA DE GESTIÓN
PARA lA VINCULACIÓN

Numeralia

latN■

DESARROLLO INTEGRAL DE LA COMUNIDAD
Servicios Bñndados/Sur del Estado

:13,076
1,032
1,179
131
77
71
24
8

Servicios en brigadas locales
Asistencia y orientación VIH-SIDA
Alumnos participantes en brigadas
Servicios al programa "Victoria"
Instructores al programa VIH-SIDA
Comunidades beneficiadas/Brigadas
Municipios beneficiados

VACACIONES PRODUCTIVAS
25,000 . Niños beneficiados
1,500 Alumnos participantes
42 Sedes atendidas en VP

Detectar
necesidades

♦

W □ ® □ @OO

Ser la instancia universitaria
. de gestoría que sirva con
calidad como principal
proveedor del Centro de
Transferencia de Tecnología
~ el área de gestión para la
Vlnculación con el entorno.

Vacantes publicadas
Visitas a la página WEB
Postulantes a la Bolsa de Trabajo
Currículums registrados
Universitarios Contratados

MrAild

t

-

MI

::::

CIBERBOLSA DE TRABAJO
3,487
2,500
709
700
239

Que la Universidad asuma un
papel protagónico en la planeación de
todos los escenarios socio-económicos
del Estado.

Gestionar
recursos

♦

t

MIi

~□ ® □ @00

Realizar actividades de
gestoría a todos los niveles
para conseguir el óptimo
aprovechamiento de las
capacidades de vinculación
de la Universidad Autónoma
de Nuevo León.

�vel nuevó sistema

administrativa
J

E1 18 de julio del 2001, la UANL inició la
expedición de 107,594 nuevas credenciales inteligentes
que se caracterizan por brindar un multiservicio. Además
de servir de identificación vigente al alumno, le proporciona
capacidad de ahorro y le sirve para
la consulta de su historial académico.
Ahora, a partir la firma del
convenio entre la Universidad
Autónoma de Nuevo León y el sistema
administrativo de la empresa
Peop/esoft, representados por el Dr.
Luis J. Galán Wong y el Sr. Gilberto
Garza, respectivamente, se planea
estandarizar las plataformas computacionales de todas las dependencias de la Máxima Casa de
Estudios. De este modo, todas las
facultades y preparatorias contarán
con software de Peop/esoft.
"Algunas de las escuelas ya
contaban con sistemas avanzados que fueron adaptados
a la plataforma del nuevo sistema operativo. Es un
programa académico de los más modernos que permite
manejar datos administrativos, académicos y reportes de
calificaciones e inscripción", dijo el Rector Galán Wong.
El próximo año la DVSS se sumará al proyecto
de estandarización. En una primera fase se alimentará la
base de datos con información de todos los alumnos que
han realizado servicio social a partir de 1974.

El alumno podrá inscribirse por medio de
computadora, desplegar las opciones de los prog.
y horarios para seleccionar el que más le convenga. De
igual manera, la DVSS brindará un servicio más rápido
que significará ahorro de tiempo en trámites burocráticos
y administrativos. Conoceremos en forma inmediata la
cantidad de alumnos, por edades, sexo, áreas y los
coordinadores de área.
El software ya se encuentra en uso
en las facultades de Salud Pública y
Nutrición, Ingeniería Civil, Ciencias
Físico-Matemáticas, Cie ncias
Biológicas, Medicina, Contaduría
Pública y Administración y, además en
las preparatorias 15, Técnica Médica
y "Álvaro Obregón". También se
encuentra funcionando en las
dependencias centrales de Tesorería,
Becas, Escolar y Archivo.
"Algunas escuelas ya estaban
avanzadas. Ya tenían sus plataformas
listas, como la Facultad de Medicina
e Ingeniería Mecánica y Eléctrica",
comentó el Rector.
"Se van a vaciar los datos. Todo estará en línea y el
estudiante podrá incluso, matricularse y seleccionar las
materias que cursará," dijo. "Hay mucha información que
se generará a través de este sistema."
Gilberto Garza, por su parte, director general de
Peoplesoft México explicó que el sistema utiliza Internet
como medio para intercambiar datos y que se encuentra
preparado para ofrecer por esa vía información a los
alumnos.

"-----.-.;;;::::::=:z~~~;.;
.

��</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>�1

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..

Organizan Primer Foro de Enlace Tecnológico
UINl- CAINTRA

'SJ DITORIAL

Lic. Elisa Navarro Cortés

.
~I añ? q~e comienza_ tiene particular importancia para el Servicio
Social Universitario por la cantidad y calidad de nuevos proyectos a realizar,
que tienen la finalidad de vincular mejor a la Universidad con los distintos
sectores productivos y sociales de la comunidad.
Este año pondremos en marcha el Sistema Integral de Administración del
Servicio Social (SIASS) cuya función principal es simplificar el proceso de
registro de programas, solicitud de los prestatarios, trámites cartas de
liberación, calendarios, programas; todo ello por medio de un software
especialmente diseñado para la DVSS.
0

Otro proyecto importante para este período logrado a través de un consenso
general entre las universidades pertenecientes a la ANUIES, la SEDESOL
y la organización Ford Company es el V Coloquio Internacional Sobre Servicio
Social Comunitario, a efectuarse el mes de septiembre en nuestra Universidad.
A principios de febrero iniciamos formalmente el proceso de Certificación
de Calidad ISO 9001:2000. Simultáneamente comenzaron los cursos de
concientización del personal y la revisión de la Misión, Visión y Valores.
Estamos seguros de que lograremos la certificación oficial dentro de 5 o 6
meses, quizá antes.
Dentro de lo~ programas internos sigue incrementándose la participación a
la convocatoria anual de Vacaciones Productivas, Brigadas al Sur del Estado
Clínicas Empresariales y el Despacho Jurídico Gratuito de la Universidad. '
Continuaremos con la publicación del Boletín DVSS y en actividades
permanentes de capacitación de los recursos humanos y fortalecimiento de
la estructura administrativa.
Insistimos en redimensionar al servicio social, incrementar la calidad de la
atención y eficientar los trámites. Esa es nuestra principal misión al emprender
nuevos derroteros enmarcados dentro de las cuatro funciones sustantivas de
la Universidad.

El Primer Foro de Enlace Tecnológico organizado
por nuestra Máxima Casa de Estudios a través de la
Dirección de Vinculación y Servicio Social en colaboración
con CAINTRA, Nuevo León, se llevó a cabo en la primera
semana de abril del presente año en la Capilla Alfonsina
ubicada en Ciudad Universitaria.
Este Primer Foro pretende vincular y alinear la
demanda de la industria que no cuenta con la
infraestructura necesaria para desarrollar proyectos de
índole tecnológica, con la oferta de investigadores,
profesionales, laboratorios y centros de investigación con
que cuenta la Universidad.
Dicho evento estuvo presidido por el Dr. Luis J.
Galán Wong, Rector de la UANL, Lic. Guillermo Dillón
Montaña Director de CAINTRA, Nuevo León, lng. Luis
Agustín Cárdenas Franco, delegado de CONACYT,
Nuevo León y el lng. Daniel Chávez Baigts, Subsecretario
de Industria y Comercio.
Es la primera vez que se organiza un evento de
este tipo, y su mecánica fue totalmente distinta a otro
tipo de reuniones donde han participado los industriales
e investigadores de la Universidad.
Primero, CAINTRA realizó el levantamiento de la
demanda de necesidades de la industria para desarrollar
proyectos de tecnologías duras, al tiempo que a través
de la Dirección de Vinculación y Servicio Social de la
UANL se llevaba a cabo el levantamiento de la oferta
para desarrollar proyectos.

n dllo
.. ,- •: . s u u uIRJNl SE

'
Al inaugurar el evento, el Rector mencionó: "Hemos
convocando para intercambiar experiencias con CAINTRA
y buscar la mejor forma de vincular los servicios con los
productos que ofrece la UANL, con las micro y medianas
empresas, además, poner en contacto a investigadores
con los principales problemas que ellos tienen ".
Al final, se generaron compromisos de colaboración
a los cuales se les dará un seguimiento para tener la
información de cuántos de estos enlaces se concretaron.
El seguimiento estará a cargo de la Dirección de
Vinculación y Servicio Social de la UANL, cuya titular es
la Lic. Elisa Navarro Cortés.

INVESTIGADORES
Facultad de Ingeniería Mecánica y Eléctrica

Este año la DVSS se abocará a 18 proyectos orientados a la atención de las
comunidades menos favorecidas, a ser una dependencia de calidad y
excelencia en la prestación de servicio a fin de ser congruentes con los
planteamientos que establece Educación para la Vida como filosofía primordial
de nuestra Universidad.
Reiteramos que el trabajo diario debe tener una gran dosis de voluntad de
servicio a los demás y de optimismo, ya que afrontar los desafíos con ene~gía
e inteligencia siempre nos permitirá hacer frente a los retos de este mundo
globalizado e interdependiente en que vivimos.

lng . Juan Carlos Flores García , Dr. Humberto Pérez Unzueta, Dr.
Octavio Covarrubias, Dr. Carlos Guerrero, Dr. Efra·n
r.
--.:n"-~-""-·Pérez Unzueta , Dr. Alan Castillo , Dr. Tushar..()
Aguilar Garib, Dr. Ernesto Vázquez Martínez, Dr.
Dr. Moisés Hinojosa.

Facultad de Ciencias Físico Matemáticas
Dr. Manuel García, Dr. Serg io Mejía, Dr .
Miguel Cárdenas , Lic. Alfredo Tzompantzi , Lic. R

Facultad de Ciencias Químicas
Dra . Rosa Miranda.

El servicio social es una actividad p~opositiva llena de juventud y energía,
formadora de valores. Pero la comunidad espera mayor compromiso de los
universitarios en la atención de los problemas sociales y debemos estar
preparados para ello.
Esa es nuestra misión.

Facultad de Ciencias Biológicas
Dra. Guadalupe Alanís .

Facultad de Ingeniería Civil
Dr. Ricardo González Alcorta , Dr. Ricardo
Ortega Arreola .

�\

'

'

PROYECTO

OBJETIVO
Fortalecer la_s acciones ~e 1~ ciberbolsa de trabajo de la U.A.N.L. en los
sectores soc::1al y product1v~, mc~ementando la búsqueda de oportunidades
entre profesionales de la universidad y el sector privado.

ectos

Esta_b!ecer, vía Ja ~istematización de los procesos administrativos un mejor
servicio a los tramites de prestadores del servicio social.
Definir las competencias técnicas y profesionales de los alumnos universitarios
con base en los perfiles de su carrera.
lncren:ientar la parti_cipación en l&lt;?s programa_s DIC, VIH, Línea Directa y '
Vacaciones Productivas con el obJeto de ampliar la cobertura en beneficio
de la comunidad.
Instalar un program~ de ~ducaci_ón permanent~ para el desarrollo y superación
del personal de la Dire_cc1on y as1 responder eficientemente a los requerimientos
y al progreso de la misma por medio de estrategias como:

:==,-:-

~

La licenciada Elisa Navarro Cortés, directora de Vinculación

e
E

r

e

"Debemos impulsar estos ronvenios, al igual que la Bolsa de Trabajo Universitaria y el
Despacho Jurídiro Gratuito. Tenemos un año de retos interesantes que nos obligan a
trabajar romo un equipo fuerte que proyecta una actividad sustancial de toda la universidad.
Iniciarnos con el nuevo Reglamento del Servicio
Social, cursos de inducción, el calendario de
asignaciones yexpedición de cartas de liooración.
Todo ello, sin mencionar que el mes de
septiembre la Universidad será sede del V
Coloquio Internacional Sobre Setvicio Social
Comunitario, romo uno de los eventos más
imfX)rtantes de esta Direooón", dip la funoonaria.
En seguida mencionó los proyectos.

=

indar asesoría jurídica integral, eficiente y de calidad a quien lo solicite.

-

Involucrar a los prestadores de servicio social para que sus actividades las
desarrollen en zonas urbanas marginadas.

y Servicio Social, convocó a principios de este año a todos los
coordinadores y personal para invitarlos a lograr una mayor
participación e involucrarse más con las actividades establecidas
por los convenios firmados entre la Universidad e instituciones de los sectores públiro, privado y desarrollo social. Por mencionar
uno de ellos, la creación del Centro Virtual de Servicios signado por el Rector Dr. Luis J. Galán Wong y la Fundación ''Vamos
México", que ronsiste en la instalación de equipo de cómputo para enlazar, infom1ar y orientar a las organizaciones sociales
civiles. Este centro puesto en marcha el 14 de febrero está ubicado en la Capilla Alfonsina. El recurso humano lo proveerá la
DVSS por medio de prestadores de servicio social.

De igual manera tenernos convenios ron la SEDESOL en programas de Desarrollo Integral para la Comunidad (DIC), Brigadas
al Sur del Estado, Vacaciones Productivas, con el municipio de Monterrey, el DIF Nuevo León, la Comisión Estatal de los ~
Humanos o en el área de Vinculación en programas romo las Clínicas Empresariales.

- Diplomado en Servicio Social
- Cursos de actualización para el personal administrativo

=

Por medio de una revisión permanente de las entidades involucradas en el
Servicio Social determinar su impacto comunitario.

-

·-

Crear un _m&lt;;&gt;delo de Vincul~ción que, además de responder con eficacia a
los requenm1entos de la sociedad, sea autofinanciable.

-

---

Involucrar más a las entidades relacionadas con el Servicio Social por medio
de eventos como:

=

- Premio a la Excelencia en el Servicio Social.
- Reuniones de Trabajo con los receptores del SS.
Proyectar las actividades de la DVSS por medio de la publicación del Boletín 1
DVSS, posters, trípticos y conferencias.

-Promover el reconocimiento del valor curricular del Servicio Social como la
activid?d que cierra el círculo de la formación integral: conocer-hacer-ser
y serv,r.
Implementar el software para operar eficientemente el sistema administrativo
del servicio social en beneficio del prestatario y para todos los organismos
receptores.
Brindar asesoría y respaldo jurídico y comprometerse en la defensa de los
Derechos Humanos de las personas más des_protegidas.

·-

Realizar un diagnóstico socioeconómico, técnico y ecológico de las condiciones
actuales en las áreas rurales y su interacción con la sociedad. Realizar
propuestas para lograr un desarrollo rural sustentable.
Llevar a cabo un estudio sobre el mercado laboral de nuestros egresados.

!

:

�,
IUTIRIZAOldl Y1118110101 11
Primer Congreso lnternaciona1
de Educación para la Vida

Lic. Elisa Navarro Cortés

PlAZII IE IERVIOII IIOlll

Durante los primeros meses del año que
acabamos de iniciar, la DVSS llevó a cabo el
proceso de asignación y autorización de plazas
de servicio social para los estudiantes de nuestra
universidad.

rofesionista que no da un servicio social en su vida diaria,
iesgo de convertirse en un mercenario, o lo que es peor, en
ivo para su país, que de lo que tiene urgencia son de miles
nes de activos".
Josefina Vázquez Mota, 2002.

"El Servicio Social surge hace más de 70 años
como una actividad de vocación de servicio a la comunidad;
como un compromiso de correspondencia entre los que
formalmente han adquirido saberes en las instituciones de
educación superior y los que han sido menos afortunados
en la ruta de las oportunidades", afirmó Elisa Navarro
Cortés, directora de Vinculación y Servicio Social, durante
el Primer Congreso Internacional de Educación para
la Vida.
"En el debate nacional sobre el 'deber ser' del servicio
social sigue estando, por un lado, el concepto de la
retribución social que tiene que ver con la asunción de
actitudes y la introyección de valores y por otro, el desarrollo
de conocimientos, habilidades y competencias inherentes
a la formación profesional, centrándose la discusión en si
lo esencial en el servicio social es lo que aprende el
prestador o lo que recibe el destinatario; aun más, si todo
acto de servicio implica un aprendizaje y de qué tipo de
aprendizaje estaríamos hablando".
Añadió que: "Ambos objetivos pueden conjugarse. El hecho
de que las universidades sean responsables de administrar
este proceso plantea la necesidad de que el SS tenga que
ver con lo pedagógico, con una experiencia de aprendizaje
que pueda ligarse a las otras funciones sustantivas de la
universidad: docencia, investigación y extensión.
Como un requisito de titulación y con el objetivo de "adquirir
una actitud de servicio hacia la comunidad mediante el
conocimiento, la investigación de sus problemas y la
participación en la solución de los mismos", todos los
universitarios deben realizar un mínimo de 480 horas de
actividades. Se trata de una actividad obligatoria por
mandato constitucional concebida como un instrumento
para la superación de rezagos sociales, que sin embargo,
poco o nada ha tenido que ver en la formación académica
de los estudiantes".
La reingeniería y la calidad a la que nos convoca nuestro
Rector, los preceptos del Programa Educación para la Vida,
plantean al servicio social un redimensionamiento, nuevos

Las autorizaciones tuvieron lugar del 27
de enero al 21 de febrero, los cambios
extemporáneos del 17 de febrero al 7 de marzo
y la entrega de nombramientos del 17 al 31 de
marzo.

métodos, prácticas y formas creativas que permitan ligar
objetivos en ambos sentidos: que tienen que ver con la
formación integral y en el de servicio y retribución social.
"Las ventajas de la fuerza energética y productiva que
representan los más de 1O mil jóvenes que anualmente
realizan actividades de servicio social de nuestra
universidad son obvias. Sin embargo, en los prestadores
evidentemente se da un proceso de aprendizaje que aún
no ha sido dimensionado, evaluado ni medido para
determinar su impacto real. Asumimos que ha tenido que
ver de alguna manera con el fortalecimiento de una
conciencia social y de auto-conocimiento, pero no hemos
diseñado instrumentos para medir cuánto ha impactado
en su formación estrictamente académica-profesional."
Durante su ponencia, la licenciada Navarro señaló además
que: "Es un hecho que los valores no se adquieren por
discurso; se aprenden con la congruencia entre el decir
y el hacer, ~n la vida aplicada y no en las teorías.
Enfrentar problemas y situaciones en contextos reales
fortalece las capacidades de los estudiantes y los sensibiliza
desde el punto de vista humano. Aplicar sus competencias
en la práctica y obtener resultados concretos elevan su
autoestima redundando en su seguridad personal y
profesional.
El servicio social curricular puede ser ese gran puente del
logro de la formación integral; pero su solidez tendrá que
provenir de un proceso educativo formal, integrado al plan
de estudios, con objetivos académicos específicos,
mesurables, sujetos a evaluación; de esta manera podrán
valorarse mejor las amplias posibilidades que tiene como
un instrumento ideal para formar mejores profesionistas,
pero también mejores seres humanos.
El servicio social es sin duda la mejor Educación para la
Vida que refrenda la misión de la universidad y una
oportunidad para aprender más allá de lo profesional, para
forrr:1arse como persona mediante la introyección de valores
derivados de la práctica social , de la solidaridad e
interiorización de los problemas que vive nuestra
comunidad".

'I

Así, durante el mes de enero fueron
asignados los estudiantes de las facultades de
Enfermería, Odontología y Medicina. En febrero
tocó el turno a Arquitectura, Salud Pública y
Nutrición, Ingeniería Mecánica y Eléctrica,
Medicina Veterinaria y Zootecnia, Organización
Deportiva, Filosofía y Letras, Trabajo Social,
Agronomía, Ingeniería Civil, Ciencias Físico
Matemáticas, Ciencias Biológicas, Ciencias
Políticas y Administración Pública, Música, Artes
Visuales, Artes Escénicas, Ciencias de la
Comunicación, Medicina Q.C.B., Ciencias
Químicas, Derecho y Criminología, Psicología,
y las preparatorias Técnica Médica, Técnica
Pablo Uvas, la No. 16 y la Álvaro Obregón.

En marzo se efectuó la asignación del
Instituto Regiomontano, Ciencias Forestales
'
Ciencias de la Tierra, y de las preparatorias No.
5, 17y20.
Para prestar sus servIcIos en 533
dependencias, se asignaron 5,211 estudiantes
en total: 1,769 fueron destinados al sector social,
143 a asociaciones civiles, 1,333 al sector
universitario, 614 al sector privado y 495 a
dependencias administrativas.

�COLOQUIO INTERNACIONAL
SOBRE SERVICIO SOCIAL COMUNITARIO
COAHUllA

El SERVICIO SOCIAL
hacia la construcción de un modelo
para la Formación Profesional
y el Desarrollo Social.

í
t

Coordinaremos el Programa:
"Desarrollo de Proyectos de Vinculació on

Enseñar- a servir es aprender a vivir

~,

•·a,,

....._.,

t-í}

q)

ector S · ' ~--

la

última semana de febrero, la Lic. Elisa Navarro Cortés, Directora
de Vinculación y Servicio Social, participó en la 11 Reunión de Responsables
de Vinculación de las Instituciones de Educación Superior de la Zona Noreste
2003, organizada por la Universidad Autónoma de San Luis Potosí, que fue
inaugurada por el Rector lng. Jaime Valle Méndez, en donde se tomaron
importantes acuerdos sobre el tema.
El anfitrión fue el lng. Armando Viramontes, Director de la División de
Vinculación de la UASLP, y estuvieron presentes la Universidad Autónoma
de Nuevo León, Universidad Autónoma de Coahuila, Instituto Tecnológico
de la Laguna, Universidad Tecnológica de Coahuila, Universidad Autónoma
de Zacatecas, Instituto de San Luis Potosí, Instituto Tecnológico de Nuevo
León.

'
ORGANIZADORES
Lic. Josefina Vázquez Mota
Secretaría de Desarrollo Social

'

~

Dr. Reyes S. Tamez Guerra
Secretario de Educación Pública

ª,a
~

Dr. Pablo Farías Campero
Representante de la Fundación Ford
para México y Centroamérica

t;;J

Dr. Luis Galán Wong
Rector de la Universidad Autónoma de Nuevo León

a
t;t

Mtro. Jorge Luis lbarra Mendívil Secretario General Ejecutivo de la Asociación Nacional
de Universidades e Instituciones de Educación Superior

:i,

septiembre 23 a 25 de 2003
,.,,,._DE

....,,,

BlOCl)I,

ff

Fundación Forcl

-

..___,,,

La agenda incluyó la presentación de avances de proyectos, derivados de
acuerdos de la Primera Reunión del año efectuada en la Universidad
Autón&lt;?~~ 9e Coahuil? el pasado mes de noviembre, entre los cuales figuran:
R_edef1ni~,ion de funciones y tareas del ~rupo Permanente de Trabajo de
Vinculac1on de las IES Zona Noreste, Unidades de Vinculación Normativas
para la vinculación, entre otros.
'
Entre los principales acuerdos destacan, la necesidad de contar con Unidades
de Vinculación en cada facultad o escuela, redefinir sus funciones, la urgencia
de contar con personal profesional de tiempo completo dedicado a las labores
de vinculación, redefinir el estatus de esta área a nivel de la estructura
administrativa institucional.
Asimis~o, se concluyó que hace falta un programa permanente de capacitación
profes1on~I, así como uno de formación de gestores de vinculación, de la
1mportanc1a de tener un programa continuo de seguimiento de egresados,
de ligar los objetivos académicos de servicio social y práctica profesionales
a proyectos con el sector productivo, a contar con una red interinstitucional
que garantice el flujo_ de información para potenciar las oportunidades, así
como con un portafolios de casos exitosos que sirvan como referencia a las
actividades actuales y de desarrollar un programa importante de vinculación
con el sector social.
Se designó a la Lic. Elisa Navarro para coordinar los trabajos del programa
"Proyectos de Desarrollo Social", aceptando además la sede de la 111 Reunión
del Grupo Permanente de Vinculación del Noreste del país, a efectuarse 29
y 30 de mayo del año en curso.

�NUEVO REGlAMENTO DE SERVICIO SOCIAl

la Facultad de Trabajo Social de nuestra Universidad

fue sede del Congreso Internacional "Violenciá y Justicia Social",
que se llevó a cabo en coordinación con la prestigiada Asociación
Río Bravo, una agrupación de profesores universitarios del norte
de México y de Texas. Este evento se realizó en la Biblioteca
Magna universitaria, asistiendo en representación del Señor
Rector Dr. Luis J. Galán Wong, la Lic. Elisa Navarro Cortés,
Directora de Vinculación y Servicio Social, quien declaró
inaugurado el evento, exhortando a los participantes a sumarse
a una gran cruzada contra la violencia en cualesquiera de sus
formas, como principio de defensa de la dignidad humana.
La directora de la Facultad de Trabajo Social, Lic. Luz
Amparo Silva Morín, dio la bienvenida a los participantes, de
los cuales 25 representaban a instituciones de Texas y el resto
de nuestra ciudad asistiendo como invitados de honor el Dr.
Mark Welsh en representación de la Asociación Río Bravo y el
Lic. Roberto Rebolloso, director del Departamento de Ciencias
Sociales de la UDEM, formando también parte del Presidium la
Mtra. Graciela Jaime Rodríguez, Subdirectora de la División de
Posgrado de la Facultad de Trabajo Social.
El incremento de la violencia en todos los espacios de
la vida cotidiana en los Estados fronterizos de la Unión Americana
y en Texas, así como en nuestro país en particular, motivaron
el conjuntar esfuerzos para abordar este sensible tema de interés
para nuestra sociedad.

Sede: Facuttad de Trabajo Social

' C[lllUll~[ll t !U~U~[ll
~U~[lll Ull lúú!~[~U"
En el Congreso se tocaron relevantes aspectos
relacionados con los actores de la violencia cotidiana, violencia
intrafamiliar, discriminación racial, luchas de sobrevivencia en
el espacio fronterizo, prácticas socioculturales y económicas de
prevención a la violencia, violencia y construcción de identidades,
la educación como medio para la construcción de la justicia
social, las luchas por la justicia social en
el espacio fronterizo, la violencia contra
las mujeres y otros.
Durante el evento se presentaron
asimismo los hallazgos de la Dra.
Christina Krause, profesora titular de la
Facultad de Pedagogía de la Universidad
de Gottingen, Alemania, de un estudio
realizado durante 4 años en escuelas
primarias que concluye que incluso la
entrada a la escuela puede acarrear para
muchas personas problemas psicológicos,
físicos y sociales como: disminución de
la autoestima, un incremento de
problemas afectivos, un ascenso de
conflictos violentos al interior del aula y
un deterioro preocupante de la salud física
a raíz del estrés (dolor de cabeza, dolor
abdominal, insomnio, etc)

La Lic. Elisa Navarro Cortés, a nombre del Dr. Luis J. Galán Wong,
Rector de la UANL, declaró inaugurado el Congreso.

La Dra. Krause propone que esto
se puede solucionar a tiempo, mediante
un programa psicológico de apoyo que
ya ha tenido muy buenos resultados
desde hace dos años que se aplica en
varios estados de la Federación Alemana.

SIASS -SOFTWARE PARA lA DVSS

Bajo el principio básico que dio origen al servicio social
y conforme a los estatutos de la Ley Nacional que
establece que el servicio social es una práctica obligatoria
y retributiva de los estudiantes universitarios hacia la
comunidad, la DVSS realizó junto con los coordinadores
de las Facultades un estudio con el objeto de actualizar
y adecuar el Reglamento del Servicio Social.
Destacan en su contenido un marco jurídico, la naturaleza
del servicio social, los fines que persigue la Universidad,
la estructura orgánica y su representación a través de la
Dirección de Vinculación y Servicio Social, las funciones
y obligaciones que adquiere el estudiante, el director, los
coordinadores y cada una de las dependencias a las que
se asignan recursos humanos, el significado del servicio
social, los controles y evaluación.
Se contemplan además aspectos de la duración ,
constancias de liberación y registro de programas, entre
otros puntos.
La idea es de que tanto el estudiante prestador, como las
oficinas o dependencias y los coordinadores cuenten con
una mejor herramienta que les facilite el trámite y conozcan
la responsabilidad y el compromiso que adquieren al
representar a su facu ltad y a la universidad ante la
comunidad y con ello nos permita evaluar el impacto
social de esta actividad.

La Universidad firmó recientemente un contrato con la empresa
Peoplesoft con la finalidad de estandarizar la plataforma de sus
sistemas administrativos. La DVSS actualiza su base de datos
en colaboración con destacados ingenieros de la FIME.
Este software permite saber quiénes, dónde, cuándo y cómo
hicieron los prestadores su servicio social; reportes, altas, bajas,
fechas de asignación, trámites de liberación, registro y oferta en
la Bolsa de Trabajo o bien, insaibirse a los programas Brigadas
al Sur del Estado o Vacaciones Productivas.
El sofl.ware fue diseñado como un sistema inteligente, interactivo,
de fácil manejo para ahorrar tiempo al usuario.
A partir del mes de marzo los universitarios podrán ingresar al
Sistema Integral Administrativo del Servicio Social (SIASS).

�UANl YLA FUNDACIÓN VAMOS MÉXICO INAUGURAN

Y agregó: "Ésta es una magnífica oportunidad para que el
Centro Virtual y de Servicios no solo conecte, sino también
junte a las empresas, a las organizaciones públicas y privadas
y podamos ver y palpar las necesidades que tienen para cubrir
los servicios sociales".
Mediante este tipo de espacios se pretende también
profesionalizar a las asociaciones que hacen labor altruista
entre los grupos sociales más desprotegidos del país.
Por su parte, Miguel Angel Aguilar, director general del Centro
Virtual de Servicios del Instituto de la Fundación Vamos
México, afirmó: "El beneficio es enorme, el 95 por ciento de
las organizaciones de la sociedad civil trabajan con una enorme
voluntad y con un gran entusiasmo, pero creemos que para
sacar mayor provecho a toda esa voluntad hay que capacitarse,
hay que profesionalizarse".

El Dr. Miguel Angel Aguilar indicó que en Nuevo León existen 600 asociaciones civiles,
Y que se pretende establecer otros centros.

"Hay muchas organizaciones que no están formalizadas, que
se reúnen por esta buena voluntad y este compromiso de
ayudar a los demás, pero no se han formalizado. Con eso pierden muchas ventajas, como deducir impuestos por sus donativos",
explicó Aguilar.

Este espacio es auspiciado p
Fundación 11amos México', pres
por la señora Marta Sahagún d

En las instalaciones del CRS en la Capilla Alfonsina se impartirán cursos presenciales, semipresenciales y en línea, como
habilidades básicas con el Internet, administración y contaduría entre otros.
Autoridades universitarias y del gobierno durante el corte de listón en la inauguración del
Centro Regional de Servicios que será operado por estudiantes de la U.A.N.L. a través de su
servicio social en las instalaciones de la Capilla Alfonsina.

Un

espacio que buscará canalizar de manera efectiva la labor social de
las Organizaciones no Gubernamentales se inauguró el pasado 14 de febrero en
la Universidad Autónoma de Nuevo León.
Se trata del Centro Regional de Servicios que auspicia la Fundación 'Vamos
México', presidida por la señora Marta Sahagún de Fax y que será operado por
estudiantes de la UANL a través de su servicio social.
Las instalaciones ubicadas en la planta baja,de la
Biblioteca Universitaria 'Capilla Alfonsina' cuentan
con 1O computadoras con acceso a Internet, al
servicio de las instituciones o empresas que deseen
brindar ayuda a alguna asociación en particular,
podrán pedir asesoría, incluso hasta realizar su
propia web.
La inauguración del Centro Regional de Servicios
(CRS) estuvo a cargo de Luis J. Galán Wong, Rector
de la UANL, Miguel Ángel Aguilar, director general
de Centro Virtual y de Servicios del Instituto de la
Fundación 'Vamos México', la señora Eleonora
Cárdenas de Larrazábal, presidenta del DIF San
Nicolás, Maca Garza Lagüera de Romo, presidenta
de la Asociación Filias, y Elisa Navarro Cortés,
directora de Vinculación y Servicio Social de la UANL.

El Dr. Luis J. Galán Wong, Rector de nuestra Máxima Casa de Estudios,
durante su discurso de inauguración del Centro Regional de Servicios.

Indicó que solo en Nuevo León existen 600 asociaciones
civiles, por lo que se pretende establecer otros centros.
Actualmente ya funcionan tres: en el ITESM, en el Consejo
Estatal de las ONG's y en la UANL.

"Así cumplimos con el acuerdo de la ANUIES, que
iniciamos en septiembre en la ciudad de Monterrey
con la presencia de la señora Marta Sahagún y que,
a través de la Fundación 'Vamos México', la ANUIES
que agrupa a 124 universidades en todo el país, la
UANL hace realidad", señaló Luis J. Galán Wong.

El representante de la Fundación 'Vamos México' añadió que para fin de año se planea tener 64 centros en el país, hasta el
momento se tienen 12 instalados, 2 en San Luis Potosí, 2 en Coahuila, 2 más en el Estado de México, etc.
Precisó que la inversión total asciende a cinco millones de pesos, misma que fue donada por Microsoft System.
Durante la inauguración del centro, estuvieron presentes Eleonora Cárdenas de Larrazábal, presidenta del DIF San Nicolás y
Osear Torre Gómez, Secretario de Desarrollo Humano y del Trabajo.

lúttutt Umrn Ltw..... liurn Uu liuiuu

convoca asumarse ainiciativa

A nombre de las Asociaciones Civiles de Nuevo
León, Maca Garza Lagüera de Romo, presidenta de la
Asociación Filios, A.C., elogió la conjunción de esfuerzos
gobierno y universidades para eficientizar la labor de las
organizaciones.
"La idea de la Fundación 'Vamos México' de crear estos
centros regionales que serán operados por las instituciones
de educación superior, en este caso la UANL con la
participación generosa de jóvenes prestadores del servicio
social, nos brindará más posibilidades para que las
organizaciones de la sociedad civil logremos profesionalizar
nuestras acciones y tengamos mejores resultados para
quienes tanto esperan de nosotros", comentó la presidenta
de dicha Asociación.
Garza Lagüera de Romo expresó que resulta muy positivo
este enlace estratégico para erradicar de una forma más
efectiva los rezagos que aún sufre la comunidad.
"Invito desde aquí a todas las asociaciones para que,
compartiendo este deseo de apoyar a nuestro prójimo,
nos sumemos a esta importante iniciativa", concluyó Maca
de Romo.

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principios del mes de frebrero de este año, el lng. José
Antonio González Treviño, Secretario General de la UANL,
dio el banderazo de arranque formal al proyecto de Certificación
de Calidad ISO 9001 :2000 en la Sala de Juntas de la DVSS.
Durante el evento, el lng. González hizo patente el profundo
interés que tiene el Rector Luis J. Galán en que todas las
dependencias a su cargo funcionen a un nivel óptimo de
excelencia. "Estoy aquí para reafirmar el compromiso y la
confianza que tenemos en que esta Dirección logrará la
Certificación ISO 9001 :2000", dijo.
Así, esta meta se convierte en una de las principales para este
año de la Dirección de Vinculación y Servicio Social.
Durante la ceremonia de inicio estuvieron presentes, además
de las autoridades universitarias, los ingenieros Jaime García
y Gerardo Guerrero, respectivamente, Director de Beyond
Quality Systems y consultor especializado de la misma
empresa, que será la encargada de otorgar la certificación.

"Estamos ya en el camino de la calidad total y entrando justamente
en estos momentos al proceso de certificación. Esperamos
lograrlo en unos cinco o seis meses o antes, si es posible",
informó la licenciada Elisa Navarro Cortés, directora de la
DVSS.
Como parte de sus exigencias a partir de este semestre la
dependencia universitaria atenderá cada una de las
observaciones que realicen los acreditadores. El objetivo seguirá
siendo un mejor servicio a los estudiantes y la calidad de atención
a las comunidades menos favorecidas del Estado.
Ya iniciaron los cursos de concientización al personal que labora
en la DVSS, y se procederá a la revisión de la Misión, Visión
y Valores como punto de partida para definir finalmente la política
de calidad.
Así, la DVSS se une a otras dependencias de la
administración central, como el Departamento de Escolar y
Archivo de la UANL que recién inicia el proceso rumbo a la
CALIDAD.

BEYOND QUALITY SYSTEMS

�EN LA DVSS
YA ESTAMOS
TRABAJANDO PARA
LOGRAR EL
ISO 9001: 2000 ...

�</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>�1

BOLETIN No 7 / OIRECCION DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

BOLETIN No 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

2

Directorio
Dr. Luis J. Galán Wong
Rector
lng. José Antonio González Treviño
Secretario General
Lic. Elisa Navarro Cortés
Directora de Vinculación y
Servicio Social

¿yA LIBERASTE TU SERVICIO SOCIAL?
Si terminaste o estás por terminar tu servicio social, algo que no debes dejar de hacer, es
iniciar tu trámite para la carta de liberación, un documento que necesitarás al momento de tramitar
tu título profesional.
Recuerda que sólo tienes tres meses, a partir de que se cumplan los seis meses de Servicio
Social. De otro modo, éste se te podría cancelar.

REQUISITOS PARA TRAMITAR LA CARTA DE LIBERACIÓN
Lic. María del Castillo Guzmán
Coordinación Editorial
Aldo lbarra Villarreal
Roberto C. Rangel Ramírez
Alejandro Israel Hemández Garza
Edgar Gerardo Hemández González
Diseño
Arq. Anaximandro Olmos
Adrián E. Serrones Hemández
Efraín Aldama Villa
lván Caldelas Cervantes
José Juan lbarra Rivas
Colaboradores
Lic. Alfonso Guerrero Chapa
Lic. Juan José Garza Mata
lng. Lourdes Canseco Méndez
lng. Ma. Guadalupe Ramírez
Consejo Editorial
Ramiro Rodríguez Barrios
Distribución
Imprenta Universitaria
Imprenta

1.- Original y dos copias de la carta constancia de terminación del Servicio Social expedida por
el titular de la dependencia donde se realizó, dirigida a la directora de Vinculación y Servicio Social
de la UANL, Lic. Elisa Navarro Cortés.

2.- Original y copia del nombramiento, expedido por la Dirección de Vinculación y Servicio Social
de la UANL al inicio de tu servicio social.
3.- Original mecanografiado del informe global de actividades, en tamaño carta, dirigido a la
directora de Vinculación y Servicio Social de la UANL, firmado por el estudiante y avalado por el
responsable de la dependencia donde lo realizó.

4.- Copia actualizada del acta de nacimiento.
5.- Recibo de pago expedido por la Tesorería General de la UANL.
Horario: lunes a viernes de 8:00 a 14:00 horas.

tono
R fue el anfitrión e la
charla para estudiantes de distintas dependencias.
Fue impartida por el Lic. Mario Alberto Aguilar, quien
comentó a tos estudiantes los riesgos del tabaquismo.

·un cigarrillo contiene más de 4,000 sustancias
tóxicas, entre ellas, nicotina, plomo, aomo y mercurio,
que van directamente hacia los pulmones", explicó.
Otro dato que dio a conocer fue que los

fumadores activos tienen menos riesgo de enfermarse
que los fumadores pasivos. ªLa lista de enfermedades
relacionadas con el consumo de tabaco es larga,
entre ellas cáncer pulmonar, de garganta, de boca,
de lengua, enfisema pulmonar, bronquitis crónica,
diversas enfermedades cardiacas, arteriales,
disfunción sexual, etc."

DVSS No. 7 Boletín de la Dirección
de Vinculación y Servicio Social.
liraje 1,500 ejemplares.
Universidad Autónoma de Nuevo León
Av. Alfonso Reyes 1100,
Tel. 8329 -4007

En estos tiempos de estrés y presión, muchas
personas buscan relajarse y encuentran en el fumar
una manera para disminuir sus tensiones. Los;
estudiantes no son la excepci6n. Portal motivo
llevó~ QJNt'.COl'lfeténda'$Clbre~tabaquismo el
pasa
eA'la~ dEttisós múltiples No. 2 dificulta
de la •
· __
• liltuo_ _ _ _ _ _ _J,,....,._._...
··

las enfermedades más peligrosas
efcigarroes la EPOC (Enfermedad
bstttictiva Crónica) que es un
. Se manifiesta con tos aónica,
· , abundante mucosidad,
dolor de PEPl&lt;&gt; y abdomen.

�3

BOLETÍN No. 7 I DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

BOLETÍN No. 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

4

Hoy en día las propuestas de trabajo son
abordadas no sólo por los egresados: existe un sector
estudiantil que empieza a formar parte del sector
productivo, gracias al interés de los propios alumnos
y a las oportunidades que ofrecen las distintas
empresas del Estado.

28 institucillas da la
participan en al 11■-

Es por eso que el pasado 2 de junio, la Dirección
de Vinculación y Servicio Social de la UANL realizó
una visita a la empresa Galvak, S. A. de C. V., con el
propósito de estrechar el vínculo de colaboración en

los días 29 y 30 de mayo, la
Universidad Autónoma de Nuevo León fue

beneficio de los estudiantes.

sede de la Tercera Reunión de Responsables
La Lic. Elisa Navarro Cortés, directora de la
DVSS conversó con el Lic. Gustavo Adolfo Gallardo
Garza, director de Planeación y Organización y el Lic.
Felipe Camacho Becerra, encargado de Integración
de Capital Humano de la empresa productora de lámina
galvanizada, ubicada en el municipio de San Nicolás
de los Garza.
"Se siente un ambiente laboral grato, un
excelente trato personal y profesional. Hemos hablado

de Vinculación de las Instituciones de
Educación Superior de la Región Noreste de
laANUIES.

En la reunión que tuvo como sede
la Biblioteca Universitaria 'Capilla Alfonsina', se dieron cita 19
Instituciones de Educación Superior de los Estados de Coahuila,
Durango, San Luis Potosí, Tamaulipas, Zacatecas y Nuevo León,
para intercambiar ideas sobre las nuevas tendencias en vinculación,
además del Modelo de Seguimiento de Egresados que se lleva
a cabo en el sistema de tecnológicos.

de organizar una segunda reunión para entablar
proyectos específicos para alumnos
que muestran un perfil con miras a
formar parte de la empresa al realizar
o

terminar

sus

prácticas

profesionales", informó después de
la visita la Lic. Navarro.
De concretarse un convenio de

La asamblea estuvo presidi
directora de Fomento a la
en representación del R
Falcón Dávila, Edgardo GtmW!ttrl
grupo d
jo y
Vincula ·

por Lourdes Ruiz Lugo,
curáción de la ANUIES;

WQng, el lng. Ew,rcJo
rdinacftPdet

colaboración, se beneficiarán

·se asumi
mpromiso de desarrollar un Modelo de
Vinculación Social que pennita a las instituciones proyectarse a

principalmente los estudiantes del

la comunidad, con pertinencia y eficiencia, en comunión con

área de ingenierías, aunque Galvak,
empresa ganadora del Premio Nuevo
León a la Calidad, mostró interés en

recibir estudiantes de las distintas
áreas del conocimiento.

amplios sectores de la población, se unen al reclamo y demandas
de los mismos, sumando esfuerzos con el gobierno federal, estatal
y municipal, así como con diversas asociaciones, para acudir en
su apoyo atendiendo y dando respuesta a sus demandas.

0BJOIV0S
El objetifo general de las ANUIES es integrar y llevar a
cabo su función impü1sora y orientadora en el desarrollo social
de los Estados y que asuman un papel protagónico en la planeación
de todos los escenarios socio-económicos, que la comunidad se
beneficie con los servicios de calidad que los universitarios les
proporcionen para et desarrollo sustentable de la población y
lograr que el estudiante adquiera una actitud de servicio hacia la
misma, se involucre y participe en la solución de los distintos
problemas, fortaleciendo con ello su formación profesional y
humana.

Desde hace más de 70 años la Dirección de Vinculación
instituciones del estado y grupos no gubernamentales·, indicó la
y Servicio Social de la UANL promueve estrategias de acción
titular de la DVSS de la UANL.
tales como: extensión y difusión del conocimiento, organización
y desarrollo de la comunidad, realización ·de proyectos
Las Instituciones de Educación Superior,-conscientes del interinstitucionales y multidisciplinarios tendientes a resolver
papel social que les corresponde y de las necesidades en problemas.

�BOLETÍN No. 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

s

BOLETÍN No. 7 I DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

0

--•IAA_,N_
·.a,-;...,.. .

.

RESUDIDOS DE 1A RBINIÓN
Ya que la mayor parte de las asociaciones
requiere de: or1entacl6n en la recaudacl6n de fondos,
profeslonallzaclón, ayuda con trabajo voluntario,

1

establecer relacl6n con otras asociaciones de ayuda ~
a la comunidad.

Feria de Organizaciones de Asistencia Social
y Desarrollo Humano

Bajo el lema 'Conocemos para ayudar, juntos
logramos más' el pasado 22 de mayo se reunieron cerca
de 200 instituciones, grupos y asociaciones de asistencia
social.

La Lic. Elisa Navarro atendió personalmente a muchos de los asistentes.

Se acordó establecer un segundo
encuentro, mediante el cual se extienda la
promoción de las asociaciones entre la
comunidad de Nuevo León.
Se estableció un comité de organización
y representación, Integrado por dependencias
que tengan relación con las asociaciones de
asistencia social y las Universidades, UdeM,
ITESM y la UANL.

En este evento,
la UANL estuvo representada por la Dirección de
Vinculación y Servicio Social a

En lo que fue la Feria de Organizaciones de
Asistencia Social y Desarrollo Humano, en el encuentro
se elaboraron mesas de trabajo para establecer las
necesidades y posibles líneas de colaboración conjunta.

Para planear el contenido del segundo
encuentro, se Integró un comité con asociaciones
con experiencia en redes.

cargo de la Lic. Elisa Navarro,
quien detalló a los asistentes los
programas de acción comunitaria en
que participan estudiantes de las

La reunión se llevó a cabo en instalaciones del
Centro Internacional de Negocios, Cintermex.

facultades y escuelas preparatorias de la
Máxima Casa de Estudios de nuestro estado.

OBJmvos

*
*
*

Favorecer el intercambio, la vinculación de experiencias
y el profesionalismo de las asociaciones.
Presentar a la comunidad nuevoleonesa la misión y
servicios que ofrece cada asociación, así corno sus
necesidades.
Informar a la comunidad sobre sus programas
asistenciales.

-~---------

El stand de la DVSS fue muy visitado por el público.

La Lic. Navarro explicó los mecanismos

para el registro de programas para el Servicio Social

Durante la Feria de Organizaciones de
Asistencia Social y de Desarrollo Social estuvo
presente Verónica Ortlz de Ellzondo, presidenta
del Patronato DIF, Nuevo León, quien seflaló
que mediante este tipo de estrategias se pretende
aplicar conocimientos y participar, fomentar la
unión de todos los elementos.

en distintas áreas profesionales oon espíritu de calidad

y servicio en su desempeño, y extendió una atenta
invitación a las 200 asociaciones ahí presentes para
insaibir sus programas y aumentar las posibilidades

de ayuda y orientación que necesiten.

------'

Asistió también el secretarlo de Salud del
Estado, Dr. Jesús Zacarfas Vlllarreal, quien dijo
que sólo con una buena comunicación y
conocimiento entre las dlstlr-1tas asociaciones se
puede evitar la duP-llcldad de esfuerzos.

La Lic. Elisa Navarro, al centro, acompañada de una parte de su

equipo de colaboradores.

�,

BOLETÍN No 7 I DIRECCIÓN DE VINCULACION Y SERVICIO SOCIAL

BOLETÍN No. 7 I DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

a

APOYO ACOMUNIDADES MARGINADAS
"Vacaciones Productivas" es un programa que
busca fortalecer el desarrollo integral de los niños y
niñas que pertenecen a comunidades con alta
marginación y pobreza, a través de actividades
encaminadas a la práctica de valores, del deporte,
la recreación y de otros temas que contribuyan a
mejorar su calidad de vida.
En la operación de Vacaciones Productivas
se utiliza un esquema de concertación institucional
en el que además participan los DIF municipales, la
Secretaría de Educación, el municipio de Monterrey
a través de su Dirección de Parques Municipales y
las direcciones de Seguridad Pública de los municipios
participantes.
Con un himno a la niñez y a la esperanza el
4 de agosto las "Vacaciones Productivas" que en este
2003 captó la energía de 23,787 escolares de 38
municipios del estado de Nuevo León, se llevó a cabo
la clausura de este evento que ya se ha llegado a
1l constituir en una tradición que beneficia a la niñez
0 del estado de Nuevo León.

s
En el Parque España se realizó la clausura de
este programa que auspician el DIF Estatal y la
¡. Universidad Autónoma de Nuevo León, institución de
s educación superior que es representada por los 1,584
jóvenes que realizan su servicio social respondiendo
a esta convocatoria que se les hace en forma anual.

canciones infantiles "Formemos una orquesta",
"Iremos juntos", "El ropero" y "Que canten los niños".
"Practicaron deporte y recordaron lo
importante que es respetar a nuestros adultos
mayores", expresó Verónica Ortiz, presidenta del
DIF Nuevo León.

"Nuevo León se hace más hermoso con la
alegría de los niños, porque sus sonrisas provocan
que todos los rincones de nuestro estado se llenen
de luz, de la energía que sólo ustedes nos pueden
dar", expresó emocionada Verónica Ortiz.

umvers1tanos el esfuerzo realizado para el éxito del evento.

Con estas "Vacaciones Productivas" se cumplió
el objetivo de mantener ocupados a los pequeños en
este periodo de receso escolar para evitar el
incremento de los índices de maltrato y violencia
intrafamiliar, así como el hecho de los que los menores
salgan a trabajar en la calle exponiéndose a riesgos.

MUNICIPIOS PARTICIPANTES:

Luis J. Galán Wong, Rector de la UANL,
explicó que esta estrategia de desarrollo comunitario
surgió como resultado de la firma de un convenio
de colaboración que se realizó en 1998 entre el DIF
Nuevo León y la Máxima Casa de Estudios.

Monterrey, San Nicolás de los Garza, Apodaca, García,
Juárez, Escobedo, Santa Catarina, Guadalupe, Linares,
Sabinas Hidalgo, Montemorelos, Allende, General Terán,
Santiago, Rayones, Cadereyta, Ciénega de Flores,
Hidalgo, Abasolo, Zuazua, Marín, El Carmen, Anáhuac,
Villaldama, Agualeguas, Parás, Higueras, Dr. González,

C

"La mecánica de este programa consiste en
que los estudiantes de servicio social de nuestras
facultades y preparatorias participen a través de la
O Dirección de Vinculación y Servicio Social de la
Universidad; son ellos el pilar de la instrucción a los
menores ya que ellos tienen la función de impartir los
temas que se ven en el programa", detalló el
rector.
En el escenario instalado en el Parque España
desfilaron pequeños provenientes de Melchor
Ocampo, la Escuela Primaria "15 de Mayo" y el Centro
DIF Nuevo León 18 para interpretar las

El Dr. Luis J._ Galán Wong, Rector de la U.A.N.L. agradece a los

Los Ramones, Melchor Ocampo, General Treviño, Los
Herreras, General Zaragoza, lturbide, Galeana,
Aramberri, Mier y Noriega y Pesquería.
Parte de la concurrida asistencia al exitoso programa
"Vacaciones Productivas".

La señor~ Veronica Ortiz de Elizondo, presidenta del DIF, durante el
discurso de clausurad "Vacaciones Productivas".

AÑO

NIÑOS

1998
1999
2000
2001
2002
2003

9,333
14,175
16,042
16,500
23,180
28,787

INSTRUCTORES
444
804
1,142
931
1,406
1,584

MUNICIPIOS
6
22
21
24
40
38

�BOLETIN No 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

9

BOLETÍN No 7 I DIRECCION DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

1

o

■ 11111.BIII-

E1 pasado 12 de junio se llevó a cabo la segunda entrega del Premio a la Excelencia en el
Cumplimiento del Servicio Social. El premio fue otorgado ante autoridades estatales y de la UANL, en

"El reconocimiento es para todos"

una ceremonia realizada en el auditorio de la Biblioteca Universitaria 'Raúl Rangel Frías'. Elisa Navarro
Cortés, directora de Vinculación y Servicio Social, expresó que mediante este programa, miles de
estudiantes aplican sus conocimientos directamente en la sociedad. "Este evento se hace posible,
gracias a la iniciativa del actual Rector de la Máxima Casa de Estudios, Luis J. Galán Wong, quien está
convencido del valor de esta noble actividad y del compromiso de la Universidad con la sociedad

Nuestro servicio social con más de 70 años
de trad ición se enmarca en los objetivos de nuestra
Visión 2006 y del Programa Educación para la Vida
como una de las actividades formativas de mayor
valor y trascendencia para nuestros jóvenes y para
la comu nidad que recibe importantes beneficios e
impactos.

neoleonesa y de México", dijo.
Los reconocimientos fueron entregados en cuatro modalidades, Asistencial: a Claudia Cristina
Santos Lozano, egresada de la facultad de Medicina. Comunitario: José Manuel Mata Balderas, alumno
de Ciencias Forestales, Académico: Jerzaín Reyes Martínez, de la facultad de Economía. Se entregó
además el reconocimiento en la modalidad Administrativa a Ma. Concepción García Dorado, de la facultad

El servicio social cumple con el círculo virtuoso
del programa educación para la vida cuyos cuatro
pilares son saber conocer, saber hacer, saber ser y
saber servir.

de Arquitectura.
En la ceremonia se otorgaron también diplomas de reconocimiento a los directores de las facultades
de los estudiantes homenajeados.
Juan Manuel Adame Rodríguez, coordinador de
facultades de la UANL, en representación del Rector, Luis,
J. Galán Wong, pidió los datos de los estudiantes
galardonados para integrarlos al selecto grupo de 'Alfa
Talentos Universitarios'.
ibién estuvieron el Lic . Leonel
ble del Servicio Social en el
elegado de SEDESOL
al Ramos, director

t

Nuestras brigadas y jóvenes prestadores

aportan anualmente más de 5 millones de horas al
El estudiante adquiere conocimiento, lo aplica,
desarrollo de nuestra entidad. A través de ustedes,
experimenta y ante la realidad (particularmente de
jóvenes, los colores azul y oro y miles de corazones
los que menos tienen y están en desventaja social)
Tigres llevan una luz de esperanza a tantos que la
se forja como profesionista y como persona en los
necesitan.
valores más preciados del ser humano como la
solidaridad, la fraternidad y el respeto.
Gracias jóvenes por hacer del Servicio Social
El hecho de premiar y reconocer el esfuerzo, una experiencia de vida, de educación para la vida.
dedicación, compromiso y excelencia en el desempeño Tengan la seguridad y la certeza de que ésta les
de quienes se destacaron en ello y haber obtenido retribuirá y premiará todos sus esfuerzos.
en el 2002 el Premio Nacional de Servicio Social,
demuestra que los más de 12 mil jóvenes que atienden
u servicio social con pasión
r
de cuatro a cinco mil programas en todo el Estado
os en favor de otro
han cumplido.
el ben
..,_.~~•Ordia de todo,,.
s.~ _,..;....._ __.

�-, -,

BOLETÍN No. 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

BOLETÍN No. 7 I DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

hablan los ho_
menaieados
Durante un año convivió con las carencias, la falta de información, los problemas de
salud y una gran cantidad de problemas que para muchas comunidades de Chiapas y otros Estados
del sur, son ya parte de la vida cotidiana.
Claudia Cristina Santos Lozano pudo haber elegido realizar su Servicio Social en alguna
institución de salud del Estado o en el Hospital Universitario, eso hubiera sido lo más fácil. Pero
al terminar la carrera en la Facultad de Medicina decidió ir a la comunidad Esquipulas y trabajar
con comunidades indígenas, cerca del municipio de San Cristóbal de las Casas, Chiapas. Su
entrega y dedicación no fueron en vano, ya que fue distinguida con el premio a la excelencia en
servicio social que otorga la UANL.
Claudia Cristina Santos Lozano
"Fue una experiencia de crecimiento"

,

"Es una satisfacción que me den un reconocimiento, sí, pero la satisfacción la tuve con
ellos (las comunidades), la sonrisa de los pacientes, el que vinieran conmigo y me dijeran, doctora
gracias a usted ya me siento mejor después de años de sentirme mal", comentó.

Visiblemente emocionado, pero seguro en cada una de sus palabras, José Manuel Mata
Balderas calificó la distinción recibida como un compromiso para seguir apoyando a las comunidades
donde realizó sus actividades de Servicio Social.
Merecedor del premio a la excelencia de servicio social en la modalidad Comunitaria, el
universitario realizó su Servicio Social en las comunidades rurales de San Pedro, el Avileño, el Pretil,
Garza García y el Cascajoso, ubicadas a ocho kilómetros del municipio de Linares.
"Es muy satisfactorio, me siento muy honrado en tenerlo y más que nada, es un compromiso
para seguir adelante y seguir apoyando todas estas zonas que en realidad lo necesitan", dijo el estudiante
del décimo semestre de la Facultad de Ciencias Forestales de la UANL.

José Manuel Mata Baldera
"Un compromiso con la comunidlltl"

Es una formación para la vida, porque todas las experiencias que vivimos en el trayecto del
servicio social, nos ayudan a fortalecer el trato con la gente, para que no nos traten como ingenieros,
sino como amigos". Con estas palabras concluyó este alumno galardonado con el Premio a la Excelencia.

Estudiante de la Facultad de Economía, Jerzaín Reyes Ramírez, recibió el reconocimiento a la
excelencia en Servicio Social 2003 en la modalidad Académica.
"Más que nada es un honor y representa simplemente que se reconozca un poquito de lo
que uno, como prestador de servicio social llega a hacer", refirió.
"Porque a veces uno hace un gran esfuerzo y los jefes no lo toman en wenta o sim
no lo valoran", dijo.
"Invito a quienes están realizando el servicio social y a los potenciales pfllladores
se esfuercen y lleven a cabo tal compromiso, que traten de desarrollar sus cailcidades
aseguro que al final culminarán con una gran satisfacción por lo que han realizado , ase
estudiante homenajeado.

1

-, 2

�BOLETÍN No. 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

-. 3

DVSS recibe
De esta forma, la DVSS se suma a otras tres
lillrilieoendencias de la administración central de la UANL (Becas,
Centro de Evaluaciones y Escolar y Archivo), que hace unos
ñlses certificaron los servicios que ofrecen a los universitarios
y a la comunidad en general.

Fueron 5 meses de intenso trabajo, durante los cuales
los auditores de los sistemas operativos y administrativos de f
cinco áreas que integran la DVSS (Vinculación, Servicio Social,
Calidad e Innovación, Planeación y Desarrollo y Difusión"e
Imagen) llevaron a cabo la revisión de todos y cada uno de su}

"El objetivo de calidad es que el servicio social
verdaderamente cumpla con su misión, que los estudiantes sepan
conocer, hacer, ser y servir, para los cuales estamos siendo muy
selectivos para que el estudiante haga actividades propias de su
carrera," dijo Navarro.

procesos, para someterlos a revisión ante los asesores de 1
empresa certificadora de nivel internacional,
Una de las metas claves en la Visión 2006 de la UANL
es lograr que su servicio social sea un elemento formativo para
los alumnos y altamente eficiente para las instituciones que lo

úia

solicitan, lo anterior fue tomado como base por los auditores que

[jesde el inicio del proceso de acreditación, el Dr. Luis J. Galán

revisaron todo el sistema operativo de la Dirección a su cargo,

W°'1g, Rector de la UANL, manifestó su apoyo al personal de la
Dirección, a través del Secretario General, lng. José Antonio
González Treviño.

explicó la Lic. Elisa Navarro.
"Partimos de un modelo de calidad que ya aplicábamos

"Esta es una bu~ malera de refléfü cuentas a la
sociedad, de lo que se está aci~o en la l1Ati., éfEtlo que está
dispuesta a hacer. A nom t.lel r. Galárldeseo agradecerles
atodos ustedes, porqu~ ue ~~ajo extra el estar
participando en este proceso certift~~o el Secretario
Generalt al personal de la GVSS'.

y que plasmamos en diagramas de macro y micro flujos, donde
se ubican todos los procesos de esta Dirección, con el fin de
vigilar el buen flujo de cada uno de los trámites que realizamos",
onscientes de que mejora continua es sinónimo de
calidad, personal directivo, administrativo, técnico y de
intendencia de la Dirección de Vinculación y Servicio Social,

señaló Elisa Navarro Cortés.

obtuvieron la Certificación ISO 9001 :2000.

de nuestros procesos y los objetivos que cumplen cada uno de

dependencia universitaria, explicó con satisfacción que la
certificación de la Dirección a su cargo se dio en tiempo récord
para la UANL, pues cumplieron con los requisitos en 5 meses,
luego de las auditorías internas, una pre-auditoría y, finalmente,
la auditoría de certificación que se llevó a cabo los pasados 30

J

"Ese diagrama de flujos muestra las variables críticas
los trámites que hacemos y permite compararlos contra la meta

La Lic. Elisa Navarro, titular de la mencionada

NO RCUENTAS ALAS

El documento que ~ita la ceclificación será entregado
en fecha próxima.
'

general de calidad", señaló.
la funcionaria señaló además•
estadística, los controles de procesos, los

mai••

prestadores de servicio social y las evaluaciones de c

y 31 de julio del ano en curso. Asesorada ~,ta empresa
mexicana Beyond Quality System la DVSS inició en febrero

programa:Eñ su primera etápa, el proceso incluyó al persona

el proceso y la auditoría de certificación fue aplicada por la

2004), llegará a la estructura de apoyo que constituyen

empresa alemana TÜV.

coordinadores de servicio social,. de. cad~depe

de staff y una segunda~tapa (que se auditará en agosto del

La UANL realiza brigadas asistenciales multidisciplinarias
de Servicio Social al sur del Estado y en zonas urbanas, brindando
servicios de orientación nutricional, asesoría psicológica y legal,
atención médica y odontológica, pláticas de integración familiar,
así como asesoría para la tenencia de la tierra y prevención
contra las adicciones.
/

Aunque el servicio social de la UANL se reglamentó en
974, su antecedentes datan de los años 30.

Un programa muy fuerte de la DVSS, el Despacho Jurídico
Universitario, ubicado en la planta baja del Palacio de Justicia,
reporta en lo que va del año, más de 9,000 asesorías, por parte
de estudiantes de Derecho y Criminología a personas de escasos
recursos.

Actualmente la máxima casa de estudios asigna a los
tares prolluctivo. ~y,universifario de Nuevo León un
Asinismo, através del programa "Vacaciones Productivas"
promedio de 14,000 prestadores de servicio~. lo 1,286 voluntarkfs ~ e s de servicio social, participaron el
que representa el 80% de la cobertura total en la en
. los pasado semestre'COflloínstructores, atendiendo a más de 25.000
iantes se distribuyen en 4,000 programas que cubren los mños de 40 municipios del Estado de Nuevo León. Éstos son j
s público, social, privado y universitario.
sólo dos de los muchos programas que apoya esta área.

�BOLETÍN No. 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

-. s

-. 6

BOLETÍN No. 7 / DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

11

u11•01 co

,,..

Actualmente participan en el Despacho Jurídico
Universitario 18 practicantes del octavo y noveno
semestre de la facultad de Derecho.

Más de 9 mil servicios proporcionaron todo un ejército
multidisciplinario de estudiantes de la UANL, en lo que fue el
periodo febrero - julio del 2003 de las Brigadas Asistenciales.
En colaboración con el DIF Nuevo León, universitarios de
distintas facultades y preparatorias t~cnicas, llevaron atención
médica, realizaron estudios de nutrición, socio-económicos y
asesoría legal, entre otros servicios, a 16 comunidades de municipios
ubicados al sur del Estado.
Las facultades que participaron este semestre escolar fueron,
Derecho y Criminología, Ciencias Químicas, Enfermería, Filosofía
y Letras, Físico Matemáticas, Comunicación, Medicina, Odontología,
Organización Deportiva, Psicología, Trabajo Social, Veterinaria, y

La oficina de apoyo jurídico está abierta de

COMUNIDADES VISITADAS
Comunidad

Municipio

Las Anacahuitas

General Terán

Loma Alta

General Zuazua

Dolores

Mier y Noriega

Además de otras acciones como corte de cabello y aplicación de
vacunas antirrábicas y desparasitación a mascotas pequeñas.

BALANCE DEL AÑO
Total de citatorios
Convenios conciliatorios

San Antonio d

Querellas

Vaquerías
oriega

Tapona Mor~a ~ LomaAlta

~

ier y Noriega
,-

Villa de García

Cabecera Municip_al .
.

Parás

..\1

El Refugio y Veredas ' .,

Linares

Col. 192

Villa de García

Cabecera Municipal

Dr. González

El Poblado

Linares

SERVICIOS PROPORCIONADOS
Oftalmología

809

Corte de cabello

1150

Act. deportivas y recreativas

510

Consultas médicas

1159

Consultas psicológicas

403

Consultas odontológicas

46

Vacunas contra la rabia y

desparasitaci6n de mascotas
Asesorías legales
Consultas auditivas

Vacunas antitetánicas,

medición de presión, examen
Papanicolau

El Despacho Jurídico de la UANL tiene más
de 27 años de brindar asesoría jurídica a la población
más desprotegida de la sociedad.

José Ma. Carricitos. ,

Rinconada

consultas médicas, ya que se llevaron a cabo un total de 1,159.

en el teléfono: 83 11 85 34.

Villa de García

la preparatoria técnica "Pablo Livas".
Entre los servicios más solicitados se encuentran las

lunes a viernes de 9:00 a las 15:00 horas. Más informes

Ubicado en la planta baja del Palacio de
Justicia, el Despacho se ha convertido en una
excelente opción para quienes necesitan de orientación
rídica y no tienen los recursos para costearse un
ado.

Divorcios voluntarios
Promoción de autorización
Demandas
Redacción de escritos
Divorcios necesarios
Juicios necesarios

-~-fj:■

i 11tl

IM
l lll

Además se realizaron otros tipos de servicios
como: juicios de arrendamiento, separaciones

El Despacho Jurídico de la UANL es atendido
por estudiantes de la facultad de Derecho, quienes
realizan su servicio social o prácticas profesionales,
de la mejor forma, en contacto con la sociedaa.
Perteneciente a la Dirección de Vinculación y
Servicio Social, el Despacho es coordinado por el Lic.
Alfonso Guerrero Chapa.
"En muchos casos es el único recurso para
cientos de familias que carecen de medios económicos
de orientación", explicó Guerrero Chapa.
En el Despacho se realizan citatorios y
convenios reconciliatorios, querellas, divorcios
voluntarios y necesarios, demandas, otorgamiento
de escrituras y juicios especiales de arrendamiento.

provisionales, consignación de pensión alimenticia,
juicios mercantiles, entre otros. En total se trataron
4465 casos durante el periodo enero-mayo del 2003.

�BOLETIN No. 7 / DIRECCION DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

1 7

ORIENTADORES UNIVERSITARIOS YIN/SIDA

BOLET/N No 7 I DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

Un

1stor1a

1

Casos acumulados de VIH/SIDA:
1985 al 21 de enero de 2003
Año

Enfermedad infecciosa causacla por el Virus de
Inmunodeficiencia Humana (VIH), que ataca•S,stema
de defensas del ser humano y lo dela desprotegido ant.
cualquier Infección.

Debido a que de las personas infectadas con el

Para el semestre agosto 2001-enero 2002 se

VIH/SIDA, un 55% corresponde a jóvenes, la DVSS

capacitó a 88 estudiantes de 10 escuelas. Una de las

tiene desde 1999 un programa donde los prestadores

estrategias de difusión de información que se

proporcionan información sobre prevención y control del

instrumentaron este semestre fue la asistencia a las

virus entre la comunidad universitaria.

salas de chat cuya finalidad es aclarar dudas de los
usuarios, además de difundir medidas preventivas.

La Dirección de Vinculación y Servicio Social
coordina este programa en el que las facultades que

En el periodo febrero-julio 2002, los 41 estudiantes

inicialmente participaron fueron Psicología, Arquitectura,

capacitados pusieron en marcha todas las estrategias

Artes Visuales, Medicina Veterinaria y Zootecnia, Derecho

desarrolladas en los semestres anteriores.

y Criminología y Trabajo Social.

OBJErlVO DEl PROGRAMA

W ES DONDE SE PUmE RYI IZAR 11 PRUEBA
Existen muchos hospitales, clínicas y laboratorios que realizan el
examen de detección del virus del SIDA con tarifas muy variables, pero es
recomendable consultar a un médico antes de tomar la decisión de practicarse
la prueba.
En el CONASIDA el servicio es gratuito, confidencial y anónimo, ya
que se utiliza un número de registro para cada prueba y el resultado se
entrega sólo al interesado.

Los estudiantes asignados a este programa son
capacitados por parte de la coordinación de COESIDA

Formar localmente recursos humanos como

y sus actividades se centran en difundir información a

orientadores de VIH/SIDA para la población estudiantil

través de pláticas y distribución de folletos. Durante el

de la propia escuela, además de multiplicar la información

primer semestre del año 2000 se capacitaron a un total

de prevención a través de orientadores de VIH/SIDA en

de 22 estudiantes de diferentes escuelas y en el segundo

INFORMES A TELSIDA: 8343-5589
Zuazua 250 Sur
Edificio Canavati 4o. Piso,
Monterrey, Nuevo León.

SIDA

TOTAL

2

1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002

122
142
113
173
125

68
125
114
102
76

10
33
52
73
85
100
127
115
99
75
46
103
190
267
227
275
201

TOTAL

2080

485

2080

Distribución de casos
por escolaridad.
1 enero 2002 - 21 enero 2003
Escolaridad

Casos

Ninguna
Menos 3er grado primaria
3ero a Sto grado primaria
Primaria completa
Secundaria o equivalente
Preparatoria o equivalente
Profesional
No aplica
No especificada

6
2
18
34
61
35
33
3
9

TOTAL

201

Casos por escolaridad.

semestre a 46 estudiantes.

31 % Secundaria o equivalente

El programa se desarrolla bajo los siguientes
En el semestre febrero-julio 2001, se capacitaron

VIH

1 enero 2002 - 21 enero 2003

las facultades y preparatorias de la UANL

18% Primaria completa

esquemas:

17% Preparatoria o equivalente

35 estudiantes de diferentes facultades y preparatorias

16% Profesional

de la UANL. Las actividades desarrolladas en este periodo

Solicitud de al menos un prestador de Servicio

se enfocaron a la educación, a través de trabajo con

Social o un voluntario de cada facultad y preparatoria

dinámicas en grupos pequeños, además de las

técnica de la UANL por parte de la Dirección de

actividades de información (buzón de información, difusión

Vinculación y Servicio Social. Asignación de plazas,

de información a través de carteles, organización de

identificación y selección de los orientadores (prestador

conferencias y testimonios de personas que padecen el

de Servicio Social). Se realizará la selección en

1% Menos de 3er grado de primaria

VIH). En este semestre participaron un total de 12

colaboración con el Coordinador de Servicio Social de

1% No aplica

escuelas.

cada facultad.

9% 3ro a 5to grado primaria
4% No especificada
3% Ninguna

a

100%

�DIRECCIÓN DE VINCULACIÓN Y SERVICIO SOCIAL

LOGRAMOS EL ISO 9001:2000

.

Nuestra Dirección
· recibió la certificación
de la n9rma
ISO 9001:2000

111
J

,,,,, .
Trabajamos
intensamente
durante seis
meses

�</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>�1'0NDO IJN11/EJWTMIO

FACULTAD DE FIWSOFIA Y LETRAS
COLEGIO DE PEDAGOGIA

CUADERNOS DE PEDAGOGIA
CUADERNO No. 1

�UNIVERSIDAD

AUTONO-

MA DE NUEVO LEON:
Rector / doctor Luis E. Todd;
Secretario / licenciado Jesús
Lozano Díaz.
FACULTAD DE FILOSOFIA
Y LETRAS:
Director / licenciado Tomás
González de Luna; Subdirector / licenciado Juan Angel
Sánchez; Secretario General /
licenciado Herón Pérez Martínez; Jefe de la División de
Estudios Superiores / licenciado Abraham Nuncio Limón; Coordinador del Colegio de Pedagogía y de la
Maestría en Enseñanza Superior / licenciado Mario A.
Aguilera Mejía; Coordinador
General del Instituto de Investigaciones y del Departamento Editorial · / doctor
Juan José García Gómez;
Ayudante / profesora Emilia
López Portillo.
Diseño / Coordinación del
Departamento Editorial de la
Facultad de Filosofía y Letras.

�Nuestro reconocimiento aJ Colegio de Pedagogia
de la Facultad de Filosofia y Letras de la U.N.A.M.,
por habernos facilitado el materia] "El Establecimiento de los Objetivos de Aprendizaje".

�CONTENIDO

Lic. Mario A. Aguilera Mejia
"Presentación"

O

9

Ma. del Socorro Berra Santana
·' Antecedentes Técnicos de la
Programación por Objetos"

O

11

Clara Isabel Carpy Navarro
Libertad Menéndez Menéndez
"El Establecimiento de loaObjetivos de Aprendizaje"

O

49

�Palas Atenea, DJosa de la Guerra y la Sabiduría, la divina
entre las diosas, entrega las armas al Pélida AquHes.

1PnsaJe de la !linda, Canto XIX.1

Este Cuaderno inicia una serie de publicaciones
que intentan recoger lo más actualizado en el campo de la Pedagogía. Más que una erudición profunda o un enfoque original, tratan de mostrar la
intención decidida de trabajar con seriedad en el
campo de la investigación.
Serán, en primer lugar, un órgano de investigación libre en el que todas las opiniones tendrán cabida, sin más limitaciones que la calidad de los trabajos, puesto que cada articulo no compromete más
que a su autor. Servirán, además, para encauzar los
valores que vayan surgiendo en las nuevas promociones. También se quiere prestar un servicio de
información y de critica, asi como orientar al lector sobre gran variedad de temas. Quieren ser un
vehículo para la difusión de las nuevas aportaciones e ideas y una vía permanente de comunicación
para el estudioso de la Pedagogía, ya que en su

�vertiente más moderna, ésta debe preparar para la
investigación científica de la realidad educativa y
la experimentación de nuevos enfoques técnicos para la resolución de problemas concretos en los diferentes medios en que se produce el proceso de
enseñanza-aprendizaje.
Estos Cuadernos serán testimonio, por encima
de los errores cometidos, de que hemos tratado de
llevar a la tarea editorial el sentido de crítica y de
universalidad, asi como el ambiente de libertad intelectual que respira la vida académica de este Colegio.
El Colegio de Pedagogía, a pesar del corto
tiempo que tiene de fundado, está tratando de desarrollar una vida académica en completa libertad,
Jo que ha permitido el fruto de que ha querido dar
prueba esta Serie. Del trabajo dentro de las aulas,
darán prueba, en su oportunidad, los egresados en
su vida profesional.
La calidad de los escritos que hasta ahora hemos recibido, nos permite esperar que estos Cuadernos mantengan un nivel decoroso en -sus publicaciones. Deseamos que su contenido signifique una
aportación -por limitada que fuese- al planteamiento o dilucidación de un problema actual. Hacemos votos porque esta Serie llegue a conquistar la
aceptación de los lectores y de los críticos de buena
voluntad.
Ciudad Universitaria, Verano de 1976
Lic. Mario A. Aguilera M.
ANTECEDENTES TEORICOS DE LA
PROGRAMACION POR OBJETIVOS
Ma. del Socorro Berra Bantana.

�INTRODUCCION
El presente trabajo tiene por finalidad dar una
visión panorámica de la programación por objetivos y de los principios que desde·el punto de vista
teórico la sustentan.
Vamos a entender por teórico, siguiendo a Ferrater Mora, lo relativo a la teoría, o construcciones de orden intelectual que surgen como resultado
de trabajos filosóficos, científicos o de ambos.
Consideramos de gran importancia señalar que
la causa principal de haber elegido este tema, es
haber detectado que si bien gran número de personas conocen y manejan esta metodologia, incluso
varios modelos de ella, ignoran la evolución que ha
tenido y las premisas que apoyan a la corriente
psicológicá que le ha dado origen. En este aspecto
no deja de sorprendemos que se utilicen diferentes técnicas y se las ajuste a diferentes circunstancias, cuando se desconoce Jo más elemental de
la teorla que les permite sostenerse. Si en otros
campos del conocimiento es dificil justificar estas
situa'ciones, en el aspecto educativo nos parece un
indicador de poca solidez profesional; sobre todo
porque en el trabajo que implica contacto directo
con las personas y en el que se espera habrá una
relación que permita la orientación o dé lugar a
la formación personal de quienes aprenden, la responsabilidad es mucho mayor y en casos como el
que planteamos no es disculpable el manejo de la
tecnologia educativa sin estar al tanto de sus fundamentos.

•

Aún si pasamos por alto el aspecto ético que
en el párraf.o anterior se menciona, surgen argumentos de otros niveles que también pueden apoyar nuestra posición. Si una persona se dedica a
aplicar sus conocimientos sobre alguna metodologia sin previo conocimiento de causas y efectos,
entonces se limita su visión de lo que logra, pierde fácilmente de vista el marco de referencia que
puede tener, su trabajo ,es rutinario y la flexibilidad se ve fácilmente sacrificada por la falta de
información que le permitirla modificaciones sin

13

�salir de un esquema.
de esCon esto no pretend_emos que· unaa ola
invadir
la
pecialistas en neoc~nductismo er~e;: simplemente
educación que se impa1rtee
~pel d~ Ja teoría en
esperamos que se r~va or ped ó ica de quienes
la formación profes10na_J ?
ag g t aspecto.
están necesitando conoc1m1entos en es e

gramación por objetivos, es decir, trabajaremos lo
relacionado con los programas y la programación
para luego detenernos en lo relativo a los objetivos.

~f

.
· do de manera que se
El trabajo es_tá orga":'za los elementos neceplantean en el primer cap~~¿~ de la programación
sarios para obtener ~n~ VIS
ás frecuentemenpor objetivos y los top1cos que m ll Se desglosa
te se tocan cu~ndo su~f!;~a ;º;u: ~~s referim.~s;
el nombi:e de a mrte
habla de la programac1on
la primera pa e se
. .
;nen la segunda de los ob¡et1vos.
• ¡
las bases
En el segundo cap1tu
o se plantean
t de vista
ciende la prog:am_a~ión ~~1!n~~ ~nn ~ápido recorrido
tífico Y psicol?~ico,
odificaciones en ambos
por su evoluc1on Y sus m
aspectos.

·t ¡0 se plantean
Por último, e~ el. tercer cap;nu el
ámbito naalgunas de Ja_s aphcacione:rni~fón en los distintos
cional ha tenido la .l!rogr
niveles de la educacion.
• b· n se tocan varios de
Reconocemos que s1asi~~ado o que han reperJos problemas que haa:ón por objetivos, de ningucutido en la pro~ratem n trabajo que logre aportaa manera es es u
f
o inforn_
. ificativas en cuanto a en ?QUe
b
c10n~ s1~
uestro propósito es su .ramacion; sm. e1b~rgfn~mentar la formación c1~nyar la necesh1da eólo hincapié en la metodológica
tífica y no acer s
y técnica.
l.

14

PROGRAMACION POR OBJETIVOS

A) INTERPREI'ACIONES DE PROGRAMACION

Antes de entrar a lo que ha sido denominado
programación, veamos qué es un programa y algimas de las acepciones que tiene.
En términos generales, un programa es la organización de elementos que presenta en forma estructurada y detallada un conjunto de estrategias
para resolver un problema determinado o satisfacer una necesidad.
En el ámbito educativo, y de acuerdo con Astin y Panos, un programa es "Cualquier actividad
educativa en proceso que ha sido diseñada para
producir cambios específicos en la conducta de los
individuos que están expuestos a ella. Así, un programa educativo podría ser un método particular
de instrucción, una sola lección, un curso completo de estudios, un libro de texto programado, el
medio ambiente de un colegio, un programa propedéutico especial, una escuela de alumnos externos o un internado, o un sistema escolar completo" .I

Sin embargo, esta concepc1on es demasiado
amplía y para nuestros fines, adoptaremos otra.
En latin y en inglés, por acuerdo de los pedagogos
y psicólogos estadounidenses, se llama currículum o
curricula, según el caso, "a todas las actividades
de enseñanza-aprendizaje que desarrollan una es•
cuela o sistema escolar. Estas incluyen las actividades del salón de clase. . . y otras actividades que
la escuela patrocina y dirige y que ella justifica
como parte de la formación de los estudiantes. En
otras palabras, estas actividades las deben ver los
educadores como si formaran parte del 'programa' de la escuela y no del resto del universo del
aprendizaje".2

15

�hecho de curricuEsta descripci~n que he~º!1 concepto de prolwn queremos valldarla par
o aceptamos que
a{na con la . salvedad de que ~ucación se da en
~ limite al terreno_ escolar' laexclusiva del escolar
todo el ámbito social, ~o ~ ta programático.
ni aún desde el punto e VIS
t a lo que significa el
Una vea. ubicados fren e ómo ha evolucionado
término progi:~ma, veJe~:s e~ proceso de ela~rala programaCion, ~ ~ iin programa a partir de
ción y estructurac1on
sus finalidades.
ENTES y DE'3ÁRROLLO
~~QGRAMACION

.
" arrastra
al siglo
El programa educativo, • : ·.
desajustes,
XX toda una historia de. tr=~~es, disminuidos
vicios profesionales, blocase:i:adores y filósofo~; el
r las ideas de nota e_s
tro como primer
poredominio de la materia2 el maes diza¡· e el libro
P
ensenanza-apren
' ·
actor en el pxtr~ase la conferencia y_ e l . ~ ~
de texto o te o
. • . . l improVJS8.CIOn
la memorización-rec!tac1on, aesarrollo del curricumática del plan~am1ento Y estrezas básicas como
lwn el conoc1ID1ento Y.. 1~3
obj~tivos de la educac1on .

ff

. en parte generada
Esta problemática se ve~an para su elabopor los mecanismos que se s
ración o desarrollo:
misiones de especialistas
... "Se nombraban ~ucadores en ejercicio, Y
de materia Y algunos bles de preparar los progr~éstos eran los responsa
con planes de estudio
mas de estudio de acuerdotoridades o por el sistepredeterminados por las ª!etodológico podría prema escolar: E! esqudemani secuencia lógicos:
sentarse asi, sm or en
.
.dos de las materias que
1-Selección de los cotem de estudio oficiales, la
. aparecen en los p age\uponer se basa en )os
selección, colmoli;:os de texto en sugerenCias
índices de os

y

16

de los especialjstas de materia.

2.-Dlstrlbuclón de los contenidos seleccionados por
grados o afios escolares.
3.---0rganización de los contenidos seleccionados y
distribuidos )&gt;Or algún patrón conocido; temas,
asuntos y generalizaciones.
4.-Previamente a Ja organización, sólo en casos
aislados, se establecía la secuencia de los contenidos seleccionados para cada grado. Esta
secuencia imponla el orden riguroso de su desarrollo, que por lo regular era lógico.
5.-Sugerencias de algunas actividades aisladas,
con relación a la metodología que se aplica en
el desarrollo de los contenidos.
6.-Inclusión de objetivos generales y espec!flcos o
de una sola categoria siempre de adorno. Ocasionalmente la selección y formulación de objetivos se hacia al comenzar las tareas las comisiones de trabajo. Para los efectos del currlculum, ninguno de los procedimientos tiene sentido y vaDdez.

7.-Se inclulan algunas recomendaciones metodológicas, siempre basadas en la orientación del
currlculum.

8.--0caslonalmente, se lntroducian citas bibliográficas para los educadores".•
Hemos considerado necesario Incluir todo el
procedimiento que señala el autor como típico de
los afios 1900-1925 en los Estados Unidos, porque
nos parece oportuno y necesario hacer un enjuiciamiento a los procedimientos que actualmente se siguen en nuestro pals para poner en marcha la reforma educativa que se inició con el nivel primario
y ya está siendo implantada también en el nivel
medio.
"La verdadera cuna del planeamiento y desa-

17

�rrollo del currículum, particulannente sólo como
cuna, fue el primer cuarto del siglo. En 1918 Fran•
klyn Bobbitt publica The Curriculum, el primer li·
bro que aparece mencionando el término. A éste,
siguen obras del propio Bobbitt, de Charters, Hopkins, Gran, Harap y otros. Ya antes de iniciarse
el siglo se había producido mucho material de cu•
rriculum, en ocasiones de alta calidad aunque no
bajo esta denominación. En realidad, el primer Ji.
bro que se escribió sobre educación inicia la bibliografía de currículum . . . La corriente se extendió
con díversos nombres y con diseños de currículum
revolucionarios en sus apariencias externas y en
sus pretensiones: escuela nueva, progresista, activa,
renovada y otras variantes escolares; diseños cen·
trados en el niño, en las. funciones sociales, en
áreas de vida, en enfoques variados. . . El tiempo
demostraría que estas variantes curriculares aten·
dían a las formas, introducían algunas modifica·
ciones al 'como', pero los objetivos básicos que
trataban de alcanzar estaban más ligados a la ma•
tería que a la sociedad. . . Sin embargo. . . el pla•
neamiento y el desarrollo del currículum se sístemati7.aron, y aunque debemos admitir que el recurso del remiendo pareció muy activo -Y conti·
núa con parecido entusiasmo--, se logró- desarrollar actitudes favorables y responsabilidades acer·
ca de la necesidad de utilizar mejor estos . . . recursos y se acrecentó notablemente la teoría y la
práctica de esta disciplina ... "5 Actualmente, dife•
rentes instituciones no sólo de carácter educativo,
han abierto la posibilidad de aplicar y en algunos
casos incluso, de crear sus propios modelos de programas con el fin de ajustarse concretamente a
sus realidades, o bien de dar soluciones a sus problemas específicos. Justamente, debido a esto, es di•
ficil plantear cuáles son las características que debe tener un programa, o bien cuáles son las fun·
ciones que debe cumplir; en cada caso el progra•
ma y la propia programación tendrán que respon·
der a funciones y características diferentes depen·
díendo del ámbito en que se elabore y aplique, la
finalidad con la que se haga, los recursos con que
pueda instrumentarse, etc.
" . . . en currículum no es posible aceptar una metodología precisa, una teoría de currículum y una

18

.definición univ
mo element ~ .)'. de _grandes
lisis de la s':t/-~u1c10, como cont~i;:&gt;Y~lones. Coto de partida cio~ metodológica ~~:ones al anábles sino ópti' vanos modelos 80:{ · • como punsolo modelo mos, pero no es
1_no sólo aceptamática de la copmo solucionador ~ ~~ ace
ptar un
rogramación.
a 1a probleB)

lNTERPRETACIONES y onn:-..,
.,,,..,., vOS

ah ora lo relaci
Se eVeamos
ti
nalid~dende por_ objetivos, ~~~d~. con los objetivos.
sentido
o~1enta la activid¡de~ propósito o fi.
educati
rmmado. Los ob. . umana, en un
den a dile pueden ~r ~e difere~~:~ en ~I ámbito
clasificacirn~es~erios. Uno de ! : s si. se _atiensempeñar dentro del en la función que ít!td1osdde
e.
proceso ensenanza.aprendiza.
•
e ej

3e~;

. Se tiene un ob "eti
orienta al maest
J vo de enseña
cas.
ro en algunas actividanzad
&lt;;Uando
es didáctiSe .tiene un ob. ti
espera que la ·
Je vo de aprendiza·
mo, sea manif~~ducta que se enunci~e cuando se
tro; de a uí
a por el alumno
en el misaprendiza9 q~e el acento del ' no por el maesque rea1d! d!Jª de caer en
enseñanza.
como resu1talo ~~fesor Y recae en
]oque tiene
lo tanto, los obj ti proceso alcance el I gros que
cripción y delimftaV!)~ de aprendizaje·
1o. Por
peran del estu . cion de las co d ·
n a desción".7
diante al final de un
n u~
que se esciclo de

¡J~º

1;:8

~:nn

instru"

C•
•

ANTECEDENTES D

DE APRENDIZAJE E LOS OBJETIVOS

"Entre los p ·
dieron la im
~eros educadores
la definición~rrr~ia de prestar muc~~e f°mprenclaramente expue:io~sa de los objetivos ~~ncaCJti~n a
, se encontraban personas vos
de-

19

�dlcadas a la evaluación y a la medición. Estas per•
sonas comprendieron la necesidad de saber con
exactitud lo que se espera que el alumno sea capaz
de hacer como resultado de algún tipo determina•
do de enseñanza, y si iba a lograrse elaborar o
elegir un procedimiento válido de evaluación. Generalmente se considera como pionero en este cam•
po a Ralph W. Tyler, quien a partir de 1920, tra•
bajó mucho en el problema. Las oyras de Ty\er
que han aparecido desde aquellos ~os, pro~rc10nan excelentes enunciados sobre la unportanc1a de
esta tarea y criterios esenciales para su logro".8
Los esfuerzos de Tyler para precisar las características que debían cumplir los objetivos de
manera que facilitaran y dieran validez ·a la evaluación, rápidamente fueron secundados por pedagogos y psicólogos con experiencia ~ocente que
habían palpado también el problema. Sm em~.
no es sino hasta 1948, cuando en la Convenc10!1
de la Asociación Psicológica se planteó la neces1•
dad de el¡¡borar un marco teórico que facilitara
en entendimiento y unificara el criterio de los eva•
luadores. Es precisamente en este año cu~do empieza a tomar forma definida la Taxonoffila de los
Objetivos de la Educación, elaborada de _modo fun.
damental por Benjamín S. Bloom y DaYld R. ~ thwool quienes trabajaron básicamente los dom1•
nios cognoscitivo y afectivo respectivamente. Algunos autores que han contribuido con importantes aportaciones son entre otros W. James Popham
y Eva L. Baker, y más recientemente Norman E.
Gronlund y Robert F. Mager.

das con la düusión del programa:

- Informar a cualquier persona, relacionada
? no con el. programa la finalidad que con
éste se persigue.
- Est~uI~r: a los participantes y atraer desde
el prmcip10 su atención sobre lo que habrán
de lo~ Y lo que se espera de ellos.
- Definir el grado de dülcu!tad del programa
Y el grado de precisión con que deberán
manüesta~ 9-ue han alcanzado lo propuesto
en los obJetivos.
- Favorecer la posibilidad de compromiso por
parte del alumno al ubicarse frente al programa Y valorarlo en función de sus necesidades.
. ~ funciones internas son las que cumplen los
obJe~vos al condicionar cada uno de los element06
que mtegran al programa¡ por ejemplo:
- Amp~tud y ~encla del contenido.
~á~~- Y tipo de actividades y técnicas

-

- ~tidad y tipo de recursos auxiliares.
-Tiempo y
- Todo lo relacionado con la evaluación.

Para 9ue los objetivos realmente cumplan con
~ funciones )'. logren orientar todo el proceso
ensenanza-aprendizaje, es indispensable que atendamos lo referente a las caracteristicas que deben
tener Y a los requisitos que deben cumplir.

FUNCIONES DE LOS OBJETIVOS
CARACTERISTICAS
Una vez que hemos definido los objetivos d_e
aprendizaje, y que conocemos un poco de su ongen, veamos cuáles son las funciones que de~tro de
la programación por objetivos deben cumplir.
Para empezar, diremos que los objetivos tienen funciones internas y externas.
Las funciones externas son aquéllas relaciona•

.20

Este tem~ con fr:ecuencia se ha tratado y gran
parte de las !n5tituc1ones educativas, tanto oficiales C?mo particulares van adoptando o creando su
propio ~odelo de redacción de objetivos, así como
la cantidad Y ~l grado de especificación que les
C(!nceden atendi~ndo a ~ grado de generalidad.
Sm ~mbargo, existen vanas caracteristicas que son
manifestadas por la mayorla de los autores y es a
las que nos vamos a referir:

21

�-

-

-

-

Se debe señalar quién o quiénes han de lo•
grar ,el objetivo.
El enunciado de la conducta debe ser unívoco.
La conducta tiene que ser observable.
La conducta debe ir acompañada de un contenido o información de modo que pueda
relacionarse la conducta con la información.
Deben especificarse las circunstancias o condiciones en que la conducta se ha de manifestar,
Es indispensable que esté presente el nivel
de precisión o la exactitud con que se espera se logre la conducta enunciada.
Los objetivos deben llevar un orden o secuencia según se vayan a desarrollar durante el proceso enseñanza-aprendizaje.

TAXONOMIAS DE LOS OBJETIVOS
Como ya hemos visto, la necesidad de establecer objetivos educativos surgió del problema de
evaluar y/ o medir los resultados que se estaban
alcanzando en el proceso enseñanza-aprendizaje.
Una de las medidas más significativas que se
tomaron con el fin de facilitar los procesos de
evaluacipn y elaboración de programas educativos
sin atentar contra su validez, fue la creación de la
Taxonomía de los Objetivos. Después de poner en
duda la posibilidad de hacer una clasificación de
metas, se concluyó la misma tomando como base
que si se redactaba en función de la conducta que
tendría que manifestar el estudiante y ésta podia
ser descrita y observada, entonces el comporta•
miento sí podría ser medible y por lo tanto hace
posible la clasificación.

Con la finalidad de dar una i
de la Taxonomía de Bloom
magen completa
sentaremos a conf
.,
Y colaboradores, pretegran cada dominl~uac10n las categorias que in-

DOMINIO
COGNOSCITIVO
1.00 Conocimiento
1.10 Conocimiento

de
datos específicos
1.20 Conocimiento d e
los modos y los
medios para el tratamiento de datos
específicos
1.30 Conocimiento d e
los universales y
1a s abstracciones
en un campo determinado
2.00 Comprensión
2.10 Traducción
2.20 Interpretación
2.30 Extrapolación
3.00 Aplicación
4.00 Análisis
4.10 Análisis de los ele-

mentos.

La taxonomía es un sistema de clasificación
que se basa en tres principios: educacional-lógicopsicológico, y aunque los propósitos de sus elaboradores eran desarrollarla en los tres ámbitos o
áreas inherentes al ser humano; cognoscitiva, afectiva y psicomotora, sólo han sido desarrolladas con
rigor y ejemplificaciones suficientes las dos primeras.

22

4.20 Análisis de las re-

ladones

4.30 Análisis

d e 10 s
P:inc!l_)ios de orgamzac10n

5,00 Sínt.esis

•
23

�Valor
5 10 Producción de J;lD!1
·

comunicación UJUca
20 Producción de un
5.
lan o de un ~nunto de operaciones propuestas
5 30 Derivación de un
·
conjunto de relaciones abstractas.

f

3.2
3.3

Preferencia por un
valor
Compromiso

4.0

Organlneión

4.1

Conceptualización
de un valor
Organización de
un sistema de valores

4.2

6.00 Evaluadón
6.10 Juicios en ténn;inos de la evidencia
interna
6.20 Juicios formulad~s
en términos de criterios externos

OOMINIO AFECTIVO

l.O Beelblr (ataider)
1.1
1.2

Conclencl8
Disposición de re-

1.3

Atención C?ntrolada O selectiva

2.0
2.1
2.2

•

cibir

Belponder
Consentimiento en
responder
olspOSición a responder

2.3

Satisfacción al responder

3.0

Vak&gt;rbar

3.1

Aceptación de un

24

5.0

Caracterización por
un valor o un compiejo de valores

5.1

Conjunto generalizado

5.2

Caracterización

Aunque el trabajo de Bloom y sus colaboradores ha sido de gran utilidad y vino a modificar de
manera significativa lo relacionado con el proceso
enseñanza-aprendizaje, con el tiempo y la constante
aplicación de los principios de la taxonomía han
surgido no pocas criticas e intentos de corregir,
desde el fundamento o bien en la aplicación, varios
de sus enunciados.
El Dr. Robert M. Gagné, es uno de los autores
que plantean una crítica, y Jo hace en los siguientes ténninos: " .. . la tarea de planear un curso ...
etc., principiando con la definición de objetivos, parte de inferir de esas descripciones los tipos de experiencia de aprendizaje que se espera que mejor
produzcan los resultados requeridos. . . por ejemplo, el libro de Bloom sobre taxonomía de los objetivos describe seis categorías de objetivos que,
según se cree, constituyen una jerarquía, en el sentido de que las últimas clases de objetivos están
asentadas en las primeras". "Dichas categorías
proporcionan una Imagen sumamente informativa
de los tipos de ejecución humana que pueden espe-

25

�rarse razonablemente en un ambiente educativo.
Sin embargo, no puede decirse que sirvan claramente para distinguir una variedad similar de experiencias de aprendizaje o una serie de estrategias
para lograr una enseñanza óptima. En particular,
algunos miembros de esas categorías sólo se distinguen entre si por su contenido específico y no por
las características formales que afectan sus condi•
ciones de aprendizaje" .9 A partir de este momento,
Gagné definitivamente coincide con Bloom y se pregunta: "¿Es posible, en realidad, dividir objetivos
en categorías que se diferencien por sus resulta·
dos en el aprendizaje? Para hacerlo, hay que reunir por una parte, una serie selecta de condiciones
de aprendizaje, y por otr¡¡., una serie resumida de
características de tareas humanas. Se ha llamado
análisis de tareas a este tipo de procedimiento, cuyo objetivo es distinguir las conductas deducidas
que presumiblemente requieren diferentes condiciones de aprendizaje y no las tareas en sí (que son
infinitamente variables). Tales categorías de conducta son discernibles mediante varios tipos de criterios, que, en última instancia, deberían ser por
completo, compatibles entre sí. No obstante, aquí
me gustarla intentar utilizar una serie particular de
criterios que atañen a al pregunta '¿ Qué se aprende?' "10 Es aquí donde Gagné lanza su proposición:

"El aprendizaje de

Solución
requieredea problema
d s Y uso de estrategia
. . .
pren er con anterioridad los:
Prmc1p1os
que r eqmeren
·
aprender con anterioridad 1 •
Conceptos
os.
que. requieren
a prender con anterioridad 1 .
.
Asoc1ac1ones
as·
que requieren aprender con anteriorid d ¡ .
Cadenas
a as.
que .requieren
aprender con anter1ondad
. .
.
las·
Identif1cac10nes
·
que requieren aprender con anterioridad 1 .
Respuestas". 12
as.
. Sabemos de anteman
r1or ha sido demasiado b o que la exposición antesolo aspecto un traba. reve Y que merecería este
fmbargo consideramo!ºv~~r _qur _el presente; sin
raste de la posición de Ga .me mrlo por el congne con la de Bloom.
OBJETIVOS y EVALUACION

"En un sen\ido general, se aprende una capa•
cidad. Más aún, se aprende la capacidad de manifestar ciertas ejecuciones que no podían manifestar·
se antes del aprendizaje. ¿Es posible describir esas
capacidades aprendidas en témünos que permitan
distinguir entre ellas? Intentamos hacerlo ... Cuan·
do se intenta identificar capacidades, las pruebas
obtenidas al comenzar el intento hacen pensar que
están ordenadas jerárquicamente. Una depende de
la otra, en el sentido de que aprender cualquier capacidad depende, por lo común, de haber aprendido
antes otra más sencilla. De hecho. acaso sea ésta
una de las más importantes generalizaciones aue
puedan hacerse respecto del aprendizaje humano" _11

Ya en varias ocas·
necesidad de evaluar et°nes se. ha hablado de la
través de todo el proces aprencl}zaje del alumno a
re°~lo dmedir su capacid~de~~~rendizaje y
na o el programa Sin
b
ruca una vez
ra, con el auge que vaii t em argo, es hasta abodelos de la programaciónoma:ido _lo~ diferentes mo~• de una manera contJ:° ob¡~t1vos que empieapbcado_s los procedimient ua l! sistemática, a ser
dan validez y permiten ~\instrumentos que le
como parte del proceso en P. ir las funciones que
senanza-aprendizaje debe desempeñar.

Con la finalidad de dar una imagen completa
de los trabajos de Gagné, se presenta en el párrafo
siguiente la lista de condiciones y categorías que
el autor señala como adecuadas:

continuar
.
que Antes
existe de
entre
obj ti establ ec1endo
la relación
algunos conceptos dee Ivos ~ evl!luación, daremos
nes para delimitar y c1~}f ua1ció!1 Y sus funciocar a interrelación.

26

27

�La evaluación educativa ha sido definida como:
"Un proceso integral, sistemático, acumulativo y
pennanente que valora los cambios producidos en
la conducta del educando, como resultado de los
planes y los programas de estudio de los métodos,
medios, recursos (humanos y materiales) y de todo
cuanto converge, en la realización del fenómeno
educativo" .13

"A düerencia de la medición, que determina
el grado en que el estudiante posee cierta característica y cuyo propósito principal es la descripción
cuantitativa, la evaluación es una interpretación
que permite formular juicios de valor sobre la ca•
racterística o variable medida conducentes a tomar
decisiones" .14
Las funciones que debe cumplir la evaluación,
cuyo punto de partida es la ejecución que el alum•
no realiza como resultado del aprendizaje, son las
siguientes:

"1.-Saber cuáles objetivos se alcanzaron a través
del proceso de enseñanza-aprendizaje.
2.-Determinar las causas que impidieron el logro
de ciertos objetivos.
3.-Adaptar la enseñanza -en la medida de lo poslbl- a las necesidades particulares de cada
estudiante.
4.-Motlvar al estudiante en el proceso de aprendizaje.
5.-Dlagnosticar las deficiencias de los alumnos
al inicio del curso y orientar su enseñanza.
6.-Decldir la eficacia de los métodos y medios di·
dáctlcos empleados.
7.~Jeccionar a los alumnos.
8.-Certüicar, a través de la calificación, la capacidad alcanzada por el alumno en un determinado campo" .15
Para dar por terminado este capitulo, diremos
que la aplicación de este tipo de criterios ha venido

28

a aclarar generalm t 1
•
ción por objetivos e ~ odque unpllca la programa.
bien en cuanto a cada unoe una manera global, 0
mentos que la componen. de sus apartados o ele-

Como se especificó
1
programación por objetlv: :S ~ltul~rrior, la
pa:;::endo de objetivos o enunciados~n tko
que
co ucta, condiciona toda una serie d rmctlvidanos de
Y recursos para
e a
des
anticipación se alque Ios objetivos delimitados con
se plantea 'un co~c!:cen. Como es f~cil advertir, si
con la afirmación anJ!ford~ ag::ndizaje coherente
como: un cambio O modifl~~ó damos
que definirlo
latlvamente pe
n e 1a conducta reexperiencia y
que surge por medio de la
taclón sensorial, fatiga :~~~á:~~ón, adappertenece a una corriente contemporán tnfoque,
neoconductlsmo o bien en tkrmi
ás ea amada
eJrrin;ental de~~:ndu~r: :
trataremos en el ~a::~ente, el conductlsmo,
salvedad de que la dlvisió
partado haciendo la
pltulo (punto de vista el~
se Incluye en el capsicológico) es reconoci n co Y punto de vista
flclal y sól~ justificabled~como francamente artiesquematlzar la lnformacló! ~~:S:.n~=~~ de

ora

i;;:;:n:;f:•

r;

:~i-ri~:~

~¡

A)

=

PUNTO DE VISTA CIENTIFICO

~:!:~ 1':

blda
sabido, la psicologla era concetudlo del "alma" p~bf8 fllosofla encargada del este en ~ ~ o primi~!oq~J: :: anteceden~:i~:Oecos'! eJ~~:1:~~ento mide unaco~
yacla en la cama.
gar
entras la otra
Estas situaciones y otras lasif'
nómenos Inexplicables• tuero'n cdand1cadas
feo pasocomo
auna

29

�. .
leyendas relacionalarga serie de superr1c10~~ &lt;iel hombre, los pode•
das con Jo bueno Y O m
res sobrenaturales, etc.
•
basados en los
No fueron pocos aquellos que rtiendo de la
métodos que te~ian a la u~ªf~ ~i:logia debería
premisa que af1rmrtabade? ser humano que co~ocuparse de la ~ . e
d estudios y hbros
ponde al alma, h1c1eron gra; s~s descubrimientos;
en que explicaba~ al ::!~~~vestigadores de la é~
sin embargo no t os misa. incluso las aportac10ca aceptaron esta pre
'de la ciencia sucedlan,
nes que en otros cam~ de una psicología cienayudaron a sentar las
tlfica.
. . t más trascendentes
Uno de los acontecim1en .is de Darwin por la
de la época fue la Preoc:upat:a de las afirmaciocontinuidad ~e. la~ espec1es.lacionaba con la no tan
nes más signif1cat1vas se re
res humanos Y los
esencial diferencia entr_e los :racterísticas funda•
animales, sobpodre tod~e s~a~amiento Y SI! co~cienmentales de
er
organismos inferiores.
cia podían e~contrarse ~~ fue analizado en el lafines del Siglo
esquien al poner en una caboratorío por Thorn J e
erlo superar el probleja problema a un gato ~ vtaba algún rasgo de
ma planteado se man ~- . un gran avance al
razonamiento. Esto permi ~o etas que hablan sido
estudio objetivo de las coW~ . Por qué la eviden•
atribuidas ª· p~os roen
i~nlo podia explicarse
cia de conc1enCJ~Jer~~n!:!1 los animales Y, no ~n
de una manera ? . De qué manera la ps1co1ogia
los seres humanos· ~
tal podría aportar recomo ciencia de la V1da men inea? El toparse con
sultados que fue~an en esta Isentido permitió que
ninguna alternativa en _este clara y enfáticamente
John B. Watson propu~1er3edicarse de manera exque la psicologí_a debe¡na ducta debía ser la cienelusiva al estudio de a con
'
cia de la conducta.

A

XJ¡k

Veamos ahora los
pio Watson empezó a
tismo:

a:f
u

t de vista que el pron~r acerca del conduc•

· ·ente··
"El conductismo ... Proponiase lo s1gw

30

aplicar al estudio experimental del hombre iguales
procedlmientos y el mismo lenguaje descriptivo que
muchos investigadores hablan empleado con éxito
durante largos años en el examen de animales inferiores al hombre. Creiamos entonces, como creemos todavia, que el hombre es un animal distinto
a los demás únicamente en las formas de comportamiento. . . La regla o cartabón que el conductlsta jamás pierde de vista es: ¿Puedo describir la
conducta que veo en términos de estimulo y respuesta? Entendemos por estimulo cualquier objeto
externo o cualquier cambio en los tejidos mismos
debidos a la condición fisiológica del animal; tal
como el que observamos cuando impedimos a un
animal su actividad sexual, le privamos de alimento, no le dejamos construir el nido. Entendemos
por respuesta, todo lo que el animal hace, como
volverse hacia, o en dirección opuesta a la luz, saltar al oir un sonido, o las actividades más altamente organizadas por ejemplo, edificar un rascacielos, dibujar planos, tener familia, escribir libros,
etc. . . . El cónductismo . . . es una ciencia natural
que se arroga todo el campo de las adaptaciones
humanas. Su compañera 1mas i11tima es la fisiología. En efecto, conforme avancemos en este sentido, podríamos llegar a preguntamos 11i es posible
diferenciar el conductismo de esa ciencia. En realidad, sólo difiere de la fisiologla -en el ordenamiento
de sus problemas; no en sus principios fundamentales ni en su punto de vista central. La fisiologla
se interesa especialmente en el funcionamiento de
las partes del animal . . . al conductismo 1,e interesa
intrinsecamente lo que el animal -&lt;.'Orno un todo-hace. . . El interés del conductista en las acciones
humanas significa algo más que el del mero espectador; desea controlar las reacciones del hombre,
del mismo modo como en la fisica los hombres de
ciencia desean examinar y manejar otros fenómenos naturales. Corresponde a la psicología conductista poder anticipar y fiscalizar la conducta humana. A fin de conseguirlo, debe reunir datos clentlficos mediante procedimientos experimentales. Sólo entonces al conductista experto le será posible
inferir, dados los estímulos, cuál será la reacción;
o, dada la reacción, cuál ha sido la situación o estimulo que ha provocado. . . (Sin embargo,) . . . el
estudio del conductismo nunca facultará a sus cultores para denunciar la existencia de tal estado de

31

�cosas con sólo mirar a una persona".18
Skinner al comentar la posición de Watson
afirma que en realidad no tenia muchos recursos
en qué apoyar sus proposiciones. Fácilmente se
perdió de vista el punto central de la discusión que
era la posibilidad de explicar la conducta de una
manera diferente que como resultado de los procesos mentales. Las discusiones se encaminaron a
decidir si habla o no imágenes y la Importancia de
la psicologla introspectiva; pero pudo reorientarse
la investigación gracias a las aportaciones de los
psicoanalistas quienes afirmaban que aún cuando
el ser humano podla captar una parte de su vida
mental, no era posible qµe la captara. toda. Par·
tiendo de un sueño, era demostrable que habla
respuestas o estimulos ocasionales, aunque el sujeto no pudiera afirmar que asl hubiera sucedido.
Tanto elevados procesos de pensamiento como In•
cluso sencillos juegos de palabras, podlan suceder
sin que el propio sujeto se enterara. Fue Sigmund
Freud quien aportó al conductismo la evidencia de
que la actividad mental no requerla de una conciencia.
Aún cuando Watson no fue el primero en ha•
blar de la necesidad de una psicologia clentlflca
y objetiva, si luchó contra las concepciones menta•
listas que exlstian y esto le hace adquirir una gran
Importancia para la psicologia contemporánea. Es
probable que lo más significativo de Watson fuera
sostener que las mentes sólo se relacionan entre si
mediante fenómenos fisicos como la palabra o cual·
quiera otra conducta manifiesta. Si se reconoce a
la psicologla como ciencia, es decir, como conocl·
miento público, obviamente los fenómenos que observa deben ser reconocidos por más de una per•
sona. Watson insistió en la posibilidad de que cual·
quier descubrimiento pudiera ser comprobado por
cualquier observador que utilizara adecuadamente
las mismas técnicas que llevaron a tal descubri·
miento.
No han sido pocas las criticas que se han hecho a los trabajos de Watson, sin embargo los
propios neoconductistas reconocen las deficiencias
de la postura del pionero al ceñirse de una mane-

32

~ tan rígida a un modeJ
cista S • R (estímulo • ~~=tamente mecanl-

B)

PUNTO DE VISTA PSICOLOGICO

Acerca del co d
rriente psicológica ~ \ctism0 como escuela O co::entarios; el propio
cantidad de
manJ:pecto a los inicios de neocon&lt;1;cti!!n~~~

~ec¡iha~

"El Conductismo (con
ruc!t~i o ci~ntifico de 1aªC::u~ ~ ) no
1a ciencia de la vid
, smo una
mente, o de la experie .
~ mental (o de la
HdesarroIJar y d~~~d:°:!nte), deberla en....- 81 • asta ahora
metodologia es
resultados. Por o eso no se_ ha hecho con bue •
1 0
ciencia de la cond:a ~ ¡ s1 la J!Slcologia es
º· cualesquier otros
os orgamsmos, humanos
ciencia natural que' ti:ie~e d~ la biología, WIII
rrobados y de mucho éxito ~ dISposlción métodos
a naturaleza de la materi . d punto básico no es
t1 mundo, o si en realidad \a e la cual está hecho
~Iigf~~~d.dimensiones de fas~atería o dos,
18 Y los métodos rele~~la
ellas".17

~fe5

°r:

.!5~

¿Qué es lo que ha n
la psicologia para d
eces1tado crear O cambia
la m~todologia Jo q:3~11a~ como ciencla?
PremJSaS de las que h ece5!tsba cambiar, son las
debieron ser increme:~d~ Y la t~ria quienes
a derivar el conductism as· •En que ha venido
guarda con la program~cÍó cuál es la relación que
n por objetivos?

¿¿

preclsament e en el terreno psicológl
más Es
especif'
di-•
icamente en el de las teori
co, Y
UA&gt;.Je, en donde encue t
.
as del aprenmación por objetivos n ~ ubicación Ja progra.
niendo a Jo largo del tra
se ha venido expodebllitó por la poca inf bajo, el conductlsmo se
bre psicología habla en ºfi:°~ción cientlfica que sogados conceptos que sob
poca, Y por los arraJ.
cla existían. Pero babi re !1 m~nt~ y la conciena en el prmcipios con la SU·

f

33

�f!ciente validez como para sostenerlo hasta que
nuevos autores e investigadores le permitieran sal·
var las objeciones que lo frenaban.
El Incremento de las lnvestl~ciones que quienes sustentaban la corriente lnici.4r&lt;&gt;n rápidamente
produjo distintas interpretaciones y explicaciones de
los fenómenos estudiados y una gran gama de teorías se presentó en el ámbito de la psicolog!a neoconductlsta. Vamos a exponer muy brevemente
los trabajos de algunos investigadores que hicieron
aportaciones valiosas al terreno del aprendizaje, para terminar con la explicación de algunos trabajos
que han dado vida a la programación por objetivos.
Empezaremos por Edwin R. Guthrie quien le
da el valor de la ley más general en pslcologia al
"condicionamiento simultáneo", o asociación por contigüidad en el tiempo, que consiste en la aparición
de una respuesta cuando se presentan al mismo
tiempo varios estimulos y una respuesta. Afirma
que son representativos de este condicionamiento
los procesos de aprendizaje y sus caracteristicas
como el olvido, la extinción temporal, la Inhibición
condicionada, etc.
Una de las preocupaciones más grandes que
siempre manifestó Guthrie fue la relacionada con
la teoria como fundamentación de los avances clentlficos; pensaba que los hechos o sus descripciones
podrlan perderse en el tiempo, pero que la teoria
no sólo no podria desaparecer, sino que a través
de ella se Jógrarian nuevos controles sobre la naturaleza.
Otro de los psicólogos destacados que hemos
de mencionar, es Clark L. Hull, uno de los Investigadores más preocupados por la metodolog!a cientifica y por validar en este mismo aspecto cuanto
se vaya descubriendo. Gracias a su seria formación matemática, no sólo ha afirmado la necesidad
de cuantificar los fenómenos, sino que ha aplicado
el lenguaje matemático a la teoria psicológica y
presentado en ecuaciones matemáticas las relaciones que va descubriendo la ciencia.

Probablemente, Hull sea el representante más

34

calificado del conductism
que si la pslcolog!a lnte o deductivo, pues considera
:nt8~ti:r· entonces !:itai º ~ ~ ~ n ~ cienHull fue Jn8::fd más alcance tiene. En : v o mavismo lógico oui por el circulo vienés Y elaspecto,
, q enes partlend d
posltlq.ue de la inducción
o e los principios
~~_Daóglvis Hume, su1i~a~~dalmd habla _enun18 1 co.
portancia del
Burrhus Frederic Sklnn
w5
notables del neocondu~ es otra de las flgud emen~ el autor más conocl~ moderno y proba-

~

escubrimlentos han sid
º· Sus trabajos
comentados J)OJ' él m~o amlllamente explicados
por no pocos autores.
a ravés de sus libros Y

La posición de Ski
de la de Guthrie Y de
totalmente diferente
mos siempre lnsistl
u . Aunque estos últlsostener Y apo ar eron en un cuerpo teórico
evita la teorla. YPart~ulJ::" experimento, s ~
tinamente, llega a generalizatos emplricos y, paularepresenta al conductism dJones. Tal como Hull
senta al Inductivo d ~ l l ductlvo, Skinner repreY John Stuart MilÍ entre
a o por Francia Bacon
tlr de conductas observabrros. Trabaja sólo a parvad~ no pueden Prestarsees ya que los datos obser1ez 1dentlflcadQS y definido! ~terpretaclones. Una
os hechos en categorías d aramente, se ubican
establecerse lnterrelacio
e manera que puedan
yes representativas de n~ue conduzcan a las Jeen
ter. la organi:r.aclón dere::ros• para
conceptos

~Ir'ñ

:S~~

Sklnner no parte de hi .
a pruuleba de hechos objetlv:itesls para someterlas
, sus conceptos están
f orm ados en términ d
tas Y basados en la .os e o~rvaciones inmedla~ función del psicól in;est1gación ~nsorial, define
c1onar los datos ob~a:Smo consistente en relamomento en que tienen Ju con el !1ffiblente y el
contra del uso de e ¡¡ gar. Skinner está en
ciencias, que usan co~ fcio~es dadas por otras
tienen en otros nivel Pdos distintos y que se obque la conducta se re:cl e observación; no niega
cos, qulmicos, flslcos, et~ne con factores flsiológi·• pero tampoco acepta

35

�como válidas para sus investigaciones las descripciones que se logran en otros campos del conocimiento, Skinner es eminentemente descriptivo, pero
en sus términos.
Es necesario, siguiendo con los trabajos de
Skinner, tratar el condicionamiento operante, particularmente en su aspecto de reforzamiento. Se
llama reforzamiento al proceso que sigue un sujeto
al percatarse de las consecuencias que produjo su
conducta. Se le llama también "contingencia de
reforzamiento" y es especialmente significativa en
el campo educativo porque ha tenido varias aplica•
ciones exitosas. Existen dos tipos de reforzadores,
los positivos y los negativos. " ... Un reforzador positivo es cualquier estimulo cuya presencia fortalece la conducta en la que ~ aplica; un reforzador
negativo es cualquier estimulo cuya desaparición
fortalece esa conducta. . . Un reforzamiento positivo consiste en la presencia de un estimulo -11·
mento, agua o la sonrisa del maestro-- al ambiente
de un organismo. Un reforzamiento negativo consiste en quitar algo -un fuerte ruido, una descarga
eléctrica, un gesto de disgusto del profesor- de
una situación". 1s

El enfoque skinneriano del aprendizaje, y de
manera especial sus afirmaciones sobre el reforzamiento, han sido de gran utilidad en el campo de
la enseñanza ya que no pocos maestros incluyen
sus principios en las prácticas docentes aún cuando
no sepan ubicarlo en la corriente y el autor a que
pertenecen. Los principios que del aprendizaje ha
dado a concer Skinner, han tenido repercusiones
amplias en el proceso enseñanza-aprendizaje debido a que él mismo ha sido elaborador de programas y ha contribuido notablemente en el desarrollo de la enseñanza programada de la que se le
considera pionero a pesar de no haber sido el primero en trabajar con las máquinas de enseñanza,
Algunos de los criterios que sustenta con respecto a la enseñanza, son los siguientes:
- critica severamente el hecho de que un alumno
desconozca los resultados de sus esfuerzos por
horas o días, cuando llega a conocerlos; cuando

36

seguncJ!

-

-

-

se ha de
demostrad enu: laboratorio que un retraso
efecto del refuerzo ::ib e I hacer desaparecer el
rechaza a las insti .re a respuesta.
la fin~dad de me~~~n~ educativ~ que, con
matenas, sacrifican los inJ=b~ción de las
.
10s maestroalumno y hacen uso
ticos.
excesivo de material didácse ubica en contra d
tradicionales ue
e. los sistemas educativos
:r.ación de id~es ~.{ca~ en OOSC!1. de la realiiianza de conocimient vos, sacrifican la enseq~ satisfagan las net!id~ncredtos Y ~plicables
opina que son un fracaso es e_l estudiante.
sólo a base de presiones
los sistemas en que
que los alumnos aprend~ amenazas se consigue
rechaza como recurso
·
dizaje la amena:r.a y elpara _estimular el aprenmostrado experimentalm ~go, pues se ha dedios sólo se consi e en que por estos meciones emotivas
q~e el alumno viva reacsimple presentación d3:j1edad o terror ante la
el problema a resolver. tarea por aprender o

fe1

ª

m.

APLICACIONES DE
POR OBJETIVOS EN~ROGRAMACION
EDUCATIVO
AMBITO

De acuerdo con lo
durante el desarrollo del que nos hemos propuesto
una visión relativament~resente trabajo se ha dad¿
mente se debe a cuestionescodmpleta, ,Y el relativae espacio más que de
intencionalidad de lo
mación por objetivos ~e
Y ha ~ido_ la progra.
metodologla, sino aún en cu o en SI misma como
desde el punto de vista . anto_ a la corriente que
gen Y a los principios qur::;o: le ha dado oripues el momento de analizar
ntan. Ha llegado
lidad y ver qué usos se 1 un poco nuestra reapor objetivos. ¿Realmente
lia la programación
¿for qué ha tenido fu:1difus~o.s sus prinimos anos? ¿Es que tod
.
1ón en los
ciden con los puntos de ~ Jas1instituciones coin1( vivimos la fiebre del n
e ~ neoconduetistas
fiebre de la programació~~ductismo más que la
representado la program ·.ó ¿Qué alternativas ha
ac1 n por objetivos en el

:i

fil~~?

:e!ª

37

�aspecto educativo? Estas y muchas otras preguntas vamos a tratar de contestar y explicar en el
presente capitulo.
El sistema Educativo Nacional está integrado
por instituciones, organismos y escuelas que cubren
düerentes funciones pero todas relacionadas, debe
suponerse, con el aspecto educativo. En el renglón
escolar, podemos señalar tres niveles perfectamente
estructurados y delimitados; primario, medio y superior. Ya que la programación por objetivos ha
sido aplicada en todos ellos, vamos a referirnos en
primer término a la enseñanza primaria y media.
A partir del año 1971 se decretó que debido a
la necesidad de relacionar más estrechamente a la
realidad escolar con la realidad económica y social del pais, se iniciarla la "Reforma Educativa".
Esta Reforma, desde el punto de vista metodológico ha sido instrumentada con la programación
por objetivos aunque hay que aclarar que no se
apega a ninguno de los modelos conocidos en lo
que a objetivos se refiere y pasa por alto varios
principios de la programación. En 1972 se inició
en el nivel primario y posteriormente en el secundario.
Para que la Reforma Educativa se iniciara en
el pais, fue necesaria la elaboración de planes Y
programas, libros de texto para los alumnos y guias
didácticas para los maestros asl como la capacitación de todo el magisterio nacional. Esta capacitación se encaminó hacia el conocimiento y manejo
del plan y los programas asi como el material que
se requeria para el logro de las finalidades previstas pero se pasó por alto por lo menos en la preparación de los "monitores" (maestros encargados
de preparar a otros en lo relativo a la Reforma,
en este caso) hablar de los fundamentos y antecedentes de la programación por objetivos. No sólo
a través de la Secretaria de Educación Pública se
ha iniciado la difusión de la metodologia que nos
ocupa; en el nivel de enseñanza superior, especlficamente la Universidad Nacional Autónoma de México tiene entre sus preocupaciones la preparación
del profesorado universitario desde el punto de vista pedagógico.

38

Esta preparación ha
ed
una de las finalidades de IquU ~do ~nalada como
cretamente en la eta
a ruvers1dad, más con1rresponde a la Ma:r!~~ ~ superiores que
~- en su Reglamento
tuto de la U.N.
per1ores señala:
neral de Estudios Su-

Ge

"El propósito de J
.
formación de alto nivel º!ca1~umldios superiores es la
e co Y, en particular:

r:

ª) La formación de

b)

f
rra la_ propia uii:~~d~ investlgadoormac1on de profesores
.
.
~ para las demás instlt . e mvestigadonanza superio
.
. U~(ones de ensetecnológica def ~nvestigacion científica y

c) Lados.!º1rme ación de profesionales especializa.
A partir de la Reform u ·
• .
lora la necesidad d . ~ ruvers1tar1a se revaespecialistas como
ms
entar a los diferentes
rentes medios la for::i~s y prom?ver por difesorad?; con esta finalida~n pedagógica del _Profeorgamsmos especiales para se crean o reorientan
satisfacer las deficiencias qu!poyar esta decisión y
ten. Otro de los recursos
en este aspecto exisestán manejando es una ~~! para lograr este fin
tria ert Enseñ~ Su .
va carrera, la Maesde Pedagogia a ma~~~r que Imparte el Colegio
e carrera de la U.N.A.M.

!

Algunos organismo
h
funciones la promoción s diuT an toma~o entre sus
~isterio universitario son C .,fi;:~~c1ón del matinoamericano de T~ologb¡ · Ed · · : (Centro LaSalud)' A.N.U.I.E.S. (Asociación ~CJ.onnalal para l!'versldades e Institutos d En _
cio
de UruCentro de Didáctica y lae Co ~~inza Superior) , el
todos de Enseñanza.
mISI n de Nuevos Mé-

l

.
Estos han diseñado
mcluyen algunos O tod c¡ursos. Y . ~teriales que
gramación por objetivo~s ~p~p1os de la proCl!1~des Y escuelas cue~ta u
ente, v~rias faD1dactica y personal califi n
con Secciones de
modificación de sus plan ca O para la revisión y
es Y programas de estudio

/ª

39

�.
ede ubicarnos en el
Toda esta informacion pu
do en lo que
ámbito de la a~~cación obj:tiS:~ª~~ere. Sin ema la programaCJ n por • emas cerrados se está
bargo no sólo e n lost:iogia en el mejoramiento
haciendo uso de 1a. me
del sistema educativo.
b'.
mo consecuencia de la
En 197~ Y ~- ien co
el Sistema UniverReforma Uruvers1taria, se ~6 estriba en la gran
sldad Abierta. ¡u
~pe~ior existe y en la
demanda que e
'b' en las Instalaciones actualmposibllldad de reCJ ir
. d ue representa
les a quienes lo solicitan,. amen ehq podido disesfu
para que qwenes no an
.
J~os beneficios ~e la ense~~s~:r::~
Jo hagan;~ blentque t~~:e1:'ian dejado inconque por diferen es m
clusa.

:~!~e:

r~tar

Importancia resaltar que el Sistema
Estatuto señala como conAbierto a traves de su
las y ' facultades puedan
~i~~ir:1'!1 i1:ie~a, ~ e se trabaje por objetivos
de aprendizaje. 20
Es de gran_

Este señalamiento prácti~ente

er~::r:i~

revolucionar el sist:~~s ~=~s e~ue han t_enido
rlor. N? son poco •
los diferentes orgarusmos
Ja n~1da_d de a~dir
la información y la orienunivers1tanos en ~ e citarse rápidamente en
tación que les perm:ta ::amación por objetivos.
Jo relaCJonado con a P
ue las Secciones de
Es conveniente hacer nota\ q abierto la poslbill•
Didáctica en algunos 0~~~ en que funcionan,
dad en cada escue1
•
cursos talleres y asede que los maesn:o5 reCJban
' ndiciones para
soria en lo relac10nado _conl 13:e coSe han revisado
que el sistema abiert_o se im~ an ~ casos sólo han
los plan~ .de ~dio, ~
sido necesario el
sido modificados' en o
, de ue se trata y una
replan~ent~ le latr':'v~1e pljes de estudio nuenueva o~enta~tuido y excluido materias, los provos, se an 'd d limitados y reelaborados, se esgramas han SI o e
evos instrumentos
tán disef18;ndo Y el~bo:;~~do materiales Y dode evaluaCJón, seto~ntrucción• la visión del estucumentos de au ms
•

J

ª

'í:1

40

diante universitario como la persona que asiste
diariamente a escuchar hora tras hora a un maestro t~ otro durante todo el año escolar, para
memonzarse algunos temas la noche anterior al
examen y pasar sus materias, puede empezar a
cambiar; por lo menos debe empezar a cambiar si
espera tener éxito en el Sistema Abierto.
La aplicación de los principios de la programación por objetivos para facilitar el aprendizaje,
ha abierto nuevas y significativas oportunidades
como un recurso para hacer más accesibles a mayor número de personas sin que se vea afectada
la calidad del proceso enseñanza-aprendizaje. Como
es bien sabido, cualquier sistema abierto puede propiciar que aquellas personas interesadas en estudiar y que por alguna circunstancia se ven Impedidas de asistir a clases de manera regular estudien
bajo las condiciones de un sistema de autoinstrucción; pero es Precisamente la programación por
objetivos la metodología que, aplicada de manera
coherente, en realidad puede facilitar el proceso de
1aprendizaje.

Muchas son las criticas que se han dirigido
hacia los materiales de instrucción sobre todo porque se piensa que, generalmente, quienes no pueden asistir a la escuela, independientemente del nivel a que hayan llegado, son aquellas personas que
han tenido que abandonar sus estudios y por lo
general alejarse de la lectura; esto implica por un
lado la mayor probabilidad de encontrarnos con un
bajo nivel de comprensión de la lectura, y por otro
una mayor dificultad para entender el contenido
de los ma terlales que generalmente son folletos,
libros y documentos. Aunque esta critica puede ser
válida en algunos casos, es necesario destacar que
el problema puede verse resuelto, de acuerdo con
la propia programación por objetivos, de diferentes
maneras:
- definir de antemano las probables caracterlstlcas
de aquéllos que participarán en el sistema,
- medir el grado de comprensión de la lectura de
los alumnos, de manera que haya un conocimiento lo más preciso posible de la realidad o irrealidad de este fenómeno,

41

�.
función de las proba- elaborar los m~teria1es en destinatarios,
bles caracterlsti~ d: 1:5ercicios, a los alumnos
- preparar,
a traves
para que eleven
su dgraJo de comprensión de la

Se han señalado como ventajas de la enseñanza programada las que a continuación aparecen,
entre otras:

lectura,
. d manera experimental ~
_ probar el material de.f. ltad que cada material
ubicar el grado de I ICU
implica, etc.

- Permite a cada persona trabajar a su propio ritmo.
- El sujeto conoce de Inmediato si está avanzando
o si no está logrando los objetivos.
- Es posible el reforzamiento en un tiempo mÍIÚmo.
- Se asegura la contigüidad.

Los anteriores son só1o a

os intentos de so~ lanteaba aunque

1

lución par_a el pro~lem~e q~f biei la programacl~n
es converuente decir t~pla soluciones a cualqwer
por objetivos no con . d con el proceso ensetlpo de probl~mas 111!'-c10~ ºvarias alternativas. en
ñanza-aprendizaje,
s imdpe una metodología
f!eXlble
.
por tratarse
.
~ :i:ble a diferentes circunstancias.
recer los usos que puede darse a la proAl
.J.&gt;&amp;
gramaCJon por obJ"etlvos son múltiples.
rincipios han en-

Otro ámbito en el que eshtos pde donde se han
.
poste1 gar Y de hec o es

contrado su u
Ideas para aplicaciones
tomado muy bulenlasnado con la enseñanza progra•
riores, es el re ac o
mada.

=

La Comisión de Nuevos Métod~~!
la define como el "~étodo q~~n ~!recta de un moconoclnlientos sin la mtervenc{fcaclón de la ciencia
nitor o profesor. Es ~na ª1~s lineamientos de la
del aprendizaje que
cual establece que el
psicologia condu~blo en la conducta. En 1~
aprendizaje es un ada este cambio se l o ~ ~
enseñanza program 1. as de la conducta te
aproximaciones suce:i ~umno aprende la conductaal
deseada, es decir, e
ro mas dan ocasión
de manera gradual. Los P ~te respuestas obseralumno de emltl\f~1~~ posible inferir que el
vables y mensura es:do cuando se observa el camaprendizaje ha ocurr1
no En los programas
bio en la conducta del aliumto ~ediato a cada res. na reforzam en
se proporcio
1 estudiante.
puesta dada por e

si~:

ñanza programada
Todo .todo
esto permite
~
e:;:lviduallzada"
• 21
de ensena
ser un me

ª

42

A pesar de que la enseñanza programada, tanto a través de libros como de máquinas ha tenido
muy buena aceptación por diferentes instituciones
educativas, ha recibido fuertes criticas porque se
piensa que por medio de esta metodologia se hace
innecesaria la presencia del maestro. Se concibe
como el desplazamiento del hombre por la máquina
pero aplicado al campo de la enseñanza. Este argumento no ha sido de suficiente trascendencia como para frenar el uso de la enseñanza programada;
sin embargo hay que destacar que el maestro no es
reemplazable tan fácilmente; con la enseñanza programada cambian las funciones del profesor, pero
no desaparecen. Ahora, con el uso de esta metodogía, puede ser elaborador de los programas, asesor
en la aplicación que de ellos se hace, orientador de
las actividades que quienes no alcancen los objetivos deben realizar, adaptador y revisor de los
materiales para que su grado de dificultad sea adecuado, etc.
Existe una área educativa de la que todavía
no hemos tratado y que está vinculada muy estrechamente a la programación por objetivos. Nos
referimos a la denominada educación de adultos
que tiene entre sus aspectos el relacionado con la
capacitación y adiestramiento de personal.

Es bien sabido por todos, que en el país existen serias deficiencias en la preparación de aquéllos
que pueden ser económicamente activos, pero que,
por falta de elementos teóricos y técnicos no pueden desempeñar actividades productivas. No sólo
en el ámbito de la producción sino incluso en el
de servicios, nos encontramos a menudo con serios

43

�errores porque los empleados no valoran su trabajo, o bien porque no saben cómo deben reali·
zarlo, provocando una cadena lntenninable de errores e Irresponsabilidades que cada vez es más fácil
justificar volviendo la vista a nuestro sistema educativo nacional. Sin embargo, a pesar de que no
pocos millones de mexicanos carecen de los rudimentos necesarios para desarrollar un trabajo, es
indispensable una rápida preparación que los capa·
cite de manera segura y efectiva para trabajar.

La Ley Federal del Trabajo señala en su título
cuarto, art. 132, fracción XV que es obligación de
los patrones:
"Organizar pennanente o periódicamente cursos o enseñanzas de capacitación profesional o de
adiestramiento para sus trabajadores, de conformidad con los planes y programas que, de común
acuerdo, elaboren con los sindicatos o trabajadores, infonnando de ellos a la Secretaria de Trabajo
y Previsión Social, o a las autoridades del Traba•
jo de los Estados, Territorios y Distrito Federal.
Estos podrán implantarse en cada empresa o para
varias, en uno o varios establecimientos o depar•
tamentos o secciones de los mismos, por personal
propio o por profesores técnicos especialmente con•
tratados o por conducto de escuelas o Institutos
especializados o por alguna otra modalidad. Las
autoridades del trabajo vigilarán la ejecución de los
cursos o enseñanzas". 22
Para que tales disposiciones se lleven a cabo,
ha sido necesaria la rápida creación de Instituciones que en diferentes campos de la producción y
de los servicios puedan prestar ayuda técnica en la
elaboración de los programas de capacitación y
adiestramiento que se han ido requiriendo. Precisamente una de las metodologlas más utilizadas
por su flexibilidad ha sido la programación por
objetivos que se maneja lo mismo para la preparación de obreros encargados de algún proceso Industrial, que para sensibilizar al personal de una
fábrica para que se apegue a las normas de seguridad, que para entrenar a las recepcionistas de una
Secretaria de Estado, o adiestrar a las cajeras de
una Institución bancaria.

44

Por todo lo anterior
fá •
.
programación por objetivoses n ~ deduCJr que la
a revolucionar la educación !&gt; solo ha empezado
van encontrando más y 'ásSlIIO que cada vez se
metodologla.
m
aplicaciones a esta
Al principio nos preguntábam
de la program ·ó
os si esta difusión
cia de prlncipi!etd~ lpodl~ deberse a la coincidenel neoconductismo peas ~rentes instituciones con
esto es poco ro~bl rso
e11;te consideramos que
profesión de ~a e, porque mcluso dentro de la
cen los anteced gtogos h~y muchos que descono.
en es teóncos y la
.
evo1uc1ón que
h a terudo; creemos que I
se debe más a los resu1t!d auge de la metodologia
tica va arroj d
os que de manera prác
se llega a m:!j~ Yq~ela relativa facilidad con qu;
to porque ni siquÍera a un verdadero COnoctmiencon los principios que ;::ip:otansa la coincidencia

n

.

Para terminar queremos insistir
slderamos que todo a él
en que no conción por objetivos de: n que ~aneja la programaductlsta; pero tam
~namente ser neoconlos antecedentes d~la justif1cam~s la ignorancia de
programación.
CONCLUSIONES

1.- La programación po

bj ·
logia aplicabl al r O etivos es una metodoe
proceso enseñanza-a
d.
j e I'!dependientemente del nivel
1 p~n izatancias en que se utilice.
o as CIJ'CUnS·

2.- Como metodologla 1

.

.

mación por objetiv'osa~~icac1ón de 1~ _prograde el punto de ·sta . ca. una pos1C1ón desmente de que sevt
psicológico, independienteasuma o no.

3·- Es indispensable ad ás d ·
profesores e 1nstru'ctem
e instrumentar a los
técni
ores con el conjunto d
tión ~o~a:f:1ªn la metodolog!a en cues~
pani que se inform~n
ciarbaseslas co11;diciones
la sustentan.
e as
teóncas que

Pf)1

45

���INTRODUCCION
Hablar de objetivos educativos Implica una serie de razonamientos pedagó:!lcos que han sido tratados desde hace muchos años. Es nuestro Interés
proporcionar una slntesis de lo que se ha publicado
en tomo a ellos, &lt;:on la Idea de facllltar el trabajo
de quienes se inician en estas actividades. Al finalizar el trabajo se presenta una blbllograffa mlnlma
para quienes deseen ahondar en el tema.
No pretendemos ofrecer algo acabado. Consideramos que el valor de este ensayo radica en
abrir la discusión en tomo a estos temas.

CONCEPro DE EDUCACION
Consideramos n ~ o partir de un concepto
de educación que nos permita unificar criterios y
trabajar bajo el mismo punto de vista. Definiremos, por tanto, la educación, "como un proceso
diseñado para cambiar la conducta de los estudiantes, considerando que ciertas conductas definidas
como deseables deben Incrementar su probabilidad
de Incidencia y ciertas conductas Indeseables deben
decrecer''.! Entendemos como conducta en sentido
amplio, "todo Jo que un organismo hace, Incluyendo
la acción flslca, los procesos Internos, fisiológicos y
emocionales y la actividad mental lmpllcita que
sean manifiestos". 2
De esto se desprende que la tarea del maestro
es crear una serie de circunstancias que originen
los cambios deseados en la conducta de los alumnos. Una persona se llama maestro en tanto se
dedique profesionalmente a lograr la educación de
sus alumnos.
Generalmente ocurre que muchos de los problemas educativos son resueltos con mayor facllldad
cuando son sujetos a revisión desde diferentes puntos de vista, cuando hay formulación previa de
objetivos y cuando se parte de un concepto de
educación definido y acertado.

51

�,

... , ..,.

.

,.: . "' ' •!llr.!J• :.: - •
j '.

~

•

��de estar apoyados en evidencia empírica segura,
cuya consecución eventualmente conducirá a, o hará
posible la realización· de los objetivos últimos. Finalmente, el contenido y métodos de instrucción
deberlan, idealmente, ser seleccionados lógicamente, proyectados y usados con referencia especifica
a estos objetivos inmediatos y últimos, y deberlan
así mismo sostenerse por evidencia experimental
convincente de su validez". 6
MODELO PARA LA FORMULACION DE
OBJETIVOS CONDUCTUALES

Existen varios criterios para especificar objetivos, uno de ellos es el de Robert F. Mager, que
por su brevedad y concordancia con otros, ha sido
seleccionado.
Mager señala tres pasos fundamentales que son:
"1) Identifique la conducta terminal por su
nombre: usted puede especificar el tipo de conducta
que será aceptada como muestra de que el alumno
ha alcanzado el objetivo.
2) Trate de definir la conducta deseada describiendo las condiciones importantes bajo las cuales se espera se realice la conducta.
3) Especifique los criterios de actuación aceptable, describiendo cómo debe actuar el alumno para que su rendimiento se considere aceptable". 7
Desde Juego, no es necesario que se cumplan
los tres pasos en cada objetivo, basta con que se
comunique el propósito del mismo. Usted puede
trabajar en cada objetivo, de tal manera que pueda
haber tantos enunciados como sean necesarios para
describir todos los resultados que pretende.
Se entiende por comportamiento final, la conducta que se desea demuestre el alumno al finalizar un ciclo de instrucción determinado, es decir,
lo que el alumno deberá de hacer o ejecutar. Es

56

muy importante que
..
cución que el maes~ especifique· la· clase de ejedlel logro del objetivo· :i~rá C?mo testimonio
P ear las palabras ad ,
ien es Importante emconducta a seguir d ~adas que denoten una sola
mente la acción det! . manera que señale claraesto se evitan las m~n~d~ que se. solicita. Con
1~ alumnos como los d !1 erpretac1ones y tanto
mismos resultados.
emas maestros esperan los
. Por ejemplo, si Ud e 1
termino apreciar ¿ cómo· semp ea e~ sus objetivos el
mo saber, entender etc? sftege interpretar?, ¿cóapreciar por otro 'que · ~PaJm · cambia el término
Ud. desea, como
. ·
ente traduzca Jo que
su objetivo estarf°bie~e:plo. ~esolver o identificar
más de apreciar in ¡
peciflcado; o bien si ade:
~ulere dar a entend~~ye
explicació~ de Jo que
t1vo.
• se más expllcito su obje-

;!

La descripción de las
d' .
les se espera se verifi
con 1c1ones bajo las cua1
fiere a los elementos q~;{ compo_I't8;miento se reconcretos que son necesa . os, restricciones y datos
claramente posible el On_os_para establecer Jo más
a~tuaciones que no se :Jetit':io ~ excluir aquellas
c1ón de que el alumno lo cehp alr comO" demostraa canzado.

El tercer paso de Ma
ti
Ud. va a emplear par/er ª .~nde al criterio que
comportamiento O ejecucló::11 ~ar aceptable el
una vez descrita la conducta a e . umno, es decir,
no, ahora le dirá el cómo hab~~ por el alumpuede lograrse a tra vé d
e hacerla. Esto
mentos como pueden ~re e~ª tspecificación de eleo contestar detenniriado . lempo para resolver
tanto por ciento mlnimo numero de reactivos, el
tas dadas, el señalar r aceptable en las respuescas de una situación ~e!i:_ednos tX caracterlsti-

a, e c.

En síntesis éstos so I tres
por Mager:
n os
pasos propuestos
1) Se debe ·a1
demuestre el alumsen ar la ~nducta que se desea
solo verbo es deci~od, eªbetraves d~l e!lunciado de un
'
•
ser un1tar10.

57

�La conducta propata

2)

en un ·oldetlvo en

~=h◄ ante deki +,,.._ . . .
Ju owl'ltionel en Jas que ee
la 4"fflaeta. ~ &amp;le . . el ~ _ee
uece11rto bacert6 exJAldto en el ••ledo del OIIJe-tlw, par ,demplo:

:.""!:n
OCO"!lll.dcc111111e1ee
.

·=--~-

.._g

______

..._,-e

....f)
• ·1-••

_,

, ,

1

. .........

---111-·1~.;a,
1

-

anteundlqrama,,

en una lll'ádica .,..._mpo.
en el 1116n de dale ...

3) SefteJer la aactitad oon Ja que debe rea117.ene la tarea, esto es, ti criterio &amp;:: ¡aeclel6D que
ee aeftala oon aJguw de loe llgmente, dezxa:ntoa;

Número de

reap...,.. conectaa

Toleranclas de a1wes
Porcentaje o propordón de tiempo
N(anero de prinriplno,, tritedw, conceptol, etc.,
aplicados ei la ejecud6n de Ja condueta.

n maeetro que no eepeelftea . . ob,letMII, que
no delcrlbe lo que quiere que el IMDDO apa, eati
llevando a loe aJunua a una gtt,w:16n • deeventaja puesto que llllo vagamente lee IOllclta aJao.
A Oiiltbardm 1el c&amp;e:;::lllOI UN pla para
,.._,Jedón
y mpec,
de objetlvm Jll'Opl!l!ll:a par la Cnmlsl6n "8 NUIMII 'IIModa de En-

)a

selama, 1 CDl la adarad6n de que llllo alcllW
de loe puatm prn sladoi ,ar ella, loe tomalllOI en

COlllklerlld6D!

1)

Loa objetlvoa debel- -•- l&amp;+w en tmalllOI

de lal CIJ!lmlml de loe d\■111-• Y DO en fund6n
de Jea ldiYldadel, Olilteuldo o ~ de emeflama del ma h11.

2) Loa objetlvOI debell Incluir IDl wdlo activo
que Indique Ja conducta que el ahmmo ilebe moetrar al ocupane del contenido.
3) Loa _o bjethw debell m!DC"II!.._ mn precl11&amp;1, vt:Qtn,...... támlDoa que ¡tal ID elpU'Jrado tqd.

fanae.

58

~-=-..w·í~r:
ase·,
•*

•~NlehrJaillt;

=.=

tra11111naw.

..... lo . .
1 sl11t ••

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flr.:.=:"'" a deteiiilllaac DO llllo ~"--'__, temblm Ju
..., - - IIJll&amp;•lnJe.
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6ltlmo nhlli • 7Pd fdo

te :~...-::: d e ~
---.-... ap,:aidldli
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•• de IIU.1-

◄ •-=

�Los tres primeros niveles de especifi_ca~ión ~~
.
rta ia puesto que cada ruve ayu
de gran ur:ipo ~\ demás. Frecuentemente ti~nen
a CO!IIP~ er a o
otros niveles, ya sean mfeimphcac1ones para los
iten trabajar hacia aderiores ohsu~rio~~ !n~~llos. Por ejempl~, la eslante o ac1a a
. 1
·t comunicar las
pecificación del pri!Iler
~~~e~eral ayudando

n:;:r

rJi~i:!f~Erl~:z~u

:!~erj~~!~~i~e :iº~:i~;

o amplias.

b. etivos pueden ser traduci~o~ en
Algunos ~
cer nivel Para estos obJet1vos,
submetas en e er ser completamente detallada Y

l
!!cf::~fno~~: de objetiv~ d~ d~~~i~ ~~~!

se requiere qu~f~I esdteud~~~ucfam~~ relativamente
muestra espec1 1ca . . .
altos niveles de prec1s10n.
Existen también los objetivos de transferencia,
.
. de los. cuales
que son aquellos
a t raves
. io odeseamos
un proque el estudiante aprenda un f~(~~ de situacioceso que pueda usar en una v
rendió
nes diferentes a aquélla en que las ap
.
La especificación de objetivos en el segun~o
nivel es necesaria para objetivos ~e transferenc~
tanto para la evaluaci?n y la e!lse.~anzagen~/~º la
•onar una precJSa descr1pc1on
b
proporci buscada Y. como base para seleccionar o •
conducta
jetivos del tercer ruvel.

iie

CLASIFICACION DE OBJETIVOS
·
de clasificación
El hecho de crear un sis~e!lla
la idea de
de obje~vos ~ucativos t se ~~!t~:'~quellas perconstit1;11r
un 1nstrumel~sº
sonas
interesadas
en
. problemas de programación y evaluación educativos.
El objetivo principal, es orientar!~! : l~~
1
cusión
todos afrestost
de que de
puedan
on aprrolo!&gt; :1!\aco~ayor raridad
posible.

60

En la Convención de la Asociación Americana
de Psicologia celebrada en Boston en 1948, los examinadores de enseñanza superior que asistian a dicha convención, empezaron a reunirse con el objeto de crear un entramado teórico PrlnciPlllmente
al través de un sistema de clasificación de los objetivos del proceso educativo. Esto pareció sumamente importante ya que dichos objetivos nos ofrecerlan la oportunidad de contar con una base en la
que habrlan de asentarse los programas y planes de estudio, y por otro lado, podrlan COnstituJr
también el punto de partida en muchos trabajos de
investigación científica.
Uno de los temores que expresaron los asistentes a las reuniones mencionadas, fue el crear
una taxonomia que diera como consecuencia una
"fragmentación y atomización de los fines educativos, ante la posibilidad de que las diversas piezas
que constituyeran la clasificación final fueran esencialmente distintas del objetivo mucho más complejo que habria sido el punto de partida. Para
soslayar este peligro realmente auténtico, se creyó
conveniente fijar los principios taxonómicos a un
nivel suficientemente general para evitar en lo posible las pérdidas por fragmentación.
La. existencia de tipos generales y a la vez de
subtipos taxonómicos facilitará al usuario la selección del nivel de clasificación más adecuado con
las necesidades del momento. Además, el carácter
jerárquico de la taxonomla le brindará una más
fácil comprensión del lugar que corresponde a un
objetivo especifico en relación con los restantes".10

Otra de las preecupaciones de los examinadores fue el establecer las normas por las que habrla
de regirse la taxonomía; después de muchas discusiones se llegó a la conclusión de que la taxonomia deberla constituir un sistema de clasificación educativa, lógica y psicológica; educativa en
el sentido de la planificación de los programas o la
elaboración de las coyunturas de aprendiza.fe, lógica en el sentido de la J¡ecesjdad de definir los
términos con la máxima clliridad y aplicarlos con
el sentido que se les ha dado; y psicológica con la
idea de que deberla basarse en las teorlas univer-

61

�sales de la pslcologia.

d

otras muchas consldeDe acuerdoóco ll5~ una taxonomla que
raciones se trat
e
rl clpalmente:
abarcara tres vertientes p n
1. Cognoscitiva.

2. Afectiva.
3. Pslcomotora.
hemos
Estas vertientes o dominlos ' como
de ya
especlalisd
dicho, fueron cre&amp; o3 por ':fe ~~ es atrlblildo a
tas; sin embargo, : !st':1~ntido, Benjamln Bloom
un representante.
tante del dominio
es . consi~erado ~J"ºR reCi~ohol del dominio
=~i~~ºóa~ del d~lnio pslcomotor.

:e!~

Antes de lnic/arnos en la :!~c:1af~
uno de estos dominios, nos pa
en una taxoclonar qué es lo que debe ~:r1~uema de clanomia. Al empezar ~ proy r un claro concepto de
slficaclón es necesar1? _posee
es diseñar progralo que queremos clas1f1dic.ar; estedlante los diferentes
mas y planes de estu os m pá · as anteriores.
tipos de objetivos planteados en gm
ha apllUna vez logrado esto, ¡ªti taxonomia
Las diferencias
rogra,nas educa vos.
carse a esos P
clasificación se pondrin de reque existan en
xposlclón precisa de objetivos,
lleve
no
sólob
en
é
ade
sino que tam 1 n eberán tomarse en cuenta las
siguientes Interrogantes:

Ir

¿Qué número de conocimientos es necesario
aprender?
. Cuál debe ser el ni".el .en qu; el alumno habrá
de a~qulrlr dichos conocuruentos .

¿Cuál será la óptima ~~clón de los conocimientos para su aprendizaje.

¿ Qué significación ha de tener para el alumno
el aprendizaje de los conocimientos?

No hay que olvidar que esta clasificación habrá de realizarse tomando en cuenta no sólo los fl.
nes educativos, sino los lógicos y psf~lógicos.
Ahora bien, creemos conveniente hacer una
clara distinción entre clasificación y taxonomía,
porque generalmente los utilizamos como sinónimos, y en estricto sentido no lo son. "Mientras que
todo esquema de clasificación puede encerrar diversos elementos arbitrarios, esto puede no ocurrir con
el esquema taxonómico. Una taxonomía ha de estructurarse de tal modo que el orden de sus términos debe corresponder a un orden 'auténtico'
entre los fenómenos representados por los ténninos.
Un sistema de clasificación puede justificarse por
los criterios de comunicabilidad, utilidad y simpatía; una taxonomía, en cambio, debe demostrar su
coherencia con los puntos de vista teóricos que resultan de la investigación de campo que intenta
ordenar".1 1
Se dice que la taxonomía debe servir para siete propósitos fundamentales:
1.-Para hacer evidente el camino hacia donde va el maestro.
2.-Para lograr eficacia en sus metas.
3.-Para hacer juicios crltlcos, revisiones y
reestructuraciones pertinentes.
4.-Para tratar de que haya comunicación entre las partes del aprendizaje.
5.-Para seleccionar medios, métodos y estructuras.
6.-Para llevar un control pertinente, coherente y eficaz.
7.-Y, por último, para ayudar a los Investigadores en sus hipótesis.12

62
63

�DOMINIO COGNOSCITIVO
En el dominio cognoscitivo se incluyen aquellos objetivos que se hallan relacionados con el recuerdo o el reconocimiento así como del desarrollo
de las aptitudes y dotes intelectuales; esto es, comprende una taxonomía de los comportamientos de
los alumnos, considerados como reveladores de la
enseñan:r.a recibida cualquiera que sea la materia,
el nivel o el establecimiento.
El dominio cognoscitivo contiene una serle de
categorias o niveles ordenados de simples a complejos y de concretos a abstractos; dichos niveles
son los siguientes:
- conocimientos
- comprensión
- aplicación
-análisis
-síntesis
- evaluación13
Este marco de referencia de los niveles en esta taxonomla se hace útil al anali:r.ar si un grupo
formulado de objetivos incluye o no, objetivos en
todos estos niveles y si estos objetivos son apropiados para el plan de estudios en consideración.
También ha sido utili:r.ada la taxonomía en
análisis de pruebas y prácticas de enseñanza con
el objeto de íntentar comparar el énfasis dado a
tal o cual categoria o niveles en las afirmaciones
de un curso, con énfasis en esos mismos niveles
en el análisis de las preguntas del test o de la enseñanza.

Ocurre, con frecuencia, que este balanceo esperado no aparece cuando se examinan los reactivos de la prueba o los materiales y naturale:r.a de
la enseñanza. Aqui se hará necesario, evidentemente un cambio, considerando los valores de ciertas
experiencias de aprendi:r.aje, el conocimiento real o
las afirmaciones de los objetivos.
Si un análisis es correcto, entonces una jerar-

e::

quia de objetivos dad
necesariamente su ·
en el área de una materia,
jetivos más bajos ~n la ujna relalación entre los oberarqu Y los más altos.
En Sí?tesis, se pretende decir
mla auxilia a quienes
.,
que la taxononivel de curso.
maneJan una unidad y un

~~~EDAGOGICOS JERARQUIZADOS
1
.JAMIN BLOQ~
DE BEN-

8o~~

PRESENTACION SIMPLIFICADA

NIVEL 6. EVALUACION
6.20 Juzgar desde el punto de vista
externa.

.

de evidencia

6.10 J:i,izgar. desde el punto de vista de la coh
cia lógica Y su evidencia Interna
eren-

NIVEL 5. S~IS
5.30 ~=inar un conjunto de relaciones abs5.20 Producir. un plan o conjunto de operaciones
5·10 Producir una comunicación original.
·

NIVEL 4. ANALISIS
4.30 Anali:r.ar principios de Organi;r.ación.
4·20 Anali:r.ar algunas relaciones.

4.10 Analizar algunos elementos.

P=~

NIVEL S. APUCACION
3.00 Aplicar algunas ideas abstractas
!~!~:do~I

al que nun:1':e ~ai:

NIVEL 2. COMPBENSION

64
65

�2.30 Extrapolar.
2.20 Interpretar.
2.10 Traducir

no le llega alguna enseñanza, se espera de él
que se Integre a esa comunicación y que sepa
manipular las ideas. Engloba objetivos, actitudes y reacciones que expresan cierto entendimiento del mensaje literal contenido en una comunicación.

NIVEL l. CONOCIMIENTO
1.32 Conocer teorías y estructuras.

Incluye:

1.31 Conocer principios Y generalización.

1) Habilldad para captar el significado del ma-

terial, es decir, poder transformarlo de una
forma a otra (palabras a números).

1.25 Conocimiento de métodos.
1.24 conocimiento de criterios.
1.23 Conocimiento de clasificaciones Y categorías.

1.22 Conocimiento de tendencias Y secuencias.
l.21 Conocimiento de convenciones.
l.12 Conocimiento de hechos específicos.
l.ll Conocimiento de terminología.

. p nn
. clpales .en el Dominio
Categonas
ti Cognoscitivo
de la Tax-onomla de obJetivos educa vos
l -Conocimlent.o. Comprende todos los act?s que
. e basan en el recuerdo de ideas, materiales o
.
os . Tambíe· n se hallan
rsenomen
crlt' incluidos los procesos de coordinación Y
ica.

La memorización constituye el principal P~ceso psicológico; puede comprender la memorización de un amplio material, desde datos_ ~pecíficos hasta teorías compl_etas. ~l requ151to
b . .co es traer a la memoria la información
ade::uada. Es representa~vo del nivel más bajo
de resultados de aprendizaje.

2.-Comprenslón. En el momento en que al alum-

66

2) Interpretación del material (explicarlo o
sintetizarlo).
3) Cálculo de cualesquiera tendencias futuras (predecir consecuencias o efectos). Este
tipo de resultados siempre van un paso adelante de la simple capacidad de recordar el
material, y representan el nivel más bajo
de entendimiento.
3.-Aplieaclón. El alumno utiliza la adecuada abstracción cuando se le plantea un nuevo problema, sin que se la haya preparado para utilizarla en esa circunstancia especifica, para la
que no se ha dado ningún modo específico de
solución. Es la habilldad para hacer uso del
material aprendido en situaciones nuevas y
concretas, tales como reglas, métodos, conceptos, principios, leyes y teorias. Requiere un nivel más elevado de conocimiento que la comprensión.

4.-AnOJII■

Subraya de manera especial la habilidad de separar el material en sus partes constitutivas de tal manera que su organización estructural pueda ser entendlda. Significa identificar las partes, analizar su Interrelación y reconocer los principios organizativos lmplfcitos.
Se Pretende que los alumnos vayan capacitándose para dlstlngulr lo cierto de Jo hipotético
en un mensaje determinado, para dlscernlr conclusiones y probar una afirmación, para observar cómo se encadenan unas ideas con otras,

etc.

67

�5.-Síntesis. Se refiere básicamente a la capaci•
dad de unir las partes para fo~'!lar un todo nuevo; puede implicar la prod':1cc10n de una comunicación única (Tema o discurso) un plan ~e
operaciones (investigaciones) o. ':In fo:mular10
de relaciones abstractas (clas1.flcar información). Esta área se encue~tra vinculad~,. ~bre
todo con respuestas creativas y propos1c1on de
nuevos patrones o estructuras.
6.-EvalWM?ión. Es la emisión de _juicios sob~e el
valor en ciertas ideas, traba¡os, m~teriales,
métodos, etc., teniendo en cuenta u~ fin determinado. Trata de calcular hasta que _Punto s_on
exactos, efectivos, económico~, .º· sat1sfactor10s
los resultados obtenidos. Los ¡u1c1os pueden ser
cuantitativos o cualitativos.

La evaluación no es solamente un Pr&lt;&gt;Ct:8? fi.
na! en el análisis de las actividades cognosc1t1vas,
sino que es un lazo de unión con el campo afectivo.
Las evaluaciones deben de ser conscient~ Y
cimentadas en procesos correctos de análislS Y
comprensión de los fenómenos que se trata de apreciar. Muchas veces nuestros juicios s~n meramente
opiniones y no llegan a ser evaluaciones.
La educación trata de ampliar las perspectivas del sujeto, para que éste tome en cuenta un
mayor número de facetas de los fenóme1_1~ que
han de evaluarse, y que logre un8: mejor v1s1on de
los trabajos y normas de referencia _que habrán de
emplearse en el proceso de evaluación.
DOMINIO AFECTIVO

El dominio afectivo incluye objetivo~. que s~brayan una tensión sentimental, una em~1~m o Cierto rado de simpatía o repulsa. Los ob¡et1.vos af~tiv!s pueden oscilar en~e la simpl_e atenc1ó~.3a31a
unos fenómenos determinados Y ciertas -~ 1 a es
de carácter y conciencia de gran comple¡idad, aunque perfectamente consecuente. Generalmente estos objetivos se nos presentan bajo las formas de

68

intereses, actitudes, conceptuaciones valores y tendencias emotivas.
'
Los objetivos afectivos han sido motivo de
gran preocupación de muchos educadores, de ahi
que haya estudiado este campo de manera detallada.
Los estudiosos en este campo supusieron que
el ámbito afectivo al igual que lo que ocurre en el
cognoscitivo, tendria que estructurarse de acuerdo
a un orden jerárquico, de tal modo, que cada tipo
áe conducta presupondrla el dominio de las que se
hallan por debajo de él.
Se decidió hacer un análisis de los objetivo~
afectivos para determinar sus peculiares caracteristicas. En la medida en que se fueron adentrando hasta llegar a una constante a través de una
adecuada estructuración de ellos, "la constante fue
avanzando desde una primera frase en la que el
sujeto posee simplemente oonclencla del fenómeno
y es capaz de captarlo, Posteriormente responde a
los fenómenos con unas sensaciones positivas. Estas sensaciones pueden ser a veces tan intensas que
en sus respuestas abandona - hábitos corrientes.
Ese determinado instante del proceso conceptualiza su conducta y sensaciones e Integra estas conceptualizaciones en un fondo estructurado. Esta estructura va haciéndose más compleja al convertirse
en uno de los factores esenciales de su existencia". a Al estudiar este proceso o constante se dieron cuenta que venia expresado a la perfección con
un término repetido varias veces en la investigación: .. "Internalización". Este vocablo pretende
descr1b1r el proceso ppr el que un fenómeno o
valor va integrándose progresiva y definitivamente
en la vida de un individuo. Este término brindó un
principio ordenador de los elementos que según los
especialistas guardaban cierto paralelismo con algunas de las teorlas del proceso de aprendizaje de
los objetivos afectivos.
Con el objeto de comprender y tener una idea
más clara del proceso de internalización consideramos oportuno exponer y explicar las categorlas
que integran la taxonomía del ámbito afectivo:

69

�"El proceso se inicia cuando la atención del
alumno se ve captada por algún fenómeno, caracterlstica o valor. Al fijar su atención sobre ellos,
observa ciertas düerencias entre dichos factores y
otros que se encuentran dentro de su campo perceptivo. Con esta diversüicación se produce un análisis del fenómeno, sobre todo si para él posee un
sentido emotivo, pasando inmediatamente a valorarlo. Al ir desarrollándose el proceso, relaciona
dicho fenómeno con otros ante los que ya se ha
reaccionado y que poseen también un valor para
él. Estas reacciones son lo bastante frecuentes para
que· sus respuestas a él sean periódicas, casi automáticas. Finalmente llega a interrelacionar los valores dentro de una estructura o concepto del medio que constituye como una plataforma para otros
nuevos problemas; es decir, el proceso de internalización constituye una ininterrumpida modüicación
de la conducta que comprende desde la simple conciencia del fenómeno por parte del individuo hasta
una profunda perspectiva de la vida".15
Ahora bien, aunque esta descripción puede considerarse bastante lógica se pensó en la necesidad
de elaborar una estructura jerárquica para detallar el proceso. De ahi surgen las fases, etapas o
categorias, en que se ha dividido el dominio afectivo:
1.0 Recepdón (atención)

3.1 Aceptación de un valor
3.2 Preferencia de un valor

~-

3.3 Entrega (convicción)
4.0

4.1 Conceptualización de un valor
4.2 Organización de un sistema de valores
5.0 Caraeterlaelóa por medio ele llll valor
O llll
coajanto de valorea
5.1 Perspectiva generalizada
5.2 Caracterización

CATEGORIAS MAYORES DEL DOMINIO AFECTIVO DE LA TAXONOMIA DE OBJE'l'IVOS
EDUCATIVOS
DESCRIPCION DE LAS PRINCIPALES
CATEGORIAS DEL DOMINIO AFECTIVO
1.-RECIBJR (ATENDER)

1.1 Conciencia
1.2 Predisposición a la recepción
1.3 Atención controlada o selectiva
2.0 Respuesta
2.1 Aceptación de la respuesta

"En. este nivel interesa que el educando sea
sensibilizado de tal manera que perciba la existencia de ciertos fenómenos y estimulos· que
esté dispuesto a recibirlos o a prestarles 'atención" .le
DesQe el punto de vista del maestro, se refiere
a todas las formas de obtener, sostener y dirigir la atención del estudiante.

2.2 Predisposición a la respuesta
2.3 Satisfacción en la respuesta
3.0 Valoraeión

Ejemplo: El maestro de música podrá interpretar al plano el tema principal y repetirlo,
para que el alumno pueda reconocerlo cuando
aparezca en la interpretación orquestal. Trata
de que el alumno distinga con mayor facilidad
a dónde debe dirigir su atención.

70

71

�Los ~tados de este campo van desde la mera conciencia de un hecho, hasta una atención
selectiva.

Z.-RF.SPONDER
Th cuando el alumno, después de atender, participa activamente.

Lo importante de esta categorla es la necesidad de responder.
Ejemplo: (lee voluntariamente el material designado).

La disposición para responder (lee vo!untai:iamente material no asignado); la satisfacción
para responder proyectada en la respuesta (lee
por placer) .
En esta categorla juega un _papel ~pol"W?te
el "interés" o sea la inclinación hacia la b~queda y el goce en alguna actividad determinada.

3.-VALORIZAB
Th una actividad de evaluación, que el sujeto
realiza por sí mismo. Llega a ser lo bastante
consistente y estable como para asumir las caracterlsticas de una creencia o actitud. Los logros de esta categorla conciernen a una conducta consistente y estable que permite hacer
del valor algo claramente localizable.

4.-0RGANIZACION
Se refiere a la organización de los valores de
un sistema a la determinación de sus interrelaciones y el establecimiento de los que han de
ser dominantes y de vigencia universal.

5.-CARACTERIZACION POR MEDIO DE UN
VALOR O CONnJNTO DE VALORF.S
Thta categorla se refiere a la respuesta del sujeto hacia el sistema de valores que ha obteni-

do. El comportamiento se vuelve penetrante
ronsistente y predecible. El estudiante ha Jo'.
grado una forma típica de ronducta. En esta
área quedan romprendidas todas las respuestas
de tipo adoptativo: personal, social y emocional.

~ ha mencionado el hecho de que existe una
relación entre objetivos cognoscitivos y objetivos
afectivos; sin embargo, nos encontramos con que
estos últimos muchas veces no tienen una formulación especifica, ya que se ronsidera que casi todos
los ~bjetlyos cognoscitivos tienen un componente
afectivo s1 uno lo busca, pero no especificado, y
que desde luego podria ser clasificado en el dominio afectivo.

~ el dominio cognoscitivo se pretende que el
estudiante sea capaz de realizar una tarea en el
mo~e~to en _que se le pida; en tanto que en el
d?m1mo afectivo, la preocupación es que el estudiante reahce algo, después que ha aprendido Jo
que puede hacer.
El dominio afectivo utiliza un elemento verdaderamente importante en sus objetivos y es el
valor heurístico; éste puede tener el valor' suficiente para alentar al individuo en forma más completa al tratar de alcanzar sus objetivos en este dominio.
·

~ síntesis, podrla decirse que para formular
objetivos concernientes al dominio afectivo será necesario hacerlos en términos de afirmaciones internas que son objetivos inmediatos y los cuales
necesariamente, a través de un plazo más o menos
largo, tendrán consecuencias conductuales abiertas·
evidentemente esto establece la necesidad e impor:
tancia de pensar en fines a largo plazo, de evaluar
Programas completos lo mismc que unidades aisladas y cursos.
DOMINIO PSICOMOTOR
El dominio psicomotor se refiere a los objetl-

72
73

�vos que se proponen el desarrollo m~ar o ~&lt;?"
tor ciertas manipulaciones de materias u obJetivoi:. o ciertos actos que exigen una coordinación
neuromuscular.
En las investigaciones que se han realizado se
han encontrado muy pocos objetivos de este tipo.
Se comprobó que en la mayoría de los casos se hayan relacionados con la escritura a mano, con las
manifestaciones orales, con la educación flsica, con
las actividades comerciales y con los estudios de
carácter técnico.
A pesar de esto, se ha intentado realizar una
jerarquización que facilite la formulación de objetivos en el dominio psicomotor y es la siguiente:
a) Frecuencia
b) Energía
c) Duración
a) La frecuencia se refiere a la tasa de respuestas de un material.
b) La energía es la cantidad de fuerza o poder que
necesita un estudiante para ejecutar la habilidad.
c) La duración es el lapso durante el cual el individuo persiste en la ejecución de la habilidad.

LA ~ U I A DEL APRENDIZAJE
DE GAGNE
Para quienes se hace necesario una afirmación
de objetivos para cursos pequeños de enseñanza
como libros de enseiianza programada, serla conve-'.
niente que hicieran uso de un sistema de categorfas
como el de Gagné, que viene siendo una combinación de psicología conductual y C0gnoscitlva · Gagné
distingue tipos de conductas las cuales ~ sido
aprendidas en diferentes condiciones, teniendo como requisito para aprender una aptitud, haber asimilado la siguiente más simple.
Las categorias en la jerarquia del aprendizaje
de Gagné son las siguientes:

-APRENDIZAJE Y SEBALAD(), Se refiere a la
reacción general, difusa y emocional que resulta
li:ivolunta~amente como una reacción aprendida a
ciertos estimulos. Ejemplos: el miedo al agua o a
las alturas.
-APRENDIZAJE ESTIMULO-RESPUESTA. Implica una respuesta precisa de esqueleto o músculos a un comp!eio particular de estimulación. Ejemplo: la adqu1S1c1ón de un nuevo hábito de vocalización en un niiio pequeiio.

Algunos autores incluyen también:

•
•
•
•
•

IMITACION
MANIPULACION
PRECISION
CONTROL DE MANEJO
NATI1RALIZACION (automatización).

Es evidente que estas categorlas representan
intervalos de un continuo que va desde la duplicación Imitativa de una conducta motora hasta la r~alización de la misma conducta en forma mecánica
automatlzada.17

-ENCADENAMIENTo. Resulta de relacionar en
secuencia dos conductas estimulo-respuesta aprendidas Previamente. EjempTo: actos motores como
encender el motor de un auto.

-ASOCIACION VERBAL Es una sub-variedad

del encadenamiento, que depende de un código o
clave que proporcione el enlace entre las respuestas aprendidas en cadena.

-DISCRIMINACION MVLTIPLE. Ocurre cuando un número de cadenas aprendidas interfiere una
con la otra y asi la retención de ciertas cadenas
individuales se acorta y ocurre el olvido. Ejemplo:
cuando el maestro está aprendiendo a llamar a cada uno de sus alumnos por su nombre.

74

75

�-APRENDIZAB DE CONCEPTOS. Requiere
respuestas a estlmulos en términos de propiedades
abstractas tales como forma, color, posición o número. Ejemplo: arriba y abajo, cerca y leJos, derecha e Izquierda.
-APRENDIZAB DE PRINCIPIOS. Requiere el
encadenamiento de dos o más conceptos. Se ejemplifica por la adquisición de la Idea contenida en
proporciones tales como "los gases se expanden al
ser calentados".
-BESOLUCION DE PROBLEMAS. El encadenamiento de principios en nuevas combinaciones para
encajar en circunstancias particulares. Ejemplo: la
reorganización del personal de una oficina para encajar en el espacio disponible en un nuevo edificio
o la manipulación abstracta de principios de fislca
para derivar una nueva teorla.1a

I
VERBOS ILUSTRATIVOS
APENDICE

VERBOS ILUSTRATIVOS PARA FSI'ABLECER
OBJETIVOS INSTRUCCIONALE.S GENERALES:

ANALIZAR
COMPUTAR
INTERPRETAR
REPRESENTAR
TRADUCIR
APLICAR
CREAR

DEMOSTRAR
EVALUAR

LOCALIZAR

CONOCER
RECONOCER
USAR
ESCRIBIR

VERBOS ILUSTRATIVOS PARA FSI'ABLFTI:R
RESULTADOS ~PECIFICOS DEL APRENDIZAJE:
ALTERAR
CAMBIAR

GENERALIZAR

MODIFICAR

PARAFRASEAR

CUESI'IONAR
REACOMODAR
RECON~

REAGRUPAR

REORGANIZAR
REORDENAR

REES'.l'RlJCTURAR
REVISAR
SIMPLIFICAR
IDENTIFICAR

SINTEI'IZAR
VARIAR

COMPORTAMIENTOS COMPLEJOS DE JUICIO
LOGICO:

ANALIZAR
VALORAR

COMBINAR
COMPARAR
CONCLUIR
CON'l'RASTAR
DEDUCIR
CRITICAR
DECIDIR

DEFENDER
EVALUAR
EXPLICAR
FORMULAR

GENERAR
INDUCIR
INFERIR
PLANEAR

ESTRUCTURAR
SUBSTITUIR

76
77

�COMPORTAMIENTOS DISCRIMINATIVOS GEESCOGER
COLECCIONAR
DEFINIR
DESCRmm
DETECTAR
DIFERENCIAR
DISCRIMINAR
DISTINGUIR
IDENTIFICAR

INDICAR

AISLAR

PERMITIR

~

ESCRIBm

ENLISTAR

ACOPLAR

COMPORTAMIENTos DE ESTUDIO:

ORDENAR
COLOCAR
SELECCIONAR
SEPARAR

ARREGLAR
TRAZAR

OMITIR
S~ALAR

NERALES:
COMPORTAMIENTOS SOCIALES:
ACEPTAR
ACORDAR
ASISTm

SILABEAR
CONTAR
TRADucm

EXCUSAR
SALUDAR
AYUDAR
INTERACTUAR

CATEGúRizAR

CITAR

COMPILAR
HACERCmCULOs
ORGANIZAR

COPIAR

ENCONTRAR
SEGUIR
PARAFRASEAR

ROTULAR

HACER DIAGRAMAs
UBICAR

MIRAR

HACER MAPAS
MARCAR
NOMBRAR
NOTAR

ENTREcoMILLAR

REGISTRAR
REPRODucm
BUSCAR
CLASIFICAR
SUBRAYAR

CONTESTAR
ARGUMENTAR
COMUNICAR

UNm

REUNm

COMPORTAMIENTos MUSICALES:

CON'I'RIBUIR
COOPERAR
DANZAR
DISCREPAR
DISCUTIR

PARTICIPAR
HALAGAR
REACCIONAR
PLATICAR
SONREm
AGRADECBlt
OFRECER

SOPLAR
SALUDAR
APLAUDm
COMPONER

CUMPLIR

INVITAR

TECLEAR

ARMONIZAR
TARAREAR

COMPORTAMIENTOS DE LENGUAJE:
ABREVIAR
ACENTUAR
ALFABETIZAR
ARTICULAR
DENOMINAR
USAR MAYUSCULAS
EDITAR
SEPARAR CON GUION
PONER ASTERISCOS

TRAZAR

IMPRIMIR

78

PRONUNCIAR
PUNTEAR

DELETREAR

LEER
RECITAR
DECIR
FORMAR

FIRMAR

HABLAR

AFIRMAR

RESUMIR

PONER SORDINA
TOCAR
PULSAR
PRACTICAR
CANTAR

RASGUEAR
ZAPATEAR
SILBAR

COMPORTAMIENTos· TEATRALES:
ACTUAR
CONTINuAR
CRUZAR EL ESCENARIO
MOVERsE
RESPONDER

MIRAR

PASAR
DIRIGm

EXHIBm

REPRESENTAR
DEJAR

COMENZAR
EMITIR

MOSTRAR

SENTARSE

EXPRESAR
GmAR

79

�COMPORTAMIENTOS MATEMATICOS:
FRAGMENTAR
COMPUTAR
COMPROBAR
CONTAR
SUMAR
DERIVAR
DIVIDIR
CALCULAR
PRESUPUESTAR
RESTAR
EXTRAPOLAR
HACER GRAFICAS
AGRUPAR
AGRUPAR
INTERPOLAR
INTEGRAR
MEDIR
MULTIPLICAR
PROYECTAR
REDUCIR
REDUCIR A UN EQUIVALENTE
RESOLVER
TABULAR
NUMERAR
CUADRAR
SUSTRAER
VERIFICAR

TAR. LLEGAR. COMPLETAR. CONSIDERAR
PROO,UCIR. PROPONER. PROVEER. REPETIR.
COM! ARTIR. ACORDAR. SIGNIFICAR DESLI.
~R. SEGUIR. ESPARCIR. PRINCIPIAR. ABAS:
TECER ALMACENAR. SUGERIR SURTIR
CAMUIAR. LLEVAR. BOTAR. TRABAJAR.
.

COMPORTAMIENTOS DENTRO DEL LABORATORIO DE CIENCIAS:
APLICAR
CALIBRAR
CONDUCIR
CONECTAR
CONVERTIR
LIMITAR
MANIPULAR
OPERAR
PLANTAR
PREPARAR
DEMOSTRAR
DISMINUIR
DISECAR
ALIMENTAR
CULTIVAR

EXTRAER
REEMPLAZAR
REPORTAR
REENSAMBLAR
MONTAR
ESPECIFICAR
ENDEREZAR
REGULAR
TRANSFERIR
PESAR
INSERTAR
CONSERVAR
PROLONGAR
AUMENTAR

MISCELANEA:
APUNTAR. INTENTAR. ASISTIR. DESIGNAR. DETERMINAR. DESARROLLAR. TRAER.
DESCUBRIR. DISTRIBUIR. HACER. TIRAR.
TERMINAR. BORRAR. EXPANDIR. EXTEN•
DER. AJUSTAR. LANZAR. CONSEGUIR. GUIAR.
COLGAR. EMPEZAR. COMPARAR. SOSTENER.
ENGANCHAR. CAZAR. INCLUIR. INFORMAR.
COLOCAR. RELACIONAR. REGRESAR. EJECU-

80

81

�NOTAS

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12.- Vid.: Benjamln B. BIOOD\ et Al. Tu:oaomía de loo ObjeUvoo de la Edaca,:lón, I,&amp; Clulflcaclón do las Motu
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13.-

Ibldom.

14.-BLOOM, BENJAMIN B. et Al, (Tomo II. Amblto de la
Afectividad.) Op CIL,
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Op. CIL, p. 23.

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84

85

�COLABORADORES:

CLARA CARPI NAVARRO. Licenciada en Pedagogía. Maestra de Planta de la U.N.A.M. Cursa
actualmente el Doctorado en Pedagogía en la
Universidad de París.
LIBERTAD MENENDEZ MELENDEZ. Licenciada en Pedagogía. Maestra de Planta de la
U.N.A.M. Cursa el Doctorado en su especialidad.
MA. SOCORRO BERRA SANTANA. Licenciada
en Pedagogía. Colaboradora de ARMO y del
Proyecto Universidad Abierta de la U.N.A.M.

87

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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>�FACULTAD DE FILOSOFIA Y
COLEGIO DE PEDAGOOIA

CUADERNOS DE PEDAGOOIA
CUADERNO No. 2

�UNIVERSIDAD AUTONOMA DE NUEVO LEON:
Rector / doctor Luis E. Todd;
Secretario / licenciado Jesús
Lozano Díaz.
FACULTAD DE FILOSOFIA
Y LETRAS:
Director / licenciado Tomás
González de Luna; Subdirector / licenciado Juan Angel
Sánchez; Secretario General /
licenciado Herón Pérez Martínez; Jefe de la División de
Estudios Superiores / licenciado Bernardo Flores Flores; Coordinador del Colegio
de Pedagogía y de la Maestría
en Enseñanza Superior/ licenciado Mario A. Aguilera Mejía; Coordinador General del
Instituto de Investigaciones y
del Departamento Editorial /
doctor Juan José García Gómez; Ayudante / profesora
Ernilia López Portillo.
Diseño / Coordinación del
Departamento Editorial &lt;le la
Facultad de Filosofía y Letras.

\

•

�Cada autor es responsable de su texto.
Toda correspondencia debe dirigirse a:
Coordi11ador del Departamento Editorial de la
Facultad de Filosofía y Letr~e la Universidad
Autónoma de Nuevo León. ~artado Postal 3024.
Ciudad Universitaria. Monterrey, Nuevo León,
~1éxico.

�Todo pueblo que alcanza un cierto grado de
desarrollo se halla naturalmente inclinado a practicar la educación. La educación es el prmcipio
mediante el cual la comunidad humana conserva
y trasmite su peculiaridad física y espiritual. Con
el cambio de las cosas cambian los individuos. El
tipo permanece idéntico. Animales y hombres, en
su calidad de criaturas físicas, afirman su especie
mediante la procreación natural. El hombre sólo
puede propagar y conservar su forma de existencia
social y espiritual mediante las fuerzas por las cuales la ha creado, es decir, mediante la voluntad
consciente y la razón. ( ... ) Pero el espíritu humano lleva progresivamente al descubrimiento de
sí mismo. Crea, mediante el conocimiento del
mundo de exterior e interior, formas mejores de la
existencia humana. La naturaleza del hombre, en
su doble estructura corporal y espiritual, crea condiciones especiales para el mantenimiento y la
trasmisión de su forma peculiar y exige organizaciones físicas y espirituales cuyo conjunto denominamos educación. En la educación, tal como
la practica el hombre, actúa la misma fuerza vital,
creadora y plástica, c¡uc impulsa espontáneamente
a toda especie viva al mantenimiento y propagación de su tipo. Pero adquiere en ella el más alto
grado de su intensidad, mediante el esfuerzo consciente del conocimiento y de la voluntad dirigida
a la consecución de un fin.
Werner Jaeger, Paideu1

�PRESENTACION
En el número anterior, primero de esta Serie,
se presentaroq contenidos del área de Didáctica,
exponiéndose la programación por objetivos así
eomo sus fundamentos teóricos, filosóficos y psieológicos. Toca ahora el planteamiento filosófico
del fenómeno educativo, para así eonocer los fundamentos que enriquecen a la Pedagogía corno
ciencia.
En la actualidad, la Filosofía se ha visto relegada a un segundo plano debido, tal vez, a la
importancia desmedida que el hombre da a los

......__.___

�avances científicos y técnicos. Como afirmaba
Bertrand Russetl, nuestra preocupación por las
cosas exteriores y nuestra negligencia en considerar los objetivos meramente humanos, han dado
como resultado nuestra habilidad para controlar
las fuerzas de la naturaleza exterior, sin haber
logrado dominar las fuerzas de nuestra naturaleza
interior. Nos hemos preocupado por perfeccionar
los medios; pero se han confundido y descuidado
los fines. Vamos rápido sin saber a dónde.
En la mentalidad común se identifica la Filosofía con cualquier cosa, desde dichos ingeniosos y
observaciones caseras hasta profundas definiciones
metafísicas que sólo algunos pueden entender. No
hay una idea precisa de lo que es la Filosofía. Pero
en gran parte esta confusión se debe a la mala
enseñanza por parte de personas mal preparadas
para manejar esta materia. Los llamados "cursos
introductorios" o "problemas filosóficos", que se
imparten en nuestras escuelas, son dictados muy
a menudo por maestros cuya preparación corresponde a otros campos y que los consideran como
asignaturas de relleno o "culturales", en vez de
darles oportunidad a los egresados de la licenciatura en Filosofía.

La finalidad de la Filosofía de la Educación
no se limita a una mera información cultural, sino
a la capacidad de hacer frente a los problemas
prácticos del campo educativo en términos de
principios generales. Cuando Dewey definió la
filosofía como teoría general de la educación, quiso
señalar que es en la educación donde la Filosofía
debe poner su mayor énfasis, pues una Filosofía
que no tenga nada que decir a la educación resultaría estéril ya que no incidiría en la cultura
de un pueblo. Disciplina necesaria para ouien
se dedique al campo educativo, pues si la educa-

ción es una actividad centrada en el hombre, en
los valores y fines de su vida, se deberá tene~ una
idea clara del valor, de la naturaleza de la vida ,Y
recurrir a la Axiología, a la Eti&lt;.:a, a la Ontolog1a
y, al tratar de distinguir entre_ lo ;'~rdadero ,Y lo
aparente, entre las verdades c1enhhc~s ,Y las d~claraciones propagandísticas, se r~curnra a _1~ Logica y a la Epistemología y as1 descubnra las
verdades aparentes, los argument~s falaces, l~s
afirmaciones ambiguas, las declarac10nes demagogicas y otros dispositivos mediante los cuales se
logra el convencimiento.
Kneller señala que la Filosofía tiene tres aspectos: especulativo, prescriptivo y crítico. Especulativo, cuando es de carácter contemplativo y
conjetural; prescriptivo o norm~~ivo, cuando recomienda valores e ideales; y cnhco, cuando examina conceptos para descubrir sus significados en
difereotes contextos. Estos tres aspectos enfocan
el hecho educativo. La Filosofía de la Educación
procurará interpretar el_ fe~1ómeno edt:cativo enseñando un sentido de fmahdad, una busqueda de
significado y un interés por la verdad.

Mario A. Aguilera Me;ía
Ciudad Universitaria, marzo de 1977

�FILOSOFIA DE LA EDUCACION

-Estructura y Fines del Proceso Educativo-

Agustín Basave Femández del Valle

�•

1

Cada hombre, en su vida espiritual, busca ~
encuentra, conserva e incrementa ac1uel núcleo
de su ser -principio de forma y de desarrolloque Aristóteles denominó entelequia. Cada ser procura autorrealizarse formalmente. No se puede
llegar a ser el que se debe ser sin tomar en cuenta
esta "forma acufiada que viviendo se desarrolla", al
decir de Goethe. Hay un proceso espiriforme ele
superaciones c¡ue conduce al autodesenvolvimiento. Por muchas autotransformaciones que sufra
siempre retorno al princ.:ipio de la mismidad personal. Puedo cambiar de circunstancia y de situa-

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�ción, puedo emprender nuevas aventuras espirituales y nuevas experiencias, pero siempre voíveré
al núcleo de mi vocación incanjeable. Hablo de
aptitudes, de inclinac:iones, de talentos, de disposiciones y de limitaciones constitutivas. Se suele
recorrer un largo trecho en la vida para encontrar
la mismidad que parec:ía tan próxima. Voces interiores y trato con el mundo nos anunc:ian lo que
debiéramos hacer a todo trance. La existencia humana tiene -qué duda cabe- un carácter misivo,
misional, desde el momento en que estamos implantados en ella por la amorosa voluntad de un
Ser fundamental y fundamentante.
Cuando el individuo se ha auto&lt;lesenvuelto
con el concurso de los educadores, puede recorda;
aquella frase idealista de Schiller: "Está en tL tú
mismo lo produces eternamente" ( "Worte ·des
Wahns", 5a. Estrofa, últimos versos). Toda reflexión sobre sí mismo, por profunda que sea no genera "ethos", no suple jamás la formación moral
de sí mismo. La fuerza de la individualidad es
sólo un punto de partida que se encuentra, muy
pronto, con la ampliación de la "humanitas". En
la formación universal el individuo no se limita a
conocer realidades, sino que las engloba de modo
voluntario y estimativo. La forma interior alberga las exigencias constantes y perentorias de la
moral y las dúctiles y cambiantes necesidades culturales. La fantasía nohle v pura tit;llC su sitio
también, en el modelado interior. Fantasía crea~
tiva y sintética que no tiene por qué estar a espaldas de lo objetivo, muy lejos de las leyes ocultis
de la vida. No se trata, en manera alguna, de un
desvanecerse en miles de direcciones. sino de lograr aquella "enérgica centralización del espíritu"
que nos recuerda Eduardo Spranger. Dic:ho a
nuestro modo: trátase del descubrimiento de la

propia vocación, del fondo modelador insobornable que nos ha sido conferido.
Toda nuestra existencia transcurre aprendiendo y enseñando, dentro del amplio "achevement"
cultural y popular. Protegemos la continuidad de
una sana evolución de ese "achevement" contra
las conmociones &lt;le los bárbaros v &lt;le los ilusos.
Hay quienes reducen la educación ·a mera técnica.
Tal es el caso de Nicola Abbagnano: "En general,
este término -nos dice- señala la trasmisión v
aprendizaje de las técnicas cultui:ales, o sea de lás
técnicas de uso, de producción, de comportamiento, mediante las cuales un grupo ele hombres está
en situación de satisfacer necesidades, de protegerse contra la hostilidad del ambiente físico y
biológico, de trabajar y vivir en sociedad en una
f.orma más o menos ordenada y pacífica. Ya c¡ue
la totalidad &lt;le estas técnicas se denomina cultura".
( "Diccionario de Filosofía", pág. 370, Fondo &lt;le
Cultura Económica, 1963). No parece advertir, el
conocido filósofo italiano de nuestros &lt;lías, que el
desarrollo anímico del educando sólo puede ser
influído por valores y no por técnicas. Nada nos
dice, además, de la formación de fuerzas que importa más, en materia educativa, que la transmisión de saber. La educación está dirigida a la totalidad del espíritu encarnado y a su posición
frente a la totalidad del universo. Si con ello se
dice que la educación está permeada siempre de
un espíriht religioso, no retrocederemos ante esa
afirmación.
Mucho más cerca nos sentimos de Eduard
Spranger cuando entiende la educación como "un
comportamiento muy complejo que tiene que
adoptar una forma especial, &lt;le acuerdo con la
edad y la esencia del hombre en desarrollo" ( "Reflexiones sobre el desarrollo de la existencia", pág.

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16

�143, Editorial Los Libros del Mirasol, Buenos
Aires lgo4).
El ilustre filósofo germano destaca tres elementos principales en la educación:

l. Ayuda en el desarrollo, a la que los griegos llamaron crianza. Atención respetuosa del proceso evolutivo que es "cuidado" de algo vivo y
no mera técnica.
2. Transmisión selectiva y directa del acervo cultural. No puede haber una apropiación de lo
ofre&lt;.:ido, sin actividad interna.
3. Si la meta es un espíritu despierto, es preciso
orientar al material en gestación hacia su· propio interior. Acaso ese despertar fue descubierto por Sócrates cuando nos instaba a la
búsqueda de la conciencia moral, cuando nos
instigaba, a generar, en nosotros mismos, una
última fe. Los educadores no podrán, con su
autoridad y tradición, dar al hombre la certeza que él mismo debe generar. Pueden eso sí,
"conducir al educando hacia sí mismo, hasta
que encuentre en su núcleo más íntimo las
eternas estrellas guías que alumbren la existencia con un brillo que no empalidece ni en
la hora de la muerte" ( Eduard Spranger: Opus
cit., pág. 145). No se puede ser educador sin
ser conocedor del alma humana, sin comprender al educando que plasmará en sí, la forma
interior de su "humanitas". Nada de distorsiones ni de proyectos hechizos. Sabemos que
los adolescentes penetran a tientas en el alma
formada de quienes les educamos, para animar sus propios sueños y proyectos. De ahí la
importancia insoslayable de la comunión pedagógica, de la pedagogía del encuentro.

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"Encontrar" significa hallar algo que surge
frente a nosotros y que nos ve surgir frente a él.
Equivale al término alemán "Begegnung" ( reforzativo de "Gegnun g", oposición) . Porque en el
encuentro hay polaridad, enfrentamiento mutuo.
De este enfrentamiento surge una mutua sacudida psíquica, un enajenarse cada cual en el otro
-corno lo han apuntado en Alemania autores como Roth, Stocker y Ade1mann- ctesatena1endo
cuanto ocurra en tomo, y un resultar ambos enriquecidos, modificados, transformados, del episodio. El "encuentro" se verifica, propia y primordialmente, entre personas. Trátase de una relación radicalmente humana. Al término del contacto "nos encontramos distintos". Por extensión
analógica, se dice que ciertos objetos y situaciones, que se nos enfrentan, nos sacuden, nos enriquecen y nos transforman.
Encuentros de máxima trascendencia ed11c:.1dora son los de los estudiantes universitarios con
sus maestros en la clase magistral, el coloquio, el
trabajo de seminario o de laboratorio, la asesorí::1.
académica. La Escuela, con estos "encuentros",
lleva al discípulo al aire libre, le desentumece con
el asombro, le ayuda a comprenderse comprendiendo al conviviente. Esta pedagogía del encuentro no se confunde con la intuición artificiosa y el
verbalismo pedante, ni se enquista a un experimentalismo positivista. No se trata de invalidar
la sistematización cultural -teoría, abstracción,
definición- sino de vivificarla, de humanizarla.
Leopold Prohaska, director del Instituto de
Peda~ogía Comparada y profesor de la Universidad de Salzburgo, ha emprendido uua penetrante investigación en su libro Pedagogía del Encuentro, empezando por mostrar que "el encuentro
aparece primeramente en los espacios físico y psí19

�quico, pero únicamente como premisa del encuentro propiamente dicho, que sólo se produce en
toda su autenticidad en el espacio neumatológico"
( Leopold Prohaska, "Pedagogía del Encuentro",
pág. \J9, Ed. Herder). Inicia su investigación con
una fenomenología del encuentro, porque el yo necesita percibir lo físico y sentir lo psíquico del otro
yo antes de que pueda experimentar el encuentro
con el tú en el espacio neumatológico. En este último encuentro -nos advierte- no hay la precisión
de las leyes físicas ni la previsibilidad de las leyes
psicológicas, sino que se produce y desarrolla en
el libre espacio de lo neumatológico, sin que pueda
predecirse, surgiendo como un regalo, como una
merced, en el momento propicio. Dicho de otro
modo: "Este encuentro es libre y liberador ¡Y presenta las características de gratuidad y existencialidad". En la enseñanza del encuentro hay una
gradual elevación de valor por la que el estudiante
es estimulado a desarrollarse, a pasar de una existencia más pobre a una existencia más rica. ¿Cómo tiene lugar el encuentro entre las generaciones? El verdadero maestro sabe que tiene la misión histórica de transmitir los valores culturales
a la joven generación. Más aún hay que acrecentar el acervo que se va a transmitir. Es cuestión
de responsabilidad histórica de una generación ante la posteridad. Del mismo modo que la cultura
complementa la naturaleza, la creación de escuelas añade a la relación pedagógica dada por la
naturaleza una nueva relación condicionada por
la cultura. Es una tarea social que realiza una
institución vocacional y profesional. Pero la pedagogía institucional no debe debilitar la pedagogía natural que ejercen las generaciones antiguas sobre las nuevas. ¡Cuidado con la pedagogía
burocrática! Los maestros no deben convertirse
en meros funcionarios de una organización tecnológica sin voluntad propia, desprovista de ini-

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dativa, órgano ejecutivo del Estado. "Los maestros son, oriciaJmente, exponentes de la tarea pedagógica general de un pueblo de cultura. Su actividad persigue manifiestamente la finalidad de
capacitar a la generación en formación para heredar el pasado y forjar el porvenir" ( Ibid., pág.
100) Al que enseña sistemáticamente se le llama
maestro (magíster) porque es magis en relación
con el minar. El proceso de análisis dirigido es la
causa formal. La causa material radica en el objeto personal ( el educando) y el objeto material
( el medio). La causa eficiente estriba en el educador y la actuación. La causa final, en el objetivo, esto es, en la formatio hominis.
El estudiante debe tomar conciencia del triple campo de tensión polar que se extiende entre
él y el medio, el educador y el objetivo. El maestro genuino sabe que la educación es una osada
empresa, una aventura singular en la que es preciso poner toda el alma. En este ámbito del amor
pedagógico, experimentan, maestro y discípulo,
la realización de su existencia. La regla de la dis-tancia exige en lo físico que haya entre el maestro y el discípulo aquel intervalo que requiere el
respeto. La regla de ambivalencia sitúa la relación pedagógica en el conjunto del curso evolutivo, valorando la línea ascendente que sigue,
normalmente, el alumno. La regla de la trascendencia señala al educador una dirección que va
más allá de su propio yo, para llegar al tú del educando. Madurez personal, tacto y tino, formación
profesional son cualidades requeridas en los maestros. En el sentido neumatológico, el maestro actúa sobre la formación de la personalidad del e•;tudiante. Le modela de acuerdo con la peculiar
vocación del educando y la hace realizar en el espacio espiritual de la ofrenda. Penetra en el tú
sin violencia, con la libertad del amor.

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�La educación es una parte de la actividad pedagógica. Se aplica al aspecto formal ( de formación) más que al contenido material de todas las
actividades humanas. Diríase que a la educación
le interesa más el elemento potencial, germinal,
que el elemento actual. Cultiva inteligencia, memoria, voluntad, sensibilidad estética, emotividad
superior, cuidado físico y buenas maneras... En
este sentido difiere -aunque no se oponga- a la
simple instrucción. Auto-educación y hetera-educación son aspectos complementarios de un mismo proceso. La conducta ejemplar y la palabra
docente se verifican al filo del ejercicio vital tanto
como voluntaria y reflexivamente. El proceso
educativo nos muestra, a las claras, que el hombre
es un animal cultural que se apropia de los productos creados por la vida humana objetivada.
Hay una apropiación espontánea de los productos culturales al lado de una apropiación dirigida
( autodidáctica y heterodidáctica). En todo caso,
esta apropiación hace que la persona se libere de
la estrechez de su realidad presente y extienda su
horizonte hacia una formación superior. Es menester "cuidar con mano muy suave la vida joven
que brota desde el interior y se va modelando"
( Spranger). Hay una instancia superior al propio
yo empírico: el yo ideal. Y entre yo empírico y
yo ideal se da una tensión constante. Resulta tarea en extremo difícil la de llevar al educando
hasta el punto donde se encuentre a sí mismo, donde sorprenda su "mismidad". "Las fuerzas vivificantes de la naturaleza humana fluyen desde
adentro. El arte les ofrece su mano con cuidado
y cautela para que no se destruya lo mejor de ellas:
la individualidad y la totalidad del ser . . . La educación -define Spranger- es la voluntad llevada
al alma de otro hombre, por un amor generoso,
para desarrollar allí la receptividad y la capacidad de formación de esta alma". ( Opus cit. Pág.

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147). No es fácil conseguir la llave para abrir la
interioridad de los educandos. El educando sólo
puede comprender lo que ya lleva en sí, aunque
sea de manera virtual, difusa, germinal. Observa,
admirado y estremecido, su propio crecimiento, su
metamórfosis cultural. Presiente el profundo sentido de su vocación, la belleza de la totalidad
mundanal, la poética plenitud de un estilo personal. Y si vuelve su mirada hacia los milenios de
historia que le preceden no se envejecerá ni se
distanciará de la vida. No hay que_ olvidar nunca
que lo antiguo y lo nuevo no valen por ser cosa
del pasado u objeto de moda. La cronología no
da nunca una medida para el valor ni es criterio
de verdad. Importa saber seleccionar los bienes
espirituales vivos, de acuerdo con radicales preferencias. J a máxima riqueza cultural de la época en plenitud de conciencia histórica, es ofrecida
al educando por el verdadero conductor espiritual.
Y todo ello sin perder el sentido para lo sencillo,
para lo elemental, ca-existiendo con la majestad de
los grandes valores que exigen nuestra adhesión.
~tás allá de la erudición está el comprender creador. ~tás allá del c¡ue sabe y conoce muchas cosas
está el que posee la fuerza del saber y del conocer
~- del vivir. Yo diría que esta fuerza del saber trasc:ien&lt;lc con mucho el mero saber ach1al. Hay en
esta fuerza del saber como un servicio a la totalidad. La verdadera educación nos vincula a un
orden más alto. Nos dota de una conciencia de
responsabilidad c¡ue sobrepasa el mero vivir y el
c:iego placer. El verdadero educador eleva la anécdota a categoría. vive en función de la eternidad,
introduce en el mundo ele los valores. Dentro de
esa atmósfera moral c:abP la esperanza di' que esos
valores echen raíces en terreno joven. El espíritu
de investigación no puede encasillarse en formas
estereotipadas de antemano.

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�La eclucac.:ión se aloja en el ser sustancial del
hombre como en su propio sujeto &lt;le inhesión. Trátase, pues, de un ser acc.:i&lt;lental presente y patente
en el orbe de la humana cultura. Porque cultura
o cultivo es la maduración perfectiva de las facultades del hombre. Dcstrucdón y muerte, siempre
al acecho, amenazan la obra educativa. El hombre
es un ser educable. No puede cumplir el imperativo de Píndaro: "llega a ser el que eres", sin la superación y el perfeccionamiento que suponen la
educación. Cabe definir la educación como "la actuali_zación de las potencias accidentales perfectivas mherentes en la esencia sustancial del hombre". ( Angel González Alvarez, "Filosofía de la
Educación". p. 46, Editorial Troquel). O dicho en
forma más lapidaria: se trata de conducir la naturaleza humana a su plenitud. Cuerpo y alma
-constitutivos escenciales del hombre- son susceptibles de educación. Pero como el hombre es
uno, no se da una escisión rigurosa y completa entre educación física y educación espiritual. En última instancia las distintas especies de educación
-física, sensible, intelectual, estética, moral, religiosa-:- deben in~egrarse y ar~onizarse en la personalidad autentica como módulo inconfundible.
Es claro que entre las distintas especies de educación se da una articulación y una jerarquía. La
educación implica una modificación de la realidad
humana. El proceso educativo lleva al hombre a
una. madur~ción cualitativa, a un desarrollo perfectivo. Exige conocimiento del fin y voluntad de
realización. Supone una naturaleza dotada de libert~d. Una na~uraleza, la del educando, que no
es m naturalmente buena ni radicalmente mala.
Una naturaleza susceptible de guiarse por un proceso educativo psicológico-moral. La formación
de háb~tos -proces? psicológico- debe seguir pautas rac10nales y exige permearse entrañablemente
de intención morál.
1

24

El hombre deviene de no educado en educado, por el e1ercicio de las facultades educables. El
maestro sabe que la naturaleza está influyendo
sobre el educando y que la cultura también deja
sentir su acción. Naturaleza y cultura contribuyen
a la educación. Pero la misión de educar corresponde a la familia, a.la sociedad civil, a la iglesia.
"El padre carnal -apunta Santo Tomás de Aquino- participa de modo especial de la razón de
principio, la que de modo universal se encuentra
en Dios. El padre es principio de la generación,
educación, disciplina y de todo cuanto se refiere
al perfeccionamiento de la vida". ( Santo Tomás
~e Aquino, Suma Teológica II-II, q. 102, ~- l. y
lmeas ). El fundamento de esta aseveración reside en el hecho de que '1a naturaleza no pretende
solamente la generación de la prole, sino también
su desarrollo y progreso hasta el perfecto estado
de virtud" ( Santo Tomás de Aquino, "Suma Teológica" III, q. 41, a. 1).
Los padres son, por derecho natural, los educadores natos de sus hijos. Son ellos quienes deben dirigirlos, regirlos y corregirlos. Dirigirlos a
su desarrollo perfectivo por los cauces de su aut~ntica finalidad; regirlos incrementando y propiciando el desarrollo de las virtualidades perfectivas de la naturaleza; corregirlos, enm~ndando y
extirpando los gérmenes que puedan manchar y
degrad~ _l~ naturaleza huma~,ª· La familia, grupo
cu~~ mision es la perpetuac1on de la especie y la
umon regular y estable del hombre y la mujer
Que procrean y educan a los hijos, tiene el valor
de una institución con un estatuto objetivo reglado
por la naturaleza de las cosas. Sobre el Estado
pesa el deber de conformarse al Derecho Natural
~e la familia, manteniendo una política legislativa favorable al grupo familiar. La educación de
los hijos corresponde por derecho natural a los

25

�padres. A ellos toca esc~g_er los educadores que
cofilboren -o les sustituyan- en la educación intelectual, profesional y física. En todo caso, la
educación moral y religiosa siempre corresponderá
directamente a los padres. En materia de instrucción y de educación no debe haber doctrina o
método estatal, sino reglas de ciencia y respeto a
las creencias de los padres.
Engendrar no significa lo mismo en el hombre que en el animal. En todos los lugares y en
todas las épocas, el Derecho Natural ha exigido a
quienes engendren hijos, que les eduquen física y
espiritualmente. La función educacional del Estado es meramente auxiliar, supletoria del derecho
que les corresponde a los padres. Quitar a la familia y a la Iglesia el derecho de educar es caer
en estatismo. Y dentro del estatismo caben igualmente el comunismo o el nazismo que el laicismo
que suscita en los discípulos un prejuicio antirreligioso. El Estado no puede obligar a nadie a que
tome una posición agnóstica o a que profese cualquier otra doctrina. La equidad y la verdadera
libertad, imponen, en el mundo de nuestros días,

la soluci6n pluralista. Que sean los padres quienes
escojan el tipo de escuela que quieran para sus
hijos.
Una sociedad imperfecta como la familia, sólo en el seno de la sociedad civil ( "societas perlecta") puede remediar su imperfección natural. El
Estado, en consecuencia, puede y debe completar
la educación dada por la familia. El educando
nace como miembro de una familia y deviene ciudadano. Pesa sobre el Estado la obligación de
proteger y no absorber a la familia. Es justo y
necesario que los ciudadanos posean el conocimiento necesario de sus deberes civiles y nacionales, que tengan cierto grado de cultura intelectual,

moral y física. Lo exige el bien común. La misión
educaaora del Estado, aunque subsidiaria, es patente. Su sola presencia es de suyo educadora:
sabia legislación, eficaz ejecución y prudente justicia.
El maestro ayuda a la naturaleza, se adapta
a su proceso, provoca y dirige la actividad del educando nutriéndolc de los signos sensibles idóneos
para que interprete y asimile el conocimiento; organiza los hábitos intelectuales y morales del discípulo.
La finalidad de la educación debe estar ordenada al hombre mismo. El fin de la educación
está lógicamente subordinado al fin del hombre.
En otras palabras: el fin de la educación es la perfección del hombre, pero la perfección del hombre
estriba en la posesión de su fin último. El fin del
educador tiene que coincidir con el fin del educando. La perfección primera del hombre abarca
la integridad de su esencia sustancial: cuerpo y
alma. Unidad, verdad, bondad y belleza -propiedades del ente- deben resplandecer en la naturaleza humana considerada en su entidad. La
unidad nos salva del desdoblamiento y la disgregación; la verdad nos conduce a la autenticidad;
la bondad nos libera de los defectos y vicios; la
belleza nos convierte en sujetos de complacencia.
Todas las potencias de que el alma es susceptible
tendrán que ser revestidás o investidas de todas
las perfecciones habituales de que son capaces por
naturaleza o por gratu,ita donación, para que la
naturaleza humana, considerada en su esencia adquiera un acabamiento. Y no olvidemos, ta~poco, que la educación tiene por finalidad servir a la
proyección social y trascendente de la persona humana, disponiéndonos al cumplimiento de la cari-

26
27

�dad, de la justicia, de la segundad y del bien
común.
Si el hombre es constitutivamente afán de
plenitud subsistencia!, el fin de la educación es
la plenitud de la naturaleza humana. Se trata de
formar al hombre, de orientar su desenvolvimiento dinámico. La moral y la sabiduría proyectan
sus luces sobre este arte particularmente difícil.
Sin las armas del conocimiento, la fortaleza del
juicio y las virtudes morales, no se puede guiar al
hombre en su desenvolvimiento dinámico. Somos
esencialmente herederos. La herencia espiritual
de nuestra nación y de nuestra civilización nos
·enriquece y nos compromete. No puede preterirse, en manera alguna, el aspecto utilitario de la
educación, porque el hombre no está constituido
para una vida de puro ocio aristocrático. Pero, "el
fin primario de la educación es la conquista de la
libertad interior y espiritual a que aspira la persona individual o, en otros términos, la liberación
de éste mediante el conocimiento y la sabiduría, la
buena voluntad y el amor" (Jacques Maritain, "La
Educación en este momento crucial", p .27, Dedebec, Ediciones Desclée, de Brower). El segundo
de los fines esenciales consiste en despertar y fortalecer el sentido de las obligaciones y responsabilidades sociales. El hombre y el grupo o la institución van juntos.

La educación debería enseñarnos el modo de
estar siempre "enamorados" y de que nos deberíamos enamorar. Los grandes acontecimientos de
la historia fueron obra de grandes amantes, de
santos, de hombres de ciencia y de artistas; y el
problema de la civilización es dar a todo hombre
probabilidades de ser santo, sabio o artista. ( Sir
Arthur Clutton Brock).

Es preciso favorecer disposiciones fundamentales: "amor a la verdad, amor del bien y de la
justicia; asentimiento a la existencia; lealtad y responsabilidad al trabajo, a la obra bien hecha, sentido de la cooperación '. Es menester atender a ciertas normas primordiales. Primera regla: alentar y
favorecer las disposiciones fundamentales que permitan al agente principal -el niño- prosperar en
las vías del espíritu; segunda regla: interiorización
de la confluencia educativa; tercera regla: asegurar y acrecentar la unidad interior del hombre ( orden orgánico y arquitectónico en la enseñanza,
grados del saber ); cuarta regla: que la razón se
enseñoree de las cosas aprendidas. "Es preciso
brindar una educación integral para un humanismo integral" (Jacques Maritain). El niño vive en
el universo de la imaginación. Se recp1icre ir sometiendo, progresivamente, la imaginación a las
leyes de la razón. Todo ello sin destruir la atmósfera mental de belleza, tan apropiada para
educar a un niño.
"Lo que la educación debe impartir -apunta
Alfred N. Whitehead- es un íntimo sentido del
poder de las ideas, de la belleza de las ideas y de
la estructura de las ideas, junto con un cuerpo particular de conocimientos peculiarmente relacionado con la vida del ser a quien pertenece". ( Al:red
N. Whitehead, "Los fines de la Educación", p. 30
Editorial Paidos, Buenos Aires ). Habría que decir, no obstante, que la sabiduría y la belleza no
bastan como metas de la vida humana, se requiere
-y acaso más- la bondad. Una educación puramente tecnológica puede proveemos de buenos
materiales, pero nunca nos podrá decir cuál es
el sentido de la tecnología, quiénes y cuántos deben poseer los bienes materiales. Sobre la desbordada ambición de adquirir ilimitadamente bienes, priva la sabiduría y la bondad como ley de
29

28

�los seres humanos. Sin la virtud y sin la inteligencia no cabe reconstruir la educación.
J,,a educación es verdaderamente un proceso
articulado, orgánico, en el cual la experiencia y la
vida del educador despiertan, nutren y espolean la
experiencia y la vida del educando. No surge en
terrenos poéticos o artísticos. No es exclusivamente asunto de inspiración afortunada y de libre
impulso creador. Pone todo el peso de la responsabilidad moral. Se trata de lograr que los
hombres rindan un coordinado servicio a los valores supremos del espíritu.
La pedagogía -advierte Josef Gottler- "no
puede consistir en un amontonamiento caprichoso de experiencias, · convicciones y reivindicaciones relativas a la educación, adquiridas a la buena
de Dios. Ha de abarcar la totalidad de los conocimientos educativos y debe adquirirlos en fuentes examinadas con rigor crítico y exponerlos del
modo más perfecto posible, fundándolos en bases
objetivas e infiriéndolos, siempre que pueda, en
orden lógico, de unos pocos principios supremos".
( "Pedagogía Sistemática", Introducción, pág. 31,
Editorial Herder). La pedagogía sistemática tiene una parte analítica -esencia y fin de la educación, valores educativos y bienes formativos, viviente plasticidad del educando, educadores y
factores educativos, sociedades y formas de educación, medios educativos, didáctjca o teoría de
la instrucción- y otra parte sintética: método de
la educación y normas que han de inspirar la organización educativa.
Mientras la pedagogía es la ciencia de la educación, la didáctica es el arte de enseñar. La Filosofía de la Educación es el examen filosófico riguroso, concienzudo de los principios y postula-

dos de la pedagogía: naturaleza del educando,
facultades ctel hombre, fin último, etc. La sociología pedagógica estudia "las relaciones sociales
implicadas en la actuación educativa, la repercusión de las mismas en los educadores y los educandos, y a veces extiende sus observaciones a las
influencias ejercidas por los varios ambientes sociales de donde provienen unos y otros" ( Opus
cit., pág. 33). Hechas estas precisiones conceptuales, advirtamos que la pedagogía sistemática
es una ciencia normativa ( del deber y del valor)
y no una disciplina meramente descriptiva como
la sociología pedagógica. La sociología de la educación y la psicología de la educación son fuentes
y ciencias auxiliares de la pedagogía. Resulta estimulante para la ciencia de la educación recoger
el mayor material posible de hechos sociales y
psíquicos relacionados con la pedagogía, "parangonarlos críticamente, analizar como en radioscopia sus ingredientes psíquico-sociológicos y extraer
de todo ello una interpretación filosófico-cultural".
Pero sin olvidar, claro está, que "la educación debe y quiere gtúarse por directrices fundadas en la
realidad y en la lógica". El fin de la educación
es perfeccionar al educando. Sólo que el educando tiene 11n fin individual y social. El exclusivismo individualista y el exclusivismo sociológico frustran la educación al presentarnos individualidades lisiadas.
La educación en sentido estricto ( no la instrucción ) céntrase en la personalidad moral, en la
voluntad capaz de adoptar resoluciones libres y
regidas por pautas éticas. Se empieza por interesar al educando en la comprensión de los diversos
valores y se concluye -tras ejercicios de habituación- por inducirle a tomar una actitud firme v libre al servicio de los supremos valores. Dich~ en
forma más breve: el carácter abocado al cumpli31

30

�miento de las normas ético-religiosas es la preocupación básica de la educación. Se influye sobre el educando para que el desarrollo de sus facultades tome una dirección digna y fecunda,
dentro del seno de una sociedad dinámica, en progresiva estructuración. Lo que no eleva al educando hasta su fin, no es actuación educativa.
Si no sabemos transmitir al educando los bienes
espirituales, si no sabemos insertarle en los cauces de la vida social y desarrollarle sus facultades,
habremos fracasado como educadores. Por el contrario, habremos acertado si contribuimos, en
alguna manera, a desarrollar las energías espirituales que posee virtualmente el educando, a presentar formativamente los valores culturales y sociales. La libertad del educando es influible por
el educador. Cabe variar el ritmo, la intensidad
y la orientación de las condiciones exteriores. Y
cabe, también, por la exhortación y el ejemplo,
encauzar las disposiciones heredadas. Aunque tropecemos con límites exteriores, interiores y temporales, siempre es posible contribuir a que "el
educando llegue a poseer la capacidad y la buena
voluntad necesarias para llevar una vida valiosa
( esto es, que rinda valores) dentro de los círculos
que circunscriben la existencia humana" ( Opus
cit., pág. 67) . Tenemos que ayudar, a nuestros
alumnos, para que adquieran una suficiente comprensión de sus relaciones con el reino de la naturaleza, con el reino del hombre y con el reino
de Dios. No hemos de menospreciar la formación
intelectual ni la riqueza y profundidad de conocimientos, pero hemos de darle primacía a la for~
mación .de la voluntad y del corazón para burilar
un carácter firme y una personalidad noble. Nuestra meior recompensa, como educadores, será el
esfuerzo -no siempre coronado por el éxito- en
transferir a nuestros alumnos o discípulos, con

32

abnegado amor, la resolución firme y constante
de recibir y de forjar valores.
No cabe tarea social más noble ni propósito más
elevado.

33

�--==----

LA EDUCACION PARA LA LIBERTAD

E:'\ LA ·soCIEDAD CONTEMPORANEA

Agustín Basave Fernández del Valle

�I

¿_QUE ES LA LIBERTAD?
Nadie puede forzarme a querer lo que no
quiero. Mi libertad consiste, justamente, en la
propiedad de mi voluntad para elegir entre diversos bienes particulares o varios modos de obrar
que el entendimiento me presenta. Puedo decidirme por una cosa u otra. Puedo tomar una resolución. Tengo conciencia de haber realizado, por
mí a través de mí, un acto. Más aún, sé que pue-

37

�do comportanne en fonna diferente. La vivencia
de mis acciones y decisiones me lleva a hablar
-como lo ha hecho Max Scheler- de una conciencia inmediata de la libertad. "Yo o algún otro
-apunta Scheler- nos podremos engañar respecto a cada uno de los casos concretos de mi libertad
o de la suya: pero que la libertad exista, eso radica también en el engaño" 1 • Para llegar a la esencia de la libertad es preciso echar mano de la
observación fenomenológica, empezar por vivirla
desde adentro, desde el laboratorio viviente interno donde surgen y luchan los diversos grados de
intención, propósito, decisión, determinación.
Todo actuar libre supone una volición motivada. Hay en los proyectos de nuestras voliciones
una cierta conexión de sentido. Determinados valores fundamentan una volición. Nuestra libertad
del poder-elegir se ve limitada por el tener-queelegir. Pero dentro de ese tener-que-elegir se da
una ausencia de compulsión dentro del ámbito del
poder-elegir. Esta sensación de libertad la vivimos en el poder-querer, en el poder-hacer y en el
hacer mismo.
La facultad de autodetenninarnos entre los
diversos bienes que se nos presentan no se concibe
sin el conocimiento del fin y de los medios. Entre
ellos es menester elegir los más convenientes al
propósito. Y, sin embargo, el acto libre está radicado en la voluntad y no en la razón. La elección
-acto volitivo- constituye la esencia misma de la
libertad. La deliberación y el juicio práctico del
entendimiento preceden, como condiciones previas, a la elección.
Ante el bien en general, el bien absoluto. no
cabe la libertad. Y es que ninguna facultad es
libre ante su objeto propio. Ese bien, que se nos

presenta corno absolutamente necesario para nuestra felicidad, arrastra a nuestra voluntad y nos
mueve a formar un juicio necesario. Todos los
demás bienes -parciales, relativos- no arrastran tras de sí la volición. En consecuencia, permanecemos en disponibilidad. El juicio práctico
que nos formarnos, en estos casos, es difererte.
Por supuesto, no todos nuestros actos son libres. Los actos indeliberados, los actos ejecutados por violencia exterior, los actos que suprimen
el acto de la razón por miedo grave o pasión vehemente, no son actos voluntarios. Tampoco son
libres los actos que tienden a ese bien absoluto que
satisface nuestro afán de plenitud subsistencia! o
nuestro anhelo de felicidad. Pero como a Dios no
le conocemos de modo intuitivo, sino discursiva y
obscuramente, el acto por el cual tendemos a El
no es necesario, sino libre. Siendo el bien el objeto propio de la voluntad, cuando tendemos al
mal lo hacemos bajo la apariencia del bien. En
otras palabras: no podernos tender al mal en cuanto mal. Ciertos aspectos de utilidad o de deleite
nos hacen aparecer al mal, falsamente, como bueno. Puede haber discusión sobre cuál bien procNa la felicidad perfacta, pero en todo caso, el
anhelo de felicidad, el afán de plenitud subsistencia! es una dimensión ontológica del ser humano.
Hay quienes pretenden -Reíd y la escuela
escocesa- que la voluntad no puede ser determinada por ningún motivo. Pero lo cierto es que la
voluntad no puede mostrarse del todo indiferente
ante el bien que el entendimiento le presenta.
Otros opinan -Leibniz entre ellos- que la voluntad no se ve forzada por violencia exterior pero
queda determinada, de hecho, a o'.)rar por el motivo que se le presenta corno más poderoso. De otro
modo, se dice, la elección carecería de razón sufi39

38

�ciente. No se advierte que la ausencia de toda
necesidad interna es tan esencial como la ausencia
de coacción externa. Además, tratándose de bienes
particulares, ningún motivo mueve a la voluntad
con tal fuerza que no pueda decidirse por otro. "En
suma, los motivos tienen la fuerza que la voluntad
quiere brindarles. No existe para la voluntad -escribe J. Rafael Faria- motivo absolutamente más
fuerte en sí mismo, de modo que ella no pueda
decidirse por otro. Es ella la que hace más fuerte
alguno de los motivos que la atraen; y se decide
por el motivo que ella misma ha convertido en
más fuerte" 2 • Resulta evidente que el motivo
obra sobre la voluntad. Pero este obrar no suprime la facultad de elegir motivos. En consecuencia, hay una indiferencia activa en que la
voluntad ejercita su capacidad de elegir. Por una
parte, la voluntad es movida por algún objeto.
De otra suerte no sería una facultad apetitiva.
Por otra parte, ese objeto es a todas luces insuficiente para atraer en forma necesaria a nuestra
voluntad.
Decíamos que tenemos una conciencia inmediata de la libertad. Sabemos, con perfecta claridad, que podemos obrar o no obrar. Tenemos la
certeza que ninguno de los motivos nos impide
obrar de otra manera. Se trata de vivencias cotidianas, contínuas, directas. Y todo ello lo experimentamos con conciencia clara y focal. No se
trata de una libertad que se tiene, sino de una
libertad que se es.

II
SOY MI LIBERTAD
El hombre, volviendo la mirada sobre sí mismo, toma conciencia de su libertad. Libertad que

no es tan sólo un dato psicológico, sino un hecho
ontológico. Soy mi libertad. Tengo que hacerme, haciéndolo todo, excepción hecha de mi naturaleza. Aquí y ahora, en ejercicio concreto,
puedo ser lo que debo ser. Actuando libremente
actualizo mi posibilidad. En este sentido, la li~
bertad no me rertenece sino que soy yo quien
pertenece a la libertad, aunque esa libertad tenga
un nervio teleológico.
La libertad es una propiedad de la facultad
volitiva. Trátase, en primer término, ele un cierto modo de indiferencia activa. El hombre en
cuanto libre, obra de una manera intrínseca a~todeterminándose. El sujeto que decide lo cÍue va
a hacer, sabe que podía haber determinado otra
actuación. Lo que se quiere, se conoce previamente en alguna forma. Y no sólo se conoce de
antemano lo querido, sino que también se le estima y se le prefiere. En la entraña misma de la
libertad hay una referencia al valor. Valor que
no es una cosa sino un contenido de sentido ( Sinngehalt) susceptible de ser verificado en diversos
g~ados, como lo ha apuntado Fritz Joachim von
Rmtelen. Toda la significación del valor se ilumina en el ámbito de la libertad humana. Pero la
libertad está destinada, avocada al valor.
En la obra de Albert Camus, La Caída, el
protagonista único exclama: "La libertad no es una
recompe:1sa ni un_a decoración que se festeja con
champa~.ª; Al _fn~al de toda _libertad hay una
c?ndena : Olv'.~emonos del tmte pesimista que
tiene la af1rmac10n y destaquemos, tan sólo, ese
sentido de ejercicio concreto, de obrar intrínseco
que _está suponiendo la frase. El ejercicio concreto, el obrar intrínseco que están en el meollo de
toda lih~rt~~ implican e!e?ción y la elección supone multiphc1dad de pos1b1lidades elegibles. Selec-

41

40

�donamos estimativamente la posibilidad que hacemos nuestra. Y la seleccionamos, cuando obramos humagamente, de acuerdo con la razón, con.
nuestra razón. Es claro 'lue nuestro libre albedrío
puede optar por lo irracional. Pero ent~nces nos
habremos dejado ganar por los factores infrahumanos. Lo específü:amente humano es aceptar voluntariameme el bien c¡ue la razón propone ~- dis-•
ponerse a realizarlo. Por el conocimiento sabemos
1o que hacemos, somos conscientes y responsables.

bien aprehendido no de un modo puramente especulacivo y abstracto, sino por conocimiento
práctico. Los bienes finitos, precisamente por
ser finitos, son impuros, imperfectos, limitados.
Consiguientemente, el conocimiento de estos bienes no determina mi voluntad de un modo necesario. Dicho de otra manera: mi volición no está
unívocamente determinada porque ningún conocimiento práctico tiene por objeto el bien cabal
y puro.

La búsqueda de la verdad requiere, como
condición, un entendimiento libre. El afán de
investigación, que es afán de verdad, supone la
libertad. Nadie puede imponernos un determinado pensamiento y una determinada voluntad.
La verdad no necesita de imposiciones humanas,
se impone sola.

Mérito y demérito, mandatos y prohibiciones, responsabilidad y sanciones perderían todo
su sentido sin la existencia de la libertad. Quien
reconozca la existencia de la moralidad -y la reconocen de hecho, prácticamente, sus enemigos
más acérrimos- tiene que reconocer, forzosamente, la existencia de la libertad.

Porque soy libre soy, en algún modo, soberano. Aunque sujeto a la ley de Dios y a las leyes
humanas, puedo, si lo quiero. cumplir o no cumplir mis obligaciones. Cualquiera que sea la fuerza de las tendencias psicosomáticas, las solicitaciones de los hombres y las obligaciones ante
Dios, mi voluntad es físicamente soberana. No
hay -y nunca se ha dado- una esclavitud de la
voluntad. Naturalmente que el libre querer de
mi voluntad se ve disminuido o frustrado por limitaciones de orden social, psíquico, intelectual,
físico, fisiológico . . . No basta que yo quiera pura y libremente una cosa, es preciso que la circunstancia me sea propicia. La vida, en buena
parte, nos la dan a vivir las situaciones y las
'circunstancias. Aún así. mi querer me puede
llevar a la felicidad· o a la desdicha.

También nuestra conciencia da su testimonio acerca de la libertad. Ya el simple hecho de
preguntarse por la existencia de la libertad, prueba -como lo ha advertido un existencialista contemporáneo- esta existencia. Me pregunto por
la libertad porque quiero ser libre; pero no podría
querer ser libre si no lo fuese realmente, porque
mi volutad no puede, lógicamente, estar enteramente terminada y querer, a la vez, ser libre.
Consecuencia: mi voluntad es fundamental y originalmente libre. En ella radica el origen de
nuestros bienes y de nuestros males.

Que soy libre. pese a todos los obstáculós,
se prueba, ante todo, porque mi voluntad sigue el

42

Si la idea de un placer o de una felicidad
que se impone a fortiori, nos desagrada positivamente y hasta nos humilla, es porque contraría la
naturaleza de nuestro ser libre. Por la libertad
tenernos acceso al reino del espíritu. Con ella
nacemos a la vida consciente v con ella nos salvamos del fracaso, porque es libertad para la sal-

43

�vación y, por lo mismo, inserción del yo en lo
imperecedero. Por eso mi libertad es indelegab1e.
El poder decir "no" a las solicitaciones del
cuerpo, a la tiranía del pasado y a los engaños
del mundo, constituye el más insigne título de
nobleza que ostenta la libertad humana. Puedo
rebelarme contra mi pasado, por lo que tiene de
culpa, convirtiéndolo por este mismo hecho, en
verdad. Maravillosa alquimia que nos recuerda
una venerable fórmula oriental. Confesándome
y confesando mi pasado culpable, puedo librarme de la derrota e imponer un nuevo sesgo a
mi vida. La historia de las conversiones y la
historia de mis propias conversiones me indican
que mi vida, pese a su pasado, puede ser siempre
otra cosa. Sin libertad no cabría la posibilidad
de regenerarse. Y sin la posibilidad de regenerarse esta vida no valdría la pena de ser vivida.

ciai. AI principio está la autounidad del "yo". En
el curso de Ja acción esta autounidad se despliega; surge un momento de iniciativa; el su1eto
prescinde de todo lo circunstante y de su propio
ser; juzga las distintas posibilidades; se decide
por una de ellas, se inmerge en ella realizándola,
y recobra, mediante la consunción del hecho, la
unidad primera, la cual, empero, comporta ahora
la tensión experimentada y además un nuevo contenido"4.
La conciencia del deber y el sentido de responsabilidad patentizan la existencia de la capacidad personal de ser origen de un suceso. Porque la persona tiene iniciativa y es autora de sus
acciones, tiene que estar a las consecuencias de
su actuar y responder por lo realizado. Por esta
vía -la de la acción- se introduce la medida del
bien y de lo justo. El acto libre recibe su sentido plenario, no por el simple actuar, sino por la
recta actuación.

Vale la pena examinar, más detenidamente,
~ estructura de la libertad.

III
ESTRUCTURA DE LA LIBERTAD
Hay movimientos involuntarios y procesos
orgánicos que se realizan en mí y que se ponen
en marcha sin mi intervención. Pero hay también acciones que me pertenecen íntimamente.
Soy dueño y autor de mi actuar. Y es precisamente a través de estas acciones libres como realizo mi ser personal. Mi yo está ordenado a la
libertad.
"La acción libre -observa Romano Guardini- se halla estructurada de una manera espe-

44

Aunque mi ser biopsíquico se encuentra encuadrado en el conjunto de la naturaleza, soy
-como bien apunta Guardini- principio de movimiento, origen de acontecimientos, punto de
partida de un hacerse. Con cada hombre comienza de nuevo la existencia. Y este comienzo
se plantea desde exigencias y valores espirituales, por eso la formación de la vida es obra de
cultura y asunto de historia.
Soy libre porque soy espíritu. Mi ser time
una densidad tan 1[íande y una dignidad tan peculiar, que se puede decir perfecto en su orden
ontológico. Ningún ser particular satisface adecuadamente mi medida. Tengo una capacidad
infinita de conocer y de amar más allá de los
entes que conozco y que amo. Esta distensión

45

�magnífica hacia el infinito, "esta apertura sobre
el absoluto" -como la llama Chenu- es la razón
misma de mi independencia frente ·f todo lo demás. Porque escojo libremente, porque tengo
una indiferencia dominadbra frente a todo lo que
no soy yo, puedo decir qµe soy autónomo. Pero este escoger no tendría sentido en el mundo
de la necesidad de hacer. Trátase de un deber
hacer, de una ligadura moral relaciol\ada al poder
absoluto del bien. Y este fenómeno, originalmente humano, no pu~e ser interpretado con
analogías del mundo físiq_o.
Hartmami ha observado finamente que existen, frente al hoQlbre, dos series causales en las
que puede engranar su conducta: la determinación mecánica y la determinación axiológica. En
este sentido, la persona es el puente que comunica
al murido del valor con el mundo de la naturll"'
leza. Gracias a esta comunicación, el mundo.
natural recibe del mundo de los valores un senti~
do de que carece, aunque este último tome d,el
primero la fuerza que l~ falta para realizarse.
El proceso- teleológico está montado sobre el proceso causal y es, consigqientemente, más débil
que éste, pero de más alta categoría. No es por
la violación del principio de causalidad por lo
que se constituye la libertad, sino por un plus de
determinación que introduce la voluntad en los
complejos causales. La responsabilidad, la .imputabilidad y la culpa son hechos morales indubitables que no pueden confundirse con meras
ilusiones -intereses vitales para proteger el sujeto-, puesto que en ocasiones van en contra de
los intereses personales, y aún así se imponen a
la conciencia. Estas pruebas son -en opinión
de Hartmann- las que más se aproximan al ideal
de la demostración. ¿Qué• es la libertad? El
problema es irresoluble para la razón. Cabe, no

46

pbstante, establecer la noción de libertad "como
.la autonomía de la persona en contraposición a
la autonomía de los valores". Una fuerza positiva que radica en la persona es e1 pnnc1p10 que
termina finalísticamente al hombre.
Es menester completar el pensamiento de Nicolás Hartmann abriendo el mundo de los valores
hacia Dios. Hay que penetrar en lo abierto, en lo
que libera y sacia, en la numinosidad del mundo
que es, en última instancia, lo que el hombre busca y lo único que recompensa su búsqueda. Como
seres finitos que somos, sólo en presencia del Ser
infinito, delante de Dios, nos pertenecemos a noson:~s mismos por el dominio sobre la propia
acc1on.
La libertad del hombre no es ilimitada. La
libertad de pensamiento -al parecer exenta de
límites- está sujeta, a más de las leyes de la lógi~a, a múltiples influencias de otras inteligencias, a
rntereses y pasiones. El entendimiento humano
topará siempre con la realidad objetiva, con la verdad.
. , Toda libertad supone un cauce, una regulac1on que no es mengua sino cabal desarrollo. "Grave error -escribía no hace mucho P. Reverdyéste de querer ilimitarse en un mundo limitado
olvidando que una tela sin dobladillo se desfleca".'
El libertinaje -exceso de libertad- termina
en caos y negación. La auténtica libertad tiene
que hermanarse con la verdad y con el orden. Sólo
abdicando de la razón se puede llevar una vida
sin normas.
Ser libre no es desaforarse sino tener la facultad de vencer las dificultades que se__opongan al

47

�logro de nuestro espíritu enc~ado. Así ent_endido el concepto de libertad, bien puede decirse
que dejar de ser libre sería dejar de ser hombre.
La libertad no interesa por sí misma, sino por
lo que nos permite hacer. Esos gritos huecos de
"libertad" que lanzan en las plazas públicas no
sirven sino para adormecer bobos. La libertad es
medio, no tin. No hay libertad para nada, sino
libertad para algo, para un fin. No es más libre
el que deserta de su puesto que el que se sacrifica
por él.

IV
EL DETERMINISMO DEI CUERPO
Y LA LIBERTAD DEL ALMA
El alma no es una esencia completa por sí sola.
Su realización siempre está condicionada por una
materia, a la cual confiere precisamente la vida.
Yo soy uno -podríamos decir con Sertillangesy tengo poder por mi alma sobre mi cuerpo, de_ la
misma manera que tengo por mi cuerpo poder
sobre mi alma, porque yo soy mi alma. Yo puedo
por sí sobre mí, y esta reci~rocidad de acción inmanente no es sino mi propia evolución como sustancia mixta; no hay fuera de esto, pues, ninguna necesidad de buscar las puertas por donde la
acción del alma podría entrar en el cuerpo o la
del cuerpo en el alma. Si se dice que nuestra
alma nos mueve es porque de la acción que tenemos sobre nosotros mismos es ella el principio.
El materialismo pretende reducir las actividades del a]ma a manifestaciones de los eµifenómenos. Lo mismo que el hígado se~ega la bilis,
así el cerebro segregaría el pensamiento. "Pero
la observación -afirma el médico René Biot48

basta para mostrar lo imposible que es encontrar
en los fenómenos fisiológicos la causa de las actividades espirituales, porque estas actividades, que
no serían sino un efecto, se revelan como traspasando mucho en poder su supuesta causa, y de
esa manera se vería salir lo más de lo menos"~.
Los mecanismos corporales obedecen a un
determinismo biológico, están estrechamente regidos por invariables y rigurosas leyes. Los médicos aseguran que si se inyecta a un predispuesto
determinada dosis de tiroidina tendrá, quiera o
no, una crisis de cólera. Pero, seguramente, a
ningún médico sensato se le ocurriría identificar
lo que sucede en la vida corriente con lo que se
produce en la sala de experimentaciones. En la
cólera desencadenada por la inyección de tiroidina, el hombre sometido al experimento estaría a
salvo de toda responsabilidad moral, a no ser que
el experimento hubiera sido aceptado voluntariamente por él. El problema surge cuando se trata
de un enfermo a quien su glándula tiroidea le
funcione mal. "El colérico que se excusara de su
defecto y atribuyera toda la responsabilidad a su
tiroides razonaría como si su cuerpo fuese una
cosa- aparte, irresponsable, y el alma otra cosa
aparte, responsable. Ahora bien, éste es el error:
el hombre es un todo responsable. El estado de
cólera o de glotonería es el estado de la unidad. A
ella, a la unidad, le corresponde hacer lo necesario
para no caer en cólera, en glotonería. Es preciso
que la voluntad desempeñe su papel y resista la
apetencia, pero es preciso también que los órganos desempeñen correctamente sus funciones" 6 .
Si el borracho se abandonara a su tendencia su
estado orgánico empeoraría, su curación en el futuro sería más difícil y su voluntad más débil. Para que sea menos difícil el ejercicio de la voluntad

49

�es preciso, también, que los órganos desempeñen
correctamente sus funciones.

con plena conciencia de que pudimos hacerlo de
otra manera.

Las modificaciones fisiológicas repercuten so~
bre la libertad moral. Es este un hecho innegable. Pero reconocer que la libertad puede perderse no és de ninguna manera negar la existencia
de esa libertad en el hombre.

También el consentimiento universal es un valioso testimonio a favor de la existencia de la libert~d. Si la, voluntad no fuera libre, ningún
sentido tendnan: 1, los consejos que se dan al
prójimo; 2, los intentos de persuasión para obrar
en determinado sentido; 3, los mandatos u órdenes; 4, la curiosidad por conocer cómo se comportará una persona ante tal o cual suceso· 5 las
' ' papreguntas que a menudo hacemos a los otros,
ra saber lo que va a hacer. El mundo entero -díg~~o o no- admi~e la existencia de una responsabilidad, de un merito o de una falta. Ahora bien,
¿cómo sería posible la admisión universal de estas
ideas, sin aceptar la libertad?

Porque el ser humano es una unidad sustancial de alma y cuerpo, su espíritu nada puede hacer sin la carne. Y la came nos impone deberes
que tenemos que cumplir, si es que deseamos que
el espíritu se sirva de ella como de un instrumento
en buenas condiciones. Tenemos el deber de conservar o de restablecer nuestra salud, porque sin
ella no puede existir el correcto funcionamiento
de nuestro espíritu. No hay que olvidar que en
el espíritu reside nuestra máxima dignidad y que
el espíritu está encamado.
Los hijos son un resumen de la buena o de
la mala calidad biológica de sus padres, y hasta
las almas creadas por Dios tienen que venir a
adecuarse a su condición camal precaria o exuberante.
La verdadera libertad sólo puede experimentarse desde dentro. Sólo después de esta experiencia seremos capaces de formular y justificar nuestra libertad.
Siempre que obramos tenemos conciencia de
que podemos hacer otra cosa distinta de la que
hacemos y aun "lo contrario", así como de que
podemos "abstenernos" de actuar. Otra mostración experimental sobre nuestra libertad la tenemos al reflexionar sobre acciones 'Pasadas, sintiendo
remordimientos por haber obrado como obramos,

50

Pero la demostración experimental y el consentimiento universal, con ser muy importantes,
no son las pruebas que pretendemos presentar como concluyentes. Hay una demostración directa
y hay, también, una demostración indirecta. He
aquí la primera: "la voluntad, en presencia de su
bien propio, sería atraída irremisiblemente. Es
así_ que ~se ~ien no puede ser conocido por la in~ehgencia m pueden_ constituirlo los bienes que
esta le ofrece en la vida presente; luego, ninguno
de ellos puede atraerla de modo irresistible, quedand?, la volu~tad libre e ,!ndeterminada para
obrar . He aqm la segunda: un bien limitado no
puede satisfacer una tendencia sin límites. La
voluntad, facultad de una alma espiritual e inmortal, es una tendencia ilimitada e infinita; los bienes
de este mundo son todos limitados y finitos. Para
que la voluntad no sea libre. es preciso admitir
que uno de estos bienes la determina necesariarnen te por satisfacer su tendencia. lo cual, como
se ha dicho al principio, es absurdo".

51

�En su sentido estricto, Taparelli define la libertad como "una indeterminación natural . en
virtud de la cual ningún objeto ~;terno ~articular puede determinarnos a obrar . • La 11be~tad
humana no tiene un alcance abso~uto. Ser hbre
no es carecer de freno, sino tener la facultad de
salvar aquellos obstáculos que entorpezcan el logro de nuestros fines, que se opongan al desenvolvimiento de nuestra naturaleza. En este sentido, el hombre no sólo tiene libertad, sino que
es libertad.
Por sí misma la libertad no interesa a nadie;
interesa por lo que ella nos permita ha~er, por su
sentido y nervio teleológico. Es preciso concertar la libertad con la verdad y con el orden. No
vamos a ser más libres por afirmar que el cuadrado tiene tres lados y el triángulo sólo dos ángul~s.
y si podemos dirigirnos hacia el_ mal no es: en ultimo término, sino un inconvemente del hbr~ albedrío. Nuestra libertad es facultas voluntatis et
-rationis y, por tanto, no podemos reclamar u~a
vida sin normas, a menos de abdicar de la razon.
En un estudio sobre la libertad, no cabe omitir el ámbito político en que se da nuestra concreta libertad.
V

LA LIBERTAD POLITICA
Una parte del ser humano está co~s~grada ~l
Estado. Pero otra parte permanece m~1ma, privada, inviolable con relación al Estado. Nada puede la autoridad política en el campo de la fe Y de
las costumbres, sino prestar auxilio y estructurar
un ambiente favorable. El valor religioso excede
infinitamente a la suma íntegra de valores del
bien público temporal.

52

Enraizadas en la más íntima naturaleza de
las personas, antes y por encima de toda concesión estatal, encontramos las libertades individuales: de la conciencia y del pensamiento, de viajar
y circular, de vocación y de matrimonio, del trabajo y las profesiones, de cambio y de beneficio, de
asociación y fundación, de enseñanza y difusión
de las ideas por medio de la palabra, la escritura
y los otros modos de expresión nacidos del progreso técnico ( prensa, radio ... ) Todas estas libertades corresponden -como lo expresa Jean
Dabin- "a un ser racional, dueño de su destino
y de las vías por las que piensa realizarlo". Aunque las libertades naturales deban usarse conforme a la ley de su naturaleza y de la razón, de aquí
no se desprende que la persona deba rendir cuentas al Estado del mal uso de la libertad. Jamás el
Estado podrá invadir el campo de la conciencia.
Los derechos naturales son t¡imbién universales en la medida en que son derechos del hombre. Y no vale reservai: estos derechos a los ciudadanos, sino cuando exista un peligro positivo
para el Estado nacional al otorgarlos a los extranjeros. La más humana y la más lógica solución
será siempre la de generalizar al máximo los derechos naturales.
Jacques Maritain asegura que los hombres
mutuamente opuestos en sus concepciones teóricas, pueden llegar a un acuerdo práctico sobre una
lista de derechos humanos. Dáse aquí "la paradoja
de que la justificación racional es indispensable y
al mismo tiempo impotente oara crear el acuerdo
entre los hombres" 7 • Pero de un posible acuerdo
práctico no cabría concluir, por supuesto, en la
renuncia o postergación personal de las bases filosóficas de la libertad. Y algo más: aunque es
cierto que "la libertad tiene un aspecto personal y

53

�un aspecto social, porque libertad y bien común
son solidarios" ( Chenu), no hay que perder de
vista que si el Estado determina toda la vida humana, el hombre se aniña, pierde su autenticidad y
termina por sentir una asfixia en su vida personal.
Mal cumpliría el Estado su misión con sólo
respetar los derechos del hombre y los derech?s
de los grupos y de las instituciones, si no los definiese y garantizase. Menester es que los derechos
natura;es queden al abrigo de las violaciones por
parte de terceros o por el Estado mismo. Para que
las libertades individuales no ·se queden en pura
declaración romántica de derechos, se necesita la
efic'lcia práctica de un buen sistema de derechos
pfolicos subjetivos. Hay garantías generales
(principio de legalidad, separación de poderes,
sufragio), y" hay, también, garantías especiales
( habeas corpus, juicio de amparo, etc.).
En todo caso, las libertades se dan frente al
Estado, pero no contra el Estado, como dice Jean
Dabin: "Asimismo, el Estado no está• obligado a
abstenerse; al contrario, debe intervenir contra
ciertos usos de la libertad con los que el interesado se hace agravio a sí mismo, como el caso de
la libertad de consumo de alcohol u otros . productos nocivos, el de la libertad de trabajo relativa a trabajos malsanos, peligrosos o de muy
larga duración, el de las mutilaciones corporales o
la tentativa de suicidio . . . Es que no sólo el individuo entra en cuenta: su familia y la sociedad
entera están interesadas, material y moralmente,
en que no haga mal uso de su libertad. Mas aún:
acontece que el Estado tenga el derecho y el deber de impedir, salvo excepciones justificadas,
ciertas libertades puramente negativas, como no
entrar en comercio con sus semejantes, la libertad
de no asociarse ... " 8 • Y es que la libertad de

54

e~pansión no es absoluta. El deber moral y social -respecto al derecho ajeno- la limitan. Aunque nacemos libres en el anhelo de nuestra naturaleza, debemos conquistar nuestra libertad que
nos exonere, cada vez más, de las compulsiones de
la naturaleza material. En este sentido, buscamos
la libertad política, como medio o garantía para
que pueda tlorecer la libertad espiritual.

VI
LIBERALISMO Y TOTALITARISMO
La autoridad debe constituir una condición
para que la persona pueda realizar cabalmente su
libertad. El gobierno estará justificado cuando
ofrezca la posibilidad de que el hombre se haga
cada vez más verdaderamente libre, desarrollando
las virtualidades humanas contenidas en él en función de su libertad, que es título de su excelencia.
El liberalismo hace de la autoridad un medio
al servicio de una libertad incondicionada individualista, absoluta. No hay más regla qu~ la del
capricho. La libertad importa no en cuanto facultad de hacer el bien, sino como poder de gozar
del libre arbitrio sin sometimiento a fin alguno
determinado. El artículo 40 de la Declaración de
los Derechos del Hombre y del Ciudadano, perceptúa: "La libertad consiste en poder hacer todo
lo que no perjudica a los demás. De aquí que el
ejercicio de los derechos naturales del hombre no
tenga más límites que los gue aseguren a •los otros
miembros de la sociedad el goce de esos mismos
derechos. Estos límites no pueden determinarse
más que por la ley". Trátase de un concepto negativo de la libertad: una ausencia de impedimento, como no sea el límite de las otras libertades. Falta el aspecto positivo de la libertad, lo

55

�que J. Vialatoux ha llamado "la prese~cia de una
intención, el dinamismo orientado r'.e una voluntad" hacia el destino humano 9 • No advirtió el liberalismo la repercusión social en el ejercicio de
la libertad; ignoró el hecho de que las libertades
no solo tienen como límite natural el deber de no
dañar el derecho de los demás, sino también -y
acaso de manera más radical- el límite positivo
del bien común. El error liberal consiste en hacer caso omiso de la relación entre la libertad del
hombre y la ley eterna. Santo Tomás explica que
"Dios ha creado libre al hombre, lo que no quiere decir que le está permitido hacer lo que quiere,
sino que en vez de estar obligado a hacer lo que
debe por la necesidad de su naturaleza, como las
creaturas irracionales, obra en virtud de una elección libre que procede de su propia deliberación" 10• En su Encíclica Libertas, León XIII afirma magistralmente: "Es absolutamente imposible comprender la libertad del hombre s~ la sumisión a Dios y la sujeción a su voluntad.
Para los sistemas totalitarios -fascismo, nacional-socialismo- la autoridad puede hacerlo
todo; la libertad individual no puede hacer nada.
Mussolini afirmó: "Nada sin el Estado, nada contra el Estado, nada al margen del Estado". No hay
más libertad que la de la nación. El individuo es
libre tan sólo por y para la comunidad nacional.
El destino de los hombres se cumplirá en la medida en que se subordine -de manera total y definitiva- al destino del pueblo. "El Estado -dice
H. Laski exponiendo la teoría nacional-socialistaes parte más elevada de nosotros mismos. Representa una voluntad que expresa lo que cada uno
de nosotros trataría de ser, si lo temporal, lo inmediato y lo irracional estuviesen desterrados de
nuestros deseos". Según el transpersonalismo, el
ser umano vale tan sólo como materia prima al

ser~cio de entidades transpersonales: el poder, la
glona, la fuerza, la raza. El hombre es leña que
nutre _la_ gran hoguera estatal. Pero en rigor, "la
colectividad -como apunta Luis Recaséns Sichesno vive'. en el pur~ y auténtico sentido de esta pa1,abra, smo que quienes viven son los individuos. Y
estos necesitan, para su propia vida, la colectividad, la cual debe funcionar como un instrumento
o aparato destinado tan sólo a facilitar a los 'hombres el desarrollo de su existencia individual y su
p~rfeccionamiento" 11• "Estado, pueblo y clase social no son substancias primeras a las cuales el
hombre tenga que subsumirse, "liberándose" de la
accidentalidad de su existencia individual, de
acuerdo con una idea de Hegel, padre indirecto
de todas las expresiones de este pensamiento"
( Sánchez Agesta). Con estos antecedentes, no
~s de_ ext_rañarse la pretensión de Costamagna:
La c1enc1a del Estado, en cuanto éste es la medida de todos los valores, es una nueva especie de
cono~i~iento de lo absoluto, una prima philo-

sophta.
Los marxistas afirman contradictoriamente
que "la libertad es la necesidad". La historia -dicen- es dialéctica. Pero olvidándose de este postulado, afirman que cuando aparece el comunismo
cesa el movimiento dialéctico de la historia. El
Estado -instrumento de opresión de las clases dominantes- se hará superfluo en la futura sociedad sin clases. El hombre debe entregarse por
completo a un nuevo dios: la colectividad comunista. "Negamos toda moral tomada de concepciones sobrehumanas -expresó Lenin- o al
margen de las clases. Decimos que esto es un
engaño, una impostura, una niebla que se introduce en las mentes de los obreros y campesinos en
interés de los terratenientes y de los capitalistas".
( Discurso pronunciado ante el Tercer Congreso

5i

56

�\

Panruso de los Komsomols, 2 octubre de 1920.)
No ha de ser muy fuerte la convicción comunista
de que el método económico de la producción es
el verdadero motor de la historia, desde el momento en que fomen!an el fervor revolucionario:
"Proletarios de todos los países, uníos". El determinismo económico no deja ningún resquicio a la
libertad: "así como la materia en movimiento produce el espíritu ( materialismo dialéctico), así como las ideas de los hombres son el reflejo de sus
sensaciones en el mundo externo ( epistemología
materialista), así también el mencionado principio
traducido al lenguaje económico significa que las
transformaciones técnicas de la vida económica
determinan por intermedio de la formación de las
clases sociales las ideologías de la sociedad, la
religión, la ley, etc.12•
La autoridad o poder no es -como creen los
totalitarios- lo más excelente y lo más elevado
que hay en la vida; pero no obstante, sin el Estado,
la persona no puede vivir. Pero es necesario que
el Estado sea siempre un instmmento al servicio
de la persona; es necesario que no ahogue la libertad, que es prenda preciosa de 1::. dignidad
personal.

VII
LIBERTAD Y AUTORIDAD
No se puede desconocer la libertad, so-pretexto de autoridad, como no se puede tampoco
negar la autoridad so-pretexto de libertad. Y si
no'se puede hacer esto, es porque ambas son igualmente necesarias, aunque lo sean en diverso modo. La autoridad tiene un carácter de instrumento, de medio. La libertad es algo más impor-

58

tante, es nota esencial de la persona, ejercicio de
nuestro ser de hombres.
Como función o como medio, la autoridad
deberá estar siempre al servicio de la persona. Y
la persona es libertad, no tiene libertad como puede tener automóviles o casas. Como expresión de
la personalidad, la libertad es mucho más que
una simp1e función.
"Cuando afirmamos que la libertad es un derecho natural y que la autoridad es una función,
afirmamos implícitamente -escribe Desqueyratque toda libertad que se traduce por un desarrollo
de la personalidad puede ser querida y buscada
sin otra justificación. En términos de jurista diremos que esta libertad goza de una presunción
de legalidad contra la autoridad, mientras que la
autoridad, que no es más que una función, debe
siempre justificar su actividad" 13 .
En la tradición cristiana la libertad no implica el derecho de hacer lo que a uno se le antoja,
ni tampoco el de hacer lo que uno debe sino más
bien el derecho de hacer lo que uno debiera. Con
relación a este sentido auténtico de libertad, la
autoridad debe servir con todas aquellas prestaciones y permisiones que sean necesarias para el
desenvolvimiento de la personalidad humana. Por
una parte, el Estado se debe abstener de todo comportamiento que imposibilite u obstaculice el desenvolvimiento de la libertad personal; y por otra
parte debe cooperar positivamente a esa realización personal de "querer vivir como es debido", en
cuyo cumplimiento veía Luis Vives la verdadera
libertad.
Siempre será mucho más humano el "régimen
&lt;le derecho": todo lo que no está prohibido por la

59

�ley está permitido, que el "régimen ~e pol~c~a":
lo que no está autorizado por la ley esta proh1b1do.
Para alcanzar la plenitud de sus cualidades, la
persona no debe depender d~ una_ autori~ación del
Estado. Aunque la libertad mtenor sea mtocable,
el ''régimen de policía" restringe, indudable~~nte,
el campo de la libertad, agravando sus cond1c1ones
exteriores. La diferencia entre la dictadura y una
verdadera autoridad, estriba en que la primera
absorbe las libertades y la segunda las regula. Porque es necesario saber también que si las libertades
no son justamente reguladas, mueren por exceso.
Las voces más sabias de la tradición católica han
visto más bien un aumento y no una pérdida de
libertad en el hecho de pertenecer a la sociedad
civil. Un régimen de libertades -garantía y límite a la vez- debe constituirse de acuerdo con
las exigencias del bien común. La autoridad pública no puede tolerar o soportar todo aquello
que se oponga al bien común: calumnia, d~f,amación, injuria, ultraje a la moral, provocac1on al
crimen . . . Organizar las libertades para la libertad de hacer el bien, es un sano princ.ipio de orientación.
De los caracteres fundamentales de la naturaleza humana: individualidad física, libertad moral
y responsabilidad, racionalidad espiritual, sociabilidad y religiosidad, derivan una serie de derechos
subjetivos públicos de la persona frente al Estado.
Por vía de ejemplo, Luis Sánchez Agesta sugiere
algunas consecuencias que se desprenden de las
características expresadas: 1, de tener un cuerpo
individual se derivan aquellos derechos que tienden a procurar los medios necesarios para el mantenimiento físico del hombre ( derecho a la propiedad, derecho al trabajo, derecho al matrimonio
y a la consecución de su objeto); 2, de la esfera
de la vida moral se deriva, en primer lugar, el de60

recho a una seguridad jurídica en que el hombre
adquiere la conciencia y el hábito de su responsabilidad, y en segundo lugar, el derecho a una
participación en la vida pública; 3, el tercer grupo
de derechos que se desprenden de la naturaleza
humana radican en la facultad de mantenimiento
y desarrollo de la vida intelectual, que exige prestaciones positivas por parte del Estado; creación
de escuelas, recta libertad de enseñanza e investigación, libertad para la educación, y formación religiosa; 4, de la sociabilidad humana resulta
el derecho a constituir todas aquellas formas sociales que son consecuencia lógica del desenvolvimiento personal; 5, el derecho a rendir a Dios el
culto debido, público y privado, es la coronación
que da sentido a la vida moral, que afirma y consolida una formación intelectual y santifica la vida
social.
Si el hombre en el Estado continúa siendo
una totalidad metafísica autónoma, conservará su
libertad de formarse un plan propio e individual,
que debe cumplir y del que debe responder personalmente ante el Ser Supremo que le implantó
en la existencia. La autoridad debe dar a la persona la suficiente libertad de acción para cumplir
ese plan, constituyéndole además un clima favorable. Respetando el fin supremo del hombre, la
autoridad moderará, dentro de los límites de lo
lícito, el uso de las diversas libertades. Sólo la
prudencia política puede evitar, en la práctica, el
autoritarismo o el desenfreno individualista: dos
perniciosos extremos de perversión social que amenazan a los hombres.
Para quienes hemos hablado de la superioridad axiológica de la democracia 14 importa mucho
destacar la importancia de una educación para la
democracia.

61

�VIII
EDUCACION PARA LA DEMOCRACIA
La política no es asunto &lt;le unos cuantos; es
asunto de toclos. Nadie tiene el derecho a desentenderse del bien público. Cuanto ,má~ alta se~ la
educación de un pueblo tanto mas fma ~era la
conciencia política y jurídica &lt;le 1~ comum~ad y
por consiguiente tanto mejores y 1ustas seran las
autoridades. El Estado no puede existir abandonado a sí mismo. Necesita de los gobernantes y
de los gobernados. El pueblo debe expresar, ~n
su Constitución, el estilo jurídico-político peculiar
y propio de su nacionalidad. Los gobernantes,
como representantes del pueblo, tienen prestada
la autoridad. La democracia presupone que los
gobernados, integrantes de mayorías y minorías,
son capaces de juicios políticos porque son capaces de percibir el bien común por encima de los
intereses individuales o de grupo. Cosa, en verdad, nada fácil. ¿,Cómo lograr, sin una educación
eficaz para la democracia, que los ciudadanos
vean más allá de los intereses de su clase, grupo,
prensa o partido?
La educación para la democracia no es cosa
de un día. Requiere, más que reglas y preceptos
teóricos, un vivir sus principios desde la esc_uela.
Es pre&lt;:iso "purificar más y má~ la dem~racia de
suerte que la realidad sea un di~ una ~mtota d~l
ideal". Interpretando la filosofia pohtica de Nicolás Hartman, J. Roura Parella, discípulo del que
fuera profesor de filosofía en la Universidad de
Berlín, observa: "los pueblos muestran distintps
grados de capacidad para las institu~i~nes democráticas. Pero sea cual fuere la plasticidad de un
pueblo en este respecto forzosamente habrá de
pasar por un período de crecimiento cuando. su

62

evolución política le lleve a la forma democrática
de gobierno. Levantarse contra una democracia
con el pretexto de su imperfección es algo así
como tirar por la borda a un niño porque no
se comporta como un hombre adulto. La democracia requiere la cooperación de todos y sólo
será, en último término, lo que los ciudadanos
sepan hacer de ella. La solidaridad es el momento creador más profundo en la vida de los pueblos.
También es lo primordial en la esencia ética del
ciudadano; allí donde es fuerte y predomina sobre
las demandas particulares del individuo, la comunidad alcanza toda su grandeza. Falta de solidaridad significa decadencia. Decadencia en el
pueblo y falta de sentido de responsabilidad en el
ciudadano. La educación para la solidaridad es
la primera tarea de la educación política del ciudadano" 15. Me parece que una educación para
la solidaridad es insuficiente para la democracia.
También en las dictaduras se da un tipo de solidaridad y de cooperación. Una educación para la
democracia es bastante compleja. Es una educación para la libertad y para el diálogo, para la crítica y para la autocrítica, para la tolerancia y para la esperanza. Se trata de trasmitir una forma
de vida, no unas simples ideas.
El ideal democrático, en materia política, no
es sólo un buen ideal; es el mejor. "Las razones por
las cuales la democracia es la mejor forma de g0bierno -advierte Robert Maynard Hutchins- son
absurdamente simples. Es la única forma de gobierno que puede combinar tres características: la
ley, la igualdad y la justicia. Un Estado totalitario
no posee ninguna de ellas, y por tanto, suponiendo
gue sea un Estado, es el peor de los Estados posibles" 16• La ley -"prece;,to común, justo v estable, suficientemente promulgado"- expresa la racionalidad del pueblo y sirve de medio de control
63

�y de educación. La igualdad esencial de todos
los hombres, fruto de la eminente dignidad de
cada persona, contempla a los seres humanos como fines, no como medios. "La justa distribución
de funciones, recompensas y castigos, en los terminos de los derechos del hombre y los propósitos de la comunidad", mantiene unidos a gobernantes y gobernados. Los hombres no pueden
ser libres si son esclavos de lo malo. La educación
para la democracia, como toda educación moral y
política, presupone la determinación del orden de
los bienes. Por eso afirma Hutchins: "Para creer
en la democracia, pues, tenemos que creer que hay
una diferencia entre lo verdader9 y lo falso, lo
bueno y lo malo, lo justo y lo injusto, y que la
verdad, la bondad y la justicia son normas objetivas aunque no se las pueda comprobar experimentalmente" 17 . Esto significa, en otras palabras, que las democracias tienen que cultivar inteligencias y formar caracteres. Caracteres con firme voluntad de diálogo y de servicio a la comunidad. Se trata de despertar el sentimiento de comprensión y de compañerismo. Este sentimiento
sin mengua de la fidelidad a los valores propios
de cada pueblo, debe reposar en el convencimiento
del valor de un comportamiento altruista que beneficie a la comunidad popular. El destino de la
democracia depende de la formación del pueblo,
de la educación de padres e hijos, jóvenes y adultos, obreros y campesinos, profesionistas y empleados, en suma, la ciudadanía entera. "La educación nara l_a democracia europea -apunta Friedrich Heer- debe tener en cuenta lo siguiente:

l . La sustitución de las relaciones de enemistad por las de oposición y camaradería. A los
enemigos se les aniquila, se les liquida; con los
adversarios se lucha meramente en esferas limita-

das de conflictos. El adversario político es siempre también el compañero.
2. La sustitución de las relaciones de enemistad, que prepara un latente estado de guerra
civil por una rivalidad pac.:ífü.:a, en vista al amplio
mejoramiento de la situación espiritual de la población europea ...
3. La curación de estas psicosis de odio y
miedo, del resentimiento y la oposición a la colaboración con los otros, con los adversarios; todo
esto es la consecuencia de opresiones y persecuciones frecuentemente largas. Por consiguiente, sólo
puede ser superado por la colaboración de educadores de diversos orígenes políticos e ideológicos,
de médicos y sacerdotes.
4. Los derechos del hombre y todos los derechos fundamentales de la democracia europea
son el resultado de una evolución milenaria de las
confesiones cristianas de Europa; son el triunfo
de muchos riesgos y tentativas, el resultado de un
proceso de purificación, ganado por la amarga experiencia de perseguidos y perseguidores ( cuyos
papeles se han cambiado a menudo) . . . La creciente atrofia de la sustancia cristiana de Europa
amenaza los más profundos fundamentos de la
cultura europea ...
5. El humanismo europeo está amenazado
por esta atrofia. Corno forma de cultura de la
élite, el humanismo ha estado perdiendo posiciones ante el avance de las nuevas masas ( el pu~
blo inculto) y de la materia.
6. La democracia europea es inconcebible
sin el racionalismo abierto de la alta Ilustración ...
Es éste un racionalismo que reconoce sus límites

65

64

�hacia arriba y hacia abajo, hacia el fondo de la
persona y hacia Dios. Este racionalismo escapó
hacia el totalitarismo por causa de los mitos inspirados en el miedo y por las fórmulas pseudorracionalistas de la baja Ilustración, que quería dominar con unos pocos conceptos estereotipados
la múltiple riqueza de la realidad" 18• Pensamos
nosotros que los puntos señalados por Friedrich
Heer, no son de aplicación exclusiva para la democracia europea. Estos puntos básicos de educación para la democracia -importantes, por ciertopueden y deben complementarse. Ante todo, habrá que señalar el esfuerzo educativo que realizan
las genuinas democracias para establecer una armónica colaboración de clases. No se trata de
prohijar un tipo de escuela proletaria o burguesa,
sino de ofrecer una educación que coadyuve al
logro de una igualdad de oportunidades a todas
las personas. Esta igualdad de oportunidades supone un respeto fundamental al hombre, lo cual
no quiere decir que no se procure explorar y aprovechar sus inclinaciones y talentos, solicitando su
cooperación, llamándole· incluso a participar, de
acuerdo con la vocación particular, en la tarea
política.

NOTAS:

1. - MAX SCHELER, Metafísica de la Libertad. Buenos
Aires, Editorial Nova, pág. 16.
2. - J. RAFAEL FARIA, Curso de Filosofía, Bogotá, Librarla
Voluntad, t. 1, pág. 295.

3. - ALBERT CAMUS, La Caída, México, Editora Zarco,
.. 1956, pág. 92.

4. - ROMANO GUARDINI, Libertad, gracia y destino, San
Sebastian, Ed. Dinor, pág. 16.

5. - RENE BIOT, El cuerpo y el alma, Dedebec, cap. 4,
,.

pág. 107.

6. - lbid., pág. 109.
7. - JACQUES MARITAIN, El Hombre y el Estado, Editorial
Guillermo Kraft Ltda., página 94.
8. - JEAN DABIN, Doctrina General del Estado, México,
Editorial Jus, 1946, pág. 373.
9. - J. VIALATOUX, La libertad de la persona humana, su
naturaleza su excelencia, presentado en las Semanas
Sociales de Francia (Rouen); en La Libertad en crisis,
México, Editorial Jus, 1947.
10. - SANTO TOMAS, Sum. Theol., la. llae., Art. 2, conclusiones.
11. - LUIS RECASENS SICHES, La Filosofía del Derecho en
el siglo XX, México, 1941, pág. 137.
12. - FULTON J. SHEEN, El comunismo y la conciencia occidental, Espasa-Calpe Arg., página 64.
13. - DESQUEYRAT. Lo inmutable y lo variable en el régimen de las libertades, en La libertad en crisis, México, Ed. Jus. 1947.
14. - Véase nuestra Teoría de la democracia. Centro de
Estudios Humanísticos de la Universidad de Nuevo
León, 1963.
15. - J. ROURA PARELLA, La Filosofía política en Nicolai
Hartmann, "Revista Brasileira de Filosofía", No. 42
(abril-junio 1961 ).
16. ROBERT MAYNARD HUTCHINS, Educación para la libertad, México, Editorial Jus, 1947, página 130.
17. - lbid., pág. 136.
18. - FRIEDRICH HEER, La democracia en el mundo moderno, Madrid, Rialp, págs. 153-6.

66

67

�DEPARTAMENTO EDITORIAL
DELA
FACULTAD DE FILOSOFIA Y LETRAS
DE LA
U.A.N.L.

PUBLICACIONES PERIODICAS:
Revista CATHEDRA. (Nos. 1 al 8)

CUADERNOS DE FILOSOFIA:

La pintura como lenguaje, Adollo Sánchez Vázquez. 2a. Edición.

La Filosofía de Vasconcelos como Filosofía Latinoamericana, Silvia Mijares.
Filosofía del Derecho, María Guadalupe Martínez
de Rodríguez.

Tecnología y Filosofía, Mario Bunge.

CUADERNOS DE HISTORIA:

Aspectos Metodológicos Básicos del Estudio de la
Historia Medieval, Henning Graf.
Tres Artículos sobre Historia y Sociedades, Guillermo Beato.

Sobre la Historia Latinoamericana, Guillermo
Beato.
69

�Desarrollo Demográfico, Económico e Industrial
de Monterrey, 1860 - 1920), Domenico Sindico,
Roberto Hernández, Víctor .Hernández y Mario
Pérez Delgado.

CUADERNOS DE SOCIOLOGIA:

CUADERNOS DE LETRAS:

El Emperador de China,

George RibemontDessaignes. Traducción y Nota Preliminar de
Irene Vegas García; En torno al Dada, Postcriptum
y Bibliografía, de Juan José García Gómez.

El Mal como Personaje-Agente Romántico, Juan

Desarrollo Urbano en América Latina, Domenico

José García Gómez.

Sin&lt;lko.

Problemática Existencial en Unamuno, Camus,
Sartre y Anouilh, María Guadalupe Martínez de

CUADERNOS DE METODOLOGIA:
Cuaderno No. 1: Acerca de la Noción de Analogía,
Tomás González de Luna; Las Revoluciones Científicas y el Método, Juan Angel Sánchez; Las Inferencias Deductivas Aplicadas a la Física, Laura
E. Qniroga.

Método y Métodos, Metodología y-Metodolatría,
Mario Bunge.

CUADERNOS DE PEDAGOGIA:

Rodríguez.

Olavide o Sade, Miguel Covarrubias.
COLECCION: MATERIALES DE
TRABAJO DE LA DIVISION DE
ESTUDIOS SUPERIORES:

Creacionismo y Ultraísmo: Matices del Huidobrismo. (Antología ), Juan José García Gómez.
Fragmentos Filosóficos de los Pre-socráticos. ( Antología ). Compilación de Textos y Notas, Juan
Angel Sánchez.

Cuaderno No. 1: Antecedentes Técnicos de la
Programación por Objetivos, Ma. Socorro Berra
Santana; El Establecimiento de los Objetivos de
Aprendizaje, Clara l. Carpy Navarro y Libertad
Menéndez Menéndez.

COLECCION DE POESIA:

Litoral de Sombra, Alfonso Reyes Martínez.
Matar el Tiempo, Xavier Rodríguez Araiza.

Cuaderno No. 2: I: Filosofía de la Educación.
Estructura t¡ Fines del Proceso Educativo. II:
La Educación para la Libertad en la Sociedad
Contemporánea. Agustín Basave Fernández del
Valle.

CUADERNOS DE DISCUSION:

La Metodología: Una Disusión, Eli de Gortari,
Mario Bunge.

�SUMARIO:
Wemer Jaeger.

O Todo pueblo que alcanza . . . . . . . . . . . /

1

Mario A. Aguilera.
□

Presentación . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . /

9

Agustín Basave Fernández del Valle
□

!.-Filosofía de la Educación, ( Estructura y fines del proceso educativo) / 13

O Il.-La Educación para la libertad en la
Sociedad contemporánea . . . . . . . . / 35
Publicaciones del Departamento Editorial
de la Facultad de Filosofía y Letras de la
U.A.N.L. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . / 69

Viñetas: Ramiro Leal Cordero

73

�IMPRIME:
COMUNICACION GRAFICA, S. A.
Tapia 311 Ote. Monterrey, N. L.
TIRAJE: 1 000 ejemplares
Junio de 1977

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                  <text>Revista del Colegio de Pedagogía de la Facultad de Filosofía y Letras de la UANL, publicada a finales de la década de los setenta, contiene artículos sobre pedagogía y ciencias de la educación, así como filosofía y ciencias sociales.</text>
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              <text>https://www.codice.uanl.mx/RegistroBibliografico/InformacionBibliografica?from=BusquedaAvanzada&amp;bibId=1785133&amp;biblioteca=0&amp;fb=20000&amp;fm=6&amp;isbn=</text>
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                <text>Revista del Colegio de Pedagogía de la Facultad de Filosofía y Letras de la UANL, publicada a finales de la década de los setenta, contiene artículos sobre pedagogía y ciencias de la educación, así como filosofía y ciencias sociales.</text>
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                <text>Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Filosofía y Letras</text>
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                <text>Aguilera Mejía, Mario A., Coordinador</text>
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                <text>García Gómez, Juan José, Editor</text>
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                <text>Universidad Autónoma de Nuevo León</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>sepaJa edieión/1978

Facultad de Filoeofla y Lettas
Universidad Autónoma de Nuew ~
MOfflRREY, NUEVO LEOI, MEIICO

�Universidad Autónoma de Nuevo León
.,.

Rector • doctor Luis E. TODD
Secretario general * ingeniero Oriel Darío GARCIA

Facultad de Filosofía y Letras
Director * licenciado Tomás GONZALEZ DE LUNA
Subdirector * licenciado Juan Angel SANCHEZ PALACIOS
Secretario general • licenciado Herón PEREZ MARTINEZ
COORDINADORES:
Colegio de Filosofía
Colegio de Letras
Colegio de Sociología
Colegio de Historia
Colegio de Pedagogía
Colegio de Traducción
Instituto de Investigaciones
Departamento de Editorial

* licenciado Enrique GAL VAN
licenciada Julieta PISANTY
licenciado Ricardo C. VILLARREAL
doctor Domenico SINDICO
* maestro José Antonio MEJIA AY ALA
* profesora Carmen TIJERINA
* doctor Juan José GARCIA GOMEZ
* profesor David MARTELL

*
*
*

DIVISION DE ESTUDIOS SUPERIORES:
Jefe * licenciado Bernardo FLORES FLORES
Secretario * licenciado Rodolfo MARTINEZ CARDENAS
Maestría en Letras Españolas
Maestría en Filosofía
Maestría en Enseñanza Superior
Maestría en Metodología de la Ciencia
Maestría en Formación y Capacitación
de Recursos Humanos
Maestría en Bibliotecologfa

* maestro Fidel CHA VEZ
* doctor Agustín BASA VE
* maestro José Antonio MEJIA AYALA
* licenciado Santiago Alfredo SALAS
* licenciada María Elena CHAPA
* maestro Porfirio TAMEZ SOLIS

CONSEJO DE EDITORIAL:

* maestro José Luis BALCARCEL
* licenciado Mario CERUTTI
* doctor Juan José GARCIA GOMEZ
* licenciado Santiago Alfredo SALAS
* licenciado Juan Angel SANCHEZ PALACIOS
* profesor Pedro REYES VELAZQUEZ
* licenciado Ricardo C. VILLARREAL
* profesor David MARTELL (coordinador)

• DEPARTAMENTO DE EDITORIAL • Facultad de Filosofía y Letras • Ciudad
Universitaria • Apartado postal, 3024 • Teléfonos 76·07·80 y 76·06-:l!J • Monterrey,
Nuevo León • REPUBLICA MEXICANA.
. '

CONTENIDO
Explicación, 3
Antecedentes y trayectoria del Colegio de Pedagogía O José Anto•
nio Mejía Ayala, 5
Antecedentes teóricos de la programación por objetivos □ María
del Socorro Berra Santana, 11
El establecimiento de los objetivos del
aprendizaje □ Clara Isabel Carpy
Navarro y Libertad Menéndez Menéndez, 49

�EXPLICACION

TOMANDO EN consideración que del primer
número de los Cuadernos Pedagógicos del Colegio de
Pedagog(a de la Facultad de Filosofía y Letras de la
UANL pronto fue agotado su tiraje de un mil ejemplares, debido, sobre todo, a su interesante contenido
en el área educacional y a la nutrida solicitud del
mismo que observaron tanto los alumnos como los
maestros de nuestra entidad universitaria, el Departamento de Editorial publica su segunda edición.
Como se percibirá, en esta oportunidad los Cuadernos Pedagógicos han sido enriquecidos con la inclusión en su sumario de un trabajo del maestro José
Antonio Mejia Ayala, nueuo coordinador del Colegio
de Pedagogía, trabajo en el cual quedan acotados los
principales elementos que conforman la génesis, el
desarrollo y la actual reestructuración del Colegio de
Pedagog(a. Esta reestructuración está acorde con las
innovaciones y transformaciones radicales que se vienen operando en todos los colegios, departamentos,
escuelas, maestrías e institutos de la Facultad de Filosofía y Letras, a partir de 1973, año en que asume su
polivalente dirección el licenciado Tomás González
de Luna.
Por cuanto a los escritos de las maestras María
del Socorro Berra Santana, Clara Isabel Navarro y
Libertad Menéndez Menl!ndez, profesoras extraordinarias de la Facultad de Filosofía y Letras de la
UANL, han permanecido incólumes, en atención a
que la calidad de sus conceptos no tiene por qué ser
modificada.

3

�ANTECEDENTES Y TRAYECTORIA
DEL COLEGIO DE PEDAGOGIA
José Antonio Mejía Ayala

LA DECADA de los sesenta podría ser llamada
con acierto la década de la crisis del sistema educativo
nacional, particularmente del superior. Y por más que
esta crisis sólo pueda ser explicada como resultado de
las contradicciones que han caracterizado la dialéctica
del desarrollo del propio sistema social en que está
inmerso, es indudable que es en este período en el
que se manifiesta toda una sintomatología cada vez
más evidente, en la que se destaca, como es lógico, el
problema docente y metodológico. Muchas páginas se
publicaron en todos los niveles, analizando algunos
aspectos del fenómeno o aportando múltiples soluciones y alternativas; dramáticos acontecimientos de
carácter social y político se vincularon en los análisis
de esta crisis, y no tardaron las instituciones educati·
vas del país en tomar cartas en el asunto (la ANUIES
surge precisamente en este período, en un afán de
coordinar los esfuerzos que ya se manifestaban al
respecto).

La Universidad Autónoma de Nuevo León vivió
particularmente un período de extraordinaria efervescencia y participó igualmente en este tipo de enfoque del problema, promoviendo la creación de depar·
tamentos ad-hoc que investigaran la situación e invitando expertos de otros países a participar y a aportar
posibles soluciones. Asimismo, se enviaron funciona·
rios al extranjero para capacitarse al respecto, y se
promovieron y se participó en numerosos eventos,
todo lo cual significó un considerable esfuerzo y
asignación de recursos que, aunque permitió señalar

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.

�No queda así duda del gran acierto académico
que significó la creación de una institución como es
el Colegio de Pedagogía, institución que permite la
preparación profesional de expertos que se avoquen
al análisis científico de tan importantes problemas.
Sin embargo, todo acierto relacionado con la preparación universitaria implica una gran responsabilidád
y un gran reto. Conscientes de esto, hemos iniciado
un diagnóstico de nuestra actual situación, con el
afán de adaptar lo mejor posible las condiciones del
Colegio a nuestra particularmente cambiante Y conflictiva realidad educativa. La tarea resulta relativamente sencilla cuando se apoya en una buena cimentación como la realizada por el licenciado Mario
Aguilera Mejía, quien tuvo a su cargo la iniciación
del proyecto, proyecto que, aunque vive por ahora
una adolescencia algo problemática, podemos, con
optimismo, preverle prometedoras espectativas.

han dado los primeros pasos al implementarse un
curso-laboratorio que tiene como objetivo primordial
realizar la primera etapa, de donde se espera obtener
un diagnóstico que permita evaluar adecuadamente
nuestro programa de estudios. Asimismo, formular,
con carácter definitivo, lo que por ahora se nos presenta a priori como interesantes posibilidades sobre
las que vale la pena meditar. Debemos apoyamos
prov1S1onalmente, para ello, en la interpretación que
damos a los comentarios, observaciones y preferencias
manifestadas espontáneamente por algunos alumnos
Y maestros a esta Coordinación. Y debemos apoyarnos, sobre todo, en el potencial que, de acuerdo a
nuestra experiencia profesional, sentimos ofrece el
actual programa de estudios.

Por ahora sólo podemos especular sobre algunos
aspectos particularmente interesantes de él, ya que
sus posibilidades definitivas sólo podrán ser establecidas en la medida en que se efectúe una revisión
cuidadosa del currículum. Para ello, se requerirá la
participación de alumnos, egresados y maestros del
Colegio, ya que a la carrera le fue aprobado por el
Consejo Universitario un currículum sumamente
amplio y flexible en cuanto a sus alcances, estructura y aspectos operativos (sistemas de créditos),
el cual puede desperdiciarse si no se toma especial
cuidado en garantizar su consistencia, tanto en sus
aspectos internos (a nivel de Facultad), como en sus
externos (la realidad educativa nacional).
Este estudio, debemos señalar, es fundamental,
y hacia él estamos actualmente canalizando nuestro
principal esfuerzo. Hemos involucrado, como fue
señalado anteriormente, a maestros, egresados y
alumnos, pues el análisis tiene que efectuarse desde
múltiples ángulos y requiere la búsqueda cuidadosa
de abundante información. En esta dirección ya se

8
,9

�ANTECEDENTES TEORICOS DE LA
PROGRAMACION POR OBJETIVOS
María del Socorro Berra Santana

11

��..... ,,, 1,

���dicadas a la evaluación y a la medición. Estas personas comprendieron la necesidad de saber con
exactitud lo que se espera que el alumno sea capaz
de hacer como resultado de algún tipo determinado de enseñanza, y si iba a lograrse elaborar o
elegir un procedimiento válido de evaluación. Generalmente se considera como pionero en este campo a Ralph W. Tyler, quien a partir de 1920, trabajó mucho en el problema. Las obras de Tyler
que han aparecido desde aquellos años, proporcionan excelentes enunciados sobre la importancia de
esta tarea y criterios esenciales para su logro".8
Los esfuerzos de Tyler para precisar las características que debían cumplir los objetivos de
manera que facilitaran y dieran validez ·a la evaluación, rápidamente fueron secundados por pedagogos y psicólogos con experiencia docente que
habían palpado también el problema. Sin embargo,
no es sino hasta 1948, cuando en la Convención
de la Asociación Psicológica se planteó la necesidad de eh¡.borar un marco teórico que facilitara
en entendimiento y unificara el criterio de los evaluadores. Es precisamente en este año cuando empieza a tomar forma definida la Taxonomía de los
Objetivos de la Educación, elaborada de modo fundamental por Benjamín S. Bloom y David R. Krathwool quienes trabajaron básicamente los domí•
nios cognoscitivo y afectivo respectivamente. Algunos autores que han contribuido con importantes aportaciones son entre otros W. James Popham
y Eva L. Baker, y más recientemente Norman E.
Gronlund y Robert F. Mager.
FUNCIONES DE LOS OBJETIVOS

Una vez que hemos definido los objetivos de
aprendizaje, y que conocemos un poco de su origen, veamos cuáles son las funciones que dentro de
la programación por objetivos deben cumplir.
Para empezar, diremos que los objetivos tienen funciones internas y externas.
Las funciones externas son aquéllas relaciona-

.20

das con la difusión del programa:
- Informar ª cualquier persona, relacionada
istneo con el. programa la finalidad que con
. se persigue.
- Estm:iuI!1~ a los participantes Y atraer desde
~I prmcip10 su atención sobre Jo que habrán
~/_o¡p-ar Y lo que se espera de ellos
imr el grado de dificultad del pr~grama
Y elif grado de precisión con que deberán
:::iª1ot~~jet?i;s_han alcanzado lo propuesto
- ~orecer la posibilidad de compromiso por
e del alumno al ubicarse frente al pro~ama Y valorarlo en función de sus nece
s1dades.
•
0
~bje~is ~:~~!i~~irrn:d! ~~~s d~u!o~~f~:n~
ue m egran al programa; por ejemplo:
- Amp~tud Y s~encia del contenido.
- Cad_d~tcti1~ad Y tipo de actividades Y técnicas
1 a cas.
- ~tidad Y tipo de recursos auxiliares
-Tumpoy
·
- Todo lo relacionado con la evaluación.

estal'fª
9ue los objetivos realmente cumplan con
• unciones Y logren orientar todo el
~nsenanza-aprendizaje, es indispensable q m r :
amos 1o referente a las características u d be
tener Y a los requisitos que deben cump{fr. e e n
CARACTERISTICAS

Este tem~ co~ f~ecuencia se ha tratado y gran
parte de las !nstituc1ones educativas, tanto oficiales como particulares van adoptando o creando su
jropm ~odelo de redacción de objetivos, así como
a cantidad Y ~l grado de especificación que les
Cf?nceden atend1~ndo a su grado de generalid d
Sm ~mbargo, existen varias características que s~~
manifestadas
por la mayoría de los autores y es a
)as que nos vamos
a referir:

21

�-

Se debe señalar quién o quiénes han de lo-

grar .el obietivo.
- El enunciado de la conducta debe ser univoco.
- La conducta tiene que ser observable.
- La conducta debe ir acompañada de un contenido o información de modo que pueda
relacionarse la conducta con la información.
- Deben especificarse las circunstancias o condiciones en que la conducta se ha de manifestar.
- Es indispensable que esté presente el nivel
de precisión o la exactitud con que se espera se logre la conducta enunciada.
- Los objetivos deben llevar un orden o secuencia según se vayan a desarrollar durante el proceso enseñanza-aprendizaje.
TAXONOMIAS DE LOS OBJETIVOS
Como ya hemos visto, la necesidad de establecer objetivos educativos surgió del problema de
evaluar y/o medir los resultados que se estaban
alcanzando en el proceso enseñanza-aprendizaje.
Una de las medidas más significativas que se
tomaron con el fin de· facilitar los procesos de
evaluacipn y elaboración de programas educativos
sin atentar contra su validez, fue la creación de la
Taxonomía de los Objetivos. Después de poner en
duda la posibilidad de hacer una clasificación de
metas, se concluyó la misma tomando como base
que si se redactaba en función de la conducta que
tendría que manifestar el estudiante y ésta podía
ser descrita y observada, entonces el comportamiento sí podría ser medible y por lo tanto hace
posible la clasificación.
La taxonomía es un sistema de clasificación
que se basa en tres principios: educacional-lógicopsicológico, y aunque los propósitos de sus elaboradores eran desarrollarla en los tres ámbitos o
áreas inherentes al ser humano; cognoscitiva, afectiva y psicomotora, sólo han sido desarrolladas con
rigor y ejemplificaciones suficientes las dos primeras.

Con la finalidad de dar una imagen completa
de la Taxonomía de Bloom y colaboradores, presentaremos a continuación las categorías que integran cada dominio.
DOMINIO
COGNOSCITIVO
1.00 Conocimiento
1.10 Conocimiento de
da tos específicos
1.20 Conocimiento d e
los modos y los
medios para el tratamiento de datos
específicos
1.30 Conocimiento de
los universales y
1a s abstracciones
en un campo determinado
2.00 Comprensión

2.10 Traducción
2.20 Interpretación
2.30 Extrapolación
3.00 Aplicación
4.00 Análisis
4.10 Análisis de los elementos.
4.20 Análisis de las relaciones
4.30 Análisis d e I o s
principios de organización
5.00 Síntesis

23
22

�5.10 Producción de µna
comunicación única
5.20 Producción de un
plan o de un conjunto de operaciones propuestas
5.30 Derivación de un
conjunto de relaciones abstractas.

6.00 Evaluación
6.10 Juicios en términos de la evidencia
interna
6.20 Juicios formulados
en términos de criterios externos

3.3

Valor
Preferencia por un
valor
Compromiso

4.0

Organiadón

4.1
4.2

Conceptualización
de un valor
Organización d e
un sistema de valores

5.0

Caraeterizaclón por

3.2

un valor o un complejo de valores

5.1

Conjunto generalimdo

5.2

Caracterimción

DOMINIO AFECTIVO

1.0

Bedblr (&amp;t.ender)

1.1
1.2

Conciencia
Disposición de recibir
Atención controlada o selectiva

1.3

2.0

Bespoader

2.1

Consentimiento en
responder
Disposición a responder

2.2
2.3

Satisfacción al responder

3.0

Valorual'

3.1

Aceptación de un

24

Aunque el trabajo de Bloom y sus colaboradores ha sido de gran utilidad y vino a modificar de
manera significativa lo relacionado con. el proceso
enseñanm-aprendizaje, con el tiempo y la constante
aplicación de los principios de la taxonomía han
surgido no pocas criticas e intentos de corregir,
desde el fundamento o bien en la aplicación, varios
de sus enunciados.
El Dr. Robert M. Gagné, es uno de los autores
que plantean una crítica, y lo hace en los siguientes términos: " ... la tarea de planear un curso . ..
etc., principiando con la definición de objetivos, parte de inferir de esas descripciones los tipos de experiencia de aprendi7.8.je que se espera que mejor
produzcan los resultados requeridos . . . por ejemplo, el libro de Bloom sobre taxonomía de los objetivos describe seis categorías de objetivos que,
según se cree, constituyen una jerarquía, en el sentido de que las últimas clases de objetivos están
asentadas en las primeras". "Dichas categorías
proporcionan una imagen sumamente informativa
de los tipos de ejecución humana que pueden espe-

25

�rarse razonablemente en un ambiente educativo.
Sin embargo, no puede decirse que sirvan claramente para distinguir una variedad similar de experiencias de aprendizaje o una serie de estrategias
para lograr una enseñanza óptima. En particular,
algunos miembros de esas categorías sólo se distinguen entre si por su contenido específico y no ~r
las características formales que afectan sus condiciones de aprendizaje".9 A partir de este momento,
Gagné definitivamente coincide con Bloom y se pregunta: "¿Es posible, en realidad, dividir objetivos
en categorías que se diferencien por sus resultados en el aprendizaje? Para hacerlo, hay que reunir por una parte, una serie selecta de condiciones
de aprendizaje, y por otra, una serie resumida de
características de tareas humanas. Se ha llamado
análisis de tareas a este tipo de procedimiento, cuyo objetivo es distinguir las conductas deducidas
que presumiblemente requieren diferentes condiciones de aprendizaje y no las tareas en si (que son
infinitamente variables). Tales categorías de conducta son discernibles mediante varios tipos de criterios, que, en última instancia, deberían ser por
completo, compatibles entre sí. No obstante, aquí
me gustaría intentar utilizar una serie particular de
criterios que atañen a al pregunta '¿ Qué se aprende?' "10 Es aquí donde Gagné lanza su proposición:
"En un sentido general, se aprende una capacidad. Más aún, se aprende la capacidad de manifestar ciertas ejecuciones que no podían manifestarse antes del aprendizaje. ¿Es posible describir esas
capacidades aprendidas en términos que permitan
distinguir entre ellas? Intentamos hacerlo ... Cuando se intenta identificar capacidades, las pruebas
obtenidas al comenzar el intento hacen pensar que
están ordenadas jerárquicamente. Una depende de
la otra, en el sentido de que aprender cualquier capacidad depende, por lo común, de haber aprendido
antes otra más sencilla. De hecho. acaso sea ésta
una de las más importantes generalizaciones oue
puedan hacerse respecto del aprendizaje humano" _11
Con la finalidad de dar una imagen completa
de los trabajos de Gagné, se presenta en el párrafo
siguiente la lista de condiciones y categorías que
el autor señala como adecuadas:

"El aprendizaje de
Solución de problemas y uso de estrategia
requiere aprender con anterioridad los:
Principios
·
que requieren aprender con anterioridad los:
Conceptos
que requieren aprender con anterioridad las:
Asociaciones
que requieren aprender con anterioridad las:
Cadenas
que requieren aprender con anterioridad las:
Identificaciones
que requieren aprender con anterioridad las:
Respuestas" .12
Sabemos de antemano que la exposición anterior ha sido demasiado breve y que merecería este
solo aspecto un trabajo mayor que el presente; sin
embargo consideramos valioso incluirlo por el contraste de la posición de Gagné con la de Bloom.
OBJETIVOS Y EVALUACION

Ya en varias ocasiones se ha hablado de la
necesidad de evaluar el aprendizaje del alumno a
través de todo el proceso enseñanza-aprendizaje y
rio sólo medir su capacidad mnemotécnica una vez
terminado el programa. Sin embargo, es hasta ahora, con el auge que van tomando los diferentes modelos de la programación por objetivos que empiezan, de una manera continua y sistemática, a ser
aplicados los procedimientos e instrumentos que le
dan .validez y permiten cumplir las funciones que
como parte del proceso enseñanza-aprendizaje debe desempeñar.
Antes de continuar estableciendo la relación
que existe entre objetivos y evaluación, daremos
algunos conceptos de la evaluación y sus funciones para delimitar y clarificar la interrelación.

26
27

�a aclarar generalmente lo que implica la programa.
ción por objetivos vista de una manera global o
bien en cuanto a cada uno de sus apartados o ;lementos que la componen.
La evaluación educativa ha sido definida como:
"Un proceso integral, sistemático, acumulativo y
permanente que valora los cambios producidos en
la conducta del educando, como resultado de los
planes y los programas de estudio de los métodos,
medios, recursos (humanos y materiales) y de todo
cuanto converge, en la realización del fenómeno
educatlvo",IS

"A diferencia de la medición, que determina
el grado en que el estudiante posee cierta caracterlstlca y cuyo propósito principal es la descripción
cuantitativa, la evaluación es una interpretación
que permite formular juicios de valor sobre la característica o variable medida conducentes a tomar
decisiones".14
Las funciones que debe cumplir la evaluación,
cuyo punto de partida es la ejecución que el alumno realiza como resultado del aprendizaje, son las

li¡ulentes:

"1.-Saber cuáles objetivos se alcanzaron a través
del proceso de enseñanza-aprendizaje.
2.-Determinar las causas que Impidieron el logro
de ciertos objetivos.
3.-Adaptar la enseñanza -en la medida de lo posible- a las necesidades particulares de cada
estudiante.
4.-l'dotlvar al estudiante en el proceso de aprendizaje.

5.-Dlagnosticar las deficiencias de los alumnos
al inicio del curso y orientar su enseñanza.
6.-Decidir la eficacia de los métodos y medios didácticos empleados.
7.-Seleccionar a los alumnos.
8.-Certificar, a través de la calificación, la capacidad alcanzada por el alumno en un determinado campo",15
Para dar por terminado este capítulo, diremos
que la aplicación de este tipo de criterios ha venido

28

II.

ANTECEDENTES TEORICOS DE LA
PROGRAl'dACION POR OBJETIVOS

Como se especificó en el capitulo anterior, la
programación por objetivos es una metodologia que
i-,rtiendo de objetivos o enunciados en términos de
conducta, condiciona toda una serie de actividades
y recursos para que los objetivos delimitados con
anticipación, se alcancen. Como es fácil advertir, si
se plantea un concepto de aprendizaje coherente
con la afirmación anterior, tendríamos que definirlo
como: un cambio o modificación de la conducta relativamente permanente, que surge por medio de la
experiencia y que difiere de la maduración, adaptación sensorial, fatiga y activación. Este enfoque,
pertenece a una corriente contemporánea llamada
neoconductismo o bien, en términos más actuales todavia, análisis experimental de la conducta. De esta corriente y de su antecedente, el conductlsmo,
trataremos en el siguiente apartado haciendo la
salvedad de i¡ue la división que se Incluye en el capitulo (punto de vista cientifico y punto de vista
psicológico), es reconocida como francamente artificial y sólo justificable por nuestra necesidad de
esquematizar la información que manejaremos.
A)

PUNTO DE VISTA CIENTIFICO

Como es bien sabido, la psicologla era concebida como la rama de la filosofia encargada del estudio del "alma", problema que tuvo su antecedente en el animismo primitivo cuando se confundlan
los sueños con el desprendimiento de una parte del
cuerpo, que se dedicaba a vagar mientras la otra
yacia en la cama.
Estas situaciones y otras, clasificadas como fenómenos inexplicables, fueron dando paso a una

29

�larga serie de supersticiones y leyendas relacionadas con lo bueno y lo malo del hombre, los poderes sobrenaturales, etc.
No fueron pocos aquéllos que basados en los
métodos que tenían a la mano y partiendo de la
premisa que afirmaba que la psicología debería
ocuparse de la parte del ser humano que corresponde al alma, hicieron grandes estudios y libros
en que explicaban al mundo sus descubrimientos;
sin embargo no todos los investigadores de la época aceptaron esta premisa; incluso las aportaciones que en otros campos de la ciencia sucedían,
ayudaron a sentar las bases de una psicologia científica.
Uno de los acontecimientos más trascendentes
de la época fue la preocupación de Darwin por la
continuidad de las especies. Una de las afirmaciones más significativas se relacionaba con la no tan
esencial diferencia entre los seres humanos y los
animales, sobre todo si sus características fundamentales de poder de razonamiento y su conciencia podian encontrarse en organismos inferiores.
A fines del Siglo XIX esto fue analizado en el laboratorio por Thorndíke quien al poner en una caja problema a un gato y verlo superar el problema planteado se manifestaba algún rasgo de
razonamiento. Esto permitió un gran avance al
estudio objetivo de las conductas que habían sido
atribuidas a procesos mentales. ¿Por qué la evidencia de conciencia y razonamiento podía explicarse
de una manera diferente en los animales y no en
los seres humanos? ¿De qué manera la psicología
como ciencia de la vida mental podría aportar resultados que fueran en esta línea? El toparse con
ninguna alternativa en este sentido permitió que
John B. Watson propusiera clara y enfáticamente
que la psicologia debería dedicarse de manera exclusiva al estudio de la conducta, debía ser la ciencia de la conducta.
Veamos ahora los puntos de vista que el propio Watson empezó a difundir acerca del conductismo:
"El conductismo. . . proponíase Jo siguiente:

30

aplicar ~ estudio experimental del hombre iguales
procedimientos y el mismo lenguaje descriptivo que
muchos investigadores habían empleado con éxito
durante largos años en el examen de animales inferiores al hombre. Creíamos entonces como creemos todavía, que el hombre es un anÍmal distinto
a los demás únicamente en las formas de comportamiento. . . La regla o cartabón que el conductista jamás pierde de vista es: ¿Puedo describir la
conducta que veo en términos de estimulo y respuesta? Entendemos por estimulo cualquier objeto
externo o cualquier cambio en los tejidos mismos
debidos a la condición fisiológica del animal; tal
como el que observamos cuando impedimos a un
animal su actividad sexual, le privamos de alimento, no le dejamos construir el nido. Entendemos
por respuesta, todo lo que el animal hace, como
volverse hacía, o en dirección opuesta a la luz, saltar al oir un sonido, o las actividades más altamente organizadas por ejemplo, edificar un rascacielos, dibujar planos, tener familia, ·escribir libros
etc.. . . El conductlsmo. . . es una ciencia naturai
que se arroga todo el campo de las adaptaciones
humanas. Su compañera iníás intima es ·1a fisiologia. En efecto, conforme avancemos ·en este sentido, podríamos llegar a preguntarnos -sí es posible
diferenciar el conductismo de esa ciencia. En realidad, sólo difiere de la fisiólogia -en el ordenamiento
de sus problemas; no en sus prinéi¡iios fundamental~ ni en su punto de vista central. La fisiologla
se mteresa especialmente en el funcionamiento de
las partes del animal. . . al conductismo le interesa
intrínsecamente lo que el animal -eomo un todo-hace. . . El interés del conductista en las acciones
humanas significa algo más que el del mero espectador; desea controlar las reacciones del hombre
del mismo modo como en la fisica los hombres d~
ciencia desean examinar y manejar otros fenóme~os naturales. Corresponde a la psicologla conductJSta poder anticipar y fiscalizar la conducta humana. A fin de conseguirlo, debe reunir datos científicos mediante procedimientos experimentales. Sólo e~tonces al conductista experto le será posible
inferir, dados los estimulos, cuál será la reacción·
o1 dada la reacción, cuál ha sido la situación o es~
timul? que ha provocado ... (Sin embargo,) ... el
estudio del conductismo nunca facultará a sus cultores para denunciar la existencia de tal estado de

31

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�ficlente validez como para sostenerlo hasta que
nuevos autores e investigadores le permitieran sal·
var las objeciones que lo frenaban.
El incremento de las investig~clones que quienes sustentaban la corriente inici~ron rápidamente
produjo distintas interpretaciones y explicaciones de
los fenómenos estudiados y una gran gama de teorias se presentó en el ámbito de la psicología neoconductista. Vamos a exponer muy brevemente
los trabajos de algunos investigadores que hicieron
aportaciones valiosas al terreno del aprendizaje, para terminar con la explicación de algunos trabajos
que han dado vida a la programación por objetivos.
Empezaremos por Edwin R. Guthrie quien Je
da el valor de la ley más general en psicología al
"condicionamiento simultáneo", o asociación por contigüidad en el tiempo, que consiste en la aparición
de una respuesta cuando se presentan al mismo
tiempo varios estimulas y una respuesta. Afirma
que son representativos de este condicionamiento
los procesos de aprendizaje y sus caracteristicas
como el olvido, la extinción temporal, la inhibición
condicionada, etc.

Una de las preocupaciones más grandes que
liempre manifestó Guthrie fue la relacionada con

la teoria como fundamentación de los avances clentificos; pensaba que los hechos o sus descripciones
podrlan perderse en el tiempo, pero que la teoría
no sólo no podria desaparecer, sino que a través
de ella se Jograrian nuevos controles sobre la na-

turaleza.
Otro de los psicólogos destacados que hemos
de mencionar, es Clark L. Hull, uno de los investigadores más preocupados por la metodología cientifica y por validar en este mismo aspecto cuanto
se vaya descubriendo. Gracias a su seria formación matemática, no sólo ha afirmado la necesidad
de cuantificar los fenómenos, sino que ha aplicado
el lenguaje matemático a la teoría psicológica y
presentado en ecuaciones matemáticas las relaciones que va descubriendo la ciencia.
Probablemente, Hull sea el representante más

34

calificado del conductismo deductivo, pues considera
que si la psicolog!a intenta constituirse en una ciencia objetiva, entonces es el método deductivo matemático el que más alcance tiene. En este aspecto
Hull fue influido por el circulo vienés y el positi:
vismo lógico, quienes partiendo de los principios
que de la inducción y la causalidad habla enunciado Davis Hume, subrayaban la importancia del
análisis lógico.
Burrhus Frederic Skinner es otra de las figuras notables del neoconductismo moderno y probablemen~ ~¡ autor m~ con~do. Sus trabajos y
descubruruentos han sido ampliamente explicados y
comentados po_r él mismo a través de sus libros y
por no pocos autores.
La posición de Skinner es totalmente diferente
de la de Guthrie y de la Hull. Aunque estos últimos siempre insistieron en un cuerpo teórico para
sostener y apoyar cualquier experimen~, Sklnner
evita la teoria. Parte de datos empíricos y, paulatinamente, llega a generallzaciones. Tal como Hull
representa al conductismo deductivo, Skinner representa al inductivo, desarrollado por Francls Bacon
y John Stuart Mili entre otros. Trabaja sólo a partir de conductas observables ya que los datos obaervados no pueden prestarse a interpretaciones. Una
vez identificadQS y definidos claramente, se ubican
los hechos en categorias de manera que puedan
establecerse interrelaciones que conduzcan a las Je.
yes representativas de estas relaciones, para terminar en la organi:r.ación de elevados conceptos
teóricos.
Skinner no parte de hipótesis para someterlas
a prueba de hechos objetivos, sus conceptos están
formulados en términos de observaciones inmediatas y basados en la investigación sensorial, define
la función del psicólogo como consistente en relacionar los datos observados con el ambiente y el
momento en que tienen Jugar. Skinner está en
contra del uso de explicaciones dadas por otras
ciencias, que usan conceptos distintos y que se obtienen en otros niveles de observación; no niega
que la conducta se relacione con factores fisiológicos, químicos, fJSicos, etc., pero tampoco acepta

35

�como válidas para sus investigaciones las descripciones que se logran en otros campos del conocimiento, Skinner es eminentemente descriptivo, pero
en sus términos.
Es necesario, siguiendo con los trabajos de
Skinner, tratar el condicionamiento operante, particularmente en su aspecto de reforzamiento. Se
llama reforzamiento al proceso que sigue un sujeto
al percatarse de las consecuencias que produjo su
conducta. Se le llama también "contingencia de
reforzamiento" y es especialmente significativa en
el campo educativo porque ha tenido varias aplicaciones exitosas. Existen dos tipos de reforzadores,
los positivos y los negativos. " .. . Un reforzador positivo es cualquier estímulo cuya presencia fortalece la conducta en la que ~ aplica; un reforzador
negativo es cualquier estimulo cuya desaparición
fortalece esa conducta. . . Un reforzamiento positivo consiste en la presencia de un estimulo ~ mento, agua o la sonrisa del maestro-- al ambiente
de un organismo. Un reforzamiento negativo consiste en quitar algo -un fuerte ruido, una descarga
eléctrica, un gesto de disgusto del profesor- de
una situación". 18

El enfoque skinneriano del aprendizaje, y de
manera especial sus afirmaciones sobre el reforzamiento, han sido de gran utilidad en el campo de
la enseñama ya que no pocos maestros incluyen
sus principios en las prácticas docentes aún cuando
no sepan ubicarlo en la corriente y el autor a que
pertenecen. Los principios que del aprendizaje ha
dado a concer Skinner, han tenido repercusiones
amplias en el proceso enseñanza-aprendizaje debido a que él mismo ha sido elaborador de programas y ha e&lt;&gt;ntribuido notablemente en el desarrollo de la enseñanza programada de la que se le
considera pionero a pesar de no haber sido el primero en trabajar con las máquinas de enseñanm.
Algunos de los criterios que sustenta con respecto a la enseñama, son los siguientes:
- critica severamente el hecho de que un alumno
desconozca los resultados de sus esfuerzos por
horas o días, cuando llega a conocerlos; cuando

,36

se ha demostrado en el laboratorio que un retraso de segundos puede hacer desaparecer el

efecto del refuerzo sobre la respuesta.
- rech.aza. a las insti!uciones educativas que, con
la fm'.11ídad de me¡orar la presentación de las
materias, sacrifican los intercambios maestroalumno Y hacen uso excesivo de material didácticos.
- se ubica en contra de los sistemas educativos
tra~icionales, que por ir en busca de la reali~c1ón de ideales educativos, sacrifican la ensenanza de conocimientos concretos y aplicables
que satisfagan las necesidades del estudiante
- opina que son un fracaso los sistemas en ·que
sólo a base de presiones y amenazas se consigue
que los alumnos aprendan.
- rechaza como recurso para estimular el aprendizaje la amenaza y el castigo, pues se ha def'!Ostrado experÍf'!entalmente que por estos medios sólo se consigue que el alumno viva reacciones emotivas de ansiedad o terror ante la
simple presentación de la tarea por aprender o
el problema a resolver.
ill. APLICACIONES DE LA PROGRAMACION
POR OBJETIVOS EN EL AMBITO
EDUCATIVO
De acuerdo con lo que nos hemos propuesto,
durante el desarrollo del presente trabajo se ha dado
una visión relativamente completa, y el relativa!Jlente. se ~ebe a cuestiones de espacio más que de
mte~?onal1dad,. d~ Jo que es y ha sido la programac1on por ob¡etlvos no sólo en si misma como
metodología, sino aún en cuanto a la corriente que
desde el punto de vista psicológico le ha dado origen Y a los principios que la sustentan. Ha llegado
pues el momento de analizar un poco nuestra rea•
lidad ~ ~er qué usos se le da a la programación
P?~ ob¡etivos. ¿R~almente se aplican todos sus prin~p~os? ¿!'or que ha tenido tanta difusión en los
últimos anos? ¿Es que todas las instituciones coinciden con los puntos de vista de los neoconductistas
vivimos la fiebre del !)eoconductismo más que la
fiebre de la programación? ¿Qué alternativas ha
representado la programación por objetivos en el

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37

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�Toda esta información puede ubicarnos en el
ámbito de la aplicacióµ que ~ ha !~do en _lo que
a la programación por objetivos se refiere. Sm embargo no sólo en los siste'!las cerrad~s se . está
haciendo uso de la metodolog¡a en el me¡oram1ento
del sistema educativo.

En 1972 y también como consecuencia de la
Reforma Universitaria, se creó el Sistema Universidad Abierta. Su fundamentación estriba en la gran
demanda que de educación superior existe y en la
imposibilidad de recibir en las instalaciones actuales a quienes lo solicitan, amén de que representa
un esfuerzo para que quienes no han podido disfrutar de los beneficios de la enseñanza superior,
Jo hagan; o bien que terminen sus carreras aquéllos
que por diferentes motivos la han dejado inconclusa.
Es de gran importancia resaltar que el Sistema
Abierto a través de su Estatuto, señala como condición para que las escuelas y fa&lt;;Ultades ~u~an
adherirse al Sistema, que se traba¡e por ob¡etivos
de aprendizaje. 20
Este señalamiento prácticamente ha venido a

revolucionar el sistema educativo en el nivel superior. No son pocos los maestros que han t_enido
la necesidad de acudir a los diferentes orgarusmos
universitarios en busca de la información y la orientación que les permita capacitarse rápidamente en
lo relacionado con la programación por objetivos.
Es conveniente hacer notar que las Secciones de
Didáctica en algunos casos, han abierto la posibilidad '!n cada escuela o facultad en que funcionan,
de c., Je los maestros reciban cursos, taµ~res y asesoria en Jo relacionado con las cond1C1ones para
que el sistema abierto se implante. Se han revisado
los planes de estudio, en algunos. casos sólo. han
sido modificados; en otros, ha sido necesano el
replantamiento de la carrera de que se trata_ Y una
nueva orientación a través de planes de estudio nuevos, se han incluido y excluido materias, los programas han sido delimitados y reelaborados, se están diseñando y elaborando nuevos instrumentos
de evaluación, se están elaborando materiales Y documentos de autoinstrucción; la visión del estu-

40

d!&amp;,n~e universitario como la persona que asiste
diariamente a escuchar hora tras hora a un maestro ~ otro durante todo el año escolar, para
memonzarse algunos temas la noche anterior al
exam~n Y pasar sus materias, puede empezar a
cambiar; por lo menos debe empezar a cambiar si
espera tener éxito en el Sistema Abierto.
-~ aplicac!ó~ de los principios de la programac10~ por ob¡etivos para facilitar el aprendizaje
ha abierto nuevas y significativas oportunidad~
como ~n recurso para hacer más accesibles a mayor ~umero de personas sin que se vea afectada
la ~1dad ~el proceso enseñanza-aprendizaje. Como
~ ~1en sabido, cualquier sistema abierto puede proP!Ciar que aquellas personas interesadas en estudiar Y que por alg¡ma circunstancia se ven impedid~ de asistir a clases de manera regular estudien
~¡o las condiciones de un sistema de autoinstrucc1ó_n; . pero es precisamente la programación por
ob¡etivos la metodología que, aplicada de manera
cohere1;1te1 en realidad puede facilitar el proceso de
1 aprendIZa¡e.
. Muchas so1;1 las criticas que se han dirigido
haCia los. materiales de instrucción sobre todo porque se. P!ensa que, generalmente, quienes no pueden asistir a la escuela, independientemente del nivel a qu!! hayan llegado, son aquellas personas que
han temdo. que abandonar sus estudios y por Jo
general ale¡arse de la lectura; esto implica por un
lado la_ mayor probabilidad de encontrarnos con un
bajo mvel de ~mprensión de la lectura, y por otro
una mayor dificultad para entender el contenido
~e los materiales que generalmente son folletos
hbi:os Y documentos. Aunque esta critica puede se;
válida en alg¡mos casos, es necesario destacar que
el prob~ema puede verse resuelto, de acuerdo con
la propia programación por objetivos, de diferentes

maneras:

- definir de antemano las probables caracteristicas
de a_quéllos que participarán en el sistema,
- medir el grado de comprensión de la lectura de
los alumnos, de manera que haya un conocimiento lo más preciso posible de la realidad o irrealidad de este fenómeno,

41

�- elaborar los materiales en función de las probables caracteristicas de los destinatarios,
- preparar, a través de ejercicios, a los alumnos
para que eleven su grado de comprensión de la
lectura,
- probar el material de manera experimental para
ubicar el grado de dificultad que cada material
implica, etc.
Los anteriores son sólo algunos intentos de solución para el problema que se planteaba, aunque
es conveniente decir que si bien la programación
por objetivos no contempla soluciones a cualquier
tipo de problemas relacionado con el proceso enseñanza-aprendizaje, si implica varias alternativas en
si misma por tratarse de una metodología flexible
y adaptable a diferentes circunstancias.

Al parecer los usos que puede darse a la programación por objetivos son múltiples.
Otro ámbito en el que estos principios han encontrado su lugar y de hecho es de donde se han
tomado muy buenas ideas para aplicaciones posteriores, es el relacionado con la enseñanza programada.

La Comisión de Nuevos Métodos de Enseñanza
la define como el "método que permite transmitir
conocifQientos sin la intervención directa de un monitor o profesor. Es una aplicación de la ciencia
del aprendizaje que sigue los lineamientos de la
pslcologia conductlsta, la cual establece que el
aprendi7.llje es un cambio en la conducta. En la
emeñanza programada este cambio se logra por
aproximaciones sucesivas de la conducta terminal
deseada, es decir, el alumno aprende la conducta
de manera gradual. Los programas dan ocasión al
alumno de emitir constantemente respuestas observables y mensurables. Sólo es posible inferir que el
aprendizaje ha ocurrido cuando se observa el cambio en la conducta del alumno. En los programas
se proporciona reforzamiento inmediato a cada respuesta dada por el estudiante.
Todo esto permite a la enseñanza programada
ser un método de enseñanza individualizada". 21

42

Se han señalado como ventajas de la enseñanza programada las que a continuación aparecen
entre otras:
'
- Permite a cada persona trabajar a su propio ritmo.
- El ~eto ~noce de inmediato si está avanzando
o s1 no. está logrando los objetivos.
- Es posible el i:eforzamiento en un tiempo mínimo.
- Se asegura la contigüidad.
A Pf!!81' de ~ue la enseñanza programada, tanto a traves de libros como de máquinas ha tenido
muy buena aceptación por diferentes instituciones
~ucatlvas, ha recibido fuertes criticas porque se
piensa q~e por medio de esta metodologla se hace
innecesaria la presencia del maestro. Se concibe
como el _desplazamiento del hombre por la máquina
pero aplicado al campo de la enseñanza. Este argumento no ha sido de suficiente trascendencia como para frenar el uso de la enseñanza programada·
sin embargo hay que destacar que el maestro no ei:
reemplazable tan fácilmente; con la enseñanza programada cambian las funciones del profesor, pero
~ desaparecen. Ahora, con el uso de esta metodogia, pued_e SE;r elaborador de los programas, asesor
en la apl!caetón que de. ellos se hace, orientador de
l';IS actividades q_ue qwenes no alcancen los objetivos _deben realizar, adaptador y revisor de los
matenales para que su grado de dificultad sea adecuado, etc.

Existe una área educativa de la que todavía
no hemos tratado y que está vinculada muy estrechamente a la programación por objetivos. Nos
refe~os a la denominada educación de adultos
que tiene entre sus aspectos el relacionado con la
capacitación y adiestramiento de personal.

Es_ bien sa~id~ por todos, que en el pais existen senas defiC1enc1as en la preparación de aquéllos
que pueden ser económiCll!".ente activos, pero que,
por falta de elementos teor1cos y técnicos no pueden desempeñar actividades productivas. No sólo
en el ámbito de la producción sino incluso en el
de servicios, nos encontramos a menudo con serios

43

�errores porque los empleados no valoran su ~bajo o bien porque no saben cómo deben realizar)~, provocando una cadena interminable de e ~
res e irresponsabilidades que cada vez es más fácil
justificar volviendo la vista a nuestro sistema educativo nacional. Sin embargo, a pesar de que n_o
pocos millones de mexicanos carecen de los rudimentos necesarios para desarrollar un trabajo, es
indispenaable una rápida preparación que los capacite de manera segura y efectiva para trabajar.
La Ley Federal del Trabajo señala en su titulo
cuarto, art. 132, fracción XV que es obligación de
los patrones:
"Organizar permanente o periódicamente cursos o enseñanzas de capacitación profesional o de
adiestramiento para sus trabajadores, de conf~rmidad con los planes y programas que, de comun
acuerdo, elaboren con los sindicatos o trabajadores informando de ellos a la Secretaria de Trabajo
y Previsión Social, o a las autoridades del Trabajo de los Estados, Territorios y Distrito Federal.
Estos podrán Implantarse en cada empresa o para
varias en uno o varios establecimientos o departamentos o secciones de los mismos, por personal
propio o por profesores técnicos especialmente contratados o por conducto de escuelas o institutos
espPCializados o por alguna otra modalidad. Las
autoridades del trabajo vigilarán la ejecución de los
cursos o enseñanzas". 22
Para que tales disposiciones se lleven a cabo,
ha sido necesaria la rápida creación de institucio-

nes que en diferentes campos de la p~od!Jcción Y
de los servicios puedan prestar ayuda técmca en la
elaboración de los programas de capacitación y
adiestramiento que se han ido requiriendo. Precisamente una de las metodologías más utilizadas
por su flexibilidad ha sido la programación por
objetivos que se maneja lo mismo para la preparación de obreros encargados de algún proceso industrial, que para sensibilizar al personal de una
fábrica para que se apegue a las normas de seguridad, que para entrenar a las recepcionistas de una
Secretarla de Estado, o adiestrar a las cajeras de
una Institución bancaria.

44

Por todo lo anterior es fácil deducir que la
programación por objetivos no sólo ha empezado
a revolucionar la educación, sino que cada vez se
van encontrando más y más aplicaciones a esta
metodología.
Al principio nos preguntábamos si esta difusión
de la programación podía deberse a la coincidencia de principios de las diferentes instituciones con
el neoconductismo, personalmente consideramos que
esto es poco probable, porque incluso dentro de la
profesión de pedagogos hay muchos que desconocen los antecedentes teóricos y la evolución que
ha tenido; creemos que el auge de la metodología
se debe más a los resultados que de manera práctica va arrojan~o y a la relativa facilidad con que
se llega a maneJar, que a un verdadero conocimiento porque ni siquiera aspiramos a la coincidencia
con los principios que la sustentan.

Para terminar queremos insistir en que no consideramos que todo aquél que maneja la programación por objetivos deba necesariamente ser neoconductista; pero tampoco justificamos la ignorancia de
los antecedentes de la programación.

CONCLUSIONES
1.- La programación por objetivos es una metodología aplicable al proceso enseñanza-aprendizaje independientemente del nivel o las circunstancias en que se utilice.

2.- Como metodología, la aplicación de la programación por objetivos Implica una posición desde el punto de vista psicológico, independientemente de que se asuma o no.

3.- Es indispensable, además de instrumentar a los
profesores e Instructores con el conjunto de
técnicas que forman la metodología en cuestión, informarles o propiciar 16s condiciones
para que se informen de las bases teóricas que
la sustentan.

45

�4 La programación por objetivos tiene por fina.- lidad hacer más efectivo el proceso de enseñanza-aprendizaje.
. . por objetivos por el hecho
5.- La programac~~ologia no implica finalidades
de ser una me
.• .
tanto es
de tipo filosófico en s1 misma, Y. por
.
utilizable independientemente_ del ideal que esté
orientando al sistema educativo.

!

6 _ Es más probable que co~etan errores en 1
· aplicación de la met~~log¡a las
~~e
ignoran las bases teoncas, que a.q_
j
las conocen debido a que los cambios o a ustes que se hagan sin fundamentos al P ~ ,
res nden más a ideas momen~neas que a a
cla: identificación de las situaciones que suceden durante el aprendizaje.

pe1:nU:

NCYrAS

1.-ASTIN, ALEXANDER Y ROBERT PANOS. "The EvaIuatlon or Ed. Programa".
Apad: Robert Thomdlte.
U-llonal ~ I , p. 733.
"Elementos y P081bWcladea
de C&amp;mbio de Cuniculum en América Latina". Aplld:
llevi9la Edueaeión Ho1, P. 53.

2.-SHIAPPETI'A, MICHAEL.

3.-SUAREZ, CALIXTO J. "El Currfculum: Nuevaa Técnlcaa en su Elaboración, Ejecución y Evaluación". Aplld:
llevi9la Edaea,clón Ho1, p. 9.
4.- Jbld., p. 11.
5.-Jbld., pp, 12 y 13,
6.- 11,ld,, p. H.

7,-HUERTA, JOSE. "La 8fltematJzaclón de la Enaellanza". A.pad: Cano de SlatmaaUsaefón de la F.neeften■■ •
No. 1, p. 17.
8,-LlNDVALL, C. M. "Introducción". Apad: Robert Gagné
et al., ~ de Objell.yoe de la Edaaclón, PP. 3 y 4.
,.- GAGNE, ROBERT. "Efectos de los Objetivos de la Enleftanza sobre el Aprendizaje". Apad: Robert Gagné el
111,, Op. Clt, p. 48
10.- Jbld., p. 49.
11.-™-,

12.- lbld., p. 117
13,-GARCIA, FERNANDO. "La Medición y la Evaluación
en la Educación". Apud: e.no de SWemr.llsaefón de
la Jl!aN6enn, No. 3, p. 16.
H.-SCHiF'IER, GUITA. "Aspectos Generales de la Evaluación del Rendfmlent.o Ellcolar'', Apad: Enhla,dón del
Aprowenbemfento EIICOlar, Pase. 1, p. •·
15.- Jbld., p. 9.
16.-WATSON, JOHN B. El CondllCUano, pp. 16 a 30.
17,-SKINNER, B. P. "El Conductismo a los Cincuenta".
Apad: Gustavo Fernández, La Clmda de la Condacla,
p. 112.
18.-BIOOE, M, L. Y M. P. HUNT. la •M-elán, P. 452.

P11eo1ác1eu

de

19.- 8/A, ''Reglamento General de Estudios Superlorea de la
U.N.A.M." Aplld: ~ l o o de la U.N.A.M., p. 411.
20.-S/A. Eltr.lato del SWmu, Uni.-...Jad Altlerla de la
U.N.A.M., Art. 3, Pracc. 1.

46

47

�21.-0ASTABBDA, MARGARITA. "Introclueclón a la Enaeftana Procnmada; 111111 ApN&gt;mnacldn 7 un Ejemplo
PricUco". .a,.: Olll'N MI B Is- Prepr meda, Vol
I,pp.&amp;78.

D~B/A. 1.-, ........ i11 Tn-,.. _ . _
- p p . 411748.

1'- - ·

EL ESTABLECIMIENTO DE LOS
OBJETIVOS DEL APRENDIZAJE
Clara Isabel Carpy Navarro y Libertad Menéndez Menéndez

,48
49

�INTRODUCCION
Hablar de objetivos educativos Implica una serie de l'll7.0namlentos pedagógicos que han llido tratados desde hace muchos años. Es nuestro interés
proporcionar una slntesis de lo que se ha publicado
en tomo a ellos, con la idea de facilitar el trabajo
de quienes se inician en estas actividades. AJ finalizar el trabajo se presenta una bibllografla minlma
para quienes deseen ahondar en el tema.
No pretendemos ofrecer algo acabado. Consideramos que el valor de este ensayo radica en
abrir la discusión en tomo a estos temas.

CONCEPI'O DE EDUCACION
Consideramos necesario partir de un concepto
de educación que nos permita unificar criterios y
trabajar bajo el mismo punto de vista. Definiremos, por tanto, la educación, "como un proceso
disefiado para cambiar la conducta de los estudiantes, considerando que ciertas conductas definidas
como deseables deben incrementar su probabilidad
de incidencia .y ciertas conductas indeseables deben
decrecer" .1 Entendemos como conducta en sentido
amplio, "todo Jo que un organismo hace, incluyendo
la acción fisica, los procesos internos, fisiológicos y
emocionales y la actividad mental lmpllcita que
sean manifiestos". 2
De esto se desprende que la tarea del maestro
es crear una serie de circunstancias que originen
los cambios deseados en la conducta de los alumnos. Una persona se llama maestro en tanto se
dedique profesionalmente a lograr la educación de
sus alumnos.

Generalmente ~ que muchos de los problemas educativos son resueltos con mayor facilidad
cuando son sujetos a revisión desde diferentes puntos de vista, cuando hay formulación previa de
objetivos y cuando se parte de un concepto de
educación definido y acertado.

51

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����Los tres primeros niveles de especificación son
de gran importancia, puesto que cada nivel a_yuda
a comprender a los demás. Frecuentemente ti~nen
implicaciones para los otros niveles, ya sell!1 1'1Jeriores O superiores, y permiten trabajar haCJa a elante O hacia atrás entre ellos. P~r ejempl~, la
pecificación del primer nivel permite comuru~
metas del proceso instructivo. en _gen~ral, ayu an o
a los nuestros a unificar su cr1teno, siempre Y cuando las especificaciones no sean demasiado globales
o amplias.

r·d

Algunos objetivos pueden ser traducid~ en
submetas en el tercer nivel. Para estos ~e~vos,
la conducta puede ser completamente ~e. a a y
reciben el nombre de objetivos de dom1ruo porque
se requiere que el estudiante domine toda ? al~a
estra especifica de conducta en relativamen e
mu
. "ó
altos niveles de prec1S1 n.
Existen también los objetivos de transferencia,
ue son aquéllos a través de los_ ~&amp;!es deseamos
~ue el estudiante aprenda un p~nCJplo O ~l;O"
ceso que pueda usar en una variedad de s1_ Clones diferentes a aquélla en que las aprendió.
La especificación de ~bj~tivos en el segun~o
nivel es necesaria para obJetivos ~e transferenCJa,
tanto para la evaluación y la e~~anza como
roporclonar una precisa descripoon gene~al e a
pconducta buscada y. como base para seleccionar objetivos del tercer ruve1.

J'8f

CLASIFICACION DE OBJETIVOS

El hecho de crear un sis~e!D~ de clas~icación
de objetivos educativos se or1gmo con la idea de
nstituir un instrumento para todas aquellas per:nas Interesadas en los problemas de programación y evaluación educativos.
El objetivo principal, es orientarlos en la discusión de todos estos problemas con la espe~
. tarlos con la mayor clandad
dequepuedan afron
posible.

60

En la Convención de la Asociación Americana
de Psicologla celebrada en Boston en 1948, los examinadores de enseñanza superior que aslstlan a dicha convención, empezaron a reunirse con el objeto de crear un entramado teórico principalmente
al través de un sistema de clasificación de los objetivos del proceso educativo. Esto pareció sumamente importante ya que dichos objetivos nos ofre.
cerían la oportunidad de contar con una base en la
que habrian de asentarse los programas y planes de estudio, y por otro lado, podrian constituir
también el punto de partida en muchos trabajos de
investigación cientifica.

Uno de los temores que expresaron los asistentes a las reuniones mencionadas, fue el crear
una taxonomía que diera como consecuencia una
"fragmentación y atomización de los fines educativos, ante la posibilidad de que las diversas piezas
que constituyeran la clasificación final fueran esencialmente distintas del objetivo mucho más complejo que habria sido el punto de partida. Para
soslayar este peligro realmente auténtico, se creyó
conveniente fijar los principios taxonómicos a un
nivel suficientemente general para evitar en lo posible las pérdidas por fragmentación.
La . existencia de tipos generales y a la vez de
subtipos taxonómicos facilitará al usuario la selección del nivel de clasificación más adecuado con
las necesidades del momento. Además, el carácter
jerárquico de la taxonomía le brindará una más
fácil comprensión del lugar que corresponde a un
objetivo especifico en relación con los restantes".10
Otra de las pre6Cupaciones de los examinadores fue el establecer las normas por las que habrla
de regirse la taxonomía; después de muchas discusiones se llegó a la conclusión de que la taxonomla debería constituir un sistema de clasificación educativa, lógica y psicológica; educativa en
el sentido de la planificación de los programas o la
elaboración de las coyunturas de aprendizaje, lógica en el sentido de la qecesidad de definir los
térmínos con la máxima cl!tridad y aplicarlos con
el sentido que se les ha dado; y psicológica con la
idea de que deberla basarse en las teorlas unlver-

61

�sales de la pslcologia.
De acuerdo con estas Y otras muchas conside-

¿ Qué significación ha de tener para el alumno
el aprendizaje de los conocimientos?

l. Cognoscitiva.

No hay que olvidar que esta clasificación habrá de realizarse tomando en cuenta no sólo los fl.
nes educativos, sino los lógicos y psicológicos.

~ba::ra

ci es se trató de. lograr una taxonomla que
tres vertientes principalmente:

2. Afectiva.
3. Pskomotora.

Estas vertientes o dominios, como ya h~m,os
dicho fueron creados por un grupo de es_pe&lt;;1ahstas · !rln embargo, cada uno de. éstos ~ at!'1bu1do a
un 'representante. En este sentido, BenJamm BI(!Om
es considerado como representante del dom!nio
cognosciµvo David R. Krathwohol del dominio
afectivo y, Da.ve del dominio psicomotor.
Antes de iniciarnos en la exposición de cada
uno de estos dominios, nos pa~ adecuado mencionar qué es lo que debe clasificarse en una
nomla. Al empezar a proyectar un esquema de c asificación es necesario poseer un claf? c::oncepto de
lo que queremos clasificar; esto es, d1SenªJil~mas y planes de estudios mediante los
e~n es
tipos de objetivos planteados en páginas antenores.

ta¡o-

Una vez logrado esto, la taxonomla. ha aplicarse a esos programas educativos. Las diferencias
ue existan en la clasificación se pondrin d~ re~eve no sólo en la exposición precisa de objetivos,
sino que también deberin tomarse en cuenta las
siguientes interrogantes:
¿Qué número de conocimientos es necesario
aprender?

Ahora bien, creemos conveniente hacer una
clara distinción entre clasificación y taxonomla,
porque generalmente los utilizamos como sinónimos, y en estricto sentido no lo son. "Mientras que
todo esquema de clasificación puede encerrar diversos elementos arbitrarios, esto puede no ocurrir con
el esquema taxonómico. Una taxonomia ha de estructurarse de tal modo que el orden de sus términos debe corresponder a un orden 'auténtico'
entre los fenómenos representados por los términos.
Un sistema de clasificación puede justificarse por
los criterios de comunicabilidad, utilidad y slmpatla; una taxonomla, en cambio, debe demostrar su
coherencia con los puntos de vista teóricos que resultan de la investigación de campo que intenta
ordenar".!'
Se dice que la taxonomia debe servir para siete propósitos fundamentales:
1.-Para hacer evidente el camino hacia donde va el maestro.

2.-Para lograr eficacia en sus metas.
3.-Para hacer juicios critlcos, revisiones y
reestructuraciones pertinentes.
4.-Para tratar de que haya comunicación entre las partes del aprendizaje.
5.-Para seleccionar medios, métodos y estruc-

turas.
• CuA1 debe ser el•nivel en que el alumno habrá
'
. . t os ,•
de adquirir
dichos con0Clffi1en

•CuAJ será la óptima estructuración de los co~
nocimientos
para su aprendiza'Je.,

62

6.-Para llevar un control pertinente, coherente y eficaz.

7.-Y, por último, para ayudar a los investigadores en sus hipótesis.12

63

�DOMINIO COGNOSCITIVO
En el dominio cognoscitivo se incluyen aquellos objetivos que se hallan relacionados con el recuerdo o el reconocimiento asl como del desarrollo
de las aptitudes y dotes intelectuales; esto es, comprende una taxonomia de los comportamientos de
los alumnos, considerados como reveladores de la
ensefianza recibida cualquiera que sea la materia,
el nivel o el establecimiento.
El dominio cognoscitivo contiene una serie de
categorías o niveles ordenados de simples a complejos y de concretos a abstractos; dichos niveles
son los siguientes:
- conocimientos
- comprensión
- aplicación

-análisis
-sintesls

quia de objetivos dados-en el área de una materia,
necesariamente BUgiere una relacl6n entre lol •
jetlvos mú bajol en la jerarqula y lol mú altOL

En sintetla, ae pretende decir que la t.axonomia auxilia a quienes manejan una unidad y · un
nivel de curso.

OBJETIVOS PEDAGOGICOS JERARQUIZADOS
PARA EL DOMINIO COONOSCITIVO DE BENJAMIN BLOOM Y COLABORADORES.
PRESENTACION SIMPLIFICADA
NIVEL 6. EVALUACION
6.20 Juzgar desde el punto de vista de evidencia
externa.

6.10 Juzgar desde el punto de vista de la coherencia lógica y su evidencia interna.

- evaluaclón13

Este marco de referencia de los niveles en esta taxonomia se hace útil al analizar si un grupo
fonnulado de objetivos incluye o no, objetivos en
todos estos niveles y si estos objetivos son apropiados para el plan de estudios en consideración.
También ha sido utilizada la taxonomla en
análisis de pruebas y prácticas de enseflanza con
el objeto de Intentar comparar el énfasis dado a
tal o cual categoría o niveles en las aflnnaciones
de un curso, con énfasis en esos mismos niveles
en el análisis de las preguntas del test o de la enseftall7.ll.
Ocurre con frecuencia, que este balanceo esperado no 'aparece cuando se examinan los reactivos de la prueba o los materiales y naturaleza de
la ensefianza. Aqul se hará necesario, evidentemente un cambio, considerando los valores de ciertas
experiencias de aprendizaje, el conocimiento real o
las afinnaciones de los objetivos.
Si un análisis es correcto, entonces una jerar-

64

NIVEL 5. SINTESIS

5.30 Detennlnar un conjunto de relaciones abatractas.
5.20 Producir. un plan o conjunto de operaciones.
5.10 Producir una comunicación original.
NIVEL 4. ANALISIS
4.30 Analizar principios de organlzacl6o.

4.20 Anall7.ar algunas relaciones.
4.10 Analizar algunos elementos.
NIVEL l. APLICACION
3.00 Aplicar algunas Ideas abstractas para la 10ludón de un problema al que nunca 1e babia
enfrentado el alumno.

NIVEL !. COMPBEN81ON

65

�2.30 Extrapolar.
2.20 Interpretar.

2.10 Traducir

no le llega alguna enseñanza, se espera de él
que se integre a esa comunicación y que sepa

manipular las ideas. Engloba objetivos, actitudes y reacciones que expresan cierto entendimiento del mensaje literal contenido en una comunicación.

NIVEL l. CONOCIMIENTO
1.32 Conocer teorias y estructuras.

Incluye:

1.31 Conocer principios y generalización.

1) Habilidad para captar el significado del ma-

terial, es decir, poder transfonnarlo de una
fonna a otra (palabras a números).

1.25 Conocimiento de métodos.

1.24 Conocimiento de criterios.
1.23 Conocimiento de clasificaciones y categorias.
1.22 Conocimiento de tendencias y secuencias.

1.21 Conocimiento de convenciones.

2)

Interpretación del material (explicarlo o
sintetizarlo) .

3) Cálculo de cualesquiera tendencias futu-

~s (predecir consecuencias o efectos). F.ste
tipo de resultados siempre van un paso adelante de la simple capacidad de recordar el
material, y representan el nivel más bajo
de entendimiento.

1.12 Conocimiento de hechos especificas.
1.11 Conocimiento de tenninologia.

Cateconu Prineipales en el Dominio Copoeel1ivo
de la Tamnomfa de obje1ivOB edura1iv1111
1---()cmodmjento. Comprende todos los actos que
· se basan en el recuerdo de ideas, materiales o
fenómenos. También se hallan incluidos los procesos de coordinación y critica.
La memorización constituye el principal pro-

ceso psicológico; puede comprender la memorización de un amplio material, desde datos especificas hasta teorias completas. El requisito
básico es traer a la memoria la Información
adecuada. F.s representativo del nivel mú bajo
de resuJtados de aprendizaje.

2.-Compremión. En el momento en que al alum-

3.-Aplleaeión. El alumno utiliza la adecuada abstracción cuando se le plantea un nuevo problema, sin que se la haya preparado para utilizarla en esa circunstancia específica para la
que no se ha dado ningún modo es¡M!Ciíico de
solución. F.s la habilidad para hacer uso del
material aprendido en situaciones nuevas y
concre~ •. ~les como reglas, métodos, conceptos, pr1nctp1os, leyes y teorías. Requiere un nivel más elevado de conocimiento que la comprensión.

4.-~n411sls

Subraya de manera especial la habihda~ de separar el material en sus partes constitutivas de tal manera que su organización es~ctural pueda ser entendida. Significa identificar las partes, analizar su interrelación y reconocer los principios Organizativos lmpllcitos.
Se pretende que los alumnos vayan capacitándose para distinguir lo cierto de lo hipotético
en un mensaje detenninado, para discernir conclusiones y probar una afinnaclón, para observar cómo se encadenan unas ideas con otras
etc.
'

66

67

�5.-Síntesls. Se refiere básicamente a la capacidad de unir las partes para formar un todo nuevo; puede implicar la producción de una comunicación única (Tema o discurso) un plan de
operaciones (investigaciones) o un formulario
de relaciones abstractas (clasificar información) . Esta área se encuentra vinculada, sobre
todo con respuestas creativas y proposición de
nuevos patrones o estructuras.
6.-Evalwwión. Es la emisión de juicios sobre el
valor en ciertas ideas, trabajos, materiales,
métodos, etc., teniendo en cuenta un fin determinado. Trata de calcular hasta qué punto son
exacto.s, efectivos, económicos, o satisfactorios
los resultados obtenidos. Los juicios pueden ser
cuantitativos o cualitativos.

La evaluación no es solamente un proceso fi.
nal en el análisis de las actividades cognoscitivas,
sino que es un lazo de unión con el campo afectivo.
Las evaluaciones deben de ser conscientes Y
cimentadas en procesos correctos de análisis Y
comprensión de los fenómenos que se trata de apreciar. Muchas veces nuestros juicios son meramente
opiniones y no llegan a ser evaluaciones.
La educación trata de ampliar las perspectivas del sujeto, para que éste tome en cuenta un
mayor número de facetas de los fenómenos que
han de evaluarse, y que logre una mejor visión de
los trabajos y normas de referencia que habrán de
emplearse en el proceso de evaluación.

DOMINIO AFECTIVO
El dominio afectivo incluye objetivos que subrayan una te'!sión ~entimental, una em~i?n o cierto grado de sunpatia o repulsa. Los obJet1vos afectivos pueden oscilar entre la simple atención hacia
unos fenómenos determinados y ciertas cualidades
de carácter y conciencia de gran complejidad, aunque perfectamente consecuente. Generalmente estos objetivos se nos presentan bajo las formas de

68

intereses, actitudes, conceptuaciones, valores y tendencias emotivas.
Los objetivos afectivos han sido motivo de
gran preocupación de muchos educadores, de ahí
que haya estudiado este campo de manera detallada.
Los estudiosos en este campo supusieron que
el ámbito afectivo al igual que lo que ocurre en el
cognoscitivo, tendría que estructurarse de acuerdo
a un orden jerárquico, de tal modo, que cada tipo
áe conducta presupondría el dominio de las que se
hallan por debajo de él.
Se decidió hacer un análisis de los objetivo~
afectivos para determinar sus peculiares características. En la medida en que se fueron adentrando hasta llegar a una constante a través de una
adecuada estructuración de ellos, "la constante fue
avanzando desde una primera frase en la que el
sujeto posee simplemente conciencia del fenómeno
y es capaz de captarlo. Posteriormente responde a
los fenómenos con unas sensaciones positivas. Es·
tas sensaciones pueden ser a veces tan intensas que
en sus respuestas abandona sus hábitos corrientes.
Ese determinado instante del proceso conceptualiza su conducta y sensaciones e integra. estas conceptualizaciones en un fondo estructurado. Esta estructura va haciéndose más compleja al convertirse
en uno de los factores esenciales de su existencia" .14 Al estudiar este proceso o constante se dieron cuenta que verua expresado a la perfección con
un término repetido varias veces en la investigación: .. "Internalización". Este vocablo pretende
describir el proceso ppr el que un fenómeno o
valor va integrándose progresiva y definitivamente
en la vida de un individuo. Este término brindó un
principio ordenador de los elementos que según los
especialistas guardaban cierto paralelismo con algunas de las teorías del proceso de aprendizaje de
los objetivos afectivos.
Con el objeto de comprender y tener una idea
más clara del proceso de internalización consideramos oportuno exponer y explicar las categorías
que integran la taxonomía del ámbito afectivo:

69

�"El proceso se inicia cuando la atención del
alumno se ve captada por algún fenómeno, caracter!stica o valor. Al fijar su atención sobre ellos,
observa ciertas diferencias entre dichos factores y
otros que se encuentran dentro de su campo perceptivo. Con esta diversificación se produce un análisis del fenómeno, sobre todo si para él posee un
sentido emotivo, pasando inmediatamente a valorarlo. Al ir desarrollándose el proceso, relaciona
dicho fenómeno eón otros ante los que ya se ha
reaccionado y que poseen también un valor para
él. Estas reacciones son lo bastante frecuentes para
que sus respuestas a él sean periódicas, casi automáticas. Finalmente llega a interrelacionar los valores dentro de una estructura o concepto del medio que constituye como una plataforma para otros
nuevos problemas; es decir, el proceso de internalización constituye una ininterrumpida modificación
de la conducta que comprende desde la simple conciencia del fenómeno por parte del individuo hasta
una profunda perspectiva de la vida" ,15
Ahora bien, aunque esta descripción puede considerarse bastante lógica se pensó en la necesidad
de elaborar una estructura jerárquica para detallar el proceso. De ahí surgen las fases, etapas o
categorlas, en que se ha dividido el dominio afectivo:
1.0 Beeepción (atención)
1.1 Conciencia
1.2 Predisposición a la recepción
1.3 Atención controlada o selectiva
2.0 Bapnesta
2.1 Aceptación de la respuesta
2.2 Predisposición a la respuesta
2.3 Satisfacción en la respuesta
3.0 Valoradó.n

70

3.1 Aceptación de un valor
3.2 Preferencia de un valor
3.3 Entrega (convicción)
4.0 Orpnizadón
4.1 Conceptualización de un valor
4.2 Organización de un sistema de valores
5.0 Caracwlmdón por medio de un valor o ..
conjunto de valores
5.1 Perspectiva generalizada
5.2 Caracterización

CATF.GORIAS MAYOR~ DEL DOMINIO AFECTIVO DE LA TAXONOMIA DE OB.JETIVOS
EDUCATIVOS
DESCRIPCION DE LAS PRINCIPALES
CATEGORIAS DEL DOMINIO AFECTIVO
1.-RECIBm (ATENDER)
"En este nivel interesa que el educando sea
sensibilizado de tal manera que perciba la existencia de ciertos fenómenos y estimulos; que
esté dispuesto a recibirlos o a prestarles atenclón".11
Desde el punto de vista del maestro, se refiere
a todas las formas de obtener, sostener y diri•
gir la atención del estudiante.
Ejemplo: El maestro de música podrá mter•
pretar al piano el tema principal y repetirlo,
para que el alumno pueda reconocerlo cuando
aparezca en la interpretación orquestal. Trata
de que el alumno distinga con mayor facilidad
a dónde debe dirigir su atención.

.71

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sr 9'•'7

Dl ►

�vos que se proponen el desarrollo muscular o motor, ciertas manipulaciones de material u objetivos, o derto8 actos que exigen una coordinldón
neuromuscular.
En las investigaciones que se han reallmdo se
han encontrado muy pocos objetivos de este tipo.
Se comprobó que en la mayoria de los casos se hayan relacionados con la escritura a mano, con las
manifestaciones orales, con la educación flsica, con
las actividades comerciales y con los estudios de
carácter técnico.
A pesar de esto, se ha intentado reallmr una
jerarqulmción que facilite la formulación de objetivos en el dominio psicomotor y es la siguiente:

a) Frecuencia

LA BKOQUIA DEL APBENDJZ.UE
DEOAGNI:

Para quienes se hace necesario una aflnnación
de objetlvoa para cursos pequerxi. de ensefiama,
como libroe de ensefianza Pl'OlraD18da, aerta conveniente que hicieran uso de un sistema de categorial
como el de Gagné, que viene siendo una combinación de paicologia conductuaJ y CC&gt;gnoscitlva; Gagné
distingue tipos de conductas las cuales han sido
aprendidas en diferentes condiciones, teniendo como requisito para aprender una aptitud, · haber asimilado la· siguiente más simple.
Las categorlas en la jerarqula del aprendizaje
de Gagné son las siguientes:

b) F.nergia

e) Duración
a) La frecuencia se refiere a la tasa de respues-

tas de un material.

b) La energla es la cantidad de fuerza o poder que

-APRENDIZAJE Y SMALAOO. Se refiere a la
reacción general, difusa y emocional que resulta
li:ivoluntariamente como una reacción aprendida a
ciertos estimulos. Ejemplos: el miedo al agua o a
las alturas.

necesita un estudiante para ejecutar la habili-

dad.

c) La duración es el lapso durante el cual el Individuo persiste en la ejecución de la habilidad.

Algunos autores Incluyen también:

• IMITACION
• MANIPULACION
•PRECISION
• CONTROL DE MANEJO
• NATURALIZACION (automatización).

Es evidente que estas categorias representan
intervalos de un continuo que va desde la duplicación bnitativa de una conducta motora hasta la reallmción de la misma conducta en forma mecánica
automatlzada.17

74

-APRENDIZA.JE ~TIMULO-RESPUESTA. Implica una respuesta Precisa de esqueleto o músculos a un complejo particular de estlmulación. Ejemplo: la adquisición de un nuevo hábito de vocalización en un nlfto pequeño.

-1:NCADl:NAIIJENTO. Resulta de relacionar en
secuencia dos conductas estimulo-respuesta aprendidas previamente. EjempTo: actos motores como

encendei el motor de un auto.

-ASOCIACJON VERBAL Es una sub-variedad

del encadenamiento, que depende de un código o
clave que _proporcione el enlace entre las respuestas alftlldldas en cadena.

-Dl808DoNACION MULTIPLE. Ocurre cuando un número de cadenas aprendidas interfiere una
con la otra y as! la retención de c1erta4 cadenas·
individuales se acorta y ocurre el olvido. Ejemplo:
cuando el maestro está aprendiendo a llamar a cada uno de sus alumnos por su nombre.

75

�-APRENDIZAJE DE CONCEPTOS.

Requiere
respuestas a estlmulos en términos de propiedades
abstractas tales como forma, color, posición o número. Ejemplo: arriba y abajo, cerca y leJos, derecha e Izquierda.

VERBos ILUSTRATIVOS

-APRENDIZAJE DE PRINCIPIOS. Requiere el
encadenamiento de dos o más conceptos. Se ejem-

VERBoS ILUSTRATIVOS PARA ESl'Afil.ECER
OBJETIVOS INSTRUCCIONALES GENERALEs:

p)lfica por la adquisición de la idea contenida en
proporciones tales como "los gases se expanden al
ser calentados".

-RESOLUCION DE PROBLEMAS. El encadenamiento de principios en nuevas combinaciones para
encajar en circunstancias particulares, Ejemplo: la
reorganización del personal de una oficina para encajar en el espacio disponible en un nuevo edificio
o la manipulación abstracta de principios de flsica
para derivar una nueva teoria.11

APENDICE

ANALIZAR
COMPUTAR
INTERPRETAR
REPRESENTAR

TRADUCIR
APLICAR
CREAR

1

DEMOSTRAR
EVALUAR

LOCALIZAR

CONOCER
RECONOCER

USAR
ESCRIBm

VERBOS ILUSTRATIVOS PARA ESl'ABLECER
RESULTADOS ESPECIF1COS DEL APRENDIZAJE:

ALTERAR

CAMBIAR

GENERALIZAR

MODIF1CAR

PARAFRAsEAR
CUESl'IONAR

REACOMODAR

RECONSTRUffi

REAGRUPAR

REORGANIZAR
REORDENAR
REESl'RUCTURAR

REVISAR
SIMPLIFICAR
IDENTIFICAR

SINTETIZAR
VARIAR

COMPORTAMIENTOS COMPLEJOS DE JUICIO

LOGICO:

ANALIZAR

DEFENDER

COMPARAR

EVALUAR
EXPLICAR
FORMULAR

VALORAR
COMBINAR

CONCLUffi

CON'l'RASTAR

DEDUCIR

CRITICAR
DECIDm

GENERAR
INDUCIR
INFERIR
PLANEAR

ESl'RUCTURAR

SUBSTITUIR

76
77

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OOlll'Oit!♦Nít&amp;.ifl'QI•

�COMPORTAMIENTOS MATEMATICOS:
FRAGMENTAR
COMPUTAR
COMPROBAR
CONTAR
SUMAR
DERIVAR
DIVIDIR
CALCULAR
PRESUPUESTAR
RESTAR
EXTRAPOLAR
HACER GRAFICAS
AGRUPAR
AGRUPAR
INTERPOLAR
INTEGRAR
MEDIR
MULTIPLICAR
PROYECTAR
REDUCIR
REDUCIR A UN EQUIVALENTE
RESOLVER
TABULAR
NUMERAR
CUADRAR
SUSTRAER
VERIFICAR

TAR. LLEGAR. COMPLETAR. CONSIDERAR
PRODUCIR. PROPONER. PROVEER. REPETIR.
COMJ'ARTIR. ACORDAR. SIGNIFICAR. DESLIZAR. SEGUIR. ESPARCIR. PRINCIPIAR. ABASTECEn. ALMACENAR. SUGERIR. SURTIR.
CAMDIAR. LLEVAR. BOTAR. TRABAJAR.

COMPORTAMIENTOS DENTRO DEL LABORATORIO DE CIENCIAS:
APLICAR
CALIBRAR
CONDUCIR
CONECTAR
CONVERTIR
LIMITAR
MANIPULAR
OPERAR
PLANTAR
PREPARAR
DEMOSTRAR
DISMINUIR
DISECAR
ALIMENTAR
CULTIVAR

EXTRAER
REEMPLAZAR
REPORTAR
REENSAMBLAR
MONTAR
ESPECIFICAR
ENDEREZAR
REGULAR
TRANSFERIR
PESAR
INSERTAR
CONSERVAR
PROLONGAR
AUMENTAR

MISCELANEA:
APUNTAR. INTENTAR. ASISTIR. DESIGNAR. DETERMINAR. DESARROLLAR. TRAER.
DESCUBRIR. DISTRIBUIR. HACER. TIRAR.
TERMINAR. BORRAR. EXPANDIR. EXTENDER. AJUSTAR. LANZAR. CONSEGUIR. GUIAR.
COLGAR. EMPEZAR. COMPARAR. SOSTENER.
ENGANCHAR. CAZAR. INCLUIR. INFORMAR.
COLQC_AR. RELACIONAR. REGRESAR. EJECU-_

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��Algunas publicaciones de la Facultad de
Filosofía y Letras de la UANL

• RerJl.ta Cothed,o (irlmestral). Coordlnadore, anteriores: MJcuel Covurubiu, Alfomo
RQ'e1 MuU:nez y Juan Jol6 Gucia G6mez. Actual coordinador: David Manen.

CUADERNOS DE FILOSOFU
La plntu1"0 como len1uaJe / Adolfo Sinchez Vúquez, aecuncta edición.
Tecnolo1ta y f!lo•of{a I Mulo Bunae.
La (Uo,ofta de Va,concelo, como (flo1offa laHnoomerlcana / Silvia MIJaru.
FUo.of{a del ckrecho / María Guadalupe MarUnez de Rodrf&amp;uez,

•
•
•
•

EDICIONES ESPECULES
• La metodolo1ta: una diacu,ión / Ell de Gortul.
•

clonorio.

Memoria, de Volentfan Campa: Cincwnta año, con el movimiento obrero y reuolu•

CUADERNOS DE HISTORIA
•
•

Alpecto, metodoló1lco1 bdllco, del e1tudUJ de la hútorlo medleual / HeDDinl; Graf.
TN, articulo. ,obre hútorlo y 1ocledade1 / Guillermo Beato.

•

Sobre Jo hlltorla latinoamericana/ Guillermo Beato.
La etapa colonial en E.todo, Unido,. Su lnnuencia decl.tua en un ca«, de deNrTollo
copttolúta aut6nomo / Muto Cerutti.
•

CUADERNOS DE SOCIOLOGIA
• De1arroJlo urbano en América Latina / Domenico Sindico.
CUADERNOS DE METODOLOGIA
11

Acerca de la noción de a.oalo&amp;ía" / Tomú Gom.üez de Luna; ºLu
nvolucione, cientftltu y el mftodo" / Juan An&amp;el Sánchez; "W inferenclu deductlvu aplica•
du a la fúlca" / lAma E. QuirolL
•

Cuaderno No. 1:

CUADERNOS DE PEDAGOGIA
• Cuaturno No. 1: "Antecedente1 Uenico, de la procramaclón por objetivos"/ María
Socon-o Berra Saniana; ºEl estableclmiento de loa objetivo, de aprendizaje"/ Clara I, Carpy
Navuro y IJbertad MeMndez Menéndez,

CUADERNOS DE LETRAS
• Olaulde o Sade / ~ e l Covanubiu.
COLECCION, MATERIALES DE TRABAJO DE LA DIVISION DE ESTUDIOS SUPERIORES
• Fra,mento, ftlo,ófica. de lo, pre1ocrótlco,. Antolo1(a / Compilación de ten.o, y notu
de Juan Ana:el S'1lchez,
COLECCION DE POESIA
•
•

Litoral de 1ombro / AlfoDIO Reyes MarU:ne:r:,
Matar el tiempo / Xa\lier Rodrí1Uez Aniza.

CUADERNOS DEL INSTITUTO DE INVESTIGACIONES
•

A,pecto, de la polHco e,tructural I Joaf Pucua1 Bux6.

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                <text>Reyes Velázquez, Pedro, Consejo Editorial</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores</text>
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                    <text>AÑO 1, NO. 1
ENERO-DICIEMBRE 2014
ISSN: EN TRÁMITE

1

�UNIVERSIDAD AUTÓNOMA DE NUEVO LEÓN
FACULTAD DE TRABAJO SOCIAL Y DESARROLLO HUMANO

Dr. Jesús Ancer Rodríguez
Rector de la UANL

M.E.C. Rogelio G. Garza Rivera
Secretario General de la UANL
Dr. Juan Manuel Alcocer González
Secretario Académico de la UANL
Dr. Celso José Garza Acuña
Director de Publicaciones de la UANL
M.T.S. María Teresa Obregón Morales
Directora de la FTSyDH
M.T.S. Ana María Contreras Ramírez
Subdirectora de Licenciatura de la FTSyDH
M.T.S. Olga Lidia Martínez Chapa
Subdirectora de Posgrado de la FTSyDH
M.T.S. María Francisca García Ramos
Secretaría Administrativa de la FTSyDH
M.T.S. Reina Hernández Hernández
Secretaría Académica de la FTSyDH

ISSN: EN TRÁMITE

2

�PRESENTACIÓN
El 21 y 22 de Agosto de 2014 un grupo de investigadores, docentes, profesionales y
estudiantes interesados en las políticas sociales y la construcción del bienestar social se
congregaron en el Auditorio de la Biblioteca Universitaria “Raúl Rangel Frías” de la
Universidad Autónoma de Nuevo León, para participar en el X Coloquio Internacional
Sobre Políticas Sociales Sectoriales: Envejecimiento y Bienestar.
En esta publicación se presentan los trabajos presentados en el coloquio y que por su
calidad fueron seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló:
Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social,
Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento
Económico.
Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en
el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su
invaluable contribución.
Es necesario señalar que los contenidos son de estricta responsabilidad de los autores.
Monterrey, N.L. 22 de Agosto de 2014.
COMISIÓN ACADÉMICA DICTAMINADORA
Dr. Manuel Ribeiro Ferreira
Dr. Eduardo López Estrada
MTS. María Teresa Obregón Morales
MC. María Eugenia Lobo Hinojosa
MTS. Lydia del Carmen Ávila Zarate
MTS. Olga Lidia Martínez Chapa
MTS. Ana María Contreras Ramírez

3

�CONTENIDO
No.

ARTÍCULOS Y AUTORES.

Pág.

Eje 1: FAMILIA Y GÉNERO
1

Los jóvenes y el matrimonio, como antesala de la primer 13
institución básica de la sociedad: la familia. Ana María
Urzúa Salas (Universidad Autónoma de Aguascalientes).

2

Violencia y dependencia en las personas mayores Rosa 32
María Flores Martínez, Blanca Mirthala Tamez Valdez
(Universidad Autónoma de Nuevo León).

3

La socialización familiar del genero en jóvenes 53
universitarios/as. Alicia Hernández Montaño, José González
Tovar, Ilse Stefany Aguilar Salgado (Universidad Autónoma de
Coahuila).

4

Estado situacional de las mujeres en el ejercicio de la 79
parentalidad en solitario y las contribuciones de la política
social ante sus necesidades: una aproximación teóricaempírica en el caso
colonia espejo 1 del municipio de
Villahermosa Tabasco. Ruth Lomelí Gutiérrez, María del
Carmen Pérez Guillen y Nora Hilda Fuentes León (Universidad
Veracruzana).

5

Análisis de la oferta y la demanda del cuidado infantil en
ciudad Juárez. Nemesio Castillo Viveros y Laurencio Barraza
Limón (Universidad Autónoma de Ciudad Juárez).

6

El Género en sus conflictos de interés. Raúl Horacio Arenas 125
Valdés (Facultad de Derecho, Universidad Autónoma de Nuevo
México).

7

Una mirada desde el trabajo social a la vida familiar del
paciente con VIH/SIDA.
Leticia Cruz Velázquez y Alin Jannet Mercado Mojica (Facultad
de Trabajo Social, Universidad Veracruzana).
4

100

142

�8

La familia y los menores de una comunidad con alto grado 158
de marginación, desde el contexto escolar. Martha Soledad
Hernández Maqueda, Noelia Pacheco Arenas, Maricela Cruz
Del Ángel, Mayte Pérez Vences (Facultad de Trabajo Social
Universidad Veracruzana).

EJE 2: GRUPOS VULNERABLES

9

¿Cuestión política, legal o cultural? La violencia contra las 174
mujeres, hecho cotidiano que representa un problema
público desafiante de la actividad gubernamental. María
Eugenia Lobo Hinojosa, Olga Lidia Martínez Chapa, Nélida
Davis Moncada, Ana María Contreras Ramírez. (Universidad
Autónoma de Nuevo León)

10

Estado de bienestar y bienestar subjetivo en la vejez. 201
Percepciones y significados desde las personas mayores.
Liliana Vázquez García, Francisco Javier Burgos Gutiérrez,
María Concepción Arroyo Rueda, Andrea Blanco Vargas, Luis
Enrique Soto Alanís, Lorena Fabiola Martínez Zertuche
(Facultad de Trabajo Social de la UJED).

11

Calidad de vida: factores sociales y culturales en la
cotidianidad de los adultos mayores en el establecimiento
penitenciario de alta medida de seguridad. Girón (2013).
Ingrid Johana Herrera Gudiño y Claudia Jimena Sierra Gómez
(Universidad Industrial de Santander, Colombia).

12

Estructura factorial de un instrumento específico para la 256
medir la calidad de vida en adultos mayores en comunidad.
José González Tovar, Rosa Isabel Garza Sánchez, Alicia
Hernández Montaño, Cecilia Elizabeth González Beltrán
(Universidad Autónoma de Coahuila)

13

La construcción de la vejez en comunidades religiosas 276
Afro-Brasileñas. María Consuelo Oliveira Santos, Ivete
Miranda Previtalli, Maria Aparecida Santos de Aguiar, y
Raimunda Silva D’Alencar (Estudos Afro-Baianos Regionais,
Kàwé (UESC); Estudos da Velhice (UESC) y del Grupo de
Trabajo Internacional Transdisciplinario (UB, Barcelona)
5

224

�Universidad de Burgos, España Estudios da Velhice de la
Universidad Estadual de Santa Cruz- UESC – Ilhéus, BahiaBrasil y Universidad Católica de São Paulo. Docente de la
Facultad de Vinhedo (FV), São Paulo.
14

Análisis del perfil de una muestra de mujeres maltratadas 306
residentes de Ciudad Juárez, Chihuahua. Rogelio Rodríguez
Hernández, Leticia Ortiz Aguilar, Nemesio Castillo Viveros
(Universidad Autónoma de Ciudad Juárez)

15

Significados, motivaciones y experiencias de los Jóvenes 336
del Área Metropolitana de Monterrey con respecto al
consumo de alcohol. Juan Luis Herrera Díaz, Karen Aylin
Salas Noguera, Ana Karen Monrreal Herrera, Alondra Paola
García Acuña, Joseph Abigail Esparza Guim, Ana Soledad
Vázquez Bautista, Kely Johana Hernández Coronado,
(Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo
Social y Desarrollo Humano).

16

Diseño para el bienestar social y de grupos vulnerables: 367
una perspectiva desde la complejidad. Liliana Beatriz Sosa
Compeán, Mercedes Mercado Cisneros, Marta Nydia Molina
González, Hilda Guadalupe Elizondo Morales, Alma Angélica
Flores Trigueros, María Angélica Jacobo Barajas.

17

Sentimiento vallenato: cambios y permanencia en la cultura 396
juvenil colombias de monterrey, 1980-2014 Benito Torres
Escalante, Raúl Eduardo López Estrada (Universidad Autónoma
de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo
Humano).

18

Vivir para construir, desarrollo de habilidades para la vida 443
en adolescentes indígenas. Proyecto de intervención
comunitaria en Juárez, N.L. Gelacia Cecilia Chávez Valerio,
María del Carmen Farías Campero (Zihuame Mochila A.C.)

19

Redes sociales, una opción para la intervención social con 458
adultos mayores. María del Carmen Navia Rivera, María
Guadalupe Fosado Álvarez, Claudia Sandoval Cervantes.

6

�EJE 3: EDUCACIÓN

20

Acoso escolar o bullying desde un escenario cotidiano. 476
María Margarita Ramírez González, Hortencia Margarita
Sánchez Guerrero, María Francisca García Ramos, María
Teresa Obregón Morales. (Universidad Autónoma de Nuevo
León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano).

21

La práctica docente en el aula con el apoyo de las TIC’s, en 505
el contexto de una plataforma virtual de EnseñanzaAprendizaje: una Experiencia Formativa. Miguel Ángel
Iglesias Cantú, Lydia del Carmen Ávila Zárate, Rebeca Guerra
Orona (Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de
Trabajo Social y Desarrollo Humano).

22

Los factores educativos y su influencia en la percepción de 520
los niños sobre el desarrollo sustentable. Karla Liliana Ibarra
Monjaras, Martha Virginia Jasso Oyervides, Martha Arredondo
Velázquez (Universidad Autónoma de Coahuila Facultad de
Trabajo Social).

23

Bienestar subjetivo y capital social. Un análisis a partir del 556
estudio de las redes semánticas en instituciones de
educación superior, el caso de la Licenciatura en Trabajo
Social de la UADY. Gabriela Isabel Vázquez Díaz, Martin
Castro Guzmán, (Universidad Autónoma de Yucatán).

24

El diseño incluyente en proyectos académicos y su 583
relevancia en el bienestar social. Marta Nydia Molina
González, Mercedes Mercado Cisneros, Liliana Beatriz Sosa
Compeán (Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de
Trabajo Social Y Desarrollo Humano).

EJE 4: SALUD

25

Salud y el apoyo social en adultos mayores 602
institucionalizados. María Natividad Ávila Ortiz,
Ana Elisa
Castro Sánchez, Gerardo Garza Sepúlveda, (Universidad
7

�Autónoma de Nuevo León. Facultad de Salud Pública y
Nutrición).
26

Educación para la salud y manifestación del aprendizaje 620
para el autocuidado de la salud en pacientes diabéticos e
hipertensos caso: centro de salud con servicios ampliados
(cessa) de Tamulte Delicias ubicado en Villahermosa,
Tabasco.
Eric Francisco Pérez Fernández, Ruth Lomelí
Gutiérrez, Jorge Hernández Ríos (Facultad de Trabajo Social
de la Universidad Veracruzana).

27

Conductas sexuales y uso de drogas en adolecentes 640
escolarizados en el nivel y medio superior en el estado de
Nuevo León: Un análisis desde los determinantes sociales
de la salud. María Dolores Corona Lozano, David De Jesús
Reyes, Flavio Francisco Marsiglia (Universidad Autónoma de
Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano).

28

Expectativas en los comportamientos sexuales de 676
adolescentes varones escolarizados de escuelas públicas
de educación media y media superior del estado de Nuevo
León. Dante Octavio Isau Garza Fabela, David De Jesús Reyes
(Universidad Autónoma de Nuevo León Facultad de Trabajo
Social y Desarrollo Humano).

29

Programa de actividad física y salud: “Adulto mayor en 707
movimiento (AMEM)” Rosa María Cruz Castruita (Universidad
Autónoma de Nuevo León, Facultad de Organización
Deportiva).

30

Infrapeso vs. Obesidad: dos desórdenes alimenticios 727
presentes en la cultura alimentaria de niños de 8 a 12 años
de edad, de la cuidad de Saltillo, Coahuila Lucero Vanessa
Valdez Sepúlveda, Reyna Alicia Arriaga Bueno, Martha
Arredondo Velázquez, José Cruz Herrera Ibarra (Facultad de
Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Coahuila).

8

�EJE 5. POBREZA Y DESARROLLO SOCIAL

31

32

Mujeres indígenas urbanas y pobres: subjetividad en torno 754
a los procesos de interculturalidad de las mujeres Tenek en
Guadalupe, Nuevo León. Estrella Marisol Loera Vázquez,
Raúl Eduardo López Estrada. (Universidad Autónoma de Nuevo
León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano).
Percepción de la exclusión social de jóvenes en condición 774
de pobreza, elementos de ciudadanía, inclusión política y
criminalidad. Laura Karina Castro Saucedo, Raúl Eduardo
López Estrada (Universidad Autónoma de Nuevo León,
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano).

EJE 6. TRABAJO SOCIAL Y POLÍTICAS SOCIALES

33

La política social frente a las víctimas de la violencia 802
relacionada al narcotráfico en México: bases jurídicas que
fundamentan un compromiso sin posibilidad de prórroga.
Karla Salazar Serna, Manuel Ribeiro Ferreira (Universidad
Autónoma de Nuevo León Facultad de Trabajo Social y
Desarrollo Humano).

34

Capital social de género como recurso en el trabajo social 847
en comunidad. Otilia Aurora Ramírez Arellano, Víctor Manuel
Mendoza Núñez. (UNAM).

35

La Gobernanza como marco analítico en las alianzas 872
intersectoriales Jorge Eduardo Cano Garza (Universidad
Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y
Desarrollo Humano).

36

Contribuciones del área de trabajo social en el proceso de
certificación institucional: una experiencia en el marco del
hospital regional de Minatitlán, Ver. Elizabeth Bozada
Alvarado, Lydia Velázquez Gallegos. (Hospital Regional de
Minatitlán, Veracruz).

9

904

�37

Diagnóstico comunitario sobre participación y formación 929
ciudadana: comunidad de las ánimas del municipio de
Minatitlán, Ver. Jorge Hernández Ríos, Luz Paulina Álvarez
Pérez, Nora Hilda Fuentes León y Omar Castro Prado
(Universidad Veracruzana).

38

La participación comunitaria desde la intervención en
trabajo social y desarrollo humano. María Francisca García

945

Ramos, María Margarita Ramírez González, Hortencia
Margarita Sánchez Guerrero, Reina Hernández Hernández
(Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo
Social y Desarrollo Humano)
39

Diagnósticos grupales y manejo de conflictos en la
intervención social. Laura González García, Reyna
Hernández Hernández (Universidad Autónoma de Nuevo León,
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano).

964

40

Envejecimiento poblacional en Cuba. Apuntes para una
redefinición de la agenda social gubernamental. Addiel
Pérez Díaz.

983

EJE 7. VIVIENDA Y DESARROLLO HUMANO

41

Privatización, liderazgo y lucha comunitaria; la génesis de
la autonomía comunitaria en la Colonia San Cristóbal de
San Nicolás Carlos David de la Garza Tolentino, Román
Eduardo Saucedo Morales (Facultad de Psicología)

1003

42

Breve estudio del espacio físico en el interior de la vivienda
social unifamiliar mínima en México. Jorge Leal Iga, Raúl
Eduardo López Estrada (Universidad Autónoma de Nuevo
León).

1020

43

La participación comunitaria en el desarrollo de una
localidad. Rosalía Geronis Monterrubio, María Eugenia Lobo
Hinojosa (Universidad Autónoma de Nuevo León).

1038

10

�EJE 8. EMPLEO, CRECIMIENTO ECONÓMICO

44

Experiencia de desarrollo comunitario a través de la 1059
implementación de una estrategia de autodesarrollo local
que minimice el impacto de la reestructuración azucarera
en la comunidad perseverancia-Cienfuegos-Cuba. Aleiby
Placeres Remior (Universidad Central Marta Abreu de Las
Villas. Cuba).

45

Percepción de rol de género en estudiantes universitarios
1084
en un contexto multicultural
Julieta Flores Michel, Divina Frau-Meigs e Irma Vélez (Facultad
de Ciencias de la Comunicación de la Universidad Autónoma de
Nuevo León, Universidad de Sorbonne Nouvelle y Universidad
París Sorbonne).

11

�EJE 1: FAMILIA Y GÉNERO

12

�LOS JÓVENES Y EL MATRIMONIO, COMO ANTESALA DE LA PRIMER
INSTITUCIÓN BÁSICA DE LA SOCIEDAD: LA FAMILIA.
Ana María Urzúa Salas1

RESUMEN
Cada vez más jóvenes ven al matrimonio, no con el conocimiento pleno de la
responsabilidad que adquieren, su relación es muy superficial y frágil, conllevando
en muchos de los casos a la inestabilidad de la primera institución básica de la
sociedad, es decir la familia.
Por lo anterior surge como objetivo general: conocer qué percepción tienen los
jóvenes próximos a casarse del matrimonio, a través de una investigación de tipo
descriptivo, con análisis cualitativo, considerando como muestra, a treinta parejas
jóvenes próximas a contraer matrimonio por la vía civil y la vía religiosa,
específicamente el catolicismo.
Palabras clave:

matrimonio, familia, jóvenes.

Introducción
Son múltiples las razones para poder afirmar que la familia basada en el
matrimonio, es un bien para la sociedad y para las personas, fuente de estabilidad,
equilibrio, respeto y crecimiento.
La única defensa del hombre frente al poder constituido, las ideologías o los
intereses económicos pasa por una sociedad civil fuerte basada en las familias,
auténtico refugio y escuela de las personas. Una sociedad sin matrimonios y sin
familias estructuradas sería una sociedad formada por individuos desvinculados,
sin identidad y limitados, seguramente en todos los niveles de su vida.
1

Departamento de trabajo social, Universidad Autónoma de Aguascalientes.

e-mail: amurzua@correo.uaa.mx

13

�“El matrimonio es la realización plenamente humana del amor (…) lo querido
conyugalmente es la persona del cónyuge” (Melendo, 1992:109). Es decir de
forma más específica es el sentido del matrimonio y las implicaciones del
compromiso al cual han llegado tras la correcta realización de su libertad como
engrandece en los duelos y en los éxitos de las experiencias unitivas el ser
personal, pero más importante todavía es que en ese amor, lo que lo mueve, lo
que lo despierta y aquello que lo hace trascender es el ser amado, y el ideal de
fructificar con él la historia de una vida diaria y por siempre en unión no solo
institucional o social, sino más allá en acervo espiritual y emotivo ungido por la
bendición divina.
Según el Instituto Nacional de Estadística Geografía e Informática (INEGI), en
Aguascalientes para el 2012, se registraron 6,210 matrimonios civiles, la edad
promedio al momento de casarse fue de: hombres 26.7 años y de las mujeres 24
años.
De acuerdo a la definición jurídica, el matrimonio se define como un contrato civil
entre dos personas que reúnen los requisitos legales para casarse, establecidos
por el Estado, los cuales varían de Estado a Estado. Generalmente, para casarse,
dos personas deben ser de géneros opuestos. Sin embargo, algunos Estados
están en proceso de cambiar este requisito de sexos diferentes. Y de acuerdo al
catecismo de la Iglesia Católica (2007), el matrimonio es la institución natural de
una sociedad que se constituye por la unión marital del hombre y de la mujer,
contraída entre personas legítimas, y que lleva mantener una íntima costumbre de
vida, permanente y monógama.
La familia-ha escrito Juan Pablo II (1995), es la célula fundamental de la sociedad,
cuna de la vida y del amor en la que el hombre “nace” y “crece”. La familia se basa
en el matrimonio, ambos son una Institución (entendiendo que quiere decir algo
instituido, establecido, según el orden de la justicia). Cada uno con su estructura,
sus deberes y derechos. Aunque primero surge el matrimonio, se espera que éste
tenga como fin, formar una familia, pero, si, por algo ajeno a la voluntad de los
14

�esposos, no llegan a tener hijos, sigue conservando su valor institucional, pues
contiene una estructura interpersonal muy especial con la unión y comunidad que
conforman los cónyuges, como dos personas que son y que se aman persiguiendo
vivir unidos para siempre.
Para Gerardo Castillo, “la familia es el espacio idóneo o ideal para educar en la
amistad; es ahí donde mejor se le puede enseñar a la persona a cultivar la
amistad y el amor, por ser al mismo tiempo centro de intimidad y de apertura”
(Castillo, 1992: 16).
Falta mucho por hacer en lo que se refiere a una política social para la familia, por
ello es fundamental que Gobierno, sociedad, y en específico la familia, evalúen y
propongan alternativas que enriquezcan y fortalezcan al núcleo familiar, entre
estas alternativas se encuentra la educación para el matrimonio, como antesala de
la primer institución básica de la sociedad.

OBJETIVO GENERAL
Conocer que percepción tienen los jóvenes próximos a casarse del matrimonio.

Objetivos particulares
Indagar cómo valoran el matrimonio los jóvenes.
Conocer lo que piensan los jóvenes de su futura responsabilidad como padres.
Conocer lo que piensan los jóvenes de su futura responsabilidad como esposos.
Conocer si los jóvenes que están próximos a contraer nupcias, reciben una
preparación previa que les permita estar conscientes de lo que implica el
matrimonio.

15

�Método
Hipótesis
Un gran número de jóvenes no están conscientes del gran compromiso y
responsabilidad del matrimonio.

Diseño y tipo de investigación
La presente investigación se llevará a cabo bajo un estudio de tipo descriptivo con
análisis cualitativo, en virtud de que se pretende conocer la percepción que tienen
los jóvenes del matrimonio.

Para tal fin se determinó que el tipo de diseño de investigación más apropiado a
implementar es el no experimental, debido a que la recolección de los datos se
efectuará en un periodo específico de tiempo, dentro del ambiente natural en el
que se desenvuelven normalmente los sujetos de intervención, de modo que los
resultados se obtengan en base a situaciones ya existentes.

Trabajo de campo
-

población y muestra:
El concepto de población indica que se trata “del conjunto de todos los
casos que concuerdan con una serie de especificaciones” (Selltiz, 1974,
citado en Hernández, Fernández y Baptista, 2001: 204).
Mientras que como muestra se entiende “un subgrupo de la población”
(Hernández, Fernández y Baptista, 2001:207).

En este sentido, es importante establecer el universo, población y muestra
a considerar en este trabajo.

-

Universo:
Jóvenes del Estado de Aguascalientes, próximos a contraer matrimonio.

-

Población:
16

�Jóvenes que están próximos a contraer matrimonio, y que asisten a las
pláticas prematrimoniales que se imparten en las parroquias del municipio
de Aguascalientes.

-

Muestra:
Jóvenes que están próximos a contraer matrimonio, y que asisten a las
pláticas prematrimoniales en la parroquia de Nuestra Señora de los
Bosques, ubicada en el fraccionamiento Bosques. Siendo 15 parejas, con
un total de 30 personas

-

Instrumento:
El levantamiento de la información se llevó a cabo empleando como
instrumento de investigación un cuestionario auto aplicable con el objeto de
que los sujetos intervinientes tuvieran plena confianza y libertad de
responder cada uno de los reactivos incluidos.

Cabe señalar que de acuerdo a lo que menciona Hernández et al;(2001) el
cuestionario es el instrumento que más se utiliza para recabar los datos que
se necesitan en un proyecto de investigación, agrega que, “consiste en un
conjunto de preguntas respecto a una o más variables a medir” (p.276).

En esta herramienta, se pueden incluir preguntas variadas, de las que se
distinguen dos tipos:
-

Preguntas cerradas: son las que contienen categorías o tipos de respuesta
que son delimitadas, ya están establecidas.

-

Preguntas abiertas: no cuentan con esa delimitación, indican Hernández,
Fernández y Baptista (2001), “son útiles cuando no se tiene información
sobre las posibles respuestas de las personas o cuando esta información
es insuficiente. También sirven en situaciones donde se desea profundizar
una opinión o los motivos de un comportamiento” (p.281).
17

�El cuestionario que se elaboró para la recolección de la
información, está conformado por un total de 18 preguntas, de las
cuales 16 corresponden al tipo de las cerradas, y las dos
restantes son totalmente abiertas, a fin de conocer los conceptos
y opiniones personales de los sujetos intervinientes, se incluyó un
pequeño espacio para recabar los datos demográficos.

-

Aplicación de instrumento y/o recolección de datos:
A fin de iniciar

la recolección de la información requerida para este

proyecto, se efectúo una prueba piloto, que de acuerdo a lo que establecen
Chavarría y Villalobos (2004), es necesario que antes de aplicar el
instrumento, se realice una prueba piloto y con ello detectar si es
comprendido adecuadamente, por tal motivo “se debe tomar una muestra
muy pequeña de la población en estudio y aplicarla y medir el grado de
comprensión y posible modificación del cuestionario” (p.188).

Prueba piloto
Durante la puesta en marcha de la prueba piloto, primeramente se solicitó la
autorización de la persona responsable de la parroquia, para el
realización

de

dicho

levantamiento,

quien

dio

su

apoyo en la

aprobación

para

la

implementación. Se estableció aplicarla a tres personas, a quienes de manera
individual se les invitó a responder el cuestionario, haciendo hincapié de qué
trataba, también de que sería una participación anónima y confidencial, así como
la importancia de su participación.
A las personas seleccionadas, se les dijo que el cuestionario les llevaría un tiempo
aproximado de 25 minutos, a la vez que se les dio un espacio para que pudieran
contestarlo con toda libertad y confianza.
Posteriormente, se hizo la revisión de las respuestas para ver si había coherencia
entre lo que se preguntaba y las contestaciones, encontrándose así que sí se
percibía de modo correcto, a la vez se optó por agregar una pregunta más para
reforzar más el aspecto de la alianza matrimonial. En conclusión, se efectuó una
18

�prueba piloto de manera satisfactoria, sin ningún inconveniente, ya que además de
contar con la autorización previa, también se mostró mucha disposición y agrado
por parte de las tres personas que accedieron a participar.

Levantamiento de la muestra

Después de llevar a cabo la prueba piloto, y haciendo las adecuaciones
pertinentes al cuestionario de aplicación, al día siguiente se comenzó con el
levantamiento de la información, se determinó aplicar el instrumento a 30
personas próximas a contraer matrimonio, entre hombres y mujeres.

A lo largo de tres días se llevó a cabo la recolección de la información, se acudió
con cada uno de los sujetos intervinientes, a quienes primeramente se les dijo de
lo que se trataba y de la importancia de sus aportaciones para la realización de
este proyecto, por lo que se les invito a participar respondiendo de manera
anónima y confidencial sobre aspectos de interés enfocados en las relaciones
conyugales.

Cabe destacar que ninguna de las personas incluidas en la muestra negó o mostró
alguna actitud de desagrado, todas mostraron interés, curiosidad, agrado y sobre
todo mucha disposición de participar.

19

�Gráficas y resultados
¿Para ti que es el matrimonio?
Gráfica No. 1
Es la unión total de
hombre y una mujer en
que se comprometen
amarse,
respetarse
entregarse el uno al otro
7%

7%

un
la
a
y

Un requisito para tener
relaciones
sexuales
sin
sentimientos de culpa

0.0%

Compromiso
auténtico.

conyugal

[VALOR]

Una tradición impuesta por la
sociedad y la familia

Según los datos obtenidos, la mayoría (86 %) de los encuestados en la parroquia
de Nuestra Señora de los Bosques opina que el matrimonio “es la unión total de
un hombre y una mujer en la que se comprometen a amarse, respetarse y
entregarse el uno al otro buscando el bien común, además de que se
comprometen también a formar hijos de tal manera que puedan entregarle a la
sociedad personas de provecho”. Sin embargo existe un 7 % que considera al
matrimonio como “Una tradición impuesta por la sociedad o la familia y un
compromiso conyugal auténtico”.
20

�¿Por qué medios haz obtenido información del matrimonio?
A través de:
Gráfica No. 2

7%

21%

Padres

Literatura
14%
Escuela

0%

Todas las anteriores

58%
Otros

Según la gráfica, la forma en que se obtiene la mayor parte de la información
acerca del matrimonio viene en parte conjunta de todas las opciones de respuesta
(Padres, Literatura, Escuela y Amistades), ya que el 58 % lo plasma.
Por otra parte, el principal núcleo de la sociedad: La familia (en este caso los
padres como transmisores de información acerca de este tema) presenta un 21 %.
La literatura (aquí podría hablarse de una búsqueda personal) posee un 14 % de
preferencia por los encuestados y otros medios tiene un 7 %.
¿Cómo te imaginas siendo esposo o esposa?

21

�Gráfica No. 3

Responsabilizándote de
una familia
21 %

Disfrutando de la
compañía de tu esposo
o esposa sin
preocupación por el
futuro
79%

Según los datos obtenidos, el 79 % (siendo ésta la respuesta con mayor
porcentaje) de las personas encuestadas se imaginan como un (a) esposo (a) que
se “responsabiliza de una familia”.
Por otro lado sólo el 21 % se visualiza en este mismo papel “disfrutando la
compañía de su esposo (a) sin preocupación por el futuro, lo cual habla de un plan
de vida que se basa más en el goce por parte de la pareja.

¿Qué es para ti el amor?

22

�Gráfica No. 4

Un sentimiento

7%

Un acto de voluntad

21%

Un acto de voluntad
acompañado de un
sentimiento

22%
7%

Hacer feliz a quien amo
buscando su bien
22%

21%

Espero que me haga feliz

Un compromiso con la
persona amada

En cuanto a la idea que se tiene en torno al amor, el 22% considera que es “Un
acto de voluntad” y “Un acto de voluntad acompañado de un sentimiento que se
siente con mucha o poca intensidad, e incluso con ninguna”, mientras que el 21%
lo percibe como algo que permite “Hacer feliz a quien amo buscando su bien”
además de ser “Un compromiso con la persona amada”.
De esta misma muestra conformada por 30 personas, sólo un 7% cree que el
amor es “Un sentimiento” y algo que “espero me haga feliz”.

¿Qué tan importante es para ti el prepararte antes del matrimonio?

23

�Gráfica No. 5

Con esa preparación
pongo los cimientos para
mi nueva familia

7%

0.0%

No tengo interés en
prepararme

Llevaré mi matrimonio
sin ayudas, sé como
hacerlo
93%

En cuanto a la preparación antes del matrimonio, la mayoría de las personas
encuestadas (93%) considera que “Con esa preparación pongo los cimientos de
mí nueva familia”.
Sólo el 7% perteneciente a la muestra se inclina por la opción “Llevaré mi
matrimonio sin ayudas, sé cómo hacerlo” y ninguno de los encuestados opta por
“no tengo interés en prepararme”.
¿Qué tan importante es para ti el prepararte continuamente después de contraer
matrimonio, para guiar en forma correcta a tu familia?

24

�Gráfica No. 6

14%

0%

muy importante

No creo necesario

No me interesa
prepararme
86%

Para la mayoría (86%) de las personas que componen esta muestra es “Muy
importante”, prepararse continuamente después de contraer matrimonio, para
guiar en forma correcta la familia.
Sólo el 14% “No cree necesitar” esta preparación posterior al matrimonio y “No me
interesa prepararme” tiene un nulo porcentaje de respuesta.
Al decidir casarme:

25

�Gráfica No. 7

Pierdo mi libertad
0% 14%

Ejerzo mi libertad

86%

Me comprometo

Según los datos de la gráfica, al decidir casarse podemos observar que 86% de
las personas encuestadas simpatizan con la idea del compromiso mutuo al elegir
como respuesta “Me comprometo”, un 14 % se inclina a “Ejerzo mi libertad”, y un
porcentaje nulo a “pierdo mi libertad”.

¿Cómo te imaginas como padre o madre de familia?

26

�Gráfica No. 8

Planeando cuantos
hijos aceptaremos y
que tan espaciados

0%
21%

Primero nuestros
planes y después los
hijos

79%

En mucho tiempo no
pensamos en hijos

La mayoría (79%) de las personas encuestadas se imagina como padre o madre
de familia “planeando cuantos hijos aceptará y qué tan espaciados”, mientras que
el 21 % se identifica con la opción “Primero nuestros planes y después los hijos”.

27

�Discusión de resultados
Al preguntar ¿para ti que es el matrimonio? Da gusto ver el resultado:
Es la unión total de un hombre y una mujer en la que se comprometen a amarse,
respetarse y entregarse en uno al otro buscando el bien común. Se comprometen
también a formar hijos de tal manera que puedas entregarle a la sociedad
personas de provecho.
Si estuvieran realmente convencidos de la importancia del matrimonio y por
consiguiente de la familia tal y como lo dicen en la pregunta anterior, difícilmente
existiría el divorcio para quienes así piensan, porque harían hasta lo imposible por
no desunir a su familia.
Todos dicen tener conocimiento de lo que es el matrimonio y la mayoría expresa
tener diferentes fuentes de información. Desafortunadamente en muchos casos se
tiene toda la información que se requiere, pero no la visión para encontrar lo que
realmente les ayude a ser mejores personas y por consiguiente a ser capaces de
llevar en la mejor forma su familia.
Con la pregunta ¿Cómo te imaginas siendo esposa o esposo? Casi todos
coinciden en que deben responsabilizarse de una familia. Eso es lo que realmente
debe ser, pero desafortunadamente en la actualidad ya no viven el noviazgo como
debería ser con miras a conocerse, saber cada vez más uno del otro
principalmente en lo fundamental. Y por ese desconocimiento en cuanto se casan
se desaniman por no ver en el esposo o esposa lo que ellos esperaban y hay
quienes piensan que es la continuación del noviazgo sin tener que asumir las
responsabilidades que después les asustan.
Respondiendo a la pregunta ¿Qué es para ti el amor? La mayoría coinciden en
que es un acto de voluntad, siguiéndole quienes dicen que es un acto de voluntad
acompañado de un sentimiento, que se siente con mucha o poca intensidad, e
incluso con ninguna. Sí con ninguna porque habrá momentos, en que no se
28

�quisiera ni siquiera ver al esposo o esposa pero cuando el amor es verdadero se
buscan mutuamente su bien y eso hace que el amor se fortalezca día a día.
En cuanto a la preparación antes del matrimonio la mayoría dice poner con ella los
cimientos de su nueva familia, desafortunadamente se estudia para muchas cosas
en la vida profesional, pero se llega al matrimonio en ocasiones únicamente con
las pláticas prematrimoniales y eso nunca será suficiente. Es definitivo que la
formación antes del matrimonio les da herramientas para poder iniciar en la mejor
forma de su nueva familia, pero al igual que en toda profesión si no se actualiza
pierden, es peor en el matrimonio por ser la familia la empresa más importante de
la humanidad. Y hay quienes dicen no necesitar ayuda.
Felizmente la mayoría tiene conciencia que el matrimonio es un compromiso y
cuando uno se compromete ejerce su libertad, lo importante es que esa decisión
sea firme al paso del tiempo y a pesar de las dificultades que todos tenemos en la
vida.
Un gran número de personas encuestadas están de acuerdo en planear cuantos
hijos van a tener y que tan espaciados, pero no es así porque tomando en cuenta
el daño que se hacen quienes están a favor de realizar primero sus planes y
después los hijos, es preocupante el número que continuamente va en aumento.
Lo natural del matrimonio es tener hijos y así formar una familia, quienes los
rechazan no tienen conciencia de la bendición que es el ser cooperadores con
Dios en dar vida a un ser que es el hijo.
De acuerdo a Viladrich (1920), “es la naturaleza del ser que procrea y sobretodo
del ser que es procreado, la condición, dignidad y exigencia dimanante de la
persona quien exige la familia” (p.201). Es decir se pudiese mencionar que es un
ciclo o un escalón al cual no se puede llegar si antes no se escala en anterior, en
otras palabras más simples, dado el amor conyugal que trasciende al matrimonio y
la perfección de ese acto como la procreación es concebida más como algo
natural, como lo esencial y gratificante para poder establecer una familia, la familia
que sólo un hombre y una mujer en su complementariedad pueden construir.
29

�Es entonces como la familia se convierte en la cátedra de la vida, pues es la
iniciadora de la formación de los hijos, en que ahora ese matrimonio vivifico tiene a
bien moldear y conducir, para proyectar al mundo no sólo a su descendencia, sino
también su misma familia en el ámbito amoroso, espiritual, moral y social.
CONCLUSIONES
Resulta prioritario emprender acciones de intervención, que se conviertan en la
oportunidad de fomentar el valor de la persona, del matrimonio y de la familia, ya
sea a través de cursos, pláticas, conferencias, reencuentros, orientaciones
personales, entre otros, que sean esa alternativa que lleve a la recuperación del
camino adecuado, del estar bien, del querer amar, del querer ayudar, de querer
servir, del estar orgullosos de pertenecer a una sociedad que se encamine al bien
común que tanto se necesita.
Es de vital importancia tener presente que el matrimonio representa el núcleo
central de la familia, y la familia a su vez es la base de la sociedad, entonces se
puede comprender de manera más clara la importancia que tiene la familia en la
vida del ser humano, en todo el entorno colectivo. Por ello es fundamental tomar
conciencia de la necesidad de preservar el núcleo de la sociedad que es la familia,
a través del mejoramiento en las relaciones conyugales, procurar hacer lo que se
debe, lo que está bien, lo idóneo, lo que hace más fuerte a los cónyuges, lo que
enriquece su relación, que a su vez repercute en la familia y trasciende hacia la
sociedad.

30

�REFERENCIAS
Castillo, G. (1992). La educación de la amistad en la familia. España: EUNSA.
Catecismo de la Iglesia Católica. (2007). Compendio. Conferencia del Episcopado
Mexicano. México: Ediciones CEM.
Escrivá-Ivars, J. (2001). Matrimonio y mediación familiar. España: Ediciones
Rialpa.
Fenoy, E y Abad, J. (2005). Amor y matrimonio. Madrid: Ediciones Palabra, S.A.
Finley, M. I. (2008). La Grecia Antigua. Barcelona: Editorial Crítica, S. L.
Flores, F. (1994). La felicidad en el matrimonio; una conquista cada día. México:
Ediciones Populares.
Hernández, R; Fernández, C; Y Baptista, P. (2001). Metodología de la
Investigación. México: McGraw Hill.
Juan Pablo II. (1999). Varón y mujer, Teología del cuerpo humano. Madrid
España: Ed. Palabra 3° edición.
Juan Pablo II. (1995). Carta a las familias. Carta los jóvenes. Carta a los niños.
Biblioteca cristiana. España: Planeta de Agostini.
Melendo, T., (1992). Ocho lecciones sobre el amor humano. Madrid España: Ed.
Rialp. S.A.
Viladrich, P. J. (1990). El compromiso en el amor. México: Editorial Loma.

31

�VIOLENCIA Y DEPENDENCIA EN LAS PERSONAS MAYORES.
Rosa María Flores Martínez2
Blanca Mirthala Tamez Valdez3
RESUMEN
El envejecimiento poblacional a nivel mundial es un fenómeno sin precedentes,
actualmente es visto como un logro de la política social, que representa además
un reto para los países en desarrollo, incluido México. En la etapa de la vejez el
individuo experimenta diversos cambios relacionados

con factores biológicos,

psicológicos y sociales, algunos de esos cambios representan adversidades entre
ellas la presencia de violencia y dependencia.
Por lo anterior el presente documento analiza la violencia en adultos mayores
dependientes, dicho análisis parte de la noción de un triunvirato de la violencia, en
el que se aborda una relación entre la violencia subjetiva, simbólica y sistémica
(Zizek, 2009). Dentro de este análisis se profundiza en la forma en que se
presenta la violencia en las personas mayores que requieren ayuda para realizar
actividades básicas de la vida diaria (ABVD) o bien actividades instrumentales de
la vida diaria (AIVD). Para contextualizar el trabajo, se toman como referencia
investigaciones que se han realizado al respecto, la discusión se enfoca en las
diferencias que se manifiestan a partir del genero entre los adultos mayores
hombres y mujeres. El análisis teórico de la violencia se fundamenta a partir de
un perspectiva contra hegemónica, que señala la existencia de un triunvirato de
violencias en el coexisten agentes identificables y otros que no lo son, para ello se
retoman algunos elementos de la teoría crítica.

2

Estudiante del Programa de Maestría en Ciencias con orientación en Trabajo Social de la Facultad de
Trabajo Social y Desarrollo Humano en la UANL. Correo electrónico: rosamariaflores1@gmail.com
3
Profesora de tiempo completo. Titular A en el Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo
Humano de la UANL. Correo electrónico: blancamtamez@hotmail.es

32

�Palabras clave: personas mayores, dependencia, violencia, diferencias de
género.
INTRODUCCIÓN
En la actualidad el envejecimiento poblacional se concibe como un logro de la
políticas públicas, asimismo representa diversos retos a nivel mundial, las
personas adultas mayores hoy en día constituyen un grupo poblacional de rápido
crecimiento en las proyecciones realizadas indican que hasta al menos el año
2050 el índice de crecimiento será más elevado que el de otros grupos
poblacionales (Ham, 2011).
Hoy en día el sistema capitalista que permea a las sociedades influye para que la
construcción social de la vejez sea devaluada, estereotipándola como una etapa
donde el sujeto se vuelve improductivo. La vejez entonces se torna como un
problema de carácter social en el que el adulto mayor es excluido y discriminado,
ejerciéndose de esta forma una violencia que emana desde los sistemas mediante
expresiones menos visibles.
Para los adultos mayores que requieren de algún tipo de ayuda para realizar
alguna actividad básica de la vida diaria, o bien instrumental de la vida diaria, es
aún más difícil poder conservar su autonomía, por lo tanto, existe una mayor
vulnerabilidad a la presencia de violencia en todas sus diversas manifestaciones,
no por su estado en particular sino por la falta de condiciones estructurales que le
impide desarrollarse plenamente.
Aunado a lo anterior, existe una marcada desigualdad social entre hombres y
mujeres, que se acentúa en la vejez, a partir de la construcción cultural y social del
género, en este sentido, la gran mayoría de los estudios señalan que la violencia
se presenta en personas adultas mayores mujeres, sin embargo, algunos otros
señalan que no existen diferencias absolutas. Se dice que las mujeres están en
franca desventaja en cuanto a condiciones económicas y sociales de vida, no

33

�obstante, cuentan con una red de apoyo más consolidada a diferencia de los
hombres en esta etapa de la vida.
Analizar la violencia hacia las personas mayores, implica ir más allá de aquella
violencia que es ejercida de un sujeto a otro, es decir, es importante considerar
aquellos elementos que se encuentran desde las estructuras sociales, las políticas
públicas, las instituciones, las organizaciones, las infraestructuras, el leguaje. Ello
involucra no sólo poner de manifiesto aquello que puede ser visible, sino que
además es adentrarse al conocimiento de las condiciones en que se encuentra la
población adulta mayor desde una perspectiva más amplia.
Son pocos los estudios que en la actualidad analizan la violencia en las personas
mayores, aun cuando representa un grave problema social, por lo anterior, es
preciso hacer investigaciones que permitan una mayor aproximación, para
conocer las características y situaciones a las que se enfrentan, de manera
particular en aquellas personas que presentan dependencia partiendo desde un
enfoque de género, para conocer las diferencias entre hombres y mujeres en torno
a este fenómeno social.
Proceso demográfico de envejecimiento.
El envejecimiento demográfico poblacional es un fenómeno que se presenta a
nivel mundial de manera vertiginosa, acentuándose de manera particular en
aquellos países desarrollados, de acuerdo con el

Fondo de Población de las

Naciones Unidas (UNFPA, 2011) la población de adultos mayores se elevará más
rápidamente que ningún otro sector de la población mundial, hasta al menos el
año 2050, el crecimiento sin precedentes de la población mundial comenzó en el
año 1950, a partir de la disminución en la mortalidad en las regiones menos
adelantadas.
Factores como el avance de la medicina, los cambios de las condiciones de vida y
el conocimiento progresivo de las enfermedades han generado una disminución
notable de la mortalidad

en edades tempranas,
34

así como el aumento de la

�expectativa de vida para la población, no obstante hoy en día existen
desigualdades entre los países.
La Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL, 2008) indica
que para esta region la población

que tiene 60 años y más aumentará

sostenidamente en las próximas décadas,

de los 41 millones de personas

mayores existentes en 2000 se le agregarán 57 millones más entre los años 2000
y 2025 y 86 millones entre 2025 y 2050. Los adultos mayores serán entre tres y
cinco veces mayores que la de la población total en los períodos 2000-2025 y
2025-2050, debido a su rápido crecimiento 3.5% en relación con la población más
joven. Entre 2000 y 2050 se estima que la proporción de personas mayores de 60
años se triplicará.
El envejecimiento poblacional se presenta a partir de una transformación
demográfica, es decir,

se habla de que la

población envejece cuando las

pirámides etarias adelgazan su base y ensanchan su cúspide, de esta manera la
población más

joven

comienza a tener menos hijos, por ende los adultos y

personas mayores, en compensación empiezan a tener mayor representatividad
(Tamez, 2008). Existen una serie de determinantes que influyen para que la
transición demográfica se presente,

por un lado fenómenos sociales como la

creciente migración hacia las ciudades, las trasformaciones económicas, el
incremento en el acceso educativo, las mejoras en los sistemas de salud, y por
otro lado la disminución de la fecundidad y el descenso de la mortalidad.
En el caso particular de México el Instituto Nacional de Estadística y Geografía
(INEGI, 2010) de acuerdo con el censo realizado en 2010 señala que para el año
2010 el monto de personas de 60 años y más fue de 10, 222,624 lo que
representa 9.1 % de la población total. Por lo que respecta al estado de Nuevo
León la población total de acuerdo a este censo fue de 4, 653,458; el porcentaje
de personas mayores correspondiente fue de
personas de la población total.

35

8.9 % que equivale a 41,416

�Relacionado con la transición demográfica se encuentra un proceso denominado
transición epidemiológica, que implica una transformación en donde enfermedades
infecciosas y agudas manifiestan una menor presencia y letalidad, sin embargo,
existe una mayor prevalencia de enfermedades crónicas degenerativas e
incapacitantes con mayor incidencia y letalidad, inclusive hoy en día se habla de
una polarización de enfermedades, en donde se presentan simultáneamente tanto
enfermedades infecciosas como crónico degenerativas.
El envejecimiento entonces, se concibe como un fenómeno heterogéneo, la
población adulta mayor vive circunstancias diversas dependiendo de la región, el
país, la situación socio-económica, el grado escolar, el género, la funcionalidad
(Ribeiro, 2009; Mota y López, 1998; Tamez, 2008). De esta manera, se
encuentran personas mayores que cuentan con recursos tanto individuales, como
familiares, comunitarios e institucionales viviendo esta etapa con una salud
aceptable, manteniendo autonomía e independencia, sin embargo, existen otras
personas mayores en donde permea una situación de deficiencias, carestías,
limitaciones y dependencias relacionadas con la disminución de las capacidades
funcionales, emocionales y cognoscitivas aunado con enfermedades

de tipo

crónico degenerativas que contribuyen a limitar la realización de las actividades
de la vida cotidiana,

consecuentemente se observa la

pérdida de su

independencia y la necesidad constante de ayuda.

Vejez, dependencia, género y familia
Es así como la vejez presenta varios rostros, para Arber y Ginn (1996) la vejez
puede conceptualizarse en base a tres sentidos diferentes: el primero es la edad
cronológica es esencialmente biológica y se refiere a la edad expresada en años
manifestando cambios en la posición del sujeto en la sociedad; en segundo lugar
la edad social es concebida a partir de una construcción social, el envejecimiento
social está marcado por el género en tanto se refiere a las actitudes, conductas
adecuadas, las percepciones subjetivas y la edad atribuida; por último la edad
36

�fisiológica está relacionada con la edad cronológica, sin embargo, no se puede
reducir a la edad expresada en años, ésta se relaciona con las capacidades
funcionales y con la gradual disminución de la densidad ósea, el tono muscular y
de la fuerza que se produce con el paso de los años la cual varía de acuerdo con
la posición que ocupen los sujetos en la estructura social.
Claro está, que físicamente el cuerpo presenta

un deterioro con el paso del

tiempo, en virtud de lo anterior Tamez (2008) señala

que en esta etapa se

presenta en la mayoría de las personas, una pérdida progresiva y se podría decir
que crónica de la salud, de igual forma, una mayor dependencia que a su vez
implica diversos niveles como la dependencia física, mental y económica. No
obstante Laforest (1991 citado en Tamez, 2008) indica el hecho de que una
persona presente dependencia hacia otros no significa que también pierda
autonomía en torno a la toma de decisiones ya que el deterioro biológico del
organismo y el estado de dependencia no necesariamente implican una relación,
es importante aclarar que la persona adulta mayor puede seguir siendo autónoma,
aun cuando exista una dependencia física.
La dependencia afirma

Comas (2005)

no es consecuencia de la edad,

generalmente se asocia con problemas de salud, no obstante, es importante
considerar que no todas las enfermedades crónicas generan discapacidades, de
la misma forma no todas las discapacidades generan dependencia. Para el
Consejo de Europa,

la dependencia se refiere a un estado en el que se

encuentran las personas que por razones ligadas a la falta o la pérdida de
autonomía física, psíquica o intelectual tienen necesidad de asistencia y/o ayudas
importantes a fin de realizar los actos corrientes de la vida diaria (Lopéz, Comas,
Monteverde, Casado, Ibern, y Caso, 2005).

Investigadores como Lopéz, Comas, Monteverde, Casado, Caso y Ibern (2005)
refieren que la dependencia funcional abarca el nivel de las limitaciones para
realizar actividades de la vida diaria, y no el de las deficiencias, es decir se
asocia a las restricciones en la participación. De acuerdo a lo anterior
37

la

�clasificación de esas actividades se hace a partir de la distinción entre las
actividades de la vida diaria (AVD) que abarca las llamadas básicas (ABVD) o de
autocuidado; las instrumentales (AIVD) o de desenvolvimiento como usuario en el
medio social; y las avanzadas (AAVD), que permiten la participación social.

Para Robles (2005) la vejez

se encuentra determinada por una construcción

social que implica una noción de decrepitud, además de valorizar al individuo que
envejece como un sujeto desvalorizado, relacionado de esta manera con la
dependencia propiciada en gran medida por factores tales como enfermedades,
carencia de recursos y entornos desfavorables, hacen posible la aparición de
violencia en las personas mayores.
Durante la etapa de vejez se generan muchos cambios no solo a nivel individual
sino también a nivel social, en este sentido, es conveniente precisar que no
envejece de la misma manera los hombres y las mujeres, por lo tanto, como
señala Posner (1977, citado en

Huenchuan y otros, 2010) el envejecimiento

femenino es diferente al masculino, por lo regular para las mujeres conlleva un
doble riesgo, derivado de su género y de su edad.

Para Lamas (2000) las

categorías de género se transforman a lo largo del tiempo y con ellas los espacios
asignados a mujeres y hombres, estudiar el género se concibe como una forma de
comprender a las mujeres como parte integral de la sociedad y no como un
aspecto aislado de ella.
Las expectativas de la sociedad con respecto al envejecimiento

es una

construcción cultural que depende tanto de la edad como del género, para Arber y
Ginn (1996) existe una conexión entre género y envejecimiento que surge, por un
lado, ante los acontecimientos relacionados con la edad y por otro, un cambio
social propio del paso del tiempo.
Sin embargo Wilson (1996) en una investigación que realizó encontró que las
mujeres están relacionadas en mayor medida con sus familias que los hombres
durante la etapa de la vejez, es decir a pesar de las expectativas negativas de la
vejez, ésta puede llegar a convertirse en espacio de una nueva libertad para la
38

�mujer debido a las relaciones e identidades de género que pueden desarrollarse
en esta etapa.
Tradicionalmente los roles de género como estereotipos populares señalan que
los hombres trabajan fuera del hogar y reciben un salario, su vida social gira en
torno al trabajo, por el contrario las mujeres se dedican al hogar, su principal
función es la crianza de los hijos (Wilson, 1996). Para Huenchuan, Sandra;
Adriana Fassio, Sergio Antonio Carlos, Paulina Osorio, Ariel Miño Worobiej, Karina
Batthyany, Fernando Berriel, María Carbajal, Maite Ciarniello, Mónica Lladó y
Mariana Paredes (2010) esta

tradición, además de la

socialización y las

relaciones económicas ponen a las mujeres en el centro de la tarea de cuidado de
las personas mayores y además de grupos sociales, sin importar si la mujer se
desarrolla laboralmente o bien se dedica a las labores domésticas.
De acuerdo con Ariza y De oliveira (2001) las transformaciones demográficas
inciden en el proceso de supresión del ethos patriarcal, de los fundamentos
socioculturales, promoviendo el surgimiento de imágenes cambiantes de la mujer
y sus familias. Asimismo, influyen en la transformación de los arreglos y acuerdos
familiares, y el modo en que las familias se vinculan

con el Estado, las

Instituciones o bien en la parte económica. Arriagada (2007) señala que la
transformación de las familias pasó de la familia tradicional en donde el hombre
desempeñaba el rol de proveedor; a familias de doble ingreso, en donde la mujer
se inserta al mercado laboral, sin embargo, ello ha traído consigo la distribución
dispar de actividades y responsabilidades familiares, para la mujer trabajadora
existe una sobrecarga de trabajo, especialmente para las que tienen el cuidado
de adultos mayores y las madres con hijos pequeños.
De acuerdo con Garay, Montes de Oca y Redondo (2012) la organización familiar
se ha visto transformada en las sociedades envejecidas, principalmente por el
alargamiento de la vida y el incremento de la proporción de personas mayores.

39

�La disminución del tamaño de los hogares ahora ya no de tipo trigeneracional, 4
sino unigeneracional, es otra de las consecuencias de la industrialización, la
urbanización y el envejecimiento demográfico. En gran medida, en ello influye la
cobertura de los sistemas de protección social para la conformación de las
estructuras de corresidencia de las familias, debido a que en los países en los
que la cobertura es baja adquieren relevancia las redes informales de apoyo y
aumentan las proporciones de hogares en los que conviven grupos familiares de
varias generaciones.
En relación a la estructura de las familias latinoamericanas según Ariza y De
Oliveira (2001) son en su gran mayoría

hogares de tipo nuclear, sin embargo,

las familias extensas y las compuestas han sostenido su peso relativo en estos
últimos años, por otro lado, se indica que existe un ligero aumento de los hogares
de tipo unipersonal, presentándose de manera muy latente en los países de
transición demográfica avanzada, esto a consecuencia de un envejecimiento de la
población, aunado a una mayor presencia de familias dirigidas por mujeres, lo
anterior incide en una mayor diversidad de arreglos familiares.

Violencia en las personas mayores
La violencia se encuentra latente en los diferentes contextos donde el ser humano
está presente y es vivida a través de diversas manifestaciones y formas, en base
a los planteamientos de Mancinas y Macias (2012),

en los años setenta es

cuando aparecen algunos estudios sobre la violencia hacia las personas mayores,
los estudios han girado en torno a las relaciones interpersonales, es decir, en las
familias y los profesionales, sin embargo, siguiendo diversas formas de abordaje,
variando en cuanto a perspectivas teóricas, así como metodologías, técnicas e
instrumentos.

4

El concepto trigeneracional se refiere a tres generaciones viviendo en un mismo hogar: abuelos, hijos y
nietos.

40

�En el ámbito internacional en el año 2002 se celebró la Segunda Asamblea
Mundial sobre el Envejecimiento en Madrid, en ella se abordó el tema del maltrato
de forma específica generándose: el Plan de Acción Internacional cuyo objetivo
fue: “garantizar que en todas partes, la población pueda envejecer con seguridad y
dignidad y que las personas de edad puedan continuar participando en sus
respectivas sociedades como ciudadanos con plenos derechos” (ONU , 2002). De
esta manera, se emitieron dos grandes objetivos relacionados al tema de la
violencia, el primero consiste en la eliminación de todas las formas de abandono,
abuso y violencia contra las personas de edad y el segundo la creación de
servicios de apoyo para atender a los casos de abuso y maltrato contra las
personas de edad.
En el año 2007 en la segunda Conferencia regional intergubernamental sobre
envejecimiento en América Latina y el Caribe, los representantes de los países
reunidos a través de la Declaración de Brasilia proponen crear marcos legales y
mecanismos de supervisión para proteger los derechos humanos y las libertades
fundamentales de

las personas de edad, asimismo convocan a facilitar la

formulación ejecución y cumplimiento de leyes y programas de prevención de
abuso, abandono, negligencia, maltrato y violencia contra las personas de edad.
Recientemente en la tercera Conferencia regional intergubernamental

sobre

envejecimiento en América Latina y el Caribe se emitió la Carta de San José en
2012 en donde los representantes de los países miembros se comprometen a
promover y proteger los derechos humanos y las libertades fundamentales de
todas las personas mayores, trabajar en la erradicación de todas las formas de
discriminación y violencia y crear redes de protección de las personas mayores
para hacer efectivos sus derechos.
Es importante reconocer los esfuerzos que se han hecho a nivel internacional para
visibilizar la violencia hacia las personas mayores, la Organización Mundial de la
Salud (OMS, 2002) en la Declaración de Toronto para la Prevención Global del
Maltrato de las Personas Mayores define el maltrato como “la acción única o
41

�repetida, o la falta de la respuesta apropiada que ocurre dentro de cualquier
relación donde exista una expectativa de confianza y la cual produzca daño o
angustia a una persona anciana”.
Sin embargo, existen hoy en dia bastas divergencias en cuanto a los términos y
conceptos ultizados para definir aquella violencia que es ejercida sobre los adultos
mayores dependiendo del pais, la region o el idioma. Aunque desde la antigüedad,
se tiene conocimiento que en el ambito familiar ha sucedido, es en Gran Bretaña
en 1975 donde el maltrato de las personas mayores se describió por primera vez
en revistas científicas, empleando el término “granny battering”, que podría
traducirse como “abuelita golpeada” o “abuelita apaleada”

(Krug, Dahlberg y

Mercy, 2003).

Para Di Cesare (2012) el abuso o maltrato contra las personas mayores se define
como “cualquier acción, serie de acciones o falta de acción apropiada que les
produce daño físico o psicológico”. Mancinas y Macias (2012) señalan que una
definición amplia de abuso y negligencia hacia las personas mayores, considera
que los malos tratos se producen cuando se actúa en contra de las normas
sociales establecidas para este colectivo; o bien, cuando dichas pautas se omiten,
sin importar la intencionalidad o no de hacerlo.
Como bien se puede observar no existe un consenso o una definición
ampliamente aceptada por la comunidad mundial, en relación a la

tipología

sucede lo mismo, no existe una clasificación que haya sido totalmente aceptada,
han sido muchos los intentos por establecer conceptos que aborden de manera
integral esta problemática, sin embargo, no se ha llegado a un acuerdo
generalizado, la International Network for the Prevention of Elder Abuse indica
que el maltrato se presenta como:
-Maltrato físico: intención de causar dolor o lesiones, la coerción física o restricción
de la libertad.

42

�- Maltrato psicológico o emocional: infligir sufrimiento psicológico.
- Abuso financiero o material: explotación ilegal a una persona mayor o hacer uso
de sus fondos o recursos de manera indebida.
- Abuso sexual: contacto sexual no consentido de cualquier tipo con una persona
mayor.
- Negligencia: negación o rechazo intencional a cumplir la obligación de atender a
una persona mayor, o no cumplirla. (WHO/INPEA, 2002).

ESTUDIOS REALIZADOS
En España Bazo (2001) realizó un estudio sobre negligencia y malos tratos a las
personas mayores que reciben servicios de ayuda a domicilio, se entrevistó a un
total de 2,351 auxiliares domiciliarias que atienden personas adultas mayores en
cinco municipios del País Vasco, Andalucía y Canarias, se detectaron 4.7% de los
casos que manifestaron la presencia de negligencia y malos tratos, de los cuales
el 81% de los casos las víctimas son mujeres, mientras que el 19% son hombres,
el 55% de los casos son los hijos biológicos o políticos quienes perpetran el
maltrato; la negligencia en el cuidado físico representó el número de casos más
elevados representando un 53.8% de este porcentaje el 43.2% se presentó en
mujeres mientras que en hombres el 10.7%; seguido del cuidado psicoafectivo con
un 28.8% de los casos en el que el 21.1% se presentó en mujeres y el 7.1 en
hombres; el maltrato psicológico se presentó en un 10.7% de los casos, de esos el
9.7 en mujeres y el 1% en hombres; el maltrato material en un 2.8% sólo en
mujeres y el 3.8% de maltrato físico de igual forma solo en mujeres.
Posteriormente Iborra (2008)

llevó a cabo un estudio

a escala nacional en

España con objeto de conocer la situación actual del maltrato contra personas
mayores en la familia. La muestra en adultos mayores fue de 2,401 encuestas
como resultado se obtuvo que el 0.8% de las personas mayores entrevistadas ha
sido víctima de maltrato por parte de algún familiar,

cabe señalar que

porcentaje aumenta hasta el 1.5% entre los ancianos dependientes.
43

el

�En México al igual que en otros países ha surgido recientemente el interés por
abordar temas relacionados con la vejez y la violencia algunas de las que se han
realizado hasta el momento a nivel nacional (INEGI, 2011)

son la Encuesta

Nacional de la Dinámica de las Relaciones (ENDIREH) en los Hogares la cual
reportó que de las mujeres de 60 y más años, el 44.6% declaró haber sufrido
algún tipo de violencia por parte de su pareja o expareja, del tipo de violencia
ejercida por su pareja con más alto porcentaje es la emocional con un 91%.
Giraldo (2006) en la Encuesta sobre Maltrato a Personas Adultas Mayores en el
Distrito Federal (EMPAM-DF) obtuvo como resultado

que un 16.2% adultos

mayores sufrieron algún tipo de maltrato; de este porcentaje el 12.7% fueron
víctimas de maltrato psicológico; el 3.9% maltrato económico; el 3.7% maltrato
físico; el 3.5% negligencia y abandono; el 1% abuso sexual. Los datos arrojados
mostraron que tanto hombres como mujeres sufren maltrato, sin embargo, se
encuentran diferencias significativas en cuanto al tipo de maltrato presentado, por
ejemplo en el caso de las mujeres refieren presentar en mayor medida maltrato
psicológico (15.1%) que los hombres (9.1%).
En el estado de Nuevo León, Mancinas (2007) realizó una investigación sobre
factores de riesgo asociados a la violencia familiar contra las personas mayores en
la ciudad de Monterrey, dicha investigación arrojó los siguientes datos: de 952
casos entrevistados 43.1% adultos mayores reportaron haber experimentado
algún tipo de maltrato por parte de sus hijos, el 76.6% manifestó haber vivido
negligencia; maltrato emocional con 35.5% de casos reportados; el maltrato
económico se presentó en 8.1% de la población y el físico en 2.9 %. La autora
indica que las deficiencias para realizar actividades de la vida diaria se perfiló
como el factor de mayor relación con el maltrato y la negligencia. Asimismo, se
observó que más personas mayores que presentan deficiencias para realizar
actividades de la vida diaria han vivido incidentes de maltrato, en comparación con
aquellas que no tienen problemas con su funcionalidad.

44

�En el país son pocos los estudios que se han realizado sobre el estudio de la
violencia en las personas mayores, no obstante, hay que reconocer los esfuerzos
que se realizan por darle visibilidad, por lo anterior, es importante contribuir a
generar información respecto del contexto mexicano, en el sentido de que no es la
misma realidad que existe para todos los países, además de que los estudios
reflejan una fuerte conexión entre dependencia y violencia, sin embargo es posible
profundizar más al respecto, además de analizar estas diferencias que surgen a
partir de la construcción social de género, por lo anterior se plantan los siguientes
objetivos e hipótesis:
OBJETIVO GENERAL
Analizar la violencia presentada por las personas mayores en estado de
dependencia, tomando en cuenta aspectos familiares, sociales y culturales, en la
zona metropolitana de Nuevo León y algunos municipios de zonas rurales.
OBJETIVOS ESPECÍFICOS
a) Examinar la presencia de violencia en el adulto mayor a partir del tipo de
dependencia.
b) Estudiar si el género tiene relación con el tipo de violencia manifestada
por el adulto mayor.
c) Indagar si existen diferencias en el tipo de violencia a partir del tipo
arreglo familiar del adulto mayor.
HIPÓTESIS
1) A mayor necesidad de requerir ayuda para realizar actividades básicas
de la vida diaria aumenta la presencia de violencia en el adulto mayor.
2) A mayor necesidad de requerir ayuda para realizar actividades
instrumentales de la vida diaria aumenta la presencia de violencia por parte
del adulto mayor.
45

�3) La construcción cultural de género influye en los tipos de violencia
presentada por el adulto mayor.
4) El tipo de arreglo familiar en el que se encuentra el adulto mayor influye
en el tipo de violencia presentada.

PERSPECTIVA TEÓRICA
La violencia hacia el adulto mayor no sólo se presenta en el ámbito familiar, sino
además en la vida social, en las instituciones, en el lenguaje e inclusive desde las
políticas públicas y el Estado; por lo anterior, Mancinas (2012) señala que ha
surgido un paradigma de análisis a partir del capitalismo cultural en donde se
identifica que coexisten agentes identificables y otros que no lo son en el ejercicio
de la violencia. De la misma forma, cuando la violencia es ejercida por un sujeto
identificable es impulsada por un sistema económico y político, es decir, aquella
persona que ejerce la violencia está inmersa dentro de sistemas que influyen para
que se presente la misma. En este sentido, se debe analizar y comprender la
violencia mediante la noción de triunvirato entre la violencia sistémica, violencia
simbólica y violencia subjetiva (Mancinas, 2012: 14).
La violencia sistémica en palabras de Zizek (2009), es la violencia inherente al
sistema (económico y político) que trata “no sólo de violencia física directa sino de
las formas más sutiles de coerción que imponen relaciones de dominación y
explotación, incluyendo la amenaza de la violencia” (Zizek, 2009:20). Para
Mancinas (2012) esta violencia se observa en el restringido acceso a servicios de
salud, la deficiente atención de la salud, las jubilaciones y pensiones precarias, la
nula

incorporación de los requerimientos

de la población envejecida en los

proyectos de desarrollo urbano y de transporte público.
En cuanto a la violencia simbólica, es la que es ejercida a través del lenguaje y
sus formas (Zizek, 2009) relacionado con un cierto universo de sentido impuesto
por medio del lenguaje. La designación y utilización de los términos “viejo”,

46

�“anciano”, con una connotación negativa es un claro ejemplo de la violencia
simbólica.
La violencia de tipo subjetiva se experimenta como tal, se manifiesta como una
perturbación del estado normal y pacífico de las cosas por lo tanto es la más
evidente en este sentido se puede reconocer que la violencia familiar encuadra
con esta violencia ya que en ella son identificados perfectamente los sujetos que
ejercen la violencia (Zizek, 2009).
Coincidiendo con lo anterior de acuerdo con Corsi (1994) la violencia implica el
uso de la fuerza para producir daño, entre sus manifestaciones se encuentra el
ejercicio del poder mediante el empleo de la fuerza, de acuerdo a este autor, es en
la familia donde se presenta como un entorno propicio para desarrollar
interacciones violentas.
En base a lo anterior se plantea realizar el análisis desde una visión amplia, que
implique abordar tanto la violencia que se presenta hacia las personas mayores en
estado de dependencia en el ámbito familiar, como aquellas violencias que se
ejercen a través de las relaciones sociales y desde las políticas públicas.
DISEÑO METODOLÓGICO
La presente investigación forma parte de un proyecto más amplio que aborda el
proceso de envejecimiento mostrado por el adulto mayor a partir del desarrollo de
dependencia y la influencia en ello de diversos factores sociales, dicho proyecto
es coordinado por Blanca Mirthala Tamez Valdez y auspiciado por medio de
recursos del Programa para el Mejoramiento del Profesorado (PROMEP).

El presente estudio tiene por objeto analizar la presencia de violencia social y
familiar en el adulto mayor de acuerdo a tipos y niveles de dependencia, tomando
en cuenta aspectos sociales, culturales y familiares, la aplicación se realizará en
algunos municipios del Estado de Nuevo León tanto en zonas urbanas como
rurales.

47

�La metodología es corte cuantitativo, con un diseño metodológico no experimental,
se realizará ex post facto, es decir, la variable independiente ya ha ocurrido
cuando el investigador hace el levantamiento.

En relación al tiempo de ejecución es de tipo trasversal, el levantamiento de los
datos es en un mismo periodo de tiempo. Asimismo, es de tipo correlacional. La
información será recolectada a partir de una cedula de entrevista, de la cual se
tomarán en cuenta para este estudio solo algunas de las dimensiones, debido a
que forma parte de un proyecto mayor.
MUESTRA
Con base en los objetivos del presente estudio se diseñó una muestra por cuotas,
en tanto se requiere igualar los grupos de adultos mayores en función del sexo y
edad, pero cuidando además, contar con un suficiente grado de heterogeneidad
entre los participantes respecto al nivel educativo que presentan, así como al
estrato socioeconómico al que pertenecen. El tamaño de la muestra fue estimado
a partir del total de adultos mayores en el estado de Nuevo León, de acuerdo con
los datos arrojados por el Censo de Población y Vivienda en el 2010.

De esta manera y partiendo de un universo de 408, 294 adultos mayores en el
estado de Nuevo León en el 2010, el tamaño de la muestra obtenido corresponde
a 384, la cual fue incrementada en un 20%, obteniéndose un total de 461 como el
número de adultos mayores a entrevistar. Dicho número corresponde al total de
participantes, aunque como fue señalado, se buscará equilibrar en cantidad los
grupos de hombres y mujeres, dividiendo los grupos por edad.

48

�CONCLUSIONES
La violencia en las personas mayores es un problema complejo de múltiples
dimensiones por lo que

es preciso

visibilizarlo y continuar realizando

investigaciones al respecto. Las grandes transformaciones que en la actualidad
acontecen a nivel mundial en relación

con el envejecimiento inciden en la

presencia de nuevas realidades para este sector de la población, que por un lado
presenta una mayor expectativa de vida, pero por otro lado, también enfrenta
nuevos problemas entre ellos la presencia de una mayor dependencia.

Existen asimismo estereotipos respecto a la vejez en donde las personas mayores
son percibidas como seres devaluados y faltos de autonomía situaciones que
hacen propicia la aparición de violencia no únicamente en el ámbito familiar sino
en la vida social, Institucional y desde el propio Estado.

Es importante incorporar la categoría de género en los estudios que tratan sobre la
violencia en las personas mayores debido a que permitirá explicar de manera más
profunda las características de los hechos y la forma en que se presenta el
fenómeno de la violencia.

Al profundizar en el fenómeno social de la violencia enfrenta por las personas
adultas mayores con dependencia de algún tipo, se podrá avanzar en el
conocimiento de la complejidad de su dinámica y mecanismos sociales. Así como
en los retos y necesidades particulares presentadas por las personas mayores que
experimentan esta situación, permitiendo esto diseñar políticas públicas que
contribuyan al bienestar de este grupo etario y sus familias

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52

�LA SOCIALIZACIÓN FAMILIAR DEL GÉNERO EN JÓVENES
UNIVERSITARIOS/AS
Alicia Hernández Montaño5
José González Tovar6
Ilse Stefany Aguilar Salgado 7

RESUMEN

La familia es una de las instituciones más importantes que participa activamente
en los procesos de socialización del género (Goodnow, 1998, Díaz-Guerrero,
1982, Rocha y Díaz Loving, 2012). Este deber ser y hacer de hombres y mujeres
ha tenido una serie de transformaciones en nuestro país en las últimas décadas,
introduciendo nuevas ideas y prácticas alrededor de los géneros, como la
inserción de las mujeres al ámbito laboral, el involucramiento de hombres en el
cuidado y crianza de los hijos y de las labores domésticas (Guevara, 2010). Frente
a esto la pregunta que guía al presente

estudio es conocer ¿cuáles son las

construcciones de género que están teniendo las juventudes universitarias desde
el ámbito familiar? Para esto participaron cuatro hombres y cuatro mujeres
estudiantes de la Universidad Autónoma de Coahuila. Los datos que emergieron
del análisis de las entrevistas nos permitieron construir una categoría central:
Socialización del género en la familia, que se refiere a las prácticas y discursos
que los padres/madres utilizan para la construcción del deber ser y hacer de sus
hijos/as. Identificando enseñanzas explícitas para el desempeño en los espacios
privados y públicos desde la tradicionalidad del género, pero también mensajes
implícitos que flexibilizan el modelo de feminidad y masculinidad que contrasta con
la naturalización del género. Lo que nos lleva a concluir que los/as jóvenes
5

Universidad Autónoma de Coahuila aliciahernandezmont@uadec.edu.mx
Universidad Autónoma de Coahuila josegonzaleztovar@uadec.edu.mx
7
Universidad Autónoma de Coahuila atefany_agsa@hotmail.com
6

53

�entrevistados/as se encuentran en un proceso transitorio frente a los viejos y
nuevos discursos sobre el deber ser y hacer de hombres y mujeres, que los lleva a
conflictos intra e inter género frente a la conciliación de estos dobles mensajes.

Palabras claves: socialización, género, familia, jóvenes

Puntos de partida
1. Las identidades de género
Partimos de una visión de género porque es una perspectiva científica,
analítica y política sobre las mujeres y los hombres, que nos permitirá explicar las
diferencias que culturalmente se asigna a lo masculino y lo femenino. Desde esta
perspectiva es posible analizar las prácticas de socialización

familiar y su

repercusión en la formación identitaria de los y las jóvenes entrevistados/as.
Por género

entendemos una construcción social y cultural (simbólica) de la

diferencia biológica. Lo social apunta a las relaciones sociales de género, a la
división del trabajo o actividades que hacen hombres y mujeres, es decir, a las
prácticas. Lo cultural o simbólico refiere a las representaciones de lo
femenino/masculino, las ideologías de género, los estereotipos de género, las
definiciones ideales de lo que es ser hombre y ser mujer, a las valoraciones de lo
femenino y lo masculino, a las identidades de género; en definitiva a las
interpretaciones culturales de las prácticas, de lo que se hace (Lamas, 1999 y
2002).

A continuación exponemos dos de los elementos que conforman la

identidad genérica: los roles y los estereotipos.

Los roles de género

Podemos decir que los roles de género son la expresión pública de la identidad.
Estos

involucran el conjunto de expectativas sociales y comportamientos
54

�asociados a un escenario o persona particular dada sus condiciones de género: el
deber hacer de hombres y mujeres.
En este sentido las madres y los padres cobran especial importancia al ser
uno de los contactos cotidianos más cercanos que tienen los infantes, y que a
través de sus estilos educativos diferenciados van interiorizando las expectativas
sobre los comportamientos.

Es así que el papel social de las mujeres se percibe próximo a la
naturaleza, por su relación a la reproducción y a las funciones que la involucran.
Su rol es doméstico, por lo tanto, su principal función gira entorno a las relaciones
familiares: el cuidado y crianza de los hijos, de la pareja, las redes de parentesco y
las redes comunitarias, aspecto que Gilligan (1982) llama la ética del cuidado. La
participación de los hombres se encuentra fuera de la esfera doméstica, sus roles
surgen del trabajo y de la organización de la producción en los ámbitos públicos. A
diferencia de la identidad femenina, los hombres fundamentan su identidad en la
ética del logro (Gilligan, 1982) bajo el desarrollo de roles que incluye la
proveeduría, la toma de decisiones, el control dentro del hogar y la familia, y el
establecimiento de las reglas (Díaz Guerreo, 2012; Lamas, 1999).

Estereotipos de género

La cultura está llena de premisas, mitos, creencias y prejuicios que condicionan la
percepción diferencial que tenemos de hombres y mujeres. Desarrollar una
identidad implica entonces internalizar el conjunto de normas y reglas que
culturalmente se establece sobre el papel que tiene cada uno.
De acuerdo con Del Valle (2002) la representación cultural de género se expresa y
manifiesta a través de estereotipos. Para Hegelson (2002) los estereotipos de
género reflejan

las creencias populares sobre las actividades, los roles, los

rasgos, las características o atributos que caracterizan y distinguen a los hombres
de las mujeres y además son creencias socialmente compartidas.
55

�Estudios en población mexicana destacan la permanencia de una visión
estereotipada sobre los roles que deben desempeñar hombres y mujeres de
manera diferencial en el entorno familiar y el hogar, así como en el contexto
social. Se sigue considerando al hombre como un ser superior e inteligente,
mientras que la mujer se asocia primordialmente con el contexto de los afectos,
por lo que se asume es más cariñosa y emocional (Inmujeres, 2007; Rocha y
Díaz-Loving, 2012).

La socialización del género: base de la diferenciación

Deseamos destacar la influencia de la familia como un agente básico dentro del
proceso de socialización del género. Sin dejar de divisar que la socialización de la
feminidad y masculinidad es un fenómeno mucho más complejo, que involucra
factores biológicos, sociales, culturales y psicológicos (Rocha, 2012). Esto es, la
definición que una persona hace de sí misma no solo deriva de su interacción
diaria –familia o grupo de pares-, de cómo se observa y cómo actúa, sino de
todos los aspectos que cultural y socialmente internaliza en torno a su yo –valores,
normas, códigos culturales, símbolos (Lamas, 1999, 2002, Scott, 2003). Proceso
que no ocurre sólo durante la infancia y la adolescencia sino a lo largo del ciclo de
la vida, donde las múltiples experiencia impactan la reconfiguración de las
identidades de los individuos (Sáez, 1990).

Hemos insistido en que la socialización es un proceso a partir del cual se
guía a los hombres y las mujeres en la adquisición de habilidades necesarias,
características, conductas, valores y los motivos que la cultura considera
adecuados para poder insertarse en la vida social (Bugental y Goodnow, 1998).
Encontramos estudios que destacan la importancia de la socialización familiar
(Bustos, 1994; Chodorow, 1978; Gilligan, 1982), en la medida que constituye la
base sobre la cual se fomenta la percepción diferencial de los sexos, que se
traduce en el trato diferencial recibido por cada género y que a través de los años
se transforma en la desigualdad social en la que viven hombres y mujeres.
56

�Las madres suelen estimular mayormente el dialogo, la comunicación y la
orientación con sus hijas, en cambio los padres tienden a un mayor número de
imposiciones de control, como amonestar verbalmente e imponer castigos a los
hijos (Bustos, 1994; Flores, Cortes, Campos y García, 2011; Hernández, González
y Moreno, 2012). En la familia

tiende a presentarse un mayor número de

interacciones con las hijas que con los hijos, aunado que las mamás y los papás
tienen un mayor acercamiento hacia las hijas que hacia los hijos (Noller, 1978;
Rocha y Díaz-Loving, 2012).

En las niñas se desarrolla la sensibilidad, la generosidad y la comprensión,
capacidades y actitudes para mantener los vínculos sociales (Burin, 2003, 2010;
Dio Bleichmar, 2000). Como dice Lagarde (1997) la identidad femenina se
caracteriza por ser para y de los otros, condición que las lleva a establecer un tipo
de relaciones íntimas que van a convertirse en la principal fuente para construir
sus identidades: relación entre dominados y dominadores que Miller (en Esteban y
Tavora, 2008) define como afiliación servil.

En cambio, los varones son preparados para la esfera pública. Las madres
les inculcan virtudes de sociabilidad orientadas a la construcción de lazos tanto en
lo público como en lo privado –respeto, cautela, bondad y honradez (Bengoa,
1996). Afirma de Keijzer (1997) que desde edades tempranas se fomenta su
autonomía y la competencia; tolerando e incluso fomentando, la agresividad, la
incorporación de conductas violentas y temerarias en aspectos tan diversos como
la relación con vehículos, las adicciones, las relaciones familiares y la sexualidad.
Así mismo, el autor propone el concepto de varón como factor de riesgo para
entender las consecuencias de la socialización masculina. En este sentido es
pertinente citar a Kaufman (1997) y su tríada de la violencia, donde el varón
puede ser factor de riesgo por lo menos en tres sentidos: a) hacia la mujer a través
de los diversos tipos de violencia y abuso, la fecundidad impuesta y la paternidad
ausente; b) entre hombres por medio de accidentes, homicidios, lesiones, etc.; c) y
57

�para el hombre mismo, mediante el suicidio, el alcoholismo y otras adicciones; así
como las enfermedades psicosomáticas.

La identidad masculina además de caracterizarse por la incorporación de
los elementos ya citados, mismos que aparecen como ventajosos dentro de las
relaciones de poder entre géneros y son socialmente más valorados –o más
tolerados en el caso de los factores de riesgo. También se caracteriza, y diferencia
de la identidad de las mujeres, por ser para sí, su existencia es el centro de su
vida (Lagarde, 1996). El principal mandato cultural del varón es ser importante, él
pertenece al exterior, al espacio público donde toma decisiones, negocia y se
debate frente a otros hombres (Marques, 1997)

Cambios sociales y culturales: el impacto en las identidades de los géneros

En México, a partir de la segunda mitad del siglo XX se han venido dando
varios procesos socioeconómicos y políticos con repercusiones culturales que han
modificado las relaciones de los géneros. Particularmente, me interesa hacer
mención del cambio en la estructura de la familia.

El acceso a métodos de anticoncepción trajo cambios en los patrones de
sexualidad del hombre y la mujer y en la independencia de estas últimas. Poder
regular su fecundidad permitió a las mujeres separar la sexualidad y la
reproducción,

permitiendo

combinar

de

manera

más

eficaz sus

tareas

reproductivas con los estudios, el trabajo remunerado y la participación política
(Fuller, 1997).

Rocha y Díaz-Loving (2012) observan que en el ámbito de la pareja se
dan algunos cambios respecto a sus roles, por ejemplo, a mayor escolaridad,
hombres y mujeres, desarrollan menos roles tradicionales, quizá, dicen, porque el
crecimiento intelectual favorece la opción de tener una visión diferente y, por tanto,
flexible. Sugieren que, en el caso específico de las mujeres, la escolaridad oferta
58

�también autonomía y poder para llevar a cabo un rol más afirmativo e instrumental
en su relación de pareja, en tanto en los hombres disminuye el ejercicio de control
y dominio hacia la pareja. En la dimensión del hogar y la familia, sigue resultando
un espacio crucial para la división de los roles de acuerdo a la cultura
patriarcalista. Las mujeres siguen ejecutando en mayor medida el rol maternal y el
rol doméstico, lo que puede cambiar en la medida en la cual poseen una mayor
preparación educativa, datos coincidentes con las experiencias reportadas por
otros autores en población mexicana (García y Oliveira, 1994). En la dimensión de
rol educativo, ambos géneros desempeñan un papel activo en la procuración de la
educación de los hijos.

La estructuración de la familia al transformarse o reorganizarse ha creado
nuevos estereotipos sobre la feminidad y la masculinidad, y una gran diversidad
en el ejercicio de los roles, en los proyectos y modos de vinculación en la vida
diaria. Entre los que queremos destacar la reconfiguración de la autoridad de las
madres, al adoptar un papel más negociador al interior de la familia, mostrando así
un modelo de feminidad y masculinidad más flexible, contrastante con la
naturalización del género y la división sexual del trabajo (Schmuckler, 1989).

Aún con esto, Beck y Beck-Gernseheim (2001) refieren que actualmente
en las parejas existen grandes desigualdades; como la carga de trabajo dentro
del ambiente doméstico y el desequilibrio en el compromiso dentro de las
relaciones hombre-mujer, en las que las mujeres continúan siendo las que se
responsabilizan, en mayor medida, del mantenimiento de los vínculos. Estos datos
son coincidentes con el patrón nacional respecto a la participación de los varones
en el cuidado de los hijos/as, la cual oscila entre nula y baja sin ser permanente ni
sistemática (Casique, 2004).

Por lo tanto, el presente estudio pretende abonar

información para

conocer cuál es el patrón de las familias Coahuilenses respecto a la socialización
del género en sus hijos e hijas, y con esto generará más adelante propuestas de
59

�intervención con el propósito de reducir la brecha de desigualdad de género entre
hombres y mujeres.

METODOLOGÍA

Tipo de estudio
Esta investigación consistió en un estudio cualitativo descriptivocomprensivo, basado en algunos de los principios de la Metodología de
Comparación Constante (MCC) o Teoría Fundamentada (Grounded Theory)
(Glaser &amp; Strauss, 1999), la cual se aplica para generar categorías conceptuales,
propiedades y criterios extraídos del discurso de los jóvenes universitarios.

Selección de participantes
Para esta investigación se trabajó con cuatro hombres y cuatro mujeres
que cursaban sus estudios superiores en la Universidad Autónoma de Coahuila,
con edades comprendidas entre los 21 años a los 25 años. Pertenecientes a las
carreras de Psicología, Trabajo Social, Ciencias Químicas, Ciencias de la
Educación, Ingeniería y Diseño Gráfico.

La selección de los/as sujetos se hizo a través de un muestreo teórico.
Este se llevó con el fin de contar con una diversidad de experiencias, que no así la
representatividad del universo, la cual sirve para desarrollar la variedad posible de
procesos biográficos en el campo particular de la investigación (Appel, 2005).
Adicionalmente, se elaboró un consentimiento informado que fue presentado de
manera escrita, donde se explicaban los objetivos de la investigación, riesgos y
beneficios posibles, la duración y participación voluntaria y el manejo de la
confidencialidad de la identidad de los/as entrevistados/as.

Instrumento
Para la recolección de datos se utilizó una Entrevista a Profundidad (Vela,
2001), usando como preguntas generadoras: 1. ¿Qué cosas recuerdas de tu
60

�infancia que se más relevante en la vida de tu madre y tu padre? 2. ¿Cuáles son
las principales enseñanzas de tu padre y tu madre que te han llevado a formarte
como hombre/mujer? 3. ¿Qué te decían? 4. ¿Qué hacían explícitamente?
La información fue obtenida mediante la entrevista, siendo grabada y
posteriormente transcrita de manera fidedigna.

Procedimiento
Como método de interpretación de los datos derivados de las entrevistas se utilizó
la Metodología de Comparación Constante (MCC) o Teoría Fundamentada
(Grounded Theory). Para ello se siguieron los siguientes pasos:

I.

Codificación abierta de la información: Este es el primer procedimiento con
el que inicie el análisis de mis datos y consistió en a) transcribí
textualmente cada entrevista lo antes posible en formato Word a un
espacio, b) leí cuidadosamente el texto, c) realice una segunda lectura,
llevando a cabo un microanálisis del texto línea por línea, es decir,
descompuse sistemáticamente los datos en partes más pequeñas
examinadas minuciosamente, las cuales iba comparando constantemente
entre sí.

II.

Codificación axial de la información: en esta etapa se reagruparon los datos
fragmentados

anteriormente,

formando

categorías,

identificando

propiedades y dimensiones. En este punto realice una selección de los
temas en el estudio, permitiendo así, efectuar una reducción de los datos.

III.

Generación de una matriz condicionada: Esta se refiere a un mecanismo
analítico que en mi caso permitió establecer las relaciones entre las
condiciones/consecuencias micro o macro, tanto entre ellas como para el
proceso. Para esto utilice una representación visual de las condiciones
básicas y relevantes, que emergieron en la investigación. Este paso final
61

�me permitió tener una visión de conjunto a partir de lo cual pude explicar el
fenómeno investigado.

Aportes y Discusión
De acuerdo a nuestro planteamiento de investigación que versa sobre la
socialización del género en las familias y su incidencia en la construcción
identitaria de género en jóvenes universitarios, encontramos que los padres y
madres de los/as estudiantes entrevistados/as los han guiado en la adquisición de
habilidades necesarias, características, conductas y valores que aseguran su
inserción en el contexto social. Dicho de otra forma, estos padres y madres han
enseñado a sus hijos e hijas a ser hombres y mujeres a través de una serie de
mensajes implícitos -aquellas conductas y actitudes que observan en sus
progenitores- y explícitos –aquellas enseñanzas que se dan a través de la
instrucción o petición directa sobre sus conductas y actitudes. Estas enseñanzas
se encaminan a reforzar las áreas de especialización de acuerdo al orden de
género tradicional: público/privado. Pero también, se observa que comienzan a
gestarse una serie de discursos y prácticas en la crianza de éstos que contrastan
con la naturalización del género.

A continuación, profundizaremos en los procesos ya mencionados, para
esto dividiremos nuestro análisis en dos apartados, uno tiene que ver con la
socialización del género a través de los mensajes de las madres y los padres en
las mujeres entrevistadas y el otro con la socialización del género a través de los
mensajes de las madres y los padres en los varones entrevistados.

A. La socialización de las mujeres
a. Los mensajes de la madre

De una u otra manera las madres de las entrevistadas favorecen visiones
que van de lo estereotipado hacia una mayor flexibilidad en cuanto a los roles y
posibilidades para las mujeres. Así, las jóvenes relatan que fueron educadas
62

�explícitamente para aprender las tareas de la casa, mismas que observaron en el
desempeño de sus madres desde su infancia. Pero también para incorporarse a
los espacios públicos, principalmente a la escuela, desarrollando habilidades y
características que se alejan del estereotipo tradicional femenino, como: la
inteligencia, la capacidad y la competitividad.

Primeramente, queremos observar que la incorporación de los/as hijos/as
al apoyo de las tareas del hogar está a cargo de las madres. Para las hijas no es
una opción, es parte de sus deberes, una preparación para su futura vida de
casadas. En el caso de Lorena y Liz recuerdan que desde pequeñas ayudaban a
sus madres a cocinar, lavar trastes, limpiar la casa, y ya entrando a la
adolescencia se hacían cargo de lavar y planchar su ropa, consideran que son
tareas que una mujer debe saber hacer, aunque piensan que un hombre también
debería apoyar en éstas.

Para Raquel el mensaje fue más directo, incluso su padre vigilaba que
estas funciones domésticas se cumplieran, las cuales incluían la atención –
preparar y servir los alimentos- del novio.

Es

decir,

aunque

a

las

mujeres

se

les

motiva

a

superarse

académicamente sigue teniendo peso en su socialización el servicio a los otros
(Lagarde, 1996), como se dijo se le instruye en todas aquellas tareas que la
preparan para en un futuro ser la responsable de las funciones de la vida familiar.

Cuando las madres retan los

canones establecido de su feminidad y

rompen con los roles convencionales –mensajes implícitos-, son admiradas por la
“valentía” de sus decisiones. Estas acciones son interpretadas por las jóvenes en
términos de un proceso de autonomía psicológica, donde su bienestar emocional y
su independencia, se convierten en elementos importantes para la vida de las
mujeres. Este discurso de las madres – de acuerdo con Lamas (1996) - permite
que sean consideradas como sujetos de derechos y de deseos, por lo tanto, se
63

�constituye en un discurso de derechos. Más cuando la misma joven constata que
al salir del hogar la madre comienza a disfrutar de su independencia en el aspecto
económico y de sus nuevas posibilidades de elegir otras actividades, incluso otro
compañero sentimental.

Figura 1. Esquema de la socialización del género por parte de las madres en
las jóvenes entrevistadas
Socialización del género de las
jóvenes

Los mensajes de la
madre
Implícitos
Explícitos las
instruyen

Observan en
sus madres
Roles
tradicionales
Apego a
mandatos
Proyect
os
Matrimoni
o

Roles en
transición

Autonom
ía

Prepara
n para
Roles Domésticos

Motiva
n para
Ámbito escolar

Servicio
Nuevos
estereotipos
Autosuficienci
a
Fortaleza

Estereotipos
tradicionales

Espacio público

Autorida
d

Hijos
Casa

Espacio privado

Competitivida
d

Sacrificio
Entrega
Servicio

64

Atención

Responsabilidad

�Como vemos en la figura 1, no solo a través de los discursos, sino de las
prácticas que no necesariamente están contenidas en los discursos, las madres
contribuyen a la creación de nuevos significados de la feminidad, mismos que para
las jóvenes se vuelven nuevos referentes para la construcción de su propia
identidad. Entre las madres de las entrevistadas podemos identificar desde los
roles más tradicionales, como: la organización de la casa, la realización de las
tareas domésticas, el apoyo en tareas escolares, la educación de los hijos, etc.;
además de estereotipos tradicionales que giran alrededor de la imagen de madres
abnegadas, sacrificadas, amorosas, sumisas y dedicadas al servicio de los otros,
hasta estereotipos y roles que cuestionan la naturalización del género, y que
generan un discurso y prácticas diferentes a su alrededor, como el uso de
estrategias para negociar su autoridad frente a la familia, su incorporación al
espacio público, la búsqueda de su bienestar personal por encima de las normas,
reglas y creencias establecidas del deber ser mujer/madre, proyectando
características de autosuficiencia, valentía, fuerza y responsabilidad.

b. Los mensajes del padre
Respecto a la experiencia con sus figuras paternas las jóvenes reconocen
en éstos a la figura de autoridad, de acuerdo con Kimmel (1992) al padre le basta
el valor de su palabra –generalmente- se aplica a distancia y la madre ejerce el
poder de la presencia, esta autoridad simbólica podemos encontrarla en frases
como: “cuando llegue tú papá va hablar contigo” (Raquel), “acuérdate que a tu
papá no le gusta que llegues tarde” (Lorena) o “pídele permiso a tu papá” (Liz). La
madre es la encarga de legitimar la autoridad del padre y vigilar que las hijas
cumplan con este respeto. Inclusive esto se observa aun en el caso de hogares
encabezados por mujeres donde la figura paterna es solamente un referente.
A diferencia de las experiencias de los varones, las relaciones de las hijas
con los padres están más cargadas de cercanía afectiva. Son padres que han
estado presentes en las etapas más importantes de sus vidas: graduaciones,
enfermedad,

XV años, divorcios, etc.

Estos hombres

no tienen las mismas

muestras de atención y cariño para sus hijas que para sus hijos. Para las mujeres
65

�las muestras son más abiertas, incluyen contacto físico y expresiones verbales, en
cambio para los hermanos se manifiesta más por el interés verbal de sus cosas
personales o la escuela.
Estas conductas afectuosas de los padres también son estimuladas por
las propias hijas, quienes tienden a buscarlos y acercarse más que los hermanos,
es parte de sus enseñanzas tempranas, que después se traducen en los vínculos
que establecen con sus pares, parejas e hijos/as. Este trato diferencial que reciben
las hijas en comparación con los hermanos, coincide con los estudios de
Hernández y González (2012), Noller (1978) y Rocha y Díaz Loving (2012)
quienes destacan algunas estrategias educativas en el proceso de socialización
del género que se observan también en el presente análisis, como el mayor
número de interacciones y proximidad física hacia las hijas.
Pero a su vez, los padres suelen ser más dominantes y proporcionan
mayor nivel de instrucción. Estos son los encargados de enseñar a sus hijas un
conjunto de nociones para su desempeño en la esfera pública, como expertos les
aconsejan que hacer

en la calle, cómo y de quién cuidarse. Les inculcan la

necesidad de cultivar su inteligencia para abrirse paso en el ambiente académico,
refuerzan cualidades como la “responsabilidad” y la “perseverancia”, motivándolas
para participar en eventos deportivos. Estas características instrumentales suelen
vincularse con el desarrollo de mayor competitividad que se enlaza con la idea de
hacer siempre lo correcto y exitoso.
Las jóvenes entrevistadas observan que poco a poco estos padres se han
ido incorporando en la esfera doméstica, apoyando en las labores de la casa,
haciéndose cargo de las tareas menos penosas y no de manera sistemática.
Frente al cuidado cotidiano de los hijos/as su participación no varía mucho
respecto al patrón nacional que oscila entre nula y baja sin ser permanente ni
sistemática (Casique, 2004). Como dice Saucedo, Ortega y Yoseff (1995) se trató
de un cambio más de forma que de fondo, pues siguen siendo las mujeres
quienes encabezaban las labores domésticas y el cuidado de los infantes. Ellos
son quienes trabajan y se encargan de la manutención económica de la familia,
los que toman las decisiones en el hogar y en algunos casos, como el de Raquel,
66

�hacen un uso desmedido de la autoridad que los lleva a ejercer violencia física,
psicológica y verbal en contra de las madres e hijas (ver figura 2).

Figura 2. Esquema de la socialización del género por parte de los padres en
las jóvenes entrevistadas

Socialización del género de las
jóvenes

Los mensajes del padre
Implícitos
Explícitos

Observan en sus
padres
Roles tradicionales

Protector

Roles en transición

Espacio privado

Apoyo en la esfera
doméstica

Crianza
Fomentan

Proveedor
Genera

Autoridad
Uso desmedido

Vínculos afectivos

Modelo de
masculinidad
flexible

Espacio público
Impulsa
n
Ámbito
escolar

Actividades
extraescolar
es

Fomentan
Expresión
de
sentimiento
sTernura

Violencia doméstica
Merma la

Atención

Autonomía de las
mujeres (madres e
hijas)

Inculcan
Responsabilidad
Perseverancia
Inteligencia
Competitividad

A. La socialización de los varones
B. Los mensajes de la madre

67

�El acercamiento de los varones al ámbito doméstico, es relatado como
una especie de solidaridad frente al exceso de responsabilidades de las madres,
más que una tarea en su formación como varones.
Aun cuando, comentan que se sensibilizaron frente a la carga de trabajo
de sus madres, ellos no dieron el primer paso, sino que éstas fueron las que los
obligaron a comenzar a involucrarse, si ya no tenían ropa limpia o comida
preparada pues tuvieron que comenzar a hacerlo ellos solos. La negociación es
que si querían tener más permisos para salir debían cumplir con sus obligaciones
impuestas.
Para el caso de Juan Carlos y Aldo desde pequeños sus madres les
inculcaron ciertas responsabilidades en casa, como recoger su cuarto, lavar
trastes, barrer, trapear, etc., lo percibían como una dinámica donde todos los
miembros de la familia se involucraban, siempre bajo el liderazgo de la madre,
quien repartía las tareas. No recuerdan que fuera una tarea “padre”, lo tenían que
hacer porque sus madres se los exigían, y a veces les condicionaban ciertos
derechos como salir, tener internet o TV. A diferencia del caso de Juan Carlos, el
padre de Aldo dejaba a su madre la tarea de educarlos en las responsabilidades
de la casa, simplemente no opinaba.
Los jóvenes reconocen que ante la ausencia de una mujer –madre,
hermana, esposa, amiga, compañera- a ellos no les queda de otra que hacer las
cosas por sí mismos.
En general, para los varones las madres son figuras entrañables que los
acompañan a lo largo de su vida, de ellas reciben cariño y enseñanzas. La madre
pasa revista en el umbral del hogar, antes de que los varones salgan al mundo
público: “se enojaba si nos íbamos con los zapatos sucios a la escuela, nos hacía
que nos regresáramos y los limpiáramos” (Juan Carlos), “me tiraba los pantalones,
a mí me gustaban flojos, pero ella decía que parecía pandillero” (Aldo). Por otra
parte las madres

transmiten valores de responsabilidad, respeto, honradez,

protección y cuidado hacia los semejantes: “mi mamá siempre nos crio muy unidos
entre hermanos, decía que de nadie íbamos a recibir mejor apoyo que de nuestra
propia familia” (Alberto) “me decía que no hiciera lo que a mí no me gustaría que
68

�me hicieran” (Emilio), “me decía que nunca me pusiera a robar, a drogarme, que
no me juntará con pandilleros” (Aldo), estos hallazgos concuerda con Bengoa
(1996), que dice que las madres inculcan virtudes de sociabilidad orientados a la
construcción de lazos tanto en lo público como en lo privado-íntimo (ver figura 3)

Figura 3. Esquema de la socialización del género por parte de las madres en
los jóvenes entrevistados
Socialización del género de los
jóvenes

Los mensajes de la
madre

Implícitos
Observan en sus
madres
Roles tradicionales

Explícitos

Roles en transición

Espacio privado
Ayuda en
casa
Roles Domésticos

Apego a mandatos
Proyectos

Matrimoni
o

Espacio público

Autonomía

Autoridad

Fomentan
Habilidades sociales

Medio para

Hijos

Permisos

Respeto
Honestidad

Uso de TIC

Honradez

Nuevos estereotipos
Casa
Autosuficiencia
Fortaleza
Estereotipos
tradicionales

Hábitos personales
Pulcridad

Competitividad

Sacrificio
Entrega
Servicio

69

Higiene personal

�Podemos observar que los mensajes de la socialización de los varones
incluyen su incorporación a las tareas doméstica, más como una ayuda para
nivelar las cargas de trabajo en la familia, a diferencia de las mujeres que son
inculcadas como necesarias para su vida futura. A ellos se les prepara desde el
interior del hogar, a través del desarrollo de habilidades sociales, para para ser
unos buenos ciudadanos en el espacio público.
A través de las negociaciones de las madres consiguen romper con una
serie de estereotipos, como la falta de capacidad de los varones para involucrarse
en el cuidado y crianza de los hijos y la supuesta especialización de las mujeres
en las tareas del hogar.
Estas madres, son mujeres que por un lado renunciaron a su
individualidad para dedicarse al servicio de los otros –madre de Juan Carlos y
Aldo, pero también madres que construyeron proyectos personales más allá de los
mandatos tradicionales –matrimonio, casa y maternidad- al incorporarse al trabajo
extradoméstico –madre de Alberto y Emilio, proyectando una identidad femenina
con atributos como la autosuficiencia, fortaleza y competitividad.

C. Los mensajes del padre
Las experiencia paternas de estos varones son relatadas desde dos
polos: por un lado hablan de un padre divertido con quien conviven y platican,
alguien a quién admiran por su sentido de responsabilidad –económica-(Juan
Carlos, Emilio y Alberto), y por el otro lado, relatan historias donde esta figura
masculina hace un uso desmedido del poder, principalmente hacia sus madres, lo
que les genera una imagen y sentimientos ambivalentes -Alberto y Aldo.
Por ejemplo, Juan Carlos recuerda desde pequeño a su padre apoyándolo
es sus tareas escolares, llevándolo al parque, jugando futbol, y declara haberse
sentido “querido” por él. La relación con su padre en la actualidad la sigue
percibiendo cercana, con él pueden platicar y contar ante cualquier problema que
se le presente.

70

�Alberto y Aldo relatan desde el otro extremo de la cuerda, sus
experiencias están cargadas de distancia emocional y de violencia, principalmente
hacia la madre.
Por ejemplo, Alberto relata un padre que ejerció violencia económica y
emocional contra su madre, pero al tiempo resalta sus cualidades de proveedor,
como minimizando el hecho de ser un hombre controlador y violento. Hasta cierto
punto pareciera que lo que importa es que no haya desatendido sus
“responsabilidades masculinas”.
Por su parte, Aldo describe a su padre como un hombre “frío” y “agresivo
verbalmente” con él y con el resto de su familia. Desde pequeño lo recuerda como
un padre periférico, quién pasaba mucho tiempo fuera de casa y no se involucraba
en la convivencia familiar, con muchos conflictos con su madre, precisamente por
esta falta de compromiso con la familia “le reclamaba que pasaba más tiempo con
los amigos” Actualmente, su relación con él no es buena, es lejana, ninguno de
los dos se acerca. El joven habla de no querer incorporar a su práctica ciertas
características de su padre, no quiere seguir ese modelo masculino.
Podemos resaltar de manera general, que los padres de estos jóvenes
suelen ser más dominantes, sus prácticas incluyen el castigo físico, verbal, y la
corrección de sus conductas: “le enojaba que hiciéramos ruido cuando él dormía
se levantaba y nos daba con el cinturón (a él y su hermano mayor)” (Alberto), “(en
la secundaria lo suspendieron por saltarse la barda de la escuela) me regañó y me
dijo que era la última vez que me la pasaba, que a la próxima me iba a sacar de
estudiar y me iba a meter a trabajar en una fábrica” (Aldo), “cuando salía mal en la
escuela me ponía a estudiar y me castigaba, casi siempre me prohibía salir a la
calle” (Emilio), “me habla sobre lo que debo hacer y lo que no” (Juan Carlos),
estos hallazgos coinciden con los estudios previos en población mexicana de
Flores, Cortes, Campos y García (2011); Hernández y González (2012).
Las enseñanzas de los padres están llenas de elementos para el
desempeño en la esfera pública, los orientan al logro, a la competitividad y la
responsabilidad (de Keijzer, 1997; Rocha y Díaz-Loving, 2012): “me decía que no
siempre se podía ganar (partidos de futbol) pero que siempre me esforzara por ser
71

�el mejor” (Juan Carlos), “decía que allá afuera (refiriéndose a un ambiente de
trabajo) es donde se demuestra quién eres” (Emilio).
Son educados con

mayor libertad, es como un entrenamiento para

sobrevivir al mundo de afuera, el mundo público que les espera en su etapa
adulta. Para esto, se les otorgan mayores permisos y hasta cierta permisividad –y
complicidad- de los padres hacia las conductas de estos hijos (de Keijzer, 1997;
Marques, 1997): “(refiriéndose al alcohol) decía que si me lo prohibía iba a tomar
igual, prefería que tomara en casa a estar en una esquina” (Aldo),

“cuando

llegaba tarde no me decía nada porque sabía que estaba en casa de esta chava”
(Emilio), “me llevaba con él cuando lo contrataban para cantar en las fiestas, mi
mamá se enojaba porque ya llegábamos después de la media noche, y pues no
era hora para que un niño llegara a su casa” (Alberto) (ver figura 4).

Figura 4. Esquema de la socialización del género por parte de los padres en
los jóvenes entrevistados
Socialización del género de los
jóvenes

Los mensajes del
padre
Implícitos
Observan en
sus padres
Roles tradicionales

Explícitos

Roles en transición

Espacio privado

Apoyo en la esfera
doméstica

Crianza

Espacio público
Impulsan

Protector

Fomenta
n

Proveedor
Genera

Autoridad
Uso desmedido

Convivenci
a afectuosa

Modelo de
masculinidad
flexible

Autonomía de las
mujeres (madres e
hijas)

Castigo
físico y/o
verbal

Ámbito
escolar

Actividades
extraescolar
es

Inculcan

Violencia
doméstica
Merma la

Corrige
n

72

Renuncia
(discurso) de este
modelo de
masculinidad

Responsabilida
d
Perseverancia
Inteligencia

�Como vemos, los padres de estos jóvenes dan mayor peso a las instrucciones
encaminadas a desarrollar habilidades para desempeñarse en el espacio público,
lugar donde tienen que mostrase competitivos, inteligentes y responsables si es
que quieren destacar en este ámbito, obteniendo un trabajo que les brinde la
posibilidad de convertirse en unos buenos proveedores de familia. Su imagen
paterna es ambivalente, por un lado son hombres que admiran por su sentido de
responsabilidad, pero por el otro lado son hombres que nacen con el privilegio del
poder, que los lleva a abusar física y psicológicamente en contra de los miembros
de la familia, principalmente la madre. Imagen que reprueban y mencionan no
querer incorporar a sus propias prácticas cuando llegue el momento de entablar
una relación amorosa con una mujer.

CONCLUSIONES

Podemos mencionar que la socialización del género, está lejos de ser un proceso
inherente o exclusivo de la infancia, sino que es continuo y permanente,
extendiéndose hasta la vida adulta (Rocha y Díaz-Loving, 2012). Como hemos
visto, esto sucede hasta con la propia identidad de los padres y madres,
convirtiéndose en nuevos modelos que influyen en la construcción de la identidad
de sus hijos e hijas, no solo a través de los mensajes explícitos sobre su
educación, sino de lo que los/as jóvenes observan en el quehacer diario de sus
vidas.

Quizá estas enseñanzas son las que mayor impacto han tenido en la socialización
de su género, pues en estas prácticas se observan desde los roles más
tradicionales, como la división sexual del trabajo, las relaciones de poder, que no
son equilibradas y que esto lleva a la presencia de violencia doméstica al interior
de los hogares, hasta lo que denominamos roles en transición, es decir, aquellos
que se alejan de lo que culturalmente a dominado respecto al deber ser y hacer de
73

�hombres y mujeres, como: la incorporación de las madres al trabajo
extradoméstico, las negociaciones al interior de la familia para el involucramiento
de los varones –padres e hijos- en las tareas domésticas y la crianza y cuidado de
los infantes.
Cabe resaltar, que a través de estas negociaciones de acuerdo con Schmuckler,
(1989) se introducen varias ideas en las familias de los jóvenes entrevistados:

1) un modelo de feminidad más flexible que contrasta con la naturalización del
género y la división sexual del trabajo, donde

los hijos y los padres

también tienen la capacidad y el deber de involucrarse en las tareas de la
casa,
2) mayor equidad en la educación de los hijos e hijas, por lo menos en el
discurso y
3) la reconfiguración de la autoridad de la madre impulsado desde el espacio
privado.

El impacto de estos discursos y prácticas, especialmente en las hijas, permiten
que estas últimas elijan alternativas diferentes de las tradicionales de
subordinación, reflexionando algunas de sus enseñanzas de género, para
después proclamar verbalmente su derecho a participar de actividades que se
alejan del estereotipo tradicional femenino. Verbalizar sus necesidades y deseos
es hacer visibles las desigualdades sociales en las que viven. Además de que
estas acciones las llevan a construirse a sí mismas como sujetos de derechos,
encaminadas a una verdadera autonomía psicológica (Lamas, 1996; Lagarde,
2007). Aunque, contradictoriamente el proceso de socialización en torno a los
afectos continúa siendo dirigido primordialmente hacia ellas (Burin, 2003, 2010).
Dos discursos que se tensionan y que generan conflicto intra e inter géneros, al
momento de que se agrega el amor romántico, como veremos más adelante.
En los varones su socialización es hacia el mundo público, coincidentemente con
Fuller (1997) el varón joven construye su masculinidad trazando límites estrictos
entre dos mundo la casa y la calle. En el primero, la madre es la encargada de
74

�regular su conducta a través de códigos morales, hábitos de higiene, habilidades
sociales, entre otros. En cambio, el padre con sus acciones y actitudes introduce
la idea de los privilegios –libertad, derechos, autonomía, tolerancia, etc. El modelo
hegemónico masculino se expresa como una dialéctica entre el privilegio y la
impugnación que alimenta la reproducción compleja del poder en el sistema de
sexo-género (Kaufman, 1997).
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78

�ESTADO SITUACIONAL DE LAS MUJERES EN EL EJERCICIO DE LA
PARENTALIDAD EN SOLITARO Y LAS CONTRIBUCIONES DE LA POLITICA
SOCIAL ANTE SUS NECESIDADES: UNA APROXIMACIÓN TEÓRICAEMPÍRICA EN EL CASO COLONIA ESPEJO 1 DEL MUNICIPIO DE
VILLAHERMOSA TABASCO.
Ruth Lomelí Gutiérrez8
María del Carmen Pérez Guillen9
Nora Hilda Fuentes León.10
RESUMEN

Familia y género
El estudio de la transversalidad de las funciones de la familia como grupo primario
en el contexto social, sin duda alguna, se hace necesario toda vez, que
observamos un contexto complejo, producido y reproducido que condiciona y
determina las formas de vida familiar y social a la vez, bajo una relación reciproca
que hace de ambos contextos, ambientes determinados y determinantes.
En la generalidad, los estudios sobre la familia han privilegiado su interés en el
grupo primario focalizando su atención a la reproducción biológica, la capacidad
productiva y estructura en términos de su composición bajo la lupa del modelo
ideal denominado familia nuclear. Por lo que este estudio se adhiere a las
posturas que apremian el significado de la parentalidad como una de las
características esenciales de la familia. El objetivo de este trabajo ha sido
caracterizar las necesidades y satisfacciones de las madres en el cumplimiento de
las responsabilidades correspondidas a la crianza de sus hijos, particularmente la
relación de las madres con sus hijos en términos de comunicación, autonomía y
8

Profesora de tiempo completo en la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Veracruzana, integrante
del Núcleo Académico Básico en la Maestría en Trabajo Social, en la línea de vulnerabilidad y políticas
públicas.
9
Maestrante en el Programa en Trabajo Social en la Universidad Veracruzana.
10
Profesora de tiempo completo en la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Veracruzana, integrante
del Núcleo Académico Básico en la Maestría en Trabajo Social, en la línea de Familia.

79

�disciplina. Así como exponer la apreciación de las madres sobre el ejercicio de su
parentalidad y su satisfacción sobre las condiciones de vida logradas a partir del
ejercicio del doble rol padre y madre. Es un estudio que ha buscado direccionar
los resultados bajo el enfoque de la resiliencia y la mirada desde la Política Social
ante las necesidades identificadas. Es importante resaltar que se parte para este
caso, del principio de que la política pública no se sustenta únicamente en el uso
debido de un proceso técnico, sino también por la forma en que están
estructuradas las organizaciones

públicas, los valores que las rigen y los

intereses que tienen los actores involucrados en los procesos de diseño,
implementación y evaluación.
Palabras claves: Monoparentalidad, capacidades parentales, resiliencia, política
social.

I.- MARCO DE REFERENCIA
Hoy el tema de familia representa un reto para los estudiosos de las Ciencias
Sociales por las diversas formas que acoge, en términos de su origen,
composición, arreglos familiares, organización y la construcción de vínculos, tan
distantes al modelo nuclear estereotipado y pensado como el deseado.
Particularmente en el desarrollo de este trabajo, se ha centrado la atención en las
familias cuya composición está representada por una jefatura femenina y es un
intento de trascender el sentido “disfuncional” que se le ha otorgado por el solo
hecho de estar representado por un solo progenitor. Con fundamentos en la
historia, se identifica el significado de la familia como una construcción social
apegada a los procesos de legitimación que los sujetos y en relación a su contexto
particular, aprueba o desaprueba formas, estructuras y condicionantes bajo las
cuales se regulan las relaciones en general del grupo familiar y en particular de los
progenitores.

80

�Por ejemplo, Minuchin

explica a la familia como un grupo

con demandas

funcionales que favorecen la interacción de sus miembros, por lo que la familia
constituye un sistema con capacidad para la solución de sus problemas, lo
importante en esta tarea es la expresión de esta necesidad por cualquiera de los
miembros de la familia que se reconozca la existencia de una fuerte relación
entre el sistema familia y el sistema social general. Las aportaciones de Minuchin,
permiten explicar que el aspecto más relevante es lo que sucede en torno a la
familia es su estructura y dinámica.
Por otra parte, lo expuesto por Engels (2002) en su obra El origen de la familia, la
propiedad privada y el Estado, respecto a estas diversas formas relacionadas a
tiempos y contexto, expone:

El estudio de la historia de la familia comienza en 1861, con el
"Derecho materno" de Bachofen. El autor formula allí las
siguientes tesis: 1) primitivamente los seres humanos vivieron en
promiscuidad sexual, a la que Bachofen da, impropiamente, el
nombre de heterismo; 2) tales relaciones excluyen toda posibilidad
de establecer con certeza la paternidad, por lo que la filiación sólo
podía contarse por línea femenina, según el derecho materno;
esto se dio entre todos los pueblos antiguos; 3) a consecuencia de
este hecho, las mujeres, como madres, como únicos progenitores
conocidos de la joven generación, gozaban de un gran aprecio y
respeto, que llegaba, según Bachofen, hasta el dominio femenino
absoluto (ginecocracia); 4) el paso a la monogamia, en la que la
mujer pertenece a un solo hombre, encerraba la transgresión de
una antiquísima ley religiosa (es decir, el derecho inmemorial que
los demás hombres tenían sobre aquella mujer), transgresión que
debía ser castigada o cuya tolerancia se resarcía con la posesión
de la mujer por otros durante determinado período. (pág. 4).
81

�En este contexto, estudiosos del tema han realizado fuertes críticas a la
homogeneización que el término oficial da a las diversas realidades que presenta
la familia. Puesto que este no integra a todas las dimensiones de la vida del grupo,
en otras palabras tras la composición, hay dimensiones más importantes que
discutir como lo es el ejercicio de la perentalidad cuando es ejercida por un solo
progenitor.

La siguiente tabla ilustra las diferentes maneras en que estudiosos del tema
representan el significado de la monoparentalidad:

Cuadro 1 Definiciones sobre la monoparentaalidad
Autor

Definición

Schlesinger

Un padre o una madre y uno o más hijos/as

(1988:101)

solteros menores de 18 años viviendo juntos

Thompson

y Aquellas familias —que no hogares— en las

Gongla

que hay un padre o madre solo criando a su/s

(1983:101)

propio/s hijo/a/s»

Alberdi

Formada por personas «solas» con niños o

(1988:101)

jóvenes

dependientes

económica

y

socialmente a su cargo, entendiendo por
personas solas aquellas que no tienen pareja
sexual estable con la que conviven, cualquiera
que sea su estado civil.
Comisión de las Aquella formada por un progenitor que, sin
Comunidades

convivir con su cónyuge ni cohabitando con

Europeas (1989):

otras personas, convive al menos con un hijo
dependiente y soltero

Naciones
(1994)

Unidas Variación de la familia nuclear de un sólo
adulto, compuesta por una madre o un padre y
uno o varios hijos.

82
Fuente: Citados por Barrón (2002) en Familias monoparentales:
un ejercicio de clarificación conceptual y
sociológica

�Como puede observarse los significados representados por diversos autores
destacan de manera importante dos aspectos: la composición del grupo y la
relación de los progenitores, mínimamente lo relacionado a crianza de los hijos, la
dependencia económica y la convivencia.

Siguiendo a la misma autora, en relación a la ruta de monoparentalidad destaca el
hecho que la presencia física de ambos progenitores en la unidad doméstica no
garantiza el desempeño de estas funciones o que el caso de la nuclearidad como
modelo está sujeta a condiciones que conllevan a algunos de los progenitores al
desempeño en solitario. Expone dos dimensiones asociadas a estas prácticas una
originada al margen de la conyugalidad cuya causa es detonada por la adopción, o
por medidas de protección por la guarda de un menor y el fin de la cohabitación y
aquellas vinculadas a la conyugalidad cuya implicación es la separación física del
conyugue por situaciones tales como la hospitalización, abandono conyugal,
emigración encarcelamiento así como en el caso de estar inscrito en la marina y
el ejército.

Cual sea el caso, este contexto nos acerca a la categoría apremiante en este
trabajo la parentalidad; Barudy y Marquebreucq (2006) Engloban las nociones de
capacidades parentales y habilidades parentales tales como la capacidad para
vincularse, la inteligencia emocional, la empatía, las creencias, los modelos de
cuidado, la capacidad para utilizar los recursos comunitarios y plasticidad para
proporcionar respuesta adecuada a situaciones de cambio en las vidas de los
grupos familiares.
Ante la ausencia de los progenitores masculinos y además por la las
construcciones de roles de género, las mujeres en lo general se observan como
las directamente responsable para este ejercicio. Bajo este principio y con el
criterio de ser jefa de familia expondremos algunas circunstancias aunada a la
función parental en el marco de la Entidad Tabasqueña.

83

�La situación que enfrentan las familias con una Jefatura en general y en particular
para los que escribimos a la femenina, es considerada de interés y
responsabilidad dado que como disciplina el Trabajo Social a través de la atención
del grupo primario se busca trascender las dimensiones de la sociedad a la que
pertenece.
Las manifestaciones de la monoparentalidad en nuestro país, nos permiten
identificar que una de cada tres familias tiene al frente a una mujer con muy pocos
recursos, según cifras del INEGI (2010). La tasa de crecimiento de los hogares
monoparentales, es cuatro y media veces mayor a la del resto de las otras
familias. Las familias, en general, crecen a un ritmo de 1.58% anualmente y las
familias que tienen al frente un solo padre, que casi siempre es la mamá, lo hacen
a una tasa de 7.07%. De seguir esta tendencia, en un futuro no muy lejano, las
familias de un solo padre o madre en casa tendrán el mismo número que el resto
de los núcleos familiares. Además, sólo el 15% de los padres de estos niños y
niñas participa en su educación, y aporta pensión. Es decir, que los niños y niñas
de padres divorciados de no contar con la ayuda material del padre, hay que
añadir que tampoco reciben el apoyo emocional tan importante para el desarrollo
del ser humano en la parte psicológica, mental y afectiva.
En Tabasco, de los 610 mil 957 hogares, 141 mil 161 son sostenidos
económicamente por una figura femenina. La Proporción de hogares familiares
con jefatura masculina que cuenta con dos o más de sus integrantes laborando
(47.3%) es mayor que en los hogares con jefatura femenina (42.9 por ciento).
Además, rrepresentando al 23 por ciento de la totalidad de los hogares
tabasqueños, las mujeres reparten su tiempo entre las actividades laborales y las
propias del hogar.
II METODOLOGIA
La parentalidad en solitario por su trascendencia y magnitud, no puede ser
fragmentada ni tener una mirada reduccionista, basada en la composición familiar.
Bajo este principio en el abordaje del trabajo de campo se buscó identificar las
84

�necesidades y satisfactores que requieren las madres que encabezan familias
monoparentales para cumplir con sus responsabilidades en la crianza de sus
hijos (as) e identificar la corresponsabilidad del Estado a través de la política
social.
La etapa de construcción del proceso de investigación se ha orientado por la
propuesta Galeana de la O. para el diseño de modelos de intervención, para tal
caso se ha adaptado lo relacionado al primer momento denominado momento
explicativo, ya que la intención en lo general es lograr un diagnóstico y ejecución
de una estrategia de intervención. Sin afán de simplificar dicha propuesta a
continuación ilustramos los momentos para el abordaje a la realidad concreta:
En palabras de Galeana (2006) en este apartado se dedica a describir sistemas
sociales que se distinguen por su carácter dinámico, por lo que exige la innovación
y creatividad de acuerdo a las manifestaciones y requerimientos de la dinámica
social.
Cuadro No.2 Momento Explicativo
Momento explicativo
(Proceso para el diseño de modelo de intervención)
Fase
I
del

Componentes

Operacionalización

Identificación Identificación de:
área

situación

o Los sistemas
Variables

o

componentes
Interrelaciones
endógenas y exógenas
Que

determinan

la

dinámica

y

comportamiento de la
situación (contexto) –
problemática.
85

�a)

Construcción de

objetivos
b)

Construir

diagramas causales

2.-

a)

Caracterización

indicadores

de
interrelaciones

las b)

Variables

e

Determinación de

técnicas e instrumentos
c)

Recopilación

datos

del

de

área

o

situación de interés
d)

Clasificación

codificación

y

de

la

información
e)

y

padre- hijo (Gerald, 1994)
de

Diagrama causal

3.- Interpretación Interrelaciones

Instrumento: Inventario de relación

en

parentalidad

de

Escala

Alabama.

Cuestionario socioeconómico.

un 3.-INTERPRETACIÓN

Y

contexto de complejidad

conceptualización interna y externa (lo
de interrelaciones endógeno y lo exógeno)
explicándose

los

procesos de asociación
vertical o jerárquica lo
que

da

pauta

a

la

reflexión en torno a la CONCEPTUALIZACIÓN
compleja

organización INTERRELACIONES
86

DE

�de

las

variables

o

componentes a partir de
las

conexiones

relaciones

y

de

las

mismas.
Fuente: Creación propia.

Si bien la propuesta de la autora hace alusión a la construcción de modelos para
la intervención, de su metodología en esta fase ha sido adaptada a los intereses
para la construcción de una estrategia de intervención de acuerdo a los resultados
obtenidos.
Respecto a los

instrumento se ha utilizado una adaptación al castellano del

cuestionario de relaciones parentales Parent Child Relationship Inventor y (PeRI;
Gerard, 1994)11, el cual

analiza sus propiedades psicométricas, identifica

aspectos específicos de las relaciones padre-hijo que pueden ser causa de
problemas y proporciona un marco de la calidad de las relaciones. Escala de
parentalidad de Alabama y un Cuestionario socioeconómico.

La muestra se obtuvo a través de los grupos de jefas de familias que son titulares
del Programa Oportunidades, y que acuden al servicio médico del Centro de Salud
de la Colonia El Espejo 1 de la Ciudad de Villahermosa, Tabasco. En este estudio
participaron 32 jefas madres de familias. El rango de edad oscila entre los 26 y los
53 años, siendo la edad promedio de 37.

4

Luisa Roa Capilla, Victoria del Barrio Adaptación del Cuestionario de Crianza Parental (PCRI-M) a población
española Revista Latinoamericana de Psicología, vol. 33, núm. 3, 2001, pp. 329-341, Fundación Universitaria
Konrad Lorenz Colombia Disponible en: http://www.redalyc.org/articulo.oa?id=80533307. El instrumento
mide las actitudes de los padres hacia la crianza de los hijos. El PCRI-M consta de 78 ítems distribuidos en 8
escalas: apoyo, satisfacción con la crianza, compromiso, comunicación, disciplina, autonomía, distribución
del rol, y deseabilidad social.

87

�RESULTADOS
Nuestro reto fue abordar la situación problema desde sus articulaciones internas
que nos permitiera mantener una perspectiva desde el proceso constitutivo de la
misma situación y su relación con el contexto externo. Recordamos a la Maestra
Tello, quien en múltiples escritos, ha expuesto que no es lo mismo conocer a un
sujeto, que entender a ese sujeto en su relación al problema o carencia que se
atiende en un espacio y tiempo dados. Y que es necesario definir la situación
problema como la unidad de análisis y la intervención como la unidad de trabajo.

Bajo este sello en pertinencia con el proceso metodológico exponemos a
continuación los resultados relevantes del trabajo de campo. Es una colonia
Urbana situada en la cabecera municipal de Villahermosa Tabasco. Situada al
norte. Cuenta con todos los servicios públicos. La organización política está
representada por un delegado y jefes de manzana. Históricamente

ha

predominado el PRI como fuerza política. Sin embargo en el gobierno actual
tanto en la entidad como en el municipio está representado por el PRD.

La investigación de desarrolla en el Centro de Salud próximo ubicado en la colonia
Carrizal dado que las madres de la comunidad del Espejo 1 y que

son

beneficiarias del Programa de Desarrollo Humano Oportunidades acuden a este
Centro de Salud.

El estudio pone de manifiesto que las responsabilidades parentales enfrentadas
por un solo progenitor influye significativamente en la “satisfacción” material de los
integrantes de estructuras monoparentales, los cuales se encuentran en condición
de exclusión social, característica diferencial de género. En estos hogares cuyas
condiciones demográficas, socioeconómicas y de ingresos diarios impiden el
desarrollo de las capacidades de sus integrantes, es imperativo que la política
estatal atienda su responsabilidad para con la Protección Social de las Niñas,
Niños y Adolescentes de esta parte del territorio Tabasqueño.
88

�De la variable edad, encontramos a madres de 31 a 35 años quienes representan
el mayor porcentaje. En un periodo altamente reproductivo y activo sexualmente.
En cuanto a su escolaridad el mayor porcentaje se concentra en personas con
niveles de educación secundaria, seguido por quienes no terminaron la
preparación primaria.
Cuadro No. 3
Escolaridad de las madres de estructuras monoparental de la Colonia El Espejo 1,
Villahermosa Tabasco, Octubre 2013.

VARIABLE

RESPUESTA FRECUENCIA PORCENTAJE TOTAL
Primaria

11

34.4

4

12.5

14

43.8

incompleta
ESCOLARIDAD Primaria

100%

completa
Secundaria

Bachillerato 3

9.4

Total

100.0

32

Fuente: Información propia recabada cuestionario socioeconómico 2013

En la variable empleo, se observa en el cuadro No. 4 que si bien tradicionalmente
es en la mujer en quien recae la crianza de los hijos busca en término de
productividad incorpora esta experiencia a búsqueda de oportunidades de empleo,
es así que las labores domésticas no remuneradas se observan como acción
principal en un (43.4%).
Como segunda ocupación se identifica que el 21.9% son empleadas domésticas,
reproduciendo la ubicación que socialmente se coloca a la mujer en el ámbito

89

�productivo es posible que ha esta condición se sume la escasa escolaridad y la
falta de experiencia laboral en otros ámbitos.
Además, se visibiliza

e identifica que la mayoría de sus empleos no les

proporciona ninguna protección ni seguridad social. Estos resultados coinciden
con otros estudios en donde se manifiesta la alta participación femenina en el
mercado laboral informal (subempleos).
Cuadro No. 4
Perfil ocupacional de las madres de la colonia El Espejo 1, Villahermosa Tabasco,
Octubre 2013.
PREGUNTA RESPUESTA

A

TOTAL
PORCENTAJE

AFANADORA

1

3.1

AMA DE CASA

14

43.4

1

3.1

DE 1

3.1

OCUPACIÓ ARTESANA
N

FRECUENCI

AYUDANTE
COCINA
EMPLEADA

7

21.9
100%

DOMÉSTICA
EMPLEADA

2

6.3

ESTILISTA

1

3.1

INTENDENTE

1

3.1

DE 1

3.1

VENTA DE COMIDA 1

3.1

VENTA

3.1

GENERAL

VENTA
CALZADO

DE 1

ZAPATOS

90

�VENTA

POR 1

3.1

CATÁLOGO
Total

32

Fuente: Información propia recabada cuestionario socioeconómico 2013
En la variable vivienda. En el entendido de que las características de las viviendas
también permiten evaluar algunas condiciones relacionadas con el bienestar de
sus ocupantes. La Organización Panamericana de la Salud menciona que la
situación de precariedad e insalubridad de la vivienda, afecta la salud física,
mental y social de las personas, especialmente de los niños y ancianos, que
constituyen la población más vulnerable. Por lo que representa para el bienestar
de los seres humanos, la vivienda es un aspecto de interés tanto el tipo de la
tenencia tanto como el tipo de material predominante de su estructura. Dichas
viviendas según las respuestas de las madres encuestadas, no son propiedad de
las personas que las habitan, lo que significa que un 93.8% de estas familias, no
cuentan con una casa propia como se muestra en el Cuadro No. 5.

Cuadro No. 5
Condición legal de la vivienda de las madres de estructuras monoparental de la
Colonia El Espejo 1 de Villahermosa Tabasco, Octubre 2013
PREGUNTA

FRECUENCI PORCENTA TOTAL

RESPUESTA

A

JE

PROPIO

2

6.3

RENTADA

14

43.8

ACTUALMENTE

PRESTAD

5

15.6

HABITA ES:

O

EL

LUGAR QUE

DE

UN 11

100%

34.4

FAMILIAR
Total

32

100.0

Fuente: Información propia recabada cuestionario socioeconómico 2013
91

�En cuanto al ejercicio de la parentalidad se ha considerado de suma importancia
para el estudio, abordar las actitudes de las madres hacia la crianza parental. La
realidad empírica no ha mostrado que la prioridad de los padres han sido las
condiciones de vida material sin embargo El ejercicio de la parentalidad también
incluye las de tipo emocionales (afecto, amistad, amor, sexo), convivencia,
socialización y comunicación en términos de habilidades que favorecen el
desarrollo de las capacidades de los miembros del grupo por lo que una las
prioridades de los padres y madres sería atender, potenciar y guiar a sus hijos/as
en estas competencias.

Respecto al ejercicio de la parentalidad el 71.9% de estas madres se sienten
solas en la crianza de sus hijas e hijos. Pese a ello dijeron la mayoría (68.8%)
disfrutar mucho de todos los aspectos de la vida. Esta actitud es de mucha
relevancia para enfrentar la adversidad en la vida y construir estrategias de
sobrevivencia, según nos orientan los científicos de las ciencias psicosociales. El
46.9% dijeron enfrentar una vida muy estresada.

Cuadro No. 6
Sola en el proceso de crianza

Pregunta

Frecuenci

Respuesta

a

MUY DE ACUERDO 9
CUANDO

TOCA DE ACUERDO

14

CRIAR AL HIJO/A EN DESACUERDO 8
ME SIENTO SOLA
EN
TOTAL 1

Porcentaje
28.1
43.8
25.0
3.1

DESACUERDO
Total

32

100.0

Fuente: Cuestionario de relaciones parentales aplicado 2013
92

�En cuanto a la disciplina el 59.4% de estas jefas, admiten y están de acuerdo en
tener problemas para imponer disciplina a sus hijos e hijas. Cuadro No. 7. El
65.6% amenaza al hijo (a) con castigarlo pero no lo hace. El 47% de las madres,
manifiestan que su hijo (a) es difícil de educar.
Cuadro No. 7
Pregunta

Respuesta

Frecuencia

MUY

DE 5

Porcentaje
15.6

TENGO PROBLEMAS

ACUERDO

PARA

DE ACUERDO

14

43.8

EN

7

21.9

TOTAL 6

18.8

IMPONER

DISCIPLINA

A

MI

HIJA/O

DESCUERDO
EN

DESACUERDO
Total

32

100.0

Fuente: Cuestionario de relaciones parentales aplicado 2013

Si bien solo presentamos aquellos aspectos evaluados como de mayor dificultad
en el ejercicio de parentalidad del grupo de madres estudiadas es importante
resaltar que la situación material precaria de sus viviendas, de la falta de empleo
formal, en suma sus condiciones de vida representan la lucha diaria para el logro
de los satisfactores

y

cumplir con sus responsabilidades algunas de las

responsabilidades parentales pudieran ser parte del agobio que manifiestan.
Cuadro No. 8 Agobio por las responsabilidades

RESPUESTA

PREGUNTA

MUY
ALGUNAS

VECES

ME

FRECUENCI
A
DE 9

ACUERDO
93

PORCENTAJE
28.1

�SIENTO AGOBIADA POR

DE ACUERDO

13

40.6

MIS

EN

8

25.0

RESPONSABILIDADES

DESACUERDO

DE MADRE

EN

TOTAL 2

6.3

DESACUERDO
Total

32

100.0

Fuente: Cuestionario de relaciones parentales aplicado 2013

Respecto a la comunicación con sus hijos se identifican aspectos positivos tales
como: el 59.4% refiere estar de acuerdo y un 31 muy de acuerdo que su hijo (a) le
diga cuando está molesta; el 59% está muy de acuerdo en explicar su hijo si tiene
que decir no” y el 37.5% de acuerdo; entender por la expresión del rostro de su
hijo (a) como se entiende 56% dice estar de acuerdo y el 34.4 % muy de acuerdo;
el 50% manifiesta que su hijo (a) le cuenta cosas de él o ella y de los amigos (as)
y un 34.4 dice estar de acuerdo. El 50% está de acuerdo que su hijo (a) puede
estar seguro (a) de que lo escucha y muy de acuerdo el 40.6%, con estos mismo
porcentajes y condiciones refieren que sus hijo (a) cuando tienen un problema
generalmente se lo comunican por último se puede comentar que el 53.1% está
de acuerdo en creer que puede hablar con su hijo (a) su mismo nivel y un 15.6%
muy de acuerdo.
Por último respecto a la satisfacción por la crianza se observa en las madres
estar muy de acuerdo en un 50% de estar satisfechas de sus hijos/as como otros
padres y madres, un 37.5 % de acuerdo; el porcentajes similares respecto a que
sus hijos/as proporcionan grandes satisfacciones en las respuestas muy de
acuerdo y de acuerdo con un 43.8%, otro aspecto relevante a considerar esta en
lo relacionado al arrepentimiento de haber tenido hijos/as la madres están en total
desacuerdo en un 71.9% y en desacuerdo en un 12.5%

y por ultimo vale

mencionar que el 68.8% niega pensar en hacer otras cosas en vez de perder el
tiempo con sus hijos/as.
94

�Existen unas directrices elaboradas por Budd (2005) para llevar a cabo una
adecuada evaluación de las competencias parentales, y según este autor, para
ello debe contener información sobre los siguientes aspectos:

1. Las características de la parentalidad y las relaciones padres - hijos,
no tanto en la personalidad o funcionamiento cognitivo de los padres
como adultos.

2. Un análisis funcional de las creencias y conocimientos evolutivo
educativos de los padres, sus expectativas sobre los logros del hijo y
sobre sus metas

educativas, así como los comportamientos

educativos y las habilidades parentales que despliegan en las
actividades de la vida diaria.

3. Buscar evidencia de una adecuación parental mínima o Resiliente a
las necesidades y características de los hijos, en lugar de buscar un
estándar óptimo de parentalidad. Para ello hay que evaluar las
características y necesidades del menor en función de su etapa
evolutiva, ya que la valoración de si las capacidades parentales son
suficientes o no puede variar en función de tales características y
necesidades.

4. Describir las fortalezas actuales de los padres y no solo las
debilidades en lo que se refiere a las relaciones padres-hijos y a la
cobertura de las necesidades específicas de los hijos.

5. Identificar aquellas condiciones contextuales (sociales, ambientales o
históricas) que pudieran estar influyendo positiva o negativamente en
la capacidad parental para educar a los hijos.

95

�6. La

evaluación

debería

incluir

un

pronóstico,

así

como

recomendaciones sobre posibles intervenciones a realizar para
fortalecer las competencias parentales e identificar los servicios y
recursos que podrían ser de utilidad. (págs. 429-444)

Sin duda alguna el abordaje al ejercicio de las competencias en las madres
estudiadas permite le identificación no solo del estado que pone en situación de
riesgo, de debilidad, de fragilidad y de precariedad su perentalidad sino como
aspecto relevante la identificación de fortalezas que permitirán ser el eje para el
desarrollo de otras capacidades.
Un inmenso potencial que encontramos en estas familias son sus relaciones
familiares positivas al menos en los procesos de comunicación y satisfacción que
las madres refieren tener en su experiencia en la crianza de sus hijos/as en
solitario. Si bien estas familias monoparentales tabasqueñas según los datos
recabados rigurosamente, son familias con muchas carencias materiales, en
exclusión social, han demostrado tener factores protectores manifestados a través
de sus con relaciones

condiciones y los entornos capaces de favorecer el

desarrollo de cada uno de los miembros del grupo y por ende del grupo familiar si
intervenimos en aquellas circunstancias desfavorables como lo son para este caso
en las madres jefas de familia de manifestarse solas y tener problemas para
imponer disciplina, sentirse agobiada y estresada.
Sin duda alguna ante este escenario nos queda el reto

para diseñar

una

estrategia de intervención que favorezca el desarrollo de las fortalezas,
capacidades y protecciones de los miembros de estas familias estudiadas. Desde
la perspectiva de la provisión de servicios, reducir riesgos y aumentar protecciones
es muy importante nuestra efectiva intervención.

Así mismo, es importante fortalecer con madres, las habilidades de comunicación
con los hijos e hijas, diseñar estrategias para establecer límites y regulación del
96

�comportamiento en los y las hijas, y las habilidades para fomentar la autoestima y
la asertividad de las madres en el desarrollo de la función parental
Si partimos del supuesto que la necesidad representa las carencias que tiene un
individuo, grupo o colectivo. La familia representa un grupo con funciones
socialmente requeridas para la armonización de la sociedad, esta condición hace
que se identifique en ellas elementos esenciales de atención demandada o no
demandada. Partiendo de esta premisa, se puede decir que la política dirigida a
las familias implementada en los

diversos

Planes en sus niveles

Nacional,

Estatal y municipal no reconocen la importancia de apoyar a las familias en el
ejercicio de la parentalidad aun cuando

que constituyen el espacio para el

desarrollo humano y el impulso de acciones que ayudan a consolidar los procesos
de formación de personas.
De Hecho se puede decir que el diseño de la política se centra en cuestiones de
bienestar material priorizando con esto el mejorar las condiciones de vida y
escasamente pone si no es que nula

atención a aquellas necesidades y

problemas que no permiten el cumplimiento del papel social que como grupo
primario debe a la sociedad como sería el caso del ejercicio de la parentalidad.

Si bien como puede observarse, la familia por sus funciones representa un grupo
determinante en el desarrollo de la sociedad y a vez está determinada por esta,
en el sentido que las circunstancia socio-políticas permea en las estructuras y
dinámicas del grupo. Esta condición favorece para que el Estado-Gobierno se dé
la tarea de tener en cuenta a la familia como un grupo, si bien formado a partir de
individualidades expresado también como una unidad generadora del capital
humano, procuradora de la compensación social y su contribución a la integración
de los individuos a la sociedad y convirtiéndola en el objeto mismo de la política
pública por su trascendencia en la formación de ciudadanos capaces de confortar
adversidades.
97

�CONCLUSIONES
El trabajo presentado corresponde al primer momento de la intervención
profesional en el tema de la parentalidad, que si bien ha tomado como sujetos de
estudio a las jefas de familia nos ha permitido:
1.- Reforzar que la familia es más que una composición y que la monoparentalidad
está presente aún en la nuclearización de la familia.
2.- Los grupos de estudios independientemente de las posiciones socioeconómicas en las que se encuentren manifiestan fortalezas que no se han
visibilizado como tales y que sin duda alguna serían detonadoras para mejorar su
calidad de vida familiar.
3.- La parentalidad es una categoría con mayor peso empírico y que se ofrece a
los Trabajadores Sociales como objeto de estudio y de intervención posesionando
a la vez a la familia como el reto para trascender de las acciones asistenciales
relacionadas a la entrega de satisfactores materiales propios de la acción del
Estado a la capacitación para el desarrollo de competencias parentales.

REFERENCIAS BIBLIOGRÁFICAS

Barrón, S. (2002). Familias monoparentales: un ejercicio de clarificación
conceptual y sociológica. Revista del ministerio de Trabajo y Asuntos Sociales,
(40) 13-29

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Traumas infantiles en situaciones extremas: violencia de género, guerra,
genocidio, persecución y exilio. Granica: Barcelona

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parenting

capacity

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�Engels F. (2002) Origen de la Familia, la propiedad privada y el Estado. México:
Editores mexicanos.

Galeana S. (2006). Promoción Social una opción metodológica. México: Plaza y
Valdez.

Minuchin S. (2009) Familias y terapia familiar. México: GEDISA

REFERENCIAS ELECTRÓNICAS

Instituto Nacional de Estadística y Geografía (2010) recuperado el 5 de enero de
2014 de http://www3.inegi.org.mx/

Organización Panamericana de la Salud (2009) Hacia una vivienda saludable
guía para el facilitador. Perú, recuperado el 10 de febrero de 2014 de
http://www.paho.org/per/index.php?gid=68&amp;option=com_docman&amp;task=doc_view

99

�ANÁLISIS DE LA OFERTA Y LA DEMANDA DEL CUIDADO INFANTIL EN
CIUDAD JUÁREZ12.
Nemesio Castillo Viveros13
Laurencio Barraza Limón14.
RESUMEN

En este trabajo se analizan las condiciones de oferta y la demanda para el cuidado
y atención de niños y niñas de 0 a 8 años de edad en Ciudad Juárez. El
documento muestra el número

de niños y niñas de 0 a 8 años y su

georeferenciación, así como la caracterización sociodemográfica de este grupo
poblacional, también, se analiza los programas y modalidades de cuidado infantil
existente en la ciudad. Finalmente, se proponen nuevas políticas públicas a partir
de la información y análisis de las entrevistas, grupos focales y bases de datos.

Palabras clave: Cuidado infantil, primera infancia y políticas pública.

INTRODUCCIÓN
Para la realización de este apartado relativo al comportamiento de la población
infantil en edades de 0 a 8 años por un lado y por el otro la oferta de servicios
dedicados al cuidado infantil, versus guarderías y/o espacios para el cuidado
infantil en Ciudad Juárez (GEDI), vimos pertinente retomar la división geográfica
que Almada presentó en el 2008

en “La Realidad Social de Ciudad Juárez:

análisis territorial tomo II” publicada por la Universidad Autónoma de Ciudad
Juárez, actualizándola con los datos del Censo del 2010.
12

El proyecto fue financiado por FONDOS MIXTOS de CONACYT en el año 2013.
Profesor-investigador de la Universidad Autónoma de Ciudad Juárez para el Programa de Trabajo Social.
Email:nemesio. castillo@uacj.mx.
14
Director del Consejo Ciudadano por el Desarrollo Social de Ciudad Juárez. Email
laurenciobarraza@gmail.com
13

100

�O
ND
GU
SE

RO
NT
CE
APATA
ALTA-Z

NOR
PON
IENT
E

NORTE 1

RO
AD
CU

TE
PONIEN

ZONAS
NORTE 1
NORTE 2
SEGUNDO CUADRO
CENTRO
ALTA-ZAPATA
NORPONIENTE
PONIENTE
AZTECA
REVOLUCION
JILOTEPEC
GRANJERO
MORELOS LAS TORRES
SURPONIENTE
ZARAGOZA

AZTECA

REVOL
UCION

NORTE 2

JILOTE
PEC
GRANJERO

S
LA

ZA
GO
RA
ZA

S
LO
RE
MO
ES
RR
TO

SURPONIENTE

N
W

E
S

Figure 1: zonas territoriales. Cfr. Almada, Hugo. 2008: La Realidad Social de
Ciudad Juárez.
La publicación comentada, en su momento presentó una lectura ágil y clara de las
realidades sociales agrupando a las colonias y áreas geoestadísticas básicas en el
2000, en 14 grandes zonas relativamente homogéneas en cuanto al total de su
población, lo que permitió una adecuada visión de conjunto de la ciudad,
apreciando las diferencias y contrastes con suficiente detalle (Almada, 2008: 11) e
hizo comprender las problemáticas sociales en cada una de las zonas de manera
nítida. Ver gráfica 1.
Algunos de los hallazgos relevantes que este autor nos presentó, es que Juárez
es a la vez, tres grandes ciudades: la Ciudad Norte, “que representa la zona más
rica, urbanamente consolidada y en la que se encuentran la gran mayoría de los
servicios de salud, educación y asistencia social de la ciudad. Esta ciudad tiene
poco menos del 20% de la población; Ciudad del Poniente concentró para el año
2000, poco más del 40% de la población, además de resentir por más de 40 años
la marginación en cuanto a infraestructura urbana y social del municipio, con
101

�cargas altas de dependencia y proporciones altas de niñas y niños, así como de
adolescentes y jóvenes y menores proporciones de adultos” (Almada. 2008: 29).
Por su parte la Ciudad Sur abarcó para el año 2000, al 39% de la población, de
los cuales el 28.3% de la población se agrupa en las edades de 0 a 11 años; el
23.7% en las edades de 12 a 24 años (población adolescente y joven). Es una de
las zonas con más población adolescente
que la del Poniente y Norte. Presentó “una
población

atípica

y marcada

por

el

impacto migración reciente, con una carga
altísima

de

niños

pequeños,

una

proporción baja de jóvenes, proporciones
altas de adultos… con el 41% de la
Población

Ocupada

para

el

2000,

ganando hasta dos salarios mínimos”
(Almada, 2008: 29).
Para

el 2010,

crecimiento

en

Juárez presenta un
su

mancha

Figura 2: Juárez y sus tres ciudades

urbana

significativa. A las 14 zonas que presentó el año 2000, se agregaron cuatro más:
Crecimiento 1, 2 y 3 así como la que denominado Zona Nueva. Las cuáles con
una población de 297 mil 603 habitantes.

102

�Figure 3: Crecimiento de la mancha urbana

103

�I.- Comportamiento poblacional de 0 a 8 años en Ciudad Juárez
De acuerdo con los datos del Censo del 2010, el 18.36% de la población en
Ciudad Juárez se agrupa en las edades de 0 a 8 años que representa a 243 mil
145 niños y niños.
Revisando la distribución, encontramos una mayor concentración de la población
de 0 a 8 años en algunas zonas que en otras. De esa forma, vemos que las zonas
Norponiente, Poniente, Surponiente, Crecimiento 1, Crecimiento 2, Crecimiento 3,
Nueva Zona y Zaragoza se localiza una mayor concentración de niñas y niños en
ese rango de edad.
Por su parte las zonas Alta-Zapata, Centro, Segundo Cuadro, Norte 1, agrupan
menos del 3% de la población de esas edades en cada una de las zonas.
Tabla 1
ZONA

PORCENTAJE

ALTA-ZAPATA

2.78

AZTECAS

3.57

CENTRO

2.93

CRECIMIENTO 2

6.37

CRECIMIENTO 3

9.27

CRECIMIENTO 1

7.72

GRANJERO

4.01

JILOTEPEC

4.53

LAS TORRES

6.17

NORPONIENTE

8.37

NORTE DOS

4.82

NORTE UNO

1.96

ZONA NUEVA

6.53

PONIENTE

6.02

REVOLUCION

5.06

SEGUNDOCUADRO

1.97

SURPONIENTE 104

8.38

ZARAGOZA

9.55

�Georeferenciación de la población de 0 a 8 años.
Al observar el comportamiento de la población, encontramos que mayormente se
encuentran las y los niños en la zona de Crecimiento y Poniente de la Ciudad,
semejando un corredor que abarca las zonas, Norponiente, Poniente, Surponiente,
Crecimiento 1, Crecimiento 2, Crecimiento 3, Zona Nueva y Zaragoza.
Estas zonas albergan al 62.20% de la población en esas edades (Ver figura 4).

Figura 4: Comportamiento de la población de 0 a 8 años, elaboración propia.
Fuente: Censo del INEGI 2010.

105

�II.-

Comportamiento

de

las

Guarderías

y

Espacios

para el Cuidado Infantil (GECI)
La necesidad del dato
Como mencionamos en párrafos anteriores, tener la información de la capacidad
instalada por guardería y espacios infantiles, es fundamental para el desarrollo de
una análisis de mayor profundidad, ya que estos datos nos aproximarán a tener
una precisión y claridad sobre la cobertura existentes en la atención de la
población de 0 a 8 años y el rezago real en la ciudad y/o algunas zonas de la
ciudad.
A manera de ejemplo y para entender la relevancia que tiene el dato de capacidad
instalada, tenemos los casos de las guarderías participativas y ordinarias del IMSS
así como las estancias infantiles de SEDESOL, instituciones que proporcionaron
ese dato. Para las primeras dos, contamos solo con el dato de capacidad instalada
del de las GEDI y las de SEDESOL, brindó los datos de capacidad instalada para
sesenta casos, el restante no encontramos información. A continuación
presentamos los datos.
Capacidad

instalada

de

la

GEDI

en IMSS y SEDESOL

Institución

Total

de

GECI

con

información

Promedio
Capacidad de
Instalada

niñas/niños
por GECI

SEDESOL 60

2117

35

IMSS

5814

176

33

Un primer comentario que llama la atención la tabla anterior, es que cada una de
ellas, cuentan con un promedio de niñas y niños por GECI totalmente desigual,
mientras para las Estancias de Sedesol existe un promedio de 35 niñas y niños
106

�por espacio, las guarderías participativas como ordinarios del IMSS cuentan con
un promedio de 176 niñas y niños por guardería.
Además de lo anteriormente señalado, la información señala de aspectos que los
diferencia a cada una de las instituciones así como cada uno de los por espacio:
físicos, hablamos del total de la población beneficiada por institución, asuntos
pedagógicos y así como la población atendida por educadora/dor entre otros.
Otro aspecto a comentar de la tabla, por un lado, es que ambas instituciones
representan al 31.85% de las GECI en Juárez y solo cuentan con espacios para
atender al 3.6% de la población infantil; por el otro, las instituciones del IMSS a
pesar de ser menos, en términos nominales, atiende una mayor población ya que
su capacidad es mayor (Ver Tabla 2).

Población de 0 a 8 años y GEDI por zonas territoriales
La tabla a continuación, muestra la población total de 0 a 8 años y la suma de
todas las modalidades existentes en la ciudad hacia el cuidado infantil. La
información de desgloza por zona territorial trabando de presentar la configuración
de las mismas.
Al respecto encontramos una concentración de GEDI, en zonas donde su
población de 0 a 8 años, es relativamente menor que otras zonas territoriales. Por
ejemplo las zonas Norte 1, Norte 2 y Segundo Cuadro; albergan alrededor del
25.68% las GECI en la Ciudad. En cambio, éstas mismas concentran al 8.74% la
población de 0 a 8 años.

107

�Tabla 2
Total
Zona

de

Ciudad

la

de

espacios

Población

de

de 0 a 8

cuidado

años

por zona
Norte 1

42

11,730

Norte 2

23

4,758

Cuadro

10

4,774

Alta-Zapata

7

6,769

Aztecas

12

8,687

Centro

6

7,131

Norponiente

14

20,341

Poniente

13

14,602

Revolución

8

12,310

Granjero

19

9,757

Jilotepec

14

10,996

Las Torres

27

15,007

Surponiente

24

20,368

Zaragoza

19

23,217

Crecimiento 1

22

15,510

Crecimiento 2

14

22,539

Crecimiento 3

13

18,759

Nueva Zona

5

15,890

Gran total

292

243,145

Segundo

A diferencia encontramos en las zonas Poniente, Aztecas, Alta-Zapata, Centro,
Norponiente y Revolución, lo que denominamos Poniente de la Ciudad,
albergaban en el 2010, aproximadamente al 20.55% de los espacios y guarderías
108

�existentes en la Ciudad. En cambio agrupaba al 28.72% de la población de 0 a 8
años que viven en la ciudad.
Por su parte las zonas, Granjero, Jilotepec, Las Torres, Surponiente, Zaragoza, la
zona Sur de la ciudad, encontramos que el 35.27% de las guarderías y/o espacios
para la primera infancia se localizan en estas zonas. Por su parte esas mismas
zonas concentran al 32.66% de la población de 0 a 8 años existente en la ciudad.
Por último, la zonas que están en constante crecimiento en la ciudad, es decir,
Crecimiento 1, Crecimiento 2, Crecimiento 3 y Nueva Zona, se concentra 18.49%
de las guarderías y espacios para el cuidado infantil; por su parte la población de 0
a 8 años representa el 29.90% de la población en estas edades en la ciudad.
La tabla anterior nos plantea la siguiente pregunta: ¿Existen criterios para la
instalación de guarderías y/o espacios infantiles GECI?
El análisis que presentamos hace referencia a la población de 0 a 8 años existente
en cada una de las zonas. Intenta en todo caso fortalecer algunas preguntas que
surgen del análisis. Por lo tanto sus resultados no son comparables con el
universo total de las GECI por carecer de dato de la capacidad real.

Población que atienden las GEDI de IMSS y
SEDESOL
Capacidad Instalada en ambas 7,931
instituciones
Población de (0-8) en Juárez
Porcentaje de la población de
0 a 8 años atendida

243,145
3.26%

Instituciones que ofrecen servicio de guardería y/o espacios de cuidado
infantil (GECI) en Ciudad Juárez

109

�En Ciudad Juárez nueve instituciones públicas y privadas ofrecen espacios de
guarderías a niñas y niños. Unas, como es el caso de las que denominamos
particulares y albergues, los padres de los más pequeños dan a cambio una
cantidad de dinero por el servicio; otras, como es el caso de las guarderías
incorporadas al IMSS, el servicios que se da, es parte de las prestaciones sociales
que las madres trabajadoras tiene, son solo dos de las transformaciones, sentidos
e interese existentes en la ciudad hacia las Guarderías y/o Espacios para el
Cuidado Infantil (GECI).
A continuación se presentan las instituciones y la cobertura que en términos
porcentuales ofrecen para el cuidado infantil cada una de ellas. Es importante
señalar que al carecer del dato sobre la capacidad instalada de cada una de las
guarderías y espacios de cuidado, desconocemos realmente la oferta existente y
por consiguiente lo que cada institución cuenta y ofrece.
Comportamiento porcentual de institución que cuentan
con espacios para el cuidado infantil 2012
30.00%
25.00%
20.00%
15.00%
10.00%
5.00%
0.00%

La información anteriormente señalada permite además ordenarla y agruparla de
la siguiente manera, tratando así de ofrecer lecturas para su comprensión:

110

�1. El gobierno municipal de Juárez, cuenta con el 15.60% de las GECI en la
Ciudad a través de Centros Comunitarios con el 0.46%; DIF Mpal., con el
0.46% y Centro Municipales de Bienestar Infantil con un 14,68 por ciento.
2. El gobierno federal por su parte, cuenta con una capacidad de
aproximadamente un 43.12%; donde el 27.52% se agrupan en el Programa
Estancias Infantiles de la SEDESOL y el 15.60% para el caso de las
guarderías incorporadas al IMSS.
3. Por su parte, las Organizaciones de la Sociedad Civil en Juárez, ofrecen el
18.35%, siendo la OSC denominada Casas de Cuidado Diario con un
14.68% y la Fundación del Empresariado Chihuahuense con un 3.67 por
ciento.
4. En el caso de las Particulares, éstas agrupan alrededor de un 23% de las
GECI, de las cuales solo el 1.83% lo representan los albergues que en sus
edificios tienen espacios para el cuidado infantil y el resto son propiedad de
diferentes familias, pequeñas empresas, entre otras.

Distribución de GECI por zona territorial
Al organizar las guarderías y los espacios de cuidado infantil por zona
encontramos información importante:
1. Una mayor concentración de GECI en las zonas Norte Uno, Norte Dos,
Segundo Cuadro, es decir en zonas donde su infraestructura urbana
presenta mejores condiciones para su traslado como donde se amplía el
sector terciario que en otras zonas de la ciudad.
2. Para las zonas cercanas al Poniente de la Ciudad, se observan
incrementos de espacios infantiles respecto a los existentes en el año dos
mil.
3. Las zonas de crecimiento presentan un desarrollo importante de espacios
de cuidado infantil, lo que puede ser favorable siempre y cuando mantenga
esa tendencia.
111

�Norte 1

Las Torres

Surponiente

Norte 2

Crecimiento 1

Zaragoza

Granjero

Crecimiento 2

Norponiente

Jilotepec

Poniente

Crecimiento 3

Aztecas

Segundo Cuadro

Revolución

Alta-Zapata

Centro

Nueva Zona

16.00%
14.00%
12.00%
10.00%
8.00%
6.00%
4.00%
2.00%
0.00%

Comportamiento porcentual de espacios infantiles
por zona territorial

La siguiente gráfica muestra el porcentaje de las guarderías y espacios para el
cuidado infantil (GECI) en las diferentes zonas de la ciudad. En ella, se sumaron
todas las modalidades existentes en la ciudad tratando de clarificar la cobertura
existente. En ese sentido, en cada una de las zonas encontramos espacios que
ofrecen OSC, particulares, gobiernos municipales, federales para la población
infantil.

112

�III.- Georeferenciación de las GECI por instituciones

Centros Comunitarios

Existen varios centros comunitarios en la ciudad que en principio surgieron para
ser lugares que ofrecieran servicios relacionados con la capacitación para el
trabajo, asistencia social, entre otros servicios, sin embargo, existe un centro
comunitario que se encuentra ubicado en sur de la ciudad que ofrece el servicio de
estancia infantil para menores.

113

�Desarrollo integral de la Familia DIF

El Desarrollo Integral de la Familia (DIF), se encarga de administrar a dos
guarderías en la ciudad. Una de ellas es el Centro de Atención a Menores
Fronterizos (Camef) que recibe a niños desde 45 días de nacidos hasta los 6 años
y tiene una capacidad para atender a 50 niños, el servicio de cuidado tiene un
costo de 50 pesos de inscripción y 50 pesos por semana. Tienen cobertura en las
colonias: Renovación, Puerto la Paz, Felipe Ángeles, Ampliación Fronteriza, Díaz
Ordaz, Rancho Anapra y Fronteriza Baja entre otras. Otra de las guarderías que
atiende el DIF es la Emiliano Zapata.

114

�Albergues

También en la ciudad se encuentran albergues que tienen el servicio de
guarderías. Básicamente son 4, de ellos uno se encuentra ubicado en el Centro,
otro en el Poniente, uno más en aztecas, y el último en Norte Dos.

115

�IMSS: Ordinarias

Del total las guarderías que administra el Instituto Mexicano del Seguro Social se
encuentran ubicadas en la zonas del Centro, Segundo Cuadro, Norte Uno y Norte
Dos.

De la Guardería ordinaria 001, que se encuentra ubicada en la 16 de

Septiembre 2555, Colonia Partido Romero, tiene una capacidad para 256 niños y
cuenta con 82 personas para atender a la población infantil. La Guardería
ordinaria 002 se encuentra ubicada en Niños Héroes 2225 en la Colonia Exhipodromo, y tiene una capacidad instalada para 161 niños. La Guardería ordinaria
003 ubicada en

Faraday 8224 y Amperes en la Colonia Parque Industrial

Bermúdez, tiene una capacidad para 304. Finalmente, la Guardería ordinaria 004
está ubicada en la Avenida de la Raza 2412 en la Colonia Mascareñas, la cual
tiene una capacidad para100 niños.

116

�IMSS: Participativas

Las guarderías que son denominadas Indirectas que reciben financiamiento y,
además son reguladas por el IMSS en total son 28. Del total tienen una capacidad
instalada de 5,202 aproximadamente. La distribución por zonas es la siguiente,
dos se encuentran en la Alta-Zapata, dos en la zona centro, una en el Poniente,
tres en el Norte Uno, una en las Aztecas, una más en el Segundo Cuadro, cuatro
en el Norte Dos, una en la Jilotepec, dos en el Suroriente, tres en el Granjero, dos
en el Crecimiento Uno, tres en el Crecimiento Dos, y tres más en la zona de
Zaragoza.

117

�FECHAC

El número de guarderías de la FECHAC son 8, de las cuales una se encuentra
una ubicada en el Norponiente, una más en la Alta Zapata, dos en el Poniente,
una en la zona Norte Uno, otra en Aztecas, una más en Revolución, finalmente,
una en el Crecimiento 3.

118

�Casas de Cuidado Diario

De las guarderías que mejor ubicación tienen en términos de la distribución por
zonas son las Casas de Cuidado Diario, son en total 20. De las cuales dos se
encuentran ubicadas en la zona Norponiente, una en las Aztecas, dos más en el
Suroriente, una en la zona de Jilotepec, cinco en el Granjero, tres en el
Crecimiento 1, dos en las Torres, dos en el Crecimiento Tres, una en Zaragoza y
una en la Zona Nueva.

119

�Centros Municipales de Bienestar Infantil

Las guarderías en Centros Municipales de Bienestar Infantil (CMBI) son un total de
31. En total tienen una cobertura para 1670 infantes, de los cuales únicamente
están ocupados 833 lugares, los CMBI surgieron con el objetivo de contribuir con
las mujeres trabajadoras de Ciudad Juárez que requieren de un espacio seguro
para el cuidado y atención de sus niños de 4 a 12 a años, así mismo intervenir de
manera conjunta con el personal de los CMBI en el desarrollo integral de los
infantes. Básicamente, el municipio brinda el apoyo a madres trabajadoras que

120

�viven en las colonias integradas en los polígonos de pobreza. Estos centros tienen
una cuota de $150.00 semanales.

Particulares

En la ciudad existe un total de 70 guarderías particulares, de las cuales se puede
describir que tienen una ubicación muy distinta a las que son de carácter público o
que el objetivo final no es el lucro, se puede observar que el gran porcentaje de
este tipo de guarderías están ubicadas en las zonas Norte Uno y Norte Dos, lo que
cabe destacar que en esos lugares existe un bajo porcentaje de población infantil.

121

�Sedesol: Programa Estancias Infantiles.

El total de las estancias infantiles, de Sedesol, en la ciudad son un total de 124, y
tienen una cobertura promedio de 35 niños, de las cuales la mayoría se encuentra
ubicada en las zonas del sur de la ciudad, y que es donde se encuentran
principalmente la población infantil. Este Programa de Estancias Infantiles (PEI)
apoya hogares con al menos un niño o niña de entre 1 y hasta 3 años 11 meses
de edad (un día antes de cumplir los 4 años), o entre 1 y hasta 5 años 11 meses
de edad (un día antes de cumplir los 6 años). El PEI es un espacio dedicado al
cuidado y atención infantil operado por una persona que funge como responsable,
esta persona se encuentra capacitada por el DIF y la Sedesol. Cada estancia
122

�infantil afiliada a la Red cuenta con asistentes de acuerdo al número de niñas y
niños que se atienden.
Georeferenciación general de las GECI

Total de guarderías en Ciudad Juárez

El total de guarderías en Ciudad Juárez son 292, se puede analizar que el espacio
de cobertura aún falta modificarse, principalmente porque el servicio está cargado
en la zonas Centro, Norte Uno, Norte Dos y Segundo Cuadro, aunque también es
importante señalar que hay una buena cantidad de guarderías en las zonas del sur
de la ciudad, sin embargo, el porcentaje de niños que viven en esas zonas es
mayor en relación a las zonas del norte.
123

�CONCLUSIONES
1. Es necesario que se desarrolle un plan de construcción de guarderías para
las nuevas zonas de crecimiento que es donde están los niños y niñas y los
matrimonios jóvenes.
2. Además de las guarderías, es necesario que exista un plan municipal
donde se especifique científicamente la ubicación de las escuelas,
hospitales, y otros servicios que dependen directamente de los recursos del
Estado.
3. Las acciones del municipio en cuanto al crecimiento urbano de Ciudad
Juárez han estado mediadas por los intereses de la clase empresarial, no
así de la población en general.
4. De no tomar en cuenta las recomendaciones en 10 años la ciudad tendrán
grandes problemas de sobrecupo en las escuelas del Suroriente de Juárez,
sin embargo, en la zona norte las escuelas estarán sin demanda para
inscribirse.
5. Es necesario que se discuta seriamente en el Cabildo de Ciudad Juárez la
correlación entre crecimiento urbano y la construcción de nuevos servicios
públicos que le competen al estado como lo son hospitales, escuelas,
guarderías, etc.
6. En necesario que los académicos que tienen la información científica sobre
los temas de Juárez compartan la información los funcionarios públicos del
municipio.
7. El tema del agua y todos los servicios del estado son un asunto crucial para
pensar el crecimiento urbano de la ciudad, de lo contrario tendremos
grandes problemas sociales en los próximos años.
BIBLIOGRAFÍA
Almada Mireles, Hugo (2008). La realidad social de Ciudad Juárez. Análisis
territorial. Tomo 2. Universidad Autónoma de Ciudad Juárez, México.

124

�EL GÉNERO EN SUS CONFLICTOS DE INTERÉS.
Raúl Horacio Arenas Valdés
RESUMEN:
El presente texto versara sobre las crecientes controversias entre ambos géneros,
que han tomado gran auge, debido a la publicación, vigencia y aplicabilidad de la
Ley General de Acceso de las Mujeres a una Vida Sin Violencia, estas
controversias se han generado por el gran descontento del género masculino al
proponer conductas que pueden ser consideradas como violencia hacia las
mujeres, cuando gran parte de esas conductas son hipótesis que carecen de
veracidad y forma alguna de comprobación, tal es el caso del desamor y
desinterés. No solo por este tipo de hipótesis, esta Ley General ha sido
considerada como un ordenamiento que fomenta el alejamiento a, lo que tanto
mujeres como hombres han querido llegar por años, la igualdad y equidad de
ambos géneros, y que estos conceptos, distintos el uno del otro, sean aceptados
por una sociedad que ha venido fomentando a lo largo de su existencia una
educación e ideología machista, la cual no solo afecta a mujeres que
concurrentemente son víctimas de violencia, sino que ha dado pie a que los
hombres sean, ya también, victimas de alguno de los tipos de violencia en manos
de mujeres o de hombres, y convirtiéndose en un factor de la desintegración
familiar al impedir que exista una conciliación entre las partes, dejando a los
integrantes de una familia, sobre todo niños y adultos mayores en total
desprotección; todo ello para demostrarnos que la violencia como muchas otras
cosas, no hace diferencia entre hombres y mujeres.
Palabras clave: género, Ley General, violencia, igualdad, equidad, victima,
sociedad, familia.

125

�Ponencia:
La sociedad ha manejado diversos términos para referirse a equidad de género,
sin llegar a comprender todo lo que estos significan, al hablar de la equidad de
género no sólo se refiere a proteger a la mujer e ignorar al hombre. Lo primero que
se debe de hacer es comprender el significado de cada una de las palabras que
engloba el término “equidad de género”


Género: Cuando se utiliza el término género no es para referirse a un
hombre o una mujer, sino para designar lo que es considerado como
masculino y femenino, esto es, las cualidades y características que tiene
determinada persona.

Las cualidades y características a las que se refiere el término género varían de
acuerdo al lugar geográfico, la cultura, las tradiciones y el tiempo que se vive en
determinado país, de esto podemos extraer otra palabra:


“Las

funciones

de

género son

aquellas

conductas,

tareas

y

responsabilidades que una sociedad considera apropiadas para los
hombres, las mujeres, los niños y las niñas”. (FAO. (2014). Por qué el
género)

Las funciones de género han tenido un papel trascendental, ya que aún en pleno
siglo XXI, la sociedad no ha podido aceptar que tanto el hombre como la mujer
pueden realizar las mismas tareas tanto en el aspecto familiar, escolar como en el
ámbito laboral. En determinados lugares existen ideologías muy arraigadas donde
las mujeres no pueden salir de la casa y su único deber es el de dedicarse al
hogar y a la crianza de los hijos, del mismo modo el hombre no puede salirse el
prototipo de masculinidad que le ha sido impuesto por generaciones, como lo es el
ser una persona fuerte, proveedor del hogar, y el de ser una persona que no
puede sufrir ningún tipo de violencia, cosa que es totalmente absurda. Tanto

126

�hombres como mujeres pueden jugar cada quien en el rol de otro, y sufrir como
sufre el otro.
Debido a este tipo de ideología en donde se encasilla al hombre y a la mujer
podemos obtener otro término comúnmente usado:


“Las relaciones de género: Son las formas en que una sociedad define
los derechos, las responsabilidades y la identidad de los hombres en
relación con los de las mujeres y viceversa”. (FAO. (2014). Por qué el
género)

Esto nos lleva a la conclusión de que las relaciones de género son marcadas por
la sociedad en la que se vive, y por consiguiente a una infravaloración del trabajo
hecho por la mujer o por no permitirles desarrollarse en un trabajo.
La Organización de las Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura nos
define a la discriminación y a la igualdad de género de la siguiente manera:


La discriminación de género: Hace referencia a cualquier exclusión o
restricción basadas en las funciones y las relaciones de género y que
impide que una persona disfrute plenamente de los derechos humanos.



La igualdad de género: Existe cuando las mujeres y los hombres gozan de
iguales derechos y oportunidades en la vida civil y política. (FAO. (2014).
Por qué el género)

Teniendo en cuenta los conceptos anteriores podemos hablar de la igualdad de
género como la igualdad entre los hombres y mujeres al momento de ejercer sus
derechos, de tomar decisiones, de tener oportunidades educativas y laborales, de
ejercer sus derechos políticos (como el de votar y ser votados).
En muchas situaciones se puede confundir el término igualdad con equidad, y
aunque ambos se usan indiferentemente en la sociedad, si tienen diferencias entre
sí.
127

�

La equidad de género: es cuando los hombres y las mujeres son tratados
igualmente en cuando a la justicia y a la imparcialidad que deben de tener
en sus derechos, obligaciones y oportunidades.

Al hablar de equidad de género no sólo nos referimos a que la mujer deba tenerla,
sino también en cuanto al hombre, ya que por eso se pugna en este término
porque hombre y mujer sean iguales, que la sociedad no ponga restricciones por
la simple razón de tener determinado sexo.
La violencia es un fenómeno social que está alcanzando a la mayoría de la gente,
y el hecho de que esté presente no significa que sólo las mujeres lo van a sufrir,
este fenómeno también lo pueden sufrir lo niños, los ancianos y sin duda alguna
los hombres, pero la ley es muy distintiva en este aspecto al sólo prever la
violencia en contra de la mujer, como bien lo ha dejado en claro el legislador al
momento de la publicación de la Ley General de Acceso a las Mujeres a una Vida
Libre de Violencia.
La violencia es un fenómeno grave y complejo que se extiende a todos los
aspectos de la vida de un individuo que ha sido víctima o testigo de la misma,
debido a que las experiencias vividas en el seno familiar son determinantes en el
desarrollo emocional, sexual y social de toda persona. Recibir agresión resulta una
vivencia traumática difícil de asimilar; genera la conjunción de múltiples
sentimientos, afectaciones de salud físicas, mentales y sexuales, así como en las
actividades y conductas del sujeto, pudiendo observar por ejemplo, dificultades
para establecer una relación de pareja armoniosa; en el trabajo, conflictos que
tienen que ver con fallas en la comunicación, reacciones viscerales o agresivas,
prepotencia, o bien, por el contrario, inseguridad y actitudes serviles; en el aspecto
sexual, conductas violentas o desviaciones; en el medio escolar, actitudes de
agresión o complicaciones para concentrase y , por ende, bajo rendimiento
académico.
Sin restarle importancia a las diferentes consecuencias que se han mencionado,
consideramos que la reproducción de la conducta violenta que el individuo víctima
128

�o testigo de la violencia lleva a cabo al formar una familia o unirse afectivamente a
otra persona, resulta ser la más grave. La violencia genera violencia, pues el
aprendizaje social y familiar de esta conducta generalmente conduce a su
repetición”. (Martínez, P. (2007). Reflexiones En Torno A La Ley General De
Acceso De Las Mujeres A Una Vida Libre De Violencia. Revista del Posgrado en
Derecho de la UNAM).
Al tratarse de una Ley General, se supone que su observancia y aplicación debe
de ser para todos los individuos que habitan en territorio nacional, ya que el
encauzamiento de esta Ley, va encaminada hacia el bien común, y facilitar a los
individuos el conocimiento del derecho positivo que encuadra la violencia, para
ambos géneros y en sus diversas modalidades.
Lo dispuesto por esta Ley puede considerarse que atenta contra los derechos
humanos que consagra la Constitución Política de los Estados Unidos Mexicanos,
en el artículo 1º, ya que únicamente hace mención de la violencia que sufren las
mujeres. Este articulo pretende fomentar el reconocimiento del principio de
igualdad y de no discriminación, de igual forma resulta contradictorio que luche
contra el segundo principio cuando podría considerarse que fomenta la
discriminación contra el hombre, al considerar a la mujer, como única víctima de
violencia.
Esta Ley, también establece principios y modalidades para garantizarle a la mujer
una vida libre de la violencia, siendo los principios de igualdad y de no
discriminación los que se ven enmarcados en cada uno de los artículos de la
referida ley, aunque es un tanto contradictorio que una ley que ostenta tales
principios como los rectores de su aplicabilidad y las bases de su creación, sea la
primera en fomentar de alguna u otra forma propicie cierto nivel de discriminación
para con los hombres.
Si bien es cierto que los hombres no sufren violencia por razón de su género, es
absurdo pensar que por ellos no son víctimas de la violencia, esto sucede porque
el único termino que equiparamos con violencia es el físico, cuando existe la
129

�violencia: verbal, psicológica, económica, patrimonio, de la que tanto los hombre
como las mujeres pueden ser víctimas; ya que la violencia no hace distinciones de
género.
En la fracción IX del artículo 5º de la mencionada ley, se hace mención de la
perspectiva de género, definiéndola como:
“Una visión científica, analítica y política sobre las mujeres y los hombres. Se
propone eliminar las causas de la opresión de género como la desigualdad, la
injusticia y la jerarquización de las personas basada en el género. Promueve la
igualdad entre los géneros a través de la equidad, el adelanto y el bienestar de las
mujeres; contribuye a construir una sociedad en donde las mujeres y los hombres
tengan el mismo valor, la igualdad de derechos y oportunidades para acceder a
los recursos económicos y a la representación política y social en los ámbitos de
toma de decisiones”. Ley General De Acceso De Las Mujeres A Una Vida Libre De
Violencia. (2007).
Al hacer esta Ley, hincapié en la perspectiva de género, no únicamente debería
evocarse a la violencia que sufren las mujeres, sino a la que son propensos los
hombres, ya que el hecho de ser considerados cultural y educacionalmente como
el sexo o género fuerte, nos asegura que no son sujetos pasivos de la
discriminación o violencia. Esta fracción reconoce la representación social y
política que se debe brindar a ambos géneros, no lo señala como exclusividad de
uno solo, ya que dando este paso se pretende llegar a una verdadera equidad e
igualdad de género.
Los bienes jurídicos que esta ley tutela son: la protección de la salud, la integridad
física y emocional, la dignidad humana, el respeto al ejercicio de la sexualidad, a
lo económico y al patrimonio; la armonía y la convivencia pacífica de las familias,
así como la igualdad de derechos y a una vida libre de violencia. Estos bienes, son
de amplia importancia y reconocimiento jurídico, social, personal, cultural para el
óptimo desarrollo de cualquier persona y de una buena actividad que beneficie, no
130

�solamente al titular de dichos bienes, sino a toda la sociedad, porque al
respetarlos, propiciamos un adecuado y completo Estado de Derecho.
La mencionada Ley señala que, esta “contribuye a eliminar el silencio social y la
falta de lineamientos concretos en la materia. Permite al sistema de justicia contar
con instrumentos legales que permitan identificar e incidir explícita, eficaz,
eficiente y directamente sobre las causas y las consecuencias de violencia que
afecta a las mujeres que tienen que acudir al sistema de justicia, para hacer que
se respeten sus derechos a gozar de una vida libre de violencia de género”.
Muchas de las mujeres basándose en este fin de la Ley, llegan a abusar de los
derechos que esta les otorgo haciendo que más mujeres
En la fracción I del artículo 6º de la Ley, se indica, que:
“La violencia psicológica. Es cualquier acto u omisión que dañe la estabilidad
psicológica, que puede consistir en: negligencia, abandono, descuido reiterado,
celotipia,
infidelidad,

insultos,

humillaciones,

comparaciones

devaluación,

destructivas,

marginación,

rechazo,

indiferencia,

restricción

a

la

autodeterminación y amenazas, las cuales conllevan a la víctima a la depresión, al
aislamiento, a la devaluación de su autoestima e incluso al suicidio”. Ley General
De Acceso De Las Mujeres A Una Vida Libre De Violencia. (2007).
De esta fracción podemos encontrar varias críticas, para comenzar se considera
que una de las características de la violencia es la intención dañosa del victimario,
misma que generalmente no se observa en el desamor, entendiéndolo como
desapego o falta de afecto, pues su exteriorización suele darse de forma natural, y
no existe forma de que con intensión de causar daño se deje de querer a una
persona. El amor no es una obligación cuyo incumplimiento deba sancionarse por
el Derecho, en ese caso no solo los hombres deberían ser sancionados o
considerados como agresores, al dejar de sentir amor por su pareja, ya que de
igual forma las mujeres y cualquier ser humano es susceptible de que esto le
suceda y no únicamente para con sus iguales, sino por una actividad, una
ideología, una forma de vida, etc.
131

�De igual forma, el abandono o descuido reiterado, son motivos inoperantes para
que se considere que se ha violentado a la mujer psicológicamente, porque
muchas veces las razones para que estos dos supuestos se den, se presentan
cuando la necesidad económica aumenta, así como la falta de empleo, por lo que
para poder mantener a su familia y ofrecerles una mejor calidad de vida, tiene que
emigrar.
“Con esta Ley se pretende crear conciencia en todos los sectores del país sobre el
grave problema que constituye para la sociedad que se vulneren los derechos
humanos de la mitad de su población, de allí que contemple un conjunto de
acciones de naturaleza preventiva, a cargo tanto de las instituciones del Poder
Ejecutivo Federal como de los gobiernos locales y municipales que tienen la
responsabilidad de sensibilizar a toda la población frente a este grave problema de
profundas raíces culturales, y de educar a todos sus habitantes para la
construcción de una sociedad en la que realmente se respeten los derechos
humanos de las mujeres”. (Pérez, M. (2008). Violencia contra la mujer.
Comentarios en torno a la ley general de acceso a la mujer a una vida libre de
violencia. Boletín Mexicano de Derecho Comparado, 122.)
Si realmente es una Ley que pretende concientizar y prevenir la violencia, no solo
se debería enfocar a las agresiones que sufren las mujeres; aunque sabemos que
el principal argumentos para esto es, que a la mujer se le considera un grupo
vulnerable por su condición física y de género pero ¿No también podría
considerarse una forma de discriminación? ¿Qué estudio avala o respalda, el
hecho de que solamente las mujeres pueden ser víctimas de violencia? ¿Quién o
qué puede afirmar y, si es el caso, en base a qué, únicamente existe la violencia
física?
Ahora con los cambios de roles que se han venido presentado en la sociedad,
podemos ver que las mujeres son quienes llevan la sustento económico de la
familia, siendo los hombres quienes se quedan al frente de la familia y del hogar;
por lo que en función a lo establecido por la fracción IV del artículo 6º, se puede
132

�deducir que, estos ahora son susceptibles de ser dependientes económicos de la
mujer, por lo que los convierte en propensas víctimas de la violencia económica o
patrimonial, pues se encuentra en una posición de vulnerabilidad que le permite de
alguna forma a la mujer, ejercer cierto poder sobre él.
Esta Ley, al considerar las modalidades de la violencia, como las de los
ambientes: familiar, laboral y docente; proporciona más elementos para considerar
que atenta contra la igualdad y equidad de género que en los artículos 1º y 4º de
la Constitución Federal están instaurados, ya que no solamente las mujeres se
desarrollan en estos ámbitos y por ende, no son la únicas susceptibles a que se
les agreda en estos y de las formas ya referidas. Si bien es cierto que los
hombres, por cuestiones de cultura y educación machista que aun impera en
México y por los ciertos estereotipos y normas sociales que se le han impuesto por
la sociedad, les es más difícil reconocer, admitir y hacer saber que son víctimas de
violencia.
En una sociedad que juzga a los hombres que se permiten expresar sus
sentimientos, pensamientos, actitudes e ideologías, y que aunado a esto son
diferentes a las que por “cultura y educación” les han sido inculcado o se esperan
de ellos, se les ven limitadas sus libertades y se les nombra de manera
despectiva, y ahí es donde da inicio a la discriminación y a la violencia en sus
diferentes modalidades, y tienden a callar los abusos, malos tratos y conductas de
esta índole.
Se considera de poca o nula trascendencia jurídica que el artículo 26 de esta Ley
mencione, la obligación del Estado mexicano por buscar la reparación del daño
causado a las víctimas de violencia feminicida, ya que los ordenamientos en
materia penal nacionales y estatales, ya contemplan esta medida de seguridad
que pueden imponerse, un claro ejemplo es lo establecido el artículo 30 del
Código Penal Federal y por la fracción III del artículo 22 y el artículo 26, ambos del
Código Penal del Estado de México. Aparte de creer que la utilización de le
expresión “reparación del daño” no es la adecuada para referirse al contenido que
133

�la Ley le atribuye, ya que como reparación del daño la ley señala, en tres
fracciones lo siguiente:
I. El derecho a la justicia pronta, expedita e imparcial: Se deben investigar las
violaciones a los derechos de las mujeres y sancionar a los responsables;
II. La rehabilitación: Se debe garantizar la prestación de servicios jurídicos,
médicos y psicológicos especializados y gratuitos para la recuperación de las
víctimas directas o indirectas;
III. La satisfacción: Son las medidas que buscan una reparación orientada a la
prevención de violaciones.
El contenido de las fracciones mencionadas, es la garantía de seguridad jurídica
que está plasmada en el artículo 17 constitucional, por lo tanto, más allá de
concebirse como una forma de reparación del daño, significa un derecho, con
previo reconocimiento y garantía otorgada por la Constitución Federal. Aunque
también resulta contradictorio que se base en preceptos constitucionales, a
conveniencia de un solo género, cuando estos preceptos están destinados para
que se apliquen a todas las personas, dando origen a una discriminación por
género que esta prohíba por el último párrafo del artículo 1º.
“Los trabajos de investigación sobre violencia de géneros deben ser difundidos no
solamente a los grupos vulnerables, sino a la sociedad en su conjunto, a través de
los medios de comunicación con campañas permanentes de concientización
acerca de la gravedad del problema, sus repercusiones a nivel personal, familiar y
social, el marco jurídico aplicables, las autoridades competentes, las instituciones
de asistencia públicas y privadas para las víctimas y los agresores, teléfonos de
emergencia, etc.” (Revista del Posgrado en Derecho de la UNAM, Vol. 3, num 5,
2007)
La Ley General de Acceso a las Mujeres a una Vida libre de Violencia es
desintegradora familiar por los supuestos que prevé, por ejemplo el artículo 8
fracción IV:
134

�IV.

Evitar procedimientos de mediación o conciliación, por ser inviables en una
relación de sometimiento entre el Agresor y la Víctima

Esta fracción no deja cabida a que haya la mediación o la conciliación por tanto no
se puede volver a lograr que una familia este junta y no vela por el interés por el
menor ni por el derecho que se tiene a una familia, de modo que entonces cuando
la gente llegue a su vejez no podrá tener una vida digna, ya que la familia se
encontrará separada.
V.

Favorecer la separación y alejamiento del Agresor con respecto a la Víctima

Se vuelve a ver una vez más la forma en que esta ley busca la separación entre la
víctima y su agresor, deshaciendo de esta manera al núcleo familiar, aun cuando
el agresor pueda arrepentirse y querer volver a estar con su familia.
Además de eso, la presente ley quiere que se tome en cuenta ciertas propuestas
previstas en el artículo 9 que al igual que las antes mencionadas son
desintegradoras en materia familiar.
I.

Establecer la violencia familiar como causal de divorcio, de pérdida de la
patria potestad y de restricción para el régimen de visitas, así como
impedimento para la guarda y custodia de niñas y niños;

II.

Disponer que cuando la pérdida de la patria potestad sea por causa de
violencia familiar y/o incumplimiento de obligaciones alimentarias o de
crianza, no podrá recuperarse la misma.

Al establecer también órdenes de protección y una alerta de violencia de género
como acciones gubernamentales de emergencia tendientes a enfrentar y erradicar
la violencia, y así poder prevenir la comisión del delito de feminicidio en esta ley;
debería considerarse la posibilidad de no solo legislar este tipo de leyes para
mujeres, sino para todos los habitantes mexicanos, ya que si bien es cierto, que
en la exposición de motivos de la ley, se menciona que lo que dio pauta a la
creación de esta, fue el aumento de los feminicidios en estados como Chiapas y el
135

�Estado de México, pero ¿qué es lo que las autoridades y los legisladores esperan
para favorecer a todos los mexicanos con este tipo de instrumentos jurídicos?
Será que lo que ellos esperan, es ¿qué de nueva cuenta se den altos índices de
violencia, pero ahora en contra de hombres, niños y adultos mayores para poder
hacer un marco jurídico que les otorgue seguridad física, mental y emocional? O
¿qué México sea señalado nuevamente por la ONU y organizaciones
internacionales, como un país con alto nivel de discriminación y de violencia de
género?
Como muchos estudiosos del Derecho Mexicanos lo han señalado, nuestros
ordenamientos jurídicos no son para prevenir problemas como muchos sucede
con otros países, sino nuestras leyes se han creado para dar solución a problemas
sociales una vez que estos han tomado a gran número de la población o que han
crecido de manera considerable, dejando atrás a las leyes anteriores al sobre
pasar las hipótesis normativas que esta contemplan, y que por ellos, son leyes que
al poco tiempo de ser publicadas y que entran en vigencia pierden fuerza y que se
dé pauta a la creación y comisión de nuevas conductas delictivas.
Claro ejemplo de esto es, que con la implementación de esta ley, se creó
mediante el Instituto Nacional de las Mujeres, la Secretaria Ejecutiva del Sistema
Nacional para Prevenir, Atender, Sancionar y Erradicar la Violencia contra Las
Mujeres, cuyo fin, como su nombre lo dice atender, sancionar y erradicar acciones
que se han venido agravando por la negligencia y omisión de actividades y
políticas necesarias para prevenir.
Si bien es cierto que al ser el hombre más fuerte que la mujer, la violencia que
este ejercerá para con ella es la violencia física; sin embargo, la mujer puede usar
la emocional y psicológica, siendo por ello que para muchas personas, la violencia
a la que son sometidos los hombres no es de alto impacto.
Es por razones como estas, el tema de los “hombres maltratados” aún no está
socializado, pues son pocos los que reconocen una situación así, pero ello no
136

�quita que este conflicto social sea habitual y en considerable aumento, debido a
que es inimaginable e innombrable.
“En Estados Unidos se ha calculado que existe hasta 8 por ciento de hombres
maltratados por su pareja, debido a que quienes reconocen esta dificultad han
buscado ayuda; por su parte, en España, donde ya existen instituciones
específicas para atender estos casos, se habla de 2 por ciento. En Holanda se
inauguraron en 2010 cuarenta centros de acogida para hombres víctimas de
violencia intrafamiliar.
Mientras que en México, únicamente en Veracruz y Sinaloa hay organizaciones no
gubernamentales que se encargan de atender a los varones que han superado la
"barrera de la vergüenza" y reconocen abiertamente que no saben qué hacer ante
un escenario de violencia del que son víctimas.” (Galan, J. (2006, 17 de Junio). La
violencia contra hombres, tema poco abordado en México. La Jornada).
Como podemos ver en estas estadísticas, México solo cuentas con dos entidades
federativas preocupadas por la violencia que sufren los hombres, sin que cuente
con el apoyo de su gobierno estatal y del federal, como por el contrario, sucede
con España, Holanda y Estados Unidos, y no es porque en México no se de esta
violencia, sino como se ha mencionado a lo largo de este texto, es por una cultura,
educación e ideología que no permite que los hombres de muestren débiles.
“La Encuesta sobre Violencia Intrafamiliar (ENVIF), levantada en 1999, [...] reveló
una mayor presencia de actos de violencia en los hogares con jefatura masculina,
32.5% de estos hogares reportó algún tipo de violencia por 22% de los dirigidos
por mujeres.
Por otra parte, los miembros más frecuentemente agresores son el jefe del hogar
(49.5%) y la cónyuge (44.1%), mientras que las víctimas más comúnmente
afectadas son hijas, hijos (44.9%) y cónyuges (38.9%)”. (INEGI.(2003).
Estadísticas a propósito del día internacional para la eliminación de la violencia
contra las mujeres)
137

�De ahí que también las mujeres pueden agredir y ser violentas, con menor
frecuencia o con menos reproche de los hombres y la misma sociedad, al no darse
a conocer denuncias o incidentes donde el hombre es quien promueve y hace
saber que es víctima y no agresor.
Esto se respalda con lo dicho por el Periódico El Sol de Morelia, el cual afirma
que:
“En México, según antecedentes del DIF Nacional, al 2012 un 2% de las
denuncias es realizado por varones, mientras que, de acuerdo con los casos de
agresiones de la Secretaría de Salud en 2010, un 40% de las denuncias tiene
como víctima a los hombres, cifra similar a las del INEGI respecto a la violencia
percibida por jóvenes durante el noviazgo”. (INEGI.(2003). Estadísticas a propósito
del día internacional para la eliminación de la violencia contra las mujeres).
Así es como la violencia contra el hombre se torna como un problema social serio,
aunque muchas veces no se le presta la misma atención que la violencia hacia las
mujeres, y por ende, la violencia de la que ellos son víctimas se convierte en un
tabú social.
La violencia contra los hombres, a diferencia de la que reciben las mujeres, puede
presentarse cuando estos han sido abandonados por su esposas y han quedado
al cuidado de los menores, humillaciones verbales dentro o fuera del ámbito
familiar, sólo que muchas de las veces los hombres por ser considerados como la
parte fuerte de una familia callan la violencia a la que son objeto para evitar un tipo
de violencia más fuerte o bien el someterse a una “vergüenza social” o
insinuaciones de ausencia de virilidad”.
“Sin embargo, en nuestro país para el año 2003, del total de personas
generadoras de violencia, 91 de cada 100 son hombres y 9 mujeres, siendo el
hombre responsable del 75% de los episodios de violencia, los casos de violencia
cruzada, donde ambos integrantes de la pareja se maltratan, es de un 23% y los
casos que el hombre es víctima de violencia de parte de su mujer, es alrededor
138

�del 2%”. (INEGI.(2003). Estadísticas a propósito del día internacional para la
eliminación de la violencia contra las mujeres)
Al ver estas estadísticas obtenidas por el INEGI, en el año 2003, podemos
percatarnos que el hombre es mayormente más violento que una mujer, porque
fue educado para demostrar su fuerza con violencia directa o física; mientras que
la mujer ejerce más una violencia indirecta o psicológica, entre ellas la
manipulación, debido a que su complexión física no les permite ejercer sobre el
hombre una violencia al 100% física y también porque su forma de educación
consiste en no manifestar violencia alguna y, por ello, buscan otras formas de
manifestarla.

CONCLUSIONES
1.- En la actualidad, se ha prestado más atención a la violencia que ejercen los
hombres sobre las mujeres, por ser la más difundida por los medios de
comunicación, respecto a los casos específicos de Ciudad Juárez y del Estado de
México; pero esto no exime a los hombres de ser víctimas de violencia, no
específicamente por parte de las mujeres, sino que puede presentarse por parte
de otros hombres, y eso tampoco implica que aquellos sean homosexuales, sino
que realmente nos muestra un panorama, al que como sociedad, prestamos poca
atención: el aumento generalizado en el nivel de violencia.
2.- La violencia contra el hombre no se considera violencia de género, desde la
perspectiva de una sociedad machista y con recién incursión de una perspectiva
feminista, ya que la primera solo permite la violencia hacia la mujer, mientras que
la segunda solo se preocupa por erradicar a la misma violencia; sin tomar en
cuenta que las mujeres por lo general, suelen utilizar formas indirectas para
expresar su violencia, excusándola como respuesta al antecedente de ser
víctima.

139

�3.- La Ley General de Acceso de las Mujeres a una Vida Libre de Violencia, es
desintegradora en materia familiar, al no permitir que en la familia haya una
reconciliación o una mediación.
4.- En concordancia con la conclusión anterior, se puede deducir que mientras
más familias sean víctimas de esta desintegración y de esta ley, la calidad de vida
no va a mejorar en la sociedad, en razón de que, la familia es el núcleo básico de
la sociedad.
5.- Por otro lado la desintegración familiar, no ayudará a las personas a tener una
vejez digna al no fomentar los lazos de amor y convivencia, que en su momento
pudieran arreglarse.
6-. Los las autoridades y legisladores mexicanos necesitan comenzar a realizar y
aplicar políticas públicas encaminadas a fomentar una cultura y educación de
prevención de cualquier tipo de violencia para cualquier grupo social, antes de que
la violencia a la que mas numero de hombre se ven sometidos, para evitar, como
sucedió con las mujeres, llegar a tipificar una conducta recurrente, para prevenir la
creación de un sinfín de leyes para erradicar y hacer frente a mas casos de
violencia.

140

�BIBLIOGRAFIA
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http://www.juridicas.unam.mx/publica/librev/rev/posder/cont/5/cnt/cnt12.pdf
Pérez, M. (2008). Violencia contra la mujer. Comentarios en torno a la ley general
de acceso a la mujer a una vida libre de violencia. Boletín Mexicano de Derecho
Comparado,

122.

Recuperado

http://www.juridicas.unam.mx/publica/rev/boletin/cont/122/el/el17.htm

141

en

�UNA MIRADA DESDE EL TRABAJO SOCIAL A LA VIDA FAMILIAR DEL
PACIENTE CON VIH/SIDA
Leticia Cruz Velázquez15
Alin Jannet Mercado Mojica16

RESUMEN:

El VIH/SIDA como una enfermedad crónica ha puesto al descubierto la fragilidad
del sistema familiar, sin importar la condición social, económica o cultura, ya que
no sólo afecta biológicamente a la persona que lo contrae, sino que cambia y
deteriora progresivamente su entorno familiar y económico; además, genera
graves implicaciones sociales de rechazo como el estigma, la discriminación y, por
ende, el aislamiento; es importante destacar la interacción familiar en esta
enfermedad ya que a partir del diagnóstico clínico, la mayor parte de los enfermos
tienen la expectativa de lograr una relación más estrecha con los integrantes del
núcleo familiar de origen para enfrentar la situación de adversidad, sin embargo no
siempre se logra, por el contrario, esta enfermedad se convierte en causa de
aislamiento o rechazo familiar, lo cual impacta significativamente en la salud
psicológica y física del paciente.
En este sentido la investigación desde el enfoque del Trabajo Social tiene la
finalidad de obtener cuáles son las condiciones a nivel familiar, que intervienen en
el tratamiento del paciente con VIH/SIDA, considerándose para éste estudio, a 10
familias de pacientes de entre 15 y 25 años, de la Ciudad de Poza Rica, Veracruz.
Teniendo como objetivos Identificar las condiciones de la familia del paciente con
15

(expone) Estudiante de Cuarto Semestre de la Maestría en Trabajo Social, Facultad de Trabajo Social de la

Universidad Veracruzana, Estado de Veracruz México. Correo electrónico: lety.naomi@gmail.com
16

Correo electrónico: amercado@uv.mx

142

�VIH/SIDA, así como los factores económicos, sociales y religiosos que influyen en
el tratamiento del paciente con VIH/SIDA. Utilizando para el levantamiento de
información un instrumento de 65 reactivos.
Obteniéndose como resultado los aspectos más determinantes sobre la
constitución familiar, salud, el estilo de vida, factores económicos, sociales y
religiosos que permiten identificar las condiciones que presentan los pacientes y
sustentan la programación de acciones futuras para coadyuvar a una mejor
calidad de vida del paciente con VIH/SIDA.

Palabras Clave: Trabajo Social, condiciones familiares

INTRODUCCIÓN
El ser humano se enfrenta en su diario vivir a diversas crisis, una de ellas es la
enfermedad crónica, si bien una enfermedad leve puede hacer que la persona
que la padece y su familia entren en crisis, cuanto más podrá desequilibrarse al
conocer que uno de sus miembros padece una enfermedad crónica, como lo es el
caso del Virus de la Inmunodeficiencia Humana (VIH) y el Síndrome de
Inmunodeficiencia Adquirida (SIDA).
Ante una enfermedad crónica el paciente y su familia se enfrentan a una realidad
ineludible, de que son mortales, la familia se encuentra frente a la posibilidad de
perder a un miembro de su familia y ambos sufren y entran en crisis. Parte de
esta crisis consiste en que la familia que es, ya no será más, pues esta situación
generara cambios aunque no se deseen. Los cambios más comunes son los roles
de la familia, las relaciones interpersonal, de manera que la familia pasara una
reestructuración en la dinámica familiar.
Con la aparición del VIH/SIDA como una enfermedad crónica, ha puesto

al

descubierto la fragilidad del sistema familiar, sin importar la condición social,

143

�económica o cultural; ya que el diagnóstico no solo afecta a la persona que vive
con VIH/SIDA, sino que se refleja en todo el sistema familiar.
Es posible que ante la noticia del diagnóstico se presentaran diferentes tipos de
emociones y sentimientos tanto en la familia como el paciente. Kubler Ross (1969)
en su trabajo On death and Dying para situaciones de duelo, define que cuando
una familia ve que uno de sus miembros padece una enfermedad crónica y
posiblemente mortal, pasa por una serie de etapas que va desde la negación
hasta la resignación. La primera de ellas es la negación, quien resulta ser una
reacción de ajuste, la segunda etapa se caracteriza por sentimientos tales como
ira, enojo, resentimiento y coraje, esta etapa es difícil de manejar ya para el
paciente y familia pueden desplazar estos sentimientos negativos hacia otras
personas.
La tercera etapa es la de regateo o pacto, es esta fase la familia se ha dado
cuenta que estos sentimientos negativos no cambian la situación, y comienza el
regateo. En la cuarta etapa la familia y el paciente se dan cuenta de que el regateo
no remediara la gravedad de la enfermedad, ante lo cual surge la depresión.
Finalmente, el paciente y su familia entran en la fase de resignación, lo cual
posibilitara para todos la aceptación de la enfermedad.
Ante estas etapas podemos ver que la familia influye en la enfermedad del
paciente, esto significa que la familia desempeña un papel fundamental en la salud
y en la enfermedad del paciente.
Por lo que la presente investigación diagnóstica considera desarrollar las
condiciones familiares que intervienen en el tratamiento del paciente con
VIH/SIDA, así los factores sociales, económicos y religiosos que median en el
tratamiento de diez pacientes de la Ciudad de Poza Rica, Veracruz, para
posteriormente generar propuestas de intervención desde el enfoque del
profesional de Trabajo Social.

144

�Una mirada desde el Trabajo Social a la vida familiar del paciente con
VIH/SIDA

El surgimiento del virus de inmunodeficiencia humana (VIH) y del síndrome de
inmunodeficiencia adquirida (SIDA), fueron detectados en 1978 en Estados
Unidos, en hombres homosexuales con sarcoma de Kaposi, de tal forma que se
asoció la epidemia con el factor de las relaciones homosexuales, llamándole a si la
epidemia rosa.
El VIH/SIDA se ha expandido de manera alarmante, traspasando las fronteras que
inicialmente

fueron

asociados

a

comportamientos

específicos

como

la

homosexualidad, la promiscuidad sexual y consumo de drogas. Sin embargo, en la
actualidad la pandemia afecta en forma indiscriminada a diversos sectores de la
sociedad, haciendo cada vez más difícil su control. A pesar de la abundancia de
información disponible sobre el VIH/SIDA, las tazas de infección siguen
aumentando en los cinco continentes, convirtiéndose en una seria amenaza para
el desarrollo personal, familiar, social y económico.
A finales del 2009, ONUSIDA estimó que a nivel mundial existían 33.3 millones de
personas que vivían con VIH, de los cuales 30.8 millones eran adultos y 2.5
millones menores de 15 años. La región más afectada es la África subsariana que
concentra el 67% de las infecciones de todo el mundo, en donde el SIDA es
responsable de una de cada cinco muertes, constituyendo la principal causa de
mortalidad.
La segunda región en importancia es el sur y sureste de Asia con el 12% de las
personas, en tercer lugar aparece América del Norte con el 5% y en cuarto sitio
América Latina con el 4.2% del total de las personas que viven con VIH en todo el
planeta.
De acuerdo con la prevalencia del VIH en población adulta (indicador que utiliza
ONUSIDA para comparaciones internacionales), México se ubica en el décimo
séptimo lugar en América Latina, sin embargo se caracteriza por una prevalencia
145

�de infección por VIH que se ha difundido rápidamente en uno o más subgrupos de
la población, manteniéndose una constante por encima del 5% en por lo menos un
subgrupo de la población y entre las mujeres embarazadas de zonas urbanas es
inferior al 1%.
A consecuencia del impacto global que fue tomando la epidemia y la aparición de
nuevos casos en el país, el gobierno federal creó en 1986 el Comité Nacional para
la Prevención de SIDA (CONASIDA), cuyas actividades se limitaban a la
coordinación de esfuerzos en la lucha contra el SIDA, posteriormente CONASIDA,
que se consolido como la entidad encargada de la formulación y difusión de las
políticas y estrategias nacionales en materia de atención y control de VIH/SIDA y
otras infecciones de transmisión sexual (ITS), entre sus funciones incluye la
coordinación y técnicas

de distintos actores involucrados en la prevención y

control de la epidemia.
En el año 2001 se creó el Centro Nacional para la Prevención y Control del
VIH/SIDA (CENSIDA) quien promueve la prevención y control de la epidemia
mediante políticas públicas, promoción de la salud sexual y otras estrategias
basadas en la evidencia para disminuir la transmisión del VIH e ITS y mejorar la
calidad de vida de las personas afectadas.
En base al Registro Nacional de casos de SIDA, en su actualización preliminar
hasta el 30 de septiembre de 2013 los casos notificados (1983-2013) son de
166,370 casos registrados. Los Estados que concentran el mayor número de
casos de SIDA son el Distrito Federal con 25,750 casos; México con 17,639;
Veracruz con 15,231, Jalisco con 12,350 y Chiapas con 7,700.

Ante el aumento de casos de VIH/SIDA y como respuesta del Gobierno Federal,
se inició en el año 2003 la creación de los Centros Ambulatorios de Prevención y
Atención en SIDA e Infecciones de Transmisión Sexual (CAPASITS), los cuales
tienen las características de una unidad médica para consulta externa que cuenta
146

�con auxiliares de diagnóstico, farmacia y área de atención en Psicología,
Odontología y Trabajo Social.
Actualmente se cuenta con 75

CAPASITS distribuidos en las 32 Entidades

Federativas y el Distrito Federal. En el Estado de Veracruz se tienen cinco Centros
Ambulatorios de Prevención y Atención en SIDA e Infecciones de Transmisión
Sexual (CAPASITS), los cuales se ubican

en las ciudades de Veracruz,

Coatzacoalcos, Rio Blanco, Xalapa y Poza Rica; teniendo este último 935 casos
acumulados de pacientes de la zona norte del Estado17 .
Siendo los municipios que presentan mayor incidencia en casos de VIH/SIDA
Poza Rica y Tuxpan, por lo que para generar un proceso de conocimiento, se
partirá de un diagnóstico, que de acuerdo a Alberto J. Diéguez, señala que una
vez obtenida la información y como base para tener mayores elementos para
desarrollar la acción, se deben analizar los hechos encontrados, establecer
relaciones, discriminar que es lo fundamental y que es lo accesorio. (Diéguez,
1987: p. 60). Permitiendo identificar, ordenar y jerarquizar los problemas,
demandas y/o necesidades de los sujetos.
Partiendo, de que una de las terribles características del VIH/SIDA es, que no sólo
afecta biológicamente a la persona que lo contrae, sino que cambia y deteriora
progresivamente su entorno familiar y económico; además, genera graves
implicaciones sociales de rechazo como el estigma, la discriminación y, por ende,
el aislamiento; es importante destacar la interacción familiar en esta enfermedad
ya que a partir del diagnóstico clínico, la mayor parte de los enfermos tienen la
expectativa de lograr una relación más estrecha con los integrantes del núcleo
familiar de origen para enfrentar la situación de adversidad. Sin embargo no
siempre se logra, por el contrario, esta enfermedad se convierte en causa de
aislamiento o rechazo familiar, lo cual impacta significativamente en la salud
psicológica y física del paciente.
17

Fuente: Base de datos SALVAR
*Fecha de corte: 31 de diciembre del 2013

147

�El VIH/SIDA

desde sus primeras manifestaciones ha sido un padecimiento

estigmatizado

y a su

vez clandestino, ya que las personas que viven con

VIH/SIDA encuentran preferible padecer la enfermedad en el anonimato por temor
a ser discriminados o segregados de su grupo familiar.
La estigmatización es una respuesta social estereotipada, caracterizada por un
profundo rechazo, acompañada de un bagaje de comportamientos irracionales y
contradictorios (Velasco, 2006). ONUSIDA define el estigma y la discriminación en
relación con el VIH como: “...un ‘proceso de desvalorización’ de las personas que
viven o están asociadas con el VIH/SIDA. La discriminación se desprende del
estigma y se refiere al tratamiento injusto y malintencionado de una persona a
causa de su estado serológico real o percibido en relación con el VIH” (ONUSIDA
2011).
En muchos países
discriminación

y comunidades, el estigma asociado con el VIH y la

pueden ser tan devastadores

como la enfermedad misma: el

abandono por parte del cónyuge o la familia, el aislamiento social, la pérdida del
trabajo o los bienes, la expulsión de la escuela, la negación de servicios médicos,
la violencia, la falta de atención y apoyo. Estas consecuencias, o el temor a
sufrirlas, significan que es menos probable que las personas recurran a las
pruebas del VIH o revelen su estado serológico respecto del VIH a los demás;
evitando así que se adopte medidas preventivas con relación al VIH; o accedan a
tratamiento, cuidado y apoyo.
La discriminación viene después del estigma y es el trato injusto y desleal que
sufre una persona por tener ciertas características, además de que se violan los
derechos humanos fundamentales de las personas, En México, el artículo primero
constitucional lo refiere, “Queda prohibida toda discriminación motivada por origen
étnico o nacional, el género, la edad, las capacidades diferentes, la condición
social, las condiciones de salud, la religión, las opiniones, las preferencias, el
estado civil o cualquier otra que atente contra la dignidad humana y tenga por

148

�objeto anular o menoscabar los derechos y libertades de las personas”18 . Y
aunque en nuestra máxima ley está prohibida la discriminación, en México se tiene
un rechazo social ante las personas que viven con VIH/SIDA. Este rechazo ocurre
básicamente, por la falta de información y por la pobre educación que existe en la
sociedad acerca del padecimiento. El desconocimiento de la enfermedad hace
que se agudice el surgimiento de actitudes estigmatizantes y discriminatorias en
contra de los individuos infectados (Velasco, 2006).
Una de las alternativas de análisis para el problema de las condiciones familiares
que intervienen en el tratamiento del paciente con VIH/SIDA es el estudio de la
familia, por lo que para tener más claridad sobre el tema, se presentan algunas
definiciones del concepto de familia:


“…Una organización única, que constituye la unidad básica de la sociedad
(Levi-Strauss, 1981).



“Un grupo natural que en el curso del tiempo ha elaborado pautas de
interacción” (Minuchin y Fishman 1992).



"los miembros del hogar emparentados entre sí, hasta un grado
determinado por sangre, adopción y matrimonio. El grado de parentesco
utilizado para determinar los límites de la familia dependerá de los usos a
los que se destinen los datos y, por lo tanto, no puede definirse con
precisión en escala mundial." (OMS).



La familia es un ámbito privilegiado para la compañía, el amor mutuo, la
solidaridad intergeneracional, la socialización de los niños y jóvenes, y la
transmisión de la cultura de una comunidad, a las generaciones venideras
(Eroles, 1989).

En la actualidad, la familia es una institución social creada y transformada por
hombres y mujeres en su accionar cotidiano, individual y colectivo. Su
universalidad reside en algunas funciones y tareas que deben ser realizadas en
toda sociedad. El cómo y por quien se llevan a cabo, las formas de organización
18

Constitución Política de los Estados Unidos Mexicanos.

149

�de los agentes sociales, los entornos y las formas de las familias son múltiples y
variables. Esta variabilidad no es casual ni se halla puramente ligada a diferencias
culturales: hay potentes procesos de cambio social, histórico, económico,
tecnológico y político de los cuales forman parte las transformaciones en las
familias.
Se entiende por Dinámica Familiar a la estructura y el proceso que dibujan el
perfil y la identidad del grupo co-residente en torno a necesidades y tareas de
reproducción y sobrevivencia social. La reproducción que se da en tres planos:
biológica, demográfica y socio-cultural. En tanto estructura es el conjunto de
demandas funcionales que indica a los miembros como deben funcionar. De esta
manera, una familia posee una estructura que puede ser vista en movimiento.
En la dinámica familiar se van construyendo, a lo largo de un proceso histórico,
determinadas “reglas de juego”, en base a las que se explican la comunicación, el
afecto, la satisfacción, la insatisfacción de su vida cotidiana. El desarrollo de la
vida cotidiana se define como ámbito de la convivencia social, la cotidianeidad se
presenta como el espacio donde se manifiestan e interactúan, necesidades,
condicionamientos,

afectos,

valoraciones,

relaciones humanas

y vínculos

personales.
Considerando que el VIH/SIDA, por ser una enfermedad que afecta a niños,
jóvenes adultos, ancianos,

juega un papel muy importante, generando

modificaciones en la familia. La disolución de parejas, la separación de una
persona de su ámbito familiar para insertarse a otro grupo y construir así una
nueva familia, la orfandad de menores por la pérdida de uno o ambos padres, la
viudez , la hospitalización prolongada o la muerte

del paciente cambian la

estructura familiar.
Este cambio

se empieza a generar en el momento que en que se da el

diagnóstico clínico, cuando la familia de la persona diagnosticada con VIH, se
encuentra

ante el conocimiento de la patología, se presenta entonces

un

descalabro afectivo de intensidad y consecuencias variables, pero siempre
150

�presente. Esta modificación de vínculos familiares remite hacia la estructura y
dinámica familiar. La estructura se verá afectada ante cambios que presenta la
familia en los roles afectivos de dependencia, exclusión, rechazo, aislamiento o
dominación.
La dinámica familia se modifica al tener un integrante con VIH, ya que en muchas
ocasiones el paciente pasa a ser un miembro dependiente, por lo que la familia
tiene que hacer una reorganización

de roles y funciones, así como la

redistribución de tareas, reestructuración del hogar.
Ante lo mencionado se puede observar que las familias que tienen un miembro
con VIH, pasan un proceso de incertidumbre al igual que el paciente, por lo que la
familia también requiere de atención, por lo que es importante desarrollar un
trabajo de intervención con familias que tengan un miembro con VIH/SIDA para
que puedan enfrentar y manejar la enfermedad y de esta manera también puedan
ser un instrumento de apoyo al paciente.
En este sentido la investigación diagnóstica presentada a través de la intervención
del Trabajo Social tiene la finalidad de establecer ¿Cuáles son las condiciones
a nivel familiar, que intervienen en el tratamiento del paciente con VIH/SIDA?,
Para dar respuesta a esta interrogante, se realizó una investigación con la familia
de diez pacientes diagnosticados con VIH/SIDA, quienes se encuentran en un
rango de edad de 15 a 25 años, residentes de la Ciudad de Poza Rica. Los
objetivos que guiaron la investigación, fueron:

OBJETIVO GENERAL
•

Identificar las condiciones que constituyen las fortalezas y debilidades de la

familia del paciente con VIH/SIDA.

151

�OBJETIVOS ESPECÍFICOS
•

Identificar los factores económicos, sociales y religiosos que influyen en el

tratamiento del paciente con VIH/SIDA
•

Sistematizar la información para la elaboración del informe final del

diagnóstico.

Proceso Metodológico
Las líneas de este trabajo de investigación consideran la metodología cualitativa,
y que a través de ella se puede descubrir y producir conocimiento sobre la vida de
las personas, su historia, sus relaciones interpersonales, acciones, emociones o
creencias aprehendidas en y de su realidad social.

En consecuencia, el

comportamiento de las personas es el resultado de una estructura de relaciones y
significaciones que operan en la realidad, en un determinado contexto social,
cultural e ideológico. Dicha realidad no es la misma para todas las personas, sino
que es estructurada y construida por cada uno de los individuos (Castro 1999,
Amuchástegui 1999 y Szasz y Amuchástegui 1999).

La población para este estudio fue de diez familias con un integrante de entre 15 a
25 años, diagnosticado con VIH/SIDA, que habitaban en la zona urbana de la
ciudad de Poza Rica, del Estado de Veracruz., para la selección de las familias se
consideraron únicamente las características que se describen a continuación:


Tener un integrante diagnosticado con VIH/SIDA



Qué cuyo integrante con VIH/SIDA se encontrara entre los 15 y 25 años de
edad.



Ser residente de la zona urbana de la ciudad de Poza Rica, Ver.



Tener disposición para llevar a cabo el estudio.

152

�Las estrategias de investigación, fueron una encuesta apoyada con un
cuestionario de 65 reactivos, para conocer la constitución familiar y de salud, el
estilo de vida de la familia, los factores económicos, sociales y religiosos, así como
del apoyo que la familia le brinda al paciente el cual tiene como propósito reunir
un conjunto de datos básicos, que permita llevar a cabo acciones de intervención
con las familias de pacientes que viven con VIH/SIDA. Una vez aplicado el
instrumento, se procedió a sistematizar la información obtenida el cual permitió la
interpretación de los resultados.

RESULTADOS
Una vez aplicado el cuestionario se obtuvo como resultados generales que el 7
de los pacientes participantes en la investigación, fueron mujeres y 3 hombres, por
cuestiones éticas, los nombres de las y los participantes se omitieron; cabe
destacar que las mujeres fueron quienes presentaron mayor disposición en la
investigación, respecto al rubro de constitución familiar, haciendo referencia al
parentesco de sus acompañantes en el tratamiento, se obtuvo que 7 son sus
madres quienes los acompañan en el proceso de la enfermedad, las madres son
quienes en su totalidad se dedican a las labores del hogar y cuentan con un nivel
de estudios bajo, sin embargo al vivir estas condiciones, les permite estar mayor
tiempo con sus hijos (paciente con VIH/SIDA), al no tener que cumplir con una
jornada laborar establecida.
Haciendo referencia al rubro sobre las condiciones de salud que presentan las
familias, 6 de ellas mencionan tienen un estilo de vida saludable, ya que
consideran que el estilo de vida que llevan no es nocivo, mientras que las otras 4
considero que su estilo de vida no es saludable puesto que consumen alcohol y
tabaco. Por lo que se pude considerar que en las familias con un miembro con
VIH puede o no existir estilos de vida nocivos que repercuten o no en el paciente.
Respecto a los factores económicos, 8 de las familias participantes en el estudio,
considera que los ingresos económicos que obtienen son insuficientes para
satisfacer las necesidades básicas de la familia, además no cuentan con apoyo
153

�económico de otros familiares; considerando que 6 de estas familias no cuenta
con ningún programa de apoyo gubernamental, por lo que la situación económica
de estas familias se agudiza al tener un miembro con VIH/SIDA. Haciendo énfasis
en el tipo de vivienda, se identificó que 5 de las familias vive en casa propia, 4 en
viviendas prestadas y 1 paga renta por el espacio donde habita, cabe señalar
que son viviendas rusticas construidas de block y techo de lámina, pero cuentan
con los servicios públicos básicos para satisfacer sus necesidades primordiales.
En el factor religioso, 8 de las familias profesa una religión y 2 aunque no
considera ser religioso refieren creer en un ser supremo. Sin embargo para 9 de
las 10 familias participantes en el estudio, el creer o profesar una religión
consideran que mejora el estado emocional del paciente y por ende mejora su
calidad de vida.
De las familias, 9 de ellas, considera importante la participación de la misma en
el tratamiento del paciente, ya que de esto dependerá que el paciente tenga una
mejor calidad de vida. Pero también se han enfrentado que las relaciones sociales
se vean afectadas por tener un familiar con VIH. Además de que la dinámica
familiar se modifica, ya que el paciente pasa a ser una persona dependiente que
requiere cuidados, conllevando una reestructuración de la familia.
Haciendo referencia a la participación de los familiares en realizar actividades para
el tratamiento del paciente, el total de las familias asiste con su integrante a los
cetros de atención médica, para recibir su tratamiento clínico por lo que se puede
decir que las familias están interesadas en el trabajo de intervención y apoyo a
los pacientes ya que brindan disposición para apoyar a sus familiares en mejorar
su calidad de vida y postergar el estado sintomatológico del virus (SIDA).

154

�CONCLUSIONES
A manera de conclusión general se puede decir que esta investigación diagnóstica
permite diseñar estrategias de intervención como profesionales de Trabajo Social,
con las familias de los pacientes que viven con VIH/SIDA, con la finalidad de
conocer

cuáles son las condiciones a nivel familiar, que intervienen en el

tratamiento del paciente con VIH/SIDA.
A través

la investigación se ha percibido que las familias presentan un

desconocimiento sobre lo que es VIH/SIDA no tienen información clara sobre lo
que es el VIH/SIDA, reconocen que su familiar está padeciendo una enfermedad
que no tiene cura y que como familia deben colaborar de manera económica y
emocional.
Esto lleva a la familia a una reestructuración en su dinámica familiar, las nuevas
formas de organización familiar suelen ser a través de la reorganización del
trabajo, algún otro miembro de la familia tiene que salir a trabajar, así como la
redistribución de tareas, como lo es el cuidado del paciente, todo con la finalidad
de contener algunas de las necesidades que se presentan al tener un paciente
con VIH.
Tras el análisis realizado en este trabajo se puede afirmar que en muchos casos
son los padres, y en especial las madres, los que “se hacen cargo” de los
pacientes, lo acompañan a su consulta, conoce sobre medicamentos, así como
los horarios de su toma, pero desconoce lo que es el VIH/SIDA.
Como familia

no se les ha brindado una atención en cuanto a consejería y

orientación sobre esta enfermedad. Se han realizado muchos trabajos sobre el
paciente y el VIH, y sea dejado a un lado a la familia, pero se debe considerar a la
familia como un factor muy importante para que el paciente mejore su calidad de
vida, sin la familia es muy difícil que un paciente se recupere.

155

�Por lo que se puede considerar que la intervención del profesional de Trabajo
Social en esta área es de importancia, ya que se tiene la disponibilidad de las
familias y pacientes para este trabajo, así como el apoyo de la institución.

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02/03/14]

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Documentado en una fuente de internet [ fecha de consulta
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03/03/14]
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156

�http://www.censida.salud.gob.mx/descargas/biblioteca/documentos/manual
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8. Velasco, M.

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Manual Moderno.
9. Quintero, A. (2004). Trabajo social y procesos familiares. Argentina:
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10. Eroles, C. (1989) Cuestiones actuales de familia. Argentina: Ed. Fraterna
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limitaciones del análisis cualitativo. México, El Colegio de México.
12. Szasz, I. (1999). Un encuentro con la investigación cualitativa en México:
Para comprender la subjetividad. México: El Colegio de México.

157

�LA FAMILIA Y LOS MENORES DE UNA COMUNIDAD CON ALTO GRADO DE
MARGINACIÓN, DESDE EL CONTEXTO ESCOLAR.

Martha Soledad Hernández Maqueda19
Noelia Pacheco Arenas20
Maricela Cruz Del Ángel21
Mayte Pérez Vences

RESUMEN
El sistema familiar se encuentra directamente relacionado con el desarrollo
integral del menor a través de la implementación de modelos, valores, normas,
roles y habilidades que se transmiten durante el período de la infancia y
determinan la personalidad de cada sujeto, puesto que influye directamente en el
desarrollo socio afectivo y conductual del mismo.
Por lo tanto, cuando encontramos contextos familiares con problemáticas como
violencia intra-familiar, falta de comunicación, problemas económicos, entre otros;
se genera afectación en los menores reflejándose en su ámbito educativo, en la
escaza concentración en el estudio, bajo rendimiento escolar, problemáticas socioconductuales, situación que se refleja tanto en el interior de la familia como en la
escuela.
En este contexto la presente investigación se ubica en una comunidad rural de alto
grado de marginación, reflejada por las condiciones socioeconómicas que la
determinan como son: carencias de educación, deficiente infraestructura y
19

Universidad Veracruzana- Facultad de Trabajo Social. sol_mm23@hotmail.com
Universidad Veracruzana- Facultad de Trabajo Social. npachecoarenas@yahoo.com
21
Universidad Veracruzana- Facultad de Trabajo Social. maricruz@uv.mx
20

158

�servicios de la vivienda, dificultades para el acceso a servicios de salud,
problemas relacionados al empleo y los bajos niveles de ingresos económicos,
entre otros; se pretende abordar las condiciones que presentan las familias de los
menores que asisten a la

Escuela

Primaria “Benito Juárez García”, de la

comunidad de Sombrerete del municipio de Papantla, Veracruz.
Realizando una valoración de las condiciones escolares y familiares que
determinan sus principales fortalezas y debilidades a través de un diagnóstico
situacional, lo cual permitirá orientar estrategias de intervención que potencialicen
el desempeño y el crecimiento adecuado del estudiante en su proceso escolar,
personal y familiar, fortaleciendo las relaciones afectivas e interpersonales,
resaltando la participación del binomio Padres- Hijos.
Se plantea resolver la siguiente interrogante ¿Cuáles son las situaciones que se
presentan en el contexto familiar y escolar que reflejan problemáticas de
aprendizaje y conducta en la escuela?

Palabras claves
Sistema familiar, desarrollo socio afectivo- conductual, marginación, participación
activa.

INTRODUCCIÓN
Actualmente, se afirma que la familia es el núcleo básico de la sociedad, puesto
que son los agentes y primeros educadores, los cuales son transmisores de
normas, valores, a través del ejemplo que se propone en la familia. Resulta
entonces, que la familia desarrolla diversas funciones a fin de satisfacer
necesidades fundamentales dentro de sus integrantes; de acuerdo a como se
cumplan dichas funciones, es como puede hablarse de un proceso de formación y
159

�desarrollo del menor, y a su vez el desenvolvimiento de este escenarios escolar y
social.
En el presente escrito, es de nuestro interés presentar un análisis de las
dificultades familiares que se traducen en problemáticas conductuales que afectan
al niño en su desempeño educativo; problemáticas que se hacen más complejas
cuando se presentan en una comunidad con índice de marginación social, como lo
es el presente estudio, el cual se desarrolla en la Escuela Primaria Rural “Benito
Juárez García” de la comunidad de Sombrerete, municipio de Papantla de Olarte,
Veracruz.
Se utiliza una metodología acorde al paradigma cuantitativo, se trata de un estudio
descriptivo, dentro del cual se trabaja con las familias de un grupo de 12
estudiantes de 2°,3°, 4° y 6° grado. El avance que se presenta son los resultados
de un diagnóstico situacional que permite identificar las problemáticas que atañen
a esta población.
Es conveniente resaltar la importancia de fundamentar desde la disciplina de
Trabajo Social la necesidad de profundizar la investigación e intervención con
familias para afianzar programas y proyectos, así como políticas públicas que
incidan en la atención a familias.

OBJETIVO GENERAL
Conocer las condiciones familiares y escolares que determinan las fortalezas,
debilidades y recursos que poseen los estudiantes de la escuela primaria para
orientar su desarrollo integral, desde la participación activa de la institución
educativa y la familia. Escuela “Benito Juárez” en la comunidad de Sombrerete,
del Municipio de Papantla de Olarte, Veracruz.
Interrogante ¿Cuáles son las situaciones que se presentan en el contexto familiar
y escolar que reflejan problemáticas de aprendizaje y conducta en la escuela?
160

�OBJETIVO ESPECÍFICOS
1. Identificar las fortalezas y debilidades con los que cuentan los estudiantes.
2. Conocer los contextos familiares, las principales problemáticas escolares y
familiares de los alumnos, las cuales tienen impacto en el desenvolvimiento
escolar y personal de los educandos.
3. Tener un panorama general de las necesidades, recursos y escenarios de cada
uno de los alumnos con los que se llevará a cabo la intervención.

DESARROLLO
Todos los seres humanos desde el momento del nacimiento, depende de una
estructura, como lo es la familia, siendo este primer círculo el escenario donde se
propician el crecimiento, desarrollo y comunicación entre sus integrantes. Es bien
sabido que la familia es un pilar fundamental dentro de toda sociedad, y es por lo
tanto, imprescindible, debido a que es quien impulsa e influencia en el desarrollo
de los individuos, lo cual influye directamente en aspectos como la socialización y
el desarrollo de la personalidad.
El sociólogo Antonio Donini (2005), concibe a la familia como “un grupo de
personas unidas y que se ocupan de la crianza y educación de sus hijos, de
acuerdo con las tradiciones y normas de su cultura”. Agregando que es el primero
y más importante agente de transmisión de valores éticos y sociales, hábitos,
costumbres, normas, roles, relaciones y expectativas. Ciertamente la familia a
través de su proceso vital sufre transformaciones, y de acuerdo a la realidad
adquiere cambios y sin duda alguna, seguirá en constante cambio, pero persistirá
ya que es una unidad humana.
Al concebir la familia como sistema social, el trabajador social entiende que todos
sus miembros están interrelacionados de manera tal que si algo afecta a uno de
ellos, a su vez afecta a todo el grupo familiar. Esto se aplica tanto para las
161

�situaciones conflictivas, disfuncionales, como para las normales en cualquier
momento del ciclo evolutivo.
Como conclusión entonces se puede mencionar que la familia es una unidad
básica de desarrollo y experiencia (Eroles, 2001) para los integrantes de una
familia, conteniendo lo esencialmente humano del hombre.
Como puede advertirse el desarrollo de las habilidades socio-conductuales en los
menores tiene sus raíces en las prácticas de crianza familiar que cada uno de
ellos trae consigo; por otro lado, los teóricos definen las habilidades sociales o
interpersonales como “repuestas observables aprendidas ligadas a contextos
específicos y, en gran parte, controladas por el refuerzo proveniente del
ambiente”. (Caballo, 1996; Michelson, Sugai, Wood y Kazdin, 1987; Monjas,
1993). Dichas habilidades de interacción social son aprendidas y autorreguladas
en el contexto familiar y actualizado en el contexto escolar.

PLANTEAMIENTO DEL PROBLEMA
El sistema familiar se encuentra directamente relacionado con el desarrollo
integral del menor, puesto que éste influye directamente en el desarrollo socio
afectivo del infante, siendo este sistema en el que modelos, valores, normas, roles
y habilidades se aprenden durante el período de la infancia, la cual está
relacionada con el manejo y resolución de conflictos, las habilidades sociales y
adaptativas, con las conductas sociales y con la regulación emocional.
Diversas investigaciones corroboran que son variados o múltiples los factores que
afectan el desarrollo de los niños y niñas, para ello resulta importante identificar la
influencia de la familia y de los estilos y pautas de crianza de éstos, durante el
desarrollo socio-afectivo, además de identificar factores de riesgo y problemas en
la etapa de la infancia, tales como: la depresión infantil, agresividad, baja
autoestima, problemas en conductas adaptativas, entre otras.
162

�Autores como Henao, Ramírez y Ramírez (2007) remarcan la importancia de la
familia en el proceso de socialización y desarrollo durante la infancia. Mediante el
desarrollo y la combinación de costumbres y hábitos de crianza de los padres, la
sensibilidad hacia las necesidades de su hijo, la aceptación de su individualidad; el
afecto que se expresa y los mecanismos de control son la base para regular el
comportamiento de sus hijos. Destacan la importancia de la comunicación en las
pautas de crianza.
Los estilos de crianza inadecuados ejercidos por los padres durante la infancia se
relacionan como factores de riesgo de problemáticas cognoscitivas o socioafectivas en el infante; y por lo tanto sobre los cuales se deben orientar las
estrategias de prevención en la familia y generar espacios para desarrollar
habilidades sociales y conductas pro-sociales en otros contextos.
Es por lo antes mencionado que surge la necesidad de una investigación
diagnostica desde la óptica del Trabajador Social, que a su vez fundamentará
una intervención especializada; ubicando en la infancia en nivel primaria, debido a
que es en las primeras etapas de la vida dónde se adquieren habilidades y
actitudes que se desempeñan en los demás círculos sociales.
Sin embargo, como se ha mencionado con anterioridad; no se puede solo realizar
un trabajo de intervención con los menores y dejar de lado el círculo familiar, por el
contario, es necesario e indispensable lograr un trabajo colaborativo en conjunto
con los padres de familia, y a la vez con los menores; ello para observar las
modificaciones y logros alcanzados. La intervención profesional se lleva a cabo
con un total de doce familias, y un total de dieciséis alumnos inscritos en 2°,3°,5° y
6°, dentro de la Escuela Primaria Rural “Benito Juárez García”, perteneciente al
Municipio de Papantla de Olarte Veracruz.

163

�POBLACIÓN O UNIVERSO DE ESTUDIO
El área de estudio es la escuela primaria estatal “Benito Juárez García”, a
demanda del director de la institución Director Héctor Ramón Hernández Marín a
la U.V. Facultad de Trabajo Social, en base a las problemáticas que se presentan
en los estudiantes y que impactan el desarrollo personal y escolar. El universo de
estudio que se consideró para la realización del diagnóstico son doce alumnos,
que oscilan entre los siete y doce años de edad, y en la actualidad se encuentran
cursado el segundo, tercero, cuarto y sexto grado. Son alumnos detectados y
canalizados como estudiantes con situaciones particulares, debido a que
presentan

problemáticas

escolares

como

son:

conducta,

aprendizaje

y

aprovechamiento escolar principalmente; a su vez se ha considerado.

METODOLOGÍA

Para realizar el presente trabajo se utilizó el tipo de metodología descriptiva la cual
consiste, en la caracterización, de un hecho, fenómeno, individuo o grupo con el
fin de establecer su estructura o comportamiento. Los resultados de este tipo de
investigación se ubican en un nivel intermedio en cuanto a la profundidad de los
conocimientos se refiere.
Danhke (1989) señala que

“la investigación descriptiva es aquella que busca

especifica las propiedades, características y los perfiles importantes de personas,
grupos, comunidades o cualquier otro fenómeno que se someta a un análisis”
Ya que en esta investigación se pretende identificar las características que
presentan los menores que presentan dificultades socio

conductuales en el

contexto familia- escuela.
TÉCNICAS
La entrevista, se trata de una situación cara a cara (Mayer y Ouellet, 1991;Taylor y
Bogdan, 1996), donde se da una conversación íntima de intercambio recíproco, en
164

�la cual el informante se convierte en una extensión de nuestros sentidos y asume
la identidad de un miembro de su grupo social (Tremblay, 1968). En esta
interrelación, se reconstruye la realidad de un grupo y los entrevistados son
fuentes de información general, en donde hablan en nombre de gente distinta
proporcionando datos acerca de los procesos sociales y las convenciones
culturales (Schwartz y Jacobs, 1984).
El tipo de entrevista utilizado para recaudar información es la estructurada: para la
cual es necesaria una planificación previamente de las preguntas mediante un
guion preestablecido, secuenciado y dirigido. Se realizaron las siguientes
actividades:
 Revisión de la información recabada con anterioridad de la comunidad de
Sombrerete, y selección de aquella información de utilidad, esto para tener un
panorama general de la población estudio, recursos existentes, accesos, etc.
 Identificación de los alumnos con los que se trabajara durante proyecto de
intervención profesional, a través de una plática informal. (esta fue la primera
entrevista que tuve con ellos, en la cual se realizó la presentación dentro del
plantel educativo.) tres alumnos de 2°, tres alumnos de 3°, cuatro alumnos de
4°, y dos alumnos de 6°
 Elaboración de los instrumentos, de los alumnos y de los padres de familia,
para ello se realizó una investigación exhaustiva para lograr obtener los
instrumentos completos e ideales para la aplicación.

Se realizaron pláticas informales con los maestros (Felipe, Rafael, Ángeles,
Roberto) los cuales canalizaron a los menores con problemas socio-conductuales,
y atienden los grupos de 2°, 3°, 4° y 6°, y posteriormente se logró aplicar con ellos
una entrevista semi-estructurada y lograr una evaluación general de cada uno de
los grupos.
Mediante este proceso, se obtuvieron datos como que tipos de

problemas

presentan los menores, que acciones habían tomado ellos como maestros frente a
grupo para mediar la situación, cuál era la reacción de los padres de familia.
165

�Obteniendo resultados tales como que los maestros frente a las situaciones de
conflicto de los menores, aplican diferentes correctivos (no salir al receso, llamar a
los padres de familia, reuniones de carácter de urgencia, por mencionar.)

Así mismo se obtuvo información como que por parte de los padres de familia hay
poco compromiso, regularmente a la escuela asisten y cumplen siempre los
mismos padres, opinan que deberían ser estos quienes estén más involucrados en
los procesos educativos desde casa. Y reforzamiento del aprendizaje (revisión de
tareas, apoyo para realizar actividades extra escolares.) Con lo anterior, se pude
observar que existe la necesidad que se logre un trabajo colaborativo en pro-al
desarrollo integral del menor, atendiendo las necesidades que particularmente
presentan los casos.

En cuanto a la aplicación de los instrumentos, se les realizó a los 12 alumnos
canalizados con problemáticas socio-conductuales de la Esc. Prim. Estatal “Benito
Juárez García” de la comunidad de Sombrerete; para ello y una vez conocidas las
necesidades y particularidades como lo es el hecho que un 70% de alumnos no
lee y escribe adecuadamente o acorde a sus edades; se procedió a la aplicación
mediante platicas con cada uno.

A los padres de familia también se les aplicaron las guías de entrevista; en un
primer momento a 12 padres debido a la cercanía y factibilidad en la aplicación en
conjunto, surgiendo así las primeras visitas domiciliarias más profundas a las
familias. Posteriormente con el resto de los padres (aquellos que viven en el chijol,
Rancho los Ramos, Rancho los Muñoz) la aplicación se presentó en un segundo
momento, cuando éstos acudieron a la escuela, aprovechando espacios como
biblioteca y dirección.

166

�INSTRUMENTOS

Para la recabación de la información se realizó la aplicación de dos instrumentos.
Un cuestionario para alumnos que constó de un total de cuarenta y ocho
preguntas, de las cuales ocho fueron de opción abierta y cuarenta de multi
respuesta. El cuestionario número dos se empleó

a los padres y madres de

familia de los alumnos, dicho cuestionario estuvo estructurado por un total de
cincuenta y cuatro preguntas, dentro de las cuales cuatro fueron abiertas y
cincuenta de respuesta múltiple.

Ambos instrumentos aplicados contemplaron los siguientes rubros:


Datos generales del informante



Aspectos económicos



Aspectos educativos



Dinámica familiar



Relaciones afectivas



Relaciones interpersonales

A través de la implementación del instrumento lo que se pretender es descubrir
cómo es un fenómeno suscitado dentro de la dinámica familiar, para poder
entonces comparar semejanzas y diferencias que existen entre lo que indica una
de las partes y lo que señala la otra. Es por ello que dentro del instrumento,
existen algunas interrogantes que llevan correlación una con la otra, utilizadas
para determinar la medida en que dos variables se correlacionan entre sí, puesto
que las variaciones que sufre un factor corresponden con las que experimenta el
otro.

RESULTADOS
Las situaciones de vulnerabilidad escolar y familiar que presentan los alumnos de
la escuela canalizados con problemáticas escolares, son diversas y a su vez con
factores determinantes al cambio de familia-escuela, lo cual es sustentado dentro
167

�de los resultados obtenidos en los instrumentos aplicados a los padres y los
resueltos por los mismos menores; aunado a ello se encuentra el hecho de
pertenecer a una comunidad con marginación, en los ámbitos educativos,
productivos y de salud.

Los niños provenientes de familias desfavorecidas desde el punto de vista
económico, presentan dificultades en su desempeño escolar y en el desarrollo de
habilidades intelectuales. La participación y el involucramiento de los padres
afectan el logro y comportamiento del hijo en la escuela, mejoran sustancialmente
la autoestima y elevan las aspiraciones educativas de los hijos (Valdés, 2007).

Dentro de los resultados obtenidos se encuentra que un 60% de las familias indicó
que los recursos económicos son insuficientes para cubrir las necesidades básicas
como alimentación, vivienda, educación, etc. Pues perciben un promedio semanal
de ingresos que oscila en los quinientos pesos, y ello varía de acuerdo a las
condiciones del tiempo.

Los datos indican que para los alumnos la mayor problemática escolar que
representan es la escritura con un 36.4%, un 27.3% exponen que es la lectura, por
otro lado un 18.2% de los alumnos tiene problemas con el razonamiento lógicomatemático y 9.1% manifiesta tener problemas de aprendizaje. Para los padres de
familia la principal dificultad que tiene su hijo (a) es la lectura expresado por un
60% de ellos, mientras que un 50% señala que el problema es el razonamiento
lógico-matemático, y un 10% comparten la idea que es la lectura y comprensión
de textos las dificultades escolares que manifiestan sus hijos.
Estos datos son de suma importancia, puesto que reflejan las problemáticas
escolares y el porcentaje de la incidencia, debido a que en todas las opciones
presentadas existe mención por ambas partes. En estos datos se puede aprecia
otro de los factores que influyen en las problemáticas escolares de las menores,
las cuales se deben al proceso de enseñanza-aprendizaje, apoyo en casa, hábitos
168

�de estudio y al nivel de compromiso de los alumnos para desempeñar sus tareas
escolares.
Otro aspecto importante que revelan los datos obtenidos es que los alumnos
realizan actividades dentro del hogar, siendo de mayor impacto el hecho de que
solo colabora con actividades cotidianas, sino que también colabora con
actividades de trabajo más pesadas y que requieren mayor esfuerzo, como lo es ir
a trabajar en la milpa y traer leña para que cocinen los alimentos. Información
mencionada y corroborada también en el levantamiento de la información, puesto
que los menores manifiestan no tener tiempo para hacer tareas en casa, pues los
mandan a realizar tareas con sus padres.
El tema de la implementación de normas y reglas dentro del hogar, constituye un
impacto de manera positiva o negativa dentro de las aulas, aunque en este caso
se representa de forma negativa, debido a que en el 70% de los hogares, los
menores no son guiados y regidos bajo un sistema de normas y reglas, hecho que
reproducen en su vida cotidiana y que dan como resultado las faltas de respeto y
acato hacia los maestros (as) dentro de la escuela, factor causal de los problemas
socio conductuales que refieren los menores en el entorno escolar.
Los temas más comunes de conversaciones entre hijos (as) y padres, se generan
entorno a la educación del menos, es decir que los temas se centran en la escuela
principalmente, la conducta, las tareas y calificaciones, estos temas son de mucha
importancia que se fomenten en las relaciones, sin embargo es igualmente
importante que tanto padres como hijos (as) aprendan a dialogar sobre los demás
temas como los son intereses y expectativas del menor, fomentar valores, etc.
Debido a que ello con el paso del tiempo y a la constancia del dialogo genera un
ambiente de confianza, y aprenden a conocerse ambas partes.
El tema solicitado por los padres como de mayor importancia, es trabajar con los
menores la conducta y el aprovechamiento escolar, mientras que los alumnos
coinciden con los padres sobre conducta y posteriormente muestran tendencia
hacia la formación y educación en valores; es importante el hecho de que los
169

�alumnos manifiesten querer aprender hábitos de estudios para mejorar sus
trabajos escolares, y también necesitan temas y orientación en cuanto al
aprovechamiento escolar.
Al observar que tanto padres como menores requieren la intervención y
orientación en diversas temáticas, se trabajara una estrategia, para que se
abarquen e implemente dichos temas. Los datos anteriores arrojan las formas de
intervención y parte de las estrategias que se utilizaran para elaborar el proyecto,
garantizando la colaboración por parte de las personas involucradas, puesto sus
intereses personales son contemplados para la elaboración e implementación de
dicho proyecto.
CONCLUSIONES

En la familia es donde los niños aprenden las normas y principios básicos de la
convivencia humana, así como los valores morales que guiaran y darán significado
a sus vidas como personas adultas. Una comunicación frecuente y de calidad
entre padres e hijos ofrece a las últimas oportunidades para el aprendizaje de
valores y normas significativas especialmente si el intercambio es democrático.
(Valdés, 2007)
El contexto escolar, es el lugar idóneo para propiciar condiciones aptas para el
diseño, coordinación y aplicación de programas dirigidos a prevenir las conductas
de riesgo en menores. Puesto que en éste se puede detectar la aparición de estas
conductas y prevenir para evitar que se agraven o se incrementen.
Del mismo modo es necesario realizar intervención familiar, donde es posible
trabajar habilidades parentales que eviten los efectos de una educación
equivocada. Mejorar la comunicación familiar, la disciplina y establecer reglas
firmes y consistentes en el hogar son factores sobre los que también se puede
intervenir desde el ámbito escolar.

170

�De acuerdo a la información recabada con los instrumentos se pueden puntualizar
diversos aspectos relevantes para la comprensión y percepción de las
problemáticas escolares, hábitos y contextos familiares, e interpersonales de los
alumnos.
Existen elementos positivos e importantes de mostrar dentro de los cuales se
encuentra que el cien por ciento de alumnos y padres, están dispuestos a
colaborar en las sesiones que se desarrollaran dentro de la intervención, por lo
tanto se cuenta con el recurso humano necesario y solicitado para una
intervención profesional exitosa; anexo a la colaboración de padres, existe
también interés y disposición por parte de los maestros y director de la institución
motivo por el cual se prevé la factibilidad del proyecto.
Como puede observarse cuando en la familia hay problemas, el niño (a) los viven
y esto, necesariamente, influye en su conducta y en su rendimiento. En esto, los
niños (a) no son diferentes a los adultos y en ellos se puede agudizar porque la
familia es casi todo su universo, y si precisamente este se encuentra en
descontrol, el menor también se descontrola.
Sin embargo la mejor conclusión que puede proporcionarse, se establece que
cuando la familia demuestra interés por la educación de los hijos e hijas, el
rendimiento es más positivo pues hay una conexión casa-escuela que el niño
percibe y que llega a repercutir en su desempeño escolar.

REFERENCIAS
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Angel, V. C. (2007). Familia y desarrollo. Manual Moderno.
Arco T J. L y Fernández C. A. Necesidades educativas especiales. Manual
devaluación e intervención psicológica. Mc. Graw Hill.
171

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Eroles, C. (2001). Familia y Trabajo Social. Un enfoque clínico e interdisciplinario
de la intervención profesional. Buenos Aires: Espacio.
Lieberman, F. (1894). Trabajo Social, el niño y su familia. México: Pax-México.

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2013] para mayor información revisar http://www.denniscardoze.com/libros.htm
Gonzáles M. A, Fernandez H. J. R; Secades V. R. Menores en Riesgo.pdf.
recuperado el 10 de Julio de 2013 en la dirección:
http://www.meduca.gob.pa/04unad/DNEE/pages/Los%20problemas%20de%20con
ducta%20en%20la%20escuela,%20Manual%20para%20el%20doce.pdf
López Estrada Raúl Eduardo y Deslauriers Jean-Pierre. La entrevista cualitativa
como técnica para la investigación en Trabajo Social [Accesado el 8 de Julio del
20014] en http://www.margen.org/suscri/margen61/lopez.pdf
Merino A. Cecilia I., Namicela Graciela Trabajo social en el ámbito de la
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Rubio J. F. Los Problemas de comportamiento en los alumnos (as) en el ámbito
educativo [Accesado el 12 de Julio del 2013] recuperado en la siguiente dirección
electrónica
http://www.csisif.es/andalucia/modules/mod_ense/revista/pdf/Numero_20/FRANCI
SCO_RUBIO_JURADO01.pdf

172

�EJE 2: GRUPOS VULNERABLES

173

�¿CUESTIÓN POLÍTICA, LEGAL O CULTURAL?
LA VIOLENCIA CONTRA LAS MUJERES, HECHO COTIDIANO QUE
REPRESENTA UN PROBLEMA PÚBLICO DESAFIANTE DE LA ACTIVIDAD
GUBERNAMENTAL.
María Eugenia Lobo Hinojosa1
Olga Lidia Martínez Chapa2
Nélida Davis Moncada3
Ana María Contreras Ramírez 4

RESUMEN

A pesar del notable incremento de la voluntad política de buscar salida y destinar
importantes recursos para conseguir la reducción de los niveles de violencia que
sufren las mujeres en México, esta sigue presentándose como un hecho cotidiano
en la convivencia diaria de nuestros municipios (Fosado, 2012), representando un
grave problema público que desafía la actividad gubernamental.

Es cierto que hoy en día la violencia contra las mujeres en sus diversas
manifestaciones, es objeto de atención preferente para el gobierno, pues
constituye uno de los mayores obstáculos para hacer real el compromiso que por
ley y por convicción social se ha contraído: hacer posible la plena igualdad de
mujeres y hombres (INMUJERES, 2008). Es cierto también que la concienciación
social sobre el fenómeno ha calado en prácticamente todo los ámbitos; ya nadie
1

Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. Monterrey,
México. marulobo@hotmail.com
2
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. Monterrey,
México.olgal_mtz@yahoo.com.mx
3
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. Monterrey,
México. nelidadavis@hotmail.com.
4
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. Monterrey,
México.any_cr@hotmail.com

174

�duda en calificarla como un atentado contra los derechos humanos ante el cual
toda la sociedad debe movilizarse (Álvarez, 2008).
Pero entonces ¿Qué pasa? ¿Por qué las diferentes investigaciones reflejan una
prevalencia de este tipo de violencia en el país? ¿Es un problema político, jurídico
o cultural? En este trabajo se deja en claro que, en el caso de México, la violencia
contra la mujer proviene de una desigualdad de género arraigada en la sociedad y
de un Estado que no ha respondido de manera efectiva al problema (Lobo et al,
2012). El fenómeno se aborda como complejo y multicausal, emanando de una
construcción cultural que ha tenido lugar a lo largo de la historia (Frapolli et al,
2003).

En un primer momento se hace referencia al contexto en el que este problema
sale del ámbito privado y forma parte de la agenda pública, abordándose los
diversos programas gubernamentales y las principales políticas a favor de las
mujeres que ha implementado el gobierno mexicano en las últimas cuatro
décadas. Posteriormente se presentan los principales resultados de una
investigación, los que dan cuenta de la prevalencia de la violencia de género.

ABSTRACT
Despite the remarkable increase of the political will to find a way and assign
important resources for achieving a reduction in the violence levels that are
suffered by women in Mexico, violence continues as a daily fact in the day-to-day
coexistence in our municipalities (Fosado, 2012). It represents a severe public
issue which challenges the governmental activity.

It is true that nowadays violence against women in its different manifestations is a
preferential object of attention for government because it constitutes one of the
greatest impediments to make real the compromise that, by law and social
conviction, has been diminished: making possible the complete equality between
175

�women and men (INMUJERES, 2008). It is also true that the social awareness
about the phenomenon has permeated in all fields and now no one doubts in
qualifying it as a crime against human rights at which the whole society must be
mobilized (Álvarez, 2008).

Palabras clave: Violencia de género, violencia doméstica, mujeres maltratadas.

INTRODUCCIÓN

La violencia contra las mujeres es una de las pandemias del siglo XXI y su
erradicación, uno de los principales retos de numerosos países y organizaciones
internacionales. Sin embargo, el fenómeno no es nuevo, ha permanecido oculto en
la esfera de lo privado, invisible para la sociedad, y silenciado por la mayoría de
las víctimas (Mora y Montes, 2009).

En este sentido, la violencia basada en el género es fruto de las relaciones
asimétricas de poder entre las mujeres y los hombres, manifestándose tanto en el
ámbito de la familia, como de la comunidad y el Estado en su conjunto. Es decir,
esta forma de violencia en sus diversas expresiones, afecta la vida de las
personas en todos los niveles socioeconómicos. Es un fenómeno muchas veces
justificado para proteger el orden patriarcal que desmotiva la participación de las
mujeres para intervenir en todos los ámbitos de la sociedad (CEPAL, 2006).

Hasta hace pocos años no se consideraba como un delito la violencia física o
psíquica dentro del entorno familiar o de pareja, sino como “asuntos privados”
(Frapolli et al, 2003). En México poco a poco ha dejado de percibirse como un
problema privado, para convertirse en un problema estructural, considerado como
social y de prioridad política (INEGI, 2006). La difusión de los hallazgos de
encuestas en relación a la violencia contra las mujeres, ha permitido dar sustento
a la demanda política esgrimida por el movimiento feminista, en el sentido de que
176

�el Estado debe intervenir en la prevención de esta forma de violencia, en tanto que
se trata de un verdadero problema social (Castro y Casique, 2008). Bajo este
enfoque, es relativamente reciente el reconocimiento del gobierno de que la
violencia de género es un asunto de política pública y que su incidencia tiene
importantes consecuencias en los ámbitos social y económico, lo cual ha llegado a
representar inclusive un problema de sobrevivencia para las mujeres y un serio
obstáculo para la consolidación de la democracia y el desarrollo (CEPAL, 2006).

Haciendo un balance sobre la situación actual en México en esta materia, un
estudio reciente de ONU Mujeres (2012) afirma que si bien la legislación mexicana
ha sido pionera en la región en materia legislativa en el tema --con ejemplos como
la Ley General para la Igualdad entre Mujeres y Hombres (2006) y la Ley General
de Acceso de las Mujeres a una Vida Libre de Violencia (2007)--, la situación de
las mujeres no ha mejorado, pues enfrentan un contexto grave de violencia y de
violación de derechos humanos, en el que una de las principales problemáticas es
la alta tasa de feminicidios en diversas entidades.
En suma, la violencia contra las mujeres sigue siendo uno de los flagelos más
graves que afectan a nuestra sociedad mexicana y es una clara violación a los
derechos humanos (CEAMEG, 2010), hecho confirmado a través de las diferentes
investigaciones realizadas a lo largo de la República Mexicana (Lobo et al, 2012).
En el Estado de Nuevo León, México y específicamente en el Área Metropolitana
de Monterrey, --región donde se realizó el estudio del cual emana este trabajo-- se
ha detectado, de acuerdo a investigaciones recientes --Instituto Municipal de la
Mujer de San Nicolás de los Garza, N.L. (2009); Instituto Municipal de la Mujer de
Apodaca, N.L. (2010); Observatorio Ciudadano Nacional del Feminicidio (OCNF,
2011); Arthemisas por la Equidad (2012)--, que del año 2000 al año 2012 lejos de
disminuir se incrementó la violencia contra la mujer, registrándose además datos
de un dramático aumento de los feminicidios en un 689 % (Fosado, 2012).

177

�Lo anterior demuestra que, a pesar del notable incremento de la voluntad política
de buscar salida y destinar importantes recursos para conseguir la reducción de
los niveles de violencia que sufren las mujeres en México, esta sigue
presentándose como un hecho cotidiano en la convivencia diaria de nuestros
municipios (Fosado, 2012), representando un grave problema público que desafía
la actividad gubernamental.

Es cierto que hoy en día, la violencia contra las mujeres, en sus diversas
manifestaciones, es objeto de atención preferente para el gobierno, pues
constituye uno de los mayores obstáculos para hacer real el compromiso que por
ley y por convicción social se ha contraído: hacer posible la plena igualdad de
mujeres y hombres (INMUJERES, 2008). Es cierto también que la concienciación
social sobre el fenómeno ha calado en prácticamente todo los ámbitos; ya nadie
duda en calificarla como un atentado contra los derechos humanos ante el cual
toda la sociedad debe movilizarse (Álvarez, 2008). Pero entonces la pregunta
obligada sería ¿Qué pasa? ¿Por qué las diferentes investigaciones reflejan una
prevalencia de este tipo de violencia en el país? ¿Es un problema político, jurídico
o cultural?
Definitivamente, en el caso de México, la violencia contra la mujer proviene de una
desigualdad de género arraigada en la sociedad y de un Estado que no ha
respondido de manera efectiva al problema (Lobo et al, 2012). En este trabajo el
fenómeno se aborda como complejo y multicausal, emanando de una construcción
cultural que ha tenido lugar a lo largo de la historia (Frapolli et al, 2003) y, se deja
en claro que si bien la conformación de un marco jurídico adecuado es
indispensable, por sí mismo no resuelve el problema si a la par no se diseñan y se
ponen en marcha proyectos sociales y acciones preventivas, que a través de la
educación promuevan en la sociedad mexicana la cultura del respeto a la dignidad
de hombres y mujeres, en fin de toda la población.

178

�MARCO REFERENCIAL

El objetivo de esta sección del documento es establecer una base teórica a través
de responder preguntas detonantes y estructurales enfocadas a analizar mejor el
tema central de estudio.

En primera instancia se responde -¿Qué se entiende por violencia contra la mujer?
Lo que permite realizar un encuadre general de la problemática y mencionar los
tipos de violencia aceptados por la ley actual. Enseguida se explica ¿Cómo pasa
de cuestión privada a problema social?, puntualizándose las consecuencias de
haber sido concebida como problema privado por mucho tiempo y como se
entiende actualmente como problema público. Posteriormente se responde a la
pregunta de ¿Qué ha hecho el gobierno de México en las últimas cuatro décadas
en beneficio de las mujeres?, presentándose una breve reseña de los programas y
leyes, reconociendo que paulatinamente el discurso se ha ido ajustando a la visión
y normativa internacional, al considerar a la violencia de género como una
construcción social compleja y multifactorial que atenta contra los derechos
humanos.

Las últimas preguntas se enfocan a contestar si ¿Son suficientes los avances para
prevenir, sancionar y erradicar la violencia contra la mujer en el país? y ¿Cuál es
el panorama actual en un Municipio del área Metropolitana de Monterrey? Lo que
sirve para

–en forma de muestreo-- demostrar que el problema sigue latente

pues, no obstante todos los esfuerzos del gobierno en el tema que nos ocupa,
éste sigue representando un gran desafío. Finalmente se presentan los resultados
básicos de una investigación, retomándose sólo los aspectos enfocados a este
trabajo.

179

�I. ¿Qué entendemos por violencia contra la mujer? Conceptualización
general de la problemática.

La violencia que se ejerce contra las mujeres, desde una perspectiva de género,
es un problema social de gran complejidad, multicausal y multidimensional que
incluye cualquier agresión sufrida por la mujer, como consecuencia de las
prácticas, usos y costumbres socioculturales que determinan el actuar de hombres
y mujeres, de acuerdo a roles y estereotipos asignados en razón del sexo al que
pertenecen, lo que redunda en la forma y en los ámbitos en que se relacionan los
integrantes de una sociedad, y que por sus causas y sus consecuencias merece
ser atendido en forma particular, eficaz y eficiente (Pérez, 2008).

La “Convención de Belém do Pará”5, suscrita por la Organización de Estados
Americanos (OEA) en 19946, afirma en su artículo primero que “…debe
entenderse por violencia contra la mujer cualquier acción o conducta, basada en
su género, que cause muerte, daño o sufrimiento físico, sexual o psicológico a la
mujer tanto en el ámbito público como privado” (OEA, 1994:1). En México, esta
misma definición es retomada por la Ley General de Acceso de las Mujeres a una
Vida Libre de Violencia (promulgada en el año 2007), añadiendo el daño
patrimonial y económico (INMUJERES, 2008).

Específicamente la violencia familiar y en particular la violencia de pareja, es parte
de lo que se denomina más ampliamente violencia de género, pues representa un
ejercicio de poder y control que se ejerce contra la mujer por la condición misma
de ser mujer, cuando simboliza plenamente el rol social establecido de debilidad,
desventaja, sometimiento y pasividad (Fernández, 2004). Este tipo de violencia se
dirige a mantener a la mujer en posición jerárquica inferior en los ámbitos

5
6

Convención Interamericana para Prevenir, Sancionar y Erradicar la Violencia contra la Mujer.
Ratificada en México en 1998 y publicada en 1999 en el Diario Oficial.

180

�doméstico y social. Igualmente, considera que la unión conyugal es un vínculo
primario situado en un orden social de asimetría o jerarquía de género y que la
violencia contra las mujeres no es un problema de conducta individual, sino el
resultado del desequilibrio de poder entre hombres y mujeres. Tal escenario
desigual hace que ambos actúen conforme a las prácticas dominantes en un
tiempo y espacio determinados, presentándose la violencia en todos los estratos
socioeconómicos, sólo varían su prevalencia y formas de expresión (Castro,
2006).

2. La violencia contra la mujer en México ¿Cómo pasa de cuestión privada a
problema social?
A pesar de que la violencia de género no es en absoluto un fenómeno nuevo, su
reconocimiento, su visibilización y por lo tanto, el paso de ser considerada de una
cuestión privada a un problema social --como ya se puntualizó en la introducción
de este trabajo--, si es relativamente reciente debido a la propia cuestión cultural
(Bosch y Ferrer, 2001).

2.1.

Consecuencias de haber sido concebida como problema privado.

En este sentido, la concepción de la violencia doméstica como fenómeno privado
propició que durante muchos siglos se considerara, primero como un “derecho” del
marido y después como un “suceso infortunado” que sucedía en algunos hogares,
pero que al ser parte de la vida privada de las parejas, no había que intervenir
(Bosch y Ferrer, 2001). Diversos autores (Bosch y Ferrer, 2001; Frapolli et al,
2003; Agoff et al, 2006) coinciden en señalar que precisamente uno de los
principales factores que subyacen al hecho de que las víctimas, aún en los
tiempos actuales,

no denuncien y de que éste continúe siendo un problema

“oculto” cuyas cifras reales son casi imposibles de conocer, es precisamente la
consideración de la “supuesta privacidad” de la violencia doméstica.

181

�En México, al igual que en muchos países, la violencia como un asunto normal en
la pareja, tiene que ver con el hecho de que la mujer se apropia y adopta como
habitual las normas sociales, como la infidelidad por parte de su esposo, la
dependencia hacia él, la crítica hacia su forma de vestirse…(Agoff et al, 2006). La
mujer maltratada busca, en muchos casos,

justificar la actuación violenta

adjudicándola a situaciones externas a su pareja, con argumentos tales como que
la pareja es alcohólica o que tuvo quizá una infancia difícil …, ella misma tiende a
sentirse responsable de ser violentada, sin darse cuenta de que son precisamente
las normas sociales aprendidas las que de forma directa contribuyen a ver como
normal esta serie de situaciones violentas (Dohmen, 1994; Toledo, 2009).

De esta manera, la percepción histórica de la violencia de género ha sido uno de
los principales obstáculos para avanzar adecuadamente en la generación y
aplicación de políticas públicas tendientes a superar ese fenómeno, pues el
entorno social de las mujeres favorece la reproducción de las normas sociales,
que pautan la relación entre los géneros en los que la violencia encuentra
justificación (Fernández, 2008).

2.2.

Concepción como problema público y hecho político enfocado
como asunto multisectorial e integral: de derechos humanos, de
seguridad ciudadana y de salud pública.

Es innegable que en los últimos tiempos se ha producido un proceso de toma de
conciencia social sobre la gravedad de la violencia contra las mujeres y el
obstáculo mayúsculo que ésta supone para la convivencia democrática entre
hombres y mujeres (Díaz, 2009).

Definitivamente el enfoque de la problemática ha cambiado. A saber, si desde su
análisis como problema individual se percibe esta violencia como consecuencia de
alguna situación o circunstancia particular --situación socioeconómica, patología
182

�del agresor, etc.--, desde su visión como problema público con graves
consecuencias sociales, se entiende que la violencia contra las mujeres tiene su
origen último en unas relaciones sociales basadas en la desigualdad, en un
contrato social entre hombre y mujer que implica la presión de un género por parte
del otro (Bosch y Ferrer, 2001). Bajo este nuevo enfoque, son imprescindibles
actuaciones a nivel social que impliquen un nuevo contrato social, no sólo con
nuevas modalidades legislativas, sino con modificaciones en las políticas públicas,
en los programas educativos, etc. para afrontar el problema y superar sus
consecuencias.

Esta diferente manera de observar la problemática, ha logrado que en México se
ponga en la mesa del diálogo el tema de la violencia de género. Lo que hasta hace
poco tiempo estaba “oculto” en cuatro paredes, ahora es asunto de derechos
humanos, de salud y de seguridad pública, así como de procuración y de
administración de justicia, donde deben intervenir las instituciones (Vargas, 2007).

¿Cómo se ha logrado este cambio de enfoque? Ha sido un proceso muy difícil
colocar el problema como algo prioritario en la agenda pública. Se han tenido
avances gracias al gran esfuerzo de los movimientos feministas (Vargas, 2007).
En este hecho tan relevante ha sido esencial su reconocimiento por parte de los
organismos públicos, y entre ellos por la ONU, que en 1993 aprobó la “Declaración
sobre la Eliminación de la Violencia contra la Mujer”, primer instrumento
internacional de derechos humanos dedicado exclusivamente a este tema y en
1995 auspició la Cuarta Conferencia Mundial sobre la Mujer, en la que se adoptan
la Declaración de Beijing y la Plataforma de Acción que dedica toda una sección a
la violencia contra la mujer, considerando que su eliminación es esencial para la
igualdad, el desarrollo y la paz (Torres, 2004).
La “Declaración sobre la Eliminación de la Violencia contra la Mujer” dio inició a un
proceso creciente de “visibilización” de las diferentes formas de violencia contra
las mujeres, especialmente la violencia doméstica (Vargas, 2007). Poco a poco, al
183

�volverse “visible”, se volvió también un hecho político, develando sus mecanismos
en lo público y lo privado, y se diferenció como violencia física, sexual,
psicológica…., evidenciándose su complejidad y consecuencias dramáticas, lo
que llevó a varios países, entre ellos México, a una adecuación importante del
marco jurídico hasta entonces vigente (Álvarez, 2008).
De esta manera, la violencia contra las mujeres concebida como expresión de las
relaciones desiguales de poder entre géneros, que impacta en todas las
estructuras de una sociedad y que debe ser visualizada como asunto multisectorial
e integral: de derechos humanos, de seguridad ciudadana y de salud pública, ha
sido el gran aporte del feminismo en el siglo XX. Como ya se especificó, el
proceso no ha sido fácil, debido a que estaba tan incrustada en las prácticas
culturales que no podía distinguirse en el entramado social (Vargas, 2007). En
todo esto, la responsabilidad del Estado es fundamental, como lo es también, la
responsabilidad de las sociedades civiles y sus movimientos de mujeres y
hombres.

3. ¿Qué ha hecho el gobierno de México en las últimas cuatro décadas?
Breve reseña.

Es indudable que hacer valer los derechos de las mujeres es una tarea del
gobierno que debe buscar impulsar la igualdad de género, a través de las diversas
dependencias y entidades de la administración pública (Díaz, 2009). En el caso de
México, la violencia contra la mujer proviene de una desigualdad de género
sumamente arraigada en la sociedad y de un Estado que no ha podido responder
de manera efectiva al problema (Lobo et al, 2012).

Para entender lo expresado, se considera importante realizar en este apartado
una breve reseña que proporcione un panorama general de lo hecho por el
gobierno mexicano en beneficio de las mujeres en las últimas décadas.

184

�Durante los años setenta en el ámbito federal comenzaron a realizarse programas
gubernamentales dirigidos a las mujeres; sin embargo, si bien estaban
comprendidas en el rubro de políticas sociales

tenían un carácter totalmente

asistencial (Gómez et al, 2006).

El Consejo Nacional de Población (CONAPO) fue creado en 1974, estableciendo
en 1980 el primer programa con miras a desarrollar e integrar la visión de género
entre las políticas gubernamentales, titulado “Programa Nacional de Integración de
la Mujer al Desarrollo” (PRONAM) (Pérez, 2008). Sin embargo, por falta de
presupuesto y claridad en sus objetivos, quedó como un documento más sin ser
instrumentado. Sólo se mantuvo un Centro de Documentación e Información para
la Mujer (Díaz, 2009).

Durante el gobierno del Presidente de la República Miguel de la Madrid (19821988), se formuló una nueva versión del PRONAM, reiterándose la necesidad de
integrar a la mujer en pie de igualdad con el varón en los ámbitos económico,
político, social y cultural. En 1985 se creó la Comisión Coordinadora para la III
Conferencia Mundial sobre la Mujer, en Nairobi (Pérez, 2008). Ya al final del
sexenio presidencial, en 1988 se empiezan a atender las demandas sociales a
través de programas de ataque a la pobreza, surgiendo de ello el Programa
Nacional de Solidaridad (PRONASOL) (Díaz, 2009). Las acciones que se
realizaban a través del Programa de Integración de la Mujer al Desarrollo, se
incorporan a las del PRONASOL, el cual consideró que las mujeres en
condiciones de pobreza extrema requerían de un apoyo integral en materia de
educación y salud para poder desarrollar actividades productivas o incorporarse a
un empleo remunerado, así el programa consideró a la mujer como un sujeto
social, permitiendo la mejora de la calidad de vida de su familia (Lang, 2003;
Kusnir, 1997).

185

�Lo anterior, permite aseverar que durante los sexenios mexicanos comprendidos
de 1970 a 1988, los diversos programas gubernamentales dirigidos hacia la mujer
fueron esencialmente de carácter asistencial, algunos orientados a proyectos
productivos incentivando su incorporación al desarrollo y de alguna manera
tendían a tratar de mejorar la violencia estructural que se ejercía hacia la mujer
(Díaz, 2009). Bajo estos parámetros, la denuncia de la violación sexual y la
demanda de grupos feministas de brindar una mayor atención por parte del Estado
sobre este problema, propició que se creara: el Centro de Orientación y Apoyo a
Personas Violadas (COAPEVI), de la primera Agencia Especializada del Ministerio
Público en Delitos Sexuales, en 1989; el Centro de Atención Integral a la Víctima
de Violencia Intrafamiliar, en 1990; y, el Centro de Terapia de Apoyo a las
Víctimas de Delitos Sexuales en 1991, todos en la Ciudad de México (Lang, 2003).
Puesta la mira en el tema de la violación sexual y ahora con apoyo estatal, las
diversas organizaciones feministas esgrimieron el tema de la violencia doméstica,
poniendo especial énfasis en la mujer agredida y sus necesidades. En este
sentido, fueron precisamente grupos de mujeres quienes iniciaron el análisis de
los códigos penales y formularon propuestas como el incremento de la penalidad y
ampliación del concepto de violación, modificándose con ello el código penal en
1990 (Torres, 2004). Para fines de la participación de México en la IV Conferencia
Mundial sobre la Mujer se crea, en 1993, el Comité Nacional Coordinador. Como
resultado de los compromisos que adquirió el país en esta última conferencia se
establece el Programa Nacional de la Mujer 1995-2000, que quedaría a cargo de
la Secretaría de Gobernación y que presenta un diagnóstico nacional sobre la
situación de la población femenina, considerando entre sus rubros fundamentales
el de la violencia contra la mujer (Pérez, 2008). Todo lo anterior derivó en la
aprobación en 1996 de la Ley de Asistencia y Prevención de la Violencia
Intrafamiliar con carácter administrativo, pues en ella se identificaban las
responsabilidades de dependencias y entidades de la administración pública, sin
embargo, algo muy importante de mencionar, es que no incluía disposiciones
penales con las cuales castigar al agresor (Castro, 2006).
186

�En los tres sexenios presidenciales posteriores se realizaron acciones de gran
importancia en el tema que nos ocupa. Con Ernesto Zedillo en la presidencia,
surge el Programa Nacional contra la Violencia Intrafamiliar 1999-2000 (Lang,
2003). Durante el sexenio del Presidente Vicente Fox (2000-2006) se crea el
Instituto Nacional de las Mujeres –iniciando funciones el 8 de marzo del 2001--,
estableciéndose los Consejos Estatales sobre Violencia Familiar, que buscan
prevenir conductas de violencia dentro del hogar, así como sensibilizar a la
población sobre las consecuencias que el maltrato puede tener para las víctimas y
los agresores, y también capacitar a los funcionarios públicos para que brinden
una atención profesional a las mujeres golpeadas. En este mismo sexenio se
emitió el Programa Nacional por una Vida Sin Violencia, que forma parte del
Programa Nacional para la Igualdad de Oportunidades y no Discriminación contra
las Mujeres. Bajo estos parámetros, se planteó un acuerdo para coordinar las
acciones de prevención y atención de la violencia familiar y hacia las mujeres, con
el propósito de impulsar la creación de un sistema nacional de prevención,
detección, atención, información y evaluación de la violencia familiar y contra las
mujeres en México (Fonseca, 2008).

Posteriormente --y como un hecho realmente trascendental--, en febrero del año
2007 durante el mandato del Presidente de la República Felipe Calderón (20072012) fue emitida y publicada la “Ley General de Acceso de las Mujeres a una
Vida Libre de Violencia”, la cual está compuesta por 3 títulos, 5 capítulos y 59
artículos. Esta importante ley establece claramente en su artículo 1° que:
“…tiene por objeto establecer la coordinación entre la Federación, las
entidades federativas y los municipios para prevenir, sancionar y
erradicar la violencia contra las mujeres, así como los principios y
modalidades para garantizar su acceso a una vida libre de violencia que
favorezca su desarrollo y bienestar conforme con los principios de
igualdad y de no discriminación…” (INMUJERES, 2008:48).

187

�Para efectos del presente análisis, es pertinente mencionar también las
disposiciones del artículo 2° de la ley, relativo a que:
“…la federación, las entidades federativas y los municipios, en el ámbito de
sus respectivas competencias, expedirán las normas legales y tomaran las
medidas presupuestales y administrativas correspondientes, para garantizar
el derecho a las mujeres a una vida libre de violencia, de conformidad con
los tratados internacionales en materia de derechos humanos de las
mujeres, ratificados por el Estado Mexicano… (CEAMEG, 2010:114).

Además, en la misma ley se señalan los tipos y las modalidades de violencia,
enmarcando los principios rectores para el acceso de todas las mujeres a una vida
libre de violencia, a saber: La igualdad jurídica entre la mujer y el hombre; el
respeto a la dignidad humana de las mujeres; la no discriminación; y, la libertad de
las mujeres (CEAMEG, 2010). Para garantizar su cumplimiento se formuló el
Programa Nacional para la Igualdad entre Mujeres y Hombres 2008-2012
(PROIGUALDAD) enfocado a institucionalizar una política transversal con
perspectiva de género (Díaz, 2009).

Actualmente, todos los Estados de la República Mexicana trabajan sobre el
particular. Como muestra de esto, recientemente --en mayo de 2013--, aprobó el
Congreso del Estado tipificar como delito el feminicidio en Nuevo León al reformar
el Código Penal, el Código de Procedimientos Penales y la Ley General de Acceso
de las Mujeres a una Vida Libre de Violencia (H. Congreso del Estado de Nuevo
León, 2013).

Con esta breve reseña de lo hecho por el gobierno mexicano en beneficio de las
mujeres en las últimas décadas, se demuestra que poco a poco el discurso se ha
ido ajustando a la visión y normativa internacional, al considerar a la violencia
contra las mujeres como una construcción social compleja y multifactorial que
188

�atenta contra sus derechos humanos. Precisamente la ya mencionada “Ley
General de Acceso de las Mujeres a una Vida Libre de Violencia” plantea un
cambio radical en relación con el enfoque que se le había dado al problema
(Pérez, 2008).

4. ¿Son entonces suficientes los avances para prevenir, sancionar y
erradicar la violencia contra la mujer en el país?

No obstante todos los esfuerzos del gobierno mexicano, es importante aclarar que
la violencia contra la mujer en sus diferentes expresiones sigue representando un
gran desafío, pues no es suficiente con que el país esté bien equipado jurídica e
institucionalmente para atender y proteger a las mujeres, es prioritario también
trabajar en el ámbito de la prevención y luchar contra la burocracia y la corrupción,
en una lucha sin tregua en la que persisten múltiples problemas y tareas
pendientes (Lobo et al, 2012).

Existen evidencias fehacientes de que los esfuerzos de nuestro país en aminorar
la

problemática estudiada, no son suficientes. En el ámbito internacional, la

Dirección Regional del Fondo de Desarrollo de las Naciones Unidas para la Mujer,
aseveró en el año 2010 que México ocupaba el primer lugar dentro del ranking
mundial de muertes violentas de mujeres en países que no están en situación de
guerra, basándose en la valoración que el Centro Reina Sofía, realizó en 135
países (Güezmes, 2010); y más recientemente, en mayo del 2012, la Directora
del Instituto de Medicina Legal de La Habana Cuba, aseguró que México se
encuentra entre los tres países de América Latina donde se registra mayor
incidencia en la agresión hacia las mujeres (Santos, 2012).

189

�Definitivamente, los avances para prevenir, sancionar y erradicar la violencia
contra la mujer no se reflejan en nuestra realidad como se quisiera, y esto se debe
entre otros factores a que:
Existe una escasez de recursos para la implementación de programas y
proyectos; insuficientes espacios especializados en la atención a
víctimas de violencia… resistencia a la sensibilización en género y a la
problemática de violencia… por parte de algunos servidores públicos
dedicados a la procuración e impartición de justicia; cultura incipiente de
denuncia de los delitos de violencia… y falta de información sobre el
problema, desagregada por sexo (Pérez, 2008: 1041).

5. ¿Cuál es el panorama de la violencia hacia la mujer en San Nicolás de los
Garza, Nuevo León? Resultados de una investigación.

En este apartado se presenta un resumen de los hallazgos básicos de un estudio
realizado en 19 colonias del Municipio de San Nicolás de los Garza, Nuevo León.
La muestra se conformó con 1320 mujeres mayores de 15 años, distribuidas por
rangos de edad.

La investigación abarcó una gran cantidad de variables enfocadas a conocer la
prevalencia e implicaciones de la violencia contra la mujer en el municipio
estudiado. Sin embargo, para realizar este documento y tomando en cuenta los
objetivos del mismo, se retomó solamente la información que los resultados
arrojaron sobre cuatro preguntas importantes que fueron contestas por la
población femenina víctima de maltrato que fue entrevistada.

-¿Cuáles son los tipos de violencia que han ejercido contra ella?
-¿Cuáles cree que son las principales causas de su maltrato?
-¿Conoce sus derechos y las leyes que la protegen?
190

�-¿Qué opinan de la “Ley General de Acceso a una Vida Libre de Violencia” las
mujeres maltratadas que manifestaron conocerla?

De acuerdo a lo anterior, se presentan los resultados:

-¿Cuáles son los tipos de violencia que manifestaron haber sufrido las
mujeres entrevistadas?
Tomando como base la Ley actual mexicana, la violencia de género incluye
diversos tipos de maltrato, a saber: psicológico, físico, sexual, económico o
patrimonial. En este particular se cuestionó a las mujeres el tipo de maltrato
experimentado. Los resultados fueron los siguientes: maltrato físico 66.4%;
maltrato psicológico 56%; maltrato económico 10.5%; maltrato patrimonial 8.2% y
maltrato sexual 2.6%.

Definitivamente estos resultados indican que aún con todos los adelantos en la
legislación mexicana y con todos los programas gubernamentales implementados
en beneficio de la mujer, se continúan manifestando fuertes rasgos que tienden a
recordar la tan mencionada desigualdad entre la población masculina y femenina.
Un dato interesante de resaltar es el hecho de que el 63.8% de la población
entrevistada refirió que el maltrato ha sido recurrente durante años y que ha sido
ejercido por la pareja actual. Esto demuestra que la violencia en todas sus
expresiones sigue siendo utilizada por el hombre para ejercer su poder en las
relaciones que tiene con las mujeres, con el objeto de preservar sus privilegios en
un mundo basado en la división sexual (Montesinos, 2002).

-¿Cuáles son las causas del maltrato, según las propias mujeres
violentadas?

Como parte importante de la investigación, se cuestionó a las mujeres sobre
cuáles consideraban eran las causas de su maltrato, pues importaba conocer si lo
191

�perciben como un problema individual o como relaciones sociales basadas en la
desigualdad. Las tres principales causas manifestadas fueron: la “forma de ser”
del mexicano (cultura machista), con un 54.7%; las adicciones, con un 49.5%; y,
los celos con un 47.4%. Estos resultados demuestran, en concordancia con la
ENVIM (2003), que la mujer maltratada suele justificar la violencia que sufre
adjudicándola a situaciones externas a su pareja, y ella misma tiende a
responsabilizarse de ser violentada, dejando a un lado el hecho de que las normas
sociales aprendidas son las que contribuyen de manera directa a ver como normal
esta serie de situaciones violentas, tal y como lo puntualiza Toledo (2009).

-¿Conoce sus derechos y las leyes que la defienden la mujer maltratada?

Si bien, como ya se dejó en claro al principio del marco referencial de este
documento,

en la última década se han establecido leyes para eliminar la

violencia contra las mujeres, para garantizar la igualdad sustantiva y para prevenir
la discriminación, la desigualdad y la violencia continúan. Por ello, se consideró de
suma importancia indagar si las mujeres violentadas conocen sus derechos y la
Ley General de Acceso a una Vida Libre de Violencia, que establece los
lineamientos jurídicos y administrativos con los cuales el Estado interviene en
todos los niveles de gobierno para garantizar y proteger los derechos de las
mujeres a una vida libre de violencia (INMUJERES, 2008). Los resultados
revelaron lo siguiente: el 69.5% de la población femenina entrevistada no ha
escuchado hablar de ella, ni conoce sus derechos; el 29.5% manifestó si
conocerla.
-¿Qué opinan de la “Ley General de Acceso a una Vida Libre de Violencia”
las mujeres maltratadas que manifestaron conocerla?
Los resultados arrojaron que casi un 30% SI conoce la ley, pero… ¿qué opinan
sobre su aplicación? en una gran mayoría (95%) manifestaron que no era fácil
192

�aplicarla en el país, por la forma de pensar de los mexicanos, o simplemente que
“no creían que se aplicara”. De lo anterior se puede deducir que si bien en el
ámbito federal general y en las entidades federativas se han realizado logros
considerables en la creación de leyes que protegen a las mujeres, la aplicación de
éstas aún no es una realidad en nuestro país. De acuerdo con esto, Díaz
(2009:12) manifiesta que “los perpetradores de violencia hacia la mujer en su
mayoría no son castigados, no sólo por el temor a denunciar, sino porque
prevalecen actitudes discriminatorias por parte de servidores públicos y
autoridades gubernamentales que no permiten ejercer la justicia”. El estigma que
rodea la violencia de género hace que muchas de las personas afectadas no se
atrevan a buscar ayuda o no sepan cómo hacerlo, aún con los adelantos en
materia legislativa, sobre todo si la población beneficiada no conoce esos
adelantos o no tiene idea de cómo hacerlos valer en su caso particular. A este
respecto Buvinic et al expresan que:
Existen hechos violentos como la violación y la violencia doméstica que
rara vez son denunciados, incluso si son reconocidos por el sistema legal
como crímenes. La falta de denuncia se debe, en parte, a la falta de
capacidad real o percibida por la población de las autoridades competentes
para combatir el comportamiento violento y dar protección a la víctima
contra futuras represalias por parte de los agresores (Buvinic et al, 2005:
327).

CONCLUSIONES
Si bien en los últimos años, la lucha contra la violencia hacia la población
femenina en México ha sido intensa y ha dado frutos --se ha logrado un conjunto
de cambios, leyes, programas y reconocimientos nacionales y globales--, este
recorrido en legislación y normatividad no ha logrado impactar sustantivamente en
la disminución de la violencia contra las mujeres, ni en sus causas ni en sus
expresiones.
193

�De acuerdo al análisis de los datos de estudio --y no obstante todos los esfuerzos
del gobierno--, es innegable que el problema de la violencia contra la mujer sigue
latente y continua representando un enorme reto, pues no basta con que el país
esté bien equipado legal e institucionalmente para atender y proteger a las
mujeres, también se debe luchar contra la cultura arraigada del mexicano, la falta
de educación e información, así como con la burocracia y la corrupción.

Definitivamente las causas de la violencia contra las mujeres se encuentran en la
discriminación de género, las normas sociales y los estereotipos de género que la
perpetúan. Dados los efectos devastadores que la violencia tiene, los esfuerzos en
nuestro país se han concentrado principalmente en las leyes, ayudas y servicios
para las mujeres maltratadas. Sin embargo, la mejor manera de contrarrestar la
violencia de género es prevenirla, tratando sus orígenes y causas estructurales.

De esta forma, para adoptar una política integral y efectiva contra este tipo de
violencia es necesario considerar que, a quienes corresponde trabajar en los
diferentes niveles del Estado y a toda la sociedad, se les sensibilice sobre la
necesidad de modificar y excluir las prácticas y criterios inequitativos, lo cual se
puede lograr de forma eficaz y eficiente a través de dos importantes mecanismos:
el legislativo y el educativo. Como se mostró a lo largo de este documento, en el
primero se han tenido avances significativos, pero las evidencias de los diferentes
estudios de investigación de los últimos años, demuestran la prevalencia del
problema, lo que constata que la mayoría de la población, sobre todo la femenina,
sigue sin conocer y comprender la magnitud de las causas y consecuencias de
este tipo de violencia., es decir se ha descuidado la parte educativa y de
prevención. En este particular, el trabajo con niños y jóvenes es una buena opción
para lograr un progreso rápido y sostenido en materia de prevención y
erradicación de la violencia de género. Aunque las políticas públicas y las
intervenciones suelen pasar por alto esta etapa de la vida, se trata de una época
194

�crucial durante la cual se forman los valores y normas relativas a la igualdad de
género.
Como corolario final se considera necesario puntualizar que si bien la cuestión
legal no debe descuidarse, y es de aplaudirse los logros que sobre el particular se
tienen en México, es sumamente importante apostarle a lograr un cambio
estructural enfocado a un cambio de mentalidad de todos los actores sociales. A
saber, de los hombres, de las propias mujeres, de los servidores públicos que
tienen la obligación de aplicar la ley, de quien establece y pone en práctica las
políticas públicas y, en general de toda la sociedad…, lo que aún dista mucho en
lograrse. Un problema tan arraigado y complejo sólo puede combatirse con alto
grado de eficiencia con un programa integral que lo ataque eficazmente desde sus
diversos flancos.
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Vargas, V. (2007) “Violencia contra las mujeres y estrategias democráticas en
América Latina” en Centro de La Mujer Peruana "Flora Tristán" [En línea],
disponible en http://www.flora.org.pe/ensayos1.htm [Accesado el 15 de diciembre
de 2013].

200

�ESTADO DE BIENESTAR Y BIENESTAR SUBJETIVO EN LA VEJEZ.
PERCEPCIONES Y SIGNIFICADOS DESDE LAS PERSONAS MAYORES
Liliana Vázquez García7
Francisco Javier Burgos Gutiérrez8
María Concepción Arroyo Rueda9
Andrea Blanco Vargas10
Luis Enrique Soto Alanís11
Lorena Fabiola Martínez Zertuche

RESUMEN:
Las políticas de apoyo a las personas mayores que conforman el llamado Estado
de Bienestar para el envejecimiento y la vejez surgen en la mayoría de los países
latinoamericanos en los inicios de la década del año 2000. Si bien dichas políticas
han tenido importantes avances, éstos no son suficientes. El presente trabajo
muestra a partir de resultados de investigación la percepción de personas
mayores de contextos urbanos y rurales de Durango acerca de la política pública y
social y su relación con el bienestar subjetivo. De igual forma, se muestran otras
dimensiones como la familia y la solidaridad intergeneracional como fuentes de
bienestar. Los relatos de las personas mayores, analizados desde un enfoque
cualitativo, reflejan que existe ambivalencia hacia los programas y apoyos que
otorga el Estado a las personas mayores, es decir, se expresan opiniones tanto de
satisfacción como de insatisfacción. Así mismo, los resultados también permiten
identificar que la solidaridad familiar y el afecto de los miembros que conforman su
red cercana, siguen siendo los principales elementos de bienestar subjetivo,
7

Email: Lilianita_vazquez@hotmail.com
Email: fjbg_16@hotmail.com
9
Email: aguaconflores@hotmail.com
10
Email: derazma-371@hotmail.com
11
Email: luisoto66@yahoo.com.mx
8

201

�aunque surgen diferencias entre los participantes de contextos urbanos y rurales.
La solidaridad familiar se refleja en el apoyo emocional que se provee a las
personas mayores, siendo las mujeres quienes lo reciben en mayor proporción y
también son las mujeres de la familia quienes lo otorgan con mayor frecuencia.
Esta dimensión afectiva es la que más peso tiene en el bienestar subjetivo de las y
los participantes. De igual forma, existen relatos de malestar subjetivo, originado
tanto por la falta de respuesta adecuada por parte del Estado, como de la familia,
lo cual nos lleva a reflexionar sobre la necesidad de fortalecer y/o transformar las
acciones a favor de un envejecimiento y una vejez más satisfactorios.

Palabras clave: bienestar subjetivo, personas mayores, políticas de vejez, Estado
de Bienestar.

INTRODUCCIÓN
El siglo XXI inicia con una serie de transformaciones y nuevas visiones acerca de
la realidad social y de los que actuamos en ella. Una de estas realidades es la del
envejecimiento demográfico y el proceso de envejecer. Como fenómeno social y
como experiencia individual, el envejecer implica tomar en cuenta las condiciones
de vida en las que están inmersas las personas mayores, los contextos, sus
historias, así como la participación del Estado en tanto entidad que garantiza los
derechos y el bienestar de los individuos, aún y cuando las personas mayores son
las que en menor medida ejercen sus derechos sociales y tienen menos peso para
poner de manifiesto sus necesidades en la agenda pública (Ludi, 2005).
Como vemos, el envejecimiento y la vejez no se puede concebir sólo como la
disminución de las capacidades, el incremento de la edad y de la enfermedad,
sino que está matizada por dimensiones sociales, económicas, culturales,
familiares, y además por las políticas públicas y sociales. Todo ello junto, configura
ideas, sentimientos, percepciones, valores, creencias en la persona mayor,
generando bienestar o malestar, satisfacción e insatisfacción.

202

�En este trabajo nos enfocamos especialmente a analizar las percepciones que
tienen las personas mayores acerca del bienestar que les ofrece el Estado de
Bienestar, sus programas, sus acciones en distintos contextos urbanos y rurales
de Durango, México. Se trata de mostrar cómo se vive el Bienestar que proviene
del Estado y cómo se vive el bienestar que proviene de otras dimensiones como la
familia y el entorno social más cercano a las personas mayores. Intentamos
entender y compartir las contradicciones que estos actores generan en el sentir de
los participantes.


El Estado de Bienestar y las políticas de vejez

Actualmente, el llamado Estado de Bienestar se ha venido debilitando para
resolver las necesidades de los ciudadanos. Las políticas que implementa no
siempre tienen el impacto requerido ni resuelven del todo las demandas para las
que se crearon. Por lo que respecta a una política de vejez, Huenchuan (2003)
plantea que son aquellas acciones organizadas del Estado, frente a las
consecuencias sociales, económicas y políticas del envejecimiento poblacional e
individual. La política social, a diferencia de la política pública surge para cubrir los
huecos que la política pública (traducida en seguridad social) tiene. Es entonces el
Estado el principal responsable para mediar e implementar medidas para la
protección de los derechos de los más pobres y vulnerables, entre ellos las
personas mayores (Utoff &amp; Tokman, 2006).
La política pública más importante en todos los países es la seguridad
social, la cual es una herramienta mediante la cual los individuos aseguran el
derecho fundamental a la salud, al trabajo, a la vivienda y a una vejez digna
(González, 2007). En nuestro país el contar con una pensión puede representar la
diferencia para vivir con cierta satisfacción de necesidades básicas y de
autonomía personal.
Es la trayectoria laboral de los individuos, la que ofrece el derecho a la
seguridad social en la vejez, esto es, tener acceso a una pensión y derecho a la
203

�salud, siempre y cuando el número de cotizaciones haya sido suficiente 12. Los
sistemas de pensiones y jubilaciones serán entonces la estrategia más adecuada
para que los adultos mayores hagan frente a sus necesidades económicas y
tengan una vejez digna (González, 2007; Huenchuan, 2009). No obstante, existen
otro tipo de acciones, en el marco de acuerdos internacionales que los Estados
implementan a favor de las personas mayores en general, y en particular de
aquellas que no tuvieron acceso a la seguridad social como son los apoyos
alimentarios, apoyos económicos, el seguro popular como los más importantes 13.
En México, se encuentran diversos programas sociales para beneficiar a los
adultos mayores, los cuales implican apoyos económico, alimentario, y facilitar el
acceso a los servicios de salud en clínicas y hospitales públicos de la Secretaria
de Salud, como por ejemplo el programa 70 y más, el programa de pensión
alimentaria, y otros implementados desde el Instituto Nacional para las Personas
Mayores (INAPAM, 2010). Ello sin de dejar de lado que la asistencia formal,
representada por las organizaciones, es imprescindible en la búsqueda del
bienestar
Si consideramos que el apoyo de las políticas públicas se convierten en
satisfactores de necesidades, podemos agregar que una necesidad que es
satisfecha genera bienestar subjetivo a las personas mayores, pues todas esas
acciones de política pública o social se traducen en acceder de manera gratuita a
servicios de salud, vivienda, alimentación, esparcimiento, pero sobre todo, a
sentirse ciudadanos dignos y con derechos.
Es el Estado entonces y sus instituciones quienes proporcionan los
satisfactores de las necesidades sociales de los mayores. Sin embargo, ante la
12

Hoy en día las personas mayores tienen que haber cotizado 1250 semanas en un empleo formal para
tener derecho a una jubilación (Mendizábal, 2008).
13

La política social implementada por el Estado a nivel nacional y de otros Estados de América Latina se verá
influenciadas por acuerdos con objetivos, metas y recomendaciones para realizar acciones a favor de las
personas mayores, por ejemplo, una de las tres áreas acordadas en Madrid en él 2002: a) personas de edad
y el desarrollo; b) el fomento de la salud y el bienestar en la vejez, y c) la creación de un entorno propicio y
favorable (INAPAM, 2010).

204

�falta de recursos y cobertura hacia esta población surgen otros actores sociales
como son la familia y las relaciones comunitarias en las que se insertan las
personas mayores, incluyendo al mercado. En este trabajo consideramos la
inclusión de las familias como parte de un sistema de apoyo social informal de
importancia. La solidaridad familiar en la vejez se realiza de manera diversa y está
matizada por las propias historias de los sujetos: los mayores y sus
descendientes, quienes cumplen una función importante en la atención y cuidado
de aquellos.
La solidaridad familiar representa una fuente de bienestar para las personas
mayores, en la medida en que el Estado de Bienestar no cubre las necesidades de
este grupo etáreo. Los distintos estudios sobre el tema muestran a veces posturas
contradictorias en cuanto a la presencia de solidaridad familiar. Dichas posturas
enfatizan que la modernización y los cambios socioculturales se han constituido en
una seria amenaza para que permanezca la solidaridad en la familias (Bazo, 2008;
Ibáñez, Vargas &amp; Torres, 2005). No obstante, existen matices respecto a la
solidaridad familiar, pues si bien no todos los miembros de la familia son solidarios
ante las necesidades de los adultos mayores, existe siempre alguien en la red
familiar o en el entorno cercano a los mayores que les brinda algún tipo de apoyo.
Las familias están siempre presentes en la vida de los y las adultas
mayores, para bien o para mal, es decir, en la mayoría de los casos proporcionan
bienestar a las personas mayores pero en ciertas condiciones particulares,
también son fuente de malestar para ellos, como veremos en los resultados.
A partir de lo anterior surgieron las preguntas de investigación: ¿son las
políticas públicas y sociales de apoyo a la vejez promotoras de bienestar subjetivo
en las personas mayores?; ¿cuál es la percepción de las personas mayores
respecto de la solidaridad familiar?; ¿qué otras fuentes de bienestar tiene al
alcance la persona mayor? Así mismo, en la búsqueda de respuestas a nuestras
preguntas, nos planteamos los objetivos siguientes:

205

�METODOLOGÍA

Se trata de un estudio de caso con enfoque cualitativo en el que participaron 21
participantes mayores de 60 años de localidades urbanas y rurales cercanas a la
ciudad y municipio de Durango. Las preguntas de investigación fueron: ¿Cuál es la
percepción que las personas mayores tienen del llamado Estado de Bienestar?;
¿Qué representan para ellos las políticas y programas de apoyo a la vejez?;
¿Cómo estado y políticas promueven el bienestar subjetivo y la satisfacción en las
personas mayores? De acuerdo a estos cuestionamientos nos propusimos los
siguientes objetivos de investigación: 1) Explorar y analizar la percepción que
tienen las personas mayores residentes en contextos urbanos y rurales de
Durango acerca de las políticas y programas de apoyo a la vejez; y, 2) De qué
manera las políticas y programas de apoyo a la vejez contribuyen al bienestar
subjetivo de las personas mayores.
La participación fue voluntaria, buscando que fueran adultos mayores con
lucidez mental para rescatar un discurso lúcido y coherente. Los datos se
recolectaron a través de entrevistas profundas y observación participante, previa a
la elaboración de guías tanto de entrevista como de observación, así como la firma
de hoja de consentimiento informado.
Los resultados muestran historias, relatos, aspectos subjetivos en los que
hombres y mujeres mayores reflexionan sobre los discursos subjetivos del adulto
mayor acerca de las representaciones que tienen de los beneficios de la seguridad
social, de los programas de apoyo, de la atención de salud que reciben y también
del papel de la familia en tanto fuente de apoyo para ellos. El análisis de las
entrevistas inició desde la transcripción de las mismas, la construcción de códigos,
conceptos y categorías que dieron la pauta para el análisis por el método de
comparación constante. Posteriormente surgieron los “grandes temas” que dieron
respuesta a las preguntas de investigación.

206

�RESULTADOS

Los participantes de este estudio tienen características heterogéneas en cuanto a
que algunos tuvieron acceso a la seguridad social, mientras que otros quedaron
fuera. También una parte de ellos radican en contextos urbanos y otros en
localidades rurales; la mayoría viven con su familia y otros padecen algún tipo de
deterioro. En cuanto a sus condiciones de salud, éstas también son variables,
aunque la mayoría contaban aún con cierta autonomía y funcionalidad. En este
sentido, los resultados sólo podrán ser interpretados tomando en cuenta ese
contexto particular, si bien, podrán compararse con estudios similares en otras
regiones del país.


Percepción de las personas mayores acerca de las Políticas Públicas y

su relación con el bienestar subjetivo

La percepción de las políticas (públicas y sociales) de vejez puede ser distinta en
dos sentidos: los que acceden a ellas en su totalidad y los que acceden de manera
parcial a sus beneficios. Para los adultos mayores que gozan de una pensión, esta
se constituye en un elemento esencial dentro de la noción de bienestar, debido a
que si el monto es suficiente tienen la posibilidad de acceder a los alimentos,
medicinas y satisfacer sus necesidades cotidianas de auto-cuidado, además de la
atención médica en instituciones de salud como el IMSS, ISSSTE.
Los sistemas de pensiones y jubilaciones, son las mejores estrategias de
política pública para aminorar la vulnerabilidad económica de los personas
mayores (Huenchuan, 2009). Los relatos que se describen a continuación,
muestran percepciones de bienestar y satisfacción por contar con una pensión y
acceso a la atención de salud. Describimos en un primer momento el
bienestar/malestar que generan las pensiones que reciben, y en un segundo
momento, hablaremos de la atención a la salud.

207

�“A no, no, no, claro, claro, claro es lo que estamos diciendo, es poco pero pa´
otros pobres que no tienen nada, no es que ahorita a estas alturas como le digo, a
estas alturas en las que estamos, lo que sea es bueno, lo que sea es bueno
porque pos imagínese usted si no tuviera yo esa ayuda [Pensión de IMSS] como
estaría yo, a lo mejor yo ya me hubiera muerto, porque fíjese qué me animaría a
mí, quién me animaría a mi” (Federico, 73 años, contexto urbano).

Algunos participantes varones reconocen que la pensión es de utilidad para hacer
frente a sus necesidades y en su opinión, dicen, que la jubilación al ser un apoyo
fijo y constante puede resolver necesidades cotidianas. Para ellos, el reducido
monto económico de la pensión es mejor que no recibir nada y tienen la opción, si
su salud se los permite de realizar algún trabajo que contribuya a aumentar sus
ingresos, o bien, contar con el apoyo de sus familiares.
“Sí y mi familia en veces puede y en veces no, pero mi familia si me ayuda, de
todos modos lo del gobierno yo estoy agradecido con mi pensión, nada más que
no a completa uno, es poco.” (Gerardo; 73 años; Zona urbana).

La percepción de que los apoyos vienen a ser insuficientes y no cubren en su
totalidad a esta población vulnerable, es ahí donde la familia, busca formas para
hacer frente a las múltiples necesidades cuando se tiene un adulto mayor en casa
y son familias de escasos recursos económicos.

"El Seguro, sí, hasta la fecha el seguro es muy bueno, aunque me da poquito
[Pensión] porque yo siempre, yo nunca gané mucho dinero, pero me da poquita
pensión, pero de todas maneras con el seguro [IMSS] tiene uno muchas
prestaciones oiga" (Loreto, 86 años, contexto urbano).

La percepción de contar con una pensión es de beneficio, pero a la vez de
insatisfacción por el escaso monto económico, percibiéndose a la seguridad social
208

�como deficiente (Ham, 2003). Algunas personas mayores más reflexivas en este
aspecto, conciben su jubilación como un derecho ganado por su trabajo, algo que
les corresponde, para ellos no es un “apoyo”, sino algo que por ley les
corresponde a partir de haber trabajado toda su vida.
“No crea que me la dan [la pensión], yo me la gané, porque yo acumulé como
ciento setenta mil pesos y de ahí solo me dieron treinta mil pesos todo lo que se
quedó, eso no me lo están dando me salen debiendo.” (Francisco; 63 años; Zona
Rural).

Como vemos, la percepción de los que cuentan con pensión está matizada por el
monto de ésta, si bien es real que representa un beneficio y un derecho ganado,
existe insatisfacción, pues no alcanza para cubrir todas las necesidades. Si bien,
manifiestas bienestar, está presente también la insatisfacción, cierto malestar.
Esta es la paradoja del bienestar.


Acceso a la salud mediante la seguridad social: Percepciones y
significados

Dentro de los beneficios que otorga la seguridad social para los derechohabientes
y sus familias es la atención a la salud (Mendizábal, 2008). En México las
instituciones que otorgan este servicio a los trabajadores formales son el Instituto
Mexicano del Seguro Social (IMSS) y el Instituto de Seguridad y Servicios Sociales
de los Trabajadores del Estado (ISSSTE). Lo que se muestra aquí es la
satisfacción e insatisfacción que tienen las personas mayores con la atención
médica como lo mencionan los siguientes entrevistados. Los relatos con opiniones
positivas se muestran a continuación.
“Lo tratan a uno muy bien oiga, lo tratan a uno bien y luego lo que tienen es que si,
si necesita operación luego luego la practican. A éste (refiriéndose a su hijo) lo han
209

�operado tres veces y a mí me han operado también como otras tres veces, fíjese
si no tuviera uno seguro (IMSS) cuánto dinero no hubiera necesitado para
operaciones por eso le digo que el seguro pues es muy bueno oiga el seguro es
muy bueno” (Loreto Ortega, 85 años, contexto urbano).
“Pos´ si oiga, pos porque, pos si a veces no tiene uno de plano ni para una
pastilla, ya va una, como

aunque sea un naproxen le dan, pero no teniendo

nada… fíjese que en el seguro (IMSS) a mí sí me han dado medicamento, mejor
que en el seguro popular (Paula Pulido, 82 años, contexto rural).

En cuanto a la atención en el Seguro Popular, el cual ha sido una medida
implementada para subsanar la atención de salud de aquellos que quedaron fuera
de la seguridad social, existen también opiniones diversas. Existen opiniones
positivas como la siguiente:

"Pos mire, yo no tengo qué hablar, gracias a dios, nada!, porque aquí gracias a
dios este doctor me atiende "re bien", yo voy y saco mi ficha ahí con Moni, que da
las fichas, y me toca mi consulta, él me da mi medicamento, y me dice esto, esto y
esto, según como vea, -“se saca una tomografía, una radiografía”-, me dio la
orden y me manda, me la hacen, y sí me la cubre el seguro [Seguro Popular]".
(Margarita, 78 años, localidad rural).

Los participantes, tanto hombres como mujeres plantean que es positivo para ellos
contar con el beneficio de la atención médica que les ofrece la seguridad social y/o
el seguro popular, sin embargo, al mencionar “aunque sea un naproxen
[medicamento para el dolor muscular]”, de alguna manera se percibe una actitud
conformista, es decir, poco es mejor que nada, en lugar de pensar que tienen
derecho a algo mejor. Si bien, las personas mayores perciben la atención médica
a la que acceden a través de la seguridad social, como una forma de resolver
gastos y también como una forma de obtener bienestar (Chatters, 1988).
210

�

La insatisfacción de la atención de salud

Entre los entrevistados también se encontraron otro tipo de respuestas, aquellas
que reflejan insatisfacción, mencionando la deficiente atención que brindan dichas
Instituciones de Salud. La inadecuada atención genera en los participantes enojo y
frustración y a su vez, los obliga a buscar otras formas de enfrentamiento ante
situaciones en que se requiere calidad y rápida atención a la salud. El siguiente
relato, muestra la percepción negativa de los servicios de salud y la búsqueda de
alternativas en la idea de obtener una mejor atención médica.
“Si pagaron la operación ellas [sus hermanas que radican en E.U.], ellas, ellas
pagaron todo, todo pagaron ellas desde allá donde están, y ya le dijeron a mi
papá, a mi hija, -a mi papá no lo internes en el seguro, que lo atiendan en una
clínica particular porque mi papá se nos muere-.” (Eduardo; 74 años; Zona
Urbana).
Sí, en fin de semana… [buscó atención médica] entonces dígame usted, ¿a dónde
lo mandan a uno? a morirse? o a sobrevivir, pero a qué precio...porque
simplemente como le digo, vaya usted como por ejemplo el sábado, el domingo [a
la clínica del IMSS en su localidad] no hay, [personal] entonces ya de ahí, nos
fuimos a la Cruz Azul [clínica particular en la ciudad] y ahí me atendieron luego,
luego…"(Jesús García, 70 años, contexto rural).

Desde la percepción de estos entrevistados, los servicios de salud a los que tienen
acceso se perciben como deficientes, y ante esto las personas mayores y sus
familiares recurren a las instituciones de salud privadas. En estos casos es
imprescindible el apoyo familiar, sobre todo cuando no se cuenta con los ingresos
suficientes para sustentar gastos imprevistos de enfermedad. Cuando se tiene la
posibilidad de poder acceder a servicios privados la familia obtiene confianza en
que su familiar será bien atendido, pues en el imaginario social está presente la
211

�idea de que las clínicas particulares o privadas dan una mayor y mejor calidad del
servicio y una pronta atención a la persona enferma. De hecho, existen reportes
de que el sistema privado tiene la mayor carga de atención para adultos mayores
en México (ENASEM, 2001).
Hasta aquí se han mostrado algunos relatos sobre las percepciones que las
personas mayores tienen de los beneficios de la seguridad social como son el
acceso a una pensión y el acceso a la salud. A continuación incorporamos otra
dimensión de análisis que plantea la realidad de los programas de apoyo que
surgen como respuesta a los huecos que deja la deficiente y fragmentada
seguridad social (Rubio &amp; Garfias, 2010), es decir, lo que ha surgido como las
acciones de la política social para las personas mayores. Dichas acciones son
responsabilidad del Estado, cuya responsabilidad es mediar e implementar
medidas para la protección de los derechos de los más pobres y vulnerables, entre
ellos las personas mayores (Utoff &amp; Tokman, 2006).


Percepciones y significados de la política social y los programas de
apoyo a la vejez

En México, se han implementado una serie de programas de apoyo a la vejez,
como una forma de cumplimiento a los Pactos y Acuerdos Internacionales que
instan a las naciones al otorgamiento de los derechos a esta población y en la
intención de atenuar sus necesidades. Uno de estos programas es el Programa de
Desarrollo Humano Oportunidades, que tenía anteriormente una orientación en su
objetivo de mejorar la educación, la salud y la alimentación de las familias pobres,
particularmente los niños, para romper con la transmisión intergeneracional de la
pobreza. Después del 2006, las familias beneficiarias del programa Oportunidades
con un integrante mayor a los 70 años reciben un apoyo monetario por cada
persona mayor (Rubio &amp; Garfias, 2010).
Otro de los programas de mayor auge, focalizados en el apoyo para la vejez
es el que se denominó “70 y más”, que se implementó en el primer semestre de
212

�2007, con un monto económico de 500 pesos mexicanos y tenía sus principales
beneficiarios en las zonas rurales (Huenchuan, 2009). Hoy en día se ha extendido
el apoyo a las zonas urbanas de casi todo el país. Uno de los condicionamientos
para poder acceder al apoyo, es no ser beneficiado por ningún otro programa, por
lo que las personas que pertenecían a Oportunidades, no tenían derecho de
acceder al programa 70 y más. Enseguida se muestran relatos en dónde se
muestra

la

percepción

de

los

adultos

mayores

hacia

los

programas

gubernamentales.
“Sí, sí era diferente, hay veces que no hayo ni que hacer, hay veces que no tengo
ni un cinco, me cae ese “cinquito”, óigame pues que a gusto gracias a Dios! no sí
que bueno que hubiera otra “ayudita” así también, que bien.” (Norma; 77 años;
Zona Rural).
“Pues económicamente a veces no tiene uno para sus gastos de su cocina, o
alguna cosa, y le sirve a uno, mucho le sirve, bueno yo a mi, mucho me sirve a mí
esa ayuda.” (Daniela; 87 años; Zona Rural).

Para las entrevistadas, este tipo de apoyos representan una forma de hacer frente
a sus problemas económicos y de manutención; además el apoyo institucional
aminora también la carga económica que genera a sus familiares. No obstante, de
nueva cuenta, existen matices en las percepciones de los apoyos sociales.
Algunos participantes muestran opiniones ambivalentes; se expresan con cierta
insatisfacción de los montos y frecuencia de los apoyos.
“Pues póngale que no mejora mucho, porque uno siempre esta “apenas”, si, a
usted le dan sus centavitos, y así como le dan a la gente ahorita, viene y ya debe
en la tienda, le paga y luego se queda con cualquier cosita [de dinero], pero es
ayuda porque vuelve uno… este, pero dice uno -bueno al rato me llega otra vez
verdad- y ya vuelve uno otra vez a sacar en la tienda, o se echa una “droguita”
213

�[deuda], que al cabo tal día pago, si es ayuda, es mucha ayuda lo que sea sí, ¡ey!”
(Alejandra; 69 años; Zona Urbana).
“Estoy con la esperanza a ver si Dios me ayuda con los “70 y más”, ya fui, ya fui,
ya me dieron la tarjeta, que ahora en los últimos de agosto… pos a ver si ahora en
los últimos, pero dijo la muchacha: -señora le va a venir muy poquito-, dijo, pero de
todas maneras, pos´ de todas maneras ya me sirve para algo, ¿no se les hace?”
(Josefina; 79 años; Zona Urbana).

Lo anterior, no solo habla de una desatención de las políticas sociales para las
personas mayores, de igual forma una “inclusión” al mundo del consumo (Rozas,
2004); asimismo, se reconoce al sector de la población de adultos mayores como
un grupo vulnerable de subsistencia económica y de salud (Ludi, 2005;
Mendizábal, 2008).
Respecto a la salud, una forma de acceder a ella por parte de la población
no beneficiada por la seguridad social, es a través del Seguro Popular, política que
desde 2001 se constituyó como un seguro público y voluntario, con el objetivo de
corregir el empobrecimiento debido a gastos mayores de salud en familias no
aseguradas de bajos ingresos y que se encuentran inscritas en algún programa
para la reducción de la pobreza del gobierno federal. Dicho seguro se ha
extendido progresivamente a través de acuerdos con la Secretaria de Salud y
gobiernos estatales. En el presente estudio, la mayoría de los y las entrevistadas
se encontraban inscritas en el Seguro Popular y de igual manera expresan
satisfacciones e insatisfacciones con los servicios que cubre el seguro popular. A
continuación se muestran las percepciones de los entrevistados.
“Sí porque de perdido le dan a uno la pastilla o lo que sea… de todos modos, y
otra parte tiene uno, tiene que ir usted prevenida aunque sea con poquito o
mucho tiene que llevar dinero, si no lleva no hay nada y así le digo… así es, así
es la cosa.” (Josefina; 79 años; Zona Urbana).
214

�“pues como le digo en el hospitales iba y a veces si tenía para pagar mis, ya de
treinta años para acá yo si voy a una consulta yo la puedo pagar, si porque yo
me pongo y no pos voy a juntar para ir con el médico, y ya este puedo ir, pero
ya desde ahora que me dieron el seguro popular a mí no me cuesta un cinco la
medicina más que mi pasaje para irme a la clínica es todo, pero a mi si me ha
servido el seguro popular.” (Alejandra; 69 años; Zona Urbana).

Las entrevistadas refieren satisfacción por contar con un servicio de salud que
resuelve sus problemas de salud, aunque también podríamos decir que se
encuentra de nuevo un cierto conformismo cuando se dice “de perdido le dan a
uno una pastilla”. En este sentido, no todos los participantes mostraron
satisfacción con la atención recibida, puesto que no cubre todas las
necesidades de atención de la salud de las personas mayores o población en
general, esto se debe a un listado de enfermedades que no cubre dicho seguro,
expedida en primera instancia en 2004 y modificado en el 2006 por un nuevo
catálogo de servicios de salud universal (Mendizábal, 2008).

Existe

insatisfacción también por la insuficiencia de medicamentos y especialistas,
teniendo que buscar otras formas para hacer frente a situaciones complicadas
de salud. En los siguientes relatos, personas mayores expresan malestar e
insatisfacción ante los servicios prestados por el seguro popular.
“No pues mucha, [insatisfacción] porque ahí en el seguro popular hay
enfermedades que no las cubre y otras que sí, bueno enfermedades digamos
leves de gripe, de la garganta, si las cubre.” (Hortensia, 66 años; Zona Urbana).
“Tiene seguro popular, le cubre algunas medicinas, porque le han recetado
medicamentos que no los cubre el seguro popular.” [Argumento proporcionado
por la hija de la AM]. (Norma; 77 años; Zona Rural).

215

�En ocasiones, las personas mayores no identifican con claridad los aspectos
negativos de la atención institucional, pero los familiares sí, dado que en la
mayoría de las ocasiones son ellos los que enfrentan y resuelven las
dificultades, sobre todo cuando sus familiares mayores tienen un deterioro
importante en su salud.
La atención a la salud desde la política social, como el “seguro popular”,
representa para las personas mayores una opción de salud, de aminorar
costos, ya que también se trata de una política compensatoria, que a través de
cuotas que complementan las atenciones médicas a los usuarios (Mendizábal,
2008). Este planteamiento contradice la concepción de relación salarial “igual” o
“versus” derechos sociales (Le Bonniec, 2002), que trata de universalizar los
servicios de salud por parte de las instituciones del Estado. Además, pone de
manifiesto una nueva cuestión social, que se visualiza a partir de la
desigualdad, la exclusión, el papel mercantil de los sistemas de seguridad social
y una forma de implementar medidas por el Estado mexicano para aquellas
personas adultas mayores fuera de la seguridad social e incluidas por la
asistencia social y las políticas sociales focalizadas y complementarias (Arteaga
y Solís, 2001; Mendizábal, 2008).
Según el Consejo Nacional de Evaluación de la Política Social (Coneval,
2013) hay una brecha entre lo que dicen las publicaciones oficiales y la
percepción de la población afiliada, siendo este una de las acciones públicas
más emblemática del sexenio pasado, señala el Coneval que no tuvo efectos en
las condiciones de salud de la población, tiene una mala distribución de
personal médico y los usuarios deben esperar largo tiempo para obtener
atención ambulatoria. El informe apunta que si se busca que el programa se
convierta en un pilar de la protección social universal, es necesario que aplique
mecanismos eficaces de seguimiento del gasto que aseguren que los fondos
transferidos a los estados, y el financiamiento estatal comprometido, se
apliquen a la infraestructura y al personal.

216

�Situaciones como estas trae consecuencias al bienestar no solo de
los adultos mayores, sino a la población en general, la población confía en
el apoyo y cuando éste no se otorga de manera satisfactoria en calidad y
cantidad, afecta no sólo económicamente a los usuarios de la política
social, sino también es su bienestar subjetivo, pues como sugiere esta
teoría, el bienestar se da en tres ámbitos de la persona, consigo mismo,
con la familia y con la sociedad (Diener,1999; Victoria, 2004), es así que para
sentirse satisfechos consigo mismos es importante tener buen estado de salud
y los recursos para mantenerla.
Por otra parte, otra dimensión que genera bienestar en la vejez, es recibir
un trato adecuado, digno y respetuoso del personal institucional con quienes
interactúan. De tal forma que cuando este trato y atención no son adecuados,
producen lo contrario, es decir, generan malestar e insatisfacción. Veamos los
siguientes relatos:

"¡Ah! me quitó de la silla, me quitó, sí, dijo quítese usted, esa silla no va ahí,
siéntese en otra parte [asegura que eso le dijo un empleado de SEDESOL] y yo
me senté porque ya iba con mi bordoncito, por irme a sentar ahí, y me levantó
de la silla, me levantó de la silla…” (Norma; 77 años; Zona Rural).

Los entrevistados, usuarios de estas instituciones perciben actitudes de
rechazo hacia ellos. Especialmente los que provienes de contextos rurales,
donde aún prevalece un trato respetuoso de la comunidad hacia las personas
mayores (Arroyo, 2009; en Ribeiro y Mancinas 2009).


La familia y el trabajo como como fuentes de satisfacción y bienestar
subjetivo

Una categoría emergente en este trabajo se construyó a partir de la presencia
de la familia como apoyo y generadora de bienestar de las personas mayores.
217

�La decisión de integrarla en el análisis

se debió a que el grupo familiar

sustituye en buena medida las ausencias de apoyo que debe proporcionar la
política social/pública. Es en este sentido que para las personas mayores contar
con una familia que responda a sus necesidades económicas o de salud,
representa una seguridad y una certeza: de que no están tan vulnerables, ni tan
desprotegidos social y emocionalmente hablando. Sin embargo, ellos también
responden a sus familiares aportando y apoyando en la medida de lo posible a
resolver las necesidades de sus descendientes. Es así que surge la solidaridad
intergeneracional. Las acciones solidarias entre las personas mayores y sus
descendientes como ya dijimos, producen también bienestar subjetivo.

Una de las principales aportaciones de los mayores es su vivienda, la
mayoría cuenta con una propiedad disponible para vivir ellos y sus familiares
(quienes a veces no logran hacerse de una propiedad). A cambio de ello, los
hijos ofrecen apoyo instrumental y afectivo a los mayores, a este tipo de
solidaridad la ubicamos como solidaridad funcional, como se muestra en los
siguientes relatos:
“Ella sabe de mí, yo aquí como, aquí duermo, aquí me baño, ella es la que
cobra la pensión”. (Eliseo, 64 años, zona urbana).
“De todas maneras si tengo yo unos $ 200 o $ 300 pesos, pues los tengo
guardados, ya cada vez que la veo, ¿pues qué paso hija que traes?, pues no
tengo, ahí hay hija agarra, pues pa´ ella nomas”. (Eliseo, 64 años, zona
urbana).

Por otra parte, el apoyo instrumental y de cuidados surge también entre
generaciones. Cuando las hijas mayores cuidan a sus padres ancianos, los nietos
vienen a tomar un papel importante en los cuidados, pero también en el
acompañamiento y soporte emocional de las personas mayores.
218

�“Mi mamá cuando ya era mayor ya este empezó a perder el oído, a perder la
vista y duró mucho tiempo malita así, si se movía le acercábamos su silla de
ruedas pero ella ya no, no pudo caminar, y fue bastante tiempo así muy malita,
y navegar mucho con ella, mucho, bueno mis hijas venían y ahí me ayudaban”
(Margarita, 66 años, zona urbana).

Vivíamos en casa propia, pero se nos enfermó el muchacho ya grande, ya
grande se nos enfermó tendría unos 16 años se nos enfermó de un ojo y luego
tuvimos que venderla para curarlo” (Rosa, 73 años, zona rural).

El ser solidarios entre familia además de que ayuda a enfrentar y resolver los
diversos problemas familiares, también propicia sentimientos de bienestar en los
mayores, muchas ocasiones con el sólo hecho de sentirse acompañados en su
proceso de envejecimiento o que vivan juntos, es un elemento de satisfacción
personal para ellos.
“Yo me siento bien, si exactamente, yo veo, yo veo en ella [hija] de que así
como yo las quiero ellas también, también y así es de que pues es felicidad
para mí”. (Eloísa, 75 años, contexto rural).
“Yo estoy muy contento con mis hijos cuando vienen a verme y pos yo aquí con
ella [se refiere a la hija que convive con él]” (Margarito de la Cruz, 84 años,
contexto urbano).

Como podemos apreciar, los relatos de los participantes reflejan la presencia del
soporte familiar, el cual funciona en ambas direcciones. Es decir, las personas
mayores apoyan a sus descendientes y éstos regresan el apoyo. La solidaridad
intergeneracional entre las familias en muchas ocasiones viene a suplir los débiles
e insuficientes apoyos del estado. Además, los programas institucionales y la
política social de igual forma depositan en la familia parte de su responsabilidad
219

�para con los mayores. No obstante, hay una pequeña minoría a quienes la familia
les ha dado la espalda por diferentes motivos. Estos casos representan la parte
más crítica de la vejez y quienes ponen en cuestionamiento los derechos sociales
y humanos. Veamos algunos relatos que ejemplifican lo anterior:
“Pero sí es bien duro para uno que no tiene dinero, porque todos sus hijos están
casados, todos tienen obligación, están dando a uno abastecido no se puede,
no se puede, porque ellos tienen su familia… y pues yo siempre necesito, yo
como quiera, yo aquí en mi casa soy sola, ya mis hijos todos casados, todos.”
(Norma; 77 años; Zona Urbana).
“Yo no tuve apoyo de nadie porque mi familia toda está lejos, en Sombrerete, yo
mis enfermedades que tenía, yo solita me navego” (Martha, 69 años, zona
urbana).

Al igual que las políticas, el apoyo familiar no está presente en todos los casos.
Sin embargo, este aspecto, no es comparable; el soporte familiar se podría decir
que se encuentra en la gran mayoría de los casos, como lo argumentan una gran
cantidad de estudios. Es así que la familia viene a ser la principal estrategia de
apoyo cuando los apoyos institucionales no son suficientes.

CONCLUSIONES

El llamado Estado de Bienestar en las últimas décadas presenta un matiz
excluyente que no promueve los beneficios deseados para los más pobres y los
más vulnerables como menciona Portilla (2005). Así mismo, la política social si
bien ha tenido importantes avances, aún no es capaz de otorgar los beneficios
suficientes y necesarios a las personas mayores. Coincidiendo con Portilla, la
política social de envejecimiento presenta ciertos rasgos de insensibilidad social

220

�que no intenta aliviar las necesidades y carencias de los mayores más
desprotegidos.
En el caso de nuestro país, como muchos otros contextos latinoamericanos,
los sistemas de seguridad social tienen bajas coberturas y las pensiones para la
mayoría son de montos raquíticos, lo que hace a las personas mayores más
pobres cada vez. De ahí que el planteamiento de que la política social y
específicamente de seguridad social proporcione bienestar a las personas
mayores entra en tela de duda. Si bien, no hay duda de que hay un beneficio,
como dicen los participantes “es mejor poco que nada”, es también indiscutible
que ese escaso beneficio solo sirve de paliativo, pero no resuelve de manera
satisfactoria, por ende, el bienestar subjetivo tiene componentes de malestar como
lo plantea Diener (1984).
Es necesario como lo plantea la CEPAL y distintos analistas sociales que
para garantizar un verdadero bienestar (subjetivo y social) promover políticas para
todas las edades. Si desde las políticas de empleo y salarios dignos, se pueden
orientar al logro de jubilaciones dignas, otro panorama habrá para la tercera edad.
Es necesario también retar el imaginario de políticas focalizadas y fragmentadas
(Portilla, 2005), para transformarlas en políticas de derechos para ciudadanos con
derechos.

221

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223

�CALIDAD DE VIDA: FACTORES SOCIALES Y CULTURALES EN LA
COTIDIANIDAD DE LOS ADULTOS MAYORES EN EL ESTABLECIMIENTO
PENITENCIARIO DE ALTA MEDIANA SEGURIDAD, GIRÓN (2013).
Ingrid Johana Herrera Gudiño14
Claudia Jimena Sierra Gómez15
RESUMEN
El propósito del presente artículo es presentar el resultado de una investigación de
corte cualitativo, con enfoque etnográfico; cuyo interés estuvo fundamentado en
indagar los factores sociales y culturales vinculados a la calidad de vida de los
adultos mayores en el Establecimiento Penitenciario de Alta y Mediana Seguridad
de Girón, a través del acercamiento a la realidad social de los mismos, teniendo
en cuenta sus experiencias dentro y fuera del sistema penitenciario; sus formas de
ver y pensar la vejez y el proceso de envejecimiento; los imaginarios que poseen
sobre esta etapa; las relaciones con otros internos y cuerpo de custodia y su forma
de asimilar la pérdida o ruptura de vínculos familiares, además del deterioro físico
y cognitivo. Por otra parte, esta investigación puede servir como base para el
diseño de propuestas desde trabajo social; concernientes a la elaboración de
procesos educativos que contribuyan a sesgar los imaginarios existentes sobre la
vejez; tener presente que es posible lograr la inclusión de los adultos mayores a la
sociedad, atribuyéndoles roles y fortaleciendo los que ya poseen, contribuir al
fomento de una cultura de la ancianidad con sus retos y desafíos y contribuir a la
producción documental desde trabajo social sobre esta población en el ámbito
penitenciario en Colombia.

14

Estudiante X semestre de Trabajo Social, Universidad Industrial de Santander – Colombia.
johanaherrera25@hotmail.com.Artículo de investigación cientifica que presenta los resultados del anàlisis
de los factores sociales y culturales que influyen en la calidad de vida de los adultos mayores privados de la
libertad en el EPAMS, Girón.
15
Claudia Jimena Sierra Gòmez. Trabajadora social. Especialista en investigación social, Escuela de Trabajo
Social. claudiajimenasierrag@hotmail.com. Universidad Industrial de Santander (UIS)– Colombia

224

�Palabras clave: Adulto mayor, calidad de vida, familia, imaginarios, relaciones
interpersonales, sistema penitenciario.
INTRODUCCIÓN
El proceso de envejecimiento es un fenómeno natural, gradual, de cambios y
transformaciones a nivel biológico, psicológico y social, que ocurren a través del
tiempo (Cordero, Cabanillas y Lerchundi, 2003). Estas transformaciones se
encuentran influenciadas por los imaginarios construidos socialmente y que han
tomado los seres humanos sobre la vejez, además del deterioro marcado e
inevitable en su estructura física y psicológica, causado por el proceso de
envejecimiento, lo cual hace que los sujetos asimilen de forma negativa esta etapa
causando temor a envejecer.
En este sentido, la importancia del estudio de todas las transformaciones que
giran en torno a la vejez, está fundamentado no sólo desde lo construido por la
sociedad, sino también desde la propia realidad de los sujetos teniendo en cuenta
factores de tipo biológico, social y cultural en los contextos en donde el adulto
mayor puede desenvolverse; realidad conformada por la pérdida de vínculos o
redes de apoyo como la familia, el deterioro de habilidades tanto a nivel cognitivo,
físico y en sus relaciones sociales, pérdida de roles y condiciones de vida digna
durante esta etapa.
Es así como la vejez es el resultado de todas las transformaciones que ocurren de
acuerdo a la forma como han vivido, socializado y aceptado el proceso de
envejecimiento y las condiciones del contexto en el que se encuentren, lo cual
influencia su calidad de vida, entendida como la diversidad de circunstancias que
incluyen tanto la satisfacción de las necesidades más básicas, relacionadas con la
sensación de salud física y psíquica, como también a la satisfacción de otras
necesidades vinculadas al ámbito de nuestras relaciones sociales, al acceso a los
bienes económicos y culturales o al entorno ecológico y ambiental donde vivimos
(Fernández, 2009).
225

�Por lo tanto, se debe tener en cuenta que el envejecimiento es una experiencia
natural dinámica y evolutiva, en donde los cambios ocurren de manera diferente
en cada una de las personas, con ventajas y desventajas ya que cada uno
envejece en función de cómo haya vivido, por lo tanto, las personas mayores, no
son más ni menos que personas con su propia individualidad; cada uno envejece
a su manera dependiendo de las circunstancias; como pasa en cualquier etapa de
la vida, es un proceso de constante evolución (Guerrini, 2010).
En este sentido, no solo está condicionada por factores de tipo social y cultural
sino también de tipo económico, dado que las personas que no poseen la misma
influencia en la sociedad por su bajo status social poseen un deterioro en su
calidad de vida mayor que los que guardan un status social alto, seguridad
económica y niveles de autoridad en el contexto en el que se encuentran
inmersos.
Ahora bien, los estudios sobre este tipo de fenómenos o problemáticas, que
influyen en la calidad de vida de las personas mayores, son poco abordadas
desde las disciplinas de las ciencias sociales en Colombia, sin embargo en países
latinoamericanos como México, Argentina y Costa Rica, se han realizado varios
estudios durante los últimos años sobre los imaginarios que giran en torno a la
vejez, familia, cultura y la calidad de vida del adulto mayor, muy pocas de ellas
realizadas en contextos penitenciarios.
Si se habla de adulto mayor en condiciones privativas de la libertad, en la que se
experimenta condiciones de encierro, nuevas relaciones interpersonales, pérdida
de intimidad, abandono de sus actividades laborales, modificación de hábitos y
rutinas, el desarraigo de su lugar de origen a un sitio desconocido sin apoyo
familiar, sumado a las transformaciones y cambios causados por el proceso de
envejecimiento y los imaginarios construidos socialmente en torno a la vejez, se
puede afirmar que el deterioro de la calidad de vida de éstos en prisión es más
acentuado y evidente que la de un adulto mayor en libertad que posee condiciones
de vida que corresponden a las características y exigencias propias de esta etapa.
226

�Colombia es un Estado Social de Derecho; dentro de su marco constitucional y
normativo se plantea que la calidad de vida del adulto mayor en reclusión esté
basada en los enfoques de derecho y diferencial; a través del primero, procura
construir un orden centrado en la creación de relaciones sociales basadas en el
reconocimiento, respeto mutuo y en la transparencia, de modo que la satisfacción
de las necesidades materiales y subjetivas de todas las personas y colectividades,
constituya una obligación jurídica y social; busca construir mecanismos jurídicos y
políticos que transformen las instituciones, y consecuentemente la vida social y
cotidiana de los sujetos (Abramovich, 2006).

El segundo enfoque, afirma que existen características que diferencian a unos
sujetos de otros, debido a que no poseen las mismas condiciones físicas,
psicológicas y sociales. Este principio en el Artículo 13 de la Ley 1448 de 2011,
reconoce los sujetos con características particulares en razón de su edad, género,
orientación sexual y situación de discapacidad, y establece que las medidas de
ayuda humanitaria, atención, asistencia y reparación integral que se establecen en
la Ley, deben responder a las particularidades y grado de vulnerabilidad de cada
persona (Promoción social, 2012).

Es por ello, que el apoyo social es un factor clave en el desarrollo personal de los
sujetos durante esta etapa, ya que ayuda a la disminución del estrés provocado
por los cambios y las pérdidas que han tenido que sufrir; es allí cuando la familia
se convierte para el adulto mayor, en el apoyo mutuo, el parentesco, la confianza,
la trasmisión de valores y los lazos afectivos; el ideal de familia se convierte en
ayuda ante situaciones de emergencia y crisis; pasa a ser la figura protectora para
el adulto mayor (Cordero et al., 2003).
Según la ley 65 de 1993, “Código Penitenciario y Carcelario”, los adultos mayores
hacen parte de los sujetos en condición excepcional y se clasifican como un grupo
de minorías que “posee características específicas como etnia, cultura,
nacionalidad, discapacidad, edad como ocurre en este caso, por lo que requieren
227

�un acompañamiento especial y unas acciones adecuadas de acuerdo a su
condición, distinta a las demás personas privadas de la libertad” (Ministerio de
justicia, 1993).
Conforme a lo antes mencionado se quiso por medio de una investigación,
compilada en el presente artículo, indagar los factores sociales y culturales
vinculados a la calidad de vida de los adultos mayores en condiciones privativas
de la libertad, teniendo en cuenta lo expresado a partir de sus experiencias dentro
del centro penitenciario y antes de la reclusión, sus formas de ver y pensar la
vejez y el proceso de envejecimiento, los imaginarios que poseen sobre esta
etapa, las relaciones con otros internos y cuerpo de custodia y su forma de
asimilar la pérdida o ruptura de vínculos familiares, además del deterioro físico y
cognitivo evidenciado en el acercamiento a la realidad como personas adultas
mayores en el contexto penitenciario.
Todo lo anterior, debido al interés surgido dentro del proceso de práctica
académica de trabajo social desarrollado durante el primer y segundo semestre
académico del año 2013 de la Universidad Industrial de Santander en el
Establecimiento Penitenciario de Alta y Mediana Seguridad, (INPEC), ubicado en
la vereda Palogordo en el municipio de Girón, donde se pudo identificar en los
adultos mayores falta del cuidado de sí mismos, pérdida de habilidades sociales y
comunicativas, evidenciado en la relación con otras personas y figuras de
autoridad, concepciones e imaginarios arraigadas en torno a la vejez, problemas
de convivencia, carencia de vínculos familiares y un descuido institucional en
cuanto a la puesta en marcha de programas que apunten a su desarrollo
ocupacional.
En la actualidad, el establecimiento penitenciario tiene 2140 internos a su cargo,
de los cuales 157 son adultos mayores en condición jurídica condenada,
distribuidos en 10 pabellones. El establecimiento cuenta con dos pabellones que
corresponden a la UTE (Unidad de Tratamiento Especial) que es el lugar
destinado para aislamiento voluntario o institucional y comunidad terapéutica; del
228

�mismo modo se encuentran las áreas comunes o de trabajo, como educativas, el
área deportiva, sanidad, rancho, expendio, granja, zonas verdes, talleres (alta y
mediana), lavandería, panadería y recepción que es donde llegan los internos por
primera vez para ser incluidos dentro de la base de datos del establecimiento
(INPEC, 2014).
METODOLOGÍA
El objetivo de la investigación presentada en este artículo consistió en indagar los
factores sociales y culturales vinculados a la calidad de vida de los adultos
mayores en el Establecimiento Penitenciario de Alta y Mediana Seguridad de
Girón, en condiciones privativas de la libertad, para lo cual se implementó el
siguiente diseño metodológico:
Tabla 1. Etapas del diseño metodológico.
Metodología
Tipo

Características
de Cualitativa

investigación
Enfoque

Etnográfico

Fases

Definición de la situación a investigar (exploración de la
situación, formulación del problema de investigación, diseño y
la preparación del trabajo de campo); trabajo de campo
(recolección y organización de los datos) y la identificación de
patrones

culturales

(análisis,

interpretación

y

conceptualización inductiva)
Fuentes

Primarias:
Experiencias, sentimientos y particularidades de acuerdo a
los momentos vividos de los adultos mayores.
observación participante, diarios de campo y grabaciones de
conversaciones
Secundarias: Revisión documental relacionada con la
229

�Metodología

Características
temática planteada (Teorías, conceptos y marco legal

Mapeo

157 adultos mayores privados de la libertad recluidos en el
Establecimiento penitenciario de alta y mediana seguridad de
Girón

Muestreo

Muestreo intencional. Se configuró como muestra 4 adultos
mayores en proceso de envejecimiento; dos han envejecido
dentro de la institución y los dos restantes ingresaron siendo
adultos mayores. Igualmente presentan un estado de lucidez
mental que permite una información confiable

Técnicas
recolección
Técnicas

de
Entrevistas a profundidad.
de Registro de observación: diarios de campo clasificados por

organización de la adulto mayor y por observación de categorías inductivas
información
Técnicas
análisis

de Categorías inductivas acerca de los imaginarios de los
adultos mayores sobre el proceso de envejecimiento, las
relaciones interpersonales y redes de apoyo y categorías
deductivas como las condiciones del contexto y delitos por
abuso sexual.

Fuente: HERRERA, G., Ingrid. Segundo semestre académico del año 2013
Se tomó la investigación desde un enfoque etnográfico, ya que éste busca
describir el estilo de vida de un grupo de personas habituadas a vivir juntas, por lo
tanto de cualquier grupo humano que constituya una entidad cuyas relaciones
estén reguladas por la costumbre o por ciertos derechos y obligaciones
recíprocos; se apoya en la convicción de que las tradiciones, roles, valores y
normas del ambiente en que se vive se van internalizando poco a poco y generan
230

�regularidades que pueden explicar la conducta individual y de grupo en forma
adecuada (Martínez, 2005).
RESULTADOS
Es válido pensar que los adultos mayores no son ni más ni menos que personas
con su propia individualidad. Cada uno envejecerá a su manera y dependiendo de
sus circunstancias como pasa en cualquier etapa de la vida. Envejecer tiene una
instancia de decisión. Uno decide, individual y subjetivamente, cuándo se
considera “viejo”. Pero el viejo no vive sólo, y la mirada del conjunto es muchas
veces negativa y discriminante (Guerrini, 2010). En este sentido, se quiso
comprender los patrones culturales en torno a los cuales se estructuran los
comportamientos y se atribuye sentido a esta situación.
Imaginarios sobre la vejez, principal barrera en el desarrollo social de los
adultos mayores.
Así como la vejez puede verse de forma positiva considerando a la persona mayor
como sabio, cargado de experiencias, de alto estatus social, merecedor de un
gran respeto y con una clara posición de influencia sobre los demás, la sociedad
ha impuesto estereotipos, basados en el deterioro del ser humano durante esta
etapa que influyen negativamente en el desarrollo social y psicológico de los
adultos mayores; estos valores negativos tienen que ver con la disminución física
y mental, la dependencia económica, el aislamiento social y la disminución del
estatus social. Estas visiones representan mitos y prejuicios que dificultan la
calidad de vida, el envejecer bien y limitan una adecuada integración del adulto
mayor en la sociedad (Carbajo, 2009)
Estos imaginarios sociales sobre el envejecimiento se asimilan y se toman como
verdades en la población; no sólo entre los adultos mayores como protagonistas,
sino también en personas de otras edades que van asumiendo los mitos y los
estereotipos creados, de igual forma existe una comparación excesiva entre la
etapa de la juventud y la adultez tardía, enfatizando lo bueno y satisfactoria que
231

�era su vida en las etapas anteriores y en lo triste que se ha convertido con el paso
de los años. Como lo manifiesta Pablo Santander, quien llego siendo adulto mayor
al establecimiento: “pero aquí dentro de una cárcel pelean hasta por una aguja
hablándolo así no, y eso no debe ser así, y más aún creo persona de la tercera
edad, igual a mí ya de los años, que los han madurado, han pasado de la madurez
de mal genio, a veces amanecen de un genio, al otro día de otro genio, al rato
cambian de genio, cambian como el clima de Bucaramanga,, entonces siempre yo
he analizado que la vejez, es un martirio para uno no, porque uno siempre se
analiza de lo diferente a lo que fue de la juventud”.
Ahora bien, para Pablo Santander llegar a la vejez representa una serie de
cambios; sin embargo no deja de realizar comparaciones respecto a la juventud y
a pesar de atribuirle a la vejez conceptos negativos se refiere a ésta como una
obra de Dios, “son cambios extraordinarios, es horrible llegar uno a viejo. La vejez
de uno debería ser cuando uno era joven, cuando estaba en la juventud, no, pero
es imposible, retroceder el tiempo. Para mi llegar uno a una edad de 70 años, es
una obra de Dios, porque muchos no llegan a los 20 ni a los 30, incluso me han
dicho en la calle o me decían los jóvenes que conocí, teniendo yo 50 o 60, 65, me
decían, ay don Pablo lástima no llegar a su edad, yo decía si porque no, en mi
trabajo, en la delincuencia no alcanzo a llegar a su edad, y precisamente en
algunos meses o días sabia que los habían matado, muchachos de 22 años, de 25
años, jovencitos por haberse descarrilado de una vida conforme debe ser bien
vivida en este planeta tierra”, o como lo dice Ismael Celis, adulto mayor privado de
la libertad durante el proceso de envejecimiento, “pues lo que pasa en esta etapa
es que uno después de que ya llega después de los 65 años en adelante, uno
pierde todo, pierde uno la vista, pierde uno los alientos, pierde uno las fuerzas de
trabajar y todo lo que uno le puede hacer provecho para uno lo tiene perdido”
Por otra parte dentro del Sistema carcelario existen algunos descuentos, los
cuales son usados para la redención de la pena y para la manutención dentro del
establecimiento. Medardo Díaz, adulto mayor que ha tenido que sobrellevar en
232

�prisión el cambio de la etapa de adultez a la etapa del envejecimiento, pertenece
al área de educativas, sin embargo se considera demasiado viejo para aprender,
“… Doctora pues yo la verdad nunca me gustó el estudio, y ahora ellos piensan
que uno se va a poner a aprender cosas, que cuando niño no se aprendió, mi
papá me enseño a trabajar y eso es lo único que sé, uno acostumbrado a tener su
platica, pero ahora como, yo si le digo la verdad, no sé leer ni escribir, y pues la
verdad doctora sinceramente no he pasado el primero desde que estoy aquí en la
cárcel, muchos aquí doctora asisten sólo por el descuento, sinceramente da
mucho sueño, ya uno no está para eso, la vista ya no le funciona bien, algunos ni
oyen bien, uno queriendo descontar en la granja o con alimentos para tener su
plática, esto aquí es un monopolio”
En este orden de ideas se puede citar desde la teoría de la desvinculación,
propuesta por Cumming (1961), que el adulto mayor reduce sus roles más activos
y se centra en su vida interior, al mismo tiempo la sociedad va cerrando al anciano
las posibilidades de participación y le libra de sus obligaciones y roles sociales, las
relaciones sociales para los adultos mayores pasan a un segundo plano y
comienzan a ser poco significativas, dependiendo de la afinidad con las personas
con las que se relacionan a diario (Belando, 2006).

Valores culturales y el delito, grandes obstáculos en las relaciones sociales
de los adultos mayores.
En prisión las posibilidades de acceso por parte de los adultos mayores a
actividades para redención de pena que reconozca algún tipo de subsidio o
remuneración económica son escasas, por lo general los adultos mayores son
incluidos en el sistema educativo del INPEC; estas actividades de redención de
pena, son permisos para descontar años de condena y en algunos recibir algún
pago por los servicios prestados; éstos se encuentran clasificados por áreas
(estudios, lavandería, panadería, expendio, granja, aseadores de zonas verdes y

233

�de pabellones, peluquería, representantes de derechos humanos, repartidor de
alimentos entre otros).
En lo que respecta al adulto mayor en condiciones privativas de la libertad, las
relaciones interpersonales en el pabellón, la interacción con personas de otras
edades y con el cuerpo de custodia del establecimiento, puede estar influenciada
por los mitos y los estereotipos que giran en torno a la vejez.

La diferencia de

edades y la cultura a la que pertenecen, producen un choque cultural y la relación
con el otro puede no ser una fuente de apoyo o de confianza (Reyes, 2007)
Del mismo modo, el trato y la relación con otros internos se convierte para el
adulto mayor en situaciones conflictivas y poco tolerantes, ya que están mediadas
por factores como el delito de abuso sexual cometido a menores de edad; por los
mitos construidos socialmente en torno a la vejez y por la edad misma; esto influye
de manera negativa en el desarrollo de sus habilidades sociales; provocando
connotaciones de inutilidad, aislamiento, improductividad y desvinculación de la
persona mayor respecto a los intereses sociales y relacionales comunitarias que,
ligado a lo anterior, puede convertirse en una carga para ellos afectando su
cotidianidad y su calidad de vida dentro del establecimiento (Carbajo, 2009).
Sin embargo, hay una diferencia en las relaciones sociales que se tejen entre los
adultos mayores que se encuentran por delitos sexuales y por los que
pertenecieron a grupos armados al margen de la ley como las guerrillas, en el trato
con otros internos y personal de la guardia; en este sentido, se puede citar lo
expresado por Celestino Chamorro, adulto mayor que ingresó siendo adulto al
establecimiento “ a mí me respetan mucho en el patio, yo soy una persona muy
tranquila, tal vez porque en libertad yo era comandante de un frente de las Farc y
aquí muchos me conocen porque yo por así decirlo doctora fui su jefe, yo hacía
negocios con personas en el exterior y tenía contactos buenos, ahora mismo no
me enorgullece porque yo hice mucho daño, no me importaba mandar a hacer las
cosas o hacerlas yo mismo, pero gracias a Dios, ahora sé que tengo que seguir
siendo líder pero para cosas buenas, para predicar su palabra y ser testimonio de
234

�él, por eso los muchachos y los mismos viejos del patio me respetan y considero
que el trato que me dan es bueno, me buscan para pedirme consejos, no me
hace falta nada”.
Por lo anterior, también podría decirse que las diferencias en el estatus y la
posición económica en reclusión está dada por los delitos cometidos y por el grado
de autoridad que poseían en libertad; en este caso la participación en grupos al
margen de la ley como la guerrilla, el número de años en las filas y su poder
dentro de la misma, les confiere un mayor grado de autoridad y respeto dentro del
establecimiento.
Por otra parte, pertenecer a un nuevo pabellón, en donde se tiene la posibilidad de
interactuar con personas jóvenes y con pocas personas de la misma edad,
representa un serio dolor de cabeza para algunos adultos mayores ya que, donde
se encuentran “pabellón de extraditables” los más jóvenes poseen un estatus
social alto y poder, por el dinero que poseen; por lo tanto manejan el pabellón
según sus intereses, como lo expresa el señor Medardo Díaz, “a unos pues los
tienen en la rebuena, porque caminan por la ley de ellos, y cuando uno no quiere
caminar por la ley de ellos, ellos lo miran a uno como gallina que mira sal. La
alimentación es manipulada por ellos, uno hace la fila y están pendientes de que
van a hablar, que van a decir, le mandan espías. En la calle pues no lo recriminan
a uno, aquí si no caminamos en la ley de los que mandan en el patio, uno no es
nadie, lo recriminan”

En este orden de ideas, son pocos los roles y el nivel de autoridad que poseen los
adultos mayores tras el ingreso a prisión; éstos se encuentran afectados por el
trato y el dominio que existe dentro del pabellón en este sentido se puede traer a
colación la teoría de estratificación por edades que ligada a la teoría de roles,
afirman que a cada grupo de edad se le asignan determinados roles sociales; así,
la estimación de cada etapa y, consiguientemente, el autoestima de cada persona

235

�que se encuentra en ella, está condicionada por la valoración que a nivel social se
le asigne a los roles que desempeña (Belando, 2006)

Si se habla de roles sociales dentro del establecimiento, aunque los adultos
mayores han tratado de acceder a trabajos propios de sus intereses para poder
sustentarse dentro del penal y empezar nuevamente una vida de trabajo como la
que tenían en libertad, no han podido, como lo manifiesta Medardo Díaz, “doctora
pues como le diría yo, yo que le dijera, yo he pasado muchas solicitudes para un
permiso, así sea de aseador de patio, pero allá en ese patio, así uno tenga el
permiso, todos tienen que hacer aseo cuando ellos quieran, por ejemplo doctora
ese permiso de fiscal de alimentos yo lo quería y llevo años detrás de él pero no
me lo han dado, asignaron fue a uno de los amigos de este señor que hace lo que
quiere en el patio.”
También es cierto que algunos adultos mayores, se les dificulta mantener buenas
relaciones sociales, debido a los imaginarios que poseen sobre la vejez y tiende a
generalizarse el mito que los adultos mayores son de mal carácter y resentidos,
atribuyéndole a esta etapa múltiples connotaciones negativas; tanto así que
personas mayores y de otras edades han tomado el dicho “la vejez no llega sola”
para explicar dificultades en la realización de ciertas actividades, como lo
manifiesta un adulto mayor entrevistado, “con personas de la misma edad, pues
que le digo yo señorita, por ejemplo Luis Parra, él a veces me dice que le cosa la
ropa y luego se pone de mal genio y me contesta con palabras soeces. Dice un
adafio, la vejez no llega sola”; del mismo modo, entran en juego los imaginarios
que poseen los adultos mayores sobre la vejez, estos imaginarios son sistemas
socialmente construidos que permiten percibir, explicar e intervenir, lo que en cada
sistema social diferenciado se tenga por realidad es por ello que adultos mayores
como los entrevistados relacionan ser viejo con mal carácter; sin embargo, es
innegable que por conductas repetitivas se tiende a generalizar comportamientos
y se toma como base para dar explicación a un fenómeno, en este caso el
fenómeno del envejecimiento (Torrejón, 2007).
236

�Como lo manifiesta Ismael Celis durante la entrevista, “si señora en el Socorro, en
el Socorro si allá estuve durante el tiempo, estuve fue en patios de distinta
gaminería, había cantidad de gente que mejor dicho era insoportable. La verdad le
cuento doctora que yo lo que le voy a decir es la verdad, yo poco me trataba con
ellos, porque soy una persona que yo pienso primero las cosas para conseguir yo
la persona para yo tratarla”.
No obstante es normal que personas de todas las edades generen malestar o
insatisfacción ante distintas situaciones inesperadas que puedan estar afectando
áreas de su vida, estás situaciones pueden estar influenciadas por la condiciones
del contexto en la que se encuentran inmersos; por lo tanto sus actitudes y
comportamientos pueden estar mediados por la rabia y la apatía.
En el caso de los adultos mayores las condiciones del contexto, la selectividad de
las personas que puedan ser útiles en el pabellón y la poca afinidad, son
detonantes que

influyen de manera significativa en la práctica de buenas

relaciones sociales no sólo en personas de edad avanzada, sino también en
personas más jóvenes, como lo expresa el entrevistado, “la relación en el patio
incluso es muy diferente la vida carcelaria a la vida pública, en la calle, hay un 90
% de diferencia cuando esta uno en libertad a estar preso dentro de las cárceles
por el hecho de estar dentro de las 4 paredes asiste la mayor parte de gente con
ira, de mal genio, incluso a mí me ha sucedido o me sucede no quisiera ni que le
hablarán a uno”.
Las relaciones sociales con personas más jóvenes no son primordiales para el
adulto mayor; por el contrario, tienden a sentirse bien en la interacción con
personas de su misma edad; por lo tanto a estas relaciones sociales les dan
significado y las conversaciones son más fluidas, debido a que pueden ser
enriquecedoras, por las experiencias, por la época y el tiempo histórico en el que
han vivido; para el adulto mayor lo relevante es el significado de la interacción,
dedicando más tiempo a las relaciones más recompensadoras y menos tiempo a
las relaciones aversivas o menos recompensadoras (Belando, 2006).
237

�Respecto a lo anterior, es importante traer a colación lo mencionado por Ismael
Celis “pues entre las personas de la misma edad o después de la misma edad, el
trato con ellos ha sido muy bueno para que voy a decir, ellos me han tratado muy
bien y yo creo que ellos también se han satisfecho con el tratamiento mío para
ellos y si hablamos de ayudarnos entre nosotros, uno como no va a ser capaz de
hacer las cosas aquí en el penal, por ejemplo si a mí me pusieran a barrer, a
limpiar o a recoger yo lo haría con el mayor de los gustos doctora, porque uno no
está pa´ ponerse a escoger, ni con caprichos, eso es en rotundamente lo que yo
haría doctora”
La familia, institución fundamental en el desarrollo integral del adulto mayor.
Dentro de estos factores se encuentra la importancia de redes de apoyo, que son
primordiales para el desarrollo del ser humano durante su vida. En el caso del
adulto mayor, según Camdessus (1995), la familia está relacionada con el vivir
juntos, el socorro mutuo, el parentesco, la confianza, la trasmisión de valores y los
lazos afectivos. Estos elementos constituyen la red familiar de sostén que el
anciano guarda en su interior como una concepción en cierto modo idealizada,
respecto al funcionamiento efectivo de los lazos familiares (Cordero et al., 2003).

Para los adultos mayores sentirse amados, atendidos y respetados por sus
familias durante el proceso de envejecimiento les produce tranquilidad; por lo
tanto, perder la poca autonomía, respeto y autoridad en el pabellón frente a otros
compañeros significa sentirse en desventaja frente a internos de otras edades, ya
que las opiniones frente a cualquier decisión en el patio deben ser acogidas sin
dar cabida a su participación; en este sentido, además de la pérdida de roles,
comienza a existir una vulneración a los derechos de igualdad y no discriminación,
el derecho a la integridad física, psíquica y emocional, a un trato digno y a
participar de una vida social (Huenchuan y Rodríguez, 2010).

238

�De acuerdo con los razonamientos que se han venido desarrollando, los lazos
afectivos y la existencia de vínculos o redes de apoyo, representan para el adulto
mayor en prisión una situación de angustia, como lo manifiesta Ismael Celis
“dentro del sistema carcelario yo lo que le puedo decir es que me da angustia
porque no tengo mis familiares para yo tratarme con ellos y no tener yo la voluntad
de tener el gusto de estar bien en casa”.

Evidentemente existe una ruptura de vínculos, como lo manifiesta don Pablo
Santander, “extraño la ingratitud de mis hijas, yo fui señorita buen hijo, buen
esposo, buen padre, buen suegro, no hubo ningún motivo para que ellos me
tuvieran en el olvido, me dejaran en olvido, con todo respeto señorita me faltaron
los senos para ser madre con ellos, por eso me siento con un sentimiento bastante
profundo porque no hubo razón para que ellos actuaran conmigo de esa manera.”

Los entrevistados relatan su experiencia frente al olvido familiar al que se
enfrentan tras el ingreso a prisión; para el adulto mayor la familia a pesar de ser
durante un tiempo el sostén durante su estadía en el establecimiento, expresaron
en la entrevista sentimientos de desesperanza frente a lo que fue, lo que pudo ser
y lo que es. Hay una añoranza del pasado, con resignación del presente y una
lejanía de las relaciones familiares, ya que algunos vínculos con el paso del
tiempo se rompen debido a la situación de privación de la libertad en la que se
encuentran.

En efecto, se forma un distanciamiento social como consecuencia del desapego
individual que suele ocurrir en la vejez, conectado con la falta de oportunidades y
el escaso interés, manifestadas en las contribuciones de los viejos (Guerrini,
2010). Como lo expresa don Pablo Santander “aunque tenga uno familia, hijos o
hermanos, siempre se siente uno solo, se siente uno solo porque ellos lo miran a
uno lo visitan la primer vez, la segunda vez o tercera vez y ya se cansan, la familia
se cansa, que vamos a ir a ver si hace 15 días fui a verlo, hace un mes fui a verlo,
239

�bueno se cansan a los meses, y ya no vuelven con los años, entonces es muy
triste llegar uno a la edad y llegar a una cárcel.”

Para el adulto mayor en prisión mantener una relación cercana con sus familiares
trae consigo situaciones de angustia y desesperanza; es imposible una llamada
por los escasos recursos económicos, la lejanía para recibir una visita o porque
sus familiares viven en el área rural de municipios lejanos; a ésto se le suma un
detonante cruel y es la repercusión del delito que cometieron; la mayoría de los
adultos mayores en prisión se encuentran por delitos sexuales, en este caso por
acceso carnal violento a menores de 14 años y abuso sexual a mujeres, población
en condición de vulnerabilidad, ya que el uso de la fuerza menor, por ello no son
enviados a detención domiciliaria.

Otros como el señor Celestino José Chamorro viven plenamente; existe una
resignación en el proceso de reclusión, debido a que toda su vida perteneció a
grupos armados al margen de la ley; por lo tanto su formación en la insurgencia, le
ayudó a aceptar situaciones inesperadas, como “pagar sus errores privados de la
libertad o aceptar la muerte en cualquier momento”; es por ello que su vida en
prisión suele ser tranquila; los años vinculados a la insurgencia, desencadenaron
con el paso del tiempo, una separación y una pérdida de vínculos familiares; por lo
tanto asimila el estar solo como una situación normal, prefiere la seguridad.

Este cambio no es tan fuerte para él; en libertad, las visitas a sus familiares eran
escasas, posibles solo cuando su trabajo se lo permitiera. “Yo me siento pleno y
feliz, porque conocí del señor aquí en prisión y mi vida cambió, me da pesar por
los otros adultos mayores porque yo sé que no están viviendo bien aquí, porque
siempre hay un punto de quiebre, ya sea por el delito que la mayoría cometió o
porque estaban tan acostumbrados a su vida en libertad al lado de sus familias
que fue un cambio grande para ellos, verse ahora en este momento sin sus
familiares, yo no doctora, yo no me siento así, reconozco que fui un mal padre y
240

�un mal esposo, porque nunca estuve en la crianza de mis hijos, ni siquiera en los
partos de mi mujer, cuando llegaba a la casa ya los niños estaban grandes, yo los
llamo, ellos están lejos por seguridad, prefiero que estén allá, sé que me aman así
como yo los comencé a amar y a extrañar estando aquí y si no me aman, estoy
pagando todos mis errores entre esos quererlos ver y ahora si no poder”.

Así como Celestino Chamorro, algunos adultos mayores se dedicaron en libertad a
cumplir sus deseos personales, en la insurgencia, en el alcohol, en sus trabajos
delictivos, creyeron y siguen creyendo que su responsabilidad como esposos y
padres estuvieron dados por el factor económico y actualmente desean recuperar
sus vínculos familiares pero, como Chamorro, muchos están resignados a vivir
lejos de ellos y reconocen que cuando pudieron cosechar amor y entrega en sus
esposas, hijos y nietos, no lo hicieron; por lo tanto, no cuentan con autoridad para
exigir cariño y amor en la situación en la que se encuentran, como se puede
analizar a partir de lo expresado por Ismael Celis, “porque yo anteriormente no
me estimaba, mejor dicho yo mismo, porque me vivía tomándome y debido a eso
era las consecuencias y que uno se encuentra mal doctora porque uno no la
pasaba en la casa, y ahora es que uno si les hace falta la familia”
El delito sexual, influencia negativa en la conservación de los lazos afectivos
de los adultos mayores.

Cabe anotar que en el establecimiento penitenciario los adultos mayores, en su
gran mayoría, se encuentran condenados por cometer delitos sexuales a menores
de edad; esta información se encuentra en la base de datos virtual y fisica del
establecimiento, en las cartillas biográficas.

Es preciso afirmar que el delito cometido influye de manera negativa en las
relaciones con los guardias e internos de otras edades. En el ámbito penitenciario
se ha materializado la idea que entre más adulto, las probabilidades de ser
241

�abusador sexual es mayor; sin embargo, muchos se encuentran redimiendo pena
por homicidio, secuestro extorsivo y pertenencia a grupos armados; no obstante,
la tendencia a cuestionar a los adultos mayores está dada no solo por la etapa que
atraviesan sino por el delito, evidenciado en lo que refiere el señor Medardo Diaz,
“aquí no les importa la edad y si es por la edad que tiene uno, ellos no miran el
proceso, ni lo conocen, solo le preguntan la edad, y le dicen “usted está por violo,
seguro” y lo tratan a uno mal, no ven que uno puede cometer un delito, y no le
hacen los favores a uno; sin haber uno cometido ese delito.” Al igual que los
adultos mayores las cifras de jóvenes abusadores ha incrementado, pero el trato
que reciben por parte de otros internos no afecta de algún modo su cotidianidad,
por el contrario mantienen buenas relaciones en los pabellones en los que se
encuentran, ya que algunos no sólo son abusadores sino que han pertenecido a
grupos paramilitares, esto refleja que hay una estigamtización del adulto mayor en
reclusión.
Algunos internos como el señor Pablo Santander, lo manifiestan de la siguiente
forma: “es un cambio extraordinario, porque incluso cuando uno va a recibir los
alimentos que los van a repartir, los ve uno de mal genio, que ah yo no sé, que
hágase para un lado, que mire que no me acose y sin estarlo “acosando”, sin
estarlo molestando, sin estarlo &lt;tocando&gt;, entonces yo analizo que es por la edad
no, por la edad”
El aislamiento social al que son sometidos los adultos mayores, puede desarrollar
en ellos trastornos de personalidad antisocial, distorsiones cognitivas, dificultades
en el desarrollo de empatía, y en la habilidad de entender y atribuir estados
mentales a otros, desarrollan una habilidad especial para identificar niños
vulnerables, además en algunos casos el uso del alcohol y las drogas los estimula
a cometer este tipo de delitos (Electra, Martínez, Leyton y Bardi, 2004).

La realización de actos sexuales y la vulneración de la integridad a menores de
edad, trae consigo consecuencias nefastas tanto para la sociedad como para la
242

�organización familiar del adulto mayor y de las personas víctimas de este tipo de
abuso; es por ello que no cuentan con redes de apoyo familiar, ya que en buena
parte, la conservación de los lazos afectivos en prisión está influenciada por el
rechazo hacia el delito cometido. En este sentido, existe una influencia negativa en
la calidad de vida del adulto mayor, ya que la familia es la organización más
importante en el desarrollo integral del ser humano, que por naturaleza es
complejo y contradictorio, en este sentido las relaciones familiares son el producto
de múltiples condiciones reales, en un contexto determinado (Landriel, 2001).

La calidad de vida del adulto mayor determinada por las condiciones del
contexto.

Los sujetos que se encuentran privados de la libertad no cuentan con recursos
propios; por lo tanto, el establecimiento debe responder por la manutención
durante sus años de condena, siendo éstos una carga para el Estado, por lo tanto,
los servicios de atención de las necesidades básicas no están siendo cubiertas de
la mejor forma y según los requerimientos del ciclo vital, como lo expresa el
entrevistado, “entonces yo quisiera también en un sentido era que en por ejemplo
para el asunto de la comida que nos dieran esa comida que nosotros sufrimos de
la hipertensión alta, entonces que nos dieran esa comida un poquito bastante
bajita de sal, porque es que en ese sentido a nosotros nos tienen fracasados y
pues si eso es y día por día, pues uno en ese sentido, poco a poco puede ir
disminuyendo”.

En este orden de ideas, las condiciones del entorno entran a formar parte
importante en la calidad de vida del adulto mayor; estas condiciones tienen que
ver con la adecuación del pabellón en donde residen, servicios de atención
básicos, cubrimiento de sus necesidades de forma adecuada y su participación en
los distintos programas que potencialicen sus capacidades; en este sentido las

243

�instituciones públicas deben actuar para satisfacer las necesidades de los
individuos, basadas en comportamientos típicos y habitualizados a partir de las
normas y las reglas establecidas (Huenchuan, 2013).

En el EPAMS-Girón los adultos mayores que se encuentran en algunos
pabellones se limitan por la estructura física de las celdas, ya que las puertas son
poco adecuadas para los cambios de temperatura y no poseen un circuito de
ventilación apropiada, como lo manifiesta un adulto mayor del pabellón 10 a “La
verdad uno se siente olvidado aquí en este patio, las puertas doctora van hasta el
techo, no le entra a uno aire, ese calor doctora en la noche, que uno ya ni puede ni
respirar del calor que hace en la noche”. Si bien es cierto, lo adultos mayores no
asimilan de la misma forma los cambios de temperatura en su cuerpo, sufren de
un calor o frío excesivo, que responde al deterioro biológico debido a la edad.

Del mismo modo, el cubrimiento de una de sus necesidades básicas como es la
alimentación está siendo manipulada por internos que dominan el pabellón, como
lo manifiesta el señor Medardo Díaz “la verdad aquí uno tiene que como dice el
dicho, si agua le dan a uno, agua tiene que tomar, si le dan la gana de rendir el
jugo y echarle agua y azúcar, darnos a nosotros agua de azúcar y ellos se toman
el jugo, cuando nos mandan jugos buenos de leche, y si ellos se lo toman, a
nosotros nos dan agua de azúcar”.
“Pues aquí legalmente pasarla uno, así por la edad de nosotros es una cosa muy
delicada, ya que habemos muchas personas que habitan distintas enfermedades,
si, unos sufrimos de asma, otros de gripa, de lo que sea doctora, y cuando gasean
a un menor, cualquiera comete un error, lo gasean caiga quien caiga, entonces
pues ahí no les importa si hay alguien enfermo o no, y la realidad doctora eso le
atormenta a uno la salud y uno no puede hacer nada sobre eso”.

Igualmente, la organización de los adultos mayores en sus celdas, han producido
accidentes que influyen de forma negativa en su estado de salud, “doctora se
244

�acuerda que se cayó un compañero del planchón donde duerme, es que doctora a
la realidad, ya algunos no tienen las mismas fuerzas, que cuando éramos jóvenes,
entonces ese se fue a subir,(entre risas) cuando ya habían apagado las luces y
todo doctora y se cayó, menos mal sólo se partió la cadera, no pasó nada más
grave, ya por ahí anda, con sus achaques”.
El insomnio es recurrente en los adultos mayores en prisión, como lo manifiesta el
entrevistado Pablo Santander, “no duermo casi señorita no, me desvelo, no
porque piense en mi familia, no en nada, yo no, incluso he tenido que acudir a los
galenos de la cárcel al médico, para que me autorice unas pastillas para dormir y
me las han dado, 30 pastillas para un mes, una diaria, incluso hace días no bajo
por allá por no ir a molestarlo, porque inclusive la señorita enfermera, que reparte
la droga, dijo que, que no habían, que estaban agotadas no por eso no he ido por
allá por no ir a molestarlo, pero gracias a esas pastillas he podido conciliar el
sueño, con eso paso la noche, si duermo una sola hora en la noche es mucho”.
En este sentido, es preciso traer a colación algunas causas sociales que producen
insomnio, éstas se encuentran relacionadas con la jubilación, ruido excesivo,
institucionalización, incomodidad en la cama, cambio de domicilio, exceso de calor
ambiental, hospitalización y aislamiento, y algunas enfermedades médicas y
psiquiátricas como enfermedades cardiopulmonares y depresión, comunes en
adultos mayores privados de la libertad (Carro, Alfaro y Boyano, s.f.).

Sumado a lo anterior, la continua desmotivación y excesiva desesperación por la
esperanza de un futuro incierto, por la comparación de su vida antes del ingreso a
reclusión y por la vida sedentaria que están asumiendo actualmente, conlleva al
adulto mayor recluido a dormir menos y en consecuencia a sufrir enfermedades
continuamente, como lo menciona el entrevistado Ismael Celis “yo cuando yo
estaba afuera que yo no taba preso, yo nunca me existía ese dolor de cabeza, no
existía ese aburrimiento que me asiste, muchas veces pasa la noche y yo en claro,
eso es muy poquito lo que yo puedo dormir de noche entonces debido a eso que
245

�uno se pone a pensar en sus cosas, las cosas que uno ha dejado y claro la familia
y todo, los nietos y todo entonces uno se pone a pensar en esas pendejadas y
resulta y pasa que uno no duerme nada de noche y le coge a uno ese dolor de
cabeza y debido a eso no puede uno estar tranquilo”
Discusión
El acercamiento a la realidad de los adultos mayores del Establecimiento
Penitenciario de Alta y Mediana Seguridad de Girón, Santander, permitió el
análisis de los factores de tipo social y cultural que influyen en la calidad de vida
de los sujetos, desde sus experiencias, formas de ver y pensar el proceso de
envejecimiento en reclusión; se pudo identificar en ellos carencia de redes de
apoyo como la familia, pérdida de roles, aceptación de imaginarios construidos por
la sociedad y asumidos por ellos durante esta etapa, escasas relaciones
interpersonales.
Como se ha venido mencionando, la calidad de vida de las personas mayores está
vinculada a factores de tipo social y cultural que emergen con el paso de los años
y por las condiciones de vida según el contexto en el que se encuentran inmersos.
Estos contextos influyen de forma positiva o negativa en la calidad de vida de los
adultos mayores que a pesar de su experiencia, representan una carga social y
económica para las distintas instituciones del sector público y privada (Huenchuan,
21013).
De igual forma, en la medida en que el ser humano envejece va perdiendo valor
dentro de la sociedad; este rechazo hacia la vejez influye en los adultos mayores
ocasionando en ellos aislamiento por los imaginarios sobre dependencia,
enfermedad e improductividad; en este sentido la sociedad se ha encargado de
invisibilizar al adulto mayor, despojándolo de sus roles; en la familia pasa de ser la
figura de cuidador, suplente económico y quien dirige al hogar a ser la persona
frágil a la que se debe cuidar de forma especial.

246

�Dentro del sistema penitenciario ocurre una desvinculación de las redes de apoyo
como la familia, influenciada por el delito cometido, en este caso, por el abuso
sexual a menores de edad, siendo también un determinante en sus relaciones
interpersonales con otros internos y, con la familia por la distancia que existe de la
cárcel a los lugares de origen, y porque tienden a ser una responsabilidad
económica, por las escasas posibilidades laborales.
En este caso, es imposible negar la exclusión social a la que son sometidos los
adultos mayores en los espacios en los que se desenvuelven, a pesar que es un
grupo considerado activo y diverso; es recurrente la idea de que las personas
adultas mayores no cuentan con un rol en la sociedad, como lo afirma Estrada
(2001), “estos roles atribuidos a lo largo de la vida por su familia, las instituciones y
por los grupos sociales a los que pertenecen, son los que le han dado de alguna u
otra forma, sentido a su existencia durante muchos años”; por lo tanto, es
importante creer en que puede ser posible una sociedad para todas las edades,
alejada de los estereotipos (Carbajo, 2009).

CONCLUSIONES
El proceso de envejecimiento en reclusión se considera mucho más difícil, que
para los sujetos en libertad y trae consigo otros detonantes, como la fuerte
adaptación que sufre el ser humano tras el ingreso a prisión, los estereotipos que
rondan en torno al proceso de envejecimiento y al delito sexual cometido por gran
parte de los sujetos mayores de 60 años. Las condiciones de encierro, el cambio
de hábitos y rutinas, la creación de nuevas relaciones con personas de perfil
delictivo distinto y de otras edades, los lleva a afrontar un choque cultural fuerte,
debido al desarraigo de su lugar de origen, en donde las condiciones de vida eran
distintas.

247

�Si bien es cierto en libertad los adultos mayores que no poseen buenas
condiciones de vida, tienden a ser recriminados por la improductividad que
afrontan debido al declive de sus funciones físicas y cognitivas que son naturales
en esta etapa, en reclusión esta imagen se fortalece ya que son pocos los
programas ocupacionales a los que pueden acceder, causando en ellos el arraigo
de imaginarios construidos por la sociedad en lo que respecta a que son vistos
como una “carga”, lo que lleva a su escasa participación en el desarrollo de otras
actividades.
Actualmente en el Establecimiento Penitenciario de Alta y Mediana Seguridad de
Girón, se encuentran recluidos 157 adultos mayores, organizados en distintos
pabellones; esta distribución la realiza el establecimiento, según el delito y su
connotación en la sociedad; sin embargo los adultos mayores son ubicados en el
pabellón de internos extraditables; por lo tanto, personas más jóvenes tienen el
control de las actividades a desarrollar en el pabellón.
Luego del acercamiento a los adultos mayores en el Sistema penitenciario, se
pudo establecer que la añoranza del pasado fortalece la insatisfacción en el
presente, atribuyéndole a la etapa por la que atraviesan imaginarios negativos; por
lo tanto comienza a haber un descuido personal y la proliferación de
enfermedades físicas y psicológicas. El principal imaginario asociado por los
adultos mayores en prisión a esta etapa del ciclo vital es que cuando se atraviesa
por el proceso de envejecimiento se pierden todas las funciones y capacidades
físicas, biológicas y cognitivas, no sienten fuerzas para trabajar; creen que es
horrible llegar a Viejo, se madura solo para estar de mal humor y alegando por
todo, piensan que es la etapa en la que ya no se puede aprender nuevas cosas,
se sienten impedidos a desarrollar actividades académicas; la mayoría no saben
leer y escribir y no se lo proponen porque se sienten incapaces; las posibilidades
laborales dentro del Sistema Penitenciario son casi nulas y se escudan en esta
problemática para no desarrollar otras tareas.

248

�Existe una gran diferencia en las expresiones de los adultos mayores que se
encuentran por delitos asociados a la insurgencia y los delitos propios de la
delincuencia, ya que los primeros son entrenados para aceptar una vida en prisión
y asimilarla como una situación que afrontarían en cualquier momento de sus
vidas, los segundos nunca pensaron vivir situaciones privativas de la libertad y en
las condiciones en las que se encuentran, algunos sin algún tipo de apoyo
económico y familiar debido a la intensidad del delito o ahorros que nunca
programaron durante su vida; para los primeros es mucho más confortable, puesto
que poseen apoyo por parte de personas de su mismo grupo subversivo, respeto
por parte de los que se encontraban a su mando y se encuentran en la misma
cárcel, ayuda económica por parte de familiares y amigos conscientes de su
actividad en libertad y que fueron respaldados en algún tiempo por los adultos
mayores.
De acuerdo a lo anterior y a lo relatado por los adultos mayores, puede
establecerse que en prisión ocurre una afectación no sólo por la calidad de los
servicios a los que se encuentran sometidos, sino también por el manejo del poder
por parte de personas más jóvenes; es entonces cuando ocurre en ellos una
desvinculación y una pérdida de sus roles, y comienzan a realizar comparaciones
entre lo que eran fuera del establecimiento y lo que son estando recluidos.
Del mismo modo, mientras los sujetos en libertad poseen redes de apoyo como la
familia, amigos, médicos y pueden pertenecer a instituciones deportivas y
culturales, los niveles de estrés son menores que los que los sujetos afrontan en
prisión.
En el Sistema Penitenciario estos vínculos tienden a perderse debido a la lejanía
del establecimiento, a las restricciones existentes por la normatividad, ya que por
ser de alta seguridad las visitas son restringidas e influye la connotación del delito
en la sociedad y por supuesto, generan cambios acelerados en la salud,
produciendo déficit en su desarrollo físico y la producción de trastornos de sueño.

249

�Este último, es prevalente en la edad adulta avanzada; con el tiempo hay una
alteración del sueño nocturno que disminuye con el paso de los años, el tiempo
requerido para conciliar el sueño, el tiempo en la cama y los constantes
despertares aumentan, el DSM IV (1995), la define como la dificultad para iniciar
o mantener el sueño, la falta de un sueño reparador con suficiente intensidad para
provocar

repercusiones

como

cansancio

diurno,

irritabilidad,

falta

de

concentración, pérdida de memoria.
Por lo anterior, es una etapa que exige acompañamiento y cuidado; por lo tanto,
se debe optimizar las oportunidades para la salud, la participación, la seguridad de
contribuir al mejoramiento de la calidad de vida; a medida que las personas
envejecen es necesario un sistema integral de apoyo que fomente el
envejecimiento activo para mejorar la calidad de vida en los distintos contextos ,
porque sin duda alguna en prisión los derechos de las personas adultas mayores
están siendo vulnerados, aunque las normas de los derechos humanos,
reconocen que las personas de edad avanzada en estas condiciones, merecen un
trato preferencial en los establecimientos penitenciarios, la cual incluye la provisión
de los elementos y servicios necesarios para satisfacer las necesidades
especiales de las personas de edad, en particular en relación con su salud física y
psíquica, el acceso de las personas de edad, sin discriminación, a medidas
penales distintas de la privación de libertad y a otros beneficios penitenciarios
(Huenchuan y Guzmán, s.f.).

Finalmente, los protagonistas mostraron sus angustias, sus motivaciones, su
realidad como adulto mayor en condición de privación de la libertad desde su
experiencia, que si bien es cierto no está muy alejada de la vida normal de una
adulto mayor en libertad, pero que las condiciones del contexto influyen de forma
negativa en cuanto al deterioro progresivo de su calidad de vida, siendo
indispensable una mayor atención por parte del establecimiento, entre otros de la
mejoría de los servicios de salud, ya que muchos se encuentran disminuidos
físicamente, con un deterioro visual y cognitivo.
250

�En este orden de ideas, se cree necesario la consolidación de programas
culturales que le permita al adulto mayor el desarrollo de habilidades; del mismo
modo, vincular a redes de apoyo del sector salud para la realización de brigadas
periódicas que propendan el bienestar físico del adulto mayor, el fortalecimiento de
actividades ocupacionales que contribuyan a los procesos de inclusión social,
teniendo en cuenta sus características particulares; además de la pertinencia de
lograr un acercamiento familiar que le permitan al adulto mayor recuperar los
vínculos afectivos, que representan un significativo apoyo emocional y económico.

Del mismo modo es necesario desde trabajo social llevar a cabo un proceso
educativo que contribuya a sesgar los imaginarios existentes sobre la vejez, tener
presente que es posible lograr la inclusión de los adultos mayores a la sociedad,
atribuyéndoles roles y fortaleciendo los que ya poseen, contribuir al fomento de
una cultura de la ancianidad con sus retos y desafíos. Promover una cultura de
aceptación de esta etapa del ciclo vital de una manera plena, llena de desafíos y
nuevas oportunidades y contribuir a la producción documental desde trabajo social
sobre esta población en el ámbito penitenciario en Colombia.

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255

�ESTRUCTURA FACTORIAL DE UN INSTRUMENTO ESPECÍFICO PARA
MEDIR LA CALIDAD DE VIDA EN ADULTOS MAYORES EN COMUNIDAD.

José González Tovar
Rosa Isabel Garza Sánchez
Alicia Hernández Montaño
Cecilia Elizabeth González Beltrán

16

RESUMEN

El propósito de este estudio se encaminó en la construcción y validación de una
herramienta específica para valorar la calidad de vida de los adultos mayores en
Coahuila. Esto mediante la identificación de la estructura factorial que posee. Los
reactivos que se incluyeron este estudio corresponden tanto a indicadores o
apreciaciones subjetivas como el auto reporte de las condiciones subjetivas en la
vida del adulto mayor en términos de frecuencia y relevancia. Se eligieron de
manera intencional a 535 adultos mayores, de los cuales el 49% (n=262) son
hombres y el 51% (n=51) son mujeres. Se utilizó una encuesta de 104 reactivos y
un apartado de datos generales con 19 indicadores denominada Cuestionario de
calidad de vida percibida en adultos mayores. Los datos se procesaron mediante
análisis factorial exploratorio para determinar la estructura factorial. Se utilizó el
método de principales componentes con una rotación ortogonal Varimax con
Káiser. Los resultados obtenidos en este estudio se concluye que la estructura en
la primera revisión del Cuestionario de calidad de vida percibida de adultos
mayores en población de Coahuila posee una adecuada validez. La estructura
factorial obtuvo un buen porcentaje de explicación de la varianza y las cargas
16

(Expositor)

Universidad Autónoma de Coahuila

256

�factoriales aportaron un peso factorial medio. En un principio la estructura del
instrumento fue con base en nueve componentes, sin embargo, después del
procesamiento se redujo a sietes dimensiones que en su interpretación fueron
congruentes, además hay que notar que también disminuyó el número de
reactivos que integraron el instrumento ya que pasó de 104 a 62 indicadores.

Palabras clave: calidad de vida, adultos mayores, bienestar, medición

INTRODUCCIÓN

La calidad de vida de los adultos mayores ha cobrado presencia como fenómeno
de investigación debido a las estimaciones que ya desde hace años se hacían
sobre el incremento de la población de estos grupos de edad. Diversos estudios
(Acevedo Alemán &amp; González Tovar, 2012) han aportado al concepto de calidad
de vida variables relacionadas con la redes de apoyo, la familia, las actividades
productivas y de recreación que fomentan una percepción de bienestar en los
adultos mayor y de quienes lo rodean y conviven con ellos.

Hay que considerar que el envejecimiento es un proceso evolutivo que trae
consecuencias biológicas, sociales y mentales, como enfermedades crónicas que
aparecen frecuentemente en estas edades, pérdida de capacidades físicas,
limitación de recursos económicos que pueden llegar a ser insuficientes para
cubrir sus necesidades básicas, pérdida de amigos, familia y pareja así como una
mayor dependencia de las personas que le rodean, aislamiento y cambios
importantes en el estilo de vida. Las consecuencias del envejecimiento catalizadas
por características socio-demográficas específicas pueden afectar en mayor o
menor grado su calidad de vida, por lo cual es útil y necesaria su medición para
cualquier valoración de este grupo de edad.

257

�La calidad de vida ha sido definida y estudiada desde la perspectiva de múltiples
disciplinas, pero es un concepto multidimensional, que abarca los efectos de una
enfermedad o tratamiento sobre el funcionamiento físico, psicológico, social y en
las actividades del diario vivir de las personas. Este concepto toma en
consideración el grado de satisfacción de la persona, con su funcionamiento en
dichas esferas. En el campo de la salud, se usa cada día con mayor frecuencia. El
término calidad de vida relacionada con la salud (CVRS), es de gran interés para
los

profesionales

sanitarios,

porque

les

permite

obtener

información

complementaria y diferente a los indicadores clínicos tradicionales, explorando la
percepción que tiene el paciente de su salud, su capacidad funcional, el
sentimiento de bienestar, además del impacto de las enfermedades crónicas y de
las intervenciones sanitarias, empleando instrumentos sencillos y muy robustos,
sin requerimientos muy exigentes para su aplicación (García Roche et al, 2001).

El significado de la calidad de vida es distinto para cada una de las personas, a
través de dichos significados se reflejan los diversos conocimientos, experiencias
y valores individuales. Para algunos, la calidad de vida puede estar basada en la
armonía de una vida hogareña y, para otros, en un sentido más espiritual. Para los
que padecen algún tipo de patología, la calidad de vida se centra en su dolencia y
las consecuencias derivadas de ésta (Baker y Green, 2005; Patrick y Erickson,
1988 citados por Molina Linde, Sánchez Hernández, Rubio, &amp; Uribe, 2005). No
existe consenso en la definición de calidad de vida de las personas mayores. De
esta manera, es lógico que se haya desarrollado una amplia variedad
terminológica para definir el concepto de calidad de vida, incluyendo: la vida
satisfactoria, el bienestar subjetivo, el bienestar psicológico, el desarrollo personal
y diversas representaciones y construcciones individuales y colectivas de lo que
constituye una buena vida. En el contexto de la investigación y la psicometría, el
enfoque más común a la hora de medir la calidad de vida de las personas
mayores ha sido el utilizar varios tipos de indicadores de satisfacción con la vida,
el estado de la salud física, el estado psicológico, el nivel de independencia, las
258

�relaciones sociales y con el entorno además de las creencias religiosas, aspectos
que son dimensiones que incluye este amplio concepto de calidad de vida (Molina
Linde, Sánchez Hernández, Rubio, &amp; Uribe, 2005).
Otro aspecto que hay que considerar es que el estudio de la calidad de vida se ha
caracterizado por su orientación positiva, tanto al construir teorías, como a la hora
de recoger datos de la realidad social. Es decir, no se interesa sólo por la falta de
calidad de vida (situaciones de necesidad social, malestar social, problemas
sociales, etc.), sino que intenta identificar situaciones de bienestar psicológico y
social y comprender los factores que contribuyen a lograr, mantener y promover
dichas situaciones positivas.

La introducción de indicadores psicológicos y sociales positivos en los estudios de
calidad de vida de población anciana ha sido una práctica general en este ámbito
de estudios, generalmente en forma de preguntas referidas a percepciones y
evaluaciones sobre sí mismo y sobre el medio ambiente circundante (Lawton,
1983; Michalos et al., 2001). El tema siempre polémico, y quizás inagotable, es la
definición de unos ámbitos concretos, que se supone que son los más relevantes
para evaluar la calidad de vida de las personas mayores, y de los que hay que
identificar y obtener indicadores específicos (Casas, y otros, 2001).

Diversos autores han investigado sobre los factores de la vida que son
considerados importantes para la calidad de la misma en las personas de edad
avanzada, encontrando como variables más importantes las relaciones familiares
y contactos sociales, la salud general, el estado funcional, la vivienda y la
disponibilidad económica. Son componentes muy importantes de la calidad de
vida la capacidad de control y las oportunidades potenciales que la persona tenga
a lo largo de su vida, de forma que la calidad de vida viene dada por el grado de
satisfacción alcanzado por la persona con las oportunidades que le ofrece la vida y
lo conseguido en aquellos aspectos que tienen importancia para ella. Lo que los
mayores necesitan para disfrutar de la vida es ser productivos y contribuir
259

�activamente en la vida de algún modo. El crecimiento personal, el tener un
propósito, una meta y la calidad de las relaciones personales son parte de un
funcionamiento positivo en la edad avanzada. Las aspiraciones de autodesarrollo
y el interés en el bienestar de los demás se asocian con sentimientos de bienestar
en la vejez. El conocimiento de qué factores son más relevantes para la población
mayor de 65 años en la percepción de la calidad de su vida es fundamental para
diseñar estrategias que la mejoren en este sector de la población, cada día más
numeroso (Azpiazu Garrido, y otros, 2002).

La experiencia en el estudio de la calidad de vida ha dejado conocimiento que
permite crear nuevas líneas de investigación o profundizar en aquellas que ya han
sido propuestas por otros investigadores. Ejemplo de esta experiencia es el
estudio de Gómez, Verdugo, Arias y Navas, (2008) quienes evaluaron la calidad
de vida en personas mayores y con discapacidad en España.. Para este propósito
se

desarrolló

una

escala

llamada

FUMAT

con

ocho

dimensiones:

autodeterminación; derechos; bienestar emocional; inclusión social; desarrollo
personal; relaciones interpersonales; bienestar material y bienestar físico. Los
autores concluyen que la escala FUMAT es una valiosa aportación a la
investigación sobre calidad de vida especialmente a la intervención en personas
mayores y personas con discapacidad, permitiendo con este instrumento evaluar
la calidad de vida en pocos minutos y de una forma muy sencilla, este estudio les
permitió a los autores validar este instrumento de medición. La pertinencia de
tomar este ejemplo del contexto ibérico es debido a que los estudios sobre calidad
de vida en ese país han ido en aumento y han llamado la atención de otros
investigadores

Otro estudio clinimétrica de la calidad de vida, pero realizado en México por Peña
Pérez, Terán Trillo, Moreno Aguilera y Bazán Castro (2009), con el objetivo de
conocer la percepción de la calidad de vida del adulto mayor mediante la
aplicación del Cuestionario Breve de la Calidad de Vida (CUBRECAVI), consideró
260

�diferentes aspectos para establecer una conducta que permita realizar acciones
preventivas realistas y acordes con sus expectativas. Los autores concluyeron que
la mayoría de sus síntomas se relacionan con su estado de ánimo,
considerándose autosuficientes, al no tener dificultad para realizar sus actividades,
todos tuvieron algún tipo de enfermedad y en cuanto a los síntomas afectivos se
aprecia la relación con los problemas de memoria y desorientación frecuente.

Soberanes Fernández, González Pedraza Avilés y Moreno Castillo, (2009)
también realizaron un estudio en México para conocer la funcionalidad de los
adultos mayores con varias escalas de medición relacionadas con actividades de
la vida diaria y relacionarlas con la calidad de vida, encontraron que al analizar la
calidad de vida relacionada con la salud y la funcionalidad sugiere que tener una
edad mayor, ser mujer, estar casado o en unión libre, tener baja escolaridad, no
trabajar, tener ingreso económico bajo y padecer diabetes mellitus son factores
que condicionan de manera importante esta asociación.

Salazar Estrada, Gutiérrez Strauss, Aranda Beltrán, González Baltazar y Pando
Moreno, (2012) realizaron una investigación de la calidad de vida de adultos
mayores con diabetes mellitus tipo dos en centros de salud de Guadalajara,
México, mediante el cuestionario Diabetes 39 que mide

energía y movilidad;

ansiedad y preocupación; control de la diabetes; sobrecarga social y funcionalidad
sexual. Concluyendo que la calidad de vida se ve afectada especialmente en el
dominio de energía y movilidad y en el funcionamiento sexual.

La mayor parte de las investigaciones atiende el fenómeno de la calidad de vida
desde la patología física, sin embargo, si atendemos a la definición de salud
planteada por la Organización Mundial de la Salud en la cual se enunció que es un
estado de completo bienestar físico, mental y social y no meramente la ausencia
de enfermedad (OMS, 1997), el componente de autopercepción del estado de
salud y/o de la calidad de vida se asume como una medida válida para la
261

�investigación y caracterización de la población de adultos mayores. Como
concepto relacionado a esto, la misma OMS estableció desde el siglo pasado que
la calidad de vida es la percepción que tiene el individuo de su posición en la vida
en el contexto de la cultura y sistema de valores en los que vive y en relación con
sus objetivos, expectativas, estándares y preocupaciones ( World Health
Organization Quality for life Assessment [WHOQOL], 1995). Por lo tanto, las
mediciones de calidad de vida han considerado las autopercepciones y/o
autoevaluaciones como forma valida de valorar este complejo constructo, sobre
todo desde la perspectiva de la psicología y de sus diferentes disciplinas
asociadas.

Existe una diversidad de modelos teóricos que respaldan las mediciones de la
calidad de vida general y especificas en diversas poblaciones (Sirgy, 2001; Sirgy,
Rahtz, Cicic y Underwood, 2000), los grupos específicos en donde se han
enfocado la construcción de escalas para medir la calidad de vida son el contexto
de las enfermedades crónicas y la discapacidad (Córdoba Andrade, Gómez Benito
y Verdugo Alonso, 2008; Gómez, Verdugo, Arias, y Navas, 2008). Además de lo
anterior, la población de adultos mayores ha sido estudiada en cuanto a su calidad
de vida a través de mediciones específicas de su estado de salud física (Botero de
Mejía y Pico Merchán, 2007).

Dadas las condiciones del campo de la medición de la calidad de vida, se tomó
como base para la construcción del Cuestionario de calidad de vida percibida en
adultos mayores las categorías propuestas por Verdugo y Sabeh (2002)
enfocadas no solo a los aspectos físicos sino que se explora la calidad de vida en
un concepto más integral, considerando el concepto de autodeterminación como la
base para la estructura de la calidad de vida y la salud mental (Verdugo y Martín,
2002).

262

�Bajo esta concepción teórica se asume que la calidad de vida es afectada por
factores personales y ambientales; se mejora con la autodeterminación, los
recursos, el propósito de vida y un sentido de pertenencia (Schalock, Gardner y
Bradley, 2007) que pueden expresarse en la vida cotidiana del adulto mayor con
toma decisiones sobre sus actividades y responsabilidades, las redes de apoyo
que crea y utiliza además del sentido e interpretación de su situación presente y
futura.

Conforme se indaga en las implicaciones del concepto de calidad de vida se hace
evidente que este concepto se ve influenciado por factores sociales e individuales
que pueden ser objetivos y subjetivos (Velarde-Jurado y Avila-Figueroa, 2002). En
el campo de la investigación del comportamiento diversos autores han reconocido
y defendido la postura del abordaje de la calidad de vida tanto en apreciaciones
subjetivas como en condiciones objetivas (Arita, Romano, García y Félix, 2005).

De tal forma que el propósito de este estudio se encaminó en la construcción y
validación de una herramienta específica para valorar la calidad de vida de los
adultos mayores en Coahuila, México. Esto mediante la identificación de la
estructura factorial que posee. Los reactivos que se incluyeron este estudio
corresponden tanto a indicadores o apreciaciones subjetivas como el autoreporte
de las condiciones subjetivas en la vida del adulto mayor en términos de
frecuencia y relevancia.

Método

Participantes. Se eligieron de manera intencional a 535 adultos mayores, de los
cuales el 49% (n=262) son hombres y el 51% (n=51) son mujeres, se observó que
la muestra es proporcional según el sexo (χ2=.226, gl=1, p=.634). Las edades de
los adultos mayores participantes oscilaron entre los 60 y hasta los 95 años. El
57.6% de la muestra corresponde a adultos con edades de los 60 a los 70 años. El
263

�42.4% estuvo en el grupo de 71 hasta 95 años. El 40.6% tiene una familia
compuesta por uno o tres hijos, 37.8% tiene de cuatro a seis hijos, el 16.3%
restante tiene entre siete y hasta 15 hijos.

Instrumento. Se utilizó una encuesta de 104 reactivos y un apartado de datos
generales con 19 indicadores denominada Cuestionario de calidad de vida
percibida en adultos mayores. El instrumentó se organizó en nueve dimensiones
que abarcan: bienestar físico, autodeterminación, servicios de vivienda, seguridad
material, participación ciudadana, bienestar emocional, relaciones interpersonales,
educación, bienestar espiritual y plan de vida. Estas dimensiones están basadas
en el modelo propuesto por Verdugo (2009). La forma de respuesta del
instrumento fue mediante una escala de frecuencias con cinco opciones para cada
dimensión. El instrumento obtuvo un índice de consistencia interna mediante el
coeficiente alfa de Cronbach de .908, lo cual es aceptable.

Procedimiento

Los datos se procesaron mediante análisis factorial exploratorio para determinar la
estructura factorial. Se utilizó el método de principales componentes con una
rotación ortogonal Varimax con Káiser. Estos procedimientos fueron hechos en el
paquete estadístico SPSS versión 21.

RESULTADOS
El primer paso del procedimiento que se siguió para la validación del cuestionario
de calidad de vida para los adultos mayores fue establecer la consistencia interna
de la propuesta inicial. Se procesó mediante el método alfa de Cronbach y se
obtuvo un coeficiente de .944, sin embargo, esta medida es muy general y podría
verse afectada por la inestabilidad en cualquiera de sus factores o por la presencia
de sesgos, además por el tamaño de la muestra y el número de reactivos tiende a
presentarse con altos valores (Streiner, 1993). De estos resultados puede
264

�afirmarse que la influencia de la longitud de la prueba es relevante para muchos
casos prácticos en que no es viable aplicar pruebas de una longitud de 20 o más
ítems, para los cuales es posible ver una variabilidad considerable en el
estadístico (Cervantes, 2005).
Tabla 1
Análisis de fiabilidad mediante el método de consistencia interna para el
instrumento y sus apartados
Conjunto

Elementos

Alfa de Cronbach

Instrumento completo

104

.944

Bienestar físico

16

.825

Autodeterminación

13

.768

Servicios y vivienda

8

.492

Bienestar material

11

.880

Participación ciudadana

19

.785

Bienestar emocional

20

.875

Relaciones interpersonales

6

.760

Educación

4

.668

Bienestar espiritual y plan de vida

7

.799

Se obtuvo una solución de 7 componentes después de la rotación, con una
explicación total de la varianza del 50.495%. Los componentes superaron el
criterio de Káiser (Moral de la Rubia, 2006) para la extracción con autovalores
iniciales iguales o mayores a uno. Originalmente el instrumento se estructuró en
nueve apartados (factores), sin embargo, después del análisis se logró una
reducción de dimensiones a siete, con un porcentaje de explicación total de la
varianza del 50%. Cada componente aporta entre cinco y ocho por ciento de la
explicación de la varianza después de la rotación.

265

�Tabla 2
Resumen de autovalores para una solución de siete componentes
Autovalores iniciales
Componente
Total

%

%

varianza

acumulado

Suma de las saturaciones al
cuadrado de la rotación
Total

%

%

varianza

acumulado

1

16.298

22.326

22.326

6.408

8.778

8.778

2

5.064

6.937

29.263

6.124

8.389

17.167

3

4.481

6.138

35.402

5.662

7.756

24.923

4

3.214

4.403

39.805

5.463

7.483

32.407

5

2.931

4.016

43.820

4.877

6.681

39.088

6

2.575

3.527

47.348

4.197

5.749

44.836

7

2.298

3.147

50.495

4.131

5.659

50.495

Fuente: Elaboración propia. Método de extracción por componentes principales.

Después de realizar el procedimiento de rotación de los componentes se obtuvo la
solución con siete factores. Se utilizó el método ortogonal Varimax para obtener
las puntuaciones factoriales más altas en cada uno de los componentes y mejorar
su explicación. Mediante esta rotación se logró mayor claridad para la
interpretación de los factores en comparación con un método oblicuo que además
no demostró correlaciones significativas entre los componentes.

El primer componente se etiquetó como bienestar general, este apartado se
integró con 15 reactivos del instrumento y se refieren en su estructura a la
satisfacción y percepción que el adulto mayor tiene sobre su estado de salud física
y emocional. En particular se incluye como parte del bienestar general la
frecuencia en que aparecen síntomas como nerviosismo, cansancio, tristeza, falta
de apetito, alteraciones del sueño y del estado de ánimo. Además de lo anterior, la
satisfacción con las relaciones sociales y familiares así como la asistencia a
266

�revisiones médicas son elementos que forma parte de la evaluación del bienestar
general de los adultos mayores.

El segundo componente se refiere a las necesidades económicas de adulto
mayor, quedó integrado por ocho reactivos. Estos evalúan la suficiencia de
recursos económicos del adulto mayor para gastos de vestido, servicios básicos,
alimentación,

impuestos,

transportación,

ocio

y

entretenimiento.

Autodeterminación y plan de vida, es el nombre del tercer componente. Se refiere
a la autoevaluación que el adulto mayor hace sobre su capacidad para tomar
decisiones personales y profesionales así como las expectativas que tiene sobre
sí mismo, su presente y su futuro.

El componente cuatro, se etiquetó como independencia, este supone la medición
del nivel de dificultad que el adulto mayor reporta al realizar actividades de la vida
cotidiana como darse un baño, vestirse, actividades de paseo, limpieza y
preparación de alimentos. El componente cinco, se integró con cinco reactivos que
representan la satisfacción y el disfrute del adulto mayor de sus actividades
laborales y del ambiente que permea, por lo que se decidió nombrar al
componente como trabajo y ambiente.

El componente seis, se etiquetó como bienestar intra-subjetivo, tiene cinco
reactivos que evalúan el impacto que tiene la religión en la perspectiva de vida, el
afrontamiento de situaciones conflictivas o desesperanzadoras y el apego a la
familia en el adulto mayor. Por último el componente siete, llamado redes de
apoyo y ocio aporta una evaluación de los vínculos que el adulto mayor tiene con
familiares y amigos, además del cumplimiento de rituales para su integración en
grupos sociales, de convivencia y activación física.

267

�Tabla 3
Resumen de cargas factoriales por componentes del cuestionario de calidad de
vida para adultos mayores
Componente

Reactivo

C1

Satisfacción con estado de salud

.658

Satisfacción con su estado de ánimo

.624

Percepción de su salud física

.616

Considera se enferma con mayor frecuencia

-.612

Se siente nervioso

-.585

Evaluación de su salud comparada con la de hace un

C2

.554

año
Siente que se cansa con facilidad

-.532

Siente tristeza sin un motivo aparente

-.531

Siente que no tiene hambre

-.507
.502

Evaluación de su vida en general
Siente que no puede dormir

-.492

Siente que se enoja fácilmente

-.441

Satisfacción con sus relaciones sociales

.438

Satisfacción con su relación con familiares

.438

Asistió al médico cuando se sintió enfermo

-.422

Ingresos suficientes para comprar ropa

.831

Ingresos suficientes para pagar los servicios de la casa

.826

(agua, luz, teléfono)
Ingresos suficientes para pagar la comida que

.779

consumo
Ingresos suficientes para pagar impuestos

.776

Ingresos suficientes para pagar el transporte o la

.765

gasolina del coche
Ingresos suficientes para salir de vacaciones fuera de
268

.752

�la ciudad
.740

Ingresos suficientes para hacer actividades de
entretenimiento

.641

Satisfacción con estabilidad económica
Fuente:

Elaboración

propia.

C1=

Bienestar

general,

C2=

Necesidades

económicas, C3= Autodeterminación y plan de vida, C4= Independencia,
C5=Trabajo y ambiente, C6= Bienestar intrasubjetivo, C7= Redes de apoyo y ocio.
Método de extracción por componentes principales y rotación Varimax
normalizada con Káiser.

Tabla 4
Resumen de cargas factoriales por componentes del cuestionario de calidad de
vida para adultos mayores (continuación)
Reactivo

Componente
C3

Eligió en qué trabajar

.619

Eligió qué ropa comprar o usar

.588

Eligió qué hacer con su tiempo libre

.571

Se siente confiado al pensar en lo que

.539

viene en el futuro
Eligió dónde vivir (colonia, ciudad,

.534

etc.)
Eligió si estudiaba o no

.526

Eligió qué estudiar

.518

Se siente a gusto cuando piensa en

.513

cómo le gustaría verse
Se siente a gusto piensa en cómo lo

.511

ven los demás
Se siente a gusto cuando los demás

.511
269

C4

C5

C6

C7

�lo miran
.504

Considera que ha cumplido las metas
que se ha planteado en la vida

.488

Se siente a gusto piensa en cómo se
ven otras personas de su misma edad

.453

Siente que puede lograr cualquier
cosa en el futuro

.435

Al ver su presente, está seguro de
que su futuro viene mejor

.420

Se siente a gusto se ve en el espejo
Dificultad para bañarse

.829

Dificultad para salir a la calle para

.811

pasear
Dificultad para vestirse

.805

Dificultad para hacer pagos de

.802

servicios (agua, luz, gas, teléfono)
.800

Dificultad para limpiar su casa o
cuarto
Dificultad para salir de compras

.792

Dificultad para cocinar

.764

Fuente: Elaboración propia, C3= Autodeterminación y plan de vida, C4=
Independencia, Método de extracción por componentes principales y rotación
Varimax normalizada con Káiser.

Tabla 5
Resumen de cargas factoriales por componentes del cuestionario de calidad de
vida para adultos mayores (continuación)
Reactivo

Componente
C3

C4

C5
.945

Le satisface su trabajo
270

C6

C7

�Disfruta su trabajo

.944

El ambiente en su trabajo le gusta

.937

Considera que su trabajo está bien

.842

remunerado
.490

Relación cercana con compañeros o
ex compañeros de trabajo

.815

La religión le ayuda para ver la vida
de manera más positiva

.805

La religión le ayuda en la forma en
cómo afronta enfermedades

.800

La religión le ayuda cuando tiene que
afrontar situaciones difíciles

.684

La religión le ayuda para asistir
semanalmente a servicios religiosos

.408

Relación cercana con familiares
Relación cercana con amigos

.715

Se reúne con sus amigos para

.700

convivir
.658

Convive con otras personas aparte
de su familia
Asiste a eventos de entretenimiento

.575

Toma decisiones consultando la

.516

opinión de amigos
.461

Convive con otras personas aparte
de sus amigos

.448

Realiza algún deporte o ejercicio

Fuente: Elaboración propia, C3= Autodeterminación y plan de vida, C4=
Independencia, Método de extracción por componentes principales y rotación
Varimax normalizada con Káiser.

271

�CONCLUSIONES

Los resultados obtenidos en este estudio se concluye que la estructura en la
primera revisión del Cuestionario de calidad de vida percibida de adultos mayores
en población de Coahuila posee una adecuada validez. La estructura factorial
obtuvo un buen porcentaje de explicación de la varianza y las cargas factoriales
aportaron un peso factorial medio. En un principio la estructura del instrumento fue
con base en nueve componentes, sin embargo, después del procesamiento se
redujo a sietes dimensiones que en su interpretación fueron congruentes, además
hay que hacer notar que también disminuyó el número de reactivos que integraron
el instrumento ya que pasó de 104 a 62 indicadores.
La estructura no dista mucho de la propuesta original de Verdugo Alonso (2009) y
también se puede relacionar con las categorías de la propuesta de Arita Watanabe
(2005) quién propuso seis dimensiones: satisfacción local, personal, apoyo social,
capacidad subjetiva, objetiva y salud. Cabe destacar que esta propuesta es para el
contexto nacional. La limitación de este estudio radica en la fuente error de
medición que pudiera significar un instrumento tan amplio, por lo que la línea de
trabajo futuro radica en la obtención de una versión breve que cumpla con
parámetros de validez de contenido, constructo y criterio.

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275

�LA CONSTRUCCIÓN DE LA VEJEZ EN COMUNIDADES RELIGIOSAS
AFRO-BRASILEÑAS
Maria Consuelo Oliveira Santos17
Ivete Miranda Previtalli 18
Maria Aparecida Santos de Aguiar 19
Raimunda Silva D’Alencar20

RESUMEN

Es un hecho que las sociedades latinoamericanas están envejeciendo, lo que se
configura tanto como un logro así como un reto social. Con ello la necesidad de
superar ciertas concepciones que posicionan a los sujetos adultos mayores,
acentuadamente, mediante prismas de incapacidades, declive físico y psíquico.
Además de concepciones universalistas y unilineales sobre la vejez. La presente
investigación intenta demostrar que la vejez es una construcción social ya que los
grupos sociales erigen sus valores, sus modalidades de convivencias, sus
reglamentos y que todo ello genera concepciones de vejez singulares. El
candomblé, es una de las religiones afro-brasileñas, que se organiza bajo una
jerarquía sacralizada y que pone de relieve los aspectos iniciáticos y de la

17

Doctora en Antropología por la Universidad Rovira y Virgili, Tarragona, España. Investigadora de los
Núcleos de Estudios Kàwé y del Envelhecimento de la Universidad Estatal de Santa Cruz-Uesc – Ilhéus, Bahia
– Brasil. En estancia posdoctoral en la Universidad Autònoma de Nuevo León. Correo electrónico:
consol.oliveira@gmail.com
18
Doctora en Antropología por la Pontificia Universidad Católica de São Paulo. Docente de la Facultad de
Vinhedo (FV), São Paulo. correo electrónico: ogunilori@hotmail.com
19

Doctoranda en Educación: Perspectivas Históricas, Políticas, Curriculares y de Gestión – Universidad de
Burgos, España. Profesora Asistente de la Universidad Estatal de Santa Cruz- UESC – Ilhéus, Bahia- Brasil
Correo electrónico: aaguiar56@yahoo.es
20
Máster en Sociología Rural por la Universidade Federal do Rio Grande do Sul, profesora adjunta y
coordinadora del Núcleo de Estudos do Envelhecimento de la Universidade Estadual Santa Cruz (UESC).
Correo electrónico: r_alencar2@yahoo.com.br

276

�experiencia cotidiana. En estas comunidades los mayores son muy respetados. La
persona mayor trae en su cuerpo las marcas de un saber que también es fuente
de poder y posibilidad de continuidad del grupo. Se utilizó la investigación
cualitativa, mediante un estudio etnográfico, a partir de la observación participante.

Palabras-clave: candomblé, afro-brasileño, vejez.

ABSTRACT

It is a well-known fact that Latin American societies are aging, which is configured
both as well as an achievement as a social challenge. Thus the need to overcome
certain conceptions that older adult subjects, focusing especially on disabilities,
physical and mental decline, just as to universalist and unilinear conceptions on old
age. This research tries to prove that oldness is a social construction since the
social groups raise their values, their modalities of conviviality, their regulations
and that all this generates singular conceptions of oldness. The candomblé is one
of the initiation Afro - Brazilian religions, which is organized under a sacred
hierarchy that emphasizes the initiation aspects and of the daily experience. In
these communities the elderly people are highly respected. The major ones bring
in his body the brands from a knowledge that is also a source of power and
possibility of continuity of the group. Qualitative research was used through an
ethnographic study, based on participant observation.

Keywords: candomblé, afro-brazilian, old age.

277

�INTRODUCCIÓN

El aumento significativo de los adultos mayores en Brasil, así como también en
países latinoamericanos, pasó a ser una de las preocupaciones de las
instituciones sociales, por lo que implica enfrentarse a la realidad del
envejecimiento, que no deja de ser un logro social, en varios aspectos, pero al
mismo tiempo una preocupación de los gobiernos de cómo tratar esta nueva
realidad, debido a diversas demandas que ello comporta. Ante esta realidad,
también se constata la presencia de concepciones sobre la vejez que aun
conllevan una visión centrada sobre todo en incapacidades, declive físico y
psíquico, además de una percepción social homogeneizadora como si la vejez
fuera un concepto universal y como si todos pasasen por los mismos procesos
indiscriminadamente.

Esta investigación tiene el objetivo de presentar otras vivencias que permiten
discutir la linealidad desde una perspectiva de construcción social de la vejez. Los
sujetos en condiciones determinadas construyen sus significados, valores,
percepciones, lo que confirma que la vejez, así como la juventud, son
construcciones sociales. La intención de este estudio es evidenciar nociones sobre
la vejez en candomblés situados en ciudades brasileñas. Es un estudio que tiene
el propósito de constatar proximidades entre los terreiros investigados, en relación
a su visión de la vejez.

Los candomblés, igualmente denominados terreiros de candomblé o simplemente
terreiros, son espacios de gran hibridación cultural, un campo de embates
envuelto por un abundante simbolismo, que se define por el respeto y la
aceptación del poder de las divinidades afro-brasileñas, los orixás, y a una
jerarquía sacralizada. Son lugares de gran exuberancia estética, donde las
relaciones se construyen mediante la afectividad de una familia simbólica que se
instituye como una comunidad en el sentido de la acepción de communitas de
278

�Victor Turner (1988 [1969]), cuando considera que un grupo social privilegia el
sentimiento de igualdad, de solidaridad y de vivencia en comunión, en el cual
todos los participantes están sujetos a las mismas reglas, que son aspectos
presentes en los candomblés.

LA PRESENCIA AFRICANA EN BRASIL

La historia de religiones de ascendencia africana está marcada por la posesión de
nuevos territorios en los que se unieron la esclavitud con el colonialismo. Entre los
siglos XVI y XIX, más de once millones de hombres, mujeres y niños africanos
fueron trasladados para las Américas. Esta cifra no incluye a aquellos que no
consiguieron resistir al proceso de captura o a las dificultades de la gran travesía
atlántica. Se valora que cerca de cuatro millones de ellos desembarcaron en
puertos brasileños (Albuquerque y Filho, 2006).
Así, “os estudos do tráfico de escravos já demonstraram que vinham de três
grandes regiões: da Costa Ocidental da África (Costa da Mina principalmente), da
África Centro-Ocidental (Angola-Congo) e da Costa Oriental (Moçambique)”
(Mamigonian, 2004, p. 39). Como consecuencia de las difíciles condiciones de
supervivencia en la nueva tierra, se hizo imprescindible la restauración, en parte,
de los lazos familiares rotos y de la construcción de mecanismos para la
superación de las grandes dificultades y sufrimientos que a todos afligían.

No obstante las discrepancias identitarias entre las etnias africanas, coexistían
elementos comunes cosmo-filosóficos que viabilizaron la reorganización en grupos
religiosos a partir de una visión de interrelación entre los seres y el cosmos.
Perspectiva que será transformada, resignificada y que obtendrá nuevos
significados mediante un complejo proceso socio-histórico-cultural se formaron
distintos grupos en territorio brasileño como por ejemplo, la macumba, el xangô, la

279

�umbanda, el batuque y el candomblé, la religión en el cual que se centra la
presente investigación.
A partir del siglo XIX ya se verifica la presencia de grupos de candomblé en Brasil.
Su formación fue debida a la necesidad de creación de estrategias de
supervivencia y diálogo. Los candomblés son la culminación de un proceso sociohistórico, a partir del cual fue posible que se preservasen dinámicamente
elementos culturales de los grupos africanos de origen, en intensa interrelación
con otros elementos culturales, principalmente europeos e indígenas, en un
proceso que implicó una fuerte imbricación cultural. Se observa, en dichos
entramados socioculturales, que el concepto de nación, que es una de las
referencias clave para los terreiros, fue resignificado.

El término nación en el contexto afro-brasileño pierde su sentido político para para
reconfigurarse como un término teológico, como afirma Lima (1974). Así, pasó a
ser

una

referencia

requerida

por

estos

grupos,

que

acostumbran

a

autodenominarse con el nombre de algunas de las naciones, como por ejemplo
ketu e ijexá, originarias de los yoruba21, también conocidos como nagô, de Nigeria
y de Benin; la nación jeje, originaria de los fon, de Benín y la nación Angola,
originaria de los bantúes, de Angola, y del Congo. También existen otras
segmentaciones menores.

Las comunidades religiosas afro-brasileñas son iniciáticas y consideran que las
divinidades, los orixás, descienden a la tierra mediante el trance y se corporifica en
el cuerpo de un participante. En este ambiente, la construcción social de la vejez
tiene una relación con la concepción de tiempo, los rituales de iniciación, con las
historias míticas de lo orixás, los ancestrales y la jerarquía sacralizada, en el
ámbito de un vasto simbolismo.

21

Yoruba se refiere tanto al idioma propiamente dicho como a los pueblos que lo hablan. Las religiones afrobrasileñas preservaron el yoruba antiguo en los rezos, los cantos o en vocablos que aún se utilizan
cotidianamente.

280

�NOCIÓN DE TIEMPO

Al hablarse de vejez, es usual establecer una relación directa con la noción de
tiempo, que en el candomblé significa más que duración o paso del tiempo.
Tiempo es uno de los conceptos clave de su epistemología, que conlleva algunas
especificidades Una de las perspectivas es que Tempo o Ktembo (tiempo) es un
inquice, una divinidad de la nación angola. Aunque los candomblés se
autodenominen pertenecientes a una determinada nación, se pueden encontrar
elementos de otras en sus ámbitos, debido a las hibridaciones existentes entre los
diversos terreiros. En el Ilê Axé Ijexá, por ejemplo, que se define como de la
nación Ijexá, se encuentra un asentamiento22 para el orixá Tempo, de origen
angolano.

Como su nombre ya indica, Tempo o Ktembo se relaciona con el tiempo
cronológico y mitológico; las estaciones del año así como de las mutaciones
climáticas. También tiene relación con los ancestrales. Es considerada la divinidad
de permanente mutación y que lleva las energías negativas para bien lejos. El
inquice Tempo o Ktembo se asemeja al orixá Iroko de la nación ketu. Sin embargo
en los terreiros congo/angola de São Paulo no se encuentra el árbol Iroko. En
África es el árbol Milicia Excelsa (clasificada también como Chlorophora excelsa)
que en Brasil fue sustituido por la gameleira branca, uno de los símbolo del orixá
Iroko.
Una bandera blanca atada a un bambú muy largo y sus “hierros”, una escalera con
una lanza hacia arriba (imagen 1) son sus principales símbolos. La gran mayoría
de los terreiros de candomblé de São Paulo, son construcciones muy discretas. Si
bien no hay nombres que los identifiquen, la bandera blanca de Tempo se ve
22

Asentar/asentamiento. Impregnar la energía del orixá en un determinado lugar, mediante un ritual
específico para ello, en el que se utilizan diversos materiales. Todos los asentamientos son “alimentados”
anualmente, en su sentido literal, con diversas ofrendas y sacrificios de animales, cuyo objetivo es el de
cargarlos de energía.

281

�desde lejos, en un mástil de bambú, como una pequeña llama que indica que es
un candomblé angola, descendiente de Zara Ktembo23.

Imagen 1. Assentamiento del inquice Tempo

Fuente: Ivete M.Previttalli, Terreiro Nzo Inkossi Mokumbo ni Dandalunda, 2005.

El orixá Iroko, de la nación ketu vive en el árbol, la gameleira blanca. Igualmente
es el orixá del tiempo y guardián de los árboles sagrados. Se dice que Iroko fue el
primer árbol y por él los demás orixás descendieron a la tierra. Iroko representa los
ancestrales y protege a su gente de las tempestades. En la imagen 2, vemos a la
abiã Cida, miembro integrante del Ilê Axé Ijexá Orixá Olufon, saludando al árbol,
morada de Iroko, que está con un ojá, un lazo blanco a su alrededor. La abiã,
participante que se encuentra en el primer nivel jerárquico, hace una reverencia a
Iroko, en señal de acatamiento, durante una visita al Ilê Axé Oyá Funké.

23

Se prefirió no poner en cursiva los nombre propios originarios del yoruba y del bantú.

282

�Imagen 2. Saludo reverencial a Iroko

Fuente: Consuelo Oliveira, Ilê Axé Oyá Funké, 2007.

El candomblé nació en Brasil, y los africanos que atravesaron las fronteras
naturales y que no tuvieron perspectivas de regresar a su país fueron obligados “a
negociar con las nuevas culturas”, e incluso conservando rasgos de las culturas
tradicionales, las cuales están “irrevocablemente traducidas” (Hall, 2004, p. 89).
Bajo la perspectiva de la diáspora, se promovieron diversas combinaciones,
reinterpretaciones y creaciones culturales, que reorganizaron antiguas formas
sociales africanas las cuales se habían vuelto inviables en el Nuevo Mundo. De
esta forma, sus tradiciones tienen un origen y una construcción propia irrepetible.
La tradición es afro-brasileña, nacida del encuentro de diversas culturas y el
sincretismo forma parte de ella.

Otro concepto es el de un tiempo circular dónde todo lo que empieza termina en el
mismo punto, cerrando un ciclo, pues se considera que la vida no termina nunca,
todo se repite, siempre con un nuevo recomienzo. El xirê, la gran rueda de danza,
283

�donde los participantes de candomblé bailan en sentido anti-horario, simboliza
este principio. La danza representa el movimiento del Universo y, por esto, se
danza se canta y se gesticula. Al bailar en el xirê el sentido de tiempo inagotable
se presentifica en los cuerpos de los participantes, que se mueven para el
encuentro con la divinidad.

Según Durand (2007[1964]) no existe una diferencia bien definida entre lo
simbólico y lo imaginario. Para este autor, lo simbólico es la expresión de lo
imaginario. Igualmente señala que el mito es una manifestación del imaginario
construido socio-históricamente (Durand, 1981). El tiempo mítico de las historias
de los orixás se concreta en las diversas acciones, dado que el mito para los
grupos afro-brasileños es un configurador de sentido. Es una dimensión del
conocer que viabiliza que la gente reconozca, a través del entramado de las
historias de los dioses, los puentes para (re)significar el propio estar en el mundo.
En este sentido, el xirê está formado por los múltiples gestuales oriundos de una
exuberante

simbología

que

dimensiona

un

comienzo

mítico-simbólico

materializándolo en los ritos que niegan el tiempo y la muerte. Así, se instaura un
tiempo perenne en el que los dioses viven eternamente empuñando la promesa de
que el ser humano también vivirá, después que retorne al orun, el mundo de los
orixás.

Otra noción de tiempo es que todo tiene su propio tiempo, que las cosas deben
ser realizadas en su debido tiempo y por esto los rituales empiezan pero no se
sabe la hora de terminarlos. Muchas cosas pueden ocurrir y cambiar el ritmo de
las acciones. No se puede ser esclavo del tiempo. Como indica Prandi (2001), no
es el tiempo que define la actividad, sino al revés. La ialorixá Mãe (madre) Vanda,
del terreiro Ilê Axé Oyá Funké, comentó que no se puede decir el tiempo de
término de una actividad “pues un orixá puede solicitar ciertas elementos, en
medio de una ceremonia y se puede modificar muchas cosas y tardar mucho más

284

�de lo previsto”. Según la gente de terreiro, lo más importante es seguir lo que
indicado pues es el orixá quien sabe y quien tiene el poder.

La concepción de tiempo en el candomblé igualmente está asociada al
aprendizaje, al saber y a la capacidad personal y grupal. En estas comunidades el
conocimiento es comprendido, principalmente, como resultado del transcurrir
inexorable de la vida, del fluir del tiempo. Se sabe más porque la persona es
mayor, porque vivió el tiempo necesario para el aprendizaje - un proceso que se
realiza intersubjetivamente a través de la experiencia. Los conocimientos están en
la memoria, principalmente de los miembros mayores, por lo tanto saber y vejez
implica poder, o sea saber-poder.

Como se observa, la categoría tiempo conlleva múltiples acepciones, en el juego
de sus significados, con reflejos en las construcciones identitarias en los

los

terreiros de candomblé, imprimiendo un concepto positivo de temporalidad y vejez.
Incluso las divinidades mayores tanto las consideradas como fundadoras del
universos, así por ejemplo Obatalá, como los reconocidos mayores en el sentido
biológico, que son Oxalá, Omolu y Nanã, que se comentará más sobre ellas
posteriormente, son muy respetadas e, incluso, por la ancianidad que es sinónimo
de fuerza y poder.

LA JERARQUÍA SACRALIZADA

El candomblé se organiza jerárquicamente por el tiempo de iniciación que implica
también el tiempo de pertenencia en la comunidad. A partir del momento que una
persona decide formar parte de un candomblé pasa por rituales iniciáticos y ello
conlleva el aprendizaje de gran cantidad de contenidos. El proceso es largo,
intenso, por medio de la experiencia y siempre bajo la perspectiva de integración
entre los elementos.
285

�Una de las propuestas de los terreiros es que la gente pueda interrelacionar lo
material y espiritual como parte de la misma realidad. Son comunidades en que
todo es organizado para que se establezca el encuentro entre el ser humano y la
divinidad. El punto máximo de esta conexión se concreta en el trance, momento
en que la divinidad, el orixá, se in-corpora en el cuerpo del fiel. La divinidad, en
esta ocasión, puede cambiar ciertas directrices en el grupo. Los participantes
reconocen que es el orixá en presencia y aceptan sus designios.

Los orixás incorporados pueden prestar consejos, escuchar los problemas, donar
soluciones, sanar, enfadarse por algo que no esté bien en relación a alguien o la
comunidad, exigir que se cambie algo y también abalar, o sea, elegir a los fieles
para un determinado cargo, aunque el participante se encuentre en los primeros
grados de iniciación. A partir de este momento el grupo se hace responsable de
aquel participante, para que desarrolle las habilidades del cargo, y lo respetará
pues él fue ungido por la propia divinidad.

El babalorixá o la ialorixá son participantes que entran en trance y, por lo tanto,
incorporan los papeles tanto de los mayores por el tiempo de iniciación que les
permitió alcanzar el grado de líder máximo religioso, como también su divinidad de
cabeza, recibe su energía, que podrá definir ciertas reglas y acciones en el grupo.
Esta doble fuerza es uno de los elementos de aceptación de la autoridad
sacralizada de una religión afro-brasileña. Toda la comunidad se encuentra
siempre pendiente de sus orientaciones, de su saber y de su fuerza que
interrelaciona el divino y el humano, a la vez. Parafraseando a Foucault (1980),
“saber es poder”. Aquellos que tienen el saber también detentan el poder. El que
más sabe es el líder del terreiro. Nadie objeta este poder.

286

�SER MAYOR A PARTIR DE LA INICIACIÓN

La vejez, a partir de la iniciación, marca el tiempo que una persona realizó los
rituales y que define pertenecer su pertenencia a una familia-de-santo24. En el
caso que la persona haya realizado la iniciación a temprana edad, como es el
caso de la ia-kekerê del Ilê Axé Ijexá, la segunda persona, en la jerarquía
religiosa, después del babalorixá, una joven señora que nació prácticamente en el
candomblé, ya que toda su familia era de fieles, se le considera una mayor dentro
de la comunidad en las cuestiones religiosas. En los rituales, un(a) joven de
quince años, pude desempeñar una función de un sujeto mayor, en el caso de que
su iniciación haya sido realizada a los siete años, por ejemplo, pues para recibir el
sello simbólico de antigüedad se concreta con la obligación de siete años que
afirma su pertenencia a un terreiro de candomblé.

Cada año que la persona supera como participante de la comunidad, es más
respetada dentro del grupo. El sujeto mayor representa la posibilidad de
transmisión del saber. La memoria comunitaria integrada en el cuerpo del sujeto
participante implica la continuidad del grupo. Para Vieira (2008), el diálogo
intergeneracional permite conocer y mantener los vínculos del pasado,
fortaleciendo la solidaridad entre sus miembros y permitiendo que las nuevas
generaciones puedan respetar la herencia para apropiación del universo de los
mayores.

24

Familia-de-santo es un término utilizado en el candomblé que quiere decir que la persona pertenece a un grupo cuyos
lazos de parentesco ritual-simbólico se forman mediante la iniciación religiosa.

287

�Imagen 3. Gesto de respeto

Fuente: Consuelo Oliveira, Ilê Axé Ijexá Orixá Olufon, 2011.

De hecho se reconoce el respeto hacia los mayores en varias facetas como por
ejemplo a los cuidadores en las iniciaciones más complejas, de aquellos que
permanecen días en el roncó, recinto donde se recluyen aquellos que se someten
al ritual de iniciación. Ello implica la extrema dedicación durante muchos días por
parte de los mayores, que son los que saben manejar rituales muy complejos. En
contrapartida los participantes les estarán siempre agradecidos y les denominarán
de padre o madre, a partir de aquel momento. Estos mayores alcanzaron un
estadio de saber reconocido, son los padres y las madres cuidadores. Son
frecuentes los gestos de aceptación y consideración hacia los mayores, como lo
que vemos en la imagen 3, en la cotidianidad de los grupos.

SER MAYOR POR EL ORIXÁ DE CABEZA

En relación a los orixás, se requiere observar la configuración de los considerados
orixás mayores en el sentido biológico y son ellos: Oxalufã, el Oxalá mayor, el
orixá de la paz y considerado el padre de la creación; Nanã, es una gran madre,
288

�la abuela de los orixás, señora de la materia primordial de la creación, la arcilla, y
Omulu, el lado mayor de Obaluaiê es el defensor de la salud, considerado el
médico de los pobres.

Imagen 4. Gesto del orixá Oxalufã

Fuente: Acervo Ilê Axé Oyá Funké, 2009.

Aquellos participantes que entran en trance y son cabeza de uno de estos orixás,
pasan a ser considerado mayores en el momento del trance, visto que se
reconoce que es el propio orixá que está presente en el cuerpo de un(a)
integrante del grupo. Incluso el cuerpo se inclina, se vuelve lento, la voz es
acompasada, el danzar también refleja las señales que identifican, usualmente, a
una persona muy mayor (imagen 4), en que el orixá Oxalufã, el Oxalá mayor, está
incorporado en un joven, en un xirê, en el terreiro Ilê Axé Oyá Funké, pero su
gestual es el de un anciano que usa su bastón para poder caminar.

289

�Todo ello permite que la gente vaya construyendo nuevas identidades a partir del
aprendizaje que se fundamenta en valores no dicotómicos, dónde el transcurso del
tiempo es comprendido dentro de una percepción que interrelaciona las fases de
la vida como fundamentales para el equilibrio comunitario. Las personas que
unifican la edad biológica con la iniciación son muy bien consideradas en el grupo
ya que es la experiencia de vida, asociada a los conocimientos del grupo,
refuerzan su carácter de sujeto mayor en la comunidad.

FAMILIA SIMBÓLICA

Además, una de las características de los grupos afro-brasileños es la
construcción de una familia simbólica, que repercute positivamente en el vivir
personal y comunitario. Los participantes se sienten arropados, pues incluso
cuando vuelven a sus casas, después de días de convivencia en las fiestas, las
relaciones se mantienen, están siempre en contacto, se visitan, festejan los
cumpleaños, se preocupan por la salud de unos de otros, o sea, los lazos
comunitarios se sostienen.

El babalorixá, conocido como padre-de-santo, es el líder principal de la
comunidad, si es una mujer será denominada ialorixá o madre-de-santo. Esta
autoridad es responsable de hacer la cabeza, hacer un ritual de fortalecimiento
físico-psíquico con cada participante, estableciendo así una relación de padre-hijo,
madre-hijo, por lo tanto, todos pasan a ser hermanos rituales. Se lleva tan en serio
esta acción que se prohíbe el casamiento entre los hermanos de un mismo terreiro
de candomblé, cuando ambos son hijos de un mismo padre-de-santo o de una
misma madre-de-santo.

Como se observa, a través de los lazos simbólicos que se intensifican en las
relaciones cotidianas, la gente se siente integrada en una gran familia. Al
290

�conversar con participantes mayores de los terreiros, ellos fueron unánimes al
decir que sus vidas es el propio candomblé, que están muy a gusto, que no se
imaginan sin la comunidad, pues son respetados y queridos.

Los participantes reconozcan que no es nada fácil participar de un grupo religioso
afro-brasileño, en los cuales se observa una entrega de gran parte del tiempo,
atención, compromiso así como respeto a la autoridad, que puede ser más o
menos severa, pero la gente se siente agradecida por aportaciones positivas del
candomblé a sus vidas, principalmente por sentirse participante de una familia-desanto, o sea, de una familia en la cual es ungida pela presencia de divinidades que
se acercan para la convivencia, con todos los participantes.

Imagen 5. La buena relación intergeneracional

Fuente: Consuelo Oliveira, Ilê Axé Ijexá Orixá Olufon, 2011.

Todos los participantes mayores entrevistados dijeron que en el candomblé
encontraron su camino y que lo mejor es sentirse útil como es el caso de Janilê,
una señora de 93 años, del Ilê Axé Ijexá, con una vida dedicada a este grupo y
que continua desempeñando tarea importantes en el grupo, pues es una de la
291

�madres cuidadoras. En la imagen 5, se observa Janilê al lado de Odé-Lori que el
mismo

solicitó

fotografiarse,

un

claro

señal

de

las

buenas

relaciones

intergeneracionales que se construyen en estos grupos, principalmente porque los
mayores son muy bien valorados.

CONEXIÓN AFECTIVA CON EL ORIGEN

Los fundadores de los terreiros siempre se les reconocerán, pues en sus cuerpos
se encuentran las bases de sus conocimientos. Cuando un líder religioso fallece,
la sensación es de una gran pérdida. Esto se observó en los recuerdos de la
madre-de-santo Mãe Pulquéria, al hablar de Mãe Manudê (imagen 6), la
fundadora del más antiguo terreiro de São Paulo, Terreiro de Santa Bárbara.

Imagen 6. Mãe Manudê.

Fuente: Acervo Terreiro de Santa Bárbara, 2004.
292

�Durante una de las entrevistas, Mãe Pulquéria, que se siente responsable de la
continuidad de su legado, rememora hechos, en gran parte fragmentados, a
través de algunas fotografías y así señaló: “Escuche hija mía. Me gusta eso... Hay
días que cojo estas fotografías y me quedo mirándolas... me quedé con mucha
cosa. Algún día haré un acervo de sus fotografías para guardar su memoria” (de
Mãe Manudê).
Su deseo de organizar el acervo está vinculado a la idea de “comunidad afectiva”
(Halbwachs, 1990) la cual permite que Mãe Pulquéria traiga al presente la
mentalidad del grupo en el pasado, acordándose como miembro de esta
comunidad. Y su apego afectivo la anciana madre-de-santo y a la comunidad del
candomblé dio consistencia a sus recuerdos.

Así, Mãe Pulquéria da continuidad al trabajo de Mãe Manudê, que hizo muchos
hijos en Bahia y en São Paulo, tuvo un terreiro frecuentado por muchos artistas y
participó en los comienzos del candomblé de São Paulo. La heredera dice que
continuará lo que su mãe empezó. En sus palabras:

Pues, todo lo que quiero é llevar es el nombre de Mãe Manudê. ¿Me
entendió? Porque no es justo, todo lo que ella hizo se acabara así.
¿No es así? Sabes lo que todo el mundo dice: “Angola no existe.
Angola no sirve... Que angola es umbanda del pie de no sé qué”...
Sabes lo que dicen ¿No es así? Pero eso no me importa, porque sé
que mi Mãe era verdaderamente (angola), tú lo sabes, tú la
conociste.

En los orígenes están los elementos socio-históricos que permiten el
reconocimiento del grupo. Incluso hay rituales para homenajear a los ancestrales
más próximos, aquellos que fueron importantes para la existencia y continuidad de
los grupos de candomblés. El gran valor del mayor para las comunidades queda
293

�visible mediante la memoria afectiva y el reconocimiento por el trabajo
desarrollado por cada líder, que se hizo presente durante los muchos años de
actividad, ya que los cargos en el candomblé son vitalicios.

LOS MAYORES IMPULSAN EL AXÉ

Uno de los conceptos muy significativos en estos grupos religiosos es el axé, la
energía que anima la vida. Necesita ser cuidada y ampliada por el grupo. Esto se
hace con la unión de todos por medio de acciones, de rituales, que la expanden y
la fortifican. El axé está en todo, en las plantas, en el agua, en la tierra, en la
energía del Sol, en una comida sabrosa, en el ritmo de una música, en un abrazo,
en los movimientos de una danza y todo lo que encuentra en la vida. Para los
terreiros axé es vida, alegría y poder. Para la participante Sonia, del Ilê Axé Oyá
Funké: “mi vida cambió por completo después que me vine para el terreiro, mi di
cuenta que aquí estoy mejor pues recibo mucho axé de mi madre y de mis
hermanos”.

Un grupo fuerte, así lo expresan, es aquel que tienen un gran axé, que tiene el
poder de posibilitar que sus participantes modifiquen positivamente sus vidas, sea
en términos de salud, autoconocimiento, relaciones personales, integración social,
pero también en ayuda a los que no pertenecen a la comunidad, aquellos que
acuden a los terreiros de candomblé para resolución de sus aflicciones. Uno de los
objetivos del candomblé es la manutención del equilibrio entre los humanos y las
fuerzas vitales del universo.

Cuidar del axé es indispensable para que la armonía se haga realidad, tanto a
nivel personal como comunitario. Es un hecho para los terreiros que son los
integrantes mayores los que saben mantener el axé, desarrollarlo y ampliarlo. Son
los que llevaron años de aprendizaje mediante la experiencia y en las
294

�interrelaciones cotidianas. En el cuerpo-memoria de los sujetos mayores están las
claves para el mantenimiento del grupo. La memoria proporciona que los saberes
sean (re)vividos tanto a nivel personal como colectivo. La memoria se materializa
en las ceremonias y en las prácticas corporales.

EL CUERPO DE LOS MAYORES

Para Merleau-Ponty (1999), el cuerpo es un locus que nos sitúa en el mundo y nos
pone en la situación de seres en experiencia. El cuerpo y el mundo son unos
“campo de presencia” donde emergen todas las relaciones de la vida perceptiva y
del mundo sensible. Es a través del cuerpo que la construcción del mundo tiene
sentido. Csordas (2008) sigue esta perspectiva al afirmar que el cuerpo pasa a ser
considerado como un campo existencial de la cultura. Es una propuesta que
pretende ser complementaria al paradigma semiótico de la cultura como un texto.
Señala que la sociedad no se encuentra inscrita en el cuerpo, considerando que
los significados no se determinan desde fuera, sino que enfatiza la experiencia y
las prácticas corporales.

En los candomblés se puede comprobar el énfasis al cuerpo que postuló
Nietzsche (1997) cuando puso en tela de juicio su difamación a partir de criterios
centrados en una racionalidad metafísica y disimulada a través de un discurso
moral. El filósofo considera el cuerpo como la matriz de los sentidos y de los
valores. Es una perspectiva que se asocia a de los terreiros, lo que implica cuidar
el cuerpo bio-psíquicamente y con especial atención al ori, la cabeza, que es uno
de los puntos importantes de contacto con lo divino. Hay que proteger la cabeza
con tocas (imagen 9). En consecuencia de toda la atención hacia el cuerpo, se
observa que esta actitud repercute positivamente en las vidas de los participantes,
en términos de auto-estima, de integración social, de reconfiguración personal,
etc.
295

�Imagen 9. Cuerpos ataviados para un ritual

Fuente: Lília Carla, Ilê Axé Ijexá Orixá Olufon, 2011.

Los cuerpos de los participantes son cuidados, lavados frecuentemente con hojas
medicinales, incensados, perfumados, ornados y lucen bellas vestimentas durante
los rituales para el encuentro con la divinidad. Los cuerpos de los sujetos mayores
están mucho más adornados de los que se están iniciando. Con las etapas de
participación en el grupo se va adquiriendo acceso a ciertas status que les
confieren autoridad y, por tanto, sus vestimentas expresan las posiciones
adquiridas. Con el transcurso del tiempo los collares se vuelven más densos, con
más hilos y cuentas, las telas de las vestimentas son más voluminosas y todo lo
que les confieren un diferencial que es sinónimo de saber-poder, como se explicita
en la imagen 7, de la madre-de-santo del terreiro Matamba Tombenci Neto, que
tiene 80 años de edad y más de 60 años de iniciada.

296

�Imagen 7. Mãe Ilza Mukalê

Fuente: acervo Matamba Tombenci Neto, 2011.

Todos los cuerpos bailan en los terreiros, la gente mayor dice no sentir las
incomodidades cuando está danzando para los orixás. Ijenan, una señora de 84
años, del Ilê Axé Ijexá, dijo: “cuando danzo para el orixá, no me acuerdo de los
problemas que tengo en mi cuerpo, todo se va y me siento ligera”. Dijo también
que los problemas vuelven, pero que el bienestar continúa durante algunos días.
Este aspecto llama la atención pues los terreiros no consideran los mayores como
incapaces sino personas que pueden, a su ritmo, dependiendo de sus
capacidades físicas, desarrollar numerosas actividades y sentirse bien.

Se observa que la expresión y la vivencia estética en los terreiros son aspectos
relevantes y todo el ambiente está muy bien organizado para el encuentro con las
divinidades. Los cuerpos se preparan para este encuentro y nada mejor que bailar
para festejar la vida y la unión entre el ser humano y la divinidad. En la danza de
297

�los orixás, los considerados mayores se mueven con un ritmo más lento, los pasos
son más cortos y los gestuales son más calmados, como por ejemplo, la danza del
inquice Zubarandá, en el candomblé de angola, que correponde al orixá Nanã en
otras naciones, que es un orixá muy mayor, la abuela (imagen 8), en un xirê en
homenaje este inquicie/orixá en el terreiro Matamba Tombenci Neto.

Imagen 8. Fiesta del inquice Zubarandá (orixá Nanã)

Fuente: acervo Matamba Tombenci Neto, 2013.

VIVIR SIN SOLEDAD

El cariño y el afecto forman parte de la dinámica de los terreiros. La soledad y el
olvido, situaciones que pueden marcar a los mayores en nuestras sociedades,
prácticamente no existen en los candomblé. Las demostraciones de respeto a los
sujetos mayores son muy frecuentes, como por ejemplo los abrazos y los gestos
de reverencias hacia ellos. Los lazos afectivos dentro de la familia simbólica son
muy fuertes y presentes en las vidas de todos. Las demostraciones de ternura
298

�confirman cuanto son apreciados y reconocidos. El mayor tiene un papel relevante
también por los trabajos que desempeña pues son activos, participan de las
actividades ordinarias y todo lo necesario para la realización de las iniciaciones,
momentos de muchas actividades, atención y cuidado.

Los integrantes mayores forman parte de la jerarquía religiosa y algunos, además,
del consejo de los ancianos. Están siempre haciendo algo, no paran, pero el grupo
está atento para el tipo de trabajo destinado a los muy mayores para no cargarlos
demasiado. En relación a su sentimiento hacia al grupo, la ekedi

25

Janilê, del Ilê

Axé Iejxá Orixá Olufon, así se expresó “Ah, hija mía, estoy muy bien aquí, me
aprecian, me respetan, no es como allá abajo, que no me consideran y ni saben lo
que es el respeto a los mayores”, en referencia a su vida en el barrio en el que
vive, en la ciudad de Itabuna. Los participantes viven en dos espacios, el contexto
de la ciudad y del barrio dónde viven y el terreiro, el lugar de reunión y experiencia
comunitaria en los días de fiesta y de obligaciones varias.

Imágenes 10 y 11. Expresiones de afecto y amistad

Fuente: Consuelo Oliveira, Ilê Axé Ijexá Orixá Olufon, 2010 y 2011.

25

Es un cargo jerárquico muy significativo, pues es la responsable de cuidar del orixá en los momentos del
trance y también en otras circunstancias

299

�A los participantes mayores se recurre para escuchar los consejos, para aprender
los muchos aspectos del conocer, que de tan complejo suelen decir: “pasamos
toda la vida para aprender y nunca logramos aprenderlo todo”. Esto hace que
una comunidad sea reconocida como por el saber-poder que se encuentra en la
memoria de los cuerpos. La memoria actúa a través de las ceremonias, de las
performances rituales y mediante prácticas corporales (Connerton, 1999). La
memoria se estimula mediante repeticiones continuas ya sea con los mitos, las
oraciones, los cantos, las charlas, lo gestos, etc. Por lo tanto, los que ya llevan
años de iniciados son muy respetados porque en sus cuerpos vive el saber del
grupo, que fue continuamente estimulado en las vivencias cotidianas.

No se puede obviar que la convivencia en un terreiro conlleva todo tipo de
situaciones y puede que involucre pequeños celos, chismes, estrategias para
acercarse más al líder de la comunidad, preferencias y todo tipo de situaciones
comunes a cualquier grupo. Es también un campo de embates y negociaciones,
lugar de rigor jerárquico que construye relaciones de poder y de prohibiciones,
todo ello sostenido por un riguroso programa de trabajo y aprendizaje, que
desemboca en actitudes ético-políticas que marcan la identidad de grupo.

Dependiendo de los terreiros, los cambios muchas veces no son tan fáciles de ser
aceptados por los participantes mayores, como nos dijo Mãe Ilza, del terreiro
Matamba Tombenci Neto que en algunas ocasiones ella tuvo que conquistar a los
mayores de su comunidad por no aceptar algunas transformaciones que fueron
introducidas:

Ya viví situaciones en la cuales la gente mayor me criticó porque
introduje algunas modificaciones y tuve que convencerles. Es
necesario

que

exista

un

ambiente

favorable

para

que

las

generaciones se lleven bien. En nuestra casa se observa mucho

300

�respeto de todos para con los mayores, ellos son muy importantes
para el terreiro.

No se puede dejar de considerar que las relaciones son complejas, que las
dificultades de convivencia existen en estos grupos, pero lo que queda patente es
que los valores que conforman la visión de los mayores en estos grupos religiosos
posibilitan que las cuestione sean resultas mediante el respeto y consideración a
las personas que detienen en su cuerpo las claves del saber-poder de los
terreiros.

METODOLOGIA

Se utilizó la metodología cualitativa por medio de la observación participante, que
permitió la sumersión en la complejidad de los procesos vividos en la cotidianidad
de los grupos religiosos. La participación fue intensa en la vida cotidiana de la
comunidad, escuchando, preguntando y recogiendo todo tipo de datos por medio
de

entrevistas,

diálogos,

conversaciones

individualizadas

y

en

grupos,

participación en reuniones, en las actividades, en los rituales y, para ello, el video
y la fotografía, además de los apuntes diarios, fueron soportes importantes que
permitieron la comprensión de sus lógicas y, por lo tanto, las singularidades de los
grupos.

CONSIDERACIONES FINALES

Es Tuan (2004) quien señala que podemos concebir el lugar como una porción de
espacio repleta de símbolos y de afectividad. En este sentido el terreiro de
candomblé es un lugar de exuberante simbología, en el cual la afectividad es uno
de los elementos que facilitan la cohesión social. La condición de mayor en las
301

�comunidades religiosas afro-brasileñas está repleta de significados y valores
positivos en relación al transcurso del tiempo y a la vejez, lo que confiere un
sentido singular para el paso del tiempo.

En los candomblés, todo se aprende teniendo la fuerza de la experiencia y de
aprender con el otro en la cotidianidad, claves que nos indican que la noción de
tiempo juega un papel importante en las resignificaciones intersubjetivas, en el
ámbito

de la familia simbólica. El sujeto mayor congrega en su cuerpo el

conocimiento y los valores del grupo garantizando su transmisión a otras
generaciones. Silva (2002) observa que las personas mayores en los terreiros se
sienten acompañadas, seguras y útiles. Mientras que en nuestras sociedades las
rechazan, el candomblé es un locus de resignificación de sus vidas, un lugar de
inclusión plena.

La

autora

también

señala

que

la

comunidad

integra

a

los

mayores

proporcionándoles papeles sociales significativos. Los sujetos mayores en los
terreiros construyen nuevas identidades mediante la compleja relación entre
humanos y divinidades. Una modalidad de construcción social que deja patente
que la perspectiva de la vejez no puede ser standard, uniforme, ya que la
producción de sentidos debe ser considerada a partir de las vivencias particulares.
Así, vemos que hay mucho que aprender en los distintos grupos sociales y que
sus diferencias rompen con el intento de homogenizar las dinámicas colectivas,
que por cierto contradicen las perspectivas limitantes y unilineales.

NOTA - LOS CANDOMBLÉS INVESTIGADOS

- Ilê Axé Ijexá Orixá Olufon, fundado por el babalorixá Ruy do Carmo Póvoas,
Ajalá Deré, un escritor y profesor universitario, también conocido por Katulembá.

302

�Como el propio nombre del grupo ya indica es de nación ijexá. Situado en el barrio
Santa Inês, en Itabuna, Bahia, fundado en 1975.
- Ilê Axé Oyá Funké, de la nación Ketu, fundado en febrero de 1981, por
Desdémona Ferreira Dantas, Mãe Vanda, una abogada. Situado en el barrio San
Judas Tadeo, en la ciudad de Itabuna. Bahia.
- Matamba Tombeci Neto, de nación Angola tiene larga tradición en la ciudad de
Ilhéus, sur de Bahía, dirigido por la ialorixá Ilza Rodrigues, Mameto Mukalê, cuya
historia remonta al siglo XIX, en 1885, cuando Tiodolina Félix Rodrigues, Iyá Tidú,
la abuela de la ialorixá, fundó el Terreiro Aldeia de Angorô.
- Nzo Inkossi Mokumbo ni Dandalunda, localizado en Campinas, interior de São
Paulo, fundado en1980 y actualmente se encuentra bajo la dirección de Tateto dia
Nkisse Ubiacylê. Es el terreiro más antiguo entre todos los existentes en esta
ciudad. Se considera que es lugar donde “nació” el candomblé de Campinas.
-Terreiro de Santa Bárbara es considerado el más antiguo de la ciudad de São
Paulo, cuya fundación se remonta a 1962. También es conocido con el nombre de
terreiro de las “estrellas”, debido a que muchos artistas lo frecuentaran. Su primera
madre-de-santo fue Julita Lima da Silva, Mãe Manudê, que falleció en 2004. La
actual ialorixá es Mãe Pulquéria Oyajidê.

303

�REFERENCIAS

Albuquerque, W. R. de; Filho, W. F. (2006). Uma História do Negro no Brasil.
Salvador: CEAO / Brasilia, Fundação C. Palmares.

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Tribunais.
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Janeiro:DP&amp;A.
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(12) pp. 65-90.
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Merleau-Ponty, M. (1999). [1945]. Fenomenología da percepción. São Paulo:
Martins Fontes.

304

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autoridade da África para as religiões afro-brasileiras. Revista Brasileira de
Ciências Sociais, n.47, v.16.
Silva, R. d’A. (2002). A construção cotidiana da velhice: um estudo no Ilê Axé
Ijexá. Kàwé Pesquisa, Ano I (1), 109-121.

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Taurus.

Vieira, C.M.de S.S. (2008). Educação e Envelhecimento: rompendo os limites da
idade. Revista Memorialidades, (9), 27-51.

305

�ANÁLISIS DEL PERFIL DE UNA MUESTRA DE MUJERES MALTRATADAS
RESIDENTES DE CIUDAD JUÁREZ, CHIHUAHUA.

Rogelio Rodríguez Hernández26
Leticia Ortiz Aguilar27
Nemesio Castillo Viveros28

RESUMEN
En el presente trabajo se muestra un análisis del perfil de las mujeres que sufren
de violencia por parte de los esposos o parejas de hecho, y que solicitaron ayuda
en una serie de instituciones públicas y asociaciones civiles. Para saber si este
perfil era particular a las mujeres maltratadas, se tomó como referencia una
muestra de mujeres libres de violencia de pareja. El estudio se llevó a cabo en
Ciudad Juárez, Chihuahua y el período de recogida de datos comprendió entre
agosto de 2013 y mayo de 2014. Los puntos analizados del perfil de las mujeres
entrevistadas están relacionados con sus características generales (edad,
escolaridad, empleo, etc.), su experiencia concerniente al maltrato y algunas
características del varón que les maltrataba, según ellas lo describían. Se
encontró que la totalidad de las mujeres maltratadas sufrían maltrato emocional y
que casi una cuarta parte de las mismas experimentaba simultáneamente los
cuatro tipos de maltrato evaluados. También se encontró que estas mujeres
tendían más a reportar que habían sido testigos de violencia y víctimas de abusos
en la infancia. En cuanto a su perfil general, las características que difirieron de las
mujeres libres de maltrato fueron su situación laboral, estado civil, y el consumo de
26

Programa de licenciatura en Trabajo Social, Universidad Autónoma de Ciudad Juárez,
rogelio.rodriguez@uacj.mx; adelro@hotmail.com
27
Programa de licenciatura en Trabajo Social, Universidad Autónoma de Ciudad Juárez; lortiz@uacj.mx
28
Programa de licenciatura en Trabajo Social, Universidad Autónoma de Ciudad Juárez;
nemesio.castillo@uacj.mx

306

�alcohol de su cónyuge o concubino. En rasgos tales como la edad, escolaridad y
número de parejas, no se encontraron diferencias entre las mujeres maltratadas y
las que se encontraron libres de abuso. Se discuten los resultados en virtud de su
utilidad para la intervención y estudios futuros.

Palabras clave: Violencia de pareja, mujeres, factores asociados, perfil general,
tipos de abuso.

INTRODUCCIÓN
Una expresión de las injusticias que ha marcado el devenir de la sociedad
mexicana es la violencia que viven las mujeres en los diversos entornos donde se
desenvuelven cotidianamente. La conciencia pública al respecto ha motivado
diversas acciones que han logrado frutos importantes en el relativamente corto
tiempo de su existencia. Sin embargo, se debe reconocer que aún queda un largo
camino por recorrer en vista de las agresiones que continua experimentando una
proporción importante de las mujeres mexicanas (Instituto Nacional de Estadística
y Geografía, 2007, 2013).
Uno de los principales ámbitos donde las mujeres mexicanas experimentan
violencia diariamente es el hogar y la pareja masculina suele ser el agresor, por lo
que muchos de los esfuerzos llevados a cabo para atender la violencia de género
se han enfocado en atender la violencia que ocurre en la pareja. Sin embargo,
algunos factores que suelen estar presentes en el proceso de violencia, tales
como la convivencia diaria con el agresor y la dependencia económica y
emocional de la mujer hacia éste, hacen que su atención sea particularmente
desafiante.
Algo que puede reforzar la efectividad de las actuaciones para acabar con la
violencia en el ámbito doméstico es el conocimiento profundo del fenómeno. Esto
se traduce en el estudio de las condiciones que lo generan y las características de
307

�los hombres y las mujeres inmersos en el proceso de violencia, entre otros temas
para investigar. Similarmente, se requiere conocer las variables que previenen la
violencia y que facilitan una convivencia basada en el respeto, la equidad y la
solución pacífica de los conflictos. Si bien existe una abundante literatura sobre el
tema actualmente, se debe señalar que en su mayoría es elaborada en el
extranjero, principalmente en Norteamérica, por lo que es aún necesario estudiar
la violencia en las particularidades del contexto mexicano.
Bajo esa premisa, en el presente trabajo se muestran los resultados de un estudio
cuyo objetivo fue el conocimiento del perfil de una muestra de mujeres maltratadas
residentes de Ciudad Juárez, Chihuahua, y que asistieron a una serie de
instituciones públicas y asociaciones civiles a solicitar diversos servicios de apoyo.
Con el fin de saber si la información recogida es particular a las mujeres
maltratadas, se hizo una comparación con una muestra de mujeres libres de
violencia. Asimismo, para tener elementos de análisis firmes, en este trabajo se
hace una revisión de la literatura relacionada con los factores que propician la
violencia hacia la mujer en la pareja.
A raíz del análisis de los resultados y reconociendo las limitaciones de este
estudio, se hacen algunas recomendaciones para las investigaciones futuras
sobre el tema y sobre la dirección de las políticas e intervenciones sociales que
buscan prevenir y detener la violencia de pareja en Ciudad Juárez.

Definición de la violencia hacia la mujer por parte de la pareja
Históricamente, en Occidente la violencia hacia la mujer en el ámbito doméstico
fue un tema que no era considerado como un problema porque se concebía como
una expresión natural de la supremacía masculina sobre la mujer (Fox, 2002). No
obstante, principalmente desde la década de 1970 la violencia de género se ha ido
reconociendo como un problema social y de salud pública en la mayoría de los
países del mundo. Ese reconocimiento tuvo un punto culminante en 1993, cuando
la Organización de las Naciones Unidas (ONU) aprobó una resolución que
308

�condena la violencia hacia las mujeres y en donde se afirma que la misma es un
atentado contra los derechos humanos de las mujeres de todas las edades, que
se manifiesta en múltiples facetas, y que puede ejercerse en la familia, en la
comunidad y en el estado (ONU, 1993).
En cuanto a la definición de violencia de género, se debe señalar que oficialmente
en México el término se refiere a los atentados a la integridad de las personas por
su condición de género. De esta forma, en el artículo 5 de la Ley General de
Acceso de las Mujeres a una Vida Libre de Violencia (2007) se entiende como
violencia contra la mujer a las acciones que causen muerte, daño o sufrimiento a
la persona del género femenino en el ámbito privado o público (p. 2). En esta ley
se reconoce que las mujeres están sujetas a la violencia en los distintos ámbitos
donde se desempeñan, como la escuela, el trabajo y el hogar. Con respecto a este
último contexto, en el artículo 7 de dicha ley la violencia familiar se define del
siguiente modo (p. 3):
Es el acto abusivo de poder u omisión intencional, dirigido a dominar,
someter, controlar, o agredir de manera física, verbal, psicológica, patrimonial,
económica y sexual a las mujeres, dentro o fuera del domicilio familiar, cuyo
agresor tenga o haya tenido relación de parentesco por consanguinidad o
afinidad, de matrimonio, concubinato o mantengan o hayan mantenido una
relación de hecho.
En el estado de Chihuahua, que es donde se realizó el estudio mostrado en este
capítulo, la violencia hacia las mujeres y la violencia familiar son definidas de
manera similar en los artículos 4 y 6 de la Ley Estatal del Derecho de las Mujeres
a una Vida Libre de Violencia (2007).

En otro orden de ideas, la violencia hacia la mujer por parte de su esposo o
concubino no son hechos aislados ni aleatorios, sino que son facilitados por un
contexto sociocultural delineado por los desbalances de poder y acceso a recursos
existentes entre hombres y mujeres, los cuales condicionan en buena medida los
309

�procesos de violencia. Entonces, estos desbalances de poder, aunado a otros
factores que serán descritos más adelante, contribuyen a la existencia de
violencia.
Esto se puntualiza porque en el contexto de la pareja las tasas de violencia
provocada por las mujeres podrían ser similares a las de los varones, por lo
menos en los países desarrollados (Archer, 2000; Chan, 2011). No obstante, se
sabe que las heridas producto de la violencia de pareja son más graves para las
mujeres y que las agresiones de las mismas tienden a ser reacciones ante la
violencia del varón (Barnett, Martínez y Keyson, 1996; Romans, Forte, Cohen, Du
Mont y Hyman, 2007). Otro argumento para situar a la violencia a las mujeres en
el hogar como un problema público en México se relaciona con el hecho de que
los asesinatos de mujeres se dan más en el hogar, mientras que los asesinatos de
varones ocurren en principalmente en la vía pública (Incháustegui, López, Echarri
y Ramírez, 2011). Es decir, el hogar y los vínculos cercanos son factores de riesgo
para el asesinato de mujeres en nuestro país.

Prevalencia de la violencia
La conciencia sobre la violencia de género ha motivado la realización de estudios
que buscan evidenciar la magnitud del problema. De esta forma, existe una gran
cantidad de investigaciones mostrando que la violencia hacia las mujeres,
concretamente la ejercida por la pareja, está bastante extendida en muchos
países. Como ejemplo de ello se puede citar una recopilación de la ONU (2011) de
estudios al respecto realizados en 86 países, principalmente en los primeros años
del siglo XXI. Aunque hay diferencias en la prevalencia a través de los países, en
esa recopilación se muestra que la violencia sigue siendo un evento cotidiano para
muchas mujeres, sin importar la cultura o el nivel de desarrollo de sus países. De
tal suerte, en los países estudiados entre 4.8% y 39.3% de las encuestadas
mencionaron haber vivido al menos un episodio de violencia física proveniente de
una pareja a lo largo de su vida.
310

�En el caso de México, los datos más recientes recogidos de una muestra
representativa de mujeres mayores de 15 años indican que una gran proporción
de las que estaban casadas o unidas habían sufrido agresiones por parte de su
pareja masculina (INEGI, 2013b). Concretamente, 44.9% de las mujeres casadas
o unidas vivió violencia de parte del varón a lo largo de su relación y 33.6%
manifestó ser agredida en el último año. Si esto se desglosa por tipo de abuso, se
tiene que de las mujeres agredidas a lo largo de su relación, 89.2% lo han sido de
manera emocional, 56.4% han vivido violencia económica, 25.8% violencia física,
y 11.7% expresaron haber experimentado violencia sexual.
Para el estado de Chihuahua, que fue el contexto para el estudio reportado en el
presente trabajo, el maltrato en la pareja estuvo presente en el 46.5% de las
mujeres casadas o viviendo en unión libre (INEGI, 2013a). Por tipo de maltrato, se
muestra que 41.8% de las mujeres han experimentado violencia emocional por
parte de su última pareja o esposo, 24.2% violencia económica, 10.8% han
recibido maltratos de forma física y 7.1% refiere haber sufrido violencia sexual.
Esto es, tanto en el país como en el estado casi la mitad de las mujeres casadas o
unidas ha estado expuesta a la violencia en el ámbito privado.
Esta información fue recogida en el año 2011 mientras que una encuesta similar
fue aplicada en 2006 en nuestro país (INEGI, 2007). Al compararse ambas
investigaciones, se tienen tasas similares de violencia de género. Esto refleja un
progreso escaso en esos cinco años en la disminución del problema, por lo que se
deben intensificar los esfuerzos para reducirle mediante la prevención y atención
de las personas inmersas en procesos de violencia. Si bien la violencia de género
en el seno del hogar es un fenómeno que ha estado presente por mucho tiempo
en nuestra sociedad, se debe tener en cuenta que la misma, como todas las
violencias, es una construcción social que es posible erradicar de la sociedad
mexicana en el mediano y el largo plazo.

311

�Factores asociados a la violencia de pareja.
Las historias detrás de cada acto de violencia son únicas e irrepetibles, así como
el sufrimiento que provoca en la vida de las víctimas. No obstante, se han
detectado algunos factores que, individualmente o en combinación con otros,
aumentan el riesgo de violencia. El conocimiento de estas variables es importante
para orientar las políticas para la prevención y atención de la violencia, por lo que
a continuación se enumeran algunos de estos factores.
Se puntualiza que la mayor parte de la información presentada en los siguientes
párrafos ha sido obtenida en otros países, por lo que su existencia se debe
corroborar inequívocamente en el contexto mexicano. Además, se señala que la
mayor parte de dicha información proviene de investigaciones con diseños
transversales, lo que demanda precaución al momento de hacer afirmaciones de
causalidad con respecto a las variables tratadas.

Experiencia de violencia familiar en la infancia.
Según se sabe, las experiencias tempranas influyen en la experiencia de violencia
en la vida adulta (por ejemplo, véase Capaldi, Knoble, Shortt y Kim, 2012). En el
caso de los varones, se han encontrado asociaciones entre presenciar abusos
entre sus padres durante la infancia y convertirse en maltratador de una pareja en
la vida adulta (Ernst et al., 2009). Para las mujeres, lo que se tiene documentado
es que las experiencias de abuso en la infancia guardan relación con involucrarse
en la vida adulta en relaciones donde el maltrato está presente (Coker, Smith,
McKeown y King, 2000).
Una prueba convincente de la transmisión intergeneracional de la violencia puede
encontrarse en un estudio longitudinal reportado por Ehrensaft et al. (2003). Estos
autores encontraron, tras

dar seguimiento

por 20

años a

543

niños

norteamericanos, que presenciar violencia entre los padres y recibir malos tratos
en la infancia tenía una influencia sobre el riesgo de ser perpetrador y víctima de

312

�la violencia de pareja en la vida adulta. Este efecto se encontró tanto en los
hombres como en las mujeres bajo estudio.

Consumo de alcohol.
El sentido común plantea que beber alcohol aumenta la agresividad, lo que ha
sido corroborado de científicamente desde hace mucho tiempo (por ejemplo,
Bushman y Cooper, 1990). Si bien este efecto potenciador del alcohol sobre la
agresividad opera en ambos géneros, se ha demostrado que dicho efecto es
mayor en los varones que en las mujeres (Giancola et al., 2002).
De esta manera, beber alcohol es un correlato en la ejecución de actos agresivos
hacia la mujer en el contexto de la vida de pareja. Esto es lo que se comprobó en
una revisión de la literatura concerniente a los diversos factores involucrados en
ese tipo de violencia (Capaldi et al., 2012). En ese trabajo se muestra evidencia
según la cual el consumo de alcohol es un factor que hace más probable las
agresiones de los varones hacia las mujeres, aunque a través de los estudios
analizados se encontró que esa probabilidad no era tan alta como se pensaba.
Edad.
La edad de las mujeres es un factor de riesgo para que reciban agresiones por
parte de los varones. En este sentido, se sabe que entre más joven sea una mujer
tiene más riesgo de recibir violencia proveniente de una pareja masculina (Capaldi
et al., 2012). En esta línea de hallazgos, la Organización Mundial de la Salud
(OMS, 2005), llevó a cabo un estudio sobre la prevalencia de la violencia hacia la
mujer en 10 países y encontró que en la mayoría de los mismos la violencia
ejercida por un varón en el año previo al estudio fue mayor para aquellas mujeres
con edades de 15 a 19 años.
Las interpretaciones de ese hecho barajadas en ese estudio son sobre la
posibilidad de que los hombres jóvenes sean más violentos y que las mujeres

313

�mayores tengan un estatus social más altos que las mujeres jóvenes, lo que les
haría tener una menor vulnerabilidad (p. 33).

Educación.
Otro factor que actúa como protector frente a la violencia de pareja es el acceso a
la educación escolarizada (Breiding, Black, Ryan, 2008; Vives-Cases et al., 2009).
Por ejemplo, en el estudio ya citado de la OMS (2005) se encontró que en muchos
de los países bajo estudio los niveles educativos cursados se asociaban a un
decremento de la violencia de pareja, lo cual fue especialmente cierto cuando las
mujeres alcanzaban grados educativos más allá de la educación secundaria.
No obstante, en dicha investigación se reconoce que no está claro si la educación
le da a la mujer más posibilidades de elección y autonomía o si lo que está detrás
de la asociación entre educación y maltrato son otros factores, tales como la edad,
el estatus socioeconómico u otros (p. 34).

Condición de la unión.
De las distintas condiciones maritales en la mujer, la separación y el divorcio le
hacen particularmente vulnerable para recibir abusos por parte del varón del cual
se separan, según muestra la revisión de la literatura sobre los factores de riesgo
para la violencia de pareja llevada a cabo por Capaldi et al. (2012). Similarmente,
el estudio de la OMS (2005) citado en el apartado anterior encontró que en la
mayoría de los países donde se encuestó a mujeres, las separadas y divorciadas
fueron un grupo en riesgo de recibir violencia a lo largo de su vida.
La causas posibles de esta relación están en que la violencia en sí es la razón de
la separación o que las mujeres ya separadas temen menos revelar la experiencia
de abuso (OMS, 2005; p. 33).

314

�Condición de empleo.
En el estudio de Coker, Smith, McKeown y King, (2000) se aprecia que las
mujeres tenían más riesgo de ser violentadas si ellas o sus parejas estaban
desempleadas. Eso fue encontrado en los Estados Unidos. No obstante, en países
similares a México en cultura y nivel de desarrollo el panorama parece ser distinto.
Así, al estudiar la prevalencia de la violencia de pareja en mujeres embarazadas
en Lima, Perú, Perales et al. (2009), encontraron que las mujeres con empleo
tenían más probabilidad de ser agredidas. Según los autores la violencia en las
culturas patriarcales se asocia con la independencia financiera de la mujer.

El presente estudio
Con el fin de conocer el perfil general de las mujeres maltratadas residentes en
Ciudad Juárez, México y su situación con respecto a los factores enumerados en
la sección anterior, se condujo un estudio donde se contactó a mujeres en
situación de abuso que acudieron a varias instituciones públicas y de la sociedad
civil de la ciudad para recibir apoyo. Para conocer las particularidades de la
condición de abuso, la información obtenida en dichas mujeres se comparó con la
recabada en mujeres que se encontraban libres de violencia y que fueron
abordadas en algunos centros comunitarios locales.
Se debe recalcar que los autores de este texto están conscientes que la falta de
representatividad y selección aleatoria de las participantes limita el alcance de las
conclusiones vertidas en estas páginas. Sin embargo, se espera que este estudio
sea replicado y que las reflexiones vertidas en estas páginas sean un aliciente
para seguir investigando sobre la violencia hacia la mujer en el hogar.

Participantes.
El muestreo empleado en este estudio fue por conveniencia, por lo que se buscó
la colaboración de mujeres con experiencia reciente de abuso y que solicitaban
315

�ayuda en instituciones manejadas por el gobierno estatal y por Asociaciones
Civiles, las cuales brindan servicios de apoyo a mujeres en situación de violencia
en Ciudad Juárez. Los requisitos que tenía que cumplir una mujer para ser
entrevistada fueron: a) ser mayor de edad; b) vivir o haber vivido durante el último
año con un hombre en matrimonio o unión de hecho; c) sufrir o haber sufrido
violencia por parte del varón durante el último año, y d) aceptar colaborar en la
investigación.
Como ya se apuntó, para saber si los perfiles encontrados son particulares a las
mujeres maltratadas se contactaron mujeres que se encontraban libres de abuso
por parte de su esposo o concubino. Esto se hizo en varios centros comunitarios
ubicados en la ciudad y los requisitos para participar en el estudio fueron los
mismos que los del grupo de mujeres maltratadas, con excepción de la
experiencia de maltrato. Para saber si una mujer era o no objeto de violencia, se
aplicó una escala que se describirá en la siguiente sección. Las mujeres con
puntajes bajos en esa escala eran consideradas libres de abuso. En total,
colaboraron 185 mujeres (rango de edad: 18-76 años), de las cuales, 117 sufrían o
habían sufrido recientemente maltratos por parte del varón con el que cohabitaban
y 68 estaban libres de violencia.

Materiales y procedimiento:
Los instrumentos empleados en esta investigación fueron dos:


En primer lugar, se creó un cuestionario donde se pregunta a la mujer datos
de orden general, tales como la edad, tiempo de unión, experiencia de
maltrato en la niñez, etc. Además de esto, se les cuestionó sobre las
características del hombre con quien habitaban, tales como su edad, empleo
y consumo de alcohol.



En segundo lugar, se empleó una escala que mide la frecuencia de violencia
de pareja durante el último año, la cual fue creada y validada en mujeres
mexicanas por Valdez-Santiago et al (2006) y consta de 19 reactivos con
316

�cuatro opciones de respuesta (nunca, alguna vez, varias veces y muchas
veces). Los tipos de violencia incluidos son la emocional (por ejemplo ¿le ha
insultado?), la física (ejemplo de reactivo: ¿le ha empujado a propósito?), la
violencia física severa (por ejemplo, ¿le ha quemado con cigarro o alguna
otra sustancia) y las agresiones sexuales (por ejemplo, ¿ha usado la fuerza
física para tener relaciones sexuales con usted?). El coeficiente Alfa obtenido
en esta investigación fue de .89.

En cuanto al procedimiento de aplicación, se siguieron una serie de lineamientos
para asegurar el bienestar de las mujeres que participaron en el estudio. De esta
forma, se capacitó a estudiantes mujeres próximas a egresar o recién egresadas
de la licenciatura en Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Ciudad Juárez.
Esta capacitación fue con respecto al abordaje de las mujeres, la aplicación de los
instrumentos y el manejo de situaciones en donde el estrés en las participantes se
desbordara. Como añadido, en este entrenamiento se informó e hizo conscientes
a las entrevistadoras de las manifestaciones y consecuencias de la violencia de
género.
RESULTADOS
En esta sección se describen y analizan los resultados del perfil de las
participantes del estudio, los cuáles se expondrán en tres apartados: a)
primeramente, se analizarán los resultados respecto a la experiencia de violencia
de las participantes; b) en seguida, se tratará el perfil de las mujeres maltratadas y
su diferencia con el de las mujeres sin maltrato; y c) se analizará el perfil de las
parejas masculinas de las participantes, tal y como ellas los describieron.
Para comparar la información de los dos grupos de mujeres se emplearon varias
pruebas estadísticas, según la naturaleza de los datos analizados. Así, se empleó
la prueba T de Student cuando se trataba de datos medidos en un nivel intervalar,
el estadístico U de Mann-Whitney en los casos donde los datos eran de nivel
317

�ordinal y la prueba Chi cuadrada en los datos de tipo nominal.
a) La experiencia de violencia.
Como ya fue mencionado, se empleó la escala desarrollada por Valdez-Santiago
et al (2006) para agrupar al total de mujeres participantes en una de las dos
condiciones de violencia (con maltrato y sin maltrato). De esta manera, del total de
participantes, 117 (63.2%) habían sido víctimas de abuso durante los últimos 12
meses, mientras que 68 (36.8%) se encontraban libres de agresiones.

En el universo de mujeres maltratadas se encontró que las cuatro expresiones de
violencia evaluadas estaban presentes en proporciones distintas. Como es posible
apreciar en la gráfica 1, en la totalidad de las 117 mujeres maltratadas estuvo
presente la violencia emocional; en tanto, la violencia física fue experimentada por
el 88% de dichas mujeres. Por su parte, la violencia física severa y sexual fue
reportada por el 60.6% y el 33.3% de las mujeres maltratadas, respectivamente.

Por supuesto, cada una de esas categorías de violencia muy rara vez se
manifestó sola; de hecho, únicamente el 5% de las participantes maltratadas
reportó experimentar maltratos de forma emocional, sin estar acompañados de
otras categorías de abusos. Así, el 39.3% de las mujeres presentó una
combinación de tres tipos de abusos, en su mayoría la violencia emocional, la
física y las agresiones sexuales. En tanto, el 31.6% sufrió dos tipos de violencia de
manera simultánea, principalmente la combinación de violencia emocional con
agresiones físicas. La vivencia de los cuatro tipos de abusos de forma concurrente
se encontró que casi la cuarta parte de las mujeres (23.9%) lo que hace a este
grupo particularmente vulnerable y necesitado de atención urgente.

Gráfica 1. Porcentaje de mujeres que han experimentado cada uno de los cuatro
tipos de violencia evaluados (n=117).
318

�100%
88%

60.60%

33.30%

Violencia emocional

Violencia física

Violencia física severa

Violencia sexual

Fuente: elaboración propia.

Además de lo anterior, se buscó conocer la experiencia de violencia en la infancia
los dos grupos de las participantes. Esa experiencia se exploró mediante dos
preguntas: una referente a la frecuencia en la que la participante había
presenciado en la infancia agresiones entre sus padres o cuidadores y otra que
hacía referencia a si en esa etapa de la vida había recibido agresiones verbales
y/o físicas por parte de sus padres.
Como se puede apreciar en la tabla 1, al aplicar la prueba estadística U de MannWhitney se encontró que la experiencia de violencia en la infancia, tanto en lo que
se refiere a presenciar malos tratos como a recibirlos, fue distinta en términos
estadísticos para los dos grupos de mujeres. En este sentido, 32.4% de las
mujeres maltratadas refirieron ser testigos de agresiones en la infancia “varias
veces” o “muchas veces”, mientras que 26.9% de las participantes libres de
abusos reportaron tal experiencia. En tanto, 26.5% de las participantes
maltratadas afirmó que en su infancia recibió agresiones por los padres con varias
o muchas veces, mientras que la misma afirmación fue hecha por el 19.1% de las
mujeres libres de violencia.
319

�Tabla 1
Experiencia de violencia en la infancia de las participantes
Mujeres maltratadas

Mujeres sin maltrato

(n=117)

(n=68)

f(%)

f(%)

Nunca

54(46.2)

41(61.2)

Rara vez

25(21.4)

8(11.9)

Varias veces

19(16.2)

13(19.4)

Muchas veces

19(16.2)

5(7.5)

Testigo de violencia en la infancia

U=

3311.5

p=

.02

Víctima de violencia familiar en la
infancia
Nunca

59(50.4)

43(63.2)

Rara vez

27(23.1)

12(17.6)

Varias veces

18(15.4)

7(10.3)

Muchas veces

13(11.1)

6(8.8)

U=

3457

p=

.04

Fuente: elaboración propia.
320

�Entonces, la idea según la cual la vivencia de violencia en la infancia tiene relación
con la experiencia de violencia de pareja en la vida adulta parece que encuentra
apoyo en la presente investigación. Esto habla de la importancia de implementar
estrategias integrales para la prevención y atención de la violencia, las cuales
deben considerar que la experiencia de violencia en los matrimonios y uniones
podría tener sus bases mucho tiempo antes de que éstos se formasen.
b) Perfil general de las participantes
Como se apuntó en la revisión de la literatura, las mujeres de edad joven tienen un
mayor riesgo de ser víctimas de la violencia de pareja. Por tanto, en el presente
trabajo se esperaría que el grupo de mujeres maltratadas tuviera más mujeres
jóvenes, lo que se traduciría en una edad promedio menor que en el grupo de las
mujeres no maltratadas. No obstante, al llevar a cabo la comparación entre los dos
grupos mediante la prueba T de Student no se detectó alguna diferencia
estadísticamente significativa. De esta manera, en ambos grupos de participantes
la edad promedio se ubicó alrededor de los 37 años (véase la tabla 2).

Tabla 2
Edad de las participantes
Mujeres maltratadas (n=117)

Mujeres sin maltrato (n=68)

Promedio

37.21

37.38

Desviación estándar

11.06

8.4

t=

.114

p=

.9

Fuente: elaboración propia.
321

�Una posible razón de esta tendencia, además de una similitud real en las edades
de ambos grupos de mujeres, pudiera estar en que muchas mujeres jóvenes que
experimentan violencia en sus matrimonios o uniones no se atreven a solicitar
ayuda a las instancias correspondientes.
Otra característica que se exploró fue la del nivel educativo, en virtud de su ya
citado papel protector de la violencia de género. A este respecto, se pudieron
entrevistar mujeres de todos los niveles educativos, desde aquellas que no fueron
a la escuela, hasta las que contaban con posgrado. No obstante, tanto en las
mujeres maltratadas como en las que se encontraban libres de abuso predominó
el nivel de secundaria, siendo una minoría las que obtuvieron la preparatoria y
grados superiores (véase la tabla 3). En estos últimos grados se ubicaron el 34.2%
de las mujeres maltratadas 34.2% y el 26.5% de las participantes libres de abuso.
Para detectar con más precisión la existencia de diferencias entre los dos grupos
de mujeres estudiadas se hizo una comparación de sus años de escolaridad
mediante la prueba T de Student para grupos independientes. Como se aprecia en
la tabla 3, los promedios entre ambos grupos fueron muy similares, situándose en
poco menos de 9 años, por lo que la prueba empleada no encontró diferencias
significativas. Esto es, ningún grupo tiene un mayor nivel educativo que el otro, por
lo que el papel protector de la educación en contra de la violencia no se encontró
en las muestras estudiadas.
Tabla 3
Escolaridad de las participantes (N= )
Mujeres maltratadas

Mujeres sin maltrato

(n=117)

(n=68)

f(%)

f(%)

32(27.4)

20(29.4)

Hasta primaria

322

�Secundaria

45(38.5)

30(44.1)

Preparatoria

25(21.4)

13(19.1)

Universidad y/o posgrado

15(12.8)

5(7.4)

8.76

8.33

Promedio de años de escolaridad
t=

-.746

p=

.46

Fuente: elaboración propia.

Aunado a lo anterior, se exploró la situación laboral de las entrevistadas. Como se
citó en un apartado anterior, Perales et al (2009) encontraron que en Lima, Perú,
las mujeres que trabajaban fuera del hogar tenían un mayor riesgo de ser
violentadas por el varón. En el presente estudio se encontró una tendencia similar.
De esta manera, una minoría de las mujeres libres de abuso contaban con un
empleo remunerado mientras que lo opuesto fue cierto para las mujeres
maltratadas, tal y como se aprecia en la tabla 4. Se destaca que la asociación
entre contar con un empleo y el recibir violencia fue estadísticamente significativa.

Tabla 4
Situación de empleo de las participantes (N= )

Hogar

Mujeres maltratadas

Mujeres sin maltrato

(n=117)

(n=68)

f(%)

f(%)

53(45.7)

49(72.1)

323

�Trabaja fuera del hogar

63(54.3)

19(27.9)

χ²=

12.07

p=

.001

Fuente: elaboración propia.

Además, se buscó saber cuál de los estados maritales predominaba en las
participantes y se encontró un predominio de mujeres casadas y en unión libre en
los dos grupos de participantes. Sin embargo, en las mujeres libres de violencia
estas condiciones maritales representaron casi nueve de cada diez participantes,
mientras que en el otro grupo fueron casi las dos terceras partes de las mujeres
(véase la tabla 5). En contraparte, el número de separadas y divorciadas fue más
del triple en el grupo de mujeres maltratadas que en el de las participantes libres
de abuso. Al aplicar la prueba estadística chi cuadrada se encontró una asociación
estadísticamente significativa.

Tabla 5
Estado civil de las participantes
Mujeres maltratadas

Mujeres sin maltrato

(n=117)

(n=68)

f(%)

f(%)

Casadas/unión libre

77(65.8)

60(89.6)

Separadas/divorciadas

40(34.2)

7(10.4)

χ²=

12.6

324

�p=

.00

Fuente: elaboración propia.

Para finalizar este apartado se debe decir que se compararon otras características
entre los dos grupos de participantes. Específicamente, se exploró si el grupo era
distinto al otro en términos del número de hijos, de varones con los que habían
vivido, tiempo de unión, lugar de nacimiento y tiempo de residencia en la ciudad
en caso de proceder de otra localidad. En ninguno de dichos contrastes se
encontró alguna diferencia estadísticamente significativa. En consecuencia, las
características evaluadas que hacen distinguen a una mujer agredida por el varón
de otra libre de abusos son el contar con un empleo remunerado y estar separada
o divorciada.

c) Perfil general de la pareja masculina.

Además de las características de las participantes, en el estudio reportado en
estas páginas también se indagó de manera breve sobre las características del
hombre con quienes las mujeres participantes cohabitaban. De manera específica,
se cuestionó a estas mujeres el nivel educativo de sus parejas, su edad y la
frecuencia de consumo de bebidas alcohólicas29. El propósito de estas preguntas
fue identificar en la muestra estudiada los factores que harían más proclive al
varón a agredir a su pareja femenina.
29

Cabe señalar que también se preguntó a las participantes sobre el empleo de sus parejas con el fin

de conocer si el desempleo también es un factor de riesgo para la violencia. Sin embargo, la totalidad de los
varones mencionados por las entrevistadas contaban con trabajo remunerado (y en ambos grupos los tipos
de empleos fueron similares), por lo que en no fue posible explorar esa idea.

325

�Con respecto a la edad, se encontró que, como cabría esperar, los varones
referidos como pareja fueron mayores que las mujeres en alrededor de dos años.
No obstante, al comparar la edad de las parejas de las mujeres abusadas con la
edad de los esposos o concubinos de las participantes libres de abusos no se
detectó alguna diferencia estadísticamente significativa (véase la tabla 6), por lo
que las parejas de las mujeres en ambas condiciones son de edades similares.

Tabla 6
Edad de las parejas masculinas de las participantes
Mujeres maltratadas

Mujeres sin maltrato (n=68)

(n=117)

f(%)

f(%)
Promedio

39.4

38.8

Desviación estándar

11.16

9

t=

-.35

p=

.73

Fuente: elaboración propia.

Además, una segunda variable explorada en esta sección es la referente a los
grados educativos alcanzados por el varón. Aquí, a diferencia de las mujeres, el
nivel escolar que alcanzó mayores menciones no fue el de la secundaria sino el de
la primaria. Tal y como se ilustra en la tabla 7, 35.9% de las parejas de las mujeres
maltratadas y 38.3% de las parejas del otro grupo de participantes tuvieron como
grado máximo la escuela primaria o menos. Otro dato que es de notar es que los
esposos o parejas de ambos grupos de mujeres alcanzaron en porcentajes
326

�ligeramente inferiores los niveles de universidad y posgrado. A pesar de esto, los
años promedio de escolaridad de los varones en los dos grupos de participantes
también son de alrededor de 8 años.

Tabla 7
Escolaridad de las parejas de las participantes (N= )
Mujeres maltratadas

Mujeres sin maltrato

(n=117)

(n=68)

f(%)

f(%)

Hasta primaria

42(35.9)

26(38.3)

Secundaria

35(29.9)

23(33.8)

Preparatoria

29(24.8)

15(22)

Universidad

11(9.5)

3(5.9)

8.6

8.2

Años promedio de escolaridad
t=

-.76

p=

.44

Fuente: elaboración propia.

Al igual que en el caso de las mujeres, con el fin de conocer de forma más precisa
las posibles diferencias entre la escolaridad de las parejas de los dos grupos de
mujeres estudiadas se compararon los años de escolaridad mediante la prueba T
de Student. Al igual que en el caso de las mujeres, esta comparación no arrojó
diferencias con significancia estadística.
327

�La tercera variable que se indagó en este apartado y en donde sí se detectaron
diferencias fue la relacionada con el consumo de alcohol por parte del cónyuge o
concubino. De tal forma, aproximadamente la cuarta parte de las mujeres
maltratadas mencionó que su pareja masculina bebía alcohol “varias veces por
semana”, mientras que del grupo de participantes libres de abusos, únicamente
2.9% mencionó tal frecuencia de consumo. Por el contrario, poco más de este
segundo grupo de mujeres (51.5%) refirió que su esposo o concubino nunca
consumía bebidas alcohólicas, lo que fue referido por el 25.2% del grupo de
mujeres agredidas (véase la tabla 8).
Entonces, mientras que las edades y grados de estudios de los esposos o parejas
de ambos grupos de mujeres son similares, se detectó que el consumo de alcohol
fue mayor para las parejas del grupo de mujeres en condición de abuso. Esto
corrobora lo expuesto en la revisión de la literatura y llama a reflexionar sobre la
necesidad, cuando sea factible, de trabajar de manera concomitante el consumo
de alcohol del varón en las intervenciones dirigidas a detener la violencia de
pareja.
Tabla 8
Consumo de alcohol en las parejas de las participantes (N= )
Mujeres maltratadas

Mujeres sin maltrato

(n=117)

(n=68)

f(%)

f(%)

Nunca

29(25.2)

35(51.5)

Una vez al mes o menos

29(25.2)

19(27.9)

Entre una y cuatro veces al mes

28(24.3)

12(17.6)

Varias veces por semana

29(25.2)

2(2.9)

328

�U=

2399

p=

.000

Fuente: elaboración propia.

DISCUSIÓN Y REFLEXIONES FINALES
Con respecto a la manera en que las participantes experimentan la violencia, cabe
destacar que la mayoría de las mismas viven varios tipos de maltratos de forma
simultánea, siendo la violencia emocional la que se encontró en todas las mujeres
en la condición de abuso. Además, se destaca que casi las dos terceras partes de
las participantes viven agresiones severas (tales como agresiones con arma
blanca o intentos de estrangulamiento) acompañadas con otras dos o tres formas
de abuso. Esto pudiera significar que las humillaciones, insultos y menosprecios
sirven para apuntalar las otras formas de violencia y que las mujeres acuden a
pedir ayuda a instancias formales cuando las agresiones se tornan más graves.
Relacionado con lo anterior, en las participantes estudiadas se corrobora el hecho
de que las experiencias de violencia en la infancia tienen una relación con las que
se viven en la vida adulta, toda vez que las participantes en la condición de
maltrato reportaron en mayor medida ser testigos y víctimas de maltrato en la
infancia. Entonces, se debe ser consciente que la violencia que se vive en los
matrimonios y uniones de hecho puede tener sus orígenes mucho tiempo antes
que la pareja se forme.
Lo anterior llama a que se eduque a la población en general a que aprenda a
detectar los primeros signos de la violencia y que busquen ayuda en caso de que
existan, antes que adquieran sus formas más agudas y extremas. Incluso, se hace
necesario que esa búsqueda de ayuda se lleve a cabo aún y cuando no se cuente

329

�con una pareja, en virtud de la influencia de las experiencias tempranas en la
aparición de agresiones en las uniones matrimoniales.
En cuanto al perfil general, en las mujeres maltratadas que colaboraron en el
estudio

estuvieron

sobrerrepresentadas

aquellas

que

tienen

un

trabajo

remunerado, las separadas y divorciadas y las que tienen como pareja a alguien
que bebe alcohol frecuentemente. En el primer caso, se podría interpretar que el
varón se siente amenazado cuando la mujer trabaja y tiene cierta independencia
económica, lo que le haría reaccionar violentamente para reducir esa amenaza.
En el segundo caso, existen las posibilidades de que la violencia fuera la causa de
la ruptura y de que el varón intente impedir la ruptura a través de la coacción
violenta. Se recomienda explorar estas interpretaciones en estudios futuros sobre
el tema. En el tema del consumo de alcohol en los varones, se hace un llamado a
considerar su tratamiento cuando exista la violencia en la pareja.
Entonces, una descripción general de una mujer que participó en este estudio es
la de alguien con una edad aproximada a los 37 años, con estudios de secundaria,
con una pareja dos años mayor que ella pero con el mismo nivel educativo. En el
caso de una mujer sujeta a abusos, a lo anterior se le añade el trabajar fuera del
hogar, estar separada o divorciada recientemente y tener como cónyuge o pareja
a alguien que consume alcohol frecuentemente. Asimismo, esta mujer sería
alguien quien ha presenciado y/o sido víctima de maltratos en el hogar durante la
infancia. En el tiempo presente dicha mujer estaría sujeta a varios tipos de abusos
de manera simultánea, aunque todas esas agresiones están acompañadas de
maltratos de tipo emocional.
Como ya fue señalado, se reconoce que las limitaciones de este trabajo están en
el carácter no aleatorio y no representativo de la muestra, aunado a su diseño
transversal, de ahí que se recomiende su réplica con otras participantes,
especialmente con aquellas que no han tenido la posibilidad de solicitar ayuda
para su situación de violencia. No obstante, a juicio de los autores de las
presentes páginas, las principales contribuciones de este trabajo son el revelar las
330

�características particulares de las mujeres en una situación de maltrato, las que
deben tomarse en cuenta al momento de implementar acciones que prevengan y
atiendan la violencia.
Por último, la experiencia de violencia en las familias, específicamente cuando la
misma se dirige hacia la mujer, es algo muy común en nuestra sociedad, por lo
que las intervenciones destinadas a prevenir y detener las agresiones, así como
las que tienen como objetivo asistir en la recuperación de las víctimas, deben
ampliar su alcance y efectividad, de tal manera que una convivencia pacífica y
basada en el respeto sea una realidad que se viva en el día a día en los
matrimonios y parejas. Para este fin, se hace necesaria la obtención de
información que ayude en la comprensión del fenómeno de la violencia y que sirva
de apoyo para las políticas e intervenciones sociales dirigidas a poner fin a la
violencia de género. El presente trabajo busca contribuir en esa dirección.

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335

�SIGNIFICADOS, MOTIVACIONES Y EXPERIENCIAS DE LOS JÓVENES DEL
ÁREA METROPOLITANA DE MONTERREY CON RESPECTO AL CONSUMO
DE ALCOHOL.

Juan Luis Herrera Díaz
Karen Aylin Salas Noguera
Ana Karen Monrreal Herrera
Joseph Abigail Esparza Guim
Alondra Paola García Acuña
Ana Soledad Vázquez Bautista
Kely Johana Hernández Coronado

RESUMEN

Objetivo: El objetivo de este trabajo es conocer los significados, motivaciones y
experiencia de los jóvenes menores de 30 años en el área metropolitana de
Monterrey, con respecto al consumo de alcohol.
Metodología: La metodología de esta investigación fue de corte cualitativo desde
la perspectiva fenomenológica. Se trabajó con nueve jóvenes (siete hombres y dos
mujeres), todos ellos de diferentes partes del área metropolitana de Monterrey, los
cuales presentan o presentaron problemas con el consumo de alcohol. Para
recolectar la información se utilizaron técnicas como entrevistas a profundidad,
análisis discursivo y observación (diario de campo).
Para el análisis de la información obtenida se utilizó la triangulación de datos,
mediante la utilidad de los datos obtenidos (a través de las técnicas para
recolección de datos antes mencionadas), en conjunción con la teoría investigada
y el análisis de texto utilizado para las entrevistas.
Resultados: La significancia que los jóvenes tienen con respecto al consumo de
alcohol en general resulta bastante multiconceptual. Descubrimos que algunos
jóvenes, buscan la libertad a la imposición del contexto sobre ellos, y el alcohol es
336

�una parte importante de su causa “liberadora” a manera de refuerzo inhibitorio y
social.
En esta sociedad insuficiente de tacto, verdaderas relaciones de fraternidad y
comprensión social, los jóvenes buscan desesperadamente romper con este
patrón de artificialidad, realizando tantos convivios y fiestas como puedan. Estos
jóvenes encuentran en el alcohol su arma de socialización ideal para dirigirse en el
mundo sin “presiones y coerción” que deciden vivir.

Palabras clave: Consumo de alcohol, Significado, motivación, experiencia,
convivencia, familia, contexto, libertad, socialización/significancia individual, fiesta.

Análisis

Situación Familiar
De entrada, tomando en cuenta la notoria importancia que la familia como primer
rubro social en la integración de los individuos funge en los procesos de la
internalización con respecto a los fenómenos sociales, enseguida, se muestra el
análisis a la situación familiar general de los sujetos estudiados.

La mayoría de los sujetos (más de siete), presentan alguna clase de área de
oportunidad familiar con respecto al modelo ejemplificado de una familia funcional.
Es decir, en estos casos se presenta la ausencia de alguno de los padres, falta de
comunicación entre los miembros de la familia, además, factores indirectos que
motivan o influyen al moldear la significancia de los sujetos con respecto al
fenómeno del abuso en el consumo del alcohol.

En sus familias falta algún miembro (no por muerte), esto genera un ambiente
enralecido, atenuándose cuando de la Madre se trata, pues como ya pudimos ver
en el pasado fragmento de entrevista, la ausencia de su Madre, hace sentir al

337

�sujeto que él y su Padre y hermano, están solos (hombres que deben hacerse
cargo completamente de las labores del hogar).

Entonces, la constante por el factor familiar se vuelve en uno de esos aspectos
que ya se tenían en mente, y a raíz de esta investigación, podemos constatar,
pues la mayoría de los sujetos estudiados ha tenido o tiene problemas familiares.

Entre algunos de los factores que pueden considerarse determinantes para que el
sujeto beba alcohol se encuentra en la influencia de la familia, si bien es cierto que
esta puede influir en un alto grado de probabilidad puede haber excepciones.

E: ¿Crees que hayan sido influencia para que tu tomaras?
E/h/21/S/NENT/G: Si como para todos, como para todos es influencia…este…
para mi influencia fue maaas verlos a ellos y ya el punto de decir oye pues
también mis hermanos

toman…también fue una excusa muy mala vd pero

también me influencio un poco e ya tenía eso de tomar, de mis hermanos toman
yo necesito tomar, eera algo normal para mi… verlos tomar y pss dije no porque
no.

E:¿Tu familia toma?
L/H/23/S/E y T/RSN/SN: Ee la mayor sí , bueno es que tomamos en cuestiones
nada más en , en fiestas ósea no es como que nada más quee estoy en mi casa y
compro cerveza y comienzo a tomar , no soy así , solamente no se , si hay un
evento o no sé si vas a un restaurante pues no sé, pidees una michelada o cosas
así, pero si no se si vas a un bar o a un antro pues si ya es como que consumes
un poco más , pero en general solamente mi hermanaa la mayor, si es la que la
que toma.

También es importante señalar que muchos de los jóvenes que beben alcohol en
abundancia lo hacen debido a la desaprobación que sus padres tienen hacia esto,
338

�siendo que los propios padres les están dando ese ejemplo (North y Orange,
1989).

Contexto Social-cultural y Ambiente
El contexto social al igual que el ambiente puede llegar a influir directamente en
los patrones de conducta con respecto al fenómeno estudiado, generando en los
individuos ciertas necesidades de origen social que los motivan a consumir alcohol
más repetido y abundantemente.

Específicamente, hablando sobre el fenómeno del consumo de alcohol, muchas
de las teorías que se han desarrollado apuntan hacia la veracidad de los
postulados teóricos que proponen tal influencia del contexto sociocultural.

Dentro de la red secundaria (inmersa en la sociedad), el individuo pasa gran parte
de su tiempo y por ende internaliza muchos de los aspectos presentes en el
contexto. Es decir, el papel de la sociedad sobre las decisiones y concepción que
el individuo adopta respecto a determinado fenómeno social, resulta en un factor
fundamental con respecto a la manera de actuar de los sujetos.

Tal es la coerción que la sociedad ejerce sobre el individuo que los jóvenes al
momento de convivir en algún grupo social que ingiere bebidas alcohólicas, se ven
literalmente obligados (así lo perciben) a imitar esa conducta. (North y Orange,
1989).

North y Orange (1989), también explican que la presión de los compañeros del
grupo social al cual los jóvenes pertenecen está vinculada al habito de beber, pues
los miembros en busca de aceptación serán participes de este fenómeno social,
con tal de “encajar en el grupo”.

339

�Existen también casos en que los jóvenes beben para tener cabida dentro de
ciertos grupos sociales, es decir, que en estos grupos beber alcohol es parte de
las reglas inconscientes para la aceptación de sus miembros. (North y Orange,
1989).

En la sociedad actual, cargada de multitudinarias responsabilidades para cada uno
de sus miembros, que van desde el estudio hasta el trabajo, a veces los jóvenes
se sienten en la necesidad de tomar “para arreglárselas”, es decir, con el fin de ser
capaces de sobrellevar las pesadas cargas que la sociedad impone sobre ellos.
(North y Orange, 1989).

Ahora bien, tomando en cuenta el nivel tecnológico y científico de esta sociedad,
en el que los medios de comunicación masiva han llegado a ser un aspecto
medular en la concepción de la realidad que los individuos tienen, no se puede
dejar de lado la influencia que la mercadotecnia sobre las bebidas alcohólicas
ejerce sobre los jóvenes, tal es así que terminan (muchos de ellos) siendo parte
del fenómeno del abuso en el consumo del alcohol. (North y Orange, 1989).

En adelante, algunas ejemplificaciones sobre la influencia y consecuencias del
contexto sobre el individuo; Estos datos, recabados de la información facilitada por
los sujetos de estudio.

E: ¿Por qué razón crees que la gente toma?
L/H/23/S/E y T/RSN/SN: La razón principal, bueno, por ejemplo en mi caso pues
yo lo veo por felicidad, pues ósea no es por una depresión o cosas así, sino, no sé
el habito se hace y pues tomas a y cosas así tomas, otra obviamente son las
amistades paraa entrar a un círculo social, a lo mejor no se la mayoría de las
personas, no sé, si tu no tomas las demás personas si, pos te van induciendo a
ese círculo social, entonces porque quieren ser aceptados a ese círculo social
entonces comienzas a, a ser como ellos tomar , quieres ser como ellos…
340

�1. Significados asociados al fenómeno de estudio.
Se han realizado muchas investigaciones buscando determinar las causas de este
fenómeno (el abuso en el consumo del alcohol), se han tomado en cuenta
aspectos importantes como la interrelación del individuo con la sociedad o la
coerción que el contexto ejerce sobre el mismo.

Sin embargo, nuestra labor fundamental es percibir o alcanzar a comprender (a la
medida de lo posible), la realidad que las personas inmersas en este fenómeno
tienen respecto a su cosmovisión.
Es decir, lo que más preocupa en esta investigación es comprender “¿qué es lo
que los jóvenes sienten respecto al alcohol?”, pues la respuesta a esto sería el
¿Por qué los jóvenes consumen tanto alcohol?

Según Guerra (1977), algunos jóvenes piensan que el beber no es en realidad
algo similar a otras cosas de la vida, que por lo tanto no se podría decir que se
trate de algo “bueno o malo”.

Debido a esta abstracción dada por la subjetividad, queda justificado el
comportamiento en el cual consumir alcohol no tiene consecuencias algunas, sino
que solo es parte del aquí y el ahora; “que importa el futuro”, la cosa es vivir.

Un muy interesante estudio realizado por North y Orange (1989), puso en
evidencia varias de las por él llamadas “falsedades y pretextos sobre la bebida”.
Presentes estas ideas sobre todo en jóvenes buscando elaborar pretextos y
complicados razonamientos para explicar su afición a beber.

Un significado muy común que los jóvenes dan al consumo excesivo de alcohol
(excesivo más por consecuencia), es que se vuelven más amistosos cuando están
ebrios. Existe una posibilidad que al menos indirectamente el alcohol aporte algo
para que tengan esa personalidad; sin embargo, afirmarlo sería olvidar que la
341

�mitad de los asesinatos están relacionados con el alcohol como un tercio de los
suicidios, por ende, entre mas ebrias se encuentren las personas más abundan en
todos los aspectos destructivos de la vida (North y Orange, 1989).

En vista de las consecuencias alarmantes que el fenómeno del abuso en el
consumo del alcohol produce (accidentes, muertes, riesgos de salud), resulta
fundamental conocer ¿Que piensan los jóvenes acerca de las estadísticas?, pues
surge la duda de “¿Por qué, a sabiendas de estos hechos siguen consumiendo
alcohol en la forma excesiva que actualmente se da?”.

Un primer acercamiento acerca de esto aportado por North y Orange (1989),
refiere que mucho de los jóvenes expresan que “toda esa publicidad sobre los
riesgos de beber y manejar un automóvil es exagerada”.

También, es importante recordar que la etapa de la juventud en general es
conocida por la ambigüedad en el pensamiento y la dominación emocional de las
sensaciones satisfactorias. Es decir, la juventud está llena de esas actitudes como
“vivir el presente sin atender el mañana”.

Es tal la distorsión entre la construcción de la realidad por parte de los jóvenes y lo
que las personas mayores entienden como realidad, que en ocasiones no se
alcanzan a comprender los razonamientos implícitos en ambos grupos de edad.
Pero sería un error juzgar a los jóvenes de “irracionales” pues llegar a estas
idealizaciones les llevó un razonamiento (a veces no tan profundo) pero que sin
embargo es “aceptable” para ellos.
Por otro lado, según North y Orange (1989), sobre los significados que los jóvenes
dan al fenómeno del consumo en exceso del alcohol, sería importante hacer
mención sobre el sentido de adultez que los jóvenes buscan encontrar en las
bebidas alcohólicas.

342

�Ejemplo de ello, es la admiración que algunos jóvenes presentan a sus amigos
que consumen más alcohol. Algo así como decir “Admiro a tal amigo porque se
puede tomar una botella entera de licor de un trago y luego seguir como si nada”;
aunque esto es imposible, pues quien tome esa cantidad de alcohol en esa forma,
pasadas unas horas caería muerto o iría a dar a un hospital, no hay madurez
alguna u “hombría” en beber en exceso.
Otro de los significados detectados es el de “sentirse alivianado” y ser capaz de
cambiar su personalidad; es decir moldearla con el alcohol a la manera que él
quiere o cree necesitar en cierto contexto social.
L/H/23/S/E Y T/RSN/SN: Pues fíjate que te sientes alivianado… para que salgas
de tu personalidad.

El significado literal que dan al fenómeno (específicamente a la sustancia), es
“libertad”, es decir “el alcohol es libertad para mí”. Pues resulta en una manera de
liberarse de las presiones sociales que le rodean.

Otro muy notorio significado es el de considerar el alcohol como algo especial,
que vale la pena defender e incluso “agredir” a otra persona por él. Esto, aunado a
lo expresado por el sujeto E/H/21/S/NENT/G.:

Es una cerveza muy rica, es muy pesada, pero muy rica, a mí se me hace muy
rica… esta persona empezó a agarrar cervezas de las que yo compre, que te digo
que eran especiales… yo fui y le dije en buen plan “¡¿Eh, tú agarraste cervezas de
las que eran especiales para mí?!”

Otro significado que vale la pena abordar, es el expresado por el sujeto WA/23
AÑOS/SOLTERO/ TRABAJA/ MONTERREY:

343

�Para sacar todo el estrés que traes, el alcohol te ayuda a liberarte

Existen infinidad de significados como personas hay, sin embargo en este
apartado, abordaremos algunos de los que más comúnmente se pueden encontrar
en el razonamiento de las personas que consumen alcohol.
Cosas como “que importa el mañana”, “entre más bebas más hombre eres”, “no
pasa nada”, entre muchos otros. Sin embargo adelante, se podrán encontrar los
significados comunes detectados a raíz de este estudio.

1.1 Significados positivos
En la mayoría de los casos, los significados que manejan las personas implicadas
en determinado fenómeno social son de origen positivo, en base a la numerosa
cantidad de estos, es que se creó el presente apartado, es importante detectar las
fuentes de atractivo que involucran a la juventud en el consumo excesivo de
alcohol.

El alcohol te relaja y te ayuda a tirar todos los problemas. WA/23 A/S/TY E/M.
Tomando en cuenta el anterior significado, es importante recordar que esta es una
idea muy común, que se puede escuchar en muchas partes de la sociedad. Esta
idea produce en el individuo la necesidad de consumir la mencionada sustancia.

1.2 significados negativos
Pareciese casi imposible encontrar alguna significancia negativa en quienes están
inmersos dentro del fenómeno. Por las consecuencias del abuso en el consumo
del alcohol son tan conocidas, explicadas y graves, que resultaría hasta cierto
punto contradictorio el ser parte del fenómeno a sabiendas de sus aspectos
contraproducentes.

344

�Hablando con el sujeto de estudio S1/B//19/S/CT/S/J/NL, se pudieron analizar en
su discurso gran cantidad de explicaciones sobre las consecuencias del consumo
en exceso del alcohol, pero la siguiente sentencia, define la negatividad
significativa de este sujeto de estudio.
“Por unas malditas cervezas anda pasando una tragedia”

1.3 Nivel de importancia del alcohol para el individuo.
Al ser parte de las costumbres de esparcimiento y socialización, el alcohol pasa a
ser un factor “importante” en la subjetividad del individuo. Es decir, el nivel en que
se relaciona el significado y la esencia natural del individuo, son lo que en
adelante se ha de expresar como nivel de importancia.

Este nivel es diferente en cada uno de los individuos, por eso resulta fundamental
detectar patrones de similitud entre el grado de relevancia que alcanza el alcohol
en los sujetos estudiados.
Seria “hablar a la ligera” el emitir un juicio o tratar de sobreponer ideas propias
sobre la subjetividad de los demás. En otras palabras, el objetivo de este rubro es
identificar el nivel de importancia que los individuos expresan, esto sin imponer
alguna clase de subjetivación por parte de quienes realizan este trabajo.

Este factor de jerarquización subjetiva es cambiante según el sujeto en el que se
presenta, sin embargo todos aquellos que son parte de un fenómeno social genera
en su pensamiento alguna clase de jerarquización respecto a las ideas que son
parte de aquella corriente que afecta a la sociedad.

Ejemplo de esto fue con el sujeto E/H/21/S/NENT/G tuvo una riña a causa de
ciertas bebidas alcohólicas:

345

�E/H/21/S/NENT/G: Casi no siempre salimos todos juntos ya sea que lleguemos a
salir juntos son como una cerveza especial para un momento especial.

Específicamente en el caso de este sujeto, él tiene una peculiar motivación
detonante que quizá esté presente en muchas otras personas; se trata de la
necesidad de alcanzar el nivel de estatus social al cual el aspira.

Sin embargo se considera a sí mismo una persona tímida e incapaz de lograr tal
osadía, pero el alcohol viene a ser una necesidad vital un (refuerzo) para alcanzar
el nivel social al cual el aspira, pero que por su personalidad no ha conseguido
alcanzar

2. Motivaciones respecto al fenómeno estudiado.
Las motivaciones para que el individuo forme parte del fenómeno social tratado,
son tan extensas como la complejidad misma de la naturaleza humana refiere. Por
lo tanto es importante atender a tantos factores como sea posible para poder
determinar de manera más concreta (ajena a subjetividades) cuales son las
verdaderas motivaciones causales de que este fenómeno tenga tal auge en
nuestra sociedad actual.

De acuerdo con Velasco (2000) algunas de las motivaciones que los jóvenes
tienen para ingerir alcohol es la idea estereotípica de que esta sustancia es señal
o símbolo de madurez. Debido a esto tienden a imitar los patrones de consumo
que los adultos tienen, buscando alcanzar esa madurez.

Otra motivación fundamental abordada por Velasco (2000), es el anhelo y deseo
de sentirse aceptados en un grupo; así como también la creencia de que el alcohol
ayuda y favorece en las interacciones y relaciones sociales.

346

�Llegados a este punto es importante analizar el factor de coerción que la sociedad
ejerce sobre el individuo, pues genera gran presión sobre este. Imposición que
resulta excesiva y frustrante.

Acerca de esto, es fundamental expresar que al sentirse controlados o
manipulados por las reglas y normas impuestas por la sociedad, los individuos se
revelan mediante conductas que socialmente no son aceptables; y de aquí se
derivan conflictos entre cultura y sociedad. Esto orilla al individuo a buscar
alternativas para liberarse de esa presión, convirtiéndose el consumo de alcohol
en la “alternativa” más común. (Velasco, 2000).

Muchas de las situaciones o circunstancias que generan motivaciones para que
las personas consuman alcohol en exceso están directamente relacionadas con
individuos que son muy influyentes sobre ellos, ejemplo de esto es la familia,
grupo de pares y los amigos. (Velasco, 2000).

Aquí es importante recalcar la importancia que adquieren los significados que el
individuo concibe dentro de su razonamiento con respecto al alcohol; pues esas
significancias pueden llegar a convertirse en motivaciones para incidir en el
fenómeno.

Según North y Orange (1989), la gente ingiere alcohol porque está contenta,
festiva, deprimida,

nostálgica, irritada, culpable, entre casi cualquier factor

emocional. Por esto, la complejidad del fenómeno.

Son demasiadas las motivaciones que existen en la sociedad con respecto a este
fenómeno que en los últimos años ha cobrado tanta fuerza. Los trágicos números
y estadísticas denotan exacerbada participación de los sujetos para constituir tales
cifras.

347

�Es muy común encontrar entre las motivaciones mas frecuentes las de origen
impositivo. Es decir aquellas que la sociedad impone sobre los individuos, estas
motivaciones se convierten más bien en presiones que en repetidas ocasiones el
individuo piensa en sobreponerse a la adversidad encontrando “valor” en la
cerveza.

Otra motivación de corte común es el ambiente donde determinado este
predispone la mentalidad subjetiva del individuo hacia el consumo excesivo y cada
vez más repetitivo de la droga en cuestión (alcohol).

2.1 Motivaciones de origen auto- benéfico
Estas motivaciones son aquellas que surgen en el interior del individuo en busca
de solventar alguna necesidad o deseo intrínseco en el laberinto de su
razonamiento. Esto para determinar qué es lo que realmente busca el sujeto.
Estas motivaciones, son las que fundamentalmente refuerzan la conducta de
consumir alcohol. En adelante se hará referencia a tales motivaciones adyacentes
a los diversos factores de la complejidad subjetiva humana.
A estas motivaciones bien se les podría atribuir el nombre de “motivaciones
superficiales” pues su naturaleza y ejecución no están tan estrechamente
vinculadas de quienes la tienen; si no que son más bien consecuencias de los
impulsos que el individuo experimenta al buscar satisfacerlos a la brevedad
posible.

En la investigación realizada, la motivación superficial más común entre los
sujetos de estudio no es otra que el simple deseo de placer. No se debe pasar por
alto que el alcohol es una droga y por esa razón es que produce esta clase de
efectos en estas personas pero también coadyugan en la aparición de la adicción.

348

�Muchas otras personas buscan consumir alcohol por que existe la idea de que
esta sustancia genera alegría y euforia constante en quienes la consumen. Esto
es un error o bien una omisión de información, pues está comprobado que lejos de
ser esa “droga” tranquilizante y “gozosa”, es un depresivo.

2.2 Motivaciones detonantes
¿Cuáles son las motivaciones que detonan en la ingesta de alcohol?, este
apartado busca realizar un análisis sobre estas motivaciones principales, en busca
de comprender de mejor manera la subjetividad de los individuos estudiados.
En esta sociedad aparentemente “alcoholizada” donde pareciera que las fiestas y
reuniones requieren de alcohol para tener éxito y ser joviales. A tal grado que una
fiesta donde no hay alcohol, resulta “aburrida”. (Guerra, 1977).
Este aspecto de nuestra sociedad actual, presenta al alcohol como una “necesidad
de convivencia”. Esto se hace claramente evidente en el primer pensamiento que
cruza por la mayoría de muchos y no tarda en hacerse audible “¿Quién pone la
cerveza?”, o “¿Va a haber cerveza?”, sentencias más populares entre los jóvenes.

Dicho de esta manera, el grado de necesidad para la festividad que
contemporáneamente ha adquirido el alcohol, se convierte en una trascendental y
detonante motivación para el consumo de alcohol.

Ahora bien, entre las motivaciones más poderosas, aparece la coerción del grupo
sobre el individuo, donde el consumir alcohol “es regla” para estar en la “misma
onda” y para no parecer un “antisocial” en la fiesta.

Sobre esto, el alcohol es indispensable en casi todos los grupos sociales en la
República Mexicana, en cada nivel económico, en todas las regiones del país;
gran parte de la vida social gira en torno al alcohol. Por ejemplo en bautismos,
349

�bodas, quinceañeras, confirmaciones, fiestas, graduaciones, ente muchos otros
festejos. (Guerra, 1977).

Aquí surge el alcohol como un arma de socialización, la cual muchos usan para
intentar socializar en una “sociedad alcoholizada”. Los lazos más sinceros de
afecto y comprensión, son reemplazados por amistades de copas, esa es la
realidad de convivencia en fiestas que esta sociedad tiene.

Tras los datos obtenidos durante la primera parte de esta investigación
(recolección de información), ha sido constante la subjetivacion de los individuos
respecto al concepto de socialización; más adelante será desarrollado y analizado
este concepto.

Por otro lado, también se puede mencionar como una motivación detonadora el
concepto que muchos tienen sobre el factor “sanador de penas” que tiene el
alcohol. Respecto al cual, algunos individuos tratan de olvidar aquello que los hace
sufrir, ingiriendo esta sustancia hasta (como popularmente se expresa) “Ahogar
sus penas en alcohol”. (Guerra, 1977).

Parecería anticuada para los jóvenes esta idea, sin embargo, más adelante,
plasmaremos las impresiones acerca de esto que el grupo estudiado presentan y
sobre todo que han experimentado en su vida.
La “frustración” aparece como una poderosa motivación para consumir alcohol.
Los jóvenes de hoy, son personas e verdad ocupadas, algunos de ellos estudian y
trabajan, generando esto por sí mismo un gran estrés.
Específicamente sobre los jóvenes que estudian, por ejemplo, llegado el momento
de los trabajos finales, experimentan una gran presión, la cual es aún mayor si
tiene algún trabajo en el cual carguen con otra gran responsabilidad (de sentido
laboral).

350

�El “maniobrar” para poder ajustar su tiempo y energías con el fin de poder
sobrellevar estas presiones (académicas y laborales), los pone en una situación
en verdad estresante, y por siguiente, en un estado de frustración.

Guerra (1977) también habló sobre los efectos del estrés como motivación
poderosa para consumir alcohol; Los tantos problemas que atacan a la mente de
las personas y les causan gran angustia, son una motivación detonante para el
fenómeno estudiado, pues buscando superar este sentimiento, los jóvenes
recurren a un sentir más placentero y tranquilo, el cual buscan en el alcohol.

A raíz de la situación económica actual en el país (México), es cada vez más
común que los jóvenes se vean en la necesidad de trabajar. Muchas veces,
comparten su trabajo con personas mayores a ellos (adultos), para los cuales el
consumo del alcohol es algo habitual.

Esta diferencia tan marcada de edades, predispone la influencia experiencial de
los mayores sobre los menores. Es decir, en el mundo de los adultos es común y
legal el consumo del alcohol, por ello, no es de sorprenderse que al estar tan
relacionados con estas tendencias conductuales, busquen involucrar a los jóvenes
en su mundo ejerciendo presión sobre ellos.
Teorizando, “los jóvenes al sentir esta presión, se ven orillados a ingerir alcohol
con el propósito motivacional de ser “tal cual” sus compañeros de trabajo”. Esto,
olvidando las grandes ventajas de la edad en la que viven.

Ahora,

cuando

en

esta

investigación,

se

le

cuestionó

al

sujeto

1

(S1/B/19/S/CT/S/J/NL) sobre la razón por la cual empezó a tomar, este respondió
que cuando tenía la edad de 17 años y empezó a trabajar, al compartir hábitos
de convivencia con sus compañeros de trabajo (mayores a él), durante cierta

351

�estada en un restaurant-bar, viendo un partido de futbol, sus compañeros de
trabajo lo incitaron para que consumiera alcohol.
S1B19SCTSJNL: Neh, me dijeron “¡Nembre sobres, tómale mijo!” y que no sé qué
y pos ya… “¡Bueno, pos dame!” y ya… me tomé ese día como unas tres medias
nomas.

Haciéndose notorio lo mencionado con anterioridad, que después sería reafirmado
cuando se le peguntó sobre el origen de esa idea de consumir alcohol y quien se
la había inculcado. El individuo expresó lo siguiente:
S1B19SCTSJNL: ¡Sii!, mis amigos de ahí mismo del trabajo.

El joven anteriormente no había consumido alcohol, pero fue a raíz de la coerción
de los mayores (motivación detonante), que terminó consumiéndolo. Quedando
reafirmado el colocar a la diferencia de edad en el área laboral como una causa
motivacional para el consumo del alcohol.
También proponemos que “Esa búsqueda de dar el paso desde la niñez hasta la
adultez es una poderosa motivación detonante para que los jóvenes consuman
alcohol”. Olvidando que entre ambas etapas de la vida, existe otra llamada
juventud.

Al preguntarle al sujeto 1 (S1B19SCTSJNL)

la razón por la cual los jóvenes

toman, hizo referencia a su propia cosmovisión cuando estaba peligrosamente
adentrado en el hábito mencionado:
S1B19SCTSJNL: Porque como te decía, ósea, “ya se creen grandes” y ya, nomas
porque terminaron la Secundaria o, porque ya trabajan y tienen dinero y no… a
veces a tus dieciséis años, ganar, mil quinientos, no sabes qué hacer con mil
quinientos… hay algunas veces que “Si compra cerveza”, “Compra cigarros”,
352

�ósea, se creen, se quieren comer el mundo en un ratito… yo creo que, si ósea, pa
sentirse grandes…

E: ¿Eso te pasó a ti también?
S1B19SCTSJNL: Si, ósea, yo porque empecé a trabajar pos ya se me hacia
fácil…

Demostrando lo anterior expresado, la estrecha relación entre la coerción por
parte de los compañeros de trabajo, la búsqueda de adultez y el mismo hecho de
trabajar, desembocando en el consumo de alcohol por parte de los jóvenes.

Por otro lado, también pudimos detectar como otra motivación preponderante, es a
saber, el anhelo profundo de “libertad” que los individuos dentro de un contexto
rígido e inflexible desarrollan.

Para comprobar esta teoría, cabe recordar por el individuo S2/N/19/S/E/TS/A/NL,
cuando se le cuestionó si de alguna manera él buscaba libertad.
S2/N/19/S/E/TS/A/NL: Aja, así es [asintiendo], sí, yo creo que si… pero, ósea… si
carnal, si ósea, ¡busco esa libertad!, y esta chido porque… ose, es como que, tu
eres dueño de tu propia vida, tu sabes lo que haces…

El sujeto vivió 19 años de su vida en un ambiente un tanto contradictorio, de
pequeño, su madre le daba a beber alcohol. Así que desde temprana edad ya
estaba estrechamente relacionado con el fenómeno.

La situación cambio cuando sus padres pasaron a formar parte de un grupo
religioso, radicalmente cambiaron sus hábitos con la ingesta de alcohol y
exhortaron a su hijo para seguir sus pasos.

353

�El ambiente donde ha vivido siempre ha sido bastante controlado, incluso en la
religión a la cual pertenece. Tal fue la presión sobre el sujeto en cuestión que
llego el punto en el que explotó
Entonces, ese deseo intenso por “libertad”, fue creciendo en su interior, cuando se
desato, el sujeto se tiro a la bebida, y los placeres de este mundo, aunque dice
que se alejara de estas conductas dentro de un año.

Pero, en vista de lo antes abordado, queda en evidencia la búsqueda por la
libertad, la cual la coerción social le había negado. Todo esto expresado dentro del
marco subjetivo del individuo en cuestión.

Ahora ha llegado el turno de abordar uno de los temas y aspectos más versátiles e
investigados que se han tratado acerca del fenómeno social del consumo de
alcohol. Es decir que este factor motivacional ha sido ampliarte estudiado con
antelación.

Estamos hablando de la socialización, la cual es una necesidad intrínseca de la
personalidad individual-social que tienen las personas. En vista de esto no es de
sorprenderse que el buscar socializar sea un aspecto urgente en muchos
individuos.

Sin embargo a raíz de las costumbres contemporáneas en las festividades, en la
vida cotidiana y en la conceptualización de la realidad se a maximizado los efectos
efímeros del alcohol a tal grado que se piensa que esta fundido con la naturaleza
misma de la socialización y por ende en la sociedad.

354

�Acerca de esto, el sujeto E/H/21/S/NENT/G refirió lo siguiente:
E/H/21/S/NENT/G: Ese es mi sentido convivir como esa es mi razón de tomar
convivir te repito como es por cada fiesta que yo lo hago para socializar para estar
con gente, para estar en ambiente.

Considerando el discurso antes mencionado, podemos darnos cuenta de varias
cosas el individuo maneja tres de las palabras fundamentales al momento de
hablar sobre el fenómeno social del alcoholismo. Son estos tres principales focos
de atención con respecto a la incidencia con la que las personas consumen
alcohol.
Tanto la convivencia como el ambiente forman parte convergente en el proceso de
la socialización. Por lo tanto engloba entre ellos tres la mayor parte de los
significados y motivaciones que los sujetos tienen para consumir alcohol.

Ejemplo de esto, el también podemos situar el siguiente caso:
G/H/20/S/EU/SM/G: Hay veces dices no si traigo ganas de unas cerveza si
tomármelas más tu unas cervezas con unos amigos, entonces al estar alrededor al
estar junto con sus amigos, al tomar todas esas cervezas te sientes muy relajado
pero no es el todo por la cerveza sino por estar con tus amigos platicando ¿Cómo
les fue? cosas que te han pasado como anécdotas o simplemente ver cómo han
estado y estar tomándote una cerveza te sientes muy relajado te sientes muy
tranquilo.
Podemos referir en este punto que la socialización (en esta sociedad actual) es
una de las más comunes y transcendentes motivaciones que el individuo puede
tener con respecto al fenómeno.

En un ambiente controlado cuando el individuo percibe alegría en el lugar, se
siente motivado en gran manera a compartir esa sensación con todo el mundo
ejemplo de ello lo expresado por el sujeto L/H/23/S/E/Y T/RSN/SN.

355

�L/H/23/S/E/Y T/RSN/SN: Alegría… la mayoría de la gente a veces se deprime y a
veces no depende de cómo es el estado de cada persona si ya mayoría de las
personas que están sentadas se toman dos y sin ningún motivo algo así pues se
deprimen porque su sistema su mentalidad pues no se estas pensando cosas y te
deprimes pero en mi por lo general siempre tomo en bares o lugares donde hay
ambiente alegre pues ¡me alegra!, … en lo personal es lo que siento más.

3. Experiencias relacionadas al consumo del alcohol
Existen gran cantidad de experiencias en torno al consumo del alcohol, cosas que
ocurren todos los días. Las hay reflexivas y de aprendizaje, así como se presentan
otras más bien informales o locas (en palabras de los jóvenes), pero todas ellas
pasan a ser parte del acervo inmediato del individuo.

De entrada, se debe hacer mención a los factores experienciales físicos que
existen por la naturaleza química del alcohol. Es decir, ¿Qué es lo experimentan
los jóvenes en su cuerpo al consumir alcohol?

Debido a la velocidad con que el alcohol entra al flujo sanguíneo y ejerce efecto
sobre el cerebro, produce en el individuo alegría y embriaguez. Esto queda
determinado en relación a la velocidad con que se ingiere, el peso corporal, entre
otros aspectos. (North y Orange, 1989).

Según Guerra, (1977), el alcohol también afecta el sistema nervioso cerebroespinal, ejerciendo acción depresiva e inhibición de los reflejos congénitos,
condicionados y adquiridos; al principio hay euforia y el sentimiento de facultades
superiores (se siente más poderoso).

Por la inhibición de los reflejos condicionado, se pierden la autocrítica, educación y
vergüenza; por eso el deseo de autoexpresión al no poder controlar las

356

�emociones, además de alteración en los reflejos que exigen destreza. (Guerra,
1977).

Ahora, debido a los efectos antes mencionados, quienes beben se sienten en una
zona de confort donde “no es necesario preocuparse”, pues el placer del momento
(corto tiempo), les proporciona eso que buscan, es a saber, placer.

Con la repetición y aumento en su consumo de alcohol, los individuos desarrollan
cierta tolerancia a esta sustancia, esto los hace creer que han “aprendido a tomar”
y consumen aún más alcohol pensando que lo “tienen controlado”. (Velasco,
2000).
Al considerarse “conocedores” sobre el alcohol, empiezan a combinar bebidas en
busca de algo más fuerte. Así que se hacen de la costumbre de mezclar
sustancias alcohólicas, para demostrar sus conocimientos.

Pero dichas bebidas adicionales aparentemente inofensivas se exponen al
consumo de alcohol, por ello, ciertas personas a lo largo de sus vidas tendrán que
enfrentar una existencia entera con peligros relacionados a enfermedades.
(Edwards, 2004).

3.1 Patrón experiencial de similitud
En este apartado se analizaran las similitudes entre los patrones de información
sobre experiencias que los jóvenes refieren. El propósito es buscar alguna
variable, que tenga rasgos simultáneos o característicos de similitud.

Existen muchas similitudes entre las historias que los jóvenes cuentan sobre el
alcohol, de hecho, factores como los efectos físicos del alcohol sobre el cuerpo o
las alteraciones de la personalidad son bastante comunes, sin embargo más

357

�adelante serán analizados a profundidad, relacionándolos con la información
obtenida.

Esto, a razón de buscar establecer una visión más global sobre el acervo
experiencial social que el sujeto tiene y su marco de reflexión internalizado en
relación con todas las experiencias que en alguna forma tiene que ver con él.

En base a las experiencias que ha tenido el sujeto E/H/21/S/NENT/G aprendió que
mezclar licores con cerveza empeora el estado de salud en el que se encuentra.

E/H/21/S/NENT/G: Como te digo hay muchas cosas que no puedes mezclar hay
un… hay un licor que se llama don Pedro y un error muy grande es combinar don
Pedro con cerveza se cruz… como, como le dicen muchas veces te cruzas con el
alcohol.
Hay un momento en el que cuando estas demasiado ebrio y cuando mezclas
muchas cosas, vomitas más si te repito si es un licor fuerte con cerveza.

E/H/21/S/NENT/G: En mi caso fue así que bebía demasiado y se me ocurrió
bueno, hice hielishot ¿no sé si lo conozcas? Son de que gelatinas con tequila
entonces ya de que hice eso y pues compre demasiada cerveza, cerveza bebidas
y lo combine, entonces eso es malo combinar de que cerveza con tequila, vodka y
lo que recuerdo es que comencé a tomar de todo y para, digamos que las doce o
una de la mañana ¡ ya! ¡Te lo juro que no me acorde de nada!

Otro sujeto comenta que no se deben mezclar diferentes tipos de bebidas
G/H/20/S/EU/SM/G: Otras malas experiencias también es lo que se llama cruce de
de cuando te cruzas cruce de bebidas, cuando tu estas tomando una cierta bebida
y tomas otro tipo de bebida eh se te sube más rápido te emborrachas más rápido.
Yo estaba tomando vodka y luego empecé a tomar cerveza pues se me subió muy
rápido se me subió mucho la borrachera.
358

�Por otro lado, ¿Qué es bueno y que malo en la percepción del mundo que los
individuos estudiados tienen? Esta categoría surge como una efectiva estrategia
de análisis estructural en busca de comprender a mayor profundidad las
implicaciones subjetivas de esta internalización y sobre todo, la expresión o
adaptabilidad significativa de los sujetos de estudio.

G/H/20/S/EU/SM/G: Son buenas experiencias que tengo, que he pasado con mi
familia, he pasado con gente importante con directivos, que vamos a lugares a
algunos restaurantes elegantes a comer y lo acompañamos con vinos, con
bebidas.
Por otro lado, otro sujeto refiere una experiencia de cierto accidente vial que vivio:
G/H/20/S/EU/SM/G: El chavo ni cuenta se dio, el chavo ni cuenta se dio ósea
siguió como si nada siguió ahí en zigzag siguió bien recio ni cuenta se dio que me
haya clavado y que me haya hecho chocar, entonces ahí es cuando alguien ajeno
a mí que anda bien tomado he afecto, esa es una mala experiencia que tuve eh
que también se relaciona con el alcohol.

3.2 Experiencias determinantes para la realidad del sujeto
Es momento de mencionar aquellas experiencias que no solo le sucedieron al
sujeto o marcaron su vida, sino que además generaron en él un punto de reflexión
(el cual será tratado más adelante), el cual le hizo reflexionar posteriormente.

Por ejemplo, un anuncio de Televisión, alguna frase de un ser querido, un consejo,
algo que haya visto, aquello que le sucedió a su amigo y cambio su perspectiva
sobre el alcohol, entre otras muchas posibilidades.

Llegados a este punto, es importante decir que pese a que el propósito vitalicio de
todo

este

esfuerzo

inductivo

investigativo

es

conocer

los

significados,

motivaciones y experiencias de los jóvenes en el área metropolitana de Monterrey,
359

�al tratarse (estos tres aspectos) de abstracciones demasiado profundas,
admitimos que no se puede categorizar o abarcar con este trabajo a todos los
jóvenes del área metropolitana de Monterrey; pero si nos da una visón
exponencialmente más alta que el solo conocer los números (estadísticas).

3.2.1 Primera experiencia
Esta primera experiencia se suscitó de manera aislada y en diferentes ambientes y
contextos de cada uno de los sujetos estudiados. Sin embargo existe una
constante la cual es más bien cierta entre el factor de comunidad que los orilló a
empezar (muchos de ellos a temprana edad) a consumir alcohol.
Factores que van desde lo emocional hasta otros más complejos como la coerción
social, el individuo se ve inmerso en una primera experiencia bastante cargada de
simbolismos y significancias que van a acompañar al individuo durante toda su
vida.

Uno de los sujetos (S1BS19SCTSJNL) refirió que su primera experiencia estuvo
ampliamente relacionada con el factor de coerción que el grupo ejerce sobre el
individuo; es decir que su primera experiencia estuvo determinada por la
existencia de sus compañeros mayores de trabajo para que el empezara a
consumir alcohol.
S1BS19SCTSJNL: Ne, me dijeron “¡nombre sobres tómale mijo!” y que no se qué
y pos ya… bueno.

En la anterior expresión se puede detectar la intensa coerción que el grupo ejerce
de manera consciente o aparentemente voluntaria sobre las demás personas.
Tendencia muy marcada entre distintos grupos de edad donde el grupo de mayor
edad es el que ejerce la coerción entre los de menor edad.

360

�En

este

mismo

orden

de

ideas,

el

sujeto

de

estudio

WA/23años/soltero/trabajayestudia/monterrey, realizó la siguiente sentencia:

WA/23años/soltero/trabajayestudia/monterrey: Te influye mucho con las personas
con las que estas con las personas con las que andas y pos en mi casa hubo
personas que me ofrecieron, y pos yo empecé a tomar y pos te empieza a
gustar…

4. Experiencias de reflexión
Como también se mencionó anteriormente, en este punto se desarrollaran y
analizaran aquellas experiencias que resultaron en la reflexión del sujeto respecto
al fenómeno; incluidos en este apartado los factores de subjetividad.
Juicios de valor, madurez, tragedias, momentos incómodos, puntos cruciales,
experiencias cargadas de muchas significancias por la internalización y
“objetivación” presentes en la realidad del sujeto.

Actualmente, ¿Qué opina el individuo sobre el consumo en exceso del alcohol?,
¿Por qué?, ¿Para qué? Preguntas a desarrollar, analizar y tratar de responder en
este apartado. Esto, con el fin de conocer más a fondo sobre el análisis reflexivo.
Esta reflexión, aparece en el estudio, debido a que en la mayoría de los sujetos
estudiados,

llegó

un

momento

de

reflexión,

donde

ciertas

conductas

autodestructivas fueron cambiando o aminorándose paulatinamente.

Por otro lado, también se presentaron casos en los cuáles esa reflexión, la cual los
llevó a adoptar conductas aún más arriesgadas a las que anteriormente
practicaban. Siendo esta contradicción subjetiva de significados otro de nuestros
aspectos de interés al realizar la presente investigación.

361

�Por otro lado, el sujeto S1/B/19/S/CT/S/J/NL, al experimentar un accidente casi
fatal, el individuo objetivo sus pensamientos con respeto al alcohol, pues el
siniestro fue causado por alguien alcoholizado.

Cuando se le cuestionó sobre cuál fue su primera reflexión tras el incidente, el
joven expresó:
S1/B/19/S/CT/S/J/NL: Me dio coraje con esa persona…. Sí, pero luego llegamos
aquí y me puse a reflexionar, ¿si esa persona hubiera sido yo?…
Luego añadió: Esa experiencia si influye definitivamente en lo que uno…. Decide
hacer con su vida.

También, el sujeto L/H/23/S/EYT/RSN/SN experimentó cierto momento de
reflexión con una experiencia que le sucedió hace como un año, la cual será
plasmada a continuación:
Orita si acaso dos o tres cervezas porque traigo el carro no vayas a chocar o
cosas así y aparte porque mis mejores amigos pos ya nadie toma… le bajamos un
poco pues si tú eres el único borracho y ellos tus amigos ja [sonríe]…

En la anterior experiencia podemos notar que el individuo reciente el cambio que
se dio en su grupo cercano de amistad pues a sus amigos no seguir tomando
junto a él se ve desprovisto de necesidades mas fuertes para consumir alcohol por
lo tanto pasa a ser algo trivial pues lo que verdaderamente le ocupaba era la
convivencia y la socialización con su grupo cercano y estimado de amigos.

Es obvio pensar que quizás algún individuo pudiera mentir pero sin embargo la
conceptualización y el análisis al que se puede llegar a raíz de esta experiencia.
Pues deja entre ver otro patrón antes no observado.
El compañerismo que se da en esta clase de grupos de amigos, donde todos ven
por todos y buscan el interés colectivo de grupo por encima del propio. Actitudes

362

�muy nobles que sin embargo son encausadas hacia uno de los fenómenos más
amargos que existen.

CONCLUSIONES

La significancia que los jóvenes tienen con respecto al consumo de alcohol en
general resulta bastante multiconceptual. Haciendo un balance entre la idea que
teníamos respecto a los posibles significados que los jóvenes tenían con respecto
al fenómeno estudiado y la información obtenida, se puede decir que la teoría
existente tiene un alto nivel de asertividad.
Por otro lado, el significado de “libertad” atribuido al alcohol por parte de los
jóvenes, es algo que resulta trascendental en su subjetividad. Libertad, una
palabra bastante anhelada por el ser humano, quien desde siempre ha buscado
este aspecto que actualmente es considerado dentro de derechos humanos
universales.

Se descubrió que algunos jóvenes, buscan la libertad a la imposición del contexto
sobre ellos y el alcohol los aborda su causa “liberadora” a manera de refuerzo
inhibitorio y social. Algunos beben alcohol para mostrar su inconformidad con el
sistema religioso al que pertenecen (por tradición familiar), otros para “liberarse”
de la soledad que el abandono paternal provoca.

Históricamente, pareciese que para conseguir libertad, es necesaria la rebelión, en
contra de quien este imponiendo la tiranía (en cualquiera de sus formas). Estos
jóvenes encuentran en el alcohol su arma de socialización ideal para dirigirse en el
mundo sin presiones y coerción que deciden vivir.

Y la sociedad se pregunta, ¿Por qué consumen alcohol en exceso los jóvenes?,
bueno, algunos de ellos lo hacen para demostrar su desaprobación al sistema
363

�establecido, a la presión social, a las calamidades que el mundo de los adultos
genera en este mundo cada vez más sistematizado y artificial.
Habrá quien diga “Solo es una excusa para seguir tomando”, “los jóvenes no
piensan siquiera en cosas como esas, solo toman porque quieren”. Como
sociedad, tenemos la responsabilidad de comprender que, se una cosa u otra,
muchos jóvenes están tomando para sentir esa “libertad”, que para ellos es muy
seria.
En esta mundo carente de tacto, de verdaderas relaciones de fraternidad y
comprensión social. Los jóvenes buscan desesperadamente romper con este
patrón de artificialidad, realizando tantos convivios y fiestas puedan.

Sé que parece algo apresurado decir esto, pero en nuestra investigación, una de
las más poderosas motivaciones para el consumo de alcohol, es la búsqueda de
convivencia. Grupos de jóvenes ingiriendo bebidas alcohólicas, mientras se cuidan
unos a otros, mientras quieren estar felices con sus amigos.
Así lo ven muchos de los jóvenes estudiados, denotan pues un amplio sentido de
intención por conseguir convivir con las personas que resultan importantes para
ellos. La convivencia familiar cambiada por el grupo de amigos en sus hábitos
festivos.

El hombre en busca de esa razón de ser, el joven en busca de sentido, en busca
de ese algo que siente, la sociedad le ha arrebatado. Ni el mismo joven sabe que
es, sin embargo siente ese vacío, esa necesidad de convivencia, de afecto, de ser
útil, apreciado por alguien, busca ser parte de algo, no necesariamente muy
ambicioso, pero sí bastante profundo, aunque quizás el no lo sabe.

Busca pertenecer a un mundo más tolerable que aquel del cual busca huir, donde
los padres mienten, los reclutadores no quieren darles trabajo, la educación “no es
para todos”, ser joven es ser inmaduro.
364

�Prefieren ese mundo de emborracharse hasta olvidar todo, de no pensar en cosas
que consideran “fuera de sus mano”, un lugar donde todo vaya mejor, donde
puedan ser jóvenes, pero adultos a la vez.

¿Por qué el alcohol?, porque la misma sociedad les ha dicho que para ser un
“hombre”, “un capitán”, “un caballero”, necesitan tomar alcohol. Resultando así en
una enorme contradicción social.
También se les enseñaron a estos jóvenes que una fiesta sin alcohol no es
alcohol, que es regla consumir alcohol para ser aceptado, que la vida se puede
vivir con todas las ganas del mundo en el fondo de una botella.

El orden de ideas es el siguiente: Primero surge la internalización y subjetivación
de los elementos presentes en el acervo cultural, segundo se procede a la
exteriorización que es donde el individuo busca de alguna manera hacer patente y
dejar escuchar aquello que siente ( bien podríamos llamar a esto subjetivación
externa), esta parte del proceso es donde surgen las motivaciones una vez
surgidas las motivaciones, por consiguiente dan paso a las experiencias que ala
vez configuran a la percepción de la realidad que los individuos tienen de la
misma.

Es decir primero se asignan significados para los aspectos más relacionados con
la vida del individuo, esos significados generan motivaciones ya sea benéficas en
el sujeto o autodestructivas según el tiempo en el que se concibieron.
Esta relación bilateral de significados y motivaciones es la que genera las
experiencias que el sujeto siempre recuerda. Que posteriormente pasan a formar
parte de su acervo cultural del miembro en la sociedad.

También concluimos en la importancia de seguir realizando investigaciones de
este corte pues de estas nos permiten verdaderamente llegar a conocer la raíz de
los fenómenos que afectan en nuestra sociedad.
365

�La solución propuesta por nuestro equipo de trabajo es un esfuerzo conjunto entre
la sociedad y los núcleos familiares para comprender la subjetividad de los
jóvenes y adolecentes, antes que juzgarlos de irracionales o desubicados.

Pues por más peculiares que nos parezcan algunas de las ideas que no solo los
jóvenes si no cualquier otra persona pueda tener, el respeto y la búsqueda de la
sana convivencia y compresión, son el cimiento para una sociedad brillante y cada
vez mas autopoietica y sustentable.

En conclusión, la búsqueda de libertad, convivencia y la necesidad de
socialización, son las principales motivaciones a raíz de significancias que
pudimos detectar en el desarrollo de este trabajo.
Por último, en cuanto a significados, es útil abordar lo comentado por uno de los
jóvenes cuando se le preguntó acerca de su conceptualización con respecto al
alcohol.
“Es especial, una bebida especial para momentos especiales con gente que es
especial para mí” E/H/21/S/NENT/G.

BIBLIOGRAFÍA
Guerra A. (1977). El alcoholismo en México. Editorial México FCE, México.

Edwards G. (2004). Alcohol: Su ambigua seducción social. Editorial Trillas,
México.

North R. y Orange R. (1989). El alcoholismo en la juventud. Editorial Pax-México,
cuarta reimpresión. México.

Velasco R. (2000). Alcoholismo, visión integral. Editorial Trillas, tercera
reimpresión, México, Distrito Federal.
366

�DISEÑO PARA EL BIENESTAR SOCIAL Y DE GRUPOS VULNERABLES: UNA
PERSPECTIVA DESDE LA COMPLEJIDAD.
Liliana Beatriz Sosa Compeán30
Mercedes Mercado Cisneros31
Marta Nydia Molina González32
Hilda Guadalupe Elizondo Morales33
Alma Angélica Flores Trigueros34
María Angélica Jacobo Bajaras35

RESUMEN
Problemas sociales como la discriminación, la violencia, el abuso, el rechazo
social y el bullying son algunos de los tantos efectos que la falta de valores y la
ética provocan en la actualidad y es algo que repercute fuertemente en la
sociedad.
La ausencia de valores llega a provocar un proceso de deterioro en el
descubrimiento de nuestra personalidad y en la forma en la que interactuamos con
los demás, si bien hoy en día existen millones de campañas que promueven los

30

lilisosa@hotmail.com (Facultad de Arquitectura UANL)
mercymer_2000@yahoo.com (Facultad de Arquitectura UANL)
32
matymolina@hotmail.com (Facultad de Arquitectura UANL)
33
hilda_em94@hotmail.com (Facultad de Arquitectura UANL)
34
a_flores18@live.com (Facultad de Arquitectura UANL)
35
mangie1994@gmail.com (Facultad de Arquitectura UANL)
31

367

�valores, campañas contra la discriminación, la violencia, el abuso etc. No tienen el
suficiente impacto como para generar un cambio significativo.
Por otro lado, la disciplina del diseño recientemente ha presentado un enfoque de
complejidad en donde se presenta como objeto de diseño a las sociedades como
sistemas autorreferentes que se auto organizan y autorregulan de acuerdo a
patrones de comportamiento estudiados y descritos en las teorías de los sistemas
complejos adaptativos. Bajo este paradigma de diseño, se pueden concebir
estrategias que orienten a los sistemas a comportarse, interactuar y auto
producirse de manera más eficiente para evolucionar de manera favorable para sí.
Este trabajo presenta un estudio acerca de las posibles causas de las agresiones
que sufren ciertos grupos vulnerables y que causan daño tanto a dichos grupos
como a la sociedad en general. Posteriormente se plantea una propuesta de
diseño basada en las teorías de los sistemas complejos en donde los valores sean
promovidos como solución para los problemas sociales que vivimos en la
actualidad.
Palabras clave
Sociedad Sistema Complejidad Diseño

INTRODUCCIÓN
Los problemas que provocan la ausencia de valores en la cohesión y dinámicas
sociales son evidentes. Así como los seres vivos se enferman por fallos en el
funcionamiento y dinámicas de sus sistemas internos ante la carencia de
elementos para defenderse de agentes nocivos, las sociedades y grupos sociales
se pueden “enfermar” y deteriorar por causas análogas. El presente proyecto
comenzó en las aulas donde se impartía la unidad de aprendizaje denominada
“diseño para la salud”, siendo en primera intención el diseñar para problemas
368

�físicos para individuos, se consideró el enfoque del diseño desde la complejidad y
se cambió la perspectiva y el nivel de observación y se determinó que el bienestar
y la salud individual dependen en gran medida de una sociedad sana.

Los valores y la juventud

La ausencia de valores

llega a provocar un proceso de deterioro en el

descubrimiento de nuestra personalidad y en la forma en la que interactuamos con
los demás, es por ello se decidió atacar al grupo más venerable y el cual
dependería el futuro de nuestra sociedad: Los jóvenes y niños.
La juventud tiene problemas específicos que enfrenta a lo largo de esta etapa,
problemas que por falta de responsabilidad y conocimiento, (hasta cierto punto
naturales por cuestiones físicas y propias de la edad), son tomados como
pretextos para justificar los comportamientos y las actitudes que tienen hacia los
demás. Nuestro objetivo ante el contexto y para procurar el bienestar se enfocó en
disminuir los problemas sociales como la discriminación, el abuso y la violencia
entre los jóvenes y todos aquellos problemas que conlleva la falta de valores, por
medio de un diseño basado en sistemas complejos, con la finalidad de crear
ambientes de respeto aumentando la inclusión de valores en la población joven.
Si bien hoy en día existen campañas que promueven los valores, campañas
contra la discriminación, la violencia, el abuso etc. Muchas de ellas sólo presentan
soluciones parciales y no están pensadas en los patrones de comportamiento de
los sistemas sociales y la interrelación e interdependencia de diversos sistemas en
éste tipo de problemas que son multifactoriales, lo que hace necesaria una visión
sistémica para tratar de atacarlos; Lo que nos propusimos encontrar fue una
campaña que este planeada correctamente, basada en las teorías de los sistemas
complejos adaptativos para que esta pueda tener un resultado que llegue a
cambiar la forma de vivir y de pensar de los sistemas afectados. Para poder lograr
cambiar la visión que cada uno tiene como individuo y como conjunto en la
sociedad.
369

�Los sistemas complejos y la sociedad
¿Cómo enfrentar los retos que se enfrentan actualmente por la falta de valores y
para el bienestar de los sistemas sociales? Una respuesta es usar como modelo
los sistemas de la naturaleza ya que ésta:


Optimiza recursos.



Ajusta sus formas y funciones.



Premia la cooperación.



Usa recursos locales.



Se autorregula.



Se autoorganiza.



Aprovecha limitaciones (Benyus, 2012)

El éxito de los procesos de diseño de la naturaleza es explicado por las dinámicas
de los Sistemas Complejos Adaptativos (SCA), que es como la naturaleza trabaja,
se distribuye y se organiza. Los SCA representan las unidades en donde tienen
lugar los procesos naturales. Su esencia es que generan comportamiento global
coordinado a partir de interacciones locales éstos han demostrado su eficacia en
adaptabilidad.
Las sociedades pueden ser consideradas sistemas complejos adaptativos ya que
éstas al igual que ellos presentan las siguientes características:


Comportamiento global a partir de interacciones locales



Retroalimentación.



Intercambio con el ambiente.



Capacidad de transformación.



El medio es tan importante como el sistema.



Fractalidad.

370

�

Organización en redes libres de escala.36

Dadas estas características, y basándonos en las teorías de diseño basado en
sistemas complejos se establecieron como objetivos particulares:
 Crear agentes de cambio que apoyen a las personas afectadas y ayuden a
difundir la información
 Diseñar una interface donde las personas se puedan expresar, obteniendo
respuestas positivas y ayuda si presentan alguna dificultad
 Promover los valores para obtener una mejor convivencia como sociedad
 Realizar campañas promocionales apoyándose en videos, publicidad y
propaganda para promover las actividades.
En otras palabras la propuesta se enfocaría a rediseñar el programa, en este caso
la “conciencia colectiva” interviniendo en distintos componentes del sistema, como
los antes mencionados, y teniendo en cuenta para la efectividad de la propuesta el
diseño de la red (determinando las interacciones de agentes o componentes
específicos del sistema), diseño del lenguaje (como se traducirán los elementos en
significados y cómo se comunicarán los sistemas involucrados), diseño de
interfaces (objetos y espacios tangibles o virtuales portadores de información a
introducir).
Se buscó cambiar la perspectiva de la gente, que no solo “acepte” a las personas
con diferencias si no yendo al fondo del problema, cambiando la forma de
interacción entre ellas por medio de los valores no inculcados desde temprana
edad, y así llegar a crear un forma de convivencia armónica.
Citando a Maturana y Varela (1991):

36

Una red libre de escala es un tipo específico de red compleja. En una red libre de escala, algunos nodos
están altamente conectados, es decir, poseen un gran número de enlaces a otros nodos, aunque el grado de
conexión de casi todos los nodos es bastante bajo. (Wikipedia). Este tipo de red, entre otras cosas, permite
la propiedad de “mundo pequeño” en donde con pocos saltos se puede tener acceso a cualquier nodo de la
red (como en la teoría de 6 grados de separación)

371

�“Los sistemas autorreferentes no sólo se orientan ocasionalmente

por

adaptación a su entorno, por el contrario, dado su carácter estructural de producir
su propia organización e identidad, su relación y diferenciación con el entorno es
su actividad principal.”
Cabe mencionar que el efecto del cambio en la forma de pensar de las personas
llevaría un efecto en cadena dentro de la sociedad, ya que el comportamiento
organizacional de un sistema autorreferente se determina tanto por la dinámica
interna de la organización como los requerimientos del medio ambiente que
constantemente está estimulando al sistema por ello sería posible disminuir los
problemas

como,

trastornos

bipolares,

alimenticios,

mentales,

suicidios,

esquizofrenia, acoso escolar, abuso y la discriminación por mencionar algunas;
logrando también reunir a cierta parte de la sociedad que ya tenga inculcado
alguno de los valores necesarios para lograr el cambio, podemos convertir el resto
del sistema y terminar con las problemáticas que la falta de valores crea en el
organismo.

Abusos, según cifras de la Comisión Nacional de los Derechos Humanos
2011-2013

Marco teórico referencial del proyecto.
Se puede considerar como “Valor” el grado de importancia, significación o sentido
que adquieren los objetos, las acciones, las situaciones o posiciones abstractos

372

�o materiales, en la medida en que responden a las necesidades de la especie y
del ser humano en un determinado momento, y la lucha por ello, al ubicar y
jerarquizar los bienes materiales y espirituales en orden de importancia. Se habla
de lo que vale un objeto para satisfacer una necesidad y por otro lado, se
manifiesta la dependencia de constituir la meta de la vida. La compasión, libertad,
humildad, generosidad, justicia, la paz, tolerancia, honestidad, lealtad, respeto y
confianza entre otros valores ya no son las cualidades que caracterizan a los
ciudadanos en el mundo. Estas nuevas conductas que han adoptado la mayoría
de los habitantes son antisociales y deshumanizadas pero desafortunadamente
están instaladas en nuestra sociedad como patrón común.
De acuerdo con la CONAPRED México tiene una puntuacion de 7.2 de 10 en la
discriminacion, el 40% de la poblacion sufre de los que actualmente se le conoce
como abuso escolar, siendo el rango de 12 a 18 años los mas afectados. Y el 46
de 100 familias viven en un ambito rodeado de violencia en los ultimos años.
Hablando propiamente de lo que es necesario para diseño de una interfaz, siendo
que lo que se intenta lograr es un impacto social, en donde la plataforma pensada
forme parte en las actividades el usuario, tomamos como referencia un estudio
realizado en la tesis “Diseño basado en el sistemas complejos adaptativos: el
diseño de objetos autorreferentes” por la Dra. Liliana B. Sosa C. donde se aplicó
una dinámica a una clase ordinaria en la facultad de arquitectura de la UANL, para
observar y analizar al grupo social en su proceso natural, y en la cual se introdujo
un objeto perturbador, en este caso un timbre de mesa (como las de hacer
llamados en áreas de atención a clientes) haciéndolo sonar constantemente
durante el semestre sin razón aparente durante las sesiones. La hipótesis inicial
fue que al introducir un objeto con un alto grado de estética (forma, textura,
sonido) no común a una clase como ésta, podría convertirse un objeto significante
o atractor que pudiera darle identidad a esta matriz social y actuara como un virus
perturbador, ya que, al tener muchas formas de llamar la atención a los sentidos y
hacerlo durante un buen tiempo, aumentaba su posibilidad de permear al sistema.
373

�El resultado fue que si bien al final del curso los alumnos mencionaron al objeto
esporádicamente como descriptor del curso, no fue lo que predominó, sino que fue
lo que ellos tenían como imaginario de lo que se debía tratar el curso y las
herramientas de dibujo con las que tuvieron contacto más cercano, lo que al final
de cuentas les significó del curso. Con esto se manifestó que un “objeto
significante” es aquel cuya información es compatible e inteligible a lo que se tiene
en la memoria como idea de lo que una cosa puede ser, y que las repeticiones y el
tiempo y la calidad de interacción con los elementos de un sistema, puede llegar a
tener un impacto en el “programa” de un grupo social (la manera en que se
procesa la información).

Opiniones de expertos acerca de las consecuencias de la falta de valores en
las dinámicas sociales
Para dar sustento a la problemática planteada y determinar algunas causas del
efecto que causa en la sociedad la falta de valores se recogió la opinión de
agentes cercanos al contexto antes descrito. El grupo de psicólogos del Colegio
Juan Pablo II, comenta que la falta de valores en la vida de los adolescentes es un
error, que como padres, cometen sin pensar en las consecuencias.
Como especialista en el área de psicología infantil y estudiantil nos relata sucesos
que han marcado su carrera laboral relacionada a los efectos que la
discriminación, la violencia; como el resultado de la falta de educación en casa.
Asegura que desde tiempos atrás la falta de valores en las personas afecta el
proceso de autorrealización y autodescubrimiento que los lleva a crear un ser
basado en ideologías erróneas y ofensivas, sin embargo asegura que son las
victimas las que más llegan a sufrir.
“En un niño o adolescente suele causar un grave efecto ya que, estos están en
pleno crecimiento, son como una esponja que absorben todo, si los acostumbras a
que para ser aceptados hay que insultar, golpear o discriminar a los demás,
374

�crecerá con esas costumbres hasta que forme parte de su carácter.” (Lic. D. Leal,
marzo 2014)
Algunas de las consecuencias que trae no tener valores en la vida de un
adolescente son: violencia, discriminación, aislamiento, acoso, conducta agresiva,
falta de respeto, entre otros.
Si bien estos son la base de los problemas, existen consecuencias que se derivan
de estos principales llegando a afectar la salud tanto psicológica como física de las
personas.
“La violencia y la discriminación siempre han existido en el ámbito escolar, en los
últimos tiempos se le ha colocado un nombre: Bullying. Pero esto es 100 porciento
resultado de lo poco que los padres logran educar a sus hijos” (Lic. Jorge, marzo
2014)
El Bullying, como hoy en día es conocido, es uno de los problemas que se derivan
de los antivalores y es uno de los principales problemas que se viven en los
adolescentes. La violencia causa en las personas efectos que llegan a dañar su
integridad y su salud, no solo de la víctima sino también del que la práctica.
“Ansiedad, falta de concentración, depresión, agresividad, auto-lastimarse,
trastornos, entre otros tantos en las cosas que la no aceptación en un círculo
social puede causar; la mente es tan poderosa que llega a un punto en el que todo
lo malo que alguna vez nos dijeron, forma parte de nuestro subconsciente y
llegamos al grado en el que es imposible reconocer la diferencia entre las críticas
constructivas y destructivas y nuestro cerebro comienza a jugarnos mal.” (Lic. D.
Leal, Marzo 2014)
Si bien aseguran que el saber que parte del cerebro es afectado y él porque, no
puede ser sabido en su totalidad, se cree que el subconsciente se acostumbra a la
violencia y la discriminación que se vive que termina aceptándolo, haciendo creer
a la persona que es la realidad que le toco vivir.
375

�Al preguntarles cuanto le ayudaría a una persona que no es aceptado en un grupo
social poder contar con gente que lo apoye y que lo haga sentir mejor,
respondieron: “Es muy importante, que la persona tenga un apoyo, alguien con
quien poder contar; hemos sabido de muchos casos de que la persona padece de
un trastorno o incluso que se llegan a quitar la vida porque no es aceptado en
ningún lado, ni en la escuela, ni en el trabajo y ni siquiera en su propia familia; es
muy triste cuando sabes que una persona de 15 años se suicida porque no tenía
amigos, lo acosaban constantemente, sus padres estaban divorciado y no tenía la
tensión de nadie y es cuando nos preguntamos qué hubiera pasado si esta
persona tuviese por lo menos una persona de apoyo, seguiría aquí?, es increíble
pero una persona que hubiera estado para ella, tal vez podría haber hecho una
diferencia.”
Así mismo veamos los problemas más frecuentes que enfrentan los adolescentes
para determinar el enfoque que le significaría más a este grupo vulnerable,
investigamos porcentajes de estudiantes que presentan algún tipo de abuso o
discriminación en México, así como las consecuencias para poder observar el
problema con números reales.

376

�Información recaudada representada en gráfica:

ACOSO ESCOLAR EN ADOLESCENTES
Observadores
23%

Amenazan a
compañeros
11%

Alumnos que
denuncian
10%

Violencia
fisica
16%

Ejercen el
bullying
15%

Victimas de
insultos
25%

Estudio El bullying o acoso escolar, realizado en agosto de 2011 por la Comisión
Económica para América Latina y el Caribe (Cepal)

Suicido en adolescentes entre 14 y 19
años
11%
18%

varones
mujeres

71%

Consejo Nacional de Salud Mental, 2011.

377

�EMBARAZOS EN
ADOLESCENTES EN MÉXICO
2011
MADRES
MENORES
DE19años

Estadísticas de natalidad del INEGI.

Personas atendidas en centros
publicos para las adicciones.
33.1
21.5

19
6.3
mujeres
hombres
menores de 14 menores de 14

15-19 años
mujes

15-19años
hombres

Reporte del Sistema de Vigilancia Epidemiológica de las Adicciones, Secretaría de
Salud, 2012.

Los adolescentes como agentes de cambio.
Este apartado estudia a la adolescencia para entender por qué son un grupo
vulnerable y además poder determinar cómo intervenir en los jóvenes para que
funjan como agentes de cambio.
La adolescencia es un periodo en el desarrollo biológico, psicológico, sexual y
social. Su inicio entre los 10 a 12 años, y su finalización a los 19 o 20.
378

�La población conformada por adolescentes en México entre los 14 años y más es
de 88, 151, 969 comprobada hasta el último trimestre del 2013. En Nuevo León
habitan 3, 809, 144 adolescentes de esas edades.37
La etapa de la adolescencia es cuando la persona joven rompe con la seguridad
de lo infantil, corta con sus comportamientos y valores de la niñez y comienza a
construirse un mundo nuevo y propio. Para lograr esto, el adolescente todavía
necesita apoyo: de la familia, la escuela y la sociedad, ya que la adolescencia
sigue siendo una fase de aprendizaje.
En 2008 casi 3 millones de adolescentes entre 12 y 17 años no asistían a la
escuela. Del total de niños y jóvenes que no asistían a la escuela, correspondían a
este grupo de edad 48.6% de hombres y 44.1% de mujeres.
Dejar la escuela antes del tiempo establecido significa el riesgo de continuar el
aprendizaje

predominantemente

en

las

calles.

Hay muchas razones por las que los adolescentes dejan de ir a la escuela, entre
ellas la baja calidad de la educación, especialmente en las escuelas públicas; la
discriminación que muchos jóvenes enfrentan, la falta de oportunidades y de oferta
educativa, así como la necesidad de trabajar.
La falta de orientación y de oportunidades también se refleja en el alto número de
adolescentes que mueren cada año en México por accidentes de tránsito,
homicidios y suicidios. Según los datos oficiales, éstas son las tres principales
causas de muerte entre los jóvenes de 12 a 17 años de edad en México. En el
2007, morían diariamente tres adolescentes por accidentes de tránsito; cada
semana eran asesinados ocho jóvenes y ocho cometían suicidio.
Otro impacto de la falta de orientación es el alto número de embarazos
prematuros. Casi medio millón de mexicanas menores de 20 años dieron a luz en
37

Información obtenida del INEGI

379

�el año 2005. En 2005 hubo 144,670 casos de adolescentes con un hijo o un primer
embarazo entre los 12 y 18 años que no han concluido su educación de tipo
básico. En este mismo rango de edad, considerando a quienes tienen más de un
hijo, los datos ascienden a 180,408 casos de madres.
La orientación callejera, la curiosidad y la presión social también propician que
muchos adolescentes contraigan adicciones al alcohol, al tabaco y a los
narcóticos, lo que constituye un grave problema que es cada vez mayor en
México. En 2009, 44% de los adolescentes y jóvenes en México convive en el
hogar con fumadores; 7% fuma por primera vez a los diez años o menos; 45%
inicia el consumo entre once y 14 años, y 48% entre 15 y 17 años. Además, los
datos revelan que la relación por género en el consumo de tabaco es ya de uno a
uno. De hecho, 20% de los estudiantes de secundaria son fumadores activos. De
los 14 millones de fumadores que había en México en 2008, 10 millones
comenzaron a fumar antes de los 14 años.
La difícil situación de muchos adolescentes en México también se relaciona con el
hecho de que la sociedad los considera, muchas veces, más como una amenaza
que como lo mejor de sí misma.38
Uno de los principales cambios que hemos podido apreciar en esta primera
década del siglo XXI y que ha impactado plenamente en nuestras vidas es la
revolución tecnológica que hemos experimentado en tan poco tiempo, sobretodo
en el sector de las TIC (tecnologías de la comunicación y la información).
Podemos pues considerar a los adolescentes como nativos digitales: utilizan la
tecnología para infinidad de cosas, sobre todo para comunicarse a través de
chats, móviles, redes sociales e Internet en general.
Los adolescentes de esta primera década del siglo XXI nunca habían tenido tan al
alcance muchas de las facilidades que antes no había además de protecciones
38

Información recabada de la UNIFEC

380

�sociales. Aunque los jóvenes prefieren la concreción del día a día, las grandes
preguntas siguen cuestionándoselas: ¿Quién soy yo, de dónde vengo, a dónde
voy, qué sentido tiene mi vida?, etc…
Recomendamos inculcar una educación basada en valores morales, en el
desarrollo de las fortalezas personales y en la capacidad para enfrentarse a los
problemas y tomar decisiones.39
Lo anterior nos da una pauta de cómo podemos diseñar un lenguaje y vías de
comunicación adecuadas para la introducción de valores en la adolescencia, es
decir, echando mando de las tecnologías y dando importancia a la empatía a los
sentimientos de los jóvenes ante diferentes situaciones adversas.

Propuesta del PROYECTO OURS
Una vez delimitando el sistema autorreferente al que se intervendrá, y teniendo en
cuenta las características del contexto y a los jóvenes se diseñó una organización
que consta de varios componentes que interactuarán entre sí:


Sitio web como interfaces inteligibles y con información generadora de
conciencia



Estrategias de retroacción y conexión (líneas directas de ayuda, menú de
testimonios, red social y apoyos de pares)



Logotipo para identidad



Posters, lenguaje simbólico y semiótico



Red estratégica de ubicaciones de componentes físicos.



Objetos de uso que genere autorreferencia (camisetas, pulseras etc.)

A continuación presentaremos la memoria descriptiva, presentada por el equipo de
las alumnas, quienes se basaron en el modelo de diseño basado en sistemas
complejos y en sus conocimientos de diseño para dar tangibilidad a sus ideas:
39

Extracto de “El adolescente y su entorno en el siglo XXI” escrito por Hospital Sant Joan de Déu.

381

�Organización unida para reformar a la sociedad (OURS) es el proyecto que
realizamos para la materia de diseño de la salud, teniendo el objetivo de disminuir
los problemas sociales entre los adolescentes (discriminación, violencia, abuso,
etc.) y todo aquel problema que conlleva estas acciones, percutiendo en la salud
de la población joven de México.
Tratamos de disminuir, inclusive erradicar, problemas como los trastornos
mentales, los problemas alimenticios, los suicidios y muchos otros problemas que
llegan a ser irreversibles ya que las enfermedades que afectan en el ámbito
psicológico suelen ser fatales.
OURS es un organismo que cuenta con una interface donde los adolescentes
tienen interacción con otras personas, y reciben ayuda cuando lo solicitan. Se trata
de inculcar valores a la sociedad tratando de unir personas para formar un cambio.
La página web que fue diseñada para unir a los jóvenes, esta página cuenta con
valores que se deben de incluir como parte de su educación y así una masa de
agentes de cambio para combatir los problemas sociales, y así como brindar
apoyo a las personas que ya han sido afectadas por la falta de cultura de nuestros
adolescentes y evitar consecuencias futuras por sus acciones.
Todo esto lo tratamos de lograr con estrategias específicas, una de ellas como ya
mencionamos es el uso de la página web, la cual daremos a conocer por medio de
flayers, posters e invadiremos las redes sociales con información de esta para
crear un interés en los usuarios, el propósito de dar a conocer la organización es
para implementar en los jóvenes un detonante para que comiencen a cambiar sus
hábitos de conducta, entre más información acerca del tema de los valores y los
efectos que ocasiona no practicarlos su cerebro procesara automáticamente los
datos, haciendo que en el momento necesario se activen sus conocimientos de
manera automática y pongan en práctica lo que inconscientemente aprendieron
por la gran cantidad repetitiva de información que observaron.

382

�En este libreto se dará una explicación de cada uno de los apartados que la
página contiene, así como por qué fue incluido y lo que se quiere lograr con esto.
LOGOTIPO.
Nuestro logotipo hace una analogía a la señal de “Punto
de Reunión” (cuatro flechas y un punto al centro) porque
una de las razones primordiales es que nuestra interface
sea el medio por el cual “se reúnan” y comiencen a
promover los valores que tratamos de implementar.
Por otra parte también hace referencia a como se
trabaja dentro del organismo; las personas activas
dentro de OURS conforman una comunidad centrada donde comparten los
mismos intereses por la sociedad y están conscientes que implementando
estrategias para el reforzamiento de ellos (los valores) cambiaremos a la sociedad.
El objetivo del logotipo es crear una identidad que sea reconocida visualmente,
que al momento de que el usuario lo vea por las calles recuerde cual es el
significado de esto y el motivo por el que se creó, teniendo en cuanta la misión del
organismo en todo momento.

383

�COLORES.
Los colores empleados en todo el organismo hacen alusión al cambio que se
presenta dentro de una persona sin valores para convertirse a una persona con
valores. El morado simboliza el momento en que la persona decide hacer el
cambio, el gris el momento de la transición ya que es un color intermedio y el
amarillo es la actitud positiva de ejercer los valores (también simboliza la
alegría). Como fondo utilizamos el blanco y en las letras el negro que son
colores básicos parte del estilo minimalista.

Tipografía corporativa
La normalización de la tipografía es un elemento que aporta homogeneidad y
armonía a todos los complementos que son incluidos en la página así también
como los medios impresos.

Las tipografías que vamos a implementar dentro de la interface así como también
los medios impresos hacen referencia al estilo minimalista que se presenta en la
página así como también a la juventud que será el usuario principal.
Como tipografía general se utiliza “Happy Fox” que está presente en títulos,
subtítulos y textos. Utilizamos esta fuente para dar un toque juvenil a la página y
no sobre saturar los espacios para que no sea tedioso al momento de leerlos.
La tipografía “Seaside Resort” es la tipografía secundaria que utilizamos, esta esté
presente en algunas frases que se quieran recalcar o sobresalir en el texto. Se

384

�diferente a la tipografía principal pero con cuerda con el toque juvenil que está
presente en la página.

MENU PRINCIPAL.
La página principal cuenta con 3 apartados; el primer apartado consta de 3 frases
que se cambian automáticamente, estas frases están pensadas para crear un
impacto en la forma de pensar de quien lo lee.

También podemos encontrar encuestas que brindan información de los problemas
sociales que existen en México y las consecuencias de estos, esto es para que el
usuario tenga una idea de que estos conflictos son reales y que tanto afecta a la

385

�población.
El segundo apartado se puede ver la definición de quienes somos, de lo que
queremos lograr y como lo haremos en una redacción concreta y breve, es
importante que los jóvenes que usen esta interface tengan una idea de lo que
queremos realizar y de porque lo estamos haciendo, debemos compartir nuestra
visión para que se convierta en la de ellos.
El tercer apartado es donde se encuentran los menús, 4 menús que ayudaran a
los usuarios a interactuar con la página y los cuales explicaremos a continuación.
Al final se encuentran las redes sociales de la organización.

MENÚ VALORES.
En este menú se encuentran algunos valores así como también algunos anti
valores esto con el fin de proporcionar a las jóvenes más información acerca de
estos, ya que hoy en día la falta de valores en los adolescentes es un problema de
gran importancia.
Pensamos que es primordial dar información de que es el valor y como lo
podemos aplicar en dado caso.
Se hará una actualización mensual de los valores y los antivalores para que el
conocimiento de los usuarios sea cada vez más amplio.

386

�El objetivo de este apartado es dar a conocer el significado de los valores
existentes, ya que hoy en día no son conocidos muchos de ellos, y también que el
usuario sepa cómo ponerlo en práctica, que es lo más importante de todo para

generar un cambio.

MENÚ, LINEA DE APOYO
La línea de apoyo es un espacio donde las personas con algún problema, duda o
alguna ansiedad puedan interactuar con personas que ofrecen ayuda, este
espacio esta pesado para que los usuarios que tengan un mal día y quieran
sentirse mejor manden un correo, el cual será enviado al e-mail oficial del
organismo para que sea contestado y así poder brindar un apoyo.
La ayuda que se brinda no es profesional, ya que se pensó que los usuarios
sentirán un mejor apoyo si saben que las personas que los aconsejan son jóvenes
que quieren ayudar y que pueden terminar formando un lazo de amistad con ellos.
387

�Es por eso que al final del apartado se brindan teléfonos de ayuda, en caso de que
sientan que requieren una ayuda más profesional.
El propósito principal de esto es que la persona sienta un apoyo inmediato cuando
lo necesite, una persona que sufre de bullying (por dar un ejemplo) siente que
nadie lo entiende y el no tener amigos o padres comprensivos lo lleva a realizar
actos crueles consigo mismo, como auto lastimarse o incluso el suicidio, el
objetivo de la línea de apoyo es que personas como esta tengan un escape de
esos problemas y que encuentre un apoyo, como un amigo, al que pueda acudir
en cualquier momento. Queremos crear lazos entre gente que necesite ayuda y la
gente que quiere ayudar.

388

�MENÚ, TESTIMONIO
En este apartado de la página se muestran testimonios de personas que han
pasado por problemas de abuso, violencia, discriminación, alguien que haya
superado problemas alimenticios, o de personas que se auto lastimaban; con el fin
de generar empatía en todos los usuarios.

Los usuarios tienen la opción de mandar su testimonio para que aparezca en la
página, y así compartir sus experiencias, y poder ayudar a jóvenes que pasen por
lo mismo.
Este apartado está pensado para que las personas, que así lo deseen, se abran
con los demás usuarios y compartan sus historias, que mencionen como
solucionaron los conflictos y como la organización les ayudo a mejorar en su vida
389

�cotidiana, no necesariamente es para personas con problemas sociales, sino que
también está abierto a todo el púbico para que las personas que son parte del
organismo expresen sus conocimientos, sus opiniones y su forma de pensar para
que la demás gente pueda observar que es posible cambiar, de una persona sin
valores a una con una educación basada en ellos, solo con el poder de desearlo.

MENÚ, UNETE.
Este apartado cuenta con un formato de llenado, donde las personas se inscribirán
al organismo, jóvenes que tengan la iniciativa de ayudar y formar parte del cambio.
Los datos serán enviados directamente al correo electrónico del organismo donde
se hará una base de datos, cada vez que se quiera realizar alguna actividad en
nombre el organismo, las personas inscritas serán informadas para que se unan a
las campañas.

390

�Esto servirá para que gente con el deseo de ayudar se unan a la organización y
así crear masas, las cuales difundan el nombre de OURS y el objetivo se realice
También dé cuenta con 2 opciones al final de la página, una tienda donde se
puede adquirir la playera oficial y otra donde se puede imprimir posters para que
los voluntarios los compartan con su comunidad.

Estos apartados fueron hechos con el fin de dar identidad a las personas que se
unen, que se sientan orgullosos de ser parte de algo y que lo “presuman” ante la
comunidad, en la actualidad vivimos una era donde el compartir lo que hacemos, y
más si hacemos algo bueno, es importante para coexistir, así que con este motivo
creamos la tienda y la plataforma para imprimir posters para que la gente pueda
compartir esto con los que lo rodean, dando a conocer que forman parte del
cambio y/o que están a favor de este.

391

�CONCLUSIONES
Es importante en el diseño de una campaña para el bienestar social y para grupos
vulnerables observar desde la perspectiva sistémica el contexto, las teorías de los
sistemas complejos adaptativos nos pueden orientar a la hora de tomar decisiones
basándonos en los patrones de comportamiento de los colectivos. Otra buena
estrategia es la empatía que pueden tener los jóvenes hacia los jóvenes, las
alumnas que diseñaron la propuesta son jóvenes también y eso ayudó a manejar
el lenguaje que es compatible con sus pares.
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395

�SENTIMIENTO VALLENATO: PERMANENCIA Y CAMBIOS EN EL ESTILO DE
VIDA DE LOS JÓVENES COLOMBIAS DE MONTERREY, 1990-2014
Benito Torres Escalante40
Raúl Eduardo López Estrada41

RESUMEN
Los jóvenes, y específicamente los jóvenes pobres, son seres que transforman la
cultura en sus prácticas cotidianas, como una forma de apropiarse del mundo, de
situarse en él, de darle sentido a su vida frente a la adversidad y al espacio que
les tocó vivir; son sujetos capaces de otorgar significados a los elementos que
componen su cultura mediante procesos de simbolización por los cuales otorgan
intersubjetivamente sentido a la realidad. En Monterrey Las bandas juveniles
desde la década de los ochenta, escenificaron a las Colombias en Monterrey a
partir de símbolos como la forma de vestir, bailar y la colocaron en el escenario
urbano.

En la actualidad,

pervive una nueva generación, que continuo

identificándose con la música colombiana. Generación que ha transformado las
prácticas de consumo de la música por la violencia que se vivió en la ciudad a
partir del 2006 y que se intensificó durante los años 2008 al 2012, obligando a
transformar sus escenarios de consumo, sus prácticas grupales y la manera de
expresar su propia identidad, transformando el sentido de territorialidad de la
grupalidad juvenil, cambiando las dinámicas y las prácticas culturales de los
jóvenes pobres.
40

Universidad de Ciencias de la Seguridad. Maestría en Ciencias con Orientación en Trabajo Social y
Estudiante del Doctorado en Filosofía con orientación en Trabajo Social y Políticas Comparadas del Bienestar
Social, ambas del programa de posgrado de la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Autónoma de
Nuevo León. benitotorres@outlook.com
41
Doctor en Antropología por la Universidad de Laval, Quebec. Profesor de tiempo completo en la
Subdirección de Posgrado de la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Nuevo León.
Miembro del Sistema Nacional de Investigadores. raul.lopezes@uanl.edu.mx

396

�¿Cuál es el rol de la música como elemento constitutivo de la identidad cultural de
una población dada? Es una pregunta que planteamos inicialmente como tema de
una investigación sociocultural con la intención de explicar los procesos sociales,
tanto en el intercambio cotidiano y en sus prácticas culturales, mediante los cuales
los jóvenes producen su mundo.

¿Cuáles son elementos simbólicos e

identitarios que cambian o permanecen en una cultura juvenil como lo es la
colombias de Monterrey

Antecedentes: La comprensión de lo juvenil en México y Latinoamérica
La irrupción de las bandas juveniles en el país propicia que

se genere

investigación social para explicar lo que estaba pasando en las periferias de las
grandes ciudades, retomando dos conceptos principales como categorías de
análisis: La cultura y la identidad, transformándose en culturas juveniles,
subculturas o culturas subalternas, por un lado, o identidades juveniles,
identidades colectivas, adscripciones identitarias, por el otro.
Siguiendo el planteamiento de Reguillo (2000ª) Estos trabajos se preocuparon por
construir el concepto de juventud y a explicar las construcciones culturales o las
identidades de los jóvenes en el país y en América Latina. La tarea fue la
construcción del conocimiento sobre la juventud y la manera de abordar al nuevo
objeto de estudio en las ciencias sociales del continente. La investigación intentó
problematizar “no sólo al sujeto empírico de sus estudios, sino también a las
herramientas que utiliza para conocerlo” (Reguillo 2000ª:27), es decir,

para

explicar la realidad social y el mundo dinámico y cambiante de la población joven.
(Reguillo 2000 y 2000ª); que desde el punto de vista de la autora mencionada,
recuperaron herramientas como la etnografía, las entrevistas y el trabajo de
campo como fuente de información.
Siguiendo otra clasificación de los estudios sobre los jóvenes Zúñiga (2010) hace
una síntesis de los estudios sobre pandillas en América Latina, agrupándolos en
397

�dos tipos: a) Los que se han enfocado el análisis de las pandillas como cultura y,
b) los que han estudiado desde el entorno donde se desarrollan las pandillas. El
primer grupo enfocó su análisis en las producciones culturales de jóvenes y,
desde la investigación cualitativa,

como la etnografía,

aportando a la

comprensión de esta problemática. El segundo grupo analizó el entorno de las
pandillas buscando la comprensión del fenómeno

a través del análisis de

relaciones sociales donde se presenta la violencia, unos enfocados en el análisis
del entorno nacional y otros en los espacios comunitarios donde se desenvuelven
los colectivos.

Estudios sobre la Colombia de Monterrey
En Monterrey

hubo una preocupación por investigar la relación entre música

Colombiana y la cultura de los sectores marginales y/o pobres de la ciudad y su
área metropolitana. En 1996 sé inició el proyecto de investigación La Colombia de
Monterrey: descripción de algunos elementos de la cultura colombiana en la
frontera norte, el cual fue publicado en el 2002 por el Guadalupe Cultural Arts
Center, de San Antonio. (Olvera, Torres, Cruz, y Jaime, 1996)
Este trabajo fue el primer acercamiento al fenómeno de la cultura colombiana en el
área metropolitana de Monterrey, a partir de entrevistas a los actores sociales que
tenían una parte activa en la producción y circulación de la música: sonideros de la
independencia, grupos musicales y compositores, locutores de radio.
Olvera (2005), continuando su trabajo en la investigación citada y como proyecto
de tesis de maestría, da voz a los actores sociales involucrados en la producción
cultural de la identidad colombia. Sonideros, músicos y jóvenes. Olvera no separa
a estos tres actores, sino que los ubica y los centra en su papel activo en la
formación de esta identidad cultural, o social como él le llama. Producción,
circulación y consumo se embonan en el trabajo de investigación.

398

�Otro trabajo es el de Blanco (2003, 2005, 2005ª y 2008), quien investigó el
fenómeno transfronterizo de la música caribeña colombiana como una relación
sur-sur donde un fenómeno local viaja miles de kilómetros y se inserta en otro
territorio local con características parecidas, es apropiado y resignificado con
elementos propios de la región en la que se instala y forma parte de un proceso
identificatorio para un grupo social marginal.
A pesar de los acercamientos a esta cultura en Monterrey, no se explican cómo
los jóvenes pobres de la ciudad construyen una cultura a partir del consumo de la
música. La presente investigación parte de este olvido. Para tal fin planteamos las
siguientes preguntas de Investigación ¿Cuáles son las prácticas culturales
mediante las cuales se construye la cultura juvenil colombias en el área
metropolitana de Monterrey?, ¿ Cuáles son los elementos simbólicos e identitarios
que constituyen

la

cultura

juvenil colombias en el área metropolitana de

Monterrey y como se articulan entre si? y ¿Cuáles son elementos simbólicos e
identitarios que cambian o permanecen en una cultura juvenil como lo es la
colombias de Monterrey?

Culturas juveniles
La cultura juvenil es un tema abordado por diversos autores que han estudiado a
los jóvenes en nuestro país, Latinoamérica y España. Para Reguillo el concepto
refiere al “conjunto heterogéneo de expresiones y prácticas socioculturales
juveniles”

(Reguillo, 2000); Feixa

lo considera como la forma en la que las

“experiencias sociales de los jóvenes son expresadas colectivamente mediante la
construcción de estilos de vida distintivos, localizados fundamentalmente en el
tiempo libre, o en espacios intersticiales de la vida institucional” (Feixa, 1998:60);
Mientras que para Urteaga “son el conjunto de vida, valores y comportamientos
prácticos y cosmovisiones elaboradas por colectivos juveniles de una misma

399

�generación en respuesta a sus condiciones de existencia social y material”
(Urteaga, 2000:206)
Reguillo (2000:52) señala que en “el ámbito de los significados, los bienes y los
productos culturales” es donde el sujeto juvenil adquiere sus especificidades y
donde se hace visible como actor, por lo que en las expresiones culturales donde
los jóvenes adquieren visibilidad como actores.

Feixa (1998) señala que las

culturas juveniles son la manera mediante las cual las experiencias sociales de
los jóvenes son expresadas por el colectivo a través de estilos de vida que los
distinguen y que se localizan en el tiempo libre o en los espacios intersticiales de
las vida institucional, como podrían ser los tiempos de descanso en los horarios
escolares, los cambios de horas, las entradas y salidas, que son aprovechadas
para el intercambio cultural. Su expresión más visible es lo que llama los estilos
juveniles espectaculares.
Pero es en los intercambios culturales con otros grupos donde las culturas
juveniles se apropian y resignifican los diversos elementos. Feixa (1998:69)
rescatando un concepto de Levis-Strauss,
explicar

propone el bricolaje que permite

la forma en que los distintos objetos y símbolos son tomados,

reordenados y re contextualizado con el fin de que puedan transmitir nuevos
significados. Hay una relación entre los componentes estéticos y los procesos de
simbolización de estos elementos a partir de que son tomados por una identidad
juvenil, como lo es el vestuario, el pelo, los tatuajes, entre otros más. Significados
que son construidos dentro del intercambio intersubjetivos de los jóvenes como
actores sociales, mismos y que sirven para la auto representación que es puesta
en escena para reconocerse como únicos y distintos. Las culturas juveniles
retoman elementos de otras

culturas, juveniles o no, contemporáneas o del

pasado, con el fin de que adquieran nuevos significados
En García Canclini (1993)
momentos históricos, hoy

podemos encontrar que a diferencia de otros
las identidades se configuran en el consumo y se

construyen a partir del valor simbólico que le asignamos a los objetos. Se trata de
400

�un contexto de redefinición del sentido de pertenencia, que se organiza cada vez
más por la participación en comunidades transnacionales de consumidores que
dan paso a la construcción de identidades que se estructuran desde la lógica del
mercado y desde la producción industrial de la cultura.
Como representación social, la identidad juvenil se expresa a través de los estilos
que se estructuran de acuerdo a los tres principios señalados por Giménez (1992:
189-192), los cuales son el de diferenciación, el de integración de las diferencias y
el de su permanencia a través del tiempo.
El estilo de vida (Giménez 1999) señala que la cultura implica un conjunto de
modelos de representación y de acción que tienden a orientar y regular el uso de
tecnologías, materiales, la organización de la vida social y las formas de pensar de
un determinado grupo, abarcando la cultura material, las técnicas corporales, la
organización del lenguaje, el juicio, los gustos y la acción social orientada,
encontrándose una subdivisión entre formas objetivadas y formas subjetivadas.
Así los estilos de vida puede establecerse como un concepto que nos ayude a
entender las construcciones culturales de los jóvenes colombias de Monterrey,
estilos que se expresa a partir de diversos elementos como la forma de vestir y de
peinarse, el lenguaje, las palabras utilizada y los modismo.
Feixa maneja el concepto de estilo para aclarar las imágenes culturales con las
cuales los jóvenes se presentan en el escenario público, considerándolo como
manifestación simbólica de las culturas juveniles, que se expresa en un conjunto,
más o menos coherente, de elementos materiales e inmateriales, que los jóvenes
consideran como representativos de su identidad grupal,

organizados de una

manera activa y selectiva, apropiados, modificados, reorganizados y sometidos a
procesos de resignificación. Feixa señala que las cosas por sí solas no constituyen
un estilo sino que “lo que hace un estilo es la organización activa de objetos con
actividades y valores que producen y organizan una identidad de grupo” (1988:68).
Ramírez (2006) señala que el estilo en el vestir es importante para los grupos
401

�juveniles ya que a través de la imagen se puede distinguir una procedencia y el
tipo de identidad colectiva al que se han adscrito. La exhibición de esos bienes
culturales

es una manera de distinguirse por lo que la ropa juega un papel

fundamental, siendo un medio para conservar y presentar la identidad.
Para Hurtado (2008) es evidente como los jóvenes crean a partir de lo aprendido
en la práctica cultural, desde aquello instituido y que se comparte socialmente en
el contexto de estas prácticas. Es en estos escenarios de la práctica donde se
inscriben y desarrollan las significaciones que no sólo están relacionadas con las
técnicas propias de las prácticas, sino también con los estilos que se expresan en
el vestido, en la música escuchada y la manera de relacionarse con los otros y con
el mundo. Así los escenarios del estilo de vida de los colombias son las esquinas,
los salones de baile, las plazas y parques, las zonas de wifi y las casas donde
viven, pero también los espacios institucionales, y es en estos escenarios donde
aprenden a colocar los limites de su propia cultura, donde actúan y escenifican su
estilo y donde prueban su compromiso individual con el resto del grupo.

La construcción de la cultura e identidad a partir de la música.
Ramírez (2006), propone frente al concepto de identidades juveniles el de
identidades sociomusicales, al indicar que la preferencia musical es la base de
algunas identidades sociales, además, haciendo referencia de los estudios sobre
juventud, señala que en colectivos surgidos a partir del consumo de la música se
pueden encontrar gente que tiene el aspecto juvenil a pesar de no ser joven.
Hormigos señala que “la música se ha dotado desde un principio de una carga
inherente de sociabilidad, es expresión de la vida interior, expresión de los
sentimientos, pero a su vez exige por parte de quienes la escuchan, receptividad y
conocimiento del estilo de que se trate” (2010:92). Conocimiento sobre las
melodías y sentimiento que evocan son parte de lo que une a las identidades
juveniles con la música. El jóven tiene un repertorio de melodías, sabe de donde
402

�provienen, quien las escribió y todo eso esta ligado a un sentimiento personal, del
cual nace el gusto por la música.
La música no solo transmite ese sentimiento sino que también sirve para compartir
los valores y la definición de mundo donde “la identidad cultural creada sobre el
discurso sonoro carga de significado a la música, nos enseña que ésta es el
vehículo ideal para transmitir los valores propios de la cultura” (Hormigos,
2010:94).
El uso del cuerpo en la manifestación de la identidad
Margulis y Urresti (1998), sostienen que el cuerpo es la primera manifestación
para aproximarse a la comprensión de los fenómenos de la juventud. Las
posturas, los gestos, las reacciones espontaneas y la indumentaria con la que se
viste, es la primer plano de la interacción social, el primer mensaje que se
antepone a cualquier otro, un portador de sentido que mediatiza las relaciones
sociales.
Para Squicciarino (2012:18) “el cuerpo se identifica como una expresión
correlativa de contenido articulado, como vehículo a través del cual puede ser
transmitido incluso lo que esta inhibido en la palabra y el pensamiento consciente”.
El cuerpo constituye representación social. Es la textura visible de los valores
culturales y las significaciones simbólica. En las construcciones culturales de los
jóvenes es el vaso comunicante en el cual un elemento puede ser movido o
sustituido (un pañuelo, un tipo de corte de cabello, un estampado, un color, entre
otros), o retomado de otra cultura juvenil, sin que se pierda el equilibrio con la
identidad.
Pero también el cuerpo transmite un mensaje ya que “el lenguaje de los gestos,
particularmente el de los brazos, el de las manos y en menor medida el de la
cabeza y el de los pies, es a menudo tan preciso y elaborado como el lenguaje
verbal” (Squicciarino, 2012:28). Los jóvenes construyen sus propios mensajes a
través de gestos que son entendidos por los otros iguales, donde “Los gestos
403

�convencionales son aquellos que en el ámbito de una determinada cultura tienen
asignado un significado generalmente compartido, pero que a veces carecen de
una traducción verbal directa” (Squicciarino, 2012:29). El uso de las manos para
expresar símbolos de la cultura colombias durante el baile, servirá para transmitir
el mensaje al resto del grupo y la música solo será el medio para expresarlo.
Le Breton (2002:13) señala que “las representaciones del cuerpo y los saberes
acerca del cuerpo son tributarios de un estado social, de una visión del mundo y
dentro de esta última de una definición de la persona. El cuerpo es una
construcción simbólica, no una realidad en sí misma” El cuerpo también es
utilizado por el sujeto para definirse a sí mismo, al cual agrega los elementos
simbólicos que le permiten constituir su propia identidad cultural: uso de camisas,
camisetas, pantalón, calzado, accesorios, pero también la forma de peinarse. A
esto se suma el uso del cuerpo por si mismo en el baile, incluido la participación
pasiva como espectador, donde la posición que adopta el que observa, va
acompañado de mensaje.
Siguiendo esta idea, en Giddens (1997:132) señala que “Somos responsables del
diseño de nuestros propios cuerpos y, en cierto sentido, según se ha mencionado
anteriormente, nos vemos forzados a serlo cuanto mas postradicionales sean los
ámbitos sociales en que nos movamos”, radicando aquí la idea de los estilos
espectaculares que atraen de los jóvenes.
Squicciarino (2012:66) señala que “el cabello y sus tipos de peinados
correspondientes contribuyen, junto a los demás elementos de la indumentaria, a
la constitución de la imagen corporal, es decir, establecen la forma en que el
sujeto vive el complejo de sus propias características físicas, influyendo en el
concepto de sí mismo y en la interacción con los demás”, por lo que la forma de
peinarse constituirá una vía en la que los jóvenes constituirán la representación de
si mismo en el escenario de su cultura.

404

�Luz de cumbiamba: la muestra de la investigación
Partimos de la premisa weberiana de que la realidad social solo tienen sentido
para los sujetos que la producen y reproducen, en tanto a que toma posición ante
el mundo y le confieren sentido (Weber, 1993). Mientras que Schutz (2003) señala
que la realidad social es interpretada, son hechos interpretados por lo que para
dar cuenta de esta realidad usamos “construcciones de segundo grado, o sea,
construcciones de las construcciones hechas por los actores” (2003:37) que son
observados por el investigador. Desde el punto de Giddens (2007) la sociología se
ocupa de un objeto constituido o producido por el quehacer activo de los sujetos.
Esta investigación busca comprender las diferencias entre

los significados

otorgados a una identidad cultural entre dos generaciones de jóvenes separados
por el tiempo, por un contexto social distinto y por diferencias significativas en el
intercambio cultural, tanto en el contexto local como en el global. La idea central
es encontrar explicaciones a los cambios y permanencias en la identidad juvenil.
Lo que se trata es recuperar la posición del sujeto a través de las entrevistas y la
observación en los escenarios

Los escenarios de la investigación
Los escenarios para la observación participantes fueron los salones donde tocan
los grupos de música colombiana, los lugares de reunión de los jóvenes en las
colonias populares, las fiestas organizados por los sujetos y los bailes callejero.
El ambiente colombiano padeció la violencia en la ciudad durante el período
comprendido entre 2010 a 2012, lo cual provocó temores al momento de abordar
el campo de investigación42. Ya a partir del 2013 esta situación cambio por lo que

42

Temores compartidos con un músico con el que se tuvo contacto en una tocada barrial en Escobedo,
quien contó al investigador como fue testigo de esa violencia en bares y en lugares donde se presentaron de
manera privada.

405

�se pudo abordar con mayor confianza, siendo la asistencia al bar referido la
entrada de nuevo al escenario de lo colombiano.
Los escenarios se plantearon como entrada a los informantes, pero fue la misma
desconfianza la que nos impidió alcanzar este propósito. Impedidos por esto,
comenzamos a rastrear la huellas de los colombias en las redes sociales, tanto
Facebook como fotolog, convirtiéndose en otro escenario de observación y de
establecimiento de contactos para las primeras entrevistas del grupo que vivió su
juventud entre 1985 y 2000.

Los Colombias, la construcción de la muestra.
La selección de los participante fue a través de una muestra intencional por
criterios con la cual se establecieron

las características de los sujetos a

entrevistar (López y Deslauriers, 2011). Desde el punto de vista de Flick (2011:80)
la estructura de la muestra teórica “no se define al momento antes de recoger o
interpretar los datos, se desarrolla paso por paso durante la recogida y la
interpretación de datos y se complementa por nuevas dimensiones o se limita a
ciertas dimensiones y campos”. Ante las dificultades planteadas en el punto
anterior, se establecieron las características de la muestra teórica y se
complementaron las dimensiones contempladas al principio, sobre todo, en la guía
de entrevistas, lo que nos llevó a replantear las preguntas.
El principio básico del muestreo teórico es seleccionar casos o grupos de casos,
según criterios concretos acerca de su contenido en lugar de criterios
metodológicos abstractos. La relevancia de los casos es lo que importa, contrario
a su representatividad.

Un primer criterio de selección era entrevistar a integrantes de dos generaciones
de jóvenes, los primeros constituidos por aquellos informantes que vivieron su
406

�juventud entre 1990 y 2000, denominado grupo A el segundo grupo conformado
por jóvenes que consumen en la actualidad la música colombiana, siendo un corte
entre los años de 2005 al presente, al cual se denomino grupo B. En el Caso del
grupo A se consideró para la muestra entrevistas grupales realizada entre 1995 y
1996, por un equipo de investigadores que comenzaron a estudiar la cultura
colombiana en Monterrey, sin embargo solo se recuperó un fragmento de una
entrevista realizada por el autor de la presente investigación.
De la grabadora al hombro a la zona de pirateo del wifi: Las prácticas de los
grupos juveniles y la música colombiana
El intercambio cultural al interior de los grupos juveniles sé realiza por los canales
de distribución propias de los jóvenes, utilizando los circuitos por ellos
establecidos y la tecnología a su alcance. Durante los noventa los circuitos de
circulación van de la escucha en radio, la compra de casetes y luego cd´s en el
mercado informal de la piratería, que circulan al resto a través de la reproducción
en grabadoras portátiles y la escucha en bailes, que ya en el presente se
transforma en la distribución de música en formato mp3 que se consigue aún en la
piratería o que se baja de internet, se escucha en aparatos más individualizados
como los celulares o bocinas que tienen la capacidad de reproducir los contenidos
que los jóvenes tienen en sus dispositivos de memorias, como los usb y las
tarjetas de almacenamiento de sus teléfonos móviles.
Para los sujetos del grupo A el consumo sé da en un ambiente donde la música
colombiana permea todo, donde ser joven en las colonias populares en los años
noventa significa para una inmensa mayoría estar integrados a una banda juvenil,
tener como principal escenario de convivencia la esquina; llegar a la adolescencia
significaba entrar al intercambio cultural con los grupos de pares, compartir los
elementos simbólicos que constituían su identidad, como la ropa y los accesorios,
en los espacios intersticiales (Feixa, 1998) que hay en la escuela como son los
recreos, la hora de entrada y la de salida o en el trabajo a las horas de descanso,
al entrar o salir de la planta.
407

�Para el segundo grupo significó adentrarse desde temprana edad en la música en
el contexto del círculo familiar, en el mundo domestico, más en la cercanía y en la
intimidad. Nacidos en los noventa, experimentaron los cambios en el consumo y
en las dinámicas juveniles en el barrio al comienzo del siglo, donde la música
colombiana compite con otros ritmos como el rap y el reguetón, transformando la
representación de lo colombias, que se radicaliza con la violencia en la ciudad
cuando las prácticas culturales de consumo sé trasladan de las esquinas a los
hogares de los jóvenes “Íbamos a la casa de un primo acá a la vuelta, ya nos
juntábamos en el patio de su casa, casi los sábados, los sábados y los domingos
ahí estábamos ya entre semana nadie salíamos” (05 A). Al ocultarse la identidad,
ya no se ostenta como en los noventa y por el contrario se oculta o se niega: “yo
prefiero llamarme cumbias” (04 B).
En las narrativas de los sujetos de los noventa encontramos que

la

participación de un hermano mayor o del grupo de amigos de la escuela y de
la esquina, como los sujetos se adentran al mundo de la música colombiana,
e incluso el consumo de la música en el ambiente cotidiano del barrio
contribuirán al nacimiento del gusto musical, tal como podemos observar en
las siguientes narrativas:
Si, taba muy pequeño, con mi hermano, mi hermano aquí arriba se, de
mi casa, aquí en la placa, se ponía a escuchar, como Andrés Landeros,
se ponía a escuchar, de hecho me aprendí de chiquillo las canciones de
Andrés Landeros, verdad. Ahí empecé yo con la música colombiana y
luego ya. Desde que años tendría yo, mi hermano me lleva ocho. Um,
que, él tendría, en la secundaría. No sé cuantos ten.. cuantos

años

tendría. Que a los 16, 15. No estaba muy pequeño, estaba muy pequeño,
y las escuchaba, él se subía con el Tolta, haya arriba, y yo abajo, en
veces me mandaba, "he ven tráeme esto" y yo bajaba y subía, y
escuchando música colombiana, chiquillo, pues decir unos 8 años, 10, y

408

�ahí empecé a inclinarme por la música colombiana, desde muy pequeño.
01 A
En el caso de los entrevistados del grupo B se hace notar en las entrevistas la
participación de un familiar cercano como agente que propicia el acercamiento con
las melodías colombianas.

No pos aquí con mis tíos y mi padrastro, la empecé a escuchar por
ellos principalmente por, por este Jelo. Si, Fue el primero que empezó
a poner la música aquí también. 04B

Él (el papá) me sacaba a pasear en el marquis, verda, y siempre
traía todas esas, todas esas rolas en el, en el marquis, puro casete
05B
¿Por qué consumir la música colombiana? ¿Qué es lo que atrae a los sujetos de
la música? ¿En que se sustenta el gusto por escucharla? La mayoría de los
entrevistados coinciden en dos motivos: la letra y el ritmo de la música. El mensaje
que transmite la melodía, el sentimiento del que está impregnada la canción, la
temática tratada que acerca al joven a problemáticas cotidianas, a sentimientos
compartidos a nostalgias por otros momentos vividos será lo atractivo, “La letra, el
mensaje que tiene cada canción. El paseo vallenato es muy bonito, esté habla, la
letra , hay algunas canciones que se, que se identificaban con pasajes de mi vida
y por eso me gustó la música” 03 u otro sujeto de 15 años que dice: “me acuesto
tarde y ya después como a la una y como mi celular se escucha despacito, ya
nada mas la pongo al lado de mi, en el yotube le pongo mix y dura como una hora
y ya me pongo a oírlos, quien sabe de dónde sacaran tanta palabra. 03B

409

�De los intercambios de casete de mano a “pónmelo todo en la memoria”
La cultura colombias sé desarrollo en el intercambio cotidiano de los sujetos en
sus propios espacios cotidianos como la casa, la escuela, la esquina, el barrio,
siendo estos desplazados por las nuevos tecnologías como las redes sociales,
los sitios web y los teléfonos celulares. El intercambio que se dio en los noventa
fue a través del trueque de los casete que se conseguían con un hermano, o con
un compañero del grupo o de la escuela, que se podía comprar en el mercado de
la piratería como lo eran el Puente del Papa43 o los puesteros de la calle Reforma
del centro de Monterrey, ya sea con los sonideros o con los comerciantes44.
El primer cambio que se experimentó es el paso del casete al disco compacto,
donde la posibilidad de producir los discos de música a través de la piratería, se
amplió significativamente, lo que llevó a la creación de redes de distribución más
amplias, facilitando el acceso a las grandes colecciones de los sonideros.
Los jóvenes en la actualidad siguen comprando discos piratas en los mercados
cercanos a sus colonias o en los lugares tradicionales del centro de la ciudad;
discos que luego transfieren a dispositivos de memorias como los usb o las
tarjetas de celulares, con la intención de no dañar sus disco o de reproducir la
música en pequeñas bocinas que tiene la capacidad de leer estos dispositivos o
para escuchar la música en sus celulares. Sin embargo los cd´s piratas no pueden
competir con el intercambio libre que se da en la web, ni con las nuevas
posibilidades que ofrece la tecnología, pues ahora el joven colombias del presente
se sienta frente a una computadora que puede ser propia o que rentó en un ciber,
43

El Puente del Papa fue un mercado popular que se localizaba en el rio Santa Catarina a la altura de la
colonia independencia, baja el puente del mismo nombre. Este se origino en la colonia Independencia, en
los años ochenta y en los noventa se trasladaron a la parte seca del rio. En el 2010 desapareció por los daños
que causo la tormenta Alex en Nuevo León. Los puesteros de la calle Reforma fueron retirados durante el
2011 dentro de una estrategia de combate a la piratería, donde fueron decomisados sus productos,
derrumbados sus puestos y se abrió la circulación del paso peatonal a los vehículos.
44
La diferencia entre un sonidero y un comerciante reside en que el primero reproduce sus propias
colecciones, mientras que el segundo comercializa lo que otros facturaron, que no necesariamente son
sonideros, más bien productores de piratería masiva.

410

�entra a sus redes sociales y cuando se aburre, busca en youtube melodías
colombianas y las escucha a través de sus audífonos, entra a sitios de descarga
donde obtiene nuevas melodías, que copia en su memoria portátil o cuando no,
pasa una colección de melodías de un usb que le prestaron al suyo propio o
termina comprando una memoria con más de 500 canciones, que algún conocedor
seleccionó previamente.
Durante los noventa era común el uso de la grabadora para reproducir la música,
primero en los casetes y luego en los discos compactos, posibilitando una escucha
colectiva de la música que permeaba el ambiente con el ritmo caribeño; no solo lo
escuchaba el grupo en la esquina, sino también quien estuviera cercano, el que
transitara cerca, el que estuviera en las casas de alrededor. La escenificación de
los colombias era a todos vista, el intercambio de bienes culturales se daba de
manera natural.
La radio juego un papel importante en la difusión de las nuevas canciones, al
igual que los distribuidores de música pirata, los sonideros (Olvera, 2002 y 2005;
Blanco, 2008), con los cuales los sujetos conseguían los nuevos materiales
musicales. Los grupos juveniles y los sujetos de la investigación tenían que
desplazarse por la ciudad para hacerse de los nuevos materiales, y en ese
desplazamiento se van apropiando del espacio urbano, lo hacen suyo,
configurando el mapa mental de los colombias, el territorio cultural con sus
espacios de distribución y consumo.

Teníamos que ir al puente del papa hace muchos años ya de eso,
para conseguir una música que oías en la radio, en la XEH.
Empezamos a ir al puente del papa porque no había otro medio para
conseguir las canciones, verdad, nomás preguntamos y había un, un
solo vendedor que se llamaba, se apellidaba Dueñez. Era el Sonido
Dueñez. Hasta ya íbamos por el casete porque no se podía conseguir
411

�uno en ninguna parte, verda. 04
Las nuevas tecnologías transforman las dinámicas de consumo, circulación e
intercambio de los colombias en la actualidad. El consumo se individualiza al
provocar el consumo más intimo o en la soledad de la habitación, al reproducirla
en pequeños aparatos de bocina que tienen lectores de usb o en los celulares, lo
que posibilita la escucha a través de audífonos; el intercambio y la adquisición de
los materiales musicales se facilita con los nuevos dispositivos y la tecnología “No
pos casi siempre en las, ahora se usan las memorias, en la computadoras, o por el
bluetooth, de un celular a otro, ya las pasas a la memoria y así así es como nos
pasamos la música, ya casi, casi no compramos discos ya todos así en las
memorias” 05B

Las prácticas ligadas al consumo de los jóvenes colombias
Los primeros

jóvenes colombias son actores sociales en movimiento que

producen e intercambian bienes culturales entre sí, tanto la música que solo se
escucha al reproducirla, como la que se produce al tocarla en lo que se considero
como grupo “camionero” y que se percibe en las narrativas de los sujetos del
grupo A, siendo esta práctica la que posibilita el desplazamiento del grupo por la
ciudad, como productores y difusores de la música. Hormigo (2010:94) indica que
“la identidad cultural creada sobre el discurso sonoro carga de significado a la
música, nos enseña que ésta es el vehículo ideal para transmitir los valores
propios de la cultura”
Nos íbamos tocando, de camión en camión hasta llegar haya al puente
del papa. Si, ya este, como quiera era muy bonito verda, porque de ahí
mismo sacábamos pa´comer, nos íbamos a las rosticería, a los
pescuecitos. 04 A

412

�Es en este desplazamiento donde se configura el mapa de lo colombia, pero a la
vez se va ganando territorio cultural al ofrecer la música a quien viaja en el
transporte urbano, contagiando a los demás del ambiente festivo de la cumbia
colombiana. En este trayecto, el grupo esquinero se convierte en grupo
“camionero45” por una necesidad cultural pero también económica al permitirle una
fuente de ingreso, cuyo destino era el gasto en otros bienes culturales como los
casete o se utilizaba en actividades recreativas del grupo.

Y también llegamos a tener instrumento y nos íbamos de cotorreo
verda, a los camiones verda. Nos íbamos a tocar verda y todo lo que
juntábamos

era

para

caguamear46

puras

caguamas,

traíamos

instrumentos y nos íbamos cinco, seis, siete camaradas de los Pequeños
a tocar en los camiones y sacábamos para pistear47 toda la tarde. 01ª
La esquina es esencial para los jóvenes de los noventa, el territorio que les
pertenece y que defienden frente a los demás grupos rivales. La música
contribuye a tejer el territorio de los colombias y apropiación del espacio urbano a
través del universo sonoro de las melodías. El ritmo de Colombia acompañara a
los jóvenes no solo en su propio territorio, sino también en la conquista de los
ajenos, que se ganan tan solo

de manera momentánea a través de la riña

callejera.

Has de cuenta siempre llegábamos en la esquina en el árbol, le
decíamos el árbol, ahí en la esquina, la reunión de la banda.
45

“Camionero” significa tocar sin instrumentos eléctrico como bajo y guitarra, esenciales para la ejecución a
nivel profesional. Cuando un grupo no tiene manera de conectar estos instrumentos, como sucede en las
presentaciones en cabina en radio, se dice que se esta aventando “una de camionero” (Olvera, Torres, Cruz
y Jaime, 1996:54).
46
Tomar cerveza en la presentación de un litro, conocidas como caguamas
47
Acción de tomar cerveza.

413

�Llegábamos y ahí nos estábamos un rato y luego ya agarrábamos,
pum, hacíamos un recorrido. Y

hacíamos un recorrido por la

Constituyentes, verdad, a buscar bronca verdad, a pelearnos, verdad.
Con la grabadora con la música, pum. Y un día que me acuerdo, que
me acuerdo que

nos fuimos, me acuerdo muy bien ese, que

agarramos la grabadora, vámonos a oír rolas, a banderearnos 48,
verdad con la graba, por toda la calle y empezamos desde, de la Kir49
y nos venimos desde haya y nos peleamos, pum. Nos peleamos con
los del Canibal, con los Nobles, y luego de allá nos venimos y luego
nos peleamos con los Pepos y la grabadora nunca la soltamos, la
música siempre sonó, verdad, siempre en la bronca y uno

se

adelantaba, lo cubríamos, verdad, que no le hicieran nada, y así luego
nos venimos peleando, nos venimos rematándonos, acá con los
Pepos y con los Pericos. Y ahí, y ahí pos ya, ahí ya nos peleábamos
con los Pericos y ya era más cerca de la reunión de nosotros siempre
cubriendo la grabadora, al de la de la grabadora, a ése siempre lo
protegíamos, lo salvábamos, de la riña. 01A
En la esquina el grupo se reúne sin necesidad de convocarse; en la narración se
observa que “el árbol” es el “punto de reunión de nosotros”, se entiende que es el
lugar de pertenencia, donde se van a encontrar todos, donde el grupo se
constituye en un “nosotros” y se convierte en la banda, lugar donde se decide que
es lo que el grupo quiere hacer para pasar el rato. Enfrentarse a otros es atractivo
para el grupo y deciden recorrer su colonia comenzando de un extremo,
desplazándose por los territorios de los grupos rivales hasta retornar al punto de
salida. Un mapa mental que sé ha construido por el grupo a partir de las
rivalidades; mapa que se lleva en el viaje para enfrentar a las bandas rivales, se

48

hacerse notar
Empresa de embutidos localizada en el municipio de San Nicolás de los Garza

49

414

�conquistan territorios de manera momentánea y llevan como ritmo de guerra la
música colombiana.
En la narración podemos ver a la grabadora de pilas como referencia identitaria
del colombias de los noventa y su uso ritual las dinámicas grupales. Pararse en
la esquina es una acción cultural que no solo permite la representación de la
identidad cultural, sino que también significa la apropiación del espacio urbano a
través de la difusión sonora de la música. Para Giménez (2001:6) se entiende por
territorio “el espacio apropiado por un grupo social para asegurar su reproducción
y la satisfacción de sus necesidades vitales, que pueden ser materiales o
simbólicas”
En la actualidad los jóvenes siguen juntándose en el barrio, pero lo que
determine el punto de reunión está más relacionado con el uso de las
tecnologías. Ya los jóvenes no se colocan en las esquinas donde ven llegar a
las bandas rivales, sus mapas mentales no se configuran a partir de las redes
de amistad y enemistad establecidas con los otros grupos, sus recorridos no
son trazados , como lo narró el sujeto del primer grupo (01 A), si no que el
nuevo mapa se construye a partir de lo invisible: las señales de red
inalámbrica donde el celular y los programas50 de pirateo sirven para marcar
los puntos imaginarios, como lo fueron en su tiempo las constelaciones.

Aqui a la vuelta como una dos casas abajo, tiene una antena
(señal de wifi) y de ahí la agarramos. Agarraron un tiempo de que
todos estaban ahí formaditos en la iglesia, todos, toda la bandita
todos con celular "Hajale que onda" llegaban y ya ni cotorreaban ni
nada porque todos estaban en el face y platicando unos con otros,
platicando ahí por face. 05 B

50

programas como wifi password, o free wifi entre otros.

415

�EL territorio también se construye con las llamadas telefónicas a las estaciones
de radio; los jóvenes solicitan canciones que dedican a sus amigos o tan sólo les
envían saludos. Las llamadas listas de saludos sirven como punto de referencia en
la ciudad puntos imaginarios de amistad y enemistad con otros grupos juveniles
que permiten mapear la ciudad, que desde el punto de vista de Blanco (2008:209)
“El instrumento de comunicación masiva permite que jóvenes colombias de los
más alejados puntos de la zona conurbada de Monterrey se integraran a nivel
simbólico”.

No pos que la banda "Aaah, aquel vato se junta con aquel, naaa"
y yo también me ponía a hablar. Hubo un tiempo en que cuando
estaba la Cory Colombia pos me ponía hablar pum a agarrar el
teléfono, pinches listas, si también era de los que, muy raro, pero si
hablaba a la 1420 con Cory Colombia, con Servando Monsivais 51 y
me gustaba estar escuchando que haber quien estaba hablando
quien manda y ya mandaba algunos y me mandaban a mi y así. Me
gustaba, en esa época si me gustaban. 01 A
En los saludos puede observarse las redes de amistad que tejen los jóvenes a
través de la radio, por toda el área metropolitana de Monterrey. Los jóvenes se
nombran con su apodo o su nombre, agregándole el lugar de donde son, su
territorio o el nombre de su banda.

Al nombrarlos, constituyen territorios,

representado por el lugar en donde residen o por el grupo del cual forman parte.
Es una forma de llamarse a sí mismo, de autodesignarse a partir del lugar donde
51

Cory Colombia era el seudónimo de una locutora de Radio Nuevo León que conducía un programa de
radio llamado de Colombia con amor popular desde comienzo de los noventa. Servando Monsivais era
integrante del grupo de música colombiana M-19 , programador de radio en la misma estación y luego se
convirtió en locutor, oficio que continúa en la actualidad, pero en la radio virtual. El entrevistado menciona
otra estación de gran tradición en el ambiente colombiano, que ahorita es la única que sigue transmitiendo
casi en su totalidad la música caribeña.

416

�vive o con quien se junta. Al ser nombrados por otros a partir del saludo, se
reconoce la amistad con el grupo al que pertenece el sedicente; al entrar al
espectro de la radio se deja constancia de la existencia.
La grupalidad como esencia de lo colombias.
En la esquina se desarrolla las dinámicas juveniles donde la pandilla es expresión
de está: la “bronca” y el “paro” son los lados de la moneda que integran al grupo;
con ellas vienen las actividades recreativas y las relaciones con el sexo opuesto:

Pues pues pos porque me gustaba. Era una pandilla y siempre andaban
en broncas, verda, siempre teníamos bronca con todos, ahí en la colonia y
me gustaba las peleas, las broncas con piedras verda, las broncas y
también, por decir, cuando tenía uno bronca, así por decir, tenías un paro y
así, verda, varias veces me golpearon en varios lados y ya iba y ya que
onda y de volada, me hacían un paro. Si, si me daba gusto que estábamos
cotorreando y pistando y así, verda. O sea cotorreábamos chido, verda, y
de broncas y de morras también, pues ahí llegaban las morras con
nosotros. Llegaban con ellos y pos ahí estaba yo ahí, había morras de
todos lados caía ahí… Era puro desmadre, puro pistear52 puro andar con
las morritas y peleando ese era todo el rollo en ese tiempo y ya después
loquearnos, verda, la loquera también acá aparte 01 A

En el grupo el joven encuentra la manera de pasar el rato, compartiendo sus
experiencias y sus anécdotas de pleitos y de bailes, intercambia saberes sobre la
música y la cultura, intercambia elementos con los que constituye su identidad
juvenil, se nombra al tiempo que nombra al grupo, se convierte en keelin Pepos,
en Gueros Pepos, en Jelo Pequeños, en Jenru Converse.
52

Tomar cerveza o alcohol,

417

�Los jóvenes que se enfrentan a un mundo caótico, sin referentes familiares o
laborales, donde la escuela no es opción para un mejor futuro, encuentran en el
grupo de pares el lugar donde cobra sentido el mundo, donde es posible articular
las cosas y construir los sentidos, donde recuperar los valores que parecen estar
en crisis, el lugar donde se recupera el respeto, se establecen las reglas y se
ordena el caos. Frente al mundo en aparente orden de los adultos, los jóvenes
construyen otros sentidos, frente a la sensación de perdida y de imposibilidad,
recuperan sentido y transforman las cosas. Sobre la violencia, construyen su
propio orden, su manera de autoregularla:
A que se le quieran bañar, que onda pos que, si el vato no se quiere
aventar un tiro, pos que onda , no se quiere aventar un tiro, veda, pos
que onda si tu también te avientas un tiro, vente conmigo, va pero que
onda guey, no mas va ser un tiro y ya a tirar león, porque somos de
los mismos, veda, el chiste no es aventarse un tiro el chiste es
aventarse un tiro con otros, no entre los mismos, ya pos el vato, no
pos sobres, un tiro contigo, ya te lo amarras y que onda, chido ya aquí
mero puto, veda, ya no le, por decir, ya no le digas nada, a este vato,
veda, no, si hay muere. 02B

Encinas (2004/1994) señala en su etnografía sobre una banda juvenil en
Monterrey que los jóvenes encuentran significación al estar en la pandilla, donde
la amistad es sumamente importante, donde las relaciones están basadas en la
reciprocidad y en la ausencia de liderazgos, donde la asociación con la pandilla
responde a una necesidad de hacer, en vez de una necesidad de sobresalir. Esta
reciprocidad de funciones y la ausencia de un líder es considerado por Encinas, lo
que permite la estabilidad del grupo. La presencia de un liderazgo fuerte impediría
la reciprocidad. Encinas señala:
418

�La ausencia de liderazgo en las grupalidad juvenil en Monterrey, sigue siendo una
característica que se mantiene luego de casi 30 años desde que Encinas realizo
su investigación (1985). Así encontramos un testimonio de un sujeto del grupo B:

Si hay unos por decir que

son mas aferrados son los que se

aferran mas, son los que se avientan un tiro, que onda y saltan por ti y
por el otro, veda, te hacen un paro, pero no, no hay ningún líder todos
se tratan igual…siempre en la misma banda hay que tratarse como
tratas al otro y así, nunca hay que "ha hay que tratar mejor” “na que
aquel vato se aventó un tiro hay que tratarlo mejor", no trátalo igual,
como debe de ser. 04B

El uso del cuerpo para expresar el estilo
El cuerpo se constituye en un vehículo donde se transporta el mensaje que el
joven envía a los demás. Le Breton (2002:19) señala “el hombre no es el producto
de su cuerpo, el mismo produce las cualidades de su cuerpo en su interacción con
los otros y en su inmersión en el campo simbólico. La corporeidad se construye
socialmente” Los jóvenes que escuchan la música colombiana se apropian de
elementos que recuperan de otras culturas juveniles, asignándoles nuevos
significados en el momento en que elaboran su propuesta cultural. Uno de los
primeros elementos fue el peinado de los ochenta conocido como mullet53 que
usaron los rockeros de la época, y que los colombias retoman de una banda
juvenil de Monterrey de esa década llamada brother, “Para mi el pelo. Era lo que
nos, nos distinguía ahí en los bailes. Porque el pelo, el peinado brother. Bueno,
53

El Mullet es un corte de cabello muy popular en los años ochenta caracterizado por ser estilizado al frente
y largo de las parte de atrás.

419

�nos hacíamos un mechoncillo. Bueno yo casi no lo use, verda. Un poco tiempo,
mis camaradas, ellos si, pelo brother con un mechón aquí y una colita” 01 A
El pelo brother en los noventas se exagera en la modalidad de mullet al alargar la
parte de atrás del pelo y las patillas. Ya en la primera década del siglo XXI se
exageró aún mas con el peinado denominado patilludo. “Pos de repente, veías a
uno que taba colombiano y veías con las patillas y ¡aaah! con madre el pelo y uno
se lo va dejando y hacia vas viendo, vas viendo, pos hay se van creciendo las
patillas”. 04B

Si nombramos otros elementos que configuran el sentido colombias en los jóvenes
encontramos la vestimenta, caracterizada por las camisas floreadas, con motivos
religiosos, cristos y vírgenes, las camisetas que se retoman de otras culturas
juveniles como las rockeras, las camisas de botones que se retoman de los
raperos, las camisas tipo polo de franjas que se retoman de los reguetoneros.
Pero todas tienen una característica esencial que las convierte en colombias: se
visten de manera aguadas, es decir, demasiado amplias

Los jóvenes no solo retoman de otras culturas juveniles, sino que toman lo que
esta a su alcance. Los pantalones, que en el comienzo a finales de los ochenta
eran ajustados en los tobillos, se vuelven aguados en los noventa, se transforman
en dickies y luego en cortos, siendo los cross color54 uno de los más usados, y ya
la década pasada prefieren el corto, pero el estilo aguado permanece. El calzado
icono de lo colombiano es el tenis converse, el cual pervive hasta la fecha, pero
compite con tenis llamados nike shoes y los jordan.

54

llamado así porque cada pierna era de un color, mismo que se invertían en la parte de atrás, se cruzaban
los colores.

420

�Los elementos se transforman o se articulan de otra manera, se ocultan de tal
forma que es casi imposible identificarlos. Pero solo un elemento se mantiene
como parte de la identidad, esencia de la misma: la música. “El discurso musical
se abre conscientemente a sus dimensiones prácticas hasta verse implicado en
formas de vida con concepciones singulares sobre cómo nos relacionamos unos
con otros y con el mundo. (Hormigos, 2010:94)
Es que ya no somos colombias, verdad, cada quien su forma de
ser. Es que la música que escuchó, es clásica, como quiera si te cuaja
siempre te va a seguir gustando. 05 A

Llegaron los gavilanes los reyes de la costa
Si la música, por lo que expresa y las emociones que transmite a los jóvenes, se
constituye en la esencia de lo que significa ser colombias, el baile es la expresión
objetiva más acabada del mismo, lugar donde se escenifica la identidad a través
del vestido, donde se comparte la emoción de estar juntos con los amigos y los
enemigos, donde el colombias expresa a través del cuerpo su cultura y se
intercambian los símbolos. “(con) la cumbia pues ya suelto te expresas más,
sueltas señas, las señas que hace toda la banda, verdad, haces la seña todo y es
la manera en que todo se sueltan más” 02B

Es en el baile donde cobra notoriedad la cultura colombias durante los noventa y
atrae la atención de las instituciones y de los medios de comunicación. Los
jóvenes crean una forma única de bailar que se constituye en un estilo
espectacular (Feixa, 1998) que se expresa a través del baile del gavilán y el de la
motoneta:

421

�No, pos como volando, y como brincando, como brincando, era uno,
como que andabas volando y brincando, y en otro suelto también,
pues con las manos para arriba, con las manos haciendo como él que
saca el churro, bailando para arriba. Y, y pos la motoneta, esa que la
motoneta, agarrabas a la pareja y bien rápido, y pa´álla y pa´acá, en
los Star me daba vuelo yo, porque estaba bien largo el salón. 01 A

Si de hecho se bailaba lo que era agarrados los brazos, primero
hacías la simulación de encender una moto, este extendías los brazos
y acelerabas con el pie según tu y te ponías frente a frente con la
pareja y te ponías a bailar para adelante y para tras pero con
velocidad. 06 A

En la actualidad esa forma de bailar tiende a desaparecer y es sustituida por
nuevas formas

que denominan baile de Puntitas, que sustituye el baile del

gavilán, o el llamado de un paso, que es el baile de parejas que sustituye al de la
motoneta.
Pues tiene poquito que empezó, bueno yo lo vi hace poquito en
los bailes de la fe empezaron eso, salió verdad ese paso, pos está
cabrón también hacerlo y pos ahí empezó el baile ese de puntitas.
04B

Una de las modalidades de bailar de los colombias es la rueda. En ella giran los
cuerpos en dirección contraria a las manecillas del reloj, los roces de los cuerpos
son permanente, se baila suelto o en parejas, en una especie de baile colectivo en
el que todos bailan con todos al mismo ritmo, no hay espacio, entre los que bailan,
si se abre uno, inmediatamente es ocupado por un bailarín o por una pareja, es un
422

�especie de catarsis colectiva donde cada melodía llama al roce entre los
individuos.
Si, nomás me ponía a ver y comencé a meterme a la rueda y luego ya,
conocí amigas y ya, pos me empezaron a enseñar y luego ya me hice, de
hecho mi compadre Kinta, que en paz descanse, y yo éramos los que
bailábamos siempre, el Golo y esos no, nunca se enseñaron a bailar, así
con, con pareja, siempre sueltos, sueltos, sueltos, siempre. Nomás mi
compadre que en paz descanse, el Kinta y yo, el, yo si, siempre
agarrábamos morra, "he una morrita" y siempre sobre la morra, verda y
pareja, con pareja, bailábamos suelto y pareja, suelto y pareja 01 A

No pos yo iba a los bailes y pos a lo primero posa la cheve, ya
empezaba que unos paseos y no, ya empezaba la colombia, vea, los
tambores, pas, pas y empiezo a bailar primero la rueda, se hace la
rueda y ya uno se echa sus pasos y ahí mismo vas viendo como están
los pasos y te van haciendo la rueda a ti solo y pos, uno no sabe ni
usar los pasos, unos bailan así al chillazo, vea, hay los que si tiene su
ritmo de baile en los pasos y por eso te hacen la rueda, es cuando uno
va bien, porque uno que esta en la rueda va siguiendo al que esta
enfrente , a voy bailando como este vato, vea, y pos ya empiezan los
tambores y pos uno se expresa al baile

pas, pas de puntitas, y

levantar las manos y así. 04B

El baile también esta asociado a la violencia de los grupos juveniles. Cuando los
integrantes del grupo esta bailando suelto, esta mandando señales a los rivales de
enfrentamiento, desde un lugar separado del resto, a través de los movimientos de
las manos o del cuerpo “como éramos banda pos íbamos también al desmadre,
y era sueltos siempre”. 03 A
423

�En el baile también se representan las alianza a través de los símbolos. Las
bandas están agrupadas desde los noventa en bandas metropolitanas que se
conjugaran a partir de redes de amistad y de enemistad, constituyéndose en el
símbolo Uno y el símbolo Star. La violencia, que comienza a manifestarse de
manera simbólica es a partir de representar con las manos ambos símbolos. El
símbolo Star se representa cruzando las manos a la altura de las muñecas,
levantando los dedos pulga, índice y meñique, y doblando hacía la palma el anular
y el dedo medio; mientras que el símbolo Uno se forma un ángulo recto con el
dedo pulgar e índice y se doblan hacía la palma los dedos medio, anular y
meñique, posteriormente se juntan los dedos pulgares formando los tres lados de
un rectángulo. En los bailes se levantan los brazos, se forman los símbolos y se
“avientan “ al contrario.

A si es que ira, en ese tiempo si era cuando todavía se usaba el
símbolo Star, el símbolo 1, era cuando era la UDS unión de estrellas y
la UDL, unión de locos, la unión de locos era el símbolo 1 y en la Fe
siempre pues que la UDS y la UDL y siempre en el medio había,
había broncas, se tiraban el símbolo y se enojaban y pos también te
tiraban, se enoja y por eso se hace así, se hace la trifulca, ahí en el
baile. 04B

Si están separadas las pistas, hay como unas, como unas, asi
como una cerca asi como para dividir el símbólo Uno del símbólo Star,
ahí. Si andan bailando la banda y se acercan a la reja y comienzan a
aventarse cosas, se avientan cosas, A si se avientan acá que la
estrella y los otros hacen que el Uno. La estrella es el Star y los otros
avientan el Uno 05B
424

�Los símbolos nacen en los noventas. El símbolo Uno se constituye a partir
de muchas bandas, mientras que el comienzo del Símbolo Star fue con una
banda que agrupaba a jóvenes de diversas colonias del área metropolitana,
como lo fueron los Brother en los ochenta, y que se llamaban los
Arzobvispos, que después bautizarían como símbolo Star,

nombre que

surge del salón más importante de la escena colombiana de los noventa.

Los símbolos son un elemento importante en las culturas juveniles que atesoran
contenidos de emotividad, sentimiento y conocimiento: “un símbolo es aquello en
lo que se reconoce algo” (Gadamer, 1991:114), es reconocer la permanencia en lo
que es fugaz, función primordial del símbolo. Para Beuchot (2010) el símbolo es
unidad y socializador de las personas y sirve para reunir en torno a un acontecer,
una persona o a Dios.

El estigma sobre la identidad
Cuenca (2008) señala que de los jóvenes que viven en sectores populares se
construyen representaciones social que, en algunas de ellas, solo los reconoce
desde la delincuencia o la exclusión y recrean un imaginario en donde aparecen
reencarnando todos los males de la ciudad. Lo que finalmente obstaculiza o niega
que se construyan otras miradas sobre lo juvenil, desde las cuales podrían
emerger las construcciones culturales como las que aquí presentamos. En el caso
de los colombias de Monterrey la estigmatización proviene de las instituciones
policiales y de las educativas, donde se le adjudican el ser pandillero:

Si me paraban Y luego luego te checaba que porque te ves con
actitud sospechosa que porque te vestías así, de echo una vez me
425

�llegaron a quitar los aretes, este, haciéndome señas de que era para
mujeres y riéndose de la vestimenta de uno…. la policía sí, siempre
abusaba de uno se podría decir, nos echaba carro de cómo nos
vestíamos. Si te tachaba de que eras colombiano, eras pandillero
eres lo peor, ser colombiano era ser pandillero 03 A

La estigmatización policial también va cargada de violencia, que se ejerce sobre la
identidad del joven colombiano al señalar violentamente los elementos que
confluyen en la escenificación de su identidad.

Por la ceja que si somos jotos, "he que eres travesti o que" por la
ceja, no pero no tiene nada que, no representa nada la ceja, es tu
modo de ser el sacarte la ceja, "ah estoy bien acá, una sacadita y ya",
hay unos que si exageran como yo, la tengo bien delgadita como
mujer, hay otros que ni tienen ceja, este también por el corte de pelo,
veda, principalmente por el corte del pelo, el cuadro, para que resalte
también la ceja, lo que es la ceja. 04 B

La vez pasada me llevaron con el Romel, traía las cejas bien
delgaditas, y luego se acerco una policía "que eres joto, guey" "No",
"Porque te sacas la cejas" "No no se, no mi mamá me las saco" "Eso
hace tu mamá", "Si" "No seas menso, tu mamá te trata como una
muñequita, eres una muñequita para ella" Y el nomás se quedaba así
agachado. "Tu eres una niña te estas sacando las cejas". "No es que,
no no. Y luego ya "A ver man, pásale para acá" Y luego le pasaron
con el doctor. "Sóplale" Y le soplo, y luego decía la ruca "póngale ahí
que andaba por tóxico" 05B
426

�Vas cambiando la vestimenta pero pos lo colombia sigue dentro en la sangre
A lo largo de casi 25 años, que van de 1990 a la actualidad55, tanto en las
dinámicas de los grupos juveniles, en las expresiones a través de la forma de
vestir y de bailar, en la forma de comportarse en los escenarios de baile y en los
barrios donde viven, en la configuración de la identidad que se transforma al incluir
nuevo elementos y símbolos en la

representación de lo que significa ser

colombias, incluso la violencia que le caracterizaba a estos grupos a disminuido y
ha cambiado la concepción de territorio y de las interacciones con otras
grupalidades juveniles.
La permanencia esta ligada al sentimiento que aglutina a los jóvenes con la
música colombiana. La emoción que transmite las melodías a los sujetos y lo que
el sujeto expresa a través de la música, tanto la violencia hacía otros grupos de
pares, como la expresión al momento de bailar una cumbia o un paseo y que va
ligado a lo que nos dicen los sujetos: cambias tu forma de vestir, pero siempre
llevas la música en el corazón.
El primer cambio es como estrategia de ocultamiento de la identidad por la
asociación de esta con la delincuencia, de tal manera que prefiere vestirse
“normal” para mimetizarse con el resto de los jóvenes que no son colombias y
evitar conflictos con la policía. Ser normal es ser invisible, no sujeto a una revisión
corporal o alguna detención por parte de la policía, es no dar el perfil. Esa
estrategia se usa para ocultarse, un disfraz para ocultar lo ilegal

55

Incluso se podría considerar que a cambiado desde hace 45 años, de los años 70, cuando aparecen los
sonideros y luego los ochenta con el surgimiento de los primeros grupos de música colombiana y de las
bandas juveniles de la época.

427

�Pos porque tenía broncas con la policía porque te veían así y era
báscula. Era una báscula de rutina, y pos como andaba mal, siempre
traía, pues broncas, drogas, y por eso, eso, exactamente eso fue
porque, yo también empecé a mover y, y, y, yo veía a la raza, te la
topabas en redadas y nada, no pos, era un disfraz, este es normal y
no me hacen nada, pos llevo la carga y no hay nada, y así, pos de
hecho me topaba acá, con la carga, me topaba la granadera y al
revés, no me decían nada, pero veían a un brother, veían a un
colombias y a la báscula de volada y eso también, eso fue una de
las cosas de que me empecé a vestir normal para no tener broncas
con la ley, estaba muy dura la ley antes. 01 A

Esta estrategia de invisibilidad, de ocultamiento de la identidad frente a la policía
fue observado en una entrevista que se realizó en 1996 a un grupo de música
colombiana llamado Campesinos de la Cumbia, de Fomerrey 19, en el municipio
de Guadalupe, en el marco de la investigación de Olvera y otros (1996) como se
ve en el siguiente relato:
-Nomás nos veían y nos levantaban
-Bueno una vez a mi me agarraron y me pusieron.
-Y lo hincaron ahí en la esquina (Risas).
-Me hincaron y me pusieron con un, como se llama, donde llevan
el rifle (culata). Pero esa vez todavía me peinaba acá, si este me
pusieron y luego me dice el vato “he saca la mota”, le digo “¿cuál?,
pero o sea, nomás te ven así y de volada te dicen que eres loco, pero
pues quien sabe.
-Bueno a mi ya casi no me agarran, me paro ahí en la esquina y
ya pasan como si nada.
428

�-Mario se viste como antes, bien colombias
-Lo ven lo agarran
-Lo otra vez iba con él para abajo y nos pararon, íbamos en la bici
“a ver vengan pa`ca, esa bici es robada” “nombre cálmate”
-El se viste (Mario) con sus camisas floreadas.
-Los pañuelos.
-Ahora se quedo atrás.
-Se pone todo lo que dejamos todos, “órale ahí te va” (risas)
La persecución policial sobre la identidad es una constante que se mantiene a lo
largo de los años y que enfrentan en la actualidad los jóvenes que escuchan la
música colombiana. Los jóvenes de ahora han incluido en su estilo elementos
como aretes y cejas depiladas, que provoca burla y represión de partes de las
autoridades policiales, elementos que han retomado de los públicos jóvenes del
reguetón y de los cantantes afroamericanos del rap. El estilo juvenil emigró de
una representación del ser colombias, que nace a mediados de los ochenta con el
peinado brother, que se mantiene durante los noventa y que se exagera en la
década pasada en el peinado patilludo, lo cual se ostentaba

como marca

identitaria, como forma de encarar el estigma que lo marginaliza, lo señala de
drogadicto o lo reprime.

Si una vez si llegaron y nos las cortaron con un vidrio, has de
cuenta que una vez estábamos en la plaza de los pinos, y había
reunión, nosotros hacíamos reuniones los viernes caían mucha
banda que era de Tierra Propia, de soli, de Escobedo, de Apodaca,
se juntaban muchos, mucha banda ahí, en la plaza de los pinos
mucha loquera y todo y una vez nos cayo la policía y pos, una que,
429

�no puedes,

te hacen un cuatro y pos pa´ donde corres

y este

llegaron puros patilludos, a todos filita india, a unos si se las jalaron
acá sin el vidrio, veda a cortársela pura mano a jalón, se vinieron con
todas las patillas, copetes, todos, todos pelones. 04 B

El peinado brother (cholillo de manera despectiva) y las patillas largas de los
jóvenes colombias es una forma de autoafirmarse frente al resto que lo crítica, de
obligarlo a verle a la cara, como lo señala Cerbino (2011) en el caso de los
Maras. La exageración del peinado es para ostentar el estigma , la marca
negativa que le han marcado. Esta autoafirmación resulta ser un afrenta para la
autoridad que la reprime de forma violenta.

El contexto de esta represión se da en un momento de violencia social fuerte en la
ciudad, causada por la violencia del narcotráfico, momentos en el que los jóvenes
en su conjunto se vuelven vulnerables ante esta violencia por la edad. Violencia
que se ejerce en sus lugares de reunión como los antros y bares de la ciudad, que
termina transformando la vida nocturna de Monterrey, hasta casi hacerla
inexistente. Pero los colombias sufren una doble vulnerabilidad; primero por su
condición de pobreza y segundo por su identidad juvenil. En conjunto dan el perfil
para ser victima, tanto del crimen organizado, como de las autoridades que lo
combaten.

Si te subían, te subías y te ibas de tendero, o de estaca o te
pegaban de todas formas te pegaban y a varios de aquí se los
llevaron los subían a las trocas y les pegaban "orale vamonos" y se
los llevaban y después ya no se volvían a ver y uno decía "no ya
están muertos o algo", verda. No a los dos tres años ya venían de
430

�Matamoros o de allá. "no venimos de, andábamos en la guerra" que
no se que. Pero todo empezó porque los subían, no querían jalar y
los subían, por eso, se los llevaban, ya estando allá tenían que jalar
a huevo o si no los mataban. 05 B

Ante esta muerte anunciada, queda el camino de ocultar el estilo colombias con lo
que es cercano a los jóvenes; la violencia transforman el estilo y los jóvenes
adoptan el “cuadro” que ven en los peinados de los músicos raperos. Sin embargo
estar estrategia llega a fallar, porque a pesar del ocultamiento de los colombias o
la invisibilidad de la identidad al transformar sus elementos, la policía siempre
encuentra la conjunción de los elementos simbólicos e identitario que definen a
estos jóvenes. Los jóvenes entienden este proceso, lo explican y se apropian de
este entendimiento:

Si, no pos por la vestimenta, si, te cortas la patilla y este pos te
paran porque todavía te sigues vistiendo aguado asi o

te vistes

normal y andas, así "que onda" sin patillas ni nada y te ven y, por los
tatuajes "ha que lo ven tatuado, mariguano, aca". 04 B

Otro cambio experimentado es en la forma de bailar, la espectacularidad del baile
de los colombias residía en dos estilos: el baile de la motoneta y el baile del
Gavilán. El primero fue bautizado así por la industria cultural por medio de Jesús
Soltero, conductor de televisión en programas de música de la onda grupera.

La actual generación de colombianos están viviendo un cambio significativo en la
forma de bailar la música colombiana, tanto en la forma suelto, como en la forma
431

�en parejas. “Si, llegue a bailar así no mas como ya sacaron esos de un solo paso
ya todas se van a lo que es el ritmo de la música, pum, de un solo paso, de un
solo paso, ahorita ya es raro que se vean el paso de antes, veda” (04 B) nos
cuenta un joven de 20 años que se encuentra inmerso en este proceso de cambio
en el estilo

Los jóvenes son testigos de estas nuevas modalidades de baile, donde el estilo se
impone sobre las formas tradicionales de bailar, todo se transforma, pero en el
nuevo acomodo se resignifica y se mantiene la identidad: el gavilán de los
noventa se identifica con el baile que lo sustituye, el de las puntitas.

Ahorita sacaron el famoso paso de las puntitas, que se paran
con las puras puntas y ahí están bailándola, si, es el que mas
están usando ahorita, es parecido al gavilán, nada mas que el
gavilán era con el pie nada mas apoyado y las manos hacia atrás
moviendo muy así y ahorita pues son con los brazos extendidos
como cristo mas o menos y pues las puntitas ahí a todo lo que da.
02 B
En los salones de baile de principios de los noventa comenzó a configurarse la
violencia entre los grupos juveniles rivales que se aglutinaron en grandes
colectividades. Por un lado apareció a principio de los noventas las bandas unidas,
que después se congregarían en el símbolo Uno. Poco después surgen los
Arzovispos, una sola banda que reunía a jóvenes que vivían en distintas colonias
del área metropolitana, que después aglutino a bandas que en su territorio local
conservaban su identidad de grupo, pero que al conjuntarse en los salones de
baile de la época, se identificaban como Arzovispos. De esta última agrupación
metropolitana surge el símbolo Star o la estrella, nombre que provenía del salón
mas concurrido en la época: los Star.
432

�El Uno empezó en la Paraíso,56 el Star si no sé dónde yo me
uní al Star allí en la Bodega57 con los traviesos de la Felipe y los
Pachecos de la 11… los del Uno son más correteados, pero el
uno yo entiendo que empezó allá en la Paraíso con los Huérfanos,
con los Huérfanos de la Paraíso, los Tebanos todos esos son los
iniciadores del símbolo Uno. Antes los contrincantes del símbolo
Uno eran los a
Arzobispos, los Arzobispos tú sabe como era una banda como
quien dice internacional de todas las colonias conocidos como
símbolo Star,… o sea el símbolo Uno era un solo símbolo pero
eran muchas pandillas y los Arzobispos era una sola banda pero
de varios colonias por ejemplo de cada colonia tres o cuatro se
juntaban y se hacía un bolón en los bailes en los salones que
estaban ahí en B. Reyes, como en el 92, 93 que andábamos por
ahí, de hecho en veces dividían, y aventaban a todos los que
eran Arzobispos, Rebeldes de Sierra Ventana, Pequeños eran de
este lado del otro lado de la malla aventaban a todo el símbolo
Uno los Parrandero este, Valle Verde, los Cumbiaberos, para que
no se hiciera la bronca, porque si juntaban a todos iba a ser una
bronca imparable, y no le van a poder controlar con la policía
porque eran alrededor de 200 personas, 100 contra 100. 05 B

Los símbolo Star y Uno permanecen en los escenarios de los colombianos y se
usan para representar el grupo de pertenencia, la red de amistad y enemistad
configurada en el mapa urbano de los jóvenes colombias. En el baile el símbolo
56
57

Colonia localizada en Guadalupe, mientras que los Arzovispos se ubicaban principalmente en San Nicolás.
Salón de baile que se ubicaba en la colonia Azteca en San Nicolás de los Garza

433

�aglutina, pero también separa de los enemigos:
A si es que ira, en ese tiempo si era e cuando todavía se usaba
el símbolo Star, el símbolo Uno, era cuando era la UDS Unión de
Estrellas la UDL, Unión de Locos, la Unión de Locos era el símbolo
Uno y en la Fe siempre pues que la UDS y la UDL y siempre en el
medio había, había broncas, se tiraban el símbolo y se enojaban y
pos también te tiraban, se enoja y por eso se hace así, se hace la
trifulca, ahí en el baile. 04 B

Hora hacen señales, así como que se, se enfrentan, cuando es
la rueda, que antes era la rueda que no dábamos vuelta prum,
como que así, como uno (incomprehensible) .. pa el mismo lado y
ahora se van topando, y se, bueno sí lo he visto, así lo vi en el
último baile que fui, se hacen como señales así pos de una banda
contra otra se hacen señales en la cara. Me imagino que eso ya
viene llegando ya las broncas. Antes también, antes también era
igual, así ibas, ibas dando vuelta y ya te miraba alguien más y se
hacían las broncas, como quiera si inducía a las riñas, se llamaba
al refuego ahí. 01 A

La rueda es donde se escenifica la violencia, donde se utilizan los
símbolos para incitar a los grupos rivales. En la rueda los jóvenes
celebran de manera dionisiaca el desenfreno, la alegría y la emoción de
estar juntos “la emoción colectiva es algo encarnado”, señala Maffesoli
(2004:59). Los jóvenes hacen gala de sus ropas, de sus peinados y de
sus accesorios; se representan frente a los demás. En la rueda están a
la vista del resto, de los amigos y de los enemigos, se trata de demostrar
que se es el mejor para bailar, el mejor para los pleitos, el más galán
434

�frente a las mujeres. Pero la rueda también es el escenario de la
enfrenta, el lugar de los roces, de los empujones, del agandalle, de
mostrar que se puede más que los rivales, la oportunidad para levantar
el símbolo, para delimitar fronteras y ganar territorios

Si porque en parte éste se mete por decir, está bailando el
símbolo Star y llega por decir un chavo del uno o varios chavos y
se quieren meter ahí es muy raro que se vea eso porque cada vez
que llegan se pelea pero si hay uno que otro que si llega y se mete
como si nada y trata de meterse en medio Como para decir aquí
estoy no me hacen nada soy el mero mero bueno de aquellos y
que no sé qué pero por eso no tratan de empujar para que no, no
trate de hacer menos a los demás 02 B

En el centro esta la vida, quien ocupe ese lugar será observado por todos los
espectadores que se quedan al margen, haciendo un circulo para las que bailan.
El grupo pasa a segundo plano, solo cobra importancia cuando toca una cumbia
que llama a la mayoría a meterse a la rueda, El espectáculo esta en los que gira,
parejas e individuos solos se aglutinan hacia el centro. En el confluyen los
jóvenes, se arremolinan, se sostienen con los hombros izquierdos, con las manos
forman los símbolos, el Star o el Uno, los brazos se levantan. De vez en cuando
alguien intenta meterse hasta el centro, pero es repelido por los que ya se
apoderaron del mismo.

Nuevas territorialidades en el mundo colombias
Durante los noventa el estilo juvenil de los colombias estaba ligado al territorio del
grupo. El territorio se defendía o se conquistaba a través del pleito barrial. La
435

�música acompañaba a los colombias en esa práctica de defensa o de conquista,
sin embargo la definición de territorialidad fue cambiando por la situación de
violencia en la ciudad de tal forma que “antes era la fama si, el nombre y el
territorio, ahora ya no se usa ese tipo de cosas” (03 A) por lo que el colombias de
ahora prefiere mantener un perfil bajo:

Las broncas antes peleaba por la situación que está en Nuevo
León antes peleaba mucho el nombre, hey que se escucha mucho
que los dragones de sierra, los muertos de la camay, que se
usaba, que se mandaban saludos en la radio que se usaba
mucho, ahora no, ahora ese tipo de cosas ya no está todo eso por
la situación en que está Nuevo León. Sí porque entre más fama
tengas, mas te busca. 03 A

La violencia hacia los jóvenes, tanto la que provenía de las instituciones de
seguridad como la del crimen organizado transformaron el sentido de territorialidad
en los jóvenes de ahora. Ya no se defiende el territorio, el “terreno”, se han caído
las fronteras entre los grupos juveniles en gran parte de los barrios de la ciudad

No sin que nadie, solos, solos ahí en las esquinas llegaron y
"Que onda las pases, veda, la violencia, na, no si, no pos chido,
veda, pueden pasar pa´lla, igualmente ustedes pa´ca" y solos, ni
que alguien nos dijera "he hagan las paces o sin o acá", no todo a
su tiempo, veda se fue calmando. A decisión de las pandillas” 04
B

436

�Los más jóvenes son los que han hecho las paces con sus grupos de pares, a
pesar de los símbolos distintos, la violencia barrial se olvida entre ellos y solo
queda el pleito entre los que tienen broncas entre si o los grandes.

Ya no hay pleitos como, antes teníamos pleito con unos bueyes
de acá atrás, del símbolo Uno, y los Pilocos que eran Uno
también, ya después se fueron difuminando los grandes y se
quedaron puros morros, uno no podía ir para allá , para aquel
lado y a haya eran que, puros que, puros Unos. No los empecé
a cotorrear y has de cuenta que empecé a pasar para haya y ya
no me decían nada, ya era más por banda, por los que tuvieran
fallas, verdad y también acá abajo ya no, ya también con los
Pilocos, ya no tenemos fallas, bueno los más grandes si. 05 B

Esa nueva territorialidad nacida de la violencia urbana, también afecta a la
dinámica de juntarse en las esquina o en los lugares de reunión habituales de los
jóvenes colombias, así que

Porque pasaban de repente y nomas tiraban plomazos de las
trocas. Casi también todo eso lo de, de los malitos y todo eso
calmo lo de las bandas, calmo eso del símbolo Star y símbolo
Uno, porque todos se desafanaron ya todos prefieren estar en su
casa encerrados que estar en la calle arriesgándose de, los
policías todos estaba comprados en ese tiempo, ya casi ya, ya
nadie quería andar en la calle 05 B

437

�CONCLUSIONES
En la música colombiana, el joven encuentra no solo una manera de expresar
sentimientos, sino también una forma de expresar objetivamente ese sentimiento
colectivo; expresión que se da en el baile, en la forma de vestir y en la forma de
agruparse. La música permite la estabilidad de los grupos juveniles colombias, a lo
largo de 25 años, a pesar de los grandes cambios que ha experimentado en su
expresión y en su representación. Maffesoli señala que “ permanencia e
inestabilidad son los dos polos alrededor de los cuales se articulará lo emocional”
(2004:57). La permanencia del estilo permite la identificación emocional con la
música, pero la inestabilidad de los elementos que confluyen en el estilo, permite
que los jóvenes se identifiquen con este. La experimentación, la innovación en el
estilo, la posibilidad de exponer nuevas propuestas permiten que el estilo se
renueve y se presente como actual.

La

memoria colectiva del estilo, la evocación nostálgica de las melodías

colombianas de otros tiempos, cantantes que llenan de simbolismos el consumo
de la música, como Alfredo Gutiérrez, Aniceto Molina, Celso Piña o Paco Silva, las
melodías clásicas de cumbia y paseos vallenatos son el anclaje de la identidad
con la música, la permanencia a pesar de los cambios experimentados.

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Entrevistas
Grupo A


Chikis, Pequeños de la Peña Guerra, 24 de diciembre del 2013 y 3 de
enero del 2014,
Colonia Roberto Espinosa, Apodaca.



Bula, Alfareros del Topo Chicos, 3 de enero del 2014
Colonia Casa Blanca, San Nicolás de los Garza.



Memin, Panchitos de la Felipe Carrillo, 4 de enero del 2014
441

�Colonia Felipe Carrillo, Escobedo.


Ele de los Pericos de la Consty, 11 de febrero del 2014
Colonia, Apodaca



Jelo de los Pequeños de la Peña Guerra, 15 de marzo del 2014
Colonia. Real San Pedro, Zuazua
Satanas de la Monterreal
Colonia Monterreal, Escobedo



Los campesinos de la cumbia, Fomerrey 19, Guadalupe, 10 de julio de
1996

Grupo B


Nelson Regreso Vallenato, 4 de enero del 2014
ColoníaFelipe Carrillo, Escobedo



Güero Pepos, de los Pepos de la Constituyentes de Querétaro,15 de
marzo del 2014
Colonia Nuevo Mezquital, Apodaca.



Martin de los Power
Colonia Fomerrey 105, Monterrey, 26 de abril del 2014



Keelin de los Pepos de la Constituyentes de Querétaro



Colonia de la Constituyentes de Querétaro, San Nicolás de los Garza, 17 de
mayo del 2014



Jenru de los Convers de la Unidad Piloto, 24 de mayo del 2014
Colonia Unidad Piloto, Guadalupe

442

�VIVIR PARA CONSTRUIR, DESARROLLO DE HABILIDADES PARA LA VIDA
EN ADOLESCENTES INDÍGENAS. PROYECTO DE INTERVENCIÓN
COMUNITARIA EN JUÁREZ, N. L.
Gelacia Cecilia Chávez Valerio58
María del Carmen Farías Campero59

RESUMEN
El proyecto vivir para construir forma parte de las estrategias de acción que la
organización Zihuame Mochilla ha estado implementando con adolescentes que
pertenecen a la comunidad de los Naranjos en el municipio de Juárez, N. L.
Esta intervención se planteó en base a las necesidades detectadas, donde resulta
apremiante realizar acciones enfocadas a la población indígena adolescente que
permitan la inclusión social de este importante grupo en la vida comunitaria. El
proyecto Vivir para Construir se implementa como parte de un modelo de
intervención comunitaria, que busca contribuir al fortalecimiento de la cohesión
social mediante el incremento de las habilidades en las y los participantes,
además de facilitar el acceso a servicios de atención integral (educación y salud)
para adolescentes de la comunidad de la colonia Arboledas de los Naranjos en
Juárez, N. L., entre los que se encuentra un número importante de adolescentes
indígenas nahuas.
Durante un período de 11 meses, poco más de cien adolescentes de ambos sexos
que pertenecen a la escuela Secundaria Francisco Goitia y a la comunidad de
Arboledas de los Naranjos, han participado en las diversas estrategias de acción.
58

Gelacia Cecilia Chávez Valerio es coordinadora del proyecto Vivir para Construir en Zihuame Mochilla A.C.,
y dirige el colectivo Contacto Social correo electrónico: cecipsique@gmail.com
59
María del Carmen Farías Campero es directora de Zihuame Mochilla A. C., correo electrónico:
carmenfarias@yahoo.com

443

�Es a través de talleres formativos, acciones de alfabetización, actividades
culturales y deportivas, que las y los participantes han desarrollado y/o reforzado
sus habilidades psicosociales, lo que ha permitido que cuenten con mayores
recursos sociales para interactuar con sus pares y con las personas adultas de la
comunidad, promoviendo con esto la disminución de la situación de vulnerabilidad
en la que se encuentran.

Palabras clave: adolescentes, indígenas, habilidades para la vida.

INTRODUCCIÓN
Considerando las condiciones de exclusión social, marginación y discriminación en
que se encuentran las personas indígenas viviendo en el Área Metropolitana de
Monterrey, específicamente la población joven, se implementó un proyecto de
intervención social basado en un modelo comunitario de carácter preventivo e
integral que, en el corto y mediano plazo, permitiera contribuir a incrementar la
calidad de vida de las y los adolescentes indígenas y sus familias, promoviendo
además el fortalecimiento de la cohesión social mediante el incremento de las
habilidades sociales y acceso a servicios de atención integral para adolescentes
de la comunidad de los Naranjos en Juárez Nuevo León.

Con la implementación de este proyecto las personas participantes adquirieron los
conocimientos y herramientas que les permitieron ser capaces de buscar y
proponer soluciones a las problemáticas que enfrentan, tomando en cuenta que
además se adquieren compromisos con la sociedad a través de un proceso
reflexivo que conecta lo personal con lo social y genera en el transcurso
sentimientos y emociones de pertenencia (Benedicto y Morán, 2003).

444

�En este proyecto se consideró trabajar con las personas participantes para lograr
un cambio y mejora en las habilidades y destrezas que les permitan afrontar las
problemáticas y condiciones del entorno.

Es sabido y aceptado que las causas de muchas de las problemáticas que
enfrentan son externas y ajenas a ellas, el alcance de este proyecto no contempló
el cambio de situaciones externas al grupo por corresponder a factores
complejos60 que exceden la capacidad y los recursos del proyecto, sin embargo si
se planteó que las personas participantes desarrollaran habilidades psicosociales
y capacidades que les permitan afrontar estas circunstancias desde una posición
socialmente activa, para con estos elementos cuestionar su realidad y desarrollar
propuestas para mejorar su condición individual y colectiva.

Se ha correlacionado la participación e involucramiento de los grupos marginados
con la solución de los problemas colectivos, demostrando que a través de la
participación se construye la identidad, se desarrolla la confianza y la autoestima,
el grupo se cohesiona y se hacen responsables de definir y actuar para mejorar
sus condiciones de bienestar (Whitmore y Kerans, 1988).

Es a través de la inclusión social que las personas adolescentes logran alcanzar
satisfactores subjetivos básicos que se manifiestan como: sentimiento de
integración, confianza, estima, seguridad emocional, esperanza, alegría, éxito y
reconocimiento constructivo, mientras que los adolescentes marginados excluidos
de los entornos sociales y las oportunidades educativas, tienden a desarrollar con
mayor frecuencia una identidad negativa, lo cual favorece la búsqueda de
60

Entre los factores complejos que afectan a personas y grupos indígenas se encuentran los efectos de la
globalización; la pobreza; la desigualdad económica; la exclusión social; y la exclusión política (Stavenhagen,
2002).

445

�sensaciones de logro mediante comportamientos peligrosos (Krasukopf, 2001;
2005).

Contrarrestar estos problemas es una de las propuestas de la presente
intervención a partir de la formación de sujetos activos capaces de transformar su
realidad, a través del desarrollo de la autoestima y de la identidad, elementos
indispensables que favorecen la construcción de un plan de vida.

PANORAMA ACTUAL DE LA POBLACIÓN EN EL ESTADO DE NUEVO LEÓN

La situación actual en términos sociales y económicos que se vive en el Estado
afecta en general a la población, sin embargo quienes resienten el impacto de
forma más intensa son las y los adolescentes indígenas. Esta población se ve
directamente afectada por la falta de oportunidades para obtener un empleo bien
remunerado, una educación de calidad eficiente, espacios de convivencia sana,
servicios de salud adecuados y enfocados a sus necesidades específicas,
repercutiendo todas estas carencias en su calidad de vida y en una ausencia de
un proyecto de vida a futuro.

Estivill (2003), señala como a través de acumulación de procesos y rupturas se va
&lt;inferiorizando&gt; a personas, grupos, comunidades y territorios con respecto a
centros de poder, recursos y valores dominantes. Cuando la población tiene pocas
oportunidades para mejorar su calidad de vida en estos ámbitos hay un riesgo
latente dentro de sus comunidades, pues se aumenta el riesgo de continuar con
una formación inadecuada que se da predominantemente en las calles, con esto
las capacidades y oportunidades se ven recortadas de forma drástica, donde la
mayoría de estos adolescentes en situación de vulnerabilidad estarán condenados
a vivir y replicar modelos de pobreza y violencia.

446

�Debido a la situación actual de la población adolescente se planteó la necesidad
de implementar este proyecto en la colonia Arboledas de los Naranjos ubicada en
el municipio de Juárez Nuevo León, buscando potenciar las habilidades y
capacidades de adolescentes para que sean verdaderos actores en esta etapa de
su vida; trabajando desde la prevención para la promoción del desarrollo integral
fortaleciendo las habilidades y contribuyendo al incremento en la calidad de vida.

La propuesta de trabajo se formó a partir del conocimiento del contexto vulnerable
en el que la población adolescente de esta comunidad

se encuentra, lo cual

agrava el riesgo de conductas violentas y delictivas. Ante estos factores de riesgo
se plantea un diseño de estrategias de
habilidades

psicosociales,

el

acción a través del desarrollo de

establecimiento

de

vínculos

mediante

el

acercamiento de instituciones, además del fortalecimiento de redes de apoyo
familiares y comunitarias, que pueden llevarse a cabo a través de esta
intervención transversal.

ANTECEDENTES DE LA COMUNIDAD
La Colonia Arboledas de los Naranjos se fundó en el año 2003 para dar cabida a
550 familias reubicadas de asentamientos irregulares ubicados a lo largo de los
ríos La Silla y Santa Catarina en los municipios de Guadalupe y Juárez Nuevo
León, en un programa conjunto entre autoridades federales, estatales y
municipales. Las familias que llegaron a esta colonia procedían de entornos muy
diversos, desde el inicio se dieron situaciones de tensión, la drogadicción y
violencia entre la población joven no tardó en hacerse presente. Entre el grupo de
familias reubicadas destaca la presencia de más de setenta familias nahuas
quienes habían vivido quince años en un asentamiento congregado y que
formaban una comunidad tradicional con fuertes lazos, todas ellas originarias del

447

�mismo pueblo, Chahuatlán, Ilamatlán, Veracruz. Para estas familias la tensión fue
mayor al ser víctimas de discriminación y rechazo en la nueva vecindad.

Actualmente la población joven de esta colonia presenta características
específicas las y los adolescentes pueden dividirse en dos grandes grupos, el
primero y más numeroso está conformado por adolescentes que asisten a la
escuela y viven como hijas e hijos de familia y el segundo conformado por
adolescentes varones, quienes en su mayoría abandonaron o nunca asistieron a
la escuela, no trabajan y pasan la mayor parte del día en las calles de la colonia,
consumen inhalantes y son rechazados por la comunidad. En ambos grupos hay
población

indígena,

por

lo

que

se

trabajó

con

la

población

joven

independientemente de su origen étnico.

Este proyecto se implementó con ambos grupos de adolescentes

buscando

ofrecer nuevas oportunidades de desarrollo individual y colectivo de acuerdo con
su condición específica. Con los grupos que se encontraban en situación de calle
se trabajó de manera más intensa, buscando desarrollar las habilidades sociales y
abrir nuevas ventanas de oportunidad para formular un plan de vida y contar con
herramientas que les permitan romper el círculo de pobreza y marginación en el
que se encuentran inmersos.

448

�SUSTENTO TEÓRICO-METODOLÓGICO
Respecto a la etapa de la adolescencia
La adolescencia puede ser definida como la etapa de la vida comprendida entre
los 10 y los 19 años de edad, en la que se experimentan procesos críticos de
transición que se asocian a cambios físicos y emocionales, a modificaciones en
los roles familiares y sociales, así como la progresiva adquisición de la autonomía
económica, profesional y personal (Schiavon, 2008).
Esta etapa es considerada como un periodo vital en el que las personas van
tomando un rumbo en su desarrollo, alcanzan la madurez sexual, basándose en
sus recursos psicológicos y sociales obtenidos desde el crecimiento previo, con
los cuales siguen construyendo su identidad y planteándose un proyecto de vida
propio (SSA, 2008).
La adolescencia representa el momento en que se va dando una reestructuración
en la construcción de la identidad y se van diversificando, con mayor fuerza que
en la infancia, las referencias de "otros" (grupos, personas) más allá de los padres.
La necesidad de pertenencia, el ser parte de algo, revelada a través de la
grupalidad, parecería atravesar todas las expresiones que transitan los
adolescentes (Konterllnik, 1999).
En los sectores más pobres, los adolescentes desarrollan en la esquina el sentido
de pertenencia que necesitan para sentirse parte de un "algo social" y que en
muchas oportunidades les es negado por las instituciones sociales (Konterllnik,
1999).
Es por este motivo que se tomó la decisión de implementar el proyecto con este
grupo poblacional, pues es en esta etapa que las y los adolescentes experimentan
cambios tanto físicos y emocionales, se van dando una serie de modificaciones en
los roles familiares y sociales, además de que el/la adolescente va adquiriendo
una autonomía tanto personal y económica. Las y los participantes involucrados
449

�dentro del proyecto se encuentran dentro del rango de edad de los 12 a 17 años y
muestran características ya señaladas en los párrafos anteriores.
Modelo teórico basado desde el aprendizaje social y el desarrollo de
habilidades sociales
La intervención se encuentra sustentada en un modelo de aprendizaje social. Con
el desarrollo de este proyecto se buscó que las y los adolescentes a través de las
conductas observadas puedan modelar las conductas, actitudes y reacciones
emocionales para el proceso de aprendizaje. A partir de estas estrategias se
buscó que las y los adolescentes fueran construyendo su conocimiento por medio
de la fijación de metas, tareas de análisis, estrategias de planeamiento y por el
monitoreo de su comprensión a través de los temas y ejercicios realizados en los
distintos momentos de la implementación.
Fundamentar la intervención desde ésta teoría le permite al adolescente formular y
alcanzar metas concretas, realistas y viables, que provean el espacio para el
manejo de los sentimientos y emociones que acompañan el cambio de lo conocido
a la adopción de comportamientos nuevos, a través de la integración a nuevos
espacios colectivos.
En la teoría del aprendizaje social, Bandura enfatiza el proceso de aprendizaje por
observación, en el cual el comportamiento de la persona cambia como resultado
de la observación de nuevos comportamientos y de las consecuencias producidas.
En esta propuesta se identificaron diversos factores que determinan si la
intervención puede producir el cambio de la conducta o el cambio cognitivo (Vega,
Maddaleno y Mazin, 2005). En esta teoría desarrollada por Bandura, se hace gran
hincapié en la importancia que tiene observar y modelar las conductas, actitudes y
reacciones emocionales de los otros para el proceso de aprendizaje de los
individuos. Según los principios de esta teoría el comportamiento del adolescente
se adquiere fundamentalmente en el entorno social mediante un aprendizaje por
observación (López y Moral, 2009).
450

�Uno de los factores fundamentales que se retoma es el concepto de autoeficacia,
que juega un rol importante, haciendo referencia a las creencias que el
adolescente tiene respecto a sus propias habilidades y capacidades para realizar
el comportamiento que ha observado.
Otro de los enfoques abordados en el presente proyecto se relaciona con las
habilidades para la vida, entendiendo ésta como una estrategia que permite a las y
los adolescentes afrontar riesgos y adversidades que contribuya al desarrollo de
conductas saludables (Nirenberg, 2006).
Se entiende por habilidades para la vida el “conjunto de conductas emitidas por
un individuo en un contexto interpersonal que expresa sus sentimientos,
actitudes, deseos, opiniones o derechos de un modo adecuado a la situación,
respetando esas conductas en los demás y que, generalmente resuelve los
problemas inmediatos de la situación mientras minimiza la probabilidad de futuros
problemas” (Caballo, 1993).

Es muy importante detectar cuanto antes el déficit en habilidades sociales debido
a las

consecuencias que puede conllevar el mantenimiento y posterior

agravamiento de las mismas a nivel social, el sufrimiento, angustia y malestar
que puede producir a nivel

personal emocional en el individuo (Camacho y

Camacho, 2005).
Desde este enfoque se promovieron ejercicios y técnicas buscando favorecer el
desarrollo y/o fortalecimiento de las habilidades sociales, cognitivas y emocionales
que les provean de herramientas para afrontar y superar las distintas
problemáticas que rodean su entorno.

Cuando se desarrollan las estrategias desde ésta metodología, se promueve el
aprendizaje basado en una pedagogía de aprendizaje activo, favoreciendo con
esto la participación e involucramiento de las personas que forman parte del
451

�proyecto, es decir se da una enseñanza que permite a las personas involucradas
decidir cómo pensar, en vez de qué pensar, ofreciéndoles herramientas para la
solución de problemas, toma de decisiones y manejo de emociones que les ayude
en la construcción de su identidad y plan de vida (Nirenberg, 2010).

DESCRIPCIÓN DEL PROYECTO
El proyecto Vivir para Construir se desarrolló de Julio 2013 a Junio 2014. En él
participaron 110 adolescentes, 38 mujeres y 72 varones, de entre 12 y 17 años de
edad. Se trabajó por medio de talleres, sesiones de asesoría grupal e individual,
en estos espacios se analizaron distintos temas asociados a habilidades para la
vida, buscando que las y los adolescentes

reflexionaran acerca de sus

habilidades y las reforzaran a través del trabajo grupal e individual. Adicionalmente
se ofrecieron talleres de pintura, música, computación y deportes, buscando que
desarrollaran destrezas y encontraran actividades amenas en que ocupar su
tiempo libre.
A continuación se describe el objetivo general; los objetivos específicos y los
resultados obtenidos en éste proyecto.
OBJETIVO GENERAL
Incrementar las habilidades psicosociales en las y los adolescentes, utilizando
herramientas de formación, reflexión (pensamiento crítico) y expresión que
contribuyan a fortalecer la integración social, dignificándoles como personas
responsables y comprometidas con la transformación de su entorno individual y
social.
OBJETIVOS ESPECÍFICOS
1. Capacitar a los adolescentes en el desarrollo de habilidades para la vida a
través de un taller que fortalecerá las habilidades psicosociales fomentando
la adquisición de estilos de vida saludables.
452

�2. Ofrecer asesorías y consejería individual y grupal a los/las adolescentes
para la construcción de su proyecto de vida.

3. Ofrecer a las y los participantes herramientas tecnológicas y de información
para la promoción del ejercicio de la participación y responsabilidad
comunitaria.

4. Facilitar el enlace a través de una expoferia entre las y los adolescentes y
las instituciones que ofrecen servicios de salud, educación y capacitación
para el trabajo.

RESULTADOS DEL PROYECTO
En total participaron 110 adolescentes entre 12 y 17 años de edad, se trabajaron
12 talleres en sesiones de 2 horas en donde se vieron los siguientes temas:
identidad; autoestima; comunicación y asertividad; manejo de emociones y
sentimientos; resolución positiva de conflictos; toma de decisiones y trabajo en
equipo; y pensamiento creativo y crítico.
El equipo operativo estuvo constituido por una psicóloga y un psicólogo quienes
estuvieron apoyados por una trabajadora social, para los talleres de pintura,
guitarra, computación y deportes se contó con profesionistas especializados en los
temas.
Además de los talleres de habilidades se brindaron 52 asesorías individuales y 14
asesorías grupales que tuvieron como finalidad la elaboración de un plan de vida
por parte de las y los participantes involucrados.
Se formaron 8 grupos para el taller de habilidades para la vida, 2 se
implementaron en la escuela secundaria y 6 grupos en comunidad. En los talleres
453

�de computación participaron 91 personas quienes adquirieron o ampliaron sus
conocimientos en tecnologías de la información.
Es gracias al trabajo realizado durante estos meses que se lograron los principales
cambios atribuibles al proyecto. Al inicio se pudo observar que las personas
participantes no tenían un plan de vida definido, motivo por el cual durante el
proyecto fueron desarrollando varios ejercicios en los cuales plasmaron sus metas
a corto y mediano plazo.
Conforme se desarrollaron las diversas estrategias de intervención se fueron
manifestando cambios en las actitudes y habilidades de las y los adolescentes
participantes, estos cambios se hicieron más notorios entre aquellos adolescentes
que habían abandonado la escuela en etapas tempranas antes de concluir su
educación primaria. Con este grupo es importante destacar que a partir de la
intervención y por invitación expresa del personal de psicología, diez de estos
adolescentes aceptaron recibir apoyo en lectoescritura para mejorar su
desempeño. Y es por este mismo motivo que seis de ellos que ya son mayores de
quince años, se inscribieron en el programa de INEA61 para concluir sus estudios
(cuatro de ellos en primaria y dos participantes en secundaria).
A si mismo también a través de la Expoferia de Servicios pudieron conocer
instituciones que trabajan con población joven, los servicios que ofrecen y a donde
pueden acudir en caso de requerirlos.
Entre las instituciones que participaron en este evento se pueden nombrar:
Instituto de la Juventud Municipal de Juárez, Comisión Estatal de Derechos
Humanos, Instituto Municipal de la Mujer, Dirección de Prevención del Delito de
Juárez, Sexualidades A. C., Colectivo Acción Deportiva Ecológica, Colectivo Pata
de Gallo, Fondo de Cultura Económica, Grupo SKAñamo y Centro Comunitario de
Desarrollo Social Arboledas de los Naranjos.

61

INEA Instituto Nacional para la Educación de los Adultos

454

�CONCLUSIONES
Para la Organización y quienes financiaron esta propuesta de intervención es de
vital importancia que los adolescentes sean conscientes de que se encuentran en
una etapa de la vida donde es imprescindible que las decisiones que vayan
tomando sean reflexionadas y que de esta forma puedan ir construyéndose el
camino que ellas(os) mismas (os) deseen. Es por este motivo que se desarrollaron
estas estrategias de acción, favoreciendo que las y los adolescentes pudieran ir
conociendo y practicando con herramientas que les permitiesen la reflexión y el
análisis de las decisiones tomadas.

Al diseñar e implementar una intervención efectiva en el desarrollo de habilidades
para la vida en adolescentes se tomó en cuenta el desarrollo e implementación de
técnicas y herramientas que permitieran el análisis en cada una de las situaciones
o factores que pudieran representar un riesgo para la vida de la o el adolescente.
Con las acciones implementadas no solo se les facilitaron los recursos para el
afrontamiento, sino que se fortalecieron las redes de apoyo tanto institucionales
como entre pares para una intervención más sólida y eficaz.
Es a través de la adquisición de los conocimientos, recursos cognitivos y apoyo
social, mediante la construcción y fortalecimiento de redes sociales obtenidos
durante los talleres y actividades promovidas por la Institución que

las y los

adolescentes y jóvenes tienen la facilidad para ir construyendo un proyecto de vida
a futuro con solidez, que incida en la vida familiar y comunitaria. Siendo a través
de estas acciones que se contribuye en el restablecimiento del tejido social para
generar un impacto positivo dentro de la comunidad.

455

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457

�REDES SOCIALES DE APOYO, UNA OPCIÓN PARA LA INTERVENCIÓN
SOCIAL CON ADULTOS MAYORES.

María del Carmen Navia Rivera
María Guadalupe Fosado Álvarez 62
Claudia Sandoval Cervantes63
RESUMEN

Una de las preocupaciones que existe en éste momento por parte de instituciones
públicas, privadas y sociales, es la atención que se debe dar a los adultos
mayores. Conforme la tecnología avanza, se ha dado la pauta para generar a que
la expectativa de vida se incremente, sin embargo, hace falta mayor educación
para la salud.

Datos de INEGI exponen que, de cada 100 adultos mayores, 26 sufren de algún
tipo de discapacidad, aunado a ello, existe abandono por parte de familiares y la
sociedad. “El estudio del bienestar de los adultos mayores requiere que se
consideren atributos de salud, así como económicos, sociales y de su red socialfamiliar.” (ENASEM, 2013).

El presente trabajo tiene como objetivo: Establecer una estrategia de intervención
profesional a través de las redes sociales, en la que se promueva la vinculación de
las instituciones y la familia, como principales colaboradores en la atención de
cuidados al adulto mayor.

62

fosadoalvarez@yahoo.com.mx

63

sacc7@hotmail.com

458

�Con una perspectiva social, las redes sociales se han identificado y utilizado, quizá
no como un medio de intervención ante la problemática social, pero si, como una
medio de apoyo en el quehacer cotidiano del trabajador social desde sus orígenes,
en distintos contextos y niveles de intervención, atendiendo problemáticas del
individuo en múltiples áreas profesionales. En este sentido, el trabajador social, se
ve implicado en la tarea de formar, mejorar y expandir las redes de quienes por
diversas causas presentan problemáticas y necesidades que demandan ser
atendidas, al ligar los cuidados formales recibidos de distintos profesionistas con
aquellos vinculados a la familia, amigos y vecinos; así como de las mismas
instituciones.

Bajo este contexto, el presente trabajo presenta resultados de una investigación
para establecer la utilización de redes sociales que permitan, mejora en la
intervención a través de los estudiantes, en su formación profesional.

PALABRAS CLAVE: Redes sociales, adulto mayor, intervención social.

DESARROLLO

Las dinámicas sociales, económicas, culturales, y políticas actuales, han generado
nuevas formas de dar respuesta a las demandas de los diferentes grupos sociales,
en donde la atención por parte de las instituciones, ha sido históricamente, a
través de programas, apoyos, ayudas, que han permeado en muchos sentidos,
pasividad por parte de la población. Sin embargo, no se deja de lado que cada vez
existe un mayor interés por hacer evaluaciones no sólo en términos cuantitativos,
sino también cualitativos.

Los espacios educativos por su parte, y sobre todo en el nivel superior, también
tienen un papel importante en el desarrollo y atención de grupos, espacios,
individuos, a partir de programas escolares en el que se exige un mayor
459

�acercamiento con la población en las instituciones y fuera de ellas. Se busca
generar vínculos interinstitucionales, para que los estudiantes conozcan realidades
sociales concretas que les permitan diseñar, ejecutar y evaluar acciones en pro
del desarrollo comunitario, grupal e individual.

Atender éstas acciones obliga a la participación de las diferentes instancias para la
atención a grupos vulnerables, en el que para el presente trabajo interesa el adulto
mayor como uno de los sectores que requieren la atención multidisciplinaria e
interdisciplinaria que permita contribuir al bienestar, así como generar redes que
posibiliten la atención integral de dicho grupo.

La problemática social de la vejez, en relación a las estadísticas es alarmante,
dado que el promedio de envejecimiento en México está creciendo de manera
substancial, observándose con mayor frecuencia la falta de cuidado y el abandono
de este sector vulnerable. Según la Encuesta Nacional sobre Salud y
Envejecimiento en México al respecto menciona que

“debido al aumento

proyectado del número de adultos mayores en el país, se incrementarán las
necesidades de salud para este sector de la población, así como una mayor
prevalencia de uno de los problemas más temidos de la vejez: la dependencia
funcional. Su importancia se deriva de las consecuencias que conlleva, entre las
que destacan las de carácter personal (disminución de autoestima y bienestar
autopercibido), las de carácter familiar (cambio de rutinas y relaciones entre
integrantes de la familia), la prestación de cuidados especiales, el desgaste
emocional y físico del cuidador, la institucionalización y, finalmente las
implicaciones económicas a nivel individual, familiar, social y de políticas de salud”
(ENASEM, 2013).

Para 2050, se espera que haya 36 millones de personas mayores, cada año 600
mil personas ingresan al rango de adultos mayores. Datos de INEGI expone que
de cada 100 adultos mayores, 26 sufren de algún tipo de discapacidad, aunado a
460

�ello, existe un abandono por parte de sus familiares y la sociedad. “El estudio del
bienestar de los adultos mayores requiere que se consideren atributos de salud,
así como económicos y sociales y de su red social y familiar. Uno de los aspectos
más importantes en la etapa de adulto mayor es el deterioro de las capacidades
funcionales, emocionales y cognitivas. Estos cambios, junto con las enfermedades
crónico degenerativas, limitan la realización de las actividades habituales y
necesarias para la vida de las personas, con la consecuente disminución de su
independencia y la necesidad constante de ayuda” (ENASEM, 2013).

En México se tiene como cifra de acuerdo a INEGI que, 4 millones de adultos
mayores pertenecen a la población económicamente activa y la mayoría por su
cuenta, sin obtener acceso a prestaciones ni mucho menos instituciones de salud;
en el que cifras oficiales de criminalística del Colegio Jurista revela que los
ancianos son uno de los eslabones más débiles de la cadena social mexicana, en
donde los crímenes financieros han incrementado en 300% en los últimos 6 años.

Retomando datos del Consejo Nacional de Población, se calcula el aumento de
personas adultas mayores de 60 años o más tomando en consideración el 1 de
junio de 2012 un cálculo de 10 889 476, y para el 1 de junio del siguiente año 11
264 358, lo que supone un incremento de 374 882 entre esas dos fechas que,
divididos entre 360 se obtiene un incremento de 1 041.3 personas adultos
mayores por día. A partir de lo anterior, y a decir del Dr. Fernando Vidal Martínez 64
en 2020, uno de cada 3 mexicanos superará la etapa de la edad adulta; alrededor
del 2050, 3 o 4 de cada 5 mexicanos tendrán una vida adulta, por lo que las
expectativas de vida han cambiado.

64

Médico especialista en: Medicina interna y cardiología. Manejo integral de hipertensión arterial sistémica.
Valoraciones de riesgo quirúrgico, riesgo cardiovascular en paciente geriátrico. Manejo integral del paciente
con diabetes mellitus u obesidad.

461

�Estas cifras dimensionan la problemática ante la cual, es menester considerar el
papel que debe tener el trabajador social para la intervención con éste grupo,
visualizándose en su especificidad de acción.
Por lo que en éste sentido, la edad adulta implica generar esfuerzos para que los
riesgos que en sí la edad representa principalmente respecto a salud, no se vean
tan afectados. Ahora se vive más ¿pero con

calidad de vida?. Uno de los

problemas se concentra en la falta de prevención, en éste sentido la familia
requiere de una preparación económica, social, emocional que rompa estructuras,
estilos, formas individualistas en el que se vea al otro con un sentido solidario 65,
así mismo es menester que éste grupo etario se integre a otros grupos en donde
se genere un intercambio de relaciones y servicios que contribuyan a su calidad
de vida.

Ante éste escenario, se crea un área de oportunidad para el trabajador social el
cual como profesional en la atención de problemáticas sociales, puede intervenir
como organizador, capacitador, promotor, generador de redes de apoyo social.

Bajo éstas consideraciones, las redes de apoyo social son clave en las formas de
relación y sistemas de trasferencia, ya que será el medio de intervención y de
atención del adulto mayor, generando transacciones interpersonales que implican
ayuda, afecto y afirmación ante la pérdida de la funcionalidad familiar, logrando un
efecto de salud y protección personal, en el ámbito material (recursos monetarios
y no monetarios), de acompañamiento, emocionales y de intercambio de
experiencias, entre otros.

65

La familia no debe exigir una participación en el que se dependa exclusivamente de alguno de los
cónyuges o de los hijos, más bien requiere de una preparación para que el adulto mayor no signifique una
carga o él se sienta de esa manera debido a la dinámica que se genera en el ámbito familiar.

462

�MARCO TEÓRICO

El hombre es eminentemente social, y en su interacción con otros se configura y
se desarrolla como tal, con pares e incluso en los distintos grupos de pertenencia,
el cual irá cambiando a medida de su evolución. En la interacción que tenga con
estos grupos o personas puede o no, construir redes sociales. Marcel
Packman(1995), opina que éstas aportan sostén, contención, tejido social,
estructura, control y posibilidad de crecimiento.
“Las redes sociales están formadas por las redes de relaciones con otras
personas que un individuo configura en torno suyo y que no tiene necesariamente
como referente espacial o territorial, el lugar de residencia”(Lillo, 2004, pág. 90);
actualmente muchos de los adultos mayores como primer momento, la tendencia
es hacia el aislamiento, son los que se quedan en casa con o sin
responsabilidades de la misma, manteniéndose alejados de otros grupos, esto
ocasiona un deterioro emocional y de salud que cuando se intenta integrarlos
nuevamente se niegan, dejándolos indefensos, susceptibles a accidentes,
depresión, angustia, en pocas palabras a la soledad, porque aún estando con la
familia, la dinámica de cada uno de los miembros no les permiten una atención
especial.

Si se parte de entender la red social, habrá que considerar que ésta tiene siempre
a un individuo “lo que hace de ella un instrumento concreto y operativo para la
intervención social y supone un cierto grado de pertenencia”(Lillo, 2004, pág. 90),
es decir, interesa identificar a ese individuo con todas sus características,
condiciones y grupos que lo involucran para generar propuestas de apoyo y
fortaecer su calidad de vida.

Es conveniente hacer una distinción de los términos de red social, red de apoyo y
apoyo social en el que para el primero se refiere a “un grupo de personas, vecinos,
463

�amigos y otras personas capaces de aportar una ayuda y un apoyo tan reales
como duraderos a un individuo o familia” (Ross Speck, 1989). Tan importantes son
las características del adulto mayor, como el grupo al que pertenece, ya que ellos
representan el total de las relaciones que un individuo identifica de manera
significativa y que lo define. En éste sentido la red social se convierte en un nicho
social del individuo que contribuye de manera importante a su propio
reconocimiento.

Como inherente a todo grupo humano, los círculos que integran la red tienen
movilidad, atravesando variaciones. Cuando éstas surgen, generadas por la
natural evolución o por crisis que afectan en forma “exógena” o “endógena” las
fracciones, tienden a “replegarse” constituyendo una red de apoyo, por último, el
concepto de apoyo social es entendido como el conjunto de recursos humanos y
materiales con que cuenta un individuo o familia para superar cualquier crisis que
enfrenta a lo largo de su vida. (Chadi, 2007)

De acuerdo al grado de cercanía o de lejanía de las relaciones que establecen los
miembros de una red, así como de la inclusión o exclusión, o de dependencia e
independencia, las redes sociales se clasifican en primarias, secundaria e
institucionales.

Respecto a las redes primarias, son aquellas que se establecen con cada
integrante de la familia, en el que los lazos que se construyen entre ellos generan
un fuerte apoyo para el sostenimiento familiar y puede contribuir de manera
significativa ante situaciones de crisis.

Las redes sociales secundarias son aquellas que involucran a otros miembros,
como el contexto social o

comunitario,

en

el que existe

solidaridad,

acompañamiento, cooperación, que van generando lazos importantes de

464

�autoayuda, lo que genera retroalimentación de experiencias y proyectos a partir
de las vivencias compartidas.

Finalmente, las redes institucionales, implican a todas aquellas dependencias que
otorgan servicios para que las familias tengan un apoyo a partir de dificultades que
se presenten o para generar calidad de vida. “El uso y aprovechamiento de los
recursos institucionales existentes en comunidades catalogadas como marginales,
depende en gran medida de la capacidad que logre desarrollar los individuos y sus
familias para acercarse a estos servicios y hacer uso efectivo de los mismos”.
(INPEC, 2014)

Con una perspectiva social, las redes sociales se han identificado y utilizado, quizá
no como un medio de intervención ante la problemática social, pero si, como una
medio de apoyo en el quehacer cotidiano del trabajador social desde sus orígenes
como profesión en distintos contextos y niveles de intervención atendiendo
problemáticas del individuo en múltiples áreas profesionales, de salud, educación,
medio ambiente, penitenciarias, entre otras. En este sentido, el trabajador social,
se ve implicado en la tarea de formar, mejorar y expandir las redes de quienes por
diversas causas presentan problemáticas y necesidades que demandan ser
atendidas, al ligar los cuidados formales recibidos de distintos profesionistas con
aquellos vinculados a la familia, amigos y vecinos; así como de las mismas
instituciones. De ahí que el trabajador social desde su intervención profesional
pueda fortalecer la intensidad y reciprocidad de las relaciones y mejorar la
vinculación y el comportamiento entre sus miembros y las funciones que cada uno
cumple.

Para ello, es necesario implementar acciones académicas en la cuales el
estudiante pueda participar desde la práctica escolar en la formación,
identificación y ampliación de redes sociales que apoyen la integración del adulto
mayor.
465

�En la formación de redes, Chadi (2007), sugiere una metodología de trabajo, que
se orienta en primera instancia a organizar y estabilizarla, para permitir en un
segundo momento el fortalecimiento de esta unidad de apoyo hacia un esquema
de trabajo más funcional. El proceso de trabajo en red consta de tres etapas:.

La primera es el diagnóstico social de la red, que consiste en determinar si su
interacción con el medio es favorable. La segunda es la evaluación de los medios,
este proceso es indispensable para identificar cuáles son los recursos útiles que
permiten estrategias de articulación y funcionamiento acordes con los objetivos de
la red. Y por último, la Intervención para mejorar los procesos de comunicación y
participación en estos grupos, para

generar separación en las relaciones

aglutinadas y proximidad en aquellas que se encuentren dispersas.

Con fundamento en lo expuesto, la problemática visible de las instituciones, no
solo públicas y privadas, también de los organismos no gubernamentales es la
“Omisión de cuidados al adulto mayor”, razón por la cual, a través de la Práctica
Escolar que se desarrolla en la formación de estudiantes de la licenciatura en
Trabajo Social, sería ésta una área de oportunidad, para actuar como coordinador
de redes y así mejorar los procesos de comunicación y participación del adulto
mayor, de la familia y de las instituciones, creando un apoyo real y duradero.

Casa de día de Pachuca, un espacio para la intervención

A lo largo de la historia, la atención del adulto mayor ha tenido diferentes cambios,
primero la encomienda estuvo asignada a la familia funcional, la cual cubría sus
necesidades, posteriormente con los cambios sociopolíticos actuales ha sido
necesario las creación de instituciones que cumplan las funciones que la familia ya
no puede, hoy en día con la integración de la mujer al mundo laboral, se requiere
de otro tipo de instituciones que le permita a la familia atenderlo sin precisamente

466

�estar en un asilo. Aunado a esto, el avance de la medicina y la tecnología han
prolongado el promedio de vida.

Estos factores requieren de profesionales que optimicen los recursos sociales y
humanos para que el adulto mayor no sea marginado de todas aquellas
actividades productivas, familiares, recreativas y sociales. Pensando en atender
estas necesidades surgen instituciones como “La casa de día del fraccionamiento
Punta Azul, Pachuca, Hgo”, cuyo objetivo es promover el desarrollo humano e
integral del adulto mayor, con la finalidad de proveerle mejores niveles de
bienestar en un entrono incluyente, estableciendo los mecanismos necesarios
para realizar una efectiva protección y respeto a sus derechos humanos, eliminado
toda forma de discriminación.

La misión de ésta Casa de día, es brindar a los adultos mayores la orientación
para acceder a una atención médica integral, al proceso de desarrollo productivo;
así como a más y mejores espacios culturales, deportivos y de recreación que les
permita mejorar su calidad de vida integrarse a sus familias y a la sociedad. En
este sentido, las redes de apoyo, se constituyen en un medio para lograr estos
propósitos, generando espacios de intervención profesional a los trabajadores
sociales, cimentados desde la práctica escolar, donde el alumno podrá identificar
las redes primarias, secundarias e institucionales que en el problema del adulto
mayor inciden.

RESULTADOS

Bajo este contexto se utilizó una muestra no probabilística de tipo aleatorio simple,
ya que las personas que fueron entrevistadas se seleccionaron al azahar. El total
de la población de adultos mayores que asisten a esta casa de día fluctúa entre 80
y 85, de los cuales, se eligieron a 40 de ellos. El criterio que se utilizó fue el poder
contestar el cuestionario, ya que algunos de ellos, por sus características físicas y
467

�psicológicas se encuentran limitados para hacerlo. La técnica utilizada fue la
encuesta, con un cuestionario constituido por 22 reactivos. Los resultados
obtenidos de forma cuantitativa se presentan en los siguientes cuadros:

Cuadro 1. Situación familiar y económica
¿Con quién
vive?

Porcentaje

Porcentaje

¿Recibe
apoyo de
algún
programa
social?

Porcentaje

%

¿Recibe
apoyo de
algún
familiar?

Hijos (as)

60

Si

50

si

40

Esposo (a)

12.5

Nietos

2.5

No

50

No

60

Solo (a)

22.5

Otros

2.5

Total

100

Total

100

Total

100

Fuente: Elaboración propia con los datos aportados por los 40 adultos mayores seleccionados y
que asisten a la casa de día “Punta Azul”, 2014

En este cuadro se muestran tres aspectos de la situación del adulto mayor, en
donde se puede observar que por lo general viven con sus hijos o solos, además
de depender económicamente de sus familiares o de algún programa social,
situación que demuestra la necesidad de redes de apoyo de redes institucionales
para solventar las necesidades propias de su edad.

468

�Cuadro 2. Relaciones Familiares
¿Considera
Porcentaje
que la
comunicación
dentro del
núcleo
familiar es
buena?

¿Alguien en
casa lo
regaña o
amenaza?

Porcentaje

¿Le tiene
miedo a
alguien que
viva en su
casa?

Porcentaje

Algunas

Si

17.5

Si

7.5

No

82.5

No

92.5

12.5

Veces
Casi Siempre

2.5

Nunca

85

Total

Total

100

Total 100

Fuente: Elaboración propia con los datos aportados por los 40 adultos mayores seleccionados y
que asisten a la casa de día “Punta Azul”, 2014

El ochenta y cinco por ciento de los cuarenta encuestados, afirman que la
comunicación en su hogar es buena, sin embargo de estos solo el sesenta y siete
por ciento son tomados en cuenta en la toma de decisiones en su hogar y se deja
ver una gran diferencia cuando el sesenta por ciento afirma pasar todo el día solos
realizando labores domésticas.

469

�Cuadro 3. Indicadores de abuso en la familia hacia el adulto mayor
¿Alguien ha
tomado sus
cosas o sus
pertenencias?

Porcentaje

¿Alguien en
casa regaña
o amenaza?

Porcentaje

¿Le tiene
miedo a
alguien con
quien vive?

Porcentaje

Algunas

12.5

Si

17.5

Si

7.5

No

82.5

No

92.5

Veces
Casi Siempre

2.5

Nunca

85

Total

100

Total 100

Total 100

Fuente: Elaboración propia con los datos aportados por los 40 adultos mayores seleccionados y
que asisten a la casa de día “Punta Azul”, 2014

En éste cuadro se puede observar que el ochenta y cinco por ciento menciona que
nunca le han tomado sus pertenencias, sin embargo existe un dos punto cinco por
ciento que casi siempre lo hacen, si se observa el porcentaje de que alguien lo
regaña o amenaza éste se eleva en relación al dos punto cinco, considerando de
igual manera que el siete punto cinco le tiene miedo a alguna persona con quien
vive, éstos porcentajes muestran la desprotección del adulto mayor y la necesidad
de integrarse a redes sociales de apoyo.

470

�Cuadro 4. Estado de Salud
¿Padece alguna
enfermedad?

Porcentaje

¿Cuál?

Porcentaje

SI

80

Diabetes

17.5

Hipertensión

27.5

Artritis

5

Osteoporosis

15

Triglicéridos

7.5

Otras

7.5

Ninguna

20

NO

20
Total 100

Total 100

Fuente: Elaboración propia con los datos aportados por los 40 adultos mayores seleccionados y
que asisten a la casa de día “Punta Azul”, 2014

De los cuarenta cuestionarios aplicados, el ochenta por ciento muestra que los
adultos mayores sufren alguna enfermedad, siendo la mayor la trascendencia
hipertensión y diabetes, por lo que se requiere de redes de apoyo institucionales
que prevengan y atiendan situaciones emergentes.

Cuadro 5. Servicio medico
Tipo de
servicio
medico

Porcentaje

¿Asiste a sus
citas
puntualmente?

Porcentaje

¿Quién lo
acompaña a
sus citas
médicas?

Porcentaje

IMSS

32.5

SI

87.5

Hijos (as)

35

ISSSTE

27.5

Esposo( a)

17.5

Seguro

22.5

Nadie

40

Otro

2.5

NO

10

Popular
Particular

15
471

�Ninguno

2.5

No cuenta con

2.5

No cuenta
con el
servicio

El servicio
Total 100

Total 100

5

Total 100

Fuente: Elaboración propia con los datos aportados por los 40 adultos mayores seleccionados y
que asisten a la casa de día “Punta Azul”, 2014

Retomando los datos del cuadro, si se suma el total de adultos que recibe el
Seguro Popular con los que no reciben ninguno, la cifra ascienden a veinticinco
por ciento, aunado a que el cuarenta y dos punto cinco por ciento, refieren que
asisten solos al servicio o acompañados de otros a sus citas, ello implica una
desprotección médica y una ausencia de apoyos familiares, de ahí la necesidad de
integrar a éste grupo a una red social de apoyo.

Cuadro 6. Relaciones Sociales
¿Con qué
frecuencia
asiste a
eventos
sociales?

Porcentaje

¿Con quién?

Porcentaje

¿Por qué
asiste a la
casa de día?

Porcentaje

Algunas
Veces

70

Familiares

50

Se siente
feliz

27.5

Amigos

32.5

No le gusta

15

Conocidos

2.5

Solo (a)

5

Distracción

57.5

No asiste

10

Casi
siempre
Nunca
Total 100

20

10

Total 100

Total 100

Fuente: Elaboración propia con los datos aportados por los 40 adultos mayores seleccionados y
que asisten a la casa de día “Punta Azul”, 2014

De la muestra, el sesenta por ciento asiste a eventos sociales, figurando los que
se organizan en la Casa de día, Pachuca., ya que les gusta asistir a este lugar
porque les agradan las actividades que ésta Institución ofrece y eso les provoca
472

�distracción. Es significativo observar que existe un quince por ciento de los
encuestados que afirman prefieren estar solos, no les gusta convivir con los
demás.

En conclusión, el adulto mayor vive solo, le cuesta trabajo integrarse, no cuenta
con servicios médicos necesarios que lo asistan y requiere de instituciones de
salud y recreativas para volver a disfrutar de la compañía de otros.

CONCLUSIONES

Las redes sociales de apoyo, representan un área de oportunidad importante en el
quehacer del trabajador social, ya que adquiere de manera significativa una forma
de contribuir en el desarrollo de la autoestima y el sentido de pertenencia, que
posibilita al adulto mayor, de atención a necesidades propias del grupo etario.

El profesional de trabajo social ,deberá implementar una metodología mediante la
cual se tenga acceso a conocer características físicas, emocionales, sociales,
económicas de la familia y cómo afronta o supera las dificultades, desde una
perspectiva autoresolutiva; así mismo, implica contactar a grupos de amigos,
familiares lejanos que están emotivamente cercanos o forman parte de su red y
que estén dispuestos a brindar su colaboración, sin descuidar la existencia de
problemas psicosociales de particular relevancia para el adulto y la familia, los
cuales requerirán de la intervención especializada de otros profesionales como
podría ser un médico geriatra, psicólogo, tanatólogo.

Así pues, las estrategias de resolución que pasan por las redes sociales de apoyo,
pueden describirse como una abanico de posibilidades que va desde un mínimo
de estructuración y formalización (ayuda fraterna) al máximo de heterodirección e
intencionalidad (red de servicios e intervenciones profesionales). De esta manera
el trabajador social, puede desarrollar intervenciones puntuales especializadas o
473

�facilitar la utilización y acceso a bienes y recursos, jugando un papel de
coordinador de la red.

Por lo que, la red social puede ser un espacio de oportunidad, promoviendo la
vinculación entre los miembros de la red, de tal manera que confluyan recursos,
relaciones e interacciones para la búsqueda de soluciones de problemáticas
comunes que están latentes en la sociedad; así mismo, generar espacios en
equipos interdisciplinares y en los escenarios de trabajo con individuos, familias
y/o instituciones.

BIBLIOGRAFIA
Estudio Nacional de Salud y Envejecimiento en México (ENASEM) INEGI.
Recuperado
el
28
de
Febrero
de
2014,http://www.inegi.org.mx/inegi/contenidos/espanol/prensa/boletines/boletin/co
municados/especiales/2013/septiembre/comunica14.pdf
Lillo, N. (2004). Manual para el Trabajo Social Comunitario. España: Narcea.
Chadi, M. (2007). Redes sociales en el trabajo social. Buenos Aires, Argentina:
Espacio.
Instituto Nacional Penitenciario y Carcelario INPEC. Colombia. Recuperado el 15
de
Mayo
de
2014,
de
http://www.redlece.org/IMG/pdf/ESTRUCTURA_RED_SOCIAL_09-112009__2_.pdf

474

�EJE 3: EDUCACIÓN

475

�ACOSO ESCOLAR O BULLYING DESDE UN ESCENARIO COTIDIANO.
María Margarita Ramírez González
Hortencia Margarita Sánchez Guerrero
María Francisca García Ramos
María Teresa Obregón Morales

RESUMEN

La familia es la principal fuente de amor y educación; es donde el niño aprende los
valores, hábitos, costumbres, normas, comportamientos y también es la
responsable de que adquieran conductas agresivas aprendidas. Lo mismo sucede
en la escuela donde no solamente se reciben conocimientos sino que se marcan
parte del comportamiento social del alumno, que repercutirá en su edad adulta.
Para Prado (2007:11) cada día hay más niños “bullies” (palabra inglesa que
significa persona que abusa y maltrata física, verbal

y emocionalmente a

personas más débiles o indefensas).

La principal fuente del bullying escolar viene dada por cualquier característica
física del niño o la niña que lo sufre en sus propias carnes. Aunque hay que decir
que hoy en día prácticamente cualquier excusa es válida para acosar a un
compañero de clase, lo más normal es que se trata de pequeños con sobrepeso,
ya que resultan ser las víctimas más fáciles para aquellos niños que quieren
impresionar a sus amigos. Debido a esto es variada la diversidad de estudios
donde especifican que por lo regular el agresor presenta una alta tendencia de
psicoticismo y las víctimas de acoso escolar; tienden a presentar una mayor
tendencia a la introversión y baja autoestima; por ende se puede suponer que los
menores de edad perjudicados por el bullying; presenten un mayor impacto debido
a sus características físicas (gordo, flaco, rubio, moreno etc.). (Basuela, 2008)

476

�El propósito de este estudio es dar a conocer los resultados de una investigación
aplicada en colonias del Municipio de Apodaca para Identificar si las
características físicas de los alumnos es causa del Bullying en los planteles
escolares.

Fue una Investigación descriptiva dirigida a niños y niñas de 6° año de primaria, en
4 colonias del Municipio de Apodaca. Con un total de 374 casos, de éstos el 53%
fueron niñas y 47% son niños. El instrumento estuvo estructurado por 63 ítems, en
7 apartados con preguntas abiertas, cerradas y de opción múltiple.

Palabras clave: Acoso Escolar, Bullying, Características físicas.

INTRODUCCIÓN

Según Valle, (2011: 35) Bullying es una palabra inglesa que significa intimidación,
tristemente, la palabra se ha puesto de moda, debido a los muchos casos de
persecución y agresiones que se detectado en las escuelas.

Para Serrate, (2007) el Bullying también puede ser ejercido por un grupo de
acosadores que humillan y ofenden a la víctima amparados en la protección que
les da el grupo, por

lo general habrá una cabecilla que dirige la banda. Las

víctimas suelen ser los blancos más fáciles para el agresor. Son variadas las
razones que pueden llevar a un niño o adolescente atacar contra otro, pero un
denominador común presenta una o varias diferencias con el agresor que este
entiende que lo hace vulnerable e inferior a él, esa situación ventajosa es la que le
permite al valentón de la clase desarrollar sus maldades a su libre albedrío.
El bullying es cualquier forma de maltrato psicológico, verbal o físico producido
entre escolares de forma reiterada a lo largo de un tiempo determinado. Y
estadísticamente, el tipo de violencia dominante es el emocional y se da
477

�mayoritariamente en el aula y patio de los centros escolares. Los protagonistas de
los casos de acoso escolar suelen ser niños y niñas en proceso de entrada en la
adolescencia (12-13 años). Los abusadores pueden ser niños o niñas, aunque la
tendencia es más marcada a los hombres. (Portal Oficial del Gobierno del Estado
de Guerrero, 2014)

Según Vargas Carrillo titular del DIF del Distrito Federal indicó que 17 por ciento
de los niños de 6 años de edad afirman que en la escuela se les pega e insulta, y
casi dos de cada 10 niños de 10 a 12 años responden que en sus colegios sufren
maltratos y humillación. (Prado, 2007)

Romo (2013) menciona para el caso de Nuevo León que las estadísticas refieren
que 61% de los alumnos de educación primaria o secundaria han sido violentados
en alguna o en más de una ocasión en sus centros de estudio. (Nuevo León
Unido. Gobierno para Todos, 2013.

El bullying escolar ocurre en las escuelas porque es allí donde los niños pasan la
mayor parte del día junto a los demás compañeros de clase, donde se forman
grupos en los que se trata de esconder los complejos de cada uno a costa de
reírse de los problemas del los demás. Una simple muleta o una cojera, el uso de
lentes, sobrepeso, por ser flaco, etc., que puede provocar acoso en la escuela por
parte de los compañeros. En ese mismo orden de ideas Oñate &amp; Piñuel, (2005)
citado en (Basuela, 2008) nos señala que el bullying se refiere solo al maltrato
físico y que este constituye solo una parte del total de conductas de hostigamiento
y acoso que sufren los escolares, por eso prefieren usar el término mobbing,
normalmente reservado para el acoso laboral, pero lo traducen en este ámbito
como acoso escolar y lo definen como “un continuando y deliberado maltrato
verbal y modal que recibe un niño por parte de otro u otros, que se compartan con
el cruelmente con el objeto de someterlo, apocarlo, asustarlo, amenazarlo y que
atentan contra la dignidad del niño”.
478

�Para Serrate, (2007) Los escolares que presentan una discapacidad física o
psíquica, una apariencia física concreta que llama la atención: obesos, baja
estatura, con lentes, flacos, que son de otra raza, de distinta ideología política,
que sufre dificultades para desarrollar sus capacidades motrices o intelectuales o,
simplemente, que estén aislados del grupo de influencia del agresor, suelen ser
colectivos más vulnerables.

Como lo describe Valle, (2011) las consecuencias del Bulliying son incalculables
para la víctima y para el agresor. Aunque parezca increíble, también el agresor
aunque se supone que es muy fuerte sufre en este círculo vicioso de hostilidad. Lo
más terrible es que todos los acuerdos respecto a quién eres, los hacen antes de
los doce años; por eso si alguien, o uno mismo, se coloca una etiqueta negativa,
probablemente lo llevará como un tatuaje, y pueden pasar años antes de que se
logre quitar, es decir, si en la escuela le dicen que es un tonto poco a poco se lo
empezará a creer, y si se hizo un acuerdo consigo mismo en verdad creerá que es
un tonto, aunque no sea verdad.

OBJETIVO GENERAL:
Sensibilizar a la comunidad escolar sobre la existencia del Bullying que es un
problema que hay que enfrentar.

METODOLOGÍA

Estrategia General de la Investigación

Para esta Investigación descriptiva se consideró trabajar con 4 comunidades del
Municipio de Apodaca N.L., para este tipo de estudio se tomo en cuenta las
escuelas primarias donde las estudiantes de la Licenciatura de Trabajo Social y
Desarrollo Humano realizaban sus prácticas comunitarias.
479

�Población de Estudio

Para la selección de la población se solicitó a la autorización de los Directores de
los planteles educativos de cada comunidad para la aplicación del estudio a través
Departamento de Prácticas Profesionales de la Facultad, posteriormente se
investigó de cada escuela el total de alumnos de 6to. Grado considerando 374
casos de los cuales el 53% son niñas y 47% niños.

Elaboración del Instrumento

Para el diseño del instrumento los maestros del Cuerpo Académico de Modelos de
Intervención estructuraron el cuestionario quedando conformado en 63 ítems con
7 apartados con preguntas abiertas, cerradas y de opción múltiple, el cual estuvo
divididos en: Datos generales de la escuela, Perfil del alumno, Datos familiares,
Relaciones del alumno con sus compañeros, Problemas y necesidades del alumno
en la escuela, así como también el Rendimiento escolar del alumno en el plantel
educativo y asimismo se finaliza con las Observaciones correspondientes.

Capacitación de las encuestadoras

La capacitación estuvo a cargo de las supervisoras de Prácticas de Intervención
Comunitaria, que fue dirigida a los estudiantes de la materia. Donde se les explicó
el objetivo, y lo que se esperaba obtener en cada una de las preguntas del
instrumento, aclaración de dudas y recomendaciones tales como: que se aplicaría
solamente alumnos de 6to. Grado, observar el comportamiento del alumno,
verificar que no quedaran preguntas sin contestar, anotar hora de inicio y término
de la aplicación.

480

�Aplicación del Instrumento

Para la aplicación del cuestionario se llevo anteriormente una prueba piloto para
validar las preguntas con niños que estuvieran en 6to. Grado de algún familiar o
vecino después se les recordó que retomaran las indicaciones señaladas durante
la capacitación que debería de llevar su camiseta de la facultad y no permanecer
en la comunidad muy tarde por cuestión de la inseguridad, la aplicación del
instrumento tuvo una duración promedio por alumno de aproximadamente 30
minutos.

Procesamiento y Análisis de la Información

En la codificación de la información, elaboración del Manual y captura de los datos
para su procesamiento se conto con el apoyo de las supervisoras y docente de la
materia de estadísticas, utilizando el programa del Paquete Estadístico para las
Ciencias Sociales SPSS /PC Versión 14, y poder así continuar con el análisis
descriptivo de la información obtenida por el instrumento.
Resultado del Análisis Descriptivo de la Población de Estudio
Gráfica No. 1
Colonia donde se ubica la Escuela Primaria
35
30
25
20
15
10
5
0

32%

28%
21%

Ébanos 11º
Sector

19%

Mertoplex
Sector Norte

Los Ébanos, 3º Residencial
Sector
Ébanos Nte, 3º
Sector

481

�El 32% de los alumnos encuestados eran de la Colonia Los Ébanos 3° Sector, el
28% se aplicó en Metroplex Sector Norte, 21% corresponde a la Colonia Ébanos
11° Sector, y el 19% eran de la Colonia Residencial Ébanos Norte 3° Sector.
Gráfica No. 2
Nombre de la Escuela Primaria
35

32%

30
25

28_%
21%
19%

20
15
10
5
0
Gaspar Castaño "Fray Servando Enedilia García
de Sosa
Terea de Mier"
Garza

Alfreda Zalce
Torres

Como se señala en la gráfica el 32% de los alumnos de estudio fueron de las
Escuela Primaria “Enedilia García Garza”, 28% corresponde a la Escuela “Fray
Servando Teresa de Mier”, el 21% se aplicó en la Escuela “Gaspar Castaño de
Sosa” y por último el 19% era de la Escuela “Alfreda Zalce Torres”.

482

�Gráfica No. 3
Sexo de los alumnos entrevistados

Femenino
53%

Masculino
47%

El 53% de los alumnos eran del sexo femenino y 47% del masculino.

Gráfica No. 4
Edad de los alumnos entrevistados

80

72%

70
60
50
40
30

23%

20
10

3%

2%

0
10

11

12

13

Las edades de los alumnos, 72% era de 11 años, 23% tenía 12 años, el 3%
corresponde a 10 años, y por último un 2% con 13 años.
483

�Gráfica No. 5
Miembros de la familia con los que vive el alumno

5%
3%

14%

Con ambos
Solo con mi papá
Solo con mi mamà
Con familiares

78%

La siguiente gráfica refiere que el 78% de los alumnos viven con ambos padres, el
14% sólo con su madre, 5% sólo con el padre y por último el 3% con algún otro
familiar.

Gráfica No. 6
¿Cuántos hermanos tienes sin incluirte tu?

45
40
35
30
25
20
15
10
5
0

42%

28%

16%
6%

0

5%

1

2

3

4

2%

1%

0%

5

6

7

484

�Según el número de hermanos de los alumnos, el 42% respondió que tiene dos
hermanos, 28% un hermano, el 16% tres hermanos, 6% no tiene ningún hermano,
5% cuatro hermanos, el 2% cinco hermanos, por último 1% cuenta con seis
hermanos.

Gráfica No.7
¿Cómo te llevas con tu Familia?

Bien

Ni bien ni mal

Mal

2%

16%

82%

El 82% de los estudiantes mencionaron que la relación con su familia es buena,
16% que ni bien ni mal y 2% respondió que su relación es mala.

485

�Gráfica No.8
Situaciones que suceden en la casa

Discusiones

Si
39%

No
61%

De acuerdo con el cuestionamiento el 39% de los alumnos encuestados si viven
discusiones en el hogar y 61% señaló que no sufre de esta situación.

486

�Gráfica No.9
Situaciones que se viven en la casa
Excursiones, fiestas, o paseos

Si
45%

No
55%

El 55% señalaron que en su casa no realizan excursiones, fiestas ni paseos,
mientras que el 45% dijo que sí.

Gráfica No. 10
Situaciones de peleas en la casa

Si
6%

No
94%

487

�Se puede observar que el 94% mencionó que no suceden peleas en su casa, y tan
sólo un 6% indicó que si existen.

Gráfica No. 11
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por ser gordo

No
23%

Si
77%

El 77% si ha visto a un alumno burlándose de otro por ser gordo, el 23% de los
encuestados contestó que no.

Gráfica No. 12
¿Con qué frecuencia se burla por ser gordo?

muchas
veces
20%

nunca
23%

pocas veces
57%

488

�El 57% comentó que pocas veces ve a un compañero burlarse de otro por ser
gordo, el 22% refirió que nunca y por último el 20% contestó que muchas veces.

Gráfica No. 13
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por ser flaco

Si
44%

No
56%

El 56% respondieron que no han visto a un compañero burlarse de otro por ser
flaco, pero el 44% sí lo han visto.

Gráfica No. 14
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por ser alto

No
contestó1%

No
48%

Si
51%

489

�El 51% sí han visto a otros burlarse de sus compañeros por ser altos, 48% señaló
que no y sólo el 1% no contestó.

Gráfica No. 15
¿Con qué frecuencia se burla por ser alto?

muchas
veces
12%

pocas veces
39%

nunca
49%

El 49% nunca han visto burlarse a otro por ser alto, 39% pocas veces y el 12%
muchas veces.

Gráfica No. 16
¿Has visto a un alumno burlándose de otro, por ser chaparro?

No
30%

Si
70%

490

�El 70% si ha observado alumnos burlándose de otro por ser chaparro, en cambio
el 30% no.

Gráfica No. 17
¿Con qué frecuencia se burla por ser chaparro?.

muchas
veces
23%

nunca
30%

pocas veces
47%

El 47% mencionan que pocas veces si se burlan de los compañeros por ser
chaparros, el 23% que muchas veces y que nunca el 30%.

Gráfica No. 18
¿Has visto a un alumno burlándose de otro por algún defecto físico:
Cicatriz, lunar, dientes?

No
40%

Si
60%

491

�El 60% de los alumnos encuestados de diferentes escuelas mencionaron que si
han visto a otros compañeros burlándose de otros por alguna cicatriz, lunar o
dientes, el 40% respondió que no ha visto estas situaciones.

Gráfica No. 19
¿Con qué frecuencia se burla por algún defecto físico:
cicatriz, lunar, dientes?
40%

41%

19%

nunca

pocas veces

muchas
veces

La presente gráfica nos muestra el 41% pocas veces si se han burlado sus
compañeros por algún defecto físico, el 19% muchas veces, el 40% mencionó que
nunca.

Gráfica No. 20
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por discapacidad física.

Si
30%

No
70%

492

�El 70% no han visto burlarse de otro compañero por tener alguna discapacidad
física, y el 30% mencionó que sí han notado esta situación.

Gráfica No. 21
¿Con qué frecuencia se burlan los compañeros por discapacidad física?

70%

23%

7%
nunca

pocas veces

muchas veces

El 70% nunca se han burlado de su compañero por tener alguna discapacidad
física, el 23% pocas veces y el 7% muchas veces se han burlado.

Gráfica No. 22
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por color de piel

No
43%
Si
57%

El 57% sí han visto burlarse de otro compañero por su color de piel, y el 43%
respondió que no.

493

�Gráfica No. 23
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por la música que le gusta o
que escucha

100

63%
37%

50
0
Si

No

La presente gráfica nos muestra que el 63% no han visto alumnos burlándose de
otros por la música que les gusta o escuchan, el 37% sí lo han visto.
Gráfica No.24
¿Con qué frecuencia se burla por la música que le gusta o que escucha?

70

63%

60
50
40

27%

30
10%

20
10
0
nunca

pocas veces

muchas veces

La presente gráfica nos muestra que el 63% nunca se burlan por la música que le
gusta o escuchan los alumnos, el 27% pocas veces y sólo el 10% muchas veces si
se burlan.

494

�Gráfica No. 25
¿Con qué frecuencia se burlan por la forma de hablar, tartamudear o por
problemas con alguna letra
50%
50

36%

40
30

14%

20
10
0

1

2

3

La presente gráfica nos muestra que el 50% de los alumnos nunca se burlan por
la forma de hablar, tartamudear o por problemas con alguna letra, el 36% pocas
veces y el 14% muchas veces si se burlan por su forma de hablar, tartamudear o
por problemas con alguna letra.
Gráfica No. 26
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por un apodo o sobrenombre

No
27%

Si
73%

El 73% sí ha visto a un compañero burlándose de otro por algún
sobrenombre, y el 27% no lo ha visto.

495

apodo o

�Gráfica No. 27
¿Con qué frecuencia se burla por un apodo o sobrenombre?

160
140
120
100
80
60
40
20
0

38%

35%

27%

nunca

pocas veces

muchas veces

El 38% pocas veces si se burlan de los compañeros por algún apodo o
sobrenombre, el 35% muchas veces y el 27% nunca.

Gráfica No. 28
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por su forma de vestir

No
58%

Si
42%

El 58% no han visto a un compañero burlarse de otro por su forma de vestir y el
42% sí lo ha visto.
496

�Gráfica No. 29
¿Con qué frecuencia se burla por su forma de vestir?

250

58%

200
150

32%

100
50

10%

0
nunca
pocas veces
muchas veces

El 58% nunca se burlan de sus compañeros por la forma de vestir, el 32% pocas
veces lo hacen y 10% muchas veces sí se burlan por la forma de vestir.

Grafica No. 30
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por usar lentes

No
44%
Si
56%

El 56% sí han visto a un compañero burlándose de otro por usar lentes y el 44%
no.

497

�Gráfica No. 31
¿Con qué frecuencia se burla por usar lentes?
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0

44%
39%

17%

nunca

pocas veces

muchas veces

El 44% nunca se burla de sus compañeros por usar lentes, el 39% pocas veces y
el 17% comentó que muchas veces se burlan por usar lentes.
Gráfica No. 32
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por su pelo

Si
31%

No
69%

El 69% no han visto a un compañero burlándose de otro por su pelo y un 31% sí lo
ha visto.

498

�Gráfica No. 33
¿Con qué frecuencia se burla por su pelo?

80
60
40

69%

20

23

0
1

2

8%
3

Según la frecuencia el 69% mencionó que nunca se han burlado por el pelo que
tienen sus compañeros, un 23% pocas veces y el 8% muchas veces sí lo han
hecho.
Gráfica No.34
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por ser inteligente del grupo

Si
42%
No
58%

El 58% no han visto a un compañero burlándose de otro por ser el inteligente del
grupo y un 42% sí lo han visto.

499

�Gráfica No. 35
¿Con qué frecuencia se burla por ser inteligente del grupo?
250

58%

200
150

31%

100
11%

50
0
nunca

pocas veces

muchas veces

El 58% de los alumnos según la frecuencia es que nunca se burlan del inteligente
del grupo, el 31% pocas veces y el 11% muchas veces si se burlan.
Gráfica No. 36
¿Has visto a un alumno burlándose de otro? Por obtener bajas calificaciones

No
42%
Si
58%

La presente gráfica nos muestra que el 58% sí han visto burlándose de los
compañeros por obtener bajas calificaciones, y un 42% no lo ha visto.

500

�Gráfica No. 37
¿Con que frecuencia se burlan por obtener bajas calificaciones?
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0

43%

42%

15%

nunca

pocas veces

muchas veces

El 42% nunca se burlan de sus compañeros por obtener bajas calificaciones, el
43% pocas veces y el 15% muchas veces se burlan de sus compañeros por
obtener bajas calificaciones.

CONCLUSIONES Y RECOMENDACIONES
De acuerdo a los resultados obtenidos en la Investigación descriptiva de la
temática investigada sobre el Acoso Escolar o Bullying que se aplicó en las
comunidades del Municipio de Apodaca. Se describe lo siguiente:
Se obtuvo el siguiente perfil socio-demográfico: el 53% de los alumnos eran del
sexo femenino y 47% del masculino, cuyas edades que predominaron el 72% eran
de 11 años, 23% tenía 12 años.
También se destaca de acuerdo a los datos familiares de que el 78% de los
alumnos viven con ambos padres, pero el 14% sólo con su madre. Según el
número de hermanos. El 42% respondió que tiene dos hermanos, 28% un
hermano. En cambio el 82% de los estudiantes comentaron que la relación con su
familia es buena, y solamente el 2% respondió que su relación es mala, y el 39%
si viven discusiones en el hogar y 61% señaló que no sufre de esta situación. Otro
501

�dato importante es que el 55% señalaron que en su casa no realizan excursiones,
fiestas y paseos, mientras que el 45% contestó que sí.

De acuerdo al apartado sobre las relaciones del alumno con sus compañeros
abordando el tema sobre la burla de otro por las características físicas o su forma
de ser se obtuvieron las siguientes conclusiones: El 77% por ser gordo, 44% por
flaco, 51% ser alto, 70% ser chaparro, el 60% por alguna cicatriz, lunar o dientes,
el 30% discapacidad física, el 57% por su color de piel, el 37% si lo han visto
burlándose de otros por la música que les gusta o escuchan, un 73% si ha visto a
un compañero burlándose de otro por algún apodo o sobrenombre, y el 42% por
su forma de vestir, el 56% por usar lentes, un 31% por el pelo, un 42% por ser el
inteligente del grupo, un 58% si han visto burlándose de los compañeros por
obtener bajas calificaciones.

De acuerdo a los datos anteriores podemos concluir que en las escuelas primarias
si existe el Bullying siendo una de las principales la burla de los compañeros por
diversas características físicas o su forma de ser, pero algo que es importante
destacar y de resaltar es el valor que tienen los niños hacia el respeto a la
discapacidad de sus compañeros.

Recomendaciones


Contar con una buena intervención de la sociedad en la educación sobre
este problema del Bullying.



Crear conciencia en los alumnos de lo que es el Bullying y enseñarles las
herramientas necesarias para que se den cuenta de lo valioso e importante
que son ellos como personas.



Que en las escuelas asuman la responsabilidad de atender el problema del
Bullying a través de programas de sensibilización por medio de talleres,

502

�cursos o conferencias dirigidos a los alumnos, padres de familia, maestros,
personal administrativo y directivos.


Es conveniente que los padres tengan la confianza con sus hijos y platiquen
con ellos para conocer sus problemas, que se entiendan mutuamente y así
prevengan el acoso escolar hasta obtener una minimización.



Que exista contacto o vinculación permanente de los padres con la escuela
para disminuir el problema del acoso escolar.



Que exista convenios de colaboración entre los maestros para evitar
descuidar o desatender los espacios físicos donde se encuentran reunidos
los alumnos.



La disciplina que se mantenga en el salón y que su escuela en general sea
fundamental la construcción de una buena conducta escolar.



Establecer claramente las reglas de la escuela y las acciones que se
tomarán en cuenta sobre conductas como el bullying.



La escuela debe estar abierta a las quejas y sugerencias del alumnado,
como también de los padres de familia, por lo que se sugiere la colocación
de un buzón y se de atención.



Los maestros deban de apoyarse en los alumnos para identificar casos de
acoso.


BIBLIOGRAFÍA
Basuela, E. (2008). Estrategias para prevenir el bullying en las aulas. Psychosocial
Intervention , 369-370.
Nuevo León Unido. Gobierno para Todos. (20 de Marzo de 2013). Bullying y
violencia en las redes toman la agenda de NL: Nuevo León Unido. Gobierno para
Todos. Recuperado el 15 de Mayo de 2014, de Nuevo León Unido. Gobierno para
Todos:

http://www.ajuaa.com/news/nuevoloen/67201-Bullying-violencia-las-

redes%20tomanagenda.html.
503

�Oñate, A., &amp; Piñuel, I. (2005). Informe Cisneros VII: "Violencia y acoso escolar en
alumnos de Primaria, ESO y Bachiller". Madrid: Instituto de Innovación educativa y
Desarrollo directivo.
Portal Oficial del Gobierno del Estado de Guerrero. (2014). ¿Qué es el Bullying o
Acoso Escolar?: Portal Oficial del Gobierno del Estado de Guerrero. Recuperado
el 15 de Mayo de 2014, de Portal Oficial del Gobierno del Estado de Guerrero:
http://guerrero.gob.mx/articulos/que-es-el-bullying-o-acoso-escolar/
Prado, E. (2007). Hoy Tirano mañana Cain. Mexico: Trillas.
Serrate, R. (2007). Bullying Acoso Escolar. Guia para atender y prevenir el
fenómeno de la violencia en las aulas. España: Laberinto.
Valle, T. (2011). Ya no quiero ir a la escuela. México: Porrúa.

504

�LA PRÁCTICA DOCENTE EN EL AULA CON EL APOYO DE LAS
TIC’S, EN EL CONTEXTO DE UNA PLATAFORMA VIRTUAL DE
ENSEÑANZA: UNA EXPERIENCIA FORMATIVA.
Miguel Ángel Iglesias Cantú1
Lydia del Carmen Ávila Zárate2
Rebeca Guerra Orona3
Enseñando se aprende y aprendiendo se enseña
Miguel de Unamuno
RESUMEN
Los modelos educativos centrados en el aprendizaje, tratan de identificar y aplicar
nuevos modos de pensar y hacer la práctica educativa. En este tenor se apuesta a
cambios metodológicos que potencialicen el rol del estudiante, ya que se espera
que posea iniciativa y pensamiento crítico. Para ello es necesario impulsar una
nueva arquitectura del conocimiento (Pérez et. al., 2000) desde la perspectiva del
aprendizaje significativo, creando nuevos soportes y estrategias que faciliten el
aprender a aprender. En este contexto se introduce e influye en el proceso de
enseñanza aprendizaje: los medios sociales que actualmente han generado la
llamada sociedad de la información y del conocimiento, como un producto de la
globalización que da origen a la llamada web 2.0., en la cual se produce y
consume información. En esta etapa el reto es tener la capacidad de discernir la
información que está disponible a la mano de los actores del proceso de
enseñanza-aprendizaje.
El presente trabajo aborda de manera sucinta como las tecnologías de información
y comunicación (TIC`s) se hacen presentes en el ámbito educativo, se presenta
como la web.2.0 pone a disposición ciertos recursos para emplearlos como apoyo
a la educación, así como el uso de plataformas virtuales para la enseñanza. Se
resalta la importancia de las competencias que docentes y estudiantes deben
poseer para poder afrontar dichas innovaciones.
1

Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, UANL.
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, UANL.
3
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, UANL.
2

505

miguel.iglesiascn@uanl.edu.mx
lydia_avila@hotmail.com
rebecaguo@hotmail.com

�Palabras claves: web 2.0, TIC’s, plataformas virtuales
INTRODUCCIÓN
En la actualidad el proceso de enseñanza-aprendizaje se ve influenciado por un
nuevo actor social: las redes sociales. Este nuevo actor se añade a los que
tradicionalmente se consideran en dicho proceso como: estudiantes, docentes y
autoridades educativas, englobados todos ellos en un contexto social. Estamos
hablando entonces del concepto de medios sociales, el cual podemos describir, de
acuerdo a como las personas puedan colaborar entre ellas, elaborar contenidos,
compartir información y producir conocimiento, utilizando las herramientas
tecnológicas de la web 2.0 o red social (O’Reilly, 2004), diferenciándose de la red
web 1.0 debido a los medios sociales “por la convergencia de individuos en redes
sociales, el uso de nuevos medios y la sindicación o enlaces de ideas, escritos y
otros contenidos informativos y de opinión” (Rojas, Alonso, Antúnez, Orihuela y
Varela, 2006:103)

Fuente: Sánchez L. (2013) ¿Qué es la Web 2.0? Análisis, Innovación y estrategias en
internet.

La web 2.0, provee una serie de recursos que los docentes y estudiantes podrían aprovechar para
enriquecer el proceso de enseñanza-aprendizaje, Estos nuevos recursos también han empezado a
utilizarse a nivel educativo como:

506

�Blogs o bitácora digital el cual es, un sitio en donde el docente podría publicar con
regularidad, texto o artículos que podrían complementar la formación de sus
estudiantes, al igual de dar respuesta a cada uno de los cuestionamientos que se
le podrían plantear.
Wikis este recurso de la web, es una herramienta que podría apoyar al proceso de
enseñanza aprendizaje, ya que se propicia el trabajo colaborativo y la
socialización del conocimiento.
Redes sociales están basadas en plataforma web y es un sitio en que ofrece
multitud de servicios como: mensajería instantánea, correo electrónico, blogs,
foros, galerías para compartir fotos, vídeos y archivos, etc.
Plataformas virtuales (NEXUS). Podemos considerarla como la herramienta Web
2.0 más completa a nivel educativo, puesto que permite llevar a cabo cualquier
modalidad formativa (e-learning), y utilizar cualquiera de los recursos nombrados
anteriormente.
Los ejemplos antes mencionados y muchos otros están disponibles en la web 2.0,
para apoyar el proceso formativo, los docentes tendrán que innovar y crear las
metodologías para que sean aprovechadas y que se propicie el aprendizaje
significativo.
Un medio para ese cambio lo constituye la educación y la rapidez con que ellos
se adapten u opongan al cambio y constituirá el problema a resolver que llevará a
los miembros de la sociedad, a una decisión influyente, en su bienestar y en el de
todo un país y por qué no, en el de una sociedad mundial cada vez más
globalizada y necesitada de miembros más competentes y competitivos que
puedan influir correcta y efectivamente en él.
Es difícil estar consciente del cambio brusco que ha tenido la sociedad de la
información en las relaciones sociales y la incidencia de las mismas en el proceso
507

�educativo. Por eso es que esta reflexión se presenta sobre los actores sociales
dentro de un proceso educativo específico, en un proceso de enseñanzaaprendizaje, visto desde el punto de vista de un aprendizaje colaborativo entre
los tres actores del proceso, de tal manera que como mencionaba Franklin Delano
Roosevelt “Para que la civilización sobreviva, debemos perfeccionar al máximo la
ciencia de las relaciones humanas: la capacidad de todos los pueblos, sin
distinciones, para vivir juntos y en paz en el mismo mundo” y de su interacción a
través de los medios sociales que han constituido la llamada web 2.0

Fuente: Internality (2007). Mapa Visual de la Web 2.0

508

�La tecnología y el proceso de enseñanza-aprendizaje
Dentro del proceso educativo aparece la tecnología como una influencia sobre los
actores mencionados tradicionalmente en la enseñanza-aprendizaje: estudiantes,
docentes y autoridades educativas, todos ellos interactuando en un contexto
social. Es en este momento en que aparece un nuevo factor que ha revolucionado
la generación y el consumo de información que busca generar un conocimiento.
Aparecen

nuevo

equipamiento

tecnológico:

tablets,

móviles

(celulares)

inteligentes, notebooks, laptopts. Todas ellas con un contexto que raya en el
consumismo y que el usuario utiliza en forma intuitiva: gente joven y adultos con
cierta resistencia y en forma no tan intuitiva. Su uso normalmente se utiliza por los
usuarios para socializar y en menor parte para aprender o enseñar. Para optimizar
el uso tecnológico el usuario intuitivo debe empezar a usar esas herramientas
para aprender y el usuario que usa en forma menos intuitiva (docentes,
autoridades escolares, etc...) debe estar consciente que se puede usar la
tecnologías de la información (TIC’s) para: enseñar, aprender y comunicarse de
forma más lúdica y atractiva para el usuario intuitivo: jóvenes; se busca con este
cambio que el joven empiece a darle un uso distinto, a su uso inicial, a la
tecnología, utilizándola también para aprehender.

La didáctica como disciplina formativa mediada por TIC’s. y la
interacción entre sus principales actores
Docentes
Por docente entenderemos aquel actor que en intima colaboración con los otros
actores: sistema escolar y estudiantes, realiza un rol importante en el proceso
educativo. Los docentes como actores sociales del proceso de enseñanzaaprendizaje enfrentan un reto igual o más grande que el del estudiante: por un

509

�lado son responsables de la enseñanza efectiva de su unidad de aprendizaje y por
el otro usar la tecnología para apoyo a su didáctica.
En el marco del Modelo Educativo de la UANL (2011),

señala los roles y

funciones del profesor universitario y además, se considerarán diversas funciones
en cada uno de estos roles, con la finalidad de realizar la planeación áulica y extra
áulica requerida para desarrollar las competencias pertinentes.

Fuente: UANL (2011). Modelo académico de Licenciatura.

En su función de proveedor de información y desarrollador de recursos los
profesores tienen que utilizar las TIC’s para el proceso formativo y desarrollar los
recursos que resulten de interés para la gente joven y por otra aprehender todo el
lenguaje técnico y pedagógico necesario para utilizar las tecnologías que ofrecen
las publicaciones estructuradas de recursos en la WEB de manera general y que
en el caso de la UANL, están representados por la plataforma nexus en su versión
5.0 la cual es un sistema web, cuyo objetivo es el de facilitar la colaboración entre
alumnos y maestros en el proceso de enseñanza y aprendizaje, en sus
modalidades presencial, a distancia y abierta.

La plataforma nexus provee herramientas para facilitar al profesor y estudiante su
labor en los procesos de enseñanza como: Posee apartados que integran el
510

�programa analítico, con el fin que esté disponible para el estudiante, posee un
calendario para la programación de la entrega de las evidencias de aprendizaje,
los elementos complementarios de la evaluación, el producto integrados, foros,
chats etc. Pero sobre todo se da un proceso de transparencia en la evaluación.

En este tema durante el proceso de enseñanza-aprendizaje la trayectoria
profesional del docente es necesaria que sea analizada, que se ponga de
manifiesto su carácter innovador para que las plataformas virtuales apoyen su
cátedra a través de una estructura más atractiva para los estudiantes a la vez que
ponga al alcance de estos, diferentes instrumentos que los guíen en su
aprendizaje o en su enseñanza.
Aunado a esto el docente deberá conocer y usar las herramientas y estrategias
que en las redes sociales existen y que no nada más producen información sino
que además la consumen hablándose entonces de un maestro “prosumidor” es
decir que simultáneamente consume y produce información. (Toffler, 1981). El
docente como recurso humano es muy importante y constituye un elemento clave
en el proceso de cambio y necesita abrirse a nuevos enfoques pedagógicos como
sería una plataforma virtual de Enseñanza-Aprendizaje (plataforma nexus) que
podrían proporcionarle un impacto trascendente en la educación y en la inserción
social del estudiante.
Hay que generar un cambio en los estilos de docencia y en el clima organizacional
con sus prácticas pedagógicas para que efectuando primero un cambio personal
poder generar un efecto innovador en el estudiante y en el sistema educativo,
pues de acuerdo a Covey (1997) se plantea que:
“los paradigmas se emplean por lo general con el sentido de modelo, teoría,
percepción, supuestos o marco de referencia; un cambio de paradigma es cuando
se rompe con la tradición, con los viejos modos de pensar, con los antiguos
paradigmas, ese cambio de paradigma nos empuja de modo instantáneo o
511

�gradual, en la manera que poseemos que poseemos de ver al mundo, a otra. Ese
cambio genera poderosas transformaciones”. (Covey,1997: 40).
Entonces vemos que en la medida en que el docente pueda combinar las
estrategias que le ofrezca su inteligencia emocional y el aprendizaje colaborativo
con otros colegas, en esa medida pudiera mejorar y hacer más óptimo la
incorporación de la tecnología a su didáctica docente. Si el docente se convierte
en un usuario de la web. 2.0 puede aumentar y compartir, todavía más esa
información y conocimiento, a través de las herramientas que ofrece la web como
son YouTube, Facebook, Tweeter, etc... , produciéndose así una sinergia en la
cual el resultado es mejor que las partes.

Estudiante
Para Vygotsky (1974) el aprendiz o estudiante requiere la acción de un agente
mediador, representado por el docente, quien será el responsable de construir un
andamiaje tecnológico mediante una plataforma virtual de aprendizaje, que le
servirá para que él se apropie del conocimiento y con ello logre desarrollar las
competencias y/o habilidades que le permitan ser un profesionista competente y
competitivo en el mundo globalizado de la sociedad moderna.
Junto con esta situación por parte del docente, el estudiante enfrenta un reto
enorme que está en sí mismo, pues él aprendió a usar la tecnología como una
manera de diversión, en forma inconsciente y por ello no la ve como una
estrategia para aprender o para desarrollar una competencia. En la medida en que
su actitud hacia la tecnología cambie, en

esa medida podrá estimarse su

resistencia al cambio y adaptarse al uso de la tecnología para además de
consumir información producirla, generando un conocimiento el cual puede
compartir a través de los medios sociales
Se produce en ellos un cambio de un uso irracional de la tecnología, basado
también en el contexto moderno de que las cosas se pueden aprender rápido y
512

�fácil sin un esfuerzo, valor tan difundido en la juventud moderna .Lo cual hemos
comprobado en investigaciones anteriores (Iglesias, 2011) en donde se detectó el
uso de la plataforma Nexus por el estudiante: en un 90% sin método y con un
deseo de rapidez en el mismo porcentaje. La mayoría de los estudiantes que
utilizaron la plataforma lo hicieron por cumplir un requisito exigido por la catedra y
solo un 10% lo hizo en la forma correcta que indicara un aprendizaje significativo
con un toma de conciencia sobre el avance de su aprendizaje.
Estaríamos hablando de un estudiante con perfil web 2.0.: cuando consumir
información colocada en Nexus dentro del apartado de documentos de apoyo,
cuando consulte las evidencias a evaluar, sus rúbricas para evaluarlas, y los
diversos sitios web o blogs que contengan información para realizarlas, etc… y
producirla a través de la plataforma virtual nexus, cuando suba las evidencias en
la plataforma con los requerimientos académicos marcados por la autoridad
académica y que acrediten la posesión de una competencia Cuando esto se
demuestre con una evaluación aprobatoria de las evidencias, estaremos hablando
de un estudiante con perfil web 2.0.
Por su parte, el estudiante es reconocido en el Modelo Educativo de la UANL
como el principal protagonista del aprendizaje. Es un sujeto activo que aprende,
pero que se autoforma adquiriendo y desarrollando capacidades que le permiten
construir su propio conocimiento, asumiendo un rol activo como ciudadano y futuro
profesional, comprometiéndose de manera responsable con su medio natural,
social y cultural. En el marco del Modelo Educativo de la UANL, el estudiante se
caracteriza por ser: Autogestor de su aprendizaje y liderazgo.
Además dentro de las competencias generales, instrumentales que todo
estudiante universitario debe poseer se encuentra:
Maneja las tecnologías de la información especializadas en su áreas de
investigación y la comunicación como herramienta para el acceso a la información
y su transformación en conocimiento científico, así como para el aprendizaje y
513

�trabajo colaborativo con técnicas de vanguardia que le permitan su participación
constructiva en la sociedad.

Directivos
No menos importante es el rol desempeñado por este actor dentro del proceso
educativo, pues de la rapidez y eficiencia que actúe y se capacite facilitará u
obstaculizará la posibilidad a los otros actores: docentes y estudiantes de
optimizar su enseñanza y/o aprendizaje.
Los directivos tienen una función primordial para lograr que el modelo educativo
sustente adecuadamente la operación de los programas educativos que ofrece la
Universidad, se requiere que el directivo se caracterice por realizar labores de:
Gestor, se requiere que propicie las condiciones adecuadas y articular acciones
para que el modelo educativo (ME) opere correctamente.
Contribuir. Al enriquecimiento del ME, detectando necesidades y observando
experiencias en la operación del mismo.
Impulsar y coordinar. Las actividades de seguimiento y evaluación del ME y su
operación en los programas educativos.
Fomentar permanentemente el desarrollo de los roles de profesores y estudiantes
en el marco del Modelo Educativo.
Mantener una actitud receptiva para identificar problemáticas de los profesores y
estudiantes, como resultado de la operación del Modelo Educativo, y coadyuvar a
la atención oportuna de las mismas.
Difusor. Ser un conocedor y promotor activo del Modelo Educativo, manteniéndose
actualizado en su operación.

514

�Promover el reconocimiento del Modelo Educativo y su fundamentación en
instituciones y organismos relacionados con la educación superior.
El proceso de enseñanza del maestro y del estudiante requiere el apoyo de
directivos para que gestione, impulse y coordine, diversas actividades como:
capacitación docente, obtención de recursos para equipamiento, impulsar el uso
de la plataforma de enseñanza-aprendizaje, así como todas las actividades
administrativas que apoyan la dicha función.
Paradigma educativo
Apoyando el modelo académico de la UANL, así como los roles de docentes de
directivos y las competencias que los estudiantes deberán poseer se apuesta aun
paradigma educativo en dónde se promueva un modelo con apoyo de las TIC`s
Prácticas pedagógicas innovadoras, que den lugar a un aprendizaje crítico y que
propicie un cambio real en el estudiante. El modo de aprender de las nuevas
generaciones es diferente del de las generaciones anteriores, y por eso un
paradigma tradicional no tendrá mucho efecto en estas.
Si se pudiera hablar de un lugar, de forma metafórica, en donde se encuentra el
conocimiento, tradicionalmente se ubicaría en la academia o en la universidad
pero con la aparición de la red web 2.0, el lugar del conocimiento se alterna entre
sitios tradicionales y nuevos lugares. Surgen las redes sociales, los Blogs, wikis y
otras herramientas del la web 2.0 como nuevas formas y tipos de conocimiento
generados, ya que producen un sin número de elementos que forman y
constituyen una fuente generadora de conocimiento. La cual muchas veces es
necesario que se pueda discernir entre información confiable de la que no lo es,
dicha información tiene que ser analizada e incorporar, la que sea confiable a los
nuevos paradigmas del conocimiento, a través de pares o de la academia y ser
incorporado en nuevos sitios, depositarios de hallazgos de objetos de aprendizaje,
que se llaman académicamente repositorios, en donde diversas instituciones los
han colocado y puesto a disposición de la comunidad educativa internacional.
515

�Como ejemplo de este tipo de nuevas herramientas está el repositorio Institucional
de la UANL existente en la red web desde ya hace varios años.

Hallazgos principales durante el proceso de Enseñanza Aprendizaje
Durante el tiempo de uso de una plataforma virtual de enseñanza-aprendizaje
como apoyo en la docencia se ha encontrado en los mismos la influencia que ha
tenido el uso de una plataforma virtual de enseñanza-aprendizaje, la cual ha
proporcionado a los actores del mismo diferentes alternativas para accionar:
Estudiante
La utilización de las herramientas tecnológicas ha sido inicialmente en un solo
sentido: consumo de información de la web. Sin embargo la evolución de la red
web de una tendencia web 1.0 a 2.0 le está generando un cambio de actitud y
actualmente no nada más está consumiendo información, está produciendo
información con una nueva actitud generadora de conocimiento dentro de las
redes sociales además de hacerlo en el ámbito académico y universitario. Su
utilización está cambiando de uno intuitivo hacia uno reflexivo, usándolo para su
aprendizaje con la intención de poder desempeñarse exitosamente en la sociedad
globalizada que demanda de sus miembros un perfil altamente competente y
competitivo.
Docente
El docente con diversos grados está tomando consciencia de la revolución que las
redes sociales a través de la red web, se encuentran desempeñando dentro del
proceso de enseñanza-aprendizaje y deberá capacitarse en su uso como apoyo
en su catedra para que este actualizada y responda a los conocimientos y
competencias que le demandan sus estudiantes en primera instancia, las
autoridades educativa en una segunda etapa y la sociedad , la cual finalmente

516

�necesita un profesionista que ayude a la satisfacción de todas las necesidades
que el desarrollo actual de cada país necesita.
1) Deberá saber, conocer y manejar las fuentes externas a la academia,
en las cuales muchos docentes o usuarios de las redes sociales
depositan: en YouTube: y acceder a una sección especializada con
videos de contenidos educativos creados por organizaciones como la
Universidad de Stanford, etc.
2) Deberá saber usar todos los recursos tecnológicos a su disposición
dentro del aula educativa: PC, pizarrón inteligente, etc.
3) Deberá cambiar o modernizar sus estilos narrativos en el aula
mediante herramientas que hagan más atractiva su intervención áulica
4) Fomentar el uso de la tecnología en los estudiante para aprender y
no nada más para socializar

Aquí deberá incluirse y su reto será

aprender a socializar de una nueva manera a través de la red y sus
blogs que tienen depósitos de objetos de aprendizaje, para favorecer el
uso de los mismos por los estudiantes
5) Empleo de la Programación: en realidad el docente no deberá
aprender a programar pero si deberá adentrar al estudiante en el uso de
la misma a través de ejemplos. Por lo mismo podrá familiarízalos con
aplicaciones tecnologías que si lo usen. Aquí tendríamos la oportunidad
de Ejemplificar el paso del estudiante por el aula con su uso de la
plataforma virtual de enseñanza
Directivos
Este actor dentro del proceso enseñanza-aprendizaje enfrenta una tarea titánica
pues existen planes institucionales que le demandan un cumplimiento de metas y
objetivos. Que plantean ciertas exigencias que hay que cumplir. Por otra parte la
necesidad de ser una organización altamente competitiva a nivel mundial lo hacen
buscar adaptarse a las necesidades que le plantea la globalización.
517

�Ya están en marcha estrategias dentro de la UANL para que sus docentes
cumplan rápidamente el perfil que la institución y que las redes sociales a través
de la web 2.0 le demandan. Lo docentes de la formación general universitaria
(FOGU) se encuentran ya utilizando la plataforma virtual Nexus para interactuar
con sus alumnos, para compartir y generar información entre ellos a través de los
cursos master en la misma , diseñados por unidades de aprendizaje. Estos cursos
master cuentan con el apoyo de docentes especializados que lo apoyan en
diversos campos para una mayor efectividad en su cátedra con el apoyo de la
plataforma.

CONCLUSIÓN
Un nuevo elemento se ha agregado dentro del proceso de enseñanza-aprendizaje.
De la interacción de este actor con los demás elementos del proceso, de su
adaptación, de su resiliencia y de su creatividad dependerá que el estudiante que
egrese de las instituciones educativas responda a las necesidades de una
sociedad cambiante y globalizada.

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518

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Vygotsky, Lev S. (1979). El Desarrollo de los Procesos Psicológicos Superiores.
Madrid, Editorial Grijalbo.

519

�LOS FACTORES EDUCATIVOS Y SU INFLUENCIA EN LA PERCEPCIÓN DE
LOS NIÑOS SOBRE EL DESARROLLO SUSTENTABLE
Karla Liliana Ibarra Monjaras4
Martha Virginia Jasso Oyervides5
Martha Arredondo Velázquez6

RESUMEN

La degradación del entorno natural, es un problema a nivel mundial que afecta a
todos los seres humanos. Se resalta la importancia de la infancia por ser el futuro
de las naciones, y por ello se considera primordial que su aprendizaje dentro del
ámbito escolar sea encaminado a brindar las herramientas necesarias para actuar
en su medio natural, con el fin de lograr un Desarrollo Sustentable.

En este sentido, puede destacarse la importancia de que la política
educativa, específicamente la básica (nivel primaria), cuente con estrategias y
contenidos educativos para lograr esa cultura ambiental. A nivel local, la carencia
de una materia específica en el programa educativo de la Secretaría de Educación
Pública que aborde los contendidos esenciales para ello, así como la
consideración de las materias incluidas en el plan de estudios que contemplen
temas relacionados con la naturaleza, hacen insuficiente el abordaje de los
mismos. Es decir, los contenidos que se imparten poco contribuyen a ver la
dimensión social de los problemas ambientales, obstruyendo la comprensión de
los conflictos y el actuar del ser humano dentro de estos, por consiguiente los

4

Alumna de la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Coahuila ( expositor). autora...
krla_acua@hotmail.com
5
Maestra de la Facultad de Trabajo Social de la U.A. de C y colaborada del Cuerpo Académico Estudios
sobre Grupos Vulnerables. Coautora. mv_jasso@hotmail.com
6
Maestra de Tiempo Completo de la Facultad de Trabajo Socia de la UA de C y colaborada del Cuerpo
Académico Estudios sobre Grupos Vulnerables. Coautora m_arrendon@hotmail.com

520

�niños carecen de herramientas que permita la adquisición y el reforzamiento de
valores que coadyuve a actuar en correspondencia con el entorno natural.

La investigación que se presenta, corresponde al diseño cuantitativo y tiene
como eje principal la percepción del niño sobre lo que observa y aprende en el
espacio educativo, el cómo asimila y adopta lo que los educadores imparten en las
aulas, así como los métodos que utilizan para lograr la transmisión de la
información. Observando, asimismo las actividades realizadas dentro su contexto
inmediato como lo es la misma escuela, los amigos, su familia y la propia
sociedad, que sirvan de fomento y contribución hacia el Desarrollo Sustentable.

Palabras clave:
Educación, infancia, desarrollo sustentable,

Antecedentes
En la actualidad el planeta tierra está sufriendo en su medio natural, una de las
crisis más agudas en la historia, esto se manifiesta a través del deterioro y uso
irracional de los recursos naturales, contaminación, extinción de flora y fauna,
calentamiento global, por mencionar solo algunos, sin dejar de lado que dichos
problemas repercuten directamente en la sociedad.

Fue durante la Conferencia Mundial de las Naciones Unidas sobre el Medio
Humano, también conocida como Conferencia de Estocolmo, realizada en Suecia
en junio de 1972, en donde “por primera vez se manifestaron las preocupaciones
de la comunidad internacional en torno a los problemas ecológicos y del
desarrollo” (INEGI, 2000). Tal como menciona la Agenda Local 21 (2004), el
mayor logro de esta Conferencia fue que todos los participantes aceptaran una
visión ecológica del mundo, como resultado se aprobó la Declaración de
Estocolmo conformada por 26 principios, entre los cuales se reconocía “que el
hombre es a la vez obra y artífice del medio que lo rodea”. (Declaración de
521

�Estocolmo, 1972). Es partir de ahí que se instaura el 5 de Junio como el Día
Mundial del Medio Ambiente.

Es en 1987 que la Comisión Mundial de Medio Ambiente y Desarrollo
(CMMMAD), creada por la Organización de las Naciones Unidas (ONU), presenta
el informe elaborado a lo largo de tres años titulado Nuestro Futuro Común, en el
que por primera vez se hace referencia al concepto “Desarrollo Sustentable” el
cual se definió como “aquel que satisface las necesidades esenciales de la
generaciones presentes sin comprometer la capacidad de satisfacer las
necesidades esenciales de las generaciones futuras” (INEGI, 2000).

En Nuestro Futuro Común, se reconoce que el progreso económico y social
debe tener como base la sustentabilidad, es decir, que el avance en los países ya
sea económico, social o tecnológico, debía ir de la mano con el cuidado,
preservación y protección del medio ambiente. Es aquí donde recae la importancia
del Desarrollo Sustentable, con una educación dirigida a toda población, que
además de lograr un equilibrio social, económico y ambiental, se respete el
derecho de las generaciones futuras preservando un lugar adecuado para vivir.

Es así como el papel de la educación se torna relevante, al ser una
estrategia eficaz para alcanzar un desarrollo personal y colectivo que permita a
través de la enseñanza crear una armonía entre la sociedad y la controlada
explotación de los recursos naturales, para preservarlos.

En esta Cumbre de Río, se analizaron diversos temas entre los que se
encuentra la reorientación de la Educación para un Desarrollo Sustentable, misma
que se retoma para la presente investigación. En este sentido, se ubica a la
enseñanza como un pilar fundamental para promover un desarrollo que este
fundamentado en medidas de protección al medio ambiente y hacia el

522

�aprovechamiento de los recursos naturales, de tal manera, que las generaciones
siguientes puedan abastecer sus necesidades.

Por lo tanto, la formación básica tendría que estar orientada a la protección
del medio ambiente y al desarrollo como parte fundamental del aprendizaje. Lo
anterior se traduce al trabajo en conjunto de todos los actores involucrados,
buscando generar conciencia humana y responsabilidad personal hacia los
problemas ambientales, según los preceptos declarados por la Cumbre de la
Tierra.

El Programa 21 es un plan de acción exhaustivo a nivel mundial, consta de
40 capítulos que abarcan todos los aspectos del Desarrollo Sustentable, los
capítulos 25 y 36 se consideran importantes para el tema de estudio y se refieren
a lo siguiente:


Respecto al capítulo 25, titulado La infancia y la juventud en el
desarrollo sostenible, se menciona que en muchos países en
desarrollo los niños constituyen casi la mitad de la población. Es
decir, se tiene que vigilar que la población infantil tenga plena
conciencia de los problemas ambientales y su importancia en la
participación a favor del desarrollo sustentable y el mejoramiento
ambiental. Para ello es necesario, entre otras cosas, una educación
que vaya encaminada a crear conciencia de su responsabilidad en el
medio ambiente y el desarrollo.



El capítulo 36, titulado Fomento de la educación, la capacitación y la
toma de conciencia, menciona que debido a que la mayoría de las
personas no conocen bien cuál es su papel dentro de los problemas
ambientales, tienden a realizar actividades que aumentan su
destrucción y degradación, es por eso, que la educación,
523

�Equitativo

Soportable

D.S.
Viable

enfocándose en la enseñanza académica, juega un papel estratégico
para adquirir los conocimientos, que permitan lograr un cambio de
actitudes hacia con el medio ambiente. Por lo tanto, es necesario
promover la integración de los conceptos ecológicos y de desarrollo,
en los programas de enseñanza.

Figura 1.Bases para un Desarrollo Sustentable; Sociedad, Economía y Ambiente.
Fuente: Elaboración propia

Fue la Cumbre de la Tierra (1992) la que se convirtió en un punto de
referencia, al ser la conferencia más grande en su tipo y al contar con la
participación de 178 países (Animal Político, 2012, parr.3). En los años siguientes
se continuaron analizando y trabajando los objetivos planteados, tanto en la
Declaración de Rio, como en el Programa 21.

Con base en lo anterior, puede observarse que a pesar de que la
Conferencia y el Programa 21 no se realizaron específicamente para la educación
académica y su relación con el desarrollo sustentable, se vislumbra como la

524

�enseñanza constituye una base para promover los objetivos que permitan llegar a
un equilibrio y favorecer la interrelación naturaleza-sociedad.

Con este enfoque, se reconoce la importancia de la educación ambiental,
que aunque no es exclusiva en el ámbito escolar, busca que ésta se imparta
también fuera de las aulas, la reconoce como un medio idóneo para garantizar la
adopción de conocimientos, conductas y valores hacia el medio ambiente, para
garantizar su conservación y protección.

En su Artículo 39, la Ley General de Equilibrio Ecológico y Protección al
Ambiente, menciona la importancia de incorporar contendidos ambientales,
además de conocimientos, valores y competencias que ayuden a desarrollarse en
armonía con la naturaleza, en los distintos ciclos educativos, dando especial
importancia a la niñez en su nivel básico. Al igual que resalta el fomento a la
conciencia ecológica y promoción de proyectos de Desarrollo Sustentable, a fin de
lograr el fomento de la prevención, restauración, conservación y protección del
ambiente, iniciando con la población infantil.

Es en el 2002 cuando se reforma la Ley General de Educación y se
presentan por primera vez elementos en materia ecológica, con dicha reforma,
nuevamente actualizada en el 2011, se establece en su Artículo 7º sección IX la
necesidad de inculcar los conceptos y principios fundamentales de la ciencia
ambiental, el desarrollo sustentable, la prevención del cambio climático, así como
de la valoración de la protección y conservación del medio ambiente como
elementos esenciales para el desenvolvimiento armónico e integral del individuo y
la sociedad (Ley General de Educación, 2011, p.3).

En el Artículo segundo de la citada Ley, se menciona que la educación es el
medio fundamental en el que se adquieren, transmiten y aumenta la cultura en la
sociedad; se identifica como el proceso que contribuye al desarrollo del individuo y
525

�a la transformación de la sociedad, y es el principal factor para la adquisición de
conocimientos y así formar a mujeres y a hombres, que tengan sentido de
solidaridad social.

Al considerarse un tema relevante desde hace varios años, se considera la
importancia de la educación y de la población infantil como partes fundamentales
del proceso de adquisición de conocimientos y actitudes ambientales, sin
embargo, a nivel estatal la educación básica primaria cuenta con dos materias que
abordan temas de la naturaleza y el planeta tierra; Ciencias Naturales y Geografía
según el Plan de Estudios de Educación Básica de la Secretaria de Educación
Pública (SEP), no obstante las mencionadas materias no logran profundizar en los
temas ambientales y en el actuar de los seres humanos dentro de estos. Es decir,
los contenidos que se imparten poco contribuyen a ver la dimensión social de los
problemas ambientales.

Ramírez Albores y Ramírez Cedillo señalan que la educación ambiental
debe ser
un proceso continuo que tienda a la formación de una cultura
ecológica en la sociedad, mediante el manejo y asimilación de
conocimientos, actitudes, aptitudes y valores acerca de la relación
del hombre con la naturaleza, y de cómo implementar posibles
recursos e instrumentos para llevar a cabo acciones concretas en
favor de la conservación del medio y de sus componentes dentro del
plan de estudios (s.f., p.3).

Es decir, se coincide con Ramírez y Ramírez en la necesidad de abordar
los problemas ambientales y contribuir a su solución, constituyéndolo como un
proceso continuo y permanente, en todos los niveles educativos. Sin embargo,
existe cierta dificultad para lograr la cultura ambiental requerida si los programas
escolares no cuentan con temas que fomenten los conocimientos necesarios o
526

�proyectos específicos para que la población que se encuentra cursando la
educación básica primaria contribuya con su participación al igual que todos los
niveles educativos y la comunidad en general.
Al mencionar lo anterior y al no notar investigaciones locales realizadas que
vinculen el proceso educativo con la percepción y el comportamiento de los niños
hacia su medio ambiente, se presenta un esbozo de este estudio exploratorio.

Planteamiento del problema de investigación

Ya que la degradación del entorno natural es un problema a nivel mundial que
afecta a todos los seres humanos, se resalta la importancia de la infancia por ser
el futuro de las naciones, y por ello se considera primordial que su aprendizaje
dentro del ámbito escolar sea encaminado a brindar las herramientas necesarias
para actuar en su medio natural, con el fin de lograr un Desarrollo Sustentable.

En este sentido, puede destacarse como la educación básica primaria
carece de estrategias y contenidos educativos para lograr esa cultura ambiental, a
nivel local, no se cuenta con una materia específica en el programa educativo de
la Secretaria de Educación Pública que aborde los contendidos esenciales para
ello, las materias incluidas en el plan de estudios que abordan temas de la
naturaleza y el planeta tierra; Ciencias Naturales y Geografía, no son suficiente.
Es decir, los contenidos que se imparten poco contribuyen a ver la dimensión
social de los problemas ambientales, obstruyendo la comprensión de los conflictos
y el actuar del ser humano dentro de estos, por consiguiente los niños carecen no
sólo de información sino también de valores que les permitan actuar de una
manera adecuada con el entorno natural.

Como objetivo general, en la investigación se pretendió analizar la
influencia de los Factores Educativos en la percepción que tienen los niños de 9 a
527

�12 años sobre el Desarrollo Sustentable de acuerdo con la Teoría del Aprendizaje
Social, en la Escuela Primaria Anexa a la Normal turno vespertino, con la finalidad
de obtener elementos que coadyuven a futuras intervenciones desde el Trabajo
Social en el tema de sustentabilidad.

Como fundamentación, se presentaron los elementos teórico-referenciales
que dieron sustento a las categorías planteadas en la investigación, iniciando con
la educación y los factores presentes en ella, ya que se ubica entre los valores
universales más apreciados porque matiza y afecta todos los aspectos de la vida
del hombre y de la sociedad en su conjunto, debe estar en constante movimiento,
de acuerdo a las necesidades y exigencias del ambiente en que se desarrollan los
niños para lograr actuar en él, haciendo posible el proceso formativo en materia de
Desarrollo Sustentable.

Se vislumbran, asimismo aspectos relacionados con la infancia destacando
esta etapa como una de las fundamentales para la formación de valores y de la
percepción con respecto al enfoque medioambiental, en este sentido, la edad
escolar es un punto central para el desarrollo físico, cognitivo y psicosocial, la
escuela, al igual que la familia, son importantes en esta etapa, la educación
escolar es idónea para fomentar un aprendizaje en la infancia, que les permita
adquirir los valores y conocimientos para actuar en su entorno con sentido de
solidaridad, respeto y justicia.

Señalando, además, los referentes teórico-conceptuales sobre el tema de
sustentabilidad, cuyo objetivo es principalmente el de reconciliar los aspectos
económico, social y ambiental implicados en las actividades humanas, muestra el
compromiso que debe tener la humanidad para generar una relación entre la
naturaleza y la sociedad donde se utilicen los recursos renovables y no renovables
apropiadamente, se ocasione el menor o hasta ningún daño a los ecosistemas y

528

�se distribuyan justa, racional y equitativamente los beneficios de la economía
(Díaz, 2009).

Dentro de los indicadores se visualiza, en cuanto a educación, una tasa de
escolarización a nivel primaria y secundaria completa, al igual que, la
implementación de una estrategia nacional de Desarrollo Sostenible. Es decir, la
CDS le da una gran importancia al papel de la educación para cumplir un
desarrollo sustentable en los países, como también que los gobiernos en conjunto
con las instituciones lo incluyan en sus estrategias.
El Trabajo Social como profesión comprometida con el desarrollo, el
bienestar social y la calidad de vida del individuo, adquiere un compromiso
inaplazable frente al abordaje del problema ambiental. Los temas relevantes de
investigación en Trabajo Social con relación al Desarrollo Sustentable son
aquellos que están orientados a decodificar la relación que entabla el ser humano
con la naturaleza, la forma como su construcción cultural la asimila y trata de
transformarla y los sentidos y significados que para él representa, lo que devela su
intención de conservación, transformación o destrucción.
La teoría cognoscitiva social plantea que los factores sociales y
cognoscitivos así como la conducta tienen papeles importantes en el aprendizaje,
es decir, según Bandura estos se relacionan entre sí creando un aprendizaje y un
comportamiento hacia el ambiente.
Albert Bandura (2004, citado por Santrock, 2006) es uno de los principales
arquitectos de la teoría cognoscitiva social. De acuerdo con él, cuando los
estudiantes aprenden,

pueden

hacer una

representación cognoscitiva

o

transformar sus experiencias. Bandura desarrollo un modelo del determinismo
reciproco que consiste en tres factores principales: conducta (acciones
individuales,

elecciones

y

declaraciones

verbales),

persona

cognoscitiva

(creencias, expectativas, actitudes y conocimientos) y ambiente (recursos,
consecuencias de las acciones y condiciones físicas). Estos factores pueden
529

�interactuar para afectar el aprendizaje: los factores ambientales afectan la
conducta, la conducta afecta al ambiente, los factores de la persona
(cognoscitivos) afectan la conducta, y así sucesivamente, tal como se muestra en
la Figura 2.

Conducta

Persona

Ambiente

(factores
cognoscitivos)

Fuente: Elaboración propia
Figura 2. Modelo del determinismo reciproco del aprendizaje de Bandura

Se seleccionó dicha teoría ya que al igual que con el Desarrollo
Sustentable, en el que economía, medio ambiente y sociedad se relacionan
creando equilibrio, en la teoría cognoscitiva se relacionan la conducta, los
conocimientos y las condiciones físicas para afectar el aprendizaje, es por ello que
se considera la adecuada para la presente investigación ya que se busca analizar
los factores educativos (conocimientos, condiciones físicas, recursos) y como
estos influyen en la percepción (actitudes, acciones, conductas) que los niños
tienen hacia su entorno natural, relacionando así los tres elementos de la teoría
hacia un fin, ya sea este a benéfico o perjudicial para el medio ambiente ( Figura
2).
530

�Enfoque metodológico

Se utilizó la investigación cuantitativa al ser aquella en la que se pueden recabar y
analizar datos sobre la infancia, el desarrollo sustentable y los factores educativos,
vistos como categorías de estudio, con la finalidad de analizar la influencia de los
Factores Educativos en la percepción que tienen los niños de 6 a 11 años sobre el
Desarrollo Sustentable en la Escuela Primaria Anexa a la Normal T.V. con la
finalidad de obtener elementos que coadyuven a futuras intervenciones en desde
el trabajo social en el tema de sustentabilidad, llegando a la generalización de los
resultados a partir de una muestra conformada por cien niños del nivel básico.

El diseño del estudio fue de corte transversal ya que la información
recabada se hizo en un sólo momento, su propósito era describir variables y
analizar su incidencia e interrelación en un momento dado (Hernández, et al.,
2006). Éste se llevó a cabo en la Escuela Primaria Anexa a la Normal T.V., con
niños del 4º al 6º grado, que se encontraban entre los 8 y los12 años de edad,
mismos a los que se les aplicó una sola vez el instrumento previamente piloteado
y validado.

Es no experimental por qué no hubo manipulación de variables, ya que, se
observó y describió el fenómeno tal y como este se daba en el contexto, es decir,
Se seleccionó dicho método ya que como investigadoras no se tenía control
directo de las variables, sino que, ya habían sucedido al igual que los efectos, se
observó

y

analizó

la

situación

ya

existente

sin

que

se

provocaran

intencionalmente.

La muestra que se tomó para la presente investigación, fueron 100 niños y
niñas que al momento del estudio se encontraban cursando el 4º, 5º y 6º grado de
la educación básica primaria y sus edades iban de los 8 a los 12 años, se tomaron
531

�en cuenta independientemente de su sexo y situación socioeconómica, todos ellos
pertenecientes a la Escuela Primaria Anexa la Normal T.V. ubicada en las calles
Salazar y Ramos Arizpe en la Zona Centro de la ciudad de Saltillo Coahuila.

El proceso de validación se presentó al aplicar una prueba piloto que dio pie
a adecuaciones que mejorarían el instrumento para que este quedara de una
manera más clara y sencilla para los niños, con ello se buscó dar respuesta a los
objetivos planteados en la investigación con la finalidad de tener un resultado
consiente y confiable hacia lo que se investigó.

El programa que se utilizó, para el análisis estadístico de los datos
recabados, fue el Statistical Package for the Social Sciences (SPSS) versión 15.0,
a partir de él se manejaron medidas de tendencia central (moda), análisis de
frecuencia, valores relativos dados en porcentajes, cruce de variables en tablas de
contingencia y correlaciones bivariadas (Pearson), a partir del nivel de
confiabilidad en un 99%, buscando con ello analizar la influencia de los Factores
Educativos en la percepción que tienen los niños de 9 a 12 años sobre el
Desarrollo Sustentable.

Hallazgos
Datos generales
A través de los datos generales se logró conocer el nivel de conocimiento y
actitudes con las que cuentan los niños sobre temas ambientales, dependiendo de
la edad y el grado escolar en el que se encuentran, al igual que analizar si varía la
percepción entre niños y niñas en cuanto a temas relacionados con el Desarrollo
Sustentable.
Lo que se obtuvo a través del análisis de los datos generales es que la
mayoría de los niños y niñas encuestados, con un 42% tienen 12 años, en
532

�comparación con los de 9 años con un 10%. De los 100 menores encuestados la
mayoría son hombres representados con un 52%.

Educación
La categoría de educación es de suma importancia para la presente investigación,
al ser esta la que permitió conocer y analizar uno de los contextos principales en
que se desarrollan los niños, así como los aprendizajes y actividades relacionados
con el Desarrollo Sustentable que se imparten dentro del ámbito escolar ( Tabla
1).

EDUCACIÓN
SI

NO

44%

55%

1. ¿Tu escuela cuenta con áreas verdes?

Tabla 1

Como se muestra en la Tabla 2, en la categoría de Escuela, de acuerdo con
lo que mencionaron los niños, si cuentan con las bases educativas para aprender
acerca de la Cultura Ambiental, sin embargo consideran que hacen falta
actividades para motivar su interés tanto dentro de la institución educativa como
para involucrarse en actividades extracurriculares a cerca de dicho tema.
Mencionando también que el entorno en que se desenvuelve el menor es
importante para su desempeño, y según los niños, en la escuela no cuentan con
áreas verdes, ni botes para separar la basura.

533

�EDUCACIÓN
CASI

RAR

SIEMPR

A

E

VEZ

21%

4%

6%

57%

25%

13%

5%

31%

42%

18%

7%

actividades para el cuidado del Medio 18%

20%

44%

16%

23%

58%

18%

1%

56%

30%

10%

2%

21%

54%

22%

2%

18%

19%

37%

24%

20%

25%

42%

12%

SIEMPR
E

NUNC
A

1. ¿En tus libros escolares vienen
temas

del

medio

ambiente

y

su 69%

importancia?
2. ¿Llevas una materia relacionada
con el medio ambiente?
3. ¿Te enseñan a cuidar el Medio
Ambiente en tu escuela?
4. ¿Dentro de la escuela realizas

Ambiente?
5. ¿Con que regularidad ven temas de
Medio Ambiente?
6. ¿En tu escuela deben de hablar más
sobre el cuidado del Medio Ambiente?
7. ¿Tu escuela está limpia?
8. ¿En tu escuela cuentan con botes
para separar la basura?
9. ¿Las actividades y lo que aprendes
dentro de tu escuela te motivan a
involucrarte

y

proteger

tu

Medio

Ambiente?
Tabla 2.

En cuanto a escuela, la frecuencia indica que 17 de los 100 niños
encuestados, mencionaron que Siempre llevan una materia relacionada con Medio
534

�Ambiente al igual que Siempre ven temas ambientales. Según la moda 35 de
estos niños coinciden en que Siempre llevan una materia ambiental y casi siempre
ven temas de medio ambiente. Con lo anterior, puede decirse que 52 de los 100
niños, es decir, más de la mitad coincidieron en que llevan una materia ambiental
y la mayoría del tiempo ven temas relacionados con el medio ambiente, en
comparación con 3 que dice rara vez y nunca llevar la materia de medio ambiente
ni ver temas ambientales, como se puede observar en la Tabla de contingencia 3.

Tabla de contingencia 3.
Llevas alguna materia relacionada con el M.A. * Con que regularidad en tu
escuela ven temas de M.A.
Con que regularidad en tu escuela
ven temas de M.A.
Total
Siempre

Rara vez

Nunca

35

5

0

57

16

4

0

25

6

7

0

13

1

1

2

1

5

23

58

18

1

100

Siempre 17
Casi

alguna siempre 5
materia relacionada
Rara
con el M.A.
0
vez
Llevas

Nunca
Total

Casi

535

siempre

�Dentro del ámbito escolar, se cuenta con una materia que contiene temas
ambientales, desde la perspectiva de las investigadoras a pesar de que llevan
esta, se considera que hace falta una materia especifica de Desarrollo
Sustentable, para con ello abordar más a fondo dicho tema que es de relevancia
en la actualidad, tal como menciona la UNESCO;
educar para el desarrollo sostenible significa incorporar los temas
fundamentales del desarrollo sostenible a la enseñanza y el
aprendizaje(…) exige métodos participativos de enseñanza y
aprendizaje que motiven a los alumnos y les doten de autonomía, a
fin de cambiar su conducta y facilitar la adopción de medidas en pro
del desarrollo sostenible (s.f., párr. 2).

Desde la representación de las investigadoras, se apoya lo citado por la
UNESCO, ya que se considera importante que el Desarrollo Sustentable sea parte
fundamental en el ámbito educativo y debe empezarse por lo más elemental que
es el manejo de la información en torno al tema.

Cultura Ambiental

La categoría cultura ambiental es la que permitió conocer y analizar cuál es la
percepción de los niños sobre su entorno natural, al igual que identificar las
actitudes y valores que tienen hacia el mismo, véase Tabla 4 y 5, lo anterior dentro
del espacio educativo en el que se desarrollan, así como su hogar.

536

�Tabla 4.
CULTURA AMBIENTAL
SI

NO

87%

13%

91%

9%

50%

50%

28%

72%

62%

16%

78%

19%

43%

56%

y 87%

13%

1. ¿Te preocupa que cada día se deteriore más el
medio ambiente?
2. ¿Cuándo reciclas te sientes bien?
3. ¿Estarías dispuesto a renunciar a ciertas
comodidades para ahorrar agua?
4. ¿Colaboro con alguna campaña de cuidado o
protección del medio ambiente?
5. Si tu respuesta anterior fue NO ¿te gustaría
hacerlo?
6. ¿Te gustaría contribuir con la reforestación?
7. ¿A las personas que me rodean les preocupan
los problemas ambientales?
8. ¿Consideras que el gobierno debe implementar
más

acciones

dirigidas

a

la

protección

conservación del medio ambiente?
9. ¿Consideras que si en el presente nos
preocupamos por nuestro medio ambiente y lo
protegemos, las futuras generaciones tendrán un
buen lugar para vivir?

537

88%

12%

�Tabla 5
CULTURA AMBIENTAL
CASI

RAR

SIEM

A

PRE

VEZ

37%

53%

9%

1%

84%

11%

4%

1%

animales tienen el mismo derecho a existir 72%

24%

2%

2%

7%

28%

62%

3%

57%

35%

4%

2%

28%

27%

40%

5%

contamina el medio ambiente y el aire que 65%

28%

30%

3%

25%

8%

7%

41%

9%

1%

SIEMP
RE

1. ¿Cada cuando consideras que el medio
ambiente es importante?
2. ¿Piensas que el medio ambiente es
necesario para sobrevivir?

NUN
CA

3. ¿Consideras que las plantas y los

que los seres humanos?
4. ¿Te preocupas por la extinción de
animales?
5. ¿Consideras que los humanos abusan
del medio ambiente?
6.

¿Consideras

que

la

contaminación

afecta la salud de los seres humanos?
7. ¿Consideras que el transporte urbano

respiramos?
8. ¿Crees que el uso del automóvil influye
en el daño a la capa de ozono y al cambio 60%
climático?
9. ¿Las personas que conoces o te rodean 48%
538

�usan el carro a diario?
10. ¿Te preocupas o protestas a favor del
cuidado ambiental solo cuando hay algún 49%

36%

10%

5%

15%

16%

53%

16%

17%

18%

44%

21%

12%

20%

43%

25%

16%

15%

44%

23%

12%

20%

51%

16%

46%

39%

14%

0%

18%

50%

27%

5%

35%

39%

21%

4%

desastre ecológico?
11.

¿Te

sientes

responsable

por

la

contaminación de tu ciudad (exceso de
basura, contaminación del aire, parques o
plazas en mal estado, etc.)?
12. ¿Con que frecuencia reciclas?
13. ¿Con que frecuencia separas la basura
en su lugar?
14.

¿Realizas

objetos

con

material

reciclado?
15. ¿Si ves a alguien tirando basura te dan
ganas de llamarle la atención
16. ¿Cuidas el agua?
17. ¿Cuándo veo una llave goteando la
cierro de manera adecuada?
18. ¿La gente que me rodea utiliza muchos
productos que contaminan el ambiente?

Como se puede apreciar en la Tabla 4 y 5, la mayoría de los niños
encuestados carece de cultura ambiental, al notarse que las respuestas van más
dirigidas hacia que no les preocupan mucho los problemas ambientales o que no
hacen mucho por contribuir al igual que no se sienten responsables por dichos
539

�problemas, por ejemplo, al responder si les preocupa la extinción de animales la
mayoría de los niños señalan que “rara vez”, en otra de las preguntas indican que
“rara vez” se sienten responsables por la contaminación de la ciudad, sin embargo
también señalan que los humanos “siempre” abusan del medio ambiente pero a
pesar de esto “rara vez” reciclan o separan la basura y “casi siempre” utilizan
productos que contaminan el medio ambiente. Pero también, aunque en menor
cantidad, se observa que a algunos de los niños y niñas si les preocupan los
problemas con su medio ambiente y se sienten responsables por ellos.

Con base a lo anterior, como Trabajadoras Sociales, se considera
necesario posibilitar a los individuos a comprender las relaciones que establece
con su entorno, partiendo de un conocimiento crítico y reflexivo de su realidad, que
pueda generar en él y su comunidad actitudes de valoración y respeto por su
ambiente.

Conocimiento ambiental
Esta categoría permitió para la presente investigación tener una noción del
conocimiento que tienen los niños en cuanto a su entorno natural.
Como se observa en la Tabla 6 y 7, los mayores porcentajes obtenidos en
los diferentes indicadores, muestran como los menores carecen de conocimientos
sobre la importancia de la Cultura Ambiental, y de lo trascendental que es ésta
para el desarrollo de los seres humanos. Tomando en cuenta que el 61% de los
100 niños encuestados no conocen el significado de Desarrollo Sustentable, un
índice alarmante hacia lo importancia de dicho tema.

540

�Tabla 6.
CONOCIMIENTO
SIEMPRE

CASI

RARA

SIEMPRE VEZ

NUNCA

1. ¿Consideras que el agua en el
mundo es suficiente para el uso de 41%

37%

15%

6%

24%

22%

43%

18%

16%

50%

los humanos?
2. ¿Consideras que el ruido de la
ciudad es un contaminante para el 9%
Medio Ambiente?
3. ¿Cuánto crees que afecta la
contaminación por el ruido a la salud 16%
de los seres humanos?

541

�Tabla 7.

CONOCIMIENTO
SI

NO

Sustentable?

38%

61%

2. ¿Sabes el significado de las 3R?

64%

35%

48%

52%

89%

11%

39%

61%

51%

48%

85%

15%

1. ¿Conoces el significado del Desarrollo

3. ¿Crees que el aumento de la temperatura
atmosférica se debe a la contaminación
generada por los seres humanos?
4. ¿Crees que la cifra de especies en peligro
de extinción es cada vez más alto?
5. ¿Consideras que llevar una vida más
ecológica es solo para las personas que
tienen un nivel económico alto?
6. ¿Crees que es un deber de todos
conservar los recursos naturales de hoy
para las futuras generaciones?
7. ¿Crees que la utilización de productos
reciclados disminuye la contaminación?

542

�Tabla de contingencia 8
Llevar una vida ecológica es para personas
con un nivel económico alto * Es un deber
de todos conservar los Recursos Naturales.
de hoy para las futuras generaciones
Es un deber
de

todos

conservar los
Recursos
Naturales. de

Total

hoy para las
futuras
generaciones
Si

No

Si

15% 23% 38%

No

36% 25% 61%

Llevar una vida ecológica es para personas
con un nivel económico alto

Perdidos
Total

51%

1%
48%

99%

En cuanto a conocimiento, el 36% de los niños menciona que el llevar una
vida ecológica No es solo para personas con un nivel económico alto y que Si es
un deber de todos conservar los recursos naturales de hoy para las futuras
generaciones. Y el 25% señala que llevar una vida ecológica no es sólo para las
543

�personas con un nivel económico alto, sin embargo, indica que no es un deber de
todos conservar los recursos naturales de hoy para las futuras generaciones. El
15% mencionó que la vida ecológica es sólo para las personas con un nivel
económico alto. Tal como se muestra en la Tabla de contingencia 8.
Hogar
Esta categoría permitió conocer la importancia del medio ambiente dentro del
entorno familiar de los menores, esto a través de las actividades y valores que les
transmiten, como se aprecia en la Tabla 9.
Tabla 9.
HOGAR
SIEMPRE

CASI

RARA

SIEMPRE VEZ

NUNCA

1. ¿En tu hogar utilizan productos
biodegradables (ecológicos) para
contribuir al cuidado del Medio

17%

4%

37%

37%

14%

18%

52%

15%

Ambiente?
2. ¿En tu hogar te transmiten
valores sobre el Medio Ambiente?

3. ¿En tu hogar cuentan con

SI

NO

árboles, jardín o plantas?

70%

29%

40%

60%

4. ¿En tú hogar pones en práctica
los conocimientos adquiridos
sobre Medio Ambiente?

544

�De acuerdo con lo que mencionan los niños, a la mayoría, rara vez o nunca
les trasmiten valores o ponen en práctica sus conocimientos ambientales en el
hogar, esto coadyuva a que no se generen actitudes en ellos y en su familia, pues
no hay nadie que los oriente en torno al cuidado el medio ambiente, tal como se
observa en la Tabla 9.

Dentro del hogar, la moda indica que a 34 de los niños rara vez les
trasmiten valores ambientales en su hogar y no ponen en práctica los
conocimientos de la escuela sobre medio ambiente, el análisis de frecuencia
indica que a 18 de los menores rara vez les transmiten valores en su hogar de
medio ambiente, sin embargo, ponen en práctica los conocimientos ambientales
que adquieren en la escuela. A una frecuencia de 13 menores nunca les
transmiten valores sobre medio ambiente en su hogar, de la misma manera no
muestran ningún interés en poner en práctica lo aprendido en el espacio educativo
sobre el medio ambiente, como se aprecia en la Tabla de contingencia 10.
Tabla de contingencia 10.
En tu hogar te transmiten valores sobre el M.A. * En tu hogar pones en
práctica los conocimientos de la esc. sobre M.A.
Recuento
En

tu

hogar

pones

en

práctica los conocimientos
de la esc. sobre M.A.

Siempre
En tu hogar te transmiten Casi
valores sobre el M.A.

siempre
Rara vez

Total

Si

No

8

6

14

11

7

18

18

34

52

545

�Nunca
Total

2

13

15

39

60

99

Se considera que en la mayoría de los hogares se carece de una cultura
ambiental, en base a esto no se inculcan las actitudes y valores necesarios para
que los menores y la familia actúen de manera armónica con su entorno. Como
menciona Ramírez, “a partir del medio ambiente, postula un cambio social pacífico
y gradual, que de manera organizada y planificada modifique nuestra relación con
la naturaleza, con nosotros mismos y con la sociedad” (2004, p.), es aquí donde
recae su importancia ya que es necesario involucrar la base de la sociedad que es
la familia para actuar de manera adecuada y en conjunto preservando el medio
ambiente y la vida misma de los seres humanos.

El cruce de variables permite, al momento de realizar un análisis de datos
capturados poder cruzar la información de variables, es decir, separar la
información con base en algunos criterios tales como edad, sexo, educación,
cultura ambiental, conocimiento ambiental y hogar.

Tabla de contingencia 11.
Edad * Conoces el significado del Desarrollo Sustentable
Recuento
Conoces

el

significado

Desarrollo Sustentable

del
Total

Si

No

9 años

2%

8%

10%

10 años

11%

13%

24%

Edad

546

�11 años

8%

16%

24%

12 años

17%

24%

41%

Perdidos
Total

1%
38%

61%

99%

Como se puede apreciar en la Tabla de contingencia 11, en cuanto a la
edad de los alumnos y el conocimiento como categoría de análisis, se observa que
según el 24% de los niños de 12 años no conocen el significado de Desarrollo
Sustentable, no obstante que es esta edad, de acuerdo al grado en el que se
ubican (6°), en la que más información se proporciona, según el programa
académico de Ciencias Naturales y geografía de la SEP, se denota que los niños
de 10 años con un 11% saben lo que es el desarrollo sustentable, en comparación
con los de 11 años que solo un 8% conoce lo que es el desarrollo sustentable, con
esto se supone que hace falta reforzar la enseñanza de temas ambientales en
esta edad, para con ello llegar a un índice más alto de adquisición de
conocimientos ambientales, es decir, no solo verlo de manera general si no como
ya se mencionó anteriormente, ir más a fondo y reforzar con actividades que
involucren a los niños con acciones a favor de la protección y conservación del
medio ambiente.

Lo anterior apoyado en la teoría de Bandura, en la cual menciona que para
que exista un aprendizaje adecuado son necesarios tres factores; conducta,
persona y ambiente, es decir, la conducta representa el conocimiento impartido, la
persona representa a los niños que reciben el conocimiento y el ambiente se
refiere a los recursos físicos. Para generar el aprendizaje según la teoría son
necesarios la atención, la retención, la producción y la motivación.

547

�Tabla de contingencia 12.

Te preocupa que cada día se deteriore más el M.A. * En tu hogar utilizan
productos biodegradables (ecológicos)
Recuento
En

tu

hogar

utilizan

productos

biodegradables (ecológicos)
Total
Siempre Casi

Rara vez Nunca

siempre
Te

preocupa

que Si

16

9

28

34

87

0

9

3

13

9

37

37

100

cada día se deteriore
más el M.A.
Total

No 1
17

En el cruce de variables cultura ambiental y hogar, la moda indica que 34
de los niños mencionan que Si les preocupa que cada día se deteriore más el
Medio Ambiente pero sin embargo dicen nunca utilizar productos biodegradables
(ecológicos) para el cuidado del Medio Ambiente. Según la frecuencia 9 de los
niños indica que no les preocupa el deterioro del Medio Ambiente, por tal motivo
dicen que Rara vez utilizan productos biodegradables en su hogar. Y solo 16 de
los encuestados utilizan siempre productos biodegradables (ecológicos) esto a
causa de su preocupación por el deterioro del Medio Ambiente. Con esto se
observa que en los menores hace falta percepción ambiental, que se sientan parte
del entorno en el que se desarrollan.

548

�En base a lo anterior Calixto y Herrera señalan que
La percepción ambiental implica el proceso de conocer el ambiente
físico inmediato a través de los sentidos (…) al mismo tiempo
interviene las actitudes que con respecto al ambiente son los
sentimientos favorables o desfavorables que las personas tienen
hacia las características del ambiente físico (2010).

Es decir, a través de la percepción ambiental se adoptan las conductas
hacia el entorno ya sean a favor o en contra según sean percibidas y vistas desde
la realidad individual.

Tabla de contingencia 13.
A las personas que me rodean les preocupan los problemas ambientales *
Te enseñan a cuidar el M.A. en tu escuela
Recuento
Te enseñan a cuidar el M.A. en tu
escuela
Total
Siempre Casi

Rara

siempre

vez

Nunca

A las personas que Si

13%

22%

8%

0%

43%

me

17%

20%

10%

7%

54%

rodean

preocupan
problemas

les
los No

3%

Perdidos

ambientales
Total

30%

42%

18%

7%

97%

Como se observa en la Tabla de contingencia 13, en las categorías de
escuela y cultura ambiental se observa que el 37% de los niños mencionan que en
su escuela les enseñan a cuidar el medio ambiente, al contrario de las personas
que tienen a su alrededor a las cuales no les preocupan los problemas
549

�ambientales. Esto quiere decir que la sociedad no se ve como parte de los
problemas ambientales, es decir los ven ajenos a ellos ya que no se sienten
responsables de estos y por ello no actúan a favor del medio ambiente.

El Trabajo Social como profesión comprometida con el desarrollo, el
bienestar social y la calidad de vida del individuo, adquiere un compromiso frente
al abordaje del problema ambiental. El Trabajador Social en el área del desarrollo
sustentable, debe de estar orientado a educar para la participación y generar
cambios de actitud en favor del mejoramiento de las condiciones de vida de la
población.

La preocupación sobre la calidad del medio ambiente, como motivación
humana para la puesta en marcha de conductas, emerge desde los valores
humanos, desde creencias sobre el impacto de la interacción ser humano-medio
ambiente y desde las creencias en la capacidad personal para aliviar o evitar los
daños que supone el deterioro del medio ambiente.

Finalmente se concluye que al analizar la influencia de los factores
educativos en la percepción que tienen los niños sobre el Desarrollo Sustentable,
se observa que a pesar de que la Ley General de Educación y el Programa de la
Secretaria de Educación Pública regulan la educación ambiental, en realidad no se
acatan tales ordenamientos ya que en la escuela primaria en estudio, los alumnos
carecen de conocimiento y cultura ambiental, esto con base al instrumento
aplicado el cual abarcaba preguntas sobre conocimiento, actitudes, valores y
percepción ambiental.

Respecto a los objetivos planteados, se logró conocer la percepción que
tienen los niños sobre el desarrollo sustentable, la cual indica que una parte
reveladora no conoce el significado de Desarrollo Sustentable, al igual que se
550

�logró conocer los valores que los menores adquieren tanto de su contexto familiar
como escolar y que contribuyen en la percepción y actitudes hacia el medio
ambiente, lo cual dice que en el contexto escolar les imparten conocimientos sobre
dicho tema, sin embargo, se quedan en lo teórico sin abarcar la práctica, algo que
repercute en el hogar, ya que los menores no realizan actividades a favor del
medio ambiente dentro de este.

Los hallazgos surgidos de la investigación, vislumbran que las técnicas de
enseñanza y los materiales de apoyo no están favoreciendo la construcción del
conocimiento del desarrollo sustentable, puesto que sólo son utilizados como un
medio de información, sin llegar a promover en los niños la reflexión sobre el
impacto y consecuencias del deterioro ambiental, ya que los docentes no utilizan
un método especial para enseñar la materia ambiental y por lo tanto, no pueden
lograr que los alumnos tengan una visión comprometida con el medio ambiental.
Al igual que en la institución educativa no se cuenta con una materia de educación
ambiental y por lo tanto los docentes desconocen las metas y fines de dicha
materia y del desarrollo sustentable, por ende no se puede esperar el
cumplimiento de una verdadera enseñanza ambiental.

Como una aportación importante para este trabajo, desde el ámbito
profesional del Trabajo Social se considera de gran importancia que las escuelas
primarias adopten la educación ambiental como parte del programa de estudios
para así, desarrollar en los alumnos capacidades, actitudes y habilidades para que
participen de manera activa y critica en la protección y aprovechamiento del medio
ambiente.

De acuerdo con la Teoría de Albert Bandura del aprendizaje cognoscitivosocial, desarrollo el modelo del determinismo reciproco que consiste en tres
factores; conducta, persona cognoscitiva y ambiente, que se relacionan entre sí
para crear un aprendizaje (2004, citado por Santrock, 2006). Como menciona
551

�Bandura la relación de estos tres factores es la que crea el aprendizaje, por lo
tanto, cada uno repercute en el resultado final tanto del aprendizaje y por ende de
la misma conducta siendo esta benéfica o perjudicial, es decir, tal como se
observó en el análisis de la investigación, al no contar con una mayor cantidad de
recursos, materiales o actividades dentro del espacio educativo a favor del
cuidado y preservación del medio ambiente, la persona cognoscitiva (niños) no
adquiere los conocimientos y actitudes necesarias para lo anterior, repercutiendo
así en la percepción, el aprendizaje y la conducta que se tiene hacia el entorno
natural.

Recomendaciones y/o Sugerencias

Con base en lo anterior, puede decirse que se hace necesaria una educación de
calidad en la que se incluya la materia ambiental, como se menciona con
anterioridad, al ser el primer espacio en el que el ser humano se desenvuelve,
socializa y comienza a formar sus aprendizajes y adquirir valores, los cuales les
servirán en su vida futura y en su desarrollo, resaltando la participación activa de
los docentes y padres de familia dentro del proceso educativo.

a) Se considera importante que dentro del plantel educativo cuenten con una
materia específica de Desarrollo Sustentable, ya que las materias de
Geografía y Ciencias Naturales simplemente son una equivalencia entre
ambiente y naturaleza, que poco contribuyen a ver la dimensión social de los
problemas ambiénteles y obstruyen la comprensión colectiva de los
conflictos.

b) Es necesario un aprendizaje dentro del ámbito escolar que vaya
encaminado a brindar las herramientas necesarias a los menores para
actuar en su medio natural, con el fin de lograr un Desarrollo Sustentable.
552

�c) Se piensa que es importante que los docentes se capaciten como
educadores ambientales, para promover un conocimiento realista orientado
hacia las problemáticas ambientales y el actuar de los seres humanos
dentro de estos.

d) Se observa que existe cierta dificultad para lograr la transformación
ecológica requerida si no se cuenta con programas o proyectos específicos
ambientales y con el apoyo de instituciones, escuelas, empresas o la misma
comunidad. De tal modo para elaborar una propuesta educativa en relación
con el ambiente, se tiene que tomar en cuenta la situación real en que se
vive.

e) Se sugiere implementar programas o proyectos escolares que estén a favor
de fomentar una cultura ecológica en los menores, en los que se resalte la
importancia de llevar una vida más sustentable, al igual que se motive para
que las actividades y conductas se lleven no solo en la escuela sino también
en los hogares. Dándole a dichos programas o proyectos un seguimiento a
lo largo de la etapa educativa, no haciéndolos de manera esporádica sino
regularmente.

f) Se considera importante que en el hogar se involucre y motive a los
menores a participar en el cuidado del medio ambiente, esto por medio de
actividades que refuercen los conocimientos y actitudes aprendidos en el
ámbito escolar.

g) Se piensa que el Trabajo Social debe involucrarse profesionalmente dentro
del desarrollo sustentable, reforzando este ámbito en su actuar, ubicándolo
dentro de la realidad actual, adecuando su acción a las problemáticas

553

�existentes y que repercuten en la sociedad, presentando alternativas y
dándolo a conocer a los individuos.
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555

�BIENESTAR SUBJETIVO Y CAPITAL SOCIAL. UN ANÁLISIS A PARTIR DEL
ESTUDIO DE LAS REDES SEMÁNTICAS EN INSTITUCIONES DE EDUCACIÓN
SUPERIOR, EL CASO DE LA LICENCIATURA EN TRABAJO SOCIAL DE LA
UADY.
Gabriela Isabel Vázquez Díaz7
Martin Castro Guzmán8

RESUMEN

En México solamente se registran datos en relación con el bienestar subjetivo a
partir del 2012 por el Instituto de Nacional de Estadística y Geografía reportando
datos de su primer acercamiento a este bienestar, por lo que es éste uno de los
primeros países que genera esos indicadores (INEGI, 2012).

El capital social, como se ha investigado en otros países, es un determinante para
el bienestar subjetivo (Portela y Neira, 2012); sin embargo, aún no se cuenta con
datos del sureste México, sobre éste capital y el bienestar en estudiantes, ya que
todavía se encuentra en construcción de dicho conocimiento. Por tal motivo, surge
el interés por investigar sobre el capital social y el bienestar subjetivo o felicidad de
los estudiantes universitarios.

El objetivo de dicho estudio es analizar la asociación de las palabras felicidad y
confianza en los estudiantes universitarios, variables que permiten medir el
bienestar subjetivo y capital social. Para ello se empleó la técnica de investigación

7

Técnico académico de la Licenciatura en Trabajo Social, Facultad de Enfermería, Universidad Autónoma de
Yucatán (UADY), gabriela.vazquez@correo.uady.mx
8
Profesor de carrera de la Licenciatura en Trabajo Social, Facultad de Enfermería, Universidad Autónoma de
Yucatán (UADY), martin.castro@correo.uady.mx. mcastro_martin@yahoo.com.mx

556

�social Redes Semánticas, de las cuales se generaron dos conjuntos de asociación
semántica (SAM), el primero de felicidad y el último de confianza.
Esta investigación se realizó con alumnos del programa de Licenciatura en
Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Yucatán cuya población fue de 111
estudiantes, de entre 17 y 27 años, 98 mujeres y 13 hombres.

Como parte de los resultado encontrados, se concluye que el amor, amistad,
familia y paz son pilares fundamentales de representación social del concepto
confianza y felicidad, aspectos que el Trabajador Social se encarga de fortalecer
por la naturaleza de su práctica; sin embargo, en el centro educativo donde
residen estos estudiantes hay una ausencia de programas que fortalezcan estos
pilares, para la mejora y desarrollo del bienestar subjetivo y capital social en un
ambiente escolar.

Palabras clave: bienestar subjetivo, capital social, redes semánticas.

Relevancia y pertinencia del bienestar subjetivo y capital social en diferentes
contextos.

El bienestar subjetivo o felicidad, de acuerdo con Veenhoven (2005, citado en
Portela y Neira, 2012, p. 6), se define como “el grado en el cual un individuo
evalúa la calidad global de su vida presente como un todo positivamente. En otras
palabras, qué tanto le agrada la vida que tiene” (Veenhoven, 2005, citado en
Portela y Neira, 2012, p. 6).

Este bienestar está causando interés, pero sobre todo está siendo retomado por
diversas instituciones y organismos internacionales como la OCDE y el INEGI con
la finalidad de crear una alternativa de la medición de la felicidad para que sea
adoptada como objetivo de las políticas de los países (PNUD, 2011, p. 1). Esto
557

�expresa la relevancia de esta temática en las políticas y, por ende, en los
programas sociales.
Los programas sociales, como menciona Rojas (2011), crean condiciones para
que la población tenga una vida satisfactoria; no obstante, debido a la ausencia de
información con respecto a su bienestar, el diseño y evaluación de los programas
se ha basado en especulaciones sobre el mismo (Rojas, 2011. p. 47).
Por tal motivo, es importante contar con información sobre el bienestar subjetivo,
puesto que permite evaluar la capacidad del programa y diseñar mejores para
beneficio y progreso de las sociedades (Rojas, 2011, p. 74) en este caso de los
estudiantes de la Licenciatura en Trabajo Social. No obstante, esta información es
de gran utilidad en lo que concierne a la disciplina de Trabajo Social, dado que
permitirá elaborar diagnósticos, diseñar y evaluar programas sociales más
precisos y completos.

Un aspecto relevante de dicho bienestar contribuye a la toma de mejores
decisiones de política pública como lo expresa Rojas (2011); lo que asegura que
las sociedades aumenten su nivel de bienestar (Rojas, 2011. p. 74).

Por su parte, el capital social es una variable que ha resultado como parte del
crecimiento y el desarrollo a nivel macroeconómico (Guisán, 2009, citado en
Portela y Neira, 2012, p. 7), esto significa que también contribuye a mejorar las
condiciones de vida y en un momento dado mejorar su nivel de bienestar.

El capital social es un concepto que fue empleado por Lyda Judson en 1916,
posteriormente por organismos internacionales como el Banco Mundial,

la

Organización de las Naciones Unidas, la OCDE entre otros, dando origen a que
las personas se interesaran por este concepto, tales como Putman, Coleman,
Fukuyama, Pierre Bourdieu, etc.” (Rojas y Marín, 2006).

558

�Asimismo, la OCDE expresa que el indicador más aceptado es la confianza en el
caso del capital social (Portela y Neira, 2012, P.11) y del bienestar subjetivo la
felicidad y la satisfacción percibida (Portela y Neira, 2012, P.12). Por tal motivo, se
analiza la asociación de las palabras felicidad y confianza en las estudiantes
universitarios, variables que permiten medir el bienestar subjetivo y capital social.

Por otra parte, es preciso mencionar que el estudio de la naturaleza y de los
determinantes de la felicidad han suscitado la necesidad de considerar, además
de la renta, otros factores explicativos de la satisfacción de los individuos que
deberían ser tomados en cuenta si los objetivos son la maximización del bienestar
social y la mejora de la calidad de vida (Díaz, Portela y Neira, 2011).

Como se ha mencionado, el bienestar subjetivo ha sido abordado por la disciplina
de la Psicología (Kahneman et al., 1999; Argyle, 2002) y la Sociología
(Venhoveen, 1992, 1996 y 1997; Lane, 1991; Andrews y Whitney, 1976, citados en
Rojas, 2011, p. 67). Sin embargo, en trabajo social no ha sido muy tratado el tema,
por lo que se considera de importancia investigar sobre este concepto y el de
capital social, debido a que son aspectos claves en la elaboración, diseño y
evaluación de programas sociales que mejoran las condiciones de vida de las
personas, grupos, comunidades y, por ende, de la población, permitiéndoles
mejores oportunidades para su desarrollo humano.

Finalmente es necesario precisar a qué se refiere específicamente con estos
términos que se emplean con anterioridad para ello se presenta el siguiente
cuadro:

Cuadro I. Concepto de bienestar subjetivo, capital social y confianza.
Concepto

Definición

Bienestar

Veenhoven (2005) define la felicidad como “el grado en el cual

Subjetivo/felicidad

un individuo evalúa la calidad global de su vida presente como
559

�un todo positivamente. En otras palabras, qué tanto le agrada la
vida que tiene” (citado en Portela y Neira, 2012, p. 6).

Capital Social

Los elementos de la organización social, tales como la
confianza, las normas y las redes que establecen relaciones de
reciprocidad activadas por una confianza social que emerge de
dos fuentes, las normas de reciprocidad y las redes de
compromiso ciudadano” (Putnam, 1995, citado en Rojas y
Marín, 2006, p. 120).

Confianza

La confianza puede definirse como el grado de fe, credibilidad y
hasta complicidad que puede existir entre dos o más individuos.
La confianza genera capital social y éste, a su vez, genera
desarrollo económico (Rojas y Marín, 2006, p. 119).

Fuente: Elaboración propia, (2014). Cuadro I.Concepto de bienestar subjetivo,
capital social y confianza.

Antecedentes

El bienestar subjetivo es un concepto que se plantea actualmente como
complementario en la discusión sobre la medición de la calidad de vida de las
personas. En el 2011, el Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo
(PNUD) declaró que se ha trabajado en los últimos años sobre alternativas de
medición de este constructo complejo (p. 1). Sin embargo, es importante aclarar
que, como menciona Easterlin (1974, citado en Portela y Neira, 2012, p. 6), se ha
trabajado sobre el tema desde los años sesenta; pero recientemente se ha
retomado su importancia ante la necesidad de reestructurar las mediciones que
diferentes organismos han realizado sobre el mismo con el afán de tener un
conocimiento más amplio sobre los indicadores cuantitativos y cualitativos de la
calidad de vida y el bienestar.
560

�Portela y Neira (2012) en una revisión de varios estudios indicaron que el análisis
del bienestar subjetivo se ha realizado en su mayoría desde la inclusión del capital
social como determinante de éste, porque se ha demostrado la importancia de
esta variable en el desarrollo y en el desarrollo macroeconómico.

Por otra parte, Vera, Yáñez, Grubits y Batista (2011) entienden al bienestar
subjetivo en su estudio sobre el Bienestar Subjetivo en Jóvenes Universitarios de
México y Brasil “como la percepción de felicidad que los individuos reportan de sí
mismos” (p. 14).

El bienestar subjetivo es un concepto que ha sido usado en diferentes áreas de
estudio, en especial desde la perspectiva de la psicología relacionándolo
ampliamente con la calidad de vida (García, 2008, p. 5). Dicho término es
aceptado por la psicología desde 1974 en una revista Social denominada
Indicators Research (Diener y Griffin, 1984, citado en García, 2008, p. 5).

En el plano internacional, el bienestar subjetivo o felicidad está siendo un tema
central para organismos como la Organización para la Cooperación y Desarrollo
Económicos (OCDE), misma que ha realizado cuatro foros mundiales donde se
han discutido las alternativas para una medición más completa del bienestar y que
ofrezca información para el diseño de políticas públicas (INEGI, 2012). Asimismo,
el PNUD está realizando cifras sobre este bienestar, así como otros países como
el Reino Unido, Japón y Canadá, solo por mencionar algunos.

No obstante, este bienestar, desde la perspectiva del trabajo social, es un
concepto que no está siendo considerado en investigaciones, debido a que no se
registran estudios sobre este término desde esta óptica.

En México, el Instituto Nacional de Estadística y Geografía (INEGI) en el año 2010
realizó un estudio sobre el bienestar subjetivo, que en este caso le denomina
561

�bienestar autoreportado. Este Instituto diseñó un cuestionario denominado BIARE
(Bienestar Autoreportado) que mide el bienestar subjetivo, en donde se encontró
que del total de las personas entre 18 y 70 años de edad que viven en México,
47.3% están satisfechas con su vida, 36.1% están moderadamente satisfechas,
11.8% están poco satisfechas y 4.8% están insatisfechas, lo que nos indica que la
mayor parte de la población está satisfecha con su vida.

Por otra parte, cabe mencionar que el BIARE es un cuestionario que el INEGI
propuso como un primer acercamiento a la investigación del bienestar subjetivo,
por lo que se trata de un esfuerzo de carácter exploratorio, el cual debe ser
reforzado desde otras disciplinas. Sin embargo, los esfuerzos del INEGI todavía
muestran una perspectiva tradicional sobre el estudio del concepto bienestar
subjetivo y poca referencia se hace al análisis de nuevas variables que han sido
tratadas

en

otras

investigaciones

realizadas

tales

como:

edad,

sexo,

escolarización, entre otras.

Por otro lado, el capital social es un concepto que está tomando relevancia en el
área económica por la importancia que tiene la interrelación entre los individuos
para el desarrollo de las comunidades y, por lo tanto, se relacionan con el
bienestar subjetivo de las personas, como lo menciona Rojas (2011) en su artículo
de investigación en donde considera que existen varios estudios en la literatura
especializada que indican una relación positiva al respecto.

En los últimos años, particularmente desde finales de la década de los ochenta, el
concepto de capital social ha ganado terreno como una manera de entender los
mecanismos al interior de una sociedad para construir vínculos entre sus
miembros. Dicho concepto adquiere una importante dimensión y centra una mayor
atención de los diferentes investigadores a partir de los trabajos de Bourdieu
(1986); James Coleman (1988), y, fundamentalmente, a partir del trabajo de

562

�Robert Putnam (1993) en el campo de las ciencias políticas (Portela y Neira, 2012,
p. 7).
Putnam (2008, citado en Ablanedo, Layton y Moreno, 2008) mencionó que “el
capital social se refiere a las conexiones entre individuos, redes sociales y normas
de reciprocidad y confianza que se desprenden de ellas” (p. 2). El capital social
facilita la vida en común, fortalece la identidad al interior de un grupo, generando
solidaridad entre sus miembros y, al mismo tiempo, crea puentes con grupos y
personas fuera de nuestro propio círculo, haciendo más sencillo enfrentar
problemas compartidos, circular información y fomentar el entendimiento.
(Putman, 2008, citado en Ablanedo, Layton y Moreno, 2008). Es por esto que el
capital social mantiene una estrecha relación con el bienestar subjetivo.

Este estudio replica el instrumento utilizado por Portela y Neira (2012) para
encontrar la relación entre el bienestar subjetivo y el capital social. La inclusión del
capital social como un posible determinante del bienestar subjetivo viene, en parte,
motivada porque se ha demostrado la importancia de esta variable en el
crecimiento y desarrollo a nivel macroeconómico (Guisán, 2009, citado en Portela
y Neira, 2012). Por tanto, se debe considerar a nivel microeconómico y ver si
también es importante para el bienestar subjetivo.

Dichos estudios acerca del bienestar subjetivo han sido abordados en su mayoría
por diversas disciplinas como la Psicología; asimismo, dichas investigaciones se
enfocan en diversos aspectos de éste (Rojas, 2011, p. 67) como lo es el capital
social (Portela y Neira, 2012, p. 25).

Recientemente también existen estudios sobre el capital social con relación al
bienestar subjetivo, que se han realizado desde el 2001 en diferentes países
(España, Canadá, Estados Unidos, etc.) por diversos autores como Hellinwell,
Bjørnskov, Hudson, Ahn y Mochón, Wilkemann, Ram, Klein, etc. en donde se
563

�identifica que el capital social influye de alguna manera de forma positiva en el
bienestar, medido por el bienestar subjetivo (Portela y Neira, 2012, p. 11). En
estos estudios han encontrado que al medir el capital social es muy diverso, dado
que no existe un indicador aceptado universalmente; no obstante, se retoma la
variable de confianza interpersonal en los mismos como una de las más
aceptables y compresible para medirlo (Portela y Neira, 2012 p. 11).

En tanto, en México solamente se registran datos en relación con el bienestar
subjetivo a partir del 2012 por el INEGI, reportando datos de su primer
acercamiento a este bienestar, por lo que es éste uno de los primeros países que
genera estos indicadores (INEGI, 2012). Esto significa que el Instituto aún se
encuentra en busca de variables relacionadas con el bienestar subjetivo para
poder medirlo.

El capital social, como se ha investigado en otros países, es un determinante para
el bienestar subjetivo (Portela y Neira, 2012, p. 25); sin embargo, aún no se cuenta
con datos de México, específicamente en el sureste, en donde el capital social sea
realmente un determinante que influya en el bienestar subjetivo, ya que todavía se
encuentra en construcción de dicho conocimiento. Por tal motivo, surge el interés
por identificar si el capital social mediante la variable confianza tiene relación
alguna con la satisfacción o bienestar subjetivo de los estudiantes universitarios de
un programa de estudios del sureste de México.

Bienestar subjetivo y capital social en los estudiantes universitarios

En la Conferencia Mundial sobre la Educación Superior (OEI, 1998 citado en
García, 2008, p. 11) emana la idea que el estudiante universitario es el
protagonista del papel fundamental que juega la Educación Superior para el
desarrollo sociocultural y económico. Sin embargo para que éste sea realmente el
564

�protagonista y, por ende, surja un desarrollo; hay que considerar no solamente su
desarrollo académico sino también su persona, es decir de una mirarlo de una
manera integral; esto dará la pauta para el mejoramiento del proceso de formación
del estudiante para mejora de su calidad de vida, que incluye su bienestar
subjetivo y capital social.

No obstante, en muchas de las ocasiones el estudiante, a medida que adquiere un
mayor nivel educativo, es más feliz o presenta un mayor bienestar subjetivo, como
lo menciona el INEGI (2012) en donde los jóvenes de nivel licenciatura tienen un
bienestar subjetivo (autoreportado) de 8.7 de 10; sin embargo, el contexto escolar
en un momento dado puede ser el causante de que esta felicidad aumente o
disminuya, lo que representa una gran responsabilidad para la Universidad o la
Institución educativa.

Por lo anterior y para la mejora de la calidad de vida, es necesario considerar al
bienestar subjetivo y al capital social de los estudiantes para su formación integral,
motivo por el cual se realizó esta investigación con estudiantes de la Licenciatura
en Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Yucatán.

OBJETIVO

Analizar la asociación de las palabras felicidad y confianza (variables que permiten
medir el bienestar subjetivo y capital social) en los estudiantes universitarios de la
Licenciatura en Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Yucatán.

Metodología empleada

565

�Es de tipo cualitativo se utiliza la técnica de investigación social Redes
Semánticas, de las cuales se generaron dos conjuntos de asociación semántica
(SAM), el primero de felicidad y el último de confianza.

Población

Se realiza un censo con los estudiantes de la Licenciatura en Trabajo Social de la
Universidad Autónoma de Yucatán. En total fueron 111 jóvenes de 121; entre ellos
98 mujeres y 13 hombres de 17 a 27 años de edad de diferentes semestres,
mismos que participaron voluntariamente.

En relación con el análisis de los datos, se dividió a la población por estratos como
se señala en la tabla 1.

Tabla 1. División de la población de estudiantes de la Licenciatura en Trabajo
Social por estratos
Estrato

Semestre

Número

de

Licenciatura

estudiantes Total de estudiantes
en

Trabajo por estrato

Social
I

II

Primer

27

Tercer

30

Quinto

27

Séptimo

27

TOTAL

57

54

111

111

Fuente: Elaboración propia, 2014.

Instrumento

Después de la revisión de la literatura, se procedió al diseño del mismo.
566

�El diseño del instrumento para la recolección de datos consistió en un cuestionario
dividido en 2 apartados: (a) Felicidad y (b) Confianza, puesto que son dimensiones
para la medición de las variables de este estudio.

El instrumento incluyó el consentimiento informado, un texto de instrucciones
generales para ser contestado adecuadamente, contó con un espacio de datos
básicos del estudiante, tales como edad, sexo, semestre y estado civil; dos
apartados, felicidad y confianza; además de la despedida y agradecimiento.
Por otra parte, el apartado denominado “Felicidad” del cuestionario se conforma
de tres reactivos; en el primero el estudiante ha de escribir 10 palabras definidoras
que se relacionen con el concepto de felicidad, colocando en el número 1 la
principal, luego en el 2 la segunda palabra más asociada por debajo de la primera,
y así sucesivamente hasta llegar a la 10.
Análisis de datos
Los datos se analizaron con el programa estadístico SPSS Statistics 18.0 a través
de medidas de tendencia central y frecuencias. También, para la elaboración de
las tablas y base de datos de las redes semánticas se utilizó el programa antes
mencionado y el programa Microsoft Office Excel 2010.

Resultados

A través del análisis de las redes semánticas naturales se generaron los conjuntos
Semantic Association Memory (Conjuntos SAM), mismos que reflejan el
significado que un grupo le otorga a una palabra estímulo, en este caso se
empleó: confianza; asimismo, para integrar los conjuntos se eligieron las palabras
definidoras de acuerdo al porcentaje de aparición en el grupo y a los estratos
estudiados, igual o mayor al 20%.
567

�En el primer conjunto SAM generado de confianza de la población se encontró que
los estudiantes del programa educativo de la Licenciatura en Trabajo Social
relacionan este término con 8 palabras definidoras, entre las principales, de
acuerdo a su frecuencia de mayor a menor, se plasman: familia, seguridad, paz,
respeto, amor, comunicación y apoyo, como lo muestra la Tabla 2.

Tabla 2. Conjunto SAM GENERAL DE CONFIANZA, frecuencias y porcentajes
de las 8 palabras que tuvieron mayor frecuencia de la palabra estímulo:
confianza
Palabra definidora

Frecuencia

Porcentaje

1. Amistad

96

86%

2. Familia

59

53%

3. Seguridad

52

47%

4. Paz

36

32%

5. Respeto

33

30%

6. Amor

25

22%

7. Comunicación

23

21%

8. Apoyo

22

20%

Fuente: Elaboración propia, 2014.

A partir de la tabla anterior, se muestra que las palabras amistad y familia son las
de mayor incidencia con base en los porcentajes 86% y 53% respectivamente, es
decir, los estudiantes de esta Licenciatura depositan su confianza en las
relaciones interpersonales filiales que establecen con los amigos y familia, de tal
manera que ambas son pilares significativos para que éste se desenvuelva con
mayor seguridad en su entorno. No obstante, existe una diferencia del 33% entre
ambos términos, considerando que la amistad es aún más importante para la

568

�confianza; el comportamiento de estas palabras en el conjunto SAM se puede
visualizar en la siguiente Figura 1.

Figura 1. Conjunto SAM general confianza. Comportamiento de las nueve
palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante de la
palabra estímulo: confianza, que expresaron los estudiantes de la
Licenciatura en Trabajo Social.
Figura 1. Conjunto SAM GENERAL de
CONFIANZA

21%

Amistad 86%
100%
20% Apoyo 80%
Familia 53%
60%
40%
20%
Comunicación
Seguridad 47%
0%

22%

Amor

Paz 32%
Respeto 30%

Fuente: Elaboración propia, 2014.

Se observa en la Figura 1. El conjunto SAM integrado por las palabras definidoras
con un mayor porcentaje en el cual se encontró que la amistad 86% y familia 53%
como elementos importantes para la construcción de confianza; asimismo, la
seguridad con 47%, paz 32%, respeto 30%, amor 22%, comunicación 21% y
apoyo 20%.
Para el análisis de datos se dividió a la población en dos estratos, en donde el
primero

corresponde a los estudiantes del primer y tercer semestre de la

Licenciatura en Trabajo Social y el segundo a quinto y séptimo semestre. En
ambos se generaron los conjuntos SAM para realizar una comparación sobre su
representación social de confianza.

569

�En el primer estrato como, se muestra en la Tabla 2.1 Conjunto SAM de
CONFIANZA DEL ESTRATO I, se señala que la amistad y la familia con un 98% y
44% respectivamente, siguen siendo palabras definidoras claves, al igual que el
grupo SAM de la confianza del total de la población, evidenciado una diferencia
significativa entre uno y otro.

En la figura siguiente se muestra nuevamente el comportamiento de las palabras
definidoras, en donde se encontró que la amistad obtuvo un 98%, familia 44%,
seguridad 38%, paz 35%, respeto 35%, comunicación 23% y, finalmente, amor
21%.
Figura 2. Conjunto SAM de confianza del estrato I, Comportamiento de las
siete palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante
de la palabra estímulo: confianza perteneciente al estrato I
Figura 2. Conjunto SAM de CONFIANZA DEL
ESTRATO I

21% Amor

Amistad
100%
80%
60%
40%
20%
0%

98%

Familia 44%

Seguridad 38%

23% Comunicación

Paz 35%

Respeto
35%

Fuente: elaboración propia, 2014.
En el segundo estrato, como se muestra en la Tabla 2.2, se señala que la amistad
y la familia

con un

80% y

55% respectivamente, siguen siendo palabras

definidoras claves, al igual que el grupo SAM de la confianza del total de la
población y del estrato I, continuando una diferencia significativa entre uno y otro.
570

�Esto significa que para ambos estratos no influye el nivel de avance para la
concepción de la confianza.

Tabla 2.2 Conjunto SAM de CONFIANZA DEL ESTRATO II
Palabra definidora

Frecuencia

Porcentaje

1. Amistad

43

80%

2. Familia

30

55%

3. Seguridad

26

48%

4. Apoyo

13

24%

5. Fe

11

20%

Fuente: elaboración propia, 2014.

En la Figura 3. Conjunto SAM de CONFIANZA DEL ESTRATO II se puede
observar los porcentajes de las cinco palabras definidoras que pertenecen al
conjunto SAM de este estrato; se encontró que la amistad (80%) y la familia (55%)
tienen un mayor porcentaje en comparación de seguridad (48%), apoyo (24%) y
fe (20%).

Figura 3. Conjunto SAM de felicidad del estrato dos, Comportamiento de las
seis palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante
de la palabra estímulo: felicidad perteneciente al estrato dos.

571

�Figura 3. Conjunto SAM de CONFIANZA
DEL ESTRATO II

20%

24%

Amistad 80%
80%
60%
40%
Familia
20%
0%

Fe

Apoyo

55%

Seguridad 48%

Fuente: elaboración propia, 2014.
De las cinco palabras pertenecientes al conjunto SAM de confianza del segundo
estrato, se encontró que los estudiantes de los últimos semestres la asocian en su
mayoría con la amistad (80%), seguidamente con la familia (55%), seguridad
(48%), apoyo (24%) y, por último, la fe (20%). Es decir, la amistad y la familia
siguen siendo unas de las principales palabras con las que asocian la confianza
convergiendo con el estrato I, representando de esta manera aspectos
fundamentales en relación con la confianza para ambos grupos.
Figura 4. Conjunto SAM de confianza del estrato I, Comportamiento de las
siete palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante
de la palabra estímulo: confianzas pertenecientes a estrato I.

Figura 4. Conjunto SAM de
CONFIANZA DEL ESTRATO I
Amistad 98%
100%

21%Amor

50%

Familia44%

0%
38%
Seguridad

Comunicación
23%

Paz35%

Respeto
35%

572

�Fuente: elaboración propia, 2014.

En el segundo estrato, como se muestra en la Tabla 2.2, se señala que la amistad
y la familia

con un

80% y

55% respectivamente, siguen siendo palabras

definidoras claves, al igual que el grupo SAM de la confianza del total de la
población y del estrato I, continuando una diferencia significativa entre uno y otro.
Esto significa que para ambos estratos no influye el nivel de avance para la
concepción de la confianza.
Tabla 2.2 Conjunto SAM de CONFIANZA DEL ESTRATO II
Palabra definidora

Frecuencia

Porcentaje

Amistad

43

80%

Familia

30

55%

Seguridad

26

48%

Apoyo

13

24%

Fe

11

20%

Fuente: elaboración propia, 2014.
En la Figura 5. Conjunto SAM de CONFIANZA DEL ESTRATO II se puede
observar los porcentajes de las cinco palabras definidoras que pertenecen al
conjunto SAM de este estrato; se encontró que la amistad (80%) y la familia (55%)
tienen un mayor porcentaje en comparación de seguridad (48%), apoyo (24%) y
fe (20%).

Figura 5. Conjunto SAM de felicidad del estrato dos, Comportamiento de las
seis palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante
de la palabra estímulo: felicidad perteneciente al estrato dos.

573

�Figura 5. Conjunto SAM de CONFIANZA
DEL ESTRATO II
Amistad 80%
80%
60%
40%
20% Fe

Familia 55%

20%
0%

24% Apoyo

Seguridad 48%

Fuente: elaboración propia, 2014.
De las cinco palabras pertenecientes al conjunto SAM de confianza del segundo
estrato, se encontró que los estudiantes de los últimos semestres la asocian en su
mayoría con la amistad (80%), seguidamente con la familia (55%), seguridad
(48%), apoyo (24%) y, por último, la fe (20%). Es decir, la amistad y la familia
siguen siendo unas de las principales palabras con las que asocian la confianza
convergiendo con el estrato I, representando de esta manera aspectos
fundamentales en relación con la confianza para ambos grupos.
Por todo lo anterior, la amistad y familia, como pilares de representación social del
concepto confianza, son fundamentales entre esta población.
Por otra parte para el análisis de las redes semánticas naturales se generaron los
conjuntos Semantic Association Memory (Conjuntos, SAM), en este caso se
empleó: felicidad; asimismo, para integrar los conjuntos se eligieron las palabras
definidoras de acuerdo al porcentaje de aparición en el grupo y a los estratos
estudiados, igual o mayor al 20%.
En el primer conjunto SAM generado de felicidad de la población, se encontró que
los estudiantes del programa educativo de la Licenciatura en Trabajo Social
574

�relacionan este término con nueve palabras definidoras, entre las principales, de
acuerdo a su frecuencia de mayor a menor, se plasman: amor, amistad, familia,
sonreír, alegría, paz y bienestar, tal como se muestra en la Tabla 3.
Tabla 3. CONJUNTO SAM GENERAL DE FELICIDAD
Palabra definidora

Frecuencia

Porcentaje

1. Amor

79

71%

2. Amistad

70

63%

3. Familia

69

62%

4. Sonreír

66

59%

5. Alegría

60

54%

6. Paz

55

50%

7. Bienestar

35

31%

8. Afecto

27

24%

9. Salud

24

22%

Fuente: elaboración propia, 2014.
A partir de la tabla anterior, se muestra las palabras amor y amistad como las de
mayor incidencia con base en los porcentajes 71% y 63% respectivamente, es
decir, los estudiantes de esta Licenciatura relacionan la felicidad con las relaciones
interpersonales filiales que establecen con la familia y con el sentimiento de amor,
de tal manera que ambas son pilares significativos para que pueda experimentar
la felicidad; no obstante, existe una diferencia del 12% entre ambos términos,
considerando al amor y familia como factores importantes para la felicidad. El
comportamiento de estas nueve palabras principales en el conjunto SAM se puede
visualizar en la Figura 31.
Figura 6. Conjunto SAM general felicidad. Comportamiento de las nueve
palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante de la
palabra

estímulo:

felicidad,

que

expresaron

Licenciatura en Trabajo Social.
575

los

estudiantes

de

la

�Figura 6. Conjunto SAM GENERAL FELICIDAD
22%

Salud

24%

Afecto

31%

Bienestar

Amor 71%
80%
Amistad 63%
60%
40%
20%
Familia 62%
0%
Sonreír 59%

50% Paz

Alegría 54%

Fuente: elaboración propia, 2014.
Se observa en la Figura 6. El conjunto SAM general de felicidad integrado por las
nueve palabras definidoras con un mayor porcentaje, en el cual se encontró que el
amor, con un 71%, y amistad, con 63%, son factores considerados importantes
para la felicidad; seguidamente, se hallan con 62% la familia, 59% sonreír, 54%
alegría, 50% paz, 31% bienestar, 24% afecto y 22% salud.
Para el análisis de datos se dividió a la población en dos estratos, en donde el
primero

corresponde a los estudiantes del primer y tercer semestre de la

Licenciatura en Trabajo Social y el segundo a quinto y séptimo semestre. En
ambos se generaron los conjuntos SAM para realizar una comparación sobre su
representación social de felicidad.
En el primer estrato, como se muestra en la Tabla 3.1 Conjunto SAM de
FELICIDAD DEL ESTRATO I, se observa que, la familia con 63% y paz con 61%,
siguen siendo palabras definidoras claves para los estudiantes del primer estrato;
mismas palabras que ocupan el lugar cuarto y sexto respectivamente dentro del
grupo SAM de la felicidad del total de la población.

576

�Tabla 3.1. CONJUNTO SAM de FELICIDAD DEL ESTRATO I
Palabra definidora

Frecuencia

Porcentaje

1. Familia

36

63%

2. Paz

35

61%

3. Amistad

34

60%

4. Afecto

24

42%

5. Alegría

24

42%

6. Sonreír

21

37%

Fuente: elaboración propia, 2014
En la siguiente Figura 32 se muestra nuevamente el comportamiento de las
palabras definidoras, en donde se encontró que la familia obtuvo un 63%, paz
61%, Amistad 60%, Afecto 42%, Alegría 42% y, finalmente, sonreír con 37%.
Figura 7. Conjunto SAM de felicidad del estrato uno, Comportamiento de las
seis palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante
de la palabra estímulo: felicidad pertenecientes al estrato uno.

Figura 7. Conjunto SAM de FELICIDAD DEL
ESTRATO I
Familia 63%
80%
60%
37% Sonreír

Paz 61%

40%
20%

0%
Amistad 60%

42% Alegría

Afecto 42%

Fuente: elaboración propia, 2014.

577

�En el segundo estrato, como se muestra en la Tabla 3.2, se muestra que el índice
de frecuencia de las palabras definidores claves de felicidad del segundo estrato
son alegría y sonreír con 41 de frecuencia, mismas que siguen siendo palabras
que integran el grupo SAM de Felicidad del total de la población y del estrato I,
continuando una diferencia significativa entre uno y otro. Esto significa que para
ambos estratos no influye el nivel de avance para la concepción de la felicidad,
sino que la diferencia radica en el índice de frecuencia de las palabras; no
obstante, siguen perteneciendo al conjunto SAM general de felicidad.

Tabla 3.2. CONJUNTO SAM de FELICIDAD DEL ESTRATO II
Palabra definidora

Frecuencia

Porcentaje

1. Alegría

41

76%

2. Sonreír

41

76%

3. Familia

36

67%

4. Amistad

28

52%

5. Bienestar

20

37%

6. Salud

12

22%

Fuente: elaboración propia, 2014.
En la Figura 8. Conjunto SAM de FELICIDAD DEL ESTRATO II se puede observar
los porcentajes de las seis palabras definidoras que pertenecen al conjunto SAM
de dicho estrato; se encontró que la alegría (76%) y sonreír (76%) tienen un
mayor porcentaje en comparación con la familia (67%), amistad (52%), bienestar
(37%) y salud (22%).

Figura 8. Conjunto SAM de felicidad del estrato dos, Comportamiento de las
seis palabras que obtuvieron el mayor porcentaje dentro de este grupo ante
de la palabra estímulo: felicidad perteneciente al estrato dos.

578

�Figura 8. Conjunto SAM de FELICIDAD DEL
ESTRATO II
Alegría 76%
80%
60%
22% Salud

Sonreír 76%

40%
20%
0%

37% Bienestar

Familia 67%

Amistad 52%

Fuente: elaboración propia, 2014.
De las seis palabras pertenecientes al conjunto SAM de confianza del segundo
estrato, se encontró que los estudiantes de los últimos semestres la asocian en su
mayoría con la alegría y sonreír (76%), seguidamente con la familia (67%),
amistad (52%), bienestar (37%) y, por último, la salud (22%). En conclusión, los
estudiantes pertenecientes al segundo estrato asocian la palabras alegría, sonreír
y familia con la felicidad, lo que indica que, tanto en estrato uno como en el dos,
los estudiantes refieren que la familia sigue siendo una de las principales palabras
con las que asocian la felicidad, representando de esta manera un aspecto
fundamental en relación con la felicidad para ambos grupos.

CONCLUSIONES
Los estudiantes universitarios de ambos estratos coincidieron en que la amistad y
la familia son las principales palabras con las que asocian la confianza; no
obstante, en el estudio de Rojas y Marín (2006) señalan que el capital social ha
sido definido como elemento las redes que establecen confianza social y que
éstas emergen de dos fuentes, las normas de reciprocidad y las redes de
compromiso. Sin embargo, no se puede afirmar que estas dos palabras surjan de
579

�estas fuentes, dado que solamente los estudiantes asociaron estos términos con
amistad y familia.
En el Informe de Argentina sobre el Bienestar Subjetivo (2011) se obtuvo que
dentro de las 10 palabras con las que asocia la felicidad se encontró el término de
familia, resultado que coincide con este estudio, lo que significa que la familia es
un pilar fundamental de la representación social del concepto felicidad.
De manera general, en este estudio se concluye que el amor, amistad, familia y
paz son pilares de representación social del concepto confianza y felicidad,
fundamentales para los estudiantes universitarios pertenecientes a la Licenciatura
en Trabajo Social y, por ende, un aspecto que el Trabajador Social se encarga de
fortalecer por la naturaleza de su práctica; sin embargo, en la Facultad donde
residen estos estudiantes hay una ausencia de programas que fortalezcan estos
pilares.
Como algunas recomendaciones primeramente, se sugiere profundizar este
estudio por lo que se propone para ello emplear la técnica de grupos focales para
indagar por qué los alumnos consideran a la familia y amistad como las principales
palabras que relacionan con la felicidad (bienestar subjetivo) y la confianza.
Por lo anterior, se recomienda incluir a las familias de los estudiantes en su
proceso de enseñanza- aprendizaje, ya que estos expresan asociar su bienestar y
confianza con esta palabra, implementando algún programa que fortalezca su
formación integral a través de la familia, aspecto que no es considerado dentro del
programa educativo de los estudiantes en esta Universidad.
Lo antes mencionado es una tarea que le corresponde al trabajador social, puesto
que dentro de sus objetivos en el área educativa se encuentra la promoción y
contribución para lograr una educación integral a través del diseño de programas
de extensión sociocomunitaria, de atención y apoyo que refuercen el proceso de
enseñanza-aprendizaje, así como realizar acciones de capacitación social sobre la
familia y el entorno comunitario como aspectos fundamentales para el proceso
580

�educativo; mismas acciones que corresponden a la función de programación,
educación y orientación social (Galeana de la O (n. d.), citado en Sánchez, 2005).

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publicaciones/PUBLICACIONES/Produccion%20Academica/Articulos/2012/181.pd
f

582

�EL DISEÑO INCLUYENTE EN PROYECTOS ACADÉMICOS Y SU
RELEVANCIA EN EL BIENESTAR SOCIAL.

Marta Molina González9
Mercedes Mercado Cisneros10
Liliana Beatriz Sosa Compeán11

RESUMEN
Como resultado de una experiencia desarrollada en el marco de la vinculación que
se realiza entre el sector social y la academia a través de la unidad de aprendizaje
“Diseño para la Salud”, dentro de la Licenciatura en Diseño Industrial en la
Facultad de Arquitectura de la UANL; pretendemos mostrar los esfuerzos
realizados para establecer las bases en la construcción de una estructura
metodológica que formalice la gestión realizada para relacionar de manera
efectiva el quehacer del estudiante de diseño y el sector social; entendiendo al
diseño incluyente como aquel que involucra a sectores desprotegidos en los que
se considera a los usuarios como protagonistas y fuente importante de
información, y a la vinculación como el proceso que articula las funciones
académicas, de administración y de investigación para su interacción eficaz con el
entorno social, favoreciendo su consolidación mediante el desarrollo de proyectos
de beneficio mutuo; en una actividad transformadora e integradora.
La dinámica del proceso se estructuró en base a tres vertientes, los lineamientos
de la unidad de aprendizaje, las necesidades del sector salud del estado y los
recursos y medios de la IES; bajo esta perspectiva se dio inicio a analizar las

9

matymolina@hotmail.com (Facultad de Arquitectura UANL)
mercymer_2000@yahoo.com (Facultad de Arquitectura UANL)
11
lilisosa@hotmail.com (Facultad de Arquitectura UANL)
10

583

�posibilidades de interacción entre la academia y sector social encontrando como
reto principal el que las acciones institucionales fueran capaces de transferirse a
la sociedad en forma de productos de utilidad que se realizaran dentro del
programa académico y con ello lograr desarrollar las competencias deseadas en
nuestros estudiantes y marcadas en la visión 2020 de la UANL.
Estamos convencidos de que el esfuerzo realizado en este tipo de proyectos
detona en el estudiante de diseño una vocación de servicio y responsabilidad
social que le permitirá, en su carrera profesional, establecer y desarrollar métodos
y/o proyectos para grupos vulnerables en pro de una mejor calidad de vida.
Palabras clave: Diseño Social, Incluyente, vulnerabilidad.
1. Desarrollo
1.1 Factores que intervienen como ejes rectores.

Ejes rectores en función de proyectos.
Los factores que son involucrados en el marco del Bienestar social son diversos y
deben ser tratados en igualdad de relevancia, de esta manera influyen tanto los
584

�docentes, estudiantes, convenios y unidades de aprendizaje, como parte de la
academia, como los recursos económicos y técnicos, así también el sector social
que involucra a los grupos vulnerables y su diversidad en el aspecto de
discapacidad, atención médica en dependencias públicas o privadas, posibilidades
de tratamiento médico, expectativa de vida, etc.
Bajo esta perspectiva se dio inicio a analizar las posibilidades de interacción entre
la academia y sector social encontrando como reto principal el que las acciones
institucionales fueran capaces de transferirse a la sociedad en forma de proyectos
que realizaran dentro del programa académico y con ello lograr desarrollar las
competencias deseadas en nuestros estudiantes, marcadas en el mismo.
Estamos convencidos de que el esfuerzo realizado en esta integración detona en
el estudiante de diseño un alto sentido del compromiso y despierta en él una
vocación de servicio que le permitirá establecer metas de “diseño incluyente” sus
futuros proyectos.
El trabajo fuera del aula con el sector
social o privado y las Universidades
ha sido esencial en los últimos años, y
ahora en el siglo XXI ha tenido una
gran relevancia en el campo del
diseño industrial, ya que los diversos
escenarios en los que se desenvuelve
Taller de sensibilización impartido por el DIF
Nuevo León.

un estudiante o un profesionista de

esta disciplina, provocan que éste enlace dé origen a la generación del
conocimiento para ambos sectores. La realidad de la globalización plantea
importantes retos a las naciones, tales como afrontar un mundo cada vez más
difícil, marcado en particular por los desafíos de humanizar a la población, por el
rol importante que adquieren la información y el conocimiento como factores de
producción y desarrollo, por el aumento de los movimientos de población, por la
fragilidad

y la marginación de muchos grupos sociales, así como por la
585

�agravación de las desigualdades y de la pobreza, en el interior de los países y en
el mundo (Conferencia de Ginebra, citado por Rubio Oca, 2004). Asimismo, la
globalización ha animado a una renovada atención hacia veteranas instituciones
internacionales intergubernamentales como la ONU, que procuran mantener la
paz, la Organización Internacional del Trabajo, fundada en 1919, que promueve en
todo el mundo actividades bajo la consigna “Trabajo digno”, y la Organización
Mundial de la Salud, especialmente preocupada en la mejora de las condiciones
sanitarias del mundo subdesarrollado.

Puntos relevantes de la Visión 2020 de la Universidad Autónoma de Nuevo
León

La Universidad Autónoma de Nuevo León, considera en su Programa prioritario
para el logro de la Visión 2020, lo siguiente: Intercambio, vinculación y
cooperación académica con los sectores social y productivo, donde se desglosa
en particular:


Fortalecimiento de los esquemas institucionales para la vinculación con la
sociedad.



Vinculación de los sistemas de los niveles medio superior, estudios de
licenciatura, posgrado

y de

investigación,

innovación y desarrollo

tecnológico, con los sectores público, social y empresarial del Estado.


Realización de proyectos sociales y productivos en colaboración con grupos
de interés.



Establecimiento

de

programas

de

intermediación

laboral

en

las

dependencias académicas.


Establecimiento de criterios para la creación y operación de unidades de
vinculación.



Fortalecimiento de los criterios y estímulos para promover la transferencia
de tecnología.

586

�

Fortalecimiento de los servicios asistenciales prestados a la comunidad.

La Universidad Autónoma de Nuevo León y el sector social.
En particular, la Facultad de Arquitectura, en la disciplina de Diseño Industrial,
aprovechando el recurso humano que posee, se encuentra en una constante
búsqueda de convenios, alianzas y acuerdos con organizaciones privadas,
gubernamentales o municipales, instituciones públicas o privadas y comunidades
o ejidos en los que se puedan desarrollar los proyectos especificados en los
Programas de las Unidades de Aprendizaje. Logrando con ello una vinculación
eficaz del sistema educativo con los sectores productivos y sociales a partir de un
esquema de enseñanza-aprendizaje que permite integrar la práctica con el trabajo
dentro del aula.
Para el sector social, significa la consolidación de los programas de
corresponsabilidad social, ya que cuentan con proyectos precisamente de
vinculación con las Universidades, para apoyo a quienes no tienen los recursos
suficientes, ya sea en áreas marginadas de la ciudad o en el área metropolitana
de la Ciudad de Monterrey.
Para la Universidad, las acciones de colaboración por medio de convenios
significan contextualizar el trabajo del estudiante preparándolo para enfrentar
situaciones reales en las que deben encontrar soluciones a problemas de diseño
en casos reales. Aspiramos a desarrollar

competencias en el estudiante

ubicándolo en situaciones de aprendizaje lo más apegadas a la realidad, creando
ambientes que potencien y desarrollen los conocimientos, habilidades, actitudes y
valores que requiere la sociedad.
El alcance de los proyectos de diseño en conjunto con el sector social implica: El
diseño, la búsqueda de financiamiento, la implementación en los programas
académicos, la supervisión, el seguimiento y la evaluación, todo ello requiere de
capital humano apto y hábil para el trabajo en equipo, el liderazgo y capacidad de
comunicación con funcionarios gubernamentales y académicos, estudiantes,
587

�miembros de las organizaciones, así también como con usuarios y familiares de
los mismos.
2. Las

competencias que deseamos que el estudiante desarrolle en el

transcurso de su formación académica son:


El compromiso en una causa justa y de valor ético.



El trabajo en equipo



Competencias sociales y capacidades de comunicación y persuasión que
permiten el adecuado desenvolvimiento profesional.



La flexibilidad para adaptarse a los cambios y reflexionar permanentemente
sobre su práctica.



Fomentar la apertura hacia las distintas modalidades de formación y su
particular manera de generar y aplicar el conocimiento.



El correcto uso de la investigación como herramienta básica para la
búsqueda de nuevos conocimientos, o conocimientos diferentes.



La creatividad



La iniciativa y ser proactivo



El espíritu crítico



La responsabilidad social.



El desarrollo integral de las capacidades cognoscitivas y afectivas.

La Unidad de Aprendizaje en cuestión es: “Diseño para la Salud”, en la que se
abordan proyectos diversos relacionados con el sector salud como: discapacidad
neuromotora, intelectual, auditiva, visual y de lenguaje entre otras, de manera que
588

�al formalizar este vínculo (academia-diseño-sector salud),

damos a conocer

exactamente la intención de trabajar con ellos, que siempre es de “ganar-ganar”
tanto para la organización como para el aprendizaje de los estudiantes.
La Universidad Autónoma de Nuevo León- DIF (Desarrollo Integral de la Familia)
Nuevo León, es el nombre oficial del Convenio de Colaboración

al que nos

referimos, habiendo sido formalizado por las autoridades de nuestra máxima
casa de estudios el día 27 de Febrero de 2012.

Noticia acerca del Convenio:
“Buscan UANL y DIF mejorar accesibilidad” Por: Lourdes Zambrano (28-Feb-2012

Periódico El Norte)

F.1 Convenio efectuado por la Fac. de Arquitectura representada por el Rector
Jesús Ancer y el DIF Nuevo León.

589

�El DIF estatal celebró ayer sus 35 años con la firma de un convenio de
colaboración con la UANL, que servirá, a través de la Facultad de Arquitectura,
para mejorar la accesibilidad para las personas con discapacidad en la Ciudad.
Con apoyo del Centro Estatal de Rehabilitación y Educación Especial, la escuela
de arquitectura de la Máxima Casa de Estudios diseñará, desarrollará, ejecutará y
evaluará proyectos académicos para mejorar la accesibilidad en inmuebles y
entorno urbano.
"Con este proyecto, la facultad logra poner una materia importante que dará
equidad en la forma de dar nuestra cátedra y enseñanza a nuestros jóvenes",
señaló Jesús Ancer, Rector de la UANL, en el patio del Colegio Civil Centro
Cultural Universitario.
Y es que, a partir del siguiente semestre, se incluirá la materia Diseño Universal
en el plan de estudios de las carreras de Arquitectura y Diseño.
Con ambas acciones, el DIF busca que la estructura urbana sea accesible e
integre a las personas con capacidades diferentes.
En la misma ceremonia, Gretta Salinas de Medina, presidenta del patronato DIF
Nuevo León, entregó 3 millones de pesos a 50 DIF municipales, que se
inscribieron al programa de Apoyo de Proyectos.
Se otorgó a cada uno 60 mil pesos para la compra de mobiliario o vehículos,
ampliaciones y acondicionamiento de espacios.
Para finalizar, el Rector le entregó un reconocimiento al DIF estatal por su 35
aniversario y una presea a la Primera Dama del Estado por su desempeño al
frente del organismo.

590

�En el Colegio Civil estuvieron presentes representantes de 50 DIF municipales,
además de José Ramón Carrales, director general del Sistema DIF Nuevo León, y
Francisco Fabela, director de la Facultad de Arquitectura.”
Gracias a la existencia de este programa de colaboración previo, entre la UANL y
el DIF Nuevo León, el proyecto en cuestión inicia de manera académica con una
etapa de reconocimiento de las diferentes áreas del Sector salud y la identificación
de los programas que las componen entre ellos el DIF, pero solo como un marco
de referencia. El convenio establecido acorta por mucho los tiempos de gestión, ya
que de esta manera el grupo se enfoca en alguna problemática particularmente
señalada.
Metodología de trabajo.
Utilizando la entrevista como técnica de inicio, se realiza un acercamiento con los
Coordinadores o Directores de la organización, con la finalidad de presentarse
como grupo de trabajo, este primer contacto esclarece la existencia de un posible
problema a abordar o abre la puerta para visualizar un mejor resultado de lo que
se hace en el programa y que podría estar funcionando mejor con un adecuado
diseño de los productos u objetos involucrados, o con la interface establecida. Una
vez realizado dicho contacto se determina la viabilidad de abordar la problemática
vista, procediendo a una visita de campo la cual arrojara luz sobre el problema
ayudando a su clarificación y definición, en esta visita y de acuerdo a la dinámica
establecida los estudiantes determinan la (s) técnica(s) más adecuada(s) para la
recolección de información, estas pueden ir desde entrevistas con los
involucrados, ejercicios de observación guiada, cuidadosamente planificada,
donde se toma en cuenta además de los objetivos, el objeto y sujeto de la
observación, los medios con que se realizará y las condiciones o contexto natural
o artificial donde se produce el fenómeno, así como las propiedades y cualidades
del objeto observado, y la experimentación.

591

�El proyecto fue iniciado en el DIF de Nuevo León, donde se detectaron
necesidades y después de llevar a cabo una discusión con el grupo y el profesor,
precisamos el usuario; sin embargo, también acudimos al lugar donde era
necesario estudiar a dos de las niñas que detectamos podrían ser favorecidas con
el trabajo de los estudiantes; es decir, con productos diseñados especialmente
para ellas, ya que el enfoque del proyecto era elaborar prototipos que les
ayudaran en su discapacidad física, el caso concreto: dos niñas siamesas de 4
años de edad.

Uno de los espacios imprescindibles para ser
estudiados fue el Jardín de Niños Giovanni Pascoli,
donde

las

niñas

comenzarían

su

educación

preescolar.

Estudiantes durante visita de
investigación.

Este proceso lleva a los estudiantes a definir el problema con mayor claridad y
eficiencia. Una vez establecido el problema se procede a compartirlo con

el

Coordinador del programa, de esta manera se establecen alcances y posibles
colaboraciones para llevar a cabo el proyecto, se determinan las necesidades y
recursos involucrados y se establece un calendario junto con la Institución en
vinculación, que determine las etapas de investigación y análisis del proyecto,
dando inicio a la etapa de diseño.

592

�Diagrama metodológico del proceso de vinculación.

Una vez que da inicio a la etapa de diseño
se determinan los equipos de trabajo y se
continúa con la investigación documental y
de campo, esta vez por medio de una
observación

controlada,

donde

se

manipulan las variables para inspeccionar
el comportamiento del usuario en el medio
en

el

que

se

desenvuelva

Estudiantes en proceso de investigación

normalmente.

Se

realizan

discusiones

de

retroalimentación del equipo donde se determina el propósito del diseño y se
plantean posibles soluciones, para posteriormente iniciar su propuesta gráfica. Se
realiza una segunda visita de verificación de datos y se retoma el proceso creativo.
593

�Se realizan sesiones grupales donde se exponen las ideas y se realizan los
cambios pertinentes para mejorarlas.

Este proyecto, y en particular la investigación es dirigida a la búsqueda de
soluciones en el área de diseño para la salud; se realizó un informe sobre las
distintas discapacidades existentes, y se hizo un análisis de comparación entre los
conceptos de

Deficiencias, Limitaciones a la actividad y restricciones a la

participación; como parte de la investigación fue importante informarnos sobre
datos estadísticos, nacionales e internacionales, y los porcentajes graficados
según la edad, el sexo y otros factores, nos ayudaron a visualizar el estilo de vida
de las personas con alguna discapacidad.

Parte importante de este contenido, es la investigación de campo que se realizó
en distintos lugares, en donde se analizaron instalaciones, herramientas,
mobiliario y equipo médico. También se investigaron los distintos tipos de terapia,
como la hidroterapia, la terapia física y la terapia ocupacional, estas siendo las
fundamentales en el desarrollo de las personas con discapacidad.

El diseño universal es un concepto o metodología, analizado con el fin de ampliar
nuestro panorama de posibilidades; sus principios básicos nos ayudaran a la
detección de necesidades y a la solución de problemas que se plantearán en la
investigación.

Presentación de proyectos.
Los anteproyectos, son presentados a la organización DIF, y al Jardìn de Niños
Giovanni Pascoli, se da una retroalimentación con los expertos en medicina o en
594

�biotecnología, se realiza la selección del diseño preliminar, posteriormente, por
parte de los estudiantes, se realizan modelos de estudio y comprobación, así
también se llevan a cabo los cambios pertinentes de acuerdo a una verificación de
usabilidad o “testing”, ajustando las características del producto a los
requerimientos del

usuario, la funcionalidad y el entorno de uso. Una vez

realizados los ajustes en el modelo, se realiza el prototipo definitivo y se hace la
entrega oficial a la Institución.
Richard Paul, director del Center for Critical Thinking and Moral Critique señaló
“Necesitamos cambiar el foco del aprendizaje pasando de limitarnos a enseñar a
los estudiantes a tener la respuesta adecuada, a enseñarles el proceso mediante
el cual la gente formada busca las respuestas correctas” Al final del proceso
sabemos que el proceso de vinculación es efectivo en lograr la formación integral
que deseamos en nuestros estudiantes.
En proyectos como el anteriormente citado, es importante puntualizar que se debe
de involucrar lo referente a usabilidad, principalmente los puntos que se indican a
continuación:
Principios del Diseño Universal o Diseño para Todos
Los 7 Principios del Diseño Universal o Diseño para Todos, se centran en el
diseño utilizable universalmente por todos, pero hay que tener en cuenta que en el
diseño intervienen aspectos como la cultura en la que será usado, el ambiente, el
nivel socio-económico ,etc. lo cual tampoco debe olvidarse. Estos Principios
generales del diseño, se aplican en la arquitectura, la ingeniería y, por supuesto, el
diseño industrial, las páginas y aplicaciones Web, entre otros campos de
aplicación.

El Diseño Centrado en el Usuario es una filosofía de diseño que tiene por
objetivo la creación de productos que resuelvan necesidades concretas de sus
usuarios finales, consiguiendo la mayor satisfacción y mejor experiencia de uso
posible con el mínimo esfuerzo de su parte.
595

�Toma forma como un proceso en el que se utilizan una serie de técnicas
multidisciplinares y donde cada decisión tomada debe estar basada en las
necesidades, objetivos, expectativas, motivaciones y capacidades de los usuarios.
La mayoría de los procesos que hacen Diseño Centrado en el Usuario suponen
las siguientes etapas:
Conocer a fondo a los usuarios finales, normalmente usando investigación
cualitativa o investigación cuantitativa.
Diseñar un producto que resuelva sus necesidades y se ajuste a sus capacidades,
expectativas y motivaciones
Poner a prueba lo diseñado, normalmente usando test de usuarios.

Usabilidad. La valoración de los factores humanos sirve a las siguientes
metas:
Identifican y priorizan las tareas de acuerdo a riesgo referente al usuario, más
allá de la estimación de resultados de análisis técnicos.
1.

Guían el desarrollo del uso de escenarios empleados durante las pruebas

de validación del diseño.
2.

Identifican el uso relacionado con situaciones de peligro al desarrollar

estrategias de minimización de riesgos.
3.

Evalúan consideraciones de eficiencia de mejora de diseño incluyendo

instrucciones de uso y/o entrenamiento.
4.

Guía la modificación en el diseño de dispositivos para optimizar la interface

del usuario con respecto a su eficiencia y seguridad.

596

�Clarifica la interacción del objeto asociada a conocidos o supuestos

5.

escenarios de error de uso.

Factores determinantes en el diseño.

Caso práctico: Usuario: Niñas siamesas. Proyecto: Columpio para jardín de
niños.

ENFOQUE

Se desarrollarán diseños que ayuden a
estimular más en el movimiento físico a las
siamesas Guadalupe y Elisa y que a la vez
sea cómodo/divertido para ellas.

El diseño tiene que
motivar a las niñas.

 El diseño debe ser simple,
realizado con materiales ligeros
pero resistentes para facilitar el
transporte

Fácil de armar.
 Se utilizarán colores que sea del
agrado de las niñas para mayor
motivación

Resistente, seguro.

 Podrá tener algún elemento

Que no ocupe mucho
espacio.

agregado como juguete o sonido
o imagen.

Que se integre al resto
de los juegos.

597

�De acuerdo con Dug Kupper, director del Departamento de Parques y recreación
de Wichita, Kansas, en los Estados Unidos: “Los nuevos estudios nacionales
muestran que todos los niños realizan la mayor parte de su ejercicio en parques
abiertos, y no a través de otras actividades recreativas”. Se considera que el juego
promueve la salud tanto en la quema de calorías, así también construye las
habilidades motoras.

CONCLUSIONES
Tomando como punto de partida los valores de la Universidad en lo referente a la
responsabilidad social, los proyectos académicos que corresponden al diseño
incluyente, ayudan directamente al bienestar social. Mediante los programas de
diseño industrial, se ha corroborado éste beneficio en sectores desprotegidos
donde además de proyectar o diseñar productos, se realizan prototipos y son
donados a organizaciones o instituciones públicas o privadas ; sin duda, el tener
un convenio oficial de vinculación, agiliza y garantiza el éxito de la gestión, en éste
caso, el proyecto que se realizó tuvo duración de un semestre en donde 6 grupos
de la Unidad de Aprendizaje “Diseño para la Salud” dentro de la Licenciatura en
Diseño Industrial, estuvimos involucrados.
Cada grupo se enfocó a diferentes necesidades de diseño de productos, de
acuerdo a rehabilitación o discapacidad, de ésta manera se presentaron ante el
DIF los resultados finales, donde hubo prototipos en la mayor parte de los casos,
los recursos económicos para realizarlos son generalmente de los estudiantes.
En el caso particular de las niñas siamesas, se les diseño un columpio, al que se
le hicieron varias pruebas de usabilidad y resistencia, mismo que se instaló en el
Jardín de niños, los recursos económicos fueron aportados por la Facultad de
Arquitectura de la U.A.N.L. Cabe mencionar que además del trabajo colaborativo
de estudiantes y profesor, la enseñanza es realmente significativa, así también, se

598

�resalta el respeto a la vida y a los demás, asumiendo compromisos para y por la
sociedad.

Conclusiones del caso práctico.
En el diseño del columpio realizado por los estudiantes: Gresil Serna, David
Arrambide, Omar Moreno y Cynthia Dorina Rodríguez, quienes cursan la UA
Diseño para la Salud, de la Licenciatura en Diseño Industrial de la UANL, se
destaca el enfoque de accesibilidad y de diseño para todos, con énfasis en que el
niño con capacidades diferentes se siente socialmente integrado, lo cual fue el
propósito principal del proyecto, así también se le dio la importancia debida al
aspecto de la seguridad de las niñas (usuario directo), tomando en cuenta que su
integridad no se viera afectada.
El área de oportunidad o enfoque fue darle confianza al usuario al estar integrado
en un ambiente agradable con sus compañeros de juego y que se sintieran
cómodas física y psicológicamente, al igual que los usuarios secundarios quienes
ayudan a las niñas a jugar en el columpio para cumplir el objetivo de divertirse,
interactuar socialmente y así mejorar su calidad de vida.

BIBLIOGRAFÍA
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Mexico: Editorial Designio.
Nosich, G. M. (20 de enero de 2010). Aprender a pensar. Recuperado el 27 de 02
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Zambrano, L. (28 de 02 de 2012). Buscan UANL y DIF mejorar la accesibilidad. El
Norte, pág. 8.

600

�EJE 4: SALUD

601

�SALUD Y EL APOYO SOCIAL EN ADULTOS MAYORES
INSTITUCIONALIZADOS.

María Natividad Ávila Ortiz1
Ana Elisa Castro Sánchez2
Gerardo Garza Sepúlveda3

RESUMEN
El envejecimiento en México y sus implicaciones para la salud llama a acciones
específicas en el futuro inmediato, en el país se marca el inicio de un
envejecimiento acelerado de la población, se prevé que para el 2050 los adultos
mayores conformarán cerca de 28.0% de la población lo que equivaldrá a 41.4
millones de personas mayores de 60 años. El crecimiento acelerado de la
población envejecida va acompañado del incremento de enfermedades crónicas
degenerativas e incapacidades que afectan su calidad de vida, las cuales requiere
de la atención permanente dentro de su familia o de la institucionalización. El
propósito de este estudio es explorar la percepción de la salud y el apoyo social
que reciben los adultos mayores institucionalizados en casas de reposo del área
metropolitana de Monterrey. El método fue cualitativo en el que se realizaron 24
entrevistas semiestructuradas a adultos mayores institucionalizados. Además,
para validar el estudio se aplicó la técnica de observación y el análisis de la
información se realizó con el software cualitativo MAXQDA. Los hallazgos

1

Universidad Autónoma de Nuevo León, México, Facultad de Salud Pública y Nutrición.
naty_avila83@hotmail.com
2
Universidad Autónoma de Nuevo León, México, Facultad de Salud Pública y Nutrición.
ana.castrosh@uanl.edu.mx
3
Universidad Autónoma de Nuevo León, México, Facultad de Salud Pública y Nutrición.
gerardo.garzas@uanl.mx

602

�obtenidos fueron que los adultos mayores se perciben como personas saludables
a pesar de presentar diversos problemas físicos que les impiden vivir solos. Las
casas de reposo visitadas son de nivel socioeconómico medio alto, por lo que los
adultos mayores tienen sus necesidades materiales satisfechas como son la
vestimenta, alimentación y un hogar. En relación al apoyo social se encontró que
los entrevistados reciben apoyo material por parte de sus hijos o familiares para
pagar su estancia en la institución, el apoyo instrumental es cubierto por el
personal de la institución. No obstante, el apoyo emocional es limitado, sus
familiares los visita una o dos veces a la semana y el apoyo cognitivo lo reciben de
las compañeras de la institución y del personal médico de la institución.

Palabras calves: adultos mayores, salud, enfoque cualitativo, apoyo social.

INTRODUCCIÓN
El problema de dependencia en la vejez, se ha convertido en un fenómeno de
relevancia, dado que afecta la salud y la calidad de vida de las personas mayores.
Surge como consecuencias de las enfermedades crónicas, los accidentes, o como
efecto propio del envejecimiento, y se traduce en dificultades o imposibilidad para
realizar ciertas tareas cotidianas, por lo que se requiere ayuda para realizarlas.
Cuando los adultos mayores se convierten en sujetos dependientes afecta
también las esferas psíquicas y sociales y el impacto puede tener diferencias
significativas según el tipo y grado de discapacidad, aunque también según el
género y la clase social. Por ello, el objetivo primordial de este estudio fue explorar
la percepción de la salud y el apoyo social que reciben los adultos mayores
institucionalizados en casas de reposo del área metropolitana de Monterrey.

La importancia de abordar el tema del envejecimiento se debe a que en México, al
igual que otros países, los problemas y necesidades de los adultos mayores han
generado una preocupación mayor en la sociedad. Esta preocupación surge del
603

�incremento de la población adulta mayor, en relación con la población total. En
México se marca el inicio de un envejecimiento acelerado de la población, según
el INEGI (2005) en el año 2010 una de cada 10 personas era un adulto mayor,
para 2020 se prevé que la relación sea de una de cada seis y para 2040 una de
cada tres. Se prevé que para el 2050 los adultos mayores conformarán cerca de
28.0% de la población lo que equivaldrá a 41.4 millones de personas mayores de
60 años y que por cada 100 hogares en 28 haya un adulto mayor.

En la actualidad, de acuerdo con los resultados del último recuento censal, en
México residen 97.5 millones de personas. De éstas, alrededor de 3.7 millones
son mujeres de 60 años o más y 3.3 millones son hombres en este mismo tramo
de edad. Entre la población de 60 años o más hay 88 hombres por cada 100
mujeres. Esta relación se marca mayormente conforme aumenta la edad; así, en
el grupo de población de 60 a 64 años se cuentan 91 hombres por cada 100
mujeres, mientras que para el grupo de 85 años o más la relación es de 74 por
cada cien.

Por otra parte, Tamez y Ribeiro (2012), señalan que los adultos mayores enfrentan
diversos problemas de los cuales destaca el deterioro físico, vivido tras el
incremento de la edad y la presencia en mayor medida de enfermedades crónico
degenerativas, las cuales resultan costosas en su atención y genera un
incremento de algunas necesidades, entre las que destacan las económicas, de
atención de salud, de recursos materiales, así como instrumentales, de igual forma
cuidados especiales que se agudizan con el paso del tiempo. Por ello, es
imprescindible investigar qué papel juega la familia para brindar estos apoyos.

El apoyo social es un elemento importante en el adulto mayor esto se debe a que
las relaciones sociales influyen sobre el envejecimiento físico y cognitivo cuando la
persona está integrado a la familia y a la comunidad se produce un sentimiento

604

�positivo con la vida (Cardona-Arango, Estrada-Restrepo y Chavarriaga-Maya,
2010).

De acuerdo a Guzmán, Huenchuan y Montes de Oca (2003), el apoyo social
considera

cuatro

categorías

de

transferencias

o

apoyos:

materiales,

instrumentales, emocionales y cognitivos. Los apoyos materiales implican un flujo
de recursos monetarios (dinero en efectivo, comidas, ropa, pago de servicios y
otros). Los apoyos instrumentales pueden ser el transporte, la ayuda en labores
del hogar y el cuidado y acompañamiento. Los apoyos emocionales se expresan,
por ejemplo, por la vía del cariño, la confianza, la empatía, los sentimientos
asociados a la familia y la preocupación por el otro. Pueden asumir distintas
formas, como visitas periódicas, transmisión física de afecto, otras. Los apoyos
cognitivos se refieren al intercambio de experiencias, la transmisión de información
(significado), los consejos que permiten entender una situación, otros.

Este resultado es consistente con diversos estudios que destacan la importancia
del apoyo que percibe el individuo de su entorno como elemento protector en la
salud mental, ya que la existencia de relaciones significativas y estables en el
tiempo inciden en el autoconcepto, el nivel de funcionamiento y el afrontamiento
del estrés (Becerra-Martínez, Godoy-Sierra, Pérez-Ríos y Moreno-Gómez,2007;
Clemente, Tartaglini y Stefani, 2009; Colomé, Trovó de Marqui, Carmo, Gindri, De
Carli, Winck y Trombetta, 2011; Soria y Rodríguez, 2002; Vivaldi y Barra, 2012).
Existen evidencias de que la existencia de una red social adecuada podría influir
en la modificación de las estrategias de afrontamiento, en la integración o
participación social y en el incremento de la motivación, actuando como un posible
predictor de discapacidad en la vejez (Cardona-Arango, Estrada-Restrepo y
Chavarriaga-Maya, 2010; Lara y Mardones, 2009).

En relación con México existen pocas investigaciones que busquen indagar acerca
la realidad del adulto mayor, aquellos aspectos de su vida y de su entorno que le
605

�permitan sentirse más feliz y satisfecho con su vida, tales como la salud y el apoyo
social. Por tal motivo, se consideró pertinente abordar este estudio desde un
enfoque cualitativo.

Enfoque cualitativo
La decisión de utilizar este enfoque surgió a raíz de la revisión de los estudios
sobre percepción de la salud y apoyo social, de los cuales se observó una total
ausencia en investigaciones con metodología cualitativa. Debido a la naturaleza
cuantitativa de los estudios revisados no intentan comprender y no dan a conocer
el punto de vista de los adultos mayores, en su lenguaje y sus razones. Por ello,
se planteó investigar este tema a partir de un paradigma cualitativo con el que se
trató de generar conocimiento científico y buscar soluciones diversas, donde se
incluyeron, las percepciones, las creencias, emociones y significados de los
adultos mayores,

La metodología cualitativa permitió acceder a las experiencias, interacciones y
documentos en su contexto natural. Se abstuvo de establecer al principio un
concepto claro de lo que se estudia y de formular hipótesis para someterlas a
prueba. Por el contrario los conceptos se desarrollaron y mejoraron en el proceso
de la investigación (Rapley, 2014). A su vez, mostró una manera efectiva de
comprender y abordar la realidad, permitió ver a las personas e investigar en
forma “holística", no se redujeron las personas y los fenómenos estudiados a
variables, sino fueron considerados como un todo y se les trató de comprender
dentro de su mismo ambiente dando énfasis a los significados, experiencias y
opiniones (Creswell 2009; Mejía, 2004).

Según Abarca, Alpízar, Sibaja y Rojas (2012), la investigación cualitativa se
planteó como una forma de abordar la realidad, con unas herramientas teóricas y
técnicas específicas que fueron utilizadas según la naturaleza del objeto social.
Esto implicó que la investigación se ocupa principalmente de las relaciones entre
606

�las personas en la sociedad: lo que producen, piensan, dicen y lo que hacen frente
y con los demás. Esto dio pie a conocer la realidad en el propio lenguaje de los
sujetos de estudio, en este caso de los adultos mayores.

La técnica de investigación utilizada fue la entrevista semiestructurada, la cual se
caracteriza por su relativo grado de flexibilidad tanto en el formato como en el
orden. (Bernal, 2010). Además, “se basan en una guía de asuntos o preguntas y el
entrevistador tiene la libertad de introducir preguntas adicionales para precisar
conceptos u obtener mayor información” (Hernández, Fernández y Baptista, 2014,
p. 403). Asimismo, ayudo a conocer lo que el entrevistado piensa, los
sentimientos, las ideas e intenciones.
En el estudio la guía de la entrevista semiestructurada que se formuló se
incluyeron asuntos o tópicos que sirvieron como puntos de orientación, lo cual
garantizó una secuencia en los temas. A su vez, estuvieron relacionados a temas
que surgieron a la luz de la revisión de la literatura. Durante las entrevistas se
abordaron cada uno de los tópicos; esto con el fin de asegurar que los temas
claves de la investigación fueran cubiertos por cada uno de los participantes.
Al inicio de las entrevistas se les solicitó a los participantes que contestarán
algunos datos sociodemográficos. Todas las entrevistas se llevaron a cabo dentro
de las instalaciones de la casas de reposos, de las cuales se contaba con un
permiso previo para realizar la vistas al lugar. Las entrevistas fueron grabadas en
audio, lo cual fue previamente informado a los participantes.
Al finalizar las entrevistas se realizó una trascripción textual de cada una de ellas
lo más pronto posible. Para validar los datos de la investigación se utilizó la
triangulación de técnicas, por ello se aplicó un instrumento de observación.
En la muestra se utilizó el criterio de saturación basado en lo señalado por
Álvarez-Gayou (2003), Bowen (2005), McCracken (1991), partiendo del hecho que
en la investigación cualitativa lo objetivo no es maximizar números, sino llegar a
607

�ser saturado con la información del tema, ya que es más importante trabajar más
tiempo y con mayor cuidado con menos gente, que más superficialmente con
muchas personas. Al final se realizaron 22 entrevistas semiestructuradas, 19
mujeres y 3 hombres.
Para participar en el estudio los participantes deberían ser mayores de 60 años
institucionalizados, de sexo indistinto que estuviera de acuerdo en participar en el
proyecto y que no presentaran deficiencia auditiva, de lenguaje o mental. Se
excluyeron adultos mayores con deterioro cognitivo.

Datos cualitativos bajo el análisis computarizado

El análisis de los datos, se inició primeramente trascribiendo la información
recabada de las entrevistas; se imprimieron los textos, se leyeron cuidadosamente
y se anotaron los códigos tentativos. Se familiarizó con cada una de las
entrevistas, a través de lecturas repetidas. En seguida, se clasificó u otorgó
etiquetas a las unidades que fueron cubiertas por un mismo tópico, donde las
categorías fueron referidas a situaciones, actividades y acontecimientos, esto con
el fin de que los datos tuvieran una descripción más completa (Alvarez-Gayou,
2003).
Con el objetivo de facilitar el proceso de análisis de datos cualitativos, se utilizó el
software “MaxQDA” versión 10, el cual favoreció a realizar con mayor facilidad y
rapidez el análisis de los textos. Para realizar el análisis usado programas
informáticos, se consideró lo planteado por Echevarría (2011): 1) el investigador
explora, lee y relee, sus datos sin perder de vista la totalidad de ellos, 2) basada
en la selección, reordenamiento y duplicación de segmentos y 3) se comienza con
codificación, la cual consiste en segmentar la base de datos, asignarle códigos a
los segmentos contarlos y finalmente obtenemos y contrastamos conclusiones.

608

�RESULTADOS
Se visitó adultos mayores institucionalizados, los cuales se encontraban viviendo
en tres distintas casas de reposo del municipio de Monterrey. Se entrevistó a 22
adultos mayores y se aplicó un instrumento de observación en varios momentos, a
la hora de desayunar, comer y cenar, debido a que son los momentos que los
adultos mayores salen de sus recamaras y tienen un mayor contacto entre ellos.
Los adultos mayores entrevistados tenían entre 62 y 90 años de edad. 19 eran
mujeres y 3 hombres el nivel de estudio que predomino fue sin estudio (5) primaria
(4), secundaria (3), secretarias (5), mecánico (1) licenciatura (4). De los
participantes, 14 se casaron y tuvieron entre 2 y 12 hijos, 8 permanecieron
solteros y no tuvieron hijos. Actualmente 1 siguen casadas, 10 son viudas, 2
divorciadas y 1 separada.

Salud en los adultos mayores
En relación a la salud, los adultos mayores se perciben como personas saludables
a pesar de presentar diversos problemas físicos que les impiden vivir solos. La
percepción del adulto mayor acerca de su estado de salud y calidad de vida son
influidos por su salud mental y capacidad funcional. Por tanto, la percepción de
salud es un constructo asociado a otras variables psicológicas como autoestima,
satisfacción con la vida y depresión (Vivaldi y Barra, 2012).
No tengo enfermedad gracias a Dios y hace años yo padecí y de
repente me quiere dar la laberintitis del oído, mareo pero ya tengo
bastante tiempo que ya se me ha retirado, mi estómago está bien
gracias a Dios y voy al baño yo todavía no uso pañal como todas las
personas que están aquí, todas, todas, todas usan pañal y yo todavía
no uso, yo me levanto al baño verdad (Natalia, 90 años).

609

�Cabe aclarar que la mayoría de los adultos mayores entrevistados, antes de
ingresar a la casa de reposo presentaron alguna caída en su casa o mostraban
complicaciones de alguna enfermedad. De acuerdo a Castro, Brizuela, Gómez y
Cabrera (2010), señala que en la mayoría de los casos, los residentes de los
asilos de ancianos tienen problemas físicos o mentales que les impiden vivir solos,
generalmente necesitan ayuda a diario y el asilo de ancianos, puede ser una
residencia que provee habitación, comidas y ayuda con las actividades cotidianas
y recreativas. “Yo llegué aquí, pues por qué no podía caminar, es que yo tengo
artritis deformativa” (Carmen, 88 años). “Pos, me dio la embolia me trajo para acá,
quede muy alterada, pero ya estoy mejor” (Beatriz, 73 años).
Sobre su salud los adultos mayores señalan que su condición física mejoró con el
paso de los días, por los cuidados y atención medica que reciben por parte del
personal de la institución.
Vivía sola, me cuidaba una señora, me daban de comer en la boca, no
caminaba nada y traía una úlcera muy grande, de tanto estar acostada,
entos ya mi hija vio que no avanzaba nada y me dijo: “vamos a Santa
Clara”, me trajo, me repuse mucho, si me repuse, porque cuando llegue
aquí estaba muy mal, 43 kilos, jamás en mi vida había pesado eso
(Ángela, 85 años).
Como se puede observar, la forma en que los adultos mayores valoran su salud es
a través de comparar las actividades que pueden hacer en relación a las personas
de menor o mayor edad. No obstante, a pesar de que los adultos mayores se
consideran saludables y que pueden valerse por sí mismos, sus hijos, hermanos o
sobrinos, tienen otra perspectiva al respecto, ya que consideran que los adultos
mayores no deben vivir solos, debido a que presentan algunas deficiencias para
realizar actividades básicas de la vida diaria. Por lo tanto, los hijos, hermanos o
sobrinos toman la decisión de llevarlos a una casa de reposo planteándoles que
en lugar tendrán compañía y mejores cuidados. “Yo me quede viuda, y luego
todos mis hijos se casaron, formaron sus familias, se fueron y pues lógicamente
610

�me quede sola y para estar pues con compañía de otras personas pues decidieron
traerme a esta casa” (Teresa, 79 años).
Me operaron de las cervicales tengo na´ más una hija, su esposo y mis
nietos, pero pues todo el mundo trabaja, y no iba a poder yo estar bien
atendida como mi hija quisiera, y me dijo pues te vamos mejor a poner
unos días mamá, espero que no te parezca mal… (Amanda, 72 años).
Al respecto, González (2007), utiliza el término ansiedad filial para describir los
sentimientos que se presentan en los hijos adultos cuyos padres se encuentran ya
muy ancianos o en peligro de muerte. Para aminorar esta crisis, en ocasiones se
destina al padre anciano en una institución, sea por rompimiento o enfriamiento de
relaciones.
Por su parte, los adultos mayores señalan que la razón por la que viven en la casa
de reposo se debe a que vivían solos en su casa porque sus hijos se casaron, su
conyugue falleció, o bien, porque no tuvieron hijos.
Me quede sola, se murió mi hermana, éramos dos, se murió mi
hermana y me quede sola, y mis parientes trabajan todo el día hasta las
siete de la noche, y dijo: “que como me iban a dejar todo el día, que
viera que no estaba bien eso”, entonces opté por venir aquí (Mayela, 70
años).
Fui casada y mi esposo y yo duramos como 55 años de casados y
después el falleció y, luego vivía sola y mis hijos prefirieron que
estuviera aquí para tener compañía verdad, pues viviendo sola, pos
nomás las vecinas y así, gracias a Dios me acomode bien aquí
(Consuelo, 88 años).
De acuerdo a los discursos presentados por los participantes se observó que el
ingresar a la institución no es una decisión que los adultos mayores tomen solos,
sino que está queda a cargo de los hijos, de los hermanos o sobrinos. Las mujeres
611

�aceptan la decisión de ingresar a la casa de reposo señalando que ellas “no les
quieren dar problemas, ni ser un gasto para sus hijos”.

En un estudio realizado por Arroyo, Ribeiro y Mancinas (2011), señalan que la
percepción de “ser una carga”, en los adultos mayores, hace alusión a ideas,
pensamientos y emociones que reflejan una imagen devaluada de sí mismos: se
autodefinen como seres “que ya no sirven para nada”, “personas inútiles”, “que
ocasionan molestias”, y que son “un estorbo”. Al respecto las participantes
mencionan: “Mis hijos decidieron, ellos eran los que conocían aquí, mis hijas, aquí
y luego ya se pusieron de acuerdo para pagar entre las tres hijas” (Consuelo, 88
años). Mi hija tomo la decisión y mientras yo pueda no les quiero todavía recargar
a ellos, verdad, porque pues ellos también tienen sus gastos y sus compromisos
(Amanda, 72 años).

Apoyo social en los adultos mayores
La necesidad de estudiar los apoyos sociales en los adultos mayores
institucionalizados se debe a que en la vejez se puede experimentar un deterioro
económico y de la salud física o mental (Guzmán, Huenchuan, y Montes de Oca,
2003) Además, desde hace más de 20 años, existe una vasta documentación que
pone en evidencia el rol importante que los procesos de apoyo social tienen en el
bienestar de la persona en muchos eventos negativos y enfermedades (House,
Umberson y Landis, 1988).

Apoyo instrumental
Los adultos mayores institucionalizados que participaron en el estudio tiene
cubiertos los apoyos de tipo instrumental, ya que las labores domésticas, la
compra y preparación de los alimentos está a cargo del personal de la institución.
Por otra parte, el traslado a citas médicas es garantizado por los familiares del
adulto mayor. Al respecto, Arroyo, Ribeiro y Mancinas (2011), señalan que las
612

�condiciones de salud colocan a los adultos mayores en una situación vulnerable
tanto física como socialmente, la discapacidad y el deterioro son consecuencia de
ello, limitándolos a realizar las funciones básicas de la vida diaria.
“No tengo que hacer hijita, porque mira, me barren, me trapean, me tienden la
cama, precisamente por eso mis hijos me pusieron aquí…” (Mariela, 83 años). “He
estado muy bien atendida y pos el alimento muy bien a mis horas y dormir pos si
en ratos”. (Natalia, 90 años). “Mira, aquí no hacemos nada, así que pues me la
pasó aquí, ya si quiero ver la tele, pues veo la tele, que, por ejemplo, vienen las
compañeras y se ponen algo de plática y todo eso, pues ya nos juntamos un rato”
(Teresa, 79 años).

Apoyo funcional

La Encuesta nacional de salud, señala que poco más de la cuarta parte de
(26.9%) de los adultos mayores tenían dificultad para realizar al menos una
actividad básica de la vida diaria como vestirse, bañarse, acostarse y caminar. En
ambas condiciones, se observa que las prevalencia se incrementan en la medida
que aumenta la edad, y es mayor en las mujeres. Sobre el apoyo funcional que
reciben los adultos mayores institucionalizados, se encontró que si un adulto
mayor necesita ayuda para alimentarse, así como para acostarse y/o levantarse
de su cama, asearse o bañarse y tomar medicamentos, las enfermeras (os) en
turno les proporcionan esa ayuda. “Siento un poquito más de tranquilidad, porque
está el doctor y están las enfermeras, y este saben cómo moverme como
ayudarme a bañarme a todo, a darme los medicamentos…” (Amanda, 72 años).

Apoyo material
En relación al apoyo material, los adultos mayores resaltan que para cubrir el
costo mensual de la casa de reposo, reciben apoyo económico de sus hijos, o bien
613

�si el adulto mayor no tuvo hijos, el pago lo realizan los sobrinos o hermanos.
Debido a que estás casas de reposo son instituciones privadas tienen un costo
mensual que va de entre 8,000 a 15 mil pesos. Cabe aclarar que 5 de las
entrevistadas cuentan con pensión y con ello aportan para sus gastos. Por otro
lado, 2 entrevistadas indicaron que el pago del asilo lo realizan con sus ahorros.
“Yo pago aquí, porque mi esposo me dejo casa, un terreno muy grande, dinero en
el banco, lo junte el dinero en el banco, y me vendí mi casa, lo junte todo y lo eche
al banco y de ahí estoy pagando aquí”. (Mariela, 83 años). “Yo creo que entre
todos, a mí no me dicen nada, nomás sé que se juntan ellos para ver cuánto me
van a dar…” (Liliana, 86) “Pos, mi sobrina es la que ella se encarga de todo, ella
me da todo, me da porque como yo no me case, no tuve hijos…” (Natalia, 90
años).
Las hijas o algún familiar del género femenino son las encargadas de comprarle a
los adultos mayores los medicamentos, pañales, antojos sobre algún alimento, etc.
“Cuando necesito algo le digo a mi hija, necesito esto, esto y esto, por ejemplo,
ella me compro, la tele, eh, el librero ese, que esta fallo, y así por el estilo, y ya me
ha comprado varias cosas, ropa, cuando va al otro lado, me trae ropa, según
como necesito” (Marcos, 84 años).

Apoyo emocional
Los hallazgos relacionados con el apoyo emocional remarcan que existe
deficiencia en este tipo de apoyo debido a que es limitado, ya que los
entrevistados comentan que después de que los familiares los ingresan a la casa
de reposo, conforme pasa el tiempo la compañía y los periodo de visita de sus
hijos, nietos y hermanos se vuelven escasos, ya que a la mayoría los visitan una o
dos veces por semana o en ocasiones especiales como ser fechas de
cumpleaños, día de la madre, del padre, etcétera. Además, señalan ya no tener
contacto con amigos. Diversos estudios (Becerra, Godoy, Pérez y Moreno, 2007;
614

�Cardona-Arango, Estrada-Restrepo y Chavarriaga-Maya, 2010) señalan que es
común observar este tipo de actitudes en los familiares que tienen adultos
mayores en un asilo.
“Viene a visitarme a veces mi hija, como también mis dos hermanas, no vienen
muy seguido, es que trabajan mis dos hermanas y, luego mi hija, también, trabaja
y no le quede mucho tiempo” (Sandra, 75 años). “Pues, me vienen a visitar mis
hijos, como cuando vienen con la familia. No vienen seguidos, porque pues, por
ejemplo, mis hijos tienen sus trabajos y tienen que estar trabajando, por ejemplo,
ahora puede que vengan hoy, puede que vengan otro día” (Teresa, 79 años).
Por su parte, un estudio realizado por Becerra, Godoy, Pérez y Moreno (2007),
indican que la familia deja de visitar al adulto mayor, no hay interacción, ni tiempo
suficiente para la convivencia, esta situación tiende a desarrollar relaciones de
dependencia que generalmente no son favorables para ninguna de las partes y en
nada contribuye a dignificar la vida del adulto mayor.
Por otro lado, algunas entrevistadas comentan que encontraron compañía, apoyo
y tranquilidad con sus compañeros de la casa de reposo. “Por ejemplo, vienen las
compañeras y se ponen algo de platica y todo eso, pues ya, ya se siente una en
compañía (Teresa, 79 años). “Pues, que antes yo estaba muy triste y que pues no
hallaba razón de la vida y aquí poco a poco fui despertando, verdad” (Hilda, 87
años).

Apoyo cognitivo
Los apoyos cognitivos, ya no se reciben por parte de la familia, pocos adultos
mayores sobre todo mujeres reciben este apoyo a través de las mismas
compañeras de la institución, ya que existe intercambio de experiencias a través
de pláticas y los consejos los reciben por parte del personal médico de la
institución. “Pues fíjate que, vienen las muchachas que nos cuidan, y con ellas
615

�platico, Son dos las que nos cuidan, Y este, cuando no platico con una, platico con
otra” (Magdalena, 72 años). “En veces me levanto y camino, el doctor me dice que
camine y haga ejercicio, porque me dijo que si necesitaba para que pudiera volver
a caminar” (Carmen, 88 años).

Para finalizar, está investigación encontró que a la mayoría de los adultos mayores
les falta relacionarse y convivir con sus compañeros, debido a que son muy
callados y cada uno vive su propio mundo. Se denota la falta de contacto entre los
mismos, además esto se pudo constatar mediante los instrumentos de
observación, ya que sólo se reúnen al momento de consumir los alimentos, sin
embargo a pesar de que están juntos no hablan entre ellos, terminan de comer y
regresan a sus recamaras. “Pos me la paso sentada, allá en la sala, o si no me
vengo para acá y aquí me quedo en mi cama”. (Sandra, 75 años). “casi no salgo a
convivir con las pobres aquellas, porque ahorita no siento animo de estar
platicando, y luego que no oyen, y luego que yo ando ronca” (Amanda, 72 años).

CONCLUSIONES
Con el desarrollo de este trabajo se logró explorar la percepción de la salud y el
apoyo social de adultos mayores institucionalizados. De acuerdo al análisis de las
entrevistas y el instrumento de observación, se obtuvo elementos para señalar que
los ancianos en su mayoría se sienten bien y a gusto dentro de la institución. En
su vida cotidiana se encuentran con sus necesidades materiales satisfechas,
debido a que cuentan con atención de salud, alimentación, vestimenta, un hogar,
etc. No obstante, sobre las necesidades de afecto expresan la imperiosa
necesidad de estar en sus casas con sus familias con las que puedan contar y
poder pasar los últimos años de sus vidas en armonía y con los afectos que
representa el núcleo familiar.

616

�A partir de la realidad estudiada, se considera importante el rol del Trabajador
Social, el cual debe buscar las estrategias para la integración de los ancianos en
su entorno familiar y social que les permita recuperar el espacio perdido, ya que
son ciudadanos que deberían tener las mismas oportunidades que todo ciudadano
tiene como sujeto de derecho.

De acuerdo a los hallazgos de este estudio la relación existente entre los ancianos
con el personal, en su gran mayoría expresaron que se sienten a gusto y bien
tratados, sin embargo algunos mencionan que a pesar de ello extrañan la
convivencia familiar, así también se sienten conformes con la atención y en
ocasiones desean volver a sus hogares.
Por último, esta investigación tiene limitaciones una de ellas es que se quedó un
gran número de institucionalizados sin posibilidad de ser entrevistado debido a las
deficiencias de salud que presentaban. Por lo tanto, se puede mencionar que la
mayoría de los adultos mayores que se encuentran en las casa de reposo tienen
problemas físicos o mentales que les impiden vivir solos. Además, los resultados
no son generalizables para casas de reposos con estratos socioeconómicos bajos.

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619

�EDUCACIÓN PARA LA SALUD Y MANIFESTACIÓN

DEL APRENDIZAJE

PARA EL AUTOCUIDADO DE LA SALUD EN PACIENTES DIABÉTICOS E
HIPERTENSOS CASO: CENTRO DE SALUD CON SERVICIOS AMPLIADOS
(CESSA) DE TAMULTE DELICIAS UBICADO EN VILLAHERMOSA, TABASCO.

Eric Francisco Pérez Fernández4
Ruth Lomelí Gutiérrez5
Jorge Hernández Ríos 6
RESUMEN

Sin duda alguna el estudio sobre la retrospectiva y las tendencias de personas
con Diabetes Mellitus (DM) e Hipertensas Arterial (HA) a nivel internacional,
nacional y particularmente en la entidad tabasqueña, obligan a los profesionales
de la salud a focalizar su atención y análisis a los contenidos y operación de los
programas educativos para la prevención y control de estas enfermedades. En
este sentido la presente comunicación tiene como objetivo caracterizar y
relacionar de manera deductiva e inductiva la instrumentación y operación del
proceso enseñanza, así como la caracterización del aprendizaje para autocuidado
de la salud. Es resultado de un abordaje con enfoque cuantitativo que ha permitido
la descripción

de conductas habituales de los pacientes relacionadas con la

enfermedad, participación de los profesionales de la salud y los conocimientos que
conllevan al autocuidado de su salud. Con un enfoque cualitativo se expone un
análisis del discurso instrumentado del programa institucional relacionado con el

4

Maestrante en el Programa Educativo en Trabajo Social en la Universidad Veracruzana
Profesora de tiempo completo en la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Veracruzana, integrante
del Núcleo Académico Básico en la Maestría en Trabajo Social, en la línea de vulnerabilidad y políticas
públicas.
6
Profesor de tiempo completo en la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Veracruzana, integrante
del Núcleo Académico Básico en la Maestría en Trabajo Social, en la línea de vulnerabilidad y políticas
públicas
5

620

�aprendizaje de los pacientes participantes lo que ha permitido una valoración
sobre conductas de riesgos en la población de estudio.
Contrario a al modelo educativo institucional los resultados han permitido pensar
en una propuesta desde el enfoque de la educación popular, como alternativa
para formar al paciente diabético y/o hipertenso como el protagonista en la mejora
de su salud, generador de espacios de reflexión
construcción de

sobre sus proceso en la

aprendizaje de autocuidado de su salud y control de su

enfermedad, contextualizado y participativo en el que el reconocimiento de las
dificultades es el producto de una evaluación consensuada en el que intervienen
todos los actores educativos y principalmente el paciente diabético y/o hipertenso.

Palabras claves: Educación para la salud, enseñanza-aprendizaje, autocuidado,
actitudes de riesgo.

I MARCO DE REFERENCIA
La situación problema de la Diabetes Mellitus e Hipertensión Arterial, en las
últimas décadas ha tenidos cambios muy acelerados y rápidos debido a la
transición epidemiológica donde en un principio predominaba la presencia de las
enfermedades transmisibles principalmente en la población infantil y actualmente
se aprecia de manera muy marcada y expresada en las enfermedades crónicas
no transmisibles, donde están ocupando los primeros lugares como causa de
muerte en la sociedad y principalmente en el sector de la población adulto joven y
más aún, lo más grave y complicado es que están afectando en mayor porcentaje
a los grupos poblacionales en edad productiva y que están relacionados
fundamentalmente como la población económicamente activa y que son

los

proveedores económicos del sustento familiar.

Además los estudios retrospectivos y las tendencias de estos padecimientos de la
Diabetes e Hipertensión, indican una representación de crecimiento ascendente
621

�en los ámbitos mundial, nacional y específicamente el caso del Estado de
Tabasco, llevando consigo, la disminución de la esperanza de vida y más se
acentúa si posee algún problema cardiovascular, además que se manifiestan las
complicaciones graves

de estas enfermedades deteriorando de esta forma la

calidad de vida de las personas y sus familias. (Figura 1)

Figura 1 Retrospectiva Diabetes Mellitus e Hipertensión Arterial

Fuente: Creación propia

En cifras encontramos que

nivel mundial, en el año 2005 se registraron 1.1

millones de muertes debidas a la diabetes, de las cuales alrededor de 80%
ocurrieron en países de ingresos bajos o medios, que en su mayoría se
encuentran menos preparados para enfrentar esta epidemia. La trascendencia y
magnitud de la enfermedad se incrementó paralelamente al proceso de transición
epidemiológica que afectó al país en las últimas décadas del siglo pasado, en que
empezó a formar parte de las principales causas de muerte en el país.

En México, la Diabetes Mellitus ocupa el primer lugar en número de defunciones
por año, tanto en hombres como en mujeres las tasas de mortalidad muestran una
622

�tendencia ascendente en ambos sexos con más de 70 mil muertes y 400,000
casos nuevos anuales, cabe señalar que según la Dirección General de
Información en Salud en el 2007 hubo un número mayor de defunciones en el
grupo de las mujeres (37,202 muertes) comparado con el de los hombres
(33,310), con una tasa 69.2 por 100,000 habitantes en mujeres y de 64 en
hombres, diferencias importantes a considerar en las acciones preventivas, de
detección, diagnóstico y tratamiento de este padecimiento, es importante señalar
que la diabetes no es un factor de riesgo cardiovascular, es un equivalente de
enfermedad cardiovascular debido a que el riesgo de sufrir un desenlace
cardiovascular es igual al de la cardiopatía isquémica.

El descontrol metabólico y las consecuentes complicaciones se agravan cuando
en los servicios de salud, no se realiza una eficiente y oportuna detección y
seguimiento de grupos con factores de riesgo, aunado a que en la población hay
una percepción inadecuada y desconocimiento del riesgo para desarrollar
diabetes. Lo anterior da lugar a que no se realice un diagnóstico oportuno y a que
no se dé la pronta incorporación de los pacientes detectados al tratamiento.

En cuanto a morbilidad por diabetes en México, la diabetes tipo 2 representa 97%
del total de casos nuevos registrados. En general, se reconoce una alza
significativa de la incidencia en las últimas décadas. De acuerdo a los resultados
de la Encuesta Nacional de Salud 2000 (ENSA), la prevalencia nacional de
diabetes mellitus en hombres y mujeres adultos de más de 20 años fue de 7.5%,
lo que representa 3.6 millones de casos prevalentes, de los cuales 77% contaba
con diagnóstico médico previo. La prevalencia fue ligeramente mayor en mujeres
(7.8%) respecto de los hombres (7.2%).

En el rango del 2001-2007, se aprecia un incremento de casos del 28% al pasar
de una tasa de 291.0 a 375 por 100,000 habitantes, respectivamente. No obstante,
en los últimos cuatro años se estima una estabilización de las tasas de incidencia
623

�respectivas. Los estados con las tasas más altas fueron Morelos, Coahuila,
Durango, Jalisco y Sinaloa. En el 2007, las cifras preliminares indican que se
presentaron más de 406,000 casos.

De conformidad con la información de la Encuesta Nacional de Salud y
Nutrición 2006 (ENSANUT) la prevalencia aumentó a 14%, lo que representa un
total de 8 millones de personas con diabetes; en la población urbana, la
prevalencia fue significativamente mayor. La tasa de mortalidad nacional fue de
65.2 por 100,000 habitantes.

De manera particular en el Estado de Tabasco, en el periodo comprendido de los
años 2004 al 2010, se observó un incremento en el número de defunciones por
diabetes, ocupando en la actualidad el primer lugar como causa de muerte. Este
aumento lo vemos ya que en el año 2004, se presentaron 1250 casos con una
tasa de 63 por cada 100,000 habitantes comparándolo en el 2010, donde hubo
1812 casos y representó una tasa de 87.93 por cada 100,000 habitantes.

Otro dato importe que se agrega, son los gastos económicos que se generan en el
sistema de salud y en las familias por Diabetes Mellitus e Hipertensión Arterial,
aquí en México se invierte mucho dinero pero desafortunadamente se va en
gastos para controlar y tratar las consecuencias (medicamentos, materiales,
hospitalización, etc.) mientras que la inversión para la parte preventiva es mínimo,
además que las familias también tienen gastos excesivos para el control y
tratamiento de la enfermedad, donde de cada $100 destinan $52 para tratar este
mal7.

Dentro de este contexto, no se puede pasar como desapercibido los estilos de
vida no saludables ya que estos son factores determinantes que inciden en la

7

Periódico Vanguardia (2012). “Casi 8 mil mdd. Le costó la diabetes a México en 2011”. México: Vanguardia.

624

�aparición de nuevos casos, en la magnitud y trascendencia de estas
enfermedades crónicas no transmisibles.
En cuanto a las políticas públicas y marco normativo que sustentan y atienden a la
Diabetes Mellitus e Hipertensión Arterial, se puede mencionar que si existen
programas específicos para su prevención y control tanto a nivel nacional como
localmente, de igual manera se encuentran las normas oficiales mexicanas
mismas que se encargan de la prevención, detección, diagnóstico, tratamiento y
control de la Diabetes e Hipertensión. A continuación exponemos el marco
instrumental (Figura 1) que ha tenido el sistema nacional de salud con miras al
control del este problema de salud.

Figura No. 2 Trayectoria de las políticas y marco jurídico para el control del
DM/HTA

Fuente: Creación propia

Sin embargo a pesar de contar con todos estos documentos técnicos y normativos
desde años atrás, se considera que todavía falta mucho por hacer, porque no ha
tenido el impacto deseado en la población, ya que en la actualidad las tendencias

625

�indican que la morbi-mortalidad por estas enfermedades siguen en aumento y nos
muestran un escenario con una población afectada por estas enfermedades.

Otro dato relevante por analizar es el desarrollo educativo que se está llevando a
cabo en los grupos de diabéticos e hipertensos, es por eso que describo a
continuación la conceptualización de la categoría Salud, así como de la Educación
para la Salud y sus diferentes aplicaciones.

La Educación para la Salud Perea (2002) la incluye

como disciplina, se

constituye formalmente como materia autónoma en 1921 con el primer programa
de Educación para la Salud que impartió el Instituto de Massachusetts, aunque
había sido empleada esta terminología, por primera vez, en 1919 en una
conferencia sobre ayuda a la salud infantil.

La primera organización Rosen (1958) profesional surge en 1922 The public health
education, sección de la American public health association. Hasta 1937 Rothman
y Birne, N. (1981) exponen que no se establece una competencia profesional, y en
1977 es cuando se edita un documento que regula las funciones de los
educadores de la salud pública y su contribución a la reducción de problemas de
salud y, en consecuencia, a elevar el nivel de bienestar en la sociedad

La Organización Mundial de la Salud (OMS) (1998), menciona que la educación
para

la

salud,

comprende

las

oportunidades

de

aprendizaje

creadas

conscientemente que suponen una forma de comunicación destinada a mejorar la
alfabetización sanitaria, incluida la mejora del conocimiento de la población en
relación con la salud y el desarrollo de habilidades personales que conduzcan a la
salud individual y de la comunidad.

626

�METODOLOGIA

Bajo este panorama, surge el interés y preocupación como profesionales de la
salud de tener una mirada fija para la atención y el análisis a los contenidos y la
operatividad de los programas educativos para la prevención y control de estos
padecimientos, conocer cómo se está desarrollando con estos grupos de
diabéticos e hipertensos, cómo es la interacción entre el educador y el educando,
como es la participación grupal,

estos indicadores son elementos para la

reflexión, donde todo parece indicar que siguen con un modelo educativo
tradicional, institucional y vertical.

Es importante señalar que para la elaboración de esta etapa del trabajo, se ha
adaptado la propuesta de Mtra. Silvia Galeana de la O. para el diseño de modelos
de intervención en su primera fase denominada momento explicativo, lo que ha
dado pauta al análisis del contexto exógeno (expuesto en el apartado anterior) y
endógeno (trabajo de campo) en torno a este problema de salud con una mirada
desde lo social.

Es así que a partir de este contexto, se ha dado la importancia de abordar como
punto de focalización, el aprendizaje y actitudes del paciente diabético e
hipertenso relacionado al proceso de educación recibido en el Centro de salud de
Tamulte Delicias de Villahermosa Tabasco así como determinar si estas actitudes
corresponden al autocuidado esperado por el proceso educativo.

Como población sujetos en estudio, se señala que se llevó a cabo en el Centro de
Salud con Servicios Ampliados (CESSA) de Tamulte Delicias ubicado en
Villahermosa, Tabasco, Institución pública perteneciente a la Secretaría de Salud
del gobierno del estado de Tabasco. Situado en la calle Gustavo Hernández
Loroño No. 302

de la Colonia Delicias, consta de 12 núcleos básicos de primer

nivel de atención de la salud, sin embargo, en el estudio social se trabajó solo con
627

�el núcleo básico No. 11 turno matutino, integrado por un médico, una enfermera y
un licenciado en Trabajo Social con funciones de promotor de salud y que atiende
la población de las colonias Atasta e Infonavit como sector de responsabilidad, es
zona urbana y se encuentra a una distancia de 2 kilómetros de la unidad médica.
En la parte comunitaria, se cuenta con una autoridad local llamado delegado
municipal y también se encuentra integrado un grupo de titulares del programa
“Oportunidades”.

Para el análisis de las interrelaciones en el contexto de estudio, se establecieron
cuatro categorías y variables de estudio a continuación se presenta su definición
operacional:

1.- Perfil del grupo, donde las variables consideradas principalmente fueron la
edad, sexo, ocupación, nivel de escolaridad, estado civil, datos de la familia
y vivienda, el tiempo que llevan con la enfermedad y de pertenecer al grupo
educativo o club, cuántos días al mes se realiza la prueba del azúcar y
presión arterial y si mantiene un registro de resultados para su conocimiento
y control de la enfermedad.

2.- Proceso educativo, se emplearon los indicadores de educación y asesoría
recibida por parte del equipo de salud responsable de su atención en los aspectos
de la enfermedad, cuidados, si llevan algún programa de ejercicios o actividad
física y alimentación, entendimiento y comprensión general del padecimiento, en
hacer frente al estrés, el papel importante del ejercicio y la alimentación, los
medicamentos que consume, la forma de utilizar los resultados de monitoreo, la
prevención y tratamiento de bajo y elevado nivel del azúcar en la sangre,
beneficios de un buen control del azúcar, prevención de las complicaciones y la
relación de la diabetes con el embarazo.

628

�3.- Actitudes para el autocuidado, se investigaron variables de soporte donde
el paciente quiere mucha ayuda y apoyo de la familia, donde la familia y amigos
apoyan mucho y si aceptan la enfermedad y respaldan el apoyo para el control de
la diabetes en los parámetros de seguir un plan alimenticio, actividad física,
manejo de sentimientos, toma de medicamentos, monitoreo del nivel del azúcar y
quién le brinda mejor ayuda para en el cuidado de su diabetes, por otro lado se
indagó también sobre el conocimiento de la diabetes destacando los indicadores
de que si se inyectan insulina tienen una enfermedad leve o es más grave, quién
debe tomar las decisiones más importantes para el cuidado de la enfermedad, si
los profesionales de la salud deben ayudar en la toma de decisiones, si es
importante realizarse el monitoreo, si afectan los efectos emocionales, si cambian
la expectativa de vida con su padecimiento, si hay que llevar un control estricto, si
hay mayor preocupación entre las personas que toman pastillas o los que se
inyectan insulina y si el apoyo de los familiares es importante para el tratamiento.

4.- Conductas de riesgo, en esta última categoría se abordó las variables de
identificación de riesgos o la probabilidad de descontrol de la diabetes
considerando si tienen control sobre los riesgos para su salud, si están enfermos
no hay mucho que pueda hacer, si creen que sus esfuerzos personales ayudan a
controlar sus riesgos, o si son menos propensos al descontrol, en comparación
con otros que llegan al grupo educativo o club que si tienen menos probabilidades
para

el descontrol y agravamiento de la enfermedad, si aumenta el riesgo el

llevar una dieta saludable, hacer ejercicio, el aumento de peso, si lleva mucho
esfuerzo

el hacer ejercicio, cuidar la alimentación para prevenir a que se

desarrolle el padecimiento, si su familia no cambian sus hábitos de estilos de vida
saludable aumenta el riesgo de contraer la enfermedad y si su familia ha realizado
cambios

o está pensando en realizar

cambios en un futuro si reduce las

probabilidades de que se desarrolle la diabetes.

629

�Para caracterizar y sustentar éstas variables o indicadores, se determinaron las
siguientes técnicas:
•

Observación No Participante

•

Visitas Domiciliarias

•

Notas de Campo
Con la finalidad de conocer y delimitar el área geográfica del sector de
responsabilidad así como la identificación y domicilio de los pacientes en
estudio.

•

Entrevista Estructurada

•

Instrumento: Cuestionario para el perfil de los cuidados del diabético, escala
de medición percepción y actitudes, investigado y aprobado por el centro de
Investigación y Capacitación de Diabetes de la Universidad de Michigan el
cual fue traducido al español.

RESULTADOS

En lo que respecta a los fines del club o grupo educativo, este se integra por cada
centro de salud, núcleo básico o consultorio, en este caso se encuentra integrado
la del No.11. En cuanto a la supervisión médica generalmente se realiza al equipo
de salud responsable de la atención e integración del club, no se realiza
directamente al grupo, ni los visitan a los integrantes. De hecho cuando se tienen
los talleres con el club, el equipo de supervisión ausente, no participan ni se
involucran.

En la impartición de los talleres educativos, se tienen programado uno mensual, al
mismo tiempo se aprovecha para realizarse su monitoreo del azúcar y de la
presión arterial, su control de rutina y su tratamiento. Los que no acuden en su cita
programada, el promotor de salud los visita y le otorga nueva programación. Se ha
podido observar que el equipo de salud sí fomenta y orienta la motivación a los
630

�pacientes para el autocuidado de su salud. Sin embargo el taller o mejor dicho la
plática educativa tiene un tipo de educación formal, tradicional donde el personal
de salud es el que habla, enseña y conoce, es muy mínimo la participación y
retroalimentación, por lo tanto no hay intercambio de experiencias y vivencias del
grupo. Se ha observado que la mayoría de los pacientes están en el rubro de
descontrolados, no ha impactado la atención y tratamiento, aunque estén en el
club o grupo educativo.

En relación a la capacitación sobre los temas básicos que se deben desarrollar
como los conocimientos de la enfermedad, componentes y metas del tratamiento,
intercambio de experiencias y discusión de datos, prevención y detección de la
diabetes en los familiares y comunidad, actividades sociales y de recreación se
analiza que si se realizan en forma mensual los temas antes mencionados, que
regularmente se imparte uno cada mes. No considero impartición de talleres,
porque casi no hay participación activa del grupo y no llegan todos, los que llegan
en un mes, el próximo ya no llega y acuden otros, no hay una secuencia
sistemática de capacitación de los integrantes. No hay intercambio de
experiencias y discusión de datos, la capacitación es vertical por parte del médico
responsable.

Dentro de esta actividad, no se enfatiza que los pacientes deberán de llevar su
registro personal del control de su glucosa y presión arterial. Y que se estén
monitoreando frecuentemente durante el mes (varias veces). Además que no
todos los pacientes cuentan con su glucómetro y baumanómetro para su medición
de autocontrol, en estos casos tienen que acudir al centro de salud o particular y
generalmente ya no regresan si no hasta el mes.

En relación a la alimentación, se da la orientación pero no se lleva a cabo ninguna
demostración alimentaria, por lo que no es práctico lo que podría dificultar el la
compresión de esta medida de control por parte del paciente.
631

En adquisición de

�recursos propios, no se lleva a cabo ninguna actividad para esto, si se les pide
algún apoyo de participación si lo realizan en ocasiones.

La aplicación del cuestionario de factores de riesgo, en lo general se realiza en la
consulta propia, no con la intencionalidad de los familiares diabéticos directos.
Casi no se trabaja la parte comunitaria para la promoción de estilos de vida
saludable.

Por otra parte, en actividades sociales en un principio si se hacía, pero se dejó de
hacer porque casi no hay tiempo para ello, no se aborda mucho la salida a la
comunidad o de campo, o quizá falta de compromiso. Lo que se realiza
actualmente es que participen en un desfile o caminata para conmemorar el día
mundial de la diabetes por ejemplo. Y por lo tanto no hay esa confianza del
personal de salud para que se sienta motivado el grupo.

En las estrategias para la educación del paciente, se muestran los siguientes
indicadores de análisis como la enseñanza centrada en el diabético e hipertenso,
aprendizaje activo, trabajo en pequeños grupos, solución de problemas y
autoaprendizaje, se puede comentar que el personal de salud se centra más en la
temática que se va abordar, no en las necesidades o experiencias de los
pacientes. Si se maneja conceptos básicos y simples, pero casi no hay
participación grupal, no hay intercambio de ideas. Si se maneja grupos pequeños
para la capacitación, porque no llegan todos, pero falta eso, la motivación y la
expresión de los pacientes de como se sienten, como se cuidan, como se
controlan, que apoyos reciben de sus familiares, escuchar al grupo. Cuando se da
el tema de Autocontrol del monitoreo de azúcar y presión, si se explica cómo se
debe realizar, pero la práctica y la demostración es muy poca y no se insiste en su
seguimiento y registros de resultados, por ejemplo que se retome en la próxima
sesión. Otra cosa, al finalizar el tema no se retoma alternativas de solución y ni se
enfatiza sobre los cuidados que deberían seguir.
632

�Por último en las etapas del proceso de cambio de conductas donde se incluyen
componentes de convencimiento y negociación con el paciente, preparación para
el cambio, inicio del cambio y estrategias para mantener activo el proceso de
cambio se aprecia que si existe esa parte de información y negociación para
convencer al paciente a cuidarse y controlar su enfermedad, pero desde el punto
de vista personal, propio del paciente, no considera como está su entorno social,
familiar y por lo tanto no lo maneja en forma integral esta labor, entonces queda a
media este convencimiento. Que al final de cuentas el diabético o hipertenso
responde que si lo va hacer, que si va a cumplir pero no como un compromiso de
cambio, de forma pasiva se puede decir. Al igual sucede con la etapa de
preparación del cambio, falta ese conocimiento con mayor profundidad del
personal de salud sobre las necesidades sentidas de los pacientes, de su vida
cotidiana, situación familiar y social, apoyos, etc. Falta reforzar e insistir cuales
serían los cambios esperados, pero convencidos y reconocidos por el paciente, no
hay retroalimentación, no hay ejercicios prácticos donde se le haga ver al diabético
o hipertenso las soluciones y dificultades del éxito de su autocuidado y control de
la enfermedad.

Es cierto que el personal de salud, realiza la orientación, la educación para lograr
cambios, ver dificultades, pero son mínimos y no hay esos entrenamientos
prácticos para reforzar la enseñanza – aprendizaje. (como recordatorios, ayuda
familiar, compromisos). Por último, con relación a mantener activo el proceso del
cambio, si el médico identifica las recaídas, pero falta más seguimiento de los
mismos, hay poco contacto con los pacientes y con sus familiares, cada mes, así
como las correcciones para mejorar las recaídas.

En cuanto al apoyo del área de psicología, afortunadamente en el Centro de Salud
si cuenta con este servicio y el médico responsable refiere o canaliza a los
diabéticos que considere para su atención psicológica, sin embargo no hay
633

�seguimiento de esta atención, es aislada, así como el de nutrición y odontología. Y
si se platica generalmente cada mes, el equipo de salud integrado por el médico,
enfermera y promotor de salud sobre el seguimiento de los pacientes, más las
otra áreas implicadas como psicología, nutrición y odontología no participan en
esta atención integral, tampoco hay participación del equipo de supervisión y la
parte normativa de estos programas (diabetes e hipertensión) para ver qué está
pasando o el seguimiento de los pacientes o funcionamientos del club o grupo
educativo, cuando menos en forma mensual no se ve esta actividad, si hay
supervisión médica aproximadamente cada 3 meses, pero habitualmente es para
pedirte y checar documentos técnicos y no ir directamente con los pacientes o con
el grupo.

La primera categoría llamado perfil del grupo, y variable cuanto tiempo lleva con la
enfermedad, se distinguió que un 60% de los sujetos de estudio tienen más de 5
años con el padecimiento y el 45% con 3 años o más de pertenecer al club o
grupo del Centro de Salud. Igualmente el rango de edad que predominó en el
grupo fue el de 48 a 57 años de edad con el 45%.

También se apreció que de la población estudiada, el 90% se hace la prueba del
azúcar una vez al mes y el 80% no lleva un registro de los resultados, esto lleva a
una interpretación problemática porque el lapso de tiempo para su prueba es muy
prolongado y poco significativo en el número de tomas el día que se lo realizan, y
lo más grave y riesgoso es que no llevan ningún registro o anotaciones pertinentes
de sus resultados, en este caso los pacientes debe monitorearse sus niveles de
azúcar y presión en varias ocasiones al mes y registrarlas para poder identificar
las variaciones de la glucosa-presión, así se sabrá los momentos cuando está bajo
o elevado los niveles y notificarlos al médico para hacer los ajustes necesarios en
el tratamiento y en las medidas preventivas, ayudando de esta manera a retrasar o
evitar las complicaciones de la Diabetes e Hipertensión.

634

�Además de la conducta expresada párrafos arriba, se observa, la presencia de
familiares con problema de diabetes o hipertensión, sin embargo no asisten al
programa educativo y no se unen al acompañamiento de orientación del diabético
e hipertenso. Es posible que estos familiares no le den la importancia a los
cuidados preventivos para el control de su enfermedad.
En cuanto a los contenidos del acto educativo se puede decir que no se han
generado aprendizajes y conductas de control, dado que un dato interesante es el
hecho que el 30% refiere no haber recibido alguna orientación sobre Diabetes e
Hipertensión, aún cuando son parte del grupo educativo, además se demuestra
como ya se ha expuesto que un porcentaje más alto no se monitorean su azúcar
y presión, no llevan ningún registro, hay poca comprensión en el manejo del
estrés, en seguir un plan alimenticio, realizar actividad física y prevención de las
complicaciones, sin embargo hay personas que ya han recibido orientación con el
40% pero tienen deficiencias en el entendimiento de las complicaciones de la
enfermedad y esto lleva a pensar que las orientaciones impartidas no se están
comprendiendo adecuadamente por los pacientes y no están teniendo el impacto
deseado en el control de estos padecimientos.

En la categoría de actitudes para el autocuidado, el 55% manifestó que su estado
de salud es regular, y que se puede analizar que durante el tiempo de acudir a su
cita, ellos presentan alguna molestia clínica propia de su enfermedad sin duda
alguna resultado de la falta del control de su enfermedad, lo antes expuesto se
constata en estas tres preguntas que refuerza esta problemática ya que los
entrevistados el 55% dijeron que no es necesario, en tratar de tener un buen
control del azúcar en la sangre debido a las complicaciones de la diabetes, va a
suceder de todos modos, otra fue que el 35% respondieron que están totalmente y
de acuerdo en que, no es necesario realizar exámenes de azúcar en sangre, para
las personas con diabetes tipo 2 y la tercera con el 75% contestó que estuvieron
de acuerdo

que, las personas que tienen diabetes tipo 2, probablemente no

llegan a tener

un control estricto de su azúcar en la sangre, esto refleja falta de
635

�sensibilización y concientización para el autocuidado de su salud y también se
podría relacionar , con la impartición de la actividad educativa donde no hay
comprensión y entendimiento del tema.

Y en la última categoría vinculado a las conductas de riesgo, se observó que la
mayoría del grupo con el 70%, expresó que tienen poco control sobre los riesgos
para su salud, así como el 30% contestaron que su conducta que toman si ya
tienen diabetes, es que no hay mucho que pueda hacer al respecto, igualmente
con el 40% respondieron en la variable de

que, están en desacuerdo en

comparación con otras mujeres - hombres que asisten al grupo en tener menos
probabilidades de descontrol de su enfermedad, se puede analizar esta parte que
sus aprendizajes y conductas de riesgo adquiridos son deficientes para el
autocuidado de su salud. Así mismo el 65% de los entrevistados contestaron que
si hay probabilidades que si los miembros de su familia no cambian sus hábitos de
vida, como la dieta o el ejercicio pueden contraer la diabetes en los próximos
años.

Entonces se puede deducir que uno de los principales problemas que se
presentan en los diabéticos e hipertensos son las conductas de riesgo
manifestadas por malos estilos de vida esencialmente como la alimentación
inadecuada, inactividad física, falta de control sobre su salud, los monitoreos
prolongados de su azúcar en la sangre y presión arterial, tomas de control sin
registros, no le den la importancia a los cuidados preventivos para el control y
complicaciones de su enfermedad, falta de interés y compromiso para el
conocimiento de su Diabetes o Hipertensión.

Con base a estos resultados, es oportuno que se proponga un modelo educativo
dirigido e este grupo o club de diabéticos e hipertensos desde una perspectiva de
la educación popular, muy diferente al modelo de educación tradicional, formal,
vertical y hasta cierto punto prescriptivo que se aplican en las instituciones.
636

�El enfoque de la educación popular, Shugurensky, D. (1989).

se trata de un

mecanismo o sistema metodológico que, inserto en procesos de movilización y
organización popular, podría utilizarse como apoyo en la tarea de elevar los
niveles de conciencia crítica, mejorar la capacidad de movimiento y viabilizar la
adquisición de los conocimientos, habilidades y destrezas para participar del poder
social y la gestión colectiva.

Es de suma importancia porque facilitan la construcción de oportunidades de
aprendizaje, con la finalidad de favorecer el análisis y la reflexión del problema
existente de la diabetes e hipertensión y para que sean respondidas
colectivamente, donde se garantice iguales oportunidades de desarrollo humano
integral para todas y todos, donde expresen libremente sus problemas,
necesidades, sus experiencias, historias de vida y propongan alternativas para
solucionarlos.

Implica momentos de reflexión, un cambio en su forma de pensar y actuar, se
busca crear un razonamiento crítico y reflexivo, con una enseñanza - aprendizaje
de tipo horizontal y dialógica, para transformar sus experiencias y entendimientos
en nuevos conocimientos que beneficien su salud en los aspectos de prevención y
control de estas enfermedades, evitando complicaciones, el autocuidado, así
como mejores estilos de vida saludable, sin olvidar la importancia de la
participación activa y consenso de todo el grupo como elemento principal de la
educación popular. Esencialmente se pretende hacer del paciente un sujeto
histórico en el cuidado de su cuerpo y salud ya que su conducta rebasa la
intencionalidad de los programas educativos institucionalizados.

Asimismo, daría solución al problema de los aprendizajes educativos

no

significativos manifestados en las conductas de riesgo que tienen actualmente
los pacientes diabéticos e hipertensos. Se busca dar una respuesta y resultados
637

�positivos al problema de este grupo educativo con la educación popular, además
que sean los agentes del cambio y promotores transformadores de su propia
salud, de su familia y la comunidad, para lograr un futuro mejor deseable y una
mejor calidad de vida.

CONCLUSIONES

Explorar las relaciones exógenas y endógenas en las que se manifiesta la DM y la
HTA podemos llegar a las siguientes conclusiones:

1.- Es un hecho que a pesar del marco legal con el contamos los mexicanos y
mexicanas, a pesar de que las Unidades Médicas intentan direccionarse con base
a los estándares y los lineamientos establecidos en las políticas y los programas
de salud que se derivan para el control de la DM y la HTA, estas enfermedades
siguen siendo causa de muertes y gasto para sistema de salud.

2.- El Modelo Educativo institucional,

se encuentra desfasado

entre la

intencionalidad y las formas de operación pedagógica, ya que en particular los
pacientes adscritos al programa educativo en el contexto de estudio a pesar de
tener más de tres años aún manifiestan conductas de riesgos significativas.

3.- Es claro que estamos frente a padecimientos cuya alternativa de control
dependen de la

sensibilización y concientización del paciente y su familia,

aspectos esenciales que conllevan a la manifestación de conductas positivas para
el autocuidado que aún se observa lejano de ser producto de los procesos
educativos vigentes.

4.- Sin duda alguna este escenario, se visibiliza como una oportunidad para los
Trabajadores Sociales ya que hace posible la construcción y operación

de

procesos comprometidos por la disciplina orientados a la toma de consciencia
638

�sobre las reproducciones de vida cotidiana particularmente sobre las que tienen
una relación muy fuerte con las conductas de riesgos de la población diabética e
hipertensa a través de procesos denominados alternativo como la educación
popular.

REFERENCIAS

Encuesta Nacional de Salud y

Galeana de la O, Silvia (2006)

Nutrición 2006 (ENSANUT)

Promoción Social una opción metodológica.

México Plaza y Valdés.

Organización Mundial de la Salud (1998), Glosario de Promoción de la Salud:
Sección I: Lista de términos básicos, OMS, Ginebra. p. 13

Perea Quesada, Rogelia (2002), La Educación para la salud, reto de nuestro
tiempo. Universidad Nacional de Educación a Distancia, Educación XXI, España
Periódico Vanguardia (2012). “Casi 8 mil mdd. Le costó la diabetes a México en
2011”. México: Vanguardia

Rosen, G. (1958): A history ofpublic health. MD Publications, Nueva York.

Rothman, A. I. y Birne, N. (1981), Health education for children and adolescent, en
Education al research, vol. 51,pp. 85-100.

Shugurensky, D. (1989). Introducción al mundo de la promoción social. México:
Biblioteca Digital Crefal.

639

�CONDUCTAS SEXUALES Y USO DE DROGAS EN ADOLESCENTES
ESCOLARIZADOS EN NIVEL MEDIO Y MEDIO SUPERIOR EN EL ESTADO DE
NUEVO LEÓN.

María Dolores Corona Lozano
David De Jesús Reyes
Flavio Francisco Marsiglia

RESUMEN

El crecimiento de embarazos no planeados y uso de drogas son factores
importantes en la transición epidemiológica mundial, cambia las causas de
enfermedad y muerte (problemas infecciosos son sustituidas por crónicos)
señalando que las verdaderas causas se relacionan con factores de riesgo
prevenibles mediante cambios en factores personales, familiares, escolares y con
determinantes sociales que requieren cambios profundos Objetivo: Analizar las
conductas sexuales de riesgo y uso de drogas entre los adolescentes
escolarizados de Nuevo León, utilizando el modelo de Determinantes sociales.
Metodología: mixto, 1º Fase Cuantitativa, Fase 2 Cualitativa pendiente de
realizar. La Muestra probabilística

2216 adolescentes Instrumento: Encuesta

ESSRAEEMMS. Resultados: edad 12 y 19 años, media 15.24, moda 16, DS.
1.61; 245 sexualmente activos, edad primera relación sexual 11 - 18, media 15.21,
moda 15, DS. 1.28. 62% señalan que relación fue por amor y con su novio(a) y
3% reconoce hubo alcohol y drogas de por medio. 70% varones y 36% mujeres
afirma utilizar algún método anticonceptivo: razón principal para no uso no planear
relaciones . 56% reportan más de una relación, número parejas sostenido
relaciones en presente año 1-6, media 2; 4.9% han sostenido relaciones con
personas del mismo sexo. 9 de 13 y 17 reportan embarazo como resultados.
640

�46.38% consumen bebidas alcohólicas, inicio 8 y 16, razones frecuente consumo
de alcohol y drogas antes o durante relaciones sexuales: más potentes, aumentar
satisfacción, ayudar desinhibirse y mis amigos lo hacen. Conclusiones: El sexo
no seguro y el consumo de drogas lícitas e ilícitas están presenten en casi la mitad
de la población de estudio, lo que confirma que las políticas implementadas no
están alcanzando los objetivos que fueron diseñadas. Es importante la utilización
de otros modelos explicativos que ayuden a identificar los determinantes sociales
y las verdaderas causas de que conductas de riesgo sigan aumentando.

Palabras claves: adolescentes, conductas sexuales, uso de drogas

1.1 Planteamiento del problema.
La sexualidad, y el consumo de alcohol y drogas en los adolescentes,
figuran en la actualidad como uno de los asuntos con mayor prioridad en las
agendas políticas a nivel mundial. La preocupación de los distintos gobiernos
radica en reducir los riesgos de infecciones de transmisión sexual, el virus de la
inmunodeficiencia humana y los embarazos tempranos no deseados, dado que las
decisiones tomadas en la adolescencia son determinantes para el futuro de los
jóvenes y estos forman el capital social futuro de los países (OMS, 2010).
El crecimiento del número de embarazos no planeados y uso de drogas han
sido uno de los factores importantes en la transición epidemiológica que se vive
actualmente el mundo, como resultado de esta transición se presentan cambios
importantes en las causas de enfermedad y muerte de la población, los problemas
infecciosos son sustituidas por una condición de morbilidad crónica; resultado que
se puede tomar como señal de que las verdaderas causas tienen más que ver con
factores de riesgo prevenibles mediante cambios en los factores personales,
familiares, escolares y con determinantes sociales, mismos que requieren de
cambios profundos para poder mejora en la calidad de vida de la población.

641

�Las conductas sexuales de riesgo y el uso de drogas al iniciar o durante las
relaciones sexuales han dejado de ser exclusivas de ciertos estratos
socioeconómicos de la población, para extenderse a todos los segmentos,
especialmente a los más vulnerables, los adolescentes, también conforma uno de
los grandes problemas con los que se enfrenta la sociedad en nuestros días, la
participación de los jóvenes en estas conductas, toma especial relevancia social
cuando se tiene en consideración que la adolescencia se configura como un
período vital de riesgo, al ser en esta etapa en la que se realizan los primeros
acercamientos a la sexualidad y a las drogas licitas e ilícitas.
De acuerdo a el Population Reference Bureau en el 2013 existían a nivel
mundial 1809.6 millones de personas entre 10 y 24 años, mismos que al ejercer su
sexualidad se exponen a problemas tales como embarazos no deseados o no
planeados,

infecciones

sexualmente

transmisibles

(ITS),

virus

de

inmunodeficiencia humana / síndrome de inmunodeficiencia adquirida (VIH/SIDA);
a lo que se suma que en su interacción social con sus pares se a cercan mas al
consumo de tabaco,

alcohol y drogas ilícitas, mismas que muchas veces las

utilizan antes o durante las relaciones sexuales; estos problemas se incrementan
al no disponer de recursos que les ayuden a disminuir los peligros, tales como el
acceso a los servicios de salud y conocimientos adecuados y suficientes sobre
métodos de protección.
La Organización Mundial de la Salud (OMS) señala que el impacto anual de los
problemas y peligros a los que se enfrentan los jóvenes son de: 2,5 millones de
jóvenes entre 10 y 24 años que mueren por causas prevenibles, 16 millones de
mujeres entre 15 y 24 años dan a luz, 40% de los casos nuevos de infecciones por
VIH son en adolescentes entre 15 y 24 años, así como el aumento considerable
del número de adolescentes que se inician en el consumo de tabaco y alcohol a
edades tempranas (OMS, 2011);

Otro dato importante lo da a conocer la

Organización Iberoamericana de la Juventud (OIJ) al señalar que la tasa de
fecundidad de las adolescentes

de América Latina ha aumentado en forma

642

�considerable en los últimos 30 años al reportar que el porcentaje de embarazos en
esta población se encuentra en 7,3, mismo que corresponde aproximadamente a
80 por mil embarazos en adolescentes o casi un 50 por ciento más alta que el
promedio mundial que es 4,8 porciento (BID,2011).
También la OMS, en su reporte 345 (2011), señala que a nivel mundial la
práctica de las conductas sexuales de riesgo8 y el uso de drogas9 fueron las
responsables de 2.9 millones de muertes (5.2% de la tasa de mortalidad total); un
ejemplo de ello es que en el año 2010 el número de casos diagnosticados con VIH
fueron de 34 millones, mientras que las muertes relacionadas con esta
enfermedad disminuyó a 1.8 millones gracias al uso de los antirretrovirales y no a
las acciones de prevención;

Otro resultado emitido por la ONU sobre las

consecuencias de las conductas sexuales de riesgo es el alza en el número de
embarazos no deseados o no planeados, además del aumento de la incidencia y
prevalencia de las ITS (Informe ONU, 2011).

Además, en el Informe sobre Uso de Drogas 2011 la OMS también
considera el consumo de alcohol como un factor asociado a la práctica de
conductas sexuales impulsivas, muchas veces de riesgo, por lo que el consumo
de drogas es considerado un factores de riesgo10 para los embarazos en

8

Conductas sexuales no seguras o de riesgo: Práctica de conductas sexuales que pueden afectar la salud de
los adolescentes al llevarse a cabo sin la protección necesaria para prevenir infecciones de transmisión
sexual, VIH/SIDA y embarazos, para fines de esta investigación estas pueden ser sexo anal, sexo oral, sacas
antes (coito interrumpido), sexo no seguro (no uso de condón durante las relaciones) y no uso de métodos
anticonceptivos, relaciones sexuales con personas del mismo sexo.
9

Según la Organización Mundial de la Salud (OMS), droga es toda sustancia que introducida en un
organismo vivo por cualquier vía (inhalación, ingestión, intramuscular, endovenosa, es capaz de actuar sobre
el sistema nervioso central, provocando una alteración física y/o psicológica, la experimentación de nuevas
sensaciones o la modificación de un estado psíquico, es decir, capaz de cambiar el comportamiento de la
persona, para fines de esta investigación se tomarán las siguientes: tabaco, alcohol, marihuana, cocaína,
bebidas energéticas

643

�adolescentes y la adquisición de ITS mismas que se han favorecido y las
relacionan con el incremento en un 12% de los consumidores de drogas a nivel
mundial.
Otra organismo a nivel mundial que también se adhiere a la OMS para dar a
conocer la gravedad de la problemática derivada de la práctica de conductas
sexuales de riesgo y uso de drogas es la Organización Panamericana para la
Salud (OPS), al reportar que América Latina ocupa el segundo lugar en embarazo
adolescente, solamente superado por África; al mismo tiempo ratifica que el
consumo de drogas como el alcohol es un factor de riesgo importante que propicia
las prácticas sexuales sin protección, al señalar que la mitad de los nuevos datos
sobre la infección por VIH se están notificando en personas con edades menores
a 25 años y la forma de contagio, en su mayoría, es por vía sexual y en la etapa
de adolescencia; Estados Unidos igualmente que la OMS y la OPS considera a
los adolescentes una población en riesgo y vulnerabilidad al referir que los
mayores índices de contagio por VIH están en los jóvenes varones de 17 y 19
años (Villaseñor, 2003).
Uno de los factores que se ha ligado a la práctica de relaciones sexuales de
riego acompañadas por el uso de drogas es la desigualdad en el acceso a los
servicios de salud y a la educación, situación que imperan en muchos países a
nivel mundial y más específicamente en América Latina; y más concretamente la
desigualdad que se presenta en el rubro de la salud sexual y reproductiva en la
población adolescente; esta desigualdad se evidencia en mayor proporción en la
población con un mayor índice de marginación y con menor nivel de escolaridad,

10 Factores de riesgo para fines de esta investigación son: cualquier característica o cualidad de una persona
comunidad o del entorno, que se sabe va unida a una elevada probabilidad de actuar como motivantes para
llevar a cabo conductas sexuales de riesgo o uso de drogas , inicio de vida sexual a temprana edad, múltiples
parejas sexuales, el medio ambiente, amigos, escolaridad, situación familiar,

644

�y da como resultado elevación de las tasas de morbilidad y mortalidad entre los
jóvenes.

Hoy en día existe evidencia suficiente que demuestra que la desigualdad en
salud y sus complicaciones son evitables, incluyendo la de la salud sexual y
reproductiva, ya que pueden reducirse mediante políticas públicas

(Borrel y

Artazcoz, 2007); sin embargo, la solución predominante es con las políticas de
salud, pero en la mayoría de los países estas políticas son centradas en el
tratamiento de las enfermedades, sin incorporar acciones sobre el entorno social,
las “causas de las causas”. En consecuencia, los problemas de salud subsisten,
las inequidades en salud y atención aumentan y los resultados obtenidos de
acuerdo a las políticas de salud vigentes resultan insuficientes, uno ejemplo de
ello es que existe un gran porcentaje de jóvenes que no hacen uso de los
anticonceptivos aún y que expresan su deseo de limitar o espaciar su
descendencia (demanda insatisfecha) lo que se deriva de un acceso o
disponibilidad de métodos de protección restringida que aumentan el riesgo; entre
2005 y 2010, la candidiasis urogenital y el Virus del Papiloma Humano (VPH) son
las afecciones de mayor incidencia en jóvenes de 15 a 24 años (WHO, 2005,
INEGI, 2013).
El gobierno de México también está de acuerdo en indicar que la
desigualdad en salud sexual y reproductiva en la población adolescentes es un
factor que puede incrementar de forma considerable las tasas de morbi-mortalidad
en la población al publicar en la Evaluación Trasversal de Políticas y Programas
(2012) que el 36% de los y las jóvenes no cuentan con acceso a los servicios de
salud, por lo identifica la vulnerabilidad en que se encuentra este grupo etario para
presentar ITS y las complicación derivada de las mismas a crecentadas por el
inicio de las relaciones sexuales a edad temprana señalada en el Boletín de
Epidemiología de la SSA en el año 2010, donde se destaca que son el producto
del no uso de métodos de protección y/o anticonceptivos y de las conductas
645

�sexuales impulsivas; que se ven favorecidas por el consumo de alcohol o drogas
antes de las relaciones sexuales. Ratificando esta desigualdad el Plan Nacional de
Salud (2007-2012) informa que el 72.5% de los adolecentes varones mexicanos
que son sexualmente activos declaran

haber utilizado algún método

anticonceptivo o de protección en su primera relación sexual contra sólo el 41.4%
de las mujeres de su misma edad.
Específicamente en Nuevo León, la desigualdad de oportunidades en
relación a salud sexual y reproductiva se manifiesta al reconocer el gobierno del
estado que de acuerdo con la Constitución Política de los Estados Unidos
Mexicanos, todas las personas tienen derecho a decidir de manera libre y
responsable el número de hijos que desean tener y en el tiempo en que ellos
decidan, pero para poder ejercer este derecho es necesario que todos tengan
asegurada la disponibilidad y el acceso a los servicios de salud, al mismo tiempo
de contar con la información necesaria que les permita tomar las decisiones
correctas al ejercer su sexualidad; un ejemplo de que no todos los jóvenes
cuentan con información adecuada y dotación de recursos materiales para la
práctica del sexo seguro se identifica con los siguientes cifras: el censo de
población y vivienda del 2010, reporta que el 71.3% de mujeres de 15 años y más
han tenido cuando menos un hijo nacido vivo, en el estado para el 2011, el 16.8%
de los nacimientos provienen de madres adolescentes, dato que concuerda con
las estadísticas señaladas en los microdatos del censo nacional 2010 (INEGI,
2013)Los Determinantes Sociales de Salud al interactuar entre ellos pueden
producir desigualdades que se manifiestan en
ayudan a

conductas de riesgo; también

reconocer que hay grupos poblacionales más vulnerables para la

adquisición de estas conductas, como son los niños y los jóvenes, quienes pueden
sufrir consecuencias negativas mayores, entre las que se encuentran los
matrimonios forzados y a temprana edad, violencia, maltrato, problemas de salud

646

�derivados de la práctica de sexo no seguro, la posibilidad de truncar su desarrollo
personal y la realización de proyectos positivos de vida, entre otros,.
Los determinantes sociales de salud incluyen factores culturales que
impactan las conductas de los adolescentes, entre estos se encuentra la
educación y específicamente la educación sexual institucionalizada que se imparte
en las primarias y secundarias del País, está educación ha tenido una historia
larga y con muchos altibajos; existen antecedentes que desde 1930 se detectó la
importancia y la necesidad de la enseñanza de la educación sexual de los niños
en las escuelas.
También, la fracción décima del Artículo 7º de la Ley General describe que
el desarrollo de actitudes solidarias en los individuos y crear conciencia sobre la
preservación de la salud, el ejercicio responsable de la sexualidad, la planeación
familiar y la paternidad responsable, sin menoscabo de la libertad y del respeto
absoluto a la dignidad humana, así como propiciar el rechazo a los vicios y
adicciones, fomentando el conocimiento de sus causas, riesgos y consecuencias
son responsabilidad del Estado, sus organismos descentralizados y los
particulares; situación por la que se han implementado un amplio abanico de
planes de estudios que difieren en cuanto a objetivos, amplitud, aplicación y
contenido; programas que no han tenido el resultado esperado; el aumento en los
embarazos en la población adolescente y

las ITS en el país y en el mundo

continúa (INEGI, 2012).
La educación en materia de salud sexual ha sido criticada por la posible
respuesta de la población adolescente a la información que se le ofrece; Muchas
veces por el hecho de suponer que en ella se abordan de una manera explícita
prácticas

históricamente

consideradas

tabúes

(sexo

anal

o

prácticas

homosexuales), además de la creencia de que a través de ella se incita y estimula
la actividad sexual precoz al mismo tiempo de que su objetivo no es el
promover la abstinencia (Gruseit, 2002).

647

de

�Al igual que las instituciones de educación y las de salud, los determinantes
sociales de salud contemplan el medio ambiente que rodea a los adolescentes
como un factor determinante, en ese medio ambiente se incluye a la familia, la
cual ejerce su papel de formadora de las conductas de sus integrantes, entre las
que se encuentran las relacionadas con la sexualidad y con la ingesta de drogas
licitas e ilícitas, está formación de conductas se lleva a cabo a través de brindar
información, muchas veces utilizando mecanismos de silencio, censura, con una
visión reproductiva acrítica y poco dialogante, que facilita que las conductas
formadas no sean las adecuadas, si no que propician la adopción de conductas
de riesgo (Carvajal, 2006; Garita, 2000).
Uno de los elementos familiares que influyen para la adopción de conductas
de riesgo es la disminución de la solidaridad que se da muchas veces por razones
económicas, sociales, políticas y culturales en las familias se ha reportado como
factor relacionado al aumento de los usuarios de drogas, mismas que en algunas
ocasiones son utilizadas para iniciar o completar las relaciones sexuales
(Villatoro,2002); las conductas sexuales de riesgo y el uso de drogas pueden ser
el resultado de la interacción de los jóvenes con su ambiente familiar; factores
modificables por las acciones preventivas que pueden llevarse a cabo por las
autoridades (OMS 2009; Puex, 2003; Rossini, 2003).
Además de las instituciones educativas, de salud y la familia, el medio
ambiente externo (contexto) puede ser visto como un elemento determinante
importante en la formación de conductas en los jóvenes, debido a las condiciones
de vida en donde se nace, crecen y se desarrollan acentúan peligrosamente, ya
que incrementan la oferta de espacios para explorar el ambiente extra-familiar, el
cual se ha diversificado enormemente en cantidad y en poder de fascinación y con
riesgos como el consumo de drogas, SIDA y otras enfermedades de transmisión
sexual además de embarazo precoz o indeseado; peligros que se incrementan por
la creciente globalización (Olarra, 2000, SSP, 2011).
En el contexto, el grupo de amigos es la esfera que dominan la vida de los
jóvenes entre los 12 y los 18 años. Durante la adolescencia, el tiempo de contacto
648

�con los padres se reduce notablemente mientras con los amigos se aumenta; por
lo tanto cuando se une la deserción escolar a la disminución de contacto con la
familia el resultado de esta ecuación es la reducción de los

espacios de

contención y formación, quedando sólo el contacto con sus amigos, que si bien les
aporta elementos que les permitirán satisfacer necesidades básicas como el
pertenecer a un grupo, ser reconocidos dentro de él y construir su identidad,
también ofrece un poder de persuasión mucho mayor que el del propio hogar, que
configurará actitudes y creencias susceptibles de convertirse en conductas de
riesgo, dado el escaso control familiar existente (SSP, 2011).

Otro factor del contexto señalado dentro de los determinantes sociales de
salud que es incluido en la explicación para que la tasa específica de fertilidad en
adolescentes permanezca alta, es la desigualdades en el acceso y uso de los
servicios de salud, lo que manifiesta que en México existen grandes inequidades
en la adquisición de los recursos de salud reproductiva; situación por la que se
reconoce el embarazo precoz como una manifestación de falta de oportunidades
de las niñas de menos recursos. Es necesario recordar, además, que algunos
grupos tradicionales exigen una reproducción temprana por lo que la incidencia del
embarazo en adolescentes se puede observar en mayor número en los sectores
rurales, poblaciones indígenas y en los espacios de alta densidad migratoria
(OPS, 2008).
Los adolescentes mexicanos de ambos sexos son un grupo poblacional
donde las desigualdades en salud sexual y reproductiva son más evidentes. Estas
desigualdades los sitúan en una posición de mayor vulnerabilidad a embarazos no
deseados y a infecciones de transmisión sexual, incluyendo el VIH, al mismo
tiempo que al inicio de la ingesta de drogas; las cifras de embarazos, ITS y el
consumo de drogas en jóvenes de 15 a 19 años, proporcionan un panorama de
inequidades, principalmente en los sectores de educación y salud, que dan como
resultado una disminución de las opciones para desarrollar sus capacidades y con

649

�ello el acceso a oportunidades económicas, políticas, culturales y sociales (OPS,
2008).
Por lo tanto y acorde a la magnitud de los problemas de salud producto de
estas desigualdades y sus repercusiones futuras, la OMS recomienda a todos los
Países que presenten estadísticas similares a las antes descritas, utilizar
estrategias que se apoyen en el marco de determinantes sociales de salud,
tomando en cuenta que este marco describe la interacción de factores del
contexto externo que ven al fenómeno como probabilístico y no mecanicista; así
como que también se enfoca en la red de relaciones biológicas y sociales
existente en el sistema del cual forman

parte los individuos, (Rosen 1985:81

referido por Arellano, 2008).

Reconociendo que los problemas de salud sexual y reproductiva en los
adolescentes en México van en aumento, es inminente la necesidad de realizar
trabajos de investigación que permitan conocer qué factores del entorno social
interactúan en esta población y dan como resultado la práctica de conductas
sexuales de riesgo y uso de drogas en los jóvenes de los distintos estratos
socioeconómicos y las diferentes zonas (rurales y urbanas), lo que permitirá a las
autoridades el diseño de políticas, educativas y de salud, acordes a las
necesidades especificas y con un enfoque hacia el ejercicio de una sexualidad
libre de riesgos, al mismo tiempo de la promoción de una vida libre de adicciones
(Potenziani, 2007, OPS, 2008).
Por lo antes expuesto y tomando en cuenta la definición de problemas
prioritarios de Salud Pública a trabajar que emitió la OMS, sobre las conductas
sexuales y el uso de drogas surgen las siguientes preguntas de investigación:
¿Cuáles son las conductas sexuales y el uso de drogas que presentan los
adolecentes escolarizados de Nuevo León?

650

�¿Cuál es la relación entre las conductas sexuales y el uso de drogas antes y
durante las relaciones sexuales, entre los adolescentes escolarizados de Nuevo
León, con el acceso a los servicios de salud y la educación?
¿Son factores determinantes el acceso a los servicios de salud y la educación)
para la presencia de desigualdad de oportunidades en la salud sexual y
reproductiva en los adolescentes escolarizados en el nivel medio y medio superior
del Estado de Nuevo León?

OBJETIVOS GENERALES Y OBJETIVOS ESPECÍFICOS.
Determinar la presencia de conductas sexuales de riesgo y el uso de drogas antes
y durante las relaciones sexuales en la población adolescente escolarizada del
nivel medio y medio superior del Estado de Nuevo León.
Objetivos Específicos:
1.- Analizar si existe relación entre el uso de drogas y la práctica de conductas
sexuales de riesgo.
2.-Analizar si existente relación entre los factores determinantes acceso a los
servicios de salud y educación y la práctica de conductas sexuales de riesgo y el
uso de drogas.
4.- Establecer asociaciones ente los distintos factores determinantes y las
conductas sexuales y uso de drogas.
5.- Establecer el nivel de conocimiento sobre salud sexual y reproductiva de los
adolescentes escolarizados en el nivel medio y medio superior del Estado de
Nuevo León, por género, edad, nivel de escolaridad y nivel de marginalización.
6.- Identificar el uso de drogas antes y durante las relaciones sexuales entre los
adolescentes escolarizados de Nuevo León.

651

�7.- Establecer diferencias de conductas sexuales de riesgo y el uso de drogas
entre los adolescentes de acuerdo al género, edad, nivel de escolaridad y nivel de
marginación.
8.- Determinar si el acceso a los servicios de salud y a la educación son
determinantes para la práctica de conductas sexuales de riesgo y el uso de drogas
antes y durante las relaciones sexuales.

Marco Teórico-Referencial
Tanto las conductas sexuales de riesgo como el uso de drogas han sido
estudiados desde los enfoques de diversas teorías y modelos, entre las que se
encuentran la teoría de acción-razonada, el modelo socio-cognitivo desarrollado
por Bandura (1994), El modelo de creencias de salud (Becker, 1974), el modelo
transteórico del cambio (Grimley, Prochaska y Prochaska, 1997) , Teoría de la
Conducta Problema: Jessor y Jessor (1977).

METODOLOGÍA
De acuerdo a los objetivos y variables de estudios se decide utilizar un estudio de
tipo mixto; cuantitativo, en su primera fase el cual permitió medir mediante la
aplicación de encuestas estructuradas, la obtención de la información y una
segunda parte de forma cualitativa, donde se seleccionarán algunos casos de
interés específicos, en los cuales se profundizará más mediante entrevistas a
profundidad que ayuden a explicar las variables de interés y cualitativo en una
segunda fase.

Tipo de estudio:
El diseño del estudio fue de tipo cuantitativo, descriptivo, predictivo, transversal,
según Polit y Hungle (2002), se describen las variables de interés y el
652

�levantamiento de datos se hizo en un solo corte de tiempo; es de tipo predictivo
porque se busca el efecto de una variable sobre la otra, correlacional porque se
determino la relación que existe entre la variables de interés , en todo esta primera
etape el método de investigación que se utilizó fue el cuantitativo debido a que se
partió de la utilización de un instrumento medible por escalas previamente
establecidas.

Población, Muestra y Muestreo:
La población de interés la constituyen los adolescentes de ambos sexos que
asistieron a escuelas de nivel medio públicas, situadas en el estado de Nuevo
León tanto de las zonas urbanas como de las rurales.
La muestra fue seleccionada mediante el método probabilístico, tomando como
base el total del los adolescentes registrados como alumnos regulares en las
diferentes escuelas adscritas a la Secretaría de Educación del Estado de Nuevo
León y la Universidad Autónoma de Nuevo León; el número total de los
participantes fue de 2216..

Instrumento:
El instrumento utilizado fue

la encuesta sobre salud reproductiva de los

estudiantes de educación secundaria y media superior, para hombres y mujeres,
diseñados por el Centro Regional de Investigaciones Multidisciplinarias (2006) y
con actualización en el 2013, que cuenta con diseño para varones y mujeres.

653

�RESULTADOS
Los resultados del presente estudio se describen a continuación, en primer lugar
los datos sociodemográficos que identifican a los 2216 estudiantes de educación
media y media superior del Estado de Nuevo León que conformaron la muestra.
Se utilizan las medidas de tendencia central para la descripción de la población y
del fenómeno de interés, a continuación se establecen las comparaciones entre la
variables de estudio y los integrantes de la muestra y como punto final la
estadística inferencial donde se buscó la predicción y el efecto de las variables
independientes sobre las variables dependientes y las terceras variables,
mediadores y moderadoras, que pueden afectar la variable dependiente al mismo
tiempo que modifica la fuerza de la relación entre las variables (Baron&amp; Kenny,
1986).
Datos sociodemográficos de la población de estudio:
La edad de los estudiantes oscilo entre 12 y 19 años de edad presentando una
media de 15.24 y una moda de 16, la desviación estándar reflejada fue de 1.61
años; 245 estudiantes reportan ser sexualmente activos, la edad de su primera
relación sexual se encuentra entre 11 y 18 años con una media de 15.21 una
moda de 15 y desviación estándar de 1.28. La mayoría de ellos (as) (62%)
señalan que su relación fue por amor y con su novio (a) y el 3% reconoce que
hubo alcohol y drogas de por medio. El 70% de los varones y el 36% de las
mujeres afirma haber utilizado algún método anticonceptivo en su primera relación
sexual: como razón principal para el no uso refieren que no planeaban tener
relaciones sexuales. El 56% indican haber tenido más de una relación sexual y el
número de parejas con las que se han sostenido relaciones sexuales en el
presente año muestra un rango de 1 a 6 con una media de 2; el 4.9% señalan
haber tenido relaciones con personas de su mismo sexo.

El embarazo como

resultados de las relaciones sexuales se reporta en nueve adolescentes entre los
13 y los 17 años, con una media de 14.

654

�La muestra se integró con adolescentes que asisten al nivel medio y medio
superior en escuelas públicas del Estado de Nuevo León, 53% de varones y el
resto del sexo femenino. Los 5 niveles de marginación estuvieron representados,
dado las características del estado de Nuevo León, el mayor porcentaje se
concentró en el nivel de baja marginalidad con un 42.7%, mientras que el más
bajo porcentaje fue en el nivel de alta marginación con un 5.2% , 42.6% de
estudiantes de nivel de educación medio y 57.4% del nivel medio superior, el
14.5% de la muestra además de estudiar trabajan; de los estudiantes que trabajan
el 74.9% es para ayudarse en sus gastos personales, 30.4% para apoyar con los
gastos familiares y el 27.5% para pagar su escuela (Ver tabla No.1).
Tabla 1
Datos Demográficos de la Población de Estudio
Variable

fr.

%

Masculino

1178

53.2

Femenino

1038

47.8

103

4.6

89

4.0

Medio

205

9.3

Bajo

730

33.9

Muy Bajo

1079

48.9

1ero. Secundaria

79

3.6

2do. Secundaria

371

16.7

3ero. Secundaria

520

23.5

año 864

39.0

363

16.4

Sexo

Nivel de Marginalidad
Muy alto
Alto

Grado Escolar

1ero.
Preparatoria

655

�2do.

año 19

0.9

preparatoria
3er.

año

preparatoria
Trabajo
Si

323

14.6

No

1892

85.3

Razón para trabajar
Ayuda en gastos 99

30.4

del hogar
Gastos personales

242

74.9

Gastos escolares

89

27.5

Otros gastos

76

23.9

fuente:

n=2216

En las tablas No. 2 y 3 se puede observar que el 98.1% de los estudiantes
reportan que sus padres se encuentran vivos, pero resulta importante destacar
que un 2.8% expresan no saber, así como que el 16% de los padres y el 5% de
las madres no viven en el hogar; 20% de las familias son de tipo extensas, el 5%
son compuestas y el 63% son nucleares; el mayor porcentaje (30.8%) de las
madres cuentan con un nivel medio de educación, solamente un 11.8% de ellas se
sitúan en el nivel superior y el resto se distribuye entre el analfabetismo y el nivel
básico; entre los padres el nivel medio presento un 26.8% y solamente el 15.0%
cuentan con escolaridad de nivel medio superior.
El 21.8% de los integrantes de la muestra tienen acceso algún servicio de
salud (público o privado), de ellos el 31.4% refiere que los centros de salud a los
que pueden ocurrir si necesitan el servicio están muy retirados de su hogar.
Tabla 2
Datos Demográficos de los Padres de los Adolescentes.
656

�Variable

fr.
%

Esta viva tú mamá
Si

2174

98.1

No

30

1.4

No se

12

0.5

332

15.0

682

30.8

311

14.0

90

4.1

262

11.8

Nivel de escolaridad de la
madre
Primaria
Secundaria
Preparatoria
Técnico
Licenciatura
No se

539

24.3

Está vivo tú Padre
Si

2066

93.2

No

95

4.3

No se

51

2.3

657

�Nivel de escolaridad del
padre
Primaria
Secundaria
Preparatoria
Técnico
Licenciatura

263

11.9

593

26.8

335

15.1

66

3.0

333

15.0

626

28.2

No se

Tabla 3
Tipo de Familia de los Adolescentes participantes en el estudio.
Variable

fr.

%

Si

1817

82.0

No

354

16.0

No respondieron

44

2.0

2083

94.0

Tu padre vive en tu hogar

Tú madres vive en tu casa
Si

658

�No

110

5.0

No respondieron

22

1.0

265

12.0

1396

63.0

Extendida

443

20.0

Compuesta

110

5.0

Tipo de familia
Mono parentales
Nuclear

La jefatura del hogar se ejerce por ambos padres o por los padres y
abuelos(43%), mientras que un 36.3% reporta al padre como jefe de familia y tan
solo un 3.9% recae en las madres, en el resto de la población reconocen como
jefe del hogar a otro miembro de la familia; el nivel de escolaridad más frecuente
entre los jefes de familia fue el medio con un 28.2%. La toma de decisiones en el
hogar es una actividad que en un 72.7% la ejerce el padre de familia, solamente
el 17.6% indica que es la madre que lleva a cabo esta función; la responsabilidad
del trabajo del hogar forma parte del rol de la madre en un 36.2%, mientras que el
padre solo es identificado en 1.9% y el resto se reparte entre los hijos y otros
familiares; el rol de proveedor económico con un 80.4% es responsabilidad del
padre (ver tabla No.4).
Tabla 4
Liderazgo y toma de decisiones familiares.
Variable

fr.

%

Jefe de familia
Padre

805

36.3

Madre

86

3.9

Abuelos

151

7.0

659

�24

1.1

57

2.6

43

2.0

1021

47.0

5

0.2

Primaria

295

13.3

Secundaria

596

26.9

Preparatoria

280

12.6

68

3.1

268

12.1

35

1.6

647

29.2

Padre

1611

72.7

Madre

391

17.6

65

3.0

22

1.0

1

0.0

Padrastro

8

0.5

Otros (tíos, tías)

2

0.1

Todos en la familia,

6

0.3

Hermanos/hermanas
Otras personas
Dos

respuestas

(padre y

madre;

padres y abuelos)
No respuesta.
Nivel de estudios del
jefe de familia
Sin estudios

Técnico
Profesional
Maestría

/

Doctorado
No respuesta.
Toma de decisiones

Abuelos

Hermanos/hermanas

ninguno
No respuesta

660

�Responsable

de

los

quehaceres del hogar
Padre

43

1.9

Madre

803

36.2

38

1.7

29

1.3

1249

56.4

51

2.3

Abuelas y abuelos

Hermanos/hermanas
A mi
Otros

Responsable

de

los

gastos económicos de
tú familia
A mi

45

2.0

Padre

1782

80.4

Madre

308

13.9

Hermanos (as).

16

0.7

Abuelos (as).

36

1.6

25

1.1

Tíos

y

otros

familiares
Fuente:

n=2216

Consumo de alcohol y otras drogas.
El 46.38% de los 2216 adolescentes integrantes de la muestra reportan
haber consumir bebidas alcohólicas, la edad de inicio en la ingesta es entre los 8 y
16 años una media de 13, moda de 14 y desviación estándar de 2.2 años; el
número de copas que consumieron en la última vez oscila entre 1 y 48
presentando una media de 4.
El 28.18% de los escolares que son sexualmente activos consumen alcohol
antes o durante las relaciones sexuales siendo la cerveza la bebida reportada con
661

�un mayor porcentaje. Un 9.25% admite consumir o haber consumido drogas antes
o durante las relaciones sexuales, la de mayor consumo fue la mariguana
(65.77%), seguida de los inhalantes y la cocaína.
Las razones más frecuente para el consumo de alcohol y drogas antes o
durante las relaciones sexuales son por orden de importancia: el ser más
potentes, aumentar la satisfacción, ayudar a desinhibirse y porque mis amigos lo
hacen.
Conocimientos sobre la biología de la reproducción.
La edad que los adolescentes reportan recibieron la última información
sobre biología de la reproducción y sexualidad, oscilo ente 9 y 19 años, presentan
un media de 13 moda de 12 desviación estándar de 1.74 años; también indican
que la mejor edad para recibir la educación sobre estos temas seria entre los 5 y
los 30 años con una moda de 12 y una DS..205. Los tópicos de los cuales se les
ha brindado información son la menstruación en un 79.4%, sobre métodos
anticonceptivos 74.6% y sobre infecciones de transmisión sexual un 77%.
Al cuestionarles sobre en el nivel escolar en el cual se les impartió la
educación sexual y reproductiva el porcentaje más alto fue para el nivel medio con
un 38.9%, que corresponde aproximadamente a la edad de entre 13 y 15 años,
enseguida del nivel básico correspondiente a una edad entre 6 y 12 años con un
22.4%; es importante enfatizar que el 23.0% de la muestra mencionan no se les
han impartido estos temas en ninguno de los niveles a los que han asistido.
La persona que brindo el conocimiento en su mayoría fue el maestro o
maestra de la escuela con un 41.4%, el personal de salud, conformado por
médicos (as), enfermeras, psicólogos (as) y trabajadores (as) sociales se reporta
con un 36.7%. El 39 % de los adolescentes mencionan haber obtenido información
sobre los tópicos antes mencionados fuera de la escuela, de esta parte de la
muestra, se reconoce a la madre con un 12.8% como la persona de la cual

662

�obtuvieron este conocimiento, el padre solo figura con un 6.3%, estos datos se
pueden observar en la tabla 5.

Los adolescentes manifiestan que la mejor forma de recibir la educación
sexual y reproductiva es en grupos de hombres y mujeres juntos con un 56%,
cabe destacar que el 21% reporta que no importa si es en grupos aislados por
género o no pero que se imparta y 0.4% mencionan que no se debe de hablar de
estos tópicos.

Tabla 5
Educación sexual y reproductiva de los estudiantes
Variables
fr

%

Nivel de escolaridad donde se
recibió

la

educación

sexual

y

reproductiva
Primaria

497

22.4

Secundaria

862

38.9

Preparatoria

347

20.3

No se recibió en ningún nivel

510

23.0

Quien fue la persona que impartió
las clases de salud sexual y
reproductiva en la escuela?

4

Maestro / maestra

918 41.4 9.

Médicos (as)

212

Psicólogos (as)

364 16.4

Trabajadores (as) Sociales

146

6.6

Enfermeros (as)

90

4.1

663

26

�Otros

38

1.7

Nadie

448

202

Has recibido educación sexual y
reproductiva fuera de la escuela?
Si

865

39.0

No

1337

60.3

14

0.6

No respuesta
Quién fue la persona de la que se
te impartió la educación sexual y
reproductiva fuera de la escuela.
Padre

140

6.3

Madre

284

12.8

Padre y Madre

94

4.2

Hermana/hermano

12

0.5

Otro familiar

25

1.1

Médico

111

5.0

Amigos (as).

54

2.4

Novio/ novia

5

0.2

Personal de una iglesia

4

0.2

Varias respuestas

116

5.2

Fuente:

n=2216

La evaluación de los conocimientos sobre la reproducción y sexualidad se puede
apreciar en la tabla 6, en ella se identifica que solamente el 9.8% de la población
de estudio contestaron correctamente la pregunta cuando es más probable que
una mujer se embarace, el 88.3% manifiesta no saber; en la pregunta sobre si una
mujer puede quedar embarazada en la primera relación sexual si no usa
anticonceptivos el 47.6% contesto correctamente que sí; en relación con la
interrogante de que si han escuchado hablar sobre la masturbación, se les
cuestiona si la masturbación es una forma normal de conducta sexual en las
664

�personas de todas las edades a lo que el 39% contesta que sí, el 44.7% no saben;
el 27.8 de la muestra manifiestan no saber si están de acuerdo con que la mujer
se masturbe y el 31.6 contestaron afirmativamente.

Tabla 6
Conocimiento de sexualidad y reproducción
Variables

fr.

%

434

19.7

Durante la menstruación

259

11.7

Una semana después de la

249

11.3

216

9.8

Cualquier fecha es igual

175

7.9

No se

883

20.7

Si

1847

83.7

No

357

15.7

No sé

12

0.5

863

39.0

Cuál es la fecha en que una mujer
tiene

más

probabilidad

de

embarazarse
Una

semana

antes

de

la

menstruación

menstruación.
Dos semanas después de la
menstruación.

Tú has oído hablar sobre la
masturbación?

Si tú respuesta fue si a la
pregunta anterior, es normal la
masturbación

es

normal

a

cualquier edad?
Si

665

�No

360

16.3

No sé y no contestó

983

44.7

Si

573

26.0

No

613

27.8

No se y no contesto

1020

46.2

Si

698

31.6

No

481

21.8

No sé, no contestó

937

46.5

1050

47.6

98

4.4

1158

52.0

Estás de acuerdo con que la
mujer se masturbe?

Estás de acuerdo con que el
hombre se masturbe?

Si la mujer no usa anticonceptivos
puede quedar embarazada en su
primera relación sexual.
Si
No
No sé y no contestó

Fuente:

n=2216

Para poder aplicar la estadística comparativa e inferencial se decidió construir un
índice con las variables correspondientes a conocimientos sobre sexualidad y
reproducción, trasformando

las respuestas a

correctas e incorrectas,

presentando una valor mínimo de 0 correspondiente a ninguna correcta y valor
máximo de 100 donde el adolescente contesto correctamente todas las preguntas,
la media presentada por la población de estudio fue de 63.93, moda de 66.7 y
desviación estándar de 17.7; valores que apoyan lo reportado en la tabla 6 donde

666

�se observa que solamente 9.8% de los estudiantes saben cuál es la fecha correcta
en que una mujer tiene más probabilidades de embarazarse.

Conductas Sexuales de Riesgo
En la tabla 7 se puede observar la intención de la práctica de conductas sexuales
de riesgo entre la población de estudio, el 46% están de acuerdo con tener
relaciones antes del matrimonio, solamente el 15.4% señala que no tendrían
relaciones

sexuales por cuestiones religiosas, 39.7% por no traicionar la

confianza de sus padres, los principios morales solo detendrían al 35.8%, el temor
al contagio al 42.1%, la posibilidad de embarazo al 47.6y lo que diga la gente solo
al 9.12%.

Tabla 7
Intención de práctica de conducta sexual de riesgo
Variable

fr

%

1014

46.0

1178

53.4

24

0.6

Estás de acuerdo con tener
relaciones sexuales antes del
matrimonio.
Si
No
No respondieron

Las

cuestiones

religiosas,

te

detendrían para la práctica de
667

�relaciones sexuales.
Si
No

340

15.4

No respondieron

807

36.6

1069

52.0

835

37.9

312

14.1

1069

49.0

789

35.8

357

16.2

1070

51.9

El traicionar la confianza de tus
padres, te detendrían para la
práctica de relaciones sexuales.
Si
No
No respondieron

Los

principios

morales,

te

detendrían para la práctica de
relaciones sexuales.
Si
No
No respondieron

El

temor

al

enfermedades,

contagio
te

de

detendrían

para la práctica de relaciones
sexuales.

668

�Si
No

928

42.1

No respondieron

219

9.9

1062

49.0

1050

47.6

98

4.4

1068

49.0

194

8.8

949

43.0

1073

51.8

La posibilidad de embarazo, te
detendrían para la práctica de
relaciones sexuales.
Si
No
No respondieron

Lo

que

diga

la

gente,

te

detendrían para la práctica de
relaciones sexuales.
Si
No
No respondieron

Fuente:

n=2216

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�EXPECTATIVAS EN LOS COMPORTAMIENTOS SEXUALES DE
ADOLESCENTES VARONES ESCOLARIZADOS DE ESCUELAS PÚBLICAS
DE EDUCACIÓN MEDIA Y MEDIA SUPERIOR DEL ESTADO DE NUEVO LEÓN.

Dante Octavio Isau Garza Fabela11
David De Jesús Reyes12

RESUMEN
El objetivo de este trabajo es describir las expectativas en los comportamientos
sexuales de adolescentes varones de escuelas públicas de educación media y
media superior del Estado de Nuevo León. Se realizó un estudio cuantitativo
transversal, de tipo descriptivo en base a la encuesta sobre salud reproductiva de
los alumnos en escuelas

públicas de educación media y media superior del

Estado de Nuevo León 2013, con una muestra representativa de 1178
adolescentes varones de 12 a 19 años a nivel estatal. El análisis de los datos se
realizó mediante el paquete estadístico SPSS, versión 20.0 para Windows. Los
resultados revelan que los comportamientos que los varones tienen expectativas
tradicionales en torno a la sexualidad, así mismo éstas expectativas se ven
ligadas a un proceso cultural
hegemónico

en donde se puede identificar un modelo

de masculinidad, el cual de llevarse

a cabo puede tener

implicaciones negativas en la salud, tal como la exposición a adquirir una ITS o la
consecuencia de un embarazo no deseado.
Palabras clave: masculinidad, sexualidad, expectativas, comportamiento sexual.
11

Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano

dante.garzafb@uanl.edu.mx

12

Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano

dejesusreyes@hotmail.com

676

�INTRODUCCIÓN
Tradicionalmente la sexualidad en la sociedad mexicana está marcada por valores
y principios de una sociedad patriarcal, basada en condiciones y estereotipos
para cada sexo, en donde las mujeres son las que están a cargo de la crianza de
los hijos, alimentar, apoyar y estar al pendiente de su pareja, así como mantener
el bienestar y la salud de la familia; mientras que el hombre es visto como
protector, proveedor del hogar entre otras actividades (Rivas y Rodríguez, 2008).
En el ámbito de la sexualidad estos factores se ven estrechamente vinculados de
igual manera, en donde el varón está constituido por ideales y normas sociales
(Gutmann, 2000).
Es así que desde el nacimiento del individuo

a partir del sexo

biológico se

estructura su identidad, la cual hace que se asigne un significado y esquema al
deber ser

con funciones sociales masculinas y femeninas predeterminadas,

basada en las creencias de la sociedad. Dichos ideales prevalecen en éste deber
ser

del hombre y la mujer, en donde las categorías son construidas por un

nivel ideológico

en el que una determinada sociedad considera lo que es

“femenino” o “masculino” como resultado de la cultura que las personas adoptan
e incorporan, mediante la cual

se ven reflejados papeles, practicas y

comportamientos (Cruz, 2011; Charry y Torres, 2005).
En base a la revisión de diversos estudios se asume que el comportamiento
sexual y las prácticas sexuales de los adolescentes no son estáticos, ya que
existe una diversidad de factores como lo es la familia, padres, grupos de pares,
instituciones educativas, consumo de drogas, etc. que pueden llegar a influir en
dicho comportamiento,

el cual es atribuido al sexo del cual surgen las

denominadas diferencias de género, por lo que desde éste paradigma es que el
comportamiento es manifestado por medio de estereotipos de determinado sexo
(García et al, 2010), así mismo el género no está determinado por el sexo y
tampoco es determinante de la sexualidad, ya que intervienen una serie de
procesos socioculturales (Scott, 2000). Es así que comprender la diferencias de
677

�género de los cuerpos sexuados se ha convertido en uno de los campos de mayor
debate en las ciencias sociales (Lamas, 2000).
En el caso de los varones la cultura que los rige se ve ligada a normas sociales
en las cuales se ven obligados a no dejar pasar oportunidades y creer siempre o
en la mayoría de las veces que deben ser satisfechos sexualmente (Gogna, 1998),
tener múltiples parejas sexuales, actividades ligadas a correr riesgos y cuestiones
de placer, ideales que se integran en un modelo

binario de feminidad y

masculinidad, el cual sirve como guía para complementar las características que
el varón debe poseer, apareciendo un modelo-idea, en donde los atributos se
convierten en actitudes que fomentan el autocontrol de sentimientos y emociones,
es decir, cualquier actividad ligada a cuestiones femeninas debe ser rechazada,
creando un esquema figurativo que contiene ideas e imágenes, mediante el cual
se crean ideologizaciones, en las que se trata de imponer un conjunto de criterios
como si fueran absolutos (Seidler, 2001), entre dichos comportamientos
prevalecen el debut sexual, tener múltiples parejas sexuales, actividades ligadas a
correr riesgos

y cuestiones de placer, las cuales forman parte de un

comportamiento socialmente aceptado y valorado por los varones para obtener un
estatus ante ellos y la sociedad misma (De Jesús, 2011).

En este sentido, el comportamiento sexual es el campo

en el

cual los

adolescentes reafirman su identidad (De Jesús, 2011), por lo tanto, uno de los
factores que se deben de analizar en la actualidad son las construcciones sociales
en base al comportamiento sexual, es decir, la doble moral por la cual se rige la
sociedad en donde exige un comportamiento específico para el hombre y otro
para la mujer (Jiménez y Tena, 2001).
En México y América Latina existe un modelo hegemónico de masculinidad, el
cual parte de un proceso cultural, construido por la sociedad, en donde el varón
debe ser domínate y subordinar a la mujer al igual que a otros hombres que no se
adaptan al mismo modelo de masculinidad, considerado éste como un conjunto de
678

�atributos, valores, funciones y conductas que en determinada cultura suponen son
esenciales para el varón (De Keijzer, 1997).

Según Fuller (2003) la masculinidad se divide en dos aspectos fundamentales
para el proceso de identidad en el varón, la primera hace referencia a lo natural (la
virilidad) y el otro aspecto es lo social (la hombría). En este primer aspecto de la
masculinidad se vincula a los órganos sexuales y la fuerza física, en donde el
sujeto debe demostrar su fuerza física, tener control sobre sus emociones y probar
que es sexualmente activo. En el segundo aspecto que corresponde a la hombría,
la cual es

un estatus que el varón debe

de alcanzar para “convertirse en

hombre”, aunque esto es un proceso que se va estimulando desde la infancia es
en la etapa de la adolescencia donde se adquiere y demuestran estos atributos.
En la adolescencia el inicio sexual aparece como una manera de obtener un
estatus, el cual es derivado del modelo de masculinidad, en donde la búsqueda de
ser reconocido como hombre “socialmente aceptado” tiende a expresarse
mediante creencias, ideas, estereotipos y discursos subjetivos del contexto que los
rodea (Stern et al, 2003).

En algunos contextos, uno de los eventos más importantes que marcan la vida
de un individuo es la primera relación sexual, ya que el tener una relación sexual
en la etapa de la adolescencia es prácticamente una obligación, de otra manera el
adolescente es menospreciado por su grupo de pares, haciéndolo sentir excluido
al no haber tenido dicha experiencia, lo cual vincula al inicio sexual como un
objetivo de muchos jóvenes para sentirse parte de un grupo y obtener un estatus
entre ellos (Welti, 2007).

En el contexto internacional ésta situación también prevalece, diversas encuestas
aplicadas entre 1998 y el año 2000 en América Latina y el Caribe mostraron que
el 41.3% en el caso de Bolivia y el 73.9% en Jamaica, los adolescentes se han

679

�iniciado sexualmente, lo cual se ve ligado a prácticas sexuales de riesgo13
(Olavarría y Madrid, 2005). En el

contexto Colombiano

el 74% de los

adolescentes mostro tener una percepción baja en cuanto al riesgo de prácticas
sexuales (Mejía, 2000), así mismo, un estudio cubano también mostró que el
76.2% de estas prácticas sexuales se realizan debido al ideal machista que
prevalece en los adolescentes (Rodríguez et al, 2006).

Por su parte datos a nivel

nacional que revela la Encuesta Nacional de la

Juventud (ENJ) en cuanto a los adolescentes que han tenido relaciones sexuales,
mostró que para el año 2000 el 22.3% había tenido

dicha práctica, para los

siguientes años de la misma encuesta 2005 y 2010 se tuvo un aumento en cuanto
a esas cifras, ya que paso de 27.2% en 2005 a 33.6% en 2010, lo cual permite
ver

que en la última década se dio un aumento del 10.3% en cuanto a los

adolescentes que han tenido relaciones sexuales (IMJ, 2011), dato alarmante ya
que muchos de los problemas inherentes están vinculados a un inicio de la
actividad sexual a temprana edad. En sí, la mayoría de estos casos ocurren sin la
correcta orientación y protección de ellos, entre los principales riesgos que se
pueden presentar en esta población en cuanto a la salud sexual y reproductiva
son el inicio no elegido, desprotegido y/o

involuntario de su vida sexual,

embarazos no planeados o no deseados y adquirir alguna infección de transmisión
sexual, cuya manifestación más grave es el VIH/Sida (UNFPA, 2010).
Para el caso de Nuevo León los adolescentes varones que han iniciado una vida
sexual las cifras también van en aumento, ya que

datos mostrados por la

Encuesta Nacional de Salud y Nutrición (ENSANUT) en el año 2006 muestra un
porcentaje de 16.1% y aumentado a 29.3% para el año 2012 (INSP, 2013).
13

Se denomina práctica sexual de riesgo a cualquier característica y/o exposición que tenga el individuo en

una situación de vulnerabilidad en la que esté inmerso en relación a los embarazos no deseados,
maternidad y paternidad adolescentes, infecciones de transmisión sexual (ITS) y al VIH/SIDA.

680

�Para otra parte el grupo de jóvenes varones de 15 a 29 años de edad en cuanto
al número de parejas sexuales en base a la ENJ 2000 muestra en promedio 2.1
parejas sexuales, para el año 2005 tiende a descender pasando a 1.9,
prevaleciendo para el año 2010 el mismo

porcentaje. Dentro de los datos

relevantes en cuanto a estas cifras es que durante el año 2010 se muestra una
reducción en el porcentaje de parejas sexuales, sin embargo, el 12.2% del grupo
de edad de 15 a 19 años reportó tener más de 3 parejas sexuales en el último
año, a diferencia del 74% del grupo de 25 a 29 años de edad, los cuales solo
tuvieron una pareja sexual (IMJ, 2011).
Otro de los comportamientos sexuales que se presentan en torno a la sexualidad
de los varones adolescentes es el uso y no uso de métodos anticonceptivos, ya
que cifras de la ENSANUT 2012 a nivel estatal muestran que el 92.4% de esta
población afirma conocer o haber escuchado algún método anticonceptivo, datos
de la misma encuesta revelan que en 2006 el 51.8% no utilizo método
anticonceptivo durante la primera relación sexual y en 2012 el 18% no utilizo
método anticonceptivo, lo cual muestra una disminución favorable. Así mismo se
muestra un aumento en cuanto al uso de métodos anticonceptivos pasando de
43.1% en 2006 al 81.2% en 2012 (INSP, 2013).
Las infecciones de transmisión sexual (ITS) son un conjunto de infecciones que se
transmiten de persona a persona por medio del contacto sexual, en donde la
principal causa mediante la cual se llega
mediante las

a adquirir

dichas infecciones es

relaciónes sexuales, debido a que las ITS no tratadas tienen

repercusiones importantes en la salud reproductiva (OMS,2011).
En México las ITS se encuentran entre las diez primeras causas de morbilidad
general en el grupo de 15 a 44 años de edad (SSA, 2003), siendo éste un
problema creciente de salud pública, el cual ha focalizado la atención al VIH ya
que representa predominio en adolescentes y jóvenes (Caballero, Conde,
Villaseñor, 2006). Según el boletín de epidemiología 2010, realizado

por la

Secretaria de Salud, la cual indica que el aumento de ITS es debido a la falta de
681

�uso de métodos anticonceptivos en las relaciones sexuales, dichas relaciones se
ven vinculadas a un inicio de relaciones sexuales a temprana edad y conductas
sexuales de riesgo, en las que los adolescentes carecen del uso de métodos
anticonceptivos, lo cual conlleva al aumento de la

morbilidad en la población

adolescente. Otras investigaciones en México han determinado que existe una
relación entre el menor uso de métodos anticonceptivos y variables como menor
edad de inicio y menor escolaridad (Stern y Reartes, 2012).
Es así, que la población adolescente que ha tenido relaciones sexuales sin utilizar
métodos anticonceptivos durante las relaciones sexuales, incrementa su
posibilidad de tener un embarazo a temprana edad y/o adquirir una ITS, en el
mayor de los riesgos VIH/SIDA. Tales asimetrías siguen prevaleciendo en cuanto
a los comportamientos y prácticas sexuales (González et al, 2005), los cuales se
desarrollan y se pueden percatar mediante un modelo de masculinidad, tomando
como

base

los estereotipos del ideal que se tiene sobre la mujer desde la

perspectiva del varón, ya que prevalece una imagen referente a la mujer
“tradicional”; la cual está exenta de todo deseo y placer sexual, siendo distinguida
para las relaciones formales, es decir, merecedora de consolidar una relación de
pareja y posteriormente ser esposa y madre de sus hijos, por otro lado, prevalece
el ideal de la mujer que es admisible al deseo, el erotismo y con la cual se puede
acceder a tener relaciones sexuales rápidamente (De Jesús, 2011).
Ante esto, el uso del preservativo en los varones va a depender de la pareja con la
que se tiene relaciones sexuales, esto debido

a que existen y predominan

factores que están vinculados a que los varones usen o no métodos
anticonceptivos, en este caso en particular se liga al valor y significado que le
brindan a la mujer, es decir, la mujer vista como una figura de riesgo o una mujer
ideal para el matrimonio. Es así, que la mujer que constituye la figura de riesgo es
con quien se tiende a utilizar algún método anticonceptivo, ya que dentro del ideal
del varón es quien lo puede llegar a contagiar de una ITS y puede llegar a ser un
riesgo para su salud, por otro lado, existe la mujer con la que se estereotipa dentro
682

�del ideal de pareja con la cual se podría llegar a establecer una relación formal,
es así que ante esta perspectiva se deslinda el uso de métodos anticonceptivos,
exentando la percepción del riesgo de cualquier tipo de contagio y/o enfermedad,
ya que lo que se desea es la reproducción para fortalecer la relación (De Jesús y
Menkes, 2014; Stern et al 2003).
Es así que los adolescentes adoptan el proceso social de convertirse en hombre
demostrando mediante comportamientos lo que se considera masculino (Lomas,
2004), tal como lo menciona Parsons (1996) al decir que, la división de los roles
está ligada en base al sexo, pero más allá de lo biológico, se demuestra mediante
comportamientos, sentimientos y actitudes que se tienen que demostrar y tienden
a considerarse propios para el hombre o la mujer.
Por lo tanto la educación sexual que reciben los adolescentes en las instituciones
educativas forma parte del análisis de éste estudio, en donde se incluye a la
población escolarizada en los cuales diversos sujetos intervienen en el contexto
del adolescente proporcionando información en materia de sexualidad, en donde
el género en las escuelas se formula en base a las construcciones sociales, es
decir, las imágenes externas que se generan y se ven reflejados en la conducta
de las relaciones sociales (Chattopadhay,2004). Para este estudio se tomo a los
adolescentes escolarizados debido a que la educación sexual en el escenario
escolar juega un papel significativo en la adquisición de información por parte de
los adolescentes, y además de conocer si la

información

brindada en las

instituciones educativas se ve reflejada en las conductas sexuales de éstos.
Ante lo expuesto surgen las siguientes interrogantes:
Preguntas de investigación
¿Cómo son las características del comportamiento sexual de varones de escuelas
públicas de educación media y media superior del Estado de Nuevo León en
cuanto al ideal de pareja?

683

�¿Cuáles son

las expectativas

en el comportamiento sexual que tienen los

varones de escuelas públicas de educación media y media superior del Estado de
Nuevo León en cuanto al inicio sexual, conocimiento y uso de métodos
anticonceptivos, sexualidad y uso de métodos anticonceptivos, expectativas de
vida en pareja?
OBJETIVO GENERAL
Describir las expectativas en cuanto al comportamiento sexual en los adolescentes
varones escolarizados de escuelas públicas de educación media y media superior
del Estado de Nuevo León.
OBJETIVOS ESPECÍFICOS
Analizar la base de datos de la encuesta sobre salud reproductiva de los alumnos
de educación media y media superior del Estado de Nuevo León.
Describir las características del comportamiento sexual de varones en relación a
las expectativas para el inicio sexual, virginidad, masturbación, conocimiento y
uso de métodos anticonceptivos, sexualidad y uso de métodos anticonceptivos y
expectativas de vida en pareja.
Comparar las conductas sexuales en los adolescentes de acuerdo al nivel de
escolaridad.
Identificar si la cultura tradicional “Machista” prevalece en cuanto a estas
conductas.
Identificar si los comportamientos sexuales se apegan a los estereotipos
tradicionales de género.

684

�METODOLOGÍA
Se realizó un estudio cuantitativo transversal, de tipo descriptivo en base a la
encuesta sobre salud reproductiva de los alumnos en escuelas públicas de
educación media y media superior del Estado de Nuevo León (ESREEEMMSNL)
2013, diseñada por el Centro Regional de Investigaciones multidisciplinarias en
2006 y actualizada en 2013, para ser implementada en Nuevo León. La muestra
total de (N=2306) entre hombres y mujeres, de los cuales al discriminar a las
mujeres quedo un total de 1210 casos de varones, así mismo se elimino a los
varones mayores de 19 años de edad, obteniendo como dato final 1178 casos de
adolescentes varones que oscilan entre los 12 a 19 años de edad.
La ESREEEMMSNL permite conocer una estimación de las condiciones de salud
de la población escolarizada de escuelas públicas de educación media y media
superior del Estado de Nuevo León, así como la utilización de servicios de salud.
El instrumento se divide en 11 constructos los cuales incluye: Características
generales, conocimiento sobre la biología de la reproducción y sexualidad,
conocimiento de infecciones de transmisión sexual, conocimiento y uso de
métodos anticonceptivos, sexualidad y uso de métodos anticonceptivos,
fecundidad, hábitos de salud, acceso a los servicios de salud, violencia
intrafamiliar, expectativas de vida y situación de pareja y características de la
vivienda, las cuales servirán para analizar los resultados encontrados, en relación
al objeto de estudio a tratar.
En este trabajo se reportan únicamente algunos datos que evalúan las variables
en cuanto al conocimiento y uso de métodos anticonceptivos, sexualidad y uso de
métodos anticonceptivos, expectativas del inicio sexual y expectativas de vida en
pareja.
Para el análisis de los datos y el procesamiento estadístico se utilizó el paquete
estadístico SPSS, versión 20.0 para Windows.

685

�RESULTADOS
Los resultados que a continuación se presentan estarán divididos en subtemas,
como se mencionó en el párrafo anterior, en donde las secciones descritas
serán: Conocimiento y uso de métodos anticonceptivos, expectativas del inicio
sexual, sexualidad y uso de métodos anticonceptivos y expectativas de vida en
pareja.
Población de estudio
Se analizó a una población total

de 1178 estudiantes varones de escuelas

públicas del Estado de Nuevo León, las instituciones educativas pertenecen al
área metropolitana de la ciudad de Monterrey y municipios foráneos. Del total de
varones el 57.6% es de nivel preparatoria y el 42.4% de nivel secundaria, de los
cuales el 82.4% pertenece a un estrato socioeconómico muy bajo, el 79.9% no se
dedica a realizar alguna actividad laboral y el 32.2% pertenece a una familia
extensa; las edades de los adolescentes encuestados oscilan entre los 12 y 19
años de edad, de los cuales el 29.2% ya se ha iniciado sexualmente (N=344), de
los cuales el 81.7% pertenece a un estrato muy bajo, el 35.7% está compuesto
por una familia nuclear, así mismo el 19.2% no vive con su padre y el 71.8% no
realiza alguna actividad laboral, en comparación del 70.8% (N=844) que aún no
se ha iniciado sexualmente, el 52.1% pertenece al nivel preparatoria y el 47.9% al
nivel secundaria, de los cuales el 82.7% pertenece a un estrato muy bajo, el
30.8% pertenece a una familia extensa, el 28.6% ya tiene un hijo(a), así mismo el
18.4% no vive con su padre y el 83.1% no realiza alguna actividad laboral.

Conocimiento y uso de métodos anticonceptivos
El conocimiento y uso de métodos anticonceptivos ha sido unas de las
interrogantes que se han llegado a presentar en torno al comportamiento sexual,
ya que diversas encuestas a nivel nacional como estatal revelan porcentajes casi
686

�universales en base al conocimiento de métodos anticonceptivos en la población
adolescente, empero a esta situación; existe una brecha entre el conocimiento de
métodos anticonceptivos

y

el uso de los mismos en las prácticas sexuales

(Llopis, 2001; Stern y Menkes, 2008), esto se ve reflejado en el aumento de
embarazos adolescentes, infecciones de transmisión sexual (ITS), entre otras
consecuencias, las cuales son

resultado de

la falta de uso de métodos

anticonceptivos en este grupo poblacional.
Los resultados generales que muestra la ESSRAEEMMSNL revela que de 1178
estudiantes el 65.7% de la población total adolescente menciona no conocer o
haber oído de los condones o preservativos masculinos, de dicho porcentaje el
57.6% pertenece a nivel preparatoria y el 42.4% a nivel secundaria.

Gráfico 1. Comparación en base al conocimiento
del condón por nivel de escolaridad
80
70
60
50
40
30
20
10
0

Nivel Medio
Nivel Medio Superior
Desconocimiento del
condón
Población que no ha tenido
relaciones sexuales

Población iniciada
sexualmente

Elaboración propia en base a
la encuesta sobre salud
reproductiva de los alumnos de escuelas públicas de educación
media y media superior del Estado de Nuevo León 2013.

En cuanto al conocimiento de métodos anticonceptivos el 66% dice no conocer o
haber escuchado hablar sobre los condones, a pesar de que el 77.6% menciona
haber recibido una clase de educación sexual, la cual el 52.9% menciona haberla
recibido durante el periodo de secundaria, así mismo el 85.5% menciona haber
obtenido información sobre las infecciones de transmisión sexual (ITS), pero dicha
información no es brindada por el núcleo familiar

del adolescente y/o algún

profesional en salud pública, ya que los datos revelan que el 70% de dicha
687

�información es proporcionada por profesores, el 48.3% menciona que recibió la
información por medio de libros y/o folletos, el 37.7% por medio de internet y un
13.9% recibió la información por medio de amigos ; en comparación con la
población que ha tenido relaciones sexuales (N=334) en donde el 71.6%
pertenece al nivel preparatoria y el 28.4% a nivel secundaria de los cuales el
64.8% menciona no conocer o haber escuchado hablar del condón, a pesar de
que el 77.8% menciona haber recibido una clase de educación sexual en la
escuela, el 48.6% menciona que tuvieron la última platica en el nivel secundaria,
así mismo el 86.4% mencionar haber recibido información de ITS, en donde el
59.9% menciona recibir la información por parte de sus profesores, el 45.6% por
medio de libros y folletos, el 40.8% por medio de internet y el 40.1% menciona
que la información es brindada por su madre, obteniendo un porcentaje más
elevado que la información brindada por los padres la cual representó el 36.2% y
el 23.7% recibe información por parte de sus amigos; así mismo quienes
presentan mayor desconocimiento en cuánto a métodos anticonceptivos fueron el
90.3% del segundo año de preparatoria y el 100% del tercer año de preparatoria.
Expectativas del inicio sexual
Dentro de los eventos más importantes que marcan la vida de un individuo es la
primera relación sexual, ya que ésta llega a ser un objetivo para muchos y
principalmente en la etapa de la adolescencia es que se convierte en una
obligación (Welti, 2007).
De la población total el 60.8% considera que el hombre no debería de llegar virgen
al matrimonio, es decir, sin experiencia sexual, en comparación del 58.4% de la
población la cual menciona que la mujer debería llegar virgen al matrimonio. El
57.2% de la población de educación media considera que el hombre debería tener
experiencia sexual antes del matrimonio, así mismo el 63.4% de la población de
educación media superior considera que el hombre no debe llegar virgen al
matrimonio, prevaleciendo un ideal “tradicional” en ambas situaciones, en donde

688

�el 58.9% de educación media y el 57.7% de educación media superior consideran
que la mujer debería llegar virgen al matrimonio, es decir, sin experiencia sexual.
La siguiente grafica muestra una representación del

ideal en torno a la

expectativa de que la mujer y el hombre tengan experiencia sexual antes del
matrimonio.
Gráfico 2. Población que preferiría que la mujer
/hombre llegaran virgen al matrimonio
70
60

50

La mujer debería llegar
virgen al matrimonio

40
30

El hombre debería llegar
virgen al matrimonio

20
10
0
Población
General

Población no
inicada
sexualmente

Poblacion
inicada
sexualmente

Elaboración propia en base a
la encuesta sobre salud
reproductiva de los alumnos de escuelas públicas de educación
media y media superior del Estado de Nuevo León 2013.

De la población que no ha tenido relaciones sexuales ante ésta expectativa el
53.8%

menciona que

el hombre no debería

llegar

virgen al matrimonio,

mientras que para el caso de las mujeres el 60.6% dice que la mujer debería
llegar virgen al matrimonio, es decir, sin experiencia sexual. Así mismo,
comparando por grado de estudio se pueden mostrar tales asimetrías, ya que
para el caso del hombre el 60% de la población de primer año de secundaria
considera que si debería de llegar virgen al matrimonio, en comparación con el
53.9% del primer año de preparatoria que no está de acuerdo en que el hombre
llegue al matrimonio sin experiencia sexual.

689

�Para el caso de las mujeres sucede una situación similar debido a que el 68% de
la población del primer año de secundaria preferiría que la mujer llegara virgen al
matrimonio, en comparación del 66.7% del tercer año de preparatoria los cuales
consideran que la mujer debería llegar al matrimonio con experiencia sexual.
En datos desagregados por grado de escolaridad se puede mostrar un incremento
en cuanto a la aceptación por parte de la población de estudio, ya que los
porcentajes van en aumento tomando como base el grado escolar , en donde el
38.9% del primer año de secundaria está de acuerdo en que las mujeres se
masturben, el 57.9% del primer año de preparatoria también muestra aceptación
hacia este comportamiento por parte de las mujeres, al igual que el 64% del
segundo año de preparatoria, situación que también prevalece para el caso de los
hombres en donde el 42.4% del tercer año de secundaria, el 69.3% del primer año
de preparatoria y el 77% del segundo año de preparatoria es donde se puede
observar un incremento en cuanto a dicho comportamiento por grado escolar.
En base a la población que ya ha tenido relaciones sexuales los resultados son
muy similares, ya que el 75.3% de educación media considera que el hombre
debe tener experiencia sexual antes del matrimonio, al igual que el 79.8% de
educación media, mientras que para el caso de la mujer, el 55.9% de educación
media considera que debería de llegar virgen al matrimonio en comparación del
51.7% de educación media superior.
Otro comportamiento analizado es el número de compañeras sexuales, ya que de
la población iniciada sexualmente el 28.3% menciona haber tenido 2 compañeras
sexuales, el 27.8%

1

pareja sexual y el 18.9% dice haber tenido 3 parejas

sexuales en el último año, así mismo el 6.1% dice haber tenido 4 compañeras
sexuales y el 5% 5 compañeras sexuales.
Los significados atribuidos a la sexualidad son desarrollados socialmente, en
base a determinada cultura, en donde la mujer debe estar deslindada del placer
erótico, es decir, presentarse como ignorante ante el conocimiento de la práctica
690

�sexual, el cual representa un indicador de la virginidad la cual genera un estatus y
es valorada en determinados contextos,
“requisitos”

ya que si no cumple con estos

puede llegar a ser excluida, es decir, puede poner en riesgo la

posibilidad de contraer matrimonio (Amuchástegui, 2001) basado en un
estereotipo tradicional, es así como al varón se le atribuyen este tipo de
comportamientos, en los cuales en el contexto Mexicano tiende a tener mayor
número de parejas sexuales, inicio de relaciones sexuales a temprana edad y un
porcentaje elevado

no utiliza condón de manera frecuente en las relaciones

sexuales (Campo et al 2006; Piña y Urquidi, 2006; Pulido et al, 2011; Quinceano
et al 2007; Uribe et al 2011).

Sexualidad y uso de métodos anticonceptivos
La sexualidad

es uno de los principales campos mediante el

cual los

adolescentes reafirman su identidad (De Jesús, 2011); mediante la cual se
atribuyen y experimentan determinadas relaciones sexuales, las cuales conllevan
significados, mismos que se ven reflejadas en sus comportamientos y asociados
al contexto en el que viven (Solís y García, 2011).
En este sentido el 51.4% de la población que no ha tenido relaciones sexuales
(N=844) está de acuerdo en que las parejas tengan relaciones sexuales antes del
matrimonio, porcentaje menor en comparación del 76.8% de la población que ya
ha tenido relaciones sexuales los cuales le brindan mayor importancia a este tipo
de comportamiento.
La siguiente grafica muestra una representación de la población ya se ha iniciado
sexualmente en relación a su nivel y grado de escolaridad.

691

�Gráfico 3. Población iniciada sexualmente por nivel
y grado de escolaridad
60
50
40
30
1 Año
2 año

20

3 Año
10
0
Nivel Medio

Nivel Medio Superior

Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva
de los alumnos de escuelas públicas de educación media y media
superior del Estado de Nuevo León 2013.

Ante esto se cuestionó a la población que menciona haber tenido relaciones
sexuales para saber si es que habían tenido más de una relación sexual; en
donde el

47.5% del tercer año de secundaria, el 56.4% del primer año de

preparatoria y el

66.7% de

los varones de tercer año de preparatoria

mencionaron haber tenido más de una relación sexual, ante los resultados
obtenidos se puede observar un aumento porcentual en cuánto al grado escolar y
la incidencia de haber tenido más de una relación sexual.
Para el grupo poblacional que ya ha tenido relaciones sexuales las edades donde
prevalece una mayor incidencia de haber tenido relaciones sexuales es en el
periodo de los

13 a 15 años, en donde el 13.2% de los varones que han tenido

relaciones sexuales tienen 13 años de edad, el 28.5% tiene 14 años y el 35.6%
en el grupo de 15 años de edad. Así mismo el 60% de los varones que ha tenido
relaciones sexuales tuvieron su primer relación sexual

con su novia, el 27.3%

con su amiga y el 3.1% menciona haber tenido su primer relación sexual con su
vecina.
692

�Expectativa del uso del condón
El uso del condón más allá del conocimiento conlleva un significado, es decir,
existe un dualismo en base al sujeto con el cual se tienen las relaciones sexuales,
ya que se idealizan las condiciones para el uso del mismo, por una parte puede
llegar a presentarse como protección para prevenir alguna enfermedad y/o ITS,
mientras que al tener relación sexuales con una pareja “estable ” se puede llegar a
interpretar como método de planificación familiar (Arias y Rodríguez, 1998), por lo
cual es importante conocer la posible conducta asumida en la población
adolescente.
De la población general el 97.8% menciona que llegaría a usar condón al tener
una relación sexual. Por otro lado, el 96.6% de la población que no ha tenido
relaciones sexuales menciona que si llegaría a utilizar el condón al tener una
relación sexual, ante esto los datos muestran que

casi la

totalidad

de la

población que no ha tenido relaciones sexuales llegaría a usar condón al tener una
relación sexual; empero a esta situación y ante la expectativa del uso del condón
en los varones que no han tenido relaciones sexuales los datos muestran otros
resultados ya que el 37.5% del primer año de secundaria menciona que siempre
llegaría a usar condón al tener relaciones sexuales con su novia, en comparación
con el

70% del segundo año de preparatoria que menciona que siempre lo

llegaría a utilizar al tener relaciones sexuales con su novia, el 52% del tercer año
de secundaria menciona que solo algunas veces llegarían a utilizar condón al
tener relaciones sexuales con su esposa o compañera, el 44% del segundo año
de preparatoria menciona que nunca usaría condón al tener relaciones sexuales
con su prometida; para la situación de tener relaciones

sexuales

desconocida el 82.6% del primer año de preparatoria menciona

con una

que siempre

utilizaría condón al tener relaciones sexuales con una desconocida, así mismo el
71.3% del primer año de preparatoria mencionan que siempre llegaría a usar
condón al tener relaciones sexuales con una amiga y el 33.3% del segundo año

693

�de preparatoria menciona que nunca utilizaría condón al tener una relación sexual
con una prostituta.
En comparación con los varones que si han tendido relaciones sexuales, el 98.9%
de la población que ya ha tenido relaciones sexuales menciona que si utilizarían
el condón al tener una relación sexual, sin embargo, el 100% de los adolescentes
de primer año de secundaria que ya tuvieron relaciones sexuales afirmó que
nunca

llegaría

30.8%

de

a usar condón al tener relaciones sexuales con su novia, el

los varones de primer año de preparatoria mencionan que nunca

usarían condón

con su prometida, así mismo el 100% de segundo de

preparatoria siempre llegaría a usar condón al tener relaciones sexuales con una
amiga. Para el caso de tener relaciones sexuales se muestra un aumento por
grado escolar, ya que el 100% de los estudiantes de primer año de secundaria
mencionan que no usaría condón con su vecina, mientras que el 70.7% del primer
año de preparatoria esperaría usar condón con su vecina, es así que en el
contexto de los encuentros ocasionales, el condón es visto como un protector de
enfermedades o ITS, así mismo, el porcentaje puede variar dependiendo de la
concepción que se tiene en base al sujeto de estudio y la percepción que él mismo
tenga, ya que para algunos sujetos el uso del condón en una relación de pareja
estable puede llegar a significar un método de planificación familiar, es así, que
con determinados sujetos la percepción al riesgo es mayor, por lo cual el uso del
condón en las relaciones sexuales lo hacen u optan por protegerse de dicho
riesgo y/o contagio.
Población iniciada sexualmente ¿Por qué no utilizaron condón?
Los adolescentes varones que han tendido relaciones sexuales mencionan que la
razón principal por la que no utilizaron un método anticonceptivo la primera vez
es que porque el 41.7% no planeaba tener relaciones sexuales, 11.5% no sabía
donde conseguir métodos anticonceptivos y el 9.4% no está de acuerdo en usar
métodos anticonceptivos.

694

�Así mismo el 50% de los varones de primer año de secundaria no sabía donde
conseguir los métodos anticonceptivos y el 46.9% de primer año de preparatoria
no tenía planeado tener relaciones sexuales, en donde la “espontaneidad” del
evento es un factor para las relaciones sexuales desprotegidas, tal como sucede
en otros contextos.

Otro comportamiento que se ve ligado a este tipo de

conductas es el ideal que se tiene torno a la pareja, ya que el 50% de segundo
año de secundaria que ya había tenido relaciones sexuales menciona que no
utilizó un método anticonceptivo en su primera relación sexual debido a que
confía en su pareja y el 50% del mismo grado considera que su pareja se
encuentra sana, por lo cual no ve la necesidad de protegerse.
En cambio tomando como base la última relación sexual para los adolescentes
varones ya iniciados sexualmente, existe una interrogante en saber porque no
utilizaron algún método anticonceptivo; por lo cual las razones principales por las
que la población adolescente

no utilizaron el condón fueron debido a que el

100% de tercer año de preparatoria argumentaba que “no se siente igual”; el
35.7% del tercer año de secundaria mencionó que no utilizó condón “porque no
quiso”, así mismo el 33.3% de segundo año de preparatoria consideró que “no era
importante utilizarlo” ya que se encuentran en una relación estable y el 7.7.% del
tercer año de secundaria menciona que no utilizaron métodos anticonceptivos ya
que deseaban que su pareja quedará embarazada.
Por lo cual el uso del condón va a depender del valor y significado que le brinden
a la mujer, la cual se puede ligar como una figura de riesgo, es decir, con la cual
se tiende a utilizar métodos anticonceptivos por temor a alguna enfermedad/ITS ó
donde la mujer es estereotipada como el ideal de pareja, la cual se deslinda del
uso de métodos anticonceptivos, exentando la percepción del riesgo de contagio
de alguna ITS o embarazo no deseado, ya que en algunas ocasiones lo que se
desea es la reproducción para fortalecer la relación (De Jesús y Menkes, 2014,
Stern et al 2003).

695

�Expectativas de vida en pareja
Al hablar de expectativas de vida se hace referencia en base a lo que los
adolescentes varones preferirían antes de llegar a la unión en pareja, es decir,
constituye los roles y/o acciones

que probablemente realice una persona en

donde los resultados que se podrían llegar a presentar abarcan desde una
comportamiento tradicional hasta un comportamiento moderno, dependiendo de
los sujetos de análisis.
En base a las expectativas de vida en pareja de los individuos de la población
general los resultados obtenidos muestran que el 60.6% de los adolescentes
varones preferiría una

novia con quien casarse, el 17.1% preferiría casarse

después de haber tenido muchas experiencias amorosas y el 11.8% preferiría
tener puras amigas cariñosas (relaciones sin compromiso o “frees”).
Tal como la muestra la siguiente grafica en torno al ideal de la vida de pareja

Gráfico 4. Expectativas en torno a la vida en pareja
70
60
50
40
30
20
10
0

Novia con quien casarse

Casarse despues de haber
tenido muchas experiencias
amorosas
Amigas Cariñosas "Fress"

Población General Población que no ha Población iniciada
tenido relaciones
sexualmente
sexuales
Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva de los
alumnos de escuelas públicas de educación media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013.

Para el grupo poblacional que no ha tenido relaciones sexuales se muestra que el
61.4% preferiría una novia con quien casarse, el 16.9% casarse con alguien
después de haber tenido muchas experiencias amorosas, 12% tener puras amigas
696

�cariñosas (relaciones sin compromiso o “frees”), así mismo

los resultados

revelados para el grupo de adolescentes que ya ha tenido relaciones sexuales
son muy similares, ya que el 58.4% preferiría una novia con quien casarse, el
17.7% casarse con alguien después de haber tenido muchas experiencias
amorosas y el 11.3% puras amigas cariñosas (relaciones sin compromiso o
“frees”), ante esto se puede constatar que no existe una elevada diferencia
porcentual en cuanto al ideal de pareja de la población que no ha tenido
relaciones sexuales en comparación de los que ya se iniciaron sexualmente, pero
desagregando los datos por grado de estudios se puede apreciar que el 23% de
los estudiantes de segundo año de preparatoria

que han tenido relaciones

sexuales preferiría casarse con alguien después de haber tenido muchas
experiencias amorosas, el 12.9% de los alumnos de tercer año de secundaria
preferiría tener puras amigas cariñosas (relaciones sin compromiso o “frees”), en
comparación del 100% de los de primero de secundaria que prefieren una novia
con quien casarse, por lo cual los datos son muy variables en base al nivel de
escolaridad y grado de estudio.
Así mismo se cuestionó sobre el tipo de vida en pareja con la que estaban más
de acuerdo en donde el 54% de la población general mencionó que la forma de
vida “ideal” debería de ser el matrimonio por la iglesia y el civil, el 23.3% el
matrimonio solo por la iglesia, el 11.8% el matrimonio por el civil y el 8.1% unión
libre, mientras que un 2.3% menciono que cada quien debería de vivir en su casa.
De la población que menciona no haber tenido relaciones sexuales el 56.2%
menciona que preferiría casare por la iglesia y el civil, en comparación del 48.3%
de los varones que ya tuvieron relaciones sexuales, así mismo de los varones que
no han tenido relaciones sexuales el 24% preferiría casarse solo por la iglesia en
comparación del 22.6% de los ya iniciados sexualmente, ante esto el 11.9% de
los varones que han tenido relaciones sexuales preferiría vivir en unión libre
mientras que solo el 6.7% de los no iniciados preferiría ésta forma de vida.

697

�Dichos datos se corroboran al mostrarlos por grado de estudio, ya que el 22.7%
de los varones iniciados sexualmente de segundo año de secundaria preferiría el
matrimonio por la iglesia y el civil, en comparación con el 65.6% del segundo año
de preparatoria no han tenido relaciones sexuales, así mismo el 44.% de los
varones que ya han tenido relaciones sexuales de tercer año de preparatoria
preferiría

la vida en unión libre, mientras que el 66.7% del tercer año de

preparatoria que no ha tenido relacione sexuales preferiría casarse por la iglesia y
el civil, es así que se puede percatar de un ideal más tradicional en cuanto a la
forma de vida en pareja por parte de la población que no ha tenido relaciones
sexuales.
CONCLUSIONES
Los resultados analizados muestran que aún persisten comportamientos
patriarcales en la población adolescente, ya que prevalecen conductas, prácticas
sociales, creencias y expectativas tradicionales en base a la sexualidad.
En cuanto el uso o no de métodos anticonceptivos es que existe una asimetría
primeramente en cuanto el uso
encuestas

de métodos anticonceptivos, ya que diversas

revelan un porcentaje elevado de conocimiento de métodos

anticonceptivos, sin embargo la tasa de ITS sigue ascendiendo, lo cual se ve
ligado a una expectativa generada en el modelo masculino en torno a la mujer, ya
que primeramente el hombre debería tener experiencia sexual antes del
matrimonio para saber “qué hacer con su pareja”, mientras que la mujer no debe
ser vinculada al placer erótico y debe presentarse como ignorante ante esta
actividad o placer sexual; basado en un discurso dominante, la sexualidad
masculina es percibida como una exigencia de satisfacción y constituyendo a la
mujer como objeto de este proceso, así mismo la virginidad en la mujer desde la
perspectiva de los varones genera una gran importancia como un elemento de
estatus social (Amuchástegui, 2001).

698

�En base al análisis de los resultados se muestra que el 60.6% de para los varones
que no han tenido relaciones sexuales preferirían una mujer virgen, en
comparación del 52.9% de los

varones que ya se iniciaron sexualmente y

preferirían que la mujer fuera virgen.
En cuanto

al conocimiento y uso de métodos anticonceptivos el 65.7% de la

población total menciona no conocer los condones, así mismo de la población que
ya tuvo relaciones sexuales se muestra que el 64.8% de esta población no conoce
el condón, donde el nivel medio superior obtuvo mayor desconocimiento que el
nivel medio,

así mismo

el 77.8%

menciona haber recibido una clase de

educación sexual, dato que no se ve reflejado en el conocimiento de los métodos
anticonceptivos; ante esto, se muestra que la información sobre educación sexual
en su mayoría es brindada por profesores y no por profesionales de salud pública,
de los cuales el 40.8% de los adolescentes menciona obtener la información por
medio de internet.
Otro comportamiento que se analizó fue la importancia de las relaciones sexuales
premaritales en donde el 76% de la población ya iniciada sexualmente mostró
mayor aceptación en comparación con los que no han tenido relaciones sexuales,
así mismo para los adolescentes que ya han tendido relaciones sexuales se pudo
apreciar que el uso de condón en las relaciones sexuales tiende a variar de
acuerdo al sujeto con el que se esperaría llegar a tener sexo, ya que el grado
escolar es un variable importante debido a que en algunos casos ha mayor grado
de estudios se mostró una

mayor percepción de riesgo en cuanto al sujeto

sexuado, ante esto, es que siguen prevaleciendo imágenes en torno a la mujer
como ideal tradicional o figura de contagio de alguna enfermedad, sin embargo,
un factor que cobra relevancia es la espontaneidad de los eventos sexuales, ya
que el 41.7% de la población

ya iniciada mencionó que no planeaba tener

relaciones sexuales.
En base a las expectativas de vida los datos fueron muy similares al comparar la
población ya iniciada y la que no ha tenido relaciones sexuales, ya que más del
699

�58% para ambos casos preferiría una novia con quien casarse, pero fueron los
varones ya iniciados sexualmente los que mostraron un porcentaje mayor en
cuanto a la expectativa de casarse después de haber tenido muchas experiencias
amorosas.
Éstas expectativas se ven ligadas a un proceso cultural en donde se puede
identificar un modelo hegemónico

de masculinidad;

en el cuál el deber ser

hombre implica un rol socialmente construido influyendo en su comportamiento
sexual, mediante atributos, valores, funciones y conductas,

entre las cuáles

prevalecen ser un sujeto hipersexual, tener múltiples parejas sexuales y practicas
ligadas a correr riesgos.
Es así, que los hombres tienen roles sociales y culturalmente construidos en torno
a la sexualidad (Gutmann, 2000), ante esto, la inestabilidad masculina y el deseo
de demostrar y afirmar ser hombre es que hace que se genere una presión social
por tener relaciones sexuales (Seidler, 1995), por lo cual, la búsqueda sexual no
solo se convierte en una cuestión de placer, sino de confirmar la masculinidad
(Horowitz y Kaufman, 1989).
Ante el documento expuesto anteriormente es que surge las propuestas de llegar
a generar políticas y programas enfocados a la intervención con varones, debido
a que uno de los ejes centrales es garantizar la igualdad de género, asociado a la
participación de dicha población, así como la inclusión del hombre en la
participación de procesos y/o programas que garanticen su bienestar social.
Así mismo se deberían generar estrategias en base a las normativas antes
mencionadas debido a que hacen falta campañas de prevención y atención en
materia de salud sexual y reproductiva que permitan garantizar dicha cobertura
en el caso de los varones, así como centros de atención, por lo cual este
documento queda a contemplar la formulación de una política más equitativa.

700

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706

�PROGRAMA DE ACTIVIDAD FÌSICA Y SALUD: “ADULTO MAYOR EN
MOVIMIENTO (AMEM)
Rosa María Cruz Castruita14

RESUMEN

Introducción: Actualmente es ampliamente reconocido el rol que juegan la
actividad física y el ejercicio en la promoción de la salud y reducir el declive
funcional que acompaña al envejecimiento.

Objetivo: describir un programa piloto de actividad física para mejorar las
capacidades físicas y psicológicas de los adultos mayores.

Material y Métodos: el programa de actividad física tuvo una duración de tres
meses con sesiones de 50 minutos dos veces a la semana. Cada sesión se
enfocó a desarrollar una capacidad física (fuerza, resistencia, flexibilidad y
velocidad), divididas en tres partes (calentamiento, parte principal y vuelta a la
calma), se desarrolló una dinámica de juego y se asignó una temática a cada
sesión. Al final de la sesión se proporcionó un refrigerio a los participantes. Las
sesiones fueron implementadas por estudiantes de Licenciatura en Ciencias del
Ejercicio. Al inicio y final del programa se realizó una valoración del estado de
salud de cada participante mediante las siguientes escalas: ansiedad y depresión
Goldberg, actividades de la vida diaria, marcha y equilibrio, así como: peso, talla,
IMC, glucosa capilar y presión arterial. El muestreo fue no aleatorio por
conveniencia. El tamaño de la muestra fue de 28 adultos mayores, ambos sexos.

14

Facultad de Organización Deportiva, Universidad Autónoma de Nuevo León, castruita_81@hotmail.com

707

�Resultados: de los 28 participantes 24 (85.7%) fueron mujeres. La edad promedio
fue de 76.29 años (rango 63-89). Un 67.9% de los participantes realiza actividad
física. La principal actividad reportada fue el taichí 11 (39.3%). La mayoría de los
adultos mayores se clasificó en obesidad (50%).

Conclusiones: El programa de actividad física AMEM puede servir como guía
para capacitar y aplicar programas de actividad física en la comunidad con mayor
impacto, ayudando a mejorar el nivel de AF y salud de los AM.

Palabras clave: adulto mayor, actividad física, salud, envejecimiento y capacidad
física.

INTRODUCCIÓN

A nivel mundial se reconoce que la población está envejeciendo y esto puede
tener un impacto significativo a nivel económico y social (McNaughton, Crawford,
Ball &amp; Salmon, 2012). Se calcula que en el planeta viven 600 millones de personas
mayores de 60 años y se proyecta que para el año 2025 se duplicará y en el 2050
ascenderá a 2000 millones de personas de la tercera edad. En México se estima
un incremento de 50.6% en la población de adultos mayores (AM) entre el año
2000 y 2050. Para Nuevo León se espera en el año 2030 un ascenso del 15.7%
de AM con una tasa de dependencia que superará la media nacional (Ceballos,
2012; Instituto Nacional de Estadística y Geografía, 2011, 2013; Porras-Juárez,
Grajales-Alonso,
Shamah-Levy,

Hernández-Cruz,
Cuevas-Nasu,

Alonso-Castillo

Mundo-Rosas,

&amp;

Tenahua-Quitl,

Morales-Ruàn,

2010;

Cervantes-

Turrubiates &amp; Villalpando-Hernández, 2008).

El incremento de la esperanza de vida es un indicador de mejoría del estado de
salud, pero se relaciona en edades mayores con tasas elevadas de enfermedades
crónicas y degenerativas e incapacidad que afectan la calidad de vida (Araùjo,
708

�Pereira &amp; Martin, 2009; Shamah-Levy, et al., 2008). En el ámbito nacional las
estadísticas reflejan que en el grupo de 60 a 69 años de edad un 23.6 % de los
hombres y un 43.7 % de las mujeres presentan obesidad y más de una cuarta
parte (26.9%) algún grado de discapacidad. La osteoporosis afecta la vida activa
de más de la mitad de las mujeres de 50 años de edad y de los hombres de 70 y
más años (Bartl &amp; Frisch, 2009; Instituto Nacional de Salud Pública [INSP], 2012;
Ortìz-Hernández &amp; Ramos-Ibáñez, 2010).

En el área de la promoción de la salud, los estilos de vida juegan un papel crucial
como estrategias para promover y mejorar la salud de la población de todas las
edades (Javanainen-Levonen, Rintala &amp; Poskiparta, 2007). Se estima que un 80%
de los problemas de salud asociados al envejecimiento y enfermedades crónicas
pueden prevenirse o posponerse en el nivel primario de atención a través de
cambios en los estilos de vida implementados en el grupo de 55 a 65 años
(Rosenkranz, Duncan, Rosenkranz &amp; Kolt, 2013; McNaughton, et al., 2012).

La actividad física (AF) es uno de los estilos de vida más importantes para los
adultos mayores por los múltiples beneficios a nivel físico, psicológico y social
(American College of Sports Medicine, 2010; Chaudhury &amp; Shelton, 2010; MorenoMurcia, Huéscar &amp; Cervelló, 2012). A pesar del impacto positivo que la AF tiene
sobre la salud, los datos indican que declina con la edad. Los resultados de la
Encuesta Nacional de Salud y Nutrición ([ENSANUT], 2012) de acuerdo a la
clasificación

de

la

Organización

Mundial

de

la

Salud,

muestran

que

aproximadamente el 81.8% de las actividades reportadas por los adultos mayores
durante el día son sedentarias e inactivas (dormir, estar sentado frente a una
pantalla, transporte inactivo). Estos datos son importantes si se considera el poco
tiempo dedicado a actividades físicas moderadas o vigorosas y el excesivo tiempo
de actividades sedentarias, lo que sugiere una considerable contribución de la
inactividad física al aumento de la prevalencia de obesidad y enfermedades
crónicas observado en México en los últimos años (INSP, 2012).
709

�El arraigar un estilo de vida activo y mantenerlo durante la vida es complejo por los
múltiples factores involucrados en dicha conducta, entre estos factores se
encuentra el social, económico y las facetas culturales de la sociedad. Existe
evidencie que demuestra que los procesos a lo largo de la vida, como cambios en
la situación laboral, tienen implicaciones en la práctica de AF (Berger, Der, Mutrie
&amp; Hannah, 2005; Chaudhury &amp; Shelton, 2010).

La evidencia revisada hasta este momento con el propósito de implementar
programas de intervención para mejorar la actividad física en la población AM
concluye que impartir clases de actividad física guiadas por maestros y con
recordatorios de asistir a la sesión vía telefónica o cara a cara permite incrementar
los niveles de actividad física y el nivel de autonomía, incluyendo la participación
en ejercicio de fuerza, actividad física vigorosa y caminata, así como una
reducción en el tiempo gastado en actividades sedentarias al final de la
intervención, pero el seguimiento posterior a las intervenciones muestra un
descenso en los niveles de AF (Burke et al.,2012; Guimarâes, Quintâo, Marques,
Ali &amp; Martin, 2008; Sherrington et al., 2012 Valerio, Vilela, da Silva &amp; Ramos,
20012). Así mismo, las investigaciones sobre el impacto de las conductas
sedentarias en la salud y factores de riesgo para enfermedades, se han expandido
rápidamente comparados con los estudios enfocados sobre la influencia de la AF y
el tiempo que gasta el adulto mayor en dicha conducta para obtener resultados de
salud deseados (Rosenkranz et al., 2013; Vidarte, Vèlez, Sandoval &amp; Alfonso,
2011).

Los resultados de las investigaciones ponen de manifiesto que la AF es una
herramienta primordial para promover la salud y prevenir o tratar enfermedades
físicas y mentales (Persson, Brosson, Hansson, Troein &amp; Strandberg, 2013). Por
tanto el propósito del presente estudio es describir un programa piloto de AF para
mejorar las capacidades físicas y psicológicas de los adultos mayores adscritos a

710

�una institución pública y explorar los resultados preliminares de las características
de la muestra.

Materiales y métodos

Diseño del estudio

El estudio consiste en describir las características del programa piloto de actividad
física AMEM y explorar los resultados preliminares de las cualidades de la muestra
de adultos mayores que formaron parte del estudio piloto. En un futuro se
pretende aplicar el programa como parte de un estudio experimental.

Población, muestreo y muestra

Para la prueba piloto del programa AMEM se llevó a cabo un estudio de tipo
preexperimental en el DIF No. 2, durante 3 meses, con dos mediciones pretest y
postest (Burns &amp; Grove, 2004; Garcìa, 2009).
La población de interés para el estudio se constituyó por adultos mayores de 59
años, de ambos sexos, aparentemente sanos. El tamaño de la muestra de 28
adultos mayores se determinó usando el muestreo por conveniencia, tomando
como marco muestral el total de adultos mayores que asisten al DIF No. 2.

Procedimiento para el Diseño del programa de actividad física y salud
“Adulto mayor en movimiento (AMEM)”

El procedimiento para el diseño del programa AMEM se realizó en cuatro etapas.

En la primera etapa: se realizó una revisión detalla del contenido temático del
programa “Directrices metodológicas y beneficios de la práctica de actividad física
en población adulto mayor” para realizar la estructura de las sesiones de actividad
711

�física. Después se seleccionaron los ejercicios y capacidades a desarrollar en el
programa de actividad física. Quedando de esta manera el primer bosquejo del
plan clase, lineamientos de la sesión de actividad fisca y ejercicios a implementar
de acuerdo a los objetivos de la sesión (desarrollar las capacidades de fuerza,
resistencia, flexibilidad y velocidad).

En la segunda etapa se valoraron las características demográficas y estado de
salud de una población similar a la población blanco del programa de actividad
física para ajustar los ejercicios de acuerdo a las características, necesidades y
capacidades de los adultos mayores. Además se consultó a expertos en el área
del entrenamiento deportivo, salud y actividad física para el adulto mayor. Con
base en lo anterior se realizaron modificaciones en el plan clase de las sesiones
de actividad física del programa AMEM.

Durante la tercera etapa se llevó a cabo la selección y entrenamiento de los
maestro encargados de implementar las sesiones de actividad física en la prueba
piloto con el fin de unificar el protocolo de intervención y realizar modificaciones.
Además se llevaron a cabo ensayos en las instalaciones de una universidad
pública de cada una de las sesiones de actividad física previa implementación en
la prueba piloto.

En la cuarta y última etapa se llevó a cabo una prueba piloto con 28 adultos
mayores de ambos sexos, que asisten a un centro comunitario del DIF el cual no
será considerado para la selección de la muestra en el estudio de intervención. El
objetivo de la prueba piloto fue determinar si los ejercicios seleccionados en cada
una de las sesiones son apropiadas para los adultos mayores, se dirigen a
desarrollar las capacidades de fuerza, resistencia, flexibilidad y velocidad, se
adaptan a las condiciones de espacio de los centros del DIF, fomentan la
participación y son agradables para los mayores de 60 años.

712

�Proceso de implementación del programa AMEM

Previo al inicio del programa se llevó a cabo una bienvenida como preámbulo al
programa para invitar a participar a los AM y dar a conocer el calendario de fechas
y horario de las sesiones. El programa se implementó de marzo a mayo del 2014,
a través de sesiones de actividad física de moderada intensidad, con una duración
de 100 minutos a la semana (sesiones de cincuenta minutos dos veces a la
semana) procurando mantener una frecuencia cardiaca de 100 a 120 latidos por
minuto, lo que equivale a realizar ejercicios de baja a moderada intensidad para
este grupo de edad. Cada sesión se enfocó a desarrollar una capacidad física de
fuerza, resistencia, flexibilidad y velocidad, a través de juegos y ejercicios
programados de acuerdo a las recomendaciones mundiales sobre la actividad
física para la salud (OMS, 2014). Las sesiones se dividen en tres partes: 10
minutos de calentamiento (general y específico), 30 minutos de parte principal (la
mayoría de los ejercicios se enfocaron a desarrollarla capacidad asignada, pero
sin dejar de lado otras capacidades) y 10 minutos de vuelta a la calma. Durante la
sesión de actividad física se implementó una dinámica de juego, ubicada al inicio,
intermedio o final de la sesión dependiendo de las características y aplicabilidad
de la misma, además se asignó una temática a cada sesión de acuerdo a los
gustos de los adultos mayores (pregunta realizada durante la valoración del
estado de salud). La música en cada sesión fue seleccionada acorde a la
temática. Al final de cada sesión se destinaron 15 minutos para un refrigerio
saludable y la convivencia de los maestros y adultos mayores. Posterior a la última
sesión programada se realizó una clausura para cerrar las actividades del
programa y entregar las constancias de participación.

Personal encargado de implementar el programa de actividad física

Las sesiones de actividad física fueron implementadas por equipos de 5 a 7
estudiantes de 4to. Semestre de la Licenciatura en Ciencias del Ejercicio de la
713

�Facultad de Organización Deportiva de la Universidad Autónoma de Nuevo León,
que cursaban la unidad de aprendizaje de Actividad Física y Salud para el Adulto
Mayor. Cada miembro del equipo tenía asignadas sus actividades y tiempo de
participación frente al grupo, las cuales fueron distribuidas e implementadas
previamente durante el ensayo en clase. En cada sesión de actividad física los
estudiantes fueron supervisados por una Doctora en Ciencias de Enfermería
responsable de la unidad de aprendizaje. Así mismo, se contaba con un botiquín
para brindar primeros auxilios en caso de presentar alguna complicación durante
la sesión de actividad física. No se presentó tal situación.

Criterios de inclusión

Los criterios de inclusión a tomar en cuentan fueron: adultos mayores orientados
en tiempo, espacio, corroborado por preguntas simples que se incluyen en el
cuestionario de Pfeiffer, que pueden hablar y escuchar con claridad y que
aceptaron participar y responder a los cuestionarios que se aplicaron para la
valoración del estado de salud y necesidades del adulto mayor previo a la
elaboración del programa de actividad física y que refirieron no tener
contraindicado realizar actividad física por un médico.

Técnicas e instrumentos de recolección de Datos

Para llevar a cabo el estudio se gestionó la autorización de la encarga del DIF
para tener acceso a las instalaciones, invitar a los adultos a participar, solicitar un
aula para aplicar los cuestionarios y el espacio para implementar el programa.
Los datos de la valoración del estado de salud y sus necesidades fueron
recolectados en una ocasión a través de entrevista directa con el adulto mayor,
utilizando cuatro cuestionarios de lápiz y papel y una cedula de datos de
identificación. Asimismo se realizaron mediciones de peso, talla, IMC, frecuencia

714

�cardiaca y respiratoria, presión arterial, glucosa capilar y valoración de la marcha y
equilibrio.

En la primera visita se explicó a los adultos mayores la investigación a realizar y
se aplicó cuestionario de Pfeiffer para realizar la valoración del estado cognitivo
del adulto mayor. A quienes cumplían con los criterios de inclusión y firmaron el
consentimiento informado se les invitaba a asistir a la bienvenida del programa de
actividad física para valorar el estado de salud.

Instrumentos

La escala de marcha y equilibrio TINETTI tiene como propósito detectar el riesgo
de caídas en ancianos. La escala está dividida en subescala de marcha y
subescala de equilibrio. En la subescala de marcha se evalúa la iniciación de la
marcha, la longitud y altura del paso, la simetría del paso, la fluidez del paso, la
trayectoria, el tronco y postura al caminar. El puntaje máximo total que se puede
obtener es de 12 puntos. La subescala de equilibrio evalúa el equilibrio del adulto
en bipedestación con los ojos abiertos, el equilibrio con los ojos cerrados, al dar
una vuelta de 360º y al sentarse. El puntaje máximo que se puede obtener es de
16 puntos. El puntaje total de las dos subescalas es de 28. A mayor puntuación
menor riesgo de caídas.

Para medir el estado de salud nutricional se utilizó el Nutritional Screening
Initiative. El cuestionario tiene como propósito detectar el riesgo de malnutrición en
adultos mayores. Es autoadministrado y consta de 10 preguntas con respuesta
dicotómica Sì y No. Cada respuesta tiene un valor numérico que puede oscilar
entre 0 y 3, dependiendo del reactivo. El valor obtenido se puede clasificar en tres
categorías: bueno, riesgo nutricional moderado y riesgo nutricional alto.

715

�Para medir el grado de dependencia del adulto mayor se utilizó el índice de
Barthel –Escala de actividades de la vida diaria. La escala valora las actividades
de la vida diaria de lavarse-baño, arreglarse-aseo, vestirse, comer, usar el retrete,
trasladarse, deambular, escalones, micción y deposiciones. La máxima puntuación
que se puede obtener son 100 puntos (90 en caso de sillas de ruedas). El puntaje
obtenido se clasifica dentro de cuatro categorías: dependencia total &lt;20,
dependencia grave 20-35, dependencia moderada de 40 a 55 y dependencia leve
&gt;60 puntos. La validación de la escala en español mostró una fiabilidad
interobservador de 0.84 – 0.97 y una consistencia interna de 0.86 -0.92.

Para valorar el área mental se aplicó el cuestionario de PFFEIFER-SPMSQValoración mental área cognitiva. El propósito del cuestionario es valorar el grado
de deterioro cognitivo. El cuestionario consta de 10 ítems, que puntúan cuatro
parámetros: la memoria a corto plazo, la memoria a largo plazo, la orientación, la
información para hechos cotidianos, y la capacidad de cálculo. Se permite un error
de más si el entrevistado no tiene educación primaria, y un error de menos, si el
entrevistado tiene estudios superiores. Se puntúan los errores. El punto de corte
son 5 o más errores, de 0 a 3 errores es funcionamiento intelectual normal, de 4 a
7 errores es funcionamiento intelectual deficitario y de 8 a 10 errores déficit
intelectual severo. La escala ha sido traducida y validada al español, obteniendo
una sensibilidad que varía, desde el 100% hasta el 68 %. Su especificidad es de
un 90 a un 96%, para un punto de corte de 5.

La escala de ansiedad y depresión de Goldberg es un instrumento para detectar la
ansiedad y depresión. Durante la aplicación de la escala se interroga al adulto
sobre si ha presentado en las últimas dos semanas síntomas a los que hacen
referencia los ítems; no se puntúan los síntomas que duren menos de dos
semanas o que sean de leve intensidad. Cada una de las subescalas se estructura
en 4 ítems iniciales de despistaje para determinar si es o no probable que exista
un trastorno mental, y un segundo grupo de 5 ítems que se formulan sólo si se
716

�obtienen respuestas positivas a las preguntas de despistaje (2 o más en la
subescala de ansiedad, 1 o más en la subescala de depresión). Los puntos de
corte son &gt; 4 para la subescala de ansiedad, y &gt; 2 para la de depresión. El
instrumento

está

diseñado

para

detectar

“probables

casos”,

no

para

diagnosticarlos. La escala global tiene una sensibilidad del 83 % y una
especificidad del 82 % (Generalitat Valenciana Conselleria de Sanitat, 2006).

Para obtener los datos de identificación y los hábitos de actividad física se usó el
Cuestionario sobre estilos de vida y hábitos de vida saludables. El cuestionario
tiene como propósito medir la salud y actividad fìsica de los adultos mayores. El
cuestionario fue desarrollado para población mexicana, las preguntas hacen
referencia a aspectos nutricionales, de educación, renta, historia deportiva y
satisfacción personal, así como a datos personales. El cuestionario se divide en
dos partes, una sobre datos personales y otra sobre información general que
consta de 20 preguntas (Ceballos, 2012).

Análisis de datos

Los resultados de la prueba piloto se analizaron con el paquete estadístico SPSS
(Statistical Package for the Social Sciences) versión 18.0. Se usó estadística
descriptiva para conocer las características demográficas de la muestra (García,
2009).

Consideraciones éticas

La presente investigación se apegó a lo establecido en el Título Segundo, Capítulo
I, III y V sobre los aspectos éticos de la investigación en seres humanos del
Reglamento de La Ley General de Salud en materia de Investigación para la Salud
(Secretaria de Salubridad y Asistencia, 1987).

717

�Resultados preliminares de los participantes de la prueba piloto
Características demográficas de los adultos mayores

De los 28 participantes 24 (85.7%) fueron mujeres y 4 (14.3%) hombres. La edad
promedio fue de 76.29 años (DE = 7.53, rango 63-89). Predomino el estado civil
de soltero y casado en un 17.9 % (ƒ= 5). La mayoría de los adultos no trabaja
fuera del hogar 17 (60.7%) y el resto labora fuera del hogar 11 (39.3%). De los
adultos mayores que trabajan fuera del hogar la ocupación que predomino fue la
de empleados de tipo administrativo (ƒ= 8, 28.6%). Un mayor número de adultos
mayores cuenta con estudios primarios 10 (35.7%) seguido por estudios
universitarios (ƒ= 8, 28.6%). La mayoría (ƒ= 18, 64.3%) de los AM no viven solos.
Al preguntar con quién vive un 39.3% (ƒ= 11) refirió vivir con un hijo.

Estadística descriptiva de la práctica de actividad física

En la tabla 1 se puede observar que la mayoría de los adultos mayores realizan
actualmente actividad física (ƒ= 19, 67.9%) de manera organizada. El tipo de
actividad física que reportaron practicar la mayoría de los adultos mayores fue
Taichí (ƒ= 11, 39.3%). De aquellos que practicaban actividad física el promedio de
horas dedicadas es de 3 (DE = 1.82, rango 1-4). Al cuestionar a los participantes
sobre el tiempo que dedican a estar sentados se encontró que la mayoría
permanece más de tres horas diarias.

718

�Tabla 1
Descripción de la práctica de actividad física de los adultos mayores
f

%

Sí

19

67.9

No

9

32.1

Variable
Actividad física (n = 28)

Tipo de actividad física (n = 19 )
Natación

2

7.1

Yoga

7

25.0

Taichí

11

39.3

Menos de na hora

22

78.6

Entre una hora

5

17.9

Entre dos y tres horas

1

3.6

Menos de na hora

8

28.6

Entre una hora

2

7.1

Entre dos y tres horas

10

35.7

Más de tres horas

8

28.6

Menos de na hora

5

17.9

Entre una hora

2

7.1

Entre dos y tres horas

8

28.6

Más de tres horas

13

46.4

Tiempo dedicado a caminar

Tiempo dedicado a tareas del hogar

Tiempo dedicado a estar sentado

Nota: n =28

Información sobre patologías
El 64.3 % (ƒ= 18) de los AM refirió tener diagnosticada alguna enfermedad. La
719

�principal enfermedad reportada por los participantes fue hipertensión (ƒ= 4;
14.3 %) seguida por diabetes en un 10.7% (ƒ= 3).

Consumo de alcohol y tabaco

Al preguntar a los participantes sobre sus hábitos se encontró que la mayoría de
los

AM

no

fuma

o

consume

bebidas

alcohólicas

(96.4%

y

85.7%,

respectivamente).

Estadística descriptiva del IMC

En la tabla 2 se puede observar que la mayoría de los AM presenta obesidad.

Tabla 2
Descripción de la clasificación del IMC
Variable

f

%

Peso normal

7

25.0

Sobrepeso

7

25.0

Obesidad

14

50.0

Nota: n = 28

Evaluación del diseño del programa de actividad física AMEM

Con base a los resultados obtenidos de la prueba piloto se revisará el plan de
entrega de la intervención y sus componentes, en esta fase es necesario realizar
una revisión profunda y realizar las modificaciones necesarias. Con el fin de
mejorar el contenido, la presentación del programa y ver lo que funcionó y lo que
no, se realizó una retroalimentación al término de cada una de las sesiones tanto
720

�con los participantes como con los maestros. También se evaluará el material, los
ejercicios, los recursos y las características de la sesión esto con el fin de obtener
información detallada sobre pertinencia del programa. Con base al análisis de esta
fase se integraran los cambios pertinentes al programa de actividad física.

CONCLUSIONES

El envejecimiento acelerado de la población a nivel mundial represente un reto
importante para el sector salud, como resultado de las demandas de una
población envejecida que conllevan a adoptar cambios para mantener la salud,
capacidad funcional y bienestar de los mayores de 60 años. La actividad física es
una conducta saludable que juega un papel crucial como estrategia para promover
y mejorar la salud de los AM y evitar o retrasar la discapacidad que afecta su vida
activa. El programa de actividad física y salud AMEM ofrece una herramienta clave
enfocada a las necesidades de los adultos mayores independientes por las
siguientes razones:

Los resultados de la intervención proporcionarán datos importantes sobre la
factibilidad de llevar a cabo sesiones de actividad física de bajo costo dirigidas a
los adultos mayores para promover e incrementar la actividad física de la
comunidad. El proyecto fue diseñado para evaluar la efectividad de las sesiones
estructuradas con ejercicios específicos para la población AM, con el fin de
fortalecer las capacidades de fuerza, resistencia, velocidad y flexibilidad,
incluyendo dinámicas de juego y una temática para cada sesión de acuerdo a los
gustos de los adultos mayores, lo que permitirá incrementar la disposición,
compromiso y el gusto hacia la práctica de actividad física y arraigar la conducta
como un hábito que perdure a lo largo de la vida. Una característica importante del
programa es que los maestros son jóvenes que se están preparando en el área de
la actividad física lo que permite fortalecer el lazo intergeneracional, fomentar en
nuestros jóvenes el respeto, empatía y el valor hacia los adultos mayores.
721

�También permite dar a conocer a los jóvenes la oportunidad de trabajo que en un
futuro no muy lejano representaran los AM y sus necesidades de salud. Este
último punto impactará no solo en la formación de los futuros profesionistas, sino
también a nivel económico en México contando con más personal capacitado para
la atención preventiva de la población mayor de 60 años. Para los adultos
mayores el contar con instructores jóvenes capacitados, fortalecerá su sentimiento
de aceptación y optimismo por la vida.

Los resultados de la prueba piloto permiten concluir que la mayoría de los adultos
mayores que participaron en el estudio realizan actividad física, esto puede
deberse al hecho de que en el DIF imparten una vez a la semana clases de yoga,
acondicionamiento físico y taichí. Esta última actividad fue la que refirieron realizar
con mayor frecuencia. A pesar de presentar un porcentaje alto de actividad física
en la muestra se observa un mayor número de AM clasificados en obesidad, dato
que pone de manifiesto la necesidad de diseñar e implementar clases adecuadas
a las necesidades de los adultos de acuerdo a las recomendaciones de la OMS
(2014) para el grupo de 60 y más con beneficios en el estado de salud a corto,
mediano y largo plazo.

El programa de actividad física AMEM puede servir como guía para capacitar y
aplicar programas de actividad física en la comunidad con mayor impacto, que
minimicen las barreras percibidas por los AM para la práctica de actividad física.

Esta información concuerda con el INSP (2012) que consideran importante
desarrollar y fomentar acciones acordes a las necesidades de los AM orientadas a
fomentar cambios al entorno que promuevan estilos de vida saludables,
aumentando los momentos activos y disminuyendo el tiempo de sedentarismo,
especialmente en los momentos de ocio, pero también como parte de la rutina
diaria. Estas acciones deben incluir el hogar y la comunidad, y deben contar con el
apoyo tanto del Gobierno como de la sociedad civil para aumentar la disponibilidad
722

�de espacios seguros y accesibles haciendo más sencillo que las personas puedan
realizar o incrementar su actividad física.

Recomendaciones

Se recomienda realizar un estudio de intervención en una muestra mayor,
asignada aleatoriamente y en población que realiza y no realiza AF para poder
generalizar los resultados del estudio, además usar una medición objetiva de la
actividad física que permita identificare el nivel de actividad física y discriminar a
los adultos mayores que practican y no practican.

Agradecimientos

La autora agradece al Consejo Nacional de Ciencia y Tecnología por el apoyo
brindado a Consolidación Institucional de Grupos de Investigación.

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726

�INFRAPESO VS. OBESIDAD: DOS DESORDENES ALIMENTICIOS
PRESENTES EN LA CULTURA ALIMENTARIA DE NIÑOS DE 8 A 12 AÑOS DE
EDAD, DE LA CIUDAD DE SALTILLO, COAHUILA
Lucero Vanessa Valdez Sepúlveda15
Reyna Alicia Arriaga Bueno 16
Martha Arredondo Velázquez17
José Cruz Herrera Ibarra18

RESUMEN

El presente trabajo de investigación es resultado de la tesis de investigación para
alcanzar el grado de Licenciado en Trabajo Social. En ésta se analizó la influencia
de la cultura alimentaria y su vinculación con la presencia de desordenes
alimenticios del infrapeso y la obesidad a temprana edad.
Se consultaron los antecedentes del tema, para posteriormente explicar cuál es la
situación que se vive en la actualidad con respecto a la prevalencia de infrapeso y
obesidad a nivel mundial, nacional y local, así como los intereses personales y
profesionales que motivaron a consultar sobre ambos desordenes alimenticios.
La fundamentación teórica se sustento sobre las variables, cultura alimenticia,
desordenes alimenticios, infrapeso y obesidad, las cuales permitieron conocer más
detalladamente sobre lo que se deseaba investigar.

15

Alumna egresada del nivel de Licenciatura en Trabajo Social, de la Facultad de Trabajo Social de la
Universidad Autónoma de Coahuila. lucy_vavase@hotmail.com
16
Catedrático Docente de la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Autónoma de Coahuila, y directora
del presente trabajo de investigación. arriagab@hotmail.com
17
Catedrático Docente de tiempo completo de la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Autónoma de
Coahuila, y asesora del presente trabajo de investigación. m_arredon@hotmail.com
18
Catedrático Docente de tiempo completo de la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Autónoma de
Coahuila, y asesor del presente trabajo de investigación. jche_profe51@hotmail.com

727

�Así como la teoría del aprendizaje social de Albert Bandura, la cual se adoptó
como sustento de investigación.
La metodología mediante la cual se desarrollo la presente investigación tiene un
enfoque cuantitativo en donde se busco realizar un análisis estadístico, en base a
las categorías planteadas, la población con la que se trabajo fueron alumnos de
educación primaria en edad de 8 a 12 años, de la escuela General Eulalio
Gutiérrez Treviño, de la Ciudad de Saltillo, Coahuila.
INTRODUCCIÓN

Antecedentes

Es evidente el papel de la alimentación en la historia de la humanidad e innegable
su función e importancia, sin embargo el concepto ha sufrido variaciones que han
tenido que ver con aspectos históricos, sociales, económicos y culturales
(González, 2012:28).
Curnnie (1987:404) señala que la alimentación es diferente en cada lugar,
sin embargo, la cultura alimentaria tiene un papel importante, ya que se le conoce
como el resultado del comportamiento de los grupos sociales, donde se vinculan
factores económicos, sociales e históricos, debido a que algunas conductas
influyen más que otras y repercuten positiva o negativamente en el nivel de salud
de la persona.
La obesidad es conocida desde la era paleolítica, de manera que es un
error creer que apareció en los siglos XX y XXI, si bien es en esta época cuando
se vuelve un problema de salud pública mundial y se inicia el interés científico por
ella (Villaseñor, 2007:12).
Basilio (2000:191) señala que en la antigua Grecia, Hipócrates reconoció
que las personas que tienen una tendencia natural a la gordura, suelen morir
antes que las delgadas.

728

�La etapa en la que el hombre nómada se alimentaba con los escasos recursos
que la caza, la pesca y la recolección le proporcionaban, representó para la
alimentación de los humanos un época de la lucha por la supervivencia, es
durante esta época donde se tiene conocimiento de los primeros pobladores que
morían por la falta de alimento (Vizmanos, 2007:34).
En la edad moderna 1453 D.C. a 1789 la obesidad se vinculó con la pereza y la
glotonería; se hace hincapié a que la obesidad es una enfermedad que afecta a
toda la sociedad, sin importar el nivel socioeconómico (Bray, 1990:21).
Por su parte Bray (1990:22) señala que en la edad contemporánea es donde
surge la propuesta de la figura delgada como estereotipo ideal del ser humano.

Naturaleza del problema

En 1988 se realizó la primera encuesta de nutrición en México, poniendo en
evidencia el estado nutricional de la mayoría de la población; encontrando
desnutrición aguda, tanto en niños como en mujeres. Otro ejemplo se muestra con
la segunda encuesta nacional de nutrición recabada por el Instituto Nacional de
Salud Pública (INSP, 1999), donde se descubre una verdadera epidemia de
obesidad en México. Sin embargo la Encuesta Nacional de Salud y Nutrición
(ENSANUT, 2006) reveló que el sobrepeso y la obesidad continuaban su aumento
en todas las edades, regiones y grupos socioeconómicos, con lo que se colocaron
entre los problemas de salud pública más importantes del país. (ENSANUT,
2012:136).
La International Obesity Task Force (IOTF) señala que en el 2009 México
era considerado el segundo lugar a nivel mundial en contar con un gran número
de personas con este padecimiento. Sin embargo en el 2010 el ex presidente de la
República Felipe Calderón Hinojosa manifestó que “México ocupaba el primer
lugar en obesidad infantil, contando con 4 millones y medio de niños entre los 5 y
11 años de edad” (Padilla, 2009:12).

729

�Esta prevalencia, en el ámbito nacional en niños en edad escolar representan
alrededor de 5 664 870 niños con sobrepeso y obesidad.
Los estados del noreste de México se encuentran muy por encima del promedio
nacional, resultados de la ENSANUT (2006), reportan que a nivel nacional el
estado de Coahuila ocupa el primer lugar en obesidad contando con un 10.1% de
niños de 5 a 11 años de edad con obesidad, mientras que el promedio nacional es
de 9.05%.
En la actualidad la obesidad se ha convertido en una epidemia, la cual necesita
ser atendida urgentemente, ya que se está convirtiendo en la principal causa de
muerte en México.
Al hablar de desnutrición, en el contexto nacional se observa una clara y
significativa disminución de las diferentes formas de desnutrición a lo largo de casi
un cuarto de siglo de monitoreo de las encuestas de nutrición.
En el noreste de México los porcentajes de prevalencia de baja talla en los niños
de 5 a 11 años se encuentran relativamente bajos, en comparación con el
promedio nacional.
Datos proporcionados por la ENSANUT (2006) informan que el estado de
Coahuila cuenta un 1.9% de desnutrición, tomando en cuenta que el promedio
nacional es de 9.9%.

Justificación

El infrapeso y la obesidad son dos problemáticas multifactoriales que
corresponden un desafío en materia de salud pública, ya que ambas
enfermedades traen consigo una amplia gama de padecimientos los cuales están
ocasionando el crecimiento acelerado de la tasa de enfermedades crónicas
degenerativas.
Para el trabajo social es importante reforzar estrategias de comunicación y
difusión, para el viraje hacia la prevención y atención, y en este sentido, hacer
énfasis en estilos de vida saludable para mejorar la calidad de vida y prevenir
730

�enfermedades crónicas, es un factor que contribuirá positivamente en la cobertura
y calidad de los programas y servicios de alimentación y nutrición. Lo primordial es
incidir en las nuevas generaciones ya que ellas son los adultos del mañana.

Objetivo general de investigación
Analizar la relación entre la cultura alimentaria y los desordenes alimenticios del
infrapeso y la obesidad, presentes en niños (as) de 8 a 12 años de edad que
cursan la educación primaria en la Escuela General Eulalio Gutiérrez Treviño, de
la ciudad de Saltillo, Coahuila. A fin de proponer alternativas desde el trabajo
social.

Objetivos particulares u operativos
-Identificar a los niños que sufren desordenes alimenticios de la Escuela Primaria
General Eulalio Gutiérrez Treviño, de la ciudad de Saltillo, Coahuila.

-Conocer la alimentación de los niños que presentan infrapeso u obesidad y la
percepción que éstos tienen de su problema alimenticio.

-Determinar las causas que originan el desorden alimenticio, en base a las
categorías planteadas, cultura alimenticia, desordenes alimenticios, infrapeso y
obesidad

-Comparar las características del infrapeso y la obesidad, desde la cultura
alimenticia, desordenes alimenticios, infrapeso y obesidad.

FUNDAMENTACIÓN TEÓRICA


Niñez

La Convención sobre los derechos del niño, en vigor desde el 2 de septiembre de
1990 señala que “se entiende por niño todo ser humano menor a 18 años de edad,
731

�salvo que en virtud de la ley que le sea aplicable, haya alcanzado antes la mayoría
de edad” (Fondo de Naciones Unidas para la Infancia, 2005:1)
Según Higashuda (2000:191) la niñez es entendida como la etapa de la
vida que comienza desde el nacimiento y termina en la adolescencia. En esta
etapa es donde se sufren los cambios más notables de los que pasa el ser
humano.


Alimentación

El cuerpo se mantiene con lo que se come, por lo tanto se debe comer de manera
saludable para tener un cuerpo saludable.
Según Pérez (2009:393) comer es una necesidad vital, el qué, cuándo y
con quién comer son aspectos que forman parte de un sistema lleno de
significados, las maneras de vivir y de comer son diferentes lo que da lugar a una
gran diversidad cultural.


Cultura alimentaria

La cultura es aprendida y compartida, las cosas que aprenden los hombres se
deben principalmente a los grupos en que nacen y viven.
La cultura alimentaria se conoce como el resultado del comportamiento de
los grupos sociales, donde se vinculan factores económicos, sociales e históricos
(Calanche, 2009:33).


Desordenes alimenticios

Según el Instituto Nacional de Salud Pública (INSP , 2011), define a los desordenes
alimenticios como una enfermedad que causa graves perturbaciones en una dieta
diaria, tales como comer cantidades muy pequeñas o comer en exceso.

732

�

Infrapeso

El infrapeso es estar por debajo del peso ideal, la Organización Mundial de la
Salud (OMS) lo define de acuerdo a la tabla de Índice de Masa Corporal (IMC), si
el IMC se encuentra por debajo de los 18.5 indica un problema de infrapeso.


Obesidad

La obesidad es una enfermedad, que se caracteriza por un exceso de grasa en el
cuerpo y por el aumento de peso. Esta enfermedad generalmente se inicia en la
infancia y en la adolescencia, es crónica y en su desarrollo, confluyen múltiples
factores (Azcona, 2005:18).


Intervención del trabajo social

El trabajo social debe desarrollar estrategias que promuevan la acumulación
teórico -metodológica, que a mediano y a largo plazo construyan un saber y un
hacer, que establezca con precisión el tipo de especialización desde el cual se
interviene en las situaciones críticas (Kisnerman, 1998:170).
Los profesionistas de trabajo social deben de enfrentar nuevos retos de
nutrición infantil, donde fomenten el consumo de dietas saludables y la ejecución
de actividades físicas, así como promover la adquisición de buenos hábitos
alimenticos los cuales son necesarios

para llevar a cabo

estilos de vida

saludable.
A su vez demanda la elaboración de diseñar programas multidisciplinarios
donde se tenga como objetivo valorar el estado nutricional de la población, de
igual manera debe de promover la creación y el diseño de políticas sociales
enfocadas a erradicar con estas prevalencias.


Teoría del aprendizaje social de Albert Bandura

Las pautas de comportamiento pueden aprenderse por propia experiencia
(aprendizaje directo) y mediante la observación de la conducta de otras personas
(aprendizaje vicario). Esta teoría considera que la conducta de otras personas
733

�tiene una gran influencia en el aprendizaje, en la formación de constructos y en la
propia conducta.
El comportamiento humano es el conjunto de actos exhibidos por el ser
humano y determinados por la cultura y valores de la persona, en dicho
comportamiento se aprenden modelos de conductas los cuales se aprenden a
través de la observación.
Se adoptó esta teoría, partiendo de que el comportamiento se aprende por
experiencia propia y mediante la observación de la conducta de otras personas, lo
cual permitió conocer como los patrones de conducta afectan la alimentación de
un niño provocando en él un desorden alimenticio.

METODOLOGÍA

La metodología mediante la cual se desarrollo la presente investigación es de
corte cuantitativo, ya que se buscó recolectar información, para posteriormente
realizar un análisis estadístico de la relación entre las variables que se deseaban
consultar.
Presenta un alcance exploratorio, descriptivo, ya que se exploro como está
el problema en el área de estudio y por medio de los estadísticos se describió
como se presenta.
El diseño del estudio de la investigación es no experimental, no se manipuló
ninguna variable, los resultados se obtuvieron en un contexto natural.
Es de tipo transeccional debido a que se recolectaron los datos en un sólo
momento y por sus características transeccionales es de tipo exploratorio.
La población universo a la cual iba dirigida la investigación fueron
aproximadamente 220 alumnos de 8 a 12 años de edad, los cuales cursan 3°,4°,
5° y 6° grado de primaria.
La población muestra con la que se trabajó fueron 83 niños (as), los cuales
se encuentran cursando la educación primaria en los grados de tercero, cuarto,

734

�quinto y sexto en la Escuela Primaria General Eulalio Gutiérrez Treviño, la cual se
encuentra ubicada en el centro de la ciudad de Saltillo, Coahuila
Los cuales tuvieran las siguientes características:


Alumnos de la Primaria General Eulalio Gutiérrez Treviño.



Niños de 8 a 12 años de edad



Que presenten un peso mayor o menor de acuerdo al
IMC= Peso (Kg)/ Talla 2

Recolección de la información
La recolección de la información se realizó mediante un instrumento de medición,
el cual se les entrego a 83 niños que presentaran características de infrapeso u
obesidad.
El instrumento consistió en un total de 47 preguntas, de la cuales 11 fueron
abiertas, 21 nominales, 5 de intervalo, 1 de razón y 9 de escala likert.
Dicho instrumento tenía como objetivo conocer cómo es la alimentación en
niños de 8 a 12 años para posteriormente analizar la influencia que tiene la cultura
alimentaria en los desordenes alimenticios del infrapeso y la obesidad.

Prueba Piloto
Previamente, antes de la aplicación, se realizó una prueba piloto, para determinar
si el instrumento que se utilizaría para la recolección de la información era el
correcto, esto permitió confirmar la capacidad del instrumento para medir las
variables de estudio.

Validación y confiabilidad
El instrumento se realizó en base los objetivos y preguntas de investigación
planteados, para su validación y confiabilidad se efectúo la aplicación de prueba
piloto, lo que permitió revisar cada una de las variables, así como la información o
resultados importantes que pudieran aportar para el análisis de los mismos.
735

�Procesamiento de la información
Posteriormente la información obtenida de las encuestas aplicadas, se analizó
mediante el paquete estadístico SPSS, versión 15.0. En el cual se capturaron las
encuestas en una base de datos para después analizar los resultados obtenidos a
través de la elaboración de gráficas.

I.

ANÁLISIS DE RESULTADOS

Los resultados que se obtuvieron con la investigación indican que de los 83
alumnos encuestados el 49.4% son mujeres y el 50.6% son hombres, con una
frecuencia de 41 niñas y 42 niños lo cual nos indica que fue un estudio que se
aplicó en parte proporcional tanto a hombres como a mujeres, las edades de estos
alumnos tienen una tendencia de 11 años de edad.
En promedio el peso de los niños encuestados se encuentra entre los 23 kg
y los 41 kg, y sus estaturas oscilan entre 1.23 mts. y 1.56 mts. de altura
De acuerdo con los parámetros ya establecidos de medición, se puede
observar en la tabla No.1 que el peso de 64 niños sobre pasa el ideal de acuerdo
a su edad y 19 alumnos son los que se encuentran debajo de su peso ideal. Es
preocupante ya que aunque no padezcan obesidad o alguna delgadez severa, se
encuentran en un rango en el que es importante prestar atención para que en un
futuro no se convierta en una obesidad o infrapeso y resulte un problema de salud.
Tabla No.1
Peso ideal por edades- Frecuencia de infrapeso y obesidad

FRECUENC FRECUEN
IA

DE CIA

NIÑAS CON NIÑAS
INFRAPES

PESO

DE IDEAL

EDA

PES

FRECUENC FRECUENCI

D

O

IA

IDEA

NIÑOS

CON

L

CON

OBESIDAD

NIÑAS

CON

736

DE A DE NIÑOS

�O

OBESIDAD

4

5

1

9

2

4

1

8

2

5

NIÑO

INFRAPES

S

O
2

5

1

4

3

8

2

9

1

7

24.2

8

24.5

kg

Años

kg

26.8

9

27.0

kg

Años

kg

30.4

10

30.0

kg

Años

kg

34.7

11

33.1

kg

Años

kg

40.5

12

36.1

kg

Años

kg

Cultura alimentaria
La cultura alimentaria se conoce como el resultado del comportamiento de los
grupos sociales, vinculado a factores económicos, sociales e históricos (Calanche,
2009:32).
Para conocer cómo es la cultura alimentaria de los niños a los que se
investigó, en el instrumento que se aplicó se tomaron en cuenta los factores que
son necesarios para conocer dicho comportamiento.

A. Familia
La familia es un aspecto importante en la vida de un niño ya que es en esta en
donde convive la mayor parte del tiempo y se le inculcan los valores morales que
le servirán a lo largo de toda su vida.
En el instrumento que se aplicó, se incluyeron algunas preguntas sobre la
familia, los resultados que se obtuvieron indican que el 59% de las familias de los
niños que contestaron dicho instrumento son familias que tienen en promedio de 4
a 5 integrantes.

737

�B. Salud
La salud constituye un proceso de equilibrio en el que interaccionan múltiples
factores, y es definido por la OMS (2004) como el estado de bienestar físico,
psicológico y social del individuo, por tal motivo se les pregunto a los alumnos que
si contaban con algún servicio médico a lo cual 73.5% de los encuestados
contesto que si, ya sea IMSS, ISSSTE o Seguro Popular, en el cual son atendidos
durante el proceso salud-enfermedad y sólo 66 alumnos que corresponden a
79.6% de los encuestados acuden periódicamente al doctor.

C. Nivel económico
La alimentación y la economía siempre han ido de la mano, debido a que la
mayoría de las veces depende de ella el consumo de ciertos alimentos.
Considerando que las profesiones de los padres de familia es algo
fundamental para conocer el tipo de ingreso que se genera dentro de las familia y,
consecuentemente, es utilizado para cubrir gastos como la alimentación de los
niños, se les cuestionó sobre las profesiones de sus padres, las cuales varían; se
pueden encontrar desde electricistas, contadores, operarios, taxistas, secretarias,
abogados, maestros, entre otros, un dato interesante es que, en su totalidad, los
padres cuentan con algún trabajo; ya sea que genere recursos propios o
contratados por alguna empresa o institución.
El 44.6% de las madres de los alumnos encuestados se desempeñan como
amas de casa y se dedican al cuidado y atención de los hijos y del hogar, además
de encargarse de la alimentación de sus hijos, ya que es quien se encarga de
realizar las compras necesarias de los alimentos que proporciona a su familia.

D. Hábitos alimenticios
Para Vázquez, Cabello y Montemayor (2010:100) la comida desempeña un
importante rol en la cultura, trasciende en la vida personal y contribuye a la
identidad de un colectivo, en el alimento está presente un elemento material pero
también un significado influido por el agente social y el contexto cultural.
738

�El acto de comer ha sido un acto eminentemente social, por lo cual al
cuestionarle a los alumnos sobre cuantas comidas realizaban al día, 50% de ellos
respondió que 3, debido a que sus padres les han inculcado a no saltarse ninguna
comida, sin embargo 13.3% sólo come 2 veces al día; debido a que no les da
hambre por largos periodos o por las mañanas no cuentan con el hábito de
desayunar o almorzar antes de ir a la escuela o realizar otra actividad.
La familia como ámbito de socialización incide en el desarrollo de patrones
culturales y alimentarios de los niños, de ahí que la formación de hábitos
alimentarios también está asociado con la convivencia familiar.
Sólo en el 71.1% de estos hogares, se acostumbra a que todos los
integrantes de la familia se reúnan a comer a la misma hora, mientras que en un
27.7% no lo hacen debido a que no tienen un horario establecido.
Es importante que el ambiente o área ofrezca las condiciones óptimas para
una correcta alimentación, ya que en ocasiones se ven influenciadas por múltiples
factores que alteran o modifican la manera de comer del niño, los alumnos
encuestados respondieron que es en el comedor o en la cocina el lugar donde
generalmente acostumbran a comer (véase Tabla No.2).

Tabla No.2.
Lugar donde consumen alimentos

¿En tu casa en qué lugar consumes tus alimentos?

Frecuencia

Porcentajes

Comedor

48

57.8%

Sala

9

10.8%

Recamara

5

6.0%

Cocina

17

20.5%

Valores Perdidos

4

4.8%

TOTAL

83

100%
739

�El tiempo dedicado a las comidas debe oscilar entre los 20 y 30 minutos, en
sus horarios respectivos, diferenciando las horas de las comidas de otras rutinas
del día, así los niños aprenden a darle su tiempo y espacio a las diferentes
actividades diarias. La comida debe mantenerse como el evento principal, en el
que no se incluyan otras actividades (Alvarado, y otros, S/F:14). Sin embargo no
es así en la práctica, pues de los alumnos entrevistados 47% respondió que les
gusta comer viendo la televisión, lo cual es peligroso ya que es mayor la influencia
de la publicidad, teniendo como objetivo estimular el deseo y la necesidad de
consumir. Véase gráfica No.1 de las principales actividades que realizan los niños
durante la comida.

Gráfica No.1
Actividades que se realizan en conjunto con la comida

Frecuencia

Actividades que se realizan en conjunto con la comida
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0

Solo comer

Ver Televisión

Conversar

Leer

Valores Perdidos

Actividad

740

�E. Uso del tiempo libre
El hábito de hacer ejercicio es esencial ya que el practicar alguna actividad física
es de gran ayuda para el sano crecimiento del menor, además de llevar una vida
lo menos sedentaria. Las nuevas formas de entretenimiento y distracción en los
menores, han propiciado la inactividad física, en tal sentido se denota que los
alumnos encuestados dedican de 1 a 2 horas a ver la televisión, y de igual manera
el mismo tiempo para estar en internet o jugar videojuegos, con esto se muestra
que los alumnos pasan de 3 a 4 horas sentados, al cuestionarles sobre qué
actividades realizan durante la tarde comentaron que les gusta ver la televisión
pero prefieren hacer otro tipo de actividad como jugar o hacer ejercicio como se
muestra en la gráfica No.2.
Gráfica No.2

Sedentarismo
Actividades que se realizan durante la tarde
Valores
Ver la
Perdidos,
Televisión,
4.80%
13.30%

Hacer
Ejercicio,
31.30%
Jugar, 43.40%

Dormir, 7.20%

El ejercicio regular y vigoroso puede ayudar a un niño a gastar la energía
necesaria para recompensar su consumo diario de alimentos. Es deseable por lo
tanto, que los padres participen, junto con sus hijos, en actividades que propicien
actividad física (Murillo, S/F:2).

741

�F. Medios de comunicación
Los niños se volvieron sedentarios frente a la adquisición de hábitos que no son
los esenciales para una adecuada alimentación, uno de los principales factores es
el uso de videojuegos o a la pantalla de televisión con el agravante de que esta no
ha dejado de bombardearlos con anuncios de comida basura (Duran, 2010: 8).
A pesar de que la mayoría de los alumnos pasan de 1 a 2 horas viendo la
televisión (véase gráfica No.3), se observa que el 62.7% de ellos no compra los
anuncios que se muestran en técnicas publicitarias ya que estas tienen como
finalidad estimular el deseo o apetito de los menores.

Gráfica No.3

Horas frente a la TV

¿Horas diarias frente a la TV?
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0

42
niños

22
niños

5
niños
De 1 a 2
horas

De 2 a 3
horas

De 4 a 5
horas

10
niños

4
niños

Mas de 5
horas

Valores
Perdidos

Desordenes alimenticios

Para conocer el concepto que los niños tenían, los desordenes que identificaban y
conocer más a fondo cómo es su alimentación, se les cuestiono sobre este tema.

742

�A. Definición/Tipos

Durante la edad infantil es mucho más limitada la capacidad para controlar
cambios metabólicos relacionados con la alimentación y la nutrición se les
preguntó a los niños, que si sabían que eran los desordenes alimenticios a lo que
algunos respondieron que son enfermedades que son causadas por comer en
exceso, o que se presentan por una mala alimentación, y un 50.6% conoce
desordenes alimenticios como la obesidad, la desnutrición, la anorexia y bulimia
(véase gráfica No.4).

Gráfica No.4

Desordenes alimenticios que conocen los niños

¿Cuales desordenes alimenticios conocen?
4.80%
3.60%

0% 4.80%

Anorexia
4.80%%

Bulimia
Obesidad
Desnutrición

19.30%

Todos los anteriores
Ninguno

51.60%

Valores Perdidos
12.00%

B. Alimentación
Según Latebun (2008, p.291) la persona que padece algún desorden en su
alimentación basa en la comida una característica significante al que la persona
otorga un significado específico de acuerdo a diversos factores psicológicos y
evolutivos. Se les pregunto a los niños sobre como consideraban su alimentación;
743

�43.4% contestó que buena, mientras que 2.4% considera que tiene una
alimentación mala, como se muestra en la gráfica No.5.

Gráfica No.5
Como consideras tu alimentación
¿Cómo consideras tu alimentación?
Muy Mala,
1.20%
Mala, 2.40%

Valores
Perdidos,
2.40%
Muy Buena,
20.50%

Regular,
30.10%
Buena,
43.40%

De los niños encuestados casi la mitad consideran que tienen una
alimentación buena debido a que consumen los alimentos necesarios para una
buena alimentación, como lo son frutas, verduras, cereales y carne que con
frecuencia acostumbran comer para tener una alimentación balanceada.
Es importante señalar que solo 88% de los hogares de los alumnos
encuestados si se acostumbra a elaborar dentro de casa las tres comidas
principales: desayuno/ almuerzo, comida y cena, y son las madres de familia las
que las realizan, de aquí que su papel en la elaboración de los alimentos se vuelva
fundamental, pues de ellas dependerán en gran medida los hábitos alimenticios
que adquieran sus hijos.

744

�1.1.

Infrapeso

Para identificar el concepto que los niños tenían sobre el infrapeso (delgadez
severa) se les preguntó sobre la desnutrición para que los alumnos se sintieran
más familiarizados con el concepto, de igual manera se les cuestionó sobre si
conocían las causas y consecuencias que trae consigo el padecer dicha
enfermedad.

Definición/Causa/Consecuencias
Al preguntarles a los alumnos sobre cuáles desordenes alimenticios conocían
algunos respondieron que la desnutrición, definiéndola como una enfermedad que
se presenta por no comer adecuadamente y sólo 30 niños, que equivale 36.1% de
los alumnos encuestados, comentan que estar demasiado delgado no es bueno ni
malo, mientras que 32.5% considera que es malo (véase gráfica No.6) y que una
de las principales causas para que se presente una desnutrición se debe a que las
personas no se alimentan con los nutrientes esenciales para una correcta
alimentación, considerando que 77% si conoce las consecuencias que trae
consigo padecer dicho desorden alimenticio.

Gráfica No.6
Percepción de estar demasiado (a) delgado (a)

Estar demasiado (a) delgado es:
40.00%
35.00%
30.00%
25.00%
20.00%
15.00%
10.00%
5.00%
0.00%

14.50%
36.10%

32.50%
4.80%
12.00%

Bueno

Regular

Malo

Muy malo

745

Valores
Perdidos

�1.2.

Obesidad

Para saber el concepto que los niños conocen sobre la obesidad se les cuestionó
sobre si conocían de esta enfermedad, así como las causas y consecuencias que
trae consigo el padecer dicha enfermedad.

Definición/Causa/Consecuencias
Otro de los desordenes alimenticios que los alumnos definieron es el de obesidad
considerándolo como una enfermedad por comer en exceso, 72.3% piensa que el
estar demasiado gordito es muy malo y su gordura se debe principalmente a que
comen en exceso, mientras que solo 83.1% conoce las consecuencias de padecer
dicha enfermedad (véase gráfica No.7).
Gráfica No.7
Consecuencias de la obesidad

¿Conocen las consecuencias de estar
demasiado (a) gordito (a)?

2.40%
Valores
Perdidos

14.50%
NO

SI
NO
83.10%
SI

Valores Perdidos

La investigación permitió realizar un análisis más profundo sobre como es la
alimentación de los niños de 8 a 12 años de edad que presentan infrapeso u
obesidad.
Se pudo rescatar la percepción que los niños tienen sobre su nutrición y algunos
aspectos importantes en base al proceso de su alimentación.

746

�Se conoció como la cultura alimentaria, incluyendo factores sociales, históricos,
económicos y familiares influyen directamente en que se presenten desordenes
alimenticios, causados principalmente por no llevar una alimentación adecuada.

Ya que la mayoría de las veces un proceso tan complejo como es el de la
alimentación, se ve afectado por la adquisición de malos hábitos alimenticios que
se van adquiriendo a lo largo de la vida, provocando desordenes alimenticios,
como lo son el infrapeso y la obesidad.

CONCLUSIONES

En la actualidad la obesidad se ha convertido en una epidemia, siendo la principal
causa de muerte en México, ocupando este país el segundo lugar con mayor
número de personas adultas obesas, y el primero en obesidad infantil.
Los problemas de salud pública derivados de la alimentación inadecuada
ocupan en México, uno de los primeros lugares.
La alimentación es un proceso complejo que trasciende la necesidad
puramente biológica y que se ve influenciado por toda una serie de factores
sociales, culturales, geográficos, religiosos o afectivos, que influyen en el
desarrollo tanto físico como psíquico del individuo.
Por tal motivo se considera que el presente trabajo permite definir que la
cultura alimentaria tiene gran influencia en que se presenten a temprana edad
desordenes alimenticios como el infrapeso y

la obesidad, debido al

comportamiento que tienen los grupos sociales vinculando factores sociales,
económicos, históricos y familiares, relacionados con la alimentación.
El paso del tiempo y las nuevas formas de vida, han sido el resultado de la
modificación de hábitos alimenticios, los cuales en la mayoría de las veces
resultan inapropiados para llevar una vida saludable.

747

�Existen factores importantes que determinan el consumo de un alimento y
la manera de cómo consumirlo. En definitiva, un proceso tan normal y cotidiano
como es el de alimentarse se transforma en un conjunto de procesos que van
mucho más lejos de la finalidad primaria de nutrirse y describen una multiplicidad
de formas de vivir.
A su vez la investigación permitió conocer cómo es la alimentación de los
niños que presentan infrapeso u obesidad y la percepción que ellos tienen sobre
su problema alimenticio, ya que durante la infancia los niños en edad escolar
tienen una necesidad continua de alimentos nutritivos y saludables.
También se pudo determinar cuáles son las causas que originan un
desorden alimenticio, entre las principales causas que generan un desorden en la
alimentación se encontraron los factores socio-ambientales y personales, debido a
que en la actualidad los responsables de la alimentación en el núcleo familiar
buscan productos y técnicas que ahorren tiempo en las preparaciones de los
platos y en la limpieza de la cocina.
Sin embargo con la investigación también se logró conocer las
características

del infrapeso y la obesidad, para posteriormente comparar la

relación entre ambos desordenes, aunque los dos tienen diferentes significados
que van desde el comer en exceso como es el caso de la obesidad, y el infrapeso
se conoce como la pérdida anormal de peso; tienen sus diferentes grados de
complicación pero a su vez tiene una estrecha relación ya que son ocasionados
por una inadecuada alimentación, por la adquisición de estilos de vida
inapropiados lo que impide contar con un estado de salud óptimo.
La teoría que se adoptó para la investigación, es la teoría del aprendizaje
social la cual considera que la conducta de otras personas tiene una gran
influencia en el aprendizaje, en la formación de constructos y en la propia
conducta.
Partiendo de que el comportamiento se aprende por experiencia propia y
mediante la observación de la conducta de otras personas, se permitió conocer
como las formas de actuar en base a la cultura alimentaria en relación a un
748

�determinado grupo social afectan la alimentación de un niño provocando en él un
desorden alimenticio (infrapeso y obesidad). En base a este enfoque encontramos
que las conductas alimentarias de los niños, son reflejo de lo aprendido a través
de su familia, amistades e influencias de los medios de comunicación.

Por tal motivo le compete al trabajo social diseñar estrategias de
intervención

efectivas

encaminadas

al

control

y

prevención

de

estas

enfermedades, donde el interés permanente contribuyan al fomento de una
conciencia crítica y participativa, en donde sean las tareas y los proyectos sociales
los

que

desplieguen

las

herramientas

que

permitan

la

investigación

multidisciplinaria de dicha problemática.

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752

�EJE 5: POBREZA Y DESARROLLO
SOCIAL

753

�MUJERES INDÍGENAS URBANAS Y POBRES: SUBJETIVIDAD EN TORNO A
LOS PROCESOS DE INTERCULTURALIDAD DE LAS MUJERES TÉNEK EN
GUADALUPE, NUEVO LEÓN.

Estrella Marisol Loera Vázquez1
Raúl Eduardo López Estrada2

RESUMEN
En esta ponencia, derivada una investigación social en vías de realizarse, se
aborda la problemática de mujeres indígenas que viven en polígonos de pobreza
en el área urbana del municipio de Guadalupe N.L. relacionada con su interacción
social, su familia y el área laboral.
Palabras Clave: Mujer indígena, Pobreza, Interculturalidad, Subjetividad.

INTRODUCCIÓN
La discriminación, exclusión y pobreza que se presentan en comunidades
indígenas, sus formas de vida, costumbres y tradiciones son distintas a las
sociedades occidentales, la visión de desarrollo que existe en estas nuevas
sociedades no se ajusta a sus costumbres.
En el ámbito internacional se ha considerado principalmente por parte de
Organización de las Naciones Unidas (ONU, 2007) y la Organización Internacional
1

Candidata a Maestra en Ciencias, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, eloera.vzz@gmail.com

2

Doctor en Antropología, Profesor e investigador, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano,
raul.lopezes@uanl.edu.mx

754

�del Trabajo (OIT, 1989) darles reconocimiento y autonomía en sus formas de
organización, sin embargo en las ciudades se ha manifestado la presencia de
personas indígenas en busca de empleo y oportunidades para sobrevivir, lo cual
deja al descubierto las limitaciones que tienen para subsistir en sus comunidades,
haciendo evidente el abandono en el que se encuentran en sus pueblos de origen.
La nación mexicana presenta un panorama diverso en su población, es un país
heterogéneo en sus culturas en el cual se presentan los pueblos indígenas. De
acuerdo con los datos del Censo 2010, en México viven 6 695 228 personas de 5
años de edad y más, considerada como la Población Hablante de Lengua
Indígena (PHLI), este número significa el 6.8% del total de la población Mexicana;
Actualmente en el país se hablan 89 lenguas autóctonas

y 15.7 millones se

identifican a sí mismos como indígenas independientemente de si hablan alguna
de estas lenguas, este número significa casi el 16% del total de la población
Mexicana. (INEGI, 2010).

18000000
16000000
14000000
12000000
10000000
8000000
6000000
4000000
2000000
0

PNHLI
PHLI

Hablan lengua
indígena

Se autoidentifican
como indígenas

Fuente: Elaboración propia con datos del INEGI (2010)
Aunque no es una característica generalizada es recurrente que los autores
relacionen la pobreza con los pueblos indígenas como Ruvalcaba, J. (1998);
Vargas, P. (2011)

y Vega (2000) donde la pobreza interviene en diferentes
755

�factores que afectan sus necesidades básicas. La medición de la pobreza
anteriormente se realizaba de forma unidimensional, en base al ingreso
económico, sin embargo quedaban fuera otros aspectos importantes para su
definición, según CONEVAL (2009) la pobreza, se relaciona a condiciones de vida
que impactan directamente en la persona, en su percepción, limita sus derechos y
libertades fundamentales, impiden la satisfacción de sus necesidades básicas e
imposibilitan su plena integración social, en esta definición se puede identificar los
diferentes indicadores que influyen en la pobreza no solo económicos por lo que el
CONEVAL (2009) con el apoyo de investigadores y especialistas ofrecen una
forma multidimensional para la medición de la pobreza:

La pobreza multidimensional incluye el análisis de tres espacios necesarios
para el desarrollo de la población: el bienestar económico, los derechos sociales
y el contexto territorial. En este sentido, una persona está en situación de
pobreza multidimensional cuando carece de recursos para conseguir los servicios
y bienes que le permitan cubrir sus necesidades básicas y además tienen
carencias en indicadores como: acceso a servicios de salud, educación,
seguridad social, alimentación, servicios básicos, calidad y espacios de la
vivienda.

Una persona se encuentra en situación de pobreza multidimensional cuando
carece de uno solo de los indicadores, en base a, si el derecho se satisface o no,
pues no establece términos medios, sin embargo no es lo mismo carecer de uno
de los indicadores que carecer de todos ellos, por lo cual una persona se
encuentra en pobreza multidimensional extrema cuando presentan como mínimo
tres carencias sociales de las seis incluidas en el cálculo del Índice de privación
social (CONEVAL 2009).
Esta definición ha sido aplicada por el INEGI, en el 2013 público estadísticas
referentes a la pobreza multidimensional con datos obtenidos en el censo de
756

�población 2010 en la que destaca que ocho de cada diez personas hablantes de
lengua indígena es pobre multidimensional. “Una persona se encuentra en
situación de pobreza multidimensional cuando no tiene garantizado el ejercicio de
al menos uno de sus derechos para el desarrollo social, y si sus ingresos son
insuficientes para adquirir los bienes y servicios que requiere para satisfacer sus
necesidades” (INEGI, 2013).

Es necesario abordar la pobreza desde esta perspectiva derivado de las
características del sujeto de estudio por las condiciones sociales en las que vive,
no solo con limitaciones económicas sino también la falta de acceso a las
necesidades esenciales para el desarrollo personal y familiar, ya que derivado de
estas limitaciones se pueden presentar múltiples problemas sociales respecto a la
forma de vida del sujeto.
En el siguiente gráfico se muestra el total de la PHLI, del total 5.4 millones se
encuentran en situación de pobreza multidimensional, esto significa 79.3% de la
población, el 16.5% es vulnerable por carencia social y solamente el 3.2% tiene un
nivel adecuado de bienestar económico.

Pobreza multidimensional

Vulnerable por carencia social

Nivel adecuado de bienestar

Fuente: Elaboración propia con datos del INEGI (2013)

757

�Además de las carencias económicas y sociales de esta población, las
condiciones climáticas en el ámbito rural, los avances tecnológicos en los que el
medio rural fue rezagado, provocaron la expulsión de los trabajadores agrícolas de
los medios rurales (López, 2002). Este contexto político, social y económico
impactó en las zonas rurales, la migración de los indígenas hacia la ciudad se
convirtió en una de las pocas opciones para sobrevivir (Granados 2005 citado en
García, D. 2013:2).
La creciente migración de indígenas a las ciudades ha provocado el interés por
conocer la dinámica de los procesos de inserción de las mujeres en el medio
urbano, sus relaciones sociales, de trabajo y las transformaciones familiares.
Autores como: Durin (2009), Kumar, A., J.Cervantes, M. Pineda, y otros (2010) y
Ramírez y López (2000) han escrito sobre los migrantes indígenas en las
ciudades; sin embargo en sus trabajos se indica que los indígenas urbanos no
tienen una definición específica. Por lo tanto, se asume para fines de esta
investigación que el indígena urbano refiere a aquellos que viven en las ciudades
3

y que son producto de la migración del campo a la ciudad.

En los años sesenta la migración indígena a las zonas urbanas de nuestro país se
hizo más intensa debido al empobrecimiento de las tierras de cultivo, falta de
empleo y condiciones precarias de vida; fue a finales de esta década cuando se
intensificó este proceso hacia las ciudades que ofrecían mejores alternativas de
vida. Al mismo tiempo, fue durante este periodo que el norte de México
experimentó está dinámica demográfica que permitió la sobrevivencia de estas
poblaciones (Ramírez y López, 2000). No obstante, según Durin (2008: 26), fue
hasta los años 90 cuando salieron definitivamente a la luz los indígenas en las
ciudades, tanto en México como en Latinoamérica.
3

El termino indígena urbano se ha utilizado en la Conferencia Internacional, (2007) Bruselas, Bélgica Pueblos
Indígenas y Ciudadanía “Los Indígenas Urbanos”; Foro Permanente para las Cuestiones Indígenas de las
Naciones Unidas , Sede de las Naciones Unidas en Nueva York, Pueblos indígenas urbanos y migración
(2008) ; Comisión económica para América Latina y el Caribe (CEPAL 2009) Indígenas urbanos en América
Latina: algunos resultados censales y su relación con los Objetivos de Desarrollo del Milenio, Notas de
población N°86.

758

�Durin (2003) citado en Kumar y otros (2010:2), mencionan que uno de los grandes
problemas de los migrantes se vincula con su adaptación al ámbito urbano,
fundamentalmente por la oculta discriminación existente hacia los grupos étnicos
desde la época colonial cuando eran considerados inferiores. Por consiguiente,
muchos de ellos padecieron una problemática social, psicológica y personal, que
en ocasiones provocó el retorno de algunos de ellos a sus lugares de origen o el
cambio de residencia.
Arizpe (1979) menciona la desventaja que tiene el indígena por su forma de
pensar, debido a que se identificó que el migrante indígena no se incorpora a la
sociedad urbana, la mayoría espera regresar a su comunidad, de esta forma
menciona que “un campesino indígena no sólo está en desventaja en relación con
el campesino mestizo al competir por empleos, sino en doble desventaja con un
joven urbano” (Arizpe, 1979:108).
De ahí que nos encontramos por una parte con migrantes que se integran a una
nueva dimensión de progreso y con sus propios esfuerzos ayudan a construir un
nuevo tipo de sociedad urbana; pero también, la existencia de otra realidad de los
que no corren con la misma suerte y pasan de la miseria del campo a la miseria
urbana Según Arizpe, (1985) citado en Ramírez y López, (2000:18).
En estas condiciones de relaciones interétnicas en las ciudades, suceden
frecuentemente situaciones de carácter conflictivo a causa de la competencia por
el espacio, la vivienda, el empleo, el acceso al equipamiento y los servicios, sobre
todo cuando la demanda es elevada y la satisfacción de las necesidades es baja
(Bonfil, 2003).
En resumen los indígenas han sido estudiados a partir de la migración, en su
búsqueda de nuevas oportunidades de empleo, por la desventaja que presentan
en comparación de la sociedad receptora, uno de los problemas interculturales
que se presentan en la ciudad.

759

�Es importante destacar que según Durin (2013) se encontraron cifras elevadas de
mujeres indígenas que en su mayoría son jóvenes entre 15 y 29 años de edad (el
65 % de la población son nahuas y tének, provenientes de la huasteca) en el área
metropolitana de Monterrey, lo cual concuerda con los estudios realizados por
Ruvalcaba (1998) en la huasteca en donde menciona que las mujeres migran a las
ciudades a edad muy temprana con fuerte incremento entre los 15 y 29 años.
Estas mujeres llegan a la ciudad en busca de empleo constituyen una
característica de la migración interna, éstos antecedentes sugieren a la mujer
indígena como el más adecuado objeto de estudio. Por ser un fenómeno social
reciente hay pocas investigaciones que aborden específicamente a las mujeres
indígenas tének, ya que actualmente se ha avanzado en el conocimiento de los
procesos sociales en contextos rurales demostrando situaciones de carencia y de
desigualdad (Moreno, Rivero y Lumbreras 2003; Bonfil y Martínez, 2003; Saucedo,
1997, Arizpe, 1979).
La comprensión de la migración femenina y su vida en la ciudad todavía está en
construcción, dejando espacio para nutrir la teoría acerca del tema e identificar las
áreas de oportunidad para aportar conocimientos académicos; se requiere
profundizar en la temática de las mujeres indígenas que migraron a Monterrey y
habitan en el ámbito urbano debido a que según la literatura son las mujeres
mayormente vulnerables, discriminadas y se encuentran en situación de pobreza
en el

área metropolitana de Monterrey, sin involucrar cuestiones de género.

(Durin, 2009).

LAS MUJERES INDÍGENAS
Gran parte de la investigación realizada en espacios rurales, muestra a una mujer
indígena responsable de la transmisión de la cultura, de la formación y educación
de sus hijos, encargada de las labores cotidianas y domésticas, de sostener una
economía por medio de la comercialización (Moreno y otros 2003)
760

�Ruvalcaba (1993) menciona que las mujeres tienen mayor participación en la
educación de sus hijos, además participan en las labores comunitarias y sus
principales relaciones sociales son con la familia, comunidad y ciudades próximas,
donde tienen contacto con los trámites burocráticos del Estado.
Uno de los temas más recurrentes en las mujeres indígenas es el de la
discriminación asociada a la exclusión, marginación y la desventaja. Bonfil y
Martínez (2003), muestran un panorama de la discriminación de la mujer indígena
sobre la desigualdad, fundada principalmente en la división sexual del trabajo y en
la posición de hombres y mujeres.
En esta desigualdad ellas son excluidas del poder de los colectivos comunitarios,
en donde las mujeres se desarrollan en medio del control, el miedo y la
obediencia; una combinación entre la discriminación de género4, clase y etnia5.
Por consiguiente se ha formado una visión cada vez más amplia sobre la mujer
indígena, su forma de vida y las principales problemáticas6. A este respecto Bonfil
y Martínez (2003), señalan que entre los sectores más visibles de desigualdad y
discriminación se encuentra la mujer indígena.
Lo anterior muestra una situación de desigualdad vigente en las comunidades
indígenas que constituye una problemática social importante, pero también nos
muestra la necesidad de interrogarnos acerca de ¿cómo se presenta esta
situación de desigualdad con las mujeres indígenas en la ciudad?
Un hecho notable en las investigaciones sobre los grupos étnicos no solo en
México, sino en América Latina ha sido la apertura de nuevos conocimientos de la
forma de vida indígena, sus necesidades y dificultades en el ámbito urbano. En el
4

Género debe entenderse como la construcción social y cultural que, a partir de las diferencias sexuales,
produce diversas desigualdades y jerarquías que dan preeminencia a los hombres y lo masculino, en tanto
devalúan, oprimen y discriminan a las mujeres y lo femenino (Programa de reeducación para víctimas y
agresores de violencia de pareja, Instituto Nacional de Salud Pública: 2010).
5
Se refiere a los individuos, grupos conglomerados que han heredado tradiciones y formas de vida de sus
antepasados prehispánicos, que les vienen a través de generaciones que se han sucedido desde el comienzo
de la colonia (Pozas 1997)
6
Sin generalizar ya que como se menciona anteriormente cada etnia posee diferentes características.

761

�caso de las mujeres indígenas, a partir de los años setenta su presencia se hizo
visible en las ciudades empezando a formar parte importante de las estadísticas
migratorias.
La literatura examinada refleja problemáticas en aquellas mujeres indígenas que
optaron por dejar su lugar de origen y migrar para buscar nuevos horizontes de
vida. Ramírez (2000), nos narra en el caso de mujeres indígenas originarias de
Oaxaca, las causas por las que tomaron la decisión de migrar desde el núcleo
familiar y su repercusión al interior de la misma y en la comunidad, además de
cómo su condición de mujeres indígenas y campesinas las sitúa por debajo de
cualquier otro migrante.
Dentro de esta problemática migratoria es la mujer indígena quien se ubica en
mayor grado de vulnerabilidad, algunos autores como Bonfil (2003); Moreno y
otros (2003) y Flores (2010) coinciden en la presencia de una triple discriminación:
por ser indígenas, mujeres y pobres, en dónde categóricamente las mujeres al ser
ubicadas como indígenas, las coloca en una situación de desventaja. También
Lagarde (1990, citado en Moreno y otros 2003: 68) identifica múltiples contextos
en los que el ser mujer indígena es motivo de marginación y discriminación, al cual
llama “conjunto de marginaciones” que se dan en el entorno educativo,
alimentario, político, lingüístico y económico. Para Moreno y otros (2003:16) “ser
indígena es ser casi siempre pobre, discriminada, vejada y violentada en los
derechos más elementales que fomentan la dignidad humana”.

Aunado al conjunto de marginaciones al salir de su comunidad Ruvalcaba (1998)
menciona que las mujeres indígenas se enfrentan a un contexto social distinto en
las ciudades, provocando que las mujeres adopten otros patrones culturales
generando transformaciones en su identidad, al respecto Sieglin (2008:11)
menciona que “la experiencia de los individuos es el origen de las
transformaciones culturales e identitarias”, estas transformaciones se originan en
base a las relaciones sociales en las ciudades, de diferente forma al igual que en
762

�sus pueblos de origen, estas mujeres tienen contacto con la ciudad por medio del
trabajo y su nuevo lugar de residencia.
Según Moreno y otros (2003), muchos estudios sobre migración de mujeres
indígenas, han insistido en la condición de desigualdad y discriminación, factores
que en las ciudades podrían ser mayormente manifestados. Por tal motivo, se
requiere aportar conocimientos a las instituciones que trabajan por el desarrollo
social de la mujer indígena.

MUJERES INDÍGENAS EN NUEVO LEÓN
Por ser Monterrey una ciudad en desarrollo, industrializada y urbana, originarios y
foráneos tienden a creer que en la ciudad no hay indígenas. La idea de que los
indígenas están ubicados en otros estados y espacios rurales de la República
Mexicana hace evidente que la población receptora tienen la idea de que el
indígena no está en la ciudad, haciéndolos invisibles en lo urbano (Durin, 2008).
La

presencia

de

población

indígena

ha

comenzado

a

incrementarse

específicamente en el Estado de Nuevo León. En el año 1990 fueron censadas
5,783 personas hablantes de alguna lengua indígena, número que se incrementó
hasta 18,873 personas en el año 2000, en el 2010 fueron censadas en Nuevo
León 40 mil 528 indígenas, de 47 lenguas distintas, de acuerdo al censo de
población y vivienda del Instituto Nacional de Estadística, Geografía e Informática
(INEGI, 2010).

763

�45000
40000
35000
30000
25000
20000
15000
10000
5000
0

CENSO 2010
CENSO 2000
CENSO 1990

1990

2000

2010

Fuente: Elaboración propia con datos del INEGI (2010)

La Comisión para el Desarrollo de los Pueblos Indígenas7 (CDI en Durin, Moreno y
Sheridan 2007:29) reconoció que el Área metropolitana de Monterrey (AMM)
presenta la tasa más alta de crecimiento anual de población indígena migrante en
el país (12% anual). Este repentino incremento de la población indígena en el
Estado de Nuevo León ha provocado el interés de investigadores como (Durin,
2003, 2007, 2008, 2009); Diaz (2008); Sieglin, (2008) e instituciones como la
CDI8en Nuevo León por conocer a la población indígena, los espacios en los que
se encuentran ubicados, las actividades que desempeñan y la interculturalidad.
Considerando las implicaciones de pertenecer a un universo rural, y una esfera
cultural diferente al de la ciudad, además de ser las mujeres indígenas
consideradas como una población vulnerable. Por medio de esas investigaciones
se ha identificado que la Población hablante de lengua indígena (PHLI) en el AMM
se asienta de manera dispersa y aislada en el entorno urbano y en muy baja
proporción se le encuentra congregada. (Durin, 2009).

7

www.cdi.gob.mx
A través de su delegación en San Luis Potosí abrió sus puertas en Monterrey en el año 2004 para
atender solicitudes de poblaciones mazahuas en materia de justicia y vivienda.
8

764

�La forma en que han sido visibles las mujeres indígenas en el estado según Durin
y otros (2007) es como vendedoras en diferentes puntos en la ciudad, son blanco
de una institución como el Desarrollo Integral de la Familia (DIF)

que las

criminaliza por cargar con sus hijos cuando se labora en la calle. Según Arizpe
(1979, citado en Durin ,2008: 25), la aparición de las “Marías”9 es consecuencia de
su imposibilidad de ascender en la estratificación social urbana. Además, no
pueden trabajar de sirvientas porque están casadas y tienen hijos. Hasta la fecha,
las “Marías” cargadas de niños que venden flores, papitas y dulces siguen siendo
el estereotipo del indígena en la ciudad.
La apropiación del espacio público conocido como la Alameda ha sido uno de los
lugares en dónde han sido visibles las mujeres indígenas en la ciudad originando
un fenómeno de socialización importante en Monterrey. Anteriormente la Alameda
era visitada por las elites locales, no obstante, a partir de los años 80´s se convirtió
en punto de reunión en especial para las mujeres que trabajan como empleadas
domésticas. Según Díaz (2008) La Alameda, ha sido identificada como uno de los
lugares más populares inseguros y desagradables de la ciudad, por la presencia
de indígenas, con lo que confirma la discriminación que sufren los migrantes en el
estado, Sandoval (2012:199) menciona que “la Alameda es un cristal para mirar la
relación entre migrantes y la sociedad receptora”, se trata de un lugar de
recreación y de redes sociales, definido como un “lugar de parada” por estar
cercano a la central de autobuses y ser punto de reunión al llegar a la ciudad, ha
sido un lugar utilizado como recreación, reunión y convivencia con su cultura.
Dentro de las investigaciones más relevantes en el estado se encuentran las de
Díaz, (2008); Durin (2009); García (2013)

y Sieglin (2008); quienes han

investigado la presencia de indígenas en el municipio de Juárez debido a que se
encuentran asentadas de forma congregada y la Alameda, espacio público donde
se congregan, Sin embargo, no se ha investigado a las familias que se encuentran
9

En Arizpe, L. (1979) Indígenas en la ciudad de México: El caso de las marías. Menciona que así se les llama
popularmente en el Edo. De México “Marías” o” Juanas”, mujeres indígenas que venden frutas, semillas o
dulces, sentadas en las aceras, con varios niños revoloteándoles alrededor o que se dedican a pedir limosna.

765

�dispersas en el municipio de Guadalupe, Nuevo León. Por tal motivo se eligió la
colonia Nuevo Almaguer, ubicada en las faldas del cerro de la silla, la cual se
encuentra dentro del polígono de pobreza urbana número 58 en el estado, refiere
a zonas que presentan rezagos económicos y sociales en dónde se encuentran
localizadas más de 25 familias de origen náhuatl y tének.

Fuente: Nuevo León. Polígonos de pobreza urbanos (SEDESOL, 2010).

La línea color rojo delimita el polígono de pobreza, las manzanas en morado son
consideradas de atención prioritaria (ZAPU´s)10
Considerando lo que precede en esta investigación el objetivo general es conocer
por medio de sus experiencias el significado subjetivo de ser mujer indígena
urbana en situación de pobreza y como la percepción de sí misma repercute en
sus relaciones interculturales, en esta interacción con los otros identificar los
rasgos culturales que prevalecen y para que conservarlos.

10

Se determinan anualmente por la Secretaría de Desarrollo Social Federal en base a los datos de pobreza y
carencia social.

766

�Hacer un aporte significativo en relación al conocimiento de las mujeres indígenas
urbanas; generar conocimientos para la interculturalidad, de utilidad para las
instituciones que trabajan con ésta población.
Con esta intención, específicamente se busca conocer cómo repercute la
percepción de ser mujer indígena en pobreza en sus relaciones interpersonales
partiendo del vínculo familiar, además de definir el proceso de interculturalidad en
las mujeres indígenas, en condición de pobreza en contextos urbanos y por último
identificar los rasgos culturales que prevalecen en la ciudad y el porqué de
conservarlos.
Para la realización de estos objetivos se ha previsto la utilización de un enfoque
cualitativo en donde la entrevista como técnica de investigación permita la
comprensión del fenómeno.
Este fenómeno social será estudiado a partir de la experiencia de estas mujeres
indígenas en la ciudad; para conocer el este fenómeno social los principales
conceptos que forman parte del fenómeno social que guiarán la investigación que
será realizada el primero será la identidad , se tomarán las características más
importantes que definen a una mujer indígena a partir de su origen y de qué
manera se presenta la identidad en las mujeres indígenas urbanas, el segundo
concepto abordara la interculturalidad, ese encuentro con la sociedad receptora
que sucede al migrar por medio de la interacción y sus relaciones sociales y
laborales, el tercero será la pobreza asociada con la satisfacción de necesidades
básicas y pobreza urbana, y por último será la familia, para identificar como la
percepción de sí misma y el rol familiar influye en su relación con los otros.
Para realizar esta investigación y conocer el fenómeno por medio de las
subjetividad de las experiencias interculturales se utilizará una perspectiva
fenomenológica , en este método se respeta plenamente la relación que hace una
persona de sus propias vivencias,

debido a que significa un acontecimiento

personal del que no hay razones para pensar que no sucedió o no percibió el
suceso como el sujeto dice que lo hizo, de esta forma es indispensable centrarse
767

�en la experiencia del propio sujeto para buscar obtener la esencia de la
experiencia por medio de la interacción con el investigador y diferentes técnicas,
de tal forma que lo más importante de este método es “comprender realidades
cuya naturaleza y estructura dependen de las personas que la viven y
experimentan” Martínez (2006)

MUESTRA
Los sujetos de estudio para esta investigación son mujeres indígenas tének,
madres de familia que vivan en la col. Nuevo Almaguer, en el municipio conurbado
de Guadalupe y ubicadas en polígonos de pobreza, según la SEDESOL.

Se ha tenido contacto previo con algunas de estas mujeres ubicadas en la col.
Nuevo Almaguer en Guadalupe, N.L, la selección de la muestra se realizará con la
técnica bola de nieve en la que el sujeto de estudio sugiere otros sujetos con las
características ya descritas.

TÉCNICAS DE INVESTIGACIÓN
En este apartado se definirán las técnicas que se utilizarán para recolectar la
información
·

Entrevista semi-estructurada, el número de entrevistas se considerara por
medio de la saturación teórica.

·

Observación: a través de la observación no participante se pretende
conocer el contexto en el que viven los sujetos, sus formas de expresión y
la forma en cómo se presentan sus relaciones sociales.

·

Validación: Denzin citado en Flick (2012) establece una distinción entre
tiempo, espacio y personas, al obtener la información después de realizar
las entrevistas por separado, en diferentes días y lugares, se podrá validar
la información y además de incrementar el alcance, profundidad y
consistencia de la metodología.

768

�Para términos de esta investigación es necesario para el investigador realizar la
triangulación, en la que se combinan distintas técnicas, en base a lo recolectado el
investigador podrá contrastar las perspectivas de diferentes personas y
asegurarse de tener la información correcta y desde la subjetividad de los sujetos
(Taylor y Bogdan, 1987).

Una de las limitaciones en relación con la investigación cuantitativa en la que se
han tomado modelos de las ciencias sociales para tener resultados más exactos
acerca de la realidad social tomando una muestra representativa, se considera
como una limitante de este estudio cualitativo, sin embargo se busca conocer el
fenómeno a profundidad y desde la visión del sujeto, en el que los resultados no
pueden ser generalizados (Flick, 2012).

Para los sociólogos y los antropólogos las culturas indígenas prehispánicas y las
culturas modernas han sido temas de interés abordando los cambios
socioculturales, identidad, sentido de pertenencia, entre otros temas; por lo tanto
se busca primeramente hacer un aporte significativo en relación al conocimiento
de las mujeres indígenas urbanas; segundo, los resultados pretenden contribuir al
área social de instituciones que trabajan con mujeres indígenas. Recientemente el
gobierno del estado, aprobó la Ley de los Derechos Indígenas en el Estado de
Nuevo León11 con lo que se reconoce la presencia por parte del Estado de esta
población que radica en el Estado, sin embargo es indispensable conocer sus
condiciones de vida, su relación con los habitantes de la ciudad para generar
conocimientos para la interculturalidad y que sean de utilidad para las instituciones
que trabajan para esta población. Con ello se busca atender un fenómeno social
reciente derivado de la creciente migración a la entidad.

11

www.hcnl.gob.mx página del congreso del Estado de Nuevo León.

769

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Nueva

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Diciembre.93-109.

773

vol.

XXIV

(75).

Julio-

�PERCEPCIÓN DE LA EXCLUSIÓN SOCIAL DE JÓVENES EN CONDICIÓN DE
POBREZA, ELEMENTOS DE CIUDADANÍA, EXCLUSIÓN POLÍTICA Y
CRIMINALIDAD.
Laura Karina Castro Saucedo12
Raúl Eduardo López Estrada13

RESUMEN
Esta investigación discute las percepciones de la exclusión social juvenil desde
una perspectiva de participación laboral, elementos de ciudadanía, exclusión
política y criminalidad donde por medio de la teoría fundamentada y el uso del
software Atlas.ti se analizaron los datos de trece entrevistas a profundidad a
jóvenes de 15 a 24 años en su ambiente natural dentro de un polígono de pobreza
en Monterrey, Nuevo León, siendo los resultados las expresiones de una exclusión
de lazo comunitario, exclusión laboral por apariencia y clase

y de falla de sí

mismos, así como una relación de los elementos de crimen organizado con las
sensaciones de ser incluidos o excluidos de un contexto comunitario y laboral
siendo estas las únicas oportunidades en la mirada de algunos jóvenes.

Palabras clave: Exclusión social juvenil, exclusión laboral juvenil, Exclusión
política y Elementos de ciudadanía y Crimen Organizado

12

Estudiante del Doctorado en Filosofía con orientación en trabajo social y políticas de bienestar social
comparadas y docente por horas de la Facultad de Trabajo social de la Universidad Autónoma de Nuevo
León
13
Investigador de tiempo completo de la Facultad de Trabajo social de la Universidad Autónoma de Nuevo
León

774

�INTRODUCCIÓN
La sociedad ha venido desarrollando procesos de desigualdad y exclusión social
desde tiempos inmemoriales para los diferentes individuos, grupos, comunidades,
y etnias que la han conformado, pero la modernidad del presente permite poner la
mirada en las nuevas generaciones juveniles, principalmente de los que viven en
los denominados polígonos de pobreza14, que por la manera de exigir atención a
través de su lenguaje, de sus imágenes y de su guerrilla local están demandando
el llegar a una comprensión de la manera en que están siendo incluidos o
excluidos por la sociedad.
El debate por la posición que ocupan los jóvenes en la sociedad y el rol que
juegan en su devenir futuro desde que se convirtió en una etapa definible y
perceptible ha comenzado a ser foco de interés no solo para conocer sus
características o perfil de joven, sino también el conocer sus iniciativas de acción,
su nivel participación social y principalmente sus nuevas necesidades colectivas
ante contextos sociales en constante cambio. Se suele hablar de un concepto de
juventud que ya no existe y que necesita ser renovado, generar nuevo
conocimiento sobre la juventud en pobreza es el principal objetivo de esta
investigación.
Para Gallarta (2003) hablar de jóvenes en situación de pobreza y en riesgo de
exclusión social comprende desde la realidad actual

jóvenes que no pueden

satisfacer las necesidades básicas de un hogar, pertenecen a un hogar bajo la
línea de pobreza y están en peligro real de ingresar en procesos de exclusión
teniendo sus manifestaciones más evidentes en la residencia en zonas urbanas
desprovistas de servicios sociales básicos y también en la dificultad de acceso al
mercado de trabajo.

14

Un polígono de pobreza es un espacio social rezagado respecto al desarrollo alcanzado por el resto de la
metrópoli donde está situado (Martínez, Treviño, Gómez, 2009).

775

�Este estudio es un segmento de una investigación más amplia de corte mixto, sin
embargo en este se muestra solamente algunos de los principales resultados
cualitativos los cuales corresponden a contestar dos preguntas: ¿Cuáles son los
elementos de la exclusión social de los jóvenes que residen en un polígono de
pobreza del área metropolitana?¿Cuál es la articulación de los elementos de la
exclusión social de los jóvenes en condición de pobreza?. Bajo estos
cuestionamientos el presente documento está conformado por seis apartados
relevantes: Los tres primeros plantean algunos abordajes tendientes a mostrar
perspectivas teóricas de la exclusión social juvenil y su relación con elementos de
ciudadanía, y criminalidad. La cuarta parte plantea la metodología del estudio,
seguida de los resultados y conclusiones finales.

Exclusión Social y Juventud
Hopenhayn (2008) advierte que los años de juventud son cruciales para descifrar
el destino de las condiciones de exclusión/ inclusión, en esta fase se acumulan las
capacidades y redes de relaciones, empieza a utilizarse ese capital para insertarse
en el mundo del trabajo, se desarrollan decisiones más autónomas y se ejerce
como ciudadano pleno en la sociedad, cuanto mejor transiten los jóvenes hacia
vidas productivas y participativas, más incluyente se va haciendo la sociedad en
su dinámica general. Para él, la inclusión alude a la titularidad efectiva de
ciudadanía política, civil y social, lo que implica la participación en deliberaciones,
el acceso a activos laborales, activos culturales, la afirmación de identidad y la
posibilidad de contar con redes de relaciones que ayudan a desarrollar el proyecto
de vida.
En este sentido Autés (2004) denomina a la exclusión social como desligadura,
refiriéndose a que cierta cantidad de lazos se desarman. Para el está desligadura
es la esfera económica respecto de la esfera política: aquello que las ligaba, se
fragiliza. Para este autor la exclusión es un proceso, que tiene tres fases, la fase

776

�de la entrada, la fase de la instalación y después la fase de la deriva, de lo que
queda al margen de lo social.
Esto hace pensar que la exclusión social es primeramente un problema relacional,
de ruptura del lazo social y esta ruptura en la tradición europea principalmente
francesa es asociada con la crisis de la sociedad salarial. Como se verá en el
apartado siguiente en America Latina la exclusión social no se trata simplemente
de una fuente de ingresos sino también de legitimidad y aceptación social, de
redes sociales, de solidaridad, de bienestar psicológico y autoestima.
El interés por esta situación de exclusión esta mayormente inclinada por los
elementos con los que se liga la “ciudadanía”, “lazo social” “afiliación” “ligadura” en
el conjunto de la sociedad. Se entenderá por exclusión social como la situación de
carencia de ciertos lazos sociales que privan de la autonomía de los derechos
sociales, políticos y económicos de los individuos y esto marca una ruptura o
escisión de la sociedad en grupos carentes de igualdad social.
Por otro lado mucho se menciona que los dos principales motores de exclusión
son, por un lado el desempleo y la precariedad laboral, las transformaciones
estructurales en los mercados de trabajo y en particular sus efectos de desempleo
y precarización, representan los disparadores de un proceso de acumulación de
desventajas que conduce a un estadio final de desafiliación respecto a la
sociedad, es decir de exclusión social (Saravi, 2006).
En este sentido Hopenhayn (2008) establece que un primer factor de frustración
de expectativas es que la juventud goza de más educación y menos acceso a
empleo que la población adulta. Ostenta más años de escolaridad formal que las
generaciones precedentes, pero al mismo tiempo duplica o triplica el índice de
desempleo respecto de aquéllos. En otras palabras, están más incorporados en
los procesos consagrados de adquisición de conocimientos y formación de capital
humano, pero más excluidos de los espacios en que dicho capital humano se
ejerce, a saber, el mundo laboral y la fuente de ingresos para el bienestar propio.
777

�Oliveira (2006) analizó el trabajo de los jóvenes de 12 a 29 años que desempeñan
actividades asalariadas y encontró que la mayoría de los jóvenes asalariados se
insertan en los mercados de trabajo en empleos que se caracterizan por grados de
precariedad que van de moderados a muy altos, solamente un tercio de ellos
desempeñan actividades apropiadas o de baja inestabilidad. Este hallazgo pone
de manifiesto una vez más el grado de vulnerabilidad laboral y social al que están
sujetos los jóvenes.

Exclusión social, Derechos Sociales y ciudadanía
En un sentido metodológico y con el propósito de pensar la situación de los países
de América Latina desde el punto de vista de la exclusión social, se le enriquece
agregándoles el ingrediente de los derechos sociales. Minujin (1998) sostiene que
la inclusión social está referida a tener la posibilidad verdadera de acceder a los
derechos sociales priorizando tres facetas del concepto inclusión/exclusión social,
que se relacionan directamente con los derechos sociales: a) la política, que está
relacionada con la ciudadanía formal y con la participación ciudadana, b) la
económica, que se refiere al empleo y la protección social y c) la social, que se
puede sintetizar en el acceso al capital social.
Los derechos de los ciudadanos a un nivel básico de bienestar materia y
participación social emergieron como punto de referencia del concepto de
exclusión. Desde esta línea la exclusión social es analizada en términos de la
negociación o no realización de los derechos sociales; en otras palabras, en
términos de la extensión en que el individuo es integrado como miembro de una
comunidad moral y política. El foco de atención se desvió así del mercado de
trabajo a la ciudadanía social (Saravi, 2006).
Para Carballeda (2002) es posible observar a partir de las diferentes modalidades
discursivas existentes en nuestra sociedad, una cierta tendencia a la
naturalización de la exclusión, lo que implicaría un deterioro significativo de la
778

�noción de ciudadanía. En los jóvenes la exclusión una vez naturalizada, implica
también la imposición de construcciones desde los simbólico, sobre los sujetos
desposeídos y esto trae nuevas formas de estigmatización y construcción de
“etiquetas sociales” a grupos y comunidades.
Es decir, los jóvenes en condición de pobreza pueden estar naturalizando esta
exclusión por lo que solo pueden acceder a ciertos lugares comunitarios y de la
sociedad pero en otros son rechazados sobre todo aquellos que suelen frecuentar
los de clases sociales altas. En este sentido si un joven se construyó socialmente
según una estrategia que naturaliza su condición de excluido, actuará según esa
construcción es decir al margen de lo que llamamos sociedad, no visitará esos
lugares, no promoverá su movilidad social lo que podrá provocar un descontento o
sentimiento de fracaso además.
Esto tiene que ver con las aportaciones de Terpstra (2006), en sus estudios de la
juventud como subcultura donde las teorías acerca de estas subculturas juveniles
se concentran en la relación entre una clase inferior

y otras clases sociales

inaccesibles. Debido a la falta de oportunidades y recursos, los jóvenes de clase
baja no alcanzan los criterios que se establecen como exitosos en la clase media
por lo que mediante un proceso de "formación reactiva" estas normas de la clase
media se invierten.

Como resultado, la clase baja de la subcultura juvenil

promueve un comportamiento no utilitario, malicioso y negativista, estableciendo
las propias normas que estos jóvenes son capaces de cumplir.
De esta manera es posible que construya nuevas formas de sociabilidad que se
expresan de modo consecuente con los padecimientos sociales de ese sector y
con la necesidad cotidiana de sobrevivir de la forma más elemental. La noción de
ciudadanía entonces se presenta quebrada y hasta sin sentido, es una ciudadanía
de segunda clase como la llama Saraví (2006).
De este modo ambos grupos- incluidos y excluidos- se encuentran circulando por
la ciudad pero deshumanizados en tanto no se reconoce a un semejante en ese
779

�otro (Carballeda, 2002). De esta manera el concepto de exclusión social resultó
atado como una antítesis de la ciudadanía y a la falta de extensión de los
derechos sociales.
Elementos procesuales de la exclusión/inclusión social juvenil
Desde una conclusión propia se parte de que la juventud está determinada por
ciertas características individuales, sociales, y culturales que conforman procesos
necesarios para la integración a la sociedad, estos procesos pueden verse ligados
a una serie de rupturas que dificultan esta integración donde las condiciones de
desventaja social como son los contextos de pobreza vienen a conformar nuevos
elementos de riesgo.
Dentro del camino hacia una inclusión social los jóvenes quienes se encuentran en
una etapa de transición deberían generar una identidad individual, percepciones
del futuro, lazos sociales, participación social, participación laboral, y acceso a la
educación que le permitan adquirir nuevas herramientas para alcanzar una
integración social que determinaría la mayoría de las veces el bienestar,
desarrollo juvenil y la movilidad social juvenil.
El modelo teórico propuesto determina que los jóvenes de las áreas urbanas en su
fase de entrada a situaciones de exclusión social comienzan a enfrentarse a
ciertas rupturas de estos elementos mencionados: individuales, de lazos sociales,
de participación tanto en acciones de la comunidad, como del mercado laboral. Al
generarse estas rupturas las características que se ligan (véase figura 1), son
sentimientos de baja autoestima, de desesperanza por el futuro, falta de redes
sociales generada por la desconfianza institucional y familiar; la no participación
en la sociedad, y situaciones de desempleo de larga duración o precariedad
laboral provocando la conocida “ciudadanía de 2da clase”. Finalmente la falta de
acceso a la educación o el ausentismo escolar como característica provocada por
el desinterés o sentimientos de incapacidad,

situaciones de desventaja

económica o la necesidad de la rápida integración al mercado laboral.
780

�Al generarse ciertas rupturas es posible argumentar una acumulación de
desigualdades que provocaran dificultad para perpetuar la integración social. La
mayor acumulación de desigualdades a lo largo de la etapa juvenil puede por tanto
determinar su permanencia en situaciones que lo excluyen de toda movilidad.

Figura 1. Modelo procesual de la Exclusión Social Juvenil15

Jóvenes

Estos procesos de rupturas sociales mantienen sus bases u orígenes en un
contexto histórico-social con ciertas características políticas y económicas que han
venido determinando que ciertas desigualdades aun no puedan superarse o
eliminarse de sus dinámicas cotidianas y a largo plazo.

15

Figura de elaboración propia a partir de una conclusión teórica del marco de referencia presentado

781

�METODOLOGÍA
Se realizó un análisis inductivo de la exclusión social juvenil generando los datos
en el ambiente natural de los participantes teniendo como marco interpretativo la
Teoría Fundamentada en la cual la teoría puede ser generada inicialmente a partir
de los datos, o, si ya existen teorías o perspectivas que parecen apropiadas para
el área de investigación, estas pueden ser modificadas según los datos
encontrados y el objetivo es "la generación de la teoría" (Glasser, 1978).

Para la aplicación de la guía de entrevista y la realización de las observaciones y
siguiendo la aportación de algunos autores (Miles y Huberman, 1994; Martínez,
2006) se plantea la utilización de una muestra intencional por criterios. El contexto
de la investigación abarcó tres colonias del polígono 51 de pobreza de Monterrey
establecido por la Secretaría de Desarrollo Social del Gobierno del Estado de
Nuevo León en su departamento de estadística e informática, como recursos
disponibles y de accesibilidad.
Se estableció por tanto que los criterios de selección de la muestra intencional
serian: jóvenes de 15 a 24 años, de sexo masculino en situación de pobreza
patrimonial, que vivan aún en la colonia de origen, la cual debe estar ubicada en el
polígono de pobreza. Se elaboró una guía de entrevista y se realizaron trece
entrevistas en profundidad.

Siguiendo los postulados de la teoría fundamentada se priorizaron los
planteamientos desarrollados por Charmaz (2006) donde se inició la codificación
inicial y la creación de memos avanzados, después se estableció la codificación
centrada o focalizada relacionando códigos y categorías emergentes. Los códigos
construidos se comparan entre ellos con otros códigos, haciendo constantes
comparaciones entre las entrevistas, y cerrando los datos, se continuó con el
momento de crear categorías teóricas y conceptos emergentes. Con el apoyo

782

�software Atlas.ti, fue posible crear familias de códigos que sirven como códigos
centrados.
RESULTADOS
Características individuales de los participantes.- Se contaron con siete entrevistas
a jóvenes de 17 a 18 años, y seis entrevistas a jóvenes de 21 a 25 años, además
participaron tres jóvenes casados los cuales también ya tenían de dos a tres hijos,
el resto eran solteros y sin hijos. Solamente el caso de un joven de los trece
entrevistados en profundidad había terminado sus estudios en la licenciatura de
derecho, además por el otro extremo otro de ellos solo terminó hasta su educación
primaria, el resto mantuvo semejanza con los niveles de escolaridad preparatoria y
secundaria principalmente. Para otros de los jóvenes entrevistados en profundidad
fue complicado determinar si "trabajaban" o "ni trabajan ni estudiaban" ya que
dentro de los periodos de realización de las entrevistas estos jóvenes oscilaban
constantemente entre tener un trabajo o ser despedidos del mismo.
Situación económica y familiar.- Por medio de las datos obtenidos se pudo
observar que la situación económica de los jóvenes era totalmente variable por un
momento podían contar con un empleo y por otro momento perderlo, el ingreso
tanto en cantidad y permanencia también era muy variable, por ciertos periodos
contaban con un ingreso y por otros no. Dentro de las mismas entrevistas fue
posible determinar tres características de los jóvenes en condición de pobreza de
la muestra cualitativa, por un lado los jóvenes que trabajan para tener dinero para
ellos mismos, por otro lado los jóvenes que trabajan para mantener a su propia
familia, es decir, a sus hijos y esposa, y por el otro extremo los jóvenes que
trabajan para tener un ingreso para mantener la principal economía de la familia
de origen, es decir, de la madre y hermanos(as) menores.
En este caso las entrevistas permitieron precisar en la etapa de recogida de la
información que cinco de los trece casos pertenecían a familias monoparentales,
encontrándose en el muestreo intencional una ausencia de la figura del padre
783

�tanto física como simbólica como algunos jóvenes lo mencionaron, donde en dos
casos nunca tuvieron contacto ni apoyo del padre, otros dos casos donde el padre
había abandonado la casa, y uno más donde recientemente el padre había sido
encarcelado, era policía y estaba acusado de vínculos con el crimen organizado.
Otro de los jóvenes habitaba con su esposa y tres hijos y recientemente se habían
independizado de la casa familiar para ir a posesionarse de un terreno irregular.
Exclusión del lazo social comunitario.- En relación a la primera categoría teórica se
analizaron cinco códigos principales: comunidad con desconfianza y desinterés,
comunidad que discrimina, comunidad insegura, comunidad que excluye la opinión
juvenil y la falla de sí mismos como elementos de exclusión del lazo comunitario.
La percepción de un contexto agresivo por parte de la comunidad con poco apoyo
y un gran desinterés en las situaciones juveniles, en este sentido la comunidad o
la colonia en la que se habita es percibida como el mundo adulto o "la gente" de la
que incluso desde el discurso de algunos jóvenes es una comunidad de la que se
desconfía y en la que se viven procesos de discriminación.
Otra código o subcategoría tiene que ver con la exclusión de las opiniones
juveniles donde las actividades que se realizan en la colonia, como reuniones,
organización de actividades, no suelen involucrar o tomar en cuenta a los jóvenes
como miembros de la comunidad, los jóvenes suelen percibir que solamente se les
incluye cuando necesitan de su jovialidad y fuerza aunque incluso esas mínimas
inclusiones son consideradas por ellos como inclusión en algún nivel en la misma
comunidad que habitan. Sin embargo por el otro lado se determina que esas
acciones no son realmente para ellos, a ellos no les servirán para sí mismos o
para algún objetivo como jóvenes (véase figura 2).

784

�Figura 2. Percepción de joven de 18 años con empleo temporal16
“Pues ahorita aquí en esta colonia ya no se respeta, ya vez que no se
respeta… no le creen a uno, no lo hacen sentir valorado, no le respetan
su forma de valorar a los demás. Pero sí cuando vienen esos momentos
difíciles pues sí no sabes ni con quien ir o a veces ya ni con quien
confiar con la gente que te rodea, sí he visto muchos problemas, muchas
situaciones difíciles pero son cosas que a lo mejor no les pongo mucha
atención porque no nada más se trata de mí, como le digo, de mí o de mi
familia, sino de todos…entonces sí a veces creo que como muchos, a lo
mejor, sí me llama la atención lo que pueda ocurrir en la colonia, pero a
veces me da igual, pero siempre trato de hacer lo mejor, yo pienso que
para que la colonia funcione bien, por mi parte, supongamos, yo hago mi
parte de convivir, de tratar bien a mis vecinos y ya si los demás no lo
quieren hacer pues es muy de ellos.”

El contexto de las colonias en las que se habitan influye en la misma percepción
que se tiene de los jóvenes desde el hecho de encontrarse en una colonia
“conflictiva” la percepción de que ni siquiera se pararan a escucharlos, y que solo
verlos en cualquier espacio los ubican como jóvenes problemáticos involucrados
en alguna pandilla o en el crimen organizado. Esto podría relacionarse con las
situaciones de naturalización de la exclusión de las que hablaba Carballeda
(2002), la cual además se vincula con sentimientos de impotencia desde una
conclusión propia (véase figura 3).

16

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

785

�Figura 3. Percepción de joven de 19 años, estudiante de preparatoria 17
“No, no hay mucho apoyo y el apoyo que hay es de… también de jóvenes
o más chicos, de niños de 2 o 3 años menores. Pero de los adultos no, no
de hecho no porque San Bernabé es muy agresiva es una colonia pues si
agresiva, de pandilleros, cosas así, entonces no sé… digamos que ven
en la plaza alguien “rapeando” y ni siquiera se van a parar a escucharlos
o sea, estamos en San Berna hablando de pandillerismo o algo así y no
hay apoyo.”

Pocos de los jóvenes entrevistados pueden identificar elementos que los ayudan
a ser incluidos en algún grado en el lazo comunitario sin embargo como parte de
un análisis cualitativo este también nos permite obtener las categorías en casos
confirmativos que brinden información que el promedio no está brindando, por lo
que estas percepciones son tomadas y muestran que es necesaria una
“mentalidad”, un “buen comportamiento” y “ser un buen vecino” para lograr la
inclusión. En el primer sentido uno de los casos entrevistados menciona que la
forma de pensar o la "mentalidad" juvenil es un elemento que se necesita para no
pasar desapercibidos, abandonar una mentalidad conformista donde no importa si
se tiene trabajo o no se tiene, si se es adicto o no, y que en cierta forma es el
grupo el que determina este conformismo (véase figura 4).
Figura 4. Percepción joven de 23 años, egresado de universidad sin empleo
actual18
“Lo que pasa es que los jóvenes de aquí no dejan de ser los mismos
jóvenes, es lo que te digo conformistas, no pasan bueno pasan
desapercibidos ante la misma gente, a lo mejor pueden entrar algún

17
18

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad
Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

786

�trabajo pero por la misma gente pasan desapercibidos porque ya los
conocen, pero cuando la gente es muy minuciosa que le gusta, imagínate
si yo me pusiera, o cualquier gente no nada más yo, pues yo creo que si
la gente te apoyaría verdad, a lo que voy es también que sí, van a esas
normas no dejan de ser jóvenes que pasen desapercibidos, y cuando
llegas a lo mejor a algo así que te ven diferente que tienes otra
mentalidad más bien, prácticamente es la mentalidad que tienes, yo creo
que la gente se fija en ti en eso.”

Estas percepciones ejemplifica el problema de la exclusión como una falla de
ellos mismos como parte del grupo juvenil y que esta falla debe ser corregida solo
desde ellos, "cambiando de mentalidad", "portándose bien" y "demostrando ser
buen vecino". Esto se vincula al planteamiento de Commins, 2004, sobre la falla
de los sistemas y la falla de sí mismos donde la responsabilidad de las
circunstancias de la exclusión social corresponde a las más amplias estructuras y
procesos de la sociedad que no pueden facilitar la inclusión, sin embargo los
jóvenes suelen atribuirse a sí mismos el problema de exclusión (véase figura 5).
Figura 5. Percepción de joven de 18 años con empleo temporal19
“Pues he visto que sí, si los tratan bien y algunos mal, si ellos hablan
bien, los tratan bien, y los que no pues si los tratan mal, a veces no los
pueden ni ver a veces los corren de aquí de la colonia por lo mismo que
nomás vienen aquí a fumar droga, o a equis cosa y no los pueden ver, a
los que tratan bien son a los que conviven con ellos allí o están
platicando con ellos y si los tratan bien…”

Exclusión Laboral Juvenil
19

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

787

�Esta categoría representó una de las más importantes dentro del estudio a la cual
se vincularon subcategorías o códigos, la integraron: Exclusión por apariencia y
clase social, Trabajo precario, Trabajo sin bienestar (sueldo y protección social), y
Trabajo temporal, por un lado, además del despido del trabajo o el desempleo.
Ligada a las situaciones de precariedad laboral así como a los favoritismos en el
interior del mismo, suelen ser mejor identificados por los jóvenes que intuyen que
el acceso al empleo tiene que ver con su propia apariencia o clase social, por la
colonia de la que provienen. La mayor molestia está abocada al cuestionamiento
de sus propias capacidades en comparación de aquellas al que se favorece por
compadrazgos, nepotismos o sucesos semejantes. En relación a la exclusión por
apariencia, muchas veces el acceso al trabajo está cuestionado por la manera
verse y vestirse del joven, su presencia y apariencia son la herramienta de
selección desde su percepción para ser contratado o no.
Vinculado a esto el reconocimiento de la falta de estudios es un obstáculo para
conseguir empleo, por otro lado los beneficios que el trabajo no proporciona en
relación a prestaciones, y protección social, donde los mejores beneficios los
gozan aquellos que tienen un vínculo cercano con los jefes, compadrazgos y
nepotismo, los hace sentir una decepción del empleo y dejar de cumplir en el
mismo (véase figura 6).
Figura 6. Percepción joven de 21 años con empleo fijo 20
“Si, pues en algunos trabajos, si, este ese es un muy buen punto de
vista, porque en algunos trabajos, si les afecta a los jóvenes para su
futuro y a ellos mismos, que no tienen prestaciones, aguinaldo, infonavit,
afore, cualquier cosa que un trabajo no les proporciona un bienestar para
ellos, un futuro y como que si” “No pues nomás de una vez que o sea
que si, en caso de que entras por agencia, valla, te dan la planta cuando
te toca, llega otro por decir que el jefe de personal lo frecuenta más

20

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

788

�porque vive por su casa o equis causa ya lo conocía y le da la planta a él,
y te decepciona porque yo tengo más rato y yo cumplo con mi trabajo
como debe de ser y no les he fallado me salen con esto y te decepciona,
igual y te apachurra como quien dice, te quitan las ganas de echarle
ganas a trabajar así como estabas cumpliendo”

La posibilidad de inclusión por contar con los "estudios" que les permitan estar en
los lugares de los que regularmente son excluidos está muy vinculado con “tener
personalidad” y “actitud para la inclusión” como lo mencionan dos de los
entrevistados, es decir, es necesario crear una personalidad alejada de los más
discriminados, “ alejados de los colombianos” como menciona uno de ellos
"Siempre trabajan en la obra, porque andan todos tatuados, andan todos aguados
y traen las pandillas por eso los discriminan", en este sentido la apariencia distinta
a la detectada como la que se expone a la exclusión puede contribuir a que un
joven no viva siendo excluido. Por otro lado mencionan que

tener actitud y

personalidad para ser incluido es una construcción necesaria aunque no sea tu
verdadera actitud (véase figura 7).
Figura 7. Percepción joven de 23 años egresado universitario sin empleo actual21
“Yo creo que de hecho ahora me está pasando en el servicio y en las
prácticas también me paso o sea lo que es el ambiente laboral, como que
está implícito pero que tienes que… siento yo que tienes que tener una
actitud que no es la tuya por decir hay mucha grilla en la secundaria y
como que si tú no estás grillando te excluyen te hacen a un lado te dicen
no pues éste no es como nosotros hazlo a un lado no vaya a decir lo que
estamos diciendo y cosas así, o sea; en verdad te hacen a un lado y
hasta te hablan mal no te hablan correcto como es y si me he sentido ahí

21

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

789

�fuera de las reglas en donde… porque en verdad es una regla también
me toco estuve en soriana haciendo prácticas, ahí también me toco que
todos eran así y nunca lo hice y sí como que era… o sea ya de hecho no
se metían mucho conmigo no convivían mucho conmigo porque no era
igual que ellos y me excluían.”

Exclusión Política y percepción de la ciudadanía y el gobierno
Otra de las categorías teóricas fue la exclusión social desde la percepción del
gobierno y la ciudadanía la cual estaba conformada por los códigos: ciudadanía
inexistente y exclusión política y de la participación social. Los jóvenes en
situación de pobreza perciben una situación de exclusión política donde no es
extraña ni nueva una visión del gobierno como sin decisión ante las situaciones
que les afectan a ellos directamente como es las situaciones de criminalidad, o
sin el liderazgo necesario para tomar decisiones auténticas y no determinadas
por otros.
Sin embargo nuevas visiones del mismo como aquel que genera sentimientos
de menosprecio hacia las capacidades individuales para tomar decisiones y
estas son "compradas" por elementos materiales que manipulan los votos,
como se hace mención de las tarjetas de bonos entregadas a cambio de un
voto por el partido del gobierno actual. Por otro lado se percibe la inclinación de
las decisiones del gobierno hacia la población con una posición económica de
nivel alto, siendo vista incluso como quienes realmente toman las decisiones en
la sociedad. Además las acciones del gobierno también están ligadas a la
posición económica de los miembros de la colonia donde aquellas colonias con
escasos recursos son percibidas por los jóvenes como las que no cuentan con
apoyos (véase figura 8).

790

�Figura 8. Percepción joven 18 años estudiante de preparatoria22
“Lo que me hizo sentir un chorro menos y sí menospreciado y como si
fuéramos unos tontos, bueno al menos yo como si no existiera fue lo de
Peña Nieto con las tarjetas de Soriana y la gente votando por él y osea
me sentí: somos unos burros o ¿Qué? o sea, dales una despensita y que
voten por ti y ya y ahí si me sentí como que… ah ok… como que no
existimos o somos herramientas o estamos ahí también… nombre les
damos una despensa y ya después te botan.”

La observación de las acciones del gobierno desde momentos de elecciones
políticas percibidos con falta de transparencia, se hacen presentes desde la
visión de aquellos jóvenes que estudian y que se mantienen informados de
esas decisiones por hermanos mayores o miembros de la familia y genera una
percepción de la situación política donde la mirada negativa impera en ellos no
solo como un sentimiento de no existir, sino un sentimiento de menosprecio y
de ser considerado inferior o tonto e incluso de solo ser una herramienta o
aquel que se le puede engañar por medio de cuestiones materiales, comprando
su voto (véase figura 9).
Figura 9. Percepción joven de 20 años con empleo fijo23
“Bueno, por decir, mi hermano mayor es mucho de andar en cosas, no sé
viendo las noticias o a ver qué pasó aquí investigando de la política y
cosas de esas y me ha platicado y le creo y yo también lo he visto, no sé
si sea cierto, bueno es verdad es casi 100% que sea verdad, por decir se
dice que las veces que no ha ganado Andrés Manuel, que la vez pasada
fue que el PRI y el PAN juntaron los votos para que ganara…Calderón, Si,

22
23

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad
Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

791

�y ya bueno ahora le toco al PRI, o sea hicieron un convenio y una tranza
o no sé un fraude, hubo un fraude para… porque dicen que Andrés
Manuel los llevaba por mucho y o sea y ok, aun no fuera cierto.”

Vinculado a estas visiones del gobierno por tanto la ciudadanía juvenil en
algunos casos es percibida como inexistente, donde la sensación de ser
ciudadano, es decir, en el ejercicio de ese derecho es visto como un fraude
ligado a las fallas electorales, a no ser tomado en cuenta por ser una "clase
baja", la sensación de "no pertenecer" a la sociedad como ciudadano. Por el
otro lado se encuentran jóvenes que se perciben como ciudadanos pero solo
por el hecho de reconocer los símbolos patrios, o por habitar esta sociedad, a
pesar de la discriminación por parte de los policías o el ejército que genera una
sensación de impotencia en los jóvenes. Una representación de esta
ciudadanía se refleja en el uso de la credencial de elector, es decir aquella
credencial que le permite votar, sin embargo este documento solo suele
representar utilidad porque le es solicitado para acceder a algún empleo o para
algún trámite laboral (véase Figura 10).
Figura 10. Percepción joven de 19 años estudiante de preparatoria 24
“No me siento ciudadano, no porque tenga derecho a votar ni siquiera,
pienso que todo es un fraude, en verdad no cambió nada a sentirme
ciudadano, o sea… reconocido por el país no, o sea… está la
discriminación todo eso, los fraudes electorales o sea, en verdad pienso
que muchos de nosotros no somos ciudadanos, no somos tomados en
cuenta, más las clases bajas, no me siento ciudadano”

24

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

792

�Crimen Organizado y aislamiento social o autoexclusión
Una categoría final es la del crimen organizado como un elemento de
exclusión/inclusión de los jóvenes de estos contextos de pobreza, donde es
importante determinar que existe un miedo a estas situaciones, aislamiento o
autoexclusión a partir de la inseguridad que el crimen organizado provoca en las
mismas agrupaciones de jóvenes que solían reunirse en las esquinas o en
cualquier espacio comunitario. Tres subcategorías pudieron ser determinadas en
este apartado: Exclusión por apariencia de sicario, Crimen organizado y
autoexclusión juvenil y Crimen organizado como incluyente juvenil.
En relación a la primera los jóvenes refieren que también se les juzga por su
apariencia vinculándolos a situaciones del crimen organizado por su forma de
vestir o el aspecto que proyectan, en relación a la segunda subcategoría se
pueden ligar diversos elementos donde las situaciones de inseguridad están
generando diversos procesos de afrontamiento por parte de los jóvenes que no
están involucrados en el narcomenudeo pero que si consumen drogas, donde este
hecho los expone a convertirse en los objetos de "escarmiento" para mandar
señales entre los diferentes grupos de distribuidores de droga.
La violencia a la que son sometidos los jóvenes disminuye las opciones para que
puedan reunirse a compartir las actividades culturales, artísticas y sociales que
solían realizar después de la escuela o después del trabajo, el aislamiento social
que en cierta forma ellos mismos establecen como una medida de seguridad y
ante el miedo experimentado en diversas experiencias del abuso por parte de los
integrantes del crimen organizado (véase Figura 11).

793

�Figura 11. Percepción de joven de 18 años, no estudia ni trabaja25
"Los policías, por parte, te ven vestido así eres sicario, agárrenlo, andas
cholo anda tolueno agárralos, tienes que andar trajeado entonces es
licenciado así para que no te agarren, aunque bueno también han de pensar
anda trajeado a lo mejor es escolta de alguien agárralo" .

En ocasiones se recrean escenas de cotidianeidad para sobrellevar los riesgos por
el crimen organizado, generando rutinas del trabajo a la casa, y de la casa al
trabajo, con la intención de no exponerse ante los riesgos, pero también a
situaciones forzadas de encierro como la única alternativa para algunos jóvenes
que se han visto expuestos a experiencias de abuso de la autoridad y corrupción,
además ligado a los propios procesos de narcomenudeo en la colonia que los
exponen por el solo hecho de "salir a la calle a cotorrearse"
Por otro lado la subcategoría del crimen organizado como incluyente está
determinada por situaciones donde este brinda una oportunidad de Status, una
oportunidad de trabajo, es percibido como organizado y que incluso organiza a la
sociedad. En este sentido se perciben una serie de ventajas de estas
organizaciones criminales donde el sentido de protección económica y social en
un contexto donde todo resulta lleno de violencia social son las principales (véase
figura 12).
Figura 12. Percepción joven de 18 años con empleo temporal26
“Las ventajas? todo, dinero y poder, y desventajas que te enfrentas con
todos los otros con el gobierno, con el mata sapo, caravanas del gobierno,
caravanas de la mafia, otra desventaja: la muerte, las ventajas que yo les
daría protección y dinero, a mi mamá y a mis hermanos y sacar a mi papá de
25
26

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad
Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

794

�donde esta (cárcel). Desde que empezó todo este pedo, y desde que se
llevaron a mi papá, me quise desquitar, para que sientan como se siente
perder a alguien que quieres.”

Además de las oportunidades de generar un status y tener una posición en la
sociedad, para algunos jóvenes el incluirse a estas organizaciones es también un
medio para satisfacer una necesidad de protección sobre todo aquellos que han
sido afectados por esta misma criminalidad, por tanto es mejor estar dentro para
tener esa ventaja que quedar desprotegido y lastimado, pero además perciben
que es la única forma de hacer algo por la familia (véase figura 13 ).
Figura 13. Percepción de joven de 18 años con trabajo temporal27
“No sé, que mal, no sé qué hacer, tengo de aquí al lunes hasta que me den
la liquidación si no consigo trabajo lo voy a hacer, que la demás gentes
paguen las consecuencias y le dije a mi mamá no le dije obviamente así
verdad, como se dice no es perdón de dios matar a otra gente, pero como
me dijo mi papá una vez, nada más ve por tu familia los demás no va a
importar nada”

CONCLUSIONES FINALES Y DISCUSIÓN
Las categorías teóricas entre las que se encuentran la exclusión del lazo social
comunitario, donde los jóvenes perciben un primer punto de rechazo social al
desconfiar y sentir insegura la propia comunidad y la única inclusión percibida por
la comunidad se presenta cuando se "necesita" a los jóvenes como materia prima
que puede ayudar a levantar cosas, mover cosas, es decir, por su fuerza y
jovialidad física se vincula con las relaciones sociales comunales de las que habla
27

Figura de elaboración propia a partir del material codificado de las entrevistas en profundidad

795

�Reimer (2004) que sustentan la naturaleza de la exclusión social donde un sentido
de identidad ampliamente compartido por los miembros de la comunidad, es
erosionado cuando hay poca interacción y poca relación de confianza con los
mismos.
Por el otro lado es posible percibir que también existe una clara visión de que la
ruptura de este lazo comunitario es por una falla de sí mismos y no en una falla el
sistema social que sostiene a una persona en una comunidad (Commins, 2004),
y que esta falla debe ser corregida solo desde ellos, "cambiando de mentalidad",
"portándose bien" y "demostrando ser buen vecino". Esto dificulta más la ruptura y
además en cierto sentido naturaliza la exclusión social juvenil.
Es importante señalar como Warr (2005) menciona que como la cooperación
mutua y el apoyo informal de las familias y las comunidades sirven como
amortiguador para las personas con recursos limitados. Estas ayudas fueron muy
evidentes en las comunidades que forman la base de las áreas de estudio de el.
Sin embargo, esto no debe empañar los evidentes y cada vez mayores niveles de
exclusión social de los jóvenes en su acceso al empleo y las oportunidades de
educación.
Sin embargo siguiendo con el planteamiento de Reimer (2004) otra de las
relaciones que sustenta la multifacética

naturaleza de la exclusión que

experimentan los jóvenes son las de mercado donde el intercambio de bienes y
servicios se vuelve el elemento clave en esta relación y que es importante
destacar que en el caso de esta población estudiada estas situaciones de
exclusión laboral juvenil están íntimamente ligadas a otra de las relaciones de las
que habla el mismo autor y son las relaciones burocráticas donde las estructuras
de autoridad y los principios y procesos que determinan quien tiene acceso a los
recursos impactan en la precariedad laboral y la discriminación que sufren algunos
de los jóvenes en condición de pobreza donde por su apariencia, su clase social y
la escases de sus redes sociales a manera de capital social en el trabajo influirán
negativamente en su inclusión en el mismo.
796

�En este sentido se concluye que semejante a lo obtenido por Reimer (2004) en
sus investigaciones, la erosión de alguna o de todas estas relaciones sociales es
indicativo de una escalada de la exclusión social y los sistemas de fracaso.
Además la falla de estas relaciones provoca situaciones de exclusión por
aislamiento social lo cual puede comportar la reducción de contactos sólo a un
único grupo específico de pares o iguales, o incluso a un aislamiento social
general de la persona afectada (Espulga, Baltiérrez y Lemkow, 2004).
En la misma línea las conclusiones propias coinciden también con los estudios de
Alston y Kent (2009) indican que ese mercado, las relaciones burocráticas,
asociativa y comunitaria están impactando sobre los niveles de inclusión de los
jóvenes. En el ámbito de las relaciones de mercado, las dificultades financieras,
las empresas en declive (y por lo tanto el desempleo) están reduciendo las
opciones disponibles para los jóvenes. Estos, combinados con malos parámetros
de política burocrática (Reglas de las redes de trabajo, el acceso a seguridad de
los ingresos, la práctica de la violación de los jóvenes y los medios de pruebas de
beneficios e ingresos de los padres y los activos), limita aún más los jóvenes el
acceso a la educación y el empleo y no tienen en cuenta la falta de poder para
influir en sus circunstancias ni de la reducción evidente en su acceso a la
educación y el empleo.
Un dato importante es que aunque los estudios sobre exclusión social de Alston y
Kent (2009) estaban basadas en el concepto de la disminución de las relaciones
asociativas en las comunidades rurales y de su impacto en la exclusión social de
los jóvenes y aunque los jóvenes con los que se trabajó en esta investigación eran
de contextos urbanos y no rurales los procesos resultaron mutuamente
semejantes lo que hace inferir que la población juvenil urbana en condición de
pobreza comparte condiciones de exclusión con la población juvenil de contextos
rurales.
En los estudios de Alston y Kent (2009) los jóvenes son arrastrados a los roles de
trabajo adicionales en fincas y propiedades, y esto reduce las interacciones
797

�sociales. Los recursos financieros, las circunstancias de sus familias, reducen aún
más sus posibilidades de participar en los deportes y actividades extracurriculares, y la pérdida de muchos de sus compañeros por los impactos de
migración directa de sus redes sociales. Todas estas circunstancias se combinan
para reducir los niveles de participación de los que viven en zonas rurales y
comunidades remotas.
Mientras tanto, las relaciones comunitarias están influenciadas por el ambiente
sombrío de las comunidades, el estrés en la familia y miembros de la comunidad.
Se suman entonces importantes presiones sobre la capacidad de los jóvenes a
participar y se conducen a un aumento los niveles de exclusión social y menores
oportunidades para los jóvenes. Estos procesos de baja en la participación en
actividades extracurriculares y deportivas, además de las dificultades en las
relaciones comunitarias estuvieron vigentes en los jóvenes de este estudio solo
que relacionadas a la exigencia del mismo mercado laboral donde la necesidad de
trabajar de los jóvenes en condición de pobreza limita la participación en otras
actividades y movimientos juveniles.
Las percepciones del gobierno y la ciudadanía vienen a ser elementos totalmente
vinculados desde la visión juvenil donde la percepción de un gobierno sin
decisiones con falta de transparencia, que compra votos, generando sentimientos
de menosprecio y desarrollando miradas negativas hacia el mismo ya que dentro
de las primeras expresiones de sensación de una ciudadanía inexistente son esa
falles electorales o fraudes ligados a pertenecer a una clase baja.
Este tipo de percepciones están ligadas a las formas de exclusión política de los
jóvenes donde la falta de participación en el conjunto de la sociedad como
ciudadanos de la misma, con derechos civiles, políticos y económicos no permiten
su integración. De esta manera

el concepto de exclusión social resultó

fuertemente atado a la noción de ciudadanía y en particular (aunque no
exclusivamente) a la extensión de los derechos sociales (Saraví, 2006).

798

�Finalmente siguiendo los planteamientos de Espulga, Baltiérrez y Lemkow (2004),
donde la exclusión espacial se manifiesta en la concentración espacial de
personas con posibilidades económicas limitadas, a menudo con problemáticas
sociales y culturales similares y afectadas de un cierto aislamiento a causa de la
pérdida de infraestructuras en su propia área residencial, podría ser el efecto
explicativo de lo que sucede con los jóvenes y la criminalidad tanto al involucrarse
como al intentar escapar de la misma en este momento del tiempo en las colonias
del polígono 51 donde se trabajó con los datos.

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800

�EJE 6: TRABAJO SOCIAL Y
POLÍTICAS SOCIALES

801

�LA POLÍTICA SOCIAL FRENTE A LAS VÍCTIMAS DE LA VIOLENCIA
RELACIONADA AL NARCOTRÁFICO EN MÉXICO: BASES JURÍDICAS QUE
FUNDAMENTAN UN COMPROMISO SIN POSIBILIDAD DE PRÓRROGA.
La humanidad no puede liberarse de la violencia
más que por el miedo de la no violencia
Mahatma Gandhi

Karla Salazar Serna
Manuel Ribeiro Ferreira

RESUMEN
La violencia vinculada a grupos del narcotráfico en México ha generado diversas
implicaciones en su población, estos efectos pueden observarse tanto de manera
individual como familiar, grupal o incluso en comunidades enteras; en este sentido,
el reconocimiento inmediato de las diversas problemáticas que se han generado a
causa de esta violencia y formular políticas sociales de atención a quienes
resultan víctimas de ésta no debe postergarse. El presente documento pretende
colocar en mesa de análisis los principales fundamentos jurídicos internacionales
que protegen y garantizan los derechos de las víctimas en casos de violencia
armada; asimismo, se realiza un análisis sobre su pertinencia y aplicación en
México. Finalmente, se hace un breve análisis sobre la Ley General de Víctimas y
las propuestas gubernamentales (dentro de la política social) para dar atención al
problema.

Palabras clave: Violencia, narcotráfico, política social, derechos humanos,
instrumentos jurídicos.

802

�INTRODUCCIÓN
Desde hace algunos años, la violencia en México ha proliferado a razón de las
actividades delictivas de grupos del narcotráfico, (Azaola, 2012). El avance de la
violencia vinculada al narcotráfico en México pone en una situación compleja tanto
al Estado como a la sociedad (Montesinos y Carrillo, 2012); en este sentido, esta
violencia se ha convertido en una emergencia nacional (Burgos, 2011). Además,
este tipo de violencia se considera grave debido tanto al impacto directo
(homicidios, desaparecidos, desplazados, detenidos injustamente, extorsionados,
etc.) y a su impacto indirecto (viudas, huérfanos, etc.) (Azaola, 2012).
Ante esta realidad conviene preguntarse ¿cuáles serían los mecanismos legales
que se pueden tomar como referencia para la atención de las víctimas de esta
violencia? El presente documento pretende responder a esta pregunta mediante
una revisión de los instrumentos jurídicos internacionales que abordan la atención
de las víctimas de violencia vinculada a grupos armados. No obstante, el propósito
del mismo, no es posicionar el problema de violencia en México vinculado a
grupos relacionados al narcotráfico bajo una clasificación de conflicto armado o
guerra. Importa, mejor dicho, evidenciar que existe una clara violación a los
derechos humanos, y que la atención a las víctimas de esta violencia no puede ser
sujeta a prorrogas; en este sentido, es preciso argumentar que desde una visión
internacional la atención a las víctimas de la violencia es una obligación a atender
por cada Estado y que ésta se puede dar a través de la implementación de
diversas políticas de atención.
En base a lo expuesto, se establece un apartado que de forma general
contextualiza las implicaciones de la violencia en México; un segundo apartado
que ofrece las principales disposiciones jurídicas a nivel internacional para dar
atención a las víctimas de la violencia vinculada a grupos armados; enseguida, se
presenta un breve análisis de la Ley General de Víctimas seguido por un apartado
que puntualiza la importancia de desarrollar las políticas de atención al problema.

803

�Espirales de violencia: sobre la violencia delictiva relacionada al narcotráfico
y a la violencia utilizada para su combate en México
La violencia delictiva relacionada al narcotráfico es un tema que ha cobrado
relevancia en México, actualmente se viven diversas manifestaciones de violencia
vinculadas al crimen organizado relacionado al narcotráfico, que se hacen visibles
en el entorno cercano de cada ciudadano. Cada día se suman más cifras de
homicidios atribuidos al combate contra el narcotráfico, crimen organizado y entre
estos diferentes grupos delictivos; no obstante, la cuantificación de los daños no
se ha realizado de manera oficial y solo se hace palpable en los registros
periodísticos. De acuerdo a un análisis realizado por Moloeznik sobre la violencia
social de los últimos años, México “se encuentra en una encrucijada signada por la
violencia o brutalidad cotidiana, de la mano del accionar de la delincuencia
organizada y de la respuesta gubernamental, que privilegia el componente militar”
(Moloeznik, 2010:12). Al respecto, Garzón dice:
En México, los grupos criminales no sólo han optado por tener una
guerra sin tregua entre ellos, sino confrontar de manera abierta al
Estado, lo cual ha expuesto las dimensiones que han llegado a adquirir
las facciones y su capacidad de imprimir temor y difundir la violencia
(Garzón, 2010:22).
Lo anterior se hace visible a través del informe “Mexican Drug Wars Update:
Targeting the Most Violent Cartels”, realizado por Stratfor Global Intelligence, el
cual reporta que existen tres dimensiones de la violencia asociada con el
narcotráfico en México: cártel contra cártel, cártel contra el gobierno y cártel contra
la población civil (De la O y Flores, 2012:17). Es evidente que gran parte de la
violencia es generada por el control territorial ente grupos del narcotráfico y que
esta violencia se propaga a otras esferas de la vida cotidiana (Bergman, 2012).
Aunado a la reflexión anterior, desde la visión de Gaona y Martínez (2012), en
México el crecimiento de la delincuencia y la violencia se ha convertido en una
804

�fuerte presión social que incide en las políticas públicas y que ha quedado fuera
del control del Estado, el ejército y los cuerpos policiacos ofrecen pocos resultados
bajo muchas dificultades; además que se ha provocado un clima de crisis de
inseguridad. Mateo (1999) comenta que la violencia tiene una función generadora
de más violencia cuando se intenta restituir un orden o restablecer la justicia, y
que esta reproducción enmarca un círculo vicioso, provocando violencias en
ocasiones más destructivas. Además, la violencia tiene severos efectos negativos
sobre quien la padece; Bifani-Richard dice al respecto:
Se asume que la violencia no sólo ataca y destruye a los individuos, a
los grupos y a los pueblos en cuanto tales, sino que desorganiza y
destruye sus espacios vitales; su poder de manejar y estructurar sus
vivencias a su antojo, sus espacios de interacción y de afecto que les
son primordiales, sus espacios de subsistencia (Bifani-Richard,
2004:21).
De acuerdo a las anotaciones realizadas por Echandía (2001), la violencia también
puede reproducirse mediante una “difusión contagiosa”1; en otras palabras,
mediante la presencia de estructuras que utilizan la violencia se genera una
dinámica que, además de afectar tanto a quienes participan en su reproducción
como a quienes se mantienen fuera del conflicto, potencia una espiral de acciones
violentas, que si bien se pueden concentrar en una zona específica,
posteriormente se puede extender a áreas contiguas.
En este sentido, Bergman dice:
Se debe entender la violencia como proceso, como la secuencia
dinámica de decisiones y hechos que se combinan entre sí para
producir nuevos actos. Al mismo tiempo, es necesario entender a los

1

Dicho término, de acuerdo a Cohen (1999), hace alusión a un patrón espacial y temporal de difusión de
contagios y homicidios, el cual es determinado por el accionar sistemático de actores organizados que
promueven la violencia.

805

�actores invisibles que no participan directamente en ella, pero que
son más que espectadores (Bergman, 201274).
Es decir, este tipo de violencia se considera grave debido tanto al impacto directo
(homicidios, desaparecidos, desplazados, detenidos injustamente, extorsionados,
etc.) y a su impacto indirecto (viudas, huérfanos, etc.), además de que no sólo es
generada por los grupos delictivos, sino también en las instituciones y las políticas
gubernamentales que intentan detenerlos (Azaola, 2012). Cabe señalar, que
aquella violencia que surge fuera del derecho es potencialmente fundadora de un
nuevo orden legal desde el cual se ejerce violencia y por provenir del Estado se
considera legítimo; sin embargo, pese a que existe una estrecha relación de la
violencia ejercida por el Estado con el derecho, ésta a su vez no deja de alimentar
las espirales de violencia (Calveiro, 2008).
Al respecto, Estévez (2012) señala que a raíz de la intervención del Estado
Mexicano2 contra grupos delictivos vinculados al narcotráfico, se registraron 16 mil
personas desaparecidas; asimismo, estudios como los de Ravelo (2005) develan
aspectos importantes de la violencia suscitada en Cd. Juárez que se materializa
en la desaparición y homicidio de mujeres y hombres que desde ese entonces se
vinculaban con grupos delictivos relacionados al narcotráfico.
En esta misma dirección, Montesinos y Carrillo (2012), señalan que el avance de
la violencia vinculada al narcotráfico en México pone en una situación compleja
tanto al Estado como a la sociedad, debido a que se genera más preocupación por
las “olas de violencia”, por el riesgo que corren las vidas mismas de cada
ciudadano que los demás problemas nacionales son desplazados a segundo
término.
Asimismo, los hechos que se han desencadenado a partir de esta violencia han
incidido negativamente en el dinamismo social en sus diferentes ámbitos; esto
2

Bajo el sexenio del ex presidente Felipe Calderón.

806

�derivado de la violación de los derechos humanos que se hace presente a través
de asesinatos, desapariciones, secuestros y amenazas (entre otros delitos) y del
miedo que se genera en quienes no son víctimas al conocer sobre dichos delitos;
es decir, los efectos colaterales de la violencia pueden apreciarse mediante
infinitas facetas, y que pese a su innegable importancia, muchas veces pueden
pasar desapercibidos. En este sentido, Bifani-Richard comenta:
Es

la ruptura de la trama de la vida cotidiana: alejamiento y/o

pérdida de los seres queridos, desestructuración de los ritmos de
vida, de los espacios privados y del tiempo interior. El miedo, la
inseguridad, la incertidumbre permean la cotidianidad, la cubren de
bruma, cortan los proyectos vitales, amenazan el sentido que cada
quien asigna a su vida (Bifani-Richard, 2004:193).
Desde la visión de Cruz (2000) la violencia genera sentimientos de inseguridad,
los cuales no solo se relacionan con la violencia misma sino también con la
percepción que se tiene de ésta, lo cual provoca en las comunidades afectadas
una importante reducción del capital social3. En este sentido, la violencia genera
daños en la estructura social y propicia comportamientos que debilitan el tejido
social en las comunidades, los efectos sociales de la violencia pueden identificarse
en forma general en la reducción de calidad de vida al generarse miedos y
temores que evitan la posibilidad de disfrutar espacios públicos o bien reducen el
tiempo para disfrutarlos; de igual forma, se hacen notar comportamientos de
aislamiento social y el cierre físico de espacios privados (Concha, 2002).
Para Reguillo (2012), los estudios de la violencia requieren hacer una
diferenciación entre la violencia de facto (producida directamente) y la violencia
experimentada por los actores sociales (violencia subjetivamente percibida). Esta
última se manifiesta a través del miedo, de la indefensión y de la vulnerabilidad;

3

Se entiende como “capital social” la relación con las normas y redes que permiten actuar de manera
colectiva y que constituye un activo de la persona al que se puede recurrir en momentos de crisis (Woolcock
y Narayan, 2000).

807

�este dispositivo analítico permite atender condiciones estructurales de la violencia
como las dimensiones de la experiencia. De acuerdo a lo anterior, Mateo (1999)
afirma que existe una significación social de la violencia, la cual se construye a
través de los hechos que ocurren dentro de una sociedad, de su difusión y
abordaje en los medios de comunicación, de las opiniones que se presentan a
través de las conversaciones en diversos ámbitos; además, considera a la
violencia como una dinámica social que se materializa de una forma particular
para cada localidad.
Entre otras implicaciones generadas por esta violencia, se pueden identificar las
transformaciones en las dinámicas de las familias, acorde a un estudio realizado
en Cd. Juárez, Chihuahua (Hernández y Grineski, 2012), las familias han sido
afectadas de forma negativa en su capital económico, social y cultural debido a la
violencia relacionada al narcotráfico, ya que ésta ha provocado menores
oportunidades de empleo y un aislamiento reflejado en la interacción social y la
participación comunitaria. Lo anterior hace evidente que aun cuando las familias
no han sido víctimas directas, la percepción de inseguridad y el miedo provoca
que éstas tomen decisiones donde la desconfianza hacia el otro se alimenta de los
miedos y debilitan los lazos sociales, tal como puede percibirse en el análisis de
Hernández y Grineski (2012); asimismo, estas autoras comentan que el
aislamiento de las familias motivado por la violencia vinculada al narcotráfico,
puede tener efectos negativos en la niñez, ya que no se adquieren los beneficios
de la interacción social desde pequeños (Hernández y Grineski, 2012).
Dadas las anteriores consideraciones, se puede apreciar que la violencia que se
vive actualmente en el país es una fuente generadora de diversas violencias con
un comportamiento espiroidal que afecta diferentes ámbitos de la sociedad y que
provoca el siguiente cuestionamiento ¿cómo se pueden construir políticas públicas
eficientes que atiendan los problemas generados por esta violencia? Tratar de dar
respuesta a tal pregunta, es un ejercicio complejo que amerita estudios profundos
desde diferentes disciplinas, no obstante el presente ensayo pretende colocar en
808

�mesa de discusión elementos jurídicos que fundamentan la atención de las
necesidades emergentes de quienes resultan víctimas de esta violencia y que
pueden servir de base para el diseño de políticas sociales.

3. Pilares jurídicos internacionales que fundamentan la atención a las
víctimas de eventos violentos
Dentro del presente análisis es relevante considerar que la aplicación de las
políticas sociales no son imparciales, debido a que representan posiciones e
ideologías de quienes las diseñan y operan; en este sentido, y como menciona
Jusidman (2010), su definición debería tener estrictamente como base el respeto
de los derechos humanos y sustentarse claramente en los instrumentos
internacionales.
Sin embargo, es conveniente señalar que algunos instrumentos internacionales
con el objeto de procurar la protección del individuo frente a actos arbitrarios en
situaciones fácticas distintas, responden a una diferencia operativa para referirse a
los derechos humanos y al derecho humanitario internacional: el objetivo
primordial de los derechos humanos está directamente relacionado con el goce de
las libertades y garantías individuales de los seres humanos, así como su
bienestar y protección en general; en tanto, el objetivo central del derecho
humanitario internacional se relaciona con la protección de civiles y víctimas en
conflictos armados (Vinuesa, 2002); dada esta condición, se retoma la aportación
de Jusidman y se estudia la pertinencia de revisar las “garantías del derecho
humanitario” para fundamentar la política social.
Ahora bien, es importante puntualizar que aun cuando la violencia a la que nos
referimos en el presente documento no puede catalogarse como un conflicto
interno o bajo alguna tipología de guerra, el fenómeno ha alcanzado un número de
muertes e implicaciones en la vida de los mexicanos que se asemeja a la violencia
causada por confrontaciones armadas formalmente declaradas. Al respecto,
809

�Turner (2010) afirma que las nuevas guerras o conflictos sirven para subrayar el
argumento de que la vulnerabilidad humana es el hilo conductor en el desarrollo
de los derechos humanos; sin embargo, de acuerdo al autor, las nuevas guerras
no son, obviamente, sujetas a regulación o por las convenciones internacionales
de derechos humanos. No obstante, debemos recordar las normas regulan y se
ven reguladas por los valores imperantes en un tiempo y en un lugar determinado,
las cuales a través de un proceso de metamorfosis se permiten adaptarse a una
realidad cambiante (Mendoza y Cabello, 2013).
De esta forma, conviene distinguir a México como un país que a nivel internacional
se ha identificado a favor de la paz, a través de la ratificación de diversos tratados
y convenios orientados a garantizar y procurar los derechos fundamentales de los
seres humanos; en este sentido, es preciso señalar los dispositivos normativos 4
más relevantes (para el problema que nos atañe) que pueden fungir como guía
estructural para iniciativas de política social5 frente a la violencia en este país.
No obstante, el derecho humanitario es aplicado cuando existen dos o más partes
involucradas en un conflicto ya sea interno o internacional, al respecto Mack y
Pejic dicen “El derecho internacional humanitario es un cuerpo de derecho que
provee la protección necesaria a las personas directamente afectadas por un
conflicto armado, siempre y cuando sea respetado por las partes que intervienen
en el conflicto” (Mack y Pejic, 2008: 5). Lo anterior, genera un conflicto en su
posible aplicación en México debido a que la violencia que se presenta en la
actualidad está vinculada a grupos criminales que no pueden ser considerados
como “Parte” de un conflicto; en este sentido, es preciso considerar algunos

4

Dentro del derecho humanitario internacional y los derechos humanos que han sido ratificados por México.
De la misma manera, es preciso recordar que la intervención social (como principal herramienta de la
política social) en palabras de Mendoza y Cabello, “requiere siempre de un conocimiento de lo 'jurídico', ya
que una actuación profesional sin esta plataforma de acción resultaría incompleta” (Mendoza y Cabello,
2013:20).
5

810

�aspectos de estos instrumentos internacionales más por su valor humanitario que
por su aplicación legitimada en México.
Asimismo, se hace importante mencionar un instrumento jurídico aplicado en un
país vecino como lo es Colombia, que se ha caracterizado por un fuerte problema
de violencia que lleva décadas, en donde el problema de narcotráfico no es una
excepción; en este sentido, se realizan algunas puntualizaciones sobre la Ley de
víctimas y restitución de tierras y algunas contrariedades que enmarcan su
aplicación.
Instrumentos jurídicos a nivel internacional que fundamentan la protección
de los derechos humanos y la atención humanitaria en situaciones de
conflicto
En primer lugar, se retoma La Declaración Universal de los Derechos Humanos
(proclamada el 10 de diciembre de 1948) la cual, a través de su artículo 3,
establece: “Todo individuo tiene derecho a la vida, a la libertad y a la seguridad de
su persona”; asimismo, el artículo 5 establece: “Nadie será sometido a torturas ni a
penas o tratos crueles, inhumanos o degradantes”. Es decir, por el simple hecho
de ser seres humanos nadie puede privarnos del derecho a la vida, la libertad, la
seguridad de nuestra persona, lo que incluye el derecho a no ser sometido a
torturas ni tratos crueles, inhumanos o degradantes, derechos que continuamente
son violados en los eventos violentos vinculados al narcotráfico en nuestro país.
En consecuencia, es trascendental recordar el compromiso del Estado para
asegurar el respeto efectivo de tales derechos expresados en los citados artículos.
Para dar continuidad, se abordan los aspectos jurídicos a nivel internacional que
se ocupan para garantizar (bajo medidas normativas) los derechos de las
personas expuestas a la violencia, entre los que sobresalen dos de los cuatro
Convenios de Ginebra, los cuales son tratados internacionales que surgen
después de la segunda guerra mundial, considerada como una guerra sin
precedentes; no obstante, es importante puntualizar que estos dos instrumentos
811

�jurídicos responden al derecho humanitario y, como se ha mencionado en el
preámbulo de este apartado, no pueden aplicarse en México y su análisis solo es
referencial.
La creación de los Convenios de Ginebra parte de diversas sesiones celebradas
en Estocolmo entre el 20 y 31 de agosto de 1948 (bajo la participación de 51
gobiernos y de 52 Sociedades Nacionales) y finalmente son el resultado de una
mesa de trabajo celebrada en Ginebra entre el 21 de abril y 12 de agosto de 1949
(con la representación de 61 Estados). Éstos contienen las principales normas a
seguir bajo compromisos internacionales para limitar las consecuencias de la
guerra y proteger a las víctimas de ésta. Adicionalmente, un aspecto en común
que contienen dichos convenios es la disposición que obliga a los Estados (que
suscriben dichos convenios) a difundir el derecho humanitario entre la población
civil, el cual se resume:
Se trata de transmitir reglas fáciles y esenciales: no causar daños
superfluos a los enemigos, no llevar a cabo destrucciones que excedan
las necesidades de la guerra, no atacar localidades no defendidas, no
atacar y respetar las instalaciones sanitarias, los monumentos y los
lugares de culto, respetar a los enemigos que se rinden o que son
capturados; asistir a todos los heridos, proteger al personal sanitario, a
sus vehículos y hospitales y al personal religioso; y finalmente, no
atacar y respetar la población civil y a sus autoridades civiles (Mangas,
1990:157).
A continuación se presentan los artículos más sobresalientes de ambos convenios,
que sirven de fundamentan la atención humanitaria de las víctimas:
I Convenio de Ginebra para aliviar la suerte que corren los heridos y los enfermos
de las fuerzas armadas en campaña, 1949.

812

�Artículo 3 (parte primera)
En caso de conflicto armado sin carácter internacional y que surja en el
territorio de una de las Altas Partes contratantes, cada una de las
Partes contendientes tendrá la obligación de aplicar por lo menos las
disposiciones siguientes:
1. Las personas que no participen directamente en las hostilidades,
incluso los miembros de las fuerzas armadas que hayan depuesto las
armas y las personas que hayan quedado fuera de combate por
enfermedad, herida, detención, o por cualquiera otra causa, serán, en
todas circunstancias, tratadas con humanidad, sin distinción alguna de
carácter desfavorable basada en la raza, el color, la religión o las
creencias, el sexo, el nacimiento o la fortuna, o cualquier otro criterio
análogo.
A tal efecto, están y quedan prohibidos, en cualquier tiempo y lugar,
respecto a las personas arriba mencionadas:
a) los atentados a la vida y a la integridad corporal, especialmente el
homicidio en todas sus formas, las mutilaciones, los tratos crueles,
torturas y suplicios;
b) la toma de rehenes;
c) los atentados a la dignidad personal, especialmente los tratos
humillantes y degradantes;
d) las condenas dictadas y las ejecuciones efectuadas sin previo juicio,
emitido por un tribunal regularmente constituido, provisto de garantías
judiciales reconocidas como indispensables por los pueblos civilizados.
El artículo 3 aplica en conflictos que ocurran dentro de un mismo país, resalta la
obligación del trato humanitario y establece la obligación de los Estados a tratar
813

�con humanidad y sin distinción a quienes no participen o hayan dejado de
participar en el conflicto.
II Convenio de Ginebra relativo a la protección debida a las personas civiles en
tiempo de guerra.

Artículo 14
En tiempo de paz, las Altas Partes Contratantes y, después del
comienzo de las hostilidades, las Partes en conflicto, podrán designar
en el propio territorio y, si es necesario, en los territorios ocupados,
zonas y localidades sanitarias y de seguridad organizadas de manera
que se pueda proteger contra los efectos de la guerra a los heridos y a
los enfermos, a los inválidos, a los ancianos, a los niños menores de
quince años, a las mujeres encintas y a las madres de niños de menos
de siete años. Ya al comienzo de un conflicto y en el transcurso del
mismo, las Partes interesadas podrán concretar acuerdos entre sí para
el reconocimiento de las zonas y localidades que hayan designado.
Podrán, a este respecto, poner en vigor las disposiciones previstas en
el proyecto de acuerdo anejo al presente Convenio, haciendo
eventualmente las modificaciones que consideren necesarias.
Se invita a que las Potencias protectoras y el Comité Internacional de la
Cruz Roja presten sus buenos oficios para facilitar la designación y el
reconocimiento de esas zonas y localidades sanitarias y de seguridad.
Asimismo, el artículo anterior establece la necesidad de dar un trato diferenciado a
las personas más vulnerables, y además se prevé la incorporación de instituciones
para designar las zonas y localidades sanitarias y de seguridad. Por otra parte,
esta Convención a través del artículo 17 contempla las acciones de evacuación:

814

�Artículo 17
Las Partes en conflicto harán lo posible por concertar acuerdos locales
para la evacuación, desde una zona sitiada o cercada, de los heridos,
de los enfermos, de los inválidos, de los ancianos, de los niños y de las
parturientas, así como para el paso de ministros de todas las religiones,
del personal y del material sanitarios con destino a esa zona.
Una actividad importante dentro de los conflictos armados es la comunicación,
sobre todo la garantía de que las familias de las personas que se encuentra en
territorios de guerra tengan noticias de éstas. Lo anterior ha sido contemplado a
través del siguiente artículo:
Artículo 25
Toda persona que esté en el territorio de una Parte en conflicto o en un
territorio por ella ocupado, podrá dar a los miembros de su familia,
dondequiera que se hallen, noticias de índole estrictamente familiar;
podrá

igualmente

recibirlas.

Esta

correspondencia

se

expedirá

rápidamente sin demoras injustificadas. Si, debido a las circunstancias,
el intercambio de la correspondencia familiar por la vía postal ordinaria
resulta difícil o imposible, las Partes en conflicto interesadas se dirigirán
a un intermediario neutral, como la Agencia Central prevista en el
artículo 140, a fin de determinar con él los medios para garantizar el
cumplimiento de sus obligaciones en las mejores condiciones,
especialmente con la colaboración de las Sociedades Nacionales de la
Cruz Roja (de la Media Luna Roja, del León y Sol Rojos). Si las Partes
en conflicto consideran necesario restringir la correspondencia familiar,
podrán, como máximo, imponer el uso de formularios modelo que
contengan veinticinco palabras libremente elegidas y limitar su envío a
uno solo cada mes.

815

�De manera similar, esta Convención contempla la necesidad de las personas por
encontrar a familiares dispersados por la guerra; en este sentido, a través del
artículo 26 se establece que cada Parte en conflicto facilite: la búsqueda entre
familiares y la reanudación de contacto entre éstos. Además, proveerá protección
bajo diversas medidas de seguridad a organismos dedicados a dicha tarea.
Ahora bien, es importante reconocer que dentro de las víctimas de la violencia
armada se encuentra un grupo vulnerable que requiere una atención
especializada: los menores. Hecha la observación anterior se desarrolla el
siguiente apartado.
3.2 Instrumentos jurídicos internacionales y los menores en situaciones
de violencia armada: vulnerabilidad y vulnerables
Antes de enumerar los aspectos jurídicos que respaldan los derechos de los
menores en situaciones de violencia, es preciso recordar el estado de
vulnerabilidad6 que les caracteriza; es decir, socialmente se parte de una
concepción cultural que ubica a los menores dentro de los grupos vulnerables
debido a su posición respecto a un adulto construida bajo un modelo autoritario
que concibe al menor sin una capacidad plena de discernimiento y madurez
mental (Pedroza y Gutiérrez, 2001). En este sentido, se hace importante señalar
que de acuerdo con diversos estudios una parte importante de menores de edad
en México viven en entornos de vulnerabilidad social7, donde la violencia
vinculada al narcotráfico es una de las principales causas de la misma (Emmerich,
2012; Muñoz, 2012; Valenzuela, 2012).
6

Se retoma el concepto de vulnerabilidad de Pérez quien la define como “la condición de una mayor
indefensión en la que se puede encontrar una persona, grupo o una comunidad” (Pérez, 2005:848);
asimismo, se hace referencia a Pedroza y Gutiérrez (2001) quienes señalan que un grupo o un individuo se
encuentra en situación de vulnerabilidad cuando se ubica en una posición de desventaja para hacer
efectivos sus derechos y libertades.
7
Se hace referencia al concepto de vulnerabilidad social de Cáceres (1999), quien señala que la
vulnerabilidad social refiere a la desprotección de un grupo de personas en los momentos en que enfrentan
potenciales daños en su salud, insatisfacción de sus necesidades y la violación de sus derechos humanos
debido a que no cuentan con recursos personales, sociales y legales.

816

�Ahora bien, es importante mencionar que desde la perspectiva jurídica, la
vulnerabilidad se utiliza para identificar a aquellos a quienes se les violan sus
derechos, y que sufren la omisión, precariedad o discriminación en la regulación
de su situación por el legislador federal o local del orden jurídico nacional, o bien
por la ausencia o ineficiencia de las políticas públicas, entre otros aspectos (Pérez,
2005). En el mismo sentido, Stalsett (2004) encuentra el vínculo entre
vulnerabilidad y derecho en una reflexión basada en el concepto primario de
vulnerabilidad (la posibilidad de ser herido) y su lado contrario, que para el autor
es el derecho a la protección y necesidad de seguridad en un sentido amplio.
Dadas las anteriores condiciones, se hace referencia a los siguientes instrumentos
jurídicos que normativamente respaldan a los menores de edad en situaciones de
violencia armada y que procurando su aplicación deberían reducir su condición de
vulnerabilidad:
II Convenio de Ginebra relativo a la protección debida a las personas civiles en
tiempo de guerra.
Artículo 24
Las Partes en conflicto tomarán las oportunas medidas para que los
niños menores de quince años que hayan quedado huérfanos o que
estén separados de su familia a causa de la guerra no queden
abandonados, y para que se les procuren, en todas las circunstancias,
la manutención, la práctica de su religión y la educación; ésta será
confiada, si es posible, a personas de la misma tradición cultural. Las
Partes en conflicto favorecerán la acogida de esos niños en país neutral
mientras dure el conflicto, con el consentimiento de la Potencia
protectora, si la hubiere, y si tienen garantías de que serán respetados
los principios enunciados en el párrafo primero.
Además, harán lo posible por tomar las oportunas medidas para que
todos los niños menores de doce años puedan ser identificados,
817

�mediante una placa de identidad de la que sean portadores, o por
cualquier otro medio.
Adicionalmente, es relevante mencionar que los Protocolos adicionales I y II a los
Convenios de Ginebra se estipula una protección especial que debe recibir el
menor, donde se menciona al menor como objeto de un respeto especial que
abarca en términos generales:


Evacuación a zonas especiales



Asistencia y cuidados



Derecho a la identificación y reunión con familiares en casos de niños no
acompañados



Sobre la atención especial en caso de niños arrestados, detenidos o
internados.



No ejecución de la pena de muerte.

De manera concreta y con el objeto de especificar y reconocer los derechos
universales de los niños8, en 1989 nace un tratado internacional con miras a
comprometer a los gobiernos que lo suscriben a proteger y asegurar los derechos
de la infancia a través de estipular y llevar a cabo todas las medidas y políticas
necesarias para proteger el interés superior del niño: La Convención sobre los
Derechos del Niño. En ésta podemos ubicar los siguientes artículos pertinentes
para el tema en cuestión:
Artículo 6
1. Los Estados Partes reconocen que todo niño tiene el derecho
intrínseco a la vida.

8

Cabe mencionar, que bajo los estatutos internacionales, específicos en la protección del menor, la noción
del niño abarca a toda persona que no ha cumplido los 18 años de edad.

818

�2. Los Estados Partes garantizarán en la máxima medida posible la
supervivencia y el desarrollo del niño.
Artículo 33
Los Estados Partes adoptarán todas las medidas apropiadas, incluidas
medidas legislativas, administrativas, sociales y educacionales, para
proteger a los niños contra el uso ilícito de los estupefacientes y
sustancias sicotrópicas enumeradas en los tratados internacionales
pertinentes, y para impedir que se utilice a niños en la producción y el
tráfico ilícitos de esas sustancias.
Bajo estos artículos, se garantiza el compromiso que tiene el Estado por reconocer
y garantizar el derecho de vida y desarrollo del niño. Desde esta óptica, el Estado
Mexicano está obligado a desarrollar acciones que reduzcan el riesgo de los
menores en las situaciones de violencia vinculada al narcotráfico. Lo anterior
cobra trascendencia cuando se advierte a través de registros periodísticos y
estudios como el de De la O y Flores, (2012) y Vásquez, (2012), que si bien los
menores no son reclutados por las fuerzas armadas oficiales, sí lo son por los
grupos delictivos vinculados al narcotráfico; frente a tal situación, es imperante la
formulación de estrategias desde la política nacional para disminuir tal
reclutamiento.
Por otra parte, el artículo 39 prevé las implicaciones para los menores de
diferentes violencias y por ello establece lo siguiente:
Artículo 39
Los Estados Partes adoptarán todas las medidas apropiadas para
promover la recuperación física y psicológica y la reintegración social de
todo niño víctima de: cualquier forma de abandono, explotación o
abuso; tortura u otra forma de tratos o penas crueles, inhumanos o
degradantes; o conflictos armados. Esa recuperación y reintegración se
819

�llevarán a cabo en un ambiente que fomente la salud, el respeto de sí
mismo y la dignidad del niño.
Empero, es importante señalar que en México no se puede hablar de un conflicto
armado, sino más bien de violencia armada y delictiva vinculada a grupos del
narcotráfico; de tal forma, que al hacer referencia al artículo anterior no se
pretende señalar al estado mexicano como parte de un conflicto y a los grupos del
narcotráfico como la otra parte, más bien se pretende retomar la importancia y
obligación que el gobierno mexicano debe atender respecto a las medidas
apropiadas para promover la recuperación física y psicológica y la reintegración
social de todo niño víctima.
Vicisitudes de un ejemplo cercano: La Ley de Victimas y restitución de
tierras en Colombia
De acuerdo a las observaciones realizadas por Salazar y Mendoza (2013)
Colombia lleva décadas bajo un conflicto de violencia generada por diferentes
grupos armados, como el crimen organizado y narcotráfico, los grupos
paramilitares, los grupos guerrilleros y las fuerzas estatales; asimismo, los autores
señalan que la violencia en Colombia ha derivado diversos efectos negativos en
sus

habitantes;

entre

los

más

complejos

se

puede

visualizar

el

desarraigo/desplazamiento9 de la población que muchas veces es motivado por el
despojo de tierras.
En Colombia los efectos de la violencia y el desplazamiento son diferenciados
sobre hombres, mujeres, menores y etnia, la diferencia se aprecia en la
particularidad de sus necesidades, su nivel de vulnerabilidad; asimismo, estos
efectos puedes ser visibles desde el momento en que reciben las agresiones
directas hasta las diferentes formas de emplear estrategias de supervivencia y
9

De acuerdo al Consejo Nacional de Política Económica y Social (CONPES) de Colombia, las poblaciones
desarraigadas/desplazadas se definen en tres grupos: 1) refugiados, 2) personas en situación de
desplazamiento forzado, y 3) personas refugiadas o desplazadas que hayan regresado a su país o región de
origen.

820

�reconstrucción de sus proyectos de vida (Meertens, 2004 referenciado por Salazar
y Mendoza, 2013).
Una de las iniciativas para enfrentar los diversos problemas que genera esta
violencia desde una vía jurídica en este país, es la Ley de víctimas y restitución de
tierras (Ley 1448 de 2011), dicha Ley es un intento por constituir un paso hacia la
reconciliación social, que parte del reconocimiento y reparación de víctimas
invisibilizadas históricamente (Cortés, 2013); además, es importante señalar que
esta Ley aparece muchas décadas después de haber surgido los conflictos de
violencia en Colombia.
En resumen, el objeto de la Ley de víctimas y restitución de tierras es establecer
medidas judiciales, administrativas, sociales y económicas, de forma individual y
colectiva en beneficio de las víctimas del conflicto armado interno, que puedan
hacer efectivo el goce de sus derechos a la verdad, justicia y la reparación del
daño con garantía de no repetición.
Empero, aun cuando la Ley ha sido una importante iniciativa frente a la protección
de los derechos de las víctimas, debido a su apego al derecho internacional y
fundamentación en los estándares de verdad, justicia y reparación integral, se
presentan algunas complicaciones en su implementación y desarrollo de los
parámetros; aunado a estas complicaciones, siguen sin existir mecanismos de
protección a la población frente a los grupos armados (Huertas, 2012).
Además, la aplicación de esta Ley en Colombia presenta contratiempos
relacionados a procedimientos que se caracterizan por la corrupción (Cortés,
2013). De igual forma, Cortés (2013) comenta que entre los gastos generados por
esta violencia existe una marcada asimetría entre el presupuesto destinado a la
reparación de las violaciones masivas de derechos humanos cometidos por

821

�décadas y el presupuesto destinado a gastos de defensa y seguridad
democrática10.
En este sentido y con referencia al problema de despojo de tierras, UprimnyYepes y Sánchez (2010) dicen que el diseño de políticas de atención debe partir
del reconocimiento de las diferentes motivaciones que confluyen en los intereses
y las propuestas en torno a la política de restitución.
Aunado a lo anterior, para Rettberg, Kiza y Forer (2008) el problema de violencia
en Colombia requiere (además de definir el universo de las víctimas), profundizar
en los procedimientos por medio de los cuales debe realizarse la reparación del
daño, lo que implica analizar el grado en que ésta se pueda dar, por ejemplo
existirán casos en que la reparación sea dirigida de manera individual o colectiva,
material o simbólica; asimismo, se debe enfatizar en el compromiso estatal de
garantizar la no repetición de los hechos y en administrar con detalle los montos y
financiamientos según el tipo de victimización. De igual forma, los autores
comentan que la reparación del daño no es sólo una práctica legal sino también
una expresión política (Rettberg, Kiza y Forer 2008).
No obstante, es importante remarcar que el avance en la restitución de tierras y la
reparación del daño en las víctimas de violencia en Colombia, se ha dado gracias
al desarrollo del derecho internacional de los derechos humanos y el
reconocimiento del problema a nivel internacional, que ha motivado su atención a
través de diversas políticas orientadas a la reparación a estas víctimas (UprimnyYepes y Sánchez, 2010).
Ahora bien, retomando el caso de México, es pertinente recordar que nuestra
Carta Magna establece a través de su artículo 1 que en el territorio mexicano,
todas las personas gozarán de los Derechos Humanos reconocidos tanto en la
Constitución Política de los Estados Unidos Mexicanos como en los tratados

10

A lo largo de 10 años se han destinado 40 billones de pesos destinados a la reparación del daño; en tanto,
anualmente se destinan 20 billones en gastos de defensa y seguridad democrática (Cortés, 2013).

822

�internacionales. Como en el caso Colombiano, conviene retomar algunas
disposiciones internacionales fundamentadas en la reparación del daño de la
víctima que se pueden establecer mediante acertados diseños de políticas de
atención, no sin antes, considerar las vicisitudes de la aplicación de la Ley
colombiana, que pueden tomarse como referencia y prevención para el caso
mexicano, esto sin olvidar la heterogeneidad de los contextos.
En este sentido, para concretizar en los aspectos jurídicos nivel nacional, a través
del siguiente apartado se analiza de forma breve el instrumento jurídico de
reciente creación para dar atención a las víctimas de la violencia en México.

El primer esfuerzo de las voces que no se apagan: La Ley General de
Víctimas
Acorde con el apartado de exposición de motivos del documento “Iniciativa con
proyecto de decreto para expedir la Ley General de Víctimas”11, en México la
proliferación de la violencia, la inseguridad pública y expansión del crimen
organizado han propiciado diversas expresiones sociales (particularmente de
aquellos que han sido víctimas de delitos y de violaciones a sus derechos
humanos) contra las autoridades públicas promoviendo una exigencia en el
sentido de que el Estado garantice de manera integral su asistencia comenzando
por su reconocimiento desde el marco normativo. En este sentido, el documento
referido marca un antecedente documental que recoge las demandas de
organizaciones civiles para la proclamación de la Ley General de Víctimas (a partir
de ahora se hará referencia a ésta como la Ley).
Asimismo, conforme con artículos periodísticos12 y las declaraciones de
integrantes del Movimiento por la Paz con Justicia y Dignidad13, a través de sus

11
12

Presentado el 28 de marzo del 2012 en el salón de sesiones del Senado de la República Mexicana
Véase hemerografía.

823

�boletines de prensa, se reconoce la promulgación de la ley como un logro político
de diversas organizaciones de ciudadanos14 que trabajan a favor del respeto y
garantía de los derechos humanos y que se caracterizan por representar a
víctimas de la violencia vinculada al narcotráfico y familiares de personas
desparecidas.
Un artículo que forma la estructura base de la Ley es el número 2, además que
reitera el compromiso del Estado para el respeto y garantía de los derechos
humanos reconocidos internacionalmente, así también el artículo numero 3:
Artículo 2. El objeto de esta Ley es:

I. Reconocer y garantizar los derechos de las víctimas del delito y de
violaciones a derechos humanos, en especial el derecho a la asistencia,
protección, atención, verdad, justicia, reparación integral, debida
diligencia y todos los demás derechos consagrados en ella, en la
Constitución, en los Tratados Internacionales de derechos humanos de
los que el Estado Mexicano es Parte y demás instrumentos de derechos
humanos;

II. Establecer y coordinar las acciones y medidas necesarias para
promover, respetar, proteger, garantizar y permitir el ejercicio efectivo de
los derechos de las víctimas; así como implementar los mecanismos

13

El Movimiento por la Paz con Justicia y Dignidad es una organización a nivel nacional que surge el 28 de
marzo del 2011 como un grupo formado por ciudadanos muchos de ellos victimas (directas o indirectas) de
grupos criminales ligados al narcotráfico en México, así también se reconocen como familiares de personas
desparecidas en los últimos años.
14
El Movimiento por la Paz con Justicia y Dignidad, Asociación de Familiares de Detenidos Desaparecidos
y Víctimas de Violaciones a los Derechos Humanos (AFADEM), Centro de Derechos Humanos “Miguel Agustín
Pro Juárez”, A.C. (Centro ProDH), Ciudadanos en Apoyo a los Derechos Humanos, A.C. (CADHAC), Colectivo
de Organizaciones Michoacanas de Derechos Humanos (COMDH), Fuerzas Unidas por Nuestros
Desaparecidos en Nuevo León (FUNDENL), entre otras.

824

�para que todas las autoridades en el ámbito de sus respectivas
competencias cumplan con sus obligaciones de prevenir, investigar,
sancionar y lograr la reparación integral;

III. Garantizar un efectivo ejercicio del derecho de las víctimas a la
justicia en estricto cumplimiento de las reglas del debido proceso;

IV. Establecer los deberes y obligaciones específicos a cargo de las
autoridades y de todo aquel que intervenga en los procedimientos
relacionados con las víctimas;

V. Establecer las sanciones respecto al incumplimiento por acción o por
omisión de cualquiera de sus disposiciones.

Artículo 3
Esta Ley se interpretará de conformidad con la Constitución y con los
Tratados Internacionales favoreciendo en todo tiempo la protección más
amplia de los derechos de las personas.
Por otra parte, se visualiza en esta Ley un avance legislativo (que puede incidir en
la operacionalización de las políticas sociales) en el discernimiento de las víctimas
directas, victimas indirectas y víctimas potenciales:
Artículo 4
Se denominarán víctimas directas aquellas personas físicas que hayan
sufrido algún daño o menoscabo económico, físico, mental, emocional,
o en general cualquiera puesta en peligro o lesión a sus bienes jurídicos
o derechos como consecuencia de la comisión de un delito o
violaciones a sus derechos humanos reconocidos en la Constitución y

825

�en los Tratados Internacionales de los que el Estado Mexicano sea
Parte.
Son víctimas indirectas los familiares o aquellas personas físicas a
cargo de la víctima directa que tengan una relación inmediata con ella.

Son víctimas potenciales las personas físicas cuya integridad física o
derechos peligren por prestar asistencia a la víctima ya sea por impedir
o detener la violación de derechos o la comisión de un delito.

La calidad de víctimas se adquiere con la acreditación del daño o
menoscabo de los derechos en los términos establecidos en la presente
Ley, con independencia de que se identifique, aprehenda, o condene al
responsable del daño o de que la víctima participe en algún
procedimiento judicial o administrativo.

Son víctimas los grupos, comunidades u organizaciones sociales que
hubieran sido afectadas en sus derechos, intereses o bienes jurídicos
colectivos como resultado de la comisión de un delito o la violación de
derechos.
Asimismo, se contempla bajo el anterior artículo la victimización por grupo,
comunidad u organización social; esto se hace relevante debido a las diversas
manifestaciones de violencia (registradas periodísticamente) cometidas contra
grupos y comunidades enteras en México.
Entre los artículos de esta Ley orientados al derecho a la ayuda, asistencia y
atención y que a su vez puede ser fundamento base de iniciativas de política
social, se enumera el siguiente:

826

�Artículo 8
Las víctimas recibirán ayuda provisional, oportuna y rápida de acuerdo
a las necesidades inmediatas que tengan relación directa con el hecho
victimizante para atender y garantizar la satisfacción de sus
necesidades

de

alimentación,

aseo

personal,

manejo

de

abastecimientos, atención médica y psicológica de emergencia,
transporte de emergencia y alojamiento transitorio en condiciones
dignas y seguras, a partir del momento de la comisión del delito o de la
violación de los derechos o en el momento en el que las autoridades
tengan conocimiento del delito o de la violación de derechos. Las
medidas de ayuda provisional se brindarán garantizando siempre un
enfoque transversal de género y diferencial, y durante el tiempo que sea
necesario para garantizar que la víctima supere las condiciones de
necesidad inmediata.
Las víctimas de delitos o de violaciones de derechos contra la libertad y
la integridad, recibirán ayuda médica y psicológica especializada de
emergencia en los términos de la presente Ley.

Los servidores públicos deberán brindar información clara, precisa y
accesible a las víctimas y sus familiares, sobre cada una de las
garantías, mecanismos y procedimientos que permiten el acceso
oportuno, rápido y efectivo a las medidas de ayuda contempladas en la
presente Ley.

Las medidas de ayuda, asistencia, atención y demás establecidas en
los Títulos Segundo, Tercero, Cuarto y Quinto de esta Ley, se brindarán
exclusivamente por las instituciones públicas de los gobiernos Federal,
de las entidades federativas y municipios, a través de los programas,
mecanismos y servicios con que cuenten, salvo en los casos urgentes o
827

�de extrema necesidad en los que se podrá recurrir a instituciones
privadas.
Otro elemento plausible de esta Ley es que el artículo 10 establece la posibilidad
de las víctimas a participar activamente en diferentes procedimientos judiciales y
administrativos que procuren la justicia. De igual forma, se reitera este
compromiso en los apartados III y V del artículo 12 que establece:
Artículo 12. Las víctimas gozarán de los siguientes derechos:

III. A coadyuvar con el Ministerio Público; a que se les reciban todos los
datos o elementos de prueba con los que cuenten, tanto en la
investigación como en el proceso, a que se desahoguen las diligencias
correspondientes, y a intervenir en el juicio como partes plenas
ejerciendo durante el mismo sus derechos los cuales en ningún caso
podrán ser menores a los del imputado. Asimismo, tendrán derecho a
que se les otorguen todas las facilidades para la presentación de
denuncias o querellas;

V. A impugnar ante la autoridad judicial las omisiones del Ministerio
Público en la investigación de los delitos, así como las resoluciones de
reserva, no ejercicio, desistimiento de la acción penal o suspensión del
procedimiento, con independencia de que se haya reparado o no el
daño;
Un elemento clave que recoge las demandas de las víctimas es el vertido en del
artículo 18 al 25, los cuales conciernen al “derecho a la verdad”, en éstos se
establece: el derecho de las víctimas a conocer los hechos constitutivos del delito
y de las violaciones a los derechos humanos de las que fueron objeto; a conocer
la verdad histórica de los hechos y participar activamente en la recolección de
datos; a que las autoridades respectivas actúen con eficacia para la búsqueda de

828

�personas desaparecidas y que identifiquen cuerpos y osamentas bajo rigurosidad
científica; entre otros aspectos.
De forma general, se puede apreciar que la Ley contempla medidas de atención
para las víctimas que se resumen en: alojamiento, alimentación, transporte,
protección (cuando la víctima se considera todavía en peligro), asesoría jurídica,
atención y asistencia en materia de procuración de justicia. Por otra parte, también
incorpora las medidas de reparación integral, en forma concreta: restitución,
rehabilitación, compensación, no repetición (son aquellas que se adoptan con el
fin de que la víctima no vuelva a ser objeto de violaciones a sus derechos).
Ahora bien, el titulo sexto de la Ley es parte medular para la creación de un
sistema que permita ser instrumento de formulación de políticas públicas, llamado
Sistema Nacional de Atención a Víctimas. Al respecto, el artículo 79 establece:
Artículo 79
El Sistema Nacional de Atención a Víctimas será la instancia superior de
coordinación y formulación de políticas públicas y tendrá por objeto
proponer, establecer y supervisar las directrices, servicios, planes,
programas, proyectos, acciones institucionales e interinstitucionales, y
demás políticas públicas que se implementen para la protección, ayuda,
asistencia, atención, acceso a la justicia, a la verdad y a la reparación
integral a las víctimas en los ámbitos local, federal y municipal.
El Sistema Nacional de Atención a Víctimas está constituido por todas las
instituciones y entidades públicas federales, estatales, del Gobierno del
Distrito Federal y municipales, organismos autónomos, y demás
organizaciones públicas o privadas, encargadas de la protección, ayuda,
asistencia, atención, defensa de los derechos humanos, acceso a la
justicia, a la verdad y a la reparación integral de las víctimas, a que se
refiere el Capítulo II del presente Título.

829

�El Sistema tiene por objeto la coordinación de instrumentos, políticas,
servicios y acciones entre las instituciones y organismos ya existentes y
los creados por esta Ley para la protección de los derechos de las
víctimas.

Para la operación del Sistema y el cumplimiento de sus atribuciones, el
Sistema contará con una Comisión Ejecutiva Federal de Atención a
Víctimas y Comisiones Ejecutivas de atención a víctimas estatales y del
Distrito Federal, quienes conocerán y resolverán los asuntos de su
competencia, de conformidad con las disposiciones aplicables.

Las Comisiones Ejecutivas de atención a víctimas estatales y del Distrito
Federal tienen la obligación de atender a las víctimas de delitos del fuero
común o de violaciones a derechos cometidos por servidores públicos del
orden estatal o municipal. Las víctimas podrán acudir directamente a la
Comisión Ejecutiva Federal de Atención a Víctimas cuando no hubieren
recibido respuesta dentro de los treinta días naturales siguientes, cuando
la atención se hubiere prestado de forma deficiente o cuando se hubiere
negado.
Entre los artículos más relevantes para la transversalidad de las políticas públicas
se encuentra el siguiente:
Artículo 80
El Gobierno Federal, los estados, el Gobierno del Distrito Federal y los
municipios, en el ámbito de sus respectivas competencias, así como los
sectores social y privado, deberán coordinarse para establecer los
mecanismos de organización, supervisión, evaluación y control de los
servicios en materia de protección, ayuda, asistencia y atención, acceso
a la justicia, a la verdad y reparación integral a víctimas, previstos en
esta Ley.
830

�Sin embargo, aun cuando la Ley ha sido pensada para atender las problemáticas
más significativas que las víctimas de esta violencia padecen, se vislumbra su
carácter aspiracional; por ejemplo, dentro de las limitaciones de esta Ley tendrían
que ser analizados bajo una óptica de impacto presupuestal los alcances a los que
la misma pretende, pues aún se vislumbran diversos vacíos legales que surgirían
en los procesos judiciales orientados a la reparación del daño de las distintas
víctimas (Vizcaíno, 2012).
Es decir ¿cómo se pretende atender y reparar el daño de miles de víctimas?
Además ¿Cuáles serían los principales delitos que se considerarían para la
reparación del daño? ¿El presupuesto asignado para este rubro será suficiente?
Hasta ahora, la estrategia programática del presupuesto de egresos 15 de la
federación contempla proponer acciones para la aplicación de la Ley, pero sólo
especifica que bajo la coordinación de los tres órdenes de gobierno se debe
contribuir a la localización de personas desaparecidas y asistir a sus familiares,
dejando de lado el resto de las víctimas directas e indirectas a razón de otros
delitos vinculados a esta violencia.
No obstante, es pertinente reconocer que la promulgación de esta Ley es un
preámbulo importante para el tejido de políticas sociales pertinentes, por lo que es
prudente no olvidar la estrecha vinculación entre el derecho y la política social; al
respecto, Mendoza y Cabello dicen: “La política social, contrario a lo que se pueda
creer, siempre se fundamenta en el Derecho, y son precisamente los derechos
fundamentales de los individuos la piedra angular a partir de la cual se articula la
acción social del Estado” (Mendoza y Cabello, 2013:20).

5. Primeros pasos de una política social de atención a los diversos
problemas generados por la violencia: la construcción y discusión de una
propuesta
15

Disponible en línea.

831

�Pese al avance legislativo en pro del reconocimiento de las víctimas de esta
violencia, en el ámbito nacional, las políticas sociales para atender los problemas
derivados por la violencia vinculada al crimen organizado relacionado al
narcotráfico se caracterizan por ser inexistentes; además, es preciso hacer notar
que la motivación de formular políticas sociales no parten de la promulgación de
una ley sino más bien de problemas y necesidades sentidas en una sociedad
(Vásconez, Córdoba y Muñoz, 2005).
En este sentido, de acuerdo a las observaciones realizadas por Dye (1998), una
forma de hacer política también puede caracterizarse por no tener política para
resolver determinada problemática, y es precisamente esta ideología la que
representa (ya sea de manera intencionada o no) actualmente la política de
atención a los diversos problemas generados por esta violencia en México.
Conviene, sin embargo, advertir que un problema de las políticas públicas es
definir específicamente un problema, proceso que parte de una construcción
conceptual que corre el riesgo de ser malinterpretada (Lachera, 2002:27).
Es decir, es posible entender que existen nuevos desafíos para el diseño y
aplicación de las políticas sociales debido a la complejidad de los principales retos
que se visualizan en la atención de las personas que han sido víctimas directas o
indirectas a raíz de la experiencia de eventos delincuenciales vinculados al
narcotráfico y a las acciones que se orienten a evitar una doble o triple
victimización debido a su estado vulnerable.
Ahora bien, cuando mencionamos la necesidad de una atención, implícitamente se
hace referencia a la intervención social y en este sentido, se retoma la idea de
Carballeda (2001) cuando hace referencia a que una política social que intenta
intervenir en lo social debe dirigir sus esfuerzos hacia la reconstitución de lo
fragmentado, pues en muchos sentidos se fragmentan16 las vidas de quienes son

16

Se habla sobre “fragmentación” debido a las transformaciones que se generan a raíz de la experiencia con
eventos violentos, al respecto, cabe señalar que Azaola (2012) considera este tipo de violencia como grave

832

�víctimas; asimismo, se retoma la idea de Concha-Eastman y Krug (2002) en la que
señalan que la violencia en cualquiera de sus manifestaciones es prevenible y
evitable, y que es trabajo de las naciones dirigir políticas para su prevención,
control y sanción.
Por otro lado, es importante dejar en claro que el término política social puede
caer en cierta flexibilidad, en palabras de Sobrino y Garrocho:
Es posible que el término política social tenga un significado particular
según el tiempo y el lugar, pues en el fondo es producto de un proceso
social, cultural y político; un proceso que determina la visión de justicia
social, de lo que son las necesidades de la población, de lo que se
supone es un nivel de bienestar razonable, de las desigualdades
aceptables en la sociedad, el papel social del estado y de lo que
finalmente sustenta el modo de vida de cada sociedad (Sobrino y
Garrocho, 1995:34).
En esta misma dirección, Lacruz, Aragón y Matute (1998) señalan que los
problemas sociales que aquejan a la sociedad actual se caracterizan por una
creciente complejidad, y que su atención requiere una flexibilidad institucional
capaz de asumir nuevos planteamientos e incorporar cambios oportunos dirigidos
a la búsqueda de alternativas para, de esta forma, solucionar conflictos y
responder a las necesidades más apremiantes de la sociedad. Asimismo, se hace
relevante señalar que las necesidades de una sociedad son el basamento de la
política social de un Estado determinado; así pues, el reconocimiento público de
dichas necesidades representa el fundamento para que tanto el Estado como la
sociedad unifiquen sus esfuerzos a fin de dar la debida atención a tales
fenómenos (Montoro, 1997). Por su parte Montagut (2000) también hace énfasis
en que el objeto de la política orientada al bienestar social es la satisfacción de las
debido tanto al impacto directo (homicidios, desaparecidos, desplazados, detenidos injustamente,
extorsionados, etc.) y a su impacto indirecto (viudas, huérfanos, etc.).

833

�necesidades humanas y puntualiza que éstas a su vez se transforman formando
parte del proceso histórico de una sociedad.
Dada las anteriores circunstancias, es preciso trabajar desde diferentes espacios
en pro de visibilizar los diversos problemas a los que se enfrentan las familias
mexicanas afectadas por esta violencia, las necesidades que emergen y
posicionar en la agenda pública este panorama, para posteriormente incidir en su
atención a través de la política social; en palabras de Montecinos, “la inclusión de
un problema en la agenda gubernamental es una condición necesaria para que
éste dé lugar a una política pública que intente solucionarlo” (Montecinos,
2007:328). En lo tocante a este último punto, conviene decir que dentro de los
lineamientos generales que regulan la política nacional ya se hace presente el
discurso político que expone el problema de esta violencia.
5.1 El discurso y la propuesta gubernamental
El discurso oficial que manifiesta el problema de violencia en México se hace
visible en la parte introductoria del Plan Nacional de Desarrollo (PND) 2013-2018:
Las instituciones de seguridad del país deben tener como fin prioritario
garantizar la integridad física de la población. México ha enfrentado en
los últimos años una problemática sin precedentes en términos de
seguridad pública. La falta de seguridad genera un alto costo social y
humano, ya que atenta contra la tranquilidad de los ciudadanos.
Asimismo, esta carencia incide en el potencial de desarrollo nacional,
inhibiendo la inversión de largo plazo en el país y reduciendo la
eficiencia operativa de las empresas (PND, 2013-2018:16).
No obstante, el discurso que se percibe se encuentra distante de reconocer el
problema bajo todas sus implicaciones. Por ejemplo, la primera de las cinco metas
nacionales plasmadas es este documento que hacen referencia a la violencia
establece:

834

�Un México en Paz que garantice el avance de la democracia, la
gobernabilidad y la seguridad de su población. Esta meta busca
fortalecer las instituciones mediante el diálogo y la construcción de
acuerdos con actores políticos y sociales, la formación de ciudadanía y
corresponsabilidad social, el respeto y la protección de los derechos
humanos, la erradicación de la violencia de género, el combate a la
corrupción y el fomento de una mayor rendición de cuentas, todo ello
orientado a la consolidación de una democracia plena. Asimismo, esta
meta responde a un nivel de inseguridad que atenta contra la
tranquilidad de los mexicanos y que, en ocasiones, ha incrementado los
costos de producción de las empresas e inhibido la inversión de largo
plazo. La prioridad, en términos de seguridad pública, será abatir los
delitos que más afectan a la ciudadanía mediante la prevención del
delito y la transformación institucional de las fuerzas de seguridad. En
este sentido, se busca disminuir los factores de riesgo asociados a la
criminalidad, fortalecer el tejido social y las condiciones de vida para
inhibir las causas del delito y la violencia, así como construir policías
profesionales, un Nuevo Sistema de Justicia Penal y sistema efectivo
de reinserción social de los delincuentes (PND, 2013-2018: 21).
Acorde a lo anterior, es posible apreciar que la violencia vinculada con el
narcotráfico no es visibilizada dentro de la meta nacional; sin embargo, dentro del
apartado de México en Paz del PND, 2013-2018, se amplía el discurso para
mencionar las estrategias empleadas en el sexenio anterior contra la delincuencia
organizada bajo una óptica de censura, y se menciona que a raíz de estas
estrategias se deterioró la percepción ciudadana sobre su seguridad; asimismo, de
forma reducida se hace mención de algunos resultados de la Encuesta Nacional
de Victimización y Percepción de la Violencia, 2012 (ENVIPE, 2012). De igual
forma, existe un reduccionismo al señalar que esta violencia no es generalizada y
solo caracteriza a algunas regiones del país.

835

�Por otra parte, entre las propuestas para atender el problema, el gobierno de la
república bajo el mandato del presidente Enrique Peña Nieto ha designado el
Programa Nacional para la Prevención de la Violencia y la Delincuencia, el cual
tiene como objetivo rector: la prevención del delito17. Dentro del diagnóstico,
plasmado en el documento que contiene las bases para este programa, se hace
otro reconocimiento general de la violencia vinculada al narcotráfico de la siguiente
forma:
Entre los factores que más han inﬂuido en el incremento de la violencia
en nuestro país, destacan las disputas en y entre organizaciones
criminales dedicadas al narcotráﬁco; por otro lado, llama la atención la
situación de las juventudes en su calidad de víctimas y de generadores
de violencia (Bases para el Programa Nacional para la Prevención de la
Violencia y la Delincuencia, 2013).
A pesar de los anteriores argumentos sobre el problema, la voluntad política
(dentro del marco de este programa) se orienta a la implementación de políticas
de prevención de delincuencia y violencia que se reducen en: la promoción de
“cultura de paz”; participación ciudadana en procesos “formativos” y desarrollo de
proyectos socio-productivos. Lo anterior se hace visible en los siguientes objetivos
específicos:
-

Fortalecer el capital comunitario y la capacidad institucional en los
tres ámbitos de gobierno a través de procesos formativos, así
como intervenciones intersectoriales para la gestión de políticas
públicas de prevención social de las violencias y la delincuencia.

-

Promover y fortalecer el desarrollo y participación de las y los
jóvenes como agentes de transformación social.

17

Nótese que el objeto de la propuesta va orientado a la prevención.

836

�-

Realizar intervenciones socio-urbanas para mejorar las pautas de
convivencia, la identidad y la cohesión comunitaria.

-

Promover una cultura de paz con perspectiva de derechos
humanos que contribuya a la prevención, mediación y resolución
de conﬂictos.

-

Promover la implementación de estrategias para el desarrollo de
proyectos

socio-productivos,

que

impulsen

alternativas

y

oportunidades de desarrollo en aquellos grupos en condiciones de
vulnerabilidad social.
-

Ampliar los espacios, procesos y mecanismos para que la
sociedad civil organizada participe en las políticas públicas de
prevención social de las violencias y la delincuencia y en las
intervenciones comunitarias.

-

Medir,

detectar

y

anticipar

procesos

sociales,

culturales,

económicos, así como factores de riesgo asociados a la violencia y
la delincuencia para las comunidades desde la perspectiva
poblacional, territorial y simbólica.
-

Integrar

estrategias

de

alcance

nacional

y

campañas

de

información y difusión. del programa (Bases para el Programa
Nacional para la Prevención de la Violencia y la Delincuencia,
2013).
Sobre la base de las anteriores consideraciones, es posible apreciar que aún no
se vislumbran acciones concretas que apunten a la atención de las víctimas de
esta violencia; por el contrario, las acciones para contrarrestar el problema
continúan caracterizándose (en general) en plantear soluciones bajo una
intervención militar que de acuerdo a Pereyra (2012) ejerce una violencia estatal y
que en diversas ocasiones ha puesto en riesgo la vida de la población.

837

�Comentarios finales para no concluir
La violencia que se vive en México provoca diversos estragos que afectan la vida
de los mexicanos y permean el sentimiento de seguridad en la nación; en este
sentido, es importante recordar que de acuerdo con González, López y Yáñez
(1994) un escenario de inseguridad pública generalizada es una condición de
inviabilidad para el desarrollo y bienestar social.
Se entiende que esta situación de violencia se caracteriza por diversos matices
que se desarrollan bajo diversos contextos y en los que es trascendental
profundizar. En este sentido, existe una afinidad de pensamiento con la
puntualización realizada por Londoño y Guerrero: “La magnitud del daño
provocado por la violencia debe ir más allá de la cuantificación del número de
víctimas que sufrieron una agresión o del recuento de muertes prematuras
ocasionadas por la violencia” (Londoño y Guerrero, 2000:20).
Por ello, la atención a las víctimas de esta violencia no está sujeta a prorrogas y
debe reconocer los efectos diferenciados que se generan sobre hombres, mujeres,
menores y ancianos, pues aun cuando tienen en común la violación de sus
derechos humanos, presentan diferencias en cuanto a la especificación de sus
vulnerabilidades, necesidades y posibles potencialidades para la reconstrucción
de sus proyectos de vida. El reconocimiento del problema y la promulgación de la
Ley General de Víctimas es un primer paso para avanzar en las políticas de
atención diferenciada a las víctimas, pero evidentemente aún resta mucho trabajo
por hacer desde diferentes ámbitos.
En base a lo anterior y puntualizando en el ámbito académico, González y
Vásquez dicen “hay vacios notables en los estudios de violencia y guerra con
respecto a la dimensión subjetiva y que, para llenar estas carencias, haría falta
profundizar en los cambios de pensamientos y expresiones de los actores y
espectadores de los hechos violentos” (González y Vásquez 2003, citados por
Quintero, Quintero y Botero 2006:177). En este sentido, es necesario tener
838

�presente que se necesitan estudios con más profundidad que puedan dibujar de
forma más detallada las implicaciones de esta violencia en las dinámicas sociales
y familiares, sobre los efectos sociales y materiales entre quienes son víctimas
directas y víctimas indirectas.

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846

�CAPITAL SOCIAL DE GÉNERO COMO RECURSO
EN EL TRABAJO SOCIAL EN COMUNIDAD.

Otilia Aurora Ramírez Arellano18
Víctor Manuel Mendoza Núñez19
RESUMEN

La investigación es clasificada de diversas maneras, puede ser exploratoria o
explicativa, puede inferir o manipular, e intentar intervenir en una situación. Una
opción metodológica interesante para el Trabajo Social implica que el investigador
(a) planee y emprenda acciones junto con las personas en una intervención ad
hoc a la situación comunitaria. Este investigador social requiere configurar al ser
humano como sujeto político perteneciente a diversas categorías sociales como el
género y la edad, por lo que se hablará del envejecimiento activo de hombres y
mujeres como un proceso gradual y adaptativo afianzado en tres pilares: Salud,
Seguridad y Participación. Aunado a ello se plantea la posibilidad del uso del
concepto capital social de género como un recurso interno potencial que abarca la
confianza, reciprocidad y cooperación con una visión de las cualidades de
feminidad y masculinidad de los roles de las y los ancianos en el que las mujeres
han sido enseñadas socialmente a desenvolverse mayormente en el ámbito
privado –doméstico-, donde el papel de cuidadoras y administradoras de los
recursos humanos y materiales de las familias les han sido encomendados, a
diferencia de los varones a quienes se les ha reforzado el rol de proveedores que
continúan con la jubilación pero en otro modo pues al llegar a la vida adulta mayor
18

Universidad Nacional Autónoma de México
Maestría en Trabajo Social
otiliaauroraramirezarellano@gmail.com
19
Universidad Nacional Autónoma de México
Facultad de Estudios Superiores Zaragoza
mendovic@unam.mx

847

�deben consolidar las relaciones personales informales con las que cuentan, llevar
a cabo tareas domésticas a las que no están acostumbrados -que no gozan de
reconocimiento social- y, en algunos casos, deben mantener los apoyos familiares
donde sus estrategias de socialización afectiva se ponen en juego. En suma, se
configura un escenario interesante al cual aproximarse empíricamente con el
objetivo de conocer cómo se manifiesta el capital social de género en el
envejecimiento activo a la luz de una intervención desde el trabajo social.

Capital social, envejecimiento activo, género, intervención comunitaria,
trabajo social.

INTRODUCCIÓN

La configuración de un fenómeno en un problema social representa un reto para
quien se dedica a la investigación, dicho desafío termina convirtiéndose en una
necesidad de transformación del problema en una serie de preguntas y respuestas
que busquen mejorar la condición humana en los contextos culturales que se
investigan.

La investigación no puede estar al servicio de intereses particulares, se debe
planificar y llevar a cabo sobre el vacío de información del tema en cuestión, la
precisión de lo que se sabe y se desea profundizar o sobre el conocimiento
contradictorio o inconsistente como apunta Mendoza-Nuñez y cols. (1997). Por lo
que investigar obedece a la posibilidad que una disciplina ofrece desde la
particular conformación de su objeto de estudio y desde la imperante respuesta a
las precisiones de sus antecedentes para conformar su nivel de mediación, sin
omitir el carácter ético que dota de sentido toda intromisión en aras de la ciencia.

En las ciencias sociales el sujeto de investigación obligadamente debe ser
configurado como un sujeto político -inherente le es dicha condición y debe
848

�evidenciarse-, sin embargo en la compleja vida social su condición se cruza con
otras categorías sociales que en ocasiones lo puede convertir en un individuo
vulnerado, a veces utilitarista o instituido en el acato de las reglas sociales de su
contexto cultural.

En todo caso la investigación social construye categorías sociales a partir de datos
naturales de las personas, datos que otras disciplinas toman como base de sus
instrumentos para medir normalidades biológicas. Cada disciplina entonces da
prominencia a las cualidades que desea explicar con las posibilidades teóricas que
tiene a mano o que es capaz de desarrollar de manera próxima.

Así un tema de interés puede ser analizado desde diferentes ópticas disciplinares,
con los recursos científicos que su campo le permite, se trata de un efecto como el
que enuncia Amalio Blanco en su libro “Cinco Tradiciones en Psicología Social”, si
metiéramos a un grupo de personas en una habitación oscura donde hemos
colocado un elefante, los individuos darían una explicación de lo que frente a ellos
se encuentra a partir de los referentes que tienen y lo que perciben, por ejemplo
quien toque la oreja del elefante diría que se trata de un ave con grandes alas,
quien describa las patas referiría que se trata de troncos de árbol y la trompa sería
una serpiente. La metáfora alude a que es prácticamente imposible analizar la
realidad en su conjunto pues la ciencia es una concatenación de disciplinas que
agrupadas contribuyen a avanzar en el conocimiento de la humanidad pero que,
por sí mismas ni reuniendo sus teorías –a veces contradictorias entre sí- logran
explicarlo todo (Barca, 1988).

La perspectiva social exige una mirada crítica de los sujetos sociales que
individualmente o en colectivo son su fuente, su objeto de estudio. A diferencia de
otros campos de estudio cuyo objeto es inanimado o aun siéndolo no implica
relaciones intersubjetivas, esa condición diferencial hace que el científico social
dedique permanentemente su quehacer a enriquecer las perspectivas desde las
849

�cuales aporta al análisis de las diversas circunstancias humanas en las que está
inmerso de uno u otro modo y cuyo compromiso ético es transformarlas para
contribuir a un mundo mejor.

En palabras de Remi Lenoir (1993), la génesis de un problema social guarda
relación con la representación que se hace del fenómeno a estudiar, es decir, la
manera en que lo enuncia. “Para que un problema adopte la forma de un problema
social no basta con que encuentre agentes socialmente reconocidos como
componentes para examinar la naturaleza del problema y proponer soluciones
aceptables: hay que imponerlo de alguna manera en la escena de los debates
públicos” (p. 84).

Diseños de investigación

La investigación puede ser diseñada desde el nivel exploratorio que, de acuerdo
con Acero(1988), es lo más adecuado cuando se conoce poco del fenómeno que
sirve para identificar las variables importantes, no exige tanta precisión de medida
y la muestra es más informal existiendo menos preocupación por su carácter
representativo que en los diseños descriptivos, correlaciónales y experimentales.
En los descriptivos, la finalidad es proporcionar información detallada acerca de
las variables de estudio, con la posibilidad de extrapolar los hallazgos de una
muestra representativa a la población de estudio; mientras que en la investigación
correlacional el propósito es identificar las posibles relaciones entre variables,
cuyos resultados permiten inferir hipótesis de tipo explicativo. En este sentido, el
objetivo de los estudios experimentales es determinar la explicación del fenómeno
evidenciando la vinculación directa entre las variables independiente y
dependiente, con estos diseños se busca determinar la causa y el efecto a partir
de la conducción o asignación

de la variable independiente, considerando un

grupo control y programación del tratamiento (intervención), es decir, se mide el
impacto de la intervención. Al respecto, es importante señalar que estos diseños
850

�por razones éticas no se pueden implementar en disciplinas como el Trabajo
Social. En este sentido,

Campbell y Stanley (1995) establecen como alternativas

para la investigación en humanos señalan

la dificultad para cumplir con esos

requisitos en el campo de la investigación en humanos los diseños cuasi
experimentales y pre experimentales; en los primero se incluye un grupo control,
aunque la conformación de los grupos no es de tipo aleatorio y la asignación del
tratamiento o intervención no se puede programar. Por otro lado, en los estudios
pre experimentales aunque cumple de las características anteriores no se incluye
un grupo control (estudios pre-test y pos-test).

La intervención comunitaria

Desde la óptica del Trabajo Social el proceso de planeación de la intervención
comunitaria considera

el objetivo, el diseño de estudio,

la demanda y la

intervención (Cazzaniga 1997).


La demanda, se expresa atravesada por la construcción imaginaria de la
profesión y la propia percepción de los problemas y necesidades de los
sujetos que la solicitan – o a quien en condiciones de vulnerabilidad se le
detectan necesidades-, en un contexto histórico particular.



La intervención como proceso artificial, como un venir entre, que exige
desde el sujeto profesional la capacidad para comprender e interpretar esa
demanda e incorporar una reflexión ética en términos de reconocer las
consecuencias que sobre el otro, produce la intervención.

A partir de la visualización de estas dimensiones el científico social produce o da
sentido a los sujetos de la acción profesional-como los denomina la autora antes
citada-; en todo caso las acciones emprendidas por la acción de quien interviene
buscarán la promoción de autonomías.
851

�Se trata entonces de considerar supuestos teóricos de una disciplina y orientarlos
a la realidad para modificar, para ello se requiere establecer modos de realizarlo,
lo cual se denomina estrategia, es decir la manera sistemática que se sigue para
abordar un recorte de la realidad (fenómeno, situación), Cazzaniga (1997) ve este
proceso desde el momento en que el investigador toma una perspectiva teórica
que otorga referencia para la selección de técnicas y procedimientos específicos a
usar, teniendo en cuenta las características particulares y la forma, también
particular en que debe ser abordado.

Como recorte de la realidad se encuentran una serie de categorías sociales dignas
de estudio por ejemplo, el estado civil, la clase social, el género, la religión, la
escolaridad y la edad por mencionar algunas. Esta última se presenta como un
referente para el estudio de la vejez y el envejecimiento desde distintas ópticas y a
diferentes niveles siendo tema de interés del presente ensayo disciplinar desde el
Trabajo Social.

Estudio social del envejecimiento y la vejez

El envejecimiento lo definimos como el proceso gradual y adaptativo,
caracterizado por una disminución relativa de la respuesta homeostática, debida a
las

modificaciones

morfológicas,

fisiológicas,

bioquímicas

y

psicológicas,

propiciadas por los cambios inherentes a la edad y al desgaste acumulado ante
los retos que enfrenta el organismo a lo largo de la historia del individuo en un
ambiente determinado. Asimismo, la vejez es conceptualizada como una etapa del
ciclo vital humano cuyo inicio, desarrollo, limitaciones y oportunidades son
determinados por los grupos sociales. Al respecto, en 1979 la Organización de las
Naciones Unidas estableció que se catalogaría como ancianos o viejos a las
personas de 65 años y más, en los países desarrollados; y a los de 60 y más, en
los países en desarrollo (Mendoza-Núñez, 2011).
852

�Como breve antecedente se sabe que, en la ciencia social, es relativamente
reciente el interés por el tema de la vejez, hasta los primeros años del siglo XX su
estudio era dominio de médicos y biólogos, razón por la cual la carga de su
definición se vincula en primera instancia con las funciones y rasgos físicos que la
edad evidencia en las personas. Sin embargo, el interés de otras disciplinas ha
equilibrado las fuerzas de su conceptualización dando pie a interpretaciones
relacionales, aquellas que superan el etnocentrismo que caracteriza a muchas
sociedades modernas donde el tiempo de la juventud es el momento cumbre de la
vida humana individualista.
Al igual que en otras sociedades, en ésta, se opta por la imagen del joven y se
intenta ocultar la ancianidad, convirtiéndola a veces en un tabú, en algo que se ve
lejano, borroso e irrelevante. A los niños y jóvenes se les educa poco o nada en
valores positivos hacia la ancianidad, lo que no favorece las relaciones
intergeneracionales y, más bien cuando se habla de los ancianos es en un sentido
receptivo como consumidores de productos y tecnologías para una vida más fácil
o como beneficiarios de apoyos superficiales por parte del Estado. En todo caso
no se les ve como entes activos ni se les incorpora a la vida social plena.

Pedro Jiménez (2001), expresa que, en sociedades altamente competitivas el
“tener” y el “hacer” priman sobre el “ser” siendo el criterio de eficacia inmediata y
visible el que está de moda. La realidad es que el paso de los años no significa
invalidez y enfermedad, es claro que está en aumento el número de personas que
llegan al final de su vida laboral en condiciones que les permitirían seguirlo
haciendo e incluso socialmente aún pueden ser gente activa solo que no se les
concede ese derecho de participación. En suma, la ancianidad no solo encierra
problemas, cargas y limitaciones sino también un gran potencial de experiencia,
sabiduría y vitalidad que la sociedad debe rescatar hoy día como en otro tiempo lo
hizo.

853

�También en el ámbito académico y científico, hoy, existe una tendencia hacia la
invisibilidad de las personas con más edad porque institucionalmente la manera de
mirarlas está siendo a partir de sus deficiencias, los viejos pierden reconocimiento
público, pueden llegar a poseer la característica política de ser alguien que
requiere asistencia y cuidado al conceptualizarlos como individuos que han
perdido un espacio social productivo asignado lo que deriva, con el tiempo, en la
concesión de sus derechos ejercidos por terceros.

Aceptar la existencia de otros es un primer paso, ya en líneas anteriores se dijo
que reconocerlos como sujetos que ocupan un espacio social es trascendental
pero sobre todo difundir que ese espacio en el caso de los ancianos hasta ahora
ha sido predominantemente el ámbito privado y en menor proporción el público lo
que guarda relación con una visión economicista, funcional, en la que las personas
longevas no son productivas para el sistema y quizá, hasta sean vistas como
seres de segunda clase lamentablemente.

Por lo anterior, en las últimas dos décadas se ha discutido institucionalmente, con
la participación de los viejos, sus denominaciones “adultos mayores”, “senectos”,
“viejos”, “personas en plenitud”, o “de la tercera edad”, entre otras formas, sin
embargo, no solo se trata de etiquetas ingenuas, todas ellas llevan implícito una
conceptualización social, un modo de relacionarse con, una representación de
ellos y una configuración de su análisis en la investigación e intervención.

La nominación cobra sentido por las acciones organizadas que se pueden
emprender para su reconocimiento social y político como manifiesta García
(2009), ”cuando el sistema produce lo que no quiere ver y el discurso se estructura
sobre referencias jerarquizadas, dejando al último lo que no considera
relevante…se arrastra una especie de enfermedad o de complejo sociopolítico”.

854

�Y el mismo autor se apoya en lo escrito por Bourdieu en el libro “El sentido
práctico”, al subrayar que los discursos con los que se reproduce el sistema no
son entidades autónomas que “deambulan” en la historia, están constituidos por
individuos que piensan, sienten y actúan, “sujetos vivos productores y producto de
dispositivos discursivos”. De ahí la precisión de que cuando un discurso –científico
o no- se configura y alimenta de contenidos y referentes simbólicos de exclusión y
dominación, los portadores reales, personas [de carne y hueso] que ocupan
espacios sociales históricamente determinados, reproducen exactamente los
códigos axiológicos y esquemas ideológicos para contribuir al funcionamiento del
sistema.

Luego entonces, no es solo lo que se enuncia sino como se configura eso que se
enuncia y más aún en el ámbito investigativo cómo se conceptualiza y se analiza
una realidad a la luz de una teoría. Paso previo de la intervención debe quedar
claro este abordaje tan útil por el la experiencia social que dejará en los sujetos y
que deberá buscar afianzar y difundir sus derechos fundamentales.
Sandra Huenchuan (2014) opina que, “uno de los desafíos centrales del desarrollo
basado en derechos es cómo contribuye a la construcción de una sociedad con
cabida para todos y todas, donde las personas, independientemente de su edad o
de otras diferencias sociales, tengan las mismas oportunidades para hacer
efectivo el pleno respeto y ejercicio de sus derechos humanos” (p. 571).

Retomando la categoría de la edad, ésta es un dato del desarrollo humano que
puede otorgar pero también restar poder a los individuos en el espacio social.
Autores como Arber y Ginn (1995), Fericgla (1992) y Papaliay Wendekos(1988),
distinguen tres sentidos de la edad: cronológico, fisiológico y social. Es decir la
edad puede representarse en años por lo que este posicionamiento ofrece un
rango de 60 a 65 años para que las personas sean consideradas viejas.
Fisiológicamente la vejez se vincula con el deterioro de capacidades funcionales
855

�y, socialmente, guarda relación con las actitudes y conductas adecuadas para la
edad.

Visto así, las personas viejas se acercan o se desvían de un supuesto estándar de
normalidad, que en ningún caso es neutro, que no posee nada de natural pues
poco de los niveles orgánicos elude el estilo de vida. El envejecimiento no debe
ser una categoría preconstruida y universal, se trata de un proceso dinámico y
diverso, contextual e histórico que contiene un dato objetivo –la edad- pero que no
es explicativo para la subjetividad de los actores sociales en cuestión.
Remi Lenoir retoma de Aries Phillipe que la edad proviene del mundo “de la
exactitud y de la cifra” y que su carácter social se les recuerda continuamente a
los seres humanos (cumpleaños, trámites administrativos, etc.), constituyendo una
especie de patrón abstracto y de ómnibus de identificación que gran parte del
tiempo genera comparaciones.

Es así que, en sociedades como la mexicana, existe una insistencia en la edad
legal que se evidencia en los casos de la mayoría de edad a los dieciocho años de
las y los ciudadanos o de la jubilación a los sesenta y cinco, cuyo efecto es una
separación y disputa generacional, una sucesión del poder en la que los mayores
deben conceder su lugar a los menores, todo por los derechos asociados a la
edad, es decir, pareciera que la cúspide de la vida es la juventud y que todo se
puede lograr desde ahí, hasta el ejercicio de los derechos, pasando esa edad
incluso antes de la llamada mayoría de edad existe poco el ejercicio de éstos, por
lo que muchos quieren ser jóvenes y pocos quieren dejar de serlo, se trata, al
parecer de prolongar esa edad y de omitirse como persona al haber transitado por
ella, ideología sumamente absurda, discriminatoria a todas luces.

Las instituciones que basan su diagnóstico e intervención en la vejez como etapa
prejuiciada de la vida están reforzando sistemas escolares, de salud y de
856

�seguridad social que conceptualizan a los viejos como objeto de trabajo y no como
sujetos de derecho, personas con opinión y participación, quizá los resultados de
esas intromisiones son los que hacen engrosar los informes de asistencia social o
altruistas, la realidad es que encuentran en la vejez el recurso que da fundamento
a su actividad y no reflexionan la posibilidad de un cambio y desarrollo social para
este grupo poblacional.

Lo expuesto en las líneas antecedentes es una aproximación al contexto que se
debe considerar en

el estudio del envejecimiento y la vejez

en el campo

disciplinario del Trabajo Social.

El envejecimiento activo en trabajo social

La Organización Mundial de la Salud a finales de los noventa propuso un
paradigma en contraposición al basado en el déficit, el cual resalta la participación
individual y social de los viejos anclado en una teoría de la actividad física, mental y
social. En este sentido conceptualizó el envejecimiento activo como “el proceso de
optimización de las oportunidades de salud, participación y seguridad con el fin de
mejorar la calidad de vida a medida que las personas envejecen” (WHO, 2002). El
término activo se refiere a la participación continua de los adultos mayores, en forma
individual y colectiva, en los aspectos sociales, económicos, culturales, espirituales y
cívicos, y no solamente a la capacidad para estar físicamente activo o participar en la
mano de obra.

En el plano operativo, este concepto se refiere al empoderamiento de los adultos
mayores en los aspectos biológicos, psicológicos y sociales en los que están inmersos.
En este sentido, se reconoce al grupo de viejos como un capital humano y social para
la planificación y diseño de políticas de acción con base en los derechos para que
tengan igualdad de oportunidades, generando las condiciones para que haya

857

�participación de los viejos en la vida social en su conjunto, es decir, trae a la escena
pública al sujeto que otras instituciones invisibilizan y/o sobreprotegen.

El concepto de envejecimiento activo guarda estrecha relación con la serie de
cambios suscitados en las vidas de las personas mayores, “incremento en su
longevidad, cambios en la percepción y en las expectativas sobre el colectivo y su
rol en la sociedad, entre otros” (Lirio y cols., 2009).

Dichos autores expresan que este concepto, envejecimiento activo, se construye
desde la asunción de la vida activa positivamente relacionada con valores como la
autonomía personal, la mejora de la salud, la satisfacción vital y la calidad de vida.

Desde luego no es la única propuesta institucional,

ya que se conocen las

siguientes orientaciones:


Envejecimiento exitoso que promueve que el adulto mayor no sea
segregado de las actividades productivas y de las inversiones financieras.



Envejecimiento saludable básicamente busca la prevención y el control de
enfermedades crónicas no transmisibles.



Envejecimiento satisfactorio que busca promover

comportamientos

saludables y adaptativos de los ancianos.


Envejecimiento

competente

es

aquel

que

busca

disminuir

las

probabilidades de enfermedades y discapacidades con miras a un alto
funcionamiento cognitivo.


Envejecimiento productivo, en el que se reconoce el trabajo remunerado y
no remunerado para el sustento personal o ayuda familiar.

Resultan interesantes estas contribuciones con la desventaja de que en su
parcialidad consideran solo uno u otro elemento de la compleja vida social de los
ancianos y no combinan lo bio-pisco-social.

858

�La posibilidad que ofrece el envejecimiento activo es considerar todos los ámbitos
de acción humana en los que se desenvuelven los ancianos y en los que
posiblemente lo pueden hacer, así como el factor individual y colectivo de
organización y participación donde la actitud y la posibilidad de empoderamiento
de las personas resulta el elemento central para propiciar cambios en el entorno
transitando por diferentes niveles: singular, grupal, barrial e institucional;
alternativamente se pueden fomentar políticas públicas para los adultos mayores
que en sí mismas son significativas y contribuyen a hacerlos visibles y defender
sus derechos.

De no emprender acciones desde este paradigma se impulsan estereotipos
negativos con imágenes de incapacidad, inutilidad social y rigidez en los ancianos
vinculados a la discriminación a los viejos y rechazo a la vejez (viejismo),
repercutiendo negativamente en la calidad de vida de los ancianos (MendozaNúñez y cols. 2008).

Para el Trabajo Social como disciplina los pilares que dan fuerza al envejecimiento
activo: Salud, Seguridad y Participación, resultan una fortaleza para lograr
identificar y proponer estrategias individuales y colectivas a partir de las cuales los
viejos puedan ejercer el control de sus propias vidas en más de una dimensión de
la vida cotidiana y en los diferentes niveles que ellos mismos reconozcan.

Kisnerman (1998), expresa que, cuando el trabajador social se encuentra ante una
nueva situación se plantea los interrogantes ¿qué?, ¿cómo?, ¿cuándo?, ¿dónde?,
¿por qué?, ¿qué significado tiene?, ¿a quién afecta?, ¿qué consecuencias
produce?, y necesariamente debe responder a esas cuestiones a través de la
aplicación de un método que le conduzca a la estabilidad de la ruptura de una
situación de desequilibrio social.

859

�En líneas previas ya se habló de los diseños en la investigación y sus niveles de
aproximación al conocimiento, para el Trabajo Social cobra relevancia la
vinculación del diseño con la precisión de los ejes de actuación de esta disciplina.
Particularmente en intervención en la vejez se habla de:
I.

Focalización social sobre el tema.

II.

Compromiso de los poderes públicos.

III.

Promoción de los propios ancianos en la búsqueda de nuevos horizontes.

Se trata de poner en la escena el tema del envejecimiento y la vejez en su
compleja configuración así como las posibilidades de análisis de los fenómenos
que lo atraviesan, desde la academia es importante proyectar las necesidades y
fortalecer las instituciones y organizaciones que trabajan o deberían emprender
sus esfuerzos para apoyar, no desde la visión de déficit sino de desarrollo a esta
población, y reivindicar su papel en la sociedad en su conjunto y, lo más
importante promover en los viejos la colaboración ante su propia situación y la de
sus congéneres, el objetivo como apunta Reisch (1983), siguiendo los escritos de
Adorno, Habermas y Horkheimer, es conseguir un comportamiento autónomo y
participativo (De Haro, 1991).

Algunos puntos neurálgicos en los que debe incidir el trabajo social respecto a la
población de los viejos son:


La pérdida de su autonomía económica.



La potenciación de la vivienda familiar o comunitaria donde se desarrollan.



La falta de preparación para vivir el tiempo de ocio.



Su formación integral y participación social.



A nivel institucional, la insuficiencia de la red de salud pública.

Es indiscutible que existen un sinnúmero de problemas individuales o comunales
que resolver, pero es posible avanzar si se advierte como una empresa

860

�multidisciplinar y compleja que requiere una serie de esfuerzos de los científicos,
la organización civil, el Estado, de la sociedad en su conjunto.

Capital social y envejecimiento

En un interés particular, se propone una línea para investigación que dé cuenta del
análisis del capital social de género como una propuesta para contribuir al
reconocimiento de las cualidades de confianza, reciprocidad y solidaridad de los
ancianos y ancianas a la luz de una teoría sobre la reproducción cultural y social
que toma en cuenta la situación material y simbólica de los sujetos, la
socialización de su sexualidad y el reconocimiento de los roles que juegan en los
diferentes espacios de la vida social.

Kaztman en el año 2000, refiere la importancia del capital humano y social, un
patrimonio físico, ahorros financieros y estructuras de oportunidades como
probabilidades de acceso a bienes, servicios o actividades que inciden sobre el
bienestar del hogar porque le facilitan al individuo el uso de recursos propios o le
suministran recursos nuevos, útiles para la movilidad e integración social a través
de los canales existentes.

De ahí que se hace mención de los aspectos negativos de las transformaciones
del entorno pero, más allá, se enfatiza en las oportunidades que éste ofrece, las
cuales podrían ser aprovechadas por familias e individuos apelando a una
adecuada gestión de recursos materiales y la potenciación de los recursos
personales.

Desde el trabajo social se advierten los recursos internos de los actores sociales,
recursos que pueden movilizarse para hacer frente a cambios externos, lo cual
significa menor nivel de vulnerabilidad. La importancia radica en conocer la

861

�diversidad de esos recursos internos, flexibilizarlos o, en su caso, potencializarlos
socialmente en los grupos y comunidades donde los individuos interactúan.

Las personas cuentan con activos sociales, también llamados capital social, que
son los recursos intangibles que se instalan en las relaciones interpersonales.

Durston (2000), los describe como un atributo colectivo o comunitario que incluyen
lazos de confianza y reciprocidad articuladas en redes interpersonales.

El capital social se haya anclado a una perspectiva estructuralista, que
circunscribe un espacio social integrado por diversos elementos, Pierre Bourdieu
representante de este enfoque apunta que el volumen del capital es un conjunto
de recursos y poderes utilizables llámese capital económico, cultural, social,
simbólico y que, la estructura patrimonial, determina diferencias secundarias que
separan distintas fracciones de clase. Luego entonces, la estructura de espacio
social vista desde ahí permite advertir sociedades diferenciadas por un capital
económico y un capital cultural.
En el caso de los capitales económico y cultural, Bourdieu (2002), señala que el
reconocimiento, la consagración y las relaciones sociales distinguirán a quien los
posea por encima de quien lo carece. De manera que el espacio social es una
construcción que define acercamientos y distancias sociales, en el que las
personas y grupos se definen por posiciones relativas, según el volumen y la
estructura del capital que poseen, todo ello en el marco de una estructura objetiva
que organiza el mundo social.

Como conjunto de recursos potenciales ligados a la posesión de una red durable
de relaciones más o menos institucionalizadas yace dicho concepto: capital social,
entendido como la pertenencia a un grupo donde se advierte un conjunto de
agentes que no sólo están dotados de propiedades comunes sino que también
están unidos por vínculos permanentes y útiles (Bourdieu, 2002). Cada miembro
862

�del grupo se ve instituido como guardián de los límites más allá de los cuales el
intercambio constitutivo no puede producirse.

El capital social, entonces, se refiere a cualidades de participación, confianza,
reciprocidad,

cohesión,

solidaridad,

compromiso

y

capacidad

asociativa,

pertenecientes al conjunto de relaciones que facilitan las acciones colectivas
fundadas en normas y valores socioculturales. Autores como Bourdieu, Coleman
(1990), Putman (1993) y Arriagada (2003) apuntalan dicha definición.

Es esta última autora quien cita a Durston (2003, cit. en Arriagada, 2003), acerca
de los recursos asociativos del capital social en un grupo o comunidad y describe
tres de esos recursos: confianza, reciprocidad y cooperación. La confianza es el
resultado de la repetición de interacciones con otras personas, donde se muestra,
en la experiencia acumulada, que responderán con un acto de generosidad
alimentando un vínculo que combina la aceptación del riesgo con un sentimiento
de afectividad o identidad ampliada. La reciprocidad se ha entendido como el
principio rector de una lógica de interacción ajena a la lógica del mercado que
involucra intercambios basados en obsequios. La cooperación es la acción
complementaria orientada al logro de objetivos compartidos de una actividad
común.

Flores, en su libro Capital social rural: experiencias de México y Centroamérica
(2002), precisa que, el capital social puede acumularse o desacumularse ya que
las normas y redes sociales al usarse y dar resultados positivos se fortalecen,
crecen y viceversa. Lo que quiere decir que son modificables-transformables y
que, si se conoce la manera en que se generan es posible reproducirlos,
enseñarlos a otras personas.

El capital social, en todo caso, se refiere a la capacidad colectiva de tomar
decisiones y actuar conjuntamente para perseguir objetivos de beneficio común,
863

�“capacidad que coloca al grupo o la comunidad en un plano de superioridad con
respecto al individuo aislado” (Flores, 2002: 27). Por lo que la fuente de esta
capacidad no es el individuo sino su interacción con otros individuos que se
evidencia, por ejemplo, en la comunidad, de manera que el capital social se
convierte en un bien público que se puede desarrollar en común; engloba
perseverancia, conciencia de colectividad y motivaciones que deberán tener un
interés común y la decisión colectiva de alcanzar ese interés. Por lo que el capital
social asume formas distintas como es el caso de las redes y organizaciones.

Asimismo, un concepto importante es el habitus mecanismo estructurante que
opera desde el interior de los agentes sin ser estrictamente individual, en palabras
de Bourdieu es un sistema de disposiciones duraderas y trasladables que,
integrando experiencias pasadas, funciona en todo momento como una matriz de
percepciones, apreciaciones y acciones y hace posible la realización de tareas
infinitamente diversificadas. Siendo el campo, de acuerdo con Saturnino (2003), el
conjunto de relaciones que se establecen en torno a recursos sociales que son
disputados por diversos agentes.
Las redes sociales dotan de sentido a los grupos o comunidades, son la dinámica
que les da vida. La comunidad como punto de encuentro genera relaciones entre
conocidos -entre vecinos-, surge la conciencia del nosotros que supone
solidaridad, ayuda, seguridad, confianza, es decir unión entre personas. Significa,
de acuerdo con Montero (2004), la creación de un espacio o ámbito tanto físico
como psicológico, un sitio de pertenencia, donde los sonidos y las miradas
establecen una suerte de intimidad socializada.

Desde el año 1982, la autora señalaba a la comunidad como ámbito y sujeto del
quehacer psicosocial comunitario, no como espacio delimitado desde la teoría,
sino auto delimitado por la comunidad misma, no es definido externamente, sino
autodefinido desde la propia comunidad, es decir en tanto que el grupo social
reconoce a sus integrantes y les confiere responsabilidades, se trata de volver la
864

�mirada a las personas como sujetos activos de las acciones que en ella se llevan a
cabo, como actores sociales, constructores de su propia realidad.

Necesariamente la perspectiva incluye el rol activo de la comunidad a través de su
participación siendo una posibilidad el desarrollo de capital social en los actores
sociales poseedores de un saber potencial. Existe, entonces, la posibilidad de
reaccionar ante la realidad, como indica Montero (2004: 36), “cambios en el hábitat
repercuten en el individuo, en las relaciones individuo-grupo-sociedad“. Por lo que
variaciones en el individuo pueden llevar a modificaciones en los grupos a los
cuales pertenece, entre ellos la comunidad, y viceversa, los cambios en esos
grupos transforman a las personas. Se produce así una relación dialéctica de
transformaciones mutuas.

La intervención social comunitaria se ocupa

de

fenómenos

psicosociales

producidos en relación con procesos de carácter comunitario, tomando en
cuenta el contexto cultural y social en el cual surgen, hace énfasis en las
fortalezas y capacidades, no en las carencias y debilidades de las personas,
circunscribe una orientación hacia el cambio personal en la interrelación
entre individuos y comunidad, y busca el cambio social dirigido al desarrollo
comunitario a partir de una doble motivación: comunitaria y científica (Montero,
2004). Desde luego, tiene una condición política en tanto supone formación de
ciudadanía y fortalecimiento de la sociedad civil, todo ello desde la promoción de
la acción comunitaria fundada en la participación. Por ello, la pro actividad de los
individuos es una condición psicosocial a la que apunta la intervención
comunitaria.

Configuración de un capital social de género

Un elemento conceptual crucial de la participación como ya se comentó, es el
capital social, que guarda relación con el género de las personas ya que las redes
865

�sociales, desde la familia hasta la comunidad, son enseñadas y aprendidas de
forma diferenciada dependiendo del sexo de la persona, por lo que la socialización
diferencial es la plataforma que sostiene dicha categoría de análisis.

El género está configurado por elementos de índole psicológico, social y político,
en ese orden se habla de la identidad, el rol y el estatus, que Alicia Puleo (2000),
vincula con el factor histórico del contexto social en el que la persona se desarrolla
pues la división sexual del trabajo es, en muchos casos, parte de esa historia que
afirma de manera estereotipada la jerarquía del género masculino por
desenvolverse en el ámbito público en contraposición con el ámbito privado donde
las mujeres se supone pertenecen y se especializan pero que, en la realidad no
dejan de participar en el terreno de lo público por una necesidad de socialización.

Particularmente, en el tema de salud y envejecimiento se advierte, según el Grupo
Orgánico de Enfermedades no Transmisibles y Salud Mental de la Organización
Mundial de la Salud (2002), el papel tradicional de las mujeres como cuidadoras
de la familia que a menudo contribuye al descuido de la propia salud en esa etapa
de la vida, incluso se sabe que algunas mujeres se ven forzadas a renunciar a un
empleo remunerado para hacerse responsables del papel de cuidadoras de las
personas de edad en sus familias.

Vinculado a esto, Mendoza-Nuñez et. al. (2008), señalan el rol de género que han
tenido las mujeres en la reproducción social que las limita a la esfera privada de la
vida –lo doméstico- sitio en el que han permanecido por mucho tiempo y que, aun
en la vejez, las mantiene haciendo tareas como el cuidado de la pareja enferma o
de los niños en caso de tener nietos; ser cuidadora puede tener consecuencias
graves en su salud física y psicológica aunado a la desigualdad económica
respecto a los hombres quienes cuentan con ingresos por remuneraciones de su
trabajo y por transferencias del sistema de seguridad social.

866

�Respecto a la masculinidad, algunos estudios psicológicos, realizados en diversas
culturas, cita De la Serna (2003), apuntan que, a mayor edad, los hombres se
vuelven pasivos, tranquilos y mediativos, mientras que las mujeres van en
dirección opuesta haciéndose más activas, de manera que, las mujeres cuando
llegan a ancianas pueden desarrollar progresivamente tal poder en los temas
domésticos, que éste llegue a verse como algo potencialmente amenazador. Por
el contrario, los hombres no se asientan en la esfera doméstica hasta los últimos
años y, al tener menos experiencia en el ámbito privado, se hacen menos
dominantes, dicho en otras palabras el hombre en la vejez recuperaría así su parte
femenina y la mujer la masculina.
Se sabe que los varones, educados, formados y aplicados al mundo “exterior” de
las relaciones laborales y de las actividades productivas impersonales y
contractualmente formalizadas, pierden de repente el suelo bajo sus pies cuando
la vida laboral toca a su fin. Sus recursos, conocimientos, habilidades y relaciones
no desaparecen, pero se quedan sin el lugar de aplicación para las que se crearon
y desarrollaron, se mueven en el aire. Nada en su formación les capacita para
volver al “mundo real” del hogar, de las relaciones personales informales, de las
tareas cotidianas de la casa y del mantenimiento de los apoyos familiares.

Específicamente, la jubilación, acaba con buena parte de las desventajas que
pudiesen derivarse de la menor instrucción femenina, y pone en evidencia, en
cambio, la escasez e inadaptación de los conocimientos típicamente masculinos
aplicables a la nueva situación. De hecho es frecuente que la mujer, pese a su
mejor disposición para afrontar la nueva situación, deba sufrir la jubilación de su
cónyuge tanto o más que éste. Por si hubiese alguna duda sobre la dificultad con
que los hombres se adaptan a este mal trago, puede observarse un significativo
aumento de la mortalidad masculina alrededor de las edades finales de la vida
activa.

867

�A partir de ese momento aumenta su dependencia respecto del cónyuge, los
hombres cuando enviudan, tienen una esperanza de vida menor que sus
congéneres de la misma edad que continúan conviviendo con su pareja. Si la que
enviuda es ella, situación mucho más frecuente, no es visible el mismo fenómeno,
por mucho que la viudez sea también una situación penosa y traumática para la
mujer. No falta quien se deja llevar por el extremismo andrógino y afirma que para
muchas de estas mujeres la viudedad es, de hecho, una bendición y no una
tragedia. Pero, sin llegar a tales extremos, tampoco puede negarse que, si
consiguen superar el duelo inicial, muchas mujeres viudas adquieren consciencia
cabal de su propia individualidad y se abren al mundo con redoblada vitalidad
(Pérez, 2000).

En suma, el género estará, siempre, en función de otras categorías sociales, como
la clase social y la edad; cuando las personas de edad poco a poco son relegados
y confinados a espacios privados o domésticos donde su participación es mínima
e incluso invisible, todo apunta a que las mujeres se desenvuelvan mejor que los
varones por la experiencia que tienen de este espacio social.
Finalmente, analizar el capital social de género en el envejecimiento activo busca
la vinculación individuo-grupo-comunidad donde hombres y mujeres puedan
utilizar los mecanismos del poder en su beneficio, como en el caso de la
aproximación del individuo a las instituciones y de la formalización de la
organización comunitaria que se inserte contundentemente en el tejido social. La
metodología participativa en ambos casos –capital social y envejecimiento activo-,
evita relaciones verticales, paternalistas, autoritarias y tecnocráticas indica
Massolo (2007), y apoya el desarrollo de habilidades individuales y colectivas que
permiten ejercer los derechos humanos fundamentales.

El resultado de dicha investigación y su inherente intervención queda prorrogado,
por lo pronto una reflexión final. En esta sociedad, ¿es lo mismo ser joven, maduro
o viejo?, es probable que en ese orden se asuma que, según la edad, los jóvenes
868

�deben educarse, la gente madura deba trabajar y los viejos no tengan nada que
hacer además del ocio. Pero eso es la vox populi dotada de prejuicios, lineal y
unidireccional, la vida social de los seres humanos va más allá es multifacética,
multivariada y, para estudiarla, e intervenir en ella, se requieren enfoques
complejos que congreguen a mayor número de disciplinas y que, como resultado,
sus análisis generen más preguntas en la búsqueda de mejores respuestas a la
condición humana.

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871

�LA GOBERNANZA COMO MARCO ANALÍTICO EN LAS ALIANZAS
INTERSECTORIALES.

Jorge Eduardo Cano Garza20
RESUMEN
El artículo analiza la pertinencia de la gobernanza21 como marco analítico tanto en
el diseño como en la implementación de la política social en México utilizando
como política social de estudio la política alimentaria. Se centra en la revisión
histórica de la emergencia de nuevos actores sociales en la política social y hace
énfasis en la insuficiencia del Estado para cumplir con la Seguridad Alimentaria
en medio de un escenario de economía global y neoliberal. La gobernanza como
concepto de análisis en la política social no surge de la conceptualización teórica
de los organismos financieros internacionales, sino como la alternativa más viable
democráticamente para asegurar que la política social cumpla de una manera
eficiente con las demandas sociales de la ciudadanía. Bajo esta perspectiva se
propone un análisis conceptual que produzca los elementos necesarios para
proyectar la posibilidad de una gobernanza alimentaria con la participación de una
multiplicidad de actores vinculados a la seguridad en la alimentación que permita
sostener una política social con resultados óptimos.
Palabras clave: actores sociales, intersectorialidad, gobernanza, seguridad
alimentaria, optimización de recursos, eficiencia de resultados.

20 Profesor de la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad Autónoma de Nuevo León (UANL)
Estudiante del Programa Doctoral en Filosofía con Orientación en Trabajo Social y Políticas Comparadas de
Bienestar Social. E-mail: jecanog@yahoo.com
21 Ante el carácter evolutivo y la pluralidad de usos, aproximaciones y definiciones de la gobernanza
existentes, se ha partido de la idea genérica de que la gobernanza está constituida por las normas y reglas
que pautan la interacción en el marco de redes de actores públicos, privados y sociales interdependientes en
la definición del interés general en entornos complejos y dinámicos. La gobernanza se asocia a una mayor
implicación de actores no gubernamentales en el diseño e implementación de las políticas públicas y, al fin y
al cabo, en la definición del interés general. Cerrillo, Agustí (coord.) (2005) La gobernanza hoy: 10 textos de
referencia. Madrid: Editorial INAP.

872

�1. Emergencia de Actores Sociales en la Política Social.

Para Torres y Pensado (2002), la reforma del Estado en América Latina se puede
visualizar en dos ejes conductores. Uno de ellos es el que se vincula con la nueva
actitud del Estado frente al mercado. El otro eje se relaciona con el surgimiento de
nuevos actores políticos, que centran su reflexión y acción no sólo en el ámbito de
la participación política, sino en el acceso a los bienes públicos y a la justicia,
entendida como lucha por los derechos sociales.
Fenómenos vinculados a la actitud del Estado frente al mercado, así como la
apertura de mercados, el ajuste del estado y la economía, la desocupación laboral,
la privatización de empresas y servicios públicos,

han redefinido los roles

tradicionales del estado nacional -principalmente sus funciones benefactoras y
empresarias- replanteando a la vez el papel del mercado, la empresa privada y
los espacios nacionales y supranacionales (Oszlak, 1997).
Como resultado de estos fenómenos de carácter económico se verifica

la

irrupción de una multiplicidad de nuevos actores socio-culturales y de movimientos
sociales que en muchos casos están orientados hacia la búsqueda de identidades
culturales y de espacios propios de expresión social, buscando no sólo el logro de
la realización de los derechos de ciudadanía política y social o la participación en
los mecanismos de la toma de decisiones, sino también el de crear un espacio de
conflicto institucional donde puedan expresar y fluir sus demandas (Calderón y
Reyna, 1990).
Estos hechos sociales en la perspectiva de Serrano (2005) son el resultado de una
política social del Estado que se encuentra en una etapa continua de construcción
cuyo proceso se inicia a partir de la crisis del modelo económico e la posguerra a
finales de los 70, pasa por la instalación del estado mínimo22 como producto del

22 Las estrategias neoliberales iban dirigidas a liberar al Estado de una carga fiscal excesiva, el
financiamiento del gasto social ya no puede reposar en el déficit fiscal o en otros mecanismos inflacionarios

873

�ajuste al modelo neoliberal en los años 80 y continúa con cambios, ensayos y
nueva propuestas que llegan a los inicios de los 90. Este proceso permanece en
su derrotero de construcción hasta el tiempo actual.
Esta modernización del Estado social ha conducido a nuevas tendencias en la
forma de hacer política social, se habla de un cambio en el "paradigma" del Estado
Social, en cuyo marco se incluye la racionalización del gasto social (más eficiencia
y eficacia), la desburocratización de las secretarías y ministerios del área social
estatal, la focalización de programas de apoyo a los sectores vulnerables, y una
nueva composición en los actores públicos y privados en la prestación de servicios
sociales (Hopenhayn, 1997).
Para hacer referencia al proceso de emergencia e institucionalización de nuevos
actores sociales en la política social de México es necesario remitirse a las etapas
de reforma en la política social del Estado. La política social se conforma como un
elemento constitutivo del Estado, se integra con formulaciones y lineamientos de
mediana y larga duración que se implementan en un espacio históricamente
determinado (Evangelista, 2001). La aparición de nuevos actores en la política
social de México es una consecuencia de estas formulaciones en la política social
del aparato Estatal tal como se apreciará más delante en la revisión de cada
etapa.
Para abordar el proceso de construcción de la política social del Estado es
necesario definir en forma preliminar el concepto de Modelos de Bienestar

23

, bajo

esta denominación aportada por Esping-Andersen (1999: 34-35) es “la manera
(Vilas, 1998), por esta razón el Estado hace selectivos los programas sociales a través de la focalización para
satisfacer necesidades básicas a una población en extrema pobreza.
23 Esping-Andersen define tres tipos de modelos de bienestar: residual en donde la mayoría de la población
puede contratar su propia previsión social y el Estado solo debe apoyar a aquellos que son incapaces de
velar por su propio bienestar. Conservador en donde el Estado y las instituciones públicas son el centro del
proceso socioeconómico y la distribución de beneficios se hace con base en criterios de clase o estatus
político y no como derechos universales. Institucional en donde el bienestar individual es una
responsabilidad colectiva y solidaria se basa en la universalidad de las políticas sociales y busca una sociedad
equitativa al margen del mercado (citado en Barba, 2004).

874

�combinada e interdependiente como el bienestar es producido y asignado por el
Estado, el mercado y la familia” o bien, dicho de otro modo “(son) los arreglos
entre la esfera económica, el Estado y la esfera doméstica, que tienden a
institucionalizar cómo se produce y distribuye el bienestar social…” (Barba,
2004:10).
Las esferas a las que se refiere Esping-Andersen –el Estado, el mercado y la
familia-, son en concreto actores sociales que pertenecen a cada una de ellas –
actores gubernamentales, del sector empresarial y de la sociedad civil-. Al hablar
de actores en la política social se hace referencia en este trabajo a:
…fuerzas sociales, entornos institucionales y capacidades estratégicas
en acción, que buscan legitimar reivindicaciones en el ámbito de las
prácticas económicas, políticas, sociales y culturales a partir de la
agrupación o reapropiación de demandas y espacios colectivos de
transformación, resistencia, expresión y lucha social (Evangelista,
2001:155).
En este sentido se podría decir que los actores sociales son mecanismos
definidores de la política social, tienen la capacidad de acuerdo a su fuerza
social y a su legitimidad concertar arreglos o alianzas estratégicas con otros
actores para lograr el cumplimiento de sus demandas (Evangelista, 2001).
Cuando operan cambios dentro de la política social de un Estado se reflejan
en acuerdos entre los actores sociales de la sociedad en la esfera
económica, estatal y socio-civil, por ello es que Esping-Andersen habla de
los arreglos que institucionalizan el bienestar social.
El proceso de construcción de la política social es un continuo
reordenamiento de estos acuerdos institucionales entre los actores, la
revisión de las etapas de la política social en México está enfocada a mostrar
cómo se han reconfigurado las relaciones entre los actores sociales. Para
Oszlak (1997) los vínculos entre el Estado y la sociedad no han variado,
875

�porque son las mismas en que se funda el sistema capitalista como modo de
organización social; lo que probablemente ha cambiado son algunos de los
actores, sus estrategias y los resultados del juego mismo. Este proceso de
cambio es el que se revisará en las siguientes secciones.
Etapa 1. El Estado Social posrevolucionario del 1917 hasta la década de los
80.

Durante este período el modelo económico dominante del país fue el modelo de
sustitución de importaciones24 y junto con él, el modelo de bienestar institucional,
aunque nunca lo fue completamente, ya que los servicios sociales buscaban ser
universales pero no lograron abarcar a toda la población “quienes cuestionan la
existencia de un Estado social o benefactor en México reconocen que la cobertura
de la seguridad social y los servicios sociales crecieron de manera gradual en el
país, aunque ello no fue suficiente, para permitir la inclusión dentro de los
derechos garantizados por la política social a amplios sectores sociales como los
campesinos o los trabajadores informales urbanos” (Barba, 2004:26).
En esencia se orientó a promover y fortalecer la solidaridad colectiva para lograr el
bienestar social buscando beneficiar a los sectores mayoritarios de la sociedad
agrupados corporativamente en los sectores campesino, obrero y popular. Bajo
esta perspectiva, el Gobierno tuvo el cuasi monopolio en el diseño,
implementación, administración y evaluación de las acciones sociales, fue el actor
principal en la dirección de la institucionalidad para concretizar la cuestión social,
aunque hubo pequeños márgenes para otros actores (de la esfera económica y

24 El modelo de sustitución de importaciones se caracterizaba por un “intervencionismo del Estado como
rector y promotor activo del desarrollo económico, como regulador del comercio exterior y de los mercados
internos de bienes y servicios básicos, como inversionista en áreas estratégicas y como promotor de
bienestar social mediante leyes laborales y agrarias e instituciones sociales de educación, salud y servicios
básicos” (Calva, 2005:100).

876

�socio-civiles), la alianza estratégica era entre los actores del entorno estatal
(Evangelista, 2001).
La toma de decisiones con relación al diseño, implementación y evaluación de la
política social era unilateral desde un poder central (Franco, 1996). En
consecuencia la participación de otros actores era limitada y delimitada por los
marcos sociales del Estado.
Esta característica de centralización del poder tuvo logros que pueden resumirse
en dos palabras clave: integración y legitimación. Las acciones públicas y la
política social estuvieron enfocadas hacia la integración, los derechos de la
ciudadanía se extendieron por todo el territorio, por ejemplo se incorporaron las
mujeres e indígenas al cuerpo electoral. Las política sociales contribuyeron al
desarrollo del capitalismo, se alimentó la movilidad social y con ello se dotó de una
legitimidad al Estado (Vilas, 1998).
En relación a la política alimentaria de América Latina, la institucionalización de las
políticas alimentarias de las décadas previas a los ochenta contienen en general
los siguientes elementos: 1) un subsidio a la producción agropecuaria para evitar
el aumento de precios; 2) el control de precios en el mercado urbano; 3) la
intervención directa en algunos puntos de la cadena agroalimentaria para
industrializar los alimentos; 4) distribución gratuita de alimentos; 5) programas de
autoayuda comunitaria y de impulso para lograr la autosuficiencia; y 6) la
aceptación de ayuda externa (Grassi, 1994).
En el caso específico de México y antes de la crisis del 1982, las formas en las
que se llevaba a cabo la política social alimentaria pueden ser resumidas en las
siguientes: una política autoritaria y centralista, que tenía por objetivo llevar a cabo
una política de desarrollo capitalista, una excesiva centralización federal, sesgo
urbano de las políticas alimentarias, burocratización y duplicación de funciones,
carencia de coordinación institucional, criterios discrecionales en el diseño y
aplicación de las políticas (Torres y Pensado, 2003).
877

�Como ha dicho Vilas (1998), las críticas ex post a las limitaciones e ineficiencias
de este modelo no deben echar por la borda sus éxitos. En México, a población en
condiciones de pobreza alimentaria se redujo notablemente entre 1960 y 1980, en
la tabla 1 que aparece en el Anexo I de este trabajo se pueden observar que la
pobreza relativa en 1963 era del 45.6% y se reduce a 1984 a 22.5% lo que
representa una diferencia de -23.1% lo que es muy significativa, en números
absolutos no es muy representativa la diferencia, esto se explica por el hecho que
la población en México creció en 31.9 millones de habitantes en 20 años.25
En lo que se refiere a la participación de otros actores las críticas que se han
hecho a este Modelo Institucional es el centralismo de la política social. Aunque se
incluyó a actores de sectores afines a los propósitos sociales y políticos del Estado
se excluyó a otros, por ejemplo a los que no estaban afiliados al corporativismo
sindical o campesino, a los sectores oficialistas se les tomó en cuenta solamente a
través de sus representantes en la cúpula administrativa los cuales no tenían una
tenían una representación legítima, además los actores sociales protagonistas
fueron actores estatales, centrales y líderes de organizaciones oficialistas, en
detrimento de actores socio-civiles o privados (Evangelista, 2001).
Para Serrano (2005) el Estado social en el modelo institucional era excluyente,
estaba enfocado a una sociedad de trabajo, el Estado era capaz de responder y
acoger demandas sociales y mantener mecanismos que permitían la reproducción
eficaz de la producción y el empleo. Lo social era atendido por las políticas
públicas desde la perspectiva y el registro de la población integrada a la
producción, lo que no daba cabida a asuntos sociales que no pertenecían a este
rubro, entre ellos estaban la temática de la pobreza, la exclusión, la mujer, la
familia, los jóvenes, las etnias indígenas.

25 Información obtenida en Internet en la página del Instituto Nacional de Estadística Geografía e
Informática (INEGI): http://cuentame.inegi.org.mx/poblacion/habitantes.aspx?tema=P

878

�Con relación a la pobreza, en este modelo la pobreza estaba “desdibujada”, es
decir, no estaba identificada bajo una categoría de “pobres” como se hace
actualmente, una población tipificada en torno a un conjunto de déficits o
imposibilidades de acceso a estándares de bienestar definido por las sociedades y
por convenciones internacionales. El resultado de esto fue una falta de
sensibilidad a tópicos específicos de la pobreza como la segregación, la
vulnerabilidad y la desigualdad que se irían perfilando como elementos
característicos de las sociedades latinoamericanas (Serrano, 2005).
Durante la década de los setenta el Modelo de Sustitución de Importaciones y las
políticas sociales del Modelo Institucional entraron en crisis por razones fiscales y
políticas, la crisis estalló en 1982, el modo en que el Gobierno la encaró creó las
condiciones para la gestación del modelo neoliberal (Vilas, 1998).
Etapa 2. Los actores sociales en la etapa de transición al neoliberalismo.

Excede a los propósitos de este documento exponer y desarrollar la complejidad
de factores que llevaron al colapso del Modelo Institucional del Estado que se
verifica en los años 80. Entre las causas que se mencionan se pueden citar las
siguientes: notables dificultades para sostener regímenes de prestaciones sociales
de carácter universales asentados sobre criterios de solidaridad; ineficiencias en la
gestión misma del aparato del Estado; presiones y demandas cada vez más
complejas y difíciles de acoger en términos de volumen y especificidad; cambios
sociodemográficos y en las expectativas de la población, entre los más
importantes (Serrano, 2005), no obstante la multiplicidad de factores involucrados,
la responsabilidad recayó en el Estado y en la ineficiencia de su administración
pública:

879

�En ocasión de la crisis el gobierno mostraba que había sido incapaz
de conducir a la sociedad hacia metas aceptables de desarrollo,
bienestar y seguridad social o que, por lo menos, era una agencia
insuficiente para dar respuesta a los problemas que su sociedad
enfrentaba para la realizar las condiciones de vida deseadas o
constitucionalmente exigidas. La crisis exhibía en mayor o menor
grado la incompetencia financiera, normativa, política y administrativa
del gobierno: su incapacidad o insuficiencia directiva. Más aún, por
sus resultados desastrosos, exhibía al gobierno como factor de
desgobierno, daño, costos, desorden decadencia, que desencadenaba
hechos de conflictos, delincuencia, desafección a las identidades
sociales

(y

a

la

identidad

nacional,

en

casos

extremos),

empobrecimiento, con el efecto último de desunir y provocar la
deserción de numerosos de sus miembros hacia otros países (Aguilar,
2006:61).

Como resultado de esta crisis se dará paso a una nueva configuración entre los
actores sociales de la política social. El Estado monopolizador de lo social en la
etapa anterior se transforma en una alianza estratégica entre Estado y Mercado,
en el que el bienestar social se identificará como logro individual y responsabilidad
personal y familiar. La responsabilidad social del Estado será garantizar la
protección mínima en forma focalizada a sectores sociales que no pueden
solventar su bienestar social (Evangelista, 2001), de esta forma el modelo de
bienestar institucional transitará a un modelo residual26.

26 El eje de los regímenes de bienestar residuales es el mercado y el respeto a su libre juego, las
prestaciones propiamente públicas se orientan a corregir externalidades de la economía, no intenta
modificar la estructura social generada por el libre curso de la oferta y la demanda y asume que sólo hay que
proteger transitoriamente a aquellos pobres que no son capaces de auto ayudarse pero están dispuestos a
reincorporarse al mercado laboral (Esping-Andersen 1990, Hill 1997, Marshall 1975, Lautier 2001, Skocpol
1987).

880

�En forma en extremo resumida, los ejes de este modelo se centraron en: 1) la
descentralización del Estado; 2) la privatización de empresas y servicios públicos;
3) el incremento de la participación privada en la gestión y prestación directa de
servicios y; 4) la focalización hacia los más pobres de políticas sociales de
carácter asistencial (Serrano, 2005). Estas estrategias se resumen en dos
conceptos administrativos clave: eficacia y eficiencia. La eficacia de las políticas
sociales para hacerlas llegar a los destinatarios más prioritarios por medio de la
focalización, y la eficiencia en el uso óptimo de los recursos a través de la
descentralización y la privatización de los servicios sociales (Vilas, 1998).
A partir de esta etapa el Estado social entra en un proceso de construcción que
sigue su curso hasta el momento actual, algunos elementos que lo caracterizan
son los siguientes (Serrano, 2005) son: 1) las estrategias implementadas en la
etapa de ajuste al modelo neoliberal –focalización, descentralización y
privatización- se dirigen a formar un nuevo concepto del rol del Estado; 2)
aparecen nuevos temas en la agenda social, como los relacionados con las etnias,
el género, inseguridad en la ciudad, oportunidades para los jóvenes, droga y
violencia juvenil, acceso a la justicia; embarazo adolescente y deterioro del medio
ambiente; 3) la política social se hace más compleja dando paso a un nuevo
contenido de política: el de programas de desarrollo; 4) el Estado social
latinoamericano comienza a verse cruzado por temas de ciudadanía y
participación, por último, 5) Hay una participación más directa de la iniciativa
privada y de la sociedad civil (Lerner, 1998).
Durante esta etapa los actores de la política social se mueven en el escenario de
la mercantilización de lo social. Aunque queda en manos de la iniciativa estatal la
operación y prestación de servicios sociales se traslada un costo al beneficiario.
También en esta etapa se da la privatización de lo social ya que se deja en manos
del mercado la prestación de servicios sociales (Evangelista 2001). De esta
manera se constituye una política social basada en la libre competencia de lo
social favoreciendo la creación de un cuasi mercado social (Franco, 1996).
881

�El papel de la política social es contribuir a la superación de la pobreza sin alterar
el funcionamiento del mercado, a través de la mercantilización y calificación de la
fuerza de trabajo y de la complementación del mercado en la asignación de
recursos productivos; se basa en la concepción de que el principal mecanismo
para superar la pobreza es el crecimiento económico (Barba, 2004).
El Estado se convirtió en complemento para asegurar un bienestar social a los
sectores sin capacidad de consumo. En este modelo lo social se restringe al
terreno de la pobreza, concebida como un problema atribuible a deficiencias
personales y no a problemas sistémicos. Se piensa que el mecanismo
fundamental para alcanzar el bienestar social es el mercado y que las
prestaciones

propiamente

públicas

se

deben

orientan

sólo

a

corregir

externalidades de la economía, para que los pobres sean capaces de participar
en el mercado y sobreponerse por sí mismos a sus dificultades. (Skocpol, 1995:7;
Hill y Bramley, 1986:10)
Este modelo residual de bienestar mantuvo todavía algunas instituciones
universalistas principalmente en educación y salud. Lo anterior, ha dificultado
ubicar con certeza la política social mexicana dentro de alguna de estas
categorías ya que nunca fue totalmente institucional, dada sus limitaciones y su
forma de concepción, ni totalmente residual dada la permanencia de algunas
instituciones del antiguo modelo (Barba, 2004).
Por la situación anteriormente descrita la política social mexicana debe
considerarse como fragmentada y en transición entre el viejo modelo institucional
de bienestar y el modelo residual, tecnocrático y deslocalizado. Lo social no ha
sido puesto en el centro de la reforma social, las medidas tomadas no han sido
elaboradas ni para resolver los viejos problemas de exclusión social ligados a los
esquemas de operación de las instituciones de bienestar, ni para reducir los
graves déficit de ciudadanía y derechos sociales que han caracterizado al régimen
de bienestar mexicano (Barba, 2004).

882

�Las estrategias de la política social en el modelo neoliberal han recibido críticas,
aunque han sido eficaces para reducir el número de personas que se encuentra
en pobreza extrema con programas emergentes de empleo o subsidios a la
alimentación, la superación de las condiciones de pobreza es mucho más
complicado porque depende de un conjunto de factores económicos, financieros,
políticos e institucionales (Vilas, 1998).
A pesar de todas las críticas que ha recibido el modelo neoliberal, hay un aspecto
relevante que hay que anotar y es la emergencia de actores sociales. A partir de
la contracción del gasto público destinado al abasto y la transformación industrial
de los alimentos, se han observado nuevos actores y nuevas formas de relación
social que han pretendido superar las limitaciones del sector público en estos
rubros (Torres y Pensado, 2003). Un ejemplo es la creación de los Bancos de
Alimentos a través de las OSC´s y del sector privado, como lo ha hecho notar
Vilas (1998), mediante estas iniciativas se construyen nuevas formas de
articulación entre lo público, lo privado y las redes sociales, que tienden a
focalizar, pero también a descentralizar, las decisiones de la política social.
De acuerdo con Cordera (2000,16-18): la globalización y el modelo neoliberal que
lo acompaña “no han contribuido a disminuir la pobreza y la desigualdad como
planteaba su discurso”, Contreras (2000) encuentra otras muchas razones las
siguientes: la reducción de las posibilidades de maniobra de los gobiernos, el
descrédito político en que caen el corporativismo obrero y los partidos políticos
para garantizar un nivel de vida digno, las escasas posibilidades de hacer viables
y competitivas a las pequeñas y medianas empresas –que son las que emplean
personal asalariado en forma más intensiva–, las restricciones impuestas por la
globalización al funcionamiento de las instituciones financieras y fiscales y, en
general, el mayor beneficio que este mecanismo económico ofrece a los países de
industrialización original.

883

�Ante esta situación, las instituciones financieras como el Banco Mundial o el
Banco Interamericano de Desarrollo han sugerido orientar las políticas y
programas referidos a los problemas sociales a través de nuevas formas de
gestión pública y social, como las alianzas

intersectoriales o los programas

gubernamentales de desarrollo de capital humano.

LA ALIANZA INTERSECTORIAL: ¿UNA ALTERNATIVA PARA LA POLÍTICA
SOCIAL?

Antes de empezar a tratar el tema de las alianzas intersectoriales, se pasará
revista de la posición que tienen algunos autores sobre la importancia de la
participación de actores extragubernamentales en la política social.
Debido a la complejidad en la solución de los problemas sociales, Gomá y Blanco
(2002) han enumerado las dificultades a las que se enfrenta una política pública
con una visión jerárquica centralizada en el Estado para enfrentar las demandas
sociales: 1) la creciente cantidad de conocimiento en una sociedad postindustrial
que ha provocado el alto grado de fragmentación en los campos de la ciencia y la
técnica; 2) la complejidad de los valores, intereses y preferencias en juego, que
poseen los múltiples actores que están involucrados en los problemas sociales y
que son además cambiantes y; 3) la creciente interdependencia de los problemas
sociales y de los actores políticos.
Para Acosta (2010) la política social como sistema de acción pública requiere de
una revisión profunda para que los actores públicos y sociales relevantes,
imaginen, acuerden, diseñen e implementen ajustes urgentes que permitan
superar la desigualdad social y la pobreza. La inclusión, el compromiso, la
rendición de cuentas y la confianza mutua entre los actores públicos y privados
son elementos esenciales para crear condiciones institucionales favorables a la

884

�aplicación del arte de gobernar con una política social en modo de
cogobernanza27.
De acuerdo con Aguilar (2010) la definición y ejecución de los objetivos,
instrumentos, tiempos y recursos para resolver problemas y realizar los futuros
sociales

deseados

es

una

actividad

que

realizan

en

asociación

y

corresponsabilidad los poderes públicos, el gobierno y los actores de la sociedad
económica y civil.
Los tres autores anteriores se posicionan en la condición necesaria de la
participación de múltiples actores no gubernamentales en la política social, tanto
Acosta (2010) como Aguilar (2010) hacen uso del término gobernanza el cual
tienen una pluralidad de usos, de aproximaciones y definiciones, no obstante, hay
algunos elementos esenciales comunes.
La gobernanza, de acuerdo con los autores anteriores, es un término que significa:
1) una nueva forma de gobernar más cooperativa en la que las instituciones
públicas y las no públicas, actores públicos y privados, participan y cooperan en la
formulación y aplicación de la política y las políticas públicas; 2) se supone un
cambio en las maneras tradicionales de proceder por parte del poder público, la
dirección jerárquica y el control de los procesos políticos se sustituyen por formas
de regulación basadas en la negociación y la coordinación, mediante las cuales
los responsables públicos tratan de movilizar recursos políticos dispersos entre
actores públicos y privados
En la definición anterior se pueden aislar varios componentes, en primer lugar la
pluralidad de actores participantes y en segundo lugar la manera en la que
interactúan para la toma de decisiones. En términos concretos se está hablando

27 El aspecto central de este modo de gobierno radica en que los diferentes actores sociales reúnen
esfuerzos alrededor de un propósito común… y comprometen sus propias identidades y autonomía”, aunque
de manera parcial, en el proceso de gobernar, a cambio de acuerdos mutuos, derechos y obligaciones
(Kooiman, 2004: 179-180; Kooiman et al., 2008).

885

�de una alianza intersectorial integrada por actores gubernamentales, del sector
empresarial y del sector civil, por lo tanto, para el estudio de la gobernanza se
requeriría de la investigación sobre las alianzas intersectoriales para identificar los
actores participantes y las formas en las que se realiza su intervención.
Aunque existen múltiples perspectivas sobre el significado de las alianzas
intersectoriales para el desarrollo, en cualquiera de las definiciones que se adopte,
existe un consenso sobre su potencialidad para el fortalecimiento y desarrollo de
las intervenciones y los proyectos sociales (Cejas, Olaviaga, Grünhut, Stechina,
Cerdeira, 2009).
Félix Mitnik y Magnano (2009) define a las alianzas para el desarrollo local
como el marco organizacional en el que una red de diferentes actores públicos y
privados de un territorio negocian diferencias, articulan intereses y definen
conjuntamente futuras actuaciones. La idea de alianza aparece como un espacio
de negociación y articulación, con una estructura flexible y permeable a nuevas
relaciones de cooperación.
¿Es la alianza intersectorial una alternativa para la política social en México? En el
caso específico del Estado de Nuevo León ha habido un interés por parte del
gobierno en la participación del

sector privado y de las organizaciones de la

sociedad civil (OSC¨s), el Gobierno del Estado de Nuevo León propuso a nivel
nacional la formación de un Grupo de Trabajo en Pobreza Alimentaria28 ante la
Comisión Nacional de Desarrollo Social, el cual se convirtió en un foro de análisis
y definición de propuestas orientadas a mejorar la instrumentación de la política
social en pobreza alimentaria. Esta propuesta surgió como iniciativa a las cifras
del informe de CONEVAL (2011) del aumento de la pobreza en México de 48.8
millones de personas en el 2008 a 52 millones en el 2010.

28 Grupo de Trabajo en Pobreza Alimentaria, puede consultarse en línea en la dirección de Internet
http://www.nl.gob.mx/?P=sdsocial_gtpobreza&amp;m4=true, se encuentra información sobre los foros
realizados y específicamente sobre el tercer foro que fue realizado en Nuevo León, se pueden descargar los
documentos que se presentaron.

886

�El Grupo de Trabajo en Pobreza Alimentaria (GTPA) realizó tres foros en que se
presentaron ponencias que tenían diferentes líneas estratégicas para atender la
pobreza alimentaria, en el primer foro se presentó la estrategia de ampliar la oferta
interna de alimentos para atender la demanda potencial, es decir, la estrategia de
la producción de alimentos para minimizar la pobreza alimentaria.29
En el segundo foro30 se revisó la estrategia de la distribución de alimentos,
convirtiendo la demanda potencial en demanda efectiva, es decir, las estrategias
dirigidas al consumo efectivo por medio de la ampliación del abasto de alimentos
básicos a precios preferenciales en las regiones de mayor concentración de
población en pobreza alimentaria y también, por el fomento a actividades
productivas y generación del empleo, con el objetivo de aumentar el ingreso y la
capacidad de consumo.
En el tercer foro31, se presentaron los programas de apoyo alimentario del Estado,
tanto los del sector gubernamental que se realizan a través del DIF en Nuevo León
y las Asociaciones de la Sociedad Civil que administran comedores y Bancos de
Alimentos.32
Las tres líneas son estratégicas para combatir el problema de la pobreza
alimentaria a nivel nacional y estatal. Aunque la CEPAL sostiene la importancia de
la producción de alimentos y el empleo para eliminar la pobreza alimentaria33, los
29 Grupo de Trabajo en Pobreza Alimentaria, puede consultarse en línea en la dirección de Internet
http://www.nl.gob.mx/?P=sdsocial_gtpobreza&amp;m4=true,
30 Ibídem
31 Ibídem
32 Históricamente, el precursor del concepto de Banco de Alimentos fue el Banco de Alimentos de Santa
María en Phoenix, en Arizona Estados Unidos, fundado en 1967 por John van Hengel. Hangel persuadió a los
supermercados que donaran el alimento sin valor de venta para el comedor de la Iglesia en la que era
voluntario, en poco tiempo ya recibía más alimento del que el comedor podía utilizar.
33 CEPAL, 2004 IX Conferencia Regional sobre la Mujer de América Latina y efectos más sostenibles que los
que reparten alimentos y otros productos importados los cuales incluso pueden “desmantelar” la economía
local.
33 El 6 de junio de 1995 se constituyó legalmente la Asociación Mexicana de Bancos de Alimentos A.C.
(AMBA), con el objetivo fundamental de acoger a todos los Bancos de Alimentos en México, para que

887

�programas de asistencia alimentaria como los que lleva a cabo el DIF del Estado y
las organizaciones de la sociedad civil como el Banco de Alimentos de Cáritas han
sido reconocidos por la Secretaría de Desarrollo Social en el combate a la pobreza
alimentaria:34
Por ello es importante reconocer…la labor de todos ustedes, sus
aportaciones, su trabajo en equipo. Como la Asociación Mexicana de
Bancos de Alimentos que atiende a 1.2 millones de personas en
pobreza alimentaria.35
La AMBA36 cuenta con más de 60 miembros de organizaciones de la sociedad
civil que colaboran con el sector gubernamental en programas contra la pobreza
alimentaria. Los Estados en el país que cuentan con el mayor número de Bancos
de Alimentos son Jalisco, Coahuila, Tamaulipas y Sinaloa, la mayor parte de los
estados tiene un solo Banco de Alimentos. Nuevo León tiene un Banco de
Alimentos que es administrado por la Organización Cáritas de Monterrey, A.C.
La importancia de los Bancos de Alimentos para el combate a la pobreza
alimentaria radica en su capacidad estratégica para recuperar alimentos a través

contaran con el respaldo y asesoría de esta Asociación, teniendo como razón de ser, el erradicar el hambre en
México.
33
Secretaría
de
Desarrollo
Social.
Información
disponible
en
Internet:
http://www.sedesol.gob.mx/es/SEDESOL/Discursos/_rid/1391/_mto/3/_url/index/index.php?sec=9&amp;clave_
articulo=461
33
Asociación Mexicana de Bancos de Alimentos, puede consultarse en línea en
http://www.amba.org.mx/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;layout=item&amp;id=106&amp;Itemid=53el
Caribe. Si el objetivo es superar la pobreza “estructural”, los programas que alientan la producción y el
empleo locales tendrán efectos más sostenibles que los que reparten alimentos y otros productos importados
los cuales incluso pueden “desmantelar” la economía local.
34 El 6 de junio de 1995 se constituyó legalmente la Asociación Mexicana de Bancos de Alimentos A.C.
(AMBA), con el objetivo fundamental de acoger a todos los Bancos de Alimentos en México, para que
contaran con el respaldo y asesoría de esta Asociación, teniendo como razón de ser, el erradicar el hambre
en México.
35
Secretaría
de
Desarrollo
Social.
Información
disponible
en
Internet:
http://www.sedesol.gob.mx/es/SEDESOL/Discursos/_rid/1391/_mto/3/_url/index/index.php?sec=9&amp;clave_
articulo=461
36
Asociación Mexicana de Bancos de Alimentos, puede consultarse en línea en
http://www.amba.org.mx/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;layout=item&amp;id=106&amp;Itemid=53

888

�de alianzas con el sector privado, El problema del desperdicio de alimentos en
México es importante, la SEDESOL reporta un total de 30 mil toneladas diarias de
desperdicio de alimentos perecederos proveniente de las centrales de abasto y de
los supermercados del país, esta institución ha expresado su deseo de hacer
alianza con los bancos de alimentos del país para que dupliquen su capacidad de
atención a los sectores vulnerables. 37
Si se toma en cuenta que la cantidad que reporta la SEDESOL de alimento que se
desperdicia diariamente en el país de 30 mil toneladas, la cantidad que se
recupera es mínima, lo anterior significa que puede haber un gran potencial en los
Bancos de Alimentos para apoyar la política social asistencial. De acuerdo con
datos de la FAO, revelan que en México el descuido en el manejo de alimentos
representa pérdidas de hasta 20% entre el productor y el consumidor,
principalmente en cereales y frutas, sin contar el desperdicio que se produce
también en los hogares, restaurantes y comedores. La FAO recomienda atacar el
problema del desperdicio por tres dimensiones: el desperdicio en la producción, el
desperdicio en la venta y el desperdicio en el consumo.38
En países del primer mundo como Canadá, la importancia que tienen los Bancos
de Alimentos en la política alimentaria asistencial ha hecho que se ponga en mesa
de debate si es o no conveniente que se conviertan en una extensión
institucionalizada y permanente del sistema de seguridad social canadiense.
Después de décadas de operar, los bancos de alimentos cuentan con un bagaje
en cuestiones práctica de asistencia alimentaria que podrían llegar a convertirse
en política pública (Niebla y Verdugo, 2007).

37 Portal ciudadano del Gobierno del Distrito Federal. Síntesis informativa. Disponible en Internet:
http://www.serviciosurbanosdf.com/sintesis/?tag=sedesol
38 Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura y la Alimentación Oficina Regional para América
Latina y el Caribe Iniciativa América Latina y Caribe Sin Hambre. Observatorio el Hambre Av. Dag
Hammarskjöld 3241, Vitacura, Santiago de Chile Tel.: (56 2) 923 2100 | e-mail: RLC-iniciativa@fao.org
www.rlc.fao.org/iniciativa/obdh.htm.

889

�La alianza intersectorial más importante en el Estado de Nuevo León en el
combate a la pobreza alimentaria es la integrada entre el Banco de Alimentos de
la OSC Cáritas de Monterrey y la empresa de comercialización Supermercados
Internacionales HEB, que inició sus operaciones en Monterrey en 1997.

La

alianza se dio a conocer públicamente en diciembre de 1996.
Cuando HEB inicio operaciones en Monterrey se comprometió a mantener la
misma estrategia social que tenía en Estados Unidos. Con la finalidad de
implementar su estrategia social en México, la cadena decidió establecer un banco
de alimentos sin fines de lucro, el primero en el país. En ese entonces, HEB
ignoraba que en la ciudad ya existía el Banco de Alimentos de Monterrey (BAM),
la política de HEB era no lucrar con los saldos sino, siguiendo el mandato de su
misión, distribuirlos entre la población más necesitada (Austin y otros, 2005).
La aportación del BAM a HEB fue aportar las bases de datos de todos sus
beneficiarios para invitarlos a la inauguración de la alianza y utilizando su poder de
convocatoria invitó a los miembros de otras OSC para que cooperaran como
voluntarios, en un inicio el BAM puso a disposición de HEB su capacidad de
distribución y de organización de actividades masivas, mientras que HEB aportó
su experiencia en la operación y manejo de bancos de alimentos en Estados
Unidos (Austin y otros, 2005).
El potencial de las alianzas intersectoriales es su capacidad de convocatoria e
integración de otras organizaciones, en el caso de la alianza HEB-Cáritas de
Monterrey

participan

más

actores

tanto

gubernamentales

como

no

gubernamentales para apoyar el programa social de la alianza: 1) el Sistema para
el Desarrollo Integral de la Familia de Nuevo León (DIF); 2) la Universidad
Autónoma de Nuevo León (Facultad de Salud Pública y Nutrición); y 3) la
Secretaría de Salud (Jurisdicción No. 8). La vinculación de los tres últimos actores
con la OSC Cáritas de Monterrey se debe al Modelo de Intervención Nutriológica
Integral e Institucional (MINII), cuyo objetivo es contribuir a mejorar la calidad de
vida de las comunidades en extrema pobreza y con un grado de desnutrición, así
890

�como diversificar su alimentación, este modelo fue desarrollado por la Facultad de
Salud Pública y Nutrición de la UANL e implementado por Cáritas de Monterrey a
través del Banco de Alimentos en coordinación con el DIF Nuevo León.
De esta forma se integran una multiplicidad de actores que pueden ir más allá del
ámbito regional, la conformación de nuevos bancos de alimentos, por parte de
HEB y el BAM, en cinco ciudades del norte de México, es quizá uno de los éxitos
más grandes de la alianza, otro gran paso importante fue involucrar a los clientes
de la cadena en la colaboración con el banco de alimentos Austin y otros (2005).
Con el propósito de conocer la potencialidad de una alianza intersectorial para el
desarrollo de proyectos sociales ¿Cómo se

abordaría su investigación? La

respuesta dependería de los objetivos que se buscan con el estudio, Lozano
(2005) ha revisado esta alianza desde una perspectiva administrativa como una
alianza bilateral entre dos actores: la OSC que es Cáritas de Monterrey y la
empresa Supermercados Internacionales HEB.

En este estudio se analiza el

desarrollo diacrónico de la alianza en un continuo de colaboración que va
evolucionando, se concluye que las dos organizaciones privadas han tenido
resultados positivos, demostrando un verdadero sentido de negocio de las
alianzas intersectoriales.
En base a lo que se ha visto de la importancia de la alianza HEB- Cáritas de
Monterrey en el combate a la pobreza alimentaria es posible una investigación
sobre sus posibilidades de colaboración en la política social del Estado tomando
en cuenta que en países como Canadá se ha debatido la conveniencia de incluir
los Bancos de Alimentos en una extensión institucionalizada y permanente del
sistema de seguridad social canadiense. El marco analítico que se ha propuesto
para este estudio es desde el concepto de gobernanza por las razones que se
exponen a continuación.
El primero de los argumentos es de índole académica, en años recientes el
análisis de la gobernanza aplicado al estudio de políticas de salud se ha
891

�constituido como una prioridad para identificar los mecanismos sociales que
permiten transformar los principios bajo los cuales se articula la sociedad civil con
el Estado para atender de manera incluyente las prioridades en salud con una
organización descentralizada y participativa (Baris, 1998).
En la investigación sobre la reforma de la política pública de salud en México de
Arredondo, Orozco y Castañeda (2005).se ha analizado la dimensión de la
gobernanza y la participación social desde la perspectiva de las actores
involucrados en el sistema de salud -usuarios, proveedores de servicios y
tomadores de decisionesEn la investigación de Arredondo y otros (2005) la reforma en el sistema de salud
es conceptualizada como un proceso político y se le confirió un peso central a la
perspectiva de los actores políticos involucrados (Reich, 1995; Reich, 2002). La
gobernanza en el sistema de salud se utilizó para la identificación de capacidades
gubernamentales y del soporte social que éstas requieren para lograr los impactos
que se proponen las políticas sociales (Jörgensen, 2004).
Para Bazzani (2010) hay tres usos en la categoría de gobernanza en el sistema de
salud: 1) como herramienta metodológica para la comprensión de las reglas de
juego y normas del sistema de salud; 2) la vertiente prescriptiva o normativa
considera que es importante definir determinadas características de los procesos
de gobernanza que se asocian a mejores resultados de las políticas de salud, por
ejemplo se consideran atributos positivos de la buena gobernanza la
transparencia, participación ciudadana y rendición de cuentas; 3) una vertiente
mixta de los dos anteriores.
Tomando como base las experiencias de investigación en el campo de las
políticas públicas de salud se propone una extrapolación al análisis de las alianzas
intersectoriales que colaboran en política alimentaria para la identificación de sus
capacidades en el soporte de la política pública del Estado. Tomando la definición

892

�de la gobernanza de Plumtre &amp; Graham (1999) de la gobernanza 39, el análisis de
una alianza intersectorial se hace en tres dimensiones: 1) la interacción entre
actores; 2) la dinámica de los procesos y; 3) las reglas de juego (informales y
formales) con las que una sociedad toma e implementa sus decisiones.
La última de las dimensiones tiene una especial relevancia, de acuerdo con Hufty
y otros (2006) se obtiene una mejor comprensión de los mecanismos de ejercicio
del poder, genera información valiosa para intervenir en aquellas interfases críticas
para, por ejemplo, incrementar el acceso o los niveles de equidad en la prestación
de los servicios o fortalecer una perspectiva renovadora de la atención primaria en
salud o en alimentación.
El segundo de los argumentos con el que se defiende la pertinencia de la
aplicación de la gobernanza es de índole política, la reforma en la política pública
se conceptualiza como un proceso político y se confiere un peso central a la
perspectiva de los actores políticos involucrados (Reich,1995; Reich, 2002). Stoker
(1998) señala que el trabajo teórico sobre la gobernanza refleja el interés de los
científicos sociales anglo americanos por cambiar los patrones en los estilos de
gobierno.
La gobernanza implica un gobierno relacional o de redes de interacción públicoprivado-civil a lo largo del eje local/global, al igual que un gobierno interactivo,
emprendedor, socio o facilitador. Su mayor objetivo o aspiración es, a la vez,
mantener el orden público y facilitar la acción colectiva, es decir, la búsqueda de
modalidades participativas de gestión del poder, opuestas al tradicional Estado
centralizador (Alcántara, 2012).

39 La gobernanza se refiere a los procesos de acción colectiva que organizan la interacción entre actores, la
dinámica de los procesos y las reglas de juego (informales y formales) con las que una sociedad toma e
implementa sus decisiones, y determina sus conductas. Plumptre T, Graham J [Internet]. Governance and
good governance: international and aboriginal perspectives. Ottawa: Institute of Governance; 1999.

893

�En el caso del análisis de la política alimentaria en México, el Estado ha
centralizado el control de la política social alimentaria del país, un ejemplo de
estos programas es la Cruzada Nacional contra el Hambre (CNCH), no obstante
ha habido interés por parte del Gobierno de acercarse a los Bancos de Alimentos
del país, lo cual significa que tiene interés en la participación en las redes privadas
del sector privado de la sociedad civil, el sector gubernamental ha apoyado a los
Bancos de Alimentos del País a través de la SEDESOL40, con los Programas de
Empleo Temporal (PET) para dar impulso al Fondo Social de Rescate de
Alimentos (FOSORA), el objetivo de estos programas es rescatar el alimento que
ya no se distribuye por las vías comerciales comunes.
A partir de los hechos mencionados se infiere que el gobierno está interactuando
con las redes privadas creando así una alternativa a la gestión de la política
alimentaria

tradicional

y

centralizada.

Un

acercamiento

a

las

alianzas

intersectoriales a través de la gobernanza podría clarificar mejor el grado en el que
el gobierno facilita la acción colectiva y promueve la búsqueda de modalidades
participativas en la gestión del bien alimentario.
El tercer argumento es de carácter administrativo, la gobernanza es un término
que ha venido usándose en Europa -- particularmente por los medios académicos
anglosajones--, desde la década de 1990 para designar a la eficacia, calidad y
buena orientación en la intervención del Estado (Alcántara, 2012). Ya se había
mencionado en párrafos anteriores la acepción prescriptiva de la gobernanza que
usaba Bazzani (2010) cuando relacionaba los mejores resultados de la política
social con ciertos atributos de buena gobernanza como participación ciudadana y

40 En el 2012 la SEDESOL realizó una intensa labor para combatir la pobreza alimentaria en el país, en
alianza con 60 Bancos de Alimentos, a través del Fondo Social de Rescate de Alimentos (FOSORA) y el
Programa de Empleo Temporal (PET). Estas acciones de rescate alimentario siguen vigentes y van de la mano
de la Cruzada Nacional Contra el Hambre del gobierno federal, puede leerse en las siguientes direcciones de
Internet:
http://www.quadratinoaxaca.com.mx/noticia/nota,68364/
http://www.cronicahidalgo.com/2013/03/rescatar-productos-agricolas-para-el-banco-de-alimentos/

894

�transparencia, de hecho el trabajo de Arredondo y otros (2005) en la política de
salud en México iba en este sentido.
La alianza intersectorial se basa en la idea de que crea mejores soluciones (que
un solo sector –público o privado-) porque permite compartir los recursos que son
propios de cada sector participante (Cunill, 2005), de esta forma los bancos de
alimentos pueden proporcionar su conocimiento operativo, que es una de las
contribuciones más importantes de estas organizaciones (Niebla y Verdugo,
2007), ya que cuentan con un gran bagaje de conocimientos en la práctica de
asistencia alimentaria

que podría aprovechar el sector público en su política

social.
Existe un consenso cada vez mayor en torno a que la eficacia y la legitimidad de la
acción pública están basadas en la calidad de la interacción entre los distintos
niveles de gobierno, y entre éstos y las organizaciones empresariales y la
sociedad civil. Las formas en que se plasma lo anterior tienden a ser denominados
como gobernanza, gobierno relacional o en redes de interacción público-privadocivil (Prats, 2005). El estudio de la alianza intersectorial a través de la gobernanza
podría ayudar a entender la relación entre la eficacia y eficiencia de los resultados
en política alimentaria y la calidad de interacción en las redes público-privadociviles.
El cuarto y último argumento es metodológico por la complejidad de variables y
actores que intervienen en problema alimentario de un país. Garantizar la
seguridad alimentaria es una tarea complicada para los gobiernos, en un primer
momento, la seguridad alimentaria se planteó como un problema individual al
margen del ingreso y del poder adquisitivo. Posteriormente se incorporaron
factores tales como la producción suficiente, la estabilidad de la oferta en un grado
máximo y la garantía individual para obtener los alimentos por medio del
mejoramiento del poder adquisitivo (Torres, 2003).

895

�Unido a lo anterior hay que añadir también los riesgos por catástrofes naturales, la
fluctuación de los precios del Mercado nacional e internacional, cambios en la
política de gasto público de un gobierno y los conflictos armados o de terrorismo
que pueden vivir las comunidades de un país. Por razón de este entramado de
actores y de intereses que confluyen en el sector alimentario, el análisis de la
política social alimentaria de un país requiere de instrumentos metodológicos que
permitan entender mejor las interacciones entre estas redes de actores públicos y
privados.
El análisis de la gobernanza en las alianzas intersectoriales permite identificar
todos los actores participantes y las formas en que se relacionan con la red, la
gobernanza se concreta en una gestión pública basada en redes, el análisis de las
redes ayuda a entender cuál es el tipo de interacción que se da entre los actores y
la forma en que se dan los procesos de toma de decisiones.
De esta forma un examen de las características de una red de actores público
privados permitiría conocer cuál son las fortalezas, las debilidades, las
oportunidades y riesgos que puede tener la colaboración intersectorial en una
política social.
La investigación sobre las formas de cooperación entre el Estado y la sociedad
civil, entre autoridades públicas y autores privados es necesaria para conocer si se
presentan las condiciones en un país para la gobernanza. La implementación de
los sistemas de gobernanza puede fracasar en razón de las tensiones entre
actores públicos y privados por aspectos relacionados con la complejidad del
proceso decisional, la definición del sistema de responsabilidades y los códigos
normativos para explicar y justificar al gobierno (Natera, 2005).
Uno de las condiciones necesarias para la instalación de los sistemas de
gobernanza es el marco de legitimación, el ejercicio de poder tiene que ser
legítimo, un déficit de legitimidad mina el apoyo público y la capacidad de los
titulares del poder para promover la asociación y la cooperación (Stocker, 1998).
896

�REFLEXIONES FINALES

La gobernanza ha sido un tema intenso de debate derivado en gran medida por
las transformaciones que ha tenido la política social del estado en las últimas
décadas, la perspectiva de gobernanza considera que el Estado ya no tiene el
monopolio de conocimientos ni de recursos económicos para gobernar (Natera,
2005).
Aún y cuando la globalización ha traído consigo una serie de valores que han
incidido en la naturaleza de las políticas públicas en la mayoría de los países, esto
no implica el fin o declive del Estado, sino que sigue siendo el vehículo esencial en
la búsqueda del bien común en la sociedad con una función crucial de estructura
fijadora de fines y de coaliciones. La realidad de lo que se está presenciando es la
transformación del Estado en el que se revalorizan sus capacidades de
negociación con otros Estados, instituciones y grupos de sector privado para
conseguir sus objetivos sin perder su identidad y sus fines (Lindt, 1992).
La pregunta que habría que formularse sería ¿es posible un sistema de
gobernanza alimentaria en México? ¿Se encuentran capacitados el Estado y el
sector privado y la sociedad civil para realizar una coalición y superar todas las
tensiones que implica un sistema de gobernanza? En México se ha hecho mucha
investigación teórica sobre la pertinencia de la gobernanza en las políticas
públicas, no obstante, hay mucho trabajo de investigación de campo pendiente por
hacer, el tema de las alianzas intersectoriales es relativamente reciente a nivel
Latinoamérica y se han hecho aproximaciones desde enfoques mercadológicos
para la iniciativa privada, muy poco se encuentra en relación a las alianzas público
privadas en México en la colaboración para las políticas públicas.
El análisis de la gobernanza en los sistemas de política pública o en las alianzas
intersectoriales público-privadas es una condición necesaria para llegar a tener un
diagnóstico que permita proyectar la posibilidad futura de los sistemas de
gobernanza en México, en el caso de la política alimentaria se están presentando
897

�acercamientos del sector público al sector privado y civil para llevar a cabo los
programas alimentarios, un caso de ejemplo son las alianzas que está realizando
el gobierno con las empresas y las organizaciones de la sociedad civil (OSC´s) en
la Cruzada Nacional contra el Hambre (CNCH), no obstante habría que
preguntarse cuál es el tipo de relación de cooperación entre el Estado y los
actores no gubernamentales y cuál sería el nivel de participación en los procesos
de toma de decisiones.
En la medida que se pueda tener más información sobre las configuraciones de
las redes que establece el Estado con los actores no gubernamentales se puede
estar en la posibilidad de emitir un juicio sobre el futuro de los sistemas de
gobernanza alimentaria.
La propuesta de los proyectos de colaboración intersectorial no son una panacea
para resolver los problemas de América Latina; tanto las empresas, como los
gobiernos y las OSC´s deben encarar un gran número de acciones en forma
independiente, sin embargo, el Banco Mundial concluye que el beneficio de las
asociaciones en muy grande y que existe una creciente conciencia de dicho
potencial (Austin, Reficco, Berger, Fischer, Gutiérrez, Koljatic, Lozano, Ogliastri y
el equipo de SEKN, 2005).

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902

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903

�CONTRIBUCIONES DEL ÁREA DE TRABAJO SOCIAL EN EL PROCESO
DE CERTIFICACIÓN INSTITUCIONAL: UNA EXPERIENCIA EN EL MARCO
DEL HOSPITAL REGIONAL DE MINATITLÁN, VER.

Elizabeth Bozada Alvarado41
Lydia Velázquez Gallegos42

En esta comunicación se expone la experiencia, del Departamento de Trabajo
Social del Hospital Regional de Minatitlán, sobre los procesos de operación
profesional en particular y respecto a la evaluación continua de la prestación del
servicio en general, como respuesta a las necesidades presentadas en el marco
de las instituciones hospitalarias, primero, para dar un servicio de calidad a los
pacientes y segundo, para dar respuesta a los requerimientos estandarizados
para tal caso.
Los fundamentos de este proceso tienen su origen en los estándares prescritos
por la Organización Mundial de la Salud (OMS) y centrados en los derechos del
paciente y su familia, así como en la educación de los mismos. Para evidenciar
los requerimientos de las normas se construyeron registros: listas firmadas de
pacientes quienes recibieron información sobre sus derechos y obligaciones, en
modalidad verbal y escrita, a través de medios de comunicación y guías a los
pacientes hospitalizados. Respecto a la prestación de los servicios médicos se
construyeron indicadores sobre el índice de satisfacción. Los datos fueron
obtenidos a través de encuestas a los pacientes que egresaron del servicio de
hospitalización y en consulta externa a los pacientes que salieron del servicio
de consulta.

41
42

Jefa del Departamento de Trabajo Social Elizabeth.bozada@pemex.com
Trabajadora Social del Área de Informes del Hospital, lydiav27_9@hotmail.com

904

�Los pacientes en este proceso de evaluación aportan la información esencial
para evidenciar el trabajo realizado dentro del área médico-social de acuerdo
con los estándares establecidos. Sin embargo, su abordaje representa un reto
para el profesional de Trabajo Social puesto que cada vez en diversos
escenarios hay más rechazo a las entrevistas y cuestionarios. Ante esto, las
estrategias de abordaje a los pacientes ha priorizado un enfoque humanístico
que ha permitido un vínculo de confianza y de certeza de que su opinión es útil
para mejorar el servicio.

Palabras claves: Certificación- estándar – satisfacción- derechos del paciente

I Marco de referencia
Todo ser humano que ha llegado a tener la pérdida de salud necesita ser
tratado de manera digna, respetando su cultura, sus valores psicosociales y
espirituales. El cumplimiento de las normas establecidas dentro de la Ley
General de Salud, ha obligado a toda institución a hacer cumplir de manera
responsable este trato de tal forma que el paciente se sienta protegido y
respetado, logrando así ser participe junto con los familiares, ya sea de una
recuperación íntegra, como de una muerte digna. Es en este sentido que las
instituciones de salud tienen una amplia responsabilidad con su personal,
haciéndoles ver que el buen trato al paciente es una obligación que todos
debemos tener, porque de ello depende mucho la estabilidad del mismo.

Estas prescripciones en lo general emanan del siguiente marco normativo


Constitución Política de los Estados Unidos Mexicanos



Ley General de Salud
905

�

Reglamento de la Ley General de Salud en Materia de Presentación de

Servicio de Atención Medica


Estándares para la Certificación de Hospitales del Consejo General de

Salubridad


Contrato Colectivo de Trabajo en Vigor



Reglamento de Personal de Confianza



Políticas internas institucionales



Derechos del Paciente



NOM-190-SSA1-1999 Prestación de servicios de salud. Criterios para la

atención medica de la violencia familiar


NOM-004-SSA3-2012 Del expediente clínico

Es importante señalar que en lo particular, el Sistema de los Servicios Médicos
de Petróleos Mexicanos ante la tarea de atender las recomendaciones para
alcanzar el reconocimiento por el servicio de calidad, sigue las prescripciones
del Consejo de Salubridad General de manera voluntaria y da seguimiento a la
atención médica y seguridad de los pacientes como componentes esenciales
para lograr esta atención de calidad.
Las manifestaciones necesarias para concretizar este reconocimiento se
encuentran en torno a lo que la organización médica refiere sobre la seguridad
de los pacientes, la calidad de la atención, la seguridad hospitalaria, la
normatividad que regula y señala la prestación del servicio, ya sea el acceso y
las formas en que se hace llegar al usuario. Un aspecto importante, relacionado
con los procesos de operación en términos de satisfactores, es la articulación
de las acciones con la política nacional de salud y las generadas por el propio
sistema.
Es importante señalar que el Tratado de Libre Comercio de América del Norte
se reconoce como el detonador de responder a las demandas de una atención
digna por parte de usuarios de los sistemas de salud y la respuesta de las
instituciones generadoras de los servicios. Sin embargo, la atención se focalizó
906

�solo en relación con el tránsito de los médicos y pacientes por los países
participantes (México-Canadá-Estados Unidos) por lo que se buscaba
reconocer las competencias profesionales, particularmente del personal médico.
En la siguiente tabla, se muestran los antecedentes de los documentos rectores
en el caso particular de México.
Cuadro 1 Desarrollo de la certificación de la calidad los servicios médicos
Año

Instancia

Propósitos

Documento rector

responsable
1983
Grupo

Básico

Desarrollar

y

Bases

para

Interinstitucional

uniformar

los

Evaluación

de

procesos

de

Calidad

de

la

las

Atención

en

las

de

Unidades Médicas del

Evaluación

Sectorial,

evaluación

coordinado

unidades

inicialmente
la

por

en

servicios de salud

de

la
la

Sector Salud

Dirección

General

de

Planeación de la
Secretaría

de

Salud
1989

Cuadro
Grupo

Básico

Básico

de

Indicadores para la

Evaluación

Interinstitucional

Evaluación

Calidad

de

Servicios de Salud

Evaluación

de

los

de
de

la
la

Atención Médica

del Sector Salud
1999

Bases conceptuales
Comisión
Nacional

de

y los procedimientos

Programa

para la Certificación

de

907

Nacional

Certificación

de

�Certificación,

de Hospitales.

(Secretario

del

Consejo

de

Criterios

para

Hospitales

la

Criterios

Salubridad

contratación de las

certificación

General)

empresas

hospitales

para

la
de

evaluadoras
(Organismo

Convocatoria dirigida

Certificador)

a las personas físicas
o morales interesadas
en participar en la
Evaluación

para

Certificación

la
de

Hospitales.

2001
Consejo

de

Redefinieron

los

Programa

Salubridad

criterios

de

de

General

evaluación

Nacional

Certificación

de

Establecimientos

de

Atención Médica.

Reglamento

Interior

de la Comisión para
la

Certificación

de

Establecimientos

de

Servicios de Salud,
2007
Comisión para la

Estándar nacional de

Programa

Certificación

calidad en salud y

de Salud 2007-2012

de

Establecimientos

ser

competitivo

de Servicios de

internacionalmente.
908

Nacional

�Salud
2008

Sistema Nacional

Fundamento jurídico.

Diario Oficial de la

de

Articulación eficaz de

Federación

Certificación

de

las instituciones.

Establecimientos

Perspectiva

de

sistémica

Atención

Médica

Mejora continua.

(SiNaCEAM)

Seguridad

los

pacientes, Mantener
ventajas
competitivas.
Sostener y mejorar
su posición en el
entorno.
Fuente: Consejo de Salubridad General: estándares para la certificación de
hospitales vigentes a partir del 1° de abril del 2012.
Entre las funciones del SiNaCEAM, se señalan las de investigar las prácticas y
la aplicación de indicadores, estándares y métodos de evaluación de la calidad
de los servicios de salud con la intencionalidad de mantener vigente el Modelo
de Certificación.
En el contexto de Petróleos Mexicanos, existen 2 hospitales centrales, 6
regionales, 12 generales, 8 coordinaciones, 3 clínicas-hospital, 7 clínicas, 29
consultorios y 1 unidad médica centro administrativo. Como respuestas a los
requerimientos para alcanzar los estándares de calidad de los servicios, se
puede decir que de los Hospitales Regionales, solo el Hospital Regional de
Minatitlán; los Hospitales Generales de Cerro Azul y Ciudad Pemex han logrado
la certificación. En el caso del Hospital Regional de Minatitlán ha sido el Tercero
en lograrla con una calificación de diez.

909

�Sin duda alguna es de tener claro que independientemente de las exigencias
producidas por los intercambios para uno y acuerdos internacionales para otros,
los mexicanos y las mexicanas por decreto constitucional tenemos el derecho a
una atención de calidad que, si bien, es traducida a indicadores, también las
construcciones subjetivas al respecto representan un ingrediente significativo
para tal caso. De manera particular en el marco de la experiencia laboral en la
empresa, las representaciones que los sujetos usuarios construyen en torno a
la prestación de los servicios históricamente había sido asignada al trato que el
profesional del trabajo social; los conocimientos teóricos metodológicos
subyacen la actitud profesional.
En este sentido, el proceso de certificación de la calidad de los servicios desde
una

mirada

sistémica

contribuyen

a

una

articulación

entre

la

interdisciplinariedad y la interinstitucionalidad, las cuales favorecen el desarrollo
de un marco necesariamente holístico e integrador por lo que la satisfacción del
derechohabiente, está ahora vista como resultado de la atención recibida en
cada área de trabajo del hospital.

II Proceso metodológico
El proceso metodológico para la construcción de los indicadores y evidencias
conlleva a dos fases importantes, la autoevaluación y la auditoría. De acuerdo
con los estándares, el proceso de autoevaluación invita a focalizar la
observación en los siguientes aspectos: las metas internacionales para la
seguridad del paciente, los estándares centrados en el paciente y los
estándares centrados en la gestión del establecimiento de atención médica.
(Ver figura1.)

910

�Figura No. 1 Estándares para certificar hospitales (versión 2012)

.

Fuente: Creación propia

Como se puede observar en la figura 1, los estándares generan una dinámica
interna en el personal, predispone la actitud al conocimiento para la gestión
operativa de los requerimientos en los tres aspectos mencionados.
Si bien los estándares abordan en su conjunto estructura, dinámica y fuerzas de
un hospital en el proceso e organización interna, al Departamento de Trabajo
Social recae la responsabilidad de los estándares centrados en el paciente, de
manera particular, en los derechos del paciente y su familia. El punto de partida,
como se ha expresado, al inicio de este punto es la auto-evaluación.

Como

proceso, la autoevaluación permite comparar los requerimientos de la norma con

911

�lo construido en la cotidianeidad; en este proceso, se requiere de una mirada al
interior. Vélez (2012) dice que:
La auto observación es la observación que realiza el observador
como participante y constructor de realidades, percatándose de
los mecanismos cognitivos involucrados en dicha construcción
incluye la propia perspectiva del observador, dando cabida a la
visión que éste tiene por su tradición de trabajo y su experiencia.
La observación no es una mirada excluyente y por lo tanto puede
coexistir con otros tipos de observación, complementándolos. En
ella se alojan la experiencias y la responsabilidad ética
constituyendo una modalidad de observación compleja que
transcurre entre lo vivido concreto- lo vivido imaginado y lo exterior
–interior estableciendo cambios radicales con las metodologías
tradicionales que solo reproducen y describen hechos externos.
(2012: 114).
La autoevaluación contempla aquellos elementos que debe cumplir un hospital en
función de lo dispuesto en la Ley General de Salud y sus Reglamentos, en las
Normas Oficiales Mexicanas y en los Estándares para la Certificación de
Hospitales Vigentes. Como proceso, trasciende de la descripción de indicadores a
la reflexión sobre las formas en que, en el marco de las prácticas cotidianas se
perfila el personal, se manifiesta la estructura y equipamiento institucional, las
formas en que se operan los planes, política, procedimientos y los procesos de
información y las diversas representaciones que los derechohabientes construyen
al recibir el servicio.
Sobre estos principios y en relación con los estándares centrados en el paciente
en el rubro de los pacientes y su familia se diseñaron operativamente los
siguientes criterios:

912

�Cuadro No. 2 Estándar PFR 1
ESTÁNDAR DERECHOS DE LOS PACIENTES Y SUS FAMILIAS
El establecimiento es responsable de proporcionar procesos que respalden los
derechos de los pacientes y de las familias durante la atención. (Estándar
PFR.1)
Elemento medible

Unidad

de Variables esperada

análisis
1. Trabajan en colaboración para Directivos

PFR

1.1

respaldar y proteger los derechos

cordial

de los pacientes y sus familiares.

para con los valores y

y

Atención
respetuosa

creencias

personales

del paciente.
2. Comprenden los derechos de Directivos

PFR.1.2

Atención

los pacientes y sus familiares tal

médica respetuosa de la

como están identificados en las

necesidad de privacidad

leyes y reglamentaciones y en

del paciente.

relación con la población que se
atiende.
3.-Se respeta el derecho de los Establecimiento

PFR.1.3

pacientes y, en su caso de sus

que

familiares,

objetos personales de

información

de

determinar

sobre su

qué

atención

Un

proceso

resguarde

los

los pacientes.

podrá ser proporcionada a la
familia o a terceros y en qué
circunstancias.
4.-Está
políticas

informado
y

sobre

las Personal

procedimientos

PFR 1.4 Protección de
los

relacionados con los derechos del

pacientes

contra

agresiones físicas.

913

�paciente y pueden explicar sus
responsabilidades en cuanto a la
protección de dichos derechos.
5.

Orientan

y

respaldan

los Políticas

y PFR.1.5

derechos de los pacientes y sus procedimientos

adecuada

familiares en el establecimiento.

personas

Protección
de:

niños,

discapacitadas, adultos
mayores

y

demás

población en riesgo.
PFR.1.6
Confidencialidad
del paciente
Fuente: Creación propia.

Los instrumentos de apoyo para construir la evidencia en los indicadores de
esta tabla son:
a) Registro de iglesias, templos u organizaciones con nombre, domicilio y
teléfono para orientar a los pacientes y familiares que demanden este tipo
de apoyo.
b) Descripción de la política comunicación, orientación de los derechos del
paciente y su familia.
c)
Cuadro No. 3 Estándar PFR2
ESTÁNDAR DERECHOS DE LOS PACIENTES Y SUS FAMILIAS
El establecimiento respeta los derechos de los pacientes y sus familiares y
fomenta su participación en el proceso de atención médica.( Estándar PFR.2)
Unidad de análisis : Establecimiento

914

�Elemento medible

1.

Se

elaboran

Variables esperadas

políticas

y

procedimientos para respaldar y
promover

la

participación

del

paciente y su familia en los
procesos de atención.

PFR.2.1 Informar a los pacientes y sus
familiares acerca del proceso de cómo les
comunicarán

el

estado

de

salud,

diagnóstico de certeza y el tratamiento
planificado, así como de la manera en que
pueden participar en las decisiones sobre
su atención, en la medida que deseen
participar.
PFR.2.2

2.- La elaboración de políticas y familiares

Informar a los pacientes y sus
sobre

procedimientos es un esfuerzo de responsabilidades

sus

derechos

relacionados

con

y
el

colaboración e incluye tanto al rechazo o la suspensión del tratamiento.
personal directivo como operativo.
PFR.2.3

Respeto

los

deseos

y

3.- El personal recibe capacitación preferencias del paciente acerca de omitir
sobre las políticas, procedimientos los servicios de reanimación y a renunciar
y su rol en el respaldo de la o retirar los tratamientos para prolongar la
participación del paciente y su vida.
familia en los centros de atención.

PFR.2.3

Respeto

a

los

deseos

y

preferencias del paciente acerca de omitir
los servicios de reanimación y a renunciar
o retirar los tratamientos para prolongar la
vida.
PFR.2.5 Respaldo al derecho del paciente
a

recibir

una

atención

respetuosa

compasiva hacia el final de su vida.
Fuente: Creación propia.
915

y

�Estos estándares están orientados a la atención por parte del médico y buscan
promover el respeto a la privacidad del paciente. Sin embargo, es
responsabilidad del médico tratante el manejo de esta información y la forma de
comunicarla al personal, que está comprometido con principios éticos que
hacen posible el respeto a los derechos del paciente.
Ante esto, trabajo social construye la evidencia a través de la aplicación de la
encuesta al egreso del paciente de la unidad médica, denominada
“Satisfacción” a través del Ítem 6, en donde se le pide que indique si fue
informado sobre: Derechos y obligaciones, los riesgos de caída, los
medicamentos que le administran y sobre el lavado de manos del personal de
salud que está a cargo de ellos. Es importante mencionar que en el caso de
ingresos programados, el personal de trabajo social cita a los pacientes a una
plática de inducción sobre estos derechos previo a la hospitalización.
En su conjunto y sin intención de mostrar una mirada reduccionista sino
orientadora, de lo que son los derechos de los pacientes y familiares, se
expresan algunos contenidos tales como: Derecho a ser tratado con respeto,
tolerancia y eficiencia; derecho al respeto de su personalidad, dignidad e
intimidad sin discriminación de raza, sexo, ideologías políticas, religiosas o
sindicales y a la comodidad y dignidad del paciente agonizante; derecho a
conocer con nombre completo a los profesionales que lo atienden; derecho a
recibir en términos comprensibles la información y orientación necesaria que les
permita tomar la mejor sedición sobre su tratamiento; derecho a ser informado
de cualquier información o proyecto educativo que involucre al paciente; el
derecho a que un familiar o persona responsable legalmente autorizada ejerza
los derechos si el paciente es incapaz de entender su tratamiento, si es incapaz
de manifestar su voluntad, si se le considera incompetente o si es menor de
edad; derecho a recibir asistencia religiosa; derecho a la confidencialidad;
Derecho a solicitar y obtener asesoría en relación a medicina preventiva o
curativa y; derecho a rechazar el tratamiento hasta el grado que permita la ley.
916

�Cuadro No. 5 PFR3
ESTÁNDAR DERECHOS DE LOS PACIENTES Y SUS FAMILIA
El establecimiento informa a los pacientes y a sus familiares sobre el proceso
para atender quejas y resolver conflictos y diferencias de opinión sobre la
atención medica; asimismo, les informa sobre su derecho a participar en estos
procesos (Estándar PFR.3)
Elemento medible

Unidad

de Variables esperada

análisis
1.-Los pacientes son conscientes Trabajo Social

Información a pacientes

de su derecho a manifestar una

y familiares verbal y

queja y el proceso de hacerlo.

escrita sobre derechos
a manifestar queja y del
proceso

a

seguir,

informándoles que su
participación

es

fundamental

y punto

clave desde el inicio y la
solución de su queja.
2.- Las quejas
resuelven

se revisan

conforme

y Comisión Mixta Buzones

para

la

con de Seguridad e recolección de quejas

mecanismo del establecimiento.

Higiene.
Cuerpo
Gobierno

en las diversas áreas.
de Control con el número
de folio.

3. Las dudas, conflictos o dilemas
que surgen durante el proceso de

Procedimientos.

atención se analizan conforme al
mecanismo del establecimiento.
Fuente: Creación propia.

917

�El departamento de trabajo social es responsable del proceso de quejas de los
pacientes y sus familiares mediante el uso del buzón en donde a través de un
formato se pide a la persona: datos generales, señale la irregularidad y el
nombre de la persona responsable de la situación. Es importante mencionar
que en este mismo formato se puede expresar también el reconocimiento y
felicitación por el servicio que se recibe.
En el marco de los derechos los pacientes y familiares pueden recurrir a
representación sindical quien surge como su representante ante la junta del
gobierno del hospital para atender las quejas manifestadas y se evidencian con
minutas de cada reunión.
Para el cumplimiento institucional de estas acciones se diseñó la política y
procedimientos para la atención de quejas.
Cuadro No. 6 Estándar PFR4
ESTÁNDAR DERECHOS DE LOS PACIENTES Y SUS FAMILIAS
El personal recibe educación sobre su rol en la identificación de los valores y
creencias de los pacientes, así como en la protección de sus derechos.(
Estándar PFR.4)
Unidad
Elemento medible

de Variables esperadas

análisis

1.-El personal comprende su rol Personal

Capacitación sobre los

en la identificación de los valores y

derechos del paciente y

creencias de los pacientes y sus

su

familias y el modo de respetarlos

comprende

en el proceso de atención.

participación

en

la

identificación

de

los

familia

que
su

valores y creencias del
paciente.
2.-El personal comprende su rol Personal
918

Se capacita al personal

�en la protección de los derechos

por medio de pláticas en

del paciente y su familia.

la

sesión

general,

programa de educación
a

enfermeras

asistente,

y

educación

continua

para

trabajo

social,

existe

un

catálogo de educación
al paciente, la guía del
paciente.

Y

comprenda

los
para

respetar los valores y
creencias

de

los

pacientes.

Plática

de

inducción

a

la

programación
quirúrgica.
Fuente: Creación propia.
Para dar respuesta a este estándar, se han diseñado programas de educación
continua para el personal del hospital médico, auxiliares, técnicos, manuales,
enfermería y trabajo social. Se construyen registros de asistencia del todo el
personal que cumple con esta disposición.
Cuadro No. 7 Estándar PFR 5
ESTÁNDAR DERECHOS DE LOS PACIENTES Y SUS FAMILIA
Todos los pacientes son informados acerca de sus derechos, de forma que los
puedan entender. (Estándar PFR.5)
Elemento medible

Variables esperada

919

�1.-Cada

paciente

recibe

por

escrito la información de sus

Medios de comunicación que expresen los
derechos.

derechos.

Espacios en el establecimiento para estos
medios de comunicación.
2.-El establecimiento cuenta con Información verbal sobre los derechos.
un proceso para informar a los Una política operativa comunicación y
pacientes

sobre

sus

derechos orientación de los derechos del paciente y

cuando la comunicación escrita no su familia.
resulta efectiva o adecuada.
3.-El hospital cuenta con la carta Manual guía del paciente.
de los derechos generales de los
pacientes

y

se

encuentran

accesibles al público en general
en

un

formato

e

idioma

comprensible.

Después de la inducción a los derechos, la trabajadora social a través de diálogo
grupal evalúa la comprensión de los pacientes sobre sus derechos, así como
identifica las preocupaciones, inquietudes que estos temas generan ante su
ingreso al servicio de hospitalización (que es el área de mayor aplicabilidad de
este procedimiento) y la consulta externa.

920

�Cuadro No. 7 Estándar PFR 5

ESTÁNDAR DERECHOS DE LOS PACIENTES Y SUS FAMILIA

El consentimiento informado del paciente se obtiene mediante un proceso definido
en el establecimiento y lo lleva a cabo personal capacitado. (Estándar PFR.6)

Elementos Medibles PFR.6

Variable esperada

1.-El establecimiento cuenta con un Consentimiento

informado

elaborado

proceso de consentimiento informado por el médico tratante y otorgado para
claramente definido, descrito en las poder ingresar a hospitalización y antes
políticas y procedimientos.

de cualquier procedimiento que conlleve
un alto riesgo.
Listado

general

de

consentimientos

informados.

2.-Se capacita al personal designado a Diseño de una política y procedimientos
fin de implementar las políticas y los para la obtención de consentimiento
procedimientos.

informado.
Programa de capacitación sobre el
llenado de registros.

3.-Los

pacientes

otorgan

su Presentación de formatos de acuerdo al

consentimiento informado conforme con momento en el proceso de atención al
ingresar a hospitalización, o antes de la
921

�las políticas y procedimientos.

realización

de

determinados

procedimientos o tratamientos.

Trabajo Social verifica que la política y procedimiento haya sido realizado por el
médico, identifica el documento firmado por el paciente y su familiar como
testigo, en relación al tratamiento al que será sujeto, así como también a partir
de las entrevistas se corrobora esta información.

RESULTADOS
La auditoría representa el segundo momento del proceso de la certificación de
los servicios médicos. En esta etapa se integra la mirada externa experta para
concretizar la valoración sobre el cumplimiento de los estándares que califican
la calidad de la atención y el resguardo de la seguridad de los pacientes.
De acuerdo con el Sistema Nacional de Certificación de Establecimientos de
Atención Médica (versión 2011), la auditoría se lleva a cabo por medio de la
evaluación de los estándares centrados en el paciente, estándares centrados
en la gestión, metas internacionales de seguridad de los pacientes y estándares
ponderados

como

indispensables

calificados

como

cumplidos

en

autoevaluación del hospital.

Cuadro No. 8 Desarrollo de rastreadores en la auditoria
Tipo

Definición

Rastreador de pacientes

Método

de

Componentes
evaluación Proceso

y

servicios

que permite conocer la clínicos.
experiencia del paciente.
922

Entrevistas al personal.

la

�Constatar registros.
Rastreadores
sistemas

de Evaluación

de

sistemas críticos

los Manejo

y

uso

de

medicamentos
Prevención,

control

y

reducción de infecciones
Administración
seguridad

y
de

las

instalaciones.
Uso de la información
para gestión de calidad.
Rastreador

Son evaluaciones de la Procesos y actividades

indeterminado

estructura, procesos o críticas que no es posible
resultados que el equipo evaluar

durante

auditor considera como rastreadores
relevantes.

los
de

pacientes y sistemas.

Estándares en los que
falta obtener evidencia.

Estructura indispensable
para

prestación

de

servicios médicas.

Las contribuciones de trabajo social ante este proceso de rastreo, estimadas
como trabajo previo, consistió en la elaboración de medios de comunicación
para socializar los derechos de los pacientes tales como:
 Guías rápidas para garantizar la calidad de la atención que
proporcionamos difunde información sobre los derechos del paciente y

923

�sus obligaciones; el reglamento para ingresar al hospital; directorio
telefónico de los jefes de servicio.
 Guía del paciente proporciona información sobre los derechos del
paciente, sus obligaciones, presentación de los servicios con que cuenta
el hospital, reglamento del hospital, indicaciones para el uso de los
buzones de queja, información sobre los residuos peligrosos (RPVI),
técnica para el lavado de manos y requisitos para la donación de
órganos y tejidos.
 Periódicos murales con contenidos sobre los derechos de los pacientes
y su familia, las políticas institucionales y procedimientos sobre el
servicio.
 Folletos en los consultorios en base de acrílico con información sobre
los derechos de los pacientes.
 Videos en las salas de espera

sobre el lavado de manos con la

intención de disminuir los riesgos de infecciones intrahospitalarias.
Las experiencias de los pacientes fueron recuperadas bajo las siguientes
categorías: Tiempo de espera, satisfacción por la información proporcionada
por el médico, el trato recibido por parte del personal de trabajo social,
información sobre sus derechos, riesgos de caídas, medicamentos que le
administran y el lavado de manos de manera esencial como resultado de lo
vivido en su estancia hospitalaria, se le solicitaron recomendaciones para
mejorar el servicio.

924

�A

continuación

se

expone

los

resultados

previos

a

la

auditoría.

Figura No. 2 índice de satisfacción de pacientes

Esta
grafica
ilustra

una

de las últimas evaluaciones antes de la auditoría con un logro de 93% de
satisfacción por parte de los pacientes. Sin embargo, en búsqueda de la calidad
en la satisfacción nos propusimos que los pacientes comprendieran que su cita
médica está garantizada y que 20 minutos son suficientes para su consulta
médica. También fue necesaria la organización interna y establecer procesos
de comunicación para respetar el promedio de pacientes posibles de atender
diariamente en los horarios establecidos.
Sin afán de minimizar la construcción de evidencia para los 23 indicadores que
fueron presentados en la etapa de auditoría, consideramos pertinente resaltar el
momento ya que es en esta etapa en que se ofrece una retroalimentación y
fueron señalados durante 4 días los aspectos positivos y las observaciones y
hallazgos que comprometen la seguridad del paciente.

925

�Como momento final fue entregado al Comité de Calidad del hospital un reporte
preliminar con las observaciones más relevantes encontradas durante el
periodo de la auditoria para ser evaluadas en una segunda vuelta.
En la segunda evaluación, el Consejo de Salubridad verifica los trabajos que
estaban pendientes durante tres días. Y nos informa que los resultados los
enviarán para conocer la calificación. El proceso concluye con el dictamen que
Envía el Consejo al hospital, los resultados la calificación 10 Hospital Regional
Minatitlán Certificado. El reconocimiento fue entregado al Hospital Regional
Minatitlán, en diciembre 2013.
Es indiscutible que el fenómeno de la globalización abre las fronteras para el
ejercicio de los derechos humanos principalmente a los relacionados a la salud
integral de las personal. En un sentido más restringido al cumplimiento de
estándares que pretenden homogenizar los proceso cotidianos en las
instituciones en la presentación de los servicios médicos.
Sin duda alguna estos requerimientos dimensionan el quehacer del trabajo
social a pasar de las funciones tradicionalmente identificadas como meramente
administrativas, de recepción y de educación para la salud a acciones que
promueven los derechos del paciente.
Las

pautas

y

comportamientos

naturalizados

y

que

han

generado

representaciones sociales en torno a lo que somos o queremos ser, al papel
que desempeñamos las y los trabajadores sociales en el contexto de salud sin
duda alguna están siendo trastocados por objetivos externos a nuestros
espacios institucionales.
CONCLUSIONES
Si bien el proceso para la certificación de hospitales ha representado y requiere
la articulación de esfuerzos de todos los miembros de la institución. Deja claro
que no hay protagonismos, la sistematización de las aportaciones de trabajo
926

�social sólo han tenido la finalidad de resaltar la áreas de oportunidades quizás
para unos o la contribución una vez más a los intereses de fuerzas
controladoras de los sistemas económicos y políticos en el mundo. De manera
particular para las colegas que integramos el departamento de trabajo social
nos ha permitido:
1.-

La

oportunidad

de

ser

promotoras

legitimadas

y

reconocidas

institucionalmente para la promoción de los derechos de los pacientes.
2.- Experimentar la investigación social de manera continua como herramienta
para la autoevaluación en el cumplimiento de los objetivos institucionales.
3.- Reconocimiento social y profesional en la atención de las demandas de los
pacientes en relación al trato en el servicio.
4.- Sin duda alguna nos hemos dado cuenta de que los tiempos actuales
trastocan los proceso naturalizados del ejercicio profesional generando rupturas
en la actitud del profesional de trabajo social principalmente por ser el
profesional identificado como el primer enlace entre la institución y el servicio;
trascender del papel administrativo-asistencial al educador de derechos
hospitalarios y a la investigación-acción dado que el proceso no termina con la
calificación; el trabajo sustancial después de esto es mantener los estándares
alcanzados y mejorar lo debilitado con la intención de mantener la calidad en la
prestación de los servicios.
REFERENCIAS
Constitución Política de los estados Unidos Mexicanos (2013)
Consejo de Salubridad General (2009) Manual del proceso para la certificación
de hospitales.
Consejo de Salubridad General (2012) Estándares para la certificación de
hospitales.
927

�Contrato Colectivo de Trabajo en Vigor.
Derechos del Paciente.
Ley General de Salud.
NOM-190-SSA1-1999 Prestación de servicios de salud. Criterios para la
atención medica de la violencia familiar.
Reglamento de la Ley General de Salud en Materia de Presentación de Servicio
de Atención Medica.
Reglamento de Personal de Confianza.
Vélez, R (2012) reconfigurando el Trabajo Social perspectivas y tendencias,
Espacio
NOM-004-SSA3-2012, Del expediente clínico.

928

�DIAGNÓSTICO COMUNITARIO SOBRE PARTICIPACIÓN Y
FORMACIÓN CIUDADANA: COMUNIDAD DE LAS ÁNIMAS DEL
MUNICIPIO DE MINATITLÁN, VER.
Jorge Hernández Ríos43
Luz Paulina Álvarez Pérez44
Nora Hilda Fuentes León45
Omar Castro Prado 46

La ciudadanía representa una categoría focalizada principalmente por la
sociología política-histórica y la filosofía política

aunque se trata de campos

interrelacionados, conceptual y metodológicamente son diferenciados, sin
embargo son enfoques que pueden ser vistos en términos de complementariedad,
pues se informan mutuamente. Para el Trabajo Social la ciudanía representa un
objeto de estudio y objeto de intervención relacionado a la implantación y gestión
de mecanismos de participación del ciudadano,

es así que la formación y

participación ciudadana, representan dimensiones cuya génesis se reconoce: en
lo político dado que procura el ejercicio del poder resultado de las decisiones
representadas por el voto; en lo social bajo el sentido de la construcción del
bienestar social generado por la corresponsabilidad entre el ciudadano conocedor
de derechos - obligaciones y gobierno.

Bajo estos principios la presente comunicación tiene como objetivo exponer la
participación y formación de hombres y mujeres de la comunidad de la Ánimas en
términos del ejercicio de poder y la búsqueda de la mejora de sus condiciones de
vida. El tipo de investigación ha sido cuantitativa en modalidad diagnóstica lo que
favoreció a la identificación de signos y síntomas que fueron útiles para el diseño
de la intervención profesional en este tema. El instrumento que permitió medir el
Índice de Participación Ciudadana (IPC) fue elaborado por la Red Interamericana
43

, Universidad Veracruzana, jorhernandez@uv.mx
Universidad Veracruzana, leo_pau6@hotmail.com
45
Universidad Veracruzana, nfuentes@uv.mx
46
Universidad Veracruzana, omcastro@uv.mx
44

929

�para la Democracia (RID) las dimensiones de la participación exploradas son:
Participación Directa, Participación relativa a la Opinión y Participación Electoral,
las cuales caracterizan las actividades que realiza el ciudadano, su aproximación
al concepto personal de la participación, motivantes para participar, contacto con
el gobierno, el ejercicio del voto y democracia entre otros. Como resultados se
puede mencionar que el índice de participación obtenido es bajo, la población no
tiene ningún tipo de diálogo con el gobierno

y que la mayoría limita la

participación ciudadana al ejercicio del voto.
Palabras claves: Ciudadanía, participación, indicé de participación.
Históricamente, la construcción de la ciudadanía es asociada a la creación de los
Estados-Nación. Para Alberto Olvera (2007), esta perspectiva es válida
únicamente para la llamada ciudadanía jurídica y que en realidad, la ciudadanía
surge con las grandes luchas sociales acontecidas principalmente en Europa.
H. Marshall (1950) plantea que la ciudadanía es un estatus que involucra el
acceso a varios derechos y poderes, un estatus que busca que todos los hombres
sean iguales, sin privilegios hereditarios y a su parecer los derechos ciudadanos
surgen a partir de la revolución industrial. Para Aristóteles “el hombre es un ser
social, un individuo que necesariamente debe vivir, de una o de otra manera, en
un ámbito comunitario. Por tanto, el eje de la comunidad (democrática) no puede
quedar definido por un determinado individuo o grupo, sino por el conjunto de
relaciones y vínculos interindividuales que se conforman a un nivel lo más libre e
igualitario posible.”
Asimismo, existen varios teóricos que entienden a la ciudadanía como un proceso
en el que se correlacionan aspectos económicos, sociales y culturales y este
proceso varía de país en país según las dimensiones en las cuales se desarrolla.
El Fondo de las Naciones Unidas para la Infancia, (UNICEF), por su parte,
sostiene que “la ciudadanía dota a las personas la capacidad de construir o
transformar las leyes y normas que ellas quieren vivir cumplir y proteger para la
930

�dignidad de todos” el hecho de que exista un régimen de libertades no implica
necesariamente que esa situación vaya a mantenerse de forma automática y sin
posibilidad de cambio, el problema es que para defender o transformar las leyes el
ciudadano debe conocerlas, es aquí donde la comodidad o la apatía de las
personas impide la protección de la dignidad colectiva, un ejemplo sería una
dictadura, ésta no puede ser erradicada si los ciudadanos no mantienen un
posición firme y activa, consciente; es el ciudadano en el uso de sus libertades y
obligaciones inherentes a su condición el que debe permitir que la democracia se
mantenga.
La trabajadora social y cientista política de la Pontifica Universidad Católica de
Chile Dánae Mlynarz en su artículo “Derechos ciudadanos: Tareas para construir
una mejor democracia”(2011) nos habla de dos tipos de ciudadanía que son la
pasiva y la activa, la ciudadanía pasiva es aquellas ciudadanía formal, consagrada
legalmente que supone sujetos de derechos protegidos por el estado, en cambio
la ciudadanía pasiva requiere de la existencia de sujetos políticos que exigen sus
derechos, sujetos que realicen prácticas autónomas, deliberantes y participativas,
sujetos que se comprometan con su entorno.
En el caso de México, existen dos conceptos que pueden definir la situación de la
construcción de la ciudadanía y democracia: los ciudadanos imaginarios
(Escalante, 1992) o la ciudadanía ficticia (Guerra, 1999) una realidad que
comenzó en el siglo XIX y continúa, ya que describe la falta de individuos
autónomos capaces de portar derechos que les permitiesen buscar un cambio en
sus formas de vida.
Aunque la Constitución de 1917 introdujo los derechos sociales en el país
también “creó una forma de concebir el derecho: como un programa a cumplirse a
futuro” (Olvera, 2007, p.40) y bajo este marco, se instauró: el abismo entre la ley y
la práctica de la misma. Esto sumado al corporativismo, la violación de los
derechos políticos y la instauración de un partido único por 70 años dificultó el
ejercicio de la ciudadanía.
931

�Olvera (2007) entiende

el concepto de participación ciudadana como …la

intervención organizada de ciudadanos individuales o de organizaciones sociales y
civiles en los asuntos públicos, que se lleva a cabo en espacios y condiciones
definidas, esto es, en interfaces socioestatales que pueden o no estar definidas
por la ley y que permiten el desarrollo de una capacidad relativa de decisión en
materia de políticas públicas, control de la gestión gubernamental y/o evaluación
de las políticas públicas a través de diversas formas de contraloría ciudadana.
La ciudadanía es innata, el hombre con el simple hecho de nacer o residir en una
ciudad o comunidad, se convierte en el titular de derechos y obligaciones
pertenecientes al lugar donde se encuentra, sin embargo un ciudadano no sólo se
puede quedar como un simple ente con derechos y obligaciones ya que la
ciudadanía también implica la participación y el compromiso con el destino la
sociedad, la ciudadanía es universal pues permite identificar a todos los seres
humanos como miembros de una misma comunidad; los derechos humanos
pueden entenderse como una forma universalizada de ciudadanía.
El término participación ciudadana hace referencia al conjunto de acciones o
iniciativas que pretenden impulsar el desarrollo local y la democracia participativa
a través de la integración de la comunidad al ejercicio de la política. Está basada
en varios mecanismos para que la población tenga acceso a las decisiones del
gobierno de manera independiente sin necesidad de formar parte de la
administración pública o de un partido político. Es un proceso de generación de
conciencia crítica y propositiva en el ciudadano. La participación no es realmente
efectiva mientras no vaya modificando y ampliando las relaciones de poder.
La participación ciudadana se deriva en acciones, que viene a ser sinónimo de
libertad y transformación. Mediante la participación, las personas pueden
transformar sus contextos.

932

�Jaume Carbonell (2001) nos dice que la nueva ciudadanía que hay que formar
requiere desde los primeros años de escolarización otro tipo de conocimiento uno
en el que el alumnado tenga una participación activa en el proceso de aprendizaje
El desarrollo educativo de los sujetos es necesario para la integración de una
nación justa y democrática; también representa un bien cultural para el incremento
de una mejor calidad de vida, la formación ciudadana es indispensable para
asegurar, al menos una participación más activa y consciente de los sujetos, dicha
participación ya sea individual o colectiva en la vida política, económica y social,
participación del bien común y respeto a la diversidad. La educación es un
proceso que potencia las posibilidades creativas del sujeto; además de informar, la
educación debe formar, mirando al ser humano como un conjunto integrado único
de potencialidades por desarrollar.
La presente investigación pretende dar a conocer el estado situacional de la
participación ciudadana en la comunidad de las Ánimas, municipio

Minatitlán,

Veracruz
La comunidad de Las Ánimas cuenta con 593 habitantes. De los cuales 317
(53.46%) son hombres y 276 (46.54%) son mujeres, la población mayor de 18
años es de 320, para alojar a sus habitantes Las Ánimas cuenta con 136
viviendas.
Esta

investigación es de tipo descriptiva, ya que, lo que nos interesa es medir el

nivel de participación ciudadana que tienen los padres de familia de la comunidad
de Las Ánimas.
El objetivo principal de este trabajo es fue

diagnosticar el nivel de participación

que tienen los padres de familia de la comunidad de Las Ánimas y los objetivos
específicos fueron:
 Identificar los procesos de formación de ciudadanías y quiénes los están
llevando a cabo.
933

� Determinar qué tan pertinentes o útiles son los tópicos en los cuales se
están formando los niños en lo relativo a la formación ciudadana.
 Descubrir qué tanto saben las familias sobre el concepto de ciudadanía.
Se dividió el IPC en categorías acordes al tipo de información que se buscaba
obtener. Estas categorías están relacionadas con las secciones maneja el
instrumento en sus lineamientos y son de tipo cuantitativo.
Tabla 1: Categorías utilizadas en la investigación.

Categorías
Actividades que realiza el consultado
Razones por las cuales no existe participación, desde
el punto de vista del entrevistado
Motivantes para participar
Contacto con el gobierno
Principales problemas actuales
Participación de los jóvenes
Fuente: Construcción propia

Se utilizó un instrumento llamado Índice de Participación ciudadana (IPC)
elaborado por la Red Interamericana para la Democracia que permitía medir el
nivel de participación que tienen los padres de familia a los cuales se les aplicó el
instrumento.
La población estudiada corresponde a los padres de familia de la comunidad de
Las Ánimas, con una edad promedio de entre 20 y 50 años. De esta población, el
53.8% es de sexo femenino y el restante –el 46.2% -del sexo masculino.
A continuación se presentan los resultados obtenidos en el IPC, en cuanto a las
categorías que evaluó el objetivo y las respuestas de los entrevistados.
En cuanto a las actividades en las cuales participa el entrevistado, se les pidió a
los entrevistados que de las opciones descritas en la tabla correspondiente a la
pregunta número 1 del instrumento, eligieran aquella que realizan frecuentemente.
Los resultados fueron los siguientes:

934

�Tabla 2. Actividades en las cuales participa el entrevistado

Válidos

Política
Religión
Comunidad
Deportes
Sindicato
Ninguna
Total

Frecuencia
4
7
3
1
2
9
26

Porcentaje
15.4
26.9
11.5
3.8
7.7
34.6
100.0

Porcentaje
válido
15.4
26.9
11.5
3.8
7.7
34.6
100.0

Porcentaje
acumulado
15.4
42.3
53.8
57.7
65.4
100.0

Fuente: IPC aplicado en la comunidad de Las Ánimas, Minatitlán, Veracruz. Abril 2013

En cuanto a las actividades en las que participan los entrevistados, el 34.6% no
participan en ninguna actividad señalada en el instrumento, el 26.9% participa en
actividades religiosas, un 11.5% en actividades comunales, un 15.4% participa en
cuestiones relacionadas a la política; el 7.7% a actividades sindicales y el 3.8% a
actividades deportivas tal y como se aprecia en la tabla 2.
La participación no se limita sólo a procesos electorales, sino representa también
una forma de participar, controlar y moderar el poder otorgado a los
representantes políticos a través de formatos y mecanismos de participación
ciudadana, que fortalezcan y nutran la vida democrática de la sociedad. Es
interesante mostrar, sin embargo que con base a los resultados, es poca la
participación política en los entrevistados y más en la participación en actividades
de índole religiosa o en ningún tipo de actividad.
Respecto a las razones por las cuales no existe participación, desde el punto de
vista del entrevistado, en esta categoría se evaluó la percepción que estos tienen
acerca de las razones por las cuales la población en general no participa. La
dinámica fue similar al apartado anterior: en el instrumento se estableció una lista
de opciones de las cuales el sujeto debía escoger la que más se acercaba a su
percepción personal.
Muchas veces participar supone una determinada actuación. Participar supone un
plus de voluntad de intervención, un sentimiento de pertenencia colectivo y sin

935

�embargo, la mayoría de las personas piensa que el miedo/falta de tiempo es lo
que hace que las personas no participen, como se puede observar más abajo.

Válidos

Tabla 3. Señale las razones por las cuales la gente en su opinión, no participa
Porcentaje
Porcentaje
Frecuencia
Porcentaje
válido
acumulado
Desconfianza/Descreimiento
1
3.8
3.8
3.8
Miedo

5

19.2

19.2

23.1

No cree que pueda
ayudar/Que sirva para algo
Falta de información

5

19.2

19.2

42.3

3

11.5

11.5

53.8

Falta de tiempo

5

19.2

19.2

73.1

Problemas personales

1

3.8

3.8

76.9

Por falta de
organización/Capacitación
No me interesa/No me
involucro
Prefiere otras actividades

2

7.7

7.7

84.6

1

3.8

3.8

88.5

1

3.8

3.8

92.3

Porque son actividades
políticas
Por egoísmo/Individualismo

1

3.8

3.8

96.2

1

3.8

3.8

100.0

26

100.0

100.0

Total

Fuente: IPC aplicado en la comunidad de Las Ánimas, Minatitlán, Veracruz. Abril 2013

Como se observa en la tabla 3, en cuanto a las razones por las cuales la gente no
participa – en opinión del entrevistado- se obtuvieron los siguientes resultados: el
19.2% señaló que es por

miedo y

porque la gente cree que No pueda

ayudar/Que sirva para algo, otro 19.2%, por falta de tiempo. El 11.5% opinó que
se debe a falta de información. El 7.7% Por falta de organización/Capacitación.
El 3.8% cree que se debe a Problemas personales. Un 3.8% se refiere a que las
personas Prefieren otras actividades, Porque son actividades políticas y Por
egoísmo/Individualismo. Por último el 3.8% señaló que se debe a Desconfianza.
En cuanto a los Motivantes para participar lo que se midió en esta categoría es
la opinión de los sujetos a los cuales se les aplicó el instrumento en cuanto a
cuáles son las motivaciones –personales y de la población en general- por las
cuales existe participación. La dinámica de la pregunta es la misma que las de las
dos anteriores. El autor Carlos Eroles (2009) habla de las motivaciones como una

936

�de las causas por las cuales existen los movimientos sociales, lo cual es una
forma de participación ciudadana.
Un 15.4% están las opciones Porque quiere colaborar/ayudar/comprometerse y
Porque los hace sentirse bien/útiles. El 11.5% opinó que es respecto a que tienen
tiempo libre. Con el mismo porcentaje, está la opción de Por conveniencia/Para
hacer

política.

Con

un

7.7%

están

las

siguientes

opciones:

Para

entretenerse/Distraerse, Por vocación/Porque les gusta/Es solidario, Porque
pueden (económicamente) y Para defender sus ideales/ideas.
Para medir

el contacto con el gobierno se les cuestiono

a los encuestados si

se han contactado con el gobierno de alguna manera, y se enlistaban las posibles
opciones mediante las cuales se podría haber establecido contacto. El resultado
se aprecia en la siguiente tabla.
Tabla 4 ¿Ha intentado ud. contactar al gobierno para solicitar información, hacer una denuncia o
tratar de resolver un problema?
Porcentaje
Porcentaje
Frecuencia
Válidos

Sí, mediante visitas
personales
No
Total

Porcentaje

válido

acumulado

1

3.8

3.8

3.8

25
26

96.2
100.0

96.2
100.0

100.0

Fuente: IPC aplicado en la comunidad de Las Ánimas, Minatitlán, Veracruz. Abril 2013

Un 96.2% respondió que no había contactado al gobierno en ningún caso y por
ningún medio, mientras que el 3.8% respondió que sí, mediante visitas personales
En cuanto a la categoría del Ejercicio del voto, se les preguntó a los entrevistados
si ejercerían el derecho al voto en las siguientes elecciones. Los resultados fueron
los siguientes:
Tabla 5¿Con qué probabilidad votará ud en las próximas elecciones?

Frecuencia
Válidos

Porcentaje

Porcentaje

Porcentaje

válido

acumulado

Con seguridad si

21

80.8

80.8

80.8

Probablemente si

3

11.5

11.5

92.3

937

�Quizá si, quizá no
Total

2

7.7

7.7

26

100.0

100.0

100.0

Fuente: IPC aplicado en la comunidad de Las Ánimas, Minatitlán, Veracruz. Abril 2013

Un 80.8% de los entrevistados respondió que Con seguridad si votará en las
próximas elecciones. Un 11.5% respondió Probablemente sí y un 7.7% Quizá sí,
Quizá no
Para

conocer la opinión de los

entrevistados respecto a los principales

problemas actuales se buscó que escogiera de una lista de opciones acorde a su
criterio cuál es el principal y más grave problema que se vive actualmente en el
país.
Como se observa en la tabla 5, el 38.5% respondió estar preocupada acerca de la
inseguridad, un 23.1% sobre la situación económica general, un 3.8% sobre la
gobernabilidad democrática, 19.2% sobre los problemas educativos y un 15.4%
sobre la corrupción.
Tabla 6. ¿Cuáles son sus mayores preocupaciones en relación al país en este momento?

Frecuencia
Válidos

Inseguridad
Situación económica
general
Gobernabilidad democrática
Problemas en área
educación
Corrupción
Total

Porcentaje

Porcentaje

Porcentaje

válido

acumulado

10
6

38.5
23.1

38.5
23.1

38.5
61.5

1
5

3.8
19.2

3.8
19.2

65.4
84.6

4
26

15.4
100.0

15.4
100.0

100.0

Fuente: IPC aplicado en la comunidad de Las Ánimas, Minatitlán, Veracruz. Abril 2013

Para medir la postura de los entrevistados en cuanto a la participación de los
jóvenes se les pidió que señalaran qué tan de acuerdo o que tan en desacuerdo
estaban con la siguiente frase: "La juventud no participa ni ejerce su ciudadanía"
El 19.2 está muy en desacuerdo con la frase, el 46.2% está en desacuerdo, el
26.9% es indiferente y el 7.7% está de acuerdo con ella. Con base a lo anterior,
se le preguntó al 7.7% que estuvo de acuerdo, escogieran de la lista las razones
938

�por las cuales creen que los jóvenes no participan. Las dos respuestas escogidas
fueron Falta de interés y Porque está muy incorporada la idea del “No te metas”
La democracia significa una forma de gobierno en la que, al contrario que en las
monarquías y las aristocracias, el pueblo gobierna e implica un estado en el que
existe alguna forma de igualdad política entre personas. Para medir

la

democracia, se les pidió a los entrevistados contestaran que tan de acuerdo o en
desacuerdo estaban con las frases
Acorde a los resultados, el 80.8% de los entrevistados prefiere la democracia ante
cualquier otro tipo de gobierno. En la primer frase "No me importara que un
gobierno no democrático llegara al poder, si pudiera resolver los problemas
económicos", hubo un 30.8% que estuvo completamente en desacuerdo con ella,
en desacuerdo fue escogida por 19.2% de los entrevistados, mientras que ni de
acuerdo ni en desacuerdo tuvo un 38.5%. De acuerdo y Completamente de
acuerdo tuvieron un 7.7% y un 3.8% respectivamente; En la frase "No es posible
el desarrollo de un país sin democracia", el 50% escogió ni de acuerdo ni en
desacuerdo, un 15.4% en desacuerdo, un 19.2% de acuerdo y un 15.4%
completamente de acuerdo; En la opción "Si el país tuviera serias dificultades el
presidente debería tener la posibilidad de controlar a los medios de comunicación"
el 50% estuvo completamente en desacuerdo, un 11.5% en desacuerdo y un
38.5% ni de acuerdo ni en desacuerdo; Respecto a “Si el país tuviera serias
dificultades el presidente debería tener la posibilidad de poner orden por la fuerza"
el 65.4% estuvo completamente en desacuerdo con dicha frase, un 7.7% en
desacuerdo, un 19.2% ni de acuerdo ni en desacuerdo y un 3.8% de acuerdo;
Con la frase "Si el país tuviera serias dificultades el presidente debería tener la
posibilidad de dejar de lado al congreso y los partidos" estuvieron completamente
en desacuerdo el 19.2%, en desacuerdo un 42.3%, ni de acuerdo ni en
desacuerdo un 30.8%, y de acuerdo y completamente de acuerdo y un 3.8% para
cada opción; En cuanto

a la frase "En algunas circunstancias un gobierno

autoritario es preferible a uno democrático", el 53.8 estuvo completamente de
939

�acuerdo, el 26.9% ni de acuerdo ni en desacuerdo, el 11.5% en desacuerdo y de
acuerdo solo estuvo el 7.7%; Por último, en la opción "La democracia es preferible
a cualquier otra forma de gobierno" el 57.7% estuvo de acuerdo, el 30.8% estuvo
ni de acuerdo ni en desacuerdo y el 11.5% completamente de acuerdo.
la caracterización de la participación ciudadana en la comunidad

de Las

Ánimas , resulto estar en los niveles bajos y nulos de acuerdo a la respuestas del
68% de la población entrevistada
Los aspectos que se tomaron en cuenta para la obtención de los resultados fueron
los siguientes:
 Pertenencia a algún grupo (religioso, social, político)
 Ocupación de algún cargo en el grupo
 Asistencia a reuniones
 Pago de cuotas
 Solicitud de información
De acuerdo a las respuestas, se sumaron los puntos obtenidos y se obtuvo el nivel
de participación del entrevistado.
La categoría permitió

medir el contacto que tienen los entrevistados con el

gobierno (sea central, regional o estatal) y de acorde a las respuestas obtenidas,
96.2% de los entrevistados señaló no haber contactado al gobierno en ningún
caso y por ningún medio, por lo cual, en esta sección, los entrevistados tienen un
nivel nulo de participación.
Carlos Eroles, en su libro Familia, Democracia y Vida cotidiana, nos dice que “la
construcción de ciudadanías en América Latina implica una lucha fuerte, decisiva
para superar la pobreza, la exclusión social, la invisibilidad, la negación del acceso
a los derechos para vastos sectores de la población” (Eroles, 2009).
En ese sentido, y basándonos en los resultados del diagnóstico realizado, es claro
que el camino que se tiene que recorrer es largo en términos de ciudadanía y
940

�participación dado su fuerte debilidad en torno a la participación en actividades y
el poco contacto o interés que tienen con el gobierno los
comunidad

de

las

Ánimas,

habitantes

de la

ya que ambas denotan un claro sentido de

pertenencia en el municipio, un compromiso con el cambio de sus realidades.
Se observa que estos conceptos

tienen una repercusión más allá de las

cuestiones políticas, ya que la ciudadanía significa una combinación de
responsabilidad, solidaridad, tolerancia, autonomía, compromiso, individualidad,
entre otros valores importantes para obtener un libre estilo de vida pero tomando
en cuenta ciertas normas.
Sin duda alguna esta combinación de responsabilidades hace referencia a las
formas de gobernar y ser gobernados, en este sentido el acercamiento con los
gobernantes tiene que trascender lo suscitado en los momentos de campaña,
momento en el que se acercan al ciudadano y es un hecho que tanto ciudadano y
gobernante se separan, de modo que ese canal de comunicación aparentemente
abierto, se cierra abruptamente y no se recupera.
En este sentido es importante preocuparnos del presente, para que nuestro futuro
sea mejor. Al entrar en la ciudadanía es necesario diferencias la connotación del
deber y el tener.
El deber, es definido como el estar obligado a algo según las leyes o según las
normas; mientras tanto, el tener denota la necesidad, precisión o determinación de
hacer lo que el verbo pospuesto significa.
Bajo estas referencias el ciudadano tiene que preocuparse por los demás y dejar
su núcleo aparte, tener ese sentido de pertenencia a la comunidad que le permite
generar una empatía con nuestros semejantes y así unirnos para transformar
nuestras realidades.
Educar para transformar y entender que la ciudadanía, más que una tarjeta de
identificación, más que el ejercicio del voto es tener plena conciencia de nuestro
941

�papel como actores sociales, como transformadores de una realidad, de nuestra
realidad.
Y es precisamente en la familia, en donde surge el contexto ideal para el
nacimiento de estas transformaciones, como el mismo autor plantea “las familias,
acosadas en su supervivencia por situaciones políticas, económicas y sociales,
nacidas del poder hegemónico, generan actitudes de resistencia que comienzan
en forma inorgánica y que desde la confrontación con el poder y la práctica social
pública van generando modalidades organizativas diversas” (Eroles, 2009) y
precisamente, de esas “modalidades organizativas diversas” es de donde surgen
movimientos sociales, de donde surgen las grandes transformaciones.
Por

ello

modelos

el trabajador social como promotor de la ciudadanía cuenta
como el

con

de la promoción social que se enfoca en el conjunto de

acciones y programas destinados a ser realizados con la participación de los
grupos populares, con el fin de producir transformaciones en los niveles de vida de
éstos, incorporando no sólo los aspectos de su desarrollo material, sino también
los de su desarrollo social y cultural, muy particularmente sus procesos
educativos, que es justamente lo que se busca con la educación en ciudadanía.
En este caso, el trabajador

social debe manejar los conceptos de ciudadanía y

participación, así como de democracia y su importancia, ya que estos son la base
de la educación ciudadana. También debe saber los derechos y obligaciones de
los ciudadanos, para poder transmitírselos a la población, tener claro que
misión es educar a la ciudadanía para lograr transformarla. Actuando
compromiso, ser autocrítico y tener disposición al diálogo con las personas.
La educación en ciudadanía se debe atender en tres niveles:
 Individual
 Grupal
 Comunitario

942

su
con

�En

conclusión la formación ciudadana debe destinarse fundamentalmente a

potenciar y fortalecer el desarrollo de la democracia como un estilo de vida que
favorezca el bienestar de la población. Por lo tanto, formar para la ciudadanía
significa aprender a vivir en democracia, siendo capaz de actuar crítica y
activamente, creando condiciones que hagan posible vivir y practicar valores tan
importantes como la justicia, la responsabilidad, el pluralismo, la tolerancia, el
respeto y la equidad.
Pero es importante entender el proceso de la formación en ciudadanías como
generador, a su vez de procesos sociales que propicien un ciudadano reflexivo y
crítico en relación al rol que desempeña en la sociedad en la que vive. Se trata
finalmente, entonces, de aumentar los niveles de conciencia de los individuos
frente a las relaciones sociales, políticas, económicas y culturales que se
entretejen día a día, de los efectos que éstas traen consigo para la dignidad
humana y del papel que los ciudadanos juegan en permitir o no que dicho
andamiaje continúe tejiéndose desenfrenadamente o que, como autores
principales de la construcción social de esa realidad, son capaces de modificar su
rumbo.
BIBLIOGRAFÍA
Arendt, h. (1993). La condición humana . Barcelona : Paidós.
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Plan

Nacional de

Desarrollo

2013-2018.

recuperado 8 de febrero de 2014

944

(C., 2009)

Obtenido

de

http://pnd.gob.mx/

�LA PARTICIPACIÓN COMUNITARIA DESDE LA INTERVENCIÓN
EN TRABAJO SOCIAL Y DESARROLLO HUMANO

María Francisca García Ramos
María Margarita Ramírez González
Hortencia Margarita Sánchez Guerrero
Reina Hernández Hernández

RESUMEN
La participación comunitaria se entiende como una toma de conciencia colectiva
de toda la comunidad, sobre factores que frenan el crecimiento, por medio de la
reflexión crítica y la promoción de formas asociativas y organizativas que facilita el
bien común; es decir, se pretende vincular a la comunidad para la:
 Investigación de sus propios problemas, necesidades y recursos existentes
 Formulación de proyectos y actividades.
 Ejecución de proyectos mancomunados entre las comunidades y las
Instituciones.
 Evaluación de las actividades que se realizan en cada proyecto

A través de la participación ciudadana, de una forma ordenada y organizada, se
puede comenzar a subir el primer escalón para lograr el desarrollo del entorno
comunitario y por tanto del propio desarrollo; priorizando las acciones en base a
sus necesidades y recursos disponibles en coordinación con las autoridades
locales.
Con la participación ciudadana se involucra a los sujetos sociales más
desfavorecidos en la definición de estrategias y en el reparto de beneficios.

945

�Conocer la propia necesidad no es cuestión de simple información, se trata de
avanzar en una toma de conciencia sobre las problemáticas sociales, que se
vuelven obstáculo para el desarrollo individual o grupal y que se obtiene mediante
un aprendizaje colectivo.
Basado en el Proyecto elaborado por los estudiantes de la Licenciatura en
Trabajo Social y Desarrollo Humano de 4° semestre en las colonias donde llevaron
a cabo sus prácticas comunitarias, y en la metodología efectuaron el diseño y la
aplicación de una Encuesta de Auto diagnóstico Comunitario, que permitió
establecer la situación actual de la problemática social que viven los pobladores;
basado en el intercambio de experiencias, constituyéndose en un productivo
proceso de aprendizaje y dinámica de orientación educativa, al poner los
conocimientos al alcance de los pobladores y líderes de las colonias y solicitarles
su apoyo y experiencia, según Astorga A,Van 1991.
El objetivo general del proyecto fue fortalecer el funcionamiento de mecanismos
de participación ciudadana en seis colonias nicolaitas: Constituyentes de
Querétaro 5° sector, San Cristóbal, Fomerrey 34, Jardines de San Nicolás, Paseo
de San Nicolás y Las Puentes 4° sector.
La investigación es descriptiva y se integró de un total de 240 casos; el
instrumento se estructuró con 67 ítems, distribuidos en seis apartados, mismos
que fueron considerados elementos básicos que permitieron tomar decisiones
respecto a estrategias de intervención dirigidas a la población que actualmente no
participa en dichas comunidades nicolaitas.
Con los resultados del Auto diagnóstico Comunitario, el Proyecto se abocó a
proporcionar criterios al Municipio de San Nicolás de los Garza, Nuevo León, para
la orientación de acciones pertinentes tendientes a promover y facilitar la
participación ciudadana, a través de indagar cuáles son sus prácticas y
percepciones sobre su participación ciudadana;

y difundir metodologías de

participación y desarrollo comunitario, complementadas con la realización de
946

�nuevos encuentros de participación y actividades de capacitación dirigidas no solo
a los encargados de participación ciudadana, sino a pobladores y autoridades
locales.
Palabras claves: Participación comunitaria, diagnóstico comunitario, Participación
ciudadana.
INTRODUCCIÓN
En la actualidad nuestras comunidades tienden a ser entornos complejos de
interacción que incluyen un conjunto de personas, grupos y organizaciones
desarrollando acciones diversas; sin cohesión ni vinculación alguna.
El término comunidad tiene su origen en el vocablo latino communitas, se refiere
a un conjunto, una asociación o un grupo de individuos, pueden ser de seres
humanos, de animales o de cualquier otro tipo de vida, que comparten
elementos, intereses, propiedades u objetivos en común, por ejemplo, el
idioma, las costumbres, la visión del mundo, los valores, las creencias, la
ubicación geográfica (país, ciudad, barrio, vecinos), las tareas (cuarteles,
cárceles), el trabajo (empresa), los estudios, el estatus social, los roles, la edad,
los problemas y/o los intereses. El término puede referirse a una comunidad no
estructurada (concepción individualista) o estructurada (concepción holística) en la
cual existe un alto grado de sentimiento y un intenso espíritu de comunidad, y los
individuos se encuentran en igualdad de términos, por tanto, existe un sentimiento
de proximidad y gran igualdad social. www.significados.info/comunidad.
Desde esta óptica una comunidad se crea para compartir algún elemento en
común, los individuos elaboran, comparten y socializan una identidad común,
diferenciándose de otras comunidades, por ejemplo, con signos o señales, puede
tener un objetivo común o una misión, por ejemplo, hacer un mundo ecológico,
obtener lucro (empresas), defender la vida, el buscar el bien común en
asociaciones voluntarias, ONG´ S.
947

�La participación comunitaria , según López, (2008), se entiende como una toma
de conciencia colectiva de toda la comunidad, sobre factores que frenan el
crecimiento, por medio de la reflexión crítica y la promoción de formas asociativas
y organizativas que facilita el bien común; es decir, que pretende vincular a la
comunidad para la:
 Investigación de sus propios problemas, necesidades y recursos existentes.
 Formulación de proyectos y actividades.
 Ejecución de proyectos mancomunados entre las comunidades y las
Instituciones.
 Evaluación de las actividades que se realizan en cada proyecto.
Sobre esta perspectiva M. Marchioni (1989), nos menciona que los postulados
básicos del Trabajo Social Comunitario que difícilmente se podrá hacer un cambio
verdadero si no se realiza a través de la participación de las personas cuando se
produce una toma de conciencia acerca der los derechos que tienen y enseguida
aparece la autodeterminación de las personas y de la comunidad, el ritmo del
desarrollo no depende del exterior.
El Trabajo Social Comunitario está compuesto por varios elementos los
cuales son:


La acción social comunitaria: Es la intervención y metodología de los
cuales, existen dos tipos de acción, la primera es la acción social para la
comunidad que son los servicios y prestaciones que ya se tiene de los
cuales el Estado está obligado a dar. El segundo tipo de acción social en la
comunidad que se refiere a lo que se lleva a cabo a través del proceso
descentralizado de las prestaciones y servicios que ofrecen las distintas
administraciones/ autoridades y en sus distintos ámbitos.

948

�Es durante este trabajo de la práctica comunitaria donde se implementan las
fases correspondientes al Trabajo Social Comunitario las cuales se concretan
en:


Fase de toma de contacto: el éxito del conjunto de un proceso de
intervención comunitaria sólo se concreta en una condición ineludible que la
comunidad asuma como propio el programa y los retos que la intervención
presenta. Debe ser directa por que implica a la comunidad y la
sensibilización de todos, se tiene que sentir incluida en todos los procesos.
Debe existir una sinergia entre los actores y los agentes sociales en cuanto
a los objetivos definidos por la propia comunidad.

Desde el primer momento se debe producir la estimulación entre grupos, actores y
las colectividades hacia un comportamiento participativo para que sea

un

elemento en todas las acciones así como en las intervenciones.


Fase de estudio o “investigación diagnostica”, es aquí donde se
garantiza la cientificidad, participación de la comunidad; y en la que
se manifiestan las características de toda intervención integral:
Global, Aplicada y Múltiple. Es necesaria la aportación de
conocimientos necesarios, espacios y tiempos para la interconexión
técnica-política-comunitaria, C. Hendrinks, (1968) plantea que se
deben seguir ciertos pasos para esta fase:

a) Investigar y organizar la búsqueda de información entre los profesionales,
personas, grupos y organizaciones que están interesadas en la comunidad.
b) Buscar información acerca de la comunidad.
c) Organizar un comité que nos servirá como puente para la población y el
equipo de trabajo.
d) Tener en cuenta los intereses de la población y hacerlos sentir parte del
proyecto.
e) Informar acerca de los resultados con el comité, líderes y autoridades.
949

�f) Difusión de resultados a la comunidad, se realizaran entrevistas en grupo
para dar a conocer los resultados.

El Trabajador Social debe tener un gran compromiso con la comunidad, desde un
principio se debe conocer “muy bien” a la comunidad a través de los estudios
históricos, estudios sociales, entrevistas, observaciones participantes y aportar a
los participantes las diferentes metodologías, técnicas, recursos y medios para la
obtención de la información y análisis de la misma de lo cual se obtendrá el
diagnóstico de los problemas prioritarios a intervenir en la comunidad.
En opinión de Ander, Egg (2007),

considera que el momento crucial es la

planeación de la intervención; en la cual se define la naturaleza y magnitud de las
necesidades sociales que afectan a la comunidad en la que se está trabajando por
lo tanto se debe establecer: La jerarquización de las necesidades y situaciones
problemas en función de los requerimientos de los participantes comunitarios y de
ahí surge lo que se llama el Plan de Intervención.
Entendemos entonces, que la participación tiene distintas vertientes, por una parte
lo que se denomina participación comunitaria, a través de ella la comunidad se
organiza frente a las adversidades, y la otra es simplemente con el objetivo de
lograr un mayor bienestar de los individuos procurando el desarrollo de la
comunidad.
De este último punto, se desprende la idea que la comunidad es el eje
fundamental donde confluyen todos los recursos disponibles para crear una praxis
social ; para generar una intervención social se necesitan de elementos, recursos,
presupuestos e involucrar a organismos públicos y privados a colaborar
íntegramente con los grupos comunitarios en los diferentes Proyectos de Acción
Social Comunitaria ; partiendo de la perspectiva de que la acción social es para la
comunidad, en la comunidad y con la comunidad, lo que es primordial contar con
un diagnóstico de las necesidades que cada comunidad en concreto presenta; de
950

�ahí la intención de este estudio sobre: “DIAGNÓSTICO COMUNITARIO, DE 6
COLONIAS NICOLAÍTAS DEL MUNICIPIO DE SAN NICOLÁS DE LOS GARZA,
NUEVO LEÓN “
 Además desarrollamos un análisis de cada variable incluida en el
instrumento, con sus respectivas frecuencias y porcentajes,
seguido de un análisis correlacional en el cual vinculamos la
variable dependiente comunidad con el resto de las variables,
considerando lo más significativo a nivel estadístico.
 Finalmente, se presentan algunas propuestas de acción para
incrementar la participación activa de los pobladores en
comunidad.
OBJETIVOS DE ESTUDIO
 Obtener

un

diagnóstico

situacional

actualizado

de

las

comunidades en estudio que permita conocer las necesidades,
problemática existente, perfiles de las familias y el grado de
participación ciudadana.
OBJETIVOS

ESPECÍFICOS

 Presentar los resultados a las comunidades para integrar grupos
bases y procesos de intervención con equipos de estudiantes de
5° semestre de la Licenciatura en Trabajo Social y Desarrollo
Humano.
 Presentar resultados a la Dirección de Participación Ciudadana y
Desarrollo Humano del Municipio de San Nicolás de los Garza,
Nuevo León para establecer Convenios de Colaboración y trabajar
profesionalmente a favor de la comunidad.

951

�METODOLOGÍA DE LA INVESTIGACIÓN
ESTRATEGIA/TIPO

DE

INVESTIGACIÓN:

Es

una

Investigación

descriptiva, considera 6 colonias del municipio de San Nicolás de los
Garza, N.L., comunidades

donde los estudiantes de la licenciatura

realizaron sus prácticas de intervención comunitaria.
POBLACIÓN DE ESTUDIO
La muestra para este estudio fue de 240 pobladores de 6 colonias del
Municipio de San Nicolás de los Garza, Nuevo León: integrado por las
siguientes comunidades:
 Constituyentes de Querétaro.
 Jardines De San Nicolás de los Garza.
 Las Puentes 4° Sector.
 Paseo De San Nicolás de los Garza.
 Residencial San Cristóbal 1° Y 2do Sector.
 Valle De Santo Domingo.

SELECCIÓN Y DISEÑO DEL INSTRUMENTO
 Para la ejecución de esta etapa de investigación se trabajó al
interior del grupo en donde los respectivos equipos de estudiantes
primeramente se les solicito apoyarse mediante la investigación
documental sobre el tipo de instrumento a elegir, posteriormente
en sesión grupal y mediante la técnica de lluvia de ideas se
propusieron las preguntas

para

elaborar el instrumento

constituido en 63 ítems o variables.
 El instrumento se dividió en los siguientes aspectos: Composición
familiar que comprende: (los datos socio demográficos de la las
952

�familias, Tipología de la familia); Características y servicios de la
vivienda,

Áreas recreativas,

Instituciones existentes en

la

comunidad, Problemas de seguridad, Problemáticas existentes,
Organizaciones en las que participa el poblador y Participación
ciudadana.
CAPACITACIÓN A LOS ESTUDIANTES DE 4° SEMESTRE
 Los estudiantes de 4° semestre de la Licenciatura de Trabajo
Social y Desarrollo Humano, recibieron capacitación en el aula
por parte de la Maestra Supervisora de Prácticas de Comunidad
en relación a los objetivos esperados de la investigación y la
explicación de cada una de las preguntas o ítems del instrumento
aclarando dudas y recomendaciones; esta capacitación tuvo una
duración de cuatro horas.
 Algunas de las recomendaciones

a tomar en cuenta por los

estudiantes en el momento de la aplicación del instrumento en
campo fueron:


Llevar la camiseta oficial de la Facultad.



Portar como identificación su credencial de estudiantes de
la U.A.N.L.



Al momento de la aplicación ir de dos en dos y presentarse
como estudiantes de la Facultad de Trabajo Social y
Desarrollo Humano.



Explicar el motivo del instrumento.



El instrumento deberá ser contestado por un adulto

o

mayor de 18 años.


Deberán de ser contestadas todas las preguntas, llenado
con lápiz, no dejar ningún apartado sin escribir y hacer
observaciones.
953

�PILOTEO DEL INSTRUMENTO
 En supervisión y mediante sorteo aleatorio se asignaron las
Colonias a los equipos que llevarían a cabo la prueba piloto para
la validación de cada uno de las preguntas del instrumento y así
poder checar o corregir las preguntas con grado de dificultad
para su contestación como el tiempo promedio del mismo,
previamente al levantamiento definitivo de la información.
RECOPILACIÓN DE DATOS
En este estudio se aplicaron encuestas a las familias por parte de 40
estudiantes del 4° semestre de nuestra Licenciatura en Trabajo Social y
Desarrollo Humano.
Esta etapa de la investigación se realizó mediante el trabajo en equipo
del supervisor y estudiantes de 4° semestre de esta Facultad, un recurso
de gran trascendencia en este estudio lo fue sin duda alguna la
Secretaría de Participación Ciudadana y Desarrollo Humano del
Municipio de San Nicolás de los Garza de Nuevo León, quien apoyó con
el material y el tiraje del instrumento.
Luego, fue necesario realizar primero la investigación de los posibles
campos de acción, posteriormente la distribución aleatoria de las colonias
por equipo, ubicación de colonias en guía roja y zonificar las colonias a
entrevistar y marcar dos rutas para el levantamiento de la información
factor base que permitió a menor tiempo obtener los datos.
Cabe destacar que la duración aproximada para ser contestados los
instrumentos fue un promedio de 20 minutos, pero aprovechando que
estos campos serán los de la práctica de los alumnos de 4° semestre

954

�éstos permitían al entrevistado ahondar en situaciones relativas a la
comunidad, grupos y líderes.
PROCESAMIENTO Y ANÁLISIS DE LOS DATOS
Se consideró oportuno la elaboración de un Manual de Codificación que
nos facilitará la captura y el procesamiento de datos. Para realizar el
análisis se utilizó el Paquete Estadístico para las Ciencias Sociales
SPSS/ PC, Versión 14.
Es decir, en estas seis colonias se realizó “Un proceso de elaboración y
sistematización de información que implico conocer y comprender los problemas y
necesidades dentro de un contexto determinado, sus causas y evolución a lo largo
del tiempo, así como los factores condicionantes y de riesgo y sus tendencias
previsibles, de cara al establecimiento de prioridades y estrategias de intervención,
considerando los medios disponibles y actores sociales involucrados” (Ander Egg
y Aguilar Idáñez, 1999: 31.
A continuación presentamos los datos más significativos del presente
estudio comunitario.

955

�ANÁLISIS E INTERPRETACIÓN DESCRIPTIVA DE LA POBLACIÓN DE
ESTUDIO

Gráfica I
COMUNIDADES NICOLAÍTAS.
CONSTITUYENTES DE QUERETARO

18%

19%

RESIDENCIAL SAN CRISTOBAL
JARDINES DE SAN NICOLAS

12%

14%
STO. DOMINGO FOMERREY 34
LAS PUENTES 4° SECTOR

19%

El 19 % de los entrevistados
viven
en
la
Colonia
Constituyentes de Querétaro, y
comunidad Fomerrey 34, 18%
habitan en Paseo de San
Nicolás 2° Sector y Jardines de
San Nicolás y finalmente 12% en
la comunidad Las Puentes 4°
sector.

18%
PASEO DE SAN NICOLÁS 2°
SECTOR

Gráfica II
SEXO DE LOS ENTREVISTADOS

En las comunidades Nicolaitas
abordadas, 67 % de los
entrevistados
fue
población
femenina y un 33% corresponde
a la opinión masculina.

33%

67%

FEMENINO
MASCULINO

956

�Gráfica III
ESCOLARIDAD.
Kinder
Primaria
Secundaria
10%

9%

Preparatoria

13%

Licenciatura

32%

SEXO.

14%

Otros

Como se observa en la
gráfica el
32% de la
comunidad tienen un nivel
de estudios de Primaria
el 22 % escolaridad de
Secundaria, mientras tanto
14 % refieren haber
estudiado Preparatoria y el
13% señalan estudios de
Licenciatura.

22%

Gráfica IV
PROBLEMÁTICAS SOCIALES
90

77%

80
70

57%

60
50
40
30

40%
33%
22%

20

33% 34%
33%

40%

Falta de participación ciudadana
Drogadicción

Delincuencia
Alcoholismo

Violencia Familiar

10

Pandillerismo

0

Grafiti
Alumbrado Público

40%

Las principales problemáticas sociales señaladas en este estudio comunitario, arrojan un 77% la
falta de participación ciudadana, 57% opinan el grafiti, un 40% mencionan el pandillerismo y la
drogadicción, 34% opinan que es la delincuencia, 33% refieren alumbrado público y alcoholismo,
por último está lo que es la violencia con un 22%, considerada como una Problemática Social
957
Comunitaria.

�Gráfica VI
60
50

55%
55%
55%

38%

gr

41%

40
Sociales
30

Deportivos
Religosos

20
10
0
Religiosos

Deportivos

El 55% comenta que
hay grupos religiosos
dentro
de
las
comunidades
Nicolaítas, seguido de
un 41% que dicen
de la existencia de
grupos sociales, por
ultimo un 38% de
grupos deportivos.

Sociales

Gráfica V
INSTITUCIONES EXISTENTES.
60
50
40
30
20
10
0

Centro de Atención DIF
Desarrollo Social
Deportivos
Centros comunitarios
Estación de policías

Iglesia
Escuela
Salud

Las instituciones existentes en el presente estudio arrojan que un 49% de los
entrevistados informan que hay Estaciones de Policías, 47% comentan Centros
Comunitarios, 46% Centros de Desarrollo Social y Centros de Atención del DIF, 41%
opinan la existencia de Centros Deportivos, 41% menciona Centros de Salud, mientras
958
que con un 38% refiere Escuelas, por último un 34% señala Centros Religiosos.

�Gráfica VII
VIOLENCIA FAMILIAR Y TIPO DE MALTRATO.

80%
70%

37%

60%

47%

50%

No contesto
Todas las anteriores

40%

Patrimonial
Sexual

30%

9%

20%

Psicológico
Físico

5%

10%

1%

1%

0%
Físico

Psicológico

Sexual

Patrimonial

Todas las No contesto
anteriores

Según datos de la grafica, un 37% de los entrevistados refiere recibir maltrato físico,
el 74% señala que existen casos de violencia y el 55% refiere como víctima a los
hijos, 19% a los padres de familia como el integrante de la familia víctima del
maltrato.

Gráfica VIII
PARTICIPACIÓN CIUDADANA.
70

PAC
Enlace

60
%

60
50

Delegado Municipal

40
30
20
10

No participo

15

24
%

1%

Enlace

PAC

0
Delegado
Municipal

959

No participo

Tan solo el 28% de
los
entrevistados
participa en grupos
y/o comités, entre los
que destacan: Enlace
con
24%,
15%
delegado municipal,
PAC 1% y el 60%no
participa.

�Gráfica IX
El 42% considera con
mayor inseguridad las
áreas recreativas, el
41% señala que no
existe la inseguridad en
su colonia, 5% en el
arroyo y un 12% opina
que la inseguridad
existe en parques y
plazas.

Gráfica X
¿EXISTEN EN SU COLONIA LUGARES
DE ESPARCIMIENTO?
41%
Si

59%

No

Un 59% afirma que hay un lugar de esparcimiento y un
41% dice que no existen estos espacios en su colonia.
960

�CONCLUSIONES
De acuerdo a los resultados obtenidos en la investigación descriptiva del
estudio sobre Participación Ciudadana en seis colonias Nicolaitas. Se obtuvo
como Perfil Socio demográfico que 67% de los entrevistados fueron mujeres y
33% hombres, además refieren 32% de la población de estudio contar con una
escolaridad de Primaria, 22% Secundaria, 14% Preparatoria y un 13% indicó
estudios de nivel Superior, es decir Licenciatura.
De acuerdo al rubro sobre Problemáticas Sociales presentes en las
comunidades

los entrevistados señalaron como principal necesidad sentida

representada con 77% la Falta de Participación de los pobladores, ubicándose
como la generadora de otras necesidades como el Grafiti en un 57%,
Pandillerismo y Drogadicción 40%; un 34% refieren como problemática la
Delincuencia y un 22% Violencia en las Familias.
Se destaca de acuerdo al 49%, casi la mitad de la población de estudio, la
Falta de Casetas de Policías, de tal manera que la ubican como una gran
necesidad en cuanto a la seguridad comunitaria, además que 74% de los casos
señalan la existencia de Violencia Intrafamiliar, donde 55% los hijos son las
víctimas y un 19% son los padres de familias y un 37% reciben Maltrato Físico.
En

relación al aspecto principal de este estudio, la Participación

Ciudadana, tan sólo el 29% de los entrevistados participan;

como Delegados

Municipales un 15%, 24% en el Programa ENLACE y un 1% en el Programa de
Participación Ciudadana PAC; realizando reuniones de trabajo, aplican encuestas
y establecen gestiones entre la Comunidad y las Autoridades.
De acuerdo a los datos anteriores, podemos concluir que en estas colonias
del Municipio de San Nicolás de los Garza, Nuevo León, se detectó en el
Diagnóstico Comunitario que la Falta de Participación Ciudadana está presente y
es relacionada con la Apatía y la Resistencia de los pobladores, siendo el
961

�detonador de la Nula Atención , Seguimiento y Evaluación de los problemas de la
comunidad, demandando Programas estratégicos que precisen acciones y
Proyectos de Intervención tendientes a la Mejora de la Calidad de Vida de los
pobladores; todo centrado en una Metodología Participante e incluyente del
Trabajo Social y el Desarrollo Humano.
RECOMENDACIONES Y SUGERENCIAS
 Los resultados del estudio ratifican que la estrategia clave es la
promoción de la involucración de los grupos comunitarios,
organismos públicos y privados en la puesta en marcha de
Proyectos de Bienestar Social Comunitario.
 Elaborar programas dirigidos a mejorar las condiciones de las
comunidades, partiendo de sus propias necesidades.
 Brindar orientación e implementar programas de educación
comunitaria como una posibilidad de reducir la pasividad de las
comunidades.
 Establecer programas de capacitación a los servidores públicos a
fin de modificar su actuación e incrementar la credibilidad y
confianza de la ciudadanía.
 Que los proyectos de acción comunitaria sean los detonadores de
la Vinculación institucional, que faciliten el dar respuestas a las
demandas de las comunidades y permitan generar una mayor
cobertura de servicios.
 Elaborar

programas

que

continúen

con

estos

tipos

de

investigaciones y/o estudio, es decir de tipo longitudinal para
conocer la evolución o permanencia de las opiniones en torno a
este tópico.
 La propuesta final es sumar esfuerzos para dar respuestas
inmediatas y realistas a cada problema, ofreciendo un nivel de
calidad de vida digna. Y la estrategia es a tres niveles:
962

�Organización Comunitaria, Programas de Bienestar a nivel
preventivo y Mejoras diversas, la interrelación de esto compone la
acción social comunitaria.
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963

�DIAGNÓSTICOS GRUPALES Y MANEJO DE CONFLICTOS
EN LA INTERVENCIÓN SOCIAL

Laura González García
Reyna Hernández Hernández

RESUMEN
La realización de un Diagnóstico Grupal, debe representar un proyecto derivado
de la reflexión y el análisis de todas las condiciones y elementos que se presentan
en la estructura y la dinámica interna y externa de un grupo.

Una de las perspectivas teóricas que se pueden utilizar en estos diagnósticos es la
Teoría del Conflicto, pues, la gestión adecuada de los conflictos, el papel de la
autoridad, el liderazgo y el cambio personal y grupal, son aspectos cruciales en el
desarrollo de la vida de un grupo y de una sociedad.

Este trabajo es el resultado de los diagnósticos realizados a 40 grupos sociales de
diferente naturaleza, deportivos, recreativos, culturales y sociales, que se ubican
en diferentes comunidades del área metropolitana de Monterrey.

Conceptos importantes que también se visualizaron en este estudio lo son: el
cambio, la contradicción, la Interdependencia y el equilibrio dinámico, que ayudan
a la resolución de conflictos en un grupo.

Por otra parte, para una intervención eficaz el Trabajador Social se debe
cuestionar en primera instancia el objetivo de tal intervención, y de ahí derivar si
su papel será como mediador de conflictos o como agente de cambio.

964

�Palabras Claves: Diagnóstico Grupal, Conflicto, Intervención En Grupos
INTRODUCCIÓN

El presente trabajo tiene como principal objetivo la reflexión al respecto de los
Diagnósticos Grupales realizados por estudiantes en 40 grupos sociales de
diferente tipo, religiosos, sociales, deportivos y recreativos; estos diagnósticos se
realizaron como una práctica de aprendizaje significativo en la que se formaron
equipos de trabajo y se seleccionó un grupo, a fin de realizar diversas técnicas de
recopilación de información y otras estrategias didácticas concluyendo la
experiencia con un diagnóstico del grupo seleccionado.

Se diseñaron y aplicaron instrumentos de recopilación de datos, en especial, guía
de observación y entrevista, mediante los cuales de recogieron las experiencias de
los integrantes de cada grupo al respecto de sus vivencias en el grupo.

Para el logro de este propósito se reconoció la estructura y el funcionamiento de
los grupos, a fin de hacer un diagnóstico correcto, determinando, el tipo de grupo,
de liderazgo, los roles existentes, las razones para pertenecer al grupo y las
razones que disminuyen el atractivo a pertenecer a ese grupo. Todo esto se
relaciona con las formas de intervenir en un grupo determinado, ya que un aspecto
de primordial importancia en la intervención social, es el diagnóstico, como punto
de partida para el logro de intervenciones exitosas.

Un aspecto de relevancia que se ha detectado, es la experiencia al respecto del
manejo de conflictos, ya que todos los grupos sociales, han manifestado una
dificultad para la resolución de problemas y conflictos grupales, lo que deriva en
problemas más graves para los miembros o en la disolución del grupo.

Finalmente se incluyen también aspectos como, razones para aumentar o
disminuir el atractivo a pertenecer al grupo y los conceptos relativos a Cambio,
965

�interdependencia y equilibrio dinámico, que se consideran para la reflexión en el
manejo de conflictos.

Procedimiento
Para este diagnóstico, se aplicaron las técnicas de entrevista, Cuestionario y guía
de observación a los grupos seleccionados, con el fin de recolectar información
con base en los temas teóricos relativos a estudios grupales. Se pretendía
conocer los antecedentes del grupo, las funciones que realizan, la interacción
entre los miembros, así como también cuáles son los principales problemas que
enfrentan y de qué manera los solucionan.

Entre los grupos seleccionados, están en mayor porcentaje el religioso y el
deportivo.

Tipos de Grupos
religioso

10%
13%

deportivo

25%

social
laboral

15%

recreativo

37%

Asimismo, se analizó en qué etapa de vida se encuentra el grupo: ya sea en
formación, organización o integración, además de los requisitos para pertenecer al
grupo y los tipos de líderes que tenían, los roles establecidos, los tipos de normas
y sanciones entre otras informaciones recabadas.

966

�Sin embargo, antes de aplicar dichas técnicas, se informó a los miembros del
grupo, el objetivo que quería alcanzar con este trabajo. Esto para que estuvieran
de acuerdo con lo que se realizaría y pudieran aportar la información que
solicitada.

Posteriormente se concentró la información recabada, proveniente de las diversas
técnicas aplicadas a todos los grupos diagnosticados.

Los Conflictos en la vida de grupo
La gestión adecuada de los conflictos, el papel de la autoridad y el liderazgo
dentro del grupo el cambio personal y grupal y la comunicación efectiva, son
aspectos cruciales en el desarrollo de la vida de un grupo.
Para Morales (1999), “la sociedad siempre tiene una doble vertiente: el conflicto y
el consenso. Ambas dimensiones analizadas integran los valores en la sociedad,
como brotan los conflictos de intereses y cuál es la naturaleza del vínculo que
permite mantener unida a cualquier sociedad (sometida siempre a la tensión entre
integración y conflicto). Los procesos de conflicto y consenso están relacionados,
la teoría está basada en el análisis en la asignación de roles sociales de
expectativas y posiciones que ocupan las personas.”

Desde este punto de vista, se podría afirmar que uno de los

orígenes

estructurales de los conflictos es la asignación de roles sociales dotados de
expectativas de dominación o sujeción, que posteriormente causan desacuerdos y
conflictos. Así, aunque la autoridad reside en las posiciones que ocupan las
personas, y no en ellas mismas, el objeto de la teoría del conflicto es analizador
del conflicto entre dichas personas. (Fernández, 2006).
Por otra parte, (Ralf Dahrendorf, 1986) citado por Morales (1999), afirmaba que
una vez constituidos, los grupos de conflicto, los participantes se involucran en
acciones, que provocan cambios en la estructura social, cuando el conflicto es
967

�agudo, los cambios que se producen son radicales y en algunos casos puede ir
acompañado de violencia, en este caso, el cambio estructural es inmediato.

El conflicto conlleva por tanto, generalmente, sentimientos de frustración, y activa
la tensión y el malestar de las partes implicadas, y sus consecuencias
disfuncionales han sido ampliamente analizadas. (Morales, 1999).

Por lo tanto, si las funciones establecidas por los mismos miembros del grupo, no
se cumplen o no se llevan a cabo de manera conveniente para ellos, es posible
que se llegue a lo que se denomina conflicto, éste se da también cuando no hay
un equilibrio entre

los roles de los miembros de un grupo y las expectativas

generadas desde las primeras fases de la vida grupal, con la formación y diseño
de la estructura grupal.

En los grupos seleccionados, existen conflictos que se derivan de la falta de
comunicación y diálogo entre los participantes, así como la falta de organización,
la incapacidad de resolver situaciones problemáticas relacionadas con la
asignación de roles y finalmente se menciona también el desacuerdo con el estilo
de liderazgo como razones principales generadoras de conflictos.

968

�RAZON DE LOS CONFLICTOS EN EL GRUPO
Asignaciòn de
Roles
15%

Comunicaciòn
37%
Liderazgo
33%
Distribuciòn de
trabajo
15%

Además, dentro de los grupos existen diferencias entre los integrantes ya que se
observan siempre problemas de desorganización, impuntualidad, diferencias de
opinión y choques entre los roles de los distintos líderes existentes. Un ejemplo de
esto y que se constata también a través de la observación, se presenta en la
organización de diversas actividades en donde se revisan los recursos humanos,
financieros y materiales con los que se cuenta, y surgen desacuerdos porque hay
diferentes opiniones, no se escucha a los demás y surgen conflictos, para la
resolución de este tipo de conflictos se llevan a cabo diversas estrategias, como el
diálogo para llegar al consenso conveniente para todos y que no afecte la
realización de las actividades y el cumplimiento de los propósitos y objetivos
grupales.

(Ritzer, 1990) citado por Fernández (2006), dice que se debe tener en cuenta la
relación del conflicto y el cambio así como la relación entre el conflicto y el estatus
quo. Este planteamiento ha influido también en el desarrollo del trabajador social
969

�con grupos como disciplina científica, a que la gestión adecuada de los conflictos,
el papel de la autoridad y el liderazgo dentro del grupo y el cambio personal y
grupal son aspectos cruciales en el desarrollo de la vida del grupo.
Una vez constituidos, los grupos de conflictos se involucran en acciones que
provocan cambios en la estructura social. Es por eso que se menciona que la
sociedad está en constante cambio. El sociólogo L. Coser (2009) define el
conflicto social como la lucha por los valores y por el status, el poder y los
recursos escasos.

El Cambio y la búsqueda del equilibrio en los grupos
En el análisis de los conflictos grupales, se entrelazan las razones y fuentes para
aumentar o disminuir el atractivo de un grupo. Estas razones, pueden dar las
pautas muy claramente establecidas a las posibles intervenciones, porque están
estrechamente ligadas a los conflictos y a las disoluciones grupales, ya que en
muchas ocasiones estas provocan que no se llegue a los propósitos grupales
planteados en el inicio del grupo o en la primera fase.

Factores que aumentan el atractivo de la membrecía.
1. “El prestigio. Cuanto más prestigio obtenga dentro de un grupo una persona,
tanto más atraída estará hacia ese grupo.

2. El medio. Una relación de cooperación es más atractiva que una de
competencia. Si un grupo trabaja aunadamente, como un equipo, para elaborar
un producto, y si es evaluado con base en el esfuerzo de equipo, entonces los
miembros serán más amistosos que en una situación de competencia.

3. Grado de interacción entre miembros. La interacción avivada entre los
miembros puede incrementar el atractivo de un grupo. Participar o disfrutar de

970

�la compañía de otros miembros o hacer buenos amigos como producto
derivado de pertenecer al grupo, hace aumentar el atractivo de éste para sus
miembros: ofrece más oportunidades de continuar las relaciones agradables.

4. El tamaño. El tamaño de un grupo influye enormemente en la atracción que
sentimos hacia él. Los grupos más pequeños probablemente sean más
atractivos que los grandes.

5. El éxito. Los miembros muestran más tendencia a incorporarse a grupos o a
continuar en éstos cuando los mismos han tenido éxito o son de prestigio.”
(Fernández, 2006)

Según Morales (2008), el deseo de un individuo de arriesgarse y participar en un
grupo depende, en gran medida del grado en que sus necesidades de pertenencia
se vean satisfechas.

Ahora bien, en los grupos seleccionados las razones que aumentan el atractivo a
pertenecer varían desde el ser considerado un medio para alcanzar un objetivo en
especial como factor más importante y el prestigio en segundo término.

971

�Aumentan atractivo

5. El éxito
13%
4. El tamaño.
10%

1. El prestigio.
22%

3. Grado de
interacción.
10%
2. El medio.
45%

Factores que hacen disminuir el atractivo de la membrecía.
1. “El grupo no se pone de acuerdo sobre la manera de resolver un problema de
grupo. Los miembros pueden experimentar verdaderas frustraciones personales
en estos casos y el grupo será considerado fuente de sentimientos precipitantes
de insuficiencia e impotencia personales.

2. Si a una persona se le asigna un trabajo que sea demasiado difícil para ella, o si
ésta se siente incapaz en la situación de un grupo, el grupo será menos atractivo
y lo abandonará.

3. Los grupos que tienen miembros demasiado dominantes o con otras conductas
desagradables reducen el atractivo del grupo.

972

�4. Los miembros que dominan la discusión y restringen severamente las
oportunidades de participación de los demás, reducen el atractivo.

5. Hay membrecías que pueden limitar las satisfacciones que la persona puede
disfrutar fuera del grupo.

6. La evaluación negativa de la membrecía de un grupo hecha por personas ajenas a
éste (que califican como bajo el estatus del grupo), reducen también el atractivo de
aquél.

7. La competencia entre grupos reduce también el atractivo, a menos que la persona
tenga razones para creer que estará con los “ganadores”.

8. Una persona abandonará un grupo para unirse a otro si éste es más capaz de
satisfacer sus necesidades o si ella tiene tiempo limitado por participar, por
ejemplo, cierto miembro puede pertenecer a una organización y luego mudarse a
otra parte de la misma ciudad”. (Fernández 2006)

En cuanto a la relación con nuestros grupos seleccionados, las razones que
disminuyen el atractivo que en lo general se mencionó son: entre las más
importantes, que no se satisfaga sus necesidades personales, otros es la dificultad
para lograr acuerdos y el tercero es que existen uno o más miembros demasiado
dominantes, que no permiten la participación efectiva de los demás.

973

�Disminuyen atractivo
1. El grupo no se pone de
acuerdo sobre la manera de
resolver un problema de grupo.

0%

2. Si a una persona se le asigna
un trabajo que sea demasiado
difícil para ella.

8%

6%

23%

3. Los grupos que tienen
miembros demasiado
dominantes o con otras
conductas desagradables .
3%

34%
26%

4. Si no es capaz de satisfacer
sus necesidades.

5. Hay membrecías que pueden
limitar las satisfacciones que la
persona puede disfrutar fuera
del grupo.
6. La evaluación negativa de la
membrecía de un grupo hecha
por personas ajenas a éste.
7. La competencia entre grupos
reduce también el atractivo.

Se podría pensar entonces, que estos problemas o situaciones que hacen que
los participantes ya no les sea atractivo el pertenecer al grupo, pueden
trabajarse desde la capacitación para la generación de habilidades sociales
para la vida grupal.

974

�Existen otros conceptos importantes, que se presentan en la reflexión de la
dinámica grupal, y que coadyuvan al análisis de los conflictos que se presentan en
los grupos, que son, el cambio, contradicción, la interdependencia y el equilibrio
dinámico.

El Cambio. Significa una modificación, una reorganización, una variación, un
desplazamiento en la naturaleza. Una modificación que puede ser brusca, rápida o
incluso inesperada, o bien, puede ser progresiva, inserta en una evolución lenta.
Según De Robertis (2007), la utilización del concepto de cambio necesita la
definición previa de que: qué se quiere cambiar, para qué y quién quiere
cambiarlo, qué se quiere alcanzar como nueva situación. El reconocimiento de la
motivación del cliente para cambiar, se vuelve entonces una clave esencial para la
intervención.

Tanto los profesionales como los usuarios de servicios sociales pueden llegar a
participar, de una manera u otra, en grupos dedicados a la resolución de
problemas y a la toma de decisiones. (Zastrow, 2008).

En toda intervención se pretende establecer una sana relación entre los miembros
para que se pueda dar un buen funcionamiento, por lo cual serìa indispensable la
implementación de medidas, esto con el fin de que se puedan dar cambios dentro
del grupo, buscando la mejora de los problemas colectivos que en él se pueden
dar. El cambio, cuando se da para la mejora, ayuda a hacer una evaluación de lo
que se ha logrado desde el principio hasta el final de la intervención.

Contradicción. El concepto de contradicción, se analiza a fin de comprender los
diferentes puntos de vista que coexisten en un grupo, a veces al respecto de una
misma realidad, nos lleva a percibir todo lo que nos rodea como ligado a su
contrario; a percibir cada acontecimiento en su relación contradictoria entre lo
positivo y lo negativo, lo bueno y lo malo.
975

�Para De Robertis, (2007), desde que aceptamos el concepto de contradicción,
comenzamos a percibir cada problema como un conjunto cuyo sentido es
dialéctico y se admite que para cada positivo existe un negativo.

Cuando los miembros son de distinta procedencia y tienen intereses distintos, los
problemas que suelen darse incluyen dificultades. (Morales, 1999).

Para relacionar este tema con nuestro diagnóstico, el concepto de contradicción
nos ayuda a reconocer cada acontecimiento como bueno o malo, satisfactorio o
perjudicial para quienes conforman el grupo y así saber y aceptar las diferentes
perspectivas con responsabilidad y respeto.

Interdependencia. Entre los individuos y su entorno, entre los diversos grupos en
un mismo campo social, existen relaciones e influencias recíprocas, se debe
admitir que un conjunto tiene propiedades diferentes de las que tienen sus partes.
Nuestro trabajo con un grupo tendrá en cuenta no sólo las interrelaciones entre los
diferentes miembros del grupo, sino también los lazos de cada individuo con otros
grupos a los que pertenece. (De Robertis, 2007).

Según Zastrow (2008), los individuos asumen determinados papeles y
responsabilidades, establecen normas y métodos para realizar las tareas del
grupo y empiezan a plantear preguntas.

En la intervención social, es importante que se identifique la interdependencia
existente entre los miembros del grupo, saber más acerca de sus lazos afectivos,
quiénes son más dependientes o independientes, de qué manera se ayudan unos
con otros, etc. así como también la relación que tienen con otros grupos a los que
pertenecen.

976

�Equilibrio Dinámico. En un grupo, una situación en equilibrio es aquella en que las
fuerzas contradictorias en presencia se anulan recíprocamente, no hay variación ni
movimiento.

El equilibrio en cuestión está constantemente amenazado, basta con que un
elemento nuevo aparezca, para que el equilibrio sea roto. (De Robertis, 2007).

Es importante saber que cuando se aplican los tres conceptos anteriores, al
trabajo social, nos permiten percibir la situación del cliente en términos de
equilibrio dinámico. Los individuos se sienten libres para examinar sus actitudes,
preocupaciones y problemas y hacer esfuerzos para cambiarlos, y hay un
sentimiento de unidad o cohesión. (Zastrow, 2008).

Además los miembros del grupo, manifiestan que se sienten con membrecía en
los grupos en los que participan, pero aceptan que existen miembros marginales.

Membrecía o Pertenencia
105%
100%
95%
90%
85%
80%
75%
1.

Membresía

2.

Aspirante

977

3.

Miembro Marginal

4.

Membrecía
Múltiple

�La intervención del Trabajador Social en conflictos grupales
Para toda intervención grupal, es necesario realizar un buen diagnóstico, que
incluya, la descripción de la estructura grupal, las funciones, la distribución de
roles, la forma de comunicación y sobre todo, los conflictos que se han presentado
y como se han enfrentado por parte de los miembros del grupo. La intervención
puede ser Pluriprofesional o Interinstitucional.

Pluriprofesional. Es la reunión de trabajadores sociales con otras profesiones para
tratar un mismo problema. Los objetivos de las reuniones pueden ser variados:
desde el simple intercambio de informaciones hasta la evaluación de resultados de
una acción llevada a cabo juntos, todos los objetivos intermediarios de
coordinación, de elaboración y de ejecución de un proyecto son posibles (De
Robertis, 2007).

En Trabajo Social, la conversación social con otros profesionales es frecuente,
pero los grupos formados por clientes, generalmente tienen unos objetivos
distintos. (Zastrow, 2008).

Interinstitucional. Otra opción de intervención es el trabajo y la coordinación de
diferentes instituciones para solucionar un mismo problema.

Este trabajo de

equipo es ciertamente enriquecedor y, a menudo, productivo (De Robertis, 2007).

Por otra parte, para de Robertis (2007), el sistema de programas, prestaciones y
servicios de una nación ayuda a cubrir las necesidades sociales, económicas,
educativas y sanitarias fundamentales para el mantenimiento de la sociedad.

Además, el papel del Trabajador Social en esa intervención, puede variar, según
el objetivo grupal y también según el objetivo específico de la intervención que se
ha de realizar, este papel puede ser, como Mediador o como Agente de Cambio.
978

�Mediador. En este caso,

el trabajador social no necesariamente tiene que

elaborar proyectos, definir fines, ni definir principios. “Él es un facilitador de
relaciones, para llevar a los individuos y grupos a conocerse mejor y a discutir
entre ellos un cierto número de problemas prácticos, ligados a la vida cotidiana; un
desencadenante de energías, para comunicar a la gente el valor de pasar del
estadio de constatación al de la acción efectiva; un canalizador de discusiones
para evitar que los debates fracasen o se pierdan en vías accesorias, costosas en
tiempo y desmovilizadoras de atención. Este papel activo, pero no directivo, del
trabajador social tiende a reconocer a los miembros de la comunidad como
agentes de su propio desarrollo”. (Mongé, René).

Agente de cambio. Para De Robertis (2003) El papel del Trabajador Social es el
de un «agente de cambio». Estos cambios pueden situarse en un plano micro
social (individuos, familias, grupos pequeños) o bien, en un plano macro social
(organizaciones, territorios) (…) La actitud del trabajador social ya no es la de una
persona que sabe, sino la de una persona que se dispone a examinar la realidad
con los propios interesados, y va a pedirles que definan y pongan en práctica las
soluciones que más respondan a sus propias necesidades y deseos.

De manera que, en los

grupos, si un Trabajador Social se propone una

intervención, se podría enfocar a fomentar el autoconocimiento de cada uno de
los participantes, con el fin de que discutan los problemas que enfrentan
continuamente y busquen una posible solución, además de generar procesos de
cambio a fin de que cada uno sea responsable de su crecimiento y el del grupo.

Así, un Trabajador Social puede intervenir como mediador para realizar un análisis
de la situación, las ventajas y desventajas de cada propuesta y capacitando a
coordinadores sobre la mejor propuesta y poder facilitar el consenso para llegar a
un acuerdo que los beneficie a todos y no afecte el objetivo y mejorando también
979

�la comunicación entre los miembros, y/o como agente de cambio, generando
procesos de organización, capacitación, sensibilización tendientes a un cambio
personal y social en la búsqueda por la mejora y el desarrollo social de los
individuos y los grupos sociales

CONCLUSIONES

En lo concerniente a los grupos seleccionados, se puede decir que, al igual que
todos los grupos, presenta conflictos; en este caso, éstos surgen a causa de la
falta de organización entre los miembros, así como también a que existe mucha
entrada y salida

de participantes, debido a que continuamente las personas

abandonan el grupo.

Podemos considerar que esto sucede por diversas razones, relacionadas a la
disminución del atractivo del grupo tales como la mala comunicación, errores en la
distribución de roles, desacuerdos con el líder y a que por todo esto, no se está
llevando a cabo una correcta dinámica de grupo, la cual ayude al buen
funcionamiento y a que se cumplan los objetivos propuestos.

De todas maneras, los grupos presentan aspectos positivos en cuanto a la
interacción que hay entre los integrantes, ya que continuamente se ayudan unos a
otros en las actividades, existe el compañerismo, el respeto hacia los demás, y se
esfuerzan cada día por cumplir las metas que se proponen.

Para finalizar, el hacer un diagnóstico grupal, es de mucha utilidad para las
intervenciones sociales, ya que posibilita la información requerida en la planeación
de estrategias y técnicas que generen los cambios necesarios, no sólo para la
resolución de conflictos sino también para el logro de mejores condiciones de vida
personal y grupal. Además de lograr el crecimiento y desarrollo de todos los que
integran el grupo.
980

�BIBLIOGRAFÍA

De Robertis, C. (2003). Fundamentos del trabajo social: ética y metodología.
España. Ed. Universitat de València.

De Robertis, C. y Pascal, H. (2007). Introducción y definiciones y conceptos. La
intervención colectiva en trabajo social: la acción con grupos y comunidades. (pp.
1-47). Buenos Aires. Ed. Lumen Humanitas.

Fernández, T. (2006). Dinámica de Grupos. Trabajo Social con Grupos. (pp.123203). Madrid. Alianza Editorial.

Fernández, T. (2006). Modelos y ámbitos del Trabajo Social con Grupos. Trabajo
Social con Grupos. (pp.205-226). Madrid. Alianza Editorial.

Fernández, T. (2006). Persona, Grupos y Redes: Perspectivas sobre el Trabajo
Social con Grupos. Trabajo Social con Grupos. (pp.15-46). Madrid. Alianza
Editorial.

Morales, F. (1999). El grupo y sus conflictos. España. Ediciones de la Universidad
de Castilla.
Napier, R. (2000). Membrecía o Pertenencia. Grupos. Teoría y experiencia. (pp.
59-77). México. Ed. Trillas.

Zastrow, C. (2008). Trabajo Social con Grupos. Madrid. Ed. Paraninfo.

De Robertis, C. y Pascal, H. (2007). Introducción y definiciones y conceptos. La
intervención colectiva en trabajo social: la acción con grupos y comunidades. (pp.
1-47). Buenos Aires. Ed. Lumen Humanitas.

981

�Fernández, T. (2006). Dinámica de Grupos. Trabajo Social con Grupos. (pp.123203). Madrid. Alianza Editorial.

Napier, R. (2000). Membrecía o Pertenencia. Grupos. Teoría y experiencia. (pp.
59-77). México. Ed. Trillas.

Napier, R. (2000).Normas, presiones y pautas de grupo. Grupos. Teoría y
experiencia. (pp. 89-109). México. Ed. Trillas.

982

�ENVEJECIMIENTO POBLACIONAL EN CUBA. APUNTES PARA UNA
REDEFINICIÓN DE LA AGENDA SOCIAL GUBERNAMENTAL.
Addiel Pérez Díaz47

RESUMEN

Se presenta una síntesis del estado actual de la población cubana, sobre todo
referido al proceso de envejecimiento demográfica en que ha estado inmerso el
país

desde

hace

varias

décadas.

Se

manejan

algunas

variables

sociodemográficas determinantes en la celeridad de la Transición Demográfica
acontecida en Cuba, que lo caracterizan como uno de los países más longevos de
la región. Finalmente se realizan una serie de propuestas a tener en cuenta en la
agenda gubernamental para contrarrestar esta problemática e intentar reorientar la
visión de estos segmentos poblacionales.

Palabras claves: envejecimiento poblacional, acción gubernamental, Cuba.

INTRODUCCIÓN
Un nuevo desafío ocupa hoy las agendas de los Estados en el mundo. El
envejecimiento poblacional que se había relacionado con los niveles de desarrollo
que las naciones iban alcanzando ya es un fenómeno palpable en las sociedades.
Este proceso tiene sus consecuentes reajustes e impactos sobre áreas como la
salud, la familia, la actividad económica, los presupuestos de seguridad, asistencia
social y en la propia actividad del Trabajo Social.

47

Programa de Licenciatura en Trabajo Social. Universidad Autónoma de Ciudad Juárez (México). E-mail:
addiel.perez@uacj.mx

983

�Los países desarrollados, sobre todos los europeos se hacen cada vez más viejo y
utilizan diversas estrategias para estabilizar y ralentizar sus procesos de
envejecimiento poblacional. Es un fenómeno único en la historia de la humanidad
que un volumen tan inmenso de personas haya llegado a la ancianidad. Es
evidente que todo este proceso ha provocado un determinado impacto en ciertos
sectores estratégicos de la estructura social, entre los que se encuentran la
estructura social y las diferentes áreas que tienen que acudir a atender todas las
problemáticas y necesidades que se generan con este fenómeno.
Una visión clásica sobre envejecimiento de la población establece el aumento de
la proporción de personas de edad avanzada con relación al resto de la población,
pero también se ve como la inversión de la pirámide de edades, debido a que el
fenómeno no es solamente un aumento de la proporción de ancianos, sino
también una disminución de la proporción de niños y jóvenes menores de 15 años.
La población cubana ha ido envejeciendo aceleradamente. Para 1978 la población
de adultos mayores rebasaba ya el 10 % de la total. En la actualidad los adultos
mayores de 60 años alcanzan el 18,3 % y una esperanza de vida alrededor de 78
años, según el censo del 2012. Este crecimiento, sumado al hecho de la reducción
de los cohortes de nacidos implica un estrechamiento de la base de la pirámide
poblacional y un ensanchamiento de parte de la cúspide. Muchos expertos y
proyecciones vaticinan a este país ya no solo como el país más envejecido de
América Latina, sino que se prevé que para el 2050 Es uno de los países más
envejecidos de América Latina y esté en la los primeros lugares de la lista de los
más longevos del mundo. A esta perspectiva de la población se le pueden añadir
otras estimaciones donde la población adulta más de 60 año sería ya casi el 30 %
de la población en esa categoría de edad o censal, o demográfica, que antes
llamábamos viejos, ancianos, etc.
Con 2 millones 41 mil 392 adultos mayores (más de 60 años) en su población,
¿cómo se prepara nuestra sociedad para asumir los retos que implica el
envejecimiento? A partir de esta problemática muchas acciones se están
desarrollando en el país. Un grupo de instituciones se comienzan a enfocar hacia
984

�esta situación efecto-boomerang. Las instituciones más activas, en este sentido,
han sido el Departamento de Adulto Mayor, Asistencia Social y Salud Mental del
Ministerio de Salud Pública, quien identificó como causas principales de este
fenómeno la baja natalidad y el aumento de la esperanza de vida.
Otras instituciones se han dedicado a estudiar la problemática como el Centro de
Estudios Demográficos (Universidad de la Habana), pero añaden que el proceso
migratorio cubano en los últimos años también incide en que la población tenga
una representación mayor respecto al volumen total de la población. Se estima
que entre 30 y 35 mil cubanos emigren anualmente, siendo los jóvenes los que
más se emigran generalmente. Esta ponencia está dirigida a analizar las
características del proceso de envejecimiento cubano actual y los retos que se
enfrentan tanto desde las políticas públicas y sociales como desde el entramado
institucional.

Envejecimiento poblacional en Cuba: Del pronóstico a la realidad.
La evolución del pensamiento puede caracterizarse como si fuera en ondas
recurrentes. Esto puede ilustrarse con las ideas que la teoría económica vertió
sobre el rol de la población en distintos momentos históricos. En un primer
momento, la población aparece como beneficiosa para el desarrollo económico: es
el mercantilismo y Smith; en un segundo momento, la población aparece como un
obstáculo al desarrollo: es Malthus; un tercer momento, con Marx, la dinámica
demográfica aparece como un mero reflejo y una de las tantas manifestaciones
del peculiar modo de funcionamiento del sistema capitalista; un cuarto momento
donde el pensamiento ignora la contribución de Marx, pero adornado ahora con la
terminología de la teoría económica: es la corriente contemporánea que utiliza el
argumento del ahorro y la inversión; por último y fruto de la discusión antes
señalada, hay un retorno al tratamiento sistémico que iniciara Smith, pero
enriquecido y modificado con elementos de la realidad del subdesarrollo.
(Fuccaracio,1994)

985

�Todos los que alguna vez hemos incursionado en cursos de demografía o de
población en general siempre escuchamos que Cuba era un país en transición
demográfica donde gradualmente entraríamos en el club de los países con estos
signos. Generalmente este proceso se da en países desarrollados con altos
índices de desarrollo humano y social. En el caso de nuestro país el proceso
revolucionaria llevado a cabo generó también importantes niveles de desarrollo
humano que a larga también han sido factores determinantes en que la población
se fuera convirtiendo en longeva. Ya el criterio se ha modificado, podemos afirmar
con datos del último censo de población y vivienda que ya somos un país
envejecido.
Aunque las instituciones oficiales cubanas han atribuido a este tema las
conquistas sociales obtenidas en el proceso de más de 50 años, creo que sería
importante analizar otros factores para entender en su integridad pero que no son
objetivo de este trabajo. Solo mencionar como otros factores, la crisis de más de
dos décadas ha generado una composición familiar con expectativa de tener solo
un hijo por lo costoso y las dificultades que tiene tener más de uno en el contexto
de difícil situación económica que afecta el país.
Lo cierto es que Cuba es un país con una transición demográfica avanzada en el
contexto de América Latina. Desde hace más de tres décadas, la fecundidad se ha
mantenido en niveles significativamente bajos, reflejando valores que, desde 1978,
no permiten el reemplazo generacional de la población. Los índices de la
mortalidad general e infantil son también bajos y la esperanza de vida al nacer
está muy cerca de los 78 años. La migración internacional ha mostrado saldos
negativos por más de 50 años.
Como resultado de la dinámica de las variables demográficas, el número de
habitantes de Cuba decreció en 2006 y 2007, y casi no aumentó en 2008 y 2009.
Al iniciar el año 2010 la población de Cuba se estimó en 11 242 628. La influencia
de estos componentes, en particular el descenso sostenido de la fecundidad, han
provocado importantes cambios en la estructura por edades de la población. Un
notable proceso de envejecimiento ha comenzado con celeridad, convirtiéndose
986

�en uno de los mayores retos demográficos, económicos y sociales en el país. (Aja
Díaz, Antonio y autores, 2012)

El envejecimiento de la estructura por edades de población cubana.
En 2009, los menores de 15 años constituyeron el 17.5 %, mientras que el 17,4 %
de las personas residentes en Cuba, tenía 60 años y más. De acuerdo a las
estimaciones de la Oficina Nacional de Estadísticas (ONE), las personas que
deben llegar a la edad de jubilación vigente, deben superar a los que arriben a la
edad laboral al concluir el año 2010, tal y como ocurrió en un grupo de países
desarrollados, desde fines de los años 90. El porcentaje de 60 y más podría
incrementarse a un 25% y a un 34% en 2025 y 2050, respectivamente. El llamado
primer bono demográfico “prácticamente” pasó. (García, R y Alfonso de Armas,
s/n)
Los índices de envejecimiento y las razones de dependencia ilustran con nitidez
este panorama. La razón entre la población de 60 años y más por cada 100 niños
y adolescentes se incrementó significativamente entre 1990 y 2008; igualmente la
relación entre la población dependiente (0-14 y 60+) y la población en edad laboral
(15 a 59 años).
En el año 2008, la población en edad laboral (unas 6 726 611) representaba el
60% de la población total. Aunque este porcentaje varió poco durante la última
década; la composición interna de este segmento poblacional también se ha
envejecido. Más del 70% (unas 4 737 206 personas) se encuentran por encima de
los 30 años, cuando en el año 2000, los que rebasaban esa edad, significaron el
67,2% (unas 4 456 095 personas). (García, R y Alfonso de Armas, s/n)

987

�Tampoco, es visualizado desde la opinión nacional pública nacional, el factor
migratorio (saldo migratorio negativo desde hace varias décadas) que también
aporta lo suyo en que la proporción de jóvenes disminuya y los viejos aumenten
con respecto a la población total. Son dos grandes temas que los estudios de
población tendrán que profundizar en el futuro inmediato y aportar elementos para
las acciones que el Estado debe concentrarse. Si bien es importante centrarse en
atender y desarrollar políticas de atención a la población adulta, es imprescindible
atender las causas que generan este proceso en las generaciones presentes y
futuras.
Según declaraciones oficiales: “Nuestro país tiene una esperanza de vida de 78,97
años, 76 para los hombres y 80 para las mujeres, aunque es interesante destacar
la esperanza de vida de las personas que llegan a los 60 años, que es de 22 años
más y la de los que llegan a los 80 años, de unos 8.8 años más", explicó el
especialista”. (Fariñas Acosta, 2013:1)
También se ha asegurado que desde el año 2010, Cuba no cuenta con reemplazo
de fuerzas productivas, pues la curva de las personas de 0 a 14 años se unió a la
de los que llegaban a los 60 años. De ahí en adelante aumentan los que llegan a
988

�60 y disminuye el grupo de 0 a 14, lo que hace el escenario demográfico más
complejo. Datos del propio Censo del 2012 arrojaron que ese último segmento es
el 17,3 % de la población. Es el primer país en América Latina donde ocurre, a lo
que se suma que tampoco contamos con reemplazo poblacional, es decir,
garantizar que cada mujer tenga una hija (Censo, 2012). Se identifica, además,
como causas principales de este fenómeno la baja natalidad y el aumento de la
esperanza de vida. En apenas dos décadas Cuba será el país más envejecido de
América Latina, confirmó la Encuesta Nacional de Envejecimiento, realizada en
2010 por el Centro de Estudios de Población y Desarrollo (CEPDE), de la Oficina
Nacional de Estadísticas e Información (ONEI).
Cuba tiene una esperanza de vida de 78,97 años, 76 para los hombres y 80 para
las mujeres, aunque es interesante destacar la esperanza de vida de las personas
que llegan a los 60 años, que es de 22 años más y la de los que llegan a los 80
años, de unos 8.8 años más. (Fariñas Acosta, 2013)
Aunque el país tiene algunas ventajas para encarar este proceso, como puede ser
el programa del médico y la enferma de la familia creados desde la década de los
80, sigue constituyendo un reto considerable por los recursos financieros y
humanos que deben invertirse en atender a estas poblaciones y las políticas
sociales que deben dirigirse hacia estos sectores. De igual manera las políticas
públicas que deben definirse para estabilizar al menos el incremento de estos
segmentos con respecto al volumen total población.
Con el índice de envejecimiento actual y futuro de la población cubana, garantizar
el cuidado a los adultos mayores es una de las principales dificultades que
enfrenta la familia, lo que provoca la salida del empleo de personas con
capacidades laborales plenas, siendo las más afectadas las mujeres, quienes
asumen mayoritariamente la atención de los ancianos. (Aja Díaz y colectivo de
autores, 2012)
Ya este problemática se hizo muy evidente desde el inicio del presente siglo,
cuando el censo del 2002 destacaba que un 14.7 % de los cubanos tenía 60
años o más de edad, en 2012 (como se enunciado anteriormente) es de 18.3
989

�%, confirmación de la predicción de los especialistas. Para el 2035 ya se
espera que sean unas 3.6 millones de hombres y mujeres con seis o más
décadas de vida, lo cual aumentará la población anciana, que junto con la
infantil disminuirá el número de personas aptas para trabajar e impactará la
economía cubana.
El envejecimiento creciente de la población cubana pone en tensión los sistemas
de salud y seguridad social, amenaza el monto de la población económicamente
activa y obliga a evaluar con seriedad la cobertura y calidad de las instalaciones
que existen para la atención a las personas de la tercera edad.
Así lo reconocieron las autoridades de la isla al incluir, entre las medidas más
urgentes para enfrentar ese fenómeno demográfico, la construcción y reparación
de asilos o residencias de mayores y de las llamadas Casas de abuelos,
dedicadas a la atención diurna de cubanas y cubanos de avanzada edad.
Según la nueva dirigencia del país, se abre la posibilidad de “estimular la gestión
no estatal” para la atención a adultas y adultos mayores, según ha indicado Marino
Murillo Jorge (vicepresidente del Consejo Estado) en reunión en la Habana.
(Fariñas Acosta, 2013)
De igual manera estos procesos marcan una clara diferenciación al interior de las
provincias y municipios del país. Se puede observar que “la población de 97
municipios, cinco provincias y la del país decrece, envejece respecto a 2002; y son
Villa Clara, La Habana y Sancti Spíritus, en ese orden, los territorios más viejos”,
afirmó Alfonso Fraga, a modo de botón de muestra de las especificidades que
pueden leerse en la publicación de la Oficina Nacional de Estadística. (ONE, 2013)
A finales del 2012, según fuentes estadísticas oficiales, existían en el país 144
hogares o asilos de ancianos y 233 casas del abuelo, la mayoría de los cuales,
como sucede a buena parte del fondo habitacional, presentan serios problemas
constructivos o urge de reparaciones imprescindibles. Esta demanda actual de
estas instituciones es muy superior a las capacidades existentes y están más
limitadas para los ancianos con discapacidad, ha sido reconocida reconoció por
las máximas instancias de gobierno. (Anuario Estadístico de Salud Pública, 2012)
990

�Sin embargo, datos del Anuario Estadístico de Salud refieren que mientras en
2012 se contaba en el país con 816 especialistas dedicados a la Neonatología y
2.791 a la Pediatría, apenas 485 ejercían la Geriatría, también llamada
especialidad médica del envejecimiento.
El estudio, efectuado con apoyo del Fondo de Población de las Naciones Unidas
(UNFPA) y de especialistas del Centro Latinoamericano y Caribeño de
Demografía, ubicó a la isla para entonces con indicadores muy superiores a
naciones

como

Argentina

o

Barbados,

que

hoy

muestran

niveles

de

envejecimiento similares.
Si desde el 2011 el 17 por ciento de la población supera los 60 años y para 2035
las personas por encima de esa edad serán unos 3,6 millones, el equivalente a un
tercio de los habitantes del país, como se ha enunciado. Esto significa habrá más
personas más población dependiente -infantil y anciana- que personas en edad de
trabajar, con el consiguiente impacto en la economía nacional.
Con el índice de envejecimiento actual y futuro de la población cubana, garantizar
el cuidado a los adultos mayores es una de las principales dificultades que
enfrenta la familia, lo que provoca la salida del empleo de personas en plenitud
laboral, sobre todo de las mujeres, reconoció Murillo Jorge durante una reunión del
Consejo de Ministros. (Dixie Edith, 2013)
En las últimas décadas se ha estado valorando extraordinariamente los temas
relacionados con el papel de la población en el desarrollo y de manera unísono
qué estrategias implementes desde las políticas población. En particular a la
definición de qué es y por qué y para qué se adopta, asimismo el cómo adoptarla.
Pero también, en medio de todo ello se encuentran indefiniciones en cuanto a la
necesidad o no de las mismas, su vinculación con la teoría de la transición
demográfica, así como con el tránsito de la discusión teórica en cuanto a temas de
población y desarrollo, que inicialmente se trató como “determinantes y
consecuencias” y que después tomó el nombre de “interrelaciones” entre la
población y desarrollo.

991

�En circunstancias de una economía frágil, con fuertes restricciones financieras
externas, limitadas opciones de acceso a fuentes de inversión y de recursos,
condicionadas seriamente por el embargo; el envejecimiento entraña desafíos
importantes para la familia, la interacción comunitaria, el Estado y la sociedad
cubana. Ello demanda ampliar y reorientar los programas sociales, sectoriales, de
bienestar y salud, que durante años han demostrado ser exitosos. (Aja Díaz, y
colectivo de autores, 2012)
Cerca del 65% de todos los municipios del país tienen saldos migratorios
negativos. Las desigualdades en los niveles de desarrollo económico y social e
incluso condiciones ambientales adversas, se encuentran entre los determinantes
fundamentales de este comportamiento que se refuerza en las provincias
orientales.
En lo relativo a la migración internacional, desde 1930 el saldo migratorio ha sido
negativo. Entre 2000 y 2009 dicho saldo fluctuó entre -2,6 y -3,3 personas
perdidas por cada mil habitantes, por ejemplo en los dos últimos años, por
concepto de la migración se perdieron 3,3 personas por cada mil habitantes, Así
se ha comportado desde 2001. Ello representa cifras entre 20 000 y 30 000
salidas definitivas anuales. A este proceso se incorpora el aumento de la
emigración temporal, con presencia en ambos casos de tendencias al aumento de
la participación de los jóvenes, las mujeres y personas de elevado nivel de
escolaridad.

Ambas

modalidades

migratorias

unidas

elevan

de

manera

significativa las cifras comentadas.
Este movimiento emigratorio tiene una determinación multidimensional, y al igual
que en la mayoría de los países subdesarrollados en la actualidad, predominan los
elementos de carácter económico. A la par, las redes sociales y familiares que se
han formado y solidificado durante muchos años, están desempeñando un rol
esencial. El destino migratorio de los cubanos, en los últimos años se ha
diversificado.
Lo que se observa en los ensayos de pronóstico migratorio es que este seguirá
una tendencia hacia la superación de la barrera de las 37000 salidas netas del
992

�país hacia el año 2030. Y ello es congruente con el incremento de otorgamiento de
visas -en particular a tenor de los acuerdos migratorios entre Estados Unidos y
Cuba de 1994 y 1995- y la concesión de ciudadanías de otros países en los dos
últimos años.( Aja Díaz y colectivo, 2012). El reto de una política de contención
estaría en reactivar la economía y mejorar la estructura de oportunidades para los
segmentos poblaciones jóvenes cualificados y con aspiraciones a mejorar su
calidad de vida por medio de la migración. También proveer un sistema de
servicios sociales acordes con los niveles educacionales y las expectativas que
han construyendo en lo que se visualiza con el exterior.
La migración ha tenido también un impacto en la estructura por edades. La
selectividad de la migración se explica generalmente por la preponderancia de
personas jóvenes y en edad laboral. Actualmente, entre diversos especialistas
cubanos, existe un debate sobre la migración de retorno que podría producirse, a
partir de la evaluación de posibles escenarios políticos y económicos. Esta
discusión comprende las consecuencias que podrían derivarse en lo relativo a la
estructura por edades de la población.
Para Aja Díaz y colectivo de autores (2012), la evaluación del posible retorno de
los migrantes cubanos y de las condiciones necesarias para que ese retorno se
produzca, mostró que el 40% de las personas han valorado la posibilidad de
regresar dependiendo de mejorías de la situación económica, o debido a que no
han conseguido realizar los proyectos de vida en el exterior. El 80% de las
personas para las cuales el retorno no estaba descartado, pensaban que lo harían
sin otorgar un peso significativo a los posibles cambios políticos en el país. Lo
singular es que, aquellos que en los últimos años han intentado retornar a Cuba,
desde Estados Unidos u otros países, son predominantemente personas de la
tercera edad y migrantes recientes; principalmente de la década de los noventa
del pasado siglo. El retorno, aunque difícil, pudiera ser una alternativa si surte
efecto la nueva ley de inversión de extranjera y se sigue flexibilizando la ley
migratoria actualizada en 2012.

993

�El cuadro demográfico cubano podría sentir el impacto de una migración de
retorno o incluso continuar con la tendencia que ha existido por varias décadas.
Sin embargo, ninguna de esas posibilidades parece ofrecer soluciones a los
desafíos originados por las características de la estructura por edades. Una
inmigración de personas ancianas acentuaría aún más el envejecimiento existente
en Cuba y, a su vez, la persistencia de la tendencia de saldos migratorios
negativos también continuaría agudizando esa situación. En las condiciones
actuales, el retorno de migrantes jóvenes no parece constituir una opción a ser
considerada como solución a los impactos económicos del envejecimiento de la
población.
Por otra parte, el país posee numerosos y valiosos recursos laborales, los que se
encuentran hoy impactados por procesos demográficos y socioeconómicos que
atentan contra sus fortalezas, como son el decrecimiento perspectivo y el
envejecimiento de la fuerza de trabajo.
Alrededor de un 60% de la población conforma los recursos laborales; es decir,
alrededor de unos 7 millones de personas. De ellos poco más de 5 millones se
encuentran vinculados a la economía, con una edad promedio de 40 años, que
será de 44 en el 2025. En las edades económicamente activas, se encuentra el
monto de población más importante, lo que constituye una oportunidad.
Sin embargo, ello cambiará en el corto plazo. De hecho, la población laboralmente
activa disminuirá de forma sostenida a partir de 2018. Paralelamente, resulta
altamente ventajoso el hecho de que esta fuerza laboral tiene un nivel reconocido
de calificación y/o capacitación. (Aja Díaz y colectivo de autores, 2012)
Pero las migraciones, tanto internas como externas impactan su distribución ramal
y territorial, así como su cantidad y calidad. Las primeras, a resultas de la
existencia de espacios económicos ventajosos (como el mixto, el privado o por
cuenta propia y el estatal reanimado que atraen fuerza de trabajo) y de otros
desventajosos (Ej. estatal no reanimado, con el efecto contrario). Las externas,
porque afectan sobre todo el segmento más joven y el mejor calificado de los
recursos laborales.
994

�El grupo de trabajadores de 60 años y más duplica en su ritmo de crecimiento al
de la fuerza laboral en general, y crece sobre todo, en las categorías de
administrativos, de trabajadores de servicio y de dirigentes; también, algo menos,
entre los técnicos. Pero, lejos de ser una carga, debe estar claro que si hoy son un
componente importante en lo cuantitativo y esencial en lo cualitativo de nuestros
recursos laborales, más lo serán, por su cultura de trabajo, en todo el curso futuro
de la actualización del modelo económico. (ONE, 2008)
La apropiación del espacio cubano y su reflejo en la distribución espacial de la
población está caracterizada por heterogeneidades importantes, manifestándose
mayores densidades de población hacia el centro y occidente del país. En el país
existe un elevado grado de urbanización, poco más de 75% de su población se
encuentra residiendo en zonas urbanas, con un alto nivel de concentración, que
respondió a las necesidades de desarrollo de un momento histórico y que hoy
constituye un desafío para la seguridad alimentaria y el poblamiento de la franja de
base. La dispersión es más evidente hacia las provincias orientales, donde los
asentamientos de pequeño tamaño (principalmente rurales) se tornan numerosos.
Los asentamientos de menor categoría en tamaño y población dispersa (franja de
base) decrecen. Sin embargo, según estadísticas recientes, los asentamientos
rurales mayores de 200 habitantes aumentan su crecimiento mientras los urbanos
de base disminuyen su participación. Es en la población rural dispersa y en
concentraciones de población pequeñas donde se están produciendo las mayores
pérdidas de efectivos, posiblemente hacia los rurales mayores y los urbanos de
base. Las pérdidas de población en los niveles más bajos del Sistema de
Asentamientos Humanos de Cuba (SAH) coinciden con aquellos territorios con
mayores niveles de población rural.
Se observa una gran movilidad, en lo referido a los traslados cotidianos por
razones de estudio y trabajo, en los asentamientos de menor tamaño,
básicamente en los costeros, en los que poseen función político-administrativa y
en enclaves económicos (tradicionales o emergentes), inferida a partir de los altos
valores de empleo en sectores terciarios y secundarios en los asentamientos más
995

�pequeños. La actividad azucarera, con una importante influencia en la
conformación de los actuales patrones de poblamiento y del sistema de
asentamientos, ha sufrido transformaciones importantes, lo que unido a los
cambios en el modelo de desarrollo, han desarticulado la concepción original del
SAH de Cuba.

RECOMENDACIONES PARA LA ACCIÓN DESDE LA POLÍCTICA SOCIAL.
El comportamiento y tendencia demográfica son la resultante de un conjunto de
procesos y determinantes de carácter socioeconómico y cultural. En este sentido,
la estrategia a seguir debe resultar de un diseño coherente, en el cual se incluya a
la población, tomando en cuenta las modificaciones que sufrirá. Sería entonces
imprescindible el diseño y ejecución de una política integral de población, que la
reconozca en tanto objeto y sujeto del desarrollo en los trazados estratégicos en
materia de su estructura, tamaño, composición, ubicación y movilidad y que
articule políticas diferenciadas según las necesidades y especificidades de los
territorios, sectores o ramas de la economía y tipos de familias.
Una fuerza de trabajo que envejece, hace necesario prestar especial atención a la
evolución de las características del puesto de trabajo y su organización, en
respuesta a la probable pérdida relativa de capacidades físicas y mentales de las
personas que participan en la producción con edades cada vez mayores. Un
desajuste entre estos aspectos, puede incidir en un probable incremento de la
seguridad social a corto plazo, por enfermedades, accidentes de trabajo, etc., así
como provocar determinadas afectaciones a la productividad del trabajo global y
con ello al ingreso real. (ONE, 2008)
Se hacen necesarias acciones dirigidas con celeridad a crear estrategias
educativas, de salud y de planificación familiar de modo que las parejas accedan
de manera efectiva al alcance de sus ideales reproductivos y se garanticen
condiciones mínimas para la crianza y mantención de los hijos.
Aplicación -desde el presente- de una política de estímulo a la fecundidad, de
manera que se garantice el reemplazo. Si bien en un primer momento aumentará
996

�la carga demográfica, esta ocurrirá a expensas del crecimiento de la población
infantil, lo cual es una situación más favorable, toda vez que el aumento de
nacimientos y de la proporción de niños (población dependiente) crearía un
potencial de reemplazo importante para la fuerza de trabajo que va
envejeciéndose. En la medida en que estos niños comiencen a incorporarse a la
edad laboral, esta carga económica potencial deberá descender. (ONE, 2008)

De igual manera se hace vital perfeccionar el diseño e integración de las políticas
de salud, priorizando en mayor grado a los grupos vulnerables, diferenciadas
social y territorialmente.
Es clave estructurar e implementar una política de migraciones internas que
comprenda acciones en los lugares de origen y destino sobre la base de las
demandas del desarrollo económico y social del país. La política migratoria debe
seguir perfeccionándose la política de Cuba hacia la emigración externa.
Importante puede resultar para contrarrestar el déficit poblacional propiciar
acciones que modifiquen la dinámica de migración internacional cubana y transite
hacia una perspectiva hacia una temporal e incluso circular, que incorpore el
retorno. (Aja Díaz y colectivo de autores, 2012)
Diseñar e implementar una política, con expresión nacional y en función de las
circunstancias territoriales para la atención integral al proceso de envejecimiento
de la población, tomando en cuenta la dispensarización de servicios y el
aprovechamiento de las potencialidades económicas y culturales del grupo. Es
necesario crear una entidad gubernamental para la atención integral al adulto
mayor.
A pesar de los esfuerzos realizados por el gobierno, la insuficiente infraestructura
para enfrentar el proceso progresivo de envejecimiento de la población, se
manifiesta principalmente en la escasez de hogares o instituciones similares para
el cuidado de adultos mayores y personas discapacitadas en régimen internado o
semi-internado.

997

�También es importante crear servicios de toda índole para personas de más de 60
años y/o implementar la atención preferencial en los existentes, incluyendo la
diferenciación en cuanto al costo de muchas de ellas, y potenciar las
especialidades geriátricas y gerontológicas. Es vital crear las condiciones para
generar sistemas de protección de los grupos poblacionales envejecidos y
vulnerables. (García, R y Alfonso de Armas, s/n)
Se hace imprescindible crear una estructura de Trabajo y servicio social que
atienda las problemáticas del adulto mayor. Es imperioso generar políticas
educativas con vistas a la sensibilización de toda la sociedad con el
envejecimiento para aprender a convivir con los adultos mayores y puedan resultar
sujetos activos a pesar de condición física y mental.
Tradicionalmente el sistema de salud ha sido diseñado para atender problemáticas
materno infantiles, o enfermedades de corta duración, que no ocasionaban
discapacidad. Con el envejecimiento poblacional, se les adiciona un nuevo reto:
los cuidados. Desarrollar y transformar los servicios asistenciales para enfrentarlo
es tarea urgente, y en este propósito resulta vital la atención primaria. (García, R y
Alfonso de Armas, s/n)
Es demandado otro tipo de cuidados, además de incrementar los que ya existen
que son desde hace algunos insuficientes y con pésimas situación en su estado
constructivo y de servicio, como las casas de abuelos y los hogares de ancianos,
que son instituciones del sistema de salud pública. En ambas, tanto en las casas
como en los hogares, los ancianos se insertan en actividades culturales y de
rehabilitación que los pueden mantener socialmente activos. En estas instituciones
es clave insertar trabajadores sociales se focalicen en esta especialidad poco
desarrollada en el país.
Todavía los medios de difusión ubican al adulto mayor en una posición de
desventaja social, casi siempre como una persona dependiente, que no es capaz
de tomar iniciativa y formar parte del desarrollo de la sociedad. Se supone la vejez
como discapacitante.

998

�El envejecimiento es un reto que Cuba tiene por delante, y en ello la profilaxis de
salud, la educación y la sensibilización de los ciudadanos es esencial, de modo
que vivir más tiempo signifique también vivir mejor.
Finalmente, Cuba es un país en vías de desarrollo con un envejecimiento
importante de su población, demográficamente este proceso ha tenido gran
repercusión en el sector de la salud, entre ellas de gran importancia el carácter
humano y ético que están presentes en cada uno de los subprogramas de
atención integral al adulto mayor, al cual se añade la participación de la familia y la
comunidad, por otra parte la estructura socio-política también asegura la
participación activa de la comunidad en un logro alcanzado gracias a los
esfuerzos de un sistema de salud altamente justo y humanizado. (ONE, 2008) Es
recomendable conservar y fortificar las tareas encaminadas a preparar al personal
de salud y en definitiva a toda la sociedad, con vistas a asegurar la superación
profesional, humanística y ética.

999

�REFERENCIAS BIBLIOGRÁFICAS

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perspectivas. Recomendaciones para la acción. Material en soporte magnético.
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7

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1000

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Programa Integral del Adulto Mayor. (2005) La Habana: Ministerio de Salud
Pública.

1001

�EJE 7: VIVIENDA Y DESARROLLO
URBANO

1002

�PRIVATIZACIÓN, LIDERAZGO Y LUCHA COMUNITARIA; LA GÉNESIS DE LA
AUTONOMÍA COMUNITARIA EN LA COLONIA SAN CRISTÓBAL DE SAN
NICOLÁS
Carlos David de la Garza Tolentino1
Román Eduardo Saucedo Morales2

RESUMEN
La Colonia San Cristóbal tuvo lugar a dos incidentes de invasión de propiedad
privada, en respuesta, los vecinos convocaron a junta y se iniciaron movimientos
legales para emprender la privatización de la misma.
En el presente documento se expondrán y analizarán las actividades emprendidas
por los vecinos de la Colonia, además, se buscará explicar teóricamente el análisis
llevado a cabo y la razón de los acontecimientos importantes ahí sucedidos, así
como la propuesta oportuna a estos primeros esbozos de autonomía comunitaria.
Palabras clave: Comunidad, sentido de comunidad, autonomía comunitaria,
liderazgo, líder comunitario, redes comunitarias.

1

Estudiante, Facultad de Psicología, UANL, carlosdelagarzat@gmail.com

2

Estudiante, Facultad de Psicología, UANL, roman.esm@hotmail.com

1003

�INTRODUCCIÓN
Durante la realización de actividades de la Unidad de Aprendizaje ‘’Procesos y
técnicas para la evaluación y diagnostico psicosocial y comunitario’’, de la
Trayectoria de Psicología Social de la Licenciatura en Psicología en la Facultad de
Psicología de la UANL, se llevó a el diagnóstico de la Colonia San Cristóbal, en el
municipio de San Nicolás de los Garza.
Dicha Colonia tuvo lugar a dos incidentes de invasión de propiedad privada (robos
a casa habitación), además del problema de que la constructora encargada no
respetó un acuerdo efectuado con los habitantes, deslindándose de la
construcción de una plaza pública, dejando el terreno destinado a ello como lote
baldío; en respuesta, los vecinos convocaron a junta y se decidió optar a que se
nombraran líderes de barrio que iniciarían movimientos legales para emprender la
privatización de la misma, con el fin de tener los derechos completos de calles
cerradas y controladas por un sistema de vigilancia propio, además de tener un
mejor control del lote mencionado. Sin embargo, esta demanda les fue negada por
el Gobierno Municipal.
A continuación se abrirá el análisis de los resultados obtenidos, recalcando la
planeación, la fase de investigación, las conclusiones y la propuesta de
intervención pertinente.

1004

�METODOLOGÍA
La realización del diagnóstico se conformó por cinco fases: 1) Armado de la Ficha
Técnica, 2) Realización de los Instrumentos de Recolección de Información, 3)
Recolección de información, 4) Análisis de Resultados y 5) Propuesta de
Intervención. Mismas que se detallarán a continuación.
La fase de armado de la Ficha Técnica se dividió a su vez en dos etapas, teniendo
como primer punto la visita y el recorrido por la colonia, esto con el fin de conocer
el medio y realizar un acercamiento previo a la misma antes de la Recolección de
Información; el segundo punto de esta fase fue la consulta de bases de datos
especializadas, para lo cual se acudió al INEGI a solicitar la información
pertinente. La información completa se encuentra en el apartado denominado
Anexos (Anexo 1) del presente documento.
Posterior al armado de la Ficha Técnica, se realizó un instrumento en forma
colectiva, en conjunción con compañeros de la Unidad de Aprendizaje; dicha
experiencia dio pie a la realización de los 10 ítems a calificar (relevantes a la
información colectiva), además de otros 5 ítems extra que tenían como fin la
recolección de información personal (como lo son el sexo y la edad) (Anexo 2).
Se realizaron un total de 14 encuestas (equivalentes al 31.11% de la población a
analizar) como parte de la fase 3, sin embargo, durante el proceso de recolección
de datos, dos habitantes de la colonia negaron el contestar la encuesta, dejando la
cantidad de información analizada en 12 (equivalentes al 26.6% de la población).
El análisis de resultados se llevó a cabo tomando en cuenta dos textos de la
autora venezolana Maritza Montero, tras el cual, previa discusión, se proponen
posibles intervenciones (Anexo 3).

1005

�RESULTADOS
Luego de la aplicación de las encuestas, se procedió a vaciar los resultados,
teniendo como resultado lo siguiente:
La relación entre hombres y mujeres es de 67% para las damas y 33% para los
varones; la relación de las edades, por su parte, se establece desde los 17 a los
59 años, teniendo como media de edad 24.8 años; un 67% ha estudiado o estudia
actualmente la Licenciatura, un 25% la Preparatoria y un 8% una Carrera Técnica;
un 83% describe la Colonia como “tranquila”, mientras que el 17% restante la
denomina “insegura”; además, al ser cuestionados de si recibían ayuda para sus
estudios o sus actividades profesionales o diarias, un 75% respondió que no,
contra un 25% que afirmó recibirla; en cuanto a los programas sociales que el
Gobierno (Federal, Estatal o Municipal) realizara, un 67% detalló que no se llevaba
a cabo ningún programa, un 8% respondió que algunas veces sucedía y un 25%
no supo o no contestó; además, al ser solicitadas propuestas de cambios
colectivos, un 34% dijo que no cambiaría nada de la colonia, un 25% que
cambiaría los servicios públicos, así como otro 25% que mencionó la seguridad,
además, un 8% sugirió la limpieza a lo que otro 8% aludió directamente a la
privatización total de la Colonia (Anexo 4).
Además de estos resultados, se dieron otros en los cuales el 100% de los
encuestados dio la misma respuesta o una similar; dichos resultados son:
1) Que esperan más ayudas del Gobierno Municipal, 2) que la Colonia tiene bien
cubiertas sus necesidades básicas, 3) que las relaciones entre los vecinos son
buenas, 4) que en ocasiones especiales se organizan fiestas comunales a manera
de integración vecinal, 5) que existe un ambiente de amistad entre los vecinos, 6)
que las áreas de oportunidad de la Colonia son la limpieza y seguridad y, por
último, 7) que la propuesta que ya se hizo formalmente ante los vecinos es,
precisamente, la de privatizar el sector.

1006

�ANÁLISIS
De inicio, según Montero (2004), una Comunidad es un “grupo de individuos en
constante transformación y evolución, que en su interrelación generan
pertenencia, identidad social y conciencia de sí como comunidad; lo cual los
fortalece como unidad y potencialidad social. Este grupo social y dinámico
comparte problemas, intereses en un tiempo y espacio determinado, haciendo
realidad y vida cotidiana”. Por lo que a primera vista se puede deducir que la
Colonia San Cristóbal es una comunidad debido a que es un grupo de seres
humanos que tienen ciertas características en común, entre ellas destacando,
además del idioma y la ubicación geográfica, claro está, las áreas de oportunidad
como Colonia, las relaciones socioafectivas que de ella emanan y el interés de
llevar a cabo los movimientos legales necesarios para lograr la plena autonomía
de sus propiedades.
Además, según Sarason (1974, cit. En Montero, 2004), el sentido de comunidad
es como la percepción de similitud con otros, es el sentimiento de formar parte de
una estructura mayor. Contrastando esta definición con la información recabada,
se puede decir que los habitantes se sienten parte de un todo y muestran unidad.
McMillan y Chavis (1996 &amp; 1990, cit. En Montero, 2004), por su parte agregan que
este sentido de comunidad es el sentimiento de que los miembros importan los
unos a los otros y al grupo; y una fe compartida de que las necesidades de los
miembros serán atendidas mediante su compromiso de estar juntos. Lo cual
refuerza la idea de que la Colonia San Cristóbal sea una comunidad tal y como se
le describe de manera teórica
Sin embargo, si nos adentramos a las consideraciones más profundas del sentido
de comunidad, encontraremos algunos pequeños huecos dentro del proceso
comunitario, como lo es la calidad y duración del liderazgo interno.
Se pudo constatar que 83% de la muestra (10 de 12 personas) considera como
lideresa a una mujer de edad mayor referida para fines de investigación como
1007

�Doña María (nombre ficticio), la cual mueve los papeles legales y hace los
consensos para la toma de decisiones de la comunidad. Lo que quiere decir que
el líder de esa comunidad es plenamente administrativo, es decir, no cumple en
sentido amplio las obligaciones que un líder comunitario debería ejercer, como lo
es el mantener motivados a los demás miembros de la comunidad, cosa que se
vio reflejada en el escaso seguimiento de las propuestas posteriores a la negativa
del Gobierno Municipal de privatizar la Colonia.
Además, los habitantes coincidieron en que hay problemas de delincuencia,
especialmente robo a casas habitación; se detalló también que tres vecinos
habían sido asaltados en los últimos tres meses. Se mencionó que hay espacios
con falta de pavimentación y se encontró un espacio que falto de mantenimiento
(lote baldío).
El ambiente de la Colonia San Cristóbal, según se describió y observó, es
apacible, tranquilo, aún a pesar de los problemas de inseguridad, y con una
comunicación óptima entre los habitantes, esto da como resultado que tengan
lazos fuertes y cordiales entre ellos.
Posteriormente,

se

observaron

los

denominados

Procesos

Psicosociales

Comunitarios, es decir, fenómenos, positivos o negativos, inherentes a la
comunidad, de entre los que destacan: La negación a la habituación del robo; es
decir, como Montero (2004) menciona, los hábitos son modos de enfrentar la vida
cotidiana, algunos de los cuales son considerados como la manera natural de ser
y de hacer en el mundo, como si fuesen parte de la esencia de las cosas. Se
puede notar mediante las acciones de la comunidad tomadas para la privatización
y mejora de la seguridad de la comunidad, que se negaron a llevar a cabo la
habituación con los robos a los diferentes domicilios donde ocurrieron, esto
teniendo efectos positivos en los vecinos, ya que, si no hay habituación, se
buscará siempre la mejora de las condiciones problemáticas.

1008

�Existe también un fenómeno complementario a la negativa de habituarse,
denominado problematización, es decir, el dar a conocer a la comunidad las
problemáticas que están sucediendo; como comenta Paulo Freire (1970, cit. En
Montero, 2004), la problematización consiste en el proceso de analizar
críticamente el ser en el mundo “en el que y con el que” se está, de esta forma
mediante las juntas vecinales, ya sea con el motivo pleno de llevar a cabo
acuerdos o circunstanciales en juntas casuales, la comunidad misma lleva a cabo
la crítica de forma activa, cuestionando directamente e incluso desvalorizando la
seguridad pública. Mediante dicha crítica se genera un conocimiento popular de
las áreas de oportunidad que se tienen dentro de la Colonia. Al problematizar el
carácter esencial y natural adjudicado a ciertos hechos o relaciones, se revelan
sus contradicciones, y este hecho ayuda a preparar a la comunidad para la
concientización y desideologización, primer avance hacia el cambio y siguiente
paso en la lucha por la plena autonomía comunitaria.
Según, Barreiro (1974, cit. En Montero, 2004), la concientización es la adquisición
de conciencia de sí como persona en una sociedad con la cual está comprometida
porque en ella interactúa; es conciencia del carácter dinámico de las relaciones
que se tiene con el mundo y es también conciencia de la propia capacidad crítica
ante ellas y de la situación negativa en que se vive. Esto busca estimular el rol
activo del individuo dentro de la comunidad, haciendo saber su compromiso dentro
de ella para que las áreas de oportunidad puedan desarrollarse de forma óptima.
Esto a su vez fomenta la postura crítica de los demás miembros en forma de
diálogo; la forma en que estos factores se combinan lleva a la desideologización,
estimulando la salida de las áreas de confort y el deseo de cambio.
Luego, el proceso de conversión marca el paso de una creencia considerada
como falsa a una verdad presumida, y un cambio de conducta, como estipula
Doise (1987, cit. En Montero, 2004), en este caso se puede observar cómo la
comunidad realizó las diversas etapas para llegar al proceso de conversión, sin
embargo la situación ante la negativa de las autoridades fue disminuyendo la
1009

�posibilidad del cambio, aunque se debe hacer énfasis en cómo la organización de
los individuos para llegar a ser una comunidad los fortaleció como grupo. Las
redes sociales se expandieron y mejoraron entre los mismos habitantes y entre las
localidades, destacando entre tales los acuerdos de limpieza con la tienda de
conveniencia ‘’Seven Eleven’’, que se detallará un poco más en unos momentos.
Enseguida, el juego dialéctico entre presión social, conversión y concientización,
explicado por Montero (2004) haciendo énfasis en el comentario de que “no se
debe olvidar que así como la comunidad organizada puede ser una fuente de
influencia transformadora, la situación social tiene varios mecanismos de defensa,
algunos capaces de fagocitar las reformas o los cambios propuestos por las
minorías, aceptándolos y a la vez desvirtuándolos y adaptándolos a sus propios
intereses, a fin de que no ocurran los cambios deseados por las comunidades”,
dando así una respuesta más ante la falta de avance en la cuestión de la
conversión, donde intereses individuales se pueden llegar a anteponer a los de la
comunidad y afectar los procesos, sin olvidar el miedo al cambio y la zona de
confort que suele estar siempre presente como mecanismo de defensa a nivel
individual y grupal.
Para cerrar este análisis, se procederá a considerar el impacto de las redes
comunitarias. Se puede confirmar que existe una red social, dado que cumplen
con las características propuestas por Montero (2006), de relaciones entre
actores, sean instituciones o personas, que se abren a otras organizaciones o
personas con las cuales entran en comunicación con fines de utilidad en general,
los cuales se traducen en producción de bienes y servicios teniendo como
beneficiarios a poblaciones de diversos tipos. Por ejemplo, en las relaciones que
llevan con los gerentes de la sucursal filial ‘’Seven Eleven’’, con quienes
periódicamente

renuevan

acuerdos para

perteneciente a la cuadra del recinto comercial.

1010

la

limpieza

del terreno

baldío

�CONCLUSIONES
En aspectos generales, se puede observar que la lucha por la autonomía de estas
personas por su comunidad es, si bien joven, desarrollada de manera óptima,
presentando oportunidades óptimas no solo de conseguirla, sino también de
mantenerla si se da un buen manejo del liderazgo comunitario y organización
horizontal dentro de la misma. La privatización de la colonia se vio detenida al
igual que la demanda de responsabilidad por parte de la constructora sobre el
terreno que debió de concluir en plaza pública, por falta de recursos y el desánimo
colectivo formado ante la falta de respuesta óptima por parte de las autoridades
locales.
Sin embargo, entre los aspectos positivos destacan la implementación de un
nuevo sistema de liderazgo que recién se formó luego de la intervención, este con
miras a formar un comité vecinal en lugar de delegar toda la responsabilidad a la
actual lideresa, mismo que podría en algún tiempo renovar los ánimos por la
naciente lucha.
REFERENCIAS BIBLIOGRÁFICAS
Montero M. (1987). Psicología política latinoamericana. Venezuela: Grijalbo
Montero M. (2004). Introducción a la Psicología comunitaria. Venezuela: Paidós.
Montero M. (2006). Teoría y práctica de la psicología comunitaria: La tensión entre
comunidad y sociedad. Venezuela: Paidós.

1011

�ANEXOS
ANEXO 1.- Ficha Técnica
Mapeo y delimitación geográfica

Colinda al norte con la empresa DuPont, al sur con la Avenida Casa Blanca y al
oeste con la Colonia Fresnos del Lago (2º y 3er sector).
Historia de la colonia
La colonia fue fundada en los años 90’s, como una pequeña colonia de 10 casas,
a pesar de haber hablado con diferentes vecinos de la comunidad no se logró
saber a detalle cómo fue la forma en que se fue integrando la Colonia a lo que es
ahora.
Vías de comunicación e información
No cuentan con teléfonos públicos, tienen acceso a internet en forma de servicio
paga al igual que el teléfono y la televisión. Cerca de ahí circulan 16 rutas de
transporte urbano; destacando la Ruta 15 “Casa Blanca” y la Ruta 122 “Estancia”,
1012

�que pasan por la Avenida Casa Blanca; las otras 14 rutas circulan por la Avenida
Miguel Alemán, a tres cuadras de distancia de los límites de la Colonia.

Población
Total: 45
Empleada Activa: 21 (13 mujeres, 8 hombres)
Servicios
La colonia con servicio de luz, electricidad, agua potable y drenaje, además de gas
natural, no cuenta con ninguna institución DIF, CreeSer, InJuve, etc., en o cerca
de la comunidad.
Líderes Comunitarios
Al parecer no hay un líder que organice eventos o acciones en conjunto por parte
de la comunidad, comentan que cuando hay alguna problemática que le concierna
a todos se lleva a cabo un censo informal para llegar a una solución, un ejemplo
es la hierba alta en el terreno baldío de al lado de la cuadra de las casas, donde
se cortó entre todos para evitar accidentes con los niños de la comunidad. Luego
de los incidentes, se nombró a Doña María como lideresa, pero su figura es
meramente administrativa.

1013

�ANEXO 2.- Instrumento de recolección de datos
Sexo
Edad
Escolaridad
Ocupación
Folio

Observaciones

Instrucción: lee atentamente las siguientes preguntas y contesta sinceramente, tus
respuestas serán confidenciales.
1.- Define en una palabra tu comunidad
R=

1014

�2.- ¿Recibes alguna clase de ayuda para tus estudios u ocupación?
R=

3.- ¿El gobierno ha implementado algún programa social en tu colonia?
R=

4.- Si pudieras cambiar algo del ambiente de tu comunidad, ¿qué cambiarías?
R=

5.- ¿Consideras que la comunidad tiene cubiertas las necesidades básicas?
R=

6.- Menciona 3 iniciativas para la mejora de tu comunidad
R=

7.- ¿Cómo son las relaciones entre los vecinos de tu colonia?
R=

8.- ¿Han realizado u organizado los integrantes de la colonia algún tipo de club,
actividad

o

evento?,

¿cómo

se

organizan?

R=

9.- Menciona dos aspectos fuertes y dos áreas de oportunidad de tu comunidad
R=

10.- ¿Han presentado alguna iniciativa propia o ajena para la mejora de la
comunidad?

R=

1015

�ANEXO 3.- Propuesta
Nombre: #PosDenuncio
Objetivo: Lograr que la constructora se responsabilice por el terreno baldío, exigir
más vigilancia pública a las autoridades y hacerlo viral en redes sociales con el fin
de incitar a más personas a denunciar malos tratos.
Descripción: Se presentará una denuncia a la constructora por deslindarse de la
responsabilidad de la construcción de la plaza pública de la colonia. Se presentará
una denuncia a las autoridades municipales para que se encuentre de forma
constante vigilancia de autoridades competentes en la colonia San Cristóbal.
Posteriormente a

las denuncias,

estas se

harán públicas en

internet,

considerándolo como una herramienta indispensable en estos tiempos.
Metodología: La denuncia se hará a través del Ministerio Público, luego se
publicará en redes sociales con la etiqueta #PosDenuncio, invitando a más
personas y comunidades a denunciar las irregularidades de sus colonias.

1016

�ANEXO 4.- Gráficas (se excluyeron aquellos resultados que arrojaron un
resultado de 100%, mismos que se mencionan en el texto)

Sexo
M

H

33%

67%

Educación

25%
Licenciatura
Carrera Técnica

8%

Preparatoria

67%

1017

�¿Recibes ayuda?

25%
Sí
No

75%

Percepción de la Colonia

17%

Tranquila
Insegura

83%

1018

�Programas de Gobierno

8%
25%
Algunas veces
No
No sé

67%

Cambios

8%

8%
Privatizar

25%

Seguridad
Servicios Públicos

34%

Nada
Limpieza

25%

1019

�BREVE ESTUDIO DEL ESPACIO FÍSICO EN EL INTERIOR DE LA VIVIENDA
SOCIAL UNIFAMILIAR MÍNIMA EN MÉXICO.
Jorge Leal Iga3
Raúl Eduardo López Estrada4

RESUMEN
Algunos factores relacionados con la demografía, la escasez de recursos
económicos, y el elevado costo de la tierra; entre otras cosas, han forzado a la
creación de espacios cada vez más reducidos en la construcción de vivienda
social mínima en la República Mexicana. Ante esa situación, resulta
imprescindible analizar el espacio físico al que las familias se ven obligadas a
adecuarse, dado su limitado alcance económico y su inaplazable situación de
un lugar en donde guarecerse; se encuentren o no adscritos al padrón del
empleo formal en México.
En el presente trabajo se analiza el espacio físico que las familias en cuestión
tienen que vivir, con el objetivo de lograr un mejor entendimiento de los
espacios efectivos que enfrentan diariamente; y con ello, sensibilizar el espacio
habitacional que se vive en la vivienda social unifamiliar mínima en México.

Palabras clave: Espacio mínimo, Vivienda social, Vivienda de interés social,
Sensibilidad del espacio.

3

Facultad de Trabajo Social
jleal.geo@yahoo.com
4
Facultad de Trabajo Social
raul.lopezes@uanl.edu.mx

y

Desarrollo

Humano

(FTSyDH),

U.A.N.L.

correo

electrónico:

y

Desarrollo

Humano

(FTSyDH),

U.A.N.L.

correo

electrónico:

1020

�INTRODUCCIÓN
A partir del año 1980, la estructura urbana de la República Mexicana ha sufrido
importantes transformaciones a causa del crecimiento demográfico de sus
ciudades, en contraste con las zonas consideradas como metropolitanas; dado el
caso de Monterrey, en las que la expansión urbana no ha ido en concordancia con
su mayor incremento demográfico (Cruz, 2000) provocando la escasez de tierra
para la edificación de vivienda social en la capital de Nuevo León.
Una debilidad evidente de los esquemas de subsidios en vivienda se relaciona con
la determinación del mercado para el diseño y calidad de las mismas, cuando la
presión por bajar los costos ha llevado a los desarrolladores de vivienda a la
elección de terrenos ubicados extremadamente hacia la periferia, generando
condiciones habitacionales insuficientes (UN-Hábitat, 2012).
Ante la limitación del poder económico necesario de los beneficiarios para la
adquisición de una vivienda social, en el Programa Nacional de Vivienda se ha
declarado en su momento la necesidad de involucrar: a la producción social, a la
autoproducción y a la autoconstrucción de vivienda; como mecanismos para la
solución habitacional de la población urbana en situación de alta marginación
social (Comisión Nacional de Vivienda [CONAVI], 2008).
Los problemas mencionados de: incremento demográfico, alto costo de la tierra
para la edificación de vivienda y el limitado poder económico del beneficiario de
vivienda, han creado las condiciones necesarias para inhibir el acceso a la
vivienda para la población que se encuentra en alta marginación social y por lo
tanto en situación vulnerable.
A pesar de ello, los derechos de primera generación para el ciudadano mexicano
entendidos como "derechos civiles y políticos" mencionados por Martínez BulléGoyri (1991) dentro de las garantías individuales en la Constitución Mexicana para
el derecho a la vivienda digna, la establecen como el patrimonio de la familia con

1021

�carácter de inalienable5 e inviolable (Martínez Bullé-Goyri, 1991), identificándola
así como un elemento necesario que requiere todo ciudadano mexicano para vivir
y en ella procurar la protección de su familia.
La Oficina de Coordinación Regional para América Latina denominada Hábitat
International Coalition [HIC] (2013), define a la vivienda como el ámbito físicoespacial que presta el servicio para que las personas desarrollen sus funciones
vitales básicas (HIC, 2013), con lo que reconoce la importancia que representa el
espacio físico de la vivienda en la realización de las funciones vitales básicas de
sus ocupantes.
En México, el Fondo Nacional de Habitaciones Populares [FONHAPO], es una
entidad sectorizada de la Secretaría de Desarrollo Social [SEDESOL], que financia
programas de vivienda popular con recursos del Gobierno Federal (Fondo
Nacional de Habitaciones Populares [FONHAPO], 2010).
El programa denominado Vivienda Digna está a cargo del Fondo Nacional de
Habitaciones Populares [FONHAPO], programa para el cual el Gobierno Federal
en México aporta los recursos financieros, siendo la instancia normativa para
dicho programa el propio Fondo Nacional de Habitaciones Populares [FONHAPO],
con el respaldo auxiliar conformado por las delegaciones de la Secretaría de
Desarrollo Agrario Territorial y Urbano [SEDATU] en las correspondientes
entidades federativas de la República Mexicana (Fondo Nacional de Habitaciones
Populares [FONHAPO], 2013).
Las reglas para la operación del programa Vivienda Digna fueron decretadas y
puestas en función a partir del día 28 de Febrero del 2013, específicamente para
incluir entre sus beneficiarios a los hogares mexicanos que se encuentran por
debajo de la línea de bienestar en el país; que según el glosario de dicho acuerdo
de operación, esa línea de bienestar está representada por el valor monetario de

5

Inalienable: 1. adj. Que no se puede enajenar. Fuente: Real Academia de la Lengua Española. Entiéndase.no transmitir su dominio o propiedad a cualquier otra persona

1022

�una canasta de alimentos, bienes y servicios básicos (Secretaría de Desarrollo
Agrario Territorial y Urbano [SEDATU], 2013)
El Consejo Nacional de Evaluación de la Política de Desarrollo Social [CONEVAL]
(2011), establece como pobres multidimensionales a la población en México que
percibe un ingreso inferior al valor de la línea de bienestar y que padece al menos
una carencia social (Consejo Nacional de Evaluación de la Política de Desarrollo
Social [CONEVAL], 2011), como lo es la posesión de una vivienda.
Las reglas de operación del programa Vivienda Digna, establecen la prioridad en
la atención del mismo a los beneficiarios que se encuentren dentro de los
municipios identificados en la Cruzada Nacional contra el Hambre y los grupos
vulnerables, tales como; los que registren mayor pobreza, dependientes
económicos con discapacidad, madres solteras, jefes de familia adultos mayores y
hogares con integrantes de hasta 14 años de edad (Secretaría de Desarrollo
Agrario Territorial y Urbano [SEDATU], 2013).
Queda demostrado que el programa Vivienda Digna está dirigido a los ciudadanos
mexicanos con mayores carencias tanto en ingreso como en vivienda. A
continuación se desarrolla una visión en el enfoque del espacio interno de las
Acciones de Vivienda para el beneficiario del programa Vivienda Digna, entendido
como uno de los desarrollos de vivienda unifamiliar más pequeños en espacio que
se construyen en México para ciudadanos que por su condición social y
económica, no alcanzan el derecho de un crédito de vivienda de interés social.
Se ofrece una visión espacial del interior de una vivienda propuesta cumpliendo
los requisitos que determina el programa Vivienda Digna, con el objetivo de
analizar las características del espacio en relación a los posibles beneficiarios que
la ocuparán.
Se busca con ello sensibilizar el espacio para las actividades vitales mínimas que
requieren los miembros de familia que la pudieran habitar, y sus posibilidades para
ofrecer privacidad a los moradores.
1023

�El tipo de vivienda social para los más pobres
El Gobierno Federal en México identifica como una Acción de Vivienda, a toda
actividad que ejecuta con incidencia en la vivienda y que comprende desde el
mejoramiento de la misma hasta la edificación de una unidad de vivienda completa
(Comisión Nacional de Vivienda [CONAVI], 2013).
Por medio del programa Vivienda Digna, el Fondo Nacional de Habitaciones
Populares [FONHAPO] ejecuta Acciones de Vivienda que comprenden la
edificación de una vivienda completa con el nombre de Unidad Básica de Vivienda
[UBV]. Dicha vivienda se desarrolla en un área mínima de construcción en zona
urbana de 25m2; tiene una altura mínima interior de 2.40m; y cuenta con un
volumen mínimo total de 60m3. Se compone al menos de: un cuarto habitable de
usos múltiples, una cocina, un cuarto de baño con regadera, escusado y lavabo
dentro o fuera de él. Está construida con materiales que garanticen una vida útil de
30 años como mínimo (Secretaría de Desarrollo Agrario Territorial y Urbano
[SEDATU], 2013; Fondo Nacional de Habitaciones Populares [FONHAPO], 2010).
En la gráfica No.1, se presenta una representación a escala en planta del posible
diseño de una Unidad Básica de Vivienda [UBV].

1024

�Gráfica No.1: Planta arquitectónica típica (propuesta) de Unidad Básica de
Vivienda [UBV]

Fuente: elaboración propia
El apoyo que ofrece el dibujo en planta de la UBV, permite percibir lo pequeño de
los espacios en todas las partes que componen su diseño, tal es el caso de la
cocineta, donde es evidente que solo hay oportunidad de instalar una parrilla o
pequeña estufa con capacidad de cuatro hornillas, mientras que no quedan bien
definidos los lugares que identifican al dormitorio, sala de estar y comedor.
Análisis del espacio interior de la UBV
Para intentar una mejor sensación del espacio físico, la Gráfica No.2 ofrece una
vista a escala del interior de la vivienda sin la cocineta y el baño, pero con las
dimensiones y volumen mínimo especificado en el programa Vivienda Digna para
la UBV.

1025

�Gráfica No.2: Vista interior a escala de una posible Unidad Básica de
Vivienda [UBV]

Fuente: elaboración propia
Con las cotas interiores y los acabados representados en las texturas, se puede
apreciar el nivel mínimo tanto de espacio interior como la necesidad de mínima
inversión económica que haga posible la Acción de Vivienda de manera
subsidiada por el Gobierno Federal establecida para el programa Vivienda Digna.
Aunque el programa implica la necesidad de un mínimo espacio, el interior útil de
la

vivienda

se

ve

reducido

en

cuanto

son

aplicados

los

volúmenes

correspondientes de baño y cocineta, para dejar a la vista el área asignada al
cuarto de usos múltiples.
En la Gráfica No.3, encontramos una representación del interior que ofrece una
apreciación del espacio interior y las dimensiones resultantes en el diseño.

1026

�Gráfica No.3: Vista interior a escala de una posible UBV, con baño y cocineta

Fuente: elaboración propia

El cuarto de baño ubicado al fondo, contiene las dimensiones mínimas necesarias
para sus aparatos, y la cocineta aparece "arrinconada" pero no ofrece la
posibilidad de apreciar claramente su funcionalidad dado que se requiere del
amueblado correspondiente al interior, con el cual el espacio físico hábil será más
evidente.
La Gráfica No.4 ofrece una vista del interior integrando los elementos presentes,
más una propuesta de amueblado en el cuarto de usos múltiples, con lo que
puede ser apreciado el espacio funcional en el interior de la vivienda.

1027

�Gráfica No.4: Vista interior a escala de una posible UBV, con amueblado
propuesto

Fuente: elaboración propia
La escala en la vista interior permite observar lo estrecho de los espacios cuando
son incluidos los muebles posibles que pueden ser usados por los integrantes de
familia de la vivienda. Puntualmente, es necesario el uso de camas individuales en
arreglo estilo litera para el espacio que será utilizado como dormitorio, sin que
quede lugar para instalar una ropería o closet; un solo sillón comprendería el
mobiliario para la sala; una mesa de cuatro sillas en el comedor, dejaría un
angosto pasillo de 50 centímetros para la persona que cocine; en la cocineta la
única posibilidad de instalar una despensa sería sobre el fregadero; y no habría
lugar alguno para acomodar un refrigerador, a menos que éste se colocara entre
el sillón de la sala y las literas.
La inserción de los posibles muebles en el interior de la vivienda denominada
como UBV proveniente del programa Vivienda Digna, deja en claro que el espacio
1028

�útil se limita a dimensiones que resultan extremadamente estrechas para
considerarse como espacio habitable.
Adicionalmente a los elementos expuestos, el análisis visual presentado del
espacio interior a escala requiere de insertar a las personas que lo utilizarán, para
poder percibir al menos visualmente lo que ellos tendrían que vivir de manera
física. Apoyándose en el promedio de 3.93 habitantes por vivienda en México del
año 2010 según el registro del "Censo de población y vivienda: viviendas
ocupadas" (Instituto Nacional de Estadística y Geografía [INEGI], 2010), es posible
proponer una familia de cuatro miembros (padre, madre y dos hijos) como los
usuarios del espacio interior de la UBV.
En la Gráfica No.5, se presenta una vista interior que incluye a los posibles
miembros que conformarían la familia ocupante de la UBV.
Gráfica No.5: Vista interior a escala de una posible UBV, con miembros de
familia habitante

Fuente: elaboración propia
1029

�En la Gráfica No.5 es posible apreciar el espacio libre que deja el mobiliario, que
sería el único disponible para el movimiento de los cuatro ocupantes de la casa. El
problema más fuerte es que ese mismo espacio es el que se encuentra designado
para los accesos de la calle al patio de servicio y viceversa.

En la Gráfica No.6 se presenta la posición y escala que guardan los accesos
dentro de la vivienda.
Gráfica No.6: Vista interior a escala de una posible UBV, con habitantes y
accesos.

Fuente: elaboración propia
Los elementos que aparecen en línea punteada representan el marco de la puerta
principal y la ventana que habría en el muro del paramento en el acceso principal.
El abatimiento de la puerta permite ver con claridad la imposibilidad de los

1030

�miembros de familia de utilizar tanto el sillón de la sala, como el pequeño pasillo
que se forma en la entrada principal de la vivienda.
Por su parte, la puerta de salida al patio instalada al final de la cocineta tendría
que ser abierta hacia el pasillo exterior, dado que ya no hay espacio suficiente
hacia el interior para abrirla. Del mismo modo, el pasillo que queda entre la última
silla del comedor que da hacia la cocineta, deja solamente 50 centímetros libres
para pasar desde la sala hacia el patio, lo cual resulta extremadamente estrecho
para labores como salir a lavar (si existiera lavadora, ésta tendría que estar al aire
libre en el patio) o colgar ropa, así como sacar la basura.

En la Gráfica No.7 se presenta una vista general del exterior de la UBV, con los
elementos simples de la fachada.
Gráfica No.7: Vista exterior a escala de una posible UBV.

Fuente: elaboración propia
1031

�La vista general del exterior de la UBV en la Gráfica No.7, permite observar
mediante los detalles que se alcanzan apreciar en el interior, la extrema estrechez
que viven sus probables ocupantes en el interior.

Los problemas del espacio interno de la vivienda social en el ser humano
Los detalles percibidos visualmente constatan los problemas de espacio que viven
los moradores en una UBV. En cuanto a los problemas que surgen a
consecuencia de dicha estrechez, Hall (1996) destaca en su teoría de proximidad
los diferentes tipos de distancia que se requieren para la interacción entre los
seres humanos, así como las dificultades que de ello pudieran surgir.
Hall (1996) define cuatro tipos de distancia a los cuales denomina como: distancia
íntima, distancia personal, distancia social y distancia pública. En la distancia
íntima cercana; que existe cuando hay entre las personas un promedio de 30
centímetros, el sentido del olfato y la vista sufren de distorsión (Hall, 1996:117).
A causa de los espacios internos de la UBV sobre todo en el uso del mobiliario, la
distancia intima cercana puede ocurrir tanto al usar el dormitorio como la sala; es
posible suponer soportados en la teoría de Hall (1996), que durante el uso de
dichos sitios dentro de la casa los habitantes experimenten distorsión en sus
sentidos del olfato y la vista al interactuar entre sí.
Para Hall (1996), la fase de distancia personal consiste en no tener contacto de
unos a otros y se identifica como la "burbuja" que nos separa de manera personal
de los demás. Asimismo en la fase de la distancia social, las conversaciones que
se efectúan entre las personas pueden ser escuchadas hasta una distancia de
seis metros (Hall, 1996:119 y 121).
Analizando el espacio que se forma entre las dos distancias mencionadas —
distancia personal y distancia social— es posible asegurar que los habitantes de la
vivienda no tienen la posibilidad de experimentar privacidad, desde la perspectiva
1032

�de que no pueden elegir evitar el contacto con los demás dentro de la casa, para
ejercer su distancia personal; ubicándose dentro de la "burbuja" que los aísle de
manera personal con los demás, así como tampoco pueden ejercer su distancia
social, dado que la distancia mínima requerida para que sus conversaciones no
sean escuchadas es de seis metros lineales, mientras que la distancia máxima de
la vivienda total es solamente de cinco metros lineales.

CONCLUSIONES
A pesar de las dificultades provenientes del incremento demográfico, el alto costo
de la tierra para la edificación de vivienda social y el limitado poder económico de
los ciudadanos menos favorecidos socioeconómicamente en México, los derechos
civiles y políticos enmarcados en la Constitución Mexicana para el derecho a la
vivienda digna, la establecen como el patrimonio de la familia identificado como
elemento necesario para que todo ciudadano pueda vivir y procurar la protección
de su familia.
La definición de vivienda según la Oficina de Coordinación Regional para América
Latina denominada Hábitat International Coalition [HIC] en el ámbito físicoespacial, la establece como la prestadora del servicio para que las personas
desarrollen sus funciones vitales básicas.
Una de las expresiones mínimas provenientes de la política de vivienda social en
México denominada Unidad Básica de Vivienda [UBV], se ejecuta como vivienda
unifamiliar completa en un área de 25 m2 para las familias menos favorecidas
socioeconómicamente.
Al ser analizado el espacio de las UBV, se ha concluido que con base a la revisión
visual a escala así como el estudiado en apego a la teoría de las distancias
propuesta por Hall (1996); que las familias compuestas por cuatro miembros
experimentan inoperancia en la capacidad del espacio para contener todos los
1033

�elementos que requiere el equipamiento interno, así como la disfuncionalidad en
las actividades de estar, cocinar, pernoctar y tomar alimentos, dada la estrechez
de los espacios interiores.
En relación al análisis del estudio de las distancias propuesta por Hall (1996), se
determina que los usuarios ocupantes de la vivienda UBV, experimentan distorsión
en sus sentidos de olfato y vista cuando ejercen una distancia intima cercana, así
como que la vivienda prohíbe la adecuada privacidad al no permitirles a sus
ocupantes aislarse del resto de los ocupantes de la misma; y tampoco tener dentro
de la vivienda la mínima distancia de seis metros lineales que les permita a los
ocupantes el realizar conversaciones privadas.
El resultado del análisis de la teoría de Hall (1996), permite asegurar que los
habitantes de la UBV no tienen la oportunidad de ejercer la distancia mínima que
les permita la correcta percepción de sus sentidos de olfato y vista, ni la distancia
mínima que les permita la adecuada privacidad dentro de la vivienda.
Con éste análisis se concluye que el espacio interno de la UBV no le permite a las
familias beneficiarias de las mismas, la realización de las funciones vitales básicas
de habitabilidad que especifica La Oficina de Coordinación Regional para América
Latina denominada Hábitat International Coalition [HIC] (2013).
Se recomienda un replanteamiento en el mínimo del espacio para UBV en zona
urbana (25m2 actualmente), para aumentarlo de manera suficiente con el fin de
que se cumpla el mínimo necesario para efectos de: cupo suficiente y funcional de
equipamiento y accesos internos en la vivienda; espacio mínimo en distancia
intima entre miembros de familia ocupantes que permitan el buen desempeño de
los sentidos; y el espacio mínimo que permita la privacidad interna entre los
miembros de familia adentro de la vivienda.

1034

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1037

�LA PARTICIPACIÓN COMUNITARIA EN EL DESARROLLO DE UNA
LOCALIDAD
Rosalía Geronis Monterrubio6
María Eugenia Lobo Hinojosa7
RESUMEN
En este trabajo se describe el diseño e implementación de un proyecto social
planteado a partir de una metodología de intervención social y en donde la
participación comunitaria es la base para tener una visión más cercana a la
realidad, el entendimiento de la dinámica social prevaleciente y soluciones
basadas en los recursos e intereses de la comunidad.
Se desarrolla en la localidad de Higueras con la finalidad de detonar iniciativas y
acciones que resultaran en la creación de fuentes de empleo, la activación de la
economía, y otros factores de desarrollo para sus habitantes. Para el
planteamiento y desarrollo del proyecto se tomaron como referencia las
metodologías: Modelo de Acción Comunitaria, Marco Lógico y el proceso de ayuda
del Método Generalista con un enfoque participativo.

El proyecto contempla una primera fase de diagnóstico donde se consultan
fuentes primarias y secundarias para el conocimiento del contexto social. La
información que se generó se validó con los miembros de la comunidad a partir de
estrategias expositivas y de impacto visual, en donde se logró una interacción
directa y se obtuvieron datos importantes para la retroalimentación del diagnóstico
y la planeación de proyecto.

6
7

FTSyDH, Universidad Autónoma de Nuevo León.
FTSyDH, Universidad Autónoma de Nuevo León.

1038

�Como resultado se generaron 15 propuestas para el desarrollo de la localidad
relacionados con desarrollos turísticos, mejoramiento de elementos ambientales
de la zona y educación ambiental.
La documentación de propuestas se entregaron a los propios miembros de la
comunidad, quienes los priorizaron y evaluaron su factibilidad, además buscaron
financiamiento para su ejecución logrando la creación del primer Centro
Interpretativo y de Educación Ambiental Sustentable (IDEAS) ubicado en la
Laguna de Higueras N.L.

En conclusión, el desarrollo del proyecto permitió observar como los miembros de
la comunidad son capaces de gestar y promover su propio desarrollo a partir de un
proyecto social que toma como eje rector la participación comunitaria y los
beneficios que esto tiene en impacto y sustentabilidad en el tiempo.

Palabras clave: Intervención social, Desarrollo comunitario, Auto desarrollo local.

INTRODUCCIÓN

Uno de los propósitos de la intervención social es incidir en el desarrollo
comunitario de una localidad, sin embargo este objetivo no parece fácil de lograrse
para algunos actores sociales, porque los resultados arrojan evidencia de que los
esfuerzos y la inversión realizada es más alta que las metas alcanzadas, o incluso
que los logros se diluyen en el tiempo y que se vuelve al punto inicial en un tiempo
determinado.

Los resultados de una intervención orientada al desarrollo comunitario son
observables a largo plazo y su éxito depende de muchos elementos, pero el
principal es el nivel de participación de la comunidad. Sin embargo, para algunas
instituciones y/o personas parece tomar poca relevancia este elemento, ya que la
1039

�comunidad asume un papel pasivo en donde solamente es asistente o receptora
del servicio y, en el mejor de los casos, se toma en cuenta a nivel de opinión sobre
la implementación de un programa al momento de su conclusión.

La anterior aseveración se basa en la experiencia en la coordinación e
implementación de proyectos sociales, en donde se ha tenido la oportunidad de
conocer, observar y analizar áreas de oportunidad por parte diferentes actores
sociales involucrados, además de visualizar la dinámica y el contexto de
participación y los beneficios de realizar un proyecto social gestado desde los
miembros de la comunidad.

En este escrito se presenta un proyecto social para el Municipio de Higueras,
Nuevo León, cuyos ejes principales son la participación de los miembros de la
comunidad y la metodología como una profesionalización de la intervención social
guiada por un especialista en trabajo social.
El proyecto nace de la necesidad identificada por la Asociación Ecológica de la
Sierra de Picachos, A.C. (AESPAC) --formada por un grupo de ciudadanos del
propio municipio de Higueras, Nuevo León--, quienes se integraron como grupo a
raíz de la defensa de la Sierra Picachos de la intervención de terceros que tenían
la intención de devastarla, este hecho representa un daño ecológico y un atentado
contra el ícono de identidad de su municipio. La pedrera que se pretendía instalar
en la Sierra Picachos ofrecía fuentes de empleo a la comunidad, lo cual dividía la
opinión de los pobladores de si era benéfica su presencia, aún sobre los daños
ecológicos y culturales que generaba.
Esta problemática llevó a los miembros del AESPAC a reconocer que se
necesitaba desarrollar un proyecto social que detonara iniciativas y acciones que
resultaran en la creación de fuentes de empleo, la activación de la economía, y
otros factores de desarrollo para los habitantes de Higueras N.L. y, además que
esté proceso fuera guiado por un profesionista con la sensibilidad social para

1040

�atender sus demandas, las cuales se vieran reflejadas en el proyecto, es decir que
el proyecto fuera constituido con base en la participación social.

MARCO DE REFERENCIA
El desarrollo comunitario se define como el “proceso tendiente a fortalecer la
participación y organización de la población, en la búsqueda de respuestas
propias para mejorar su localidad, bajo los principios de cooperatividad, ayuda
mutua y sentido de pertenencia” (Arteaga, 2001:38). Sin embargo, de acuerdo a la
observación y conocimiento de diferentes proyectos sociales, el desarrollo
comunitario en la práctica, parece plantearse como la ayuda que algunas
organizaciones ofrecen a la comunidad en respuesta a las necesidades vistas
desde el exterior; es decir, bajo la percepción de agentes externos dejando la
participación de la comunidad solamente como “receptores del servicio”.
En una investigación del Consejo de Desarrollo Social se presentan los resultados
de un auto diagnóstico a Organizaciones de la Sociedad Civil (OSC). Uno de los
ítems aborda las funciones que más identifican las OSC, destacando: “ofrecer
servicios de forma eficiente a bajo costo y sensibilizar a la sociedad de los
problemas”. En cambio, el aspecto de menos funcionamiento, menos identificado
por la OSC es “Crear y desarrollar líderes democráticos desde la base la
sociedad”

(Consejo de Desarrollo Social, 2007). En el anterior hallazgo es

evidente que actualmente las OSC están orientadas a ofrecer servicios y en donde
la comunidad toma un papel pasivo o receptivo del servicio.
Otra problemática es la profesionalización de la intervención comunitaria, en
muchas ocasiones no es realizada por un profesional en el tema, lo cual puede
tener como consecuencia que se desarrolle fuera del marco de una metodología
que permita desarrollar un proceso guiado y se tomen en cuenta las variables
indispensables para lograr el desarrollo social. Girardo, en su estudio sobre la
profesionalización del tercer sector, declara que “Las OSC cuentan con recursos
1041

�humanos valiosos, pero con poca profesionalización en ciertas áreas y
especificidades” (Girardo, 2010:13).

En conclusión, los programas sociales que pretenden dar solución a las
problemáticas sociales son planteados de manera externa teniendo un
conocimiento “superficial” de la realidad y en donde la comunidad queda limitada a
la recepción del servicio. Aunado a esto, la falta de dirección y guía por parte de
un profesional dificulta la implementación de metodologías adecuada para el
cumplimiento de objetivos.
De acuerdo con lo anterior, es indispensable que la institución que interviene en
un proceso social, cree los escenarios necesarios para lograr la participación y el
involucramiento de la comunidad en la gestión de su propio desarrollo.
Lo anterior es la base para presentar en este documento el diseño e
implementación de un proyecto social planteado a partir de una metodología de
intervención social y en donde la participación comunitaria es la base para tener
una visión más cercana a la realidad, el entendimiento de la dinámica social
prevaleciente y soluciones basadas en los recursos e intereses de la comunidad.
-Metodología utilizada para el diseño del proyecto.
El punto de partida del proyecto fue el enfoque del desarrollo comunitario,
entendido como:
Proceso tendiente a fortalecer la participación y organización de la
población en la búsqueda de respuestas propias para el mejorar su
localidad bajo los principios de cooperatividad, ayuda mutua y
colectividad. Esta definición ubica el énfasis de la intencionalidad en
los procesos subjetivos y superestructurales, tales como el
fortalecimiento de la participación, el desarrollo de la conciencia; el
fortalecimiento de la identidad y sentido de pertenencia. (Mendoza,
2001: 38)

1042

�Así mismo, toma las bases fundamentales para prever los elementos básicos
orientados a generar oportunidades de desarrollo humano y la sustentabilidad a
través de la organización social, en donde se contempla el fortalecimiento de
capacidades para la participación hacia un ejercicio de democracia.

Bajo la anterior concepción, la intervención social se realizó utilizando las
metodologías: Modelo de Acción Comunitaria, Marco Lógico y el proceso de ayuda
del Método Generalista con un enfoque participativo. Con sus bases se generó
una forma de trabajo de acuerdo a los objetivos del proyecto social desarrollado.

La perspectiva del Modelo de Acción Comunitaria es generar efectos en la
comunidad a través de la acción comunitaria orientada a tomar conciencia de las
necesidades, la identificación de lo que se desea hacer, plan y acción. (Llena,
2009) Sus principales características son:


Conducido por personas de la comunidad.



Facilitado por un profesional.



Referido a la organización y desarrollo comunitario.



Sus principales valores son la participación, derecho y democracia.

Para lo anterior se vale de elementos metodológicos como el diagnóstico,
programación, ejecución y evaluación. Estas etapas las contempla el proceso de
ayuda del Método Generalista del Trabajo Social, entendiéndolo como la
secuencia lógica de intervenciones entre el trabajador social y el sistema cliente
que tiene como propósito fundamental considerar una necesidad, ponderar la
misma y tratar de contribuir a la solución. (Rivera, 2008)

Así que, el proceso de ayuda está dirigido a la asistencia de personas para que
obtengan un equilibrio, y logren un avance en su capacidad para desarrollar
nuevos recursos o para emplear recursos sin explorar, los cuáles reducen la

1043

�tensión y logran el manejo de los problemas (García, 1999). Las etapas que guían
este proceso son:
Fase I: Exploración, validación y planeación
Fase II: Implementación y logro de objetivos
Fase III: Terminación y evaluación

Teniendo como base el modelo y la metodología que fundamenta el planteamiento
y el desarrollo del proyecto social, se elige al Marco Lógico (MML) como la
metodología que apoye en la comprensión del problema y el contexto, además de
sentar las bases de la planeación, ya que “es una herramienta para facilitar el
proceso de conceptualización, diseño, ejecución y evaluación de proyectos”
(ILPES, 2005:13), además de que “contribuye eficazmente a integrar y darle
coherencia a todas las partes o involucrados en el proceso de programación y
administración de la inversión” (ILPES, 2005:10).

Son dos las etapas que contempla la MML y se desarrollan en las fases de
identificación y de diseño del ciclo de vida del proyecto:
• Identificación del problema y alternativas de solución, en la que se analiza
la situación existente para crear una visión de la situación deseada y
seleccionar las estrategias que se aplicarán para conseguirla. (ILPES,
2005)
• “La etapa de planificación, en la que la idea del proyecto se convierte en
un plan operativo práctico para la ejecución (ILPES, 2005:15).

Con esta herramienta se logró analizar y definir el proyecto social, lo que
determinó que la participación comunitaria como elemento fundamental para el
conocimiento de la realidad social, el planteamiento, desarrollo de programas
sociales sustentables.

1044

�-Objetivo y proceso seguido.
El objetivo general se definió de la siguiente manera:
“Lograr la participación de los miembros de la comunidad en
el diseño de propuestas de proyectos arquitectónicos que se
generen a partir de metodologías de intervención social, con
el fin de incidir en el desarrollo sostenible de Higueras N.L.”.
El proyecto se desarrolló a través de etapas en donde se cubrieron los siguientes
objetivos específicos:


Generar capital de confianza con los miembros de la comunidad.



Impulsar el tejido de una red ciudadana en torno a la estrategia de
intervención.



Obtener información diagnóstica de referencia para la planeación de
proyectos.



Lograr la participación de los miembros de la comunidad en la etapa de
diagnóstico y planeación en el diseño de los proyectos.

El enfoque está sustentado en sentar las bases de la intervención social con
fundamento metodológico, que sirva como referente para plantear proyectos
comunitarios sustentables. La intención última es que los miembros de la
comunidad comiencen a experimentar su participación en actividades asociadas a
las intervenciones sociales impulsadas por organizaciones externas sin fines
asistenciales, con el fin de involucrarlos paulatinamente en la toma de decisiones
sobre el desarrollo de su comunidad.
En este sentido, para el desarrollo del proyecto se optó por diseñar una forma de
trabajo ajustada a las características del contexto en el cual se va a implementar,
a las capacidades de conocimiento y especialidad del recurso humano, al tiempo y
a los objetivos que los interesados (institución, comunidad y profesionista)
buscaban como resultado. A continuación se presenta gráficamente el proceso
que se siguió:
1045

�El primer producto del proceso fue el conocimiento de la comunidad (diagnóstico)
al cual se llegó a través de la información obtenida por fuentes secundarias
(consulta de material bibliográfico, digital, entrevistas y visitas a instituciones
especializadas en el tema) y primaria a través de herramientas como la entrevista,
observación y documentación fotográfica.
-Contexto de acción del proyecto y aspectos sociales del problema.
A continuación se presentan algunos datos para tener referencia del contexto de
acción del proyecto social.
El Municipio de Higueras se localiza al noreste del Estado de Nuevo León en la
región Llanura Costera del Golfo. La movilidad se caracteriza por su relación con
los dos relieves: Loma de la Cruz y Sierra Picachos; y las dos carreteras que dan
acceso al municipio: Miguel Hidalgo y Costilla (General Zuazua – Higuera) y Marín
– Higueras.

Según el Censo de Población y Vivienda 2010 del Instituto Nacional de Geografía
y Estadística, en el Municipio de Higueras se cuenta con un total de 1, 594
1046

�personas de las cuales 829 son hombres y 765 mujeres (INEGI, 2010). Se
registran 446 viviendas particulares el mayor desabasto en cuanto a servicios se
refiere al drenaje y al excusado; el resto de los servicio está casi cubierto en su
totalidad según los datos registrados por el INEGI.

Las principales problemáticas manifestadas por la comunidad son las referentes a
que en la comunidad sólo se cuenta con instituciones educativas de nivel básico y
se tienen que desplazar a otras localidades para continuar con los estudios. En
cuanto al servicio de salud sólo se tiene atención de primer nivel y en días y
horarios hábiles, los servicios de emergencia o atención de segundo nivel se
encuentran en otros municipios aledaños. Sin embargo, la problemática más
señalada por los pobladores es la referente al empleo ya que las fuentes de
empleo dentro de la comunidad son escasas y los hombres tienen que
desplazarse a otros municipios para ingresar al sector laboral. Algunas mujeres
colaboran con la economía del hogar a través de empleos informales

Los entrevistados refieren que es importante impulsar la creación de empleos
dentro de la comunidad; sin embargo, estos deben de ser amigables con el medio
ambiente y que promuevan las tradiciones y costumbres de los pobladores.
También deben de considerar a la mujer como fuerza laboral e instituciones de
apoyo para el cuidado de los hijos, como los con guarderías y estancias infantiles.

Cabe mencionar que se realizaron dinámicas grupales con niños y adultos para
completar la información, profundizar y validad datos y abordar temas que son
más delicados a tratar como la seguridad y cuestiones culturales como las
relaciones familiares. La técnica de dibujo se utilizó con los niños para obtener
datos referentes a las características y precepción de la comunidad. Con los
adultos se utilizaron entrevistas y lluvia de ideas.

1047

�Una vez sistematiza la información del diagnóstico, se presentó a la comunidad
con la intención de validar o retroalimentar los datos presentados, crear capital de
confianza con la comunidad y promover el objetivo y las acciones que se estaban
realizando en torno a la intervención social.
Con estos objetivos se definió como estrategia presentar el diagnóstico a la
comunidad en una exposición abierta y pública, en donde el principal elemento
fuera visual y con interacción uno a uno para acortar la comunicación entre el
equipo de trabajo y la comunidad. Así mismo, realizar actividades didácticas que
recolectaran información diagnóstica del sentir de los pobladores.
Para la exposición de los resultados del diagnóstico diseñaron posters y se
montaron sobre caballetes. Cada lámina presentaba información sobre cada tema
del diagnóstico acomodados de tal forma que simulaban un corredor de arte, los
pobladores podían ver y comentar con el grupo de apoyo la información haciendo
la actividad interactiva. La actividad se desarrolló en la plaza principal del
municipio y en donde congrega la mayor parte de los habitantes.

A la par se volvió a aplicar la técnica del dibujo, de donde se obtuvo datos de los
recursos existentes en la comunidad y los factores negativos que influían en su
dinámica. En el ejercicio participaron principalmente adolescentes y niños. Un
ejercicio de interés para la comunidad fue la exposición de una maqueta de la
comunidad, en donde se trazaban calles, espacios y viviendas, los participaron
señalaron en la maqueta sus viviendas y se logró obtener datos de la
concentración poblacional y las relaciones que existían entre ellos.
Durante el ejercicio anterior se generó y clarificó información relevante para el
diagnóstico y la planeación de proyectos. Una de las aportaciones más
importantes fue la identificación de personas claves en la comunidad --ya sea por
su representatividad o su liderazgo--, además de las expectativas que tenía la
comunidad sobre su desarrollo y los proyectos que se podrían generar.

1048

�Se realizaron entrevistas a profundidad con representantes de instituciones y
organizaciones presentes en la comunidad, así como también con habitantes que
eran referenciados como líderes. Se indagó sobre necesidades o propuestas de
proyectos en se tuvo la oportunidad conocer los intereses de la comunidad y sobre
todo las características que estos deberían de tener para respetar su cultura
respecto a usos y costumbres.
Este ejercicio generó 15 proyectos de desarrollo para la localidad:
1. Plan maestro (plan integral)
2. Centro recreativo de la laguna
3. Hospedaje en la laguna
4. Hospedaje en la Sierra Picachos
5. Manejo de residuos sólidos
6. Corredores peatonales
7. Centro de Educación Ambiental
8. Sistema de Paisaje
9. Código de construcción
10. Movilidad
11. Parque lineal
12. Programa cultural
13. Pabellón comercial
14. Centro de bienestar y salud
15. Mejora de espacio educativo
Las proyectos se asesoraron virtual y presencialmente desde dos enfoques: social
y técnico (arquitectura).
Los proyectos se trabajaron en formatos visuales para ser presentados a los
miembros de la comunidad, para lo cual se eligió como estrategia una sesión
plenaria en donde se realizara una presentación y exhibición de los poster de cada
uno de los proyectos, además de establecer un diálogo para conocer su opinión
1049

�sobre los mismos. En esta convocatoria se logró la asistencia representativa de
los diferentes segmentos de la población: niños, jóvenes, adultos, personas de la
tercera edad, hombres y mujeres.
Se realizaron los ajustes necesarios al proyecto y se presentaron las versiones
finales a través de tres documentos: presentación, lámina para exposición y un
documento detallado del proyecto. Los dos primeros documentos se presentaron a
la comunidad en una sesión plenaria con un formato similar al punto anterior. El
documento detallado contenía datos que darían el conocimiento social y técnico
para la ejecución de cada una de las propuestas:


Diagnóstico general y específico que da origen al proyecto



Estrategias para abordar los problemas identificados



Análisis de casos de estudios (referencia de buenas prácticas)



Diagrama de relaciones con otras propuestas de proyectos



Propuesta de proyectos (planos, perspectivas, maquetas en el caso
necesario)



Plan de implementación (corto, mediano y largo plazo)



Recursos sociales que se pueden vincular al proyecto



Estrategia de sustentabilidad

Todos estos documentos fueron entregados a la comunidad y fueron
resguardados por miembros de la Asociación Ecológica de la Sierra Picachos A.C.
(AESPAC), quien priorizó y evaluó la factibilidad de los proyectos con la
comunidad y así buscar financiamiento para su ejecución.
Es en esta etapa del proyecto en donde se concluyó la intervención del trabajador
social, dejando fortalecida a la comunidad e instalando capacidades seguro de
que los miembros de la comunidad son capaces de gestar y promover su propio
desarrollo, y son ellos los responsables del mismo.

1050

�-Evaluación del proyecto.
Para medir los logros alcanzados se planteó la evaluación del proyecto social bajo
el enfoque cualitativo, debido a que las evidencias entorno a la participación son
identificables a través de opiniones, experiencias y reacciones de la población.
A continuación se presenta de manera esquemática la forma en que se integraron
los diferentes elementos para la evaluación del proyecto social:

El proyecto presentado en este documento se diseñó a partir de una evaluación ex
ante de tipo diagnóstico, es decir, se seleccionó la estrategia de intervención
tomando como referencia el resultado del conocimiento y análisis del contexto.
Para lo anterior

se utilizó principalmente la técnica de la entrevista no

estructurada en la modalidad de etnográfica clásica, entrevista semiestructurada
en la categoría de enfocada y la entrevista grupal, las cuales se dirigieron a la
comunidad en general, líderes y representantes comunitarios.

En la evaluación intermedia se dio seguimiento al proceso del proyecto a través de
la comunicación y relación estrecha con los miembros de la comunidad para
1051

�validar el correcto curso del proyecto. Un indicador importante fue la participación
de los habitantes en las actividades programadas y la representación de diferentes
actores de la comunidad en el desarrollo del proyecto. La modalidad de la
entrevista no estructurada y la observación semi estructurada se utilizaron para
esta parte del proceso, ya que a través del diálogo constante con la comunidad se
orientaban las acciones.

La evaluación terminal se realizó haciendo un comparativo de los resultados
obtenidos contra los objetivos y metas propuestas en el diseño del proyecto.
Para

obtener

evidencia

de

algunos

logros

se

utilizaron

entrevistas

semiestructuradas, ya que resultaron más efectivas para la recolección de datos
porque algunos pobladores mostraban limitaciones para compartir información
debido a su cultura de no participación. Se partió de preguntas generales
preestablecidas y se dejó que los entrevistados respondieran de manera libre.

Objetivo

Medio de
verificación
Generar capital Listado
de
de confianza con instituciones,
los miembros de representantes y
la comunidad
líderes de la
comunidad
Número
de
personas de la
comunidad que
asisten
las
solicitudes
de
información y/o
logística para el
desarrollo
del
proyecto

Meta

Resultado

Identificar
los
representantes y
líderes
de
la
comunidad

Mapeo
de
instituciones,
representantes
y líderes de la
comunidad
En
total
8
personas de la
comunidad
colaborando en
forma directa e
la logística de la
intervención
y
como
fuente
primaria
de
información
para
el
diagnóstico

Lograr establecer
canales
de
comunicación y
relación directa
entre 5 miembros
de la comunidad
como evidencia
del
establecimiento
del capital de
confianza.

Impulsar el tejido No. de personas Identificar
de
una
red dispuestas
y participar
1052

y En
total
5 personas

3

�ciudadana
torno
a
estrategia
intervención

en expresas
a
la involucrarse en
de las
siguientes
etapas
del
proyecto

Obtener
información
diagnóstica
de
referencia para
la planeación de
proyectos

Personas
entrevistadas de
forma
directa
(fuente primaria)
para
la
recolección de
datos
del
diagnóstico

Lograr
la
participación de
los miembros de
la comunidad en
la
etapa
de
diagnóstico
y
planeación en el
diseño de los
proyectos

No.
actividades
desarrolladas
partir
metodologías
intervención
social
y
donde
comunidad
participe

Detonar
iniciativas
de
desarrollo social
a partir de los
resultados
del
proyecto

No. de iniciativas
sociales
desarrolladas en
periodos
posteriores
y
derivados
del
proyecto social

representantes
de la comunidad
potenciales
a
formar parte de
un grupo líder
que
de
seguimiento
posterior a las
siguientes etapas
del programa.
Validar
la 12 personas
información
obtenida
de
fuentes
secundarias por
lo menos con 4
personas de la
comunidad
de
forma directa

de Desarrollar
4
actividades para
a lograr
la
de participación de
de la
comunidad
como parte de la
en metodología de
la intervención
social

1 iniciativa social
desarrollada
a
partir
de
los
resultados
del
proyecto social

1053

7
actividades
desarrolladas a
partir
de
metodologías
de intervención
social en donde
la participación
de la comunidad
era uno de los
principales
objetivos
La creación del
Centro
Interpretativo y
de
Educación
Ambiental
Sustentable de
Higueras N.L.

�- Resultados de impacto del proyecto.
Cabe mencionar que el proyecto ha sido observado a través del tiempo y ha
arrojado importantes elementos para validar los resultados del impacto del mismo.
En Marzo de 2013, se creó el primer Centro Interpretativo y de Educación
Ambiental Sustentable (IDEAS), ubicado en la Laguna de Higueras N.L. (IDEAS)
Para su formación se tomaron elementos del diagnóstico participativo, las
propuestas de proyecto generadas por el equipo de trabajo y validadas por la
comunidad.
Otra evidencia de los resultados del proyecto social, es el proyecto “Jardín
botánico Regional”, a través del cual se fomenta el cultivo de plantas endémicas y
puedan generar desarrollo en el Municipio de Higueras N.L. Este proyecto se
desarrolló a partir de la transferencia del conocimiento de la zona y la facilitación
para la introducción a la comunidad, que el grupo de apoyo del proyecto social
ofreció a las personas que desarrollaron el Jardín Botánico. En el proyecto de
Jardín Botánico Regional participaron algunos elementos del grupo de apoyo del
proyecto social y fue distinguido con el primer lugar de la tercera edición del
premio CEMEX – TEC.
Otro elemento importante de la evaluación es el aprendizaje que se genera a partir
de la experiencia, lo cual puede sentar las bases para la implementación de otros
proyectos en la localidad.

-Reflexiones finales, recomendaciones y conclusiones.
La comunidad de Higueras N.L. cuenta una extensión de territorial la cual se
encuentra de distribuida de forma delimitada en dos áreas: la zona habitacional y
los parajes ecológicos. Esta situación facilita las planeación y desarrollo de
proyectos ya que la comunidad se encuentra concentrada en un solo punto y se
puede focalizar los esfuerzos.

1054

�Los representantes de las instituciones son un aliado importante para este fin, ya
que tiene conocimiento de la dinámica comunitaria, los lazos de confianza que
existe entre los miembros y la visión de desarrollo.

Los miembros de la comunidad tienen una cultura y tradiciones, principalmente
asociadas a la religión católica, es en estas actividades en donde muestran un alto
grado de participación de los núcleos familiares. En el resto de las actividades la
comunidad toma una posición pasiva-receptiva en respuesta a proyectos
paternalistas de las instituciones. Ante esta situación se debe abordar a la
comunidad desde sus necesidades, pero se les tienen que hacer evidentes o
sembrar dicha necesidad, ya que viven en un conformismo que les limita la visión
hacia un cambio y participar en él.

La participación de la comunidad debe ser gradual para ir generando confianza en
sus habitantes, de preferencia iniciar con actividades puntuales y siempre mostrar
elementos tangibles en donde puedan ser evidentes los resultados o el curso del
proyecto. Además, conservar una comunicación abierta con la comunidad en
donde puedan participar y generar ideas aún cuando no sea en escenarios
formales. Es elemento clave para su participación ser escuchados y hacer
evidente su aportación al proyecto.

Los proyectos que se desarrollen deberán de estar asociados y en respeto a la
naturaleza y tradiciones del lugar, ya que los habitantes tienen un arraigo y
reconocimiento de ambos elementos y lo consideran sobre el desarrollo, incluso
algunos habitantes manifiestan que prefieren quedarse así, antes de dañar algún
ícono de su cultura.

La comunidad muestra un respeto y atención hacia los agentes externos, al
contrario de los internos, a quienes les demuestra cierta desconfianza cuando
impulsan alguna iniciativa de desarrollo. Ante esta situación, es importante que los
1055

�proyectos se desarrollen con una colaboración de agentes internos y externos, de
esta manera se neutralizan la sospecha de intereses particulares, se anulan
posiciones de poder y se facilita la introducción y conocimiento de la dinámica
comunitaria.

Los jóvenes representan un elemento importante en el tema de participación, ya
que son ellos los que manifiestan en palabra y acción su deseo de generar
condiciones de desarrollo para la comunidad. Contrario a esto los adultos y
personas de la tercera edad se resisten al cambio y prefieren mantenerse en la
misma posición. Para el diseño de proyectos es importante tomar en cuenta esta
situación y fomentar el involucramiento de los jóvenes para facilitar la participación
de la comunidad. De forma gradual los adultos se irán integrando.

Otra situación a tomar en cuenta es el hecho de que los miembros de la
comunidad se comunican permanentemente de manera informal, y debido a lo
reducido de la población, la mayoría de las personas se enteran de lo que sucede
en la zona. Esta situación, si no se maneja de forma adecuada, puede causar
conflictos en torno al proyecto pero, si se hace lo contrario, puede ser un excelente
medio para dar a conocer el proyecto y motivar a la participación.

Por último se recomienda que cada paso del proceso, así como objetivos y
alcances del proyecto sea comunicado a la comunidad y se presenten evidencias
del avance; así mismo, no demeritar las aportaciones que los habitantes realicen
sobre el proyecto, ya que esta situación puede bloquear su desarrollo.

En conclusión, el proceso completo del proyecto permitió observar como los
miembros de la comunidad son capaces de gestar y promover su propio
desarrollo, y como el papel de los agentes externos se limita al impulso y
promoción de las acciones que los miembros de la comunidad gestan para
alcanzar su desarrollo. Además, se hizo evidente como los proyectos sociales no
1056

�se determinan desde las necesidades sus miembros, sino a partir de las acciones
que sus miembros deciden realizar para alcanzar su desarrollo. De esta manera
se ejemplifica cómo es posible diseñar un proyecto social desde la participación
comunitaria y los beneficios que esto tiene en impacto y sustentabilidad en el
tiempo.

REFERENCIAS BIBLIOGRÁFICAS

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León,
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http://www.slideshare.net/guest30f6c/el-proceso-de-ayuda-presentation
(consultada en noviembre de 2012).
1057

�EJE 8: EMPLEO Y CRECIMIENTO
ECONÓMICO

1058

�EXPERIENCIA DE

DESARROLLO

COMUNITARIO

A TRAVÉS

DE

LA

IMPLEMENTACIÓN DE UNA ESTRATEGIA DE AUTODESARROLLO LOCAL
QUE MINIMICE EL IMPACTO DE LA REESTRUCTURACIÓN AZUCARERA EN
LA COMUNIDAD PERSEVERANCIA-CIENFUEGOS-CUBA.
Aleiby Placeres Remior
RESUMEN
En los años noventa, la desaparición del modelo euro soviético en la URSS y países de
Europa del Este, dio lugar a una profunda crisis en la economía cubana y al
surgimiento de graves desproporciones y desajustes en el orden productivo, el
consumo individual-familiar y social, principalmente en las comunidades azucareras
existentes en toda la isla, generando un sin número de problemas tales como la
pérdida de la identidad azucarera existente por más de un siglo, interrupción en los
empleos de más del 80 % de los habitantes de la comunidad en edad laboral y un
cambio en la estructura gubernamental de la localidad. El balance sobre los principales
impactos negativos que ocurren en la comunidad se expone aquí; a la vez, se analizan
críticamente los errores y concepciones que se promueven hacia la comunidad. Ello
permite diseñar y aplicar una estrategia regional, cuya implementación produce
impactos mediante proyectos específicos de autodesarrollo local dirigidos no solo a
buscar salidas temporales a la situación crítica existente, sino además a redefinir una
estrategia de desarrollo económico viable en la comunidad, teniendo como guía
metodológica la Investigación Acción-Participación, contenida en la propuesta que se
expone bajo la intención de otorgar poder a las personas para que puedan asumir
acciones eficaces hacia el mejoramiento de sus condiciones de vida. Se ejemplifican
las experiencias en Trabajo Comunitario, como alternativas a la crisis en general en el
medio rural. Finalmente se exponen las limitaciones institucionales y que el propio
sistema favorece a estas novedosas experiencias participativas.
Palabras claves: Reestructuración azucarera, desarrollo comunitario, autodesarrollo
local.
1059

�INTRODUCCION
Durante todo el desarrollo histórico de la nación cubana, la comunidad ha sido un
escenario importante. A partir de 1959 la organización y el modo en que se
desenvuelve el proceso de transformación social que ha asumido la sociedad cubana
viene a reforzar lo que históricamente existía. A manera de ejemplo baste señalar el
papel que han venido desempeñando los Comités de Defensa de la Revolución (CDR)
en todos estos años como elemento autóctono dentro del proceso y la forma de
organización asumida por el aparato estatal y de gobierno en los Órganos del Poder
Popular (Iglesias, 2008).
La importancia de las comunidades adquiere matices peculiares en un proceso de
construcción socialista a partir de condiciones de subdesarrollo, y en medio de un
férreo bloqueo lo cual significa especificidades más allá del ámbito económico. De esta
forma la comunidad en el contexto cubano tiene un peso muy importante como
escenario de la participación ciudadana.
En la década de los años noventa con los significativos cambios en los ámbitos
económicos, políticos y sociales del mundo, se promueve la necesidad de reordenar
las estructuras y los nexos económicos que hasta el momento habían actuado como
factores del desarrollo del país. Se hace necesario entonces profundizar en el papel y
el significado de las comunidades en medio de una ruptura con status anteriores.
Sobre las comunidades cubanas entonces se produce un intenso bombardeo de
programas de intervención que tienen como propósito el logro de un desarrollo en esas
unidades, pero carentes de una articulación con las reales necesidades y los intereses
específicos de quienes la viven, lo que denota que estos no han sido tenidos en
cuenta; amén de que cada institución establece sus propios indicadores de medición y
De evaluación de la efectividad del programa. En estas condiciones resulta imposible
realizar análisis integrales y comparativos de los resultados.

1060

�La tendencia ha sido la de colocar a la población como destinataria o beneficiaria de
acciones diseñadas desde un centro, desde el cual se apela su comprensión; se
convoca a su ejecución, pero no a ejercitar su creatividad y talento para contribuir a su
diseño y/o rectificación. Todo esto: “en cierta medida, erosiona la creatividad y talento
de la comunidad, refuerza relaciones paternalistas y no permite asumir la sociedad en
una complejidad que tiende a acrecentarse y hacerse diversa.” (Linares, 2004: 48)
La principal contradicción que se aprecia hoy en Cuba en materia de trabajo
comunitario está determinada por: “cómo articular de manera coherente los diferentes
factores existentes, en función de dinamizar las potencialidades de la comunidad,
encaminada al logro progresivo de su autogobierno.” (Iglesias, 2008)
Ante estas dificultades se hace necesario que el Estado logre una coherencia en sus
estructuras en aras de un objetivo común, lo que redundará en una mayor autoridad
para el Consejo Popular que le propicie su función de autogobierno. Se impone
asimismo una concepción de trabajo comunitario integrado que dinamice las
potencialidades de la comunidad y su autogestión teniendo en cuenta que esta
constituye un sistema y como tal puede ser analizada según diferentes dimensiones.
El carácter multidimensional de la actividad comunitaria le viene impuesto a esta por
constituir un sistema. Teniendo en consideración este presupuesto no se pueden
individualizar estas dimensiones sin producir una desarticulación del engranaje, ni
pretender que algunas zonas marchen a un ritmo avanzado sin que otras lo hagan en
igual medida. Por otra parte, cualquier acción que se realice de manera inadecuada
sobre una dimensión, puede tener efectos incalculables para otras dimensiones y para
el sistema en su conjunto.
Por su parte el colectivo de autores del Centro de Estudios Comunitarios de la
Universidad Central “Marta Abreu” de las Villas, a partir de experiencias de trabajo con

1061

�La comunidad y experiencias formativas de muy diversa índole presentan una
alternativa en esa diversidad de enfoques sobre el tratamiento de lo comunitario. Como
colectivo de investigadores y a partir de ese desarrollo profesional ha llegado a una
ruptura con las posiciones paradigmáticas de una ciencia que no ha hecho otra cosa
que parcializar el estudio de los fenómenos sociales y humanos y que se resume en el
término positivismo. Los conceptos de variable e indicadores, operacionalización y
otros, surgidos en la tradición positivista bajo el epistema de la causalidad lineal o
interactiva, han sido abandonados en el sentido del enfoque de la complejidad o
causalidad dialéctica, enfoque en que se considera que los diferentes niveles de la
realidad social y su desarrollo integran procesos muy complejos que son mediatizados
y

a

su

vez,

mediatizadores.

Este

enfoque

conduce

a

la

visión

de

la

multidisciplinariedad, interdisciplinariedad y transdisciplinariedad en la investigación
científica y en la praxis trasformadora de la realidad comunitaria.
La comunidad y su autodesarrollo, se nos aparece así, como un momento particular de
mediaciones desde lo universal y lo singular y a la vez, como una mediación clave
hacia lo universal y lo singular. Cualquier anulación de las mediaciones por uno de
estos momentos, anula los demás, tanto en el desarrollo histórico real como en la
elaboración científica de ese desarrollo.
Experiencias cubanas de trabajo comunitario en el contexto de los noventa en
Cuba.
La crisis estructural que vivía el país se hizo más profunda y evidente para 1989,
cuando empieza a desarticularse el campo socialista, lo que resultó un suceso que
afectó no solo la estabilidad y produjo una caída de los indicadores macroeconómicos,
sino también que por consiguiente puso en crisis el sistema político que se había
construido a partir de las contradicciones que emergían desde la realidad. La pérdida
de las relaciones comerciales con el bloque euro soviético detuvo el proceso de
rectificación y el país tuvo que emprender una reconstrucción de la relaciones de
producción para insertarse en relaciones económicas internacionales de mercado.
1062

�El desplome del sistema socialista donde se había insertado el país hasta 1990 y el
despliegue del modelo neoliberal, sobre todo en América Latina, creó la disyuntiva de,
por una parte, conservar los fundamentos de la sociedad socialista creada y, por otra,
remontar la crisis desatada cuando se conjugaron las ineficiencias del modelo
centralizado y la pérdida abrupta de las relaciones externas con el recrudecimiento de
la hostilidad desplegada por el gobierno de los Estados Unidos. (Burchardt, 2006)

En la década de los noventa, la sociedad cubana empieza a percibir los efectos
combinados de la crisis interna, el derrumbe del campo socialista y el recrudecimiento
del bloqueo de Estados Unidos, todo lo cual tiene su momento más abrupto en 1993.

Estos tres factores confluyeron en la aparición del denominado “Período Especial” o
“Crisis de los noventa” que caracterizó a la sociedad cubana entre otros aspectos por:

- La reducción drástica de las importaciones de los países socialistas, calculada en un
85%, donde Cuba se insertaba en una posición ventajosa, hizo recortar los recursos
que eran distribuidos equitativamente por el Estado cubano. Además, las limitaciones
para la provisión de productos afectó considerablemente el funcionamiento de
mercados, tiendas, escuelas, servicios, entre otros aspectos que garantizaban una
calidad de vida adecuada a la población cubana; lo que supuso una reducción drástica
de recursos para atender las necesidades sociales en las localidades. (Caño, 1998).

- La caída estrepitosa de los indicadores macroeconómicos fue muy superior a la
experimentada en la crisis que tuvo lugar en la década del ochenta, durante los
noventa se desencadenaron fenómenos como la inflación, pérdida de valor del
circulante, elevación de los precios como causa de la escasez de productos, deterioro
de la industria, contracción del sector agropecuario, entre otros aspectos.

1063

�- Comenzaron a sentirse los problemas de la década de los ochenta con mayor rigor,
como el decrecimiento de la productividad, la ausencia de correspondencia entre
gastos sociales y resultados económicos, exceso de liquidez y desequilibrio de las
finanzas internas, crecimiento de la economía sumergida,

caída del salario real,

crecimiento del subempleo, absorción ineficiente de los incrementos de la población
económicamente activa por el sector estatal, insuficiente despliegue y fortalecimiento
de las formas de propiedad socialista, debilitamiento de los núcleos centrales de los
componentes

socioclasistas

fundamentales,

y

una

situación

relativamente

desventajosa de la clase obrera. (Espina, 1997).

- Se pusieron al descubierto y catalizaron fenómenos sociales supuestamente ajenos al
proyecto socialista entre ellos la corrupción, violencia, prostitución, estratificación social
o diferenciación social, marginalidad, pobreza. También se produjo un notable proceso
migratorio interno del campo a la ciudad, de las ciudades de menor desarrollo a las de
mayor desarrollo, y de la región oriental a la central y a la occidental, lo que propició
una reconfiguración del capital humano, de culturas y de los espacios locales, tanto en
las comunidades de origen como de destino.1

- Se desató un proceso de polarización comparativamente superior a etapas
precedentes, excluyendo la década de los sesenta, de los intereses y necesidades de
la creciente diversidad de grupos sociales y territorios (Caño, 1998). La crisis influyó en
la política de igualamiento entre las distintas regiones del país, en cuanto a
oportunidades de acceso al bienestar material y espiritual y generó un proceso de
territorialización de las desigualdades (Espina, 2001). Además puso de manifiesto que

1

En 1998 Rosa Elena Simeón presentó ante la Asamblea Nacional del Poder Popular un informe que refería en esa
fecha que un millón de personas habían emigrado hacia diferentes puntos dentro de la geografía cubana en los
últimos 25 años, sobrecargándose las cabeceras, tanto provinciales como municipales, y donde La Ciudad de la
Habana fue la más afectada. El período especial fue la etapa de mayor movimiento migratorio interno.

1064

�Pese a los esfuerzos por contribuir a eliminar las disparidades territoriales y regionales
en las décadas anteriores, aún persistían.2

- La crisis económica influyó directamente sobre la gobernabilidad, sobre todo del
Estado. Este actor se mostró incapacitado de dar respuestas a las necesidades de la
población, las cuales había podido enfrentar fácilmente en otras décadas. Se produjo
una ruptura en la concepción del Estado en cuanto a la pretendida igualdad entre los
ciudadanos, sobre la base del acceso a las condiciones materiales y espirituales.

A nuestro juicio se evidenció una crisis del sistema, donde el centralismo y el
paternalismo emergieron como rasgos negativos para enmendar las crisis. Las
instancias locales de gobierno se mostraron ineficientes e incompetentes para desde
una perspectiva autónoma y en relación con los niveles superiores afrontar la crisis.

Los niveles inferiores de gobierno habían sido educados en un sistema con alta
verticalidad y centralidad de las decisiones, lo que determinó su carácter pasivo e
incapacidad en sus demarcaciones para afrontar los nuevos desafíos.

2

Las situaciones más críticas sobre deterioro social del país, se concentraban en 36 municipios todos
localizados en las provincias orientales, (5 en Las Tunas, 9 en Holguín, 8 en Granma, 5 en Santiago de
Cuba y 9 en Guantánamo), en los cuales coincide un elevado deterioro del nivel de vida con altas tasas
migratorias. Para la identificación de estos municipios se tuvo en cuenta el comportamiento de las tasas
migratorias en el período 1989-95, el indicador sintético de nivel de vida que usualmente se ha utilizado
en el país, y diferentes valoraciones realizadas por las Direcciones de Planificación Física. (Simeón, 1998)
1065

�La reacción comunitaria ante la crisis
Un cúmulo de iniciativas se generalizó por todo el país para intentar revertir la
desfavorable situación. Algunas de ellas aparecieron con el apoyo del Estado, otras
con el financiamiento de las ONGs extranjeras que empezaron a otorgar recursos para
concretar diversos proyectos locales de desarrollo comunitario.3 En el caso de las que
contaron con apoyo estatal se encontraron las experiencias que sucedieron en algunas
localidades del país donde los Consejos Populares consiguieron llenar espacios de
coordinación y gestión a partir de nuevas agendas, y que el Estado no podía satisfacer
con eficacia (Caño, 1998). Los Consejos Populares fueron promotores, también, de lo
que se ha denominado movimientos comunitarios en Cuba (Dilla, Fernández y Castro,
1996). Estos han desempeñado un papel protagónico en la movilización de los
recursos locales, en el mejor aprovechamiento de los recursos centrales, en el
incentivo a la innovación social, en identificar efectivamente las prioridades de la base
y en la mejoría de la calidad de vida de los ciudadanos.

A pesar de que en los Consejos Populares se ha manifestado la tendencia a
convertirlos en una instancia administrativa más, podemos afirmar que algunas
experiencias concretas en el país han gestado proyectos importantes de desarrollo, y
otros casos han resultado eslabones importantes para el fortalecimiento de la gestión
municipal en sus estrategias de desarrollo local.

3

En la década de los noventa el Estado cubano permitió la colaboración de agencias, organismos internacionales y
ONGs para cooperar con proyectos de transformación en los escenarios locales. Para tales fines se creó el
Ministerio para la Colaboración y la Inversión Extranjera. Muchos proyectos de corte comunitario y local se han
financiado por estas instituciones, a pesar de las trabas burocráticas. En los primeros años de la década del 20012010 el Estado cubano orientó privilegiar la región oriental para la colaboración de estas instituciones, debido a las
desproporciones existentes en cuanto a niveles de desarrollo. Esto ha reflejado la ubicación de un gran número de
proyectos con financiamiento en divisas en la región, lográndose resultados notables.

1066

�Una de las acciones importantes puestas en práctica en el contexto de los 90 en Cuba
ha sido el Programa de Desarrollo Humano Local (PDHL), a partir del Programa de las
Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD), en un marco de cooperación
descentralizada, por medio de una red de aliados interesados en coordinar sus
esfuerzos para enfrentar el desafío del cumplimiento de los Objetivos de Desarrollo del
Milenio.4 Su papel se centra en elevar la calidad de vida de la población mediante el
fortalecimiento y la apropiación de los procesos de desarrollo comunitario, con énfasis
en los territorios de menor desarrollo humano. En el caso cubano las acciones del
PDHL se han concentrado en las provincias orientales, orientadas por un interés del
Estado en fortalecer el desarrollo en esa región.5
Dentro de los objetivos que persigue el PDHL en sus modos de actuación en Cuba se
encuentra:


Fortalecer los instrumentos estratégicos y las capacidades de gestión de los
gobiernos y entidades locales, con la participación comunitaria, la perspectiva de
género y el uso de Tecnologías de la Información y Comunicaciones (TIC).



Movilización de recursos técnicos y financieros para realizar iniciativas
específicas formuladas local.

4

Dentro de los Objetivos del Milenio se encuentran: 1) Erradicar la pobreza extrema y el hambre; 2)
Lograr la enseñanza primaria universal; 3) Promover la igualdad entre los géneros y la autonomía de la
mujer; 4) Reducir la mortalidad infantil; 5) Mejorar la salud materna; 6) Combatir el VIH/SIDA, el
paludismo y otras enfermedades; 7) Garantizar la sostenibilidad del medio ambiente; y 8) Fomentar una
asociación mundial para el desarrollo. Ver: ¿Qué son los Objetivos del Milenio?
http://www.undp.org/spanish/mdg/basics.shtml
5

La presencia del Programa de Desarrollo Humano Local (PDHL) desde 1998 en seis provincias de Cuba
(cinco orientales y Pinar del Río), así como en el municipio de La Habana Vieja y en otras provincias a las
cuales se extiende, es también un indicador de que el camino del desarrollo local se va convirtiendo
también en una alternativa, junto a la práctica tradicional de diseño y ejecución de políticas nacionales
(Fleitas Ruiz y Rojas Ochoa, SN). Además en el Departamento de Sociología de la Universidad de La
Habana se ha fundado desde inicios de la década de 2001-2010 la Cátedra de Desarrollo Humano.
1067

�

Apoyar el desarrollo de los recursos humanos vinculados a los procesos de
desarrollo local.



Perfeccionar las capacidades de las entidades y empresas locales.



Apoyar la aplicación de los resultados de ciencia, técnica e innovación en
actividades que impactan en el desarrollo local.



Aplicación de instrumentos económicos y acciones para la generación de
recursos locales asociados a la seguridad alimentaria y demás necesidades de
los territorios.



Facilitar el acceso a mecanismos que promuevan la eficiencia de las empresas
locales.



Apoyar y promover estrategias nacionales que contribuyan al desarrollo humano
local.



Fortalecer las metodologías e instrumentos que implementan las estrategias
nacionales en el ámbito local.



Favorecer el financiamiento de iniciativas locales por medio de los créditos del
FRIDEL.



Apoyar la ejecución de proyectos locales demostrativos e inter-sectoriales, los
cuales promuevan la participación de las mujeres.

1068

�Un grupo de experiencias en desarrollo comunitario6 se generalizaron, en esta etapa, y
pueden considerarse antecedentes al debate y acciones en materia de desarrollo local
que emerge a finales de los noventa. Estas experiencias resultaron novedosas en la
manera en que enfocaron algunos aspectos como la utilización de recursos locales
para generar iniciativas, el papel otorgado a los actores de base en los procesos de
participación, planificación, cooperación e integración para el cambio, la atención a los
problemas de la economía local y la transformación integral del espacio local. Para la
generalización de estas iniciativas surgidas al calor de la crisis se crearon comisiones

de trabajo comunitario desde la Asamblea Nacional, las cuales intentaron extender el
papel de la comunidad como agente transformador.

Algunos trabajos investigativos de finales de los noventa entre los cuales se destacan
Guzón (1997), Comisión para el desarrollo del trabajo comunitario (1998), Simeón
(1998), Caño (1998), daban cuenta de un cierto estancamiento y reflejaban en común
los siguientes obstáculos que impedían el avance de estas experiencias que se
desarrollaban a lo largo del país:

- En los proyectos analizados el aspecto económico resultaba deficitario y no preveía el
fortalecimiento de la economía local lo cual atentaba con la sostenibilidad de estos,
también resultaban carentes de un enfoque de género y de la dimensión medio
ambiente, en general carecían de visión integral

6

Las experiencias en Desarrollo Comunitario si bien en la década de los sesenta y setenta tuvieron un antecedente
importante, no es hasta la década de los noventa que emerge con gran fuerza el interés por la comunidad como
alternativa a la crisis. El Desarrollo Comunitario puede ser entendido como los procesos de transformación social
que se realizan desde la comunidad en función de atender problemáticas y necesidades que han sido identificadas
desde este escenario de actuación. Para ello ha sido importante el papel otorgado a la participación social e
institucional en los procesos de cambio que se gestaron a partir de la década de los noventa en muchas
comunidades del país.

1069

�- Dificultades para la integración por los distintos sectores que conforman el sistema de
gobierno local (educación, cultura, deporte y salud) que están presentes en las
comunidades, donde cada uno de ellos de manera aislada concreta sus proyectos.

- Multiplicidad de programas institucionales que no se integran en las comunidades,
sino que coexisten y se desencuentran. Estos, son elaborados centralmente y no
poseen una retroalimentación desde las localidades, a partir de sus especificidades, lo
que imposibilita la eficacia para el logro de sus resultados previstos y la integración
horizontal en la realidad.

- Resultaba insuficiente, a pesar de los logros alcanzados, la capacitación dirigida al
logro de habilidades en la participación, la reflexión y las cuestiones organizativas de la
comunidad. En los actores propulsores del desarrollo comunitario se registra una
ausencia de conocimientos adecuados para ejercer el rol. Las formas de participación
seguían siendo limitadas por la influencia de la cultura centralista y verticalista del
modelo, lo que se reproduce hacia la base lastrando la creatividad en los actores
sociales.

- Se observaba un elevado capital humano asentado en las comunidades, pero su
aprovechamiento era insuficiente, sobre todo por su no inserción en las iniciativas. Al
mismo tiempo que otros recursos como financieros y materiales no se aprovechaban lo
suficiente.

- Falta de una relación adecuada entre las estrategias de desarrollo de los gobiernos
locales y los proyectos comunitarios, los cuales muchas veces carecían de un apoyo
gubernamental efectivo.

1070

�- Tendencia a la generalización y uniformidad de experiencias, sin la realización de
estudios previos para determinar las particularidades, y la no consulta a las
comunidades para ser depositarias y participes de tales acciones.

- Existían carencias metodológicas para la intervención comunitaria que potencien las
dimensiones integrales (económicas, sociales, de género y ambientales) del desarrollo.
Además de la tendencia a desarrollar diagnósticos de baja calidad por el nivel de
desarticulación y paralelismo en su elaboración.

Descripción del contexto a nivel local de la comunidad PerseveranciaCienfuegos-Cuba.
La comunidad “Perseverancia” pertenece al municipio de Aguada de Pasajeros,
Provincia de Cienfuegos, situado en los 22o 21‘20” de latitud Norte y lo 80o 40”30”
de longitud oeste, en la Llanura de Cienfuegos, a 10,0 Km al SE dé su cabecera

municipal, su vía principal de acceso intercepta con la carretera del Circuito Sur,
con una temperatura anual de 250 c y una precipitación media anual de 1400 mm.

Desde su fundación sus principales asentamientos son Venero y Desquite. Uno
a 9 y 5 km de la cabecera del consejo. Se cuenta con 9 circunscripciones 7 en el
casco urbano y 2 en el área rural con un total de electores 2136. Posee 47 CDR.
Su extensión superficial es de 2057 km2 con una población 3102 habitantes, y
una cantidad de viviendas aproximadas a 1051.

Su arquitectura es variada

contamos con 2 edificios; 3 bi-plantas, y la estructura del viejo batey, a lo que se
agrega la nueva comunidad como resultado del crecimiento demográfico. Las
viviendas que abundan fueron construidas a partir de materiales como; tablas y
fribro; mampostería y placa y de fabricación de último modelo (mampostería y
zinc venezolano).

1071

�Las principales vías de acceso son por carretera, caminos y el ferrocarril.
Podemos decir que al norte contamos con la autopista nacional y al sur con la
carretera del circuito sur, los cuales nos une mediante un entronqué a dos
kilómetros del asentamientos. El ferrocarril nos une con la capital provincial y la del
país. Los medios de transportes que utilizan los pobladores para trasladarse del
lugar son los vehículos automotores, ómnibus, coches y trenes.

La composición del batey es como sigue, aunque se denomina en barrios: Barrio
Nuevo, Barrio Jesús Menéndez, Barrio La Larguita, Barrio Callejón Delicia, Barrio
Cuba Libre, Barrio Regadío y el Barrio histórico de Las Yeguas. En el Regadío
existe una bodega, la esmeralda y un círculo social. Se cuenta con alumbrado
público, acueducto y alcantarillado, así como una red telefónica.
Este asentamiento de “Perseverancia” posee

en sus habitantes líneas de

diferentes etnias asentados en la zona a raíz del despegue azucarero y que
constituyen cimientos etnoculturales transculturados en el devenir histórico del
batey, dejaron su huella la presencia africana, china y gallega.

De

donde se manifiesta con mayor fuerza el popular culto a los Orichas o

Santería o Regla de Ocha, la cual goza de gran significación, trascendencia y
popularidad para los pobladores (creyentes o aleyos). En la actualidad existen 3
denominaciones religiosas, Pentecostales, metodistas y Católicas.

Tras un breve período de tiempo el acaudalado terrateniente Julio Lobo adquiere
la propiedad del Central en 1902 y comienzan a desarrollarse pequeñas obras de
infraestructura

que cambiaron la apariencia del propio central (inicialmente

construido en madera) y del batey; la producción azucarera, como el eje central
en la

vida cotidiana de sus pobladores, influyó

de manera decisiva en el

establecimiento, conformación y despegue del asentamiento.

1072

�Se crearon nuevos espacios recreativos culturales para la población más joven
nacida en los límites de su propiedad, de esta etapa (1905) data los arreglos de
calles, la construcción
del parque infantil “Victoria”, la construcción de la casa del empleado, Estadio de
Pelota, Iglesia católica y La Casa de Visita.

REESTRUCTURACIÓN DE LA INDUSTRIA AZUCARERA.

Tras la reestructuración de la industria azucarera en el asentamiento se plantea
como alternativa una estrategia

económica fundamentada en la actividad

agrícola, ganadera, industrial y agroindustrial; La actual Empresa Agropecuaria
Primero de Mayo está constituida por 4 UEB, 3 UBPC y vinculadas 9 CCS.

La Empresa agropecuaria 1ro de Mayo cuenta en su Órgano de dirección con una
Dirección encargada del Desarrollo y las Inversiones, a esta Dirección le están
dadas las tareas del Programa de reconversión de la localidad, se ha creado un
Grupo Gestor para la Reconversión para las proyecciones socio-económicas,
preparación de los proyectos técnicos y agilización de las tareas de reconversión.

El asentamiento cuenta con los siguientes servicios:
1 Oficina de correos
1 Cafetería
2 Escuelas Primarias

1 Escuela de nivel medio para carreras agropecuarias
1 Filial universitaria
3 Consultorios médicos
4 Bodegas
1 Cine
1073

�1 Restaurante
1 Tienda de Productos Industriales
1 Kiosco”Panamericana”
3 Círculos Sociales
1 Funeraria
1 Farmacia
1 Casa de Abuelos
1 Clínica Estomatológica
La distribución de la población es la siguiente:

DISTRIBUCION DE LA POBLACION
Mujeres
453

Hombres

444

1152

1053

Principales Problemáticas de la localidad (según diagnóstico) antes de
aplicar la estrategia de autodesarrollo local.

1. Deficiente estado de la red vial y el transporte público.
2. Insuficiente infraestructura hidro-sanitaria y mal estado de la existente.
3. Deterioro de las condiciones medio ambientales.
4. Uso inadecuado y mal manejo del suelos.
5. Desbalance del sistema de asentamiento poblacional.
6. Riesgos de inundaciones.
7. Afectaciones a las aguas superficiales y subterráneas por vertimientos de
residuales albañales y líquidos sin tratamiento previo.
8. Déficit de fuerza de trabajo para las actividades agropecuarias.
1074

�9. Falta de recursos para el desarrollo de la actividad agropecuaria.
10. No se cuenta con la infraestructura tecnológica necesaria para un desarrollo
más acelerado de las inversiones en el territorio.
11. Déficit de servicios en algunos asentamientos poblacionales
12. Déficit de alumbrado publico
13. Problemas en la recogida de desechos sólidos, al no existir el equipamiento
indispensable.
14. Bajos índices de producción agropecuaria.
15. Mala Calidad de los servicios.
16. Déficit y mal estado del fondo habitacional.
17. Insuficientes de producción de alimento animal.
18. Baja cultura alimentaria y nutricional.
19. Ausencia de alcantarillado.
20. Insuficientes instalaciones deportivas.
21. Insuficientes métodos para la confección, control y ejecución de los
proyectos que no garantizaban la participación de los diferentes organismos
que debían implicarse en los planes.

Estrategia

de

autodesarrollo

local

en

la

comunidad

Perseverancia-

Cienfuegos-Cuba. (Anexo 1)
Objetivo de la estrategia: implementar una estrategia de autodesarrollo local que
minimice el impacto de la reestructuración azucarera en la comunidad
Perseverancia-Cienfuegos-Cuba.


Diagnóstico de la población y situación actual de la misma al
producirse la reestructuración azucarera.



Diseño y apertura hacia nuevos proyectos en la comunidad.
1075

�

Generar nuevos empleos como solución al principal problema
existente en la comunidad.



La capacitación dirigida al logro de habilidades en la participación, la
reflexión y las cuestiones organizativas de la comunidad.



Solución a los principales problemas de la comunidad según el
diagnóstico.

En el cumplimiento del programa de reconversión para el asentamiento a través
de una estrategia de autodesarrollo local fue elaborado en el 2003 y ampliado en
el 2008 con la aprobación de 2 Proyectos de Colaboración con el Gobierno Vasco
y COSUDE, se han logrado favorables avances y se encuentran terminados los
siguientes proyectos:


Una Casa de cultivo tapado, ejecutado y en explotación.



Un Organopónico de 2 Ha, ejecutado y en explotación.



Un Matadero y centro de procesamiento de productos cárnicos,
ejecutado y en explotación.



Mini-Fabricas de Encurtidos, Dulces y Conservas, Hielos Y Helados,
ejecutado y en explotación.

En la



Grupo Musical de Jóvenes de la localidad, ejecutado.



Creación del Grupo Gestor de Reconversión, ejecutado.

mayoría de las tierras fértiles se crean y transforman

espacios de

producción agropecuaria con el propósito de producir alimentos para el ganado
mayor y menor, para la estimulación de la agricultura urbana, las producciones de
cultivos varios, árboles frutales, producción forestal y una pequeña porción se
dedican a la producción de caña que pertenecen a la Empresa Azucarera Antonio

1076

�Sánchez. A partir de los resultados de las técnicas e instrumentos aplicados para
la obtención de datos, se pudo contrastar que ha sido una estrategia plenamente
asumida y por tanto cuenta con los resultados esperados.

A modo de conclusiones, puede señalarse que:
- Algunos trabajos investigativos de finales de los noventa entre los cuales se destacan
Guzón (1997), Comisión para el desarrollo del trabajo comunitario (1998), Simeón
(1998), Caño (1998), daban cuenta de un cierto estancamiento y reflejaban en común
los siguientes obstáculos que impedían el avance de estas experiencias que se
desarrollaban a lo largo del país:
- En los proyectos analizados el aspecto económico resultaba deficitario y no preveía el
fortalecimiento de la economía local lo cual atentaba con la sostenibilidad de estos,
también resultaban carentes de un enfoque de género y de la dimensión medio
ambiente, en general carecían de una visión integral.
- Dificultades para la integración por los distintos sectores que conforman el sistema de
gobierno local (educación, cultura, deporte y salud) que están presentes en las
comunidades, donde cada uno de ellos de manera aislada concreta sus proyectos.
- Multiplicidad de programas institucionales que no se integran en las comunidades,
sino que coexisten y se desencuentran. Estos, son elaborados centralmente y no
poseen una retroalimentación desde las localidades, a partir de sus especificidades, lo

que imposibilita la eficacia para el logro de sus resultados previstos y la integración
horizontal en la realidad.
- Se observa un elevado capital humano asentado en las comunidades, pero su
aprovechamiento era insuficiente, sobre todo por su no inserción en las iniciativas. Al
mismo tiempo que otros recursos como financieros y materiales no se aprovechaban lo
suficiente.

1077

�- Falta de una relación adecuada entre las estrategias de desarrollo de los gobiernos
locales y los proyectos comunitarios, los cuales muchas veces carecían de un apoyo
gubernamental efectivo.

- Tendencia a la generalización y uniformidad de experiencias, sin la realización de
estudios previos para determinar las particularidades, y la no consulta a las
comunidades para ser depositarias y participes de tales acciones.

- Existían carencias metodológicas para la intervención comunitaria que potencien las
dimensiones integrales (económicas, sociales, de género y ambientales) del desarrollo.
- La implementación de una estrategia de autodesarrollo local ha permitido un cambio
en el modo y estilo de vida de la población, se genera empleo en gran parte de la
población en edad laboral.

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1082

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organizacional desde el enfoque comunitario, Santa Clara: Editorial Feijóo, Universidad
Central “Marta Abreu” de Las Villas, celebrado entre el 18 y 20 de marzo del 2009.

1083

�PERCEPCIÓN DE ROL DE GÉNERO EN ESTUDIANTES UNIVERSITARIOS EN
UN CONTEXTO MULTICULTURAL
Julieta Flores Michel7
Divina Frau-Meigs
Irma Vélez

RESUMEN
La determinación de los roles sociales en los contextos familiar,
académico y laboral se ve fuertemente influenciada por la concepción que los
sujetos tienen con relación a la percepción del rol de género, desde la
construcción social de su particular contexto cultural. La diferencia de
oportunidades para hombres y mujeres, en teoría, en nuestro siglo es equitativa
según decretos, leyes y normativas nacionales e internacionales; no obstantes, en
la praxis las oportunidades y posicionamiento en estos campos continúan siendo
desfavorables para el género femenino, e incluso para las minorías sexuales.
Desde esta perspectiva, se pretende conocer qué tanto prevalecen los
7

Julieta Flores Michel, Doctora en Educación por la Universidad Estatal a Distancia (UNED) de Costa Rica, es
maestra e investigadora en la Facultad de Ciencias de la Comunicación de la Universidad Autónoma de
Nuevo León. Pertenece al cuerpo de investigadores del proyecto TRANSLIT, asimismo pertenece a los
comités de Equidad de género y de Competencia comunicativa del Área Curricular de Formación General
Universitaria , donde es coautora de los libros de dichas unidades de aprendizaje.
http://www.linkedin.com/profile/view?id=88714508&amp;trk=nav_responsive_tab_profile correo electrónico:
julieta.floresmc@uanl.edu.mx
Divina Frau-Meigs, Doctora en sociología de la comunicación y especialista de medios angloparlantes en la
Universidad de Sorbonne Nouvelle, ejerce como experta en educación en medios para el Consejo de Europa,
la Comisión Europea y la UNESCO. Es también directora de investigación del proyecto TRANSLIT y de la
Cátedra UNESCO “Savoir-devenir à l’ère du développement numérique durable1”. http://www.divina-fraumeigs.fr/ correo electrónico: divina.frau-meigs@univ-paris3.fr
Irma Vélez, Doctorada en Letras y titulada en periodismo por las Universidades de París X Nanterre y por
Michigan State University, EEUU. Es actualmente profesora de didáctica de las lenguas y de alfabetización
mediática en la Escuela Superior de Profesorado y Educación (ESPE) de la Universidad París Sorbonne. Es
miembro del proyecto TRANSLIT. https://sites.google.com/site/irmavelez07/ correo electrónico:
irmavelez07@gmail.com

1084

�Estereotipos de género que causan inequidad en el contexto familiar, académico y
laboral. Esperamos conocer también las expectativas de la futura reproducción de
los estereotipos de género, a partir del análisis de la percepción de estudiantes de
nivel profesional y posgrado inscritos en diferentes áreas del conocimiento. La
hipótesis principal indica que los sujetos inmersos en contextos interculturales,
tenderán hacia una percepción de género más equitativa. La variedad de
contextos culturales de los sujetos de estudio ubicados en Francia, México y Perú,
permitirán la detección de similitudes o diferencias entre las percepciones de estos
jóvenes sobre el rol de género. El tema invita a la reflexión de cómo los jóvenes
perciben la equidad de género en distintos contextos culturales. El presente
trabajo constituye el primer avance de un proyecto de investigación internacional
con una metodología mixta.
Palabras clave: género, rol, percepción, familia, formación profesional, contexto
intercultural
Résumé
La détermination des rôles sociaux dans les contextes familiaux, universitaires et
du monde du travail est fortement influencée par l'idée que les individus ont à
l'égard de la perception du rôle des genres, depuis la construction sociale de leur
contexte culturel particulier. Dans notre siècle, en théorie d’après les décrets, les
lois et règlements nationaux et internationaux, il y a égalité des chances entre les
hommes et les femmes. Toutefois, dans la pratique, le positionnement des
opportunités dans ces contextes, continuera d'être défavorable pour les femmes,
et même les minorités sexuelles. De ce point de vue, nous voulons savoir ce que
prévalent les stéréotypes de genre qui causent l'inégalité homme - femme dans la
famille, dans le monde universitaire et du travail. Nous espérons connaître aussi
les futures reproductions des stéréotypes de genre, à partir de l'analyse des
perceptions des étudiants universitaires et des grandes écoles inscrits et diplômés
dans les différents domaines de l’enseignement.

1085

�L'hypothèse principale suppose que les sujets immergés dans des contextes
interculturels, tendent vers une perception du rôle des genres plus égalitaire. La
variété des contextes culturels des sujets d'étude basés en France, au Mexique et
au Pérou, permettront la détection de similitudes et de différences sur les
perceptions de ces jeunes sur le rôle de genre. Le sujet invite à une réflexion sur la
façon dont les jeunes perçoivent l'égalité homme - femme dans différents
contextes culturels. Cette étude constitue la première étape d'un projet
international de recherche avec une méthodologie mixte.
Mots-clés: genre, le rôle de perception, la famille, la formation professionnelle, le
contexte interculturel

INTRODUCCIÓN
La determinación de los roles sociales en los contextos familiar, académico y
laboral se ve fuertemente influenciada por la concepción que los sujetos tienen
con relación a la percepción de género desde la construcción social de su
particular contexto cultural. La diferencia de oportunidades para hombres y
mujeres, en teoría, en nuestro siglo es equitativa según decretos, leyes y
reglamentos nacionales e internacionales; no obstantes, en la praxis las
oportunidades y posicionamiento en estos campos continúan siendo desfavorables
para el género femenino e incluso para las minorías sexuales.
Lamas (2003) con relación a lo anterior, señala que: “si la cultura marca a los
sexos con el género y el género marca la percepción de todo lo demás ¿Cómo
afecta esa percepción la producción de conocimiento y el establecimiento del
contrato social y del orden político?”, (citado por González y otros pág. 10). La
pregunta, por demás interesante, invita a la reflexión de cómo se observa la
equidad de género

y cómo la viven los jóvenes universitarios en distintos

Contextos; ya sea homogéneos culturalmente hablando o en grupos sociales
interculturales. Interesa a esta investigación, por lo tanto, conocer si existen
diferencias entre la percepción sobre el rol de género que tienen los jóvenes de
1086

�Diferentes grupos culturales y si estas percepciones cambian al estar en un
contexto social intercultural.

PLANTEAMIENTO DEL PROBLEMA
Desde esta perspectiva, se pretende conocer qué tanto prevalecen los
estereotipos de género que causan inequidad en tres contextos particulares: el
social, el académico y el laboral; así como

las expectativas de su futura

reproducción. Los sujetos de estudio serán estudiantes de nivel profesional y
posgrado inscritos en diferentes áreas del conocimiento y de diferentes países.

La variedad de contextos culturales de estos sujetos de estudio ubicados en
Francia, México y Perú, permitirán la detección de similitudes o diferencias entre
las percepciones sobre el rol de género de los estudiantes de un grupo
multicultural y de grupos culturalmente más homogéneos.
Se considera relevante identificar si en los diferentes ejes (social, académico y
laboral) los jóvenes perciben conductas o estereotipos que promuevan la
inequidad de género y si estos son exclusivos o no de un

contexto cultural

determinado. Lo anterior permitirá detectar áreas de oportunidad para que las
instituciones educativas, gubernamentales, educadores y padres de familia
establezcan acciones encaminadas a una mayor equidad en las oportunidades y
posicionamiento de hombres y mujeres en los diferentes contextos.
A continuación se presenta la pregunta de investigación general y las preguntas
específicas de investigación, de las cuales se desprenden las variables y
categorías de análisis de este estudio:
Pregunta de investigación general:
¿Cómo afectan las interpretaciones de los roles de género en el posicionamiento y
las oportunidades social, académico y laborales de los jóvenes universitarios?
1087

�Preguntas específicas de investigación:
1. ¿Cómo perciben los estudiantes la participación del hombre y la mujer en un
contexto académico a partir de los estereotipos de género?
2. ¿Cómo perciben los estudiantes el rol del hombre y la mujer en un contexto
profesional a partir a partir de los estereotipos de género?
3. ¿Cómo perciben los estudiantes la participación del hombre y la mujer en la
relación familiar y de pareja a partir de los estereotipos de género?

4. ¿Qué diferencias o similitudes existen en la percepción de los jóvenes que
están inmersos en un contexto intercultural contra los jóvenes que se
desenvuelven en contextos culturalmente más homogéneos con relación al rol y
estereotipos de género?

1. Sujetos de estudio
Dado que las percepciones de género son constructos culturales, en esta
investigación, a realizarse en Francia, México y Perú es importante tomar en
cuenta las percepciones de grupos de jóvenes estudiantes con características
diversas según su origen étnico, nacionalidad, área de estudios y por supuesto, el
género.

1088

�Los sujetos de estudio de la categoría de grupos culturalmente homogéneos
serían los siguientes:
1. En México, alumnos inscritos en los grados de licenciatura y
maestría de la Universidad Autónoma de Nuevo León.
2. En Perú, estudiantes de la Universidad Alas Peruanas.
3. En Francia, estudiantes de la Escuela Superior de Profesorado y
Educación (ESPE) de la Universidad París Sorbonne.
Los sujetos de estudio de la categoría de grupos en ambientes interculturales
serían los residentes de la CIUP en París, ya que en sus 40 casas alberga cada
año a 12 mil residentes de 140 nacionalidades entre estudiantes, investigadores,
artistas y deportistas de alto nivel (Camby, 2012) por lo que se le considera como
un lugar con presencia intercultural único en el mundo.

4. Marco teórico
En este apartado se analizan conceptos que son básicos para el análisis del
problema planteado. Estos conceptos son sexo, género, actitudes y percepciones.

4.1 Conceptos de sexo y género
Sexo y género son dos palabras que tradicionalmente han sido usadas como
sinónimos. Esta situación ha generado la confusión acerca de la mezcla entre lo
biológico y lo cultural de tal manera que esto se ha traducido en un trato desigual
entre las mujeres y los hombres. El Diccionario de la Real Academia de la Lengua
Española

(http://buscon.rae.es/draeI/SrvltConsulta?TIPO_BUS=3&amp;LEMA=sexo,

documento recuperado en octubre de 2013), define el concepto de sexo como:
“Condición orgánica masculina o femenina de los animales y plantas”, lo cual nos
hace reflexionar en conceptos como “macho” y “hembra” y que, según las
circunstancias del contexto social, se aplican indistintamente a humanos y
animales. Otra definición de la academia es “Conjunto de seres pertenecientes a
1089

�un mismo sexo”(Real Academia Española, 2014) ya sea sexo masculino o
femenino haciendo referencia a los órganos sexuales. Lo anterior define sexo
desde el aspecto biológico, basado en los genitales; pero la academia también el
concepto como sexo débil o sexo fuerte, refiriéndose en el primer caso al conjunto
de mujeres y en el segundo, al de hombres; de esta manera al concepto biologista
se amalgama una percepción cultural que adjudica a cada sexo los roles y
estereotipos determinados por el contexto cultural.
Por consiguiente, cuando empleamos el término sexo desde una visión biologista,
nos referimos sólo a los elementos físicos con los que se nace. El contexto
biológico que define a la mujer o hembra como diferencia de su contraparte: el
hombre, por los rasgos sexuales, de los cuales los más importantes serían los
internos, los que están destinados a la reproducción: ovarios, matriz, óvulos,
vagina.
Desde una perspectiva sociocultural, el aspecto físico de ser hombre o ser mujer
conlleva como característica inherente del sexo con el que se nace, una serie de
costumbres, actitudes y conductas heredadas genéticamente.
Desde un enfoque biologista, son los órganos sexuales los que definen si una
persona es hombre o mujer. Al respecto Araya (2005) en su ensayo “Relaciones
sexistas en la educación”, señala que según los biologistas: “Los hombres son
agresivos por las hormonas” y “Las mujeres son lloronas por su propia naturaleza”,
no obstante, subraya la autora, que dichas explicaciones no encajan en el análisis
de género debido a que son atribuidas a la construcción cultural.
En el mismo sentido, la pensadora y escritora francesa Simonne de Beauvoir en
su libro “El segundo sexo”8 (1949) se cuestiona si “¿la feminidad es segregada por

8

Con este escrito nació el ensayo feminista más importante del siglo XX en el que la autora trata de analizar
la condición de la mujer occidental desde un punto de vista histórico, filosófico y político. De esta obra se
llegaron a vender 22.000 ejemplares en una semana según señala Arriaga (2008).

1090

�los ovarios?” (de Beauvoir, Pág. 12). Habría que agregar además la pregunta: ¿la
violencia es entonces una característica natural de los hombres?. Si las
Respuestas a estos cuestionamientos fueran afirmativas, cabría aceptar los
siguientes axiomas: Si es hombre es violento, Todos los hombres son violentos, o
bien, Todas las mujeres son femeninas. Lo anterior invita a cuestionarse en esta
investigación si estas y otras premisas estereotipadas prevalecen en los sujetos
de estudios.
Definitivamente la “naturaleza” no hace a la mujer como se cuestionan González y
otros (2009) en su libro Equidad de género:
¿Qué pasa entonces con las mujeres estériles, o que por enfermedad,
complicaciones o simplemente por propia decisión no tienen hijos? ¿Qué
pasa con los machos que llevan en su vientre a su descendencia y no las
hembras como los caballitos de mar?,

¿Qué pasa con la mujer que tiene descendencia mediante métodos
artificiales como la adopción, la fertilización in vitro con material genético
que no le corresponde o la que renta un útero que aporte los genes de
quien paga por ello? Si el enfoque biológico dado por la “naturaleza” no es
suficiente para definir a la mujer, entonces ¿los homosexuales “afeminados”
deben considerarse como mujer y ser tratados como tal?
El enfoque biologista, en este sentido, pondera los elementos de supremacía física
masculina con una “falsa” superioridad, confiriéndole al hombre el rol de poder
sobre la mujer. Por otra parte, cuando se usa el término género, se habla de una
construcción social que es posible variar para que tanto las mujeres como los
hombres puedan convivir siendo diferentes, pero de igual valor.Si ser hombre o
mujer, desde el enfoque biologista, depende de los genitales con que se nace,
¿qué nos dice entonces el concepto de género?

1091

�Martha Lamas (1999) feminista mexicana, define el concepto de género como: “el
conjunto de ideas, representaciones, prácticas y prescripciones sociales que una
cultura desarrolla desde la diferencia anatómica entre los sexos, para simbolizar y
construir socialmente lo que es propio de los hombres (lo masculino) y lo que es
propio de las mujeres, lo femenino” ,(Lamas, 1999, pág. 84).
El sexismo, señala Morgade (2001, pág. 11, citado por Araya, 2005) “es una forma
de discriminación, ya que como otras discriminaciones, es una práctica que tiende
a encorsetar a las personas en parámetros impuestos”. Estos parámetros, en lo
general, aunque afectan a hombres y mujeres, tienden a beneficiar al hombre,
otorgando a la mujer una situación de inferioridad.
En conclusión, el concepto de sexo desde el enfoque biologista, atribuye al
hombre y a la mujer características y roles que, podría señalarse, vienen de
nacimiento, como por ejemplo: si es mujer debe estar al cuidado de los hijos, la
casa y el esposo; si es hombre, debe ser el proveedor, el que trabaje y pueda
ocupar puestos públicos.
El concepto de género, por otra parte, señala que estas características atribuidas
al sexo, son implantadas por un contexto cultural y no por la naturaleza. Hablamos
entonces de que dichas características se basan en las percepciones de lo que
cada sociedad y cultura particular piensa que deben tener los hombres y las
mujeres, por lo tanto, estas características pueden cambiar de una cultura a otra.
En este sentido, el concepto de género se construye a través de percepciones
sociales, por lo que es importante dedicar un espacio a analizar los conceptos de
percepciones y actitudes.
4.2 Conceptos de percepción y actitud
Esta investigación pretende conocer las percepciones que tiene los jóvenes sobre
los roles de género, lo cual no implica que se conocerán los roles de manera
concreta o real. Lo que se estudiará es el imaginario que se tiene sobre estos
roles. Es por esto que es importante especificar algunos puntos importantes sobre
los conceptos de percepción y actitud.
1092

�El diccionario de la Real Academia de la Lengua Española (22ª edición, 2011)
señala que percepción es la “Sensación interior que resulta de una impresión
material hecha en nuestros sentidos”. Bajo este parámetro, la percepción limita al
sujeto cognoscente a una posición pasiva que considera la sensación de la suma
de las partes para definir un objeto, como lo refieren los enfoques empiristas
(Diccionario de Términos de Psicología, 2011).
Dado que el concepto de percepción, desde esta perspectiva externa, se limita al
conocimiento de los objetos físicos y niega el rol activo del sujeto al eliminar
estímulos internos como: recuerdos, valoraciones y experiencias previas; no
resulta útil para los fines de esta investigación. Los sujetos de estudio como seres
individuales, tienen experiencias particulares sobre la manera en que han vivido su
rol de género y estas experiencias previas pueden influir en la percepción de cómo
viven o vivirán su rol de estudiante, o su rol como profesional en un contexto
laboral; de igual forma, cómo perciben su rol de género en un contexto familiar y
de pareja.
Los enfoques racionalistas, por el contrario, aceptan la inclusión de estímulos
externos, como el intelectual, dando a la mente un papel activo que considera la
propia carga cultural para definir un objeto.
La recuperación de información en los estudios de percepción social se lleva a
cabo mediante escalas de actitud, técnica que mide la cantidad de una propiedad
percibida hacia algo o alguien. Aigneren (s.f., pág. 1) refiere que para medir las
actitudes se requiere de un cuestionario que integra “un conjunto de preguntas
que tienen una estructura de ítems o proposiciones utilizados para cuantificar
características o variables del comportamiento social. Estas características,
llamadas actitudes, generalmente se conciben como latentes o no-manifiestas”.
Para los estudios de Ciencias Sociales, una actitud, señala el investigador citando
a Rokeach, es “una organización relativamente duradera de creencias en torno a
un objeto o una situación, las cuales predisponen a reaccionar preferentemente de
una manera determinada. Las actitudes son constructos hipotéticos, son
1093

�manifestaciones de la experiencia consciente, informes de la conducta verbal, de
la conducta diaria. ” (Aigneren s.f, pág. 1).

Otros investigadores, cita Aigneren (s.f.), definen actitud de la siguiente manera:
a. Thomas y Znaniecki (1918) es una tendencia a la acción.
b. Thurstone (1928) es la suma de las inclinaciones, sentimientos,
prejuicios, sesgos, ideas preconcebidas, miedos, amenazas y
convicciones acerca de un determinado asunto.
c. Chein (1948) es una disposición a evaluar de determinada manera
ciertos objetos, acciones y situaciones.

d. Krech y Krutchfield (1948) señala que es un sistema estable de
evaluaciones

positivas

o

negativas,

sentimientos,

emociones

y

tendencias de acción favorable o desfavorable respecto a objetos
sociales.

e. Newcomb (1959) es una forma de ver algo con agrado o desagrado.
f. Sarnoff (1960) es una disposición a reaccionar de forma favorable o
desfavorable.

Las actitudes se relacionan de manera directa con el comportamiento hacia esos
objetos o personas, sin embargo, son solo un indicador de la conducta y no son la
conducta en sí. El autor señala que las actitudes tienen dos características:
a. Dirección: favorable o desfavorable, positiva o negativa.
b. Intensidad: alta o baja.

METODOLOGÍA
Para esta problema de estudio se eligió una metodología mixta ya que permite al
investigador tener “un cruce de enfoques” (Lincoln y Gubba, 2000 en Hernández y
1094

�otros, 2006), aportando de esta manera una visión holística a la problemática.
Estos investigadores definen el método mixto como el “proceso que recolecta,
analiza y vincula datos cuantitativos y cualitativos en un mismo estudio o en una
serie de investigaciones para responder a un planteamiento del problema”
(Hernández y otros, 2006, pág. 755).
Algunas de las ventajas del método mixto que refieren Hernández y otros (2006) y
que se manifiestan en esta investigación, son las siguientes:
a. Se tiene una perspectiva más precisa del fenómeno, ya que es más
integral, completa y holística.
b. La utilización de ambos enfoques permite responder a diferentes
preguntas de investigación de un mismo problema de estudio.
c. Se obtienen datos más ricos y variados, ya que se consideran
diversas fuentes y tipos de datos.
d. Al combinar ambos métodos hay un mayor y más rápido
entendimiento del problema y la posibilidad de ampliar las
dimensiones del proyecto de investigación.

En este sentido, la visión cualitativa proporciona una mayor comprensión,
complejidad y profundidad del problema; mientras que la cuantitativa fortalece el
análisis de

la frecuencia, amplitud y

magnitud (Creswell, 2005, citado por

Hernández y otros, 2006). El diseño seleccionado para la metodología cualitativa
fue el etnográfico; que se orienta a describir las ideas, creencias y prácticas de
grupo, sistema social o cultural dando significado a lo que las personas hacen
usualmente o bajo circunstancias especiales, para finalmente, presentar los
resultados que resalten las características del proceso cultural analizado (Patton.
2002, Creswell. 2005 y Álvarez-Gayou. 2003 en Hernández y otros, 2006). Para
el método cuantitativo, por otra parte, se eligió un diseño de alcance descriptivo.

1095

�Se seleccionó el enfoque mixto debido a que la combinación de métodos en
estudios integrales, como señala Villalobos (2006, p. 4) buscan la “convergencia o
correspondencia de resultados procedentes de distintos métodos con el de
incrementar su validez”. Lo anterior permitirá triangular la información recabada a
partir de diferentes técnicas de recolección de datos:
a. Grupos focales desde el enfoque cualitativo y
b. Cuestionarios, desde el método cuantitativo.
La estrategia integradora utilizada corresponde al método mixto complementario,
también llamado de diseños en paralelo, ya que éste es el que se piensa que
mejor armoniza con el problema de estudio y el que es racionalmente más
apropiado (Creswell, 2005, citado por Hernández y otros, 2006). Un diseño en
paralelo

permite

contrastar

los

resultados

cualitativos

y

los

resultados

cuantitativos, combinando las ventajas de ambos procesos.
Para el análisis de los datos se tomará como grupo de control a los sujetos de
estudio de las universidades de México, Francia y Perú y como grupo
experimental a los sujetos de estudio radicados en la CIUP en Francia.
5.1 Orden temporal de la aplicación de los métodos
En este punto se describe el proceso para la recogida de información tanto para
las técnicas cualitativas (Grupos focales), como para las cuantitativas (Encuesta).
A. Fase cuantitativa
En la primera etapa se harán los preparativos orientados a facilitar la recogida de
la información, durante el mes de agosto de 2015, previo al inicio de clases en
Francia en el mes de octubre, se hará la carta a la CIUP, a través del Comité de
Investigadores, para solicitar el permiso de aplicar los cuestionarios de manera
virtual en las diferentes casas de la ciudad universitaria. El cuestionario será
aplicado a estudiantes que tengan seis meses o más de vivir en la CIUP.
1096

�B. Fase cualitativa
La técnica cualitativa seleccionada para la investigación fue el grupo focal. Aquí se
organizará un grupo focal con estudiantes que no hayan contestado el
cuestionario. Cada grupo estará integrado por estudiantes de las diferentes casas
de la CIUP, y de diferentes grupos del resto de las universidades participantes. La
cantidad de sujetos de estudio por grupo focal está por determinarse. El grupo
focal se realizará durante el mes de noviembre de 2015, tentativamente.De las
preguntas de investigación se derivaron las categorías de análisis que integran a
su vez, los diferentes ejes temáticos de la encuesta aplicada a los participantes,
más una sección para identificar los datos socio demográficos de los sujetos de
estudio.

Las preguntas de investigación son las siguientes:
1. ¿Cómo perciben los estudiantes la participación del hombre y la
mujer en un contexto académico a partir de los estereotipos de
género?
2. ¿Cómo perciben los estudiantes el rol del hombre y la mujer en un
contexto profesional

a partir a partir de los estereotipos de

género?
3. ¿Cómo perciben los estudiantes la participación del hombre y la
mujer en la relación familiar y de pareja a partir de los estereotipos
de género?
4. ¿Qué diferencias o similitudes existen en la percepción de los
jóvenes que están inmersos en un contexto intercultural contra los
jóvenes que se desenvuelven en contextos culturalmente más
homogéneos con relación al rol y estereotipos de género?

1097

�Las categorías de análisis son las siguientes:
a. Contexto académico
b. Contexto profesional
c. Relación familiar y de pareja

INSTRUMENTOS
El instrumento que se aplicará es el de encuesta auto-administrada a través de
Internet. Se incluirán preguntas cerradas con diferente formato: escala de Likert,
opción múltiple y falsa y verdadera; se incluyen también preguntas abiertas de
respuestas cerradas.
Datos socio demográficos
En este apartado se identificará el lugar de procedencia del estudiante, el país de
aplicación de la encuesta, la edad y sexo de los sujetos de estudio e información

que defina si el sujeto pertenece a un grupo familiar culturalmente homogéneo o
heterogéneo.
A. Percepción de los estudiantes con relación a la participación del hombre y la
mujer en un contexto académico a partir de los estereotipos de género.
Tabla 1. Indicadores para el análisis de la categoría: “Contexto académico”

1098

�Indicador

Formación

Oportunidades

Permanencia

Sub

 Nivel

 Oportunidad

 Calidad de las  Oportuni

indicador

 Área

es

mayor o igual

 Ciencias

de

examen

Sociales,
Artes

pasar

y

cubrir
requisitos

(Derecho,

ingreso

de

 Ciencias de la

de

clase

o  Grado de

debates

los docentes

obtener  Acoso sexual

una beca

mayor o
igual

 Preferencia de

T.S., Filosofía,  Oportunidades
de

dad

participación
en

Humanidades

Literatura)

tareas

el  Nivel
o

Titulación

la
titulación
final
esperada

 Bulling
 Dependencia

salud
(medicina,

económica

odontología,

para

nutrición,

y manutención

estudios

psiquiatría)
 Ingenierías
 Ciencias de la

tierra
 Administración
 Negocios

B. Percepción de los estudiantes con relación a la participación del hombre y la
mujer en un contexto profesional a partir de los estereotipos de género.

1099

�Tabla 2. Indicadores para el análisis de la variable: “Contexto profesional”
Indicador

Metas

y

oportunidades

Competencias

Funciones

beneficios

Trato

Sueldos

Incluyen

profesionales

profesionales

Sub

Tipo

indicado

Área

res

nivel

de Puesto

y competencia
del

trabajo

al Capacidad

que

se para

aspira

Responsabili Prestaciones

te

dades

Reconocimie

(Particip

ntos

ación

Capacidad

Permanencia en

desarrollar las

(maternidad,

juntas

competencias

enfermedad,

ejecutiv

profesionales

trabajo/estud

as, voz,

io

voto)
Acoso
sexual
Acoso
psicológ
ico

Tabla 3. Indicadores para el análisis de la variable relación familiar y de
pareja.

Indicador

Responsabilidades y Compatibilidad Violencia

Comun

toma de decisiones

icación

profesiónfamilia

Preguntas
relacionadas

 Manutención

Ámbito público

Cuidado de los hijos
Ámbito privado

(escuela,

Sexual

Expres

Psicológica

ar

Patrimonial- sentimi
económica

enfermedad),
 Cuidado de la casa:
aseo, reparaciones.
1100

entos

física
Sexo

� Compras diarias, de
Propiedades

y

perecederos
 Vacaciones
 Planeación familiar
Predominantemente
masculino,
femenina, ambos

1. Conclusiones
La educación es la mejor manera de formar ciudadanos socialmente
responsables y la equidad de género y el respeto a sus diferencias es un tema que
definitivamente debe ser analizado en este contexto. Conocer los constructos
sociales que tienen los jóvenes con relación a los roles de género, y los
estereotipos que llevan a la discriminación, ayudará a establecer acciones
específicas que permitan a los gestores y docentes de las diferentes instancias
educativas promover ambientes de equidad de género y respeto a las diferencias.
Foros como el del X Coloquio Internacional sobre Políticas Sociales sectoriales:
Envejecimiento

y

Bienestar,

permiten

intercambiar

con

especialistas

interdisciplinarios, momentos de reflexión encaminados a la mejora de las
propuestas de investigación aquí presentadas. Queda, por lo tanto, el presente
trabajo a la disposición de colegas interesados en la problemática de género en la
espera de conocer sus aportaciones y comentarios.

Referencias
Araya, S. (2005). Relaciones sexistas en la educación, [ensayo elaborado para el
curso de “Educación y género” del Doctorado Latinoamericano de
Educación de la Universidad Estatal a Distancia] Costa Rica: UNED
Arriaga, F. Escritoras y pensadoras europeas, documento recuperado en octubre
de 2008 desde http://www.escritorasypensadoras.com/fichatecnica.php/181
1101

�Camby, C. (2012). Rapport Annuel de la Cité Universitaire International de Paris
2012. Recuperado en agosto de 2012 desde: www.fundation ciup.fr
Diccionario de Términos de Psicología,(s/f). Conceptos varios recuperados en el
mes

de

julio

de

2014

desde:

http://www.academiagauss.com/diccionarios/diccionario.htm
González, E. y otros. (2010). Equidad de género, por una sociedad que respeta las
diferencias. México: Patria/UANL.
Hernández, R. y otros. (2006) Metodología de la investigación. México: McGraw
Hill.
Lamas, M.(1999). Género, diferencias de sexo y diferencia sexual. Debate
Feminista, 20 (10) 84-106. México.
Real Academia Española (2014). Conceptos varios recuperados en el mes de julio
de 2014 desde: http://www.rae.es/
Villalobos, L. (2005) Síntesis del tema 2: Del paradigma positivista a los enfoques
metodológicos cuantitativos.

[Documento de trabajo del Doctorado

Latinoamericano de Educación, Plataforma Microcampus].

Costa Rica:

UNED.
Villalobos, L. (2005) Características del diseño cuantitativo. [Documento de trabajo
del Doctorado Latinoamericano de Educación, Plataforma Microcampus].
Costa Rica: UNED.

1102

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                  <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                  <text>Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano</text>
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              <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
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                  <text>Obregón Morales, María Teresa, Directora</text>
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      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Políticas sociales sectoriales, 2014, Año 1, No 1, Enero-Diciembre</text>
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                <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

UNIVERSIDAD AUTÓNOMA DE NUEVO LEÓN

Dr. Jesús Ancer Rodríguez
Rector
M.E.C. Rogelio G. Garza Rivera
Secretario General
Dr. Juan Manuel Alcocer González
Secretario Académico
Lic. Rogelio Villarreal Elizondo
Secretario de Extensión y Cultura
Dr. Celso José Garza Acuña
Director de Publicaciones
M.T.S. María Teresa Obregón Morales
Directora de la Facultad de Trabajo Social
y Desarrollo Humano.

DIRECTORIO DE LA REVISTA Y CONSEJO EDITORIAL
M.C. María Eugenia Lobo Hinojosa
Editor Responsable

Consejo Editorial 2015

Dr. Manuel Ribeiro Ferreira
Dr. Raúl Eduardo López Estrada
M.T.S. María Teresa Obregón Morales
M.C. María Eugenia Lobo Hinojosa
M.T.S. Lydia del Carmen Ávila Zarate
M.T.S. Laura Gonzalez García
M.T.S. Ana María Contreras Ramírez
M.T.S. María Francisca García Ramos
M.T.S. Reina Hernández Hernández
M.T.S. Adolfo José Aldrete Valencia

2

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año 2, No.2.
Editor Responsable: M.C. María Eugenia Lobo Hinojosa

Políticas Sociales Sectoriales, Año 2, N°2, Agosto 2015-Julio 2016. Es una
publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a
través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. Domicilio de la
publicación: Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, Avenida
Universidad s/n Cd. Universitaria, San Nicolás de los Garza, Nuevo León,
México, C.P. 66451. Teléfono: +528183521309.Fax:+528183521309.
http://www.ftsydh.uanl.mx. Editor Responsable: M.C. María Eugenia Lobo
Hinojosa. Reserva de derechos al uso exclusivo No. 04-2014-102114402600203. ISSN 2395-8456 ambos otorgados por el Instituto Nacional de Derecho
de Autor, Registro de marca ante el Instituto Mexicano de la Propiedad
Industrial: en trámite. Responsable de la última actualización de este Número,
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, M.C. María Eugenia Lobo
Hinojosa. AV. Universidad s/n C.P. 66451, San Nicolás de los Garza, Nuevo
León, México. Fecha de la última modificación: 11 de Agosto de 2015.
Las opiniones expresadas por los autores no necesariamente reflejan la
postura del editor de la publicación.
Prohibida su reproducción total o parcial de los contenidos e imágenes de la
publicación sin previa autorización del Editor.

Todos los derechos reservados
© Copyright 2015
dirección.fts@uanl.mx

3

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

PRESENTACIÓN

POLÍTICAS SOCIALES SECTORIALES publica en esta edición 62
interesantes artículos que se complace en poner a consideración de la
comunidad académica y del público en general.
Todos los trabajos que configuran este número fueron presentados en el
marco de un importante evento internacional de políticas sociales sectoriales –
el cual constituye un hito trascendental en el aporte al desarrollo social y
bienestar de la población--, y escogidos para su publicación por su calidad
científica y/o académica, a través del escrutinio y dictaminación de un Comité
Editorial Científico que se configuró para tal efecto.

Los artículos están realizados por investigadores, docentes y profesionales
interesados en las políticas sociales y la construcción del bienestar social, así
como en difundir el conocimiento.
Para su mejor comprensión, el contenido se divide en ocho ejes estructurales:
Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y
Desarrollo, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano
Empleo y Crecimiento Económico.
Esperamos que la lectura de estos documentos estimule la reflexión y el
debate, a fin de favorecer el desarrollo y aplicación del conocimiento científicosocial. Así mismo, agradecemos y felicitamos a los autores por su invaluable
contribución y los invitamos a seguir participando, pues la publicación es uno
de los medios más importantes para la difusión del saber.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

ÍNDICE
ARTÍCULOS Y AUTORES.

Pág.

Eje 1: FAMILIA Y GÉNERO
1

Sobre la familia y su estudio en contextos violentos. Aspectos
importantes para el estudio de la familia bajo el contexto de
violencia en México. Karla Salazar Serna, Manuel Ribeiro Ferreira,
Héctor Augusto Mendoza Cardenas (Universidad Autónoma de Nuevo
León).

13

2

Sexualidad femenina: entre la tradición y la transición. Alicia
Hernández Montaño, José González Tovar, Diana Isabel López
Rodriguez, Martin Carlos Hernández Ruiz. (Universidad Autónoma de
Coahuila).

29

3

Transformaciones en las actividades de reproducción domestica:
preparación de alimentos y tareas del hogar (2002 y 2009). Beatriz
Gabriela Garza Montoya, María Elena Ramos Tovar (Universidad
Autónoma de Nuevo León).

42

4

El amor si duele… ¿Y, quien me protege?: Mujeres violentadas por
su pareja. María Eugenia Lobo Hinojosa, Ana María Contreras
Ramírez, Luz Amparo Silva Morín, Laura González García. (Universidad
Autónoma de Nuevo León).

65

5

Acciones del Trabajador Social ante la atención de familias en el
ámbito de la Educación Especial. Cornelio De la Cruz Martínez,
Rebeca del Rocío Mathey Udaeta, Alicia Rodriguez de la Torre
(Universidad Veracruzana).

86

6

Caracterización del perfil del trabajador social que atiende a
mujeres en situación de violencia conyugal. Karina Flores López
(Universidad Autónoma de Nuevo León).

104

7

La Familia, el paciente diabético y sus estilos de vida. Maricela Cruz
del Ángel, Candy Lizeth Garcia Hernandez, Noelia Pacheco Arenas,
Mónica Ivonne Cerón Márquez (Universidad Autónoma de Nuevo León).

115

8

Estrategias profesionales desde el trabajo social con mujeres en
familias monoparentales. Maricela Cruz del Ángel, Mayté Pérez
Vences, Ivan Hernandez Ventura, Maria Isabel Mendoza Flores
(Universidad Veracruzana).

127

EJE 2: GRUPOS VULNERABLES

9

Sentimientos de vulnerabilidad y necesidades complejas de los
buscadores de asilo en Bodo, Noruega. Karla Salazar Serna, Manuel
Ribeiro Ferreira (Universidad Autónoma de Nuevo León).
5

144

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

10

Educación y estigma: el significado semántico de autismo y
discapacidad en alumnos de psicología de la Universidad de
Sonora. María del Rosario López Villegas, Blanca Aurelia Valenzuela
(Universidad de Sonora).

160

11

Inclusión de personas con discapacidad en el ámbito laboral en
Ciudad Juárez. Fabiola Nahomi Mendiola Luján, Nemesio Castillo
Viveros (Universidad Autónoma de Ciudad Juárez).

178

12

Narco-cultura y poder: análisis de su significado a través de redes
semánticas en jóvenes universitarios. Ana María López Gallegos,
Cecilia Vázquez García, Luis Eduardo Pérez Ortiz, Laura Patricia
Gutiérrez Zapata (Universidad Autónoma de Coahuila).

200

13

Condición física de los adultos mayores independientes de la
comunidad de San Nicolas de los Garza Nuevo Leon: resultados
preliminares. Rosa María Cruz Castruita, Magdalena Soledad Chavero
Torres, Alma Rosa Lydia Lozano González, Dulce Carolina Ceja
Hernández (Universidad Autónoma de Nuevo León).

219

14

A realidade de crianças e adolescentes na perspectiva da
efetivação dos direitos fundamentais no estado do Paraná/Brasil.
Maria Carolina Gonçalves Luiz, Maria Gorett Freire Vitiello, Nathalia
Lainetti de Oliveira, Vera Lucia Tieko Suguihiro (Universidade Estadual
de Londrina).

235

15

Reciprocidad intergeneracional y entre generaciones cuidados en
la vejez. Motivaciones, sentidos y significados desde los
cuidadores. María Concepción Arroyo Rueda, Matilde Bretado García,
Sagrario Garay Villegas (Universidad Autónoma de Nuevo León).

256

16

Condiciones de dificultad que presentan los adultos mayores
Totonacos en etapa de vejez joven en la localidad de papantla de
Olarte, en el municipio de Papantla, Veracruz. Miguel Ángel Cruz
Treviño, Rodrigo Absalón Lara, Mónica Ivonne Cerón Márquez, Mario
Cesar Hernández Espinoza (Universidad Veracruzana).

271

17

Solidaridad que recibe el Adulto Mayor en su contexto familiar,
estudio realizado en una comunidad Apodaquense. Hortensia
Margarita Sánchez Guerrero, María Francisca García Ramos, María
Margarita Ramírez González, María Teresa Obregón Morales
(Universidad Autónoma de Nuevo León).

288

18

La violencia en la vejez. Rosa María Flores Martínez, Blanca Mirthala
Tamez Valdez (Universidad Autónoma de Nuevo León).

305

19

La vulnerabilidad social como condición común en las
problemáticas sociales: análisis desde Trabajo Social para su
atención. Blanca Yaneli Aranda Reyes (Universidad Autónoma de
México).

319

6

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

20

Procesos artísticos para la prevención del delito en jóvenes con
vulnerabilidad social. Blanca Alejandra Cleto Garza, Laura González
García (Universidad Autónoma de Nuevo León).

338

21

Sexualidad, políticas públicas y envejecimiento: el caso del asilo
de ancianos Juan Pablo II. Joel Alfonso Vergudo Córdova, José
Francisco Barrera Barrios, Juan Carlos Alfaro Grijalva (Dpto. de Trabajo
Social, Universidad de Sonora).

355

22

Intervención con grupos productivos de adolecentes embarazadas
atendidas en el Programa de Bienestar Social; DIF, N.L. Juanita
Josefina Rodriguez Cerda, María Angélica Rocha Valero, Tabita
Balderas Rodriguez, Ana María Contreras Ramírez (Universidad
Autónoma de Nuevo León).

368

23

Matrimonios de niñas nahuas en Aguacapa II, Mpio. Ixhuatlan de
Madero Veracruz. La intervención de Trabajo Social a grupos
vulnerables. Cecilia Guzmán Hernández, Alba Hortencia González
Reyes (Universidad Veracruzana Poza Rica).

383

24

Integración social y política de los homosexuales en México.
Elena Arlette Rentaría Maldonado (Universidad Autónoma de Nuevo
León).

398

25

Atención a los Derechos Humanos de los Grupos Vulnerables:
como política social. María Taide Garza Guerra, Karla Lorena
Andrade Rubio, Simón Pedro Izcara Palacios, Ana Karen Corona
Ramírez.

414

26

Intervención de trabajo social con familias de niños con
discapacidad física-motriz e inclusión en el proceso de
rehabilitación. Mario César Hernández Espinoza, Alba Hortencia
González Reyes, Rodrigo Absalón Lara, Mónica Ivonne Cerón Márquez
(Universidad Veracruzana).

425

EJE 3: EDUCACIÓN

27

Generación de una comunidad Virtual de Aprendizaje: influencia de
las TIC´s en la docencia. Miguel Ángel Iglesias Cantú, Lydia del
Carmen Ávila Zarate (Universidad Autónoma de Nuevo León).

446

28

Intervención del trabajo social en el desarrollo de la
documentación para los sistemas de calidad en salud. Dora Alicia
Daza Ponce, Noelia Pacheco Arenas, Susana Anabel Guillen Ramírez,
Miguel Ángel Cruz Treviño (Universidad Veracruzana).

458

29

La familia, la escuela y el ambiente laboral como principales
agentes de socialización política en la zona metropolitana de
Monterrey. José Manuel Vázquez Godina, Víctor Néstor Aguirre Sotelo
(Universidad Autónoma de Nuevo León).

472

7

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

30

Capital familiar y logros educativos. Estudio correlacional en
contextos de pobreza de la zona Metropolitana de Monterrey.
Oswaldo Méndez Ramírez (Universidad Autónoma de Coahuila).

491

31

Proyecto de intervención social: “Andamiaje literario: visiones y
construcciones de los estudiantes universitarios en torno a la
lectura”. Damián Emmanuel Monsiváis Orozco, María Eugenia Lobo
Hinojosa (Universidad Autónoma de Nuevo León).

509

32

Factores psicológicos que influyen en el acoso escolar (Bullying).
Diana Isabel López Rodriguez, Alicia Hernández Montaño, José
González Tovar, Martin Carlos Hernández Ruiz (Universidad Autónoma
de Coahuila).

536

33

Bullying entre adolescentes en un contexto académico. Andrea
Paola Buentello Astorga (Universidad Autónoma de Nuevo León).

549

34

Experiencias y significados del acoso escolar en educación
secundaria. Jimena Alejandra Morales Cedillo (Universidad Autónoma
de Nuevo León).

561

35

Educación sexual en adolescentes escolarizados de educación
media y media superior del Estado de Nuevo León como intervenir
desde el Trabajo Social. Esmeralda González Almontes, David De
Jesús Reyes (Universidad Autónoma de Nuevo León).

577

36

Impacto de las opciones de educación para la vida en las
egresadas de la Licenciatura en Trabajo Social de la Universidad
Autónoma de Nuevo León. Karina Elizabeth Sánchez Moreno, Lydia
del Carmen Ávila Zárate (Universidad Autónoma de Nuevo León).

592

EJE 4: SALUD

37

Predicción del Índice de Masa Corporal del Hijo por Variables
Maternas. José Moral de la Rubia, Rosario Edith Ortiz Félix, Yolanda
Flores Peña (Universidad Autónoma de Nuevo León).

604

38

La educación en los derechos de los pacientes como ámbito de
intervención social en el sector salud. Blanca Guadalupe Cid de
León Bujanos, Silvia Vázquez González (Universidad Autónoma de
Tamaulipas).

624

39

Alimentos y sentimientos. Una evaluación cualitativa. Janneth
Rosales Cervantes, Bertha Rodriguez Ruelas (Universidad Autónoma
de Nuevo León).

637

40

Actitudes socioculturales y percepción de la imagen corporal y la
obesidad en universitarios. Edith Guadalupe Coronado Sánchez,
María Natividad Ávila Ortiz (Universidad Autónoma de Nuevo León).

650

8

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

41

Patrones de alimentación, trastornos de conducta alimentaria y
rendimiento académico en estudiantes de FASPYN y FTSYDH. Isela
Alejandra Espinoza Barroso, María Natividad Ávila Ortiz (Universidad
Autónoma de Nuevo León).

670

42

Influencia del apoyo social en las conductas sexuales de
adolescentes de una escuela pública de educación media superior
del Estado de Nuevo León. Karen Marlene Velázquez Ayala, Dante
Octavio Isau Garza Fabela, Lubia Del Carmen Castillo Arcos, Raquel
Alicia Benavides Torres (Universidad Autónoma de Nuevo León).

687

43

Proyecto “Prevención de las Complicaciones Derivadas de la
Diabetes Mellitus”. Alicia Damaris González Aguirre, María Margarita
Ramírez González (Universidad Autónoma de Nuevo León).

699

44

Inicio sexual y uso de métodos anticonceptivos de adolecentes
varones de escuelas públicas de educación media y media
superior del Estado de Nuevo León. Dante Octavio Isau Garza
Fabela, David De Jesús Reyes (Universidad Autónoma de Nuevo León).

711

45

Abordaje teórico de la salud y estilo de vida en adolecentes.
Adriana Zambrano Moreno, David De Jesús Reyes, Nohemí Liliana
Negrete López (Universidad Autónoma de Nuevo León).

724

46

Conductas de riesgo relacionadas a la alimentación de los
adolescentes de Nuevo León según la ENSANUT 2012. Sandra Rubí
Amador Corral, Martha Leticia Cabello Garza (Universidad Autónoma de
Nuevo León).

746

47

Dificultades familiares y personales que presentan los pacientes
con enfermedad de Chagas de la localidad de Tuzancali, Mpio. de
Tlachichilco, Veracruz. Mónica Ivonne Cerón Márquez, Maricela Cruz
del Ángel, Rodrigo Absalón Lara, Mario Cesar Hernández Espinoza
(Universidad Veracruzana).

761

EJE 5. POBREZA Y DESARROLLO SOCIAL

48

Desarrollo, pobreza y Autonomía Financiera en los Municipios del
Estado de Oaxaca. Miguel Cruz Vásquez, Renato Salas Alfaro
(Universidad Popular Autónoma del Estado de Puebla).

777

49

Formación de Agentes de Desarrollo Humano local en el Municipio
de Victoria, Tamaulipas, México. Jorge Martin Trujillo Bautista,
Guillermina de la Cruz Jiménez Godínez, Myrna Maribel Medrano
Vargas, Lucia Cecilia Cano Martínez (Universidad Autónoma de
Tamaulipas).

790

50

La incorporación del agente de desarrollo humano local, un
elemento para la política social. Guillermina de la Cruz Jiménez
Godínez, Norma Alicia Nieto Reyes, Lucia Cecilia Cano Martínez,
German Salazar Mendivil (Universidad Autónoma de Tamaulipas).
9

806

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

51

Una lectura al modelo de Desarrollo Rural Colombiano. Diana Paola
Melo López (Universitaria Juan de Castellanos).

821

52

Riesgo de pobreza en las regiones mexicanas: Una estimación con
un método que considera las deudas de los hogares. Ana Beatriz
Carrera Aguilar, Mario Camberos Castro, Joaquín Bracamontes
Nevárez (Universidad Autónoma de Nuevo León).

836

EJE 6. TRABAJO SOCIAL Y POLÍTICAS SOCIALES

53

Participación y liderazgo en pobladores de cuatro colonias del
municipio de San Nicolás de los Garza, Nuevo Leon. María
Francisca García Ramos, María Margarita Ramírez González, Hortensia
Margarita Sánchez Guerrero, Reina Hernández Hernández (Universidad
Autónoma de Nuevo León).

859

54

A gestão do orçamento público na perspectiva do processo
democrático e o papel dos conselhos de direitos. Valdir Anhucci,
Vera Lucia Tieko Suguihiro (Universidade Estadual do Paraná–
UNESPAR Campus Apucarana).

875

55

El fenómeno del consumo excesivo de alcohol entre los jóvenes
del área metropolitana de Monterrey, un análisis de las
perspectivas y motivaciones de los autores; rutas de acción para el
trabajo social. Juan Luis Herrera Díaz (Universidad Autónoma de
Nuevo León).

884

56

Política social y desarrollo humano; un análisis teórico, desde la
disciplina de trabajo social. Martin Castro Guzmán, Karla Patricia
Hernández Sosa, Rubí Asunción Chablé Valencia, Silvia Andrea
Serrano Padilla (Universidad Autónoma de Yucatán).

902

57

Institucionalización de la orientación pre matrimonial en el registro
civil del Municipio de Minatitlán: una contribución desde la
academia, el Trabajo Social a la Política Familiar Municipal. Ruth
Lomelí Gutiérrez, Omar Castro Prado, Nora Hilda Fuentes León, Jorge
Hernández Ríos (Universidad Veracruzana).

918

58

El papel del trabajador social dentro de las instituciones de
asistencia social, ante los nuevos retos contextuales. Blanca Yaneli
Aranda Reyes, Karina Flores López, Mario Armando Ochoa Pérez
(Universidad Nacional Autónoma de México).

936

EJE 7. VIVIENDA Y DESARROLLO HUMANO. EMPLEO,
CRECIMIENTO ECONÓMICO.
59

Influencia de los sentidos en el diseño de espacios. Marta Nydia
Molina González, Liliana Beatriz Sosa Compean (Universidad
Autónoma de Nuevo León).

10

958

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

60

Una cuidad caminable: elementos teóricos para el estudio de la
movilidad peatonal. Sonia Guadalupe Rivera Castillo, Carmen Aida
Escobar Ramírez, María Marlen de León Cepeda (Universidad
Autónoma de Nuevo León).

973

61

Los bancos de alimentos como soporte de una política alimentaría
sustentable. Jorge Eduardo Cano Garza, Raúl Eduardo López Estrada
(Universidad Autónoma de Nuevo León).

993

Interacción Hombre-Computadora en el mercado laboral. Jesús
Salvador Guillen Pérez (Universidad Autónoma de Nuevo León).

1008

62

11

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

12

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Sobre las familias y su estudio en contextos violentos.
Aspectos importantes para el estudio de la familia bajo el
contexto de violencia en México.
“…las familias constituyen unidades complejas que forman parte
de un mismo contexto social, a su vez complejo y cambiante”
Ribeiro (2009: 57)
1

Karla Salazar Serna
2
Manuel Ribeiro Ferreira
3
Héctor Augusto Mendoza Cárdenas

Resumen
En los últimos años los eventos de violencia en México vinculada al crimen
organizado y narcotráfico en entornos públicos se han incrementado
provocando diversos efectos sobre la población (Azaola, 2012; Castells, 2013;
Ceniceros, 2013; Cisneros, 2010; Robledo, 2012; Sánchez, 2011). Cabe
puntualizar que las dinámicas sociales han sido modificadas ya sea acorde a
la experiencia vivida o bien a los diferentes niveles de percepción sobre la
posibilidad de ser víctima de algún evento violento (Salazar, Ribeiro y
Mendoza, 2015).
No obstante, aún no existen suficientes estudios que profundicen en analizar
cómo han sido modificadas las dinámicas de las familias mexicanas,
principalmente desde dos vertientes:
1.- Transformaciones de las dinámicas familiares a partir de percibirse
vulnerables ante los hechos de ésta violencia.
2.- Transformaciones en las dinámicas familiares a partir de que uno o más
integrantes han sido víctimas directas de ésta violencia.
Asimismo, el estudio de la dinámica familiar bajo el contexto de esta violencia
es una tarea que, entre sus especificidades, requiere tanto establecer cómo
se visualiza a la familia dentro de su estudio y reconocer los diferentes efectos
de la violencia vinculada a grupos delincuenciales y armados sobre las
familias, mismos que se han documentado en algunos países vecinos.
En este sentido, el presente documento pretende comunicar las bases que
enmarcarán un estudio enfocado a conocer los significados que las familias
otorgan a las transformaciones sufridas a partir de experiencias violentas
vinculadas al narcotráfico en Nuevo León. De esta forma, la primera parte del
1

Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
3
Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
2

13

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

documento señala las principales consideraciones sobre la familia y su estudio
que permiten señalar los antecedentes que llevan a establecer la noción que
se tendrá de familia; en tanto, la segunda parte del documento describe
algunas aportaciones que se han realizado sobre el estudio de las familias
(principalmente en otros países) bajo entornos violentos vinculados a grupos
armados, narcotráfico y crimen organizado, lo que permite visibilizar los
efectos que esta violencia ha generado en sus dinámicas.
Palabras Clave: Familia, transformaciones, violencia, narcotráfico, entornos
violentos.
Algunas consideraciones sobre la familia y su estudio
Al ser la familia el objeto de la presente discusión, se torna importante
mencionar a qué se hace referencia cuando hablamos de una familia, lo cual
remitió a revisar diferentes conceptualizaciones que se le han asignado a este
grupo social. Cabe señalar, que el esfuerzo por definirla ha mostrado que es
una tarea compleja, Ribeiro dice al respecto: “La variedad de organizaciones
familiares que encontramos en las diversas sociedades es tan grande, que
ello dificulta la tarea de definir con precisión lo que es la familia” (Ribeiro,
2009: 24). En concordancia, importa decir que el estudio de la familia se
4
caracteriza por su carácter interdisciplinario , su posición social y natural la
asigna como uno de los objetos más difíciles de abordar teóricamente, lo cual
genera polémicas en su estudio, incluso dentro de cada disciplina (Chacón y
Bestard, 2011).
La heterogeneidad sobre su conceptualización se extiende basada en su
función operativa, la cual puede estar permeada por diferentes concepciones
5
jurídicas, políticas e ideológicas del papel de la familia en la sociedad . Por
ejemplo, desde el ámbito jurídico en el Estado de Nuevo León y para fines de
sancionar la violencia familiar y conyugal, se ha estipulado en el artículo dos
de La Ley de Prevención y Atención Integral de la Violencia Familiar del
Estado de Nuevo León que la familia es un “Conjunto de dos o más personas
que vivan o hayan vivido juntas, con lazos de consanguinidad, de afinidad,
civil o de confianza; donde se desarrollen las funciones de subsistencia,
afecto, protección y socialización” (Ley de Prevención y Atención Integral de la
Violencia Familiar en el Estado de Nuevo León, 2011).
No obstante, tal definición dista de la concepción utilizada por diversos
estudios sociales de la familia, donde el concepto de familia descansa en su
4

En este sentido, Farrel señala “The disciplines of anthropology, sociology, history, and psicology
all have particular orientations to the institution of the family that define their theorical
positions and research agendas” (Farrel, 1999: 5).
5
Al respecto, dicen Chacón y Bestard (2011) que las diferentes concepciones políticas de lo que
tiene que ser la familia normativamente en una sociedad puede responder tanto al fundamento
de los valores morales dentro de ésta como a la ideología de justicia dentro del contrato social.

14

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

reproducción generacional; por mencionar un ejemplo, podemos señalar la
concepción establecida por Elizabeth Jelin que refiere a la familia como una
institución social ligada a la sexualidad y a la procreación, a través de la que
se otorga un significado social y cultural a las necesidades de sus miembros
(Baeza, 2005). Incluso, desde una perspectiva jurídica, Brena dice que: “La
familia no es, desde luego, una creación jurídica, sino un hecho biológico,
derivado de la procreación reconocido, diseñado social y culturalmente, al que
se le han atribuido diversas funciones políticas, económicas, religiosas y
morales” (Brena, 2004: 743).
Siguiendo la idea sobre su concepción jurídica, Hoyos discute la siguiente
tesis:
…se debe evitar caer en la tentación de establecer una noción legal
de familia, porque con ella se cerraría el paso a múltiples y complejas
formas de asociación afectiva entre los seres humanos y se dejarían,
del mismo modo, por fuera del sistema jurídico formas de lo familiar
que no tuvieran concordancia con la definición legal establecida, lo
cual implicaría aceptar la existencia de familias legales y familias
ilegales, distinción con la que se fracturarían ya no sólo la familia sino
todo derecho social (Hoyos, 2005: 277).
Ahora bien, en cuanto a la idea de derivar a la familia desde la procreación,
para Sánchez, López y Palacio, enlazar la procreación con el concepto de
familia está relacionado a que:
…hijos e hijas aparecen como nuevos sujetos garantes de la
continuidad del orden social y, para los progenitores, configuran
referentes del cumplimiento legal, social y emocional de las
obligaciones pautadas…los hijos e hijas proyectan la imagen
social de las necesidades individuales y desplazan el sentido de
la familia hacia los intereses particulares (Sánchez, López y
Palacio, 2013: 152).
Sin embargo, Sánchez, López y Palacio (2013) reconocen (en su estudio
sobre familias en situación trasnacional) que existe una prevalencia social en
el reconocimiento de los hijos y las concepciones y definiciones de familia, la
cual se hace evidente en la reconfiguración de las dinámicas relacionales y
vinculantes.
De igual forma, la tensión sobre el concepto y estudio de la familia se devela
en la siguiente definición “La familia es una organización social que contiene
intrínsecamente cambio y tradición, novedad y habito, estrategia y norma”
(Cicerchia, 2007: 72). De esta manera, se entiende que la definición de familia

15

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
6

se ha realizado desde diferentes acepciones ; en consecuencia, es posible
decir que no existe un acuerdo uniforme para definir su concepto.
Por otro lado, sí existe una aproximación al consenso sobre las funciones de
la familia, un argumento que esencialmente se puede identificar en diversos
documentos, es el siguiente: “Es la primera instancia educacional, donde tiene
lugar la socialización primaria” (García, 1999: 172). Es decir, se le asigna una
función primordial: la socialización.
De manera similar, se le asignan funciones biológicas, económicas y
culturales, por mencionar algunos ejemplos: Morad, Bonilla y Rodríguez
(2012) reconocen a la familia como una institución articulada a la sociedad,
que a través de la historia se ha conformado de diferentes formas y que sus
funciones han estado orientadas a la reproducción y mantenimiento de la
especie; en tanto, García señala: “…la familia desempeña un papel importante
para la dimensión económica de la sociedad. En la familia es donde se
aprenden los criterios para el gasto” (García, 1999: 177); por su parte, Franco
dice “Es en la familia donde suelen plantearse lo que constituirán las grandes
necesidades sociales: educación de los hijos, mantenimiento de las personas
mayores, salud de sus miembros, etc.” (Franco, 1998: 81). Empleando las
palabras de Ribeiro: “Se espera entonces que la familia aporte una
contribución indispensable al desarrollo económico, social y cultural de una
sociedad” (Ribeiro, 2011: 3).
7

Dentro de la función social de la familia , García señala: “La familia da la
configuración básica a la estructura social por ser la primera instancia de
formación de grupos y relaciones sociales y porque adjudica un primer status
a sus miembros” (García, 1999: 172). De acuerdo a este autor, la experiencia
social se adquiere a través del intercambio de símbolos, es decir, las personas
comprenden las acciones y las situaciones en términos de significado o
sentido; asimismo, es importante señalar que los procesos de socialización se
alargan tanto cuanto lo hace la experiencia social misma, donde la familia
desempeña un papel preponderante (García, 1999). Además, dentro de su
importancia social como grupo, se debe considerar que:

6

Además, importa puntualizar que dentro de los estudios contemporáneos de la familia se ha
discutido la importancia de establecer las diferencias entre un hogar y una familia (Alberdi,
1999; Ariza y Oliveira, 2003; López, 2001; Mendoza, 2011; Tuirán, 1993).
7
Cabe señalar, que para algunos estudiosos como Harris (1986) la determinación de asignar
funciones sociales a la familia tiene una fuerte influencia de la “teoría funcionalista”, la cual a
través de la asignación de cierta funciones sociales pretende explicar la existencia de la familia;
en palabras de este autor “El análisis funcional requiere que se distinga cuidadosamente entre
las condiciones que se han de satisfacer para que las personas y sus descendientes continúen
cooperando y las condiciones que se han de satisfacer para que sobrevivan los miembros
individuales” (Harris: 1986: 74). A manera de ilustración, Harris (1986) ejemplifica sobre la
reproducción, la educación, la socialización y el papel de la familia sobre éste desde la
perspectiva de diferentes estudiosos.

16

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

…las familias constituyen unidades complejas que hacen parte de
un mismo contexto social, a su vez complejo y cambiante. La
familia debe adaptarse al entorno que la envuelve y cambiar en la
medida que las fuerzas externas lo exijan…la familia es una
institución social diversa y compleja que interacciona con su
contexto y que se transforma continuamente” (Ribeiro, 2011: 5).
Aunado a lo anterior, no se debe perder de vista que la familia está compuesta
por individuos que establecen interacciones en diversos espacios sociales, de
acuerdo con Ribeiro:
La familia es de alguna manera lo que son los individuos que la
componen, las relaciones que se establecen entre ellos, el
grupo que ellos forman, los valores que comparten o disputan,
los contactos y redes que mantienen con otras familias y
grupos, el techo bajo el que habitan, las estrategias que
desarrollan para vivir, sus pasatiempos, etc. (Ribeiro, 2011: 3).
Al mismo tiempo, en palabras de Sánchez, López y Palacio: “…una de las
características que presenta la realidad familiar contemporánea es la
diversidad y heterogeneidad de formas de organización” (Sánchez, López y
Palacio, 2013: 136). Por ello, es pertinente explorar los diferentes tipos de
familia que se pueden apreciar en la actualidad, al respecto, Jiménez
comenta:
…frente a los fenómenos culturales como la mundialización, la
globalización y la pluralización, vemos el surgimiento, unos con
perplejidad otros con naturalidad, de diversas formas de familia:
familias monoparentales, familias conyugales, familias
compuestas por parejas que cohabitan el mismo hogar, familias
reconstituidas, artificiales, interculturales, etc. (Jiménez, 2005:
35).
Desde esta óptica y acorde con Builes y Bedoya (2008) la familia se ha
concebido como un sistema relacional con características propias que
establece una relación permanente y coevolutiva con otros sistemas sociales;
al respecto, agregan:
…las perspectivas contemporáneas caracterizan a la familia por
su diversidad de sus formas, relatos y creencias. Por esto, hoy
no pareciera posible hablar de la familia, sino de las familias,
conformadas por personas que pueden o no convivir en el
mismo lugar, conectadas fundamentalmente por lazos afectivos
de cuidado y protección, mediados por el lenguaje, además de
lazos consanguíneos o legales (Builes y Bedoya, 2008: 345).

17

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Bajo las anteriores consideraciones, en el presente documento se reconoce la
diversidad y la heterogeneidad del mundo familiar; en este sentido, se opta
por hacer referencia a “las familias”; asimismo, por su grado de pertinencia se
ha optado por utilizar el siguiente concepto: “…la familia es una
representación social expresada mediante una descripción que recoge la
morfología y las funciones…La familia es, pues, un sistema de relación con el
contexto social y la red de relaciones comunitarias que explican aquel”
(Cicerchia y Chacón, 2012: 12). Es decir, bajo este concepto se concibe cada
modelo familiar como una articulación entre el orden biológico y el orden
social, donde existe una relación directa entre el modo de concebir la familia y
8
los comportamientos (Cicerchia y Chacón, 2012).
De esta forma, al entender a las familias como el fruto de condicionantes
sociales nos lleva a explorar su construcción social regulada por costumbres y
leyes que son articuladas de manera distinta según la civilización y cultura de
la que se trate (Chacón y Bestard, 2011). Lo anterior, permite estudiar a las
familias desde una perspectiva relacional que interactúa con los problemas
sociales que caracterizan su entorno; en esta dirección, Chacón y Bestard
dicen:
…las familias suponen y significan un salto teórico y cualitativo
tanto hacia lo micro como a lo relacional; y es, precisamente, el
sistema de relaciones sociales el que puede explicar los
cambios y/o las permanencias que se sienten y viven de
manera directa e inmediata en las propias familias… (Chacón y
Bestard, 2011: 20).
De acuerdo a lo expuesto, importa tener en cuenta que los cambios violentos
que sufren las sociedades impactan de manera fuerte en las familias,
provocando modificaciones importantes en cuanto a su organización,
dinámica y en su interacción (Ribeiro, 2009). Para Fresneda “La familia no es
una institución al margen de los conflictos, y aun menos cuando sus distintas
partes se separan y son sometidas a distintas y poderosas influencias sociales
y culturales” (Fresneda, 2003:135).
En el orden de las ideas anteriores, es relevante considerar las relaciones que
se modifican entre los integrantes de las familias a causa de la influencia
externa al entorno familiar; aunado a lo anterior, Mallo dice “Muchas
relaciones complejas dentro de la familia evolucionan con los distintos
8

Para ilustrar esta idea, conviene hacer referencia al estudio realizado por Morad, Bonilla y
Rodríguez (2012) donde mencionan que el sostenimiento de los vínculos en las “familias
trasnacionales” está inmerso en las representaciones sociales sobre el deber ser del grupo
familiar y del migrante, debido a los procesos de reorganización donde la interacción de sus
integrantes ocurre bajo un pensamiento colectivo que configura un sueño acerca de la familia,
condicionando su comportamiento como agentes que ejercen una influencia en la
reconstrucción de su realidad social.

18

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

caminos que los individuos toman. Estas nuevas circunstancias obligan a
redefinir constantemente la posición de cada uno dentro de este microcosmos familiar” (Mallo, 2012:118).
Así también, es preciso reconocer a las familias como un grupo social sujeto a
limitaciones legales y reglas que pueden limitar su libertad, en palabras de
Segalen: “They are also subject to the pressure of frequently tacit and
contradictory norms, and in they do not adapt to them, they are watched and
punished by various institutions seeking to control their degree of departure
from them” (Segalen, 1986: 287).
Resumiendo, la compleja tarea sobre el estudio de las familias nos lleva a
formular distinciones analíticas para su abordaje. Al respecto, Salvia (1995)
propone una distinción analítica que radica en ubicar el estudio de la familia
en dos dimensiones: 1) Familia y sociedad. La cual alude a la existencia de
una dinámica macrosocial que estructura las condiciones de constitución y
reproducción de las relaciones familiares, las cuales se caracterizan por
funciones y arreglos económicos, normativos, culturales y de poder, mismos
que pueden estar consensuados, impuestos o en conflicto; 2) Familia e
individuos. En ésta, se busca representar las formas en que las relaciones
familiares constituyen un campo de relaciones interpersonales que operan
como estructura de oportunidades para la reproducción física y social de los
individuos, así como para el desarrollo de los comportamientos y posibles
acciones por ellos protagonizadas.
De esta forma y una vez expuesta la complejidad que embarga al estudio de
la familia, se hace preciso considerar, para su estudio bajo contextos
violentos, una distinción analítica entre las relaciones “familia y contexto
social” y “familia e integrantes”; para después, construir un dispositivo analítico
capaz de articular ambas dimensiones y el carácter relacional entre ellas.
Rumbo al estudio de la familia bajo entornos violentos
Ahora bien, en lo tocante a los estudios contemporáneos de las familias en
México, se han develado diversos hallazgos sobre las modificaciones que se
han presentado en su tamaño (aumento o reducción de ésta); sobre su
estructura (divorcio, familias monoparentales, entre otros); sobre su economía
y las dinámicas relacionadas a ésta: los nuevos arreglos y negociaciones
influenciados por el mercado; sobre la dinámica en las relaciones
(básicamente dentro de las dimensiones de convivencia, afectividad y
conflictividad). Dichos tópicos han sido analizados bajo dispositivos que
permiten identificar importantes diferencias que descansan sobre el sector
social de pertenencia (cultura), estrato económico, cuestiones de género
(violencia doméstica y la división sexual del trabajo) y el ciclo de vida en que
la familia se encuentra (recursos, redes y relaciones) (Acosta, 2003; Ariza y
19

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Oliveira, 2001; De Oca y Hebrero, 2006; Mendoza, 2011; Poxtan; Quilodrán,
2003; Ribeiro, 2010; Tamez, 2011).
En tanto, en otros países, algunos estudios han dirigido su atención a los
diferentes procesos que viven las familias a partir de sus experiencias con
eventos violentos externos al ámbito familiar y a las transformaciones que se
han suscitado en ellas a partir de éstas. Acorde a los estudios realizados en
Colombia, Cifuentes (2009) comenta que la familia, como referente básico de
sociabilidad, recibe directamente los impactos de la violencia y han aprendido
en su entorno aquello que les permite sobrevivir, relacionarse y a ocupar un
lugar que deja de ser referente de seguridad e identidad. Asimismo,
menciona:
La familia se ve obligada a reorganizarse para enfrentar nuevas
situaciones, ofrecer protección a sus miembros y encontrar
estrategias de subsistencia que le permitan conservarse a pesar
de los embates del conflicto armado, secuestros, amenazas,
asesinatos selectivos, masacres, desplazamiento, vinculación
de sus miembros a los grupos armados irregulares, despojo de
bienes, enfrentamientos en el territorio habitado por la familia o
muy cerca de éste. (Cifuentes, 2009: 88-89).
De acuerdo con Lungo y Martel (2003), los hechos de violencia suscitados en
Centroamérica a partir de la década de los ochenta, y que aún permean la
9
actualidad de países como San Salvador, Guatemala, Nicaragua y Honduras ,
han dejado correr su influjo de manera importante en la estructura de las
relaciones familiares; es decir, se han experimentado transformaciones
importantes (aumento de hogares unipersonales, nucleares conyugales sin
hijos y nucleares monoparentales) en las últimas décadas.
De forma concreta, los hallazgos de Beristain (1998), en un estudio realizado
en Guatemala sobre los impactos de la violencia producida por el conflicto
armado, se puede observar que las transformaciones que sufren las familias a
partir de la vivencia de experiencias violentas surgen significativamente a raíz
de la pérdida de algún miembro de la familia, debido a que este suceso
provoca crisis familiares de carácter económico, social (sobrecarga de roles),
y afectivo; además, se vislumbra que las mujeres aparecen más afectadas
antes estos hechos, pues la tendencia es: que existen más mujeres viudas
que hombres viudos.
En el caso de El Salvador, de acuerdo con Miranda (2000), las implicaciones
de la violencia por el conflicto armado sobre las familias se hacen visibles en
la transformación de su estructura y dinámica como producto de la
desintegración familiar originada por la pérdida de parientes, las migraciones,

9
Los autores reconocen que la historia y cultura de cada país crean contextos particulares a
pesar de que sus manifestaciones actuales sean semejantes.

20

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

y la desarticulación del tejido social. En los casos de migración forzada
(interna y externa), lo antes expuesto se hace visible en las reorganizaciones
familiares y las jefaturas monoparentales en los hogares, así también en el
sentimiento de pérdida de protección y seguridad cuando los integrantes
quedan sin referentes afectivos cercanos que les ayuden a contener las
experiencias vividas; acorde a lo anterior, el autor agrega: “Estos cambios en
la estructura y dinámicas de las familias, producen impacto en la subjetividad
de las personas y atentan contra su derecho a la identidad familiar y cultural”
(Miranda, 2000:56).
De manera semejante, las personas desplazadas por la violencia en Colombia
manifiestan diferentes experiencias que han transformado sus estructuras y
dinámicas familiares; por ejemplo, de acuerdo con las aportaciones de
Meertens (2000) algunas madres de familia entrevistadas manifestaban que
uno de los motivos principales de su desplazamiento era el miedo a que sus
10
hijos e hijas adolescentes fueran reclutados(as) por la guerrilla; mientras que
80% de la población estudio se desplazó por amenazas y hostigamiento
dirigido particularmente a los hombres integrantes de las familias. No
obstante, la autora señala que los estragos de la violencia en el seno de la
familia ocurren incluso mucho antes del desplazamiento, siendo la pérdida
(homicidio o desaparición) de algún miembro de la familia uno de los eventos
más recurrentes.
En un estudio realizado por Viveros (2004) acerca de las familias desplazadas
por la violencia en Colombia (durante el 2002-2003), se exploraron las
transformaciones en la estructura y dinámica de dichas familias, y se encontró
que las mayores transformaciones se presentan en el periodo anterior al
11
desplazamiento y durante los primeros meses de asentamiento en Bogotá .
Uno de los hallazgos de este estudio, fue que éste proceso fragmenta a las
familias extensas y acelera las separaciones de su unidad familiar.
De igual forma, se puede citar el estudio realizado por Mogollón y Vázquez
(2006) en Colombia, pues éste revela que existe un deterioro en las
condiciones económicas y sociales en la vida de las mujeres después del
desplazamiento forzado, el cual se manifiesta en las dificultades para la
crianza de los hijos y cambios en la dinámica familiar, a partir de
responsabilizarse por el sostenimiento del hogar (Mogollón y Vázquez, 2006).
El cambio de roles en las familias colombianas también se debe a la
disgregación de sus redes sociales debido al proceso de desplazamiento, y
esto genera, en muchas ocasiones, la degradación de su calidad de vida,
además, de que también se observa que la generación de nuevos roles se
encuentra permeada por la discriminación de diferentes grupos de personas
10

Es decir, mientras los varones eran reclutados como guerrilleros a las mujeres se les destinaba
como soldaderas-esposas (Merteens, 2000).
11
Lugar a donde fueron desplazadas las familias.

21

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que en otras circunstancias podrían representar redes de apoyo; no obstante,
lo anterior genera nuevas necesidades y motivaciones para la creación de
nuevas redes sociales establecidas entre personas en situaciones similares
(Palacio y Madariaga, 2006).
Al mismo tiempo, existe una recomposición de las familias colombianas a
partir de los casos de acogimiento de menores en orfandad o con padres
ausentes a causa de la violencia; en consecuencia, se hacen presentes los
cambios de roles dentro de las familias extensas al adquirir nuevas
obligaciones que representan cambios en sus formas y proyectos de vida
(Duran y Valoyes, 2009:775).
Por su parte, Cisneros (2009) reconoce que los efectos de la violencia en
Colombia no son homogéneos, que pueden ser diferenciados en cada familia
12
y dentro de cada familia entre cada individuo; no obstante, en su análisis
hace referencia a una delimitación y agrupación de los efectos que provocan
procesos de reconfiguración en las familias, véase tabla Nº 1:

Tabla 1. Las familias en contexto de conflicto armado
Efectos del conflicto armado en las familias
•
La pérdida de sus miembros por asesinato,
secuestro, vinculación a los grupos armados,
huida, desaparición, etc.
•
La pérdida de pertenencias.
Pérdidas
de
diferente
•
El abandono de los lugares de origen, la
naturaleza que impactan su
pérdida de propiedades (tierra, cultivos,
composición y estructura
animales,
casa…)
y
la
consecuente
relacional.
transformación del nicho afectivo y cultural.
•
El debilitamiento de la confianza en aquellos
con quienes tradicionalmente se habían tejido
lazos de confraternidad y vecindad.
•
La imposición externa por parte de los grupos
armados de normas que regulan la vida
cotidiana, lo cual despoja a los sujetos de
Injerencia de actores y
derecho a negociar éstas enla interacción, en
factores externos en la
el marco de las pautas culturales construidas a
dinámica relacional de las
lo largo de la historia colectiva.
familias.
•
La aceptación pasiva, la naturalización y, en
algunos casos, la exaltación de los estilos de
vida impuestos por los grupos armados.
Conflictos en las relaciones
•
Las situaciones de crisis emocional generadas
intrafamiliares
generados
por las amenazas, los riesgos, los miedos, los
por el impacto de las
odios, los dolores, la inseguridad y la
nuevas condiciones del
12

El estudio de Cisneros (2009) fue realizado con familias de la región de Caldas (Colombia).

22

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contexto
inmediato
desarrollo de la familia.

de
•

•

•

•

•

Transformaciones y los
conflictos en la relación con
el medio interactivo en el
que se desenvuelven las
familias.

•

desconfianza.
Los conflictos internos generados por la
simpatía o la adscripción de los miembros de
la familia a grupos diferentes.
La culpabilizacion entre los miembros de la
familia e el sentimiento de impotencia de
quienes se consideran responsables de ella y
ven menguadas sus posibilidades de
protección ante la fuerza de amenazas
externas.
La agresividad que el ciclo de culpa, rabia,
dolor e impotencia genera en los miembros de
la familia y los bajos niveles de tolerancia.
Los cambios comportamentales en los
miembros de la familia como fruto de las
situaciones de estrés, las pérdidas, los duelos
y la crisis emocional que la incertidumbre y la
complejidad del conflicto imponen.
El asesinato a líderes, la restricción de
reunirse y el cambio ─abrupto o paulatino─ de
la dinámica comunitaria que empieza a ser
dominada por la lógica que imponen los
actores del conflicto.
La enajenación del contexto interactivo
inmediato, bien sea por las transformaciones
que se imponen en él o porque la familia debe
abandonarlo para ubicarse en uno nuevo, por
lo cual los sentimientos de incertidumbre que
generan los procesos de entrega, delación,
negociación, en el marco de la política de
Seguridad Democrática.

Fuente: Cifuentes, M. (2005). El fortalecimiento de la familia: base para el
desarrollo humano y la construcción de relaciones sociales. Citada en:
Cisneros (2009).
Aunado a lo anterior y de forma resumida, para González (2004) las familias
víctimas de los efectos de la violencia emitida por grupos armados, tienden a
modificar su estructura y dinámica a través de fracturas y recomposiciones,
modificación de roles y las tensiones entre los miembros.
En esta dirección, Pardo y Montero (2013) señalan que la violencia vinculada
al narcotráfico en México ha deteriorado las relaciones humanas, siendo la
familia afectada en cuanto a estructura, roles, organización, economía, salud
entre otros. Empero, es posible discernir que en México el estudio de la
violencia y la familia ha sido más explorado en términos de violencia familiar
que en términos de familia y contextos violentos externos al entorno de la
familia; no obstante, existen algunos estudios en torno al tema como los
realizados por Hernández y Grinseski en Cd. Juárez, en éste se señala que
las familias han sido afectadas de forma negativa en su capital económico,
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

social y cultural debido a la violencia relacionada al narcotráfico, ya que ésta
ha provocado menores oportunidades de empleo y un aislamiento reflejado en
la interacción social y la participación comunitaria (Hernández y Grineski,
2012).
Última nota para no concluir
En el marco de las anteriores consideraciones, resulta necesario promover
desde el ámbito académico estudios encaminados a conocer, analizar y
comprender las transformaciones en la estructura y dinámicas familiares
producidas por las experiencias violentas vinculadas a grupos del narcotráfico.
Lo que permitirá, por una parte, conocer con mayor precisión cuáles han sido
las principales transformaciones en las diversas familias víctimas de esta
violencia, analizar el grado de complejidad de sus necesidades emergentes y
comprender las diferentes percepciones que éstas tienen sobre vulnerabilidad.
Por otra parte, permitirá conocer los significados que se otorgan a dichos
aspectos desde dos dimensiones: familia y contexto social y familia e
integrantes. Aunado a lo anterior, puede contribuir como una herramienta que
auxilie propuestas sobre el diseño de la política social para la atención de
problemas relacionados a la familia y a esta violencia.

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Sexualidad femenina: entre la tradición y la transición.
13

Alicia Hernández Montaño
14
José González Tovar
15
Diana Isabel López Rodríguez
16
Martín Carlos Hernández Ruíz

Resumen
El objetivo de la presente investigación fue identificar los roles y estereotipos
de género y su impacto en los comportamientos sexuales de jóvenes
universitarias. Participaron 51 mujeres y 50 hombres, todos/as estudiantes de
licenciatura de la Universidad Autónoma de Coahuila. Para la recolección de
la información se utilizó una entrevista estructurada, usando como preguntas
generadoras: ¿Cuáles son los comportamientos esperados en las mujeres en
sus encuentros sexuales? y ¿Qué tan de acuerdo están con estos
comportamientos esperados? Como método de interpretación de la
información se utilizó la Teoría Fundamentada. Derivado de este proceso
emergieron dos categorías centrales a) Roles tradicionales, con las
subcategorías sumisas y recatadas y b) Roles en transición, con las
subcategorías extrovertidas y seductoras. Concluimos que el comportamiento
sexual esperado en las mujeres guardan diferencias en torno a la
socialización de los géneros, viajando entre la tradicionalidad de los roles y
estereotipos y la transgresión de los mismos.
Palabras clave: comportamientos sexuales, roles, estereotipos, mujeres
Female Sexuality: betewen tradition and transition
Abstrac
The aim of this study was to identify the roles and gender stereotypes and their
impact on sexual behavior of young. Participated 51 women and 50 men, all
undergraduates at the Universidad Autónoma de Coahuila. A structured
interview protocol was used and as generating questions for data collection we
asked: What are the expected behaviors in women in their sexual encounters?
and How are these expected behaviors? As a method of interpreting
information Grounded Theory was used. Emerged from this process two main
categories a) traditional roles, with submissive and demure, subcategories b)
Role in transition, extroverted and seductive were a subcategories. We
conclude that sexual behavior expected in women keep differences around

13

Universidad Autónoma de Coahuila
Universidad Autónoma de Coahuila
15
Universidad Autónoma de Coahuila
16
Universidad Autónoma de Coahuila
14

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gender socialization, the transition between the tradition of the roles and
stereotypes and transgression itself.
Key words: sexual behaivors, role, stereotypes, women.
Introducción
Es un hecho que un gran número de mujeres han estado
cambiando y avanzando en múltiples formas hacia una situación de mayor
reconocimiento y participación en ámbitos más allá de los que
tradicionalmente estaba confinada, empero, también lo es el hecho de que
existen muchas concepciones sexistas y estereotipadas que dificultan un
verdadero avance de las mujeres, en palabras de Reyes (2009), a una
autonomía psicológica que les permita pensarse, sentirse y actuar como
sujeto independiente en congruencia con necesidades y deseos propios que
rompa con los estereotipos en torno a la feminidad.
Son varios los ámbitos de la vida de las mujeres donde podemos
observar aún barreras sociales y personales que se traducen en relaciones
inequitativas entre los géneros, acciones que limitan el reconocimiento de sus
derechos, tanto en los espacios públicos como los privados (Rocha, 2013).
El ámbito de la vida de las mujeres que interesa a la presente
investigación es en torno a su sexualidad. De esta manera, diversos estudios
(Enríquez, Sánchez y Robles, 2012; Gutiérrez, Rivera, Shamah Levy,
Villalpando, Hernández, Franco, Cuevas, Nasu, Romero y Hernández, 2012;)
nos hacen suponer la permanencia de creencias tradicionales entorno a la
sexualidad de las mujeres, lo que se convierte en barreras subjetivas y
culturales que las conduce a situaciones de desventaja social.
El embarazo en adolescentes y su resistencia a usar condón puede
ser un ejemplo de esto, en otras palabras, el suponer que los hombres son los
que deben de comprar y aprender a usar los condones, el hecho de que las
mujeres deben resistir los avances sexuales de las mujeres (Román, 2000), la
idea de que deben adoptar una actitud pasiva en el acto sexual e incluso a la
renuncia a su propio placer (Lagarde, 1997), son circunstancias que las
vulnera y las coloca en una desventaja social.
De ahí que el objetivo de la presente investigación fue identificar el
impacto del género en los comportamientos sexuales de jóvenes
universitarios/as, analizando los estereotipos y los roles de género que
permean sus conductas y actitudes frente a las relaciones sexuales, como un
acercamiento al desmantelamiento de las construcciones sociales que
mantienen una brecha de desigualdad en las relaciones de mujeres y
hombres.

30

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Cultura y sexualidad
El estudio de la sexualidad ha sido abordado desde diferentes
disciplinas como la antropología, la sociología, las ciencias biológicas, la
fisiológica y la psicología, aportando diversidad teórica y metodológica en su
estudio. Estos planteamientos han permitido reflexionar sobre el impacto del
significado de la sexualidad, las actitudes y sus prácticas, en la salud física y
mental de los individuos (Flores, Trejo, Díaz-Loving y Hernández, 2014), en
las conductas de riesgo (García, Vizzuetth y Solano, 2013; Robles, Guevara,
Frías, Rodríguez y Moreno, 2014) en el embarazo adolescente (Román,
2000;Treviño, 2011) y el uso de los métodos anticonceptivos (Abril, 2014;
Esparza, Benavides, Onofre y Torres, 2014) entre otros temas.
En el sentido más amplio la sexualidad no solo se refiere a las
actividades dependientes del aparato genital,
si no que ha sido
conceptualizada como un fenómeno dinámico que se desarrolla a lo largo de
la vida como consecuencia de una compleja y cambiante interacción de
factores bio-psico-socio-culturales (DeLamater y Friederich, 2002). Por tanto,
la sexualidad no es un hecho dado, sino que es una construcción social con
diversas manifestaciones modeladas por la cultura, las instituciones, la etnia,
el género, el grupo etáreo y las concepciones del mundo (Weeks, 1998).
Sexualidad y género
En el caso del género, se observa una fuerte influencia en las
vivencias de la sexualidad a partir de los deberes asociados a lo femenino y lo
masculino. De esta manera, los comportamientos de las mujeres, están
cargados de un tinte tradicional, donde se les asocia a la reproducción, la
crianza, la labor doméstica y el cuidado de los otros (INEGI, 2011; Rocha,
2013). Burín (2003) explica cómo las mujeres llegan a esta “especialización”.
Aclara que la socialización de éstas está encaminada a la renuncia de su
individualidad, internalizando la idea de sostener y garantizar el cuidado de los
otros. La asignación del poder afectivo, señala la autora, llevará a las mujeres
a establecer un tipo de relaciones íntimas que van a convertirse en la principal
fuente para construir sus identidades. De ahí la creación del ideal maternal
como ideal constitutivo de su subjetividad y el deseo maternal como deseo
fundante de la feminidad.
En este sentido, la sexualidad de las mujeres, en palabras de
Basaglia (1983), queda al servicio de los otros, para la procreación o para el
goce del hombre, marcando el cuerpo de la mujer como un “cuerpo para
17
otros”. Más aún, su erotismo está suscrito a una serie de reglas y normas

17
Consiste en acciones y experiencias físicas, intelectuales y emocionales, así como formas de
percibir y sentir, tales como la excitación, la necesidad y el deseo que pueden conducir o

31

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culturales, deberes, límites y prohibiciones eróticas. Una sexualidad
deserotizada, que desde la infancia, interiorizan a través del silencio en torno
a las experiencias que involucran el goce de su cuerpo, derivando una
negación en torno al placer. Sus genitales no se nombran, no se exploran, no
se juega con ellos, solo se tocan para asearlos.
Al llegar a la pubertad el cuerpo de las niñas cambia, y los
mensajes, ya sea de parte de sus madres o de las instituciones, lo nombran y
lo definen en torno a la sexualidad materna, la procreación, la salud y el dolor;
nuevamente no existe un lenguaje en las enseñanzas o en el reconocimiento
del erotismo de las mujeres. De esta manera, afirma Lagarde (1997), la mujer
interioriza el silencio y la prohibición erótica en lugar del placer. El
descubrimiento de su erotismo se da entrando a la adolescencia, a partir del
cuerpo y las necesidades eróticas de los hombres, no de las suyas (García,
2013).
El terreno de su sexualidad está marcado por una doble moral y
limitaciones impuestas para apropiarse de su cuerpo y ejercer el derecho al
placer (Connell, 2002). Esto ha sido documentado por algunas investigaciones
(Hernández, 2008; Hernández, 2015) donde las mujeres resisten a los
avances sexuales de los hombres, dándose a “respetar”, haciéndose las
“difíciles” y dando paso a que los hombres sean quienes las “guíen” en sus
primeros encuentros sexuales. De hecho las mujeres aprenden que durante
las citas ellas no deben mostrar su interés en el sexo y, por tanto, no deben
tomar la iniciativa en las interacciones sexuales Parece ser que tienen claro
que el ser demasiado directas no es algo que los chicos esperan de su
comportamiento, es una trasgresión a la regla que les generan costos como el
rechazo o la crítica.

Método
Esta investigación consistió en un estudio cualitativo, desde el
enfoque de la Teoría Fundamentada (TF) (Strauss y Corbin, 2002) misma
que elegimos para el diseño metodológico del presente estudio, y para el
análisis del dato cualitativo.
El Método Constante de Comparación (MCC) es la principal
herramienta de análisis en la TF y tiene como objetivo encontrar las similitudes
y contrastes entre los datos, para identificar sus características, sus relaciones
y los determinantes de sus relaciones (dimensiones y propiedades). De
acuerdo con Strauss y Corbin (2002) el MCC nos lleva a dos tipos de

significar por sí mismas goce, alegría, dolor y, finalmente, pueden generar placer, frustración o
malestar (García, 2013)

32

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
18

codificaciones, la abierta y la axial , mismas que se acompañan de una
reflexión teórica consignada por medio de notas que el investigador va
derivando a la par de la lectura de los datos. El proceso converge en la
integración final de la teoría en función de una categoría central, que integra
los datos acerca del fenómeno estudiado.
Participantes
Para la selección de los/as participantes, se realizó un muestreo de tipo
teórico. La cantidad total de participantes fue 101 casos, 51 mujeres y 50
hombres universitarios/as, que en el momento de la entrevista cursaban una
licenciatura en la Universidad Autónoma de Coahuila. Sus edades estaban
comprendidas entre los 17 y 22 años y no fue un requisito que contaran con
experiencias en el aspecto sexual (coito).
Instrumento
Para la recolección de la información se utilizó una entrevista
estructurada, usando cuatro preguntas generadoras: 1. ¿Cuáles son los
comportamientos esperados en las mujeres en sus encuentros sexuales? 2.
¿Cuáles son los comportamientos esperados en los hombres en sus
encuentros sexuales? 3. ¿Qué tan de acuerdo estas con estos
comportamientos esperados? 4. ¿Por qué? Las entrevistas fueron registradas
en audio previo consentimiento informado de los participantes y en apego a
los estándares éticos de investigación del comportamiento, lo anterior para
tener un registro más preciso y completo de las respuestas.
Procedimiento
Las entrevistas se realizaron en las instalaciones de la UA de C,
como jardineras, cafeterías y los cubículos de la central de servicios de la
escuela de psicología. A cada entrevistado/a se le explicó el objetivo del
estudio y se le solicito su consentimiento para utilizar la información con fines
de investigación.
El tiempo de cada entrevista oscilo entre los 20 a 30 minutos por
participante. El proceso total de la recolección de información se dio en un
periodo de septiembre a noviembre del 2014.

18

La codificación abierta es un proceso analítico por medio del cual se identifican los conceptos
y se descubren en los datos sus propiedades y dimensiones. La codificación axial es el proceso
de relacionar las categorías a sus subcategorías, denominado “axial” porque la codificación
ocurre alrededor del eje de una categoría, y enlaza las categorías en cuanto a sus propiedades y
dimensiones (Strauss y Corbin, 2002). Esto significa que la codificación abierta y axial es un
complemento dentro del proceso de categorización que va desde la identificación hasta la
relación y profundización en el análisis.

33

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Como ya se había señalado, para la interpretación de los datos
derivados de las entrevistas se utilizó la Metodología de Comparación
Constante (MCC), la cual se aplicó para generar categorías conceptuales,
propiedades y criterios del discurso de los/as jóvenes. Para ello se siguieron
los siguientes pasos:
1.

2.

3.

Codificación abierta de la información: para esta descompusimos
sistemáticamente los datos en partes más pequeñas, las cuales
íbamos comparando constantemente entre sí. Durante este proceso,
buscamos identificar las propiedades y las dimensiones al igual que
la caracterización de conceptos claves.
Codificación axial: en esta etapa se reagruparon los datos
fragmentados anteriormente. De la lectura y relectura surgieron sus
propiedades (codificación axial) y con ello las categorías.
Generación de categorías centrales: derivado de las dos etapas
previas surgieron las categorías centrales que nos permitieron
clarificar la información acerca del fenómeno estudiado. Una vez
revisadas estas categorías, es analizada su relación con las
categorías de apoyo, esto da paso al proceso de graficación.

Resultados
En función de los datos obtenidos, se construye un cuerpo
conceptual basado en categorías conformadas por elementos emergentes de
los datos. Este conjunto teórico, está conformado por las categorías centrales,
las cuales constituyen el eje nuclear de los comportamientos esperados en las
relaciones sexuales (coitos), tanto en los hombres como en las mujeres.
Dichas categorías están alimentadas de las diversas subcategorías con sus
respectivas propiedades. Las categorías centrales fueron: roles tradicionales y
roles en transición.
El gráfico 1 expone las respuestas de las mujeres frente a los
comportamientos esperados en el género femenino, muestran que la
categoría roles tradicionales, se asocia con tres categorías: sumisas,
recatadas y afectivas. En sus respuestas sobresale con mayor frecuencia la
idea de que las mujeres deben tener una participación de sumisión y recato en
las relaciones sexuales. Es esperado que ellas tengan una participación
pasiva, que haga solo lo que el hombre le diga y que complazca sus fantasías
sexuales, ser accesible y obediente. No expresar sus deseos, al contrario ser
reservadas, tranquilas y mustias. Son las responsables del cuidado afectivo
de la relación, las sentimentales, cariñosas, dulces, tiernas y amorosas.
Para la categoría roles en transición encontramos cuatro
subcategorías asociadas, extrovertidas, placer, responsabilidad e igualdad.
Las mujeres asumen la posibilidad de vivir una sexualidad abierta, donde ellas
tengan mayor participación en el acto, aludiendo a su derecho de expresar
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

sus necesidades y deseos. Existe una mayor conciencia, o quizá un permiso
social, de vivir su placer, hablan de que el coito debe ser placentero, llegar al
orgasmo, excitarse y gritar. Un acto reciproco, donde ambos cuiden y
participen de la relación de manera más equilibrada, es decir, que hombres y
mujeres puedan hablar de los que les gusta y no, y principalmente que ambos
disfruten del acto. Además, consideran que es importante que estén
preparadas con información sobre métodos anticonceptivos, exigiendo el uso
del condón a la pareja.

GRÁFICO 1

Cariño

Dulces

Acto
reciproco

Uso de
condón

Igualdad

Responsa
bilidad

Sentimentales

Afectivas

Roles
Tradicionales

Recatadas

Pudor

Placer

CONDUCTAS
SEXUALES

Sumisa
s

Musti

Roles
en transición

Orgasmo

Extrovertidas

Disfrute

Vergonzos

Dar gusto al

hombre

Pasivas

Iniciativa

Complacer al
hombre

Seguras

Elijan
posiciones

En el grafico 2 se muestran las respuestas de los hombres
referente a los comportamientos sexuales esperados en las mujeres. De estas
derivan dos categorías, la primera fue roles tradicionales, con tres
subcategorías: sumisas, recatadas y afectivas. Para algunos hombres
entrevistados es deseable que las mujeres continúen apegándose a
elementos del esquema dominante de feminidad.

35

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

GRÁFICO 2

Que
satisfag
an a la
pareja

Que el
hombr
e la
condu
zca

Poca
experienci
a

Pasiva
s

Sumisa
s

Amor
osas

s

Acto
recipr
oco

Disfru
te de
amba

Cariñ
osas

Informada
sobre métodos
anticonceptivo

Respon
sabilida
d

Igualda
d

No
ex

Usar
protecc
ión

Roles
tradicion
ales

Afectiv
as

Dul
ce

Recata
das

Tím
id

Roles en
transició
n

Seduc
ción

Conven
zan de
manera
excitante

Aper
tura

CONDU
CTAS
SEXUAL

Extrov
ertidas

Plac
er

Iniciat
iva

Disfr
ute

Que
les

Experi
encia

En estos casos, con una mayor frecuencia ellos desean que las
jóvenes se comporten de manera pasivas, dejándose guiar por los hombres y
esforzándose para darles placer. De preferencia, no expresen sus deseos, se
muestren tímidas y con poca experiencia sexual; además de ser quienes se
muestren dulces, cariñosas y tiernas.
Por otro lado, para la categoría roles en transición, se relacionan
las subcategorías: extrovertidas, seductoras, placer e igualdad. Los jóvenes
esperan que las mujeres tomen un rol más activo, siendo más abiertas, con
experiencias previas y apertura ante nuevas experiencias sexuales. Aparece
en su discurso la posibilidad de que ellas deseen y disfruten del coito, en una
actuación más equitativamente negociada con su pareja. Algo importante, es
que tomen decisiones acertadas sobre su cuerpo y bienestar, para esto
esperan que usen condón, exigiendo a sus parejas el uso del mismo.
Cuando se les pregunto a los y las universitarias qué tan de
acuerdo estaban con estos comportamientos sexuales, el 16% de las mujeres
respondieron que estaban en total desacuerdo y el 18% dijo estar en
desacuerdo, este conjunto de respuestas estaba en función de la categoría
roles tradicionales, es decir consideraban que estos roles limitaban su
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

participación e iniciativa y reforzaban el machismo de los hombres. El 33%
contesto estar de acuerdo y el otro 33% respondió estar totalmente de
acuerdo refiriéndose a los comportamientos sexuales de la categoría de roles
en transición (Ver figura 1). Las razones que dieron giraban alrededor del
derecho a vivir su sexualidad plenamente, con una participación equilibrada
de ambos géneros y roles negociados.

Mujeres

18%

33%

Totalmente desacuerdo

En desacuerdo

16%

33%

De acuerdo

Totalmente de acuerdo

Figura 1. Porcentaje de las respuestas de las mujeres sobre qué tan de
acuerdo están con los comportamientos sexuales esperados en
hombres y mujeres.
La figura 2 nos muestra las respuestas de los hombres ante la
misma pregunta. El 16% comentó estar en total desacuerdo y el 32%
manifestó estar en desacuerdo, respuestas en función de la categoría de roles
tradicionales. Su discurso hace énfasis en el derecho de las mujeres a sentir
placer y con mayor participación en el acto sexual. El 34% respondió estar de
acuerdo y el 33% dijo estar totalmente de acuerdo refiriéndose a los
comportamientos sexuales de la categoría roles en transición, por un lado,
ellos argumentan la necesidad de que las relaciones sexuales sean un acto
de mutuo consentimiento, donde las mujeres tengan una participación más
equitativa, que derive en relaciones sexuales saludables y sanas. Pero por el
otro lado, el 33% de los hombres, de este último conjunto de respuestas, su
acuerdo era respecto a los comportamientos representados por el binomio
tradicional dominio/sumisión. Para ellos, las cosas son así y están mejor, así
fueron educados, esa es su forma de pensar y no le cambiarían nada. Lo que
nos lleva a pensar que son los varones los más resistentes a transitar a
comportamientos menos estereotipados, pues los alejaría del modelo
masculino bajo el cual han sido socializados y del cual obtienen privilegios que
les dan poder sobre las mujeres.
37

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Hombres

18%

34%

Totalmente desacuerdo

En desacuerdo

16%

32%

De acuerdo

Totalmente de acuerdo

Figura 2. Porcentaje de las respuestas de los hombres sobre qué tan de
acuerdo están con los comportamientos sexuales esperados en
hombres y mujeres.
Conclusiones
A la luz de los resultados de la investigación puede concluirse que
las y los jóvenes universitarios viven entre la modernidad y el arraigo de las
costumbres. En un contexto donde discursivamente existe una mayor apertura
a la flexibilización de los roles de género (RENIES-Equidad, 2013), concurre
una tensión frente a una ideología tradicional del deber ser de los géneros.
Al igual que los hallazgos de Basaglia (1983), el presente estudio
perfila que todavía la sexualidad de las mujeres, en palabras de la autora,
queda al servicio de los otros, marcando su cuerpo como un “cuerpo para
otros”, un espacio para el disfrute y el placer de los hombres: “que satisfaga y
de placer a los hombres”, “que no oponga resistencia y dejar que el hombre
haga lo que quiera.” Situación que las coloca como objetos sexuales,
obstaculizando su capacidad de decidir sobre sus propios cuerpos, así como,
a su proceso de autonomía, independencia y empoderamiento, condiciones
necesarias para su bienestar personal, pero también para la construcción de
una cultura equitativa entre los géneros.
En el mismo sentido, para ellas se abre la posibilidad de vivir sus
relaciones sexuales más “desinhibidas”, “participativas”, “dispuestas a
experimentar”, incluyendo el “disfrute”, “el placer” y “los orgasmos”. Prácticas a
las que podrán tener acceso en el momento en que la vivencia de su erotismo,
no este supeditado a una serie de reglas y normas culturales que les niegue
su derecho al placer y la decisión libre sobre el cuerpo y la sexualidad.
38

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Sin embargo, algo que hay que resaltar es que aunque
aparentemente los hombres pensarían a las mujeres con un rol más activo,
este tiene como límite el que no rebasen u opaquen la actuación sexual de los
hombres “eso se vería raro”.
Los datos arrojados por la presente investigación nos sugiere la
necesidad de brindar una educación sexual, con perspectiva de género,
basada en la defensa de los derechos a la información y a la atención
oportuna de los y las jóvenes universitarias.
De tal manera, consideramos que debemos de trabajar en el
desmantelamiento de los estereotipos de género para contribuir a una
apropiación real de los Derechos Sexuales y Reproductivos de las y los
Jóvenes. Tomando en cuenta que no es un trabajo meramente individual,
sino que nos requiere a todas y todos en los diferentes niveles. De esta forma
la participación de las instituciones educativas sería clave en estos procesos.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Transformaciones en las actividades de reproducción
doméstica: preparación de alimentos y tareas del hogar
(2002-2009).
19

Beatriz Gabriela Garza Montoya
20
María Elena Ramos Tovar

Resumen
A través de la ENUT 2002 y 2009, se analiza el uso del tiempo que los
hogares destinan a la preparación de alimentos y algunas otras tareas
relacionadas. Entre los hallazgos se pueden destacar decrementos en horas
promedio dedicadas a la preparación de alimentos y en otras actividades
relacionadas entre el 2002 y 2009. Examinando diferencias entre hombres y
mujeres se observan decrementos; sin embargo, en el grupo de las mujeres
es mucho mayor la reducción. Del mismo modo, se analizaron los tiempos de
traslado casa-trabajo-casa. Visto por regiones, en todas ellas, los hombres
presentan disminución en el promedio de horas que le dedican al traslado al
trabajo; empero, el promedio de horas dedicados a este traslado aumentó
para las mujeres de la Región Norte y Ciudad de México. Lo anterior
demuestra cambios importantes en los usos del tiempo relacionados a la
alimentación del hogar mexicano, mismos que pueden estar afectando el
patrón y cultura alimentaria.
Palabras clave: uso del tiempo, preparación de alimentos, transformaciones
domésticas
Introducción
Pocos son los estudios que analizan el uso del tiempo y su relación con el
estado nutricio de las personas y México no es la excepción; sin embrago, el
uso del tiempo es importante abordarlo e incluirlo cuando se analizan los
21
factores que inciden el fenómeno del sobrepeso y obesidad . El tiempo es
requerido en todo lo que hacemos y debe ser distribuido entre todo tipo de
actividades que realizamos diariamente. Comer, preparar alimentos, comprar
los insumos y realizar los quehaceres requeridos en la cocina, trabajar,
estudiar y los trayectos que hacemos a estos lugares, son algunas de las
actividades que determinan nuestra alimentación y salud; por lo tanto,
incluirlos en los estudios de obesidad puede arrojarnos entendimientos de la
19

Alumna de Doctorado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de la UANL.
Profesora-Investigadora de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de la UANL.
21
Este estudio forma parte del trabajo de tesis doctoral titulado “Transformaciones macro/meso
sociales, económicas y políticas y su relación con la obesidad en México en el período 19842010”.
20

42

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

manera en cómo el uso del tiempo puede estar influyendo en el fenómeno de
obesidad y en los incrementos de sus prevalencias que los mexicanos han
estado experimentado en las últimas décadas.
Instituciones internacionales como la Organización Mundial de la Salud
señalan que la obesidad es un fenómeno multicausal en el que intervienen
factores endógenos (factores micro ambientales) y exógenos (factores meso y
macro ambientales) a los sujetos; sin embargo, pocos factores son los que se
incluyen en las investigaciones y casi siempre se enfocan en señalar y
modificar los comportamientos de los individuos más que los de las empresas
y gobiernos. Estos estudios se enfocan señalar los tipos de alimentos que
deciden ingerir los individuos y formas poco saludables de prepararlos pero no
se toma en cuenta el tiempo disponible de las personas. El tiempo es
determinante en todo lo que hacemos y las tareas relacionadas a la
preparación de los alimentos y actividades relacionadas no son la excepción.
Los individuos se enfrentan a una oferta de alimentos y bebidas procesados y
no procesados, casi siempre determinado por las empresas y gobiernos; así
como también a cambios en las dinámicas familiares por el crecimiento de la
urbanización y su afectación en los tiempos de traslado al trabajo, por la
incorporación de la mujer al trabajo remunerado y los tiempos que los hogares
dedican a actividades relacionadas con la preparación de los alimentos. Éstos
son algunos de los elementos de nivel micro, meso y macro económicos,
políticos, sociales y culturales que se han señalado como los factores que
pueden estar influyendo las decisiones de consumo de la población mexicana
que, a su vez, influyen en los incrementos de las prevalencias de obesidad de
las últimas dos décadas (CONEVAL, 2010; Moreno, Monero y Álvarez, 2000;
OMS, 2014; Shamah, Villalpando y Rivera, 2007).
Estos factores permiten enfatizar que las decisiones de qué, cómo y dónde
consumir y preparar los alimentos de las personas están relacionadas con
estos fenómenos micro y macro ambientales y, por lo tanto, pueden afectar
los comportamientos de las tasas de obesidad en los individuos. Como se
verá más adelante, la mujer es la que tiene una mayor participación en las
tareas que se dedican a la preparación de los alimentos y quehaceres
domésticos. Por lo tanto, el hecho de que la mujer participe en el mercado
laboral influye en los tiempos que se dedican a otras actividades tanto de ella
como del resto de los miembros de su hogar. Aunado a lo anterior, la
urbanización y las jornadas laborales influyen en los tiempos que se dedican
en la compra de alimentos, los tipos de alimentos, así como las formas de
prepararlos y consumirlos. En tal sentido, es tan importante el uso del tiempo
influido por estos tres factores que sus cambios inciden en la cultura
alimentaria de los sujetos y sus hogares, misma que puede conducir al
fenómeno de obesidad.
Por todo lo dicho, este trabajo se enfocará en estudiar el uso del tiempo que
los distintos miembros de los hogares dedican en la preparación de alimentos
43

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

y quehaceres domésticos que se efectúan en la cocina; con la finalidad de
conocer y evidenciar la existencia de algún cambio, mismo que podría estar
influyendo en los incrementos de las tasas de obesidad. Para ello, se
trabajará con las bases de datos de la Encuesta Nacional sobre Uso del
Tiempo (ENUT) de los años 2002 y 2009. Aquí es importante marcar que el
estudio no puede hablar de una relación causal entre el uso del tiempo y
obesidad debido a que la encuesta no está diseñada para tal medición. No
obstante, los datos que se desprendan del análisis permitirán destacar los
tiempos medios que los hogares dedican a actividades relacionadas con la
alimentación y se podrá señalar su posible relación en el fenómeno de la
obesidad.
La importancia del tiempo en la satisfacción de necesidades en los
hogares.
Desde la arena económica, el tiempo es considerado un recurso valioso,
adicional al ingreso, con el que los hogares satisfacen sus necesidades.
Araceli Damián (2014) señala que el tiempo está íntimamente relacionado al
modelo de producción. En nuestro caso, el sistema capitalista determina, en
gran medida, el uso del tiempo que las personas ejecutan en sus vidas. Las
horas dedicadas al trabajo, a los quehaceres domésticos y cuidado de la
familia, al tiempo de recreación, ocio o libre, al estudio, entre otras
actividades, giran en torno a la incesante acumulación de capital. En su
mayoría, los tiempos utilizados a esas actividades de sobrevivencia están
desvinculados de las necesidades humanas lo que puede traer afectaciones
importantes en la salud y su calidad de vida.
En ese sentido, el tiempo afecta el bienestar de los individuos. En los hogares
el tiempo es el medio por el cual se pueden producir bienes y servicios tales
como los platillos, la limpieza de la cocina y/o comedor así como el servicio de
poner la mesa y servir la comida. Este tipo de actividades que se realizan en
el hogar compiten con otras por el recurso tiempo.
Julio Boltvinik (2002) subraya que, todavía a mediados del siglo XX, la teoría
económica neoclásica sólo admitía a los hogares como unidades
exclusivamente de consumo en los que los ingresos eran la única restricción
al bienestar de dichos hogares porque limita la adquisición de bienes de
consumo. Sin embargo, otras escuelas de pensamiento evidenciaban a los
hogares como unidades de producción y consumo, tales como el pensamiento
feminista, quien puso en evidencia esta dualidad de los hogares. Es en la
década de los años sesenta que el pensamiento neoclásico se transforma y
considera a estas unidades como productores y consumidores. Lo anterior dio
paso a exhibir y reconocer la importancia del tiempo como una restricción del
comportamiento de los individuos. Tanto la producción como el propio
consumo involucran el uso de tiempo. Por lo tanto, los hogares no sólo se
enfrentan a restricciones impuestas por el ingreso sino también por el tiempo
limitado.
44

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Además, como sucede con otros recursos, el tiempo también tiene problemas
de distribución. La carencia o disponibilidad de tiempo afecta directamente en
la calidad de vida y bienestar humano (Damián, 2005).
Por último y relacionado a lo anterior, la importancia del tiempo en el bienestar
de los seres humanos es tal que algunos estudiosos como Boltvinik, Vickery,
entre otros, han hecho esfuerzos para que la medición integrada de la
pobreza incluya la pobreza del tiempo.
Por lo anterior, esta investigación intenta destacar el alcance del tiempo que
se dedica a la preparación de los alimentos, ya que un tiempo precario en este
rubro puede afectar el estado de salud de los individuos, a través del
padecimiento de enfermedades relacionadas a la obesidad.

Transformaciones en los hogares, el uso del tiempo y la obesidad.
Los hogares mexicanos se han visto afectados por transformaciones macro
estructurales de constitución económica, política, demográfica y sociocultural
que han impactado en la estructura de los mismos, procesos de formación y
disolución familiar, la organización doméstica y algunos otros aspectos de la
vida familiar (Ariza y de Oliveira, 2001).
Cambios económicos como la reestructuración productiva del país, que
consistió en pasar de un modelo de producción de sustitución de
importaciones a uno de apertura hacia el exterior, provocó grandes cambios
en el sistema productivo y mercado laboral. Creció el sector comercial y de
servicios, la industria de exportación y, con ellos, el mercado laboral femenino
(Ariza y de Oliveira 2001; Damián, 2014). Igualmente, se han suscitado
cambios sociodemográficos como el incremento del nivel de escolaridad de
hombres y mujeres que ya casi se ha igualado; la migración debida al
incremento de la urbanización; se ha experimentado un descenso importante
de la fecundidad y de la mortalidad, aumentó la esperanza de vida, la edad de
la unión, las separaciones y los divorcios, entre otros. Por último, y no menos
importante, (Ariza y de Oliveira 2001).
Los hogares respondieron ante los cambios económicos. Una de las
consecuencias fue el incremento de las mujeres en la vida económica del
país. Si bien es cierto que la participación de la mujer en el mercado laboral
estuvo presente desde antes de la reestructuración económica de la década
de los años ochenta, lo que provocó el cambio de modelo productivo fue el
incremento de la participación femenina de distintos estratos
socioeconómicos, grupos de edades y estado civil. Rendón (2003) señala que
a partir de la década de 1980 el grupo de mujeres casadas empieza a
incorporarse al mercado de trabajo (Rendón, 2003). Asimismo, las mujeres
han tenido mayor acceso al mercado laboral debido al incremento en la
escolaridad (Damián, 2014).
45

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Según Damián (2014), la tasa de participación de la mujer de 12 años y más
en el mercado laboral en 1970 fue de 19%. Para el primer trimestre del años
2015, esta tasa para las mujeres de 15 años y más en la actividad económica
nacional fue de 42.5% (INEGI, 2015). Es decir, en casi 45 años el incremento
de este indicador ha sido del 120%.
De igual forma, otro tipo de transformaciones que han desencadenado
cambios en los hogares en las décadas recientes son aquellas de índole
socioculturales; los cuales han influido en la concepción de nuevas imágenes
de feminidad menos centradas en la maternidad, así como en las nuevas
imágenes de masculinidad y paternidad que han intervenido en la dinámica de
los hogares (Ariza y de Oliveira, 2001). Jelin (1995) resalta que estamos en un
proceso de individualización y de reconocimiento de intereses y derechos
propios de la mujer frente a esta esa estructura tradicional de hombre-jefe de
familia y mujer-ama de casa que tiene implicaciones en las dinámicas internas
de los hogares. Es decir, se cuestionan los valores establecidos sobre la
división sexual del trabajo (Wainerman, 2000).
Sin embargo, esa reconceptualización de las identidades y los roles
masculinos y femeninos no han evolucionado al mismo ritmo. Diversos
estudios (Ariza y de Oliveira, 2001; García y de Oliveira, 2005; Jelin, 1995;
Oliveira, Eternod y López, 1999) han distinguido que las nuevas acepciones
de masculinidad relacionadas a los roles masculinos dentro de las tareas del
hogar han sido lentas. Por consiguiente, estos factores socioculturales y su
ritmo de evolución en la sociedad también han contribuido a la transformación
en los hogares. Las mujeres cuentan con una mayor carga de trabajo y esto
hace que se afecten aspectos importantes de la vida en todos los miembros
que conforman el hogar.
En resumen, la reconceptualización de masculinidad y feminidad en conjunto
con la incorporación de la mujer al mercado laboral, la urbanización, la
migración, entre otras, han afectado la organización y los arreglos dentro de
los hogares.
Por un lado, a diferencia de hace treinta años, en la actualidad las mujeres
cuentan con mayores oportunidades laborales y educativas, tienen una mayor
decisión en la fecundidad de la familia, cuentan con un incremento en el poder
de decisiones que se toman en los hogares, entre otras cuestiones no menos
importantes Sin embargo, por el otro lado, la mujer no vio reducida su carga
de trabajo en el hogar cuando se incorpora al mercado laboral; además se
enfrenta a salarios precarios, muchas veces más bajos que los que perciben
los hombres en un puesto similar.
Para la mujer, el haberse incorporado a la fuerza productiva, no involucró una
redistribución de las tareas domésticas en el hogar (González, 2001); sino que
implicó más carga de trabajo y, por su puesto, ha acarreado consecuencias en
el plano privado de la vida familiar (Jelin, 1995; Wainerman, 2000).
46

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

No todo es gris, se han visto pequeños cambios en la división de trabajo
dentro de los hogares. Es decir, ha de reconocerse que los hombres han ido
incrementando su participación en actividades domésticas aunque no en la
misma medida en la que se ha incrementado la tasa de participación de la
mujer en el mercado laboral (INEGI, 2011b).
A propósito de la incorporación de la mujer al mercado laboral, ésta se ha
señalado como uno de los factores que han contribuido al incremento de las
tasas de obesidad (OMS, 2014). Se dice que al estar menos tiempo la mujer
en casa, en los hogares se cuenta con menos disponibilidad de tiempo para
preparar los alimentos, aun cuando el hombre ha aumentado las horas de sus
actividades cotidianas a la labores del hogar y de preparación de alimentos
(INEGI, 2011).
Una de las estrategias que siguen los hogares, al estar ante esta situación, es
gastar en determinados tipos de alimentos que cumplan con características
tales como que sean de fácil preparación en relación con el tiempo, de fácil
transportación, entre otras (Moreno, Monero y Álvarez, 2000). Por su parte,
Oseguera (1996), menciona que los hogares optan también por utilizar ciertos
tipos de víveres, utensilios y formas que facilitan y reducen el tiempo de
preparación de los alimentos. Se cocinan platillos que utilizan una cantidad
considerable de productos industrializados en forma de condimentos,
alimentos precocidos o platillos ya elaborados, con la finalidad de eficientar el
tiempo (escaso o no) con el que se cuenta. Por lo general, muchos de los
alimentos de este tipo están fabricados con grandes cantidades de sal, grasa
y azucares. Por lo tanto, se han modificado las dietas de los hogares. En los
menús diarios se incluyen, más que en otros tiempos, alimentos preparados o
industrializados. Al mismo tiempo, menos gente prepara comidas tradicionales
a partir de ingredientes crudos y no procesados. Lo antes dicho, contribuye a
cambios de vida relacionados con la obesidad (Sassi, 2010).
Por otro lado, la urbanización también ha acarreado transformaciones en los
hogares relacionadas a aspectos de la organización y la convivencia entre los
miembros, trayendo como consecuencias cambios en la dieta.
La creciente urbanización que inició desde la década de 1950 (Ariza y de
Oliveira, 2001; Ortiz, Delgado y Hernández, 2006). Ocasionó que los
individuos estuvieran expuestos a distintos estilos de vida y variedad de
alimentos (frescos o preparados) en las zonas urbanas ha influido en el gasto
y el consumo de cierto tipo de alimentos (Ariza y de Oliveira, 2001; Martínez y
Villezca, 2003). La urbanización expone a los hogares a otras formas de
alimentarse, entre ellas podría mencionarse diversidad gastronómica regional
así como de otras culturas supranacionales como lo son los platillos de la
comida rápida.
También, la urbanización y el crecimiento de las ciudades han afectado los
tiempos de traslado a lugares, entre ellos, al trabajo, escuela, supermercados,
47

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

etc. Las personas tienen que recorrer distancias más largas para llegar a la
escuela y/o trabajo, por lo que se dispone de menos tiempo para preparar y
consumir alimentos en los hogares y puede ocasionar un incremento de
alimentos y bebidas industrializados o preparados fuera del hogar (OMS,
2014). Por un lado, los individuos adoptan la incorporación de alimentos
preparados o industrializados para ser consumidos en casa (Sassi, 2010). Por
el otro, las personas han optado por consumir alimentos fuera del hogar.
Analizando la Encuesta Nacional del Ingresos y Gastos de los Hogares
mexicanos para el período 1984-2010, se pudo evidenciar que los hogares
han reportado un incremento tanto en el gasto como en el consumo de
alimentos y bebidas consumidas fuera del hogar (Garza y Ramos, 2014).
Para finalizar, esta serie transformaciones de los factores macro estructurales,
antes descritos, han provocado que los individuos se enfrenten a situaciones
que influyen en el patrón alimentario que se practica en los hogares. Una de
ellas es cómo distribuir o redistribuir el tiempo y los ingresos para poder cubrir
las necesidades que se tienen en los hogares, para efectos de este análisis, la
preparación de alimentos y actividades relacionadas. Por todo lo anterior, la
propuesta de este trabajo es indagar la existencia de variaciones en el uso del
tiempo las tareas específicas de la preparación de alimentos con la finalidad
de evidenciar la posibilidad de que los hogares estén aplicando estrategias de
organización para compensar los efectos de los factores macro estructurales y
endógenos al a los hogares. A su vez, se tratará de relacionar los resultados
con la problemática de obesidad que vive la población mexicana.
Uso del tiempo en la preparación de alimentos y tareas relacionadas.
Todas las actividades que están involucradas en la preparación de los
alimentos forman parte de la formación de hábitos alimenticios familiares y
tienen impactos importantes en la salud de los miembros del hogar. Asimismo,
estas actividades representan relaciones de género, de la familia y de la
comunidad; además, en ellas se pueden apreciar jerarquías sociales y
relaciones de poder (Pederzini, 2008).
En nuestro país, la mujer tiene una mayor participación en las actividades
referentes a la preparación de los alimentos en relación con el hombre. En
cambio, el hombre de regiones rurales tiene una participación marginal en
estas tareas y la participación del hombre de la zona urbana es muy poca.
Según un estudio realizado por Pederzini (2008) para el año 2002 sobre el
tiempo que hombres y mujeres mexicanas dedican a actividades relacionadas
a la preparación de alimentos, el hombre de zonas rurales dedicó 0.8 horas a
la preparación de alimentos mientras que el hombre de zonas urbanas dedicó
1.2 horas.
Ariza y de Oliveira (2001) señalan que factores socio culturales (como los
antes descritos) han alejado a los hogares del modelo de organización familiar
caracterizado por la presencia de un jefe varón proveedor exclusivo que no
participa en las actividades de reproducción social. Sin embrago, los hombres
48

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

asumen su participación en estas actividades en forma de ayuda esporádica
en los fines de semana, vacaciones, en casos de enfermedad e incluso
cuando las cónyuges participan en el trabajo remunerado. Los hombres
participan más en tareas relacionadas a la crianza y cuidado de los hijos, en
realización de actividades de reparación de casa y trámites administrativos
que en actividades domésticas como limpiar la casa, cocinar, planchar, entre
otras.
Un estudio realizado por Mercedes Pedrero (2009) sobre el valor económico
del trabajo doméstico y uso del tiempo en los hogares mexicanos en el año
2009, se evidenció que de los quehaceres domésticos la actividad que
absorbe más tiempo es la preparación de alimentos tanto a mujeres como a
hombres, 36.6% y 22% del total de horas dedicadas a trabajo doméstico
semanal, respectivamente. No hay que perder de vista que de 35.5 horas que
la mujer dedicó al trabajo doméstico, casi el 37% o 13 horas lo destinó a las
actividades relacionadas con la cocina; mientras que el hombre, el cual
reservó 11.8 horas a quehaceres del hogar sólo el 22% de ese tiempo o 2.6
horas lo dedico a la realización de alimentos y actividades relacionadas.
También, en el estudio se muestra la carga global del trabajo (horas
trabajadas en tareas domésticas y las trabajadas en el mercado de trabajo)
para ambos sexos para ese mismo año. La carga global para el hombre fue
de casi 60.5 horas a la semana mientras que para la mujer fue de poco más
de 75.5 horas. Existe una diferencia de 15 horas de trabajo entre los sexos
cargada hacia las mujeres.
Consecuentemente, lo anterior nos lleva a concluir que los hombres no sólo
dedican menos tiempo que las mujeres en tareas de preparación de alimento
sino que las horas dedicadas al trabajo doméstico son muchas menos que lo
que dedican las mujeres (11.8 hrs. vs 35.5 hrs.). Eso no es más que el reflejo
de inequidades de género. Las mujeres, al tener una carga mayor, se ven
obligadas a reducir el tiempo que pueden dedicar a otras actividades
(Pedrero, citado en: Pederzini, 2008).
No cabe duda que las actividades relacionadas a la preparación de la comida
son importantes para las mujeres porque absorben una parte importante del
tiempo que dedican a los quehaceres domésticos. Pareciera que la mujer está
destinada a las tareas de la cocina. Existen dos grandes enfoques teóricos
que pueden apoyar en la comprensión del papel predominante de la mujer en
el trabajo doméstico. Una, la perspectiva económica, que gira en torno a la
eficiencia: “lo más eficiente es que uno de los miembros del hogar se dedique
al trabajo doméstico mientras que el otro se dedica a trabajar fuera del hogar”.
¿Cómo se resuelve quién se queda trabajando en casa y quién sale? Es más
eficiente y productivo que se quede en casa trabajando en tareas del hogar o
salga a trabajar aquella persona que ya tiene especialización y experiencia en
ese tipo de actividad, todo con la finalidad de maximizar el ingreso del hogar.
La otra, la perspectiva de género, quien ve a la especialización femenina en el
49

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

trabajo doméstico como el resultado de relaciones de poder desiguales entre
hombres y mujeres. Señala que la asociación de la mujer con la preparación
de alimentos forma parte de su rol de género como cuidadora, por lo tanto
constituye una manera de otorgar nutrición y afecto a los miembros de su
hogar. Más aún, en el caso de las madres, se asocia a su rol de fuente de
alimento que tiene un antecedente biológico (Pederzini, 2008: 4).
Por otro lado, también existen diferencias de cargas de trabajo doméstico
entre mujeres, ya sea por la región en la que vivan, edad, nivel educativo y
parentesco con el jefe del hogar. Carla Pederzini (2008) señala ese hecho y
enfatiza que son las mujeres del contexto rural las que más tiempo dedican a
la preparación de los alimentos. Para el año 2002, las mujeres de la zona
urbana dedicaron 46.4 horas, 8.4 horas y 13.2 horas al trabajo doméstico,
preparación de alimentos (preparar alimentos, preparar conservas, moler
maíz, encender fogón, preparar complementos) y otras actividades
relacionadas (servir comida, llevar la comida a familiares, lavar trastes, limpiar
la cocina, comprar la despensa, criar animales de corral, recolectar frutos o
caza y pesca, entre otras) respectivamente. En estos mismos rubros las
mujeres de zonas rurales reportaron 58.4 horas, 16.3 horas y 16 horas,
respectivamente.
Según datos del estudio de Pederzini (2008), se puede apreciar esa diferencia
de 12 horas en las tareas domésticas obedecen en gran medida a la
discrepancia entre los tiempos dedicados a la preparación de alimentos, 8
horas. Una de las razones puede ser que las mujeres de zonas rurales
cuentan con menos herramientas que les facilitan el trabajo en la cocina que
las mujeres de zonas urbanas. Otra, es que las mujeres de zonas rurales
destinan 3.9 horas a moler maíz, una hora a prender el fogón y 1.2 horas a
preparar complementos, mientras que las mujeres de la zona urbana
dedicaron sólo 0.3 horas a moler maíz y 0.1 horas para encender el fogón y
0.1 horas a preparar complementos. Asimismo, para las mujeres rurales
tienen un peso importante algunas de las tareas que componen el rubro de
“otras actividades relacionadas” tales como criar animales del corral y
recolectar frutos, cazar y pescar mientras que para las mujeres de la zona
urbana esas actividades tienen una participación casi nula.
Recapitulando, estos datos nos permiten apreciar que las tareas del hogar
destinadas a alimentar a los miembros del hogar ocupan gran parte del tiempo
de las mujeres, ya que son ellas las que mayoritariamente realizan ese
trabajo. Ante los cambios se han suscitado en la arena macro estructural
(mencionados en el apartado anterior) es necesario analizar los tiempos que
los hogares les han dedicado a través del tiempo con el objetivo de saber si
existe una diferencia que se pueda relacionar con los incrementos de las
prevalencias de obesidad en los últimos 25 años en la población mexicana.

50

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Metodología.
Para aproximarse a los usos de tiempo de la población mexicana de 12 años y
más se recurrió a la utilización de la base de datos de la Encuesta Nacional
sobre Uso del Tiempo (ENUT) de los años 2002 y 2009.
El objetivo de la ENUT es recabar información sobre la participación y el
tiempo que le dedican a cada una de las actividades, domésticas y
extradomésticas, los hombres y mujeres de México. La población objetivo son
los integrantes del hogar de 12 años y más. La temática que aborda la
encuesta son las características y equipamiento de la vivienda, características
sociodemográficas, identificación de hogares en la vivienda y equipamiento
del hogar, condiciones de actividad y características del trabajo, actividades
realizadas por los miembros que integran el hogar incluyendo el tiempo de
traslado (7 días de la semana), así como las actividades realizadas por
personas de 12 años y más que no forman parte del hogar (INEGI, 2015a).
Dentro de las actividades realizadas por los integrantes de 12 años y más se
puede encontrar información sobre tareas necesarias para la preparación de
alimentos para los integrantes del hogar y los tiempos de traslado, datos que
serán necesarios para el análisis que plantea el presente trabajo.
El esquema de muestreo de la ENUT es probabilístico, bietápico, estratificado
y por conglomerados. La unidad de observación son los hogares de las
viviendas particulares y las unidades de análisis son los integrantes del hogar
de 12 años o más y los dos ciclos semanales: lunes a viernes y sábado y
domingo (INEGI, 2015a). En la ENUT 2002 se seleccionaron 6,259 viviendas
(INEGI, 2002). Para muestra de la ENUT 2009 se eligieron 27 mil viviendas
(INEGI, 2009).
Es importante señalar que la ENUT 2002 fue un módulo de la Encuesta
Nacional de Ingresos y Gastos de los Hogares (ENIGH) del mismo año, es
decir, no fue una encuesta independiente. Por lo tanto, INEGI señala que la
principal limitación de la ENUT 2002 es la falta de representatividad de la
muestra ya que la ENUT se sujetó al muestreo de la ENIGH y a su temática
por lo que la muestra para la ENUT resultó insuficiente. Pese a lo anterior, el
análisis de los datos se limita a obtener solo promedios nacionales (INEGI,
2009a).
En consecuencia, esa falta de representatividad en los datos de la ENUT
limita ampliar el análisis entre las dos encuestas. Pese a lo anterior, el objetivo
propuesto para este estudio no se ve afectado puesto que todo el análisis que
se hace de los datos está construido con indicadores basados en las medias.
Además, el tipo de análisis que se presenta es una comparación entre las
medias y sus tasas de crecimiento.
Por otro lado, las variables dependientes con las que se trabajó se describen
a continuación. La variable preparación de alimentos contiene los tiempos
51

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

semanales que se le invirtieron a trabajos como cocinar o preparar alimentos
para consumirse en el desayuno, almuerzo, comida, merienda, cena o
entrecomidas. La variable poner la mesa incluye los tiempos semanales
dedicados a servir la comida, poner la mesa o levantar platos. La variable
lavar trastes encierra aquellos tiempos semanales que se gastaron en tareas
como lavar, secar y acomodar trastes. La variable llevar alimento a otros
miembros del hogar incluye las horas semanales de aquellas tareas de llevar
alimentos a otras personas pertenecientes al hogar que se encuentran en el
trabajo o escuela. Asimismo, también se retoman las variables trayecto casatrabajo-casa y casa-escuela-casa. Ambas incluyen los tiempos semanales que
las personas de los hogares que trabajan y/o estudian gastaron en los
trayectos a estos lugares. Cabe destacar que para el año 2002 la información
se presenta agrupada de lunes a domingo; en cambio, los datos de 2009 se
presentan en dos grupos, tiempos de lunes a viernes y de sábado a domingo.
Por lo anterior, se tuvo que construir una variable con los tiempos de lunes a
domingo para cada una de las variables con la finalidad de homologar la
información respecto al período de tiempo entre ambos años para poder hacer
nuestro análisis.
Por último, con el objetivo de analizar más a fondo las variables antes
descritas se trabajó con las variables sexo, grupos de edad, grupos de
actividad y regiones. La variable sexo divide la muestra en género masculino y
femenino. Igualmente, se construyó una variable llamada grupos de edad en
la que se aglomera la población por rangos de edad. Estos rangos se
retomaron de la Encuesta Nacional de Salud y Nutrición (ENSANUT) 2006 y
2012, mismos que serán útiles para cotejar los resultados de este estudio con
las prevalencias de obesidad de las ENSANUT en otra futura investigación
(Shamah, Villalpando y Rivera, 2007). También se elaboró la variable grupos
de actividad para los datos de 2002 en la que se conglomera en dos grupos,
trabajo extradoméstico y otras actividades (trabajo doméstico, incapacidad
permanente, trabajo voluntario, estudiar). Por último, la variable regiones se
divide en 4 aglomeraciones y también se retomó esa regionalización de la
ENSANUT 2006 y 2012 (Shamah, Villalpando y Rivera, 2007). La Región
Centro está compuesta por Aguascalientes, Colima, Guanajuato, Jalisco,
Michoacán, Morelos, Nayarit, Querétaro, San Luis Potosí, Sinaloa, Zacatecas.
La Región Ciudad de México contiene al Distrito Federal y Estado de México.
La Región Norte conjunta a los estados de Baja California, Baja California Sur,
Coahuila, Chihuahua, Durango, Nuevo León, Sonora, Tamaulipas. La Región
Sur aglutina a Campeche, Chiapas, Guerrero, Hidalgo, Oaxaca, Puebla,
Quintana Roo, Tabasco, Tlaxcala, Veracruz y Yucatán.
Preparación de alimentos y actividades relacionadas.
Como ya se indicó anteriormente, las actividades relacionadas a la
preparación de alimentos son las que ocupan la mayor proporción del tiempo
dedicado a los quehaceres domésticos, tanto de mujeres como de hombres
(Pedrero, 2009).
52

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

A nivel nacional, en promedio se dedicaron 9.25 y 7.9 horas en 2002 y 2009 a
la semana, respectivamente. Se puede apreciar que hubo un descenso
significativo del tiempo medio del 14.62% (Tabla 1). Los hogares, en promedio
redujeron 1.35 horas el tiempo que le dedicaron a preparar alimentos.
También, analizando la información por regiones (Gráfica 1), en las cuatro se
pudo apreciar una reducción en el tiempo medio que fue 1.18 horas de
reducción en la Región Sur (o -15.95% de variación) hasta 1.44 horas en la
Región Ciudad de México (o -17.28% de variación).
Tabla 1. Media nacional dedicada a la variable preparación de alimentos en el
2002-2009.
2002
Media nacional de preparación de
alimentos (en horas)
9.25

2009

Rango

88.00

88.00

Varianza

49.11

37.78

7.90

Desviación estándar
7.01
6.15
Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
Gráfica 1. Variación porcentual del tiempo medio dedicado a la preparación de
alimentos por regiones, 2002-2009.

Porcentaje

0

Variación % del tiempo promedio dedicado a la preparación de
alimentos por regiones, 2002-2009.
Variació
n % por
regiones
20022009

-10
-20
Región Centro Región Ciudad Región Norte
de México

Región Sur Total Nacional

Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
Además de esa reducción en el tiempo de preparar alimentos, se puede
apreciar que los individuos en 2002 estaban más distribuidos entre los rangos
que en el 2009. Es decir, en 2002, los individuos se desplazan desde 0.01
hasta 64 horas promedio, mientras que en el 2009, se distribuyen de 0.01 a 56
horas (Tabla 2). Esa misma reducción en la distribución en los datos de 2009
se generalizó cuando se analizaron los datos por regiones.
La disminución del tiempo en la preparación de alimentos puede estar
afectando el patrón alimentario de los hogares mexicanos porque debido a la
reducción del tiempo se puede estar introduciendo nuevos alimentos que
faciliten y acorten el tiempo de preparación de las comidas.
53

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Según un análisis que se hizo sobre los alimentos y bebidas que se consumen
en los hogares con datos de la ENIGH, se apreció que para el período 19942010 el consumo y el gasto de alimentos preparados para la ingesta dentro
del hogar aumentó. Los hogares gastaron y consumieron en el período una
mayor cantidad de alimentos preparados como atole, flautas, guisados, hotdog, emparedados, tacos, tamales, tortas, sopes, menudo, pozole, entre otras.
También reportaron gastar más en alimentos fuera del hogar para el
desayuno, comida, cena y entrecomidas (Garza, 2014). Los hogares, ante
diversas situaciones, reorganizan sus estrategias para seguir cubriendo sus
necesidades. Ellos cuentan con dos recursos, el ingreso y el tiempo, ambos
se combinan para formulas sus estrategias de reproducción y producción de
los miembros del hogar. De lo anterior se puede concluir que los hogares,
ante la falta de tiempo o una reestructuración de los usos de tiempo entre
distintas actividades que realizan los miembros del hogar, los individuos
consiguieron combinar una disminución del tiempo en la preparación de
alimentos y, a su vez, gastar una proporción de su ingreso en alimentos
elaborados para compensar esa reducción o reajuste en el tiempo.
Tabla 2. Rango de horas del tiempo de preparación de alimentos y distribución
de la muestra, 2002-2009.
Horas dedicadas a preparación %
de
la %
de
la
de alimentos semanal
muestra 2002
muestra 2009
0.01 - 8.0
54.42
64.45
8.01 - 16.0
30.32
24.99
16.01 - 24.0
12.04
8.71
24.01 - 32.0
2.13
1.35
32.01 - 40.0
0.65
0.28
40.01 - 48.0
0.40
0.17
48.01 - 56.0
0.03
0.03
56.01 - 64.0
0.01
0.00
64.01 - 72.0
0.00
0.00
72.01 - 80.0
0.00
0.00
80.01 - 88.0
0.00
0.00
Sumatorias
100.00
100.00
Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
El escenario no es muy distinto, respecto a la reducción del tiempo, cuando se
analizan los datos nacionales y regionales según sexo (Gráfica 2 y 3). En
promedio, las mujeres dedicaron 9.95 y 8.78 horas semanales a la
preparación de alimentos en el 2002 y 2009, respectivamente. Los hombres
gastaron 4.95 y 4.93 horas semanales entre 2002 y 2009. En el período
analizado, los hombres variaron muy poco las horas dedicadas a estas tareas,
su reducción fue apenas del 0.54% mientras que las mujeres redujeron su
número de horas en 11.78%, lo que representó 1.17 horas (gráfica 2).
54

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica 2. Variación porcentual del promedio de horas semanales dedicado a
la preparación de alimentos según sexo, 2002-2009.

Porcentajes

Variación % del promedio de horas semanales dedicadas a la preparación
de alimentos nacional según sexo, 2002-2009.

0
Variación
% 2002-…

-10
-20
Hombres

Mujeres

Nacional

Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
Visto por regiones, los hombres de las regiones Ciudad de México y Centro
tuvieron un incremento en la tasa de crecimiento del 1.22% y 5.32%; es decir,
aumentaron sus tiempos semanales en este rubro (0.26 horas y 0.06 horas,
respectivamente). En las otras dos regiones, los hombres disminuyeron su
participación entre el 2.5 y 3.5%. Lo anterior refleja el incremento de la
participación del hombre en las tareas del hogar aunque no en la misma
medida que lo hacen las mujeres. Para las mujeres, las de la Región Ciudad
de México y Región Norte son las que más redujeron sus tiempos en la
preparación de alimentos, 14.74% y 12.08%, respectivamente; lo que equivale
a 1.29 y 1.23 horas semanales. Aun con el aumento de la participación de los
hombres en la Región Ciudad de México éste no compensa en tiempo la
reducción de las mujeres de esa misma región (Gráfica 3).
Las mujeres son las que dedican más tiempo en estas actividades y esa
reducción es importante porque, como ya se mencionó, puede afectar el
patrón alimentario así como su calidad pudiendo traer como consecuencias
problemas nutricionales en estos hogares. Para el año 2006, según datos de
la ENSANUT, los niños de entre 5 y 11 años de edad de la Región Ciudad de
México y Región Norte son los que tienen las prevalencias más altas de
sobrepeso y obesidad. Esas prevalencias en la Ciudad de México fueron de
36% para hombres y 34% para mujeres. En la Región Norte fueron alrededor
del 29% tanto para hombres como para mujeres. En lo que respecta a
adolescentes, también estas dos regiones son las que cuentan con las
prevalencias más altas de sobrepeso y obesidad. Mismo caso para los adultos
de estas dos regiones (Shamah, Villalpando y Rivera, 2007). Para el año
2012, la ENSANUT, señala que las prevalencias más altas combinadas de
sobrepeso y obesidad de la población adulta nacional están en la Ciudad de
México y Norte con un 73.8% y un 73.1% respectivamente (Gutiérrez y otros,
2012).
Gráfica 3. Variación porcentual del promedio de horas semanales dedicado a
la preparación de alimentos según región y sexo, 2002-2009.
55

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Porcentajes

Variación % del tiempo medio dedicado a la preparación de
alimentos regional según sexo, 2002-2009.

10
5
0
-5
-10
-15
-20
Región
Región
Centro
Ciudad Región
de México
Norte
Región Sur

Variación % Mujeres
Variación % Hombres

Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
Tabla 3. Rango de número de horas dedicadas a la preparación de
y la distribución de la muestra de los años 2002-2009.
2002
2009
Horas
preparació
n
de %
%
%
%
%
Hombre Mujere Naciona Hombre Mujere
alimentos
semanal
s
s
l
s
s

alimentos

%
Naciona
l

0.01 - 8.0
8.01 - 16.0

90.73
7.03

48.56
34.08

54.42
30.32

90.81
7.30

56.68
30.20

64.45
24.99

16.01 - 24.0
24.01 - 32.0
32.01 - 40.0
40.01 - 48.0
48.01 - 56.0
56.01 - 64.0

1.81
0.43
0.00
0.00
0.00
0.00

13.69
2.41
0.76
0.46
0.03
0.02

12.04
2.13
0.65
0.40
0.03
0.01

1.54
0.23
0.06
0.06
0.00
0.00

10.82
1.68
0.35
0.21
0.05
0.01

8.71
1.35
0.28
0.17
0.03
0.00

64.01 - 72.0
72.01 - 80.0
80.01 - 88.0

0.00
0.00
0.00

0.00
0.00
0.00

0.00
0.00
0.00

0.00
0.00
0.00

0.00
0.00
0.01

0.00
0.00
0.00

Sumatorias 100.00
100.00 100.00
100.00
100.00
Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.

100.00

En cuanto a los rangos, existe una diferencia entre hombres y mujeres en la
distribución de las horas medias que le dedican a la preparación de los
alimentos. Primeramente, para ambos años, el 90% de los hombres se
concentra en el rango de 0.01 a 8 horas a la semana; su amplitud de rango va
desde 0.01 a 48 horas. En cambio, las mujeres tienen una mayor dispersión
entre los rangos, va desde 0.01 hasta 88 horas a la semana. Además, en

56

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

2002, las mujeres estaban más distribuidas entre los rangos que en el 2009.
Esto fue menos evidente para el grupo de los hombres (Tabla 3).
Analizando los datos de los tiempos de preparación de alimentos por grupos
de edad y sexo se pueden distinguir algunos datos interesantes. Primero,
sigue la constante de la reducción del tiempo en este rubro en el grupo de las
mujeres en casi todos los grupos de edad, excepto en el de 90 a 98 años. Los
grupos de 12 a 19 y de 20 a 29 disminuyeron su tiempo promedio en casi un
18.5%, esto puede deberse a que se ha incrementado la edad para casarse,
su incremento en la entrada al mercado laboral o al aumento de la escolaridad
femenina pudiendo así repercutir en los tiempos dedicados a la preparación
de alimentos (Gráfica 4). Respecto a lo anterior, Pederzini (2008), encontró
una relación entre el aumento de escolaridad y la disminución en el tiempo de
preparar alimentos. Las mujeres en edades de 30 a 59 años redujeron su
participación en un 12% aproximadamente. Cabe mencionar que al igual que
los dos grupos anteriores, estos grupos sustentan a mujeres en edad laboral.
También Pederzini (2008) encontró una relación entre las mujeres
remuneradas y las que no perciben remuneración o sólo se dedican al trabajo
doméstico y las horas dedicadas a la preparación de alimentos; las mujeres
con trabajo extradoméstico dedican menos horas a esta actividad mientras
que las que realizan sólo trabajo doméstico dedican más horas a la
preparación de los alimentos.
Gráfica 4. Promedio de horas semanales dedicados a la preparación de
alimentos por grupos de edad y sexo, 2002-2009.

Tiempo medio semanal dedicado a la preparación de alimentos a
nivel nacional según grupos de edad y sexo, 2002-2009.
12
Tiempo
medio (hrs.)
por grupos
de edad y
sexo 2002

Horas

10
8
6
4

30-39
años

60-69
años

70-79
años

Mujer

Mujer

80-89
años

Hombre

Hombre

Mujer

Hombre

Mujer

Mujer

50-59
años

Hombre

Mujer

40-49
años

Hombre

Hombre

Mujer

Mujer

20-29
años

Hombre

Mujer

12-19
años

Hombre

0

Hombre

2

90-98
años

Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
Respecto a los hombres, se puede apreciar un aumento en el período
analizado para los hombres de las edades de 12 a 19 y de 30 a 49 años
57

Tiempo
medio (hrs.)
por grupos
de edad y
sexo 2009

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

(Gráfica 4). Como ya se ha señalado, los hombres han incrementado su
participación en las tareas del hogar por cambios culturales en lo que a los
roles de género se refiere; sin embargo, también este aumento se puede
deber al desempleo. De todas formas, su incremento no alcanza para
compensar la reducción que en los grupos de las mujeres se reporta.
En lo que respecta a la variable poner la mesa (recuerde que incluye otras
actividades), los hombres dedicaron en promedio 4.4 horas y 4.06 horas en el
2002 y 2009, respectivamente. Se tuvo una variación porcentual en el período
de -2.02%. Para las mujeres se tuvo una media de 4.51 y 4.18 horas, para
2002 y 2009, respectivamente. La variación porcentual fue de -7.29%. Un dato
a resaltar es que el promedio entre hombres y mujeres para este tipo de
tareas es muy cercano (Tabla 4).
Tabla 4. Variación porcentual del tiempo medio según tipo de tarea y sexo,
2002-2009.
Variación entre 2002 y 2009
Total Hombres
Variación % Tiempos medios
Hombre
Mujer
y Mujeres
según actividad
Variación % Preparación de
alimentos
-0.54
-11.78
-14.62
Variación % Poner la mesa
-2.02
-7.29
-6.88
Variación % Lavar platos
-1.15
-8.23
-8.14
Variación % Llevar alimentos a
otros miembros del hogar
-1.88
-7.39
-7.17
Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
En lo que compete al uso de tiempo gastado en la variable lavar platos
(recuerde que incluye otras actividades) también hubo una disminución en el
número promedio de horas en el período, -1.15% y -8.24% para hombres y
mujeres, respectivamente. Por último, en la variable llevar alimentos a otros
miembros del hogar, también se redujo el tiempo dedicado a esta actividad, 1.88% y -7.39% para hombres y mujeres, respectivamente. En resumen, los
hogares reportan una reducción en el uso del tiempo de las cuatro actividades
relacionadas con la preparación de los alimentos (Tabla 4).
Traslados que realizan los miembros del hogar al trabajo y escuela.
Se ha señalado que el crecimiento de la urbanización ha llevado a los
individuos a recorrer largas distancias, utilizar medios de transporte y
consumir más tiempo de traslado al área del trabajo y escuela (CONEVAL,
2010; SA, 2010). Analizando por regiones y sexo el uso del tiempo que los
miembros de los hogares gastaron en traslados al trabajo, se encontró que en
todas las regiones los hombres reportaron una reducción del tiempo en este
rubro en el período 2002-2009. En cambio, en la región Ciudad de México y
Norte, las mujeres reportaron un incremento en esta variable (Gráfica 5).
58

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Igualmente, los resultados de la observación del traslado casa-escuela-casa
arrojaron que las mujeres de estas dos regiones presentaron incrementos
similares en las horas promedio gastadas en esta actividad, 11.15% y 5.05%,
respectivamente. Este dato sigue siendo sobresaliente en cuanto a esa
relación no causal entre el aumento de los tiempos de traslado y el aumento
de las prevalencias de obesidad de 2006 y 2012. Debido al incremento en los
tiempos de traslado, antes mencionados, las mujeres pueden estar
reduciendo el tiempo que le dedican a las actividades de la preparación de
alimentos. Lo anterior puede provocar cambios en los patrones alimentarios
de los miembros de los hogares y problemas en la salud referentes al estado
nutricio. En ese sentido, tal y como se señaló párrafos arriba, las regiones
Ciudad de México y Norte son las que presentan las prevalencias más altas
de sobrepeso y obesidad para 2006 y 2009 y, a su vez, existe una reducción
de las mujeres en el tiempo promedio de dicado a la preparación de alimentos
y un aumento en las horas promedio de traslado al trabajo y escuela.

Porcentajes

Gráfica 5. Variación porcentual del tiempo medio dedicado al traslado CasaTrabajo-Casa, 2002-2009.

8
6
4
2
0
-2
-4
-6
-8

Variación % tiempo medio dedicado al traslado casa-trabajo-casa
por sexo y región 2002-2009.

Variación %
tiempo medio
dedicado al
trslado casatrabajo-casa

Hombres Mujeres Hombres Mujeres Hombres Mujeres Hombres Mujeres
Región Centro

Región Ciudad de
México

Región Norte

Región Sur

Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.
Tareas relacionadas a la preparación de alimentos y el tipo de actividad
del individuo.
Por último, se analizaron las cuatro variables referentes a la preparación de
alimentos con dos grupos de mujeres, las que cuentan con un trabajo
extradoméstico y otro en el que se conjuntan aquellas que se dedican a otra
actividad (trabajo doméstico, estudian, con incapacidad permanente, trabajo
voluntario).
En la Tabla 5, se puede estimar que la variación porcentual mayor se presenta
en el rubro de la preparación de alimentos para ambos grupos, lo que equivale
a poco más de 2.8 horas para ambos grupos. Las mujeres que trabajan
extradomésticamente fueron las que más amplio fue la disminución del tiempo
59

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

dedicado a la preparación de alimentos (34.4%). En el grupo de las
trabajadoras extradomésticas, la tarea que sufrió menos disminución fue llevar
alimentos a otros miembros del hogar; esto puede deberse a que en 2002 ya
se dedicaba poco tiempo a esa tarea y en 2009 se continuó con esa
tendencia. Sin embargo, para las que se dedican a otra actividad, la variable
llevar alimentos decreció 9.65%, lo que equivale dejar de gastar 0.45 horas en
esta tarea.
Por último, es destacable que aun cuando las mujeres no cuenten con un
trabajo extradoméstico, ellas dedicaron menos tiempo a las cuatro actividades
relacionadas a la preparación de alimentos. Una razón puede ser que este
grupo de mujeres hayan incorporado complementos y alimentos preparados o
precocidos que hayan facilitado la elaboración de los alimentos y, por lo tanto,
reducido los tiempos.
Ante los resultados presentados en los últimos tres apartados, se puede
concluir que los hogares respondieron cambios internos y externos a ellos y
tuvieron que reestructurar sus estrategias de producción y reproducción.
Tabla 5. Variación porcentual del promedio de horas dedicado a las
actividades relacionadas con la preparación de alimentos, 2002-2009.

2002-2009
Trabajo
extradoméstico
Variación % de los tiempos medios(horas) según
la preparación de alimentos y actividades
Mujer (%)
relacionadas
Preparación de alimentos
-34.41
Poner la mesa
-5.98
Lavar platos
-5.32
Llevar alimentos a otros miembros del hogar
-0.07
Fuente: Elaboración propia con datos de la ENUT 2002 y 2009.

Otra actividad

Mujer (%)
-26.62
-7.81
-9.26
-9.65

Conclusiones.
En la actualidad, existe una gran variedad de productos alimenticios,
herramientas y tecnología que pueden facilitar el trabajo en la cocina y que
pueden estar haciendo que se acorten los tiempos dedicados a esas tareas;
sin embargo, la participación femenina en el mercado laboral también se ha
intensificado en los últimos años por el mismo modelo de crecimiento
económico en el que estamos envueltos y que determina en gran parte los
tiempos que le dedicamos a las actividades de nuestra vida diaria. El
capitalismo ha estado en constante movimiento y, por lo tanto, provoca
transformaciones en los hogares y sus miembros.

60

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En el período de tiempo analizado, se puede considerar que los hogares
cambiaron sus estrategias respecto al uso del tiempo dedicado a las cuatro
variables relativas a la preparación de alimentos que se retomaron en el
estudio. Las mujeres disminuyeron los tiempos en esas actividades mientras
que los hombres aumentaron su participación pero sin alcanzar a cubrir la
reducción que las mujeres reportaron. Aun así, la cocina sigue siendo un lugar
con predominio femenino en el que se pueden ver las relaciones desiguales
entre sexos. Esas reducciones son significativas ya que las mujeres son las
que dedican más tiempo en relación al que gastan los hombres.
Esas cuatro variables pueden impactar en el estado nutricio de los individuos.
El hecho de que se reduzcan los tiempos en esas tareas no necesariamente
significa que la salud de los integrantes del hogar se deterioró también. Sin
embargo, el panorama nutricio y de salud de la población mexicana se ha
deteriorado en los últimos años. Se han incrementado las tasas de obesidad
en toda la población y, por lo tanto, han crecido las prevalencias de las
enfermedades relacionadas a esta. Igualmente, se ha visto que el patrón
alimentario ha cambiado. Los hogares reportan consumir y gastar más
alimentos preparados tanto dentro como fuera del hogar.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El amor si duele…¿y, quién me protege?:
mujeres violentadas por su pareja.
“La violencia contra la mujer es quizás la más vergonzosa violación de los
derechos humanos. No conoce límites geográficos, culturales o de riquezas.
Mientras continúe, no podremos afirmar que hemos realmente avanzado hacia
la igualdad, el desarrollo y la paz".
Kofi Annan,
Secretario General de las Naciones Unidas
22

María Eugenia Lobo Hinojosa
23
Ana María Contreras Ramírez
24
Luz Amparo Silva Morín
25
Laura González García

RESUMEN:
Hoy en día la violencia dirigida hacia las mujeres, se reconoce como un grave
problema social a nivel mundial, y ha sido hasta años recientes cuando se ha
logrado ubicar en su justa dimensión, esto es, en la discusión y análisis
público. Este tipo de violencia, particularmente la que se da en el hogar por
parte de la pareja, es un obstáculo para el avance del desarrollo de un país,
porque limita la ejecución de los derechos de la mitad de la población, atenta
contra la libertad y bienestar, y al mismo tiempo implica costos para la familia
y el Estado.

El estudio Women's Health and Domestic Violence Against Women realizado
por la Organización Mundial de la Salud (OMS), pone de manifiesto que la
ejercida por la pareja es la forma de violencia más común en la vida de las
mujeres, mucho más que las agresiones o violaciones perpetradas por
familiares, jefes, extraños o simples conocidos.
Por la importancia del tema, el presente trabajo emana de un amplio estudio
sobre violencia de género, del cual se tomaron únicamente los indicadores de
22
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
Monterrey, México.
23
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
Monterrey, México.
24
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
Monterrey, México.
25
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
Monterrey, México.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

la violencia contra la mujer infligida por su propia pareja, caracterizando los
principales rasgos y el tipo de violencia que viven --que puede ser física,
sexual, psicológica, económica o patrimonial--, así como el nivel de severidad
de las agresiones y su frecuencia, revisándose la percepción que sobre el
hecho tienen las propias mujeres. En este documento se resalta la poca
denuncia que se hace de las parejas agresoras, relacionándolo con el escaso
conocimiento que tiene la población femenina mexicana sobre las leyes,
reglamentos, programas y proyectos que la protegen.
Palabras clave
Violencia de género, Violencia doméstica, Mujeres maltratadas, Mujeres
violentadas, Violencia Familiar.
INTRODUCCIÓN
Hasta hace pocos años no se consideraba como un delito la violencia física o
psíquica dentro del ámbito familiar o de pareja, sino como “asuntos privados”
(Frapolli, 2003). Poco a poco, este tipo de violencia ha dejado de percibirse
como un problema privado, para convertirse en un problema estructural,
considerado como social y de prioridad política (INEGI, 2006a). Las
circunstancias han variado sensiblemente. La igualdad normativa entre
hombres y mujeres es un hecho. La sociedad en que vivimos, en el marco
legal, establece las bases para una convivencia en condiciones de libertad e
igualdad para todas las personas sin distinción de sexo. Sin embargo, a pesar
de los avances legislativos, y de todos los programas y proyectos
gubernamentales en beneficio de la mujer, las relaciones de poder persisten
en las relaciones familiares y de innumerables parejas (Lobo et al, 2013).
En este sentido, la violencia contra la mujer por parte de su pareja o ex-pareja
está generalizada en el mundo presentándose en todos los grupos sociales
independientemente de su nivel económico, cultural o cualquier otra
consideración. Aun siendo de difícil cuantificación, dado que no todos los
casos trascienden más allá del ámbito conyugal, se sabe que un elevado
número de mujeres sufren o han sufrido este tipo de violencia. Estudios
realizados en países por desarrollar arrojan una cifra de maltrato en torno al
20% (Jaspard, 2007).
En la pareja, en indiscutible que el maltrato es mayoritariamente ejercido por
él contra ella, teniendo unas causas específicas: los intentos del hombre por
dominar a la mujer, la baja estima que determinados hombres tienen de las
mujeres; causas que conducen a procurar instaurar una relación de dominio
mediante desprecios, amenazas y golpes (INEGI, 2006b) .
Los rasgos más visibles del maltrato –y que toda la sociedad reconoce--, son
las palizas y los asesinatos, por que trascienden del ámbito de la pareja; sin
embargo, los maltratos de “baja intensidad”, los maltratos psíquicos que
66

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mantenidos en el tiempo socavan la autoestima de la mujer, son los que
mayoritariamente se dan Cuando trasciende un caso de maltratos, la mujer
puede llevar años sufriéndolos (Nogueiras, 2005).
Aún en nuestros días es frecuente tratar el tema de los maltratos como casos
individuales, lo que representa un grave error, porque trae como consecuencia
una visión del problema que evita tratarlo como un problema social (Jaspard,
2007). Es indiscutible que todo tipo de violencia contra la mujer, pero
particularmente la que se da en el hogar por parte de la pareja, es un
obstáculo para el avance del desarrollo de un país, porque limita la ejecución
de los derechos de la mitad de la población, atenta contra la libertad y
bienestar, y al mismo tiempo implica costos para la familia y el Estado (Buvinic
et al, 2005).
En el caso particular de nuestro país, muchas mujeres mexicanas viven en
ambientes de violencia, miedo e inseguridad dentro de su propia casa. Están
inmersas en una situación de la que no saben salir y que a veces las lleva
hasta la muerte (INMUJERES, 2008). En este sentido, las consecuencias
últimas de la violencia contra la mujer en la pareja, son la de decenas o
cientos de mujeres muertas a manos de su pareja cada año.
Según lo expresado, sobran razones para estudiar la violencia de género en el
ámbito nacional. En el Estado de Nuevo León, México y específicamente en el
Área Metropolitana de Monterrey, --región donde se realizó el estudio del cual
emana este artículo-- se ha detectado, de acuerdo a investigaciones
recientes, que lejos de disminuir se ha incrementado la violencia contra la
mujer por parte de su pareja o expareja (Fosado, 2014).
El presente trabajo se estructura en tres partes: en la primera se realiza un
encuadre general del tema, lo que sirve de preámbulo para abordarlo. En la
segunda parte, se dejan en claro los distintos tipos de violencia y el ciclo por el
que se pasa en la problemática estudiada., haciendo hincapié en lo difícil de
romper dicho ciclo y en que la población femenina no sabe quién la protege, al
desconocer la ley y no tener el apoyo adecuado. Estas dos primeras partes
sirven de marco referencial, para presentar en una tercera parte los hallazgos
básicos de mujeres violentadas por su pareja, emanados de un amplio estudio
de violencia de género.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

I. CONCEPTUALIZACIÓN Y ENCUADRE GENERAL DE LA VIOLENCIA
CONTRA LA MUJER EJERCIDA POR LA PAREJA.
1.1 Conceptualización de violencia, violencia de género y violencia de
pareja.
No se puede entender la violencia de “género”, “conyugal”, “doméstica” o “de
pareja” si no se comprende primero el significado de violencia. En sus
múltiples manifestaciones, la violencia siempre es una forma de ejercicio
del poder mediante el empleo de la fuerza (ya sea física, psicológica,
económica, política…) e implica la existencia de un “arriba” y un “abajo”,
reales o simbólicos, que adoptan habitualmente la forma de roles
complementarios (Artiles, 1998)
En lo referente a violencia de género, la Declaración sobre la Eliminación de la
Violencia contra la Mujer (Resolución de la Asamblea General 48/104 del 20
de diciembre de 1993; Organización de las Naciones Unidas) la define en su
artículo 1° como "…todo acto violento basado en la pertenencia al sexo
femenino, que tenga o pueda tener como resultado un daño o
sufrimiento físico, sexual o psicológico para la mujer; así como las
amenazas de tales actos, la coacción o la privación arbitraria de la
libertad, tanto si se producen en la vida pública como en la privada”.
En total concordancia con la anterior definición, la “Convención de Belém do
26
Pará” , suscrita por la Organización de Estados Americanos (OEA) en
27
1994 , afirma en su artículo primero que “…debe entenderse por violencia
contra la mujer cualquier acción o conducta, basada en su género, que
cause muerte, daño o sufrimiento físico, sexual o psicológico a la mujer
tanto en el ámbito público como privado” (OEA, 1994:1). En México, esta
misma definición es retomada por la Ley General de Acceso de las Mujeres a
una Vida Libre de Violencia (promulgada en el año 2007), añadiendo el daño
patrimonial y económico (INMUJERES, 2008).
Específicamente la violencia de pareja, es parte de lo que se denomina más
ampliamente violencia de género, pues representa un ejercicio de poder y
control que se ejerce contra la mujer por la condición misma de ser mujer,
cuando simboliza plenamente el rol social establecido de debilidad,
desventaja, sometimiento y pasividad (Fernández, 2004). Es decir, Es un
patrón de comportamiento en el que la pareja o la ex pareja utilizan la
violencia física o sexual, la coacción, la amenaza, la intimidación o el abuso
emocional o psicológico y económico, independientemente del sexo, estado
civil, orientación sexual, identidad de género e incluso estatus migratorio de
cualquiera de las personas involucradas.
26
27

Convención Interamericana para Prevenir, Sancionar y Erradicar la Violencia contra la Mujer.
Ratificada en México en 1998 y publicada en 1999 en el Diario Oficial.

68

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

1.2 Aproximación al tema.
La violencia que se ejerce contra la mujer por parte de su pareja, tiene su
origen en las relaciones de poder desiguales entre hombres y mujeres. Según
las Naciones Unidas, hasta 1991 sólo 22 países del mundo industrializado
habían concedido a las mujeres iguales derechos que a los hombres en
cuestión de matrimonio, divorcio y propiedad familiar, y aunque
paulatinamente este hecho ha cambiado, se continúan repitiendo las
estructuras desiguales y estereotipos de la sociedad (Medina, 2002). De
acuerdo con lo anterior, es posible aseverar que la situación de discriminación
y violencia que sufren las mujeres es una problemática arraigada, con raíces
fortalecidas por construcciones sociales que han permitido su reproducción
natural y han incidido en su invisibilización (Díaz, 2009).
Actualmente, la violencia doméstica es uno de los problemas sociales y de
salud pública más graves por su creciente incidencia y mortalidad.
Aproximadamente, un tercio de las mujeres de todo el mundo son víctimas y/o
supervivientes de maltratos, violaciones y asesinatos (Pickup et al, 2001).
Este situación resta años de vida a las personas que lo sufren, porque causa
lesiones físicas y psicológicas irreversibles y, en algunos casos, la muerte
(Plichta, 2001; Krantz, 2002).
Debido a la importancia de la problemática estudiada, la Organización Mundial
de la Salud (OMS) realizó en el año 2005 un estudio pionero sobre la
violencia doméstica titulado Women's Health and Domestic Violence Against
Women (Salud femenina y violencia doméstica contra las mujeres). Dicho
estudio se basa en entrevistas realizadas a más de 24 000 mujeres de zonas
rurales y urbanas de 10 diferentes países. Los resultados de la investigación
ponen de manifiesto que la ejercida por la pareja es la forma de violencia más
común en la vida de las mujeres, mucho más que las agresiones o violaciones
perpetradas por familiares, jefes, extraños o simples conocidos. En el estudio
se describen las gravísimas consecuencias para la salud y el bienestar que
tiene en todo el mundo la violencia física y sexual ejercida por el marido o la
pareja, y se expone el grado de ocultación que sigue rodeando este tipo de
violencia (García-Moreno et al, 2005).
En el estudio mencionado se encontró que: las mujeres que sufren violencia
de sus parejas presentan más síntomas depresivos, ansiedad, trastorno por
estrés postraumático, baja autoestima e ideación suicida que aquellas mujeres
que no sufren esta violencia. Teniendo en cuenta que la mayoría de estos
casos se producen en mujeres con edades comprendidas entre 21 y 51 años,
es decir, en grupos de edad de población activa y reproductiva, podría
asegurarse que la violencia contra las mujeres tiene también efectos directos
e indirectos que ponen de manifiesto el carácter social y epidémico del
problema (García-Moreno et al, 2005).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

1.3 La violencia contra la mujer ejercida por la pareja como resultado de
una construcción cultural.
La violencia y discriminación ejercida contra las mujeres encuentran su
fundamento en los pactos patriarcales y en cómo se construyen los modelos
de masculinidad y feminidad en una sociedad, ajustados a normas o contextos
culturales, los cuales son legitimados cuando se da un proceso de cosificación
de la mujer, implicando la negación de su voluntad y la naturalización de la
violencia (Torres, 2006).
La consideración de la violencia conyugal como fenómeno privado ha
propiciado que durante siglos se considerara, primero como un derecho
natural del marido y algo normal y, posteriormente como un hecho que
infortunadamente sucedía en algunos hogares, pero que formaba parte de la
vida privada de las parejas y en lo que por lo tanto no había que intervenir
(Bosch y Ferrer, 2000). En este sentido, la consideración de la supuesta
privacidad de la violencia doméstica, es uno de los factores que subyacen al
hecho de que las víctimas no denuncien y de que éste continúe siendo un
problema oculto cuyas cifras reales son casi imposibles de conocer (Frapolli et
al, 2003).
La violencia como un asunto normal en la pareja, tiene relación con el
escenario de que la mujer se apropia y adopta como habitual las normas
sociales, como son: la infidelidad por parte de su esposo o pareja, la
dependencia hacia él, la crítica constante hacia su persona, etc. En México se
tiende a justificar la violencia hacia la mujer, con argumentos como: que la
pareja es el hombre de la casa, que es alcohólica o que tuvo una infancia
violenta, dejando a un lado el hecho de que las normas sociales aprendidas
son las que contribuyen de manera directa a ver como normal esta serie de
situaciones violentas (Agoff et al, 2006).
Desde esta perspectiva, la mujer maltratada suele justificar la violencia que
sufre adjudicándola a situaciones externas a su pareja, y ella misma tiende a
responsabilizarse de ser violentada, lo que tiene sus raíces en las
características de la “mujer tradicional”, enmarcadas por la pasividad, la
tolerancia y la obligación de cumplir su rol doméstico (Dohmen, 1994). Toda
esta serie de creencias, son producto de los valores y normas sociales que
establecen los comportamientos de la población femenina, los cuales son
transmitidos y reproducidos en el seno familiar (Agoff et al, 2006).
1.4 Una visión diferente de la violencia doméstica: de cuestión privada a
problema social.
A pesar de que la violencia contra la mujer no es un fenómeno nuevo, su
reconocimiento y por lo tanto el paso de ser considerada de una cuestión
privada a un problema social, si es relativamente reciente (Bosch y Ferrer,
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

2000). Hoy en día se reconoce como un grave problema social a nivel
mundial, y ha sido en años recientes cuando e ha logrado ubicar en su justa
dimensión, esto es en la discusión y análisis público.
Así, si desde su análisis como problema individual se entendía esta violencia
como consecuencia de alguna situación o circunstancia particular (situación
socioeconómica, patología del agresor, etc.), desde su consideración como
problema social se entiende que la violencia contra las mujeres tiene su origen
último en unas relaciones sociales basadas en la desigualdad, en un contrato
social entre hombre y mujer que implica la presión de un género (femenino)
por parte del otro (masculino). Y, desde esta nueva consideración, son
necesarias actuaciones a nivel social que impliquen un nuevo contrato social,
no sólo con nuevas modalidades legislativas, sino con modificaciones en las
políticas públicas, en los programas educativos, etc. para afrontar el problema
y superar sus consecuencias (Bosch y Ferrer, 2000).
En los últimos años, se ha logrado que en México se ponga en la mesa del
diálogo el tema de la violencia de género. Lo que estaba en cuatro paredes
ahora es asunto de derechos humanos, de salud y de seguridad pública, así
como de procuración y de administración de justicia, donde deben intervenir
las instituciones. Colocar el problema como algo absolutamente prioritario en
la agenda pública ha sido un proceso muy difícil y ha tenido avances gracias
al permanente esfuerzo de los movimientos feministas (Vargas, 2007). Ha
sido esencial el reconocimiento de las reivindicaciones feministas por parte de
los organismos públicos, y entre ellos por la ONU, que en 1993 aprobó la
“Declaración sobre la Eliminación de la Violencia contra la Mujer”, primer
instrumento internacional de derechos humanos dedicado exclusivamente a
este tema y en 1995 auspició la Cuarta Conferencia Mundial sobre la Mujer,
en la que se adoptan la Declaración de Beijing y la Plataforma de Acción que
dedica toda una sección a la violencia contra la mujer, considerando que su
eliminación es esencial para la igualdad, el desarrollo y la paz (Torres, 2006).
A partir de la aprobación de la Declaración se inició un proceso creciente de lo
que se ha denominado visibilización de las diferentes formas de violencia
contra las mujeres, especialmente la violencia doméstica, lo que llevó a los
países, entre ellos México, a una adecuación del marco jurídico hasta
entonces vigente (Álvarez, 2008).
En este sentido, al volverse “problema público visible”, se volvió también un
hecho político y se diferenció como violencia física, sexual, psicológica…,
evidenciándose toda su extensión, complejidad y tremendo dramatismo
(Vargas, 2007).

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

II. EL AMOR SI DUELE… ¿Y, QUIÉN ME PROTEGE? DISTINTOS TIPOS Y
CICLO DE LA VIOLENCIA CONTRA LA MUJER INFRINGIDA POR LA
PAREJA.
2.1 Tipos de violencia contra la mujer.
Actualmente y de acuerdo con lo establecido en la Ley General de Acceso de
las Mujeres a una Vida Libre de Violencia (LGAMVLV) promulgada en el año
2007, la violencia se clasifica en tipos. Estos tipos son definidos textualmente
por la ley de la siguiente manera (INMUJERES, 2008):
Violencia psicológica:
Cualquier acto y omisión que dañe la estabilidad
psicológica, que pueda consistir en: negligencia,
abandono, descuido reiterado, celotipia, insultos,
humillaciones, devaluación, marginación, indiferencia,
infidelidad,
comparaciones
destructivas,
rechazo,
restricción a la autodeterminación y amenazas, las cuales
conllevan a la víctima a la depresión, al aislamiento, a la
devaluación de su autoestima e incluso al suicidio. Art. 6,
Fracción I.
Violencia física:
Cualquier acto que infringe daño accidental, usando la
fuerza física o algún tipo de arma u objeto que pueda
provocar o no lesiones, ya sea internas, externas o ambas.
Art. 6 Fracción II.
Violencia patrimonial:
Cualquier acto u omisión que afecta la supervivencia de la
víctima. Se manifiesta en: la transformación, sustracción,
destrucción, retención, o distracción de objetos,
documentos personales, bienes y valores; de derechos
patrimoniales o recursos económicos destinados a
satisfacer sus necesidades. Puede abarcar los daños a los
bienes comunes o propios de la víctima. Art. 6, Fracción III.
Violencia económica:
Toda acción u omisión del agresor que afecta la
supervivencia económica de la víctima, se manifiesta a
través de limitaciones encaminadas a controlar el ingreso
de sus percepciones económicas, así como la percepción
de un salario menor por igual trabajo, dentro de un mismo
centro laboral. Art.6, Fracción IV.
Violencia sexual:
Cualquier acto que degrada o daña el cuero y/o la
sexualidad de la víctima y que por tanto atenta contra su
libertad e integridad física. Es una expresión de abuso de
poder que implica la supremacía masculina sobre la mujer,
al denigrarla y concebirla como objeto. Art. 6 Fracción V.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Es pertinente hacer mención de que la clasificación utilizada cumple
con una función descriptiva y facilita el análisis, pero esto no significa
que estas variantes sean excluyentes. De acuerdo con esto, Castro y
Ríquer (2002) dicen:
Prácticamente todas las formas de violencia física y sexual
impactan también el dominio emocional. ¿Por qué, por
ejemplo, considerar a una golpiza (sólo) como una forma
de violencia física, si el daño en el ámbito emocional
puede ser incluso más trascendente para la mujer? O bien,
¿sobre qué bases conceptuales es posible diferenciar a la
violencia sexual de la violencia emocional?… En síntesis,
la clasificación de las diversas formas de agresión como
violencia física, emocional, sexual o económica, no puede
realizarse sin recurrir a un alto grado de arbitrariedad, que
por otra parte resulta necesaria con miras a facilitar la
operacionalización del concepto de violencia.
La cita anterior muestra que un solo hecho de violencia afecta a la
persona en más de una forma, por lo que no pueden establecerse
límites explícitos, pero también señala la ventaja de acotarlos, aunque
sea en forma arbitraria (INEGI, 2006b).
2.2 Ciclo de la violencia infringida a la mujer por parte de su pareja.
La violencia no surge de manera espontánea, es una conducta aprendida, es
una forma de relacionarse con el otro que se ha normalizado, pero NO es
normal. La antropóloga Lenore Walker a raíz de su trabajo con mujeres definió
el ciclo de la violencia, que es importante conocer y reconocer para poder
pedir ayuda y romper con él (CONAVIM, 2014). La situación de violencia que
la mujer sufre por parte de su pareja en su relación, se explica porque la
víctima se vuelve cada vez más vulnerable, perdiendo con ello su capacidad
de autodefensa.
Todo comienza con una parte invisible o silenciosa que puede durar largo
tiempo, incluso años de convivencia. Casi siempre inicia de forma sutil,
invisible a los ojos de la mujer. En estos comienzos se aprecia un exceso de
control por parte del hombre hacia su pareja, que ella suele confundir con
celos, con una preocupación excesiva por su parte o, incluso, como signos
de un gran amor hacia ella. Esta actitud controladora se evidencia en muchos
aspectos (su forma de vestir, su trabajo, control de sus gastos, control de
salidas y de las amistades, intentos de separación de su familia…) así como
humillación o menosprecio de las cualidades o características de la mujer. De
forma que va consiguiendo que ésta vaya perdiendo poco a poco su
autoestima, su autonomía e incluso su capacidad o reacción o defensa ante
esta situación (Jauregui, 2006).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El comportamiento agresivo del varón va aumentando en frecuencia en
intensidad, hasta que la mujer decide consultar o pedir ayuda, ésta se
convierte en la fase visible. El ciclo de la violencia es una secuencia repetitiva,
que explica en muchas ocasiones los casos del maltrato crónico (Jauregui,
2006).
De acuerdo con la CONAVIM (2014), se describen tres fases en este ciclo:
acumulación de tensión, explosión y reconciliación, denominada, más
comúnmente, “luna de miel”.
-1ª fase: DE ACUMULACIÓN DE TENSIÓN
En esta fase los actos o actitudes hostiles hacia la mujer se
suceden, produciendo conflictos dentro de la pareja. El agresor va
volviéndose cada vez más susceptible, respondiendo con más
agresividad y encontrando motivos de enfado en cualquier
situación. Cualquier intento por parte de la mujer de solucionar los
problemas o ver las causas son en vano; el hombre cada vez se
distancia más de ella y está más irritable.
El maltratador demuestra su violencia de forma verbal y, en algunas
ocasiones, con agresiones físicas, con cambios repentinos de
ánimo, que la mujer no acierta a comprender y que suele justificar,
ya que no es consciente del proceso de violencia en el que se
encuentra involucrada. De esta forma, la víctima siempre intenta
calmar a su pareja, complacerla y no realizar aquello que le
moleste, con la idea de que así evitará los conflictos, e incluso, con
la equivoca creencia de que esos conflictos son provocados por
ella. Esta fase seguirá en aumento.
-2ª fase: DE EXPLOSIÓN VIOLENTA
La violencia finalmente explota, y da lugar a la agresión. También
es conocida como fase de agresión, pues en ella el maltratador se
muestra tal cual es y se producen de forma ya visible los malos
tratos, tanto psicológicos, como físicos y/o sexuales. Ya en esta
fase se producen estados de ansiedad y temor en la mujer.
-3ª fase: DE “LA LUNA DE MIEL”
Tras los episodios violentos, el maltratador suele pedir perdón,
mostrarse amable y cariñoso. En esta tercera fase, también
denominada de arrepentimiento o de reconciliación, el agresor
parece sentirse culpable, pide disculpas a la víctima y trata de
demostrar que está arrepentido. Una vez que ha conseguido el
perdón de su víctima, vuelve a sentirse seguro en la relación y a
tomar el poder, y comienza de nuevo el ciclo.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Esta fase de arrepentimiento, posterior a la agresión, hace que la
víctima mantenga la ilusión del cambio --cree que el agresor
modificará su comportamiento--, sobre todo en las primeras
ocasiones en las que se produce la violencia. Y finalmente el ciclo
se completa, recomenzando uno nuevo. Pero cada ciclo completo
provoca en la víctima una disminución de confianza en sí misma. A
su vez cada ciclo completo hace que el siguiente sea aún más
violento: las reincidencias suelen acrecentarse en intensidad y en
frecuencia, de tal manera que los periodos de remisión son cada
vez más cortos. El ciclo continúa repitiéndose hasta que
desaparece completamente la fase de “Luna de miel” (CONAVIM,
2014).
2.3 El amor si duele… ¿Y, QUIÉN ME PROTEGE?
-¿Cómo romper el ciclo de violencia?
Como ya se dejó claro, por desgracia estos ciclos de violencia repetitiva
suelen conducir a un aumento de la violencia, lo que conlleva a un elevado y
creciente peligro para la mujer, quien comienza a pensar que no hay salida a
esta situación.
Muchas veces la víctima de la violencia doméstica siente que es la única que
está siendo abusada, lo cual no es cierto. El abuso le ocurre a las personas de
todas las procedencias, es una realidad sufrida diariamente por un sin número
de mujeres (Morales, 2010). Lo más importante va dirigido a reconocer que se
está en una situación de violencia, que lo que ocurre no es algo normal, que la
relación de pareja no debe ser así, que no hay normativa con eso y que la
persona necesita salir por su bienestar. Cuando se reconoce eso, se da el
paso de buscar ayuda y comunicarlo a profesionales que tienen la experiencia
o se acude al círculo inmediato de apoyo, ya sea familiar o gubernamental.
Sin embargo lo expuesto en el párrafo anterior NO ES FÁCIL…, es muy difícil
romper el ciclo sin ayuda externa, se requieren estrategias bien delimitadas
sobre el particular, conocimiento de los derechos y ayuda bien planeada, pues
muchas veces la mujer permanece (en la relación) por miedo de no saber qué
pasará después, a dónde irá a vivir … , porque innegablemente hay muchos
cambios, no solamente se rompe con el agresor, se está rompiendo con
muchas otras cosas. Pero además, esta problemática sigue estando plagada
de estereotipos negativos que afectan en gran medida a las redes de apoyo
formales e informales a las que acude la mujer maltratada en algún momento.
Estas mujeres suelen ser, de nuevo, victimizadas por los organismos que
deberían prestarles protección y apoyo (Medina, 2002). Y la pregunta sigue
latente ¿QUIÉN ME PROTEGE?
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Lamentablemente, el factor de riesgo para las mujeres es simplemente el
hecho de ser mujeres, sin respetar edad ni estrato social. No existe un perfil
de mujer maltratada, pero si existen rasgos que comparten las mujeres que
sufren este tipo de abusos como son una autoestima pendular, miedo,
dependencia de la pareja, ansiedad, depresión, indecisión, desmotivación e
irritabilidad, entre otras (Fernández, 2004). ¡A esto se agrega que no saben
qué hacer, ni a quién recurrir!
-Los avances no son suficientes.
Definitivamente la violencia contra la mujer en el ámbito doméstico tiene
dimensiones sociales, ocupando un lugar importante en los índices de
morbilidad y mortalidad femenina: “…en el caso concreto de las mujeres, la
mayoría de las muertes por homicidio ocurren en el hogar y su pareja es la
persona más frecuente involucrada en ese desenlace violento” (Gómez et al,
2006:280).
Los avances para prevenir, sancionar y erradicar la violencia contra la mujer
no se reflejan en nuestra realidad como se quisiera, y esto se debe entre otros
factores a que:
Existe una escasez de recursos para la implementación de
programas y proyectos; insuficientes espacios especializados en
la atención a víctimas de violencia… resistencia a la
sensibilización en género y a la problemática de violencia… por
parte de algunos servidores públicos dedicados a la procuración
e impartición de justicia; cultura incipiente de denuncia de los
delitos de violencia… y falta de información sobre el problema,
desagregada por sexo. (Pérez, 2008: 1041).
Para adoptar una política integral y efectiva contra este tipo de violencia es
necesario considerar, que a quienes corresponde trabajar en los tres niveles
del Estado y a la sociedad misma, se les sensibilice sobre la necesidad de
modificar y excluir las prácticas y criterios inequitativos basados tanto en
factores naturales (biologistas) como culturales (prejuicios). Ello se logra de
una forma eficaz y eficiente a través de dos mecanismos: el legislativo y el
educativo (Pérez, 2008). En el primero se han tenido avances significativos,
pero las evidencias de los diferentes estudios de investigación de los últimos
años, demuestran la prevalencia del problema, lo que constata que la mayoría
de la población, sobre todo la femenina, sigue sin conocer y comprender la
magnitud de las causas y consecuencias de este tipo de violencia. Como ya
se dejó en claro, no se puede negar que en pleno siglo XXI muchas mujeres
siguen siendo violadas en sus derechos y sometidas a maltratos físicos,
verbales y psicológicos (Torres, 2004b). Una causa que conlleva a este
maltrato es el desconocer sus derechos y saber que personas e instituciones
les pueden ayudar a superarlos y denunciarlos para vivir dignamente. Es
importante entonces visualizar si las mujeres conocen y re-conocen los
avances legislativos y sus derechos. Por ello resulta de fundamental
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

importancia investigar sobre el particular, realizar actividades de divulgación e
intervención social y continuar legislando sobre el tema (Lobo et al, 2013).
III. HALLAZGOS BÁSICOS DE MUJERES VIOLENTADAS POR SU
PAREJA, ENCONTRADOS EN UN ESTUDIO DE VIOLENCIA DE GÉNERO.
Según Vidales (2007) en el Estado de Nuevo León y específicamente en el
Área Metropolitana de Monterrey, hay insuficiencia en materia de
investigación sobre el problema social de la violencia de género, por lo que en
los últimos años en la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de la
Universidad Autónoma de Nuevo León, se ha planteado la necesidad de
promoverla en la academia, en las instancias gubernamentales y en las
organizaciones civiles para conocer su prevalencia y reflexionar sobre sus
causas y efectos.
El presente trabajo emana de un amplio estudio sobre violencia de género, del
cual se retomaron únicamente los indicadores de la violencia contra la mujer
infligida por su propia pareja, caracterizando los principales rasgos y el tipo de
violencia que viven --que puede ser física, sexual, psicológica, económica o
patrimonial--, así como el nivel de severidad de las agresiones y su
frecuencia, revisándose la percepción que sobre el hecho tienen las propias
mujeres. En este documento se resalta la poca denuncia que se hace de las
parejas agresoras, relacionándolo con el escaso conocimiento que tiene la
población femenina mexicana sobre las leyes, reglamentos, programas y
proyectos que la protegen.
La investigación fue realizada por un equipo de profesionales de Trabajo
Social con amplia experiencia en diseño y aplicación de encuestas y en la
temática de estudio. El abordaje implicó un estudio descriptivo-transversal
realizado en un municipio del Área Metropolitana de Monterrey. De las
mujeres mayores de 15 años entrevistadas, 1320 manifestaron haber sido
víctimas de violencia por su condición de género y, de ellas 1211 declararon
haber sido violentadas por su pareja o expareja.
Para la ejecución de esta parte del documento, se elaboró un resumen de los
principales resultados obtenidos --específicamente de esas 1211 mujeres--,
en lo referente a: características socio-demográficas generales; distintas
formas de violencia, frecuencia y nivel de severidad de las agresiones; causa
principal del maltrato o abuso de acuerdo a la propia percepción de la mujer
violentada; conocimiento de la Ley; denuncia del maltrato; y, solicitud de
apoyo de las víctimas de violencia. Realizándose un análisis bajo el enfoque
social, de acuerdo al marco referencial presentado.
Dentro de las características demográficas de importancia, destaca el que las
mujeres maltratadas por su pareja menores de 45 años representan dos
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

tercios del total (65.6%), --sobresaliendo el grupo de 15 a 20 años de edad
(32.5%)–, lo que implica que la mayoría son jóvenes.
Del total de la población estudiada, el 89.4 % son casadas y el 10.6% viven
en unión libre. Más de la mitad son madres de familia (56.6%). El nivel
educativo promedio reportado es de 9.2 años, --un alto porcentaje de mujeres
tiene secundaria completa (28.3%) o preparatoria completa (24.7%)--. Los
quehaceres del hogar representan la principal condición de actividad (69%).
El estudio captó las siguientes formas de violencia: la física (66.4%), que
afecta la integridad corporal de la mujer, como empujones, patadas, golpes,
etc.; la emocional o psicológica (56%), que comprende actos que atentan
contra la psique de la mujer, como menosprecio, intimidación, humillación,
etc.; la económica (10.5%), que son hechos encaminados a controlar los
recursos económicos del hogar para presionar a la mujer, con acciones como
amenazar con no aportar los gastos domésticos, o criticar a la mujer por la
forma en que administra tales gastos; la patrimonial (8.2%) dirigida a
esconder, robar o vender sin permiso los objetos de valor, los documentos
personales y los bienes; y la sexual (6.5%), cuyo fin es la obtención de
relaciones sexuales sin el consentimiento de la mujer. Además, más del 60%
refiere que el maltrato ha sido recurrente durante años y que ha sido ejercido
por la actual pareja.
Es importante aclarar que por la desagregación en esta tipología permite
identificar que las mujeres pueden sufrir más de un tipo de violencia,
presentándose casos en que las mujeres manifestan sufrir los cinco diferentes
tipos.
La violencia de pareja se manifiesta de varias formas; sin embargo, cada tipo
esta matizado por la frecuencia, el nivel de severidad y por la percepción que
da la propia mujer que puede considerarlo desde grave a no darle
importancia. Por los resultados obtenidos, es significativo resaltar que el
maltrato físico es quizá el más fácil de reconocer como un hecho de violencia:
en este particular las mujeres entrevistadas refirieron empujones, patadas,
jalones de cabello, golpes con la mano o con algún objeto, estrangulamiento.
Sin embargo, el suceso que un mayor porcentaje de mujeres reportan que
ocurrió muchas veces en el año, fue la agresión de golpes con las manos o
con algún objeto, pues enfrentaron este maltrato más de la mitad de las
mujeres violentadas físicamente (51.3%) y de ellas, la mayoría (61%) lo
percibió como hecho muy grave.
Otro tipo de maltrato que también es considerado altamente recurrente –en el
estudio ocupa el segundo lugar en incidencia—es el maltrato emocional,
cuyas agresiones si bien no inciden directamente en el cuerpo de la mujer, si
ocasionan daños progresivos a su mente al afectarla psicológicamente
(Castro y Ríquer, 2002). En este indicador se encontró una alta recurrencia
en las constantes amenazas de irse, dañarla o quitarle a los hijos (45.9%); y
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

menos frecuente, pero con un mayor nivel de severidad --de acuerdo a las
propias encuestadas--, la amenaza de matarla o matarse él, o a los hijos
(8.2%).
Si bien en este estudio, la violencia patrimonial, económica y sexual no
obtuvieron porcentajes tan altos (25.2% entre las tres) como el físico y el
emocional –tal vez, por la dificultad para reconocerlos como violencia--, los
efectos son también desbastadores, sobre todo cuando se combinan los
diferentes tipos de violencia, de acuerdo a la opinión de las propias mujeres
violentadas.
Como se puede apreciar en estos resultados, la violencia en todas sus
expresiones sigue siendo utilizada por el hombre para ejercer su poder en las
relaciones que tiene con las mujeres, con el objeto de preservar sus privilegios
en un mundo basado en la división sexual (Montesinos, 2002). Lo anterior
indica que en los albores de la segunda década del siglo XXI, aún con todos
los programas gubernamentales implementados en beneficio de la mujer, se
continúan manifestando fuertes rasgos que tienden a recordar la tan
mencionada desigualdad entre la población masculina y femenina.
Regresando a los resultados del estudio que nos ocupa, se preguntó a las
mujeres la que consideraban la causa principal de ser violentadas por su
pareja. Las respuestas más recurrentes fueron tres: la cultura machista del
mexicano (54.7%) las adicciones (alcoholismo y drogas, 49.5%), y los celos
enfermizos (47.4%). Es pertinente aclarar que en la investigación realizada la
mujer tenía opción a describir diferentes causales de maltrato; sin embargo,
las tres mencionadas fueron sumamente recurrentes, lo que puede dar una
clara idea de la influencia que la cultura del mexicano tiene en esta
problemática social. La percepción subjetiva de la mujer acerca de las razones
a las que obedece la violencia de su pareja, está asociada al modo en que ella
vive el maltrato, así como a sus umbrales de tolerancia (ENVIM, 2003).
Profundizando un poco en esto, se puede inferir:
1°. En el caso de la violencia considerada como producto del
machismo que predomina en la sociedad, es un problema de
inequidad que --por sus raíces históricas y culturales--, cuesta
erradicar. La impotencia sufrida por la mujer está muy relacionada
con la incapacidad de éstas para salir de su situación, precisamente
por valores de género según los cuales la violencia es parte natural
de toda relación de pareja, y debe ser tolerada como un mal menor
frente a la alternativa de ser una mujer sola. En el imaginario social
de la población en estudio, la mujer sin pareja no sólo se enfrenta a la
posibilidad de la pérdida del sustento económico y el de sus hijos,
sino también a la de su valía como mujer ante la sociedad (Lobo et al,
2013).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

2°. Con respecto a la segunda causa, se coincide con el resultado de
la ENVIM (2003) que menciona que la violencia contra la mujer y el
consumo de alcohol o drogas por su pareja, están fuertemente
asociados. Sin embargo, se sabe que en el consumo de drogas o
alcohol no se encuentra el origen de la violencia, sino que estas
prácticas pueden inducir a las agresiones. Conforme a esto, cuando
la pareja consume alcohol es mucho más frecuente la violencia.
3°. En lo referente a los celos como causa de violencia, conjurar la
infidelidad femenina es una situación que los hombres violentos
suelen vivir como una constante amenaza, tengan o no motivos para
ello. De acuerdo a Toledo (2009) el maltrato tiene como fin imponer
ciertas conductas o prohibir otras. Esto se manifiesta en la
reglamentación del modo de vestir, de las personas con las que
puede o no relacionarse, o en la posibilidad de trabajar o no. Al
respecto, resulta interesante observar que si la mujer interpreta la
violencia como una expresión de celos o como sospecha de
infidelidad, ésta puede ser tolerada, ya que se interpreta como
manifestación de “amor” o “afecto”.
Otro punto de gran importancia en la investigación, se concentró en indagar el
conocimiento que la población entrevistada tiene sobre sus derechos y sobre
las leyes que la protegen, especialmente de la Ley General de Acceso a una
Vida Libre de Violencia, que establece los lineamientos jurídicos y
administrativos con los cuales el Estado interviene en todos los niveles de
gobierno para garantizar y proteger los derechos de las mujeres a una vida
libre de violencia (INMUJERES, 2008). En este particular se descubrió que el
69.5% de la población femenina violentada por su pareja, no ha escuchado
hablar de ella, lo cual establece claramente el desconocimiento de las leyes
por la población directamente involucrada; y las que la conocían (29.5%) en
una gran mayoría manifestaron que “si está bien”, pero “no es fácil aplicarla” o
“no creo en ella”. De lo anterior se puede deducir que si bien en el ámbito
federal general y en las entidades federativas se han realizado logros
considerables en la creación de leyes que protegen a las mujeres, la
aplicación de éstas aún no es una realidad en nuestro país. De acuerdo con
esto, Díaz (2009:12) manifiesta que “los perpetradores de violencia hacia la
mujer en su mayoría no son castigados, no sólo por el temor a denunciar, sino
porque prevalecen actitudes discriminatorias por parte de servidores públicos
y autoridades gubernamentales que no permiten ejercer la justicia”.
En lo referente a la denuncia del maltrato, es importante destacar que en este
estudio el 71% de la población entrevistada no realiza la denuncia
correspondiente cuando es maltratada o violentada, aduciendo que es por
miedo, porque queda desamparada o porque finalmente no se hace nada al
respecto. En este sentido, si bien es evidente la falta de cultura de la
denuncia del maltrato en el país, también hay que considerar la tradición
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existente de desconfianza hacia las autoridades y por otro lado, el temor o las
amenazas hechas por la pareja, que en este estudio se confirma plenamente.
El estigma que rodea la violencia de género hace que muchas de las
personas afectadas no se atrevan a buscar ayuda o no sepan cómo hacerlo,
aún con los adelantos en materia legislativa, sobre todo si la población
beneficiada no conoce esos adelantos o no tiene idea de cómo hacerlos valer
en su caso particular. A este respecto Buvinic et al expresan que:
Existen hechos violentos como la violación y la violencia doméstica
que rara vez son denunciados, incluso si son reconocidos por el
sistema legal como crímenes. La falta de denuncia se debe, en
parte, a la falta de capacidad real o percibida por la población de las
autoridades competentes para combatir el comportamiento violento y
dar protección a la víctima contra futuras represalias por parte de los
agresores (Buvinic et al, 2005: 327).
En opinión del 23% de las mujeres entrevistadas, la autoridad debe de
prevenir y crear más y mejores programas de apoyo respecto a la violencia
hacia la mujer, y el 22% establece que hay que poner atención a la denuncia,
lo que habla de que si se desea que la mujer se atreva a hacer patente la
agresión de que es objeto, se deben presentar resultados y dar seguimiento
puntual a las denuncias. En este particular, es importante cumplir con lo que
marca la Ley en lo referente a diseñar un modelo integral de atención a los
derechos humanos y ciudadanía de las mujeres que deberán instrumentar las
instituciones, los centros de atención y los refugios que atiendan a víctimas.
REFLEXIONES FINALES
Si bien en los últimos años la lucha contra la violencia hacia la población
femenina en México ha sido intensa lográndose un conjunto de cambios, leyes
y programas, estos hechos no han conseguido impactar sustantivamente en la
disminución de la violencia contra las mujeres, ni en sus causas ni en sus
dramáticas consecuencias.
Existen características que dificultan combatirla: la tendencia a mantenerse
oculta debido a la resistencia de la propia sociedad --y de las mujeres--, a
aceptar su existencia; la tolerancia de la víctima, pues la mujer permanece al
lado de su agresor y no lo denuncia por una gran variedad de motivos:
dependencia económica, miedo, desconocimiento de sus derechos y las leyes
que la protegen, etc.; los diversos tipos de agresión que se presentan
combinados y que varían desde lo sutil hasta lo brutal; y, algo que se ha
visualizado más recientemente que son las actitudes discriminatorias por parte
de servidores públicos y autoridades gubernamentales que no permiten
ejercer la justicia. Todo lo anterior se puede concretar en afirmar que los
principales obstáculos para dar solución al problema que nos ocupa, radican
en los valores y normas sociales que son compartidos, tanto por las víctimas
como por el entorno social y los propios funcionarios públicos.
81

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Una alternativa de solución en este particular puede ser, tanto capacitar a este
grupo vulnerable en cuanto a sus derechos constitucionales contemplados en
la Ley vigente, como generar otras leyes de acompañamiento que permitan su
puesta en práctica y auxiliarse de mecanismos --como lo hacen en otros
países--, donde una mujer denunciante de violencia de género se le otorga
ayuda económica para su manutención y asesoría legal, lo que contribuirá a
cambiar esta realidad social que ha venido siendo ocultada y soportada por
mucho tiempo.
Pero, definitivamente la prevención de la violencia de la mujer violentada por
su propia pareja, requiere de diferentes acciones de diversa índole, orientadas
a que las mujeres y los hombres se equilibren en grado educativo, ingresos y
responsabilidades sociales. Un problema tan arraigado y complejo sólo puede
combatirse con alto grado de eficiencia con un programa integral que lo
ataque eficazmente desde sus diversos flancos.
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Acciones del Trabajador Social ante la atención de familias
en el ámbito de la Educación Especial.
28

Cornelio De la Cruz Martínez
29
Rebeca del Rocío Mathey Udaeta
30
Alicia Rodríguez de la Torre

Resumen
El presente trabajo expone las acciones que realiza el Trabajador Social en el
ámbito de la educación especial, dentro del sector estatal; presenta la práctica
cotidiana en los diferentes contextos. Se retoma la praxis, en la atención de
familias con un integrante discapacitado, en especial se nombra a las
instituciones de educación especial; caso: Unidades de Apoyo a la
Educación Regular (USAER) y los Centro de Atención Múltiple (CAM), que
buscan impactar en la educación del sujeto, para lograr la inclusión; el apoyo
del profesional de Trabajo Social es primordial, que como parte de su
quehacer, es atender las demandas sociales que requiera la familia para
superar las barreras sociales; esto implica lograr un cambio dentro de la
dinámica familiar, para beneficio del sujeto que presenta la discapacidad;
estas acciones convergen dentro de la familia y fuera de ella, para que en
conclusión se disminuyan las barreras que impiden el desarrollo social del
individuo.
Trabajo Social como disciplina siempre ha interactuado con los grupos
familiares, ya sea atendiendo a un miembro de la familia desde la perspectiva
de caso, grupo o comunidad; actualmente la exigencia de intervención va más
allá de sólo no procurar las necesidades individuales, sino que es prioritario
encauzar una intervención desde las unidades domésticas o con los grupos
familiares, ya que toda problemática social se entrelazan con estos.
El profesional en Trabajo Social, tiene hoy la responsabilidad social de poseer
conocimientos en materia de intervención con familias, sobre todo si se
labora desde el área de la educación. De aquí que nos interesa presentar
cuáles son las acciones que realiza el Trabajador Social desde la Educación
Especial, para proporcionar atención a las familias. Situación que localiza al
T.S. como un eje principal, en donde este especialista logra la conexión entre
los contextos: escolar y social familiar.
Palabras claves: Discapacidad, familia, multidisciplinariedad, intervención.
28

Catedrático de Facultad de Trabajo Social, Campus Minatitlán, Universidad Veracruzana.
Catedrática de la Facultad de Trabajo Social, Campus Minatitlán, Universidad Veracruzana.
30
Catedrática de la Facultad de Trabajo Social, Campus Minatitlán, Universidad Veracruzana.
29

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La discapacidad es uno de los rubros que interesa al profesional de atención
a lo social, cada persona discapacitada está integrada a un grupo familiar, es
aquí donde se llevan a cabo las conexiones entre todos los miembros y que
hacen vulnerable a este grupo, debido a la inestabilidad producida ante los
ajustes y desajustes que se producen tanto en la estructura como en la
dinámica familiar; en otras palabras la familia inicia un duelo de aceptación de
la discapacidad.
Esta situación se da en todos los contextos, no importando la clase social,
nivel económico, ideológico etc., de aquí que esta problemática forma parte de
la actividad propia del Trabajador Social. Como botón de muestra, basta
analizar las estadísticas que prevalecen con respecto a la presencia de
personas con discapacidad; en 2011 Stang publicó un documento en el que
revisa datos estadísticos sobre la prevalencia de la discapacidad en América
latina, quedando Brasil como el país con mayor porcentaje de personas
discapacitadas, le continúa Chile, Ecuador, Panamá, Nicaragua, México….,
para comprender a detalle este panorama, se puede consultar la siguiente
ilustración.

Ilustración 1Fuente: (Stang Alva, 2011)
87

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La problemática de la discapacidad vista desde la dinámica familiar, va
consigo la discriminación, sobre todo en mujeres y niñas discapacitadas, son
más vulnerables en comparación de hombres y niños discapacitados. De
acuerdo a los datos estadísticos del país son en gran número las mujeres que
están discapacitadas en comparación con los hombres. A reserva se muestra
la siguiente tabla (ilustración 2), en donde se observa que en el país se
presentan más mujeres que hombres con discapacidad.

Ilustración 1 (Stang Alva, 2011)
México cuenta con la presencia de servicios especializados que proporcionan
31
apoyo a las instituciones de educación, denominados USAER , que dan
respuesta a la demanda de niñas y niños con discapacidad, integrados en
las escuelas regulares; de igual manera, existen instituciones escolarizadas
32
que proporcionan educación a los niños y niñas con discapacidad, los CAM ;
en ambos servicios persiguen el objetivo de integrar a los niños con
problemas de aprendizaje y discapacidad, también, buscan lograr una
educación inclusiva. Cada espacio cuenta con un equipo multidisciplinario
quienes apoyan a la integración del niño con discapacidad a la educación
regular, sin olvidar el contexto social y familiar del estudiante, para esto es
importante la participación del Trabajador Social como especialista en familia.
La siguiente tabla (ilustración 3) extraída de los lineamientos generales que
operan el funcionamiento de los servicios de educación especial, expone el
nombre de los especialistas que integran al equipo multidisciplinario que en
primer lugar buscan la inclusión de las niñas y niños, así como jóvenes con
discapacidad, esta intervención se hace desde la familia.

31
32

Unidad de Servicio de Apoyo a la Educación Regular (USAER).
Centro de Atención Múltiple (CAM).

88

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ilustración 2; Fuente:
Educación, 2011)

(Gobierno del Estado de Veracruz, Secretaría de

El Trabajador Social dentro del área de educación especial pone en práctica
como estrategia metodológica el Trabajo Social de caso, bajo un enfoque
sistémico, con el hecho de abarcar al grupo familiar en su totalidad dentro de
un contexto social – cultural, se analizan subsistemas interdependientes, en
donde la pieza clave es el estudiante con discapacidad, esto con motivo de
identificar los rasgos sociales, económicos y familiares que puedan contribuir
a la identificación de posibles barreras de aprendizaje y desarrollo social del
alumno. En la siguiente tabla (ilustración 4) se observa algunos de los
instrumentos utilizados por el área de Trabajo Social, principalmente la historia
social del niño; esta herramienta permite investigar el contexto social familiar
inmediato del alumno.
TRABAJADOR SOCIAL
Cronograma
Nom bre de l ce ntro, cla ve de l C.T., zona e s cola r de
educación especial, ciclo escolar, nombre del mes,
responsable, nombre de los días de la semana, registro y
organización de las actividades de atención del trabajador
social.
Bitácora
 Fe cha , nom bre de l ce ntro, propós ito de la a ctivida d,
(diario
de registro de la información de las intervenciones del
campo)
trabajador social.
Estudio
Fe cha , da tos ge ne ra le s de l a lum no, da tos de l tutor,
socioeconómico
datos del entrevistado, estado de salud familiar, apoyos,
alimentación, estructura familiar, datos de la vivienda,
firma y nombre del trabajador social.
Historia
social  Ficha de ide ntificación del alumno: nombre, edad,
del niño
sexo, escuela, fecha de nacimiento, teléfono, grado grupo,
nombre de quien proporcionó los datos, tipo de familia,
dinámica familiar, familiograma, apoyo en actividades
académicas, actividades de recreación, salud: diagnóstico
médico, medicamentos, impresión
89

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ilustración 3; Fuente: Líneamientos para el funcionamiento de los servicios de
educación especial estatal. (Gobierno del Estado de Veracruz, Secretaría de
Educación, 2011)
Trabajo Social debe adquirir los conocimientos que posibiliten, por un lado, la
identificación de las barreras para el aprendizaje y, por otro lado, aquellos
conceptos teóricos que explican la estructura y a la dinámica familiar; todo
esto se investiga con el apoyo de los instrumentos de registro que se ilustran
en la tabla 4; para esto el profesional usa la entrevista como una estrategia.
Como bien venimos mencionando parte de los objetivos del Profesional en
33
Trabajo Social, es identificar las barreras de aprendizajes , que se sustentan
34
en el modelo social de la discapacidad; de acuerdo al Informe mundial sobre
la discapacidad (OMS, 2011), las barreras a identificar son:
•
•
•
•
•

Barreras que obstaculizan la atención de la salud.
Barreras que obstan la asistencia y el apoyo.
Barreras en los ambientes físicos y la información.
Barreras que impidan la educación.
Barreras que impidan ingresar al mercado laboral.

Para que el Trabajador Social intervenga en las familias con integrante
discapacitado, requiere identifique cualquiera de las barreras mencionadas
anteriormente; esto contribuirá, en primer lugar, a que el Docente del grupo
conozca el contexto y adecue su didáctica a la vida cotidiana del niño;
además el trabajo se enriquece con apoyo de acciones como: entrevistas a
35
padres de familias, visitas domiciliarias , así como realizar observación
cualitativa, toda la información se registra a partir del diario de campo y los
formatos a fines.
La historia social del alumno, es un instrumento que posibilita la investigación
de las variables que contiene la estructura y la dinámica familiar, el enfoque

33

Factores en el entorno de una persona que, con su ausencia o presencia, limitan el
funcionamiento y crean discapacidad; por ejemplo, ambientes físicos inaccesibles, falta de
ayudas técnicas apropiadas y actitudes negativas frente a la discapacidad. (Organización
Mundial de la Salud, 2011)
34
Supuesto teórico que alega que las causas que originan la discapacidad no son ni religiosas ni
científicas, sino sociales o al menos, preponderantemente sociales. Según los defensores de este
modelo, no son las limitaciones individuales las raíces del problema, sino las limitaciones de la
propia sociedad, para prestar servicios apropiados y para asegurar adecuadamente que las
necesidades de las personas con discapacidad sean tenidas en cuenta dentro de la organización
social; además, se considera que las personas con discapacidad tienen mucho que aportar a la
sociedad, o que, al menos, la contribución será en la misma medida que el resto de personas —
sin discapacidad—. (Palacios, 2008)
35
Durante la investigación - intervención, se debe realizar las visitas necesarias para aplicar el
instrumento denominado Historia social del alumno.

90

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
36

es con base en la teoría de sistemas . A continuación se detalla cada uno de
ellas.
Como parte inicial en la investigación dentro del grupo familiar, se explora la
estructura, hay que identificar ciertas variables, por ejemplo: los nombres de
los integrantes, las edades y respectivas fechas de nacimiento, sexo, edad,
estado civil, escolaridad y ocupación. A partir de aquí, se puede obtener un
esquema familiar con apoyo del familiograma; se identifica los subsistemas
que componen la familia; se retoma la siguiente clasificación:
•
Conyugal
•
Parental
•
Filial
Tal como se mencionó anteriormente, la teoría sistémica, da gran sustento
para abordar el estudio familiar. Un claro ejemplo de una postura sistémica,
aplicada a la familia, es la teoría ecológica presentada en los trabajos de
Bronfrenbrenner (1987), en donde se sostiene que la familia es un
microsistema interactivo que se encuentra en relación con otros microsistemas
y a la vez está inmerso en sistemas más amplios (Váldes Cuervo, 2007). Para
esto se describe cada uno a continuación:
El microsistema incluye todas las relaciones directas que las personas
realizan en su vida cotidiana. Dentro de los más importantes tenemos a la
escuela, los amigos y por supuesto la familia que es considerada por muchos
el microsistema primario para el individuo.
El mesosistema comprende las interacciones entre los diversos
microsistemas; por ejemplo, la relación entre familia y escuela, familia y
amigos, familia y vecinos, etcétera.
El tercer ámbito de influencia es el exosistema, que describe las interacciones
de la familia con otros sistemas sociales, como la comunidad o las
instituciones culturales y de asistencia social.
El último ámbito de influencia sería el Macrosistema, que incluye las
características de un sistema sociocultural; estructura socioeconómica,
creencias religiosas, valores, actitudes rechazadas o valoradas socialmente y
circunstancias históricas del lugar y del momento.
Estos ámbitos de que trata la teoría ecológica, es de gran importancia los
considere el Trabajador Social, ya que se debe estudiar el contexto social del
alumno, y de esta forma brindar un panorama general en la construcción de
los expedientes. Esta línea se persigue en los nuevos lineamientos, sobre la
identificación de las características del contexto social y las barreras que
subyacen en él (Secretaría de Educación del Estado de Veracruz, 2013)
Estudiar la dinámica familiar implica conocer el tipo de autoridad que se lleva
a cabo en la familia, además como parte del juego de roles y funciones, ya
36

La familia es conceptualizada entonces como una totalidad y no como una suma de miembros
particulares; donde “el cambio en un miembro del sistema afecta a los otros, puesto que sus
acciones están interconectadas mediante pautas de interacción. Según Feixas y Miró, citado por
Valdez en Familia y desarrollo (2007). (Váldes Cuervo, 2007)

91

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que no es lo mismo que la autoridad sea un hombre o una mujer; para esto se
establece el tipo de jefatura, ya sea masculina o femenina. En el caso de la
primera, se puede parafrasear como aquella en donde la autoridad la posee el
varón y la mujer tiene un peldaño menos en la jerarquía dentro del grupo; así
lo manifiesta García y Oliveira, en un estudio sobre las visiones femeninas y
masculinas en el México metropolitano, dice así: “...varones que son jefes de
sus familias (residenciales) y en la mujeres que ocupan la posición de
esposas en sus hogares”. (García &amp; de Oliveira, 2006) Con respecto a la
jefatura femenina se conceptualiza como aquella en donde las unidades
domésticas son encabezadas por mujeres.
Esta situación es relevante mencionar ya que cada jefatura tiene un impacto
en roles y organización del hogar e incluso la educación de los miembros; es
importante recalcar que estas dos implicaciones trae consigo situaciones
diversas que colocan a la familia en una posición; por ejemplo, una jefatura
femenina por lo regular sus ingresos son menores en comparación con la
jefatura masculina, por asunto de desigualdad salarial entre hombres y
mujeres; otras variables son la esperanza de vida que guardan las mujeres
en comparación de los hombres, el abandono masculino, embarazo en
mujeres jóvenes, Etc., de ahí el aumento de hogares con jefatura femenina.
Retornando a la cuestión de la autoridad, según Rodríguez y Palacios (1998),
citado por Valdez: “…entre las principales metas en este proceso de
crecimiento se encuentra, el desarrollo de conocimientos y habilidades para
garantizar la supervivencia, el logro de la salud física, el desarrollo de
habilidades para convertirse en un adulto económicamente independiente y el
desarrollo de rasgos o valores apreciados culturalmente”. La autoridad y el
poder de los padres dentro de la familia se originan de diferentes fuentes
como son: la legitimización social, los procesos de identificación, el
conocimiento, las habilidades, la posibilidad de otorgar recompensas o
castigos, así como las características de personalidad. Para que una familia
funcione adecuadamente es necesario que exista una estructura de autoridad
bien delimitada y que los padres sepan ejercer la misma, es decir, que tengan
poder.
Los padres pueden ejercer el poder de distintas maneras. Por lo general se
habla de cuatro estilos de ejercer el poder: el estilo autoritario, el democrático,
el permisivo y el inconsistente. De acuerdo a Valdés, 2007, se mencionan a
continuación:
Padres autoritarios: intentan controlar totalmente la conducta de los hijos
buscando que se comporten tal y como ellos quieren. Tienden a utilizar con
frecuencia el castigo y a centrarse más en los errores del hijo que en sus
aciertos; están a favor del uso de la fuerza cuando las acciones o creencias
de los hijos se encuentran en contra de lo que ellos consideran verdadero. Los
hijos que crecen en estas familias adoptan por lo general dos posturas
extremas: o se vuelven dóciles y dependientes, o por el contrario se tornan
rebeldes, oponiéndose de manera destructiva a la autoridad paterna.
92

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Padres democráticos: se caracteriza por padres que explican y discuten con
los hijos las necesidades de las diversas normas que rigen el funcionamiento
familiar; negocian con ellos y toman decisiones de manera conjunta acerca del
manejo de las reglas o normas familiares. Si las responsabilidades y las
normas familiares son discutidas y no impuestas, todos se van a sentir coresponsables, importantes, tomados en cuenta y listos para asumir sus
responsabilidades futuras. A través del estilo democrático los padres están
promoviendo la cooperación de sus hijos, su responsabilidad, iniciativa, el
entendimiento de las necesidades de las normas, la comprensión de la
necesidad del respeto hacia el otro, así como una mayor madurez social y
moral, ya que este estilo promueve una verdadera interiorización de las
normas. Algunos estudios demuestran que los niños criados en ambientes
democráticos tienen menos riesgos de conductas antisociales y abuso de
drogas.
Padres permisivos: los padres no se vinculan activamente con el manejo de
las reglas, permiten a los hijos regir sus propias actividades sin controlar ni
supervisar el cumplimiento de las mismas y casi nunca castigan a los hijos.
Este estilo permisivo dificulta que el hijo se percate del valor de las normas, lo
que obstaculiza el proceso de interiorización de las mimas; fomenta que estos
niños o adolescentes se comporten como si no existieran normas y reglas de
convivencia social. Esto evidentemente dificulta el desarrollo de su madurez
emocional y social, lo cual es mostrado de manera consciente en la literatura
científica, la cual reporta una relación entre este estilo de paternidad y
problemas de conducta en la niñez y la adolescencia.
Padres inconsistente: se caracteriza por la falta de una pauta coherente en las
acciones educativas de los padres, quienes pueden aprobar o desaprobar los
mismos hechos y conductas sin una razón válida o mostrarse autoritarios o
permisivos de manera impredecible. Semejantes inconsistencias se originan
por los cambios en las acciones del mismo padre, o por desacuerdos en los
comportamientos de ambos padres con respecto a las normas y reglas que
deben de seguir los hijos. Este estilo, al igual que el permisivo, se asocia con
problemas de conducta en los hijos.
El sexo de los hijos también influye en el tipo de autoridad que ejercen los
padres: éstos de manera general tienden a ser menos autoritarios y a utilizar
menos castigos físicos con las hijas que con los hijos; aunque tienden a
ejercer mayor supervisión y control con las hijas, especialmente cuando son
adolescentes.
Otro aspecto que debe rescatarse en este espacio es a lo que se refiere los
roles; estos tienen gran relación con las funciones de la familia, a continuación
se mencionan, según Rodrigo y Palacios (1998), citado por Valdés.
1.

Asegurar su supervivencia y sano crecimiento físico.
93

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2.
Brindarles un clima de afecto y apoyo sin los cuales el desarrollo
psicológico sano no resulta posible. El clima de afecto implica el
establecimiento de relaciones de apego que permiten un sentimiento de
relación privilegiada y de compromiso emocional.
3.
Facilitar a los hijos una estimulación que haga de ellos seres con
capacidad para relacionarse competentemente con su entorno físico y social,
así como para responder a las demandas y exigencias planteadas por su
adaptación al mundo en que les toca vivir.
4.
Tomar decisiones con respecto a la apertura hacia otros contextos
educativos y sociales que va a compartir con la familia la tarea de educación
de los hijos.
Una de las funciones esenciales de la familia es permitir la aparición de
cambios que permitan la expansión y el desarrollo vital de sus integrantes, en
general estos cambios abarcan:
1.
Cambios en los límites, reglas, alianzas y normas entre los miembros
de la familia.
2.
Cambios entre miembros de la familia, que ocurren en relación con
límites, reglas, alianzas, y normas.
3.
Cambios determinados por factores sociales, que facilitan el ajuste de
la familia a su contexto.
Se consideran roles tradicionales, cuando el hombre jefe de familia es único
proveedor económico, sale a la vida pública en busca de los recursos que se
requieren para la subsistencia de la familia. En sentido contrario, es necesario
mencionar los roles de la mujer, ya que en muchas ocasiones es ella la
responsable del hogar (jefatura femenina), de aquí que en muchos casos
existe un trabajo extradoméstico, tarea que se asume a los roles de madre y
padre a la vez. También, es importante mencionar cuántos proveedores
económicos existen dentro del grupo, aunque este aspecto se detalla mejor
aplicando un estudio socioeconómico, como parte de las acciones del
Trabajador Social. Por lo tanto, es importante mencionar cuál es la tarea de
cada integrante de la familia.
Como parte de las acciones que realiza el Trabajo Social, en el contexto
familiar, es la identificación de las barreras que obstan la comunicación entre
los miembros; nuevamente el profesional debe apoyar de la entrevista, así
que es importante interrogar, sobre cómo se da ésta entre los diferentes
subsistemas, nos referimos al subsistema conyuga, paternal y fraternal; ya
que encontraremos que habrá ocasiones en que la pareja tiene sus conflictos,
pero no permiten que trascienda a los hijos, de tal forma que ellos cuidan la
estabilidad relacional con el subsistema paternal. Para esto debemos retomar
la comunicación desde la dimensión digital y analógica; tal como lo marca
Espinoza, 2010; haciendo referencia que la comunicación de tipo digital es
aquélla en donde el contenido no está impregnado de emociones hacia quien
se dirige; por otro lado, la comunicación analógica es todo lo contrario ésta
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lleva consigo, a parte del contenido, situaciones de emociones. Como el
estudio de la comunicación es amplio y existen varios autores en relación;
hemos determinado citar a Virginia Satir (1998), retomado de Velásquez
Quintero, en la presentación de modelos de comunicación en los sistemas
familiares. Para identificar las pautas comunicativas, aparte de realizar
entrevistas, como Trabajadores Sociales, tendríamos que insertarnos en la
dinámica familiar e identificar los procesos y de qué subsistemas e integrantes
proviene.
En la terapia familiar Virginia Satir ha identificado cinco patrones, categorías o
modelos de comunicación, cada uno de los cuales está caracterizado por una
postura corporal, una serie de gestos, acompañados por sensaciones
corporales y palabras. (Quinteros Velásquez, 1997)
Aplacador o conciliador: cuyo objetivo es lograr que la otra persona no se
enoje. Quien utiliza este patrón de comunicación trata de agradar,
disculpándose sin disentir jamás, no importa de lo que se trate; es el hombre
del sí. Habla como si no pudiera nada por sí mismo y busca la aprobación de
alguien.
Culpador o recriminador: cuyo fin es culpar a otra persona para que crea que
se es fuerte… un dictador, un amo. Actúa como un ser superior. Su actitud
predominante es de tirano, rebaja a todo y a todos, siente que lo toman en
cuenta sólo si le obedecen.
Distractor o impertinente: es ignorada la amenaza comportándose como si no
existiera, haciendo y diciendo cosas que no corresponden a la ocasión. La
persona desconoce el tema sobre el que se habla, lo que dice y hace resulta
extemporáneo con respecto a lo que cualquier otra persona diga o haga.
Superrazonador o computador: es intelectualizada y superrazona acerca del
mensaje, enfrentando la amenaza como si fuera inofensiva y, a la vez,
estableciendo el propio valor a través del uso de palabras altisonantes o
rebuscadas. Quien usa este patrón es muy correcto y razonable, no manifiesta
ningún sentimiento, es calmado, sereno y tranquilo (en apariencia) y usa
palabras rebuscadas aunque no esté muy seguro de significado. Su actitud
predominante es de imperturbabilidad distante, en su fuero interno se siente
vulnerable.
El aprendizaje de estas formas de comunicación se da en la infancia a través
de lo que el niño observa entre sus padres y éstos le transmite; la reacción a
los patrones de comunicación que los adultos mantienen con él; la utilización
de los modelos de comunicación por parte del niño para enfrentar un mundo
amenazante; el niño, por ensayo y error, los utiliza y los adultos los aprueban
o desaprueban, así aprende si sirven o no.
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Otra de las barreras por identificar, que se llevan a cabo dentro de la familia,
son el tipo de relación entre los miembros de la familia; para explicar este
apartado se define qué es una relación, de acuerdo a la Real Academia
Española es: “Conexión, correspondencia, trato, comunicación de alguien con
otra persona. Relaciones de parentesco, de amistad, amorosas, comerciales”.
(Real Academia Española, 2001) De aquí que una relación que se lleve a
cabo entre dos o más miembros familiares, se establecen a partir de una
pauta; para esto presentamos el concepto de pauta que emite Minuchin
(1974) “…define como pauta toda interacción entre los miembros de una
familia que a partir del lenguaje analógico y digital connota el tipo de relación
cotidiana o frecuente al interior del sistema entre cada uno de sus miembros.
En cada sistema familiar existen interacciones propias entre sus miembros y
esta forma de relacionarse suele trasmitirse de una generación a otra y/o a
través de varias generaciones. Las también llamadas pautas pueden
identificarse tanto en la estructura como en el proceso de conformación
familiar, dependiendo de variables como el número de integrantes, los roles
de funcionamiento de cada uno, dependiendo de su lugar de nacimiento,
género, distancia cronológica entre fechas de nacimiento, entre otros.
También pueden identificarse pautas en el estilo de vinculación afectiva que
se establece entre los miembros.”(Mercado Rivas et. al.). De acuerdo al
GenoPro 2011, las relaciones familiares pueden graficarse en el familiograma,
por tal motivo, es importante la recaudación de esta información y de esta
manera sea plasmada en el familiograma. Esta información se puede
especificar de dos formas, en primer lugar, ubicando al sujeto de estudio como
el caso punto de partida, de ahí describir las relaciones familiares que se
muestran del caso hacia el resto de los integrantes de la familia. Por otro lado,
se describen dichas relaciones entre los subsistemas: conyugal, paternal y
fraternal.
La expresión de afectos implica el establecimiento de relaciones de apego y
de compromiso emocional. Son lazos afectivos que se establecen entre el
niño y las personas de su entorno cercano. A continuación se muestran
algunos de los conceptos. Según Bewlby (1969-1970) en Answorth y Bell
(1970) en su libro de la familia.
Apego: vínculo afectivo que se caracteriza por esfuerzos de mantener la
proximidad, mantener contacto sensorial, exploración que lo rodea. Implica
tres componentes.
Conductas de apego: Incluye llamadas, vigilancia y aproximación a la figura
de apego.
Modelo mental: Incluye recuerdo de la relación.
Sentimiento: Se asocian a la proximidad y contacto, ansiedad y ante la
pérdida.
Apego seguro: La madre percibe, interpreta, responde adecuadamente a las
demandas del niño, la relación es cálida y la madre emite respuesta
coherente.
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Apego inseguro: Con rechazo o evitación el niño no parece molesto por la
ausencia de la madre, tiende a evitar e ignorar a los padres; los padres son
rechazantes, la madre no está disponible y el niño mantiene una neutralidad
afectiva defensiva, manifiesta poco estrés cuando queda solo, muestra
independencia y autonomía.
Apego inseguro: No usa la madre como base de seguridad, su interés en la
exploración es bajo, tolera mal el estrés-ansiedad en la separación; cuando
vuelve la figura de apego exageran sus demandas de atención, muestra
dependencia hacia la figura de apego.
Con respecto a los hábitos, normas y límites, para comenzar citaremos el
concepto de hábito según la Real Academia Española: “Modo especial de
proceder o conducirse adquirido por repetición de actos iguales o semejantes,
u originado por tendencias instintivas.” (Real Academia Española, 2001); esta
concepción alude a la conducta grupal, de esta forma en este apartado se
deben rescatar si la familia cuenta con conductas positivas o negativas
convertidas en hábitos grupales; por ejemplo, los asuntos alimenticios, de
seguridad, convivencia etc.
Por otro lado, con respecto a las normas y límites; es importante que se
retomen los conceptos de subsistema conyugal, parental y fraternal, ya que es
de ahí donde se podrán observar cómo se implementan las reglas y normas al
interior del grupo familiar. Todo sistema y subsistema familiar posee
funciones específicas y, para que sus transacciones sean adecuadas, los
límites entre ellos deben ser claros y permeables, a nivel de:
Límites del ego: Hace referencia a las diferencias individuales, que posibilitan
el desarrollo de la autonomía.
Límites generacionales: Escinden a la familia en dos subsistemas, de acuerdo
con las edades: parento - filial y fraternal; lo que presupone adaptaciones
permanentes y cohesión flexible.
Límites entre la familia y la comunidad: Son las demarcaciones necesarias
entre el grupo familiar y su entorno. El manejo ecosistémico, posibilita la
permeabilidad externa, pero al mismo tiempo el crecimiento interno.
La propuesta estructural de Salvador Minuchin permite establecer el
funcionamiento familiar con base en el manejo de sus límites; lo que de por sí
no implica connotación negativa, pues simplemente se explica cómo están
estructuradas las familias. De acuerdo a lo anterior, de aquí se rescatan tres
tipos familias con base en sus límites internos, aunque este apartado de la
tipología se menciona en otro, es preferible manejar esos conceptos en este.
Se mencionan a continuación:
Familia normal: Tiene límites claramente definidos entre sus subsistemas y las
personas que los conforman.
Familias aglutinadas o sobreenvueltas: Sus límites son muy difusos, hay
excesiva fusión entre sus componentes; por lo tanto, se invade
permanentemente el espacio de los otros subsistemas, sin establecer
diferenciación entre ellos.
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Familia disgregada: presentan límites muy rígidos, con poca comunicación y
contacto emocional, lo que permite una excesiva independencia.
En este rubro, se debe aparejar con apartados anteriores sobre los roles que
se observan dentro de la familia, ya que muchos de ellos estarán entrelazados
con una norma o regla dentro del hogar, que hacen posible la estructura y la
dinámica de la familia. Éstas pueden ser visibles u ocultas; ante esta situación
como Trabajadores Sociales, debemos indagar durante la entrevista aquellas
que son visibles, por ejemplo, las normas que regulan los roles y los espacios
territoriales que tiene a bien cada uno de los integrantes; estas sucesiones
observables son los valores de la familia y/o sociedad.
Identificar el tipo de familia es primordial, ya que se describe al grupo en sus
diversas dimensiones (nuclear, extensa, reconstituida, etc.). Según su
constitución, los miembros que la integran, y los lazos de consanguinidad que
los une. Asimismo, se describe el desarrollo del grupo familiar, debido a que
en cada etapa se producen cambios en los roles a consecuencia de varios
factores, como pueden ser la edad de los integrantes, adicciones, perdida de
los miembros, entre otros; estas permutaciones marcan el inicio de una nueva
etapa evolutiva dentro de las familias. En primer lugar, rescataremos el
concepto de familia: Váldes cita Feixas y Miró, 1993.
“La familia es conceptualizada entonces como una totalidad y no como una
suma de miembros particulares; en donde el cambio en un miembro del
sistema afecta a los otros, puesto que sus acciones están interconectadas
mediante pautas de interacción. Las pautas de funcionamiento del sistema no
son reducibles a la suma de sus elementos constituyentes”. (Váldes Cuervo,
2007)
Claramente nuestro concepto de familia está determinado bajo la teoría de
sistemas; agregado a este concepto presentamos el enfoque de la familia.
Tomado de la antología la familia y los alimentos, Chavez, 1994, “La familia en
el Derecho”
Enfoque biológico:
La familia es el grupo humano primario, natural e irreductible, que se forma
por la unión de la pareja hombre – mujer.
Enfoque sociológico:
La familia es la Institución social formada por los miembros vinculados por
lazos sanguíneos, y los individuos unidos a ellos por intereses económicos,
religiosos o de ayuda.
Enfoque jurídico:
La familia es el grupo formado por la pareja, sus ascendientes, descendientes,
así como por otras personas unidad por vínculos de sangre o matrimonio o
sólo civiles, a los que el ordenamiento positivo impone deberes y otorga
derechos jurídicos.
A continuación expondremos parte de la tipología, en primer lugar, los tipos
tradicionales, según Ángela María Quintero, 1997:
Familia nuclear.- Conformada por dos generaciones, padres e hijos, unidos
por lazos de consanguinidad conviven bajo el mismo techo y por consiguiente
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desarrollan sentimientos más profundos de afecto, intimidad e identificación.
Es más propia de las zonas urbanas.
Familia extensa o conjunta.- Integrada por una pareja con o sin hijos y por
otros miembros, por sus parientes consanguíneos ascendentes,
descendientes y/o colaterales, recoge varias generaciones que comparten
habitación y funciones. Es más propia de las zonas rurales. En la perspectiva
sistémica, también se la denomina familia trigeracional, por cuanto son como
mínimo tres generaciones que cohabitan e interaccionan permanentemente.
Familia ampliada: Modalidad derivada de la anterior, en tanto permite la
presencia de miembros no consanguíneos o convivientes afines, tales como
vecinos, colegas, paisanos, compadres, ahijados. Comparten la vivienda y
eventualmente otras funciones en forma temporal o definitiva; están ubicadas
en el campo y barrios periféricos de las ciudades, caracterizándose por
estrechos lazo de solidaridad y apoyo mutuo.
Por otro lado, se encuentra la tipología del nuevo tipo:
Familia simultánea, antes denominada superpuesta o reconstituida.- Está
integrada por una pareja donde uno de ellos o ambos vienen de tener otras
parejas o de haber disuelto su vínculo marital. En la nueva familia es frecuente
que los hijos sean de diferente padres o madres, siendo mayor el número de
hijos que en las formas nuclear o monoparental.
Otras denominaciones son la familia padrastral y familia madrastral,
dependiendo de sí es el hombre o la mujer quien entra a cumplir funciones
parentales con los hijos de la nueva pareja.
Familias con un sólo progenitor o monoparentales o uniparentales: Ocurre
cuando en los casos de separación, abandono, divorcio, muerte o ausencia
por motivos forzosos (trabajo, cárcel, etc.) de uno de los padres, el otro se
hace cargo de los hijos y conviven; la relación de pareja que esto supone
varía desde la cohabitación en fluctuaciones temporales, hasta vínculos
volátiles.
Una modalidad en ascenso son los progenitores solteros, que hasta hace
poco tiempo era exclusiva de las mujeres, pero que ya tiende a ser asumido
por los hombres de manera voluntaria e individual. En dicho caso, no se tiene
un nexo erótico – afectivo – consistente, ya que los hijos llegan sin cohabitar
la pareja. Este tipo, registra un aumento de las adopciones por parte de
personas solteras, de ambos sexos, avalado por las reformas jurídicas que así
lo permiten.
Familia homosexual: Con la reserva que implica un concepto tan debatible, ya
se registra como una tendencia universal la emergencia y reconocimiento de
esta organización familiar, que supone una relación estable entre dos
personas del mismo sexo. Los hijos llegan por intercambios heterosexuales de
uno o ambos miembros de la pareja, por adopción y/o procreación asistida.
Con respecto al ciclo vital de la familia es importante rescatar su concepto, es
claro que desde un inicio nuestro trasfondo de estudio es con base en la
teoría de sistemas, de aquí que la familia es esencia un sistema vivo de tipo
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“abierto”, tal como lo describió Bertalanffy en 1968. Al conceptualizarlo así,
veremos que dicho sistema se encuentra ligado e intercomunicado con otros
sistemas como el biológico, el psicológico, el social y el ecológico. Además, la
familia pasa por un ciclo donde despliega sus funciones: nacer, crecer,
reproducirse y morir, las cuales pueden encontrarse dentro de un marco de
salud y normalidad o bien adquirir ciertas características de enfermedad o
patología.
Al enfocar el “sistema familia” desde una óptica del ciclo vital, en sus
aportaciones, ya sean de tipo práctico, teórico o clínico, para su mejor
comprensión y entendimiento. Trae la posibilidad y la oportunidad de tomar
medidas – ya sean preventivas o de tratamiento- que contribuyan a
salvaguardar este “sistema”, tanto de la enfermedad como de su destrucción
total.
Las ventajas que ofrece trabajar con esta herramienta del “ciclo vital”, son
primordialmente dos:
1.
El concepto de ciclo vital ofrece un instrumento de organización y
sistematización invaluable para el pensamiento clínico que permite llegar con
menos tropiezos al diagnóstico.
2.
Brinda, además, la oportunidad de revisar casos clínicos que suelen
dar la pauta para reconocer fenómenos similares en otras familias y que
indican también las vías que conducen a la intervención terapéutica oportuna.
Valdez Ángela, en su libro denominado: “Funciones y dinámica de la familia”
(1997); ilustra claramente el desarrollo del grupo familiar, se menciona a
continuación:
1.-Encuentro.- Se caracteriza por el investimento del otro de una carga
afectiva y erótica importante. El otro se constituye como objeto de deseo y
empiezan a producirse acuerdos conscientes e inconscientes entre los
miembros de la pareja que le permiten a ambos ir tomando distancias de la
familia de origen. Se produce además la creación de una identidad propia de
la pareja, que comienza incluso a formar parte de la identidad del individuo.
2.- Constitución de la familia.- Aquí la pareja toma la decisión de constituir
una familia propia. Ambos integrantes tienen que realizar los ajustes
necesarios para diferenciarse y reestructurar sus relaciones con su familias de
origen y amigos, lograr una independencia económica y emocional, manejar
un grado adecuado de intimidad / separación con su pareja, negociar roles y
elaborar un proyecto de vida compartido.
3.- Familia con hijos pequeños.- En esta etapa se debe reajustar el sistema
marital para permitir la entrada del hijo a la familia. Se tiene que negociar la
manera en que van a cumplir las demandas económicas y las originadas de
las tareas de crianza; se reestructura las relaciones con la familia extensa
para definir y limitar los roles de ellos como padres y los de los abuelos.
4.- Familia con hijos adolescentes.- Durante esta etapa vuelve a replantearse
la relación de pareja, ya que los hijos comienzan a incrementar las actividades
que realizan fuera del hogar, dejando un mayor tiempo para los padres como
pareja. Los padres tienen que prepararse para desarrollar con los hijos
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

relaciones más simétricas y permitir una mayor autonomía en su toma de
decisión. También se inicia un replanteamiento de las relaciones de pareja
con su familia de origen, que comienzan a necesitar cuidados.
5.-La etapa del nido vacío.- Los cambios necesarios son la fase de la
renegociación del sistema marital, el desarrollo de relaciones de adulto a
adulto con los hijos mayores, la restructuración de las relaciones para incluir a
la familia política y a los nietos. Por último, la relación con la enfermedad y
muerte de los propios padres.
6.- Familias al final de la vida: Estas deben generar cambios para adaptarse a
sus nuevos roles dentro de la familia y la sociedad; mantenerse el máximo de
de autonomía posible y enfrentar de manera efectiva la pérdida del cónyuge,
de los hermanos y de los amigos, así como prepararse para la propia muerte.

Realizar el análisis del ciclo vital de la familia, implica no sólo identificar en
qué momento se encuentra el grupo como tal, sino también valorar si
efectivamente de manera emocional y física, se encuentran en dicha etapa; o
por lo contrario está de forma física, pero no afectivo – emocional, que
muchas veces representan un retraso en la evolución de la familia. Por lo
regular, las mayorías de las familias tienden estar en estos casos. Para un
mayor estudio y comprensión se recomienda leer a Lauro Estrada Inda en su
libro “El ciclo vital de la familia”, ya que esta autora expone ejemplos y rescata
viñetas clínicas importantes para despejar dudas en los estudios familiares de
este tipo.
Los conceptos hasta ahora verificados, ayudan al Trabajador Social en la
aplicación del instrumento denominado historia social del alumno, dentro del
área de Educación Especial,
con el cual se podrán descubrir las
características propias del clima familiar; existen otros instrumentos no
institucionalizados que apoyan en las acciones del Trabajo Social, se apoya
para medir la dinámica familiar, por ejemplo: AGAR familiar, círculo familiar,
línea de vida familiar y Ecomapa familiar, todo depende del Profesional y de la
familia de estudio.
Sin duda alguna, todos los conceptos que anteriormente se analizaron, deben
estar internalizados en el Profesional del Trabajo Social, y formar parte del
lenguaje que conlleva la intervención, para responder a las demandas que se
requieren.
Al término de que se conjuguen todas las evidencias y evaluaciones
pertinentes sobre la familia y el contexto social inmediato del alumno – caso;
se procede a elaborar un diagnóstico en donde se describa las características
relevantes, sobre todo aquellas que implican una barrera para el aprendizaje e
inclusión del sujeto caso; de igual manera se debe hacer mención de todas las
necesidades que se requieren intervenir. Este diagnóstico se comparte con
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
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todo el equipo multidisciplinario , para iniciar las consecuentes acciones en
pro de la intervención.
De forma multidisciplinaria, se delegan responsabilidades para cada
profesional, lo mismo para Trabajo Social, de aquí surge un plan de
intervención, en el cual se detalla todos los mecanismos que se deberán
realizar en períodos determinados y se deben plasmar como metas a lograr,
para dar respuesta a las necesidades familiares del grupo; también se
determinan tiempos para la supervisión y registro da avances. Se continúa
realizando visitas domiciliarias, las necesarias y las institucionales que se
requieran, ya que la intervención está determinada por el contexto, en otras
palabras, se toman los recursos existentes en la comunidad para resolver los
problemas de la familia.
Como punto final, es importante mencionar que a partir de la práctica, para
muchos Trabajadores Sociales, les hace falta preparación en esta materia, lo
cual les resulta difícil adentrar y escudriñar la dinámica familiar de cada caso a
investigar; en ocasiones, pasamos de llevar una situación individual a tratarlo
como un caso, posterior a las atenciones de un grupo e inclusive desde una
dimensión comunitaria, más no se nos facilita el ir y venir con respecto a
nuestra perspectiva de intervención y no sólo centrarse a un nivel individual,
ya que el resto de los profesionales sólo guardan una visión unilateral, lo que
los hace especialista en algún aspecto muy concreto, contrario a nuestra
visión de la problemática, siempre debe ser amplia, divergente, partiendo del
sujeto caso, recorriendo por la familia y por último el contexto general.
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NURIA ROMERO.
Estrada Inda, L. (1997). El ciclo vital de la familia. México Distrito Federal:
Editorial Posada.
Estrada Inda, L. (2009). Transformación de la familia. México Distrito Federal:
Ediciones B.

37

Aunque ya se habló del equipo multidisciplinario, es conveniente aclarar que este espacio de
reflexión y determinación de las acciones a realizar, no las determina un solo sujeto, sino que
está aprueba de todos los profesionales, en este caso: Director (especialista en discapacidad),
Maestro en educación especial, Maestro en terapia y lenguaje, Psicólogo y Trabajador Social; en
algunos casos se cuenta con Médico y Enfermera, pero por lo regular el área de Trabajo Social
busca a través de la gestión y vinculación las propuestas médicas para cada caso en particular.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

García, B., &amp; de Oliveira, O. (2006). Las familias en el México metropolitano:
visiones femeninas y masculinas.México Distrito Federal: El Colegio
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de educación especial. Xalapa Enriquez Veracruz, Veracruz, México.
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Palacios, A. (2008). El modelo social de discapacidad: Origenes y
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Chile, Chile.
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Moderno.

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Caracterización del perfil del trabajador social que atiende
a mujeres en situación de violencia conyugal
Karina Flores López

38

Resumen
Las mujeres pueden estar inmersas en diferentes formas de violencia, y solo
con la ayuda de otros aprenden a visualizar el maltrato y a cuestionar el
modelo aprendido de el “hombre que manda” (Agoff, Herrera y Rajsbaum,
2006:311). Dentro de los vínculos que se generan con los otros encontramos
las redes de apoyo formal e informal, las cuales aportan apoyo psicológico,
material y asistencial. Cuando las mujeres hacen uso de estas redes pueden
fortalecer su autoestima y potencializar cambios en su forma de vida (Zuñiga,
2007:155).
En el presente documento, se pretende destacar el apoyo que brindan las
redes formales a las mujeres que viven situación de violencia conyugal,
partiendo de la idea “las redes no siempre son de apoyo ni del todo
eficientes” (Agoff, Herrera y Rajsbaum, 2006 y Corsi 2003). Si bien las redes
formales, por un lado, pueden “liberar a las mujeres mediante un patrón de
soluciones para los problemas de la conducción de su vida” (Luckman, 1996:
119). Por otro lado, algunas redes de apoyo formal también son un factor que
perpetua la situación de violencia conyugal, pues, la posible falta de
capacitación en el personal impide una intervención temprana y eficaz (Corsi
2003: 37).
Dentro de las redes formales se genera una interrelación entre la usuaria que
acude a solicitar apoyo y la Trabajadora Social que presta servicios dentro de
39
la red formal . Las usuarias por un lado pueden solicitar los servicios de dicha
red al asumirse víctimas de violencia conyugal. Por otro lado, acuden a
solicitar algún tipo de apoyo social y dentro del proceso de atención de la
mano de la Trabajadora Social se hacen consientes del tipo y el nivel de
violencia conyugal en el que podrían estar inmersas.

38

Licenciada en Trabajo Social y Desarrollo Humano por la FTSyDH, UANL.
Estudiante de tercer semestre de la Maestría en Trabajo Social, Universidad Nacional
Autónoma de México, Sede CRIM. EL documento proviene de los avances de Tesis:
“Interrelación usuaria – trabajadora social en el proceso de atención a mujeres en situación de
violencia conyugal”.
39
Al decir red formal se hace referencia específicamente al Instituto Estatal de las mujeres del
Estado de Nuevo León.

104

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Introducción

Las mujeres pueden vivir inmersas en diferentes formas de violencia, y
solo con la ayuda de otros aprenden a visualizar el maltrato y a cuestionar el
modelo aprendido del “hombre que manda” (Agoff, Herrera y Rajsbaum,
2006:311). Dentro de “la otredad” encontramos las redes de apoyo formal e
informal, las cuales aportan apoyo psicológico, material y asistencial. Cuando
las mujeres hacen uso de estas redes pueden fortalecer su autoestima y
potencializar cambios en su forma de vida (Zuñiga, 2007:155).
Por lo general las mujeres hacen uso de las redes formales que brindan
asesoría profesional para afrontar la situación de violencia conyugal. En la
mayoría de los casos estas redes formales provienen del Estado o de
Asociaciones Civiles que tienen como objetivo principal la atención y
prevención de la violencia conyugal. Sin embargo, cabe destacar que el hecho
de que la mujer asista a tales redes formales no garantiza que salga del ciclo
de violencia.
40

41

Puesto que la interrelación generada entre la Usuaria - Trabajadora Social
puede incidir en el proceso de atención en cuestión de violencia conyugal. Por
lo tanto el objeto de dicho trabajo es caracterizar el perfil deseable dentro del
cual la Trabajadora Social cuente con las capacidades y herramientas
necesarias para poder acompañar y potencializar a la usuaria.
Dentro de las redes formales se genera una interrelación entre la usuaria que
acude a solicitar apoyo y la Trabajadora Social que presta servicios dentro de
la red formal. Las Usuarias por un lado pueden solicitar los servicios de dicha
red al asumirse víctimas de la situación de violencia conyugal en la que viven.
Por otro lado acuden a solicitar algún tipo de apoyo social y dentro del
proceso de atención de la mano de la Trabajadora Social se hacen consientes
del tipo y el nivel de violencia conyugal en el que podrían estar inmersas.
Aunque se ha escrito sobre el nuevo paradigma del Trabajo social y un algo
sobre el perfil de quiénes acuden a solicitar la atención de dichos
profesionistas, poco se ha escrito sobre la forma en que se interrelacionan
ambos actores sociales, por lo cual la propuesta es revisar la especificidad del
Trabajador Social en el ámbito laboral, y generar un aporte para mejorar la
práctica profesional. Al visibilizar la pràxis institucional en cuestión de violencia
conyugal.

40

Se le nombra Usuaria porque hace uso de la red de apoyo formal.
Las Trabajadoras Sociales por lo general son el primer contacto por parte de las redes
formales en el ámbito asistencial.
41

105

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Redes formales e informales
Desde que nacemos hasta la muerte, los seres humanos formamos parte
de grupos sociales; estos, sufren cambios en su calidad y extensión, según el
transcurso de la vida (Chadi 2000:28). La red de apoyo, se define como la
suma de todas las relaciones que una persona percibe como significativas,
contribuye a su propio reconocimiento como individuo, constituye una de las
claves centrales de la experiencia de la identidad de bienestar, hábitos de
cuidado de la salud y capacidad de adaptación a una crisis, son un grupo de
personas, vecinos, amigos, capaces de brindar ayuda y un apoyo real y
duradero a un individuo (Chadi, 2000 y Sluzki, 1996).
Las redes se identifican en formales e informales. En primera instancia las
redes formales son: los servicios profesionales dirigidos por el gobierno,
otorgadas por el Estado o por diferentes organismos intermediarios. Se
caracteriza por la especialización, la burocracia, los procedimientos, las reglas
y la admisibilidad a los servicios (Froland 1981, citado por Zúñiga 2007:149).
En segunda instancia la red informal; hace referencia a las formas de
asistencia tangible e intangible que los individuos reciben de los
colaboradores, habitualmente personas cercanas, amigos y familiares,
caracterizándose por su flexibilidad (George 1987; Pitrou, 1978; Froland, 1981
y Farland; 1991, citados por Zúñiga 2007:152). El apoyo de esta red permite la
revaloración de acontecimientos ante las adversidades ya que la orientación,
los consejos, la información y la motivación que otorgan los parientes y
amigos cercanos, generan el apoyo moral, además de fortalecer la autoestima
y motiva a emprender cambios (Zúñiga y Mendoza, 2010).
Las redes formales e informales, aportan apoyo psicológico, material y
asistencia física, lo que facilita generar cambios, en las mujeres que viven
situación de violencia. El sentir de: soledad, culpa y traición está presente en
las mujeres ante estas situaciones de violencia, por lo que, una red que brinde
soporte a las usuarias, les fortalecerá la autoestima y las potencializaría a
emprender cambios (Zúñiga 2007:155).
La violencia conyugal es un problema complejo, que sólo en América afecta a
una de cada tres mujeres, para su solución, requiere políticas y acciones del
Estado y de la sociedad civil en conjunto (Sagot, 2000: Pp. 7-11).
De acuerdo con un estudio realizado por Sagot (2000:19) se puede observar
que, ninguno de los países del estudio le garantiza a las mujeres la defensa
total de sus derechos. Mostrando así, que no existe un estado de derecho
sólido para las mujeres en situación de violencia conyugal, aunque en todos
los países se hayan hecho avances al respecto. Por su lado, Europa
interviene en contra de la violencia conyugal implementando medidas
preventivas, fortaleciendo las denuncias e incluso realizando campañas
106

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

informativas y programas de ayuda terapéutica. Sin embargo, Alcánzar (2003)
en su investigación sobre “La violencia de hoy” indica que estos servicios son
algo paternalistas y que en la respuesta institucional a la violencia conyugal en
el caso de Andalucía España, se puede generar en las mujeres los efectos de
42
la institucionalización .
Interrelación profesional usuaria- trabajadora social
Se dice que toda interacción social es una actuación, al respecto cuando una
persona llega a la presencia de otros, estos tratan de obtener información del
que llega o de poner en juego la información que ya poseen (Goffman,
1989:13). La información acerca del otro ayuda a definir la situación
(Goffman: 1989:13). Para Giddens, (1967:76) tal acto es un flujo continuo de
“experiencia vividas” se categoriza en sectores o partes, y depende del
proceso reflexivo de la atención del actor o de la consideración de la
“otredad”.
Cuando un individuo se presenta frente a otros tendrá motivos para tratar de
controlar la impresión que ellos reciban de la situación. La interacción que se
da dentro de la interrelacion usuaria- trabajadora social se define como
interacción “cara a cara” según Goffman, (1989:27) se puede definir como “la
influencia reciproca sobre las acciones del otro puesto que se encuentran
ambos en presencia física inmediata”. Tal interrelación se da a través de un
intercambio comunicativo. La comunicación proviene de la necesidad
ancestral del intercambio con otros hombres (Giddens 1967:102).
Dentro de la interacción social lo que a un individuo le refiere a un derecho al
“otro” le corresponde una obligación referida en responder de la manera
apropiada y si no lo hiciere entonces se puede aplicar eficazmente una
sanción (Giddens, 1967:110). Sin embargo, cuando nos centramos en la
interacción profesional entre la usuaria y la trabajadora social, somos
conscientes de que se da de forma jerárquica, Salazar (2006:146) comenta
que esta tipología de interrelación profesional- usuaria es uno de los “actos”
que están deliberadamente dirigidos al cumplimiento de un objetivo específico,
tal interacción permite a la usuaria expresar sus sentimientos, dar a conocer
respuestas positivas y negativas frente a las situaciones vividas y sus
expectativas frente proceso de atención para la satisfacción de sus
necesidades, y al profesionista le permite desarrollar el propósito principal.
La información que nos brinda el otro acerca de si mismo nos ayuda a definir
la situación en la que estamos inmersos y a saber con quién estamos tratando
además de darnos información sobre qué esperar del otro y cómo actuar ante
42

Las personas que están mucho tiempo en centros residenciales se infantilizan y delegan sus
responsabilidades al personal, creando una situación de insatisfacción continua y de
dependencia (Alcánzar 2003).

107

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él (Goffman: 1989:13). Por lo tanto, el rol que desempeña el trabajador social
hace referencia al comportamiento que en una sociedad dada debe esperarse
de un individuo según su status o posición en esa sociedad el rol profesional
hace referencia al comportamiento y uniformidad de conducta que
desempeñan aquellos que ejercen determinada profesión (Ander-Egg,
1996:76).
El rol del profesionista varía según la necesidad a afrontar, tales roles AderEgg (1996-.89) los identifica en: consultor-asesor, proveedor de servicios
profesionales, informador, gestor intermedio, investigador, planificador,
administrador, gestor, investigador, planificador, educador social, animador,
facilitador o movilizador. Estos roles cambian y a veces se combinan con el fin
de centrarse en las necesidades o problemas sociales que se expresan en el
nivel micro social.
Para potenciar la interacción humana Salazar (2006: 147) en su investigación
sobre la interrelación del enfermero y el paciente; comenta que el
profesionista en el cumplimiento de su rol debe brindar un cuidado basado en
el respeto por los derechos, en los principios éticos y en claros conocimientos.
Por lo tanto se considera que la empatía que se genere en la interrelación
Usuaria- Trabajadora Social también es un recurso determinante para el
proceso de atención. Como resultado de. Cabe mencionar que el papel de la
Trabajadora Social es el de generar recursos de empoderamiento en la
43
usuaria , con la finalidad de propiciar la orientación adecuada que le permita
a la Usuaria romper con el ciclo de violencia.
Explorando el contexto laboral. Atención a mujeres que viven situación
de violencia conyugal
Para la exploración de dicha investigación, en la etapa de exploración se
recolectaron nueve experiencias en el proceso de atención en el tema de
violencia conyugal a través de la técnica de la entrevista, usando como
instrumento una guía de entrevista semiestructurada, el criterio de inclusión
consistió en que fuerán mujeres mayores de 15 años, asistidas en el Instituto
Estatal de las Mujeres del Estado de Nuevo León.
Posteriormente se han realizado entrevistas semiestructuradas
a diez
Trabajadoras sociales profesionistas de la red de apoyo formal mencionada,
destacan dos de ellas que son ex profesionistas de dicha institución, tres son
de nuevo ingreso y un varón.

43

Y hacia sí misma, puesto que como lo menciona Goffman (1989) todos somos actores sociales
y representamos un rol, por lo que la Trabajadora Social debe asumir su rol principal que le
permita potencializar a la usuaria a salir de su situación de violencia conyugal.

108

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El análisis se realiza con el propósito de vincular las teorías existentes con
los datos empíricos recolectados, a través de un procedimiento sistemático
para explicar la interrelación Usuaria –Trabajadora Social en las redes
formales que atienden violencia conyugal, esto a través de la Teoría
Fundamentada. Debido a que dicha metodología tiene una naturaleza local y
a la vez posee una riqueza interpretativa, por su apego al dato recolectado
(Hernández, Fernández – Collado y Baptista 2006:687).
Resultados preliminares
El presente trabajo refleja la primera parte de los avances de Tesis para la
obtención de grado de Maestría en Trabajo Social, por lo que se presentan los
siguientes resultados preliminares en cuestión de la caracterización de la
práctica de las profesionistas en Trabajo Social en cuestión de violencia
conyugal.
Violencia institucional y doble victimización
Los valores y normas sociales que establecen las pautas de comportamiento
femenino, y que se reproducen y transmiten en el ámbito familiar, imponen a
la mujer un imperativo de sometimiento a la violencia que se expresa de dos
modos como: castigo merecido por el incumplimiento del rol de género
prescripto y/o como tolerancia hacia la violencia por aceptación de un destino
natural de mujer (Agoff, Rajsbaum y Herrera, 2006:309).
Estos comportamientos de violencia hacia las mujeres se ven reflejados en el
ámbito público y privado; en el ámbito público se puede observar dentro de las
instituciones. La violencia simbólica que ejerce el Estado a través de las
instituciones se ve reflejada en la violencia institucional. En la Ley de Acceso a
las Mujeres a una Vida Libre de Violencia en el Artículo 13 se entiende por
violencia Institucional:
“Los actos u omisiones de las y los servidores públicos de
cualquier orden de gobierno que discriminen o tengan como fin,
obstaculizar el goce y ejercicio de los derechos humanos de las
mujeres, así como su acceso al disfrute de políticas públicas
destinadas a prevenir, atender, sancionar y erradicar los
diferentes tipos de violencia (Ley de Acceso a las Mujeres a una
Vida Libre de Violencia. Artículo 13).
Es así como el Estado violenta a las instituciones gubernamentales, tales
instancias violentan a sus profesionistas y ellos a las personas que hacen uso
de las mismas, para ejemplificar tal supuesto nos basamos en la reflexión
compartida por una profesional:

109

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

“A veces si le digo sabe que señora fuera de lo profesional yo
no estaría con alguien así, ¡Yo no estaría! yo creo que debemos
de tener un hasta aquí o dignidad, no sé, porque están dañando
44
tu persona ¡están dañando tu salud! ¡No sé!”.
En la concepción de estos servidores públicos subyace una idea naturalista de
la forma en la que “deben” interactuar hombres y mujeres en una relación de
pareja. La práctica descrita que realizan algunos trabajadores sociales
reproduce la dominación masculina, y con ello el ejercicio de una violencia
simbólica hacia las mujeres (Bourdieu 2000). Donde algunas instituciones de
asistencia en temas de violencia conyugal y sus profesionistas provocan
nuevas victimizaciones, marginación, humillación y ocultamiento social
(Fernández, 1992:23). A estas aplicaciones de coerción psicológica o de
fuerza física, ejercidas desde un lugar de mayor poder y que vulneran los
derechos humanos, se les conoce como violencia institucional (Abad, 2006:
134). Tal violencia se expresa en el testimonio de una Trabajadora Social
cuando afirma:
“-La verdad señora fuera de lo profesional yo no estaría con
alguien así porque la está dañando mucho en su bienestar,pero ellas lo deben de ver, ya después por medio de la plática
se van dando cuenta, cuando les comentamos que ¡hay que ser
productivas! y empiezan a pensar ¿qué hay?, ¿hay empleos? y
ya la vas guiando por medio de la plática pero nunca le vas a
decir que hacer”.
Podemos comprender el efecto de la doble victimización, pero no desde una
posición donde se culpabilice a las Trabajadoras Sociales por ejercer tal forma
de intervención, se les observa desde una mirada crítica, donde ellos también
son parte de esta violencia simbólica que ejerce el sistema y fomenta el
Estado, desde unas estructuras de dominación institucional,
dicha
dominación es tan natural e invisible que ni siquiera requiere afirmarse como
tal (Bourdieu, 2000: 50).
Conclusiones previas
Identidad profesional en Trabajo social
La identidad profesional debe coincidir con el conjunto de rasgos que
caracterizan a quienes ejercen una profesión. Cabe mencionar que no existe
un trabajo social universal, pues tal pràxis profesional depende del contexto
histórico, político, académico e institucional de cada lugar.

44

Testimonio de Trabajadora Social.

110

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En la exploración sobre la caracterización del perfil profesional de Trabajo
social en atención a mujeres con situación de violencia conyugal; por un lado,
se preguntó a las profesionistas sobre ¿cómo imaginaban que las usuarias
las percibían? en su mayoría contestaban que eso dependía de la usuaria, sin
embargo, estaban conscientes y coincidían en que las usuarias veían en ellas
a la persona que les iba a ayudar a solucionar sus problemas y necesidades.
Por el otro lado, se preguntó a las usuarias ¿cómo veían o identificaban a la
profesionista en Trabajo social? En general ellas se referían a las
Trabajadoras sociales como la profesionista que las orienta y las hace sentir
bien:
“Que vine porque ya había venido antes a conseguir ayuda
porque tengo una hermana sorda… yo me siento muy tranquila
al venir a este porque ella me orienta muy bien y le estoy muy
agradecida, atiende muy bien, porque las que hemos venido
salimos ya muy tranquilas”.
En primera instancia se puede observar que la identidad profesional hace
referencia a dos perspectivas, a la propia del profesional que está dada por
una serie de normas y al imaginario que las usuarias tienen sobre el
profesional (Valero, 2013). Ambos coinciden en que el trabajador social ayuda
a interpretar, vencer las dificultades y generar alternativas en el plan de acción
(Castellanos, 1988:45). Por lo que dentro de Trabajo Social existe una
identidad bien definida como la profesión que tiene como objeto la atención e
intervención de problemas y necesidades sociales.
Ambiente adecuado
“Pues desde el saludo, desde la llegada de la usuaria…y casi
siempre también hay veces que existe la química”.
Dentro del ambiente adecuado es donde la profesionista comienza el proceso
de atención a desarrollar. Generar tal ambiente adecuando “comienza desde
el saludo” consiste en hacer que la usuaria sienta confianza para expresar
verbalmente la situación de violencia conyugal por la que atraviesa, dentro del
mismo se debe generar empatía, sentimiento de no juicio, confidencialidad,
amabilidad, entre otras.
Cabe mencionar que los modelos de intervención de los profesionales en
Trabajo social no han variado mucho desde los años 50`s puesto que aún se
centran en “facilitar el acceso a los recursos y programas sociales de los
individuos y familias en desventajas que agrupan a los pobres y los miembros
de cualquier grupo racial o étnico reprimido estigmatizado” tal y como lo
afirman Suárez y Palomar (1993: 109).
111

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El profesional en Trabajo Social debe contar con los conocimientos,
herramientas y actitudes necesarias pero sobre todo cierta sensibilidad en
trato que le permita generar un espacio de confidencialidad y a la vez
intervenir de la forma adecuada con ética profesional. A los Trabajadores
Sociales que ejercen laboralmente la profesión deben cumplir con una serie
de exigencias personales especiales, la formación y selección de este
personal es responsabilidad de las escuelas de T. S. (Castellanos, 1988:30).

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114

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La familia, el paciente diabético y sus estilos de vida.
Maricela Cruz del Ángel
Candy Lizeth García Hernández
Noelia Pacheco Arenas
Mónica Ivonne Cerón Márquez
Resumen
Palabras clave:
Modificaciones.

Paciente,

Diabetes

Mellitus,

Familia,

Perspectiva,

A nivel internacional el índice de la Diabetes Mellitus tipo II, tiende a
incrementarse y constituye una de las principales causas de muerte por este
padecimiento, la utilización de fármacos no ha sido la panacea para la
solución del problema. Por ello, la importancia de la familia en el control de la
enfermedad en uno de sus miembros, asimismo da la oportunidad de
interactuar positivamente, de tal forma que deban involucrarse sus
integrantes, en el seguimiento de las indicaciones médicas, activación física,
el cuidado de la alimentación como factor clave, así como, propiciar el
autocuidado con su familiar. La base de una adecuada alimentación se centra
en establecer un plan alimenticio para controlar los efectos de la diabetes se
podría traducir en dos simples palabras: variedad y moderación, es decir,
consumir más frutas, verduras, granos que son ricos en nutrientes y bajos en
grasas y calorías. De igual forma, la reducción de la ingesta de productos de
origen animal y los alimentos dulces. Así que es recomendable que el
paciente, considere su dieta y los principios en los que se basa, para que sea
capaz de diseñar sus propios menús y de tomar decisiones importantes al
respecto.
Generándose otra perspectiva de atención, ya que el paciente diabético y la
familia tendrán que adoptar nuevos estilos de vida, desde la experiencia
personal del paciente sobre los efectos de su enfermedad y tratamiento en los
ámbitos físico, emocional y social (Jacobson et al., 1988). Describiendo el
cambio de los estilos de vida, a partir de su diagnóstico.
Por lo tanto, se considera necesario estrategias que involucren al paciente y
su red de apoyo familiar; aplicando técnicas de activación, entrevista
motivacional y de modificación de hábitos alimenticios y la educación para el
autocuidado. Este documento comprende desde la introducción, desarrollo del
tema y conclusiones.
Introducción
La Diabetes Mellitus es una enfermedad crónica degenerativa en donde el
organismo pierde su capacidad de producir suficiente insulina o de utilizarla
con eficacia, la cual basada en las encuestas del Instituto Nacional de
Estadística y Geografía (INEGI: 2012) ocupando el primer lugar como causa
115

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de muerte en los adultos mayores en México., los Estados con mayor
prevalencia son: Distrito Federal, Nuevo León, Veracruz, Tamaulipas,
Durango y San Luis Potosí.
Una de las características de la Diabetes Mellitus tipo II (DM), es que no sólo
afecta biológicamente a la persona que contrae dicha enfermedad, sino que
cambia y deteriora progresivamente su entorno familiar y económico, lo cual
genera graves implicaciones sociales de rechazo como el aislamiento: por lo
que resulta de vital importancia destacar la inclusión familiar en este
padecimiento ya que a partir del diagnóstico clínico, la mayor parte de los
enfermos tienen el interés de lograr una relación más solidaria y estrecha con
los integrantes del núcleo familiar para enfrentar esta situación de adversidad.
El camino entre los pacientes diabéticos y sus familias se recorre en la misma
dirección. Una de las funciones esenciales de la familia la constituye el prestar
apoyo a los miembros que la integran.
Por su parte, la educación y concienciación del paciente diabético es una
fragmento importante del tratamiento, ya que la cronicidad de la enfermedad
requiere que el paciente tome numerosas decisiones cotidianas relacionadas
con la alimentación, medicación y activación física, entre otras cuestiones,
asimismo la participación de la familia en el tratamiento es fundamental, ya
que permite coadyuvar a nuevos estilos de vida del paciente y de los
integrantes de la medula. El presente documento está conformado, por la
introducción, desarrollo de la temática y conclusiones.
Desarrollo de la temática
Es importante mencionar que en el Estado de Veracruz, la DM tipo II
ocasiona el 50% de las defunciones. En la dirección electrónica del Gobierno
del Estado Veracruz en términos de salud especifica que en 2008 Veracruz
ocupó el sexto lugar nacional con una tasa de 78.4, según datos del Sistema
Nacional de Información en Salud (SINAIS); en 2009 ocupó el quinto lugar
nacional con 83.48 y en 2010 87.68 representando el séptimo lugar a nivel
nacional, motivo por el cual se llevan a cabo programas de atención para
adultos mayores por el Sector Salud (Programa Anual de Diabetes Mellitus,
2013 p. 11).
Por su parte lo que estipula el Diario Oficial de la Federación, la Norma Oficial
Mexicana nom-015-ssa2-2010, para la Prevención, Tratamiento y Control de
la Diabetes Mellitus, la epidemia de la diabetes mellitus (DM) es reconocida
por la Organización Mundial de la Salud (OMS) como una amenaza mundial.
Se calcula que en el mundo existen más de 180 millones de personas
con diabetes y es probable que esta cifra aumente a más del doble para 2030.
En 2005 se registraron 1.1 millones de muertes debidas a la diabetes, de las
cuales alrededor de 80% ocurrieron en países de ingresos bajos o medios,
116

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que en su mayoría se encuentran menos preparados para enfrentar esta
epidemia.
De acuerdo a los resultados de la Encuesta Nacional de Salud 2000 (ENSA),
la prevalencia nacional de diabetes mellitus en hombres y mujeres adultos de
más de 20 años fue de 7.5% (IC95% 7.1-7.9), lo que representa 3.6 millones
de casos prevalentes, de los cuales 77% contaba con diagnóstico médico
previo. La prevalencia fue ligeramente mayor en mujeres (7.8%) respecto de
los hombres (7.2%).
De conformidad con la información de la Encuesta Nacional de Salud y
Nutrición 2006 (ENSANUT) la prevalencia aumentó a 14%, lo que representa
un total de 8 millones de personas con diabetes; en la población urbana, la
prevalencia fue significativamente mayor.
En México, la Diabetes mellitus ocupa el primer lugar en número de
defunciones por año, tanto en hombres como en mujeres las tasas de
mortalidad muestran una tendencia ascendente en ambos sexos con más de
70 mil muertes y 400,000 casos nuevos anuales cabe señalar que según la
Dirección General de Información en Salud en el 2007 hubo un número mayor
de defunciones en el grupo de las mujeres (37,202 muertes) comparado con
el de los hombres (33,310), con una tasa 69.2 por 100,000 habitantes en
mujeres y de 64 en hombres, diferencias importantes a considerar en las
acciones preventivas, de detección, diagnóstico y tratamiento de este
padecimiento. La diabetes no es un factor de riesgo cardiovascular. Es un
equivalente de enfermedad cardiovascular debido a que el riesgo de sufrir un
desenlace cardiovascular es igual al de la cardiopatía isquémica.
La DM es un padecimiento complejo que lleva implícito una serie de
situaciones que comprometen el control en los pacientes, lo cual favorece el
desarrollo de complicaciones, con los consecuentes trastornos en la calidad
de vida, muertes prematuras e incremento en los costos de atención y tasas
de hospitalización. Al igual que otros países, México enfrenta problemas
diversos que limitan la eficacia de los programas institucionales para la
contención de esta enfermedad. Destacan por su importancia el insuficiente
abasto de medicamentos, equipo inadecuado y obsoleto en las unidades de
salud, la inaccesibilidad a exámenes de laboratorio, deficiencias en el sistema
de referencia y contra referencia de pacientes, limitaciones de los servicios de
apoyo psicológico, nutricional, nula promoción de actividad física, auto
monitoreo y escasa supervisión de los servicios para alcanzar la adherencia
terapéutica.
El descontrol metabólico y las consecuentes complicaciones se agravan
cuando en los servicios de salud no se realiza una eficiente y oportuna
detección y seguimiento de grupos con factores de riesgo, aunado a que en la
población hay una percepción inadecuada y desconocimiento del riesgo para
desarrollar diabetes. Lo anterior da lugar a que no se realice un diagnóstico
117

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

oportuno y a que no se dé la pronta incorporación de los pacientes detectados
al tratamiento.
Por consiguiente, se debe señalar la asociación de altas tasas de
comorbilidad que inciden en la gravedad de la diabetes y la presencia cada
vez mayor de complicaciones micro y macro vasculares por la falta
de diagnóstico y tratamiento oportunos y de seguimiento a los pacientes. La
escasa utilización de intervenciones eficaces deriva en que hasta el momento
no se ha utilizado la evidencia científica disponible en la materia como base
para una mejor atención. La insuficiencia de recursos es otro de los factores
que inciden en la magnitud de la diabetes en México y en el cumplimiento de
los objetivos de los programas estatales.
Para comprender la diabetes es pertinente saber que el páncreas es el órgano
encargado de producir una hormona denomina insulina, la cual actúa en todas
las células del cuerpo, estimulando el uso de glucosa. La glucosa, que es un
azúcar, proporciona la energía necesaria a nivel celular para el
funcionamiento de los órganos y tejidos. La diabetes mellitus se caracteriza
por una alteración en la producción de insulina por parte del páncreas,
existiendo una respuesta y ataque por parte del cuerpo a las células que
producen la insulina. Algunos pacientes diabéticos producen insulina, pero
una cantidad menor a la necesaria. En otras ocasiones, los pacientes no
producen nada de insulina y la misma debe ser administrada de forma
exógena por la persona. La ausencia de insulina en los diabéticos predispone
a que los niveles de glicemia en sangre se eleven. La hiperglicemias
mantenida en el tiempo predispone a lesiones en diversos órganos del cuerpo.
Existen diversos tipos de diabetes mellitus: tipo 1 (insulina requirente), tipo 2
(los pacientes que no requieren insulina para su tratamiento) y diabetes
gestacional (durante el embarazo).
La diabetes tipo 1 o diabetes juvenil puede afectar a niños y personas adultas,
aunque se diagnostica con mucha más frecuencia a niños, adolescentes o
adultos menores de 30 años. El páncreas no produce insulina y la
administración de insulina en estos pacientes es esencial.
La diabetes tipo 2 es la forma más común de esta enfermedad. En la diabetes
tipo 2, el páncreas produce insulina pero no la suficiente o las células ignoran
la insulina, haciendo que los niveles de azúcar en sangre aumentan
demasiado.
La diabetes gestacional es el diagnóstico de la enfermedad en la mujer
durante un embarazo, situación que requiere un mayor control por parte del
médico para lograr un bebé sano y vigoroso. Generalmente las madres que
presentan diabetes gestacional no suelen continuar siendo diabéticas
posteriormente al nacimiento de su hijo.
118

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Síntomas de la diabetes
Entre sus principales síntomas están: Sed excesiva, Fatiga o cansancio,
Aumento del hambre, Visión borrosa, Mal aliento, Disfunción eréctil, Ausencia
de la menstruación en mujeres, Pérdida de peso, Infecciones frecuentes, Altos
niveles de azúcar en sangre y orina (sabor dulce), Frecuencia en orinar (‘cama
mojada’ en los niños), Náuseas y vómitos, Irritabilidad, Cambios de ánimos,
Adormecimiento o hormigueo en manos o pies, Heridas que cicatrizan
lentamente.
Para el diagnóstico de diabetes mellitus se requiere un control de sangre, el
cual va a informar al médico la cantidad de glucosa en la sangre. Los valores
de glicemia deben ser menores a 1 gramo por decilitro de sangre en ayunas.
El diagnóstico de una enfermedad crónica a la persona es difícil, lo que
implica el cambio de algunos hábitos de alimentación y el consumo de
medicación de forma regular.
Un diagnóstico precoz permite comenzar un tratamiento de forma temprana
evitando las posibles complicaciones. Los niveles de glicemia elevados
durante el día van produciendo con el paso del tiempo daños a nivel de los
pequeños vasos sanguíneos, nervios periféricos y retina.
Todos los vasos sanguíneos están afectados en las personas diabéticas,
llevando a una alteración progresiva a nivel renal, cardíaco y cerebral. La
diabetes mellitus aumenta el riesgo cardiovascular y las posibilidades de sufrir
una enfermedad cardíaca.
En la afectación de la retina, la ceguera es causada en primer lugar por
retinopatías diabéticas, situación que requiere que el paciente cumpla su
tratamiento como lo indicó el médico para evitar las diversas complicaciones.
El cuidado de los pies es un aspecto a tener en cuenta por las personas
diabéticas, como forma de evitar la aparición de lesiones que sean difíciles de
cicatrizar y predisponga a la aparición de infecciones. Usar calzado adecuado,
una higiene y revisación periódica de los pies permite disminuir la aparición
del pie diabético.
El tratamiento de la diabetes incluye múltiples niveles, los cuales se pondrán
en práctica según el tiempo de evolución y el grado de diabetes que posea la
persona.
La modificación en los hábitos dietéticos es el primer paso para toda persona
diabética, esto incluye a los estilos de vida, por lo que se debe diseñar una
dieta ajustada, reducida en el consumo de carbohidratos, los cuales el cuerpo
tiene dificultad para metabolizar y utilizar correctamente.
119

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los alimentos con gran contenido de azúcar y harina deben ser eliminados de
la dieta de una persona con diabetes mellitus. Se debe aumentar el consumo
de verduras y cereales para el aporte de las vitaminas, minerales y energía
necesaria. Lograr una nutrición balanceada es un pilar fundamental del
tratamiento de la diabetes, aspecto que no todas las personas toman en
cuenta. Se debe delinear una dieta ajustada a las necesidades de cada
persona, tomando en cuentas sus gustos personales y situación particular. No
hay alimentos completamente prohibidos, sino que hay que lograr un consumo
aceptable a lo largo de toda la semana, se considera un consumo moderado
de alimentos. Para algunas personas que han sido diagnosticadas con
diabetes es difícil modificar su dieta en poco tiempo, debiendo trazar
escalones en el tratamiento realizables, porque si las metas propuestas por el
equipo de salud no son realizables hay mayor probabilidad de fracaso.
Dentro del equipo de salud que atiende a los pacientes diabéticos, es
importante incluir a un licenciado en nutrición, que pueda perfilar una dieta
ajustada a los requerimientos particulares. En este sentido, también ocupa un
lugar destacado combatir la obesidad y el sobrepeso. Disminuir la cantidad de
calorías permite lograr el peso ideal, situación que contribuye a combatir los
factores de riesgo cardiovascular.
Uno de los aspectos a considerar al momento de implementar esta
recomendación es la adherencia de la población a la actividad física. El tipo y
la duración de la actividad física son dos de los componentes que más inciden
en esta adherencia. Con relación al tipo de actividad, la OMS define la
actividad física como “todos los movimientos que forman parte de la vida
diaria, incluyendo el trabajo, la recreación, el ejercicio y las actividades
deportivas”. En realidad, la actividad física es un término amplio que abarca
actividades tales como subir las escaleras regularmente, bailar y caminar,
correr, andar en bicicleta y practicar deportes. Cualquier persona puede
desarrollar una actividad física moderada sin costo alguno y además,
incorporarla a su rutina cotidiana.
Algunos ejemplos de actividad física moderada: caminar enérgicamente; bajar
las escaleras; bailar; andar en bicicleta; nadar; jardinería; tareas domésticas,
por ejemplo lavar los pisos o ventanas.
Otros tantos ejemplos de actividad física vigorosa: correr; subir las escaleras;
bailar a ritmo intenso; andar en bicicleta cuesta arriba; ejercicios aeróbicos;
saltar cuerda; practicar deportes como fútbol, básquetbol. Algunos estudios
han mostrado que el beneficio es el mismo si se realiza en forma continua o
fraccionada.
La realización de actividad física aeróbica contribuye a mejorar los niveles de
glicemia en sangre, por su consumo por parte de los músculos y disminuir de
peso. Todo paciente diabético debe realizar actividad física mínima de 40
minutos al menos tres veces a la semana. La práctica de un deporte también
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

es una buena alternativa para contribuir a mejorar los niveles del control de la
diabetes mellitus.
Dentro de la alimentación ideal para los diabéticos se encuentran los
alimentos de libre consumo tales como: Bajo contenido en Hidratos de
Carbono: verduras de hoja verde (espinaca, acelga, lechuga, brócoli, rúcula,
radicheta) zapallito, tomate, coliflor, zanahoria cruda.
Prácticamente no contienen hidratos de carbono y calorías: Infusiones (Té,
café, Infusiones de hierbas), Agua mineral, Bebidas sin azúcar, Jugos para
preparar sin azúcar, Yerba mate. Condimentos (Ajo, Pimienta, Laurel, Vinagre,
Mostaza, Canela, Perejil, etc.
Por tanto, existen también los alimentos con lo que se debe tener precaución
los cuales contienen una importante cantidad de Hidratos de carbono
Complejos. Cereales, pastas, arroz, papa, batata, choclo, mandioca, banana,
uva, masa de tarta, empanadas, pizza, panes y panificados, galletas de agua
o salvado, barra de cereal.
Y por último aquellos alimentos que deben evitarse ya que contienen elevadas
cantidades de azúcares simples y calorías: Azúcar, Tortas, Caramelos,
Galletas, dulces, Bebidas c/azúcar, Miel, Pasteles, Mermeladas comunes o
reducidas en azúcar, Galletas c/relleno, Leche condensada, Helados (a
excepción de los sin grasa y sin azúcar), Fruta confitada, Chocolates,
golosinas, jugos exprimidos. También los que contienen alto contenido en
grasa: manteca, carnes grasas, frituras, lácteos enteros, crema, aderezos
(mayonesa, salsa golf, kétchup), quesos enteros. Por su mediano contenido
graso, tener precaución con queso por salut descremado y huevo entero no
más de 2 o 3 por semana.
Desde el punto de vista del tratamiento farmacológico existen diversos
medicamentos que puede indicar el médico. La mayoría son muy seguras y
económicas, pero deben ser consumidas una o varias veces por día. El
aspecto clave de los medicamentos es asegurar su consumo diario de forma
regular, el abandono de la misma contribuye al avance de la diabetes, con la
aparición de sus complicaciones. El profesional médico indicará que
medicamentos son los que mejor se adaptan a los requerimientos de cada
paciente, siendo necesario en algunas situaciones, incluir varias opciones, lo
importante es que el paciente asuma su responsabilidad en el consumo de los
medicamentos en las horas y tiempos indicados para mayor efectividad del
tratamiento.
Actualmente existen dispositivos que pueden ser utilizados por el propio
paciente para medir su nivel capilar de glicemia, lo que permite un control más
eficaz de las cifras. El ajuste de la medicación indicada por el médico, según
la ingesta diaria de la persona permite disminuir las posibles complicaciones
del tratamiento. La hipoglicemia, una complicación que antes era frecuente,
121

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

con el avance de la tecnología de medición en la propia casa de la persona,
ha disminuido drásticamente.
Todo paciente diabético debe ser tratado por un equipo de profesionales de la
salud capacitados en la enfermedad, como forma de lograr un seguimiento a
largo plazo, informando correctamente y acompañando en el tratamiento
crónico de la diabetes mellitus.
El papel activo de que los seres humanos pueden tener en la conservación de
su propia salud y en la aparición, debilitación o moderación de sus
enfermedades, ha permitido la difusión de términos pensados para describir el
papel del comportamiento respecto a la salud y la enfermedad.
De igual manera la relación que se establece entre el profesional de la salud y
el enfermo así como la familia de éste, tiene gran importancia. Este encuentro
está siempre cargado emocionalmente, es una relación intensa por parte de
ambos. El paciente deposita en el personal sanitario una serie expectativas y
fenómenos que experimenta (dolores, sufrimientos) cargados de afectividad
(miedos, angustias y un grado de incapacitación) y espera del personal
sanitario el reconocimiento de su enfermedad y de él mismo como persona
45
enferma (Robledo, en Latorre, 1994) .
De allí que sea un aspecto en tener en cuenta ya que es importante conocer
las posibles reacciones del paciente y su familia ante su enfermedad y
también como puede reaccionar el profesional sanitario, para que así se
46
pueda hacer un abordaje especifico (Velasco y Sinibaldi, 2001) .
Islas S., Lifshitz. (2009), menciona: “que la educación del paciente, aborda la
enseñanza colectiva en grupos pequeños, al que se le ha denominado
discusión coordinada, ya que permite su participación activa y sirve al mismo
tiempo como dinámica de grupo en la que afloran las dudas y problemas tanto
de los aspectos técnicos, así como emocionales de los pacientes y su familia”.
De aquí la importancia de la participación del paciente y su familia, en la
interacción grupal, realizando procesos de acompañamiento, actividades
físicas y recreativas, asimismo realizar propuestas de mejora desde su
experiencia.
Ya que, la falta de adherencia afecta aproximadamente a la mitad de los
pacientes a los que se les prescribe un fármaco y el porcentaje es aún más
alto si se prescriben medidas no farmacológicas.

45

Choque Stella y Jacques (2008) Actividades de animación para la Tercera Edad, Editorial
Paidotribo.
46
Velasco M.L., Sinibaldi J. (2001) Manejo del enfermo crónico y su familia (sistemas, historias y
creencias) Editorial Manual Moderno.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

No es un problema exclusivo del paciente sino del sistema terapéutico
(médico- paciente-familia). El enfoque centrado en el paciente, que ha
mostrado tener mejores resultados en la adherencia que el enfoque
biomédico, propone la participación activa del paciente tanto en la elección del
tratamiento como en su planificación
Esto es fundamental en personas con enfermedades crónicas como la DMT2
ya que en estos casos más del 90% de los cuidados deben ser autos
impartidos.
Algunas recomendaciones para mejorar la adherencia del tratamiento son las
siguientes: Actitud empática: Ayuda a conformar y consolidar el vínculo,
fundamental para el seguimiento, longitudinal de pacientes crónicos.;
Educación: Un paciente no puede hacer lo que no, comprende, por lo tanto lo
primero que debemos, hacer es educarlo acerca de su enfermedad.; Explorar
la dolencia (percepción subjetiva de enfermedad): usando preguntas abiertas;
Explorar el problema: ¿Qué es lo que más le preocupa?, ¿Qué es lo que más
le cuesta?, ¿Qué es lo que más le molesta?, ¿Qué es lo que primero desea
cambiar?; Explorar las creencias familiares acerca de la diabetes, recursos
familiares y extra familiares, soluciones intentadas; Arribar a un campo común:
Entre paciente, familia y equipo de salud en la definición de los problemas y
el orden de prioridad para abordarlos; Elaborar un plan y fijar una meta
mínima: La meta mínima debe ser muy específica, pautada y medible. Lo
suficientemente grande como para que sea significativa. Lo suficientemente
pequeña como para que el paciente la pueda cumplir; Seguimiento: chequear
la tarea usando preguntas abiertas. Por ejemplo: ¿Cómo estuvo este mes/
semana?, ¿Qué pudo lograr?, ¿Cómo cree que le puedo ayudar a mejorar?;
Si aún el paciente no logra ningún cambio, reevaluar, chequear los objetivos,
ampliar el sistema convocando a la familia u otros significativos y/o invitando a
otros integrantes del sistema de salud.
La diabetes mellitus y la familia.
La estructura familiar es el conjunto invisible de demandas funcionales que
organizan los modos en que interactúan los miembros de una familia. La
existencia continua de la familia como sistema depende de una gama
suficiente de pautas; la disponibilidad de, pautas transaccionales alternativas y
la flexibilidad para movilizarlas cuando es necesario hacerlo (Minuchin, 1974).
La familia es una institución social básica y fundamental que cumple funciones
sociales insustituibles, que van desde la procreación y la socialización
primaria de los hijos hasta las funciones económicas como unidad básica de
consumo, el hogar (Barbado y otros, 2004).
La Organización Mundial de la Salud (López-Carmona, Ariza - Andraca,
Rodríguez - Moctezuma y Munguía - Miranda, 2003) considera al estilo de
vida como la manera general de vivir que se basa en la interacción entre las
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

condiciones de vida y los patrones individuales de conducta, los cuales están
determinados por factores socioculturales y por las características personales
de los individuos. Se ha propuesto que los estilos de vida son patrones de
conducta que se eligen de las alternativas disponibles para la gente, de
acuerdo a su capacidad para decidir y a sus circunstancias socioeconómicas.
El factor común de todas estas situaciones es la necesidad de que todos los
miembros de la familia se adapten al cambio de situación y adopten nuevas
formas y a veces nuevos papeles, posee la flexibilidad para adecuarse a los
cambios que son propios del ciclo de vida familiar y las contingencias que
47
deparan el vivir , principalmente para prevenir nuevos riesgos para otros
miembros de la familia, lo que puede afectar, a su vez, al familiar enfermo. La
aparición de la diabetes enfrenta al sistema familiar a una situación nueva e
inesperada. Implica la carga emocional de una enfermedad que no se “cura”,
que requiere ser tratada por el resto de la vida, que exige medidas
terapéuticas basadas en los cambios a los hábitos de vida, en el sentido
dietético y del ejercicio físico, con las dificultades reales de adaptación que
ello exige para el resto de los miembros de la familia, con las complicaciones
que pueden ir surgiendo y originando una incapacidad que sobrecarga aún
más el sistema.
(Velasco 2001) La familia procesará todo esto según su propio conjunto de
creencias acerca de la enfermedad y las experiencias previas que posea en el
cuidado de pacientes diabéticos, sobre todo en relación con acontecimientos
dramáticos e impactantes como: ceguera, amputaciones, úlceras, etc.
El desenlace de las enfermedades crónicas están influenciadas por
indicadores sociales y emocionales, esos factores pueden tener un efecto
decisivo en la manera en que la enfermedad se desarrolla y el grado de
impedimento y adaptación del individuo y la familia a dicha enfermedad. El
individuo y la familia deben integrar de manera lenta el diagnostico, su
significado, curso y desenlace. Deben manejarse el reproche, la culpa y la
vergüenza que la enfermedad engendra, así como la depresión y la ansiedad;
por lo general la familia puede responder con un cambio temporal en sus
patrones de comunicación o bien patrones de interacción pueden volverse
rígidos y perder espontaneidad, quizá los miembros de la familia se tornen
menos productivos y creativos de manera temporal, al mismo tiempo se alejan
de sus contactos sociales. Por lo que la familia tendrá que convivir con los
sentimientos de impotencia, ambivalencia, coraje, culpa y temor, tanto del
paciente como de ellos mismos, además deberá de adaptarse ante todos los
posibles cambios que surgirán para mantener la organización familiar lo más
viable y funcional posible.(Velasco2001)
47

Montenegro H. (2007) Problemas de Familia, Editorial Mediterráneo.

124

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En la medida en que se realice la inclusión familiar en los pacientes
diabéticos, en el control y tratamiento del paciente diabético, sumado a la
colaboración y compromiso del resto del grupo familiar, amigos y se logre
acercar al paciente a su red social de apoyo, se conseguirá mayor
comprensión por parte del paciente y su familia en relación con la
enfermedad, se conseguirá mayor apego al tratamiento y, con ello, mayor
compensación metabólica.
Conclusiones
La adaptación de la familia al diagnóstico de diabetes es extremadamente
importante. El proceso de la enfermedad crónica requiere una adaptación de
todos los integrantes a la nueva situación. Esto implica un desgaste que
puede suponer que se desencadenen situaciones de conflicto y a veces, de
enfermedad de otros miembros si el equipo de salud no está atento a ello. La
reacción de las familias ante una enfermedad crónica no es igual en todos los
casos.
Los miembros de la familia, igual que el paciente, tienden a considerar los
cambios en el estilo de vida y el soporte necesario. Son especialmente
importantes los integrantes cercanos de la familia que interactúen con el
paciente y entiendan las demandas del cuidado de la diabetes. Una reacción
a la adaptación del diagnóstico de diabetes entre las personas que conforman
la familia se caracteriza por el compromiso con el régimen y con expectativas
realistas. Lo común y lo fundamental es mantener informados objetivamente a
los integrantes de la familia se conviertan en los nuevos cuidadores del
paciente y asimismo puedan participar en actividades recreativas y físicas, de
manera conjunta, colaborar en distintos hábitos alimenticios que den la
oportunidad de nuevos estilos de vida, que van desde cambios de horarios
para el consumo de alimentos y nuevas prácticas de interacción familiar, que
promuevan la convivencia y refuercen los lazos familiares, que permitan al
mismo tiempo procesos de atención al paciente y de prevención entre el resto
de los integrantes de las familias.
La inclusión familiar efectiva y adecuada por lo cual, resulta un elemento
primordial con los pacientes diabéticos, ya que al menos uno de sus familiares
tiene que poseer los conocimientos sobre Diabetes Mellitus tipo II así como
sus consecuencias, ayudando al paciente a que realice: tratamiento médico,
dieta, ejercicio físico y su revisión clínica periódica.
Es por esto, que la concientización de la familia sobre las conductas de riesgo
depende primordialmente de la autodisciplina, supervisión, información y
apoyo por parte del personal de salud así como la dinámica de comunicación
apropiada que se establezca entre la familia y el paciente diabético, aumenta
significativamente su conocimiento sobre la enfermedad, reduce el estrés y
mejora la realización del tratamiento.
125

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Por consiguiente la participación de la familia en el tratamiento del paciente
diabético es primordial, pero para lograr ese compromiso y responsabilidad de
ambos actores sociales, se requiere de la intervención profesional desde el
Trabajo Social, que permita afianzar los núcleos familiares en nuevas formas
de interrelación y estilos de vida para mejorar la salud del paciente y puedan
ser participes de medidas de prevención de diabetes mellitus.
Referencias Bibliográficas
•
•
•
•

Choque Stella y Jacques (2008) Actividades de animación para la
Tercera Edad, Editorial Paidotribo.
Melgosa Julián (2011) Mente Positiva, editorial Sofeliz
Montenegro H. (2007) Problemas de Familia, Editorial Mediterráneo.
Velasco M.L., Sinibaldi J. (2001) Manejo Del enfermo crónico y su
familia (sistemas, historias y creencias) Editorial Manual Moderno.

Referencias electrónicas
•
•
•

•
•
•

•

Islas S., Lifshitz. (2009). Diabetes Mellitus: La educación del
paciente... México: Interamericana McGraw Hill. Pp. 261-269.
http://www.ucb.edu.bo/publicaciones/ajayu/v4n2/v4n2a3.pdf
http://www.researchgate.net/profile/Esteban_EsquivelSantovena/publication/256981879_ESTILO_DE_VIDA_EN_PERSON
AS_ADULTAS_CON_DIABETES_MELLITUS_2/links/0046352433ee
544b5f000000.pdf
http://diabetesexperienceday.com/ponencias-2014/comer-mejor-paravivir-mas/
http://www.scielosp.org/pdf/spm/v45n4/a04v45n4.pdf
http://www.msal.gov.ar/images/stories/bes/graficos/0000000076cnt2012-08-02_guia-breve%20-prevencion-diagnostico-tratamientodiabetes-mellitus-tipo-2.pdf
http://dof.gob.mx/nota_detalle.php?codigo=5168074&amp;fecha=23/11/20
10

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Estrategias profesionales desde el trabajo social con
mujeres en familias monoparentales.
Maricela Cruz del Ángel
Mayté Pérez Vences
Iván Hernández Ventura
María Isabel Mendoza Flores
Resumen
El documento, refleja como punto medular los procesos de intervención
desde el Trabajo Social con familias monoparentales, sustentada en la
identificación de dificultades, con un grupo de 7 mujeres que participaron de
manera activa en actividades derivadas de un proyecto profesional
denominado “Mujeres en construcción de nuevas formas de organización,
interacción y comunicación familiar”, este, se desprende de un procedimiento
metodológico de investigación- acción, que comprende como punto de partida
la inserción en el espacio institucional y el contacto directo con las mujeres,
para el descubrimiento de sus relaciones o interacciones familiares, hacia la
elaboración de un diagnóstico social situacional de este tipo de familias en el
DIF municipal de Coatzintla, Ver., donde se identificaron como principales
dificultades la falta de comunicación e interacción de los integrantes que
conforman los hogares domésticos, la deficiente organización que existe entre
estos miembros para la implementación de las tareas domésticas y el bajo
ingreso de las antes mencionadas, asimismo se seleccionaron los modelos
sistémico y el de comunicación e interacción desde el Trabajo Social, para
afianzar el proyecto profesional; por lo que este trabajo presenta el soporte
teórico alusivo a la temática correspondiente. Además se realiza la
sistematización de los resultados obtenidos a través de las correspondientes
fases. Las estrategias profesionales apuntalan directamente en fortalecer los
aspectos de comunicación y convivencia, un reforzamiento sobre actividades
diarias compartidas y de igual forma para la administración de recursos
financieros. En conclusión, el panorama de la vida actual en dificultad de las
mujeres que conforman las familias monoparentales, dio la pauta para la
intervención, por consiguiente las acciones profesionales permitieron mejorar
en 90% las situaciones de debilidad que presentaban las familias.
Palabras clave:
profesional.

mujeres,

familias

127

monoparentales,

intervención

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Introducción
El presente proceso de investigación, está interrelacionado con la familia y
sus condiciones que viven frecuentemente. En el mencionado se detectan
conceptos de familia, como unidad doméstica y hogar, para hacer referencia a
las unidades de corresidencia familiares, formadas por un conjunto de
personas-ligadas o no por un lazo de afinidad- que comparten una vivienda y
un gasto, principalmente la alimentación. Aunque también se tiene presente la
importancia de las redes de relaciones familiares que rebasan la unidad
residencial.
Existe un amplio consenso en torno a la idea de que las familias o unidades
domésticas constituyen una organización fundamental que desempeña un
papel central en la reproducción cotidiana y generacional de los individuos. Se
trata de los espacios primarios e íntimos de convivencia-fundados en valores,
expectativas y creencias-donde se establecen relaciones de género y entre
generaciones cargadas de ambivalencias, solidaridades y conflictos.
En el ámbito doméstico tienen lugar tanto la procreación, la crianza y la
socialización de los hijos como la reproducción de la fuerza de trabajo. En
tanto que la familia es una institución social, y cristaliza el conjunto de normas
que pautan los modos adecuados de interacción entre individuos unidos por
lazos de parentesco.
En otro sentido se subraya la diversidad de arreglos familiares existentes y se
cuestionan la diversidad de las tipologías familiares tradicionales con jefes
varones como los únicos modelos que deben ser aceptados socialmente. En
la actualidad, estas son mayoritarias, pero los hogares extensos y
compuestos, dirigidos por mujeres remarcan una proporción significativa. Se
enfatiza la visión de la familia como unidad con un interés común, cuyos
integrantes comparten en forma armónica y solidaria derechos y
responsabilidades. Se analiza el carácter asimétrico de las relaciones
intrafamiliares, el ejercicio del poder en general, pero particularmente el
masculino y las jerarquías que se establecen, de acuerdo con la condición de
hombre o mujer, la edad, las relaciones de parentesco entre los integrantes de
las familias y el papel de proveedor de ingresos, entre otros. Todo lo anterior
hace alusión para comprender el trabajo enmarcado en las siguientes líneas,
pues se inclina en apuntalar directamente a las mujeres que jefaturan un
hogar, con diferentes problemáticas en su organización interna familiar, las
tareas que competen circunstancialmente a sus núcleos domésticos y sobre
carga de actividad laboral triplificada cuando hay dependientes de las mismas.
El actual direcciona su atención en la diversidad de arreglos familiares que
estas mujeres deben crear para minimizar los aspectos de más dificultad y de
esa forma desarrollar sus actividades propias sin dificultades. El presente
documento está conformado por los objetivos, metodología, conclusiones.
Propuestas.
128

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Desarrollo Del Tema
Para desarrollar el proceso metodológico sustentado en la investigaciónacción fue necesario aspectos o componentes de un fenómeno o problema a
investigar en el que se pretende indagar e intervenir de manera pertinente
considerando la aprobación para el ingreso al campo de acción en la
institución antes señalada para que de esta manera responda a distintos
cuestionamientos que se van presentando con mayor frecuencia en ese
espacio institucional (Hernández, 1997).
Para continuar , se hace alusión a la parte de la investigación- acción, la que
fue fundamenta el aporte teórico de la indagación y el proceso de
intervención, que en primer lugar delimita los objetivos principales y
responden a la detección de las dificultades identificadas, siendo parte de una
primera etapa el Diagnóstico interpretativo, de igual modo, se integran
elementos analizadores, entrevistas individuales a cada uno de los miembros
involucrados en la intervención, evidencias de las acciones desarrolladas
durante la práctica. Esto en base a las aportaciones de Kurt Lewin
(1944),quien propuso en primera parte dicha forma de operar en
problemáticas sociales, pretendiendo unir los procesos teóricos- prácticos
para intervenir de manera profesional respondiendo a los fenómenos actuales.
Las acciones implementadas en el trayecto de la intervención se concentraron
específicamente en el primer punto: la identificación de las dificultades
principales de las familias de estudio, en segundo momento se puntualizan en
resolver tales fenómenos que alteran y desfasan el sentido habitual de los
individuos a través de la solución a los problemas de mayor realce, mediante
las acciones propuestas para la mejora. Seguido de formulación de hipótesis
concisas que respondan a los cuestionamientos surgidos en inicios de la
intervención, para ligar a la misma con la ejecución de actividades que
comprueben
las hipótesis creadas por el facilitador de la práctica. Finalizando con la
evaluación de los efectos de las acciones implementadas.
En segundo momento, se concentra la apertura a todos los conocimientos y
puntos de vista existentes, utilizando métodos cualitativos y participativos,
como lo es la inserción al campo real, la inserción a detalle del Trabajador
Social en cada una de las tareas ya determinadas en el cuerpo del plan,
programa o proyecto preciso.
En la tercera fase se puntualiza con las conclusiones y propuestas de mejora
para minimizar las dificultades encontradas en el contexto social de estudio
que presentan los individuos involucrados y mediante la negociación y
elaboración de propuestas concretas se beneficia a la población afectada, a
través de un programa de acción integral y un informe final que reúna los
puntos más relevantes para la erradicación de las debilidades grupales e
individuales.
129

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Negociación de acceso.- de inicio fue importante contactar con las autoridades
institucionales para solicitar el permiso para la inserción al espacio de acceso
con las mujeres de las familias
monoparentales que presentan las
características de estudio específicas de ser madres solteras y de esa forma
identificar las dificultades dentro del contexto familiar la relación de cada una
de las mismas para poder dimensionar estrategias metodológicas que
permitan mejores condiciones de vida con ellas, utilizando el muestreo
intencionado, debido a la información precisa que ya existe en determinada
instancia. Posteriormente se transfirió el oficio de la solicitud de autorización
a la institución y dar continuidad al proceso.
La población de estudio está determinada principalmente con 7 familias que
dirigen la mono parentalidad especialmente con mujeres, se trata de familias
donde no existe la figura masculina por causa de abandono o separación, y
ahora estas mujeres encabezan al hogar y a todos sus integrantes
presentando diferentes circunstancias de dificultad en la dinámica familiar.
Para la recolección de datos e información proporcionada de las familias de
tipología monoparental , se elaboró un instrumento de aplicación siendo este
el cuestionario estructurado el cual constó de preguntas de opción múltiple y
abierta enfatizando en aquellos tópicos más problemáticos que dieran la
oportunidad de identificar los aspectos más importantes de este fenómeno a
investigar y a indagar en el cual se pueda intervenir para posteriormente
construir un diagnóstico situacional que guie un proceso de intervención
factible con el grupo especifico, proponiendo estrategias de intervención con
el fin de disminuir las dificultades existentes. Para acceder al terreno de
ejecución de las actividades se convocaron reuniones con las asistentes y de
esta manera se explicó con detalle la consistencia de lo programado, iniciando
con la aplicación del instrumento de recogida de información para realizar
tabulaciones e interpretaciones posteriores. Para acceder a la negociación se
determinaron acuerdos interpersonales para contar con la participación del
grupo, fue importante también realizar algunas visitas domiciliarias para
confirmar la asistencia así como el efectuar enlaces telefónicos y garantizar la
participación del grupo.
A continuación se describen las situaciones de dificultad identificadas con la
aplicación de un cuestionario estructurado mismo que dio referencia al soporte
para guiar el proceso de intervención profesional: Las principales dificultades
identificadas en las 7 familias monoparentales objeto de estudio con las
características de jefatura femenina son las siguientes: nivel escolar básico y
medio superior que comprende primaria, secundaria y bachillerato completo,
sus edades oscilan entre 20 a 50 años, sus estados civiles comprenden:
divorcio, separación, ausencia del cónyuge por abandono. La gran parte de
estas mujeres laboran en el comercio informal propio por más de ocho horas
diarias, lo que reduce la convivencia con los miembros de la familia,
específicamente con los hijos, al no permanecer el tiempo suficiente con los
130

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mismos, y por no tener la presencia de la imagen masculina de apoyo.
Cumplen un triple rol, como madres, proveedoras económicas y responsables
de sus hogares. Sus actividades dentro y fuera de casa, originan que los lazos
afectivos y de comunicación se vean afectados de forma frecuente con sus
miembros, situación que altera la dinámica e interacción familiar, sumado a
esto se agrega la dificultad en el aspecto económico en relación a gastos
escolares de los hijos, familiares y personales, ninguna de ellas cuenta con el
apoyo de otras redes colaterales, ni económica ni emocionalmente, dependen
únicamente de la fuente de trabajo a la que están sujetas, obteniendo
ingresos insuficientes que no garantizan una vida de calidad. La mayoría de
estas mujeres, han adquirido beneficios en cuanto a apoyos financieros que
dependen de programas públicos del gobierno federal, como Oportunidades,
estas deben cubrir con los requerimientos indicados por las autoridades
competentes, para obtener el recurso, aunque el apoyo sea mínimo para
satisfacer sus necesidades. A esto se agrega la mala organización en tareas
domésticas que no se realizan de forma eficaz debido al desinterés de los
integrantes, pues no apoyan en actividades del hogar, la participación de
estos es escasa. Estas son las dificultades intrafamiliares que se han
identificado en las familias que tienen al frente a una mujer como jefa,
quienes acuden regularmente a la instancia del DIF Municipal a recibir
atención especializada por la diversidad de profesionales y se infiltran en los
programas que se ejecutan en dicha institución. Las fortalezas de estas
mujeres se orientan en brindar atención oportuna a sus otros familiares que
cohabitan con ellas, como el cumplir con las funciones básicas de cada uno
de los hijos, quienes corren el riesgo de no preservar con los cuidados
indispensables de sus madres, puesto que éstas se concentran con gran
énfasis en sus espacios de trabajo, y los mismos se mezclen con grupos de
iguales habilitándose en distintas cuestiones que les afecta en el aspecto
individual, social y familiar, conllevándolos a realizar acciones rechazadas
socialmente, ocasionándoles trascendencia negativa en la vida diaria. Las
debilidades de este grupo están inclinadas en el factor tiempo, en el descuido
de ratos de ocio, en unión con los integrantes de la unidad, los festejos
familiares, la educación de estos, el abandono individual de ellas, en la
necesidad de contar con una pareja de apoyo, lo que repercute
emocionalmente en cada una de estas mujeres. Por lo tanto surge el interés
de brindar a estas familias redes de apoyo para asesoría y la orientación que
tienda a servir de ayuda mutua con equipos altamente capacitados en las
cuestiones familiares direccionando la atención con otras disciplinas que
otorguen una excelencia en atención de calidad, principalmente que el
profesional de Trabajo Social centre sus estrategias de intervención sobre
estas familias de jefaturadas por mujeres y responda profesionalmente, para
atender las situaciones de dificultad familiar se considerara el modelo
sistémico de intervención profesional (Donosio, 1998).
La aplicabilidad del modelo sistémico al tema central: las condiciones
familiares de las mujeres que jefa turan un hogar.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El modelo que aplica a la práctica del Trabajo Social en el tema abordado es
el sistémico, el cual parte de supuestos analíticos que permiten identificar y
diseñar estrategias de acción profesional en el trabajo social, a las situaciones
adversas que las sociedades contemporáneas están viviendo. En el
diagnóstico situacional de las familias con tipología Monoparental, que fueron
estudiadas se encuentran diferentes problemáticas en el núcleo doméstico,
tales como: la dificultad en la comunicación familiar que surge en la dinámica
de los miembros que conforman el hogar, la debilidad en la organización
familiar, que repercute sustancialmente en las tareas individuales, personales
y colectivas de los integrantes, así mismo los limitados recursos económicos
con los que cuentan estas familias, los cuales no abastecen en calidad las
necesidades básicas, originando un desajuste en el contexto que se genera,
siendo esto una causa de la escasa convivencia y recreación de actividades
compartidas.
Este modelo es factible en la intervención con las familias que se mencionan
anteriormente, porque centra su atención en las interacciones, las
interrelaciones, como elementos importantes para entender las dinámicas
producidas en el interior de estas familias caracterizadas por tener como jefa a
una mujer que juega triple rol en su espacio familiar y laboral.
Por tanto, la teoría de los sistemas se encuentra basada estrictamente en un
primer paradigma de importancia: argumenta que el todo es más que la suma
de las partes, esto significa que al estudiar un fenómeno de cambio
interacccional familiar, se debe integrar e incluir a todos los involucrados que
generan las problemáticas en la familia, y conocer con precisión las causas de
esas condiciones para aplicar metodología de intervención correcta. Por tal
motivo, las mujeres actoras del contexto que se abarca, son las principales
que se encuentran implícitas en este sentido, y para poder aplicar intervención
oportuna fue ideal la participación continua y constante de las anteriores,
considerando la aplicabilidad de tal intervención profesional posterior en sus
vidas habituales.
El sistema de estas familias es muy exacto en su composición, se desarrolla
de acuerdo al contexto que se presenta durante la etapa de las interacciones
particulares que ejerce cada individuo que lo compone. Es necesario definir la
totalidad de los anteriores de manera formal y explicar la naturaleza propia
que lo rige, de tal modo que se produzcan cambios en las situaciones
adversas que existen para lograr modificaciones en el sistema completo. El
individual y grupal tiene un objetivo ideal y suelen compartirse, incluyendo
todos sus componentes que se interrelacionan haciendo que se alcance una
meta, un estado final o una posición de equilibrio.
El segundo paradigma relevante en la teoría sistémica se concreta en la
relación entre el todo y el entorno tal como lo manifiesta Bertalanffy, quien
apunta que éste se diferencia del entorno porque todos los componentes o
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partes que integran al mismo funcionan en correlación con características
propias y distintamente, lo que en este sentido se entiende que el sistema de
las familias sujetas de estudio se han adaptado al entorno que viven para que
su actuación se adecue y responda favorablemente, pese a las circunstancias
que se han dado en sus procesos interactivos. Este supuesto vincula en gran
medida, que los procesos familiares de las mujeres participantes son
continuos y requieren atención de calidad para reforzar el aspecto familiar de
los integrantes que componen la diversidad de tipologías familiares
contemporáneas.
Cada sistema se integra por componentes y procesos que lo diferencian de
los demás, es decir cada familia que fue parte de la intervención tiene
dificultades similares, pero el entorno y el contexto donde se rigen siempre va
ser distinto. Las propuestas se van a direccionar intrínsecamente en sentido
general para atender las debilidades que presenta cada una estableciendo
beneficios particulares para las mismas.
Como refiere Luhmann, la teoría de la comunicación es un eje central en las
interacciones de los sistemas, pues los sistemas sociales familiares no se han
conjugado de individuos con sus características propias, si no de
comunicaciones. Esta misma, es indispensable para brindar significación a
las relaciones personales de los miembros que representan a los hogares
jefaturados por mujeres, siendo útil en las indagaciones familiares,
modificando comportamientos y las relaciones humanas en el proceso
interactivo, enfatizando aspectos fundamentales como: La imposibilidad de
comunicarse adecuadamente, porque una familia no funciona como tal
cuando los lazos de convivencia no son oportunos ni constantes, se presentan
ciertas alteraciones que influyen negativamente en el proceso de la dinámica
familiar. Los niveles de contenido y relaciones de la comunicación: cada
sujeto se comunica con un objetivo: Transmitiendo un mensaje de interés, que
sea tomado en cuenta por quien le recibe. Hechas las consideraciones
anteriores , se brinda un bosqueje pertinente de que en cada interacción
familiar, los procesos familiares se van a fortalecer en gran porcentaje cuando
los mecanismos comunicativos se lleven a cabo de forma adecuada, la
comunicación efectiva y frecuente permiten que las familias actuales
construyan sus propias herramientas para cumplir con sus funciones
interpersonales.
El modelo sistémico tiene la finalidad de que las personas, para la realización
de sus planes y para la superación de las dificultades que les plantea la vida
dependen del apoyo que les presenten los sistemas sociales existentes en su
entorno social inmediato, por lo que la intervención debe inclinarse en mirar
su atención y actuación en los mismos. Para que esto se cumpla, se requiere
del compromiso mutuo de los que componen la unidad doméstica.

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Como parte de una interacción eficaz, lo que compete a Trabajo Social, es
coadyuvar a poner en práctica la capacidad de los sujetos para resolver los
problemas
y de superar circunstancias vitales, entre estos, aspectos
emocionales, económicos y físicos, que son ejemplo de las vivencias actuales
de las familias jefaturadas por mujeres. Estas mujeres presentan problemas
con los miembros que forman la unidad de residencia y se han puesto en
marcha las estrategias de acción para eliminar en gran medida sus
dificultades que experimentan. Como personaje de cambio facilita la
interacción, modificando la existente y crea nuevas relaciones entre las
personas y sus sistemas sociales de recursos que puedan tener a su alcance.
En este caso se mejoró el nivel de comunicación y de interacción entre las
familias implicadas, se brindó asesoría para producir cambios encaminados a
la mejoría, habilitando a los miembros a corregir sus funciones y asumir otras
en el nuevo círculo familiar, fomentando la retroalimentación y beneficio en
general.
Para continuar con el proceso de intervención se debe generar un control, de
aquí que se vea al Trabajador Social como el agente del cambio entre las
redes de estas mujeres que se abordaron durante la trayectoria, dando un
significado transversal a las transformaciones de una situación o un estado en
relación a un punto de referencia anterior.
Este modelo sistémico en el Trabajo Social, pretende unificar las prácticas
profesionales, percibiendo la intervención como un proceso proponiendo
acciones básicas y ha sido tan útil en la práctica desarrollada ya que permitió
evaluar continuamente las situaciones que se iban presentando y se tomaron
decisiones sobre las necesidades de los grupos familiares.
Este modelo centra su atención y la desplaza hacia la interacción y los
procesos comunicativos. Aporta la apertura de una nueva línea de
entendimiento y de intervención sobre problemáticas sociales. Desde esta
perspectiva, el Trabajo Social sistémico no considera los problemas solo como
atributos de las personas, si no que los ve como el resultado de las
interacciones, de comunicaciones deficientes entre sus diferentes tipos de
sistemas. Esta perspectiva pone énfasis en los procesos vitales de adaptación
y de interacción reciproca entre las personas y sus entornos físicos y sociales.
Para ello, el Trabajo social sistémico define como principales propósitos y
objetivos de su intervención mejorar la interacción, la comunicación de las
personas con los sistemas que les rodean, mejorar las capacidades de las
personas para solucionar los conflictos; enlazándolas con aquellos sistemas
que puedan prestarles servicios, recursos y oportunidades; exigir que estos
funcionen de forma eficaz y humana, y contribuir al desarrollo y mejora de la
política social.

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Otra de las aportaciones importantes de este modelo es la aplicación de las
técnicas de las que utiliza la entrevista y el contrato. El contrato es la
articulación consciente y pensada de los acuerdos informales de trabajo a los
que se llega en todas las relaciones bajo una forma que facilita un proceso de
cambio planificado. Además de las mencionadas, destacan las siguientes: los
genogramas y los ecomapas, sobre todo en la intervención sistémica familiar.
Los primeros son representaciones simbólicas que registran información sobre
los miembros de una familia y sus relaciones sobre por lo menos tres
generaciones. Los genogramas muestran la información familiar de tal forma
que de un vistazo rápido se pueden analizar patrones familiares complejos.
Estas técnicas son muy útiles, ya que es una fuente de generación de
hipótesis acerca de cómo el problema puede estar conectado con el contexto
familiar y la evolución del problema en el tiempo. Los ecomapas son
igualmente representaciones simbólicas del sistema familiar, pero esta vez en
relación con otros sistemas sociales, como por ejemplo asociaciones,
amistades, instituciones y organizaciones.
Algunos de los instrumentos más utilizados son las grabaciones de video o de
audio que permiten a los clientes escucharse y verse en acción, ofreciendo al
Trabajador Social la oportunidad de parar la acción y rebobinar las
transacciones e interacciones con el fin de ayudar a la mejora de los patrones
de comunicación y de relación. Pero sin duda, su inclinación más importante y
significativo es el contexto familiar como se aborda al inicio, ya que el modelo
entiende a la familia como un sistema en el que un grupo de personas
interactúan entre si y en el que las relaciones entre sus miembros están
influenciadas y organizadas por una serie de reglas. Mediante estas reglas de
relación, el sistema familiar se configura como una totalidad. Es decir, las
reglas dotan al círculo familiar de una identidad propia, fundamental para
garantizar su estabilidad y equilibrio interno sin el cual la familia correría el
riesgo de disgregarse.
Este modelo tiene en la intervención familiar uno de sus principales ámbitos,
de tal manera que en la actualidad se asiste a la proliferación de cursos de
formación en terapia sistémico-relacional, sobre todo orientada a la
intervención familiar. Este abordaje es una modalidad de aplicabilidad
sistémica que tiene en cuenta e interviene en el contexto donde aparecen los
conflictos. Liberar al individuo de su malestar y de su riesgo de cronicidad
pasa por intervenir sobre el círculo interpersonal completo. Es necesario que
las reglas determinen la homeostasis y el mantenimiento del síntoma pierdan
su rigidez. Para ello, es necesario el cambio de las modalidades interactivas
disfuncionales y favorecer modelos de relación más adecuados.
El trabajo con las familias se centra en potenciar los recursos de la misma
para superar sus dificultades o el malestar psíquico de alguno de sus
integrantes. El terapeuta trabaja con el conjunto de la familia, siendo su
objetivo el cambio en el sistema familiar, bien en los aspectos estructurales
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y/o en la transformación de los procesos interaccionales en disfunción, por
todo lo anterior este modelo se toma como ideal para la intervención
profesional con las familias jefaturadas por mujeres y su objetivo general es
producir un cambio sustancial que potencie la capacidad individual de cada
sujeto.
Asimismo se considera para la intervención, el
comunicación-interacción en el trabajo social familiar

modelo

de

De manera alterna se utilizo, el modelo de comunicación- interacción (Ricardo
Hill), sustenta de forma teórica la práctica profesional del Trabajo Social, y ve
al ser humano sobre todo como un agente activo, un sistema abierto desde el
nacimiento, lo acentúa como poseedor de amplias potencialidades de
comportamiento a ser actualizadas con otros en su medio ambiente. En
esencia, la conducta inseparable del contexto más amplio (sistema) en el cual
ocurre, y el mal funcionamiento humano es concebido como una perturbación
del sistema.
Está constituido por formas desordenadas de comunicación e interacción, la
unidad que le preocupa usualmente es la familia, pero se concibe que el
problema pueda ser experimentado y tratado también en organizaciones
sociales. La práctica derivada de este modelo es llevada a cabo por diferentes
profesiones y resumirlas en una sola forma de trabajo significa una
generalización considerable que puede violentar algunas de las modalidades
particulares que se realizan en la actualidad.
Este modelo es primordial en la práctica inclinada en fortalecer procesos de
comunicación e interacción con las familias con tipología Monoparental, ya
que incluye sesiones de orientación en relación a niveles de comunicación,
contenido de mensajes, las redes de la comunicación y procesos circulares
que deben ser puestos en marcha por los integrantes de las familias de
estudio y pretende modificar las distorsiones en la comunicación, el
reforzamiento de la misma, cuando existen serias debilidades en su dinámica
interna familiar. Los señalamientos antes expuestos fueron marcados en la
práctica profesional efectuada por el profesional social, interviniendo de
manera precisa y puntual en acciones determinada en un proyecto de
intervención con dirección profesionalizante, que marcaba sesiones de
orientación en temas de comunicación afectiva, dinámicas para reforzar la
parte interacccional e individual de las mujeres que jefaturan los hogares
monoparentales, teniendo como resultado procesos comunicativos y de
interacción pertinentes y adecuados. Se diseña el Proyecto profesional:
"Mujeres en construcción de nuevas formas de organización, comunicación e
interacción familiar” la Justificación es que tiene importancia, debido a la
aplicabilidad con las mujeres que están al frente de los hogares. Se
considera viable ejecutarlo para minimizar las situaciones de debilidad que
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

cada una de ellas enfrenta, y que esto les permita fortalecer los procesos de
formación intrafamiliares con todos los miembros que integran la unidad que
corresiden. El mencionado pretende que a través de la intervención, esta
constituya una fuente de apoyo para las familias donde solo existe una figura
que representa la imagen femenina, permitiendo reforzar los procesos
interactivos y de comunicación entre sus miembros, así como apuntalar hacia
la cuestión económica, integrando grupos de trabajo que generen sus propios
recursos para la subsistencia, aunque por los tiempos de la materia, esto solo
sea una propuesta. El presente brindará una mayor relevancia profesional
para el campo inmerso de intervención del Licenciado en Trabajo social,
porque le permitirá resaltar sus mecanismos de acción en cuanto a las
diferentes problemáticas sociales que se presentan en el mundo
contemporáneo, y de esta forma influirá positivamente para aminorar las
situaciones de dificultad que atraviesan los distintos actores y grupos
vulnerables. El mismo, conformará una alternativa de solución a las mujeres
que han sido seleccionadas como objeto de estudio, en sus principales
debilidades que enfrentan al ser responsables de la unidad domestica y será
opción para minimizar las necesidades y demandas de las cuales son sujetas.
Estos supuestos hacen énfasis en la teoría positivista la cual afirma, “que todo
sujeto es vulnerable al cambio y que este mismo, es consecuencia de la
experiencia real que vive en su espacio físico, donde hay un orden único que
es susceptible al cambio, sustentando su postura en argumentar que todo
ese orden social se ve alterado por conflictos sociales que desfasan el avance
en el sentido de calidad del ser único humano”. Estas afirmaciones enmarcan
considerablemente al género como una variable entre hombres y mujeres, el
cual atañe al conjunto de expectativas relacionadas a los comportamientos
sociales que se esperan de las personas de determinado sexo, estas
expectativas que reflejan creencias y valores sociales, se transmiten tanto en
un nivel micro como macro social, comenzando por la familia, la cual delega
ciertas actividades muy bien distribuidas de acuerdo al rol que el hombre o
mujer debe asumir por su condición sexual. Lo que pone de manifiesto un
desorden radical, por la creencia de que las mujeres se les encomienden las
actividades domesticas y al varón se le responsabilice de actividades muy
activas que lo distinguen de la población femenina. Esto conlleva a que a la
mujer se le estigmatice como la que debe realizar acciones sujetas al núcleo
domestico y familiar, lo que afecta a las nuevas generaciones, ya que se
reproducen estos mismos patrones que contienen marcadas diferencias de
género, inclusive en sociedades que manifiestan un discurso de igualdad.
Originando que estos estereotipos no puedan ser eliminados en nuestro país,
provocando el desorden social entre la población actual.
Es por ello el interés en indagar e intervenir en las problemáticas de las
familias de hoy, que se muestran limitadas por la complejidad de este
fenómeno, haciendo referencia a las mujeres, quienes sin duda tienen la
necesidad en la atención asistencial, en tomar medidas de prevención
fomentando la concientización en los grupos familiares, y que estas mismas
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sean participes de un nuevo orden social. La aplicación de este proyecto de
intervención beneficiará a la población vulnerable, que atraviesa una fuerte
serie de circunstancias adversas antes abordadas, tanto en su contexto
familiar, personal y laboral, que les garantice un alto sentido en su calidad de
vida. Así mismo, en el quehacer profesional del Trabajo Social dará un realce
significativo, ya que con esta intervención propiciará cambios en sus funciones
reales, mejorando sus mecanismos de acción, innovando propuestas de
mejoramiento social para atender las problemáticas y fenómenos más
susceptibles, podrá crear estrategias pertinentes y convincentes con alto
sentido humano, reforzando y ampliando su conocimiento personal y
profesional, que lo incentive a ser un motivo de cambios sociales. Y que este
trabajo facilite a la institución establecer nuevos planes, programas y
proyectos direccionados a la asistencia social, dando respuesta en tiempo y
forma, a los grupos que soliciten el apoyo asistencial, los cuales apuntalan
con gran énfasis a la cuestión familiar. Objetivo General: Fortalecer los
procesos de comunicación e interacción
afectiva de las familias con
responsabilidad de mujeres. Objetivos Operativos:
- Fomentar la relación afectiva entre los miembros de las familias que
integran un hogar con jefatura femenina
-Orientar a las mujeres a través de procesos metodológicos que permitan
mejorar las relaciones intrafamiliares y las formas de organización
-Fortalecer la comunicación adecuada intrafamiliar a través de sesiones de
grupo que faciliten un proceso familiar más efectivo
Metas: Sensibilizar en un 100% a los grupos familiares sobre las relaciones
afectivas en el seno de la familia durante la aplicabilidad del proyecto
Incentivar en un 100% a que las familias establezcan acuerdos de
convivencia, unión familiar, actividades compartidas de recreación y que esto
les permita mejorar la relación entre sus integrantes.
Lograr que por lo menos 7 familias modifiquen en un 90% sus formas de
organización familiar.
Inducir en un 90% a las familias en la asignación de tareas, actividades
familiares, para reorganizar sus estilos de vida.
Habilitar al 90% de las mujeres, en los procesos de comunicación adecuada,
en un plazo de 30 días
Verificar mediante la observación directa en las visitas domiciliarias, la
práctica de los procesos de comunicación e interacción.

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Determinación de acciones:
Exposición de temas relacionados con la comunicación, sus distintos tipos,
estilos y formas.
Círculos analíticos entre los grupos familiares para fortalecer las habilidades y
destrezas de la interrelación afectiva
Sesiones de orientación en relación a temas sobre maternidad responsable y
formas de mejores interacciones familiares.
Sesiones de sensibilización mediante triadas familiares de encuentro para
fortalecer las responsabilidades familiares, propuestas desde las actoras.
Trabajo con las familias para la auto reflexión y análisis de su interacción
familiar a través de video educativos
Integrar círculos propositivos (fortalecer el empoderamiento, reforzando su
capacidad y habilidades personales que incentiven un mejor estilo y nivel de
vida familiar.
Determinación de tareas para cada grupo familiar (convivencia, recreación,
trabajo domestico, organización familiar, administración de recursos
económicos y otros).
Dinámica social con grupo familiar
comunicación e interacción

con la intención de mejorar su

Trabajo en familia para establecer acuerdos sobre las formas de organización
con la finalidad de fortalecer los lazos de afectividad y comunicación.
Conclusiones
Una de las principales fortalezas en el proceso de la intervención, fue el logro
de objetivos, sustentado en el interés del profesional que aplica, la
disposición y la factibilidad con la que contaba, ya que esto facilitaba generar
el interés individual y colectivo de los sujetos de estudio. La asistencia
constante y el apoyo frecuente en otras actividades colaterales es una ventaja
que lo diferenció durante la ejecución y es parte fundamental para incidir
propiamente en el desarrollo de nuevos procesos de intervención.
Algunas de las situaciones que limitaba la aplicabilidad del proyecto era el
espacio de tiempo con el que contaban las actoras, puesto que las
actividades a ejecutar, se dificultaban por lo antes expuesto y propiciaban que
los resultados no tuvieran el mismo impacto esperado. Las actividades
laborales de cada una de las mujeres de estudio, les ocasionaba modificar las
agendas familiares y domésticas, ocasionando alteraciones inesperadas en el
contexto implícito, siendo esto una de las debilidades principales para la
implementación de las acciones.
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Las re modificaciones en las agendas familiares, laborales y domésticas de
las mujeres que formaron parte del proyecto de intervención fueron puntos
rojos a favor para establecer acuerdos de participación efectiva en el diseño
de las actividades sociales, de tal modo que el grupo estuviera presente en la
ejecución y análisis de las mismas, buscando espacio y tiempo idóneo a
beneficio del grupo colectivo, institucional y profesional.
Por último, se enfatiza en otra de las cuestiones no esperadas por parte de la
institución, lo cual hacía referencia a un ajuste en actividades planeadas por
parte de directivos, lo que desfasaba la aplicación de las sesiones de
orientación plasmadas con antelación, ya que la organización institucional no
se realizaba de forma eficaz, lo cual limitaba el avance práctico del proyecto y
que por iniciativa propia del responsable del proyecto, surgían propuestas de
mejora para el desarrollo de las acciones plasmadas en el cuerpo del proyecto
de intervención.
Propuestas
Extender el tiempo de aplicación, evitar implementar las actividades en
periodos cortos, ya que este factor limita al responsable de la ejecución en
efectuar cada una de las acciones en el diseño del proyecto, así mismo, se
debe establecer un patrón de organización detallada en la calendarización. De
acuerdo a los indicadores: todo proceso de intervención requiere de fases de
investigación, que deriven a una intervención profesional, sin la primera, no se
puede ejercer la segunda, dado que no existirían antecedentes para el diseño
de actividades posteriores. En base a los objetivos, estos no deben ser
ambicionados por la práctica, solo deben cumplirse en lo planteado y en lo
implementado durante el desarrollo de la intervención profesional, para
responder desde el Trabajo Social y así mismo; las metas deben cumplirse en
su totalidad, independientemente de que surjan limitaciones con los actores
sociales e instituciones; con lo antes expuesto, los recursos financieros y
técnicos debes ser soporte esencial dentro de las actividades en la
implementación del proyecto, en corresponsabilidad del profesional y de los
directivos institucionales, para asegurar la eficiencia del mismo. A la
institución: Adquirir espacios físicos adecuados para la realización de
actividades específicas, que se vinculen a las cuestiones familiares, sociales
e individuales, pues es preciso señalar que algunos aspectos a abordar son
confidenciales y requieren ser abordados de forma profesional. De igual
manera, capacitar al personal inmerso en el área, sobre cuestiones familiares,
asistenciales, que ofrezcan orientación a la población cautiva y beneficien a la
misma, a través de programas y proyectos ya definidos que profundicen
aspectos de gran relevancia para la intervención social, brindando el
seguimiento a los casos de acuerdo a la jerarquización de necesidades en
base al grado de urgencia. En relación a los tiempos, respetar acuerdos
planeados con antelación, que favorezcan el cumplimiento de lo plasmado por
el facilitador, no utilizando el sitio que se prevé para la ejecución de las
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actividades proyectadas por el actor social. De este modo, la intervención
profesional tendrá un realce importante con el grupo determinado. A las
mujeres y sus familias: los entornos familiares dirigidos por mujeres, generar
compromisos y acuerdos entre los integrantes para mejorar las interacciones y
procesos de comunicación, de igual forma realizar solicitud de apoyo a
instituciones y profesionales especializados en familias, cuando identifiquen
situaciones en sus vidas familiares, que dificulten la relación entre los
integrantes, siendo coparticipes en la intervención profesional de forma
frecuente por parte de expertos ampliamente habilitados en dimensiones
sociales que adecuen estrategias convincentes a las situaciones, que
propicien el mejoramiento en las debilidades personales y familiares re
afianzando los aspectos de dificultad en sus núcleos, permitiendo de tal
manera el seguimiento de los casos por parte del Profesional que dirige la
atención social y por consiguiente trabajar con estas constantemente. Para
fortalecer de forma comprometida los aspectos de comunicación e interacción,
se sugiere establecer negociaciones, formas de organización que incentiven
las situaciones de convivencia y permitan reforzar la dinámica familiar
consolidando en mayor porcentaje la adecuada dinámica de los miembros que
conforman el núcleo doméstico sentido, generando habilidades en sus formas
de interactuar con los grupos familiares internos motivando nuevas estrategias
de organización en actividades domésticas, individuales y colectivas.
Para el Licenciado en Trabajo Social: Respecto a las actitudes, a los saberes
teóricos, a las habilidades del pensamiento y saber hacer. Continuar con
procesos de actualización y especialización en cuestiones familiares, grupales
e individuales que faciliten la reducción de las dificultades al interior de la
sociedad vulnerable, atendiendo a las familias, grupos, brindando orientación,
asesoría y consultoría de forma competente en cada uno de los puntos
desafiantes para el quehacer profesional del Trabajador Social, a través de
técnicas idóneas y estrategias convincentes en relación a su aplicabilidad del
proyecto de intervención, rediseñar y construir una nueva agenda que permita
la ejecución de actividades posteriores, ajustándose a los tiempos de los
grupos con los cuales pudiera trabajar, supervisando el seguimiento de los
casos abordados para otorgar atención subsecuente que facilite la efectividad
y dimensione los procesos a través de técnicas, herramientas e instrumentos
de intervención en Trabajo Social con las familias contemporáneas.
Actualización de materiales de apoyo recientes que incentiven su formación
profesional y permitan alcanzar resultados exitosos en sus indagaciones e
intervenciones futuras.
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social y la IAP". Cuadernos de la Red, 5. Madrid: Red CIMS, pp. 31-41.
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encabezadas por mujeres: el caso de Querétaro, México” mujeres y sociedad.
Salario, hogar y acción social en el occidente de México.
Chant, S (1999) las unidades domesticas encabezadas por mujeres en México
y costa rica: perspectivas populares y globales sobre el tema de las madres
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Sentimientos de vulnerabilidad y necesidades complejas en
los buscadores de asilo de Bodo, Noruega.
“El ser humano, que puede ser herido por ser frágil, y que queda no solo
lastimado,
sino también marcado por la cicatriz, recuerdo del dolor,
es víctima de su propia condición mortal”
(Feito, 2007).
48

Karla Salazar Serna
49
Manuel Ribeiro Ferreira
Resumen
Diversas razones motivadas por actos de violencia provocan el
desplazamiento y la búsqueda de asilo internacional de millones de personas
en el mundo. Noruega es un país que ha mostrado una voluntad política y
humanitaria para no ser indiferente a esta situación; en este sentido, cuenta
con una política migratoria flexible al analizar posibilidades de refugio dentro
de su territorio para personas que viven situaciones graves en sus países de
origen.
El presente documento pretende mostrar los principales hallazgos de una
investigación de corte cualitativo realizada en Bodo, Noruega (durante el
verano del 2013) la cual fue parte de un proyecto internacional nombrado
“Understanding and supporting families with complex needs”, cuyo
financiamiento se inserta en el International Research Staff Exchange Scheme
(IRES), Marie Curie Actions bajo la identificación: FP7-PEOPLE-2009-IRSES.
El estudio tuvo como objetivo conocer aspectos diversos sobre las formas y
proyectos de vida de los buscadores de asilo en Noruega; en esta dirección, el
presente documento aborda resultados puntuales sobre aspectos que giran en
torno de percepciones sobre vulnerabilidad y develan las necesidades
complejas de los buscadores de asilo.
Palabras clave: Buscadores
necesidades, violencia.

de

asilo,

refugiados,

vulnerabilidad,

Introducción/contexto
En el mundo existen diversos casos de violencia extrema que han provocado
el desplazamiento de personas y poblaciones enteras buscando refugio, lo
cual ha sido un evento recurrente en la historia de la humanidad; no obstante,
48
49

Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.
Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

cada momento histórico marca una diferencia que depende de los actores
involucrados y las consecuencias que se generan en términos tanto de la
población afectada como las poblaciones receptoras (Delgado, 1999).
Noruega se ha identificado en los últimos años como un país receptor de
buscadores de asilo, enmarcando así la recepción de miles de solicitantes en
la última década, para finales del año 2009 se triplicó el número de
aplicaciones registradas a mediados del 2005 (Brekke, 2012). En tanto la
Dirección de Inmigración de Noruega (UDI) reporta que 11,983 personas
solicitaron asilo durante el 2013 el número de personas que solicitaron asilo
fue del 22% más respecto al año 2012 (Informe anual 2013, UDI).
Las estadísticas oficiales en Noruega registraron hasta el 1 de enero de 2013
un total de 171 600 personas refugiadas en Noruega, lo que representa un 3,4
por ciento de la población total y 29 por ciento de los inmigrantes en el país.
Durante el año 2013 se reportaron 80,100 buscadores de asilo y que esto
significa un cambio porcentual que marca un aumento de 6.3 respecto al
2012; asimismo, se registra el asentamiento de 26,015 refugiados durante
este año (Statistics of Norway, 2013).
Importa señalar que existe una diferencia entre refugiado y buscador de asilo,
la cual es relevante para la implementación de políticas de atención
internacionales y que son seguidas por el gobierno noruego, desde la mirada
internacional se visualiza de la siguiente forma:
Un refugiado es una persona que debido al temor fundado de ser perseguida
por motivos de raza, religión, nacionalidad, pertenencia a un determinado
grupo social u opiniones políticas, se encuentra fuera de su país de origen y
no pueda acogerse a la protección de éste (Convención sobre el estatuto de
los refugiados, 1951). Ahora bien de forma más concreta, una persona a
quien se le ha aceptado su condición de refugiada dentro de un país, tiene los
mismos derechos económicos y sociales al igual que el resto de la población
(UNHCR, 2013)
Acorde con la UNHCR un solicitante de asilo es quien solicita el
reconocimiento de la condición de refugiado y cuya solicitud no ha sido
evaluada en forma definitiva; es decir, a través de procedimientos enmarcados
en sistemas nacionales, se determina si los solicitantes de asilo califican para
el estatuto de refugiado o alguna otra forma de protección internacional, de
esta forma, quienes no califiquen pueden ser devueltos a su país de origen
(UNHCR, 2013). Es decir, para los buscadores de asilo en Noruega, las
políticas de atención tienen dos principales vertientes una orientada a la
integración y otra a la repatriación (Valenta, 2010); no obstante, durante la
temporalidad del proceso, los buscadores de asilo son asistidos en centros de
recepción para procurar su alojamiento y además reciben una ayuda
económica para alimentación (UDI, 2013).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los procesos de migración forzada implican perdidas, rupturas,
desorganización familiar y una exposición a múltiples factores de estrés
relacionados a nuevas experiencias y retos, lo cual se agrava cuando su
asentamiento ocurre en culturas muy diferentes y se hacen visibles por
representar una visible minoría étnica (Abbot, 2000). Asimismo, de acuerdo
con los hallazgos de Segal y Mayadas (2005) dentro de los procesos de
integración de las personas refugiadas, el rol familiar y las responsabilidades
se ven afectadas por frecuentes cambios que se agravan por las diferencias
socioculturales y el poco entendimiento entre los refugiados y las
comunidades receptoras. Situación que aplica también para los solicitantes de
asilo.
Los casos que nos ocupan en el presente estudio, responden a aquellos
buscadores de asilo que salen de sus lugares de origen por motivos de
violencia que ponían en peligro su vida. Ahora bien, es importante puntualizar
que los buscadores de asilo pertenecen a un grupo de gran diversidad
cultural, debido a que provienen de diferentes países; no obstante, tienen una
cosa en común: son forzados a dejar sus lugares de origen.
Acorde con Aspinall &amp; Watters (2010) en muchos de los casos, los
buscadores de asilo pueden ser niños sin acompañamiento, mujeres y
hombres solos, padres sin el acompañamiento de los hijos, mujeres con niños,
hombres con niños, familias con niños, y personas mayores que ha dejado
sus familias detrás. Además, los autores señalan que la diversidad que los
representa puede ser a su vez objeto de discriminación. En forma similar
Burnett comenta “People who are seeking asylum are not a homogeneous
population. Coming from different countries and cultures, they have had, in
their own and other countries, a wide range of experiences that may affect
their health…” (Burnett, 2001: 544).
Aunado a lo anterior, Palacio y Madariaga (2006) comentan que las personas
que son desplazadas por motivos de violencia siguen en una situación de
vulnerabilidad al llegar a los sitios de asentamiento, pues siguen expuestos a
la violencia (desde otras dimensiones y tipologías) y a otras violaciones de sus
derechos humanos, que si bien no son tan visibles como la exposición a la
violencia armada, si generan un acceso limitado a alimentación, empleo,
educación y tratamiento médico. De igual forma, para Laban, Gernaat,
Komproe, Tweel, y De Jong (2005) los buscadores de asilo tienen que encarar
diversos problemas de vida posterior a la migración, tales como
discriminación, tensiones relativas a las peticiones de refugio, condiciones de
vida limitadas socioeconómicamente, aspectos religiosos y cuestiones
relativas al trabajo.
Dadas las reflexiones anteriores, el propósito del presente estudio de caso fue
profundizar sobre las percepciones que tienen las personas que buscan asilo
en Noruega (particularmente en la ciudad de Bodo) respecto a las
146

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

necesidades que genera su situación migratoria y la de sus familias. En este
sentido, para indagar sobre sus necesidades sentidas, se hizo preciso: saber
sobre sus rutinas de vida; conocer sus percepciones de vulnerabilidad en lo
que respecta a los integrantes de su familia y a ellos mismos.
Para lograr dicho propósito, este estudio fue realizado con nueve personas
quienes tienen un estado migratorio de buscadoras de asilo y habitan la
ciudad de Bodo en Noruega. La forma de contactarles fue a través de una
invitación directa de la investigadora utilizando como medio de contacto dos
instituciones (una gubernamental y otra privada en la ciudad de Bodo) que
otorgan servicio social y donde estas personas reciben atención. El método
utilizado fue de corte cualitativo en donde se utilizaron entrevistas a
profundidad que fueron parte medular para recolectar la información
necesaria.
Metodología
Llevar a cabo este estudio de caso requirió hacer una búsqueda de
informantes que radicaran en Bodo, Noruega y que su situación migratoria
fuera de buscadores de asilo; para fines del presente, las características
particulares de estas personas tenían que responder básicamente a lo
siguiente: que fueran mayores de 18 años, que el motivo para solicitar asilo en
Noruega estuviese relacionado a que su vida o la de algún miembro de su
familia corriera peligro en su país de origen, que hablaran el idioma ingles y
estuvieran de acuerdo en participar en el presente estudio.
Una técnica utilizada para captar a la población que reuniera dichas
características fue la bola de nieve; es decir, a través de presentar
formalmente un documento respaldado por la Universidad de Nordland que
resumía el objeto y la importancia de este estudio a una empleada de una
institución a cargo del asentamiento de personas refugiadas se obtuvo
contacto con empleadas de organizaciones que ya sea de forma directa o
50
indirecta daban atención a buscadores de asilo.
De esta forma, a través de la gestión de una empleada con una posición
gerencial de una institución privada (orientada a dar servicio de estancia
residencial a buscadores de asilo) desde ahora identificada bajo el código de
IAS2 y otra empleada con una posición operativa de intervención social de
una institución pública (orientada a proporcionar espacios de convivencia
familiar) desde ahora identificada bajo el código IAS1, fue posible presentar el
propósito del estudio a los buscadores de asilo y seleccionar a los informantes
que cumplieran con las características antes señaladas.
50
Cuando se señala una atención directa se hace referencia a instituciones constituidas para dar
atención a personas buscadoras de asilo y cuando se señala una atención indirecta se hace
referencia a instituciones que de acuerdo al objeto de su constitución pueden incluir en su
servicio de atención a personas buscadoras de asilo.

147

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En otras palabras, la selección de los informantes responde a una muestra
51
intencionada , debido a que la población objetivo del presente estudio debió
cumplir con las características ya señaladas, y bajo esas consideraciones se
implementó la estrategia ya descrita para encontrarles.
Importa puntualizar que este estudio de caso se realizó a la par de otro
estudio de caso relacionado a estudiar las necesidades que se presentan y
estrategias que se emplean en instituciones que dan atención a refugiados y
buscadores de asilo. Bajo esta circunstancia, se hace necesario puntualizar
que previo a hacer contacto con los informantes del presente estudio de caso,
fue posible aplicar la técnica de observación (para cada institución) durante
dos semanas en sus horarios de atención, lo que facilitó familiarizarse con los
entornos y conocer las dinámicas que se efectuaban entre empleados y
sujetos de atención; asimismo, se tuvo acceso a información documental que
permitió conocer el objeto de intervención de las instituciones y datos
52
generales de los sujetos de atención como son edad, número de integrantes
(en caso de ser familias), lugar de procedencia y tiempo de residencia en
Bodo. Tanto lo anterior como realizar entrevistas a empleados de estas
instituciones, fue parte esencial para la triangulación de información.
Dados los anteriores detalles, se procede a la descripción de las principales
características sociodemográficas de los informantes: Se contó con un total de
53
9 informantes todos ellos eran mayores de 18 años, tenían una situación
migratoria que los posicionaba como buscadores de asilo, hablaban el idioma
inglés, estaban de acuerdo en colaborar con el presente estudio, y salir de su
país de origen fue motivado por conflicto de violencia extrema en sus
territorios o considerar que su vida o la de un integrante de su familia corría
peligro. El criterio de selección no discriminó características basadas en sexo,
país de origen, nivel de educación o estado civil. Asimismo, se identificaron a
los informantes bajo seudónimos para proteger su confidencialidad y
anonimato. A través de la tabla Nº 1 se identifican y resumen las principales
características de los informantes.
Tabla Nº 1 Características sociodemográficas de los informantes
Seudóni
mo

Eda
d

Estad
o civil

Númer
o de
hijos

País de
origen

Tiempo
haber
llegado

de
a

Tiempo
de
vivir en Bodo,
Noruega

51
Se hace referencia nuevamente a Selltiz, “La hipótesis básica detrás del muestreo
intencionado es que con buen juicio y una estrategia adecuada se pueden seleccionar fácilmente
los casos a ser incluidos en la muestra y, por tanto, desarrollar muestras que son satisfactorias
en relación con las propias necesidades” (Selltiz, 1970:573).
52
Guardando el anonimato.
53
Cabe señalar, que en los estudios cualitativos el tamaño de la muestra no es importante, lo
que se busca es producir el máximo de información pertinente para el estudio (Hernández,
Fernández y Baptista, 2006; Lincoln y Guba, 1985).

148

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Noruega

Angelica

27

Casa
da

2

Afganistá
n

7 años y 6
meses

7 años

Deyna

52

Casa
da

2

Eritrea

4 años

3 años y 6
meses

David

57

Casa
do

2

Eritrea

4 años

3 años y 6
meses

Osvaldo

37

Solter
o

1

*
Se
omite por
motivos
de
confidenc
ialidad

3 años

2 años y 6
meses

Mario

22

Solter
o

0

Siria

7 meses

5 meses

Mariana

24

Solter
a

1

Siria

7 meses

5 meses

Karen

22

Casa
da

2

Somalia

1 año y 6
meses

1 año

Aurora

27

Casa
da

0

Sudán

2 años y 7
meses

2 años

Erick

28

Casa
do

0

Sudán

2 años y 7
meses

2 años

La técnica de colecta utilizada fue la entrevista a profundidad; cabe agregar,
que se utilizó una guía de entrevista que permitió dar estructura a los tópicos
en los que se pretendió profundizar; no obstante, en algunos casos debido a
la dinámica de la entrevista no se siguió fielmente la estructura. La guía
responde a la siguiente estructura, véase figura Nº 1:

149

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura Nº 1. Guía de entrevista
Información general: Edad,
estado civil, número de
hijos, tiempo de vivir en
Noruega y particularmente
en Bodo, con quien o con
quienes vive, estado
migratorio.

Sentimientos de
vulnerabilidad en ellos
y sus familias

Necesidades
sentidas

Formas de vida: rutinas
diarias en verano y en
invierno

Sentimientos
acerca de su país
de origen.

Sobre el sistema de
atención social a
buscadores de asilo en
Noruega y particularmente
en Bodo.

Sobre la familia: familia
en Bodo, familia fuera
de Noruega.

Percepciones
sobre vivir en
Bodo.

Actividades
deseadas y
planes futuros o
proyectos de vida.

La entrevista a profundidad permitió establecer empatía y un vínculo de
apertura y confianza entre la investigadora y los informantes, este proceso
resultó efectivo ya que fue posible profundizar sobre los temas en cuestión y
en algunos casos concretar una segunda entrevista de ser necesario (cabe
señalar que el tiempo de duración de las entrevistas fue entre 45 minutos y 1
hora aproximadamente).
En cuanto a la técnica de observación llevada a cabo en ambas instituciones,
se puede afirmar que sirvió como una llave para que la investigadora de
familiarizara tanto con las dinámicas empleadas para dar atención a los
buscadores de asilo, y con las formas en que respondían estos últimos a
dichas dinámicas; asimismo, los informantes pudieron acceder con más
confianza a participar en el estudio, debido a que ya reconocían a la
investigadora y sabían el motivo de su presencia en las instituciones.
En cuanto a los tiempos destinados para efectuar las entrevistas, existió
flexibilidad y disponibilidad por parte de los participantes para establecer los
horarios. Cuatro de las entrevistas se llevaron a cabo en los lugares donde
habitaban los buscadores de asilo, una entrevista fue llevada a cabo en un
café de la ciudad, las cuatro restantes se llevaron a cabo en una oficina
privada de la IAS2 que se caracterizaba por su comodidad, accesibilidad
(ubicada en el centro de la ciudad) y por ser destinada de manera exclusiva a
nuestro estudio en los horarios convenidos. La decisión sobre el lugar para
efectuar la entrevista estuvo a cargo de los informantes.
150

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El desafío metodológico que se identificó para esta investigación correspondió
a establecer un vínculo de confianza con los empleados de las instituciones
que permitiera a través de ellos tener acceso con los buscadores de asilo ya
que se mostraban incrédulos sobre la disposición de éstos para participar
como informantes, lo cual se resolvió después de que los empleados
otorgaron las entrevistas y desde su propio discurso señalaron que hacía falta
profundizar en conocer la percepción que los informantes tenían sobre sus
propias necesidades.
El principio ético fundamental del estudio responde a mantener los derechos,
la dignidad, la seguridad y el bienestar de quienes participaron en éste. Por
ello, el estudio se fundamentó en el respeto a todos los participantes y a los
diferentes aspectos que enmarcan su diversidad (edad, sexo, origen étnico,
creencias religiosas, creencias políticas y estilos de vida) que pudieran marcar
una diferencia significativa con la investigadora. Además, para garantizar
dicho principio ético, se contemplaron las siguientes vías:
•

•

Presentar un consentimiento informado establecido en un
documento, que explicara claramente el objeto de la investigación,
los propósitos que se deseaban alcanzar, si existían riesgos en el
estudio, los usos previstos de los datos, los posibles beneficios, la
garantía de proteger su confidencialidad y protección de datos, y la
fuente de financiamiento del estudio. Además, se hacía del
conocimiento del informante que participar en el estudio era
voluntario y que podía retirarse del estudio en cualquier momento si
esa era su voluntad; que se utilizarían grabadoras de audio para
grabar la entrevista, pero que ellos podían rechazar su uso.
Mantener la confidencialidad de los informantes del estudio en todo
momento. Esto incluye asegurar que la difusión y su publicación no
viole la confidencialidad y el anonimato acordado. Además, cualquier
información que pueda identificar a un participante en particular se
puede quitar o cambiar a fin de mantener su anonimato.

Bajo estas consideraciones, se efectuaron la firma de los consentimientos
informados tanto por los nueve informantes como por la investigadora. De
igual forma, en un caso se ha decidido no revelar el país de origen de un
participante por ser la única persona en Bodo proveniente de este país.
Resultados y discusión
Acorde a los testimonios recolectados, en un principio la mayoría de los
entrevistados expresó que se sentían felices y seguros por estar en territorio
noruego, en este sentido, hablaron sobre lo difícil que es la vida en sus
naciones de origen, el tiempo que llevan en Noruega sin temer por sus vidas y
su estado migratorio. No obstante, a medida que se avanzaba con la
entrevista y se profundizó en sus reflexiones sobre las formas de vida en
Bodo, la familia, las necesidades sentidas, el sistema de atención social
151

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

dirigida a los buscadores de asilo y sus planes futuros, fue posible identificar
un cambio radical de su primer argumento; es decir, testimonios relacionados
a sentimientos de vulnerabilidad, necesidades no cubiertas impregnadas de
complejidad, percepciones negativas respecto a su integración en Bodo,
angustias sobre su futuro y la falta de salud mental, emergieron y dieron un
giro interesante al argumento de sentirse “felices y seguros”.
Sentimientos de vulnerabilidad y necesidades complejas.
Para Busso, “la noción de vulnerabilidad es entendida como un proceso
multidimensional que confluye en el riesgo o probabilidad del individuo, hogar
o comunidad de ser herido, lesionado o dañado ante cambios o permanencia
de situaciones externas y/o internas” (Busso, 2001:8). En este estudio, las
percepciones sobre vulnerabilidad respondían al riesgo de ser deportados a
sus lugares de origen, principalmente aquel riesgo al que ellos y sus familias
se expondrían al volver a vivir situaciones de violencia.
I am afraid because police can return my family, my daughters, I
don’t care if they return me, but I care if they return my
daughters, because in Afghanistan women are condemned to be
unhappy but the case of my daughters they will be condemned
to be murdered. Otherwise of course we go, but we cannot go, if
in my country they will receive to us with not sanction or punitive,
we don’t have a problem to return, but that is impossible
(Angelica)
I live here with my two brothers, I told you before, but they said
everything will be ok, but how can be they sure? The disturbing
thing is not to know the end, what will happen to me, to my son,
if we stay in Norway or the police send us back to my country.
(Karen)
We need protection, protection to our countries that is way we
cannot come back, my country is not safe for nobody, no safe
for children, no safe for woman, no safe for men… (Mariana)
We don’t know what can happen tomorrow; even we don’t know
what can happen tonight. Because sometimes, at night, police
take out families and send they back by force to their countries,
by force! We just can be in peace the weekends, because police
does not make deportations, so you see, for a while, we can be
safe in this land. (Deyna)
Asimismo, Cáceres (1999) menciona que también existe una vulnerabilidad
social, la cual refiere a la desprotección de un grupo de personas en los
momentos en que enfrentan potenciales daños en su salud, insatisfacción de
sus necesidades y la violación de sus derechos humanos debido a que no
152

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

cuentan con recursos personales, sociales y legales. Acorde a este concepto,
se podría señalar que los buscadores de asilo también enfrentan este tipo de
vulnerabilidad. Por ejemplo, como se ha visto la condición de buscadores de
asilo no les permite tener acceso a derechos fundamentales relacionados al
cuidado de la salud, el trabajo, el acceso a la educación, entre otros. Lo cual
(desde la perspectiva de los informantes) no se resuelve hasta que obtienen
una respuesta positiva que los convierte en refugiados. Al respecto Karen
señala:
It is not easy, when I arrived to Oslo I was pregnant, and I
thought “we are safe” but we don’t, we need to be refugees to be
safe or I am wrong? (Karen)
Aunado a lo anterior también existen otras preocupaciones que los posicionan
en un estado de vulnerabilidad, Mariana y Angélica comentan:
My kids born here, but they are not Norwegians, they are
Afghanis, they don’t has rights, they can go to school, they can
be kids, but if the UDI decide that we have to return to
Afghanistan, it will be no choice for them… (Angelica)
I have a friend, she is from Siria too, she told me that when she
came a few years ago, she did not speak English neither
Norwegian, so in the Motakk was an interpreter and she helped
her, but I know it was hard for her, because sometimes she had
to stay all day with her children at home, sometimes she was
very sick, one day she was assaulted… (Mariana)
Ahora bien, respecto a la necesidades no cubiertas, Galtung (1990)
comenta que existen cuatro clases de necesidades básicas humanas
(clasificadas en supervivencia, bienestar, identidad y libertad) que son
afectadas por escenarios permeados por la violencia directa y
estructural (siendo esta última la más difícil de identificar), y que de no
ser satisfechas inciden en una degradación humana. En este sentido,
es fácil identificar que las personas que viven eventos violentos tienen
la necesidad primordial de resguardarse y salvar su vida; sin embargo,
una violencia no visible, una violencia estructural, restringe diversos
derechos, que desgastan la calidad de vida y van generando otro tipo
de necesidades:
We are asylum seekers, so we don’t have rights to have social
care for us, we understand that, but we are humans and for
humanitarian reasons we need many things, primordially
activities, so we can be healthy in our soul. (David)
When you are pregnant you change, the small things you make
it bigger, and I really hope you never have to live this, but when
153

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

you are alone, you are asylum seeker in a strange country life,
and you don’t have many rights, is very hard believe me, and
nobody can understand that…(Karen)
Además, es preciso entender que existen nuevas necesidades que surgen
como parte de un proceso donde las formas de interpretarlas responden a los
diversos escenarios sociales donde el propio individuo se desenvuelve
(Ballester, 1999:45). Es decir, las necesidades sentidas se posicionan de
acuerdo al momento que se vive.
You know, when you arrived a new country, first you don’t
expect anything, you don`t expect they meet your needs, you
are safe…but then you really need help in many ways, different
needs coming up (Karen)
En el caso de los informantes de este estudio, las necesidades responden a
una diversidad de escenarios que conjugan un pasado y un presente donde la
violencia es un elemento implícito. Por ello, las necesidades se caracterizan
por la complejidad de su atención. En este sentido, se exponen los siguientes
relatos que ofrecen dos diferentes puntos de vista de acuerdo al momento
experimentado:
When I arrive to Oslo, it was 10 o’clock in the morning, I was
seven months pregnant, so I went direct to the police station,
then they helped me, because at ten past two at that day I had a
little baby girl, she born 2 months premature… so I don’t
complain because in that moment I received all the help what I
needed (Angélica)
According to the situation, my kids are not Norwegians, but they
feel they are, because they were born here. My oldest, she is
seven, she goes to school, speak Norwegian, she think in
Norwegian, so if the government think they are doing right the
things, and they want to send her to Afghanistan, why they don’t
ask her about that country, what she know about it? She just
knows her parents run away from that country so they could
save their lives… If I can request something to the Norwegian
government, it will be save my children, please save my
children, nothing else more… (Angélica)
De igual forma, Ballester señala que “no se puede considerar a las
necesidades como entidades fijas en la dinámica social, sino más bien como
un producto del sistema de relaciones sociales diferenciadas y en cambio”
(Ballester, 1999:71). Bajo las anteriores consideraciones, es preciso que las
políticas de atención se diseñen bajo una aproximación relacional a la
estructura de las necesidades, capaz de evidenciar la lógica de necesidades
desde cierto grado de pertenencia que le da el mismo sujeto o grupo social (y
154

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

en este caso se tendría que apuntar hacia el grado de pertenencia que le dan
las familias), donde se supere la ordenación jerárquica impuesta por quien es
ajeno a la necesidad sentida.
Sentimientos de vulnerabilidad respecto a la familia que no está: un deterioro
en la salud
En palabras de Burnett “Many will have been forced to leave other members of
their family behind and may not know their whereabouts, or even if they are
alive or dead” (Burnett, 2001:544). En nuestro estudio, esta situación también
es visible, al respecto Mariana dice:
I miss my mom, she cannot move out from Siria, and I don’t
know if she still in danger, sometimes when I got notices from
my country I think the worse, but what can I do? How can I
know? (Mariana)
De acuerdo con las estadísticas de Noruega un total de 171,600 personas
refugiadas vivían en Noruega hasta el 1 de enero de 2013. De esta cantidad,
125,000 fueron registradas como solicitantes principales, mientras que el resto
(46 600) vino como dependientes (Estadísticas de Noruega, 2013). Esta
investigación muestra también esta situación:
The main problem for asylum seekers is almost all the time we
cannot come to Norway with our families, we cannot move all
together…so when we decided to leave our countries we are
no sure if we can be all family together again. (Mariana)
I am don’t feel well, neither bad, I'm not complaining but I am
complaining, you understand? I know is good thing being here,
but I need my daughter her mother died, I cannot get her until
fix my immigration status. (Osvaldo)
I miss my children, I just keep fitting because them, they still
are in a very dangerous place, and they just start to live. We
want to be a refugee because we want to bring them and give
to them school and a happy life, (Deyna)
Right now my little son living in a safe place, but my oldest still
in danger, my husband too, how can be happy if I am living
with a half of my heart? I really want to bring them. (Karen)
De igual forma, a través de los relatos es posible identificar que existe una
imperante necesidad de que su familia arribe a Noruega con ellos:
My boys are 18 years and 8 years old, the differences between
them is almost 10 years, they are in my country…I just want to
155

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

say they are the reason for our live, that is why we are here,
we cannot continue without them, our family without our sons
in not logical for our human condition, we need our family…
(David)
The only thing I need now, is my son with me, if he be allow to
come, nothing could be hard for me and I will try to give him
everything that he needs…well I need my husband too ha ha
ha ha. (Karen)
Por otra parte, conforme a los testimonios, tomar la decisión sobre dejar parte
de sus familias en sus lugares de origen no es nada fácil; no obstante, esta
situación se convierte en un último recurso por salvar sus vidas. Al respecto
David comenta:
Take this kind of decisions is no easy, leave my kids is the most
hard decision that we made… it was hard because my wife was
hit very hard, they hit her knees very bad, they almost dissolved,
was when then she opted to leave and leave our children with
my brother, otherwise she'd been murdered. (David)
Los informante de nuestro estudio, manifiestan que en medida de lo posible se
mantienen en comunicación con sus familiares más cercanos a través del uso
del internet; no obstante, señalan que los sentimientos de culpa y de tristeza
se mantienen vigentes. Al respecto Karen nos comparte:
I try to speak with my husband almost every day, by internet you
know? I like to watch my son, I know he needs me, and every
night… either when the sun never goes away, every night after
talk with them, I feel guilty to be here without my son and I cry,
but what can I do? I miss him so much. (Karen)
Para Palacio y Madariaga (2006) el cambio o disgregación de las redes
sociales de las personas o de la familia por el proceso de desplazamiento se
convierte en una fuente de estrés; que aunado a la degradación de su calidad
de vida y la discriminación por diversas personas de las comunidades
receptoras inciden en su salud mental. Tales situaciones, fueron también
identificadas en el presente estudio:
Is good thing being here, I can live, but also I want a life, I want
to ask for help and not to receive only anxiolytics and
antidepressants by answer. (Osvaldo)
I am always sad, depress, actually I need medications, I know
this is not normal, but be a woman without life, without friends, a
woman without activities it is not normal either. In my country,
women cannot be free, but, when I remember my country is
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really miss my health, when I was young I laughed for everything
ha ha ha ha, but then I forget to laugh. Trust me, I don`t want to
return there, but I want my health back…when I am at home I try
to be fine because I always play with my kids, but then, I try to
speak with my husband, but right now he does not want to
speak a lot, he is very sad, he takes medications too. (Angélica)
Es evidente que la separación de las familias, vivir con la incertidumbre sobre
la seguridad de los seres queridos, los deseos constantes de que su familia se
reúna con ellos da pauta al deterioro de su salud, lo cual se refleja en diversos
participantes que manifiestan estar bajo tratamiento psiquiátrico. Sin embargo,
un aspecto que se debe tener presente al respecto es que la depresión y la
ansiedad puede reducirse también bajo otros métodos, en palabras Burnett y
Peel “Reducing isolation and dependence, having suitable accommodation,
and spending time more creatively through education or work can often do
much to relieve depression and anxiety” (Burnett &amp; Peel, 2001: 545).
Conclusiones que invitan a no concluir
El objeto principal de este estudio giró en torno a analizar la situación de las
personas buscadoras de asilo desde sus propias percepciones; en esta
dirección, fue posible ahondar sobre aspectos que permitieron conocer sus
sentimientos de vulnerabilidad y la complejidad de sus necesidades. Lo
anterior permitió reconocer que los buscadores de asilo viven en desventaja,
donde existe una fuerte restricción para ejercer sus derechos fundamentales y
se les posiciona en una situación vulnerable. Asimismo, su salud mental se ve
afectada por la continua amenaza de ser deportados; además, la
incertidumbre hacia el futuro y sobre el destino de su familia no les permite
desarrollar proyectos de vida. En este sentido, es posible apreciar que los
miedos siguen vigentes en sus vidas y que su estado actual sigue estando
sujeto a actos violentos, posicionados en otras dimensiones menos visibles.
Aunado a lo anterior, es preciso agregar que estas condiciones pueden
generar diversas implicaciones que no solo afectaran a los buscadores de
asilo; acorde con Vizer y Barbero (2003) la violencia y la complejidad de las
transformaciones que afectan a las familias pueden coartar en el sentido
espacial y temporal los lazos sociales; además, este fenómeno incide sobre
los individuos, las familias y las comunidades provocando una pérdida de
confianza en los otros y puntualmente en las instituciones y sus
representantes. En este sentido, importa decir en palabras de Lynn &amp; Lea que
“Whilst the social construction of asylum-seekers requires the reconstruction
and repositioning of other social groups; it also requires the legitimization of
some questionable institutional practices” (2003: 447).
La fragmentación social puede ser reparada, las necesidades no cubiertas
pueden trabajarse con la finalidad de cubrirse, los actos de violencia pueden
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encontrar obstáculos para no continuar con su reproducción, ofrecer una vida
mejor, desde la perspectiva de Erick, también es posible:
You know, if the employees here will try to make activities… like
read a book together, play games, learn to play music, cook
lessons, nurse lessons, hair beauty, just introduction… I don’t
know maybe if they just organized those kinds of things once or
twice a week everybody can live better. (Erick)
Para no concluir, se coincide con los argumentos de Burnett y Peel “Reducing
isolation and dependence, having suitable accommodation, and spending time
more creatively through education or work can often do much to relieve
depression and anxiety” (Burnett &amp; Peel, 2001: 545) y se agrega, siempre es
posible construir alternativas para una mejor vida.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Educación y estigma: el significado semántico de autismo y
discapacidad en alumnos de psicología de la Universidad de
Sonora.
María del Rosario López Villegas
Blanca Aurelia Valenzuela
Abordar el tema del autismo en México ha sido en los últimos años la causa de
diferentes investigaciones, algunas relacionadas en el área educativa, área
familiar y la clínica, empleando diferentes puntos metodológicos o perspectivas
teóricas en cada una de ellas. Es en el aula de clases donde predomina la
desinformación sobre cómo tratar e intervenir cuando se presentan alumnos de
educación especial, en específico alumnos diagnosticados con un tipo de autismo,
teniendo una consecuencia que resulta negativa por parte del docente frente al
aula, creándose un estigma. Con el objetivo de conocer el significado semántico
que tiene el estudiante de Lic. En Psicología de la Universidad de Sonora sobre el
autismo y la discapacidad, se plantea un estudio de corte exploratorio descriptivo.
La muestra total está constituida por 50 estudiantes de 6to y 8vo semestre, de
sexo masculino y femenino. La recolección de información se hizo mediante la
técnica de Redes Semánticas Naturales, inicialmente planteada por Figueroa,
Gonzales y Solís (1981 en Valdez, 1998). Los resultados obtenidos muestran una
diferencia entre el significado semántico que se tiene sobre el autismo y la
discapacidad, representando al autismo como un problema de la niñez que
requiere atención y comprensión, la discapacidad es vista como una enfermedad
que requiere de cuidados. Conclusiones: es necesario ampliar nuestros
conocimientos sobre la concepción que tenemos de una discapacidad o una
problemática como trastorno del desarrollo en específico, con la finalidad de
conocer nuevas técnicas y poder emplearlas dentro del aula, como también la
capacitación constante de los docentes y de los estudiantes que se encuentran en
formación profesional que serán parte del sistema educativo de México y se
enfrentaran a nuevos retos educativos dentro de su práctica profesional.
Palabras Claves: Educación, Discapacidad, Autismo, Redes semánticas.

Antecedentes
Hablar en la actualidad sobre discapacidad, enfermedades mentales
o trastornos específicos en el desarrollo, resultan temas que causan
inquietudes, misterios, cuestionamientos y dudas. Estos temas se han
abordado desde diferentes perspectivas, desde la psicologías, sociológicas,
medicas, etc. Si bien estos problemas no son actuales, desde nuestros
antepasados ya eran atendidos, y tenían sus clasificaciones específicas para
cada una de ellas, medidas terapéuticas, e igual causaban misterios que eran
construidos por sus propias representaciones acerca de lo que era una
conducta aceptable e inaceptable dentro de su civilización, formando nuevos
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

conocimientos y estructurar un plan enfocado en qué hacer si alguno de sus
habitantes presentaban un rasgo o un comportamiento diferente a los demás,
formando etiquetas para poder apartarlos de los que estaban bien. La
discriminación y el estigma en problemas relacionados con una deficiencia en
el comportamiento no resulta algo novedoso en el siglo XXI, este término
comienza a florecer con la llegada de los españoles a México. Ya que son
ellos los que comienzan diagnosticar enfermedades o problemas patológicos,
formando estas etiquetas y haciendo la división del que estaba en un estado
normal y el que presentaba un estado anormal.
Calderón (2002), menciona una breve aproximación histórica de las
enfermedades mentales en México que abarca la Época prehispánica,
Virreinal y Nueva España. Señalando que fue en el Norte de México, donde
florecieron diferentes culturas étnicas y lingüísticas antes de la conquista por
los españoles.
En la época preclásica (1800 a 1300 a.C.) florece la cultura Olmeca,
esta civilización causaba grandes misterios ya que presentaban rasgos
negroides, y con frecuencia representaban tipos patológicos. De la época
clásica que abarca del año 1000 a.C. al 600 d.C., corresponde los núcleos
importantes de Teotihuacán, Monte Albán, Tajín y el viejo y nuevo imperio
Maya, pero poco se sabía acerca de sus problemas psiquiátricos. (Calderón,
2002).
Es en la época que abarca del año 600 d.C. hasta 1521, donde la gran
Tenochtitlan cayó en manos de los españoles, y son ellos quienes conservan
los primeros testimonios de problemas médicos y procedimientos terapéuticos,
entre los que se destacan son: el Códice Martín Badiano o Libellus de
Medicianalibus Indorum Herbis y la Historia General de las Cosas de la Nueva
España, de Fray Bernandino de Sahagún.
Si bien el autor antes citado menciona que es en la época de la
nueva España donde se inicia la consolidación de actividades médicas y la
atención de problemas psiquiátricos. Desde 1521, cuando cae la gran
Tenochtitlan en manos de los españoles, hasta 1821, año en que se consuma
la independencia de México. Señalando que es en la época colonial donde se
da inicio a este tipo de actividades y se funda el Hospital de San Hipolito,
cuando apenas estaba surgiendo la nueva raza, que era el producto de
mestizaje entre el indio y el español, la Nueva España fue el primer país en
América donde surgía el primer hospital para atender y dar alojamiento a
personas que presentaban algún tipo de enfermedad mental.
En el siglo XVI surge la preocupación por los profesionales que se
encargaban de los problemas de trastornos mentales después de la
conquista, es entonces cuando en México comienza la preocupación y surgen
las primeras publicaciones y obras mexicanas sobre el tema de las
enfermedades mentales y la psiquiatría. (Calderón, 2002).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Es en siglo XV, menciona Calderón (2002), donde surge la
publicación de un libro que resultaba para aquella época escalofriante y
horrible, por el contenido que abordaban los teólogos Sprenger Y Kraemer, la
obra se titula Malleus Maleficarum, en esta obra destacan los temas como
brujería, brujas y temas relacionados con el diablo. Este libro resulto ser una
tragedia ya que se presentaron más de 100 000 personas muertas en
Alemania.
Si bien podemos ver como a partir de aquí surge un problema de
estigmatización hacia las personas con algún tipo de problema psicológico,
que en esta época les llamaban enfermedades mentales, como se fue
generando un miedo y un terror hacia el trato de estas personas y como
comenzaba a darles un trato diferente porque su comportamiento era atribuido
a temas místicos.
Surge entonces la visión del enfermo mental como endemoniados,
desapareciendo la psiquiatría del sector médico y reaparece con un nombre
que se le atribuía a la cuestión de los demonios, la demonología. Los
enfermos quedaron en manos del Clero que en ese momento estaba
obligado a observar, clasificar. Y a tratar a psicópatas y enfermos mentales.
(Calderón, 2002).
En aquella época los rasgos que presentaban las personas con algún
tipo de condición, causaban un profundo desconocimiento, que hoy en la
actualidad tienen su propia clasificación, en ese momento eran atribuidos a
algo paranormal, de otro mundo, del diablo, causando un temor para el que
habitaba el lugar y para quien vivía con ellos. Estos rasgos eran alteraciones,
actitudes desafiantes, convulsiones y gestos que resultaban incomodos para
quien lo veía o trataba, a partir de esto ellos clasificaban a la persona como
alguien poseído y que tenía que ser visto por un padre o un exorcista, así era
canalizada la persona y el tratamiento que tenía que llevar, consistía en
proporcionarle una serie de castigos físicos y en algunos casos llegaban a
cremar a la persona que presentaba esta condición.
Y es así como la identidad del discapacitado se construye a partir de
la identidad del otro, y según a la ausencia o falta de rasgos que no lo
identifican con el otro. Es una no identidad que se da a partir de una carencia
y surge desde el modelo individualista y marginal donde la representación que
el individuo tiene sobre identidad no tiene similitud en el terreno de los
normales, y por ende las relaciones se vuelven una imposición y genera un
daño hacia la persona discapacitada.
Educación y Discapacidad
El significado etimológico de “discapacidad” está formado por raíces
latinas y significa “cualidad de ser inválido o de perder una capacidad”. Sus
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

componentes léxicos son: el prefijo dis – (divergencia, separación múltiple),
capere- (agarrar, tomar, recoger), y el sufijo – dad (cualidad).
Se puede decir entonces que la discapacidad es un fenómeno social
que ha sido construido socialmente como mecanismo heterónomo a partir de
los mismos discapacitados que cuentan con una minusvalía desde su
nacimiento, para ellos no existe esa diferencia de ser diferentes a otros, se
encuentran con la diferencia a partir de que se encuentran en un entorno
social donde interactúan con otros individuos que aparentemente resultan
normales es decir que no presentan algún tipo de discapacidad.
Como su significado lo menciona son personas con cualidades
diferentes, que tienen el derecho de ser tratadas como cualquier otra persona
e ir construyendo un significado de este a partir de las representaciones que
tenemos.
Según el informe mundial sobre la discapacidad, (OMS, 2014), se
calcula que más de 1,000 millones de personas viven con alguna
discapacidad; de ellas casi 200 millones experimentan dificultades
considerables en su funcionamiento. Señalando que en los años futuros, la
discapacidad será un motivo de preocupación aún mayor, pues su prevalencia
está aumentando. Ello se debe a que la población está envejeciendo y el
riesgo de discapacidad es superior entre los adultos mayores, y también al
aumento mundial de enfermedades crónicas tales como la diabetes, las
enfermedades cardiovasculares, el cáncer y los trastornos de la salud mental.
El derecho a la educación en México, según el Artículo 1..- Establece
que todo individuo tiene derecho a recibir educación el estado, federación,
estados, distrito federal y municipios, impartirá educación preescolar, primaria
y secundaria, la educación preescolar, primaria y la secundaria conforman la
educación básica obligatoria. La educación que imparta el estado tenderá a
desarrollar armónicamente todas las facultades del ser humano y fomentará
en él, a la vez, el amor a la Patria y la conciencia de la solidaridad
internacional, en la independencia y en la justicia. (SEP, 2011).
En la actualidad la educación especial puede considerarse como
parte de un sistema educativo aceptable, y siendo vista también como una
disciplina científica desde un enfoque multidisciplinar que integra diferentes
disciplinas para su estudio como es el caso de la psicología, psiquiatría,
medicina y la sociología, que a su vez se han apoyado a fundamentación
teórica, como también procedimientos de intervención para mejorar algún tipo
de discapacidad.
Actualmente las investigaciones hacia la educación especial resultan
ser numerosas debido a la diversidad que ha surgido en los últimos años, y el
interés de integrar a personas con capacidades diferentes a entornos
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

regulares, dentro de este mismo interés pero también existe la exclusión
social, educativa y laboral dentro de la discapacidad.
Cuando se habla de educación especial en México, podemos darnos
cuentas que existe poco interés de por medio, es mínimo el interés que se le
tiene a un campo disciplinario que resulta fundamental en la educación, dado
que cada día va creciendo la prevalencia de casos de discapacidad.
La educación en México se encuentra regulada por la secretaria de
educación pública, este organismo plantea que el niño con necesidades
especiales debe de recibir servicio que proveen recursos para individuos con
discapacidad temporal o permanente, como también para niños superdotados.
A partir de 1944 estos servicios fueron centralizados en la Ciudad de
México, al departamento de la secretaria de educación especial. Siendo ya 70
años que México cuenta con los servicios y los recursos para que todo niño
con necesidades especiales cuente con educación y sea incluido en escuelas
regulares, como podemos observar no es un tema en el que tenemos poco
tiempo, y pocos recursos para trabajar en ello y podemos ver que son pocos
los trabajos que se han hecho sobre la educación especial en México. (SEP,
2011)
La realidad actual en nuestro país puede resultar lejana en el asunto
de investigaciones y aspiraciones hacia la inclusión e integración, tanto
social, educativa y laboral como estudiar los factores que influyen en la
práctica de los docentes de niños con necesidades especiales a nivel
nacional, e internacional.
En materia educativa la prioridad de la política pública federal es
garantizar la equidad y mejorar la calidad del proceso y los resultados.
Alcanzar la justicia educativa y la equidad es el primer objetivo estratégico
establecido en el Programa Nacional del sector; ello implica un conjunto de
acciones para revertir la desigualdad educativa y favorecer mediante mayores
y mejores recursos a la población vulnerable de nuestro país, de la que forma
parte la población con discapacidad. (SEP, 2002).
En base a las políticas públicas en México sobre la educación
especial se crea el programa nacional de fortalecimiento de la educación
especial y de la integración educativa en México, que refiere lo siguiente en
base a las políticas públicas, mencionando que estas se orientan cada vez
con más fuerza y decisión a dar respuesta a la demanda ciudadana del
gobierno de la República ha recibido de las organizaciones de la sociedad
civil. Uno de los requerimientos sociales más importantes, planteada por las
madres y los padres de familia y muchas organizaciones civiles, se refiere a la
generación de más oportunidades educativas para niñas y niños con
necesidades educativas especiales, particularmente para quienes tienen
alguna discapacidad. (SEP, 2002).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Actualmente las cifras dentro de los servicios de educación especial son los
siguientes: 22,338 en USAER, 13,834 en CAM, 3,539 en CAPEP, 271 en
UOP y 561 en el resto de los servicios. (SEP, 2011).
Podemos señalar entonces que la educación en el niño, sea un niño
regular o con algún tipo de discapacidad es la base de su desarrollo social,
cultural y físico, por lo tanto es importante respetar sus derechos y la
inclusión educativa en entornos regulares. Siendo la escuela uno de los
espacios donde se forman valores, virtudes y ética para la construcción de un
conocimiento que puede ser transferible en el contexto social y familiar.
Es claro darnos cuentas como las acciones ejercidas en pro al
derecho a la educación a niños, jóvenes y adultos, tiene un nivel de demanda
que requiere que este sea de calidad para ofrecer un aprendizaje pleno y un
desarrollo de conocimientos para adquirir competencias para la vida diaria.
Esto solo puede adquirirse por medio de una educación que sea notable y que
se ajuste a diferentes contextos educativos, y contextos sociales. Al
establecerse así puede verse como una guía para representar la educación,
pero bien no es la intención, la preocupación aquí es desarrollar un contexto
educacional que sea pertinente para ir sobre el mismo fin, con los principios
de igualdad, y la formación de una mentalidad que resulte ser más equitativa,
inclusiva e integradora esto con el objetivo de crecer como una misma
sociedad en todos los contextos.
Estigmatización del Autismo
Autismo
El termino autismo aparece por primera vez en la monografía
Demerita Praecox oder Grupe de Schizophrenien, redactada por Eugen
Bleuler, que era descrito para el tratado de psiquiatría, y publicado en Viena
en 1911. (Garrabem, 2012). Blueler (1919), en cambio muestra una
explicación acerca del autismo, que se basaba prácticamente en poder
describir ese alejamiento del mundo exterior que observaba en personas que
presentaba esquizofrenia de pacientes adultos que atendía. El termino
autismo que definía Blueler, tiene una etimología griega “autos” que significa
“si mismo” opuesto a “otro”.
El autismo no es un fenómeno moderno; la historia de la psiquiatría
infantil registra desde 1799 a niños que juegan en soledad y no logran
establecer ningún lazo social. Desde mediados del siglo pasado, su historia
puede ser leída a partir de un rasgo persistente: el esfuerzo por encontrar su
causa. La causa de la profunda soledad en la que parecen sumergirse los
pequeños cuando se aíslan a través de diferentes formas, sea rechazado o
ignorado el contacto de las personas que se les acercan; tapándose los oídos
cuando se les habla; quedándose inmóviles con la mirada en un punto.
(Kaufmann, 2010).
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Después de 70 años de conceptualizar el concepto de autismo, se ha
ido modificando, en la literatura lo podemos encontrar como síndrome del
autismo, trastorno del espectro autista, o bien como un trastorno del desarrollo
infantil que ha afectado al desarrollo social, comunicativo. El autismo
actualmente se considera un espectro a manera de un continuo que abarca
casos de diferentes grados, de grave a leve, siendo asociados a factores
genéticos y del ambiente, que afectan el desarrollo neurológico y cuya
manifestación es muy variable en los niños, generalmente se identifica en sus
primeras manifestaciones desde los 18 meses. (Marcín, 2013).
Como también es considerado uno de los problemas conductuales
que resulta difícil trabajar con ellos, por las características que presentan en
su comportamiento, encasillándolos en una etiqueta permanente con una
connotación negativa dada su condición y rezagándolos de la sociedad, de
una educación digna e integración a estos contextos. A partir de creencias,
discriminación que se crea por estereotipos hacia un tipo de discapacidad
como en este caso que es estigmatizada por ser una de las discapacidades
más misteriosas, debido a las características conductuales, sociales y
educativas que presentan. Formando así un estigma hacia el autismo.
Goffman (1998), menciona la palabra “Estigma” para referirse a
aquellas personas que resultan ser estigmatizadas dada la situación en la que
se encuentran.
El estigma surge desde la época los griegos, ellos crearon el término
estigma para referirse a signos corporales con los cuales se intentaba exhibir
algo malo y poco habitual de quien lo presentaba.
Hoy en día este término se utiliza bajo la misma interpretación, refiriendo a
las personas que tienen características diferentes a las normales, tanto
corporales como sociales.
Goffman (1998), refiere que es la sociedad la que establece los
medios para categorizar a las personas y el complemento de atributos que se
perciben como corrientes y naturales en los miembros de cada una de estas
categorías.
Es a partir de la concepción que el autor define como un estigma,
como podemos empezar a entender la construcción de la estigmatización del
autismo; como a partir de las categorías que se han establecido por la
sociedad frente al fenómeno lo ha ido formando con atributos que ellos
perciben como son los físicos, como a partir de la apariencia que el autista
proyecta por su déficit en habilidades sociales lo van forjando en un situación
sistematizada por el estereotipo y la información social que se crea a partir de
la visibilidad del sujeto (sociedad).

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Campos (2005), le llama terrible al hecho de que una vez que
aparece el nombre o la etiqueta, esta pasa a ser la causa de todo: “no
entiende porque tiene autismo”, o “repite siempre lo misma porque es autista”.
Llamándole terrible debido a que la etiqueta (el efecto que creamos), se nos
ha apoderado de la causa, cuando no es otra cosa que el nombre que se le da
a un conjunto de conductas. Existiendo una pobreza de querer explicar el
comportamiento en base a una etiqueta. El problema es que los
comportamientos no son o no deberían ser etiquetadas.
Por lo tanto una persona diagnosticada con autismo es solo una
persona con problemas de conductas, la solución no está en etiquetar o
estigmatizarlo, la solución está en educar la sociedad, a los profesionales y a
los padres de familia, para erradicar etiquetas y hacer su vida más fácil, y no
darle razón a nuevas teorías o métodos que surgen para tratar el autismo, ya
que esto lo único que ocasiona es reforzar la etiqueta siendo visto como una
enfermedad. No debemos caer en el insulto, o en el uso del lenguaje coloquial
que después se apodera y surgen las etiquetas y por ende la estigmatización
de un individuo.
Se crea un esquema para ejemplificar como se crea la estigmatización o las
etiquetas en el autismo.
Figura. 1.- Estigmatización del autismo

Metodología
•

Tipo de estudio

La investigación es de tipo exploratorio descriptivo, se fundamenta en
el paradigma constructivista.
•

Sujetos

La muestra está constituida por 50 estudiantes de Lic. En Psicología
de la Universidad de Sonora, de 6to y 8vo semestre, de sexo masculino y
femenino.
167

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

•

Instrumentos

Se aplicó la técnica de redes semánticas naturales, inicialmente
planteada por Figueroa, Gonzales y Solís (1981 en Valdez, 1998).
•

Redes Semánticas

La técnica de redes semánticas naturales inicialmente fue propuesta
por Figueroa, González y Solís (1981), que el propósito de estas es
aproximarse al estudio del significado de manera natural, es decir,
directamente con los individuos, evitando la utilización de taxonomías
artificiales creadas por los investigadores para explicar la organización de la
información a nivel de memoria semántica, para consolidarse como una de las
más sólidas aproximaciones al estudio del significado psicológico, y con esto,
al estudio del conocimiento.
Para la obtención de una red semántica satisfactoria Valdez (2000),
recomienda que es necesario solicitarle con toda claridad a los sujetos, que
realicen dos tareas fundamentales:
1).- Que definan con la mayor precisión posible al estímulo, mediante
la utilización de un mínimo de cinco palabras sueltas, que pueden ser: verbos,
adverbios, sustantivos, adjetivos, nombres, pronombres, etc., sin utilizar
artículos, preposiciones ni ningún otro tipo de partícula gramatical, que
consideren relacionadas con esta.
2).- Una vez definido el estímulo, se les solicita que, de manera
individual, jerarquicen todas las palabras que dieron como definidoras, en
función de la relación, importancia o cercanía que consideren que tiene cada
una de ellas a partir del estímulo definido. De esta forma, le asignaran el
número 1 a la palabra más cercana o relacionada con la palabra a la palabra
más cercana o relacionada con la palabra estímulo, el 2 a la que sigue en
importancia, y así sucesivamente hasta terminar la jerarquización como
definidoras.
•

Uso de la técnica

Se debe definir con mucha claridad y precisión de los objetivos
generales y particulares de la investigación. Se debe de determinar cuál será
el estímulo que se aplicara, pues con ello quedara hasta cierto punto,
establecido de forma a pirori el tipo de respuestas (palabras definidoras) que
darán los sujetos para definir al estímulo.
Las respuestas de los sujetos, siempre debe pedirse que se den con
palabras sueltas, siendo importante tomar en cuenta consideraciones como:

168

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









•

Revisar que todos los sujetos hayan jerarquizado de forma
adecuada.
La tarea tiene que ser realizada de manera individual.
Respecto al tiempo asignado para la realización de las
tareas. Se recomienda que no se den más de cinco minutos
para la definición de cada palabra estímulo que sería el
primer paso y no más de dos minutos para la jerarquización
de las palabras definidoras este sería el segundo paso.
Se debe solicitar a los sujetos que se esfuercen por dar más
de cinco palabras definidoras para concepto definido, ya que
entre mayor sea la cantidad de palabras que se obtengan
para definir un concepto, mayor será la riqueza semántica
del mismo. (Figueroa, Gonzáles y Solís, 1981), en Valdez
(2000).
Una vez que se haya completado las dos tareas para cada
palabra estimulo que se defina, se puede pasar a la
siguiente.
En cuanto a la cantidad de palabras estimulo que pueden
ser aplicadas en una misma
sesión, se recomienda que no exceda de cinco.

Forma de Aplicación

Se entrega una hoja impresa con las diferentes palabras estimulo que
se vayan a aplicar. Cada uno de los estímulos que se vayan a definir, deberá
ir acompañado de dos columnas con líneas, donde se anote las palabras
definitorias y las jerarquías atribuidas a las mismas, tal y como se puede
observar en el ejemplo ilustrativo para el caso del presente estudio.
Figura 2.- Ejemplo Ilustrativo
“ESTIMULO”
AUTISMO
DEFINIDORAS

JERARQUÍAS

Niños

1

Escuela

3

Amigos

5

Enfermedad

7

Conductual

4

Agresivos

2

169

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Análisis de Resultados de Redes Semánticas
En base a los resultados obtenidos se observa con claridad que hay
palabras que se presentaron de manera constante. Lo que significa que los
estudiantes tienen un conocimiento y una representación de lo que significa el
autismo y si la palabra discapacidad la ven totalmente ajena al autismo, el
objetivo de la investigación era conocer y explorar como el estudiante va
creando una realidad acerca de la discapacidad y del autismo, la forma de
concebirla y cuál es la forma de entender este tipo de problemas, siendo
estudiantes de carreras que existe una alta probabilidad de tener contacto con
personas que presentes algún tipo de comportamiento o problemas
conductuales, o algún tipo de discapacidad.
En cuanto al significado semántico que tienen los estudiantes de
psicología de autismo y discapacidad, se pudo observar en análisis de los
datos, según el valor del conjunto SAM de la palabra autismo en estudiantes
de sexo femenino, que se concibe como un trastorno especial que necesita de
ayuda, apoyo, atención y aprendizaje, que se presenta en niños con
características aisladas que muestran inteligencia y problemas, véase (tabla
1). En cuanto a los estudiantes de sexo masculino se observa una diferencia
en palabras definidoras, en este caso no es visto como un trastorno, si no
como una discapacidad que requiere de atención y ayuda porque es una
enfermedad que se presenta en niños con problemas neuronales que afecta
su aprendizaje y son desadaptados pero con capacidades, véase (tabla 2).
En cambio para el caso del significado de discapacidad en
estudiantes de sexo femenino, atribuye a la igualdad y capacidades que
tienen las personas que presentan una discapacidad, vistas como personas
especiales, que necesitan ayuda, relacionando la discapacidad con problemas
motores, que requieren terapias, y son discriminadas, pero requieren
educación, véase (tabla 3). El significado para los estudiantes de sexo
masculino tuvo una diferencia ya que ellos lo relacionan con la atención ya
que es una enfermedad biológica, que requiere apoyo por la discriminación
que presentan, mencionando la igualdad, la aceptación y oportunidades para
el desarrollo de estas personas, véase (tabla 4).

170

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 1.- Conjunto SAM para Autismo por sexo (Mujeres)

Red Semántica del Conjunto SAM para Autismo por sexo (Mujeres)

Red Semántica "AUTISMO"
TRASTORNO
100
PROBLEMA
ESPECIAL
50
INTELIGENCIA
AYUDA
0
AISLADO
APOYO
NIÑOS
ATENCIÓN
APRENDIZAJE
Tabla 2.- Conjunto SAM para Autismo por sexo (Hombres)

171

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Red Semántica de Conjunto SAM para Autismo por sexo (Hombres)

Red Semántica "AUTISMO"
DESADAPTADO
AYUDA

ATENCIÓN
60
40

PROBLEMA
DISCAPACIDAD

20
0

CAPACIDAD

ENFERMEDAD

APRENDIZAJE

NIÑOS
NEURONAL

Tabla 3.- Conjunto SAM para Discapacidad por sexo (Mujeres)

ESTIMULO

DISCAPACID
AD

MUJERES
PALABRAS
DEFINIDORAS
IGUALDAD
CAPACIDADES
PERSONAS
AYUDA
ESPECIALES
TERAPIA

VALOR
M
60
56
54
47
43
42

VALOR
FMG
100%
33.60%
32%
28.20%
25.80%
25.20%

MOTORA
PROBLEMA
DISCRIMINACIÓN
EDUCACION

36
30
29
26

21.60%
18%
17.40%
15.60%

VALOR G
4
2
7
4
1
6
6
1
3
TOTAL=
3.7

Valor J= 155

172

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Red Semántica de Conjunto SAM para Discapacidad (Mujeres)

Red Semántica
"DISCAPACIDAD"
EDUCACION
DISCRIMINACI…

IGUALDAD
60
40

CAPACIDADES

20

PERSONAS

0
PROBLEMA

AYUDA

MOTORA

ESPECIALES
TERAPIA

Tabla 4.- Conjunto SAM para Discapacidad por sexo (Hombres)

ESTIMULO

DISCAPACIDAD

HOMBRES
PALABRAS
DEFINIDORAS
ATENCIÓN
EMFERMEDAD
APOYO
DISCRIMINACIÓN
ACEPTACIÓN
IGUALDAD
BIOLOGICO
OPORTUNIDAD
DESARROLLO
PERSONAS

VALOR
M
37
29
24
23
22
20
17
16
11
10

VALOR
FMG
100%
10.73%
9%
8.51%
8.14%
7.40%
6.29%
6%
4.07%
3.70%

VALOR
G
8
5
1
1
2
3
1
5
1
TOTAL=
3

Valor J= 85

173

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Red Semántica de Conjunto SAM para Discapacidad (Hombres)

Red Semántica
"DISCAPACIDAD"
ATENCIÓN
40
PERSONAS 30
EMFERMEDAD
20
DESARROLLO
APOYO
10
0
OPORTUNIDAD
DISCRIMINAC…
BIOLOGICO

ACEPTACIÓN
IGUALDAD

Discusión
Estos significados semánticos permiten conocer las representaciones que
tiene el estudiante en formación educativa y psicológica, el conocimiento que
se tiene sobre los problemas actuales que pueden presentarse en su campo
profesional en un futuro. Explorar si conocen la diferencia entre una
discapacidad, una enfermedad, un trastorno, un problema conductual y cuál
sería la práctica o que harían si se encuentran frente a una persona que
presente un tipo de discapacidad o un tipo de trastorno en el desarrollo. Esto
nos ayuda a conocer si el estudiante está enterado y concibe la discapacidad
y el autismo como dos términos que se han ido estigmatizando, por la
construcción de sus propias realidades en contextos sociales y educativos,
para el caso de discapacidad en este caso y en los dos sexos podemos
observar que si existe el significado de discriminación y que merecen ser
vistos con igualdad, para el caso de Autismo no, no se presenta esa
concepción pero si mencionan que son personas que necesitan apoyo y
ayuda como también aprendizaje. En base a eso podemos darnos cuenta que
el estudiante en formación necesita una transformación curricular para la
adquisición de nuevas competencias y conocimientos de los retos educativos,
terapéuticos, sociales, en los que se puede encontrar en su campo laboral.
Como también se observa que existe un desconocimiento en cuanto al tema
de Autismo, en base a la literatura, no está clasificado como una enfermedad
y no es propiamente una condición que se presenta solo en niños, puede ser
que se da esta asociación porque la información que se tiene es en base a un
autismo infantil, el autismo puede ser detectado desde la niñez, o bien puede
ser detectado en la etapa adulta. En este sentido existe la necesidad de
modificar los modelos educativos en la Educación Superior para contribuir en
la mejora de la educación especial, y que se genere ese sentido de igualdad
que mencionan los estudiantes, la inclusión educativa, que los estudiantes la
174

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mencionan como aprendizaje y educación, existe la intención por parte de los
futuros profesionistas que fungirán como mediadores sociales y educativos, y
que no necesariamente tiene que estar vinculada su área a la de educación
especial, pero si estamos buscando un México que acepte la diversidad de
personas con algún tipo de condición, es necesario conocer y saber sobre
este tipo de condiciones para poderlos incluir mas no excluir, o bien
estigmatizándolos por estereotipos, creencias , representaciones actitudes
que se van adquiriendo por un desconocimiento hacia un problema que no es
novedoso, la discapacidad existe desde la época mesoamericana, y el
autismo no es un tema de moda, existe mayor numero de diagnósticos en
nuestra actualidad por que los métodos clínicos, educativos han avanzado.
Conclusiones
Es necesario ampliar nuestros conocimientos sobre la concepción que
tenemos de una discapacidad o un trastorno del desarrollo, conocer nuevas
técnicas para emplear dentro del aula y capacitar constantemente a los
docentes y estudiantes que se encuentran en formación profesional. Mostrar
un interés por la práctica social dentro del aula para la transformación de las
representaciones que se tienen de diferentes tipos de discapacidad con la
intención de integrar nuevas metodologías, conocimientos y referentes
teóricos para poder explicar cuál es la función que debe ejercer un profesional
de la educación y cuál es la forma correcta de trabajar dentro del aula.
México está embarcado en un proyecto de modernización, entendido
como un proceso socioeconómico de industrialización y tecnificación, donde la
educación juega un papel esperanzador, en el sentido de que puede permitir
superar los rezagos y disparidades acumuladas, satisfacer la creciente
demanda de servicios educativos y elevar su calidad. (Garnique, 2012). De
acuerdo con lo que señala Garnique sobre el proceso tecnológico en el que se
ve sumergido actualmente México marca una brecha importante en la era de
la digitalización, cada vez resulta mayormente posible tener contacto con
nueva información y nuevas aportaciones hacia una nueva problemática social
que se presente.
Cabe mencionar entonces, que a partir de estas necesidades que
emanan en nuestra sociedad desde años atrás y en la actualidad, surge la
necesidad de realizar investigaciones interdisciplinarias, esto con el objetivo
de abordar fenómenos sociales y problemáticas sociales, con la integración de
diferentes disciplinas para contribuir en el estudio de la problemática desde
diferentes enfoques teóricos, partiendo de la complejidad a lo simple para
abordar el objeto de estudio.
Los estudios o investigaciones acerca del autismo puede llegar a ser
ambiguos o muy complejos, son diversas las investigaciones que se han
realizado, centrándose la mayoría en las causas, el origen, los tratamientos, el
diagnostico, las consecuencias, la integración en las aulas, entre otras. En los
175

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

últimos años ha sido un tema que se ha tratado de abordar desde diferentes
puntos metodológicos dentro del contexto educativo, esto a partir de los
crecientes casos diagnosticados, por lo tanto es necesario crear nuevos
métodos y modelos educativos enfocados en la atención de personas con
algún tipo de condición.
Bibliografía
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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psicología social. México: Universidad Autónoma del Estado de México.
UAEMEX.

177

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Inclusión de personas con discapacidad en el ámbito
laboral en Ciudad Juárez.
54

Fabiola Nahomi Mendiola Lujan
55
Nemesio Castillo Viveros
Resumen
El presente documento da cuenta del estado de la cuestión sobre la inclusión
laboral de las personas con discapacidad en Juárez, Chihuahua.
El objetivo de la investigación es comprender el impacto económico y social
que han tenido los programas realizados por el Estado mediante la
implementación de políticas sociales enfocados a la inclusión laboral de este
grupo vulnerado.
Par tal efecto se hace investigación documental y uso de técnicas cualitativas
como la entrevista. Se hace un acercamiento con personas con discapacidad
que han obtenido un empleo y a sus familias, para la investigación documental
se revisan los programas vigentes, las leyes o documentos a favor de este
sector de la población discapacidad y experiencias exitosas de programas de
empleo en México.
La investigación se fundamenta en una perspectiva de derechos humanos y
accesibilidad al empleo. Se hace énfasis en casos de personas con
discapacidad tomando la dinámica de la familia y el trato laboral de los
empleadores.
Palabras clave: discapacidad, inclusión laboral, discriminación.
Introducción
La presente investigación de tipo descriptivo-exploratoria da cuenta del estado
de la cuestión acerca de la inclusión en el ámbito laboral de las personas con
discapacidad en Ciudad Juárez Chihuahua, la herramienta utilizada para la
recolección de información fue la entrevista semiestructurada y la
investigación documental.
En total se realizaron nueve entrevistas distribuidas de la siguiente forma: 4 a
personas con discapacidad sin distinción de sexo y edad que poseen un
empleo formal, 2 a familiares y personas con discapacidad que poseen un
54
55

Universidad Autónoma de Ciudad Juárez.
Universidad Autónoma de Ciudad Juárez.

178

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

empleo informal, 1 a un familiar de persona discapacidad que cuenta con
empleo formal y finalmente 2 a instituciones que trabajan en el ámbito de la
discapacidad.
La fundamentación teórica contemplada en la investigación está basada en el
modelo social de la discapacidad y la inclusión laboral apoyada en una
perspectiva de derechos humanos, para lo cual se realizó investigación
documental en donde se recopilaron artículos de leyes promulgadas en
México y que contemplan la inclusión laboral de personas con discapacidad,
así como la no discriminación por motivo de discapacidad, las cuales se
abordarán en un apartado más adelante.
Elementos teóricos sobre la discapacidad
Con el transcurso del tiempo el término discapacidad ha evolucionado, y con
ello las formas de entender y abordar el tema, por lo tanto el universo de
conceptos que han surgido para entenderlo es basto, términos como el de
discapacidad e inclusión son base fundamental en esta investigación, por lo
que se considera necesario hacer una conceptualización de ambos.
Discapacidad
Para efectos de la presente se entenderá como discapacidad lo siguiente:
El término "discapacidad" significa una deficiencia física, mental o
sensorial, ya sea de naturaleza permanente o temporal, que limita la
capacidad de ejercer una o más actividades esenciales de la vida
diaria, que puede ser causada o agravada por el entorno económico
y social (Convención Interamericana para la Eliminación de todas las
formas de Discriminación contra las Personas con Discapacidad:
1999, p. 2).
Antes de entrar en materia de la inclusión laboral es pertinente abordar dos
conceptos relacionados con la discapacidad: integración e inclusión, los
cuales han sido pilar importante en la búsqueda de la equidad e igualdad de
oportunidades para este sector de la población, sin embargo aunque ambos
términos guardan relación en ocasiones son utilizados erróneamente como
sinónimos.
De manera general el término inclusión pretende sustituir el de integración, ya
que este último intenta que la persona con discapacidad se adapte al entorno
que lo rodea haciendo pequeñas adaptaciones en contextos determinados
para, sin embargo la inclusión reconoce la diversidad y los derechos de las
personas en general además de promover las adaptaciones necesarias en el
contexto para que responda a las necesidades de toda la población, no solo
de un grupo específico y en contextos o aspectos muy delimitados como es en
el caso de la integración.
179

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Por lo tanto se puede decir que: “el proceso de inclusión pretende minimizar
las barreras para que todos participen sin importar sus características físicas,
mentales, sociales contextos culturales etc.” (Casanova, Feito, Serrano,
Cañas y Durán: 2012, p. 197).
Inclusión laboral
La inclusión laboral puede decirse que se deriva de la inclusión social, ya que
se genera en parte por las dinámicas de la inclusión social.
El Consejo Nacional para el Desarrollo y la Inclusión de las Personas con
Discapacidad define la inclusión laboral de la siguiente manera:
Garantizar la plena participación de los trabajadores con
discapacidad para trabajar en igualdad de condiciones con los
demás, en un universo abierto donde la sociedad debe facilitar y
flexibilizar las oportunidades en un ambiente propicio para el
desarrollo físico, emocional e intelectual (Consejo Nacional para el
Desarrollo y la inclusión de las Personas con Discapacidad
[CONADIS]: s.f., p.20).
Discapacidad desde el modelo social
Con el transcurso del tiempo las formas de ver, entender y tratar la
discapacidad han cambiado. La discapacidad ha pasado de ser vista como un
castigo divino a una condición única del individuo –modelo médico de atención
a la discapacidad- y posteriormente pasa a ser vista como las condiciones
sociales que no permiten el completo desarrollo de las personas con alguna
limitación-modelo social de atención a la discapacidad, este último es el que
nos compete para efectos de la presente investigación.
Para ampliar un poco lo anterior se utiliza la siguiente definición
El modelo social, (…) enfoca la cuestión desde el punto de vista de la
integración de las personas con discapacidad en la sociedad,
considerando que la discapacidad no es un atributo de la persona,
sino el resultado de un complejo conjunto de condiciones, muchas de
las cuales están originadas o agravadas por el entorno social[…]la
novedad del modelo social consiste en ver la discapacidad no como
una característica individual, sino como el producto de la interacción
entre, por un lado, cuerpos y mentes humanas que difieren de la
normalidad estadística y, por otro, la manera en que se ha
configurado el acceso a instituciones y bienes sociales(…) (De
Lorenzo: 2007, p.97).
Una definición de discapacidad que se considera importante destacar es la
que proporciona la Union of the Physically Impaired Against Segregation
180

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

[UPIAS] (1974), puesto que destaca que las principales barreras o limitaciones
no provienen del individuo, sino de la sociedad que no se preocupa por
adaptar el entorno físico y social para que las personas con alguna limitación
puedan desarrollarse plenamente en cualquier ámbito de la vida.
Definimos la discapacidad como la desventaja o restricción para una
actividad que es causada por una organización social
contemporánea que toma poco o nada en cuenta a las personas que
tienen deficiencias físicas (sensoriales o mentales) y de esta manera
las excluye de participar en la corriente principal de las actividades
sociales (UPIAS citado en Brogna: 2006, p. 186).
Situación actual de la discapacidad en México
En México para el año 2010 según cifras del censo de ese año: “había cerca
de 5 millones 739 mil personas que declararon tener alguna dificultad para
realizar al menos una de las siete actividades evaluadas caminar o moverse,
ver, hablar o comunicarse, escuchar, atender el cuidado personal, poner
atención o aprender y limitación mental” (Instituto Nacional de Estadística y
Geografía [INEGI], 2011, p. 41).
La distribución de personas con discapacidad en el territorio nacional es
equitativa a la cantidad total de población por entidad federativa, es decir, los
estados con mayor población tienen mayor índice de personas con
discapacidad.
El Instituto Nacional de Estadística y Geografía en su último censo poblacional
afirma que: “el estado de México concentraba el mayor número de personas
con alguna discapacidad, seguido del Distrito Federal y Veracruz, mientras
que el estado de Chihuahua ocupaba el noveno lugar de entidades
federativas con mayor número de personas con discapacidad” (INEGI: 2011,
p. 42).
En la tabla 1 se puede apreciar la distribución porcentual por tipo de
discapacidad en el estado de Chihuahua.

181

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 1
Porcentaje de población con discapacidad en el estado de Chihuahua según el tipo de discapacidad

Caminar o
moverse

Ver

Hablar o
comunicarse

Escuchar

59.8

27.2

8.5

11.1

Atender el
Poner atención o
aprender
cuidado personal
7

Mental

5.1

Fuente: elaboración propia a partir de información obtenida en el censo del INEGI 2010

En Ciudad Juárez en una entrevista realizada con el Lic. Ricardo Cortes de la
Dirección de grupos vulnerables y prevención a la discriminación, realizada en
el mes de mayo del presente año se obtuvo como dato que en la ciudad
habitan 25 885 personas con algún tipo de discapacidad, según el registro de
la dependencia elaborado durante el periodo 2013-2014.
En lo que respecta al ámbito laboral Ríos(2011) en la Encuesta Nacional
sobre Discriminación en México refiere que: “un fenómeno altamente
preocupante que debe llamar la atención de quienes diseñan las políticas
públicas son las enormes tasas de desempleo de las personas con
discapacidad y la dependencia que tienen de sus familias” (p. 14).
Datos obtenidos de la Encuesta Nacional Sobre Discriminación en México
[ENADIS] (2012) reflejan lo siguiente:
El 52.3% de las personas con discapacidad declaró que la mayoría
de sus ingresos proviene de su familia, lo cual se complementa con
el hecho de que 36.4% de este sector dijo encontrar difícil, muy difícil
o que no puede realizar actividades del trabajo o escuela (p. 10).
Programas o acciones destinadas a la inclusión laboral de personas con
discapacidad
Entre los programas o acciones implementados por el Estado para favorecer
la inclusión de personas con discapacidad en el ámbito laboral se encuentra el
programa Abriendo espacios, el cual es implementado por el Servicio Nacional
de Empleo en conjunto con la Secretaría de Trabajo y Previsión Social y
busca promover la igualdad de oportunidades de las personas con
discapacidad y adultos mayores al solicitar un empleo.
El programa brinda atención personalizada, en donde se orienta a las
personas que lo soliciten para la obtención de un empleo o bien se les
proporciona capacitación para el autoempleo. De igual manera se les auxilia
en la evaluación de habilidades como complemento del perfil labora, dicha
evaluación la realiza el DIF y los Centros de Rehabilitación y Educación
Especial.
182

8

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Así mismo el programa contempla orientación y capacitación a los
empleadores en el proceso de contratación y elaboración de perfiles de
trabajo.
Otra estrategia implementada por el Estado son las ferias del empleo para
personas con discapacidad, en el año 2014 se llevó a cabo la primera de
estas ferias en Ciudad Juárez, la cual fue organizada por el gobierno del
estado.
Beneficios fiscales a empresas que contraten adultos mayores y personas con
discapacidad
A partir del 2007 por decreto se comienza a otorgar beneficios fiscales a
empresas incluyentes como estrategia implementada por el Gobierno Federal
para fomentar e incrementar la inclusión laboral de este sector vulnerado de la
población.
Los beneficios que se otorgan a las empresas son la deducción sus ingresos
en un 100% del impuesto sobre la renta de los trabajadores con discapacidad,
esto fundamentado en el artículo 186 de la Ley de Impuesto Sobre la Renta.
Otros de los beneficios son la deducción de los activos fijos en adaptaciones a
las instalaciones, la exención de impuestos a la importación de artículos para
las personas con discapacidad y en el caso de licitaciones públicas para la
adquisición de bienes, arrendamientos o servicios que utilice la evaluación por
puntos y porcentajes, se otorgaran puntos a persona con discapacidad o
empresas que contraten a este sector de la población.
Todos trabajamos
En el contexto de Ciudad Juárez la Subsecretaria de Desarrollo Social en
conjunto con la Dirección de Grupos Vulnerables implementa el programa
“Todos Trabajamos”, el cual está dirigido a personas con discapacidad,
principalmente jóvenes con discapacidad intelectual, más específicamente
Síndrome Down y consta de un taller de panadería mexicana avalado por el
Instituto de Capacitación para el Trabajo en el Estado de Chihuahua
[ICATECH] y al finalizar el taller se le otorga un certificado a los participantes
que los acredita como panaderos.
Fundamentación teórica
La discapacidad desde el modelo social además de situar la discapacidad en
el contexto y no en la persona, promueve la equidad e igualdad de
oportunidades en todos los ámbitos, por lo tanto se fundamenta en los
derechos humanos.

183

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En lo que concierne a los derechos de personas con discapacidad en materia
de inclusión laboral en México se tienen diversas leyes, entre las que
destacan las que se muestran en la siguiente tabla.
Tabla 2
Marco jurídico de la inclusión laboral de personas con discapacidad
Ley / documento

Artículo

Constitución Política de los
Estados Unidos Mexicanos

1

Prohibición de toda discriminación motivada por origen étnico, nacional, género, edad,
capacidades diferentes, condición social, de salud, religión, opiniones, preferencias, estado civil o
cualquier otra que atente contra la dignidad humana y tenga por objeto anular o menoscabar los
derechos y libertades de las personas

Constitución Política de los
Estados Unidos Mexicanos

5

A ninguna persona podrá impedirse que se dedique a la profesión, industria, comercio o trabajo
que le acomode, siendo lícitos.

Constitución Política de los
Estados Unidos Mexicanos

123

Constitucional refiere que toda persona tiene derecho al trabajo digno y socialmente útil; al efecto,
se promoverán la creación de empleos y la organización social de trabajo, conforme a la ley

Convención sobre los
derechos de las personas
con discapacidad

27

Los Estados parte reconocen el derecho de las personas con discapacidad a trabajar, en igualdad
de condiciones con las demás; ello incluye el derecho de tener la oportunidad de ganarse la vida
mediante un trabajo libremente elegido[…] se deberán adoptar las medidas pertinentes: I. prohibir
la discriminación por motivos de discapacidad a todas las cuestiones relativas a cualquier forma de
empleo. II. Proteger los derechos de las personas con discapacidad , en igualdad de condiciones
con las demás, a condiciones de trabajo justas y favorables[...] III. Asegurar que las personas
con discapacidad puedan ejercer sus derechos laborales y sindicales, en igualdad de condiciones
con las demás. IV. Permitir que las personas con discapacidad tengan acceso efectivo a
programas generales de orientación técnica y vocacional[...] V.Alentar las oportunidades de
empleo y la promoción profesional de las personas con discapacidad en el mercado laboral [...]

Ley Federal del Trabajo

2

Establece las relaciones de trabajo conducentes a propiciar el trabajo digno o decente, el cual es
caracterizado por no dar cabida a ningún tipo de discriminación por origen étnico o nacional,
género, edad, discapacidad, condición social, condiciones de salud, religión, condición migratoria,
opiniones, preferencias sexuales o estado civil.

Ley Federal del Trabajo

132

Dentro de las obligaciones de los patrones se encuentran, contar, en los centros de trabajo de más
de 50 trabajadores con instalaciones adecuadas para el acceso y desarrollo de actividades de las
personas con discapacidad.

Ley Federal del Trabajo

133

Prohíbe a los patrones o a sus representantes negarse a aceptar trabajadores por razón de origen
étnico o nacional, género, edad, discapacidad, condición social, condiciones de salud, religión,
opiniones, preferencias sexuales, estado civil o cualquier otro criterio que pueda dar lugar a un
acto discriminatorio.

4

La discriminación y desigualdad en las oportunidades de empleo están estrechamente relacionadas
con la cultura; considerando como discriminación a toda distinción, exclusión o restricción que,
basada en el origen étnico o nacional, sexo, edad, discapacidad, condición social o económica,
condiciones de salud, embarazo, lengua, religión, opiniones, preferencias sexuales, estado civil o
cualquier otra, tenga por efecto impedir o anular el reconocimiento o el ejercicio de los derechos y
la igualdad real de oportunidades de las personas.

9

Las personas con discapacidad tienen derecho al trabajo y a la capacitación, en términos de
igualdad de oportunidades y equidad. Para tales efectos, las autoridades competentes
establecerán entre otras, las siguientes medidas: I.Promover el establecimiento de políticas en
materia de trabajo encaminadas a la integración laboral de las personas con discapacidad; en
ningún caso la discapacidad será motivo de discriminación para el otorgamiento de un empleo II.
Promover programas de capacitación para el empleo y el desarrollo de actividades productivas
destinadas a personas con discapacidad. III. Diseñar, ejecutar y evaluar un programa federal,
estatal y municipal de trabajo y capacitación para personas con discapacidad, cuyo objeto
principal será la integración laboral.

Ley Federal para prevenir
y eliminar la discriminación

Ley General de las
personas con Discapacidad

Descripción

Fuente: elaboración propia a partir de información obtenida en la Secretaría de Trabajo y Previsión Social

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Metodologia de la investigación
Enfoque metodológico
La investigación tiene un enfoque cualitativo, el cual puede definirse de la
siguiente manera:
(…) un conjunto de prácticas interpretativas que hacen al mundo
visible, lo transforman y convierten en una serie de representaciones
en forma de observaciones, anotaciones, grabaciones y documentos.
Es naturalista (porque estudia a los objetos y seres vivos en sus
contextos o ambientes naturales) e interpretativo (pues intenta
encontrar sentido a los fenómenos en términos de los significados
que las personas les otorguen) (Hernández: 2006, p. 9).
Sin duda las características de este enfoque son diversas pero se intentará
rescatar las que se consideran más acorde al tema tratado y por las cuales se
eligió el enfoque. Una de las principales características de este enfoque con
respecto a los métodos de recolección de datos: “consiste en obtener las
perspectivas y puntos de vista de los participantes (sus emociones,
experiencias, significados y otros aspectos subjetivos)” (Hernández: 2006, p.
8)
Las características de este enfoque según Ruíz (2012) son
o Su objetivo es la captación y reconstrucción del significado.
o Su lenguaje es básicamente conceptual y metafórico.
o Su modo de captar la información no es estructurado sino flexible
y desestructurado.
o Su procedimiento es más inductivo que deductivo.
o La orientación no es particularista y generalizadora sino holística y
concretizadora (p. 23)
En lo que respecta a la recolección de datos, este enfoque se orienta a:
“proveer de un mayor entendimiento de los significados y experiencias de las
personas. El investigador es el instrumento de recolección de los datos, se
auxilia de diversas técnicas que van desarrollándose durante el estudio”
(Hernández: 2006, p. 14).
Método
El método utilizado en la investigación fue la observación participante, la cual
puede ser definida como: “(…) proceso de contemplar sistemática y
detenidamente cómo se desarrolla la vida social, sin manipularla ni
modificarla, tal cual ella discurre por sí misma” (Ruíz: 2012, p.125) y cuyas
características se enuncian a continuación
Los propósitos esenciales de la observación en la inducción
cualitativa son: a) explorar ambientes, contextos, subculturas y la
185

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mayoría de los aspectos de la vida social (Grinnell, 1997); v) describir
comunidades, contextos o ambientes, asimismo las actividades que
se desarrollan en éstos, las personas que participan en tales
actividades y los significados de las mismas (Patton, 1980); c)
comprender procesos, vinculaciones entre personas y sus
situaciones o circunstancias, los eventos que suceden a través del
tiempo, los patrones que se desarrollan, así como los contextos
sociales y culturales en los cuales ocurren las experiencias humanas
(Jorgensen, 1989); d) identificar problemas (Grinnell, 1997); y e)
generar hipótesis para futuros estudios (Grinnell, Patton y Jorgensen
en Hernández: 2006, p. 588).
Durante el proceso de la investigación se utilizó la observación participante
dentro de los contextos de las personas entrevistadas, a fin de conocer más
de cerca su realidad y el significado que ellos le dan a la inclusión laboral de
acuerdo a su situación y experiencias vividas.
Técnica
La técnica que se utilizó para la investigación fue la entrevista
semiestructurada, la cual es definida de la siguiente manera: “se basan en una
guía de asuntos o preguntas y el entrevistador tiene la libertad de introducir
preguntas adicionales para precisar conceptos u obtener mayor información
sobre los temas deseados (es decir, no todas las preguntas están
predeterminadas)” (Hernández: 2006, p. 597).
En total se realizaron nueve entrevistas, la selección de los participantes se
realizó contemplando las siguientes características: persona sin distinción de
sexo y edad que tuvieran algún tipo de discapacidad y que tuvieran un empleo
–formal e informal-, de igual forma se entrevistó a familiares de personas con
discapacidad que contaran con un empleo y a tres instituciones que trabajan
en torno a la discapacidad.
El objetivo de las entrevistas fue conocer y describir la experiencia vivida por
las personas con discapacidad en el ámbito laboral, contemplando los retos a
los que se han tenido que enfrentar por motivo de discriminación, así como la
percepción de su contexto familiar para conocer el impacto que ha tenido el
trabajo o empleo en la persona y en su contexto social y familiar, cabe
mencionar que una de las instituciones que participo en la investigación no
cuenta con un programa establecido dirigido a la inclusión labora, sin embargo
realizan acciones enfocadas a que sus usuarios puedan tener la oportunidad
de conseguir un empleo.
Se considera importante mencionar que para respetar la confidencialidad de
las entrevistas se cambiaron los nombres de los participantes, tanto de los
participantes individuales-particulares como de las personas entrevistadas en
las instituciones.
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A continuación se presentan las categorías que sobresalen en las entrevistas
realizadas a las personas y a familiares, y los resultados obtenidos de cada
una.
•

Avances en la inclusión laboral de personas con discapacidad

Antes de continuar se considera importante señalar que esta categoría estuvo
presente tanto para las entrevistas personales como en las entrevistas a
instituciones y el motivo por el cual se incluye en este apartado es porque cree
que es un poco más enriquecedor la percepción de las personas.
En primera instancia se presentan dos fragmentos de las entrevistas
realizadas, el primero de ellos evoca a lo referido por una persona con
discapacidad que actualmente labora en una empresa, mientras que la
segunda cita corresponde a un familiar de una persona con discapacidad.
Al cuestionarles acerca de los avances que se tienen en el contexto nacional y
local acerca de la inclusión laboral de este sector de la población, Cesar
refiere: la persona de una de las instituciones refiere: “(…) entonces no creo
que estemos tan mal, pero no creo que haya mucha gente… no sé si porque
la misma gente no se atreva a solicitar un empleo o porque las empresas no lo
hagan” (Cesar, persona con discapacidad, comunicación personal, 22 Mayo
2015)
Como se puede apreciar, para Cesar en lo que respecta a los avances que se
han logrado en el tema este tema aún falta mucho por hacer, en la misma
línea a lo expresado por Cesar se presenta el sentir de Adriana quien es
madre de una persona con discapacidad intelectual quien se encuentra en
formación laboral en una institución y que tiene la posibilidad de acceder a un
trabajo estable a raíz del trabajo realizado por la institución en materia de
inclusión laboral
Si, el día de hoy me di cuenta que sí, que pensé que estábamos a
nivel uno y hoy me di cuenta que estamos en nivel diez por decir
algo, siempre dicen: dale una numeración del uno al diez y hoy me di
cuenta que estamos en el diez (Adriana madre de persona con
discapacidad, comunicación personal, 3 junio 2015).
Complementando lo anterior en las siguientes citas se aprecia el sentir de dos
personas que trabajan en instituciones que atienden a personas con
discapacidad, al cuestionarles acerca de su percepción en cuanto a avances
se refiere Paola menciona: “pues no como quisiéramos, verdad no ha habido
muchos avances, al menos aquí en Juárez no, en lo que nosotros nos ha
tocado estar solicitando no es mucho” (Paola, personal de institución,
comunicación personal, 3 junio 2015).
Por otro lado y en relación con lo expresado por Paola, Norma comenta que:
“si se ha avanzado pero no al cien, o se ano como quisiéramos” (Norma,
personal de una institución, comunicación personal, 29 mayo 2015).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En lo que respecta a la percepción de las tres partes – personas con
discapacidad, familiares e instituciones – de esta categoría todas llegan a la
misma conclusión: se ha avanzado muy poco en el tema de la inclusión
laboral de personas con discapacidad, a pesar de que se están abriendo
espacios aún falta mucho por hacer, aún siguen estando presentes los
prejuicios tanto de los empleadores como de los empleados ya inmersos en
los centros laborales.
•

Beneficios económicos

Dentro de los principales beneficios que genera un empleo se encuentra la
remuneración económica, en el caso de las personas con discapacidad esto
les permite como a cualquier otra persona adquirir bienes materiales,
costearse su alimentación, vestido y momentos de diversión y esparcimiento,
además de ser independientes económicamente de sus familias, y poder
contribuir al gasto familiar, prueba de ello son los resultados que a
continuación se presentan.
En este primer fragmento se puede observar que el beneficio económico de
un empleo no solo tiene impacto en la persona, sino que también es de
utilidad para la economía familiar: “cuando trabaja sábado y domingo hay
veces que si le dan como sus cien pesos y a mí me da cuarenta, esos
cuarenta él ande donde ande y se gaste lo que se gaste él a mí siempre me
da mis cuarenta pesos” (Alejandra madre de persona con discapacidad,
comunicación personal, 31 mayo 2015), de igual manera para la familia de
Erika, el ingreso de su hijo es un apoyo en la economía familiar : “(…) pues
para su ropa, sus zapatos o algo para la casa, ¿entonces el trabajo del él
también ha traído beneficios económicos a la familia? Sí, porque a veces
ayuda con los gastos de la casa” (Erika, madre de persona con discapacidad,
comunicación personal, 31mayo 2015).
Complementando lo anterior se expone lo mencionado por Roberto, quien
refiere que el dinero que gana trabajando lo utiliza para comprar insumos
personales: “¿Por qué te gusta trabajar? por el dinero, ¿Qué haces con el
dinero que ganas? Ahorro ¿Para qué estas ahorrando? Para comprarme lo
que quiera ¿Y qué quieres comprarte? Compro calzones, calcetines, ropa
(…)” (Roberto, persona con discapacidad, comunicación personal 31mayo
2015).
Sin embargo no en todos los casos el beneficio económico ha sido para
ambas partes, existen casos en los que la misma familia se aprovecha de la
persona y se queda con el dinero de ésta, con lo que se debe de tener
cuidado y vigilar este tipo de acciones que pueden caer en la explotación
En el caso de un chico de ahí de maquila…la familia lo estaba ahora
sí que se diría explotando o sea tu trabajas y yo te quito el dinero y
no te dejo nada, y el muchacho dentro de su discapacidad el
entendía me están dejando con cincuenta pesos (Paola, personal de
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

una institución, comunicación personal, 3 junio 2015).
Tal y como se observa en la cita anterior y según lo referido por la
entrevistada la familia estaba abusando de la persona con discapacidad al
dejarlo con una mínima parte de sus ingresos, situación que a pesar del
seguimiento proporcionado por la institución y la empresa en la cual laboraba
la persona siguió presentándose hasta que la misma persona opto por dejar
de trabajar, ya que no obtenía beneficio alguno de ello.
•
Beneficios personales
Además de los beneficios económicos también se presentan los beneficios
personales, que para las personas con discapacidad puede ser tal vez de los
más importantes, ya que les permite interactuar con otras personas y
socializar a la vez que aprenden algo nuevo cada día dentro de sus funciones
laborales.
En esta primera cita se puede ampliar lo antes mencionado, Cesar refiere que
además de los beneficios económicos también tiene beneficios personales:
“beneficios… pues todos verdad, económico, en mi salud me he sentido muy
bien, todo ese tipo de beneficios que, que puede tener pues el que te
incluyas en la sociedad” (Cesar, persona con discapacidad, comunicación
personal, 22 mayo 2015).
Ampliando lo anterior, Leonel también refiere que contar con un trabajo ha
traído a su vida consecuencias positivas, como el hacer las cosas que le
gustan: “bueno el impacto o el beneficio que he tenido en mi vida es que… me
siento perfectamente, hago cosas que me gustan ya por… más de treinta
años aquí [centro laboral de la persona] y me siento pleno, completo” (Leonel,
persona con discapacidad, comunicación personal, 25 mayo 2015).
Un claro ejemplo de que el empleo tiene beneficios personales para personas
con discapacidad y que incluso les ayuda como una especie de terapia son
los siguientes comentarios
En primera instancia Adriana refiere que el trabajo le ha ayudado a su hijo en
el sentido de la independencia: “él es una persona independiente, que se
desenvuelve solo y que trata de aprender y ser mejor, y que también se está
integrando a una sociedad, a lo mejor está batallando un poquito pero lo está
logrando” (Adriana, madre de persona con discapacidad, comunicación
personal, 3junio 2015).
Complementando lo expresado por Adriana, Laura quien trabaja en una de las
instituciones, refiere que el trabajo además de los beneficios económicos,
también trae consigo beneficios personales y eso se refleja en la forma en que
los usuarios de la institución realizan su trabajo: “(…) hacen su trabajo con
calidad, o sea ellos se sienten tan contentos de pertenecer porque ellos son
de la empresa que hacen su trabajo así con mucha concentración” (Laura,
personal de una institución, comunicación personal, 3 junio 2015).
Por lo que se puede concluir que además de beneficios económicos, el contar
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

con un empleo trae consigo beneficios personales que a su vez le permiten a
la persona con discapacidad sentirse parte de la sociedad y continuar
realizando las labores y actividades que le permiten ir eliminando
paulatinamente las barreras sociales en su contexto más próximo.
•
Conocimiento de programas y/o políticas de inclusión laboral
Esta categoría se consideró que es de suma importancia puesto que a pesar
de que el Estado ha implementado acciones para favorecer la inclusión de
personas con discapacidad en el contexto laboral, existen factores que no han
permitido que se avance en el tema, uno de ellos y que se refleja en las
siguientes citas es la falta de conocimiento de la población de dichas
acciones, por otro lado la no implementación de los programas en la
localidad–como ya se mencionó en uno de los apartados de la investigación,
el programa de Abriendo Espacios es un claro ejemplo de una estrategia del
Estado y que a pesar de la cantidad de personas con discapacidad que
habitan en Ciudad Juárez el programa no se ha implementado en la localidad–
además de la falta de difusión de los programas que se implementan en la
ciudad, tal y como se aprecia en el siguiente fragmento: “Se oye, se dice
mucho que van a integrar y todo pero… puedo oír muchas cosas pero la
realidad es otra” ( Adriana, madre de persona con discapacidad, junio 2015).
En la siguiente cita se refleja la falta de difusión de las acciones
implementadas por el Estado, ya que la persona sabe del beneficio, sin
embargo desconoce si aún se encuentra vigente
(…)Para las empresas pues… no sé si todavía exista ese beneficio,
pero si incluyen a una persona con discapacidad en su empresa creo
que les da el gobierno apoyo o les cobran menos impuestos algo así
y pues es una ventaja que podrían utilizar (Cesar, persona con
discapacidad, comunicación personal, 22 mayo 2015)
Complementando lo referido por Cesar, Aida menciona tener conocimiento de
las acciones emprendidas por el Estado para impulsar la inclusión laboral de
personas con discapacidad
Fíjate yo vi en la tele que si contrataban a una persona con
discapacidad le daban a él… bueno a la empresa un... dinero, ¿y
yo!? A mí no, o sea si hay a quienes ocupan pero a mí, así como
yo… no hay (Aida, persona con discapacidad, comunicación
personal, 29 mayo 2015).
Sin embargo el hecho de que exista cierto conocimiento de las acciones que
se están implementando para lograr la inclusión laboral de personas con
discapacidad, no quiere decir que las empresas estén interesadas en obtener
los beneficios que se promueven, un ejemplo de ello – del conocimiento que
tienen las personas acerca de estas acciones y de la falta de interés por parte
de las empresas- se muestra a continuación
(…) incluso hemos ido a empresas y se les ha dicho: hay beneficios
fiscales si usted tiene una persona contratada con discapacidad, si y
los conocen porque los hemos llevado y si dicen: si lo sabemos pero
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

no los vamos a contratar o sea… no están ajenos a esa situación,
pero son sus políticas y bueno ok (…) (Paola, personal de una
institución, comunicación personal, 3 junio 2015)
Las últimas dos citas se considera que tienen relación con la categoría de
avance en la inclusión laboral de personas con discapacidad, puesto que si
hay acciones–pocas– pero no se les ha dado la difusión o importancia para
que cada vez más empresas se sumen al grupo de empresas incluyentes, si
se han puesto en marcha estrategias, pero algo está faltando.
•

Discriminación

Entre los obstáculos más recurrentes a los que se tienen que enfrentar las
personas con discapacidad es la discriminación, esta se presenta en distintos
ámbitos: social, escolar y en este caso también en el laboral. Los participantes
en la investigación señalaron haber sido víctimas de actos de discriminación
por lo menos en uno de los tres ámbitos antes señalados.
En lo que respecta al ámbito escolar, si bien es cierto que no se le puede
negar la educación a una persona con discapacidad, aún falta mucho por
hacer para que las escuelas no solo acepten matricular a los alumnos, sino
que se conviertan en escuelas incluyentes que brinden las mismas
oportunidades para todos sus alumnos, es necesario pasar de la integración a
la inclusión.
A veces no pueden ingresar a una secundaria por su misma
discapacidad, porque la secundaria no los recibe, o los recibe y al
tiempo los va dejando afuera o sea: ándate afuera con el intendente
ayudando o jugando, porque yo maestro no te puedo atender, a
veces por el número de alumnos que tienen, a veces porque el
mismo maestro no quiere verdad, hay que ser sinceros (Paola,
personal de una institución, comunicación personal, 3 junio 2015)
Por lo tanto si en las escuelas regulares no los aceptan – y en ocasiones por
el tipo de discapacidad que presentan los menores– los padres se ven
orillados a buscar instituciones donde sus hijos convivan con iguales –niños y
niñas con discapacidad– lo que limita la socialización con su contexto y es una
barrera para la inclusión, tal y como lo menciona Adriana: “(…) algunos
obstáculos es de que la sociedad muchas veces no los acepta o bien am… no
hay escuelas… que, como le podría decir… suficientes para personas con
discapacidad” (Adriana, madre de persona con discapacidad, comunicación
personal, 3 junio 2015).
El siguiente fragmento de entrevista realizada a una persona de una
institución que trabaja el tema de la discapacidad, refleja la falta de
oportunidades en el ámbito laboral que se le brinda a este sector de la
población
(…) hemos ido a otras y pues no hay ahorita, no se puede… este son
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

con discapacidad, no van a hacer bien el trabajo, o sea no se dan la
oportunidad de conocerlos […] hubo una empresa que nos dijo: es
que se nos puede pegar, entonces ¿cómo una discapacidad se te va
a pegar?, claro que no y nosotros decimos: esta empresa ni para que
volverla a pisar (Paola, personal de una institución, comunicación
personal, 3 junio 2015) .
Por lo tanto a menores espacios de inclusión laboral mayor segregación de
este sector y por lo tanto mayor marginación.
Quiero encontrar un trabajo para ganar dinero y no, o sea es difícil,
con mi situación es difícil….mi brazo, es mi brazo, ayer precisamente
fui a una maquila y me vieron el brazo: y sabe que bye, así, la
guardia me dijo: ¿sabes qué? con tu brazo no vas a poder hacer lo
que hacen aquí adentro (Aida, persona con discapacidad,
comunicación personal, 29 mayo 2015).
•
Infraestructura no adecuada
Otro de los obstáculos a los que se tiene que enfrentar una persona con
discapacidad a lo largo de su vida es la falta de infraestructura para facilitar el
acceso o bien la infraestructura con la que se cuenta no es la adecuada y al
momento de construirse el edificio –por ejemplo– se tomó poco en cuenta las
características que este debe de tener para que una persona con
discapacidad pueda acceder a él.
Otro aspecto importante es la falta de empatía que tiene la población al utilizar
la poca infraestructura con la que cuenta la ciudad – como rampas y cajones
exclusivos – lo que a su vez dificulta la inclusión de este sector vulnerado.
(…) iba a algún lugar y no cabía mi silla de ruedas, o no había
rampas o batallaba con esas cuestiones, básicamente es con lo que
más he batallado, que algunos espacios no están adecuados a mi
condición (…) cuando yo entré a la escuela rampas y accesos
estaban un poco dañados…. Si había pero estaban muy deterioradas
y… conforme pasaron los… los semestres fueron mejorando toda la
infraestructura, y en por ejemplo aquí en el trabajo en algunas
sucursales si batallo por ejemplo para entrar al baño o así porque no
están adecuadas (Cesar, persona con discapacidad, comunicación
personal, 22 mayo 2015).
Complementando lo referido por Cesar, Leonel concuerda que la falta de
infraestructura es uno de los obstáculos con los que tiene que lidiar día a día,
al cuestionarle acerca de los principales retos u obstáculos a los que se ha
tenido que enfrentar en su vida diaria y en el ámbito laboral su respuesta fue:
“bueno, lo clásico no, lo que todo el mundo dice la infraestructura de la ciudad,
la infraestructura del trabajo” ( Leonel, persona con discapacidad,
comunicación personal, 25 mayo 2015)
De igual forma Norma considera que la falta de infraestructura es un gran
problema para las personas con discapacidad, y que no solo se presenta en
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

instituciones como escuelas, bancos, hospitales o lugares públicos, sino
también en instalaciones de gobierno– que deberían estar ya adaptadas y ser
de fácil acceso para toda la población.
Vemos las oficinas de gobierno nuevas, fuimos a hacer la revisión y
claro que no, todavía hay muchas cosas que no quedaron bien,
entonces tenemos los edificios, tenemos el recurso, pero pues que
les cuesta hacer la rampa desde un principio bien a realizarla
(Norma, personal de una institución, comunicación personal, 29 mayo
2015).
En lo que concierne a la infraestructura Ciudad Juárez no es una ciudad
inclusiva, aún falta mucho por hacer en términos de accesibilidad empezando
por edificios públicos y transporte y se considera que los fragmentos
anteriores son prueba de ello.
•

No discriminación

Si bien en el ámbito laboral aún existen prejuicios por parte de algunas
empresas, hay otras que brindan la oportunidad de un empleo en igualdad de
condiciones a las personas con discapacidad, respetando así sus derechos y
permitiéndoles salir adelante y desarrollándose como persona. Ello se logra
con la sensibilización y empatía no solo de quien contrata a la persona, sino
del contexto laboral, es decir los otros empleados- categoría que se vincula
con la de capacitación y/o sensibilización a empleados de los centros
laborales, que se abordará en el siguiente apartado.
Ampliando y confirmando lo antes mencionado al preguntarle a Leonel si ha
sufrido discriminación por parte de sus compañeros de trabajo refiere lo
siguiente:
Eh realmente no, en los puestos que he desempeñado fuera de [su
actual centro laboral], por ejemplo he sido oficial del registro civil, he
sido capacitador del IFE, he sido maestro de preparatoria y en
ninguno me he sentido discriminado o me he sentido menos que
nadie (Leonel, persona con discapacidad, comunicación personal, 25
mayo 2015).
Paola también refiere que los usuarios de su centro laboral no sufren
discriminación por parte de los compañeros de trabajo de las empresas en
donde se encuentran los usuarios laborando.
(…)Y ahí los tratan muy bien, los respetan, sus ritmos de trabajo y
como saben que son con discapacidad saben que como ahorita te
está trabajando muy bien, el día de mañana puede estar… por su
misma discapacidad o sea retroceder un poquito, luego volver a
hacerlo, pero todo eso lo han respetado, o sea es una maquiladora
que nos ha respetado mucho (Paola, personal de una institución,
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

comunicación personal, 3 junio 2015).
En el caso de las entrevistas realizadas en las instituciones se suman a lo
anterior las siguientes categorías:
•

Adecuaciones o adaptaciones en el contexto laboral

En esta categoría se encontró que las empresas han comenzado a
preocuparse por la infraestructura de los centros laborales y han iniciado
con la etapa de adaptación no solo de las instalaciones, sino también del
equipo con el que cuentan, para ampliar lo anterior se exponen
fragmentos de dos entrevistas distintas realizadas a dos instituciones
distintas y que son un claro ejemplo de lo que se acaba de exponer
Más empresas (…) se están preocupando en adaptar primero las
instalaciones en las empresas y luego ya viene el siguiente paso a la
inclusión, un caso es aeropuerto, ellos ya se acercaron a nosotros
para que les asesoráramos en rampas, en barras de seguridad, (…)
a qué altura deben de estar los escritorios, a qué distancia deben de
estar los sanitarios y las puertas para personas con discapacidad, ya
se hizo la adaptación, ahora sigue la inclusión (Norma, personal de
una institución, comunicación personal, 29 mayo 2015).
En la siguiente cita se puede rescatar que las empresas no solo se están
preocupando por la accesibilidad al centro laboral, sino también por hacer de
su empresa una empresa inclusiva y no solo integradora, al adaptar la
maquinaria para que cualquier persona– incluyendo una persona con
discapacidad–pueda operarla y realizar el producto que en ella elaboran: “(…)
cuando nos contrataron a un chico con discapacidad motriz él no movía su
mano derecha, tenía problemas y la misma maquiladora hizo una adaptación,
para que el trabajo que él iba a hacer lo hiciera con una sola mano (Paola,
personal de una institución, comunicación personal, junio 3 2015).
Por lo que se considera que poco a poco se ha avanzado, aunque como se
mencionó en apartados anteriores aún falta mucho por hacer.
•
Capacitación y/o sensibilización a empleados de los centros
laborales
Como instituciones que trabajan el tema de la discapacidad – y aunque no
todas tienen un programa de inclusión laboral establecido– entre las acciones
que emprenden para favorecer la inclusión laboral se encuentran platicas o
talleres de sensibilización que ofrecen a los centros laborales para que las
personas con discapacidad puedan –y deben – ser tratadas de manera
equitativa: “(…)hay empresas o escuelas que se nos han acercado y nos
piden sensibilización, nos piden este… ahora sí que asesoría y se les da, se
les da la plática, incluso si hay que ir psicología va psicología” (Norma,
persona de una institución, comunicación personal, 29 mayo 2015).
Con lo anterior se puede observar que las empresas que se están
preocupando por ser empresas incluyentes, no solo se evocan al tema de la
194

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

infraestructura, sino también buscan generar un ambiente agradable de
trabajo para todos sus empleados – incluyendo a las personas con
discapacidad– lo que genera que algunos de los entrevistados mencionen que
no se han sentido discriminados en su centro laboral por sus compañeros de
trabajo.
(…) nuestro trabajo ya como instructores es la sensibilización, que
aprendan que es la inclusión, qué es la discapacidad y que a lo mejor van
a tener un muy bien día y a lo mejor van a tener días malos los
muchachos (Laura, personal de una institución, comunicación personal, 3
junio 2015).
Para lograr que cada vez más empresas o instituciones se interesen por ser
incluyentes, es necesario que exista este tipo de capacitación, en donde
además de brindar información se favorezca a la concientización y
sensibilización social.
•
Empresas o instituciones incluyentes
Como bien se sabe la principal fuente de empleo en Ciudad Juárez es la
industria maquiladora, y podría pensarse que es quien más tiene apertura
hacia la inclusión laboral de personas con discapacidad, sin embargo existen
empresas de otros giros que también se están preocupando por ser empresas
incluyentes, según datos obtenidos durante las entrevistas las empresas que
actualmente tienen en su nómina a personas con discapacidad van desde
maquiladoras, tiendas de autoservicio, tiendas departamentales, bancos,
universidades, hoteles, cines y restaurantes por mencionar algunas. Lo cual
es de aplaudirse ya que existe diversidad en el giro de empresas incluyentes,
sin embargo no sucede lo mismo en cuanto a la cantidad de las mismas.
(…)bueno empresas ahorita son como tres las que se han acercado,
empresas maquiladoras, la más fuerte y la que si ya contrato a
personas es LEAR[…]también ya nos están pidiendo de Starbucks,
de Autopronto…este de algunas cadenas comerciales[…]El instituto
de… se me fue el nombre perdón… el de programa paisano, ellos
también los contratan por temporadas, cada vacaciones, otra
empresa que se me paso es Cinemark, ellos también nos han
mandado este… de hecho hay dos chicos trabando ahí […]también
nos han hablado por ejemplo de…centros comerciales como
Liverpool para fechas especiales, navidad… este a envolver regalos (
Norma, personal de institución, comunicación personal, 29 mayo
2015).
Ampliando lo anterior Paola refiere que el giro de las empresas con las cuales
su centro laboral tiene vinculación para la colocación de personas con
discapacidad es diverso, desde hoteles hasta guarderías, además mencionó
que procuran ir haciendo vínculos con otras empresas para que los usuarios
de la institución en la cual trabaja puedan tener acceso a empresas de
diversos giros y aprender más cosas.
195

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

•

(…) nosotros tenemos mayormente hoteles, una maquiladora, una
guardería (…) vamos a empezar a trabajar con el Smart, ahorita
tenemos una lista de nueve alumnos que Smart la próxima semana
me parece nos va a empezar a llamar de dos en dos alumnos para
las entrevistas, primero se va a iniciar como formación laboral como
lo hacemos en otras empresas, pero en un lapso de dos o tres
meses contratarlos. (Paola, personal de institución, comunicación
personal, 3 junio 2015)
Tipo de discapacidad que tiene más posibilidad de ser incluida en el
ámbito laboral

En lo que respecta a este rubro los resultados de la investigación fueron
diversos, se considera que todo depende del tipo de discapacidad que se
presente mayormente en la institución, ya que de ello dependerá la colocación
de los usuarios.
(…) aquí se ha dado que llega mucho la discapacidad intelectual, la
motriz un poquito menos y por ejemplo autistas menos, tenemos dos
autistas nada más. Pero sin embargo ha sido… te digo en la
maquiladora tenemos este chico con discapacidad motriz, lo contrató,
nos han contratado a los demás con discapacidad intelectual que
entra pues el síndrome Down, pero ha sido mayormente
discapacidad intelectual porque son los alumnos que tenemos… que
aquí en la escuela tiene mayor número, pero no ha habido… te digo
el caso de este chico que su brazo derecho no lo movía para la
maquila no fue impedimento eso al contrario (Paola, personal de una
institución, comunicación personal, 3 junio 2015).
Corroborando lo mencionado al inicio de este apartado se muestra lo
expresado por Norma quien al cuestionarle acerca del tipo de discapacidad
que según su experiencia tiene más posibilidades de ser incluida en el ámbito
laboral mencionó lo siguiente:
La discapacidad física, cuando es intelectual es muy muy difícil, la
física si ya sea que falte movilidad en un miembro o que sea una
paraplejia, este… la parte de arriba está bien o también puede ser
que sea discapacidad visual o auditiva y todo lo demás pues está
“bien”, pero si cuando hay una discapacidad intelectual es muy difícil
que los acomodemos (Norma, personal de una institución,
comunicación personal, 29 mayo 2015).
Por lo que se puede concluir que la discapacidad no es un impedimento para
poder desempeñar un trabajo, siempre y cuando existan las condiciones
necesarias para que las personas puedan realizarlo.

196

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Resultados de la investigación
Durante la investigación de campo se obtuvo como resultado que el proyecto
denominado Abriendo Espacios no se implementa en la localidad por
cuestiones de falta presupuesto y de personal, sin embargo el auxilio que
proporciona la dependencia para personas con discapacidad es únicamente la
recepción de currículo de personas interesadas en la obtención de un empleo
y posteriormente si una empresa se acerca solicitando personal, entre ellos
personas con discapacidad se les notifica a los posibles candidatos, así
mismo se publica en las instalaciones de la dependencia las vacantes en las
instalaciones de las empresas que aceptan a personas con discapacidad y
que se encuentran en proceso de contratación, dentro de esta información en
algunos casos se especifica el tipo de discapacidad que aceptan las
empresas, pero en otros casos no.
En la localidad aunque no se difundan los programas –pocos– que existen
para incentivar la inclusión laboral, existen instituciones preocupadas por este
sector de la población y que buscan no solo la rehabilitación física de la
persona– aún sigue estando presente la concepción de la discapacidad desde
el modelo médico– sino la inclusión social, educativa, cultural y laboral de las
personas con discapacidad, que con pocos recursos tanto humanos como
financieros han podido sacar adelante proyectos– o realizar acciones– que
buscan el beneficio que un empleo puede proporcionar, no solo económico
sino personal.
Cada vez más empresas se interesan – por diversas razones que se tendría
que investigar si es por ser acreedores a beneficios fiscales o por una
verdadera responsabilidad social–
en ser incluyentes, adaptar sus
instalaciones y sensibilizar a sus empleados para generar espacios en los que
la diversidad no sea un problema u obstáculo para el desarrollo de las
personas, sin embargo aún falta mucho por hacer, es necesaria la difusión de
los programas a favor de la inclusión laboral, y que lleguen los recursos
necesarios para que programas que emanan del gobierno federal y estatal
también se implementen a nivel municipal.
Conclusiones
A pesar de que en México se ha avanzado en el tema de la legislación con
respecto a la inclusión de las personas con discapacidad, en la
implementación no se observan grandes avances en lo que concierne al
ámbito laboral, puesto que los principales programas o estrategias derivadas o
vinculadas con las políticas sociales como el denominado “Abriendo Espacios”
no se implementa en la localidad, únicamente en la capital del Estado, por lo
que diversas instituciones deben hacerse cargo de aspectos que el Estado ha
sido incapaz de dar respuesta, tal es el caso de la inclusión laboral de
personas con discapacidad, instituciones que a pesar de la escases de
recursos con los que cuentan, intentan satisfacer la necesidad de un empleo a
197

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

través de programas o acciones dirigidas a fomentar la no discriminación
laboral por motivo de discapacidad mediante la búsqueda de empresas que
busquen la igualdad y equidad de oportunidades.
Es necesario que las acciones del Estado comiencen a operativizarse, no se
queden únicamente en los planes de desarrollo, leyes y tratados
internacionales para decir: se está haciendo algo por la inclusión de personas
con discapacidad.
Como reflexión personal me gustaría detenerme y poner en la mesa el tema
de los beneficios fiscales a las empresas que contraten a personas con
discapacidad, personalmente considero que si es un derecho de todo
ciudadano tener acceso a la salud, empleo y vivienda–entre otras muchas
cosas– ¿por qué otorgar beneficios a empresas por cumplir con lo establecido
en la Constitución Política de los Estados Unidos Mexicanos y en otros tantos
tratados de los cuales México es firmante, si lo que se busca es la no
discriminación hasta cierto punto con eso se sigue fomentando, porque crea
esta pregunta ¿ Las empresas están contratando a personas con
discapacidad por los beneficios fiscales– y otros beneficios a los que pueden
ser acreedoras– o porque existe en verdad una empatía con este sector de la
población y se busca el desarrollo pleno de las personas?
En teoría no debería de existir estos estímulos a las empresas puesto que es
un derecho de toda persona tener un empleo y no ser discriminado, en este
sentido se cae en la concepción de estar “premiando” a las empresas por
cumplir la ley.
Sin embargo no estoy en contra de dichos beneficios– si es que es la única
forma de “obligar” a las empresas a contratar a personas con discapacidad.
Considero que pueden existir otras acciones para lograr la inclusión laboral de
personas con discapacidad, acciones que tal vez en otra investigación puedan
abordarse.
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199

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Narco-cultura y poder: Análisis de su significado a través
de redes semánticas en jóvenes universitarios.
56

Ana María López Gallegos
57
Cecilia Vázquez García ,
58
Luis Eduardo Pérez Ortiz
59
Laura Patricia Gutiérrez Zapata .

Resumen
El objetivo de esta investigación es describir las redes de significado que los
estudiantes universitarios han elaborado acerca de la narco-cultura, la
violencia y el poder. Se han seleccionado estos estímulos tomando en
consideración que son objetos sociales con los cuales los sujetos se
relacionan en la vida cotidiana. De acuerdo a varios autores se considera que
el significado contiene elementos afectivos y de conocimiento que reflejan la
imagen del mundo y la cultura que tienen los sujetos. Metodología: se aplica la
metodología de redes semánticas para las palabras estímulo seleccionadas a
una muestra de 218 jóvenes estudiantes universitarios; resultados
preliminares indican que la principal asociación a la narco-cultura por parte de
los sujetos se encuentra en las drogas, violencia, dinero, armas, muerte,
corridos, poder y narcotráfico, todas ellas con una connotación negativa,
quedando fuera del núcleo de la red y con menor peso semántico la pobreza,
el desempleo y la educación. En el caso del poder, éste se asocia con cargas
afectivas negativas, neutras y positivas así por ejemplo dentro de las positivas
están liderazgo, en las neutras, influencia y fuerza, y dentro de las negativas
se pueden encontrar riqueza, dominio, abuso y corrupción. Por último los
significados más directamente asociados a la violencia son golpes, maltrato y
muerte, asociando a la familia como la principal institución involucrada en este
concepto. En el significado de la violencia también son relevantes el dolor y el
daño. Conclusiones preliminares indican que la narco-cultura y la violencia
son percibidos y significados por los jóvenes con una carga afectiva negativa,
en ambos casos aparece el significado muerte que implica destrucción,
aniquilamiento, también se encuentran asociadas las palabras miedo y dolor,
en cuanto al poder la percepción en primer término es más negativa que
neutra o positiva, concibiendo el ejercicio del poder por parte del Estado al
que se visualiza de forma negativa quedando dentro del núcleo de la red la
palabra corrupción.
Palabras clave: redes semánticas, violencia, narco-cultura, poder, jóvenes.
56

Escuela de Psicología. Universidad Autónoma de Coahuila.
Escuela de Psicología. Universidad Autónoma de Coahuila
58
Escuela de Psicología. Universidad Autónoma de Coahuila
59
Escuela de Psicología. Universidad Autónoma de Coahuila
57

200

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Introducción
Para Briceño-León (2002) la violencia social urbana es un fenómeno
relativamente reciente en la sociedad contemporánea, especialmente en
América Latina; ésta se presenta como una problemática compleja en la cual
están implicados diversos factores causales. La violencia social urbana
destaca por su letalidad y se constituye en la primera causa de muerte en la
región entre las personas de 15 a 44 años de edad (OMS, 1999. Citado por
Briceño-León, 2002:1).
Según lo reporta la OPS en su Informe Mundial sobre Violencia y Salud (2003)
en el año 2000, se produjeron a nivel mundial unos 199 000 homicidios de
jóvenes (9,2 por 100 000 habitantes)…., un promedio de 565 niños,
adolescentes y adultos jóvenes de 10 a 29 años de edad mueren cada día
como resultado de la violencia interpersonal. Las tasas de homicidios varían
considerablemente según la región y fluctúan entre 0,9 por 100 000 en los
países de ingreso alto de Europa y partes de Asia y el Pacífico a 17,6 por 100
000 en África y 36,4 por 100 000 en América Latina (OPS, Informe mundial
sobre violencia y salud, 2003).
De acuerdo a estos datos América Latina presenta los índices de homicidio en
población joven (10-29 años) más altos del mundo (34.6 por 100000
habitantes), este dato evidencia la forma en que la violencia ha afectado a la
región. En contraste las tasas más bajas corresponden a Europa Occidental y
algunas zonas de Asia y El Pacífico en donde se puede registrar una tasa de
0-1.99 homicidios por 100, 000 habitantes.
El Consejo Latinoamericano de Ciencias Sociales (CLACSO), a través del
grupo de trabajo Sociedad y Violencia, ha considerado que las dimensiones
que deben tomarse en cuenta al abordar la problemática de la violencia son:
la pobreza y el empobrecimiento, la exclusión escolar y laboral, las nuevas
generaciones urbanas y el quiebre de expectativas, la disponibilidad de armas
de fuego y la construcción de la masculinidad, los costos sociales de la
violencia y el temor a ser víctima de delitos, violencia ciudadana y violencia
policial, el sistema penal y de justicia (Briceño-León, 2002). De acuerdo a este
mismo autor esta violencia responde más a causas de tipo económico y
social, que políticas, que se dispara a partir de la década de los noventa, tanto
en países que habían tenido tasas bajas de homicidios y muertes violentas
como en aquellos que ya habían tenido tasas altas (p. 14).
Un comparativo internacional publicado por el Instituto de Geografía y
Estadística (México), refiere que en México en el periodo 2001-2003 hubo un
total de 33567 muertes accidentales y violentas, de éstas el 44.3% se
debieron a accidentes de transporte y el 29.9% fueron por homicidios, 11.6%
por suicidios, y 14.2% de muertes por otras causas; estas cifras fueron
201

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

rebasadas por Brasil ya que en el periodo 2000-2002, hubo un total de 97501
muertes accidentales y violentas, de éstas el 48.9% corresponde a muertes
por homicidios. Sin embargo esta cifra porcentual fue mucho más alta en
Guatemala, ya que en el periodo 2001-2003 el 75% de las muertes
accidentales y violentas (3739) quedaron clasificadas como homicidios
(INEGI, 2009).
En México particularmente el incremento de la violencia y la muerte por
agresiones en hombres jóvenes se incrementa a partir del año 2007, pasando
de 7 mil 776 a 24557 en 2011, cifra citada por el Inegi en el documento
Registros vitales: mortalidad, descendiendo ligeramente en el año 2011, no
habiendo datos oficiales para el año 2013 y 2014 (Laurell, 2014). Estos datos
muestran que hubo una sobre-mortalidad entre el año 2008 y 2012 de 53730
fallecimientos, cifra que se ubica como víctimas de la guerra contra el
narcotráfico iniciada por el gobierno federal en diciembre del 2006.
Ante este contexto una de las preocupaciones que ha surgido
específicamente en relación a la violencia social es el asunto de la
inseguridad, de cuántas personas u hogares en una región determinada han
sido víctimas de un delito, qué cambios han efectuado en su estilo y forma de
vida, qué percepción se tiene de los cuerpos policiacos, entre otros temas,
situación que ha generado que en diversos países de América Latina se
hayan instrumentado encuestas de victimización en años recientes.
Manrique (2006) afirmaba ya en el 2006 que la inseguridad era el mayor foco
de preocupación de los latinoamericanos –después de la economía-, que en el
año 2003 la región había registrado el mayor número de secuestros en el
mundo (75%) y que un 74.5% de los habitantes de las grandes ciudades
latinoamericanas experimentó algún acto de tipo delictivo.
En el año 2013, en México, se publicaron los resultados de la Encuesta
Nacional de Victimización y Percepción sobre Seguridad Pública –ENVIPE-,
tales resultados muestran que en el 32.4% de los hogares mexicanos ha
habido al menos una víctima de violencia y que se realizaron 27,769,447
delitos en personas mayores de 18 años, de los cuales en el 92.1% no se
realizó una averiguación previa. En cuanto a la percepción de la inseguridad
por parte de la población mayor a 18 años, ésta se presentó en el 72.3% de
los casos, (ENVIPE, 2013).
El problema de la inseguridad es de tal dimensión que en las encuestas
realizadas en algunos países ocupa un primer lugar, por arriba del desempleo
y la pobreza, así por ejemplo en la Encuesta citada anteriormente un 57.8%
de la población de 18 años y más, manifestó como principal preocupación el
tema de la inseguridad, seguido del desempleo en un 46.5% y en tercer
término la pobreza con un 33.7%. Igualmente en las entidades federativas
hubo un aumento en la sensación de inseguridad.
202

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Se podría afirmar entonces que violencia e inseguridad cursan una dinámica
paralela, de tal forma que cuando se hace referencia a las estadísticas sobre
incidencia delictiva estamos refiriéndonos a inseguridad y a violencia social,
no obstante la violencia social es un fenómeno complejo que comprende
diversos aspectos de la vida social, no solo se refiere a número de delitos sino
que también refiere a problemas sociales que tiene que ver con espacios
urbanos, entornos físicos en los que vive la población, crimen organizado,
consumo de drogas, violencia en su varias modalidades, tanto familiar como
personal, entre otros aspectos.
Para la Organización Panamericana de la Salud (2003) las formas y contextos
de la violencia son diversos: se distingue la violencia interpersonal –pareja,
ancianos, menores, entre otros-, la violencia auto-inflingida y la violencia
colectiva. Esta última también es diversa en sus formas, y se origina por los
conflictos entre naciones y grupos, el terrorismo de Estado y de grupos,
desplazados, guerra entre bandas, “sus efectos en la salud son materializados
en muertes, enfermedades somáticas, discapacidades y angustia”, entre
otros, de tal forma que al área de salud pública le toca un papel importante en
la intervención para enfrentar la problemática (p. 25).
Rojas (2008) considera que existen varias expresiones de violencia, una de
ellas es la que se origina debido a la existencia del crimen organizado; para el
autor éste es un factor importante generador de la violencia colectiva y tiene
una fuerte presencia en Latinoamérica, además se distingue de la
“delincuencia común” por la gran capacidad organizativa que posee. El autor
señala algunos elementos que caracterizan a esta forma de violencia:
a) Rebasa los controles de gobierno; b) sus operaciones están
especializadas y se basan en un sistema complejo empresarial;
c) persigue mediante acciones violentas poder social y
económico, -no político-, d) la delincuencia rebasa las
modalidades y formas de la delincuencia común, va adelante; e)
tiene una dimensión transnacional y una gran capacidad de
adaptarse a contextos nuevos; f) especialización en ámbitos
específicos como lo son el tráfico de estupefacientes, armas,
personas (Rojas, 2008:14).
Entonces nos encontramos ante una estructura fuerte, compleja y
especializada, que trasciende fronteras nacionales por lo que se requieren
tanto políticas locales como regionales para luchar contra esta forma de
violencia, pero, además hay una serie de asuntos que se asocian a esta
problemática, que tendrían que ver con la seguridad del Estado (democracia,
corrupción, tráfico de armas y personas, medios de comunicación, la
institucionalidad, entre otros) (Rojas, 2008).
203

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

De acuerdo a Valenzuela (2015) en México “a comienzos de los años 80
empezó la tecnificación y expansión del narcotráfico” logrando posicionarse
como una actividad que ha logrado traspasar las fronteras y tener una fuerte
presencia en varias regiones geográficas del país, con los efectos esperados
–incremento de delictividad, poder económico, diversificación de actividades
ilegales, entre otros-.
Sin embargo cabe señalar que “el narcotráfico hace tiempo que dejó de ser
una actividad encapsulada para convertirse en un fenómeno expansivo que
permea los tejidos económico, social y cultural. Que abarca desde las ventas
de autos hasta los valores y aspiraciones de los jóvenes, pasando por los
géneros musicales” (Valenzuela, 2015:1).
El fenómeno del narcotráfico ha dado lugar a otro fenómeno que es la narcocultura y que de acuerdo a algunos a autores han construido una identidad y
forma de vida (Salazar, Torres y Olivas, 2010). La narco-cultura refiere a un
estilo de vida particular, una visión sobre una forma de vivir que responde a un
conjunto de intereses, valores, gustos, preferencias estéticas, que se expresa
de múltiples formas y en las que actualmente la manifestación abierta de esta
identidad forma parte de la cultura del norte de México.
Sánchez (2009) parafraseando a Gallino menciona que la narco-cultura “es
una visión del mundo que contiene todos los componentes simbólicos que
definen a una cultura: valores, sistema de creencias, normas, definiciones,
usos y costumbres, y demás formas tangibles e intangibles de significación”
(p. 79).
Los valores en los que se sustenta la narcoculura son el honor, la valentía,
lealtad, protección al grupo, venganza, generosidad, hospitalidad, prestigio,
entre otros; la regulación interna está basada en el uso de la violencia física
para quien se sale de las reglas establecidas por el grupo; modelos de
comportamiento que buscan manifestar el prestigio social, el hedonismo y el
poder (patrones de consumo, una cierta forma de vestir, posesiones de autos
de lujo, casas con estilo art naco, utilización de drogas, entre otros); “una
visión fatalista y nihilista del mundo y distintas formas de objetivar su
imaginario social” (Sánchez, 2009:80).
El origen de la narco-cultura se ubica en la década de los años 80’, en el
Estado de Sinaloa, México, aunque ya con anterioridad había una subcultura
del narco con los elementos ya mencionados y que originariamente hacía
alusiones al medio campirano (rural), pasando de una existencia no legítimaantes de esta década- a la legitimidad; actualmente se pueden observar estas
manifestaciones de la narco-cultura de una manera muy abierta en los
ambientes urbanos del norte de México (Ibídem).

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Las expresiones de la narco-cultura
Uno de los medios de expresión más populares son los narcocorridos que se
constituyen en vehículos para contar situaciones épicas, hazañas de un
personaje del ambiente tocadas y cantadas en forma de corridos, a través de
éstos se cuentan hazañas y se sitúa a los protagonistas en calidad de héroes.
Los corridos de los narcotraficantes son una parte de un universo
simbólico que crea y recrea las visiones éticas y épicas de este grupo.
Los corridos de los contrabandistas son parte de la cotidianidad de la
región, se han convertido en signo de identidad y expresión
emblemática de los colectivos e individuos insertados en la mafia y de
los aspirantes a ella (Astorga, 1995; Heau y Jiménez, 2004; Sánchez,
2007; Valenzuela, 2002. Citados por Sánchez, 2009: 97).
Estas manifestaciones culturales –la música, la moda, consumo de autos, la
arquitectura art naco- son vistas por algunos autores como un mecanismo de
control para que las actividades del narcotráfico dejen de ser miradas como
riesgosas, que más bien tomen legitimidad y se normalicen. Reguillo (2011)
menciona que las diversas expresiones de la narcocultura son operados por la
máquina (aparato, dispositivo) volviendo inasible la violencia, difusa, y por lo
tanto más difícil de identificar y controlar.
Wilches (2014) menciona que el narcotráfico ha logrado instalar estilos de vida
riesgosos y a la vez legítimos, ante este hecho los modelos educativos en
Colombia son limitados ya que han dejado de tener una función importante, la
de que los estudiantes se vuelvan personas críticas y conocedoras de su
entorno social, igualmente cuestiona los propósitos actuales de estos
modelos, que han creado la idea de estudiar solo para tener reconocimiento y
prestigio social (meta que puede ser alcanzada por otros medios), y han
dejado de lado una cuestión importante para la educación, la de formar
ciudadanía.
Otra perspectiva sobre la narco-cultura la otorga Maihold y Sauter (2012)
cuando mencionan que ésta es “una cultura de la ostentación y una cultura
donde todo es válido para salir de la pobreza…es una cultura de ‘nuevos
ricos’…es una estética del poder basado en los recursos materiales y
simbólicos que manejan… Al ostentar los símbolos del éxito, esta narcocultura
despierta aspiraciones en los marginados…” (p. 64).
Narcotráfico, violencia, narcocultura y poder son fenómenos complejos,
presentes en el entorno, en algunas regiones con una presencia más
acentuada que en otras, lo cual ha llevado a que la problemática de la
violencia sea parte de la vida cotidiana en varias zonas del país. Ante estos
hechos se impone la necesidad de conocer la percepción, la representación y
los significados que la población tiene sobre estas problemáticas.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Marco teórico
En relación a la violencia ésta se ha clasificado atendiendo a diversos
factores, mostrando que esta problemática social posee una gran complejidad.
Para Sanmartín (2010), este problema puede analizarse de acuerdo a los
criterios de observación que se atiendan: un primer criterio es el de la
modalidad -violencia por acción u omisión-; un segundo criterio es el tipo de
daño causado -físico, psicológico, sexual, económico-; un tercer criterio es el
tipo de víctima -niños, mujeres, entre otros-; un cuarto criterio lo constituye el
escenario o contexto -hogar, escuela, trabajo, contexto cultural, espacios
abiertos como las calles, y la violencia en las pantallas-; un quinto criterio es el
tipo de agresor -violencia juvenil, terrorista, psicópatas, crimen organizado-.
De acuerdo a los criterios de Sanmartín en el caso de la violencia social se
observa que se ejerce una violencia por acción, de tipo física, psicológica y
económica, no solo a las personas que se encuentran dentro de la actividad
criminal, sino que esta violencia con frecuencia se ha extendido a la
población, afectando a hombres, mujeres y niños; el espacio en la que ocurre
es tanto abierto como cerrados, igualmente se ha observado que los
agresores son los elementos del crimen organizado y/o de la seguridad
pública.
Además de estos criterios objetivos es importante considerar a los individuos
en un contexto histórico concreto. Martín-Baró (1983) considera que el
individuo debe ser mirado en un espacio-tiempo definido enmarcado además
en ese contexto histórico específico en que habita. Para Baró es importante
analizar los procesos que circundan a los sujetos, es decir conocer la
dinámica de la violencia, de la economía, los movimientos sociales, que
ocurre en esos contextos geográficos particulares. Además del contexto
habría que examinar la elaboración social de la violencia, los procesos de
socialización de los individuos, el individualismo, el consumismo, y la
institucionalización de la violencia, en este punto es importante considerar que
los actos violentos pueden ser realizados por las instituciones del Estado:
cateos, secuestros, desapariciones, tortura, hostigamientos, sin considerarlos
actos de terrorismo o violatorios de los derechos de los ciudadanos, en este
caso la violencia se institucionaliza (Martín-Baró, 1983).
Zizek (2009) refiere a tres modos principales de violencia: subjetiva, objetiva y
simbólica. Para el autor la violencia subjetiva es la más obvia, la más directa y
la más visible, ésta es “la ejercida por los agentes sociales, por los individuos
malvados, por los aparatos represivos y las multitudes fanáticas” (p. 22), sin
embargo para entenderla se tendría que abordar la violencia en los tres
modos que se presenta y tratar de analizar la compleja interacción que hay
entre ellas.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La violencia sistémica no es atribuible a los individuos concretos, sino que es
anónima e inherente a la realidad social, y en esta realidad social lo que
realmente importa es el capital (económico) no el deterioro ecológico o la
miseria económica de la población, para proporcionar un ejemplo Etienne
Balibar (1997) menciona que hay una situación inherente al capitalismo global
y es la creación “automática” de individuos desechables y excluidos, los sin
techo, los desempleados, entre otros (Zizek, 2009). En relación a la violencia
simbólica, ésta refiere principalmente al lenguaje y sus formas y cómo a través
de éstas puede instaurarse una superioridad o supremacía de cualquier tipo.
Reguillo (2011) en alusión a la violencia social menciona que no se puede
hablar de la violencia en general sino más bien de las violencias, la autora al
realizar un análisis sobre este tema distingue cuatro clases de violencias: la
violencia estructural, la violencia histórica, la violencia disciplinante y la
violencia difusa.
La violencia estructural alude a los efectos de los sistemas económico, político
o cultural que se centran en violentar a las personas o grupos que conforman
los “excedentes”, que no son útiles al sistema, como son los pobres, y grupos
excluidos socialmente (ancianos, migrantes). En el segundo tipo ubica como
sujetos de violencia a
los grupos considerados “anómalos” (negros,
indígenas, entre otros). La violencia disciplinante se enfoca en grupos de
personas que son sometidas a castigos o escarmientos que tienen como meta
enviar un mensaje amenazante a las personas que constituyen ciertos grupos
o clases (como las mujeres por ejemplo) ya que éstas deben ajustarse a
ciertas normas, códigos, comportamientos impuestos por los grupos
dominantes. Por último la violencia difusa es “aquella violencia gaseosa cuyo
origen no es posible atribuir más que a entes fantasmagóricos (el narco, el
terrorismo), y que resulta casi imposible de prever porque no sigue un patrón
inteligible” (Reguillo, R. 2011:6). La autora menciona que existe un aparato
bien organizado a través del cual este cuarto tipo de violencia es diseminada
en la sociedad.
Quizás por esa misma característica de porosidad, de vaporoso, pero no por
eso irreal, este último tipo de violencia se ha deslizado entre y a través de las
personas que habitan los espacios geográficos y simbólicos donde opera,
tornándolas vulnerables. Para Reguillo esta violencia es la que opera a través
del narcotráfico -y en otras circunstancias del terrorismo-, es una violencia
“fantasmagórica”, ubicua.
La autora distingue tres niveles de análisis de la forma en que opera este
aparato (máquina) que genera violencia: 1) trata de disolver, diluir,
desaparecer a la persona; 2) la manifestación de poder a través de la
presentación de cuerpos fragmentados y, 3) su presencia ubicua y
fantasmagórica (p.3). Reguillo menciona que se trata de una violencia
expresiva, más que utilitaria.
207

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otro mecanismo a través del cual ha penetrado la violencia en la sociedad
convirtiéndose en un estilo de vida es a través de “prácticas, productos y
concreciones de la cultura” (p. 9), música (narcocorridos), estilos
arquitectónicos, moda, símbolos religiosos, entre otros, producidos a través de
este aparato de violencia para que en la vida cotidiana se produzca “cierta
subjetividad, funcional a los objetivos” de la máquina (aparato).
Planteamiento del problema
Algunas preguntas que surgen en base a los antecedentes son las siguientes:
siendo la violencia y la narco-cultura fenómenos tan extendidos, ¿qué piensan
los universitarios acerca de estas problemáticas?, ¿cómo es significada y
representada la violencia, la narco-cultura y el poder por los jóvenes
universitarios? ¿Cómo organizan y perciben estas experiencias y lo que
ocurre en el contexto?
A este respecto Gil (2008) menciona que “cada sujeto integra para sí
significaciones imaginarias dando paso a una cosmovisión del mundo al que
pertenece” (p. 642). Para González (2007) la subjetividad es un término
ontológico que refiere tanto a aspectos de carácter individual como
institucional, estos aspectos se entrelazan de forma concurrente e
inseparable.
Y es a través del conocimiento sobre la manera de percibir y entender el
mundo de forma individual que se trata de indagar el significado de un
concepto para un colectivo social, en este caso es el significado de la
violencia, la narco-cultura y el poder para el colectivo de los estudiantes
universitarios. A través del análisis de resultados se revisará si este
grupo/colectivo ha visualizado una forma o mecanismo para fortalecer las
contraparte de la violencia.
Objetivos
El objetivo de esta investigación es describir las redes de significado que los
estudiantes universitarios han elaborado acerca de la narco-cultura, la
violencia y el poder
Los objetivos específicos son:
1) Conocer cuál es el núcleo de significado que los estudiantes
universitarios asignan a las palabras-estímulo: violencia, narcocultura y poder.
2) Establecer el índice de consenso grupal entre hombres y mujeres
universitarios en relación a las palabras estímulo que se plantearon.
3) Analizar la carga afectiva de las palabras que conforman el núcleo de
la red de las tres palabras-estímulo presentadas.
208

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Metodología
Se plantea un estudio cualitativo, exploratorio, utilizando una técnica de corte
asocianista para acercarse al objeto de estudio (Aguilera, E., 2010) que en
este caso son los significados que los jóvenes tienen sobre la narco-cultura, la
violencia y el poder, elegidos como palabras estímulo a partir del trabajo que
se ha venido realizando con el tema de violencia social.
Vera, Pimentel y Batista (2005) afirman que “las redes de significados –
llamadas también redes semánticas- son las concepciones que las personas
hacen de cualquier objeto de su entorno, y que de acuerdo a Figueroa (1976),
mediante el conocimiento de ellas se vuelve factible conocer la gama de
significados, expresados a través del lenguaje cotidiano, que tiene todo objeto
social, conocido” (p. 440).
Cole y Scribner (1977), citados por Vera et al. (2005) refieren que el lenguaje
es una herramienta fundamental en la construcción de las relaciones sociales
y de la propia identidad, estableciéndose una relación con la vida personal y
con los motivos de los individuos. Y aunque si bien es cierto que los
significados se construyen socialmente “El significado es también individual
impregnado de afectividad y dependiente del contexto” (Penteado, 1969.
Citado por Vera et al., 2005).
Partiendo de estos supuestos se crea la técnica de redes semánticas las
cuales nos acercan a los significados que los individuos tienen de su entorno,
que están mediados por la cultura y el contexto particular de cada uno, y que
nos permite explorar el objeto social de interés. Esta técnica fue desarrollada
en 1976 por Figueroa y ha sido aplicada en diversos tipos de estudios
(etnográficos, culturales, psicología social, entre otros). Vera et al., mencionan
que: “Las redes de significados –llamadas también redes semánticas- son las
concepciones que las personas hacen de cualquier objeto de su entorno, de
acuerdo a Figueroa (1976), mediante el conocimiento de ellas se vuelve
factible conocer la gama de significados, expresados a través del lenguaje
cotidiano, que tiene todo objeto social conocido” (p.440)
Participantes: Se trató de una muestra intencionada de casos, aplicando el
procedimiento estudiantes de la UADEC en la ciudad de Saltillo, Coahuila.
México. El número total de participantes fue de 218 sujetos
Instrumento: Se solicitó a los participantes que asociaran por lo menos cinco
significados a las palabras estímulo presentadas en hoja tamaño esquela,
presentadas por separado, colocando al final algunos datos generales de los
sujetos: edad, sexo, Escuela o Facultad a la que pertenecía, religión, colonia
o fraccionamiento de procedencia. Las palabras estímulo presentadas fueron:
violencia, narco-cultura y poder, colocándolas en forma alternada para
209

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

disminuir posibles tendencias o patrones de respuesta que estuvieran
influenciadas por el orden de las palabras-estímulo.
Procedimiento:
La aplicación se realizó en las diferentes áreas e instalaciones de la
Universidad Autónoma de Coahuila, se trata de una institución de carácter
público que cuenta con varias unidades en la ciudad de Saltillo, Coahuila. Se
solicitó la colaboración voluntaria y se aplicó el instrumento descrito de
carácter anónimo. El análisis de los datos se realizó siguiendo la metodología
planteada por Vera et al. (2005) y García (2015) identificando y calculando los
siguientes conceptos: tamaño de la red semántica (valor J), peso semántico
(frecuencia y ponderación para cada definidora, valor M), núcleo de la red
(conjunto SAM), distancia semántica cuantitativa (DSC), carga afectiva, índice
consenso grupal.
Resultados
Los sujetos que conformaron la población a la que se aplicó el instrumento
fueron estudiantes de educación superior de la UADEC, la distribución de la
aplicación quedó de la siguiente manera: Escuela de Psicología (48), Facultad
de Economía (15), Facultad de Ciencias de la Educación (37), Escuela de
Mercadotecnia (3), Facultad de Jurisprudencia (29), Facultad de Ciencias
Químicas (58) y Escuela de Físico-matemáticas (7), Facultad de Ingeniería
(11), Facultad de Arquitectura (7), Escuela de Sistemas (1), Facultad de
Ciencias de la Administración (1), SD (1). En total fueron 218 estudiantes que
participaron.
La población puede describirse a través de las siguientes variables: edad,
sexo, estado civil, trabajo, religión. En relación a la edad ésta se encuentra en
un rango de 17-60 años, la edad promedio se ubicó en 20 años. Enseguida se
describen las principales características de los participantes:

Tabla No. 1. Características de los participantes
No.
de
participantes

Edad

Sexo

Estado Civil

Adhesión
religiosa

218

Rango de
edad 17-60
años.

Mujeres:
60%

Solteros: 95%

Católica:
54.1%

Promedio
de edad: 20

Casados: 5%
Divorciados:
Hombres:
210

Cristiana:
17.4%

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

años

40%

.4% (1)

Ateos: 8.7%
Agnóstico:
2.3%
Seguidores
de
Jesús:
.4%
Otros: 12.3%
S. d.: 4.5%

Como se mencionaba con anterioridad las bases en las cuales se sustenta la
técnica de las redes semánticas nos permiten acercarnos a los significados
que los individuos tienen de su entorno, que están mediados por la cultura y el
contexto particular de cada uno, y que nos permite explorar el objeto social de
interés, que en este caso es el significado de la violencia, la narco-cultura y el
poder.
En relación al contenido generado a las palabras estímulos presentados se
exponen los siguientes resultados:
Tabla No. 2. Definidoras de las palabras-estímulo: narcocultura, violencia y
poder
GRUPOS SAMS: NARCOCULTURA, VIOLENCIA Y PODER
Narcocultura

Violencia

Poder

Definidoras

Definidoras

Definidoras

DROGAS

GOLPES

DINERO

VIOLENCIA

MALTRATO

GOBIERNO

DINERO

AGRESIÓN

FUERZA

ARMAS

SANGRE

CORRUPCIÓN

MUERTE

ARMA

CONTROL

CORRIDOS

MUERTE

POLÍTICA

PODER

INSULTOS

LIDERAZGO

211

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

NARCOTRÁFICO

MIEDO

ABUSO

IGNORANCIA

FAMILIA

AUTORIDAD

DELINCUENCIA

GRITAR

INFLUENCIA

NARCOTRAFICANTE

ABUSO

POLÍTICO

MIEDO

DOLOR

JERARQUÍA

GOBIERNO

DAÑO

INSEGURIDAD

PODER

Valor J: 347 (Riqueza de la
red)

Valor J: 309

Valor J: 376

Total participantes: 218

Total
218

Total
218

participantes:

participantes:

Narco-cultura
En relación a la palabra-estímulo narco-cultura el tamaño de la red (Valor J)
que se generó a través de la consulta a los jóvenes fue de 347, y las palabras
que se asociaron con mayor peso semántico y que finalmente conformaron el
núcleo de la red fueron 14 (Conjunto SAM). Destaca la definidora “drogas”,
siguiendo en orden de importancia violencia, dinero, armas y muerte.
Gráfico No. 1. Distancia semántica de las definidoras de la palabra estímulo
“Narco-cultura”.

DISTANCIA SEMÁNTICA DE LAS
DEFINIDORAS: NARCOCULTURA
DROGAS
100
INSEGURI…
VIOLENCIA
GOBIERNO
DINERO
50
MIEDO
ARMAS
0
NARCOTR…
MUERTE
DELINCUE…
CORRIDOS
IGNORAN…
PODER
NARCOTR…

212

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En el gráfico anterior pude observarse que en el centro del núcleo se
encuentran las palabras “drogas” y “violencia”, seguidas de algunas
definidoras que aluden a formas en las que se expresa o manifiesta la narcocultura como son el dinero (posesión, ostentación), armas, corridos;
igualmente aparecen algunas consecuencias asociadas como la muerte, el
miedo y la delincuencia. Además se incluyen algunas palabras que aluden a
actores sociales como son el Gobierno y los narcotraficantes
Carga afectiva: La mayoría de las palabras definidoras sobre narco-cultura
tienen una carga negativa, a excepción de la palabra dinero y “corridos” que
más bien se colocarían como palabras neutras ya que se desconoce la carga
afectiva que para quienes enunciaron estas palabras tuvo originalmente.
Violencia
A la palabra-estímulo violencia fueron asociadas 309 palabras, generando un
tamaño red similar a la de narco-violencia. En el núcleo de la red quedaron
ubicadas 14 palabras definidoras, quedando en primer término “golpes”
seguida de maltrato, agresión, sangre, arma y muerte. Con una distancia
semántica mayor, pero también importante, en este núcleo destaca las
emociones que se asocian a la violencia como son el miedo y el dolor.
Igualmente aparece la familia, como la institución social primordialmente
afectada.
Gráfico No.2. Distancia semántica de las definidoras de la palabra-estímulo
violencia

DISTANCIA SEMÁNTICA DE LAS DEFINIDORAS
VIOLENCIA
Definidora
100
PODER
GOLPES
DAÑO
MALTRATO
50
DOLOR
AGRESION
0
ABUSO
SANGRE
GRITAR
FAMILIA
MIEDO

ARMA
MUERTE
INSULTOS

Carga afectiva de la palabra–estímulo violencia: como puede observarse la
carga afectiva es eminentemente negativa lo cual muestra el rechazo a esta
problemática, a ella se asocian significados trascendentales como muerte,
agresión, armas, daño, además de repercusiones emocionales como dolor y
el uso negativo del poder o de las relaciones de poder.
213

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Poder
Para la palabra estímulo “poder” se generaron un total de 376 palabras,
formándose la red más grande de los tres conceptos presentados. En el
núcleo de la red se concentraron 12 palabras definidoras, ocupando los
primeros lugares las palabras: dinero, gobierno, fuerza, corrupción, control y
política en los primeros lugares.
Gráfico No. 3. Peso semántico de las principales palabras asociadas a la
palabra-estímulo “Poder”

Peso Semánticoe

PODER
1000
800
600
400
200
0

Definidoras

Gráfico No. 4. Distancia semántica de las definidoras de la palabra estímulo
“Poder”

PODER
DINERO
100
JERARQUIA
80
60
POLITICO
40
20
INFLUENCIA
0
AUTORIDAD

GOBIERNO
FUERZA
CORRUPCION
CONTROL

ABUSO

POLITICA
LIDERAZGO

214

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Dentro del núcleo de la red se puede distinguir “gobierno” y “política”
asociadas al poder, es decir el significado de poder para los jóvenes se
vincula a la acción del Estado, aunque con una connotación negativa ya que
la corrupción y el abuso se asocian al ejercicio de este poder. Cabe destacar
también que en primer lugar aparece la palabra dinero, lo cual nos lleva a
pensar que quien lo posea va a tener poder, no necesariamente serían los
políticos, el Gobierno, sino que cabría la posibilidad de que otros tipo de
actores sociales que poseyeran este bien (dinero) obtendrían el poder.
Carga afectiva: en este caso el poder se asocia con cargas negativas más que
positivas o neutras, dentro de las neutras se encuentra la fuerza, influencia,
jerarquía, y como positiva aparece liderazgo, el resto se podrían ubicar como
negativas, quedando la palabra dinero ya sea como neutra o negativa
dependiendo de la intencionalidad del participante.
Índice de consenso grupal entre hombres y mujeres.
En relación al concepto Narco-cultura, el índice de consenso grupal entre
hombres y mujeres éste fue de 63.16%. Entre las palabras de mayor peso
semántico es notoria la diferencia que se puede establecer entre las palabras
“muerte” (expresada por los hombres) y “muertes”, señalada por las mujeres,
si se verificara esta diferencia la muerte alude a un estado, un proceso (es un
verbo) es una condición de existencia vital para los seres humanos, en este
caso para los hombres y “muertes” remite a un elemento, idea o personas
(tomado como sustantivo), por lo que la palabra muerte se vuelve más
significativa y relevante. Interpretado el dato de esta manera habría una
coincidencia con algunos autores que han expresado que en el ejercicio de la
violencia (narcotráfico) estén implicados factores o elementos que se
relaciona con la masculinidad, igualmente se ha identificado que los hombres
son mayormente tanto víctimas como agresores cuando se trata de la
violencia criminal.
En relación a las otras dos palabras el índice de consenso fue de 62.50%
para el significado otorgado a la palabra violencia, y de 71.43% para el
significado del poder. La diferencia principal entre hombres y mujeres para el
significado relacionado con la violencia estriba que los hombres enuncian con
mayor peso semántico las palabras sangre y muerte y entre las mujeres
destaca en los primeros lugares con mayor frecuencia las palabras dolor,
gritar, miedo y abuso, es decir la diferencia en el significado se orienta a
palabras que tienen implicaciones afectivas.
Discusión y conclusiones
Los significados otorgados a las palabras-estímulo presentadas a los
estudiantes universitarios tienen una carga afectiva eminentemente negativa.
Estos resultados revelan que el colectivo de la muestra consultada percibe
negativamente a la violencia, la narcocultura y el ejercicio del poder. En el
215

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

núcleo simbólico de la violencia y la narcocultura se encuentra la palabra
muerte que implica destrucción, aniquilamiento; también se encuentran
asociadas las palabras miedo y dolor que refieren a un campo emocional que
afecta a los individuos. En cuanto al significado de poder la percepción en
primer término es más negativa que neutra o positiva, concibiendo el ejercicio
de éste por parte del Estado al que se visualiza de forma negativa quedando
dentro del núcleo de la red la palabra corrupción.
Habría que seguir explorando en esta línea el significados y representaciones
el lugar que ocupa el concepto “dinero” en la escala de prioridades de los
sujetos lo cual llevaría a reforzar o resignificar algunos de los contenidos
encontrados en el núcleo de la red de las palabras-estímulo presentadas.
Esta realidad conceptualizada por el conjunto de los sujetos consultados nos
remite a un proceso dinámico y revela que las personas “no solo son
productos sino producentes de esta realidad que sintetiza procesos
temporales diversos” (Martin-Baró, 1983; González, 2007; Gil, 2008). Es decir
los sujetos no son simples receptores de lo que ocurre en su contexto sino
que hay un movimiento, quizás imperceptible, de respuesta o contrarespuesta a esta realidad, en este sentido Reguillo (2011) menciona que una
de las tareas de la academia en el campo social es buscar intersticios a fin de
disponer de elementos que debiliten el poder que ha adquirido la violencia.
Igualmente estos resultados proporcionan una orientación para reflexionar
sobre los modelos educativos como lo menciona Wilches (2014) en el sentido
de reforzar la formación universitaria en el campo de la ciudadanía, de la
consciencia social y el ejercicio del pensamiento crítico.
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218

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Condición física de los adultos mayores de comunidad:
resultados preliminares.
60

Rosa María Cruz-Castruita,
Alma Rosa Lydia Lozano González
Dulce Carolina Ceja-Hernández
61
Magdalena Soledad Chavero-Torres

Resumen
Introducción
Uno de los factores determinantes de los efectos deletéreos del
envejecimiento es la disminución del nivel de actividad física. A medida que
envejecemos nos volvemos más sedentarios y el menor nivel de actividad
provoca una pérdida de capacidades y condición física. La condición física es
el estado dinámico de energía y vitalidad que permite a las personas realizar
las tareas diarias y habituales, así como disfrutar del tiempo de ocio activo, y
enfrentar los imprevistos sin fatiga excesiva.
Objetivo: describir el nivel de condición física de un grupo de adultos mayores
en comunidad.
Material y Métodos: la muestra preliminar se conformó por adultos
independientes de 60 y más años, el muestreo fue no aleatorio por
conveniencia. Los datos fueron recolectados con la batería Senior Fitness
Test (SFT) conformada por seis pruebas que permiten evaluar el nivel de
condición física de los adultos mayores (AM).
Resultados: Los resultados del SFT mostraron un mayor porcentaje de
participantes clasificados en un nivel malo para fuerza de miembros inferiores,
resistencia aeróbica, flexión del tren superior, agilidad y equilibrio dinámico.
Los hombres presentaron un promedio más alto de FTS (

= 16.50, DE =

4.23), al compararlo con las mujeres ( = 11.96, DE = 3.72). En general se
puede concluir que el SFT es una prueba útil y de fácil administración que
permite conocer el nivel de condición física de los AM para diseñar programas
o intervenciones específicas a las características de esta población que
permitan incrementar sus capacidades físicas con el objetivo de mantener la
independencia.

60
61

Facultad de Organización Deportiva, Universidad Autónoma de Nuevo León.
Facultad de Salud Pública y Nutrición, Universidad Autónoma de Nuevo León.

219

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Palabras clave: condición física, adultos mayores independientes, nivel de
condición física, Senior Fitness Test.
Introducción
El incremento de la esperanza de vida en el ser humano y la
disminución de la natalidad ha producido el fenómeno del envejecimiento
poblacional, caracterizado por el aumento del número de personas de más de
60 años, grupo de edad conocido como adultos mayores (AM). En el estado
de Nuevo León se espera que para el año 2030 por cada 100 jóvenes existan
47 AM, lo que ubicará a Nuevo León en el lugar 11 en el proceso de
envejecimiento poblacional del país (Consejo Nacional de la Población
[CONAPO], 2014, INEGI, 2013).
El envejecimiento es un fenómeno universal progresivo, evidente en
la esfera biológica, psicológica, intelectual y social de la persona (Chong,
2012); que produce en el ser humano el declive funcional y estructural en la
mayoría de los sistemas fisiológicos aún en ausencia de enfermedad. Por lo
anterior es de esperarse que además de incrementarse el número de adultos
mayores, estos se caracterizarán por tener limitaciones físicas, que
aparecerán en primer lugar por el propio proceso de envejecimiento y en
segundo lugar por la tendencia a estilos de vida cada vez más sedentarios
(Garatachea, Val, Calvo, &amp; De Paz, 2004), considerados como un factor de
riesgo para las enfermedades crónicas no trasmisibles.
La repercusión del envejecimiento se refleja a nivel fisiológico en la
disminución de la capacidad aeróbica máxima y el rendimiento esquelético.
Estos dos indicadores son importantes determinantes de la tolerancia al
ejercicio y de las capacidades funcionales en los AM. Así también, el declive
funcional afecta tejidos, órganos y sistemas; deterioro que, con el paso de los
años, puede afectar las actividades de la vida diaria y la conservación de la
independencia física de las personas envejecidas (Pancorbo, 2008).
Se ha estimado que en promedio el adulto mayor vive 10 años sin
salud (CONAPO, 2014) por lo que la transición demográfica representa un
reto para el sector salud en atención a la alta prevalencia de discapacidad que
afecta a los grupos poblacionales de edad más avanzada (National Institute
on Aging, 2007). La prevención o postergación de los problemas relacionados
con el envejecimiento pueden demorarse o evitarse aproximadamente en un
80% modificando los estilos de vida, entre estos la actividad física ([AF]; Burke
et al., 2012).
La capacidad física del adulto mayor está relacionada con su estado
de salud y su independencia funcional, pero a pesar de esto para fomentar la
actividad física es necesario determinar la capacidad funcional del adulto
mayor antes de brindar alguna recomendación al respecto con la finalidad de
que cualquier acción enfocada a la mejora de la capacidad funcional sea a
partir de lo que de manera individual cada adulto mayor posee y puede
mejorar respecto a su capacidad física y por consiguiente en su calidad de
220

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

vida; conservando o mejorando las capacidades físicas que posea y que
contribuyan al envejecimiento exitoso.
Condición física y capacidad física
La condición física es el conjunto de capacidades que poseen las
personas para realizar cierto tipo de actividad física lo que involucra la
capacidad de las personas para afrontar con éxito una determinada tarea
física dentro de un entorno físico, social y psicológico. La condición física está
relacionada con la salud debido a que la mejoría en los componentes de la
condición física tiene beneficios de salud en lo que concierne a condición
cardiovascular, composición corporal, fuerza, flexibilidad y fuerza muscular y
resistencia (Williams, 2005).
En las últimas décadas se ha enfocado la condición física hacia la
salud, a través de la evaluación del bienestar físico y mental del individuo y la
contribución a la prevención de enfermedades y el mejoramiento de la calidad
de vida (Escalante &amp; Pila, 2012). El grado de condición física del adulto mayor
determinará su capacidad para desenvolverse con autonomía y para tener
una vida plena e independiente. Por lo anterior la calidad de vida de los
adultos mayores se puede equiparar de acuerdo al grado de independencia y
salud funcional. Una AM autónomo es la persona que con salud o con
enfermedad(es), aguda(s) o crónica(s) no potencialmente incapacitantes
puede realizar las actividades básicas de la vida (Espinosa, Muñoz, &amp; Portillo
2005).
Factores que influyen en la capacidad física
La condición física está influenciada por la cantidad y tipo de AF que
la persona realiza habitualmente. El nivel de condición física puede influir en
las actividades de la vida diaria y es proporcional al nivel de salud que posee
una persona. Se sabe que la condición física influye sobre el estado de salud
de las personas y al mismo tiempo, el estado de salud influye, en la AF
habitual y en el nivel de condición física de una persona. En el caso del área
metropolitana de Nuevo León, un estudio transversal realizado por Zamarripa,
Ruiz-Juan; López y Fernández (2013), con la finalidad de examinar los
comportamientos los resultados mostraron que solo el 17.1% del grupo de las
personas de 60 años y más, práctica alguna AF en el tiempo libre
Una pobre capacidad física puede demandar mayores niveles de
exigencia para el desarrollo de las actividades de la vida diaria. Además, una
breve disminución en la AF que realiza el AM puede llevarlo de un estado de
independencia funcional a un estado de incapacidad para realizar sus
actividades básicas de la vida diaria, demandando la asistencia o ayuda
externa para poder realizarlas. A lo anterior se añade el incremento en los
gastos en recursos en salud (de hasta un 50% más), debido a la presencia de
patologías crónicas que presentan las personas de este grupo de edad. El
envejecimiento sano y activo, reduce hasta un 30 % del gasto en salud
221

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

(Secretaría de Salud, 2014). La dependencia funcional puede ser el síntoma
inicial de un proceso patológico en las personas mayores, incluso puede ser el
único síntoma (Correa, Gàmez, Ibàñez, &amp; Rodrìguez, 2011).
En el 2004 se realizó un estudio por el Departamento de Geriatría del
Instituto Nacional de Ciencias Médicas y Nutrición Salvador Zubirán, en
México, DF.; incluyó 4,872 personas mayores de 65 años, a quienes se les
interrogó sobre ayuda para las actividades básicas de la vida diaria (AVD) y
actividades instrumentales (AIVD) de la vida diaria; y sobre la presencia de
enfermedad crónica. De los mayores de 65 años, 24% resultó dependiente en
AVD. Las enfermedades crónicas relacionadas con dependencia funcional en
actividades básicas fueron las enfermedades articular y cerebrovascular, el
deterioro cognitivo y la depresión (Barrantes-Monge, García-Mayo, GutiérrezRobledo, &amp; Miguel-Jaimes, 2007). Las enfermedades crónicas más frecuente
de los adultos mayores reportadas en el 2008 en el grupo de adultos mayores
fueron hipertensión, diabetes mellitus tipo 2, ciertos tipos de cáncer y
obesidad (Casanueva, Kraufer-Horwitz, Pérez, &amp; Arroyo, 2008).
Utilidad de la valoración de la capacidad física
La valoración de la capacidad física en los adultos mayores ayuda a
identificar riesgos relacionados a la independencia, ya que si se obtienen una
puntuación baja en los resultados indica un riesgo de perder la independencia.
Determinar la capacidad física (de base), de forma individual o grupal permite
la planificación de programas de actividad física personalizado o enfocados a
un grupo; consiguiendo así una mayor efectividad en los programas (Rikli, &amp;
Jones, 2001).
La cuidadosa interpretación y explicación de los resultados de la
valoración del Senior Fitnestt Test, facilita el proceso de educación del adulto
mayor. A través de la explicación detallada de los resultados se puede mostrar
la relación que existe entre la capacidad física y la movilidad funcional. Si a
esto se añade hacer partícipe al adulto mayor del planteamiento de objetivos
realistas, estará motivado y dará un significado al programa de ejercicio. Los
adultos mayores a veces por curiosidad quieren saber cuál es el nivel de
capacidad física que alcanzan con respecto a otros individuos con sus mismas
características; y si es un adulto mayor competitivo puede motivarse para
alcanzar las puntuaciones más altas de la tabla (Rikli, &amp; Jones, 2001).
Evaluar la aptitud funcional del adulto mayor es una elemento
esencial en el diseño eficaz de los programas de ejercicio para adultos
mayores (Jones, &amp; Rikli, 2002).Una batería de pruebas diseñadas para
evaluar la condición física y funcional del adulto mayor entre 60 y 94 años es
la de Seniro Fitness Test, desarrollada por Rikli y Jones (2001);
entendiéndose la capacidad física como el desarrollo de actividades de la vida
diaria de forma segura. El Seniro Fitness Test incluye diferentes pruebas
relacionadas a la capacidad funcional (flexibilidad, fuerza, resistencia,
coordinación y rapidez), de fácil aplicación, rápida y sin requiere de mucho
espacio para realizarse. Una de las utilidades de la prueba de Senior Fitness
222

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Test es la investigación debido a la fiabilidad y validez incluso aún fuera de un
laboratorio y la medición de la eficacia de los programas implementados, para
la justificación del uso de recursos para fomentar estilos de vida saludable en
el adulto mayor que propicien un envejecimiento exitoso (Garatachea et al.,
2004).
Dada la necesidad de identificar la condición funcional del adulto
mayor surge la premura de conocer la condición física para una correcta
prescripción del ejercicio (Garatachea et al., 2004). Conocer además la
capacidad funcional del adulto mayor permite identificar a las personas que se
encuentran en riesgo de perder su autonomía e implementar intervenciones
dirigidas a detener o revertir el proceso de dependencia (Dorantes-Mendoza
et al., 2007).
Estudios relacionados de determinación de capacidad física
En un estudio realizado en Colombia con el objetivo de establecer los
efectos del ejercicio físico sobre la condición física funcional en un grupo de
38 adultos de 60 y más años, se aplicó la batería Senior Fitness Test (SFT)
para evaluar las condiciones sociodemogràficas y la capacidad funcional. Los
resultados del pretest mostraron un mayor porcentaje de mujeres (89.5%),
una fuerza de miembros superiores de 17,16 repeticiones; la flexibilidad de
tren superior de -8,24 cm; y una resistencia aeróbica de 70,32 pasos (Vidarte,
Quintero, &amp; Herazo, 2012)
En el 2011 se realizó un estudio transversal en la ciudad de Bogotá,
con una 344 mujeres entre 60 y 87 años. Se determinó el peso (Kg), talla
(cm), fuerza muscular de resistencia en miembros inferiores, y resistencia
aeróbica, de acuerdo a la Batería Senior Fitness Test. Se identificaron 159
mujeres en sobrepeso, 121 mujeres con fuerza de resistencia adecuada, 183
con resistencia aeróbica dentro de los parámetros de normalidad y 183
mujeres con mala flexibilidad (Correa., Gámez, Ibáñez, &amp; Rodríguez 2011).
Ante la evidente necesidad de promover programas de actividad
física en los adultos mayores de España y reducir el sedentarismo a través de
la adquisición paulatina de hábitos saludables; se llevó a cabo una
investigación para conocer la influencia de un Programa de Actividad Física
Integral sobre la condición física en el adulto mayor y su satisfacción con la
actividad. La muestra estuvo integrada por 46 sujetos mayores de 60 años. Se
establecieron dos grupos, el de control y el experimental; en quienes se
realizaron las pruebas al inicio y al final de la intervención. Los resultados
obtenidos en la prueba base fueron; fuerza en miembros inferiores de 14.1
(DE=5,2) para el grupo experimental y 11.6 (DE =4,0) para el grupo control; la
fuerza en miembros superiores fue de 11.04 (DE = 4,1) y 9.4 (DE = 3,2) para
el grupo control y experimental respectivamente. La flexibilidad para miembros
inferiores fue de -6,4 (DE = 13,2) para el experimental y -9,7 (DE = 11,9) para
el control; con un reporte para la flexibilidad en miembros superiores de -12,2
(DE = 13,7) en el grupo experimental y de -14,8(11,3) en el grupo control. La
223

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

agilidad y equilibrio dinámico se reportó en 6,3(DE = 1,5) en el grupo control y
de 7,1 (DE = 2,3) (Ceca, Herrera, Blasco, &amp; Pablos, 2015)
Por lo anterior el propósito del presente estudio es describir el nivel
de condición física de un grupo de adultos mayores de comunidad en
Monterrey, Nuevo León y su área metropolitana.
Material y método
Se llevó a cabo un estudio descriptivo, transversal para medir el nivel
de condición física de los AM. La población de interés para el estudio se
constituyó por adultos de 60 y más años, sanos, de ambos sexos, sin
contraindicación médica para realizar actividad física –confirmada por
pregunta abierta al momento de la invitación-, que asisten a un centro de
servicio para el AM. El muestreo fue no aleatorio por conveniencia, de
acuerdo a su asistencia a los centros de atención y que de forma voluntaria
aceptaron participar una vez que se explicó el objetivo, los procedimientos de
evaluación, los beneficios de realizar la evaluación y los posibles riesgos. El
tamaño de la muestra preliminar fue de 30 AM.
Procedimiento de reclutamiento y recolección de datos
Para llevar a cabo el estudio primero se obtuvo la autorización de las
instituciones y el consentimiento informado de los participantes. Posterior se
aplicó la cedula de datos de identificación y el cuestionario de Historial de
experiencia previa para AF. Al término de los instrumentos se programó con el
AM una cita para realizar las mediciones, indicando que debería presentarse
sin realizar AF un día previo a la cita.
El historial de actividad física fue evaluado con el cuestionario de
Historial de Experiencia previa para Actividad Física, el cuestionario permite
conocer si el AM se consideró una persona activa a lo largo de su vida. El
cuestionario consta de cinco preguntas, tres con una escala de respuesta tipo
Likert y dos con escala dicotómica (Pender, Murdaugh &amp; Parsons, 2011).
Las variables antropométricas que se consideraron fueron el peso,
determinado con la báscula Tanita Modelo BC-549 con capacidad hasta 150
Kg, y la talla con el estadímetro portátil.- SECA 213 con rango de medición de
20 - 205 cm y división 1 mm. La determinación el estado nutricio se hizo con el
Índice de masa corporal, el cual se calculó con la fórmula del cociente
resultante entre el peso (en Kg) y la estatura (en metros cuadrados). Para
determinar el estado nutricio se consideró la clasificación recomendada
(Consejo General de Salubridad 2014), para el adulto mayor de:
2
Bajo peso: menor a 22 Kg/m
2
Peso normal: entre 22.1 a 27 Kg/m
2
Sobrepeso: 27.1 a 30 Kg/m
2
Obesidad: mayor a 30 Kg/m
La aptitud física fue medida por la prueba Senior Fitness Test (Rikli &amp;
Jones, 2001). Los materiales requeridos para desarrollar la prueba fueron:
224

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

silla, cronómetro, mancuernas de 5 y 8 libras, cinta adhesiva, un trozo de
cuerda o cordón, cinta métrica (5-10 metros), cinta métrica, regla, contador de
pasos, lapicero, etiquetas de identificación; hoja de registro. Previo a la
implementación de las pruebas físicas se demostró a los adultos mayores la
técnica de cada una y un ensayo de las mimas, certificando en todo momento
que el adulto mayor se sintiera seguro en cada una de las siguientes pruebas:
Sentarse y levantarse de una silla (durante 30 segundos), test
para evaluar la fuerza del tren inferior. La puntuación se obtiene
con el número total de movimientos realizados correctamente en
los 30 segundos. Si el/la participante ha realizado el movimiento
a más de la mitad del recorrido al finalizar los 30 segundos se
cuenta como un movimiento completo
Flexiones de brazo, prueba que determina la fuerza del tren
superiro. El resultado se registró considerando el mayor número
de repeticiones realizadas durante los 30 segundos. Si el brazo
estaba a más de la mitad del recorrido al final de los 30
segundos se contaba como una flexión completa.
Test de 2 minutos de marcha, esta prueba sirve para evaluar la
capacidad aeróbica. Cabe destacar que en esta prueba para
cada uno de los participantes se determinó y marco el punto
medio entre la mitad de la rótula de la rodilla y la cresta ilíaca. La
puntuación otorgada fue de acuerdo al número total de pasos
completos (derecha.-izquierda) que el adulto mayor fue capaz de
realizar en 2 minutos y que la rodilla derecha alcanzó la altura
fijada.
Test de flexión del tronco en silla, el cual valora la flexibilidad de
las extremidades inferiores. Para determinar el resultado se
utilizó una regla con la que se identificaba el número de
centímetros que le faltaba a la persona para tocar el dedo gordo
del pie (puntuación negativa) o los que llega más allá de dicho
dedo del pie (puntuación positiva).Si el dedo de la mano se
ubicaba a la mitad del dedo gordo del pie la puntuación era de
cero. Debido a que la prueba se realiza en dos ocasiones se
deberán de registrar ambos resultados y se considerará la mejor
puntuación.
Test de juntar las manos en la espalda, el cual determina la
flexibilidad de las extremidades superiores. El resultado fue la
distancia de superposición o entre la punta de ambos dedos
medios (o los más largos) al centímetro más próximo, medido
con una regla (en centímetros). Se dio una puntuación negativa
(-) para representar la distancia que faltaba para que se tocaran
los dedos; y una puntuación positiva (+) para representar la
distancia de superposición. Se registraron los valores (para lado
derecho e izquierdo) y se tomó el mejor valor.
Test de levantarse, caminar (2,45 m) y volver a sentarse, que
determina la agilidad y el equilibrio dinámico. La puntuación fue
225

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de acuerdo al tiempo transcurrido desde la señal ¡Ya!, hasta que
el/la participante regresó a la posición sentada. Se registró la
puntuación del test realizado en dos ocasiones ambos a la
décima de segundo más próxima y se utilizó la mejor puntuación
(el menor tiempo).
La interpretación de los resultados de las pruebas fue determinada
con las tablas normativas y criterios de referencia desarrollados para la
batería de Senior Fitness Test de acuerdo a la edad y el género
Consideraciones éticas
La presente investigación se apegó a lo establecido en el Título
Segundo, Capítulo I, III y V sobre los aspectos éticos de la investigación en
seres humanos del Reglamento de La Ley General de Salud en materia de
Investigación para la Salud (Secretaria de Salubridad y Asistencia, 1987).
Análisis estadístico
Los resultados fueron analizados con el paquete estadístico SPSS
versión 21.0 (Statistics, 2012). Se usó estadística descriptiva (media, DE, valor
mínimo y máximo, frecuencias y porcentajes) para conocer las características
demográficas de la muestra, y de las variables de capacidad física. Se
determinó la distribución de las variables mediante la prueba de bondad de
ajuste Kolmogorov-Smirnov con corrección de Lilliefors y se aplicó estadística
inferencial mediante la prueba de t de Student para probar si existe una
diferencia significativa para las pruebas físicas por sexo.
Resultados preliminares
Características demográficas
De los 30 adultos mayores el 76.7% (f = 23) fueron mujeres, la edad
promedio fue de 69.13 años (DE = 7.84). El 43.3% (ƒ= 13) de los AM eran
solteros. La escolaridad que predomino fue la primaria 14 (46.7%). Las
principales enfermedades crónicas que se identificaron fueron diabetes e
hipertensión (f = 8; 26.7%; Tabla 1).
Tabla 1
Características de los AM
Varibale
Sexo
Masculino
Femenino
Estado civil
Casado
Vuido(a)

f

%

7
23

23.3
76.7

13
10
226

43.3
33.3

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otros
Escolaridad
Primaria
Secundaria
Preparatoria
Enfermedades
Diabetes e hipertensión
Hipertensión
Diabetes
Otras
Nota: n = 30

7

23.4

14
8
6

46.7
26.7
20.0

8
5
3
14

26.7
16.7
10.6
46

Estadística descriptiva de la variable de AF
En la tabla 2 se puede observar que la mayoría de los AM realizó AF
en alguna etapa previa de su vida (f = 24; 47.1%). De aquellos que practicaron
actividad física un mayor número reportaron realizar la actividad moderada de
caminar (f = 10; 19.6%; Romero, 2003) y la edad en la que refirieron iniciar la
práctica de la AF fue previo a los 20 años. Al cuestionar a los participantes
sobre si se consideraron una persona activa en el pasado la mayoría se
clasificó como activa (f = 29; 56.9%).

Tabla 2
Descriptivos del historial de experiencia previa para AF
f
Variable
%
HEPD
Sí
24
47.1
No
11
21.6
TIPOEJER
No practica
11
21.6
Caminar
10
19.6
Otros
9
58.8
EDADPRAC
No practica
11
21.6
Menor de 20 anos
11
21.6
20-40 anos
7
13.7
41-60 anos
6
11.8
PERACTI
Activo
29
56.9
Sedentario
6
6
Nota: n = 30, HEPD = Historial de experiencia previa para AF, TIPOEJER =
Tipo de ejercicio que realizaba, EDADPRAC = Edad que tenía cuando
realizaba el ejercicio,
PERACTI = considera que es una persona
activa o sedentaria
227

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Características antropométricas y medidas de la aptitud física
El peso promedio de los adultos mayores fue de 70.6 (DE = 13.74;
Tabla 4). De acuerdo al Índice de Masa Corporal, la distribución del estado
nutricio de la mayoría de los participantes fue obesidad (f = 12; 40%; Tabla 3).
La tabla 3, muestra los resultados clasificando las medidas de la aptitud física
de acuerdo a los valores de referencia del SFT (intervalo normal entre el
percentil 25 y 75 según género y las distintas edades), las pruebas que
presentaron un mayor porcentajes de participantes clasificados en un nivel
malo fueron fuerza de miembros inferiores (f = 14; 46.7%), resistencia
aeróbica (f = 17; 56.7%), flexión del tren superior (f = 24; 80%), agilidad y
equilibrio dinámico (f = 20; 66.7%).
Tabla 3
Clasificación de la capacidad funcional y medidas antropométricas de los AM
f
Variable
%
Clasificación IMC
Bajo Peso

1

3.3

Normal

11

36.7

Sobrepeso

6

20.0

Obesidad

12

40.0

Excelente

6

20.0

Bueno

10

33.3

Malo

14

46.7

Bueno

15

50.0

Malo

15

50.0

Excelente

2

6.7

Bueno

11

36.7

Malo

17

56.7

FTI

FTS

RA

228

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

FlexTI
Bueno

20

66.7

Malo

10

33.3

Excelente

1

3.3

Bueno

5

16.7

Malo

24

80.0

Excelente

1

3.3

Bueno

9

30.0

Malo

20

66.7

FlexTS

AED

Nota: n = 30, AM = Adulto Mayor, IMC = Índice de Masa Corporal, FTI =
Fuerza del Tren Inferior, FTS =Fuerza Tren del Superior, RA =Resistencia
Aeróbica, FlexTI = Flexibilidad del Tren Inferior, FlexTS = Flexibilidad del Tren
Superior, AED = Agilidad y Equilibrio Dinámico
Distribución de las variables
Para medir el grado de concordancia entre la distribución de los datos
se llevó a cabo la prueba de bondad de ajuste de Kolmogorov-Smirnov con
corrección de Lilliefors. Los datos mostraron distribución normal (p = .10) para
las variables de peso, IMC, Fuerza del tren inferior, Fuerza del tren superior,
Resistencia aeróbica, Flexibilidad del tren superior y Agilidad y equilibrio
dinámico, en el resto de las variables la probabilidad correspondiente fue
menor de .05, es decir las variables no presentan distribución normal (Tabla
4).

Tabla 4
Características sociodemográficas, medidas de la capacidad funcional y
antropométrica de los AM
a

Variables

DE

Min

Max

D

p

Estatura

1.5323

.07104

1.40

1.68

2.94

.01

Peso

70.0600

13.74812

43.60

97.80

.49

.96

IMC

29.76

5.034

19

40

.50

.95

229

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

FTI

12.00

6.953

0

32

1.27

.07

FTS

12.47

5.022

0

22

.81

.52

RA

64.43

31.335

0

116

.63

.81

FlexTI

-1.2500

7.71446

-32.00

13.00

1.72

.01

FlexTS

-11.5833

16.79495

-58.00

15.00

.53

.94

AED

8.27

3.140

4

20

1.08

.19

Nota: n = 30, AM = Adulto Mayor, IMC = Índice de Masa Corporal, FTI =
Fuerza del Tren Inferior, FTS =Fuerza del Tren Superior, RA =Resistencia
Aeróbica, FlexTI = Flexibilidad del Tren Inferior, FlexTS = Flexibilidad del Tren
a
Superior, AED = Agilidad y Equilibrio Dinámico, D = Kolmogorov-Smirnov Z,
Contraste de Lilliefors
Distribución diferencial entre sexo y la capacidad funcional
Para conocer si las medidas de la capacidad física presentan
diferencias significativas por sexo se llevó a cabo una prueba de t de Student.
Los resultados mostraron diferencias significativas para la FTS entre hombres
y mujeres (t = 2.60, gl = 28, p &lt; 0.05). Los hombres presentaron un promedio
más alto de FTS ( = 16.50, DE = 4.23), al compararlo con las mujeres (
11.96, DE = 3.72).
Discusión

=

El propósito del presente estudio fue describir los resultados
preliminares del nivel de condición física de los AM de comunidad usuarios de
un centro de atención para el AM. Para cumplir con el propósito primero se
analizaron las características descriptivas y antropométricas de la muestra. La
muestra preliminar del presente estudio se conformó en su mayoría por
mujeres. La edad promedio fue de 69.13 años y el IMC que predomino fue
obesidad. Estos datos concuerdan con otros estudios en donde se ha
encontrado que la mayoría de los participantes son mujeres y el IMC que
predomina es el sobrepeso u obesidad. De acuerdo a la literatura revisada
esto se puede explicar por el hecho de existir una prevalencia de sobrepeso u
obesidad mayor en las mujeres comparado con los hombres, debido a la
composición corporal propia de la mujer y a los hábitos alimenticios en la
actualidad, además existe una disminución en el metabolismo de los AM
(Chong, 2012; Correa et al., 2011; Pancorbo, 2008). Las principales
enfermedades crónicas que se identificaron fueron diabetes e hipertensión,
estos datos concuerdan con la encuesta Nacional de Salud y Nutrición 2012
que reporta entre las principales causas de morbilidad en adultos la diabetes e
hipertensión y con otros estudios (Casanueva et al., 2008; Gutiérrez, et al.,
2012). Estos datos son importantes si se considera que uno de los principales
factores de riesgo para enfermedades crónicas –Diabetes e hipertensión- son
los estilos de vida entre los que se encuentra la AF. El presente estudio
encontró que la mayoría de los AM se consideraron como activos a lo largo de
230

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

su vida. Estos datos difieren parcialmente con la literatura que indica que las
personas que realizan AF durante las etapas previas de su vida presenta
mayor probabilidad de mantener un estilo de vida activo durante toda su vida
pero diferentes factores biopsicosociales pueden afectar el mantenimiento en
la cultura física en las últimas etapas de la vida (Andrade, Padilla y Ruiz,
2013; Montiel-Carbajal y Domínguez Guedea, 2011).
Al analizar los resultados de las pruebas físicas se encontró que la
mayoría de los AM presentaron una disminución de las capacidades físicas de
fuerza de miembros inferiores, resistencia aeróbica, flexión del tren superior y
agilidad/equilibrio dinámico. Estos datos coinciden con los resultados de otros
estudios que encontraron una disminución general de la capacidad física en
los adultos mayores (Garatachea, Val, Calvo, &amp; De Paz, s. f.; Vidarte,
Quintero, &amp; Herazo, 2012). Esto se debe a que el envejecimiento es un
fenómeno universal progresivo y deletéreo evidente en la esfera biológica,
psicológica, intelectual y social de la persona, que produce en el ser humano
el declive funcional y estructural en la mayoría de los sistemas fisiológicos aún
en ausencia de enfermedad (Chong, 2012). También conlleva una
disminución de la masa muscular que se traduce en menores niveles de
fuerza a nivel general. Este hecho está íntimamente relacionado con la
disminución de la capacidad funcional del sujeto (Doherty, 2001). La
flexibilidad y agilidad se ve afecta en el AM (Garatachea, Val, Calvo, &amp; De
Paz, s. f.), datos importantes al considerar que los estudios relacionan la
perdida de estas capacidades con el riesgo de caídas (Vidarte, Quintero, &amp;
Herazo, 2012).
Por último al comparar las medidas de la capacidad física por sexo
los resultados mostraron diferencias significativas para la FTS entre hombres
y mujeres, presentando promedio más alto de FTS en hombres. Estos datos
coinciden con los resultados de Garatachea et al. (2004) quienes encontraron
que los hombres muestran valores superiores en las pruebas de fuerza
comparado con las mujeres. Estos datos son relevantes si se considera que el
aumento de la fuerza de los miembros superiores, en particular en los adultos
mayores de 70 años, puede significar mejores desempeños durante la
realización de actividades básicas e instrumentales de la vida diaria,
considerando la disminución de la fuerza muscular como un determinante
proximal para limitaciones funcionales en el adulto mayor (Peterson, Rhea,
Sen, &amp; Gordon, 2010; Reid &amp; Fielding, 2012).
Conclusiones
Los resultados de la valoración de la condición física de los AM
permiten concluir que en la muestra preliminar la mayoría de los AM
presentaron disminución en la fuerza de miembros inferiores, resistencia
aeróbica, flexión del tren superior y agilidad y equilibrio dinámico. Al analizar
los datos de la valoración física por sexo se encontró una diferencia
significativa en la fuerza de miembros inferiores. Los hombres presentaron
mayor fuerza. En cuanto a las características de la muestra es importante
231

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

considerar que el IMC que predominó fue la obesidad. En general se puede
concluir que el SFT es una prueba útil y de fácil administración que permite
conocer el nivel de condición física de los AM para diseñar programas o
intervención especificas a las características de esta población que permitan
incrementar sus capacidades físicas con el objetivo de mantener la
independencia, una buena calidad de vida y lograr un envejecimiento exitoso.
Se sugiere seguir recolectando los datos para completar una muestra
representativa de la población y poder generalizar los resultados.
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234

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

A realidade de crianças e adolescentes na perspectiva da
efetivação dos direitos fundamentais no estado do
paraná/brasil.
62

Maria Carolina Gonçalves Luiz
63
Maria Gorett Freire Vitiello
64
Nathalia Lainetti de Oliveira
65
Vera Lucia Tieko Suguihiro
RESUMO: O presente artigo tem como objetivo refletir sobre a realidade
vivenciada por crianças e adolescentes no que diz respeito ao processo de
efetivação de seus direitos fundamentais. Desta forma, o estudo visa
apresentar e analisar os dados referentes à violação de direitos de crianças e
adolescentes no Estado do Paraná/Brasil. O trabalho está vinculado ao
Projeto de Pesquisa “Juventude e Violência: da violação à garantia de direitos”
do Departamento de Serviço Social da Universidade Estadual de Londrina.
Esta pesquisa se fundamentou na metodologia qualiquantitativa e foi realizada
a partir do levantamento dos dados sobre as violações dos direitos registrados
no Sistema de Informações para Infância e Adolescência - SIPIA, do Estado
do Paraná/Brasil, nos anos de 2013 e 2014. Serão analisadas ainda as
violações por subcategorias referentes a cada direito fundamental: vida e
saúde, educação, cultura esporte e lazer, convivência familiar e comunitária,
liberdade, respeito e dignidade e profissionalização e proteção ao trabalho. A
contribuição deste artigo está na possibilidade de questionar o caráter
assistencialista das políticas públicas destinadas ao atendimento da criança e
adolescente, caracterizada predominantemente por ações pontuais e
descontínuas. Além disso, visa discutir o papel do Estado frente às
problemáticas que envolvem a população infantojuvenil, no sentido de
promover o debate acerca do fenômeno da violação de direitos,
contextualizando o papel do Estado, da sociedade e da família, no sentido de
levantar estratégias de enfrentamento da violência, de modo a superar a visão
punitiva de cunho individual, historicamente adotada na realidade brasileira.
PALAVRAS-CHAVE: Crianças e adolescentes; direitos
violações de direitos; políticas públicas; Paraná/Brasil.

62

Universidade Estadual de Londrina (UEL)/Paraná/Brasil.
Universidade Estadual de Londrina (UEL)/Paraná/Brasil.
64
Universidade Estadual de Londrina (UEL)/Paraná/Brasil.
65
Universidade Estadual de Londrina (UEL)/Paraná/Brasil.
63

235

fundamentais;

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

LA REALIDAD DE LOS NIÑOS Y ADOLESCENTES EN LA PERSPECTIVA
DE EFICAZ DE LOS DERECHOS FUNDAMENTALES EN EL ESTADO DE
PARANÁ / BRASIL
RESUMEN: Este artículo tiene como objetivo reflexionar sobre la realidad que
viven los niños y adolescentes en relación con la aplicación de su caso de los
derechos fundamentales. Así, el estudio tiene como objetivo presentar y
analizar los datos relativos a la violación de los derechos de los niños y
adolescentes en el estado de Paraná / Brasil. El trabajo está relacionado con
el proyecto de investigación "Jóvenes y Violencia: la violación de la garantía
de los derechos" del Departamento de Trabajo Social, de la Universidad
Estatal de Londrina. Esta investigación se basa en la metodología cualitativacuantitativa y se llevó a cabo a partir de una encuesta de datos sobre
violaciónes de derechos registrados en la Infancia a la Adolescencia y el
Sistema de Información - SIPIA, Estado de Paraná / Brasil, en los años 2013 y
2014. También se analizarán las violaciónes de subcategorías para cada
derecho fundamental: la vida y la salud, la educación, el deporte y la cultura
del ocio, la familia y la vida comunitaria, la libertad, el respeto y la dignidad y la
profesionalización y la protección laboral. La contribución de este trabajo es la
posibilidad de cuestionar el carácter asistencial de las políticas públicas
dirigidas a la atención de niños y adolescentes, que se caracteriza
principalmente por punto y acciones discontinuas. Asimismo, se pretende
discutir el papel del Estado frente a los problemas que afectan la población de
los Niños, para promover el debate sobre el fenómeno de la violación de los
derechos, contextualizar el papel del Estado, la sociedad y la familia, para
elevar las estrategias enfrentar la violencia con el fin de superar el carácter
individual de la visión punitiva, históricamente adoptada en la realidad
brasileña.
PALABRAS CLAVE: Los niños y adolescentes; derechos fundamentales;
violaciónes de los derechos; política pública; Paraná / Brasil.
INTRODUÇÃO
O debate sobre a noção de infância no Brasil sinaliza um campo
complexo, que de acordo com Arantes (2011), é “difícil não se perder nesta
variedade de situações, como também no emaranhado de práticas,
programas e instituições constitutivos da parafernália responsável pelo
atendimento a esta criança”. (p. 153).
Ao realizar um resgate histórico sobre o atendimento à infância, é
possível identificar iniciativas de caráter majoritariamente religioso, e ações
pontuais sob a responsabilidade do Estado frente às problemáticas que diziam
respeito ao segmento infantojuvenil. Tais ações encontravam-se pautadas no
aspecto da vigilância social, que se caracterizava por um modelo caritativo e
que, posteriormente, exigiu novas formas de intervenção. Segundo Arantes
236

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

(2011), a partir da década de 1920 houve uma crescente intervenção do
Estado na assistência, em que se
tem início a formalização de modelos de
atendimento, não se constatando, no
entanto, diminuição da pobreza ou de seus
efeitos. Assim, a pretendida racionalização
da assistência, através da inclusão de
especialistas do campo social, longe de
concorrer para uma mudança nas
condições concretas de vida da criança e
de sua família, foi muito mais uma
estratégia [...] de criminalização da
pobreza. (p. 191).
A questão da infância e adolescência no país, portanto, não era
considerado fruto de um amplo contexto econômico, social e político. Notouse que as intervenções realizadas diretamente às crianças e suas famílias se
dava sob uma vertente individual e punitiva, distanciando-se do ideário de
proteção social.
Para a referida autora, um dos elementos que colaborou
incisivamente no entendimento e agravo dos problemas sociais se deve ao
fato de que “a rede de proteção à criança, em suas tentativas de diminuir o
número e os efeitos da miséria e do abandono” não buscou “alterar as
condições concretas de vida da classe trabalhadora”. (Arantes, 2011, p.192).
Posteriormente a este cenário, a legislação que vigorou no Brasil nos
anos de 1927/1979, conhecida como Código de Menores, era um documento
legal que identificava a criança como “menor”, estendendo a todos que se
encontravam em “situação irregular”, entendendo que necessitam de
vigilância pela autoridade local, e considerada como uma ameaça a ordem
social e moral.
De acordo com Arantes (1999),
na prática isto significava que o Estado
podia, através do juiz de menor, destituir
determinados pais do Pátrio Poder através
da decretação da sentença de ‘situação
irregular’ do menor. Sendo a carência uma
das hipóteses de ‘situação irregular’,
podemos ter a idéia do que isto poderia
representar em um país onde já se
estimou em 36 milhões o número de
crianças pobres. (p. 258).
237

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Face aos rebatimentos da materialização da legislação acima, é de
extrema importância apontar que havia grupos com propostas contrárias, até
então em vigor. A partir da década de 1980, surge uma nova compreensão
sobre infância e direito, fruto de debates históricos, em que
a cidadania da criança e do adolescente
foi incorporada na agenda de atores
políticos e nos discursos oficiais muito
recentemente, em função da luta dos
movimentos sociais no bojo da elaboração
da Constituição de 1988. (Faleiros, 2011,
p. 35).
Para melhor compreender o movimento de luta pela garantia dos
direitos ao segmento infantojuvenil, Lorenzo (2007) aponta que
[...] na Assembléia Constituinte organizouse um grupo de trabalho comprometido
com o tema da criança e do adolescente,
cujo resultado concretizou-se no artigo
227, que introduz conteúdo e enfoque
próprios da Doutrina de Proteção Integral
da Organização das Nações Unidas,
trazendo os avanços da normativa
internacional para a população infantojuvenil brasileira. (Década de 80 –
Abertura
Política
e
Nova
Redemocratização, para. 30)
Com o objetivo de regulamentar os direitos assegurados
constitucionalmente, foi promulgada a Lei Federal 8.069/1990, instituída como
Estatuto da Criança e do Adolescente. Para Silva (2005) este processo é
resultado de uma
[...] construção histórica de lutas sociais
dos movimentos pela infância, dos setores
progressistas da sociedade política e civil
brasileira, da ‘falência mundial’ do direito e
da justiça menorista, mas também é
expressão
das
relações
globais
internacionais que se reconfiguravam
frente ao novo padrão de gestão de
acumulação flexível do capital. (p. 36).

238

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Apesar dos avanços legítimos no campo dos direitos sociais, civis e
políticos, destaca-se que a história das políticas para a infância e
adolescência encontra-se inserida em um contexto complexo, ou seja, “[...] na
dinâmica própria das relações entre agentes e forças sociais e políticas que
se aglutinaram ou confrontaram em diferentes momentos históricos”. (Faleiros,
2011, p. 85 e 86)
Neste sentido, quando o objeto de discussão está no campo dos
direitos fundamentais de crianças e adolescentes, lança-se um grande desafio
para que estes sejam reconhecidos como “sujeitos de direitos”.
De acordo com o Estatuto, a criança e o adolescente detêm a
garantia de Absoluta Prioridade, que compreende:
a) a primazia de receber proteção e
socorro em quaisquer circunstâncias;
b) precedência de atendimento nos
serviços públicos ou de relevância pública;
c) preferência na formulação e execução
das políticas sociais públicas;
d) destinação privilegiada de recursos
públicos nas áreas relacionadas com a
proteção à infância e à juventude. (Brasil,
2012, p. 15)
O Estatuto se fundamenta em um novo paradigma jurídico, pautado
na Doutrina da Proteção Integral, configurado sob a perspectiva de
institucionalização de um sistema de promoção e proteção dos direitos
humanos. As normativas legais estão pautadas no princípio da
democratização, em que novos atores sociais e políticos têm a
responsabilidade de participar do processo de planejamento, formulação e
fiscalização de políticas públicas para o atendimento do segmento
infantojuvenil.
A referida legislação ainda reconhece a responsabilidade do Estado,
família e sociedade pela efetivação da proteção integral de crianças e
adolescentes, descentralizando as ações político-administrativas nos âmbitos
federal, estadual e municipal, no sentido de superar a realidade deste
segmento, que vem sendo marcada historicamente por reiteradas violações
de direitos, de modo a atender as necessidades específicas em cada território.
Partilhando do pensamento de Faleiros (2011), o processo de
garantia dos direitos de crianças e adolescentes está relacionado à “[...] um
embate de questões que vão se configurando de acordo com o contexto
239

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

econômico, às ideias e teorias em movimento, às forças políticas em
presença, à forma de Estado em vigor”. (p. 86)
A partir desta reflexão, evidencia-se que o processo de conquista de
direitos de crianças e adolescentes no Brasil é contraditório e decorrente da
ascensão do ideário neoliberal, pois “o direito infantojuvenil deixa de ser
considerado um direito ‘menor’, ‘pequeno’, de criança para se tornar um direito
‘maior’”. (Silva, 2005. p. 36)
Apesar de o Estatuto permanecer vigente após duas décadas, faz-se
necessário refletir sobre o conceito de direitos, planejamento, controle social,
fiscalização e operacionalização de políticas públicas de atendimento à
população infantojuvenil, embora as violações de direitos tenham sido cada
vez mais freqüentes e distantes das pautas de discussões no âmbito da rede
de proteção social.
Segundo Neto (2005),
nessa luta emancipatória em favor da
infância e da adolescência há que se
procurar alternativas novas, por meio de
instâncias públicas (governamentais ou
sociais) e de mecanismos estratégicos
(políticos, sociais, econômicos, culturais,
religiosos e jurídicos), que se tornem
verdadeiros instrumentos de mediação,
nessa luta pelo asseguramento da
essência humana e da identidade
geracional de crianças e adolescentes. (p.
8).
Assim, o fortalecimento de um Sistema de Garantia dos Direitos da
Criança e do Adolescente (SGD) é imprescindível, no sentido de traçar
estratégias de intervenção pautadas no aspecto político e legal, tendo como
ponto de partida um amplo conhecimento da realidade, a fim de planejar e
operacionalizar ações plenas em defesa da efetivação dos direitos de crianças
e adolescentes.
Conforme Baptista (2013),
[...] tradicionalmente, ao se tratar de
planejamento, a ênfase era dada aos seus
aspectos
técnico-operativos,
desconhecendo, no seu processamento,
as tensões e pressões embutidas nas
relações dos diferentes sujeitos políticos
em presença. Hoje, tem-se a clareza de
240

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que, para que o planejado se efetive na
direção desejada, é fundamental que, além
do conteúdo tradicional de leitura da
realidade para o planejamento da ação,
sejam aliados à apreensão das condições
objetivas o conhecimento e a captura das
condições subjetivas do ambiente em que
ela ocorre: o jogo de vontades políticas
dos diferentes grupos envolvidos, a
correlação de forças, a articulação desses
grupos, as alianças [...]. (p. 17).
Torna-se relevante o planejamento como um processo político,
constituído pela tomada de decisões no intuito de atingir determinada
finalidade a partir de ações estratégicas.
Na perspectiva de que o conhecimento da realidade e a necessidade
de se elaborar o planejamento são elementos fundamentais para melhor
compreender os problemas relacionados a este segmento etário, o Conselho
Nacional dos Direitos da Criança e do Adolescente (CONANDA) aprovou em
2011 o Plano Decenal dos Direitos Humanos de Crianças e Adolescentes,
visando concretizar os direitos humanos das crianças e dos adolescentes, por
meio da implementação de políticas públicas. Na ocasião, foi recomendada a
elaboração de planos decenais estaduais e municipais.
A busca dos dados específicos referentes
às
crianças
e
adolescentes
nas
Secretarias de Estado e a disponibilização
dessas informações foram complexas, pois
muitos desses dados encontravam-se
esparsos,
sem
sistematização
ou
organização e com metodologias diversas
de captação e análise, o que culminou na
necessidade de ampliar o prazo para
busca e análise desses dados, já que
eram essenciais para traçar a realidade
das crianças e dos adolescentes no
Estado do Paraná, bem como para
subsidiar a construção do Plano de Ação.
(Plano decenal dos direitos da criança e do
adolescente do Estado do Paraná: 20142023, p. 32).

Para que as políticas públicas voltadas à garantia de direitos à
criança e ao adolescente sejam efetivadas, as ações destinadas a esse
241

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

segmento devem atender a realidade social vivenciada, adequando a
legislação aos fatos, compreendendo e aprimorando a relação entre os
serviços disponíveis e a demanda encontrada. Neste sentido,
ao se prever neste Plano Decenal dos
Direitos da Criança e do Adolescente do
Estado do Paraná um eixo específico que
trate de ações e políticas para o
fortalecimento do SGD, prevê-se também
a garantia global de todos os direitos
fundamentais das crianças e dos
adolescentes, uma vez que qualquer ação
que torne mais efetiva a atuação do SGD
afetará de forma transversal todos os
direitos. Estas ações são parte de um
espectro de ações que poderão e deverão
ser executadas visando a fortalecer e
melhor estruturar as instituições e
instrumentalizar os operadores do SGD
com a finalidade mister de melhorar e
assegurar a qualidade do atendimento
prestado de forma sistêmica para a
garantia dos direitos fundamentais das
crianças e dos adolescentes. (Plano
decenal dos direitos da criança e do
adolescente do estado do Paraná: 20142023, p. 32).

Assim, dentre as ações previstas no Plano de Ação, tem-se a
ampliação e expansão da rede de serviços especializados de defesa de
direitos, por meio de delegacias de polícia, melhorias em estruturas como os
Conselhos Tutelares, Conselhos Municipais dos Direitos da Criança e do
Adolescente, contratação de equipes multiprofissionais para atuação na
defesa dos direitos, qualificação profissional através de formação continuada
e capacitação para os operadores do SGD. Cabe à sociedade civil
organizada, o controle social para garantir a efetivação dos direitos da criança
e do adolescente.
Nos 399 municípios do Estado do Paraná estão previstas o
funcionamento do Sistema de Informações para Infância e Adolescência
(SIPIA), cujo objetivo é registrar todas as informações sobre as violações de
direitos praticadas contra crianças e adolescentes, sob a responsabilidade dos
Conselhos Tutelares.

242

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

DESENVOLVIMENTO
A pesquisa aqui apresentada está vinculada ao Projeto de Pesquisa
e Extensão “Juventude e Violência: da violação à garantia de direitos”, do
Departamento de Serviço Social da Universidade Estadual de
Londrina/Paraná/Brasil. Como parte de suas atividades, a equipe
interdisciplinar, integrante do projeto (serviço social, psicologia social,
comunicação, geografia, arquitetura e urbanismo), realizou o levantamento de
dados quantitativos sobre as violações dos direitos fundamentais da criança e
do adolescente, registrados no SIPIA, nos anos de 2013 e 2014. O sítio do
SIPIA possui três objetivos primordiais:
Operacionalizar na base a política de
atendimento dos direitos, ou seja,
possibilitar a mais objetiva e completa
leitura possível da queixa ou situação da
criança ou adolescente, por parte do
Conselho Tutelar; Encaminhar a aplicação
da medida mais adequada com vistas ao
ressarcimento do direito violado para sanar
a situação em que se encontra a criança
ou adolescente; Subsidiar as demais
instâncias - Conselhos de Direitos e
autoridades competentes - na formulação
e gestão de políticas de atendimento.
(Brasil, Sobre o Sipia, para. 8).
Cabe ressaltar que os Direitos Violados encontram-se divididos no
sítio do SIPIA para que os Conselheiros Tutelares possam registrar as
ocorrências conforme as categorias: Direito à Vida e Saúde; Direito à
Liberdade, Respeito e Dignidade; Direto à Convivência Familiar e
Comunitária; Direito à Educação, Cultura, Esporte e Lazer; Direito à
Profissionalização e Proteção do trabalho.
A violação de Direitos de crianças e adolescentes na realidade do
Estado do Paraná, no período de 2013 e 2014, conforme os dados registrados
no sítio do SIPIA se apresentam conforme tabelas que seguem:
Tabela 1 – Número de violações por Direito Fundamental no Estado do
Paraná, no período de 2013 e 2014.
Direito Violado

2013

2014

Variação

Vida e saúde

1758

3565

102,79%

243

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Liberdade,
dignidade

respeito

e

4086

7904

93,44%

10453

19732

88,77%

Educação, cultura, esporte
8612
e lazer

17052

98,00%

Profissionalização
Proteção do trabalho

183

326

78,14%

25092

48579

93,60%

Convivência
Comunitária

Familiar

Total de violações

e

e

Fonte: Sistema de Informações para Infância e Adolescência – SIPIA.
A tabela 1 nos mostra que a violação dos direitos fundamentais da
criança e do adolescente teve um aumento significativo no período avaliado.
Em 2013, foram registradas 25.092 ocorrências e, no ano de 2014, foram
registradas 48.579 ocorrências, apresentando assim, uma variação de 93,60%
no período. A partir disso, analisando as subcategorias, destaca-se o direito à
vida e saúde, com maior índice de variação, totalizando 102,79%; seguido
pelo direito à educação, cultura, esporte e lazer, com 98%.
A subcategoria referente à profissionalização e proteção do trabalho
é que sofreu a menor variação, com um aumento de 78,14% (326) se
comparado ao ano de 2013 (183). Contudo, pode-se questionar se a redução
dos números é decorrente da diminuição de ocorrências ou a condição de
invisibilidade que se encontram os jovens frente à baixa/ ausência de
programas sociais para esta população.
O discurso da criança como sujeito de
direito, da criança como cidadão e da
infância como construção social sofre uma
deturpação bastante grande. Nas classes
médias, esse discurso muitas vezes
reforça a idéia de que há uma vontade da
criança que deveria ser atendida a
qualquer custo, especialmente para
consumir. Por outro lado, crianças de
classes
populares
assumem
responsabilidades muito além de suas
possibilidades. Em todos os contextos, as
crianças são expostas à mídia, à violência
e à exploração. (Bazílio &amp; Kramer, 2003, p.
119).
244

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Nesta perspectiva, a violência é reconhecida como um fenômeno
social que permeia diversos espaços seja no âmbito familiar, grupos,
instituições de caráter público e privado e do próprio Estado. Desta forma,
entende-se que toda violação de direitos deve ser reconhecida como tal para
que se definam estratégias capazes de saná-las, uma vez que é decorrente
de atos e omissões.

Tabela 2 – Quantidade de violações por subcategorias referentes ao Direito à
Vida e Saúde, no Estado do Paraná, no período de 2013 e 2014.
Direito à Vida e Saúde

2013

2014

Variação

05

23

360%

Atendimento inadequado em saúde

112

258

130%

Não atendimento em saúde

453

1118

147%

Insegurança alimentar e nutricional

46

94

104%

Ausência de ações específicas para
prevenção
de
enfermidades
e 31
promoção da saúde

75

142%

Prejuízo a vida e saúde por ação ou
232
omissão

400

72%

Atos atentatórios a vida e a saúde

1597

82%

Práticas
irregulares
estabelecimentos de saúde

em

879

Fonte: Sistema de Informações para Infância e Adolescência – SIPIA.
O Estatuto da Criança e do Adolescente - Lei 8069/1990, traz em seus artigos
4º e 7º, que:
Art. 4º "É dever da família, da
comunidade, da sociedade em geral e do
poder público assegurar, com absoluta
prioridade, a efetivação dos direitos
referentes à vida, à saúde, à alimentação,
à educação, ao esporte, ao lazer, à
245

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

profissionalização, à cultura, à dignidade,
ao respeito, à liberdade e à convivência
familiar e comunitária". E, Art. 7º “a criança
e o adolescente têm direito a proteção à
vida e à saúde, mediante a efetivação de
políticas sociais públicas que permitam o
nascimento e o desenvolvimento sadio e
harmonioso, em condições dignas de
existência”. (Brasil, 2012, p. 15 e 16).
Contrapondo-se aos preceitos legais acima afirmados, o Direito à Vida e
Saúde, constante na tabela 2, houve um aumento considerável de todas as
sub categorias no que se refere à violações desse direito, no Estado do
Paraná. Os dados registrados retratam elevado aumento percentual
principalmente na subcategoria “práticas irregulares em estabelecimentos de
saúde”, com 360%, seguido da violação quanto ao “não atendimento em
saúde”, que registrou um acréscimo de 147%.

Tabela 3 - Quantidade de violações por subcategorias referentes ao Direito à
Liberdade, respeito e dignidade, no Estado do Paraná, no período de 2013 e
2014.
Direito à
dignidade

Liberdade,

respeito

e

2013

2014

Variação

991

1923

94,05%

Negação do direito a liberdade e
94
respeito

262

178,72%

Restrições ao direito de ir e vir

87

238

173,56%

52

137

163,46%

Violência psicológica

639

1488

132,86%

Violência física

789

1518

92,40%

Atos atentatórios a cidadania

Discriminação

246

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Submissão
de
crianças
ou
adolescentes a atividades ilícitas ou 128
contravenções sociais

272

112,50%

Violência sexual – Exploração sexual
48
comercial

61

27,08%

Violência sexual - abuso

2005

59,38%

1258

Fonte: Sistema de Informações para Infância e Adolescência – SIPIA.
O Estatuto da Criança e do Adolescente – Lei 8069/1990 - em seus
artigos 15º e 17º diz:
Art. 15. “A criança e o adolescente têm
direito à liberdade, ao respeito e à
dignidade como pessoas humanas em
processo de desenvolvimento e como
sujeitos de direitos civis, humanos e
sociais garantidos na Constituição e nas
leis”.
E, Art. 17. “O direito ao respeito consiste na inviolabilidade da integridade
física, psíquica e moral da criança e do adolescente, abrangendo a
preservação da imagem, da identidade, da autonomia, dos valores, idéias
e crenças, dos espaços e objetos pessoais”. (Brasil, 2012, p.16)
Neste contexto, pode-se afirmar que tais direitos não estão sendo
cumpridos no Estado do Paraná, como demonstra a tabela 3.
Com relação ao Direito à Liberdade, Respeito e Dignidade, no
período de 2013 e 2014, cabe destacar que o número de ocorrências
referente à subcategoria “negação do direito à liberdade e respeito”, aumentou
em 178,72%, em comparação ao ano de 2013. A subcategoria - “restrições
ao direito de ir e vir” – teve um aumento significativo na ordem de 173,56%.
Os dados referentes à discriminação, à violência psicológica e à
violência física, o total de violação dos direitos, no ano de 2013, perfazem um
total de 1480 registros. Se comparado ao ano de 2014, o número sofre um
significativo aumento, com registro de 3.143 ocorrências, ou seja, de um ano
para outro, há um aumento de mais de 100 %. Isto significa que as crianças e
adolescentes encontram-se em grave situação de vulnerabilidade, colocandoos em risco pessoal e social.
São crianças sem voz e sem vez,
aprisionadas em uma relação assimétrica
247

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de poder, em que só lhes restam a
submissão à vontade do outro e a renúncia
ao próprio desejo. Vivem um drama que
afeta seu desenvolvimento tanto físico
como emocional, o que pode gerar
indivíduos com graves dificuldades de
vinculação. (Silva, 2002, p. 73).
Assim, em que pese às leis existentes no Brasil em defesa e promoção de
ações voltadas a garantir os direitos da população infantojuvenil, cabe aos
operadores do Sistema de Garantias de Direitos (SGD) se apropriarem de
instrumentos e estratégias de ações, tanto por parte de toda a sociedade
como do Estado, de modo a garantir e defender os direitos fundamentais
deste segmento.
Tabela 4 – Quantidade de violações por subcategorias referentes ao Direito à
Convivência Familiar e Comunitária no Estado do Paraná, no período de 2013
e 2014.
Direito à Convivência Familiar e
2013
Comunitária

2014

Variação

Privação ou dificuldade de convívio
1881
familiar

4073

117%

Inadequação do convívio familiar

3727

7660

106%

Violações
familiar

4645

7530

62%

Ausência de programas e ações
específicas
para
aplicação
de 27
medidas de proteção

75

178%

Atos atentatórios ao exercício da
153
cidadania

394

158%

a

dignidade/negligência

Fonte: Sistema de Informações para Infância e Adolescência – SIPIA.
Quanto à incidência das violações referentes ao Direito à Convivência Familiar
e Comunitária, nos anos de 2013 e 2014, destacam-se as subcategorias
referentes à “ausência de programas e ações específicas para aplicação de
medidas de proteção” e “atos atentatórios ao exercício da cidadania”, com
variação de 178% e 158%, respectivamente.
248

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Com relação à subcategoria com menor índice de variação, constam as
“violações à dignidade/negligência familiar”, representando um aumento de
62%.
De acordo com Candau (et. al 1995), a questão dos direitos de crianças e
adolescentes “exige superar uma visão puramente individual [...], afirmando
uma perspectiva social e planetária”(p.13). É necessário compreender que a
efetivação dos direitos à população infantojuvenil não pode ser tratada apenas
no âmbito individual, mas sim objeto de discussão e luta coletiva.
É comum o discurso de culpabilização das famílias quando detectado
violações de direito. Contudo, há que se considerar a violência social
praticada pelo Estado, seja por omissão ou negligência, na medida em que
não são implementadas as políticas públicas necessárias para a efetivação
dos direitos fundamentais de crianças e adolescentes.
Para tanto, é essencial que se rompa com a falácia de que a violência
vivenciada por crianças e adolescentes ocorre exclusivamente no âmbito das
famílias pobres, sem considerar a situação social e econômica em que se
encontram, vivendo a condição de vítima e não de violentadora.
Tabela 5 – Quantidade de violações por subcategorias referentes ao Direito à
Educação, cultura, esporte e lazer, no Estado do Paraná, no período de 2013
e 2014.
Direito à Educação, cultura, esporte
2013
e lazer

2014

Variação

Inexistência de ensino médio ou
59
dificuldade no acesso

143

142%

Inexistência de ensino fundamental
1061
ou dificuldade no acesso

2090

97%

Ausência de educação infantil ou
5117
impedimento de acesso

10772

62%

Impedimento de
sistema escolar

2348

0%

permanência

no

249

1451

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Inexistência ou impedimento de uso
de
equipamento
para
cultura, 0
esporte e lazer

0

63%

Atos atentatórios
educação

608

991

124%

316

708

124%

Falta de condições
adequadas

ao

direito

à

educacionais

Fonte: Sistema de Informações para Infância e Adolescência – SIPIA.
Nos preceitos da Constituição Federal de 1988, em seu artigo 205
consta que: "A educação, direito de todos e dever do Estado e da família, será
promovida e incentivada com a colaboração da sociedade, visando ao pleno
desenvolvimento da pessoa, seu preparo para o exercício da cidadania e sua
qualificação para o trabalho". (Brasil, 1988, Da educação).
De acordo com o Estatuto, em seu Capítulo IV- Do Direito à
Educação, cultura, esporte e lazer,
Art. 53. A criança e o adolescente têm
direito à educação, visando ao pleno
desenvolvimento de sua pessoa, preparo
para o exercício da cidadania e
qualificação para o trabalho, assegurandose-lhes: I - igualdade de condições para o
acesso e permanência na escola; II direito de ser respeitado por seus
educadores; III - direito de contestar
critérios avaliativos, podendo recorrer às
instâncias escolares superiores; IV - direito
de organização e participação em
entidades estudantis; V - acesso à escola
pública e gratuita próxima de sua
residência. Parágrafo único. É direito dos
pais ou responsáveis ter ciência do
processo pedagógico, bem como participar
da definição das propostas educacionais.
(Brasil, 2012, p. 35 e 36).
Nesta perspectiva, evidencia-se um descumprimento do direito à
educação de acordo com os dados da realidade do Estado do Paraná. A
tabela 5 mostra que os direitos violados com maior variação são referentes à
“inexistência de ensino médio ou dificuldade no acesso”, com 142% de
250

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

variação; “atos atentatórios ao direito à educação” e “falta de condições
educacionais adequadas”, que contam com 124% de aumento.
A educação tem o caráter político, de igual responsabilidade do
Estado e da família. Cabe à família a responsabilidade de educar os seus
filhos e tem o dever de matriculá-los em idade escolar. No entanto, a
sociedade sofre as conseqüências de um Estado negligente, bem como a falta
de compromisso de fazer valer o direito ao acesso à educação de qualidade,
como preconiza a Lei de Diretrizes e Bases da Educação Nacional - Lei
9.394/96.
Tabela 6 – Quantidade de violações por subcategorias referentes ao Direito à
Profissionalização e Proteção do trabalho, no Estado do Paraná, no período
de 2013 e 2014.
Direito
à
Profissionalização
proteção do trabalho

e

2013

2014

Variação

Inexistência ou insuficiência de
condições para formação técnica e 77
profissional

134

74%

Condições
impróprias
remuneração ou imposição
trabalho ao adolescente

13

225%

179

75%

de
de 4

Condições irregulares de trabalho

102

Fonte: Sistema de Informações para Infância e Adolescência – SIPIA.
Segundo as prerrogativas legais do Estatuto, em seu Capítulo V - Do Direito à
Profissionalização e à Proteção no Trabalho:
Art. 63. A formação técnico-profissional
obedecerá aos seguintes princípios: I garantia
de
acesso
e
freqüência
obrigatória ao ensino regular; II - atividade
compatível com o desenvolvimento do
adolescente; III - horário especial para o
exercício das atividades. Art. 64. Ao
adolescente até quatorze anos de idade é
assegurada bolsa de aprendizagem. Art.
251

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

65. Ao adolescente aprendiz, maior de
quatorze anos, são assegurados os
direitos trabalhistas e previdenciários. Art.
69. O adolescente tem direito à
profissionalização e à proteção no
trabalho,
observados
os
seguintes
aspectos, entre outros: I - respeito à
condição peculiar de pessoa em
desenvolvimento;
II
capacitação
profissional adequada ao mercado de
trabalho. (Brasil, 2012, p. 37 e 38)
No que diz respeito às violações sobre o Direito à Profissionalização e
Proteção do trabalho, quando comparada às demais categorias de direitos
violados, o número, aparentemente, pode ser considerado menos impactante.
Entretanto, não há que desqualificar os dados, uma vez que a realidade dos
jovens vem sendo substituída pelo trabalho, considerando principalmente a
sua condição socioeconômica. O Estado tem negligenciado na medida em
que vem adotando programas sociais de natureza assistenciais, pontuais e
descontínuos, que em nada tem contribuído para a formação e
desenvolvimento dos jovens. Ao contrário, esta população vem enfrentando
diariamente as condições de serviços irregulares, atuando, em sua maioria, na
informalidade.
Essa realidade pode ser evidenciada através da tabela 6, a partir da
subcategoria denominada “condições impróprias de remuneração ou
imposição de trabalho ao adolescente”, com aumento de 225% no período
estudado, seguida pelas “condições irregulares de trabalho”, com acréscimo
de 75%.
Face ao exposto, a situação dos direitos violados de crianças e
adolescente no Estado do Paraná é preocupante, com necessidade de uma
política pública que atendam as demandas dos adolescentes, de modo a
qualificá-los profissionalmente para enfrentar o mercado formal de trabalho.
CONSIDERAÇÕES FINAIS
Reconhecer a criança e o adolescente como pessoa em
desenvolvimento é fundamental para se pensar em medidas e ações que as
protejam e possibilitem o seu pleno desenvolvimento. Para tanto, a
Constituição Federal Brasileira de 1988 e o Estatuto da Criança e Adolescente
de 1990 buscaram o envolvimento da sociedade, da família e do Estado, nos
diferentes níveis de responsabilização, no sentido de garantir a defesa, a
promoção e proteção dos direitos universais de crianças e adolescentes na
realidade brasileira.

252

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Desta forma, é preciso maior investimento no Sistema de
Garantia de Direitos, visando articulação e integração entre as instâncias
públicas e a sociedade civil organizada, responsáveis por efetivar a aplicação
das normativas legais, de modo a priorizar os direitos deste segmento etário.
Ainda se faz necessária a apropriação do SIPIA enquanto um instrumento
importante para a população e para o Estado, no sentido de organizar e
sistematizar as informações que deverão subsidiar a definição de medidas e
ações voltadas às políticas públicas na área da criança e do adolescente.
Contudo, passados 25 anos após a promulgação do Estatuto,
existem muitos desafios a serem enfrentados: a) implementar o SIPIA como
instrumento político para conhecimento da realidade social dos municípios, no
sentido de elaborar o diagnóstico das necessidades e demandas na área da
criança e adolescente, para melhor planejamento de políticas públicas; b)
Elaborar um plano de ação exeqüível em que o município e a sociedade civil
organizada sejam capazes de executá-lo, na perspectiva de defesa dos
direitos universais; c) Qualificar os Conselhos Tutelares e de Direitos e todos
os setores do Sistema de Garantias de Direitos, para uma atuação
competente, com domínio e conhecimento sobre suas reais atribuições em
defesa do segmento que representa; d) Superar, por parte do Estado,
execução de ações de caráter assistencial, fragmentada e pontual, travestida
de políticas públicas; e)
Garantir no orçamento público os recursos
necessários para o financiamento das políticas públicas; f) Criar condições
estruturais e mecanismos preconizados no Estatuto da Criança e
Adolescente.
Portanto, se faz urgente o fortalecimento de políticas públicas
integradas e comprometidas, nos diferentes níveis de responsabilidade
(Estado, família e sociedade), em defesa dos direitos humanos de criança e
adolescente, na condição de sujeitos de Direitos.
Para, além disso, é necessário que haja a valorização do papel dos
Conselhos Tutelares e Conselhos de Direitos, tanto por parte do Estado como
da sociedade civil organizada, no sentido de ocupar os espaços públicos de
debate e enfrentamento das demandas provenientes do segmento
infantojuvenil, contemplando a dimensão política de modo a incidir no
processo de garantia dos direitos.
Isto implica na mudança na forma de pensar e agir sobre a questão
envolvendo crianças e adolescentes, seja no âmbito da sociedade civil
organizada quanto do Estado. Cabe a sociedade maior investimento no
processo de participação e controle social sobre os atos do Estado,
aproximando do campo de decisões para definir e priorizar as demandas e
necessidades deste segmento. Por outro lado, cabe ao Estado investir em
políticas públicas qualificadas e de caráter universal, garantindo espaço de

253

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

participação social e deliberação compartilhada, no sentido de implementar
ações para a melhoria da qualidade de vida da população infantojuvenil.
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violência familiar. São Paulo: Ágora, p.73-80.

255

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Reciprocidad intergeneracional y entre generaciones y
cuidados en la vejez. Motivaciones, sentidos y significados
desde los cuidadores/as.
66

María Concepción Arroyo Rueda
67
Matilde Bretado García
68
Sagrario Garay Villegas

Resumen
El presente trabajo tiene como objetivo mostrar las formas de reciprocidad en
las familias con adultos/as mayores y necesidades de cuidado, así como
también las motivaciones de los y las cuidadoras para otorgarlo. Es un estudio
de caso en el que participaron 13 cuidadores/as de personas mayores en el la
ciudad de Durango, México. Se utilizó una metodología cualitativa, en donde
la entrevista a profundidad y la observación fueron las técnicas para obtener
los datos. El análisis se realizó a través de una revisión minuciosa de los
datos, clasificando, estructurando y contrastando con los elementos teóricoconceptuales. Los resultados reflejan que cuando las personas adultas
mayores requieren cuidados, el tipo de reciprocidad más importante en es la
instrumental, siendo ésta más frecuente entre los miembros de la pareja,
seguida de la recibida por hijos e hijas. Por consecuencia, las motivaciones
para cuidar son la obligación filial del matrimonio, seguida de la obligación
moral de los hijos e hijas hacia los padres, siendo la soltería una de las
características frecuentes en las y los cuidadores, tal como lo señala la
mayoría de la literatura. El afecto y la resonsabilidad moral es la principal
fortaleza en los cuidadores y cuidadoras y la dificultad más importante es la
falta de recursos económicos suficientes para atender los problemas de salud
de las personas adultas mayores.
Palabras clave: Vejez, cuidados, reciprocidad intergeneracional.
Introducción
El envejecimiento constituye un triunfo del desarrollo y de la humanidad, pues
la esperanza de vida es actualmente superior a 80 años en 33 países. Sin
embargo, el envejecimiento de la población también ofrece desafíos
económicos, sociales y culturales a las personas, las familias, las sociedades
y la comunidad mundial (UNFPA, 2012). Entre los desafíos más importantes
que las personas mayores enfrentan son las afectaciones a su salud, los
escasos recursos para atenderla, la pobreza en que viven muchos de ellos, la
66Facultad
67

de Trabajo Social / UJED.
Facultad de Trabajo Social / UJED.
68
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano/UANL

256

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

falta de soporte y cuidados familiares, el respeto a sus derechos y el riesgo de
sufrir malos tratos.
Respecto a la pobreza de este grupo de edad, existe el dato de que
sólo aproximadamente el 25% de las personas mayores cuenta con un
ingreso por pensión, y que esto les permite tener un mínimo de seguridad. No
obstante, es preocupante la sostenibilidad de esos sistemas en países
desarrollados, mientras que la protección social y la cobertura de pensiones
sigue siendo un desafío para los países en desarrollo como el nuestro, donde
una gran proporción de la mano de obra se ubica en el sector informal, por lo
tanto, no tienen posibilidad de acceder a este beneficio. Idealmente, las
pensiones deben proporcionar medidas mínimas de seguridad que
contribuyan a aplazar la discapacidad y prevenir el empobrecimiento en la
vejez. (UNFPA, 2012).
Esta condición de los adultos mayores plantea una fuerte dificultad
para aquellos que presentan padecimientos que generan altos costos y
requieren ser atendidos. Lo anterior coloca a las familias y especialmente a
sus cuidadores en el riesgo de enfrentar muy diversas dificultades. Algunas de
estas, son los conflictos familiares que surgen a causa de las limitaciones
económicas que implican los gastos de la enfermedad y la manutención del
hogar, sobre todo debido a la falta de colaboración de los miembros de la
familia. Aspectos que repercuten de manera importante en el cuidador
principal
Según Robles Silva (2007) el cuidador es el principal trabajador del
cuidado, aunque hay otro rol social que se involucra: la fuente de apoyo.
Ambos roles son generados por la familia para responder a las demandas del
cuidado del enfermo crónico. Hay dos tipos de cuidadores: el primario y el
secundario. La diferencia entre ambos son las acciones que realizan y los
ritmos, de ahí que cuidadores primarios, cuidadores secundarios y fuentes de
apoyo actúen diferente.
El papel de la familia en el asunto del cuidado integra una diversidad
de representaciones, si bien predomina su función como protectora de los
miembros vulnerables, la familia no puede sustraerse a los cambios en los
valores culturales y en los procesos sociales y políticos que se dan en cada
momento histórico (Arriagada, 2008; en Arroyo, 2011). Así mismo, la familia
tampoco es ajena a la dinámica interna de sus relaciones, a los conflictos
intergeneracionales y a la ambivalencia que surge en la experiencia de cuidar.
Las familias en este contexto no pueden atender solas sus
necesidades: requieren de la participación de la comunidad, de la sociedad y
del Estado. Identificamos la presencia de la reciprocidad como un factor
motivador para devolver la ayuda recibida en todo tipo de interacciones por las
personas al final de su vida. Así mismo existen razones, culturales,
estructurales y quizá biológicas para que los familiares se apoyen de manera
recíproca (Lara, 2009).
El papel de la reciprocidad
257

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Resulta relevante para este estudio destacar que así como los estudios de
intercambio de ayuda entre personas mayores y sus familiares resultan
relativamente frecuentes, el papel de la reciprocidad en dicho intercambio ha
recibido poca atención. En este sentido, existen razones culturales,
estructurales y quizá biológicas para que los familiares se apoyen de manera
recíproca (Grundy, 2005; en Lara, 2009). La familia es la red social más
interconectada. En general, alrededor de la mitad de los vínculos más
cercanos de las personas lo forman familiares.
La familia inmediata tiene un papel más importante en las relaciones
de ayuda que la extendida. Las responsabilidades normativas para ayudar a la
familia directa son mayores que las de cualquier otro grupo (Ganong y
Coleman, 2006; en Lara, 2009). En sí mismas, las familias mantienen una
actitud recíproca que permite e incluso anima a sus miembros a depender
económica, física o emocionalmente unos de otros (Schaie y Willis, 2003; en
Lara, 2009). En este trabajo hacemos énfasis en tres tipos de reciprocidad: la
reciprocidad conyugal, la reciprocidad filial (entre padres e hijos) y también la
reciprocidad con otros familiares colaterales.
Otro propósito de este estudio es explorar las motivaciones que las
personas cuidadoras tienen para otorgar cuidado a sus familiares mayores.
Las motivaciones se presentan desde las experiencias y relaciones
tempranas, son relaciones afectivas desde un sentido de responsabilidad
familiar y basadas en un contrato social implícito. Por lo que a través de esta
investigación se pretende mostrar los aspectos relacionados con la
reciprocidad y las motivaciones surgidas desde los cuidadores de los adultos
mayores para realizar dicha función. Finalmente, también se muestran
resultados sobre las dificultades que los cuidadores enfrentan, así como las
fortalezas con que cuentan para otorgar cuidados.
Metodología
Esta investigación está comprendida dentro de un estudio más amplio
denominado “Redes de apoyo, dinámica familiar y envejecimiento”, realizado
en colaboración con la Universidad Autónoma de Nuevo León. El trabajo aquí
presentado integra principalmente resultados cualitativos correspondientes a
las dimensiones de reciprocidad y motivaciones para el cuidado. La
submuestra corresponde a13 casos de cuidadores de familiares mayores. Los
entrevistados están ubicados en el contexto urbano de la ciudad de Durango,
y se hizo contacto con ellos en el Centro de Salud No. 1 de la Secretaría de
Salud. Es un estudio de caso de tipo descriptivo y transversal. Los criterios de
inclusión fueron: que los cuidadores residieran con la persona mayor por lo
menos seis meses antes al momento de la entrevista, que hubiera la mayor
heterogeneidad posible en la muestra y que aceptaran voluntariamente la
participacion.
La recolección de datos se hizo a través de entrevista abierta en los
hogares, por lo que la visita domiciliaria cobró especial importancia en este
trabajo. Se incluyó también la observación participante y las notas de campo.
258

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La grabación en audio fue previamente autorizada por los participantes y con
firma de consentimiento informado. El análisis de la información consistió en
establecer previamente dimensiones y categorías analíticas, posteriormente
se transcribieron todas las entrevistas y se clasificaron y categorizaron los
datos emanados de ellas y de las notas de campo y de la observación.
Finalmente, los datos se interpretaron en base a las categorías teóricas. Los
datos cuantitativos se analizaron con el SPSS V16.
Preguntas de investigación.
•
•

•
•

¿Cómo funciona la reciprocidad intergeneracional en la relación de
cuidado?
¿Cuáles son las motivaciones del cuidador para apoyar al adulto
mayor en condiciones adversas tanto económicas, como familiares y
sociales?
¿Qué tipo de situaciones favorecen el cuidado a los adultos
mayores?
¿Qué tipo de situaciones dificultan el ofrecer cuidado a las personas
mayores?

Objetivos
1.
2.

Indagar y analizar los tipos y característica de la reciprocidad
intergeneracional entre el adulto mayor y su cuidador.
Explorar y analizar las motivaciones y los recursos con que cuentan
los cuidadores de adultos mayores de la cuidad de Durango, así
como las dificultades a las que se enfrentan.

Resultados
Un primer aspecto que mostramos en este apartado es un perfil
sociodemográfico (en la siguiente página) de los participantes, posteriormente
se dan a conocer los hallazgos relacionados con reciprocidad y motivaciones
para el cuidado, así como las debilidades y fortalezas para otorgar el cuidado
a sus familares mayores. La mayoría son adultos mayores cuidando a otro
adulto mayor, representando más del 60% (8) de los casos, lo cual implica
pensar en la necesidad de apoyo por parte de la política social.
Es importante destacar que 8 de los participantes cuenta con algún
tipo de ingreso, y que además es relevante observar que en buena medida, (7
casos) ese apoyo económico viene de los hijos. En el resto de los casos (5) su
situación económica es más solvente y los apoyos que reciben van en otro
sentido como lo mencionaremos también en la investigación. A continuación,
damos a conocer algunos resultados relacionados con la reciprocidad familiar
en contextos de cuidado.
•
Reciprocidad conyugal
El papel protector de la salud que se atribuye al matrimonio podría justificarse
259

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

al considerarlo una fuente clave de apoyo emocional. La calidad del vínculo
está unida inevitablemente a la reciprocidad, y puede examinarse en términos
de equidad percibida dentro de la relación (Heller y Rook, 1997; en Lara,
2009). La disminución de la red social al final de la vida convierte el apoyo y la
compañía del cónyuge en un aspecto sumamente importante.
“Apoyo moral, apoyo económico pues no verdad, pero pues cuando
menos ayuda física verdad, si, si, incluso se ha ofrecido, por ejemplo, yo me
he puesto malo del colesterol y a veces me han llevado grave allá a la clínica,
inclusive ella misma [refiriéndose a su esposa], pero por esa cuestión del
colesterol verdad” (Mario Alberto, esposo cuidador).
No obstante, tanto el cuidador como el adulto mayor, saben con
certeza que si llegan a requerir del apoyo de sus hijos, estos se hacen
presentes: “Tengo mucha comunicación con las dos hijas, ya le hablo a mi hija
la doctora y le explique [los síntomas de su esposo] y me dijo….es que trae
una gastritis fuertísima y entonces hay que darle esto, esto y esto otro,
siempre a tratado de que tengamos aquí [en la casa] los medicamentos
básicos” (Esperanza, esposa cuidadora).

Tabla 1. Características sociodemográficas del cuidador
Cuid
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No

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Fuente: cuestionarios
Otro fenómeno interesante en el caso de las esposas cuidadoras es
que en ocasiones, además de cuidar al cónyuge, cuidan a otro miembro de la
familia, realizando un doble rol de cuidadoras:
“Si, pues cansada, ya hay veces que también quisiera uno descansar
un rato, porque ya son muchos años, como con mi muchacho [se refiere a su
hijo] este… [llora] ya tengo, ahorita tiene 32 años sufriendo de eso [de las
convulsiones] y son los mismos que yo he navegado con él, primeramente
desde chiquillo ya lo llevaba al hospital con el doctor porque seguido se me
ponía muy malo y ya ahora últimamente ha estado muy malito, ya seguido por
aquí se nos cae y lo levantamos y hay como Dios nos da licencia lo vamos
hay navegando al pobrecito….! y ahora mi esposo también!, ¡hay no! Hay
262

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

veces que sí, se me cierra, el mundo y si digo ¡hay que voy a hacer con ellos!”
(María de los Ángeles, esposa cuidadora).
Reciprocidad padres mayores-hijos adultos
La evidencia empírica muestra que las relaciones de ayuda entre padres
mayores e hijos adultos son complejas porque combinan recursos y
necesidades de ambas partes (Couch y cols., 1999; Grundy, 2005; Henretta y
cols. 2002, Künemund y Rein, 1999; Silverstein y cols., 2002b). Las relaciones
con los hijos son un factor clave en la percepción subjetiva de la calidad de
vida en la vejez (Cheng, Chan y Phillips, 2004). Veamos los siguientes
ejemplos sobre este tipo de reciprocidad identificados en nuestro estudio:
“Y ya cuando vine pues ó sea que a pagar el tiempo, el tiempo que
no estuve con ella ahora se está recompensando pues ¿verdad? por la
distancia, por lo lejos pues a veces sí, nomás nos hablábamos, pero nomás,
pero ya al estar aquí ya es diferente ya un trato directo ya… antes era trato
pero nomas por teléfono ¿verdad? pero ya ahora es más, es más directo”
(…..) “Si, no, ps [pues] en el cariño, el cariño luego, luego se mira, luego,
luego se siente... porque yo duré pues bastantes años allá en el otro lado
[Estados Unidos Americanos] (Miguel Ángel, hijo cuidador).
Se identifica un cambio en el sentir del cuidador por el hecho de la
cercanía con su madre, reconociéndolo hasta cierto grado como un
sentimiento de culpa por no haber estado con ella por tanto tiempo, lo cual
hace que su expresión afectiva sea más intensa. Otro relato relacionado con
la reciprocidad entre padres e hijos es el siguiente:
“Si de estar juntos sí, porque como le digo estar sola ella aquí, por
ejemplo, con las niñas, las niñas salen del kínder pero ella se la vive aquí sola,
si ha habido necesidad, como dice usted de venir y ver qué es lo que está
pasando (Gerardo-cuidador-hijo).
Los hijos saben que su madre está sola y el hecho de que los miembros
de la familia la frecuenten a diferentes horarios les da tranquilidad de que si
necesita algo están cerca de ella para ayudarla, es como un acuerdo entre los
hijos cuidadores. Los principales cuidados otorgados a las personas mayores
en este estudio consisten en brindar cuidados generales, brindar asistencia
medica continua, administración de medicamentos, traslados a consultas, etc.
Todos los cuidadores, ya sean hombres o mujeres otorgan este tipo de
cuidados, salvo cuando el cuidado lo sobrepasa, recurre a los demás
familiares como vemos a continuación.
Reciprocidad con otros familiares
Las relaciones con otros familiares distintos al cónyuge y a los hijos en la
vejez han recibido menor cantidad de investigación. En nuestra revisión
teórica, hemos encontrado que este grupo está compuesto fundamentalmente
por los hermanos. Los yernos y nueras habitualmente se incluyen dentro de la
red filial, como vemos a continuación:
263

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

“Ella me “navegó” también a mí, yo no tuve a mi madre, desde que
nacio mi hija, se me murió mi madre y yo en las dietas, ella [se refiere al adulto
mayor] me cuidaba, y muy bien oiga, los cuarenta días de la dieta, ella no me
dejaba barrer, ni trapear, ni tender la cama, entonces como que yo siento
también como que también ella fue buena persona conmigo, buena persona”
(Felícitas, nuera cuidadora).
“Nosotros en todo nos apoyamos, que si ella está enferma, que de un
dolor que le dé, que esto, que lo otro, nos apoyamos una a la otra, ella me
apoya a mí y yo la apoyo a ella y “semos” [somos] del mismo modo de ser”
(Josefa, hermana cuidadorana).
La vejez es una etapa de la vida en la que el contacto con los
hermanos aumenta, sobre todo cuando se es soltero y sin hijos. Moyer (1992)
estudió las situaciones específicas que hacían que las relaciones entre
hermanos en la vejez fuesen muy significativas y entre ellas destacó: el
cuidado de los padres, cuidar el uno del otro, reconciliar problemas pasados,
establecer una amistad o asumir cambios en la estructura familiar.
Estos relatos nos presentan a los cuidadores como personas que en
algún momento han requerido de cuidados y que el adulto mayor, ahora
cuidado por ellos se los otorgó, por lo que está presente la reciprocidad. Ellos
fueron vulnerables en algún momento de su vida y recibieron el apoyo del
adulto mayor, por lo que en este momento regresan la ayuda en forma de
cuidados.
Por último, la ausencia de hijos es otra razón por la que los hermanos
pueden estar más atentos a ayudarse mutuamente (Connidis, 2001; Connidis
y Campbell, 1995; en Lara, 2009), como vimos en el caso de Miguel Ángel. En
nuestro estado, es común la migración de las generaciones jóvenes hacia los
Estados Unidos, razón por la cual, muchas personas mayores se quedan
solas en el hogar. En la vejez, los mayores buscan inicialmente el apoyo entre
sus hijos, siendo éstos el primer recurso de ayuda.
•
Las motivaciones para el cuidado
Sobre esta dimensión los resultados más sobresalientes reflejan que es el
afecto y el sentimiento de deber relacionado con un contrato social implícito
las principales motivaciones que los hacen brindar el cuidado al adulto mayor
(Graham, 1983). En los resultados, nuestros participantes expresan haber
asumdo el rol de cuidador no solo por el hecho de que las circunstancias así
los requirieron sino que afectivamente la relación afectiva que se construyó en
el pasado los hace responder de manera positiva ante la necesidad de
cuidado.
o Afecto y sentimiento de deber
“Pues si, todo mundo le tiene que pasar algún día verdad, digo, yo si pensaba
cuando estaba yo más joven, pues si es que llegamos a la edad adulta y a lo
mejor voy a ser yo la que va a estar por ahí acostada o mi esposo, pero así
nomás salió y hasta ahorita que ya ocurrió eso, verdad de estarlo cuidando”
(Ma. de los Ángeles, esposa cuidadora).
264

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

“Le digo, es que ya es cada quien, de cada uno, ya el cariño que
tengas, ya no es que yo no puedo decir, no, es que tu hazlo….no, no….cada
quien que le vaya naciendo” ( Miguel Ángel, hijo cuidador).
En este caso y el siguiente, los cuidadores nos expresan, que quizá
no todas las personas estén motivadas a cuidar del adulto mayor, que es algo
personal, individual y que se asume por voluntad propia, de acuerdo a la
relación establecida con el adulto mayor.
“No, uno mismo es responsable, la responsabilidad que adquiere
uno, soltero pues hombre, no hay más que la madrecita y la hermana verdad,
es lo bueno porque si mi hermana se hubiera casado pues no hubiera podido
con la madrecita, la banaba, le ponía su panal, todo, todo estaban todo el día
viendo tele, en la cocina y toda la cosa y yo por acá, llevando el mandado,
comprando, pagando todo eso y si hubiera sido ella sola pues y mi madrecita
pues ella no sabe, no puede salir al centro, ni al mercado, a todo eso, nada,
una tercia bien llevada” ( José de la Luz, hermano cuidador).
“Pues como deber y como obligación y más bien obligación, porque
es de que mientras uno viva con ellos, uno tiene la obligación de como le digo,
de ver el uno por el otro… ( ) No, no, en ningún momento [dejaría de
cuidarlo], sabemos que claro, no somos eternos verdad, imagínese que yo
fuera así y que el día de mañana que él se acabara [falleciera] y que ¡hay Dios
mío! Se me remordiera la conciencia si yo no lo cuide y ahora más porque fue
para mí, pues era muy duro para mí, pero gracias a Dios, yo digo que salimos
bien, no, no, hasta eso digo” (Soledad, esposa cuidadora).
Identificamos una fuerte responsabilidad moral entre cónyuges, pues
es claro que el lazo matrimonial obliga socialmente a prodigar cuidados hasta
“que la muerte los separe”, cumpliendo así con la nrma social esperada, pero
también con el sentimiento de compasión natural entre los seres humanos.
Finalmente abordaremos las fortalezas y limitaciones de los
familiares cuidadores para otrogar cuidados a las personas mayores, lo cual
representa a veces una dura realidad díficil de enfrentar ante la ausencia de
programas de apoyo y la falta de participación del Estado.
Sobre las debilidad y fortalezas para otorgar el cuidado.
Un punto importante a resaltar es lo referente a los recursos disponibles tanto
del cuidador como del mismo adulto mayor, ya que en la medida de que estos
recursos sean satisfactorios y suficientes podemos predecir que se resolverán
las necesidades cotidianas.
o Situaciones que dificultan el cuidado: cuidar a más de uno
Como ya vimos en los relatos, una de las principales limitantes para otorgar el
cuidado es ser cuidador de más de una persona en la familia. Dos de nuestros
participantes está en esa situación, veamos uno de los relatos:
“Tengo que hacerme cargo de él [se refiere al adulto mayor] y aparte
de otros dos enfermos que tengo, mire tengo un hijo que le dan convulsiones
y la esposa de él, su compañera, esta también malita, tiene …. ¿Cómo se
265

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

dice?....retraso también mental…..y que tiene un niño chiquito, recién
nacido……. al cuidado de él [refiriéndose a su esposo el adulto mayor], del
niño chiquito y del otro enfermo y la muchacha, fíjese” (María de los Angelescuidadora-esposa).
 Situación económica deficiente
Con respecto al ingreso o a la provisión de recursos al hogar, como ya
habíamos señalado cuando nos referimos a la ocupación de los participantes,
solo en cuatro casos los cuidadores contribuyen con su salario, el cual es
mínimo y no resulta de un empleo permanente. Otros dos cuidadores tienen
disponible su pensión y el ahorro de toda su vida, montos que en ambas
situaciones son referidos como insuficientes. Otros dos participantes no
cuentan con vivienda propia ni ellos ni sus padres mayores. En estos casos la
situación se vuelve más compleja y quienes entran a otorgar apoyo son los
familiares colaterales, pero también se sostienen en elementos de fé y
esperanza, dado sus bases y creencias religiosas. Los relatos siguientes
reflejan lo anteriormente mencionado.
“No, no, no, ahorita la vida esta tan dura, ahorita no está como para
comer bien, bien, pero ya teniendo que las tortillitas, que los frijolitos, ya
teniendo uno que para otra cosa ya hay, pero esta situación muy dura y para
uno mas, y ya ahorita no se que vaya a pasar, ahorita nosotros aquí con mi
cunada no pagamos renta, no estamos pagando, pero ahora vamos a tener
que buscar, pues si, un lugar por ahí baratito, que nos cobren baratita la renta”
(Soledad, esposa cuidadora).
“Pues no es suficiente, como cuando mi esposo trabajaba, porque el
trabajó mucho tiempo en la obra, no es suficiente, pero de todas maneras no,
nos dejan de la mano [se refiere a que cuenta con el apoyo familiar], no nos
falta, gracias a mi padre Dios, tenemos pues siquiera los frijolitos, sopita que
comer verdad y tortillitas y todo eso” (María de los Ángeles, esposa
cuidadora).
Situaciones que fortalecen el cuidado
o Apoyo de cuidadores secundarios.
De los aspectos que pueden facilitar el cuidado del adulto mayor al cuidador
primario es el contar con el apoyo de cuidadores secundarios, los
encontramos solo en 4 de los casos:
“Del que sufre convulsiones [se refiere a uno de sus hijos enfermos],
mi hijo el mayor y yo nos hacemos cargo de los tres, nos hacemos cargo, si
porque a veces también se me pone muy malito al que le dan convulsiones y
pues también lo tenemos que navegar, también, fíjese” (María de los Ángeles,
esposa cuidadora).
“En cuanto a mis hermanos bien, te digo hemos tenido buena relación,
buena comunicación, yo pensé en un principio que a lo mejor al paso del
tiempo que cada quien íbamos a tratar de deslindarnos de esa
responsabilidad y la verdad si llegue a pensar que me fueran a dejar a mi sola
por ser la mujer, por ser la mayor y bueno por muchas cosas, pero hasta
266

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

ahorita, si gracias a Dios he tenido el apoyo de sim hermanos tanto
emocional, como económico y en tiempo porque los tres tenemos nuestras
ocupaciones, los tres tenemos un sinfín de cosas que hacer, pero ahí
estamos” (Anita, hija cuidadora).
o Tener experiencia como cuidador
Como último punto de esta parte es importante comentar que en tres de
nuestros participantes los cuidadores del adulto mayor ya habían pasado por
la experiencia de haber sido cuidadores en sus familias de origen o de
procreación pero con otros miembros enfermos de la familia.
“Pues es que le digo, yo desde, le digo, que, desde que yo me casé,
siempre los he vivido [se refiere a ser cuidadora], porque mi mamá nos duró
veinticinco años enferma y uno entonces, le digo, aprende uno a tener
paciencia con los enfermos, ella duró, estuvimos cuidándola todo ese tiempo y
como entonces, le digo, así aprende uno con la familia”. (Rafaela, esposa
cuidadora).
En el caso de Josefa, ella y su hermana cuidaron de otra hermana
que falleció y que vivía con ellas:
“No pues aquí nosotros, las dos nos llevamos muy bien, éramos tres,
falleció una y nosotros nos hallamos, muy bien, estamos acostumbradas a la
doctrina que nuestros padres nos enseñaron, a amarnos, a querernos, para
eso somos familia” (Josefa, hija cuidadora).
Lo anterior se puede considerar en dos sentidos, por un lado, es más
fácil para el cuidador primario otorgar cuidados por los conocimientos y la
experiencia adquirida y al mismo tiempo está más proclive al desgaste por
ejercer por tanto tiempo esta responsabilidad.
 La ayuda de programas sociales
Las percepciones de nuestros participantes son muy distintas, en relación a
contar con apoyos de gobierno, es de que resultan una forma de ayuda que si
bien no es suficiente, permite resolver algunas necesidades.
“Ella tiene sus 70 y más, yo la llevé, como soy vocal de
oportunidades, yo misma me di cuenta de este programa y yo la llevé y sí
gracias a Dios, luego, luego le dieron su apoyo”. (Felícitas, nuera cuidadora).
El hecho de que la cuidadora haya tenido la facilidad de contar con
esta información contribuyó a que se diera de manera más rápida, sin tanta
burocracia.
“Luego luego, ya gracias a Dios, a nuestro bendito gobernador y al
bendito presidente Peña Nieto, nos llegó el seguro popular y ahora la ayudita
de 70 y más, que son 1000 pesos cada dos meses, pues son 500 por mes
para cada uno [por cada uno de sus padres], entonces eso ha sido una
maravilla”.
Los participantes en este caso introducen elementos en su relato que
los hacen percibirse como sujetos de asistencia social, no como sujetos de
derecho, aspecto que promueven las insttuciones gubernamentales para
fomentar el clientelismo político.
267

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Discusión
Abordar temas relacionados con los cuidados en la vejez, sin duda alguna
hace necesario referirse a un cumulo de situaciones que envuelven el
contexto desde donde se pretende visualizar el devenir de su existencia, de su
plena presencia, dentro de la cual se hace necesaria la figura del cuidador
dentro de la estructura familiar (Cervera y cols., 2008); donde la familia es la
que proporciona los aportes afectivos y sobre todo los elementos necesarios
para el desarrollo y bienestar de sus miembros. El cuidado de manera general
es otorgado por la familia y en gran medida se fundamenta en la reciprocidad
entre sus miembros.
Debido a lo anterior, es necesario y urgente reforzar los principios de
la reciprocidad familiar pues en estos momentos donde predomina el
individualismo, la falta de convivencia con las generaciones mayores, la
distracción de los medios de comunicación y la necesidad imperiosa de contar
con empleos que nos distancian cada vez más de las relaciones familiares, los
cuidados a los mayores se ponen en riesgo.
Es cierto, la reciprocidad existe y se presenta de diversas maneras y
formas en la familia, pero la realidad es que no es suficiente por sí sola,
también es cierto que necesariamente tiene que estar presente la motivación
del cuidador para fungir como tal, pero cabe la pregunta ¿de qué manera se
incentiva por parte de la sociedad, de los gobiernos para que se alienten
acciones de cuidado hacia el adulto mayor?, sin que se sólo permanezcan
como obligación familiar en el sentido de la obligación moral.
Conclusiones






Como ya comentamos de manera reiterada, los cambios en la
estructura familiar obliga a que sus miembros se reorganicen
continuamente y no solo de manera interna, sino en el amplio marco
de la dinámica social, por lo que se perciben cambios en los
paradigmas establecidos en la cultura. Es así que encontramos ya
sea esposos, hijos y hermanos brindando los cuidados y eso nos
plantea esta posibilidad distinta que a su vez nos puede lleva a
considerar la expectativa de que en el cuidado pueda ir participando
de manera indiferenciada los hombres y las mujeres.
La necesidad creada entre el cuidador y el adulto mayor se va
haciendo evidente para ambos a lo largo de su historia de vida, la
reciprocidad en todas sus posibles manifestaciones es percibida y
reconocida de una manera implícita dentro de la relación establecida.
Por otra parte, sigue predominado el afecto y el agradecimiento como
principales motivaciones para otorgar el cuidado.
Siempre se presentaran situaciones que faciliten o dificulten el poder
brindar el cuidado y motivar o desmotivar a quien lo ejerce,
dependiendo del contexto donde se esta inmerso, sin embargo, a
pesar de todas las circunstancias es de reconocerse el trabajo
268

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

desempeñado por los cuidadores para resolver dificultades, sin
embargo, se reconocen vulnerables ante las enfermedades y aun así
no desfallecen en su función de cuidadores.
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270

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Condiciones de dificultad que presentan los adultos
mayores Totonacos en etapa de vejez joven en la localidad
de Papantla de Olarte, en el municipio de Papantla,
Veracruz.
69

Rodrigo Absalón Lara
70
Miguel Ángel Cruz Treviño
71
Mónica Ivonne Cerón Márquez
72
Mario César Hernández Espinoza
Resumen:
El aumento del número de adultos mayores indígenas Totonacos de entre 60
y 69 años de edad, representa una problemática importante porque es una
población que se encuentra en exclusión social. La localidad de Papantla de
Olarte, es una de las regiones con mayor número de indígenas Totonacos en
el país y es ubicada como zona de alta prioridad por los niveles elevados de
pobreza que presenta.
Ante esta realidad es evidente la necesidad de la intervención del Trabajo
Social en contextos comunitarios para conocer factores sociales, culturales y
económicos que deterioran la calidad de vida de los adultos mayores en etapa
de vejez joven para generar nuevas estrategias de intervención que
coadyuven significativamente su situación actual.
La metodología de investigación es cuantitativa de tipo descriptivo en donde
se analizan los resultados con el objetivo de establecer el perfil descriptivo
situacional de los adultos mayores indígenas Totonacos.
Respecto a las conclusiones se determina que los principales problemas que
presentan los adultos mayores Totonacos son: acceso al trabajo,
padecimiento de enfermedades crónico degenerativas, acceso a los servicios
de salud, violación a sus derechos, acceso a seguridad social e insuficiencia
en sus recursos económicos.
Palabras clave: vejez joven, vulnerabilidad, adulto mayor, pobreza, exclusión
social.

69
70
71
72

Facultad de Trabajo Social, Universidad Veracruzana.
Facultad de Trabajo Social, Universidad Veracruzana.
Facultad de Trabajo Social, Universidad Veracruzana.
Facultad de Trabajo Social, Universidad Veracruzana.

271

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

I.

Introducción

En la actualidad el aumento significativo de la población mayor de 60 años a
nivel mundial representa un fenómeno interesante para la investigación
académica, debido a la relevancia de indagar sobre las condiciones de
dificultad que esta población presenta, así como conocer y dimensionar la
percepción negativa de la vejez en la sociedad.
Las personas de la tercera edad son una población que se encuentra en una
condición de desventaja, debido a que la capacidad y fuerza física de estos se
ve disminuida por condiciones biológicas, como pueden ser enfermedades
crónicas degenerativas o padecer una discapacidad motriz, que afecta su
rendimiento y por ende, su inserción laboral se encuentra en riesgo
(Organización Internacional del Trabajo, 2012; Papalia, Feldman &amp; Martorell,
2013).
De acuerdo con la Organización Mundial de la Salud (OMS, 2014) debido al
aumento de la esperanza de vida y a la disminución de la tasa de fecundidad,
la proporción de personas mayores de 60 años está aumentando más
rápidamente que cualquier otro grupo de edad en casi todos los países.
La OMS (2012) señala que entre 2000 y 2050, la proporción de la población
mundial con más de 60 años de edad se duplicará, ya que pasará de
aproximadamente el 11% al 22%. Se espera que el número de personas de
60 años o más aumente de 605 millones a 2000 millones en ese mismo
periodo.
El Instituto Nacional de Estadística y Geografía (INEGI, 2010) estima que para
2029 se duplicara la cantidad de personas mayores de 60 años, pasando de
10 a 20 millones.
El creciente aumento de programas públicos con la finalidad de atender al
adulto mayor, resultado de la política social en México, genera interrogantes
importantes sobre el impacto y la eficacia que está tiene en la realidad social.
El propósito de esta investigación es conocer factores económicos, sociales y
culturales que condicionan la calidad de vida del adulto mayor totonaca en
etapa de vejez joven en la localidad de Papantla de Olarte, perteneciente al
municipio de Papantla, Veracruz, porque es un grupo social en condición de
desventaja.
II.

Marco teorico

2.1 ¿Qué es la vejez?

272

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El ser humano alcanza su máximo potencial de capacidades físicas y
cognoscitivas durante la juventud, y estas capacidades se van deteriorando de
acuerdo con el transcurrir de los años, es decir, cuando se llega a la vejez.
La vejez o tercera edad es la etapa final del desarrollo humano en donde el
individuo se ve afectado por su condición física, experimenta emociones
negativas constantemente, lo cual repercute en su estabilidad psicológica y
emocional (Papalia, Feldman &amp; Martorell, 2013).
El envejecimiento primario es un proceso gradual e inevitable de deterioro
corporal que empieza a una edad temprana y continúa a lo largo de los años,
sin que importe lo que la gente haga para aplazarlo. El envejecimiento
secundario es resultado de la enfermedad, el abuso y la inactividad, factores
que a menudo pueden ser controlados por la persona (Busse, 1987; J. C.
Horn y Meer, 1987: citado en Papalia, Wendkos &amp; Duskin, 2009).
La juventud es símbolo de poder cuando se tiene una posición privilegiada de
trabajo, mientras que la vejez representa lo contrario. Se dice que conforme el
ser humano concluye su etapa de juventud, se desempodera gradualmente
hasta el punto de depender totalmente de otras personas, tanto en el cuidado
personal como en la toma de decisiones de su entorno y de sí mismo.
En la actualidad los científicos sociales que se especializan en el estudio del
envejecimiento se refieren a tres grupos de adultos mayores: el “viejo joven”,
el “viejo viejo” y el “viejo de edad avanzada”. Cronológicamente, el viejo joven
por lo general es una persona de entre 65 y 74 años, que suele ser activa,
animada y vigorosa. Los “viejos viejos” (entre 74 y 84 años) y el viejo de edad
avanzada (85 años en adelante) son más propensos a la fragilidad y la
enfermedad y a tener dificultades para organizar las actividades de la vida
diaria.
Sin embargo en los países en vías de desarrollo como México, se sugiere que
la vejez comienza a los 60 años porque la esperanza de vida suele ser inferior
en comparación con los países desarrollados.
En este sentido la etapa de “vejez joven” correspondería de entre los 60 y 69
años, la “vejez media” entre los 70 y 79 años y la “vejez vieja” de los 80 años
en adelante.
La salud y la longevidad están estrechamente ligadas con la educación y otros
aspectos de la posición socioeconómica. Algunos predictores de la salud y
duración de la vida escapan al control de individuo: la clase social, cohesión
de la familia en la niñez; longevidad de los antepasados y temperamento en la
niñez. (Vaillant y Mukamal, 2001: citado en Papalia, Feldman &amp; Martorell,
2013).

273

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Por otra parte, de acuerdo con Rodríguez, Lazcano, Medina, y Hernández
(2011) la vejez no solo es una cuestión de pensiones y servicios especiales,
sino también un estado de ánimo condicionado en buena parte por lo que
piensan los demás, porque nadie está preparado para asumir este proceso
natural e inevitable.
2.2 Condiciones de dificultad que presentan los adultos mayores
De acuerdo con el Estudio Nacional de Salud y Envejecimiento en México
(ENASEM, 2013) el envejecimiento en México representa retos, pues se da
con bajo nivel de desarrollo económico y social, con desigualdad, aunado a
que los ancianos actuales (que nacieron en la primera mitad del siglo pasado)
son sobrevivientes de altos niveles de enfermedades infecciosas.
A partir de los 60 años, los adultos mayores tienen una esperanza de vida de
20.9 años para los hombres y de 22.9 años para las mujeres (CONAPO,
2009). De los adultos mayores de 60 años en México, 74.4% saben leer y
escribir un recado. 958,259 adultos mayores son hablantes de lengua
indígena, de los cuales 573,475 (casi 6 de cada 10) son analfabetos.
Los estados con mayor proporción de adultos mayores son; el Distrito Federal
con 11.3%, Oaxaca con 10.7% y Veracruz con 10.4%.
De acuerdo con su lugar de residencia, 74.0% de la población de 60 años y
más reside en localidades urbanas y 26.0% vive en localidades rurales. El
envejecimiento en México es predominantemente urbano (INEGI, 2014).
Entre la población mexicana de 60 años y más, existe una relación de 87
hombres por cada 100 mujeres, indicador que muestra los efectos de la
sobremortalidad masculina en los adultos mayores.
El 6.3% de la población es soltera; 60% está casada o unida y 33.7% alguna
vez estuvo casada o unida.
El 72.6% de los adultos mayores cuenta con derecho a recibir atención a la
salud (IMSS 38.8%, ISSSTE 9.3%, Seguro Popular 20.4% y otra institución
4.1%), mientras que el 27.4% de la población no tiene derecho a recibir
atención a la salud.
El 34.4 % de la población de 60 años y más participan en la actividad
económica. Su distribución por sexo indica que 51.2% de los hombres y
19.7% de las mujeres participan en la actividad económica.
De los hogares con jefe de familia de 60 años y más el 44.7% de los hogares
donde el jefe es una persona de 60 años y más son de tipo nuclear. En los
hogares no familiares, 17.1% son unipersonales y solo 0.7% son de
corresidentes.
274

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En 2014 existen 10.7 mujeres dependientes por vejez (mayores de 65 años)
por cada 100 personas en edad productiva, mientras que existen 9.7 hombres
dependientes por vejez por cada 100 personas en edad productiva. Se estima
que para 2030, 16.5 mujeres sean dependientes por vejez y 14.4 hombres
también lo sean por cada 100 personas en edad productiva (INEGI, 2015).
En 2012 esta población manifestó la percepción de un estado deficiente de
salud; esto es, de regular a mala, con 57.1% de los hombres y 67.5% de las
mujeres (ENASEM, 2013).
La Secretaria de Desarrollo Social (SEDESOL, 2013)
menciona que
aproximadamente 7 millones de adultos mayores de 65 años o mas
contabilizados en el Censo de Población y Vivienda 2010, 1.3 millones de
ellos eran pensionados o jubilados, es decir, 5.7 millones de adultos mayores
no percibían ingresos por concepto de pensión o jubilación contributiva.
La Comisión Nacional para Prevenir la Discriminación (CONAPRED, 2011)
menciona que en México más del 40% de los adultos mayores considera que
sus principales problemas son económicos. Casi 28% ha sentido que, por la
edad, sus derechos no han sido respetados. 37% considera que la
enfermedad, el acceso a los servicios de salud y a los medicamentos son su
principal dificultad, y 26% considera que su mayor problema es el acceso al
trabajo.
Según la Encuesta Nacional sobre Discriminación en México (ENADIS, 2011)
en la región de Tabasco y Veracruz casi seis de cada diez (58.6%) personas
de minorías étnicas reconocen la discriminación como su principal problema,
la cual la convierte la zona con mayor índice de discriminación indígena en el
país.
De acuerdo al Plan Municipal de Desarrollo Papantla 2014-2017 (2014)
Papantla es un municipio de 162,735 habitantes del cual el 31.9% (51,891
personas) de la población tiene carencia por acceso a la alimentación El
68.5% de la población vive en condición de pobreza, de los cuales el 25.5%
en pobreza extrema y 43.0% en pobreza moderada. El 18% de la población
son personas mayores de 60 años.
La OMS (2012) señala que la capacidad funcional de una persona aumenta
en los primeros años de la vida, alcanza la cúspide al comienzo de la edad
adulta y, naturalmente, a partir de entonces empieza a desempoderarse.
El empoderamiento es de acuerdo con Iacub y Arias (2010) la capacidad de
tomar decisiones que permitan resolver problemas que se les presenten a los
individuos, a los grupos y a las comunidades.
En este proceso de desempoderamiento, existen condiciones sociales,
culturales y económicas que determinan la condición de desventaja a la que
275

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

se enfrenta un grupo social, en este caso, los adultos mayores en etapa de
vejez joven.
Dado que en esta etapa de la vida disminuyen las posibilidades de generación
autónoma de ingresos, la pobreza en la vejez supone una mayor
vulnerabilidad y condiciones de inseguridad económica que los afectados
difícilmente pueden solucionar (Huenchuan &amp; Guzmán, 2007).
La Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL, 2011)
menciona que tradicionalmente, la concepción predominante a nivel
programático ha sido la construcción de la vejez como una etapa de carencias
de todo tipo: económicas, físicas y sociales, las primeras expresadas en
problemas de ingresos, las segundas en falta de autonomía y las terceras en
ausencia de roles sociales que desempeñar. El enfoque de los derechos
conlleva un cambio paradigmático en este sentido, puesto que promueve el
empoderamiento de las personas mayores y una sociedad integrada desde el
punto de vista de la edad. Esto implica que las personas mayores son sujetos
de derecho, no solamente beneficiarios, y que, por lo tanto, disfrutan de
ciertas garantías y tienen determinadas responsabilidades respecto de sí
mismas, su familia y su sociedad, con su entorno inmediato y con las futuras
generaciones.
2.3 Política pública que atiende al adulto mayor a nivel nacional
De acuerdo a la “Ley de los Derechos de las Personas Adultas Mayores”
promulgada en 2002 por el entonces presidente Vicente Fox Quezada, se
reestructuran las políticas públicas que atienden a las personas de la tercera
edad. En los gobiernos PRIISTAS también existían políticas públicas que
atendían a este sector de la población, pero su cobertura era menor.
De acuerdo con el artículo 2 de la Ley del Seguro Social, en México la
seguridad social “tiene por finalidad garantizar el derecho a la salud, la
asistencia médica, la protección de los medios de subsistencia y los servicios
sociales necesarios para el bienestar individual y colectivo, así como el
otorgamiento de una pensión que, en su caso y previo cumplimiento de los
requisitos legales, será garantizada por el Estado” (SEDESOL, 2013).
El Instituto Nacional de las Personas Adultas Mayores (INAPAM) es el
organismo público es rector de la política nacional a favor de las personas
adultas mayores, teniendo por objeto general coordinar, promover, apoyar,
fomentar, vigilar y evaluar las acciones públicas, estrategias y programas que
se deriven de ella, de conformidad con los principios, objetivos y disposiciones
contenidas en la “Ley de los Derechos de las Personas Adultas Mayores”.
Las dependencias que integran el órgano de gobierno del INAPAM son la
Secretaría de Desarrollo Social, Secretaría de Gobernación, Secretaría de
Hacienda y Crédito Público, Secretaría de Educación Pública, Secretaría de
276

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Salud, Secretaría del Trabajo y Previsión Social, Sistema Nacional DIF, IMSS
e ISSSTE.
A nivel estatal el 31 de julio de 2013 se publicó la LEY Número 863, De los
derechos de las personas adultas mayores del estado de Veracruz de Ignacio
de la Llave la cual “tiene por objeto garantizar el pleno ejercicio de los
derechos de las personas adultas mayores, así como establecer las bases y
disposiciones para su cumplimiento, a efecto de mejorar la calidad de vida de
dichas personas y promover su plena integración al desarrollo social,
económico y cultural de la Entidad”.
III.

Método

3.1 Participantes
Los sujetos de estudio en esta investigación son adultos mayores totonacos
en etapa de vejez joven (60 a 69 años de edad) que realizan actividad
económica remunerada en el mercado municipal de Papantla, Veracruz,
ubicado en la localidad Papantla de Olarte.
3.2 Muestra
La muestra de la población se encuentra conformada por adultos mayores en
etapa de vejez joven, que accedieron a participar voluntariamente.
3.3 Instrumento
Para la recolección de la información se utilizó como instrumento de
investigación un cuestionario que contiene 41 ítems distribuidos de la
siguiente manera:
- Un ítem de filtro que, en términos dicotómicos (si-no), permite determinar si
el encuestado es candidato o no a contestar el inventario.
- Cuatro ítems que permiten identificar la dinámica familiar de los sujetos de
investigación.
- Cuatro ítems que permiten identificar el servicio que ofrecen las instituciones
de salud pública a la población objeto de estudio.
Cuatro ítems que permiten conocer la situación de salud de los
participantes.
- Cinco ítems que permiten conocer la cobertura de las pensiones o apoyos
por parte del gobierno, así como la utilidad que estas tienen en la vida del
adulto mayor.

277

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

- Seis ítems que permiten identificar la condición económica y laboral del
participante.
- Once ítems que permiten identificar si el participante ha sentido que sus
derechos no se respetan.
- Un ítem para conocer lo que genera más ansiedad o temor de la seguridad
pública que existe en su municipio.
- Cinco ítems que permiten identificar las dificultades y la percepción de la
vejez.
El resultado se calcula por medio de la media aritmética del ítem en su estado
natural y posteriormente se convierten en porcentajes, para facilitar la
comprensión al lector.
2.4 Diseño de investigación
El diseño de esta investigación es no experimental de tipo transeccional, ya
que se aplicó el cuestionario a los adultos mayores totonacos en etapa de
vejez joven en un solo momento, en un tiempo único.
2.5 Tipo de investigación
La investigación es de tipo descriptivo, ya que se pretende conocer los
factores sociales, culturales y económicos que deterioran la calidad de vida de
los adultos mayores totonacos en etapa de vejez joven.
Los estudios descriptivos buscan especificar las propiedades, las
características y los perfiles importantes de personas grupos, comunidades o
cualquier otro fenómeno que se someta a un análisis (Hernández, Fernández
&amp; Baptista, 2010).
En ese sentido los estudios descriptivos miden, evalúan o recolectan datos
sobre diversos aspectos, dimensiones o componentes del fenómeno a
investigar, en este caso, el fenómeno a estudiar son las condiciones de
dificultades sociales, culturales y económicas que deterioran la calidad de vida
de los adultos mayores en etapa de vejez joven
El estudio es de tipo diagnostico ya que se identifican condiciones de
dificultad, no se realizó intervención, solo se dan a conocer los fenómenos en
su ambiente natural.
IV.

Resultados

La presente investigación tiene como objetivo conocer factores sociales,
culturales y económicos que deterioran la calidad de vida de los adultos
mayores totonacos en etapa de vejez joven de la localidad de Papantla de
278

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Olarte que realizan actividades económicas en el mercado municipal de
Papantla y en sus alrededores.
El número de adultos mayores que accedieron a contestar el instrumento de
investigación fue de 42, pero solo 27 fueron candidatos a contestar el
instrumento de investigación porque se reconocieron como indígenas
totonacos.
A continuación se muestran las características de los sujetos que contestaron
el instrumento de investigación.
Edad de los encuestados

EDAD Total

7

60

2

61

1

62

5

63

7

64

4

65

3

3

66

2

2

67

0

68

1

69

2

Total

27

6
5
4

1
0

60

61

62

63

64

65 66

67

68

La mayoría de edad de los encuestados oscila entre los 62 y los 64 años de
edad.
Sexo de los encuestados

29.63%
70.37%

Mujeres
Hombres

279

69

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

MUJERES

HOMBRES

Total

19

8

27

70.37%

29.63%

100%

El 70.37% de los encuestados son mujeres, mientras que el 29.63% son
hombres.
Estado civil de los encuestados
ESTADO CIVIL
Soltero

3

11.11%

Casado

8

29.63%

Unión libre

0

0%

Divorciado

1

3.70%

Viudo

15 55.56%

Total
Escolaridad de los encuestados

27 100%

ESCOLARIDAD
25.93%

No asistió a la escuela

7

Primaria incompleta

13 48.15%

Primaria completa

5

18.52%

Secundaria incompleta

1

3.70%

Secundaria completa

1

3.70%

Total

27 100%

Del total de las personas encuestadas, 21 adultos mayores (77.78%) viven
con su familia y 6 (22.22%) viven solos.
De los cuales 11 (40.74%) viven en casa propia, 3 (11.11%) rentan, 2 (7.41%)
habitan en vivienda prestada, 4 (14.81%) viven en casa de algún hijo y 7
(25.93%) viven en casa de otro familiar.
16 adultos mayores (59.26%) mencionan que tienen al menos alguna
discapacidad, en las que sobresale considerablemente la visual, mientras que
11 (40.74%) mencionan no padecer ninguna discapacidad.
De las personas que mencionan padecer alguna discapacidad, el 81.23%
sienten que su discapacidad le ha dificultado enormemente su estilo de vida.
280

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El 100% de los adultos mayores cuenta con servicio de salud pública, en la
que sobresale considerablemente el Seguro Popular, pero solo el 37% recibe
atención médica regularmente.
Los adultos mayores consideran que la atención médica que reciben en las
instituciones públicas de salud es:
Excelente

Buena

Regular

Mala

Pésima

Total

0

2

5

13

7

27

0%

7.41%

18.52%

48.15%

25.92%

100%

Al 29.63% de los adultos mayores encuestados le han detectado alguna
enfermedad en el transcurso de los últimos 2 años, mientras que el 62.96%
padece alguna enfermedad, en las que sobresale la diabetes, hipertensión
arterial y osteoporosis.
Los adultos mayores consideran que su estado de salud actualmente es:
Excelente

Buena

Regular

Mala

Pésima

Total

2

5

14

6

0

27

7.41%

18.52%

51.85%

22.22%

0%

100%

Solo el 14.81% de los adultos mayores encuestados reciben algún tipo de
pensión o apoyo por parte del gobierno, el cual es “65 y mas”, y consideran
que es insuficiente porque no les alcanza para prácticamente nada, además
hace aproximadamente 4 meses les suspendieron el apoyo por el Proceso
Electoral Federal 2015 y se los otorgara el gobierno nuevamente hasta el mes
de agosto del presente año.
Actualmente el 100% de los encuestados realiza alguna actividad económica
remunerada, principalmente en la elaboración y venta de alimentos y
elaboración y venta de productos artesanales.
El 81.48% de los adultos mayores mencionan que sus ingresos son
insuficientes porque no cubren sus necesidades básicas y el 18.52% de los
encuestados menciona sus ingresos mas o menos cubren sus necesidades.
El 100% de los encuestados realiza su actividad económica remunerada de
manera informal.
Con respecto a la seguridad pública en la localidad de Papantla de Olarte el
29.63% de los adultos mayores manifiesta que la situación que le provoca
más ansiedad o temor es ser victima de un abuso de las fuerzas de seguridad
281

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

pública, mientras que el 44.44% manifiesta que ser victima de un robo con
violencia.
Cuando se les preguntó que si en lo personal, ¿alguna vez han sentido que
sus derechos no se han respetado por…?, los resultados son los siguientes:
Si

Si, en parte

No

NS/NC

No tener dinero

48.18%

7.41%

37.00%

7.41%

Por su apariencia física

14.81%

3.70%

81.49%

0%

Su edad

55.56%

3.70%

40.74%

0%

Ser hombre/mujer

29.63%

0%

70.37%

0%

Su religión

0%

0%

96.29%

3.71%

Su educación

18.51%

7.41%

70.37%

3.71%

Por su forma de vestir

11.11%

3.70%

85.19%

0%

Provenir de otro lugar

11.11%

0%

88.89%

0%

El color de su piel

7.41%

22.22%

62.96%

7.41%

Su acento al hablar

25.93%

7.41%

66.66%

0%

Sus costumbres o su cultura
3.70%
3.70%
92.60%
0%
Los adultos mayores encuestados consideran que su relación con su familia
es:
Excelente

Buena

Regular

Mala

Pésima

Total

3

16

5

1

2

27

11.11%

59.26%

18.52%

3.70%

7.41%

100.00%

El 37.00% de los encuestados ha sentido que alguna vez no lo toman en
cuenta en la toma de decisiones de su familia.
Al 92.59% de los adultos mayores le gusta convivir con personas de su edad,
el 62.96% ha sentido en algún momento tristeza por su edad, el 18.51% no se
visualiza dentro de 10 años y el 88.8% se siente feliz con su vida.
El 55.56% de los adultos mayores considera que sus principales problemas
son los económicos, mientras que el 25.93% mencionan que lo que mas le
preocupa actualmente es el padecimiento de una enfermedad.

282

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

V.

Discusión

En esta investigación se planteó conocer las condiciones económicas,
sociales y culturales que condicionan la calidad de vida del adulto mayor
totonaco en etapa de vejez joven de la localidad de Papantla de Olarte, del
municipio de Papantla, Veracruz.
Diversos autores mencionan que la vejez es una etapa del desarrollo humano
complicada por las condiciones de dificultad que la vejez en si representa. La
vejez es una etapa en la cual el individuo ve disminuido su fuerza física y deja
de ser económicamente activo (Papalia, Feldman &amp; Martorell, 2013;
Rodríguez, Lazcano, Medina, &amp; Hernández, 2011)
Los adultos mayores totonacos en etapa de vejez joven que accedieron
voluntariamente a contestar el instrumento de investigación presentan nivel
bajo de escolaridad.
6 de cada 10 manifiestan padecer alguna discapacidad y de quienes dicen
padecerla 8 de cada 10 mencionan que su discapacidad les ha dificultado
enormemente su estilo de vida.
La totalidad de los adultos mayores cuenta con servicio de salud médica
ofrecida por las instituciones públicas y 3 de cada 4 adultos mayores,
reprueba la atención médica que recibe.
Las personas adultas mayores se enfrentan a un servicio deficiente tanto en
términos de cantidad como de calidad.
1 de cada 4 adultos mayores percibe que su estado de salud es positivo y 6
de cada 10 actualmente padece alguna enfermedad, de las que sobresalen
significativamente las enfermedades crónico degenerativas.
Actualmente el 100% de los encuestados realiza alguna actividad económica
remunerada, principalmente en la elaboración y venta de alimentos y
elaboración y venta de productos artesanales.
El 100% de los encuestados realiza su actividad económica remunerada de
manera informal a pesar de que pagan cuotas al municipio para poder ofrecer
y vender sus productos, por lo cual no reciben prestaciones laborales como
aguinaldo, vacaciones con goce de sueldo, servicio médico, reparto de
utilidades, licencia o incapacidad con goce de sueldo, ahorro para el retiro y
crédito para la vivienda.
Se hace evidente la ausencia de cobertura de apoyos económicos por parte
del gobierno para este sector vulnerable de la población y la suspensión
absurda de apoyos económicos a grupos vulnerables por el Proceso Electoral
Federal 2014 – 2015.
283

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El 55.56% de los adultos mayores se han sentido discriminados por su edad,
mientras que el 48.18% por no tener dinero.
Solo 1 de cada 10 menciona que su relación con su familia es negativa,
mientras que 4 de cada 10 han sentido que en algún momento no toman en
cuenta su punto de vista en la toma de decisiones de su propia familia.
A los adultos mayores totonacos les gusta convivir con personas de su edad,
sienten que su vida es feliz y 6 de cada 10 ha sentido tristeza en algún
momento por su edad.
Los adultos mayores consideran que sus principales problemas en la
actualidad son económicos, acceso al trabajo y el padecimiento de
enfermedades.
De acuerdo con el Consejo Nacional para Prevenir la Discriminación (2012) el
mercado laboral mexicano se caracteriza por la exclusión de personas cuya
edad se encuentra por encima de los 35 años, con esta situación el adulto
mayor se ve en una condición evidente en desventaja respecto a los demás
grupos etarios.
Con las condiciones de dificultad que padecen los adultos mayores totonacos
en etapa de vejez joven es necesario que las instituciones de gobierno
intervengan de manera urgente con esta población para brindar servicios de
manera eficiente y garantizar el respeto a derechos de la beneficencia pública.
Por otra parte es necesario que los adultos mayores sean protagonistas de la
realidad social, mediante la participación y la exigencia constante por hacer
valer sus derechos.
De acuerdo con el Instituto Nacional del Adulto Mayor (INMAYORES, 2012) es
imprescindible la voluntad de cambiar la representación social de la vejez,
abandonando la idea de la pasividad o la incapacidad de plantearse nuevos
proyectos.
VI.

Conclusión:

A manera de conclusión los adultos mayores totonacos en etapa de vejez
joven se ven inmersos en una condición de desventaja, por factores
económicos, sociales y culturales,
Respecto a los resultados se determina que los principales problemas que
presentan los adultos mayores totonacos son: acceso al trabajo, padecimiento
de enfermedades crónico degenerativas, acceso a los servicios de salud,
violación a sus derechos, acceso a seguridad social e insuficiencia en sus
recursos económicos.

284

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Las políticas públicas que atienden al grupo de las personas de la tercera
edad en México muestran grandes deficiencias.
Las políticas publicas no son integrales aunque legalmente si pretenden
hacerlo, pero en la ejecución de las políticas publicas sociales se ponen en
evidencia la gran cantidad de deficiencias que presentan y la insuficiente
cobertura que estas tienen, así como reglamentos que en muchas ocasiones
no son flexibles para este sector vulnerable.
Atender a la vejez de una manera integral es un reto de las políticas públicas
sociales y de salud, pero también es un reto de la sociedad en general, para
generar estilos de vida más saludables y crear condiciones socioeconómicas
más favorables para este sector vulnerable de la población.
VII.

Bibliografia:

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287

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Solidaridad que recibe el adulto mayor en su contexto
familiar; estudio realizado en una comunidad apodaquense.
73

Hortensia Margarita Sánchez Guerrero
74
María Francisca García Ramos
75
María Margarita Ramírez González
76
María Teresa Obregón Morales

Resumen
En México, debido al alto crecimiento de las personas en edad adulta existe la
obligatoriedad de establecer políticas sociales que atiendan las necesidades y
requerimientos de esta población, que en muchos de los casos pertenecen a
un grupo vulnerable y que a futuro -- por el incremento de la esperanza de
vida--, existe el riesgo de un desequilibrio para la sociedad y gobierno.
El presente artículo emana de los resultados de un estudio que se realizó para
indagar si se brinda “Apoyo solidario al adulto mayor en su contexto
familiar”, en una comunidad del Municipio de Apodaca, Nuevo León. La
investigación fue de corte cuantitativa y descriptiva con un diseño no
experimental de tipo transversal.
Entre los principales hallazgos resalta el hecho que en esta comunidad la
necesidad de tipo económico en el Adulto mayor sí es satisfecha, debido a
que los gastos son solventados a través de la pensión económica que reciben
y/o del apoyo que obtienen de sus hijos en cuestión de alimentación, vestido,
atención médica, medicamentos y recreación.
Palabras clave: Adulto mayor, Solidaridad Familiar, Apoyo Económico.
Introducción
El envejecimiento de la población es un fenómeno que comienza a cobrar
interés en México, a partir de las dos últimas décadas del siglo XX. Al igual
que en otros países, los problemas y necesidades de los adultos mayores han

73

FTS y DH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de Tiempo Completo y Jefa del
Centro de Investigaciones para el Desarrollo del Bienestar Social.
74
FTS y DH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de Tiempo Completo y
Coordinadora de Calidad.
75
FTS y DH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de Tiempo Completo y Jefa de
Biblioteca.
76
FTS y DH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de Tiempo Completo y Directora.

288

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

generado una preocupación cada vez mayor en la sociedad (Tamez, 2008),
por lo que es importante entender en qué consiste este fenómeno.
Para Carmona ( 2011:33): “El envejecimiento es un fenómeno
multidimensional, es decir la diversidad con la que se envejece depende de
innumerables factores fisiológicos y bioquímicos entre ellos se encuentra el
capital genético heredado, los cambios biológicos asociados con la edad, la
oportunidad de expresión de las enfermedades y los periodos de latencia”.
Por su parte Ham, (2003), citado en Tamez, (2008:37) considera que: “El
envejecimiento es un fenómeno de reciente aparición en el país, pero que
crecerá vertiginosamente en las próximas décadas. Ante ello seguramente se
requerirá una percepción social y cultural del envejecimiento hasta hora poco
explorado, que además se modificará con el tiempo y que variará de acuerdo
con la heterogeneidad social y económica del país”.
Por esta razón, es importante que las nuevas generaciones se involucren en
esta temática, sin olvidar el contexto familiar, donde el adulto mayor cada vez
adquiere más relevancia y atención, pues continúa siendo uno de los
miembros con mayor vulnerabilidad. En este sentido lo describe Tamez
(2008), quien considera que la solidaridad familiar es entonces la obligación y
responsabilidad que tiene de atender a los miembros más vulnerables.
Según Musitu (1999), citado, en Carmona (2011:76) “la familia es una
Institución que permite el intercambio entre sus miembros de afecto, apoyo,
aceptación, intimidad, comprensión, compañerismo, crecimiento personal, paz
emocional, serenidad, amor y respeto incondicional”. El mismo autor
considera a la familia como:
“Un conjunto de relaciones, una forma de vivir juntos y de
satisfacer necesidades emocionales mediante la actividad de sus
miembros que junto con el amor el odio, la diversión y la
violencia, constituyen un entorno emocional en el que cada
individuo aprende las habilidades que determinarán su actividad
con otros en el mundo que les rodea, es decir en la familia se
forman y practican las bases de la actividad humana se aprenden
sentimientos
de
respeto,
valoración
consideración
y
preocupación por los demás: entre ellos el respeto y el valor a los
mayores” (Musitu,1999, citado en Carmona (2011:77).

BASE ESTRUCTURAL DEL TRABAJO REALIZADO.
El trabajo de investigación de donde emana este artículo, fue realizado por
profesores y estudiantes de cuarto semestre de la carrera de Trabajo Social y
Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma de Nuevo León.
289

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Objetivo General
Conocer el apoyo solidario que recibe el Adulto mayor por parte de su núcleo
familiar.
Metodología
Se trató de un estudio descriptivo cuantitativo con un diseño no experimental
de tipo Transversal, en donde se empleó el universo de población.
Elaboración del Instrumento de medida
El diseño del instrumento estuvo a cargo de un equipo de profesoresinvestigadores que imparten la Unidad de Aprendizaje “Exploración y
Diagnóstico Comunitario”.
El cuestionario quedo conformado por 103 ítems de preguntas abiertas,
cerradas y de opción múltiple, el cual fue dividido en los siguientes apartados:
Datos generales, composición familiar, vivienda, aspectos de la comunidad,
información sobre violencia, grupos sociales y participación ciudadana, salud,
ocupación del tiempo libre, y percepción familiar, solidaridad con el Adulto
mayor. Para la elaboración de este artículo se retomaron solamente los 21
ítems que se relacionaban con el tema.
Selección de la muestra o universo
La Colonia cuenta con una población aproximada de 90 familias, por lo que se
decidió considerar a todo el Universo; sin embargo, solamente se consiguió
aplicar a 53 familias.
Capacitación de los encuestadores
La capacitación estuvo a cargo de las profesoras supervisoras de la Facultad
de Trabajo Social y Desarrollo Humano, y los encuestadores fueron los
propios estudiantes de la Unidad de Aprendizaje. En esta capacitación se les
explicó el objetivo y lo que se esperaba obtener en cada una de las preguntas
del instrumento, aclaración de dudas y recomendaciones. En esta
capacitación se dieron las siguientes indicaciones.
1. Portar la camiseta de la Facultad cuando se aplique el
cuestionario.
2. Utilizar la credencial de la UANL o credencial de identificación.
3. Aplicar la encuesta a una persona mayor de 18 años por
vivienda.
4. Los integrantes del equipo de trabajo deberán aplicar la
encuesta por manzana.
5. Una vez terminada la encuesta, tratar de llevar a cabo las
observaciones.
Aplicación del instrumento
Se llevó a cabo una prueba piloto, para detectar el tiempo transcurrido en la
encuesta, así como para validar si las preguntas estaban bien elaboradas y no
290

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

hubiera confusión al momento de la aplicación. La aplicación definitiva del
instrumento tuvo una duración promedio de 20 minutos.
Procesamiento y análisis de la información
Se elaboró un Manual de Codificación y Tabulación que se utilizó en cada
una de los cuestionarios. Una vez terminado este proceso se utilizó el
Paquete Estadístico para las Ciencias Sociales SPSS/PC Versión 14. Con los
resultados se realizó el análisis descriptivo de la información obtenida por el
instrumento.
Resultado del Análisis Descriptivo de la Población de Estudio
-Perfil sociodemográfico de la población de estudio
Porcentaje %

Sexo

Masculino

Femenino

51.17

48.83

60

62

63

65

27.80

36.00

18.00

18.00

N.C.

Primaria Secundaria

Técnica Licenciatura N.A

Escolaridad 14.27

50.00

2.40

Formal
Tipo
de
Empleo
39.58

Informal

No Empleo

N.C.

39.58

11.6

9.24

N.C.
Edad que
dejo
de
trabajar
31.00

20-45

46-55

60 o Más

21.00

9.00

39.00

Edad

16.66

291

2.40

14.27

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla Número 1.
En los principales datos sociodemográficos --que están detallados en la tabla
número 1--, se destaca que son de sexo masculino el 51.17%, representando
más de la mitad de los adultos mayores; en cuanto a la edad el predominio fue
de 36 %, que corresponde a la edad de 62 años; el nivel académico que
predominó fue de primaria, que corresponde a la mitad de los adultos mayores
con el 50%. En relación a la ocupación se destaca que el tipo de empleo que
prevaleció fue el formal y el informal --en un mismo porcentaje de 39.58%
respectivamente--, pero es relevante señalar que el Adulto mayor dejo de
laborar a partir de los 60 años a más en un 39 %.
-

Familias con miembros adultos mayores

Gráfica # 1
¿En su familia existe algún Adulto mayor de 60 años?

17.00%
83.00%

Si

No

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014.

De acuerdo a los resultados, en la comunidad se obtuvo que un 83% de los
encuestados tiene algún familiar mayor de 60 años, mientras que el 17%
mencionó que no, lo cual demuestra que en esta colonia existe un gran
número de familias que tienen un adulto mayor entre sus miembros; y no sólo
eso, sino que el 52% (más de la mitad) refirió que vive un adulto mayor en su
vivienda. Estos hallazgos están en sintonía con lo estipulado por Guzmán y
Huenchuan (2005) citado en Arroyo, Ribeiro, Mancinas (2011:30), quienes
realizaron “un estudio en 19 países latinoamericanos y encontraron que un
alto porcentaje de personas mayores vive con hijos (como ocurre en México),
siendo poco significativo el número de personas mayores que viven solas”.

292

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

- Recepción de ingresos
Gráfica # 2
¿El adulto mayor recibe ingreso propio?

17.00%

54.70%

28.30%

Si

No

No aplica

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014.
Por su estructura, en este estudio una pregunta obligada fue si el sujeto de
estudio recibe ingresos propios. En la gráfica número 2 se muestra que el
adulto mayor que recibe ingreso propio representa un 54.7%, mientras que el
28.3% no percibe dicho ingreso. En este sentido, se encuentra que más de la
población encuestada está amparada con un beneficio de pensión, lo cual es
un hallazgo significativo porque normalmente esto no sucede en otras
comunidades. En este entendido Ham (2003) especifica:
“Un aspecto importante de la seguridad social es la provisión de
pensiones económicas tras el retiro o la viudez, la cual suele ser
el ingreso principal para los estratos medios y bajos de la
población … de acuerdo a las estadísticas oficiales la proporción
de adultos mayores que actualmente recibe pensión económica
de parte de la seguridad social no llega aún a la cuarta parte de
dicha población.” Ham, (2003), citado en Tamez, (2008:61).
-

Apoyo económico para alimentación

Otro aspecto importante a indagar fue como el anciano recibe el apoyo para la
alimentación. En este estudio se encontró que un 24.5% de los adultos
mayores lo obtiene de la pensión y otro 24.5% por apoyo de sus hijos, como
se muestra en la siguiente gráfica.

293

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica # 3
Apoyo económico para alimentación del Adulto mayor

24.50% 24.50%

22.60%
17%
5.70%

Pensión Hijos

5.70%

Familia
Por el mismo Nadie

No aplica

Elaboración propia en base al cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014
Este hecho en particular permite identificar que, si bien se apoyan en la
pensión, también lo hacen en los hijos, de acuerdo esto con lo que dice
Romero, (2004), citado en Tamez (2008:61), que señala que “…la mayor parte
de los sistemas de pensiones se encuentra actualmente en crisis, convierte a
los adultos mayores en una población vulnerable y a una alta proporción de
ellos en dependientes del apoyo económico y material de sus familias”.
-

Apoyo económico para vestido, medicamentos y recreación.

Como se observa en la gráfica no. 2, el 22.6% de los adultos mayores
reciben el apoyo económico para el vestido a través de su pensión; mientras
que 26.4% es por sí mismos, y el 17% lo reciben de sus hijos.

294

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica # 4
Apoyo económico para vestido del Adulto mayor

7.50% 26.40%

22.60%
17.00%

17.00%
9.40%

Pensión Hijos

Familia
Por el mismoNadie

No aplica

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L. 2014
Con respecto a los gastos de medicamentos la pensión lo cubre en un 26.4%,
por si mismos el 18.9% y para el 15.1% estos gastos son cubiertos por sus
hijos. En lo referente a que si el adulto mayor recibe apoyo para gastos de
recreación, el 24.5% contestó que dichos gastos los cubre por medio de la
pensión y de sus hijos (24.5%) respectivamente, y el 22.6% por ellos mismos.
Todos estos aspectos se pueden enmarcar con el concepto de Solidaridad,
que es “una cualidad de la acción en la que un individuo contribuye al
bienestar de otro, particularmente cuando el segundo se encuentra vulnerable
o presenta una carencia o necesidad” Tamez, (2008:50). Esta autora
considera la existencia de solidaridad como la presencia de ayuda
(transferencia de bienes o servicios) que recibe el adulto mayor,
particularmente de parte de su (s) hijo (s) para cubrir sus necesidades. Un tipo
de solidaridad es la material-especie, que es representado por la vivienda,
alimentación, vestido, servicio médico, medicamentos, etc.
-

Relación con la familia

En la gráfica número 5 se puede visualizar muy bien que una gran mayoría
(65%) de los adultos mayores encuestados mantiene una buena relación con
su familia, lo que es un hecho importante de resaltar en esta comunidad, pues
el contexto social que rodea hoy al anciano es precisamente la familia, la cual
juega un papel determinante para su participación como apoyo o aislamiento
en su rol (Carrillo, 2012).

295

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica # 5
¿Cómo es la relación de la familia con el Adulto mayor?

17.00%

4.80%

Buena
Regular
Mala

13.20%
65.00%

No aplica

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L. 2014
Es importante recalcar que la familia es la célula de la sociedad y en ella es
donde se enseña a socializar y hacer individuos que aporten a la sociedad. En
este sentido, la familia crea el bagaje con el que contamos durante todo
nuestro desarrollo. Si consideramos que la población anciana vive dentro de
una familia, esta es su principal fuente de apoyo psico-social desde un
contexto social y familiar, y desde ellas, ayudar a comprender mejor al
anciano (Carrillo, 2012).

296

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

- Relación con la familia
Gráfica # 6
¿Cómo considera usted que se siente el Adulto mayor en su familia?

30.00%
17.00%
7.40%
5.70%
5.70% 5.70%
5.70%
5.70%
3.80% 1.90%
3.80%
3.80%
1.90%
1.90%

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014
En los estudios sobre el adulto mayor, un aspecto que en la actualidad es de
gran relevancia, es el propio sentimiento del anciano como parte de su
familia. La población entrevistada en esta investigación manifestó en un el
30% que está a gusto; sin embargo, un 7.4% manifestó sentirse solitario y un
3.8% como una carga. Según González (2001) citado en Asili (2004:199)
menciona que “…en el anciano existe un caos de sentimientos que algunos
llegan a entender y otros no, lo cual les proporciona una calma serena, llena
de paz interna y externa o lo contrario. Sin embargo, esto no quiere decir que
el anciano ya no sienta y sufra por su actitud ante la vida”.

-

Ámbito de la salud: padecimiento de enfermedades, atención de las
mismas, servicios médicos y acompañamiento de familiares

Como ya se ha dicho, el envejecimiento de la población es uno de los
fenómenos de mayor impacto de este siglo. En términos estrictamente
demográficos alude al aumento de la importancia relativa de las personas de
60 y más años y a un incremento cada vez mayor de la esperanza de vida. En
el proceso del envejecimiento pueden completarse una serie de cambios
biológicos, sociales y culturales que caracterizan a este periodo. Dentro de
esos cambios, habitualmente los ancianos enfrentan desequilibrios que se
reconocen como enfermedades (Monchablon, 2011).
297

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La enfermedad así entendida es definida como “un desequilibrio biológicoecológico o como una falla de los mecanismos de adaptación del organismo y
una falta de reacción a los estímulos exteriores a los que está expuesto” (San
Martin, 1981:13). En este sentido, a medida que el número de adultos
mayores aumenta, se incrementan también los problemas con gran impacto
en nuestra estructura social y ambiente económico, como es la frecuencia de
las enfermedades crónico-degenerativas entre las cuales, las más
importantes son: la diabetes mellitus, las enfermedades cardiovasculares, la
hipertensión arterial y el cáncer (ISSEA, 2015).
Gráfica # 7
¿Padece alguna(s) enfermedad(es) el Adulto mayor?

17.00%
28.30%

54.70%

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L.,2014
En este estudio, más de la mitad de la población estudiada (54.7%) padece
alguna enfermedad, mientras que el 28.30% no padece ninguna (gráfica no.
7).
Gráfica # 8
¿Enfermedades que padece el Adulto mayor?

33.39% 33.39%

13.20%
6.71%
Artritis

3.30%

6.71%

3.30%

Asma ColesterolDiabetesParkinson OtrosNo contestó

298

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014

Dentro del grupo que si padece enfermedades (gráfica número 8), el 33.39%
tiene diabetes y otro 33.39% Parkinson. En este particular Aguilar, (2015:2)
menciona que “a partir del 2002, la diabetes es la primer causa de muerte en
mujeres y la segunda en los hombres después de la cardiopatía isquémica”.
Gráfica # 11
¿El Adulto mayor cuenta con servicio médico?

75.50%

5.70%

Si

No

1.90%

No contestó

17.00%

No aplica

Fuente: Elaboración propia con base en el cuestionario para la
Investigación Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L.,
2014.
Un alto porcentaje (75.5%) de los adultos mayores si cuenta con servicio
médico, y sólo el 5.7% contestó que no tienen este servicio. Estos resultados
destacan --para el caso de esta comunidad--, que en su mayoría el Adulto
mayor si recibe una atención médica, que es indispensable para atender su
estado de salud para este grupo vulnerable, de acuerdo con lo que destaca
Ribeiro (2009:21) que “…el servicio de salud es impredecible en la etapa que
vive este grupo de población”.

299

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica # 9
¿Dónde se atiende?

63.07%
18.41%

2.64% 7.94%
7.94%

IMSS
Seguro Popular
HM

Otros
No contestó

Elaboración propia en base al cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014
En lo que se refiere a la institución donde recibe atención médica, el 63.07%
se atiende en el IMSS, el 18.41% en el Seguro Popular y el 2.64% en el
Hospital Metropolitano. Ribeiro, (2009:21) señala que se “tiene registro de que
para el año de estudio casi el 80% de los Adultos Mayores hombres se
atendían en instituciones de salud de gobierno (IMSS, ISSSTE, PEMEX; etc.),
porcentaje menor aunque cercano de 73.4% en el caso de las mujeres. En
contraste, una proporción mayor de mujeres que de hombres se atiende a
través de servicios médicos privados o en otros lugares”.
Gráfica # 10
¿Quién de los integrantes de la familia regularmente lo acompaña?

29.19%

14.59%
4.90%
2.45%
2.45%

17.12%
7.36%
2.45%

14.59%

2.45%

2.45%

Elaboración propia en base al cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014
Importante es saber el apoyo y acompañamiento de los familiares cuando se
atienden los adultos mayores de sus padecimientos de salud. Al 29.19% los
300

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

acompañan sus hijas, al 17.12% sus hijos, al 7.36% sus nietos y al 14.59% su
pareja, lo que refiere un amplio apoyo familiar. En este sentido, el autor
Ribeiro (2009:78) comenta que “las familias implícitamente han sido y son las
encargadas de suministrar el cuidado que no es provisto por las instituciones
de salud o de rehabilitación. De igual manera las hijas y esposas son las
encargadas de realizar este trabajo dentro de la familia”.
-

Trato al adulto mayor

El diálogo y la solidaridad intergeneracional son los resortes insustituibles para
promover el aprovechamiento de la riqueza cultural de las personas de edad
avanzada y la mejora de su autoestima, además de para sentar las bases de
una óptima integración de los mayores en la sociedad. Ser mayor no debe
constituir un obstáculo para ser feliz. El camino deseable sería ir hacia una
envejecimiento saludable, porque ser mayores no es sinónimo de enfermedad,
por lo que uno de los retos de esta época es vivir más, pero también mejor.
Independientemente de la edad cronológica de un individuo, su "interés por la
vida" es el factor clave de la existencia y no sólo depende de esa persona, sino
también de las redes sociales en las que funciona su vida. Las relaciones con
las personas mayores han de estar enmarcadas en ese principio de solidaridad
e interés por lo que les ocurre. Se debe de aportar lo mejor de cada uno y
adquirir la destreza de transformar las dificultades en posibilidades de mejora.
Esto es, en percibir los problemas como oportunidades y como medios de
superación para las personas.

En este estudio se indagó con la familia del adulto mayor, como pensaban que
debería ser tratado este:
Gráfica # 12
¿Cómo considera usted que debe ser tratado el Adulto mayor?

32.02

4.02

11.98 9.83

11.98
6.04

2.01 4.02 4.02 2.01

301

2.01

4.02 6.04

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Elaboración propia con base en el cuestionario para la Investigación
Diagnóstico Comunitario en el Municipio de Apodaca, N.L., 2014

En la gráfica número12 se puede constatar que el 32.02% de la población
entrevistada respondió que se le debe de respetar, lo que habla de un valor
por demás importante para un ser humano. Con amor (11.98%), paciencia
(11.98%) y atención (9.83%) fueron otras respuestas que sobresalieron. En
este sentido: “El grupo familiar les ayuda a sobrellevar las limitaciones y el
dolor de las pérdidas disminuyendo los factores de angustia. Los apoyos que
reciben expresados en consejos e información respaldan los sentimientos
positivos y a su vez les permite satisfacer una de las necesidades más
importantes de todo ser humano: amar y sentirse amado”. Morales, (1999),
citado en Carmona (2011:80).
Conclusiones
De acuerdo con los datos recabados en esta investigación, se concluye que la
comunidad en estudio, existe un alto porcentaje de adultos mayores dentro de
la familia (81.1%).
De igual manera, por los resultados obtenidos se puede afirmar que la
necesidad de tipo económico y social en el adulto mayor sí es satisfecha en
gran medida en esta comunidad, debido a que son solventados sus gastos a
través de la pensión económica que recibe, así como el apoyo que obtiene de
sus hijos en cuestión de alimentación, vestido, atención médica,
medicamentos y hasta en la recreación. Aguirre, (2008), citado en Arroyo,
Ribeiro, Mancinas (2011:73) “plantea que el cuidado incluye aspectos
materiales e inmateriales, donde está presente un vínculo afectivo, emocional
y sentimental, entre el que otorga y el que recibe el cuidado”. Al igual Ancizu y
Baso (2001), citado en Arroyo, Ribeiro, Mancinas (2011:73) afirman que “el
cuidado en general atañe a los bienes y actividades que permiten a las
personas a alimentarse, educarse estar sanas y vivir en una hábitat propicio”.
“El cuidado representa un recurso social benéfico y deseable en la vida de los
ancianos cuando este es construido a partir de la necesidad de sobrevivir
(Tamez, 2008:68).
En lo referente a las relaciones de la familia con el adulto mayor, los
resultados nos muestran que dichas relaciones son consideradas como
buenas en un alto porcentaje de la población entrevistada (65.00%) y el
adulto mayor manifestó estar a gusto con su familia (30%). En este sentido,
Carmona (2011:184) comenta que:
“…las actividades sociales se asocian al incremento en la
percepción de satisfacción consigo mismo, con el trabajo con las
actividades que realiza y en el lugar donde vive y a su vez amplia
302

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

la valoración positiva de los logros y aspiraciones en lo largo del
tiempo para que la persona se siente feliz tanto en el momento
presente como a través del tiempo”.
La misma autora considera que “…una persona con estas características
disfruta de sus relaciones con la familia y con los amigos, prevalece los
sentimientos positivos y el estado de ánimo alegre, lo que da lugar que la
persona está a gusto con la vida: las actividades sociales representan un medio
para lograr el bienestar personal en los adultos mayores desde el ámbito social”
(2011:185).
Recomendaciones y sugerencias
Existe la imperiosa necesidad de fomentar una cultura de la vejez y el
envejecimiento en la sociedad, en donde las personas adultas mayores sean
consideradas sujetos socialmente activos y en la que el envejecimiento sea
vivido como un proceso normal, como parte del ciclo vital.
Es además importante que se tomen medidas preventivas y de salud en los
adultos mayores para que esto ayude a la esperanza de vida de ellos, pero
también a una mejor calidad de la misma. En este sentido, el Estado y las
instituciones responsables de la salud deben diseñar estrategias y acciones
que atiendan esta problemática, ya que de acuerdo a las estadísticas, existirá
un crecimiento poblacional de envejecimiento que traerá en consecuencia
mayor índice de enfermedades crónicas degenerativas, complicaciones y altas
tasas de mortalidad.
En un país como México, se deben crear las condiciones de infraestructura,
bienestar y desarrollo necesarios e idóneos para el adulto mayor.
Por último, pero de prioritaria importancia, se requiere sensibilizar a las
nuevas generaciones para que intervengan en el apoyo y solidaridad al adulto
mayor, y se preparen profesionalmente para atender geriátricamente a este
sector vulnerable.

Bibliografía
Asili, N. (2004). Vida plena en la vejez. México: Editorial Pax México.
Arroyo, M. Ribeiro, M. Mancinas, S. (2011) La vejez avanzada y sus cuidados
historias, subjetividad y significados sociales. México: U.A.N.L.
Carrillo, L. (2012) La importancia de la familia en el adulto mayor. Disponible
en https://nancyclides.wordpress.com
303

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Carmona, S. (2011). Envejecimiento Activo: la clave para vivir más y mejor,
Monterrey. México: Universidad Autónoma de Nuevo León.
Castro, A. (2008) Diabetes y política de salud: la experiencia de los actores
sociales implicados. México: UANL: Plaza y Valdés.
Cerda, E. (2012). Tesis: Adultos Mayores en Desarrollo: Un Modelo de
Intervención en Asilos. México: UANL: FTSyDH.
Monchablon, M. (2011). Psicosis en la tercera edad. Enfermedades crónicodegenerativas. ISSEA, Portal del Gobierno del Estado de Aguascalientes.
Disponible en http://www.aguascalientes.gob.mx/ISEA/progprio1.aspx
Ribeiro, M. Mancinas, S. (2009) Textos y contextos del envejecimiento en
México: retos para la familia y el estado. México: UANL: Plaza y Valdés.
Rodríguez, R. (2012). Tesis: Creación de un espacio para uso recreativo,
lúdico, deportivo y del tiempo libre del Adulto mayor en el Centro de Seguridad
Social No. 4 del Instituto Mexicano del Seguro Social en el municipio de
Sabinas Hidalgo, Nuevo León. México: UANL:FTSyDH.
San Martín, H. (1981) Salud y Enfermedad. México: la Prensa Médica,
Mexicana.
Tamez, B. (2008). La Solidaridad Familiar hacia los Adultos Mayores en
Monterrey, N.L. México: Instituto Estatal de las Mujeres de Nuevo León.

304

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La violencia en la vejez.
77

Rosa María Flores Martínez
78
Blanca Mirthala Tamez Valdez
Resumen
Durante la vejez se experimentan diversos cambios, no sólo a nivel individual
sino también a nivel social y cultural. Partiendo de esta premisa, las
condiciones que enfrentan las personas adultas mayores difieren de las de
otros grupos poblacionales.
En el marco de un modelo neoliberal con un fuerte arraigo capitalista, las
personas de edad son segregadas, ello influido también por los imaginarios
sociales que se tienen en torno a la vejez, estas condiciones facilitan la
aparición de la violencia en contra de este grupo etario, cabe señalar, que
esta situación puede llegar a agravarse cuando se combina con otras
condiciones sociales, familiares y económicas.
Con base en lo anteriormente expuesto, el documento presenta un análisis del
fenómeno de la violencia contra de las personas mayores en Nuevo León. El
estudio tiene el objetivo de conocer la relación entre la violencia subjetiva
enfrentada por el adulto mayor y aspectos como: diferencias por género, zona
de residencia y grupo de edad.
El análisis teórico es sustentado por la perspectiva crítica, en donde se
reconoce la existencia de un triunvirato de violencias, en el coexisten agentes
identificables y otros que no lo son (Zizek, 2009).
Palabras clave: violencia, vejez, personas mayores.
Proceso de envejecimiento demográfico
El envejecimiento poblacional es un fenómeno mundial que se ha
incrementado con rapidez, particularmente en los países en desarrollo. Entre
algunas de las causas que originan este proceso destacan: la disminución de
las tasas de fecundidad y mortalidad, así como el aumento de la supervivencia
hasta edades más avanzadas y los procesos de migración (UNFPA y HelpAge
International, 2012).
La Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL, 2009)
explica que en la región este proceso obedece a ciertas tendencias
77
Estudiante del Programa de Maestría en Ciencias con orientación en Trabajo Social de la
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano en la UANL.
78
Profesora de tiempo completo. Titular A en el Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y
Desarrollo Humano de la UANL.

305

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

demográficas históricas, de manera principal la disminución de la mortalidad
en la década de 1950 (especialmente la mortalidad infantil), así como la
reducción de la fecundidad en el periodo de 1970. Se advierte que a medida
que avanza la transición demográfica, se acentúa el proceso de
envejecimiento, sin embargo, la intensidad del proceso no se ha presentado
de una forma homogénea en la región.
En este sentido, pese a que el envejecimiento es un fenómeno universal, hay
diferencias significativas entre las regiones y los países, según los
componentes demográficos de cada lugar (mortalidad, fecundidad y
migración), provocando una transformación desigual en relación a la
intensidad de los cambios, su sentido y persistencia (Del Popolo, 2001).
En México el proceso de envejecimeinto se está presentando de una forma
acelerada, en compación con otros paises. Para Partida (2005) existen una
serie de fases que explican el proceso de la transición poblacional en el país:
la pre-transicional, que inicia en la época de la Revolución Mexicana
caracterizada por un alto indice de mortalidad; la primera etapa de la
transición, (posterior a la Primera Guerra Mundial) se inició con una baja
mortalidad, pero la fecundidad se conservó en un nivel alto entre 1945 y 1960;
la segunda etapa, inició en 1970, cuando la caida de la fecundidad se hizo
muy notoria y acelerada; en la tercera etapa, tanto la fecundidad como la
mortalidad se mantienen en niveles bajos, aunado al incremento de la
esperanza de vida en la población.
Según el censo de poblacion y vivienda, realizado por el Instituto Nacional de
Estadística y Geografía (INEGI, 2010), se estima que en México en el año
2010 el número de personas de 60 años o más representó, en términos
absolutos 10, 222,624 personas, lo que en términos relativos equivale al 9.1%
de la población total. Por lo que respecta al estado de Nuevo León, la
población de personas con una edad igual o mayor a 60 años fue de 41,416
que equivale al 8.9 % de la población total del estado.
Miradas sobre la vejez
La vejez se refiere al proceso individual del sujeto, según Tamez (2008) es un
proceso paulatino a través del cual el individuo experimenta un paso hacia
una última etapa de la vida, que a su vez se encuentra relacionada con
factores biológicos, psicológicos y sociales.
Desde el punto de vista antropológico, “el concepto de vejez se deriva del
proceso de producción de ciertas tendencias de consumo y ritmos vitales
impuestos por la industrialización”, organizados a partir de la edad natural o
cronológica, prefijada arbitrariamente a partir de los 65 años, sin tomar en
cuenta el sentir del individuo o su estado de salud (Fericgla, 2002:85-86).

306

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Para Arber y Ginn (1996) existen tres sentidos diferentes que se puede atribuir
a la edad: la edad cronológica, se refiere a la edad expresada en años, es
esencialmente biológica y bajo esta concepción se experimentan cambios a
nivel funcional, así como en la posición del sujeto en la sociedad, es definida a
partir de los 65 años y coincide regularmente con la etapa de la jubilación; la
edad social, referida a las conductas y actitudes sociales que se consideran
acordes para cierta edad cronológica, es construida socialmente y se asocia a
las transiciones que se producen en el curso vital, además se encuentra
marcada por el género debido a las diferentes normas culturales que se
producen entre hombres y mujeres; por último, la edad fisiológica, la cual se
relaciona con la edad cronológica, sin embargo, no se puede reducir a la edad
expresada en años, ésta se relaciona con las capacidades funcionales y con
la gradual disminución de la densidad ósea, el tono muscular y de la fuerza
que se produce con el paso de los años, varía en cuanto a la posición en la
que se encuentran las personas dentro de la estructura social.
La vejez no es estática, para Robles (2006) es un periodo que se encuentra
en expansión, en ello influyen las condiciones sociales en las que se
encuentre la persona, hoy en día la posibilidad de vivir hasta 100 años o más
es real. De acuerdo con Ham (2003 citado por Robles, 2006) la edad
cronológica es utilizada de manera frecuente para definir las subetapas de la
vejez, por ello el autor hace la diferenciación entre tercera edad y cuarta edad;
la tercera edad abarca 60 a los 74 años, en la cual las personas presentan
isuficiencias en condiciones fisicas, roles sociales, actividades laborales y
económicas, pero con condiciones aceptables de funcionalidad; la cuarta
edad inicia a partir de los 75 años, los indicadores son la disminución de
capacidades y mayores niveles de dependencia a causa de enfermedades.
No obstante, más allá de la cuestión biológica y funcional, Fericgla (2002)
argumenta que en las sociedades postindustriales en las que la tradición
pierde relevancia frente al progreso, la necesidad del cambio pone a los
individuos que envejecen en un lugar conflictivo. Puesto que de acuerdo a
Robles (2006) la persona mayor va siendo devaluada socialmente conforme
avanza la edad, por lo que se puede decir que las condiciones sociales
influyen de manera considerable en la forma de vivir y enfrentar la vejez. Así
la construcción social que implica no sólo la definición de vejez como
decadencia, sino de valorizar al individuo que envejece como un sujeto
desvalorizado.
La violencia en la vejez
Para comenzar a esbozar este apartado es importante señalar que la violencia
es un problema difícil de detectar, no sólo por la falta de denuncia de parte de
la población mayor, sino además porque llega a “naturalizarse” a ser
considerada “normal”, tanto aquella violencia ejercida de manera directa (a
través de golpes, insultos, negligencia, entre otros) como aquellas violencias
307

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que se encuentran inmersas en las estructuras políticas y económicas, así
como en el lenguaje y la cultura.
De acuerdo con Mancinas y Macias (2012) la violencia se encuentra presente
en los diversos contextos donde el ser humano interactúa y es vivida a través
de múltiples manifestaciones y formas; en ocasiones, es ejercida por agentes
que no son claramente identificables, por ejemplo, la violencia como resultado
del funcionamiento homogéneo del sistema económico y político.
Domenach (1981) coincide, al señalar que el análisis de este fenómeno no
puede ser aislado, al contrario, debe ser pensado en forma de red, ya que
comúnmente suele presentarse en formas atroces y condenables, sin
embargo, son ocultadas por actos de violencia menos visibles, por
encontrarse prolongadas en el tiempo y protegidas por ideologías o
instituciones. La violencia de los individuos y de los pequeños grupos debe
analizarse en relación con la violencia de los estados, la violencia de los
conflictos y con la violencia de los órdenes establecidos.

En este sentido, la violencia enfrentada por las personas adultas mayores,
adquiere ciertas particularidades, Rodríguez (1979) señala que en el marco de
un modelo socioeconómico capitalista e industrializado, a las personas
mayores se les asigna un papel marginal, se les concibe como sujetos “no
productivos” y “obsoletos”. Así, en las sociedades occidentales cuyos valores
se basan en el éxito, la competitividad y la exaltación de la juventud, las
personas de edad quedan desplazadas.
Claro está, no todos comparten las mismas condiciones, las circunstancias en
las que viven son sumamente heterogéneas, no obstante, lo que sí es un
hecho según Rodríguez (1979) es que en este grupo etario se reproducen
diferencias estructurales y de estratificación social, a partir de la sociedad en
la que se encuentra inmerso, por ello el ingreso económico, la posición social,
la clase social, la zona de residencia, el sexo, el estado de salud, el acceso a
servicios, entre otros, inciden en la forma en que se manifiestan estas
diferencias.
La Organización Mundial de la Salud (OMS) en el Informe Mundial sobre la
Violencia y la Salud, reconoce que el fenómeno de la violencia es sumamente
complejo, tiende a desintegrar el tejido comunitario, de igual forma afecta la
vida y la salud de las personas (Krug, Dahlberg, &amp; Mercy, 2003)
La violencia puede ser entendida y conceptualizada de distintas formas de
acuerdo a las circunstancias en que se presente, la cultura, el país o la región.
Actualmente no existe un consenso al respecto, no obstante, una de las
definiciones más comúnmente utilizadas es la emitida por la OMS:

308

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

“El uso intencional de la fuerza o el poder físico, de hecho o
como amenaza, contra uno mismo, otra persona o un grupo o
comunidad, que cause o tenga muchas probabilidades de
causar lesiones, muerte, daños psicológicos, trastornos del
desarrollo o privaciones” (Krug et al, 2003:5).

Si bien esta definición brinda elementos para analizar la violencia ejercida en
contra de las personas mayores, para efectos de este estudio se considera
conveniente retomar la perspectiva de Zizek (2009) en la que se sostiene como
idea fundamental la existencia de un triunvirato de violencias constituido por: la
violencia subjetiva, la simbólica y la sistémica. Desde esta visión se considera
que coexisten agentes que son identificables y otros que no lo son.
La característica esencial de la violencia subjetiva, es que en este tipo de
violencia se identifica claramente el agente que la perpetra (Zizek, 2009), por
ejemplo, los actos de agresión que van desde golpes, insultos, abuso sexual y
económico, entre otros. Puede ser ejercida hacia las personas adultas
mayores, las mujeres, los niños y la familia.
Por lo que concierne a la violencia simbólica, para Zizek (2009:10) se
encuentra encarnada en el lenguaje y sus formas, presente no sólo en
situaciones reconocidas de provocación y dominación social, a través de
discursos habituales, sino que está relacionada con el lenguaje como tal, “con
su imposición de cierto universo de sentido”.
Respecto a la denominada violencia sistémica, que se refiere a las
consecuencias catastróficas del funcionamiento homogéneo de los sistemas
económico y político (Zizek, 2009). Concordando con lo anterior, Tortosa y La
Parra (2003) argumentan que la violencia sistémica se encuentra oculta, es
indirecta y puede llegar a ser institucional, se encuentra enmarcada desde
estructuras, a través de ésta se puede analizar los mecanismos de ejercicio
de poder, como causas de los procesos de la insatisfaccion de necesidades
humanas básicas.
Desde esta perpectiva es posible comprender la actuación de los organismos
internacionales respecto a la violencia ejercida en contra de las personas
mayores, en estos términos se contempla la forma de violencia más evidente,
es decir, la violencia subjetiva. Así la Organización Mundial de la Salud
(OMS:2003) emitió la Declaración de Toronto para la Prevención Global del
Maltrato de las Personas Mayores, en la cual se define al maltrato hacia las
personas de edad como: “La acción única o repetida, o la falta de la respuesta
apropiada que ocurre dentro de cualquier relación donde exista una
expectativa de confianza y la cual produzca daño o angustia a una persona
anciana”.

309

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Lo mismo suscede con los estudios realizados al respecto, los cuales se han
abocado al estudio de la violencia subjetiva, cabe señalar que dichas
investigaciones han brindado elementos para conocer aspectos de la
violencia ejercida en contra de las personas mayores, por lo que es importante
que se continuen realizando, sin embargo, para poder profundizar en este
complejo fenómeno es preciso dejar de ver sólo lo evidente, se requiere situar
la violencia subjetiva en el marco de las codiciones políticas, económicas y
culturales e identificar las formas de violencia que de ellas entrañan.
Diseño metodológico
La presente investigación forma parte de un proyecto más amplio que aborda
el proceso de envejecimiento mostrado por el adulto mayor, a partir del
desarrollo de dependencia y la influencia en ello de diversos factores sociales,
dicho proyecto es coordinado por la Dra. Blanca Mirthala Tamez Valdez y
auspiciado por medio de recursos del Programa para el Mejoramiento del
Profesorado (PROMEP).
La metodología utilizada es de corte cuantitativo, de tipo correlacional, con un
diseño transversal, no experimental y ex post facto; como instrumento de
medición se elaboró una cedula cuyo contenido se diseño en base a variables
e indicadores considerados en otros estudios. Se incluyó también la Escala
Geriátrica de Maltrato (Geriatric Mistreatment Scale) elaborada por Giraldo y
Rosas (2013) para medir y evaluar los malos tratos a personas mayores, cabe
aclarar que fue modificada ligeramente, de manera que cumpliera con los
objetivos de la investigación.
Muestra
El diseñó de la muestra se elaboró de acuerdo al muestreo por cuotas, en
tanto se requiere igualar los grupos de adultos mayores en función del sexo y
edad, pero cuidando además, contar con un suficiente grado de
heterogeneidad entre los participantes respecto al nivel educativo, así como al
estrato socioeconómico al que pertenecen. El tamaño de la muestra fue
estimado a partir del total de adultos mayores en el estado de Nuevo León, de
acuerdo con los datos arrojados por el Censo de Población y Vivienda en el
2010, con un nivel de confianza del 95% y un error muestral del 5%, se utilizó
para su cálculo la siguiente fórmula:
n=

____N______
2
__e
(N-1)
2
1 + z (p)(q)

De esta manera, partiendo de un universo de 408, 294 adultos mayores en el
estado de Nuevo León en el 2010, el tamaño de la muestra obtenido
corresponde a 384, la cual fue incrementada en un 20%, obteniéndose un
310

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

total de 461 personas adultas mayores, finalmente la muestra quedó
constituida por 700 encuestas, debido a que se pudo ampliar la muestra al
contexto rural.
De acuerdo al muestreo de tipo estratificado, la muestra se basa en el
equilibrio entre grupos, que para la presente investigación se contempla
respecto a edad y sexo:
Tabla 1. Distribución de la muestra
Sexo/
65–74
75-84
Edad
Años
años

85 y más
Años

Total

Mujeres
20%
20%
10%
50%
Hombres
20%
20%
10%
50%
Total
40%
40%
20%
100%
Fuente: Estudio sobre Dependencia en el Adulto Mayor (Nuevo León, 2014)
El grupo de estudio
El presente estudio se interesa de manera particular por las personas adultas mayores
que presentan dependencia y su relación con la presencia de violencia, en este sentido,
al estar la presente investigación enmarcada en un estudio más amplio, se han
seleccionado de la muestra total aquellos casos en los cuales las personas refieran
haber tenido al menos un incidente de violencia subjetiva, ya sea en el ámbito familiar
o social.
Discusión de resultados.

De acuerdo a lo señalado en el punto anterior, la muestra total quedó
constituida por N= 700 casos. En este sentido, se parte de la muestra general
para identificar la tasa de prevalencia de violencia subjetiva, así como la de
cada uno de los tipos que la conforman, para lo cual se analizan algunas
características tales como la zona de residencia, el sexo y el grupo de edad.

De esta manera, de acuerdo a los datos del estudio se observó una tasa de
prevalencia de 36.7% respecto a la muestra total, mostrando como resultado
que N= 257 casos de la muestra total presentan al menos un incidente de
violencia.

Para estudiar la prevalencia de la violencia subjetiva, se estimó a partir de la
muestra total N=700 personas mayores, la frecuencia de aquellos casos que
refirieron haber tenido al menos un incidente de violencia, por lo que resultó,

311

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
79

de acuerdo a la clasificación utilizada , que el 26.3% de la población ha
tenido incidentes de violencia psicológica, el 18.4% de los entrevistados
presentó negligencia, el 9.7% violencia física, el 7.9% violencia económica y el
1.9% violencia sexual.

Grafica 1. Tipos de de violencia (%)

26.3
18.4
9.7

7.9

1.9
Negligencia Económica Psicológica

Física

Sexual

Fuente: Elaboración propia en base a datos del Estudio sobre Dependencia
en el Adulto Mayor (Nuevo León, 2014)
Los datos emitidos en este estudio coinciden con la investigación llevada a
cabo por Giraldo (2006), en la primera encuesta sobre Maltrato a Personas
Adultas Mayores en el Distrito Federal EMPAM-DF, puesto que se encontró
que el 16.2% de las personas entrevistadas refieren la prevalencia de algún
tipo de maltrato, siendo el más frecuente el psicológico (12.7%), seguido por
el maltrato económico (3.9%), luego la negligencia y abandono (3.5%) y el
abuso sexual (0.9%).
Los estudios realizados al respecto brindan elementos para identificar las
condiciones en que se presenta la violencia en contra de las personas adultas
mayores, sin embargo, muy pocos han analizado las condiciones de las
personas con incidentes de violencia que habitan en las zonas rurales. De
esta forma, se considera valioso señalar que de acuerdo a los datos arrojados
79
La clasificación que se retomó para este estudio es la establecida por la International Network
for the Prevention of Elder Abuse (INPEA) que reconoce los siguientes tipos:
Maltrato físico: intención de causar dolor o lesiones, la coerción física o restricción de la
libertad.
Maltrato psicológico o emocional: infligir sufrimiento psicológico.
Abuso financiero o material: explotación ilegal a una persona mayor o hacer uso de sus
fondos o recursos de manera indebida.
Abuso sexual: contacto sexual no consentido de cualquier tipo con una persona mayor.
Negligencia: negación o rechazo intencional a cumplir la obligación de atender a una
persona mayor, o no cumplirla (WHO/INPEA, 2002:3).

312

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
80

en el presente estudio, se encontró que es en la ciudad en donde se
presenta una mayor prevalencia de violencia, independientemente del tipo de
violencia, es decir, la negligencia, la violencia económica, la psicológica, la
física y la sexual, se manifiestan en las zonas de residencia urbana de manera
principal, sin embargo, es importante aclarar que en el caso que se presentó
una diferencia porcentual más elevada fue en la violencia psicológica,
mientras que la menor diferencia fue en la sexual (véase grafica 2).

Gráfica 2. Tipos de violencia, según zona de residencia (%)

Urbana

Rural

16.2
12.7
23.0
Negligencia

34.2

4.9
10.2
Económica

Psicológica

6.8
12.0
Física

1.6
2.0
Sexual

Fuente: Elaboración propia en base a datos del Estudio sobre Dependencia
en el Adulto Mayor (Nuevo León, 2014)
El lugar de residencia es un elemento importante que impacta en la calidad de
vida de la población, por lo que al llegar a la vejez, se puede decir que no se
envejece de la misma forma cuando se reside en una zona urbana que
cuando es en una zona rural, existen serias divergencias en cuanto el acceso
a servicios de salud, educación, empleo, transporte, pensiones e
infraestructura.
CELADE-CEPAL (2009) indica que en la región de América Latina y el Caribe,
la mayoría de las personas de edad habita en áreas urbanas, en el año 2000
77% de la población adulta mayor habitaba en estas zonas, para el año 2050
se prevé que alcance el 85%, ello obedece entre otros factores al acelerado
81
proceso de urbanización en ciertos países de la región. Por lo que concierne

80

En donde la población urbana corresponde a N= 392, en tanto la población rural se encuentra
conformada por N= 308.
81
En México, existen algunos estados que presentan un enfatizado crecimiento poblacional en
las zonas urbanas, tal es el caso de Nuevo León, al año 2010, el 95% de la población habitaba en
la zona urbana, en tanto el 5% residía en la zona rural (INEGI,2010)

313

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

al contexto rural, presentan una menor proporción de personas adultas
mayores en comparación con la zona urbana, sin embargo, se caracterizan
por presentar un envejecimiento poblacional más agudo, dicho proceso se
debe principalmente al efecto de la migración interna, en particular la corriente
migratoria del campo a la ciudad.
De acuerdo a Wong (2006) vivir en la ciudad puede ser una desventaja, sobre
todo para aquellos que habitan en áreas urbanas marginadas, bajo esta
circunstancia es probable que exista un limitado acceso a servicios básicos,
aunado a los elevados costos de vida que representa habitar en una zona
urbana.
Por lo que respecta a la zona rural, la Secretaría de Agricultura, Ganadería y
Desarrollo Rural (González, 2014) señala que en México la migración nacional
e internacional se presenta en los grupos más jóvenes y en edades productivas, lo cual trae como consecuencia la prevalencia de localidades rurales
conformadas en su mayoría por niños y adultos mayores, en entidades
usualmente migratorias.
Ahora bien, en relación al sexo de la persona mayor entrevistada, se encontró
que si bien la mayor frecuencia de violencia se presenta en las mujeres en
comparación con los hombres, al analizar cada uno de los tipos de violencia
por separado, se verificó que se presentan diferencias a partir del tipo de
violencia, en este sentido, la negligencia se presenta en mayor medida en la
mujeres (21.1%); la violencia económica también se presenta más en las
personas de sexo femenino (7.9%), pero sólo con un punto porcentual de
diferencia en comparación con los hombres (7.8%); la violencia psicológica se
acentúa en las mujeres (28.2%); la violencia física se presenta de forma más
elevada en los hombres (10.1%) y la violencia sexual en las mujeres (3.3%).
Tabla 2. Tipos de violencia, según sexo de la persona mayor
Tipos
de
Femenino
Masculino
Total
violencia
N=365
(%)
N=335
(%)
N=700
(%)
Negligencia

77

21.1

52

15.5

129

18.4

Económica

29

7.9

26

7.8

55

7.9

Psicología

103

28.2

81

24.2

184

26.3

Física

34

9.3

34

10.1

68

9.7

Sexual

12

3.3

1

0.3

13

1.9

Fuente: Elaboración propia en base a datos del Estudio sobre Dependencia
en el Adulto Mayor (Nuevo León, 2014)
314

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Diversas investigaciones (Bazo, 2001; Giraldo, 2006) han argumentado que
las mujeres adultas mayores son las que presentan índices de violencia más
elevados, en comparación con los hombres, e incluso, que ser de sexo
femenino es una de las principales características de los perfiles de las
personas víctimas, sin embargo, según los datos del presente estudio, existen
diferencias a partir del tipo de violencia.
La prevalencia de violencia, comunmente ha sido asociada a algunos factores
de riesgo, entre ellos la edad, como se muestra en la tabla 4, la violencia no
se presenta de una forma homogénea en un grupo de edad en particular, de
acuerdo al total de la población, por grupo de edad se determinó lo siguiente:
en el grupo de 65-74 años, el 21.6% de la población presentó negligencia, el
9.4% manifiestó violencia económica y el 2.9% señaló haber sufrido violencia
sexual; dentro del grupo de 75-84 años, el 28.2% de los entrevistados fueron
objeto de violencia psicológica y el 12.5% presentó violencia física
Tabla 3. Tipos de violencia, según grupo de edad
8565-74
Tipos
violencia

de

75-84

106

N=
278

(%)

N=287

(%)

N=13
5
(%)

Significan
cia

Negligencia

60

21.6

44

15.3

25

18.5

0.592

Económica

26

9.4

17

5.9

12

8.9

0.847

Psicológica

72

25.9

81

28.2

31

23.0

0.255

Física

25

9.0

36

12.5

7

5.2

0.655

0.297
Sexual
8
2.9
2
0.7
3
2.2
Fuente: Elaboración propia en base a datos del Estudio sobre Dependencia
en el Adulto Mayor (Nuevo León, 2014)
Así a la luz de los resultados, se constata que los actos de violencia se
manifiestan independientemente del grupo de edad al que se pertenezca,
debido a que al utilizar la prueba estadística anova, no se encontraron
diferencias estadísticamente significativas en ninguno de los tipos de violencia
subjetiva, a partir del grupo de edad.
Conclusiones
A partir de la revisión antes expuesta, se puede evidenciar que la violencia es
un fenómeno sumamente complejo, cuyas características no dependen sólo
de cuestiones endógenas, sino que se encuentra enmarcado en condiciones
de carácter estructural, por lo que es sumamente importante continuar
315

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

realizando investigaciones que den visibilidad a este fenómeno, anteriormente
concebido como un problema de carácter privado.
Los datos en el estudio demuestran que la manifestación de la violencia
subjetiva se presenta en mayor medida en las mujeres, lo cual puede estar
relacionado con cuestiones de índole cultural, dado que en algunas regiones a
la mujer se le asocia con estereotipos negativos, además se presentan en
mayor medida desigualdades sociales en cuanto al trabajo, la pobreza, los
sistemas de pensiones, entre otros. No obstante, durante la vejez
independientemente de formar parte del género femenino o masculino, al
sujeto que envejece se le devalúa y se le vulnera, como señala Rodríguez
(1979) la segregación cultural de la persona mayor se encuentra relacionada
con los procesos capitalistas de producción, de ahí que la sociedad asuma
hacia ellos actitudes estigmatizadoras, así mismo el enfoque neoliberal incide
en acentuar esa desvalorización, ya que exalta la juventud, la belleza y la
moda, de la mano de la productividad, lo anterior puede explicar que la
violencia no sólo se presente en las mujeres sino también en los hombres.
Las condiciones de carácter estructural vinculadas a las desigualdades
sociales, que se han presentado a lo largo de la vida, se recrudecen todavía
más durante la vejez, vivir en una zona urbana no es garantía de presentar
mejor calidad de vida, la ciudad para las personas mayores, en ocasiones,
suele ser un medio hostil, porque limita la participación de los mayores, se
observó en las evidencias obtenidas, es en la ciudad donde se presenta una
mayor prevalencia de violencia. No obstante, aún con menor prevalencia, en
las zonas rurales también se presenta la violencia, siendo ésta normalizada
generalmente, de manera particular, la violencia de carácter sistémico.
Pero también en las zonas rurales en donde se da por normalizada la
violencia de carácter sistémica, el olvido del campo por parte del Estado es
palpable, los programas de gobierno residuales, las casi nulas fuentes de
empleo, los sistemas de salud insuficientes, las descuidadas condiciones de
infraestructura, crean un ambiente de violencia invisible.
Es importante considerar que la violencia subjetiva es tan solo la punta del
iceberg, es necesario profundizar y ampliar la mirada hacia los agentes que en
realidad están propulsando el accionar de la violencia subjetiva: los bajos
salarios, la pobreza en la vejez, los limitados servicios de salud y pensiones,
la “carga” asignada por el Estado a la familia, los programas sociales
precarios entre otros aspectos y los estereotipos negativos son aspectos que
se deben incorporar en el estudio de la violencia.
La violencia requiere la intervención conjunta de diversos actores, organismos
e instancias. Es urgente discutir la situación que enfrentan las personas
mayores, y como dice Zizek (2009:9) “debemos aprender a distanciarnos,
apartarnos del señuelo fascinante de la violencia subjetiva”, dar visibilidad a
316

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

las condiciones en las que la violencia subjetiva se presenta, en relación con
otras formas de violencia menos evidentes como la violencia sistémica y
simbólica, ello permitirá realizar una intervención en la que se actué de forma
articulada, para de esta manera contribuir en su prevención, atención y
erradicación.
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317

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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318

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La vulnerabilidad social como condición común en las
problemáticas sociales: análisis desde Trabajo Social para
su atención.
Blanca Yaneli Aranda Reyes

82

Resumen
Las condiciones socioeconómicas de México (casi la mitad de su
población en pobreza, falta de oportunidades laborales y educativas, escasa
atención médica y social, etc.) desencadenan una serie de problemáticas
(desnutrición infantil, falta de acceso a la educación de jóvenes y niños,
desprotección de las personas de la tercera edad, violencia contra las
mujeres, desempleo, falta de atención a personas con capacidades diferentes,
enfermos sin acceso a tratamiento médico, etc.) en las cuales la vulnerabilidad
social se convierte en la condición común; diferentes sectores de la población
como son niños, mujeres, indígenas, personas que presentan una
discapacidad, enfermos, etc. están inmersos en dicha circunstancia.
Debido a la implantación del modelo económico neoliberal desde los
años 80 la participación del Estado en el bienestar social se ha venido
reduciendo poco a poco, pues al irse retirando de su papel como garante del
desarrollo de sus ciudadanos, brinda poca atención a los mencionados
grupos, lo que agrava o en el mejor de los casos no soluciona las
problemáticas actuales.
El presente trabajo se propone cuatro objetivos: analizar el concepto
de vulnerabilidad social; el papel del Estado como agente incisivo en la
vulnerabilidad; presentar a los principales grupos sociales que la enfrentan
actualmente en México y finalmente, el aporte que Trabajo social facilita para
atender ésta condición social, derivado de un caso de estudio en instituciones
que otorgan asistencia a niños en condiciones de vulnerabilidad.
Palabras clave: vulnerabilidad
neoliberalismo, trabajo social.

social,

grupos

vulnerables,

pobreza,

Introducción
Cuando se habla de personas en condiciones de vulnerabilidad se
cree sin duda tratarse de gente desprotegida socialmente, sin suficientes
recursos. Hace falta explicar de manera general y concisa el asunto porque
solo así se tomara conciencia del grado en que la condición afecta el
desarrollo de los individuos. También precisar el nivel de vulnerabilidad con
que cuenta el país.
82
Maestrante en el programa de Trabajo Social de la Universidad Nacional Autónoma de México
en la sede del Centro Regional de Investigaciones Multidisciplinarias.

319

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El presente trabajo se propone analizar el concepto de vulnerabilidad
social; el papel del Estado como agente incisivo en la vulnerabilidad; presentar
un panorama de los principales grupos sociales que la enfrentan actualmente
en México y finalmente, el aporte que Trabajo social practica para atender
ésta condición social.
1.

Estado neoliberal en México

El modelo económico que hoy llamado neoliberal, surgió en el país
hace tres décadas con la supuesta finalidad de solventar la crisis económica
ocurrida en 1982, apoyar la deuda externa y permitir mediante ciertas
acciones nacionales la modernización, así como una mayor productividad. Sin
embargo, dichas medidas paradójicamente implicaron
dificultades, no
únicamente económicas sino, también sociales dejando a la mayoría de su
población en desprotección frente a los cambios estructurales.
Antes del mencionado modelo se contaba con el llamado Estado de
bienestar, de acuerdo al cual, el desarrollo social era tarea del gobierno y
debía procurar atención en todos los ámbitos a su población, según Martínez
(2006) “el Estado de bienestar es más que el gasto público y su
administración: contiene la justificación ideológica, moral y política de asistir a
las familias a buscar objetivos de su elección, e implica que las instituciones
de gobierno deben continuamente tomar acciones para guiar el enfoque, las
prioridades y el efecto del gasto en bienestar” (p.19). Pero por la adopción del
neoliberalismo ciertas Dependencias gubernamentales dejaron de lado la
83
asistencia social .
Basándose en lo escrito por Calva (1993) el modelo neoliberal se
implementó de acuerdo a reformas de carácter estructural y
fundamentalmente se constituye por dos etapas. La primera se identifica como
de transición y abarca desde 1983 a 1987 (periodo en el que se acuerdan los
pactos económicos entre naciones) y la segunda, es el despliegue arrancando
84
con el Pacto de Solidaridad Económica (PSE) en 1987 y continúa hasta el
día de hoy. Las causas que lo acompañaron fueron insuficiente ahorro interno
nacional, poca competitividad de las empresas internas y desequilibrios entre
las ramas de producción en agricultura, industria y comercio.
La reducción del gasto público por aplicación de las políticas
neoliberales, impactó en varios aspectos del desarrollo social: educación,
salud, empleo, alimentación, seguridad, etc. Para 1996 el 69% de la población
83

Considerada como “el conjunto de acciones dirigidas a proporcionar el apoyo, la integración
social y el sano desarrollo de los individuos o grupos de población vulnerable o en situación de
riesgo, por su condición de desventaja, abandono o desprotección física, mental, jurídica o
social…comprende acciones de promoción, prevención, protección y rehabilitación” (Ley de
Instituciones de Asistencia Privada para el Distrito Federal, 1999, p.5).
84
Programa económico establecido en 1987 que reduce los aranceles a un monto máximo de
tasa del 20%.Ver Calva (1993).

320

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
85

en México fue clasificada como pobre patrimonial . El apoyo representativo
86
de la época era el Programa Nacional de Solidaridad (Pronasol) que
proporcionaba ayuda monetaria a familias de escasos recursos con el objetivo
de que fueran destinados a alimentación, educación y salud (Consejo
Nacional de Evaluación de la Política de Desarrollo Social [Coneval], 2014).
El Estado actualmente da prioridad al factor económico y se dejan de
lado los peligros que pueden afectar al bienestar social general como la falta
de atención a la salud mental y física de toda la población, la calidad de su
vida cotidiana, la precariedad de los empleos, etc., es decir, los daños
colaterales que los procesos de neoliberalización ocasionan (Bauman, 2002).
1.

El concepto de vulnerabilidad social

“Moreno Crossley sostiene que hay una coincidencia general en
considerar a la vulnerabilidad social como una condición de riesgo o
indefensión, la susceptibilidad a sufrir algún tipo de daño o perjuicio, o de
padecer la incertidumbre” (citado en González, 2009, p.14).
Partiendo de ésta idea, se considera que el estado vulnerable no
permite a las personas crear estabilidad social para tener un proyecto de vida
porque no cuentan con seguridad en poseer empleo, ingreso, servicios de
salud, vivienda, educación, es decir, todos los factores que conllevan a la
calidad de vida.
Lo anterior implica dificultades de subsistencia que ciertos sectores
de la población padecen. Por ejemplo, no cuentan con una vivienda en
buenas condiciones, razón que las coloca en riesgo frente a desastres
naturales o expuestos a infecciones por no contar con infraestructura
sanitaria; no cuentan con atención médica, lo que induce enfermedades sin
diagnóstico ni tratamiento; no tienen ingreso fijo o regular e incluso muchas
veces ni siquiera perciben ingreso; o tienen trabajos precarios, pertenecen al
sector informal, etc.
El concepto de vulnerabilidad indica según González (2009):
Un atributo de individuos, hogares o comunidades,
que están vinculados a procesos estructurales que configuran
situaciones de fragilidad, precariedad, indefensión o
incertidumbre. Se trata de condiciones dinámicas que afectan
las posibilidades de integración, movilidad social ascendente o
desarrollo. Las mismas están correlacionadas con procesos de
85

En el concepto de pobreza patrimonial que se refiere a incapacidad para adquirir la canasta
alimentaria y cubrir los gastos necesarios en salud, educación, vestido, vivienda y transporte,
aunque la totalidad del ingreso del hogar se utilizara exclusivamente para adquirir estos bienes y
servicios (OCDE, 2012).
86
Actualmente llamado Próspera.

321

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

exclusión social, que se traducen en trayectorias sociales
irregulares (p.14).
Se puede deducir que los grupos vulnerables no llevan una línea de
vida continua, pasan por situaciones de riesgo en cuanto a exposición a
eventos adversos, como la enfermedad, algún desastre natural, la violencia, la
orfandad, accidentes de trabajo, enfermedades, etc. Esto causado por su falta
de recursos, al hablar de la precariedad de recursos, se refiere no solamente
a la parte económica, si no, también a la social y humana.
Se clasifican a los activos interrelacionados con la vulnerabilidad “en
tres tipos: capital físico (financieros y propiamente físicos, como en el caso de
la vivienda), capital humano (trabajo, salud y educación) y capital social (redes
sociales). Estos activos son generados por tres principales fuentes: el Estado,
el mercado, la comunidad y la familia; éstas conforman la llamada “estructura
de oportunidades” (Kaztman citado en González, 2009, p.17). El esquema de
abajo grafica cómo interactúan los activos y la mencionada estructura.
Figura 1: Esquema analítico de vulnerabilidad
HOGARES

MERCADO
ESTADO

COMUNIDAD

RECURSO

ESTRUCTURA DE
OPORTUNIDADES
ACTIVOS

VULNERABILIDAD
Fuente: Esquema elaborado por Galassi, 2009.
Entonces, para comprender la vulnerabilidad hay que tomar en
cuenta si las personas poseen los activos arriba mencionados, ya que se trata
de un conjunto de condiciones que propicia a la gente una estructura que
322

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

sostenga el desarrollo social y asegure la supervivencia de las personas
satisfactoriamente.
El capital físico depende de la infraestructura que se tenga,
especialmente la vivienda como recurso principal puesto que representa un
techo en donde criarse. El capital social se da en las comunidades, las
instituciones y la familia; contar con semejantes para afrontar los problemas y
circunstancias de la cotidianidad permite forjar lazos de solidaridad que llevan
a un adecuado desarrollo. El capital humano tiene que ver con el cuidado del
individuo, mantener la salud, acumular conocimiento y lo más singular, la
oportunidad de contar con un trabajo que proporcione los recursos para vivir
dignamente.
Todos los recursos provienen de las fuentes que están alrededor, el
Estado en su papel de organizar a las sociedades y administrar los recursos
de la nación para componer las bases de desarrollo social, mantener el orden
y la equidad, promoviendo el amparo de los desfavorecidos. El mercado como
creador de empleo y adquisición de bienes. La comunidad con su
participación de cohesión entre sus habitantes, así se apoyan unos a otros en
diferentes sentidos; desde vigilar las colonias contra la delincuencia hasta
ayudarse a conseguir empleo, por poner un ejemplo. Una vez planteado lo
anterior, se da cuenta de las carencias en el funcionamiento de la nombrada
estructura por los autores, pues el Estado no cumple su rol de proveedor, el
mercado brinda explotación e inestabilidad laboral y la inseguridad junto con la
violencia han hecho que los individuos desconfíen del resto de la gente sin la
oportunidad de crear lazos socialmente fuertes; con dichas dinámicas, resulta
fácil entender la causa de la vulnerabilidad.
En México, por mencionar unas cifras proporcionadas por la
87
Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL, 2014) , el
46% de la población económicamente activa se encuentra en la informalidad
laboral, el gasto público social es de 10.7% del Producto Interno Bruto (PIB)
mientras el de salud es de 6.2%, algo muy reducido en comparación a otros
países.
2.1. Pobreza
Si existe un factor determinante dentro de la vulnerabilidad, es sin
dudarlo la condición de pobreza. Al encontrarse en esta situación las
personas, familias y comunidades tienen pocas oportunidades de salir
adelante como a continuación se explica.
87
Comisión regional de las Naciones Unidas y su sede está en Santiago de Chile, fundada en
1948 para contribuir al desarrollo económico de América Latina y los países del Caribe , reforzar
las relaciones económicas de los países entre sí y con las demás naciones del mundo así como,
promover el desarrollo social.

323

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El Programa de Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD, 1997) identifica a
la pobreza como:
la incapacidad de las personas de vivir una vida
tolerable. Entre los aspectos que componen
a ésta se
menciona llevar una vida larga y saludable, tener educación y
disfrutar de un nivel de vida decente, además de otros
elementos como la libertad política, el respeto de los derechos
humanos, la seguridad personal, el acceso al trabajo productivo
y bien remunerado y la participación en la vida comunitaria
(Rodríguez, s.f, p.1).
De acuerdo a esta concepción se puede dar cuenta de la falta
constante de recursos en la vida de mucha gente. Para precisar, es necesario
definir qué es la línea de pobreza pues es la medida sobre la cual versa el
Estado al establecer el bienestar social:
La cantidad de dinero necesaria que se requiere para
comparar un conjunto de bienes y servicios necesarios para
tener cubiertas las necesidades mínimas del hogar. Hasta ahora
en México se han utilizado dos canastas básicas para la
medición de la pobreza: la propuesta por Coplamar a principios
de los años 80, y la definida por INEGI-CEPAL en
1992…compuestas por las necesidades básicas alimentarias y
no alimentarias integradas de la denominada Canasta
Normativa de Satisfactores Esenciales (CNSE) (Rodríguez, s.f,
p.15).
Las necesidades alimentarias son únicamente los alimentos y las no
alimentarias son los servicios domésticos, el transporte, la vivienda, ropa,
calzado más los insumos necesarios para realizar las actividades de
subsistencia.
Basándose en la CNSE se produjo que los ingresos necesarios para
tener un sano desarrollo con las fuentes básicas que lo permiten es la
cantidad de $ 28.10 diarios por persona para el área rural y $41.80 diarios por
persona para el área urbana.
Cabe aclarar que los costos de subsistencia varían de acuerdo al
zona, se supone que una persona que habita en área urbana necesita más
ingreso por los costos elevados y porque tiene que comprar todos sus
insumos para alimentarse. En área rural las actividades difieren y se realiza el
autoconsumo de las siembras y cría de ganado. Lo anterior se podría debatir,
pues existen necesidades como la atención médica, independientemente del
lugar donde se habite.

324

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Se reflexiona al respecto partiendo de lo siguiente: con base en la
Comisión Nacional de Salarios Mínimos (Conasami, 2015), en México éstos
varían de acuerdo a la zona de cada entidad federativa; equivale para el área
geográfica “A” , $70.10 pesos diarios y para el área geográfica “B” $68.28
pesos diarios; sin necesidad de realizar estudios minuciosos se deduce que
esa cantidad si bien supera la deducida en la línea de pobreza no resulta
suficiente para mantener un buen nivel de vida, pues cualquier ciudadano es
testigo de los altos costos en comida, vivienda, servicios, educación,
recreación y salud.
A pesar de ser tomados como ingreso individual, es difícil que en
cada hogar, se logre esa cantidad, ya que ganando un sueldo mínimo solo
alcanzaría prácticamente para cubrir los gastos personales y si se tienen
dependientes económicos, se queda bajo la línea de pobreza. Por ello,
mientras el país siga contando con esas tabulaciones la mayoría de la gente
aunque no sea considerada pobre tendrá diversas carencias.
La situación de México es la siguiente: existen 53 millones de pobres,
11 millones de éstos en condición de pobreza extrema, 6 de cada diez
88
empleos caen en la informalidad . Con esos datos se deduce poco alentador
el futuro de la nación porque el gobierno no toma suficientes medidas que den
lugar a mejores condiciones de vida. Si cuenta con Programas de Desarrollo
Social pero también se quedan cortos frente a la grave circunstancia.
Algunos programas impulsados por la Secretaria de Desarrollo Social
89
(SEDESOL, 2015) en vigencia son:

Próspera.- Programa que apoya alrededor de 7
millones de familias con renta monetaria destinada al uso de
satisfactores básicos como educación y alimentación.

Pensión para adultos mayores.- Ayuda económica
de $1,000 pesos para el sustento de personas mayores de 65 años.

Seguro de vida para jefas de familia.- En caso de
fallecer la mujer encargada de la manutención del hogar se le otorga
a cada hijo la cantidad de $1,850 para que continúe estudiando hasta
la mayoría de edad.

Programa 3 * 1 para migrantes.- Se trata de un
programa en el que ciudadanos que vivan en el extranjero reciban un
apoyo sobre la cantidad que decidan invertir en el país; por cada
peso suyo el gobierno aporta tres pesos más.
88
Cifras dadas en el Congreso Política social y sociedad civil: retos para alcanzar la equidad y la
justicia social, llevado a cabo en el Centro Cultural Tlatelolco de ciudad de México el día 12 de
marzo de 2014.
89
Ver más en www.sedesol.gob.mx

325

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.


Empleo temporal.- El Estado brinda empleo cuando
ocurren eventualidades como desbordes de ríos, reforestación a los
habitantes pagándoles un sueldo.

Cruzada contra el hambre.- Un reciente programa
que se propone ocuparse de los habitantes en pobreza con la
finalidad de proporcionarles alimentación, ha beneficiado a 3 millones
de personas.

Fondo Nacional para el Fomento de las
Artesanías.- Apoya a los artesanos para que sigan realizando su
trabajo y lo comercialicen, consta en darles un impulso de $10,000
pesos anuales.

Programa Vivienda Rural.- Trata de apoyar con
materiales que mejoren las condiciones de las viviendas precarias
que resulten aptas para recibir el beneficio.

Opciones productivas.- grupos sociales u
organizaciones de productoras y productores que viven en situación
de pobreza, que cuenten con iniciativas productivas y que habitan en
la zona donde opera el programa.
De acuerdo a Falcón (2009) la pobreza es un
fenómeno dinámico ligado directamente a la vulnerabilidad:
existen hogares pobres que pueden aprovechar las
“oportunidades” [programas de lucha contra la pobreza] y
mejorar sus ingresos, mientras que existen hogares que
simplemente permanecen en ella, este fenómeno es
denominado transición de la pobreza, estos últimos tienden a
reforzar su nivel de vulnerabilidad y marginalización (p. 90)
A juzgar por los Programas sociales actuales parece ser que la
atención focalizada es insuficiente porque el número de personas en pobreza
continua siendo extenso y los recursos ofrecidos a simple vista son limitados.
No es necesario analizar que los montos son muy bajos para ser
considerados como la solución a las condiciones de los sectores vulnerables.
Después de revisar las consideraciones y factores que ubican a gran
parte de la población en precarias circunstancias, se pasa a un breve
panorama sobre los grupos que más sufren dichas condiciones en México. Se
enfoca a cuatro de ellos, por considerarse los más afectados, en el sentido de
mayor población representada.
3. Sectores vulnerables
3.1 Niños
326

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En México los niños representan alrededor de 29% de la población,
de acuerdo con la información del Instituto Nacional de Estadística y
Geografía (INEGI, 2010), 32.5 millones de personas oscilan entre los 0 y 14
años.
De acuerdo a la Organización para la Cooperación y el Desarrollo
Económicos (OCDE,2012), en el país los niños, mujeres y ancianos tienen
condiciones de vulnerabilidad al correr el riesgo de estar o caer en pobreza,
particularmente el primer sector tiene una de las tasas más altas en pobreza y
enfatiza que en el año 2008 por lo menos 1 de cada 4 niños vivía en pobreza
relativa “Los niños representan casi la mitad de la población en condición de
pobreza en México, su marginación prolongada es en especial perjudicial, ya
que aumenta el riesgo de daño permanente, además de que acarrea costos
sociales directos asociados a la pérdida de motivación y autoestima” ( p.43).
Lo preocupante del cuadro es la vulnerabilidad desencadenada por
circunstancias como orfandad, abandono, descuido, maltrato. El Sistema para
el Desarrollo Integral de la Familia (DIF, 2013) define a los menores en
desamparo como aquéllos que:
- Carecen
abandonadas/os.

de

responsables

de

su

cuidado,

expósitos

y

- Carecen de los medios básicos de subsistencia y los cuidados
necesarios para su desarrollo integral.
- Carecen de habitación segura.
- Sean víctimas de algún delito, cuando el sujeto activo sea quién
ejerce la patria potestad, tutela, representación, guarda o custodia de la niña o
niño.
- Dentro de las razones de ingreso al Organismo se encuentran: la
exposición voluntaria, canalización de otra institución o a solicitud de los
familiares.
Durante el período de 1999 a 2004 los maltratos más frecuentes
detectados por el DIF fueron el físico, 29.7% del total, lo que representó en
ese período poco más de 43 mil menores; le sigue en importancia la omisión
de cuidados (25.2%) que representó un acumulado de 37 mil niños; y el
maltrato emocional (22.9%) equivalentes a 33 mil menores.
El marco jurídico mexicano de protección a los niños tiene como base
el párrafo sexto del artículo 4o. constitucional que establece que:
en todas las decisiones y actuaciones del Estado se
velará y cumplirá con el principio del interés superior de la
327

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

niñez, garantizando de manera plena sus derechos. Los niños y
las niñas tienen derecho a la satisfacción de sus necesidades
de alimentación, salud, educación y sano esparcimiento para su
desarrollo integral. Este principio deberá guiar el diseño,
ejecución, seguimiento y evaluación de las políticas públicas
dirigidas a la niñez” (Moreno, 2013, p.16).
Cuando no se cumplen los cuidados básicos, necesidades y sano
crecimiento de un menor se habla sobre vulnerabilidad pues su condición es
dependiente de su familia como lo expresa Gómez (2008) “la infancia es un
grupo social que no puede disociarse del contexto familiar…las situación de
fractura y conflictos relacionados a la dinámica familiar suelen derivar hacia la
intervención. Esta intervención es realizada por el Estado, mediante sus
programas sociales, pero la reciente intervención de la sociedad civil lleva a
pensar que los primeros son insuficientes en su cobertura” (p.34).
Se interpreta que los niños son un sector expuesto por su condición
de dependencia, pueden crecer en hogares donde no se les brinde atención
adecuada y en determinado caso el Estado por medio de sus instituciones
tiene la obligación de atender a los infantes hasta que cuenten con la madurez
y el sano juicio para llevar una vida sana y productiva. En el caso de México
es el DIF el que cuenta con la tutela de los niños en desamparo y también
quien asegura su formación y crecimiento.
El DIF representa también a la institución estatal que se encarga
mayoritariamente de los Programas sociales que atienden a la población
vulnerable en distintos ámbitos como son la asistencia alimentaria, situaciones
de contingencia y desastre, asesoría legal, apoyos económicos y sobre todo,
defensa del menor.
Aunque no hay que dejar de lado a la sociedad civil, que también ha
tomado cartas en el asunto. Existen muchas instituciones privadas que se han
dado a la tarea de atender problemáticas contemporáneas que redundan en
asistencia social. Una de las más visualizadas es precisamente hacia los
90
niños. En una investigación cualitativa realizada en una casa hogar se
consiguió dar cuenta del interés de los colaboradores y concientización por
brindar un mejor futuro a los menores en dichas condiciones, en sus palabras:
El niño solamente entra aquí si es huérfano de padre y
madre o de madre o niños este con riesgo de pobreza o algún
otro riesgo familiar o ese tenemos niños también de la sierra…
tratamos de cumplir porque nuestro objetivo es como, pues el
objetivo de la Institución es de que ellos se formen, crezcan,
90

Investigación de campo, donde se realizan entrevistas a colaboradores de una Institución de
asistencia privada a niños en condiciones de vulnerabilidad. El trabajo se encuentra en curso por
la autora.

328

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

este terminen una Universidad porque se les da desde kínder
91
hasta Universidad (colaboradora de IAP, 37 años) .
Lo importante es que “la carencia de derechos sociales, en el caso
particular de los/as niños/as, lo/las adolescentes y lo/las jóvenes pobres,
los/as transforma en vulnerables. Esta desventaja se acumula a medida que el
tiempo transcurre; y un/a niño/a, un/a adolescente y un/a joven vulnerable es
un firme candidato/a a ser un futuro adulto/a excluido/a” (Nirenberg citado en
Huergo, 2009, p.118).
3.2 Mujeres
El género es una característica que desafortunadamente refiere a
vulnerabilidad de las mujeres frente a los hombres, ya que por algunas
causas culturales se ha visto como inferior. La mujer ha tenido tardíamente
oportunidades de educación, desarrollo profesional, jefatura familiar, decisión
sobre su sexualidad y participación pública.
En México existen, según datos de INEGI (2010), 57 millones y
medio de mujeres, de las cuales 20 millones aproximadamente se encuentran
en edad adulta y productiva. Sin embargo, el sector cuenta con desventajas
traducidas en vulnerabilidad debido a que presenta mayores niveles de
pobreza que los hombres debido a su menor participación en el mercado
laboral y baja remuneración. Por ejemplo, su participación en el trabajo
remunerado es de 47% contra 83% de los hombres. Además, debido a la
maternidad corre el riesgo de distanciarse del mercado laboral. No obstante,
tiene un mejor desempeño escolar traducido en mejores tasas de matrícula en
nivel secundaria y superior (90% a comparación de 84% de los hombres),
(OCDE, 2012). Se intuye que mientras la mujer estudie tiene buen desempeño
y al casarse o tener hijos su incursión profesional se ve disminuida.
Es significativo destacar que la mujer durante los últimos años ha
representado cambios considerables ejerciendo nuevos roles dentro de la
sociedad, como es el de jefa de familia, que significa encargarse en todos los
sentidos de su familia aunque muchas veces, por abandono de la pareja. Se
estima que una cuarta parte de los hogares del país tienen esta modalidad,
cifra considerable; aparte de encargarse del cuidado y educación de los hijos
tiene que salir a trabajar para sostener la casa, se puede decir que es un
trabajo doblemente cansado y comprometido.
Un punto importante, es dar cuenta de la violencia mayormente
doméstica que padecen muchas mujeres en México, llegando a los golpes y
en los peores casos, hasta la muerte.

91
Entrevista realizada por la autora a una colaboradora de una IAP de atención a niños
vulnerables.

329

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La Encuesta Nacional sobre la Dinámica de las Relaciones en los
Hogares 2011, elaborada por INEGI e Inmujeres (Instituto Nacional de las
mujeres) revela que la violencia en diferentes tipos, contra las mujeres y
ejercida por su pareja llega a 46.1% a nivel nacional, con porcentajes que van
de 56.9% en el Estado de México a 29.8% en el estado de Chiapas. Como
cifra general a 13.5% de las mujeres en México, su pareja las ha golpeado.
La violencia hacia la mujer es una agresión que no puede permitirse,
la mayoría de las veces realizada por la propia pareja; por lo tanto el hombre
también está obligado a cambiar su concepción hacia ella, respetarla y
apoyarla en su vida familiar y profesional. En el país solo 44 de cada 100
92
mujeres labora por cumplir con las labores domésticas , lo que se traduce
en falta de impulso y comprensión para realizarse profesionalmente cuando
así lo desee.
En México el Inmujeres es el encargado de dar apoyo legal,
psicológico y social a la mujer maltratada y en condiciones de vulnerabilidad.
3.3 Indígenas
En el país hay 8 millones de personas pertenecientes a una etnia
hablantes de lenguas indígenas, es decir, idiomas que se hablan desde la
época prehispánica. Las lenguas más habladas son náhuatl, maya y mixteca,
siendo 89 las totales en la nación.
Desafortunadamente los grupos indígenas enfrentan situaciones
desfavorecedoras como son: poco apoyo del gobierno en sus comunidades y
lugares de origen, complicada comunicación con el resto de la población que
no habla su lengua, discriminación racial, poco acceso a la educación pública,
escasez de servicios sanitarios y médicos, etc.
Según Santiago, (2009) la discriminación es un fenómeno que daña a
la sociedad en su cohesión, limita y quebranta derechos humanos, ya que
teniendo actitudes de rechazo hacia una persona o un grupo se provoca
desigualdad, fragmentación social y abuso de poder. En éste sentido la
discriminación se basa en la valoración negativa de las personas
considerándolas inferiores, por diferentes motivos, como preferencias
sexuales, sexo, raza, discapacidad, género, condición económica y social, etc.
Por otro lado, las comunidades indígenas están sustentadas y
amparadas por un artículo de la Constitución Mexicana:
Artículo 2. La nación mexica es única e indivisible. La
nación mexicana tiene una composición pluricultural sustentada
92

Cifra dadas en el Congreso Política social y sociedad civil: retos para alcanzar la equidad y la
justicia social, llevado a cabo en el Centro Cultural Tlatelolco de ciudad de México el día 13 de
marzo de 2014.

330

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

originalmente en los pueblos indígenas, que son aquellos que
descienden de las poblaciones que habitaban en el territorio
actual del país al iniciarse la colonización y que conservan sus
propias instituciones sociales, económicas, culturales y políticas
o parte de ellas ( Torres, 2011, p.87).
Resulta importante fomentar el respeto hacia todos los seres
humanos, una alternativa para ello, es la educación basada en valores
que fomente a los niños desde pequeños a tener una visión de
equidad frente sus semejantes. Por otro lado, concientizar a las
personas acerca de la negatividad que trae implícita la discriminación.
3.4 Personas con capacidades diferentes
De acuerdo con la Clasificación Internacional del Funcionamiento, de
la Discapacidad y de la Salud, presentada en 2001, las personas con
discapacidad son aquellas que tienen una o más deficiencias físicas,
mentales, intelectuales o sensoriales y que al interactuar con distintos
ambientes del entorno social pueden impedir su participación plena y efectiva
en igualdad de condiciones a las demás (INEGI, 2010).
Según Gallegos, (2009) hasta 1995 se establece el Programa para el
Bienestar y la Incorporación de las Personas con Discapacidad con la
finalidad de apoyar su desarrollo e integración social. Teniendo como primera
acción el registro de menores con discapacidad por el INEGI, la Secretaria de
Educación Pública (SEP) y el DIF siendo parte del Sistema Nacional de
Información sobre personas con Discapacidad y para 1998 surge el Programa
de Prevención a la Discapacidad, cuyos objetivos son educación, prevención
e integración de las personas con discapacidad. Como se puede ver, las
medidas de inclusión a la sociedad han sido tardías para las personas con
estas condiciones. Sin embargo, gracias a los propios familiares de los
sectores afectados, que han tomado acción en mejorar las circunstancias se
ha avanzado en la atención tanto pública como privada.
Las discapacidades que puede presentar una persona son: caminar o
moverse (dificultad motora), ver (afección en uno o los dos ojos), deficiencias
mentales, escuchar (no poder oír o tener dificultad), hablar o comunicarse,
atención y aprendizaje (dificultad para aprender) y auto cuidado (no valerse
por sí mismo para realizar las actividades de cuidado personal).
Los motivos que producen discapacidad en las personas pueden ser
variados, pero el INEGI (2010) los clasifica en cuatro grupos de causas
principales: nacimiento, enfermedad, accidente y edad avanzada.
De cada 100 personas con discapacidad:


39 la tienen porque sufrieron alguna enfermedad.
331

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.



23 están afectados por edad avanzada.


16 la adquirieron por herencia, durante el embarazo
o al momento de nacer.

accidente.

15 quedaron con lesión a consecuencia de algún



8 debido a otras causas.

En el país las personas que tienen algún tipo de discapacidad son 5
millones 739 mil 270, lo que representa 5.1% de la población total (INEGI,
2010).
Es un sector vulnerable porque al igual que los menores, en muchas
ocasiones dependen de terceros para subsistir.
Figura 2: Gráfica de porcentaje por discapacidades de las personas
en México.

60
50
40
30
20
10
0

58
27

12

9

8

6

4

%…

Fuente: Elaboración propia con base a los datos encontrados en
INEGI (2010). Los porcentajes suman más de cien debido a que en
ocasiones una persona posee más de una discapacidad.
4.

La vulnerabilidad desde el Trabajo social

El último apartado se destina para hacer breve mención de la
participación del Trabajo social (TS) como disciplina incidente en el fenómeno
de la vulnerabilidad. Varios autores (Chávez C., Castro G., y Vázquez, G.;
2013; Evangelista, 2009; Sánchez, 2009) han analizado la manera en que la
332

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

profesión resulta la más cercana a los sectores portadores de las condiciones
referidas; su actuar está inmerso en dar atención, apoyo, acompañamiento,
gestión y concientización sobre las posibles soluciones a los diferentes
problemas desencadenados por la vulnerabilidad social. Sin embargo, la
participación de TS se considera pocas veces expuesta, además de que su
intervención muchas veces ha sido juzgada como paliativa.
Por las razones arriba mencionadas se pretende, solo como ejemplo
presentar una mirada desde una institución de asistencia privada (IAP) que
trabaja en la atención a menores en condiciones de vulnerabilidad y sustentar
la figura tan relevante que tiene en la misma la profesión:
Ellos (los atendidos) contactan primero a Trabajo
social, les da una cita y ya vienen se enseñan instalaciones, se
les platica pero pues mucha gente de los que ya vienen pues ya
les han contado, algún familiar, algún amigo sobre nosotros y es
como pues nos tienen la confianza de venir a preguntar y este,
es así como se maneja todo es sobre Trabajo social
(Subdirectora, 37 años).
Se observa como el primer enlace está a cargo de TS y eso es
sumamente importante porque en ese momento se trata de investigar a
quienes realmente necesitan la atención pues como se ha mencionado, son
pocos los Organismos que ofrecen asistencia social y para el caso de los
niños, los privados o civiles representan (según su propia consideración)
mejores oportunidades que los gubernamentales:
(Vemos a la) asistencia social, nosotros lo manejamos
en cuanto es no aislar al menor, estarlo preparando para que de
alguna manera en algún momento salga a la vida… Los
preparamos. Tenemos otro lugar en donde cuando los chicos ya
no quieren estar les damos cierto estudio para que puedan
enfrentarse a la vida con algún oficio…asistencia social en
cuanto a que los chicos están aislados o tuvieron algún
problema, alguna situación de riesgo por ejemplo violencia
sexual, este, hay chicos que no se adaptan por el miedo,
entonces los captamos tratamos de darles esa confianza.
Finalmente nosotros nos portamos como si fuéramos pues su
figura materna, paterna ¿para qué? para darle cierta seguridad,
de esa manera nosotros los asistimos para eh, en cuanto al
vínculo de confianza para que los chicos nunca se sientan fuera
93
de casa (Trabajadora social de la IAP, 27 años) .
Es necesaria la presencia de TS en instituciones porque los sectores
con condiciones vulnerables requieren ayuda profesional para mejorar su
93

Entrevista realizada por la autora a una trabajadora social en una IAP.

333

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

desarrollo social. Incluso en dichas IAP sin fines de lucro, se ofrece una
atención más idónea que en las estatales, la misma profesionista comenta:
“la diferencia es que aquí, el DIF no te ofrece un proyecto de vida como tal,
ellos solamente los tienen allí en albergue y este pueden durar allí el tiempo
que quieran pero no les dan más allá y nosotros sí” (Trabajadora social de
IAP, 27 años); algo que se percibe pues, como ya se explicó anteriormente el
Estado tiene serias deficiencias en la atención a sectores vulnerables.
Colocando estos mínimos comentarios es fácil dar cuenta de la
realidad que empata el país, en cuanto a asistencia. La participación así
como compromiso de la sociedad civil, comenzando por el trabajador social y
las instituciones que accionan para crear dinámicas que apoyen las
desafortunadas circunstancias que las medidas estructurales han derivado.
Comentarios finales
En México existen muchas personas agrupadas en sectores que
viven con problemáticas que apuntan a la vulnerabilidad social. Es importante
conocer la condición no sólo como concepto, si no, como factor de
preocupación y sobre todo de acción social. Esto quiere decir, tomar la
situación como propia porque es inaceptable que semejantes padezcan
circunstancias que pongan en riesgo su subsistencia o calidad de vida.
Contribuir en alguna medida es un progreso significativo para la
sociedad y el Trabajo social como disciplina profesional lo hace en diferentes
niveles y sectores.
El desarrollo social es también erradicar gradualmente las afecciones
contemporáneas desde sus causas; se trata de un trabajo en conjunto entre
Estado y sociedad. Sin embargo, por parte del gobierno no se han visto
grandes avances, la pobreza continua, la educación no ofrece oportunidad a
toda la población en general, la equidad de género es un proceso lento, la
gente con capacidades diferentes aún no tiene suficientes opciones de
empleo, salud y educación, existen niños en situación de calle, pobreza y
orfandad, el salario mínimo no satisface las necesidades básicas (a pesar de
ser considerado como abastecedor) y los costos de vivienda, alimentación,
salud y educación pública o privada, van a la alza continuamente; mientras
que el sueldo sólo aumenta unos pocos pesos. Por lo tanto no se reflejan
intenciones por parte del Estado en resolver las circunstancias de los grupos
vulnerables.
Probablemente la única perspectiva es el empoderamiento social,
entendiendo a éste como las acciones de asistencia, educación, orientación,
información, apoyo legal, alimentación y de más respuestas a las necesidades
presentadas pero provenientes de la sociedad civil y por supuesto del TS.

334

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Una sociedad consiente e informada de las injusticias y adversidades
que la mayoría de la gente vive (y se refiere como mayoría, puesto que la
mitad del país está en condición de pobreza, otra parte con discapacidad y
otra parte son indígenas, etc.) tendrá las bases para desarrollar prácticas de
atención a diferentes problemáticas. Un ejemplo son las Organizaciones de la
Sociedad Civil (donde también se incluyen IAP`s) que atienden sectores
vulnerables. En México existen alrededor de 27,000 y poco más de 2,000 se
enfoca en el sector infantil, por mencionar un ejemplo.
En calidad de urgente se debe priorizar y atender las condiciones de
vulnerabilidad en diferentes sectores. Un pequeño intento lo representa el
investigar y escribir del asunto como una manera de aportar para su reflexión.

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337

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Procesos artísticos para la prevención del delito en jóvenes
con vulnerabilidad social.
94

Blanca Alejandra Cleto Garza
95
Laura González García

Resumen
El presente escrito da a conocer la implementación de un proyecto de
intervención social en el cual se buscó establecer nuevas oportunidades de
desarrollo recreativo en jóvenes con vulnerabilidad social, mediante la re
significación de conceptos acerca de las conductas antisociales y delictivas a
través de distintos procesos artísticos. El arte utilizado como medio de
prevención social del delito permitirá la libre expresión de los jóvenes que
implicara un proceso en el cambio en su construcción social y con esto llegar
a la capacidad de transformar su propia subjetividad de la realidad. Dentro de
los resultados obtenidos con la implementación de este proyecto se observó
un mayor énfasis en el desarrollo de la cultura de prevención del delito en
jóvenes en los ámbitos familiares, escolares y comunitarios así como un mejor
rendimiento en las habilidades para el desarrollo individual y social.
PALABRAS CLAVE: Intervención social, conductas delictivas, prevención del
delito, juventud, arte.
Introducción
El presente artículo de investigación-acción tiene como finalidad dar a
conocer los resultados en la implementación de un proyecto de intervención
social realizado en la Maestría en Trabajo Social con Orientación en
Proyectos Sociales de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. El
objetivo del proyecto fue establecer nuevas oportunidades de desarrollo
recreativo en un grupo de jóvenes estudiantes de preparatoria en el estado de
Nuevo León mediante la re significación de conceptos acerca de las
conductas antisociales y delictivas a través de distintos procesos artísticos.
El hombre es creativo por naturaleza, usa distintos medios para
comunicar y expresar lo que piensa y siente. El arte como medio de expresión
es impulsor de emociones, sensaciones y percepciones que se desarrollan en
cada individuo. Es un matiz de enseñanzas que desarrollan capacidades y
habilidades que logran empoderar a las personas y logra la relación de

94
95

Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, UANL.
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, UANL.

338

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

convivencia de unos con otros tras el intercambio de gustos, ideas, métodos y
técnicas.
A lo largo de la etapa del desarrollo denominada juventud los
individuos van construyendo su identidad por medio de los procesos
culturales, de aprendizaje y de convivencia en el entorno donde se interactúa.
En consecuencia ¿Qué papel juega el entorno social en la comisión de
conductas antisociales en jóvenes?
El Fondo de las Naciones Unidas para la Infancia (2014) considera
que:
“La educación es un catalizador que permite aumentar el
potencial humano ya que fomenta el pensamiento crítico,
hábitos saludables y es un factor determinante para el logro
de condiciones más equitativas en el mercado laboral al que
se enfrentarán los jóvenes, al proporcionar conocimientos y
habilidades requeridas para su inserción productiva en la
sociedad”.
Al mejorar el entorno social de los jóvenes tomando en cuenta sus
necesidades y problemáticas a través de fomentar su desarrollo con
oportunidades reales que potencialicen habilidades y aptitudes, se prevendrán
riesgos que eviten problemas a futuro. Es decir se generara en ellos la
capacidad para resolver los problemas que surjan en su camino por la vida, se
desarrollaran habilidades sociales para mejorar relaciones familiares y
grupales, es decir se aprenderá a socializar.
Por lo tanto, ¿Es posible desarrollar en los jóvenes un cambio
positivo en su percepción sobre la realidad y de las distintas problemáticas
sociales a través de la práctica de actividades artísticas? El análisis de la
información muestra la importancia de plantear y replantear estrategias y
acciones que tengan un impacto favorable en la juventud como lo es el
desarrollo de actividades cívicas, artístico-culturales y deportivas que
fomenten el desarrollo personal y social como medidas dirigidas a una buena
práctica en la toma de decisiones, la resolución de conflictos y para la
prevención social del delito en ámbitos familiares, escolares y comunitarios.
Contexto del proyecto de intervención social
La juventud es caracterizada por ser una etapa en la cual los jóvenes
experimentan emociones, inquietudes, alegrías, miedos y particularmente de
una gran capacidad de imaginación, de ganas de hacer y de no saber qué
hacer con tanta información que les es presentada en distintos medios y
diversas fuentes que llegan a ser un gran impulsor de pensamientos, ideas,
propuestas y decisiones para la realización de acciones y actividades en la
vida diaria.
339

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Actividades como salir con amigos, practicar deporte, escuchar
música, bailar, cantar, los video juegos, el uso de las redes sociales, entre
otras, ocupan el espacio dedicado a las actividades fuera de la casa y la
escuela, es decir el tiempo libre. Por lo tanto, los jóvenes deberán aprovechar
estos espacios de manera productiva para desarrollar en ellos habilidades que
permitan la práctica de la recreación positiva.
Los jóvenes buscan experimentar sensaciones que les permitan
obtener cierto grado de satisfacción personal y social, a raíz de esto los
jóvenes entran en un estado de vulnerabilidad y en ocasiones son atraídos por
la falsa idea de mejorar su calidad de vida buscando medios que lo único que
hacen es mantener un placer inmediato y un retroceso en su bienestar al caer
en conductas de riesgo como lo es la delincuencia juvenil (Leija, 2005).
Conductas antisociales
De acuerdo a Rodríguez (2005) Conducta antisocial es todo aquel
comportamiento humano que va en contra del bien común, es decir, son las
acciones que salen de la norma con predisposición y pueden provocar un
desequilibrio en los procesos de socialización e interacción entre los sujetos
de una comunidad. Estos actos pueden ser de tipo antisocial, violento,
delictivo, así como conductas que pueden agravarse con el abuso de
sustancias, vandalismo, ocio y mal uso del tiempo libre (Leija, 2005).
Sin embargo, resulta imposible saber con exactitud qué razón, causa
o factor lleva a un individuo a realizar este tipo de conductas ya que lo que
incita a un individuo a cometer dicha conducta puede ser distinto al motivo de
otro individuo que realiza la misma acción, es decir, no hay causas o factores
únicos y principales para la realización de conductas antisociales.
De otra forma a lo largo del tiempo se han podido identificar algunos
factores causales endógenos y exógenos, es decir de tipo biológicos,
psicológicos y sociales que predisponen a tales hechos (Orellana, 2004).
Los factores causales biológicos y psicológicos son los que están en
el individuo como lo es la herencia, los desajustes emocionales y las
enfermedades patológicas.
Los factores causales sociales son los que influyen de manera
indirecta al individuo, es decir se encuentran en el entorno en cual se
desenvuelve el individuo. Por lo tanto con una incidencia mayor de unas sobre
otras algunos de estos factores son los siguientes: La familia, como la
violencia física y emocional y los malos ejemplos por parte de algunos
miembros con autoridad (Orellana, 2004).
Otro factor importante es el contexto, es decir el ambiente físico,
social y cultural de la colectividad a la cual se pertenece e interactúa. La
340

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

pobreza, vista en el deterioro de la economía familiar, deficiencias en salud y
vivienda, aunado a la falta de oportunidades educativas y la calidad en la
educación como el analfabetismo y la ignorancia, el fracaso y el rechazo
escolar, así como la falta de oportunidades laborales como lo es el desempleo
y la falta de preparación técnica para el trabajo.
El abuso de drogas lícitas e ilícitas que causa tabaquismo,
alcoholismo, drogadicción e incluso la muerte y la hiperviolencia que es
trasmitida en los medios masivos de comunicación como lo es la prensa, la
televisión, la radio, los videojuegos y el internet, son otros de los factores
causales más frecuentes en la realización de conductas antisociales y
delictivas (Leija, 2005)
Estadísticas de la incidencia de jóvenes en problemáticas sociales en
México y el estado de Nuevo León
En México, para el año 2012 la edad mínima promedio en el
consumo de la primera bebida alcohólica fue de 16 años a nivel federal
(INEGI, 2013).
La prevalencia del consumo de alcohol se ubica en los 25 a 29
años (64.6 de cada 100); y por sexo, en los varones de 25 a 29 años (79
de cada 100 hombres de ese grupo de edad), tanto en hombres como en
mujeres, la prevalencia aumenta con la edad (Figura 1).
Figura 1. Consumo de alcohol en la población joven por grupo de edad y
sexo

Fuente: INEGI (2013).
En Nuevo León, entre las principales conductas de tipo delictivo que
son realizadas por los jóvenes se encuentra el abuso y consumo de
sustancias tóxicas legales e ilegales tales como el alcohol, tabaco y
mariguana. De acuerdo a la Encuesta Nacional de Adicciones a nivel estatal
2.1% de los jóvenes entre 12 y 17 años tiene problemas de abuso y/o
dependencia al alcohol (INEGI, 2008).

341

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los jóvenes también cometen otras acciones tales como vandalismo
y pandillerismo, el hurto y/o robo, acciones como violencia y lesiones, y
conductas más agravadas como el narcotráfico, homicidio y secuestro. En el
año 2008 las estadísticas judiciales en materia penal muestran que 41 de
cada 100 presuntos delincuentes del fuero federal y 54 de cada 100 presuntos
delincuentes del fuero común (del ámbito local), son jóvenes. Estos
porcentajes son similares en el caso de los presuntos delincuentes hombres
(42 y 55 de cada 100), mientras que entre los presuntos delincuentes de sexo
femenino, las jóvenes representan en 30 y 34 de cada 100 involucrados.
Prevención
La prevención (Del latín praeventĭo) es la acción y efecto de prevenir
(preparar con anticipación lo necesario para un fin, anticiparse a una dificultad,
prever un daño, avisar a alguien de algo).
Dentro de la prevención se observan las siguientes 3 dimensiones:
La prevención primaria, dirigida a la población en general, se refiere a un
determinado problema y actúa sobre los factores que lo generan; La
prevención secundaria, dirigida a individuos o grupos de riesgo específico
para evitar su posible participación en problemas ya existentes; y la
prevención terciaria, dirigida a individuos o grupos de riesgo específico que ya
han tenido algún problema e intenta darle solución para evitar la reincidencia,
aquí interviene la rehabilitación, el tratamiento e inserción social (Naciones
Unidas, 2013).
Con respecto a la prevención del delito son considerados 4 tipos
distintos de prevención que actuarán dependiendo del contexto en que se
plantee la intervención. Estos tipos de prevención son la prevención social, la
prevención situacional, la prevención comunitaria y la prevención psicosocial
(Naciones Unidas., 2013).
La prevención social se refiere al bienestar de un grupo objetivo,
actuando sobre los factores de riesgo, personales y sociales mediante el
acceso a bienes sociales como la salud, un entorno familiar seguro y sano, la
educación y el empleo.
En cuanto a la prevención situacional esta se enfoca en reducir
oportunidades para la posible realización de un hecho en determinado espacio
urbano, es decir, se anticipa al infractor lo que dificulta el éxito de su conducta,
así se fortalecen vínculos y estructuras sociales mediante la creación o
regeneración de espacios públicos de calidad, seguros, vigilados, iluminados,
etc.
La prevención comunitaria une elementos de la prevención social y la
prevención situacional, se realiza en la calle, barrio o comunidad con la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

participación en proyectos enfocados a mejorar las condiciones de vida de un
individuo o grupo social.
Finalmente la prevención psicosocial que se refiere a los orígenes
delincuenciales y trabaja en sus factores de riesgo y protección (Naciones
Unidas., 2013).
Arte y juventud
Uno de los factores detonantes de la conducta nociva en los jóvenes
es la necesidad de expresar sentimientos e inquietudes y al no lograr
encontrar una manera adecuada caen en conductas que ponen en riesgo su
desarrollo integral.
El arte como creación del ser humano expresa su visión acerca del
mundo, utiliza distintas técnicas y recursos plásticos, sonoros y lingüísticos y
mediante estos expresa emociones, sensaciones, percepciones e ideas. La
cultura, como patrimonio que todo individuo tiene derecho a gozar es un
conjunto de creencias, tradiciones, ideas y expresiones que comparte una
comunidad (Bell, 2008).
Es de suma importancia que los jóvenes cuenten con técnicas y
habilidades que les sirvan como medio para expresar sus emociones,
inquietudes e ideales de una manera propositiva, para lograr cambiar su visión
acerca del entorno y su manera de ver la realidad actual. Así, el desarrollo de
habilidades artísticas para el buen uso del tiempo libre servirá como un medio
de prevención en la realización de conductas negativas o dañinas en el
desarrollo de un individuo y su inclusión con una determinada comunidad.
Por lo tanto, el arte fungirá como un espacio de expresión individual y
social, donde el joven puede expresar libremente sus ideas y propuestas en
un medio público y de alcance para todos, y no solo sea visto como arte en un
contexto privado que muy pocos puedan realizar.
Así el arte fungirá como un espacio de expresión individual y social
donde el joven manifiesta libremente sus ideas y propuestas en un medio
público y de alcance para todos, y no solo sea visto como arte en un contexto
privado que muy pocos puedan realizar.
Metodología del proyecto
La implementación del proyecto de intervención social fue diseñada
bajo el modelo cognitivo conductual vinculado dentro del paradigma
epistemológico fenomenológico (interaccionismo simbólico). El paradigma
epistemológico fenomenológico también llamado hermenéutico se define
como la teoría y práctica de la interpretación, es decir se centra en la
experiencia personal del individuo y tiene como objetivo comprender las
343

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

acciones humanas entre los individuos que implican la acción social
(Viscarret, 2011).
Este paradigma se fundamenta en la teoría antropológica, la teoría
sociológica y la teoría psicológica y se basa en cuatro conceptos clave: la
temporalidad (tiempo vivido), la espacialidad (espacio vivido), la corporalidad
(cuerpo vivido) y la racionalidad o la comunidad (relación humana vivida). Los
seres humanos están vinculados con su mundo y pone énfasis en la
experiencia vivida que aparece en el contexto de las relaciones objetos,
personas, sucesos y situaciones (Álvarez, 2003).
Bajo esta teoría el proyecto de intervención social pretende generar
en los jóvenes un reaprendizaje y una resignificación de conceptos sobre su
percepción de las conductas antisociales y las distintas problemáticas sociales
a través del modelo cognitivo conductual. La finalidad bajo este modelo es que
los jóvenes sean los propios protagonistas del cambio, es decir que ellos
mismos logren elevar su bienestar subjetivo a través de la transformación de
su realidad (Carballeda, 2002).
Planeación y diseño
La planeación y diseño del proyecto implementado se realizó bajo el
enfoque del Marco Lógico. El Enfoque de Marco Lógico es utilizado para
planificar y gestionar las intervenciones comunitarias, además de ser una
metodología reconocida y utilizada por las principales agencias de
cooperación internacional como la ONU (Organización de las Naciones
Unidas), BID (Banco Interamericano de Desarrollo), USAID (Estados Unidos)
entre otras (García, 2012).
El proyecto de intervención social consistió en los siguientes tres
momentos: a) Diagnóstico para detectar necesidades y problemáticas de los
jóvenes participantes del proyecto; b) Implementación de 10 sesiones
dinámicas para abordar las temáticas elegidas con una duración de 1 hora
clase, más 1 hora de taller que corresponde a una actividad artística
especifica; y c) Evaluación en la cual evaluaron los resultados obtenidos al
término del proyecto.
La experiencia de intervención del proyecto fue realizado durante el
periodo comprendido de Noviembre de 2014 a Abril de 2015 tiempo que
corresponde a las distintas fases de creación y diseño de un proyecto social,
es decir diagnóstico, diseño de actividades, implementación y evaluación del
proyecto.
Respecto a la obtención de los recursos humanos, materiales,
financieros y técnicos se contó con la colaboración del personal docente y
administrativo de Escuela Industrial y Preparatoria Técnica “Álvaro Obregón”
tales como instalaciones, material de oficina y equipo tecnológico, además de
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

la participación de personal relacionado con el tema del arte y la cultura que
fungieron como facilitadores para la realización de las distintas actividades
programadas. Los recursos financieros se obtuvieron por parte del ejecutor del
proyecto.

Investigación de diagnostico
A raíz de la gestión con la dirección de Prevención del Delito de San
Nicolás se logró un acuerdo para la implementación del proyecto de
intervención social en la Escuela Industrial y Preparatoria Técnica “Álvaro
Obregón” unidad San Nicolás, dependencia universitaria integrante del
sistema de nivel medio superior de la UANL.
La preparatoria “Álvaro Obregón” tiene 864 alumnos distribuidos en
los turnos matutino y vespertino. Actualmente los alumnos cursan el segundo,
cuarto y sexto semestre regular correspondiente al año 2015. Respecto a su
domicilio la Preparatoria “Álvaro Obregón” está ubicada alrededor de colonias
consideradas con alta marginación social como lo es la colonia Vicente
Guerrero, La Enramada, El mezquital, Héroes de México lo que hace ver a la
preparatoria como un punto de vulnerabilidad social puesto que afuera de las
instalaciones se presentan problemáticas relacionadas con el uso de
violencia, venta y uso de drogas, robos, entre otras.
Si bien los jóvenes que estudian en la preparatoria pertenecen a
distintas colonias del municipio de San Nicolás una gran parte también
provienen de otros municipios cercanos como lo es Apodaca y Escobedo lo
que nos indica la multiculturalidad de contextos sociales en cada uno de los
alumnos.
Para la obtención de los principales datos acerca de las
problemáticas y necesidades del grupo beneficiario con el proyecto de
intervención social se utilizó un instrumento de investigación mixto para la
recopilación de información a través de la aplicación de un cuestionario con 32
96
preguntas abiertas y cerradas . Fue aplicado a 31 jóvenes estudiantes de la
preparatoria “Álvaro Obregón” considerados por la tutoría académica de la
escuela como los jóvenes con más problemáticas o necesidades dentro del
plantel educativo.
El grupo de jóvenes estuvo conformado por 25 hombres y 6 mujeres
distribuidos en los turnos matutino y vespertino que corresponden a 1er, 3er y
5to semestre regular al año 2014. Las edades del grupo de jóvenes van de los

96

La aplicación del instrumentos diagnóstico fue realizado en Noviembre de 2014 en las
instalaciones de la Escuela Industrial y Preparatoria Técnica “Álvaro Obregón” unidad San
Nicolás.

345

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

15 a los 18 años de edad y con domicilio en los municipios de San Nicolás,
Apodaca y Escobedo en el estado de Nuevo León.
Entre los resultados más importantes se tiene lo siguiente: Con
respecto a las actividades que realizan los jóvenes en su tiempo libre se
encuentra el jugar futbol, salir a pasear con amigos, jugar video juegos y el
uso de las redes sociales. Lo que nos indica que si bien el futbol es una
actividad física que realizan algunos de los jóvenes, no hay o no conocen otro
tipo de actividad deportiva o recreativa en que los jóvenes puedan utilizan su
tiempo libre.
Respecto al concepto de Arte los jóvenes piensan que el arte es una
manera de expresión del ser humano, algo que conecta sentimientos y
sentidos, y a la vez piensan que el arte también es un producto por el cual
pueden conseguir el reconocimiento de un público
Entre las actividades que ellos consideran como arte está el cantar,
tocar algún instrumento musical, dibujar y pintar, el baile, actuación y teatro, la
escultura, la imaginación, la creatividad y la vida. Lo que nos muestra que si
bien los jóvenes tienen una idea acertada de lo que es considerado como arte
o una actividad artística, están limitados a los beneficios que pueden obtener
al realizar alguna actividad de esta índole.
Si bien no se piensa que el arte lo pueden practicar y es solo para
personas con mayores posibilidades económicas, el grupo de jóvenes no
utiliza técnicas y practicas creativas y artísticas para pasar el tiempo libre o
como actividad de desarrollo cultural y social, lo cual indica la posibilidad de
que el proyecto de intervención social pueda ser novedoso y eficaz para llegar
a satisfacer necesidades arraigadas y resolver problemáticas en la juventud.
Al respecto de las problemáticas sociales se les pregunto si sabían
que es una conducta de riesgo, El 42% de los jóvenes no sabe que es una
conducta de riesgo. El 45% contesto que si lo sabía, cabe aclarar que
después se les pidió que mencionaran alguna conducta de riesgo y se pudo
constatar que la mayoría realmente no sabe que es una conducta de riesgo al
dar respuestas con falta de sentido o dejar en blanco la respuesta a la
pregunta (Figura 2).

346

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura 2. ¿Sabes que es una conducta de riesgo?

Elaboración propia (2014).
Respecto al concepto de delito, los jóvenes otorgaron el significado
de acción o conducta que va en contra de la ley, que es ilegal, acciones que
rompen las reglas, acciones para obtener grandes cantidades de dinero. Estas
percepciones son correctas, pero al contrastar con la pregunta “menciona 5
delitos que conozcas” los jóvenes contestaron el robo y/o asalto, el tráfico de
drogas o narcomenudeo, agresiones y/o violencia, secuestro y homicidio
como los principales delitos que conocen. Esto hace ver la desinformación o
mala información con la que cuentan los jóvenes, pues desconocen que
acciones o conductas como el acoso, el vandalismo y/o pandillerismo y el uso
de sustancias tóxicas pueden ocasionar conflictos con la ley.
Respecto a las acciones delictivas que cometen los jóvenes, el grupo
expreso que la mayoría de los jóvenes cometen conductas como robo y venta
de drogas a causa de la falta de atención y comunicación de los padres, las
malas relaciones dentro de la casa u hogar, otras causas que hacen a los
jóvenes cometer estas acciones es la falta de educación, la influencia de
amigos o personas externas, por querer encajar en algún grupo y por llamar la
atención.
Con respecto a la palabra droga, los jóvenes respondieron que una
droga es una sustancia que daña los sentidos, altera el organismo y que
puede ocasionar la muerte. Al preguntar que necesitan los jóvenes para no
cometer este tipo de conductas nocivas para la salud, mencionaron que la
juventud necesita conocer las consecuencias del uso de las sustancias
tóxicas, atención por parte de la familia, “asesorías y actividades más haya de
simples platicas” castigos y correctivos y “participar en alguna actividad
recreativa o deportiva para alejarse de algún entorno malo”.
Respecto a la palabra prevención los jóvenes opinaron que la
prevención es la acción de evitar que suceda algo. Al preguntar de qué forma
resuelven un problema, el grupo contesto que hablando o con el uso de
violencia. Es necesario instruir métodos de resolución de conflictos que les
347

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

permitan a los jóvenes reflexionar antes de actuar y así lograr un mejor
manejo en la resolución de problemas.
Implementación y operatividad del proyecto
El objetivo general del proyecto de intervención social consistió en la
re significación de conceptos acerca de las conductas antisociales y delictivas
a través de procesos artísticos.
Por lo tanto, los objetivos específicos fueron: a) Formar grupos de
reflexión y análisis para la prevención de conductas delictivas y distintas
problemáticas sociales; b) Desarrollar habilidades y capacidades artísticas
como herramienta de recreación para el buen uso del tiempo libre; y c)
Desarrollar habilidades sociales a través de los vínculos de compañerismo y
participación social juvenil.
Las metas del proyecto de intervención social fueron: a) El 50% de
los jóvenes desarrollan la cultura de prevención del delito en ámbitos
familiares, escolares y comunitarios al finalizar la implementación del proyecto;
b) El 70% de los jóvenes logran un acercamiento más amplio en el desarrollo
actividades de recreación a partir de las primeras dos semanas de
implementación del proyecto; y c) El 50% de los jóvenes desarrollan
habilidades para el desarrollo individual y social a partir de la tercera semana
de implementación del proyecto.
El grupo de jóvenes participantes del proyecto de intervención social
fue conformado por 8 hombres y 4 mujeres formando un total de 12
beneficiarios del proyecto. Las edades del grupo de jóvenes van desde los 15
y los 18 años de edad. Los jóvenes viven actualmente en los municipios de
San Nicolás, Apodaca, Escobedo en el estado de Nuevo León, México.
Los 12 jóvenes están distribuidos en el turno escolar matutino y
vespertino y actualmente cursan el segundo, cuarto y sexto semestre regular
correspondiente al año 2015 en la Escuela Industrial y Preparatoria Técnica
“Álvaro Obregón” unidad San Nicolás.
La implementación del proyecto de intervención social se efectuó en
los meses febrero y marzo del año 2015 en las instalaciones de la Escuela
Industrial y Preparatoria Técnica “Álvaro Obregón” unidad San Nicolás.
Consistió en 10 sesiones Teórico-Prácticas con duración de 2 horas cada una.
En la primera hora de la sesión se efectuó el tema de la sesión a través de la
formación de grupos de discusión. En la segunda hora de la sesión se dispuso
a poner en práctica el tema visto mediante la realización de alguna actividad
relacionada con las artes plásticas y las artes visuales.
La dinámica de las sesiones consiste en la realización de un debate a
través de una lluvia de ideas respecto al tema de la sesión logrando el análisis
348

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

y la reflexión de la información a través de la realización de distintos procesos
artísticos.

EvaluaciónEn la evaluación del proyecto se utilizó la evaluación de tipo mixta
(cuantitativa y cualitativa) y se utilizó el modelo de evaluación semiformalizado
no experimental antes (pre-evaluación), durante (grupos de discusión) y
después (evaluación) a través de la aplicación de un cuestionario con 15
reactivos abiertos para medir el impacto de la implementación del proyecto de
intervención social. El análisis de la información se efectuó por medio del
cuestionario, la escala de habilidades sociales y las relatorías de sesión se
utilizara la descripción e interpretación desde un enfoque cultural, etnográfico,
holístico y el Paquete Estadístico para las Ciencias Sociales SPSS.
Análisis de resultados
En el análisis de la evaluación ex ante y ex post de la implementación
del proyecto de intervención social se observó una diferencia significativa de
menor a mayor respecto en la calidad de las respuestas otorgadas por los
jóvenes a las variables establecidas en el instrumento de evaluación.
En el caso de la pregunta ¿Creo que soy una persona creativa e
imaginativa? ¿Por qué? Se observa un aumento del 40% en la percepción que
tienen los jóvenes acerca de sus habilidades y capacidades artísticas y
culturales (Figura 3).
Figura 3. ¿Creo que soy una persona creativa e imaginativa?

90%

50%

Pre - Evaluación

Evaluación

Elaboración propia (2015).
Respecto a la influencia del arte se observó un acercamiento más abierto al
concepto y practica del arte puesto que en el primer momento de la
evaluación los jóvenes se limitaron a decir que arte solo era una expresión de
349

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

sentimientos, que en contraste con la evaluación le fue otorgada la relación de
las actividades involucradas en el arte y su importancia al relacionar estas con
la vida diaria como lo es la cultura que es percibida dentro de una comunidad.
Respecto al concepto de delito se observó un aumento en el 60% de los
jóvenes al otorgar la definición teórica y legal de la palabra delito (Figura 4).
Figura 5. ¿Qué entiendes por la palabra delito?

100%

40%

Pre - Evaluación

Evaluación

Elaboración propia (2015).
En el momento de la pre-evaluación los jóvenes mencionaron que los
efectos negativos de realizar una conducta considerada como delictuosa solo
era la cárcel. En la evaluación se observó un concepto con un mayor sentido
de sensibilización al comentar que no solo la privación de la libertad es una
consecuencia grave de realizar estas conductas, si no que estas conductas
también afectan el grado individual, familiar y social de un individuo, por lo
cual se considera que el 80% de los jóvenes desarrollaron la cultura de
prevención del delito para el contexto familiar, escolar y comunitario.
Respecto a la relación del uso y abuso de sustancias tóxicas se
observó el 90% de los jóvenes participantes del proyecto están de acuerdo en
que no hay ningún efecto positivo al consumir alguna sustancia tóxica, pero el
10% perciben que el uso que le dan algunas personas es por cuestión de
relajación aunque provoque daños en el organismo.
En lo que respecta al área de habilidades sociales se puede decir
que el desarrollo de estas habilidades le aporta al joven otra perspectiva de sí
mismo y del mundo que le rodea, dotándolo de herramientas de desarrollo
personal y social y además de habilidades en el uso de su propia persona
para el mejoramiento de su plan de vida
A partir de la comparación del instrumento de evaluación escala de
habilidades sociales se observó que a través de la implementación del
350

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

proyecto de intervención social los jóvenes adoptaron mayores herramientas
para la convivencia social al encontrar los siguientes resultados.
Se observó una diferencia de un 25% favorable antes y después de
la implementación del proyecto con respecto a las habilidades de los jóvenes
para su desarrollo social al hablar y expresar sus ideas y opiniones en público
con mayor facilidad (Figura 6).

Figura 6. ¿Me cuesta hablar en público?

50
41.7 41.7
25

25
8.3

NUNCA

RARAMENTE

DE VEZ EN
CUANDO

Pre-Evaluación

8.3

0

HABITUALMENTE

0

0

SIEMPRE

Evaluación

Elaboración propia (2015).
Se observó un cambio positivo en la participación de los jóvenes en
distintas áreas de referencia educativa y laboral. Lo cual indica que el
proyecto de intervención social ha influido de manera en que los jóvenes
expresan con mayor libertad sus ideas y pensamientos
En cuanto a la percepción que tienen los jóvenes acerca de sus
relaciones sociales al afrontar y hacer respetar sus derechos si sienten que
terceras personas los perjudican se observó un cambio favorable del 16.7%
(Figura 7).
Figura 7. ¿Temo la desaprobación de mis amigos/as si me enfrento con
ellos/as cuando se están aprovechando de mí?

351

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

50

33.3

33.3
25
16.7
8.3

NUNCA

0

8.3

16.7
8.3

RARAMENTEDE VEZ EN CUANDO
HABITUALMENTE SIEMPRE
Pre-Evaluación

Evaluación

Elaboración propia (2015).
Conclusiones
Las conductas antisociales y delictivas en niños, adolescentes y
jóvenes generan altos costos personales, sociales y económicos en todo el
mundo. La falta de oportunidades educativas y laborales reales o atractivas,
la carencia en el desarrollo de habilidades para la socialización, el ocio y la
falta de espacios para la recreación son algunos de los factores causales que
son detonantes de las conductas nocivas en los jóvenes como lo es el uso y
abuso de sustancias tóxicas y el vandalismo, conductas que afectan el óptimo
desarrollo integral de un joven y que llegan a causar deterioro en su calidad
de vida.
La prevención social del delito es una parte fundamental en las
estrategias de seguridad y control de la violencia de un determinado contexto
social. Su oportuna intervención propiciará los factores de contención y
antelación para la posible comisión de actos antisociales y delictivos.
Al considerar la implementación de un proyecto en una zona de
vulnerabilidad social se establece el compromiso de atender a las poblaciones
con la finalidad de mejorar su entorno y acrecentar las posibilidades de lograr
la inclusión social, así el proyecto beneficiará de manera directa al espacio
público, al crear en los jóvenes el sentido de pertenencia y cuidado de su
comunidad. Además permitirá el respeto de los lugares considerados de uso
público para lograr un entorno de seguridad y bienestar social mediante el
aprovechamiento de los recursos ambientales de la misma comunidad.
Los procesos artísticos como medio de intervención social mostraron
ser una herramienta útil para el desarrollo de habilidades y capacidades
individuales y sociales. La práctica del trabajo social no solo involucra ver y
352

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

saber la labor social que los profesionales y demás personas realizan para
tratar las necesidades y problemáticas de un contexto dado, sino poder
establecer nuevas metodologías para resolver situaciones específicas.
Así, la función de la intervención social surge para atender las
problemáticas, cuestiones o demandas sociales que se suscitan en
determinada comunidad la cual será más acertada y adecuada dependiendo
de las técnicas y metodologías utilizadas. Al replantear nuevas formas de
emprender el trabajo social, podremos lograr el respeto a los derechos
sociales con justicia y equidad entre los individuos.
Dentro de las posibles líneas de investigación futuras se podría hacer
un mayor análisis en los factores causales que propician las conductas
antisociales en los jóvenes como lo es la familia y los espacios de públicos de
interacción y recreación.
Las prácticas sociales actuales han revolucionado el trabajo social.
En el caso del grupo vulnerable de los jóvenes el trabajo social debe trabajar
en el desarrollo de jóvenes más conscientes de las necesidades,
problemáticas, retos y demandas de la sociedad actual. Una juventud
comprometida e involucrada con la realidad permitirá nuevas estrategias de
cambio social.
Referencias Bibliográficas
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Fundamentos y metodología. Barcelona: Paidós.
Bell, Julian (2008). El espejo del mundo. La más bella historia del arte jamás
contada. Barcelona: Paidós.
Carballeda, Alfredo (2002). La intervención en lo social. Exclusión e
integración en los nuevos escenarios sociales. Argentina: Paidós.
Directrices de Riad (1990). Naciones Unidas.
http://www2.ohchr.org/spanish/law/directrices_riad.htm
26/11/13).

Disponible en:
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354

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Sexualidad, políticas públicas y envejecimiento: el caso del
asilo de ancianos Juan Pablo II (Hermosillo, Sonora,
México.)
97

Joel Alfonso Verdugo Córdova
98
Jose Francisco Barrera Barrios
99
Juan Carlos Alfaro Grijalva

Resumen
El envejecimiento poblacional se constituye en una novedad por su impacto
social y las consecuencias afectarán en gran manera medida las formas de
crear y concebir la política social, entre otros aspectos más de la vida
comunitaria. En el mundo, se pasará de 600 millones en el año 2000 a 1209
millones en el año 2025. En Europa, se estima que el 2025 tendrá un 27% de
mayores de 60 años. En América Latina, de 42.5 millones de mayores que
representan el 7.9% del total se llegará en el año 2025 a 96.9 millones con un
12.8%. Este solo hecho motiva a la reflexión a académicos de distintas
disciplinas de todo el mundo, sobre las problemáticas particulares de este
importante sector de la población. Es objetivo de este trabajo reflexionar,
desde los presupuestos teórico-metodológicos del Trabajo Social, las formas y
los significados con que los adultos mayores recluidos en el asilo de ancianos
Juan Pablo II confieren a la sexualidad. Además, intentar una revisión de las
políticas públicas, entendidas éstas como lo referido a las filosofías y
prioridades que sigue un gobierno y representan el énfasis en la
responsabilidad gubernamental, en este caso, del envejecimiento y la vejez.
Por último, ensayar un diagnóstico sobre tal situación para elaborar una oferta
de intervención tendiente a la valoración y respuesta a este problema.
Palabras clave: Políticas públicas, sexualidad, envejecimiento, tercera edad.
Introducción
El envejecimiento poblacional, es decir el incremento de la proporción de
mayores de 60 años, se constituye en una novedad por su impacto social y las
consecuencias no adecuadamente dimensionadas que generará en un futuro
100
se pasará de 600
cercano. En el mundo, de acuerdo a cifras de la O.P.S.,
millones en el año 2000 a 1.209 millones en el año 2025. En Europa, se
estima que el 2025 tendrá un 27% de mayores de 60 años. En América
Latina, de 42.5 millones de mayores el 7.9% del total se llegará en el año
2025 a 96.9 millones con un 12.8%. En México sucede de manera muy
97

Universidad de Sonora.
Universidad de Sonora.
99
Universidad de Sonora.
100
La Organización Panamericana de la Salud.
98

355

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

semejante y se experimenta ya una profunda transformación demográfica, la
estructura por edades de la población ha cambiado, pasando de una
población predominantemente de menores de 15 años a una de jóvenes.
Paulatinamente se ha acumulado una mayor cantidad de personas de 60 y
más años, debido a la mayor esperanza de vida. Por ello, este grupo de
población ha incrementado su tamaño a un ritmo que duplica al de la
población total del país (INEGI, 2014).
Sonora no es la excepción en la tendencia de esas condiciones, en lo
general, y de ese importante grupo de residentes en lo particular; en la cuarta
parte de los hogares sonorenses se cuenta con la presencia de personas de
este grupo de edad (INEGI, 2013). Además un porcentaje significativo de este
sector poblacional llega a esta etapa de su vida en condiciones desfavorables
para continuar una vida decorosa y activa. Otra parte de este total,
abandonados a su suerte por sus familiares y ante la imposibilidad de obtener
ingresos ya sea por la realización de un trabajo remunerado o por el beneficio
de alguna política pública, quedan expuestos al único recurso de la reclusión
de los llamados asilos o instituciones de ancianos o, como han venido hoy día
en llamarse, residencias de la tercera edad que constituyen una fase
específica de la evolución de aquellas instituciones cuya función dentro de la
sociedad ha sido cobijar, custodiar, recluir a individuos con fines dispares socorro, prevención, cura, castigo, etcétera- (Verdugo, 2014).
Es la intención de este trabajo reflexionar, explorar e interpretar,
desde los presupuestos teórico-metodológicos del Trabajo Social, las formas y
los significados con que los adultos mayores recluidos en el asilo de ancianos
Juan Pablo II confieren a la sexualidad. Además, intentar una revisión de las
políticas públicas, entendidas éstas como lo referido a las filosofías y
prioridades que sigue un gobierno (en forma de legislación o de programas) y
representan el énfasis en la responsabilidad gubernamental, en este caso, del
envejecimiento y la vejez. Por último, ensayar un diagnóstico sobre tal
situación para elaborar una oferta de intervención tendiente a la valoración y
respuesta a este problema.
El presente trabajo se ha estructurado en tres apartados.
Empezaremos por realizar un brevísimo recuento teórico de los principales
conceptos aludidos: políticas públicas, envejecimiento y sexualidad.
Posteriormente, nos avocaremos a la discusión de los principales resultados
obtenidos en la investigación, por último, trataremos de sistematizar tales
hallazgos a manera de conclusiones. Para la puesta en escena de esta
investigación se recurrió en un primer momento a técnicas cuantativas:
aplicación de cuestionario y resumen y análisis estadístico de datos y en un
segundo momento a procedimientos cualitativos: observación etnográfica y
entrevistas de orientación biográfica y su posterior análisis e interpretación.

356

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Consideraciones Generales
101

sostiene que las políticas públicas
La académica María Teresa Montalvo
constituyen, hoy por hoy, el instrumento de planeación y de acercamiento del
gobierno con los ciudadanos en las áreas y los temas que son fundamentales
para lograr el bien público. Éstas pueden definirse como la creación de
estrategias y acciones realizadas por los representantes del pueblo, mismos
que son integrantes del gobierno dentro de un determinado régimen político.
El gobierno, desde su gran estructura, tiene la obligación de resolver
problemas de cualquier índole, de educación, salud, vivienda, empleo,
seguridad, etcétera; y esto lo debe realizar a través del planteamiento de
políticas públicas eficientes.
Sin embargo, el componente que otorga la participación ciudadana
en la elaboración de las políticas públicas es de suma importancia y en la
actualidad, podemos afirmar ha aumentado considerablemente a través de
organizaciones de la sociedad civil, reclamando espacios de acción y de
intervención en el proceso de creación de políticas públicas para también ser
partícipes del desarrollo y crecimiento sostenibles del país. Este
surgimiento de grupos de ciudadanos es consecuencia del nivel de
conocimiento y de seriedad de algunos sectores de la población, pero también
es la consecuencia de la falta de eficiencia y eficacia de algunas políticas
gubernamentales, y entonces, estos grupos coadyuvan al Estado a la
consecución del bien público temporal, a través de acciones como
investigación, desarrollo de funciones para atender problemas, sobre todo de
índole social, como la pobreza, el medio ambiente o los derechos humanos.
La autora sostiene que las políticas públicas y, en general, las
acciones del gobierno, deben estar enfocadas a desarrollar, entre otras cosas:
una verdadera cultura de la legalidad para fortalecer el mismo sistema,
mejorar los sistemas de control internos y generar un medio de relación entre
autoridades y ciudadanos para poder atender y resolver los problemas
colectivos, lo anterior se puede lograr si se forma un gobierno de consenso
que funcione a través de alianzas, acuerdos y coaliciones, cuando así se
requiera y, de esta manera, ir fortaleciendo las instituciones.
En la segunda parte del texto la autora desarrolla la atención que el
gobierno, a través de las políticas públicas, retoma el envejecimiento como un
problema al que debemos abocarnos en la búsqueda y realización de
acciones tendientes a encontrar soluciones posibles y retoma el esquema de
las políticas públicas para la atención a los adultos mayores contenido en el
Plan Nacional de Desarrollo, específicamente en el Plan Nacional de Salud
que contempla instituciones como el IMSS, el ISSSTE que amparan al
INAPAM como la institución encargada de la atención a la problemática de los
adultos mayores.

101

Este apartado referente a políticas públicas y envejecimiento constituye una apretada síntesis
del ensayo elaborado por la Dra. María Teresa Montalvo (Montalvo, 2009).

357

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El plan nacional de desarrollo 2007-2012 establece, dentro de su
apartado de igualdad de oportunidades, a los grupos vulnerables y, dentro de
éste, a los adultos mayores.
Es obligación del Estado propiciar igualdad de oportunidades
para todas las personas, y especialmente para quienes
conforman los grupos más vulnerables de la sociedad, como los
adultos mayores, niños y adolescentes en riesgo de calle, así
como a las personas con discapacidad. La igualdad de
oportunidades debe permitir tanto la superación como el
desarrollo del nivel de vida de las personas y grupos más
vulnerables. Estas oportunidades deben incluir el acceso a
servicios de salud, educación y trabajo acorde con sus
necesidades. La situación de estos grupos demanda acciones
integrales que les permitan llevar una vida digna y con mejores
posibilidades de bienestar.
Establece las siguientes estrategias:
1. Fortalecer los proyectos de coinversión social entre el gobierno y las
organizaciones de la sociedad civil enfocados a la atención de grupos
vulnerables.
2. Avanzar en el concepto de seguridad social para ampliar el alcance y
cobertura de los programas de gobierno enfocados a la protección de grupos
vulnerables.
3. Focalizar el apoyo a la población de 70 años y más, dando prioridad a
quienes habitan en comunidades de alta marginación o que viven en
condiciones de pobreza. Mediante esta estrategia, se otorgará un apoyo
económico bimestral a los ancianos de 70 años o más que vivan en áreas
rurales con menos de 2,500 habitantes.
4. Aprovechar la experiencia de los adultos mayores, generando las
oportunidades que les permitan desarrollarse en actividades productivas de
relevancia para su comunidad.
Con el propósito de estimular la generación de empleos para este
sector de la población, se ofrecerán estímulos fiscales a las empresas que
den empleo a adultos mayores que desean continuar su vida de manera
productiva.
Además, se impulsarán acciones que permitan aprovechar la
experiencia de estos adultos y que, al mismo tiempo, les generen un ingreso
adicional, para que puedan hacerle frente al empobrecimiento progresivo que
padecen, producto de desempleo o de la insuficiencia de su pensión o
jubilación.
Del plan nacional se derivan los planes o programas sectoriales y
este es el caso del plan nacional de salud, en el cual se ha propuesto,
respecto de los adultos mayores:

358

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

• Garantizar que los individuos y las familias reciban capacitación en
las unidades de salud, así como servicios en promoción de la salud y
prevención de enfermedades de acuerdo a su grupo de edad y sexo.
• Fomentar la creación de entornos saludables (viviendas, escuelas,
centros de trabajo, albergues, espacios de esparcimiento, unidades de salud y
hospitales, sistemas de transporte, comunidades, municipios, ciudades) que
estimulen los determinantes positivos de la salud.
• Identificar los riesgos diferenciales que afectan la salud de
poblaciones vulnerables, como los niños, adultos mayores, discapacitados,
poblaciones marginadas y migrantes, para definir e implantar estrategias para
disminuir sus efectos en la salud.
• Ofrecer un conjunto de intervenciones de promoción de la salud y
prevención de enfermedades a la población de adultos mayores del país,
favoreciendo el envejecimiento activo.
• Promover y difundir los derechos de los adultos mayores e impulsar
un enfoque gerontológico integral.
En nuestro país, las instituciones tradicionales, como el Instituto de
Seguridad y Servicios Sociales de los Trabajadores del Estado (ISSSTE) y el
Instituto Mexicano del Seguro Social (IMSS) tienen programas que van
enfocados a la Geriatría, como aquella rama de la medicina que debe atender
al anciano en su situación de salud, como de enfermedad.
Estos son algunos ejemplos de programas que tienen estas
instituciones y a los cuales pueden acceder sus derechohabientes.
En el caso de la Ley del Seguro Social se establecen los siguientes
seguros:
1. Seguro de retiro, cesantía en edad avanzada y vejez
Artículo 152. Los riesgos protegidos por este capítulo son el retiro,
la cesantía en edad avanzada y la vejez del asegurado, así como
la muerte de los pensionados por este seguro, en los términos y
con las modalidades previstas en esta Ley.
2.

Ramo de cesantía en edad avanzada
Artículo 154. Para los efectos de esta Ley existe cesantía en edad
avanzada cuando el asegurado quede privado de trabajos
remunerados a partir de los sesenta años de edad. Para gozar de
las prestaciones de este ramo se requiere que el asegurado tenga
reconocidas, ante el Instituto, un mínimo de mil doscientas
cincuenta cotizaciones semanales.

3. Del ramo de vejez
Artículo 161. El ramo de vejez da derecho al asegurado al
otorgamiento de las siguientes prestaciones:
I. Pensión;
II. Asistencia médica, en los términos del capítulo IV de este
Título;
III. Asignaciones familiares, y
359

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

IV. Ayuda asistencial.
Dentro de los programas, el más reciente es el “Adulto mayor
prevenimss”, que abarca, entre otros, los siguientes puntos: Promoción de la
salud, Nutrición, Prevención y control de enfermedades, Identificación
oportuna de enfermedades y Sexualidad.
En el caso del Instituto de Seguridad y Servicios Sociales de los
Trabajadores del Estado, se crea el centro de convivencia para pensionados y
jubilados “convive”, es un lugar para pensionados y jubilados por el ISSSTE,
que busca un encuentro para convivir, compartir experiencias, propiciar
amistades y ofrecer entretenimiento.
En la Ley del ISSSTE se establece, entre otros derechos, el seguro
de retiro, cesantía en edad avanzada y vejez, definido como:
Artículo 76. Para los efectos del seguro a que se refiere este
Capítulo, es derecho de todo Trabajador contar con una Cuenta
Individual operada por el PENSIONISSSTE o por una
Administradora que elija libremente. La Cuenta Individual se
integrará por las Subcuentas: de retiro, cesantía en edad avanzada
y vejez, del Fondo de la Vivienda, de ahorro solidario, de
aportaciones complementarias de retiro, de aportaciones
voluntarias y de ahorro a largo plazo.
Por último, se crea el INAPAM, Instituto Nacional de las Personas
Adultas Mayores (antes INSEN), dependiente de la Secretaria de Desarrollo
Social. Tiene como objetivo proteger, atender, ayudar y orientar a las
personas adultas mayores, así como conocer y analizar su problemática para
encontrar soluciones adecuadas. Por ello, dirige sus esfuerzos a fomentar la
asistencia médica, asesoría jurídica y opciones de ocupación.
Es importante señalar que, en el año 2002, se crea la ley de los
derechos de las personas adultas mayores, cuyo objeto se encuentra
expresado en el siguiente
Artículo 1o. La presente Ley es de orden público, de interés social
y de observancia general en los Estados Unidos Mexicanos. Tiene
por objeto garantizar el ejercicio de los derechos de las personas
adultas mayores, así como establecer las bases y disposiciones
para su cumplimiento, mediante la regulación de: I. La política
pública nacional para la observancia de los derechos de las
personas adultas mayores; II. Los principios, objetivos, programas,
responsabilidades e instrumentos que la administración pública
federal, las entidades federativas y los municipios deberán
observar en la planeación y aplicación de la política pública
nacional, y III. El Instituto Nacional de las Personas Adultas
Mayores.
Para finalizar la autora concluye que las políticas públicas constituyen
una forma de ejercer la democracia establecida en el artículo 3° de nuestra
360

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Constitución Federal y de cumplir con los objetivos del Estado; sin embargo,
del análisis de las acciones y estrategias gubernamentales, se perciben
escenarios en el corto y mediano plazo donde parece inevitable que las
necesidades rebasen la capacidad de respuesta del Estado.
Sexualidad y vejez

102

En el grupo poblacional de los adultos mayores, como en todos, hay que
lograr un completo estado de bienestar físico, mental y social, que impone a
toda la sociedad cambios de actitudes y de formas de pensar y actuar, sobre
todo donde poco se ha trabajado acerca de la forma de entender las
necesidades de su sexualidad, campo que se ha valorado insuficientemente
en el país. Grande es el desconocimiento de los y las adultos mayores
alrededor de cómo vivir su propia sexualidad y no menos lo es en la familia y
la sociedad que los protege, como mayor lo es en los prestadores de salud, de
la educación, sociales y otros que atienden o brindan atención a los adultos
mayores.
Sin dudas, el envejecimiento poblacional en los próximos años traerá
aparejado un conjunto de consecuencias en el ámbito económico, político y
social, que no podrán desconocerse y para lo cual el país debe prepararse,
toda vez que se reconoce al envejecimiento como una perspectiva social e
individual, pero que impone luchar para lograr que el anciano pueda disfrutar
de las mejores condiciones de salud.
Algunos estudios consultados sobre la salud sexual de los adultos
mayores, muestran aspectos que hay que tomar en cuenta para realizar
acciones dirigidas a lograr mejoras en este importante campo. Estos trabajos
enfocan las diferentes dimensiones que hay que considerar.
Un estudio realizado sobre sexualidad y envejecimiento encuentra
que los entrevistados indicaron que el principal inconveniente en el
funcionamiento sexual experimentado por los hombres es la demora en la
erección (41 %), y en las mujeres el dolor durante el acto sexual (44 %).
Según los autores tales efectos pueden deberse al proceso de envejecimiento
en el organismo del varón; en las mujeres, el dolor puede asociarse al
decremento de las hormonas con el incremento de la edad. En fin, en ambas
casos, los porcentajes encontrados en los inconvenientes planteados pueden
estar relacionados con la edad.
Conocer estos elementos les permitiría a los adultos mayores
acceder a un tratamiento médico que mejore su situación. Otro enfoque del
problema, a partir de la definición de salud como completo estado de
bienestar, en el que no se puede omitir la sexualidad, se manifiesta en un
trabajo que plantea que en el transcurso de la senectud la sexualidad sigue
desempeñando un papel importante en la vida de los individuos, pero le falta
102

Este apartado referente a sexualidad y vejez constituye una apretada síntesis del ensayo
elaborado por la Dra. Luisa Álvarez Vázquez (Álvarez, et. al., 2008).

361

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

oportunidad para ejercerla, lo que produce una cierta marginación sexual que
sufre la población añosa, que hace que no conserve un buen estado de
bienestar en ese importante aspecto de su vida y por tanto de su salud, ya
que no hay motivo alguno para que el interés y las prácticas sexuales
desaparezcan, debido a tener determinada edad.
En el referido estudio se asegura que el envejecimiento produce
algunos cambios en la fisiología sexual, entre los que destacan una mayor
lentitud y una menor intensidad de las respuestas del ciclo sexual, lo que
tampoco constituye un impedimento para la actividad sexual. Como refleja la
definición de SSR, cada etapa de la vida tiene sus características, por tanto la
sexualidad debe ser observada dentro del contexto psicológico y de
comportamiento de los individuos; ejercer la sexualidad durante la vejez está
determinada por la actitud que el sujeto ha tenido ante el sexo durante toda su
vida. Las diversas investigaciones referentes a la sexualidad en la tercera
edad han demostrado que el interés y la actividad sexuales si bien van
disminuyendo con el paso de los años, persisten en una alta proporción de
sujetos añosos.
En otros estudios se ha encontrado que alrededor del 30 % de las
personas de ambos sexos, mayores de 65 años, conservan una actividad
sexual regular y que en un alto porcentaje de individuos persiste el interés
sexual, aunque el modelo del acto sexual como se práctica en la juventud, no
es aplicable tal cual en la vejez, en la que cobra mayor importancia la cercanía
y la intimidad corporal. Existen factores psicológicos y culturales que inciden
negativamente sobre la sexualidad en la tercera edad y por sexo, como son la
desinformación y la creencia que la práctica de la sexualidad es exclusiva de
la población joven y que desaparece en la senectud. En la mujer, limita el
ejercicio de la sexualidad, además de concepciones retrogradas sobre esta
actividad, la falta de un compañero sexualmente activo, en tanto que en el
hombre lo hace la monotonía, las preocupaciones, la fatiga, las
enfermedades, los excesos de alcohol y los alimentos y el temor de fallar.
Para afrontar el envejecimiento y sus repercusiones resulta
imprescindible agilizar las coordinaciones intersectoriales e interdisciplinarias,
en la formulación de una política integral de población que incluya, tanto
aspectos generales del trato a esta población, como de psicología y el
enfoque social de este aspecto, de forma que la intimidad de los adultos
mayores, sea tomada en cuenta desde el ángulo social y familiar, espacios
donde, en muchos casos y en la actualidad, las personas de edades
avanzadas pasan a ser relegados y no se piensa en que necesitan también
disfrutar de su intimidad.
Ante esto es necesario poner atención en la manera que se enfrenta
este problema en otras latitudes, tomemos de ejemplo a Cuba donde las
políticas públicas sobre este tema tienen priorizado el perfeccionamiento del
trabajo en la atención primaria, mediante el médico de familia y otras
alternativas no institucionales con la participación comunitaria. Se sabe que la
salud sexual tiene aspectos especiales en este grupo, implica también lo que
362

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

ellos sienten y aspiran en su intimidad, elementos estos que generalmente se
desconoce o a los que se les da poca importancia.
Otra exigencia del proceso de envejecimiento de la población para el
sector de la salud es el incremento y el completamiento de los equipos
multidisciplinarios de atención geriátrica en el país, fundamentalmente en la
atención primaria, donde se debe lograr un manejo adecuado de todos los
aspectos de la salud sexual en este grupo de edad.
Entre los aspectos que pueden repercutir en la salud sexual de la
población de la tercera edad, se pueden destacar:
1. Las enfermedades crónicas degenerativas relacionadas con los
órganos reproductivos que son específicas por sexo y tienen alto
riego en esta población.
2. Las deficientes coordinaciones intersectoriales e interdisciplinarias en
la formulación de una política integral de población que incluya la
salud sexual.
3. La falta de completamiento de los equipos multidisciplinarios de
atención geriátrica en la atención primaria de salud y la necesidad de
su incremento así como la ineludible inclusión de la geriatría con la
incorporación del componente de la salud sexual, en la formación de
los médicos de familia.
4. La importancia de incrementar el trabajo educativo sistemático para
la atención al adulto mayor, donde los involucrados dominen
aspectos conceptuales de salud sexual.
En México se ha producido con rapidez profundos cambios en su
estructura por edades como consecuencia del descenso rápido y sostenido de
los niveles de la fecundidad y el incremento de la esperanza de vida. Las
repercusiones sociales y económicas por el aumento del número de adultos
mayores requerirán aumentar y diversificar los servicios de salud para la
tercera edad, donde se impone tomar en consideración nuevas formas de
atención, como la relacionada con la vida sexual de esta población. Las
estrategias que se formulen en el sector de la salud deben garantizar que los
especialistas y el personal que atiende al adulto mayor manejen
adecuadamente y se formen en todos los aspectos de la salud sexual que
afectan a esta población. Envejecer no es morir, es sólo una etapa más de la
vida, quizás sí es la antesala de la muerte, tan inevitable como el
envejecimiento mismo, al que todos ineludiblemente debemos llegar. El
desarrollo alcanzado por la tecnología médica, y el mejor conocimiento sobre
aspectos relacionados con la alimentación, unido al desarrollo social y
tecnológico más general, además, por la presencia de una cultura general
integral que puede proteger del exceso, permitirán alcanzar el envejecimiento
con determinado nivel en la calidad de vida.
El ejercicio de la sexualidad en la tercera edad anuncia un nuevo
comienzo en la recuperación de lo no perdido, el erotismo placentero, la
afectividad activa, la interiorización de sentimientos que tengan que ver con el
amor erótico y el bienestar subjetivo.
363

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Asilo de Ancianos Juan Pablo II: resultados y hallazgos
Como Casa Hogar Juan Pablo II, es una institución de beneficencia que les da
alojamiento a personas mayores que se hallan en desamparo y que no
cuentan con familia, se les proporciona casa, alimento, atención médica y
recreativa. El Asilo de Ancianos, se fundó en octubre del 1936, por un grupo
de personas que tenían inquietud por apoyar al prójimo. En la actualidad en el
asilo se encuentran 19 mujeres y 23 hombres, el mayor de ellos cuenta con 94
años de edad.
El asilo cuenta con dos comedores, uno para hombres y otro para
mujeres. También un consultorio que cuenta con una enfermera permanente,
la cual tiene 28 años trabajando en el asilo. A ese consultorio van doctores a
prestar sus servicios y checan a los mayores para canalizarlos con otros
especialistas si es que así lo ocupan; un Geriatra va de vez en cuando a
apoyarlos.
Los dormitorios también cuentan con dos áreas, una para hombres y
otra para mujeres con 12 y 13 camas, respectivamente; en cada pabellón hay
dos personas encargadas, una en el día y la otra por la noche. Hay 5 baños
en todo el lugar y solo 2 baños con regadera. Todos los mayores asilados se
encuentran permanentemente en la institución, solo dos internos son de
guardería. Menos de la mitad de los mayores se valen por sí solos, casi todos
ocupan ayuda para todas sus actividades.
La anciana más joven que se encuentra hospedada en el asilo lleva por
nombre María Jesús, tiene 67 años y es la encargada de las llaves de todo el
edificio. En el asilo laboran además de la enfermera cuatro personas en la
cocina, dos en la lavandería, un chofer y las dos personas encargadas de los
dormitorios que mencionamos antes.
Para entretener a los mayores realizan actividades recreativas como
canto, lotería, yoga, hacen concurso de baile, pintan, entre otras cosas, a
nadie se les obliga a hacer nada, todo es de manera voluntaria. Un grupo de
la religión cristiana acude todos los martes a festejarles los cumpleaños a los
internos, se les hace convivio con su respectivo pastel. Hay compañerismo ya
que entre ellos mismos se ayudan. El asilo cuenta con dos salas de estar, una
para hombres y otra para mujeres, ahí pueden pasar la tarde viendo
televisión, leyendo libros, etcétera. Las salas todo el día están abiertas; a las
4:00 de la tarde se les da café.
El asilo tiene una bodega en donde se guarda la ropa de todos los
internos; en la misma área se encuentra la lavandería. La ropa que usan se
les comparte, ninguno tiene su propia ropa, y esa ropa que usan es por
donación. Cada año se hace colecta de ropa y se gurda para cada temporada.
La mayoría de los internos llegan por parte del DIF (Sistema de
Desarrollo Integral para la Familia), de Recursos Humanos (del gobierno del
estado), de los hospitales; ellos no reciben visita de familiares, pero cualquier
persona que guste puede ir a visitarlos, a leerles, a cantarles o simplemente a
pasar un rato con ellos para que cuenten sus historias.
364

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Cuentan con una sala de hidroterapia. También está un área de
guardería, la cual se usa para hacer convivios. En la entrada del asilo se
encuentra una pequeña plaza que se llama De Los Recuerdos la cual se hizo
para que los mayores se sienten ahí para contarse sus propias historias y
compartirlas. Además, hay una capilla dentro del asilo, en donde se da misa
todos los domingos impartida por el sacerdote Nicolás Gutiérrez. En la misma
capilla se encuentran los nichos de algunos ancianos que ya han muerto y
como no tienen recursos ahí mismo se quedan. El asilo se mantiene con las
colectas anuales que realiza el patronato y con donaciones privadas y
productos obsequiados por diversos comercios hermosillenses.
Apuntamos al principio de esta ponencia las dificultades que tienen los
mayores en general para el ejercicio y disfrute de su sexualidad, ya que
persisten actitudes obcecadas que tienden a negar y hasta ignorar la
existencia de actividad sexual en las personas mayores de 60 años. La
situación se vuelve más adversa y conflictiva cuando los mayores están
incluidos en asilos donde es casi nula la privacidad y la mayoría de ellos y
ellas carecen de pareja estable al estar viudos o viudas, amén de las
condiciones de salud que muchas veces son precarias.
Posibles explicaciones de tal actitud, pueden deberse según Lorenzo
(2011), a la tendencia a considerar válida la asociación entre sexualidad y
reproducción, mediante la cual se considera que solo es normal la actividad
sexual durante la edad reproductiva y por tanto los mayores no tienen por qué
practicarla. También, la existencia del prejuicio que asocia la vejez con la
enfermedad es tan fuerte que se instala en los destinatarios del prejuicio e
incluso en el personal que atiende los ancianos.
En nuestra investigación se realizó un estudio descriptivo donde se
aplicaros 20 cuestionarios en una población de 42 mayores residentes en el
Asilo de ancianos Juan Pablo II, donde 10 correspondieron a mujeres y 10 a
hombres. Los criterios de selección de los hablantes fueron los siguientes: se
excluyeron aquellos mayores con limitaciones tanto físicas como mentales y
aquellos que no estuvieran de acuerdo en participar o que se encontraron
indispuestos al momento de la recogida de datos.
Conclusiones
La mayoría de los entrevistados de ambos sexos manifestaron la existencia
de deseo sexual y la evocación de prácticas sexuales satisfactorias en un
pasado reciente. La falta de pareja estable es uno de las causas principales
para que los mayores que afirmaron haber tenido relaciones sexuales en un
pasado reciente mantengan en el abandono la vida sexual activa, otra causa
considerada importante que fue documentada se refiere a la falta de
privacidad que tienen en el asilo ya que las horas de sueño están
supervisadas y los dormitorios refieren debida separación entre los sexos.
Con respecto a la actividad sexual o a la sexualidad en general, los
hombres se mostraron más comunicativos y abiertos a la aceptación de
365

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

existencia de deseo sexual, a diferencia de las mujeres que se mostraron
más reservadas.
De la misma manera, la intención de establecer relaciones con el sexo
opuesto, fue más aceptada en el grupo de varones ya que todos los
encuestados varones manifestaron el deseo de volver a tener una pareja. En
cambio el grupo de mujeres en estado de viudez (70 por ciento de las
encuestadas) afirmó no tener necesidad o no querer intentar de nuevo una
relación amorosa.
Pudimos constatar que la actividad sexual en esta etapa de la vida,
como en cualquier otra etapa donde la sexualidad esté activa, depende en
mucho de la existencia de una pareja que muchas veces es difícil encontrarla;
las propias limitaciones dictadas desde el prejuicio, la carencia de
oportunidades al ver limitado la esfera de interacción social, la poco o nula
autoestima ya que la vejez ha sido relacionada con la enfermedad y la falta
de productividad, son, a nuestro juicio, algunas causas para que esto
suceda.
Sin embargo pudimos constatar que el deseo sexual existe entre los
mayores, que ser mayor no es sinónimo de inapetencia sexual, que la
sexualidad, como otras esferas de la vida productiva de los humanos, está
latente pero se ve limitada y negada por la falta de información cualificada y
otras políticas que combatan los prejuicios tenidos y procure dotar a los
mayores de herramientas tales que hagan posible la realización plena de la
sexualidad si así los desean. (Verdugo, op. cit.)
La atención, organización y los fines de los asilos –señala Zolotow
(2011)-, se relacionan directamente con las concepciones que se tienen
acerca del envejecer y de esta etapa de la vida. Consiguientemente, nos
encontramos con modalidades donde predomina más lo asilar, en otras lo
rehabilitatorio, y en algunas la promoción de la salud. Mejorar el
funcionamiento institucional, lograr que estas se organicen en función de los
residentes requiere de un conocimiento y compromiso con nuevos conceptos
gerontológicos, que compartidos con todos los actores institucionales
posibilitan respuestas creativas y saludables para todos. En este sentido
estamos completamente de acuerdo con David Zolotow cuando afirma que:
En forma paralela a la generación de políticas adecuadas, la
existencia de estas instituciones [asilos] amerita una adecuada
intervención desde el trabajo social. Si bien el abordaje
gerontológico es interdisciplinario (…). Es el trabajo social, con
su compromiso con la dignidad de las personas, la justicia
social y los valores humanos quien, a mi juicio, debe liderar el
trabajo en estas instituciones, para convertirlas en centros de
promoción de bienestar y buen envejecer para los mayores.

366

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Fuentes bibliograficas

- Álvarez Vázquez, Luisa, Aida Rodríguez Cabrera y Nelli Salomón Avich
(2008). “Salud sexual y envejecimiento”, Revista Cubana de Salud
Pública, vol. 34, núm. 1.
- Montalvo Romero, María Teresa (2009). “Las políticas públicas y la
gerontología social”. Letras jurídicas, Volumen 19, pp. 156-170.
-Verdugo Córdova, J.A. (2014). “Amor, erotismo y sexualidad en adultos
mayores: El caso del Asilo de Ancianos Juan Pablo II; Una reflexión
desde el Trabajo Social”. Memoria del XVIII Encuentro Nacional y
VIII Internacional de Investigación en Trabajo Social. “Teorías,
Métodos y Paradigmas en Investigación Social y su impacto en la
Intervención en una época de cambios y crisis sociales”, pp. 417-45.
-Zolotow, D. (2011). “Hogares de ancianos, trasformaciones posibles para un
buen envejecer”. Debate Público, Reflexión de Trabajo Social, núm.
9, pp. 92-97.

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Intervención con grupos productivos de adolescentes
embarazadas atendidas en programa de Bienestar Social
del DIF, N.L.
Juanita Josefina Rodríguez Cerda
Tabita Balderas Rodríguez
Maria Angélica Rocha Valero
Ana María Contreras Ramírez

Resumen
El presente trabajo presenta una parte de los resultados del diseño e
implementación del proyecto: “Grupos productivos de adolescentes
embarazadas”, dirigido a beneficiarias del programa de bienestar social
dirigido a adolescentes por parte del DIF Nuevo León.
El objetivo principal es analizar las consecuencias del embarazo en los
adolescentes en los aspectos relevantes de su vida tales como su educación,
acceso al mercado laboral, sus proyectos, entre otros. Se trata de un estudio
cuantitativo y descriptivo Se aplicó una encuesta antes y después de
implementar el proyecto y se utilizó el programa estadístico SPSS para el
procesamiento de los datos. Es importante recalcar que el embarazo en la
adolescencia se aborda como un problema, ya que no sólo trunca los planes
de vida de los involucrados, sino que puede afectar su salud física y
emocional.
En los hallazgos encontrados, se refleja una falta de apoyo formal para las
adolescentes, principalmente cuando ya tienen a su hijo, por lo que tienen que
dedicarse de manera exclusiva al cuidado del mismo.
Finalmente se presentan algunas recomendaciones tanto para prevenir como
para enfrentar este problema.
Palabras clave: Adolescente, embarazo, grupos productivos.
Introducción
El embarazo en las adolescentes se ha convertido en un serio problema de
salud pública, no sólo por los riesgos que implica en la salud de la madre y el
hijo, sino también porque están involucrados factores socio-culturales y
económicos (OMS, 2006). La adolescencia es más que un simple tránsito
entre dos etapas de vida del ser humano; es, sin duda, una de las transiciones
más complejas, pero también más creativas y fascinantes. De acuerdo con la
Organización Mundial de la Salud (2010), una de cada cinco personas en el
mundo es adolescente; ésta la define como la etapa que va entre los 11 y 19
años, considerándose dos fases, la adolescencia temprana 11 a 14 años y la
103
adolescencia tardía 15 a 19 años. Sin embargo la condición de juventud no
103

www.oms.cl

368

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

es uniforme y varía de acuerdo a condiciones socioeconómicas y culturales
que impactan en el grupo social que se considere.
Definitivamente a raíz de todos los cambios fisiológicos por los que pasa la
adolescente, biológicamente está preparada para la concepción, pero este
hecho y de que las relaciones sexuales se presenten con anticipación, ha
desembocado en un incremento considerable en el número de embarazos
entre mujeres cada vez más jóvenes (Vendrell, 2004).
Silber (1992) define el embarazo en la adolescencia como la “gestación que
ocurre durante los dos primeros años ginecológicos de la mujer (edad
ginecológica 0=edad de la menarquía) y/o cuando la adolescente mantiene la
total dependencia social y económica de la familia parental” (Citado por Parra
L., 2007:32).
Podemos mencionar que hoy en día los jóvenes están alcanzando la madurez
sexual a edades muy tempranas, lo que tiene implicaciones a largo plazo en la
conducta sexual y reproductiva (Maddaleno, 2003).
Retomando a Vendrell (2004), el embarazo acarrea además un perjuicio de
desgaste físico en una mujer que se encuentra en pleno desarrollo. Las
principales consecuencias que se derivan del embarazo en la adolescencia,
desde algunos puntos de vista de este autor, son:
•
Ruptura de la transición psicológica normal de adolescentes a mujer,
ya que de golpe se pasa de un estado a otro, teniendo que asumir el
papel de madre sin estar preparada. Esto se manifiesta en un
deficiente seguimiento del embarazo con un mayor incumplimiento
de las citas con el especialista y del tratamiento pautado.
•
Mayor riesgo de enfermedades de la gestación como la anemia, la
preeclampsia, el bajo peso del recién nacido o la tendencia a la
prematuridad. También se incrementan las complicaciones del parto.
En general se mantiene una mala nutrición y una inferior higiene.
•
Desarrollo de sentimientos de culpabilidad, de soledad y de angustia,
en general este cuadro termina con un deterioro muy importante de
la autoestima de la persona. En los casos más graves puede
producirse un cuadro de verdadera depresión que desemboque en
algunas ocasiones con un intento de suicidio.
•
Incorporación al mundo laboral en muchos casos, tanto de la mujer
como de su pareja si la tiene, para poder afrontar el mantenimiento
de su futuro hijo, con lo que se puede poner punto final al proceso
educativo.
Es éste último punto el que es de nuestro interés y el que abordaremos a lo
largo de nuestra intervención puesto que el embarazo adolescente es
preocupante, no sólo por los riesgos que tiene una fecundidad precoz para la
salud de la madre y de su descendencia, sino también porque la procreación
en la adolescencia puede contribuir a limitar las oportunidades de desarrollo
personal y profesional de la mujer. Según la publicación del sector salud
federal “La Adolescencia y la Juventud en México”, un hijo siempre trae
cambios importantes en la vida y, en el caso de las adolescentes, el embarazo
reduce sus opciones de vida y afecta su futuro.
369

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Las adolescentes llegan a ser madres sin tener idea de los problemas y
responsabilidades que les esperan ni las consecuencias que trae consigo la
maternidad; ya que por lo general estas jóvenes no tienen una adecuada
preparación académica, buen desarrollo físico ni mental por el proceso de
edad en el que se encuentran (ONU, 2007).
Desde una perspectiva psicosocial el embarazo adolescente preocupa por las
consecuencias adversas que tienen en muchas de las jóvenes y sus familias,
casi en ningún caso el tener un hijo forma parte del proyecto de vida de una
adolescente, el embarazo y la maternidad se considera una situación
problemática para los involucrados (Dulanto, 2000).
Es por esto que es importante implementar acciones con la finalidad de
preparar a las adolescentes embarazadas con habilidades para la vida que le
permitirán en un futuro desarrollarse personal y profesionalmente; además de
insertarse al mercado laboral para ser productivas y de esta manera ser
autosuficientes para el sostenimiento económico de sus bebés.
Desde los años 60 se formularon políticas de salud sexual y reproductiva para
jóvenes, las antecedieron dos hechos: (1) la aparición del joven como asunto
de interés público, durante la revolución sexual de esa misma década y (2) las
políticas dirigidas a mujeres, formuladas una década antes, con el control
natal, que evolucionó a planificación familiar, luego a atención materno-infantil
y después a control de embarazo adolescente (Morales, 2010).
Ubicándonos en el caso particular de México, el número de adolescentes de
10 a 19 años, casi se duplicó de 11.7 millones en 1970 a 22.2 millones en el
año 2006, representando el 21% de la población total, por lo que hubo interés
en atender las necesidades que presentaban en todos
los ámbitos,
incluyendo el aspecto de salud reproductiva (CONAPO, 2006).
Ahora bien tomando en cuenta el inicio de la etapa reproductiva se muestra
diferencias entre grupos sociales, ya que 31.1% de las jóvenes de zonas
rurales ya han tenido su primer hijo a los 18 años y entre mujeres indígenas lo
ha hecho el 50.8%, en tanto que en las jóvenes que viven en áreas urbanas,
sólo 23.3% ha adquirido las responsabilidades adultas de la formación de un
hogar (CONAPO, 2006).
Desde los noventas la proporción de nacimientos en mujeres menores de 20
años, se ha mantenido sin grandes cambios, de 18% del total de nacimientos
en 1990 a 17.4% en el año 2005 (INEGI, 2006).
En las últimas tres décadas se ha alcanzado una reducción significativa de la
Tasa Global de Fecundidad (de 6.7 hijos por mujer en los setentas, a poco
más de 2 hijos en la actualidad); sin embargo, entre la población adolescente,
la reducción de la fecundidad sigue siendo un difícil reto, ya que la Tasa
Específica de Fecundidad entre las menores de 19 años se mantiene
prácticamente constante, sin reducción a lo largo de la última década (SSA,
2008).
Se estima que durante el 2006 ocurrieron en el país cerca de 321 mil
nacimientos de madres de 15 a 19 años, lo que representa el 16.1% del total
de nacimientos, a pesar de la prevención de embarazo no planeado en la
370

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

adolescencia, continua siendo uno de los principales desafíos en el área de
salud sexual y reproductiva (SSA, 2008).
El embarazo en las adolescentes entonces está siendo un gran desafío para
nuestra sociedad y para el Sistema Nacional de Salud, ya que se asocia con
abortos inducidos y con mayor riesgo para la salud de la madre adolescente; a
la par de estar coartando las oportunidades de preparación académica de las
jóvenes (SSA, 2008).
En comparación con los niños y los adultos mayores los adolescentes y
jóvenes presentan menos morbilidad y mortalidad, sin embargo, no se tiene
en cuenta que adolescentes y jóvenes están afectados por problemas de
salud sexual y reproductiva, (SSA, 2008).
Los programas de salud de adolescentes en Latinoamérica han centrado sus
esfuerzos en jóvenes que ya demuestran comportamientos indeseados por la
sociedad; por ejemplo, deserción escolar, violencia juvenil, abuso de drogas
ilícitas o delincuencia e intentan convencerles de que abandonen esos
comportamientos para reducir el impacto de sus consecuencias, sin embargo,
no logran una reducción significativa en los comportamientos negativos
juveniles, ya que se centran en el individuo y no tienen en cuenta la influencia
de la familia, el medio ambiente y el contexto general en el que ocurren estos
comportamientos (Maddaleno, 2003).
En el panorama actual, como ya se ha mencionado anteriormente a través de
las estadísticas, a pesar de los esfuerzos para la protección a las
adolescentes para el mejoramiento de su calidad de vida, aún existen
deficiencias en los esfuerzos de programas y proyectos, puesto que continúa
suscitándose el embarazo en la etapa de adolescencia y esto provoca
deserción escolar, problemas de salud en la madre y el hijo, entre otras
situaciones (Vendrell, 2004).
Diversos autores coinciden (Buvinic, 1998; Jelin 1994;, Stern 1997) en que el
hecho de convertirse en madres a temprana edad implica una vulnerabilidad
de las mujeres y sus hijos, algunas veces los proyectos educativos
personales tienen que interrumpirse,
los embarazos en adolescentes
modifican la trayectoria de los y las jóvenes involucrados y los conducen a un
futuro con grandes limitaciones para el futuro, se dice que truncan la
escolaridad, que tienen dificultades para acceder al mercado de trabajo y
grandes limitaciones para mantener a sus hijos y tener una familia estable los
indicadores de estos elementos demuestran que los niveles de escolaridad de
las mujeres que fueron madres en su adolescencia son menores que los de
madres no adolescentes, la duración de la uniones parece ser menor en las
primeras que en las segundas; el nivel de ingresos de las familias de madres
adolescentes tiende a ser menor que en las familias de madres no
adolescentes, etcétera.

371

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Las madres adolescentes acostumbran dejar la escuela antes de tiempo,
tienen empleos mal pagados y se sienten más insatisfechas con su trabajo,
deben enfrentarse a su propio desarrollo social y personal a la vez que tratan
de adaptarse a las 24 horas de necesidades de su hijo.
La maternidad es sin duda un rol de la edad adulta y cuando sobreviene en la
etapa de la adolescencia impone a la joven una sobre adaptación a esta
situación para la cual no está preparada ni emocional ni socialmente
(Silber,1992).
En el caso particular de nuestro país, el elevado número de adolescentes y
jóvenes constituye una fuente de riqueza invaluable, pero también de grandes
desafíos; en relación a los jóvenes de otras épocas, los actuales representan
una generación que ha crecido en profundos cambios económicos, técnicos,
sociales y culturales; ya que cada vez cuentan con más posibilidades,
recursos y medios para tomar libre y responsablemente sus propias
decisiones, incluidas las relativas a su vida sexual y reproductiva; Sin
embargo, se sabe que hoy en día se presentan en el país 355 mil embarazos
en mujeres adolescentes, de las cuales alrededor de 9 mil 500 adolescentes,
entre los 12 y 18 años, están en riesgo de abandonar la primaria o la
secundaria por estar embarazadas o ya ser madres jóvenes, de acuerdo a la
Secretaría de Educación Pública (SEP, 2009).
Según la Encuesta Nacional de Juventud 2005 la edad que tenían los jóvenes
cuando se embarazaron por primera vez se concentra fundamentalmente en
el rango de 18 a 20 años con 14.5%, seguido de quienes tenían menos de 18
años con 26.6%.

Metodología
Se realizó el diagnóstico situacional de las beneficiarias al programa de
bienestar social para Adolescentes del DIF, N.L. en su vertiente de Atención.
Se realizaron entrevistas a beneficiarias de dicho programa que radican en
una institución de refugio para adolescentes embarazadas y otras que son
derechohabientes del seguro popular y acuden al Centro de Salud de la
Colonia Fomerrey 4 en el municipio de Apodaca, es en este centro donde
reciben el taller de madres que ofrece la operadora de del programa del
Centro DIF N°16.
Se diseñó un instrumento llamado “Adolescentes embarazadas: cambio de
vida de niña a mujer” en el que abordaba ciertos datos demográficos,
familiares, de educación, situación laboral, salud, plan de vida y carrera, redes
institucionales y unas preguntas para indagar el posible interés o demanda de
los talleres de oficios.
Se realizó la codificación, captura de las entrevistas en el paquete estadístico
SPSS, e interpretación de resultados.
372

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Posteriormente en la intervención con los grupos de adolescentes atendidas
por este programa de bienestar social tanto en el refugio para adolescentes
como el Centro DIF N°15 se abordó el tema de habilidades para la vida con
las jóvenes embarazadas mediante varias fases o áreas de desarrollo, se les
dio una oportunidad para capacitarse técnicamente y trabajar el área de la
toma de decisiones y autoestima, esto mediante el desarrollo humano para
que vayan forjando su plan de vida en el nuevo rol que emprenderán ahora
como madres de familia.
Después de la intervención se llevó a cabo la Evaluación del proyecto. Para
ello, se realizó entrevistas a beneficiarias del proyecto tanto en el mismo
refugio para adolescentes como en el Centro DIF N°15, ubicados en el
Municipio de Monterrey. No se pudo realizar al 100% de la población
beneficiada debido a que no se localizó a las jóvenes que salieron por
decisión propia del refugio.
Se diseñó un instrumento llamado “Grupos productivos de adolescentes
embarazadas” en el que abordaba ciertos datos demográficos, de educación,
situación laboral, plan de vida y carrera, redes sociales y unas preguntas para
indagar beneficio y utilización del proyecto, tanto para los talleres de oficios
como el de Desarrollo Humano. Así mismo las entrevistadas pudieron otorgar
una calificación sobre la satisfacción de dichos talleres.
Se realizó la codificación, captura de las entrevistas en el paquete estadístico
SPSS versión 14, e interpretación de resultados.
RESULTADOS
Mes de gestación
Entre
lo
encontrado en el
diagnóstico
50.0%
destacó que del
100% de las
35%
40.0%
entrevistadas
Entre 2° y 4° mes
30%
cuyas
edades
30.0%
Entre 5° y 7° mes
oscilan
entre
los
20%
16
y
19
años
el
Entre
8°
y
9°
mes
15%
20.0%
35%
de
las
No sabe
jóvenes
10.0%
menciona que
se
encuentra
0.0%
entre el 5° y 7°
mes
de
embarazo,
el
30% tiene entre 2 y 4 meses de gestación, mientras el 20% ya se encuentra
entre el 8° y 9° mes.

373

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Llama la atención como el 15% no sabe en qué mes se encuentra su
embarazo, esto debido a que no llevan un control médico puesto que están en
proceso de tramitar el Seguro Popular para llevar este chequeo.
Número de hijos
Primer hijo
Al menos otro hijo

40%
60%

Aún a pesar de la edad de las entrevistadas para el 40% de las mismas no es
el primer embarazo, ya que tienen al menos un hijo, mientras que para el 60%
el bebé que esperan sería el primer hijo. Esto puede ocurrir debido a que ha
disminuido la edad de iniciación sexual en los últimos años y aumentado la
frecuencia de relaciones de parejas no unidas, Menkes y Suárez, 2003).
Asimismo, en la Encuesta de la Juventud de 2010 se observó que ha crecido
la proporción de quienes han tenido relaciones sexuales, en ese año, uno de
cada tres jóvenes menores de 19 años de edad ha tenido esa experiencia,
esto es el 33.6% en comparación con el 22.3% de 2000. (IMJ, 2011)

Estado civil
En cuanto al estado civil de las
participantes de la aplicación de
entrevistas, no existe una diferencia
significativa, ya que el 55% mencionó
estar soltera mientras que el 45% refirió
estar en unión libre. Según la Encuesta
Nacional de Valores en Juventud 2012
en México 6 de cada 10 mujeres son
solteras, 2 de cada 10 vivían en unión
libre o estaban casadas (por la iglesia o
por el civil). (IMJ, 2014)

Escolaridad
374

60%

55%
45%

50%
40%
30%
20%
10%
0%

Soltera

Unión libre

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El último
grado de
40%
estudio
que
30%
refieren
20%
20%
15%
15%
tener
el
10%
40%
de
10%
las
entrevista
0%
das
es
Primaria
Secundaria
Superior
secundari
incompleta
completa
incompleta
a
completa,
un 20% cuenta con preparatoria, un 15% educación superior aún sin concluir,
otro 15% secundaria incompleta y solo el 10% primaria incompleta.
Ocupación
40%

75%
80%
60%
40%
20%

20%
0%

5%
Ninguna

Trabaja

Estudia y
trabaja

De
las
jóvenes
participantes el 75%
refiere no dedicarse a
ninguna
ocupación
mientras que el 20%
cuenta con un trabajo
y el 5% (1 caso)
estudia y trabaja a la
vez.

El abandono de los
estudios se convierte en un área problemática en el panorama laboral de los
jóvenes, puesto que los niveles de calificación que alcanzan, aunque más
altos que en el pasado, de todos modos no los constituyen en un grupo con
posibilidades de ser empleados. Este fenómeno de depreciación de las
niveles de escolaridad frente a las oportunidades de empleo, hace que los
jóvenes busquen alternativas en la migración o en la economía informal.
(Chávez 2010)

375

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Planes

30%

27%

20%

15%

15%

13%

10%
0%

10%

8%

8%
4%

Trabajar

Tener su
propia familia

Tener una
profesión

Viajar

Para el 27% de las adolescentes entrevistadas sus planes antes de
embarazarse era Trabajar, un 15% indica que era Casarse y el otro 15% que
era Tener su propia familia. El 13% menciona que planeaba Seguir
estudiando, el 10% pensaba Tener una carrera profesional. Solo un 8%
planeaba Tener un negocio propio y el otro 8% Viajar. Mientras que un 4%
menciona tener otros planes como lo son Embarazarse en un futuro y Tener
una casa propia. Algunos de estos planes se vieron pospuestos o desechados
por el embarazo.
Por otra parte, cuando se les cuestionó que van a hacer para mantener a su
bebé, las opciones que dieron las adolescentes son Trabajar para el 60% de
las entrevistadas y Pedir el apoyo de su Pareja para el 10% de los casos. El
30% aun no sabe que responder ante este cuestionamiento.
Dados los datos arrojados podemos concluir que para las adolescentes
entrevistadas el embarazo no estaba dentro de sus planes en esta etapa de
su vida y les trunco algunos proyectos individuales así como la opción de
seguir estudiando. Aun así ellas afirman que seguirán adelante y tienen que
capacitarse por ello se vio como una oportunidad el ofrecimiento del proyecto
de intervención ante tal situación.
Entre lo que se pudo obtener en la evaluación destacó que del 100% de las
entrevistadas cuyas edades oscilan entre los 15 y 29 años, acentúan las
jóvenes de 19 años con un 31% de los casos. El 54% se encuentra en el
rango de edad de 15 a 19 años ubicándose en la etapa de desarrollo
adolescencia tardía.
El lugar de nacimiento de las jóvenes entrevistadas está entre un 39% en la
Ciudad de Monterrey, un 15% nació en la Cd. de San Luis Potosí, otro 39%
procede de otros Estados de la República como lo son Morelia, Veracruz,
Hidalgo, etc. Y solo un 8% es del extranjero, del país de Honduras, indicando
esto que el embarazo adolescente no es exclusivo de un Estado en particular.
Puesto que para el 54% de las entrevistadas es su primer embarazo, mientras
que para el 46% ya es su segundo o tercer embarazo.
376

Otro

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En cuanto al estado civil de las entrevistadas el 77% de las jóvenes refiere ser
soltera, un 15% está en unión libre y solo el 8% está casada. Por otra parte en
cuanto al último grado de estudio de las jóvenes un 39% menciona que tiene
la primaria terminada, el 31% ya terminó la secundaria, mientras que un 15%
no terminó la primaria y otro 15% ya cuenta con una carrera técnica como lo
es el secretariado.
El 84% de las beneficiadas del proyecto no tienen una ocupación remunerada
o estudia. Solo una joven trabaja y otra más estudia y trabaja.
Solo el 8% de las entrevistadas refirió que asiste actualmente a la escuela el
resto, es decir, un 92% menciona que no está estudiando. Entre los motivos
que comentan para no asistir a la escuela están los problemas familiares y el
embarazo con un 23% respectivamente. Un 15% comenta que es debido al
trabajo y el 31% señala varios motivos entre los cuales destacan cambio de
residencia, problemas económicos y por el matrimonio.
El 77% de las jóvenes no trabaja o realiza alguna actividad que le proporcione
ingresos económicos mientras que solo el 23% si lo hace. De las
entrevistadas que refieren estar laborando el 15% es empleada en alguna
dependencia o empresa y solo el 8%, es decir una entrevistada, indica tener
un negocio propio. En cuanto al tiempo que tienen laborando para el 15% es
de menos de un año y solo el 8% tiene entre 1 a 3 años laborando. El ingreso
percibido para las personas que laboran es de menos de $1,000.00
mensuales para el 15% y solo para el 8% es entre $1,000.00 y $3,000.00
mensuales.
El 100% de las entrevistadas menciona que el haber participado dentro de las
actividades del proyecto influyó de alguna manera en mejorar sus
oportunidades tanto de educación como laboral. Entre los motivos que dan
son en las oportunidades de educación comentan el 62% que es en la
motivación para seguir estudiando, para el 23% sería aplicando lo aprendido
en los talleres y solo un 15% señala otros motivos como lo son crecimiento
personal y para darles una mejor vida a sus hijos. Para las oportunidades
laborales refieren que el 62% sería porque aplicarían lo aprendido en los
talleres autogestivos, para el 31% es en la motivación para conseguir un mejor
empleo y solo un 8% señala otro motivo como lo es el gusto por trabajar.
En cuanto al Plan de vida de las jóvenes entrevistadas antes de embarazarse
estaba para el 27% de ellas el trabajar, para un 24% era el seguir estudiando,
un 11% planeaba casarse y otro 11% tener su propia familia. El 8% pretendía
poner un negocio propio y otro 8% tenía otro plan como el tener casa propia.
El 5% proyectaba tener una carrera profesional y solo para el 6% era viajar o
no tenía planes a futuro. Contrastando el Plan de vida de las jóvenes
entrevistadas después de que nazca su bebé para el 38% de ellas es el
trabajar, para un 28% será el continuar con sus estudios, el 16% planea poner
un negocio propio aplicando lo aprendido en los talleres, un 6% piensa tener
su propia familia y otro 6% tiene otros planes como tener su casa propia. Solo
3% proyecta tener una carrera profesional y el otro 3% planea casarse.
Para el 100% de las jóvenes Si cambió su forma de pensar después de
participar en las actividades del proyecto de intervención. En cuanto a los
377

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

motivos que dan las jóvenes del porque cambió su forma de pensar después
de su participación en el proyecto refiere el 54% que reflexionó sobre su forma
de ser, el 39% de ellas aprendió a valorarse más como persona después del
proyecto y solo un caso da otro motivo el cual es saber que puede valerse por
sí misma.
Para el 100% de las beneficiadas al proyecto el haber asistido a las sesiones
de los talleres tanto de Desarrollo Humano como los Autogestivos les trajo
algún beneficio. Entre los beneficios que les trajo asistir a los talleres a las
entrevistadas destacan el haber mejorado su nivel de autoestima para el 39%,
mayores oportunidades de empleo para el 31%, aprender a manejar los
sentimientos y emociones para el 15% y otro 15% da varios motivos entre los
que mencionan aprender a realizar y comercializar los productos.
La calificación que le da el 69% de las beneficiadas del proyecto de
intervención a las sesiones de los talleres tanto de Desarrollo Humano como
los Autogestivos fue de Excelente, mientras que para el 31% fueron Buenas.
La calificación numérica que dan las jóvenes participantes en el proyecto de
intervención a la satisfacción con respecto a los talleres en una escala de 5 al
10 fue de 10 para el 62% mientras que el 38% lo califica con un 9.
Remarcando la propuesta de intervención del proyecto social, este abordó el
otorgamiento de habilidades para la vida a las adolescentes embarazadas
como un apoyo para enfrentar las necesidades que se presentarán en la
nueva etapa que como madres adolescentes emprenderán. Por todo lo
anterior sin duda es importante invertir en educación en las adolescentes
embarazadas para que no deserten del estudio y esto repercuta en
oportunidades de empleo. La educación y las habilidades conllevan a un
aumento en el poder y control de sus vidas, lo que permite tomar decisiones
que generan en resultados más saludables.

Conclusiones
Los esfuerzos hasta el momento en el dominio de las políticas públicas de
juventud, se han concentrado en considerar a los jóvenes como receptores de
los servicios públicos y no han abordado la participación de los mismos como
actores estratégicos del desarrollo (Caldera, 2005).
El embarazo en la adolescencia es un problema presente en el que se debe
implementar acciones concretas y en conjunto que afirmen que las jóvenes
obtendrán competencias y habilidades necesarias para asegurarse un futuro
deseable, tanto para ellas como para su hijo.
Aun cuando el derecho a una vida digna se enmarca en los tratados y pactos
internacionales y en el marco legal se establece que es de competencia del
Estado proteger la salud pública, incluida la provisión de información
apropiada, educación y apoyo que permita a las personas desarrollar y
mantener un estilo de vida sano. La aplicación en la práctica nos indica que no
se está cumpliendo con el objetivo. Se siguen presentando embarazos en la
378

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

adolescencia y al menos en el Estado de Nuevo León son pocas las
instituciones u organismos que atienden la problemática de manera integral
(Mesa, 2005).
Una atención integral del adolescente debe integrar todos los ámbitos que le
competen, esto lo podría cubrir las habilidades para la vida, la OMS las define
como “la habilidad de tener una conducta positiva y adaptadora que permite a
los individuos enfrentar de forma efectiva las demandas y retos de la vida
diaria” (OMS, 1999).
Estas habilidades que enriquecen el desarrollo cognitivo de las personas
jóvenes incluyen las habilidades para tomar decisiones y resolver problemas;
el pensamiento creativo y crítico; la comunicación y las relaciones
interpersonales; la conciencia de sí mismos, la auto eficacia y el manejo de
emociones y causas de estrés (SSA, 2008).
Dicho esto último es de primordial importancia que se continúen con proyectos
en donde se tome en cuenta a este grupo específico y se atienda a las
adolescentes embarazadas de manera integral.
Lo anterior implica percibir, valorar y respetar a los mismos como sujetos de
derechos con un gran potencial para contribuir a su mejora y el de la
sociedad; pero también como participantes activos en la toma de decisiones
sobre cuestiones que les afectan directamente, así como a su comunidad.
Así pues, corresponde a todos los actores de la sociedad involucrados
(gobierno, organizaciones civiles, academia y organismos tanto nacionales e
internacionales) avanzar en conjunto hacia una visión que potencie los
aspectos positivos de la adolescencia.
Ahora bien, la problemática del embarazo adolescente está presente, esto es
un hecho ineludible. Por lo tanto, es de suma importancia que se aborde a
este grupo con programas y proyectos que atiendan sus necesidades y las
que se presentarán por el nuevo rol que como madres emprenderán.
Se abordó brevemente la propuesta de proyecto de intervención llevado a
cabo con un grupo de adolescentes embarazadas en las que mediante las
habilidades para la vida se les manejó el desarrollo humano para la toma de
decisiones, autoestima y el establecimiento de un plan de vida y carrera. A la
par se les brindó talleres autogestivos en los que se les capacitaba mediante
un oficio que a la larga les trajera remuneración económica para solventar sus
gastos.
Pero es importante recalcar que también es conveniente brindarles una
educación formal que les traerá mayores y mejores oportunidades de empleo.
Así como la propuesta de incluir grupos de adolescentes embarazadas como
micro-empresarias generando así redes colaborativas y esta es una tarea
para propuestas futuras del Trabajo Social.

379

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En la medida de lo posible, también sería relevante proveer opciones de
trabajo mientras están en la escuela, pues aumentará sus oportunidades
futuras de poder participar en el mercado de trabajo de una forma significativa.
Para concluir es importante comentar que es importante construir puentes
entre la escuela, la comunidad y el trabajo para lo cual se requiere realizar
alianzas entre gobierno, los empresarios y la misma comunidad. De esta
manera se podría incluir a este mismo grupo de jóvenes como microempresarias, para proyectos de ahorro cooperativo y de crédito que pueden
llegar a ser efectivos. Es aquí en donde el Trabajo Social tiene una tarea
importante para incidir en propuestas que logren la generación de redes
colaborativas en este grupo en particular, las adolescentes embarazadas y/o
madres adolescentes.
Recomendaciones
•

Que en la implementación de los programas de prevención de
embarazos en los adolescentes participen grupos de pares para que
la información que se les está proporcionando sea más aceptada.

•

Fomentar la comunicación familiar con el propósito de que los padres
asuman un papel importante en la prevención del embarazo de los
adolescentes.

•

Brindar apoyo formal a las adolescentes durante el embarazo y
cuando ya tienen a su hijo para que continúen con sus estudios
mediante becas, cuidado de sus hijos, etc.

•

Formar redes de apoyo en la comunidad para de esta manera las
alianzas sean un soporte adicional a la adolescente embarazada y/o
madre adolescente.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Matrimonios de niñas nahuas en Aguacapa II, Municipio,
Ixhuatlán de Madero Veracruz. La intervención de Trabajo
Social a grupos vulnerables.
104

Cecilia Guzmán Hernández
105
Alba Hortencia Gonzalez Reyes

Resumen
Se argumenta la necesidad de desarrollar el grado de vulnerabilidad que
presentan actualmente las niñas nahuas de la localidad de Aguacapa II, Zona
norte de la Huasteca Veracruzana, cuya propuesta es la concienciación a
padres-madres de familia, así como una sensibilización activa y participativa
para el sano cuidado de sus hijas menores de edad. El porcentaje de
matrimonios de niñas entre 11 y 17 años en la región constituye uno de los
mayores riesgos de enfermedades y muerte. La marginación se agrega, los
componentes étnico y de exclusión para obtener beneficios del desarrollo
social. A la vulnerabilidad por etnia se suma la de género y de pobreza,
hechos que dejan claro la necesidad de intervención del Trabajador Social en
contextos comunitarios rurales. El principal interés de este estudio es
presentar un diagnóstico de la vulnerabilidad en niñas nahuas por casamiento
forzado. Se parte de la premisa que el trabajo de intervención, a través de la
educación, propicia la posibilidad de lograr niveles básicos de crecimiento
humano aceptables para el sano desarrollo físico, psicológico y social de
niñas indígenas.

Palabras clave: Vulnerabilidad, Matrimonio, Familia, Salud, Menores de edad.

Durante muchos años las problemáticas económicas, sociales,
políticos, culturales, ambientales etc. han recaído fuertemente en las
comunidades rurales e indígenas, que en las zonas urbanas. Esto se debe por
los altos índices de marginación y pobreza que se vive en estas zonas. Por lo
104

Licenciada en Gestión Intercultural para el Desarrollo, Universidad Veracruzana Intercultural
Sede Huasteca. Estudiante de Maestría en Trabajo Social en la Universidad Veracruzana Campus
Poza Rica-Tuxpan, dentro del Programa Nacional de Posgrados de Calidad, del Consejo Nacional
de Ciencia y Tecnología (PNPC-CONACYT).
105
Tutora de Investigación. Miembro del Núcleo Académico Básico, Posgrado de Trabajo Social
(PNPC-CONACYT), Doctora en Historia y Estudios Regionales. Docente-Investigadora, Facultad de
Trabajo Social, Universidad Veracruzana, Poza Rica Veracruz, México. Perfil PROMEP, miembro
del Sistema Nacional de Investigadores por el Consejo Nacional de Ciencia y Tecnología, S.N.ICONACYT.

383

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

cual estas regiones donde se encuentran en alta concentración de pobreza,
se consideran como zonas de alta prioridad. De acuerdo con la cobertura de
atención del Programa para el Desarrollo de Zonas Prioritarias (2014)
publicada en sus Reglas de Operación, y con base en los Principales
resultados por localidad (ITER) 2010 del Instituto Nacional de Estadística y
Geografía (INEGI), “la Unidad de Microrregiones identificó un total de 97,448
localidades ubicadas en 1,778 municipios de 29 entidades del país y en la que
se registra una población de 23.5 millones de habitantes” (s/ p.)
Aguacapa II se encuentra ubicada dentro de los municipios de alta prioridad.
Por su parte el Diagnostico sobre el Programa para el Desarrollo de Zonas
Prioritarias (2012). Menciona:
La marginación en México tiene un importante componente étnico.
Esta marginación radica en las relaciones interétnicas entre pueblos
indígenas y no indígenas, que para los primeros han ido configurando
un patrón de exclusión de los beneficios del desarrollo de la sociedad
en su conjunto. Este patrón ha sido históricamente construido por
factores políticos, económicos, sociales y ambientales que articularon
experiencias de privación material, jurídica, simbólica y de
reproducción de relaciones de desventaja, que a su vez han dado
lugar a mayor pobreza y marginación para estas poblaciones (p. 20).
Y dentro de los 5 estados que se encuentran en muy alta y alta
marginación se encuentra el estado de Veracruz, (PDZP, 2012).”La mayor
parte de la gente que vive en los municipios de muy alta y alta marginación se
encuentra en los estados de Chiapas, guerrero, Oaxaca, puebla y Veracruz,
donde se concentra el 84. 2 % y el 59. 7 % respectivamente (p. 18). En estas
zonas rurales y marginadas las más vulnerables son las menores, debido a su
edad, están más propensas a situaciones de riesgo. Para el caso de las niñas
indígenas del estado de Veracruz la edad, la pobreza, la etnia, son factores de
vulnerabilidad. Esto implica que se les coloque en una situación de riesgo
agravada.
Esta intervención se llevará a cabo en la localidad de Aguacapa II,
Ixhuatlan de Madero Veracruz. Ubicado en la zona norte de la Huasteca
Veracruzana. El municipio se encuentra en las coordenadas 20º41´ de latitud
norte y 98º01´ de longitud oeste, a una altura de 260 metros sobre el nivel del
mar. Limita al norte con Chicontepec; al este con Temapache; al sur con los
estados de Hidalgo y Puebla; al oeste con Tlachichilco y Benito Juárez. Su
distancia aproximada al noroeste de la capital del Estado, por carretera es de

384

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
106

376 Km.
Y en la localidad de Aguacapa II, hay 3,000 habitantes en la
actualidad. El porcentaje de analfabetismo es de 80% de la población.
El 90% de la población habla la lengua indígena Náhuatl. Algunos
programas de apoyo que reciben los habitantes de esta localidad de
Aguacapa II, se encuentran el de 65 y más, este apoyo se les da únicamente
a las personas de la edad vejez, el PROCAMPO, se les da a los hombres que
tienes parcelas (milpas), este beneficio económico es para que sigan
produciendo en sus parcelas, como en la siembra de maíz, frijol, naranjas etc.
El programa PROSPERA, es un apoyo económico que se les proporciona a
las familias cada 2 meses para la alimentación, educación y vestimenta, de los
hijos. Son estos tres únicos programas que llegan a recibir en esta
comunidad.
Estos programas han sido insuficientes, en la actualidad son más
personas de la edad vejez y este recurso que se les brinda no es suficiente
para su alimentación sobre todo para cuidar de su salud, porque algunos
padecen de enfermedades crónicas y lamentablemente los medicamentes
tienen un costo excesivo para ellos. En cuanto el apoyo para las tierras la
mayor parte se encuentran infértiles, ya que durante varios años han estado
trabajando en la misma tierra para sus pocas siembras sobre todo para el
maíz, la tierra necesita de mucho cuidado y suficiente carbono para seguir
dando buenas cosechas, entonces este recurso tampoco es suficiente. En
cuanto al apoyo de PROSPERA, en la familia día a día las necesidades son
más grandes entre más crecen los hijos, mayor son sus necesidades de
alimentación, vestimenta y útiles escolares.
Entonces falta mucho apoyo por parte de las políticas públicas y
también la gestión de las mismas. A pesar de la mala distribución económica
en nuestro país, en el que pocos tienen acceso a recursos, la mayoría de los
pueblos indígenas se están hundiendo en la pobreza, y la alta marginación
que viven. La gente de esta comunidad en ocasiones busca una mejor calidad
de vida y la única solución en los hombres es migrar y en las mujeres casarse.
El migrar también perjudica a la familia, porque es una forma de abandono,
desprotección y perdida de cultura, algunos a pesar de su pobreza se rehúsan
a dejar sus lugares de origen, por no abandonar sus costumbres y tradiciones,
no se atreven a dejar algo que ellos han construido y cultivado durante varios
años con sus propias manos y sudor de la frente; en este caso sus milpas y la
construcción de sus casas.
En ocasiones se piensa que la gente de las comunidades indígenas y
marginadas, no esperan nada de las políticas públicas, ya que ellos con tan

106

Información recuperada desde

http://www.inafed.gob.mx/work/enciclopedia/EMM30veracruz/municipios/
30083a.html
385

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

solo tener el sustento diario de la casa como; la comida en este caso es el
chile y la tortilla para ellos es suficiente, pero como todo individuo necesita
hacer valer sus derechos y reclamar. A pesar de que es un lugar marginado
también se les está cobrando el impuesto de la luz eléctrica entonces ellos
como ciudadanos también tienen derecho a reclamar a una vida mejor,
aunque formen parte de una cultura étnica merecen ser escuchados y
atendidos como cualquier individuo. A veces por hablar su lengua indígena,
los llegan a ignorar, aunque para los adultos mayores es un patrimonio
cultural, para los que no los entienden es una gran desventaja, hay algunas
personas que hablan esta lengua llegan a verse como personas raros y se
sienten excluidos dentro de la sociedad por no saber hablar el español.
Factores de vulnerabilidad en niñas Nahuas en la localidad de Aguacapa
II, Ixhuatlán de Madero Ver.
Existen varios factores que generan vulnerabilidad en estas zonas
indígenas pero las que más salen perjudicadas son las menores de edad. Una
por su implicación de sexo, ser menor de edad, indígena y sobre todo vivir en
una comunidad rural. Busso (2001), define a la noción de vulnerabilidad como
“Un proceso multidimensional que confluye en el riesgo o probabilidad del
individuo, hogar o comunidad de ser herido, lesionado o dañado ante cambios
o permanencia de situaciones externas y/o internas” (p. 8). En esta localidad
de Aguacapa II, el número de matrimonios de niñas va en aumento, y se da
con hombres mayores que ellas o de su misma edad, que estos forman un
círculo negativo que mantiene a la población dentro de los indicadores más
altos de rezago social.
Por lo anterior, en la localidad de intervención la mayoría son familias
extensas porque todos viven en un solo lugar, en el terreno del progenitor
(padre de familia), por lo cual cuando los hijos varones deciden casarse o
juntarse se va a vivir en un primer momento en la casa de los padres.
Posteriormente el padre les otorga un espacio dentro del mismo solar para
que ahora el hijo construya su propio hogar. El último hijo varón es quien
hereda la casa de los padres también quien se encargará de cuidarlos durante
su vejez. Para llevar a cabo esta intervención en matrimonios de las niñas a
temprana edad es necesario trabajar principalmente con los padres y madres
de familias para la concienciación en cuanto a los actos que los lleva a optar
por este camino para casar a sus hijas
Se hace mención sobre las familias extensas porque también forma
parte de uno de los factores negativos e influyentes en los casamientos de las
menores de edad, desde el seno familiar se nota que los propios padres
excluyen a la mujer, del hogar, del patrimonio y de sus derechos. En este
sentido desde aquí la mujer es vulnerable. En lo económico, esta situación
genera que los padres de familia recurran al contrato matrimonial, es decir,
ellos como tutores de las menores indígenas toman la decisión de
386

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

comprometerlas a cambio de una estabilidad económica, por ejemplo, la
compra de un terreno para la siembra del maíz, porque ha eso se dedica la
gente y sobre todo la fuente alimenticia más importante para las familias, o
para comprar ganado como; vacas, borregos, caballos etc. esto permitirá
producir para el sustento diario, o incluso la construcción de una casa, que
será el techo donde los padres puedan vivir tranquilamente.
Estos casamientos de las menores, los padres de familia lo ven de
una manera positiva y se podría decir que buscan alternativas para la mejora
de su situación económica y para sus hijas, sin embargo están dejando a un
lado la libre expresión de ellas, violando sus derechos y sobre todo de su
salud. Por ello, la importancia de concienciar a los padres de familia, a fin de
buscar alternativas para mediar el asunto económico, y no llegar a casar a sus
hijas. Por su parte El Cimac noticias, periodismo con perspectiva de género,
menciona “y es que en medio de la pobreza, las familias ven en el matrimonio
de las niñas la solución al problema de alimentar muchas bocas, tanto por el
“intercambio” de dinero y regalos, como por liberarse de un integrante.” (2014,
en línea).
La educación puede ser un medio necesario para ampliar el
panorama de las familias indígenas. No obstante dentro de las políticas
públicas, por ejemplo el programa PROSPERA, es necesario que sean
vigiladas para que sean utilizadas de manera correcta. Esto con la finalidad de
que las menores tengan un sustento y los padres no recurran a casarlas por
insuficiencia de recursos y por pertenecer a familias extensas. También
verificar que las políticas públicas cumplan con sus propuestas y objetivos
encaminados hacia estas menores. Los padres de familia son los primeros
educadores en los hijos por lo cual cae la primera responsabilidad en ellos hacia
la protección dentro de sus primeros años. Según García.
“Los padres son los primeros y principales educadores de sus hijos.
Su tarea empieza en la concepción del hijo y su labor se prolonga
durante toda la vida. Ellos, que han dado la vida a los hijos y
establecen una relación única de amor, son quienes están en
condiciones de transmitir la educación a los hijos” (2010, en línea).

La educación es lo principal en los niños para una mejora de vida, y para tener
una mente abierta hacia nuevos retos y conocimientos. Ayuda a tomar
decisiones más acertadas el mismo autor menciona que:
Educar es uno de los caminos para alcanzar el desarrollo pleno de la
persona humana. Es la modelación de la personalidad, la transmisión
de un modo de comprender al mundo, a la vida, a las personas, etc.
La educación debe estar encaminada a formar a la persona humana
integralmente, es decir, lograr el desarrollo armónico y jerarquizado
387

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de todos los componentes de la personalidad, de todas las facultades
y capacidades de la persona (2010, en línea).
Por otro lado, se tiene que hacer mayor hincapié en la parte cultural,
los abuelos son quienes trasmitieron esta cultura de casamientos a temprana
edad, por eso hoy en día los padres de familia lo siguen haciendo, sin pensar
que los tiempos han cambiado y la modernización ha avanzado. Al sujetarse a
este tipo de cultura implica varias consecuencias, como; no tomar conciencia
de los actos y las problemáticas de salud que generan en las menores al
casarlas a temprana edad, El cuerpo de estas menores no se encuentran en
su total desarrollo para empezar una vida sexual a lado de un hombre, mucho
menos para empezar a tener hijos. Esto también acarrea problemas
psicológicos, física, enfermedades de transmisión sexual, muertes maternas, e
hijos prematuros y por supuesto se mantendrá el mismo estatus económico,
porque sin estudios no encontraran un buen trabajo, mucho menos buen
sueldo
Es necesario trabajar en estos factores de vulnerabilidad, sobre todo
en la parte educativa, vigilar que todas las niñas asistan a la escuela que es
uno de sus derechos como lo menciona el artículo 3° constitucional. Y por
supuesto reeducar a los padres de familia en base a nuevas ideas hacia el
futuro de las menores. Con esto se tendrá un mejor panorama por parte de las
menores así como de sus padres. Por otra parte se sabe que vivimos en un
mundo globalizado, es necesario estar alertas a cualquier cambio, tener
mentes abiertas y sobre todo pensar en el bienestar, pleno y desarrollo de las
familias, dejar a un lado esto de la cultura de los casamientos a temprana
edad, y transmitir una nueva cultura de libertad hacia las nuevas
generaciones, sobre todo respetar sus derechos y libertades. Todas estas
negatividades se juntan, haciendo que el mundo de las niñas sea un mundo
pequeño, sin esperanzas, y sin libertad. Por esto y por tantas razones es
necesario seguir trabajando en la igualdad de las mujeres y hombres.
El espacio de intervención es en la comunidad de Aguacapa II,
municipio de Ixhuatlán de Madero Ver, comunidad rural e indígena que cuenta
con 3000 habitantes. Específicamente se hará la intervención con 12 niñas y
sus respectivos padres de familia en la escuela primaria “5 de la mayo” sector
04. La escuela cuenta con un espacio para trabajar, se tiene designado un
salón para hacer los talleres, pláticas o juegos planeados durante la
intervención. Aunque también podemos mencionar que la escuela tiene
muchas carencias, pero lo más importante es el aprendizaje de las niñas. Se
harán talleres de diversos temas por ejemplo; el cuidado de las niñas, los
derechos de las niñas, la familia, sexualidad, orientación educativa, etc.),
reuniones motivacionales, reflexiones y juegos. Estas actividades se llevarán
con los padres de familia y con sus pequeñas, y con los padres se hará la
visita domiciliaria ya que ellos no podrán asistir a estos talleres porque a diario
trabajan en el campo.
388

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

A continuación se hará una descripción de todas las técnicas a utilizar
para llevar a cabo este proceso de intervención
La metodología que se aplicará a lo largo del proceso de estudio es
la Investigación Acción Participativa por tener las cualidades necesarias para
el seguimiento de esta investigación que para Lewin (1946) la investigaciónacción consiste en análisis, recolección de información, conceptualización,
planeación, ejecución, y evaluación (p.14).
Dentro de este método se utilizarán los siguientes:

Acciones

Técnicas

- Persuadir-influir a través del
Consejo.
Controlar-ejercer
autoridad.
Crear
oportunidades.

-Grupos focales.
-Entrevista formal

-cámara

-Entrevista semiestructurada.

-papel bond

-Observación participante

-marcadores

-observación directa

-informe

-Escucha.

-cuaderno de notas

la

nuevas

- Estructurar una relación de
trabajo con el asistido.
-Investigación
participativa.

Instrumentos

acción

-Técnica de supervisión.
-Etnografía.

389

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Para Eizaguirre y Zabala (s/f) “la acción no es solo la finalidad última
de la investigación, sino que ella misma representa una fuente de
conocimiento, al tiempo que la propia realización del estudio es en sí una
forma de intervención.” (s/f, en línea). La acción es muy importante porque si
no se tiene una acción, o un porqué de la problemática no se podrán ejecutar
los pasos que siguen, por eso es necesario tener una acción, ver hacia donde
se dirigirá el trabajo de intervención. Sobre todo la importancia de la
adquisición de conocimientos.
Para Salazar (2013) la técnica se conoce como “un conjunto de
procedimientos que se realizan para obtener un resultado determinado que se
puede utilizar en distintos campos como la ciencia, arte, tecnología, educación
entre otros” (p.4) Las técnicas son de gran apoyo porque son las que se
utilizarán para la obtención de datos, muy importantes durante la intervención.
El instrumento es la herramienta que sirve de apoyo para realizar la
intervención y también para evidenciar el trabajo que se está llevando a cabo
o que se llevó a cabo. Dentro de las acciones para llevar a cabo la
intervención con los padres y madres de familia se contemplarán también los
siguientes que menciona Ramírez(s/f).



Persuadir-influir a través del Consejo: Haciendo recomendaciones
con miras a ayudar al asistido a sobreponerse a sus problemas.
Persuasión: Tratando de conseguir que el asistido se una a las
propuestas del Trabajador social. Estableciendo con el asistido un
orden en el proceso de ayuda, manejando el tiempo de que se
dispone debidamente y consiguiendo que el asistido colabore en la
solución de El trabajo social familiar.



Crear nuevas oportunidades: Consiste en ampliar el horizonte
relacional de los asistidos, ampliar sus marcos de referencia y
permitirles el acceso a nuevas experiencias que los enriquezcan y les
produzcan satisfacción. Crearles la oportunidad de abrirse y
descubrir otros grupos, experiencias hasta entonces insospechadas;
intentar que utilicen estructuras de su medio en las que pudieran
participar, utilizando los recursos que estuviesen a su disposición.



Estructurar una relación de trabajo con el asistido: El objetivo es
procurar los medios necesarios para lograr con éxito el cambio que
uno se propone, a través de estructurar el tiempo, el espacio y
focalizar los objetivos.

Es muy importante tomarlos en cuenta, ya que ayudará a la
realización de una buena intervención con las familias. Para el Programa
390

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Andino de Soberanía Alimentaria, la investigación acción participativa (IAP)
es: “un enfoque que encara el desafío de generar conocimiento con los
actores sociales de una realidad para que ellos asuman el poder de
transformarla creativamente” (s/f, en línea). Esto quiere decir que tanto el
investigador como el grupo de trabajo adquirirán un conocimiento reciproco. Y
el investigador le dará al grupo de trabajo ciertas herramientas para que ahora
ellos tengan la facilidad de revolver cualquier conflicto de su realidad.
Según Martí (s/f). La Investigación Acción Participativa tiene sus etapas y sus
fases (p. 2).
Una etapa de pre-investigación

Síntomas

Demanda

Elaboración del
proyecto

La detección de síntomas, es la detección de problemáticas, posteriormente la
realización de una demanda, y por último la elaboración del proyecto.
Y sus etapas son:

Diagnóstico

Programación

Conclusiones y
propuestas.

En la primera etapa:
1.-Recogida de información. 2.- Constitución de la Comisión de Seguimiento.
3.- Constitución del Grupo de IAP. 4.-. Introducción de elementos
analizadores. 5.-. Inicio del trabajo de campo (entrevistas individuales a
representantes institucionales y asociativos). 6.- Entrega y discusión del
primer informe.
En la segunda etapa:
1.-Trabajo de campo (entrevistas grupales a la base social). 2.- Análisis de
textos y discursos. 3.- Entrega y discusión del segundo informe. 4.Realización de talleres.

391

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En la tercera etapa:
1.- Construcción del Programa de Acción Integral (PAI). 2.- Elaboración y
entrega del informe final.
Y en la etapa pos-investigación es en donde se pone en marcha el grupo ya
formado Programa de Acción Integral. Y la evaluación de ello.
Bru y Basagoiti (s/f) mencionan que
La participación introduce las perspectivas de los diferentes actores
sociales (mayoría silenciosa, sectores de base, minorías activas,
agentes económicos e instituciones) en el ámbito de la planificación y
la intervención y permite orientar y gestionar de forma
complementaria aquellos procesos planificadores que han
identificado claramente los intereses de los ciudadanos (s/p).
La técnica de los grupos focales
Para Mella (2000). Los grupos focales:
Son entrevistas de grupo, donde un moderador guía una entrevista
colectiva durante la cual un pequeño grupo de personas discute en torno a las
características y las dimensiones del tema propuesto para la discusión. Son
básicamente una forma de escuchar lo que dice la gente y aprender a partir
del análisis de lo que dijeron (p. 3). Es muy importante aplicar esta técnica
porque en ocasiones durante la intervención también se llevarán a cabo
reuniones con todo el grupo de padres de familias, y es allí donde se aplicará
esta técnica.
La técnica de la entrevista formal, dirigida o estructurada: es una serie de
preguntas que van ordenadas, llevando una secuencia y tal cual como están
integradas es como se aplicarán y sobre todo como su nombre lo dice las
preguntas son formales, y se dirigen con respeto.
Entrevista semiestructurada o mixta. En esta se alternan preguntas
estructuradas y se agregan las que salen espontáneamente, en el momento
en que se está haciendo la entrevista. Por eso se llama semiestructurada.
Observación participante: es donde mientras el investigador está realizando
alguna actividad, pero también a la vez mediante la observación está
extrayendo información para a completar la actividad que se está llevando a
cabo y a la vez esto ayuda a tener información más completa y precisa.
Observación directa: se recoge información directa, donde el observador se
pone en contacto directo con el fenómeno, y por supuesto se obtiene
información de primera mano.
392

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Escucha: La escucha es muy importante dentro de cualquier trabajo de
investigación, más que nada centrar la atención en su totalidad a la persona o
grupo con el que se está trabajando. Así se obtendrán mejores resultados del
trabajo de intervención.
Técnica de supervisión: se trata de supervisar todo el proceso de trabajo,
que por supuesto se requiere de mucha tarea, sobre todo vigilar que todo
marche bien durante la realización de intervención. Para Aguilar, en Cano
(2005) supervisar: Es un proceso sistémico de control, seguimiento,
evaluación, orientación, asesoramiento y formación; de carácter administrativo
y educativo; que lleva a cabo una persona en relación con otra, sobre las
cuales tienen una cierta autoridad dentro de la organización; a fin de lograr la
mejora del rendimiento del personal, aumentar su competencia y asegurar la
calidad de los servicios (s/p).
Etnografía: Es todo lo que se observa alrededor de un pueblo étnico, sus
vivencias, costumbres, tradiciones, creencias y formas de organización. Esto
sirve para tener más claro y conocer de qué manera intervenir en una
problemática en el lugar que se tiene previsto. Según Santana y Gutiérrez, “la
etnografía ha sido concebida como la ciencia que estudia, describe y clasifica
la cultura de los pueblos”(s/f, en línea).
Instrumentos:
Cronograma de actividades: De este se va a basar todas las actividades
como talleres, reuniones, entrevistas etc. que se llevarán a cabo durante la
intervención, en ella se apuntan las horas, fechas, días en que se llevarán a
cabo.
Cámara: Es una herramienta indispensable en el trabajo de intervención.
Como bien se menciona las imágenes dicen más que mil palabras. Por lo cual
con las fotografías y tomas de video es en donde se evidencia el trabajo
realizado por el interventor.
Papel bond: Es una herramienta muy práctica y fácil de ilustrar, sirve para
exponer algún tema o cuadros sinópticos. Es muy fácil de conseguir en
cualquier lugar.
Marcadores: Van de la mano con el papel bond, de igual forma es muy fácil
de conseguir. Y son muy necesarios para cualquier actividad.
Cuaderno de notas: Este es necesario, cuando se está haciendo una
exposición, a la vez ir apuntado algunas palabras clave de los informantes. O
de igual forma sirve para no olvidar las claves de referencia o nombres de
actores informantes o participantes.

393

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Informe: Es aquí donde se transcriben todos los productos obtenidos durante
cada técnica. Donde se redacta a detalle todo lo elaborado como; talleres,
reuniones, entrevistas, evidencias etc.
Evaluación
En es donde uno se detiene a ver qué es lo que se ha logrado con las
técnicas propuestas, si las que se están llevando cabo han sido eficientes,
para la obtención de información o si es necesario agregar más cosas. Ayuda
a aclarar ideas y ver avances del trabajo. Sobre todo ayuda a ver los errores
cometidos. Muyor (2014) menciona que: “la evaluación es un término elástico
que tiene usos diferentes designa el conjunto de actividades que sirven para
dar un juicio, hacer una valoración o medir algo” (s/p).
Robertis (1988), en Puig, señala 4 características de la evaluación preliminar o
diagnostica. Que a continuación se exponen de manera resumida.
La evaluación-diagnóstica debe centrarse en las dificultades y
potencialidades: una gestión operativa, una herramienta para trabajar mejor.
Debe orientarse a las dificultades que resolver. Propone un conocimiento
limitado que facilite la toma de decisiones de cara a la intervención, aunque no
desprecia ni impide la profundización en el estudio de la situación por parte
del trabajador social.
La evaluación-diagnóstico es un proceso continuo y dinámico siempre
provisorio: partiendo de la idea de que los contextos sociales están inmersos
en dinámicas de cambio entiende que la evaluación p que realiza un
trabajador social de una situación se redefine y evoluciona también
permanentemente, movilidad en la cual se inscribe que la evaluación p o
diagnóstico es siempre provisorio, el sentido de que nuevos hechos o
acontecimientos que aparecen lo someten a revisión y clarifican nuevas
comprensiones hasta aquel momento ocultas.
La evaluación-diagnóstica es una diligencia subjetiva del trabajador
social: la existencia de dos niveles de comprensión, vinculados
respectivamente, al ámbito intelectual y al ámbito afectivo nos adentra en la
subjetividad.
La evaluación preliminar en una actitud ideológica: las situaciones
problema se observan a través del prisma de los valores e ideas afianzados
en el profesional, los cuales a su vez, se muestran influidos por los valores y
normas predominantes en una sociedad dada en un determinado momento
histórico, lo cual no significa que coincidan necesariamente.
Estas son también las evaluaciones que se tomarán en cuenta durante la
intervención que se llevará a cabo con el grupo de padres y madres de familia.
Para obtener mejores resultados de información.
394

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Conclusiones
Por lo mencionado no cabe duda que se tiene que trabajar con esta
comunidad indígena, además de tener previos conocimientos sobre la
comunidad es una gran ventaja, se obtendrán muchos resultados positivos,
tanto de las familias como del interventor, y esto permitirá a las familias
enfrentar cualquier obstáculo que se les presente. Además se estará
aportando un granito de arena hacia la reducción de matrimonios en las niñas
de la localidad de estudio.
Los padres de familia adquirirán grandes conocimientos, guiaran a sus hijos
hacia el bienestar personal y social, los motivarán a seguir estudiando y sobre
todo las invitarán a casarse a una edad apropiada, que es en la adultez. Todo
esto se logrará con el esfuerzo constante de los padres de familia, y también
el empeño de sus hijas.
Lo ideal es que estas niñas tengan una carrera profesional, o que se
casen después de los 20 años, gozar de sus plenos derechos como menores
de edad, y sobre todo de su niñez, como todo ser humano. Koldobika
menciona “el matrimonio infantil es una respuesta a la miseria y al mismo tiempo
una práctica perniciosa que mantiene a las familias atrapadas en la pobreza. Las
niñas y niños casados prematuramente suelen sentirse aislados. Se les aleja de
sus familiares más cercanos, se les saca de la escuela y se les niega la relación
con los de su edad y con su propia comunidad (2007, en línea). En la revista
Iberoamericana de Sostenibilidad, Otro mundo es posible, registra que “cada
año 14 millones de niñas contraen matrimonio obligatorio con hombres que en
la mayoría de los casos triplican sus edades, revela una investigación
divulgada por la organización no gubernamental “(2014, en línea).
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397

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Integración social y política de los homosexuales en
México.
Elena Arlette Rentería Maldonado
Resumen
Los estudios de corte legal se han centrado hasta la fecha en el repaso de los
procesos legislativos y en el análisis de cuestiones técnicas. La filosofía y la
teoría política, por su parte; están llamando la atención sobre el conflicto
cultural y de valores que sustenta el debate público sobre el matrimonio
homosexual y figuras legales afines; a nivel internacional, en algunos países,
se han logrado importantes avances, revindicando los derechos
homosexuales, así como; como su posición social. En el contexto mexicano
dicha labor, ha quedado fuera de las mesas de discusión de un gran número
de estados, debido a la oposición social que la creación de políticas al
respecto, ha suscitado, sin embargo; con el fin de crear una inclusión integra
de este grupo, es una necesidad la aprobación de políticas públicas que
actúen a favor de las uniones homosexuales, basado en el reconocimiento de
sus derechos individuales, tomando el impacto de dichas políticas como parte
integrante de la comunidad política.
El reconocimiento a los derechos de los homosexuales mantiene una
dimensión en el ámbito material de las políticas públicas (donde las demandas
de las minorías se someterán a la gestión del estado). Así como una
dimensión de tipo simbólico, que incluye el sentido de pertenencia dentro del
modelo ciudadano, así como la plasmación institucional de la igualdad o bien,
la diferencia.
En México, la carencia de políticas públicas enfocadas al reconocimiento de
las uniones homosexuales, ha legitimado el rechazo social que enfrenta este
grupo minoritario, en una sociedad tradicionalista, que ve a los homosexuales
como una amenaza a la institución familiar y a los valores que está, ha
sentado a lo largo de generaciones. Generar políticas públicas que apuesten
por el reconocimiento de estas minorías es importante, dado que ello
revindicará el papel de estos grupos dentro de la esfera política, borrando las
visiones de diferencia en la esfera social, ayudando a legitimar al grupo como
parte de la sociedad.
Palabras clave
Homosexualidad, género, uniones homosexuales, matrimonio, discriminación
Introducción
El tema de estudio que abordare en el presente trabajo, es complejo debido a
que tiene un sinfín de dimensiones, sin embargo; en este escrito solo
398

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

abordare la dimensión política y social en torno a la homosexualidad, tomando
especial importancia a las uniones homosexuales y la reacción social que
estas producen.
A lo largo de la historia pueden enlistarse una serie de movimientos sociales
que ocasionaron cambios importantes ya sea a nivel local o incluso
movimientos de mayor impacto, que son replicados a lo largo del mundo,
cualquier pequeño cambio, puede ser de esta forma un punto de coyuntura
importante en la historia. Dichos movimientos responden a la necesidad de un
cambio, casi siempre de carácter político, debido a que la sociedad, en
constante evolución, necesita adecuar viejas leyes y convenciones sociales
creadas en tiempos pasados, a nuevas sociedades.
Ejemplo de una reciente transformación social, es el rol de la mujer, que hasta
hace un siglo, se limitaba casi exclusivamente al hogar, sin embargo; tras las
guerras mundiales, esta situación comenzaría a cambiar, debido a que la
integración –necesaria en tiempos de guerra – de las mujeres al ámbito
laboral, las hizo conscientes de su capacidad y por tanto les abrió los ojos a
un nuevo panorama, donde ellas podían integrarse a un mundo que
originalmente parecía estar reservado a los hombres.
De esta forma el movimiento de liberación femenina se abrió paso y continúa
hasta nuestros días, con nuevos, grandes y pequeños logros, en una lucha
que aún no termina del todo, dado que aún quedan aspectos sin resolver en la
búsqueda por una verdadera equidad de género, sin embargo; ese es un tema
en el que no ahondaremos más, la importancia en la mención de este
movimiento, es que este tipo de eventos son los que resultaron parte aguas
para que los homosexuales se hicieran presentes en el panorama político y
social.
La homosexualidad ha estado presente a lo largo de toda la historia de la
humanidad, sin embargo; es a partir de la instauración de la religión cristiana,
que comienza a existir una censura, no solo de la homosexualidad, sino de la
sexualidad en general, de esta forma la sexualidad del individuo pasa al
ámbito privado, limitando cualquier expresión de índole esta a la alcoba
marital. Hoy en día esos límites han sido superados por la modernidad,
situación que se ve reflejada en las distintas formas en que hoy día las
personas viven su vida en pareja y su sexualidad.
El tema de la sexualidad es importante porque, representa un concepto
fundamental para todo ser humano, dado que más allá de creer poseer una
sexualidad definida, somos seres sexuados, con derecho al ejercicio pleno de
nuestra sexualidad y por ello de nuestros actos sexuales y nuestro cuerpo;
ámbitos que forman parte esencial de nuestra formación identitaria como
individuos.

399

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Esta reciente liberación sexual ha facilitado el surgimiento de un potente
movimiento social de minorías sexuales, mismas que han comenzado una
lucha en el área de Derechos Humanos y Políticas Públicas, en el camino a su
plena integración política y social. Dentro de estas luchas se encuentra el
tema de la unión homosexual, que desde hace unos años ha estado muy
presente en el panorama internacional.
Pese a que se han desarrollado distintos grupos a favor de los derechos
homosexuales y su integración, mismos que han conseguido importantes
avances, en el caso de México los logros han sido muy pocos, nuestro país
ocupó el segundo lugar en crímenes por homofobia, dentro de América Latina,
“en el período 1995-2006, en el que se cometieron 420 homicidios. La CNDH
realizó, dentro de ese informe, un análisis sobre 696 casos de agravios a
miembros de la comunidad LGBT, provenientes de organismos públicos de
protección y defensa de los derechos humanos del país (339); de la misma
Comisión (30); del Consejo Nacional para Prevenir la Discriminación
(CONAPRED) (118) y en 15 procuradurías Generales de Justicia de la
República (209)”.(Zuñiga, 2012, p.242)
Actualmente el reconocimiento ha sido un poco mayor, hoy día todos los
estados de nuestro país reconocen las uniones homosexuales, pese a ello
son pocos los lugares, que han reformado su código civil para permitir que se
celebren dichas uniones dentro de su estado. –Coahuila, DF, Quintana Roo –
En el caso de Oaxaca, la figura del matrimonio no se reconoce de forma
expresa, sin embargo:
A raíz del reconocimiento de la dignidad de la persona humana como derecho
fundamental y el principio de igualdad, han declarado inconstitucional la figura
del matrimonio heterosexual, porque establece una diferencia respecto a las
personas del mismo sexo que desearan contraer matrimonio, por tanto, dicha
distinción no resultaba legítima, sino que se trata de una discriminación, lo
cual abre la puerta para que en otros Estados de la República se replique esta
misma decisión, bajo los mismos argumentos. (López, 2014, p.44)
De acuerdo a la Encuesta Nacional sobre Discriminación en México (ENADIS,
2010) “una de cada dos personas lesbianas, homosexuales o bisexuales
considera que el principal problema que enfrenta es la discriminación, seguida
de la falta de aceptación y las críticas y burlas”. (ENADIS 2010: p.47) Es por
ello que la importancia del pronto reconocimiento de las uniones
homosexuales se basa en la hipótesis de que, esta integración política,
favorecerá la integración de estos individuos en la esfera social, reduciendo
de esta forma la discriminación y la agresión de la que son víctimas.
Sexo, identidad y género
Para definir la identidad y preferencias de una persona, existen tres
dimensiones: en primer lugar el sexo del individuo, que se refiere al sexo
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

biológico que tiene de nacimiento, en segundo lugar, su orientación sexual,
que como se ha expuesto, se refiere a sus inclinaciones sentimentales u
físicas y por último la identidad de género, al hablar de esto, nos referimos a la
consideración que el propio individuo tiene, sobre ser hombre o mujer, es
decir; con que género se identifica dentro de la sociedad.
Estas tres dimensiones pueden estar mezcladas una con otra y no son
condicionantes entre sí, es decir, un individuo, puede ser hombre de
nacimiento, tener una orientación sexual heterosexual y aun así poseer una
identidad de género femenina, o bien, una mujer heterosexual, puede tener
una identidad de género masculina, sin que esto afecte su orientación sexual.
La homosexualidad, al igual que la bisexualidad o heterosexualidad, son
orientaciones del deseo sexual, también llamadas identidades sexuales, que
aunque normalmente tienden a definir las conductas sexuales del individuo,
son por sí mismas, dimensiones diferentes. La orientación homosexual se
refiere a las personas que sienten atracción por personas del mismo sexo, por
su parte, le heterosexual es aquella donde el individuo, siente atracción por el
sexo opuesto y finalmente la bisexual, es aquella en la que se siente ambos
tipos de atracción, tanto por personas del mismo sexo, como diferente.
De esta forma la orientación sexual no condiciona necesariamente la práctica
sexual, de la misma forma que está última no condiciona a la primera, por
ejemplo, las experiencias homosexuales pueden ser parte de la vida de
algunas personas, independientemente de su orientación sexual “Aunque no
siempre las estadísticas son coincidentes, en general se afirma que
aproximadamente el 15% de los chicos y un 10% de las chicas tienen este
tipo de prácticas antes de los 15-16 años. Generalmente están motivadas por
la curiosidad de conocer otro cuerpo diferente al suyo, por la necesidad de
intimidad y por la vergüenza de relacionarse con el otro sexo. Pasada esta
edad, si la orientación no es homosexual, dichas conductas tienden a
desaparecer, unas veces por la presión social, y la mayoría porque aparece
la atracción por el otro sexo y se inician las primeras relaciones de pareja”
(Soriano, 2002, p.63)
Sin embargo; existen casos donde estas prácticas sexuales prevalecen en
edades superiores, sin afectar por ello la orientación sexual del individuo, tal
como lo comentan Raquel Platero y Cristina Lazo “Aquellas personas que
ocasionalmente tienen relaciones sexuales con personas del sexo opuesto, no
son necesariamente homosexuales y lesbianas. Esto es mucho más frecuente
de lo que se piensa, un estudio realizado en EEUU (1980) afirma que el 75%
de las personas universitarias tienen alguna práctica homosexual o lesbiana.
Aquí hablamos de prácticas sexuales”. (Plater y Lazo, 2015, p.2)
Las personas somos criadas acorde a un rol de género determinado por
nuestro sexo al nacer, de esta manera durante las primeras etapas de la vida
se define que los niños deben vestir azul y las niñas color rosado, así mismo;
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

los varones jugaran pelotas, mientras que ellas jugaran con muñecas; así a lo
largo de la vida del infante se van desprendiendo una seria de reglas, que
ayudan a definir su rol de género en la sociedad, moldeando al sujeto de
acuerdo a la normativa social.
Esto resulta destructivo para la formación identitaria de la persona, dado que
solo se movilizan desde una postura excluyente de la diferencia. Estigmatiza y
ridiculiza aquello que es diferente, dejando plasmado esta idea en el
inconsciente de las personas, promoviendo la discriminación futura de estos
sujetos a las diferencias.
En el ideal social, se espera que esta formación prevalezca toda la vida y
definiendo nuestro rol dentro de la sociedad, sin embargo; lo complejo de la
identidad sexual radica en el hecho, de que pese a esta crianza diferenciadora
de roles, existen sujetos que al llegar a cierta etapa de su vida, descubren que
no se encuentran cómodos con la identidad que le han impuesto y que en la
búsqueda de su identidad personal, se descubre fuera de las convenciones
sociales que había vivido toda su vida y en la búsqueda de su sexualidad, se
hallan fuera de la visión dualista del hombre y la mujer.
La dimensión del problema a estas alturas para el individuo es enorme,
porque representa un desconocimiento de sí mismo y al mismo tiempo un
encuentro con su nuevo “yo”, a partir de ese momento, su vida entera
cambiara, así como su relación con los demás, habrá de definir su nuevo rol,
que tendrá que forjar por sí mismo, dentro de una sociedad que carente de
conocimiento en torno a la diversidad sexual y que por tanto ha desarrollado
una falta de tolerancia hacia dicho grupo.
En la actualidad existe una importante variación de prácticas, identidades y
orientaciones sexuales, que han sido definidas de diversas formas, de
acuerdo a su características, el término más comúnmente usado es el de gay
muchas veces usado para definir a cualquier persona con una orientación
homosexual, sin embargo; el concepto se ha especificado para referir a los
hombres que poseen una orientación sexual homosexual (es acuñado en
Prusia en 1869 para referirse al individuo que mantiene relaciones socioafectivas con personas del mismo sexo). Mientras tanto, el concepto de
lesbiana, se ha utilizado para definir a las mujeres que con una orientación
sexual hacia personas de su mismo sexo. Una persona denominada
transgénero, es aquella que tiene una identidad de género diferente a la
biológica. Por su parte el Bisexual, es aquel que siente una atracción física o
sentimental por cualquiera de los dos sexos. Recientemente se ha incluido
una nueva categoría, siendo una de ellas, la Intersexual, anteriormente
conocida como hermafrodita, que se refiere a aquellas personas que
presentan una discrepancia entre sus sexo y sus genitales, de forma que
presentan características propias de varón y mujer, en grados variables. El
uso de los términos, gay y lesbiana, permiten a la sociedad “extraer sus
402

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

propias conclusiones acerca de la importancia relativa del amor, el afecto, la
devoción, el romanticismo, el erotismo o la abierta sexualidad de las personas
así llamadas” (Boswell, p. 145)
La sexualidad como construcción social
La sexualidad es una representación social compleja, por ello se forma de
diversos discursos que la denominan de una determinada manera, la limitan,
prohíben, etc. Se construye entonces un discurso que intenta dirigir la
sexualidad, mismos que surgen desde las principales esferas que rigen y en
parte determinan la vida del individuo.
La familia es esencial en la formación del individuo, dado que es la primera
esfera social, donde este se desenvuelve, por ello resulta esencial la manera
en que esta reacciona cuando un miembro de la familia reconoce su
homosexualidad, sin embargo; aún hoy día la familia reacciona, en la mayoría
de los casos, de forma poco asertiva, pudiendo convertirse en un elemento
que obstaculice el desarrollo del sujeto, debido a que no sabe enfrentar la
situación, por falta de conocimiento al respecto o bien; por convenciones
sociales.
Por ello es importante si bien en el primer caso, realizar más estudios al
respecto de la homosexualidad y una difusión de los mismos, en el segundo
resulta importante resaltar la importancia de un cambio social, que se vuelve
necesario, con el maltrato a un grupo minoritario, que es imperativo detener.

La población LGBTI, también llamada minorías sexuales- en América Latina –
ha sido marginada en muchos sectores de la sociedad, lo delicado al respecto
es que, muchas veces estos agravios se consideren conductas socialmente
aceptables, aun cuando en muchos casos dichas conductas aunadas a su la
violación a los derechos humanos que implican, pueden llegar incluso al
homicidio, es por la gravedad que está situación representa y la fuerza que la
comunidad LGBTI ha adquirido que, se han desarrollado diversas teorías en
torno a este fenómeno, con la intención de comprender la homosexualidad y
sus implicaciones sociales, políticas, etc.
La teoría en torno a la homosexualidad es basta y multidisciplinaria, por lo
cual se han realizado varios estudios al respecto, una de las primeras
universidades en contribuir al desarrollo de teorías en torno a este tema fue la
universidad de Columbia, que en 1989, comenzó a trabajar en torno a la
Teoría de Queer; teoría que plantea que la homosexualidad es producto de la
sociedad y la división de género que esta impone como correcta, es decir;
acorde a esta teoría, si no existieran divisiones de género, no existiría la
homosexualidad, dado que la sociedad en primer lugar jamás habría
determinado cual es la preferencia o identidad sexual correcta, de manera
403

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que, cualquiera que esta fuera la identidad u orientación que el individuo
escogiera, sería socialmente aceptada.
La Teoría de Queer propone un mundo sin fronteras, donde no exista la
clasificación por género, orientación o práctica sexual, donde exista igualdad
entre personas diferentes. Un mundo donde no se distingan roles de género
desde el nacimiento, “dar nombre a la niña es el comienzo del proceso por el
cual se le impone la “femineización”. La femineidad no es el producto de una
elección, sino la llamada forzosa de una regla cuya compleja historicidad es
inherente a las relaciones de disciplina, regulación y castigo”. (Fonseca: p.53)
En 1991, Martin Duberman de la Universidad de Nueva York, fundo el Centro
de Estudios de Lesbianas y Gays, dedicado al estudio histórico, cultural y
político de temas relativos a lesbianas, gays, bisexuales, transgénero. Siendo
de esta forma, el primer centro de estudios homosexuales en Estados Unidos
de América. Dedicado a a la investigación e impartición cursos y clases,
disponibles para alumnos y público en general.
Otras universidades que también cuentan con centros dedicados al estudio de
la homosexualidad son: la Universidad de Utrecht, ubicada en el centro de los
Países Bajos, la cual cuenta con un departamento de Estudios
Interdisciplinarios Gays y Lesbianos; por su lado la Universidad de
Amsterdam, creo el centro Homodok. Existen además programas especiales
en distintas universidades del mundo, que se enfocan en el tratamiento de
este tema, desde diferentes perspectivas, en México la ENHA (Escuela
Nacional de Antropología e Historia) ha publicado estudios sobre la
concepción de género en comunidades Zapotecas, mientras que la UNAM
(Universidad Nacional Autónoma de México) cuenta con un programa de
Estudios de Género.
En un primer momento los estudios en torno a la homosexualidad, se
centraron en su dimensión psicológica, sin embargo; conforme se ha
transcurrido el tiempo, se ha revelado que la homosexualidad no es una
enfermedad psicológica, debido a ello, se han comenzado a estudiar la
homosexualidad desde otras disciplinas.
Para explicar el fenómeno homosexual, se han usado distintas teorías, tal
como la Teoría de las Identidades Sociales, todo individuo posee identidad
social “La idea de que el contorno físico de un individuo está enteramente
transculturado a la sociedad de la que forma parte, y que describe el mundo
físico, tal como es percibido en el seno de una sociedad y como objeto de
conductas de adaptación a la misma, equivale a describir la cultura de esta
sociedad”. (Stoetzel: p.66) La identidad del individuo posee diversas
dimensiones, su identidad como ser humano, identidad nacional, regional,
estatal, familiar, etc. Cada grupo donde el individuo se desenvuelva, lo dota de
una nueva identidad social, particularizando de esta forma al sujeto,
matizando su individualidad frente a los demás.
404

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

De acuerdo a la Teoría propuesta por Durkheim, el mundo, es decir; nuestra
realidad, no es más que una construcción social, de forma que no son los
individuos los que determinan la sociedad, sino que es esta última la que
determina a los primeros, por tanto cada sociedad tendrá patrones de
comportamiento definidos en torno a los valores y actitudes que se determinan
correctos dentro de esa sociedad y que, los individuos que hayan nacido o
radiquen dentro de la misma se ven obligados a cumplir para ser aceptados
socialmente, por lo tanto, pese a que todos los individuos somos parte del
engranaje social, existen ocasiones en las que ciertos individuos o grupos son
excluidos de determinado grupo social, por poseer características o patrones
de comportamiento que no son aceptadas por la mayoría. “El conflicto entre
grupos, es también un conflicto entre visiones del mundo” (Vera. 2002, p.116)
La sociedad es vista como un organismo diferenciado técnica y
jerárquicamente, pero integrado moralmente, mediante un sistema de
derechos y obligaciones colectivas, anclados a ciertos principios
y
valores. La exclusión social representaría un fenómeno por el cual individuos y
grupos sociales, en virtud de una privación redundante, acumulativa, se
acaban apartando (o se ven apartados) de dicho
orden
moral,
conformando un ámbito marginal con rasgos profundamente anímicos.
(García, 2012, p.46).
Sin embargo, durante el siglo pasado tal como muchos otros grupos
minoritarios lo hicieron, los homosexuales comenzaron a agruparse, en la
búsqueda de un objetivo común, el reconocimiento de sus derechos,
especialmente, el derecho al matrimonio, dado que si bien, al legislador nunca
le ha preocupado el homosexual en lo individual, si se interesa por su interés
de unirse con otro individuo; el homosexual como individuo, no es objeto del
derecho debido a que los actos que realiza no son efectuados en su calidad
de homosexual, sino en relación al rol que desempeña en cada situación
particular, por ejemplo; si celebra un contrato de compra – venta, podrá ser
comprador o vendedor.
La familia es esencial en la formación del individuo, dado que es la primera
esfera social, donde este se desenvuelve, por ello resulta esencial la manera
en que esta reacciona cuando un miembro de la familia reconoce su
homosexualidad, sin embargo; aún hoy día la familia reacciona, en la mayoría
de los casos, de forma poco asertiva, pudiendo convertirse en un elemento
que obstaculice el desarrollo del sujeto, debido a que no sabe enfrentar la
situación, por falta de conocimiento al respecto o bien; por convenciones
sociales.
Por ello es importante si bien en el primer caso, realizar más estudios al
respecto de la homosexualidad y una difusión de los mismos, en el segundo
resulta importante resaltar la importancia de un cambio social, que se vuelve
necesario, con el maltrato a un grupo minoritario, que es imperativo detener.
405

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Se puede hablar de que existe un problema social cuando se discrimina la
homosexualidad, debido a que existen pocas estructuras sociales o grupos
que protejan estas prácticas, constantemente la población homosexual ve
vulnerados sus derechos civiles y sus derechos inalienables como ser
humano, a una vida digna, a un libre desarrollo de su personalidad. Sin
embargo, el hecho de que la magnitud del problema no se haga visible,
propicia que no se ponga en la mesa de discusión del sector político, de esta
manera la invisibilización de este grupo promueve su exclusión.
Situación jurídica de los homosexuales
La comunidad LGBTI
(lesbianas, gay, bisexuales, transexulaes e
intersexuales) ha sufrido una notable discriminación en razón de su
orientación sexual o identidad de género, dicha discriminación ocurre en todos
los países - manifestado en mayor o menor medida - en diversos entornos
sociales, mediante actos que van desde lo verbal, hasta o físico: agresiones
físicas, violaciones, torturas, asesinatos, detenciones arbitrarias.
Esta discriminación se hace presente, también en el derecho, ejemplo de ello
es la imposibilidad que tienen las parejas del mismo sexo, para contraer
matrimonio y/o adoptar, en muchos estados del mundo. Con el tiempo las
movilizaciones sociales, por parte de la comunidad LGBTI o bien,
simpatizantes de este movimiento, han logrado convertirse en grupos de
presión, que mediante una activa participación política han logrado avances
importantes en materia política, logrando la ampliación de instituciones de
carácter civil, legalizando las relaciones sentimentales entre personas del
mismo sexo. Así mismo; se ha logrado el reconocimiento, para las parejas que
conforman una unión de hecho, de forma que puedan acceder a derechos
tales como, los que derivan de matrimonio.
El reconocimiento a los derechos de los homosexuales mantiene una
dimensión en el ámbito material de las políticas públicas (donde las demandas
de las minorías se someterán a la gestión del estado). Así como una
dimensión de tipo simbólico, que incluye el sentido de pertenencia dentro del
modelo ciudadano, así como; la plasmación institucional de la igualdad, o
bien; la diferencia. Actualmente, razón principal por la cual se insiste en la
legalización de matrimonio entre parejas del mismo sexo ha tomado un matiz
de carácter mayoritariamente simbólico, dado a que, pese a la existencia de
otras vías mediante las cuales las parejas puedan legalizar sus uniones, el
hecho de no permitirles tener el carácter de matrimonio, idéntico al de las
parejas heterosexuales, implica un trato diferenciado para los individuos
homosexuales.
Actualmente aún son muchos los Países y/o Estados que han aprobado el
matrimonio entre parejas del mismo sexo, el primero de los cuales fue, los
Países Bajos, en el 2001, seguido por Estados Europeos como Bélgica,
Dinamarca, España, Isandia, Noruega, Suecia y Portugal. En el continente
406

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

americano, el estado de Massachusetts en USA, fue el primero en legalizar
los matrimonios homosexuales en el 2004, seguido de Canadá en el 2005 y 5
años más tarde, Argentina. Durante el mismo período, siguiendo el ejemplo de
Massachussetts, durante el 2008 y 2012, 7 estados más legalizaron el
matrimonio homosexual en Estados Unidos. En el caso de México, el Distrito
Federal desde el 2010, aprueba el matrimonio de parejas del mismo sexo,
mientras que, el estado de Quintana Roo lo hace desde el 2011, seguido por
Coahuila en el 2014.
Al paso de los años, el reconocimiento de los matrimonios entre parejas del
mismo sexo se ha hecho más presente. En varias partes del mundo, se ha
logrado un gran avance en materia de derechos, de la población LGBTI, pese
a ello, siguen habiendo Países o Estados, donde esta igualdad esta muy lejos
de llevarse a cabo, debido a que existe una polémica constante en cuanto al
reconocimiento de las parejas homosexuales, misma que gira en torno a
diversos argumentos morales, religiosos e incluso biológicos. A esto se
suman también, los impedimentos de carácter jurídico (redacción de las
normas que refieren al matrimonio).
Al respecto de esta discriminación en materia legal, existen muchos ejemplos,
en el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos. (Pacto Internacional
de Derechos Civiles y Políticos, Artículo 23.2: p.11) celebrado el 19 de
diciembre de 1966 en la ciudad de Nueva York, EUA (aprobado por la Cámara
de Senadores del Congreso de la Unión el 18 de diciembre de 1980) “Se
reconoce el derecho del hombre y de la mujer a contraer matrimonio y a
fundar una familia si tiene edad para ello”. Queda implícito entonces, que el
matrimonio se llevará a cabo entre personas de distinto sexo.
De la misma manera La Convención Americana sobre Derechos Humanos
Pacto de San José Costa Rica redactada en 1969 (entrada en vigor en 1978),
en su artículo 17, fracción 2, consagra el derecho al matrimonio a parejas
heterosexuales, únicamente, “Se reconoce el derecho del hombre y la mujer a
contraer matrimonio y a fundar una familia si tienen la edad y las condiciones
requeridas para ello por las leyes internas, en la medida en que éstas no
afecten al principio de no discriminación establecido en esta Convención”
(Convención Americana sobre Derechos Humanos Pacto de San José Costa
Rica, Artículo 17.2 : p.182)
Dentro de los mismos documentos, también se pueden encontrar artículos
que hacen mención a la no discriminación, sin embargo; dentro de las formas
de discriminación, no hace mención a la preferencia sexual del individuo. En
artículo 26 del Pacto Internacional de derechos Civiles y Políticos dice:
Todas las personas son iguales ante la ley y tienen derecho sin discriminación
a igual protección de la ley. A este respecto, la ley prohibirá toda
discriminación y garantizará a todas las personas protección igual y efectiva
contra cualquier discriminación por motivos de raza, color, sexo, idioma,
407

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

religión, opiniones políticas o de cualquier índole, origen nacional o social,
posición económica, nacimiento o cualquier otra condición social. Así mismo
en el Protocolo Adicional a la Convención Americana sobre Derechos
Humanos en Materia de Derechos Económicos, Sociales y Culturales
Protocolo de San Salvador, adoptada el 17 de noviembre de 1988 (entrada en
vigor a nivel internacional el 16 de noviembre de 1999) queda estipulada la
“Obligación de no discriminación Los Estados Partes en el presente Protocolo
se comprometen a garantizar el ejercicio de los derechos que en él se
enuncian, sin discriminación alguna por motivos de raza, color, sexo, idioma,
religión, opiniones políticas o de cualquier otra índole, origen nacional o social,
posición económica, nacimiento o cualquier otra condición social. (Pacto
Internacional de derechos Civiles y Políticos, Artículo 3: p.209)
Pese a que en ambos documentos, la orientación sexual no está considerada
dentro de una de las posibles formas de discriminación, en la primera fracción
del artículo 11, del Protocolo Adicional a la Convención Americana sobre
Derechos Humanos en Materia de Derechos Económicos, Sociales y
Culturales Protocolo de San Salvador, se menciona que “Toda persona tiene
derecho a vivir en un medio ambiente sano y a contar con servicios públicos
básicos”. (Protocolo Adicional a la Convención Americana sobre Derechos
Humanos en Materia de Derechos Económicos, Sociales y Culturales
Protocolo de San Salvador, Artículo 11) De acuerdo al Diccionario de la Real
Academia, un medio ambiente sano, se define como el “Conjunto de
circunstancias o condiciones exteriores a un ser vico que influyen en su
desarrollo y sus actividades” (Diccionario de la Real Academia). De forma que,
tomando en cuenta que la discriminación influye directamente en el desarrollo
social del individuo, la discriminación de esté por motivo de su orientación
sexual, atenta contra el medio ambiente sano, que dicho artículo persigue.
Por su parte en la Convención Contra la Tortura y otros Tratos o Penas
Crueles, Inhumanos o Degradantes celebrada el 6 de marzo de 1986, en su
artículo primero, define a la tortura como cualquier acto intencionado que
infrinja dolor intencionalmente, “A los efectos de la presente Convención, se
entenderá por el término "tortura" todo acto por el cual se inflija
intencionadamente a una persona dolores o sufrimientos graves, ya sean de
un tercero información o una confesión, de castigarla por un acto que haya
cometido, o se sospeche que ha cometido, o de intimidar o coaccionar a esa
persona o a otras, o por cualquier razón basada en cualquier tipo de
discriminación, cuando dichos dolores o sufrimientos sean infligidos por un
funcionario público u otra persona en el ejercicio de funciones públicas, a
instigación suya, o con su consentimiento o aquiescencia. No se considerarán
torturas los dolores o sufrimientos que sean consecuencia únicamente de
sanciones legítimas, o que sean inherentes o incidentes a éstas”.107

107
Convención Contra la Tortura y otros Tratos o Penas Crueles, Inhumanos o
Degradantes, Artículo 1.1 : p.2

408

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tomando en cuenta que los actos de discriminación, intimidación y agresión
verbal y/o física generados contra las personas de la comunidad LGBTI, son
causadas intencionalmente, dichas acciones pueden ser consideradas tortura.
Hasta la fecha no existe ningún pronunciamiento por parte del Sistema
Interamericano de Derechos Humanos, que trate el caso específico del
matrimonio en parejas homosexuales, tal como existe para otros casos como
la Convención Iberamericana sobre la Concesión de los Derechos Civiles a la
Mujer, celebrada en Colombia el 30 de abril de 1848, o bien; la Convención
Interamericana sobre la Concesión de Derechos Políticos a la Mujer, creada el
29 de abril de 1981. Sin embargo; es posible que en los próximos años surja
la necesidad de que el Sistema Interamericano siente una posición al
respecto, dado que este la Corte Interamericana se nutre constantemente de
la jurisprudencia del Tribunal Europeo de Derechos Humanos, mismo que, en
años pasados ha reconocido los derechos de las parejas homosexuales a
contraer matrimonio. Cambio que, ha suscitado un debate doctrinal en torno a
remover el elemento de la heterosexualidad del matrimonio, considerado por
muchos como un elemento inherente del mismo. El conflicto se centra en
definir si la heterosexualidad es un elemento definidor para la unión
matrimonial, o bien; una característica, susceptible de cambio, sin alterar la
esencia del matrimonio.
Para zanjar esto debe tomarse en cuenta que el Derecho, es un instrumento
al servicio de la sociedad, por tanto no puede permanecer inamovible ante el
paso del tiempo, en tanto la sociedad continua evolucionando, dado que
llegaría un momento en que la realidad jurídica seria anacrónica a la realidad
social, perdiendo su eficacia dentro de la misma. La jurisprudencia debe
adaptarse a los cambios y necesidades de la sociedad, por ello es necesario
que se modifique el derecho del matrimonio, en virtud de una concepción de
familia más moderna. De la misma manera, el lenguaje también se encuentra
al servicio de la sociedad, por lo tal; pese a que la palabra “matrimonio” ha
sido definido y utilizado, para la unión entre un hombre y una mujer, no hay
razón para no permitir que esta palabra evolucione, como lo ha venido
haciendo el lenguaje.
Este no sería la primera transformación social, que ha tenido el matrimonio a
lo largo del tiempo, sin embargo; es la primera que requiere un cambio
jurídico del mismo. Con el paso de los años se ha instituido un nuevo ritmo en
las relaciones sentimentales. El matrimonio ocurre a edades más avanzadas,
en comparación a décadas pasadas, siendo normalmente antecedido por una
etapa de cohabitación con la pareja, que supone un choque moral para la
moral conservadora que predominaba en años pasados. El matrimonio ya ha
evolucionado en relación a la sociedad anteriormente, el reconocimiento del
matrimonio homosexual, no es más que, un paso más en la evolución social
del hombre.
409

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Al defender el carácter del matrimonio como un derecho, esté, se vuelve un
derecho intrínseco de la persona, obteniendo superioridad sobre su
formalización como institución jurídica y dado que el matrimonio goza de
garantía constitucional, el legislador debe regular con base en la constitución,
de forma que la heterosexualidad no sería un elemento constitutivo del
matrimonio, sino; una característica superable, de acuerdo a las exigencias de
la evolución social que puede ser modificada por el legislador en función del
contexto histórico y constitucional.
Otra cuestión a importante es la de, ¿porque elegir el reconocimiento del
matrimonio entre parejas del mismo sexo, en lugar de optar por otra posible
alternativa?, dentro de las alternativas que podrían plantearse esta, la
creación de una nueva entidad jurídica con reconocimiento jurídico congénere
al matrimonio, mismo que sería exclusivo de las parejas homosexuales, sin
embargo; esto no parece razonable la creación de diversas instituciones
dependiendo el tipo de convivencia en pareja y su orientación social. De
seguir dicha estructura, llegara el momento en que se necesitará un catálogo
de “tipos de matrimonios” definidos en función de sus particularidades,
distintos al matrimonio tradicional; aunado a ello, existe un conflicto simbólico,
dado que al crear una nueva institución destinada exclusivamente a las
parejas homosexuales, no se está produciendo un estado de igualdad.
Otra alternativa, es la regularización de las parejas “de hecho” incluyendo a
tanto a las heterosexuales, como a las homosexuales, esta situación serviría a
las parejas homosexuales a quienes no les ha quedado más remedio que
formar parejas “de hecho” en virtud de los impedimentos jurídicos para
contraer matrimonio, sin embargo; para las parejas heterosexuales, resulta
contradictorio regular jurídicamente lo que los individuos han querido
conservar como una convivencia “de hecho”, en lugar de una convivencia “de
derecho”.
En el caso de México la Constitución Política de México, en su Capítulo 1 que
trata al respecto de los Derechos Humanos y sus Garantías, en su primer
artículo estipula:
Queda prohibida toda discriminación motivada por origen étnico o
nacional, el género, la edad, las discapacidades, la condición social,
las condiciones de salud, la religión, las opiniones, las
preferencias sexuales, el estado civil o cualquier otra que atente
contra la dignidad humana y tenga por objeto anular o menoscabar
los derechos y libertades de las personas. (Constitución Política de
México, p.11)
Bajo esta perspectiva, la identidad o expresión de género, así como la
orientación sexual de los individuos, se encuentran protegidas por el orden
jurídico mexicano, esto quiere decir, que nadie debe ser víctima de
discriminación por dichos motivos, sin embargo; en la práctica está sigue
410

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

presentándose, acorde a Informe Especial de la Comisión Nacional de los
Derechos Humanos sobre Violaciones a los Derechos Humanos y Delitos
Cometidos por Homofobia:
La información obtenida y valorada en su conjunto permitió observar que en
México, hoy por hoy, existe un problema de discriminación en agravio de un
sector de la sociedad mexicana identificado fundamentalmente con la
población LGBTTT, el cual de no atenderse oportuna y eficazmente pone en
riesgo el sistema de libertades, la integridad y la protección de los derechos
humanos de las personas de dicha población, situación que no abona en la
construcción de una mayor cultura de la legalidad y de respeto a los derechos
humanos en México. (Informe Especial de la Comisión Nacional de los
Derechos Humanos sobre Violaciones a los Derechos Humanos y Delitos
Cometidos por Homofobia, p.1)
Para combatir esta situación, entidades federativas como el D.F, han incluido
en sus legislaciones más derechos para la comunidad LGBTI, con el objeto de
erradicar paulatinamente la cultura de rechazo a esta población. También
existen instituciones que han emitido circulares a los servidores públicos, en
los que se les alienta a proporcionar un trato de respeto y dignidad a las
personas con diversas orientaciones sexuales.
Pese a los esfuerzos que se han hecho en el país, solo en el Distrito Federal,
Quintana Roo y Coahuila, es posible realizar matrimonios homosexuales,
debido a que, pese a que la Constitución aboga el derecho a la no
discriminación, cada estado se rige a partir de su propio código civil. En el
caso del estado de Nuevo León, al respecto del matrimonio el Código Civil en
su artículo 147 dice “El matrimonio es la unión legítima de un solo hombre y
una sola mujer, para procurar su ayuda mutua, guardarse fidelidad, perpetuar
la especie y crear entre ellos una comunidad de vida permanente”. (Código
Civil del Estado de Nuevo León, Artículo 147) Definiendo de esta manera al
matrimonio, como una entidad exclusiva a la unión de un hombre con una
mujer, es decir; exclusiva de parejas heterosexuales.
Conclusión
La homosexualidad es un tema que en nuestro país aún es relativamente
joven, probablemente aún falten unos años para que la comunidad LGBTI
pueda tener pleno derecho y reconocimiento en la esfera política, sin
embargo; es claro que hará falta aún más tiempo, para que esto llegue a
darse a nivel social.
Pese a que estos cambios tomen tiempo, el camino para crear una sociedad
más inclusiva ya se ha comenzado, para fomentar que esto continúe, es
importante que sigan realizándose trabajos sobre el tema, de forma que se
logre concientizar a la sociedad y a los políticos sobre los retos que estos
sujetos deben afrontar debido a la discriminación de la que son objeto.
411

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Así mismo es importante la creación de políticas públicas y leyes que protejan,
brinden derechos y reconozcan a las minorías sexuales, debido a que; en la
medida que estas reformas comiencen a darse, propiciaran un cambio
paulatino en la sociedad, al normativizar un aspecto de la sexualidad humana,
que hasta ahora no ha tenido cabida dentro de la concepción dualista del
género y la sexualidad.
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413

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Atención a los Derechos Humanos de los Grupos
Vulnerables: como política social.
María Taide Garza Guerra
Karla Lorena Andrade Rubio
Simón Pedro Izcara Palacios
Ana Karen Corona Ramírez
Resumen
Se consideran grupos vulnerables a todos aquellos que, ya sea por su edad,
raza, sexo, condición económica, características físicas, circunstancias
culturales o políticas se encuentran en mayor riesgo de que sus derechos
sean violentados.
Por tal motivo, este fenómeno que se encuentra condicionado por el desarrollo
de las relaciones sociales, por lo que, la atención a grupos vulnerables, ocupa
un espacio creciente en las acciones legislativas, políticas públicas, y con
especial atención a los procesos de vulnerabilidad social de las familias,
grupos y personas.
La vulnerabilidad representa un estado de debilidad, ruptura de un equilibrio
precario, que conlleva en algunos casos efectos negativos para el desarrollo
integral del individuo o grupo social. Uno de los rasgos distintivos es la
incapacidad de actuar o de reaccionar a corto plazo, también incluyen las
conductas discriminatorias.
Abrir espacios para la participación social; es decir, actuar en educación,
inserción laboral, salud y hábitat, avanzar hacia políticas, planes y programas
transectoriales, que son claves para enfrentar algunos riesgos que
experimentan estos grupos. Finalmente, deben revisarse las políticas públicas
para que: 1. permitan la concertación del conjunto de actores públicos y
privados relevantes; 2. logren que los organismos especializados cumplan
funciones de articulación y promoción más que de ejecución directa, y 3. usen
a las agencias sectoriales y a los gobiernos locales para su puesta en
práctica.
Para proteger a dichos grupos se contempla establecer instrumentos
concretos para cada grupo, así como derechos, medidas de prevención, y
políticas sociales específicas.
Es importante señalar que la protección que se brinda de forma especial a los
grupos vulnerables no debe entenderse como práctica de discriminación; por
el contrario, debe atenderse como el ejercicio de sus Derechos Humanos.
Palabras clave: Derechos Humanos, Grupos Vulnerables, Política Social.
Atención a los Derechos Humanos de los Grupos Vulnerables: como Política
Social.
414

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Grupos Vulnerables son todas las personas que, por su edad, raza, sexo,
condición económica, características físicas, circunstancia cultural o política,
se encuentran en mayor riesgo de que sus Derechos sean violentados.
En general todas las personas son vulnerables, por factores como la pobreza,
origen étnico, o por causas económicas que afecten de manera diferente a
distintos sectores de la población.
En la sociedad, se identifican a partir de características personales: edad,
sexo, situación familiar, domicilio, empleo, nivel cultural, educativo, entre otros.
En ocasiones, se añade asimismo la pertenencia a un grupo social. El análisis
de esos elementos permite circunscribir los grupos en riesgo y tener una idea
bastante precisa del contexto en el que se encuentran.
Para proteger a dichos grupos se realizan acciones e instrumentos concretos
para cada grupo; convenios, derechos, medidas y políticas específicas.
Los grupos vulnerables son aquellos que por circunstancias de pobreza,
origen étnico, estado de salud, edad, género o discapacidad se encuentran en
una situación de mayor indefensión para hacer frente a los problemas que
plantea la vida y no cuenta con los recursos necesarios para satisfacer sus
necesidades básicas. (Pérez Contreras, 2011).
Los grupos vulnerables representan a los sectores más desfavorecidos y
débiles de la sociedad en la que se encuentran.
Desde la perspectiva jurídica son aquellos grupos a los que se les violan sus
derechos y de alguna manera se les pone en una situación en la que la
discriminación adquiere su nombre y origen. Y en este sentido es deber del
Estado evitar tanto las causas como sus manifestaciones y sus
consecuencias, lo que representa proveer de todo aquello que sea necesario
para garantizar a éstos el goce y ejercicio de todos sus derechos en
condiciones de igualdad y dignidad, es decir, protegerlos.
De igual manera, se entiende por Grupo Vulnerable aquel que en virtud de su
género, raza, condición económica, social, laboral, cultural, étnica, lingüística,
edad y funcional, sufren la omisión, precariedad, o discriminación en la
regulación de su situación por el legislador federal o local del orden jurídico
nacional.
Vulnerabilidad se refiere a la condición de una mayor indefensión en la que se
puede encontrar una persona, grupo o comunidad. Las personas pueden ser
vulnerables porque no cuentan con los recursos necesarios para satisfacer las
necesidades básicas del ser humano, como la alimentación, el ingreso, la
415

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

vivienda, los servicios de salud y el agua potable, entre otros. (Pérez
Contreras, 2011: 7).
Esta situación está en función de la capacidad de respuesta individual o
colectiva frente a una situación determinada.
El término vulnerabilidad se ha usado para designar a las condiciones sociales
en referencia a un determinado estado de susceptibilidad de recibir algún
daño o violación a derechos por parte de una comunidad o grupo social, aún
del Estado o de personas en lo particular, frente a una situación, agresión,
desconocimiento, ignorancia o violación determinada de los mismos.
También, puede hacer referencia al grado de pérdida de componentes que
corren riesgo o a una condición de desventajas estables y sólo calificables con
relación al acto que está afectando.
Luego entonces podemos afirmar que la vulnerabilidad representa la debilidad
frente a una situación general, desprotección, un riesgo percibido, peligro, o
como una susceptibilidad o carencia de seguridad y libertad personal.
El problema que representa la vulnerabilidad es que entre sus orígenes y
manifestaciones tiene implícita la práctica de conductas y actitudes
discriminatorias que llevan necesariamente al ejercicio desigual de los
derechos de aquellos que se encuentran afligidos por dicha condición. El
concepto vulnerabilidad no se limita a la no satisfacción de las necesidades
materiales. Incluye asimismo las conductas discriminatorias que atentan
contra la dignidad de las personas o de los grupos sociales.
El estado de vulnerabilidad en que se encuentran, trasgrede la Dignidad
Humana, y por lo tanto su existencia y permanencia implica una constante
violación a Derechos Humanos. (Naciones Unidas, 2008).
Por lo tanto, sería imposible concebir que se presenten en todas las
sociedades las mismas clases de vulnerabilidad con índices de incidencia y
gravedad, puesto que la situación económica, política y sociocultural de cada
una de ellas es distinta, por esto cada sociedad tendrá sus propias formas de
vulnerabilidad aunque éstas guarden una naturaleza similar.
Existen diversas clases de vulnerabilidad; resulta importante observar las
formas en que el análisis de un concepto sobre ciertos tipos de personas y
derechos puede operar en la toma de decisiones sobre ciertos actos del
Estado que garanticen protección legal a los mismos.
Cuando algunos intereses no se encuentran protegidos genéricamente para
toda la población, sino que se consideran específicamente para ciertos
individuos, no existe la intención de excluirlos de la protección que gozan
otros, lo que sucede es que en la mayoría de los casos los intereses o
experiencias de un individuo o grupo con determinadas características son
416

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

tomadas como la base para establecer qué vulnerabilidades poseen la
mayoría de los grupos sociales.
En este orden de ideas, sería imposible que un Estado protegiera o regulara
legalmente toda clase de vulnerabilidades que puedan afectar a las personas,
ya que vulnerabilidad hace referencia a una condición de riesgo. Primero,
porque esto implica la aplicación de recursos, con los que no siempre se
cuenta o con limitaciones presupuestales, por lo que sólo pueden aplicarlo a
casos prioritarios o graves de vulnerabilidad.
En segundo lugar, resulta fundamental considerar que la regulación y
protección de la vulnerabilidad implica la imposición de ciertas restricciones en
el ámbito de los demás, situación por la que el Estado debe asegurarse de
que los intereses o vulnerabilidades que se están protegiendo tienen tal
relevancia que justifican la limitación de derechos y libertades en la esfera de
los demás ciudadanos.
En este orden se cita, la clasificación de las vulnerabilidades, que consiste en
identificarlas como:
•
•
•
•
•

Vulnerabilidad por idiosincrasia
Vulnerabilidad natural
Vulnerabilidad por recursos
Vulnerabilidad social
Vulnerabilidad cultural. (Pérez Contreras, 2011: 10).

Vulnerabilidad, en relación a la Idiosincrasia, que son los rasgos y caracteres
propios y distintivos de un individuo o de una colectividad; cuando los riesgos
de sufrir un peligro o daño, en el goce y ejercicio de sus derechos y libertades
primordiales de los individuos que se encuentran en el disfrute o expresión de
valores, costumbres, talentos o prácticas personales o de grupo que los
diferencian.
La Vulnerabilidad Natural, es aquella que se origina de situaciones en la
mayoría de los casos de manera natural, como las enfermedades o
padecimientos, o bien aquellas que derivan de la edad (niñez y senectud) y
que son inevitablemente determinados en algún momento de la vida, en ella
se incluyen las personas con discapacidad; por estas condiciones se está en
mayor riesgo de sufrir algún daño o lesión en los derechos y libertades
fundamentales, fenómenos y circunstancias sociales o de cualquier otra
índole, del resto de la población.
Por otra parte, Vulnerabilidad por Recursos, es aquella en que las personas
no cuentan con la posesión de los derechos o recursos de carácter social,
tanto los que se refieren a proveer una existencia con calidad de vida en el
sentido material, como aquellos referidos a los derechos a la información y el
acceso a las oportunidades. De igual forma, las personas en pobreza extrema,
417

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

sin una educación de calidad, migrantes y/o emigrantes, reclusos, indígenas,
tienen menos oportunidades para obtener el resarcimiento por daños y
perjuicios ocasionados en su persona o el acceso a la tramitación de los
mismos ante la administración de políticas públicas.
La Vulnerabilidad Social se refiere a aquellas situaciones que son construidas
a partir de estereotipos, roles y prácticas socioculturales asentadas en una
determinada comunidad. (NU. CEPAL. División de Estadística y Proyecciones
Económicas, 2001).
Las personas o grupos que padecen este tipo de vulnerabilidad suelen ser
aquejadas por prejuicios y prácticas discriminatorias en razón del género,
sexo, condición u origen social, así como también la diversidad sexual, lo cual
no aplica en relación de las personas que tienen un perfil análogo. Las
personas que sufren de este tipo de vulnerabilidad no necesariamente
pertenecen a una minoría social, tal es el caso de los homosexuales o las
mujeres.
La Vulnerabilidad Cultural, tiene como base fundamental la formación integral,
ya que parte, de ideologías éticas primordiales, de convicciones religiosas,
además de valores culturales que son determinados a un grupo sustancial en
la sociedad. La urbanidad cultural está estrechamente vinculada con el
comportamiento de los individuos en sociedad, tiene un componente ético,
busca que los comportamientos de las personas en general se den mediante
la educación en todos los contextos socioculturales. Estos tienen la
particularidad que se vive y se aplica en la cotidianidad como consecuencia de
vida sustentada en la educación, entre otras.
Algunas de las causas que influyen en la presencia de vulnerabilidad son;
carencia de igualdad de oportunidades, dificultad para la satisfacción de
necesidades de alimentación y salud, educación, acceso a los servicios
públicos en las comunidades de alta y muy alta marginación.
El origen de la vulnerabilidad se da a partir de la combinación de factores
internos y externos que al relacionarse disminuyen o anulan la capacidad que
tiene una persona, grupo o comunidad para enfrentar una situación
determinada que les ocasione un daño, y más aún, para recuperarse de él.
Los factores endógenos son las características individuales; edad, género,
estado de salud, origen étnico, discapacidad, sexualidad y la constitución
física, entre otros.
Los factores exógenos comprenden el contexto social, ya que el hombre, está
en constante interacción con las personas, grupos e instituciones para
satisfacer sus necesidades.
El contexto social presenta una serie de características que determinan los
factores externos de la vulnerabilidad; conductas discriminatorias, nivel de
418

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

ingresos, falta de empleo, desigualdad, la falta de políticas sociales, entre
otros.
Otro factor esencial de la vulnerabilidad es la educación, desconocimiento de
sus derechos, lo que se subsanaría con el acercamiento en la educación
básica, por lo que resulta fundamental el saber de la existencia de
instituciones y mecanismos para hacer valer sus prerrogativas.
Otro factor determinante en la actualidad es la violencia en todas sus
manifestaciones y ámbitos de acontecimientos.
Para la prevención, resulta importante tener en cuenta las causas de
vulnerabilidad, a fin de atender el problema de origen, así como el determinar
quiénes son vulnerables, se está en posibilidad de beneficiar a todos aquellos
que resulten afectados por los distintos sucesos individuales o colectivos.
La vulnerabilidad a la que se hace referencia, su prevención y erradicación, no
es aquella que provenga de causas externas en las que la voluntad del
hombre interceda para su coexistencia y representación, es decir, que están
fuera de su alcance, como resultado de las relaciones que se dan entre los
hombres en los diferentes medios en que se desarrollan y toman decisiones,
es decir, en los ámbitos social, político, económico, cultural, con los riesgos y
afectaciones que esto conlleva para la población a quien va dirigida, lo que
hace posible erradicar la vulnerabilidad.
Entre los Tipos de Vulnerabilidad se encuentran la Multidimensional, esta se
presenta en diferentes personas y grupos específicos con características
similares, así como en comunidades, entes en los que la vulnerabilidad se
presenta de diferentes formas y a su vez en muchas particularidades.
La afectación integral, ésta se da de modo general en la persona o grupo por
cualquiera de las causas que la generan, implica la afectación de uno o
varios de los aspectos de la vida de las personas o grupos que la padecen.
En relación a la progresiva en la que una circunstancia conduce a otra, y va
en crecimiento, lo que induce a resultados cada vez más graves en la vida de
las personas o grupos sociales que sufren alguna afectación, favoreciendo
así la continuidad de problemas y el aumento en la gravedad de los mismos,
por lo que esta situación se vuelve constante.
La vulnerabilidad individual y de grupo implica situaciones jurídicas a quienes
son afectados, ya que sólo observan reconocidos sus derechos y libertades
esenciales a un nivel formal, ya que en el contexto social se les restringen,
nulifican o excluyen, debido a prácticas culturales, sociales, políticas o
económicas, motivadas por diferentes intereses en los que el abuso del poder
419

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

y autoridad tienen una mayor influencia; por lo que
circunstancias para su protección y seguridad.

no existen las

La teoría señala algunas personas o grupos sociales que califica de
vulnerables, esta clasificación puede ser voluble o temporal, las causas de
vulnerabilidad y los grupos a los que afecta y cómo los afecta se encuentran
en continua
transformación, citaremos los siguientes: Niñas, Niños y
Adolescentes, Mujeres, Discapacitados, Adultos Mayores, VIH-SIDA,
Reclusos, Indígenas, Migrantes; entre otros grupos se encuentran: personas
excluidas de la seguridad social, afectados por el desempleo, víctimas del
delito y de la inseguridad pública, así como de catástrofes naturales, entre
otros.
Las condiciones que determinan la existencia de un grupo vulnerable se sitúa
por la realidad imperante, las necesidades y la precariedad de la situación en
que se encuentren.
La práctica demuestra que el reconocimiento social es la mejor respuesta
contra la vulnerabilidad, permite la comunicación con quienes realizan las
acciones de las políticas públicas.
Las asociaciones civiles y los organismos no gubernamentales tienen el
compromiso y la responsabilidad social de atender las necesidades de las
personas y grupos en desventaja social, así como, de elaborar programas y
gestiones de prevención dirigidas a la solución de situaciones de cada grupo
vulnerable en lo individual, actualmente reconocidas como acciones
afirmativas, las cuales estarán implementadas en torno exista desigualdad y
riesgos generados por la situación de vulnerabilidad en que se encuentran, ya
que una vez atendida, se estará en condiciones de garantizar la igualdad de
derechos y el ejercicio de los mismos en forma oportuna y eficiente.
CODHEM, 2010, afirma en la Declaración de Copenhague sobre Desarrollo
Social
Lo concerniente a los grupos vulnerables y se cita que para lograr el
desarrollo social y la mejor calidad de los individuos se requiere ejercer
acciones que estén dirigidas a cambiar y mejorar sustancialmente todas
aquellas condiciones de carácter social, económico, político y educacional,
legislativo y jurídico que impidan a los miembros de la sociedad su desarrollo
integral, derecho humano reconocido; así como la protección física, mental y
social de las personas que se encuentren en un estado de necesidad,
desprotección o desventaja física y mental.
En todos los casos, el objetivo de las acciones será el de que tales medidas
prevalezcan hasta que se logre la incorporación de los mencionados a una
vida plena y productiva:
420

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El tratamiento de las causas de vulnerabilidad se integra, naturalmente, en las
actividades de desarrollo emprendidas para garantizar un nivel de vida más
elevado, una mayor igualdad de oportunidades y el disfrute de los derechos
fundamentales del hombre.
Es de primordial interés para atender la situación de las personas, grupos y
comunidades en condiciones de vulnerabilidad contar con su participación, a
fin de aportar sus hábitos y costumbres en el contexto social en que se
desenvuelven; además, al reconocerse como sujetos de derechos
reconociendo sus propias capacidades para resolver los problemas, por lo que
será pertinente el sustento que les proporcione la sociedad, así como las
instituciones públicas y privadas.
Es importante conocer el diagnóstico del origen de las situaciones de
vulnerabilidad en la que se encuentran personas, grupos y comunidades, a fin
de desarrollar y mejorar sus propias habilidades para disminuir su
vulnerabilidad. Por ello, las personas que asisten a los diversos grupos
vulnerables deber contribuir a precisar las causas de su vulnerabilidad y
favorecer sus capacidades para afrontarlas.
Se dispone que el cuidado a grupos vulnerables debe ser una primacía en el
Plan Nacional y Estatal de desarrollado diseñados por el Gobierno Federal y
de los Estados; la atención a los diferentes grupos en estado de vulnerabilidad
constituye una prioridad en la política social, ubicado dentro del marco de la
asistencia social que comprende la atención a la población vulnerable.
Entre los propósitos del Estado se encuentra la integración de estos grupos a
la comunidad activa, sensibilizándolos sobre la importancia de su colaboración
con el Estado como integrantes de los mismos grupos vulnerables en la
sociedad.
Para disminuir la condición de vulnerabilidad que lesiona a personas, grupos y
comunidades, se requiere de implementar acciones y programas orientados a
la prevención de la marginalidad social, por lo que se deberá atender de
manera transversal, desde la perspectiva de género, discriminación, derechos
humanos, dignidad humana, empleo, educación, salud, cultura, entre otros,
por lo que es de especial interés la participación del Estado y de la sociedad.
El término de vulnerabilidad da cuenta de la escasez de una persona, grupo y
comunidad para beneficiarse de las oportunidades adecuadas en los
diferentes ámbitos sociales, para mejorar su situación de prosperidad o
impedir un menoscabo; también tiene que ver con las situaciones de
inestabilidad, relacionados con la función de empleabilidad, las instituciones
del Estado, carencia de seguridad social, situaciones de alto riesgo
(catástrofes naturales), que dejan en alerta y debilitan a la sociedad.

421

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En esta postura, la vulnerabilidad es el resultado del debilitamiento de las
personas, grupos y comunidades en la sociedad, relacionada con la falta de
oportunidades, imposiciones por parte de las instituciones, fuentes de trabajo,
familia desintegrada, inseguridad ciudadana, medio ambiente dañino y
deficiente capacidad para hacer frente a situaciones de alto riesgo y alta
marginación.
En la sociedad, se puede apreciar a los grupos vulnerables a partir de
características personales: edad, sexo, situación familiar, domicilio, empleo,
nivel cultural y de formación, componentes que les impiden incorporarse al
desarrollo y acceder a mejores condiciones de vida, por otra parte, también se
identifican a través de ciertos tejidos sociales en las Entidades; refugiados,
migrantes, desplazados por cuestiones de carácter político o ideológico e
incluso por factores de carácter ambiental como los riesgos geológicos,
hidrológicos y desastres naturales. (Seminario Internacional, INEGI, 2011).
Ahora bien, de lo anterior, se desprende la necesidad de realizar análisis de
las situaciones en la que se encuentran las personas, grupos y comunidades
vulnerables, además insta a las instituciones, sociedad civil, académicos, a
conocer e indagar sobre los grupos sociales vulnerables, desde una
perspectiva integral atendiendo los aspectos socio-económicos, culturales y
ambientales en los que convergen, con el fin de generar acciones que
coadyuven al desarrollo de políticas públicas sectoriales en los distintos
ámbitos y así lograr el pleno desarrollo de las comunidades.
La generación de ideas e indicadores que proporcionen información
sustantiva, además de las diversas formas de medición; cuantitativa y
cualitativa de las personas, grupos y comunidades vulnerables, será el
soporte técnico para determinar las acciones a emprender en los distintos
planos de vulnerabilidad y así diseñar estrategias y acciones de bienestar
para la elaboración de políticas públicas.
Consolidar la educación inclusiva y de calidad sustentada en el derecho de
todas las personas, a través de una educación de calidad que satisfaga las
necesidades básicas de enseñanza - aprendizaje.
Proporcionar atención a los grupos marginados y vulnerables, brindando una
educación integradora y de calidad, procurando el desarrollo de su potencial.
Propiciar como objetivo primordial el disminuir todas las formas de
discriminación y fomentar la integración social.
Crear espacios para la participación social; es decir, fortalecer la educación,
inserción laboral, salud y hábitat, avanzar hacia políticas, planes y programas
transectoriales, que son fundamentales para enfrentar riesgos que subyugan a
los grupos vulnerables.
422

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

1.

2.
3.

Es importante, analizar a fin de acrecentar las políticas sociales para que:
Permitan la concertación del conjunto de actores públicos y privados
relevantes;
Lograr que los organismos especializados cumplan funciones de
articulación y promoción más que de ejecución directa;
Utilizar a las agencias sectoriales y a los gobiernos locales para su puesta
en práctica.

Para proteger a dichos grupos se contempla establecer instrumentos
concretos para cada uno de ellos, así como derechos, medidas de prevención
y políticas sociales específicas.
Es importante señalar que la protección que se brinda de forma especial a los
grupos vulnerables no debe entenderse como práctica de discriminación; por
el contrario, debe atenderse como el ejercicio de sus Derechos Humanos.
Referencias.

1. CODHEM. (2010). Declaración de Copenhague sobre Desarrollo Social.
2010,
de
CODHEM
Sitio
web:
http://www.juridicas.unam.mx/publica/librev/rev/derhum/cont/44/pr/pr31.pd
f

2. Comisión Nacional de Derechos Humanos, Vulnerabilidad. México,
CNDH,
2000
y
Documento
en
línea.
Disponible
www.cndh.org.mx/principal/document/derechos/fr_derech.htm

en:

3. Declaración de Copenhague sobre Desarrollo Social. Documento en
línea.
Disponible
en:
http://www.juridicas.unam.mx/publica/librev/rev/derhum/cont/44/pr/pr31.pd
f

4. Gabriela Pone Sernicharo. (2012). Vulnerabilidad social y riesgo. En
Pobreza y factores de vulnerabilidad social en México (15). México:
Centro de Estudios Sociales y de Opinión Pública.

5. Montserrat Pérez Contreras. (2011). Aproximación a un estudio sobre
vulnerabilidad y violencia familiar. 2011, de Revista Jurídica. Boletín
Mexicano
de
Derecho
Comparado.
Sitio
web:
http://www.juridicas.unam.mx/publica/rev/boletin/cont/113/art/art9.ht

6. Naciones Unidas. (2007). Dignidad y Justicia para todos. México:
Departamento de Información Pública.

7. NU. CEPAL. División de Estadística y Proyecciones Económicas. (2001).
La vulnerabilidad social y sus desafíos: una mirada desde América Latina.
Costa Rica: CEPAL.

423

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

8. Seminario Internacional. Medición de Grupos Sociales Vulnerables.
Documento
en
línea.
Disponible
en:
http://www.inegi.org.mx/eventos/2011/Grupos_Vulnerables/presentacion.a
spx

424

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Intervención de trabajo social con familias de niños con
discapacidad física-motriz e inclusión en el proceso de
rehabilitación.

Mario Cesar Hernández Espinoza
Alba Hortencia González Reyes
Rodrigo Absalón Lara
Mónica Ivonne Cerón Márquez
Resumen
La discapacidad ha tenido, dentro de la dinámica de la sociedad, un avance
matizado por diversas expresiones, con las que se han tratado de definir a las
personas con defectos. Los términos de impedido, incapacitado, disminuido,
inválido o retrasado han constituido, en el discursar histórico, el contenido de
las diferentes formas presentadas por los discapacitados en las relaciones
sociales, dejando de lado algunas de mejor clasificación como: ciego o débil
visual, sordo e hipoacúsico, discapacitado intelectual, físico, autista, entre
otras.
La discapacidad física-motriz es una alteración de la capacidad del
movimiento que afecta, las funciones de desplazamiento, manipulación y/o
respiración, limitando a la persona en su desarrollo personal y social, esto
indica que el rol de la familia es de gran importancia para realizar actividades
cotidianas y en la adquisición de habilidades para la vida de estos niños, por
lo cual es importante sensibilizar a la población para que acudan a la Unidad
Básica de Rehabilitación para hacer uso de los servicios que se ofrecen,
evitando así el deterioro físico o en ocasiones hasta la muerte.
En el área rural de la localidad de Plan de Arroyos, Municipio de Atzalan,
Veracruz, existe un alto índice de personas con discapacidad física-motriz
que se encuentran entre los 5 a los 15 años de edad, lo cual los padres de
familia lo colocan en una condición de vulnerabilidad, por lo que los niños con
discapacidad se encuentran en la exclusión conllevándolos a un estilo de vida
no saludable.
Para este estudio me baso en la metodología investigación acción, que
mediante el proceso de intervención se lograra obtener conocimiento en la
situación que se trabaja. El objetivo principal es identificar los factores que
obstaculizan la exclusión de 120 menores con discapacidad física-motriz de
la localidad de Plan de Arroyos al contexto social y a su proceso de
rehabilitación en la UBR (Unidad Básica de Rehabilitación), que les permita un
estilo de vida saludable, así mismo se sugieren propuesta desde la
perspectiva del Trabajo Social.
425

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Palabras claves:
Rehabilitación.
I.

Trabajo

Social,

Discapacidad,

Familia,

Inclusión,

Introducción

La discapacidad afecta no sólo a la persona, sino también al núcleo familiar y
a la comunidad de la que forma parte; sus dimensiones sociales y
económicas, así como sus consecuencias para la salud pública adquieren otra
magnitud. Las personas con discapacidad no presentan únicamente una
limitación física en sus funciones (que se traduce en un déficit en la
realización de sus actividades), sino también muestran un desajuste
psicológico y una limitación en su desarrollo socioeconómico, educativo y
cultural.
La intervención de Trabajo Social en el espacio de la discapacidad no es solo
adquirir conocimientos, sino comprender el escenario donde se pretende
realizar la investigación, adjuntando una serie de vivencia con la familia que
se vuelven en la experiencia profesional. No obstante, el área de intervención
de familia hacia la inclusión en el proceso de educación en salud en el sistema
rural es importante realizar procesos de investigación para mejora de
resultados.
Mediante la siguiente investigación se busca obtener el apoyo de disciplinas
en la salud como: fisioterapia, nutrición, psicología, enfermería y trabajo
social, con el propósito de lograr propuesta de mejora para la intervención
profesional en el medio rural.
En el presente trabajo se considera analizar sobre la discapacidad y la familia,
conocer referencia de investigación retomando la temática que se está
trabajando, se estudiara antecedentes de la discapacidad, su definición y
tipos que existen, así mismo se lograra conocer los modelos del tratamiento
para la discapacidad permitiendo obtener a profundidad los espacios donde se
interviene para la discapacidad.
Por último, se hace mención a la metodología de intervención que se está
llevando basada en la acción participante, considerando este el último paso
que se mostrara en la investigación por lo que se espera la parte del
diagnóstico.
II.
Marco teorico
2.1 Discapacidad y familia
De acuerdo con la Clasificación Internacional del Funcionamiento, de la
Discapacidad y de la Salud, presentada en 2001, las personas con
discapacidad “son aquellas que tienen una o más deficiencias físicas,
426

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mentales, intelectuales o sensoriales y que al interactuar con distintos
ambientes del entorno social pueden impedir su participación plena y
efectiva en igualdad de condiciones a las demás”.
El Estado Mundial de la Infancia 2013 realiza un reporte donde comenta que:
Niñas y niños con discapacidad, presentado en la Ciudad de México, indica
que los niños con discapacidad tienen una menor posibilidad de ir a la
escuela, recibir buena atención de salud, y son los más vulnerables a la
violencia, el abuso y la explotación.
Al año 2010, las personas que tienen algún tipo de discapacidad son 5
millones 739 mil 270, lo que representa 5.1% de la población total. En
México hay 5 millones 900,000 personas con discapacidad, de ellos 1 millón
200,000 son niños o adolescentes de hasta 19 años —equivalente al 1.46%
de la población—, según datos del Censo de Población y Vivienda de 2010.
108
En zonas rurales, el 23% de la población tiene alguna discapacidad .
Cuando se habla de discapacidad Física o Motriz (también se utiliza el
termino Discapacidad Motora). Ésta debe entenderse como la dificultad que
presenta una persona en el manejo de su cuerpo y que por sus características
requiere de la implementación de diversas adecuaciones para que pueda
desenvolverse en el entorno y en todas las actividades en el que participa.
(Atuera; 2008, 15)
Cada familia es un sistema abierto en continuo movimiento, cambio y
reestructuración, en busca de una estabilidad y equilibrio entre todos los
miembros que la componen. De este modo, las familias experimentan
cambios cuando nace algún miembro, crece, se desarrolla, muere,... En
muchas ocasiones, ante determinados hechos, se producen desadaptaciones.
Una de ellas surge cuando nace un hijo con necesidades educativas
especiales derivadas de discapacidad. El acontecimiento suele ser impactante
y repercutirá, probablemente, a lo largo de todo el ciclo vital.
El nacimiento de un hijo con discapacidad supone un shock dentro de la
familia. El hecho se percibe como algo inesperado, extraño y raro, que rompe
las expectativas sobre el hijo deseado. Durante toda la etapa anterior al
nacimiento, en la fase del embarazo, lo normal que es los futuros padres
tengan sus fantasías sobre el hijo; imágenes físicas y características del
nuevo ser que se incorporará al núcleo familiar.

108

FUENTE: INEGI. Censo de Población y Vivienda 2010, Cuestionario ampliado. Estados Unidos

Mexicanos/Población con discapacidad.

427

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

A lo largo de los nueve meses (y en ocasiones, antes ya) esas expectativas se
han ido alimentando esperando con ansia el momento del nacimiento. La
pérdida de expectativas y el desencanto ante la evidencia de la discapacidad
(o su posibilidad), en un primer momento va a ser demoledor; es como si el
futuro de la familia se hubiera detenido ante la amenaza. La comunicación del
diagnóstico de la discapacidad, la inesperada noticia, produce un gran
impacto en todo el núcleo familiar; la respuesta y reacción de la familia
cercana a los dos progenitores, abuelos y hermanos va a contribuir a acentuar
o atenuar la vivencia de la amenaza que se cierne sobre su entorno.

La dinámica familiar en el periodo de aceptación o no va a depender de
muchos factores; entre ellos, la características emocionales y personales de
los progenitores, el ambiente familiar, las relaciones de pareja, los apoyos
sociales externos, el orden de nacimiento del recién nacido (si es el
primogénito, si es el menor, hijo único entre hermanos o al contrario, etc.), el
nivel sociocultural y económico, etc.
Ajuriaguerra (1980) sostiene que las familias que tienen un hijo enfermo
reaccionan siguiendo estas pautas de conducta: cuando los lazos familiares
son fuertes, el hecho contribuye a la unión, y el hijo o se incorpora en el seno
de la familia unida o los lazos padre y madre se estrechan excluyendo al niño;
cuando los lazos son débiles tiende a perjudicar al niño. Otro factor que
interviene de manera especial es la clase social. Parece ser que las familias
de clase baja y las del medio rural tienden a aceptar mejor la discapacidad
que las de clase social alta y el medio urbano.
La familia con un hijo con necesidades especiales debe desempeñar las
mismas funciones que las demás, tareas encaminadas a satisfacer las
necesidades colectivas e individuales de los miembros. Se pueden desglosar
en nueve que se especifican así:










función económica;
función de cuidado físico;
función de descanso y recuperación;
función de socialización;
función de autodefinición;
función de afectividad;
función de orientación;
función de educación
función vocacional.

La diferencia está en que cada una de ellas es más difícil de cumplir cuando
se trata de atender al hijo con discapacidad, pues los recursos y apoyos de
todo tipo se hacen más necesarios y, en ocasiones, permanentes y, en la
428

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mayoría de los casos, las familias no están preparadas para dar respuesta a
las funciones derivadas de las mismas.
Todo grupo familiar, independientemente de la existencia de discapacidad en
uno de sus miembros, debe pasar por distintas etapas en las cuales se
producen incertidumbres y cambios. Estas incertidumbres se agravan más y
se suelen presentar difíciles al tener que tomar distintas decisiones con un hijo
con discapacidad: la edad preescolar, la edad escolar, la adolescencia, la
adultez, la mediana edad y la edad. La duración de estas etapas es variable
al igual que su intensidad. Cada periodo recoge del que le precede, así como
sus experiencias previas. A lo largo de todo el ciclo vital por el que pasan las
familias, las reacciones y los sentimientos que experimentan aquéllas que
tienen un hijo con necesidades educativas especiales van a pasar por
distintas fases, en función de las nuevas responsabilidades que deben asumir
ocasionadas por las propias tareas del desarrollo y su inserción en los
distintos entornos o ambientes sociales.
La situación que vive la familia puede agravarse cuando observan en su hijo
un distanciamiento progresivo de las pautas generales de un desarrollo
normal. En el caso del retraso mental va decreciendo a medida que el chaval
crece, sintiéndose los padres desilusionados y pesimistas.
Sorrentino (1990), Cunningham y Davis (1988) y Davis, Mckay y Eshelman
(1988), proponen algunas pautas para la intervención en familias ante esta
situación. La intervención debe encaminarse a reflexionar sobre la situación
real actual, juntos la familia con todos sus componentes y el o los
profesionales: qué es lo que sucede, qué puede ocurrir, y qué se puede hacer.
Al mismo tiempo se debe trabajar en la línea de mejorar la calidad del entorno
emocional incrementando el nivel de expectativas, a través del apoyo y de una
información adecuada, ya que se observa que algunos padres dan por hecho
que sus hijos no desarrollaran determinadas habilidades por lo que apenas
confían en ellos; una consecuencia de esta percepción es la limitación de las
oportunidades que les ofrecen, aunque sea de manera consciente.

2.2 Antecedentes de la discapacidad
1950-1960
La medicina de rehabilitación registró un gran impulso durante la década de
los años 50, a partir de la necesidad de atender a niños y niñas afectados por
las epidemias de poliomielitis; El Hospital Infantil de México inicia la formación
de terapistas físicos y médicos en 1951, y un año después se funda el Centro
de Rehabilitación número 5, que se transforma en el Centro de Rehabilitación
del Sistema Músculo Esquelético. En 1976, éste mismo se transforma en el
429

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Instituto Nacional de Medicina de Rehabilitación; La SSA crea en 1950 el
Centro Nacional de Rehabilitación "Francisco de P. Miranda", dedicado a la
atención de pacientes con poliomielitis en etapas de convalecencia o
afectaciones crónicas. Se transforma en el Hospital de Ortopedia y
Rehabilitación para Niños y Ancianos Teodoro Gildred, y en el mismo año,
cambia su nombre a Instituto Nacional de Ortopedia, dedicado a la atención
de afecciones del sistema neuro-músculo-esquelético.
1960-1970
Esta década se caracteriza por la creación del Instituto de Seguridad y
Servicios Sociales de los Trabajadores del Estado, lo que impulsa la
seguridad social en el país. En 1961 se crea el Instituto Nacional para la
Protección a la Infancia (INPI) y en 1968 se constituye la Institución Mexicana
de Asistencia a la Niñez (IMAN), que posteriormente se transformó en el
Instituto Mexicano para la Infancia y la Familia, así como a la Institución
Mexicana de Asistencia a la Niñez.
1970-1980
La creación del Sistema Nacional para el Desarrollo Integral de la Familia
(DIF) en 1977 constituye el primer esfuerzo nacional para la atención de
personas con discapacidad. Su objetivo es brindar asistencia social, en
beneficio de la población marginada, entre las que se cuentan las personas
con discapacidad o las personas en desventaja social. En esta década surgen
organizaciones sociales formadas por padres de familia y profesionales de la
rehabilitación.
1980-1990
El Plan Nacional de Desarrollo 1983-1988 incorpora el compromiso de realizar
acciones encaminadas a impulsar la protección social a las personas menores
de 18 años, a las personas con discapacidad y a la familia en general, lo que
da origen en 1987 al Programa de Rehabilitación, con servicios de atención al
sistema neuro-músculo-esquelético, a la comunicación humana, la ceguera o
debilidad visual, así como a trastornos que afecten la salud mental.
Oficialmente es el inicio de las políticas públicas de tipo asistencial para las
personas con discapacidad.(35) El Sistema DIF desarrolla el Programa de
Asistencia a Minusválidos de 1988 a 1994, que en la actualidad se denomina
Programa Nacional de Atención a las Personas con Discapacidad, el cual
proporciona servicios de rehabilitación no hospitalaria a personas con
discapacidad que son sujetos de asistencia social, con el propósito de facilitar
su integración a la familia y a la sociedad.
1990-2000
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La década de los 90, se significa porque el Gobierno Mexicano reconoce la
lucha social y los derechos de las personas con discapacidad. En 1991 se
constituye el Consejo Nacional Ciudadano de Personas con Discapacidad,
A.C., que promovió la unidad de decenas de organizaciones sociales en el
país y se constituyeron Consejos Estatales similares en las 32 entidades
federativas. A partir de las propuestas del Consejo Nacional Ciudadano, se
incorporó en el Plan Nacional de Desarrollo 1994-2000, el objetivo de
promover una Política de Estado para la población con discapacidad, siendo
base para elaborar en 1995, el "Programa Nacional para el Bienestar e
Incorporación al Desarrollo de las Personas con Discapacidad (CONVIVE)",
coordinado por el Sistema Nacional para el Desarrollo Integral de la Familia.
El Programa se elaboró considerando las Normas Uniformes y estableció
lineamientos institucionales para generar políticas públicas transversales, con
el propósito de producir una mayor atención de la población y transformar el
modelo médico asistencial, en un modelo de desarrollo social.
2000-2006
El Gobierno de la República, crea la Oficina de Representación para la
Promoción e Integración Social para Personas con Discapacidad (ORPIS) y
fomenta la organización del órgano honorifico Consejo Nacional Consultivo
para la Integración de las Personas con Discapacidad, como responsables de
la política en la materia; Se orienta la política de atención, organizando
acciones con los sectores de la administración pública; El Congreso de la
Unión promueve y decreta la primera Ley General de las Personas con
Discapacidad, la cual se pública el 5 de junio de 2005 con el propósito de
orientar la política de estado y establecer programas y acciones.
2006-2012
Con base en la Ley General de las Personas con Discapacidad de 2005, se
instala en el Sector Salud el "Secretariado Técnico del Consejo Nacional para
las Personas con Discapacidad" en 2007, a fin de implementar las
disposiciones de la citada Ley.
El Secretariado Técnico elabora el "Programa Nacional para el Desarrollo de
las Personas con Discapacidad 2009-2012", que atiende las recomendaciones
de la Convención sobre los Derechos de las Personas con Discapacidad, se
reconocen los avances obtenidos en el país en esta materia y se reorientan
las estrategias para transitar del modelo asistencialista hacia un modelo social
centrado en el ejercicio pleno de los derechos de las personas con
discapacidad.
El Instituto Nacional de Estadística y Geografía (INEGI), instala en 2011 el
Comité Técnico Especializado en Información sobre Discapacidad, que tiene
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

entre sus objetivos: integrar el Sistema de Información sobre Discapacidad
(SIDIS) y asegurar su vinculación con el Sistema Nacional de Información
Estadística y Geográfica.
La ratificación de la Convención y su Protocolo Facultativo en diciembre de
2007, dieron paso al proceso de armonización de la legislación nacional, y el
30 de mayo de 2011, se publica la nueva Ley General para la Inclusión de las
Personas con Discapacidad.
La Ley vigente establece la creación del organismo público descentralizado
denominado "Consejo Nacional para el Desarrollo y la Inclusión de las
Personas con Discapacidad" (CONADIS), sectorizado a la Secretaría de
Salud, con personalidad jurídica y patrimonio propio, y con autonomía técnica
y de gestión para formular políticas, acciones, estrategias y programas,
encargado de promover, fomentar y evaluar la participación del sector público
y privado en las acciones, estrategias, políticas públicas y programas
derivados de la Ley y demás ordenamientos, siendo instalado oficialmente el
31 de mayo de 2011.
2013
El Gobierno de la República promueve la reforma de la Ley Orgánica de la
Administración Pública Federal y en enero de 2013 se publica el decreto
mediante el que la Secretaría de Desarrollo Social es facultada como
responsable de la política de estado para las personas con discapacidad, y se
sectoriza el Consejo Nacional para el Desarrollo y la Inclusión de las Personas
con Discapacidad al sector de Desarrollo Social.

2.3 Definiciones de la discapacidad

Definiciones según la Norma Oficial Mexicana NOM-173-SSA1-1998, para la
atención integral de personas con discapacidad:
Discapacidad: La ausencia, restricción o pérdida de la habilidad, para
desarrollar una actividad en la forma o dentro del margen, considerado como
normal para un ser humano.
Rehabilitación: Conjunto de medidas encaminadas a mejorar la capacidad de
una persona para realizar por sí misma, actividades necesarias para su
desempeño físico, mental, social, ocupacional y económico, por medio de
órtesis, prótesis, ayudas funcionales, cirugía reconstructiva o cualquier otro
procedimiento que le permita integrarse a la sociedad.
432

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Así mismo la Ley General de Salud (reformada en junio de 2005), no utiliza el
término de personas con discapacidad, solamente se hace referencia a la
invalidez, definiéndola como: la limitación en la capacidad de una persona
para realizar por sí misma actividades necesarias para su desempeño físico,
mental, social, ocupacional y económico como consecuencia de una
insuficiencia somática, psicológica o social. A través de los años,
México no ha logrado separarse del modelo médico cuando habla de la
discapacidad, y por ello se usan paliativos como el llamar “personas con
capacidades diferentes” buscando minimizar la condición. Esto llevó a hacer
un cambio constitucional erróneo al no incluir el termino adecuadamente en el
artículo 1. En nuestra Constitución Política Nacional se nombra a las personas
con discapacidad como “personas con capacidades diferentes”, quienes
cuentan con todas las garantías que las demás personas; asimismo, se
prohíbe la discriminación hacia ellas. Las políticas y gran parte de la
legislación Nacional sí hacen referencia a el reconocimiento de la validez tanto
de la perspectiva médica como de la social, ha dado origen a la realización de
diversos esfuerzos que tienen como objeto integrar ambas visiones bajo un
enfoque biopsicosocial.
El esfuerzo más ampliamente difundido hasta el año 2000 y que sirvió de
marco para el levantamiento del XII Censo General de Población y Vivienda
2000, fue el desarrollado por la OMS a través de la Clasificación Internacional
de Deficiencias, Discapacidades y Minusvalías (CIDDM)2. Esta clasificación
fue publicada en 1980 e intentó facilitar la adopción de criterios comunes de
trabajo y progresivamente simplificar la proliferación de denominaciones,
contribuyendo también a mejorar la comunicación entre profesionales de
diferentes disciplinas (Verdugo, 1998). Entre sus aportaciones más
importantes, se encuentra el planteamiento de una aproximación conceptual
nueva que incorpora tres niveles diferentes: deficiencia, discapacidad y
minusvalía.
Deficiencia: hace referencia a las anormalidades de la estructura corporal, de
la apariencia y de la función de un órgano o sistema, cualquiera que sea su
causa; las deficiencias representan trastornos en el nivel del órgano
(dimensión orgánica o corporal). Dentro de la experiencia de la salud, la
CIDDM la ha definido como toda pérdida o anormalidad de una estructura o
función psicológica, fisiológica o anatómica. Las deficiencias presentan
trastornos a nivel del órgano, se identifican por ejemplo, en términos de
pérdida de miembros o de sentidos, disfunciones o limitación de funciones;
algunos ejemplos de deficiencia son ceguera, sordera, mudez, amputación de
un miembro y retraso mental.
Discapacidad: refleja las consecuencias de la deficiencia a partir del
rendimiento funcional
433

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Conocida por sus siglas en inglés como ICIDH (International Clasification of
Impairments, Disabilities and Handicaps). y de la actividad del individuo; las
discapacidades representan, por tanto, trastornos en el nivel de la persona
(dimensión individual). Dentro de la experiencia de la salud una discapacidad
es toda restricción o ausencia (debida a una deficiencia) de la capacidad para
realizar una actividad en la forma o dentro del margen que se considera
normal para un ser humano. Las discapacidades reflejan trastornos a nivel de
la persona tales como dificultades de visión, del habla, de la audición, y de
deambulación, entre muchos otros. La discapacidad se define también como
la exteriorización funcional de las deficiencias o limitaciones físicas o mentales
que al relacionarse con el contexto social producen minusvalías; estas últimas
expresan el desfase entre las capacidades y potencialidades de la persona
con discapacidad y las demandas del medio.
Minusvalía: hace referencia a las desventajas que experimenta el individuo
como consecuencia de las deficiencias y discapacidades; así pues, las
minusvalías reflejan dificultades en la interacción y adaptación del individuo al
entorno (dimensión social). Dentro de la experiencia de la salud, una
minusvalía es una situación desventajosa para un individuo determinado,
como consecuencia de una deficiencia o discapacidad, que limita o impide el
desempeño de un rol que es normal en su caso (en función de su edad, sexo,
factores sociales y culturales). Las minusvalías establecen las desventajas
que experimenta el individuo como consecuencia de las deficiencias y
discapacidades; en este sentido, las minusvalías reflejan una interacción y
adaptación del individuo al entorno (INEGI, et al., 2001).

2.4 Tipos de discapacidad
Teniendo en cuenta la definición de Discapacidad y los considerandos legales,
la Ley 10.592 menciona cinco formas de discapacidad que se deben tener en
cuenta al momento de realizar el relevamiento. Dichas formas son:
Discapacidad motora: Se considera discapacidad motora a un término
global que hace referencia a las deficiencias en las funciones y estructuras
corporales de los sistemas osteoarticular y neuro-musculotendinoso
(asociadas o no a otras funciones y/o estructuras corporales deficientes), y las
limitaciones que presente el individuo al realizar una tarea o acción en un
contexto/entorno
normalizado,
tomado
como
parámetro
su
capacidad/habilidad real, sin que sea aumentada por la tecnología o
dispositivos de ayuda o terceras personas. Para poder realizar la certificación
de discapacidad, se tendrá en cuenta la condición de salud de la persona.
Esta condición de salud será la puerta de entrada para la evaluación del perfil
de funcionamiento de la misma. Una vez realizada dicha evaluación se
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

determinara si existe discapacidad o no. Todas aquellas personas que deseen
acreditar discapacidad motora serán evaluadas al menos luego de tres meses
de transcurrido el evento que ocasiono dicha condición de salud, con
excepción del retraso madurativo. Aquellas personas que se encuentren en
periodos agudos, de brotes y reagudizaciones no podrán ser evaluadas, en
dicho momento, para la certificación de la discapacidad.
Discapacidad sensorial auditiva: Se considera discapacidad auditiva a un
término global que hace referencia a las deficiencias en las funciones y
estructuras corporales del sistema auditivo (asociado o no a otras funciones
y/o estructuras corporales deficientes), y las limitaciones que presente el
individuo al realizar una tarea o acción en un contexto/entorno normalizado,
tomado como parámetro su capacidad / habilidad real, sin que sea aumentada
por la tecnología o dispositivos de ayuda o terceras personas.
Discapacidad sensorial visual: Se considera discapacidad visual a un
término global que hace referencia a las deficiencias1 en las funciones
visuales y estructuras corporales del ojo y/o sistema nervioso (asociado o no a
otras funciones y/o estructuras corporales deficientes), y las limitaciones2 que
presente el individuo al realizar una tarea o acción en un contexto/entorno
normalizado, tomado como parámetro su capacidad / habilidad real y las
restricciones en su desempeño, considerando los dispositivos de ayudas
ópticas adaptaciones personales y/o modificaciones del entorno.
Discapacidad visceral: Se considera discapacidad visceral a un termino
global que hace referencia a las deficiencias1 en las funciones y estructuras
corporales de los sistemas cardiovascular, hematológico, inmunológico,
respiratorio, digestivo, metabólico, endocrino y genitourinarias (asociadas o no
a otras funciones y/o estructuras corporales deficientes), y las limitaciones que
presente el individuo al realizar una tarea o acción en un contexto/entorno
normalizado, tomado como parámetro su capacidad/habilidad real. Para una
mejor comprensión, se divide la siguiente normativa de Discapacidad Visceral
según condición de salud de origen Cardíaco, Respiratorio, Renal - Urológico,
Digestivo y Hepático. Discapacidad mental: Se define a la Discapacidad
Mental como un término global que hace referencia a las deficiencias en las
funciones mentales y estructuras del sistema nervioso (asociadas o no a otras
funciones y/o estructuras corporales deficientes), y en las limitaciones que
presente el individuo al realizar una tarea o acción en un contexto/entorno
normalizado, tomando como parámetro su capacidad habilidad real, sin que
sea aumentada por la tecnología o dispositivos de ayuda o de terceras
personas.
El proceso de certificación tendrá en cuenta la condición de salud de la
persona, siendo esta la puerta de entrada para la evaluación del perfil de
funcionamiento. Una vez realizada dicha evaluación, la junta evaluadora,
determinará si existe o no discapacidad. Así mismo, se considera que una
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

discapacidad puede ser: • Total: cuando el individuo ha perdido más del 66 %
de sus capacidades. • Parcial: cuando no alcanza dicho porcentaje. •
Permanente: cuando no hay recuperación ad integrum de la capacidad
afectada • Transitoria: cuando la capacidad afectada puede ser recuperada a
través de los diferentes medios terapéuticos.
2.5 El tratamiento social de la discapacidad
Desde tiempos antiguos hasta la actualidad han existido, y persisten aún,
grandes contradicciones en el tratamiento social otorgado a las personas con
discapacidad. Estas contradicciones constituyen una muestra de la tensión
entre las diferentes visiones de las que es, y ha sido, objeto la discapacidad.
En esencia, pueden distinguirse tres concepciones o “modelos” de tratamiento
social, que a lo largo del tiempo se han dado a las personas con discapacidad,
y que en la actualidad coexisten en mayor o menor medida.
1. El modelo de prescindencia
Un primer modelo, denominado de prescindencia, considera, o consideraba,
que la discapacidad tenía su origen en causas religiosas, y que las personas
con discapacidad eran una carga para la sociedad, sin nada que aportar a la
comunidad. Este modelo contiene dos submodelos que, si bien coinciden en
lo que respecta al origen de la discapacidad, no lo hacen en lo tocante a la
respuesta social hacia la misma. Estos dos submodelos son el submodelo
eugenésico y el submodelo de marginación.
El submodelo eugenésico podría ser situado en la antigüedad clásica. Tanto la
sociedad griega como la romana, basándose fundamentalmente en motivos
religiosos, aunque también políticos, consideraban inconveniente el desarrollo
y crecimiento de niños y niñas con discapacidad. La explicación respecto de
las causas de la discapacidad era religiosa: el nacimiento de un niño o niña
con discapacidad era el resultado de un pecado cometido por los padres en el
caso de Grecia, o una advertencia de que la alianza con los dioses se
encontraba rota en el caso de Roma. Ello, unido a la idea de que la vida de
una persona con discapacidad no merecía la pena ser vivida, más la
consideración acerca de su condición de carga (para los padres y para la
sociedad), llevaba a prescindir de estas personas mediante prácticas
eugenésicas, como el infanticidio en el caso de los niños y niñas.
El submodelo de marginación tiene características definitorias que son una
constante histórica; un ejemplo puede encontrarse en el tratamiento dado a
las personas con discapacidad durante la Edad Media, en donde se las incluía
dentro del grupo de los pobres y los marginados.
436

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La característica principal de este submodelo es la exclusión, ya sea como
consecuencia de subestimar a las personas con discapacidad y considerarlas
objeto de compasión, o como consecuencia del temor y el rechazo por
considerarlas objeto de maleficios y advertencia de un peligro inminente. Es
decir, ya sea por menosprecio, ya sea por miedo, la exclusión es la respuesta
social hacia la discapacidad.
Si bien las explicaciones religiosas medievales eran diferentes de las
alegadas por los antiguos, incluso dentro del cristianismo se presentaban de
manera variable (el poder de Dios, la consecuencia del pecado original, la
obra del diablo).
Los encargados de diagnosticar si un comportamiento fuera de la norma era
fruto de un proceso natural o de uno diabólico eran el médico y el sacerdote,
aunque el peritaje médico solía estar supeditado a la opinión teológica.
A diferencia del submodelo eugenésico, ya no se comete infanticidio, aunque
gran parte de los niños y niñas con discapacidad mueren como consecuencia
de omisiones básicas. En cuanto a los que sobreviven o a los mayores, la
apelación a la caridad, el ejercicio de la mendicidad y ser objeto de burla y
diversión eran los medios de subsistencia obligados.
2. El modelo rehabilitador
El segundo modelo es el denominado modelo rehabilitador (o modelo médico).
Sus características fundamentales son dos: en primer lugar, las causas que se
alegan para justificar la discapacidad, a diferencia del modelo de
prescindencia, ya no son religiosas, sino que pasan a ser medico-científicas.
En este modelo, y tratándose del campo de la medicina, ya no se habla de
Dios o del diablo, sino que se alude a la discapacidad en términos de
“enfermedad” o como “ausencia de salud”. En segundo lugar, se considera
que las personas con discapacidad pueden tener algo que aportar a la
comunidad, pero sólo en la medida en que sean rehabilitadas o normalizadas,
y logren asimilarse a las demás personas (válidas y capaces) en la mayor
medida posible. Con lo cual, entran en un “proceso de normalización” a fin de
poder obtener por parte de la sociedad un valor como personas y como
ciudadanas y ciudadanos.
Puesto que la atención se centra en la discapacidad (en aquello que la
persona no es capaz de realizar), se produce la subestimación hacia las
aptitudes de las personas con discapacidad, y así el tratamiento social
otorgado se basa en una actitud paternalista y caritativa, enfocada hacia las
deficiencias de tales personas que, se considera, tienen menos valor que el
resto.
437

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Desde este modelo, las personas con discapacidad se convierten en “objetos
médicos”, y por ello, “sus realidades” son contempladas y explicadas desde un
prisma exclusivamente medicalizado (y medicalizante). De ahí que el hecho
de crear espacios “sobreprotegidos” para estas personas, tales como las
instituciones de todo tipo, se viera como “lo normal, para estas personas
especiales”. Este modelo, en definitiva, busca la “normalización” de la
persona, hacia lo estándar y normativo, siempre, si se puede. Curiosamente,
la educación especial se concibe como una de las mejores herramientas
normativas del camino hacia la realización.
3. El modelo social
Finalmente, existe un tercer modelo, denominado modelo social, nacido
básicamente a partir del rechazo de las características expuestas en los dos
anteriores. Los presupuestos fundamentales de este modelo son dos: en
primer lugar, se alega que las causas que originan la discapacidad no son
religiosas ni científicas, sino sociales [6] .
Según los defensores de este modelo, no son las limitaciones individuales de
las personas con discapacidad la causa del problema, sino las limitaciones de
la sociedad para prestar los servicios apropiados y para garantizar que las
necesidades de esas personas sean tenidas en cuenta dentro de la
organización social. Esto no supone negar el aspecto individual de la
discapacidad, sino enmarcarlo dentro del contexto social.
En segundo lugar, se considera que las personas con discapacidad pueden
contribuir a la sociedad en la misma medida que el resto de las personas sin
discapacidad. De este modo, partiendo de la premisa fundamental de que
toda vida humana es igualmente digna, desde el modelo social se sostiene
que lo que puedan aportar a la sociedad las personas con discapacidad se
encuentra íntimamente relacionado con la inclusión y la aceptación plena de
su diferencia.
Estos presupuestos tienen importantes consecuencias, entre las que destacan
sus repercusiones en las políticas sociales a ser adoptadas sobre las
cuestiones que involucran a la discapacidad. Así, si se considera que las
causas que la originan son sociales, las soluciones no deben dirigirse
individualmente a las personas que se encuentran en dicha situación, sino
hacia la sociedad. Si el modelo rehabilitador se centra en la normalización de
las personas con discapacidad, el modelo social aboga por la normalización
de la sociedad, de manera que ésta llegue a estar pensada y diseñada para
atender las necesidades de todos.
El denominado “movimiento de vida independiente”, que puede considerarse
como el antecedente inmediato del modelo social, se opone al dominio
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

profesional y a la provisión burocrática de los servicios sociales, derivada del
modelo rehabilitador, mientras demanda oportunidades para que las personas
con discapacidad desarrollen sus propios servicios en el mercado.
Desde el modelo de vida independiente se aboga por servicios de
rehabilitación autogestionados sobre la base de sus propios objetivos,
métodos de reparto y dirección propia de programas. La capacidad de
elección y de control del interesado son acentuados, fijando la dirección
relativa a la orientación y al cuidado personal en las propias personas con
discapacidad, en contraste con los métodos tradicionales dominantes.
En el marco de la dimensión normativa y ética actual, puede afirmarse que de
los tres modelos expuestos (el de prescindencia, el rehabilitador y el social),
los paradigmas conceptuales para abordar el fenómeno de la discapacidad
implican una dialéctica integrada por los dos últimos, por ser los que mayor
implantación tienen hoy en día en el mundo occidental, si bien el modelo de
prescindencia llega a impregnar también parte del pensamiento actual.
El modelo social se aparta del tratamiento de la discapacidad en función de
criterios médicos, típica del modelo rehabilitador. Aún así, no se trata de
ocultar una realidad médica que es innegable en muchos casos de personas
con discapacidad, sino de reducir al ámbito médico lo estrictamente sanitario y
no mezclarlo con la problemática social derivada de la discapacidad. No son
los médicos ni el modelo rehabilitador los que deben dictar la manera de vivir
de una persona con discapacidad, sino ella misma la que de manera
autónoma debe poder elegir libremente la forma en la que desea vivir.
Pero para ello es necesario separar los ámbitos social y sanitario en la
discapacidad. La medicina y la ciencia deben seguir su curso y aportar las
soluciones pertinentes en el ámbito médico. Y, por otro lado, la sociedad debe
promover en todos sus ámbitos la igualdad de oportunidades en la
participación social de todos sus ciudadanos, para evitar así la discriminación
y la desventaja tradicional soportada por las personas con discapacidad
permanentemente.
Este enfoque centra su atención en el hecho de que “la discapacidad” es un
fenómeno social; esto es, es una construcción social de la realidad de
determinadas personas que se encuentran en estas circunstancias vitales. Por
tanto, si se solucionan los temas de accesibilidad y de diseño para todas y
todos, la discapacidad “desaparecerá” en gran parte [9] .
4. El modelo de la diversidad
En estos momentos, en España, los autores Agustina Palacios y Javier
Romañach (2006), plantean la necesidad de que surja un nuevo paradigma o
439

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

modelo de la discapacidad, en tanto en cuanto consideran que es fundamental
para aceptar definitivamente el hecho de la diversidad humana (incluida, la
discapacidad, o “diversidad funcional” [10] , como defienden dichos/as autora
y autor), superar la dicotomía conceptual: “capacidades” / “discapacidades”.
Este nuevo planteamiento va mucho más allá de lo que se refiere “pensar la
discapacidad”. En el Movimiento de Vida Independiente y, fundamentalmente,
en el modelo social, se observa que las personas con grandes discapacidades
o diversidades funcionales intelectuales y/o mentales, cuando no tienen
capacidad para autogobernarse (es decir, carecen de autonomía moral para
ejercer su autodeterminación), tienen muy poco que decir dentro del
entramado teórico de dichas visiones. Recordemos que en el modelo social,
una persona puede desarrollar sus potencialidades o capacidades, siempre y
cuando la sociedad ponga los medios humanos, tecnológicos y de
accesibilidad necesarios para situarla en igualdad de condiciones.
Sin embargo, Palacios y Romañach, plantean que desde el nuevo “modelo de
la diversidad”, todas las personas tienen un mismo valor moral,
independientemente de sus “capacidades, o dis-capacidades”, y, por tanto,
tienen que tener garantizados los mismos Derechos Humanos.
Así, y de nuevo, se establece otro “giro epistemológico” igual de profundo que
el anterior en “la comprensión de la discapacidad o diversidad funcional”.
Aquí, “el hecho de la discapacidad” se convierte en una cuestión de carácter
ético y filosófico, y adquiere un status moral (hasta la fecha inalcanzable), a
través del cual, toda persona con grave discapacidad y, aunque no pueda
“cuidar de sí misma”, adquiere la misma condición de humanidad y dignidad;
y, por tanto, toda discriminación que sufra será entendida explícitamente como
una violación de los derechos humanos de las personas con discapacidad.
III.

Metodología de la intervención

La realidad sociocultural y económica es dinámica y plantea la necesidad
permanente de revisar el conjunto de decisiones que acompañan el orden de
cualquier intervención educativa, obligando a reconsiderar la finalidad, es
decir ¿Hacia dónde va dirigida? Y la operativa ¿Cómo se conseguirá?, por lo
que para dar sustento y soporte al desarrollo de la presente investigación, se
hace necesario puntualizar en cuanto a la metodología de investigación
empleada durante el proceso de intervención.
La metodología consiste en la manera de llevar a cabo la investigación o
modo de enfocar los problemas y buscar las respuestas. En este sentido esta
sistematización se interesa más por el proceso que por los resultados. Ahora,
los criterios para seleccionar una metodología para un proceso investigativo,
básicamente tienen que ver con la naturaleza del problema que se va a
investigar y los propósitos a alcanzar por parte del investigador.
440

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Por ello, el desarrollo de la presente, se preocupa por la comprensión de los
fenómenos sociales, desde la perspectiva de los actores, implicados en un
movimiento constante entre las partes y el todo. (Eisner, 1981) Y retomando lo
que dijo Mario Tamayo Tamayo, citando a Pardinas: “La investigación tiene
como objeto resolver un problema destinado exclusivamente al proceso o la
búsqueda de conocimiento”.
Cabe mencionar que la mayoría de las investigaciones, a pesar de que se
ubiquen dentro de un enfoque particular, no pueden evitar —en mayor o
menor medida— tocar temas que se relacionan con distintos campos o
disciplinas. Por ello, cuando se comenta el enfoque seleccionado se habla de
“enfoque principal o fundamental” y no de “enfoque único”. (Sampieri, 1991).
La elección de una u otra perspectiva tiene importantes implicaciones en el
desarrollo del estudio realizado. También es común que se efectúen
investigaciones interdisciplinarias que abordan un tema utilizando varios
enfoques. Por tal motivo y para efectos de la presente investigación se retoma
los enfoques cualitativo y cuantitativo.
3.2

La investigación acción participante como metodología.

La noción de intervención educativa ha cobrado mayor presencia en los
discursos que circulan en el ámbito educativo en México y se refiere a la
práctica de diversas acciones que permean la diferencia a través de
significados manifiestos y latentes en acciones educativas que podrían
denominarse menores al estar fuera de los programas educativos normados o
regulados por las instituciones educativas en México. (Negrete, 2010)
Ello permite pensar a lo educativo como algo cargado de una diversidad de
opciones y posibilidades diferentes a los modos de abordar la tarea educativa
como se hace comúnmente, que van desde la composición de los contenidos
educativos cuyos temas responden a demandas específicas de procesos de
enseñanza y aprendizaje; formación de hábitos y conocimientos o promover la
conciencia, en los factores de mayor atención. Siendo variadas las formas de
involucrar a los sujetos para encarar necesidades y problemas específicos de
distinto orden en áreas como la salud, sexualidad, medio ambiente, inclusión
social, necesidades educativas especiales, calidad de vida, entre otros. Y en
cuya metodología los temas o problemas atendidos desde intervenciones
educativas; modelos o estructuras para el diseño o evaluaciones de
intervenciones de mejora a través de
narraciones experiencias de
intervención y servicios profesionales de intervención educativa.
Las distinciones anteriores permitieron advertir determinadas circunstancias
que expresaban un giro en la mirada sobre el quehacer educativo a partir de
las experiencias prácticas a nivel institucional y que han perjudicado la
atención de las zonas escolares con las cuales se trabajan. De esta manera,
se observaron sentidos y requerimientos de cambio que dislocan e incorporar
lo educativo con lo práctico y el papel gestor en que se enmarca la educación
actualmente.
441

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Para dicha fase Investigación Acción Participante se considera los siguientes
puntos:
1.
Realizar el diagnóstico. Para esto mismo en este mes que
corresponde al mes de julio se terminó con la aplicación de instrumento y se
está realizando la interpretación de resultados para obtener el diagnostico.
2.
Priorizar las necesidades. En el momento de obtener el diagnostico
tendremos a considerar las situaciones detectadas, áreas de oportunidad,
fuentes de recolección de datos y temáticas a desarrollar, indicadores a
evaluación que comprende factor familia, instituciones que brindan servicio a
la discapacidad, así como infraestructura y equipamiento a evaluar en
desarrollo a la atención que se brinda a las personas con capacidades
diferentes.
3.
Buscar alternativas de solución. En este apartado me permita realizar
con equipo multidisciplinario propuestas de mejora para lograr la inclusión y se
tenga en cuanta un espacio a beneficio de la rehabilitación.
4.
Establecer aspectos de orientación y planificación. La elaboración y
diseño del proyecto facilita la determinación de las acciones, actividades y
estrategias que van a favorecer el dar respuesta de manera eficaz y eficiente
a la necesidad o necesidades encontradas en los padres de familia, menores
con discapacidad y pernal profesional en el espacio de trabajo.
5.
Establecer momentos de evaluación y retroalimentación. Se está
organizando la información mediante los datos de interpretación y la
sistematización tanto del aplicador como por parte de las autoridades de DIF
de Atzalan Veracruz, director de la unidad básica de rehabilitación y trabajo
social mediante la sistematización de los productos obtenidos en cada
actividad y sesión de trabajo y éstos últimos con sus docentes asesorados en
los centros de trabajo.
El registro, la valoración en las participaciones y el análisis sobre los
trabajos o productos entregados y del avance que se lleva, permite emitir un
juicio sobre lo trabajado hasta este momento.
Por último, esta fase es un proceso continuo y permanente en el
desarrollo de las diferentes actividades realizadas ya que por el tiempo
otorgado para la puesta en práctica de proyecto no es suficiente para abordar
todas las actividades propuestas y darlas por concluidas; ya que la ventaja de
la IAP (Investigación Acción Participante) es que no se da por terminada ya
que va trabajando con los requerimientos. Con toda la información recabada
hasta el momento ya se puede llegar a una conclusión en la que serán
considerados aspectos como los avances, limitaciones, retos y perspectivas
del trabajo.
442

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

IV.

Métodos, técnicas e instrumentos de la investigación.

En la aplicación de una propuesta de intervención, se tiene como
propósito central obtener la información necesaria para valorar el proceso
de gestión de menores con discapacidad a la inclusión a las políticas
públicas y reconocer los avances y dificultades de la realidad sobre la
cual se pretende actuar.
En un primer momento se hace necesario recoger datos primarios
que permitan conocer el contexto y a los sujetos con los cuales se trabajará
en la investigación y para ello es muy útil emplear el diario de campo, la
entrevista, la encuesta, las listas de cotejo, rúbricas, cuestionarios,
historias de vida, la observación, etc. , instrumentos cuya utilidad beneficia
al investigador para vencer las circunstancias escolares, institucionales o
contextuales. Es necesario considerar los espacios disponibles, las
técnicas a utilizar para ir trabajando con base en los objetivos planteados
en la investigación, centrando la atención en el tipo de datos que se desea
obtener así como las técnicas que se van a utilizar.
La investigación científica es esencialmente rigurosa y requiere ser
cuidadosamente realizada. Como esta investigación es “sistemática y
controlada” implica que haya una disciplina constante para hacer
investigación científica que no puede permitir dejar los hechos a la
casualidad. Siendo
“Empírica” significa que se basa en fenómenos
observables de la realidad. Y “crítica” que se juzga constantemente de
manera objetiva y se eliminan las preferencias personales y los juicios de
valor.
La investigación puede cumplir dos propósitos fundamentales: a)
producir conocimiento y teorías (investigación básica) y b) resolver problemas
prácticos (investigación aplicada). Es decir, llevar a cabo investigación
científica es hacer investigación en forma cuidadosa y precavida; siendo los
instrumentos de investigación de tipo cualitativo y cuantitativo los que darán
veracidad, soporte y formalidad a la investigación.
Bibliografia
AJURIAGUERRA J. (1980). Manual de Psiquiatria infantil, Barcelona, TorayMasson.
- AMMERMAN, R. T. (1997). Nuevas tendencias en investigación sobre la
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443

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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movimiento de Vida Independiente. Experiencias Internacionales. Madrid. Ed.
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444

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Predicción del Índice de Masa Corporal del Hijo por
Variables Maternas.
139

José Moral de la Rubia
140
Rosario Edith Ortiz Félix
Yolanda Flores Peña
Resumen
Existe gran interés en estudiar las causas del sobrepeso y obesidad infantiles
por su aumento en las últimas décadas. Aunque existen múltiples
investigaciones, la combinación del efecto de la imagen materna de la silueta
del hijo y las estrategias maternas de crianza sobre el índice de masa corporal
(IMC) del hijo no está estudiada. La presente investigación que tiene como
objetivo predecir el IMC del hijo en función de variables maternas de imagen
de la silueta del hijo, estrategias de crianza, IMC y características
sociodemográficas. Se empleó un muestreo probabilístico de las madres y
alumnos de 4 escuelas nuevoleonesas (2 de nivel pre-escolar y 2 de primaria).
Se aplicó una cédula de datos sociodemográficos, la escala de estrategias
parentales de alimentación y actividad y la escala de dibujos esquemáticos a
537 madres. Se les midió altura y peso a madres e hijos para calcular sus
índices de masa corporal. Los datos se analizaron por correlaciones y análisis
de senderos. Se especificó un modelo estructural en el cual el IMC del hijo fue
predicho por el IMC de la madre, las estrategias parentales de control y
disciplina y la ocupación materna (ser ama de casa). En este modelo la
estrategia de control se especificó correlacionada con la estrategia de
disciplina y ser ama de casa. El modelo, estimado por Máxima Verosimilitud,
2
tuvo un buen ajuste a los datos (χ [15, N = 537] = 16.678, p = .338, NFI =
.977, CFI = .998 y RMSEA = .031). Se concluye que el modelo refleja que las
amas de casa desde las estrategias de control tienen un efecto positivo en el
IMC de sus hijos en contraposición a las mujeres que trabajan largas jornadas
fuera del hogar. De las correlacionales entre las variables exógenas del
modelo, se tiene que el efecto incrementador sobre el IMC del hijo se acentúa
sobre todo en madres laboralmente activas, con más ingreso y sin parejas,
que es un sector poblacional poco considerado en las intervenciones en
sobrepeso y obesidad infantiles.
Palabras clave: IMC, imagen corporal, crianza, madre, hijo.

139

Facultad de Psicología, Universidad Autónoma de Nuevo León. Dr. Carlos Canseco 110. Col.
Mitras Centro. CP. 64460. Monterrey, Nuevo León, México.
140
Facultad de Enfermería, Universidad Autónoma de Nuevo León. Av. Gonzalitos No. 1500 Nte.
Col. Mitras Centro, Monterrey, Nuevo León, México. CP. 64460.

604

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Introducción
El sobrepeso y la obesidad en la infancia son considerados como problemas
de salud pública de gran relevancia (Organización Mundial de Salud [OMS],
2015). Se definen como enfermedades crónicas caracterizadas por el
incremento excesivo y no correspondiente a la edad del peso en relación con
la altura. Comités de expertos de distintos países han recomendado el uso del
índice de masa corporal (IMC) como el indicador de elección para evaluar el
sobrepeso y la obesidad en niños y adolescentes. Esta recomendación se
debe a que el IMC permite identificar correctamente a los individuos con
mayor adiposidad y que la mayor adiposidad se asocia fuertemente con
factores de riesgo para el desarrollo de enfermedades crónicas en la infancia
y en la adolescencia (Kaufer &amp; Toussaint, 2008). Un elemento señalado como
importante para la prevención del sobrepeso y obesidad infantiles es la
imagen materna de la silueta del hijo (Caprio et al., 2008); sin embargo, es un
factor complejo debido a depende del contexto cultural. La percepción del
propio peso por la madre y el deseado para sus hijos influirán en las
estrategias de crianza que ésta adopte. En un estudio en población
estadounidense se observó que las madres latinas tendían a preferir un
tamaño corporal esbelto para ellas, pero más robusto (saludable desde sus
creencias) para sus hijos. Las madres blancas no latinas deseaban un tamaño
corporal esbelto para ellas y sus hijos, lo que se reflejó en un menor promedio
de IMC de sus hijos. Caprio et al. (2008) sugerían que esta diferencia de IMC
podría atribuirse a que madres blancas no latinas se alarman y toman
medidas tempranas ante la subida de peso de sus hijos.
Si la imagen materna de la silueta del hijo refleja su verdadero IMC se podría
hablar de una percepción objetiva y confiable; por el contrario, si lo sobrestima
o subestima se trataría de un percepción distorsionada. En un principio esta
distorsión en la percepción podría ser un factor de riesgo para desarrollar
sobrepeso y obesidad en la infancia y, probablemente, esté mediado por las
estrategias maternas de crianza.
El incremento del sobrepeso y la obesidad en niños, que se ha convertido
gradualmente en una epidemia, se estudia como resultado del efecto de
múltiples factores, entre los cuales se encuentran los biológicos, como la
herencia, sociodemográficos, como la escolaridad y estatus socioeconómico,
y las estrategias de crianza (Kröller &amp; Warschburger, 2009; Rooney,
Mathiason, &amp; Schauberger, 2011; Yeow, Bee, Bee, &amp; Mohd, 2013).
La literatura especializada refiere que la obesidad de los padres es un factor
determinante del sobrepeso y la obesidad en su descendencia por
determinantes hereditarios o genéticos (Li, Law, Conte, &amp; Power, 2009); sin
embargo, este problema también es atribuible a los factores ambientales. En
la asociación entre el IMC de padres e hijos contribuye el entorno compartido,

605

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

como el nivel socioeconómico, la dieta, los niveles de actividad física y otros
factores de estilo de vida (Kivimaki et al., 2007).
Respecto a los factores sociodemográficos, los estudios sugieren que el
ingreso económico familiar tiene un gran impacto en el estado del peso del
niño. En países desarrollados los estratos socioeconómicos más bajos tienen
los porcentajes de sobrepeso y obesidad más altos (Centers for Disease
Control and Prevention [CDC], 2010). Aunque un estudio encontró que el
riesgo de sobrepeso y obesidad es mayor en países desarrollados que en
países subdesarrollados, este riesgo está claramente asociado con la pobreza
en ambos tipos de países (Wells, Marphatia, Cole, &amp; McCoy, 2012).
Otro factor sociodemográfico importante es la escolaridad materna. Se ha
documentado que las madres con mayor escolaridad tienden a tener hijos con
menor riesgo de obesidad (Lamerz et al., 2005). Además, se ha observado
que, cuando las madres tienen baja escolaridad, los hijos presentan mayor
IMC (Manios, Moschonis, Grammatikaki, Anastasiadou, &amp; Liarigkovinos,
2010). Por otra parte, se ha encontrado que el hecho de que la madre trabaje
fuera del hogar se asocia con un mayor riesgo de obesidad infantil (Cawley, &amp;
Liu, 2012). Hay evidencia sugestiva de que la disminución en el tiempo que
pasan las madres con sus hijos repercute directamente en las estrategias
maternas de alimentación saludable y en la supervisión de conductas
sedentarias (Gwozdz et al., 2013).
Un factor familiar al cual los investigadores están concediendo un especial
importancia son las estrategias de crianza. Durante la primera infancia, la
familia y principalmente los padres utilizan estrategias de alimentación como
una forma de influir en los hábitos alimenticios saludables de sus hijos. La
literatura muestra que estrategias, como el control materno, aumentan la
posibilidad de presentar obesidad infantil (Larios, Ayala, Arredondo, Baquero,
&amp; Elder, 2009); sin embargo, otros estudios sugieren que el control materno
tiene efectos positivos en la reducción de peso de un niño, en la ingesta de
alimentos poco saludables y en el aumento del consumo de alimentos sanos,
aunque mediado por mayores niveles educativos y de ingreso económico de
los padres (Kröller &amp; Warschburger, 2008, 2009; Lehto, Ray, &amp; Roos, 2012;
Orrell et al., 2007).
Debido al aumento del sobrepeso y obesidad infantiles en las últimas
décadas, se está concediendo gran importancia al estudio de los factores lo
provocan. Debe señalarse que, aunque existen múltiples investigaciones, aún
persisten contradicciones y la combinación del efecto de la imagen materna
de la silueta del hijo y las estrategias de crianza sobre el IMC del hijo no está
estudiada.
Retomando estos vacíos de conocimiento, este estudio tiene como objetivo
predecir el IMC del hijo por medio de las variables maternas de imagen de la
silueta del hijo, factores biológicos (IMC), sociodemográficos (escolaridad,
606

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

edad, ocupación y estado civil e ingreso económico familiar) y estrategias de
crianza (monitoreo y límites en alimentación, monitoreo y límites en
sedentarismo, disciplina en alimentación y control en alimentación).
Se espera que: a) la imagen materna de la silueta del hijo sea el predictor con
mayor peso del IMC del hijo (Caprio et al., 2008), b) los factores
sociodemográficos y estrategias de crianza tengan un efecto significativo al
predecir el IMC del hijo y la imagen materna de la silueta del hijo, c) el ingreso
económico y la escolaridad tengan los efectos mayores sobre el IMC del hijo y
la imagen materna de la silueta del hijo entre las variables sociodemográficas
(Wells et al., 2012), y el control entre las estrategias de crianza maternas
(Larios et al., 2009), y d) el IMC de la madre (factor biológico) sea un predictor
directo del IMC del hijo (Li et al., 2009).
Caben cuatro posibles relaciones entre el IMC del hijo y la imagen materna de
la silueta del hijo: a) el IMC del hijo podría determinar la imagen materna, y
ésta tener un efecto sobre el IMC del hijo; b) el IMC del hijo podría determinar
la imagen materna, y ésta carecer de un efecto sobre el IMC del hijo; c) la
imagen materna podría ser independiente del IMC del hijo, y ésta tener un
efecto sobre el IMC del hijo; y d) el IMC materno y la imagen materna podrían
ser independientes. Las dos primeras opciones reflejan situaciones de
percepción más objetiva. La primera con un papel de la imagen materna
efectivo (modelo no recursivo) y la segunda con un papel de la imagen
materna no efectivo (modelo recursivo). La tercera opción reflejaría
situaciones de distorsión basadas en la imposición del deseo de la madre. La
cuarta opción podría reflejar situaciones de negligencia materna. Se espera
que la primera o segunda opción de percepción objetiva sean situaciones más
frecuentes en una muestra de población general. La tercera o cuarta opción
podrían ser situaciones más frecuentes en hijos con trastornos alimentarios o
muestras clínicas (Haycraft &amp; Blisset, 2010).
Método
El presente estudio cuantitativo tuvo un diseño ex post facto transversal.
Participantes
Se empleó un muestreo probabilístico. La población de estudio se conformó
por madres e hijos que cursaban en instituciones de educación pública en el
área metropolitana de Monterrey, Nuevo León, México. Se seleccionaron al
azar 4 escuelas (2 de nivel pre-escolar y 2 de primaria) en las cuales se
encontraban inscritos 754 estudiantes. Se requirió un tamaño de muestra de
537 participantes, para estimar una prevalencia de 34% (prevalencia de
sobrepeso-obesidad para estudiantes de ambos sexos de 3 a 11 años)
(Gutiérrez et al., 2012) con un intervalo de confianza del 95% y un error de
estimación del 2%.
607

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los criterios de inclusión para las madres fueron: otorgar el consentimiento
informado, ser capaz de leer y escribir, así como permitir que se realizaran las
mediciones antropométricas a ellas y a sus hijos. Como criterio de inclusión
para los hijos se estableció que el menor permitiera que se le realizaran las
mediciones antropométricas. Como criterio de exclusión se fijó que la madre
refiriera que su hijo padecía alguna enfermedad que pudiera afectar su
crecimiento y desarrollo, como diabetes, enfermedad renal o cardiaca.
Las madres tuvieron una media de edad de 34.5 años y una escolaridad en
años de 12.40. El 53.3% de las madres fueron amas de casa y 46.7% trabajan
fuera del hogar. El 83.8% de las participantes vivían con su pareja y 16.2%
vivían solas con sus hijos. Con respecto al estatus de peso de acuerdo a los
criterios de la Norma Oficial Mexicana NOM-174-SSA (Secretaría de Salud,
2000), se encontró que el 38.5% de las madres presentaron pre-obesidad y el
27.3% algún grado de obesidad. La media de edad de los hijos fue de 7.26
años. El 50.7% de los hijos pertenecieron al sexo femenino y 49.3% al sexo
masculino. El estado nutricio de acuerdo a los criterios de la OMS (Onis et al.,
2007), fue 3.2% bajo peso, 59.6% peso normal y 37.2% sobrepeso-obesidad.
Instrumentos
Se aplicaron los siguientes instrumentos de evaluación:
Cédula de datos sociodemográficos. La cédula incluye datos maternos como
edad, escolaridad en años, ocupación, estado civil e ingreso económico
familiar. Del hijo se solicitó información sobre su fecha y lugar de nacimiento,
edad y sexo.
Escala de Estrategias Parentales de Alimentación y Actividad (EPAA; Flores,
Moral, Ortiz, Cárdenas, &amp; Ávila, 2015). La escala consta de 29 ítems con 5
opciones de respuesta tipo Likert (de 1 “nunca” a 5 “siempre”) y consistencia
interna alta (α = .87). Posee cuatro factores de primer orden: monitoreo y
límites de alimentación con 11 indicadores (α = .85), monitoreo y límites de
actividad con 6 indicadores (α = .75), control en alimentación con 8
indicadores (α = .81), y disciplina en alimentación con cuatro indicadores (α =
.80). Este modelo tuvo un ajuste adecuado a los datos por mínimos cuadrados
2
libres de escala: χ /gl = 4.38, GFI = .92, AGFI = .91, NFI = .88 y RFI = .86
(Flores et al., 2015).
Escala de dibujos esquemáticos (Eckstein et al., 2006). Este instrumento se
utilizó para evaluar la imagen materna de la silueta del hijo. La prueba
consiste en mostrar a las madres una serie de siete imágenes y solicitar que
encierren en un círculo la imagen que de acuerdo a su percepción representa
la silueta de su hijo. La escala cuenta con series de 7 imágenes específicas
para niños y niñas y para 4 grupos de edad. Mayor puntuación refleja mayor
percepción materna de volumen corporal en el hijo.
608

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Como medida antropométrica se usó el IMC para madres e hijos. Se calculó
2
2
mediante el cociente: peso/talla = kgrs./m . Se midió la talla con el
estadímetro SECA 214 y el peso con la báscula Seca 813 con capacidad para
200 kilogramos y una precisión de 0.1 gr.
Procedimiento
Previo a la recolección de la muestra, se estableció contacto con los
directores de las escuelas y se les solicitó autorización. Posteriormente,
mediante los alumnos se invitó por grupos escolares a las madres a una
reunión informativa en la cual se expusieron los objetivos del estudio y los
procedimientos a realizar. En el aula en la cual se proporcionó la información,
se solicitó a aquellas madres que sí deseaban participar la firma del
consentimiento entregado en hoja impresa según las normas de la Secretaría
de Salud (1987). A continuación se procedió a la aplicación de la cédula de
datos sociodemográficos, la escala EPAA y la escala de dibujos
esquemáticos, siendo contestados por escrito por las participantes.
Finalmente, cuando las participantes entregaban los cuestionarios, se tomaron
las mediciones antropométricas en la misma aula. Los cuestionaron fueron
entregados y las mediciones fueron hechas por una investigadora y dos
auxiliares de investigación. Las madres que no acudieron a la reunión
programada se localizaron mediante visita domiciliaria (máximo dos visitas).
Las mediciones de los hijos se realizaron una vez que la madre autorizó la
participación del menor y de acuerdo a lo indicado por las autoridades del
plantel educativo respecto al lugar, día y hora.
La presente investigación contó con la aprobación de la Comisión de
Investigación y Ética de la Facultad de Enfermería de la UANL y se apegó al
Reglamento de la Ley General de Salud en Materia de Investigación para la
Salud de la Secretaría de Salud (1987).
Análisis de datos
Se calcularon las correlaciones de las variables sociodemográficas y
estrategias de crianza con imagen materna de la silueta del hijo y el IMC del
hijo, así como la correlación entre estas dos últimas variables. Con las
variables numéricas se usó el coeficiente de correlación producto-momento de
Pearson (r); y con las dicotómicas, el coeficiente de correlación biserialpuntual (r bp ). Los valores de r y r bp &lt; 10 se consideraron correlaciones
triviales, de .10 a .29 bajas, de .30 a .49 medianas, de .50 a .69 altas, de .70 a
.89 muy altas y ≥ .90 unitarias (Ellis, 2010). Se especificaron dos modelos de
análisis de senderos (recursivo y no recursivo). La curtosis multivariada de
Mardia estandarizada fue mayor que 2, pero menor que 10, lo que reflejó
ligera desviación de la normalidad multivarida. Por este motivo se optó por
estimar la función de discrepancia y los parámetros por máxima verosimilitud
(ML), al conservar este método robustez ante el ligero incumplimiento del
supuesto de normalidad multivariada en comparación con otros métodos,
609

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

como mínimos cuadrados generalizados (Hoogland &amp; Boomsma, 1996).
Además, se acudió a procedimientos de muestreo repetitivo que no requieren
de normalidad multivariada; de este modo, las estimaciones de parámetros
fueron contempladas con la prueba de percentiles corregidos de sesgo (PCS),
y el contraste global del ajuste con la prueba de Bollen-Stine, con la extracción
de 2000 muestras en ambos casos (Byrne, 2010). Al contar los modelos con
variables dicotómicas que fuerzan el supuesto de variables numéricas
continuas, las estimaciones también se realizaron por el método del mínimos
cuadrados libres de escala (SLS), que es menos preciso que ML, pero sí
admite variables ordinales y dicotómicas (Byrne, 2010).
Se contemplaron ocho índices de ajuste con ML: prueba chi-cuadrado (χ ),
2
cociente entre el estadístico chi-cuadrado y sus grados de libertad (χ /gl),
índice de bondad de ajuste (GFI) de Jöreskog-Sörbom y su modalidad
corregida (AGFI), índice normado (NFI) y comparativo de ajuste (CFI) de
Bentler-Bonett, error cuadrático medio de aproximación (RMSEA) de SteigerLind y residuo estandarizado cuadrático medio (SRMR) de Jöreskog-Sörbom.
2
Se estipularon como valores de buen ajuste: p ≥ .05 para el estadístico χ y p
2
de Bollen-Stine, χ /gl ≤ 2, GFI y CFI ≥ .95, AGFI y NFI ≥ .90 y RMSEA y
SRMR ≤ .05. Con SLS se contemplaron los mismos índices, excepto CFI y
RMSEA, que este no pueden ser estimados por este método; y, en su lugar,
se reportó el índice relativo de ajuste (RFI), que refleja buen ajuste con
valores ≥ .90 (Byrne, 2010; Moral, 2006). La parsimonia se estimó por la razón
de parsimonia (RP) de James-Mulaik-Brett (cociente entre los grados de
libertad del modelo especificado y los del modelo independiente). Valores de
RP &lt; .25 se consideraron parsimonia baja, de .25 a .49 media, de .50 a .74
alta y ≥ .75 muy alta (Mulaik et al., 1989).
2

La bondad de ajuste entre los modelos se comparó por la prueba de la
diferencia de los estadísticos chi-cuadrado. Para el cálculo de la potencia de
los contrastes, se empleó como hipótesis nula el valor medio de la RMSEA del
modelo independiente y como hipótesis alternativa el valor medio de la
RMSEA del modelo especificado (Preacher &amp; Coffman, 2006).
Resultados
Correlaciones con IMC e imagen materna de la silueta del hijo
Mayor IMC del hijo correlacionó, de forma directa, con escolaridad y edad de
la madre, ingreso económico familiar, IMC de la madre y disciplina en
alimentación; de forma inversa, con control en alimentación y no ser ama de
casa. La mayor imagen materna de la silueta del hijo correlacionó, de forma
directa, con escolaridad de la madre, ingreso económico familiar, IMC de la
madre; y, de forma inversa, con control en alimentación y se asoció con no
vivir con la pareja. Todas las correlaciones fueron bajas (véase Tabla 1). La
correlación entre el IMC de la madre y la imagen materna de la silueta del hijo,
610

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al parcializar el IMC del hijo, dejó de ser estadísticamente significativa (r p = .078, p = .072).
Tabla 1
Correlaciones con IMC del hijo e imagen materna de la silueta del hijo
IMC del hijo
IMSH
Variables
r
p
r
p
Escolaridad materna
.114a
.008
.103a
.017
Edad materna en años
.131a
.002
.067a
.119
Ingreso económico
.140a
.001
.091a
.035
Ser ama de casa
-.143b
.001
-.046b
.286
Vivir con su pareja
-.040b
.354
-.092b
.033
IMC de la madre
.181a
&lt; .001
.089a
.038
Monitoreo y límites de alimentación
.034a
.435
.009a
.843
Monitoreo y límites de actividad física
-.035a
.413
-.052a
.228
Disciplina en alimentación
.106a
.014
.059a
.172
Control en alimentación
-.308a
&lt; .001
-.246a
&lt; .001
Notas. a. Correlación producto-momento de Pearson, b. Correlación biserial-puntual.
Ser ama de casa: 1 = no y 2 = sí. Vivir con su pareja: 1 = no y 2 = sí. IMSH = imagen
materna de la silueta del hijo.

Especificación y contraste del modelo estructural
Se especificó un modelo recursivo (de imagen materna objetiva sin influencia
efectiva de esta imagen sobre el IMC del hijo) en el que el IMC del hijo predice
la imagen materna de la silueta del hijo, pero no viceversa. Con base en las
correlaciones significativas y expectativas, la escolaridad materna, ingreso
económico familiar y control en alimentación (variables exógenas) se
contemplaron como predictores directos de IMC del hijo y de la imagen
materna de la silueta del hijo (variables endógenas). La edad de la madre, ser
ama de casa y disciplinar en alimentación (variables exógenas) fueron
predictores exclusivamente de IMC del hijo. Vivir con la pareja (variable
exógena) fue predictor únicamente de la imagen materna de la silueta del hijo
(véase Figura 1).
Una vez estimados los parámetros, los pesos estructurales de la escolaridad
materna sobre las dos variables endógenas no fueron significativos por ML y
PCS. Tampoco los pesos estructurales del ingreso económico familiar, IMC de
la madre y control en alimentación sobre la imagen materna de la silueta del
hijo fueron significativos por ML y PCS (véase Figura 1).

611

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-.19

.35

Ingreso
economico

Escolaridad
materna

Ama de casa
.33

.08
&lt; .01

.03

.11

-.09

e1

.14
15%

60%
Vive
con su pareja

-.09

.03

e2

Imagen
materna
de la silueta
del hijo

.78

IMC
del hijo

-.05
-.02

-.28

.18

IMC
de la madre

.14

-.11
Disciplina
en alimentación

Control
en alimentación

.10
Figura 1. Primer modelo recursivo estandarizado del IMC del hijo y la imagen
materna de la silueta del hijo estimado por Máxima Verosimilitud.
Se estimó un segundo modelo recursivo, eliminando las 5 vías no
significativas. Se especificaron 5 correlaciones de las 15 posibles entre las 6
variables exógenas: ser ama de casa correlacionó con ingreso económico
familiar, vivir con la pareja y control en alimentación; y control en alimentación
correlacionó con disciplina en alimentación e ingreso económico familiar. El
valor estandarizado de la curtosis de Mardia fue 7.55. Este segundo modelo
presentó todos sus parámetros significativos por ML y PCS. Explicó el 59% de
la imagen materna de la silueta del hijo y 16% del IMC del hijo (véase Figura
2
2). Mostró índices de buen ajuste por ML: χ [15, N = 537] = 16.678, p = .338, p
2
de Bollen-Stine (p = 619/2000 = .310), χ /gl = 1.112, GFI = .993, AGFI = .982,
NFI = .977, CFI = .998, RMSEA = .031 y SRMR = .027. Su parsimonia fue alta
(RP = .536) y la potencia fue igual que 1.

612

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

-.28

Ingreso
economico

Ama de casa
.33

.08

.09

e1

-.10

59%
Vive
con su pareja

-.09

Imagen
materna
de la silueta
del hijo

.14

e2
16%

.78

IMC
del hijo
-.28

-.15

.17

IMC
de la madre

.14
Disciplina
en alimentación

Control
en alimentación
.10

Figura 2. Segundo modelo recursivo estandarizado del IMC del hijo y la imagen materna
de la silueta del hijo estimado por Máxima Verosimilitud.

Para contrastar el ajuste de un modelo no recursivo (de imagen materna
objetiva con influencia sobre el IMC del hijo) en comparación con el modelo
recursivo anterior, únicamente se añadió la predicción del IMC del hijo por la
imagen materna de la silueta del hijo. En este tercer modelo el efecto de la
imagen materna de la silueta del hijo sobre el IMC del hijo no fue significativo:
B = 0.284, EE = 0.321, CR = 0.885, p = .376 por ML y β = .117, IC 95%: [.242, .368], p = .470 por PCS (véase Figura 3). El valor del estadístico chi2
cuadrado de este modelo reflejó buen ajuste por ML (χ [14, N = 537] = 18.754,
p = .174) con una bondad de ajuste equivalente al modelo recursivo anterior
2
(Δχ [1] = 2.081, p = .149). Los demás índices reflejaron buen ajuste (p de
2
Bollen-Stine = 543/2000 = .272, χ /gl = 1.145, GFI = .993, AGFI = .982, NFI =
.978, CFI = .997, RMSEA = .016 y SRMR = .028).

613

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

.28
Ingreso

Ama de
casa

Económico

.3
3

.0
8
e
1

Vive
con su pareja

.15

.0
9

Imagen
materna
de la silueta
del hijo

.0
9
59
%

.10
.7
.1
2
2

.1
4

e
2

30
%

IMC
del hijo

.26

.1
6

IMC
de la madre

.1
3

Control

Disciplina

en alimentación

en alimentación
.1
0

Figura 3. Modelo no recursivo estandarizado del IMC del hijo y la imagen
materna de la silueta del hijo estimado por Máxima Verosimilitud.
Al realizar el contraste por SLS, los índices de ajuste del segundo modelo
2
recursivo fueron buenos (χ [15, N = 537] = 12.913, p = .609, p de Bollen-Stine
2
=608/2000 = .304, χ /gl = 0.861, GFI = .995, AGFI = .989, NFI = .978, RFI =
2
.959 y SRMR = .026), así como los del modelo no recursivo: (χ [14, N = 537] =
2
12.797, p = .543, p de Bollen-Stine = 562/2000 = .281, χ /gl = 0.927, GFI =
.995, AGFI = .988, NFI = .978, RFI = .957 y SRMR = .026), teniendo ambos
2
modelos una bondad de ajuste equivalente (Δχ [1, N = 537] = 0.116, p = .733).
Debido a que el método SLS no estima la significación de parámetros, se
aplicó el procedimiento de muestreo repetitivo de PCS con la extracción de
2000 muestras. En el modelo recursivo todos los parámetros fueron
significativos. En el modelo no recursivo todos los parámetros fueron
significativos, excepto el coeficiente de determinación de la imagen materna
objetiva sobre el IMC del hijo (coeficiente sin estandarizar: B = 0.245, 95% IC:
-1.820, 0.787, p = .772, y coeficiente estandarizado: β = .101, 95% IC: -.724,
.325, p = .741), lo que concuerda totalmente con el resultado por ML.

614

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Discusión
En primer lugar se discute la relación del IMC materno y las variables
sociodemográficas con el IMC del hijo y la imagen materna de la silueta del
hijo, se sigue con la discusión de la relación de las variables de estrategias de
crianza con el IMC del hijo y la imagen materna de la silueta del hijo, y
finalmente se ahonda en la relación entre estas dos últimas variables.
Relación del IMC materno y variables sociodemográficas con IMC del
hijo e imagen materna de la silueta del hijo
Como se esperaba el IMC de la madre correlacionó con el IMC del hijo. Esta
expectativa se basa en la existencia de un determinante biológico en el peso
del hijo, así como en un medio-ambiente compartido por madre e hijo que
influye en el IMC de ambos (Li et al., 2009); no obstante, la correlación fue
baja. Probablemente la combinación de IMC materno y paterno tuviese un
mayor efecto como determinante biológico. En una investigación realizada en
Grecia (Manios et al., 2010), la razón de probabilidad del IMC paterno fue
mayor (OR = 1.15, IC 95%: 1.10, 1.20) que la del IMC materno (OR = 1.03, IC
95%: 1.01, 1.07) como factor de riesgo de obesidad en el hijo, lo que es
congruente con la correlación y coeficientes β bajos observados en los
modelos de este estudio.
La correlación del IMC de la madre también fue significativa con la imagen
materna de la silueta del hijo; sin embargo, esta correlación está mediada por
el IMC del hijo, así pierde su significación estadística al parcializar el mismo, y
no tiene un coeficiente β significativo en el modelo predictivo, siendo una de
las vías eliminadas. Concordante con una muestra de población general,
estos datos reflejan que la percepción se ajusta a la realidad y el IMC materno
no tiene un efecto distorsionador sobre la imagen que la madre tiene de la
silueta de su hijo, como también reportan otros estudios (Kröller &amp;
Warschburger, 2009; Lara, Flores, Alatorre Sosa, &amp; Cerda, 2011). Tal vez, en
una muestra clínica, sí se podría haber hallado una distorsión materna en la
percepción de la imagen corporal del hijo (Haycraft &amp; Blisset, 2010).
Mayor escolaridad materna correlacionó con mayor IMC del hijo y mayor
imagen materna de la silueta del hijo. Las madres con menor escolaridad
tienen hijos más esbeltos y los perciben más delgados que aquéllas con alta
escolaridad. En contraste con el resultado del presente estudio, la literatura
sugiere que una mayor escolaridad materna resulta ser un factor protector
contra manifestaciones del sobrepeso y la obesidad en la infancia. En un
estudio en Corea, las madres clasificadas en el grupo de baja escolaridad
tenían casi el triple de riesgo de que sus hijos tuvieron sobrepeso u obesidad
en comparación con las madres clasificadas en el grupo de alta escolaridad
(OR = 2.67, 95% CI: 1.21, 5.89) (Young-Gyu, Jae-Heon, Kyung, &amp; Chi-Hyun,
2009). La literatura también sugiere que las madres con baja escolaridad son
más propensas a subestimar el IMC de sus hijos (Manios et al., 2010). Los
615

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

datos del presente estudio contradicen estas expectativas, lo que puede ser
un rasgo particular de la población estudiada y que se relaciona con el hecho
de que un mayor porcentaje de madres con escolaridad alta trabajan fuera del
hogar, viven solas con sus hijos y tienen mayor ingreso económico familiar
frente a un mayor porcentaje de mujeres con baja escolaridad que son amas
de casa, viven con su pareja y tienen menor ingreso económico familiar.
Debe señalarse que la escolaridad presentó una correlación moderada con
ingreso económico familiar cuando sus correlaciones fueron bajas que con
IMC e imagen materna de la silueta del hijo; así, al parcializar el efecto del
ingreso en las correlaciones de la escolaridad con el IMC del hijo y con la
imagen materna de la silueta del hijo, éstas dejaron de ser estadísticamente
significativas, lo que provocó que los coeficientes β de la escolaridad en el
modelo predictivo no fueran significativos en ninguna de estas dos variables.
Por lo tanto, el ingreso económico familiar es lo que toma importancia,
restándosela a la escolaridad materna. Precisamente, en el estudio coreano
antes mencionado (Young-Gyu, Jae-Heon, Kyung, Chi-Hyun, 2009), la razón
de probabilidad de la baja escolaridad materna se incrementó sobre todo en
las familias de estatus socioeconómico bajo, pasando a sextuplicar la
probabilidad de sobrepeso-obesidad en comparación con las familias de
estatus socioeconómico alto (OR = 6.14, 95% CI: 1.94, 19.46).
Al igual que la escolaridad el ingreso económico familiar correlacionó tanto
con el IMC del hijo como con la imagen materna de la silueta del hijo con
valores bajos. Las mujeres con menor ingreso económico familiar tienen hijos
con menor IMC y perciben que sus hijos son más esbeltos. Este resultado del
IMC difiere del reportado por el Sistema de Vigilancia Estadounidense de la
nutrición pediátrica. En Estados Unidos de América, uno de cada siete niños
en edad preescolar de familias con bajos ingresos es obeso (CDC, 2010).
Esta baja correlación positiva encontrada parece ser un rasgo particular de la
población estudiada en la cual ingreso económico familiar alto aparece en
madres sin pareja, que trabajan y tienen más escolaridad frente a un ingreso
económico familiar bajo, en madres con pareja, que son amas de casa y
tienen baja escolaridad.
En el modelo el coeficiente de determinación del ingreso económico familiar
sobre la imagen materna de la silueta del hijo no fue significativo, por lo que
se eliminó. Probablemente la variable ama de casa le restó peso, ya que las
amas de casa tienden a tener menor ingreso que las que no lo son en este
estudio. Precisamente al parcializar el efecto de ser ama de casa en la
correlación entre ingreso e imagen materna de la silueta del hijo, ésta dejó de
ser significativa.
La ocupación materna (definida como ser ama de casa: 1= no y 2 sí) tuvo
correlación significativa con IMC del hijo. Conforme a la expectativa, las
mujeres que son amas de casa tienen hijos con menor IMC. Esto puede
616

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

reflejar la tendencia de las amas de casa a comprar comida saludable al tener
el tiempo para cocinarla y lograr que sus hijos la coman; por el contrario, la
tendencia de madres que no son amas de casa es a llevar comida hecha o de
preparación rápida más apetitiva y con mayor densidad energética, lo que
supone más costo económico, pero menos inversión de tiempo. El ser ama de
casa no tuvo una correlación significativa con la imagen materna de la silueta
del hijo, pero sí resultó un predictor con un coeficiente β significativo, al ser
introducido en el modelo predictivo desde las sugerencias de los índices de
modificación. Debe considerarse que la correlación entre ser ama de casa e
imagen materna de la silueta del hijo, al parcializar el IMC del hijo, cambia el
signo (de negativo a positivo) y se pasa a ser estadísticamente significativa.
Otras investigaciones también encontraron que la ocupación laboral materna
se asocia con un mayor riesgo de sobrepeso y obesidad en los hijos,
encontrándose que las mujeres laboralmente activas dedican mucho menos
tiempo para cocinar, comer y jugar con sus hijos, siendo más propensos a
comprar alimentos preparados (Gwozdz et al., 2013); además, hay evidencia
sugestiva de que la disminución en el tiempo que pasan las madres con sus
hijos es compensada insuficientemente por los padres (Cawley &amp; Liu, 2012).
También podría ser atribuido a que los hijos pasen más tiempo atendidos por
otras personas, cuya calidad de cuidado sea menor; o que los niños, sin
supervisión de los padres, sean más propensos a quedarse en casa viendo
televisión, jugando videojuegos y pasando menos tiempo en actividades
recreativas activas (Gwozdz et al., 2013).
Las amas de casa parecen preocuparse más de que sus hijos tengan
sobrepeso u obesidad, así presionan más para que el hijo coma lo que se le
sirve (control en alimentación), probablemente alimentos saludables (con baja
densidad energética y alta en nutrientes y fibra), como frijoles, arroz, nopales,
jitomate, lechuga, huevo, etc. Lo que concuerda con otro estudio en el que se
observa que la percepción y preocupación materna por el peso del hijo
influyen en las estrategias de alimentación; en el caso de peso bajo del hijo, la
madre tiende a presionar para que éste coma y gane peso; por el contario, en
el caso de obesidad del hijo, la madre restringiría la dieta y recompensaría por
comer saludable (Flores et al., 2015).
La edad de la madre presentó correlación con el IMC del hijo. Las mujeres
mayores tienden a tener los hijos con mayor IMC, lo que concuerda con un
estudio realizado en Grecia (Manios et al, 2010), donde se observó mayor
riesgo de obesidad infantil en los padres con edad e IMC mayores. La
correlación entre la edad de la madre e IMC del hijo podría ser debida a que
sus hijos son los niños más mayores de la muestra, y de ahí que sean los más
altos y pesados y con mayor IMC. Se observa que las madres con mayor
edad tienen los hijos de mayor edad, siendo la correlación entre edad de las
madres y los hijos moderada, además la correlación entre edad materna e
IMC del hijo, al parcializar la edad del hijo, dejó de ser estadísticamente
617

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

significativa. Ambos datos apoyan claramente la atribución del efecto de la
edad materna al sesgo introducido por la edad y fase evolutiva de sus hijos en
edades de pre-escolar y primaria.
Debe mencionarse que el presente modelo es independiente de la edad del
hijo, pues no es una variable contemplada. Si la edad del hijo se introdujese
como predictor de su IMC no cambian la significación y signo de los
coeficientes β de las variables, salvo el del ingreso económico que deja de ser
significativo.
El estado civil (definido como vivir con la pareja: 1 = no y 2 = sí) sólo
correlacionó con imagen materna de la silueta del hijo. Las mujeres que no
viven con su pareja perciben a sus hijos más robustos que aquéllas que sí. Si
se considera que el modelo de percepción objetiva es el más adecuado a los
datos (significación de parámetros e índices de ajuste), y que la imagen
materna tiene una correlación alta y directa con el IMC del hijo, esto indica
que mujeres que no viven con su pareja se enfrentan a mayores problemas de
sobrepeso y obesidad en sus hijos. Aquéllas que no viven con su pareja son
laboralmente activas y esto conduce al argumento anterior dado al hablar de
la ocupación de la mujer en relación con la falta de tiempo para mantener de
una alimentación de calidad con sus hijos. El tamaño del efecto del estado
civil fue pequeño. Debe señalarse que otros estudios hablan de
independencia entre el estado civil y la adecuación de la percepción materna
del peso del hijo (Boutelle, Fulkerson, Neumark-Sztainer, &amp; Story, 2004; Hager
et al, 2012).
Relación de las estrategias de crianza con el IMC del hijo e imagen
materna de la silueta del hijo
De las 4 estrategias parentales, el control de la alimentación correlacionó
tanto con el IMC del hijo como con la imagen materna de la silueta del hijo;
además la disciplina en alimentación correlacionó con IMC del hijo, quedando
en el modelo ambas estrategias correlacionadas entre sí y como variables
predictoras del IMC del hijo, pero con signos opuestos. Las madres que
controlan más la alimentación (lo que se sirve) y castiga menos tienen hijos
con menor IMC; por el contrario, las madres que controlan menos y disciplinan
más tienen hijos con mayor IMC.
Las correlaciones del control en alimentación con las variables
sociodemográficas indican que éste es más eficiente en amas de casa y
madres con menor ingreso económico familiar, como ya se señalado en
párrafos previos.
El efecto de los estilos parentales parece ser muy reducido sobre el IMC del
hijo, pero esto coincide con las investigaciones en el campo de estudio (Flores
et al., 2010; Larios et al., 2009; Vaughn, Tabak, Bryant, &amp; Ward, 2013). El
autorreporte en términos generales (grado de acuerdo) de lo que se hace
618

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

(usualmente) para alimentar a los hijos está poco relacionado con la variable
antropométrica del IMC probablemente porque se requiere de una exactitud
inalcanzable con este tipo de instrumento de autorreporte.
Relación entre IMC del hijo e imagen materna de la silueta del hijo
El modelo predictivo claramente apoya la hipótesis de que el IMC del hijo
determina la imagen materna de la silueta del hijo, no teniendo la imagen
materna de la silueta del hijo efecto sobre el IMC, esto es, apoya un modelo
de percepción materna objetiva, teniendo este modelo buen ajuste a los datos
tanto por el método ML como por el método SLS que admite variables
ordinales y dicotómicas. Además la afirmación de percepción objetiva viene
reforzada por la correlación significativa, directa y alta entre IMC del hijo e
imagen materna de la silueta del hijo. La talla y el peso del hijo determina la
imagen que se hace de la madre de su hijo, siendo este proceso perceptivo
independiente del IMC de la madre.
Al ser el planteamiento de análisis distinto, los presentes datos no contradicen
los resultados de investigaciones anteriores en las cuales se define una
variable diferencial ente el IMC del hijo y la percepción materna o variable de
distorsión perceptiva, y en las cuales se observa un efecto negativo de la
distorsión materna sobre el IMC del hijo (Hirschler et al., 2006). Los presentes
datos muestran que el modelo de imagen objetiva sin efecto de esta imagen
sobre el IMC del hijo es el que tiene mejor ajuste en una muestra no clínica de
población general.
Limitaciones, conclusiones y sugerencias
Se reclutó una muestra probabilística de madres con niños en pre-escolar y
primaria de 4 escuelas de Monterrey, así los datos y conclusiones derivadas
deben generalizarse como estimaciones paramétricas sólo para las madres e
hijos de las 4 escuelas estudiadas. Deben considerarse como hipótesis en
poblaciones afines. Los presentes datos sobre estilos parentales
corresponden a instrumentos de autoinforme, por lo que pudiesen diferir de
los obtenidos con escalas de auto-observación o procedimientos
observacionales (cámaras ocultas). En el modelo se introdujeron dos variables
dicotómicas, lo que resta precisión a la estimación por ML y de ahí que se
complementó los datos repitiendo los análisis por el método SLS y muestreo
repetitivo, los cuales arrojaron resultados equivalentes.
En esta población de madres de niños de pre-escolar y primaria, mayor IMC
del hijo es predicho por menor control de la alimentación del hijo por parte de
la madre (menor control de que el hijo coma lo que se le sirve y en las horas
de comida o colación), mayor disciplina en alimentación (castigar más por
incumplir ciertos reglas para evitar la ganancia de peso), mayor peso de la
madre (carga hereditaria y modelo de alimentación) y por el hecho de que la
madre trabaje a tiempo completo fuera del hogar y tenga mayor ingreso
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

económico familiar (menor tiempo para cocinar comida saludable, mayor
disposición de dinero para comer comida preparada y salir a comer). La
imagen materna de la silueta del hijo es predicho por el IMC del hijo
(percepción objetiva) y fue independiente del IMC de la madre. Las madres
que trabajan fuera del hogar, que no viven con la pareja y que tienen más
ingreso económico perciben a sus hijos más robustos en relación con un
mayor IMC en el hijo, esto último probablemente debido a la tendencia a llevar
comida chatarra y tener menos tiempo para controlar una alimentación más
saludable en sus hijos.
En futuros estudios se sugiere considerar que el efecto directo de la edad de
la madre sobre el IMC del hijo sea consecuencia de la mayor edad y etapa
evolutiva más avanzada del hijo en edades de pre-escolar y primaria. Las
intervenciones usualmente están diseñadas con la idea de que el sobrepeso y
la obesidad infantiles están ligados a la falta de recursos económicos y
educativos de las madres, pero en la población estudiada se debe prestar
atención a las madres que trabajan muchas horas fuera del hogar, sin pareja,
con poco tiempo para encargarse del control de una alimentación saludable y
que probablemente lleven a comer a sus hijos a sitios de la preferencia de
estos, especializados en comida apetitiva, densa en calorías y poco saludable.
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623

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

“La educación en los derechos de los pacientes como
ámbito de intervención social en el sector salud".
141

Blanca Guadalupe Cid de León Bujanos
142
Silvia Vázquez González
Resumen
Se requiere consolidar una cultura que fomente la participación social y la
corresponsabilidad en el cuidado de la salud, la intervención del trabajador
social es fundamental, debe establecer la confianza y comunicación abierta
con los pacientes, colaborando en procesos de difusión, promoción y
educación sobre sus derechos, para que éstos y sus familiares tengan el
conocimiento, los ejerzan y se integren en procesos de toma de decisiones en
pro de su salud.
El dominio del conocimiento sobre los derechos humanos y específicamente
de los derechos de los pacientes, así como su difusión corresponde al
personal de salud, por lo cual en esta comunicación se presenta el análisis del
conocimiento y la participación del personal de salud sobre los derechos de
los pacientes, en una institución hospitalaria en Cd. Victoria, Tamaulipas; el
objetivo es conocer si los profesionales del trabajo social lo incluyen en sus
funciones y qué tanto reconocen que su intervención, coadyuva a promover el
cumplimiento de los mismos en su unidad médica.
El método utilizado es cuantitativo, con la aplicación de un instrumento con
preguntas cerradas, dicotómicas y de opción múltiple; 100 cuestionarios a
personal de la institución, en los diferentes turnos. Para la captura y análisis
de datos se utilizó el Excel.
Se encontró que el 53% de los entrevistados es del sexo femenino, del total el
65% oscila entre los 20-40 años de edad; 26% son enfermeras, médicos y
paramédicos coincide en 13%, 9% son trabajadoras sociales y 1% de
psicología; el 42% corresponden al turno matutino; el 82% manifestó conocer
acerca de la existencia de un apartado sobre los derechos de los pacientes; el
86% expresó identificar por lo menos uno de los derechos; sin embargo el
81% consideró necesario mejorar la atención sobre el tema de los derechos
de los pacientes.
PALABRAS CLAVE.- Derechos, programa, educación, intervención social,
sector salud.
141

142

Lic. En TS, Maestra en Salud Pública Profesora investigadora de la Unidad Académica de
Trabajo Social y Ciencias para el desarrollo humano de la Universidad Autónoma de
Tamaulipas.
Lic. En TS, ME, Doctora en Ciencias Sociales e Intervención por la Universidad Pablo de
Olavide de Sevilla España, Miembro del Sistema Nacional de Investigadores. Profesora
investigadora de la Unidad Académica de Trabajo Social y Ciencias para el desarrollo
humano de la Universidad Autónoma de Tamaulipas.

624

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

ABSTRACT
It is required to consolidate a culture that promotes social participation and coresponsibility in health care, the social worker intervention is fundamental,
should establish trust and open communication with patients, collaborating on
processes of dissemination, promotion and education on their rights, so that
they and their families have the knowledge, exercise them and are integrated
into processes of decision-making for health. The domain knowledge on
human rights and the rights of patients, as well as their dissemination
corresponds to health personnel, specifically so in this communication
presents analysis of knowledge and the participation of health personnel on
the rights of patients in an hospital institution on Cd. Victoria, Tamaulipas; the
objective is to know if social work practitioners include it in its functions and
how much recognize that their intervention, helps promote compliance with
them in its medical unit. The method is quantitative, with the application of an
instrument with closed, dichotomous questions and multiple choice; 100
questionnaires to staff of the institution, in the different shifts. The Excel.Se
was used for the capture and analysis of data found that 53% of respondents
is of the female sex, total 65% ranges between 20-40 years of age; 26% are
nurses, physicians and paramedics coincides in 13%, 9% are social workers
and 1% of psychology; 42% correspond to the morning shift; 82% said to know
about the existence of a section on the rights of patients; 86% said to identify
at least one of the rights; However 81 percent considered it necessary to
improve the attention to the issue of the rights of patients
KEYWORDS. Rights, program, education, social intervention, health sector.
Revisión de la literatura
La Organización de las Naciones Unidas (ONU), a través del Pacto
Internacional de los derechos económicos, sociales y culturales, que entró en
vigor en el año de 1976, reconoce que los derechos se desprenden de la
dignidad inherente a la persona humana.
La dignidad depende de la capacidad de realizar actos libres y responsables,
pero también parte del reconocimiento y respeto del otro, es necesario
reflexionar sobre la responsabilidad que tiene el personal de salud, no sólo de
la difusión de los derechos, sino además de ser los principales promotores y
defensores, comprometidos con el pleno ejercicio de los mismos; fomentando
una cultura laboral, en donde los pacientes tengan la oportunidad de estar
bien informados, la capacidad de ser autogestivos y la libertad de tomar
decisiones con plena conciencia, respecto a su salud; con la finalidad de
promover la calidad en el servicio ,enfocada a lograr la satisfacción de las
necesidades y expectativas de los usuarios.
Es motivo de este estudio, reflexionar sobre la intervención del Trabajador
Social en la educación de los derechos de los pacientes: ¿Qué piensan estos
625

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

profesionales al respecto?, ¿ Cuál es su participación?, ¿ Cuál es la respuesta
del personal de salud?.
Es importante partir del análisis sobre la conceptualización de los derechos
humanos o universales y algunos aspectos en el devenir histórico, como
sustento de los derechos de los pacientes.
La palabra derecho encuentra sus orígenes en el latín directum, que significa
derecho, recto, justo. Derecho, entonces, significa no apartarse de lo recto,
alude a todo aquello que sea justo en sí mismo. (Mendoza y Cabello, 2013)
Para Margarita Herrera (2003), los derechos humanos son “todos aquellos
principios y normas filosóficas, aspiraciones de justicia, juicios de valor,
exigencias éticas, políticas y culturales, morales , religiosas, etc., en fin todo
aquello que es necesario para que el hombre viva y conviva con dignidad”.
La Organización de las Naciones Unidas (2013), afirma que los derechos
humanos son garantías esenciales para que podamos vivir como seres
humanos. Sin ellos no podemos cultivar ni ejercer plenamente nuestras
cualidades, nuestra inteligencia, talento y espiritualidad.
La OMS considera que los derechos humanos se caracterizan porque se
centran en la dignidad del ser humano. Al hablar de dignidad se hace
referencia a que las personas tengan la capacidad para realizar actos libres y
responsables, así como la capacidad para reconocer y aceptar al otro, en la
construcción de una autonomía y un trato equitativo.
En todas estas acepciones sobre los derechos humanos, predomina un
aspecto fundamental, la centralidad sobre la dignidad de la persona, que le
permita lograr su desarrollo como ser humano, mediante el ejercicio de su
libertad, autonomía y responsabilidad; a través de un trato con igualdad, sin
distinciones de ninguna especie.
En la historia de estos derechos, desde la perspectiva internacional, la
Declaración Universal de los Derechos Humanos es la piedra angular, fue
proclamada por la Asamblea General de las Naciones Unidas, en diciembre
de 1948, aspirando a que todas las personas de los diferentes países
promuevan mediante la enseñanza y educación, el respeto a estos derechos.
En su artículo 1 señala: “todos los seres humanos nacen libres e iguales en
dignidad y derechos, y dotados como están de razón y conciencia, deben
comportarse fraternalmente los unos con los otros”. Más adelante, en el
artículo 25 se expresa lo relacionado con el derecho a tener un nivel de vida
adecuado… y la asistencia médica.
Existe un aspecto significativo que es necesario señalar, que para hacer
cumplir los derechos humanos constan por lo menos, nueve tratados
internacionales, tales como: el Pacto Internacional de Derechos Civiles y
Políticos; el Pacto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales; la
Convención Internacional sobre la eliminación de todas las formas de
Discriminación Racial ; la Convención Internacional sobre la eliminación de
todas las formas de Discriminación contra la Mujer; la Convención contra la
Tortura y otros Tratos o Penas Crueles, Inhumanos o Degradantes ; la
Convención sobre los Derechos del Niño; la Convención Internacional sobre la
Protección de los Derechos de Todos los Trabajadores Migratorios y de sus
626

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Familiares; la Convención sobre los Derechos de las Personas con
Discapacidad y la Convención Internacional para la Protección de Todas las
Personas contra las Desapariciones Forzadas. En nuestro País, un marco
Constitucional en cuanto a los derechos humanos se señala en el capítulo
sobre los Derechos Humanos y sus Garantías, en el artículo 1º. refiere:
“En los Estados Unidos Mexicanos todas las personas gozarán de los
derechos humanos reconocidos en esta Constitución y en los tratados
internacionales de los que el Estado Mexicano sea parte, así como de las
garantías para su protección, cuyo ejercicio no podrá restringirse ni
suspenderse, salvo en los casos y bajo las condiciones que esta Constitución
establece”.
Así mismo el artículo 4º. en el párrafo cuatro afirma “Toda persona tiene
derecho a la protección de la salud.”
Es importante señalar que en el Título 1º, artículo 1º. de la Ley General de
Salud a la letra dice:
La presente Ley reglamenta el derecho a la protección de la salud que tiene
toda persona en los términos del artículo 4º. de la Constitución Política de los
Estados Unidos Mexicanos, establece las bases y modalidades para el acceso
a los servicios de salud y la concurrencia de la Federación y las entidades
federativas en materia de salubridad general. Es de aplicación en toda la
República y sus disposiciones son de orden público y de interés social”. En el
artículo 2º. se reconoce como una de las finalidades del derecho a la
protección de la salud, el conocimiento para el adecuado aprovechamiento y
utilización de los servicios de salud; y en su artículo 3º. La Educación para la
Salud.
En el mismo tenor, con respecto al surgimiento de los derechos de los
pacientes, Tena y col. (2002) afirman que entre los antecedentes más
remotos de los derechos de los pacientes se encuentran los plasmados en el
Código de Hamurabi (1750 a.C.), descubierto en 1902 en Irán; en donde se
sancionaba al médico cuando ocasionaba daño a su paciente.
Otro documento que revela como norma moral el respeto al ser humano
enfermo, es el Juramento Hipocrático, en donde el médico manifiesta que en
relación a su atención, la curación de los enfermos será bajo su mejor juicio,
evitando cualquier daño y alejándolo de todo inconveniente.
Posteriormente la Ley de Aquilea hace énfasis en la culpa gravis o gravedad
de la culpa, como base de muchas legislaciones, considerando sancionar al
galeno que ocasione algún daño. De la misma manera, en la Edad Media, el
Juramento de Asaf, sirvió para regir la conducta de los médicos judíos. En el
año de 1946 se proclamó el Código de Nüremberg, en donde a través de un
decálogo de principios, se establece el respeto a la dignidad humana.
La Ley Orgánica de la Administración Pública Federal (2012), en su artículo
39 establece las facultades de la Secretaría de Salud para planear,
desarrollar, establecer, evaluar y vigilar que el derecho de protección a la
salud se haga efectivo.
627

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El Plan Nacional de Desarrollo 2001-2006 y el Programa Nacional de Salud
destacan el esfuerzo por hacer explícitos los derechos de los pacientes,
considerando la importancia de su respeto, con la finalidad de fomentar una
cultura de servicio orientada a tener un sistema de salud que responda a las
necesidades y expectativas de los mexicanos.
El Reglamento de la Ley General de Salud en Materia de Prestación de
Servicios de Atención Médica (2009), desarrolla el contenido respecto a los
requisitos de los prestadores del servicio de salud paras brindar una atención
de calidad.
El Código de Bioética para el Personal de Salud (2002), representa una guía
de conducta en el ejercicio profesional, por medio de este instrumento, la
Comisión Nacional de Bioética busca facilitar el cumplimiento del derecho
constitucional de protección a la salud.
La Carta de los Derechos Generales de las Pacientes y los Pacientes (2001),
es un decálogo que destaca la importancia del respeto a los derechos de los
pacientes, a su dignidad y autonomía.
Es necesario conocer el concepto del término “intervención social”, para
adentrarnos en el ámbito de responsabilidad profesional del trabajador social,
en este campo específico de salud:
Con respecto a la intervención social , Tello y Galeana (2010) en Flores y
García (2013) , la definen como “… el conjunto de procesos y acciones
articuladas con direccionalidad para enfrentar situaciones sociales reales,
problemáticas y complejas de los individuos, grupos y comunidades y
colectivos sociales que demandan la determinación de caminos viables que
contribuyan a elevar su calidad de vida y hacer valer sus derechos sociales, a
partir de potenciar condiciones, servicios y recursos existentes en los propios
sujetos y en su entorno, caracterizados esencialmente por la disparidad y
desigualdad social”.
El profesionista del trabajo social inmerso en las instituciones de salud,
desarrolla su acción profesional, mediante la intervención social, ya que el
conocimiento que tiene sobre los usuarios de los servicios de salud, adquirido
a través de la investigación, le permite identificar sus necesidades y las
situaciones problema; con la finalidad de establecer acciones viables y
procesos que atiendan la vulnerabilidad de las personas, a través de la
protección de sus derechos, para impactar sobre su bienestar.
Por su parte Escartín (1998), afirma que la intervención “es una acción
específica del trabajador social en relación a los sistemas o procesos
humanos para producir cambios”.
Es entonces fundamental la intervención del trabajador social en la educación
de los derechos de los pacientes, entendiendo que la educación en derechos
humanos ha sido definida como “el conjunto de actividades de capacitación,
difusión e información encaminadas a crear una cultura universal en materia
de derechos humanos, actividades que se realizan transmitiendo
conocimientos y moldeando actitudes.”
628

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

“Un trabajador social no puede mejorar una situación social o resolver un
problema en cualquiera de sus instancias (con individuos, con grupos o en
comunidades), sino conociendo cuáles son los derechos fundamentales de
esos individuos o grupos”. (Mendoza y Cabello, 2013)
El Manual de Estándares para la Certificación de Hospitales (2012) hace
énfasis en que los establecimientos de atención médica trabajan para
establecer la confianza y comunicación abierta con los pacientes y así
comprender y proteger sus valores culturales, psicosociales y espirituales. Los
resultados en la atención al paciente mejoran cuando los pacientes, y en su
caso sus familiares, participan en las decisiones y procesos de atención de un
modo que se adecua a sus expectativas culturales.
A fin de promover el cumplimiento de los derechos de los pacientes dentro de
un establecimiento de atención médica, se comienza por definir dichos
derechos y luego se educa a los pacientes y al personal sobre los mismos.
Para que una institución médica logre participar en un proceso de certificación
de hospitales, es imprescindible que cumpla con una serie de metas y
estándares, conformados a través de procesos que aseguren brindar servicios
con buena calidad, en la atención médica y seguridad del paciente; uno de
esos estándares, conocido como “Derechos de los pacientes y su familia”,
con sus siglas en inglés PFR, requiere ser implementado, tanto en los
trabajadores de la institución hospitalaria, como en la población usuaria de sus
servicios.
Para atender la demanda de esa institución hospitalaria de tercer nivel, en Cd.
Victoria, Tam., México, y contribuir en el cumplimiento del estándar PFR, con
el firme propósito de obtener la certificación del hospital, se realizó la
intervención social con personal de Trabajo Social, adscrito a la Institución, y
con los estudiantes de la Licenciatura en Trabajo Social.
Método
Mediante la colaboración de un grupo de estudiantes que cursan la
Licenciatura en Trabajo Social en la Unidad Académica de Trabajo Social y
Ciencias para el Desarrollo Humano, de la Universidad Autónoma de
Tamaulipas, que deben realizar la Práctica Pre-Profesional en una institución
de la comunidad , durante el octavo y noveno periodo, siendo asignados en el
Hospital de tercer nivel, en donde se llevó a cabo la intervención; de manera
inicial, mediante la primera fase se realizó una investigación de tipo
cuantitativa, utilizando una encuesta con preguntas cerradas y abiertas,
teniendo respuestas de opción múltiple y breves, con diversas variables como:
folio, fecha, profesión, turno, identificar si conocen los derechos de los
pacientes, las formas de difusión de los derechos, si consideran que es
responsabilidad de su profesión, si se ha violado alguno de los derechos y si
se ponen en práctica.

629

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

De un universo de 540 trabajadores, se aplicó a 100 empleados, de los
diferentes turnos y profesiones, como trabajadores sociales, médicos,
enfermeras, psicólogos, nutriólogos, entre otros.
La aplicación del instrumento se llevó a cabo el viernes 12 de Septiembre del
2014, cubriéndose los turnos vespertino y nocturno; posteriormente el lunes
15 de septiembre, del mismo año, se aplicó la encuesta al turno matutino;
concluyendo el día Martes 16 con el turno fin de semana y días festivos. Para
la captura y análisis de datos se utilizó el Programa Excel.
Posteriormente, durante la segunda fase de la intervención, se realizó la
planeación y desarrollo de un Programa de un Curso de los Derechos de los
Pacientes, denominado “Los Derechos de los Pacientes: más que una
cuestión de actitud y calidad”, dirigido de forma intencional al personal de la
institución, se utilizó la “intervención directa”, es la que tiene lugar entre el
trabajador social y su cliente, persona a persona, es decir, donde hay una
relación presencial. (Escartín, 1998)
Así mismo se puede afirmar que fue una intervención participativa, ya que
como afirman Flores y García (2013), las perspectivas participativas proponen
que tanto el conocimiento científico (propio de los agentes externos) como el
conocimiento popular (de grupos comunitarios o colectivos con los que se
trabaja) sean igualmente relevantes en los procesos concretos de acción
social que se emprendan. El diálogo en el que se imparten los diferentes
conocimientos permite elaborar una comprensión de la forma de vida de las
personas con las que se trabaja y, al mismo tiempo, producir procesos de
concientización en el que estas personas se den cuenta de las relacione4s de
opresión que sostienen estas situaciones; y a su vez, funciona como
movilizador de las acciones de transformación.
Con la finalidad de atender la necesidad del personal de salud, de la
institución hospitalaria, en relación a fortalecer el conocimiento sobre los
derechos de los pacientes, se llevó a cabo el Curso denominado “Los
Derechos de los Pacientes: más que una cuestión de actitud y calidad”,
dirigido al personal de fin de semana, dentro del programa de Educación
Continua, durante el periodo comprendido del 21 de Febrero al 11 de Abril de
2015, en el auditorio del mismo hospital, con duración de dos horas por
sesión; teniendo como objetivos generales “ Coadyuvar en la mejora continua
de la calidad de los servicios que se brindan a los pacientes y sus familias” y
“Reforzar la capacitación en el personal sobre el tema de los derechos de los
pacientes”; y como objetivos específicos: Promover el cumplimiento de los
derechos de los pacientes; sensibilizar y capacitar al personal sobre la
importancia de comprender y aceptar las creencias y valores de los pacientes;
así como promover que el personal permita que la familia del paciente se
involucre, en lo que respecta a las decisiones sobre la atención del mismo.
La temática del curso fue muy variada, abordando tópicos como:
I.
Los derechos universales de la persona y los derechos de los
pacientes
II.
Los derechos de los pacientes y la importancia de su seguridad en
las Instituciones de Salud
630

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

III.
IV.
V.
VI.
VII.
VIII.
IX.
X.

La importancia de la comunicación y la confidencialidad en la
atención de los pacientes
Aspectos éticos y legales del consentimiento informado
El proceso de atención de quejas y la resolución de conflictos en la
atención de pacientes intrahospitalariamente
Los derechos de los pacientes en la etapa terminal
Respeto a la toma de decisiones del paciente o su familia, en
relación a su atención y tratamiento
La importancia de la participación de los pacientes en estudios e
investigaciones de tipo clínico
Actuación de la Institución en la procuración y donación de órganos y
tejidos
Testimonio de un paciente del proceso de atención
intrahospitalariamente

Las estudiantes de la práctica pre-profesional, tuvieron bajo su
responsabilidad la organización y coordinación del curso; así como la gestión
tanto de los recursos materiales que se necesitaban, así como la de los
recursos humanos. Recibieron en todo momento el apoyo de Enseñanza y de
la Subdirección de Atención al Usuario, otorgándoles las facilidades para
realizar su intervención; así mismo, fueron quienes tuvieron a su cargo la
supervisión del grupo y de las acciones realizadas.
Resultados
En la fase de investigación se encontró que el 53% de los entrevistados es del
sexo femenino, del total el 65% oscila entre los 20-40 años de edad; 26% son
enfermeras, médicos y paramédicos coincide en 13%,
9% son trabajadoras sociales y 1% de psicología; el 42% corresponden al
turno matutino; el 82% manifestó conocer acerca de la existencia de un
apartado sobre los derechos de los pacientes.
El 86% expresó identificar por lo menos uno de los derechos.

631

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El 81% consideró necesario mejorar la atención sobre el tema de los derechos
de los pacientes, el 8% comentó que no; y el 1% omitió la respuesta.

84% menciona que si existe la difusión de los derechos de los pacientes en la
institución, mientras el 3% contestó que no existe y el 13% restante omitió la
pregunta.
Con respecto a los medios de difusión, el 36% considera que el tríptico es el
más importante por el cual se difunden los derechos de los pacientes; el 32%
respondió que las mampara o carteles; mientras que el 20% consideró que el
spot televisivo; en cuanto el 8% eligieron “otros” (como mesas de debate,
separadores, videos entre los más mencionados) y el 4% omitió la respuesta.
El 93 % contestó que en el hospital si se ponen en práctica los derechos de
los pacientes y el 7% opinó que no.
El 48% expresó que es excelente la atención que se brinda en relación a los
derechos de los pacientes; mientras que el 47% dice que es buena; el 4%
contesto regular, y sólo el 1% expone que es deficiente.
En relación al respeto sobre los derechos de los pacientes, el 70 % comentó
que nunca se han violado los derechos; el 29 % dice que a veces y un 1%
dice que siempre.
1%
9.-¿Considera usted que en esta institucion se
han violado los derechos de los pacientes? C

6.-¿En esta institución se pone en práctica los
derechos de los pacientes?

7%
B (NO)

93%
A (SI)

29%
B (A
VECES)

632

(SIEMPR
E)

70%
A
(NUNCA)

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Resultados del desarrollo del Programa del Curso “Los Derechos de los
Pacientes: más que una cuestión de actitud y calidad”:
Se inscribieron 43 personas al Curso, de los cuales 40% son estudiantes y
60% empleados del hospital. De estos 7 (27%) corresponde a trabajadoras
sociales y enfermeras; 3 (11.5%) son personal de farmacia, imagen y
nutrición; 2 (7.5%) de sistemas y 1 (4%) del área administrativa.
Con respecto al sexo, 77% son mujeres y 23% son varones.
Se tuvo la participación de 11 ponentes, entre los que se pueden mencionar a:
Porcentaje de mujeres y varones

Participación en el Curso por grupos

Mujeres

Personal del Hospital
40%

23%

60%

77%
50
40
30
20
10
0

43
12

7

7

5

3

3

3

2

1

el Visitador Adjunto de la Comisión Estatal de los Derechos Humanos en el
Estado de Tamaulipas; el Subdirector de Atención Hospitalaria; el Jefe de
división del Área de Hematología, Oncología y Medicina Transfusional; la
coordinadora de los Procesos de Acreditación y Certificación del Hospital; la
Titular del Área de Quejas y Responsabilidades del Órgano Interno del
Control; la Gestora de Calidad; el Coordinador de Cuidados Paliativos; el
Tanatólogo de la institución; el Presidente del Comité de Ética e Investigación;
el Procurador de Órganos y Tejidos; la Subdirectora de Atención al Usuario; y
un Usuario del al Institución, como invitado especial.
De manera alterna, con la finalidad de contribuir en la capacitación del
personal adscrito al hospital, distribuido en las áreas, del lunes a viernes, se
inició el mismo curso, en donde están inscritos aproximadamente cien
trabajadores; este se imparte una vez al mes, en sesión de una hora, teniendo
como cierre, el mes de diciembre; los resultados se tendrán posteriormente.

633

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otras acciones en pro de los derechos de los pacientes, que se programaron
como parte de la intervención social consisten en: Promoción de los derechos
en las diferentes salas del hospital, a través de la colocación de carteles
alusivos al tema; diseño y elaboración del tríptico con los derechos de los
pacientes; incluir en la entrevista que realiza el personal de trabajo social al
ingreso hospitalario del paciente, la orientación sobre el tema en particular,
buscando crear la conciencia sobre la importancia y el respeto de los mismos ;
así como la entrega formal de un tríptico con la información al respecto; las
pláticas a los usuarios de los servicios, en las salas de espera de consulta
externa, admisión hospitalaria, admisión médica continua, hemodiálisis, banco
de sangre y oncología, a través de la exposición verbal del personal de trabajo
social y la utilización de un rotafolios.
Discusión
Para los profesionales del Trabajo Social resulta imperativo conocer los
derechos fundamentales de las personas, con la finalidad de que éstos sean
utilizados de manera instrumental e inclusive operativamente como
herramientas técnicas de intervención. (Mendoza y Cabello, 2013)
Es preponderante la necesidad de que el trabajador social tome plena
conciencia de su responsabilidad en ser el principal promotor de los derechos
de los pacientes, tanto a nivel general, dentro de la sociedad, como de
manera específica, en las instituciones en las que se brinda la atención
médica; porque es a través de su intervención, que tiene la oportunidad de
organizar y coordinar los esfuerzos de los profesionales en general, en favor
de quienes presentan una vulnerabilidad en salud.
En la actualidad, los vertiginosos cambios que nos toca vivir, obligan al
profesional del Trabajo Social a cuestionar los valores imperantes en nuestra
sociedad, requerimos de una sociedad más humana y justa en la que se
respeten los derechos fundamentales. (Mendoza y Cabello, 2013)
Uno de los campos tradicionales, en el que interviene el profesional del trabajo
social, es salud, en donde es imprescindible, que los profesionistas que
tienen bajo su responsabilidad la atención de los usuarios de los servicios de
salud, brinden un trato digno, sensible, con calidad; siempre en pro del
bienestar de la población, por lo que el trabajador social debe actuar a favor
de la justicia social.
La intervención social requiere siempre de un conocimiento “de lo jurídico”, ya
que una actuación profesional sin esta plataforma de acción resultaría
incompleta. (Mendoza y Cabello, 2013).
Conclusiones
La actividad profesional de los trabajadores sociales es significativa para
alcanzar los objetivos y metas que se tengan planteados, en cualquiera de los
ámbitos de intervención, de manera particular en el sector salud; en donde a
través de la intervención social se logra impactar en un programa que permite
634

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

la promoción, difusión y educación de los derechos de los pacientes, lo que
redunda en que los profesionales de la salud, otorgan un servicio con calidad
y calidez, a la población con mayor vulnerabilidad.
El que los profesionales de la salud cuenten con el conocimiento acerca de los
derechos de los pacientes, no asegura que el personal esté consciente y
acepte como su responsabilidad la promoción y difusión de los derechos; sin
embargo, se puede considerar como un elemento que coadyuva a su
sensibilización para brindar una atención que satisfaga las expectativas de los
usuarios y que promueve que los pacientes o sus familiares tomen sus
decisiones, de manera informada, con respecto a su atención.

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http://www.ohchr.org/Documents/Publications/ABCannexessp.pdf (Recuperado el
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636

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

“Alimentos y sentimientos”. Una evaluación cualitativa.
143

Janneth Rosales Cervantes
144
Bertha Rodríguez Ruelas

Resumen
En este trabajo, se presentan los resultados de una evaluación cualitativa
realizada dentro del proyecto de intervención social “Reorientando las
prácticas alimentarias positivas en la familia” donde participaron las familias de
ocho mujeres con obesidad mórbida que acudían para su tratamiento a un
grupo de Ayuda Mutua en el Municipio de San Nicolás de los Garza N.L.
Particularmente, para conocer lo que se refiere al consumo de alimentos de
las ocho mujeres y la asociación que existe con los sentimientos, y así
proponer nuevas formas de intervención social en los problemas
concernientes al consumo de alimentos como lo pueden ser el sobrepeso y la
obesidad.
Para la evaluación se utilizó el instrumento “Diario de consumo” diseñado a
partir de un Recordatorio de 24 horas, técnica que según Ferrari (2013)
permite recolectar información de la ingesta reciente lo más detallada posible,
de forma descriptiva, con limitación en el tamaño de las porciones exactas.
Además, menciona que los datos del recordatorio de 24 horas no son útiles
para generalizar ya que sólo representan la ingesta de una persona.
Específicamente, para esta evaluación se modificó el Recordatorio de 24
horas original, agregando las preguntas: ¿Por qué me lo comí? y ¿Cómo me
sentí? refiriéndose al consumo de cierto platillo o alimento antes mencionado.
Para garantizar su validez, las modificaciones realizadas se sometieron a
juicio por medio de expertos para asegurar su pertinencia en la evaluación.
Las preguntas utilizadas sirvieron para conocer los sentimientos que se le
otorgan a los alimentos y que como mencionan Maza y Quintal (2012) son
factores en la toma de decisiones ya que son reguladoras del funcionamiento
mental y pueden ejercer influencia en la producción de ira, placer, tristeza,
entre otros. Más allá, las autoras mencionan que el no tener control sobre las
emociones es lo que conduce a tener conductas de riesgo como en este caso
excesos en la alimentación.
Palabras clave: problema social, malnutrición, obesidad, familia, programa
social.
143
144

Estudiante de posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano UANL
Docente de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano UANL

637

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Abstract
In this paper, the results of a qualitative study involving 8 families with female
morbid obesity are shown. Named “family reorientation of food consumption
habits”, it involves females attending a support group located in San Nicolas
de los Garza, Nuevo León, México. The purpose of said group was to
establish a relation between emotional state and food intake, providing new
ways to approach social interventions relating: food consumption, overweight
and obesity.
The instrument used, a food journal, has its base on Ferrari’s (2013) twenty
four hour reminder technique. It allows the recording of recent food intakes
favoring the description of the item and portion taken. The journal includes new
questions: Why did I ate it?, and how did it made me feel?, refereeing to the
intake of a specific meal. To validate those questions, the instrument was
submitted to peer review.
Maza and Quintal (2012) state that decisions can be influenced by the
individuals’ emotional state, such as anger, sadness, pleasure, among other.
The authors also state that lack of emotional control/awareness leads to risky
behavior, such as overeating.
Key words: social problems, malnutrition, obesity, family, social program.
Introducción
La alimentación es una necesidad básica del individuo, es por ello que las
distintas instancias a nivel mundial, nacional y estatal recomiendan desarrollar
acciones encaminadas a prevenir una malnutrición en la población. Lo
anterior, por medio de información, capacitación o asesoramiento apropiado
que los ayude a tomar sus propias decisiones respecto a su alimentación y
logren el bienestar de salud máximo al cual tiene derecho todo individuo. Sin
dejar de lado, que México se encuentra entre los primeros lugares a nivel
mundial en sobrepeso y obesidad y, como cita Muñoz (2010) en su estudio a
Martell quien declara que dicho aumento no sólo afecta económicamente a la
sociedad sino que “Los costos de la epidemia no son sólo de carácter
económico, se convierten a la vez en problemas humanos, sociales y
culturales, de gran peso para la vida familiar, comunitaria y social” (p.62).
El presente trabajo, describe los resultados de una evaluación cualitativa
realizada como diagnóstico para el proyecto de intervención social
“Reorientando las prácticas alimentarias positivas en la familia”. Tomando en

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145

cuenta a ocho mujeres con obesidad mórbida
que acudían a un grupo de
Ayuda Mutua para su tratamiento. Cada una de ellas perteneciente a las ocho
familias que formaron parte del proyecto. Los resultados de la presente
evaluación, pretenden dar luz para nuevas formas de intervención en el
campo de la nutrición, que no se enfoquen en la clínica del problema, sino que
de acuerdo al trabajo de las ciencias sociales se visualice su contexto.
Además, el proceso de alimentación se conforma de acciones, mismas que
para efectos de este trabajo se definieron como “prácticas alimentarias” que
pueden ser de ayuda para resolver el problema la malnutrición enfocado sobre
todo al sobrepeso y la obesidad, aludiéndolos no sólo a un trastorno del
equilibrio entre ingesta y gasto de energía, sino relacionarlo con factores:
genéticos, ambientales y psicológicos (Cervera, Clapés y Rigolfas, 2004). Es
decir, no se puede pretender que el individuo realice las funciones de forma
mecánica sin tomar en cuenta sus propias percepciones, sentimientos o
conocimientos sobre la alimentación.
Aspectos sociales del problema
A través del tiempo la alimentación ha sufrido una transición acelerada que va
en forma paralela con la globalización y que incluye factores económicos,
demográficos, culturales y de conocimientos, asociados a la selección de los
alimentos (Márquez, Hunot, Macedo, Bernal y Vizmanos, 2011). Dichos
factores se convierten según Carballeda (2002), en los escenarios o contextos
que actualmente se encuentran atravesados por la denominada crisis de la
modernidad.
Igualmente, los escenarios o contextos constituyen una sociedad, definida por
la cotidianidad del individuo y que es determinante para la creación de los
lazos sociales, mismos que repercuten en la identidad de sus integrantes de
acuerdo a la presencia del otro. Implica también una serie de relaciones a
través de las historias de vida de los propios individuos, su parentesco o su
amistad, para la organización del espacio y los recursos como formas de
reproducción del grupo, que en este caso conlleva la alimentación
(Carballeda, 2002).
Entonces, y como lo menciona Mills (1961) es importante partir de la historia y
la biografía del individuo y relacionarlas dentro de la sociedad, para entender
los procesos de alimentación. Pero, no sólo ver al individuo como una pieza
del rompecabezas, sino de escuchar su discurso y así comprender cómo toma
de la sociedad las experiencias vividas para replicar sus decisiones en
cuestión de alimentación.
145

Obesidad mórbida: tipificación de la obesidad en función del Índice de masa corporal según
los criterios de la Sociedad Española para el Estudio de la Obesidad (SEEDO)
http://www.seedo.es/.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Metodología
Particularmente, en este documento se describe la metodología utilizada para
llevar a cabo una evaluación cualitativa como parte del diagnóstico del
proyecto “Reorientando las prácticas alimentarias positivas en la familia”.
Utilizando un instrumento de elaboración propia llamado “Diario de consumo”,
su elaboración y validación, la selección de las mujeres participantes y el
análisis de la información obtenida.
Diario de consumo
El Diario de consumo (DC) se elaboró a partir de la técnica de Recordatorio de
24 horas, utilizado comúnmente en las consultas de nutrición. Técnica que
según Ferrari (2013) permite recolectar información de la ingesta reciente lo
más detallada posible, de forma descriptiva, con limitación en el tamaño de las
porciones exactas. Además, menciona que los datos del recordatorio de 24
horas no son útiles para generalizar ya que sólo representan la ingesta de una
persona.
Específicamente, para esta evaluación se modificó el Recordatorio de 24
horas original, agregando las preguntas: ¿Por qué me lo comí? y ¿Cómo me
sentí después de comerlo? refiriéndose al consumo de cierto platillo o
alimento antes mencionado. Para garantizar su validez, las modificaciones
realizadas se sometieron a juicio por medio de tres expertos tanto en nutrición
como ciencias sociales para asegurar su pertinencia en la evaluación.
El formato del DC (Ver figura 1), está diseñado para que la persona por sí
misma rellene cada uno de los recuadros sin embargo, es necesario que el
responsable explique algunos requerimientos al inicio de la aplicación. Dichos
requerimientos incluyen: 1) Colocar en el primer recuadro del día la fecha en
la que están rellenando el DC (es importante incluir el día: lunes, martes,
miércoles, jueves, viernes, sábado o domingo); 2) En el recuadro de alimento
debe colocar el platillo completo es decir, la preparación y la bebida; 3) Luego,
en la pregunta ¿Por qué me lo comí? debe especificar la razón por la cual
eligió ese alimento; 4) Y por último, describir con una palabra ¿Cómo me sentí
después de comerlo?, hablando de dicho platillo en su conjunto.
En el caso que se haya consumido un solo alimento no una preparación,
también se deberá contestar a las preguntas. Y aunque, el tiempo destinado
para rellenar el DC no fue limitado, en su mayoría las mujeres lo entregaron
en un tiempo máximo de treinta minutos.

640

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura 1
Diario de
consumo

Continuan
do, con la
evaluación del DC, se utilizó la técnica cualitativa, ya que era necesario
evaluar de alguna forma cada una de las respuestas plasmadas por las ocho
mujeres participantes y así poder reflejar el aspecto social que afecta su
proceso de alimentación. Por lo tanto, la forma de hacerlo era con ayuda de
una evaluación que de acuerdo a Flick (2007), tuviera relevancia para el
estudio de las relaciones sociales orientada a analizar casos concretos en
tiempo y espacio a partir de las expresiones y actividades de las personas en
sus contextos.
Es importante destacar, que no se tomaron en cuenta cantidades ni medidas
de los platillos o alimentos plasmados. Por lo tanto, no se trató de una
evaluación de la ingesta de alimentos de las ocho mujeres, sino de los
sentimientos que les genera el consumo de ciertos alimentos. Finalmente, las
respuestas obtenidas del DC se analizaron por medio del software MAXQDA
versión 2011 mediante la creación de categorías y subcategorías que
organizaran la información recabada.
Selección de las mujeres participantes
Para la selección de las mujeres que participarían en la evaluación de
diagnóstico del proyecto “Reorientando las prácticas alimentarias positivas en
la familia” se usó el Método de Voluntarios que es común en la investigación
cualitativa. Dicho método se puede emplear durante o después de conocer a
la población, así como ajustar la cantidad de participantes en cualquier
momento y no busca generalizar los resultados (Hernández, Fernández y
Baptista, 2010). Fue así, que se invitó de forma verbal a todas las mujeres con
641

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obesidad mórbida que acudían al grupo de Ayuda Mutua antes mencionado
durante el periodo de abril 2013 a abril 2014 para su tratamiento. Al final, sólo
ocho de las diez mujeres invitadas aceptaron participar en el presente
proyecto para la intervención con su familia (Ver Tabla 1).

Tabla 1 Mujeres participantes

No.

Edad

1
2
3
4
5
6
7
8

52
54
65
50
28
62
47
38

Peso
kg
109.9
130.5
93.2
98
116.4
102.2
99.2
137.9

Ocupación
Hogar
Hogar
Hogar
Hogar
Empleada
Hogar
Hogar
Modista

De las características a destacar, se puede observar que en su mayoría son
mujeres que se dedican al hogar, siendo sólo dos las que realizan actividades
de trabajo o por su cuenta y las edades que predominan son entre los 50 y 60
años de edad. Luego, el peso de las ocho mujeres indica una obesidad
mórbida, que era uno de los requisitos para pertenecer al grupo de Ayuda
Mutua, además de radicar en su totalidad en el municipio de San Nicolás de
los Garza Nuevo León. Específicamente en las colonias: Hacienda los
Morales, La Talaverna, Jardines de Anáhuac, Las Puentes 14° Sector, Ciudad
Ideal, Anáhuac La Escondida, Iturbide y Pedregal de Santo Domingo.
Análisis de los resultados
Para el análisis de los resultados, se formaron categorías de acuerdo a las
respuestas obtenidas, una para el tipo de sentimiento ya sea positivo o
negativo y otra para la clasificación de los alimentos en saludables o no
saludable. Cada una de ellas se describe a continuación:
En primer lugar (figura2), en la categoría de platillos que se refiere al alimento
o preparación que consumieron, se pueden distinguir dos tipos:

642

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura 2 Mapa de platillos

No saludable (color morado) que incluía preparaciones o alimentos como:
chicharrón de puerco, tacos a vapor con frijoles, piña colada, espagueti con
chorizo, refresco, galletas, barbacoa y paleta de leche. Dichos alimentos o
platillos fueron considerados en esta categoría de acuerdo al aporte de
calorías en forma de azúcares o grasas.
Saludable (color verde) en el que se incluían: quesadillas con panela, frutas,
verduras, carnes de pollo, pescado o res a la plancha, yogurt, arroz,
ensaladas, barras de granola, jamón de pavo, tortillas, frijoles, entre otros. En
este caso, se tomó en cuenta que el platillo o preparación en su conjunto
tuviera un balance entre los distintos grupos de alimentos y su aporte calórico
en azúcares o grasas no fuera excesivo.
Como se puede observar nuevamente en la figura 2, los platillos de tipo
saludable fueron una constante en las respuestas de las mujeres por lo tanto
la saturación hacia ese lado es mayor (línea gruesa). Situación que puede
deberse a que dichas mujeres tenían un conocimiento previo sobre la
alimentación y ya se encontraban en algún plan alimenticio para mejorar su
condición de obesidad mórbida.
En segundo lugar (figura 3), se encuentra la categoría referente a los
sentimientos que les genera el consumo de cierto alimento y en ese aspecto
se encontró:

643

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura 3 Mapa de sentimientos

Negativo (color rojo) sentimientos como: culpa, sentirse mal, arrepentimiento,
incomodidad, hambre, sentir que no se debió haber comido más de cierto
alimento y remordimiento.
Positivo (color azul) dentro del cual se encontraron sentimientos de: felicidad,
repetidamente el sentirse bien o muy bien y satisfacción.
De manera similar, en esta categoría las respuestas tuvieron una saturación
en el lado positivo (ver figura 3) lo que tiene relación en que la mayor parte de
los platillos fueron saludables. Por lo tanto, era de esperarse que las
respuestas acerca de sus sentimientos generaran una satisfacción por estar
consumiendo alimentos o preparaciones que para ellas son Saludables.
En tercer lugar, se analizó otra categoría formada gracias a la pregunta ¿Por
qué me lo comí? y se pueden observar en la figura 4, los motivos por los
cuales seleccionaron y consumieron cada alimento o platillo mencionado.

Figura 4 Mapa de motivos

644

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los motivos por los cuales las mujeres seleccionan el alimento y lo consumen
son variados, pero se observa que la saturación en sus respuestas es mayor
en la subcategoría de antojo (color lila), situación que contrasta con el
consumo de alimentos mayormente saludables. Dentro de las respuestas que
se obtuvieron y que se clasificaron como antojo se encuentran las siguientes:
tenía ganas, por antojo, por chiflada y gusga, porque me gusta. Seguido por
la subcategoría del motivo plan de alimentación (color rojo) donde sus
respuestas fueron: que era lo que indicaba el plan o lo que estaba permitido.
Luego, hubo quienes mencionaron tener motivos físicos (color azul) para
seleccionar cierto platillo o alimento y su respuesta fue: que era lo que
aceptaba su estómago en ese momento.
Continuando con los motivos, la disponibilidad (color amarillo) fue otra
condicionante para la selección y consumo de alimentos y entre las
respuestas destacan que: era lo que tenían, eso hice de comer, es lo que
dieron o me lo regalaron. Casi para finalizar, el hambre (color naranja) fue
una de las repuestas menos mencionadas en los motivos para la selección y
consumo de alimentos. Por lo tanto y retomando a Contreras (2002) los
diversos usos de los alimentos en la sociedad parten desde la necesidad por
una parte de
satisfacer el hambre y nutrir el cuerpo, como ideal meramente nutricional o
biológico. Mientras que, por otra parte se trata de lograr relaciones personales
y de negocios, expresar amor y cariño, hacer distinción a un grupo, hacer
frente a stress psicológico o emocional, significar estatus social, recompensar
o castigar, ejercer poder político y económico, entre otros, que son
representaciones de lo social.
645

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Y por último, el motivo del tiempo (color gris) no fue de gran importancia para
las mujeres que respondieron al DC, ya que sólo dos de ellas comentaron al
respecto: por ser rápido y porque era tarde. Situación que, si se toma en
cuenta que la mayoría de las mujeres se dedica al hogar no tendría por qué
ser diferente. Como se puede ver, el motivo es una forma condicionante del
consumo de alimentos y en su mayoría no dependen de una condición física
como el hambre.
De acuerdo a los resultados anteriores y como lo mencionan Maza y Quintal
(2012), los factores emocionales influyen en la toma de decisiones, tanto
algunas complejas como otras más simples en el caso de la alimentación. Las
autoras destacan que la emoción sucede antes que la acción es decir, del
comportamiento, por eso la importancia de trabajar desde las emociones.
También mencionan que las emociones suceden con tanta rapidez que en
ocasiones es difícil pensar o elegir antes de realizar una acción.
Ejemplificando lo que las autoras mencionan, se pudiera visualizar de la
siguiente manera (figura 5) y se podría llamar círculo vicioso de las emociones
ya que una emoción genera una acción y esta a su vez genera un sentimiento.

Figura 5 Círculo vicioso de las emociones

Emoción

Sentimiento

Acción

Fuente: Elaboración propia
Emociones como el estar feliz o triste que lleven a comer o dejar de comer
(acción), para luego sentirse mal o culpable. Las emociones se adaptan
biológicamente para la supervivencia y revelan las prioridades de las personas
para la acción (Maza y Quintal 2012). Por ello es importante, el
autoconocimiento de las emociones, el control sobre ellas y el saber cuáles
tienen relación con la alimentación de cada persona en particular. En ese
aspecto las autoras recomiendan cinco técnicas que todo profesional de la
nutrición debería aplicar primero en sí mismo para luego proporcionar
educación nutricional a sus pacientes:
646

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

1.
2.
3.
4.
5.

Conciencia emocional
Autoevaluación precisa
Autodominio
Automotivación
Empatía

En pocas palabras, el trabajo que desempeñe un profesional de la salud con
enfoque social o que se mantenga en contacto con el profesional en trabajo
social, hará posible el manejo multidisciplinario que se requiere para prevenir
y/o tratar el sobrepeso y la obesidad. Un profesional que analice al individuo
desde su contexto y con todas las implicaciones sociales que lo forman a lo
largo de su vida y que las acciones no se conviertan en un paliativo al
problema que atañe hoy en día a la sociedad. Es pertinente entonces, que
cada Política Pública sea encaminada hacia una nueva forma de intervención
social.
Conclusión
De acuerdo al análisis de la información recabada y los resultados obtenidos
se puede determinar que la alimentación en tiempos actuales no cumple sólo
un papel biológico para el mantenimiento de la vida. Sino que, se le otorgan
una serie de significados culturales, políticos, afectivos, psicológicos, entre
otros, que no pueden pasar desapercibidos para los profesionales de la
nutrición. Es necesaria una nueva forma de intervención de la nutrición que
genere cambios positivos y que se apoye de manera integral en todos los
aspectos que forman al individuo como: su contexto, su historia, sus creencias
o conocimientos y como se observa ahora en sus emociones y sentimientos.
Como propuesta de intervención social y luego de realizada la presente
evaluación cualitativa, se llevó a cabo el proyecto “Reorientando las prácticas
alimentarias positivas en la familia” basado en el paradigma hermenéutico que
se define como teoría y práctica de la interpretación. Específicamente dentro
del paradigma hermenéutico se encuentra la Etnometodología que fue
desarrollada por Garfinkel en el año de 1967. Esta teoría estudia la forma en
que las personas enfrentan situaciones de la vida diaria y tiene como meta
aclarar cómo se crea la vida cotidiana de una construcción social. Asimismo,
la teoría considera que las personas poseen competencias prácticas,
lingüísticas y de interacción que se pueden observar y registrar. Sobre todo,
trata de apartar las propias creencias e ideas y enfocarse solamente en la
forma en que un grupo maneja, resuelve o reproduce su estructura social
(Álvarez-Gayou, 2003).
Por lo anterior, y dado que se trabajó sobre las prácticas alimentarias de la
familia, se consideró pertinente una intervención social de acuerdo a los
criterios del modelo “Centrado en la Tarea” que está diseñado para ayudar en
647

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

la resolución de dificultades que experimentan las personas en interacción con
sus situaciones sociales. Igualmente, efectivo en el trabajo de grupo o familia
por periodos de 6 a 12 sesiones en donde se establecen las tareas y plazos
para su cumplimiento de forma cooperativa. (Viscarret, 2007).
Recomendaciones
El instrumento de evaluación cualitativa “Diario de Consumo”, es útil para
conocer la ingesta diaria de una persona no sólo en tipo o cantidad de
alimentos sino que también puede ayudar a comprender el contexto en el que
se lleva la alimentación del individuo. Es por eso, que después de haber
utilizado el instrumento se pueden proponer las siguientes recomendaciones:
1.

2.

3.

4.

El profesional o responsable del proyecto sea el encargado de
rellenar el instrumento tratando de extraer la mayor cantidad
posible de información sobre los alimentos consumidos el día
anterior.
El profesional o responsable puede utilizar ejemplos de las
cantidades o tipos de preparaciones de los alimentos con ayuda
de medidas caseras, sus manos o réplicas de alimentos.
El profesional o responsable debe diferenciar si son sentimientos
físicos o emocionales los que genera el consumo de cierto
alimento.
Agregar notas al final dónde se pueda indicar algún si hubo
algún acontecimiento importante el día descrito.

Limitaciones
1.
2.
3.
4.
5.

No se pueden generalizar los resultados obtenidos.
Los tipos de alimentos, medidas y preparaciones no son exactas.
Se pueden confundir los síntomas físicos con sentimientos.
Su análisis depende del juicio del responsable del proyecto y sus
objetivos.
Sólo refleja la ingesta y sentimientos de un día anterior por lo
que no representa el común de esa persona.

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evolución de la desnutrición a la obesidad. En M. L. Cabello Garza, &amp;
S. Garay Villegas, Obesidad y prácticas alimentarias: Impactos a la
salud desde una visión multidisciplinaria (págs. 61-82). Nuevo León:
UANL.
Viscarret, J. (2012). Modelos y métodos de intervención en Trabajo Social.
Madrid, España: Alianza.

649

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Actitudes socioculturales y percepción de la imagen
corporal y la obesidad en universitarios.
146

Edith Guadalupe Coronado Sánchez
147
María Natividad Ávila Ortiz

Resumen
La presión social, familiar y profesional, una inadecuada internalización y los
medios masivos de comunicación donde continuamente se exhibe un ideal de
delgadez, es a lo que están expuestos diariamente los estudiantes y son las
causas principales que promueven una posible distorsión de la percepción
que tienen sobre su cuerpo. Existen pocos estudios en México sobre la
relación que existe entre las actitudes socioculturales (internalización, presión
social y familiar) y la percepción de la imagen corporal en adultos jóvenes. Las
mujeres tienden a ser más vulnerables a los cambios en los estereotipos de
las modas vigentes, por ende tienen una predisposición mayor sobre los
hombres al subestimar y/o sobrestimar su imagen corporal. El tener una
percepción adecuada de la imagen corporal es un paso importante para la
lucha contra la malnutrición ya sea por deficiencia (desnutrición) o por exceso
(obesidad). El objetivo de la investigación es evaluar la relación entre las
actitudes socioculturales y la percepción de la imagen corporal y la obesidad
en jóvenes universitarios de la FaSPyN y FaEn de la UANL. El método a
utilizar es mixto (cuantitativo-cualitativo) para obtener una perspectiva a
profundidad. En la parte cuantitativa se utilizará un instrumento que contiene
siluetas para la autopercepción de la imagen corporal la cual se contrastará
con su Índice de Masa Corporal (IMC) y un instrumento autoadministrable
(SATAQ-4) que cuenta con las tres dimensiones a medir; mediante la parte
cualitativa se realizarán entrevistas semiestructuradas. Resultados: La
mayoría de los estudiantes presentaron un IMC normal solo con excepción de
los estudiantes de género masculino en la Facultad de Enfermería los cuales
había más diversidad de diagnósticos, en su mayoría con sobrepeso y
obesidad. La internalización muscular/atlética generó una mayoría de
preferencia por parte de ambas facultades así como también aseguraron que
la presión mayor ejercida para obtener un cuerpo deseado es por parte de los
medios de comunicación.
Palabras clave: imagen corporal, adultos jóvenes, percepción, actitudes
socioculturales

146
Estudiante de la Maestría en Ciencias en Salud Pública del Posgrado de la Facultad de Salud
Pública y Nutrición de la Universidad Autónoma de Nuevo León.
147
Profesora-Ivestigadora de la Facultad de Salud Pública y Nutrición de la Universidad
Autónoma de Nuevo León, México

650

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Introducción
En la actualidad, se le da una gran importancia a la belleza física, el poseer
un cuerpo delgado se ha convertido en una exigencia de la vida diaria, no solo
por el bienestar personal sino por que engloba factores que pueden llegar a
afectar la vida de las personas.
En cada cultura e inclusive historia de la humanidad existen estándares únicos
sobre la imagen corporal, estos incluyen belleza, forma y decoración del
cuerpo como consecuencia de diferentes factores socioculturales, biológicos y
ambientales; sin embargo, no todos los factores impactan de igual manera en
la mayoría de la población, de modo que se deben tener en cuenta variables
tales como la edad, el sexo, el estado nutricional y la actividad física (Fedullo,
Hernández &amp; Sánchez, 2015).
La percepción de la imagen corporal puede verse afectada por los cánones de
belleza que con el paso del tiempo se vuelven más rigurosos. El tratar de
obtener una aprobación por parte de la sociedad ha llevado a las personas a
tratar de alcanzar el ideal de perfección física que se fomenta día con día,
pudiendo afectar su salud.
Una población susceptible a estos riesgos pueden ser los universitarios. El
cambio de la adolescencia a una vida adulta conlleva responsabilidades y
preocupaciones que antes no tenían. La influencia de los medios de
comunicación, de la población e inclusive de la ciencia y tecnología tienen
como resultado la idealización de un cuerpo modelo al que hombres y mujeres
quieren obtener.
Aceves, García y González (2011) señalan que las personas con
autopercepción de sobrepeso tienen mayor riesgo de baja autoestima y
depresión que los individuos con percepción de la imagen corporal normal o
de bajo peso.
México es uno de los países a la cabeza que presenta obesidad en niños y
adultos. Aún así no se sabe con exactitud que hacen las personas para evitar
esta enfermedad fuera de tratamientos adecuados para cada individuo para
revertirla. La constante presión que ejerce la sociedad en el ámbito estético
por presentar un físico ideal, hace que parezca irónico obtenerlo rápidamente.
La etapa universitaria, donde las edades oscilan entre adolescentes que
acaban de convertirse en adulto jóvenes, es aquélla donde los estudiantes
adoptan nuevas identidades que se van modificando conforme a los distintos
pensamientos con los que conviven diariamente. El querer sentirse adaptado
y aceptado por los demás, hace modificaciones a los estilos de vida de las
personas.

651

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Es de vital importancia conocer que tan alta es la prevalencia de los hombres
y de las mujeres que consideran la importancia de un cuerpo idóneo marcado
por la sociedad actual. El saber que tanto influye en su vida personal y
profesional. El conocer como consideran en estos tiempos la enfermedad de
la obesidad y sus posibles consecuencias, no solo por cultura general sino
para aprender a lidiar con ella.
La percepción corporal adecuada en los adultos podría detener grandes
problemas de padecimientos relacionados con la imagen corporal. El darse
cuenta de la gravedad de un sobrepeso u obesidad, ayudaría a prevenir
enfermedades crónico-degenerativas a nivel metabólico y nutricional así como
también ayudaría a mantener el autoestima y nivel emocional.
Por tal motivo, esta investigación pretende evaluar la relación entre las
actitudes socioculturales y la percepción de la imagen corporal y la obesidad
en jóvenes universitarios de la FaSPyN y FaEn de la UANL. No obstante, a lo
largo del texto sólo se describen algunos datos preliminares que dieron origen
a partir de la prueba piloto, con la información obtenida se pretendió dar
respuesta algunos objetivos específico, tales como: Determinar la prevalencia
de obesidad, la percepción sobrestimada y subestimada en estudiantes e
identificar la influencia de la internalización, presión social y los medios de
comunicación en estudiantes. Así como comparar el grado de percepción que
tienen los estudiantes de género masculino y femenino de FaSpyN y FaEn.
Metodología
Esta investigación se llevará a cabo a partir de un diseño transversal,
descriptivo y comparativo con una metodología mixta (cualitativo-cuantitativo).
La metodología o enfoque mixto es un proceso que recolecta, analiza y
vincula datos cuantitativos y cualitativos en un mismo estudio o una serie de
investigaciones para responder a un planteamiento del problema. Los estudios
descriptivos buscan especificar las propiedades, las características y los
perfiles de las personas, grupos, comunidades, procesos, objetos o cualquier
otro fenómeno que se someta a un análisis (Danhke, 1989).
En relación a la metodología cualitativa se pretende producir datos sobre el
lenguaje y los sistemas de creencias de la población en estudio. Su énfasis se
centrará en la obtención de datos textuales abiertos, en las propias palabras y
frases de los universitarios, particularmente para obtener información del
contexto de conducta y de los sistemas que influencian el comportamiento
(Moreno, 2000). Por lo tanto, con la investigación cualitativa se pretende
arrojar resultados interesantes relacionadas con salud, ir a la causa de los
problemas y desde ahí plantearse, con la finalidad de incidir y disminuir los
efectos de alguna problemática actual como es la obesidad (Fernández,
2006).
652

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En la investigación, la fenomenología en particular la desarrollada por Husserl,
será el método que proporcionará las bases para describir y comprender el
significado y la esencia del fenómeno estudiado. Al mismo tiempo, ayudará a
entender este problema desde las percepciones del propio actor, cuáles son
los motivos, las creencias, la conducta humana, lo que dicen, hacen y qué es
lo que se encuentra detrás de estas acciones, ya que esta perspectiva se
centra en la experiencia personal y es flexible en su estructura para
comprobar la multiplicidad de las experiencias cotidianas (Rodriguez, Gil &amp;
García 1999; Husserl, 1998).
El utilizar la fenomenología se basó en que es el método más adecuado
cuando no hay razones para dudar de la bondad y veracidad de la información
y el investigador no ha vivido ni le es nada fácil formarse ideas y conceptos
adecuados sobre el fenómeno que estudia por estar muy alejado de su propia
vida. Asimismo, ayudará a formar un conocimiento específico, natural, de
sentido común y práctico de las percepciones y sentimientos de los
universitarios los cuales se constituyen a partir de sus experiencias,
conocimientos, modelos de pensamiento e información, que recibimos y
transmitimos por la tradición, la educación y la comunicación social (Martínez,
2006). Además, de acuerdo a Sanabria (2001), la fenomenología comprende
al hombre en su mundo a partir de sus opiniones, ideas y sentimientos, trata
de descubrir como es que el otro ve, siente y piensa sobre los
acontecimientos vividos.
La investigación fenomenológica, que forma parte de un planteamiento
cualitativo, consiste en la descripción de las experiencias individuales, en
términos fenomenológicos, a partir de la manera particular en que las viven.
La contribución más importante de este tipo de investigación consiste en
explorar la significación profunda de un fenómeno a través de las
percepciones que las personas transmiten (Tejada, 1997).
El estudio se realizará en el periodo de mayo del 2014 a junio del 2016, en el
cual participan estudiantes de licenciatura de 18 a 24 años de la Facultad de
Salud Pública y Nutrición y de la Facultad de Enfermería de la Universidad
Autónoma de Nuevo León. Para recolectar los datos se hará uso de las
Instalaciones de la Facultad de Salud Pública y Nutrición e instalaciones de la
Facultad de Enfermería.
Participantes
Los criterios de selección de la población estudio tanto en la parte cuantitativa
como cualitativa, son que los estudiantes que participan sean alumnos
inscritos en la Facultad de Salud Pública y Nutrición (FaSPyN) y a la Facultad
de Enfermería (FaEn). Tener entre 18 y 24 años y que a través de un
consentimiento informado autoricen su participación en el estudio.

653

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los criterios de exclusión son: a) Estudiantes que no pertenezcan a la
Facultad de Salud Pública y Nutrición y la Facultad de Enfermería, b) Ser
menor o mayor a la edad establecida, c) Estudiantes en etapa de embarazo,
d) No contar con la autorización del consentimiento informado por escrito. Los
criterios de eliminación son: información recopilada incompleta y que exista
rechazo y/o abandono por parte de los estudiantes que participen en el
estudio
Técnica muestral
Método cuantitativo
Muestreo probabilístico, mediante la utilización de software Epidat. Para el
cálculo del tamaño de la muestra se utilizó el programa Fisterra y se calculó
con base en la hipótesis “El 60% de los estudiantes de la FaSPyN presentan
influencia de la internalización, presión social y medios de comunicación en
comparación al 50% de los estudiantes de la FaEn”, con un nivel de confianza
de 95% y poder estadístico de 80%, dando un total de una muestra de 305
universitarios. Con base en la segunda hipótesis “El 40% de estudiantes en la
FaSPyN y FaEn sobrestiman su peso actual”, nivel de confianza de 95% y
margen de error de 5%, indica una muestra total de 369 estudiantes de cada
facultad.
Método cualitativo
Muestreo no probabilístico, intencional y homogéneo por medio de saturación
de datos. El muestreo intencional conlleva a la elección de los sujetos que el
investigador considera reúnen las características típicas para la investigación,
de manera que puedan aportar la información necesaria al efecto.
En el muestreo homogéneo los sujetos a seleccionar poseen un mismo perfil o
características, o bien, comparten rasgos similares. Su propósito es centrarse
en el tema a investigar o resaltar las situaciones, procesos o episodios en un
grupo social. El muestreo final se conoce cuando los casos que van
adicionándose no aportan información o datos novedosos, aún cuando se
agreguen más (Tejeda, 1997).
Para la metodología cualitativa el tamaño de muestra se elegirá conforme el
transcurso de la recolección de datos y las características de las personas que
participen. También, se llevará a cabo una saturación de datos, es decir, al
momento que la información suministrada pueda interpretar y describir de
manera eficaz el fenómeno de estudio y los estudiantes ya no produzcan
información nueva se dará por concluido el tamaño de muestra (Hernández,
2014; Izcara, 2014).

654

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Procedimiento
Para la metodología cualitativa se realizarán entrevistas semiestructurada, la
cual constará de una guía que ayudará a conocer la percepción de la imagen
corporal, de la obesidad y del profesional de la salud con el propósito de
profundizar en las respuestas y tener un estudio más amplio. Es importante
señalar que en estos momentos se está detallando las preguntas necesarias
para abarcar los temas. Al terminó del instrumento se procederá a realizar una
entrevista como prueba piloto.
Para el método cuantitativo se empleó un cuestionario autoaplicable que
consta de tres dimensiones:
Datos personales: en esta sección se incluyen los datos sociodemográficos
del estudiante; Facultad a la que pertenece, edad, género, matrícula,
semestre, procedencia, financiamiento de estudios, ingreso económico
mensual y con quién habita. La segunda dimensión es el cuestionario de
Sociocultural Attitudes Towards Appearance Questionnaire-4 (SATAQ-4),
cuenta con 22 ítems con escala de Likert con un valor asignado que va desde
totalmente en desacuerdo (1) a totalmente de acuerdo (5).
La tercera dimensión son 18 figuras anatómicas de hombres y mujeres con
escala del 1 al 9 respectivamente (1 bajo peso; 2 y 3 peso normal; 4 y 5
sobrepeso; y 6, 7, 8 y 9 obesidad) en las cuales, los estudiantes seleccionarán
de acuerdo a su percepción: figura que los representa, figura que quisieran
tener, figura que representa un bajo peso, figura que representa un peso
normal, figura que representa sobrepeso y figura que representa obesidad.
También se procederá a diagnosticar su estado nutricio por medio del Índice
de Masa Corporal (IMC), por lo cual se le tomará la estatura a cada estudiante
(m2) así como su peso (kg).
Cabe aclarar que los datos que a continuación se describirán en la sección de
resultados, son datos preliminares de la fase cuantitativa que se obtuvieron a
través de la prueba piloto.
Resultados
La prueba piloto realizado en las Facultades de Salud Pública y Nutrición
(FaSpyN) así como también en la Facultad de Enfermería (FaEn) de la UANL,
obtuvo una muestra de 62 personas de las cuales varían de 18 a 24 años de
edad.
En la FaSPyN, se obtuvo una muestra de 34 estudiantes. El 50% de la
población estudiantil tiene 20 años. El promedio de edad es de 20.22 años
con una desviación estándar de ±1.17. Concluyendo que las edades oscilan
entre los 19.05 años a 21.39. Con un rango de edad de 6 años (Ver tabla 1).
El porcentaje de mujeres en la Facultad de Nutrición fue mayor al de hombres
(Figura 1).
655

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 1. Edad según género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y
Nutrición, 2015.
Edad

N
18
19
20
21
22
23
24

Total general
Fuente: Encuesta directa

Femenino
%
2
5.88
4
11.76
14
41.18
4
11.76
2
5.88
0
0.00
1
2.94
27
79.41

Masculino
N
%
0
0.00
1
2.94
3
8.82
2
5.88
1
2.94
0
0.00
0
0.00
7
20.59

Total
N
2
5
17
6
3
0
1
34

%
5.88
14.71
50.00
17.65
8.82
0.00
2.94
100.00
N=34

En la Facultad de Enfermería, se obtuvo una muestra de 28 estudiantes de los
cuales la mayoría eran mujeres (Figura 2). Se calculó que el 42.86% de los
universitarios tiene 20 años. Por lo tanto, el promedio de edad es de 20.82
años con una desviación estándar de ±1.38. De esta manera, se concluye que
las edades oscilan entre los 19.44 años a 22.2. Con un rango de edad de 5
años (Ver tabla 2).

656

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 2. Edad según género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.
Edad

N
18
19
20
21
22
23
24

Total general
Fuente: Encuesta directa

Femenino
%
0
0.00
2
7.14
8
28.57
3
10.71
3
10.71
1
3.57
2
7.14
19
67.86

Masculino
N
%
0
0.00
1
3.57
4
14.29
3
10.71
0
0.00
1
3.57
0
0.00
9
32.14

Total
N
0
3
12
6
3
2
2
28

%
0.00
10.71
42.86
21.43
10.71
7.14
7.14
100.00
N=28

Con un 88.24%, los estudiantes de la FaSPyN refirieron financiar sus estudios
con ayuda de sus padres u otras personas [Ver tabla 3], al igual que en la
FaEn con un 71.43% (Ver tabla 4).

657

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 3. Financiamiento de estudios de los estudiantes de la
Facultad de Salud Pública y Nutrición, 2015

N
Trabajo
Ayuda de padres u otras personas
Becas
Otros medios
Total general
Fuente: Encuesta directa

%
2
30
2
0
34

5.88
88.24
5.88
0.00
100.00
N=34

Tabla 4. Financiamiento de estudios de los estudiantes de la
Facultad de Enfermería, 2015
N
Trabajo
Ayuda de padres u otras personas
Becas
Otros medios
Total general
Fuente: Encuesta directa

%
6
20
1
0
28

21.43
71.43
3.57
0.00
100.00
N=28

Del total de los alumnos (mujeres y hombres) de la Facultad de Salud Pública
y Nutrición, al obtener mediante su peso y estatura el diagnóstico de su IMC,
se obtuvo que la mayoría de ellos (73.53%), se encuentran dentro del rango
normal (Figura 3).
De las 27 (79.41%) mujeres encuestadas en la FaSpyN, en base a su Índice
de Masa Corporal (IMC), 21 (61.76%) presentaron un diagnóstico de
normalidad, 5 (14.71%) de sobrepeso y solo 1 (2.94%) de obesidad grado I.
En cuanto al género masculino, de los cuales fueron encuestados 7 (20.59%)
hombres, se obtuvo que 4 de ellos (11.76%) presenta un IMC normal, 2
(5.98%) tiene sobrepeso y solo 1 (2.94%) presenta obesidad grado II (Ver
tabla 5).

658

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 5. Índice de Masa Corporal por género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y
Nutrición, 2015.
Femenino
Estado nutricio
Bajo Peso
Normal
Sobrepeso
Obesidad I
Obesidad II
Obesidad Mórbida
Total
Fuente: Encuesta directa

N

Masculino
%

0
21
5
1
0
0
27

0.00
61.76
14.71
2.94
0.00
0.00
79.41

N

Total
%

0
4
2
0
1
0
7

N

0.00
11.76
5.88
0.00
2.94
0.00
20.59

Figura 3. IMC en estudiantes de la
Facultad de Salud Pública y Nutrición
3% 3%
Normal
21%

Sobrepeso
Obesidad I

73%

Obesidad II

En la Facultad de Enfermería se presentó una mayor diversidad de
diagnósticos de IMC en contraste con los obtenidos en la Facultad de
Nutrición. El 57% de la población presentó normalidad mientras que dentro de
los diagnósticos de sobrepeso y obesidad se obtuvo un 39% (Figura 4).
Del total de mujeres (19), 12 (42.86%) presentaron un IMC normal, 4 (14.29%)
sobrepeso, 1 (3.57%) obesidad grado I y 2 (7.14%) presentó obesidad grado
II.
En el género masculino, de los cuales se obtuvieron 9 (32.14%) hombres, se
obtuvo un resultado donde 4 de ellos (14.29%) presenta un IMC normal, 2
(7.14%) tienen sobrepeso junto con 2 (7.14%) que presentan obesidad grado I
y solo 1 (3.57%) presenta bajo peso (Ver tabla 6).

659

%
0
25
7
1
1
0
34

0.00
73.53
20.59
2.94
2.94
0.00
100.00
N=34

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 6. Índice de Masa Corporal por género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.
Femenino
Estado nutricio
Bajo peso
Normal
Sobrepeso
Obesidad I
Obesidad II
Obesidad Mórbida
Total
Fuente: Encuesta directa

Masculino
%

N
0
12
4
1
2
0
19

N

0.00
42.86
14.29
3.57
7.14
0.00
67.86

Total
%

1
4
2
2
0
0
9

N

3.57
14.29
7.14
7.14
0.00
0.00
32.14

%
1
16
6
3
2
0
28

3.57
57.14
21.43
10.71
7.14
0.00
100.00
N=28

Figura 4. IMC en estudiantes de la
Facultad de Enfermería
4%
7%

Bajo peso

11%
21%

Normal
Sobrepeso
57%

Obesidad I
Obesidad II

El 64.71% de la comunidad FaSPyN tiene una percepción correcta acerca de
su estado nutricio. El 20.59% de los alumnos tiende a subestimar su peso y
solo el 14.71% de ellos lo sobrestima. (Ver tabla 7). Por otra parte el 53.57%
de los alumnos de la Facultad de Enfermería tiene una percepción correcta
acerca de su estado nutricio. El 25% de los alumnos tiende a sobrestimar su
peso y el 21.42 % de ellos lo subestima (Ver tabla 8).
La FaEn tiene más tendencia que la FaSPyN a no tener una correcta
apreciación de su imagen corporal.
Tabla 7. Subestimación y sobrestimación por género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición, 2015.
Femenino
Masculino
Total
N
%
N
%
N
%
Subestimación del estado nutricio
4
11.76
3
8.82
7
20.59
Sobrestimación del estado nutricio
4
11.76
1
2.94
5
14.71
Percepción correcta del estado nutricio
19
55.88
3
8.82
22
64.71
Total general
27
79.41
7
20.59
34
100.00
Fuente: Encuesta directa
N=34

660

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 8. Subestimación y sobrestimación por género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.
Femenino
Masculino
Total
%
N
N
%
N
Subestimación del estado nutricio
2
7.14
4
14.29
6
Sobrestimación del estado nutricio
4
14.29
3
10.71
7
Percepción correcta del estado nutricio
13
46.43
2
7.14
15
Total general
19
67.86
9
32.14
28
Fuente: Encuesta directa

%
21.43
25.00
53.57
100.00
N=28

Figura 5. Percepción de la imagen
corporal según IMC en FaSPyN y FaEn
FaSPyN

FaEn
64.71%

20.59% 21.43%

14.71%

Subestimación

53.57%

25%

Sobrestimación

Percepción correcta
de la imagen corporal

El 97% de los alumnos de la Facultad de Salud Pública y Nutrición (FaSPyN)
respondieron acertadamente a la silueta propuesta para indicar bajo peso.
El 82.35% de los estudiantes de FaSPyN respondieron correctamente a las
figuras que representan un peso normal. Solo el 55.88% ubicó las siluetas
correspondientes al sobrepeso, mientras que un 85.29% mencionó que las
siluetas de obesidad oscilaban entre la 5 y la 7 (Ver tabla 9).

Tabla 9. Percepción adecuada de estado nutricio por género de los estudiantes de la Facultad de
Salud Pública y Nutrición, 2015.
Siluetas
Bajo peso
Peso Normal
Sobrepeso
Obesidad
Fuente: Encuesta directa

Femenino
N
27
26
19
23

Masculino
%
79.41
76.47
55.88
67.65
661

N
6
2
0
6

Total
%
17.65
5.88
0.00
17.65

N
33
28
19
29

%
97.06
82.35
55.88
85.29
N=34

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El 100% de los estudiantes manifestó que la silueta 1 era la de bajo peso. En
cuanto a las personas que apreciaron correctamente las siluetas destinadas a
un peso normal tuvo un 82.14%, mientras que con un 96.43% correspondió a
la acertada elección de las siluetas de obesidad.
El sobrepeso expresado por parte de los estudiantes, fue en un 39.29%
correcto. Al parecer los alumnos de ambas facultades tienen problema en
distinguir este diagnóstico nutricional (Ver tabla 10).
Tabla 10. Percepción adecuada de estado nutricio por género de los
estudiantes de la Facultad de Enfermería
Siluetas

Femenino

Masculino

Total

N

N %

N

%

%

Bajo peso

19 67.86

9 32.14

28 100.00

Peso Normal

17 60.71

6 21.43

23 82.14

Sobrepeso

9

2 7.14

11 39.29

Obesidad

19 67.86

8 28.57

27 96.43

32.14

Fuente: Encuesta directa

N=28

Los alumnos de las dos Facultades tienen similitudes en apreciación de las
siluetas propuestas con su correcto diagnóstico. Sin embargo, la menos
acertada en ambas, fue el correspondiente al sobrepeso (Figura 6).

Con un 53%, las mujeres estudiantes de la Facultad de Nutrición tienen una
internalización delgada/baja en comparación con el 46.74% presentado por
las estudiantes de la Facultad de Enfermería. (Figura 7). Mientras que por el
lado masculino ocurre de distinta manera, el 49.78% manifestado por los
662

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

hombres de FaEn tiene una internalización delgada/baja la cual difiere muy
poco (46.86%) de los estudiantes de la FaSPyN (Ver tablas 11 y 12).
Tabla 11. Internalización delgada/baja grasa por género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición,
2015.

Yo quiero que mi cuerpo luzca muy delgado
Yo quiero que mi cuerpo luzca como si tuviera menos grasa
Yo pienso mucho en estar delgado/a
Quiero que mi cuerpo luzca con muy poca grasa coporal
Yo pienso mucho en tener muy poca grasa corporal
Internalización delgada/ baja grasa
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Femenino
Puntaje
%
11.41
77
48
7.11
74
10.96
87
12.89
69
10.22
355
52.59
675
100.00

Masculino
Puntaje
%
17
9.71
6.86
12
11.43
20
15
8.57
18
10.29
46.86
82
175
100.00
N=34

Tabla 12. Internalización delgada/baja grasa por género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.
Femenino
Masculino
Puntaje
%
Puntaje
%
Yo quiero que mi cuerpo luzca muy delgado
51
10.74
22
9.78
Yo quiero que mi cuerpo luzca como si tuviera menos grasa
36
7.58
14
6.22
Yo pienso mucho en estar delgado/a
49
10.32
27
12.00
Quiero que mi cuerpo luzca con muy poca grasa coporal
43
9.05
23
10.22
Yo pienso mucho en tener muy poca grasa corporal
43
9.05
26
11.56
Internalización delgada/ baja grasa
222
46.74
112
49.78
Puntaje máximo
475
100.00
225
100.00
Fuente: Encuesta directa
N=28

Figura 7. Internalización delgada/baja grasa en
estudiantes de FaSPyN y FaEn

52.59%
49.78%

Femenino

46.86%

46.74%

Masculino

Femenino

FaSPyN

Masculino
FaEn

En cuanto a la internalización muscular/atlética, el género masculino presenta
resultados mayores al género femenino (Figura 8). Los estudiantes de
nutrición presentan un 65.14% mientras que los estudiantes de enfermería un
59.56%. Por su parte, las mujeres un 50.37% (FaSPyN) y acercándose con un
47.79% las estudiantes de FaEn (Ver tablas 13 y 14).
663

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 13. Internalización muscular/atlética por género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición, 2015.

Es importante para mi lucir un cuerpo atlético
Yo pienso mucho en tener un cuerpo musculoso
Paso mucho tiempo haciendo actividades para verme más atlético
Yo pienso mucho en tener un cuerpo atlético
Paso mucho tiempo haciendo actividades para verme más musculoso/a
Internalización muscular/atlética
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Femenino
Puntaje
%
89
13.19
62
9.19
60
8.89
76
11.26
53
7.85
340
50.37
675
100.00

Masculino
%
Puntaje
14.29
25
24
13.71
24
13.71
23
13.14
10.29
18
114
65.14
175
100.00
N=34

Tabla 14. Internalización muscular/atlética por género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.

Es importante para mi lucir un cuerpo atlético
Yo pienso mucho en tener un cuerpo musculoso
Paso mucho tiempo haciendo actividades para verme más atlético
Yo pienso mucho en tener un cuerpo atlético
Paso mucho tiempo haciendo actividades para verme más musculoso/a
Internalización muscular/atlética
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Femenino
Puntaje
%
57
12.00
40
8.42
43
9.05
52
10.95
35
7.37
227
47.79
475
100.00

Masculino
Puntaje
%
32
14.22
25
11.11
26
11.56
27
12.00
24
10.67
134
59.56
225
100.00
N=28

Figura 8. Internalización
muscular/atlética en estudiantes de
FaSPyN y FaEn
65.14

50.37

59.56

47.79

Femenino

Masculino

Femenino

FaSPyN

Masculino
FaEn

Con el resultado más alto, sobre la presión que ejerce la familia se encuentran
las mujeres de la Facultad de Enfermería al arrojar un porcentaje de 44.74%
(Figura 9). Las mujeres en el área de Nutrición dieron como resultado un
41.3%. Mientras que los hombres tuvieron una menor cantidad, 40% en
FaSPyN y un 39.44% en FaEn (Ver tablas 15 y 16).
664

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 15. Presión familiar por género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición, 2015.
Femenino
Puntaje
%
8.89
48
10.19
55
9.81
53
67
12.41
223
41.30
100.00
540

Siento presión de mi familia para estar más delgado/a
Siento presión de mi familia para mejorar mi apariencia física
Mi familia me alienta a disminuir mi nivel de grasa corporal
Mi familia me alienta a estar en mejor forma
Presión familiar
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Masculino
Puntaje
%
11
7.86
12
8.57
15
10.71
18
12.86
56
40.00
140
100.00
N=34

Tabla 16. Presión familiar por género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.
Femenino
Puntaje
%
38
10.00
42
11.05
43
11.32
47
12.37
170
44.74
380
100.00

Siento presión de mi familia para estar más delgado/a
Siento presión de mi familia para mejorar mi apariencia física
Mi familia me alienta a disminuir mi nivel de grasa corporal
Mi familia me alienta a estar en mejor forma
Presión familiar
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Masculino
Puntaje
%
16
8.89
18
10.00
18
10.00
19
10.56
71
39.44
180
100.00
N=28

Figura 9. Presión familiar por género en
estudiantes de FaSPyN y FaEn
44.74

41.3

40

Femenino

Masculino

39.44

Femenino

FaSPyN

Masculino
FaEn

Los resultados más bajos en cuanto a algún tipo de presión sociocultural
sobre la imagen corporal, fueron los que ejercen la presión de los
compañeros/amigos (Figura 10), ya que no sobrepasaba del 40% y lo obtuvo
el género masculino de la Facultad de Salud Pública y Nutrición (Ver tablas 17
y 18).

665

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 17. Presión por compañeros/amigos por género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición, 2015.
Femenino
Puntaje
%
46
8.52
41
7.59
50
9.26
51
9.44
188
34.81
540
100.00

Mis compañeros/amigos me alientan a adelgazar
Siento presión de mis compañeros/amigos para mejorar mi apariencia física
Siento presión de mis compañeros/amigos para estar en mejor forma
Siento presión de mis compañeros/amigos para reducir mi nivel de grasa corporal
Presión por compañeros/amigos
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Masculino
Puntaje
%
15
10.71
13
9.29
15
10.71
13
9.29
56
40.00
140
100.00
N=34

Tabla 18. Presión por compañeros/amigos por género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.
Femenino
Puntaje
%
35
9.21
35
9.21
35
9.21
37
9.74
142
37.37
380
100.00

Mis compañeros/amigos me alientan a adelgazar
Siento presión de mis compañeros/amigos para mejorar mi apariencia física
Siento presión de mis compañeros/amigos para estar en mejor forma
Siento presión de mis compañeros/amigos para reducir mi nivel de grasa corporal
Presión por compañeros/amigos
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Masculino
Puntaje
%
16
8.89
15
8.33
18
10.00
16
8.89
65
36.11
180
100.00
N=28

Figura 10. Presión por
compañeros/amigos en estudiantes de
FaSPyN y FaEn
40
37.37

36.11

34.81

Femenino

Masculino

Femenino

FaSPyN

Masculino
FaEn

Casi acercándose al 50%, la población estudiantil masculina de la Facultad de
Enfermería (49.44%) dijo sentirse presionada por los medios de comunicación
(Figura 11). Por el contrario, la población femenina en la FaSPyN obtuvo un
45.93% siendo estos dos grupos los que arrojaron mayores porcentajes (Ver
tablas 19 y 20).
666

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 19. Presión por medio de comunicación por género de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición, 2015.
Femenino
Puntaje
%
62
11.48
59
10.93
66
12.22
61
11.30
248
45.93
540
100.00

Siento presión por de los medios de comunicación para estar en mejor forma
Siento presión de los medios de comunicación para estar más delgado/a
Siento presión de los medios de comunicación para mejorar mi apariencia
Siento presión de los medios de comunicación para reducir mi nivel de grasa corporal
Presión por medios de comunicación
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Masculino
Puntaje
%
14
10.00
15
10.71
16
11.43
13
9.29
58
41.43
140
100.00
N=34

Tabla 20. Presión por medios de comunicación por género de los estudiantes de la Facultad de Enfermería, 2015.
Femenino
Puntaje
%
45
11.84
38
10.00
43
11.32
41
10.79
167
43.95
380
100.00

Siento presión por de los medios de comunicación para estar en mejor forma
Siento presión de los medios de comunicación para estar más delgado/a
Siento presión de los medios de comunicación para mejorar mi apariencia
Siento presión de los medios de comunicación para reducir mi nivel de grasa corporal
Presión por medios de comunicación
Puntaje máximo
Fuente: Encuesta directa

Masculino
Puntaje
%
20
11.11
22
12.22
25
13.89
22
12.22
89
49.44
180
100.00
N=28

Figura 11. Presión por medios de
comunicación en estudiantes de FaSPyN
y FaEn
45.93

41.43

Femenino

49.44

43.95

Masculino

Femenino

FaSPyN

Masculino
FaEn

CONCLUSIÓN
En ambas facultades persiste un diagnóstico de IMC normal. Sin embargo,
apenas y se acerca a la mitad del total de alumnos lo cual nos quiere decir
que existen personas en otras clasificaciones de IMC, la mayoría en un
sobrepeso u obesidad.

667

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Existe una sobrestimación y subestimación del peso corporal en las dos
facultades, más en la FaEn que en la FaSPyN aunque en mayoría de
porcentaje se obtuvo una buena apreciación personal de su anatomía.
La Facultad de Enfermería arrojó más diversidad de personas con sobrepeso
y obesidad mientras que la Facultad de Salud Pública y Nutrición parece
mantenerse en cuanto al diagnóstico de normalidad de los estudiantes en
ambos géneros.
En ambas facultades se puede percibir que tienen la idea clara de lo que es
un bajo peso. Existe confusión en ambas cuando se trató de ubicar la silueta
con un diagnóstico de sobrepeso.
Los estudiantes en ambos géneros tienen una internalización
muscular/atlética compartida, ya no solo buscan adelgazar sino ganar
músculo en su anatomía. La influencia de los medios de comunicación parece
ser la más marcada en sus vidas, cada día en cualquier sintonía podemos ver
o escuchar los constantes anuncios por obtener un cuerpo delgado así como
también la venta de múltiples aparatos de ejercicio que ayudan a fortalecer el
cuerpo.
Para los alumnos es importante contar con una imagen corporal aceptable
para ellos mismos, la cual debido a sus formaciones académicas puede ser de
utilidad en su futuro profesional.

BIBLIOGRAFÍA
Aceves P., J.L, García V., S. y González P., A. (2011). Insatisfacción de la
imagen corporal y autopercepción en adolescentes de una escuela
secundaria. Revista de Neurología, Neurocirugía y Psiquiatría, 44(4),
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Fedullo, K., Hernández, K. &amp; Sánchez, A., (2015) Imagen corporal en jóvenes
universitarios. Revista Psicología y Salud, 25(1), 25.29.
Fernández, R. (2006). Investigación cualitativa y psicología social crítica en el
Chile actual: Conocimientos situados y acción política. Forum
Qualitative Social Research, 7(4), Art 38. Recuperado el 20 de mayo
de 2008, de http://www.qualitative-research.net/fqs-texte/4-06/06-4-38s.pdf
Hernández, R., Fernández, C., Baptista, P. (2014). Metodología de la
investigación. México: McGraw-Hill.
Husserl, E. (1998). Edmund Husserl. Invitación a la fenomenología. México:
Paidós
Izcara, D. (2014). Manual de investigación cualitativa. México. Ediciones
Coyoacán.

668

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Martínez, M. (2006). Ciencia y arte en la metodología cualitativa. México:
trillas.
Moreno, D. (2000). La Investigación Cualitativa en Salud. Revista Salud
Publica y Nutrición, 1(2). Recuperado el 19 de mayo de 2008, de
http://www.uanl.mx/publicaciones/respyn/i/2/ensayos/investigacion_cualitati
va.html
Rodríguez, G., Gil, J. y García, E. (1999). Metodología de la investigación.
Granada: Aljibe.
Tejada, J. (1997). El proceso de investigación científica. Barcelona: Fundación
“la Caixia”.

669

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Patrones de alimentación, trastornos de conducta
alimentaria y rendimiento académico en estudiantes de
FASPYN Y FTSYDH.
148

Isela Alejandra Espinoza Barroso
149
María Natividad Ávila Ortiz
RESUMEN
Actualmente México se enfrenta a una doble carga de malnutrición, el
consumo insuficiente o excesivo de alimentos. Adicionalmente, el acceso a la
universidad supone un cambio importante en los estudiantes, como la
modificación del estilo de vida, con repercusión negativa en patrones de
alimentación; y en consecuencia, aumento en el riesgo de presentar
Trastornos de Conducta Alimentaria (TCA). Por ello, el objetivo general de
este estudio es evaluar los patrones de alimentación y su relación con el
riesgo de trastornos de conducta alimentaria y el rendimiento académico, de
estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición (FaSPyN) y la
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano (FTSyDH) de la Universidad
Autónoma de Nuevo León. El método es mixto. En la parte cualitativa se
realizarán entrevistas semiestructuradas; en la cuantitativa se solicitaron datos
sociodemográficos, patrones de alimentación, rendimiento académico y se
aplicó el EAT-26 (Eating Attitudes Test). La muestra se conformó de 60
estudiantes, 30 de FaSPyN y 30 de FTSyDH. Los resultados son
preliminares, obtenidos de la prueba piloto y se enfocan sólo a uno de los
objetivos específicos de la investigación, encontrando que el promedio de
edad fue de19.35 años con una desviación estándar de ± 1.2. Predominaron
mujeres con el 85% y 15% hombres. El 3.3% de los estudiantes de FaSPyN
presentó riesgo de TCA mientras que FTSyDH no presento. La FTSyDH
mostró mayor índices de sobrepeso y obesidad 47 % en comparación con la
FaSPyN con 20.5%. Sobre el rendimiento académico el 41.4% de FaSPyN
presentó alto rendimiento. Conclusión. Los estudiantes de nutrición
presentan mayores índices de peso corporal normal y susceptibilidad en TCA,
tal vez porque poseen los conocimientos sobre la información nutricional de
los alimentos, además esta profesión está en constante preocupación por la
apariencia física y el buen estado de forma.
Palabras clave: patrones de alimentación, estudiantes, trastornos de
conducta alimentaria.

148

Estudiante de la Maestría en Ciencias en Salud Pública del Posgrado de la Facultad de Salud
Pública y Nutrición de la Universidad Autónoma de Nuevo León.
149
Profesora-Investigadora de la Facultad de Salud Pública y Nutrición de la Universidad
Autónoma de Nuevo León, México.

670

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

INTRODUCCIÓN
Hoy en día México se enfrenta a una doble carga de malnutrición, el consumo
insuficiente o excesivo de alimentos. Una mala nutrición puede suceder en
cualquiera de las etapas de la vida, presentando como causas varios factores.
En los estudiantes universitarios se caracteriza por la falta de tiempo, los
medios de comunicación, el estrés, el no ser residente local entre otras,
disminuyendo su desempeño académico, la reducción de la inmunidad,
aumentando la vulnerabilidad a las enfermedades, alterando el desarrollo
físico y mental, y reduciendo la productividad (Deliens et al., 2013).
Entre las enfermedades que aumentan por la mala nutrición son los trastornos
de conducta alimentaria, los cuales se caracterizan por el hecho de que la
persona se prohíba la comida o en el otro extremo de consumir comida en
exceso en tiempos cortos. Es por ello, que es importante que las personas
sigan una alimentación adecuada (Sáenz, González &amp; Díaz, 2011; Portela, da
Costa, Mora, &amp; Raich, 2012; De Young, Lavender, Crosby, Wonderlich, Engel,
Mitchell, Crow &amp; Le Grange, 2014).
Los trastornos de conducta alimentaria han sido ampliamente estudiados en
escolares y estudiantes de secundaria, pero de manera escasa en estudiantes
universitarios. El acceso a la universidad supone un cambio importante en el
individuo, que puede repercutir en su estilo de vida, lo que convierte a este
subgrupo poblacional en vulnerable desde el punto de vista nutricional
(Deliens, Clarys, De Bourdeaudhuij, &amp; Deforche, 2014).
Los estudiantes en el área de la salud, especialmente la de nutrición,
presentan mayor susceptibilidad al desarrollo de esta enfermedad con una
prevalencia del 35%, debido a que poseen los conocimientos sobre la
información nutricional de los alimentos, además esta profesión está en
constante preocupación por la apariencia física y el buen estado de
forma. Este contexto, combinado con el conocimiento de los alimentos
adquiridos en el curso de Nutrición, hace que el grupo merezca atención
debido a un mayor riesgo de desarrollar trastornos de la alimentación (Silva,
de Jesus, Kirchoff, &amp; Aguiar, 2012).
La mala calidad de la dieta que llevan los estudiantes se asocia con una
disminución de la asistencia y la atención en clases. Un estudio público que
los estudiantes que llevan una alimentación saludable reflejan mejor
rendimiento académico (Ogunsile, 2012).
En los países occidentales industrializados los trastornos de conducta
alimentaria entre mujeres adolescentes y adultas jóvenes presentan una
prevalencia que fluctúa entre 1% y 8%, siendo más frecuente la bulimia
nerviosa que la anorexia nerviosa (Unikel, &amp; Caballero, 2010).
Alrededor del 50% de todos los pacientes con anorexia logran recuperarse,
mientras que hasta un 20% mueren de complicaciones de la enfermedad. En
671

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

cuanto a la bulimia nerviosa, la tasa de recuperación es ligeramente
superior. En México la prevalencia de los trastornos alimentarios fue de 1.8%
de bulimia nerviosa en mujeres y de 0.8% en hombres de 18 a 65 años
(Unikel, &amp; Caballero, 2010).
El acceso a la universidad supone un cambio importante en los estudiantes,
como la modificación de estilo de vida, con repercusión negativa de patrones
de alimentación; y en consecuencia, aumento de riesgo de su prevalencia Sin
embargo, son escasas las investigaciones en este campo de estudio. Los
trastornos de conducta alimentaria son de difícil tratamiento y conllevan daños
a la salud ya que predisponen a la desnutrición y obesidad; a la mala calidad
de vida, al menor rendimiento académico y a altas tasas de comorbilidad
psicosocial y mortalidad prematura (Deliens et al, 2014).
Es por ello, que en este estudio se pretende describir los patrones de
alimentación y comparar el riesgo de trastornos de conducta alimentaria y el
estado nutricio, de estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición y la
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma
de Nuevo León. Cabe aclara que los resultados que se presentarán en el
documento sólo describen resultados preliminares de uno de los objetivos
específicos de la investigación, el cual se desprende del objetivo general que
consiste en evaluar la relación de los patrones de alimentación y la
prevalencia de trastornos de conducta alimentaria en el rendimiento
académico, de estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición y la
Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma
de Nuevo León.
METODOLOGÍA
Para la presente investigación se tiene previsto emplear una metodología
mixto “puro” que consiste en tener el mismo estatus la metodología
cuantitativa y la metodología cualitativa para obtener mayor información que
complemente los resultados y favorezca la creación de perspectivas más
amplias para el estudio, asimismo, incrementar su validez y credibilidad
(Hernández, Fernández, &amp; Baptista, 2014; Izcara, 2014).
La metodología cuantitativa se realizará por medio de un diseño no
experimental, eligiendo la clasificación de diseño transversal para adquirir la
frecuencia e interrelación de las variables, además los datos se recolectaran
en un momento de tiempo determinado.
Tanto en la metodología cuantitativa como en la cualitativa cuentan con las
mismas unidades de observación: Estudiantes de licenciatura entre 18 y 24
años de las Facultad de Salud Pública y Nutrición y Trabajo Social y
Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma de Nuevo León.

672

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los criterios de inclusión de la investigación son:
•
Estudiantes a partir del segundo semestre que estén inscritos
en la Facultad de Salud Pública y Nutrición o en la Facultad de
Trabajo Social y Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma
de Nuevo león.
•
Estudiantes inscritos en las facultades anteriores que presenten
edades entre 18 a 24 años.
Criterios de exclusión:

Semestre anterior cursado en otra universidad (intercambio).

Estudiantes de posgrado.

Estudiantes que descansaron un semestre.
Criterios de Eliminación:
En las dos metodologías se contaran con los mismos criterios de
eliminación:

Cuestionarios que no estén contestados correctamente o
incompletos.
Para la metodología cualitativa se pretende desarrollar información descriptiva
y consiste en comprender los fenómenos desde las perspectivas de las
persona en su entorno. Este método es humanista, flexible, naturalista e
interpretativo, en el cual, el investigador es un instrumento durante el proceso
(Hernández, 2014; Izcara, D.2014).
El método cualitativo que se utilizará será el fenomenológico con el que se
busca obtener información de los estudiantes de como experimentan, viven y
perciben el tema de estudio. Además este abordaje posibilitará la obtención
de una imagen realista y fiel de las personas entrevistadas, identificando
pautas de pensamiento y abordando un número limitado de casos bajo una
perspectiva integral permitiendo el acceso a sus esferas privadas (Denzin y
Lincoln, 2003; Husserl, 1998).
MUESTRA CUALITATIVA
Los participantes serán elegidos a través de un muestreo intencional. La
técnica que se utilizará para la recolección de datos fue la entrevista
semiestructurada, la cual generó una gran cantidad de datos descriptivos a
través de las mismas palabras de los participantes en el estudio. Hoyos y
Vargas (1997), afirman que la entrevista se utiliza para obtener la mayor
cantidad de tópicos sobre la experiencia vital de un individuo, sus
concepciones, creencias, percepciones, practicas, hábitos y costumbres; sirve
para obtener el mayor conocimiento posible sobre el entrevistado.
La muestra para la presente investigación utilizará el criterio de saturación
basado en lo señalado por Álvarez-Gayou (2003), partiendo del hecho que en
la investigación cualitativa lo objetivo no es maximizar números, sino llegar a
ser saturado con la información del tema, ya que es más importante trabajar
673

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

más tiempo y con mayor cuidado con menos gente, que más superficialmente
con muchas personas.
Como prueba piloto en la parte cualitativa sólo se realizó una entrevista
semiestructurada, en la FaSPyN, tuvo una duración de 30 minutos, la cual dio
pauta para hacer modificaciones a la guía de la entrevista semiestructurada.
MUESTRA CUANTITATIVA
La muestra se obtuvo mediante un muestreo aleatorio sistemático que
consiste, en enumerar a los salones y seleccionarlos al azar. Se utilizará
el programa EPIDAT.
El Cálculo de tamaño de muestra se realizó con base a la primera
hipótesis establecida:

“El 20% de los estudiantes de FaSPyN presentan trastornos de
conducta alimentaria en comparación al 10% de FTSyDH”, con un
nivel de confianza de 95%, un poder estadístico de 80%. Se requiere
un tamaño de muestra de 157 estudiantes para FaSPyN y 157
estudiantes para FTSyDH.
Se utilizó el programa Fisterra para el cálculo del tamaño de muestra de los
estudiantes universitarios.
PROCEDIMIENTO
Para obtener datos de la prueba piloto se determinó realizar una muestra de
30 estudiantes de cada facultad, teniendo como muestra total 60 estudiantes
de sexo indistinto. El trabajo de campo se efectuó en la Facultad de Salud
Pública y Nutrición y en la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de
la Universidad Autónoma de Nuevo León a través de un cuestionario que
solicitaba datos sociodemográficos, sobre patrones de alimentación,
rendimiento académico y se empleó el instrumento EAT 26. Cuando los
estudiantes terminaban de contestar el cuestionario, se realizaban mediciones
de peso y talla, esto con la finalidad de obtener su índice de masa corporal.
Se debe recalcar que las autoras de este texto están conscientes que la falta
de representatividad y que sólo son resultados de la prueba piloto limita el
alcance de las conclusiones vertidas en estas páginas. Sin embargo, se
espera que este estudio sea terminado en su totalidad y que las reflexiones
difundidas en estas páginas sean un aliciente para seguir investigando sobre
los patrones de alimentación y trastornos de conducta alimentaria en
universitarios.
RESULTADOS
Se aplicaron 84 cuestionarios, 41 de FaSPyN y 43 FTSyDH. De esos
cuestionarios se eliminaron 11 debido a que no estaban contestados
correctamente o estaban incompletos, otros 13 cuestionarios fueron
674

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

descartados, ya que los estudiantes eran menores de edad. En total, el grupo
de estudios fue de 60 estudiantes universitarios, 30 pertenecieron a FaSPyN y
la otra mitad a FTSyDH. El promedio de edad para la población fue 19.35
años con una desviación estándar de ± 1.2. En cuanto al sexo, el 85% fueron
mujeres y 15% hombres. Referente al semestre en el que se encuentran 50%
son de segundo, 28% de cuarto y el resto de sexto semestre. Del total de los
estudiantes 95% son locales y el resto son estudiantes foráneos (Tabla 1).
Tabla 1
DATOS SOCIODEMOGRÁFICOS
FACULTAD
Total

%

FaSPy N

30

50

RTSyDH

30

50

SEMESTRE
Segundo

30

50

Cuarto

17

28

Sexto

13

21.7

Femenino

9

15%

Masculino

51

85%

18

19

31.7

19

13

21.7

20

20

33.3

21

6

10

23

2

3.3

Local

57

95

Foráneo

3

5

SEXO

EDAD

PROCEDENCIA

En la FaSPyN el 72% de los alumnos son mujeres mientras que el 28 % son
hombres. En la FTSyDH el 97% de los estudiantes son mujeres y el 3 % son
hombres.

675

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

TABLA 2
SEXO
FASPYN

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

Mujer

22

72.4

29

96.7

Hombre

8

27.6

1

3.3

Con respecto a las edades, en la FaSPyN la edad de 20 años predomina con
58.6%, mientras que en la FTSyDH predomina la edad de 18 años con 57%.
Se observó que el 93 % de los alumnos de la FaSPyN residen en el municipio
de monterrey o en el área metropolitana. En la FTSyDH todos los alumnos
son procedentes del municipio monterrey o de su área metropolitana.

TABLA 3
EDADES DE LOS UNIVERSITARIOS
FASPYN
FTSYDH
N=30
2
18 años
5
19 años
18
20 años
3
21 años
2
23 años

676

%
6.9
17.2
58.6
10.3
6.9

N=30
17
7
3
3
0

%
56.7
23.3
10.0
10.0
0.0

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

TABLA 4
PROCEDENCIA
FASPYN
%

N=30

%

28

93.1

30

100

2

6.9

0

0

Local
Foráneo

FTSYDH

N=30

La facultad que presentó mayor porcentaje de estudiantes con peso normal
fue la FaSPyN con 76 % mientras que la FTSyDH sólo cuenta con 43% de
estudiantes en peso normal, también se observó que esta facultad cuenta con
un alto porcentaje de alumnos con obesidad (27%), sobrepeso (20%) y bajo
peso 10%.

TABLA 5
ÍNDICE DE MASA CORPORAL
FASPYN

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

Bajo peso

1

3.44

3

10

Peso normal

23

75.8

13

43

Sobrepeso

4

13.7

6

20

Obesidad

2

6.8

8

27

En la FaSPyN el 63.3% de los alumnos acuden en turno matutino y el 36.7 %
en turno vespertino, mientras que en la FTSyDH tienen una distribución
equitativa.

677

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
TABLA 6
TURNO AL QUE ASISTEN A CLASES
FASPYN
FTSYDH
N=30

%

N=30

%

Matutino

19

63.3

15

50

Vespertino

11

36.7

15

50

Sólo el 16.7 % de los alumnos de la FaSPyN tienen un empleo además de
acudir a la universidad. En la FTSyDH 23.3% se encuentran en esta situación.

TABLA 7
ESTUDIANTES QUE TRABAJAN
FASPYN
FTSYDH
N=30
Sí

5

No

25

%

16.7
83.3

N=30
7
23

%

23.3
76.7

El 63.3 % de los alumnos de la FaSPyN cuentan con beca y la mitad de los
alumnos de la FTSyDH tienen beca.

TABLA 8
ESTUDIANTES CON BECA
FASPYN
FTSYDH
N=30
Sí

19

No

11

%
63.3
36.7

N=30
15
15

%
50
50

La mayor parte de los alumnos (90%) de la FaSPyN vive con sus padres y la
totalidad de los alumnos de la FTSyDH vive con sus padres.

678

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

TABLA 9
CON QUIEN VIVE
FASPYN
N=3
%
0
1
3.3
Sólo

FTSYDH
N=30 %
0

0

Pareja

1

3.3

0

0

Amigo

1

3.3

0

0

Padres

27

90

30

100

Sólo el 26.7% de los alumnos de la FaSPyN pertenecen a un grupo deportivo
y en la FTSyDH tan sólo 13.3 % está en un grupo deportivo.

TABLA 10
PERTENECE A EQUIPO DEPORTIVO
FASPYN
FTSYDH
N=30
Sí

9

No

21

%

30
70

N=30
4
26

%

13.3
86.7

En la FaSPyN la mitad de los alumnos dedica más de 3 horas a estudiar fuera
de la escuela, el 40% dedica una o 2 horas y solo el 6.7% no lo hace. En
cambio en la FTSyDH el 3.3 % estudia más de 3 horas fuera de la escuela, la
gran mayoría (80%) estudia una o dos horas y el 17.6 no lo hace.
TABLA 11
HORAS DE ESTUDIO FUERA DE CLASES
FASPYN
FTSYDH

Ninguna
Una o dos hr
Más de 3 hrs.

N=30

%

N=30

%

3

10

5

16.7

12

40

24

80

15

50

1

3.3

En la FASPYN el 60 % de los alumnos acuden a clases durante todo el mes,
el 30 % falta una o dos veces y el 6.7 % más de 3 veces. En la FTSYDH el
36.7 % de los alumnos acuden a clases todos los días durante el mes, el 53.3
% falta una o dos veces y el 10 % más de 3 veces.

679

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

TABLA 12
FALTAS EN UN MES
FASPYN

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

Ninguna

19

63

11

36.7

Una o dos veces

9

30

16

53.3

Más de tres veces

2

7

3

10

El 33.3 % de los alumnos de la FaSPyN han desacreditado una materia
alguna vez durante su carrera y tan sólo el 13.3 % de los alumnos de la
FTSyDH lo han hecho.

TABLA 13
DESACREDITADO ALGUNA MATERIA
FASPYN

Sí
No

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

10

34

4

13.3

20

66

26

86.7

De acuerdo a la consideración del alumno de su rendimiento académico el
57% en FaSPyN considera que es bueno y en FTSyDH el 70%. Ahora bien, el
16.7% en la primera facultad consideran su rendimiento es muy bueno
mientras que en FTSyDH ningún alumno considera ser muy bueno.

TABLA 14
CONSIDERACIÓN DE RENDIMIENTO
FASPYN

Muy bueno

680

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

5

16.7

11

0

Bueno

18

60

16

70

Regular

4

13.3

3

30

Malo

2

6.7

0

0

Muy malo

1

3.3

0

0

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El 13% de los estudiantes de FaSPyN considera su rendimiento académico
peor a comparación al de sus compañeros. El 77% de FTSyDH indica tener
igual rendimiento que los demás y FaSPyN el 53%.

TABLA 15
COMPARACIÓN DE RENDIMIENTO / COPAÑEROS
FASPYN

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

Mejor

9

30

7

23.3

Igual

16

53.3

23

76.7

Peor

5

16.6

0

0

El 57% de los estudiantes encuestados en FaSPyN realizan siempre tres
tiempos de comida en cambio, con el mismo porcentaje en FTSyDH realizan
los tres tiempos de comida pero solo algunas veces.

TABLA 16
REALIZA TRES TIEMPOS DE COMIDA
FASPYN

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

Siempre

17

56.7

9

30

Algunas veces

11

36.7

17

56.7

Nunca

2

6.6

4

13.3

El tiempo de comida que más se les complica realizar a los alumnos de ambas
facultades es el desayuno, el 47% en FaSPyN y 56.7% en FTSyDH se les
dificulta consumir alimentos durante la mañana, sin embargo, el 20% de los
alumnos de FaSPyN no se les complica realizar ningún tiempo de comida en
comparación con el 7% de los alumnos de FTSyDH.

681

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
TABLA 17
TIEMPO DE COMDIA CON MAYOR DIFICULTAD
FASPYN

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

Desayuno

14

46.7

17

56.7

Comida

5

16.7

6

20

Cena

4

13.3

5

16.7

Ninguna

7

23.3

2

6.7

La mayoría de los alumnos consumen sus alimentos en casa, predominan los
alumnos de FTSyDH (83%) seguido de FaSPyN (73.3%), el resto de los
alumnos de ambas facultades ingiere sus alimentos en la cafetería de la
escuela, excepto sólo una persona que ingiere alimentos en puestos de
comida.
TABLA 18
DÓNDE CONSUMEN SUS ALIEMENTOS
FASPYN

Casa
Cafetería de la uni
Puestos de comida
Restaurantes

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

22

73

25

83.3

8

27

4

13.3

0

0

1

3.3

0

0

0

0

Un dato interesante es que en ambas facultades más de la mitad de los
estudiantes seleccionan sus alimentos por gusto (FaSPyN con 57% y FTSyDH
con 67%). En el caso de la Facultad de Salud Pública y Nutrición el 20% de
los estudiantes selecciona por valor nutricional en cambio en FTSyDH sólo es
el 3.3. En la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano el 16.7%
realizan su selección conforme el costo de los alimentos mientras que en
FaSPyN es el 13.3%.

TABLA 19
PORQUÉ SELECCIONAN SUS ALIMENTOS
FASPYN
N=30
%
Gusto
17
56.7
Costo
4
13.3
Calidad
1
3.3
Valor nutricional
6
20
Recomendaciones médicas
2
6.6
Otros
0
0.0

682

FTSYDH
N=30
%
20
66.7
5
16.7
3
10.0
1
3.3
1
3.3
0
0.0

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Estos hallazgos concuerdan con la interrogante “¿en qué se basan sus
hábitos alimenticios?” ya que la mitad de los estudiantes de ambas facultades
lo hace por costumbre, además, en segunda opción FaSPyN arrojó que el
20% de los alumnos se fundamentan en una dieta y el 30% de FTSyDH indicó
que sus hábitos se deben a lo que pueden costear.
TABLA 20
EN QUE BASAN SUS HÁBITOS DE ALIMENTACIÓN
FASPYN
FTSYDH
N=30

%

N=30

%

Costumbre

14

46.7

15

50.0

Dieta

6

20

3

10.0

Facilidad de elaboración

3

10

3

10.0

Lo que pueden costear

5

16.7

9

30.0

Problemas de salud

2

6.6

0

0.0

Enseguida se describe una lista que contiene los 20 alimentos que los
universitarios de ambas facultades consumen con mayor frecuencia y
porcentaje antes de asistir a clases. Se observo que los alimentos pertenecen
a los diferentes grupos de alimentos, los principales son la tortilla de maíz y de
harina, el consumo de agua, de pan integral, leche, avena, aceite, huevo,
plátano, pan dulce entre otros, pudiendo observar cierto patrón de
alimentación de los estudiantes universitarios.
Alimento

Frecuencia

%

Tortilla de maíz

42

70

Tortilla de harina

42

70

Agua

42

70

Pan Integral

24

40

Leche

24

40

Avena

14

23.3

Aceite

14

23.3

Huevo

13

6.7

Plátano

12

5

Pan dulce

12

5

Cereal con azúcar

12

5

Frijol

12

5

Yogurt

11

18.3

Galletas

11

18.3

Pollo

10

10
683

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Soda

8

13.3

Aguacate

7

11.7

Queso

6

10

Lechuga

6

1.7

Tomate

6

8.3

Fuente: Cuestionario autoaplicable.

N=60

Del total de los estudiantes entrevistados en ambas facultades tan sólo un
estudiante que pertenece a la FaSPyN presentó riesgo de padecer trastornos
de conducta alimentaria.
TABLA 21
RIESGO TCA
FASPYN

Riesgo
No riesgo

FTSYDH

N=30

%

N=30

%

1

3.3

0

0

29

96.6

30

100

Respecto a la valoración del rendimiento académico, de los 29 alumnos de
FaSPyN la mayoría arrojó tener un alto rendimiento académico (47%). El 31%
presentó un rendimiento académico moderado, 20.7% rendimiento bajo y tan
solo el 6.9% tienen rendimiento muy bajo.
TABLA 22
RENDIMIENTO ACADEMICO
N=30

%

Muy bajo

2

6.9

Bajo

6

20.7

Moderado

9

31

Alto

13

41.4

CONCLUSIÓN
Los patrones de alimentación de los estudiantes universitarios de ambas
facultades no presentaron diferencia significativa al evaluar: qué, cómo,
cuándo y dónde consumen sus alimentos. Referente al IMC a pesar de que la
mayoría de los estudiantes de la Facultad de Salud Pública y Nutrición
684

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

presentan índices normales se encontró sobrepeso u obesidad. En el caso de
la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano, de los estudiantes
evaluados prevaleció el sobrepeso y la obesidad.
A pesar de que la evaluación de los estudiantes no arrojó gran prevalencia de
presentar riesgo de trastornos de conducta alimentaria, el porcentaje se
presentó en la Facultad de Salud Pública y Nutrición.
Referente al rendimiento académico de los universitarios de la Facultad de
Salud Pública y Nutrición demostró que la consideración que tienen los
alumnos sobre su rendimiento académico concuerda con sus calificaciones.
Más de la mitad de los estudiantes presentan moderado y alto rendimiento
académico. Algunos factores a considerar son que la mayoría de los
estudiantes dedican más de tres horas a estudiar fuera de la escuela, no han
desacreditado materias y tienden a no faltar a clases.

REFERENCIAS
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Paidós.
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Deliens, T., Clarys, P., De Bourdeaudhu, B., &amp; Deforche, B. (2013) Weight,
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Hoyos, G. y Vargas, G. (1997), La teoría de la acción comunicativa como
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Ogunsile, S. (2012). The Effect of Dietary Pattern and Body Mass Index on the
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Portela, M.L., da Costa, H., Mora, M., &amp; Raich, R.M. (2012). La epidemiología
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Fuente Muñiz.

686

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Influencia del apoyo social en las conductas sexuales de
adolescentes de una escuela pública de educación media
superior del Estado de Nuevo León.
150

Karen Marlene Velazquez Ayala
151
Dante Octavio Isau Garza Fabela
152
Lubia Del Carmen Castillo Arcos
153
Raquel Alicia Benavides Torres

RESUMEN
El objetivo de este artículo es describir la influencia del apoyo social en las
conductas sexuales en adolescentes de una institución de educación media
superior del Estado de Nuevo León, México. Metodología: Se trabajó con un
diseño de estudio descriptivo, realizando análisis secundario de datos, la
población estuvo conformada por adolescentes de 14 a 17 años de edad, se
trabajó una muestra de 193 adolescentes en la línea basal utilizando la
Escala de Provisión Social para Sexo de (Darbes y Lewis, 2005). Resultados:
Los resultados revelaron que el 44.4% mencionó que su proveedor de salud
era principalmente personal médico, se encontró que los adolescentes
mencionaron tener un mayor apoyo familiar si llegaran a tener alguna
infección de transmisión sexual. Por otro lado, el 8.4% refirió no estar de
acuerdo o no sentirse cómodo al hablar sobre alguna temática de sexualidad
con su familia, en comparación del 41.7% que dijo confiar en su proveedor de
salud para obtener información sobre la práctica de sexo seguro. Conclusión:
A través de esta investigación se identificaron aspectos que nos permitieron
conocer cómo percibe el apoyo social el adolescente de sus diferentes redes
sociales, ante esto la importancia del involucramiento de los padres en la
educación sexual de sus hijos, intervención de profesionales en salud pública
mediante así como el fortalecimiento de programas enfocados al acceso y
servicios de salud en este grupo poblacional.
Palabras clave: adolescentes, conducta sexual, apoyo social.

150

Licenciada en Enfermería por la Facultad de Enfermería de la Universidad Autónoma de
Nuevo León, México.
151
Licenciado en Trabajo Social y Desarrollo Humano por la Facultad de Trabajo Social y
Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma de Nuevo León, México.
152
Profesora-Doctorada de la Facultad de Enfermería de la Universidad Autónoma del Carmen,
Campeche, México.
153
Profesora-Doctorada de la Facultad de Enfermería en el Centro de Investigación y Desarrollo
en Ciencias de la Salud de la Universidad Autónoma de Nuevo León, México.

687

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

INTRODUCCIÓN
Un tema que ha causado interés entre los profesionales de la salud es el de la
sexualidad ya que ha generado un alto impacto social que se ha visto
reflejado en la disminución de la edad en el inicio de la vida sexual y en el
incremento de infecciones de trasmisión sexual (ITS) así como del virus de
inmunodeficiencia humana (VIH) (Andrade, Betancurt y Palacios, 2006).
A nivel mundial desde la aparición del VIH, casi 60 millones de personas se
han infectado de este virus así como aproximadamente 25 millones de
personas han fallecido a causa de esta pandemia. Para el 2008, existían 33.4
millones de personas que vivían con el virus mientras que se causaron 2.7
millones de nuevos casos, de los cuales el 40% de estas la representaron
jóvenes mayores de 15 años a nivel mundial (ONUSIDA, 2008).
En lo que respecta a América Latina, se estima que existe 2.1 millones de
personas que viven con el VIH/SIDA, de los cuales 740,000 son jóvenes de
entre los 15 y los 24 años, mientras que en México para el 2011 se reportó
que existían 151,614 casos acumulados de SIDA en donde 11 573 son
hombres y 5531 son mujeres de entre 15 a 19 años. De estos casos
existentes a nivel nacional 4221 casos se han reportado el estado de Nuevo
León (Centro Nacional para la Prevención y el Control del VIH/SIDA
[CENSIDA], 2011; Fondo de las Naciones Unidas para la Infancia [UNICEF],
2005; ONUSIDA, 2008).
Ante la presencia de altas estadísticas en casos de infección entre
adolescentes es de vital importancia conocer las conductas que adoptan y que
los exponen al alto riesgo de contagio, ya que durante este periodo comienza
el mayor interés por el sexo y suelen presentarse las primeras relaciones
sexuales, esto debido a que la adolescencia es una etapa de transición que
se conforma de una serie de cambios a nivel biológico, físico, emocional y
social, significando así el paso de la niñez a la adultez; es importante
mencionar que en México muchos de los casos, la primera relación sexual
suele presentarse durante la adolescencia alrededor de los 15 y 19 años, en
donde los hombres tienden a comenzar su vida sexual de forma precoz en
comparación con las mujeres, siendo éstas quienes alcanzan primeramente
la madurez sexual, por lo cual existe una mayor posibilidad de que los
154
adolescentes adopten conductas sexuales de riesgo
(Espada, Quiles y
Méndez, 2003; Fondo de Población de las Naciones Unidas [UNFPA], 2010;
Orcasita et al., 2010).
154

Las conductas sexuales de riesgo se pueden definir como la exposición a una evento que
pueda ser dañino para la salud propia o a la salud de otra persona en donde exista la posibilidad
de contaminación por alguna infección de trasmisión sexual inclusive del VIH, entre algunas
conductas sexuales de riesgo que el adolescente practica son relaciones sexuales sin protección,
mantener relaciones con múltiples parejas así como el uso de drogas con material que ya ha
utilizado por otras personas (Gonçalves, Castellá y Carlotto, 2007; Espada, Quiles y Méndez,
2003; Orcasita et al., 2010).

688

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La práctica de las conductas sexuales suelen ser producto de distintos
factores que disminuyen la capacidad del adolescente para protegerse y
proteger a otras personas, algunos de estos factores son la falta de
conocimientos, las oportunidades de obtener servicios de salud, las normas
culturales y creencias que pueden actuar como una barrera para que reciban
los mensajes de lo que es una conducta sexual saludable, por consiguiente
para que el adolescente sea capaz de llevar una sexualidad saludable, es
importante que cuente con buenas redes sociales que sean capaz de brindar
155
apoyo social
que permita influir de manera positiva en el bienestar
psicológico y físico del mismo (Orcasita et al., 2010).
Dentro de estas redes sociales que permitirán al adolescente enfrentar este
proceso de maduración se encuentran:
1. Amigos: tienen influencia sobre el adolescente para realizar actos que
puedan beneficiar o perjudicar su vida, así mismo influyen en la toma de
decisiones para usar medidas de prevención de riesgo, durante la relaciones
del adolecente. (Sioneanet al., 2002).
2. Familia: es el círculo social en donde comienza la educación del individuo,
se ha demostrado que los adolescentes que viven con ambos padres
biológicos, presentan una menor probabilidad de comenzar su vida sexual
precozmente comparados con aquellos que se encuentran en familias de un
solo progenitor o reconstituidas (Andrade, Betancourt y Palacios; 2006).
3. Proveedor de salud: actúa como apoyo mediante actos de consejería que
influyen en el desarrollo de conductas que le permitan al adolescente
comprender su proceso de madurez y sus conductas y el aprendizaje de
técnicas para conocer las consecuencias de sus actos así como el de
planificar metas a largo plazo (Mota et al., 2008).
4. Pareja: actualmente las diferencias existentes entre los roles que juegan el
hombre y la mujer ante la sociedad afectan directamente en la toma de
decisiones en cuanto al ejercicio de una sexualidad responsable, ya que en
muchas parejas las mujeres no pueden pedir a sus compañeros sexual la
utilización de algún método de protección o no son capaces de decir en qué
momento llevar a cabo una relación sexual, por lo cual les hace desconocer el
comportamiento sexual e ignoran el hecho de estar en riesgo o no (Robles et.
al, 2006).

155

El apoyo social se constituye como factor de protección en el bienestar del adolescente, ya
que brinda apoyo emocional, material e informacional, los cuales generan recursos de apoyo
valiosos para enfrentar las situaciones de riesgo que se pueden presentar en esta etapa del ciclo
de vida (Orcasita y Uribe, 2010).

689

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Es así que
el apoyo social brinda herramientas a nivel emocional,
instrumental e informacional ya que cumple con las necesidades del proceso
de desarrollo de cada persona, proporcionando así los recursos para el
adecuado afrontamiento de esta etapa.
En estudios previamente realizados se ha asegurado que el contar con una
buena red de apoyo social es fundamental para poder cerciorarse de que se
cuenta con una buena capacidad de afrontamiento para superar eventos que
el adolescente sufrirá durante este periodo y es muy importante que los
adolescentes cuenten con el apoyo familiar (Orcasita et al., 2010; Orcasita y
Uribe, 2010).
OBJETIVO GENERAL
Describir la influencia del apoyo social en conductas sexuales en
adolescentes de educación media superior de la Preparatoria Técnica Médica
de la Universidad Autónoma de Nuevo León del municipio de Monterrey,
Nuevo León.
OBJETIVOS ESPECÍFICOS
Describir el apoyo social de los adolescentes de educación media superior de
la Preparatoria Técnica Médica de la Universidad Autónoma de Nuevo León,
México.
Describir las conductas sexuales en los adolescentes de educación media
superior de la Preparatoria Técnica Médica de la Universidad Autónoma de
Nuevo León, México.
PREGUNTA DE INVESTIGACIÓN
¿Cómo influye el apoyo social en las conductas sexuales del adolescente de
educación media superior de la Preparatoria Técnica Medica de la
Universidad Autónoma de Nuevo León, México?
METODOLOGÍA
Se realizó un estudio descriptivo mediante un análisis secundario de los datos
estadísticos de la investigación “Intervención por internet basada en la
resiliencia del adolescente para prevenir conductas sexuales de riesgo para
VIH/SIDA”, en el cual la población estuvo conformada por adolescentes de
entre 14 a 17 años de la Escuela Preparatoria Técnica Médica de la
Universidad Autónoma de Nuevo León, México, con una muestra de 193
participantes a los cuales se les aplicó cuestionarios en línea tomando en
cuenta el principio de confidencialidad y anonimato de los participantes. El
instrumento que se utilizó en el proyecto para medir la percepción del apoyo
familiar y apoyo social fueron la Escala de Provisión Social para Sexo
690

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
156

Seguro
de (Darbes, L &amp; Lewis, M, 2005) el cual mide la percepción de las
relaciones afectivas de protección y cuidado que brindan los miembros de la
familia para favorecer en adolescentes la práctica de conductas sexuales
seguras, así como el apoyo percibido por el adolescente de los diversos
sujetos con los que se encuentra relacionado como lo es la familia, pareja,
amigos y proveedor de salud.
El instrumento contiene 77 reactivos de los cuales 19 corresponden al apoyo
familiar y el resto de los reactivos corresponden al apoyo social. Las
respuestas son de tipo likert que van del 1 al 5, en donde el 1 es que está
totalmente desacuerdo y el 5 que está totalmente de acuerdo. Tiene un
puntuación total de 96 a 385, en donde las puntuaciones más altas indican
mayor precepción de apoyo familiar y social para la prevención del VIH.
RESULTADOS
Características sociodemográficas
La muestra total de participantes tuvo una conformación de 193 sujetos, con
una edad fluctuada entre los 14 y 17 años de edad, de estos, (1%) fueron de
14 años, (29%) tenían 15 años, (65.3%) de 16 años y (4.7%) eran de 17
años; en relación al sexo (63.9%) fueron mujeres y (36.1%) hombres; con
respecto al grado de estudio, (11.6%) estaban en primer semestre, (87.8%),
en segundo semestre y (0.5%) en cuarto semestre, el 68.8% es soltero, el
30.7% tienen una relación de noviazgo y el .5% es separado (Véase cuadro I).
Cuadro I. Características Sociodemográficas (N=191)
Frecuencia

Porcentaje

Hombre

69

36.1%

Mujer

122

63.9%

14 años

2

1%

15 años

56

29%

16 años

126

65.3%

17 años

9

4.7%

Soltero

192

99.50%

Separado

1

0.50%

Sexo

Edad

Estado Civil

Nivel escolar

156

El sexo seguro definido como un conjunto de prácticas en la que es fundamental el uso
continuo, permanente y efectivo de preservativos. Sin embargo, otros autores consideran que
sexo seguro consiste de prácticas sexuales no penetrativas, tales como besos, caricias,
frotaciones, masturbación sola y compartir fantasías sexuales (Fuentes, Martín y Pérez, 2008).

691

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

1 Semestre

26

11.6%

2 Semestre

166

87.8%

4 Semestre

1

0.5%

La siguiente grafica muestra la descripción del proveedor de salud al cual
refieren los adolescentes como el principal profesionista en el sector salud con
el cual pudieran llegar a tener algún acercamiento y/o asesoría.

Gráfica 1. Proveedor de Salud
Trabajador Social
Enfermera

16.70%

5%

9.40%

44.40%
24.40%

Al cuestionar a los adolescentes sobre “¿Quién es tu proveedor de salud?” los
resultados revelaron que el 44.4% mencionó ser atendido o en determinado
caso tener mayor contacto con personal médico, seguido a ello el 24.4%
refirió a personal de enfermería y con la menor participación el 5% mencionó
a los profesionistas de trabajo social.
Ante la respuesta emergida por los adolescentes encuestados es que surge
la necesidad de reforzar la participación por parte del personal de enfermería,
ya que dentro de los principios que se ligan a esta profesión se encuentra el
cuidado de la salud, y ligado a ello la promoción de conductas saludables en
torno a los individuos, así mismo es de vital importancia la colaboración con
otros profesionistas del sector salud que puedan atender las necesidades
básicas de una población para así generar un bienestar social en la persona
atendida.
Gráfica 2.Puedo confiar para que me ayuden a practicar el sexo seguro si
necesito ayuda.
Apoyo de Familia

Apoyo de Pareja

Apoyo de Amigos

Apoyo de Proveedor de Salud

3.90%
6.80%
5.40%
12.60%

2.80%
4.70%
3.60%
9.40%

11.70%
17.40%
19%
23%

40%
41.60%
33.90%
25.70%

41.70%
29.50%
38.10%
29.30%

Totalmente en
desacuerdo

Desacuerdo

Ni de acuerdo ni
en desacuerdo

De acuerdo

Totalmente
deacuerdo

Por otra parte en cuanto a la confianza que se pudiera llegar a tener con
determinado sujeto ya sea familia, pareja, amigos o proveedor de salud, es
que se preguntó a los adolescentes la confianza que estos tendrían para
poder solicitar apoyo o ayuda en caso de requerirla para poder obtener
información o adquirir algún método anticonceptivo, donde los resultados
692

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mostraron que el 41.7% confía o confiaría en su proveedor de salud para
obtener la información necesaria para practicar sexo seguro, el 38.1% apoyo
por parte de la pareja, 29.5% apoyo por parte de los amigos y por último el
29.3% buscaría acercarse a su familia para poder solicitar apoyo o
información sobre temáticas relacionados a la sexualidad.
Gráfica 3. Apoyo al Sexo Seguro

Apoyo de Familia

Apoyo de Pareja

Apoyo de Amigos

Apoyo de Proveedor de Salud

57.80%
46.30%
54.80%
58.90%
Totalmente en
desacuerdo

20%
21.10%
20.80%
12.50%
desacuerdo

8.30%
17.40%
15.50%
13%

8.30%
9.50%
6.50%
7.30%

5.60%
5.80%
2.40%
8.30%

Ni de acuerdo ni
en desacuerdo

De acuerdo

Totalmente
deacuerdo

La grafica anterior muestra el cuestionamiento que se les hizo a los jóvenes al
preguntarles si cada una de las redes antes mencionadas en el documento
“¿No apoyaban el sexo seguro?” siendo el 58.9% quien mencionó que la
familia está totalmente en desacuerdo, interpretado de esta manera se
pudiera decir que más del 70% en el caso de la familia apoyo el sexo seguro,
siendo la principal red, así mismo dichos resultados muestran una
discrepancia pues se puede ver que también es el 8.3% en el caso de la
familia quienes refieren los adolescentes como la red social que no apoya el
sexo seguro. Por consecuente al apoyo de la familia se puede ver que en
segunda instancia se encuentra el proveedor de salud representado con el
57.8%, 54.8% por parte del apoyo de la pareja y en última instancia el 46.3%
refirió que son sus amigos quienes no están totalmente de acuerdo en la
práctica del sexo seguro.
Gráfica 4. Apoyo si el adolescente se tuviera una ITS
Apoyo de Familia

Apoyo de Pareja

Apoyo de Amigos

Apoyo de Proveedor de Salud

37.80%
50%
43.70%
74.50%
Totalmente en
desacuerdo

22.80%
22.90%

12.20%
13.30%

20.40%
13%

22.80%

desacuerdo

Ni de acuerdo ni
en desacuerdo

5.20%

15%

12.20%

9%

4.80%
4.20%
3.60%

9%
3.60%
De acuerdo

Totalmente
deacuerdo

En cuanto a las infecciones de transmisión sexual es que se preguntó a los
adolescentes si considerarían que alguna red social (llámese familia, pareja,
693

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

amigos o proveedor de salud) no estarían allí para apoyarlo si llegara a tener
alguna infección de transmisión sexual, ante ello es que se pudo observar
una diferencia,
ya que al mostrarse una posible morbilidad en los
adolescentes ellos consideraron el apoyo de la familia como principal factor
siendo representado con el 74.5%, seguido por el 50% que considera el
apoyo de los amigos, 43.7% el apoyo de la pareja y por último el 37.8% del
proveedor de salud.
Gráfica 5. Hablar sobre sexo seguro
Apoyo de Familia

Apoyo de Pareja

Apoyo de Amigos

Apoyo de Proveedor de Salud

2.20%
4.70%
3%

0.60%
2.10%
4.20%

8.40%

4.20%

Totalmente en desacuerdo
desacuerdo

13.90%
10%
15.50%
12.60%

39.40%
40.50%
31%
32.50%

43.90%
42.60%
46.40%
42.40%

Ni de acuerdo
ni en
desacuerdo

De acuerdo

Totalmente
deacuerdo

La sexualidad muchas veces vista como un tabú sigue representado una de
las principales limitantes para que los adolescentes y sus familias puedan
llevar a cabo una plática de educación sexual y/o proporcionar la información
correcta y debida en materia sexual, de esta manera los resultados muestran
que existe principalmente una delimitante en este grupo poblacional puesto
que la familia es el grupo que esta mayormente representado con un 8.4%
como un total desacuerdo al hablar sobre sexo seguro, en comparación del
46.4% que mostró como principal red de apoyo a su pareja al querer
conversar sobre alguna temática de sexualidad vinculada al sexo seguro.
CONCLUSIONES
En base a los resultados obtenidos, se concluye que el apoyo social puede
constituirse como un factor de protección del adolescente, el cual deberá ser
proporcionando por familia, amigos, pareja y proveedor de salud, con el
objetivo de que se le proporcionen las herramientas suficientes al
adolescentes que le permitan sobre llevar los cambios que ocurren durante
esta etapa. También es importante, mencionar que aunque en la actualidad la
sexualidad siga siendo un tema del cual no se puede hablar libremente, es de
gran significancia brindarle al adolescente el apoyo social necesario para que
no lleve a cabo conductas sexuales de riesgo.
Los resultaos revelan que el 44.4% mencionó ser atendido o en determinado
caso tener mayor contacto con personal médico, seguido a ello el 24.4%
refirió a personal de enfermería, en cuanto a la confianza que se pudiera
694

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

llegar a generar al querer solicitar los adolescentes algún tipo de apoyo o
ayuda en caso de requerirla para poder obtener información o adquirir algún
método anticonceptivo los datos muestran que el 41.7% confía o confiaría
en su proveedor de salud para obtener la información necesaria para practicar
sexo seguro.
Por otra parte en cuanto a las infecciones de transmisión sexual es que se
preguntó a los adolescentes si considerarían que alguna red social (llámese
familia, pareja, amigos o proveedor de salud) no estarían allí para apoyarlo si
llegaran a tener alguna infección de transmisión sexual, ante ello es que se
pudo observar una diferencia total, ya que al mostrarse una posible
morbilidad en los adolescentes ellos consideraron el apoyo de la familia como
principal factor y red social, siendo representado con el 74.5%, seguido por
el 50% que considera el apoyo de los amigos, 43.7% el apoyo de la pareja y
por último el 37.8% del proveedor de salud. Sin embargo para los
adolescentes la familia es el grupo social que esta mayormente restringido
con el cual se pudiera llegar a entablar algún tipo de conversación sobre la
práctica.
A través de esta investigación se identificaron aspectos que nos permitieron
conocer cómo percibe el apoyo social el adolescente de sus diferentes redes
sociales, lo que ayuda a sugerir programas para la educación sexual del
adolescente. Además de otras intervenciones como educar a la familia para
que conozca los cambios que, esta etapa así como poder entender las
necesidades de los adolescentes.
Las redes sociales suelen estar constituidas por los miembros de la familia
nuclear, amigos, vecinos, compañeros de trabajo y conocidos de la
comunidad. Estos vínculos se convierten en sistemas de apoyo social, los
cuales constituyen un elemento indispensable para la salud, ajuste y bienestar
del individuo. El aspecto importante de las redes de apoyo es que son
personas emocionalmente significativas para el individuo y son quienes
potencialmente brindan el apoyo social. Es decir estas redes sociales cumplen
la función de proveer el apoyo social, el cual genera herramientas necesarias
para la persona dentro de su contexto cotidiano.
Ante ello otra de las intervenciones que el personal de enfermería debería
aplicar contribuye a mejorar las circunstancias de carácter social de aquellos
individuos y/o grupos que por sus condiciones de vulnerabilidad han quedado
rezagados, por lo que su participación se ubica en acciones asistenciales de
protección física, mental y social, con el fin de incorporarlas a una vida plena y
productiva, por lo cual es necesario proporcionar programas de educación
sexual con el objetivo de que el adolescente sea capaz de expresar sus
inquietudes sobre este tema debido a que en lo que refiere a la salud sexual y
reproductiva los principales riesgos para la población adolescente son el
inicio no elegido, involuntario o desprotegido de su vida , la exposición de
695

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

embarazos no deseados o no planeados en condiciones de riesgo , así como
la exposición a adquirir una infección de transmisión sexual (ITS) , la más
grave VIH / SIDA.
Dentro de estas propuestas se debe incluir el fácil acceso del adolescente a
la información sobre la biología del cuerpo, uso de métodos anticonceptivos,
así como información específica en la temática de sexualidad, en donde los
documentos de apoyo puedan ser folletos, talleres, foros, visitas domiciliarias
y el uso de otros medios electrónicos para evitar la práctica de conductas
sexuales de riesgo.
Como parte de éstas problemáticas se emprende una estrategia integral que
identifique y privilegie a los grupos con mayor rezago, que asegure la
disponibilidad de insumos de calidad para la prestación de los servicios de
salud, planificación familiar y anticoncepción, que fortalezca acciones para
prevenir y atender los riesgos de exclusión social derivados del embarazo no
planeado en adolescentes, a través de la orientación y formación integral, bajo
una perspectiva de género acorde a sus necesidades(ejercer su sexualidad
con responsabilidad, recibir orientación en materia de sexualidad, establecer
un plan de vida acorde a sus valores etc. ).
Además de incluir las tendencias ideológicas, políticas y económicas que van
a incidir en la concepción, selección, o potenciamiento de programas
(actividades, tareas). El aceptar o rechazar principios fundamentales en vigor,
recomendar innovaciones, variar métodos de trabajo, etc., solo puede y debe
hacerse apoyándonos en una valoración de la labor previa, la cual sería
importante realizar al momento de una intervención, mientras tanto esta labor
aún queda para las instituciones gubernamentales que en materia de
programas de sexualidad han tenido una participación deficiente.
Por lo cual es importante generar modelos de intervención en materia de
salud sexual y reproductiva enfocados en la población adolescente en
contextos específicos mediante los cuales se puedan incluir estrategias en
educación sexual, el involucramiento de los padres en la educación sexual de
sus hijos, intervención de profesionales en salud pública mediante talleres,
grupos etc, así como el fortalecimiento de programas enfocados al acceso y
servicios de salud en este grupo poblacional.

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698

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Proyecto: “Prevención de las Complicaciones Derivadas de
la Diabetes Mellitus”
Alicia Damaris González Aguirre
María Margarita Ramírez González
Resumen
Hablar de la Diabetes Mellitus es un tema que va adquiriendo mayor atención
en el Estado de Nuevo León, debido a que actualmente el 9.3% de la
población muere a consecuencia de dicha enfermedad.
El proyecto de intervención enfocado a la prevención, se llevó a cabo con
personas diagnosticadas con diabetes Mellitus, ya que el mayor problema de
la enfermedad son las complicaciones que se pueden presentar si los niveles
de glucosa no se mantienen en los niveles considerados normales.
El proyecto se diseñó con el enfoque del Marco lógico y su objetivo es:
Sensibilizar a la población con Diabetes Mellitus de la Clínica Universitaria
San Rafael, sobre la importancia de la prevención para evitar la aparición de
las complicaciones derivadas de la diabetes.
Para medir los resultados del proyecto se realizó una evaluación cuantitativa,
aplicando un cuestionario de manera exante y expost, se utilizó la técnica
estadística t de Student, la cual confirmó que los resultados del proyecto
fueron positivos.
Es conveniente que la sociedad que padece la enfermedad tenga
conocimiento y conciencia sobre las complicaciones que pueden surgir
cuando no se mantiene los niveles adecuados de glucosa, existen una serie
de factores que si se controlan, se pude lograr tener una calidad de vida aun
con su padecimiento.
Palabras clave: Diabetes Mellitus, Complicaciones en la Diabetes Mellitus,
Prevención.
Introducción
Actualmente existen aproximadamente 382 millones de personas en el mundo
que viven con diabetes, y se espera que para el año 2035 el número de
enfermos sea de 471 millones. (FID, 2013:7) a pesar de los esfuerzos que
otras organizaciones de salud alrededor del mundo están haciendo para
prevenir que se incremente el número de enfermos, estos aumentan
considerablemente cada año.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Definición de Diabetes Mellitus
La Diabetes Mellitus o Diabetes, es una enfermedad crónico
degenerativa que se presenta cuando el páncreas no
produce insulina, o bien, la que se produce no es utilizada
de manera eficiente por el organismo; ésta es la hormona
responsable de que la glucosa de los alimentos sea
absorbida por las células y dotar de energía al organismo.
Los factores de riesgo de esta enfermedad dependen del
tipo de diabetes:
Tipo I, también conocida como diabetes juvenil, la causa
una acción autoinmune del sistema de defensa del cuerpo
que ataca a las células que producen la insulina y se
presenta en pacientes con antecedentes familiares directos.
La tipo II, además del antecedente heredofamiliar, depende
de estilos de vida como son el sobrepeso, dieta inadecuada,
inactividad física, edad avanzada, hipertensión, etnicidad e
intolerancia a la glucosa; además, en las mujeres se
presenta en aquellas con antecedentes de diabetes
gestacional y alimentación deficiente durante el embarazo
(Secretaria de Salud, 2013:6).
“La diabetes mellitus tipo 2, es una enfermedad de causas múltiples. En su
etapa inicial no produce síntomas y cuando se produce tardíamente y no se
trata adecuadamente ocasiona complicaciones de salud graves como infarto
del corazón, ceguera, falla renal, amputación de las extremidades inferiores y
muerte prematura” (SVEDT2, 2013)
Síntomas comunes que presenta la enfermedad.
•

Sed anormal y sequedad de boca

•

Micción frecuente

•

Falta de energía, cansancio extremo

•

Hambre constante

•

Pérdida repentina de peso

•

Heridas de cicatrización lenta

•

Infecciones recurrentes

•

Visión borrosa

700

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La diabetes de tipo 2 es la más común; y aproximadamente el 90% de los
casos registrados presenta este tipo, y se relaciona con factores de riesgo
modificables como la obesidad o el sobrepeso, la inactividad física y los
regímenes alimentarios hipercalóricos y de bajo valor nutritivo (OPS, 2014).
Según la Organización Mundial de la Salud (2015) “Las enfermedades
crónicas son de larga duración y progresión lenta. Las enfermedades
cardíacas, los infartos, el cáncer, las enfermedades respiratorias y la diabetes,
son las principales causas de mortalidad en el mundo, con el 63% de las
muertes” (OMS, 2015)
En el año de 1940 la diabetes mellitus ya ocupaba un lugar dentro de las
primeras 20 causas de mortalidad en el país, así en 1970 ocupó en 15º lugar
como causa de muerte y tan sólo 20 años después alcanzó la cuarta causa de
mortalidad (Aguilar, 2015:2) “A partir del 2000, la diabetes es la primer causa
de muerte en mujeres y la segunda en los hombres, después de la cardiopatía
isquémica, enfermedad frecuentemente resultante de la diabetes”(Aguilar,
2015:2)
En el año 2010 la Secretaria de Salud (2012) reportó que la diabetes mellitus
ocupó el segundo lugar como la principal causa de muerte en la República
Mexicana, seguida de enfermedades del corazón, en donde el 14% de la
población que murió ese año fue a causa de la enfermedad, siendo un total de
82, 964 defunciones, siendo en su mayoría personas de más de 65 años de
edad y del sexo femenino. (SINAVE, 2012:81) en ese mismo año en el Estado
de Nuevo León, la DM, ocupó el tercer lugar como causa de muerte con el
12.8% de la población que falleció por causa de la enfermedad.
Para el año 2013, aproximadamente la mitad de todas las muertes debidas a
la diabetes en adultos fue en personas menores de 60 años. La mayoría de
estas personas tiene entre 40 y 59 años. (FID, 2013:9)
Diabetes Mellitus tipo 2
Se ha estimado que la esperanza de vida de las personas que la padecen, se
reduce entre 5 y 10 años. En México en el año 2010, las personas que
murieron por esta enfermedad tenían en promedio 66 años (SVEDT2, 2013)
El sistema de vigilancia epidemiológica hospitalaria de DM2 (2013) reportó
que durante el año 2013, se registraron 27,987 casos de DM tipo 2, para este
año todos los estados notificaron casos a excepción de Coahuila y Sinaloa, el
estado que más casos notificó fue Tabasco los cuales representan el 12.56%.
En el estado de Nuevo León se reportaron 1,547 casos de DM tipo 2, el
promedio de edad de los casos fue de 58.14 años. El promedio de los
hombres fue de 57 años de edad, mientras que el de las mujeres fue de 58

701

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

años de edad, con respecto al sexo, el 55% de los casos notificados fueron
mujeres, seguido por un 45% de hombres, en cuanto a la escolaridad el
26.11% cuenta con primaria completa, el 10.66% sabe leer y escribir, el
20.13% no tiene estudios escolares (SVEDT2, 2013)
“Las Enfermedades de corazón, la diabetes mellitus y los tumores malignos
son las principales causa de muerte durante el año 2010, mismos que para
1980 ocuparon el 4º, 9º y 5º lugar respectivamente.”(SINAVE, 2012:38)
Las Complicaciones en la Diabetes Mellitus.
Uno de los principales problemas de la enfermedad son las complicaciones
que pueden presentarse si no se tiene un control de la glicemia o si esta se
mantiene elevada durante tiempo prolongado ya que de acuerdo con la
Organización Mundial de la Salud, Menciona que con el tiempo, la diabetes
puede dañar el corazón, los vasos sanguíneos, ojos, riñones y nervios y que
además se puede presentar cardiopatía y accidente vascular cerebral (OMS,
2014) Además los pacientes presentan problemas en su organismo que los
incapacita y hasta les causa la muerte (FID,2013).
Las complicaciones crónicas de la Diabetes Mellitus pueden afectar muchos
sistemas orgánicos. Dichas complicaciones crónicas pueden dividirse en:
Vasculares y no vasculares. Las complicaciones vasculares se subdividen en:
Microangiopatía donde se deriva la retinopatía, la neuropatía y la nefropatía.
Macroangiopatía, siendo la coronariopatía, la enfermedad vascular periférica,
y la enfermedad vascular cerebral.
Las complicaciones no vasculares comprenden problemas
gastroparesia, infecciones y afecciones de la piel. (Powers, 2014)

como

De acuerdo a la Encuesta Nacional de Salud (ENSANUT, 2012) se observa
que la complicación que se presenta con más frecuencia en la DM, los
pacientes diabéticos reportaron la visión disminuida con el (47.6%), que se
refleja también en daño a la retina (13.9%) y pérdida de la vista (6.6%). La
presencia de úlceras ocurrió en 7.2% de los pacientes y 2.9% reportó haber
padecido un coma diabético. (ENSANUT, 2012:112) y aunque la encuesta
haya reportado que se ha incrementado la atención en pacientes con un
control adecuado, tres de cada cuatro diabéticos requieren mayor control para
evitar las complicaciones de dicho padecimiento. (ENSANUT, 2012:116)
A continuación se presenta la propuesta del proyecto de intervención con el
grupo de diabetes.
Proyecto “Prevención de las Complicaciones derivadas de la Diabetes
Mellitus”
702

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La institución en la cual se implementó el proyecto de intervención fue la
Clínica Universitaria San Rafael, la cual pertenece al Programa Universitario
de Salud de la Universidad Autónoma de Nuevo León.
La clínica está ubicada en la Colonia San Rafael del Municipio de Guadalupe
Nuevo León.
La Clínica Universitaria San Rafael cuenta con la infraestructura necesaria, y
con el grupo de diabetes que los días jueves de cada semana se reúnen en
las instalaciones. Para intervenir formalmente con el grupo, primeramente se
llevó a cabo un diagnóstico cuya metodología consistió en la aplicación de 13
encuestas estructuradas con 39 ítems cada una y con una duración de 40
minutos aproximadamente, la cual fue dirigida a los integrantes del grupo de
diabetes los cuales aceptaron amablemente en participar; se elaboró un
manual de codificación y posteriormente los datos fueron procesados
utilizando el paquete estadístico SPSS/PC Versión 22.

Perfil del Grupo de Diabetes.

El total de personas que
son parte del grupo de
diabetes de la Clínica
Universitaria San Rafael
fue de 13 personas, de los
cuales
el
92%
corresponden al sexo
femenino y el 8% al
masculino.

El promedio de edad es de 69 años, la persona más joven tiene 55 años y la
de mayor edad, 84 años.

En cuanto al estado civil de los
integrantes del grupo, se observa
que el 54% es viudo (a), el 31% es
casado (a) y el 7% son solteros y
el 8% divorciados.

703

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En relación a la escolaridad
el 54 % de la población en
estudio
cuenta
con
educación primaria, el 23%
una carrera técnica, el 15%
secundaria y sólo el 8%
contestó no contar con
ningún grado escolar.

El 61% de los encuestados
nació en el Estado de
Nuevo León; del Estado de
Coahuila lo representa el
23%, y con el mismo
porcentaje del 8% lo
comparten los Estados de
Tamaulipas y San Luis
Potosí.

En lo referente al empleo, actualmente sólo una persona trabaja ya que es su
vivienda donde tiene su negocio propio. A continuación se muestran los
porcentajes de los empleos que la población
beneficiaria trabajó.
Con el porcentaje más alto,
del 54% se dedicó al hogar,
en cambio el 23% laboró
como empleada doméstica,
con
un
15%
se
desempeñó
como
secretaria y el 8% contestó
que se dedicó a su
negocio.

704

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En relación a los miembros
que comparten vivienda se
obtuvo que el 31% de los
integrantes del grupo vive
con su esposo (a) o
contestó que vive solo (a)
respectivamente, el 23%
habita con sus hijos y
nietos y el 8% vive con un
hijo(a).

Con respecto a la variable
de qué tipo de Diabetes
Mellitus
padece
la
población
en
estudio
respondió con el 62% tener
diabetes tipo 2, el 23%
respondió que no sabe cuál
es el tipo de Diabetes que
padece y el 15% no ha sido
diagnosticado
con
Diabetes.

Descripción del Proyecto
La Metodología que se utilizó para la elaboración del proyecto fue con el
Enfoque del Marco Lógico, que “es una herramienta que facilita el proceso de
conceptualización, diseño, ejecución, y evaluación de proyectos. Su énfasis
está centrado en la orientación por objetivos, la orientación entre grupos
beneficiarios, y facilitar la participación y la comunicación entre las partes
interesadas.” (Ortegón, 2005:13)
El Modelo de Intervención para el grupo de diabetes de la Clínica Universitaria
San Rafael fue el Modelo de Modificación de Conducta, este modelo de
intervención se centra principalmente en la conducta, pone énfasis en los
aspectos que son aprendidos. La conducta sea considerada como normal o
problema, ha sido aprendida mediante un proceso de condicionamiento, y
esta puede ser modificada a través de objetivos para obtener, suprimir,
disminuir o reforzar de forma duradera ciertas conductas del grupo en estudio.
Para Fisher y Gochros, citado por Viscarret (2007) el objetivo principal es el
de potenciar las conductas deseadas y reducir las indeseadas para que las
705

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

personas afectadas actúen de forma correcta, lo cual aumentará la capacidad
que tienen para poder llevar una vida plena y feliz.

Objetivo General

Sensibilizar a la población con Diabetes Mellitus de la Clínica
Universitaria San Rafael, sobre la importancia de la prevención
para evitar la aparición de las complicaciones derivadas de la
diabetes.
Orientar a la población del grupo de diabetes de la Clínica
Universitaria San Rafael sobre la prevención de
las
complicaciones que se derivan de la enfermedad Diabetes
Mellitus y el impacto que representará en la disminución de
costos por atención.
1) Capacitar al 90% de la población del grupo de diabetes de la
clínica universitaria San Rafael sobre la Diabetes Mellitus y las
complicaciones que se derivan de la enfermedad.
2) Sensibilizar al 90% del grupo de diabetes sobre la importancia
de asistir a consulta de prevención y control de la glicemia.

Objetivo Específico

Metas

Plazo
Localización física
Población Beneficiada

El proyecto se desarrolló en 4 meses.
Instalaciones de la Clínica Universitaria San Rafael, Guadalupe
N.L.
Grupo de 13 personas, 11 de ellas previamente diagnosticadas
con Diabetes Mellitus, y 2 las cuales no padecen de la
enfermedad, que acuden a la Clínica Universitaria San Rafael a
recibir servicio médico.

El proyecto de intervención con el grupo de Diabetes se desarrolló en 12
sesiones, una vez a la semana, el día jueves, con un horario de 10:00 am a
11:30 am en la sala de usos múltiples de la propia institución.
Calendarización de las sesiones.
Fecha
Sesión 1
25
de
septiembre
2014
Sesión 2
2 de octubre
2014
Sesión 3
23 de octubre
2014

Tema
Bienvenida
¿Qué es la Diabetes
Mellitus?

Objetivo
Bienvenida al grupo y presentación del Proyecto.
Conocer la enfermedad, los tipos y los factores
que la producen.

La Alimentación en la
Diabetes Mellitus

Dar a conocer la alimentación adecuada para la
diabetes.

El pie diabético

Sesión 4
30 de octubre
2014
Sesión 5
13
de
Noviembre

Mitos y realidades de
la Diabetes Mellitus

Presentar al grupo una de las complicaciones que
se derivan de la diabetes, como prevenirlo, así
como los cuidados de los pies en personas que
padecen la enfermedad.
Aclarar dudas y aspectos negativos sobre la
enfermedad.

Por qué es importante
cuidarme

Sensibilizar a los participantes sobre el valor de la
salud.

706

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

2014
Sesión 6
20
de
noviembre
2014
Sesión 7
27
de
noviembre
2014
Sesión 8
4 de diciembre
2014
Sesión 9
11
de
diciembre 2014
Sesión 10
18
de
diciembre 2014
Sesión 11
4 de febrero
2015
Sesión 12
11 de febrero
2015

La Diabetes Mellitus

Complicaciones
derivadas
de
Diabetes Mellitus

Identificar distintos aspectos que son parte de la
enfermedad, y conocimiento de los medicamentos
que se utilizan en tratamiento de la enfermedad.
la

La
Retinopatía
Diabética
La
Neuropatía
Diabética

Dar a conocer a los participantes en forma general
sobre las distintas complicaciones de la
enfermedad.
Brindar información y conocimiento al grupo sobre
una de las complicaciones que pueden presentarse
en la Diabetes Mellitus.
Proporcionar información y conocimiento al grupo
sobre ésta complicación.

Insuficiencia Renal y
Hepática
en
la
Diabetes Mellitus.

Orientar a los asistentes sobre dos de las
complicaciones crónicas en la Diabetes Mellitus.

Reflexión sobre las
Complicaciones
expuestas al grupo
sobre la Diabetes
Mellitus
Cierre del Proyecto
Prevención de las
complicaciones
de
la
derivadas
Diabetes Mellitus.

Repaso con los participantes sobre las distintas
complicaciones que pueden presentarse en la
Diabetes Mellitus y como prevenirlas.
Agradecer a los participantes y al personal de la
clínica por el apoyo brindado durante el proyecto.
Despedida.

Evaluación
De acuerdo a Briones (2006) Con los modelos analíticos, aplicados a la
evaluación se pretende conocer el funcionamiento y los resultados, tanto
positivos como negativos, que se obtuvieron del grupo base.
Para realizar la evaluación se llevó a cabo mediciones antes y después, ya
que “Este diseño no experimental trabaja con un solo grupo (el formado por la
población del programa) y, por lo tanto sin grupo de control. La medición
“antes” puede ser una descripción (observación) o una medición de entrada
de las características del programa que se desean modificar para realizar
posteriormente una descripción o medición “después”, con el fin de comparar
ambas situaciones y apreciar el monto de los logros, su calidad y la
distribución en subgrupos de la población objeto” (Briones,2006: 103)
Hipótesis
Ha: El proyecto Prevención de las Complicaciones Derivadas de la Diabetes
Mellitus, cambió el conocimiento de los participantes sobre las complicaciones
en la diabetes.
707

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Con los resultados del diseño de evaluación antes y después, se realizó la
pruebas de normalidad Kolmogorov-Smirnov, Shapiro- Wilk, para confirmar
que el comportamiento de los datos se distribuye de manera normal, con esto
se continuó con la aplicación de la prueba estadística t de Student, utilizando
el programa estadístico SPSS/PC Versión 22, y los resultados fueron positivos
en cuanto a que se aceptó la hipótesis alternativa, con el cual se puede
concluir que los resultados del proyecto fueron positivos para la población
objetivo.
Conclusiones
A través de la intervención que el trabajador social enfrenta ante los
problemas de salud, como lo es la diabetes mellitus y todas las
complicaciones que conlleva esta enfermedad, se puede generar un cambio
en el individuo para que adquiera los conocimientos adecuados de la
enfermedad, ya que en la actualidad existe y se recibe información mal
empleada para la atención y prevención esto a través de ciertos mitos que se
han generado con del tiempo alrededor de la diabetes mellitus.
Con el proyecto de intervención se percibió en un inicio que los integrantes del
grupo tenían una perspectiva de su vida de que “ya no sirve para trabajar”,
esto como un ejemplo de las distintas ideas negativas que una persona puede
desarrollar de sí misma cuando presenta algún problema de salud,
reflejándose en su comportamiento y sus conductas, tanto afectivas, sociales
y familiares.
A lograr la sensibilización y la integración de cada uno de los miembros del
grupo se manifestó una red de apoyo, que permitió compartir experiencias,
como vivencias de como controla y evitar la aparición de alguna de las
complicaciones de la diabetes mellitus, logrando que con la implementación
de este proyecto los miembros del grupo de diabetes se conviertan en
multiplicadores que ayuden a la prevención de esta enfermedad.
Recomendaciones
Debido al incremento tan desproporcionado de la Diabetes Mellitus en los
últimos años se ha considerado como alarmante, sobre todo considerando las
consecuencias que se generan a raíz de la enfermedad, como la mortalidad,
los costos que representan para la persona, para su familia, así como para el
sistema de salud y además de que las complicaciones llevan a incapacitar a
una persona que se encuentra en edad de tener una vida activa en convertirlo
en un ser con baja calidad de vida y alta discapacidad.
Por las mencionadas razones se deben crear programas no sólo para la
prevención de la enfermedad, sino para evitar la aparición de las
complicaciones que se presentan y que son las responsables de las visitas
constantes al internamiento en un hospital, generando el abandono del
708

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

individuo de su empleo y dependiendo de sus familiares complicando la vida
de núcleo familiar y todo esto se debe a que no existen una cultura de hábitos
de prevención y atención que consisten en una buena alimentación, ejercicio y
visita regulares al médico.
Otra recomendación es que cada centro de salud, tanto público como privado
cuente con un grupo interdisciplinario, en cual pueda brindar las atenciones de
las personas con diabetes mellitus, pero desde un enfoque integral, no
solamente que base con la consulta médica, sino con todos los servicios que
se involucran para que exista una verdadera prevención en las
complicaciones que trae esta enfermedad.
Referencias bibliográficas
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http://www.paho.org/hq/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=6717
&amp;Itemid=39447, recuperado el día 7 de abril 2014.
Ortegón. E, Pacheco. J. Prieto, A. (2005) “Metodología del Marco Lógico para
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(ILPES) Área de proyectos y programación de inversiones. Santiago de chile.
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Interna en Longo, Dan. L. et.al. 18ª edición, McGrawHill, en
http://harrisonmedicina.com.remoto.dgb.uanl.mx/content.aspx?aID=57179627

709

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Secretaria de Salud, Dirección General de Epidemiología, boletín del sistema
de vigilancia epidemiológica hospitalaria de diabetes tipo 2, México.
Sistema Nacional de Vigilancia Epidemiológica (SINAVE, 2015), Dirección
General de Epidemiología, Secretaria de Salud, “Panorama Epidemiológico y
Estadístico
de
la
Mortalidad
en
México
2010”
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http://www.epidemiologia.salud.gob.mx/doctos/infoepid/publicaciones/2012/A_
Morta_%202010_FINAL_Junio%202012.pdf, recuperado el día 26 de mayo
2015.
Viscarret, J. (2007) Modelos y métodos de intervención en trabajo social Ed.
Alianza, Madrid.

710

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Inicio sexual y uso de métodos anticonceptivos de
adolescentes varones de escuelas públicas de educación
media y media superior del Estado de Nuevo León.
157

Dante Octavio Isau Garza Fabela
158
David De Jesús Reyes
RESUMEN
Objetivo: Describir el comportamiento sexual en los adolescentes varones de
escuelas públicas de educación media y media superior del Estado de Nuevo
León en cuanto a
la primera relación sexual y uso de métodos
anticonceptivos. Metodología: Se realizó un estudio cuantitativo transversal,
de tipo descriptivo en base a la Encuesta sobre Salud Reproductiva de los
Alumnos en Escuelas Públicas de Educación Media y Media Superior del
Estado de Nuevo León 2013, con una muestra de 334 adolescentes varones
los
cuales
mencionaron ser sexualmente activos. Resultados: Los
resultados revelan que del 100% de la población el 71.6% se encuentra
estudiando la preparatoria en comparación del 28.4% que estudia en
secundaria. Por otra parte, del porcentaje total 23.9% mencionó haber
tenido su primera relación sexual por curiosidad. En cuanto al uso de métodos
anticonceptivos el 86.6% refirió haber utilizado el condón en su primera
relación sexual como método anticonceptivo, sin embargo el 30.2%
mencionó no haber utilizado ningún método anticonceptivo, así mismo al
cuestionar a los adolescentes sobre porque no utilizaron un método
anticonceptivo en su primera relación sexual el 48.5% mencionó que no
esperaba tener relaciones sexuales, mientras que el 41.7% de esta
población no utilizó un método anticonceptivo durante su primera relación
sexual ya que no planeaba tener relaciones sexuales Conclusiones: Los
comportamientos analizados muestran que los varones tienen expectativas
tradicionales en torno a la sexualidad, en el cuál el deber ser hombre implica
un rol socialmente construido influyendo en su comportamiento sexual,
mediante atributos, valores, funciones y conductas,
entre las cuáles
prevalecen ser un sujeto sexualmente activo, tener múltiples parejas sexuales
y practicas ligadas a correr riesgos como lo es el no uso de métodos
anticonceptivos.
PALABRAS CLAVE: varones, inicio sexual, primera relación sexual, uso de
métodos anticonceptivos

157

Licenciado en Trabajo Social y Desarrollo Humano de la Facultad de Trabajo Social y
Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma de Nuevo León.
158
Profesor-Investigador del Posgrado de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de
la Universidad Autónoma de Nuevo León.

711

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

INTRODUCCIÓN
En la adolescencia el inicio sexual aparece como una manera de obtener un
estatus, el cual es derivado del modelo de masculinidad, en donde la
búsqueda de ser reconocido como hombre “socialmente aceptado” tiende a
expresarse mediante creencias, ideas, estereotipos y discursos subjetivos del
contexto que los rodea (Stern et al, 2003).
En algunos contextos, uno de los eventos más importantes que marcan la
vida de un individuo es la primera relación sexual, ya que el tener una
relación sexual en la etapa de la adolescencia es prácticamente una
obligación, de otra manera el adolescente es menospreciado por su grupo de
pares, haciéndolo sentir excluido al no haber tenido dicha experiencia, lo cual
vincula al inicio sexual como un objetivo de muchos jóvenes para sentirse
parte de un grupo (Welti, 2007).
En el contexto internacional ésta situación también prevalece, diversas
encuestas aplicadas entre 1998 y el año 2000 en América Latina y el Caribe
mostraron que el 41.3% en el caso de Bolivia y el 73.9% en Jamaica, los
adolescentes se han iniciado sexualmente, lo cual se ve ligado a prácticas
159
sexuales de riesgo
(Olavarría y Madrid, 2005). Por su parte datos a nivel
nacional que revela la Encuesta Nacional de la Juventud (ENJ) en cuanto a
los adolescentes que han tenido relaciones sexuales, mostró que para el año
2000 el 22.3% había tenido dicha práctica, para los siguientes años de la
misma encuesta 2005 y 2010 se tuvo un aumento en cuanto a esas cifras, ya
que paso de 27.2% en 2005 a 33.6% en 2010, lo cual permite ver que en la
última década se dio un aumento del 10.3% en cuanto a los adolescentes que
han tenido relaciones sexuales (IMJ, 2011), dato alarmante ya que muchos de
los problemas inherentes están vinculados a un inicio de la actividad sexual a
temprana edad. En sí, la mayoría de estos casos ocurren sin la correcta
orientación y protección de ellos, entre los principales riesgos que se pueden
presentar en esta población en cuanto a la salud sexual y reproductiva son el
inicio no elegido, desprotegido y/o involuntario de su vida sexual, embarazos
no planeados o no deseados y adquirir alguna infección de transmisión
sexual, cuya manifestación más grave es el VIH/Sida (UNFPA, 2010).
Para el caso de Nuevo León los adolescentes varones que han iniciado una
vida sexual las cifras también van en aumento, ya que datos mostrados por la
Encuesta Nacional de Salud y Nutrición (ENSANUT) en el año 2006 muestra
un porcentaje de 16.1% y aumentado a 29.3% para el año 2012 (INSP, 2013).
Por otra parte el grupo de jóvenes varones de 15 a 29 años de edad en
cuanto al número de parejas sexuales en base a la ENJ 2000 muestra en
159

Se denomina práctica sexual de riesgo a cualquier característica y/o exposición que tenga el
individuo en una situación de vulnerabilidad en la que esté inmerso en relación a los
embarazos no deseados, maternidad y paternidad adolescentes, infecciones de transmisión
sexual (ITS) y al VIH/SIDA.

712

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

promedio 2.1 parejas sexuales, para el año 2005 tiende a descender
pasando a 1.9, prevaleciendo para el año 2010 el mismo porcentaje. Dentro
de los datos relevantes en cuanto a estas cifras es que durante el año 2010 se
muestra una reducción en el porcentaje de parejas sexuales, sin embargo, el
12.2% del grupo de edad de 15 a 19 años reportó tener más de 3 parejas
sexuales en el último año, a diferencia del 74% del grupo de 25 a 29 años de
edad, los cuales solo tuvieron una pareja sexual (IMJ, 2011).
Otro de los comportamientos sexuales que se presentan en torno a la
sexualidad de los varones adolescentes es el uso y no uso de métodos
anticonceptivos, ya que cifras de la ENSANUT 2012 a nivel estatal muestran
que el 92.4% de esta población afirma conocer o haber escuchado algún
método anticonceptivo, datos de la misma encuesta revelan que en 2006 el
51.8% no utilizo método anticonceptivo durante la primera relación sexual y en
2012 el 18% no utilizo método anticonceptivo, lo cual muestra una disminución
favorable. Así mismo se muestra un aumento en cuanto al uso de métodos
anticonceptivos pasando de 43.1% en 2006 al 81.2% en 2012 (INSP, 2013).
En México según el boletín de epidemiología 2010, realizado por la Secretaria
de Salud, la cual indica que el aumento de ITS es debido a la falta de uso de
métodos anticonceptivos en las relaciones sexuales, dichas relaciones se ven
vinculadas a un inicio de relaciones sexuales a temprana edad y conductas
sexuales de riesgo, en las que los adolescentes carecen del uso de métodos
anticonceptivos, lo cual conlleva al aumento de la morbilidad en la población
adolescente.
Es así, que la población adolescente que ha tenido relaciones sexuales sin
utilizar métodos anticonceptivos durante las relaciones sexuales, incrementa
su posibilidad de tener un embarazo a temprana edad y/o adquirir una ITS,
en el mayor de los riesgos VIH/SIDA (González et al, 2005). Por ello los
adolescentes adoptan el proceso social
de convertirse en hombre
demostrando mediante comportamientos lo que se considera masculino
(Lomas, 2004), tal como lo menciona Parsons (1996) al decir que, la división
de los roles está ligada en base al sexo, pero más allá de lo biológico, se
demuestra mediante comportamientos, sentimientos y actitudes que se tienen
que demostrar y tienden a considerarse propios para el hombre o la mujer.
Se considera importante tomar a la población adolescente escolarizada ya
que a diferencia de otras encuestas tanto a nivel nacional como local, ésta
fue diseñada pensando únicamente en la población adolescente, mientras que
otras encuestas abarcan a la población de un rango de 15 a 49 años de edad
aproximadamente, así mismo se cuenta con información relacionada con las
prácticas sexuales y reproductivas ya que el periodo de la adolescencia se
ve relacionado con los cambios hormonales y la construcción de la identidad
de género (Menkes, 2006) derivado del encuentro con el otro sexo en el
contexto escolar el cual constituye una experiencia central para la formación
713

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de la identidad del individuo y sus relaciones afectivas, estando en contacto
mediante el proceso de formación con el otro y su participación, analizada en
un tiempo y lugar específico.
Ante lo expuesto surge la interrogante de conocer ¿Cómo será
el
comportamiento sexual que tienen los adolescentes varones de escuelas
públicas de educación media y media superior del Estado de Nuevo León en
cuanto a la primera relación sexual y el uso de métodos anticonceptivos?
OBJETIVO GENERAL
Describir el comportamiento sexual en los adolescentes varones de escuelas
públicas de educación media y media superior del Estado de Nuevo León en
base a la primera relación sexual y el uso de métodos anticonceptivos.
METODOLOGÍA
Se realizó un estudio cuantitativo transversal, de tipo descriptivo en base a la
encuesta sobre salud reproductiva de los alumnos en escuelas públicas de
educación media y media superior del Estado de Nuevo León
(ESREEEMMSNL) 2013, diseñada por el Centro Regional de Investigaciones
multidisciplinarias en 2006 y actualizada en 2013, para ser implementada en
Nuevo León. La población de estudio está conformada por un total de
(N=2306) entre hombres y mujeres, de los cuales al discriminar a las mujeres
quedo un total de 1210 casos de varones, así mismo se eliminó a los varones
mayores de 19 años de edad quedando un total de 1178 casos de los cuales
se eliminaron a los varones que mencionaron no haber tenido alguna relación
sexual, obteniendo como dato final 334 casos de adolescentes varones que
oscilan entre los 12 a 19 años de edad los cuales fueron tomados para este
estudio. Para el análisis de los datos y el procesamiento estadístico se utilizó
el paquete estadístico SPSS, versión 20.0 para Windows.
RESULTADOS
Los resultados que se presentan a continuación estarán divididos en
subtemas, en donde las secciones descritas serán: Inicio sexual y uso de
métodos anticonceptivos.
Población de estudio
Elaboración propia en base a la encuesta sobre
salud reproductiva de los alumnos en escuelas
públicas de educación media y media superior
del Estado de Nuevo León 2013.

714

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Las
cara
cterísticas de la población de estudio estuvieron
conformadas por
las encuestas realizadas a 334
adolescentes varones de 12 a 19 años de edad que
mencionaron ser sexualmente activos, de los cuales el
63.4% se oscila entre los 15 y 16 años, 96% es soltero,
71.6% se encuentra estudiando el nivel medio superior,
71.8% no realiza ninguna actividad laboral, 61.5%
menciona ser de religión católica y el 81.7% pertenece a
un estrato muy bajo (Véase Cuadro I).
Inicio Sexual

Cuadro I. Características Generales
Características
N
Porcentaje
Población total
334 100
Grupo de edad
12- 14 años
41 12.3
15-16 años
212 63.4
17-19 años
81 24.3
Estado Civil
Soltero
310 96
Unión libre o Casado 13 4
Escolaridad
Secundaria
95 28.4
Preparatoria
239 71.6
Trabajo
Si
94 28.2
No
239 71.8
Religión
Católica
200 61.5
Ninguna
78 24
Otra
56 14.5
Estrato Socioeconómico
Medio alto
15 4.5
Bajo
46 13.8
Muy Bajo
273 81.7

Dentro de los eventos más importantes que marcan la
vida de un individuo es la primera relación sexual, ya
que ésta llega a ser un objetivo para muchos y
principalmente en la etapa de la adolescencia es que se
convierte en una obligación (Welti, 2007). Estudios en el
contexto mexicano sobre las prácticas sexuales han documentado que en las
últimas tres décadas se ha percibido un aumento en la actividad sexual
adolescentes, ya que se muestra un incremento de la primera relación sexual
del año 2000 al 2010 de dicho grupo poblacional (15 a 19 años) pasando de
22.3% a 33.6% lo cual indicada que la proporción de adolescentes que han
tenido
relación sexuales ha crecido siendo que
uno de cada tres
adolescentes menores de 19 años ya han tenido dicha experiencia (ENJUVE,
2010).
La siguiente grafica muestra las edades
que mencionaron tener los
adolecentes varones al tener su primera relación sexual.

Gráfica 1. Edad de la primera relacion
sexual
35.6%
28.5%
13.2%
11.7%
1.8% 6.4%
1.8% .9%
11 12 13 14 15 16 17 18
años años años años años años años años
Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva de los
alumnos en escuelas públicas de educación media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013.
715

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Al cuestionar a los adolescentes sobre cuál fue la edad que tenían cuando
tuvieron su primera relación sexual el 35.6% menciono tener 15 años, seguido
por el 28.5% que refiere haber tenido su primera relación sexual a los 14
años, el 13.2% menciono tener la primera relación sexual a los 13 años de
edad, mientras que el 11.7% refiere haberla tenido a los 16 años, cabe
mencionar que se puede ver un aumento en cuanto al inicio sexual en relación
a la edad puesto que a partir de los 11 años hasta los 15 años se puede ver
un aumento, mientras que a partir de los 16 años el inicio sexual es menor. Lo
cual muestra que las principales edades en las que se da la primera relación
sexual se encuentra primordialmente entre los 14 y 15 años de edad (Véase
Gráfica 1).

Cuadro II. Sujeto con el cual se
tuvo la primera relación sexual
Sujeto

Porcentaje

Novia

60.4

Amigo

27.3

Familiar

1.8

Vecina

3.1

Desconocido

3.1

Prostituta

1.5

Otro

2.8

Elaboración propia en base a la
encuesta
sobre
salud
reproductiva de los alumnos en
escuelas públicas de educación
media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013

Tal como lo muestra el Cuadro II en cuanto al sujeto con el cual los
adolescentes varones tuvieron su primera relación sexual el 60.4% mencionó
haber tenido su primera relación sexual con su novia en comparación del
27.3% que refiere haber tenido su primera relación sexual con su amiga,
seguido a ello se encuentran los sujetos como lo es la vecina y/o prostituta los
cuales se ven representados con un 3.1% cada uno de ellos.
Así mismo es importante conocer de los adolescentes iniciados sexualmente
quienes habían utilizado algún método anticonceptivo durante su primera
relación sexual. Otras investigaciones en México han determinado que existe
una relación entre el menor uso de métodos anticonceptivos y variables como
menor edad de inicio y menor escolaridad (Stern y Reartes, 2012).
716

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica 2. ¿Utilizaron algún método
anticonceptivo en la primera relacion
sexual?
Si

No

30.2%
69.8%
Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva de los
alumnos en escuelas públicas de educación media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013.
Al preguntar a los adolescentes varones sobre el haber utilizado algún
método anticonceptivo en su primera relación sexual el 69.8% mencionó
haber utilizado un método anticonceptivo en comparación del 30.2% que
refirió no haber utilizado ningún método anticonceptivo durante su primera
relación sexual. Es por ello que las relaciones sexuales y en particular en este
grupo poblacional constituyen la principal fuente de contagio (OMS, 1989), de
ahí la importancia por explorar los conocimientos y actitudes de los varones
en las prácticas sexuales.

Gráfica 3. ¿Cual fue la razón principal por la que no
utilizaron algun método anticonceptivo en su primera
relación
sexual?
41.7%

9.4%

13.5%

11.5%
5.2%

1%

4.2%

2.1% 2.1% 3.1%

6.3%
Otro

Me faltó
dinero

Me da pena o
vergüenza …

Temor a
efectos…

No me atreví a
pedírselo a…

No planeaba
tener…

No sabía
dónde…

No sé cómo se
usan los…

No conocía
ningún…

Mi pareja se
opuso

No estoy de
acuerdo en…

Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva de los
alumnos en escuelas públicas de educación media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013.
Así mismo la población que ya ha tenido relaciones sexuales (N=344) revela
que el 41.7% de esta población no utilizó un método anticonceptivo durante
su primera relación sexual ya que no planeaba tener relaciones sexuales, por
717

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

lo cual la espontaneidad dentro de los eventos coitales sigue siendo un factor
que deslinda el uso de los métodos anticonceptivos, seguido a esto el 11.5%
mencionó no saber dónde conseguir algún tipo de método anticonceptivo y a
su vez un 9.4% mencionó no estar de acuerdo en el uso de los métodos
anticonceptivos por lo cual la complejidad del tema surge con la identificación
de estas características y comportamientos, los cuales sirven para generar
supuestos de las ambivalentes prácticas sexuales.

Gráfica 4. ¿Quién decidió utilizar el método
anticonceptivo ?
69.8%
22.5%

Yo

7.7%
Mi pareja

Ambos

Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva de los
alumnos en escuelas públicas de educación media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013.
Por otra parte el 69.8% de los adolescentes refieren que fueron ellos y su
pareja quienes decidieron utilizaron algún método anticonceptivo durante su
primera relación sexual, seguido del 22.5% que dijo haber sido ellos quienes
decidieron utilizar algún método anticonceptivo durante su primera relación
sexual; por ellos es que se cuestionó ¿Para que habían utilizado el método
anticonceptivo? Es decir, para prevenir un embarazo o una infección de
transmisión sexual, a lo que el 61.2% dijo que para ambos casos, en
comparación del 37.1% que mencionó haber utilizado algún método
anticonceptivo para la prevención de embarazo no deseado y el 1.8% para
prevenir un infección de transmisión sexual. Por ende las infecciones de
transmisión sexual afectan principalmente a los adolescentes, esto debido al
inicio sexual a una edad temprana y la falta de información sobre
sexualidad, lo cual aumenta el riesgo en dicha población de contraer alguna
infección de transmisión sexual (Menkes y Suarez, 2003).

718

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica 5. Método anticonceptivo utilizado en la primera
relación sexual
86.6%
4.5%

0.4%

6.7%

0.4%

1.3%

Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva de los
alumnos en escuelas públicas de educación media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013.

Del total de la muestra 86.6% mencionó haber utilizado los preservativos
(condones) como principal métodos anticonceptivo, cabe mencionar que
como segunda opción el 6.7% de los adolescentes utilizo el retiro (coito
interrumpido) como método anticonceptivo en la primera relación sexual. Un
dato que vale la pena recalcar es que el 13.4% representa el resto de los
adolescentes que utilizaron algún otro tipo de método anticonceptivo que no
fue el condón, por ello ese porcentaje deslindo el uso del preservativo,
llevando a cabo una práctica sexual de riesgo debido a que los demás
métodos utilizados pudieran ser tomados como prevención de un embarazo
más no de alguna infección de transmisión sexual.

Gráfica 6.¿Porque no utilizaron condón en su primera relación
sexual?
16.7%
10%

20%
13%

20%
10%

3%
Mi pareja
no quiso

Yo no
quise

No se
siente
igual

No tengo Confio en Porque
manera mi pareja prefiero el
de
metodo
conseguir
que use
condones

6.7%
Porque
creo que
mi pareja
esta sana

Otro

Elaboración propia en base a la encuesta sobre salud reproductiva de los
alumnos en escuelas públicas de educación media y media superior del
Estado de Nuevo León 2013.
719

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otro comportamiento analizado fue el no uso de algún método anticonceptivo
en donde los datos revelan que el 20% refirió no haber utilizado algún método
anticonceptivo debido a que “confía en su pareja”, 16.7% mencionó deslindar
el uso de métodos anticonceptivos debido a que “no se siente igual”, así
mismo un 10% en ambos casos mencionó no utilizar un método
anticonceptivo en su primera relación sexual debido a que “no quiso” y un
13% mencionó que no tiene manera de conseguir condones.
Siendo de esta manera la adolescencia constituida como un periodo
caracterizado por la vulnerabilidad, en donde las principales consecuencias
de la actividad sexual precoz sin protección son el embarazo y las infecciones
de transmisión sexual (ITS), incluyendo el VIH/SIDA, así mismo esta
vulnerabilidad no es a menudo percibida por los adolescentes lo cual los lleva
a tener una autoimagen de omnipotencia e invulnerabilidad, estas
características sitúan a los jóvenes a estar expuestos a conductas de riesgo,
en donde el factor sociocultural es cada vez más influyente para que se lleven
a cabo dichas conductas (Montero, 2011).

Ante esto, el uso del preservativo en los varones va a depender de la pareja
con la que se tiene relaciones sexuales, esto debido a que existen y
predominan factores que están vinculados a que los varones usen o no
métodos anticonceptivos, en este caso en particular se liga al valor y
significado que le brindan a la mujer, es decir, la mujer vista como una figura
de riesgo o una mujer ideal para el matrimonio. Es así, que la mujer que
constituye la figura de riesgo es con quien se tiende a utilizar algún método
anticonceptivo, ya que dentro del ideal del varón es quien lo puede llegar a
contagiar de una ITS y puede llegar a ser un riesgo para su salud, por otro
lado, existe la mujer con la que se estereotipa dentro del ideal de pareja con
la cual se podría llegar a establecer una relación formal, es así que ante esta
perspectiva se deslinda el uso de métodos anticonceptivos, exentando la
percepción del riesgo de cualquier tipo de contagio y/o enfermedad, ya que lo
que se desea es la reproducción para fortalecer la relación (De Jesús y
Menkes, 2014; Stern et al 2003).
CONCLUSIONES
Los resultados analizados muestran que aún persisten comportamientos
patriarcales en la población adolescente, ya que prevalecen conductas,
prácticas sociales, creencias y expectativas tradicionales en base a la
sexualidad.
Del total de la población (N=344)
la edad de inicia sexual oscila
principalmente entre los 14 años de edad (28.5%) y 15 años (35.6%). Así
mismo el 60.4% menciono haber tenido esta primera relación sexual con su
novia. Por otra parte el 30.2% de los adolescentes refirió no haber utilizado
720

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

algún método anticonceptivo en dicha relación sexual. En donde el 41.7%
mencionó no haber utilizado algún método anticonceptivo en su primera
relación sexual debido a que no tenía planeado tener relaciones sexuales.
Otra de las razones por las cuales los adolescentes mencionaron no haber
utilizado algún método anticonceptivo fue que el 16.7% refirió que “no se
siente igual”.
Éstos comportamientos se ven ligadas a un proceso cultural en donde se
puede identificar un modelo hegemónico de masculinidad; en el cuál el
deber ser hombre implica un rol socialmente construido influyendo en su
comportamiento sexual, mediante atributos, valores, funciones y conductas,
entre las cuáles prevalecen ser un sujeto hipersexual, tener múltiples parejas
sexuales y prácticas ligadas a correr riesgos.
Por su parte Seidler (1995) hace referencia a las problemáticas por las cuales
puede llegar a pasar el varón, particularmente durante a la construcción de
la masculinidad, siendo ésta expresada mediante la sexualidad. Ante estas
expresiones es que el autor señala que los varones crecen y desarrollan la
idea de una sexualidad mediante una superioridad masculina la cual es
concebida con la conquista y un rendimiento sexual, rechazando las
emociones, siendo estos últimos aspectos donde el varón tiende a demostrar
una supremacía y separando la sexualidad de toda emoción, debido a que el
sexo es el medio mediante el cual se va a demostrar y afirmar su
masculinidad.
El uso del condón más allá del conocimiento conlleva un significado, es decir,
existe un dualismo en base al sujeto con el cual se tienen las relaciones
sexuales, ya que se idealizan las condiciones para el uso del mismo, por una
parte puede llegar a presentarse como protección para prevenir alguna
enfermedad y/o ITS, mientras que al tener relación sexuales con una pareja
“estable ” se puede llegar a interpretar como método de planificación familiar
(Arias y Rodríguez, 1998), por lo cual es importante conocer la posible
conducta asumida en la población adolescente.
Otro de los comportamiento llevados a cabos en las prácticas sexuales es la
percepción de riesgo en los adolescentes ante las relaciones coitales, ya que
en ellos prevalece un sentimiento de invulnerabilidad ante dichos eventos, a
pesar de que conocer los riesgos que puede llegar a tener el inicio sexual sin
utilizar algún método anticonceptivo , en donde los adolescentes tienden a
minimizar los efectos negativos que pueden llegar a tener ante las creencias
erróneos sobre los métodos anticonceptivos, lo cual limitan y/o deslindan en
uso de los mismos (Palma y González, 2010). Por
otra parte
el
comportamiento vinculado a correr riesgos no solo alude a la hombría, sino
que también genera la pertenencia a un grupo, en el cual el inicio sexual es
parte de un ritual de la dinámica sexual (Arias y Rodríguez, 1998).

721

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ante el documento expuesto anteriormente es que los profesionales de
Trabajo Social deberíamos crear propuestas que generen políticas y
programas enfocados a la intervención con varones, debido a que uno de los
ejes centrales es garantizar la igualdad de género, asociado a la participación
de dicha población, así como la inclusión del hombre en la participación de
procesos y/o programas que garanticen su bienestar social.
Así mismo se deberían fomentar estrategias en base a las normativas antes
mencionadas debido a que hacen falta campañas de prevención y atención en
materia de salud sexual y reproductiva que permitan garantizar dicha
cobertura en el caso de los varones, así como centros de atención, por lo cual
este documento queda a contemplar la formulación de una política más
equitativa. En conclusión y de acuerdo al perfil de los adolescentes varones
escolarizados es importante dirigir los esfuerzos para la incorporación de
material educativo que permita la prevención de infecciones de transmisión
sexual, embarazos no deseados, etc. Mismo que sirva para generar un mayor
conocimiento en la toma de decisiones de los adolescentes al iniciar una vida
sexualmente activa y de esta manera puedan tener un plan de vida.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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723

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Abordaje teórico de la salud y el estilo de vida en
adolescentes.
Adriana Zambrano Moreno
David De Jesús Reyes
Nohemí Liliana Negrete López
Resumen
El estilo de vida es uno de los determinantes de mayor impacto en la salud,
por ello se han enfocado esfuerzos dirigidos a la comprensión del estilo de
vida y las múltiples conductas que originan la salud o enfermedad en cada
etapa de vida. Su estudio es de suma importancia para el cuidado y
conservación de la salud y es pieza fundamental en el logro del bienestar y
pleno desarrollo personal. El presente trabajo describe diferentes teorías y
modelos que han sido utilizadas para el estudio de la relación entre la salud y
el estilo de vida de los adolescentes.
Palabras clave: adolescentes, estilo de vida, salud.
Introducción
Entre las principales causas de las enfermedades crónicas no transmisibles,
se encuentran los cambios en el estilo de vida, considerados como el conjunto
de hábitos y patrones de conducta cotidiana que permanece por un periodo
de tiempo; y es producto de la interacción con las condiciones de vida, los
factores sociales y culturales, entre otros; que se pueden convertir en factores
de riesgo para la salud (Rodríguez y Agulló, 1999; Organización Mundial de la
Salud, 2004; Arrivillaga y Salazar, 2005). Su estudio durante la adolescencia
adquiere relevancia pues durante esta etapa se desarrollan las herramientas
sociales e intelectuales necesarias para los roles y la responsabilidades de la
etapa adulta, a la par de los cambios evolutivos propios de la edad, en los que
la experimentación con el riesgo está presente por el deseo de independencia
y autonomía, aunado a la atracción que ejerce lo desconocido y prohibido por
los mayores, por desafiar abiertamente a los adultos y reafirmar su dominio
sobre su propio cuerpo (Durá, 2010) y cuyas consecuencias producen daños
en la salud y en la formación del capital humano (Cornellá y Llusent, 2004;
Moreno, 2004).
Entre las perspectivas teóricas que han abordado la salud y el estilo de vida
se encuentra la teoría del aprendizaje social de Bandura, (1977), donde el
aprendizaje social es originado por imitación de las acciones de los demás,
es decir, los adolescentes imitan y son modelados como parte de la
socialización, de tal forma que la conducta de los padres, los compañeros e
incluso de sus profesores, influyen en el aprendizaje de cierto estilo de vida de
los adolescentes común para quienes conviven en el mismo medio ambiente.
724

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En este, la motivación y el comportamiento son regulados por el pensamiento
deliberado que antecede a la acción, estos cambios del comportamiento se
establecen por el control personal sobre el ambiente llamado (locus de
control). Este describe las creencias que un adolescente tiene de su
comportamiento relacionado con la presencia o ausencia de la salud, entre
los que destacan que la salud depende del comportamiento propio, la
influencia de otras personas, o bien de la suerte (Wallston, Wallston y De
Vellis, 1978). Esta teoría conduce a cambios
de larga duración del
comportamiento potencial o posible para el logro de una meta, mas no
necesariamente es el comportamiento que actualmente presenta el
adolescente. Entre los trabajos que se han basado en esta teoría se
encuentra el realizado por Monton (1992), el cual describe el proceso de
aprendizaje social en adolescentes escolarizados y sus interacciones con los
medios de comunicación, los padres y los pares, con un punto de vista
antiguo.
Durante los ochentas, surgen tres enfoques diferentes del proceso de
socialización en base a las teorías de la expectativa valor, estos son 1) La
autorregulación de comportamiento, 2) La teoría de balance en la toma de
decisiones y 3) Los modelos integradores. Los tres se enfocan a entender
cómo se construye el estilo de vida, a través de la construcción de los hábitos,
las conductas, las actitudes, valores y normas relacionadas con estos, al
mismo tiempo el estilo de vida deja de ser visto como una variable exclusiva
del comportamiento e inicia su estudio con la adopción de otros componentes
más subjetivos como la auto-percepción. Estas tres teorías son utilizadas
principalmente en intervenciones para el cambio de conductas de riesgo en
adolescentes.
Otro grupo se constituye de las teorías de la expectativa valor, representada
por el modelo de creencias en salud (Becker y Maiman, 1975), la teoría de
acción razonada (Ajzen y Fishbein, 1980), el modelo de motivación protectora
de Rogers (1983), la teoría de la conducta planificada (Ajzen, 1991) y la teoría
de autoeficacia de Bandura, (1977), las cuales se describen a continuación.

725

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura 1. Teoría de Acción Razonada de Ajzen y Fishbein (1975).
La creencia de la persona de que la conducta
lleva a ciertas consecuencias y la evaluación de
ellas.

Actitud hacia la conducta

Importancia
relativa
de
consideraciones
normativa
actitudinal

las
y

Intención

Las creencias de la persona acerca de que
individuos o grupos específicos creen que o
no realizan la conducta y su motivación para
cumplir con los referentes específicos

Norma subjetiva

Nota: Las flechas indican la dirección de la influencia.
(2007:71)

Fuente: Reyes

La teoría de la motivación por la protección de Rogers, (1975) plantea que el
comportamiento es el resultado de la valoración de las amenazas, en donde
se miden los factores que afectan la adaptación de un comportamiento (como
la vulnerabilidad y el potencial, percibidos para el daño), además de valorar el
afrontamiento (que es la capacidad de una persona para evitar o hacer frente
a un resultado negativo), donde la valoración del afrontamiento es influenciado
por la autoeficacia de uno o la creencia de que uno puede poner en práctica el
comportamiento o estrategia de afrontamiento apropiado (Trull y Phares,
2003).
En primer término se encuentra la teoría de acción razonada de Ajzen y
Fishbein (1980), la cual en su origen fue desarrollada para explicar el
comportamiento social y posteriormente fue utilizada para explicar el porqué
las personas realizan ciertas conductas de salud (Figura 1). En ella se
considera que la mayoría de las conductas se encuentran bajo control volitivo
de las personas, en el cual, el determinante principal del comportamiento es
726

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

determinado por la intención de realizar o no tal comportamiento.
intención consta de dos factores uno personal y el otro social ó cultural:
•
•

Esta

La persona hace referencia del juicio que emite sobre la acción a
desarrollar, la cual puede ser considerada como buena o mala.
La percepción personal referente a la presión social que se ejerce
sobre ella, para desarrollar o no una acción determinada.

Figura 2. Teoría de la conducta planeada o planificada de Ajzen (1991)
Creencias en relación al
resultado de la conducta
Actitudes hacia la acción

Evaluación de los resultados
esperados de la conducta
Intención conductual

Creencias normativas

Normas subjetivas

Co
Motivación para cumplir

Control Conductual

Creencias de control

Fuente: Adaptado de Kaplen y Weinnman (2004).
Es decir, que una persona percibe la presión social que la orilla a establecer
una conducta determinada, cuando la mayoría de sus referentes sociales
cercanos, con quienes se siente motivado a cumplir piensan que se debe
727

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

realizar dicho comportamiento. Por el contrario, la norma subjetiva de una
persona, ejerce presión para que evite una conducta determinada, cuando
crea que la mayoría de sus referentes sociales cercanos con quienes se
siente motivado a cumplir, piensan que esta no debería realizar dicho
comportamiento (León, Medina, Barriga, Ballesteros y Herrera, 2004).
Otra teoría similar es la teoría de la conducta planificada de Ajzen (1991),
(Figura 2) según la cual una persona tendrá la intención de realizar una
conducta saludable es necesario además de una actitud positiva y la presión
social, que se sienta con la capacidad de desarrollar dicha conducta y tener la
garantía de que esta conducta la ayudara a conseguir el resultado esperado
en cuanto a su salud (León y otros, 2004).

Figura 3. Teoría de Motivación Protectora de Rogers (1983).
Severidad
Vulnerabilidad

Fuentes de
información

Valoración de la
amenaza

Recompensas
intrínsecas
Recompensas
extrínsecas
Eficacia de la
respuesta

Autoeficaci
a

Valoración del
afrontamiento

Costes de
recuperación

Fuente: Adaptado de León, Medina, Barriga, Ballesteros y Herrera (2004).
Las variables que contribuyen a que haya una mayor correspondencia entre la
intención de llevar a cabo un comportamiento y su ejecución son:
•

Grado de correspondencia medido entre la intención y la conducta
observada.
•
Intervalo de tiempo que dista entre la medida de la intención y la
realización de la conducta.
•
Grado en que una persona es capaz de actuar según su propia
intención sin ayuda de los demás.
En el modelo de motivación protectora de Rogers (1983), enuncia que el
miedo que las personas sienten hacia las posibles consecuencias derivadas
de practicar o no ciertas conductas relativas a la salud, proporciona los
728

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

factores determinantes de la motivación hacia la protección de algún daño en
los individuos (Figura 3).
Entre sus componentes se encuentran dos tipos de variables que interactúan
de forma aditiva, para determinar la fuerza de la motivación de protección.
•

•

La apreciación de la amenaza: es el resultado de restar a las
ventajas de la respuesta desadaptativa el miedo a enfermar
(gravedad de la amenaza y vulnerabilidad de la persona a enfermar).
La evaluación de la respuesta de afrontamiento: este resulta de
restar a la eficacia de la respuesta y de la persona (autoeficacia) los
costos de dicha respuesta adaptativa.

En estas teorías presentadas se asume que la persona elije una opción de
diferentes tipos de cogniciones, en donde a) se presenta la probabilidad
subjetiva de que un comportamiento dado conducirá a resultados esperados y
b) valoración de los resultados de la acción. El individuo elije de entre los
diferentes campos de acción, aquella alternativa con mayor probabilidad de
consecuencias positivas o para evitar las negativas.
En cuanto a los modelos basados en la autorregulación del comportamiento,
una de los más representativos de esta perspectiva es la teoría de la
autoeficacia de Bandura, (1986), es uno de los conceptos más recientes de
los modelos para la comprensión de comportamiento reaccionado con la
salud. Constituye uno de los principales elementos reguladores de las
conductas favorecedoras de la salud y eliminación de conductas de riesgo.
Estos modelos integran a los factores que favorecen, como los que
obstaculizan la posibilidad de que una persona realice o no un determinado
comportamiento favorable a la salud, este se realiza como un proceso
dinámico cuya relación de los determinantes se presenta por etapas, en las
cuales cada una representa una forma diferente de relación, con la cual se
describe las diversas formas en que una persona enfrenta a lo largo de su
vida los diferentes problemas de salud. Entre estos se encuentran, el modelo
del proceso de adopción de precauciones (Weinstein, 1988) y el proceso de
acción a favor de la salud (Schwarzer, 1992, los cuales se describen a
continuación.
Figura 4: El Modelo del Proceso de Adopción de Precauciones de Weinstein,
(1988).

729

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¿Conoce usted la importancia de X?
X= Una conducta saludable
cualquiera

N
O

¿Conoce usted la importancia de X?

SI
Etapa 6
Práctica actual de X
¿Practica usted X?

SI
¿Se mantiene usted en
la práctica de X?

SI

¿Cuál de las siguientes situaciones se ajusta mejor a su caso
Etapa 2:
Ausencia de interés por X

No pienso en X

Etapa 3:
Ausencia de decisiones acerca de
practicar X

Aun no tomo la decisión de
prácticas X
Decidí no practicar X

Etapa 4:
Toma de decisión contraria a X

Decidí practicar X, pero aun no
comienzo a hacerlo

Etapa 5:
Toma de decisión favorable a X

Fuente: Flores-Alarcón y Carranza (2007:66).
En cuanto al modelo del proceso de adopción de precauciones (Figura 4) de
Weinstein, (1988), se propone identificar la forma en que las variables que
influyen para la adopción de comportamientos relacionados con la salud, se
combinan para predecir la probabilidad de que un individuo realice un
comportamiento en particular.
Se establecen en este modelo siete etapas por las cuales una persona
transita cuando se enfrenta a la adopción de conductas protectoras de la
salud, cada una de las cuales representa una combinación particular de
variables que pueden influir en el comportamiento de una persona, las
personas pueden transitar libremente por las etapas, ya que no responde a un
proceso evolutivo, sino mas bien depende de la disposición personal para
adoptar dicho comportamiento relacionado con la salud.
Por otra parte, el proceso de acción a favor de la salud (Schwarzer, 1992)
(Figura 5), aborda el comportamiento relacionado con la salud del individuo
desde la motivación o necesidad de competencia y autodeterminación, que se
origina en la satisfacción del cumplimiento de ciertos criterios internos y la
percepción de la propia eficacia, esta última se obtiene de la interacción con el
730

Etapa 7:
Mantenim

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

medio, a través de diversos mecanismos como la persuasión, la comparación
social y el modelado (Breinbaur y Maddaleno, 2008).
Figura 5. Proceso de Acción a favor de la Salud de Schwarzer, (1992).

Los modelos basados en la Teoría del Balance en la toma de decisiones son
básicamente dos, el modelo transteorico de Prochaska y DiClemente, (1983)
y el modelo de conflicto de toma de decisiones Janis y Mann, (1977).
Primero se aborda el modelo transteorico utiliza las etapas, procesos y
principios de cambio de las diferentes teorías más importantes de lo cual
deriva su nombre. Según el cual el cambio conductual es un proceso que
posee seis etapas:
1.

2.

3.
4.

Pre-contemplación: en ella las personas no tienen la intención de
tomar medidas con el fin de cambiar su comportamiento en por lo
menos, los próximos seis meses, las personas se ubican en esta
etapa por diversas razones entre las que se encuentran el miedo, la
resistencia, o bien la información sobre las consecuencias de su
comportamiento es muy limitada o inexistente o han tratado de
cambiar sin tener éxito, entre otras.
Contemplación, es la etapa en donde las personas tienen la intención
de cambiar en los siguientes seis meses, han identificado las
ventajas y las desventajas de realizar este cambio, este cálculo de
los beneficios puede estancar a la persona por largos periodos de
tiempo en esta fase.
Preparación: en esta las personas tienen ya la intención de cambiar
su comportamiento en el siguiente mes y poseen un plan de acción.
Acción: en esta las personas ya realizaron modificaciones especificas
de su comportamiento en los seis meses anteriores
731

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

5.

6.

Mantenimiento: en esta etapa tiene un periodo de duración de seis
meses hasta cinco años, en ella las personas tienen la confianza de
asumir nuevos cambios y tratan de evitar las recaídas.
Culminación esta etapa es utilizada en ciertas conductas como las
relacionadas con las adicciones, en la cual las personas no caen en
tentaciones y gozan de autoeficacia completa.

Por otra parte, el modelo de conflicto de toma de decisiones de Janis y Mann,
(1977), los cuales sostienen que un individuo primero evalúa los pros y
contras de una acción determinada y posteriormente elije aquello que
represente los mejores resultados o bien aquello que disminuya los efectos
más negativos. La probabilidad que se asocia con el resultado es subjetiva,
pues se relaciona con la confianza del sujeto de obtener un resultado exitoso,
en esta expectativa de éxito se considera además la frecuencia anterior del
mismo resultado (experiencias de logro que respaldan la autoeficacia), así
como la formación de los procesos de atribución, es decir el control que el
individuo cree poseer sobre el resultado; autoeficacia o seguridad de lograr un
resultado deseado (Palmerin, 2003; León y otros, 2004; Breinbaur y
Maddaleno, 2008).
Figura 6. Modelo de promoción de la salud de Pender, (1996).
Características y experiencias
individuales

Conducta previa
relacionada

Cogniciones y afectos relativos a
la conducta especifica

Percepción de beneficios de la
acción
Percepción de barreras para la
acción

Factores
personales
biológicos
psicológicos
socioculturales

Resultado conductual

Demandas (bajo control) y
preferencias (alto control) en
competencia en el momento

Percepción de autoeficacia
Afectos relacionados a la
actividad

Influencias personales
Influencias situacionales

Fuente: Cid, Merino y Stiepovich (2006:1493).

732

Compromiso
para un plan de
acción

C
PRO

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los modelos integradores son los más actuales ya que poseen una más
amplia visión de la salud, surgen de la integración de varias teorías por
ejemplo, el modelo de promoción de la salud de Pender, (1996), fue creado a
partir del modelo de creencias sobre la salud y de la teoría del aprendizaje
social de Bandura, (Figura 6) este modelo es el único que incluye el termino
estilo de vida promotor de la salud directamente en su propuesta a través de
tres grupos de factores predictores del estilo de vida. Esta teoría es utilizada
por Giraldo, Toro, Macias, Valencia y Palacio, (2010)
1.

2.

3.

Los afectos y cogniciones específicos de la conducta, que agrupa las
motivaciones primarias que inciden en la adquisición y mantenimiento
de las conductas promotoras de salud, entre sus elementos se
encuentran las barreras percibidas para realizar la conducta
saludable, los beneficios percibidos de la misma, la autoeficacia
percibida para realizar el efecto relacionado con la conducta y las
situaciones interpersonales en el compromiso para realizar la
conducta saludable.
Experiencias previas con la conducta de salud y características
individuales, con variables que influyen indirectamente a través de la
interacción causal con los efectos, las cogniciones, así como a las
influencias interpersonales y situacionales.
Antecedentes de la acción, que concentra los estímulos internos o
externos relacionados con la conducta (Palmerin, 2003; Breinbaur y
Maddaleno, 2008).

733

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura 7. Teoría de la Conducta Problema de Jessor, (1992)
AMBIENTE SOCIAL
Factores de riesgo: Pobreza, anomia
normativa, desigualdad racial,
oportunidades. Ilegitimas.
Factores de protección
Escuelas de calidad, familia cohesiva,
recursos de barrio, adultos
responsables.
BIOLOGÍA/ GENÉTICA
Factores de riesgo
Historia familiar de
alcoholismo

Factores de
protección
Inteligencia

AMBIENTE PERCIBIDO
Factores de riesgo
Modelos de conducta
desviada, conflictos
normativos padresamigos.
Factores de protección
Modelos de conducta
convencional, controles
estrictos sobre la
conducta.

CONDUCTAS DE RIESGO ADOLESCENTE/ ESTILO DE VIDA

Conductas problema
Consumo de drogas
ilegales,
delincuencia,
conducir
alcoholizado.

Conductas relacionadas con las
salud Alimentación poco
saludable, consumo de tabaco,
sedentarismo.

Conducta escolar
Ausentismo,
abandono, consumo de
drogas en la escuela

PERSONALIDA
Factores de riesgo

Bajas oportunidades
percibidas, baja autoe
propensión a la búsq
riesgos.

Factores de protec
Valorar los logros,
la salud, intoleranc
hacia la desviación

CONDU
Factores de ri
Consumo de a
problemático,
rendimiento e
pobre.

Factores d
protección

Asistencia a la
compromiso e
grupos de vol

CONSECUENCIAS COMPROMETEDORAS PARA LA SALUD O LA VID
DESARROLLO PERSONAL
Preparación para l
SALUD
ROLES SOCIALES
Autoconcepto
Limitadas habilidad
Enfermedad,
sedentarismo

Fracaso escolar, aislamiento social,
problemas legales, maternidad
precoz.

inadecuado, depresiónsuicidio.

Fuente: Adaptado de Nares (2009:16)

Por su parte la teoría de la conducta problema de Jessor y Jessor, (1977);
Jessor 1992) (Figura 7) es un modelo integrador en el cual se incorporan
elementos de diversas orientaciones teóricas como cogniciones, aprendizajes,
reacciones interpersonales y constructos interpersonales; para la predicción
del comportamiento problemático de los adolescentes, conductas de riesgo
para la salud, conductas de inadaptación y delincuencia juvenil. Estas
conductas problema forman un síndrome que comparte los factores
determinantes, los factores de riesgo y los factores protectores, este modelo
es de gran complejidad por lo que se ha utilizado parcialmente con aspectos
concretos como el consumo de drogas o la conducta sexual.
Entre las investigaciones realizadas bajo este modelo se encuentra la
realizada por Mulassi, Hadid, Borracci, Labruna, Picarel, Ribilotte, Redruello y
Masoli (2010) en el cual evaluaron los hábitos de alimentación, actividad física
734

trabajar, desemple
motivación

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

así como el consumo de alcohol y tabaco en adolescentes para identificar sus
factores de riesgo cardiovascular; Sancho, Pérez Torres y Campillo, (2001)
determinaron los estilos de vida y su relación con la salud en adolescentes;
estilos de vida y riesgos para la salud en estudiantes universitarios de
Lumbreras, Moctezuma, Dosamentes, Medina, Cervantes, López y Méndez
(2009) y Avalos y Bonilla, (2011).
Figura 8. Modelo de las siete esferas de Costa y López, (1996).

ENTORNO

Pensar

Sentir

Biología

Incitad

Atende

Actuar

Result

Fuente: Palmerín, (2003:59)
Otro modelo utilizado en los adolescentes es el de las siete esferas de Costa y
López, (1996), (Figura 8) del cual no se pretende hacer una exposición
detallada, solo se limita a una breve descripción de cómo se originan y
desarrollan los comportamientos que conforman el estilo de vida en
adolescentes, es utilizado en intervenciones y estrategias que apoyan la
identificación de factores de cambio y de resistencia al mismo dentro de la
educación para la salud. Destaca la interacción reciproca e histórica del
individuo y su entorno donde subyace la explicación de origen
y
mantenimiento del comportamiento. Donde el entorno actúa como activador
de determinado comportamiento y además como distribuidor de resultados del
mismo, donde la correlación entre el comportamiento y su resultado es
responsable del su permanencia o abandono.
Establece dos dimensiones del entorno: a) los activadores contemplan a
múltiples situaciones, mensajes, modelos de conducta, recomendaciones
entre otros que impulsan o desactivan el comportamiento por ejemplo padecer
alguna enfermedad, una crisis familiar, la pérdida de un ser querido, etc. y b)
los resultados incluyen la huella que deja en el entorno el comportamiento de
los adolescentes, sus logros, beneficios, recompensas, reconocimientos,
castigos, como consecuencia de sus conductas de salud o riesgo. Estos
actúan como polos donde confluye el entorno para producir o desactivar
determinados comportamientos y además se materializa la interacción que el
adolescente entabla con el entorno.
735

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Dentro del adolescente su ubican cinco esferas que interactúan entre sí y con
el entorno, las dos primeras se entrelazan con las dos dimensiones del
entorno de una forma sólida creando una zona de interacción que potencia el
origen de determinados comportamientos.
1. La dimensión atención/percepción actúa como un proceso que activa
el comportamiento y el campo de acción en el que se desarrollan las
otras dimensiones del comportamiento
2. La dimensión actuación asociada a los resultados o cambios en el
entorno, muestra como la interacción entre los escenarios y el
entorno no se podrían comprender sin la acción de los adolescentes,
en donde si se conoce y analizan sus acciones habituales se puede
predecir con seguridad lo que volverán a hacer en escenarios
parecidos.
3. La biología durante la pubertad se producen cambios biológicos de
los adolescentes que producen experiencias en las demás esferas
del comportamiento y del aprendizaje, que van conformando la
historia de vida.
4. La dimensión cognitiva, en ella se hace referencia de las
experiencias de vida que se van acumulando, las cuales actúan
como activador de otras esferas del comportamiento y el origen de
los estilos de vida saludables o de riesgo, en ella se encuentran el
conocimiento, expectativas, valores, actitudes, evaluación de la
eficacia y la autoimagen, entre otros.
5. La dimensión emocional en donde confluyen los sentimientos, las
emociones estados de ánimo, ya sean positivos o negativos, entre
otros, y son el mejor ejemplo de que las circunstancias del entorno
afectan el equilibrio del adolescente; estas cinco esferas individuales
se condicionan una a otra, de tal forma, que el individuo regula su
comportamiento por la interacción con el entorno.

Las siete esferas se encuentran en un ambiente o entorno físico y psicosocial
e interacciones que originan los estilos de vida, el entorno se subdivide en
pequeños universos como familia, escuela, instituciones, entre otros. Los
escenarios contemplan los recursos, las oportunidades, los factores
protectores, los factores de riesgo, entre otros que se interrelacionan y
confluyen de forma diversa en las siete esferas y dan por consecuencia la
evolución de los comportamientos (Palmerin, 2003).
El Modelo de Creencias en Salud
El modelo de creencias en salud (Figura 9) fue de los primeros que adaptó
las teorías conductuales a los problemas relacionados con la salud de los
individuos, muy reconocido y ampliamente utilizado como referente teórico
hoy en día. Se desarrolla en los cincuenta por el psicólogo social Godfrey
Hochbaum, y posteriormente reformulado por Stephen Kegels, Hugh
736

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Leventhal e Irwin Rosensrock quienes trabajaban para el departamento de
Salud Publica de EUA, toma como base las teorías del valor esperado, la
teoría de la toma de decisiones en condiciones de incertidumbre y la teoría de
las ciencias conductuales a los problemas de salud, el cual trata de explicar y
predecir los comportamientos de salud a través de las actitudes y creencias
personales (Breinbaur y Maddaleno, 2008).
Este modelo centra su atención a la explicación y predicción de diferentes
comportamientos de salud, relacionados con evitar los comportamientos de
riesgo, así como al incremento de comportamientos que actúan como
protectores de la salud enfocados a personas sanas y posteriormente en los
años setentas inicia su aplicación en personas con claros síntomas de
enfermedad (Moreno y Gil, 2003; León y otros, 2004).
Los elementos que integran el modelo son: susceptibilidad percibida,
gravedad percibida, costos y beneficios percibidos, claves para la acción y
factores modificadores los cuales se describen a continuación.
1.

2.

3.

4.

5.

Susceptibilidad percibida se refiere a la probabilidad o vulnerabilidad
percibida de una persona a padecer una enfermedad, es un riesgo
percibido por el individuo.
Gravedad percibida: es la posibilidad de ser afectado por una
enfermedad o de no recibir el tratamiento, se subdivide en diferentes
dimensiones como la gravedad clínica, interferencia con las acciones
diarias, impacto en la apariencia, efecto en el trabajo, la familia, la
vida social, entre otros.
Costos y beneficios percibidos, en ella se hace referencia a la
estimación de los beneficios que la persona obtendrá considerando
el gasto que ello implica y las posibles barreras o desventajas de
realizar un comportamiento determinado favorable para la salud.
Claves para la acción: hace referencia a la combinación de
percepción de la susceptibilidad y de la severidad, es utilizado en las
acciones preventivas como las campañas de vacunación. Según el
modelo cuando la susceptibilidad y la gravedad percibidas son bajas
se requiere que la clave de acción sea elevada y viceversa.
Factores modificadores, se encuentran los factores culturales,
sociales y demográficos entre otros que pueden desencadenar la
toma de decisiones hacia conductas que favorecen la salud.

Los elementos antes mencionados se derivan de la hipótesis:
•

•

La probabilidad de llevar a cabo la acción de salud apropiada es
función del estado subjetivo de disponibilidad del individuo o
intención para realizarla.
La intención del individuo para llevar a cabo la acción es
determinada por la amenaza que representa la enfermedad para él.
737

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

•

•

La amenaza subjetiva que representa la enfermedad a su vez se
compone de: la probabilidad percibida, las percepciones sobre la
gravedad de las consecuencias y las claves de acción.
La posibilidad de que la persona realice una conducta es
determinada por la evaluación que hace sobre la viabilidad u
eficacia que esta conducta tenga.

Figura 9. Modelo de Creencias en Salud de Hochbaum, Kegels, Leventhal
(1958)
Variables demográficas: edad, sexo, etc.
Variables sociopsicologicas: personalidad, clase
social, presión del grupo y compañeros de
referencia, etc.
SUSCEPTIBILIDAD percibida a
la enfermedad X.
SEVERIDAD percibida de la
enfermedad X

AMENAZA percibida de
la enfermedad X

Señales para la acción:
campañas en los medios de
comunicación
consejo de otros
recordatorios postales del sistema de
salud
enfermedad de un familiar o amigo
artículos de divulgación

Fuente: Moreno y Gil (2003:96).
Ha sido utilizado en una amplia gama de investigaciones relacionadas con la
salud y la enfermedad, entre las que se encuentran los temas del consumo de
tabaco (Weinberger, Greene, Mamlin y Jerin, 1981) y los problemas en niños
y adolescentes (Cohon, Macfarlane, Yánez e Imai, 1995; Quadrel, Fischhoff y
Davis, 1993); obesidad en adolescentes (Hernández, 2010) y para conocer las
creencias relacionadas con los estilos de vida de jóvenes (Arriviaga y Salazar,
2005); estilos de vida modificables en niños con sobrepeso de (Villagrán,
Rodríguez, Novalbos, Martínez y Lechuga, 2010).
Teoría Ecológica del Desarrollo de Bronfenbrenner
El desarrollo humano es un proceso donde el individuo contrasta
continuamente sus actividades y sus roles con la interacción con el medio
738

BENEFICIO
de la acció
menos
COSTOS o
percibidas
acción prev

Probabilidad
la acción prev

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ambiente, es decir el ser humano es un ente activo en proceso de desarrollo y
este desarrollo se da a través de la interacción con el medio ambiente el cual
a su vez está en constante cambio, ambos se ven influenciados y se afectan
produciendo un cambio o desarrollo. El resultado produce que el individuo sea
visto no solo como un ente en quien influye el ambiente, sino como un ser en
desarrollo dinámico que interrelaciona con él, influenciándolo hasta el punto
de cambiar el medio en donde habita, es decir es una interacción reciproca
entre el hombre y el medio (Bronfenbrenner, 1987).
El concepto de ambiente debe ser entendido más allá de su entorno
inmediato, abarcando e interconectando diferentes entornos donde se
desarrolla la persona y los grados de influencia que este individuo ejerce en
ellos y entre los entornos circundantes. De tal forma que la teoría ecológica
se plasma gráficamente en una disposición de estructuras interconectadas y
concéntricas, donde cada una de las que lo conforman es incluida en la
siguiente, describiendo cuatro niveles o sistemas que interactúan en el
desarrollo del individuo (Bronfenbrenner, 1987).
La Teoría Ecológica del desarrollo de Bronfenbrenner (1987), posee una
visión integral y sistémica que puede ser aplicado al estudio de los estilos de
vida que son influenciados por múltiples factores ligados entre sí de forma
compleja. Esta teoría ha sido utilizada tanto en el área de educación, como en
diferentes ramas de la psicología y es fácil de trasladar a otros campos de la
ciencia.
Postula como una importante influencia en la conducta de los seres humanos
a los diversos ambientes naturales en los que crece y se desarrolla, dado que
las personas se encuentran en un constante intercambio con el entorno donde
ambos cambian y son cambados a fin de mantener un equilibrio entre los
sistemas que lo integran. Entre los primeros estudios en los que se utilizado la
teoría ecológica se encuentra el realizado por Lewin (1936) referente a la
conformación de la conducta a través de la interrelación de la persona con el
ambiente, donde el autor considera que el desarrollo humano es producto de
la interrelación del ser humano activamente con sus ambientes circundantes y
cambiantes durante el ciclo de vida (Torrico, Santín, Andrés, Menéndez y
López, 2002).
Estos ambientes forman parte de su vida habitual (Figura 10 y 11), entre los
que se encuentran: a) el microsistema, es el entorno colindante en el cual se
ubica la persona en desarrollo, consiste en los roles, las actividades y
relaciones que entabla la persona con su entorno; b) el mesosistema,
comprende la interrelación entre dos o más entornos, como la familia, los
amigos, en los que la persona interactúa c) el exosistema, es el más amplio
de los entornos como los servicios de salud, que aun cuando no se incluye a
la persona en desarrollo se producen hechos que le impactan y d) el
macrosistema ó la cultura en la que la persona nace y se desarrolla.
739

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Para el estudio del estilo de vida se han identificado elementos de cada uno
de los integradores como son las características de la persona, sus valores, la
familia y las amistades como parte del entorno microsocial; los factores macro
sociales como las instituciones, el sistema social y la cultura; así como el
medio físico y geográfico donde se realiza la interacción de los factores, sin
embargo la mayoría de las investigaciones se han enfocado al estudio del
individuo y su entrono social (Pastor y otros, 1999).
El microsistema es el sistema más próximo al adolescente donde se
consideran los comportamientos, roles y relaciones que caracterizan la vida
diaria, el cual se identifica por la interacción directa, por ejemplo con la familia
y los amigos, cada uno de ellos influye claramente en el adolescente quien se
convierte en el punto de partida múltiples variables individuales.
La teoría ecológica postula que el desarrollo del individuo es favorecido por la
interacción durante el crecimiento de diferentes sistemas donde las
estructuras sociales en las que interactúa el individuo se interrelacionan por
ejemplo la familia, la escuela, su grupo de amigos, influyen en determinadas
conductas en el adolescente. La familia además de preparar los alimentos y
establecer las pautas de consumo durante la infancia es fundamenta en los
adolescentes al proporcionar la estabilidad, las normas y reglas de conducta
familiar que influyen el desarrollo del adolescente, otro espacio de gran
influencia es la escuela pues es además de fomentar el desarrollo cognitivo,
se practican la convivencia y se fortalece las normas, actitudes y valores
propias del grupo.
Figura 10: Teoría Ecológica del Desarrollo de Bronfenbrenner (1987).

MACROSISTEMACo
INDIVIDUONO
mportamiento
MICROSISTEMAM
MESOSISTEMANO
EXOSISTEMAEnfren
otivación
tamiento
protectora
positivo/negativo

Fuente: Elaboración propia

740

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Mesosistema
Se refiere a la interacción de al menos dos entornos donde se desenvuelve el
individuo, es decir, es un sistema de microsistemas donde se interrelaciona la
familia y la escuela o la familia y los amigos del adolescente. El mesosistema
es entonces una red de contextos que se interactúan entre sí, influyendo en
forma integral y por separado cada uno de ellos en el desarrollo del individuo
a través de vínculos o conexiones. La conexión provee de una continuidad
entre los contextos o incrementan los efectos negativos, por ejemplo en los
jóvenes en los que hay una marcada diferencia entre las conductas, valores o
comportamientos que alienta un sistema de otro.
Exosistema
En este entorno no se incluye al individuo, pero se producen hechos que
afectan a lo que ocurre en el entorno que comprende el individuo en formación
o que se afectan por lo que ocurre en este entorno, entre ellos se encuentre la
ocupación de los padres, las relaciones de sus hermanos, el sistema escolar,
de salud y los medios de comunicación. Entre ellos cabe destacar el papel de
la televisión que además de influenciar indirectamente comportamientos
relacionados a gustos y aversiones alimentarias, impacta en la cantidad de
tiempo que los adolescentes invierten frente a la pantalla.
Macrosistema
En este se incluye al grupo social o la sociedad en general, en este sistema la
estructura que presenta el microsistema, el mesosistema y el exosistema es
similar en su funcionamiento y construcción, se refiere principalmente a los
marcos culturales que pueden afectar en los sistemas menores de forma
transversal, representa así a la cultura y sociedad en la cual el adolescente se
desarrolla.
La teoría ecológica es dinámica pues sus procesos son continuos y se
encuentran en constante interacción, lo que o hace un modelo muy útil para
tratar de explicar el estilo de vida a través de los diferentes procesos de
aprendizaje que se desarrollan en los diferentes contextos.
Entre los trabajos sobre estilos de vida realizados con la teoría ecológica se
encuentran el de Castro (2005), quien propone la promoción de estilos de vida
activos con énfasis en la actividad física; y el de Busdiecker, Castillo, y Salas,
(2000) en su trabajo sobre hábitos de alimentación con el cual se promueven
diversas estrategias para estilos de vida saludables y Fonseca, Maldonado,
Pardo y Soto (2007) donde caracterizan los estilos de vida de adolescentes
escolarizados, en los que prevalece el estudio a nivel individual.
Este enfoque explica como el adolescente se desarrolla e interactúa con el
medio social a través de diferentes sistemas y niveles interconectados entre
sí, el cual permite entender la relación de la obesidad y el estilo de vida a
través de un modelo de análisis consistente.

741

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Figura 11. Representación
Bronfenbrenner, (1987).

de

las

variables

de

estudio

en

Conclusiones
Lo anteriormente expuesto evidencia las muy diversas formas de abordaje de
las conductas y su relación con el estilo de vida para estimular la presencia o
ausencia de la salud. Es necesario continuar con estudios que aporten mas
información en problemas metodológicos enfocados a la medición de
variables y su valor estándar, así como las conductas que pueden
considerase parte del estilo de vida, así como la diferencia que en ellas ejerce
la cultura por ejemplo, con la finalidad de obtener un conocimiento más
profundo y acorde a la realidad actual del ser humano.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Conductas alimentarias de riesgo en adolescentes de
Nuevo León según la ENSANUT 2012.
160

Sandra Rubí Amador Corral
161
Martha Leticia Cabello Garza
Según la Organización Mundial de la Salud los adolescentes son
considerados como un grupo de la población relativamente sano, no obstante
en las últimas décadas este grupo ha presentado problemas de salud
relacionados con la alimentación; asimismo, varias enfermedades graves de la
edad adulta comienzan en la adolescencia y algunas están relacionadas a la
mala alimentación y a la nula actividad física.
Entre de los problemas más relevantes relacionados a la alimentación de los
adolescentes se encuentran el sobrepeso, la obesidad, las enfermedades
crónicas no trasmisibles y los trastornos alimentarios. En México 13% de los
adolescentes se encuentran en riesgo por cuestiones relacionadas a la
alimentación; las conductas alimentarias de riesgo más frecuentes son: la
preocupación por engordar, comer demasiado y perder el control sobre lo que
se come
Este trabajo presenta resultados de análisis sobre las conductas de riesgo
relacionadas a la alimentación de los adolescentes del estado de Nuevo León,
con datos de la Encuesta Nacional de Salud y Nutrición (2012), en el cual, se
describen cada una de estas en relación al sexo, el índice de masa corporal, y
el nivel socioeconómico. Dentro de los resultados más importantes se
encontró que son los adolescentes con un peso normal y que pertenecen a un
nivel socioeconómico alto los que han realizado en mayor medida conductas
de riesgo relacionadas a la alimentación.
Palabras clave: adolescentes, conductas alimentarias, obesidad
Introducción
Según la Organización Mundial de la Salud (2014), los adolescentes son
aquellos jóvenes que se encuentran entre los 10 y 19 años que han superado
ya la etapa crítica de la mortalidad y la morbilidad de la infancia y no se
enfrentan aún a los problemas de la vida adulta; durante la adolescencia una
aspecto relevante es que las decisiones tomadas en esta etapa son
determinantes para el futuro del individuo. En las últimas décadas, este grupo
de la población ha presentado problemas de salud o discapacidades y
muchos de ellos mueren de forma prematura debido a accidentes, suicidios,

160
161

Universidad Autónoma de Nuevo León
Universidad Autónoma de Nuevo León

746

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

violencia u otras complicaciones. El estudio de la alimentación de los
adolescentes resulta importante debido a que varias enfermedades graves de
la edad adulta comienzan en esta etapa y algunas están relacionadas a la
mala alimentación, y a la nula actividad física (OMS, 2014).
Las conductas alimentarias, como objeto de estudio resultan de gran
relevancia ya que representan una respuesta biológica a todo ser vivo; las
conductas alimentarias son básicas en todos los seres humano (Loubat,
2006). Al igual que en el resto de la población, las conductas alimentarias de
los adolescentes se han ido complejizando a través de los años debido a
factores sociales, económicos, personales, ocupacionales, entre otros; su
estudio es importante ya su conocimiento y detección representa una
oportunidad para la prevención y tratamiento de los problemas o trastornos
relacionados a la alimentación que puedan afectar a los adolescentes.
Los problemas más importantes relacionados a la alimentación de los
adolescentes están asociados a las conductas alimentarias de riesgo, las
cuales, se pueden considerar como una falta o exceso de alimentos, algunas
veces acompañada de una nula o excesiva actividad física; dentro de sus
consecuencias más relevantes se encuentran el sobrepeso, la obesidad y las
enfermedades crónicas no trasmisibles, (Gutiérrez, Rivera, Shamah, Oropeza
y Hernández, 2012), además de trastornos alimentarios como como bulimia y
anorexia.
Para fines de este trabajo se considera que una conducta de riesgo es una
acción o practica que puede provocar o desencadenar, por una lado,
sobrepeso u obesidad lo que conlleva a una mayor probabilidad de adquirir un
enfermedad crónica no trasmisibles; y por otro un mayor riesgo de padecer un
trastorno como la anorexia, la bulimia u otro padecimiento relacionado con la
alimentación. Con lo anterior no se quiere decir que el sobrepeso y la
obesidad sean especialmente causados por estas conductas, ya que en estos,
influyen otros factores de tipo biológico, fisco, emocional y ambiental (Cabello,
2010; Vázquez, Cabello y Montemayor, 2010)
A continuación, se presentan algunos datos importantes sobre la obesidad, el
sobrepeso, las enfermedades crónicas no trasmisibles y los trastornos de la
conducta alimentaria que justifican el estudio y mayor conocimiento de las
conductas de alimentarias de riesgo en los adolescentes de Nuevo León.
En México la obesidad y el sobrepeso afecta al 30% de los adolescentes;
según los datos de la ENSANUT (2012), su prevalencia combinada fue
alrededor de 35.8% para la mujeres y 34% para los hombres. Para el
sobrepeso los cambios en los porcentajes de 2006 a 2012 en las mujeres
fueron de 22.5 a 23.7 (5.3%); para los hombres se observó una ligera
reducción de 20 a 19.6% (-.02). En el caso de la obesidad, para las mujeres
hubo un aumento del 10.9 al 12.1 (11.0%) y en los hombres el aumento fue
de 13 al 14.5 (11.5%) (Gutiérrez et al., 2012).
747

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En Nuevo León, según la ENSANUT (2012) aproximadamente el 30% de los
adolescentes tienen sobrepeso u obesidad, la prevalencia es un poco mayor
para el sobrepeso 16.1% comparada con obesidad 13.7%. Son los hombres
quienes tienen los niveles más altos de obesidad 16.3 comparado con 11.3%
en las mujeres. Para el sobrepeso los mayores porcentajes corresponden a
las mujeres 20.7 comparado con 12% para los hombres. Por grupos edad son
los jóvenes de 19 años quienes tienen los niveles más altos de obesidad
21.4%, y son los de 17 los que tienen los más altos de sobrepeso 24.6%. A
manera general la prevalencia combinada de sobrepeso y obesidad es para
los adolescentes de 19 años con aproximadamente 35% (Gutiérrez et al.,
2012).
Uno de los principales intereses de la obesidad y el sobrepeso en los
adolescentes son las consecuencias que puede tener para su salud en el
futuro, debido a la aparición de enfermedades crónicas no trasmisibles como
la Diabetes Mellitus II (DM2) y la presión alta o hipertensión.
En Nuevo León el porcentaje de adolescentes que presentan estas
enfermedades corresponden al 6% para DM2 y 2.6% para la hipertensión.
Acerca de la DM2, son los hombres quienes son más afectados por esta
enfermedad 84% comparado con el 16% de las mujeres. Del total de los
adolescentes que padecen esta enfermedad los mayores niveles están
concentrados en los de 15 y 16 años (84%). Respecto a la hipertensión, del
total de la población de adolescentes que la padecen la mitad son hombres y
la mitad mujeres (50%) respectivamente, los grupos de edad que son están
entre los 18 y 19 años.
En relación a los trastornos de la conducta alimentaria (Gascón y Migallón,
2006), mencionan que han aumentado en los últimos años de una manera
alarmante, especialmente entre los adolescentes. Los trastornos de la
conducta alimentaria (TCA), son enfermedades complejas, multicausales
representadas por alteraciones de la conducta relacionadas con la ingesta,
que son consecuencia de los dramáticos esfuerzos por controlar el peso y la
silueta. La mayoría de los trastornos alimentaros comparten síntomas
cardinales como la preocupación excesiva por comer, preocupación por el
peso y la figurara corporal y el uso de medidas no saludables para reducir el
peso (López y Treasure, 2011).
Algunos de los síntomas que presentan los trastornos de la conducta
alimentaria son tomados por la ENSANUT (2012) para formular algunas de las
preguntas sobre las conductas alimentarias de riesgo en adolescentes.

748

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Conductas alimentarias de riesgo en adolescentes de Nuevo León
Según la ENSANUT (2012), en México para el año 2012 el 13% de los
adolescentes se encuentran en riesgo por cuestiones relacionadas a la
alimentación, este porcentaje aumentó en 5% en comparación con la
Encuesta Nacional de Salud y Nutrición (2006) (Olaíz, Rivera, Shamah, Rojas,
Villalpando, Oropeza y Hernández, 2006); las conductas alimentarias de
riesgo más frecuentes en los adolescentes fueron la preocupación por
engordar y perder el control sobre los que se come; en las mujeres la principal
conducta de riesgo fue la preocupación por engordar (19.7%) y en los
hombres fue hacer ejercicio para bajar de peso (12.7%) (Gutiérrez et al.,
2012).
Para realizar el siguiente análisis se utilizó la ENSANUT (2012), que tiene
como objetivo principal cuantificar la frecuencia, distribución y tendencias de
las condiciones de salud y nutrición, así como de sus determinares en la
población mexicana. Esta encuesta probabilística permite ofrecer resultados
para cada una de las entidades del país, así como para cada grupo etario de
la población, ya que cuenta con representatividad estatal.
Respecto a los adolescentes la información está dividida en tres bases de
datos: 1) Antropométrica: que cuenta con variables relacionadas al peso, talla
y el índice de masa corporal; 2) Adolescentes: las variables están
relacionadas a las enfermedades crónicas no trasmisibles y a las practicas
alimentarias de riesgo, además de contener información sexualidad,
adicciones y accidentes y 3) Seguridad alimentaria que esta solamente
relacionadas a la falta o escasez de alimentos.
Se utilizaron las bases antropométricas y adolescentes. Se consideró realizar
el análisis a partir de la diferenciación del sexo, el índice de masa corporal y el
nivel socioeconómico ya que esto nos dará un mayor panorama sobre quienes
son específicamente los adolescentes que realizan una práctica alimentaria de
riesgo que pueda afectar su salud.
1.

¿Con que frecuencia en los últimos tres meses te has
preocupado por engordar?

Del total de la población de adolescentes en Nuevo León, la mitad tanto de
hombres como mujeres han tenido la preocupación por engordar. De estos
porcentajes, son las mujeres las que en mayor medida se han preocupado
61%, en comparación con el 39% de los hombres. En los grupos de edad, son
los adolescentes de 19 años los que tienen la mayor
preocupación a
engordar 29%, y los de 15 años la menor 14%.

749

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Preocupación por ergordar
Hombres
39%

Mujeres
61%

En relación al Índice de Masa Corporal son los adolescentes que tienen un
peso normal los que más se preocupan por engordar 49% aproximadamente,
le siguen los adolescentes que tienen obesidad 31% y por último los que
tienen sobrepeso 20%.

Preocpación por engordar

49%

31%

20%

Dentro del nivel socioeconómico más de dos terceras partes de los
adolescentes que tienen preocupación por engordar pertenecen al nivel
socioeconómico alto 67%, a comparación del 24% de los adolescentes de
nivel socioeconómico medio; los que menos se preocupan son los del nivel
socioeconómico bajo, pues solo el 9% menciona haberse preocupado alguna
vez por engordar.

Preocupación por engordar

2.

9%

24%

Bajo

Medio

67%
Alto

¿Con que frecuencia en los últimos tres meses has comido
demasiado o te has atascado de comida?

750

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El 50% de los adolescentes menciona que ha comido o se ha atascado de
comida en los últimos tres meses, son los hombres los que tienen los mayores
porcentajes 58%, por su parte las mujeres 42%, en los grupos de edad son los
adolescentes de 16 años los que afirman haber realizado en mayor medida
esta práctica 26% y los de 19 años en menor medida 15%.

Comer demasiado
Hombres
42%

Mujeres
58%

Respecto al Índice de Masa Corporal son los adolescentes con peso normal
los que afirman haber comido demasiado en los últimos 3 meses 59%,
seguido de los que tienen obesidad 22% y por último los que tienen sobrepeso
19%.

Ha comido demasiado
59%

19%

22%

En relación al nivel socioeconómico son los
adolescentes de nivel
socioeconómico alto los que mencionan haber comido demasiado, pues el
63% menciono realizar esta práctica, en comparación con el 30% de los del
nivel medio y solo el 8% de los adolescentes de nivel socioeconómico medio.

Ha comido demasiado
8%
3.

29% 63%

¿Con que frecuencia en los últimos tres meses has perdido el
control sobre lo que comes?

El 27% del total de los adolescentes menciono haber ha perdido el control
sobre lo que comía en los últimos tres meses, de este porcentaje 50% son
hombres y 50% mujeres. En los grupos de edad, son los adolescentes de 17 y
18 años los que más han realizado esta práctica 42%.
751

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ha perdido el control sobre lo
que se come
Hombres
50%

Mujeres
50%

En relación al IMC, son los adolescentes con peso normal los que en mayor
medida comentan haber perdido el control sobre lo que come 56%, seguido
de los que tienen obesidad 25% y por último los que tienen sobrepeso 12%.

Ha perdido el control sobre lo que
se come

56%

Normal

25%

12%

Sobrepeso Obesidad

En cuanto al nivel socioeconómico son los adolescentes de nivel
socioeconómico los que mencionaron haber perdido el control sobre lo que
comen en mayor medida 57%, seguido de los de nivel medio 36% y por último
los de nivel bajo 8%.

Ha erdido el control sobre lo que
se come

4.

8%

36%

Bajo

Medio

57%
Alto

¿Con que frecuencia en los últimos tres meses has vomitado
después de comer, para tratar de bajar de peso?
752

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Dentro de esta conducta de riesgo se encuentran los porcentajes mínimos, del
total de los adolescentes 2% comentaron haber vomitado en los últimos tres
meses para bajar de peso; de este porcentaje 58% son mujeres, 42% son
hombres. En los grupos de edad los porcentajes más altos se encuentran en
los adolescentes de 18 y 19 años 29 y 27% respectivamente.

Ha vomitado para bajar de peso
Hombres
42%

Mujeres
58%

Respecto al Índice de Masa Corporal los adolescentes de peso normal
presentan los más altos porcentajes dentro de esta práctica 72%, seguido de
los que tienen obesidad 28% y por último los que tienen sobrepeso con solo
1%.

Ha vomitado para bajar de peso

72%
0%
Normal

Sobrepeso

28%
Obesidad

Son los adolescentes que pertenecen al nivel socioeconómico alto los que han
realizado en mayor medida esta práctica 55%, los de nivel socioeconómico
medio 44% y solo el 2% de los adolescentes de nivel socioeconómico bajo
menciona haberlo hecho.

753

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ha vomitado para bajar de
peso

2%
Bajo
5.

44%
Medio

55%
Alto

¿Con que frecuencia en los últimos tres meses has hecho
ayunos (dejar de comer por 12 horas) para tratar de bajar de
peso?

Aproximadamente el 5% del total de los adolescentes han hecho ayunos para
bajar de peso 53% hombres y 46% mujeres; de los grupos de edad, son los
adolescentes de 19 años los han realizado esta práctica en mayor medida
30%.

Ha hecho aynos para bajar de
peso
Hombres
47%

Mujeres
53%

Son los adolescentes con obesidad los que en mayor medida realizaron
ayunos para bajar de peso 45%, el 38% de los adolescentes de peso normal
mencionaron haberlos hecho y por último se encuentran los que tienen
sobrepeso con un 17%.

754

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ha hecho ayunos para bajar de peso

45%

38%
17%
Normal

Sobrepeso

Obesidad

Respecto al nivel socioeconómico, los porcentajes del nivel medio y alto son
muy similares 49 y 48% respectivamente, solo el 3% de los adolescentes de
nivel socioeconómico bajo menciono haber realizado esta práctica.

Ayunos para bajar de peso

3%
Bajo
6.

49%
Medio

48%
Alto

¿Con que frecuencia en los últimos tres meses has hecho dietas
para bajar de peso?

El 13% del total de los adolescentes han realizado dietas para bajar de peso,
de este porcentaje 67% son mujeres y el 33% son hombres; de los grupos de
edad son los adolescentes de 18 años que han hecho dietas en mayor medida
33% y en menor medida los de 19 (12%).

Ha hecho ietas para bajar de
peso
Hombres
33%
Mujeres
67%

755

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los adolescentes con obesidad son los que más han realizado dietas para
bajar de peso 45%, de los adolescentes que tienen un peso normal 34%
menciona haberlas realizado y por último 17% de los que tienen sobrepeso
realizaron alguna dieta.

Ha hecho dietas para bajar de peso

38%

45%

17%

Son los adolescentes de nivel socioeconómico alto los que más mencionaron
haber realizado dietas para bajar de peso 49%; no hay mucha diferencia con
los adolescentes de nivel socioeconómico medio pues el 47% ha realizado
esta práctica. Solo el 4% de los adolescentes de nivel bajo mencionaron haber
hecho dietas para bajar de peso.

Ha hecho dietas para bajar de
peso

47%

49%

4%
Bajo
7.

Medio

Alto

Con que frecuencia en los últimos 3 meses has hecho ejercicio
para tratar de bajar de peso.

El 33 % del total de los adolescentes han realizado ejercicio para tratar de
bajar de peso, de este porcentaje 48% son hombres y 52% mujeres, de los
grupos de edad, son los adolescentes de 16 años que más lo hecho 28% y el
13% los de 19 años.

756

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ha hecho ejercicio para bajar de
peso
Hombres
48%

Mujeres
52%

En relación al Índice de Masa Corporal son los adolescentes de peso normal
los que más han realizado ejercicio para bajar de peso 52%, seguido de los
que tienen obesidad 28% y por último los que tienen sobrepeso 20%.

Ha hecho ejercicio para bajar de
peso
52%
Normal

20%

28%

Sobrepeso Obesidad

Respecto al nivel socioeconómico son los adolescentes de nivel alto los que
más han realizado ejercicio para bajar de peso casi el 70%, después los de
nivel medio 27% y por último los de nivel socioeconómico bajo 4%.

Ha hecho ejercicio para bajar de
peso

8.

4%

27%

Bajo

Medio

69%
Alto

¿Con que frecuencia en los últimos 3 meses has usado pastillas
y/o diuréticos y/o con laxantes buscando perder peso?

El 4% de los adolescentes han tomado pastillas, diuréticos o laxantes
buscando perder peso; de este porcentaje 82% son mujeres y 18% son
hombres; de los grupos de edad son los adolescentes de 18 y 19 años los que
con mayor frecuencia han realizado esta práctica 39 y 44% respectivamente.

757

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Ha tomado laxantes, diureticos o
pastillas para bajar de peso
Hombres
18%

Mujeres
82%

El 57% de los adolescentes con peso normal mencionan haber tomado
pastillas, diuréticos o laxantes para perder peso, seguido de los que tienen
obesidad 29% y por último los que tienen sobrepeso 14%.

Ha tomado laxantes, diureticos o
pastilas para bajar de peso
57%
Normal

14%
Sobrepeso

29%
Obesidad

En relación al nivel socioeconómico son los adolescentes de nivel alto los que
realizan mencionan haber realizado en mayor medida esta práctica 86%,
seguido de nivel bajo 11% y por y por último los de nivel medio 3%.

Ha tomado laxantes, diureticos o
pastillas para bajar de peso
86%
11%
Bajo

3%
Medio

Alto

Conclusiones
Las conductas alimentarias de riesgo más frecuentes en los adolescentes de
Nuevo León fueron en primer lugar, la preocupación por engordar y haber
comido demasiado, pues el 50% de los adolescentes afirma haber tenido este
tipo de conductas, siendo las mujeres las que presentan los porcentajes más
altos 61 y 57% respectivamente; así mismo, son los adolescentes de peso
normal y de nivel socioeconómico alto los que más han tenido este tipo de
conductas.
758

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En segundo lugar se encuentra haber hecho ejercicio para bajar de peso, de
manera general el 33% de hombres y mujeres han realizado esta práctica y
son las mujeres de peso normal y de un nivel socioeconómico alto las que
tienen los porcentajes más altos 60% aproximadamente.
En tercer lugar, haber perdido el control sobre lo que se come fue una
conducta realizada por el 27% de los adolescentes, que al igual que hacer
ejercicio para bajar de peso, fueron las mujeres de peso normal y nivel
socioeconómico alto las que más afirmaron que perdieron el control sobre lo
que comían, aproximadamente 54%.
En cuarto lugar el 13% de la población de adolescentes afirma haber realizado
dietas para bajar de peso y son las mujeres de peso normal y nivel
socioeconómico alto las que más las han realizado.
Por último conductas como haber vomitado, hacer ayunos y tomar laxantes y
diuréticos para bajar de peso tienen los porcentajes más bajos que varían
entre el 2 y 5% de los adolescentes. Es importante mencionar que este tipo de
conductas son en mayor medida realizadas por mujeres, no obstante, existen
diferencias importantes; por ejemplo fueron las hombres con obesidad de nivel
socioeconómico medio y alto los que más realizaron ayunos para bajar de
peso.
Es importante mencionar que las prácticas de riesgo son realizadas en mayor
medida por los adolescentes que tienen un peso normal y que pertenecen a
clases socioeconómicas altas, así mismo no existe mucha diferencia respecto
al sexo, puesto que los porcentajes son similares entre hombres y mujeres.
Si se analiza la información por nivel socioeconómico se puede observar que
aproximadamente el 60% de los adolescentes de nivel alto son los que tienen
más este tipo de conductas, los de nivel medio 30% y los de nivel bajo 10%.
En relación al índice de masa corporal son los adolescentes con peso normal
los que en mayor medida las han realizado (54%) aproximadamente, en los
adolescentes con sobrepeso y obesidad los porcentajes son similares entre el
22 y 24% respectivamente.
Dentro de este contexto resulta necesario realizar investigaciones que
indaguen aspectos relacionados con la alimentación de los adolescentes,
especialmente sobre las causas de las conductas alimentarias de riesgo para
encontrar alternativas de intervención en salud que ayuden a mejorar el
bienestar de los adolescentes, además de prevenir y evitar diversos
problemas relacionados a la alimentación.
Uno de los aspectos que se considera tomar en cuenta para el tratamiento y
prevención de las conductas de riesgo relacionadas a la alimentación de los
adolescentes seria por un lado, realizar intervenciones dentro del ámbito
759

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

escolar con la participación multidisciplinaria entre nutriólogos, trabajadores
sociales y psicólogos; y por otro, la creación de programas por parte de las
políticas de salud que atienden las problemáticas de los adolescentes.

Referencias

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obesidad. Un estudio fenomenológico. México: UANL
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con Adolescentes y profesores. Terapia Psicológica Vol. 24 Núm. (1)
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salud desde una vision multidisciplinaria (págs. 29-59). Monterrey,
México: UANL.

760

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Dificultades familiares y personales que presentan los
pacientes con enfermedad de Chagas de la localidad de
Tuzancali, Mpio. de Tlachichilco, Veracruz.
Mónica Ivonne Cerón Márquez
Maricela Cruz del Ángel
Rodrigo Absalón Lara
Mario Cesar Hernández Espinoza
RESUMEN
La Enfermedad de Chagas o Trypanosomiasis Americana es endémica del
Continente Americano y es considerada una de las enfermedades parasitarias
con mayor impacto en Latinoamérica, su transmisión es por la picadura de
triatominos conocidos como chinche besucona.
A nivel nacional, estatal y regional esta enfermedad va en aumento y es una
de las principales causas de muerte, afectando principalmente a población
infantil, joven y en edad activa. La mencionada enfermedad está ligada a la
pobreza y el mayor número de personas que la padecen no cuenta con los
beneficios de desarrollo social ya que se ubican en áreas rurales marginadas,
esto implica que tengan dificultades para accesar a un diagnóstico oportuno, a
la instalación del tratamiento y seguimiento.
El desarrollo del proceso de investigación está sustentado en la metodología
cuantitativa con método descriptivo, que tuvo como objetivo general identificar
las dificultades familiares y personales que presentaron los 15 pacientes con
enfermedad de Chagas de la localidad de Tuzancali, Municipio de
Tlachichilco, Veracruz. Es importante mencionar las conclusiones obtenidas:
se determinan que, en los núcleos familiares tienen efectos desde el
económico, la disminución de relaciones interpersonales, la escasa
comunicación y la falta de convivencia; respecto a los aspectos personales; se
precisan actitudes y emociones negativas, aunado al debilitamiento y deterioro
físico que presentaron los pacientes con la enfermedad de Chagas, asimismo
se establecen propuestas desde la perspectiva del Trabajo Social.

Palabras clave: vulnerabilidad, dificultades familiares, enfermedad de
Chagas, pobreza, exclusión social.

761

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

I.

INTRODUCCION

La problemática de esta enfermedad supera los límites de la realidad
biomédica y resulta un problema complejo y profundamente social. Un factor
importante en la enfermedad de Chagas son las condiciones de dificultad
personal y dentro del contexto familiar en la población que la padece, debido a
que presentan actitudes y emociones negativas que alteran
considerablemente el comportamiento de las personas de tal forma que
perturban la armonía consigo mismo y con los demás, así como la magnitud
del problema de salud, que se presentará en los próximos años si no se
atiende a esta población vulnerable.
Por otra parte el sistema de salud en México y específicamente en el estado
de Veracruz atender esta enfermedad representa un gran reto, las estrategias
del programa de enfermedades transmitidas por vector (ETV) para la
vigilancia, prevención y control de la enfermedad de Chagas, no se realizan
de manera eficaz, por lo que existe una deficiente detección de los casos,
tratamiento y seguimiento de los mismo.
Cabe destacar que el papel actual y futuro que adquieren las ciencias
sociales para abordar esta enfermedad es de gran importancia contando con
un equipo integral, interdisciplinario y multidimensional, donde el profesional
en Trabajo Social en área comunitaria pueda intervenir para realizar
diagnósticos que involucren aspectos vinculados a las condiciones de
vivienda, culturales, organización de domicilio y peridomicilio, factores socioeconómicos, particularidades de los contextos rurales y urbanos, así como
valoraciones sociales (discriminación, prejuicios, entre otras).
Po lo que surge el interés de realizar la presente investigación que tiene como
objetivo identificar las dificultades familiares y personales que presentan 15
pacientes con enfermedad de Chagas de la localidad de Tuzancali, Municipio
de Tlachichilco, Ver.
II.

MARCO TEORICO

2.1 ¿Qué es la enfermedad de Chagas?
De acuerdo a la Organización Mundial de la Salud (OMS) el Trypanosoma
cruzi es el agente etiológico de la enfermedad de Chagas o Tripanosomiasis
Americana; es un protozoario flagelado transmitido por insectos hematófagos
denominados triatominos y fue descubierto en 1909 por el Dr. Carlos Chagas
en Minas Gerais, Brasil.

762

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Se transmite a los seres humanos mediante diferentes mecanismos: a través
del insecto vector triatomino, vía madre-hijo, transfusión de sangre,
transplante o por vía oral (Ferrão, Silva, Atouguia &amp; Seixas, 2013).
La forma más común es la vectorial mediante la picadura de triatominos o
chinches besuconas que contienen el parasito (T.cruzi), este vector solo se
alimenta por las noches de sangre humana o de algún animal silvestre, al
picar al humano en alguna parte de la piel o mucosa, defeca cerca de la
picadura y los parásitos entran cuando las personas se rasca.
Otras formas de transmisión es a través de transfusiones de sangre, por ello
en los banco de Sangre de México se realizan pruebas de tamizaje, esta fue
establecida como obligatoria una vez que se realizó el compromiso de la
eliminación de esta infección
aprobada en Ley General de Salud
encontrándose aquí el mayor número de personas con esta enfermedad, de
forma congénita las mujeres infectadas pueden transmitir la enfermedad a sus
hijos durante el embarazo, estos niños nacerán con el trypanosoma
circulando en su sangre, por lo que se debe administrar el tratamiento
adecuado y a la brevedad.
En cuanto a los síntomas de esta enfermedad existen dos fases:
Aguda puede ser sintomática o asintomática, y el período de incubación
varía de acuerdo a la vía de infección, la mayoría de las personas
pueden estar sin tratamiento y evolucionan a la fase crónica., esta fase
puede durar de 1-4 meses algunos de los síntomas son roncha o pápula en
piel conocido como chagoma de inoculación y el edema bipalpebral conocido
como signo de romaña. Muy pocos son los paciente detectados en esta fase
(Secretaría de Salud, 2014).
Crónica tiene gran impacto por el alto índice es la que presentan la mayor
parte de las personas con esta enfermedad algunos síntomas son
alteraciones del ritmo y conducción en el corazón, dilatación de esófago o
colon así como cambios en el sistema nervioso (Secretaría de Salud, 2014).

Por otra parte en Guatemala principalmente las especies de triatominos que
se encuentran son: Rhodnius prolixus y Triatoma dimidiata.
Con base en la información epidemiológica obtenida (Jerez, Lange, Matta &amp;
Paredes, 2014) la mayor parte de pacientes con la enfermedad de Chagas
conocen la chinche (82.6%), únicamente 34.8% la ha visto en su casa y
39.9% dice haber recibido un piquete de la misma. El 56.5 % de los pacientes
refieren haber presentado en algún momento hinchazón de un ojo (signo de
Romaña), característico de la picadura de la chinche.

763

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los pacientes positivos presentaron además la sintomatología característica
de miocardiopatía como sensación de ahogo (82.6%), dolor pericordial
(82.6%), cansancio al caminar (78.3%), dolor al respirar (65.2%) y la
necesidad de dormir sentado (34.8%).
Para el diagnóstico de la enfermedad de Chagas este puede ser clínico,
epidemiológico y de laboratorio (parasitología y serología), para la
confirmación del diagnóstico se requiere demostrar reactividad en dos
pruebas serológicas. La positividad en una sola prueba serológica no se
considera un criterio de diagnóstico suficiente de acuerdo a la Organización
Mundial de la Salud (OMS, 2002).
Se utilizan las siguientes pruebas: parasitológica (gota gruesa), y en la
serológica (HAI) Hemaglutinación indirecta, ELISA indirecta, (IFI)
lnmunofluorescencia indirecta.
En el estado de Veracruz las muestras de gota gruesa son observadas en los
laboratorios de microcopia de cada Jurisdicción Sanitaria y las muestras
serológicas son enviadas al Laboratorio Estatal de Salud Pública (LESP) en el
municipio de Veracruz, Ver, este organismo es quien emite los resultados
para dar seguimiento a los casos confirmatorios o positivos.
En lo que se refiere al tratamiento para esta enfermedad en México solo
existen dos medicamentos disponibles, Beznidazol y Nifurtimox, este
medicamento lo otorga únicamente la Secretaria de Salud haciéndolo llegar a
otras instituciones (IMSS, ISSSTE, PEMEX SEDENA) por mencionar algunas,
tiene un costo elevado y no se cuenta en grandes cantidades porque es una
donación de la OPS , motivo por el cual no se tiene acceso con gran facilidad
y las personas diagnosticadas con esta enfermedad deben requisitar un
protocolo el cual les permite obtenerlo, por lo anterior los tiempos para poder
otorgar dichos tratamientos oscila entre los 6 a 12 meses , ocasionando
deterioro en la salud y pasando de una fase aguda a una crónica
indeterminada.
En cuanto al seguimiento de pacientes con enfermedad es bastante complejo
terminado el tratamiento con duración de 60 días de Lunes a Domingo, se
debe realizar la toma de muestras serológicas cada tres meses durante un
periodo de tres años, este seguimiento es de suma importancia ya que tiene
como finalidad monitorear las titulaciones en las tres técnicas IFI, Elisa y HAI,
y poder determinar que el paciente está curado si dos de estas tres técnicas
tienen resultado negativo, esto es lo que marca la normativa de la Secretaria
de Salud en el estado de Veracruz.
La enfermedad de Chagas es un modelo de cómo la ausencia de
determinantes de la atención de la salud, repercuten en la calidad de vida de
764

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

las poblaciones en condiciones de riesgo (Centro Nacional de Programas
Preventivos y Control de Enfermedades).
Esta enfermedad también es llamada enfermedad olvidada o de los pobres, la
mayor parte de las personas afectadas son las que habitan en zonas rurales y
suburbanas, con condiciones de pobreza y exclusión. Constituye una
enfermedad social, por lo que la habitación donde pueden estar los enfermos
desempeña un papel decisivo en la transmisión, ya que la vivienda es
precaria, como el adobe, con techo de palma, y con piso de tierra, se
convierte rápidamente en un criadero de chinches, que ya no necesitan salir
para buscar su alimento.

2.2 Antecedentes de la enfermedad de Chagas en América Latina
La Enfermedad de Chagas o Trypanosomiasis Americana es una de las
enfermedades parasitarias más graves en América Latina. Su descubridor
Carlos Justiniano Ribeiro Chagas, fue médico sanitarista, científico y
bacteriólogo brasilero, que trabajó como clínico e investigador. En 1909 es
enviado a ciudad de Lassance, cerca del Rio São Francisco, para combatir
una epidemia de malaria entre los trabajadores de una nueva línea de
ferrocarril, en este lugar observa la infestación de las casas rurales por un
insecto hematófago del subgénero Triatoma, "barbeiro", llamado así porque
succiona la sangre durante la noche mordiendo la cara de los sujetos.
Sospechaba que dicho parásito podría causar la enfermedad humana por lo
que tomó muestras de sangre y el 23 de abril de 1909, descubrió por primera
vez el parásito Trypanosoma en la sangre de una niña de tres años, observó
inclusiones parasitarias en el cerebro y el miocardio que explicaban algunas
de las manifestaciones clínicas en personas enfermas (XIX Congreso
Latinoamericano de Parasitología, Asunción Paraguay, 2009).
La Organización Mundial de la Salud (OMS, 2013) estima que la enfermedad
de Chagas está ampliamente distribuida en el continente Americano y es
considerada una de las patologías más importantes; siendo la tercera
enfermedad parasitaria más grande seguida de la malaria y la
esquistosomiasis, representando un grave problema para la salud Pública.
De acuerdo a la Organización Panamericana de Salud (OPS, 2013) esta
enfermedad es una afección parasitaria, sistémica, crónica, transmitida por
vectores y causada por el protozoario Trypanosoma cruzi, Es endémica en 21
países del continente Americano, aunque otro factor de gran importancia es la
migración de personas infectadas debido a que pueden llevarla a países no
endémicos de América y el Mundo.

765

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

2.3 Contextualización de la enfermedad de Chagas en México y en el
estado de Veracruz-Ignacio de la Llave
La enfermedad de Chagas está dentro de las enfermedades transmitidas por
vector (ETV), constituyen uno de los principales problemas de salud pública
en México, ya que por sus características geográficas, climáticas, condiciones
demográficas y socioeconómicas, existe el riesgo de transmisión en algunas
entidades federativa (Centro Nacional de Programas Preventivos y Control de
Enfermedades).
En México se estima que al menos un millón de personas padece esta
enfermedad, cálculos de la Universidad Nacional Autónoma de México
(UNAM) refieren que cada año se infectan más de 200 mil mexicanos.
En un estudio realizado entre 1997 y 2002 por la UNAM en Veracruz, los
investigadores detectaron muchos casos, principalmente en Tuxpan; de ahí
recomendaron al gobierno estatal la colocación de pisos firmes, programa que
después fue atraído por el gobierno federal.
De 1990 a 2011, los estados con mayor incidencia son Yucatán (166),
Veracruz (151), Oaxaca (87), Chiapas (75), Estado de México (44),
Tamaulipas (43), Michoacán (33), Morelos (32), Jalisco (32) y Sinaloa (15); el
año que más se reportaron muertes asociadas con la enfermedad de Chagas
fue en 2006, con 37 decesos.
De acuerdo al programa de acción específico 2007-2012 de ETV, en México,
durante el período 2001 a 2006, se notificaron 1,616 personas infectadas, de
las cuales el 12,2 % eran menores de 14 años, el grupo de 15 a 44 años
representó el 58, 7 % de los casos.
En un informe de la Dirección de Prevención y Promoción a la Salud, emitido
por la secretaria de salud del estado de Veracruz y el departamento de
enfermedades transmitida por vector en el año 2014, se confirma que México
tiene 30 estados con presencia de Chagas, se calcula que existen 1,100,000
infectados, y 29 millones de personas en riesgo.
En el informe mencionado con anterioridad el estado de Veracruz es
considerado una de las entidades con un alto índice de casos, para el 2012 se
contaba con 457 casos confirmados, y dentro de las 11 Jurisdicciones
Sanitarias existentes el mayor número de casos del (2001-2013) se registró
en las JS de Panuco, Tuxpan y Poza Rica en esta última con 223 casos
afectando a 15 de sus municipios de su área de responsabilidad, siendo uno
de ellos la localidad de Tuzancali Municipio de Tlachichilco, Veracruz.
De acuerdo a la Dra. Paz María Salazar, profesora y jefa del laboratorio de
biología de parásitos del Departamento de Microbiología y Parasitología de la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Facultad de Medicina de la UNAM, en México se tienen identificados 13
especies de triatominos que transmiten esta enfermedad al humano, de los
cuales dos de estas especies viven al interior de los domicilios, el triatoma
dimidiata, y el triatoma barberi, el primero de ellos es el que se encuentra en
el estado de Veracruz.
Estudios realizados en el estado de Veracruz por el departamento de ETV en
el año 2014, demostraron que algunas especies muestran una tendencia a
ocupar los hábitats más estables a su alcance, entre los que se encuentran el
ambiente doméstico y peridoméstico.
Esto quiere decir que existen especies que anteriormente se encontraban
únicamente en forma silvestre, pero que se han adaptado al invadir
paulatinamente las viviendas y sus alrededores, teniendo contacto directo con
las personas causando un riesgo latente de transmisión.
Los triatominos no-domiciliados (intrusivos), son un reto para el control de los
vectores de la enfermedad de Chagas, debido a que estos tienen la capacidad
de (re-)infestar las viviendas, ejemplo de ello es el de Triatoma dimidiata en la
península de Yucatán, México, donde los insectos adultos infestan las casas
de forma estacional entre marzo y julio.
La enfermedad de Chagas es una de las principales causas de morbilidad y
mortalidad en América. Se estima que de 9 a 10 millones de personas están
actualmente infectadas, generando una carga anual de discapacidad
equivalente a 806,170 años de vida (AVAD) y tiene un costo anual por
atención médica de 627.46 millones de dólares. En México, la Secretaria de
Salud reporta apenas unos cientos de casos cada año, pero se estima que
hasta 6 millones de personas podrían estar infectadas actualmente.
En la mayoría de los países donde la enfermedad de Chagas es endémica, el
control actual de la transmisión se basa principalmente en el rociado empírico
de insecticidas para reducir la infestación de las casas por parte de los
vectores triatominos. Sin embargo, este tipo de control vectorial, se basa en
una visión simplista dirigida solamente en los vectores y no en todos los
determinantes de la enfermedad (Waleckw &amp; cols., 2015).
En el estado de Veracruz la secretaria de salud y otras instituciones públicas
son los organizamos que dan la cobertura de salud a los enfermos con este
padecimiento, a partir del año 2012, se funda AMEPACH (Asociación
Mexicana para personas afectadas por la enfermedad de Chagas) es una
asociación civil, ubicada en el municipio de Xalapa, Veracruz.
Busca visibilizar la problemática y sufrimiento que enfrenta los pacientes y sus
familias, y surge ante la necesidad imperiosa de contribuir para promover,
participar e impulsar campañas de difusión masiva e información pública,
767

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

brindar orientación en materia de exigibilidad del derecho a la protección de la
salud y promover la instrumentación de programas integrales de prevención y
tratamiento oportuno de dicha enfermedad para los mexicanos.
Esta asociación ha gestionado tratamientos para personas de zonas rurales
dando seguimiento a cada uno de ellos, promoviendo el autocuidado de la
salud en las comunidades afectadas y buscando a informar a la población
mediante la radio, televisión y prensa escrita lo grave de la enfermedad y el
riesgo latente de transmisión en áreas de mayor vulnerabilidad.
Gran parte del estado es zona endémica para esta enfermedad y cada vez
son más las personas afectadas y esta asociación contribuye en gran medida
a la prevención, detección y entrega de tratamientos.
2.4 Condiciones de dificultad que presenta el paciente enfermo de
Chagas y su núcleo familiar
La enfermedad de Chagas está ligada a la pobreza y el mayor número de
personas que la padecen no cuenta con los beneficios de desarrollo social
debido a que se ubican en áreas rurales marginadas, lo que complica el
acceso a un diagnóstico oportuno, tratamiento y seguimiento.
Un hecho que se torna fundamental y hoy día de innegable relevancia en el
sistema de salud es el papel de la familia (Waldow, 2014).
La familia está considerada como el grupo de apoyo más importante con el
que pueden contar los individuos (Alonso, Menéndez &amp; González, 2013).
De acuerdo con Waldow (2014) la familia es considerada hoy una copartícipe
en el cuidado, o sea, pasa a ser considerada una colaboradora, sus miembros
también se convierten en cuidadores, no solo en el domicilio, también en el
hospital. La familia sufre, se preocupa, tiene miedo, sus hábitos cambian e
igual que los de su ser querido, las relaciones y roles se alteran y los
sentimientos son diversos; sus miembros están fragilizados, también son
seres vulnerables.
La enfermedad de Chagas no solo afecta la salud de quienes la padecen, sino
que afecta la dinámica familiar del enfermo, afectando sentimientos,
pensamientos y conductas, generando actitudes y emociones negativas. El no
poder manejarlas adecuadamente aumenta la sensación de caer en
sentimientos de autocompasión e incapacidad ante esta enfermedad.
Los pacientes que padecen enfermedades en fase avanzada presentan
diversos síntomas, entre los que prevalece el dolor. Este sufrimiento se
extiende también a los cuidadores, quienes deben hacer un gran esfuerzo
768

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

físico y emocional para manejar los pacientes (Sarmiento, Vargas, Velásquez
&amp; Sierra, 2012).
El desarrollo económico y social, se encuentran ligados a la enfermedad de
Chagas por lo que se estima el aumento de casos mientras existan los
factores de riesgo, tales como vivienda de mala calidad, la migración
frecuente de personas y la rápida urbanización, aunado a esto se suman los
bajos ingresos, que no permiten mejorar las condiciones de vida y vivienda de
la población, provocando la incidencia de la enfermedad en estas zonas.
Entre los determinantes de la salud de esta comunidad se encuentran el estilo
de vida, el trabajo, el acceso a los servicios de salud, condiciones económicas
y culturales que generan influencia en la comunidad y a su vez estos
repercuten en la calidad de vida de las comunidades en condiciones de
riesgo, por la presencia del vector (chinche) y la falta de estrategias para su
control. Estos determinantes pueden disminuir los efectos negativos de la
enfermedad y fomentar la salud de la población, mediante el autocuidado y
exponer a la población al contagio de la enfermedad.
III.

MÉTODO

3.1 Participantes
Los sujetos de estudio en esta investigación son 15 personas que padecen la
enfermedad de Chagas, 9 mujeres y 6 hombres de (9 a 66 años de edad) de
la localidad de Tuzancali, Municipio de Tlachichilco, Veracruz.
3.2 Muestra
La muestra de la población se encuentra conformada por personas que
padecen la enfermedad de chagas, que accedieron a participar libremente.

3.3 Instrumento
Se diseñó y aplico un instrumento (cuestionario) con 15 ítems con respuestas
múltiples y en categorías específicas distribuidos de la siguiente forma:
- Seis ítems en los que se conoce la situación actual de salud de las personas
que padecen la enfermedad de Chagas.
- Cuatro ítems que permiten identificar los factores de riesgo asociados a la
enfermedad.
- Tres ítems que permiten identificar las dificultades personales y familiares
de la población de estudio.
769

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

- Dos ítems que permiten determinar la condición económica

3.4 Diseño de investigación
El diseño de esta investigación es no experimental de tipo transeccional ya
que se aplicó el instrumento (cuestionario) a las personas que padecen la
enfermedad de Chagas en un solo momento.
Se afianzo esta indagación con la visita domiciliaria al área de estudio para el
desarrollo de entrevistas informales individuales.
La vista domiciliaria permitió el contacto directo con la persona enferma y sus
familias, así como corroborar la información proporcionada con anterioridad,
conocer el estado de salud actual del enfermo después de tomar el
tratamiento, la situación socioeconómica, las condiciones de la vivienda y la
estructura familiar.

3.5 Tipo de investigación
El proceso de investigación está sustentado en la metodología cuantitativa
con método de tipo descriptivo, con el que se pretende identificar las
dificultades familiares y personales que presentaron 15 pacientes
diagnosticados con enfermedad de Chagas, de la localidad de Tuzancali,
Municipio de Tlachichilco, Veracruz.

Los estudios descriptivos buscan especificar las propiedades, las
características y los perfiles importantes de personas grupos, comunidades o
cualquier otro fenómeno que se someta a un análisis (Hernández, Fernández
&amp; Baptista, 2010).
IV.

20

0

RESULTADOS
Esta investigación tiene como
objetivo
identificar
las
dificultades
familiares
y
personales que presentaron 15
pacientes 9 mujeres y 6
hombres diagnosticados con
enfermedad de Chagas, de la
localidad de Tuzancali, Municipio
de Tlachichilco, Veracruz.

EDAD DE LOS
PACIENTES CON
ENFERMEDAD DE…

M

H

770

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

EDAD
9
20
22
24
26
28
30
32
36
45
46
50
66
TOTAL

M
0
1
1
2
1
2
0
1
0
0
0
1
0
9

H
1
0
0
0
0
0
1
0
1
1
1
0
1
6

TOTAL
1
1
1
2
1
2
1
1
1
1
1
1
1
15

De acuerdo al instrumento aplicado se
presentan lo siguiente:

S E XO D E L O S P A C I E N T E S C O N
ENFERMEDADES DE CHAGAS

40% 60%
Mujeres

Hombres

El 60% de los encuestados son mujeres y el 40% son hombres.
Se determina que el 100% de los encuestados desconocían que tienen la
enfermedad de Chagas.
Solo el 45% refiere conocer los signos, síntomas, vías de transmisión de esta
enfermedad y el 55 % menciona que ignora todo lo referente a la EC.
El 100% de los enfermos refiere que cuenta con servicio de salud en el
Municipio de Tlachichilco, pero solo reciben atención médica de primer nivel si
se requiere algún estudio de gabinete u otro tipo de atención especializada se
tiene que trasladar a la ciudad de Poza Rica, Ver.
Con respecto a proceso para acceder al tratamiento el 100% de los
encuestados manifestó que aproximadamente en un año les fue otorgado el
medicamento debido a complicaciones para reunir el protocolo.
En cuanto al factor económico el 80% menciona que han incrementado los
gastos a partir de que ellos o algún familiar que tiene la enfermedad de
Chagas debido a los estudios que se solicitan para el protocolo, y solo el 20%
considera que es mínimo los gastos realizados.
Por otra parte el 33.3% de los encuestados hombres realiza su actividad
laboral en el campo por lo cual la remuneración económica no es gran
cantidad y no cubre sus necesidades básicas, el 6.6% asistes a la escuela y el
60% son mujeres dedicadas al cuidado del hogar.
El 70% refiere que sus viviendas están construidas de madera y/o palma con
piso de tierra, y el 30% manifiesta que es de material con techos de láminas.

771

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El 40% de los enfermos se encuentra con un notable deterioro físico, no solo
por lo agresivo del tratamiento, factores como la mala alimentación y
desnutrición hace visible su estado físico, el 60% manifiesta que al tomar el
tratamiento hubo pérdida de peso pero actualmente se encuentran
recuperados.
En relación a los factores familiares el 40% ha perdido momentos de
convivencia familiar, disminución de las relaciones interpersonales, 60%
refiere que este tipo de situaciones no las presentan.
El 25% de los enfermos mujeres mencionaron tener actitudes negativas ante
esta enfermedad, teniendo baja autoestima, miedo y sentir que esta
enfermedad puede causarles la muerte, el 75% se muestra más optimista
después de haber tomado el tratamiento.

V.

DISCUSION

Dentro de las enfermedades transmitidas por vector, la enfermedad de
Chagas va en aumento en localidades del estado de Veracruz, tomando en
consideración la existencia de áreas que reúnen las condiciones geográficas,
demográficas y socioeconómicas, así como la pobreza y la exclusión de la
población afectada.
La localidad de Tuzancali está localizada en el municipio de Tlachichilco al
norte de Veracruz, para llegar a esta localidad se debe caminar más de 2
horas su población es de 80 personas de las cuales 15 están diagnosticadas
con dicha enfermedad encontrándose el 80% en edad reproductiva, no
cuentan con los beneficios de desarrollo social (luz, agua, drenaje) y se
ubican en área rural marginada, con una actividad económica de siembra en
el campo y donde la mayor parte de la población no puede acceder a los
servicios de salud, complicando su detección oportuna, tratamiento y
seguimiento.
Es importante mencionar que dentro del Plan Nacional de Desarrollo en
México 2012-2018 se tiene como objetivo asegurar el acceso a los servicios
de salud, para avanzar en la construcción de un sistema nacional de salud
universal, teniendo como estrategias; a) Garantizar el acceso efectivo a
servicio de salud de los mexicanos, con independencia de su condición social
o laboral, b)Instrumentar mecanismos que permitan homologar la calidad
técnica e interpersonal de los servicios de salud, c)Mejorar la calidad en la
formación de los recursos humanos y alinearla con las necesidades
demográficas y epidemiológicas de la población, d)Garantizar medicamentos
de calidad, eficaces y seguros, e) Implementar programas orientados a elevar
la satisfacción de los usuarios en las unidades operativas públicas, pero la
realidad de las comunidades es otra se encuentran en pobreza, no cuentan
con los beneficios de desarrollo social y los programas que se destinados a
estas poblaciones no llegan a las comunidades, por ello de suma importancia
772

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que existan políticas públicas que borden esta problemática atendiendo las
necesidades de viviendas así como el rociado de las localidades y sus
alrededores con insecticidas de manera permanente y dar mayor cobertura al
servicio de salud en estas áreas y evitar la transmisión de esta grave
enfermedad.
VI.

CONCLUSIÓN

Se concluye que la enfermedad de Chagas, no solo tiene impacto en la salud
pública sino también en el contexto familiar se determinan que, en los núcleos
familiares tienen efectos desde el económico, la mayor parte de las personas
afectadas de esta localidad se encuentran en pobreza y la exclusión social.
El tener esta enfermedad genera mayores gastos económicos, siendo su
única fuente de ingreso el trabajo de campo en caso de los varones y las
mujeres se quedan al cuidado del hogar, la disminución de relaciones
interpersonales, la escasa comunicación y la falta de convivencia son factores
que están presentes dentro de las familias con algún miembro que presenta
esta enfermedad.
Respecto a los aspectos personales; se precisan actitudes y emociones
negativas por parte de los enfermos, en el caso de las mujeres que no han
tenido ninguna gesta existe la probabilidad que en la primera el recién nacido
tenga la enfermedad, aunado a lo anterior el debilitamiento y deterioro físico
que presentaron los 15 pacientes con la enfermedad de Chagas es notorio,
principalmente la desnutrición, problemas de cardiopatías y cansancio.
Otro factor importante son los hábitos o costumbres que permiten mantener
un contacto directo con los animales domésticos, ocupando refugios dentro de
la vivienda existiendo una reinfección y disminución de la calidad y esperanza
de vida de los que la padecen.
Problemas como el alcoholismo, las enfermedades intercurrentes como la
hipertensión arterial e incluso la diabetes podría acelerar el deterioro cardíaco,
el tipo de trabajo que requiere gran esfuerzo físico como el del campo incidiría
negativamente en la evolución del paciente chagásico.
Es difícil poder erradicar la enfermedad de Chagas en esta localidad, se
tienen todas las condiciones para reproducción del vector, las viviendas
precarias, la falta de higiene, la falta de una cultura de promoción y prevención
de la salud y el incremento de la pobreza, son factores que incrementan el
número de pacientes afectados, aun con este contexto dentro de las
propuestas desde la perspectiva del Trabajo Social comunitario están abordar
esta enfermedad de forma integral y multidisciplinaria, promover alternativas
de bienestar social, realizar programas de mejora, identificación las
necesidades y realizar diagnósticos de las problemáticas de la localidad.
773

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

VII.

BIBLIOGRAFIA

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775

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Desarrollo, pobreza y autonomía financiera en los
municipios del estado de Oaxaca.
162

Miguel Cruz Vásquez
163
Renato Salas Alfaro
Resumen
En el Estado de Oaxaca como en el resto del país los municipios padecen de
dependencia financiera respecto de las transferencias del gobierno federal,
aunque en dicha entidad tal fenómeno es influido de manera muy importante
por las condiciones de bajo nivel de desarrollo, de atraso en general respecto
a otras entidades federativas, así como el elevado número de municipios con
que cuenta, 570 (el 25 por ciento de los municipios del país), asimismo, el alto
número de municipios que son gobernados bajo el régimen de usos y
costumbres (tres cuartas partes del total), que dificulta la toma decisiones en
el municipio.
En este artículo pretendemos encontrar la influencia que ejercen factores
propios de los municipios del país tales como el desarrollo económico, los
niveles de pobreza y factores culturales y políticos sobre la autonomía
financiera, entendida esta como la capacidad del municipio de generar
recursos propios a través de la recaudación local. Para ello, medimos el
desarrollo económico a través de variables como el Producto Interno Bruto per
cápita; los niveles de pobreza a través de los Índices de Marginación; el grado
de autonomía financiera por el porcentaje que representan los ingresos
propios respecto a los ingresos totales de los municipios; y los factores
políticos a través del porcentaje de votos emitidos en favor del partido en el
gobierno.
Este trabajo recoge los resultados de la revisión de los estudios empíricos
nacionales existentes sobre el tema, con el fin de identificar los factores que
explican la relación entre desarrollo, la pobreza, las variables políticas y la
autonomía financiera, que permitan en un trabajo posterior medir esta misma
relación para los 570 municipios del Estado de Oaxaca. Las variables
municipales analizadas en este estudio son la recaudación del impuesto
predial, las transferencias federales compuestas por las Participaciones
(Ramo 28) y las Aportaciones (Ramo 33), el Producto Interno Bruto per cápita
de los municipios oaxaqueños, entre otras, con las cuales se podrá en un
futuro correr un modelo de regresión que mida con precisión estas relaciones.
Palabras clave: Desarrollo, pobreza, autonomía financiera, municipios,
gobiernos locales.

162
163

Universidad Popular Autónoma del Estado de Puebla, (UPAEP).
Universidad Autónoma del Estado de México (UAEM).

777

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Introducción
En los últimos años hemos observado una importante caída de la recaudación
de ingresos propios de los municipios mexicanos y un aumento excesivo de la
dependencia financiera de estos respecto de las participaciones federales.
Ejemplo de lo anterior es la escasa recaudación municipal propia, que
representa tan solo el 0.20 por ciento del Producto Interno Bruto nacional
durante las tres última décadas, cifra muy inferior a lo que esta fuente de
ingresos representa en otros países miembros de la Organización para la
Cooperación y el Desarrollo Económico (OCDE), e incluso en otros países
latinoamericanos con economías de tamaño semejante o inferiores a la
nuestra, como Brasil, Chile y Colombia (Otero, 2011: 30; INDETEC, 2010:1).
Esta reducción de la recaudación de los ingresos propios del municipio
obedece a juicio del Instituto de Desarrollo Técnico de las Haciendas Públicas
(INDETEC) a factores de carácter administrativo, tales como: la ineficiente
administración de la autoridad hacendaria municipal responsable del cobro de
los impuestos que le competen, la ausencia de mecanismos efectivos de
control y seguimiento de las obligaciones fiscales y la falta de decisión para
llevar hasta sus últimas consecuencias el ejercicio de sus facultades
recaudatorias y de cobranza coactiva; así como a cuestiones catastrales tales
como padrones desactualizados, valores catastrales rezagados con relación a
los de mercado, normatividad desactualizada, escaso personal calificado,
tecnología insuficiente, procesos catastrales no homogéneos, sistemas de
gestión catastral no integrales y poco eficientes, y escaso aprovechamiento de
las tecnologías de la información, entre otras causas. (INDETEC, 2010: 1).
Sin embargo, para otros autores el insuficiente cobro de impuestos por los
municipios y su excesiva dependencia de las participaciones federales deriva
de la concentración de potestades tributarias en el ámbito de gobierno federal
y de la cesión de atribuciones fiscales hacia este por los gobiernos estatales y
164
municipales , los cuales conservan solo atribuciones limitadas y acceso a
bases gravables pobres y frecuentemente de difícil explotación por razones
165
administrativas, económicas o políticas ; lo cual se refleja en una
recaudación de alrededor del 80 por ciento de los ingresos públicos por la
federación, el cobro de 14 por ciento por los estados y el recaudo de solo el
164
El alto grado de centralización e materia de ingresos es resultado del Sistema Nacional de
Coordinación Fiscal (SNCF), establecido en 1980, a través del cual los estados y municipios
fueron renunciando a sus potestades tributarias, incluyendo la capacidad de modificar las tasas
de algunos impuestos que aún controlan a cambio de mayores transferencias federales,
particularmente participaciones de la recaudación federal de algunos impuestos (Merino, 2000:
153).
165
Es bien sabido que los municipios no solo tienen facultades para fijar las tasas y montos a
recaudar de las contribuciones que les competen, de acuerdo con la reforma constitucional de
1999, sino que también pueden decidir cobrar o no dicha contribuciones, decisión en la que
influyen factores políticos como la amenaza de toma de los palacios municipales o del sistema
municipal de agua potable por los grupos de presión de los municipios.

778

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

2.4 por ciento por los municipios, siendo el resto recibido por el Distrito
Federal (Merino, 2000: 153). Y que como consecuencia, los municipios
dependen excesivamente de las transferencias federales, mismas que han
tenido un impacto negativo sobre la recaudación municipal propia.
En este artículo, planteamos la hipótesis de que los municipios padecen de
dependencia financiera respecto de las transferencias del gobierno federal,
aunque tal fenómeno es influido también de manera muy importante por
condiciones propias de los municipios, como el bajo nivel de desarrollo y el
atraso en general respecto a otros municipios, entre otras.
La principal aportación de este trabajo es la revisión de la literatura de trabajos
empíricos que buscan determinar la relación entre la recaudación municipal
propia y las transferencias federales a los municipios (Participaciones y
Aportaciones), de manera específica. En esta revisión de la literatura
buscamos indagar qué han encontrado otros autores sobre la relación que
tienen estas tres variables y qué implicaciones tienen estos descubrimientos
en términos de coordinación fiscal y/o federalismo.
El artículo consta de las siguientes secciones: en la primera se expone la
introducción, en la segunda se presenta la revisión bibliográfica y en la tercera
se desarrollan las conclusiones.
Revisión bibliográfica:
Relación entre las transferencias federales y la autonomía financiera.
Con datos de corte transversal de 2004 para las 31 entidades federativas del
país, Cabrera y Lozano (2010) se refieren
a la relación entre las
transferencias federales y la recaudación municipal propia a través de los
166
elementos de equidad e incentivos
de las transferencias, para lo cual
dividen las transferencias federales en Participaciones no condicionadas
(Participaciones del Ramo 28) y Participaciones condicionadas
(Aportaciones del Ramo 33).
Estos autores encuentran correlación positiva entre las Participaciones
Federales (Ramo 28) y el Grado de Autonomía Financiera (medido como
el porcentaje de ingresos propios entre los ingresos totales). Esto significa que
las participaciones se asignan en mayor cantidad a los estados con mayor
esfuerzo fiscal (medido como la captación de ingresos propios), aunque esta
relación no es estadísticamente significativa. También encuentran
Correlación negativa entre las Aportaciones Federales (Ramo 33) y el
Grado de Autonomía Financiera (medido por el porcentaje de ingresos

166

El principio de equidad se refiere a si las transferencias a los gobiernos estatales contribuyen
o no a hacer más equitativa a la federación, y el principio de incentivos a si las transferencias
contribuyen o no a una mayor recaudación propia de los gobiernos locales.

779

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

propios sobre los ingresos totales, lo cual significa que los estados con
menores ingresos propios reciben más aportaciones, siendo esta relación
estadísticamente significativa. En general, estos autores concluyen que las
aportaciones no cumplen con el principio de incentivos, mientras que las
participaciones se inclinan más hacia el principio de incentivos, lo que significa
que las aportaciones no contribuyen a incentivar una mayor recaudación local
propia, mientras que las participaciones si lo hacen.
Acerca del mismo tema, Sour, L. (2008) en su artículo sobre el esfuerzo fiscal
municipal, estima un impacto negativo de las Participaciones Federales
(Ramo 28) y de las Aportaciones Federales (Ramo 33) sobre el esfuerzo
fiscal municipal (medido mediante los ingresos propios sobre el producto
interno bruto local), siendo sus resultados estadísticamente significativos. Esto
significa que tanto las participaciones como las aportaciones federales
reducen la recaudación propia municipal. En su modelo, usa como variable
dependiente los ingresos propios sobre el PIB municipal, y como variables
independientes tanto las participaciones como las aportaciones, ambas
expresadas como porcentajes de los ingresos totales municipales. Para la
estimación utiliza datos panel de 2,412 gobiernos municipales con base en el
Sistema de Bases de Datos Municipales (SIMBAD) de 1993 a 2004.
Esta misma autora en otro de sus artículos, Sour (2004), estima un impacto
negativo de las Participaciones Federales y las Aportaciones Federales
sobre el esfuerzo fiscal de todos los gobiernos locales de su muestra
(medidos mediante los ingresos propios sobre el producto interno bruto local),
siendo estadísticamente significativos sus resultados. Esto significa que las
transferencias (tanto las participaciones como las aportaciones) representan
un incentivo negativo para la recaudación, pues los gobiernos locales
prefieren recibir las transferencias que enfrentar los costos políticos y
administrativos de la recaudación tributaria propia.
Asimismo, los resultados de esta autora muestran que es mayor el impacto de
las transferencias federales sobre la recaudación propia de los gobiernos
locales más grandes que la de los pequeños, mientras que los municipios
medianos son los que han tenido mejor desempeño. Para su estimación utiliza
datos panel de 155 municipios urbanos para el período 1993-2000.
Por su parte, Díaz Cayeros (2004) en su artículo muestra que las
Participaciones Federales están vinculadas positivamente con el esfuerzo
recaudatorio y el ingreso municipal mientras que las Aportaciones no
responden a ningún tipo de ingreso. Esto concuerda con el hecho de que
las Aportaciones se asignan a los estados de acuerdo con las brechas
financieras que enfrentan para la prestación de servicios educativos, de salud
y otros bienes públicos.
En otro importante artículo sobre el tema, Ibarra y Sotres (2008) muestran una
relación positiva y significativa de la recaudación del impuesto predial y PIB
780

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

municipal. Asimismo, Ibarra, Sandoval y Sotres (1999) encuentran evidencia
de que tanto el Sistema de Coordinación Fiscal de 1980 como la Reforma
del Artículo 115 Constitucional de 1983 han causado que las haciendas
públicas municipales sean más dependientes de las participaciones.
La metodología que utilizan en este último artículo son pruebas de diferencias
de medias en el período 1975-1995 para determinar si hay cambios de la
estructura de ingresos de los municipios mexicanos. Asimismo, utilizan un
modelo de regresión lineal para explicar las variaciones en la dependencia de
los gobiernos municipales en las participaciones federales, en el que usan
como variable dependiente el cociente de las participaciones entre los
ingresos efectivos ordinarios, y como variables independientes a) una variable
dummy que capta el efecto de la entrada en vigor del SNCF que toma el valor
de 1 para los años de 1980 a 1995 y el valor de cero en 1975-1979; otra
variable dummy para cuantificar los efectos del cambio en la fórmula de
participaciones en la que las entidades federativas recaudaban el IVA y toma
el valor de 1 para el período 1988-1990 y cero para los demás años; otra
variable dummy que cuantifica el efecto del cambio en la fórmula para
distribuir las participaciones y que toma el valor de 1 para los años de 1991 a
1995 y de cero para 1975-1990; y otra variable dummy que incorpora el efecto
de la reforma del Artículo 115, que toma el valor de cero para 1975-1990 y de
1 en el período 1983-1995. Además usan el PIB real para controlar la
evolución de la actividad económica.
Para la prueba de medias se usan los porcentajes que representan cada uno
de los ingresos para cada año. Encuentran evidencia de que el porcentaje que
representan las participaciones en los ingresos municipales en promedio es
significativamente mayor en los períodos 1980-89 y 1990-95 en relación con el
período 1975-79. También encuentran evidencia de que a partir de la reforma
del Artículo 115 Constitucional, la dependencia en participaciones de las
haciendas públicas municipales ha aumentado.
Relaciones entre las transferencias federales, el desarrollo y la pobreza
Utilizando como referencia el principio de Equidad, Cabrera y Lozano (2010)
encuentran correlación positiva entre las Participaciones Federales (del
Ramo 28 en pesos constantes per cápita) y el grado de desarrollo (PIB per
cápita) y negativa entre las Participaciones Federales (Ramo 28 en pesos
constantes per cápita) y el grado de pobreza (Índice de Marginación). Esto
significa que se asignan mayores participaciones a los gobiernos locales con
mayor PIB per cápita y a aquellos con menor índice de marginación. Pero
ambas relaciones no son estadísticamente significativas. También encuentran
correlación negativa entre las Aportaciones Federales (Ramo 33 en pesos
constantes per cápita) y el grado de desarrollo (PIB per cápita) y positiva
entre las Aportaciones Federales (Ramo 33 en pesos constantes per cápita)
y el grado de pobreza (Índice de Marginación). Esto significa que se asignan
781

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mayores aportaciones a gobiernos locales con menor PIB per cápita y a
aquellos con mayor índice de marginación, siendo estadísticamente
significativas ambas relaciones
En general, estos autores concluyen que las aportaciones tienden a cumplir
con el principio de equidad, mientras que las participaciones no cumplen de
manera clara con este principio, pero se inclinan más hacia su cumplimiento.
Esto significa que las aportaciones si contribuyen a una mejor distribución del
ingreso, mientras que las participaciones se inclinan por incentivar una mayor
recaudación local propia. A lo anterior agregan que existe una correlación
positiva entre la autonomía financiera (medida por el porcentaje de ingresos
propios dentro del total de ingresos totales) y el grado de desarrollo (PIB per
cápita de los estados); es decir, que los gobiernos locales más desarrollados
tienden a recaudar una mayor cantidad de ingresos propios.
Por su parte, Cabrera y Cruz (2009) realizaron una regresión corriendo los
ingresos propios de los municipios (calculados como porcentaje de los
ingresos totales de los municipios como variable exógena) contra el PIB per
cápita de los mismos como variable endógena, encontrando una relación
positiva y significativa entre la autonomía municipal y el desarrollo
económico del municipio (PIB per cápita municipal). Es decir, que los
municipios que recaudan más ingresos propios provocan mayor desarrollo
económico, mayor responsabilidad financiera y mejor rendición de cuentas. En
su ejercicio utilizan datos de 2005 de corte transversal para 1854 municipios.
Por su lado, Ruiz Porras y García-Vázquez (2013), al analizar el impacto de la
última reforma hacendaria de 2007, muestran que el total de transferencias
está inversamente relacionado con el grado de desarrollo de los
municipios, por lo que predomina un criterio distributivo progresivo y comentan
que incluso en 2011, el promedio de transferencias per cápita para los
municipios de muy baja densidad poblacional resulta mayor, por lo que
concluyen que si se están cumpliendo los principios de compensación y
redistribución, aunque los datos no permiten evaluar si aumentó el esfuerzo
fiscal, como resultado de dicha reforma.
Estos autores aproximan el grado de desarrollo clasificando a los municipios
en grupos de densidad poblacional (muy baja, baja, media, alta y muy alta).
Observan además que las participaciones y las aportaciones muestran
importante crecimiento a partir de 2008, un año después de la reforma y que
es cuando alcanzan su nivel máximo.
Otro de los artículos que han hecho importantes aportaciones sobre el tema
es Cárdenas (2010), quien evalúa si los fondos que constituyen las
transferencias del Ramo 33 (Fondo de Aportaciones para la educación
básica FAEB, Fondo de Aportaciones para los Servicios de Salud FASSA,
Fondo de Aportaciones para la Infraestructura Social Municipal FAIS, Fondo
de Aportaciones para el Fortalecimiento de los Municipios FORTAMUN, Fondo
782

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de Aportaciones Múltiples FAM, Fondo de Aportaciones para la Seguridad
Pública FASP, Fondo de Aportaciones para la Educación Tecnológica y de los
Adultos FAETA) han contribuido o no a disminuir los niveles de marginación
en los estados. Utiliza como variable dependiente el cambio de la marginación
de 2000 a 2006 en las 31 entidades federativas y el Distrito Federal y como
variables independientes los 7 fondos del Ramo 33 así como la tasa media de
crecimiento real del PIB, la inversión extranjera directa (IED) por habitante y la
tasa media de crecimiento anual de la población. Sus resultados muestran
que solo los fondos que se asignan directamente a los municipios como
el FAIS y el FORTAMUN tienen un impacto favorable para disminuir la
marginación. Los datos de las Aportaciones Federales que utiliza este autor
son promedios reales anuales para el período 2000-2005, en pesos de 2005.
El PIB, la IED y la tasa de crecimiento de la población utilizados en el ejercicio
son promedios del período 2000-2005.
En otro importante artículo sobre el tema, Ibarra y Sotres (2008) encuentran
una relación positiva pero no significativa entre la recaudación del impuesto
predial y la densidad de población.
Finalmente, Aguilar Gutiérrez (2012) propone que la recaudación tributaria en
el municipio depende de la capacidad tributaria (medida por el PIB del
municipio, la población total del municipio, el producto interno bruto industrial
en el municipio y la población urbana en el municipio), las características
socioeconómicas del municipio (como la distribución del ingreso en el
municipio medida por el Índice de Gini estatal) y la inflación.
Sus resultados muestran una relación positiva y altamente significativa
estadísticamente entre la recaudación municipal propia y las siguientes
variables: el PIB, la población, el grado de industrialización (PIB
industrial/PIB) y el grado de urbanización (población urbana/población total).
Asimismo, muestran una relación negativa entre la recaudación municipal
propia y la distribución del ingreso, señalando que una desigual distribución
del ingreso contribuye a una menor recaudación municipal, aunque esta
relación no es estadísticamente significativa. También muestra una relación
negativa entre la recaudación municipal propia y la inflación, aunque esta
no es estadísticamente significativa.
El método de estimación utilizado por este autor es una combinación de cortes
transversales de los años 1992 y 2007. Sus datos comprenden a los 300
municipios más grandes de México de los 31 estados y el Distrito Federal. Su
especificación econométrica es doble logarítmica.
Relación entre los factores políticos y la autonomía financiera.
También en la literatura empírica sobre los determinantes de la autonomía
financiera de los gobiernos locales destacan los que se relacionan con el
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

impacto sobre esta los factores políticos. Entre los estudios sobre este tema
se encuentra el de Díaz Cayeros (2004), quien muestra que la variable política
voto, que mide el porcentaje de votos recibidos por el Partido Revolucionario
Institucional (PRI), es positiva y significativa solo para las aportaciones
pero no para las participaciones, en la medida en que hay espacio de
maniobras políticas para transferencias discrecionales mediante el gasto. En
su artículo utiliza datos de 1998 de corte transversal para las 31 entidades
federativas.
Por su parte, Ruiz Porras y García-Vázquez (2013) utilizan gráficas de
tendencias para relacionar transferencias per cápita y partidos políticos para el
período 2005-2011 (PRI, PAN, PRD). Particularmente observan, que entre
2005 y 2009, las transferencias hacia los municipios del PRI (partido
gobernante en la mayoría de municipios) son más altas que aquellas de los
municipios del PAN. Solo en 2010, esta situación se revierte en favor del PAN
y que las menores transferencias ocurren en municipios donde prevalecen
otros partidos. Sus datos corresponden al período 2005-2011 incluyendo a
todos los municipios del estado de Jalisco y el método que utilizan son las
gráficas de tendencias.
Sobre el mismo tema Ibarra y Sotres (2008) encuentran una relación
indefinida no significativa entre la recaudación del impuesto predial y el
período de gobierno municipal y una relación negativa pero no significativa
entre la recaudación del impuesto predial y la filiación política del presidente
municipal.
Para ello, estos autores relacionan el marco institucional fiscal y la ubicación
geográfica con la recaudación del impuesto predial. Explican la recaudación
del predial como función de la capacidad fiscal (medida por el PIB municipal),
de la necesidad fiscal (medida por la densidad de población o la población) y
algunas variables políticas (medidas por una dummy que representa el
período gubernamental, siendo igual a 1 para 2005 y 2006 y 0 de otra forma,
y otra dummy para representar el partido político del presidente municipal en
turno siendo esta última igual a 1 si el alcalde era del PRI y 0 de otra forma).
También prueban que los municipios fronterizos al enfrentar mayor demanda
de servicios recaudan más ya que pueden modificar su marco institucional
como consecuencia de la reforma constitucional de 1999 que permite a los
municipios de un mismo estado fijar tasas y valores diferentes e implementar
cambios organizacionales y programas dirigidos a aumentar la recaudación
del predial.
Los datos de estos autores son de tipo panel de 42 municipios del estado de
Tamaulipas para el período 2002-2006.

784

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otro estudio relevante sobre la materia, el de Ibarra y González (2009) estudia
los efectos del entorno político (aproximado a través de una variable dummy
que mide la afiliación política del presidente municipal y vale 1 si es del PRI,
PAN o PRD y 0 en cualquier otro caso; otra variable dummy que mide la
confluencia de la filiación política del presidente municipal con la del partido
con mayoría absoluta en los congresos locales, que toma el valor de 1, toma
el valor de 2 si el partido del alcalde tiene mayoría relativa, el valor de 3 si otro
partido político diferente al del alcalde tiene mayoría relativa en el congreso y
de 4 si otro partido político diferente al del alcalde tiene mayoría absoluta en el
congreso; otra variable dummy de confluencia política entre el alcalde y el
gobernador del estado, que toma el valor de 1 si el alcalde tiene la misma
filiación política que el gobernador y el valor de 0 en cualquier otro caso; y otra
variable dummy para identificar el ciclo político electoral para elecciones
locales que toma el valor de 1 si en el municipio hubo elecciones para
gobernador, congreso local o alcalde y toma el valor de 0 en cualquier otro
caso, sobre el grado de dependencia municipal en las participaciones
federales (porcentaje de las participaciones entre los ingresos efectivos
ordinarios de los municipios). Sus hipótesis son a) que los gobiernos
encabezados por partidos distintos al PRI muestran mayor recaudación
de ingresos propios, b) que la mayor confluencia política mejora el
desempeño gubernamental y c) que la dependencia financiera es mayor
en años electorales.
En sus resultados encuentran que la afiliación política del presidente
municipal al PRI está correlacionada con una mayor dependencia de las
participaciones, mientras que lo contrario ocurre con el PAN, en tanto que la
afiliación política al PRD no es significativa desde el punto de vista estadístico.
La dependencia de las participaciones es menor con la confluencia
política del presidente municipal con el gobernador mientras que la
confluencia política del presidente municipal con el congreso no es
estadísticamente significativa.
El método de estimación utilizado es un corte transversal de los 300
municipios más representativos para el año 2005 según el INEGI.
Conclusiones:La revisión de la literatura realizada en esta ponencia muestra
que aunque no existe consenso contundente acerca de la relación entre las
transferencias federales y la autonomía fiscal, se observa en la mayoría de
estudios empíricos una correlación positiva entre las Participaciones
Federales (Ramo 28) y el Grado de Autonomía Financiera (medido por la
recaudación fiscal propia de los municipios); asimismo, se observa una
correlación negativa entre las Aportaciones Federales (Ramo 33) y el Grado
de Autonomía Financiera. Lo anterior nos lleva a inferir que mayoritariamente
la literatura muestra que las transferencias federales tienen un efecto ambiguo
sobre la recaudación municipal propia, pues mientras la participaciones del
Ramo 28 incentivan la mayor recaudación de impuestos municipales propios,
785

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

las aportaciones del Ramo 33 actúan en sentido contrario. Por ello, es
necesario el ejercicio empírico y con ello determinar con precisión el papel que
tienen las transferencias federales sobre la autonomía financiera municipal.
Otro hallazgo relevante que se muestra en este trabajo es que tanto el
Sistema de Coordinación Fiscal de 1980 como la Reforma del Artículo 115
Constitucional de 1983 han causado que las haciendas públicas municipales
sean más dependientes de las participaciones, es decir que a pesar de que
ambos eventos han tenido como fin fortalecer la hacienda pública municipal,
sin embargo lo han logrado a costa de disminuir la autonomía financiera de los
municipios.
Esta revisión de la literatura también muestra casi generalmente una
correlación positiva entre las Participaciones Federales del Ramo 28 y el
grado de desarrollo medido a través del PIB per cápita. Asimismo, muestra
una correlación negativa entre las Participaciones Federales del Ramo 28 y el
grado de pobreza, medido a través del Índice de Marginación. Esto significa
que se asignan mayores participaciones a los gobiernos locales con mayor
PIB per cápita y a aquellos con menor índice de marginación. También se
muestra una correlación negativa entre las Aportaciones Federales del Ramo
33 y el grado de desarrollo medido a través del PIB per cápita y positiva entre
las Aportaciones Federales del Ramo 33 y el grado de pobreza medido a
través del Índice de Marginación.
Lo expuesto en el párrafo anterior hace suponer que existe una relación
positiva fuerte entre las Participaciones Federales y el grado de desarrollo de
los municipios, por lo que es de esperarse que los municipios más ricos sean
los que recaudan una mayor cantidad de recursos propios. Asimismo, que las
Participaciones Federales están negativamente correlacionadas con el Índice
de Marginación, es decir que los municipios con mayor marginación reciben
una menor cantidad de Participaciones.
El caso de las Aportaciones Federales es contrario al de las Participaciones,
ya que como se muestra en esta revisión de la literatura, las Aportaciones
están relacionadas negativamente con el grado de desarrollo y positivamente
con el Índice de Marginación, por lo que podemos suponer que los municipios
menos desarrollados y con una mayor marginación son los que reciben un
mayor volumen de Aportaciones.
Otro de los hallazgos importantes en la revisión de la literatura realizada en
este artículo muestra una relación positiva y significativa entre la autonomía
municipal y el desarrollo económico; es decir, que los municipios con mayor
recaudación municipal propia y por tanto con mayor independencia financiera
son los municipios más desarrollados, con mejor salud financiera y con un
nivel mayor de rendición de cuentas hacia la ciudadanía.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otra de las conclusiones de la revisión de la literatura realizada es que los
municipios si existe una relación clara entre las Aportaciones Federales y la
reducción de la pobreza en nuestro país, lo cual se percibe más claramente
en los fondos del Ramo 33 que son directamente administrados por los
municipios, tales como el FAIS y el FORTAMUN.
Asimismo, cabe señalar que la recaudación municipal propia además de
relacionarse con un mayor desarrollo y un menor nivel de marginación, se
relaciona también con un mayor grado de industrialización y urbanización de
los municipios. Finalmente, debemos resaltar la relación negativa entre la
recaudación municipal propia y la distribución del ingreso, ya que una desigual
distribución del ingreso contribuye a una menor recaudación municipal.
En cuanto al impacto sobre la autonomía financiera de los factores políticos
tales como la variable voto, que mide el porcentaje de votos recibidos por el
partido que está en el gobierno, se muestra que dicha variable tiene un
impacto positivo sobre las Aportaciones en la medida en que hay espacio para
las maniobras políticas para la realización de transferencias discrecionales
mediante el gasto que se descentraliza a través del Ramo 33. Cabe
mencionar que no ocurre lo mismo con las Participaciones, quizá porque estas
no implican transferencias de gasto necesariamente, ya que el municipio
puede emplear estas últimas como mejor lo considere necesario. En el mismo
sentido, se muestra que los partidos gobernantes en los estados suelen
canalizar un mayor volumen de recursos a través de las Participaciones y
Aportaciones hacia los municipios donde gobierna el partido en el gobierno.
En estos resultados también se encuentra cierta correlación entre una mayor
dependencia de las participaciones y la afiliación política del presidente
municipal al PRI, mientras que lo contrario ocurre con el PAN, en tanto que la
afiliación política al PRD no es significativa desde el punto de vista estadístico.
También resalta que la dependencia de las participaciones es menor si existe
confluencia política del presidente municipal con el gobernador mientras que
la confluencia política del presidente municipal con el congreso no es
estadísticamente significativa.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Formación de agentes de desarrollo humano local en el
Municipio de Victoria, Tamaulipas, México.
Guillermina de la Cruz Jiménez Godínez
167
Jorge Martín Trujillo Bautista
Myrna Maribel Medrano Vargas
Lucía Cecilia Cano Martinez

Resumen
¿En qué consiste el desarrollo y cuáles son las metas a conseguir?, ¿Qué
variables son las estratégicas para alcanzarlo?, ¿Qué obstáculos de la
realidad socioeconómica hay que afrontar y qué políticas son las más
adecuadas para superarlos? Aunque se tenga una visión general del
desarrollo, lo cierto es que se desconocen la significancia que tiene para cada
persona lo que se concibe como desarrollo, incluso hay quienes desconocen
el término y no desean saberlo. Actualmente el estudio del desarrollo (por
consiguiente, el estudio de problemas como la pobreza y la marginación) es
cada vez más complicado por cuanto la existencia y participación multivariado
de fenómenos sociales y de posicionamientos subjetivos personales. En este
sentido, la Unidad Académica de Trabajo Social, inició investigación social
que pretende localizar los locomotores que para el desarrollo social, las
personas tienen identificados. El proceso investigativo se realiza en
localidades rurales seleccionadas del municipio de Victoria, Tamaulipas,
México. Al mismo tiempo, mediante metodología endógena y partiendo de un
diagnóstico, primero detectar a los agentes comunitarios que motivan el
desarrollo local y posteriormente, capacitarlos para dirigir un proceso
ordenado hacia el desarrollo social rural. Por otro lado, la investigación apunta
hacia el análisis de la política social aplicada en la región. Estas vertientes
analíticas (endógena y exógena) finalmente pretende a) Detectar las barreras
estructurales para lograr una la movilidad social sostenible, y b) lograr que la
población internalice la idea de que el desarrollo no se logra sin el esfuerzo
individual y de los hogares y, en este sentido, lograr que la búsqueda de la
movilidad ascendente sea intrínseca a la vida cotidiana de las familias.
PALABRAS CLAVE
Desarrollo social, pobreza y marginación, desarrollo rural

167

Profesores Investigadores del Cuerpo Académico Desarrollo Social de la Unidad Académica de
Trabajo Social y Ciencias para el Desarrollo Humano de la Universidad Autónoma de Tamaulipas,
México.

790

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Sobre el desarrollo social rural
El fenómeno del desarrollo puede plantearse desde muy diversas
perspectivas, acuñado a partir de las experiencias de los estudiosos, el
desarrollo puede obedecer a indicadores que establecen comparativos
históricos verticales o actuales horizontales. Por esta circunstancia
conocemos el lugar que ocupamos en la clasificación estatal, nacional e
internacional, sin embargo, la cuestión del desarrollo en este sentido suele ser
muy distinto a la apreciación de la persona o de la familia. Por esta razón,
centrar la atención en las personas y las familias es además de válido,
urgente en la sociedad que actualmente forjamos.
¿Por qué insistir en un desarrollo desde las personas y desde las
familias?
Bueno, es importante estudiar el desarrollo desde esta perspectiva por muy
significativos argumentos: primero porque el desarrollo lo generan o lo dejan
de producir las personas. Segundo, porque las personas son origen y destino
del desarrollo. Tercero, porque son las personas quienes pueden perpetuar o
sostener el desarrollo, incluso son ellas mismas quienes pueden acabarlo.
También, porque el desarrollo debiera ser como un traje a la medida y en este
sentido escapa a toda medición comparativa a nivel global, pero finalmente es
el proceso más perdurable y más comprensible.
Con esto, lo que queremos afirmar es que el desarrollo, medido desde afuera
se conoce o se aprecia solo afuera, y no al nivel de la persona o la familia.
Esto es importante, porque los procesos en los que participó la persona para
lograrlo son apreciados e incorporados a la experiencia que más tarde se
convertirá en bagaje que sostiene el proceso del desarrollo de las personas.
La apropiación de este proceso es parte fundamental para asimilar que se
puede vivir mejor realmente.
Cuando hablamos de un proceso de desarrollo estamos considerando las
fases que para el mismo son estrictamente necesarias, es decir, el desarrollo
de las personas no es, ni una receta mágica ni es el resultado de la aplicación
de la estadística en algún logaritmo. Es la suma de esfuerzos constantes y
conscientes para lograr el objetivo deseado. Y es, precisamente en este
sentido, cuando la apreciación del desarrollo suele no coincidir con las
apreciaciones que privan en otras latitudes. Por esta razón, estudiar el
desarrollo humano local es interesante e importante, porque los procesos de
vida de las personas suelen ser menores, de menor duración, que los
procesos de desarrollo de las regiones o de las Entidades federativas. Y
aunque las variables son muy similares, las apreciaciones del fenómeno de
desarrollo, son absolutamente distintas.
Por una parte, debemos destacar que el presente trabajo distingue el área
rural por la profundidad que provocan los fenómenos adversos al desarrollo: la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

marginación y la pobreza. Y es que, aunque en un país como México, la
pobreza es urbana, el medio rural ofrece desigualdades desorbitantes entre sí,
que son necesarias estudiar y proponer la ruptura de círculos viciosos que
hacen que la pobreza y la marginación sean parte de la vida de la persona
rural. Tamaulipas, entidad del noreste mexicano (ver mapa 1.), tiene una
población mayormente urbana, tan solo el 12 por ciento habita en regiones
rurales

(www.inegi.gob.mx, 2014).

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Por otro lado, es importante anotar que el medio rural ni es sinónimo de atraso
ni es, mucho menos, un ámbito similar en todos los casos. Existe el medio
rural de temporal (sujeto a las lluvias, con terrenos áridos en su mayoría,
improductivos, caros) y el de riego (también caros, pero con la esperanza de
recuperación por alguna cosecha e, incluso, la posibilidad de ser perfil elegible
en alguna aseguradora). Las diferencias son marcadas en extremo, en el
mismo medio. Tamaulipas, de acuerdo con datos del 2010, de la superficie
parcelada 1,433,707 hectáreas, 729,785 hectáreas están destinadas al uso
agrícola. De ellas sólo el 15.25 % cuentan con riego (Instituto Nacional de
Estadística y Geografía, 2009)
Tabla 1. Superficie parcelada comparada con riego

NACIONAL Y
ENTIDAD
FEDERATIVA

SUPERFICIE PARCELADA (HA)
CON USO CON
TOTAL
AGRÍCOLA
RIEGO

NACIONAL

%
SUPERFICIE
PARCELADA
CON RIEGO
771 11.21

33 628 18 980 517.26
3
597.15
369.70
CHIAPAS
2 468
1 543 041.49
44
0.01
356.91
175.51
JALISCO
1 282
861 807.87
171
13.38
925.26
670.25
TAMAULIPAS
1 433
729 785.65
218
15.25
707.86
726.87
FUENTE: Elaboración propia a partir de INEGI. Censo Agropecuario
2007, IX Censo Ejidal
Si la actividad económica más importante en el medio rural es del sector
primario, es importante describir sus activos con mayor precisión: la cantidad
promedio de hectáreas que tiene un campesino va de 2 a 8 por familia. No
sólo la cantidad de las hectáreas que conforman la parcela es importante, sino
la calidad de la tierra y actor importante lo constituye el rendimiento, de
acuerdo a los
datos para el 2009, Tamaulipas en maíz grano por cada
hectárea sembrada recoge 3.12 toneladas. Mientras que en otros estados,
como Sinaloa tienen un rendimiento de 9.24 toneladas
por hectárea de
ese cultivo. O como Jalisco, que para ese año reportó una productividad
de 4.19 toneladas por hectárea en el cultivo de referencia (Trujillo, 2013).
El complejo mundo del medio rural, además de las dificultades que enfrenta,
por su misma baja demografía no es foco permanente de las políticas públicas
que apoyen su desarrollo. Los programas sociales orientados hacia él, no han
tenido un resultado estrictamente positivo.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Experiencias rurales significativas en Tamaulipas para el logro del
desarrollo local
En el estado Tamaulipas, en los quince años más recientes la literatura señala
dos esfuerzos importantes por lograr el desarrollo local con una metodología
atendiendo factores endógenos. Por un lado, el trabajo realizado en trece
municipios en la zona serrana conocida como de Cucharas en el municipio de
Ocampo. El programa PESA (Programa Especial de Seguridad Alimentaria),
cofinanciado por la Universidad Autónoma de Tamaulipas y por los gobiernos
federal y estatal, el grupo de trabajo multidisciplinario realizó acciones de
desarrollo comunitario principalmente en localidades de la parte baja de la
sierra, donde sus activos principales fueron las mujeres y el locomotor fue la
producción de alimentos. Como una primera fase.
La Facultad de Agronomía de la época integró un grupo de investigadores,
algunos de ellos calificados por la FAO de la ONU, para llevar a cabo en
especial este programa. De la fase de seguridad alimentaria, se constituía una
fase “piso” para mejorar el capital humano, mediante acciones que fortalecían
la educación de las familias. Posteriormente, una etapa de capacitación que
finalmente desembocó en actividades propias de mercadeo local y regional.
El programa sigue siendo para muchas localidades en el país, una fuente para
la incorporación de capital externo y el desarrollo local, solo que en la Entidad
faltó el financiamiento para los años subsecuentes al 2004. PESA fue dirigido
en Tamaulipas por los Profesores Andrés Limas Martínez y Francisco Javier
García Esquivel de la Universidad Autónoma de Tamaulipas.
Por otro lado, el gobierno del estado a través del Sistema para el Desarrollo
Integral de la Familia, DIF, puso en marcha una estrategia que pretendió
disminuir el atraso en 40 localidades rurales que de acuerdo con el Consejo
Nacional de Población (CONAPO), ubicaban en 1995 en los sitios de mayor
rezago. Además de este elemento, las localidades rurales contaban con una
población mayor de 70 habitantes y se encontraban similarmente entre las de
mayor pobreza rural. La estrategia en esta fase experimental, logró reunir los
esfuerzos de todas las secretarías del estado, las dependencias federales que
trabajan en la Entidad para abatir la pobreza y la marginación. Logró también
incorporar los esfuerzos de organizaciones no gubernamentales que
laboraban en este mismo sentido en el medio rural y urbano. El denominado
Proyecto 40, logró en menos de dos años entregar resultados importantes:
puesto que influyó de manera importante para reducir la marginación medida
por el CONAPO en el año 2000.

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En el 2002, la estrategia incorporó 200 localidades al modelo de trabajo. La
metodología empleada fue El desarrollo endógeno o desarrollo local, descrita
por Bernard Emé, Luckman y Berger. El Proyecto DOS40, como fue conocida
la estrategia, mantuvo un equipo multidisciplinario muy estrecho, desarrolló
diagnósticos participativos comunitarios sentando un precedente de trabajo
mediante la localización de locomotores locales para el desarrollo y, por otro
lado, probando que un esfuerzo entre dependencias pueden brindar
resultados positivos toda vez que se venzan las actitudes protagonistas.

El principal planteamiento de la estrategia fue abandonar el asistencialismo y
construir capacidades (o redescubrir la capacidad personal para producir)
como puede apreciarse en el gráfico 1. Respetando las aportaciones externas,
la estrategia fincó su trabajo en el desarrollo de las personas del medio rural,
haciendo una especie de “traje a la medida” del desarrollo soñado por ellos
mismos. La estrategia fue una de las más evaluadas en su desarrollo,
fincando con ello también otro precedente: sentar las bases para la evaluación
externa a una estrategia para el desarrollo local. Las evaluaciones fueron por
la Universidad Autónoma de Tamaulipas, por el Colegio de Michoacán,
realizada por los doctores Blanca Lemus y David Barkin y finalmente, fue
evaluada por el Instituto Tecnológico Autónomo de México, ITAM. La
experiencia fue tomada como referente para el programa nacional Vive
Diferente, que en algunos estados realiza el DIF Nacional.
Otras experiencias exitosas de este modelo, son: Proyecto Conocimiento y
Cambio en Pobreza Rural, iniciativa de Rimisp-Centro Latinoamericano para
795

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

el Desarrollo Rural, que se ejecuta en México, El Salvador, Ecuador y
Colombia, UNAM – SAGARPA.
Proyecto Estratégico para la Seguridad Alimentaria (PESA), iniciativa de la
FAO, implementada en 105 países incluido México en 16 estados. Fundación
Produce AC, (antes FMDR) iniciativa mexicana apoyada por empresarios.
Fundación del Empresariado Chihuahuense AC, (FECHAC), dedicada entre
otros a desarrollo comunitario, fortalecimiento de las OSC, participación
ciudadana y responsabilidad social empresarial.
En los ejemplos anteriores, participan organizaciones de productores,
académicos, la sociedad civil, los agroindustriales y empresarios, quienes en
conjunto, aportando cada uno su fortaleza, como conocimiento, recursos
humanos, financieros, administrativos, han logrado casos exitosos y
comunidades rurales desarrolladas y sustentables.
Haciendo un análisis de la situación del campo mexicano en cifras,
observamos:
- El gasto total del Gobierno Federal en Desarrollo Rural en el 2011, de
acuerdo a datos del Centro de Estudios para el Desarrollo Rural Sustentable y
la Soberanía Alimentaria (CODRESSA)
- Ascendió a 294,526.4 millones de pesos (MP), de los cuales el 58%
(170,825 MP) se destinó a programas productivos;
- Se ejerció por 13 dependencias y por los menos 35 organismos, así como
por estados y municipios;
- Se distribuyó en por lo menos 80 programas y/o conjuntos de programas;
- Los mayores incrementos absolutos en el ejercicio fueron para Atención a la
pobreza en el medio rural con 22.8%, Programas Estratégicos del Programa
de Apoyo a la Inversión en Equipamiento e Infraestructura con 278%,
Programa para el Desarrollo de Zonas Prioritarias con 328.5% y Programa de
Coinversión Social de SEDESOL con 236.1%;
- El gasto total aprobado para 2012 En el PEC (Programa Especial
Concurrente para el Desarrollo Rural) fue de 260,323 MP. Representó el
11.51% del gasto programable.
Por otro lado, analizando el gasto público agrícola y rural en países de
América Latina y el Caribe (ALC), entre 2006 y 2009, en promedio de cinco
años, según datos de la FAO, podemos observar que México es de los países
que destina una mayor cantidad de recursos para el desarrollo del campo, sin
embargo, los rezagos persisten. ( véase Gráfico 2)

796

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La grafica muestra la situación de México en cuanto a su gasto público en el
área rural, lo que lo sitúa en el tercer país con el mayor porcentaje destinado a
este rublo, por encima de países con gran aporte agropecuario al mercado
mundial, como Brasil, Argentina y Paraguay.

Ahora bien, si analizamos la tasa de crecimiento agrícola en países de
América Latina y el Caribe, comparada con el gasto público agrícola, como
797

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

porcentaje del PIB agrícola, observaremos que México se localiza en una
posición muy por debajo de países que no invierten en su área rural, como lo
muestra el gráfico 3.
Si se está realizando inversión en el campo mexicano, ¿qué sucederá en los
próximos años?, según datos, del Food and Agricultural Policy Research
Institute, en el 2010, señala: América Latina, entiéndase, México mantendrá
su rol como principal importador de maíz durante 2019 – 2020. México
mantiene e incrementa su déficit comercial en pasta de soya para los
próximos diez años, asimismo, mantiene e incrementa sus importaciones de
carne de bovino, de carne de cerdo, de pollo y de leche en polvo durante los
próximos diez años.
Al parecer, se han probado soluciones parciales, se han buscado soluciones
mágicas, se ha gastado mucho dinero, se ha mal educado a la gente, en otras
palabras, se ha querido, pero no se ha sabido resolver.
De igual manera, los productores están de acuerdo con que las soluciones no
son las adecuadas, como lo mencionó el Secretario de la Organización
Alianza Campesina del Noroeste, en el 2010, cito, “vemos que existe una baja
presupuestal, una reducción en programas y un aumento de montos a
programas asistencialistas y de subsidio que, en los últimos tres años, han
demostrado que son generadores de pobres”.
Los programas asistenciales, que en México representan un gran porcentaje
de los recursos destinados al campo, al parecer benefician de manera
inmediata a la población vulnerable, sin embargo, convierten a los pobres en
mendigos y estimulan la pasividad en las comunidades. Periódicamente se
están dando un subsidio a las mujeres, pero quedan atadas a tres cosas:
Disponer de tiempo para ir a reuniones que generan gastos de transporte y
desplazamiento muchas veces mayores al subsidio mismo. El interés de estas
reuniones resulta más atractivo que los procesos de formación,
empoderamiento y análisis de la problemática propia. Generan una actitud de
pereza por parte de los varones. Fomenta la manipulación política, el dinero
es un arma de dos filos, puede construir o destruir
Implementar programas de generación de ingresos mediante el
emprendimiento rural y el empoderamiento de los productores, en lugar del
enfoque asistencialista de subsidios. Es esencial que los apoyos sean
promocionales y no asistenciales. Y lo más importante, Es fundamental
focalizar al hombre como centro de su propio desarrollo. La pregunta es,
¿cómo? Promoviendo la organización comunitaria que permita el incremento
de capacidades (técnicas y en desarrollo humano) para la participación activa
en la planeación y ejecución de proyectos. Brindando herramientas para una
adecuada toma de decisiones.

798

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Fomentando los procesos de adopción – apropiación y el liderazgo, para así
fortalecer esquemas organizacionales y su consolidación como medio para la
autogestión y el desarrollo, incluyendo su representación en los órganos de
decisión (consejos municipales de desarrollo rural sustentable). Impulsar el
desarrollo del ahorro y crédito rural, para así reactivar la economía local y
regional.
Ofrecer los apoyos en base a planes de desarrollo comunitario y no de
manera dispersa y aislada. Fundamentar el desarrollo, en el mejoramiento de
las capacidades humanas como el motor del progreso individual y colectivo.
Se debe cambiar el enfoque, es necesario plantear una estrategia que supere
la marginalidad del medio rural, y ésta no puede ser una negociación del
presupuesto anual que se aplica al campo, pues hacerlo así sería un
planteamiento de corto plazo. Los problemas del desarrollo rural son de largo
plazo y requieren políticas que vayan más allá de los órdenes de gobierno.
La formación de agentes para el desarrollo local, la descripción del área
de estudio
Es en este contexto, que la presente investigación asume el reto de localizar
líderes locales y formarlos como agentes para el logro del desarrollo
comunitario. Mediante metodología endógena y partiendo de un diagnóstico,
primero detectar a los agentes comunitarios que motivan el desarrollo local y
posteriormente, capacitarlos para dirigir un proceso ordenado hacia el
desarrollo social rural. Por otro lado, la investigación apunta hacia el análisis
de la política social aplicada en la región. Estas vertientes analíticas
(endógena y exógena) finalmente pretende a) Detectar las barreras
estructurales para lograr una la movilidad social sostenible, y b) lograr que la
población internalice la idea de que el desarrollo no se logra sin el esfuerzo
individual y de los hogares y, en este sentido, lograr que la búsqueda de la
movilidad ascendente sea intrínseca a la vida cotidiana de las familias.
Proyecto de investigación lo realiza el Cuerpo Académico Desarrollo Social
de la Unidad Académica de Trabajo Social y Ciencias para el Desarrollo
Humano, llevado a cabo a partir de Enero a Diciembre de 2015, en dos
comunidades rurales del municipio de Victoria, Tamaulipas: Laborcitas (0085)
y Manuel Ávila Camacho (0096), los criterios que se consideraron para
seleccionar las localidades fueron: su demografía, la ubicación geográfica y su
grado de marginación (ver mapa 2).

799

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La investigación permitirá elaborar un diagnóstico social y humano de los
habitantes en comunidades rurales para determinar sus necesidades y
perfiles que servirán para desarrollar un Programa de Formación de Agentes
de Desarrollo Local. Las etapas que sigue el proyecto de trabajo son: Etapa 1.
Acercamiento y diagnóstico de la realidad; Etapa 2. Programa de Formación
de Agentes y Etapa 3. Elaboración del informe del programa de formación

Las localidades del ámbito de estudio
Como puede observarse en la Tabla 2, las localidades rurales seleccionadas
presentan características similares en el grado de marginación, en su
demografía y como se observó en el mapa 2, en su ubicación geográfica. Por
un lado, Laborcitas (Localidad 1) se localiza hacia el noreste de la cabecera
municipal (Longitud: 0990735; Latitud: 234913 y Longitud: 0237) mientras que
Manuel Ávila Camacho (Localidad 2) se localiza hacia el Sureste (Longitud:
0985951; Latitud: 234016 y Longitud: 0250).

800

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 2. Perfil descriptivo de las localidades de estudio
Entidad
Clv Mpio
Municipio
Clv Loc
Localidad
Población total
% Pob 15 y Más Analfabeta
% Pob 15 y Más Prim incompleta

Tamaulipas
041
Victoria
0085
465
1.89
17.97

0096
Manuel Ávila Camacho
533
9.11
30.75

2.65
2.68
16.07
1.50
18.58
14.16
-0.980

6.67
1.48
0.00
1.18
2.96
11.85
-1.009

Laborcitas

% Viv sin excusado
% Viv sin electricidad
% Viv Sin Agua
% Habitantes en hacinamiento
% Viv piso de tierra
% Viv con refrigerador
Índice Marginación
Grado Marginación

Medio

Medio

Fuente: Elaboración a partir de CONAPO, 2010

Por otro tanto las localidad 1 de estudio, como la localidad 2, ofrecen en el
aspecto demográfico una similitud significativo, como se aprecia en los
gráficos 4 y 5.

En un comparativo (gráfico 6), de las poblaciones de las localidades de
estudio, podemos ver que las el grupo entre 15 y 64 años de edad es el de
mayor relevancia. Dicho de otro modo, la proyección de éxito para el proyecto
de investigación es aceptable, porque el grupo de posibles actores sociales
que eventualmente se considerarían como agentes para el desarrollo local, se
encuentran en este segmento de población.

801

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otro de los aspectos por considerar en el estudio de las localidades, es el
relacionado con la actividad de trabajo, en la tabla 3, la similitud en este plano.
Para el caso de los estudios de caso es importante señalar que podremos
llevar a cabo un buen análisis cuando se trata de localidades homogéneas
estadísticamente, lo que estamos por descubrir es la parte humana
(cualitativa) que marcan precisamente la diferencia en la búsqueda del
desarrollo. Por lo pronto anotaremos que las localidades de estudio, contienen
una cantidad similar en la cantidad de personas económicamente activas,
como puede apreciarse en el gráfico en cuestión.

Tabla 3. Comparativo de PEA en localidades de estudio
Tamaulipas
041

Entidad
Clv Mpio
Municipio

Victoria
0085

0096
Laborcitas
Manuel Avila Camacho
465
533

Clv Loc
Localidad
Población total
PEA
PEA ocupada
PEA desocupada

153
165
146
143
7
22
Fuente: Elaboración a partir de CONAPO, 2010

802

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tabla 4. Comparativo de activos en localidades de estudio
Tamaulipas
041

Entidad
Clv Mpio
Municipio
Clv Loc
Localidad
Total de viviendas particulares
Viviendas particulares habitadas
Hogares
Viv piso de tierra
viv 1 dormitorio
Viv 2 o más dormitorios
Viv de 1 cuarto
Viv de 2 cuartos
Viv de 3 cuartos y más
Viv con electricidad
Viv sin electricidad
Viv con agua potable
Viv sin agua potable
Viv con excusado
Viv con drenaje
Viv sin drenaje
Viv con radio
Viv con Tv
Viv con refrigerador
Viv con lavadora
Viv con automóvil
Viviendas con computadora
Viv con teléfono
Viv con celular
Viv con Internet

Victoria
0085

0096
Manuel Avila Camacho
127
158
113
135
113
135
21
4
49
37
60
98
12
10
32
27
65
98
109
133
3
2
94
135
18
0
110
126
35
32
77
103
58
95
101
127
97
119
75
100
50
70
6
11
19
1
68
102
0
0
Fuente: Elaboración a partir de CONAPO, 2010
Laborcitas

Finalmente en este breve diagnóstico estadístico de las localidades de
estudio, presentamos un inventario de activos de las localidades 1 y 2, de
manera comparativa (Tabla 4). Podremos observar algunos de los retos que
enfrentan de manera particular: en vivienda, servicios, enseres y
equipamiento. Es importante señalar que el medio rural tamaulipeco ofrece
una desigualdad significativa con el medio urbano en la Entidad. Asimismo,
debemos señalar las diferencias que enfrentan las localidades rurales entre sí.
Como es el caso presentado.
La localidad 1, Laborcitas, tiene un 43.3 por ciento de viviendas con un
dormitorio. Este aspecto de hacinamiento es importante por las consecuencias
que suele presentar en el aprovechamiento escolar de los escolares y de los
riesgos de violencia física o sexual que podrían experimentar ante los adultos.
Por otro lado, Se observa también que no todas las viviendas cuentan con
drenaje. Y solo 6 de 113 viviendas tienen computadora. La conectividad es
importante al momento de enfrentar las opciones para el desarrollo.
803

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Condiciones similares privan en la localidad 2, Manuel Ávila Camacho.
Anotaremos que en ambas localidades se carece de servicio de internet en el
interior de las viviendas.
¿Por qué agentes para el desarrollo social rural?
Los lazos de vecindad en las familias de la localidad rural son muy estrechos.
Dicha estrechez permite una comunicación efectiva y afectiva que permite la
ubicación de los locomotores sociales que se precisan para lograr el
desarrollo. Sin embargo, un agente externo a la localidad requiere iniciar un
proceso de aceptación y posteriormente, necesita la autorización social para
incorporarse en la toma de decisiones de un proceso en el cual él no es
partícipe. De aquí la importancia de los agentes para el desarrollo (gestor para
el desarrollo), es una persona integrante de la comunidad y con reconocido
liderazgo. Su localización se realiza mediante entrevistas a los jefes de
familias y a los actores más relevantes, utilizando metodologías especializada
para redes sociales (Hanneman, 2000).
Al momento de hacer uso de los mismos hábitos culturales que el resto de los
integrantes de la localidad rural, el agente para el desarrollo comparte visión
de vida con la mayoría de ellos. Este conocimiento colectivo le permite, por un
lado adherirse a los sueños de los demás y por otro lado, cumplir su idea de
desarrollo con el trabajo común. También, el agente para el desarrollo local
comparte sensibilidad y carencias, lo que lo convierte en la persona ideal para
motivar el desarrollo local.
Como pre conclusiones apuntaremos primero, que se requiere el diseño y la
aplicación de diagnósticos locales que avisten el desarrollo más cercano a las
personas. Segundo, que es indispensable la intervención del trabajador social
en la ubicación del agente para el desarrollo, encargarse de su formación
como tal y de animarlo para que encabece el desarrollo de su comunidad. Y
finalmente, tercero, que la oferta de programas sociales debe ser orientada
por las necesidades locales y no por razones que se encuentren fuera de este
espectro.

804

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Referencias bibliográficas
Hanneman, R. A. (04 de octubre de 2000). Introducción a los métodos del
análisis de redes sociales. Obtenido de http://revista-redes.rediris.es/:
http://wizard.ucr.edu/~rhannema/networks/text/textindex.html
Instituto Nacional de Estadística y Geografía. (2009). Censo Ejidal 2007.
Aguascalientes, Aguascalientes: Gobierno de la República.
Trujillo, J. (2013). El Sistema Ejidal Mexicano, elementos para su análisis y
desarrollo. Saarbrücken, Alemania: Publicia.
www.inegi.gob.mx. (24 de Octubre de 2014). INEGI. Obtenido de INEGI:
http://www3.inegi.org.mx/Sistemas/temas/Default.aspx?s=est&amp;c=174
84.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La incorporación del agente de desarrollo humano local,
un elemento para la política social.

Guillermina de la Cruz Jiménez Godínez
Norma Alicia Nieto Reyes
Lucía Cecilia Cano Martínez
Germán Salazar Mendivil

Resumen
Este trabajo se deriva del proyecto “Formación de Agentes de Desarrollo
Humano Local en comunidades del municipio de Victoria, Tamaulipas”
realizado por el Cuerpo Académico Desarrollo Social y tiene por objetivo
reflexionar sobre la relevancia del Agente de Desarrollo Humano Local como
un elemento indispensable en la implementación de la Política Social que
puedan coadyuvar en la gestión de los programas sociales para mejor las
condiciones de vida.
En el contexto actual los sectores académicos y formuladores de política
pública se han centrado en propiciar el desarrollo de un territorio, originando
distintos enfoques para afrontar el reto del desarrollo local. Entre ellos
proponen aprovechar las condiciones globales del entorno económico,
mientras que otros lo dirigen al empoderamiento de los habitantes del territorio
específico como un factor determinante. En este último cabe mencionar que
los Agentes de Desarrollo Humano Local son personas que están al servicio
de la comunidad conocen sus recursos y los evalúan para obtener rentabilidad
social, económica y cultural que circunde en beneficio de todos por medio de
la planificación, organización y evaluación de sus condiciones de vida.

Palabras clave: Desarrollo, Formación, Agentes de Desarrollo y Política
Social.
Incorporación de agentes de desarrollo humano local (adhl). un elemento
para la política social.
Concepto y dimensiones del desarrollo.
Al revisar estudios realizados sobre el desarrollo (Coraggio, 2009, Díaz de
Landa, 2006 Ramírez, 1998), encontramos que lo tipifican por su
complejidad, la diversidad de significados que se le atribuyen y su dinámica.
Lo cierto es que se ha hecho un multiuso y abuso del término. El Diccionario
de la Real Academia de la Lengua Española, registra un concepto de
desarrollo desde el punto de vista de la economía, asociando la progresión en
este campo como sinónimo de mejores niveles de vida. Esto tiene sustento
806

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

en las políticas económicas mundiales de la OIT y del BM fundamentadas en
un crecimiento económico simple para el bienestar social. Concepto que se
identifica con el crecimiento económico de los Estados que se dio a principios
de la década de los sesenta. Fajardo (2006) señala que esta comprensión de
Desarrollo versus crecimiento económico, “de ninguna manera garantiza el
mejoramiento del bienestar social y mucho menos el desarrollo de las
capacidades humanas”
Max-Neef en 1992 formuló la Hipótesis del Umbral, sustentada en el principio
de que a partir de un determinado punto del desarrollo económico, la calidad
de vida comienza a disminuir. Por lo tanto, “todo crecimiento cuantitativo,
debería derivar en un crecimiento cualitativo”.Para este autor, el desarrollo
debe definirse como “la liberación de posibilidades creativas de todos los
integrantes de una sociedad, concepto independiente del crecimiento
económico, sin ser una condición para este último”.
El término desarrollo en los últimos cincuenta años ha suscitado discusiones
tanto conceptuales como ideológicas. Los investigadores sociales han hecho
una distinción relacionada con el crecimiento económico (que es puramente
cuantitativo), ejemplo de ello es el Producto Interno Bruto (PIB) por habitante
y el concepto de desarrollo que es más amplio, implica una transformación
estructural y organizacional. En este proceso de evolución del concepto se
han generado una serie de contradicciones con enfoques teóricos con
perspectivas diversas, entre las que desatacan la Dependencia y la de la
Modernización, reconocidas como paradigmas del desarrollo hasta los años
ochenta (Orlansky, 2005). La primera, sostiene que los países siguen la pauta
de los países occidentales, con la diferencia de que en los países en
desarrollo, se pretendió realizar la “revolución” desde afuera, basada en la
tecnología de estos países y la transferencia de instituciones sociales y
culturales. Su premisa estaba centrada en que los problemas del
subdesarrollo eran producto de su dependencia estructural. La segunda
perspectiva, hace referencia a que sólo a través de la modernización, las
sociedades serán más productivas, los niños mejor educados y los
necesitados reciben más beneficios.
Para la última década del siglo XX, el modelo de bienestar social era
insostenible y el concepto de desarrollo social como responsabilidad de la
política social no respondía a la creciente desigualdad ni a los elevados
niveles de pobreza. Lo anterior, no sólo generó un nuevo paradigma, sino que
además se establecieron objetivos y metas a nivel internacional y nacional y
políticas públicas enfocadas a la atención de la equidad y a la disminución de
la polarización entre países desarrollados y en desarrollo, originados por el
proceso global en el cual se encontraban inmersos, dando margen a
trayectorias o modelos que muestran un proceso de transformación social
donde se encuentran implicados factores económicos, humanos, culturales,
políticos, ecológicos. Es por ello que se habla de “Desarrollo humano,
807

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

desarrollo social, desarrollo sustentable, desarrollo institucional, desarrollo a
escala humana o desarrollo local” (Coraggio, 2009: p.16). Es conveniente
señalar, que las características del modelo de desarrollo seleccionado,
determinará el tipo de sociedad que se desea.
Neef (1992), elaboró cinco postulados básicos para desarrollo humano,
teniendo como eje la vida: 1. La economía está para servir a las personas y
no viceversa; 2. El desarrollo tiene que ver con personas y no con objetos; 3.
Crecimiento y desarrollo son dos cosas distintas, y el desarrollo no precisa
necesariamente de crecimiento; 4. Ningún proceso económico puede ocurrir
al margen de los servicios que prestan los ecosistemas; 5. La economía es
un subsistema de un sistema mayor, finito y cerrado, que es la biósfera. De
tal manera, “que bajo ninguna circunstancia y bajo ninguna consideración, un
interés económico puede estar por encima de la reverencia de la vida.
El Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD) en 1994
reconoce la emergencia de un desarrollo humano sustentable. Con esta
concepción del desarrollo ligado a crecimiento económico, hace hincapié en
la distribución equitativa de sus beneficios, con atención a la clase vulnerable
prioritariamente; amplía sus opciones y oportunidades además de promover
su participación en las decisiones que afectan sus vidas.
Fanelli y Popov (2003), distinguen operacionalmente cuatro tipos de
desarrollo económico-social.
-Primer tipo: el desarrollo económico en una versión más tradicional hace
diferencia entre este y el crecimiento económico, aludiendo a su carácter
autosostenido, que presenta cambio estructural en sus patrones de
producción, avance tecnológico y modernización social, política e
institucional.
-Segundo tipo: Desarrollo Sustentable, con base en las definiciones del World
Development Report 2002, implica no sólo crecimiento económico, sino el
impacto ecológico y social, es decir, el tándem producción económica-calidad
de vida.
-Tercer tipo: Con un enfoque centrado en la persona, generado con la visión
de Amartya Sen, el desarrollo supone expansión de la libertad, lo que se
traduce en mayores oportunidades y posibilidades de elección en lo
económico, social, político, seguridad, etc.
-Cuarto tipo: Hace referencia a que un buen desempeño económico depende
de buenas instituciones económicas, según Douglass North Oliver
Williamson.
El más revolucionario de los aportes anteriores, se considera el de Amartya
Sen en el desarrollo de los indicadores económicos y sociales es el concepto
del enfoque de las “capacidades” que serían las capacidades de las que cada
persona dispondría para poder convertir sus derechos en libertades reales.
Su aproximación basada en las capacidades se enfoca en la libertad positiva,
808

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

que es la capacidad real de una persona de ser o de hacer algo, en vez de la
libertad negativa, que es común en economía y se centra simplemente en la
no interferencia. Sen (2000) afirma que “…el desarrollo puede concebirse (…)
como un proceso de expansión de las libertades reales de las que disfrutan
los individuos” (citado en: González Cruz, 2009 p.22).
Daniel García Delgado (2006), señala que a treinta años de la irrupción del
neoliberalismo, el debate en torno al desarrollo se da en un escenario
profundamente transformado. “Encarar la reconstrucción del Estado,…ya no
se espera que el Estado lo haga todo, pero a la vez, la consideración de
actores económicos globales con una gravitación inédita y la identificación de
una sociedad civil transformada en su estructura y poblada de nuevos
actores, identidades y demandas (p.19).
Dimensión social del desarrollo.
La concepción de desarrollo ha evolucionado en el transcurso del tiempo de
acuerdo a las necesidades e intereses de los actores internacionales y
nacionales. Ha pasado de un plano meramente economicista,
complementándose con la social, la política institucional y la ambiental. En
este artículo nos enfocaremos a revisar la dimensión social.
La dimensión social contempla la distribución espacial y etaria de la
población. Remite al conjunto de relaciones sociales y económicas que se
establecen en cualquier sociedad y que tienen como base la religión, la ética
y la propia cultura. Se centra en sus formas de organización y participación
en la toma de decisiones. Hace alusión también a las interacciones entre la
sociedad civil y el sector público. Estas interacciones son decisivas para
promover y consolidar el proceso de participación y democratización en todos
los niveles. Lo que se puede observar en esta dimensión es que se centra en
el recurso humano.
Sepúlveda, Chavarría, Castro, Rojas, Picado y Bolaños (2002) expresan:
Esta primera dimensión gravita alrededor del recurso humano como
actor del desarrollo,
cuyo potencial de transformarse y de transformar el
medio que lo circunda, generando bienes pero también deteriorando su base
de recursos naturales, lo sitúa en el centro del
escenario (p.8).
Esta es una de las hipótesis en la que se centra el estudio. Se parte de la
idea de que formar agentes de desarrollo local en comunidades, puede ser un
elemento importante para la aplicación de las políticas sociales y por ende
mejorar sus condiciones de vida.
Desarrollo Humano y su fundamentación teórica.
Durante mucho tiempo el predominio de lo económico y la visión
economicista del desarrollo propició el olvido de los aspectos humanos,
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

culturales y ambientales que ahora tratan de recuperarse. El concepto actual
de desarrollo humano es relativamente reciente, surge como alternativa del
concepto utilitarista de bienestar social. Gillezeau P, Morales (2003) dice que
parte de una nueva visión de la macroeconomía que enfatiza el carácter
humano de la sociedad y se concentra en el desarrollo de las capacidades
por encima del desarrollo de las titularidades. Estudios y contribuciones de
Amartya Sen sobre una concepción humanista de la economía han
redireccionado el pensamiento sobre las necesidades y el bienestar. A sus
aportaciones se le conoce como enfoque de las capacidades.
Este enfoque está fundamentado en cuatro pilares: a) las capacidades, b) Los
funcionamientos, c) Objetos-valor y espacios evaluativos d) Capacidad y
libertad. Recupero el primero y el último por considerar de gran importancia
para el estudio. El primer pilar, hace referencia a la capacidad de abordar
problemas sociales como el bienestar y la pobreza, la libertad y el estar libre.
Estos están finamente imbricados, la libertad tiene que ver con la capacidad
de la persona a elegir el tipo de vida entre varias opciones, lo que se traduce
en capacidades que proporcionan a las personas y las sociedades una mejor
calidad de vida (Solís, 2005pp 37-41).
Martha Nussbaum, interpetando a Sen, señala Solís (2005) que plantea una
normativa objetiva más radical que permita definir el bienestar social:
“Establecer cuáles son las condiciones que hacen posible que las personas
puedan desarrollarse como tales” En definitiva, es saber “cuándo un ser
humano tiene o no la oportunidad de desarrollar su potencial como persona”.
El Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD) ha promovido
el concepto de desarrollo humano definido como el proceso de ampliación de
las posibilidades de elegir de los individuos que tiene como objetivo expandir
la gama de oportunidades abiertas a las personas para vivir una vida
saludable, creativa y con los medios adecuados para desenvolverse en su
entorno social.
En México, el Consejo Nacional de Población (CONAPO, 2011) retoma este
concepto como un proceso continuo de ampliación de las capacidades y de
las opciones de las personas para que puedan llevar a cabo el proyecto de
vida que por distintas razones valoran, es decir, enfatiza la noción de que el
desarrollo no se explica únicamente con de vista legal o normativo. Sin
embargo, el individuo solamente es libre en el sentido positivo cuando es,
además, plenamente capaz de ejercer su elección. La visión de libertad en el
sentido negativo es común en los liberales clásicos y en la visión de algunos
economistas contemporáneos (ver, ejemplo, Friedman, M. and R. Friedman,
Free to Choose, Harcourt, 1990).
“No es a través de un lenguaje de poder y de dominación, sino un lenguaje
que emerja desde lo más profundo de nuestro autodescubrimiento, como
partes inseparables de un todo que es la cuna del milagro de la vida” (Neef,
810

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

2006). Por lo tanto, habla de un desarrollo humano complejo,
multidimensional e interdisciplinario que presenta cuatro dimensiones
básicas: Desarrollo físico, cognoscitivo, emocional y social, existiendo
interdependencia entre ellas. Por lo cual, el ser humano debe desarrollarlas
de manera equilibrada para lograr su estabilidad como persona.
“Sin una educación para el desarrollo humano, difícilmente
llegaremos a tener una sociedad Mejor” (Naranjo, 2007: p.176).
Formación de Agentes de Desarrollo Humano Local.
Bervejillo (1999) señala que la formación de Agentes de Desarrollo Humano
Local (ADHL), con capacidad para transferir a los actores sociales locales,
valores y criterios de innovación, constituye un área que merece la mayor
atención. Ésta formación debe ser alentada desde organismos vinculados a
los problemas, recursos y potencialidades de cada territorio.
Por eso el aprendizaje en las localidades suele alcanzar mejores resultados,
que los aprendizajes obtenidos en los centros académicos.
El ADHL ocupa en el terreno de la acción, un lugar en el campo político,
económico, social y cultural, llevando un rol de portador de propuestas que
tiendan a capitalizar mejor las potencialidades locales.
Es por eso que se insiste en lo que ya ha afirmado que el ADHL es un
mediador, capaz de observar, analizar, comprender y traducir las lógicas y
racionalidades de los otros agentes/actores, incorporar propuestas de
concertación y de ofrecer el diseño de las actuaciones necesarias. Es también
un emprendedor territorial: con capacidad de intervenir sobre los principales
aspectos gestionales, tanto en la empresa como en las instituciones públicas
y sectoriales, y con capacidad de gobernar el sistema de instituciones
característico de un modelo de desarrollo que adecue la economía territorial a
las exigencias del contexto.
Los ADHL son portadores, gestionadores e impulsadores de proyectos de
cambio que expresan incidencia y compromiso sobre el proceso de desarrollo
territorial, más allá de su inserción sectorial e independientemente de su
residencia.
Según Arocena (1999) Es tanto un analista (capacidad diagnóstica), como un
activista (capacidad de acción). Son personas cuyos comportamientos
permitan una elevada influencia sobre la dirección, sobre la modalidad y sobre
la naturaleza del desarrollo del territorio, ya sean en su rol de dirigentes
políticos, emprendedor o de manager, de profesores, de funcionarios de la
administración pública, de profesionales con actuación regional, etc.

811

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Es difícil determinar de manera genérica y con exactitud qué es y qué hace un
ADHL, ya que ello depende, entre otras cosas, de las estrategias de desarrollo
de la entidad donde realiza su actividad, de los recursos con que cuenta y de
su grado de implicación con el proyecto.
Los ADHL son una figura muy importante en la práctica del desarrollo local, ya
que realizan, de forma permanente, las funciones de promotores,
intermediadores, catalizadores, animadores, informadores y capacitadores
para el desarrollo local. Su ausencia, o su carencia de habilidades, hace muy
difícil el funcionamiento de los instrumentos y el despliegue de las iniciativas
de desarrollo local. De ahí importancia de dedicar recursos a la formación de
éste tipo de profesionales.
Un ADHL es un dinamizador, facilitador, actor y motor de procesos de
desarrollo local. Para Madoery, (2011) “es aquél que expresa incidencia y
compromiso sobre el proceso de desarrollo territorial, más allá de su inserción
sectorial. Como actor de desarrollo está definido por el sistema de la acción”.
Es un actor dotado de conocimientos, pero también provisto de habilidades
relacionadas con el liderazgo, la disposición y habilidad para negociar y
generar consensos, de procesar información”.
Los primeros antecedentes ADL se encuentran en España, en los años 50
integrando en programas de desarrollo rural y agrario, posteriormente se
convierte en una profesión relativamente nueva, enfocada a la realización y
ejecución de planes que contribuyan al desarrollo de una comunidad.
Lorenzo Barbero (1992) define al Agente de Desarrollo Local como un
operador público o privado al servicio del público, que promueve, organiza y
elabora a nivel territorial operaciones integradas de desarrollo local, de las que
son protagonistas las instituciones, las fuerzas técnicas, sociales y
empresariales.
Girardo, Madoery, O, (2006), insiste en que la formación de agentes de
desarrollo tiene una perspectiva endógena como consecuencia de las
transformaciones globales y los procesos de cambio estructural y reforma del
Estado de las últimas décadas, que da lugar a nuevas fórmulas de acción y
conocimiento contextualizadas en las áreas urbanas y rurales.
Estas transformaciones implican una serie de consecuencias que afectan el
concepto de territorio, al tiempo que permiten nuevas interpretaciones en la
noción de desarrollo. A su vez, plantean una demanda creciente de recursos
humanos capacitados para llevar adelante, entre otras, funciones de
articulación inter-institucional, planificación y gestión local, análisis regional y
dinamización de los sistemas productivos y tecnológicos territoriales.

812

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Girardo , C. (2006), explica que si bien, los actores y/o agentes se definen por
la escena en donde actúan y por su ubicación en el escenario social
(municipio, universidad, empresa, organizaciones, etc.) el agente de desarrollo
local propiamente dicho, ADHL, está ligado al sentido de la acción, en función
de determinados objetivos (Arocena, 1995, Touraine, 1997, Madoery, 2001).
Es desde esta perspectiva que se enmarca al agente como algo más que un
mediador, un articulador o un integrador, ya que como agente: es aquél que
expresa incidencia y compromiso sobre el proceso de desarrollo territorial,
más allá de su inserción territorial. Se define, como indicamos anteriormente,
por el sistema de la acción, reflexión, acción. Son personas cuyos
comportamientos permiten una elevada influencia sobre la dirección,
modalidad y naturaleza del desarrollo del territorio. Así los agentes desarrollan
sus actividades a partir de ciertas actitudes aprendidas profesionalmente y de
otras recuperadas de sus propios conocimientos adquiridos tácitamente.
El perfil apropiado de los agentes debe incluir las siguientes capacidades
(Alburquerque, 1999):
•
Saber identificar los recursos infrautilizados en el territorio,
incluyendo siempre la valoración ambiental.
•
Coordinar los diferentes instrumentos de fomento, capacitación o
información, con el fin de acercarlos a los agentes productivos
locales.
•
Estimular la asociatividad local, y la participación de los agentes
locales, y proponer, de forma conjunta, iniciativas de desarrollo local,
facilitando una visión integral del mismo.
•
Identificar y promover las iniciativas locales de desarrollo, tratando de
fortalecerlas e integrarlas en el contorno del sistema productivo local.
•
Colaborar con otros agentes locales y favorecerle proceso de
aprendizaje colectivo en la práctica de intervención local.
•
Identificar a los técnicos adecuados para asesorar en los problemas
concretos
•
Mostrar técnicas apropiadas de racionalización de procesos y
comportamientos de grupo, para aprovechar el potencial colectivo de
los agentes locales.
•
Dirigir el proceso de desarrollo de forma compartida con los
restantes agentes locales.
•
Buscar patrocinadores públicos y privados para ejecutar los
proyectos específicos, y establecer las condiciones y tiempos para el
traspaso de sus funciones a líderes locales.
Como se aprecia muchas de éstas capacidades no son fáciles de enseñar, ya
que involucran actitudes y rasgos culturales y psicosociales alejados del
individualismo y consustanciales a las experiencias participativas y solidarias.
La figura del agente de desarrollo local no es, por tanto, la de cualquier
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

consultor tradicional, ya que debe conseguir la confianza de los actores
locales, a fin de poder construir, de forma concertada, el proyecto de
desarrollo local.
El diseño y aplicación de una política de fomento económico local requieren,
igualmente, capacidad de planificación a mediano y largo plazo; coordinación
interinstitucional eficiente, efectiva participación de los agentes locales y
capacidad de concertación entre ellos, adecuada programación de los gastos
y descentralización al interior del propio nivel local.
En el marco del perfil expuesto así como de las líneas de actuación y
considerando las aportaciones de Barquero citado por Alburquerque (1999) se
concluye que las actividades de desarrollo del ADHL se producen en tres
niveles de similar importancia:
• Nivel de decisión estratégica: dirección, coordinación de recursos...
• Nivel de gestión: tramitación de expedientes, gestión de subvenciones...
• Nivel operativo: investigación, información, comunicación...
De los cuales el nivel operativo es el que presenta, por su amplitud y
complejidad, una mayor dificultad de análisis, por lo que se han diferenciado
en él toda una serie de tipos de actividad (información, asesoramiento
investigación, promoción de empleo, etc.) sobre los que se investigan las
competencias deseables para las correspondientes ocupaciones. Además del
tipo de actividad se tiene en cuenta el área de la actividad (formación, empleo,
nuevas tecnologías, medioambiente...) y el público objetivo de la intervención
(empresas, público en general, mujeres, jóvenes...). La suma de los
conocimientos, habilidades y actitudes resultantes de analizar estas tres
variables determina la cualificación deseable para una determinada ocupación
o grupo de ocupaciones.
El ADHL maneja herramientas teóricas, metodológicas y técnicas necesarias
para poner en marcha un plan, programa o proyecto de desarrollo local; que
contribuyan a mejorar la calidad de vida, el buen vivir de la comunidad. Pero,
como lo expresa Navarro (2000) en relación con los trabajadores sociales, un
ADHL debe “descubrir la práctica comunitaria y a tomar partido por ella, no
solo desde una perspectiva teórica o instrumental, sino, sobre todo, desde una
perspectiva existencial y comprometida, firmemente arraigada dentro de su
proyecto vital y profesional. Lo cual requiere coherencia entre lo que
pensamos, lo que decimos y aquello que hacemos y cómo lo hacemos”.
Conocemos la estrecha relación entre teoría y práctica (acción, intervención).
De ahí la importancia de explicitar los enfoques-perspectivas desde los cuales
“intervenimos” en el campo de desarrollo. Como también ser claros en la
dimensión ética-política del desarrollo. ¿A qué tipo de desarrollo le estamos
apostando? (¿Dominantes? ¿Alternativos?).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Aquí asumimos el desarrollo local como “un proceso de desarrollo integral,
que conjuga la dimensión territorial, las identidades o dimensión cultural, la
dimensión política y la dimensión económica. Es una apuesta a la
democratización de las localidades, al desarrollo sustentable y equitativo
repensando las potencialidades del territorio y la sociedad local” (Carvajal,
2009). Así, veamos algunos elementos fundamentales para caracterizar el
desarrollo local:
•
La relación local-global
•
La importancia del territorio
•
La centralidad del sujeto
•
Construcción y reconstrucción del tejido social/ Su carácter de
desarrollo humano/ Su papel en la constitución de sujetos sociales y
políticos
•
Visión como proceso
•
Su carácter participativo
•
Su carácter planificado
•
Integral (económico, social, político, cultural y ambiental)
•
Sostenible
En esta dirección, y siendo reiterativos, un ADL debe manejar, entre otras, las
siguientes temáticas:
•
Teorías del desarrollo
•
Desarrollo local
•
Desarrollo y cultura
•
Género y desarrollo
•
Desarrollo y medio ambiente
•
Modelos alternativos de desarrollo y postdesarrollo
•
Planeación participativa del desarrollo local
•
Estudio de localidades
•
Investigación en el campo del desarrollo local
•
Intervención social en el campo del desarrollo local
•
Sistematización de experiencias significativas en desarrollo local
•
Educación para el desarrollo local
•
Ética del desarrollo
También sabemos que el desarrollo local es un debate en construcción; que
puede des-inventarse y re-inventarse; que requiere ser construidoreconstruido en sus discursos y en sus prácticas. Y en estos procesos el
ADHL juega un papel fundamental.

Política Social y los Agentes de Desarrollo Humano Local.
Las políticas públicas se conforman con el conjunto de lineamientos y
formulaciones explícitas, que incluyen propósitos (objetivos de corto tiempo),
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

finalidades (objetivos de mediano y largo tiempo) y estrategias para lograr
concretizarlos en una realidad social (Castro y Evangelista, 1997).
La política social tiene que ver con el bienestar de las personas a través de la
acción social, en tanto se concretan a través de distintos programas públicos
diseñados e implementados por un gobierno y por otros actores de la
sociedad, por ello toda política de carácter social va en beneficio directo de la
ciudadanía.
Para hacer referencia a las actualidades de la política social en México es
necesario comprender tanto el contexto nacional como el internacional, cuya
característica primordial es el denominado proceso de globalización.
A partir de 2011 la política social señala, Luis Fuentes (2015) no puede ser
vista sólo como el conjunto de programas gubernamentales dirigidos a
combatir la pobreza, sino como el cúmulo de decisiones que el Estado debe
tomar para garantizar plenamente los derechos humanos que contribuyen al
desarrollo no sólo social y agregamos humano-local también.
Moix (2009) citado por Fernández Riquelme (2010) manifiesta que la Política
Social del siglo XXI, debe configurar como un “espacio de libertad” y los
elementos centrales pueden ser: 1) El desarrollo humano sostenible (no sólo
material), 2. El papel central de la comunidad (no sólo del individuo) y 3. La
protección social fundada en las responsabilidades (no sólo en los derechos),
para ello se revaloriza públicamente las solidaridades sociales, la participación
ciudadana y la responsabilidad social
El debate sobre las políticas sociales a nivel local prácticamente apenas
aparece en el ámbito académico y político.
El desarrollo local es una de las temáticas más relevantes en el campo del
desarrollo en este siglo XXI y la figura del Agente de Desarrollo Local, como
dinamizador de estos procesos, está adquiriendo gran importancia y
significado.
La localidad, es relevante para posibilitar la construcción social de los
territorios, faculta y facilita la generación de las sinergias necesarias para
potenciar las capacidades de los agentes como claves del desarrollo, de los
actores sociales como agentes de construcción colectiva para lograr el
desarrollo humano integral y sustentable (DHIS) de las poblaciones, de su
coevolución con los demás ecosistemas del planeta (Baquero y Rendón,
2012).
Las comunidades tienen un conjunto de recursos políticos, económicos,
sociales, culturales y ambientales, quienes constituyen un potencial y
capacidad de desarrollo endógeno. Hay que hacer partícipe a las
comunidades de las propuestas de desarrollo, empoderarlas en los espacios
816

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de participación ciudadana promoviendo la construcción de capacidades y
oportunidades a partir de las necesidades tanto sociales como individuales
(Baquero, 2011).

El Desarrollo Local señala Elí Evangelista, hace referencia al proceso de
aumento de la capacidad de los espacios locales para reconocerse como
protagonistas de su desarrollo, identificar necesidades y problemáticas,
potencialidades, recursos y vacíos, definir sus demandas y orientar recursos a
la solución de sus problemas. Todo proceso de Desarrollo Local involucra
aspectos de: Territorio, Espacio, Economía, Política, Sociedad, Cultura y
Medio Ambiente.
Desde el desarrollo humano las personas son el centro del desarrollo y la
economía es un medio para lograr el mayor bienestar de las mismas. Es un
proceso que aumenta las opciones y la libertad permitiéndoles alcanzar un
mayor nivel de potencial de habilidades y de bienestar; así el desarrollo
humano local o bien el desarrollo humano en el ámbito de lo local basado en
las capacidades de las personas no puede disociarse del carácter
intrínsecamente local que lo caracteriza. Las capacidades son las facultades
que los agentes ejercen libremente a fin de conseguir una mejor calidad de
vida.
El enfoque del desarrollo de capacidades locales a nivel comunitario pretende
desarrollar las capacidades de la propia comunidad para elaborar diagnósticos
y evaluaciones, desarrollo de proyectos y difundir información en el ámbito
local y a través de la generación de empoderamiento permite aumentar la
fortaleza, espiritual, política, social o económica de los individuos y las
comunidades para impulsar cambios de las situaciones en que viven; por ello
la perspectiva del desarrollo humano y la estrategia de agentes de desarrollo
humano local debe incluirse en todo el proceso de las políticas públicas,
desde la discusión de la agenda pública hasta la evaluación.

Un Agente de desarrollo local es un dinamizador, facilitador, actor y motor de
procesos de desarrollo local. Para Madoery, “es aquél que expresa incidencia
y compromiso sobre el proceso de desarrollo territorial, más allá de su
inserción sectorial… Es un actor dotado de conocimientos, pero también
provisto de habilidades relacionadas con el liderazgo, la disposición y
habilidad para negociar y generar consensos, de procesar información”
(Carvajal, 2011).
Los Agentes de Desarrollo Humano Local (ADHL) son actores que en la
propia comunidad se pueden identificar y enfocar para modificar las
condiciones de vida propiciando que aumenten las opciones para que los
seres humanos puedan elegir libremente su estilo de vida; por ello uno de los
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

principales reto es construir nuevas orientaciones e instrumentos que permitan
diseñar políticas sociales con este enfoque. Es posible entender que la
generación de este tipo de actores-agentes de desarrollo local es una de las
condiciones decisivas para el éxito de los procesos en las localidades.
Conclusiones
No hay un solo concepto de desarrollo, este se construye permanentemente,
en función de los problemas y necesidades los actores políticos y de la
sociedad civil.
Este desarrollo sólo puede ser construido en perspectiva humana, para que
pueda contribuir al bienestar y mejoramiento de las sociedades. Por ello es
una construcción social generada con la participación de todos los actores.
La figura del ADHL debe poseer un perfil que le permita obtener la confianza
de los actores locales, a fin de poder construir de forma concertada, el
proyecto de desarrollo local.
El ADHL debe integrarse totalmente en la realización de las actividades y
hace de su trabajo y pasión una alianza duradera, porque la pasión empuja y
la razón guía.
Es necesaria una nueva una Política Social posibilitadora del pleno desarrollo
del ser humano, a nivel individual y colectivo, a nivel material y espiritual con
la libertad de formarse como ADHL en pro del desarrollo.
En la localidad es donde la persona, es el sujeto del desarrollo, fortaleciendo
sus capacidades y es allí donde prevalecen las decisiones que deben
conducir a una buena vida, a un buen vivir, por lo que es importante
considerar la incorporación de los Agentes de Desarrollo Humano Local en la
Políticas Social, como un detonante en mejorar las condiciones de vida de la
comunidad.
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820

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Una lectura al modelo de Desarrollo Rural Colombiano.
Diana Paola Melo López

168

Resumen
El presente artículo muestra una lectura crítica frente al modelo de Desarrollo
Rural Colombiano, que se encuentra enmarcado en un modelo
macroeconómico neoliberal y que tiene una gran incidencia en las políticas
sociales y económicas dirigidas a la población rural colombiana. Lo anterior se
evidencia en los altos índices de pobreza e indigencia en el campo,
especialmente en departamentos como Boyacá; la migración de campesinos
hacia las ciudades, así como una crisis agraria que ha generado la
movilización social, la organización y la incidencia en diferentes espacios de
participación de campesinos y líderes sociales. En este sentido, y a partir de
diagnósticos realizados con campesinos vinculados a organizaciones de base
del movimiento de Dignidad Agropecuaria, se realiza un análisis frente a las
políticas y programas sociales dirigidos al sector rural. Finalmente, se
presentan las oportunidades y las apuestas de las organizaciones y sus
líderes frente al modelo de desarrollo, sus formas de resistencia y
participación.
Palabras claves: desarrollo rural, organización campesina, movimiento
campesino, políticas agropecuarias.
Introducción
En Colombia, como en muchos países latinoamericanos, se impusieron
políticas macroeconómicas neoliberalistas. Los postulados del nuevo
liberalismo, especialmente de Milton Friedman, llegan a desarrollarse y a
imponerse en casi todo el mundo; en ellos se expresa la importancia de la
competencia, el recorte del gasto público y por supuesto una mayor
participación del sector privado. Además, tanto Rose como Milton Friedman
“aducen que la desigualdad es no sólo resultado de la operación del mercado,
sino también el producto de una escogencia personal” (Ahumada, 2002, p.42);
de allí que las necesidades humanas ingresen al mercado y el Estado reduzca
su función social, para convertirse en aquel que solo impone las reglas de
juego y las vigila.
Los anteriores postulados se ven materializados con organismos
internacionales como la Organización para la Cooperación y el Desarrollo
Económico (OCDE) y el Fondo Monetario Internacional (FMI) que imponen a
países como Colombia la implementación de políticas estructurales de corte
neoliberalista, reformas tributarias, pensionales, educativas y, por supuesto,
168

Trabajadora social, Mg. en Educación. Docente-investigador del programa de Trabajo Social,
Fundación Universitaria Juan De Castellanos (Boyacá, Colombia).

821

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

agrarias que van en beneficio a ese pequeño porcentaje de empresarios,
inversionistas y/o capitalistas y en detrimento del bienestar de un gran
porcentaje de la población. Al respecto, Suárez (2015) expresa que en
Colombia se implantó la:
“apertura comercial hacia adentro”; las privatizaciones de empresas
públicas, subastadas a la barata, y el libre flujo de capitales dirigidos
a “desnacionalizar” empresas en todas las ramas económicas. Por
vía constitucional, se prescribieron la toma financiera de la salud, las
pensiones y las áreas de bienestar general” (párr. 5).
Por tanto, analizar el modelo de desarrollo rural significa comprenderlo desde
una política macroeconómica que promueve la apertura económica, la
competencia, el acceso de trasnacionales e inversión extranjera, tratados de
libre comercio, alianzas estratégicas y/o la tercerización laboral. Es así como
el gobierno nacional a través de su Plan Nacional de Desarrollo (2014-2018),
ha venido impulsando y dando vía libre para que se generen alianzas
estratégicas entre empresarios y pequeños agricultores, para captar una
mayor mano de obra barata y como dice Alfredo Molano (2015) para que los
campesinos sean “trabajadores rurales de sus fazendas agroindustriales,
siervos sin tierra, aparceros sueltos en manos de capataces”. De la misma
manera, el Estado ha entregado a trasnacionales y multinacionales mineras
los recursos naturales, como los páramos, para la explotación de carbón,
teniendo en cuenta que estos ecosistemas estratégicos
son fuentes
primordiales de agua.
Por lo anterior, la siguiente ponencia pretende analizar algunos enfoques que
se le han dado al desarrollo rural y sus implicaciones en el bienestar social de
la población campesina y del medio ambiente. Comprendiendo que el
concepto de rural no sólo se remite a la producción de alimentos sino a la
multifuncionalidad que se desarrolla en los territorios y en la que hacen parte
diversos actores (PNUD, 2011).
Los cambios del modelo de desarrollo rural Colombiano
Según Pérez &amp; Farah (2002) los cambios en la concepción del modelo de
desarrollo rural se ven influenciados por el modelo de desarrollo, de allí que
en la época del siglo XX se imponga un modelo de desarrollo industrial,
teniendo en cuenta que en el siglo anterior el 61% de la población era rural y
que el cambio de modelo significó la entrada de la modernización y el
aumento de la producción agrícola, lo que condujo a la revolución verde, es
decir, la entrada de agroquímicos para acelerar la producción de alimentos.
De la misma manera este modelo generó que muchos campesinos migraran a
las ciudades para laborar en las industrias, concibiendo al campo como aquel
lugar atrasado y con pocas oportunidades de progreso.

822

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Junto con el cambio de modelo, a mediados de siglo, se plantearon reformas
agrarias con el fin de brindar acceso a la tierra de la población más pobre; no
obstante éstas terminaron en fracasos y contrarreformas que beneficiaron a
terratenientes, empresarios y políticos de la época, dejando a la población sin
tierra sumida en la pobreza. Además, históricamente uno de los grandes
problemas del campo ha sido la tenencia de la tierra, dado que originó el
conflicto armado en Colombia que hoy se recrudece por cuenta de grupos
armados al margen de la ley, multinacionales y empresarios, que hacen
presencia en territorios rurales y que coloca a Colombia como el segundo país
del mundo con más población en situación de desplazamiento.
Ahora bien, al revisar la situación actual y la implementación del modelo
neoliberal en los años 90, la apertura comercial ha generado que el sector
agrícola ingrese en el mercado y “aunque se gana libertad para el desempeño
de las diversas actividades de los agentes económicos, también se pierden
los subsidios y apoyos a la producción nacional” (Pérez &amp; Farah, 2002, p. 11).
La entrada de productos agrícolas a Colombia genera que la competencia se
dé de manera desigual entre países, debido a una baja en los productos
nacionales y por supuesto una menor participación en el Producto Interno
Bruto-PIB. Al respecto el PNUD (2011) señala que el modelo de desarrollo
rural “se ha fundamentado en una precaria y deteriorada institucionalidad
pública que le abre más espacios a la actuación de las fuerzas del mercado
en una sociedad llena de desequilibrios e inequidades”.
La economía campesina y familiar deja de tener prioridad en las políticas
económicas y sociales para darle paso a la agroindustria a través de subsidios
como Agro Ingreso Seguro que benefició a empresarios en diferentes
regiones del país; o como los ensayos de presidentes por cambiar las leyes a
favor de inversionistas y empresarios que favorecieran la acumulación de
169
Unidades Agrícolas Familiares , y que hoy se encuentra materializado en el
proyecto de ley titulado ZIDRES (Zonas de Interés de Desarrollo Rural
Económico y Social) que busca destinar unas zonas del país para impulsar la
agroindustria a grande escala y por supuesto la concentración de la tierra a
través de la constitución de alianzas entre campesinos, empresarios y
propietarios de la tierra.
Éstas se definen como aquellas áreas aisladas de los centros urbanos; con
baja densidad poblacional; elevados índices de pobreza; que carecen de
infraestructura mínima para el transporte y comercialización y que demandan
altos costos de adaptación productiva por sus características agroecológicas y

169

Según la Ley 160 de 199, en el artículo 38, la Unidad Agrícola Familiar –UAF, es la empresa
básica de producción agrícola, pecuaria, acuícola o forestal cuya extensión, conforme a las
condiciones agroecológicas de la zona y con tecnología adecuada permite a la familia remunerar
su trabajo y disponer de un excedente capitalizable que coadyuve a la formación de su
patrimonio.

823

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

climáticas ((Proyecto de Ley 223 de 2015 por la cual se crean y se desarrollan
las Zonas de Interés de Desarrollo Rural, 2015, art. 1)
No obstante, sin la aprobación de la ley y con el incumplimiento y violación de
la ley 160 de 1994, que señala que “en ningún caso un solo titular, por sí o
interpuesta persona, podrá ejercer el dominio, posesión o tenencia a ningún
título de más de una (1) unidad agrícola familiar” (art. 40 Numeral 5), en
departamentos como Meta se evidencia agricultura a grande escala que
superan las UAF, con extensiones entre 12 mil y 70 mil hectáreas de cultivos
de soya, palma aceitera y caña de azúcar a manos de las familias Sarmiento,
Santo Domingo, Eder, o multinacionales como Mónica Semillas de Brasil,
entre otras. Por tanto, la aprobación e implementación de las ZIDRES
generaría una mayor concentración de la tierra, legalizaría lo ilegal y aplicaría
los pilares del modelo neoliberal que corresponden a la privatización de la
tierra.
Es así como el modelo de desarrollo promovido por el gobierno nacional ha
generado conflictos territoriales, comprendiendo lo territorial como aquella
construcción social que trasciende lo espacial que le confiere un tejido social
único-, dotado de una determinada base de recursos naturales, ciertas formas
de producción y de consumo e intercambio (Sepúlveda, Rodriguez, Echeverri,
&amp; Portilla, 2003). Diferentes proyectos han fragmentado el tejido social de las
comunidades, han puesto en riesgo la economía campesina, la autonomía y el
bienestar social de campesinos indígenas y afrodescendientes, así como la
vulneración y violación de derechos humanos y ambientales.
Además, el sector de la minería sólo genera el 1,2% de empleo nacional, pese
a que representa el 11% del PIB y el 56% de las exportaciones (DANE, 2012,
citado por Viana, 2013). Lo anterior explica que hay una baja participación de
mano de obra en este sector, no se genera ninguna posibilidad de empleo
para los habitantes de las regiones y si por el contrario se aumentan los
índices de pobreza, desempleo, morbilidad, prostitución, entre otras
problemáticas sociales. Tal es el caso de departamentos como Cesar y la
Guajira donde se produce el 90% del carbón y se tienen las más altas cifras
de pobreza extrema y lamentablemente de mortalidad de niños a causa de
170
desnutrición
(4.171 niños y niñas desde la gestación hasta los cinco años,
según Guerrero, 2014.
Así pues, ante un panorama desalentador al que se le suma la construcción
de hidroeléctricas en los departamentos de Huila, Santander, Antioquia y
Córdoba, las comunidades se han movilizado en contra de los megaproyectos
mineros o energéticos que se llevan a cabo en sus territorios a partir de
protestas, consultas populares y la organización social por la protección de
sus territorios. Empero, el modelo ha generado que el Estado sea “frágil,
170

Según Guerrero (2014) se reportaron 4.171 niños y niñas desde la gestación hasta los cinco
años, según Guerrero, 2014

824

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

cómplice, permisivo y muy pocas veces garante e imparcial” (PNUD, 2011,
p.44) en el que se beneficia a unos pocos y perjudica a toda una población.
Las contradicciones permanentes entre los discursos del gobierno nacional y
su accionar vislumbran la política macroeconómica a la cual respaldan. Un
171
ejemplo claro es la aprobación del Plan Nacional de Desarrollo
que
desconoce la protección del recurso hídrico y por supuesto del desarrollo
sostenible al aprobar la titulación de minería en zonas de páramo. No
obstante, en este mismo plan se expresa el pilar fundamental que guía su
proyecto de nación como lo es la equidad a través de la generación de un
modelo de desarrollo humano integral que penosamente se ve reflejado en un
modelo de desarrollo rural inequitativo y desigual, que acrecienta las brechas
sociales y la pobreza de miles de campesinos.
Según el informe del PNUD (2011) Colombia rural razones para la esperanza
el modelo rural ha agudizado la vulnerabilidad de los habitantes,
especialmente de mujeres, grupos étnicos y población víctima del conflicto
armado, debido a que ofrece pocas opciones productivas y alternativas
económicas, además los beneficios de la modernización del sector han
favorecido a los grandes productores en detrimentos de los pequeños
productores que no han podido adaptar nuevas técnicas a sus procesos
productivos. Tanto la opción por lo urbano y la industrialización llevó al país a
darle la espalda a la sociedad rural dejando el problema agrario sin solución,
agudizando la pobreza y la desigualdad, generando conflictos y con ello
disminuyendo las oportunidades de sus pobladores.
En Colombia sólo el 31% se encuentra en las zonas rurales y de este
porcentaje el 75% de la población rural se encuentra en situación de pobreza.
Estadísticas que reflejan una gran crisis del campo, dado por los bajos niveles
de bienestar social, las condiciones de desprotección social de los
trabajadores rurales, el nulo o la baja calidad en el acceso a servicios de
educación, salud, justicia, agua potable, vivienda, vías, entre otros, y que
evidencia una situación precaria en un gran porcentaje de la población. Así,
por ejemplo, el departamento de Boyacá ha aumentado en 3,69 puntos
porcentuales la pobreza entre el 2012 y 2013 (pobreza total del departamento
39,30%) y la pobreza extrema en 2,7 puntos porcentuales, es decir, para el
2013 en Boyacá el 13,7% se encontraba en una situación de no acceso a la
canasta familiar
(DANE, 2014), colocando a Boyacá en uno de los
departamentos con mayor pobreza y pobreza extrema.
Ahora bien, el modelo neoliberal a partir de su política de libre comercio ha
generado que Colombia firme varios tratados de libre comercio no sólo con
países de Latinoamérica y que hacen parte de la CAN y el Mercosur, sino con
grandes potencias como Estados Unidos y Canadá o el que viene
171

Ley 1753 de 2015 por el cual se expide el Plan Nacional de Desarrollo “todos por un nuevo
país” (2014-2018)

825

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

adelantando con Corea del Sur, ampliando así su oferta exportable y
recibiendo productos agroindustriales que se producen en el país. En este
sentido, la competencia entre los productos nacionales y los productos
importados se ha dado de manera inequitativa, en el que la mayoría de países
tienen subsidios para sus productos agropecuarios y el campesino colombiano
tiene que vender sus productos por debajo del costo de producción y por ende
perder o quebrar. Al respecto Dignidades Agropecuarias (2015) expresan
que no se puede comparar productividades de los agricultores en naciones
que reciben inmensos subsidios como Estados Unidos, Canadá, la Unión
Europea o, incluso, en países que protegen su agro como Ecuador o Bolivia,
con los pocos recibidos por los productores agrícolas de Colombia (…) Como
comparar los 90 mil millones de dólares que reciben los productores
agropecuarios norteamericanos o los 110 mil millones de euros que reciben
los europeos con lo recibido por los caficultores o cualquier otro sector del
agro nacional. Los subsidios entregados a los agricultores colombianos
fueron, en esos dos años, escasamente, 973 millones de dólares (párr. 8).
Diferentes sectores agropecuarios como el sector arrocero, lechero, papero y
cafetero expresan que las importaciones de sus productos al país han
generado la quiebra de miles de campesinos, además las medidas
implementadas por el gobierno han sido corto placistas sin ningún efecto
positivo a largo plazo. Por ejemplo para el sector arrocero sus problemas se
acrecientan no solo por la competencia y el poco apoyo del Estado sino por
(…) los altos costos de insumos y combustibles. Las explotaciones
mineras en zonas de producción arrocera y agropecuaria. La
incertidumbre en los precios de la cosecha del cereal que debe iniciar
su recolección en poco tiempo. La carencia de medidas legales y
logísticas en contra del contrabando (…) la pretensión de elevar a
niveles insostenibles la tasa por uso del agua. La inexistencia de
créditos suficientes, oportunos, baratos y acordes con la actividad
(Declaración de los arroceros de Colombia, 22 de mayo de 2015,
párr. 2).
Según Eric Wolf (1972, citado por Palacios, 2011) los campesinos se rebelan
si sienten que sus derechos de subsistencia corren peligro. De allí que ante la
crisis agraria de los diferentes sectores agropecuarios en diferentes regiones
del país especialmente en las zonas Cundi-boyacense, Eje Cafetero, Nariño,
Huila y Cauca surja un movimiento campesino que logra tener una gran
importancia a nivel nacional por las movilizaciones en todo el país realizadas
en el año 2013 y que fueron respaldadas por miles de ciudadanos de todas
las ciudades del país que evidenciaron y demostraron el fracaso del modelo
de desarrollo rural Colombiano, sus implicaciones y la deuda histórica del
Estado y la sociedad hacia el campo Colombiano.

826

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Dignidad agraria generó pliegos para los productores de tierra fría y tierra
cálida, que en términos generales exigen salvaguardas sus productos de una
apertura económica indiscriminada al comercio internacional de productos
agropecuarios Lo cual significa en la práctica que productos como la papa, la
panela, el café, la leche y el arroz queden por fuera de las condiciones que
plantea el TLC (Salcedo, Pinzón &amp; Duarte, 2013, p.9).
Sin embargo, y pese a tener mesas locales y gremiales con el gobierno, las
respuestas del gobierno nacional fueron poco efectivas, debido a que no toco
temas como los tratados de libre comercio. Por tanto, los campesinos inician a
organizarse con el fin de mejorar sus condiciones económicas y sociales y
lograr que sus peticiones sean atendidas por los gobiernos municipales y
regionales.
Contrariamente a lo posición de Dignidades Agropecuarias que concibe que el
problema del campo está en el modelo macroeconómico, otros movimientos
sociales en Colombia como Cumbre agraria consideran que el problema
central es la tenencia de la tierra, de allí que su lucha esté dirigida a una
reforma agraria integral y que involucre a comunidades étnicas, campesinas y
populares. Sin embargo, los dos movimientos sociales encuentran puntos de
articulación, al reconocer la desprotección del Estado, las desigualdades e
inequidades del modelo de desarrollo rural.
En el departamento de Boyacá el movimiento de Dignidad Agropecuaria
realiza una fuerte presencia, en más de 45 de los 123 municipios del
departamento, que a raíz del paro nacional del año 2013, se crean y se
consolidan varías organizaciones campesinas que ven como única posibilidad
el trabajo en conjunto ante los bajos costos de producción en el mercado, el
alto costo de los insumos y el poco o nulo apoyo Estatal para el pequeño
campesino.
Organizaciones de pequeños y medianos productores que nacen en una
coyuntura nacional como lo fue el paro agrario y que se han venido
consolidando dentro de la región, la mayoría de ellas vinculadas al movimiento
de Dignidad Agropecuaria, siendo campesinos de productos agrícolas y
pecuarios como los lácteos, la papa, la panela, el arroz, las hortalizas y los
172
caducifolios en diferentes municipios del departamento. Estas asociaciones
conformadas en su mayoría por familias campesinas con producción propia,
pero que tiene dificultades para generar excedentes (FAO, 2014), expresan la
necesidad de organizarse con el fin de tener mayores oportunidades
económicas y sociales, presentar proyectos ante entidades gubernamentales
y aunar esfuerzos colectivos para el bienestar social de sus familias.
No obstante, al interior de las asociaciones se presentan varias dificultades
que han sido expresadas por los diferentes líderes del movimiento de
172

Los caducifolios son cultivos de frutales como peros, manzanos, ciruelos y duraznos.

827

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Dignidad Agropecuaria y
diagnósticos participativos
Humano y Participación
desarrollando con algunas
Boyacá.

por las organizaciones de base a través de
que desde la academia y la línea de Desarrollo
del programa de Trabajo Social se vienen
organizaciones campesinas del departamento de

Factores organizacionales y externos que no permiten la consolidación y el
fortalecimiento de las asociaciones y que por ende generan un bajo desarrollo
social y productivo y la pérdida de oportunidades económicas y sociales. Por
tanto, entre los factores organizacionales que expresan los integrantes y
líderes de las organizaciones se encuentra: la desmotivación y el poco
compromiso de los asociados frente a las actividades o reuniones que se
programan, sumándosele el individualismo, que según expresan es dado por
173
la cultura Boyacense y que no permite que el Otro
tenga una mejor
condición de vida.
La desmotivación es una de las causas que genera una mayor disolución de
las organizaciones, pero esta es dada por condiciones externas,
especialmente por las barreras y el poco incentivo del Estado a través de sus
programas nacionales de apoyo, así como voluntad política. Al respecto
representante legal de la Asociación de Pequeños Productores de Jenesano
(ASOPROJEN) expresan que:
174

Presentamos un proyecto a Oportunidades Rurales , pero la verdad no nos
han dado respuesta. La gente también se desmotiva por eso, porque estamos
esperando que el gobierno nos dé una respuesta, y se demora en dar una
respuesta.
El Ministerio de Agricultura nos envió un formato para diligenciarlo y se envió,
lo último que supimos fue que está en el ministerio, pero la respuesta de un
correo que nos envió, dice que en este momento no hay presupuesto para la
totalidad de proyectos que han llegado porque el programa era para 2.000
proyectos y le llegaron 6.000, es decir, que está en déficit de 4.000 proyectos
y que estaba en espera de asignación de recursos, y la gente está
desanimada por ese motivo. Porque uno le presenta a las oficinas y cumple
175
con todo (…). La gente no cree en el gobierno.

173

El Otro, hace referencia a un concepto desde la alteridad, comprendiéndolo como aquel que
es diferente a mí, pero que hace parte de mi vida.
174
El programa Nacional de Oportunidades Rurales busca contribuir en la lucha contra la
pobreza en el campo, a través del apoyo a los microempresarios rurales, quienes de manera
asociada emprenden actividades en busca mejoramiento de sus competencias en los mercados
(para mayor información consultar la Corporación Colombiana Internacional-CCI)
175
Diagnóstico realizado el 11 de abril de 2015 en el municipio de Jenesano, departamento de
Boyacá.

828

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Por otro lado, integrantes de la Cooperativa de Industrialización y
Comercialización de Productos Agropecuarios (COINAGRO), del municipio de
Paipa, Boyacá, expresan:
“fíjense ustedes que estábamos produciendo, vendiendo nuestros
productos y llegó el INVIMA y nos puso problema, llegó un
funcionario y nos dijo que nos ayudaba a sacarlo pronto si le
pagábamos quinientos mil pesos”.
Por otro lado, pasamos un proyecto a “pacto agrario”, era un proyecto
176
que tenía estudios de la UPTC , estaba completo, pero no pasó.
Entonces dígame que persona no se desmotiva al ver que no hay
apoyo del Estado, en lugar lo que hacen es ponerle todas las trabas
177
al campesino, que eran 250 millones de pesos.
De lo anterior se refleja claramente la deficiencia de la institucionalidad pública
en brindar una respuesta a los ciudadanos y que como en párrafos anteriores
se señalaba, el Estado tiene prioridad en responder a los intereses privados
que a las necesidades de los campesinos.
Ahora bien, como resultado de las movilizaciones del año 2013 se propone la
construcción de un Pacto Nacional por el Agro y el Desarrollo Rural, que
consiste en un proceso incluyente que recoge las necesidades y propuestas
de municipios y veredas en todo el país para la reformulación de la política
pública del sector agropecuario y de desarrollo rural. Además dentro de éste
marco se propone un componente de apoyo a proyectos productivos que
mejoren la competitividad de la producción agropecuaria y el desarrollo rural
(Decreto N° 1567 de 2014), de allí que varías organizaciones y asociaciones
de pequeños y medianos productores del departamento de Boyacá presenten
iniciativas y proyectos pero que lamentablemente se quedan en los Consejos
Municipales de Desarrollo Rural, que son las primeras instancias de selección
y no pasan a los Consejos del Ministerio de Agricultura y Desarrollo Rural. Lo
anterior, responde a las burocracias regionales o como lo expresa, líder del
Movimiento de Dignidad Agropecuaria:
“las asociaciones campesinas que hacen parte de Dignidades se
presentaron a convocatorias para apoyo en proyectos productivos a
nivel municipal y departamental pero lamentablemente, más de un
50% de las organizaciones no pasaron. Muchos alcaldes no apoyan a
Dignidades y les cierran las puertas”
Así pues, ante una crisis institucional, de burocracia y corrupción dentro de
estas, se le suma “la dificultad de llevar a cabo políticas en el campo, porque
176
177

Universidad Pedagógica y Tecnológica de Colombia,
Diagnóstico realizado el 22 de mayo con la cooperativa COINAGRO, del municipio de Paipa.

829

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

están de alguna manera interferidas y mediadas por el gamonalismo y por la
politiquería local” (Entrevista a Alfredo Molano, 2013, p. 18).
Retomando nuevamente los factores organizacionales que se expresan y
observan en diagnósticos y entrevistas con integrantes del movimiento de
Dignidades Agropecuarias y organizaciones de base, se evidencia una gran
ausencia de procesos de autoevaluación, escasa capacidad de gestión,
incumplimiento en los planes de acción organizativa y los débiles procesos en
el mercadeo y la comercialización. Esta última teniendo una gran incidencia,
debido a la libre competencia que se genera en el mercado, ya sea por la
importación y el contrabando de productos extranjeros que compiten con los
nacionales a bajos precios o por la tecnificación y gran producción de los
grandes productores que no permiten el acceso en igualdad de condiciones.
“lo más grave es la comercialización, que ni siquiera el gobierno
nacional se quiere meter en esa pela, porque no se ha hecho un
tratado que diga mis productos son estos y recíbame. Se da es la ley
del embudo todo para acá, pero nada para allá”(productor asociado
de ASOPROJEN).
Al lado de ello, el proceso de comercialización ha generado dificultades en la
medida en que la relación de intermediación no se da de manera justa. Al
respecto el Centro de Extensión y Estudios Rurales de la Universidad
Nacional (2001) expresan que:
existe entre el productor y el consumidor final un canal de comercialización
saturado de intermediación que absorbe la mayor parte de las utilidades,
manteniéndose de esta forma un escenario en el cuál el productor no se
puede permitir un mejoramiento sustancial en sus condiciones de vida y un
crecimiento más efectivo de su labor productiva (p. 2).
No obstante, un gran porcentaje de los campesinos son productores familiares
que generan unidades para su autoconsumo y para el mercado, pero
persisten dificultades para alcanzar cierto nivel de desarrollo asociativo y
empresarial, ya que no encuentran canales de comercialización ni circuitos de
mercado que les generen ingresos suficientes que puedan hacer sostenibles
sus emprendimientos y negocios (Sepúlveda, Rodriguez, Echeverri, &amp; Portilla,
2003). Además, las familias campesinas no miran otras actividades diferentes
a las agropecuarias, teniendo en cuenta que existe un gran potencial
ambiental y turístico en los territorios rurales y que desde el gobierno nacional
se debe apoyar.

830

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Propuestas y
Agropecuarias

acciones

desde

el

movimiento

de

Dignidades

Ante las ineficientes respuestas del gobierno nacional, el movimiento de
Dignidad Agropecuaria viene construyendo
“un proyecto de acto legislativo por iniciativa popular que defina un
marco legal para apoyar de verdad el desarrollo agropecuario
nacional y la producción de alimentos en nuestro territorio, que tenga
en cuenta el precio de sustentación y de base para los productos
agropecuarios, el acceso a créditos de fomento, el acceso y bajos
costos de los insumos y se defina el conflicto minería-agricultura”
(Entrevista con secretario de Dignidad Agropecuaria, febrero 25 de
2015).
Temas que se han llevado a las mesas de diálogo desde el año 2013 cuando
se dio el Paro Nacional Agrario, pero que lamentablemente se volvió a
recrudecer en el año 2014 y nuevamente en el presente año. Aunque muchos
de los puntos generaran debate y rechazo por varios sectores políticos, al
llevarlo como una iniciativa logrará que en el Congreso Nacional se apruebe
sin ninguna discusión, sin embargo para ello necesitará “contar con el
respaldo del cinco por mil de los ciudadanos inscritos en el respectivo censo
electoral”(Registraduría Nacional del Estado de Civil, 2015).
De la misma manera, los líderes del movimiento vienen participando en
diferentes escenarios de toma de decisiones públicas y de concienciación,
como las mesas de diálogo con el Ministerio de Agricultura y del Interior,
programas televisivos locales, mesas agropecuarias y en espacios de
representación política. No obstante, es importante aclarar la posición de
muchos de los integrantes de las organizaciones hacia la incursión en la
política y en los partidos políticos de sus líderes. Aun así, es importante
reconocer que el modelo de desarrollo rural según el PNUD (201l) ha sido
poco democrático, debido a que los campesinos, son quienes:
tienen menos oportunidades de acceso a los recursos políticos o al sistema
de toma de decisiones; por ello han quedado sin voz, sin representación y sin
posibilidades de acudir a los mecanismos institucionales para exigir cuentas
sobre las decisiones adoptadas por líderes políticos o servidores públicos que
afectan sus oportunidades y calidad de vida (p. 40).
Sin embargo, a partir del año 2013 los campesinos han tenido que buscar
otras salidas ante la deficiente y precaria situación, de allí que la mayoría de
campesinos vea como posibilidad la organización campesina como forma de
hacer frente al mercado y a las barreras que impone el Estado. Según la
teoría neoinstitucional sobre organización se generan organizaciones para
lograr la maximización de sus beneficios, teniendo en cuenta que es más
831

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

difícil de lograr a manera individual y resulta más beneficioso cooperar.
Además, con la ayuda de las organizaciones, los individuos pretenden
enfrentar las restricciones institucionales, tecnológicas y presupuestarias que
obstaculizan el desarrollo individual (Castillo, 2007).
Las organizaciones de base del movimiento se han convertido a su vez en
espacios de resistencia, en la medida en que se plantea la soberanía
alimentaria, a través del cuidado de las semillas, la siembra de productos
178
agroecológicos , la elaboración e innovación de nuevos productos que no se
tienen en el mercado, la protección y conservación de los páramos y el
recurso hídrico y por supuesto la oposición y movilización frente a
multinacionales y grandes empresas de minería que hacen presencia en la
mayoría de los departamentos.
Por tanto, las organizaciones son espacios de autodesarrollo y de semilleros
de paz, en el que converge la iniciativa, la autonomía y la base de valores
como la cooperación, la identidad, la confianza y el respeto por el Otro.
Pensar la paz en Colombia significa promover la asociatividad, mejorar la
relación Estado-mercado y campesino y por supuesto como hemos venido
recalcando en todo el documento, es necesario reformar el modelo de
desarrollo rural y el modelo macroeconómico.
Finalmente, resulta pertinente nombrar algunas oportunidades y deseos que
expresan líderes y campesinos del movimiento de Dignidades frente a sus
territorios, sus organizaciones y proyecto de país:
“Poseemos el producto, la materia prima,las personas, el consumo
masivo, el apoyo institucional, el empuje de sus líderes”(productor y
campesino de COINAGRO)
“Que la organización sea más conocida, más comprometida, mas
tecnificada, venta del producto”(Productor y campesino de
COINAGRO)
“Deseo que la empresa sea de más oportunidades de trabajo y
negocio”(Productor y campesino de COINAGRO)
“Poder trabajar en la empresa y darle una vida digna a mi hijo y mi
familia”(Productora y campesina de COINAGRO)
“El agua es la vida y la tierra nos parió para defenderla” (Líder de
Dignidades Agropecuarias)

178

Aunque algunas organizaciones vienen produciendo productos agroecológicos, aún falta
promover y concienciar al campesino frente al uso de agroquímicos en la agricultura y sus
consecuencias.

832

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En este sentido, el capital social y físico se convierte en un gran potencial para
el desarrollo económico y social del país. Sin embargo, si no se piensa en
“recuperar la institucionalidad en el sector rural que vaya más allá de los
gobiernos de turno y de las tendencias de los mercados” (Castillo, 2007, p.12),
así como la formulación de una verdadera política agropecuaria que tome en
cuente las necesidades y potencialidades de los territorios el campo y los
campesinos seguirán en el olvido y en la indiferencia total.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

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835

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Riesgo de pobreza en las regiones mexicanas:
Una estimación con un método que considera las deudas
de los hogares.
179

Ana Beatriz Carrera Aguilar
180
Mario Camberos Castro
181
Joaquín Bracamontes Nevárez
Resumen
Desde las últimas décadas del Siglo XX e inicios del Siglo XXI, México ha
vivido el incremento de la pobreza. Las crisis económicas agravan la situación
debido a la falta de activos y al constante endeudamiento. Empleando el
método de líneas de pobreza modificado y con los datos de las ENIGH-INEGI,
este trabajo ralaciona los ingresos de los hogares con el nivel de
endeudamiento como factor de riesgo que explique el incremento constante
de los niveles de pobreza. Los resultados obtenidos para el período 20002010 observan la evolución del crecimiento de los tres niveles de pobreza,
aunque las regiones Norte y Centro son las regiones que requieren mayor
atención debido a sus niveles de endeudamiento.
Clasificación JEL: I32 –Medición y Análisis de Pobreza.
Palabras clave: pobreza, deudas, riesgo de pobreza, líneas de pobreza,
regiones mexicanas.
Summary
In the last decades of the twentieth century and the beginning of the XXI,
Mexico has experienced a constant poverty increase. The economic crises
have aggravated the situation, because the middle class lack of assets and
constant leverage, putting the population at risk of worse off. Using a poverty
line modified method and taking the ENIGH-INEGI data as reference, this work
focuses on the household income with the debt level relationship, as the main
component for measuring the risk of poverty to explain the steady increase in
the poverty levels in the country. The results for the period 2000-2010
observed the evolution of growth the three levels of poverty in all regions,
although the North and Center regions topped the list as the most vulnerable
regions by the poverty risk factor: the debts.
179

Profesora Investigadora de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de la
Universidad Autónoma de Nuevo León.
180
Profesor Investigador de la Coordinación de Desarrollo Regional del Centro de Investigación
en Alimentación y Desarrollo.
181
Profesor Investigador de la Coordinación de Desarrollo Regional del Centro de Investigación
en Alimentación y Desarrollo.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

JEL Classification: I32 - Measurement and Analysis of Poverty.
Keywords: Poverty, poverty risk, debts, poverty line, Mexican regions.
1.

Introducción

La pobreza es un tema que inquieta al mundo desde hace varias
décadas, desde que el Banco Mundial en 1991 presentó el informe sobre la
pobreza en el mundo, en el que se dio a conocer que había cerca de 3 mil
millones de personas viviendo en pobreza con menos de dos dólares
americanos per cápita diarios, ahora menos de 2.30 (World Bank, 2005;
Ravallion, 2008), poco más del 50% de la población, niveles considerados
muy elevados, puesto que de suyo implicaba que los pobres superaban en
número a cualquier otra clase de la población, convirtiéndose en un problema
182
social el cual debería ser atendido .
En este contexto, México vio crecer la pobreza en las últimas
décadas del siglo XXI, producto de las crisis recurrentes de la década de los
ochenta y la gran crisis de 1995, que alcanzó un nivel por encima del 50% de
la población (Székely, 2006, Lustig, 1999), incluso llegaron a elevarlo hasta el
60% (Boltvinik y Hernández Laos, 1999; Aguilar, 2000; Camberos y Huesca,
2001) y al 69% según el Coneval (2009), y con ello redujeron la clase media a
una magnitud menor a la de los pobres (Camberos, 2011 y 2010).
A mediados de la primera década del siglo XXI, igual que el resto del
mundo, México disminuyó los índices de pobreza al 40% en el 2005 (Coneval,
2006); pero luego aumentaron al final de la misma hasta alcanzar en el 2008
al 48% de la población (Coneval, 2009) y rebasar nuevamente el 50% en el
2010 (Coneval, 2011).
Estos resultados evidencian dos aspectos del problema de la
pobreza en el caso de México:
183
1. La dificultad para lograr la Meta del Milenio
de tener solo el 25%
de pobres para el año 2015.
2. El riesgo de las familias de caer en pobreza cuando se presentan
recesiones o crisis como las observadas en nuestra economía en las
últimas 3 décadas.
Estos aspectos podrían resultar de la falta de redes de protección y
de medidas más efectivas que formen parte de la política social orientada a
proteger a la población no pobre, que está en el límite o la vecindad entre los
pobres y la clase media, como también a aquella que se encuentra en
182

En América Latina, la población pobre se sitúa alrededor de 200 millones (Perry, et al. 2006) y
en México más de 50 millones (Coneval, 2009; Banco Mundial, 2004; Damián y Boltvinik, 2003).
183
Las 8 Metas del Milenio: 1) Reducción de la pobreza al 50 % de la estimada en el 2000; 2)
Acceso universal a la educación primaria; 3) Promover la igualdad de géneros; 4) Reducción de
la mortalidad infantil; 5) Mejorar la salud maternal; 6) Combatir el VIH/SIDA y otras
enfermedades; 7) Asegurar la sostenibilidad medioambiental; 8) Desarrollar asociaciones
globales. http://www.un.org/es/millenniumgoals/bkgd.shtml.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

pobreza moderada, reconocida como la población vulnerable del impacto
negativo de los cambios inesperados en la economía. Pero también el riesgo
aumenta por dos factores localizados en el ámbito microeconómico asociados
a las prácticas de gasto de los hogares: a) la falta de previsión para adquirir
activos y mantener ahorros que les permita hacer frente a situaciones
económicas adversas durante períodos más prolongados a los que se
presentan en situaciones normales; y b) las deudas contraídas sin haber
hecho un balance entre su valor y los ingresos corrientes y esperados.
Por ello, el objetivo de este trabajo es medir la pobreza en las
regiones de México utilizando una variante del método Lp que considere los
ingresos de los hogares, pero también el nivel de endeudamiento como un
factor de riesgo de empobrecimiento de los hogares. La hipótesis refiere que
la pobreza en México se ha incrementado de manera diferenciada entre las
regiones con la crisis económica, por la desigual distribución del ingreso entre
los grupos sociales y el riesgo empobrecimiento que aumenta por el
endeudamiento de los hogares.
¿Qué es lo que ha ocurrido en las regiones de México? Esta
investigación quedaría limitada si no revisáramos la situación de las regiones
de México, porque aunque conocemos que los niveles de pobreza, estos son
diferenciados (Bracamontes y Camberos, 2010), no sabemos a qué región
afectó más la crisis actual. De ahí la necesidad de investigar para conocer
más a fondo el problema de la pobreza en las regiones, condición necesaria
para evaluar las políticas utilizadas para combatirla. Para evaluar los cambios
y responder a los cuestionamientos inicialmente medimos la pobreza
mediante el método de Línea de Pobreza (LP) (Sen, 1976; Foster, Greer y
Thoerbecke, 1984), que es el método utilizado por el Banco Mundial que, a
petición de las Naciones Unidas, instruye a todos los países miembros para
determinar los logros anuales de los países en su búsqueda por alcanzar la
meta del milenio de reducir la pobreza a la mitad para el 2015 (UN, 2000).
Posteriormente, las deudas de los hogares son incluidas en el método de
medición y los resultados son comparados con los obtenidos inicialmente. La
diferencia entre ellos constituye el porcentaje de los hogares en riesgo de
pobreza.
Este trabajo se apoya en los microdatos proporcionados por la
ENIGH (Encuesta Nacional de Ingreso y Gasto en los Hogares - INEGI) en
sus versiones de los años 2000, 2006, 2008 y 2010; las estimaciones de las
líneas de pobreza realizadas por el CONEVAL para cada año y el método
Ingresos - Deudas que proponemos para realizar comparaciones que
permitan delimitar los niveles de riesgo de pobreza en que se encuentran las
diferentes regiones a partir del endeudamiento.
2.

El concepto de pobreza y el enfoque monetario

El enfoque en que se basa este trabajo es el monetario o también llamado
paradigma de la pobreza de ingresos, fue iniciado por Benjamín S. Rowntree
a inicios del siglo XX y en el transcurso del siglo, fue replanteado y
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desarrollado de manera formal por Sen (1976), considera los ingresos o
gastos para medir la pobreza. En este enfoque se supone que las diferencias
en el bienestar de la población se pueden resumir por las diferencias en los
ingresos o gastos de consumo, de tal suerte que los hogares/individuos
pobres se definen por la condición de insuficiencia de ingresos para cubrir el
costo de determinados satisfactores básicos. Ello implica que todas las
personas transforman los ingresos en bienestar de igual manera, por lo que
las diferencias en los precios y la composición de los hogares se tendrá en
cuenta mediante la deflactación de los ingresos o gastos. A excepción de
esto, dependiendo de la unidad de análisis, todos los hogares o personas se
suponen homogéneos (Bourguignon, 2003).El enfoque naturalmente conduce
a la estrategia del crecimiento en el ingreso nacional para la reducción de la
pobreza (Kanburet al, 2001).
El costo de los satisfactores que proporcionan un bienestar mínimo
se denomina línea de pobreza, la que puede definirse en términos absolutos,
como lo hace el Banco Mundial para las comparaciones internacionales de la
pobreza con 1.25 $USD (Ravallion, 2008), para el caso de la pobreza
extrema, o 2.30 $USD para la pobreza o patrimonial en México por persona al
día y, también en términos relativos, considerando el porcentaje de la media
de ingresos de toda una población. Este enfoque monetarista propició un gran
trabajo durante el siglo pasado y se reporta en buena parte de la literatura
económica sobre pobreza de los últimos treinta años, por lo que se le
considera dominante (Bourguignon, 2003 y Kanbur, 2002).
No obstante, el ingreso conseguido por los individuos a través de
distintas fuentes, más de 70 (INEGI, 2008, 2010, 2012) es la base para
mantener un bienestar aceptable, lo que justifica que el método LP siga
siendo utilizado por el Banco Mundial para medir la pobreza y con base a los
resultados, coordinar estrategias para abatir este problema social. Resulta
comprensible, entonces, la elección de este método para el objetivo de este
trabajo.
A propósito, veamos la situación del ingreso de los mexicanos
durante el período de estudio que nos interesa. En el cuadro 1 puede
apreciarse un cuadro resumen que plasma el comportamiento en el transcurso
de la década del ingreso per cápita dentro de los hogares mexicanos. Se
observan los montos del ingreso corriente captados por las ENIGHs para cada
año y su clasificación espacial por medio de regiones. No es de asombrarse el
orden de importancia en cuanto a los ingresos trimestrales: la Región Norte a
la cabeza, seguida de la Región Centro, la Tradicional y, por último la Región
Sur-Sureste. Es en el 2008 que el país muestra un crecimiento mayor en el
ingreso per cápita del hogar por encima del reportado para 2010. Estos datos
retratan a grosso modo, por un lado la industrialización de los estados de la
frontera norte y el auge del sector servicios e industrial en la zona centro del
país, de allí que se derive la mayor concentración de los ingresos per cápita
en estas regiones; por otro lado, el 2008 reporta un crecimiento mayor en el
ingreso que 2010, una de las razones a considerar en estos efectos son los
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

factores macroeconómicos, como la crisis inmobiliaria del país vecino que
pareciera mostrar ese impacto en la disminución del ingreso de las familias
mexicanas y por ende, en las mediciones de pobreza que analizaremos más
adelante.
2.1.

El riesgo y la pobreza

Recientemente el riesgo se ha incorporado al tema de la pobreza.
Definido como la probabilidad de no lograr las expectativas sobre la
ocurrencia de un evento, tiene en el ámbito de las ciencias sociales diferentes
concepciones. Así, en 1998, Ulrich Beck desarrolló ideas firmes sobre el
planteamiento del riesgo desde una perspectiva sociológica, basado en la
184
concepción de la existencia de un proceso de individualización en donde el
individuo ha quedado frente a las diversas ocasiones de riesgo de pobreza por
fallas en la predicción de las condiciones naturales; así como en la no
realización de la producción, ó en la realización de la misma, o por una
conjugación de todas.
Para hablar de la medición del riesgo de pobreza se necesitará hacer
la unión de ambos conceptos y definir así un punto clave de este estudio: la
medición de la aversión al riesgo o grado de incertidumbre que puede situar a
una persona en un estado de carencia de bienestar mínimo, de ahí la aversión
a caer en pobreza que muestra la sociedad. En esta línea de pensamiento,
Makdissi y Wodon (2003) explican que es probable que la variabilidad del
ingreso incremente la desigualdad, la cual provoca que los hogares pobres
sean mucho más vulnerables a las crisis. Para probarlo realizaron un método
simple para estimar el riesgo de la desigualdad salarial usando datos para
México, logrando mostrar que las transferencias hacia aquellos quienes han
perdido su ingreso debido al desempleo u otros factores, podrían tener el
potencial para compensar una buena parte del impacto de la aversión al riesgo
sobre la desigualdad.
Por otro lado, Pérez y Minor (2001) realizaron una aproximación de
medición de riesgo de empobrecimiento acorde con evidencia costarricense
para la década de los noventas. Emplean el método de líneas de pobreza y
añaden elementos de riesgo en el hogar tales como desempleo e inflación
dentro de ejercicios de modelos de regresión logística. Lo relevante de este
trabajo radica en ser de los pocos trabajos de medición de riesgo de pobreza
en Latinoamérica y aunque los resultados pudieran ser un tanto obvios, el que
el desempleo y la relación de dependencia desfavorable en el hogar sean las
principales fuentes de riesgo, hacen hincapié en que las probabilidades de que
los hogares se vean afectados por riesgos de empobrecimiento pueden
disminuir, de acuerdo a sus resultados, con la inserción en el empleo público y

184
El proceso o teorema de individualización, Beck lo postula en que el Estado “benefactor” ha
supuesto una destradicionalización de las formas de vida de la sociedad industrializada dando
como resultado fundamental una nueva definición de la modernización vista como problema y
tema, o bien, como el autor alemán decidió nombrarla, la modernidad ha convertido en reflexiva.

840

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

en actividades de transables, así como mayor inversión en capital humano. En
otras palabras, el camino de la medición de riesgo exigiría un seguimiento
encaminado al desarrollo de políticas sociales y dinámicas de integración
social.
¿De qué manera más precisa se puede relacionar el riesgo y la
pobreza? A mayor riesgo aumenta la probabilidad de pérdidas de activos de los
hogares, lo que puede ocurrir de manera particular en hogares que son
movidos por la ambición de acrecentar su ingreso con altos rendimientos,
invirtiendo en operaciones muy riesgosas; pero de manera más generalizada
también ocurre cuando los integrantes del hogar, principalmente de la clase
media, pierden su empleo debido a que la economía entra en recesión o crisis y
tienen que echar mano de activos para no caer en pobreza; sin embargo, suele
suceder que la falta de previsión ó el efecto de la cultura consumista, la
mayoría de los hogares de clase media carecen de activos y ahorro; por lo
tanto, aumentan el riesgo de situarse en condición de pobreza.
Para efectos de este trabajo, el riesgo de pobreza se explica como la
probabilidad de que un individuo u hogar no alcance el bienestar mínimo, es
decir, posea ingresos reales inferiores a los umbrales señalados para acceder
a los niveles de bienestar esperados en una sociedad concreta (insuficiencia
de ingresos para hacer frente a los gastos que son considerados, en una
determinada sociedad, como necesarios para participar mínimamente en el
modo de vida, las costumbres y las actividades normales de dicha sociedad).
Por lo tanto, el hogar o individuo, no está exento de situarse en pobreza o en
el peor de los casos, no salir de ella.
Una fuente de riesgo que no ha sido tratada en la literatura es el de
las deudas en los hogares, que en tanto deben ser pagadas, reducen el
ingreso real presente y el futuro y puede llevar a la pobreza al hogar, como se
demostrará en el presente trabajo.
3.

El método de Líneas de Pobreza

El método LP sigue manteniéndose como el método más utilizado en
el mundo para realizar mediciones de pobreza. Su fortaleza principal radica en
posibilitar comparaciones entre grupos de población en varios puntos del
tiempo, lo que facilita observar el grado de reducciones o incrementos en los
niveles de pobreza de los grupos de un determinado país; así como entre
países en un punto del tiempos y su clasificación de acuerdo al tipo o nivel de
pobreza previamente determinado por el límite de ingreso, línea de pobreza o
línea de bienestar.
Aunque México haya adoptado el método multidimensional como
método oficial, es necesario mencionar que las evaluaciones del avance en el
combate a la pobreza que supervisa el Banco Mundial, para efectos de las
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

metas del milenio, siguen realizándose en base a las estimaciones que el
método LP permite, por lo que su uso mantiene relevancia.
En este trabajo resalta la importancia del uso del método LP para
tratar datos provenientes de la ENIGH-INEGI a través del paquete estadístico
STATA.
El método de Líneas de Pobreza toma como referencia el costo de
185
los satisfactores básicos o mínimos llamado línea de pobreza (Z) , por lo
que se consideran en pobreza aquellas familias o individuos cuyo ingreso
186
está por debajo de la línea de pobreza (Z). Entonces, si se cumple la
(Yi)
condición: (Z-Yi) &gt; 0 (1), el hogar será pobre (qi) y el total de hogares en
j

pobreza será

qj = ∑ qi

(2).

i =1

Al tomar en cuenta a las deudas, si Z- (yi-Di) &gt;0 (3), el individuo es
pobre y/o está en riesgo de empobrecerse donde: Z: Línea de pobreza
(presupuesto mínimo para adquirir los satisfactores básicos); yi: Ingreso del
hogar; Di: Deudas del hogar y, yi-Di = yin: Ingreso neto disponible del hogar
La fórmula 3 resume el método LP modificado, donde una vez
descontadas las deudas del ingreso del individuo u hogar, se procede a la
comparación contra la Z, para así definir si el hogar o individuo se encuentra
por encima o por debajo de ella y por consecuencia clasificarse como no
pobre, pobre o en riesgo de estarlo.
El método se aplica en los siguientes momentos del ejercicio:
1) Se emplean las líneas de pobreza estimadas por el Coneval para
los años que el estudio estipula, tomando en cuenta el ingreso
corriente de los hogares.
2) Se suman los ingresos del hogar provenientes de las más de 70
187
fuentes para conformar el portafolio de activos .
188
3) Se realiza la sumatoria de las deudas .
4) Se identifica al hogar en pobreza considerando las deudas.
De acuerdo con esto, la condición se transforma en Z+D-Y i &gt;0 (4),
para calificar a un individuo/hogar como pobre. Luego, de acuerdo a los siete
tipos de deuda que registran las ENIGHs (INEGI, 2010), D se puede
descomponer: d1+d2+d3+d4+d5+d6+d7 (5), la que facilita medir el grado de
185

Véase el desarrollo formal del método de líneas de pobreza en Camberos, C. M.,
Ma. Antonieta Genesta y Luis Huesca, 1996. “Pobreza Regional en Sonora: tendencias
recientes, recursos necesarios para combatirla y perspectivas para el año 2000”,
Investigación Económica, Enero-Marzo, Vol. LVI, Núm. 215, pp.163-200.
186
Es el ingreso neto total per cápita mensual de los hogares el que se compara con el
valor monetario de las líneas de pobreza; es decir, el ingreso familiar, luego de pagar
impuestos y recibir transferencias del gobierno.
187

El portafolio de activos o ingresos obedece a la suma de las variables: ingtrab, rentas,
transfery otros, de la tabla Concentrado de los microdatos de la ENIGH para cada año.
188
El importe de deudas comprende las variables: cuota, terceros, pago_tar, deudas, balance y
otra_ero, de la tabla Concentrado de los microdatos de la ENIGH para cada año.

842

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sensibilidad del riesgo ante cada tipo de deuda y con ello la toma de
decisiones micro para predecirlo y evitar caer en situación de pobreza.
También se añadirán los índices de medición de pobreza, el H de
pobreza total y el I de intensidad de pobreza, así como sus versiones
modificadas para utilizar el endeudamiento como factor de riesgo de
empobrecimiento a partir de: ∑ i (Z–yi): Total de pobres qn; H = qn/N: Índice de
pobreza total; I = (Z–yi)/Z = : Intensidad de la pobreza; Nr = ∑ i (Z-yid)-∑ i (Z–yi):
Población en riesgo de pobreza; Hr = Nr / N: Índice de riesgo de pobreza y, Di/
yi-Z: Intensidad de riesgo de caer en pobreza.
Una vez calculados los índices, se procede al cálculo de los costos
de la pobreza:
p
p p
p
C =(Z )(I )(q )
(6)
p
p
Donde Z es el valor de la línea de pobreza, I el índice de intensidad
p
de la pobreza y q , el número de individuos en situación de pobreza.
Para efectos de este trabajo, se revisará el comportamiento de los
ingresos y deudas para el año 2010, lo cual permitirá ubicar el estado de los
portafolios de ingreso y deuda del país al final de la década. La fórmula 6 se
aplicará tanto para los cálculos convencionales de línea de pobreza como
para los modificados, mismos que incluyen al endeudamiento como factor de
riesgo.
Las líneas de pobreza o de bienestar mínimo que se utilizan para
nuestros cálculos provienen de las dictadas por el Coneval para los años del
análisis y corresponden a importes mensuales de población urbana. Pueden
consultarse en los anexos dentro del Cuadro 2.
3.1.

¿Por qué Ingresos vs Deudas?

De acuerdo con Atanasio y Székely (1999), los hogares derivan su
ingreso de un portafolios de activos humanos (educación, principalmente),
físicos (viviendas, terrenos, automóviles, maquinaria y herramientas, animales
de granja, etc.), financieros (cuentas de ahorro, retiro, inversiones), y sociales
(las redes sociales que facilitan la acción colectiva de los individuos) que
poseen. Un segundo autor, Deere (2008) considera como fuente de ingreso
los activos como la vivienda, parcelas agrícolas, negocios, ganadería y bienes
durables, a los que podemos agregar los activos financieros, inmobiliarios o
de la propiedad.
Los rendimientos que proporcionan los activos son captados y
respaldados para los fines prácticos de este trabajo por más de 70 fuentes de
ingreso en la ENIGH-Encuesta Nacional de Ingreso y Gasto en los Hogares,
los cuales utilizaremos en esta investigación, formando lo que llamaremos un
portafolio de ingresos compuesto por las siguientes variables de la encuesta:
• Ingreso por trabajo: Comprende a los ingresos por trabajo, negocios
agropecuarios y no agropecuarios y otros ingresos por trabajo.
843

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• Rentas: Concepto que abraca las rentas de la propiedad tanto en
utilidad como en arrendamiento.
• Transferencias: Engloba las percepciones por jubilaciones, becas,
donativos, remesas, beneficios proporcionados por el gobierno,
transferencias en especie de otros hogares y de instituciones.
• Otros ingresos corrientes.
En el cuadro 3 se puede apreciar un bosquejo de la situación de los
importes que reportan los ingresos en los hogares y en el 4, los porcentajes
de participación de cada tipo de ingreso respecto al ingreso total. El
189
comportamiento de los ingresos para el caso particular del año 2010 puede
resumirse en los siguientes puntos:
•
Los ingresos derivados por trabajo que de acuerdo con la ENIGH
corresponden a los ingresos obtenidos por trabajo, como
subordinado, como independiente y de otros trabajos, son la
fuente que a nivel país aportan el porcentaje mayor de
participación del total de los ingresos con un 71.67% y que
representa una media nacional trimestral de $6,568.48.
•
Las transferencias son la segunda fuente de ingreso en orden de
importancia. La media nacional se aproxima al 23.16% del total de
los ingresos, la Región Tradicional encabeza los importes con un
26.78% al trimestre y la Región Centro es la que menor importe
representa con una participación de 20.66% trimestrales con
respecto al ingreso total.
•
Cabe mencionar que el comportamiento de los diferentes tipos de
ingreso dentro del portafolios es generalizado para todas las
regiones, sin embargo, Centro y Norte son las regiones más
robustas en la composición de sus portafolios.
La otra cara de la moneda son las deudas, definidas para fines de esta
investigación como todo aquel importe que compromete al hogar en el corto,
mediano o largo plazos. Dentro de las deudas familiares más comunes se
ponen como ejemplo todos aquellos importes recibidos en calidad de
préstamo de familiares o agiotistas, importes pagados con tarjetas de crédito,
créditos hipotecarios, compra de enseres en abonos, etc.
Como puede verse, el ingreso proviene de una gran cantidad de
fuentes, cuya suma corresponde al ingreso total utilizado para medir la
pobreza; sin embargo, las deudas que también son registradas en las
ENIGHs, no han sido consideradas para definir un nuevo concepto de
ingreso que mejore las mediciones de pobreza, no solamente desde el punto
de vista formal, sino que atienda a un concepto de ingreso que refleje más la
realidad de las encuestas: el ingreso neto disponible que sume el ingreso
proveniente de todas las fuentes y reste las deudas, en tanto constituyen
189

Si el lector desea consultar los resultados para los portafolios de ingresos y deudas de los
otros años de estudio (2008, 2006 y 2000), favor de contactar a los autores vía correo
electrónico.

844

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

salidas de ingreso del hogar, de tal suerte que el nuevo concepto de ingreso
incluya el tradicional de ingreso del hogar; pero también el ingreso
descontadas las deudas:
•
Cuota pagada por la vivienda propia.
•
Préstamos a terceros.
•
Pago por tarjeta de crédito al banco o casa comercial.
•
Pago de deudas de los miembros del hogar a la empresa donde
trabajan y/o a otras personas o instituciones.
•
Pérdidas en los negocios del hogar.
•
Otras erogaciones financieras y de capital.
En el cuadro 5 se describen los importes del valor de las deudas en
cada una de las regiones de México. Estos datos corresponden al año 2010
clasificados de acuerdo al tipo de deuda. En él se aprecian las siguientes
características del comportamiento de las deudas:
• Los pagos que los hogares realizan a tarjetas de crédito, encabezan
el principal factor de deuda para los mexicanos al final de la década
y es la Región Centro la que reporta el mayor importe en este rubro
y, la Región Sur-Sureste el menor.
• Los importes correspondientes a las otras erogaciones conforman el
segundo tipo de deuda en el que se reporta mayor desembolso.
Cabe mencionar que en este concepto de deuda se encuentran
englobados los pagos de intereses por préstamos recibidos, los
seguros de vida capitalizables, el pago de hipotecas, etc. La Región
Tradicional es la que reporta mayor contribución en este rubro, con
un importe aproximado a los $750.00 anuales per cápita; mientras
que, la región con la menor contribución es la Centro con $330.00
anuales per cápita.
• Los tipos de deuda restantes, acomodados en orden de importancia
de acuerdo con la media nacional corresponden a: balance o pérdida
en los negocios del hogar, deudas contraídas con la empresa en que
trabajan, cuota pagada por la vivienda propia y préstamos a terceros.
Estos importes oscilan entre los $481.00, $429.00, $399.00 y $95.00
anuales per cápita respectivamente.
Se invita al lector a revisar en el Cuadro 6 para consulta del valor de los
porcentajes de participación de cada tipo de deuda.
4.

México y sus regiones

Con el propósito de tener un panorama más completo, se utiliza el
análisis por regiones, ello permite desglosar cualitativa y cuantitativamente los
resultados y obtener una mejor medición del riesgo que implica el
endeudamiento.
845

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Cabe mencionar que con base en distintos criterios se han hecho
diferentes regionalizaciones para México, por ejemplo, Hanson (2004)
presenta seis regiones atendiendo a los niveles de inversión, el salario medio
y la disponibilidad de capital humano; mientras que Esquivel (2000), define
siete regiones agrupadas con base en características geográficas como el
clima, la vegetación y la orografía; sin embargo, en este trabajo se toma la
regionalización del Consejo Nacional de Población (CONAPO, 2004; Durand,
2005) que agrupa a las entidades federativas en cuatro grandes regiones por
190
la cercanía geográfica y su intensidad migratoria , lo cual facilitará la
comparación en los resultados (Mapa 1).
5.

El empobrecimiento en las regiones mexicanas

Los resultados iniciales que se sintetizan en el Cuadro 7, muestran
que las regiones Norte y Centro, como es de suponer, por niveles de
industrialización y cercanía con la frontera norteamericana, mantienen los
menores porcentajes de hogares en pobreza e incluso se encuentran por
debajo del porcentaje nacional para todo el período; también es necesario
señalar que en todas las regiones se observa una generalizada reducción de
la pobreza hasta el año 2006, lapso en el que destacan las significativas
reducciones en los niveles de pobreza de las regiones Sur-Sureste y
Tradicional con un 14.12% y 13.93% respectivamente. Estas disminuciones
generalizadas pueden explicarse por el entorno macroeconómico favorable:
las remesas de los mexicanos en el extranjero (Huesca, 2011) y el Programa
Oportunidades, que surge en México como una medida de combate frontal a
la pobreza en el 2002, otorgando transferencias monetarias con el fin de
elevar las capacidades de las personas que conforman los hogares en esta
situación. (Bracamontes y Camberos, 2011).
No obstante desde el 2008 como efecto de la crisis, se observan
incrementos generalizados en los porcentajes de hogares en condición de
pobreza. Así en la Región Norte la pobreza crece hasta un 4.05%, en la
Tradicional 5.16%, Centro y Sur-Sureste, 7.92% y 3.95% respectivamente.
Para 2010 se mantiene el mismo patrón, incrementos generalizados, sólo que
la Región Norte encabeza el nivel de puntos porcentuales de incremento con
un 6.19% seguido de 4.42% de la región Sur-Sureste. Estos resultados son
acordes con los encontrados por investigadores (Bracamontes, et al., 2011),
quienes estimaron reducciones del porcentaje de pobreza hacia mediados de
la década 2000-2010, e incrementos a partir del 2008 (Camberos y
Bracamontes, 2011), año de inicio de la crisis más reciente; mientras que el
Consejo Nacional de Evaluación de la Política Social (CONEVAL, 2011),
organismo encargado de estimar oficialmente la pobreza en México, dio a
190

Región Tradicional: Aguascalientes, Colima, Durango, Guanajuato, Jalisco, Michoacán,
Nayarit, San Luis Potosí y Zacatecas; Región Norte: Baja California, Baja California Sur, Coahuila,
Chihuahua, Nuevo León, Sinaloa, Sonora y Tamaulipas; Región Centro: Distrito Federal, Hidalgo,
Estado de México, Morelos, Puebla, Querétaro y Tlaxcala; Región Sur-Sureste: Campeche,
Chiapas, Guerrero, Oaxaca, Quintana Roo, Tabasco, Veracruz y Yucatán.

846

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

conocer que la pobreza se había reducido a menos de 40%, el nivel más bajo
desde inicios de la década de los 1980´s; pero a partir del 2008, se revirtió el
proceso y comenzó a crecer de nuevo, como en las dos últimas décadas del
siglo XX, alcanzando los 50 millones de pobres, 45% de la población.
Un último aspecto de referido a la pobreza lo constituye la estimación
de los recursos necesarios para combatirla y reducirla. Para conocerlos, el
cuadro 8 presenta a modo de resumen los índices de la pobreza detectados
con el método LP, para lo cual tomamos el año más reciente. De inicio se
observa que en 2010, el índice H indica que un 45.10% de la población
nacional es pobre y padece una intensidad de pobreza representada por el
índice I, de 0.1048. Ambos indicadores sirven para calcular el costo monetario
para lograr sacar a esa población de la pobreza en que están inmersos.
Considerando la línea de pobreza patrimonial per cápita para ese año,
nuestros resultados arrojan que sería necesarios $12,436,839,842.00 de
recursos mensuales por hogar para poder combatir este problema, mientras
que para atacar la pobreza patrimonial per cápita, se requeriría de
$3,220,519,443.23. En este mismo esquema (Cuadro 8) se pueden observar
los índices y costos de la pobreza patrimonial por región y estado. Se observa
que la Región Sur-Sureste es la que requiere de mayores inversiones para el
combate a la pobreza con un valor
monetario per cápita de
$1,267,996,334.26, mientras que la Región Norte reporta la cifra con menor
inversión, $420,787,431.18.
Si nos detenemos en el cuadro 9, podremos observar cómo
incrementan las cifras de pobreza en el país al someterlo a un cierto estrés, ya
que al añadir un factor de riesgo como es el endeudamiento, el ingreso tiene
un impacto que lo obliga a reducirse. El índice H señala que a nivel país, la
población pobre asciende a un 54.28% de su población total; mientras que el
indicador I reporta una cifra de 0.1150. Realizando los cálculos de los costos
de la pobreza, al país le costaría $12,436,839,841.67 por hogar y
$3,220,519,433.23 per cápita el alivio a este conflicto social. Es necesario
apuntar que al incluir el factor deudas dentro de las mediciones de pobreza,
las inversiones para el combate de la pobreza tanto por hogar como per cápita
crecen de modo generalizado en todas las regiones, aunque se mantiene a la
cabeza la Región Sur Sureste y, la Región Norte en su contraparte.
5.1.

La pobreza considerando las deudas de los hogares

Anteriormente se ha pasado revisión por el panorama de la década sobre la
pobreza en el país y sus regiones. En el Cuadro 5 y 6 se mostraron a modo
de desglose las deudas consideradas para 2010 como factor de riesgo al
ingreso para poder realizar la medición por el método LP.
Volvamos al cuadro 7. Dentro de la población en pobreza, citaremos
los casos extremos, la Región Tradicional termina la década con un 4.88%
menos pobre que al inicio de ella, y la Región Norte en su contraparte, llega al
2010 con un 5% más pobre en comparación con el año 2000.
847

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Para 2010, las regiones vulnerables a la pobreza por el factor deuda
son las regiones Norte y Centro. Las cuales reportan porcentajes de riesgo de
pobreza de los hogares de 12.81% y 11.50% respectivamente. Durante los
años comprendidos en el período, nos podemos percatar que al inicio de la
década es cuando se reportan los mayores niveles de riesgo y que no es
hasta 2008 cuando hay un decremento en los porcentajes de la población de
hogares en riesgo, donde la región con menor porcentaje de riesgo es la SurSureste con 6.62% y la de mayor porcentaje, la Norte con 8.10%, seguida de
la región Centro con 7.72%. Al observar el cuadro podemos percatarnos de
que la Región Norte y Centro son las que se mantienen a la cabeza en todo el
período con la mayor población de hogares en riesgo, seguidas de la Región
Tradicional y Sur-Sureste, en orden de importancia. En 2006 se muestran
incrementos generalizados de la población en riesgo para todas las regiones,
comandadas por la Región Norte y por otro lado, la Región Sur-Sureste como
la zona con menor impacto de riesgo de pobreza en sus hogares.
La población de hogares en riesgo, Gráfico 1, resultante de la
diferencia de los resultados obtenidos de las mediciones con LP a partir del
ingreso corriente y de la medición con LP tras el descuento de las deudas al
portafolio de activos o ingresos, presenta al cierre de la década el mayor
incremento (tomando en cuenta los cambios ocurridos de 2008 a 2010) en la
Región Norte con un 3.58% de su población de hogares y, por otro lado, pone
a la Región Sur-Sureste como las menos vulnerable al tener el menor
incremento,0.73% de riesgo de pobreza.
Durante el período de estudio, se observa que desde 2006 y aún en
2008 la población de hogares sin riesgo crecía de manera generalizada en
todas las regiones, pero al cerrar década, el comportamiento es contrario:
todas las regiones disminuyen su población de hogares sin riesgo, es decir
que se ubicaron en el umbral de riesgo con probabilidades de situarse en una
condición de carencia. De 2008 a 2010, es marcado el declive de la población
sin riesgo en la Región Norte, marcada con la cifra de 9.77% menos. La
Región Centro, aunque también con decrementos en su población de hogares
sin riesgo, es la que representa la región con menor impacto, ya que pierde un
2.67% de su población de hogares.
Si se evaluara toda la década, la Región Norte es la que más ha
logrado en cuanto a mantener una población de hogares sin riesgo, de
58.33% en el año 2000 pasa a 54.83% para el año 2010. Sin embargo, la
Región Tradicional, de sus casi 38% de población de hogares sin riesgo en el
2000, termina la década con un casi 46% de hogares sin riesgo de
empobrecerse. Bastará observar de nuevo el gráfico y orientar el análisis
hacia los cambios ocurridos en los niveles de pobreza implicados en la
transición 2008-2010, donde la situación de la Región Norte pudiera tornarse
crítica al ser la región que pierde casi 10% de su población sin riesgo.

848

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

6.

Conclusiones

Aunque el estudio se enfoca en la evolución del riesgo de pobreza en
la década, los decrementos en ésta son mínimos. A nivel país hay un
decremento de 1.85% de la población de los hogares en riesgo en lo que
corresponde al período 2000 a 2010, este aspecto habla de un incremento
constante de la población en pobreza. Es en 2006 cuando se observan
disminuciones considerables en el número de pobres en el país, claramente
se puede señalar que en el año 2000 habían 46.89% de hogares pobres y se
pasa a 36.02% en 2006.Estos datos parecen indicar que la pobreza se
combatía con fuerza, ya que se redujo un 11% de población pobre con
respecto a inicios de la década. La política pública apoyada en el Programa
Oportunidades parecía surtir efecto de manera considerable, pero el
panorama para los siguientes años lejos de continuar con estos decrementos
a este grave problema social, han llegado hasta el 45.10% en el 2010 de
acuerdo con nuestros resultados aplicando el método convencional LP de
Coneval, ahora bien, la situación se agrava si se realiza la medición con el
método propuesto que incluye el endeudamiento como factor de riesgo, ya
que el porcentaje de población en pobreza se incrementaría hasta un54.81%.
Para poder lograr la reducción de la pobreza a la mitad en el 2015,
volviendo a las metas del milenio, es necesario implementar políticas pro-poor
que busquen el crecimiento y la distribución de manera conjunta para que la
población que se encuentra en riesgo de pobreza no caiga en ella, a la vez,
reforzar los programas asistencialistas para evitar que los pobres se sitúen en
pobreza extrema.
Es recomendable implementar mediciones de pobreza que atrapen la
realidad de la población mexicana. De acuerdo con nuestros resultados,
México cierra la década 2000-2010 con una población en riesgo de
empobrecerse del 54.81% del total de sus habitantes, los que significaría unos
61,586,681 habitantes. Habrá que continuar con estudios y revisiones sobre
otros factores que pudieran alimentar este fenómeno. La excesiva emisión de
plásticos, la falta de previsión de activos y la poca o nula cultura financiera
han generado gran endeudamiento dentro de la población sin percatarse.
Incluir variables como el endeudamiento o el desempleo dentro de las
mediciones, podría dar una perspectiva que explique cómo es que la clase
media sigue empobreciéndose y cómo a pesar de programas focalizados a los
pobres esta problemática de carencia en el país continúa en aumento.

849

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ANEXOS
ANEXO 1- Mapas
Mapa 1. Fuente: Elaboración propia con base en CONAPO, 2004 y Durand,
2005.

ANEXO 2- Cuadros
Cuadro 1. Los ingresos per cápita promedio de los hogares en las
regiones de México
Región/Año

2010

2008

Región Norte

$ 10.909,66

$ 12,455.77

Región Tradicional

$ 8.539,49

$ 9,299.01

Región Centro

$ 9.228,99

$ 9,204.24

Región Sur-Sureste

$ 8.067,94

$ 8,461.46

MÉXICO

$ 9.164,97

$ 9,858.08

Cuadro 2. Líneas de pobreza o de bienestar mínimo Coneval
NIVEL/AÑO

2000

2006

2008

2010

ALIMENTARIA

$ 626.62

$ 809.87

$ 949.38

$1,047.94

CAPACIDADES

$ 768.55

$ 993.31

$1,164.41

$1,285.30

PATRIMONIAL

$1,257.25

$1,624.92

$1,904.84

$2,102.59

Fuente: Líneas de pobreza urbana Coneval en pesos corrientes para agosto de
cada
año.
http://www.coneval.gob.mx/Medicion/Paginas/Pobreza-por-ingresos.aspx

850

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Cuadro 3. El ingreso per cápita por hogar 2010
CUADRO RESUMEN: Importes trimestrales promedio de los ingresos per cápita 2010
REGIÓN
ING_TRAB RENTAS
TRANSFER OTROS
TOTAL INGRESO
$
$
$
$
$
REGIÓN NORTE
7.671,69
752,72
2.457,08
28,17
10.909,66
REGIÓN
$
$
$
$
TRADICIONAL
5.912,37
334,55
2.287,15
$
5,41 8.539,49
$
$
$
$
REGIÓN CENTRO
6.941,17
374,32
1.907,08
$
6,42 9.228,99
$
$
$
$
REGIÓN SUR-SURESTE 5.877,28
393,81
1.791,17
$
5,68 8.067,94
$
$
$
$
$
MÉXICO
6.568,48
462,61
2.122,50
11,39
9.164,97
Elaboración propia en base a los microdatos de la ENIGH-INEGI 2010.

Cuadro 4. Participación (%) por tipo de ingreso per cápita 2010
CUADRO RESUMEN: Participación por tipo de ingreso (%) 2010
REGIÓN
ING_TRAB RENTAS TRANSFER
REGIÓN NORTE
70,32%
6,90%
22,52%
REGIÓN TRADICIONAL 69,24%
3,92%
26,78%
REGIÓN CENTRO
75,21%
4,06%
20,66%
REGIÓN SUR-SURESTE 72,85%
4,88%
22,20%
MÉXICO
71,67%
5,05%
23,16%

OTROS
0,26%
0,06%
0,07%
0,07%
0,12%

Elaboración propia en base a los microdatos de la ENIGH-INEGI 2010.
Cuadro 5. Las deudas per cápita por hogar 2010
REGIÓN

CUOTA

TERCEROS

PAGO_TAR

DEUDAS

REGIÓN
NORTE
REGIÓN
TRADICIONAL
REGIÓN
CENTRO
REGIÓN SURSURESTE

$
$
$
$
25.83
152.39
216.66
110.88
$
$
$
$
25.17
83.03
222.40
140.35
$
$
$
$
21.15
100.43
234.24
70.85
$
$
$
$
21.97
65.13
142.10
98.44
$
$
$
$
23.66
MÉXICO
99.70
203.48
107.30
Importes trimestrales promedio
Elaboración propia en base a los microdatos de la ENIGH-INEGI 2010.

BALANCE

OTRA_ERO

$ 148.97

$

139.69

$ 119.19

$

187.35

$ 110.46

$
82.42

$ 101.31

$

124.41

$ 120.25

$

136.75

Cuadro 6. Participación (%) por tipo de deuda per cápita 2010

REGIÓN
REGIÓN
NORTE
REGIÓN
TRADICION
AL
REGIÓN

CUOT
A
19.18
%
10.68
%
16.21

TERCER
OS

PAGO_T
AR

DEUDA
S

BALAN
CE

OTRA_ER
O

3.25%

27.27%

13.96%

18.75%

17.58%

3.24%
3.41%

28.60%
37.81%

18.05%
11.44%

15.33%
17.83%

24.10%
13.30%

851

TOTAL
DEUDA
$
794.41
$
777.49
$
619.56
$
553.36
$
691.14

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CENTRO
REGIÓN
SURSURESTE

%

11.77
%
3.97%
25.68%
17.79%
18.31%
14.43
MÉXICO
%
3.42%
29.44%
15.53%
17.40%
Elaboración propia en base a los microdatos de la ENIGH-INEGI 2010.

22.48%
19.79%

Cuadro 7. Porcentaje de hogares en pobreza y en riesgo por regiones
% HOGARES EN POBREZA POR REGIONES
AÑO 2000
% DE HOGARES POBRES

POBLACIÓN

MÉTODO LP

MÉTODO LP&amp;DEUDAS

EN RIESGO

REGIÓN NORTE

28,86%

41,67%

12,81%

REGIÓN TRADICIONAL

51,33%

62,17%

10,84%

REGIÓN CENTRO

42,47%

53,97%

11,50%

REGIÓN SUR-SURESTE

65,40%

74,28%

8,88%

MÉXICO

46,89%

57,91%

11,02%

REGIONES

AÑO 2006
% DE HOGARES POBRES

POBLACIÓN

MÉTODO LP

MÉTODO LP&amp;DEUDAS

EN RIESGO

REGIÓN NORTE

23,62%

38,02%

14,40%

REGIÓN TRADICIONAL

37,40%

51,58%

14,18%

REGIÓN CENTRO

32,72%

46,81%

14,09%

REGIÓN SUR-SURESTE

51,28%

64,31%

13,03%

MÉXICO

36,02%

49,95%

13,93%

AÑO 2008
% DE HOGARES POBRES

POBLACIÓN

MÉTODO LP

MÉTODO LP&amp;DEUDAS

EN RIESGO

REGIÓN NORTE

27,67%

35,40%

7,73%

REGIÓN TRADICIONAL

42,55%

49,69%

7,14%

REGIÓN CENTRO

40,64%

48,74%

8,10%

REGIÓN SUR-SURESTE

55,23%

61,85%

6,62%

MÉXICO

41,46%

48,93%

7,47%

AÑO 2010
% DE HOGARES POBRES

POBLACIÓN

MÉTODO LP

EN RIESGO

MÉTODO LP&amp;DEUDAS

852

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REGIÓN NORTE

33,86%

45,17%

11,31%

REGIÓN TRADICIONAL

46,45%

54,46%

8,01%

REGIÓN CENTRO

41,58%

51,41%

9,83%

REGIÓN SUR-SURESTE

59,65%

67,00%

7,35%

MÉXICO

45,10%

54,28%

9,18%

Elaboración propia en base a los microdatos de las ENIGHs 2000, 2006, 2008 y 2010.

853

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

854

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfico 1. Porcentaje de hogares sin riesgo de pobreza por regiones:
período
2000-2010.
70,00%
64,60%

61,98%
60,00%

58,33%
53,19%

50,00%

40,00%

51,26%

50,05%

46,03%

54,83%
51,07%

45,54%

42,09%
37,83%

45,72%
REGIÓN NORTE
REGIÓN TRADICIONAL

38,15%
33,00%

35,69%

30,00%

48,59%

50,31%

48,42%

REGIÓN CENTRO
REGIÓN SUR-SURESTE
MÉXICO

25,72%
20,00%

10,00%

0,00%
2000

2006

2008

2010

Elaboración propia en base a los microdatos de las ENIGHs 2000, 2006, 2008
y 2010.

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857

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858

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Participación y liderazgo en pobladores de
cuatro colonias del municipio de San Nicolás de los
Garza, Nuevo León.
191

María Francisca García Ramos
192
Reina Hernández Hernández
193
María Margarita Ramírez González
194
Hortensia Margarita Sánchez Guerrero
Resumen
Actualmente nuestra Sociedad enfrenta grandes cambios que marcan como
reto y/o exigencia la participación ciudadana en las comunidades expuestas a
la vulnerabilidad, donde los conflictos sociales --como la inseguridad,
problemas entre vecinos, falta de participación y de redes comunitarias de
apoyo que faciliten una convivencia pacífica entre los habitantes--, son
detonadores que influyeron para llevar a cabo proyectos de Intervención
Social. En ese sentido, este artículo tiene el propósito de aglutinar lo más
relevante del trabajo sobre líderes y participación realizado por estudiantes de
4° y 5° semestre de la Licenciatura en Trabajo Social y Desarrollo Humano, en
cuatro comunidades del Municipio de San Nicolás de los Garza, Nuevo León.
Se presenta a partir del diagnóstico general de la población de intervención,
para posteriormente desglosar los hallazgos principales en forma de
conclusiones por áreas y las principales propuestas emanadas de la
participación y liderazgo.
En este proyecto, se estableció sinergia con el municipio donde se trabajó a
través de la Secretaría de Participación Ciudadana y Desarrollo Humano, con
el objetivo de involucrar a los sujetos sociales más desfavorecidos en la
definición de estrategias, estableciendo redes sociales o alianzas trazadas
por los grupos para un desarrollo social que permitió: identificar las
necesidades, participar en la formulación de proyectos, en procesos de
autogestión y volverse actores principales del cambio y multiplicadores;
conocer los índices de participación y liderazgo que existe en las
comunidades, eje fundamental donde confluyen todos los recursos
191

FTSyDH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de tiempo completo y
Coordinadora de Calidad.
192
FTSyDH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de tiempo completo y Secretaria
Académica.
193
FTSyDH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de tiempo completo y Jefa de
Biblioteca de la FTSyDH.
194
FTSyDH, Universidad Autónoma de Nuevo León. Profesor de tiempo completo y Jefe del
Centro de Investigaciones de la FTSyDH.

859

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

disponibles para crear una praxis social, partiendo de la perspectiva de
que la acción social es para, en y con la comunidad.
Palabras claves: Participación Ciudadana, Liderazgo, Praxis social.
Introducción:
Este artículo tiene el propósito de aglutinar lo más relevante del estudio sobre
líderes y participación realizado en el Municipio de San Nicolás de los Garza,
Nuevo León, se presenta a partir del diagnóstico general de la población de
intervención, para posteriormente desglosar los hallazgos principales en forma
de conclusiones por áreas y las principales propuestas emanadas de la
participación y liderazgo.
La importancia de este trabajo se fundamenta en la gran relevancia que en la
actualidad tienen los estudios de Participación Comunitaria para implementar
estrategias bien fundamentadas y lograr mejoras sociales.
Fundamentación:
En la actualidad nuestras comunidades tienden a ser entornos complejos de
interacción que incluyen un conjunto de personas, grupos y organizaciones
desarrollando acciones diversas; sin cohesión ni vinculación alguna.
Existen estudios (Bernard, 1973), que sostienen que las comunidades no
existen, por los impactos de la revolución industrial, modernización,
urbanización e innovaciones tecnológicas; nuestros barrios han cambiado, los
problemas sociales se han incrementado, así como se han deteriorado las
condiciones de participación, solidaridad y compromiso. Esto no sólo por parte
de las comunidades, sino también por representantes, autoridades y las
diversas instituciones que pueden otorgar un servicio a las poblaciones.
De este último punto, se desprende la idea que la comunidad es el eje
fundamental donde confluyen todos los recursos disponibles para crear una
praxis social ; para generar una intervención social necesitamos de
elementos, recursos , presupuestos e involucrar a organismos públicos y
privados a colaborar íntegramente con los grupos comunitarios en los
diferentes Proyectos de Acción Social Comunitaria ; partiendo de la
perspectiva de que la acción social es para la comunidad, en la comunidad y
con la comunidad, lo que supone que tenemos que tener un diagnóstico de las
necesidades que cada comunidad en concreto presenta; de ahí la intención de
este estudio.
La participación comunitaria, según López, (2008), se entiende como una
toma de conciencia colectiva de toda la comunidad, sobre factores que frenan
el crecimiento, por medio de la reflexión crítica y la promoción de formas
asociativas y organizativas que facilita el bien común; es decir, que pretende
vincular a la comunidad para la:
860

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

1.

Investigación de sus propios problemas, necesidades y recursos
existentes.

2.

Formulación de proyectos y actividades.

3.

Ejecución de proyectos mancomunados entre las comunidades y las
Instituciones.

4.

Evaluación de las actividades que se realizan en cada proyecto.

Sobre esta perspectiva M. Marchioni (1989), nos menciona que los postulados
básicos del Trabajo Social Comunitario que difícilmente se podrá hacer un
cambio verdadero si no se realiza a través de la participación de las personas
cuando se produce una toma de conciencia acerca de los derechos que tienen
y enseguida aparece la autodeterminación de las personas y de la comunidad,
el ritmo del desarrollo no depende del exterior.
Es aquí, donde el Trabajo Social Comunitario interviene en la búsqueda de la
acción social comunitaria, entendida como la intervención y metodología, en
beneficio de la comunidad representada por medio de los servicios y
prestaciones que ya se tiene de los cuales el municipio está obligado a dar. El
segundo tipo de acción social en la comunidad es la que se refiere a lo que se
lleva a cabo a través del proceso descentralizado de las prestaciones y
servicios que ofrecen las distintas administraciones/ autoridades y en sus
distintos ámbitos. Marchioni (1989).
Esta investigación se llevó a cabo en cuatro colonias del Municipio de San
Nicolás de los Garza, Nuevo León integrado por las siguientes comunidades:
1. CONSTITUYENTES DE QUERETARO 5° SECTOR
2. CONSTITUYENTES DE QUERETARO 6° SECTOR
3. INDUSTRIAS DEL VIDRIO 2º SECTOR
4. FRANCISCO GARZA SADA
Objetivos de estudio
El objetivo general: Identificar el grado de aceptación y evaluación del Líder
por los pobladores de estas cuatro colonias nicolaitas.
Objetivos específicos:
5. Presentar los resultados a las comunidades para integrar grupos
bases y procesos de intervención con equipos de alumnos de 5°
semestre de la Licenciatura en Trabajo Social y Desarrollo Humano.
861

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

6. Presentar resultados a la Dirección de Participación Ciudadana y
Desarrollo Humano del Municipio de San Nicolás de los Garza, del
Nuevo León para establecer convenios de colaboración, establecer
Actas constitutivas de los grupos
ciudadanos y trabajar
integralmente a favor de la comunidad.
Metodología
Es durante este trabajo de la práctica comunitaria donde se implementan las
fases correspondientes al Trabajo Social Comunitario, esta propuesta de
trabajo educativo-social se implementó entre los pobladores de las colonias de
estudio; surge de los resultados del Diagnóstico Comunitario, en función de
que solamente un 13% de la población refiere participar en acciones y/o
comités de mejora en su comunidad; en donde, además se diseñó un
instrumento para conocer la aceptación y la evaluación del desempeño de los
líderes en campo, según la opinión de 360 colonos.
El estudio se realiza con 20 líderes y/o enlaces comunitarios, identificados así
por las autoridades. Quienes son reconocidos oficialmente en la comunidad
como los pobladores que trabajan y que son los primeros habitantes que
llegaron a su colonia.
El equipo de Trabajo Social implementó la metodología generalista (Bandura,
1977), con énfasis en el desarrollo humano, centrado en las relaciones
sociales, en la interacción basada en la cooperación y partiendo de las
necesidades compartidas; teniendo como único interés crear redes de
crecimiento en la comunidad.
Fase de toma de contacto.
El éxito del conjunto de un proceso de intervención comunitaria sólo se
concreta en una condición ineludible que la comunidad asuma como propio el
programa y los retos que la intervención presenta. Debe ser directa por que
implica generar en la comunidad la sensibilización de todos, se tiene que
sentir incluida en todos los procesos. Debe existir una sinergia entre los
actores y los agentes sociales en cuanto a los objetivos definidos por la propia
comunidad (Edwards, 1982).
Desde el primer momento se debe producir la estimulación entre grupos,
actores y las colectividades hacia un comportamiento participativo para que
sea un elemento en todas las acciones así como en las intervenciones
(Aguilar, 1972).
Fase de estudio o “investigación diagnóstica”.
Es aquí donde se garantiza la cientificidad, participación de la comunidad; y
en la que se manifiestan las características de toda intervención integral:
862

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Global, Aplicada y Múltiple. Es necesaria la aportación de conocimientos
necesarios, espacios y tiempos para la interconexión técnica - comunitaria, C.
Hendrinks, (1968) plantea que se deben seguir ciertos pasos para esta fase:
7.

Investigar y organizar la búsqueda de información entre los
profesionales, personas, grupos y organizaciones que están
interesadas en la comunidad.

8.

Buscar información acerca de la comunidad.

9.

Organizar un Grupo Base que nos servirá como puente para la
población y el equipo de Trabajo Social y Autoridades.

10.

Tener en cuenta los intereses de la población y hacerlos sentir parte
del proyecto.

11.

Informar acerca de los resultados con el comité, líderes y
autoridades.

12.

Difusión de resultados a la comunidad, se realizaron entrevistas en
grupo para dar a conocer los resultados.

Esa es la parte medular de intervención donde, el Trabajador Social debe
tener un gran compromiso con la comunidad, desde un principio se debe
conocer “muy bien” a la comunidad a través de los estudios históricos,
estudios sociales, entrevistas, observaciones y aportar a los participantes las
diferentes metodologías, técnicas, recursos y medios para la obtención de la
información y análisis de la misma de lo cual se obtendrá el diagnóstico de los
problemas prioritarios a intervenir en la comunidad.
Finalmente, se presentan algunas propuestas de acción para incrementar la
participación activa de los pobladores en comunidad; siguiendo el proceso de
intervención Generalista a partir de la perspectiva del Trabajo Social y el
Desarrollo Humano (Ander-Egg, 2007).

863

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Representación gráfica de la metodología
1.
2.

La Investigación descriptiva, en
cuatro colonias del municipio de San
Nicolás de los Garza, N.L. y el
estudio con 20 Líderes de estas
comunidades.

3.
4.

Constituyentes de Querétaro
5° sector
Constituyentes de Querétaro
6° sector
Industrias del Vidrio 2° sector
Francisco Garza Sada

ó
Posteriormente
en
sesión
grupal y mediante técnica de
lluvia de ideas se propusieron
las preguntas para elaborar el
instrumento constituido en 63
ítems o variables.
se

Utilizando el programa del Paquete
Estadístico para las Ciencias Sociales

Paquete
Estadístico para
SPSS/PC

Implementado por estudiantes de la
Licenciatura en Trabajo Social y Desarrollo
Humano.

La muestra para este estudio
fue de 360 pobladores.

Fuente propia

864

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Según, Johnson (2001), el proceso de ayuda y/o proceso de solución de
problemas es con el que inicia el profesional de Trabajo Social en la
intervención en campo, el cual se desarrolló en este estudio como a
continuación se muestra en la gráfica:

El Proceso de Intervención con los Enlaces realizado por los estudiantes de la
práctica comunitaria, se desarrolló a través de los siguientes procesos:
Proceso de Sensibilizar a los pobladores, esta fase arranca ubicándose en
que la comunidad conozca su realidad, además que identifique su
problemática social y decida los factores que impiden la mejora; todo como
parte de la fase de arranque-sensibilización.
En una segunda parte de la intervención, el propósito fue implementar
el Proceso de desarrollo de habilidades, donde lo prioritario fue:
Capacitar en la Toma de decisiones y
Proponer alternativas de
solución. Esto a través del trabajo en sinergia con instituciones de
apoyo en la formación de Redes de Apoyo Ciudadana. (Comités de
Vecinos-Enlaces).
Implementando
acciones
en
campo
tendientes
al
Compromiso/participación para el cambio hasta llegar a la Formación
de grupos bases-redes y desde ahí buscar el Empoderamiento y la
Autogestión de los pobladores- participantes en los grupos y con ello
generar procesos de participación y vinculación con redes de apoyo.
865

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Elaboración del Instrumento
Para el diseño del instrumento se estructuro el cuestionario para el Líder,
quedando conformado en 18 ítems con preguntas abiertas, cerradas y de
opción múltiple, el cual estuvo divididos en: Datos generales, Problemas y
necesidades, Tiempo en el cargo, Funciones que desempeña, así como
también las razones por la que acepta este cargo en su comunidad.
Capacitación de las encuestadoras
La capacitación estuvo a cargo de las supervisoras de Prácticas de
Intervención Comunitaria, que fue dirigida a los estudiantes de la materia. En
dicha capacitación se les explicó el objetivo, y lo que se esperaba obtener en
cada una de las preguntas del instrumento, aclaración de dudas y
recomendaciones tales como: que se aplicaría solamente a los líderes,
observar el comportamiento, verificar que no quedaran preguntas sin
contestar, anotar hora de inicio y término de la aplicación.
Aplicación del Instrumento
Para la aplicación del cuestionario se llevó anteriormente una prueba piloto
para validar las preguntas y determinar la confiabilidad.
De acuerdo a Tejeda (1997), la validez es el grado de precisión de medir,
aquello que se tiene propuesto. En tanto, la Confiabilidad es entendida como
medir, lo que se quiere medir y al aplicarlo varias veces se obtiene el mismo
resultado.
La importancia de la prueba piloto en este estudio radico al aplicarlo previo al
instrumento definitivo con la finalidad de buscar áreas que deben mejorarse y
se constituye, entonces como aquella práctica, donde se prueba la
metodología, la muestra, el análisis y la viabilidad del proyecto en cuestión
(Tejada, 1997).
Procesamiento y Análisis de la Información
Una vez aplicado el instrumento se procedió a la presentación de los
resultados a través del análisis de los datos.
En la codificación de la información y captura de los datos para su
procesamiento utilizando el programa del Paquete Estadístico para las
Ciencias Sociales SPSS /PC Versión 14, y desarrollar el análisis descriptivo
de la información obtenida por el instrumento.

866

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Resultado del Análisis Descriptivo de la Población de Estudio
Gráfica No. 1
Distribución de la participación del Líder, por Grupo

50%

60%

35%

40%

15%

20%
0%

PAC

Seguridad

Enlace

En lo que refiere al indicador del grupo en los que participan los enlaces
comunitarios el 50% forma parte del Programa de Acción Comunitaria, 35%
figuran con el rol de enlace y un 15% participan en comités de seguridad.
Esto significa que el poblador nicolaíta, participa en una mayor proporción en
el Programa de Acción Comunitaria, debido al apoyo en gestiones en
beneficio a la comunidad, a través de los proyectos que se implementan por
medio de este Programa de Red Ciudadana.
Gráfica No. 2
Tiempo de residencia del líder en la comunidad

100%
50%
0%

10%
10 a 15

30%

16 a 21

60%

22 a mas
años

Un indicador relevante en este proyecto fue el tiempo de vivir en la
comunidad, donde el 60% de los participantes tienen de 22 a 36 años de
radicar en ese contexto y 30% refiere tener de 16 a 21 años radicando en esta
colonia, esto les permite tener un conocimiento pleno de necesidades y
problemas sentidos, además de ser reconocidos como agentes clave.
867

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica No. 3
Funciones que realiza el líder en la Comunidad

100%
100%

100%

100%

85%

75%

50%
0%
En lo que refiere a las funciones que realizan a partir de la incorporación como
un líder, el 100% de ellos refiere realizar funciones como: Reuniones
informativas, asistir a eventos oficiales, acudir a juntas mensuales, además de
gestionar apoyo a los vecinos y el 85% señala que le corresponde atender y
canalizar repartos y un 75% dice que funge como enlace entre comunidad,
colonos y autoridad.
Estas funciones les permiten a cada enlace que su comunidad sea escuchada
y en ocasiones que se desarrolle una “Línea Directa”, evento que acuden las
Autoridades y establecen gestiones de apoyo; lo que se traduce en beneficios
para la comunidad.
Gráfica No. 4
¿Qué se hace para solucionar problemáticas frecuentes?

100%

100%

100%

100%
95%

90%

90%

90%
85%

868

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Podemos apreciar que el 100% de los “Enlaces” en las colonias de
San Nicolás mencionan realizar reportes, solicitar apoyos a la autoridad y dar
seguimiento a cada caso atendido y con el 90% aquello que argumentan
como actividades principales el atender y escuchar a sus vecinos, así como
convocar a la participación ciudadana, en la agregamos un componente
adicional “activa” dentro de la participación y además la vinculamos al
“empoderamiento”, que como advierte Teresa Zamanillo(1993), en Trabajo
Social la participación es considerada como un medio al servicio de la
atención de necesidades y creación de recursos; pero también es considerada
como un fin en sí misma donde, a partir de las técnicas de la investigación
social, se permite no sólo el conocimiento de la comunidad, sino las
implicaciones de la población en la realización de actividades comunitarias.
Gráfica No. 5
Retos que enfrenta el líder en campo

85%
100%

70%

95%

95%

75%

50%
0%

Este ítem fue detonador en el proyecto, en donde, el enlace manifiesta que
hay retos que en ocasiones superan los recursos y señalan con 95% la falta
de equipos de trabajo, el seguimiento a proyectos, 85% refiere como mayor
reto vencer la apatía de los pobladores, 75% señala que requiere de más
capacitación y un 70% argumenta la falta de apoyos como el principal reto a
vencer; lo que se traduce en la ausencia de una Cultura participativa entre los
pobladores de las colonias Constituyentes de Querétaro 5° y 6° sector,
Industrias del Vidrio 2° sector y la Francisco Garza Sada, detectándose limites
en la participación, con argumentos diversos como: No tengo tiempo porque
trabajo, no tengo tiempo, eso no es de mí interés, eso es solo para quienes
están en la casa, es para los pensionados, entre otras respuestas.
Estos retos, respecto a la participación, la avala Hamilton (1993) al
señalar que “la ayuda es más efectiva, sí quien la recibe participa”.

869

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Gráfica No. 6
Cómo convocar a los vecinos

100%
100%

100%

85%

65%

50%
0%

Hay enlaces Volantes Solicita
Voz en voz
apoyos a vecinos, amigos

Los entrevistados informan haber desarrollado diferentes formas para
convocar a los vecinos, entre los que destacan 100% a los enlaces y
comunicación, que ellos refieren es de “voz en voz”, 85% utiliza el volanteo y
un 65% solicita el apoyo de vecinos y amigos, señalan que estos medios han
funcionado y destacan el de “voz en voz”; en el cual sus vecinos y familiares
apoyan y esto amplia la convocatoria a los eventos y/o reuniones, donde se
advierte una mayor participación en la formación de grupos de apoyo en la
comunidad y no solo en la asistencia.
Gráfica No. 7
¿Cómo califica el poblador a su líder?

80%
60%

58%

40%

26%
12%

20%

4%

0%
Excelente

Bueno

Regular

Deficiente

Esta pregunta se incluyó en el sondeo de opinión a los pobladores,
en donde se contó con una población total de 360 de los cuales, el 58%
califica como “Excelente” el desempeño de su enlace, 26% lo considera
“Bueno”, 12% indica que presenta un desempeño “Regular” y el 4% lo evalúa
como “Deficiente”.

870

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Este resultado manifiesta que el vecino conoce y admite el trabajo del
enlace y/o delegado, a quien lo ubica como un vecino comprometido, quien
conoce en detalle, desde los inicios la comunidad y sus problemática; además
otra característica que se asigna al enlace es que dedica tiempo a su cargo y
que además en ocasiones no hay un horario establecido, que tiene que acudir
a diferentes áreas y sectores de la colonia, y a veces a altas horas de la
noche, señalando que, se expone, sin retribución salarial, tan solo el respeto
de los vecinos.
Gráfica No. 8
Razón de la participación comunitaria.

100%

100%
100%
80%
60%
40%
20%
0%

70%

Por mis
hijos

Es mi
colonia

90%

85%

Aquí vivo Quiero Mejorar mi
desde hace seguridad colonia
mucho

En este indicador, el entrevistado, con cierta nostalgia manifiesta el
100% que participa por sus hijos y que vive en esa colonia desde hace 12
hasta 36 años; seguido del 90% que señala que trabaja para lograr la
seguridad, 85% para mejorar su colonia y el 70% indica que lo hace tan solo
por ser su colonia.
Ellos destacan que trabajan por su comunidad, tratando de generar
confianza y así aumentar el número de vecinos que participan y activar las
interacciones en grupos comunitarios que faciliten, primero el conocer la
colonia y sus recursos , segundo abrirse al dialogo y al respeto y luego
proceder a formar sus propios grupos a través de los enlaces y/o delegados
municipales, hacer sinergia con la dirección de Participación Ciudadana del
Municipio de San Nicolás de los Garza, Nuevo León, a fin de establecer
programas y/o proyectos de Intervención para el Bienestar Social y de
Seguridad de la comunidad.
Conclusiones y Recomendaciones
Desde sus inicios el Trabajo Social, busca facilitar y promover
procesos que lleven a las personas y/o comunidades a la búsqueda de la
mejora en su calidad de vida y esto lo logra al intervenir en comunidad, en
este caso, al integrarse en la Práctica de Intervención Comunitaria, a través
871

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de la participación en proyectos, en donde el poblador se vuelve el actor de
cambio al vincularse, no solo al identificar los problemas, sino también al
tomar decisiones, al integrase como participante en los proyectos para la
satisfacción de necesidades o en la obtención de beneficios para la colonia;
como lo revisamos en este estudio, donde 20 delegados comunitarios,
desarrollaron espacios de participación vecinal, retomados por los
trabajadores sociales a fin de promover proceso de organización, participación
y autogestión.
Este trabajo se realizó en cuatro colonias, ubicadas en el Municipio de San
Nicolás de los Garza, Nuevo León:





Constituyentes de Querétaro 5°
Constituyentes de Querétaro 6°
Industrias del Vidrio 2° sector
Francisco Garza Sada

La intervención se orientó a conocer el perfil comunitario y a partir de ahí, el
trabajar con aquellos pobladores llamados “Enlaces” a través de Grupos
Bases. Donde, la participación comunitaria, según López, (2008), se entiende
como una toma de conciencia colectiva de toda la comunidad, sobre factores
que frenan el crecimiento, por medio de la reflexión crítica y la promoción de
formas asociativas y organizativas que facilita el bien común; es decir, que
pretende vincular a la comunidad para la, Investigación de sus propios
problemas, necesidades y recursos existentes. Formulación de proyectos y
actividades, así como la Ejecución de proyectos mancomunados entre las
comunidades y las Instituciones, hasta las Evaluación de las actividades que
se realizan en cada proyecto.
Todo lo anterior, permitió los siguientes logros:






Vinculación con Programa de Acción Comunitaria en las cuatro
colonias nicolitas
Establecimiento de un Convenio Macro con el Municipio y 4 a nivel
micro con Escuelas Primarias y Secundarias
Continuidad y evaluación a los Programas de Intervención
Comunitaria
Participar en el Consejo Ciudadano de Seguridad del Municipio
Proponer campos para replicar esta práctica en el nuevo ciclo escolar

El indicador de relevancia en este estudio es el que refiere a la calificación
que el poblador asigna a su Líder, donde 58% lo califica de Excelente, 26%
Bueno, 12% Regular y un 4% lo evalúa como Deficiente; esto nos permite
concluir de la Aceptación del líder en la comunidad, reconociendo que es una
872

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

persona de trabajo, quien actúa para la mejora de la colonia sin pretensiones
y dedicado a la atención ciudadana.
Cabe señalar, que de este grupo se formaron dos Actas Constitutivas en
campo, además de la sinergia entre ellos y las Instituciones existentes al
interior de cada colonia, siendo estas la Constituyentes de Querétaro 5° y 6°
sector, ubicadas como comunidades de alto riesgo y con un alto grado de
vulnerabilidad y problemas sociales.
Recomendaciones


Los resultados del estudio ratifican que la estrategia clave es la
promoción de la involucración de los grupos comunitarios,
organismos públicos y privados en la puesta en marcha de Proyectos
de Bienestar Social Comunitario.



Elaborar programas dirigidos a mejorar las condiciones de las
comunidades, partiendo de sus propias necesidades.



Brindar orientación e implementar programas de educación
comunitaria como una posibilidad de reducir la pasividad de las
comunidades.



Establecer programas de capacitación a los Líderes y pobladores a
fin de modificar su actuación e incrementar la credibilidad y confianza
de la ciudadanía.



Que los proyectos de acción comunitaria sean los detonadores de la
Vinculación institucional, que faciliten el dar respuestas a las
demandas de las comunidades y permitan generar una mayor
cobertura de servicios.



Elaborar programas que continúen con estos tipos de investigaciones
y/o estudio, es decir de tipo longitudinal para conocer la evolución o
permanencia de las opiniones en torno a este tópico.



La propuesta final es sumar esfuerzos para dar respuestas
inmediatas y realistas a cada problema, ofreciendo un nivel de
calidad de vida digna. Y la estrategia es a tres niveles: Organización
Comunitaria, Programas de Bienestar a nivel preventivo y Mejoras
diversas, la interrelación de esto compone la acción social
comunitaria.

873

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Bibliografía
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Astoga, A(1991) Manual de diagnóstico participativo. Argentina. Ed.
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Bandura, Albert (1999) Autoeficacia: Como afrontamos los cambios de la
sociedad actual. Biblioteca de Psicología. Bilboa. España.
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un lugar para la ciencia y tecnología: Salud pública y algo más. [Versión
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México.
Ohio State University. Citizen participation in community development.
4
Recuperado el 22 de Julio de 2005 de http://ohioline.osu.edu.

874

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

A GESTÃO DO ORÇAMENTO PÚBLICO NA PERSPECTIVA
DO PROCESSO DEMOCRÁTICO E O PAPEL DOS
CONSELHOS DE DIREITOS
195

Valdir Anhucci
196
Vera Lucia Tieko Suguihiro

Resumo
São grandes desafios enfrentados pelos diferentes sujeitos sociais brasileiros
em se colocarem como protagonistas políticos na decisão e fiscalização do
destino dos recursos públicos. Os espaços públicos tornam-se imprescindíveis
para discussão sobre o orçamento público voltado para financiamento das
políticas sociais. No Brasil, o planejamento das políticas sociais, nem sempre
é acompanhado de estudos e debates sobre as prioridades a serem incluídas
nos planos governamentais, o que implica no enfraquecimento do processo
democrático da gestão pública. A Constituição Federal brasileira de 1988,
prevê importantes mudanças no que se refere aos espaços públicos
deliberativos. Na atualidade, estes espaços são compreendidos como
instrumentos de gestão pública democrática e participativa. Nesse sentido,
destacam-se os Conselhos de Direitos enquanto espaços políticos com a
responsabilidade de garantir maior visibilidade sobre a gestão financeira das
políticas sociais públicas, levando em consideração as necessidades
identificadas e priorizadas pelos diferentes segmentos da sociedade. A
importância dos Conselhos está em fiscalizar e controlar a gestão dos
recursos, por meio da participação dos diversos segmentos sociais sobre os
rumos dos gastos públicos. Portanto, qualificar a dimensão política dos
Conselhos é reconhecer que esses espaços constituem-se em campo de luta
de diversos interesses, conflitos, negociações, decisões e publicizações dos
recursos públicos que financiam as políticas públicas. Cabe à sociedade maior
apropriação de conhecimento sobre orçamento público, rompendo com ideia
de que se trata de um instrumento meramente técnico, e não político. Isto
exige da sociedade organizada maior aproximação dos espaços de decisões,
exercendo posição de protagonismo social e político, com capacidade de
estabelecer um campo de possibilidades para colocar na agenda pública as
deliberações das demandas sociais a serem consideradas como prioritárias
pelos órgãos governamentais. Isto significa contemplar os recursos
financeiros necessários para implementação das políticas sociais públicas a
fim de melhorar a qualidade de vida da população brasileira.

195

Docente do Curso de Serviço Social da Universidade Estadual do Paraná – UNESPAR Campus
Apucarana.
196
Docente do Curso de Serviço Social da Universidade Estadual de Londrina – UEL.

875

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Palavras-chave: Orçamento Público; Conselhos de Direitos; Processo
Democrático.
Introdução
Historicamente, a gestão pública no Brasil ainda é marcada pelo autoritarismo
e pela prevalência de práticas que não contribuem para o fortalecimento e a
consolidação do processo democrático. É grande o distanciamento e o
alijamento dos diferentes atores sociais/políticos nas tomadas de decisões no
que diz respeito à gestão das políticas públicas. Tal situação começa a se
alterar somente a partir dos anos de 1980, diante das pressões e lutas dos
movimentos sociais que se mobilizaram pelo fim da ditadura militar, e por
maior participação no processo democrático de deliberações das políticas
públicas brasileira. Naquele momento surgia um movimento em favor de uma
proposta de gestão pública participativa, na luta pelo acesso das camadas em
defesa dos seus direitos. Esse processo de mobilização e luta contra a
ditadura militar, conhecido como período da redemocratização, culminou com
a aprovação da Constituição Federal de 1988.
Embora a nova Carta Constitucional brasileira não tenha atendido todas as
expectativas dos movimentos sociais, o texto tratou de garantir os espaços
públicos deliberativos em que a população brasileira conquistava a
possibilidade de participar ativamente do processo de formulação das políticas
sociais públicas. Esses espaços deliberativos são chamados de Conselhos
Gestores e Conselhos de Direitos, considerados espaços públicos importantes
e fundamentais para a democratização das decisões sobre os rumos das
políticas sociais públicas. Nesta perspectiva, é a partir da atual Constituição
Federal de 1988 que se estabelece outra relação entre Estado e sociedade
civil, mais horizontal e menos vertical, nos diferentes espaços públicos.
Nesse sentido, a gestão de políticas públicas no Brasil passa pela ampliação
da participação da população no que se refere à coisa pública. Tal perspectiva
de participação inclui a possibilidade das massas populares influenciarem as
decisões em torno do orçamento público, de modo a ampliar o protagonismo
dos Conselhos no exercício da participação e do controle social sobre a
gestão pública, em especial, sobre a definição e implementação do orçamento
público no âmbito das políticas sociais públicas. Isto significa garantir maior
visibilidade aos recursos públicos utilizados no financiamento das políticas
públicas. Assim, esse trabalho tem por objetivo ampliar a reflexão sobre o
papel e a importância dos Conselhos de Direitos no processo de discussão,
planejamento e implementação das políticas públicas e do orçamento público
que as financiam.

876

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Os limites e possibilidades dos conselhos na consolidação de uma
gestão pública democrática no campo das políticas sociais
A mobilização da sociedade civil organizada do Brasil, no final
da década de 1970 e início da década de 1980, permitiram que setores
populares participassem ativamente da gestão de políticas sociais públicas,
com a promulgação da Constituição Federal de 1988. Isso implica em dizer
que no Brasil, a década de 1980 foi marcada por um período caracterizado
por um intenso movimento histórico de luta com vistas a ampliar os
mecanismos institucionais de diálogo entre o Estado e os cidadãos. A atual
Constituição brasileira foi elaborada sob forte influência da sociedade civil
organizada, com participação ativa dos movimentos sociais, sindicatos e
associações, valendo-se de emendas populares, em que elegeu a
descentralização como diretriz do processo de gestão da administração
pública. Trata-se de uma Constituição que consagrou um contexto favorável à
participação dos cidadãos nos processos de tomada das decisões políticas
consideradas essenciais ao bem-estar da população (CAMPOS e MACIEL,
1997).
A partir da Constituição Federal de 1988, os segmentos da
sociedade civil, em especial os setores populares, têm a possibilidade de
participar e exercer o controle social sobre a gestão das políticas sociais, o
que inclui também, o exercício do controle social sobre o destino dos recursos
públicos voltados para o financiamento dessas políticas. Na prática, é a
possibilidade de se estabelecer uma democracia que vai para além da
escolha dos governantes, já que “[...] essa Constituição adotou como princípio
geral a cidadania e previu instrumentos concretos para seu exercício via a
democracia participativa” (GOHN, 2003, p. 83-84).
Entendendo o processo de participação como estratégia capaz
de interferir nas decisões sobre a coisa pública, é importante destacar que o
embate político que se deu nesse período permitiu a redefinição do conceito
de controle social.
Compreender a nova concepção de controle social que se
apresenta hoje no Brasil exige mencionar aspectos ocorridos na história
recente do país, especialmente no processo democrático posterior ao fim do
Regime Militar. Com isso é preciso considerar as distintas concepções de
controle social que podem apontar tanto para o controle do Estado sobre a
sociedade ou da sociedade sobre o Estado. O primeiro é aquele exercido por
meio da repressão, no sentido de estagnar, manter a ordem vigente e impedir
manifestações e movimentos sociais que possam ameaçá-la. Em outra
perspectiva, o controle social pode ser concebido como a atuação dos
indivíduos interferindo nas decisões do Estado, o que significa a ampliação
dos espaços democráticos e, portanto, implica no controle da sociedade sobre
o Estado (SPOSATI; LOBO, 1992).
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Até meados da década de 1980, em especial durante o período
militar, predominava a ideia de controle social do capital e do Estado sobre o
trabalho, ou seja, do explorador sobre a classe explorada. O controle social foi
exercido no Brasil, nas décadas de 1920 e 1930, quando o trabalho surge
como livre e o mercado passa a se moldar nas peculiaridades capitalistas, e
para tanto, os mecanismos e objetivos do controle social eram: desmobilizar o
movimento operário e aumentar a lucratividade do capital, através da
produção, concedendo aos trabalhadores “benefícios”, em troca do “bom
comportamento” destes diante de greves e reivindicações (IAMAMOTO e
CARVALHO, 2008).
Com fim da ditadura militar, e como saldo positivo das
mobilizações ocorridas a partir do final da década de 1970, pode-se afirmar
que não há um sentido unívoco sobre o controle social, de maneira que seu
significado tanto pode estar dotado de perversidade, repressão e dominação
como podem significar a possibilidade de um esforço democrático pautado na
luta política, com o objetivo de romper com o conservadorismo e autoritarismo
ainda presentes na sociedade brasileira. Sendo assim, a ideia de controle
social pressupõe a luta pela consolidação de uma gestão democrática, com
ampliação de espaços de decisão, e capacidade da população em exercer o
controle social sobre a coisa pública. Nesse sentido, com base na atual
legislação brasileira, o controle social implica no
[...] acesso aos processos que informam decisões
da sociedade política, viabilizando a participação
da sociedade civil organizada na formulação e na
revisão das regras que conduzem as negociações
e arbitragens sobre os interesses em jogo, além
da fiscalização daquelas decisões, segundo
critérios pactuados (RAICHELIS, 2008, p. 81).
Nessa nova perspectiva de gestão, os Conselhos de Direitos
vêm se caracterizando enquanto espaço ampliado e aberto de debate, em que
os diferentes atores sociais/políticos devem influir nas decisões políticas,
construindo regras que direcione e controle as ações da administração do
poder público. Nesse sentido, os Conselhos se colocam como espaços com a
responsabilidade de criar os critérios capazes de orientar a utilização
democrática do dinheiro público. Assim, os Conselhos são importantes
instrumentos de gestão pública, tendo como função “[...] garantir, portanto, os
princípios da participação da sociedade nos processos de decisão, definição e
operacionalização das políticas públicas” (GOMES, 2000, p. 166).
Os espaços públicos dos Conselhos permitem que a população
avance nas práticas que superem a participação fragmentada, ampliando seu
acesso às decisões no que tange às políticas sociais e do orçamento público
que as financiam, de forma a buscar a superação de práticas clientelistas,
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

patrimonialistas e autoritárias, ainda prevalentes na realidade brasileira. Isso
implica em alterar significativamente as relações entre Estado e sociedade, de
modo que o Conselho passa a subsidiar as ações do poder público, dando lhe
um caráter inovador, constituindo uma
[...] novidade no campo de gestão das políticas
sociais claramente embasadas em uma
concepção de democracia participativa. Sua
institucionalização permite um novo tipo de
participação da sociedade civil, que não se esgota
no processo eleitoral. São instrumentos para
deliberar, controlar e fiscalizar as políticas
desenvolvidas nas três esferas de governo,
firmando bases empiricamente para a construção
de uma política democrática (MARTINS, 2004, p.
190).
Isso é evidenciado pelo fato de que os Conselhos “[...] foram
criados com objetivos institucionais para assegurar aos cidadãos organizados
melhores recursos e meios para influenciar na definição da agenda pública em
setores específicos de políticas sociais” (CAMPOS, 2006, p. 111). Além disso,
a consolidação de uma gestão pública democrática exige a presença e o bom
funcionamento dos Conselhos, considerando que os mesmos contribuem para
“[...] o fortalecimento dos diversos sujeitos presentes em cena. De um lado, o
Estado com suas instituições governamentais, recursos financeiros e
humanos, e de outro, a sociedade civil, com sua diversidade e
heterogeneidade” (PAZ, 2006, p.118).
A prevalência do interesse coletivo em detrimento dos
interesses privados e corporativos exige um Conselho estruturado, com
capacidade de articular propostas que assegure a necessidade da maioria.
Para Raichelis e Wanderley (2004), temas como controle social, visibilidade,
transparência na gestão dos recursos públicos e nas decisões e,
principalmente, a divulgação das informações não podem se restringir aos
gestores públicos. Tornam-se urgente e imprescindível a mobilização e o
envolvimento de novos sujeitos políticos, com vistas a ampliar o acesso à
esfera pública e democratizá-la. Com isso, os Conselhos constituem-se em
espaços revestidos de uma dimensão política capaz de superar práticas
individualistas, na medida em que são
[...] espaços públicos de composição plural e
paritária entre Estado e sociedade civil, de
natureza deliberativa, cuja função é formular e
controlar a execução das políticas públicas
setoriais. Quanto à composição plural e paritária
são portadores de valores não apenas distintos,
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mas por vezes antagônicos. Esta pluralidade não
se
relaciona
apenas
à
dicotomia
Estado/sociedade, mas se reflete também nas
fragmentações internas aos referidos campos. A
pluralidade na composição é o elemento que
reponde pela natureza pública e democrática
desses novos arranjos deliberativos (DAGNINO
apud BATTINI; COLIN; FOWLER, 2003, p. 39).
Neste sentido, o debate plural nos espaços dos Conselhos
ganha importância para o enfrentamento de interesses e de projetos
antagônicos, se configurando como instrumento político de controle e
consolidação da gestão democrática.
Trata-se de uma gestão pública construída a muitas mãos,
inclusive com a participação ativa dos usuários das políticas sociais no
processo de elaboração do diagnóstico, planejamento, implementação e
avaliação das políticas sociais. É nessa perspectiva que está o potencial dos
Conselhos, ou seja, a capacidade em contribuir de forma decisiva na
consolidação de um processo de democratização na gestão da coisa pública,
cujas decisões sobre as políticas sociais são traduzidas em ações que
modificam a vida de parcela significativa da população.
Para tanto, se faz urgente que os Conselhos se coloquem como
“[...] instrumento de controle do Estado pela sociedade, portanto de controle
social e político: possibilidade de os cidadãos definirem critérios e parâmetros
para orientar a ação pública” (TEIXEIRA, 2002, p.38).
Assim, esse estudo é parte da pesquisa – “Os Instrumentos de
Controle Social sobre o Orçamento Público para Crianças e Adolescentes:
Cidadania Garantida”, desenvolvida no Departamento de Serviço Social da
Universidade Estadual de Londrina/Paraná, com apoio do CNPq. Para a
realização da pesquisa optou-se pela abordagem qualiquantitativa com a
utilização de entrevista, a partir de perguntas fechadas e de questionário de
múltipla escolha para a coleta de dados quantitativos. A pesquisa foi realizada
no ano de 2013, tendo como sujeitos os Conselheiros de 51 municípios da
Região Norte do Paraná, totalizando 80 entrevistados.
A partir da pesquisa pode-se constatar a dificuldade que a
população tem para enxergar os Conselhos como lócus de debate e da
construção de propostas que apontam para o atendimento do interesse
coletivo. Os Conselhos não tem se colocado como espaços de amplo debate
na perspectiva de contribuir com o planejamento a longo prazo das políticas
sociais, se restringindo às deliberações sobre assuntos urgentes e de pautas
vinculadas aos interesses imediatistas e de curto prazo. Nesse sentido, seu
papel de formulador de políticas sociais fica prejudicado, na medida em que
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

prevalece decisões voltadas para resoluções de problemas de caráter
imediato e fragmentado.
A gestão democrática também fica prejudicada na medida em
que a participação existente no âmbito dos Conselhos não tem sido capaz de
envolver, de maneira significativa, os mais diversos atores sociais. Diante de
reuniões esvaziadas são grandes os desafios para ampliação do debate sobre
as necessidades dos segmentos que representa. Nem sempre há uma
disposição por parte dos conselheiros em empreender uma luta coletiva capaz
de influenciar as decisões do poder público constituído. A efetiva participação
e o pleno exercício do controle social não fazem parte do cotidiano dos
Conselhos, sendo os mesmos desvalorizados enquanto espaço público e
como instrumento de gestão pública democrática. O debate amplo e plural em
torno da construção de políticas sociais públicas não está presente no
cotidiano de deliberações dos Conselhos.
A pesquisa evidenciou ainda as dificuldades dos Conselhos em
participar ativamente do processo de discussão, planejamento, decisão e
implementação sobre o orçamento público. Pode-se considerar embrionárias
as ações dos Conselhos em relação ao exercício do controle social sobre o
destino dos recursos públicos voltados às políticas sociais.
Embora os Conselhos reconheçam a insuficiência dos recursos
públicos investidos nas políticas sociais, destacando a precariedade dos
serviços oferecidos, o orçamento público não tem sido objeto de debate no
espaço dos Conselhos. Isso demonstra que o orçamento público não é
entendido como instrumento político definidor de prioridades e garantidor dos
recursos necessários para execução das políticas públicas.
Nesta
perspectiva, as decisões sobre o destino dos recursos públicos ficam restritas
no âmbito do poder público.
A cultura política autoritária e antidemocrática ainda prevalente
no Brasil é identificada pela resistência do poder público em aceitar o debate
sobre orçamento público nos espaços dos Conselhos. É ainda muito presente,
a ideia de que a responsabilidade pela tomada de decisões sobre o
orçamento público é prerrogativa do poder constituído.
Esta situação ainda é agravada pela falta de conhecimento e
domínio sobre o processo orçamentário, o que fragiliza a capacidade dos
Conselhos em influir nas decisões em torno do orçamento público. Como
conseqüência, tem ocorrido o distanciamento e alijamento da população no
que diz respeito às questões relacionadas aos recursos públicos,
prevalecendo a ideia equivocada de que se trata de uma discussão de caráter
técnico, o que tem desqualificado a dimensão política do orçamento público.
Assim, a fragilidade de participação dos Conselhos também tem
evidenciado sua baixa capacidade de tencionar o poder público na ampliação
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

de investimentos, o que tem precarizado as políticas sociais frente às
prioridades que estão dadas no âmbito da sociedade.
A pesquisa expressa ainda as dificuldades presentes nas
práticas dos Conselhos, principalmente aquelas relacionadas ao controle
social sobre as ações do Estado, na medida em que têm se colocado em uma
condição de subalternidade frente ao poder público constituído, prejudicando
o seu papel político na luta pela gestão pública em favor dos interesses dos
segmentos que representa, em especial, no que se refere à definição e
implementação do orçamento público, instrumento garantidor das políticas
públicas.
Considerações finais
A reflexão realizada neste estudo, aponta para o longo caminho que os
Conselhos ainda têm a percorrer, principalmente no que se refere ao
processo participativo da sociedade, com capacidade de exercer o controle
social e, assim, influenciar nas ações do poder público. A relação entre Estado
e sociedade civil prevista na atual Constituição Federal brasileira, garante a
importância dos Conselhos enquanto espaço de democratização da gestão
pública. No entanto, há muitos desafios a serem enfrentados, principalmente
no campo das práticas imediatistas, pontuais e fragmentadas dos Conselhos,
que pouco tem contribuído para o avanço do processo democrático de gestão
pública.
Não se pode acreditar que a participação e o controle social,
com vistas a construir uma gestão democrática, se deem apenas pela garantia
legais constitucionalmente estabelecidas. A preservação de espaços de
participação na legislação brasileira se configura como um importante avanço,
no entanto, em se tratando da coisa pública, vai-se exigir uma mudança
cultural tanto no âmbito do Estado como da sociedade civil. Cabe à sociedade
civil organizada manter a vigilância social e política sobre as ações públicas,
organizando, ampliando, valorizando e aperfeiçoando os mais diversos
espaços de luta coletiva, entre eles os Conselhos. Já ao Estado cabe a função
de não dificultar a participação da população, de forma a contribuir para a
consolidação da gestão democrática.
Quando se trata de gestão pública das políticas sociais o
orçamento público ganha uma dimensão política, ou seja, é nos espaços dos
Conselhos de Direitos que os diferentes atores sociais e políticos devem
demonstrar a capacidade coletiva em lutar pela democratização das decisões,
pautando o debate sobre as demandas e necessidades da população,
mediado pelo orçamento público enquanto instrumento político viabilizador de
políticas públicas.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Referências
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El fenómeno del consumo excesivo de alcohol entre los
jóvenes del área metropolitana de Monterrey, un análisis de
las perspectivas y motivaciones de los autores; rutas de
acción para el Trabajo Social. 197
Juan Luis Herrera Díaz

198

Resumen
Objetivo: Analizar las perspectivas y motivaciones de los jóvenes del área
metropolitana de Monterrey respecto al fenómeno del consumo excesivo de
alcohol; Con el fin de establecer rutas de intervención desde Trabajo Social
respecto al fenómeno estudiado.
Metodología: Esta investigación es de corte cualitativo desde la perspectiva
fenomenológica. Para recopilar la información se usaron técnicas como la
observación, la entrevista a profundidad, diario de campo. Se trabajó con
nueve jóvenes (siete hombres y dos mujeres), de entre 15 y 29 años de edad,
todos ellos de diferentes municipios del área metropolitana de Monterrey, los
cuales presentan o presentaron problemas con el consumo de alcohol. Se
tiene la intención hermenéutica de análisis, en busca de obtener un
acercamiento con mayor precisión al individuo respecto del fenómeno.
Buscando rutas de acción para el Trabajo Social
Resultados: Una común motivación para el consumo de alcohol, es la
búsqueda de convivencia. La perspectiva de los jóvenes estudiados, denota
un amplio sentido de intención por conseguir convivir con las personas que
resultan importantes para ellos. Por otro lado, el significado de “libertad”
atribuido al alcohol por parte de los jóvenes, es algo que resulta trascendental
en su subjetividad.
Los esfuerzos de intervención, necesitan de ese acervo sobre le subjetividad
de los autores, pues de no ser así carecerían de fuerza; Por esta razón el
trabajador social debe conocer la realidad individual de los usuarios, lo mismo
debería ser con las políticas sociales, pues para generarlas se debería
conocer la realidad macrosocial pero también la microsocial, en la búsqueda
del bienestar social.

197

Este trabajo se deriva de una investigación mayor para la asignatura de Investigación Social
Cualitativa.
198
Estudiante en Trabajo Social y Desarrollo Humano, de la Universidad Autónoma de Nuevo
León. Ponencia presentada en el XI Coloquio Internacional sobre Políticas Sociales
Sectoriales: Implicaciones Bioéticas y Sociales de la Reproducción Humana Asistida; 3 y 4 de
Septiembre de 2015, Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano de la Universidad
Autónoma de Nuevo León.

884

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Conclusiones: Es necesario incluir al desarrollo integral del ser humano
(deportivo, intelectual, académico, social, psicológico y emocional) en las
políticas públicas que se realicen en las naciones latinoamericanas. Y realizar
labores investigativas desde el Trabajo Social.
Palabras claves: Perspectivas, alcohol, motivaciones, Jóvenes y Trabajo
Social.
Introducción
En la actualidad, el alcohol se ha fundido con las dinámicas festivas
adoptadas por los jóvenes en el área metropolitana de Monterrey. Ellos
encuentran en el alcohol su arma de socialización ideal para dirigirse en el
mundo sin “presiones y coerción” que deciden vivir, moldeándose así las
perspectivas que les motivan a consumir o no alcohol.
Según datos oficiales, en Nuevo León, la segunda causa de muerte en
personas de 15 a 29 años, son los accidentes de tránsito (INEGI, 2011).
Además, al menos el 2.4% (1,402) de los accidentes de tránsito están
relacionados con el alcohol. (INEGI, 2011).
Aunque estas cifras podrían ser mayores, pues de los accidentes de tránsito
suscitados desde 2006 hasta 2011 en el estado, se ignora si hubo consumo
de alcohol en el 13.9% de los casos. (Accidentes de tránsito en zonas urbanas
y suburbanas, INEGI, 2011).
Mientras tanto, en México, el 11% de las muertes en hombres de 15 a 29 años
están relacionadas con el consumo del alcohol (Secretaria de Salud, 2007;
Tuñon y Bobadilla, 2005). Y a nivel mundial, según la OMS (2008), el
consumo excesivo de alcohol es una de las principales causas de muerte
prematura y discapacidad. Siendo este un fenómeno social cuyas
implicaciones afectan a un gran número de la población joven, no solo en
Monterrey, sino en todo el mundo, para el Trabajo Social debe ser un asunto
de especial interés.
¿Cuál es la perspectiva de los jóvenes del área metropolitana de Monterrey
respecto al consumo del alcohol?, ¿Cuáles son sus motivaciones para el
consumo de alcohol?, ¿Por qué incurrir en el consumo excesivo de alcohol?,
¿Cómo se puede intervenir en este fenómeno desde el Trabajo Social.
En base a estas preguntas, el objetivo de este trabajo es desarrollar y analizar
diversas perspectivas teóricas y relacionarlas con estrategias de intervención
con el fin de comprender en mejor forma la subjetividad de los jóvenes y
buscar rutas de acción sobre este fenómeno desde el Trabajo Social.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Metodología
La metodología de esta investigación es de corte cualitativo desde la
perspectiva fenomenológica. La razón de realizar esta investigación desde el
corte social cualitativo, es por la posibilidad práctica que la investigación
cualitativa da para estar inmerso en el contexto del individuo, así como
aprender sobre la realidad y subjetividad de los sujetos estudiados.
Y como afirmaran Taylor y Bogdan (1992), en investigación cualitativa (la cual
es inductiva), los conceptos y comprensiones surgen en base a los datos que
van obteniéndose en la misma investigación.
Esta investigación en busca de perspectivas y motivaciones, necesita de la
subjetividad de aquellos individuos sobre los cuales se está trabajando, pues
es su opinión o percepción acerca del fenómeno lo que se trata de
comprender, ya que ellos hacen posible el fenómeno estudiado.
También es crucial recordar lo explicado por Cook y Reichardt (2005), sobre
que el estudio fenomenológico está fundamentado en la realidad subjetiva de
los sujetos de estudio, con el fin de obtener descubrimientos; que además es
inductivo, exploratorio y descriptivo.
La fenomenología es por ello el enfoque a utilizar en esta investigación; pues
si bien es cierto existen otras perspectivas presenciales (Ednometodologia,
etnografía, interaccionismo simbólico, entre otros.), el énfasis que la
fenomenología da a la subjetividad del individuo de manera explicativa y
descriptiva (experiencias y significados) resulta bastante practico y
fundamental para alcanzar el objetivo de la presente investigación.
Se trabajó con nueve jóvenes (siete hombres y dos mujeres), de entre 15 y 29
años de edad, todos ellos de diferentes municipios del área metropolitana de
Monterrey, los cuales presentan o presentaron problemas con el consumo de
alcohol.
Si bien, este es un estudio fenomenológico, se tiene también la intención
hermenéutica de análisis, en busca de obtener un acercamiento con mayor
precisión al individuo respecto del fenómeno; pero esto, más como una
acentuación analítica de la información, que como base operativa para el
trabajo. Atendiendo además al análisis crítico de la información en relación
con el contexto y la intervención desde el Trabajo Social.
Resultados
Ámbito Social Familiar
De entrada, tomando en cuenta la notoria importancia de la familia como
primer rubro social en la integración de los individuos, donde funge en los
procesos de la internalización con respecto a los fenómenos sociales;
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

enseguida, se muestra el análisis a la situación familiar general de los sujetos
estudiados.
Sin mi Mamá, pues estamos solos. (S1/B/19/S/CT/S/J/NL)
Cuando en las familias falta algún miembro, esto puede generar un ambiente
enralecido, atenuándose cuando de la Madre se trata, pues como se pudo ver
en el pasado fragmento de entrevista, la ausencia de su Madre, hace sentir al
sujeto que él, su Padre y hermano, están solos (hombres que deben hacerse
cargo completamente de las labores del hogar).
Entonces, la constante por el factor familiar se vuelve en uno de esos
aspectos que ya se tenían en mente, y a raíz de esta investigación, podemos
constatar, pues la mayoría de los sujetos estudiados ha tenido o tiene
problemas familiares.
Entre algunos de los factores que pueden considerarse determinantes para
que el sujeto beba alcohol se encuentra la influencia de la familia, aunque si
bien es cierto que esta puede influir en un alto grado de probabilidad, puede
haber excepciones. Ejemplo de ello es lo expuesto por uno de los jóvenes con
los que se trabajó en esta investigación.
Si como para todos, como para todos es influencia…este… para mi influencia
fue maaas verlos a ellos y ya el punto de decir oye pues también mis
hermanos toman…también fue una excusa muy mala vd pero también me
influencio un poco e ya tenía eso de tomar, de mis hermanos toman yo
necesito tomar, eera algo normal para mi… verlos tomar y pss dije no porque
no. (L/H/23/S/E y T/RSN/SN).
Ahora bien, sobre la relación entre la familia y el consumo de alcohol, otro de
los jóvenes, cuando se le cuestionó sobre los hábitos de su familia respecto al
alcohol, expresó que:
“En general solamente mi hermanaa la mayor, si es la que la que toma”.
(L/H/23/S/E).
Contexto Social-cultural y Ambiente
El contexto social al igual que el ambiente puede llegar a influir directamente
en los patrones de conducta con respecto al fenómeno estudiado, generando
en los individuos ciertas necesidades de origen social que los motivan a
consumir alcohol con mayor frecuencia.
Dentro de la red secundaria (inmersa en la sociedad), el individuo pasa gran
parte de su tiempo y por ende internaliza muchos de los aspectos presentes
en el contexto. Es decir, el papel de la sociedad sobre las decisiones y
perspectiva que el individuo adopta respecto a determinado fenómeno social,
resulta en un factor fundamental en relación a la manera de actuar de los
sujetos.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Tal es la coerción que la sociedad ejerce sobre el individuo que los jóvenes al
momento de convivir en algún grupo social que ingiere bebidas alcohólicas, se
ven literalmente obligados (así lo perciben) a imitar esa conducta. (North y
Orange, 1989).
Ahora bien, No se puede dejar de lado la influencia que la mercadotecnia de
las bebidas alcohólicas ejerce sobre los jóvenes, tal es así que terminan
(muchos de ellos) siendo parte del fenómeno del abuso en el consumo del
alcohol. (North y Orange, 1989).
Respecto a la influencia del contexto sobre el individuo, cuando se le preguntó
a uno de los jóvenes, sobre las causas por las que la gente consume alcohol,
el refirió las siguientes palabras:
La razón principal, bueno, por ejemplo en mi caso pues yo lo veo por felicidad,
pues ósea no es por una depresión o cosas así, sino, no sé el habito se hace
y pues tomas a y cosas así tomas, otra obviamente son las amistades paraa
entrar a un círculo social, a lo mejor no se la mayoría de las personas, no sé,
si tu no tomas las demás personas si, pos te van induciendo a ese círculo
social, entonces porque quieren ser aceptados a ese círculo social entonces
comienzas a, a ser como ellos tomar , quieres ser como ellos… (L/H/23/S/E y
T/RSN/SN)
1. Perspectivas respecto al fenómeno del consumo de alcohol.
Se han realizado muchas investigaciones buscando determinar las causas de
este fenómeno, se han tomado en cuenta aspectos importantes como la
interrelación del individuo con la sociedad o la coerción que el contexto ejerce
sobre el mismo.
Sin embargo, la labor fundamental de este trabajo es percibir o alcanzar a
comprender (a la medida de lo posible), la realidad que las personas inmersas
en este fenómeno tienen respecto a su cosmovisión. Es decir, lo que más
preocupa en esta investigación es comprender “¿Qué es lo que los jóvenes
sienten respecto al alcohol?”, pues la respuesta a esto sería el ¿Por qué los
jóvenes consumen tanto alcohol?.
Según Guerra (1977), algunos jóvenes piensan que el beber no es en
realidad algo similar a otras cosas de la vida, que por lo tanto no se podría
decir que se trate de algo “bueno o malo”.
Debido a esta abstracción dada por la subjetividad, queda justificado el
comportamiento en el cual consumir alcohol no tiene consecuencias algunas,
sino que solo es parte del aquí y el ahora; “que importa el futuro”, la cosa es
vivir.

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Una idea muy común que los jóvenes dan al consumo excesivo de alcohol es
que se vuelven más amistosos cuando están ebrios. Existe una posibilidad
que al menos indirectamente el alcohol aporte algo para que tengan esa
personalidad; sin embargo, afirmarlo sería olvidar que la mitad de los
asesinatos están relacionados con el alcohol, así como un tercio de los
suicidios, por ende, entre más ebrias se encuentren las personas más
abundan en todos los aspectos destructivos de la vida (North y Orange, 1989).
Acerca de la opinión de los jóvenes respecto a la propaganda y estadísticas
sobre las consecuencias del consumo excesivo de alcohol, North y Orange
(1989), refieren que muchos de los jóvenes expresan que “toda esa publicidad
sobre los riesgos de beber y manejar un automóvil es exagerada”.
También, es importante recordar que la etapa de la juventud en general es
conocida por la ambigüedad en el pensamiento y la dominación emocional de
las sensaciones satisfactorias. Es decir, la juventud está llena de esas
actitudes como “vivir el presente sin atender el mañana”.
Por otro lado, sería importante hacer mención del sentido de adultez que los
jóvenes buscan encontrar en las bebidas alcohólicas. Ejemplo de ello, es lo
abordado por North y Orange (1989), sobre la admiración que algunos
jóvenes presentan a sus amigos que consumen más alcohol. Algo así como
decir “Admiro a tal amigo porque se puede tomar una botella entera de licor de
un trago y luego seguir como si nada”; aunque esto es imposible, pues quien
tome esa cantidad de alcohol en esa forma, pasadas unas horas caería
muerto o iría a dar a un hospital.
Otro de los significados detectados es el de “sentirse alivianado” y ser capaz
de cambiar su personalidad; es decir “moldearla” con el alcohol a la manera
que él quiere o cree necesitar en cierto contexto social.
Pues fíjate que te sientes alivianado… para que salgas de tu personalidad.
(L/H/23/S/E Y T/RSN/SN)
El significado literal que dan al fenómeno (específicamente a la sustancia), es
“libertad”, es decir “el alcohol es libertad para mí”. Pues resulta en una manera
de liberarse de las presiones sociales que le rodean. Otro muy notorio
significado es el de considerar el alcohol como algo especial, que vale la
pena defender e incluso “agredir” a otra persona por él. Esto, aunado a lo
expresado por
Es una cerveza muy rica, es muy pesada, pero muy rica, a mí se me hace
muy rica… esta persona empezó a agarrar cervezas de las que yo compre,
que te digo que eran especiales… yo fui y le dije en buen plan “¡¿Eh, tu
agarraste cervezas de las que eran especiales para mí?!”.
(E/H/21/S/NENT/G).
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Otra subjetivación que vale la pena abordar, es lo expresado por otro de los
sujetos de estudio: Para sacar todo el estrés que traes, el alcohol te ayuda a
liberarte. (WA/23 A/S/ T/M).
Existen infinidad de significados como personas hay, sin embargo en este
apartado, se abordan algunos de los que se pudieron constatar en los sujetos
de estudio con los que se trabajó. En la mayoría de los casos, los significados
que manejan las personas implicadas en determinado fenómeno social son de
origen positivo, es importante detectar las fuentes de atractivo que involucran
a la juventud en el consumo excesivo de alcohol.
El alcohol te relaja y te ayuda a tirar todos los problemas. (WA/23 A/S/TY
E/M).
Tomando en cuenta el anterior comentario, es importante recordar que esta es
una idea muy común, que se puede escuchar en muchas partes de la
sociedad. Esta idea produce en el individuo la necesidad de consumir la
mencionada sustancia.
En otro orden de ideas, hablando con otro joven, se pudieron analizar en su
discurso gran cantidad de explicaciones sobre las consecuencias del consumo
en exceso del alcohol, pero la siguiente sentencia, define la negatividad
significativa en este sujeto de estudio.
“Por
unas
malditas
(S1/B/19/S/CT/S/J/NL).

cervezas

anda

pasando

una

tragedia”.

Sobre el nivel de importancia que el alcohol representa para el individuo, uno
de los jóvenes refirió que: Casi no siempre salimos todos juntos ya sea que
lleguemos a salir juntos son como una cerveza especial para un momento
especial. (E/H/21/S/NENT/G).
2. Motivaciones relacionadas al fenómeno estudiado.
Las motivaciones para que el individuo forme parte del fenómeno social
tratado, son tan extensas como la complejidad misma de la naturaleza
humana refiere. Por lo tanto es importante atender a tantos factores como sea
posible para poder determinar de manera más concreta (ajena a
subjetividades) cuales son las verdaderas motivaciones causales de que este
fenómeno tenga tal auge en nuestra sociedad actual.
De acuerdo con Velasco (2000) algunas de las motivaciones que los jóvenes
tienen para ingerir alcohol es la idea estereotípica de que esta sustancia es
señal o símbolo de madurez. Debido a esto tienden a imitar los patrones de
consumo que los adultos tienen, buscando alcanzar esa madurez.
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Otra motivación fundamental abordada por Velasco (2000), es el anhelo y
deseo de sentirse aceptados en un grupo; así como también la creencia de
que el alcohol ayuda y favorece en las interacciones y relaciones sociales.
Acerca de esto, es fundamental expresar que al sentirse controlados o
manipulados por las reglas y normas impuestas por la sociedad, los individuos
se revelan mediante conductas que socialmente no son aceptables; y de aquí
se derivan conflictos entre cultura y sociedad. Esto orilla al individuo a buscar
alternativas para liberarse de esa presión, convirtiéndose el consumo de
alcohol en la más común. (Velasco, 2000).
Según North y Orange (1989), la gente ingiere alcohol porque está contenta,
festiva, deprimida, nostálgica, irritada, culpable, entre casi cualquier factor
emocional. Por esto, la complejidad del fenómeno.
Otra motivación de corte común es el ambiente donde determinado este
predispone la mentalidad subjetiva del individuo hacia el consumo excesivo y
cada vez más repetitivo de la droga en cuestión (alcohol).
La motivación superficial más común entre los sujetos de estudio no es otra
que el simple deseo de placer. No se debe pasar por alto que el alcohol es
una droga y por esa razón es que produce esta clase de efectos en estas
personas pero también coadyuvan en la aparición de la adicción. Muchas
otras personas buscan consumir alcohol por que existe la idea de que esta
sustancia genera alegría y euforia constante en quienes la consumen. Esto es
un error o bien una omisión de información, pues está comprobado que lejos
de ser esa “droga” tranquilizante y “gozosa”, es un depresivo.
En esta sociedad aparentemente “alcoholizada” donde pareciera que las
fiestas y reuniones requieren de alcohol para tener éxito y ser joviales. A tal
grado que una fiesta donde no hay alcohol, resulta “aburrida”. (Guerra, 1977).
Este aspecto de la sociedad, presenta al alcohol como una “necesidad de
convivencia”. Esto se hace claramente evidente en el primer pensamiento que
cruza por la mayoría de muchos y no tarda en hacerse audible “¿Quién pone
la cerveza?”, o “¿Va a haber cerveza?”, sentencias más populares entre los
jóvenes.
Dicho de esta manera, el grado de necesidad para la festividad que
contemporáneamente ha adquirido el alcohol, se convierte en una
trascendental y profunda motivación compleja para el consumo de alcohol.
Ahora bien, entre las motivaciones más poderosas, aparece la coerción del
grupo sobre el individuo, donde el consumir alcohol “es regla” para estar en la
“misma onda” y para no parecer un “antisocial” en la fiesta.

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Sobre esto, el alcohol es indispensable en casi todos los grupos sociales en la
República Mexicana, en cada nivel económico, en todas las regiones del país;
gran parte de la vida social gira en torno al alcohol. Por ejemplo en bautismos,
bodas, quinceañeras, confirmaciones, fiestas, graduaciones, ente muchos
otros festejos. (Guerra, 1977).
Tras los datos obtenidos durante la primera parte de esta investigación
(recolección de información), ha sido constante la mención de los individuos
respecto al concepto de socialización; más adelante será desarrollado y
analizado este concepto.
La “frustración” aparece como una poderosa motivación para consumir
alcohol. Los jóvenes de hoy, son personas en verdad ocupadas, algunos de
ellos estudian y trabajan, generando esto por sí mismo un gran estrés. El
“maniobrar” para poder ajustar su tiempo y energías con el fin de poder
sobrellevar estas presiones (académicas y laborales), los pone en una
situación en verdad estresante, y por siguiente, en un estado de frustración.
A raíz de la situación económica actual en el país (México), es cada vez más
común que los jóvenes se vean en la necesidad de trabajar. Muchas veces,
comparten su trabajo con personas mayores a ellos, para los cuales el
consumo del alcohol es algo habitual.
Esta diferencia tan marcada de edades, predispone la influencia experiencial
de los mayores sobre los menores. Es decir, en el mundo de los adultos es
común y legal el consumo del alcohol, por ello, no es de sorprenderse que al
estar tan relacionados con estas tendencias conductuales, busquen involucrar
a los jóvenes en su mundo ejerciendo presión sobre ellos.
Teorizando, “los jóvenes al sentir esta presión, se ven orillados a ingerir
alcohol con el propósito motivacional de ser tal cual sus compañeros de
trabajo”. Esto, olvidando las grandes ventajas de la edad en la que viven.
Ahora, cuando en esta investigación, se le cuestionó uno de los sujetos de
estudio sobre la razón por la cual empezó a tomar, este respondió que cuando
tenía la edad de 17 años y empezó a trabajar, al compartir hábitos de
convivencia con sus compañeros de trabajo (mayores a él), durante cierta
estadía en un restaurant-bar, viendo un partido de futbol, sus compañeros de
trabajo lo incitaron para que consumiera alcohol.
Neh, me dijeron “¡Nembre sobres, tómale mijo!” y que no sé qué y pos ya…
“¡Bueno, pos dame!” y ya… me tomé ese día como unas tres medias nomas.
(S1B19SCTSJNL).
Haciéndose notorio lo mencionado con anterioridad, que después sería
reafirmado cuando se le peguntó sobre el origen de esa idea de consumir
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alcohol y quien se la había inculcado. El individuo expresó lo siguiente: ¡Sii!,
mis amigos de ahí mismo del trabajo.
También se propone que “Esa búsqueda de dar el paso desde la niñez hasta
la adultez es una poderosa motivación para que los jóvenes consuman
alcohol”. Olvidando que entre ambas etapas de la vida, existe otra llamada
juventud.
Al preguntar sobre la razón por la cual los jóvenes toman, uno de los sujetos
hizo referencia a su propia cosmovisión cuando estaba peligrosamente
adentrado en el hábito mencionado:
Ya se creen “grandes” y ya, nomas porque terminaron la Secundaria o, porque
ya trabajan y tienen dinero y no… a veces a tus dieciséis años, ganar, mil
quinientos, no sabes qué hacer con mil quinientos… hay algunas veces que
“Si compra cerveza”, “Compra cigarros”, ósea, se creen, se quieren comer el
mundo en un ratito… yo creo que, si ósea, pa sentirse grandes…
(S1B19SCTSJNL).
Por otro lado, también se pudo detectar como otra motivación preponderante,
el anhelo profundo de “libertad” que los individuos dentro de un contexto rígido
e inflexible desarrollan.
Para comprobar esta teoría, cabe recordar lo expresado por otro joven,
cuando se le cuestionó si de alguna manera él buscaba libertad.
Aja, así es [asintiendo], sí, yo creo que si… pero, ósea… si carnal, si ósea,
¡busco esa libertad!, y esta chido porque… ose, es como que, tu eres dueño
de tu propia vida, tu sabes lo que haces… (S2/N/19/S/E/TS/A/NL).
El joven vivió 19 años de su vida en un ambiente un tanto contradictorio, de
pequeño, su madre le daba a beber alcohol. Así que desde temprana edad ya
estaba estrechamente relacionado con el fenómeno. La situación cambio
cuando sus padres pasaron a formar parte de un grupo religioso, radicalmente
cambiaron sus hábitos con la ingesta de alcohol y exhortaron a su hijo para
seguir sus pasos. El ambiente donde ha vivido siempre ha sido bastante
controlado, incluso en la religión a la cual pertenece. Tal fue la presión sobre
el sujeto en cuestión que llegó el punto en el que explotó. Entonces, ese
deseo intenso por “libertad”, fue creciendo en su interior, cuando se desató, el
sujeto se tiró a la bebida, y los placeres de este mundo, aunque dice que se
alejara de estas conductas dentro de un año.
La socialización, la cual es una necesidad intrínseca de la personalidad
individual-social que tienen las personas. En vista de esto no es de
sorprenderse que el buscar socializar sea un aspecto urgente en muchos
individuos.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Sin embargo a raíz de las costumbres contemporáneas en las festividades, en
la vida cotidiana y en la conceptualización de la realidad se han maximizado
los efectos efímeros del alcohol a tal grado que se piensa que esta fundido
con la naturaleza misma de la socialización y por ende en la sociedad.
Acerca de esto, uno de los participantes refirió lo siguiente: Ese es mi sentido
convivir como esa es mi razón de tomar convivir te repito como es por cada
fiesta que yo lo hago para socializar para estar con gente, para estar en
ambiente. (E/H/21/S/NENT/G).
Considerando el discurso antes mencionado, podemos darnos cuenta de
varias cosas, el individuo maneja tres de las palabras fundamentales al
momento de hablar sobre el fenómeno social del alcoholismo. Son estos tres
principales focos de atención con respecto a la incidencia con la que las
personas consumen alcohol.
Tanto la convivencia como el ambiente forman parte convergente en el
proceso de la socialización. Por lo tanto engloban entre ellos tres la mayor
parte de los significados y motivaciones que los sujetos tienen para consumir
alcohol.
Ejemplo de esto, también podemos situar el siguiente caso: Hay veces dices
no si traigo ganas de unas cerveza si tomármelas más tu unas cervezas con
unos amigos entonces al estar alrededor al estar junto con sus amigos, al
tomar todas esas cervezas te sientes muy relajado pero no es el todo por la
cerveza sino por estar con tus amigos platicando ¿cómo les fue? cosas que te
han pasado como anécdotas o simplemente ver cómo han estado y estar
tomándote una cerveza te sientes muy relajado te sientes muy tranquilo.
(G/H/20/S/EU/SM/G).
En un ambiente controlado cuando el individuo percibe “alegría” en el lugar, se
siente motivado en gran manera a compartir esa sensación con todo el mundo
ejemplo de ello lo expresado por otro sujeto.
Alegría… la mayoría de la gente a veces se deprime y a veces no depende de
cómo es el estado de cada persona si ya mayoría de las personas que están
sentadas se toman dos y sin ningún motivo algo así pues se deprimen porque
su sistema su mentalidad pues no se estás pensando cosas y te deprimes
pero en mi por lo general siempre tomo en bares o lugares donde hay
ambiente alegre pues ¡me alegra!… en lo personal es lo que siento más.
(L/H/23/S/E/Y T/RSN/SN).
Fenómeno del consumo de alcohol; Rutas de acción para el Trabajo
Social
Haciendo un balance entre la idea que se tenían respecto a los posibles
perspectivas que los jóvenes poseían con respecto al fenómeno estudiado y la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

información obtenida, se puede decir que la teoría existente tiene un alto nivel
de veracidad.
Por otro lado, el significado de “libertad” atribuido al alcohol por parte de los
jóvenes, es algo que resulta trascendental en su subjetividad. Libertad, una
palabra bastante anhelada por el ser humano, quien desde siempre ha
buscado este aspecto que actualmente es considerado dentro de los derechos
humanos universales.
Históricamente, pareciese que para conseguir libertad, es necesaria la
rebelión, en contra de quien este imponiendo la tiranía (en cualquiera de sus
formas). Estos jóvenes encuentran en el alcohol su arma de socialización
ideal para dirigirse en el mundo sin presiones y coerción que deciden vivir.
Y la sociedad se pregunta, ¿Por qué consumen alcohol en exceso los
jóvenes?, bueno, algunos de ellos lo hacen para demostrar su desaprobación
al sistema establecido, a la presión social, a las calamidades que “el mundo
de los adultos” genera en esta sociedad cada vez más sistematizada y
artificial.
Habrá quien diga “Solo es una excusa para seguir tomando”, “los jóvenes no
piensan siquiera en cosas como esas, solo toman porque quieren”. Como
sociedad, tenemos la responsabilidad de comprender que, sea una cosa u
otra, muchos jóvenes están tomando para sentir esa “libertad”, que para ellos
es muy seria.
En esta mundo carente en muchos casos de tacto, de sanas relaciones de
fraternidad y comprensión social. Los jóvenes buscan desesperadamente
romper con este patrón de artificialidad, realizando tantos convivios y fiestas
como puedan.
Parece algo apresurado decir esto, pero se comprendió que una de las más
poderosas motivaciones para el consumo de alcohol, es la búsqueda de
convivencia. Grupos de jóvenes ingiriendo bebidas alcohólicas, mientras se
cuidan unos a otros, buscando estar felices con sus amigos.
Así lo ven muchos de los jóvenes estudiados, denotan pues un amplio sentido
de intención por conseguir convivir con las personas que resultan importantes
para ellos. La convivencia familiar cambiada por el grupo de amigos en sus
hábitos festivos.
¿Por qué el alcohol?, posiblemente porque la misma sociedad les ha dicho
que para ser un “hombre”, “un capitán”, “un caballero”, necesitan tomar
alcohol. Resultando así en una enorme contradicción social. También se les
enseñó a estos jóvenes que una fiesta sin alcohol no es fiesta, es regla
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consumir alcohol para ser aceptado, que la vida se puede vivir con todas las
ganas del mundo en el fondo de una botella.
Aspectos también abordados por Edwards (2004), quien afirma que la
publicidad relacionada con el alcohol, a menudo es llamativa y sugiere que
esta sustancia cambiara mágica y positivamente la vida de quienes la
ingieren.
En este mismo orden de ideas, Jay y Jay (2001), señalan que cuando los
jóvenes ven la televisión o leen revistas, son bombardeados por los placeres y
beneficios de beber alcohol. Pero se pasa por alto el hecho de que esta
sustancia es una droga.
Ahora bien, en Trabajo Social existen programas para el combate y
prevención de las adicciones, esfuerzos que alertan a la población sobre los
peligros que las drogas pueden conllevar. Modelos de intervención basados
en las metodologías propias del Trabajo Social, sin embargo, como el método
de grupos por ejemplo.
Pero sin embargo, no es tan común que se realicen investigaciones acerca de
estos fenómenos desde el Trabajo Social. Es decir, se interviene, se previene,
pero no se profundiza en las causas del fenómeno.
Punto de reflexión abordado también por Ander-Egg (1997), cuando indicó
que mientras no estén bien afirmados y explicados los supuestos en que se
basa una metodología de intervención social, “Nos moveremos en una
especie de nebulosa más o menos indefinida”.
En cierta forma, para la intervención del Trabajo Social, en muchos de los
casos no se usa de la investigación para llegar al trasfondo social profundo de
los fenómenos. Por lo tanto, el fundamento metodológico de esta intervención
social necesita tener un carácter epistemológico bien relacionado
científicamente a la realidad en que se pretenda incidir mediante el enfoque
propio del Trabajo Social.
Sobre esta necesidad de comprender a profundidad los fenómenos mediante
la investigación y así intervenir en la sociedad, Ander-Egg (1997), menciona
que la realidad misma es cambiante y condiciona los métodos de intervención,
por lo que estos deben adaptarse a ella.
Digo esto como trabajador social, “A raíz de investigar, pude conocer y ahora,
proponer desde el Trabajo Social”. De ahí la importancia de que se realicen
más investigaciones cimentadas en la perspectiva del Trabajo Social. Sin
embargo, el Trabajo Social Latinoamericano, específicamente en México,
dolese de una visión microsocial de intervención, aunque muchos de los
problemas sociales son a nivel macro.
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Y otra vez, Ander-Egg (1997) señala la necesidad de convergencia entre los
esfuerzos epistemológicos y prácticos del Trabajo Social. Para este fin, él
propone generar un enlace científico y profesional entre la epistemología y las
metodologías de intervención social.
Es decir, Trabajo Social implica para su efectiva intervención, que el trabajo
práctico y metodológico de la profesión este fundamentado y relacionado
estrechamente con la labor epistemológica, científica y filosófica.
Digo esto como estudiante, “En mi formación académica he leído libros de
varios de los más importantes autores en cuanto a Trabajo Social se refiere y
noto que pareciese que nuestros esfuerzos van dirigidos hacia una realidad
individual, familiar, grupal, comunitaria, pero, ¿Qué hay más allá?”.
Las políticas sectoriales por ejemplo surgen como una solución para los
problemas que en las naciones se enfrentan. Para hacer una política de este
tipo se debe realizar primero un minucioso esfuerzo investigativo y científico,
pero muchas de estas iniciativas son ideadas por otros profesionales (no
Trabajadores Sociales).
También sobre esto, Ander-Egg explica que la crítica y crisis de las ciencias
sociales en América Latina (incluyendo al Trabajo Social) y por ende de su
metodología de intervención; Se debió a la consideración de que eran
infecundas “Para hacer propuestas realizables de cara a resolver los
problemas sociales más acuciantes”.
Problemas que solamente es posible enfrentar tras haber realizado un
consiente y científico proceso investigativo. Algo parecido a lo que ocurre
cuando en la sociedad o el mundo surgen nuevas amenazas epidemiológicas;
La medicina se vuelca en un esfuerzo profesional por primeramente investigar
las implicaciones y magnitud de la epidemia, sus causas y naturaleza, además
del pronóstico de la situación, después de un notorio esfuerzo que combina
los recursos humanos, científicos y tecnológicos disponibles, solo entonces se
puede combatir en primera fila el problema.
Curiosamente, dentro de la metodología de intervención del Trabajo Social, en
el nivel de la valoración, se observan los aspectos abordados en el anterior
ejemplo. Aunque dicho sea de paso, en ocasiones se deben generar nuevas
tecnologías y procederes metodológicos para intervenir desde la Medicina y el
Trabajo Social.
Es como si el Trabajo Social fuera algo si como una profesión médica de lo
social, con todo lo que ello debería implicar.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Propuesta desde el Trabajo Social
¿Qué se puede hacer respecto al fenómeno del consumo excesivo de alcohol
entre los jóvenes?. La libertad y sana convivencia se encuentran en muchas
partes. El deporte, la educación, el arte, la cultura y el trabajo son alternativas
saludables por excelencia en este respecto.
Siendo que en base a los conocimientos adquiridos resultado de esta
investigación, ambos términos (libertad y convivencia), son de las principales
motivaciones que tienen los jóvenes para consumir alcohol.
Pero, ¿Cuantos jóvenes hay en Latinoamérica que no pueden acceder a la
educación por falta de recursos?, que no consiguen empleo por falta de
experiencia, que no pueden practicar deporte por falta de espacios para este
fin, que no pueden acceder al arte por falta de instrucción, que no saben
siquiera lo que es la cultura y desconocen donde encontrarla. Entonces, ¿Qué
les queda?, muchos de ellos recurren al alcohol u otras drogas.
En mi opinión, lo primero que se debe hacer, además de dar a conocer las
consecuencias del consumo excesivo de alcohol, es establecer el hecho de
que esta sustancia es una droga y por lo tanto implica un peligro de
dependencia.
Asunto también abordado por Jay y Jay (2001), cuando señalaron que a la
droga conocida como alcohol, la cual es legal, no se le considera tan peligrosa
como las drogas ilegales por ejemplo; pero que sin embargo el alcohol es la
droga más peligrosa, pues afecta a todos los órganos del cuerpo.
La sociedad necesita comprender esta realidad, dado que en muchas
ocasiones, se considera al alcohol como algo inofensivo. Esto implica un
peligro aun mayor, por ello, los programas de prevención deben observar este
aspecto de la sustancia en cuestión.
Pues no basta con ir a los jóvenes y hablarles sobre los riesgos en sí de
consumir alcohol en exceso, también es necesario que se comprenda el
hecho de que se trata de una droga bastante peligrosa.
Por otro lado, es necesario incluir al desarrollo integral del ser humano
(deportivo, intelectual, académico, social, psicológico y emocional) en las
políticas públicas que se realicen en las naciones latinoamericanas. Y
observar también esta necesidad en los programas educativos en materia de
intervención social.
He de acentuar además, el hecho de que en cuanto a la intervención en casos
de adicción al alcohol, el método de grupos es históricamente la ruta de
acción por excelencia.
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Pero, estas labores no necesariamente son llevadas a cabo por trabajadores
sociales, al igual que sucede en muchas de las propuestas de prevención e
intervención social respecto al tema en cuestión.
Existen ejemplos como las campañas nacionales de prevención de
adicciones, realizadas por la Secretaria de Salud, donde se aborda la
educación en materia de prevención a los jóvenes mediante la sensibilización
sobre las consecuencias que las adicciones podrían provocar en sus vidas y
las de sus familiares.
Y aunque este es un esfuerzo loable y muy profesional, la pregunta que surge
es ¿Qué pasa con los factores que influyen en la ocurrencia del fenómeno?. Y
como en este estudio se pudo constatar, uno de los principales factores que
desencadenan en la existencia del fenómeno en cuestión, es el factor social.
De modo que, desde la perspectiva del Trabajo Social, el cual considera al ser
humano como holístico, no bastaría con dar a conocer las consecuencias del
fenómeno, sino que se hace encarecidamente necesario un proceso de
intervención integral y multidimensional sobre el fenómeno social del consumo
excesivo de alcohol entre los jóvenes.
Pero para que esto suceda, son necesarias dos cosas, la primera es trabajar
en los fenómenos desde el nivel macrosocial, la segunda, es un profesional,
científico, metodológico y humano esfuerzo investigativo, que privilegie la
intervención de calidad e impacto de las políticas y programas que del Trabajo
Social lleguen a emanar en las sociedades Latinoamericanas.
Conclusiones
El orden de ideas es el siguiente: primero surge la internalización y
subjetivación de los elementos presentes en el acervo cultural, segundo se
procede a la exteriorización que es donde el individuo busca de alguna
manera hacer patente y dejar escuchar aquello que siente (bien podríamos
llamar a esto subjetivación externa), esta parte del proceso es donde surgen
las motivaciones, por consiguiente dan paso a las experiencias que a la vez
configuran la perspectiva de la realidad que los individuos tienen.
De modo que, la búsqueda de libertad, convivencia y la necesidad de
socialización, son las principales motivaciones a raíz de significancias que se
pudieron detectar en el desarrollo de este trabajo.

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Motivaciones que según sea el caso, pueden convertirse en “necesidades”
para los individuos que consumen alcohol. Quienes necesitan beberlo cada
vez con más frecuencia y en mayor cantidad para poder alcanzar las metas
que se han propuesto.
Aspectos, que para la intervención es necesario conocer (¿Cuánto más para
el Trabajo Social?), y que reiteradamente expreso, se debe investigar desde
nuestro campo de acción, para conocer la realidad social e individual.
Por último, considero que este interés científico debe ser incluido en los
planes y programas de estudio para facultar a los futuros trabajadores
sociales en la necesidad (casi requisito) de investigar la realidad.
Pero no añadir a la investigación de la realidad como una práctica externa que
coincide con los valores del Trabajo Social; Sino que se funda en la
metodología misma de la profesión y su formación academica.
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Política social y desarrollo humano; un análisis teórico,
desde la disciplina de trabajo social
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Martin Castro Guzmán
Karla Patricia Hernández Sosa
Rubí Asunción Chablé Valencia
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Silvia Andrea Serrano Padilla
Resumen
El trabajo social como disciplina de las ciencias sociales al tener definido su
objeto de estudio, como parte de la identidad profesional; no solamente le
permite conocer los problemas sociales a través del uso adecuado del método
científico, sino también incidir en ellos, mediante la elaboración de estrategias
que le faciliten intervenir de forma certera y oportuna en la realidad social.
La problemática social en la que interviene el profesional de trabajo social; es
una responsabilidad de varios actores sociales; por un lado, el propio
trabajador social que conoce y hace propuestas para intervenir en ellos; pero
por otro lado, es una responsabilidad de los propios sujetos sociales que
tienen y que viven con el problema, pero también, es una responsabilidad y
obligación del Estado, como representante político y administrativo de los
habitantes de la sociedad.
Esta instancia político administrativo tiene claramente definidas sus funciones
para administrar los recursos de la sociedad y atender los problemas y
necesidades sociales; sobre todo aquellas necesidades catalogadas como
básicas; entre ellas la alimentación, salud, educación, vivienda, servicios
públicos y empleo. En este proceso del ejercicio de los derechos y el
cumplimiento de las obligaciones; el Estado plantea como instrumento
metodológica la Política Social, como parte de la política pública; a fin de dar
respuestas a estas necesidades básicas que demanda la población en su
conjunto, sobre todo aquellos grupos organizados y más vulnerables de la
sociedad; quienes buscan respuestas a sus problemas de bienestar, calidad
de vida y desarrollo humano.
En este marco de la intervención del Estado a través de la Política Social; el
presente documento busca indagar y profundizar sobre el tema de la política
social; analizar los elementos conceptuales como un todo, sobre todo
profundizara en las relaciones que tienen los conceptos de política social,
bienestar, calidad de vida, pobreza y desarrollo humano; ya que no se puede
hablar de política social, sino se profundiza en el análisis de la pobreza y el
199
200

Profesor Investigador Titular B de Tiempo Completo de la Universidad Autónoma de Yucatán.
Profesoras de Carrera de Tiempo Completo de la Universidad Autónoma de Yucatán.

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desarrollo; o en su caso; al hablar de bienestar, se tiene que hacer una
referencia a la calidad de vida, desde la parte objetiva y subjetiva que tiene
este concepto.
En esta dinámica de la intervención en los problemas sociales; los
trabajadores sociales tienen como función estratégica la educación y
promoción; y la política social representa un papel fundamental para los
trabajadores sociales; al ser retomada en el objetivo de la disciplina de trabajo
social; además de estar presente en los contenidos educativos de sus
programas de estudio.
Palabras clave: Política Social, desarrollo humano y trabajo social.
Introducción
Para abordar el tema de la política social, es importante analizar otros
conceptos que son fundamentales para entender las dimensiones y los
alcances de la política social en el tema del desarrollo humano, pero sobre
todo identificar el quehacer profesional de la disciplina de trabajo social en
dicho proceso.
Los conceptos de bienestar, calidad de vida, pobreza y desarrollo; son
conceptos que forman parte del concepto de política social; es decir, las
características y elementos que están organizados lógicamente en las
definiciones del concepto de política social, son comunes y nos remiten al
concepto de desarrollo humano. En este sentido la política social es definida
como herramienta que no solo permita superar la pobreza, sino también es
entendida como una herramienta que emplea el Estado para generar
estrategias de desarrollo a fin de que la población eleve su nivel de vida en los
aspectos económicos, sociales, políticos, culturales y ambientales, que le
permita a los habitantes de la sociedad vivir una vida digna, con calidad en
sus múltiples dimensiones, de carácter objetivo como subjetivo.
En esta lógica, cada uno de los conceptos estudiados son analizados por
separado, si bien el concepto de política social se asocia con bienestar,
calidad de vida, pobreza y desarrollo; el fin último de la política social no es la
pobreza, sino el desarrollo percibido desde un enfoque integral donde el
Estado tiene un papel básico al administrar los recursos y brindar los servicios
sociales a la población. Es decir, la política social es conceptualizada como
una herramienta que impulsa a un cambio positivo en la vida de la población
que contribuye al desarrollo. Por su parte bienestar y calidad de vida son
elementos esenciales del desarrollo entendidos no como un medio, sino como
un fin del desarrollo humano.

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Análisis conceptual de la Política Social
La política social es una parte esencial del concepto de desarrollo, visto este
desde un punto integral, no solamente como categoría económica, sino
también como una categoría sociocultural, política y ambiental. El primero
entendido como un conjunto de herramientas que emplean el Estado para
impulsar el desarrollo en la sociedad, y el segundo como un proceso de
etapas sucesivas en forma de espiral.
Para el caso de los países de América Latina, ante situaciones de pobreza,
marginación, y exclusión; se emplea el concepto de subdesarrollo, por lo que
el concepto de política social adquiere un enfoque diferente, es decir, como
una herramienta que utiliza el Estado para superar la pobreza y en esta
perspectiva alcanzar el tan codiciado desarrollo “capitalista” tomando como
referente los países del primer mundo, pues como plantea (Cardoso y Faletto,
1977), el subdesarrollo nace precisamente de la relación entre sociedades
“periféricas” y “centrales”, esta situación ha llevado a los países
latinoamericanos a poner en práctica modelos de desarrollo utilizados en
otros contextos y para otros fines, por lo que su aplicación han generado
ciertos avances; pero en el mayor de los casos no ha tenido el éxito esperado.
En su estudio (Franco, 2004) sobre el “Significado y Contenidos de las
Políticas Sociales”, donde argumenta que la política social son todas aquellas
acciones que realiza el Estado a través de la asignación de recursos para
aumentar el bienestar de la población en su conjunto, buscando ante todo,
disminuir las condiciones de pobreza. Propósito último, que considero esta
fuera del alcance de la política social ya que para combatir la pobreza no
solamente se requiere de ésta, sino la suma en una perspectiva integral de las
políticas públicas donde la política económica adquiere un papel fundamental,
principalmente cuando se hace una distribución equitativa de la riqueza. Punto
de vista que comparto con (Arrigada, 1996), cuando señala que política social
no puede acabar con la pobreza porque tiene múltiples objetivos y no se dirige
exclusivamente a los pobres, además de estar orientada al desarrollo social,
entendido como un proceso de avance articulado en las dimensiones del
bienestar, la equidad y la democracia.
A pesar de ello en los últimos tiempos, aún persiste la manera tradicional de
equiparar política social con combate a la pobreza, como se muestra en la
definición hecha en los años ochenta por la Comisión Económica para
América Latina (CEPAL, 1985) donde define a la política social como un
componente importante del ingreso de las familias pobres, el cual está
constituido por las transferencias que dichas familias reciben del Estado sean
estas monetarias o no monetarias. Estas transferencias corresponden en gran
medida a la provisión directa, en forma gratuita o subsidiada de ciertos bienes
y servicios, entre los cuales se destaca la educación, salud, vivienda y en
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algunos casos la alimentación. En general las políticas destinadas a satisfacer
esas necesidades se han denominado políticas sociales.
Es claro observar en esta definición las funciones que realiza el Estado en
forma gratuita y subsidiada de ciertos bienes y servicios a favor de las familias
pobres, elementos en los que no estoy de acuerdo pues los servicios que
brinda el Estado en educación, salud, vivienda y alimentación no son
gratuitos. La población a través de los impuestos paga una parte de dichos
servicios y la otra forma parte de la riqueza global que la sociedad logra
generar y que una proporción nada equitativa es asignada para el bienestar
de la sociedad, también creo que el Estado debe de cumplir con su papel en
la sociedad no solamente como regulador de la dinámica del mercado, sino
también como administrador planificador de los recursos que se generan en la
sociedad.
En este dinámica del papel del Estado, la política social es un instrumento que
emplea el Estado en su calidad de autoridad política administrativa para dar
respuesta a las demandas y reclamos de los diversos grupos y sectores de la
sociedad con el fin de mejor su bienestar y calidad de vida; asimismo, en el
desarrollo de esta tarea la política social es mecanismo que fortalece los
procesos de transformación y progreso social de toda sociedad. (Iglesias,
2000)
En este marco de la política social, el Estado se plantea como objetivo la
aplicación de programas compensatorios que busca remediar las
desigualdades sociales, sobre todo, las necesidades básicas de toda la
población; referentes a la alimentación, salud, educación y vivienda y servicios
públicos; en el sentido de compensar las desigualdades y desequilibrios
ocasionados por el sistema capitalista mundial en su etapa neoliberal.
En otra vertiente la política social más que una herramienta que emplea el
Estado para impulsar el desarrollo es considera como el conjunto de
mecanismos para la solución de problemas, es decir, como el conjunto de
acciones destinadas a resolver problemas que afectan a instituciones y
organizaciones en tanto no se trate de problemas individuales sino masivos
generalmente referidos a una subsistencia decente, según los principios más
elementales de los derechos humanos, consagrados por la razón y el
sentimiento de solidaridad entre los hombres. (Albornoz, 1991) En esta
definición, es importante acotar el carácter universal de la política social en
respuesta a las necesidades y problemáticas de todos los sectores sociales
que cohabitan en un espacio social determinado.
El carácter universal, está aún más acotado en la definición de (Ander, 1988),
quien en términos generales define a la política social como: "…un conjunto
de acciones que como parte de las políticas públicas, tiene el propósito de
mejorar la calidad de vida mediante la prestación de una serie de servicios
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sociales que procuren atender las necesidades básicas de todos los
ciudadanos, asegurando unos niveles mínimos de vida, alimentación, salud,
educación y vivienda. Asimismo, tiene como propósito disminuir las
desigualdades sociales y atender a los colectivos que por razones de edad o
impedimentos físicos o psíquicos, no pueden generar recursos por medio de
su trabajo".
Desde la vertiente de la ciudadanía (Montagut, 2000) define a la política social
como aquella política relativa a la administración pública de la asistencia, es
decir, al desarrollo y dirección de los servicios específicos del Estado y de las
autoridades locales en aspectos como: salud, educación, trabajo, vivienda,
asistencia y servicios sociales. En esta definición la autora imprime que la
política social tendría como finalidad la de “paliar” determinados problemas
sociales o, de una forma más modesta, perseguir objetivos que generalmente
son percibidos como respuesta a tales problemas.
Para (Warman, 1994) la política social son: acciones que ejecuta el Estado a
través de las instituciones públicas y que adquieren un carácter permanente
pero también cambiante, es decir, que a través del tiempo y las circunstancias
estas acciones se modifican, donde la sociedad civil organizada adquiere un
papel protagónico en dicho cambio, pues ésta constantemente demanda la
solución de sus necesidades y problemáticas en salud, alimentación,
educación, vivienda, recreación, cultura, servicios públicos, empleo y medio
ambiente; por lo que sus demandas contribuyen en cierta medida a la
elaboración de la política social, la cual se diseña a partir de los procesos
políticos en los que se debate la mejor propuesta que se apegue a la corriente
ideológica del sistema dominante.
De acuerdo a dichas definiciones podemos decir que la política social busca
ante todo acrecentar el bienestar y la calidad de vida de la población a través
de la prestación de los servicios sociales que brinda el Estado. En este
sentido, la definición de política social no solo debe ser considerada como una
herramienta que emplea el Estado en el proceso de ejecución de programas y
proyectos que contribuyan a disminuir la pobreza, sino su quehacer
institucional deberá incluir estrategias que permitan que la población participe
en forma dinámica en los procesos de desarrollo integral que se impulsen
desde el Estado con la aprobación expedita de la población, tanto en sus
dimensiones subjetivas y objetivas.
Bienestar y calidad de vida son conceptos ineludibles e inseparables al
concepto de política social ya que el bienestar es considerado como: un
estado de satisfacción de necesidades básicas y como un promedio de
calidad de vida, es decir, el estado que alcanza y experimenta el individuo al
satisfacer sus necesidades, compatible con la dignidad humana; asimismo, es
caracterizado como: el “conjunto de leyes” por una parte, y los programas,
beneficios y servicios que por otra parte establece el Estado mediante
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acciones planificadas para asegurar o robustecer la provisión de todo aquello
que se consideran las necesidades básicas para el bienestar humano y
mejoramiento social. (Fairchild, 1984)
En esta definición es importante señalar las funciones que adquiere el Estado
y la sociedad civil debido a que por un lado se hace referencia a los
problemas y necesidades sociales de los individuos y las familias, y por otro,
al papel que la sociedad le ha asignado a los representantes políticos que
gobiernan para administrar y distribuir los recursos mediante procesos de
planificación social, que según (Ander,1988), son considerados programas y
proyectos de gobierno, que se visualizan en servicios sociales y que se
concretizan en una realidad para que la población adquiera una vida holgada,
cómoda y tranquila. Siendo éste el principio que da forma a la sociedad y
establece las funciones que debe tener el Estado cuyo principio se debe
enmarcar en la felicidad de la sociedad. Sin embargo, las acciones que realiza
el Estado para impulsar el bienestar adquieren un valor político quedando el
bienestar en el discurso y no en los hechos. Por lo que toda actividad del
Estado desde la política hasta la economía debe dirigirse a la realización de
una situación en la que los ciudadanos puedan desarrollar sus cualidades
personales. (Incola Mattaucci, 1984)
Asimismo, (Smith y Edmun, 1971) caracterizan al bienestar como: un sistema
unificado de valores, objetivos y principios operativos comunes, donde las
instituciones juegan un papel esencial en la vida social que expresan la
preocupación colectiva de la sociedad por el bienestar de sus miembros en
cuanto a individuos y los grupos familiares y comunitarios.
Es claro que las anteriores definiciones explicitan la connotación del Bienestar
a partir de una dimensión de comodidad, abundancia, satisfacción, sosiego, y
tranquilidad en la vida individual o personal, sin embargo, es importante
mencionar que dentro del desarrollo de la historia humana, cuando la
sociedad organizada o algunos grupos sociales de la misma deciden
implementar acciones colectivas, más o menos permanentes, más o menos
sistemáticas, más o menos organizadas, es cuando se da el paso de una
connotación de Bienestar Individual y se construye el Bienestar Social.
El concepto de bienestar social a partir de las propuestas formuladas por los
economistas ingleses acerca del Estado de Bienestar donde este adquirió
carta de ciudadanía en el ámbito de las ciencias sociales y de las prácticas
sociales como consecuencia de la convergencia de varios hechos o
circunstancias históricas como: el desarrollo y materialización de los derechos
sociales, y la lucha de los sectores populares para lograr mejores condiciones
de vida. (Ander, 1988) De este concepto se considera que el bienestar es una
consecuencia de la convergencia de varios hechos o circunstancias históricas,
por ejemplo, la lucha que los sectores populares y las organizaciones
gremiales (sindicatos) han realizado en diversas etapas de la historia para
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

lograr mejores condiciones de vida en correspondencia con el modelo de
desarrollo económico vigente. En esta vertiente, el concepto de bienestar es
caracterizado como una función de la riqueza global que una sociedad logra
generar y de la forma en que el producto se distribuye entre los miembros de
una sociedad. Esta definición surge de una concepción económica del
desarrollo, dentro del cual los programas de bienestar social vienen a tener
una característica residual en el proceso. El bienestar social se produce
automáticamente y como consecuencia del desarrollo económico basado en
el crecimiento ilimitado.
Sin embargo, los conceptos de bienestar y el desarrollo son conceptos
muchos más amplios y complejos que el simple crecimiento del Producto
Interno Bruto tan acariciado por los economistas. Por ejemplo, algunos
autores principalmente de las ciencias sociales lo identifican como: aquellos
elementos integrales que elevan los niveles y la calidad de vida, este último
concepto es entendido como un elemento que debe tener un lugar central
dentro de la concepción del desarrollo sustentable.
A partir de la anterior se define el concepto de bienestar como un proceso
integral donde el Estado y el sistema político garantizan condiciones plenas de
acceso a bienes y servicios otorgados por las instituciones públicas, que
permitan elevar permanente y sistemáticamente el nivel y la calidad de vida
del ser humano y el mejoramiento social de la población en sus diferentes
ámbitos y dimensiones estructurales.
La calidad de vida es un fenómeno complejo que abarca diferentes niveles de
organización y una dinámica espacio – temporal. Se refiere a los atributos
específicos humanos y a la capacidad de construir futuros de manera
propositiva (proyectos de vida), implica la salud, la disponibilidad de bienes y
la capacidad de utilizar lo que existe para construir lo que no existe. Como las
conductas y acciones de los seres humanos que están guiadas por propósitos
y metas la calidad de vida también abarca los aspectos subjetivos, sobre todo
la capacidad de planear y estructurar proyectos. El proceso mediante el cual
se construye el futuro descansa en la creatividad y el conocimiento que nos
dan la competencia para contender con la incertidumbre y las turbulencias.
En esta definición (Abreu, 2000) muestra que la satisfacción de necesidades
básicas no solo corresponde a la prestación de servicios institucionales que
coadyuven a la solución de necesidades básicas objetivas, sino también
aquellas necesidades básicas con características subjetivas. En dicha
satisfacción, apunta Palomino, no se trata de privilegiar unas sobre otras, o
satisfacerlas por separado o por etapas ya que constituyen un sistema de
elementos interdependientes e interrelacionados.
Bajo este mismo análisis (Blanco Ortiz, 2005), indica que: “…la calidad de vida
se refiere a las condiciones objetivas y subjetivas en que se realiza la
reproducción social de los grupos humanos. Incluye diversas dimensiones,
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tales como: las condiciones de trabajo remunerado y no remunerado (práctica
domestica), la cantidad y calidad de las formas de consumo de bienes y
servicios y valores de uso, el acceso y realización de expresiones culturales y
políticas y la calidad del entorno”.
La calidad de vida es la expresión del grado de concreción de los
presupuestos básicos o tareas que una sociedad debe de cumplir. Es decir, la
efectividad de la organización social para garantizar la existencia de los seres
humanos, en tanto especie y el grado en que permite el desarrollo de su
potencialidad. Consiste en la satisfacción de las necesidades humanas,
objetivas y subjetivas individuales y sociales en función del medio ambiente
donde se vive. Donde satisfacción no sólo se refiere al acceso a los objetos
materiales para satisfacer la necesidad, sino que también a la participación
social del sujeto en la creación de sus propias condiciones de vida, donde la
satisfacción de la necesidad no sólo tiene el sentido de cubrir carencias sino
que implica la potenciación de la acción social en la búsqueda permanente de
su cobertura y de otros afines o asociadas. (Jiménez Guzmán, 2000)
El concepto de la pobreza y la medición de esta se subscribe dentro de las
recomendaciones de los organismos internacionales, Banco Mundial (BM),
Organización de las Naciones Unidas (ONU), Programa de Naciones Unidas
para el Desarrollo (PNUD), la Comisión Económica para América Latina y el
Caribe (CEPAL) y el Fondo Internacional para el Desarrollo Agrícola (FIDA),
quienes han realizado esfuerzos para combatir, erradicar y superarla;
condición según expertos para salir del subdesarrollo y entrar al desarrollo.
Sin embargo, como afirma (Gordon, 2010), éstas instancias hubieran tenido
mucho más éxito en la tarea de reducir la pobreza si les hubieran requerido a
los países que solicitaban ayuda que cumplieran con la convención de la
Organización Internacional del Trabajo (OIT) sobre los Estándares Mínimos de
Seguridad Social en lugar de seguir las políticas neoliberales del “consenso de
Washington”.
Analizando el concepto de la pobreza (Sepúlveda, 1995) argumenta que los
elementos y características alrededor del concepto mismo de pobreza y su
traducción en mediciones no existe consenso alguno. Por ejemplo, el Banco
Mundial y otras organizaciones internacionales para medir la pobreza se
basan en el consumo (1.8 dólares diarios), medida que no es confiable ni
válida ni especialmente significativa, y no puede utilizarse para medir la
eficiencia de la política social. El hecho es que sin un concepto aceptado y sin
los instrumentos de medición adecuados los esfuerzos por abatir o superar la
pobreza resulta infructuoso.
Con base en éste análisis el estudio sobre las características de la población
pobre y evaluar su volumen y dimensiones equivale a definir la población
objetivo para determinadas políticas, estrategias y líneas de acción. Sin este
conocimiento, según Sepúlveda, se corre el riesgo de beneficiar a grupos
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

poblacionales diferentes. Por lo que es recomendable que las instituciones
estatales emprendan acciones que faciliten el conocimiento de variables
enfocadas al problema de la pobreza, para lo cual son sumamente valiosos
los métodos y las teorías que permitan subclasificar a los pobres según la
naturaleza de sus carencias.
Los intentos contemporáneos por definir y medir la pobreza datan de finales
del siglo XIX, destacando entre ellos los trabajos clásicos de Rowntree sobre
la pobreza en York. Otros estudios muy respetables realizados durante el
presente siglo son el de Towsend sobre la situación de los pobres en el Reino
Unido a inicios de la segunda mitad del siglo XX y el de Mollie Orshansky
sobre la pobreza en los Estados Unidos durante los años sesentas.
Más recientemente en América Latina se han realizado múltiples estudios e
importantes aportes a la metodología para el estudio de la pobreza
complementando el amplio panorama de literatura que existe alrededor de la
definición y medición de la pobreza. El estudio pionero fue realizado por la
Comisión Económica de las Naciones Unidas para América Latina y el Caribe
(CEPAL) utilizando datos de 1970 y criterios uniformes para 11 países y
actualizado por Altimir. En particular destacan los trabajos publicados por
(Boltvinik y Araceli Damián 2005) sobre la Pobreza en México y el Mundo; el
estudio sobre la pobreza en Uruguay de Katzman; la publicación de Minujin y
Vinocur sobre los pobres en Buenos Aires y otros estudios que se han
enfocado al análisis de la pobreza a través de la medición de las necesidades
básicas insatisfechas.
El (Banco Mundial, 1973)
elabora el concepto de Pobreza Absoluta
definiéndola como: "…unas condiciones de vida tan degradadas por la
enfermedad, el analfabetismo, la desnutrición y la miseria que niegan a sus
víctimas las necesidades humanas fundamentales. Unas condiciones de vida
tan limitadas que impiden la realización del potencial de los genes con los que
se nace; unas condiciones de vida tan degradantes que insultan a la dignidad
humana; y aun así, unas condiciones de vida tan habituales que constituyen el
destino de cerca del 40% de los pueblos de los países en vías de desarrollo".
La Cumbre Mundial sobre el Desarrollo (1997) definió a la Pobreza Absoluta
como: “…una condición que se caracteriza por la grave privación de los
satisfactores de las necesidades humanas básicas, como son alimentación,
agua potable, instalaciones sanitarias, salud, vivienda, educación e
información. No solo depende del ingreso, sino también del acceso a los
servicios sociales” (PNUD, 1997). Asimismo, se definió a la Pobreza Total
como: la falta de ingreso y de recursos productivos para asegurar una
existencia sustentable; hambre y desnutrición; mala salud; acceso limitado o
inexistente a la educación y otros servicios básicos; morbilidad y mortalidad
crecientes debidas a enfermedades; falta de vivienda y alojamiento adecuado;
entorno inseguro y discriminación y exclusión sociales. También se caracteriza
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

por la falta de participación en la toma de decisiones y en la vida civil, social y
cultural.
Muchos han sido los conceptos que se han manejado a través de la historia
por los organismos internacionales, los gobiernos en sus diferentes programas
y proyectos, así como por parte de los expertos en el tema sin embargo el
concepto lo podemos definir como la situación en la que el nivel de vida de
una persona o familia determinada se encuentra por debajo de los mínimos de
bienestar, como falta de bienes y servicios. Asimismo como: necesidad,
indigencia, penuria, estrechez, carencia de lo necesario para el sustento de la
vida. De igual forma, como la circunstancia económica en la que una persona
carece de los ingresos suficientes para acceder a los niveles mínimos de
atención médica, alimento, vivienda, vestido y educación.
El interés por el desarrollo se asocia en gran medida a la necesidad de evitar
o al menos reducir el efecto perturbador de las crisis recurrentes del sistema
de producción capitalista. Esta es una de las ideas de John M. Keynes
relativas a la regulación de algunos acontecimientos económicos. En este
sentido (De la Peña, 1989), indica que las grandes preocupaciones de los
países en el mundo, en especial la del sistema capitalista, ha sido la de crear
riqueza y productividad a costa del esfuerzo y la explotación de trabajadores,
en términos poco equitativos en la distribución de la riqueza.
Muchos han sido los conceptos empleados a través de la historia para
determinar el desarrollo, por ejemplo, según Peña la evolución económica, es
uno de los primeros antecedentes del concepto de desarrollo, el cual tiene su
origen en la influencia que ejerció la teoría evolucionista de las especies
desde principios del siglo XIX. En el campo de la economía y la sociología,
estas ideas vinieron a combinarse con el pensamiento del liberalismo
económico, esta teoría supone que los empresarios competirán
encarnizadamente con el fin de obtener el más elevado beneficio, por lo que
deberán luchar para aumentar su eficiencia y lograr de esta manera reducir
los costos de producción. Asimismo, señala que algunas décadas más tarde
se acuña el término progreso económico como un producto de la difusión de
la revolución industrial debido a que en ese tiempo era la expresión en el
ámbito económico de la idea de la racionalidad absoluta como posibilidad de
funcionamiento humano. Los abanderados del progreso económico
sustentaron que la solución a los problemas sociales se encontraba en la
expansión permanente de la producción, lo que sería una aspiración viable
gracias a los efectos que causa el constante cambio tecnológico. (De la Peña,
1989)
En esta corriente, los industriales proclamaban que había llegado el momento
de que la operación de la economía mundial se limitara al funcionamiento de
un mecanismo científico, en el cual la asignación de los recursos y la
distribución geográfica de la actividad, de acuerdo con las capacidades que
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

sean óptimas de los países, garantizara el mayor bienestar para todos. Lo
anterior dio lugar a la argumentación en favor de la división mundial del
trabajo que habría de efectuarse en función de las ventajas comparativas de
cada país. Por lo que se propone que los países atrasados deben asociarse a
los polos de expansión económica en la búsqueda de la relación de costos y
precios más favorables gracias a la práctica de la especialización
internacional.
En las primeras décadas del siglo XX surge el concepto de crecimiento
económico en los países capitalistas, que para entonces han alcanzado un
elevado nivel de vida y una formidable capacidad de producción. El
capitalismo se orienta cada vez más a la defensa de sus conquistas y, en
consecuencia, se dedica a preservar su propia subsistencia y a consolidar sus
avances, por lo que busca justificación mediante el argumento de que el
capitalismo es un escalón más en la evolución de la humanidad. La
preocupación de los pensadores capitalistas se vuelca a los problemas de
equilibrio, es decir: de expansión del sistema; pero sin modificaciones de
fondo. (De la Peña, 1989)
Por otro lado (De la Peña: 1989), comenta que a mediados del siglo XX se
empezó a utilizar el concepto de desarrollo, y que la idea de desarrollo ha sido
propuesta por dos corrientes antagónicas del pensamiento. La primera de
ellas está constituida por los promotores de un capitalismo reformado que se
convierten en la posguerra en propagandistas del "desarrollismo" como salida
de conciliación entre la supervivencia del capitalismo y la creciente presión
social que exige una mayor equidad en la distribución de los beneficios de la
producción. Ejemplo de ello fue el discurso que pronunció el 20 de enero de
1949 el presidente Harry Truman a unos cuantos años que termino la
Segunda Guerra Mundial. "...Los países desarrollados van a luchar por la
democracia en el mundo, desarrollando a los países subdesarrollados". Con
este discurso, afirma (Trputec, 2003), que es por primera vez en la historia
moderna que se tiene noción del "desarrollo", el cual se transformó en una
conciencia y en un paradigma. Y es bajo este enfoque del desarrollo donde se
esconde el paradigma del subdesarrollo.
La segunda línea del pensamiento que propone la idea del desarrollo proviene
de la corriente marxista, supone la posibilidad de controlar y racionalizar la
evolución de la economía siempre y cuando sea dentro de un contexto social
y político apropiado. Asimismo, afirma que la expansión capitalista puede ser
más eficiente que en el pasado aun cuando sea inevitablemente superarla
más adelante por las formas de organización socialista. La meta final es el
establecimiento del socialismo, para ello puede colaborar el cambio evolutivo
y no sólo el revolucionario.
En la década de los años cincuenta se difundieron estas ideas en las
naciones, los países dependientes fueron cobrando mayor vigencia por la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

rápida modificación de la estructura mundial del poder económico y político.
Desde entonces muchos teóricos se refirieron al tema del subdesarrollo y
desarrollo tratando de encontrar las causas de este "subdesarrollo" y
surgieron muchos paradigmas y teorías como: "centro periferia", "núcleo
capitalista en expansión", "desarrollo por sustitución de importaciones", entre
otras. Sin embargo, la mayoría de estas teorías abordaron el problema desde
un punto de vista económico e igualaron el término "crecimiento económico" al
Desarrollo.
Muchas han sido las teorías en relación al desarrollo, la mayoría de ellas han
girado de acuerdo a los arquetipos de industrialización, modernización,
imitación y planificación.
Según (Trputec, 2003), los problemas de los países subdesarrollados, largo
tiempo tratados como apéndice agrario de países desarrollados, enfatizan la
industrialización como medida para lograr el desarrollo. La industrialización no
es sólo el desarrollo de un nuevo sector industrial debido a que también tienen
su definición tecnológica como: mecanización, masificación de la producción,
intensificación de la división del trabajo, acompañadas por aumento de la
productividad. También señala que el arquetipo de modernización hace
hincapié en la racionalización de la producción y de las formas organizativas.
No se necesita cambiar nada en la base, sólo mejorar la existente para pasar
de la sociedad industrial a la postindustrial. Asimismo, comenta que los
mejores resultados que han logrado los países en desarrollo, es a través de la
imitación de instituciones, organización social y estructura productiva de los
países desarrollados, y que todavía predomina este tipo de arquetipo.
Otra de las variantes, trazada por (Trputec, 2003), es el arquetipo de
planificación. Es cierto que la planificación ayuda y en algunos aspectos es
indispensable en el proceso de desarrollo; pero es y puede ser sólo uno de
muchos factores que se necesitan para lograr resultados. Asimismo, este
autor plantea desde el punto sistémico que el "desarrollo" se puede definir
como el cambio de la definición del sistema. Este enfoque no es más que la
pérdida de una dimensión o inclusión de una nueva dimensión, son los
procesos del desarrollo.
Para comprender esta definición (Trputec, 2003) plantea cinco formas del
cambio cualitativo: el desarrollo autónomo, el desarrollo abierto, el desarrollo a
través de la integración con otros sistemas, el desarrollo a través de la
integración total a un nuevo sistema y el desarrollo por descomposición del
sistema e individualización de sistemas. En este enfoque, el desarrollo es un
conjunto de diferentes formas de procesos dinámicos que no contienen
ninguna evolución de estos procesos. En otras palabras no se trata de
procesos "buenos", "malos", "deseables", o "no deseables", solo de los
procesos de cambio de la definición de un sistema.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Es importante destacar la gran diversidad de conceptos sobre el desarrollo
utilizados por los diferentes actores, tanto en el ámbito nacional como
internacional, como: ONU, OEA, BM, FMI, CEPAL e UNICEF. Entre los
conceptos que se han utilizado podemos mencionar al Desarrollo Humano.
En los Informes de Desarrollo Humano se ha definido al desarrollo humano
como el proceso de ampliar la gama de opciones de las personas
brindándoles mayores oportunidades de: educación, atención médica, ingreso
y empleo. Abordando el espectro total de opciones humanas, desde un
entorno físico, en buenas condiciones, hasta libertades económicas y
políticas". (PNUD, 1992)
Más recientemente (Amartya Sen, 1998); define al "… desarrollo humano,
como enfoque, se ocupa de lo que yo considero la idea básica de desarrollo:
concretamente, el aumento de la riqueza de la vida humana en lugar de la
riqueza de la economía en la que los seres humanos viven, que es sólo una
parte de la vida misma". Con base en esta definición, se puede decir, que el
desarrollo humano es un paradigma de desarrollo que va mucho más allá del
aumento o la disminución de los ingresos de un país.
Asimismo, de esta definición, podemos señalar que el desarrollo va más allá
del crecimiento económico; ya que comprende la creación de un entorno en el
que las personas puedan desarrollarse en su máximo potencial; participando
en la vida productiva del país, teniendo libertades económicas y políticas; pero
sobre todo desarrollando su capacidad creativa de acuerdo a sus propias
necesidades e intereses. Por lo tanto, el desarrollo implica ampliar las
oportunidades para que cada persona pueda vivir una vida más digna.
El desarrollo humano es el proceso por el que una sociedad mejora las
condiciones de vida de sus ciudadanos a través de un incremento del
bienestar con los que puede cubrir sus necesidades básicas y
complementarias, y de la creación de un entorno en el que se respeten los
derechos humanos. Este concepto es cronológicamente el último de una
cadena de conceptos de desarrollo, tales como: necesidades básicas, ecodesarrollo, desarrollo sostenible y desarrollo humano. De hecho el propósito
final del desarrollo sostenible es la persona humana vista en toda la gama de
opciones: físicas, biológicas, económicas, sociales, políticas, intelectuales,
culturales, espirituales y de otra índole. En síntesis al desarrollo humano "...le
interesa tanto el desarrollo de capacidades humanas como su utilización
productiva. También significa desarrollo para la gente, y eso incluye la
generación de oportunidades económicas para todos". (PNUD, 2012)
El desarrollo humano y el crecimiento económico están estrechamente
ligados. Las personas contribuyen al crecimiento y el crecimiento contribuye al
bienestar humano. No se limita a un sector específico, ni se concentra en
asuntos sociales a expensas de las cuestiones económicas. Subraya la
914

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

necesidad de desarrollar las capacidades humanas. Sin embargo, le preocupa
igualmente la forma en que esas capacidades son utilizadas por personas que
pueden participar libremente en la toma de decisiones políticas y económicas,
y que pueden trabajar productiva y creativamente para acrecentar el
desarrollo.
El desarrollo humano se refiere a todas las actividades, desde procesos de
producción hasta cambios institucionales y diálogos sobre políticas. Es el
desarrollo enfocado en las personas y en su bienestar el que le preocupa
tanto la generación del crecimiento económico como su distribución, las
necesidades básicas, el espectro de las aspiraciones humanas y las
aflicciones humanas. (PNUD, 2012)
Una vez analizados los conceptos que son parte importante del concepto de
política social podemos decir que la política social debe ser una herramienta
que no solo permita superar la pobreza, sino sobre todo, debe ser una
herramienta que aproveche el Estado para generar estrategias de desarrollo
integral con la plena participación de los diversos sectores sociales, ya que el
Estado es el administrador de los recursos de la sociedad y tiene como
función no solamente la de regular los factores socioeconómicos, políticos y
culturales presentes en la sociedad capitalista, sino también construir
estrategias que por un lado permitan erradicar la pobreza, y por el otro,
construir una sociedad, donde la población pueda satisfacer sus necesidades
básicas: salud, educación, vivienda y servicios sociales otorgados por la
administración pública. (Castro, 2009)
Bajo este enfoque, resultado de un análisis de los diversos conceptos y
elementos de la política social, nos atrevemos a señalar que: el Estado es el
responsable de administrar los recursos del país para que la sociedad
compuesta por pobres y ricos, urbanos y rurales, capitalistas y obreros,
indígenas y no indígenas, etc., es decir, todos los sectores sociales puedan
recurrir a los beneficios planificados por el Estado a través de la aplicación
directa de las políticas públicas, en especial de la política social.
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917

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Institucionalización de la orientación pre matrimonial en el
registro civil del Municipio de Minatitlán: una contribución
desde la academia, el Trabajo Social a la Política Familiar
Municipal.
Ruth Lomelí Gutiérrez
Omar Castro Prado
Nora Hilda Fuentes León
201
Jorge Hernández Ríos

El presente trabajo es producto de un Proyecto de Investigación y Vinculación
del Cuerpo Académico Trabajo Social y Sociedad: Puente estratégico
denominado: Academia, Gobierno Local y Ciudadanía, patrocinado por
PROMEP en el 2014. Representa un ejercicio para la incorporación de la
intervención social en lo general y la intervención profesional en particular
ante el alto índice y causas de divorcio en el municipio de Minatitlán Veracruz.
En Veracruz (Cod. Civil Cap. I Art. 75) El matrimonio es la unión de un solo
hombre y de una sola mujer que conviven para realizar los fines esenciales de
la familia como institución social y civil; sin embargo es importante reconocer,
que las transformaciones generalizadas en la sociedad hacen más vulnerable
este vínculo jurídico y por ende al grupo primario denominado familia. Por lo
que esta
prescripción genera un sentido de corresponsabilidad
interinstitucional cuando se prioriza a la familia como el grupo regulador del
contexto social al que pertenece.
Como producto de la investigación se realizó un análisis cuantitativo de la
base de datos del Registro Civil del periodo 2012-2014 y se focalizaron como
variables de estudio matrimonio versus divorcio en términos de
complementariedad y para la comprensión de las causas del divorcio. Como
resultado se construyó un diagnóstico y diseñaron alternativas de atención en
el marco de la estructura del gobierno local, lo que llevó a recuperar algunas
experiencias de personas que han vivido el proceso de separación hasta
concluir con el divorcio entre las categorías construidas en el análisis del
discurso destacan relaciones ligeras, falta de afectividad y la llamada
inmadurez psicológica.
Palabras claves: Matrimonio, Divorcio, Institucionalización

201

Profesores integrantes del CA en formación Trabajo Social y Sociedad: Puente estratégico de
la Facultad de Trabajo Social de la Universidad Veracruzana Campus Minatitlán.

918

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

INTRODUCCION
Es conocido que en nuestros tiempos la competitividad y capacidad
académica se han convertido en el eje central de la vida de las Instituciones
de Educación Superior, entre sus componentes la vinculación universitaria es
percibida como el detonante que garantiza la articulación de la investigación,
la docencia y la gestión. Ante esta tarea el Cuerpo Académico Trabajo Social
y Sociedad a través del financiamiento PROMEP (Programa de mejoramiento
al profesorado), actualmente PRODEP (Programa para el desarrollo
profesional docente) logra establecer y sumar esfuerzos con la Dirección del
Registro Civil del municipio de Minatitlán, el Desarrollo Integral de la Familia
(DIF) particularmente en lo relacionado a la búsqueda de mejoras en las
relaciones familiares.
Cabe señalar que el interés en ambas partes (Gobierno local y Academia)
ante el índice de disolución del matrimonio en la localidad, direcciona el
trabajo que ahora se presenta. En su contenido se expone en primer término
los resultados de un micro diagnóstico sobre el estado situacional del divorcio
vs matrimonio y en un segundo momento la propuesta de intervención social.
METODOLOGIA
Los resultados responden a una investigación descriptiva observacional; los
insumos de información generados en este proceso tales como el estudio
diagnóstico predominantemente cuantitativo y sustentado bajo el análisis de
las base de datos de los registros sobre matrimonios y divorcios en el
municipio han permitido, analizar como categorías: edad de la pareja,
duración del matrimonio, resolución y ocupación. La unidad de análisis han
sido hombres y mujeres que ha tenido la experiencia de vivir una separación
legal con la pareja y cuyos casos se encuentran en la base de datos del
registro civil.
RESULTADOS
En Veracruz (Cod. Civil Cap. I Art. 75) menciona el matrimonio es la unión de
un solo hombre y de una sola mujer que conviven para realizar los fines
esenciales de la familia como institución social y civil. Por lo que es importante
señalar que la familia, como institución social se encuentra caracterizada por
dos elementos: estructura y dinámica. Particularmente la estructura denota
pautas de interacción relativamente duraderas que concurren a ordenar u
organizar sub-unidades componentes de una familia, en relaciones más o
menos constantes, esta relatividad se ve manifestada por la llegada o salida
de algunos de sus miembros. (Umbarger, 2008)
Como unidad de análisis del grupo primario (Quintero, 2004) refiere que el
conocimiento integral y coherente de la familia considera tanto sus aspectos
generales como los particulares respecto a sus tres perspectivas básicas:
919

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Estructural: hace referencia a las formas de unión de la
pareja, tamaño, personas incluidas, parentesco, evolución
histórica, etc.
Interaccional o funcional: es lo relativo a las formas de
relacionarse el hombre y la mujer, comunicación, distribución
de roles, afecto, cohesión, adaptabilidad.
Evolutiva: ciclo vital o modelo evolutivo; propuesta moderna
desde el enfoque sistémico.
Bajo estas aportaciones hay que hacer notar que la familia en su estructura
manifiesta su composición en cuanto a los miembros que la integran y su
dinámica es producto de las funciones que cada uno de sus miembros
desarrolla a través de las formas que adopta para relacionarse con los otros.
Sin embargo lo que sucede en el mundo privado de la familia está relacionado
con el mundo exterior, (Vázquez, 2008) de hecho si la sociedad vive una
transformación continua se puede decir que, en paralelo, la familia también.
En este sentido la familia se identifica como un sistema que retroalimenta y es
retroalimentado por la sociedad por lo que cabe añadir siguiendo a la misma
autora que la estructura de la familia se construye en la repetición de las
pautas transaccionales que operan a lo largo de su evolución (Quintero, 2004)
Con respecto a la dinámica irrumpe la apreciación estática que pudiera
tenerse del concepto estructura como bien se observa párrafos arriba conlleva
a la manifestación de las interrelaciones (Minuchin, 1974) el invisible conjunto
de demandas funcionales que organiza la manera de interactuar entre ellos
los miembros de la familia. En el caso del matrimonio permite la integración
del subsistema conyugal o marital cuyo origen está fundado por la unión
jurídica de la pareja, sin embargo es importante resaltar que cada uno aporta
además la historia de la familia de origen, la formación de una personalidad
producto de este contexto y que a partir del matrimonio ambos tienen que
ceder y negociar parte su personalidad para lograr un sentido de pertenencia
en este subsistema. Estas premisas permiten focalizar la atención en el
matrimonio como la instancia detonadora del grupo primario, y protectora de la
estructura y dinámica de la familia, dado que esta empieza su proceso de
gestación socialmente deseado a partir de este acto jurídico. Por lo que poner
atención al vínculo matrimonial constituye una condición necesaria para la
autoridad municipal y desde luego para la academia.
Estado situacional del matrimonio en el Estado de Veracruz de Ignacio
de la Llave
La estabilidad de la Familia en la Entidad, se ha visto amenazada dada la
tendencia de crecimiento de las tasas de divorcio, sin duda alguna la calidad
del matrimonio está relacionada al
grado de satisfacción y
complementariedad en cuanto expectativas expresadas o no de cada uno de
920

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

los conyugues, marcadas por sus necesidades y deseos. Acorde a la teoría de
intercambio social (Thibaut &amp; Kelley, 1959) refieren que se da por hecho que
una relación perdura cuando los resultados de la misma son benéficos y
satisfacen a los individuos. A nivel estatal, en los últimos siete años, la
trayectoria de la población que contrae matrimonio muestra una tendencia
relativamente positiva, ya que si bien existieron momentos en que la población
que gusta de formalizar una relación jurídicamente, por diversos factores tanto
sociales, económicos y de otras índoles se vio reducida en algunos años
(como en 2006 y 2010), sin embargo, según datos del INEGI en el año 2011
se registró un crecimiento del 11% en los matrimonios realizados dentro del
Estado llegando a una cifra histórica (desde los últimos nueve años), de
40,568 nupcias efectuadas.

GRÁFICA 1
NÚMERO DE MATRIMONIOS EN EL ESTADO DE
VERACRUZ -VARIOS AÑOS
50,000
40,000
30,000

37,816
2005

2006

38,463 38,731 38,149 36,487 40,568
2007
2008
2009
2010
2011

37,256

Fuente: Base de datos INEGI fecha de consulta 10 de abril del 2014.

Lo anterior indica que en el Estado, el vínculo matrimonial entre la población
tanto residente como visitante a aumentado considerablemente. Si
observamos más a detalle la información relativa al año 2011, se pueden
encontrar los grupos quinquenales de edad de los matrimonios efectuados en
ese año, la gráfica 2 muestra los grupos de edad en donde se concentra el
mayor número de matrimonios. En primer lugar se encuentran los jóvenes
entre 20 a 24 años de edad, los cuales representaron el 26% del total de
matrimonios realizados, siguiendo los jóvenes de 25 a 29 años de edad
quienes representaron el 25% de los matrimonios y por último los jóvenes
maduros de entre 30 a 34 años de edad, quienes representaron el 15% del
total. Estos tres grupos de edad representaron más del 60% del total de los
matrimonios, lo que indica que la mayoría de los contrayentes son jóvenes
entre los 20 a 34 años de edad.

921

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

GRÁFICA 2
MATRIMONIOS POR GRUPO QUINQUENAL
DE EDAD -2011
10,554.00
10,225.00

6,111.00
3,012.00

3,390.00

1,977.00 1,387.00

3,903.00

DE 15 A DE 20 A DE 25 A DE 30 A DE 35 A DE 40 A DE 45 A DE 50 Y
19 AÑOS 24 AÑOS 29 AÑOS 34 AÑOS 39 AÑOS 44 AÑOS 49 AÑOS MAS
AÑOS
Fuente: Base de datos INEGI fecha de consulta 10 de abril del 2014.
Otro dato relevante es la edad promedio para contraer matrimonio por género,
(Ver cuadro 1) se puede observar que la edad promedio en 2011 del Estado
de Veracruz fue de 31.3 para los hombres y 27.9 para las mujeres lo que
indica que los hombres son 3.4 años mayores que su pareja, dato superior a
los años promedio a nivel nacional en donde los hombre rebasan por 2.9 años
a las mujeres, lo que indica que la tendencia en general a homogeneizar las
edades entre los contrayentes dada las mínimas diferencias.

922

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

CUADRO 1.
EDAD MEDIA AL MATRIMONIO EN EL ESTADO DE VERACRUZ IGNACIO
DE LA LLAVE SEGÚN CENSO 2008-2011
2008

2009

2010

2011

Hombres Mujeres Hombres Mujeres Hombres Mujeres Hombres Mujeres
Veracruz
de
Ignacio
30.9
de
la
Llave

27.5

31.1

27.7

31.0

27.6

31.3

27.9

Promedio
28.4
nacional

25.5

28.7

25.8

29.1

26.2

29.2

26.3

Fuente: Matrimonios -Edad media al matrimonio por entidad federativa de
residencia habitual de los contrayentes según sexo, 2008 a 2011 INEGI fecha
de consulta 3 de abril del 2014.
Estado situacional del matrimonio en el Municipio de Minatitlán.
Por diversos factores en el Registro Civil de este municipio, solo se tienen
datos de los últimos dos años, sin embargo no es una limitante para analizar
el comportamiento de los matrimonios efectuados. En la Gráfica 3, se muestra
esta información en la que se observa que para el año 2013 según datos de la
oficina del Registro Civil Municipal el número de personas que tomaron la
decisión de formalizar el acto matrimonial se redujo un 16%, cifra mayor a lo
incrementado el último año a nivel estatal (11%) lo que lleva a replantear la
situación que localmente se vive para tratar de comprender la dinámica social
de la interacción de las parejas dentro del área.

GRÁFICA 3
NÚMERO DEMATRIMONIOS…
1015

852

2012

2013

Fuente: Base datos del Registro Civil 2014
En ese sentido, es relevante establecer que dichas fluctuaciones en la
formalización de los matrimonios responden a diversos factores locales,
sociales, económicos y de otra naturaleza, así como también a dinámicas
exteriores (estatal y nacional) que de igual forma inciden en la toma de
decisión matrimonial de una pareja en el municipio.
923

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Al tomar en cuenta el número total de matrimonios realizados en año 2012
(1,015) y la población total del municipio (157,840), se puede determinar que
la Tasa Bruta de Nupcialidad Municipal es de 6.4 matrimonios por cada mil
habitantes, dato mayor a lo obtenido en el año siguiente el cual fue de 5.4
matrimonios por cada mil habitantes.
Más adelante al observar a detalle, sobre el último año en que se tiene
información municipal, se tiene según gráfica no. 4, matrimonios por grupo de
edad de la contrayente, lo cual indica representativa que las mujeres que
contrajeron matrimonio en 2013, se encuentran entre los 18 a 25 años,
ocupando el 44% del total de las mujeres que contrajeron matrimonio ese año.
Comparado a nivel estatal la edad promedio de la mujer al contraer
matrimonio en el último año (2011), la localidad se encuentra por debajo de
esta.

913

GRÁFICA 4
MATRIMONIOS GRUPO DE EDAD…

658

181

174
DE 14 A 17
AÑOS

DE 18 A 25
AÑOS

DE 26 A 35
AÑOS

DE 36 A 45
AÑOS

86

45

16

DE 46 A 55
AÑOS

DE 56 A 65
AÑOS

DE 66 AÑOS EN
ADELANTE

Fuente: Base datos del Registro Civil 2014
La misma información solo que para el sexo masculino según la gráfica 5 se
puede observar que el mayor número de hombres que decidieron formalizar
la relación de pareja tenían una edad entre los 26 a los 35 años, concentrando
este bloque el 42% del total. Lo anterior comparado a nivel estatal marca una
alineación en la edad promedio del hombre al matrimonio.

737

863

GRÁFICA 5
MATRIMONIOS GRUPO DE EDAD
DEL CONTRAYENTE-2013
242
97

26

57

DE 14 A 17 AÑOS DE 18 A 25 AÑOS DE 26 A 35 AÑOS DE 36 A 45 AÑOS DE 46 A 55 AÑOS DE 56 A 65 AÑOS

Fuente: Base de datos del Registro Civil 2014

924

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Vulnerabilidad en la unión matrimonial
Ignacio de la Llave

en el Estado de Veracruz de

Si bien, el matrimonio es el instrumento legal que socialmente formaliza una
relación de pareja entre un hombre y una mujer, existen diversos factores que
llevan a su fractura por lo que es de suma importancia conocer las cifras en
materia de divorcio a nivel estatal para tener un contexto regional más amplio
y así poder abordar la situación a nivel municipal.
Los matrimonios efectuados en el año 2011 dentro del Estado, alcanzaron un
número histórico (de los últimos nueve años), el número de divorcios también
tiene un dato histórico del mismo periodo, ya que para el 2011 se emitieron 4,
441 actas de divorcio.
GRÁFICA 6
NÚMERO DE DIVORCIOS EFECTUADOS
EN EL ESTADO DE VERACRUZ-VARIOS AÑOS

3,290

3,474 3,324 3,473

2003

2004

2005

2006

3,718

2007

4,070 4,032 4,022

2008

2009

2010

4,441

2011

Fuente: Base de datos INEGI fecha de consulta 10 de abril del 2014.
En la gráfica 7 se puede observar que la trayectoria que han seguido en los
últimos nueve años los actos matrimoniales y divorcio en la Entidad, (ver,
ambas variables) presentan una tendencia creciente a lo largo del tiempo,
siendo esto una relación de variables un tanto opuestas ya que por un lado se
obtiene la mayor cifra de actos matrimoniales y por el otro se puede ver que el
conjunto de parejas que decidieron formalizar jurídicamente su relación, está
disolviendo el acto matrimonial.

GRÁFICO 7
5,000
MATRIMONIOS Y DIVORCIOS EN EL
ESTADO DE VERACRUZ-VARIOS AÑOS

50,000

40,000

30,000

2003

2004

matrimonios

2005

925

2006

2007

2008

divorcios

2009

2010

2011

0

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Fuente: Base de datos INEGI fecha de consulta 10 de abril del

De todos los divorcios firmados en 2011 dentro del Estado de Veracruz, el
27.31% de las parejas duraron solo de 1 a 5 años de casados, mientras que el
15.60% mantuvieron su relación matrimonial de 6 a 9 años, sin embargo
donde más se acumuló un porcentaje de divorciados fue en las relaciones que
tenían de 10 y más años de casados con el 59.95% del total de divorcios
202
efectuados en ese año .

El divorcio en el Municipio de Minatitlán, Veracruz.
Cabe resaltar que en el municipio se ha observado que la duración del
matrimonio según los datos del Registro Civil en el periodo 2012- marzo del
2014 está en los siguientes rangos:
CUADRO 2
DURACIÓN DEL MATRIMONIO

Válidos

Perdidos
Total

DE 1 A 3 AÑOS
DE 4 A 10 AÑOS
DE 11 A 15 AÑOS
DE 16 A 20 AÑOS
DE 21 A 35 AÑOS
DE 36 A 45 AÑOS
DE 46 A 55 AÑOS
DE 55 AÑOS EN
ADELANTE
Total
Sistema

Frecuencia
62
145
98
77
131
23
4
2

Porcentaje
11.3
26.5
17.9
14.1
23.9
4.2
.7
.4

542
5
547

99.1
.9
100.0

Fuente: Base de datos del Registro Civil municipio de Minatitlán, Veracruz
2014
Con un mayor porcentaje de representación la duración de los matrimonios se
encuentran de 4 a 10 años y en segundo lugar de 21-35 años. El dato total de
divorcios es de 547 casos.
Con respecto al tipo de solicitud de la ruptura del vínculo matrimonial se
observa en el municipio las siguientes manifestaciones:

202

Datos obtenidos en el Anuario Estadístico por Entidad Federativa 2012 publicado
por el INEGI en línea:

926

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

CUADRO 3
DIVORCIO POR RESOLUCIÓN JUDICIAL
Válidos

Perdidos
Total

Frecuencia

Porcentaje

Ambos comparecientes

174

31.8

Divorcio necesario

124

22.7

Divorcio voluntario

247

45.2

Total
Sistema

545
2
547

99.6
.4
100.0

Fuente: Base de datos del Registro Civil municipio de Minatitlán, Veracruz
2014
En un intento de correlación entre los indicadores de matrimonio y el divorcio,
asumiendo como marco de referencia el comportamiento en la Entidad, se
puede estimar que en el 2012 se realizaron 41 356 matrimonios y 4 605
divorcios lo que representaría un 11.13% de divorcios respecto al total de los
matrimonios celebrados en este año.
El impacto del divorcio en el ámbito de lo social, sin duda alguna se manifiesta
cuando en los matrimonios disueltos han procreado hijos, quienes sin duda la
ausencia de alguno de los padres repercutirá en su persona y en los
escenarios inmediatos en los que actúa cotidianamente como lo son: la
escuela, los amigos y otros familiares por mencionar algunos.
Propuesta proyecto de orientación prematrimonial
Fundamentación
Históricamente la familia ha representado la unidad sustantiva de la sociedad,
dado que su papel es la reproducción humana, la crianza y formación de
ciudadanos y ciudadanas con valores cívicos y morales que favorezcan al
desarrollo armónico de la humanidad. (Quintero, 1997) refiere que hasta el
momento ninguna otra institución humana o social ha logrado suplir el
funcionamiento de la familia, sobre todo en la satisfacción de las necesidades
biológicas y afectivas de los individuos.
La forma de legalizar y garantizar esta función es otorgada por el Estado a
través del matrimonio. Sin embargo en los últimos años, este vínculo se ha
visto fracturado por diversas causas. El estado situacional del municipio sobre
indicadores de matrimonio y divorcios si bien parecerían estar cerca de los
promedios estatal y nacional; representan una prioridad en el municipio,
cuando se tiene como compromiso el bienestar de la sociedad Minatitleca.
A partir de estudios de casos, se cuestionó a mujeres sobre las diferentes
causas por las cuales discutían con sus parejas antes de divorciarse, con la
927

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

intención de abordar
las situaciones que ponen en un estado de
vulnerabilidad al matrimonio o han generado su ruptura. La mayoría de las
mujeres (55%) refieren que las discusiones están relacionadas a la formación
machista de sus parejas, la falta de compatibilidad en aspectos como los
intereses y gustos, en un 30% con el aspecto económico 15% por conflictos
relacionados por el cuidado de la casa y los hijos. Particularmente respecto a
las discusiones se debían a problemas relacionados con el trabajo, mientras
que un 20% afirmó haber discutido muy frecuentemente por problemas con
las respectivas familias de origen. El 16% de las mujeres dijo discutir respecto
a las reglas de educación y la escuela de los hijos.
Los matrimonios tienen una durabilidad de no más de 3 años, en donde los
conflictos más relevantes son la inmadurez psicológica presentándose como:
desconfianza, el irse de casa tras una pelea en lugar de resolver el conflicto,
el no comprender el descontento de la pareja a la acción que el otro pudiera
hacer y reaccionar de manera agresiva. Cabe señalar que los conflictos que
se presentan durante el trance que vive la pareja en el cambio del noviazgo al
matrimonio, son otro factor para que los matrimonios opten por el divorcio ya
que ahí surgen las responsabilidades tanto económicas como afectivas siendo
este punto importante para que la pareja se unifiquen día tras día.
De acuerdo a (Estrada, 2012) no resulta fácil admitirse: en verdad ser esposo
o esposa por primera vez, es una situación desconocida de la cual no
sabemos nada, (solo lo que vimos de los padres). La transición de noviazgomatrimonio se relaciona con los cambios que se presentan tanto en la pareja
como individualmente puesto que el matrimonio es una base formada bajo
una serie de responsabilidades y roles sociales y emocionales que al no ser
ejecutadas por alguno de los miembros del matrimonio generan las
inconformidades y los conflictos de pareja que con el tiempo se agudizan y al
no ser tratados provocan un divorcio.
Continuando con el autor, señala que en esta nueva etapa se trata
principalmente de lograr dos puntos: primero, cambiar todos aquellos
mecanismos que hasta entonces proveyeron seguridad emocional. Y,
segundo, integrar un sistema de seguridad emocional interno, que incluya a
uno mismo y al nuevo compañero.
En este sentido la inmadurez psicológica se refleja en el comportamiento y las
acciones por parte de uno o ambos miembros de matrimonio, y se manifiesta
en situaciones como: el irse de casa tras una pelea, el no adaptarse a las
reglas o cambios que como matrimonio exige; en cuestiones de tiempo
dedicarlos más con los amigos y limitar el tiempo con la pareja, el tener celos
y no saber controlarlos ocasionando discusión y desconfianza. De acuerdo
Barragán Lomelí citada por (Amaya, Jesús, &amp; Evelyn, 2006) menciona que en
la actualidad las personas viven en un sinsentido; por un lado desean
relaciones duraderas, la seguridad amorosa y el bienestar que brinda la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

compañía, pero por otro lado se defiende la independencia y la privacidad, lo
que impide el compromiso a largo plazo.
Bajo este escenario el proyecto pretende ofrecer a las parejas que acuden a
las oficinas del Registro Civil a solicitar enlace matrimonial, un proceso de
orientación que permita a las parejas significar sus expectativas respecto a la
vida futura, establecer sus procesos de comunicación, el sentido de la
responsabilidad y los roles doméstico, el ejercicio de parentalidad, y la
construcción de la denotación de la relación en la pareja.
La orientación como cualquier disciplina de acción, cuenta con formas
variadas de intervención que suponen distintos modelos de organización y
que ofrecen posibilidades de acción. Estos modelos nos servirán como
marcos de referencia a la hora de diseñar planes de actuación (Castellano,
1995). Los modelos de orientación según Bisquerra (1998) sugieren procesos
y procedimientos concretos de actuación, es decir, se pueden considerar
como “guías para la acción”.
Para el desarrollo de este proceso en el marco del Proyecto, la estrategia
didáctica está representada por el Taller, en su expresión de espacio de
construcción, representa en esta propuesta, la estrategia formativa para la toma
de decisiones de las parejas en los asuntos relativos a la vida matrimonial. Es
así, que por la dinámica manifiesta, el Taller simboliza un instrumento
metodológico, técnico y de gestión municipal, ya que en él, se identifica,
analiza, discute y da orden a los problemas a atender en la convivencia, para
generar un proceso a favor de una calidad de vida matrimonial y por ende
familiar. No obstante, la fragilidad de los matrimonios individuales no deben
confundirse con el debilitamiento de la institución matrimonial, aun cuando si
puede entenderse como resultado de cambios en su naturaleza.
Así que mantener los valores tradicionales asociados con la familia y el
matrimonio, representan una gran preocupación dado que la ruptura legal del
vínculo que soporta la estructura familiar (la unión conyugal), es vista como un
atentado contra la estabilidad de la institución familiar misma. En este
entendido la orientación matrimonial adopta este proceso como (Ríos, 2014) el
conjunto de técnicas encaminadas a fortalecer las capacidades evidentes y
latentes que tienen como objetivo en fortalecimiento de los vínculos que unen
a los miembros de un mismo sistema familiar.
Se parte de que la institucionalización (Abercrombie, Hill &amp; Turner, 1988, citado
en Levy, 1996) se refiere al proceso a través del cual las prácticas sociales
asociadas a éste se hacen suficientemente regulares y continuas, son
sancionadas y mantenidas por normas y tienen una importancia significativa en
la estructura organizacional y en la definición de los objetivos y las
metodologías adoptadas por una institución. En este sentido la propuesta,
representa una inducción a lo que pudiera resultar un proceso de
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

institucionalización de fortalecimiento al vínculo matrimonial, en la dimensión
social, psicológica y desde luego jurídica. Lo anterior posesiona al H.
Ayuntamiento de Minatitlán, como la primera Administración en la Entidad
generadora de una política y propuesta que atiende la vulnerabilidad en que se
encuentra el matrimonio y pueda ser adoptada en la estructura organizacional
como una práctica regulada.
Estrategias
La suma de esfuerzos, representa un recurso importante, esencial y eje motor
para concretizar las voluntades en la construcción de una sociedad más
democrática, porque promueve el sentimiento de la corresponsabilidad para la
toma de decisiones sobre los asuntos en que se debe invertir de manera
pública, particularmente en los asuntos en los que se refiere al ámbito
educativo formal y no formal, la participación política y social, ámbito civil y los
derechos sociales. En este sentido la siguiente propuesta tiene como
elementos constitutivos:
Un contenido prescriptivo dado que se trata de una propuesta que
establece un proceso para atender a las parejas cuya intención es formalizar
jurídicamente la relación. Siempre con apego a las disposiciones
constitucionales y todas las leyes y reglamentos que de ellas emanan y en lo
particular en relación a procurar una vida digna con corresponsabilidad en la
toma de decisiones para este caso.
Es el resultado de un proceso de democratización que conlleven a la
búsqueda de intereses comunes de la ciudadanía un primer momento es el
resultado de una vinculación entre la autoridad municipal y la academia, en
particular de interés de la Dirección del Registro Civil y el Cuerpo Académico.
Sin embargo a través del ejercicio como el presente, se pretende incentivar
las experiencias de consenso, de racionalidad lógica, congruente entre las
necesidades y las alternativas para fortalecer el vínculo matrimonial y
minimizar los riesgos, así como potenciar la estructura intrainstitucional (DIF,
Dirección de prevención del delito) y extrainstitucional del municipio, así como
la participación de la ciudadanía.
Es producto de un diagnóstico específico, de encuentros y desencuentros
dado que muchas veces, que lo representa un problema o necesidad para
unos, para otros no lo es, sin embargo en esta dicotomía ha resultado una
respuesta a los problemas que afectan al matrimonio o lo hacen vulnerable.
Con la propuesta en marcha se pretende promover una Política Municipal que
permita a las parejas en situación prenupcial comprender las implicaciones en
la vida futura con respecto a procesos de vida matrimonial y familiar, con el fin
de disminuir los indicadores de divorcio y separación a través de la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

implementación de un Proyecto de orientación institucional permanente bajo la
orientación de los siguientes objetivos:
1.

Que profesionales en la materia, diseñen estrategias educativas y de
orientación que permitan las parejas comprender y afianzar el vínculo
matrimonial.

2.

Integrar una RED de agentes sociales a nivel municipal que apoyen a
las parejas en su tránsito en esta etapa de vida a través de la
atención y búsqueda de soluciones a sus diferencias.

3.

Lograr que las acciones emprendidas por los agentes sociales
operacionales, posesionen al Municipio, como el primero en
desarrollar una Política y Estrategia en la defensa de la vida
matrimonial y por ende del bienestar de la familia.

4.

Que las parejas Identifiquen los servicios, y acompañamiento del
Proyecto institucional, del DIF Municipal y las REDES de apoyo
interesados en atender la vulnerabilidad en la relación matrimonial.

Niveles de la intervención
Para el logro de los objetivos instrumentados se diseñan los siguientes niveles
de intervención:
a)

Colectivo se atenderán a grupos de parejas que respondan a la
invitación expresa de la autoridad como parte de los acciones de la
Política municipal a favor del bienestar de la vida matrimonial y la
familia.

b)

Grupos se incentiva a las parejas que a solicitud propia quieren
contraer nupcias a recibir la orientación.

c)

Casos se atenderá a parejas que por diversas razones no puedan
participar en las modalidades anteriores lo que permitirá dar
respuestas particulares a sus necesidades e inquietudes.

Operacionalización de los niveles
Dada la importancia que tiene el matrimonio dentro de la dinámica social, es
de suma prioridad que localmente se realicen acciones que puedan fortalecer
este vínculo de unión legal pero en sentido previo a la formalización, es decir,
realizar acciones que puedan reforzar la decisión de establecer socialmente
una relación de matrimonio, así como también brindar a los interesados la
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

información legal que rodea dicha decisión, a través de un proceso
permanente y diversificado que permita su adecuación a las demandas
particulares de las parejas que lo soliciten.
Cuadro 4
Niveles de intervención
Nivel


Colectivo

Periodicidad
Febrero
Mayo

Diciembre



Grupal



Casos

Permanente

Fundamentos
Son
fechas
ya
consideradas
tradicionalmente para este asunto y
han facilitado la formalización de las
relaciones de hombres y mujeres del
municipio.
Se proponen como una época donde
las personas en lo general procuran la
paz espiritual, la armonización, la
máxima expresión de los sentimientos
en lo general y el rencuentro de los
miembros de la familia
Proceso abierto y flexible de acuerdo a
la demanda fuera de los ciclos arriba
mencionados.
Fuente: creación propia

En cuanto al proceso de operación es importante señalar que ha predominado
el nivel de intervención colectivo desarrollado de manera coordinada con la
Presidencia, la Dirección del Registro Civil y el Desarrollo Integral de la
Familia, a la fecha se han desarrollado dos Jornadas de orientación
prematrimonial con los tópicos. “Vivir en pareja”, “La construcción de vínculos
y nuevos acuerdos en las relaciones de pareja”, “Matrimonio y familia”,
“Contribuciones sociales del matrimonio y la familia”. Es importante señalar
que en este nivel la orientación es asumida como un acto educativo de
información, formación de valores y actitudes orientados a la preservación de
la unión matrimonial y familiar, por lo que para esta etapa el taller se ha
convertido en la estrategia bajo la cual las parejas participantes, construyen,
reconstruyen y comparten experiencias que han sido provocadas para
fortalecer sus capacidades humanas en general y en particular las requeridas
para la vida matrimonial.
La intervención de casos ha estado sujeta al criterio de que las parejas
acepten participar en este proceso de orientación, en su contenido se ha dado
prioridad: al reconocimiento del otro, exposición de las expectativas de las
parejas sobre el matrimonio, tópicos sobre la importancia de la comunicación
como estrategia para el manejo del conflicto y la importancia del proyecto de
vida matrimonial. Este nivel se ha tornado más complejo dado que requiere en
primera instancia de la disposición de las parejas para participar por lo menos
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

en tres sesiones para reflexionar y decidir sobre la vida en conjunto. La
intención de la intervención es sensibilizar tanto individualmente como en
pareja sobre el significado del matrimonio y lo que esta etapa de vida requiere
de cada uno.
Sin duda, una de las condiciones detonadoras de esta experiencia está dada
por la voluntad política de la actual administración sobre la vulnerabilidad en la
que se encuentra el matrimonio, manifestada por la apertura para el análisis
de sus datos e integración de los componentes de la estructura organizacional
aunado al impacto político que esto conlleva.
Conclusiones
Si bien la Vinculación Universitaria no representa el tema principal de este
trabajo si ha constituido una oportunidad para dimensionar la función
académica a través de un trabajo articulado con el gobierno local, una
demanda social y los requerimientos para lograr la capacidad y competitividad
académica exigida a las Dependencias de Educación Superior.
En este tenor es posible concluir:
1.

Que los índices y condiciones en que se manifiesta el divorcio
representan una prioridad de atención tanto en el marco de las
políticas sociales como para la profesión.

2.

Se requiere una mayor voluntad institucional para contrarrestar la
mayor aceptación por el cumplimiento de la orientación religiosa que
la civil por parte de los contrayentes.

3.

En el contexto de la academia los logros han sido múltiples dado
que la experiencia ha permitido al Cuerpo Académico gestar la
incursión de estudiantes en formación y la construcción de
productos académicos requeridos en tres Experiencias Educativas
bajo la línea de Familia; promover el trabajo colaborativo de los
profesores y promover el compromiso social de la Facultad de
Trabajo Social en particular y en general de la Universidad
Veracruzana.

4.

La institucionalización de la orientación prematrimonial representa
aún un reto, sin embargo la experiencia construida al momento
representa una motivación científica-profesional que visualiza la
posibilidad de que a nivel municipal se instruya si bien no como un
requisito, si como producto de una demanda de las parejas que ha
decidido contraer matrimonio.
933

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

5.

Por último, debido a que la familia representa un sistema importante
en la sociedad y el matrimonio su base legal, el Estado debe velar
por su integración y su preservación en un ambiente de estabilidad,
bienestar y armonía. Por lo anteriormente expuesto, debe
proponerse una iniciativa de Ley en la Entidad, que pretenda
disminuir el índice de divorcios en el estado de Veracruz y los
problemas que ello conlleva, instaurando la orientación
prematrimonial civil, como requisito obligatorio para aquellas
personas que desean contraer matrimonio, con el cual se pretende
que los contrayentes al recibir de parte de un profesionista la
información necesaria por lo que el Sistema de Desarrollo Integral
de la Familia Institución de carácter público que vela por el bienestar
de la Familia y articulada al funcionamiento de la estructura
organizacional del Ayuntamiento; será la responsable de diseñar e
impartir la Orientación Prematrimonial Civil en todo el Estado,
preferentemente a través de profesionales del Trabajo Social.

REFERENCIAS BIBLIOGRÁFICAS
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México Trillas.
Bisquerra Alzina, R. (1998). Modelos de Orientación e Intervención
psicopedagógica. Barcelona: Editorial Praxis.
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Granada: Servicio de Publicaciones de la Universidad de Granada.
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pobreza y género. América Latina hacia HABITAT II, Santiago de Chile.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Pacheco, T. (1994). La organización de la actividad científica en la UNAM,
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CCS Thibaut, J &amp; Kelley, H. (1959). Th e Social Psychology of Groups. Nueva
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Vázquez, M. (2008) Historia de la familia contemporánea. Principales cambios
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línea:
http://www.inegi.org.mx/prod_serv/contenidos/espanol/bvinegi/productos/integr
acion/pais/aepef/2012/Aepef2012.pdf
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Civil
para
el
Estado
de
Veracruz
http://www.legisver.gob.mx/leyes/LeyesPDF/CIVIL260515.pdf.

(2015),

Instituto Nacional de Estadística y Geografía 2014, México Recuperado de
http://www3.inegi.org.mx/sistemas/temas/default.aspx?s=est&amp;c=17484

935

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El papel del trabajador social dentro de las instituciones de
asistencia social, ante los nuevos retos contextuales.
Blanca Yaneli Aranda Campos
Karina Flores López
Mario Armando Ochoa Pérez

Resumen
Es responsabilidad del Estado instrumentar las Políticas Sociales con la
participación de distintos sectores, esto con la finalidad de promover y generar
el bienestar y el desarrollo social. Dicho desarrollo social se obtiene mediante
instituciones de asistencia social las cuales pueden ser generadas desde el
aparato estatal o desde las organizaciones de la sociedad civil, con el objetivo
de dar respuesta a las necesidades de diferentes actores sociales
vulnerables. Cabe mencionar que estas últimas han tenido un incremento con
el paso delos años, puesto que con el paso del tiempo el Estado se ha ido
deslindado de su responsabilidad social, dejando el peso de la subsistencia a
los individuos y las familias.
Cuando los individuos y/o sus familias les es imposible solventar ya no
el bienestar social, sino su propia subsistencia, por lo general, acuden a
tales instancias de asistencia social para solicitar apoyos paliativos. En el
mejor delos casos el primer contacto con dichas instancias lo realizan a través
de los trabajadores sociales. Es aquí donde Arteaga (2004) plantea con gran
acierto que el trabajador social debe reconocer los límites de la realidad y
asumir el compromiso en pro del desarrollo social. Es decir, a pesar de los
escasos de recursos y herramientas en las instituciones tanto estatales como
civiles, el trabajador social debe ser capaz de movilizar y potencializar a las
personas para que accedan a las oportunidades que les genere una
vida plena y autosuficiente.
El objetivo de dicho trabajo de investigación es visibilizar la intervención del
trabajador
social
desde las
instancias
de asistencia
social
y
gubernamental ante los nuevos paradigmas de las Políticas Sociales, que en
gran medida responsabilizan al individuo de su subsistencia y bienestar social,
así como el efecto que resulta de la reducción de presupuesto en los
programas de asistencia social y financiamientos hacia las organizaciones
de la sociedad civil.
Palabras clave: Instituciones, política social, trabajo social, asistencia.
Introducción
Las políticas han sido un tema central de las ciencias sociales y de la política
misma. Su concepción se ha dado desde diversas dimensiones como lo
económico, social, cultural y claramente político, en los que han predominado
enfoques neoclásicos y neoliberales sujetos al desarrollo y a enfatizar la
generación de riqueza, lo cual ha hecho que las desigualdades se
936

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

incrementen en la población, presentando fenómenos como la pobreza, la
marginalidad, exclusión y vulnerabilidad.
En décadas recientes se ha dado un creciente interés de las políticas sociales
y la manera que interviene el Trabajo Social, como parte de la tendencia a
confluir las diferentes formas de entender y afrontar en las mismas, en
respuesta a la necesidad de abordar su estudios y en la medida de lo posible
incidir en el diseño de políticas sociales y programas públicos, que directa o
indirectamente tiene un impacto en la vida de la población.
En el presente artículo se compone de tres secciones, la primera parte se
abordan diferentes concepciones de Estado y de la política social, así como
su participación activa en las estrategias de desarrollo y bienestar social de la
población, el cual busca proveer la educación y la formación de habilidades,
con la finalidad de que las personas vivan una vida digna.
La segunda parte se refiere a las políticas sociales que se han instrumentado
en contra la lucha del fenómeno de la pobreza en México desde mediados del
siglo XX, realizando una recorrido y algunas de las características de las
principales estrategias, que si bien han contribuido en su reducción, estos han
sido creados solo para paliar y no terminarla.
Finalmente en la tercera parte del artículo, se presentarán datos sobre la
incidencia de las Organizaciones de la Sociedad Civil (OSC) en México desde
el neoliberalismo, pues existe un incremento significativo de las
organizaciones durante las últimas tres décadas, así como una breve mención
de su participación actual en las políticas sociales pues en muchas ocasiones
las (OSC) precisamente buscan atender necesidades de la población por
medio de su acción y participación de las que pueden logran atender. Se
señala también la intervención del Trabajo social como disciplina y quehacer
profesional en este tipo de Organismos pues como se describirá, representa
un papel importante en el desarrollo dentro de las mismas.
1.

Política Social Como Estrategia Gubernamental

El hombre por naturaleza, tiende a asociarse; estas agrupaciones internas se
pueden dar de manera espontánea o artificial, generando una serie de
procesos sociales. Se observa a la sociedad, como un conjunto de individuos
que viven sobre la tierra, donde, por medio del contacto directo tienen
constantes interacciones materiales y espirituales (Mendieta, 1963).
Maunier (como se citó en Mendieta, 1963) comenta que todos los
agrupamientos están fundados en el parentesco, la localidad, o la actividad. El
primero es derivado por la unidad sanguínea, con descendientes del mismo
ancestro; el agrupamiento por localidad se caracteriza por la residencia, por
ejemplo, los vecinos y el agrupamiento por actividad está dado por los
937

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

profesionales, que tienen la misma actividad, ocupación, o preocupación y van
siguiendo la misma idea.
1.1. Estado como organización social
Para Mendieta (1963) el Estado es una población que habita en un territorio
determinado, organizado bajo un gobierno independiente y soberano, dentro
del cual la población puede pertenecer a diversos grupos sociales: pero dentro
del orden y la organización general establecida . Visto desde la sociología,
está constituido por grupos parciales unificados dentro de una gran forma
jurídica, con organización política y administrativa, la cual se deriva de ciertas
realidades sociales (Mendieta 1963, p. 148). El Estado es una forma
organizada de vida cuya constitución se caracteriza por la conducta normada,
jurídica organizada de sus miembros, sumándole las conductas no normadas
de los mismos (Heller, 1987, p. 269).
El Estado moderno, es “una organización e institución dotada de poder
económico y político” (Ayala, 2004, p.32). Que impone un marco de
obligaciones, regulaciones y restricciones a la vida social y al intercambio
económico, definiendo el campo de lo permitido y lo prohibido, además de
generar las estructuras de incentivos y los desincentivos para que los
individuos se involucren en el intercambio y en la búsqueda de la cooperación.
Entre las características sociológicas que le atribuye Mendieta (1963, p. 226)
al Estado sobresale la función meramente social para el orden interno, que
regula el ritmo de vida y para lograrlo, se apoya en grupos estatales como el
ejército y la burocracia. Las funciones del primero son mantener la paz de la
sociedad y frente a otros Estados, mediante la intimidación y la burocracia.
En la burocracia, se encuentran las instituciones colectivas que subsisten a
través de sus miembros, ya que es una relación de forma y contenido, al no
tener miembros deja de existir. El agrupamiento influye en los patrones de
conducta de los individuos que la conforman, pero, a su vez los mismos
influyen modificando esos patrones (Mendieta, 1963).
Como solución ante la cultura burocrática Ayala (2003, p. 129) propone
generar una nueva conducta, que permita la participación ciudadana en los
programas sociales, con mecanismos de deliberación, consulta y negociación
para conocer sus necesidades y demandas en cuestiones de apoyo social.
1.2 Las Políticas Sociales
El Estado es el responsable de instrumentar las políticas sociales, con la
participación activa de distintos sectores sociales. Es así que la política
pública debe ser una estrategia que promueva y genere el desarrollo y
bienestar social de la población, y no solo para obtener beneficios sociales,
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

sino vínculos de participación activa de la sociedad. Campo oportuno para el
ejercicio disciplinar del Trabajo Social como vehículo de transformación y
cambio de las problemáticas sociales, de modo solidario, creativo, proactivo,
participativo y generando nuevas estrategias y posibles soluciones en la
elaboración de políticas en la consecución del bien común. Arteaga (2004, p.
12) plantea con gran acierto que desde Trabajo Social tenemos que reconocer
los contornos y límites de nuestra realidad y asumir compromisos profundos
en pro del desarrollo social.
El bienestar social es visto por Giraldo (2013) como la suma de satisfacciones
individuales. El Estado tiene un papel activo y positivo en la promoción de
bienestar de la sociedad logrando el mismo a través de: un seguro contra el
desempleo, pensiones y jubilaciones, aplicación de las oportunidades
educativas, servicios médicos y muchas otras ayudas sociales (Ayala, 2003, p.
452).
La función del Estado consiste en la organización y la activación autónoma de
la cooperación s ocial, fundada en la necesidad histórica de un estatus de vida
común que armonice todas las oposiciones de intereses (Heller, 1987, p. 221).
De tal manera que el Estado, se apoya en las organizaciones e instituciones
formales e informales para buscar el bien común (Ayala, 2004, p. 101).
Cabe mencionar que la política social se construye sobre la relación de
mercado, Estado y orden doméstico. Álvarez (2005) señala que la política
social consiste en diferenciar los programas asistenciales de medios de
supervivencia de los programas orientados a regular el empleo, puesto que
con tales políticas se amortigua el conflicto entre capital y trabajo, señalando a
los beneficiarios además de moldear el comportamiento de los mismos
(Giraldo, 2013). Sin embargo, la política social para Adelantado (2009), tiene
que ver con el bienestar de las personas a través de la acción social.
1.3 Las Instituciones Gubernamentales
203

Las instituciones
pueden ser entendidas como: reglas del juego que
norman los diversos intercambios de los actores, estructuras de incentivos
que permiten construir organizaciones, modelos mentales que facilitan el
cálculo de las distintas transacciones en las que ocurren los agentes
económicos y político, siendo artefactos de coordinación
el “juego
cooperativo” donde se incluyen los intereses de todos (Ayala, 2003, p. 12).

203

Las instituciones son importantes, en parte, porque permiten organizar los mercados
justamente por medio de las instituciones. Además ayudan a gobernar a la sociedad e incluso
organizan el Estado (Ayala, 2003, p. 13).

939

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Las instituciones pueden ser sociales y estatales. Según su origen las
sociales son las convenciones que se establecen en una determinada
sociedad y son de creación y cumplimiento voluntaria por parte de los
individuos, las sanciones descansan en la responsabilidad de cada individuo
siendo informales y descentralizadas. Las instituciones estatales se imponen
externamente a los individuos o a la comunidad y el Estado obliga su
observación, sancionando el incumplimiento de sus objetivos puesto que
están formadas en la ley, basadas en la autoridad pública (Ayala, 2004,).
La función de bienestar busca representar “el bien común”, es sin duda una
noción ambigua, pero la función expresa las metas de bienestar que el Estado
y la sociedad definen (Ayala, 2004, p. 101). Las intervenciones institucionales
gubernamentales actúan sobre las condiciones de vida y su reproducción en
la población, según sean las necesidades. Para Adelantado (2009) la política
social se ejerce a través de las intuiciones gubernamentales y estas regulan
directamente la fuerza de trabajo.
El mal funcionamiento de las instituciones gubernamentales tiene que ver con
la visión de las personas que hacen uso de las mismas, ya que se piensan
como individuos aislados y no como parte de múltiples redes de interacción;
familiar, amistades, laborales, recreativas, políticas, culturales e informativas
(Dabas y Najmanovich, 1995, p. 65). Las instituciones toman ventaja de tal
visión, la realidad objetiva de las instituciones no disminuye si el individuo no
comprende el propósito o el modo de operar de aquellas, ya que, al implicar
historicidad se sostienen en base a un sistema de control social, sin embargo,
el sujeto en sí, es una organización emergente de la intervención de
suborganizaciones (Berger y Luckman, 2008, p. 80).
Es importante que el individuo salga a conocer las instituciones, así como
debe aprender a conocer la naturaleza (Berger y Luckman, 2008, p. 80).
1.4. El trabajador social
La profesión de Trabajo Social en México se origina con el sistema económico
neoliberal, con el fin de resarcir los daños que genera en la sociedad dicho
sistema económico ante la clase trabajadora, por lo tanto el profesionista
estará inmerso en su quehacer laboral en las políticas sociales. La
globalización según Giraldo (2013) afecta a los Estados, puesto que van
desapareciendo la seguridad social, seguridad familiar, seguridad laboral y la
seguridad entre comunidades, al desmoronarse tales estructuras se afecta al
individuo, dejándolo sin soportes de ayuda colectivos, siendo estos los
campos de acción de los trabajadores sociales.
La utopía de los profesionistas que laboran como trabajadores sociales, es
obtener un Estado que brinde las oportunidades necesarias para que las
personas obtengan la capacidad de vivir de forma segura. Para Sen (como se
940

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

citó en Guillen, 2004) se debe tomar en cuenta las capacidades y libertades
de cada individuo para que pueda vivir el tipo de vida que desee, puesto que
cuando las personas gocen de educación, salud, vivienda, (entre otras
garantías) habrá mayor productividad, mayor crecimiento económico y
mejores ingresos en las familias.
2.

Políticas Sociales Asistenciales para el combate a la Pobreza.

Los sujetos sociales deben ser el centro de todas las actividades
gubernamentales en la búsqueda de la brindar soluciones a las problemáticas
sociales de una manera digna y en donde los derechos sociales estén
garantizados.
Si bien, la cuestión social no es fácil su abordaje, pues tiene su conformación
en las identidades personales y sociales que nos hacen ser parte de una
sociedad. Para Luiz Wanderley (1996), toda “cuestión social” se expresa
siempre en conflictos que aparecen como problemas económicos, políticos,
etc. y se manifiestan generalmente en los sectores subordinados de la
sociedad, aquellos que no detentan el poder económico o político, y se
transforman efectivamente en cuestión social cuando son percibidos y
asumidos por un sector de la sociedad, que intenta, por algún medio,
cuestionarlos, hacerlos públicos, transformarlos en demanda política,
implicando tensiones y conflictos sociales (Wanderley, 1996).
Es decir que al ser públicos y transformados en demanda política se vuelve en
el espacio de todos y de nadie. En donde se vuelve parte del diálogo y
tolerancia para la construcción de consensos. Así, una vez hecho lo público
en política, está deberá ser acorde a los objetivos declarados de un gobierno,
el cual pretende alcanzar para preservar el interés y la cohesión nacional de la
sociedad.
Una vez centrada la política en la búsqueda del bienestar social, el Estado
mediante las medidas sociales que adopte buscará resolver las diversas
problemáticas sociales.
En el caso concreto de México después de la revolución mexicana de 1910 y
ante las demandas de las personas que estuvieron presente en ella (la cual
fue el eje para que se consumará esta revolución), se realizaron pocas
acciones de importancia para paliar las necesidades de la población, debido a
la ausencia de instituciones del Estado mexicano y las pocas que había en
esa época se dedicaron a la reconstrucción y pacificación del país.
Poco a poco, se pusieron en práctica políticas dirigidas a promover la
productividad y el crecimiento económico, por lo que se crearon instituciones
de bienestar social como la Secretaría de Salud, el Instituto Mexicano del
Seguro Social (IMSS), el Instituto de Seguridad y Servicios Sociales para los
Trabajadores del Estado (ISSSTE) y se extendió la cobertura de servicios
941

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

sociales (educación, salud, vivienda y seguridad social) para alcanzar un
sector más amplio de la población (Valencia y Aguirre, 1998).
Aunque ciertamente estas acciones representaron un avance en la
construcción de un Estado más igualitario, lo que originó en gran medida fue
un sistema de seguridad y protección social parcial y segmentada, puesto que
solo consideraba a los trabajadores asalariados dejando fuera a los
campesinos o los que se encontraban en la informalidad laboral.
Desde entonces, el discurso oficial incorporó una concepción más amplia de
la pobreza, lo que determinaría el diseño e implementación de las políticas
sociales para contrarrestarla y abatirla.
En la década de los setentas, cuando era evidente una necesidad de
desarrollo de las capacidades productivas del país para el crecimiento
económico, el debate se centró en optar por medidas con más equidad para la
población. A partir de ese momento, los gobiernos federales se dedicaron a
invertir en programas dirigidos específicamente a la atención de la población
en situación de pobreza, marginada o en desventaja.
En el periodo gubernamental de Echeverría (1970-1976) se implementó el
Programa de Inversiones Públicas para el Desarrollo Rural (PIDER) dirigido
básicamente a la población en pobreza en zonas rurales. El principal objetivo
de PIDER, era mejorar las condiciones de vida de los campesinos mediante la
promoción de la producción agrícola, la productividad de las cooperativas
campesinas, construcción de infraestructura y servicios sociales en las
comunidades rurales (Yaschime, 2012).
“Para el PIDER la pobreza es el resultado de los desequilibrios generados por
la estrategia económica aplicada entre 1940 y 1970, a través de la cual se
privilegió la expansión de la industria y el desarrollo de actividades agrícolas
de exportación, resultando mayormente desfavorecidos los habitantes del
medio rural en zonas de temporal.” (Ordoñez, 1997).
Asimismo, en el año de 1979 se creó la Compañía Nacional de Subsistencias
Populares (CONASUPO) con la finalidad de ofertar productos básicos de la
canasta de consumo en las áreas rurales, principalmente maíz, frijol y leche
en polvo. Contaba con subsidios por parte del gobierno federal, pero es en el
año de 1998 que CONASUPO se declara en proceso de liquidación.
Posteriormente asumen la responsabilidad de abastecer el maíz y frijol
DICONSA y LICONSA la leche en polvo a partir de 1999.
Ante una fuerte crisis financiera y la devaluación del peso, el gobierno de
López Portillo (1976-1982) planeó una estrategia económica inicial llamada
Alianza para la Producción que contemplaba consolidar la economía, además
de que la política social se centraría en aminorar el problema alimentario de la
población, por lo que además de mantener el programa PIDER, se crean dos
942

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

programas focalizados a las zonas rurales nuevamente: El Plan Nacional de
Zonas Deprimidas y Grupos Marginados (COPLAMAR) en 1976 y el Sistema
Alimentario Mexicano (SAM) en 1980.
COPLAMAR fue un proyecto de investigación en torno a la pobreza, dado que
una de sus funciones consistía en estudiar y proponer la atención eficaz de las
necesidades de las zonas deprimidas y los grupos marginados bajo las
siguientes convicciones: que el crecimiento económico no constituye el
propósito del desarrollo sino un medio para alcanzarlo, que el desarrollo se
expresa en el grado de satisfacción de las necesidades esenciales de toda la
204
población (COPLAMAR, 1982).
El SAM el cual fue creado en el año de 1980, cuyo objetivo fue lograr la
autosuficiencia de los campesinos en la producción de granos básicos,
además otorgó subsidios para el consumo de alimentos e incentivos para la
extensión del cultivo en las áreas más pobres, en donde las propuestas eran:
el incremento de la extensión de la tierra cultivable (a través de la instalación
de sistemas de riego y de la ocupación de área planas tropicales), el acceso a
semillas mejoradas y a fertilizantes con precios subsidiados y al otorgamiento
de precios de garantía a los productores (Valencia y Aguirre, 1998).
A pesar de que estas estrategias dieron resultados poco favorables en su
operación, estos programas marcaron un importante antecedente en la
política social mexicana en términos de la necesidad de llevar a cabo políticas
de diseño específico y dirigido, sin embargo ya no serían continuados por el
siguiente gobierno, que nuevamente enfrentaba una crisis financiera.
En el gobierno de De la Madrid (1982 – 1988) se desarticularon el PIDER,
COPLAMAR y SAM afectando fuertemente al modelo de política social
prevaleciente hasta entonces. Los subsidios generalizados se sustituyeron por
focalizados, acorde con la situación fiscal y perspectiva ideológica que guiaba
las acciones de política, para mitigar y compensar los efectos sociales
negativos de la crisis (Poder Ejecutivo Federal, 1983).
Para el periodo gubernamental de 1988 – 1994 a cargo de Salinas de Gortari,
se afirmaba que los efectos sociales serían peores si no se aplicaba con
firmeza el ajuste al presupuesto, lo que promovía un liberación de la
economía, por lo que las propuestas de combate a la pobreza de los
liberalizadores, coincidirían con las recomendaciones del Banco Mundial y del
FMI de una economía global.
Es así que se diseña el Programa Nacional de Solidaridad (PRONASOL). El
cual tomó como base la experiencia de los programas PIDER y COPLAMAR
204

En esta época se creó el programa IMSS – Coplamar, que consistió en establecer clínicas
médicas en comunidades rurales. En 1989 se trasformó en IMSS -Solidaridad, posteriormente se
le llamó IMSS-Oportunidades.

943

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

y toma un lugar preponderante en la lucha para superar la pobreza.
PRONASOL era un paquete financiero administrado entre varias entidades
estatales. Proporcionó servicios urbanos como agua, drenaje, electricidad y
construcción de calle (Brachet, 2004, p. 13).
Una gran diferencia de PRONASOL con sus antecesores, era que no solo
contemplaba la pobreza rural, sino la urbana y en 1992 derivado del
crecimiento de PRONASOL se crea la Secretaria de Desarrollo Social
(SEDESOL) con el fin de coordinar no solo este programa, sino de administrar
otras iniciativas focalizadas dentro de la política social.
Según Denise Dresser (1997), esta medida “también indicó el deseo de
extender la longevidad de PRONASOL, más allá del mandato de Salinas”.
Sin embargo ante el cambio de gobierno a cargo de Ernesto Zedillo (1994 –
2000) y su equipo deciden dar un cambio radical a la política social. Para ello,
propone una metodología para identificar correctamente a la población
objetivo: es decir contar con precisión, una línea de pobreza extrema y de un
índice de precios para actualizarla. De la comunidad debía pasarse al
individuo; debía restringirse sobre todo a un paquete básico de alimentación –
salud – educación que explote la complementariedad entre esas necesidades.
Este programa sería PROGRESA (Yaschime, 2012).
PROGRESA se presentó como un programa focalizado de transferencias
monetarias condicionadas, el cual era dirigido a hogares en condiciones de
pobreza extrema, con el propósito de desarrollar el capital humano (salud,
nutrición y educación) en busca de promover la igualdad de oportunidades
para los individuos.
Una de las diferencias más importantes del PROGRESA respecto a los
anteriores, es el condicionamiento recíproco que existe en el otorgamiento de
los apoyos, es decir de la corresponsabilidad. Sólo se podrán recibir los
apoyos monetarios si se asiste a las citas médicas y la asistencia regular a la
escuela, por parte de los beneficiarios. Además los recursos monetarios
serían entregados mediante transferencias monetarias y no en especie, lo que
hace que los beneficiarios decidirán, de acuerdo con sus intereses, el uso de
ese recurso (SEDESOL, 1998).
La presencia de PROGRESA continuó creciendo en área rurales, y en el año
2001 incluyó localidades semi-urbanas. Desde 2002 en el gobierno de Vicente
Fox (2000 -2006), el programa cambió su nombre a Programa de Desarrollo
Humano Oportunidades e inició operación en zonas urbanas donde no
operaba.

944

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Oportunidades fue un programa social focalizado, con amplia cobertura y su
205
estructura y operación del programa era de carácter interinstitucional.
El
objetivo principal fue la de contribuir a la ruptura del ciclo intergeneracional de
la pobreza y favorecer el desarrollo de las capacidades asociadas a la
alimentación, salud y educación de las familias beneficiarias. Así,
Oportunidades fue una estrategia clave en la política social para Calderón,
para promover el desarrollo social y reducir (en apariencia) la pobreza.
Oportunidades es un programa pionero en lo que respecta a la Transferencia
Monetarias Condicionadas (PTMC) y el cuál se ha replicado en más de 40
países en el mundo, por su importancia en el combate a la pobreza y el
desarrollo del capital humano. El reconocimiento internacional al programa se
ha manifestado en estos ejercicios de réplica, así como en la obtención de
créditos por parte de los organismos internacionales para el financiamiento de
algunos de sus componentes como lo es el de salud.
Hasta el 2002, el programa operaba con recursos totalmente nacionales, y en
ese mismo año, el gobierno mexicano firmó un préstamo por un billón de
dólares con el BID (Banco Interamericano de Desarrollo), para financiar
algunos rubros de la operación de Oportunidades (Prospera, 2013).
El programa Oportunidades fue una de las principales acciones del Gobierno
Federal que buscó revertir la desigualdad de oportunidades y su transmisión
intergeneracional mediante el desarrollo del capital humano, principalmente de
las nuevas generaciones.
Actualmente en el gobierno de Peña Nieto (2012 – 2018), se rediseño el
programa nombrándolo Prospera que busca la inclusión social mediante
estrategias financieras, productivas y educativas de nivel superior para los
beneficiarios.
2.1. El trabajo social y su intervención en los programas sociales.
Históricamente el Trabajo Social ha buscado contribuir al desarrollo humano
mediante la justicia y equidad social, particularmente en aquellos individuos
colocados en una posición de desventaja y que son reconocidos en la política
social, como grupos de atención prioritaria.
El Trabajo Social al ser una disciplina de las ciencias sociales, ha sido
referente de acción profesional a la hora de enfrentar la pobreza, pero debe
considerarse más allá de esta idea. No solo es importante interpretar un
205

Para lo cual, se creó una Coordinación Nacional del Programa Oportunidades, para
coordinar la operación general del programa. Participan en la toma de decisiones y operación las
secretarías de Desarrollo Social, Educación, Salud y Hacienda y Crédito Público, así como el
Consejo Nacional de Fomento Educativo (CONAFE) y el Instituto Mexicano del Seguro Social
(IMSS). La operación y gestión se coordina a través de las oficinas estatales del programa.

945

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

conjunto de indicadores y estrategias o metodologías, es necesario buscar
una interpretación propia de los actores que padecen esta situación, en
relación a su inclusión laboral de su localidad.
Carlos Arteaga (2001) reconoce que las políticas sociales han tendido a
satisfacer y dar pleno cumplimento a los derechos humanos, sociales y
ciudadanos, sin embargo han tenido un claro carácter de caridad, filantropía y
asistencialismo a través de su instrumentalización (Arteaga &amp; Solís, 2001, p.
13).
Así, la política social debe centrarse en el bienestar social como lo refiere
Adelantado (2000a, pp. 2- 8), y está ser articulada por el Estado, como un
instrumento para el combate a la pobreza, a través de canalizar recursos
financieros a programas sociales específicos los cuales a su vez, sean
entregados mediante transferencias condicionadas (Cabrera, 2007, pp. 117 –
126). Sin embargo es de notar y de suma importancia para el Trabajo Social,
que el papel del trabajador social dentro del diseño, instrumentación,
operatividad y evaluación en las políticas sociales, es casi nulo.
Es así que el desafío profesional del Trabajo Social, el cual consiste no solo
en buscar la justicia social y la equidad, sino en el compromiso social que está
presente en la manera de comprender las cuestiones relacionadas con el
fenómeno de la pobreza, al existir un potencial de estrategias que afiancen los
efectos del programa. Lo importante para el Trabajo Social es recuperar el
valor de la teoría como crítica de lo existente, como interpretación de la
realidad y de los conflictos que la atraviesan (Aquín, 1999).
3. Las políticas públicas y el desarrollo social en México: una visión
desde las OSC
En cualquier Estado se construyen políticas sociales entendidas como
acciones federales encaminadas a desarrollar el bienestar de su sociedad por
medio de un conjunto de estudios y métodos que tengan por objetivo avalarlo.
Según Adelantado (2000b, p. 1), “explora (la política social) el contexto social,
político, ideológico e institucional en el cual el bienestar es producido,
organizado y distribuido; así mismo concierne a todos aquellos aspectos de
las políticas públicas, de las relaciones de mercado y las no monetarias que
contribuyen a aumentar o disminuir el bienestar de los individuos o grupos”.

De acuerdo a lo anterior, se asumiría a la población protegida por su Estado
206
respecto a la satisfacción de sus necesidades básicas
(alimento,
educación, vivienda, empleo, salud) otorgándole la oportunidad universal de
206

Por medio de la Asistencia social, dichas demandas son cubiertas en algunas ocasiones por
parte del Estado y otras, por demás agentes públicos.

946

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desarrollarse, pero a causa de algunas medidas tomadas por el gobierno,
207
como las reformas estructurales neoliberales , no es de esa manera. Se
supone que mediante el establecimiento de los derechos sociales cada
gobierno apunta garantías a los ciudadanos. Sin embargo, actualmente según
Dallanegra (2007, pp. 27 - 29):
Los derechos humanos cobran una relevancia significativa no tanto como
resultado de una actividad al interior de los Estados y gobiernos —en muchos
casos es a pesar de ellos—, sino como consecuencia de la creciente
presencia de actores trasnacionales sin fines de lucro, como las ONG, que se
han hecho cargo de lo que los gobiernos han provocado, dejado de lado,
abandonado o desestimado. La crisis del Estado de bienestar ha significado
principalmente que las estructuras de asistencia y distribución pública,
construidas mediante fondos públicos, están siendo privatizadas y
expropiadas para beneficio privado.
Cabe mencionar que durante el periodo de 1970 a 1980 se afirmó que el
Estado mexicano no contaba con los recursos para sostener el desarrollo
social, razón por la que se redujo el estado de bienestar basándose en la idea
de la mínima intervención del mismo (reforma de primera generación) para dar
paso a la inversión privada, apertura del mercado y reducción de gastos
administrativos como prioridad lo que provoco una desatención al desarrollo
social. Durante la década de los noventas se replanteo la necesidad de la
intervención del gobierno pues los cambios en el modelo económico habían
aumentado las necesidades sociales por lo que surgieron programas
focalizados, como el PRONASOL, en diferentes grupos (reforma de segunda
generación) (Cardozo, 2005). El mismo programa en 2012, llamado
208
Oportunidades , continuaba siendo el principal de México para el combate a
la pobreza; llegaba a 5.4 millones de familias, más del 20 por ciento de la
totalidad de familias en el país (OCDE, 2012).
De acuerdo al Consejo Nacional de Evaluación de la Política de Desarrollo
Social (CONEVAL) a nivel federal se registraron 233 programas de desarrollo
social y su presupuesto fue de 905,499 millones de pesos. Los tres derechos
sociales con mayor número de programas y presupuesto fueron educación,
salud y bienestar económico (concentran 80 por ciento del presupuesto total).
Por lo tanto, se observa un elevado número, incluso el gasto en desarrollo
social presenta un crecimiento en las últimas dos décadas, por ejemplo, de
207

Entiéndase, políticas económicas de apertura de mercado y privatización de sectores
públicos. El modelo económico surgió en el país hace tres décadas con la supuesta finalidad de
solventar la crisis económica ocurrida en 1982, apoyar la deuda externa y permitir mediante
ciertas acciones nacionales la modernización, así como una mayor productividad. Sin embargo,
dichas medidas paradójicamente resultaron en más dificultades, no únicamente económicas
también sociales, dejando a la mayoría de su población en desprotección frente a los cambios
estructurales.
208
Actualmente nombrado Prospera.

947

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

1990 a 2014 creció en 439 por ciento, lo que se traduciría en una mejoría de
209
las condiciones de la población en general sin embargo, la pobreza
y
210
vulnerabilidad continúan en ascenso (CONEVAL, 2014).
A pesar de las cifras mencionadas, la cobertura y la generosidad de la
protección social (excluyendo educación) son muy limitadas en comparación a
otros países. El gasto social público de México fue de 8.2 por ciento en 2009,
211
el más bajo de la OCDE ; aunque ha dedicado enormes esfuerzos a la lucha
contra la pobreza a mediados de la década de 1os noventas, este gasto como
212
porcentaje del PIB
era de sólo 4.3 por ciento contra un promedio de 19.5
por ciento en la OCDE (OCDE, 2012).
Otro ejemplo contradictorio es el gasto en educación que representó el 6.4 por
ciento del PIB en 2012, más que en países como Australia (6.1) y Brasil (5.6)
pero los resultados no se tornan visibles pues nuestro país ocupo el lugar 53
213
de los 65 que aplicaron la prueba PISA en el mismo año (CONEVAL, 2014).
Lo anterior lleva a plantear que probablemente se necesite una evaluación y
ejecución de dichos programas sociales (Cardozo, 2005) porque no están
cumpliendo con los objetivos estructurales que se proponen, el propio
CONEVAL (2014) reconoce que éstos se encuentran definidos de forma
fragmentaria y dispersa; las capacidades básicas a las que un individuo debe
acceder no se encuentran apropiadamente explicadas en la legislación
vigente, ya sea en la Constitución o en las leyes secundarias. Por esa falta de
conexión entre los derechos y la manera de legitimarlos se observan
contradicciones respecto la inversión en programas y los resultados, la posible
causa es la suma importancia que los gobiernos le dan al factor económico en
el desarrollo y como útilmente se ha venido investigando en décadas
contemporáneas, no es lo único que impera en la realidad social.
Además el sector empresarial privado, como menciona Dallanegra (2007, p.
18) “es el principal interesado en la disminución del rol del Estado y el
principal generador de la “reforma del Estado” en, prácticamente, todo el
mundo”.

209

En el año 2010 de acuerdo a CONEVAL se registraron 52.8 millones de personas en esa
condición y para 2012 53.3. Mientras que la población con ingreso inferior a la línea de bienestar
paso de 59.6 millones a 60.6.
210
Condición social de riesgo, indefensión o incertidumbre de algunos sectores de la población
ocasionada por la situación socioeconómica del país.
211
Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económicos (OCDE) fundada en 1961 y
agrupa a 34 países miembros; su misión es promover políticas que mejoren el bienestar
económico y social de las personas alrededor del mundo.
212
Producto interno bruto: contabiliza los bienes y servicios producidos en un país durante un
determinado periodo.
213
Informe del Programa Internacional para la Evaluación de Estudiantes que se realiza por
medo de aplicación de exámenes cada tres años en varios países.

948

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

3.1 Las OSC como provisoras de Asistencia y Bienestar Social. Un
campo profesional contemporáneo del Trabajo Social.
Las Organizaciones de la Sociedad Civil (OSC) son grupos constituidos
jurídicamente por mínimo tres integrantes de la ciudadanía que tengan un
objetivo compartido como puede ser brindar asistencia social a un sector de la
población o defender algún derecho social sin concebir fines de lucro.
Se considera importante hacer hincapié en que independientemente del
Estado (aunque en relativa cooperación en el) y a la par de las reformas
estructurales, las OSC aumentaron significativamente su participación en la
vida pública de la nación a partir de 1980 y se acentuaron para la posterior
década (Hernández, 2013). Esto se explica en el sentido que las
organizaciones sin fines de lucro han recibido apoyos subsidiarios del Estado
al crearse una legislación para ellas (Ley de Fomento a las Actividades de las
214
OSC ) y también de acuerdo a algunos autores (Navarro, 2013; Somuano,
2011; Pinzón, 2005; Canto, 1998; Reygadas, 1998) debido al neoliberalismo la
asistencia tuvo un fuerte descenso por lo que a partir de 1985, se incrementó
la formación de Instituciones de Asistencia Privada (IAP's). También antiguas
congregaciones religiosas y fundaciones filantrópicas pusieron el acento en
cubrir una mayor parte de la demanda social de asistencia, abandonada por
las políticas gubernamentales (Reygadas, 1998, p. 30).
Canto (1998) argumenta que se habla de organización, (lejos de su carácter
no lucrativo) puesto que la mayoría de ellas son estables, organizadas, con
estructura de relaciones, reglas de funcionamiento, objetivos que tienden a
profesionalizar mediante las acciones que realizan y además cuentan con
personalidad jurídica. No son solamente comités eventuales o acciones
repentinas.
El mismo autor clasifica la intervención de las OSC en los espacios
públicos en diez tipos y tres niveles:
I.
Tránsito de sus acciones de la asistencia privada a la presencia
pública: pasar del asistencialismo puro al desarrollo social buscando
remediar el contexto de los atendidos por medio de acciones
gubernamentales.
II.
Modificación de su identidad: del acompañamiento a otros a
asumirse como sujetos.
III.
Cambio en sus acciones de no gubernamental a la interacción con lo
gubernamental.
IV.
Tránsito de la apoliticidad a la actuación con la política.
V.
Paso de las acciones centradas en el objetivo de su atención a la
pretensión de intervenir en las políticas públicas.

214
Ley de carácter federal creada en 2004 por iniciativa de las OSC, que tiene la finalidad de
establecer apoyos y reconocimiento a sus actividades.

949

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

VI.
VII.
VIII.
IX.
X.

i.
ii.
iii.

Apertura del financiamiento: de solo donaciones a búsqueda de
fondos públicos.
Planeación sobre los objetivos públicos.
Asunción de una medición técnica y ya no solo ética de las labores.
Paso de una acción aislada a una colaboración en redes de OSC.
Transición de lo micro a lo macro: salto de trabajo local a nacional e
internacional.
Niveles:
Licitación (en convocatorias hechas por los organismos de gobierno).
Participación (en organismos públicos que tienen intervención sobre
políticas).
Propuesta (siendo instancias que formulan políticas alternativas).

Por ejemplo, Grupo Plural (red de OSC) resultó de una participación conjunta
entre parlamentarias, funcionarias gubernamentales y grupos feministas
alrededor de los delitos sexuales entre los años 1988 y 1991. Permitió
reformar la ley vigente sobre este tipo de delitos y la creación de la agencia
especializada de delitos sexuales (Tarres, 1998).

3.1.2 Cifras contextuales de OSC
Como se ha mencionado las OSC han venido incrementando en número
dentro del neoliberalismo económico y a pesar de que muchas veces su
trayectoria es fugaz han logrado consolidarse en estructura (algunas):
En un estudio realizado en 36 países, durante el periodo 1995-2000, se
identificó que el tercer sector movilizó un total de 1.3 trillones de dólares
para la prestación de servicios sociales. Asimismo, ocupó a 45 millones de
trabajadores de tiempo completo y 132 millones de voluntarios. Pero a
pesar de una mayor tendencia mundial en la participación de OSC en la
cuestión social, México se ubicó en el último lugar en cuanto a población
ocupada por este sector con un 0.4 por ciento (Navarro, 2013, p.204). En
Holanda, por ejemplo las Organizaciones no lucrativas constituyen el
principal sistema de provisión de servicios sociales. En Bélgica y Austria
como en Alemania casi la mitad de los servicios son asegurados por
grupos no lucrativos (Giddens, 1999, p. 133).
En lo que respecta a México con base en la investigación llevada a cabo por
Navarro (2013) la gran mayoría de las OSC (23 % del total) se dedican a
Asistencia social y son más participativas políticamente las ubicadas en
Distrito Federal, Veracruz y Estado de México pues 46 % han firmado
convenios con el gobierno federal y 31 % han trabajado en implementar
programas sociales locales. Hay que destacar que los estados que el autor
menciona con mayor participación de OSC son los mismos estados en donde
se cuenta con más cantidad de organismos de este tipo, cuestión que suena
950

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

lógica pero demuestra que la incidencia en el sector público tiene que ver
también con la ubicación de las mismas. Y coincide con las entidades
federativas con mayor número de acciones y programas sociales: Chiapas,
Veracruz, Distrito Federal y el Estado de México, con 253, 241, 236 y 232
intervenciones, respectivamente (CONEVAL, 2014).
También resalta la particularidad, de acuerdo a los datos presentados por el
Registro Federal de las Organizaciones de la sociedad civil (RFOSC), de que
en 2012 existían 15 393 organizaciones y 16 % de éstas se crearon entre
1951 y 1980; 27 % entre 1981 y 1990; y 56 % de ellas fueron fundadas entre
1991 y 2010 (Navarro, 2013).
El trabajo social desde los profesionales es el principal encargado de
representar un factor causal que se torna visible en las OSC las cuales van en
aumento, así como el neoliberalismo y sus reformas porque en la fecha de su
implantación (1982) eran aproximadamente la cuarta parte de lo que ahora
son y su impactante despuente es justamente durante la década de los
noventas, que se caracteriza por el refuerzo al modelo económico.
Navarro (2013, p. 26) justifica lo anterior debido a que “el sector público
comenzó a confiar sus funciones tradicionales a grupos voluntarios,
filantrópicos, asociaciones profesionales, entre otras. Estas organizaciones,
más allá de su origen y trayectoria, tienden a adquirir un nuevo estatus
público, en la medida que se les reconoce como actores con capacidad de
encargarse de la provisión de bienes sociales”.
Hoy en día si bien es poca la colaboración que realizan con el Estado y su
participación directa en las políticas sociales, se considera que representa un
avance al respecto y por ningún motivo deja de ser valiosa su incidencia.
3.2 El trabajo social en las OSC
El trabajo social es la disciplina encargada de incidir en la ejecución de
políticas sociales, pues es la comunicación y atención directa con los
diferentes sectores de la población en condiciones de vulnerabilidad. En lo
que respecta a los Organismos civiles su participación es muy baja pero se
considera que se encuentra en desarrollo y que así, como las mismas OSC
fueron creciendo la colaboración de la profesión en las ellas se espera vaya
en aumento, de hecho es vista como un campo emergente dentro de dichas
organizaciones.
En una investigación estadística a nivel nacional realizada por Girardo y Mochi
(2012) sobre el trabajo en OSC, los resultados arrojaron que de los
profesionales empleados actualmente en este sector solo 3.4 % eran
trabajadores sociales, siendo también el campo más bajo de actuación y el

951

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215

más alto, la psicología . Un ejemplo es el estado de Morelos, donde solo
aproximadamente el 3 % de OSC cuenta con trabajadores sociales.
El trabajo social se identifica con las OSC, sus objetivos y labores pues surge
de la interrelación entre individuos, sus necesidades y las instituciones u
organizaciones que satisfagan dichas necesidades (Evangelista, 2009). Por la
misma razón su actuar está justificado y requerido no solo como colaborador
sino, como también creador de este tipo de Organismos. Aunque estando
desde sus inicios inmerso en el sector gubernamental, es reciente su
aportación e incursión en el no gubernamental, debido a la creciente
proliferación del último y la transición que la profesión puede dar de uno al
otro.
El trabajador social, en actuación dentro de OSC continúa con su función de
primer enlace con la población vulnerable, impulsor de nuevas ideas de
atención, verificar la evolución del individuo atendido, conocedor único del
contexto del sujeto, gestionador de recursos y concientizador de la población.
En una investigación de corte cualitativo, se observó al Trabajo social
como parte fundamental de las labores de una OSC dedicada a la atención
216
de niños en condiciones de vulnerabilidad . La profesional en Trabajo
Social al respecto comentó:
Nosotros (los trabajadores sociales) más bien nos encargamos del
seguimiento de los casos, en cuanto a bajas, ingresos, problemas, y todo
eso… tienes que llevar una investigación muy minuciosa pero
generalmente aceptamos a los niños, ¿por qué? porque si estamos viendo
que hay un rechazo por cierto familiar, y tú desde tu Institución lo puedes
apoyar, le tiendes la mano, ¿qué haces? Preferimos nosotros que esté
con nosotros que sabemos que si le vamos a dar un buen cuidado con un
proyecto de vida a que siga con alguien que lo maltrata físicamente o
emocionalmente… el gobierno (refiriéndose a la educación de los
menores) que es el que tiene en sus manos, pues ahora sí, cómo darles
217
ese apoyo no lo hace.
Por lo tanto, visto desde sus profesionales, el trabajo social es el principal
encargado de ver, analizar y de alguna manera, dar respuesta a las
necesidades por medio de las diversas instituciones que pueden ser OSC
debido a la mayor participación del sector en problemas contemporáneos.

215

Ver Girardo, Cristina; Mochi, Prudencio “Las organizaciones de la sociedad civil en México:
modalidades del trabajo y el empleo en la prestación de servicios de proximidad y/o
relacionales”, 2012.
216
Investigación en curso de tesis en Maestría de Trabajo social por una integrante del grupo de
autores.
217
Entrevista individual realizada a una trabajadora social de una OSC para la investigación
arriba mencionada.

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Finalmente, Giddens (1999, p. 22) argumenta al respecto que “la tesis del
Estado mínimo está estrechamente vinculada a una visión característica de la
sociedad civil como mecanismo autogenerador de solidaridad social”. Se
debería hablar de lo que Giddens (1999) denomina bienestar positivo al que
contribuyen los propios ciudadanos y de más agentes y no solo el Estado
como administrador de los recursos, ya que el bienestar involucra condiciones
psicológicas y sociales aparte de las económicas, en una sociedad de
bienestar donde las instancias del sector terciario (OSC) tuvieran más
presencia pues resultan las más cercanas a la ciudadanía.
Conclusión
El Estado tiene la facultad de brindar a la población de una nación la garantía
de desarrollarse plenamente, para los individuos vulnerables se estableció la
asistencia social como mecanismo paliativo ante los efectos secundarios del
neoliberalismo. Actualmente existen muchos programas de desarrollo social
dentro de los cuales existe el de Asistencia. Sin embargo, los resultados
sobre la inversión en “Bienestar Social” no se visualizan en la población pues
las condiciones de pobreza, desempleo, rezago educativo, entre otros, aún
persisten. La necesidad de la intervención en el diagnóstico, planeación y
ejecución de programas sociales es de suma importancia, ya que muchos de
estos, solo palían los problemas sociales sin llegar a tener la intención de
erradicarlos.
El Estado de bienestar es aquel modelo político, económico y social
administrado por el aparato de gobierno que tiene la finalidad de proporcionar
los recursos para que toda la ciudadanía esté protegida en los aspectos
elementales de su vida, es decir, cuente con atención en salud, alimentación,
educación y trabajo. Se habla de un reconocimiento sobre los derechos
sociales del individuo.
.
Existe una participación limitada de OSC en políticas públicas pero ejemplos
como los mencionados en el escrito comprueban que su integración y gestoría
con el Estado logran resultados para la ciudadanía, y si bien éste tiene la
obligación de brindar a su población un desarrollo social, la participación de la
última mediante OSC brinda una retroalimentación a los distintos programas.
Finalmente, se puntualiza que el Trabajo social está participando dentro de los
programas sociales, las OSC, aún como figura en desarrollo pero su
incidencia es significativa y se espera resulte creciente en un futuro próximo.
A modo de sugerencia Pérez (2009, pp. 523-525) afirma que se debe buscar
un equilibrio en el sistema, recuperando la visión del hombre total, el sentido
del ser, que nos dispone a vivir una vida digna en un orden justo y social;
Asegurando el buen funcionamiento de las estructuras, la transparencia en la
administración pública y el rechazo a los medios ilícitos para obtener o
conservar el poder. Puesto que todos tenemos derecho a la capacidad y
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oportunidades que nos permitan “vivir vidas que valgan la pena” tal como lo
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Influencia de los sentidos en el diseño de espacios.
218

Marta Nydia Molina Gonzalez
219
Liliana Sosa Compean

Resumen
La percepción de los espacios se obtiene principalmente por la vista, por el hecho de
asumirlo así, poco se repara en ello y en el verdadero bienestar del usuario.
(Pallasmaa, 2005) en su libro Los ojos de la piel, menciona cómo el predominio de la
vista y la supresión del resto de los sentidos, había influido en la forma de pensar,
enseñar y hacer crítica de la arquitectura y cómo consecuentemente, las cualidades
sensoriales habían desaparecido de las artes y de la arquitectura. El predominio de la
vista sobre los demás sentidos puede no ser lo que brinde la mayor información
perceptual ni lo que determine el bienestar de las personas en un ámbito dado.
¿Habrá entonces espacios construidos que tengan historia y que, sin conocerla, un
individuo pudiera tener percepción de éstos, es decir, sin haber vivido allí o haber
tenido experiencias dentro de ellos?
Los edificios son objetos inertes, pero la experiencia de ellos trasciende la realidad en
nuestra conciencia más profunda. La arquitectura, en particular, que va más allá de los
edificios en sí, se esfuerza por mejorar la condición humana y promueve el bienestar a
través de la manipulación del espacio, la luz, la forma y los materiales. Estudios
referentes a este tema involucran de forma indispensable a otras disciplinas como la
historia, arte, sociología psicología, e incluso la psicoterapia, la cual utiliza el
psicoanálisis para encontrar conexiones dentro de las funciones, conocimiento y los
efectos del diseño arquitectónico, y los roles que juegan estos en la mente de las
personas. En el presente trabajo, se incluirán casos que darán la pauta para formar un
criterio propio referente a ¿Cómo deben de diseñarse los espacios habitables?
Palabras clave: Diseño, arquitectura, espacios, sentidos, bienestar.
1.-Introducción
La Arquitectura y el diseño de espacios han representado un refugio para ser
humano desde el aspecto físico así como también en lo intangible que refiere a la
memoria, comportamiento o a las emociones del ser humano. A través del tiempo
se ha investigado y al mismo tiempo que se ha reflexionado sobre los espacios
218
219

Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Arquitectura
Universidad Autónoma de Nuevo León, Facultad de Arquitectura

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construidos, llámense viviendas, templos, museos u otras diversas manifestaciones
de arte arquitectónico, donde las personas son partícipes de los mismos, pueden
permanecer allí en estancias largas, o breves y temporales, y llegan a tener
vivencias sin trascendencia en la memoria a largo plazo, o por el contario con
mucho que decir de aquél lugar donde se acumularon emociones y sentimientos.
Si bien es cierto que la mayoría de las personas nos guiamos por el sentido de la
vista en nuestro diario vivir, donde las decisiones de compra, los gustos, lo
placentero o lo desagradable, lo determinamos muchas veces así, a través de la
información que captamos por medio de nuestros ojos, también es cierto que el
resto de los sentidos nos comunican sensaciones que son traducidas en bienestar.
¿Qué toma en cuenta el arquitecto o diseñador cuando lleva a cabo sus proyectos?
¿Solo los espacios y su distribución para lograr un buen ambiente? ¿Acaso los
materiales que ayuden al confort y que sean amigables con el medio? ¿Y qué
sucede cuando nos referimos a otros sentidos sin tomar en cuenta la vista?
Hoy en día el destacado arquitecto portugués Gonzalo de Sousa, menciona que no es
un tema fácil el de la imagen porque eso es lo que vende y por lo que las sociedades
se inclinan actualmente, pero el fotógrafo, resalta solo un aspecto: el visual y elimina
los demás. En el mismo sentido también critica que se vea a arquitectura solo como un
objeto intocable y que no cambia, así como una pintura o una escultura, asegura que la
arquitectura es un arte muy bello que por distintas razones; probablemente tiene buena
imagen, pero más que eso, el edificio como obra de arte es aquél que tiene capacidad
en sí mismo de provocar a la gente que se encuentra con él, de crear relaciones y
reacciones. (Universidad de los Andes, Colombia. , 2012)
2.- Investigaciones enfocadas a los espacios y al bienestar.
2.1 Elle Handler Spitz, una historiadora y teórica de arte quien recibió
entrenamiento en psicoanálisis, señala que las “experiencias espejo”
referentes a la seguridad en la relación madre-hijo, en el desarrollo del niño,
refuerzan el sentido de éste hacia su propia integridad. Splitz asegura que el
ambiente físico puede tener un efecto “espejo” similar: cuando el niño juega y
construye sus espacios de juego con accesorios familiares para él
(almohadas, mobiliario, juguetes) experimenta su seguridad en el mismo
sentido que ocurre en el adulto. Así Splitz introduce el término arquitectura
primaria, una idea desarrollada que describe la manera cómo el niño crea
espacios que le permiten encontrar confort, seguridad, conciliación y
separación dependiendo del juego.
(Danze, 2012). Fig. 1
Fig.
1
Imagen
obtenida
http://www.pequeregalos.com/

959

de:

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Estos elementos, son necesarios para la vida del ser humano y respecto a la
identificación de ellos en la pirámide de Maslow, se ubican en el nivel 2, es
decir de los más elementales, que tienen que ver con protección y seguridad
física.
2.2 Peter Loewenberg menciona que uno de los principales paradigmas del
psicoanálisis moderno fue el Modelo relacional del espacio del objeto de
Freud en su teoría clínica, algunas veces llamado “la escuela Británica” debido
a que fue claramente relacionado en Inglaterra en 1960 por D.W. Winnicot
(1896-1971) y Wilfred Bion (1897-1979), los modelos de relación de objetos,
utilizan las metáforas de espacio emocional, distancia y proximidad para
explicar los procesos mentales y las relaciones interpersonales. (Lowenberg,
2012). Relacionando lo que afirman estos autores con la teoría de la
220
motivación de Maslow , se refieren a la necesidad de afiliación, amistad y
afecto ubicada en el nivel 3 de la pirámide de las necesidades.

2.3 Los espacios construidos influyen en situaciones de salud y enfermedad a
221
de los estímulos externos que no llegan a ser
través de la somatización
controlados por los seres humanos (Coreno R. Víctor, Villalpando F. Arturo y
Mazón S. Juan, 2010), en la Revista Latinoamericana de Medicina
Conductual, publicaron los resultados de su investigación, la cual consistió en
recolectar datos a través de un cuestionario aplicado a 226 individuos
mayores de 18 años en la colonia Ampliación Miguel Hidalgo, del Distrito
Federal. Durante los años 1998-2002 se recabó la información y se evaluaron
los resultados en dos etapas en los años 2003 y 2010, por medio de análisis
cuantitativo utilizando la prueba t y alfa de Cronbach. Los resultados obtenidos
arrojaron diferencias significativas respecto a su salud entre aquéllos que se
integraron en el diseño de su entorno inmediato y los que no lo hicieron. Así el
resultado fue que percibieron mejor satisfacción de vida y relaciones sociales
y ambientales habiendo tomado participación en el diseño de su entorno
inmediato en comparación con los que no diseñaron. (Coreno R. Víctor,
Villalpando F. Arturo y Mazón S. Juan, 2010) . Así podemos establecer la
comparación de esta investigación con las necesidades que jerarquiza
Maslow de ser creativos, inventivos y originales con tendencia a vivir con más
intensidad las experiencias que el resto de la humanidad, y que ocupan la
categoría de reconocimiento en el cuarto lugar de la pirámide.

220

Abraham Maslow, (Nueva York, 1908 - California, 1970) Psiquiatra y psicólogo
estadounidense. Impulsor de la psicología humanista, que se basa en conceptos como la
autorrealización, los niveles superiores de conciencia y la trascendencia, creó la teoría de la
autorrealización que lleva su nombre.
221
Se refiere a la transformación inconsciente de una afección psíquica en orgánica.

960

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2.4 Ambientes naturales y construidos.
La restauración psicológica es un proceso que se relaciona con algunos
déficits de condiciones antecedentes como el estrés ambiental, en los cuales
las personas buscan la recuperación de sus recursos cognitivos y de su
capacidad de respuesta psicofisiológica. (Van den Berg, 2007) Al contexto
donde ocurre dicha restauración se le llama ambiente restaurador (Kaplan,
1983).A la percepción de las cualidades del ambiente que son auxiliares en la
promoción de los procesos de restauración psicológica, como menciona
Kaplan, se le denomina percepción de restauración ambiental.
2.5 Señala Gastón Bachelard, en su libro La Poética del Espacio: la casa es
nuestro rincón del mundo, nuestro primer universo, o un cosmos propiamente
dicho. Vista íntimamente, la vivienda más humilde, ¿No es la más bella? Los
escritores de “habitación humilde” evocan a menudo ese elemento de la
poética del espacio. Pero dicha evocación peca de sucinta. Como algunos
autores tienen poco que describir acerca de la vivienda humilde, no viven
realmente su calidad primitiva, la cual pertenece a todos, ricos y pobres.
Nuestra vida adulta se encuentra tan despojada de los bienes primeros, es
222
decir los lazos antropocósmicos
están tan relajados que no se siente su
primer apego en el universo de la casa. Hay filósofos que conocen el universo
antes que la casa, el horizonte antes que el albergue, las verdaderas salidas
de imágenes, si las estudiamos fenomenológicamente, nos dirán de un modo
concreto los valores del espacio habitado. (Bachelard, 1994). Todo espacio
habitado, lleva en sí la esencia de la casa.
En resumen, la más interminable de las dialécticas, el ser
amparado sensibiliza los límites de su albergue. Vive la casa en
su realidad y en su virtualidad, con el pensamiento y los
sueños. Desde ese momento, todos los refugios, todos los
albergues, todas las habitaciones tienen valores de onirismo
consonantes. Ya no se vive verdaderamente la casa en su
positividad, no es solo ahora cuando se reconocen sus
beneficios. Los verdaderos bienestares tienen un pasado que
viene a vivir por el sueño en una nueva casa. Por los sueños,
las diversas moradas de nuestra vida se compenetran y
guardan los tesoros de los días antiguos. Cuando vuelven en la
nueva casa, los recuerdos de las antiguas moradas, vamos al
país de la infancia inmóvil, como lo inmemorial. Nos
reconfortamos viviendo recuerdos de protección. (Bachelard,
1994)

222

Tendencia a ver y a proyectar hacia los seres exteriores lo que el hombre experimente en sí
mismo; es un sentimiento de participación, de simpatía y de comunión con la naturaleza
(participación que generalmente parte de la convicción de una fuente común o potencia
superior: la divinidad).

961

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En este texto, Bachelard asegura que la relación principal del ser humano y su
casa o vivienda radica en el sentido de protección, y cómo es que ésta forma
parte del mismo.
3.- Los sentidos
La educación sensorial se explica gracias a las contribuciones que han aportado
paulatinamente diversas disciplinas como lo son La Psicología Evolutiva, La
Psicología Fisiológica y las teorías cognitivas así como las aportaciones dadas a
través de actividades de estimulación temprana para menores de educación
especial, estas contribuciones se basan en los sentidos como vías de acceso
para la comprensión del medio y de sí mismos.
Para que se realice una organización mental precisa, debe de haber una
adecuada actividad sensorial, como señala (Gimeno, 1986). Los mecanismos de
la actividad cerebral se ven beneficiados por la riqueza y oportunidad de los
estímulos ambientales y la posibilidad de respuestas sensoriales tempranas, y por
otro lado el proceso de aprendizaje y la inteligencia son beneficiarios de la
adecuada disposición a conjuntos de estímulos eficaces.
Las funciones cerebrales dependen de los estímulos sensoriales, así cada sentido
capta una cualidad del objeto o del fenómeno y el conocimiento final se obtiene
juntando las partes del todo.
Una sensación, menciona Gimeno, es información. Una imagen es el recuerdo de
una sensación. Y lo que se ha llamado conciencia no es un simple depósito de
imágenes, sino estructuras mentales en constante enriquecimiento, y esto solo
se da en los seres humanos.
A través de los sentidos es como se reciben, se procesan y se combinan las
diferentes informaciones, en nuestra corteza cerebral, y como resultado se
encuentran nuestras emociones, nuestras decisiones, es decir, nuestros
“productos mentales” el proceso creativo del diseño , y cuanto mayor sea o haya
sido la actividad sensorial, más vasta es la reserva mental. De esta manera, las
sensaciones son la fuente principal de nuestros conocimientos acerca del mundo
exterior, canales básicos por los que la información del mundo exterior llega al
cerebro.
Los órganos de los sentidos son los encargados de llevar a cabo la función vital
de ser las vías de la información humana, como menciona (Hobbes 1940): no
existe ninguna concepción en el intelecto humano que no haya sido recibida
totalmente o en parte por los órganos de los sentidos. Es aquí donde nos
cuestionamos si alguno de los órganos no es funcional, ¿Qué sucede si los ojos
no funcionaran completamente?, es decir en una persona débil visual, desarrolla
más los otros órganos receptores del resto de los sentidos, considero como
opinión personal que debe de existir una agudeza en las sensaciones que pueden
conducir a realizar los procesos de creatividad necesarios para poder asimilar, y
962

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transformar la información que es transmitida por los objetos. En la historia de la
psicología el concepto de “sensación” se ha separado del concepto de
“percepción”, donde las sensaciones se consideran por simples experiencias
internas del hombre provocadas por simples estímulos, mientras que las
percepciones se entendían más bien como experiencias “complejas” provocadas
a su vez por estímulos complejos, así las sensaciones están estrechamente
unidas a los receptores sensibles , mientras que las percepciones están influidas
por actividades cerebrales más elevadas.
4.- Experimento etnográfico propio de un “taller de vivencial de
discapacidad visual” realizado con la colaboración del personal de
unidea.
Marzo 13 de 2015. El día de hoy he sido partícipe de la experiencia que vive
una persona ciega. El taller vivencial comenzó cuando me entregaron un
antifaz para cubrir mis ojos y un bastón para guiarme. Una instructora en silla
de ruedas me guio. El recorrido fue en la Facultad de Ciencias FísicoMatemáticas, de la Universidad Autónoma de Nuevo León, saliendo de la
oficina de UNIDEA, ubicada dentro de la misma.Fig. 2 Imágenes de la
realización del taller de sensibilización. Fotografía de: Boney Peña

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Al cubrirme los ojos completamente, empecé a identificar la ubicación de las
personas que me rodeaban por medio de su voz, mientras me explicaba Paty
(así se llama la instructora) sin darme cuenta me recargué en el apagador de
luz, y , como no veía absolutamente nada, ni lo noté, pero los muchachos que
acompañaban a Paty me lo hicieron notar, y la encendieron de nuevo, claro,
con el respeto debido, ya que son personas que hacen la labor de apoyar a
gente con discapacidad, por supuesto me disculpé entre risas. Salimos de la
oficina, Paty cerca de mí, creo que adelante y a hacia el lado derecho, yo
empecé a caminar con cierto miedo, aún y cuando conocía el lugar porque por
allí entré, me dijeron que siguiera derecho, yo me preguntaba ¿para dónde es
derecho?, y caminé unos pasos, pero me estaba inclinando hacia mi derecha,
corregí y me pasé hacia la izquierda, me indicaron de nuevo que girara al lado
opuesto y corregí. Al traspasar la puerta, cambió el nivel del piso y la
rugosidad del mismo, ya no era mosaico, sino concreto, se escuchaba el
bullicio de los estudiantes cada vez más alto, sentí en mi cara el aire fresco
del exterior, estaba lloviendo y me indicaron que pasara rápido ese tramo para
no mojarnos, pero en medio de la oscuridad, para mí no cabía la posibilidad
de acelerar el paso, se siente mucha inseguridad de no saber qué hay
delante, o si el camino continúa igual o no, si hay personas o cosas que
interfieren, en fin, yo trataba de hacer lo mejor, abanicando el bastón en
contacto con el piso, y alejándolo de mí aproximadamente dos pasos, como
me lo indicaron, Paty me decía si debía seguir derecho o si había rampa,
también que me sostuviera del barandal obviamente con la mano izquierda,
porque en la derecha llevaba a mi mejor amigo, que, sin yo saberlo antes de
ese día, era el bastón que me prestaron. Continuamos caminando otra vez
sobre mosaico en la explanada de la Facultad, no conté los pasos, iba muy
despacio, pero ya no tan insegura, después de caminar un tramo, me
preguntan que dónde estábamos, y por los sonidos y el conocimiento que
tenía mencioné que en la explanada, y así era. Luego me dicen que toque y
sienta con el bastón lo que hay en el piso, para mí como primera impresión
era como un tope de hule o tapete de plástico, pero por ayuda de mi guía
supe que era un lienzo húmedo para impedir que pasara el agua. El aroma a
comida se hacía cada vez más intenso, nos acercábamos a la cafetería.
Después toqué la orilla del lado izquierdo de la pared con el bastón, eso fue
de gran ayuda, porque sabía que eso era un objeto fijo y no cambiaría de
posición… pero se terminó el tramo del muro y siguieron unos basureros que
pude identificar, eran dos o tres, para que una persona ciega pueda saber qué
tipo de basura se debía depositar allí, sería conveniente que tuviera letreros
en braille; enseguida, una puerta, me indicaron que la abriera, identifiqué que
era de vidrio y toqué la agarradera de aluminio, sin embargo empujé desde el
lado opuesto, y tuve que hacerlo del otro lado para poder abrir, me dicen que
alguien ayudó a que yo pasara. Dentro de la cafetería, me sentí más segura,
creo que fue porque era muy pequeña, lo supuse porque caminé poco allí
adentro, solo unos pasos, a mi derecha estaba la barra y a la izquierda las
mesas y más personas, eso me lo dijeron y lo comprobé por las voces. Al
fondo de la barra, me pregunta Paty si algo se me antoja o si quiero preguntar
964

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por algún alimento, y le comento que huele a algo dulce, como a pastel, pero
la persona dependiente dice que no hay nada de dulce, sin embargo, insisto y
me dice que debe ser la vainilla de la máquina de café que estaba detrás de
mí, y claro, mi sentido del olfato estaba más agudo que el de los demás. En el
camino a la salida, por la barra de la cafetería, me indican que toque un objeto
y que lo identifique, y, con un poco de temor, lo toqué y era plástico rígido, creí
que era la caja registradora, pero no era así, seguí tocando y encontré que
tenía rejillas, entonces supe que era una dispensadora de bebidas, creí que
de café, pero era de aguas frescas.
Fig.3 Imagen de la cafetería. Fotografía: Boney Peña
Salimos de la cafetería y me dijeron que alguien iba a entrar y me cedió el
paso, enseguida dije gracias, pero sin saber hacia dónde, ni si estaba la
persona allí. Después de dar unos pasos, me topé con algo, y tocando con mi
mano derecha supe que era una columna y junto a ella había un pendón, que
al tocarlo pensé que era una lona muy grande, que una persona ciega, no
podría identificar por sí misma lo que decía allí. Después atravesamos de
nuevo la explanada donde un muchacho llamado Andrés, quien traía una
loción muy agradable, se acercó a saludar a Paty, me lo presentó y solo le
dije: ¡mucho gusto! sin separar las manos de mi amigo, el bastón. Llegamos a
la rampa del inicio, esta vez hacia abajo y volvió a cambiar el terreno, otra vez
sentí inseguridad, pensaba que habría algún tope, pero no, solo pequeños
desniveles, entramos al edificio de nuevo y cerca de 6 metros estaba la puerta
de la oficina de donde partimos, en ese trayecto me guie de la pared y con el
bastón, además se escuchaba un profesor en su clase donde ya sabía que
había grupo: en un salón ubicado a mi derecha. Al llegar al sitio, literalmente
me topé con pared en lugar de la puerta, ésta estaba cerrada, toqué y me
permitieron entrar, localicé la chapa, después abrí y entré. Había varias
personas, y me aseguré de ocupar el espacio que tuve cuando partimos:
delante del apagador de luz, pero esta vez cuidé de no recargarme.

Desesperada ya de tener los ojos cubiertos, pregunté si ya podía quitarme el
antifaz, y me dijeron que no, hasta después de hacerme unas preguntas
acerca de cómo me sentí y cuál fue la mayor dificultad, a lo cual respondí: mi
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mayor temor era el no saber qué era lo que estaba delante de mí, porque uno
teme hacerse daño, caer o golpearse de manera grave, aunque, en este
ejercicio, sabía que me estaban cuidando, sin embargo, el temor a lo
desconocido es un miedo natural y pienso que la gente que carece de la vista
y supera esta dificultad, es muy valiente, y sí, es cierto que los demás
sentidos tanto el oído, como el tacto y el olfato son los que sustituyen a la
vista, aunque no del todo. Lo que yo experimenté fue difícil, pero para una
persona que carece de la vista desde su nacimiento, debe ser diferente,
puesto que todo tiene un referente solo en su imaginación, con la ayuda del
oído, del tacto, del olfato y del gusto, tal vez también con la ayuda de
personas que les describan los espacios, los objetos, las personas o animales
que hay a su alrededor; pero ¿Qué hay de la percepción? ¿Cómo perciben los
espacios o los objetos con respecto a la sensación que les puedan transmitir?
Yo percibí algo de temor o inseguridad en los espacios abiertos, más que en
los cerrados, y en todo momento dudaba de si mis pasos serían seguros por
el desnivel del piso. Con respecto a la gente, me parece que todos respetan a
quien carece de la vista, pero: ¿Eso será suficiente para su diario vivir? ¿Será
suficiente para su bienestar?
5.- El significado de lo que percibimos.
Los objetos de uso, la tecnología con la que interactuamos incluyendo
nuestras viviendas y edificios nos significan en mayor o menor medida y esto
depende de cómo lo percibimos. Los espacios construidos contienen
información que necesitamos para comprender y sobrevivir en un entorno.
Sin embargo no todos los objetos son percibidos de la misma manera a pesar
de que estamos en contacto con ellos, en la medida en que lo percibido nos
represente y nos haga identificarnos con un entorno adquiere una importancia
para nosotros y hace que deseemos poseerlo y apropiarnos de ello, y en
consecuencia sentir bienestar.
Esto adquiere relevancia importante en las disciplinas del diseño, ya que
entender estos procesos en los que los objetos y espacios adquieren un
significado importante para las personas, puede dar una guía de las
características que deben imprimirse en la tangibilización de una propuesta
de diseño.
Haremos la acotación de cómo se está entendiendo al objeto diseñado: Éste
tiene dos maneras de ser inteligible a los individuos: como objeto físico y
como concepto. Es decir que un mismo objeto puede describirse en estos dos
niveles, el de la naturaleza de su materialidad, así como lo que denota como
símbolo. La materialidad es posible percibirla por medido de nuestros
sentidos, pero los símbolos y significados que les asignamos a las cosas
percibidas tienen que ver con experiencias anteriores, y no sólo son formas ,
colores y texturas percibidas visualmente, sin lo visual, también simbolizamos
966

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

olores, sabores y sensaciones y sonidos; todo ello nos ayuda a construir para
nosotros mismos lo que es el bienestar.
Reflexionemos acerca del por qué a los seres humanos nos interesa percibir
la mayor cantidad de información de los objetos y espacios que nos rodean: la
respuesta tal vez este en tres razones principales: las emociones que nos
pueden brindar, tenemos que somos seres susceptibles a las emociones, nos
gusta sentir, dependemos de ello y aunque tendemos a inclinarnos por lo que
nos causa gozo, las emociones negativas también nos provocan; otra razón
por la cual deseamos percibir a los objetos es conocer la realidad en la que
estamos inmersos, lo que nos proporciona cierto poder de reducir y controlar
la incertidumbre del entorno, lo que también nos podría conducir a una
sensación de bienestar. Por lo tanto la certidumbre (y por lo tanto mayor
sensación de bienestar en los individuos) podría brindarse a través del diseño
de espacios que comuniquen y se hagan percibir con un mensaje claro.
Podríamos sugerir que entre más se perciba certidumbre con los sentidos y se
liguen los significados de lo percibido a emociones positivas, mayor sería el
grado de bienestar. Para lograr ello se necesita congruencia en los mensajes
que da la información contenida en el diseño de los objetos y espacios,
además esto no termina aquí, lo que hay que considerar del significado de los
objetos, no sólo es qué características perceptuales le dan significado, sino
cuándo se lo dan, cuantas veces y desde la interpretación de quiénes.
Los humanos tenemos la destreza de buscar y encontrar patrones en el medio
en donde nos desenvolvemos, por ello tendemos a categorizar todo lo que
percibimos con las experiencias. Así mismo, la capacidad de ser conscientes
de nosotros mismos y de los demás, así como la habilidad de crear en
imaginarios situaciones futuras a partir de los conceptos y categorías que
almacenamos, nos da pauta para tener “funciones” fundamentales para crear
o dar significados a los objetos: la analogía.
En los estudios etnográficos realizados para proyectos de nuestra
investigación, observamos cómo por medio de la analogía podemos ser
capaces de concebir estados futuros de nuestros sentimientos y emociones.
Un objeto o espacio y su concepto, será interiorizado y apropiado, es decir,
dará significado a alguien, cuando tiene lugar el siguiente proceso:
La apropiación de un objeto al acervo significante de un sujeto se da en el
momento en que este individuo entra en contacto (físico o conceptual) y
percibe de una manera real a un objeto y es capaz de imaginar, a través de
analogías con sus experiencias adquiridas, las emociones que le puede
proporcionar y así lo categorizara en un nuevo concepto que le puede
provocar empatía o apatía. Podemos ejemplificarlo de la siguiente manera: si
imaginamos una cabaña en medio de una montaña, en otoño, inmediatamente
viene e nuestra mente la imagen de una cabaña similar que en algún
momento estuvo en contacto con nosotros, ya sea de forma real, imaginaria o
967

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

en dibujo o foto, pero de algún modo ya se considera un objeto significante
por haberse procesado la apropiación del mismo. Fig. 4

CONTACTO
FÍSICO O
CONCEPTUAL

INDIVIDUO

APROPIACIÓN
DE UN
OBJETO AL
ACERVO
SIGNIFICANTE

Fig. 4 Esquema que muestra el proceso de la apropiación del acervo
significante.
Ahora bien, ¿Cuál es el atractor o atractores que nos hace detenernos a
empezar a imaginar o diseñar un espacio construido? ¿Qué tanto nos
perturba y que factores influyen en ello?
Propongamos a la complejidad del objeto significante como clave, la cual
consiste en la cantidad y calidad de atributos o condiciones para crear
analogías y puede ser observable a través del objeto y del sujeto.
5.1 Atributos de la información significante
OBJETO
(ESPACIO
CONSTRUIDO)

SUJETO

(Estética perceptual)

Síntomas
comportamiento

ATRIBUTO

de

Las
condiciones
para crear analogía

El atributo tiene gradientes en donde la calidad y cantidad de éstos, significará
mayor o menor significado.
La fuerza de una analogía es proporcional a su precisión y evidencia y los
elementos que nos pueden indicar la complejidad del objeto significante
pueden ser:
•
Cantidad de signos y símbolos
•
Número de sentidos que perturba
•
Lazos afectivos
•
Tiempo de interacción
Si su código es más fácil de leer e interpretar, por lo tanto su significancia será
mayor.
968

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El tiempo de contacto con el concepto aumenta o disminuye su empatía y
siempre aumentara el significado (gusta o harta).
Por lo tanto, a la hora de diseñar es muy importante la significancia que se
dará a los espacios y objetos del entorno, ya que esto generará reacciones
que influyan en su permanencia o éxito, lo que analizamos y proponemos
como atributos significantes son factores que dan una guía de las estrategias
a tomar cuando se diseñe cualquier tipo de objeto.
Para generar bienestar a través de los espacios construidos tenemos que
tener en cuenta que el diseño y el uso de los objetos está supeditado al
conocimiento de las consecuencias que implican en los individuos, este
conocimiento a veces no es completo debido a la complejidad de factores que
intervienen en esto, sin embargo, la mente colectiva de los sistemas sociales,
o la cultura, determina las tendencias de las prácticas en ello. También es
cierto que ciertos fenómenos de comportamiento y evolución no se dan por las
formas de los elementos constituyentes del sistema diseñado, sino por la
dinámica de interacción entre ellos, tal y como sucede en el cerebro, como
Hofstadter dice:
“Las propiedades mentales del cerebro no residen al nivel de un único
constituyente diminuto, sino al de vastos patrones abstractos en los que
intervienen esos constituyentes. Resulta esencial tratar el cerebro como un
sistema multinivel si se pretende lograr el más mínimo avance en el análisis
de fenómenos mentales tan esquivos como la percepción, los conceptos, el
pensamiento, la conciencia, el &lt;&lt;yo&gt;&gt;, el libre albedrio, etcétera. Tratar de
localizar un concepto, una sensación o un recuerdo en una única neurona no
tiene ningún sentido. Incluso la localización a niveles estructurales más altos,
como, por ejemplo, al de las columnas de la corteza cerebral (pequeñas
estructuras que contienen el orden de cuarenta neuronas y que exhiben un
comportamiento colectivo más complejo que el de estas), no tiene sentido
alguno cuando se tratan aspectos del pensamiento tales como la elaboración
de analogías o la evocación espontanea de episodios de un pasado lejano.”
(Hofstadter, 2009)
Es importante lo que nos dice el autor ya que podemos hacer analogías que
nos hagan distinguir los niveles en los que podemos intervenir como
diseñadores así como la idea de que los comportamientos surgen de
interacciones de diversos elementos del sistema, en otras palabras hay que
tener una visión global y determinar, como estrategia, no sólo un elemento
aislado sino un conjunto de objetos y componentes en los niveles
organizativos adecuados.

969

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Así mismo en el plano antropológico del uso de los objetos es interesante
observar como es la retroalimentación que hace posible la adaptabilidad en
los sistemas, ya que puede dar pauta para proponer estrategias para lograr la
interiorización y creación de conceptos en los sistemas: “a diferencia del
chimpancé, el hombre posee ideas e ideales.

IDEAS
VS.
IDEALES

Fig. 5 Imagen representativa de un chimpancé pensando contra el proceso de
ideación humano.
En el modelo del cerebro, la potencia causal de una idea, o de un ideal,
resulta tan real como una molécula, una célula o un impulso nervioso. Las
ideas causan ideas y hacen que evolucionen nuevas ideas. Interaccionan
entre sí y con otras fuerzas mentales en el mismo cerebro, en cerebros
vecinos, gracias a las comunicaciones, en cerebros lejanos y desconocidos.”
(Hofstadter, 2009)
Podemos puntualizar algunas características esenciales que posee el cerebro
humano y de algunos otros animales, basándonos en lo que dice Hofstadter,
que podemos utilizar el diseño de espacios ya sea para identificarlas entre sus
elementos o bien implementarles dichas características en su creación:
Simplificar la información amplia y sistemáticamente. “nos permiten reducir
situaciones a su mero esqueleto y descubrir su esencia abstracta; hacen
posible que centremos nuestra atención en lo importante, que comprendamos
fenómenos a un nivel extraordinariamente elevado, que sobrevivamos a este
mundo y que creemos arte, música, literatura y ciencia.” (Hofstadter, 2009)
Tienen como objetivo principal, automático y pre programado la supervivencia.
Reaccionar de forma flexible frente a los sucesos que tienen lugar en su
entorno. Esto incrementa sus posibilidades de sobrevivir,
La capacidad de percibir y categorizar, aunque sea rudimentariamente, los
eventos de su entorno inmediato.
Para los seres vivos, esta última habilidad que permitiría percibir los hechos
que ocurren en su entorno, según Hofstadter tiene un efecto secundario de
970

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

trascendentales consecuencias: el que los seres vivos posean la capacidad de
percibir ciertos aspectos de su entorno les dota también de la capacidad de
percibir ciertos aspectos de sí mismos.
En nuestra inquietud por reconocer la manera de cómo influyen los sentidos
en el diseño de los espacios, podemos concluir que los procesos mentales
están centrados en los estímulos que reciben nuestros órganos a través de los
sentidos, es así como se recibe la información, de todos los sentidos y de
manera compleja, son manifestados como sistemas e interpretados por los
procesos cerebrales, sin información significante previa a manera de
experiencias análogas sería poco productivo el resultado de la creación de los
espacios, así también las sensaciones negativas de estrés deben ser tomadas
en cuenta en el diseño de ambientes restauradores que como objetivo final
son para beneficio del ser humano en si calidad de vida.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Una ciudad caminable:
Elementos teóricos para el estudio de la movilidad
peatonal.
223

Sonia Guadalupe Rivera Castillo
224
Carmen Aída Escobar Ramírez
225
María Marlen De León Cepeda
Resumen
Pensar en mejorar la ciudad nos remite a una serie de temas prioritarios, entre
los que aparece la movilidad urbana como una de las estrategias principales
en el desarrollo de las ciudades.
En México, el crecimiento desordenado de la mancha urbana y la dispersión
de la población, han creado grandes dificultades de accesibilidad, movilidad y
conectividad.
En materia de planeación, hasta la publicación del Plan Nacional de
Desarrollo 2013-2018, ningún documento gubernamental había considerado a
la movilidad sustentable dentro de sus objetivos, no obstante, el Presupuesto
de Egresos de la Federación (2014), solamente asigna un 3% del monto
presupuestal del rubro transporte a la infraestructura peatonal, evidenciando el
poco interés en la temática.
Lo mismo sucede en términos de investigación urbana, donde usualmente la
movilidad aparece en diversas investigaciones, centrándose en el estudio de
los medios de transporte y haciendo referencia a las conexiones entre trabajo
y vivienda; sin embargo, la movilidad peatonal ha sido exiguamente abordada,
a pesar de la importancia y el derecho que tienen las personas a beneficiarse
de las condiciones urbanas para el traslado peatonal.
El presente trabajo parte de una revisión preliminar de elementos teóricos
que, desde diferentes perspectivas permiten examinar la movilidad peatonal,
con miras a realizar un estudio sobre el caso de Barrio “La Purísima” en
Monterrey.

223

Arquitecta, Maestra en Trabajo Social con orientación en Proyectos Sociales (UANL),
Estudiante del programa de Doctorado en Filosofía con orientación en Arquitectura y Asuntos
Urbanos (UANL). Institución de adscripción: Facultad de Arquitectura, Universidad Autónoma de
Nuevo León (UANL).
224
Arquitecta, Maestra en ciencias para la planificación de los asentamientos humanos (UANL),
Maestra en ciencias sociales con énfasis en estudios urbanos (FLACSO, Costa Rica) y Doctora en
Filosofía con orientación en Arquitectura y Asuntos Urbanos. (UANL). Institución de adscripción:
Facultad de Arquitectura, Universidad Autónoma de Nuevo León.
225
Arquitecta, Maestra en Educación (UANL). Institución de adscripción: Facultad de
Arquitectura, Universidad Autónoma de Nuevo León.

973

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Se profundiza y señala la importancia conceptual de temas como: las formas
de uso de los espacios públicos, el significado de los entornos y las
características de la forma urbana.
Palabras clave:
Movilidad Peatonal, Espacio Público, Forma Urbana, Uso y Significación de
los espacios.
Introducción
La movilidad peatonal en el espacio público adquiere importancia entre los
temas que permiten una ciudad accesible y conectada. Cada vez más se le
está reconociendo como tema esencial que forma parte del sistema de
transporte integral.
Según el Foro Internacional de Transporte, OECD (2011), la vitalidad de una
ciudad está estrechamente relacionada con la presencia de personas en las
calles, que se desplazan a pie con fines diversos. Además de caminar para
acceder a bienes y servicios, en el espacio urbano tienen lugar otras
actividades que reciben en conjunto el nombre de “usos peatonales de la vía
pública”. Los desplazamientos a pie y los usos peatonales de la vía pública
conforman la esencia de la vida urbana y contribuyen a la existencia de
ciudades habitables, atractivas, prósperas y sostenibles.
De igual manera, es un desafío para la planeación urbana proporcionar
entornos agradables que inviten a caminar, no solo por el hecho de ser un
complemento para el transporte motorizado o para acceder a bienes y
servicios, si no por todos los por el simple hecho de caminar, por el goce de
hacerlo y los beneficios para la salud que se obtiene de su práctica. Esto solo
es posible en entornos adecuados: banquetas, calles y plazas seguras, no
deterioradas, que provean espacios de calidad para la movilidad peatonal.
La “Carta Mexicana de los derechos del Peatón” enfatiza la necesidad de la
construcción de ciudades equitativas, justas, seguras, sanas, a escala
humana, con cero muertes o lesiones permanentes por accidentes viales, en
las que caminar no sólo sea un acto posible y deseable, sino también un acto
agradable y gratificante, base de la convivencia entre la ciudadanía.
De igual manera, en la “Carta Internacional del Caminar” se afirma que los
peatones tienen derecho a vivir en un entorno saludable y a disfrutar
libremente de las actividades y servicios que brindan zonas públicas, en
condiciones que garanticen adecuadamente su bienestar físico y psicológico.
Como puede verse, las justificaciones para el estudio de los entornos
peatonales son variadas, mejorar la “peatonalidad” contribuirá a reducir los
grandes problemas de contaminación que existen en Monterrey, que en
974

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

mucho se relacionan con el desmedido uso del automóvil, y que a su vez
provocan innumerables problemas de salud en la población. Si se toma en
cuenta, además que existe otro reto: la cada vez más creciente tasa de
226
envejecimiento , que indica que en poco tiempo se requerirá una gran
cantidad de espacios urbanos accesibles para la población de la tercera edad,
el tema se torna relevante y que requiere de una amplia reflexión.
Con la motivación de conocer a fondo el fenómeno, el presente trabajo parte
de una revisión preliminar de elementos teóricos que examinan la movilidad
peatonal.
Conceptos utilizados
El ejercicio exploratorio que se ha emprendido consiste en una revisión de
materiales mediante la utilización de un esquema que contiene los factores:
forma urbana, usos y significado; que además coincide con el propuesto por
Valenzuela-Montes y Talavera-García (2015), quienes señalan como
importantes para estudiar la movilidad peatonal a las dimensiones
morfológica, ambiental y funcional.
El esquema mencionado y que se ilustra en la Figura 1, orientó la exploración
de los materiales bibliográficos que se presentan en este trabajo y que
permitieron realizar una primera inmersión en el tema.

Figura 1. Esquema de factores esenciales de la movilidad peatonal
Fuente: Elaboración Propia.

226

Según el Consejo Nacional de Población en sus proyecciones expone un aumento del 17% en
la tasa de envejecimiento para el 2030.

975

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

La realización de esta exploración requirió de una búsqueda de la bibliografía
existente en relación con la temática tratada, para tal efecto se realizó una
selección de materiales en las bases de datos científicas usando dos palabras
claves: movilidad peatonal y espacio público. En estas dos grandes áreas se
verificaron los temas específicos: forma (morfología), uso (funcionalidad) y
significado.
Una clasificación tipológica de los materiales que se han analizado en base a
los tres conceptos antes explicados se presenta en la tabla siguiente.
Tabla 1. Referencias bibliográficas organizadas por conceptos
AUTOR

MOVILIDAD
PEATONAL

ESPACIO
PUBLICO

Talavera-García
Rubén,
Soria-Lara
Julio
Alberto
y
Valenzuela-Montes
Luis Miguel (2012) La
calidad peatonal como
método para evaluar
entornos de movilidad
urbana
Cao, X., Handy, S. &amp;
Mokhtarian, P. (2006).
Las influencias del
entorno construido y
la auto-selección de
viviendas
en
el
comportamiento
de
los peatones
Urrutia del Campo
Nagore. (2013) El
cuerpo y la ciudad: la
sostenibilidad urbana
desde la percepción
de nuestros cuerpos.
Valenzuela-Montes
Luis
Miguel,
Talavera-García
Rubén.
(2015)
Entornos de movilidad
peatonal: una revisión
de enfoques, factores
y condicionantes.
Villagarcía,
Josu
Benatio (2000) La
mejora
de
la
accesibilidad
en
Donostia-San
Sebastián.

976

DIMENSIONES
USO SIGNIFICADO

FORMA

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Navarro, O. E. (2004,
06 de diciembre).
Psicología ambiental:
visión crítica de una
disciplina
desconocida.
Lange Valdés Carlos
(2011) Dimensiones
culturales
de
la
movilidad urbana.
Foster, Sarah, GilesCorti,
Billie
&amp;
Knuiman,M. (2011) La
creación de paisajes
urbanos
peatonales
seguros: ¿El diseño
de la casa y el
mantenimiento para
desalentar
actos
incívicos
en
los
barrios suburbanos?
Borja, Jordi (2003). )
La ciudad conquistada
Palladino,
J.
P.
(2004).
Efectos
Urbanos
del
Neoliberalismo.
La
ciudad:
entre
la
reivindicación
del
espacio público y la
privatización de la
vida.
Pascual
González
Aylin y Peña Díaz
Jorge (2012) Espacios
abiertos
de
uso
público.
Martin-Barbero,
J.
(1996). De la ciudad
mediada a la ciudad
virtual.
Vivas, G. Fabiola
(2009) El espacio
público como parte del
sistema de lugares en
tres casos de estudio.

Fuente: Elaboración propia

977

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Movilidad peatonal
La movilidad peatonal se entiende como el modo más básico de transporte y
desplazamiento a pie con fines diversos, la cual de acuerdo a la revisión de
autores, se encuentra fuertemente vinculada con la morfología urbana y los
factores como la seguridad, accesibilidad y el confort, los cuales benefician al
uso de los espacios públicos.
Cuando se habla de movilidad peatonal, se ha encontrado en los trabajos
analizados hasta el momento, que existe una tendencia dirigida a revisar la
forma y el uso o comportamiento de los individuos; ubicándose en menor
cantidad las investigaciones que se refieren al significado de la movilidad
peatonal.
Movilidad Peatonal: Morfología urbana y uso
El tema morfología en la movilidad está también ligado a la accesibilidad
peatonal en los sistemas de transporte público, ya que constituyen la unión e
integración entre los distintos modos de transporte, de manera que una
intervención en el ámbito de la movilidad peatonal tendrá una repercusión en
los usos del espacio público
Autores como Cao et. al. (2006), Urrutia del Campo (2013), ValenzuelaMontes y Talavera-García (2015) y Villagarcía (2000) han abordado la
movilidad peatonal en términos de la manera como la morfología o forma del
espacio urbano influye en el uso del mismo.
Por su parte, Cao, Handy y Mokhtarian (2006) sostienen que caminar
beneficia tanto a los individuos como a la sociedad misma, ya que reduce el
tráfico y la contaminación del medio ambiente. Los autores hacen referencia a
diversos estudios que han establecido la relación que existe entre el espacio
construido y el comportamiento del peatón, tal es el caso de Cervero y
Duncan (2003) quienes establecieron que el uso de suelo mixto favorece
positivamente el comportamiento del peatón, también aluden a Hess et al
(1999) quien estableció que una acera completa mejora al peatón. Por otro
lado, Handy (1996) establece que los espacios construidos juegan un factor
importante en la elección de caminar hacia un destino que el caminar por
caminar.
En su investigación, se evidencia que numerosos personas encuestadas
establecieron que la posibilidad de ir caminando a la tienda, era un punto
importante a considerar al momento de elegir un barrio en donde vivir.
Además mencionan que Levine (1998), Levine e Inam (2004), Boarnet y
Crane (2001), establecen que las políticas deben de promover el desarrollo de
espacios orientados hacia el peatón, de manera que promuevan suficientes
oportunidades para caminar.
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Otro factor importante que señalan los autores que influye en el
comportamiento del peatón es el exceso de vehículos, estudios demostraron
que áreas donde se transiten mucho los automóviles los peatones prefieren el
no caminar.
Por su lado, Urrutia del Campo, Nagore (2013) sostienen que las condiciones
urbanas pueden proporcionar espacios habitables y saludables, adecuados a
las necesidades del ser humano, de tal modo pretende poner en valor la
capacidad que posee el diseño urbano en la creación de espacios físicos que
soporten el desarrollo de la vida en las ciudades, con espacios públicos y
lugares de encuentro.
Los autores analizan la repercusión que tienen las condiciones de confort,
habitabilidad, bienestar y vida cotidiana de los espacios urbanos, en la
vivencia cotidiana de los habitantes de una ciudad, desde una perspectiva
sensitiva, esto es a través cuerpo y dilucidando cada uno de los sentidos,
ubicando al individuo como centro de la percepción del entorno urbano. La piel
como punto de contacto con el mundo.
Identifican además, cómo sería la intervención urbana desde la conciencia de
nuestros cuerpos, detectando las claves de la sostenibilidad, del bienestar en
el espacio urbano y de la creación de espacios para la convivencia
Para lo cual recurren a una búsqueda y recopilación de teorías y herramientas
de diseño urbano que consideran al habitante ciudadano, y no tan sólo peatón
o cliente, resaltando que somos parte de un conjunto, tanto social como
natural.
Ponen en evidencia que la base de un urbanismo sano y respetuoso con el
medioambiente, bioclimático y adecuado a los condicionantes locales,
potenciará los sentidos y buscará el bienestar y la facilitación de las relaciones
sociales.
Finalizan haciendo una reflexión sobre la interpretación y recopilación de
pensamientos, criterios, investigaciones y herramientas técnicas, pretenden
resaltar que es posible caminar hacia lo que en un principio podría
considerarse una visión idílica de la ciudad.
Talavera García, Soria Lara y Valenzuela Montes (2012) presentan su interés
por desarrollar métodos y herramientas que permitan integrar las demandas
conceptuales o metodológicas de la movilidad urbana, de tal manera
presentan un método de caracterización peatonal de entornos de movilidad,
(CPEM) como herramienta para evaluar la calidad peatonal, para lo cual
utilizan cuarto factores: accesibilidad, seguridad, confort y atracción.
Para comprobar la consistencia y la utilidad del método respecto a su objetivo
inicial, éste ha sido aplicado al caso práctico de dos entornos de movilidad
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previamente identificados en un corredor del área metropolitana de Granada,
España.
Recurren al método para caracterizar la “calidad peatonal de los entornos de
movilidad” (CPEM), es que es muy sencillo de aplicar y fundamentalmente
porque no requiere de la utilización de ningún paquete específico de
programas más allá del software GIS, comúnmente utilizado en el sector
académico y profesional. Tampoco se ha precisado de la utilización de
técnicas estadísticas complejas para entender los resultados obtenidos.
En contrapunto, comentan que, a pesar de que los resultados del método han
proporcionado interesantes lecturas parciales de cada uno de los cuatro
bloques que lo conforman a nivel conceptual (accesibilidad, seguridad, confort
y atracción), la obtención de un valor agregado o de conjunto puede contribuir
a reforzar la utilidad del método CPEM en la toma de decisiones.
Finalmente, hay que señalar que el artículo abre diferentes líneas de trabajo
sobre las que sus autores ya se encuentran ocupados actualmente. Por un
lado, optimizar el modelo CPEM, y su aplicación es una de las prioridades
principales que surgen tras esta investigación. Dicha optimización pasa por
integrar la opinión de las personas que van a pie por la vía pública sobre los
factores condicionantes de la calidad peatonal en cada contexto. Y de igual
forma hay que llevar la investigación desde su actual dimensión exploratoria o
descriptiva hacia una perspectiva más experimental, en la que técnicos
competentes y profesionales del sector puedan aplicar el método CPEM y
colaborar en su mejora.
Villagarcía (2000) ejemplifica un caso positivo de la peatonalización de la
ciudad, por lo que su estudio consiste en la descripción de las políticas y las
dificultades de implementaciones urbanas para generar una mayor
accesibilidad al peatón en San Sebastián, España.
La mejora peatonal en Donostia, San Sebastián, para Villagarcía no es solo
beneficiosa en cuanto movilidad, sino contribuye a la reforma de la ciudad
entendida como “lugar de encuentro y convivencia la que se beneficia de que
los vecinos y visitantes puedan caminar con comodidad y seguridad por sus
calles.”
A su vez el principal aporte del artículo de Villagarcía es considerar a la
peatonalización, no solo un tema de espacio público sino de una ciudad más
sana, porque “los desplazamientos peatonales, como alternativa a los
motorizados, ofrecen evidentes ventajas en relación a la calidad del aire, el
ruido, el consumo de recursos renovables, la peligrosidad de las calles, los
fenómenos globales tales como el calentamiento del planeta o la disminución
de la capa de ozono”.

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Sin dejar de lado, la importancia cívica de la peatonalización, acota que “los
desplazamientos peatonales son el hilo que teje las relaciones vecinales y la
comunicación social en el espacio público, elementos imprescindibles de lo
urbano, del carácter democrático y participativo del sistema social y político”.
Bajo estos supuestos, Villagarcía realiza su estudio de la peatonalización en
Donostia-San Sebastián con una metodología cuantitativa en su mayor parte
pero hace uso de las políticas públicas de Donostia-San Sebastián.
El autor estructura su trabajo en cuatro temas, las características de la ciudad
de Donostia-San Sebastián, donde describe su infraestructura e equipamiento
urbano de una manera muy general, realiza un balance en cuanto a la
movilidad peatonal en Europa y España en base a estadísticas, después
analiza las dificultades de generar vías peatonales y la ejecución del
planeamiento de la peatonalización en Donostia-San Sebastián. Son los dos
últimos temas los que más resaltan del artículo.
El tema de la distancia es fundamental, a ese respecto, Villagarcía considera
que: “La mayor o menor compacidad de una ciudad, es decir, la mayor o
menor proximidad entre los distintos usos y actividades que realiza su
población es consecuencia no sólo del tamaño urbano sino también del
modelo urbanístico con el que se ha desarrollado”. Para acortar distancias se
debe buscar una mayor interacción entre el trasporte público y las vías
peatonales.
Otra dificultad de la peatonalización señalada por el investigador, es la falta de
atractivo del espacio peatonal, la cual argumenta que su causa se encuentra
en la escala urbana: “la edificación de bloques en altura, ajena al trazado de la
calle y que además no ofrece cobijo en sus bajos a las actividades
comerciales o profesionales, desemboca habitualmente en un entorno hostil a
los desplazamientos peatonales”.
Respecto al tema de las implementación de la peatonalización, ofrece un
listado de las políticas que se implementaron en Donostia-San Sebastián
donde la más importante es la de rediseño de los elementos del sistema de
transporte, y principalmente la red viaria, de manera que su función resulte
claramente perceptible para el usuario.
En general, se puede decir que el texto de Villagarcía es en su mayor parte
descriptivo, aunque no se puede negar que también es propositivo, sobre todo
cuando plantea la idea de una conectividad del trasporte público más
accesible para el peatón, sin embargo se echa de menos un análisis más
profundo o donde se cuestione la efectividad de estas políticas peatonales, lo
cual se evidencia en la falta de una conclusión que cierre el texto.

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Asimismo, es importante hacer mención que la investigación encuentra valor
en la serie de recomendaciones que propone para planificar una ciudad más
peatonal, además del enfoque sustentable de la peatonalización.
Movilidad peatonal: significado
La significación de los espacios para peatones toma importancia a raíz de los
recorridos que realizan las personas día a día, la calidad de los entornos y la
percepción de estos.
En materia del significado en la movilidad peatonal se puede encontrar la
aportación de Navarro Carrascal (2004), Lange Valdés (2011) y Foster et.al.
(2011), trabajos que se comentan a continuación.
En el caso de Navarro Carrascal (2004), el autor realiza una descripción de
elementos que posicionan a la psicología ambiental como disciplina dentro de
las ciencias del comportamiento. Menciona como la experiencia humana está
ligada a la experiencia espacial, del mismo modo las sensaciones, los
recuerdos y los sentimientos de nuestro pasado y presente, impactan en el
desarrollo de nuestra existencia. En palabras del autor: “Nosotros somos los
lugares en donde estuvimos”.
Lo más destacable del texto es que resalta el vínculo del medio ambiente y las
significaciones que son parte integrante del funcionamiento cognitivo y
comportamental del individuo. Señala que la Psicología Ambiental se interesa
tanto al contexto como a la manera en la cual el lugar de vida es apropiado
por aquellos que lo habitan.
Básicamente el artículo describe el objeto de la psicología ambiental e indica
que existen cuatro niveles de interacción del individuo con su medio, teniendo
fuertes implicaciones en la investigación medio ambiental: Nivel I. MicroAmbiente. Espacio privado o individual, Nivel II. Ambiente de proximidad.
Espacio semi-público o semi-privado, Nivel III. Macro-Ambiente. Espacio
público y el Nivel IV. Ambiente global. Dimensión planetaria.
Se muestran generalidades metodológicas y enfoques teóricos, haciendo
mención que la disciplina nace apenas en los años setenta, por lo que su
desarrollo y difusión es aún poco conocida.
La importancia de este texto es el aporte de esta disciplina a las cuestiones
urbanas, de la importancia de las vivencias que en muchas ocasiones
propician la apropiación de un lugar, inclusive vivencias a través de la historia.
Lange Valdés (2011) nos comenta la cotidianeidad en que regularmente se
desarrolla la movilidad urbana y se refiere a los problemas latentes que crecen
constantemente y afectan de manera considerable el funcionamiento del
sistema urbano y por consecuencia el desenvolvimiento de la vida social.
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Sostiene que a partir del paradigma de la ciudad global y de su incesante
expansión en redes y ﬂujos, su trascendencia pone en cuestión la
conformación misma de “lo urbano”, generando nuevas interrogantes sobre
sus tradicionales enfoques de comprensión.
El autor se refiera al desafío que se enfrenta desde el enfoque social, y
sostiene que se relaciona con la comprensión de las dimensiones
socioculturales, y es desde esta perspectiva que se establecen tres
planteamientos: el primero, busca dar cuenta de la relevancia que ésta posee
como objeto de estudio; el segundo, se orienta a delinear una perspectiva
sociocultural de la misma; por último, el tercer planteamiento presenta algunas
interrogantes que podrían suponer líneas de investigación futuras en torno a
su desarrollo.
Sostiene que la movilidad urbana en grandes centros urbanos conlleva a
importantes transformaciones de tipo político, económico y socio cultural,
sugiriendo una nueva forma de entender lo urbano, incorporando variables
relacionadas con la vida cotidiana de los habitantes.
Desde este enfoque social y debido a la importancia de la cultura urbana para
el desarrollo urbano, se constituye un campo abierto para la investigación,
incorporando nuevas problemáticas e interrogantes que requieren la revisión
de los marcos de sentido –teóricos y metodológicos– tradicionalmente
utilizados así como también su reformulación en aquellos aspectos
considerados más débiles.
Lange Valdés menciona que la movilidad urbana promueve nuevas formas de
sociabilidad, transformando las experiencias culturales de habitar la ciudad y
con ello los vínculos y relaciones sociales establecidos por sus habitantes.
Este trabajo demuestra como la importancia de la cultura urbana y el
comportamiento de los habitantes de una ciudad incide directamente en la
movilidad, y resalta la importancia de innovar en requerimientos y
consideraciones teóricas y metodológicas en lo referente a nuevas
interrogantes para abordar.
En el trabajo de Foster, Giles y Kniman (2011), los autores se centran gran
parte de la investigación en la planificación a nivel de vecindario por ejemplo,
la conectividad de las calles, usos del suelo, densidad residencial, o la
presencia de infraestructura que ofrece oportunidades para la actividad física
como los senderos y parques. Otro tema tratado es la eficacia de las medidas
ambientales como un medio para limitar el crimen y aliviar sentimientos de
inseguridad está entrelazada con el entorno social al igual sugieren que el
mantenimiento de las casas y de las calles, por ejemplo con los jardines y el
tirado basura en su lugar, podrían promover sensación de seguridad y de
capital social entre los residentes.
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Este estudio exploró la premisa de que el diseño de la casa y el
mantenimiento de espacios públicos podrían ayudar a desalentar la incidencia
de actos incívicos en el ámbito público.
El contexto más amplio de este estudio fue explorar las características del
paisaje urbano que podrían afectar a la experiencia peatonal, con especial
atención a la percepción de la delincuencia y la seguridad.
Espacio público
Otro grupo de trabajos revisados se refiere a la temática del espacio público.
Esta línea de investigación está relacionada con estudios que abordan el
vínculo del uso del espacio público y su significado. Por otra parte, es
importante hacer mención que en esta primera exploración realizada, llama la
atención que no se encontraron trabajos que relacionen la morfología con los
dos conceptos anteriores, lo que indica una ausencia importante.
Uno de los referentes principales en el tema del espacio público es Borja
(2003), quien muestra su preocupación por mejorar la visión pesimista que se
tiene sobre la ciudad, que ha sido señalada por los problemas sociales, la
segregación o el temor. Sugiere reapropiarse de los espacios públicos que
permitan una mejor vida para los ciudadanos.
El texto de Borja se centra en tres conceptos que a fin de cuentas se
relacionan entre sí en beneficio de nuestra vida: ciudad, espacio público y
ciudadanía. Cada uno, de algún modo precisa la vida que tenemos y a la que
podemos aspirar.
La ciudadanía como factor central en la distribución de la ciudad, Borja la
relaciona con la significación de lugares. La ciudad la concibe como “estado
formal de derecho y derecho real a la trasgresión”, destacando que la ciudad
debe ser entendida como espacio público, es decir, como el lugar de la
cohesión y de los intercambios.
El texto expone que producir espacio público no es fabricar un equipamiento o
un lugar especializado, sino crear paisaje urbano con significado, y hace ver
como la ciudad se ve amenazada por un triple proceso negativo: disolución,
fragmentación y privatización.
De igual forma, comenta que el uso de los espacios es un problema
primordial, apareciendo la agorafobia urbana es decir, el temor a los espacios
públicos, enfermedad que Borja define como “de clase”, ya que refuerza un
discurso que divide y niega la ciudad.
El autor propone el desarrollo de derechos ciudadanos como el derecho a la
vivienda y al lugar, al espacio público y la monumentalidad, a la belleza, a la
identidad colectiva dentro de la ciudad, a la movilidad y la accesibilidad, a la
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centralidad y a la innovación política, entre otros, que ayuden a configurar una
ciudadanía que reivindique el derecho a la ciudad.
Finaliza afirmando que “el derecho a la ciudad hoy es también el deber de
transformar el mundo y el derecho de construir unos tiempos y unos espacios
que hagan posible una vida más amable, cordial y justa para todos”.
Forma del espacio público
Espacio público y forma, son conceptos estrechamente ligados por su
importancia al crear lugares de encuentro y convivencia. Esta dimensión
espacial del espacio público ha sido tratada por Palladino (2004), Pascual
González y Peña Díaz (2012).
En relación a Palladino (2004), inicia su trabajo compartiendo metáforas de
cómo se puede pensar la ciudad: como un laberinto asimétrico de formas
inanimadas, de bloques de cemento yuxtapuestos, o como un lienzo donde
las personas que la habitan trazan sus existencias.
Afirma que la ciudad es posible leerla como el estado de salud de las
relaciones sociales; escenario por antonomasia de los vínculos humanos. Los
hombres viven e interactúan juntos continuamente comportándose en relación
con su entorno y esto es lo que compone la “savia urbana”.
El artículo destaca las diversas maneras de ver la ciudad y el espacio público
desde la óptica de una serie de autores: comienza con Habermas y cómo se
materializa el simbolismo colectivo; continua con Lefebvre, sobre una
sociedad inscrita en el suelo y Cortazar, quien habla de gente que interactúa
cara a cara; de igual manera comenta sobre la perspectiva del catalán Jordi
Borja, y expone que la forma en que el espacio público se materializa en
avenidas, calles, plazas, parques, equipamientos abiertos o cerrados, y
siempre tiene un carácter “relacional”. Proporcionando “igualdad” para habitar;
supone, pues dominio público, uso social colectivo y multifuncional. Es en el
espacio abierto en donde se concentran las personas para pasear, conocerse,
comunicarse, de modo que está directamente ligado a la calidad de vida de
los habitantes y al tipo de ciudad.
Palladino, trae de nueva cuenta a Borja y menciona habla de crisis del espacio
público, señalando diversas causas: la dinámica de la propiedad privada, la
prioridad pública y privada a los programas inmobiliarios, la ocupación
exclusiva de las vías circulatorias por parte del automóvil.
También, el trabajo se refiere al uso de las tecnologías de la comunicación,
explicando que la gente se aísla cada vez más tomando preferencia por tipos
comunicacionales electrónicos antes que por el contacto directo. MartínBarbero, otro de los autores aludidos por Palladino, sostiene que las
tendencias individualistas y de atrincheramiento doméstico encuentran sus
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causas más en el abandono de la calle y los problemas derivados de éste que
en el influjo tecnológico
Lo mostrado en este texto es una serie de planteamientos e interrogantes a
tomarse en cuenta sobre la forma del espacio público y de cómo ha ido
evolucionando, así como que en mucho contribuye la creación de ámbitos
urbanos, sin olvidar su verdadero propósito: Lugar de encuentro y
convivencia.
Pascual González y Peña Díaz (2012) realizaron una investigación sobre los
espacios abiertos de uso público, describen como contribuyen a promover
zonas habitables, con buen diseño, confortables y de alto valor ambiental,
favoreciendo el desarrollo de ciudades sustentables.
Los autores proponen una metodología para la clasificación de los “espacios
abiertos de uso público”, sobre la base de un enfoque integral que comprende
las dimensiones: Morfotipológica - funcional - sociopsicológica y ecosistémica
Partiendo de la relación del hombre y su medio, definen el concepto de
espacios abiertos de uso público y se presentan las variables e indicadores a
partir de los cuales se estructura el modelo teórico para la clasificación de
estos espacios.
Este enfoque incluye el desarrollo de un modelo espacial de relaciones, que
ejemplifica gráficamente los diferentes aspectos seleccionados para el
análisis, así como su interrelación. Como resultado, se logra una asociación
óptima de los elementos que integran la relación del hombre con su medio en
los espacios analizados.
El trabajo muestra los resultados de una amplia revisión bibliográfica, que
abarca principalmente el período de las tres últimas décadas. La investigación
forma parte de una más amplia, que aborda la problemática de los espacios
abiertos en el planeamiento y el diseño urbanos contemporáneos.
En sus resultados ellos muestran que la calidad del espacio público se podrá
evaluar sobre todo por la intensidad y la calidad de las relaciones sociales que
facilita, por su capacidad de acoger y mezclar distintos grupos y
comportamientos, y por su capacidad de estimular la identificación simbólica,
la expresión y la integración cultural.
Ellos concluyen que la elevación de la cuantificación de los espacios abiertos
de uso público favorece en gran medida al desarrollo de ciudades
sustentables, y las propuestas presentadas en este trabajo constituyen una
herramienta de análisis para comprender mejor la clasificación de estos
espacios en el ámbito urbano.

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Entre otras cosas, la investigación revela la relación que existe entre la
problemática de los espacios abiertos de uso público y el planeamiento y el
diseño urbano contemporáneo, que ha generado deterioro en la cohesión
social; lo anterior lo fundamentan gracias a una revisión teórica, donde
numerosos autores consideran que la ciudad sustentable debe
corresponderse con el modelo de ciudad compacta. De igual manera,
profundizan en el enfoque metodológico que apunta hacia la propuesta de un
“Modelo espacial de relaciones”, que integra un sistema de dimensiones,
variables e indicadores y, de igual manera, contiene un particular atractivo
conceptual, visual y didáctico, realizando la evaluación de la calidad física de
estos espacios.
Significado del espacio público
Según Páramo (2007), la ciudad es donde pasan las cosas y se forma la
identidad cultural de los ciudadanos. La ciudad es el escenario en el que se
entrecruzan distintos aspectos de la vida urbana. Las relaciones entre la
ciudad y el ambiente natural, son conectadas por el espacio público. Entonces
el significado de una ciudad lo podemos encontrar en las experiencias vividas
en plazas, calles, parques y cualquier espacio de convivencia.
En términos de significado del espacio público, se han identificado referencias
de autores como Martin-Barbero (1996) y Vivas (2009) quienes se detallan
seguidamente.
Por su lado, Martin Barbero (1996) explica en su texto como las
transformaciones de los medios de comunicación inciden en la construcción
de la ciudad. Así pues, muestra al cine como un nuevo modo de percepción
que llega a la multitud ejerciendo su derecho a la ciudad y ejercitando su
nuevo saber.
De igual manera menciona que la radio constituye la experiencia popular de la
ciudad, y por su parte la televisión, toma forma de otro “sensorium”: en la
ciudad diseminada, el medio sustituye a la experiencia; constituye la única
experiencia-simulacro de la ciudad global, aparece entonces la fragmentación
y la desagregación social, que la privatización de la experiencia televisiva
consagra. La televisión convierte el espacio doméstico en territorio virtual,
provocando el encerramiento, el repliegue sobre la privacidad hogareña, y con
ello la reconfiguración de las relaciones de lo privado y lo público que ahí se
produce.
El autor hace relación entre el sentido televisivo en el que puede
nómadamente armarse su propio programa con fragmentos o restos de
noticieros, telenovelas, concursos o conciertos y como las tribus componen
su ciudad, no en base a “lugares” sino a trayectos.

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En cuestión del desequilibrio urbano generado por un tipo de urbanización
irracional, el artículo menciona que de alguna forma es compensado por la
eficacia comunicacional de las redes electrónicas. Asimismo, apunta como la
verdadera preocupación de los urbanistas ya no será que los ciudadanos se
encuentren sino todo lo contrario: ¡que circulen!. Ello justificará que se acaben
las plazas, y se amplíen y se conecten las avenidas, es así como deviene la
ciudad en metáfora de la sociedad convertida en sociedad de la información.
Debido a lo antes mencionado el autor nombra tres conceptos fundamentales
para su análisis: El primero, la “des-espacialización”, refiriéndose a la
devaluación histórica de la ciudad y de su “cuerpo-espacio”, conectado al
debilitamiento de lo real en la experiencia cotidiana y el permanente
bombardeo e información e imágenes. Sin referentes a los que asir su
reconocimiento los ciudadanos sienten una inseguridad mucho más honda
que la que viene de la agresión directa de los delincuentes, una inseguridad
que es angustia cultural y pauperización psíquica.
El segundo concepto es el “des-centramiento”, que no es otra cosa que la
pérdida de configuración desde el centro, a base de circuitos conectados en
redes cuya topología supone la equivalencia de todos los lugares.
En cuanto a la “des-urbanización” indica de un lado, la reducción progresiva
de la ciudad que es realmente usada por los ciudadanos" por parte de la
mayoría, no sólo del centro sino de espacios públicos cargados de
significación durante mucho tiempo. La ciudad vivida y gozada por los
ciudadanos se estrecha, pierde sus usos.
Lo destacado de este artículo, es que deja ver que a pesar de que son
innegables las tendencias individualistas del repliegue sobre la privacidad
hogareña, provocada talvez por las nuevas tecnologías de la información, aun
así la gente sigue prefiriendo el entretenimiento y los encuentros colectivos.
En el caso de Vivas (2009), la autora nos presenta en avance algunos
resultados de una investigación sobre el uso y significado que tiene el espacio
público para el habitante en una ciudad intermedia, utilizando un sistema de
lugares en tres casos de estudio.
El estudio se realizó desde una perspectiva cualitativa, y bajo una
conceptualización antropológica del entorno, analizando las rutinas y vida
social de tres mujeres en cuestión, identificando escenarios a partir del estudio
de las rutinas en el vecindario y la ciudad.
Vivas añade que espacio público y calidad de vida, son conceptos que se
analizan según diversos autores, de donde se desprende la idea de que el
deterioro del espacio público y la inseguridad percibida, confirman fenómenos
espaciales que afectan la ciudad latinoamericana: la agorafobia urbana (miedo
a los espacios públicos) y la tendencia a privilegiar la utilización de espacios
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privados o espacios contemporáneos interiores (casas de los amigos,
restaurantes, cine, centros comerciales, entre otros) y menos los públicos,
afectando así la calidad de vida de los ciudadanos.
Es importante destacar que el trabajo de investigación se desarrolla en
dominios diferentes, y de cómo mientras el espacio público de la ciudad es
percibido principalmente como lugar de tránsito, el espacio público en el
vecindario, conserva todavía carácter de lugar de refugio aunque también
puede actuar como un lugar totalmente excluyente.
Los sistemas de actividades evidencian asimismo, una apropiación y
desapropiación diferenciadas del espacio público.
El trabajo concluye con la reflexión donde las entrevistadas reconocen
atributos positivos en el espacio público actual, que las conecta con
experiencias ambientales previas que fueron agradables, de igual modo la
autora demuestra en su investigación que el uso y el significado del espacio
público están vinculados tanto con la percepción del entorno, el tipo de lugar,
así como a elementos de estrato socioeconómico, cultural, social, entre otros.
Conclusiones
El ejercicio exploratorio realizado evidencia que existen exiguas
investigaciones que integren los tres conceptos propuestos: La forma, el
significado y el uso de los espacios públicos; y sobre todo, como la primera
modifica o influye en los otros dos aspectos mencionados.
Una visión más transversal de estos tres factores requerirá del uso de
metodologías mixtas que permitan abarcar el espacio desde una visión más
holística, donde cada aspecto por separado ya no tiene cabida.
Por otra parte, es notable como las referencias sobre movilidad peatonal están
cobrando notoriedad y están influyendo en el tema de la movilidad en general,
lo que indica un incremento del peso del peatón en el análisis de la
accesibilidad urbana. Esto es importante porque podría nutrir las propuestas
de diseño de la movilidad urbana, permitiendo a la postre, ciudades más
habitables y amables con el ciudadano.
Asimismo, esta primera aproximación hacia los materiales bibliográficos sobre
el tema permite señalar la importancia conceptual de temas como: Las formas
de uso de los espacios públicos, visto desde lo social, colectivo o
multifuncional y donde adquieren relevancia temática la privatización de
espacios o el desmedido uso del automóvil; es también importante la revisión
del significado de los entornos, referido a la propia experiencia urbana y a la
utilización de las herramientas de la psicología ambiental; también, cómo las
características de la forma urbana pueden estar estrechamente vinculadas
con la calidad o la accesibilidad peatonal.
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De manera particular, este primer acercamiento a los autores permite entrever
una serie de factores que deben ser considerados en la evaluación de los
espacios peatonales.
Resalta en términos funcionales características sujetas a escrutinio como:
accesibilidad, seguridad, confort y atracción; que tiene que ver con la
conectividad de las calles, los usos de suelo, la densidad residencial, la
presencia de infraestructura que permita recorridos adecuados y la capacidad
de aportar sensaciones positivas en los habitantes .
En términos sociales y de significado es importante la
intensidad y calidad de las relaciones sociales, mezclas
capacidad de generación de identidad e integración cultural,
niveles de interacción del individuo con su medio , desde
hasta la metropolitana.

medición de la
de grupos y la
esto a diferentes
la escala barrial

Es relevante el primer abanico de factores encontrados a través de esta
exploración bibliográfica inicial, que revela la necesidad de continuar
identificando las variables que permitirán la medición y evaluación de la
accesibilidad peatonal, para luego jerarquizar y analizar la interdependencia
entre los ellos.
Todo ello, con el objetivo de poner en valor la capacidad que posee el diseño
urbano en la creación de espacios físicos que soporten el desarrollo de la vida
en las ciudades, con espacios públicos a las necesidades individuales y
colectivas de los ciudadanos.
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992

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Los bancos de alimentos como
soporte de una política alimentaria sustentable.
Jorge Eduardo Cano Garza
Raúl Eduardo López Estrada

227
228

Resumen
229

El artículo analiza la posibilidad de la gestión de los bancos de alimentos
como una soporte de una política social sustentable ecológicamente y
sostenible a largo plazo. De acuerdo con la Asociación Mexicana de Bancos
de Alimentos (AMBA) los bancos de alimentos acopian, seleccionan y
distribuyen alimento perecedero y no perecedero que reciben en donación.
Estos productos que ya no son comercializables pueden consumirse si se
envían a instituciones de asistencia social y comunidades marginadas de
zonas urbanas, rurales e indígenas.
230

De acuerdo con datos de la FAO , revelan que en México el descuido en el
manejo de alimentos representa pérdidas de hasta 20% entre el productor y el
consumidor, principalmente en cereales y frutas, sin contar el desperdicio que
se produce también en los hogares, restaurantes y comedores. La FAO
recomienda atacar el problema del desperdicio por tres dimensiones: el
desperdicio en la producción, el desperdicio en la venta y el desperdicio en el
consumo.
El problema del desperdicio de alimentos en México es importante, la
Secretaría de Desarrollo Social (SEDESOL) reporta un total de 30 mil
toneladas diarias de desperdicio de alimentos perecederos proveniente de las
centrales de abasto y de los supermercados del país, esta institución ha
expresado su deseo de hacer alianza con los bancos de alimentos del país
227 Profesor de la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad Autónoma de Nuevo León
(UANL) Estudiante del Programa Doctoral en Filosofía con Orientación en Trabajo Social y
Políticas Comparadas de Bienestar Social.
228 Profesor de la Facultad de Trabajo Social en el Programa Doctoral de Trabajo Social y
Políticas Comparadas de Bienestar Social. Director de Tesis de este proyecto de Investigación.
229 El precursor del concepto de Banco de Alimentos fue el Banco de Alimentos de Santa María
en Phoenix Arizona, en Estados Unidos, fundado en 1967 por John van Hengel. Éste persuadió a
los supermercados que donaran el alimento sin valor de venta para el comedor de la Iglesia en la
que era voluntario, en poco tiempo ya recibía más alimento del que el comedor podía utilizar. A
partir de esta experiencia, nació el concepto de “banco de alimentos”, las personas y las
empresas que tenían recursos podían hacer “depósitos” de alimento y las instituciones
filantrópicas podían “retirar” alimentos para sus beneficiarios. Información de la Asociación
Mexicana de Alimentos (AMBA) de su página de Internet.
230 Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura y la Alimentación Oficina Regional
para América Latina y el Caribe Iniciativa América Latina y Caribe Sin Hambre. Observatorio el
Hambre Av. Dag Hammarskjöld 3241, Vitacura, Santiago de Chile Tel.: (56 2) 923 2100 | e-mail:
RLC-iniciativa@fao.org www.rlc.fao.org/iniciativa/obdh.htm.

993

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

para que dupliquen su capacidad de atención a los sectores vulnerables. A
partir de estos datos se infiere que puede haber un gran potencial en los
bancos de alimentos para apoyar la política social asistencial.
Los bancos de alimentos optimizan el uso de los alimentos a través del
rescate de los productos alimenticios en los mercados de abasto, las tiendas
de autoservicio, los campos agrícolas, las empacadoras y la industria
alimentaria en general para distribuirlos, evitando el desperdicio de productos
aptos para el consumo humano, lo que significa que contribuyen desde tres
diferentes perspectivas, desde lo social ya que atienden a grupos vulnerables,
desde la eficiencia económica contribuyen con su experiencia a los resultados
de la política social alimentaria sostenible a largo plazo y desde lo ecológico
porque colaboran con el ecosistema al evitar la contaminación ambiental por
los desperdicios de alimentos con una política social sustentable.
Palabras clave: banco de alimentos, sustentabilidad, seguridad alimentaria,
optimización de recursos, eficiencia de resultados.
1.

Los retos de la Seguridad Alimentaria en América Latina.

Dentro de los Objetivos de Desarrollo del Milenio (ODM), el primero de ellos
es la erradicación de la pobreza extrema y del hambre, en el caso de América
Latina los problemas se encontraban localizados principalmente en el área
rural, no obstante, se ha incrementado notablemente en las zonas urbanas, la
causa principal de problemas alimentarios en América Latina no es la
deficiente capacidad para la producción de alimentos, sino el acceso a los
mismos. Entre las causas principales destacan importantes sectores de la
231
población que no cuentan con los ingresos o recursos suficientes.
¿Podemos llegar a tener una América Latina sin hambre en el 2025? La
definición de Seguridad Alimentaria (SA) es compleja, debido a que abarca
conceptos tales como producción, estabilidad, consumo, y acceso. El
erradicar los problemas alimentarios de la población requiere acciones
conjuntas en los sectores de agricultura, salud, nutrición, educación, trabajo,
232
economía, obras públicas, medio ambiente y género.

231 Según el Banco Mundial, cerca del 37% (65 millones) de los pobres de América Latina y el
Caribe viven en áreas rurales, aunque esta cifra está sujeta a un notable debate en la actualidad,
pues varía mucho en función de la metodología usada y de lo que se considere “rural”. Si bien
las estadísticas agregadas con los datos oficiales de los países dan una cifra cercana al 24%,
cuando se aplica la definición de ruralidad de la Organización de Cooperación y Desarrollo
Económicos, la cifra se eleva al 42%. En algunos países como Bolivia, Guatemala, Honduras,
Nicaragua, Paraguay y Perú, al menos el 70% de su población rural vive en la pobreza. Disponible
en: http://www.rlc.fao.org/proyectoiniciativa/pdf/wp1.pdf.
232 José Luis Vivero, Carmen Porras ES POSIBLE UNA AMÉRICA LATINA SIN HAMBRE EN EL
2025? Disponible en: http://www.rlc.fao.org/proyectoiniciativa/pdf/wp1.pdf .

994

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Las acciones de Brasil y México en el combate a la pobreza alimentaria
representan dos casos representativos para el continente latinoamericano. En
el caso de Brasil el lanzamiento en octubre de 2001 del "Proyecto Hambre
Cero: una propuesta de política de seguridad alimentaria para el Brasil",
presentado por el entonces candidato a presidente Luiz Inácio Lula da Silva
en el Instituto Ciudadanía expresaba la maduración alcanzada en el análisis
de este problema y garantizaba su incorporación en el programa del Partido
de los Trabajadores. Con la victoria electoral del presidente Lula en 2003, el
Proyecto Hambre Cero se transformó en la principal estrategia gubernamental
a partir de la cual orientar las políticas económicas y sociales, la participación
de otros actores sociales fueron clave en este programa así como la
participación de la sociedad civil a través del voluntariado y el Programa de
Agricultura Familiar (da Silva y otros, 2012).
En el caso de México a inicio del gobierno del Presidente Enrique Peña Nieto
en febrero del 2013, la Secretaría de Desarrollo Social (SEDESOL) publica el
decreto de la Cruzada Nacional contra el Hambre que está dirigido a la
población que padece pobreza multidimensional y que presenten carencias de
acceso a la alimentación, esta cruzada tiene varios ejes en el que figura en
primer lugar la meta de cero hambre a través de una alimentación y nutrición
233
adecuada.
De acuerdo con la Secretaría de Desarrollo Social (SEDESOL), el fin (el
objetivo al que contribuye la estrategia) es reducir la incidencia de personas
en condición de pobreza extrema (multidimensional) y carencia alimentaria,
transformando los entornos social y económico, mejorando la inclusión y la
participación social, así como el desarrollo comunitario; y el propósito (el
objetivo que se pretende lograr como resultado directo de la instrumentación
de la estrategia) de la Cruzada es que 7.4 millones de personas superen su
234
condición de pobreza extrema y carencia alimentaria.
Si se hace un comparativo entre los ejes principales de cada uno de los
programas mencionados anteriormente, en el caso de Brasil, el programa fue
diseñado en cuatro dimensiones: 1) Mejora de la renta a través de la
generación de empleos y de la reforma agraria; 2) Abaratamiento de la
alimentación a través de restaurantes populares, convenios con las empresas
comerciales de alimentos y canales alternativos de comercialización; 3)
Aumento de la oferta a través de la producción de alimentos, apoyo a la
233 Publicado en el noticiero de Televisa el 22 de enero del 2013, puede verse la nota en la
siguiente dirección de Internet donde se anuncia oficialmente el decreto:
http://noticierostelevisa.esmas.com/nacional/550998/publican-decreto-cruzada-nacionalcontra-hambre/.
234
Información de la página de SEDESOL, puede verse por Internet en:
http://www.sedesol.gob.mx/work/models/SEDESOL/Cruzada/6_MATRIZ_DE_MARCO_LOGICO_
DE_LA_CNCH.pdf;

995

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

agricultura familiar y política agrícola; 4) acciones de emergencia asistenciales
como tarjetas de alimentación, meriendas escolares y lucha contra la
desnutrición (da Silva y otros, 2012:14).
Para el caso de México, el programa de la Cruzada contra el Hambre tiene
los siguientes ejes principales: Los ejes que componen la cruzada y que
podría considerarse propiamente las estrategias son las siguientes en forma
resumida: 1) Cero hambre a partir de una alimentación y nutrición adecuada
de las personas en pobreza multidimensional extrema y carencia de acceso a
la alimentación; 2) Eliminar la desnutrición infantil aguda y mejorar los
indicadores de peso y talla de la niñez; 3) Aumentar la producción de
alimentos y el ingreso de los campesinos y pequeños productores agrícolas;
4) Minimizar las pérdidas post-cosecha y de alimentos durante su
almacenamiento, transporte, distribución y comercialización; 5) Promover la
235
participación comunitaria para la erradicación del hambre.
En el caso de Brasil, los dos primeros ejes se relacionan con la mejora
económica de la población objetivo a través de la renta mínima y el
abaratamiento de los productos alimenticios, es decir, en la capacidad
adquisitiva de la población; el tercer eje se relaciona con la producción y el
cuarto con la política asistencial. En el caso de México los ejes del programa
se relacionan con la mejora en el campo productivo y las políticas
asistenciales para eliminar la desnutrición. En ambos programas se encuentra
presente la política social asistencial en las que podrían participar activamente
las organizaciones de la sociedad civil a través del apoyo comunitario y de la
provisión de alimentos con los bancos de alimentos.
2.

Marco contextual de los programas contra la pobreza alimentaria en
México.

El Instituto de Salud Pública señala que las políticas de alimentación y
nutrición son “aquellas que tienen como principal objetivo garantizar que la
población pueda tener acceso a alimentos que les permitan satisfacer sus
necesidades y cumplir con los requerimientos nutritivos para una vida
saludable” (INSP, 2007:91). La definición de política alimentaria ha cambiado
en México con el tiempo, en otros años, no solamente se planteaba la
garantía del acceso a lo alimentos, sino se buscaba la autosuficiencia
alimentaria como en el Sistema Alimentario Mexicano (SAM) y en el Programa
Nacional de Alimentación (Rangel, 2009).
La evolución de los programas y de políticas alimentarias y de nutrición que se
han implementado en México ha seguido una trayectoria similar al del resto
del mundo, iniciando con programas asistenciales, como los programas de la
235 Disponible en Internet en la siguiente dirección de la Secretaría de Hacienda:
http://www.shcp.gob.mx/Documentos%20Recientes/vocero_04_2013.

996

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

postrevolución, hasta llegar a programas integrales de coordinación
intersectorial dentro del sector público. Esta evolución se puede dividir en dos
grandes categorías: los programas dirigidos a estimular la producción de
alimentos a base de programas de subsidios al campo y los programas
dirigidos a estimular el consumo como los programas de cupones, de
asistencia alimentaria o a través del incremento del ingreso familiar, entre
otras medidas (Barquera y otros, 2001).
En la década de los ochenta que fue la antesala de la política neoliberal de
los noventa, se da un viraje importante en la política alimentaria de México,
hasta los setenta las estrategias estuvieron concentradas en el reparto de
alimentos a población de escasos recursos y en el subsidio a los precios de
productos básicos, el subsidio fue criticado como un ejercicio poco sano de
intervención estatal que impedía la acción de la economía del libre mercado
(Rangel, 2009).
Con el Programa PROGRESA (Programa de Educación, Salud y
Alimentación) en la década de los noventa se inicia en México la política de
“transferencia en efectivo condicionadas” cuyo objetivo era ampliar las
oportunidades y complementar el ingreso de familias que vivían en la pobreza
extrema. En la actualidad este programa opera como el Programa de
Desarrollo Humano Oportunidades, con la finalidad de incrementar las
capacidades de los miembros del programa y ampliar sus alternativas para
alcanzas mejores niveles de bienestar.
En el 2009, con los datos de la Encuesta Nacional de Salud Pública y
Nutrición (INSP) del 2006, se reportaron los siguientes programas en política
social alimentaria y los porcentajes de los hogares entrevistados que se
atendían a nivel nacional (INSP, 2006): Programa Oportunidades (25% de
hogares entrevistados), DIF con cuatro programas (10.5%), Abasto social de
Liconsa (7.8%), Desayunos Escolares (7.1%), Suplementos Vitamínicos y
Minerales (6.4%), Distribución Despensas (3.7%), Organizaciones de la
Sociedad Civil (0.4%) y Cocinas Populares (0.3%) (Rangel, 2009).
Aun cuando las cifras anteriores indicaban altos porcentajes de atención a
grupos vulnerables, en el 2008 se registraron aumentos en la pobreza
alimentaria a nivel nacional, pasando de 14.4 millones en el 2006 a 19.5
millones en el 2008, esto no significaba que los programas federales no
estuvieran dando resultados, sino que no eran suficientes para abatir el
problema alimentario del país, esta cifras de aumento en la pobreza
alimentaria generaron críticas sobre la eficiencia de las políticas de
“transferencias condicionadas” y se cuestionó sobre si este tipo de políticas
era sostenible para el país, por la razón de que la alimentación de las
personas se hacía dependiente de los ingresos públicos, que en ese momento
ya se estaban reduciendo (Rangel, 2009).

997

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

En el 2012, se pone en cuestión la suficiencia de las políticas del gobierno
federal en materia alimentaria, la pobreza alimentaria aumentó de 19.5
millones del 2008 a 21.2 millones en el 2010, con un incremento porcentual
del 0.63% a nivel nacional, la Auditoría Superior de la Federación en su
Informe de Fiscalización de la Cuenta Pública 2010, reportó los siguientes
236
hallazgos:

1.

2.

3.

En cuanto al alcance de las acciones de asistencia social, el
Gobierno Federal operó principalmente cuatro programas
alimentarios con los que se benefició a 9.6 millones de hogares en
situación de pobreza, dejando de atender a 3.1 millones de familias.
De los beneficiarios que llevaban inscritos 6 años al Programa
Oportunidades (1.6 millones de hogares), tan solo el 5.7% superó su
condición de pobreza.
En el primer bimestre de 2010, no se entregaron los apoyos
monetarios del Programa de Apoyo Alimentario a las 261,965 familias
inscritas; en los primeros cinco bimestres del año no se entregaron
los complementos nutricionales y la leche fortificada a niños, y a las
mujeres embarazadas y en lactancia no se les entregó en ningún
bimestre; del total de recursos del programa, solamente se ejercieron
3,545.9 millones de pesos (69.4% del presupuesto original), a pesar
del déficit de atención a familias en situación de pobreza.

De los datos anteriores se desprende que los programas federales de la
política alimentaria en México dejan sin atender un número importante de
personas, esta población es un objetivo potencial para las organizaciones de
la sociedad civil. En la actualidad los Bancos de Alimentos del país que se
encuentran registrados en la Asociación Mexicana de Bancos de Alimentos
(AMBA) están atendiendo a más de un millón, doscientos mil personas de
acuerdo con datos proporcionados por SEDESOL, lo que significa un apoyo
importante para la política social alimentaria del gobierno federal, ya que si no
existiera se tendrían que aportar más recursos públicos para atender a esta
población.
3.

Los bancos de alimentos: una alternativa sustentable y sostenible a
largo plazo.

236 Poder Legislativo Federal. Cámara de Diputados. LXI Legislatura. Disponible en Internet en:
http://gppricdd.wordpress.com/2012/02/22/la-auditoria-superior-de-la-federacion-presento-elinforme-de-resultados-de-la-fiscalizacion-superior-de-la-cuenta-publica-de-2010-y-los-hallazgosson-preocupantes-y-desalentadores/

998

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

El precursor del concepto de Banco de Alimentos fue el Banco de Alimentos
de Santa María en Phoenix Arizona, en Estados Unidos, fundado en 1967 por
John van Hengel. Éste persuadió a los supermercados que donaran el
alimento sin valor de venta para el comedor de la Iglesia en la que era
voluntario, en poco tiempo ya recibía más alimento del que el comedor podía
utilizar. A partir de esta experiencia, nació el concepto de “banco de
alimentos”, las personas y las empresas que tenían recursos podían hacer
“depósitos” de alimento y las instituciones filantrópicas podían “retirar”
237
alimentos para sus beneficiarios.
El 6 de junio de 1995 se constituyó legalmente la Asociación Mexicana de
Bancos de Alimentos A.C. (AMBA), con el objetivo fundamental de acoger a
todos los Bancos de Alimentos en México, para que contaran con el respaldo
y asesoría de esta Asociación, teniendo como razón de ser, el erradicar el
hambre en México. La asociación Mexicana de Bancos de Alimentos en
México tiene un registro de más de 60 bancos que están esparcidos en todos
los estados de la República.
Con la leyes de donación altruista de alimentos que cada uno de los estados
de la república promulga se busca aprovechar los cientos de miles de
toneladas de alimento que cada año se reportan como destruidas a la
Secretaría de Hacienda y Crédito Público (SHCP) y destinarlos a los millones
de mexicanos que padecen insuficiencia alimentaria mediante los bancos de
alimentos afiliados a la AMBA. Los bancos de alimentos atienden a
organizaciones de la sociedad civil como asilos, casas hogar, comedores
comunitarios, refugios para niños de la calle, casas de rehabilitación, entre
otras; además beneficia de manera directa a familias de más de comunidades marginadas de
las principales ciudades del país, en áreas periféricas o cinturones de miseria y en zonas rurales e
indígenas. 238

¿Por qué han surgido los bancos de alimentos en México? Las razones de su
aparición son similares a las de Canadá, los bancos de alimentos cubren la
desatención gubernamental al desarrollar programas de asistencia
comunitaria institucionalizados (Niebla y Verdugo, 2007).
En Canadá, el problema de la inseguridad alimentaria es el resultado de una
pobre administración de recursos (Niebla y Verdugo, 2007), en México es una
237
Toda la información de este apartado sobre los bancos de alimentos en México ha sido
obtenida de la página de Internet de Asociación Mexicana de Bancos de Alimentos (AMBA) que
puede
consultarse
en
línea
en
http://www.amba.org.mx/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;layout=item&amp;id=106&amp;Itemid
=53
238
Toda la información de este apartado sobre los bancos de alimentos en México ha sido
obtenida de la página de Internet de Asociación Mexicana de Bancos de Alimentos (AMBA) que
puede consultarse en línea en
http://www.amba.org.mx/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;layout=item&amp;id=106&amp;Itemid
=53

999

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

situación muy parecida, en ambos países hay suficiencia de producción de
alimentos para satisfacer las necesidades de la población, el problema son los
mecanismos de distribución que están sujetos a los procesos políticoeconómicos de empleo y de ingresos de la población.
Las ventajas, debilidades y contradicciones de los bancos de alimentos en
México son análogas a otros países con un modelo neoliberal, como Canadá
o los Estados Unidos, el lado positivo es que se fomenta la participación
ciudadana, la debilidad es que depende del voluntariado y de las donaciones
en efectivo y en alimentos y la contradicción es que está subordinado al
modelo neoliberal de la industria alimentaria, por lo que no pueden ejercer
mucha presión política (Niebla y Verdugo, 2007).
Además de las limitaciones anteriores, se ha resaltado por parte de los críticos
de la política asistencialista que éstas políticas perpetúan la pobreza, es
necesario crear mecanismos dinámicos en otras áreas de la economía, como
la producción y la distribución de alimentos, que sirvan también como
mecanismos educativos que permitan a la población liberarse de la
dependencia de estas políticas específicas, las políticas complementarias del
Banco Mundial no se consideran una solución a largo plazo (da Silva y otros).
No obstante lo anterior, los bancos de alimentos pueden colaborar en
disminuir el problema del abastecimiento de lo alimentos a través del apoyo
del sector público en la captación de alimentos que son desperdiciados en su
gran mayoría, de esta manera el apoyo que pueden hacer estas instituciones
a la política social de país es desde dos perspectivas: contribuyen con la
política social sustentable ecológica al optimizar el uso de los alimentos
evitando su desperdicio y permiten una política social sostenible a largo plazo
por estar apoyado por organizaciones del sector privado y no depender
exclusivamente del presupuesto federal.
Desde una perspectiva de la optimización de alimentos, el problema del
desperdicio de alimentos en México es una cifra relevante, Una de las
funciones primarias de los bancos de alimentos es tratar de recuperar todos
los alimentos que sean aprovechables, cada día en México desperdiciamos 31
mil toneladas de comida en buen estado, el director de la AMBA menciona
que un millón 300 mil personas en México comen diariamente por el modelo
de banco de alimentos. Tan sólo en 2011, se estima que 112 mil toneladas de
239
alimento fueron rescatadas por la AMBA.
La cifra del desperdicio diario también la proporciona el Instituto Tecnológico y
de Estudios Superiores de Monterrey (ITESM) en su sitio de acción ciudadana
al mencionar que el problema en sí es que en México diariamente se
desperdician más de 30,000 toneladas de alimentos 100% aptos para
239

Información obtenida por Intenet en la siguiente dirección electrónica:
http://www.vanguardia.com.mx/el_desperdicio_de_comida_en_numeros-1206622.html

1000

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

consumo humano. Con el 15% de lo que hoy se desperdicia podríamos
240
erradicar la pobreza alimentaria en México.
El trabajo de los bancos de alimentos en la recuperación de productos
alimenticios para su posterior utilización en la distribución hacia grupos que
tienen problema en el acceso alimentario constituyen un ejemplo de creación
241
de sinergia y capital social
en política social a través de la utilización de
redes de actores gubernamentales y no gubernamentales que sostienen el
funcionamiento de la red y que le proporcionan su sostenibilidad.
4.

Los bancos de alimentos: una fuente de capital social o una red de
relaciones sociales para la política social alimentaria.

Para entender con mayor claridad donde se sostiene la potencialidad de red
de los bancos de alimentos es necesario utilizar dos conceptos clave: el de
capital social y el de red, ambos conceptos se encuentran intrínsecamente
relacionados desde el punto de vista de la política social, el capital social es el
producto de la operación en red de un conjunto de actores que trabajan en
asociación para un objetivo específico.
El concepto de capital social y el capital humano se han utilizado en algunos
estudios sobre el empleo (Livingstone y Massey, 2003; Norwood, 2001).
Bourdieu (1986) fue el primero en utilizar el concepto de capital social como
otra forma de capital, además del capital económico y el capital cultural. Para
Bourdieu el capital social son conexiones que pueden reconvertirse en
recursos. En las propias palabras de Bourdieu:
El capital social es el agregado de recursos reales o potenciales
ligados a la posesión de una red social duradera de relaciones
más o menos institucionalizadas de mutuo apoyo y
reconocimiento – o en otras palabras, a la membresía del
grupo- que provee a cada uno de sus miembros con el respaldo
de la colectividad –capital poseído, una “credencial” que los
habilita para un crédito en los varios sentidos de la palabra
(Boudieu, 1985:249).
De la definición anterior se podría decir que el capital poseído por un agente
dado, por ejemplo de un banco de alimentos o una red de bancos como la
AMBA, depende del tamaño de la red de conexiones que pueden
240

Información obtenida por Internet en la siguiente dirección:
http://accionciudadanatec.blogspot.mx/2011/05/el-desperdicio-de-alimentos-contribuye.html
241
El concepto de capital social tiene diferentes definiciones, para este trabajo se utiliza la
definición de Bourdieu (1985:249) : El capital social es el agregado de los recursos reales o
potenciales ligados a la posesión de una red social duradera de relaciones más o menos
institucionalizadas de mutuo apoyo y reconocimiento.

1001

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

efectivamente movilizar para obtener beneficios particulares. La creación de
capital social por lo tanto es una inversión en establecer relaciones para ser
utilizadas en el futuro.
Este concepto ha sido estudiado desde distintas perspectivas, considerado
como un bien público, los estudios de Putman se refieren a la implicaciones
de recursos sociales diferenciados en las instituciones públicas, en esta línea
Preston (2003) y Walters (2002) toman en cuenta el compromiso cívico y la
confianza social en las democracias liberales y algunas instituciones
internacionales como la OECD (Organización de Cooperación para la
Economía y el Desarrollo) correlacionan las características del capital social
con los niveles de bienestar en diferentes partes del mundo (OECD, 2001).
El capital social también se estudia como un bien privado, como “una clase
de recursos particular disponible para un actor (Coleman, 1998:4). Pero el
recurso está contenido en el estructura social y la función del capital social es
facilitar ciertas acciones de los actores, dentro de la estructura. El capital
social asumen una ganancia máxima individual para aquellos cuya actividad
asociativa puede ser una inversión, en razón de esto es la metáfora del
“capital”.
Algunos teóricos consideran que el capital social está intrínsecamente
construido (Ecclestone, 2003; Abreg, 2000), la mayoría considera que la
confianza es un factor básico en el que se desarrollan las redes sociales, no
obstante, hay que considerar las limitaciones de la estructuras de red que se
interpretan cono efectos negativos del capital social, para Bourdieu (1986) el
acceso al capital social es desigual porque depende del estrato social y del
tipo de recursos que posee una red social lo que explicaría la reproducción de
desigualdades socioeconómicas que incluyen las desigualdades en acceso a
la educación (Preston, 2003), (Ecclestone, 2003), (Abreg, 2000).
El estudio del capital social se realiza desde diferentes niveles, para Coleman
(1994) es un recurso que se encuentra en la estructura social para ser usado
por los actores que forman parte de la red, las formas de capital social de
acuerdo con Coleman son las obligaciones, las expectativas, los canales de
información y las normas sociales. La teoría del actor racional forma parte del
análisis de Coleman, cada actor tiene control sobre ciertos recursos, las
estructuras sociales contienen recursos y facilitan ciertas acciones de los
actores dentro de la estructura, el valor del capital social es que los actores
pueden usar la estructura para conseguir sus intereses, de esta forma el
capital social es productivo, hace posible la consecución de fines que en
ausencia de la red no serían posibles.
Portes (1998) criticó el análisis de Bourdieu (1986) y de Coleman (1994),
Portes criticó a Coleman la confusión entre los recursos de la estructura de
red con la habilidad de los actores para utilizar dichos recursos. Portes
distingue tres niveles de análisis: a) los poseedores del capital social (los
1002

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

actores que forman parte de la red); b) las fuentes del capital social (los
proveedores de lo que se demanda) ; y c) los recursos en sí mismos. Portes
define al capital social como “la habilidad de los actores para asegurarse
beneficios gracias a su membresía en redes sociales o en otras estructuras
sociales”, (Portes, 1998:6).
De esta forma los teóricos del capital social aportan una serie de conceptos de
análisis de una estructura de red, un banco de alimentos puede ser analizado
desde la perspectiva del capital social con los conceptos de Coleman (1994) y
de Portes (1998) o Bourdieu (1986). Para los grupos vulnerables que son los
que se benefician de la estructura de la red, el banco de alimentos les provee
de una fuente de capital social efectivo ya que les permite el acceso a la
alimentación que consiguen gracias a la estructura de la red que coordina el
banco de alimentos.
Un banco de alimentos es también una fuente de capital social potencial
porque es una red de relaciones sociales. Los estudios sobre redes sociales
se asociaban al apoyo que los individuos o las familias pudieran recibir de
quienes las rodeaban, particularmente en temas de salud mental y de
desarrollo comunitario (Martínez, 2008).
Chadi (2000) define una red social como un grupo de personas, miembros de
una familia, vecinos, amigos y otras personas que proveen apoyo mutuo a
individuos o familias, en el mismo sentido Sluzki (1998) define a las redes
sociales como la suma de todas las relaciones que un individuo percibe como
significativas. Para Sluzki el enfoque de las redes sociales es una herramienta
clínica para intervenir en la comunidad en el área de salud mental. De manera
similar Warren (1981) utilizó el enfoque como relaciones de apoyo para
quienes han estado en hospitales mentales. Para este autor el individuo es
parte de un sistema de redes y este sistema puede proveerle algunos
recursos de apoyo.
De acuerdo con Dabas (1995) el universo es como una red o un mapa de
relaciones donde los individuos son nodos de la red. Por lo tanto el ser
humanos es parte de múltiples redes con sus propias interacciones (familiar,
laboral, de amistad, políticas, entre otras), por medio de lazos sociales
afectivos, el lenguaje y los patrones que tienen sus individuos en sus vidas
(Martínez, 2008).
Por tanto, para las personas que tienen problemas con el acceso a la
alimentación, el banco de alimentos actúa como un gestor que le provee del
recurso alimentario, lo que implica que los bancos de alimentos son una
fuente potencial de acceso al recurso alimentario para los grupos que tienen
problemas de empleo.
La existencia de una red social sólo representa un capital social potencial, si el
resultado de su uso no es un beneficio para el individuo, entonces el capital no
1003

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

existe o se encuentra en estado latente (Bourdieu, 1985). Por ello hay que
diferenciar entre el enfoque de red social y de capital social, cuando se habla
de capital social no es la red social en sí misma, ni la expectativa de
reciprocidad sino su uso en la consumación de un beneficio para alguien, la
idea de capital social es que las relaciones sociales poseen un valor, este
valor sólo puede intercambiarse cuando hay fines comunes que lograr en el
caso de acciones de grupo o con beneficios personales en el caso de un
individuo (Ecclestone, 2003).
Cuando se habla de un banco de alimentos nos referimos a una red de
actores que facilita el acceso alimentario a grupos vulnerables, esta red de
actores constituye forma de capital social porque las organizaciones que
conforman la red obtienen beneficios de la asociación, de acuerdo con Nanda
(1980) el capital social está formado por lazos sociales que construyen redes
que se basan en la confianza y reciprocidad.
En el plano individual el capital social actúa en la vida de los individuos en tres
formas diferentes: 1) Como un recurso de información; 2) Como recurso de
influencia y apoyo efectivo que ayuda a los individuos a obtener un objetivo
que de otra manera no se alcanzaría; y 3) Como recurso de socialización y
reconocimiento al trasmitir a los individuos los valores, patrones de
comportamiento, estándares y competencias sociales a todo el sistema de
expectativas de reciprocidad y roles de obligación al interior de una
comunidad. En el caso del banco de alimentos aplica el segundo enfoque en
el que el capital social es un apoyo activo en los individuos para el acceso a la
alimentación.
Conclusiones.
Los bancos de alimentos son organizaciones de la sociedad civil que
conforman redes de actores que facilitan el apoyo efectivo del acceso
alimentario a los grupos vulnerables, por su capacidad para integrar tanto al
sector público como al sector privado en sus redes tiene importantes
implicaciones en la política social.
El análisis de las redes de los bancos de alimentos como fuente potencial
para la política social es todavía un campo en el que hay mucho por
investigar, ya que a través de estas asociaciones se llega a la colaboración
entre los diversos sectores de la sociedad: el sector gubernamental, el sector
privado empresarial y las organizaciones de la sociedad civil.
La colaboración intersectorial ha sido señalada en la literatura sobre política
social como posible alternativa en la implementación de los programas
sociales (Fiszben y Lowden, 1999), ésta se basa en el concepto de
intersectorialidad que consiste en la idea de que crea mejores soluciones (que
la sectorialidad) porque permite compartir los recursos que son propios de
cada sector (Cunill, 2005), de esta forma, el sector público podría apoyar con
su presupuesto y sus relaciones públicas, el sector empresarial con el apoyo
1004

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logístico, tecnológico y de provisión de alimentos y los bancos de alimentos
pueden proporcionar su conocimiento operativo (“know-how”), que es una de
las contribuciones más importantes de estas organizaciones (Niebla y
Verdugo, 2007), ya que cuentan con un gran bagaje de conocimientos en la
práctica de asistencia alimentaria que podría aprovechar el sector público en
su política social.
Aun y cuando la política asistencial alimentaria a través de los bancos de
alimentos no es una panacea que pueda resolver el problema de la pobreza
alimentaria, estas organizaciones tienen una capacidad de relaciones públicas
que constituyen una red con suficientes recursos para apoyar la política social
del Estado de una forma autosostenible y sustentable a largo plazo sin
depender directamente de la disponibilidad presupuestal del Estado y de
circunstancias políticas. Además de lo anterior se tendría que anotar lo que se
ha enfatizado desde el comienzo y es el apoyo a una política ecológica
sustentable en la optimización del uso de los alimentos.
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1007

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Interacción Hombre-Computadora en la relación laboral.

Jesús Salvador Guillen Pérez

242

Resumen
El objetivo del presente artículo es mostrar un desarrollo del “mercado de
trabajo” al ser analizado desde innovaciones que se pueden registrar a través
de la inclusión de las Tecnologías de la Información (TI's); a partir de la
revisión de los conceptos de la Cognición Socialmente Distribuida, que
describe una forma de intersubjetividad dada en ocupaciones laborales
concebidas dentro de las economías de producción de símbolos y empatadas
con la reproducción de condiciones personales y sociales.
Se inicia con una descripción del concepto de trabajo ampliado, que en un
segundo momento permitirá el colocar como categoría de análisis la relación
Hombre-Computadora-Trabajo. Este reconocimiento se basa en el interés de
presentar las características que se consideran han emergido en la actualidad
y logran identificar un tipo específico de relaciones laborales, en el que se ven
unidas las condiciones de vida personal y social, y el interés laboral. El
mostrar el desarrollo personal, empatados con la forma de producción laboral,
permite distinguir un campo que requiere buscar nuevas formas de nombrar
las interacciones presentes en este tipo de relaciones de trabajo y vida
cotidiana.
En la Cognición Socialmente Distribuida, se genera la propuesta de la
relación entre el hombre y los objetos que utiliza, para generar un
entendimiento de los procesos mentales que se encuentra fuera del
pensamiento individual del sujeto, así, el análisis del trabajo realizado con
máquinas que permiten el procesamiento de información (dado por la
microelectrónica y sus procesadores), da paso a identificar una relación
singular que solo está presente en las economías de producción de símbolos
realizada con TI'. Así, el identificar este fenómeno actual, permite abrir el
concepto de “mercados de trabajo” y mostrar una trayectoria en las
comunidades simbólicas de trabajo que se basa en el uso de computadoras.
Palabras clave: mercado de trabajo, economía de símbolos, comunidades
de trabajo, Cognición Socialmente Distribuida, relación Hombre-Computadora
Abstract
The aim of this article is to show a development of the "labor market" to be
analyzed from innovations that can be registered through the inclusion of
Information Technology (IT's); beginning with reviewing the concepts of
242 Licenciatura en psicología y estudiante de maestría en ciencias en trabajo social por la
Universidad Autónoma de Nuevo León.

1008

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Socially Distributed Cognition, that describes a form of intersubjectivity given in
occupations within the economies of production of symbols and tied with
reproduction of personal and social conditions.
It starts with a description of the concept of extended work, in a second
time will permit locate as a category of analysis the relationship HumanComputer-Work. This recognition is based on the interest of presenting the
characteristics that considered to have emerged at present and can identify a
specific type of labor relations, which are attached the conditions of personal
and social life, and job interest. Show personal development, tied with the form
of labor productivity, to distinguish a field that requires finding new ways of
naming the interactions present in these relationships work and everyday life.
In the Socially Distributed Cognition, will creates the proposal of the
relationship between man and objects that use, to generate an understanding
of the mental processes that are outside the individual thought of the subject,
so, the analysis of the work done with machines enable processing of
information (given by the microelectronics and processors), gives way to
identify a singular relationship that is only present in the economies of
production of symbols made with IT. Thus, identifying this actual phenomenon
open up the concept "labor markets" and show a path in the symbolic
communities work based on the use of computers.
Keywords: labor market, economy of symbols, working communities,
Socially Distributed Cognition, Human Computer connection.
Introducción
La descripción del concepto de “mercado de trabajo” permitirá ubicar la
estructura inicial que comienza en esta discusión teórica. La propuesta inicia
haciendo una relación de los conceptos de trabajo ampliado y su relación con
la Cognición Socialmente Distribuida. Al relacionar ambos conceptos nos
ayudan a realizar una descripción del fenómeno laboral en la actualidad. Por
lo tanto esta descripción muestra formas que se identifican solo en este
mercado de trabajo, en el que los elementos presentes para la realización de
la actividad laboral tienen como herramienta de producción la capacidad
cognitiva, el procesamiento digital de información y la generación de empleos
y ocupación laboral.
Es importante reconocer que las funciones sociales estructuran en gran
medida la función laboral y su relación con la inserción en estructuras
específicas, en las que atendiendo ofertas y demandas laborales se puede
llegar a reconocer una forma en que los individuos realizan una elección o les
es asignada una actividad para desarrollarla. De esta manera podemos
observar que en las sociedades contemporáneas el trabajo y la
correspondiente integración profesional son elementos fundamentales de
1009

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cohesión y de diferenciación social (Veloso y Domingues, 2009), por lo que la
participación en algún mercado de trabajo proporciona una identidad social.
Pero el reconocimiento del que se habla no solo atraviesa la condición
simbólica de estatus, sino que es un referente inmediato luego de reconocer
las condiciones sociales y acceso a la seguridad social de la que participa una
persona, ya que adquirir y conservar un empleo (en una sociedad con
estructura salarial como en la que nos desarrollamos actualmente), es el
reconocimiento explícito, social y político, del valor del trabajo.
Para comenzar con la descripción del mercado de trabajo podemos referir,
siguiendo la postura de Salazar y Alonso (2014), que comentan que el
mercado de trabajo debe considerarse como una institución donde se definen
reglas de juego, ya que es un espacio donde se enfrentan individuos que no
se ajustan al modelo ideal, que requieren una regulación por parte del Estado
que permita ejercer un equilibrio en las relaciones laborales. Esta postura la
ofrecen los autores desde la visión del surgimiento de una nueva economía,
reconocida como aquella que considera no solo la productividad dada por el
beneficio de la industria o de la economía dominante.
Al hacer mención de esta nueva economía se presenta un ejemplo que
ofrece Weller (2014), al referir que si un elemento económico-productivo se
encontrara en la creación o el incremento de la actividad laboral media de una
Economía, esto significa que se ha incurrido en el incremento de la calidad de
243
los empleos , y no solo es de importancia para el trabajador obtenerlos, ya
que también genera un incremento de la demanda laboral diferenciada, que
incide en la formación de distintos grupos de ocupaciones y profesiones.
También, este beneficio se identifica al mostrar un cambio en la estructura de
la economía como determinante de la política al interior de un estado. Esta es
la razón para que Salazar y Alonso (2014) nos señalen una propuesta para
comprender la función regulatoria que debe estar en manos de un estado y no
liberada al mercado, ya que cabe recordar que el pensamiento económico
dominante olvida algo fundamental en el funcionamiento del mercado de
trabajo: el conflicto distributivo existente entre trabajador y empleador,
resultado de la desigualdad de poder entre ellos y que se manifiesta en la
relación salarios-ganancia.
Si bien un aporte también realizado por Salazar y Alonso (2014) es la
lectura de Clark Kerr, referente a las características del concepto mercado de
trabajo, en el que refiere que un ente que trabaja dentro de un área geográfica
determinada depende de las reglas del mercado interno de dicha Economía.
En la actualidad se generan formas laborales adscritas a mercados
243 El concepto de Calidad en el empleo se toma de una revisión sobre los textos de García
(2009) y Weller (2014).

1010

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específicos, y se caracterizan por realizar una distribución de mano de obra de
forma global, sin la necesidad de la presencia física o del “cara a cara” como
elemento determinante de la construcción de esta relación. Sin embargo, es
necesario delimitar a un entorno el desarrollo de cada mercado de trabajo, ya
que cada uno cuenta con características propias (y con la característica
descrita arriba del mercado global a ponerse en consideración). Dicha
delimitación se genera en la industria que, segmentada, puede ofrecer
condiciones singulares, así como una relación específica en la demanda de
capital humano, relación con industrias de las que depende y a las que provee
material para su desarrollo.
En la descripción del caso mexicano encontramos que la relación dada en
la década de los noventas entre industria y trabajo es a partir de una la
absorción de empleos por parte de la primera hacia el segundo. Relación que
cambió hacia inicios de la década del 2000, debido al retiro de empresas
estadounidenses de nuestro país, por lo que en palabras de García (2009) “En
términos generales, el comercio y los servicios han absorbido una gran parte
del crecimiento reciente de la fuerza de trabajo mexicana, y mucho de esto ha
ocurrido en condiciones poco favorables” (p.p.7).
En ese mismo texto García (2009) nos describe la estabilidad del mercado
mexicano en cuanto a la tasa de empleo. Bajo esta característica nos
menciona que “nuestros mercados laborales siguen presentando carencias
muy acentuadas en lo que respecta a ocupaciones y empleos con ingresos y
otras condiciones de trabajo adecuadas” (p.p. 6).
Por otro lado, en México, la consecuencia del desempleo ha generado una
atención singular al fenómeno, por lo que se atienden aspectos relacionados
con la persistencia o ampliación de la informalidad o de la precariedad a lo
largo de toda la estructura ocupacional (García, 2009). A lo que adhiere que
esto ha impulsado la realización de estudios de enfoque cualitativo para
describir y comprender las nuevas condiciones del mercado.
La importancia de reconocer distintas formas de concebir el trabajo nos
permitirá en ese sentido ofrecer una visión que pueda servir de plataforma,
para crear iniciativas y propuestas desde una concepción diversa del mercado
de trabajo, en la que podamos incluir elementos no tradicionales en el análisis,
tradicionalmente cuantitativo, del mercado de trabajo. El lograr concebir estos
mercados emergentes designa condiciones y parámetros para el intercambio
y la demanda laboral que modificarán los modelos anteriores.

1011

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Trabajo ampliado
En su texto “hacia un concepto ampliado de trabajo” De la Garza (2010)
muestra algunas condiciones que permiten englobar las características
sociales que dan pie a una reconceptualización de la ocupación laboral,
incluida la importancia del desarrollo social tomado como el desarrollo de
capital social y humano destinado a un objetivo productivo en la economía. De
esta forma describimos cómo el interés se ha centrado en lo laboral, no solo
en lo económico, sino en el desarrollo de actividad personal, puesto que se
está en el entendido que son conceptos del mercado de trabajo que surgen
como nuevas opciones, y que se comienza a considerar en una realidad
contemporánea.
En este mismo texto aparecen 3 nuevas perspectivas propuestas por De la
Garza (2010) y que son puestas en juego para generar el concepto y objetivos
de nuevos estudios laborales. Aquí mencionaremos estos apartados para
generar una breve descripción que ayude a comprender el “trabajo ampliado”.
1)

Ocupación y actividad productiva: Éste representa el sentido más
clásico de trabajo ya que es el que incluye un control general a partir
de un sistema de jerarquías y la asignación de salarios. Incluye un
control sobre los medios de producción además de los procesos,
como el tiempo en que debe producirse la mercancía, tiempos de
almacenamiento, venta, trabajos que incluyen la subsistencia, etc.
Pero esta es una delimitación de actividades.
Si intentamos tomar nuevamente la construcción de ocupaciones y
actividades productivas dadas por un proceso no clásico
encontraremos condiciones como las siguientes
a) Hay procesos de servicios en los que el cliente se
vuelve un tercer elemento aparte del trabajador y el
patrón. Tal es el caso de la producción de servicios
a petición, como los que se dan en empresas
dedicadas a la publicidad; en restaurantes en la
que no se cocina si es que alguien no lo solicita; un
concierto musical en el que la audiencia forma
parte importante de la producción de trabajo.
b) Existen trabajos desterritorializados que implican
generalmente un empleo por cuenta propia. Un
ejemplo es el de los taxistas o trabajadores del
transporte que cuentan con un recurso en el que la
adquisición de su medio de producción, el vehículo,
ha sido adquirido en compra o renta por el mismo
trabajador; también se encuentran los relacionados
con venta de alimentos en vehículos de distintos
tipos.
1012

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c)

2)

3)

Está el elemento de la producción de símbolos. A
diferencia de la distribución de empleo a partir de
los medios clásicos de producción y líneas de
montaje, la producción de símbolos ha sido incluido
en un concepto que se destina a la producción de
características centradas en el cliente, en
elementos en el que el intelecto es el que produce
sin pasar por la actividad física como requisito; en
la que se reproduce un elemento que seguirá
generando aún en la ausencia del creador o
diseñador; elementos de diseño que son los que
integran una realidad cultural.
Se describe desde la economía y la sociodemografía: Ante esta
condición existen un gran número de actividades que no son
consideradas como trabajo típico, a las cuales se les deja fuera de
una posibilidad de enmarcarlas dentro del mercado de trabajo. Para
la sugerencia de un estudio o análisis de un fenómeno específico se
necesita reconocer el desarrollo individual de cada uno de los actores
y elementos que la conforman, ya que la relación laboral de éstos se
puede analizar a partir de sus características y el objetivo que se
logra con dicha función laboral, incluyendo, según sea el caso, las
formas presentes en la producción tanto de bienes como de servicios
dentro de estructuras específicas.
Se concibe desde la relación en la estructura laboral: En este
caso se toma en cuenta los elementos relacionales para una
estructura de trabajo, y en el que se considera la validación del
concepto de trabajo según los miembros de esa estructura. Es
trabajo en tanto que así lo considera todo aquel que percibe una
remuneración por realizar una actividad como; cuidar un coche en la
vía pública; generar reportes de calidad desde la posición de clientes
en encuestas retribuidas económicamente a usuarios de productos;
participar en protocolos médicos en el desarrollo de fármacos y un
creciente campo de acción en las ocupaciones que se generan.

Podremos encontrar que el trabajo estará conceptualizado como un
proceso que requiere contextualización, requiere una toma de conciencia de
las metas a las que se está dirigiendo la acción y el esfuerzo además de la
forma en que estas metas serán logradas (De la Garza, 2010). Considerando
estas características veremos que es posible describir una nueva forma de
concebir el trabajo, comenzando por el campo en el que habrá de
desarrollarse, así encontraremos que las nuevas formas descritas son las que
permitirán incluir los modelos mencionados anteriormente.
Dentro de una contextualización histórica se identifican los medios de
producción y los objetos dentro del trabajo, pero en esta intención de ampliar
su alcance encontraremos que es precisamente la producción inmaterial una
1013

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variante que surge en tanto que se identifican las nuevas formas de crear
productos, en la que se incluyen los servicios y en las que la producción
244
simbólica , ha construido un importante campo que requiere ser incluido y
tomado en cuenta (De la Garza, 2010). Este tipo de trabajos requiere una
función de diseño que se logra reconocer como un procesos artesanales, por
lo que para referirnos a este concepto nos remitirnos a Levi-Strauss (1964)
quien aborda el concepto de bricolaje, el cual se representa como un conjunto
de capacidades que posee un individuo y ayudan a resolver de forma
pragmática un problema. Para Baker y Nelson (2005) el rol del bricolaje se
construye tanto en términos del campo físico como intelectual, el cual se
puede representar en condiciones relacionales entre individuos, es decir, que
contando con distintos recursos, el bricolaje puede combinarlos para dar
respuesta a un elemento no establecido anteriormente como “formal” y de
esta manera construir una nueva vía para resolver la situación en la que se
encuentra.
La subjetividad y gusto por el trabajo es un elemento que se encuentra
presente en esa nueva economía del capitalismo simbólico. Encontramos la
lectura que realiza Rodríguez, Manzano, Encinas y Gutiérrez (2008) que
toman como referencia el texto de Hardt y Negri, en el que mencionan la
“nueva alineación del trabajador”, que se explica por la actividad productiva
simbólica. Así presentan esta subjetividad como condición de acumulación del
nuevo ciclo del capital productivo.
En las actividades a desempeñar se encuentra una distinción singular para
cada caso. Por ejemplo, encontramos la diferenciación del trabajo intelectual
vs. el trabajo de activación física; en el primer caso se observan trabajadores
que manipulan información para crear cadenas de comandos, más allá de
sólo sugerir el llevar a cabo una acción de forma repetitiva, la producción de
símbolos como parte de un reconocimiento de necesidades culturales en
medios específicos, actividades como la cátedra y la docencia en donde el
desgaste físico no resulta tan ofensivo como actividades de naturaleza
totalmente presencial y física; diseño de relaciones interinstitucionales o
participación en sistemas de gobierno de estado, etc.
Podemos mencionar el reconocimiento de un proceso de subjetivación de
la tarea, que se promueve a partir de la creación de símbolos, los cuales son
compartidos por los integrantes de una comunidad, pero que son tomados de
una manera diferenciada por los miembros de dicha unidad, según su grado
de implicación. El análisis en este punto incluye el surgimiento de las
“sociedades de trabajo”, es decir, en tanto que un grupo de personas
244 Designada entre otras tantas formas como el trabajo de diseño, que cuenta con una relación
de conocimiento de técnica, estética y sobre todo la satisfacción de clientes. Esta producción
simbólica se realiza casi de forma artesanal.

1014

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comparte sus símbolos y lenguaje se crea una relación de “comunidad
simbólica del trabajo”, en ésta se ve claramente la intención de la producción
pero además se puede dar la situación de estar mezclado con un estilo de
vida y un espacio en el que se desarrollan actividades cotidianas, que no
requieren una rigidez, tal es el caso de los cuidadores de coche en vía
pública, diseñadores y creadores, artistas, trabajadores del transporte
independiente, etc. Lo anterior nos hace pensar en la conceptualización que
ha surgido a partir de reconocer la diferenciación de trabajo y ocupación, por
el tipo de actividad u objeto que producen, sino por su producción útil en lo
social (De la Garza, 2010). De esta forma utilizaremos la diferencia entre
ambos conceptos (ocupación y empleo) para reconocer específicamente
cuales son los símbolos que comparten algunas comunidades de trabajo, que
generan estructuras relacionales y encuentra diversas maneras de conducir a
fin su intención. Por lo tanto resolverán conflictos con las herramientas que se
generan con las estructuras en común (Johri, 2011).
Identidad de los programadores de software
La identidad del sujeto que desarrolla una actividad laboral es alimentada y
creada en parte por otros elementos que se consideran a continuación:
1-

2-

3-

Es a través de la gestión del conocimiento y del trabajo que se
articulan las prácticas laborales y los procesos de formación de
identidades, las que, a su vez, dependen de los modelos interactivos
que se establezcan; interacciones entre trabajadores, organizaciones,
y entre estos y el cliente. Es decir, entre los diferentes “sistemas de
interacción” que se crean en torno a la construcción del conocimiento,
y por lo tanto del trabajo.
Las diferentes dimensiones del proceso de trabajo, vinculadas a la
construcción de espacios profesionales (que pueden ser virtuales o
físicos) muestran por un lado, la extrema complejidad de los procesos
cognitivos, y que esta complejidad opera en estrecha relación con el
individuo y su conciencia, otorgando al trabajador un rol central en los
nuevos procesos económicos.
Existe un crecimiento de la individualidad en el proceso de trabajo
relacionado con la identidad profesional, la cual podemos entenderla
como un componente en el proceso de socialización, que promueve
lazos solidarios tanto a nivel Intra e Inter empresarial (concibiendo
“empresa” como un sistema establecido y desarrollado como acción
laboral) articulando e impulsando el desarrollo del sector).

Por lo tanto es importante reconocer que deberán desarrollarse distintos
tipos de conocimiento, los cuales representan una división de funciones
cognitivas especificas. En la siguiente relación, Rodríguez (2011) con base en
1015

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.
245

una propuesta de Foray y Lundval
crea un cuadro básico para la
comprensión de la dimensión táctica de los grupos o comunidades de trabajo
del software, la cual es la diferenciación en los tipos de conocimiento en la

Tipo de
conocimiento

Descripción del conocimiento

Know what

El conocimiento acerca de los hechos, lo que
llamamos información

Know why

Los conocimientos científicos, naturales y sociales,
los grupos de trabajo tienen
que acceder a estos a través de las instituciones
formales

Know how

La capacidad de hacer algo

Know who

La información acerca de quién sabe qué y quién
conoce cómo hacer qué

economía del aprendizaje o de símbolos:
Para desarrollar un concepto de programador o sus funciones, debemos
partir de la realidad de su producto, o mejor dicho de cómo se construye su
producto. Para Lévy (2011, p.p. 27) un programa es “una lista bien organizada
de instrucciones codificadas, que pretenden hacer cumplir una tarea particular
a uno o varios procesadores, a través de los circuitos que controlan, los
programas interpretan los datos, actúan sobre las informaciones, transforman
otros programas, hacen funcionar ordenadores y redes, accionan máquinas
físicas, viajan, se reproducen, etc.”, de esta manera se desarrollan las
acciones y el trabajo de los programadores, diseñadores y desarrolladores de
software
De manera estructural De la Garza y Rodríguez y (2011) han reconocido
que este proceso se da a partir del cumplimiento de estos 4 pasos que
contemplan el “ciclo de vida del software”:
Conceptualización- diseño de los conceptos- grafías de los
requerimientos acordados con el cliente
Formalización- se formalizan las necesidades y se estipulan en un
sistema de modulación que habrá de sugerir el programador con mayor
habilidad y conceptualizarlo como un todo segmentado

245 Esta tipología es desarrollada por Rodríguez (2011) pag. 41, y la toma de una propuesta
realizada por Foray, Dominique y B, Lundvall (1996) The knowledge-based economy: from the
economy of knowledge tro the lerning economy, contenido en Employment and frowth in the
knowledge-based economy, París OECDE.

1016

�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Proceso de datos- se construye a partir de módulos que cuenten con una
secuencia lógica y la
funcionalidad y diseño de cada uno de estos.
Implementación- la fase en la que se pone en uso el desarrollo
programado y que cuenta con
la aprobación por parte del cliente.
La flexibilidad en el trabajo es una característica principal que se da en las
distintas estructuras cognitivas. Por lo tanto, los programadores, a través del
diseño de sus algoritmos crean una comunidad y le dan sentido a la relación
que mantienen mediante sistemas de transmisión de información que ayuda al
cumplimiento de sus tareas, lo que les ayuda a reconocerse como una
comunidad simbólica de características cognitivas singulares. Queda un
trabajo similar al desarrollado “a mano” y que le da la singularidad a cada
proceso, sin estructurar un sistema, general que permite la movilidad de los
miembros del equipo y que no atienden en su totalidad las exigencias de un
mercado institucionalizad.
Qué es la Cognición Socialmente Distribuida
La ciencia cognitiva de forma general está conformada en su estructura
básica como el estudio de los procesos subyacentes a toda acción
246
inteligente . De esta forma, una visión clásica de la ciencia cognitiva atiende
los procesos de la percepción y atención, representación e imágenes
mentales, memoria, raciocinio, transformación del conocimiento, etc. Esta
ciencia cognitiva clásica se conforma en la tradición que se da cuenta de la
manifestación de los procesos del pensamiento humano, considerando
diversas variables, pero asumiendo que se permite comprender su desarrollo
a partir de los proceso propios de las estructuras mentales de los individuos.
Para Piaget, el desarrollo de la inteligencia y las capacidades cognitivas están
fundadas en las habilidades mentales con las que se cuenta a partir de un
desarrollo evolutivo psicogenético, el cual, al avanzar por una serie de
estadios, que se presentan de forma consecutiva e inalterable, permiten la
formación del receptáculo que es la mente (como estructura que permite el
desarrollo de funciones cerebrales) y que dará sustento para cualquier
actividad humana, la cual puede introducir contenidos a partir de los
mecanismos de acomodación y asimilación (Sadurni, 2007). La idea expuesta
aquí permite ejemplificar la concepción básicas de la ciencia cognitiva clásica,
que trabaja con los conceptos del desarrollo del pensamiento del individuo
como un ente que se apropia del entorno y construye con él las características
de su pensamiento, modelando figuras a través de imágenes mentales y que
permitirán el desarrollo de la actividad cotidiana.

246 Perry, M (2003) Distributed cognition, contenido en HCImodels, theories and frameworks:
Thoward a multidisciplinary science, Carrol J.M. (Ed.)San Francisco, Morgan Kaufmann.

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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

Para la Cognición Socialmente Distribuida (CSD) esta estructura propuesta
de la ciencia cognitiva clásica no cuenta con un elemento básico en su
conceptualización, ya que esta:
“no considera los procesos cognitivos como exclusivamente
internos a la mente humana, sino que los contempla de una manera
más extensa, en la mente y fuera de ella, incluyendo en ello, por
ejemplo, comportamientos verbales y no verbales, mecanismos de
coordinación, formas de comunicación interacción entre la gente y
los artefactos, las representaciones internas y externas (Lozares,
2007, p.p. 279)
Pero el proceso del que da cuenta Lozares no es exclusivo de las
condiciones humanas en tanto desarrollo e interacción en la vida cotidiana.
Uno de los aportes que podemos reconocer en la propuesta de la CSD es la
inclusión de no solo personas, sino de artefactos, que como menciona
Cicouriel (1994), esta interacción se da en la producción, modificación, y
distribución de los componentes sociocognitivos y los contextos sociales. Por
lo tanto, no podemos dejar de lado la propuesta realizada por Piaget al
incorporar los procesos de “acomodación” y adaptación, pero debemos tomar
en cuenta las condiciones que surgen a través de la interacción con los
objetos que soportan los procesos cognitivos (con todas las características
antes descritas).
Es así como la fenomenología de Schütz nos presenta unan vestigio sobre
la génesis de esta CSD, partiendo de una visión fenomenológica y sostenida
en procesos etnometodológicos (Lozares, 2000), sin embargo es importante
mencionar, que como producto de dichas metodologías, no se cuenta con una
base teórica exclusiva, sino que es tomada por distintas ciencias y enriquecida
en su descripción de funciones o conceptos.
Así llegamos a una concepción de la CSD que muestra una cognición
desparramada entre los agentes y los artefactos en un momento histórico
específico, y es importante considerar que dicha cognición depende de la
posición de los sujetos participantes en la interacción social y cultural. Pero si
la distribución de la cognición depende de una interacción social y cultural, no
podemos plantear un esquema de distribución o relación entre los agentes y
tomarla para realizar un reconocimiento de otro fenómeno por el que se
describió dicha estructura. Esto nos lleva a reconocer una crítica posible ante
un error en el razonamiento, y es debido a que, si se cuenta con un esquema
o estructura de relación entre elementos o contextos sociales, al modificar los
contextos y utilizar la misma forma de razonamiento damos cuenta de que las
equivocaciones se dan debido al cambio de contexto, por lo que no
pertenecen a un conflicto en el razonamiento mismo (Lozares, 2000), por lo
que podemos continuar, que al poseer diversos contextos de interacción, en
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

cada espacio se habrá de generar una estructura de razonamiento
dependiente de los agentes puestos en juego y los objetos utilizados.
No podemos dejar en un ejercicio de automatización a las respuestas
ofrecidas por parte de un individuo ante dicha problemática en un contexto
dado, más bien debemos encontrar la manera de describir las condiciones de
una producción simbólica inherente a cada estructura cognitiva, de allí que la
etnometodología (como método) o la fenomenología (como postura
epistemológica) puedan ofrecer un espacio para la comprensión de cada
contexto e individuo en particular. Tomado esto en cuenta es importante
considerar una de las aportaciones principales de la CSD, que es la propuesta
de unidades de análisis tomadas más allá de lo individuos. Como ejemplo el
caso de Hutchins (2007) quien realiza una propuesta de análisis sobre la
estructura de una cabina de avión, incluyendo su tripulación, los artefactos o
instrumentos de medición y los símbolos desplegados de estos, que servirán
como base para generar el análisis y registro de la velocidad al momento del
aterrizaje, entre otras características analizadas. Vemos en esta propuesta,
que tanto instrumentos como agentes quedan integrados al lograr sintetizar
una estructura como lo es una cabina de avión, para la cual se requiere una
serie de conocimientos previos y una diferenciación de las interacciones
observadas por los individuos dentro de dicho grupo o comunidad que
comparten símbolos.
Con esta descripción se presenta una constante, el entorno interpretado, el
cual pertenece a una comunidad viva, constantemente cambiante, que
requiere de la adaptación y resignificación de cada proceso cognitivo dado en
símbolos, sin que por ello podamos crear los elementos de dicha relación, es
decir, debemos tomar los símbolos presentes ante la relación y poder dotarlos
de significado y ayudar a que estos mismos signifiquen los propios procesos
de la cognición.
Una posibilidad de avanzar en el análisis es mostrar las condiciones
estructurales de la propuesta surgida en este apartado, para lo que es
necesario dimensionar en este momento la diferencia entre acciones
comunicativas y acciones instrumentales. La diferenciación en una propuesta
de análisis semiótico que se genera ante toda acción comunicativa no puede
opacar la necesidad de reconocer las acciones básicas para las que se diseña
cada instrumento o las funciones básicas que realiza, por lo tanto es
importante no perder de vista la forma en que individuos participan de
sistemas computacionales o informáticos además de la función lograda con
los artefactos por sí mismos, en el que la acción comunicativa se torne en
acción instrumental. Esto es lo que Lozares (2000) reconoce como una
propuesta de cognición distribuida, un proceso por el cual los individuos
pueden dar respuesta a tareas, se orientan y razonan.

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Interacción Humano-Computadora
Continuando con la visión de la CSD, podemos identificar dentro del
desarrollo de las capacidades interactivas del humano con la computadora,
una serie de características que se presentan con la intención de mostrar la
conformación singular que representa la relación Humano-Computadora frente
a la diferencia que se puede encontrar con otro tipo de instrumentos que no
utilizan el procesamiento de información.
La principal diferencia localizada en este sistema es que en la relación
Humano-Computadora se cuenta con un esquema cognitivo que no solo es
presentado por los objetos y ofrecidos hacia los agentes humanos, sino que
hay un desarrollo cognitivo y de proceso informativo que está en juego en los
mismos objetos. Para la CSD, una de sus funciones es el reconocer los
espacios de trabajo para poder identificar así un entorno creado que
propondrá una situación en particular a analizar, una unidad analítica integral
entre agentes y entorno, y en el caso de los objetos computacionales se
cuenta con un reconocimiento de los objetos virtuales, de las realidades
potenciales y la dificultad de reconocer entre objeto físico o procesamiento de
información.
Para Lévy (2011) la descripción del término “nuevas tecnologías” toma la
actividad de grupos humanos como una función colectiva de estructura
compleja que se cristaliza a través de los objetos materiales, de programas
informáticos y de dispositivos de comunicación, por lo que vemos que el
describir estas características por separado solo permite acercarse al
concepto de interacción Humano-Computadora pero no permite dimensionarlo
de forma general con su potencial total.
En el apartado 3 de este artículo ya se mencionó la definición de
programa. El mismo autor (Lévy, 2011) ofrece el concepto de “interface”, y lo
describe como todos aquellos dispositivos que permiten la digitalización de la
información, para que pueda ser computada por la maquina. En este caso se
incluyen pantallas, teclados, mouse, cámaras, etc. en este momento cabe
señalar la característica de la computación en cómo es entendida al día de
hoy, ya que hacia mediados de los años 70´s, del siglo pasado, las
computadoras no contaban con pantallas, solo emitían sus resultados en
tarjetas impresas o perforadas.
Otra de las características que se reconoce como única de los equipos
informáticos es que poseen una memoria distinta a la de los objetos en
general. Para la CSD, la información de los objetos no se encuentra en sí
mismos, así como la cognición humana no se encuentra solo en la mente o en
los propios procesos mentales individuales, sino que se alimenta de la
interacción de los agentes como un entorno (Lozares, 2007) pero es de
considerarse que algunos objetos de la TI cuentan con una memoria que
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�Políticas Sociales Sectoriales. Agosto 2015-Julio 2016 / Año.2, No. 2.

permite el registro de información en sí mismo. Esta memoria cuenta con la
capacidad de mostrar un registro de interacciones de forma puntual.
Así podemos mostrar que la condición para que la CSD nos permita
realizar un análisis, deberá centrarse en una relación establecida entre los
elementos del sistema o unidad a analizar, pero también es importante
resaltar las características aquí mencionadas al momento de poner en juego
la capacidad de análisis de dicha estructura y la función de los objetos que la
conforman.
Si para la CSD es importante mostrar una condición de cuáles son los
elementos que presentan relación en la creación de un cuerpo o unidad
analítica, poco se ha trabajado en relación a las condiciones de cómo es que
estos objetos funcionan o qué representatividad tienen al momento de generar
un proceso cognitivo (Hollan et al, 2000) con esa intención describimos
algunas de las características propias en la relación Humano–Computadora,
en la que se pueden crear entornos virtuales a partir de la aparición de
interfaces que simulan las condiciones cara a cara, que permiten distintas
formas de comunicación en las condiciones sociales de los grupos de trabajo.
Bajo esta descripción, es importante reconocer que existe la posibilidad de
realizar un análisis cognitivo centrado en la representación en sí misma y otro
tipo de análisis que se puede realizar a partir de la relación entre la
representación y las cosas que representa, o quizá una imagen borrosa entre
ambas (Hollan et al., 2000).
En la computación actual estamos acostumbrados a tratar los objetos más
cerca de la representación en sí misma como si fueran objetos reales, y no
como una representación de sus suplentes, es decir una representación de los
procesos realizados por la computadora. Para la CSD el trabajo que se realiza
con la computación sucede con la manipulación de las propiedades de objetos
que las personas crean a través de la representación y no en sí de la cosa (ya
que no existe una forma tal de tomar la cosa). La representación de una
pantalla de computadora se presenta como un “escritorio” que tiene como
función desplegar las acciones a realizar, sin embargo, la conformación de
archiveros, programas y procesos en computación, atraviesan por una forma
de organización distinta en sus esquemas de proceso. Podemos utilizar de
forma integral las propiedades que simulan los procesos a través de las
pantallas para organizar la información y las representaciones que de ella se
desprenden, agrupar datos o archivos bajo distintas categorías y colocar
marcas en diversos apartados de los documentos (Hollan et al., 2000).
Este análisis permite reconocer el carácter “virtual” de los objetos, en el
que encontramos que su relación con la realidad puede ser tomada desde
diferentes categorías. Para Lévy (2011) lo virtual puede analizarse desde la
informática, un sentido corriente o filosófico. Para la filosofía, es virtual lo que
existe más que en potencia y no en acto ya dado, pero para el sentido común
lo virtual es contrario a lo real, perteneciente a una irrealidad. Para la
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computación, al ser una entidad desterritorializada, lo virtual es capaz de
generar varias manifestaciones concretas en diferentes momentos y lugares.
En sí mismo, el lenguaje es una representación virtual (Boulaghzate,
2014), la palabra representa elementos potenciales y no los objetos, es una
actualización de los conceptos al momento de ser nombrada. Esto nos
recuerda una característica del software, que están establecidos y diseñados
a partir de lenguajes de programación que tiene como elemento principal una
sintaxis que ayuda a dar sentido a los elementos codificados.
Las nuevas estructuras y posibilidades encontradas en un modelo
ampliado de comprensión de los sistemas de representación a través de la
interacción Humano-Computadora es posible debido a la información retenida
por los objetos (sistemas electrónicos de almacenamiento) que permiten
establecer una nueva ruta en el proceso de adquirir o generar información, ya
que se pueden tomar elementos desde diferentes fuentes y con un manejo
singular, como el caso de reconocer las estructuras dadas por las
interacciones entre agentes, registradas con información precisa, que permite
acceder a nuevas representaciones o análisis como categorías inexistentes en
unidades ajenas a los procesos computacionales (Hollan et al., 2000). Se
presenta como un ciberespacio que permite una relación independiente de los
lugares geográficos y la coincidencia de los tiempos, pero es una plataforma
que permite una representación compartida o tomada por una comunidad
especifica. El ciberespacio permite a los miembros de un grupo humano
coordinarse, cooperar, consultar e interactuar, casi en tiempo real, una
memoria común (Lévy, 2011). Así este ciberespacio acompaña y acelera una
vitalización general de la economía y la sociedad
Conclusiones
Al hablar de trabajo remunerado debemos reconocer las necesidades de
acercamiento e integración a la oferta de un mundo contemporáneo, que
sugiere reglas y formas, y así dimensionar el entorno inmediato para
identificar las formulas a través de las que esto sucede.
Una complicación reconocida es la dificultad para identificar dichas
ocupaciones, ya que se cuenta con un registro a nivel nacional que no
permite recolectar la información adecuada, tal es el caso de la ENOE
247
(Encuesta Nacional de Ocupación y Empleo)
por lo que se identifica una
dificultad para realizar un análisis con información concreta de dichas
247 En este caso nos referimos a la dificultad que presenta la ENOE para reconocer o diferenciar
de forma concreta las actividades desarrolladas por los programadores, integrando estas a otras
ocupaciones que se comparten debido a que su descripción se ve relacionada con actividades
como las de empleado, profesionista u otras. Fuente propia tras análisis de los microdatos
proporcionados
en
la
página
de
la
INEGI,
recuperado
de
http://www3.inegi.org.mx/sistemas/temas/default.aspx?s=est&amp;c=25433&amp;t=1.

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ocupaciones en torno a las nuevas configuraciones descritas hasta el
momento en este texto. La falta de estudios que reconozcan la nueva era
digital como un campo de aplicación laboral, en la que se suman las
condiciones anteriores a la época y las nuevas dadas por las TI, está
dejando un rezago en el registro de las nuevas ocupaciones y empleos
generados en la actualidad. Con esto no solo se identifica la carencia de
datos específicos de la función directa, o empleo declarado, de los
productores o prestadores de servicios en estos nuevos medios, sino que
no se permite el reconocimiento de los procesos laborales de los que
participan una gran cantidad de la población económicamente activa en la
actualidad. Tampoco se permite reconocer las funciones que en sí mismas
son desarrolladas gracias a los sistemas computacionales o de producción
digital y las condiciones laborales (en tanto flexibilidad laboral) en que se
generan. El encontrar y reconocer estas funciones permite el tomar en
cuenta un aspecto de la nueva conformación social y laboral, y trabajar con
elementos que permitan dar un mejor entendimiento a la causa de elección
de oficios y ocupaciones de los “trabajadores del conocimiento” (Castells,
1999; Castillo, 2007; De la Garza, 2010), para lograr un desarrollo de la
conformación de la industria que sostiene las actividades de producción
inmaterial o simbólica como es la producción de software.
Como sectores productivos y medios de sustento económico las
“comunidades simbólicas de trabajadores cognitivos” encuentran distintas
formas de interacción ya que están centradas en tareas específicas y un
reconocimiento de sus capacidades más allá de las ofrecidas por sistemas
rígidos. La flexibilidad en el trabajo es una característica principal que se da
en las distintas estructuras cognitivas.
Atendiendo estos conceptos, ahora es posible mostrar el trabajo creativo
que suceda en la conformación del grupo de trabajo, es decir, el desarrollo de
nuevas redes de trabajo, que permite una distinto orden de estructuración
social, en la que, siguiendo la postura de Erikson (1990), entendemos que,
ante todo, se coloca el desarrollo cotidiano de una persona como una postura
que genera una alienación, la mezcla de la vida diaria aunada a la función
laboral, así se dará paso a nuevas formas de su práctica social y a la creación
de modelos antes inexistentes, los cuales se soportan en las Tecnologías de
la Información.
Dichas estructuras están en una relación directa entre artefactos, y el
aprovechamiento y creación de nuevas habilidades sociales, que permiten
observar formas antes no registradas, en relación a estructuras de trabajo
flexible y que además sustentan procesos de comunicación entre los
individuos. Se construye un esquema a partir de la técnica general
compartida, como es una herramienta de comunicación, que a forma de
bricolaje demuestra la intención de crear, con los recursos a la mano, una
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forma propia de colocarse en un campo compartido de símbolos referente a
comunidades específicas (Johri, 2011)
El entender una nueva forma de mercado laboral, dado por la relación
Humano-Computadora, cuenta con características singulares que darán pié a
la generación de nuevas lecturas en el que un carácter de reconocimiento de
los productores (empleados o por cuenta propia) logra establecer un cambio
en las dinámicas de producción y por lo tanto en las condiciones que
estructuran el desarrollo de la vida cotidiana, entendidas como fuerzas
económicas.
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                  <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                  <text>2014</text>
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              <name>Contributor</name>
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                  <text>Obregón Morales, María Teresa, Directora</text>
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                <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                  <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                  <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                  <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                  <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                <text>Políticas Sociales Sectoriales. Es una publicación anual, editada por la Universidad Autónoma de Nuevo León, a través de la Facultad de Trabajo Social y Desarrollo Humano. En esta publicación se presentan los trabajos presentados del coloquio que lleva su nombre, y que por su calidad son seleccionados, de acuerdo a los ejes estructurales en que se desarrolló: Familia y Género, Grupos Vulnerables, Educación, Salud, Pobreza y Desarrollo Social, Trabajo Social y Políticas Sociales, Vivienda y Desarrollo Urbano, Empleo y Crecimiento Económico. Este importante evento constituye un hito transcendental en la formación profesional y en el aporte al desarrollo social y bienestar de la población. Se felicita a los autores por su invaluable contribución.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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